Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14-15

Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14-15
Second Session
Forty-first Parliament, 2013-14-15
Deuxième session de la
quarante et unième législature, 2013-2014-2015
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Official Languages
Langues officielles
Chair:
Présidente :
The Honourable CLAUDETTE TARDIF
L’honorable CLAUDETTE TARDIF
Monday, May 25, 2015
Monday, June 1, 2015 (in camera)
Monday, June 8, 2015
Monday, June 15, 2015
Le lundi 25 mai 2015
Le lundi 1er juin 2015 (à huis clos)
Le lundi 8 juin 2015
Le lundi 15 juin 2015
Issue No. 13
Fascicule nº 13
Eighth, ninth and tenth meetings:
Bill S-205, An Act to amend the Official Languages Act
(communications with and services to the public)
Huitième, neuvième et dixième réunions :
Projet de loi S-205, Loi modifiant la Loi sur les langues officielles
(communications et services destinés au public)
and
et
Eleventh and twelfth meetings:
Study on best practices for language policies and
second-language learning in a context
of linguistic duality or plurality
Onzième et douzième réunions :
Étude des meilleures pratiques en matière de politique linguistique
et d’apprentissage d’une langue seconde dans un contexte
de dualité ou de pluralité linguistique
and
et
Seventh meeting:
Study on the application of the Official Languages Act and
of the regulations and directives made under it,
within those institutions subject to the Act
Septième réunion :
Étude sur l’application de la Loi sur les langues officielles ainsi
que des règlements et instructions en découlant, au sein des
institutions assujetties à la loi
INCLUDING:
THE SIXTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Interim Report entitled: Aiming Higher: Increasing bilingualism
of our Canadian youth)
Y COMPRIS :
LE SIXIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Rapport provisoire intitulé Viser plus haut : Augmenter le
bilinguisme de nos jeunes Canadiens)
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
52147-52184-52212-52236
STANDING SENATE COMMITTEE
ON OFFICIAL LANGUAGES
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT
DES LANGUES OFFICIELLES
The Honourable Claudette Tardif, Chair
Présidente : L’honorable Claudette Tardif
The Honourable Suzanne Fortin-Duplessis, Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Suzanne Fortin-Duplessis
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
* Carignan, P.C.
(or Martin)
Chaput
* Cowan
(or Fraser)
Jaffer
Maltais
Poirier
Rivard
Seidman
* Carignan, C.P.
(ou Martin)
Chaput
* Cowan
(ou Fraser)
Jaffer
Maltais
Poirier
Rivard
Seidman
*Ex officio members
(Quorum 4)
* Membres d’office
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Rivard replaced the Honourable
Senator McIntyre (June 15, 2015).
L’honorable sénateur Rivard a remplacé l’honorable sénateur
McIntyre (le 15 juin 2015).
The Honourable Senator Poirier replaced the Honourable
Senator McInnis (June 9, 2015).
L’honorable sénatrice Poirier a remplacé l’honorable sénateur
McInnis (le 9 juin 2015).
The Honourable Senator McInnis replaced the Honourable
Senator Poirier (June 8, 2015).
L’honorable sénateur McInnis a remplacé l’honorable sénatrice
Poirier (le 8 juin 2015).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
8-6-2015
Langues officielles
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Monday, May 25, 2015
(38)
OTTAWA, le lundi 25 mai 2015
(38)
[English]
13:3
[Français]
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5:03 p.m., in room 257, East Block, the chair, the
Honourable Claudette Tardif, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 h 3, dans la pièce 257 de l’édifice de l’Est, sous
la présidence de l’honorable Claudette Tardif (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Chaput, Fortin-Duplessis, Jaffer, Maltais, McIntyre, Poirier,
Seidman and Tardif (8).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Chaput, Fortin-Duplessis, Jaffer, Maltais, McIntyre, Poirier,
Seidman et Tardif (8).
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Également présente : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, June 12, 2014, the committee continued its study of
Bill S-205, An Act to amend the Official Languages Act
(communications with and services to the public). (For complete
text of the order of reference, see proceedings of the committee,
Issue No. 8.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
12 juin 2014, le comité poursuit son étude du projet de loi S-205,
Loi modifiant la Loi sur les langues officielles (communications et
services destinés au public). (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 8 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Canadian Airports Council:
Conseil des aéroports du Canada :
Daniel-Robert Gooch, President.
Regina Airport Authority:
Richmond Graham, President and Chief Executive Officer.
Thunder Bay International Airport Authority:
Ed Schmidtke, President and Chief Executive Officer.
Charlottetown Airport Authority:
Monette Pasher, Marketing Director.
National Airlines Council of Canada:
Marc-André O’Rourke, Executive Director.
Air Canada:
Daniel-Robert Gooch, président.
Administration de l’aéroport de Regina :
Richmond Graham, président et chef de la direction.
Administration de l’aéroport international de Thunder Bay :
Ed Schmidtke, président et chef de la direction.
Administration de l’aéroport de Charlottetown :
Monette Pasher, directrice du marketing.
Conseil national des lignes aériennes du Canada :
Marc-André O’Rourke, directeur général.
Air Canada :
David Rheault, Director, Government Affairs and Community
Relations;
David Rheault, directeur, Affaires gouvernementales et
relations avec les collectivités;
Louise-Hélène Sénécal, Assistant General Counsel.
Louise-Hélène Sénécal, conseillère juridique générale adjointe.
Mr. Gooch, Mr. Graham, Mr. Schmidtke, Ms. Pasher,
Mr. O’Rourke and Mr. Rheault made opening statements and,
along with Ms. Sénécal, answered questions.
M. Gooch, M. Graham, M. Schmidtke, Mme Pasher,
M. O’Rourke et M. Rheault font des déclarations puis, avec
Mme Sénécal, répondent aux questions.
At 7:05 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 19 h 5, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
13:4
Official Languages
OTTAWA, Monday, June 1, 2015
(39)
[English]
8-6-2015
OTTAWA, le lundi 1er juin 2015
(39)
[Français]
The Standing Senate Committee on Official Languages met in
camera this day at 5:01 p.m., in room 505, Victoria Building, the
chair, the Honourable Claudette Tardif, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se
réunit à huis clos aujourd’hui, à 17 h 1, dans la pièce 505 de
l’édifice Victoria, sous la présidence de l’honorable Claudette
Tardif (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Chaput, Fortin-Duplessis, Maltais, McIntyre, Poirier, Seidman
and Tardif (7).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Chaput, Fortin-Duplessis, Maltais, McIntyre, Poirier, Seidman
et Tardif (7).
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament; and
Francine Pressault, Communications Officer, Communications
Directorate.
Également présente : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement; Francine Pressault, agente des communications,
Direction des communications.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, November 21, 2013, the committee continued its study
of best practices for language policies and second-language
learning in a context of linguistic duality or plurality. (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 4.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat jeudi
21 novembre 2013, le comité poursuit son étude sur les meilleures
pratiques en matière de politique linguistique et d’apprentissage
d’une langue seconde dans un contexte de dualité ou de pluralité
linguistique. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au
fascicule no 4 des délibérations du comité.)
Pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee considered a draft
report.
Conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement, le comité
examine une ébauche de rapport.
At 7:12 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 19 h 12, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Monday, June 8, 2015
(40)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le lundi 8 juin 2015
(40)
[Français]
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m., in room 9, Victoria Building, the chair, the
Honourable Claudette Tardif, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, dans la pièce 9 de l’édifice Victoria, sous
la présidence de l’honorable Claudette Tardif (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Chaput, Fortin-Duplessis, Maltais, McInnis, McIntyre, Seidman
and Tardif (7).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Chaput, Fortin-Duplessis, Maltais, McInnis, McIntyre, Seidman
et Tardif (7).
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament;
Francine Pressault, Communications Officer, Communications
Directorate.
Également présente : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement; Francine Pressault, agente des communications,
Direction des communications.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, June 12, 2014, the committee continued its study of
Bill S-205, An Act to amend the Official Languages Act
(communications with and services to the public). (For complete
text of the order of reference, see proceedings of the committee,
Issue No. 8.)
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
12 juin 2014, le comité poursuit son étude du projet de loi S-205,
Loi modifiant la Loi sur les langues officielles (communications et
services destinés au public). (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 8 des délibérations du comité.)
8-6-2015
Langues officielles
WITNESSES:
TÉMOINS :
Via Rail Canada:
VIA Rail Canada :
13:5
Yves Desjardins-Siciliano, President and Chief Executive
Officer;
Yves Desjardins-Siciliano, président et chef de la direction;
Laurent F. Caron, Chief Human Resources Officer and
Official Languages Co-Champion;
Laurent F. Caron, chef, Ressources humaines et co-champion
des langues officielles;
Ève-Danièle Veilleux, Advisor, Governmental Relations, and
Official Languages Co-Champion;
Eve-Danièle Veilleux, conseillère, Relations gouvernementales
et co-championne des langues officielles;
Diane Desaulniers, Advisor, Official Languages.
Diane Desaulniers, conseillère en matière de langues officielles.
Mr. Desjardins-Siciliano made an opening statement and,
along with Mr. Caron, answered questions.
At 5:54 p.m., the committee suspended.
M. Desjardins-Siciliano fait une déclaration puis, avec
M. Caron, répond aux questions.
À 17 h 54, la séance est suspendue.
At 6 p.m., pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee resumed
in camera to consider a draft report.
À 18 heures, conformément à l’article12-16(1)d) du Règlement,
la séance se poursuit à huis clos pour examiner une ébauche de
rapport.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, November 21, 2013, the committee continued its study
of best practices for language policies and second-language
learning in a context of linguistic duality or plurality. (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 4.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
21 novembre 2013, le comité poursuit son étude sur les meilleures
pratiques en matière de politique linguistique et d’apprentissage
d’une langue seconde dans un contexte de dualité ou de pluralité
linguistique. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au
fascicule no 4 des délibérations du comité.)
The committee considered a draft report.
It was agreed:
That the report, as amended, be concurred in; and
Le comité examine une ébauche de rapport.
Il est convenu :
Que l’ébauche du rapport, tel que modifiée, soit
adoptée; et
That the Subcommittee on Agenda and Procedure be
authorized to approve the final version of the report, taking
into account the discussions held this day, with any
necessary editorial, grammatical or translation changes.
Que le Sous-comité du programme et de la procédure
soit autorisé à approuver la version définitive du rapport
en tenant compte des discussions d’aujourd’hui et en y
apportant tout changement jugé nécessaire, que ce soit au
niveau de la forme, de la grammaire ou de la traduction.
At 6:28 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 18 h 28, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Monday, June 15, 2015
(41)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le lundi 15 juin 2015
(41)
[Français]
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m., in room 9, Victoria Building, the chair, the
Honourable Claudette Tardif, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, dans la pièce 9 de l’édifice Victoria, sous
la présidence de l’honorable Claudette Tardif (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Chaput, Fortin-Duplessis, Maltais, McIntyre, Poirier, Rivard,
Seidman and Tardif (8).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Chaput, Fortin-Duplessis, Maltais, McIntyre, Poirier, Rivard,
Seidman et Tardif (8).
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Aussi présente : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
13:6
Official Languages
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
8-6-2015
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, June 12, 2014, the committee continued its study of
Bill S-205, An Act to amend the Official Languages Act
(communications with and services to the public). (For complete
text of the order of reference, see proceedings of the committee,
Issue No. 8.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
12 juin 2014, le comité poursuit son étude du projet de loi S-205,
Loi modifiant la Loi sur les langues officielles (communications et
services destinés au public). (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 8 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Canada Post Corporation:
Société canadienne des postes :
Bonnie Boretsky, Vice-President, General Counsel and
Corporate Secretary;
Bonnie Boretsky, vice-présidente, avocate-conseil générale et
secrétaire de la Société;
Amanda Maltby, General Manager, Compliance.
Amanda Maltby, directrice générale, Conformité.
The Honourable Senator Maltais moved:
L’honorable sénateur Maltais propose :
That, if the Senate sits next week, the committee not meet
on Monday, June 22, 2015.
Que, si le Sénat siège la semaine prochaine, le comité ne
siège pas le lundi 22 juin 2015.
After debate, the question being put on the motion, it was
agreed to on the following division:
Après débat, la motion, mise aux voix, est adopté par le vote
suivant :
YEAS
POUR
The Honourable Senators
Les honorables sénateurs
Fortin-Duplessis, Maltais, McIntyre, Poirier, Seidman — 5
Fortin-Duplessis, Maltais, McIntyre, Poirier, Seidman — 5
NAYS
CONTRE
The Honourable Senators
Les honorables sénateurs
Chaput, Tardif — 2
Chaput, Tardif — 2
Ms. Boretsky and Ms. Maltby made an opening statement and
answered questions.
Mme Boretsky et Mme Maltby font une déclaration et
répondent aux questions.
At 5:58 p.m., the Honourable Senator Rivard replaced the
Honourable Senator McIntyre as member of the committee.
À 17 h 58, l’honorable sénateur Rivard remplace l’honorable
sénateur McIntyre à titre de membre du comité.
At 6:04 p.m., the committee suspended.
At 6:08 p.m., the committee resumed.
À 18 h 4, la séance est suspendue.
À 18 h 8, la séance reprend.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, June 12, 2014, the committee continued its study of
Bill S-205, An Act to amend the Official Languages Act
(communications with and services to the public). (For complete
text of the order of reference, see proceedings of the committee,
Issue No. 8.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
12 juin 2014, le comité poursuit son étude du projet de loi S-205,
Loi modifiant la Loi sur les langues officielles (communications et
services destinés au public). (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 8 des délibérations du comité.)
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, November 19, 2013, the committee continued its study
on the application of the Official Languages Act and of the
regulations and directives made under it, within those institutions
subject to the Act. (For complete text of the order of reference, see
proceedings of the committee, Issue No. 1.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat mardi le
19 novembre, 2013, le comité continu son étude sur l’application
de la Loi sur les langues officielles ainsi que des règlements et
instructions en découlant, au sein des institutions assujetties à la
loi. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au fascicule no 1 des
délibérations du comité.)
WITNESS:
TÉMOIN :
Association des collèges et universités de la francophonie
canadienne:
Association des collèges et universités de la francophonie
canadienne :
Jocelyne Lalonde, Executive Director.
Jocelyne Lalonde, directrice générale.
8-6-2015
Langues officielles
Ms. Lalonde made an opening statement and answered
questions.
At 6:47 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
13:7
Mme Lalonde fait une déclaration et répond aux questions.
À 18 h 47, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTESTÉ :
Le greffier du comité,
Daniel Charbonneau
Clerk of the Committee
13:8
Official Languages
8-6-2015
RAPPORT DU COMITÉ
REPORT OF THE COMMITTEE
Tuesday, June 16, 2015
Le mardi 16 juin 2015
The Standing Senate Committee on Official Languages has the
honour to table its
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles a
l’honneur de déposer son
SIXTH REPORT
SIXIÈME RAPPORT
Your committee, which was authorized by the Senate on
Thursday, November 21, 2013, to examine and report on best
practices for language policies and second-language learning in a
context of linguistic duality or plurality, now tables its interim
report entitled: Aiming Higher: Increasing bilingualism of our
Canadian Youth.
Votre comité, qui a été autorisé par le Sénat le jeudi
21 novembre 2013, à examiner, pour en faire rapport, les
meilleures pratiques en matière de politique linguistique et
d’apprentissage d’une langue seconde dans un contexte de
dualité ou de pluralité linguistique, dépose maintenant son
rapport provisoire intitulé : Viser plus haut : Augmenter le
bilinguisme de nos jeunes Canadiens.
Respectueusement soumis,
Respectfully submitted,
La présidente,
CLAUDETTE TARDIF
Chair
8-6-2015
Langues officielles
13:9
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Monday, May 25, 2015
OTTAWA, le lundi 25 mai 2015
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5:03 p.m. to continue its study of Bill S-205, An Act to
amend the Official Languages Act (communications with and
services to the public).
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 h 3, pour poursuivre son étude du projet de
loi S-205, Loi modifiant la Loi sur les langues officielles
(communications et services destinés au public).
Senator Claudette Tardif (Chair) in the chair.
[Translation]
La sénatrice Claudette Tardif (présidente) occupe le fauteuil.
[Français]
The Chair: Good afternoon everyone. My name is Claudette
Tardif, and I am a senator from Alberta and the chair of this
committee. I will now ask the senators to introduce themselves,
starting on my left.
La présidente : Bonjour à tous, je m’appelle Claudette Tardif,
sénatrice de l’Alberta et présidente de ce comité. Je demanderais
aux sénateurs de se présenter en commençant à ma gauche.
Senator Fortin-Duplessis: My name is Suzanne FortinDuplessis, and I am from Quebec City. I am the deputy chair
of the committee. Welcome.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Je m’appelle Suzanne FortinDuplessis, de la ville de Québec. Je suis la vice-présidente du
comité. Soyez les bienvenus.
Senator Seidman: Good afternoon. My name is Judith
Seidman, and I am from Montreal, Quebec.
La sénatrice Seidman : Bonjour, je m’appelle Judith Seidman,
de Montréal, au Québec.
Senator Poirier: Good afternoon. My name is RoseMay Poirier, and I am a senator from New Brunswick.
Welcome to the committee.
La sénatrice Poirier : Bonjour, je m’appelle Rose-May Poirier,
sénatrice du Nouveau-Brunswick. Bienvenue au comité.
Senator Maltais: I am Ghislain Maltais, a senator from Quebec
City, and I listen to the chair.
Le sénateur Maltais : Je m’appelle Ghislain Maltais, sénateur,
de la ville de Québec, et j’écoute la présidente.
Senator Chaput: Good afternoon. My name is Maria Chaput,
and I am a senator from Manitoba.
La sénatrice Chaput : Bonjour, je m’appelle Maria Chaput,
sénatrice du Manitoba.
The Chair: Today, we are continuing our study of Bill S-205,
An Act to amend the Official Languages Act (communications
with and services to the public), sponsored by Senator Chaput.
Clause 2 of Bill S-205 seeks to guarantee access by members of the
public to services in the official language of their choice at major
transportation hubs.
La présidente : Aujourd’hui, nous poursuivons notre étude du
projet de loi S-205, Loi modifiant la Loi sur les langues officielles
(communications et services destinés au public), parrainé par la
sénatrice Chaput. L’article 2 du projet de loi S-205 vise à garantir
au public l’accès à des services dans la langue officielle de son
choix dans les principaux centres de transport.
We have joining us representatives from a variety of airline
industry organizations who are affected by this bill. We are
pleased to have with us Daniel-Robert Gooch, President of the
Canadian Airports Council; Richmond Graham, President and
CEO of the Regina Airport Authority; Monette Pasher,
Marketing Director for the Charlottetown Airport Authority;
Ed Schmidtke, President and CEO of the Thunder Bay Airport
Authority; Marc-André O’Rourke, Executive Director of the
National Airlines Council of Canada; and from Air Canada,
David Rheault, Director, Government Affairs and Community
Relations, and Louise-Hélène Sénécal, Assistant General
Counsel.
Nous avons devant nous plusieurs représentants de différents
organismes de l’industrie aérienne qui sont touchés par ce projet
de loi. Nous sommes heureux d’accueillir ce soir nos témoins,
M. Daniel-Robert Gooch, président du Conseil des aéroports du
Canada, M. Richmond Graham, président et chef de la direction
de l’Administration de l’aéroport de Regina, Mme Monette
Pasher, directrice du marketing de l’Administration de
l’aéroport de Charlottetown, M. Ed Schmidtke, président et
chef de la direction de l’Administration de l’aéroport de Thunder
Bay, M. Marc-André O’Rourke, directeur général du Conseil
national des lignes aériennes du Canada, et de la compagnie
Air Canada, M. David Rheault, directeur des Affaires
gouvernementales et des relations avec les collectivités, et
Mme Louise-Hélène Sénécal, conseillère juridique générale
adjointe.
Thank you all for being here this afternoon. The clerk has
organized the order of the presentations. I am told that
Mr. Gooch is going first. Once everyone has had a chance to
give their presentations, the senators will ask you questions. And
now, without further ado, over to you Mr. Gooch.
Merci à vous tous d’être ici avec nous ce soir. Monsieur le
greffier, vous avez coordonné l’ordre des présentations. On me dit
que c’est M. Gooch qui commencera. Ensuite, une fois que toutes
les présentations seront terminées, les sénateurs vous poseront des
questions. Alors à vous la parole, s’il vous plaît, monsieur Gooch.
13:10
Official Languages
[English]
Daniel-Robert Gooch, President, Canadian Airports Council:
Thank you, Madam Chair. Good afternoon, honourable
senators.
[Translation]
Good afternoon, honourable senators.
[English]
My name is Daniel-Robert Gooch, President of the Canadian
Airports Council. Thank you for inviting me and my airport
colleagues before your committee here today. Allow me to open
by telling you a little bit about our national association.
[Translation]
The CAC is the voice of Canada’s airports community. We
number 48 members operating more than 100 airports across the
country — both small and large. This includes all of Canada’s
international gateways, all the privately operated National
Airports System airport authorities, and many other local
airports.
[English]
8-6-2015
[Traduction]
Daniel-Robert Gooch, président, Conseil des aéroports du
Canada : Merci, madame la présidente. Bon après-midi,
honorables sénateurs et sénatrices.
[Français]
Bon après-midi aux honorables sénatrices et sénateurs.
[Traduction]
Je m’appelle Daniel-Robert Gooch, président du Conseil des
aéroports du Canada. Merci de m’avoir invité, avec mes collègues
du secteur aéroportuaire, à votre comité aujourd’hui. Permettezmoi de commencer par une courte description de notre
association nationale.
[Français]
Le CAC est le porte-parole de la communauté des aéroports du
Canada. Ses 48 membres exploitent plus de 100 aéroports, petits
et grands, d’un bout à l’autre du Canada. Ces aéroports
comprennent des portails internationaux, des aéroports privés
du Réseau national des aéroports, ainsi que plusieurs aéroports
locaux.
[Traduction]
Our mission is simple. We work to safeguard the safety and
security of Canada’s aviation sector while promoting growth in
travellers and goods to, from, through and within Canada.
Notre mission est simple. Elle consiste à préserver la viabilité et
la sécurité du secteur aérien, tout en favorisant la croissance du
trafic de passagers et de marchandises à l’intérieur du Canada et
avec d’autres pays.
Air transportation is an economic growth enabler, with
airports serving as the essential infrastructure that connects
communities from coast to coast to coast within Canada. Airports
also link Canadian businesses with international markets to
facilitate trade. Not least, our airports help boost a tourism
industry that contributes $88 billion annually to the Canadian
economy.
Le transport aérien contribue à la croissance économique. Les
aéroports constituent l’infrastructure essentielle permettant de
relier les collectivités canadiennes d’un océan à l’autre. Grâce aux
aéroports, les entreprises du Canada peuvent accéder aux marchés
internationaux. Enfin, détail non négligeable, les aéroports
favorisent grandement le tourisme au Canada, pour une
contribution annuelle de quelque 88 milliards de dollars à
l’économie.
[Translation]
[Français]
As a matter of principle and practice, Canada’s airports are
strongly committed to providing the highest levels of customer
service, including obligations under the Official Languages Act to
provide a level of service for travellers in either of Canada’s
official languages.
Dans les faits et dans les principes, les aéroports du Canada se
sont engagés à offrir à leur clientèle le niveau de service le plus
élevé qui soit, y compris, selon leurs obligations en vertu de la Loi
sur les langues officielles, celle d’offrir aux voyageurs des services
dans les deux langues officielles.
Airports are very sensitive and responsive to the needs of their
passengers. People from all walks of life arrive on a daily basis
from every region in Canada and from all over the world.
Les aéroports sont très sensibles aux besoins des passagers et y
sont réceptifs. Chaque jour des gens de tous horizons arrivent des
quatre coins du pays et de la planète.
[English]
Canada’s airports are filled with travellers with a multitude of
language needs, including a growing number of travellers who
speak neither of Canada’s official languages. As international
travel as a share of overall travel continues to grow for Canada’s
airports, we can expect that the demand for minority language
[Traduction]
Dans les aéroports du Canada, des voyageurs se présentent
avec une diversité de besoins linguistiques, y compris un nombre
croissant de voyageurs qui ne parlent ni l’une ni l’autre de nos
langues officielles. Compte tenu de la croissance des voyages
internationaux au Canada, on peut s’attendre à ce que la demande
8-6-2015
Langues officielles
13:11
services will grow as well. Also expected to grow are the needs of
our aging population and a growing contingent of travellers with
mobility needs.
de services en langues minoritaires continue d’augmenter elle
aussi. On s’attend également à ce que les besoins d’une population
vieillissante et des voyageurs à mobilité réduite augmentent en
parallèle.
Canada’s airports are committed to serving the needs of all of
these passengers to the best of their abilities and in the most
effective way possible. We believe there is ample evidence that we
are doing so successfully.
Les aéroports du Canada veulent répondre aux besoins de tous
ces voyageurs de leur mieux et de la manière la plus efficace
possible. Nous croyons que les faits démontrent amplement que
c’est ce que nous faisons.
In fact, excellence in passenger experience is a hallmark of
Canada’s airports. Each year, our airports score top marks on
international customer service rankings from Skytrax and
Airports Council International’s Airport Service Quality
Awards. ASQ is a global program to recognize the best airports
in the world according to passenger satisfaction surveys.
Numerous Canadian airports come out on top year after year
in North American and world rankings.
En fait, l’excellence de l’expérience des voyageurs est un point
d’honneur des aéroports canadiens. Chaque année, nos aéroports
obtiennent les notes les plus élevées pour le service à la clientèle
internationale de Skytrax et du Conseil international des
aéroports pour la qualité des services aéroportuaires. Le
programme des prix du Conseil international des aéroports est
un programme mondial de reconnaissance des meilleurs aéroports
au monde selon des sondages sur la satisfaction des passagers.
Année après année, de nombreux aéroports canadiens arrivent
parmi les premiers en Amérique du Nord et dans le monde.
[Translation]
[Français]
We have discussed the many customer service accolades our
airports have received. Now how about the complaints? We did
an informal survey just last week, and from what we are hearing
from our members, there are very few complaints from the
travelling public concerning the availability of services in French
or English.
Voilà pour les clients qui sont satisfaits de nos aéroports. Qu’en
est-il des plaintes? La semaine dernière, nous avons réalisé un
sondage informel auprès de nos membres. Selon ce que nous
pouvons en déduire, il y a très peu de plaintes liées à la
disponibilité des services en français ou en anglais dans nos
aéroports.
In fact, none of our member airports reported receiving more
than a handful of complaints about official language services.
En fait, aucun des aéroports n’a reçu plus d’une poignée de
plaintes relatives au service offert dans les langues officielles.
[English]
[Traduction]
This is the context in which Canada’s airports have reviewed
the proposed legislation before you today.
C’est sous cet angle que les aéroports canadiens ont examiné le
projet de loi devant vous aujourd’hui.
Airports have several concerns about the practicality of some
of the measures proposed in Bill S-205, which could present
significant operational challenges if this bill were to move
forward.
Nous avons des préoccupations relatives à certaines mesures
proposées par le projet de loi S-205. Ces mesures pourraient
entraîner des difficultés considérables pour nos membres si le
projet de loi était adopté.
First, on the question of equal-quality services in Bill S-205,
how would equal quality of language service be defined, measured
and enforced? Would it mean the same thing in different parts of
the country? The answer to this, to us, is unclear.
Premièrement, au sujet de l’égalité des services prévue par le
projet de loi S-205, comment définir et appliquer « une qualité
égale » dans les deux langues officielles? Est-ce que l’application
serait la même dans toutes les régions du pays? La réponse à cette
question ne semble pas évidente.
Second, do we know the projected implementation cost of an
equal-quality service delivery model? If we don’t, would an indepth study be conducted to properly assess the impact such a
change would have on airport business operations? This would be
prudent as the costs could be significant for airports of any size.
Deuxièmement, est-ce que le coût d’implantation d’une
« qualité égale » est connu? Sinon, est-ce qu’une étude en
profondeur sera faite pour déterminer l’impact qu’aurait l’ajout
de cette mesure sur l’exploitation des aéroports? Ce serait
prudent, puisque les coûts pourront être substantiels pour les
aéroports de toute taille.
Third, what would the consultation process in proposed
subsection 23.1(2) look like? Which members of the community
would be consulted to evaluate and monitor service quality?
Troisièmement à quoi ressemblerait le processus de
consultation proposé au paragraphe 23.1(2)? Quels membres de
la communauté seraient consultés pour évaluer et faire le suivi de
13:12
Official Languages
8-6-2015
Would the findings of these consultations have an ability to affect
airport service delivery? If so, to what degree?
la qualité des services? Les conclusions tirées de ces consultations
pourraient-elles servir à modifier la prestation de services et le cas
échéant, à quel point?
Fourth, airport authorities directly control only a small
portion of the services and businesses that operate inside the
airport. Airports already have taken steps to encourage support
of language needs, but airports have limited means with which to
enforce this with partner organizations.
Quatrièmement, les autorités aéroportuaires n’ont un contrôle
direct que sur une petite partie des entreprises et des services
fournis dans un aéroport. Les aéroports comme tels ont déjà pris
les mesures appropriées pour répondre aux besoins linguistiques,
mais ils disposent de moyens limités pour le faire.
Under Bill S-205, what mechanism or recourse would an
airport authority use to enforce equal-quality service delivery with
airports and businesses and service providers? Would there be
penalties for non-compliance, either to the business in question or
to the airport authority itself?
Avec le projet de loi S-205, de quels recours disposeraient les
administrations aéroportuaires pour s’assurer que des services de
qualité égale sont fournis par les divers fournisseurs et entreprises
dans les aéroports? En cas de non-respect des règles, est-ce qu’il y
aurait des pénalités pour les entreprises en question ou pour
l’administration aéroportuaire?
Finally, the proposed expansion of official language service
delivery requirements to airports not currently subject to the
Official Languages Act — as these airports do not meet passenger
volume or significant demand tests — raises questions around the
availability of human resources.
Enfin, l’expansion proposée des services dans les deux langues
officielles aux aéroports qui ne sont pas présentement assujettis à
la Loi sur les langues officielles — car ces aéroports n’ayant pas de
volumes de passagers suffisants ni de demande importante —
soulève la question de la disponibilité de ressources humaines.
In employment markets with less than 5 per cent minority
language population, the ability to hire bilingual staff would be an
enormous challenge. How would airports be expected to staff
positions appropriately when a qualified labour pool may not
exist? We understand this to be a challenge from our airport
members, even in markets with significant populations of both
English and French speakers today. There are many unanswered
questions.
Dans les marchés d’emplois dont la population en situation
linguistique minoritaire est inférieure à 5 p. 100, la capacité
d’embaucher du personnel bilingue poserait un énorme défi.
Comment les aéroports desservant ces collectivités devront-ils
embaucher du personnel bilingue sans un bassin de main-d’œuvre
qualifiée? Nous constatons que cela est un défi même dans les
marchés d’emplois où vivent des populations importantes
d’anglophones et de francophones. Il reste beaucoup de
questions sans réponses.
[Translation]
Ladies and gentlemen of the committee, airport authorities in
Canada today are private organizations managing a public asset.
We take very seriously our commitment to serve the needs of
travellers, including those of travellers with language needs.
However, it is also appropriate to expect that Canada’s airports
will serve the needs of travellers in the most effective manner
possible. These are decisions that the transfer of airports
specifically envisioned would be handled not in Ottawa, but at
the local level.
[English]
[Français]
Mesdames et messieurs membres du comité, les administrations
aéroportuaires du Canada sont des organismes privés qui gèrent
des installations publiques. Nous prenons très au sérieux nos
devoirs de répondre aux besoins des voyageurs, y compris à leurs
besoins linguistiques. Cependant, elles veulent aussi offrir des
services de la manière la plus efficace possible. En ce sens,
certaines décisions devraient être prises non pas à Ottawa, mais au
niveau local.
[Traduction]
Madam chair, here are some of the thoughts and concerns I’m
pleased to share with you and your honourable colleagues today
on behalf of Canada’s airports. In the interest of time, I would
like to conclude my remarks, and I thank you for your attention.
Madame la présidente, ce sont là quelques-unes de nos
réflexions et préoccupations qu’il m’a fait plaisir de vous
communiquer aujourd’hui au nom des aéroports canadiens. Ne
voulant pas abuser de votre temps, je vais m’arrêter ici en vous
remerciant de votre attention.
The Chair: The next witness will be Richmond Graham,
President, Regina Airport Authority.
La présidente : Notre prochain témoin est Richmond Graham,
président, Administration de l’aéroport de Regina.
Richmond Graham, President and CEO, Regina Airport
Authority: Good evening, senators. My name is Richmond
Graham, and I am the President and Chief Executive Officer of
the Regina Airport Authority and the operator of the Regina
International Airport.
Richmond Graham, président et chef de la direction,
Administration de l’aéroport de Regina : Bonsoir, mesdames et
messieurs. Je m’appelle Richmond Graham, et je suis président et
chef de la direction de l’Administration de l’aéroport de Regina,
et exploitant de l’aéroport international de Regina.
8-6-2015
Langues officielles
13:13
Thank you for the invitation and opportunity to address the
Senate committee on observations on the content and proposed
amendments to the Official Languages Act outlined in Bill S-205.
Merci de m’avoir invité et de me donner l’occasion de
m’adresser au comité sénatorial concernant le contenu du projet
de loi S-205 et les modifications qu’il propose à la Loi sur les
langues officielles.
The Regina Airport Authority is a not-for-profit corporation
that assumed operations of Regina International Airport from
Transport Canada in 1999. Our vision is to have a sustainable and
customer-service-focused gateway airport that enhances economic
growth and access to Regina and southern Saskatchewan, with a
mission to manage and operate our airport in a safe, secure,
efficient, commercially viable and environmentally responsible
manner. By every measure, our airport delivers on this vision and
mission.
L’Administration de l’aéroport de Regina est une entité sans
but lucratif qui a pris la relève de Transports Canada en 1999
pour l’exploitation de l’aéroport international de Regina. Notre
vision consiste à offrir un aéroport point d’accès qui est viable et
axé sur le service à la clientèle, qui favorise la croissance
économique et qui facilite l’accès à Regina et au sud de la
Saskatchewan. Notre mission, quant à elle, est de gérer et
d’exploiter l’aéroport d’une manière qui est sûre, sécuritaire,
efficace, viable commercialement et respectueuse de
l’environnement. À tous points de vue, notre aéroport respecte
sa vision et remplit sa mission.
The Regina International Airport is an economic engine for the
community, generating hundreds of millions of dollars in local
economic activity while providing one of the largest employment
generators in the region. The Economic Impact Study of Regina
International Airport conducted in 2012 confirms the positive
economic impact of the operation of our airport on the city of
Regina and southern Saskatchewan. Regina International Airport
generated three quarters of a billion dollars of gross domestic
product activity, or 8 per cent of Regina’s total GDP in 2012.
L’aéroport international de Regina est un moteur économique
pour la collectivité, générant des centaines de millions de dollars
en activités économiques locales, en plus d’être le plus grand
créateur d’emplois de la région. L’étude sur l’incidence
économique de l’aéroport international de Regina, menée en
2012, confirme l’incidence économique positive de l’exploitation
de l’aéroport sur la ville de Regina et le sud de la Saskatchewan.
L’aéroport international de Regina a généré trois quarts d’un
milliard de dollars en produit intérieur brut, soit 8 p. 100 du PIB
total de Regina en 2012.
While we are committed to the economic growth and success of
our airport and community, it is our mandate to provide the best
level of service to our passengers, including meeting the
requirements outlined in the Official Languages Act. The
Regina Airport Authority operates within these regulations to
provide the travelling public with information in both official
languages as it relates to health, safety and security.
Nous sommes déterminés à favoriser la croissance économique
et le succès de notre aéroport et de notre collectivité, mais nous
avons toujours le mandat d’offrir à nos passagers le meilleur
service qui soit, et cela implique également de respecter les
exigences énoncées par la Loi sur les langues officielles.
L’Administration de l’aéroport de Regina se conforme à ces
exigences en vue de fournir aux voyageurs toute l’information
concernant la santé et la sécurité dans les deux langues officielles.
To this end we provide information to the travelling public by
ensuring signage, information and services related to their health,
safety and security are provided in both official languages. We
also ensure that services outlined in the act and regulations are
available in both official languages. A few small examples of how
we currently meet these needs include the following: all of our
baggage carousels have labels in both official languages warning
of the dangers of sitting or standing on the carousels, to ensure
the safety of our passengers; signs on the arrival stairs indicate to
passengers they are not permitted, for security purposes, to go up
the stairs, as this is for arriving passengers only; and our first aid
room indicates that service is available with both pictogram and
both official languages for the health of our passengers. Finally,
cafeteria, car rental, automated teller machines and many other
services are available in both official languages.
À cette fin, tous les panneaux, les renseignements et les services
voués aux voyageurs et portant sur leur santé et leur sécurité sont
fournis dans les deux langues officielles. Nous nous assurons
également que les services énoncés dans la loi et la réglementation
connexe sont offerts dans les deux langues officielles. Voici
quelques exemples simples de la manière dont nous nous
conformons actuellement aux exigences : par mesure de sécurité,
à tous les carrousels à bagages, la signalisation avertissant les
passagers qu’il est risqué de monter ou de s’asseoir sur les
carrousels est affichée dans les deux langues officielles; la
signalisation à l’arrivée informe les passagers qu’il est interdit de
monter l’escalier pour des raisons de sécurité, puisqu’il est réservé
aux passagers débarquants; et dans la salle de premiers soins, afin
d’assurer la santé de nos passagers, on indique que le service est
offert dans les deux langues officielles, en toutes lettres et à l’aide
d’un pictogramme. Finalement, les services de restauration et de
location de voiture, les guichets automatiques et bien d’autres
services encore sont offerts dans les deux langues officielles.
Since December 2008, when our airport reached the 1 million
passenger mark, we have had very few concerns and comments
with regard to the provision of language assistance and meeting
Depuis que notre aéroport a accueilli son millionième passager
en décembre 2008, nous avons reçu très peu de plaintes et de
commentaires concernant notre capacité à offrir l’aide linguistique
13:14
Official Languages
8-6-2015
the needs of our passengers in both official languages. As one of
the participating Canadian airports in the quarterly Airport
Service Quality surveying, in 2014 our passenger satisfaction
survey results did not highlight any concerns related to official
languages.
requise et à répondre aux besoins de nos passagers dans les deux
langues officielles. Nous faisons partie des aéroports canadiens qui
ont participé au sondage trimestriel sur la qualité des services
aéroportuaires en 2014, et aucun de nos passagers n’a exprimé à
cette occasion de préoccupations relatives aux langues officielles.
As a result of the feedback received at our airport, we believe
the current legislation is meeting the needs of our passengers, and
we offer the following comments about the proposed Bill S-205,
and in particular the amendments in proposed subsections 23.1(1)
and 23.1(2) in that context.
À la lumière de ce que nous pouvons entendre à notre aéroport,
nous estimons que la loi en vigueur permet de bien répondre aux
besoins de nos passagers, et nous souhaitons vous faire part des
points suivants relativement au projet de loi S-205 et plus
particulièrement au sujet des modifications apportées dans les
paragraphes 23.1(1) et 23.1(2) qui sont proposés dans ce contexte.
As I indicated earlier, our mission is to manage and operate
our airport in a safe, secure, efficient, commercially viable and
environmentally responsible manner, and it is always front and
centre in our decision making. Our passengers are already paying
many additional costs related to air travel on top of their base
ticket price, and the economic impact to our airport and our
community of the proposed changes outlined in Bill S-205 is
likely to be significant and drive costs to the public up further.
Comme je l’indiquais tout à l’heure, notre mission consiste à
gérer et à exploiter notre aéroport de façon sécuritaire, efficiente,
rentable et responsable du point de vue environnemental. Toutes
nos décisions sont prises dans l’optique de cette mission. Nos
passagers paient déjà de nombreux frais additionnels qui
s’ajoutent au prix de leur billet d’avion, et il faut prévoir que les
changements proposés dans le projet de loi S-205 auront des
répercussions économiques importantes tant pour notre aéroport
que pour notre collectivité en plus de hausser les frais à payer
pour les voyageurs.
Specific to the proposed amendment in 23.1(1), I assert that the
phrase ‘‘equal quality’’ is too ambiguous as it relates to the
provision of equal-quality services. As the current regulations
serve our public well, it is questionable that these changes, whose
meaning is unclear, would provide more value to the travelling
public than those requirements already in place.
Pour ce qui est de la modification proposée avec l’ajout du
paragraphe 23.1(1), j’estime trop ambiguë l’expression « de
qualité égale » dans le contexte de la prestation de services.
Comme notre clientèle est déjà bien servie sous le régime de la
réglementation en vigueur, il y a tout lieu de se demander si ces
changements dont la signification n’est pas claire permettront aux
passagers d’en avoir davantage pour leur argent.
In addition to my comment on subsection 23.1(1), I add that
subsection 23.1(2) is ambiguous and highly subjective. Members
of the English and French linguistic minority communities, as
outlined in this amendment, would have the opportunity to
subject their personal views and opinions as to what they find of
‘‘equal quality’’ and ‘‘appropriate consultation,’’ all of which
could drive costs upward to achieve a goal of questionable value. I
remind the Senate committee that the airport is already successful
in meeting the needs and expectations of the travelling public in
both official languages under the current act and regulations.
J’estime également que le paragraphe 23.1(2) est ambigu et
fortement subjectif. Suivant le changement proposé, les membres
des minorités anglophone et francophone auront la possibilité
d’exprimer leurs points de vue au sujet des concepts de « qualité
égale » et de « consultation appropriée ». Voilà autant de mesures
qui risquent de faire grimper les coûts dans la poursuite d’un
objectif dont la justification est douteuse. Je rappelle aux
membres du comité sénatorial que notre aéroport parvient déjà
à répondre aux besoins et aux attentes des voyageurs dans les
deux langues officielles en vertu de la loi et du règlement en
vigueur.
In addition to our English- and French-speaking passengers,
Regina and southern Saskatchewan are growing. They have
culturally diversified. There’s a multilingual population who
utilize the Regina International Airport for business and leisure
purposes and many who I am pleased to say choose to work at
our airport. With our record-breaking passenger numbers, we will
continue to provide all of our guests the services and necessary
communications they require when utilizing our facility and will
continue to meet the requirements of the Official Languages Act
as written.
Parallèlement à nos passagers d’expression anglaise et
française, Regina et le sud de la Saskatchewan abritent une
population multilingue et multiculturelle en pleine croissance qui
utilise notre aéroport à des fins commerciales et récréatives, et
dont plusieurs membres, je suis heureux de pouvoir vous le dire,
ont choisi de travailler pour nous. Même avec notre achalandage
sans précédent, nous continuerons d’offrir à tous nos clients les
services et les communications nécessaires tout en satisfaisant aux
exigences de la Loi sur les langues officielles dans sa forme
actuelle.
8-6-2015
Langues officielles
Madam chair, honourable senators, thank you all for this
opportunity to speak to you today regarding the Regina Airport
Authority’s concerns with respect to the proposed amendments to
the Official Languages Act.
[Translation]
The Chair: Thank you kindly, Mr. Graham. Now, we will hear
from Ed Schmidtke from Thunder Bay.
[English]
13:15
Madame la présidente, honorables sénateurs, merci de m’avoir
donné l’occasion de vous entretenir aujourd’hui des
préoccupations de l’Administration de l’aéroport de Regina
concernant les modifications proposées à la Loi sur les langues
officielles.
[Français]
La présidente : Merci beaucoup, monsieur Graham.
Maintenant, nous entendrons M. Ed Schmidtke, de Thunder Bay.
[Traduction]
Ed Schmidtke, President and CEO, Thunder Bay International
Airport Authority: Madam chair, members of the committee,
thank you for the opportunity to address you today on the subject
of official languages policy as it may affect the Thunder Bay
airport.
Ed Schmidtke, président et chef de la direction, Administration
de l’aéroport international de Thunder Bay : Madame la
présidente, mesdames et messieurs les membres du comité, merci
de me donner l’occasion de prendre la parole devant vous
aujourd’hui pour parler des impacts de la politique sur les langues
officielles pour l’aéroport de Thunder Bay.
Allow me to tell you about our airport. Thunder Bay
International Airport Authority Inc. became the steward of the
airport under a ground lease with the Government of Canada in
the fall of 1997. In the past 18 years, we have proudly developed a
culture of customer service, innovation and cost-efficiency.
Permettez-moi de vous dire quelques mots au sujet de notre
aéroport. Notre organisation a pris en charge l’administration de
l’aéroport en vertu d’un bail foncier conclu avec le gouvernement
du Canada à l’automne 1997. Voilà donc 18 ans que nous
développons avec fierté une culture du service à la clientèle, de
l’innovation et de la rentabilité.
We pride ourselves on meeting the needs and challenges facing
our customers and the moral ownership of our airport. Despite a
declining population, our community is now served with a record
15 daily departures to the Toronto aviation system.
Nous sommes fiers de notre capacité à répondre aux besoins de
nos clients en étant conscients de la situation particulière de la
population que nous desservons. Même si cette population
diminue, notre collectivité bénéficie maintenant d’un total sans
précédent de 15 départs quotidiens vers la région de Toronto.
Living in a relatively remote community, we understood the
need to facilitate low-cost airfares right from the outset. Our
airport serves as a regional hub, where small, local carriers
connect the remote portions of northwestern Ontario to the rest
of the world. Many customers use our airport out of necessity, as
road connections do not exist. We live in a part of Canada that is
very dependent on air service and demands the lowest price
possible. We are proud to say that we are the only airport in the
National Airports System that has retired our airport
improvement fee. Where many airports now charge upwards of
$30 per passenger, we do not. This decision directly reduces the
cost of air service to the travelling public while necessitating the
need for innovation and cost-control in our airport operations.
We welcome this challenge on behalf of our moral ownership and
live up to it on a daily basis.
Étant donné que notre région est relativement éloignée, nous
avons compris rapidement qu’il fallait favoriser une offre de
services aériens à bas prix. Notre aéroport sert de plaque
tournante pour le transport régional en permettant à de petits
transporteurs locaux de relier au reste du monde des régions
éloignées du nord-ouest ontarien. En l’absence de liaisons
routières, bon nombre de nos clients n’ont d’autre choix que
d’utiliser notre aéroport. Nous vivons dans une région du Canada
qui est très dépendante des services aériens et qui exige les prix les
plus bas possible. Nous sommes heureux de pouvoir vous dire que
nous sommes le seul aéroport du Réseau national des aéroports à
ne plus imposer de droits d’amélioration aéroportuaire, alors que
de nombreux autres exigent jusqu’à 30,00 $ par passager à cette
fin. Cette décision qui diminue directement le prix du transport
aérien pour le voyageur nous demande de faire preuve
d’innovation pour mieux contrôler les coûts de nos activités
aéroportuaires. Soucieux de réaliser nos grands objectifs
sociétaux, nous relevons avec plaisir ce défi sur une base
quotidienne.
Our drive for customer service excellence is tested through
regular consumer surveys. Consumer surveys are conducted in the
terminal building twice annually to determine customer
satisfaction. The survey is designed by professors and graduate
students at Lakehead University with both multiple choice and
Nous menons régulièrement des sondages pour déterminer si
nous atteignons bien nos objectifs d’excellence en matière de
service à la clientèle. Deux fois par année, nous interrogeons des
clients dans le terminal aéroportuaire pour savoir dans quelle
mesure ils sont satisfaits. Le sondage est conçu par des professeurs
13:16
Official Languages
8-6-2015
open-ended questions to solicit both objective and subjective
feedback. Survey responses have prompted multiple investments
on our part to correct service deficiencies.
et des étudiants de 2e cycle de l’Université Lakehead. On y trouve
une combinaison de questions à choix multiples et de questions
ouvertes permettant d’obtenir des réponses objectives en même
temps que des commentaires subjectifs. Les réponses à ce sondage
nous ont incités à investir dans différentes améliorations à nos
services.
Although these surveys have not identified any multilingual
service shortcomings, we strive to solve any issues quickly when
language is an issue. One of the many benefits of a small airport
operation the size of Thunder Bay is that almost all staff,
regardless of employer, know each other on a first name basis.
When language, regardless of whatever the language may be, is a
barrier to effective communications, resources are provided on a
voluntary basis from anyone who can help.
Bien que ces sondages n’aient mis au jour aucune lacune
touchant les services multilingues, nous faisons toujours le
nécessaire pour régler rapidement tous les problèmes d’ordre
linguistique. Parmi les nombreux avantages qu’offre un petit
aéroport de la taille de celui de Thunder Bay, il y a le fait que la
plupart des gens qui y travaillent, peu importe leur employeur, se
connaissent par leur prénom. Lorsqu’un problème de langue, peu
importe laquelle, empêche de communiquer efficacement, un peu
tout le monde peut apporter son aide sans qu’elle n’ait été
sollicitée.
Our business is a competitive business. We have data
confirming that customers in our catchment area drive to
patronize airports in Minnesota instead of using our own.
Providing superior customer service in a cost-effective manner is
an essential component of maximizing market demand and
recruiting air service to northwestern Ontario. Our ability to
draw upon multilingual employees from anywhere on our airfield
is but one example of our efforts towards innovation and costcontrol in support of customer service.
La concurrence est vive dans notre secteur. Nous avons des
données confirmant que des clients de la zone que nous
desservons se rendent en voiture jusqu’au Minnesota pour
utiliser les aéroports de cet État, plutôt que le nôtre. Il nous
faut donc absolument offrir à un coût abordable un service à la
clientèle de qualité supérieure pour maximiser notre part de
marché et stimuler la demande de services aériens dans le nordouest de l’Ontario. Notre détermination à pouvoir compter sur
des employés multilingues dans toutes nos installations n’est
qu’un exemple des efforts que nous déployons pour innover et
contrôler nos coûts dans une optique de service à la clientèle.
We respectfully submit that, for these reasons, the current
regulatory regime serves our customers well while, at the same
time, providing the residents of northwestern Ontario with a costeffective and competitively positioned air service hub.
Nous vous soumettons très respectueusement que, pour toutes
ces raisons, le régime réglementaire en vigueur nous permet de
bien servir nos clients tout en offrant aux résidants du nord-ouest
de l’Ontario une plaque tournante rentable et judicieusement
positionnée pour le service aérien.
Thank you for the opportunity to appear before the committee
this afternoon.
Merci de m’avoir donné l’occasion de comparaître devant vous
aujourd’hui.
The Chair: Thank you very much.
La présidente : Merci beaucoup.
From the Charlottetown Airport Authority, Ms. Monette
Pasher, please.
Nous allons maintenant entendre Mme Monette Pasher de
l’Administration de l’aéroport de Charlottetown.
Monette Pasher, Marketing Director, Charlottetown Airport
Authority: Honourable Senate committee members, thank you for
the invitation and opportunity to address you this evening.
Monette Pasher, directrice du marketing, Administration de
l’aéroport de Charlottetown : Honorables membres du comité
sénatorial, je vous remercie de m’avoir invitée et de me donner
l’occasion de vous adresser quelques mots.
I’m the Marketing Director for the Charlottetown Airport in
Prince Edward Island. Our airport is a vital link for our
community and our province. Our mandate is to operate a safe
and secure airport while contributing to the growth of our Island
economy.
Je suis la directrice du marketing de l’aéroport de
Charlottetown à l’Île-du-Prince-Édouard. Notre aéroport est un
point de liaison essentiel pour notre collectivité et notre province.
Notre mandat consiste à exploiter un aéroport respectant toutes
les règles de sécurité tout en contribuant à la croissance
économique de notre île.
First, I would like to commend the committee on the work you
are doing to improve French-language service across the country.
We recognize it is a significant and valuable service. Prince
D’abord et avant tout, je veux féliciter le comité pour le travail
qu’il effectue en vue d’améliorer les services en langue française
dans toutes les régions du Canada. Nous sommes conscients que
8-6-2015
Langues officielles
13:17
Edward Island has a vibrant Acadian population, and as
Islanders we feel that our Acadian heritage is an important
cultural element of our provincial identity.
de tels services sont à la fois utiles et importants. L’Île-du-PrinceÉdouard compte une dynamique population acadienne, et nous
estimons que notre patrimoine acadien est un élément culturel
important de notre identité provinciale.
Customer service is integral to everything we do. When
running an airport, safety, security and exceeding our
customers’ expectations are always top of mind. Charlottetown
Airport takes great pride in serving our customers. We institute
programs to gather customer feedback and have taken part in
industry-wide benchmarking surveys to measure customer service
at airports.
Le service à la clientèle est au cœur de toutes nos activités.
Dans l’administration de notre aéroport, nous voulons d’abord et
avant tout assurer la sécurité de nos clients et surpasser leurs
attentes. Le service à la clientèle est une grande source de fierté
pour l’aéroport de Charlottetown. Nous avons mis en place des
programmes nous permettant de connaître le point de vue de nos
clients en plus de participer à des sondages comparatifs menés
dans toute l’industrie pour évaluer le service à la clientèle dans les
différents aéroports.
For the past number of years, we have been tracking our own
performance through statistically significant research conducted
at the airport directly with our passengers. These surveys provide
valuable feedback on what is important to our customers and
areas where perhaps we may need some improvement. In my eight
years of working with the airport, we have never received a
complaint, either verbally or through our customer feedback
surveys, about not offering sufficient service in French.
Depuis plusieurs années, nous évaluons notre rendement en
réalisant directement à l’aéroport des enquêtes auprès
d’échantillons statistiquement significatifs de nos passagers.
Nous obtenons ainsi de précieux renseignements sur ce qui
importe aux yeux de nos clients et sur les aspects que nous
pourrions améliorer. Voilà huit ans que je travaille à l’aéroport, et
aucun client ne s’est plaint de l’insuffisance des services en
français, que ce soit verbalement ou dans le cadre de l’un de nos
sondages.
Airport authorities have a complex business model to manage,
and it is a job we take very seriously. It involves active
management of more than 20 touch points that influence the
passengers’ experience. These touch points represent various
organizations, including airlines, government agencies like
CATSA and CBSA, security providers, baggage handlers, car
rental agencies, food and beverage suppliers, retailers, parking lot
attendants, visitor information kiosks and taxi drivers, just to
name a few. Our job is to create a seamless experience across all
service providers.
L’administration d’un aéroport est un processus complexe que
nous prenons très au sérieux. Il faut entre autres gérer activement
une vingtaine de points de contact pouvant influer sur
l’expérience de service de nos clients. Ces points de contact
relèvent de différentes organisations, y compris les lignes
aériennes, des agences gouvernementales comme l’ACSTA et
l’ASFC, des fournisseurs de services, les manutentionnaires de
bagages, les entreprises de location de voitures, les services
alimentaires, les détaillants, les préposés au stationnement, les
kiosques d’information pour les visiteurs et les chauffeurs de taxi.
Nous nous employons à optimiser l’harmonisation des services
offerts par ces différents fournisseurs.
We work with our airport partners to exceed our customers’
expectations and take great pride in the work we do. For example,
our airport was the first business in Prince Edward Island to
become WorldHost certified. This is a tourism customer service
training program renowned worldwide. Alf our front-line
airport suppliers took part in this training, including the
commissionaires, restaurant staff and even taxi companies. We
strive to exceed our customers’ expectations, and it involves many
organizations working together to the benefit of the air traveller.
En collaboration avec nos partenaires, nous nous efforçons
d’offrir à nos clients des services dépassant leurs attentes, et nous
sommes très fiers du travail que nous accomplissons. À titre
d’exemple, notre aéroport est la première entreprise de l’Île-duPrince-Édouard à obtenir la certification WorldHost. Il s’agit
d’un programme de formation en service à la clientèle touristique
qui est reconnu à l’échelle planétaire. Tous les employés de
l’aéroport offrant des services de première ligne ont suivi cette
formation. Cela comprend notamment les agents de sécurité, le
personnel du restaurant et même certains chauffeurs de taxi.
Notre détermination à exceller en matière de service à la clientèle
se concrétise grâce au travail conjoint de plusieurs organisations
au bénéfice du voyageur aérien.
I would like to convey to the committee some of the challenges
that exist with this bill for a smaller airport of our size. The main
challenge is that Bill S-205 is a solution for a problem that we feel
does not currently exist at the Charlottetown Airport. We must
consider the size and scope of airport authorities being suggested to
meet the Official Languages Act regulations. For example, we are
Canada’s smallest province, with approximately 145,000 residents.
J’aimerais maintenant faire part au comité de quelques-unes
des difficultés que ce projet de loi pourrait causer à un petit
aéroport comme le nôtre. Ces difficultés viennent surtout du fait
que le projet de loi S-205 vise à régler une problématique qui,
à notre avis, ne touche pas actuellement l’aéroport de
Charlottetown. Il faut tenir compte de la taille et de la portée
des administrations aéroportuaires qui seraient désormais tenues
13:18
Official Languages
8-6-2015
Our capital city of Charlottetown has approximately 35,000
residents. Equality of communication services in each official
language would be difficult to deliver in a province of our size with
the demographic of the French-speaking population that we have.
de se conformer à la réglementation de la Loi sur les langues
officielles. Par exemple, notre province est la plus petite du
Canada avec quelque 145 000 habitants. Charlottetown, notre
capitale, n’en compte qu’environ 35 000. Il serait difficile d’offrir
des services de communication de qualité égale dans les deux
langues officielles dans une province de notre taille compte tenu
de la proportion de notre population qui parle français.
In Prince Edward Island, 3.8 per cent of the population report
French as their mother tongue and 2 per cent speak French at
home. At the Charlottetown Airport, all of our way finding and
signage is in both official languages. This includes the entrance to
the airport and signage within the terminal. Essential signage is
already provided in both languages for health, safety, security,
baggage and flight information in the terminal. In addition, our
airport also has a seasonal visitor information centre that is
operated by the Province of Prince Edward Island with bilingual
staff.
À l’Île-du-Prince-Édouard, 3,8 p. 100 des résidants indiquent
que le français est leur langue maternelle et 2 p. 100 parlent cette
langue à la maison. À l’aéroport de Charlottetown, les deux
langues officielles sont utilisées pour toute la signalisation, tant
pour se rendre à l’aéroport que pour s’y retrouver à l’intérieur du
terminal. Le bilinguisme est déjà de mise pour la signalisation
essentielle en matière de santé, de sécurité, de gestion des bagages
et d’information sur les vols. En outre, notre aéroport accueille un
centre d’information touristique saisonnier où travaille du
personnel bilingue de la province.
There is currently no requirement for all of our contractors to
provide service in French. In a province where the Frenchspeaking population is small, it would be difficult to us to
mandate our service providers to provide staff that will meet the
requirements of the Official Languages Act, as they would face
issues simply finding bilingual staff given the size and composition
of our workforce.
Nos différents entrepreneurs ne sont pas actuellement tenus
d’offrir des services en français. Dans une province où les
francophones sont si peu nombreux, il serait difficile d’obliger nos
fournisseurs de services à embaucher du personnel satisfaisant aux
exigences de la Loi sur les langues officielles. Compte tenu de la
taille et de la composition de notre population active, ils
peineraient déjà à trouver du personnel bilingue, sans parler des
compétences particulières requises.
In closing, I would like to reiterate that our airport is very
responsive to the needs of our customers, and the issue of service
in French has not arisen from our passengers. We should not aim
to have a one-size-fits-all approach to service offerings at airports
across this country, as based on size and geography we face
different market forces and challenges. Our realities in Canada’s
smallest province of 135,000 people are not the same as other
major centres across our country.
En terminant, je veux souligner de nouveau que notre aéroport
est très à l’écoute des besoins de sa clientèle, et qu’aucun de nos
passagers ne s’est plaint de services en français insuffisants. Nous
ne devrions pas chercher à adopter une approche uniforme dans
tous les aéroports du pays, car chacun d’eux doit composer avec
des défis et des forces du marché qui lui sont propres étant donné
sa taille et sa situation géographique. Nous vivons dans la plus
petite province du Canada avec ses 135 000 habitants, et notre
réalité n’est forcément pas la même que celle des grands centres
urbains du pays.
Thank you again for this opportunity to present our views on
behalf of Charlottetown Airport.
Merci encore une fois de m’avoir donné l’occasion de vous
présenter la perspective de l’aéroport de Charlottetown.
[Translation]
The Chair: Now it is over to Marc-André O’Rourke, Executive
Director of the National Airlines Council of Canada.
[English]
Marc-André O’Rourke, Executive Director, National Airlines
Council of Canada: Thank you very much, Madam Chair and
honourable committee members. Good evening.
[Translation]
Good evening. My name is Marc-André O’Rourke, and I am
the Executive Director of the National Airlines Council of
Canada, or NACC.
[Français]
La présidente : Nous allons maintenant entendre M. MarcAndré O’Rourke, directeur général du Conseil national des lignes
aériennes du Canada.
[Traduction]
Marc-André O’Rourke, directeur général, Conseil national des
lignes aériennes du Canada : Merci beaucoup, madame la
présidente et honorables membres du comité. Bonjour à tous.
[Français]
Bonsoir. Je m’appelle Marc-André O’Rourke et je suis le
directeur général du Conseil national des lignes aériennes du
Canada.
8-6-2015
Langues officielles
The NACC represents Canada’s four largest passenger air
carriers, Air Canada, Air Transat, LP Aviation Jazz and WestJet.
We advocate for safe, sustainable and competitive air travel in
order to provide Canadians with the best domestic and
international service possible.
[English]
13:19
Le Conseil représente les quatre grands transporteurs du
Canada, à savoir Air Canada, Air Transat, LP Aviation Jazz et
WestJet. Nous faisons la promotion de déplacements aériens sûrs,
durables, sécuritaires et compétitifs, afin d’offrir des voyages de la
plus haute qualité aux Canadiens, tant au Canada qu’à l’étranger.
[Traduction]
Airlines stimulate trade, travel and tourism. They link
communities and families to each other and to the world. They
unlock a community’s potential and make it easier for businesses
to access new customers and new markets.
Les compagnies aériennes stimulent les échanges commerciaux,
les voyages et le tourisme. Elles permettent de relier entre elles nos
collectivités, de réunir nos familles et de nous mettre en liaison
avec le reste du monde. Elles aident les entreprises locales à
s’épanouir pleinement en leur facilitant l’accès à de nouveaux
clients et à de nouveaux marchés.
Collectively, the member airlines of the National Airlines
Council of Canada carry over 50 million passengers per year,
serve more than 60 Canadian communities and directly employ
more than 46,000 people.
Au total, les compagnies aériennes membres de notre conseil
transportent plus de 50 millions de passagers par année,
desservent plus de 60 collectivités canadiennes et fournissent
directement de l’emploi à plus de 46 000 personnes.
[Translation]
Thank you for giving the NACC the opportunity to share its
members’ views on Bill S-205, which seeks to amend the portion
of the Official Languages Act pertaining to communications with
and services to the public.
[English]
[Français]
Je vous remercie d’offrir au conseil l’occasion de présenter la
perspective de ses membres quant au projet de loi S-205, qui vise à
modifier la Loi sur les langues officielles en ce qui a trait aux
communications et aux services destinés au public.
[Traduction]
Ensuring that the language rights, as presently set out in
Canada’s Charter of Rights and Freedoms and the Official
Languages Act, are upheld is very important. We certainly value
your committee’s work in this regard.
Il est très important d’assurer le respect des droits linguistiques
actuellement énoncés dans la Charte canadienne des droits et
libertés ainsi que dans la Loi sur les langues officielles. Nous
apprécions certes le travail accompli par votre comité à ce
chapitre.
I am here today to discuss the council’s concerns with the bill’s
proposed changes to section 23 of the act, which deals with the
travelling public’s right to communicate with and receive services
in either official languages at airports but also transportation
hubs.
Je suis ici aujourd’hui pour vous faire part de nos
préoccupations à l’égard des changements que ce projet de loi
propose d’apporter à l’article 23 de la loi qui traite du droit du
public voyageur à communiquer et à recevoir des services dans la
langue officielle de son choix dans les aéroports comme dans les
autres terminaux de transport.
[Translation]
[Français]
I must make clear, from the outset, that Canada’s airlines are
strongly committed to providing the best possible service to all
travellers. That includes respecting official languages, as well as
the current act and regulations. Airlines are genuinely motivated
to provide passengers with high-quality service. And we take our
commitment very seriously.
Il est important de souligner d’emblée que les lignes aériennes
du Canada sont fortement déterminées à offrir le meilleur service
possible à tous les voyageurs. Cela inclut le respect des langues
officielles ainsi que le respect des cadres législatif et réglementaire
existants. Les lignes aériennes sont réellement motivées à offrir un
service de haute qualité à leurs passagers. Nous prenons cet
engagement très au sérieux.
However, in light of how the bill is designed, we cannot
support amendments that would likely significantly alter the
current achievable criteria that are used to designate an airport as
bilingual. It is important to note that numerous airports already
provide passengers with bilingual service. That service is based
on the presence of a real calculable demand, pursuant to the
recommendations set out in the act and regulations.
Furthermore — and this is key — it is mandatory, under the
regulations, that all information concerning aviation safety and
Cependant, compte tenu de la façon dont le projet de loi est
conçu, nous ne pouvons soutenir des modifications qui
risqueraient de changer de façon significative les critères
existants et réalisables qui servent présentement à qualifier un
aéroport comme étant bilingue. Il convient de noter que de
nombreux aéroports offrent déjà des services bilingues aux
voyageurs. Ces services sont basés sur une demande réelle et
mesurable en vertu des recommandations contenues dans la loi et
ses règlements. Par ailleurs — ceci est très important —, en ce qui
13:20
Official Languages
security requirements be communicated to passengers in both
official languages throughout the country. This is a specific
regulatory requirement that air carriers have to meet.
[English]
8-6-2015
concerne les exigences propres à l’aviation, le règlement exige que
toute information relative à la sûreté et à la sécurité soit fournie
aux voyageurs dans les deux langues officielles partout au
Canada. C’est un règlement très spécifique pour les transporteurs.
[Traduction]
As we understand it, this bill would designate a number of
Canadian airports as bilingual without a calculable corresponding
demand. Today, the regulations require that, one, the first trigger,
airports that serve more than 1 million passengers in a year, and
two, the second trigger, airports where there is a ‘‘significant
demand,’’ which is described as 5 per cent demand from the
public, must offer services in both official languages.
Selon ce que nous pouvons comprendre, ce projet de loi
désignerait comme bilingues un certain nombre d’aéroports
canadiens sans s’appuyer sur une demande mesurable pouvant
le justifier. La réglementation actuellement en vigueur exige que
des services soient offerts dans les deux langues officielles dans les
aéroports desservant plus d’un million de passagers par année
ainsi que dans ceux où la demande le justifie, à savoir qu’au moins
5 p. 100 de la population souhaite obtenir de tels services.
The services include the pre-board security screening, public
announcements, airline counter services such as check-in, and
retail services such as car rentals. The regulations also ensure that
the very popular self-service kiosks’ printed and pre-recorded
materials are also captured.
Les services visés incluent le contrôle de sécurité avant
l’embarquement, les annonces publiques, les comptoirs de
service des compagnies aériennes, notamment pour
l’enregistrement, et les services de détail comme la location de
voitures. Le règlement prévoit également l’inclusion de toute
documentation imprimée ou préenregistrée à partir des très
populaires bornes libre-service.
In our view, the framework that acts to determine where
services are required should be based on actual demand, and a
demand that can be measured. By regularly taking into account
changes in passenger traffic and population variations, we believe
the current mechanism for determining the need for bilingual
services is appropriate.
À notre avis, le cadre servant à déterminer si des services
bilingues sont requis devrait être fondé sur une demande véritable
et mesurable. Nous estimons approprié le mécanisme
actuellement utilisé pour déterminer si des services bilingues
sont nécessaires, car il suit de près l’évolution du trafic des
voyageurs et les variations de la population.
Bill S-205 will make changes to the Official Languages Act so
as to perhaps arbitrarily require airports to ensure the services
they provide to the public are in both official languages. These
include airports that are located in metropolitan areas or that
serve a national, provincial or territorial capital. The vast
majority of these airports already have a bilingual distinction
under the current framework. Those that do not are in locations
where the data suggests that such service is not required.
En vertu des changements proposés à la Loi sur les langues
officielles dans le projet de loi S-205, il est possible que certains
aéroports soient arbitrairement tenus d’offrir des services dans les
deux langues officielles. C’est le cas des aéroports des grands
centres urbains et de ceux desservant une capitale nationale,
provinciale ou territoriale. La vaste majorité de ces aéroports sont
déjà désignés bilingues dans la structure actuelle. Ceux qui n’ont
pas cette désignation sont situés dans des emplacements où, à la
lumière des données disponibles, de tels services ne sont pas
nécessaires.
Without a clear picture of how the proposed changes will
impact operations, it is very difficult to determine the bill’s real
impact. However, what we do know is that the bill will increase
the number of airports captured by the Official Languages Act
and will place an additional financial and, as we’ve heard,
resource burden on airports and airlines but also on the entire
aviation sector. It’s an industry, as you may know, that is already
saddled by high taxes, fees and other charges. We must be mindful
of that.
Il est très difficile de juger de l’impact réel du projet de loi sans
avoir une idée plus précise de la manière dont les changements
proposés vont influer sur les opérations. Nous savons toutefois
que le projet de loi va augmenter le nombre d’aéroports visés par
la Loi sur les langues officielles et ainsi imposer un fardeau
additionnel, tant du point de vue des ressources financières que
des ressources humaines, comme nous venons de l’entendre, aux
aéroports et aux compagnies aériennes, mais également à
l’ensemble du secteur de l’aviation. Dans ce contexte, il ne faut
surtout pas perdre de vue que notre industrie, comme vous le
savez sans doute, doit déjà composer avec des sorties de fonds
importantes au titre des taxes, des droits et des autres frais.
[Translation]
In conclusion, the NACC and its members wish to reaffirm
their ongoing commitment to respecting both official languages.
Over the years, Canada’s airlines and our airports have made
[Français]
Je conclus en ajoutant que le CNLA et ses membres tiennent à
réaffirmer leur engagement continu en faveur du respect des deux
langues officielles. Au fil des ans, les lignes aériennes canadiennes
8-6-2015
Langues officielles
tremendous strides in improving the service provided to travellers.
And that is especially true when it comes to respecting official
languages.
[English]
Thank you very much for your time, and I am happy to answer
any questions you may have.
[Translation]
The Chair: We have one last witness.
David Rheault, Director, Government Affairs and Community
Relations, Air Canada: Hello everyone, and thank you for the
opportunity to appear before you today. I am accompanied by
Louise-Hélène Sénécal, Air Canada’s assistant general counsel.
I’m going to read my notes in French. We’ve handed out a
document, but there may be some variation in the English
version, as I may add a few elements. My apologies. Afterwards,
we would be pleased to answer any questions you have, whether
in English or French.
[English]
On behalf of Air Canada, we are pleased to be here today to
contribute to the committee’s work.
[Translation]
13:21
et nos aéroports ont fait des progrès importants quant à
l’amélioration des services offerts aux voyageurs. Cela est
particulièrement vrai en ce qui concerne le respect des langues
officielles.
[Traduction]
Merci pour le temps que vous m’avez consacré; je me ferai un
plaisir de répondre à toutes vos questions.
[Français]
La présidente : Nous avons un dernier témoin.
David Rheault, directeur, Affaires gouvernementales et relations
avec les collectivités, Air Canada : Bonjour à tous et merci de nous
entendre aujourd’hui. Je suis accompagné de maître LouiseHélène Sénécal, conseillère juridique générale adjointe pour Air
Canada. Je vais lire mes notes en français. Nous avons distribué
un texte; il y aura peut-être des différences avec la version
anglaise, car je pourrais ajouter quelques éléments d’information.
Je m’en excuse. Si vous voulez poser, par la suite, des questions en
français ou en anglais, nous serons heureux d’y répondre.
[Traduction]
Nous sommes heureux d’être ici aujourd’hui au nom d’Air
Canada pour contribuer aux travaux du comité.
[Français]
Air Canada is proud to serve its clients in the official language
of their choice. For us, it is a matter of culture and good client
service. As a service organization, we constantly strive to improve
service quality. Over the past few years, we have won a number of
Skytrax awards, in honour of our client service and improved
products.
Air Canada est très fière de servir ses clients dans la langue
officielle de leur choix. Pour nous, c’est une question de culture et
de bon service à la clientèle. Puisque nous sommes une entreprise
de services, nous visons toujours à améliorer la qualité de notre
service. Au cours des dernières années, nous avons remporté
plusieurs prix de Skytrax qui mentionnaient la qualité des services
offerts à nos clients et l’amélioration de nos produits.
The current legislation already imposes very extensive
requirements on Air Canada, especially compared with our
competitors. Our offices in 32 airports and over 170 flight routes
are currently subject to the act. In many cases, we go beyond what
is strictly legally required, because we believe it to be good
business practice, and our clients appreciate it. For example, on
all flights directly operated by Air Canada, there is always at least
one bilingual flight attendant on duty to assist our clients,
regardless of whether there is significant demand as per the act.
We are proud of what we have accomplished, and our employees
have worked very hard to make it happen.
La loi actuelle impose déjà des obligations très étendues,
surtout lorsque l’on compare ces obligations à celles imposées à
nos compétiteurs. Nos bureaux, situés dans 32 aéroports au
Canada, sont assujettis à la loi, et environ 170 trajets de vols le
sont également. Dans bien des cas, nous allons au-delà de nos
obligations strictement légales, parce que nous croyons qu’il s’agit
d’une bonne pratique d’affaires et que nos clients l’apprécient. Sur
tous les vols exploités directement par Air Canada, qu’il y ait
demande importante ou non au sens de la loi, il y a au moins un
agent de bord bilingue en service qui est disponible pour aider nos
clients. Nous sommes fiers de ce que nous réalisons, et nos
employés travaillent très fort pour y parvenir.
To give you an idea of scale, Air Canada directly operates
4,000 flights per week, flights with medium- and long-haul aircraft
on long routes or shorter, high-density routes like MontrealToronto. These aircraft have a capacity of 97 to 458 seats. In
addition, 47 per cent of our flight attendants and approximately
30 per cent of our airport agents are bilingual.
Pour vous donner un ordre de grandeur, nous exploitons
environ 4 000 vols par semaine avec des appareils moyens et longs
courriers sur des trajets plus longs ou plus courts, mais à haute
densité, comme Montréal-Toronto. Ces avions ont une capacité
de 97 à 458 sièges. En outre, 47 p. 100 de nos agents de bord et
environ 30 p. 100 de nos agents à l’aéroport sont bilingues.
13:22
Official Languages
8-6-2015
We also ensure compliance with the act from our regional
carrier partners, which operate flights under our name. They
operate flights with smaller aircraft under the name of Air Canada
Express; Jazz is the best known, but there are also Sky Regional,
EVAS Air and Air Georgian. About 40 per cent of flights operated
by Jazz are subject to the act, a total of over 2,000 flights per week.
Nearly 75 per cent of Jazz flight attendants are bilingual, and that
number is constantly growing. Keep in mind that Jazz is the result
of a merger of a number of different regional carriers that we
acquired, carriers that did not have the same obligations as we did.
In 2001, when these air carriers began providing service on behalf
of Air Canada, they didn’t have the capacity to provide bilingual
service. We invested resources and built that capacity over time.
Nous veillons également à ce que les transporteurs régionaux
qui exploitent des vols en notre nom se conforment à la loi. Ceuxci exploitent des vols avec de plus petits appareils sous la bannière
Air Canada Express, dont le plus connu est Jazz, mais il y a aussi
Sky Regional, EVAS Air et Air Georgian. Environ 40 p. 100 des
vols exploités par Jazz, ou plus de 2 000 vols par semaine, sont
assujettis à la loi. Près de 75 p. 100 des agents de bord de Jazz
sont bilingues, un chiffre qui est en constante progression. Il faut
se rappeler que Jazz est le fruit de la fusion de différents
transporteurs régionaux acquis par notre compagnie,
transporteurs qui n’avaient pas les mêmes obligations. En 2001,
au moment où ces transporteurs ont commencé à offrir des
services au nom d’Air Canada, ils n’avaient pas la capacité
d’offrir des services bilingues. Nous avons bâti cette capacité au fil
des ans en y investissant des ressources.
For Sky Regional flight attendants, the bilingualism rate is
around 90 per cent. This is a considerable challenge for our
regional carriers, since a number of their flights have only a single
flight attendant on board to provide service. Imposing
bilingualism on these routes often means closing off
employment opportunities for existing staff, even though the
recruitment of bilingual employees is being promoted.
Quant à Sky Regional, le taux de bilinguisme de ses agents de
bord est à environ 90 p. 100. Le défi est important pour nos
transporteurs régionaux, alors que dans plusieurs vols, il n’y a
qu’un seul agent de bord pour offrir le service. Le fait d’imposer le
bilinguisme sur ces trajets équivaut à retirer des occasions
d’emploi au personnel actuel, même si le recrutement de
personnel bilingue est favorisé.
We have a few preliminary comments on the bill. We note that
none of the airports to be automatically added are airports that
have lost bilingual status. If the intent is to prevent the erosion of
rights, this does not seem to us to be the solution. We also wonder
why airports are being automatically added for meeting certain
criteria that are unrelated to the demand, like being a provincial
capital. Our airport authority colleagues have also raised that
issue.
Nous avons quelques remarques préliminaires au sujet du
projet de loi. Nous remarquons qu’aucun des aéroports qui y ont
été automatiquement ajoutés n’aurait perdu son statut bilingue au
cours des dernières années. Si l’intention est de freiner l’érosion
des droits, nous ne sommes pas convaincus que cette solution est
la meilleure. Pourquoi ajouter automatiquement des aéroports
qui répondent à certains critères qui ne sont pas nécessairement
liés à la demande, comme le fait d’être situé dans une capitale
provinciale? Nos collègues des autorités aéroportuaires l’ont
également mentionné.
It is important to understand that, despite our recruitment and
second-language education efforts, finding bilingual staff is
difficult, and additional requirements could lead to a
reallocation of resources, which could be detrimental to
communities where the demand is actually significant. If, as the
bill seems to suggest, we include people capable of communicating
in an official language when assessing the demand, rather than
first language officially spoken, it is very possible that the number
of flights subject to the act will greatly increase and we will not
have enough resources available to assign bilingual staff to those
new flights. As a result, some flights where there is actually
significant demand would suffer, since we cannot dismiss
employees or make them bilingual overnight.
Malgré tous les efforts de recrutement que nous faisons et notre
travail d’enseignement de langue seconde, il est difficile de
recruter du personnel bilingue et l’ajout d’obligations peut se
traduire par une réaffectation des ressources au détriment des
services ou des communautés où la demande est importante. Si,
comme le projet de loi semble le suggérer, on inclut les gens
capables de communiquer dans une langue officielle pour évaluer
la demande au lieu de se fonder sur le critère actuel de première
langue officielle parlée, il se peut que le nombre de vols assujettis à
la loi augmente de façon significative sans que nous disposions
des ressources nécessaires pour affecter du personnel bilingue à
ces nouveaux vols. Ainsi, certains vols ayant véritablement une
demande significative en subiraient les conséquences, car il nous
serait impossible, du jour au lendemain, de rendre tous nos
employés bilingues automatiquement, ni de les congédier.
This leads us to a few observations. The current compliance
and audit system does not effectively ensure the quality and
availability of services provided by a business like Air Canada,
which, I might add, is one of the most bilingual businesses in
Canada, if not the most bilingual. Every year, we serve 38 million
Cela a mené à certaines observations. Le système actuel de
conformité et de vérification ne traduit pas toujours efficacement
la qualité et la disponibilité des services rendus par une entreprise
de services comme Air Canada qui, soit dit en passant, est l’une
des entreprises les plus bilingues au Canada, sinon la plus
8-6-2015
Langues officielles
13:23
passengers, each of whom has 5 or 6 points of contact, so it is not
surprising that we receive more complaints than a federal
institution that does not directly serve the public.
bilingue. Avec 38 millions de passagers par année, qui ont chacun
cinq ou six points de contact avec la compagnie, il n’est pas
surprenant que nous attirions davantage de plaintes qu’une
institution fédérale qui ne sert pas directement le public.
Our operations are complex, and the current compliance and
audit system does not take into account this complexity or the
quality of services rendered to the client. Overall, Air Canada
receives a relatively low number of complaints every year:
between 40 and 50 complaints out of 38 million passengers served.
Nos opérations sont complexes, et le système de conformité et
de vérification actuel ne tient pas compte de cette complexité ni de
la qualité des services rendus aux clients. Somme toute, le nombre
de plaintes annuelles déposées contre Air Canada est relativement
bas. On parle d’environ une quarantaine ou une cinquantaine de
plaintes sur les 38 millions de passagers que nous servons.
For example, we received a complaint that does not, in our
view, reflect service quality. A passenger arrived and requested
service in French. The bilingual agent was busy, and the passenger
waited 10 minutes, according to the complaint. The bilingual
agent went to the meeting, served the passenger, escorted the
passenger to security, where no CATSA officers spoke French,
and brought the passenger to the boarding gate. There were no
bilingual service agents at the airport authority to offer assistance
either. The result? Even though our employee went above and
beyond his job requirements, having accompanied and assisted
the passenger throughout the entire process, Air Canada received
blame for the event.
Voici un exemple de plainte qui, pour nous, ne reflète pas la
qualité du service. Un passager se présente et demande un service
en français; l’agent bilingue est occupé. Le passager attend
quelques minutes; 10 minutes selon la plainte. L’agent va à
sa rencontre, le sert, l’escorte à la sécurité où aucun agent
de l’ACSTA ne parlait français et l’amène à la porte
d’embarquement. Il n’y avait également pas d’agent bilingue de
l’autorité aéroportuaire pour l’aider. Le résultat est le suivant :
même si notre employé a surpassé les exigences liées à son emploi,
car il a accompagné le passager à toutes les étapes du processus,
Air Canada est blâmée pour l’événement.
In conclusion, we believe that the rules applicable to air travel
should be reviewed and applied uniformly to all airlines serving
Canadians. It is a question of choice for passengers and fairness
for carriers.
Finalement, nous croyons que les règles applicables en matière
de transports devraient être revues et appliquées uniformément à
l’ensemble des compagnies aériennes qui servent les Canadiens. Il
s’agit d’une question de choix pour les passagers et d’équité pour
les transporteurs.
The Chair: Thank you all very much for your presentations.
You kept your remarks very concise, and I applaud you. Starting
off the question and answer session will be Senator FortinDuplessis, the deputy chair of the committee, followed by Senator
Maltais.
La présidente : Merci beaucoup à vous tous pour vos
présentations. Vous avez été très concis dans vos commentaires
et je vous en félicite. La première question sera posée par la viceprésidente du comité, la sénatrice Fortin-Duplessis, suivie du
sénateur Maltais.
Senator Fortin-Duplessis: Thank you very much, Madam
Chair. Welcome to all of you.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Merci beaucoup, madame la
présidente. Soyez tous les bienvenus au comité.
My first question is for Mr. Rheault. As we speak, what
percentage of your workforce is able to provide service in both
official languages?
Ma première question s’adresse à M. Rheault. À l’heure
actuelle, dans quelle proportion vos employés peuvent-ils offrir
des services dans les deux langues officielles?
Mr. Rheault: As I mentioned in my presentation, it depends on
the type of employee. In the case of flight attendants, it hovers
between 47 per cent and 50 per cent. For airport agents, it’s
around 30 per cent, and for call centre employees, I don’t have
the figure with me, but I believe it’s approximately 50 per cent. It
depends on the type of position and the number of employees.
M. Rheault : Comme je l’ai indiqué dans ma présentation, cela
dépend du type d’employé. Dans le cas des agents de bord, cela
varie de 47 à 50 p. 100. Pour les agents d’aéroport, c’est autour de
30 p. 100, et pour les employés du centre d’appel, je n’ai pas les
statistiques avec moi, mais je crois qu’il s’agit d’environ 50 p. 100.
Cela dépend des types d’affectation et du nombre d’employés.
In terms of the number of bilingual employees, it’s important
to keep in mind that, in order to raise that number, we always
encourage the hiring of bilingual staff. In certain circumstances,
however, finding bilingual staff is challenging. It’s clear that,
when hiring, Air Canada gives priority to bilingual candidates.
Lorsqu’on regarde les statistiques du nombre d’employés
bilingues, il est important de garder à l’esprit que, pour
augmenter ce nombre, on favorise toujours l’embauche d’une
main-d’œuvre bilingue. Seulement, il arrive que dans certaines
circonstances il soit difficile de les recruter. Il est évident pour Air
Canada qu’un employé bilingue sera privilégié lors de l’embauche.
Louise-Hélène Sénécal, Assistant General Counsel, Air Canada:
I’d just like to interject, if I may. Our system is based on the point
of entry. No matter where the client is calling, they will be put in
Louise-Hélène Sénécal, conseillère juridique générale adjointe,
Air Canada : Si vous me le permettez, la façon dont notre système
fonctionne, c’est qu’il y a un point d’entrée. Quel que soit l’endroit
13:24
Official Languages
8-6-2015
contact with the first available French-speaking agent. So even
though there are more employees in Eastern Canada, those
employees also serve clients in Western Canada. The employee’s
location doesn’t matter. When calls come in, clients are served by
those agents.
où la personne appelle, elle sera dirigée au premier agent
francophone disponible. Donc, s’il y a davantage d’employés
dans l’Est du Canada, ils servent aussi bien les gens de l’Ouest du
Canada. L’endroit où la personne est située n’a pas d’importance.
Lorsque la personne appelle, le service est transféré à ces agentslà.
Mr. Rheault: We are currently hiring staff for our call centres,
and we hire more people in Saint-Jean, New Brunswick, and
Montreal because those areas have larger pools of available
bilingual staff.
M. Rheault : Nous embauchons présentement des gens dans
nos centres d’appel et nous embauchons davantage d’employés à
Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, et à Montréal, parce qu’il y a
un bassin de personnel bilingue accessible.
Senator Fortin-Duplessis: When you hire staff now, do you give
priority to people who are bilingual?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Lorsque vous engagez du
personnel maintenant, privilégiez-vous du personnel bilingue?
Mr. Rheault: Absolutely. All hiring committees take that
criterion into account. Preference is given to bilingual staff, as
that meets a demand and is in line with the services we want to
provide to clients. However, it is impossible to hire bilingual staff
in some circumstances. We often reach out to local communities
for help in recruiting bilingual staff. They are involved in our
recruitment process, so that, to an extent, we can hire as many
bilingual employees as possible. That is really a priority for us in
terms of customer service.
M. Rheault : Tout à fait. C’est un critère dont prennent compte
tous les comités d’embauche. Le personnel bilingue sera favorisé,
parce que cela répond à une demande et aux services que nous
voulons offrir aux clients. Seulement, dans certaines
circonstances, il est impossible d’engager du personnel bilingue.
Nous faisons souvent le lien avec les communautés locales pour
qu’elles nous aident à recruter du personnel bilingue. Elles sont
impliquées dans notre processus de recrutement de sorte que, dans
une certaine mesure, nous engagions le plus de personnel bilingue
possible. C’est vraiment une priorité pour nous au chapitre du
service à la clientèle.
Senator Fortin-Duplessis: My next question is for Ms. Sénécal.
Ms. Sénécal, could you tell us a bit more about the grey area
when it comes to the application of the Official Languages Act to
Air Canada subsidiaries? How can Jazz avoid having the same
official language obligations as Air Canada while keeping within
the spirit of the legislation?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Ma prochaine question s’adresse
à Mme Sénécal. Madame Sénécal, j’aimerais que vous nous
parliez un peu plus de la zone grise par rapport à
l’assujettissement des filiales d’Air Canada à la Loi sur les
langues officielles. Comment Jazz peut-elle éviter d’avoir les
mêmes obligations linguistiques qu’Air Canada tout en respectant
l’esprit de la loi?
Ms. Sénécal: First, Jazz is not subject to the act. Air Canada
has the obligation to ensure that the companies — be they
subsidiaries or not — that provide services on its behalf do so in
compliance with the Official Languages Act. So the obligation
falls on Air Canada. No direct obligation is currently imposed on
Jazz, Air Georgian, EVAS or Sky Regional. The obligation lies
with Air Canada, and through our commercial agreements, we
ensure that the parameters are set so that services are provided in
the language deemed necessary.
Mme Sénécal : Premièrement, Jazz n’est pas assujettie à la loi.
C’est Air Canada qui a l’obligation de veiller à ce que les
compagnies — filiales ou pas — qui rendent des services en son
nom le fassent en respectant la Loi sur les langues officielles.
Donc, l’obligation revient à Air Canada. Ainsi, il n’y a pas
d’obligation directe imposée actuellement à Jazz, à Air Georgian,
à EVAS ou à Sky Regional. L’obligation revient à Air Canada, et
dans le cadre de nos ententes commerciales, nous veillons à ce que
les paramètres soient mis en place de sorte que les services soient
offerts dans la langue jugée nécessaire.
Therefore, in addition to the so-called automatic flights, we
carry out surveys at appropriate times.
Donc, outre les vols qui sont dits automatiques, nous faisons
des sondages aux périodes pertinentes.
Mr. Rheault: Airport merchants are in the exact same
situation. In other words, the airport authority is responsible
for applying the legislation and must take into account its
obligation toward subcontractors and in terms of the various
services provided at the airport. But the airport authority has to
make sure that the legislation is applied. Similarly, Air Canada is
subject to the legislation, but it has an obligation to ensure that
the airlines that provide services on its behalf are enforcing the
provisions of the act.
M. Rheault : La situation est identique à celle des commerçants
dans les aéroports. C’est-à-dire que l’autorité aéroportuaire a la
responsabilité d’appliquer la loi et doit tenir compte de cette
obligation qui est prévue dans sa relation avec les sous-traitants et
les différents services offerts à l’aéroport; cependant, c’est
l’autorité aéroportuaire qui est tenue de veiller à ce que la loi
soit appliquée. De la même manière, Air Canada est assujettie à la
loi, mais elle a l’obligation de veiller à ce que les transporteurs qui
effectuent les services en son nom appliquent les dispositions de
la loi.
8-6-2015
Langues officielles
13:25
Ms. Sénécal: Mr. O’Rourke, from the National Airlines
Council of Canada, said that, under the Canadian Aviation
Regulations, the obligation applies to all airlines. Section 705.43
stipulates that all air operators have the obligation to provide
information and safety briefings in both official languages. So
Jazz is also under that obligation.
Mme Sénécal : M. O’Rourke, du Conseil national des lignes
aériennes du Canada, a précisé qu’en vertu du Règlement
canadien de l’aviation, l’obligation s’applique à toutes les
compagnies aériennes. Il s’agit de l’article 705.43 qui prévoit
que chaque exploitant aérien canadien a l’obligation de fournir les
renseignements et les annonces relativement à la sécurité aérienne
dans les deux langues officielles. Donc, Jazz a cette obligation
également.
Senator Fortin-Duplessis: At times, I have found it to be
lacking, and that is why I asked you the question.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Je trouvais que, quelquefois,
cela laissait à désirer, et c’est pour cette raison que je vous ai posé
la question.
Senator Maltais: My first question is for Mr. Gooch. Do you
have an idea of how many airports are owned entirely by
Transport Canada?
Le sénateur Maltais : Ma première question s’adresse à
M. Gooch. Avez-vous une idée du nombre d’aéroports qui
appartiennent entièrement à Transports Canada?
[English]
Mr. Gooch: I don’t know the exact number. You would have to
check with Transport Canada. I know they have been looking to
transfer some of them. They’re not members of our organization.
[Translation]
[Traduction]
M. Gooch : Je ne connais pas le nombre exact. Il faudrait se
renseigner auprès de Transports Canada. Je sais que l’on cherche
à se départir de certains d’entre eux. Ils ne sont pas membres de
notre organisation.
[Français]
Senator Maltais: In your brief, you said that the airports were
managed locally. We have that in Quebec. I come from northern
Quebec, where one of the airports is managed by Transport
Canada, and the others are managed by cities or regional
municipalities. That is not causing any problems anywhere.
Le sénateur Maltais : Dans votre mémoire, vous avez indiqué
que les aéroports étaient gérés localement. On le vit au Québec. Je
viens du Nord du Québec, dont l’un des aéroports est géré par
Transports Canada et les autres sont gérés par les villes ou les
municipalités régionales. Cela ne représente pas un problème nulle
part.
The only issue is that you have airports on the border between
Ontario and Quebec. Have you had any problems or complaints
concerning the language of signage at those airports? I am talking
about northern Quebec — for instance, Grande Rivière —
compared with Hearst, in northern Ontario.
Le seul point, c’est que vous avez des aéroports limitrophes
entre l’Ontario et le Québec. Avez-vous eu des problèmes ou des
plaintes concernant les langues d’affichage dans ces aéroports? Je
veux parler du Nord du Québec, de la Grande Rivière, par
exemple, par rapport à Hearst, dans le Nord de l’Ontario.
Mr. Gooch: I can speak only for our members. Among our
members are two airports in Quebec and a number of airports in
Ontario, but not really any of the smallest ones on the border.
M. Gooch : Je peux répondre seulement pour nos membres.
Nos membres comptent deux aéroports au Québec, plusieurs en
Ontario, mais pas nécessairement d’aéroports parmi les plus petits
à la frontière.
[English]
[Traduction]
We did a survey of our members. We have 48 members
throughout the country, mostly from the large airports, down to
airports the size of about Prince George or Sidney, Nova Scotia.
Nous avons mené une enquête auprès de nos membres. Nous
en comptons 48 au pays, surtout de grands aéroports, mais aussi
des plus petits de la taille de ceux de Prince George et de Sidney,
en Nouvelle-Écosse.
When we asked about complaints received, they all pretty
much indicated receiving fewer than five complaints related to
language. There is not an airport anywhere in the country in our
membership that has indicated they receive a significant number
of complaints.
Lorsque nous les avons interrogés au sujet des plaintes, la
quasi-totalité ont indiqué en avoir reçu moins de cinq concernant
les langues officielles. Aucun de nos aéroports membres dans les
différentes régions du pays n’a signalé un nombre significatif de
plaintes.
[Translation]
Senator Maltais: I am not asking you the question to be mean,
but the clientele in the northern parts of Quebec, Ontario and the
rest of Canada is 60 per cent to 65 per cent Aboriginal — First
[Français]
Le sénateur Maltais : Je vous pose la question, et ce n’est pas
méchant, mais la clientèle au Nord du Québec, de l’Ontario ou du
Canada est autochtone de 60 à 65 p. 100, soit les gens des
13:26
Official Languages
8-6-2015
Nations. Often, especially if they are older people — aged 50 and
over — they do not understand either French or English. They
only speak their own language, especially Inuit. That is less true
for younger people.
Premières Nations. Souvent, ces gens, surtout les personnes âgées,
c’est-à-dire les personnes qui ont 50 ans et plus, ne comprennent
ni le français ni l’anglais. Elles ne parlent que leur langue,
notamment l’inuit. C’est moins le cas chez les jeunes.
I come from northern Quebec, and that was a problem until the
arrival of Air Creebec, an Inuit airline that serves only northern
Quebec. Instructions and signage are in Cree on airplanes and at
the airport. Have you dealt with these kinds of problems at the
airports in the far north?
Je viens du Nord du Québec, et cela a posé problème jusqu’à
l’arrivée d’Air Creebec, une compagnie aérienne inuite qui dessert
uniquement le Nord du Québec. À l’intérieur des avions et de
l’aéroport, les indications sont données en cri. Avez-vous déjà fait
face à ce genre de problème dans les aéroports exploités dans le
Grand Nord?
[English]
[Traduction]
Mr. Gooch: I’m not familiar with issues specific to the North,
but, senator, I believe you’ve touched on an important point,
which is that our airports throughout the country serve a very
diverse range of passengers. We have travellers here in Canada
who speak languages other than our official languages. We have
travellers from all over the world who speak different languages
and a growing number of travellers with challenges associated
with an aging population.
M. Gooch : Je ne suis pas très au fait de la situation dans le
Nord, mais vous soulevez tout de même un élément important,
sénateur, en faisant ressortir la grande diversité des clientèles que
doivent desservir nos aéroports canadiens. Nous avons des
passagers qui ne parlent aucune de nos langues officielles. Nous
avons des voyageurs d’un peu partout dans le monde qui parlent
différentes langues et un nombre croissant de clients qui doivent
composer avec les difficultés associées au vieillissement.
I think the common theme that binds our airports together is a
commitment to a high level of customer service across all of the
needs of these passengers. It’s a diverse set of needs.
Je crois que tous nos aéroports partagent la même
détermination à offrir un service à la clientèle de grande qualité
qui répond à tous les besoins des voyageurs. Et ces besoins sont
extrêmement diversifiés.
[Translation]
Senator Maltais: My other question is for Mr. O’Rourke. You
mentioned four large companies, including Air Canada, that are
part of your council.
Mr. O’Rourke: Those are the four members of our council.
Senator Maltais: Are other companies, including charters,
members of your council?
[Français]
Le sénateur Maltais : Mon autre question s’adresse à
M. O’Rourke. Vous avez fait référence à quatre grandes
entreprises, y compris Air Canada, qui font partie de votre
conseil.
M. O’Rourke : Il s’agit des quatre membres de notre conseil.
Le sénateur Maltais : Les autres compagnies, dont les
affréteurs, font-elles partie de votre conseil?
Mr. O’Rourke: No.
M. O’Rourke : Non.
Senator Maltais: Sunwing is one example.
Le sénateur Maltais : Je vous donne l’exemple de Sunwing.
Mr. O’Rourke: Sunwing and Porter are part of another group,
the Air Transport Association of Canada. Five years ago, our
members decided to establish an association to better meet the
needs of major carriers. Our four members are Air Canada, Air
Transat, Jazz and WestJet.
M. O’Rourke : Sunwing et Porter font partie d’un autre
groupe, soit l’Association du transport aérien du Canada. Il y a
cinq ans, nos membres ont décidé de fonder une association pour
mieux répondre aux besoins des grands transporteurs. Nos quatre
membres sont Air Canada, Air Transat, Jazz et WestJet.
Senator Maltais: Did those four major carriers join forces in
order to provide a better service, or did the others simply establish
an association, without undermining them —
Le sénateur Maltais : La raison pour laquelle ces quatre grands
transporteurs se sont unis était-elle d’offrir un meilleur service, ou
les autres ont-ils simplement formé une association, sans les
discréditer...
Mr. O’Rourke: I was not in this position at the time, but as I
understand it, the four members of our council wanted to create
an association to better serve their interests.
M. O’Rourke : Je n’y étais pas à l’époque, mais d’après ce que
j’ai pu comprendre, les quatre membres de notre conseil
souhaitaient créer une association pour mieux répondre à leurs
intérêts.
Senator Maltais: I completely agree with you. Those four
carriers provide high-quality service in Canada. However, I do
not understand why the other companies are not part of your
Le sénateur Maltais : Je suis tout à fait d’accord avec vous. Ce
sont quatre transporteurs offrant un service de grande qualité au
Canada. Cependant, je ne comprends pas pourquoi les autres
8-6-2015
Langues officielles
13:27
council. All you have to do is use their services to understand
what I mean. If anyone is wondering — After using those
companies, you will come back to the four major carriers, as the
other companies do not provide the same level of service at all.
compagnies ne font pas partie de votre conseil. Vous n’avez qu’à
faire appel à leurs services et vous allez comprendre. S’il y a des
gens qui s’interrogent... Lorsque vous ferez appel à ces
compagnies, vous reviendrez aux quatre grands transporteurs,
car elles n’offrent pas du tout le même service.
Mr. Rheault, when you bought regional companies —
including Air Canada — across Canada, and not only in
Quebec, you had no official language obligation. The company
you acquired did not have an obligation to provide bilingual
services.
Monsieur Rheault, lorsque vous avez acheté des entreprises
régionales — dont Air Canada — dans l’ensemble du Canada, pas
seulement au Québec, vous n’aviez pas d’obligation linguistique.
La compagnie que vous avez acquise n’avait pas l’obligation
d’offrir des services bilingues.
Mr. Rheault: That obligation came later.
M. Rheault : Cette obligation s’est imposée plus tard.
Senator Maltais: But you did not have the obligation in the
beginning.
Le sénateur Maltais : Mais, au départ, vous n’aviez pas cette
obligation.
Ms. Sénécal: In August 2000, the act was amended to define a
clear obligation for Air Canada and its subsidiaries. At that time,
subsidiaries such as Air Nova and Air Alliance were not causing
any problems, but in the case of Air Ontario and Air BC — At the
time, we did not have a 100-per-cent ownership of those
companies, and they did not fit the definition of a subsidiary.
They eventually became wholly owned subsidiaries through the
merger with Canadian Regional Airlines — which had no
bilingualism requirement aside from the one set out in the
Canadian Aviation Regulations provision I cited — and their
regional company, which was practically unilingual English. We
merged with all the regional carriers, and that diluted our pool of
bilingual employees. We had to deal with that and provide
language and maintenance courses. French cannot be learned in a
few lessons; it has to be practiced. Our merger with Canadian
Regional Airlines diluted our pool.
Mme Sénécal : En août 2000, la loi a été modifiée de manière à
définir une obligation claire pour Air Canada et ses filiales. À
l’époque, les filiales telles qu’Air Nova et Air Alliance n’ont
jamais posé de problème, mais dans le cas d’Air Ontario et d’Air
BC... À l’époque, on ne les détenait pas à 100 p. 100 et elles ne
correspondaient pas à la définition des filiales. Éventuellement,
elles sont devenues des filiales à part entière, dans le cadre de la
fusion avec les Lignes aériennes Canadien Regional, qui n’avait
aucune obligation de bilinguisme à part celle qui est comprise
dans l’article du Règlement de l’aviation canadien que je vous ai
cité, et leur compagnie régionale qui était pratiquement unilingue
anglophone. Nous avons fusionné avec tous les transporteurs
régionaux, ce qui a permis de « diluer » notre bassin d’employés
bilingues. Nous avons dû composer avec cela et nous avons dû
offrir des cours de langue et des cours de maintien. On n’apprend
pas le français en suivant quelques leçons; il faut le pratiquer.
C’est la fusion avec les Lignes aériennes Canadien Regional qui a
eu pour effet de diluer notre bassin.
Senator Maltais: It is all integrated now.
Le sénateur Maltais : L’intégration de tout cela est terminée.
Ms. Sénécal: Exactly. It is all done.
Mme Sénécal : Exactement. Tout est terminé.
Senator Chaput: As you probably know, I am the sponsor of
Bill S-205. This is the third time the bill has been introduced in the
Senate. The second time, it was amended to reflect some concerns
that had been raised. That is why it is important to hold a public
debate on this issue today.
La sénatrice Chaput : Comme vous le savez sans doute, je suis
la marraine du projet de loi S-205. C’est la troisième fois que ce
projet de loi est déposé au Sénat. La deuxième fois, il avait été
modifié en raison de certaines préoccupations qui avaient été
soulevées. C’est la raison pour laquelle il est important de tenir
aujourd’hui un débat public sur cette question.
I want to thank you for being here, for your presentations and
for sharing your concerns with the honourable senators. You
have my sincerest thanks. The committee should know about any
impacts that could negatively affect your operations. It is people
like you who can provide our committee with that information.
Je tiens à vous remercier de votre présence, de votre exposé et
d’avoir fait part de vos préoccupations aux honorables sénateurs.
Je vous en remercie très sincèrement. S’il y avait un impact qui
pourrait être négatif pour vos opérations, le comité doit en être
mis au courant. Ce sont des personnes comme vous qui sont en
mesure de partager ces renseignements avec notre comité.
Madam Chair, my first question is for Mr. Gooch, from the
Canadian Airports Council, but Mr. O’Rourke may also want to
comment if this applies to his situation.
Madame la présidente, ma première question s’adresse à
M. Gooch, du Conseil des aéroports du Canada, mais il est
possible que M. O’Rourke veuille ajouter un commentaire à la
réponse si jamais cela s’applique à sa situation.
13:28
Official Languages
8-6-2015
I know very little about the Canadian Airports Council and the
National Airlines Council of Canada. I have learned that the
Canadian Airports Council represents 48 airports, 26 of which are
considered to be federal. Out of those 26 federal airports, 20 are
affected by Bill S-205. Of those 20 airports affected by Bill S-205,
16 are already designated bilingual. The legislation will not
change much in how those 16 airports operate, as they are already
designated bilingual and are subject to the Official Languages
Act. The remaining four non-designated federal airports will be
affected more strongly and directly by Bill S-205. They are:
Thunder Bay, Ontario; Charlottetown, Prince Edward Island;
London, Ontario; and Saint John, New Brunswick. Thank you
for appearing, as we want to know what the impacts will be.
Currently, four federal airports that are not designated bilingual
will be directly affected by Bill S-205.
Je connais très peu le Conseil des aéroports du Canada et le
Conseil national des lignes aériennes du Canada. J’ai appris que
le Conseil des aéroports du Canada est le porte-parole de
48 aéroports, dont 26 sont considérés comme des aéroports
fédéraux. Parmi ces 26 aéroports fédéraux, il y en a 20 qui sont
concernés par le projet de loi S-205. Parmi ces 20 aéroports qui sont
touchés par le projet de loi S-205, il y en a 16 qui sont déjà
désignés bilingues. Cela ne changera pas grand-chose dans le
fonctionnement de ces 16 aéroports, puisqu’ils sont déjà désignés
bilingues et assujettis à la Loi sur les langues officielles. Il reste
quatre aéroports fédéraux non désignés qui seront touchés plus
fortement et plus directement par le projet de loi S-205 : les
aéroports de Thunder Bay, en Ontario, de Charlottetown, à l’Îledu-Prince-Édouard, de London, en Ontario et de Saint-Jean, au
Nouveau-Brunswick. Je vous remercie de comparaître à titre de
témoins, parce que nous souhaitons savoir quels en seront les
impacts. À l’heure actuelle, ce sont quatre aéroports fédéraux qui ne
sont pas désignés bilingues et qui seront touchés directement par le
projet de loi S-205.
Mr. Gooch and Mr. O’Rourke, I would like to know whether
your councils have established a plan or guidelines concerning the
availability of services in Canada’s both official languages. Do
you have a plan or guidelines for those airports? Or are you
letting every airport or airline implement its own measures? Are
they independent? Do you provide them with some sort of a
guide?
Messieurs Gooch et O’Rourke, j’aimerais savoir si votre
conseil a mis en place un plan ou des directives concernant la
disponibilité des services dans les deux langues officielles du
Canada. Avez-vous un plan ou des directives pour ces aéroports?
Ou est-ce que vous laissez chaque aéroport ou ligne aérienne
prendre ses propres mesures? Sont-ils indépendants? Leur donnezvous un guide quelconque?
[English]
[Traduction]
Mr. Gooch: As a trade association, our role is to work on
behalf of our members in representing common views and
consensus positions with the federal government, so we don’t
have the other direction of that relationship. We don’t tell our
members how they should behave. They tell us how to represent
their interests going forward.
M. Gooch : En tant qu’association commerciale, notre rôle
consiste à travailler au nom de nos membres afin de défendre leurs
points de vue communs et leurs positions, établies par consensus,
auprès du gouvernement fédéral, ce qui fait que nous ne nous
occupons pas de cet autre aspect de la relation. Nous ne dictons
pas le comportement de nos membres. Ce sont nos membres qui
nous indiquent comment nous devons défendre leurs intérêts.
As I said, this has not been an issue that has been identified as a
challenge for the airports that we have in our membership, and so
it hasn’t been an area we’ve been involved in for the last several
years.
Comme je l’ai dit, ce n’est pas un problème qui a été qualifié de
défi pour les aéroports que nous représentons, et ce n’est pas un
domaine dans lequel nous avons travaillé au cours des dernières
années.
[Translation]
Senator Chaput: Is this something you have already discussed
with your members? Has the issue of services in both official
languages been discussed?
[English]
Mr. Gooch: It has, but in preparing for this presentation, I
realized there isn’t anybody at the organization today who was
around when it was discussed last. There was some work on this
in 2009. There were some moves within government departments
to clarify the language requirements on airports, and there was
some back and forth between government and our membership at
that time. I wasn’t involved in that level of work, so I’m not privy
to what that entailed.
[Français]
La sénatrice Chaput : Est-ce un sujet dont vous avez déjà
discuté avec vos membres? La question des services offerts dans
les deux langues officielles a-t-elle déjà fait l’objet de discussions?
[Traduction]
M. Gooch : Oui, mais en préparant mon mémoire, je me suis
rendu compte qu’il n’y a personne dans notre organisation
aujourd’hui qui y était à l’époque où on en a parlé la dernière
fois. On a travaillé là-dessus en 2009. Certains ministères ont
fait quelques démarches afin de clarifier les exigences linguistiques
visant les aéroports, et il y a eu des échanges entre le
gouvernement et nos membres à l’époque. Je n’ai pas participé
à ces travaux, et j’ignore donc ce qui s’est passé.
8-6-2015
Langues officielles
[Translation]
13:29
[Français]
Senator Chaput: Each airport or airline implements its own
measures.
La sénatrice Chaput : Chaque aéroport ou ligne aérienne prend
ses propres mesures.
Mr. O’Rourke: As a trade association, we do not meddle in our
members’ operations.
M. O’Rourke : En tant qu’association corporative, on ne se
mêle pas des opérations de nos membres.
Senator Chaput: I understand.
La sénatrice Chaput : Je comprends.
Mr. O’Rourke: As to your first point, I would like everyone to
be a bit more aware of what our council does, and we are working
on it.
M. O’Rourke : Quant à votre premier point, j’aimerais que
tout le monde soit un peu plus au courant de ce que fait notre
conseil, et nous y travaillons.
Your third question was whether we have held discussions
within the council, right?
Votre troisième question était à savoir si on en avait déjà parlé
au sein du conseil?
Senator Chaput: Yes.
La sénatrice Chaput : Oui.
Mr. O’Rourke: Yes, but again, those discussions have been
very limited. I would not say that there is a grey area there, but
the issue has more to do with customer service. Therefore, as an
association, we do not often get involved in the matter.
M. O’Rourke : Oui, mais, encore une fois, très peu. Je ne dirais
pas qu’il y a une zone grise, mais la question touche plutôt le
service à la clientèle. Par conséquent, en tant qu’association, on ne
s’implique pas souvent dans ce domaine.
Senator Chaput: Do you collaborate or maintain relations with
the Department of Transportation?
La sénatrice Chaput : Collaborez-vous ou entretenez-vous des
liens avec le ministère des Transports?
Mr. O’Rourke: Absolutely; we cooperate very well.
Senator Chaput: And do you cooperate with the Department of
Transport?
[English]
Mr. Gooch, do you have means of collaboration?
[Translation]
M. O’Rourke : Absolument. Nous avons une très bonne
collaboration.
La sénatrice Chaput : Quant à vous, collaborez-vous avec le
ministère des Transports?
[Traduction]
Monsieur Gooch, avez-vous les moyens de collaborer?
[Français]
Mr. Gooch: Absolutely. We work very well with Transport
Canada.
M. Gooch : Absolument. Nous travaillons très bien avec
Transports Canada.
Senator Chaput: Do you discuss the offer of services in both
languages? Does that cooperation include guidelines and
suggestions, or is that not discussed because it is another issue?
La sénatrice Chaput : Est-il question des services offerts dans
les deux langues officielles? Cette collaboration inclut-elle des
directives et des suggestions, ou est-ce qu’on n’en parle pas, parce
qu’il s’agit d’un autre dossier?
Mr. O’Rourke: We have very specific regulation that applies to
air carriers. It is regulation that has been cited on a few occasions
and which comes from Transport Canada. I will not tell you that
we discuss it every day, but that regulation exists.
M. O’Rourke : Nous avons un règlement très spécifique qui
s’applique aux transporteurs aériens. C’est un règlement que l’on
a cité à quelques reprises et qui provient de Transports Canada. Je
ne vous dirais pas qu’on en parle tous les jours, mais ce règlement
existe.
Senator Chaput: Madam Chair, may I ask another question?
The Chair: Yes, of course.
La sénatrice Chaput : Madame la présidente, puis-je poser une
autre question?
La présidente : Oui, bien sûr.
Senator Chaput: I would also like to speak again during the
second round.
La sénatrice Chaput : J’aimerais également revenir au deuxième
tour.
My question is addressed to the Regina Airport Authority. In
my reading this week I learned that your airport has just been
designated bilingual and that you did not have that designation
Ma question s’adresse à l’Administration de l’aéroport de
Regina. J’ai appris, ce week-end, en faisant ma lecture, que votre
aéroport vient tout juste d’être désigné bilingue, et que vous
13:30
Official Languages
last year. My notes were different. However I saw on the website
that you are now designated bilingual. Is that the case?
[English]
8-6-2015
n’aviez pas la désignation bilingue l’année dernière. Mes notes
étaient différentes. Toutefois, j’ai constaté sur le site web que vous
avez désormais la désignation bilingue. Est-ce le cas?
[Traduction]
Mr. Graham: First of all, let me say, honourable senator, that I
have been in this position as president and CEO of the airport for
eight weeks. I’m going to give you the best answer I can under the
circumstances.
M. Graham : Tout d’abord, madame la sénatrice, je dois vous
dire que je suis président et chef de la direction de l’aéroport
depuis huit semaines. Je vais vous fournir la meilleure réponse
possible compte tenu des circonstances.
It’s my understanding, and has been, that when our passenger
load crossed the million-person mark back in around 2008, we
began to operate to the rules set out.
D’après ce que j’ai compris, c’était vers 2008 que le nombre de
nouveaux passagers a dépassé le seuil d’un million de personnes et
que nous avons commencé à nous conformer aux règles établies.
Some of those rules in any airport take some time to transition
to. Universal signage has been very helpful, especially in a new
culturally diversified southern Saskatchewan economy, where we
have lists of many languages that we cater to and monitor who,
within our airport, speaks those languages. We can serve more
than a dozen languages, should the question come up, and ensure
that the services that are provided are good for them.
Certaines des règles imposées aux aéroports nécessitent une
période de transition. La signalisation universelle a été très utile,
surtout dans la nouvelle économie diversifiée sur le plan culturel
du sud de la Saskatchewan, et nous disposons d’une liste de
nombreuses langues dont nous tenons compte dans nos aéroports
et pour lesquelles nous prévoyons des interlocuteurs. Nous
pouvons offrir des services dans plus d’une douzaine de langues,
si le besoin se fait ressentir, et sommes en mesure de nous assurer
que les services sont suffisants.
With regard to the Official Languages Act, as it’s written, we
have been very active to ensure our signage for issues of safety,
security and the well-being of our travelling public for many more
than just the past year or two. I would say, as a frequent traveller
through that airport for the last 10-plus years, I’ve seen a
transition that has happened over the last 5 years of considerable
might and intent.
En ce qui concerne la version actuelle de la Loi sur les langues
officielles, nous travaillons depuis beaucoup plus d’un an ou deux
sur notre signalisation en matière de sécurité, de sûreté et de bienêtre de nos passagers. En tant que passager qui utilise
fréquemment cet aéroport depuis plus de 10 ans, j’ai observé
une transition impressionnante au cours des cinq dernières
années, à la fois sur le plan de la capacité et de la volonté.
I don’t know exactly when we were classified as such, but we
have been preparing and responding in a way that serves the
passengers in both official languages for some years.
Je ne sais pas quand exactement nous avons reçu la
désignation, mais nous nous préparons et nous réagissons de
façon à servir les passagers dans les deux langues officielles depuis
quelques années déjà.
[Translation]
[Français]
Senator Chaput: I appreciate what you have just said and the
fact that you have only been in your position for a brief time.
What are you going to do differently now that you have the
official bilingual designation? In doing a little research, one learns
that in 2013-14 the Commissioner of Official Languages received
complaints about your airport, which did not have the bilingual
designation at the time. Complaints were filed about the website
according to which translations were being done by Google
Translate, and thus the quality left a lot to be desired. Complaints
also mentioned screens, ads and displays. Certain complaints were
filed in this regard with the commissioner.
La sénatrice Chaput : J’apprécie ce que vous venez de me dire et
le fait que vous ne soyez en poste que depuis tout récemment.
Qu’allez-vous faire de différent, maintenant que vous avez la
désignation bilingue officielle? En faisant un peu de recherche, on
apprend que le Commissariat aux langues officielles, en 20132014, recevait des plaintes à l’égard de votre aéroport, qui n’avait
pas la désignation bilingue à l’époque. Des plaintes ont été reçues
au sujet du site web, selon lesquelles les traductions se faisaient
par l’entremise de Google Translate et que la qualité laissait
fortement à désirer. Il était question aussi des écrans, des
annonces et de l’affichage. Certaines plaintes ont été déposées, à
cet égard, auprès du commissaire.
Perhaps this is not the right time to ask you since you have just
taken up your position, but I would like to know if you intend to
develop an action plan so that the Regina Airport will really meet
their requirements of the Official Languages Act. Do you intend
to prepare an action plan?
Le moment est peut-être opportun pour vous poser la question,
étant donné que vous venez d’entrer en fonction. J’aimerais savoir
si vous avez l’intention de développer un plan d’action, justement
pour vous pencher sur ce que vous avez à faire pour que
l’aéroport de Regina réponde réellement aux exigences de la Loi
sur les langues officielles. Avez-vous l’intention de développer un
plan d’action à cet égard?
8-6-2015
Langues officielles
[English]
13:31
[Traduction]
Mr. Graham: Thank you for the question, Senator Chaput. I
can say that since I walked into the job, it became apparent to me
in the first couple of weeks that there were a couple of complaints
that needed quick action. It was my view that we needed to ensure
that we address them swiftly. I instructed our team to do so, and I
guess it was late last week and the week prior, I was in discussions
with the Office of the Commissioner of Official Languages,
indicating the specifics of our action plan with regard to those
complaints to ensure that everything was done to their complete
satisfaction and reported that, in the next couple of weeks, the
minor signage complaints will be corrected. Everything is in place.
The translations have been confirmed, are correct.
M. Graham : Je vous remercie pour votre question, madame
Chaput. Je peux vous dire qu’il m’est devenu apparent, au cours
de mes premières semaines dans le poste, qu’il y avait un certain
nombre de plaintes auxquelles nous devions réagir rapidement.
J’en étais convaincu. J’ai donné les ordres nécessaires à notre
équipe, et c’était à la fin de la semaine dernière et pendant la
semaine précédente que je participais à des discussions avec le
Bureau du commissaire des langues officielles pour indiquer les
dispositions prises dans notre plan d’action en ce qui concerne ces
plaintes, afin de nous assurer que tout donnait entière satisfaction
et pour confirmer que les plaintes mineures concernant la
signalisation seraient corrigées au cours des prochaines
semaines. Tout est en place. Les traductions ont été vérifiées,
elles sont correctes.
The bigger task of transferring from Google Translate, I’ve got
four sons that are in French immersion, and one that lives in
Montreal has assured me that there is a better way.
La plus grande tâche consiste à nous éloigner de Google
Traduction. J’ai quatre fils inscrits dans une école d’immersion, et
celui qui habite à Montréal m’a indiqué qu’il y a une meilleure
façon de faire.
Come November 15, we have committed to have completed a
fully bilingual website for all matters of safety, security and wellbeing of our public, all matters in that regard. That will be
complete, and the office is, as I understand, satisfied with that.
Nous nous sommes engagés à avoir un site web entièrement
bilingue d’ici le 15 novembre en ce qui concerne toutes les
questions de sécurité, de sûreté et de bien-être du public. Nous
aurons terminé d’ici ce temps-là, et d’après ce que je comprends, le
bureau en est satisfait.
[Translation]
[Français]
Senator Chaput: Sir, I would not only like to thank you but
also to congratulate you. You have only been there for eight
weeks and not eight months. I thank you and I congratulate you.
La sénatrice Chaput : Monsieur, j’aimerais non seulement vous
remercier, mais aussi vous féliciter. Il n’y a pas huit mois, mais
seulement huit semaines que vous êtes là. Je vous remercie, et je
vous félicite.
If I had one suggestion to make to you it would be to take the
time to meet with the Fransaskois associations that represent the
francophones and francophiles of Saskatchewan, to sit down with
them and discuss their concerns. I think that like me they would
be astounded to see what you have already done since you have
taken up your position. Thank you very much.
Si j’avais une suggestion à vous faire, ce serait de prendre le
temps de rencontrer les associations fransaskoises qui
représentent les francophones et les francophiles de la
Saskatchewan, de vous asseoir avec elles et de discuter de leurs
préoccupations. Je crois qu’elles seraient, comme moi,
émerveillées de voir ce que vous avez déjà fait depuis que vous
êtes en poste. Merci beaucoup.
Senator McIntyre: I thank all of you for being here today. I
would like to draw your attention to a sword of Damocles that is
hanging over all of your heads, and that is Commissioner Fraser.
As you know, over the past few months this Senate committee has
heard many witnesses, including the Commissioner of Official
Languages, in the course of its study of Bill S-205. In his
testimony Commissioner Fraser seemed very concerned by the
airport authorities and their linguistic obligations under the
Official Languages Act.
Le sénateur McIntyre : Je vous remercie tous d’être présents, ici
aujourd’hui. J’aimerais porter à votre attention un fantôme qui
plane au-dessus de vos têtes, et c’est le commissaire Fraser.
Comme vous le savez, au cours des derniers mois, ce comité
sénatorial a entendu plusieurs témoins, y compris le commissaire
aux langues officielles, dans le cadre de son étude du projet de
loi S-205. Durant son témoignage, le commissaire Fraser semblait
très préoccupé par les administrations aéroportuaires et leurs
obligations linguistiques en vertu de la Loi sur les langues
officielles.
That said, in his 2009-10 report the commissioner said the
following, and I quote:
Cela dit, dans son rapport annuel de 2009-2010, le commissaire
a reconnu ce qui suit, et je cite :
Airport authorities do not all understand, interpret or
discharge their linguistic obligations in the same way.
Les administrations aéroportuaires ne comprennent pas,
n’interprètent pas et ne remplissent pas leurs obligations
linguistiques de la même façon.
13:32
Official Languages
The commissioner also said:
8-6-2015
Toujours selon le commissaire, et je cite :
. . . governance issues cause almost all the airport
authorities to give the provisions of the Official Languages
Act a more limited scope than the Canadian government did
when it was managing Canada’s major airports prior to the
1990s.
[...] presque toutes les autorités aéroportuaires donnent aux
dispositions de la Loi sur les langues officielles un champ
d’application plus limité que le faisait le gouvernement
fédéral lorsqu’il gérait lui-même les grands aéroports du
pays avant les années 1990.
The commissioner feels that respect for the principle of official
language equality declined when the airports were given over to
the management of the airport authorities in the early 1990s. And
may I add that year after year, airport authorities are the subject
of many complaints submitted to Commissioner Fraser.
Le respect du principe de statut d’égalité des langues officielles
aurait été, selon lui, amoindri lors des cessions d’aéroports qui ont
eu lieu au début des années 1990. J’ajouterais, d’ailleurs, que,
année après année, les administrations aéroportuaires font l’objet
de plusieurs plaintes auprès du commissaire Fraser.
I would like to hear your comments. Mr. Rheault, let’s begin
with you.
J’aimerais avoir vos commentaires à ce sujet. Monsieur
Rheault, commençons par vous.
Mr. Rheault: I would direct the question to Mr. Gooch,
because the comment concerned airport authorities and not Air
Canada, which is not an airport authority. I would simply
mention that, in the course of the study that was done in 2008-09,
Air Canada obtained the best result when compared to airport
authorities or other federal agencies providing services in airports
under federal jurisdiction.
M. Rheault : Je dirigerais la question à M. Gooch, parce que le
commentaire visait les administrations aéroportuaires et non Air
Canada, qui n’est pas une administration aéroportuaire.
J’aimerais seulement mentionner que, dans le cadre de l’étude
qui avait été faite en 2008-2009, la compagnie Air Canada avait
obtenu le meilleur résultat lorsqu’on la comparait aux autorités
aéroportuaires ou aux autres agences fédérales qui rendaient des
services dans les aéroports de compétence fédérale.
[English]
Mr. Gooch: I’ll respond. Mr. Fraser is entitled to his opinions.
Our members are responsive to the passengers that fly through
their facilities. Based on the feedback we’re receiving from the
travelling public, our members are not under the impression that
there’s an issue with language services in the airports today.
Airports are constantly looking at ways to improve their customer
service overall, including to passengers with a diverse set of
language needs. We have travellers travelling through our airport
from all the over the world, and there are many demands for
language services in languages other than the dominant language
of the community they’re in.
[Translation]
[Traduction]
M. Gooch : Je vais répondre. Monsieur Fraser a bien droit à
son opinion. Nos membres tiennent compte des passagers qui
utilisent leurs installations. Selon les commentaires reçus des
voyageurs, nos membres n’ont pas l’impression qu’il y a un
problème avec les services linguistiques offerts dans les aéroports
aujourd’hui. Les aéroports cherchent constamment des façons
d’améliorer leurs services à la clientèle dans l’ensemble, y compris
aux passagers ayant des besoins linguistiques particuliers. Nous
avons des passagers qui parviennent de partout au monde, et il y a
de nombreux besoins de services dans des langues autres que la
langue principale de la collectivité.
[Français]
Senator McIntyre: According to the commissioner, what is
really worrisome is that not only do the airport authorities not
understand, but they do not interpret nor discharge their
linguistic responsibilities in the same way. In other words, some
meet them a certain way, whereas others fulfil them in another
way.
Le sénateur McIntyre : Selon le commissaire, ce qui est
vraiment inquiétant, c’est que les administrations aéroportuaires
non seulement ne comprennent pas, mais elles n’interprètent pas
et ne remplissent pas leurs responsabilités linguistiques de la
même façon. Autrement dit, certaines les remplissent d’une
certaine façon, alors que d’autres les remplissent d’une autre
façon.
I must say that that is quite worrying, especially when one
hears the Official Languages Commissioner testify to such things
before our committee. If I understood correctly, you are telling us
that since the release of his annual report for 2009-10, there have
been a lot of improvements in that regard, is that correct?
Je dois dire que c’est assez inquiétant, surtout lorsqu’on entend
le commissaire aux langues officielles témoigner de telles choses
devant nous. Si j’ai bien compris, vous êtes en train de nous dire
que, depuis la publication de son rapport annuel de 2009-2010, il y
a eu beaucoup d’améliorations à ce chapitre, c’est exact?
[English]
Mr. Gooch: I’m suggesting that perhaps our members do not
share Mr. Fraser’s opinion. It’s not surprising to me that our
members would respond to their passengers in different ways
[Traduction]
M. Gooch : Je laisse entendre qu’il est possible que nos
membres ne soient pas du même avis que M. Fraser. Je ne suis
aucunement surpris que nos membres réagissent aux besoins de
8-6-2015
Langues officielles
13:33
throughout the country. We live in a very large country. There are
many communities implicated by these proposed changes that do
not have much of a population in the other official language. The
feedback we’ve received, even from some of the larger
communities that do have significant bilingual populations, is
that even sourcing staff in these communities can be a challenge.
leurs passagers de différentes façons au pays. Notre pays est très
grand. De nombreuses collectivités qui n’ont pas beaucoup
d’interlocuteurs de l’autre langue officielle sont touchées par les
changements proposés. Les commentaires que nous avons reçus,
même de certaines des plus grandes collectivités qui ont des
populations bilingues non négligeables, indiquent que le
recrutement du personnel, même dans ces centres, peut poser
problème.
Our members are locally managed. Our airports are locally
managed, and they do the best in their ability to serve their
community in the manner appropriate.
Nos membres assurent leur gestion à l’échelle locale. Les
aéroports sont gérés à l’échelle locale, et ils font de leur mieux
pour servir la collectivité de la meilleure façon.
[Translation]
The Chair: Would someone like to add a comment to Senator
McIntyre’s question?
[English]
[Français]
La présidente : Quelqu’un voudrait-il ajouter un commentaire à
la question du sénateur McIntyre?
[Traduction]
Ms. Pasher: I wanted to note that if you take just the diversity
across the country, for example, if you were to take an airport like
St. John’s in Newfoundland and Labrador, which serves about
over a million passengers a year, they don’t have a big Frenchspeaking population. It is a challenge to find people to work at,
let’s say, the restaurant or Tim Hortons and be bilingual. It’s also
a challenge for cab companies, where a lot of them would speak
Polish. It is a concern. I guess it is a challenge across the country
to have the same level of service when your population doesn’t
have the same language.
Mme Pasher : Il faut tenir compte de la diversité qui
caractérise notre pays. Si l’on prend, par exemple, un aéroport
comme celui de St. John’s à Terre-Neuve-et-Labrador, qui
accueille plus d’un million de passagers annuellement, on
constate qu’il n’y a pas une grande population francophone.
C’est tout un défi que de trouver des gens bilingues pour travailler
au restaurant ou au Tim Hortons. C’est également un défi pour
les compagnies de taxi, dont les chauffeurs parlent polonais. C’est
une préoccupation. C’est un défi à l’échelle nationale que d’offrir
des services linguistiques lorsque la population locale ne parle pas
la langue.
Senator McIntyre: But certainly finding bilingual employees
should not be a major problem, as far as I’m concerned. There are
a lot of bilingual people in this country.
Le sénateur McIntyre : Mais le recrutement d’employés
bilingues ne devrait pas constituer un grand problème, à mon
avis. Il y a énormément de gens bilingues dans notre pays.
Ms. Pasher: Yes. It’s a challenge, and it would be a challenge in
Newfoundland and Labrador — it’s actually a challenge to find
workers in general to work at some of these entry-level, front-line
service jobs in customer service. It’s an added challenge to find
those who are bilingual.
Mme Pasher : Certes. Mais c’est un défi, et ce serait un défi à
Terre-Neuve-et-Labrador. C’est déjà difficile de trouver des gens
pour les postes du secteur tertiaire de première ligne qui servent
les clients. C’est un défi de plus de trouver des employés bilingues.
I don’t know if anyone else shares that thought.
[Translation]
Je ne sais pas si quelqu’un d’autre est du même avis.
[Français]
Mr. Rheault: As to Ms. Pasher’s point, that is indeed a
challenge in certain markets to find bilingual staff. It is a
challenge that the airports and airline companies share. We
always prefer to hire bilingual people, but in some markets, we
note that it is very difficult. Sometimes we are unable to find
bilingual employees. And so, because we have to provide service,
we hire bilingual employees.
M. Rheault : Quant au point de Mme Pasher, c’est
effectivement un défi, dans certains marchés, de trouver de la
main-d’œuvre bilingue. C’est un défi qui est partagé par les
aéroports et les compagnies aériennes. On privilégie toujours
l’embauche de personnel bilingue, mais dans certains marchés, on
le voit, c’est très difficile. Parfois, on n’est pas capable de trouver
des employés bilingues. Alors, comme il faut donner le service, on
embauche des employés bilingues.
Ms. Sénécal: Moreover, Mr. Fraser emphasized this problem
before us when he testified. In certain regions, it is difficult to
find bilingual personnel. That is also the case for the entire
government apparatus which also has the obligation of providing
services in both official languages. Moreover, in the case of airline
companies, for onboard personnel, there are often some physical
Mme Sénécal : D’ailleurs, M. Fraser a souligné devant vous ce
problème lors de son témoignage. Il y a la difficulté, dans
certaines régions, de trouver du personnel bilingue. C’est aussi le
cas pour tout appareil gouvernemental qui a l’obligation
également de fournir des services dans les deux langues
officielles. De plus, dans le cas des compagnies aériennes, pour
13:34
Official Languages
8-6-2015
requirements. Ms. Pasher was talking about the entry posts.
There are physical requirements for airline stewards such as
having excellent vision. You also have to be willing to work on
variable schedules and adopt the lifestyle that the job comes with
and this does not suit everyone.
le personnel à bord, il y a souvent des exigences physiques.
Mme Pasher parlait des postes d’entrée. Il y a des exigences
physiques pour les agents de bord, comme l’acuité visuelle. Il faut
aussi être prêt à travailler selon des horaires variables et adopter le
style de vie qu’impose cet emploi, ce qui n’est pas approprié pour
tout le monde.
Senator McIntyre: In listening to your testimony, it seems to
me that you all work in an individual way. Does it ever happen
that you also work in a collective fashion?
Le sénateur McIntyre : En écoutant votre témoignage, il me
semble que vous travaillez de façon individuelle. Vous arrive-t-il
de travailler de façon collective aussi?
Ms. Sénécal: Yes.
Mme Sénécal : Oui.
Senator McIntyre: In order to improve the situation regarding
official languages and airport authorities.
Le sénateur McIntyre : Pour améliorer la question des langues
officielles et des administrations aéroportuaires.
Ms. Sénécal: The obligations are imposed individually to each
federal institution under the law. The Treasury Board provides us
with certain instructions. In fact, it is the main architect when it
comes to the law, in reality. With regard to airport authorities, we
work with them on occasion when there are common services or
spaces involved, because for each airport, there is an Air Carrier’s
Council who can participate in some aspects and discuss certain
points, but each entity remains an individual entity.
Mme Sénécal : Les obligations sont imposées de façon
individuelle à chaque institution fédérale selon la loi. C’est le
Conseil du Trésor qui voit à nous donner certaines instructions. Il
est le maître d’œuvre de la loi, en réalité. En ce qui a trait aux
autorités aéroportuaires, nous travaillons avec elles à l’occasion
lorsqu’il y a des espaces ou des services communs, parce que pour
chaque aéroport, il y a un conseiller pour les usagers, un Air
Carrier’s Council qui peut participer à certains aspects et discuter
de certains points, mais chaque entité demeure individuelle.
Mr. Rheault: I would like to add that in each airport where we
operate, we cooperate with airport authority to ensure better
client service. Whether it is a client of the airline company or of
the airport, it is the same client. And so we try to give the best
possible service. Of course there are users’ councils that are set up
to examine all of that. Since there are a lot of common service
spaces, these topics are raised and solutions are discussed and put
in place in cooperation with all of the stakeholders.
M. Rheault : J’aimerais ajouter qu’il est évident que dans
chaque aéroport où on opère, on collabore avec l’autorité
aéroportuaire pour assurer un meilleur service à la clientèle.
Que ce soit un client de la compagnie aérienne ou de l’aéroport,
c’est le même client. Donc, on essaie de donner le meilleur service
possible. Évidemment, il y a des comités d’usagers qui sont mis
sur pied pour examiner tout cela. Comme il y a beaucoup
d’espaces de services communs, ces sujets sont apportés et les
solutions sont discutées et mises en place en collaboration avec
tous les intervenants.
Ms. Sénécal: A concrete example of this are the
announcements that are made. Each carrier does not have a
microphone at the desk to make announcements. This goes
through the airport authority. We work with the authority to
make the announcements on the public address system. The
airport authority also controls the flight display boards. We
ensure jointly with the authority that that is done in both
languages when demand is significant.
Mme Sénécal : Les annonces qui sont faites en sont un exemple
concret. Ce n’est pas chaque transporteur qui a son microphone
au comptoir pour faire les annonces. Cela passe par l’autorité
aéroportuaire. Nous travaillons donc avec l’autorité pour faire les
annonces sur le système public. C’est également l’autorité
aéroportuaire qui contrôle l’affichage du statut des vols. Nous
nous assurons conjointement avec l’autorité que c’est fait dans les
deux langues lorsque la demande est importante.
Mr. Rheault: Often, in airports, the registration desks are
shared by all of the airline companies and so obviously there is
cooperative work with the airport authority concerning the
placement of the kiosk and its content.
M. Rheault : Souvent, dans les aéroports, les kiosques
d’enregistrement sont conjoints à toutes les compagnies
aériennes, donc, évidemment, il y a un travail qui est fait en
collaboration avec l’autorité aéroportuaire en ce qui concerne la
disposition du kiosque et de son contenu.
Senator Poirier: I thank all of you for being here tonight. All of
this is very interesting.
La sénatrice Poirier : Merci à vous tous d’être ici ce soir. Tout
cela est très intéressant.
[English]
I’m from New Brunswick. As in New Brunswick, you have a
responsibility to offer services in both official languages. As in
New Brunswick, that does not mean that all employees need to be
bilingual. It means that the service has to be there. If I hear you
[Traduction]
Je viens du Nouveau-Brunswick. Au Nouveau-Brunswick, il
faut offrir des services dans les deux langues officielles. Cela ne
veut pas dire pour autant que tous les employés doivent être
bilingues. Cela veut dire que le service doit être offert. Si je vous ai
8-6-2015
Langues officielles
13:35
right, you are already offering, you’re telling us, that bilingual
service to answer to the needs of your clients that are out there,
and some of you have even mentioned with very few complaints.
bien compris, vous offrez déjà des services bilingues afin de
répondre aux besoins de vos clients, et certains d’entre vous ont
même indiqué que vous avez reçu très peu de plaintes.
Some of the concerns that I’ve heard that you’re talking about
on Bill S-205 are the financial burden, not knowing what would
be the cost of implementing some of these, and also one of the
major ones we’re hearing is the availability of the bilingual
manpower that you would need to be able to answer to that need.
En ce qui concerne le projet de loi S-205, vous avez évoqué des
préoccupations quant au fardeau financier, car on ignore quel
serait le coût de certaines des mesures exigées, et vous vous
inquiétiez également de la disponibilité d’employés bilingues dont
vous auriez besoin.
Those are some of the concerns that I’ve heard that you have
mentioned in regard to Bill S-205.
Voilà certaines des préoccupations que je vous ai entendu
exprimer à l’égard du projet de loi S-205.
Do you see any strong points in Bill S-205 that could help you?
If there are any changes that you would see that you could
recommend to Bill S-205 that would answer your needs better,
what would they be? My question is open to anyone who would
like to answer.
Voyez-vous des avantages dans le projet de loi S-205 qui
pourraient vous aider? Avez-vous des amendements à
recommander afin que le projet de loi S-205 réponde mieux à
vos besoins? Ma question est destinée à qui voudra y répondre.
Mr. Gooch: If I may, senator, one of the challenges we’ve
identified in looking through Bill S-205 is this characterization of
equal quality. When I hear ‘‘equal quality,’’ I think of a standard
that, in my mind, would be almost impossible to meet anywhere
in the country in any type of organization. There are very few
individuals who master both languages very well, and equality of
service, without some clarification on what that means, sounds
like a difficult standard to meet. I think the further you go away
from a bilingual population, the harder it would be.
M. Gooch : Sénateur, l’un des défis que nous avons repérés
dans le cadre du projet de loi S-205, c’est la caractérisation de la
qualité égale. Lorsque j’entends « qualité égale », je pense à une
norme qui, à mon avis, serait presque impossible à respecter
n’importe où au pays, quelle que soit l’organisation. Il existe très
peu de gens qui maîtrisent les deux langues, et la qualité égale
du service, sans fournir de clarification quant à son sens, donne
l’impression d’être une norme qui serait très difficile à respecter.
Je crois que plus on s’éloigne d’une collectivité ayant une
population bilingue, plus ce sera difficile.
As we said in our notes, in terms of the definition of equal
quality and some of the other areas, we have a lot of unanswered
questions. Perhaps there could be some clarification about what is
meant in that area.
Comme nous avons indiqué dans notre mémoire, la définition
de « qualité égale » et d’autres termes suscite bon nombre de
questions. On pourrait peut-être clarifier ce que l’on veut dire.
Mr. O’Rourke: We also share the uncertainty of what that
could mean. What our position boils down to is that in our
airlines, customer service is a high priority. It makes sense from a
business perspective to offer services in the language that the
customer wants. The concern with this bill is that the objective is
fantastic, but, to justify the resources, we would just like that
there be a real, measurable need.
M. O’Rourke : Nous avons également cette même incertitude
quant au sens. Notre position, c’est que le service à la clientèle est
une grande priorité pour nos compagnies aériennes. Du point de
vue commercial, il est tout à fait logique d’offrir des services dans
la langue qu’exige le client. Notre préoccupation vis-à-vis du
projet de loi, c’est que bien que l’objectif soit louable, il faudrait y
avoir un besoin réel et quantifiable pour justifier les ressources
exigées.
You asked what we like about the bill. I’m not sure. What we
don’t like is the fact that it changes the criteria. I don’t want to say
‘‘arbitrarily,’’ but I can’t think of a better word. It’s that
additional airports that will be added without the comfort that
airlines and airports need to say, ‘‘Yes, this makes sense. We’re on
board completely with this.’’
Vous nous avez demandé ce que nous aimions par rapport au
projet de loi. Je ne suis pas sûr. Nous n’aimons pas le fait qu’il
modifie les critères. Je ne veux pas utiliser le mot « arbitraire »,
mais c’est le seul qui me vient à l’esprit. Un plus grand nombre
d’aéroports seront ajoutés à la liste, sans que les compagnies
aériennes et les aéroports jouissent des conditions nécessaires
pour être en mesure de dire : « Oui, c’est tout à fait sensé. Nous
sommes entièrement d’accord. »
Ms. Pasher: I’d like to follow up on that as well. I really think
that when we look at airports and when we classify them based on
passenger traffic, it’s really helpful to show the need. We’re
talking about Charlottetown and Prince Edward Island and Saint
John, which have 300,000 passengers a year, in comparison to
some of these airports with over 1 million. It’s a massive
difference.
Mme Pasher : J’aimerais répondre également. Je crois que
lorsqu’on examine les aéroports et on en fait une classification
selon le volume de passagers, il est très utile de démontrer le
besoin. Nous parlons ici des aéroports de Charlottetown,
dans l’Île-du-Prince-Édouard, et de Saint John, qui accueillent
300 000 passagers par an, comparativement à d’autres aéroports
qui en accueillent plus d’un million. La différence est énorme.
13:36
Official Languages
8-6-2015
I’d just like you to understand that our airports really struggle
financially. When you talked about there being 20 affected of the
26 NAS airports, and we’re really only talking about four more,
our industry looks at airports and our NAS airports and says if
you reach 500,000 passenger traffic threshold annually, you’re
getting to a level where you can be self-sufficient. Financially, you
can afford your own infrastructure, borrow the money and make
things work. When you’re under the 500,000-passenger mark, it is
a significant challenge. Our airport association recognizes that
there’s a difference between an airport that’s under the 500,000passenger mark and one above the 500,000-passenger mark. I
think that comes to services and resources and what you can
afford. Whether you’re operating an airport in Charlottetown or,
let’s say Moncton, which is double the size, you still have the same
bricks and mortar. You still have to deliver the same safety
management system and security management system and all
hosts of regulations. I think we need to recognize that our smaller
National Airports System airports have significant constraints in
financial resources, and it needs to be considered.
Vous devez comprendre que nos aéroports éprouvent de grandes
difficultés financières. Vous avez indiqué que 20 aéroports sur les
26 du Réseau national des aéroports seraient concernés, ce qui ne
fait que 4 aéroports de plus. Il faut savoir cependant que notre
industrie, lorsqu’elle examine les aéroports et ceux du RNA, dit
que si le volume annuel est de 500 000 passagers, on arrive à un
niveau d’autosuffisance. Il devient alors possible de payer son
infrastructure, d’emprunter de l’argent et de faire tourner les
installations. En deçà du seuil de 500 000 passagers, c’est un défi de
taille. Notre association des aéroports reconnaît la différence entre
un aéroport qui se situe en dessous du seuil de 500 000 passagers et
celui qui dépasse les 500 000 passagers. Cela a une incidence sur les
services et les ressources que l’on peut offrir. Que l’on exploite un
aéroport à Charlottetown ou à Moncton, qui est deux fois plus
grand, les installations physiques demeurent les mêmes. Il faut
gérer le même système de gestion de la sécurité et de sûreté et
respecter toute la réglementation. Je crois que nous devons
reconnaître que nos petits aéroports qui font partie du Réseau
national des aéroports sont confrontés à des contraintes
financières considérables, et il faut en tenir compte.
Mr. Gooch: One additional point for follow-up: There has been
discussion about it only affecting a very limited number of
airports. I’m not an attorney, and we haven’t had a proper legal
scrub, but we have had some concerns that this actually applied to
more than just four airports, in particular, the reference to an
equal quality. There is some concern that a new standard would
be set that would impact more than just the individual airports
you’ve named. That is a concern of ours as well. It is reassuring to
hear that the intent is perhaps just to expand the scope of an
existing level of standard to additional airports, but that was not
our initial reading of this proposed legislation.
M. Gooch : Il faudrait faire le suivi d’un point supplémentaire :
on a parlé du fait que ces mesures ne concernent qu’un tout petit
nombre d’aéroports. Je ne suis pas juriste, et nous n’avons pas
encore demandé d’avis juridique, mais nous avons des
préoccupations du fait que ces mesures pourraient s’appliquer à
plus de quatre aéroports, notamment la référence à la qualité
égale. On craint qu’une nouvelle norme soit établie qui viserait
plus d’aéroports que les quelques-uns que vous venez de
mentionner. Nous en sommes préoccupés également. C’est
rassurant de vous entendre dire que l’intention est peut-être de
seulement accroître la portée d’une norme existante pour qu’elle
vise quelques aéroports de plus, mais lorsque nous avons lu le
projet de loi, ce n’était pas notre impression.
Mr. Graham: In the same tone as Mr. Gooch has just shared,
the Regina International Airport and the Regina Airport
Authority is already a federal reporting institution under the
Official Languages Act. My comments earlier were touching on
the system that is in place can work. It can meet the needs of our
travelling public well. If you look at the complaints we have
received, as I spoke to earlier, we are addressing them and are
committed to addressing them swiftly. I think it just makes the
system work all that much better. With new technologies and
everything from cafeteria menus where displays now can be
changed at a moment’s notice, I think technology is aiding and
assisting the airports to do a very good job.
M. Graham : Pour donner suite à ce que vient de dire
M. Gooch, l’aéroport international de Regina et l’Autorité de
l’aéroport de Regina sont déjà des établissements assujettis à la
Loi sur les langues officielles. Plus tôt, j’ai indiqué que le système
existant peut fonctionner. Il peut répondre aux besoins des
voyageurs. Si l’on examine les plaintes que nous avons reçues,
comme je l’ai dit plus tôt, nous réagissons et nous nous sommes
engagés à régler les problèmes rapidement. Je crois que le système
fonctionne beaucoup mieux ainsi. Grâce aux nouvelles
technologies, même les afficheurs des cartes de cafétéria peuvent
être modifiés en un clin d’œil. Je crois que la technologie aide les
aéroports à bien s’acquitter de leurs responsabilités.
But as Ms. Pasher pointed out, there are some smaller airports
and there are some larger airports, and there are some in between.
I’d classify Regina as somewhere in between. Notwithstanding
what Ms. Pasher shared, smaller airports’ access to money to
address some of these changes is difficult. We in a medium-sized
airport share a similar concern. We have to effectively tax our
Mais comme l’a souligné Mme Pasher, il y a de petits
aéroports, des grands et encore des moyens. Je dirais que
Regina est un aéroport de taille moyenne. Malgré ce que vous a
dit Mme Pasher, il faut savoir qu’il est difficile pour les aéroports
de petite taille de trouver les fonds nécessaires pour apporter les
changements. Nous sommes un aéroport de taille moyenne et
8-6-2015
Langues officielles
13:37
passengers for airport improvement fees, and every cost that we
have, which we carefully consider, is one we have to pass on.
nous avons la même préoccupation. Nous devons imposer des
frais d’amélioration aéroportuaire à nos passagers, et chaque
dépense engagée, qui fait l’objet d’un examen, doit être transférée
aux passagers.
In the context of the question the senator has posed, I would
say that we do have an Official Languages Act and regulation.
When applied well, it is effective. As I spoke to earlier, my
concerns for a reporting federal institution, as we are, are under
proposed subsections 23.1(1) and 23.1(2).
Dans le contexte de la question posée par le sénateur, je vous
dirais que nous avons une Loi sur les langues officielles,
accompagnée d’un règlement. Lorsque cette loi est appliquée de
façon intelligente, elle est efficace. Comme je l’ai indiqué plus
tôt, mes préoccupations dans le cas des établissements soumis à
une loi fédérale comme nous découlent des paragraphes 23.1(1)
et 23.1(2) proposés.
I think there are ways to garner input on how successful you
are. We have already determined, I might add, Senator Chaput,
who the six or seven local francophone associations are. I can’t
understand all of their websites, but we’re going to get to the
bottom of it and make sure we have contact and feedback in our
airport on what we’re doing.
Il y a diverses façons d’évaluer une réussite. Sénatrice Chaput,
nous avons déjà repéré les six ou sept associations francophones
locales concernées. Je ne comprends pas tout le contenu de leurs
sites web, mais nous allons faire une enquête et nous assurer de les
contacter et d’obtenir leurs commentaires sur ce que nous faisons
dans notre aéroport.
Again, I think those are things that that we can do at our
airport to have a very positive experience. I look forward to few
concerns being raised at all. Presently there have been very few.
Là encore, je crois que ce sont des choses que nous pouvons
faire dans notre aéroport pour assurer une expérience très
positive. Je ne crois pas que nous recevrons beaucoup de
plaintes. Jusqu’à maintenant, il y en a eu très peu.
Senator Poirier: This question is for Mr. Graham in Regina. I
know you have gone through a transition to be bilingual, and I
also realize you have been there for only eight weeks, so maybe
you wouldn’t have all the answers. I thought I would take a
chance and ask.
La sénatrice Poirier : Ma question s’adresse à M. Graham de
Regina. Je sais que votre aéroport est passé par une période de
transition pour devenir un aéroport bilingue, et je sais également
que vous occupez votre poste depuis huit semaines seulement,
donc il se peut que vous ne soyez pas en mesure de répondre. Je
pose ma question néanmoins.
I was curious, because we did talk about financial cost and
different things, if you could share with us the cost of the
transition to becoming a bilingual airport.
J’aimerais savoir, parce que nous avons parlé du coût et
d’autres facteurs, si vous pourriez nous indiquer le coût de la
transition pour un aéroport afin de devenir bilingue.
Mr. Graham: I’m afraid I don’t have the number at my
disposal at this point.
M. Graham : Je regrette, je n’ai pas de chiffre à vous fournir en
ce moment.
Senator Poirier: Is that something you could supply to the clerk
and the committee?
La sénatrice Poirier : Est-ce quelque chose que vous pourriez
transmettre au greffier et au comité?
Mr. Graham: Yes, I certainly could. I might add that
unilingual signage has been important to us, too, because of the
increased cultural diversity in southern Saskatchewan. There were
a great many drivers for the changes we undertook.
M. Graham : Oui, bien sûr. J’ajouterais que nous nous sommes
penchés également sur la signalisation unilingue, compte tenu de
la plus grande diversité culturelle dans le sud de la Saskatchewan.
Il y a eu de nombreux facteurs qui ont motivé les changements
apportés.
I would be happy to find that number and provide it to you.
Je me ferais un plaisir de vous trouver ce chiffre et de vous le
transmettre.
Senator Jaffer: Thank you for your presentations. I apologize I
wasn’t here earlier, but I commit to you that I will read your
presentations. I was in another committee.
La sénatrice Jaffer : Je vous remercie pour vos exposés. Je
regrette de ne pas être arrivée plus tôt, mais je vous assure que je
lirai vos mémoires. Je devais assister à la réunion d’un autre
comité.
I’m going to come to this in a very different way, and I want
you to take it the way I’m saying it and not think that I’m being
rude. That’s not my nature.
Je vais aborder la question d’une façon très différente, de façon
très directe, sans vouloir être impolie. Ce n’est pas dans ma
nature.
13:38
Official Languages
8-6-2015
When I listen to you, I see you are very service-oriented, and I
laud you for that, but if you could turn this around and say that
we as a committee, what should Canada look like? Who are we?
We are a country with the First Peoples, and we have two
languages. How do we reflect that?
Lorsque je vous écoute, je constate que vous avez le service à
cœur, et je vous en félicite, mais je vous demande de penser à notre
comité, qui se pose la question à quoi devrait ressembler le
Canada. Qui sommes-nous? Nous sommes un pays avec des
Premières Nations et nous avons deux langues. Comment en tenir
compte?
I come from B.C. It’s easy for us from B.C. to say that we don’t
need French because it’s Chinese and Punjabi. I could hear
someone saying we should look at the cultural diversity.
Je suis de la Colombie-Britannique. C’est facile en ColombieBritannique de dire que nous n’avons pas besoin du français, que
ce sont le chinois et le pendjabi les langues importantes.
Quelqu’un pourrait dire que nous devons tenir compte de la
diversité culturelle.
I’m asking you, as leaders in your field and where you are, to
come to this committee and say, ‘‘Look, our goals are the same.
We want to serve customers. You want to serve customers. We
want to serve Canada.’’ How could we make it possible to come
and say at Charlottetown, ‘‘We can’t do all this, but we could
start by having this’’?
Je vous demande, chefs de file dans votre domaine et titulaires
de vos postes, de dire à notre comité : « Écoutez, nos objectifs
sont les mêmes. Nous voulons servir nos clients. Vous voulez
servir vos clients. Nous voulons servir le Canada. » Comment
réaliser cet objectif et dire à l’aéroport de Charlottetown : « Nous
ne pouvons pas faire ceci, mais nous pourrions commencer par
cela? »
For me, what’s really important is that we continue to portray
our bilingual nature. I say to people that even though I come from
B.C., there are huge lineups for French immersion. There are
French immigrants coming to B.C. There is another growing
group of people who are speaking French, so we can’t just look at
people who were born with French.
Pour moi, ce qui importe, c’est que nous continuions à afficher
notre nature bilingue. Je dis aux gens que je suis de la ColombieBritannique et qu’il y a de longues listes d’attente pour les écoles
d’immersion française. Des immigrants français viennent en
Colombie-Britannique. Il y a tout un autre groupe grandissant
qui parle français, et nous ne pouvons pas nous en tenir à la
population francophone locale.
For us, when Commissioner Fraser speaks, it’s really
important. It’s not just another opinion. It’s the opinion of the
Commissioner of Official Languages as to what the officiallanguage picture should look like.
Les propos du commissaire Fraser sont très importants pour
nous. Ce n’est pas juste un autre avis. C’est l’avis du commissaire
aux langues officielles quant à ce que devrait être la politique en
matière des langues officielles.
I’m going on for a few minutes, but what I’m saying to you is
as someone who has had the privilege to come to this country. I’ve
been here for 40 years. I hear the arguments always being made
that we don’t have enough money. We have to do this. We have to
do that.
J’ai beaucoup parlé, mais je vous dis que moi, immigrante qui
suis au Canada depuis 40 ans, j’entends constamment l’argument
selon lequel nous n’avons pas suffisamment d’argent et il y a
d’autres priorités.
Our job is to see what Canada could look like and to ensure
that our bilingual nature is reflected in the next 100 years.
Notre travail consiste à voir ce à quoi le Canada pourrait
ressembler et à nous assurer que notre nature bilingue perdurera
pendant les 100 prochaines années.
I ask each of you to think outside the box and say what could
your service or your airport do to make sure that our bilingual
nature stays.
Je vous demande, à chacun d’entre vous, de sortir des sentiers
battus et de dire ce que pourrait faire votre service ou aéroport
afin de conserver notre nature bilingue.
I can start with you, Mr. Rheault.
Monsieur Rheault, je commencerai par vous.
Mr. Rheault: It’s a very good question. I would answer that
you have to look at all the commitments we can make. For
instance, at Air Canada, we commit a lot of resources to training
employees, to implement that culture of bilingualism. Each new
employee receives training in both official languages. We have the
online module that was developed, and each employee has to look
at that.
M. Rheault : C’est une excellente question. Je vous répondrai
que nous devons tenir compte de tous nos engagements. À Air
Canada, par exemple, nous affectons beaucoup de ressources à la
formation des employés afin d’inculquer cette culture du
bilinguisme. Chaque nouvel employé reçoit sa formation dans
les deux langues officielles. Nous avons conçu un module en ligne
et chaque employé doit suivre cette formation.
I understand that we should make efforts to implement
bilingual culture and offer services to best serve our clients, but
we also have to keep in mind that sometimes we face limited
Je comprends que nous devrions nous efforcer d’inculquer la
culture bilingue et d’offrir les services qui conviennent le mieux à
nos clients, mais nous devons également nous rappeler que
8-6-2015
Langues officielles
13:39
resources. It’s not a question of willingness or dedication or
commitment from the airline and maybe the airport; it’s that you
cannot find the number of employees to provide the services.
parfois, les ressources sont limitées. Ce n’est pas une question de
volonté, de dévouement ou d’engagement de la part de la ligne
aérienne ou peut-être de l’aéroport; c’est qu’on n’arrive pas à
trouver les employés nécessaires afin d’offrir ces services.
Yes, we make efforts to recruit, but sometimes it’s not there. I
think the best thing we can do is keep working hard on training
the employees, fighting for bilingual resources, but we need to
keep in mind that in certain communities, it’s very tough to
recruit bilingual employees.
Oui, nous nous efforçons de recruter, mais parfois ce n’est pas
possible. Je crois que la meilleure chose que nous puissions faire,
c’est de continuer à miser sur la formation des employés, à
rechercher les ressources bilingues, mais nous devons nous
rappeler que dans certaines collectivités, il est très difficile de
trouver des gens bilingues.
You mentioned the cost issue on this. This has to be taken into
account as well for us and our partners, because at the end of the
day, we are also competing to offer services, and we live in the free
market where we have competitors. As a company, we have to
keep that in mind. That’s another factor that we always have to
look at.
Vous avez mentionné le facteur coût. Il faut en tenir compte, et
cela s’applique à nous autant qu’à nos partenaires, parce qu’au
final, nous nous concurrençons pour offrir des services, et nous
évoluons dans un marché libre où il y a de la concurrence. Une
société doit en tenir compte. C’est un autre facteur pertinent.
Mr. O’Rourke: I will be quite candid. When you bring up the
issue of costs, it can be tricky sometimes because it is a very
important objective. The reality is that it is a factor, but again, it’s
limited resources that come into play.
M. O’Rourke : Je serai franc. Lorsqu’on soulève la question
des coûts, c’est parfois délicat, car c’est un objectif très important.
Le fait est que c’est un facteur, mais encore une fois, ce sont les
ressources limitées qui entrent en jeu.
I’m sure all the airlines of our association would love to have
bilingual services everywhere. It’s not feasible. I can tell you that
customer service is the highest priority, and if that is what it
would take to give them a competitive advantage, they would
move mountains for that. Besides all the laws that you can pass,
there is an inherent incentive from airlines and airports to offer
the best service possible. If that means bilingual services, it will
happen organically, hopefully.
Je suis sûr que toutes les lignes aériennes de notre association
aimeraient beaucoup offrir des services bilingues partout. Or, ce
n’est pas possible. Je peux vous dire que la priorité, c’est le service
à la clientèle, et si c’est ce qu’il faudrait pour qu’elles aient un
avantage concurrentiel, elles déplaceraient des montagnes pour
cela. Sans compter toutes les lois que vous pouvez adopter, les
lignes aériennes et les aéroports ont un intérêt particulier d’offrir
le meilleur service possible. Si cela signifie qu’il faut offrir des
services bilingues, il est à espérer que cela se matérialisera.
Mr. Gooch: Thank you for the question. I’m going to nod to
some comments that my colleague from Regina made. I think in
the future, technology will help us a lot. Google Translate may
have its limitations today, but I think we’re going to a place where
technology will take care of that better than it does today.
M. Gooch : Je vous remercie de la question. J’appuie certaines
observations de mon collègue de Regina. Je crois que la
technologie finira par nous être très utile à cet égard. Google
Traduction comporte peut-être des limites pour l’instant, mais je
crois que nous nous dirigeons vers une situation où un jour, la
technologie sera plus performante qu’elle l’est actuellement sur ce
plan.
Certainly our members are always looking for new tools,
particularly tools that help them deliver superior service to their
passengers, but there is a balance there in terms of which needs do
you respond to. We try and respond to all of the needs of all of
our passengers.
Les membres de notre association cherchent constamment de
nouveaux outils, en particulier des outils qui les aident à offrir des
services supérieurs à leurs passagers, mais il y a un équilibre à
maintenir quant aux besoins auxquels il faut répondre. Nous
essayons, et nous répondons aux besoins de tous nos passagers.
I think we have a bright future ahead of us, because I think
technology is going to help us a lot.
Je crois que nous avons un bel avenir devant nous, car à mon
avis, la technologie nous aidera beaucoup.
Ms. Sénécal: There is a saying: What is the quickest way to
Beijing? Well, don’t start here.
Mme Sénécal : Comme le dit l’expression, quelle est la façon la
plus rapide de se rendre à Beijing? Eh bien, ne commencez pas ici.
We’re in the transportation business, and we’re having trouble
recruiting bilingual people. Increasing our obligation won’t
generate more bilingual people. The start should be at the
education level. If you have more of those immersion schools and
if you have more of the infrastructure for health services, which
are basic services, there will be more francophone bilingual
Nous sommes dans le secteur des transports, et nous avons de
la difficulté à recruter des gens bilingues. Renforcer notre
obligation n’augmentera pas le nombre de personnes bilingues.
Cela doit passer tout d’abord par le domaine de l’éducation. Si
l’on augmente le nombre de programmes d’immersion et
d’infrastructures de services de santé, qui sont des services de
13:40
Official Languages
8-6-2015
personnel and it will be easier for us to recruit. But asking us here
in the middle of the chain to find a solution is quite difficult
because it starts at the other end.
base, le nombre d’employés bilingues francophones augmentera et
ce sera plus facile pour nous sur le plan des embauches. Or, il est
difficile pour nous, qui sommes au milieu de la chaîne, de trouver
une solution, car tout commence au début de la chaîne.
Senator Jaffer: I may have said it that way and I didn’t mean
to. I’m a businesswoman, so I understand the issue of costs. Day
and night, I know what costs are all about. So I’m not trying to
belittle the cost issue, but I just wanted to say we have different
leadership roles.
La sénatrice Jaffer : Je l’ai peut-être dit de cette façon, mais ce
n’était pas là mon intention. Je suis une femme d’affaires et je
connais très bien la question des coûts. Je sais toujours de quoi on
parle quand il s’agit des coûts, mais je voulais seulement dire que
nos rôles de chef de file sont différents.
Mr. Gooch, you said something amazing. I use the Air Canada
app all the time to get the times and to get information. And part
of that, for example with Charlottetown, if you can’t have a
person, you can have the technology. There is a kiosk you could
go to and get all the information in French.
Monsieur Gooch, vous avez dit quelque chose
d’extraordinaire. J’utilise tout le temps l’application d’Air
Canada pour voir les heures et obtenir l’information. Par
exemple, à Charlottetown, s’il n’y a pas de personne-ressource,
il y a la technologie. Une borne fournit tous les renseignements en
français.
I would like to give you some homework, something you can
send back to us. We can’t do this because of costs, but we do have
the same goals as you wherein we care about our country and we
want to reflect its bilingual nature and fabric. This is what we can
do now.
J’aimerais vous donner des devoirs à faire, que vous pourrez
nous envoyer par la suite. Nous ne pouvons pas faire cela à cause
des coûts, mais nous avons les mêmes buts : notre pays nous tient
à cœur et nous voulons mettre en évidence son caractère bilingue.
Voici ce que nous pouvons faire maintenant.
I know the sponsor really well and she’s not averse to changing
the bill. The goal of all of us sitting around the table is to keep our
country bilingual.
Je connais très bien la marraine du projet de loi et elle ne
s’oppose pas à ce que des changements y soient apportés.
L’objectif de tous les membres du comité est de faire en sorte
que notre pays demeure bilingue.
Ms. Pasher: It’s an important goal. I just wanted to follow up
on that.
Mme Pasher : C’est un objectif important. Je voulais ajouter
quelque chose à cet égard.
In terms of service at our airport in Charlottetown, we have a
visitor information centre, and it’s a beautiful, state-of-the-art
centre that our province operates. It’s only operated on a
seasonal basis because about 50 per cent of our traffic is
tourists, and we do have bilingual staff. When it isn’t staffed,
there is a 1-800 number people can call and get tourism
information.
Concernant les services offerts à l’aéroport de Charlottetown, il
y a un centre d’information, et il s’agit d’un beau centre
ultramoderne que notre province gère. Il est ouvert sur une base
saisonnière seulement, car environ 50 p. 100 des passagers sont
des touristes, et nous avons du personnel bilingue. Lorsqu’il n’y a
pas de personnel au centre d’information, les gens peuvent
composer un numéro 1-800 pour obtenir des renseignements
touristiques.
While not all of our commissionaires speak French, we have a
few who do, so we can always provide some level of service in
French. I don’t want you to leave here today thinking that
because we are a small airport of 300,000 passengers we don’t
have any service in French. We do, and we try our best to service
the needs of — whether it’s visitors coming from Quebec or the
Magdalen Islands, we offer that service, and we’re very proud of
that.
Nos commissionnaires ne parlent peut-être pas tous français,
mais certains le parlent, et nous pouvons toujours assurer un
certain niveau de service en français. Je ne veux pas qu’à la fin de
la séance d’aujourd’hui, vous ayez l’impression que parce que
notre aéroport n’est pas grand et qu’il n’accueille que 300 000
passagers, nous n’offrons pas de services en français. Nous en
offrons, et nous faisons tout notre possible pour répondre aux
besoins des visiteurs — qu’ils viennent du Québec ou des îles de la
Madeleine —; nous leur fournissons ce service et nous en sommes
très fiers.
Senator Jaffer: Just so you know, I really like Charlottetown.
My son goes to learn the bagpipes in Charlottetown, so I know
the airport very well. I have tested it, and there are people there
who speak French. I just wanted you to see that there are different
ways we can provide the solution.
La sénatrice Jaffer : Je veux seulement que vous sachiez que
j’aime beaucoup Charlottetown. Mon fils y apprend à jouer de la
cornemuse, et je connais donc très bien l’aéroport. J’ai fait des
tests et il y a des gens là-bas qui parlent français. Je voulais
seulement que vous voyiez qu’il y a différentes façons d’apporter
la solution.
8-6-2015
Langues officielles
13:41
Mr. Graham: If I may just add, I know some discussions on
costs have come up. Costs of conversion change with, as
Mr. Gooch mentioned, new technologies. New technology is an
enabler, and cost can be a real deterrent to progressing in some
ways, but at the right time. It doesn’t necessarily cost us a whole
lot more to add some French on a sign, as a small example. The
printing costs, in my experience, haven’t gone up considerably,
but if you’re going in to do some kind of wholesale change to
perfectly good — and I’ll use the example of signage again — it
can be an enormous cost to any institution, including airports.
M. Graham : Si vous me le permettez, j’aimerais ajouter
quelque chose. Je sais qu’on a soulevé la question des coûts.
Les coûts de conversion changent en fonction des nouvelles
technologies, comme l’a mentionné M. Gooch. Les nouvelles
technologies aident en ce sens — et les coûts peuvent vraiment
avoir un effet dissuasif et nous empêcher de progresser de
certaines façons —, mais au bon moment. Par exemple,
ajouter une version française sur un panneau n’entraîne pas
nécessairement une hausse importante de nos coûts. D’après mon
expérience, les coûts d’impression n’ont pas augmenté
considérablement, mais si l’on décide de changer complètement
quelque chose qui est très bon — et je me sers encore de l’exemple
de la signalisation —, cela peut représenter un coût énorme pour
n’importe quel établissement, y compris les aéroports.
I just point out that with my age came a little bit of patience
that I didn’t have in my twenties and thirties. I have learned that
that patience can be a good thing. It can enable us — I know in
our airport’s case — to make some changes that are in the context
of the future as we believe it should exist, a bilingual country,
without costing us a great deal more. If those changes need to be
made anyway, do it right.
Je veux seulement dire que je suis maintenant plus patient que
lorsque j’étais dans la vingtaine ou dans la trentaine. J’ai appris
qu’il est bon d’être patient. Nous pouvons alors — dans le cas de
notre aéroport — faire des changements en fonction de ce que
devrait être l’avenir selon nous, soit avoir un pays toujours
bilingue, sans faire augmenter énormément nos coûts. Si ces
changements doivent être apportés de toute façon, procédons de
la bonne manière.
My point is that cost can be a deterrent at times if you’re trying
to wholesale change something that doesn’t need to be fixed
immediately. I use that word cautiously, but in cases where you
need to make a change, there are ways to do it and to do it
efficiently.
Ce que je veux dire, c’est que les coûts peuvent avoir un effet
dissuasif parfois si l’on tente de changer complètement quelque
chose qu’il n’est pas nécessaire de changer immédiatement. Je le
dis sous toute réserve, mais dans les cas où il faut apporter un
changement, il existe des façons de le faire, et ce, de façon efficace.
The Chair: Before we go to the second round, I would like to
ask Mr. O’Rourke and Mr. Gooch, perhaps Mr. Graham, a
question.
La présidente : Avant que nous commencions le second tour,
j’aimerais poser une question à MM. O’Rourke et Gooch, et
peut-être aussi à M. Graham.
You have indicated that finding bilingual staff is difficult and
that it’s difficult to find the necessary human resources. Could
you indicate to the committee what efforts you have made to
contact francophone universities, colleges and high schools that
would have graduates of French-speaking or immersion-type
programs?
Vous avez mentionné qu’il est difficile de trouver du personnel
bilingue et les ressources humaines nécessaires. Pourriez-vous dire
au comité si vous avez communiqué avec des universités, des
collèges et des écoles secondaires francophones qui comptent des
jeunes qui ont suivi des programmes de français ou d’immersion?
Mr. O’Rourke: As a council, we wouldn’t deal with the hiring
process of individual members, but it may be something we could
explore down the road.
M. O’Rourke : Notre conseil ne s’occupe pas du processus
d’embauche de ses membres, mais c’est peut-être un volet sur
lequel nous pourrions nous pencher ultérieurement.
The Chair: Has your council given directives to your
communications or human resources people?
La présidente : Votre conseil donne-t-il des directives aux
membres des équipes de communications ou de ressources
humaines?
Mr. O’Rourke: No, we wouldn’t give directives to our
members. We are a trade association. We are the voice of the
industry. We do advocacy. We wouldn’t give directives, especially
in the area of hiring practices. It is something that, if we are
mandated from our members, maybe we could explore.
M. O’Rourke : Non, nous ne donnons pas de directives à nos
membres. Nous constituons une association corporative. Nous
sommes les porte-paroles de l’industrie. Nous défendons leurs
intérêts. Nous ne leur donnons pas de directives, surtout pas sur
les pratiques d’embauche. Nous pourrions nous pencher là-dessus
si jamais nos membres nous en donnaient le mandat.
13:42
Official Languages
8-6-2015
Mr. Schmidtke: Similar to Mr. O’Rourke, we wouldn’t really
be involved in actual hiring practices in the community, but three
of our members are sitting to my left, and I’m sure they would be
happy to talk to you about what they do.
M. Schmidtke : Concernant ce qu’a dit M. O’Rourke, de façon
similaire, nous ne voudrions pas vraiment nous mêler des
pratiques d’embauche dans la collectivité, mais trois de nos
membres se trouvent ici à ma gauche, et je suis sûr qu’ils seraient
ravis de vous parler de ce qu’ils font.
Mr. Graham: I’ll take that hand-off and just say that I think
fewer than 15 per cent of our current staff are currently bilingual
as we report right now in the Regina Airport Authority. We also
monitor on a regular basis, on an annual basis, how many within
the whole establishment — all the vendors and service providers
— speak French and other languages. We report on that language
component, and it’s become clear to me that any hiring that we
can do where we recognize that the French language and others
are of a benefit to the airport is important. Our hiring campaigns
that are gearing up for this summer are in fact focusing on
multilingual and bilingual, including both official languages of
Canada.
M. Graham : J’en profiterai pour dire simplement que je pense
qu’actuellement, moins de 15 p. 100 des membres du personnel de
l’Administration de l’aéroport de Regina sont bilingues. De plus,
nous surveillons de façon régulière, chaque année, le nombre de
gens dans l’ensemble de l’établissement — parmi tous les
vendeurs, les fournisseurs de services — qui parlent le français
et d’autres langues. Nous faisons rapport sur la situation, et il
m’apparaît clair que tout processus d’embauche où nous pouvons
tenir compte du fait que la connaissance du français et d’autres
langues est un avantage pour l’aéroport est important. En fait, les
campagnes d’embauche que nous préparons pour l’été sont axées
sur le multilinguisme et le bilinguisme, ce qui inclut les deux
langues officielles du Canada.
We’ve also reached out to one high school. There are two or
three in the city of Regina that graduate high school students, and
it’s our intent to see where they’re going. Are they going on to
university? Are they potential hires for summer students? How do
we get them in the community? How do we encourage that along?
Those are the steps that we’ve been taking.
Nous avons également communiqué avec une école secondaire.
Il y a des finissants dans deux ou trois d’entre elles à Regina, et
nous avons l’intention de voir ce qu’il en est dans leur cas. Irontils à l’université? Y a-t-il des possibilités d’en embaucher
quelques-uns cet été? Comment favoriser cela? Voilà les mesures
que nous prenons.
Mr. Schmidtke: Because Thunder Bay airport is well below the
threshold, I can’t tell you that we’ve actually been recruiting in
both official languages, but as I mentioned in my remarks, we are
deeply aware of all the linguistic capabilities of the people in our
terminal building, and they are always very responsive to help
when they can.
M. Schmidtke : Parce que le nombre de passagers que nous
servons est inférieur au seuil, je ne peux pas vous dire que notre
recrutement se fait dans les deux langues, mais comme je l’ai dit
dans mon exposé, nous connaissons très bien les capacités
linguistiques des gens qui travaillent dans notre terminal, et ils
sont toujours ouverts à donner un coup de main lorsqu’ils le
peuvent.
To the senator’s point about what we are going to look like and
what we are going to be, I’m taking that as a cue to take that
informal roster and formalize it a little more so we can be more
rapidly responsive than we have been in the past.
Pour ce qui est du point soulevé par la sénatrice concernant
notre avenir, je considère cela comme un signal pour prendre cette
liste informelle et la systématiser un peu plus de sorte que nous
puissions répondre aux besoins plus rapidement qu’auparavant.
The Chair: Thank you. That’s very encouraging.
[Translation]
Ms. Sénécal, did you want to add something?
La présidente : Merci. C’est très encourageant.
[Français]
Madame Sénécal, vous vouliez ajouter quelque chose?
Ms. Sénécal: Concerning Air Canada and Jazz, whenever there
are recruitment campaigns, we contact francophone associations
in the region concerned depending on the assignment base. People
can subscribe to our website, where vacant positions are listed. If
there is a newsletter for the francophone minority, when it is
possible, depending on the recruitment campaign, we publish the
notice in that newsletter to attempt to find personnel.
Mme Sénécal : En ce qui concerne Air Canada et Jazz, chaque
fois qu’il y a des campagnes de recrutement, nous communiquons
avec les associations francophones de la région, dépendamment
de la base d’affectation. Les gens peuvent s’abonner à notre site
web, où les postes vacants sont affichés et peuvent être transmis.
Lorsqu’il y a un journal pour la minorité francophone, lorsque
c’est possible, dépendamment de la campagne de recrutement,
nous publions l’affiche dans ce journal pour tenter de trouver du
personnel.
Unfortunately, it has happened several times that despite all of
these efforts, very few bilingual people applied. That is why we
then had to go to plan B, that is to say hire personnel who
did not have all of the linguistic qualifications and give them
Malheureusement, il est arrivé à plusieurs reprises que, malgré
tous ces efforts, très peu de personnes bilingues aient postulé.
C’est pourquoi nous devions passer au plan B, c’est-à-dire
engager du personnel qui n’avait pas les qualifications
8-6-2015
Langues officielles
13:43
basic training, and then training to maintain their language
competency. Sometimes we have provided basic language
training, but the employees never get to speak with a Frenchspeaking person and are never asked for service in French.
Despite the active offer these people did not have the opportunity
of practicing their French. In those cases we have to do
maintenance training.
linguistiques et lui faire suivre plutôt la formation de base, puis la
formation pour le maintien de la langue. Il est arrivé qu’on donne
la formation linguistique de base, mais que les employés ne
croisent aucune personne francophone ou ne se fassent pas
demander de service en français. Malgré l’offre active, ces
personnes n’avaient pas l’occasion d’exercer leur français. Dans
ces cas, il faut reprendre les exercices de maintien.
Senator Chaput: Before asking my last, very brief questions, I
would like to repeat that Bill S-205 only applies to federal
airports. The bill impacts federal services and only applies to
federal airports. There are 20 federal airports that are affected by
Bill S-205. Of that number, 16 have already received the bilingual
designation. There are only four that are directly affected and
they are the smallest ones.
La sénatrice Chaput : Avant de poser mes dernières questions,
qui sont assez brèves, j’aimerais réitérer que le projet de loi S-205
ne s’applique qu’aux aéroports fédéraux. Le projet de loi touche
les services fédéraux et ne s’applique qu’aux aéroports fédéraux.
Vingt aéroports fédéraux sont touchés par le projet de loi S-205.
De ce nombre, 16 ont déjà reçu la désignation bilingue. Il n’en
reste donc que quatre qui sont directement touchés, et ce sont les
plus petits.
Ms. Pasher, you really made me think, because you said
something in your presentation or in one of your replies which I
have always preached and still preach. You said this:
Madame Pasher, vous m’avez vraiment fait réfléchir, parce que
vous avez dit quelque chose, lors de votre présentation ou dans
l’une de vos réponses, que j’ai toujours prêché et que je prêche
encore. Vous avez dit ce qui suit.
[English]
We should not aim to have a one-size-fits-all approach.
[Translation]
[Traduction]
Nous ne devrions pas chercher à adopter une approche
uniforme.
[Français]
We should not forget that, because you are entirely right. That
is precisely what ‘‘real equality’’ means. The expression has been
defined by the Supreme Court. We have only to look to the
Supreme Court definition. ‘‘Real equality’’ means that the service
is offered on the basis of the real situation and needs of the
community that receives the service.
Il ne faut pas l’oublier, car vous avez entièrement raison. C’est
justement ce que veut dire « égalité réelle ». L’expression a été
définie par la Cour suprême. On n’a qu’à aller chercher la
définition que la Cour suprême lui a donnée. « Égalité réelle »
veut dire que le service est offert en fonction de la réalité et du
besoin de la communauté qui le reçoit.
As an example, the services offered by Prince Edward Island
would be different from those offered at the Regina airport. That
is real equality; it reflects the situation on the ground.
À titre d’exemple, les services offerts par l’Île-du-PrinceÉdouard seraient différents de ceux offerts à l’aéroport de
Regina. Voilà ce qu’est l’égalité réelle. C’est en fonction de ce
qui existe présentement.
I would like to tell you how much I appreciate the discussion
we are having today. My first objective was the public debate,
because this allows us to understand even better the reality of all
those who are affected. One of these days, this bill will come back.
If I am not the one to bring it back, it will be someone else,
because it is based on a real need and it is supported by all of the
minority official language communities in Canada.
J’aimerais vous dire à quel point j’apprécie la discussion que
nous avons aujourd’hui. Mon premier objectif était celui du débat
public, car cela nous permet de comprendre encore mieux la
réalité de tous ceux qui sont touchés. Un de ces jours, ce projet de
loi reviendra. Si ce n’est pas moi qui le ramène, ce sera quelqu’un
d’autre, car il se fonde sur un besoin réel et il est appuyé par
toutes les communautés de langue officielle en situation
minoritaire au Canada.
[English]
And it will come back to haunt us.
[Translation]
In any case, I do not know how, but it will come back, because
changes have to be made. This does not mean that it will not be
modified. You submitted your concerns, suggestions and
thoughts.
[Traduction]
Et il reviendra nous hanter.
[Français]
De quelle façon, je ne le sais pas, mais il va revenir, parce que
des changements doivent être faits. Cela ne veut pas dire qu’il ne
sera pas modifié. Vous nous avez présenté vos inquiétudes,
suggestions et préoccupations.
13:44
Official Languages
My question is addressed to the Charlottetown or Thunder
Bay Airport Authority, and it is very simple. What do you do
when a unilingual francophone traveller needs a service and
requests it? How do you offer him that service? Has that situation
ever arisen?
[English]
Mr. Schmidtke: In order of priority, the first thing we do is we
see if one of our bilingual employees is on staff and that person
helps out. If that fails us, we default to some of the other
employees that are available on the floor of the terminal building.
Let me use the duration of the last five years; that has been
sufficient.
Senator Chaput: Thank you.
8-6-2015
Ma question s’adresse soit à l’Administration de l’aéroport de
Charlottetown ou à celle de l’aéroport de Thunder Bay, et elle est
très simple. Que faites-vous quand un voyageur unilingue
francophone a besoin d’un service et en fait la demande?
Comment lui offrez-vous le service? Cette situation s’est-elle
déjà produite?
[Traduction]
M. Schmidtke : En ordre de priorité, nous vérifions tout
d’abord si l’un de nos employés bilingues est présent ce jour-là,
et si c’est le cas, il vient donner un coup de main. Si cela ne
fonctionne pas, nous nous en remettons à un autre employé de
l’aérogare. D’après l’expérience des cinq dernières années, c’est
suffisant.
La sénatrice Chaput : Merci.
Ms. Pasher: Similar to the case in Thunder Bay, when someone
is coming through an airport, we also have our Air Canada
staff — of which, in Charlottetown, about 40 per cent is
bilingual — so we have access to bilingual staff within the
terminal. We also have access at our visitor information centre,
when they’re there. We also have one commissionaire who is
bilingual. We don’t have a lot of airport staff at such a small
airport.
Mme Pasher : Un peu comme à Thunder Bay, lorsqu’une
personne passe par un aéroport, il y a également des membres du
personnel d’Air Canada — et à Charlottetown, environ 40 p. 100
d’entre eux sont bilingues —, de sorte qu’il y a toujours du
personnel bilingue dans l’aérogare. Nous avons également accès à
notre centre d’information lorsqu’il y a du personnel. De plus, un
de nos commissionnaires est bilingue. Un si petit aéroport ne
compte pas énormément d’employés.
It’s interesting, when I was listening to everyone talk about
their hiring policies, I’m thinking that we have a few office staff
and commissionaires, and everything else is third party; the
restaurant, the airlines and the baggage handlers hire their staff,
just to give you an idea of all the parties in the airport.
C’est intéressant d’écouter les autres témoins parler de leurs
politiques d’embauche. De notre côté, nous avons un petit
nombre d’employés de bureau et de commissionnaires, et les
autres membres du personnel sont embauchés par des tiers : les
restaurants, les lignes aériennes et les bagagistes embauchent leur
personnel, ce qui vous donne une idée des différentes parties que
compte l’aéroport.
We do service our French-speaking clients with the help of our
partners within our terminal that we are able to service them.
Nous servons nos clients francophones avec l’aide de nos
partenaires dans le terminal.
[Translation]
[Français]
Senator Chaput: My last question is addressed to Air Canada.
You have years of experience offering services in both the official
languages of Canada. What advice would you give to new federal
airports that may one day be designated bilingual? What would be
the three most important things?
La sénatrice Chaput : Ma dernière question s’adresse à Air
Canada. Vous avez des années d’expérience dans le domaine des
services offerts dans les deux langues officielles du Canada. Quels
conseils pourriez-vous donner aux nouveaux aéroports fédéraux
qui pourraient un jour être désignés bilingues? Quelles seraient les
trois choses les plus importantes?
Mr. Rheault: That is an excellent question. The first piece of
advice would be to constantly reiterate the message to employees
regarding the importance of offering bilingual service.
M. Rheault : C’est une excellente question. Le premier conseil
serait de réitérer constamment le message aux employés sur
l’importance d’offrir un service bilingue.
The second piece of advice, as we indicated, would be to
consult stakeholders in the community in order to find bilingual
employees.
Le deuxième conseil, comme on l’a indiqué, serait de consulter
les intervenants au sein de la communauté pour trouver de la
main-d’œuvre bilingue.
Mme Sénécal: Thirdly, if possible, you have to invest in
technology. We want to be able to offer equal service. However,
employees are human. If your bilingual employee is sick one
morning, unfortunately, you are in a difficult position.
Mme Sénécal : Troisièmement, il faut, si possible, investir dans
la technologie. On veut pouvoir offrir un service équivalent. Or,
le personnel est humain. Si votre employé bilingue est malade,
un matin, malheureusement, vous êtes dans l’embarras. La
8-6-2015
Langues officielles
13:45
Technology, like airport kiosks, allows us to standardize service in
both official languages equally.
technologie, comme les kiosques d’aéroports, permet
d’uniformiser le service dans les deux langues officielles de
façon équivalente.
We have several offices in several different provinces and cities.
If we face a temporary gap, we can use the telephone, linked to
another airport or another office, where a bilingual person can
help. Airport authorities are unfortunately local, so they do not
have that possibility.
Nous avons plusieurs bureaux dans différentes provinces et
villes. Si, parfois, nous faisons face à un manque périodique, nous
utiliserons le téléphone, relié à un autre aéroport ou à un autre
bureau, où une personne bilingue pourra aider. Les autorités
aéroportuaires, malheureusement, sont locales. Cette possibilité
n’existe donc pas.
Mr. Rheault: I would add a fourth piece of advice. You have to
be optimistic and focus on the progress made and the way in
which it was made. It is easy to be negative and to say that the
situation is not perfect, that we receive complaints and that there
is still much to be done. However, you also have to underscore
progress. You have to have a positive approach that recognizes
the efforts of all the stakeholders regarding official languages. I
feel that aspect is important.
M. Rheault : J’ajouterais un quatrième conseil. Il faut être
optimiste et se concentrer sur les progrès réalisés et sur la façon
dont ils se réalisent. Il est facile d’être négatif et de dire que la
situation n’est pas parfaite, qu’on reçoit des plaintes et qu’il reste
encore à faire. Toutefois, il faut souligner aussi les progrès. Il faut
avoir une approche qui reconnaît les efforts de tous les
intervenants en matière de langues officielles. J’estime que cet
aspect est important.
[English]
[Traduction]
Senator McIntyre: I want to follow up on the issue of cost.
That issue was raised by my colleague, and it was also raised by
most if not all of you. I know that your concerns with respect to
costs are mainly related to bilingual staff, bilingual work
instruments and so on. What about a simple issue such as a
bilingual website? Do your airport authorities have a bilingual
website? Who has and who hasn’t? P.E.I., do you have a bilingual
website?
Le sénateur McIntyre : Je veux revenir sur la question des
coûts. Elle a été soulevée par ma collègue et également par la
plupart d’entre vous, voire vous tous. Je sais que vos
préoccupations concernant les coûts portent principalement sur
le personnel bilingue, les outils de travail, et cetera. Qu’en est-il
des sites web? Est-ce que le site web de vos administrations de
l’aéroport respectives est bilingue? Est-ce que celui de l’Île-duPrince-Édouard est bilingue?
Ms. Pasher: We don’t have a bilingual website. Until you’re
over a million passengers, you are not required to have one. It’s
something I think we could look at. I don’t think it would be
hugely cost-prohibitive to do so, so it’s a good point.
Mme Pasher : Non. Si nous n’avons pas plus d’un million de
passagers, il n’est pas obligatoire d’avoir un site web bilingue.
Nous pourrions examiner la question. Je ne crois pas que ce serait
extrêmement coûteux; c’est donc un bon point.
We don’t have a big French population on the Island, but I
think it’s something we could definitely take into consideration.
L’Île-du-Prince-Édouard ne comprend pas une forte
population de francophones, mais je crois que c’est quelque
chose que nous pouvons prendre en considération.
Mr. Schmidtke: We do not have one either; we are well below
the million threshold.
M. Schmidtke : Notre site web n’est pas bilingue non plus; le
nombre de passagers est bien inférieur au seuil d’un million.
Senator McIntyre: Okay. Mr. Graham?
Mr. Graham: I would add that, as I mentioned earlier, we are
over the million threshold. We have, and I couch this carefully, a
bilingual website, using Google Translate. In anticipation of
discussions that I initiated with the Office of the Commissioner of
Official Languages, we got a quotation for a conversion. That
conversion cost on the areas of safety, security and the well-being
of the public was about $50,000. We’ll be executing on that for
November 15 completion or prior, this year.
Ms. Pasher: I take back the cost-prohibitive comment.
Senator McIntyre: Anyone else wish to comment on the
website?
Le sénateur McIntyre : D’accord. Monsieur Graham?
M. Graham : J’ajouterais que, comme je l’ai dit plus tôt, notre
nombre de passagers est supérieur au seuil d’un million. Nous
avons, et je m’exprime avec circonspection, un site web bilingue;
nous utilisons Google Traduction. En prévision des discussions
que j’ai amorcées avec le Commissariat aux langues officielles,
nous avons obtenu un prix pour une conversion. Le coût de la
conversion sur le plan de la sécurité et du bien-être du public était
d’environ 50 000 $. Nous terminerons le 15 novembre prochain
ou avant.
Mme Pasher : Je retire ce que j’ai dit au sujet des coûts.
Le sénateur McIntyre : Quelqu’un d’autre veut dire quelque
chose au sujet du site web?
13:46
Official Languages
8-6-2015
Ms. Sénécal: For services, we obviously have a bilingual
website. The costs are rather high. It depends on the type of
website you have. If your website is static information, it can be a
certain cost, not a high cost. You need to update your
information. If your website is dynamic, like ours, it is a
constant translation. So it’s ongoing costs. To make sure you
keep equal and high-quality translation requires a lot of
resources.
Mme Sénécal : En ce qui concerne les services, évidemment,
notre site web est bilingue. Les coûts sont assez élevés. Cela
dépend du type de site web. Si son contenu est fixe, on parle d’un
certain coût, mais il n’est pas élevé. Il faut mettre l’information à
jour. S’il s’agit de contenu web dynamique, comme dans notre
cas, les besoins de traduction sont toujours présents. Ce sont donc
des coûts permanents. Pour assurer une traduction de grande
qualité, il faut beaucoup de ressources.
Senator McIntyre: Is it sufficient to have a Google Translate
system in place?
Le sénateur McIntyre : L’utilisation de Google Traduction
suffit-elle?
Ms. Sénécal: We don’t use Google Translate. We have some
full staff, some service providers, and we do the translation this
way. We don’t use Google. We haven’t had the opportunity.
Although when I do receive a proceeding, let’s say in German, I
will sometimes use Google Translate to have a general idea of
what is being said.
Mme Sénécal : Nous n’utilisons pas Google Traduction. Nous
avons un effectif complet, des fournisseurs de services, et c’est par
ce moyen que la traduction est effectuée. Nous n’utilisons pas
Google. Nous n’en avons pas eu la possibilité. Bien que lorsque je
reçois un rapport rédigé en allemand, par exemple, j’utilise parfois
Google Traduction pour avoir une idée générale du contenu.
Senator McIntyre: Does anyone else use Google Translate
here? No?
Le sénateur McIntyre : Quelqu’un d’autre utilise Google
Traduction ici? Non?
[Translation]
[Français]
Senator Maltais: I have been listening to you from the
beginning, and I note that you all have the same problem
recruiting bilingual personnel, be it at Prince Edward Island or at
Air Canada. I do not think a piece of legislation will allow you to
find more bilingual people overnight. Honestly, if I tell you you
need 100 people more, you are going to ask me to find them for
you.
Le sénateur Maltais : Je vous écoute depuis le début, et je
constate que vous avez tous le même problème de recrutement de
personnel bilingue, que ce soit à l’Île-du-Prince-Édouard ou chez
Air Canada. Je ne crois pas qu’une loi vous permettra d’en
trouverez davantage demain matin. Honnêtement, si je vous dis
qu’il vous faut 100 personnes de plus, vous allez me demander de
vous les trouver.
Over the past 10 years, has bilingualism in our airports and
among Canada’s air carriers improved, or has it deteriorated?
Depuis 10 ans, y a-t-il eu une amélioration du bilinguisme dans
les aéroports et chez les transporteurs au Canada, ou y a-t-il eu
une détérioration?
Mr. Rheault: Regarding airline companies, our figures are
constantly on the upswing, but the fact remains that it is a
challenge. It is a challenge to offer service in both official
languages, particularly in certain areas of the country. As you say,
while making legislative changes, we have to remain aware of that
demographic reality.
M. Rheault : Dans le cas des compagnies aériennes, nos
chiffres sont en constante progression, mais il reste que c’est un
défi. C’est un défi d’offrir le service dans les deux langues
officielles, particulièrement dans certaines régions du pays.
Comme vous le dites, tout en apportant des changements
législatifs, il faut rester conscient de cette réalité démographique.
[English]
[Traduction]
Mr. Gooch: I haven’t been with the organization for 10 years,
but as a traveller over the last 10 years, I believe it has. Not to
sound like a broken record, but technology has brought us a long
way.
M. Gooch : Je ne fais pas partie de l’organisme depuis 10 ans,
mais en tant que voyageur, je peux vous dire qu’à mon avis, il y a
eu une amélioration au cours des 10 dernières années. Je ne veux
pas me répéter, mais la technologie y a contribué grandement.
We’re getting to a place where you don’t even see a human
being. You see a human being in limited steps on your way
between your home and your airport. We now have common use
technology throughout the country for check-in, so that you’re no
longer waiting in line necessarily at a counter to see a human
being; you’re doing a check-in online. That’s enabled airports and
our partners in the air carrier community to accidentally, if you
will, provide a much higher level of service in both official
languages, because it’s being done by technology. You’re not
reliant on whether or not that individual at the counter has
bilingual skills. I believe it has.
Nous en arrivons à un point où on n’a même pas à s’adresser à
un humain. On en croise un à certaines étapes entre chez soi et
l’aéroport. Nous utilisons maintenant la technologie partout au
pays pour l’enregistrement, de sorte qu’il n’est plus nécessaire de
faire la file à un comptoir pour s’adresser à une personne; nous
faisons maintenant l’enregistrement en ligne. Cela permet aux
aéroports et à nos partenaires du secteur des transports aériens de
fournir, de façon involontaire, si l’on veut, un meilleur service
dans les deux langues officielles, grâce à la technologie. Cela ne
repose pas uniquement sur le fait que la personne au comptoir est
bilingue ou non. Je crois que les choses se sont améliorées.
8-6-2015
Langues officielles
[Translation]
13:47
[Français]
Senator Maltais: To conclude, I think that future technology
will be much more useful to you and will meet Senator Chaput’s
objectives for Bill S-205 over time. Thank you.
Le sénateur Maltais : En conclusion, je crois que la technologie
à venir vous sera beaucoup plus utile et rejoindra les objectifs de
la sénatrice Chaput avec le projet de loi S-205 avec le temps.
Merci.
The Chair: On behalf of all of the members of the Standing
Senate Committee on Official Languages, I want to thank all of
the witnesses here very sincerely for their presence and their
participation. We have had a very interesting frank and open
discussion. I know that the bilingual nature of our country is
important to you, just as it is to all of us. French and English are
the two official languages of our country, and as a committee, we
want Canada to reflect that Canadian societal reality.
La présidente : Au nom des membres du Comité sénatorial
permanent des langues officielles, je tiens à remercier très
sincèrement tous les témoins ici présents de leur présence et de
leur participation. Nous avons eu une discussion franche et
ouverte des plus intéressantes. Je sais que le caractère bilingue de
notre pays vous tient à cœur comme à nous tous. Le français et
l’anglais sont les deux langues officielles de notre pays et, en tant
que comité, nous cherchons à ce que le Canada reflète cette réalité
canadienne de notre société.
Thank you very much to all of you.
Merci beaucoup à vous tous.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Monday, June 8, 2015
OTTAWA, le lundi 8 juin 2015
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m., to continue its study on Bill S-205, An Act to
amend the Official Languages Act (communications with and
services to the public).
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, pour poursuivre son étude du projet
de loi S-205, Loi modifiant la Loi sur les langues officielles
(communications et services destinés au public).
Senator Claudette Tardif (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, welcome to this meeting of
the Standing Senate Committee on Official Languages. I am
Claudette Tardif, a senator from Alberta and chair of this
committee. Before we begin, I would ask the senators to introduce
themselves, starting on my left.
[English]
La sénatrice Claudette Tardif (présidente) occupe le fauteuil.
[Français]
La présidente : Honorables sénateurs, je vous souhaite la
bienvenue à cette séance du Comité sénatorial permanent des
langues officielles. Je m’appelle Claudette Tardif, je suis sénatrice
de l’Alberta et présidente de ce comité. Avant de commencer nos
travaux, je demanderais aux sénateurs de se présenter en
commençant à ma gauche.
[Traduction]
Senator McInnis: Senator Tom McInnis from Nova Scotia.
Le sénateur McInnis : Sénateur Tom McInnis, de la NouvelleÉcosse.
Senator Seidman: Judith Seidman from Montreal, Quebec.
La sénatrice Seidman : Judith Seidman, de Montréal, au
Québec.
[Translation]
Senator Fortin-Duplessis: Suzanne Fortin-Duplessis from
Quebec City.
Senator Maltais: Ghislain Maltais from Quebec.
Senator McIntyre: Paul McIntyre from New Brunswick.
Senator Chaput: Maria Chaput from Manitoba.
The Chair: Today we are continuing our study on Bill S-205,
An Act to amend the Official Languages Act (communications
with and services to the public), which is sponsored by Senator
[Français]
La sénatrice Fortin-Duplessis : Suzanne Fortin-Duplessis, de la
ville de Québec.
Le sénateur Maltais : Ghislain Maltais, du Québec.
Le sénateur McIntyre : Paul McIntyre, du NouveauBrunswick.
La sénatrice Chaput : Maria Chaput, du Manitoba.
La présidente : Aujourd’hui, nous poursuivons notre étude du
projet de loi S-205, Loi modifiant la Loi sur les langues officielles
(communications et services destinés au public), qui est parrainé
13:48
Official Languages
8-6-2015
Chaput. Clause 2 of Bill S-205 intends to guarantee access by
members of the public to services in the official language of their
choice at major transportation hubs.
par la sénatrice Chaput. L’article 2 du projet de loi S-205 vise à
garantir au public l’accès à des services dans la langue officielle de
son choix dans les principaux centres de transport.
Today we have with us representatives from VIA Rail Canada.
Welcome. Our witnesses today are Yves Desjardins-Siciliano,
President and Chief Executive Officer; Laurent Caron, Chief
Human Resources Officer and Official Languages Co-Champion;
Eve-Danièle Veilleux, Advisor on Governmental Relations and
Official Languages Co-Champion; and Diane Desaulniers,
Official Languages Advisor.
Nous recevons aujourd’hui des représentants de la société
VIA Rail Canada. Je vous souhaite la bienvenue. Nos témoins
aujourd’hui sont M. Yves Desjardins-Siciliano, président et chef de
la direction, M. Laurent Caron, chef des Ressources humaines et
co-champion des langues officielles, Mme Eve-Danièle Veilleux,
conseillère en relations gouvernementales et co-championne des
langues officielles, et Mme Diane Desaulniers, conseillère en
matière de langues officielles.
Mr. Desjardins-Siciliano, you may begin your presentation,
after which, the senators will ask questions.
J’inviterais M. Desjardins-Siciliano à commencer sa
présentation, ensuite les sénateurs vous poseront des questions.
Yves Desjardins-Siciliano, President and Chief Executive
Officer, VIA Rail Canada: Good evening, ladies and gentlemen,
members of the Standing Senate Committee on Official
Languages.
Yves Desjardins-Siciliano, président et chef de la direction,
VIA Rail Canada : Mesdames et messieurs, membres du Comité
sénatorial permanent des langues officielles, bonsoir.
[English]
I am pleased to appear before the Standing Senate Committee
on Official Languages to have the opportunity to speak about
VIA Rail’s unique perspective in the application of the Official
Languages Act, in particular, the provisions of the language
policy relating to the communications with and services to the
public.
[Translation]
First, allow me to review who we are.
[English]
VIA Rail operates the only national passenger rail service on
behalf of the Government of Canada. VIA Rail is a non-agent
Crown corporation established in 1977 which provides
Canadians with safe, efficient and environmentally responsible
transportation. We travel across Canada through over
400 communities, on more than 12,000 kilometres of railway
from coast to coast.
[Translation]
VIA Rail serves three markets. As a public entity, the
corporation provides regional services, for example between
Winnipeg and Churchill, Manitoba, Montreal and Senneterre,
Quebec, or Sudbury and White River, Ontario. VIA Rail also
offers two long-distance trains, in eastern and Western Canada
respectively: our legendary Ocean, between Montreal and
Halifax, and The Canadian, between Toronto and Vancouver.
These two services fill a tourism-related role and also serve as a
major regional transportation option. Our most popular service,
however, is in the Quebec-Windsor corridor, where VIA Rail runs
more than 400 departures weekly.
[Traduction]
Je suis heureux de comparaître devant le Comité sénatorial
permanent des langues officielles, afin de vous parler du point de
vue particulier de VIA Rail relatif à l’application de la Loi sur les
langues officielles, en particulier les dispositions qui portent sur
les communications avec le public et la prestation des services.
[Français]
Dans un premier temps, permettez-moi de vous rappeler qui
nous sommes.
[Traduction]
VIA Rail gère, au nom du gouvernement du Canada, le seul
service national de transport ferroviaire de passagers. VIA Rail
est une société d’État non mandataire créée en 1977 qui offre aux
Canadiens un mode de transport sûr, efficient et écoresponsable.
Nous avons plus de 12 000 kilomètres de voies ferrées qui relient
plus de 400 collectivités au Canada d’un océan à l’autre.
[Français]
VIA Rail dessert trois marchés. En tant qu’acteur public, la
société offre des services régionaux, par exemple, de Winnipeg à
Churchill, au Manitoba, de Montréal à Senneterre, au Québec, ou
de Sudbury à White River, en Ontario. VIA Rail offre également
deux services long parcours que sont nos trains de l’Est et de
l’Ouest, nos légendaires trains l’Océan, qui effectuent la liaison
entre Montréal et Halifax, et le Canadien, qui voyage de Toronto
à Vancouver. Ces deux trains ont une vocation touristique, mais
ils constituent également une importante alternative de transport
régional. Surtout, VIA Rail gère plus de 400 départs de trains
chaque semaine dans le corridor qui relie Québec à Windsor, en
Ontario.
8-6-2015
Langues officielles
13:49
VIA Rail has a strong, unequivocal interest in the issue being
studied by this committee today. The question at hand is agreeing
upon a future benchmark that can be used to establish the level of
service offered to francophones outside of Quebec and
anglophones within Quebec, in a context where, while their
numbers have increased over a number of censuses, the relative
size of certain official language minority communities in Canada
is proportionally lower compared to the total population. Since,
in some cases, the representation of these linguistic minorities is
below the five per cent threshold set by current legislation, certain
communities no longer have access to bilingual services. In this
regard, several attributes set VIA Rail’s official languages
policy — more specifically, the provisions relating to Part IV of
the OLA — apart: its openness, its understanding of this country,
its culture of safety and its dedication to bilingual service, which
are all at the heart of the organization.
L’enjeu sur lequel se penche ce comité aujourd’hui est pour
VIA Rail d’un intérêt vif et manifeste. La question est de convenir
d’une référence future qui servira à établir le niveau de services
dont pourront bénéficier les francophones hors Québec et les
anglophones du Québec dans un contexte où, bien que leur
nombre ait augmenté au fil des recensements, la taille relative de
certaines communautés linguistiques en situation minoritaire au
Canada est moindre par rapport à l’ensemble de la population.
Comme cette représentativité se situe, dans certains cas, en deçà
du taux de 5 p. 100 prévu à la loi actuelle, certaines communautés
n’auraient plus accès à des services bilingues. À ce chapitre, la
politique de VIA Rail en matière de langues officielles, plus
spécifiquement les dispositions relatives à la partie IV de la loi, se
distingue par son ouverture et sa compréhension du pays, et
reflète les cultures de sécurité et de services bilingues qui prévalent
au sein de notre organisation.
The following are some key facts. Since 1986, every new
employee recruited to communicate with customers and other
members of the public must be bilingual — an approach that was
met with strong support from the Commissioner of Official
Languages at the time. VIA Rail chooses to offer service to all
Canadians in the official language of their choice, in its stations,
in its call centres and onboard all its trains, throughout the
country, whatever the level of demand.
En voici quelques éléments clés. Depuis 1986, toute personne
recrutée pour transiger avec les voyageurs et d’autres membres du
public doit être bilingue au moment de l’embauche, une approche
qui était largement soutenue par le commissaire aux langues
officielles de l’époque. VIA Rail a ainsi fait le choix d’offrir un
service à tous les Canadiens dans la langue officielle de leur choix
dans ses gares, ses centres d’appel et à bord de tous ses trains, et
ce, partout au pays et sans égard à la demande.
At the time, VIA Rail justified its decision to adopt this service
policy on the basis of two priorities: its passengers’ health and
safety. The corporation also wanted to offer the quality of service
that Canadians are entitled to, and expect from their national rail
carrier. Finally, as a public actor with a commercial purpose,
VIA Rail seeks to offer a level of service that ranks among the
most appealing with respect to international tourism standards.
À cette époque, VIA Rail avait choisi de mettre en œuvre une
telle politique de service dans le but de répondre aux impératifs de
santé et de sécurité de ses passagers. La société désirait aussi offrir
le service de qualité auquel les Canadiens sont en droit de
s’attendre de la part de leur transporteur national. Enfin, en tant
qu’acteur public et entreprise commerciale, VIA Rail est soucieuse
d’offrir un niveau de service qui soit des plus attrayants par
rapport aux standards internationaux en matière de tourisme.
We also believe that this consistency of service to members of
the public across the country is, in operational terms, easier to
manage. Although this policy was disputed, the Federal Court
found in favour of VIA Rail in a judgment handed down in 2009.
It recognized that the bilingual service requirements established
by the corporation were reasonable for the following reasons.
De plus, à notre avis, une telle uniformité des services offerts au
public partout au pays constitue, d’un point de vue opérationnel,
une situation beaucoup plus facile à gérer. Bien que cette politique
ait été contestée, la Cour fédérale, dans un jugement rendu en
2009, donnait raison à VIA Rail. Il a ainsi été reconnu que les
exigences de bilinguisme de la société étaient raisonnables pour les
motifs suivants.
First, VIA Rail plays an important role in promoting linguistic
duality and bilingualism in Canada. The court also points out the
key role our rail system has played in Canada’s history and its
status as part of Canada’s cultural identity. Third, the
corporation is not required to demonstrate the existence of
adequate demands, namely the rate of five per cent, since it has
chosen to exceed the minimum requirements of the OLA. Next,
the objectivity of language requirements attached to a specific
position or to specific duties must reflect the tasks to be
performed, which enables the imposition of higher standards
than those set by the Treasury Board of Canada Secretariat — in
this case, health and safety priorities, which I mentioned earlier.
D’abord, VIA Rail joue un rôle important dans la promotion
de la dualité linguistique et du bilinguisme au Canada. La cour a
souligné également la place importante que joue le système
ferroviaire dans l’histoire du Canada et son statut en tant que
symbole de l’identité culturelle canadienne. En troisième lieu, la
société n’est pas tenue de démontrer l’existence d’une demande
suffisante, soit le taux de 5 p. 100, puisqu’elle choisit d’aller audelà des exigences minimales de la loi. Ensuite, l’objectivité des
exigences linguistiques d’un poste ou de fonctions doit tenir
compte des tâches à accomplir, ce qui permet d’imposer des
normes plus élevées que celles qui sont établies par le Secrétariat
du Conseil du Trésor, en l’occurrence, les impératifs en matière de
santé et de sécurité que j’ai mentionnés plus tôt.
13:50
Official Languages
[English]
Furthermore, according to the Supreme Court of Canada,
VIA Rail was justified in establishing reasonable bilingual
requirements because, first, VIA Rail believes that the
regulations only set minimal standards with respect to the
provision of bilingual services and, second, the concept of
‘‘public services,’’ which is also guaranteed by section 20 of the
Canadian Charter of Rights and Freedoms, is broader than just
‘‘communications.’’
The court ruled that:
. . . neither the Regulations nor Burolis can supersede or
restrain the OLA or the Charter, but must always be
interpreted and applied in a manner consistent with the
general objectives of the preamble of the OLA and a
recognition of the fundamental values of the Charter and
Canadian policy in the matter of bilingualism.
[Translation]
The level of satisfaction with, and appreciation of, our
bilingual service offer, as expressed by our passengers, is
demonstrated by the small number of complaints filed with the
Commissioner of Official Languages over the past five years.
Quarterly surveys conducted with customers over this period
revealed that more than 95 per cent were satisfied with VIA Rail’s
offer of service in the language of their choice.
[English]
8-6-2015
[Traduction]
De plus, selon la Cour suprême du Canada, VIA Rail avait
raison en établissant des exigences de bilinguisme raisonnables
parce que, premièrement, à ses yeux, le règlement ne fixe que des
normes minimales concernant la prestation de services bilingues,
et deuxièmement, le concept de « services au public », aussi
garanti par l’article 20 de la Charte canadienne des droits et
libertés, ne se limite pas aux « communications ».
La Cour suprême a statué que :
[...] ni les règlements ni Burolis ne peuvent l’emporter sur la
LLO ou la Charte, ou restreindre la LLO ou la Charte, et
qu’ils doivent toujours être interprétés et appliqués d’une
manière conforme aux objectifs généraux du préambule de
la LLO et refléter les valeurs fondamentales de la Charte et
de la politique canadienne en matière de bilinguisme.
[Français]
Quant au niveau de satisfaction et d’appréciation exprimé par
nos passagers à l’égard de notre offre de services bilingues, il se
manifeste par le nombre peu élevé de plaintes qui ont été déposées
auprès du commissaire aux langues officielles au cours des cinq
dernières années. Pendant cette période, les sondages effectués
chaque trimestre auprès de nos clients révèlent que ceux-ci se
disent, dans une proportion de plus de 95 p. 100, satisfaits d’avoir
été servis dans la langue de leur choix.
[Traduction]
Indeed, during the past five years the number of complaints
directed to VIA Rail by the Office of the Commissioner of Official
Languages varied from none to nine active cases at any given
time.
En fait, au cours des cinq dernières années, le nombre de
plaintes formulées contre VIA Rail venant du Commissariat aux
langues officielles a varié de zéro à neuf dossiers ouverts en même
temps.
No complaints have been filed so far in 2015 — touch wood.
This, in our view, is revealing and positive considering that close
to 4 million passengers travel with us every year. This reflects the
high priority established by the corporation to offering bilingual
services throughout Canada.
Depuis le début de 2015, nous n’avons reçu aucune plainte... et
je touche du bois. Il s’agit selon nous d’un fait révélateur et positif
puisque nous transportons près de 4 millions de passagers chaque
année. Cela témoigne en outre du fait que la prestation de services
bilingues partout au Canada est une priorité de haut niveau pour
la société.
Furthermore, the Commissioner of Official Languages gave
VIA Rail an overall A rating for all the actions it has taken with
respect to official languages in its 2013-14 annual report:
De plus, dans son rapport annuel 2013-2014, le commissaire
aux langues officielles a accordé à VIA Rail la cote globale A pour
l’ensemble des mesures qu’elle a prises pour promouvoir les
langues officielles.
[Translation]
VIA Rail Canada stood out for [its] exemplary overall
performance, demonstrating a strong commitment to
complying with the Official Languages Act in most of the
areas evaluated. . . VIA Rail [is] encouraged to continue to
strive for excellence.
[Français]
VIA Rail s’est distinguée par son rendement global
exemplaire, témoignant d’un ferme engagement à se
conformer à la Loi sur les langues officielles dans la
plupart des domaines évalués. Le Commissariat aux
langues officielles l’encourage à continuer de viser
l’excellence.
8-6-2015
Langues officielles
[English]
The commissioner also publicly refers to the corporation as a
good example among federal institutions. Despite this good
record, we are not taking the situation for granted. All of us are
called to contribute and to foster, by various means, starting with
the leadership set by the executives of the corporation, the
continual improvement of our level of service in this regard.
[Translation]
As the Chief Executive Officer of VIA Rail and former
co-champion of official languages before I was appointed
president, I also consider it my daily duty to be a positive
influence to all of the corporation’s employees, so that our culture
as a public entity providing bilingual service across Canada is
strengthened.
[English]
I thank you very much for your attention. I would be pleased
to answer any questions you may have.
[Translation]
13:51
[Traduction]
Le commissaire a, de plus, mentionné publiquement qu’il
considérait la société comme un exemple à suivre au sein des
institutions fédérales. Malgré ces bons résultats, nous ne tenons
rien pour acquis. Nous sommes tous appelés à emboîter le
pas à nos dirigeants et à contribuer, de différentes façons, à
l’amélioration continue de nos services dans ce domaine.
[Français]
À titre de premier dirigeant de VIA Rail et d’ancien
co-champion des langues officielles — avant ma nomination à
titre de président, l’an dernier —, je me fais un devoir quotidien
d’exercer une grande influence auprès de tous les employés de la
société afin de renforcer notre culture d’acteur public qui offre des
services bilingues partout au Canada.
[Traduction]
Je vous remercie sincèrement de votre attention. Je serai
heureux de répondre à vos questions.
[Français]
The Chair: I would like to congratulate you, Mr. Desjardins,
and your entire team for the exemplary work you are doing to
provide bilingual service across the country. Well done. You are
really extraordinary, and you are a role model. I would ask
Senator Fortin-Duplessis, deputy chair of the committee, to ask
the first question.
La présidente : Je tiens d’abord à vous féliciter, monsieur
Desjardins, ainsi que toute votre équipe, pour le travail
exemplaire que vous faites afin d’offrir un service bilingue dans
l’ensemble du pays. Bravo! Vous êtes réellement extraordinaires,
et vous servez de modèle. Je demanderais à la sénatrice FortinDuplessis, vice-présidente du comité, de poser la première
question.
Senator Fortin-Duplessis: First, Mr. Desjardins-Siciliano, I
would like to congratulate you on the brief you just presented
to us. As I just explained to Mr. Caron, I traveled by VIA Rail
this morning from Sainte-Foy to Ottawa, which is now a direct
route. The service was excellent, and the employees spoke in both
official languages.
La sénatrice Fortin-Duplessis : En tout premier lieu, monsieur
Desjardins-Siciliano, je vous félicite du mémoire que vous venez
de nous présenter. Comme je l’expliquais tout à l’heure à
M. Caron, ce matin j’ai voyagé par VIA Rail de Sainte-Foy à
Ottawa, un voyage qui est maintenant direct. Le service était
excellent, et les employés parlaient les deux langues officielles.
I have quick question. Do you support Bill S-205?
J’aurais une courte question : appuyez-vous le projet de
loi S-205?
Mr. Desjardins-Siciliano: As chief executive officer of VIA
Rail, it is not really my role to give my support to a bill. My role
today is to testify about the purpose of the bill, which is to
provide bilingual services to all Canadians across the country, is
something we initiated at VIA Rail on our own, mainly for safety
and marketing purposes, and to meet market demand. It is
doable. We are satisfied with the efforts we are making, but it is a
daily effort, and our corporation’s commitment is in line with the
purpose of Senator Chaput’s bill.
M. Desjardins-Siciliano : Ce n’est pas vraiment mon rôle, à
titre de premier dirigeant de VIA Rail, d’accorder mon appui à
une loi. Mon rôle aujourd’hui est de témoigner du fait que
l’objectif du projet de loi, qui est d’offrir un service bilingue à tous
les Canadiens dans l’ensemble du pays, est une initiative que nous
avons entamée chez VIA Rail de notre propre chef, autant pour
des raisons de sécurité que de commercialisation, et pour
répondre à la demande du marché. Or, c’est faisable. Nous
sommes satisfaits des efforts que nous déployons, mais ce sont des
efforts de tous les jours, et l’engagement de notre société s’arrime
aux objectifs du projet de loi de la sénatrice Chaput.
Senator Fortin-Duplessis: In your opinion, how does this bill
change the existing rights of the travelling public?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Selon vous, de quelle manière ce
projet de loi modifie-t-il les droits du public voyageur qui existent
déjà?
13:52
Official Languages
8-6-2015
Mr. Desjardins-Siciliano: In VIA Rail’s case, we do not limit
ourselves to arbitrary numeric criteria, but by embracing the
commercial imperative of attracting the market, we can eliminate
the need to have such an objective criteria. That is why we argue
in favour of common sense whereby, if we want to increase the
number of Canadian customers, we have to adapt to this market.
Since Canada is a bilingual country, it is quite simply logical from
a business perspective to meet that obligation.
M. Desjardins-Siciliano : Dans le cas de VIA Rail, nous ne
nous limitons pas à un critère numérique arbitraire, mais en
embrassant l’impératif commercial de séduire le marché, cela
élimine le besoin d’arriver à un critère aussi objectif. C’est
pourquoi nous plaidons en faveur du gros bon sens selon lequel si
on veut favoriser un achalandage canadien, on doit s’adapter à ce
marché. Le Canada étant un pays bilingue, il est tout simplement
logique, du point de vue commercial, de respecter cette obligation.
Senator Fortin-Duplessis: How many travellers use VIA Rail
every year?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Combien de voyageurs utilisent
VIA Rail chaque année?
Mr. Desjardins-Siciliano: Close to four million people. In 2014,
we had 3.8 million passengers.
M. Desjardins-Siciliano : Près de 4 millions de personnes. En
2014, nous avons accueilli 3,8 millions de passagers.
Senator Maltais: VIA Rail goes beyond its bilingualism
obligations under the Canadian Charter of Rights and
Freedoms. We hear hardly any bilingualism-related complaints
involving VIA Rail. It is to your credit. You are the new
president, and you have made very strong commitments. Well
done. You are the national carrier, as you said, and Canada has
two official languages.
Le sénateur Maltais : VIA Rail dépasse les obligations liées à la
Charte canadienne des droits et libertés en matière de bilinguisme.
On n’entend presque aucune plainte concernant le bilinguisme
chez VIA Rail. C’est tout à votre honneur. Vous en êtes le
nouveau président, et vous avez pris des engagements très fermes.
Bravo! Vous êtes le transporteur national, comme vous le dites, et
le Canada est composé de deux langues officielles.
However, I fear that with Bill S-205 — contrary to what some
of my colleagues believe — given that you go beyond the Charter
in many cases, if Bill S-205 requires you to apply the Charter and
only the Charter, we would lose bilingual services, because the
sufficient number will not be there. Currently, you do not take
into consideration the sufficient number, which is very low,
five per cent. Given the number of kilometres of rail you operate,
it is non-existent. If you are given an objective that you already
exceed, would that not be a step backward? What do you think?
Cependant, je crains qu’avec le projet de loi S-205 —
contrairement à ce que croient certaines de mes collègues —,
étant donné que vous allez plus loin que la Charte dans plusieurs
cas, si le projet de loi S-205 vous oblige à appliquer la Charte et
uniquement la Charte, nous perdions des services bilingues, parce
que le nombre suffisant n’y sera pas. À l’heure actuelle, vous ne
tenez pas compte du nombre suffisant, qui est très peu, soit
5 p. 100. Compte tenu du nombre de kilomètres de rail que vous
exploitez, c’est inexistant. Si on vous impose un objectif que vous
dépassez déjà, ne s’agirait-il pas d’un retour en arrière? Est-ce
votre perception?
Mr. Desjardins-Siciliano: That is not the way we see it. We
agree with the court regarding the two cases mentioned earlier:
VIA Rail can go beyond the legislative and regulatory
requirements. That is what we have been doing since 1985. Our
reading of the bill confirms that for us. We are going to continue
to act in the interest of our market, which means making our
service offer as attractive as possible. In the context of a mobile
service offer like ours, it is important to adapt to the linguistic
reality of the country, no matter where it is.
M. Desjardins-Siciliano : Ce n’est pas notre perception. Nous
sommes du même avis que la cour en ce qui concerne les deux
litiges mentionnés plus tôt : VIA Rail peut aller au-delà des
exigences législatives et réglementaires. C’est ce que nous faisons
depuis 1985. Notre lecture du projet de loi nous le confirme. Nous
allons continuer d’agir dans l’intérêt de notre marché, c’est-à-dire
rendre notre offre de services la plus attrayante possible. Dans le
cadre d’une offre de services mobiles comme la nôtre, il est
important de s’adapter à la réalité linguistique du pays, peu
importe où elle se trouve.
Senator Maltais: But if you were required to respect only the
conditions of the Charter, would there not be a risk of stepping
backwards?
Le sénateur Maltais : Mais si on vous obligeait à respecter
uniquement les conditions de la Charte, n’y aurait-il pas un risque
de retour en arrière?
Mr. Desjardins-Siciliano: We would need to get a legal opinion
on that, but the constitutional provision advocates equal
treatment of both official languages. Humbly speaking, without
further studies, I would say that this is not a concern for me at the
moment, and that we could continue to consider both official
languages across the country, regardless of the legislative or
regulatory framework.
M. Desjardins-Siciliano : Il faudrait obtenir une opinion
juridique à cet égard, mais la disposition constitutionnelle prône
le traitement égal des deux langues officielles. Humblement, sans
avoir fait plus d’études, je vous dirais que cela ne m’inquiète pas
pour le moment, et que nous pourrions continuer à tenir compte
des deux langues officielles partout au pays, peu importe le cadre
législatif ou réglementaire.
8-6-2015
Langues officielles
13:53
Senator Maltais: But the Supreme Court ruled that the Charter
must apply when the number is sufficient. I have asked many
people, including former Supreme Court justices, what
‘‘sufficient’’ means, and no one could tell me. I imagine that it
means more than one person, but no one ventured to define it, not
even the Commissioner of Official Languages or former Justice
Bastarache. No one was able to define ‘‘sufficient’’ for me.
Le sénateur Maltais : Cependant, la Cour suprême a statué que
la Charte doit s’appliquer lorsque le nombre est suffisant. J’ai
demandé à de nombreuses personnes — y compris à d’anciens
juges de la Cour suprême — ce que signifie le terme « suffisant »,
et personne n’a été en mesure de me le dire. J’imagine que cela
signifie plus d’une personne, mais personne ne s’est aventuré, pas
même le commissaire aux langues officielles ni l’ancien juge
Bastarache. Personne n’a été en mesure de me dire ce que signifie
« suffisant ».
That is what the court says. So you are applying a larger
number than what the court stipulates. However, if you are
limited to applying the Charter, the term ‘‘sufficient’’ could limit
you in your expansion of bilingualism. That is my fear: that you
will be limited to the Charter alone. I will leave you to your
momentum. Keep up the good work, but I would not want you to
be limited to the Charter alone.
C’est ce que la cour stipule. Vous appliquez donc un nombre
plus grand que ce que la cour stipule. Cependant, si on vous limite
à l’application de la Charte, le terme « suffisant » pourrait vous
limiter dans votre expansion du bilinguisme. Or, c’est là ma
crainte : qu’on vous limite uniquement à la Charte. Je vous laisse
à votre élan, continuez votre beau travail, mais je ne voudrais pas
qu’on vous limite uniquement à la Charte.
Senator McIntyre: As a parliamentarian, I travel regularly by
train between New Brunswick, my native province, and Ottawa. I
would also like to congratulate you on your active offer of service
in both official languages.
Le sénateur McIntyre : En tant que parlementaire, je voyage
régulièrement en train pour faire le trajet entre le NouveauBrunswick — ma province natale — et Ottawa. À mon tour, je
vous accorde de bonnes notes au chapitre de l’offre active de
services dans les deux langues officielles.
As you mentioned, Mr. Desjardins-Siciliano, the
Commissioner’s 2013-14 annual report spoke about VIA Rail’s
exemplary overall performance and its strong commitment to
complying with the Official Languages Act. Do the linguistic
obligations differ from station to station, from one route to
another? If so, why?
Comme vous l’avez mentionné, monsieur Desjardins-Siciliano,
le rapport annuel du commissaire de 2013-2014 a parlé du
rendement global exemplaire de VIA Rail et de son ferme
engagement à se conformer à la Loi sur les langues officielles. Les
obligations linguistiques diffèrent-elles d’une gare à l’autre, d’un
trajet à l’autre? Si oui, pourquoi en est-il ainsi?
Mr. Desjardins-Siciliano: The obligation is the same across the
network, for train routes, stations and call centres. VIA Rail’s
service offer is bilingual, whether you are on board a train or in a
station, or whether you call one of our two call centres, one of
which is in Moncton, New Brunswick.
M. Desjardins-Siciliano : L’obligation est la même dans tout le
réseau, autant en ce qui concerne les trajets de train que les gares
et les centres d’appel. L’offre de services de VIA Rail est bilingue,
que vous soyez à bord d’un train ou dans une gare, ou que vous
appeliez à l’un de nos deux centres d’appel, dont l’un est situé à
Moncton, au Nouveau-Brunswick.
Senator McIntyre: The Kingston station was recently
designated bilingual. What is the impact of that designation on
the financial and human resources needed to provide services in
both official languages at the Kingston station? In other words,
did you need to hire bilingual staff, make sure that you had
bilingual work tools, provide a bilingual website, and so on?
Le sénateur McIntyre : La gare de Kingston a récemment été
désignée bilingue. Quels sont les effets de cette désignation sur les
ressources financières et humaines nécessaires pour offrir les
services dans les deux langues officielles à la gare de Kingston?
Autrement dit, avez-vous eu besoin d’embaucher du personnel
bilingue, de prévoir des outils de travail bilingues, d’offrir un site
web bilingue, et cetera?
Mr. Desjardins-Siciliano: The Kingston station’s designation
did not change anything in its operations. The measure only
confirmed what was already in place in terms of bilingual
operations. The designation was made after our bilingualism
policy was implemented across the network. As for VIA Rail’s
website or web presence, every aspect of VIA Rail’s virtual
presence is bilingual as well.
M. Desjardins-Siciliano : La désignation de la gare de Kingston
n’a rien changé à ses opérations. La mesure n’a fait que confirmer
ce qui était déjà en place par rapport aux opérations bilingues. La
désignation a été faite après la mise en œuvre de notre politique de
bilinguisme dans l’ensemble du réseau. Quant au site web ou à la
présence web de VIA Rail, tous les éléments de la présence
virtuelle de VIA Rail sont bilingues également.
Senator McIntyre: As you mentioned, there have been no
complaints to the Office of the Commissioner of Official
Languages regarding your institution and its implementation of
Part IV of the Official Languages Act, at least not this year. Have
there been any complaints in the past?
Le sénateur McIntyre : Comme vous l’avez mentionné, votre
institution n’a pas fait l’objet de plaintes au Commissariat aux
langues officielles à l’égard de la mise en œuvre de la partie IV de
la Loi sur les langues officielles, du moins, pas cette année. Avezvous fait l’objet de plaintes par le passé?
13:54
Official Languages
8-6-2015
Mr. Desjardins-Siciliano: Yes, on occasion, we have received
complaints and we quickly corrected the situation, in accordance
with the assessment of the commissioner handling those
complaints. We responded to the complaints with speed and
diligence. Dealing with complaints with speed and diligence is one
of VIA Rail’s hallmarks. Most often complaints come from
unforeseen circumstances, such as applying rules or changes to
our procedures, our websites or other mechanical aspects. So we
put things right immediately. We have never received complaints
about specific VIA Rail policies as a result of which the company
was not in compliance with the objectives of the act.
M. Desjardins-Siciliano : Oui, il nous est arrivé de recevoir des
plaintes, et nous avons rapidement corrigé la situation, selon
l’évaluation du commissaire chargé des plaintes. Nous avons
répondu aux plaintes avec célérité et diligence. VIA Rail se
démarque par sa façon rapide et diligente de traiter les plaintes.
Le plus souvent, les plaintes découlent de conséquences
imprévues, notamment l’application de règles ou de
modifications apportées aux procédures, aux sites web ou à
d’autres éléments mécaniques. Donc, nous corrigeons
immédiatement le tir. Nous n’avons jamais reçu de plaintes liées
aux politiques délibérées de VIA Rail selon lesquelles la société ne
respectait pas les objectifs de la loi.
Senator Chaput: To begin with, I would like to reiterate our
chair’s comments at the beginning of the meeting. I would like to
congratulate you and to tell you how extraordinary it is to hear
representatives of organizations such as yours tell us that they
exceed the requirements of the act, both in the interests of their
company and for all kinds of other reasons, including the fact that
you do it out of conviction. That is really exceptional. My
congratulations. You are a model for many other organizations.
La sénatrice Chaput : Pour commencer, j’aimerais réitérer ce
que notre présidente a dit au début de la réunion. Je tiens à vous
féliciter et à vous dire à quel point il est extraordinaire d’entendre
des représentants d’organismes comme le vôtre nous dire qu’ils
vont au-delà de la loi pour le bien-être de leur entreprise et pour
toutes sortes d’autres raisons, ce que vous faites aussi par
conviction. C’est vraiment exceptionnel. Je vous en félicite. Vous
êtes un modèle pour bien d’autres organismes.
Mr. Desjardins-Siciliano, you mentioned that your business
decisions and everything they include clearly require you to play a
leadership role, so that your managers recognize the importance
of linguistic duality in Canada and make all possible effort to put
those measures into effect. That is a unique commitment and I
thank you for it.
Vous avez mentionné, monsieur Desjardins-Siciliano, que vos
décisions d’affaires et tout ce qu’elles comportent exigent que
vous jouiez, de toute évidence, un rôle d’impulsion, que vos
dirigeants reconnaissent l’importance de la dualité linguistique au
Canada et qu’ils déploient tous les efforts possibles pour que ces
mesures se concrétisent. Il s’agit d’un engagement spécial, et je
vous en remercie.
Frankly, Bill S-205 is not necessary in your case. You are
already going above and beyond its text. I am the bill’s sponsor; I
introduced it because I believe in it. Many organizations are
signing on to this bill so that official language minority
communities can receive services in their own languages
anywhere in Canada. Unfortunately, in many cases, those
communities receive the minimum amount of the services
available. VIA Rail provides the maximum amount of those
services by going beyond what the legislation requires. I will have
another question for you shortly.
En toute franchise, le projet de loi S-205 n’est pas nécessaire
dans votre cas. Vous allez déjà au-delà de ce texte de loi. Je suis la
marraine de ce projet de loi et, si je l’ai déposé, c’est que j’y crois.
De nombreux organismes tiennent à ce projet de loi afin que les
communautés de langue officielle en situation minoritaire
reçoivent des services dans leur langue partout au Canada.
Malheureusement, dans bien des cas, ces communautés reçoivent
le minimum des services offerts. VIA Rail offre le maximum des
services en dépassant les exigences de la législation. J’aurai une
autre question à vous poser tout à l’heure.
I feel a lot of friendship and respect for all my colleagues and I
asked the Senate of Canada to allow the Standing Senate
Committee on Official Languages to hold a public debate on
Bill S-205. That is what we are doing at the moment and I am
very grateful for that. I appreciate the comments from my
colleagues, including the Honourable Senator Dagenais, even
though we are not always in agreement. The important factors are
the dialogue and the discussion. We will see what happens
afterwards. I am not a lawyer or a constitutional expert, but I am
not convinced that the Charter imposes restrictions. I believe that
it does the opposite, but that is a matter for another day.
J’ai beaucoup d’amitié et de respect pour tous mes collègues, et
j’ai demandé au Sénat du Canada que le Comité sénatorial
permanent des langues officielles tienne un débat public sur le
projet de loi S-205. C’est ce que nous faisons maintenant, et j’en
suis très reconnaissante. J’apprécie les commentaires de mes
collègues, y compris ceux de l’honorable sénateur Dagenais,
même si nous ne sommes pas toujours d’accord. L’important,
c’est le dialogue et la discussion. Par la suite, nous verrons ce qui
en découlera. Je ne suis ni avocate ni constitutionnaliste, mais je
ne suis pas convaincue que la Charte est limitative. Je crois que
c’est l’inverse, mais c’est là une autre question.
I would like to know what kinds of resource people you have
available at the moment to serve francophone travellers in
stations like Saskatoon, Guelph and Brantford. Are there
resource people for francophone travellers in stations like those?
J’aimerais savoir de quel type de personnes-ressources vous
disposez à l’heure actuelle pour servir les voyageurs francophones
qui fréquentent les gares de Saskatoon, de Guelph et de
Brantford. Y a-t-il des personnes-ressources pour les voyageurs
francophones dans ces gares?
8-6-2015
Langues officielles
13:55
Mr. Desjardins-Siciliano: We have a bilingual resource person
in each of our trains and at each of our stations. If that person
happens not to be available for any reason, the procedure in our
stations is to put clients in contact with an agent in the VIA Rail
call centre so that the clients receive services in their own
language, just as they would do if the agent were there in person.
Usually, one of the station staff is always bilingual. If that
bilingual person is not available and no other staff member speaks
the other official language, we immediately communicate with the
call centre to ensure that clients receive services in their own
language.
M. Desjardins-Siciliano : Dans chacun de nos trains et chacune
de nos gares, nous disposons d’une personne-ressource bilingue.
S’il arrivait qu’elle ne soit pas disponible pour quelque raison que
ce soit, la consigne qui est appliquée dans nos gares est de mettre
le client en contact avec un agent du centre d’appels de VIA Rail
de sorte qu’il puisse recevoir des services dans sa langue, de la
même façon qu’il en recevrait si l’agent se trouvait sur place.
Habituellement, il y a toujours un membre du personnel à la gare
qui est bilingue. Si cette personne bilingue est absente et qu’aucun
membre du personnel ne parle dans l’autre langue officielle, nous
communiquons immédiatement avec le centre d’appels pour
s’assurer que le client recevra les services dans sa langue.
Senator Chaput: Does the availability of services differ from
one place to the other, for example, for travellers arriving at one
of the 17 stations that are already designated bilingual? Is there a
difference?
La sénatrice Chaput : L’offre de services diffère-t-elle d’un
endroit à l’autre, par exemple pour les voyageurs qui arrivent
dans l’une des 17 autres gares qui sont déjà désignées bilingues?
Y a-t-il une différence?
Mr. Desjardins-Siciliano: No. All stations have bilingual staff. I
was just clarifying what happens when a resource person is not
available. As a general rule, at least one bilingual agent is on duty
in all stations.
M. Desjardins-Siciliano : Non. Toutes les gares disposent de
personnel bilingue. Je ne faisais qu’apporter une précision
lorsqu’une personne-ressource est absente. En règle générale, il
y a au moins un agent bilingue sur place dans toutes les gares.
Senator Chaput: According to the most recent national census,
the station in Kingston, Ontario, was designated bilingual. It was
not beforehand. Did you have to make changes to that station to
make sure that the requirements could be complied with? Or were
you already able to do that since you were exceeding the
requirements in the act?
La sénatrice Chaput : Selon le dernier exercice de recensement
national, la gare de Kingston, en Ontario, a été désignée bilingue.
Elle ne l’était pas auparavant. Avez-vous dû apporter des
changements au sein de cette gare afin de respecter les
exigences? Ou bien, le faisiez-vous déjà, puisque vous excédez
les exigences prévues par la loi?
Mr. Desjardins-Siciliano: Exactly so. Kingston station’s
bilingual designation changed nothing in VIA Rail’s practices;
we were already going beyond the requirements of the bilingual
designation.
M. Desjardins-Siciliano : C’est exact. La désignation bilingue
de la gare de Kingston n’a rien changé aux pratiques de VIA Rail,
qui dépassaient déjà les exigences liées à la désignation bilingue.
Senator Chaput: Have there been any additional costs since the
station was officially designated as bilingual?
La sénatrice Chaput : Y a-t-il eu des coûts supplémentaires
depuis qu’elle est désignée officiellement bilingue?
Mr. Desjardins-Siciliano: Not at all.
Senator Chaput: And no transition was necessary because the
procedures were already in place.
Mr. Desjardins-Siciliano: Exactly.
M. Desjardins-Siciliano : Pas du tout.
La sénatrice Chaput : De plus, aucune transition n’a été
nécessaire, compte tenu du fait que cette consigne était déjà en
place.
M. Desjardins-Siciliano : C’est exact.
Senator Chaput: I am blown away. I am not used to hearing
news like that. It is excellent, and I thank you for it.
La sénatrice Chaput : Je suis bouche bée. Je n’ai pas l’habitude
d’entendre de telles nouvelles. C’est excellent, et je vous remercie.
Mr. Desjardins-Siciliano: Thank you for your kind words
about VIA Rail. While you are favourably disposed to hearing
about the practices VIA Rail has put in place, you should know
that it is an honour for VIA Rail to hear Senator Chaput, from
Manitoba, speaking French. We reap what we sow. As Senator
Seidman, from Montreal, said, this is a microcosm of Canada.
Likewise, to board a VIA Rail train is to step into a Canadian
experience. It is in that spirit that we want to reach out to all
Canadians to meet our primary task of convincing Canadians to
ride on their national railway.
M. Desjardins-Siciliano : Je vous remercie de vos gentilles
paroles à l’égard de VIA Rail. S’il vous est favorable d’entendre
les pratiques mises en place chez VIA Rail, sachez que c’est un
honneur pour VIA Rail d’entendre la sénatrice Chaput, du
Manitoba, s’exprimer en français; nous semons ce que nous
récoltons. Comme la sénatrice Seidman, de Montréal, c’est le
microcosme du Canada. Or, monter dans un train de VIA Rail,
c’est vivre une expérience canadienne. C’est dans cet esprit que
nous voulons rejoindre tous les Canadiens pour répondre à notre
défi premier, soit celui de convaincre les Canadiens de voyager à
bord de leur train national.
13:56
Official Languages
How can we alienate 23 per cent or 24 per cent of Canadians if
we really want to meet Canadians’ needs? This is a business
challenge that we are addressing by embracing the linguistic
origins of Canada’s two cultures.
[English]
8-6-2015
Comment pourrions-nous nous aliéner 23 ou 24 p. 100 de la
population canadienne, si nous tenons vraiment à répondre à ses
besoins? Il s’agit d’un défi commercial auquel nous faisons face en
tenant compte des origines linguistiques des deux cultures
canadiennes.
[Traduction]
Senator Seidman: Yes, indeed, to get on a VIA train is to live
the Canadian experience; you are quite right. I have done that so
many times.
La sénatrice Seidman : Oui, en effet, monter à bord d’un train
de VIA, c’est vivre l’expérience canadienne; vous avez entièrement
raison. Je l’ai fait très souvent.
Mr. Desjardins-Siciliano, what particular challenges has VIA
faced with the process they have gone through in implementing
this kind of exemplary service? Could you tell us specifically if
these challenges have been different in Quebec as you face the
kind of service you offer to anglophones compared to that offered
to francophones across the rest of the country?
Monsieur Desjardins-Siciliano, quels défis particuliers a dû
relever VIA en cours de route pour réussir à mettre en place un
service aussi exemplaire? Pourriez-vous nous dire en particulier si
ces défis ont été différents au Québec pour offrir aux anglophones
le même service qui est offert aux francophones dans le reste du
Canada?
Mr. Desjardins-Siciliano: I was appointed president in May of
last year. Prior to that I was the chief legal officer and cochampion for official languages since 2010; so my history is five
years old, but I did read the previous briefs so I will ask my
colleagues to correct me if I am wrong.
M. Desjardins-Siciliano : J’ai été nommé président en mai
l’an dernier. Auparavant, j’étais chef des services juridiques et
co-champion des langues officielles depuis 2010. Je ne suis donc
en poste à VIA que depuis cinq ans, mais j’ai lu les mémoires
précédents et je vais demander à mes collègues de me corriger si
j’ai tort.
In 1985 the case that brought us before the Federal Court and
ultimately the Supreme Court of Canada was a case brought by
employees of VIA Rail in Western Canada who felt VIA was
discriminating as it was requiring its service managers to be
bilingual in its offering of The Canadian between Vancouver and
Toronto. That is the case that the court found VIA was being
reasonable in requiring that bilingualism, first and foremost, for
security reasons in the case of incidents so you can provide
support and assistance to passengers and the public, but also
because in the commercial environment that VIA Rail operates in,
contrary to other government institutions, it must convince its
intended public that its service offer meets their needs.
En 1985, la poursuite qui nous a menés devant la Cour
fédérale, puis devant la Cour suprême, a été entamée par des
employés de VIA Rail dans l’Ouest qui considéraient que VIA
faisait de la discrimination en exigeant de ses directeurs des
services qu’ils soient bilingues sur le train Le Canadien entre
Vancouver et Toronto. C’est dans cette cause que la cour a statué
qu’il était raisonnable pour VIA d’exiger le bilinguisme, d’abord
et avant tout, pour des raisons de sécurité, afin d’être en mesure
d’offrir aide et soutien aux passagers et au public en cas
d’accident, mais aussi parce que l’environnement commercial
dans lequel évolue VIA Rail exige — ce qui n’est pas le cas pour
d’autres institutions fédérales — qu’elle convainque son public
cible que les services qu’elle offre répondent à leurs besoins.
It made sense to the court, as it did VIA Rail’s management at
the time, that if you’re going to attract a large part of Canada’s
population, as well as display to the world a Canadian experience
on a tourism train like The Canadian, that bilingual service was a
reasonable requirement for the service manager position, which is
the person who runs the customer side of the train operation while
the train is moving throughout the country.
La cour considérait, tout comme la direction de VIA Rail à
l’époque, qu’il était normal, pour attirer un grand nombre de
Canadiens et pour montrer au monde entier en quoi consistait
l’expérience canadienne à bord d’un train touristique comme
Le Canadien, d’exiger le bilinguisme pour le poste de directeur
des services, puisqu’il s’agit de la personne qui dirige le service à la
clientèle lorsque le train se déplace d’un bout à l’autre du pays.
That would have been the landmark case, if you will, but it was
initiated, as I said, in Western Canada. I don’t know if there are
other cases that I may have omitted.
C’est la cause qui a fait jurisprudence, si on veut, mais elle a été
présentée, comme je l’ai mentionné, dans l’Ouest. Je ne sais pas
s’il y a d’autres causes que j’ai pu oublier.
That is reflected in the collective agreements we have with
our union about the requirement for bilingualism for service
managers on board our trains. It has made its way from a
management practice, based on commercial and security
imperatives, all the way to a collective agreement negotiated
provision.
Cette exigence de bilinguisme pour nos directeurs des services à
bord des trains fait partie des conventions collectives. C’est une
pratique de la gestion qui, pour des impératifs commerciaux et de
sécurité, a fait son chemin pour devenir une disposition négociée
dans les conventions collectives.
8-6-2015
Langues officielles
13:57
Senator Seidman: The court issues and battles you’ve had are
significant, indeed, and thank you for conveying the essence of it.
La sénatrice Seidman : Vous avez mené de grandes batailles
devant les tribunaux, en effet, et je vous remercie de nous en avoir
fourni l’essentiel.
What other challenges were associated — and when I say
‘‘challenges’’ I mean difficulties — and what special practices did
VIA Rail have to take upon themselves in order to go above and
beyond the requirement as far as bilingual services are concerned?
Were those challenges different in different parts of the country?
Quels défis — j’entends ici des défis autres que légaux — avezvous eu à relever, et quelles pratiques particulières VIA Rail a-telle dû mettre en place pour aller au-delà des exigences en matière
de services bilingues? Les défis étaient-ils différents selon les
régions du pays?
Mr. Desjardins-Siciliano: Again, I’ll let my colleagues correct
me, but I don’t believe the challenges were different anywhere
across the country.
M. Desjardins-Siciliano : Je vais demander encore une fois à
mes collègues de me corriger au besoin, mais je ne crois pas que les
défis étaient différents d’une région à l’autre.
VIA Rail is an excellent employer, therefore recruiting
personnel has never been a challenge. We hope it will remain
that way, as we will be replenishing our ranks to the tune of
50 per cent over the next five years.
VIA Rail est un excellent employeur, si bien que le recrutement
n’a jamais été un problème. Nous souhaitons que cela demeure
ainsi, car nous nous apprêtons à renouveler près de 50 p. 100 de
notre effectif au cours des cinq prochaines années.
From a resourcing point of view, it has not been a challenge.
From a deployment of services, once you state the direction,
which is bilingual services, then everything else falls in line with
that principle. For example, in 2012, when we introduced onboard entertainment, providing our passengers with video
entertainment on their iPads, laptops or intelligent devices, we
had a choice to make in terms of linguistic and content offer. We
made the choice, first of all, that it would only be Canadian
content from the CBC and the National Film Board, and soon coproductions from Telefilm Canada.
Du point de vue de la dotation, cela n’a pas été un problème.
Du point de vue de la prestation des services, une fois que
l’orientation est donnée, soit des services bilingues, tout le reste en
découle. En 2012, par exemple, lorsque nous avons décidé d’offrir
des divertissements à bord pour les passagers, soit des vidéos sur
leurs iPad, leurs ordinateurs personnels ou leurs appareils
intelligents, nous avions des choix à faire en termes de contenu
et de langues. Nous avons donc décidé, tout d’abord, d’offrir du
contenu exclusivement canadien de la SRC et de l’Office national
du film, et bientôt, nous aurons des coproductions de Téléfilm
Canada.
We also decided that, as we put those hours on line, we would
put an equal number of francophone and anglophone offers and
mirror the offers both from the NFB, L’Office national du film,
CBC, Société Radio-Canada, and the same thing with other
productions. Last week we put on the Governor General’s
vignettes and, again, you have a linguistic balance.
Nous avons également décidé, en ce qui avait trait au nombre
d’heures, que l’offre serait la même en anglais et en français, et
que les offres du NFB, de l’Office national du film, de la CBC et
de la Société Radio-Canada se correspondraient, et qu’il en irait
de même des autres productions. La semaine dernière, nous avons
affiché les vignettes du gouverneur général, et encore une fois, il y
a un équilibre entre le français et l’anglais.
Once you set the standards and you base it on the commercial
reality of attracting passengers to your service, everything else
falls in line. It is, as I said in my introduction, a battle of every day
because it’s easy to let your guard down and let other practices
take hold, but we didn’t have that challenge, other than that
major challenge at the time in 1985.
Quand on établit les normes et qu’elles reposent sur la réalité
commerciale de vouloir attirer des passagers, le reste en découle.
Et comme je l’ai mentionné dans mon introduction, c’est une
bataille de tous les jours, parce qu’il est facile de baisser la garde et
de laisser d’autres pratiques s’implanter, mais nous n’avons pas eu
d’autre défi à relever à part celui très important de 1985.
Senator Seidman: Basically, it’s a philosophy of existence and
so it’s a culture in the company, is what you’re saying.
La sénatrice Seidman : Ce que vous dites essentiellement, c’est
qu’il s’agit d’une philosophie d’existence et donc d’une culture au
sein de la compagnie.
Mr. Desjardins-Siciliano: Correct, and it stems from again, as I
said, a concern for safety and security in terms of issues and
incidents, but also the particular challenge that VIA Rail, as a
Crown corporation, has — contrary to most Crowns — in that it
has to convince passengers to get on the train. So it is part of a
commercial attitude to have an offer that reflects the potential
pool of passengers — and they are, across the country,
francophones and anglophones whom we are trying to attract
out of their cars and into our trains.
M. Desjardins-Siciliano : C’est exact, et comme je l’ai
mentionné, cela découle d’une préoccupation liée à la sécurité
en cas de problème ou d’accident, mais aussi du défi particulier
que doit relever VIA Rail comme société d’État, et que d’autres
sociétés d’État n’ont pas, c’est-à-dire de convaincre les passagers
d’utiliser ses services. D’un point de vue commercial, il faut donc
tenir compte de l’ensemble de nos passagers potentiels, soit des
francophones et des anglophones partout au pays, et du fait que
nous voulons les voir monter à bord de nos trains plutôt que dans
leurs voitures.
13:58
Official Languages
Senator Seidman: All right. Thank you very much. I appreciate
that.
[Translation]
8-6-2015
La sénatrice Seidman : Très bien. Je comprends tout à fait.
Merci beaucoup.
[Français]
The Chair: Before we move to the second round, I would like to
ask a question that complements Senator Seidman’s.
La présidente : Avant de passer au deuxième tour, j’aimerais
poser une question complémentaire à celle de la sénatrice
Seidman.
Some witnesses have told us that it is difficult for them to
recruit bilingual staff. That does not seem to be a difficulty for
you. Is that so? If not, why?
Certains témoins nous ont indiqué que le recrutement de
personnel bilingue était difficile pour eux. Vous ne semblez pas
connaître cette difficulté. Est-ce le cas? Et sinon, pourquoi?
Laurent F. Caron, Chief Human Resources Officer and Official
Languages Co-Champion, VIA Rail Canada: I am happy to answer
that question. We actually promote VIA Rail at job fairs all over
Canada. We look for bilingual people to fill all our entry-level
positions, and we are very successful in doing that. It is not really
any more difficult. We look for talented people; that is always the
quest, but, in our case, we look for talented bilingual people and,
year in and year out, we manage to fill our bilingual positions
without too much difficulty.
Laurent F. Caron, chef, Ressources humaines, et co-champion
des langues officielles, VIA Rail Canada : C’est un plaisir pour moi
de répondre à la question. En fait, nous faisons la promotion de
VIA Rail dans des foires d’emplois partout au Canada. Nous
cherchons à recruter du personnel bilingue pour pourvoir tous
nos postes d’entrée, et nous réussissons très bien à le faire. Ce
n’est pas nécessairement plus difficile. Nous cherchons des gens de
talent, c’est toujours la quête, mais dans notre cas, nous
recherchons des gens de talent bilingues et, bon an mal an, nous
réussissons toujours à pourvoir les postes bilingues.
The Chair: You have no problems in Manitoba, Saskatchewan
and Manitoba?
La présidente : En Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, il
n’y a pas de problème?
Mr. Caron: We have no problem. We hire people in Winnipeg,
mostly, then in Toronto, Montreal and Vancouver. That is where
most of our employees are hired. Each year, we manage to fill our
positions without too much difficulty.
M. Caron : Il n’y a pas de problème. Nous en embauchons à
Winnipeg surtout; et à Toronto, à Montréal et à Vancouver. Ce
sont les endroits où nous embauchons le plus d’employés. Chaque
année, nous réussissons à pourvoir nos postes sans trop de
difficulté.
[English]
[Traduction]
Senator McInnis: Thank you very much. I’m a novice on this
committee. I’m here subbing for another senator. I was intrigued
and certainly pleased with your presentation and what you do for
bilingualism.
Le sénateur McInnis : Merci beaucoup. Je suis nouveau au
comité. Je remplace un autre membre. J’ai été surpris et
certainement très heureux de votre exposé et de tout ce que
vous faites pour promouvoir le bilinguisme.
Back in 1986, you commenced, when you hired an employee
they were bilingual, which you are to be applauded for. But what
surprises me is that in 2009 there was a challenge. That many
years later, I think you said by the union at the time, and that
brought a favourable decision from the Federal Court and then of
course it went to the Supreme Court. I take it you didn’t proceed
with it there; they did, I take it.
Vous avez commencé par dire qu’en 1986, les employés que
vous embauchiez devaient être bilingues, ce dont on peut vous
féliciter. Ce qui m’étonne toutefois, c’est qu’il y a eu une
contestation judiciaire en 2009, soit de nombreuses années plus
tard, par le syndicat de l’époque, je crois, et c’est ce qui a donné
lieu à une décision de la Cour fédérale en votre faveur, puis la
cause a été entendue par la Cour suprême. Je crois comprendre
que c’est venu de leur part, pas de la vôtre.
It’s a surprise that there was such a length of time, and here we
are in 2009, when bilingualism is accepted across the country, that
that challenge would take place so many years later.
Il est surprenant que cela ait pris autant de temps, qu’on ait
attendu jusqu’en 2009, à un moment où le bilinguisme était
accepté partout au pays, et qu’on ait décidé des années plus tard
de soumettre la question à la cour.
The other part of the question was the Supreme Court said that
VIA Rail believes that the regulations only set minimal standards
with respect to the provision of bilingual services.
L’autre partie de ma question concerne le fait que la Cour
suprême a mentionné que selon VIA Rail, ce que prévoit le
règlement, ce sont des normes minimales pour la prestation de
services bilingues.
Could you explain that, as well?
Pourriez-vous nous expliquer cela, également?
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Langues officielles
13:59
Mr. Desjardins-Siciliano: As I said in my opening remarks, that
was our view, that the fundamental basis is constitutional, the
equal treatment of both official languages, and that anything
above and beyond that is acceptable. Therefore, the barometer or
the measure of 5 per cent, as it then was, was indicative but not
compulsory in terms of going beyond that.
M. Desjardins-Siciliano : Comme je l’ai mentionné dans mon
exposé, nous étions d’avis que tout repose sur la Constitution, sur
le traitement égal des deux langues officielles, et que tout ce qui
est au-delà est acceptable. Ainsi, la mesure du 5 p. 100, qui était
fixée alors, était donnée à titre indicatif, mais rien ne nous
empêchait de la dépasser.
That was our view and we were found to be right on that. That
is why we’ve continued to pursue an approach, as Laurent was
saying, of hiring bilingual capabilities and ensuring that our
service offerings, whether they are on-board entertainment or
information to passengers, tickets, in station, in trains or on the
phone, always be available in both official languages.
C’était notre point de vue, et la cour nous a donné raison sur ce
point. C’est pourquoi nous avons misé sur cette stratégie, comme
Laurent l’a mentionné, soit de continuer à embaucher des
employés bilingues et de veiller à ce que nos services, qu’il
s’agisse de divertissements à bord, ou d’information à l’intention
des passagers sur les billets, dans les stations, dans les trains ou au
téléphone, soient toujours offerts dans les deux langues officielles.
Senator McInnis: But almost a quarter century after you
started that, it ends up in court.
Le sénateur McInnis : Mais près d’un quart de siècle plus tard,
le tout a abouti devant les tribunaux.
Mr. Desjardins-Siciliano: Yes. Well, sometimes justice does
take time, does it not?
M. Desjardins-Siciliano : Oui. Eh bien, la justice prend du
temps, parfois, n’est-ce pas?
Senator McInnis: No, lawyers are quite quick.
Thank you, madam chair.
[Translation]
Le sénateur McInnis : Non, les avocats sont relativement
rapides.
Merci, madame la présidente.
[Français]
The Chair: Did you want to add anything?
La présidente : Vous vouliez ajouter quelque chose?
Mr. Desjardins-Siciliano: No, it’s fine.
M. Desjardins-Siciliano : Non, ça va.
Senator Chaput: I have to repeat how much I appreciate this
public debate at committee. Senator Seidman’s comments really
struck me.
La sénatrice Chaput : Je tiens à répéter à quel point j’apprécie
ce débat public au sein du comité. Ce que la sénatrice Seidman a
dit m’a vraiment frappée.
This commitment to, and recognition of, Canada’s linguistic
duality is about the culture of the organization. Providing services
in both official languages provides economic advantages. The
advantages we are talking about are economic. We have to repeat
this more often to make our government understand that
celebrating our linguistic duality brings economic benefits. It
makes the country’s economy more dynamic.
Il s’agit d’une question de culture au sein de l’organisation en
ce qui concerne l’engagement envers la dualité linguistique au
Canada et sa reconnaissance. Offrir des services dans les
deux langues officielles représente des avantages sur le plan
économique. Il s’agit d’un avantage économique. Il faut le répéter
plus souvent pour faire comprendre à notre gouvernement que le
respect de la dualité linguistique représente des avantages
économiques. Elle dynamise l’économie du pays.
As for the Charter, I mentioned earlier that I do not believe
that the Charter limits services. The Charter does not demand
that services be provided everywhere, but it specifies where they
should be provided. However, the Charter is to be interpreted
broadly, not restrictively. It does not take away services; on the
contrary, it makes it possible for organizations like yours to offer
more of them if they wish to. In general, the services offered are at
the minimum level, not the maximum level, as you are doing.
En ce qui concerne la Charte, j’ai mentionné plus tôt que je ne
croyais pas que la Charte limitait les services. La Charte n’exige
pas que les services soient offerts partout, mais elle précise là où
ils devraient être fournis. Cependant, l’interprétation de la Charte
est large et non limitative. Elle n’enlève pas de services; au
contraire, elle est ouverte à ce que des organismes comme le vôtre
en offrent davantage, si c’est ce qu’ils souhaitent. En général, les
services sont plutôt offerts au minimum plutôt qu’au maximum,
comme vous le faites.
I do not know if you will be able to answer my question, but I
feel that it is important for me to ask it. What do we have to do
to convince the federal institutions mentioned in Bill S-205 to
seriously address the matter of providing services in both official
languages everywhere in Canada? How can we make them aware
Je ne sais pas si vous serez en mesure de répondre à ma
question, mais je trouvais qu’il était important de vous la poser.
Comment peut-on arriver à convaincre les institutions fédérales
qui sont mentionnées dans le projet de loi S-205 à envisager
sérieusement l’offre des services dans les deux langues officielles
13:60
Official Languages
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of the importance of going beyond what the law requires, instead
of doing what is being done at the moment?
partout au Canada? Comment pouvons-nous les sensibiliser à
l’importance d’aller au-delà de ce qu’exige la loi, contrairement à
ce qui se fait en ce moment?
Bill S-205 exists out of necessity, because we are very limited.
The criteria that establish the francophonie in every corner of
Canada are not the reality in 2015, not the reality for my children
and grandchildren. It is no longer the same reality it once was. It
means that we provide services only where numbers warrant. If
the definition is not the right one, we lose. When we belong to an
official language minority community, we lose badly.
Le projet de loi S-205 existe, par la force des choses, parce que
nous sommes très limités. Les critères de la francophonie aux
quatre coins du Canada ne représentent pas la réalité de 2015,
celle de mes enfants et de mes petits-enfants. Ce n’est plus la
même réalité qu’auparavant. Cela signifie que nous n’offrons des
services qu’en fonction des chiffres. Si la définition n’est pas la
bonne, nous sommes perdants. Nous sommes perdants à tous les
points de vue lorsque nous appartenons à une communauté de
langue officielle en milieu minoritaire.
You have such an important model. What arguments could we
use to convince other federal institutions that the minimum is not
always enough and that they could make a little more effort? I am
not asking them to do the maximum, as you are doing. What
arguments would convince them? Honestly, I am all out of
arguments.
Vous êtes un modèle tellement important. Quels arguments
pourrions-nous utiliser pour convaincre les autres institutions
fédérales que le minimum n’est pas toujours suffisant et qu’elles
pourraient se dépasser un peu? Je ne leur demande pas d’aller audelà du maximum, comme vous le faites. Quels arguments
seraient convaincants? Honnêtement, je n’ai plus d’arguments.
Mr. Desjardins-Siciliano: Senator, I recognize that this is a
huge challenge and that these changes take time. Every day is a
struggle. It is impossible for me to advise my colleagues on ways
to seize the opportunities that arise other than to tell them to be
open to the market that is out there and to take advantage of the
commercial opportunities.
M. Desjardins-Siciliano : Sénatrice, je reconnais qu’il s’agit
d’un défi de taille et que ces changements prennent du temps.
C’est un combat de tous les jours. Il m’est impossible de conseiller
mes collègues sur la façon de saisir les occasions qui se présentent
autrement qu’en leur disant de s’ouvrir au marché qui est
disponible et de tirer profit des occasions commerciales.
VIA Rail is an agency of the Government of Canada. So it is
easier for us to pursue ideals that are loftier and broader in scope
than to limit ourselves to strictly commercial and financial
imperatives. That is why being the president and CEO of a
Government of Canada crown corporation is a great honour. It is
not just about attaining financial profitability and operational
reliability; it is also about aiming for the ideals that the
government and the lawmakers have set for our country. It is
those ideals that we serve each day.
VIA Rail est une agence gouvernementale du Canada. Il lui est
donc plus facile de poursuivre des idéaux supérieurs et de grande
envergure, que de se limiter à des impératifs strictement
commerciaux et financiers. C’est pour cette raison qu’être le pdg
d’une société d’État du gouvernement du Canada est un grand
honneur. Il s’agit non seulement d’atteindre une rentabilité
financière et une fiabilité opérationnelle, mais de viser
également les idéaux que le gouvernement et les législateurs
fixent pour notre pays. C’est à ce service que nous nous livrons
tous les jours.
I cannot convince my competitors or my colleagues in other
companies other than by telling them that there are commercial
and financial advantages and that the steps we have taken reflect
the Canadian ideals we are striving for.
Je ne peux convaincre mes concurrents ou mes collègues
d’autres entreprises autrement qu’en leur disant que nous croyons
que cela représente des avantages sur les plans commercial et
financier, et que nos mesures correspondent à la poursuite des
idéaux canadiens.
Senator Chaput: Thank you. That is a very fair answer.
La sénatrice Chaput : Je vous remercie. C’est une réponse qui
est très juste.
Senator Maltais: Mr. Caron, could you share your bilingual
recruitment approach with Air Canada and the Canadian
Airports Council? They have a major problem. It is a disaster
for them; it is giving them a nervous breakdown, and they don’t
know what to do any more.
Le sénateur Maltais : Monsieur Caron, pourriez-vous envoyer
votre recette de recrutement de personnel bilingue à Air Canada
et au Conseil des aéroports du Canada? Ils ont un problème
majeur. C’est une catastrophe pour eux, ils en font une dépression
nerveuse et ne savent plus quoi inventer.
Mr. Desjardins-Siciliano, I have one last question for you
about security. Over the past two or three years, incidents have
taken place around the world — on planes, ships, and even in
Parliament. Have you taken any action or are you currently doing
so regarding security measures that were previously in place five
years ago? I am not as knowledgeable about this as my colleague
Monsieur Desjardins-Siciliano, j’ai une toute dernière question
à vous poser, sur la sécurité. Depuis deux ou trois ans, des
incidents se produisent à peu près partout dans le monde, en
avion, en bateau, et même au Parlement. Avez-vous pris des
mesures ou êtes-vous en voie de le faire en ce qui concerne les
mesures de sécurité qui étaient déjà en place il y a cinq ans? Je n’ai
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Langues officielles
13:61
who takes the train every week. I do not go to train stations. Do
you have up-to-date security measures that would help you
prevent any pre-boarding incidents?
pas la compétence de mon collègue qui prend le train toutes les
semaines. Je ne vais pas à la gare. Avez-vous des mesures de
sécurité qui sont à jour, et qui vous permettraient de prévenir des
incidents avant l’embarquement?
Mr. Desjardins-Siciliano: Do you want me to answer your
question?
M. Desjardins-Siciliano : Vous voulez que je réponde à votre
question?
The Chair: This is not really within the context of our study,
but it is up to you, Mr. Desjardins-Siciliano.
La présidente : Elle ne se situe pas nécessairement dans le
contexte de la présente étude, mais c’est à vous de juger, monsieur
Desjardins-Siciliano.
Mr. Desjardins-Siciliano: I will answer, as this is an important
issue for all Canadians and for our passengers.
M. Desjardins-Siciliano : Je vais répondre, puisque c’est un
sujet d’importance pour tous les Canadiens et les passagers.
VIA Rail has always applied security measures in its rail
operations. As a result of events that have taken place over the
past few years, we have reviewed our measures. We have actually
added some measures to facilitate detection, and ensure
prevention and vigilance of operations. We believe that, on a
daily basis, the measures implemented so far are an improvement
over what we had before. We make sure not to detract from the
client’s experience and to maintain the freedom of movement and
mobility Canadians have always enjoyed in this country while
being aware that the security environment has changed.
VIA Rail a toujours appliqué des mesures de sécurité dans le
cadre de ses opérations ferroviaires. En raison des événements
survenus au cours des dernières années, nous avons examiné nos
mesures. D’ailleurs, nous en avons ajouté afin de faciliter la
détection et d’assurer la prévention et la vigilance de nos
opérations. Nous sommes persuadés que, dans un combat de
tous les jours, les mesures prises à ce jour sont bonifiées par
rapport à ce qu’elles étaient auparavant. Nous nous assurons de
ne pas nuire à l’expérience du client et de maintenir la liberté de
mouvement et de mobilité que les Canadiens ont toujours connue
en ce pays tout en étant conscients qu’ils se retrouvent dans un
environnement de sécurité différent de ce qu’il était par le passé.
For example, until just recently, the VIA Rail security directors
were railway employees who developed skills over time and were
promoted to the position. Two months ago, we hired a former
deputy chief of the Montreal police to be our new security
director. He has 25 years of experience with a police service, in the
area of intelligence, and intelligence services and police networks,
not only in Quebec and Canada, but also around the world.
À titre d’exemple, jusqu’à tout récemment, les directeurs de
sécurité de VIA Rail étaient des employés de chemin de fer qui,
avec le temps, développaient des compétences et étaient promus à
ce poste. Il y a deux mois, nous avons engagé un ancien directeur
adjoint de la police de Montréal à titre de nouveau directeur de la
sécurité. Ce dernier possède 25 ans d’expérience au sein d’un
service de police, dans le domaine du renseignement et des réseaux
de services de renseignement et de police, non seulement au
Québec et au Canada, mais partout dans le monde.
So just that additional level of expertise, which is new at
VIA Rail, shows how seriously we are taking the safety of our
passengers, our on-board personnel and, of course, the public.
Donc, ne serait-ce que ce niveau d’expertise additionnel, qui est
nouveau à VIA Rail, il dénote à quel point nous prenons au
sérieux la question de la sécurité de nos passagers, de notre
personnel à bord et, évidemment, du public.
Senator Maltais: In closing, Madam Chair, I presume
information is provided to passengers in both official languages?
Le sénateur Maltais : Pour terminer, madame la présidente, je
présume que les renseignements qui sont transmis aux passagers le
sont dans les deux langues officielles?
Mr. Desjardins-Siciliano: Always.
M. Desjardins-Siciliano : Toujours.
Senator Fortin-Duplessis: My colleague talked about security,
and you said you hired Montreal’s chief of police.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Mon collègue a parlé de
sécurité, et vous avez répondu que vous aviez engagé le chef de
police de Montréal.
Mr. Desjardins-Siciliano: No, a former deputy chief of police.
M. Desjardins-Siciliano : Non. L’ancien directeur adjoint de la
police.
Senator Fortin-Duplessis: Do you have someone on board the
train — for example, on the Quebec City to Ottawa trip — in
charge of security?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Y a-t-il une personne à bord du
train, par exemple lors du déplacement Québec-Ottawa, qui est
chargée de la sécurité?
Mr. Desjardins-Siciliano: When it comes to security issues, you
will understand that it is important to apply those measures
discreetly so as to minimize inconvenience to passengers. I will not
M. Desjardins-Siciliano : En ce qui concerne les questions de
sécurité, vous comprendrez qu’il est important d’appliquer ces
mesures avec discrétion de manière à déranger le moins possible
13:62
Official Languages
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tell you how we apply our security measures. What you just talked
about is something that happens from time to time. I will not go
into the details of how we deploy our security resources.
les passagers. Je ne vous dirai pas comment nous menons nos
mesures de sécurité. Le scénario que vous venez d’évoquer est une
situation qui arrive de temps à autre. Je n’entrerai pas dans les
détails sur la façon dont nous déployons nos personnes-ressources
en matière de sécurité.
Senator Fortin-Duplessis: I heard that no security measures
were being applied on VIA Rail trains. I know that is not the
topic of today’s meeting, but is it true or false?
La sénatrice Fortin-Duplessis : J’avais entendu dire qu’il n’y
avait pas de mesures de sécurité à bord des trains de VIA Rail. Je
sais que ce n’est pas le sujet de la réunion d’aujourd’hui, mais estce vrai ou est-ce faux?
Mr. Desjardins-Siciliano: If you were told that there are never
any security officers on VIA Rail trains, it is false.
M. Desjardins-Siciliano : Si on vous a dit qu’à bord des trains
de VIA Rail, il n’y a jamais d’agents de sécurité, c’est faux.
Senator Fortin-Duplessis: But are they on all the trains for all
the trips?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Mais y en a-t-il sur tous les
trains lors de tous les déplacements?
The Chair: We have to come back to our topic, senator.
La présidente : Il faudrait revenir à notre sujet, sénatrice.
Senator Fortin-Duplessis: Okay. Are any stations designated
unilingual?
La sénatrice Fortin-Duplessis : D’accord. Y a-t-il des gares
désignées unilingues?
Mr. Desjardins-Siciliano: No. As I said in my opening remarks,
all our trains, stations, call centre services and Web content are
bilingual, for security and marketing purposes, and also to
preserve the VIA Rail brand: VIA Rail for all Canadians.
M. Desjardins-Siciliano : Non. Comme je l’ai dit dans mes
remarques liminaires, tous nos trains, toutes nos gares, tous les
services de notre centre d’appels et notre présence sur le Web sont
bilingues, pour des raisons de sécurité et de commercialisation, et
aussi pour préserver l’image de marque de VIA Rail : VIA Rail
pour tous les Canadiens.
Senator Chaput: I would like some clarification further to
Senator Fortin-Duplessis’ question. All the stations provide
services in both official languages, but not all stations are
officially designated bilingual, correct?
La sénatrice Chaput : J’ai une question de clarification pour
faire suite à celle de la sénatrice Fortin-Duplessis. Toutes les gares
offrent des services dans les deux langues officielles, mais toutes
les gares ne sont pas officiellement désignées bilingues, n’est-ce
pas?
Mr. Desjardins-Siciliano: Exactly. If you look at the Burolis
register, you will see that some stations are designated bilingual,
such as the one in Kingston. Some stations are designated
unilingual, but that does not preclude the provision of services in
both languages. It is a regulatory designation provided for in the
regulations, but for VIA Rail service delivery — in all our
stations, trains, call centres and on the Web — our services are
available in Canada’s both official languages.
M. Desjardins-Siciliano : Exactement. Si vous regardez le
registre Burolis, vous verrez qu’il y a des gares désignées
bilingues, telles que celle de Kingston. Certaines gares sont
désignées unilingues, mais cela n’empêche pas la prestation de
services dans les deux langues. La désignation, c’est la désignation
réglementaire en raison de l’application du règlement, mais aux
fins de la prestation des services de VIA Rail, dans toutes nos
gares, nos trains, nos centres d’appels et sur le Web, nos services
sont offerts dans les deux langues officielles du Canada.
The Chair: Some witnesses have told us that additional costs
were attached to providing an active offer of service in French; is
that the case at VIA Rail?
La présidente : Certains témoins nous ont indiqué que des
coûts additionnels étaient liés à la mise en œuvre d’une offre active
de services en français; est-ce le cas chez vous?
Mr. Desjardins-Siciliano: Any additional costs are not separate
from the rest of our operating costs. Is it more difficult to fill a
position with a bilingual employee than with a unilingual
employee? Possibly, in some cases. However, it is not broken
down in a way that would allow me to tell you that it costs a
certain amount more to operate bilingually. We feel that any
additional cost is not separate and must be marginal.
M. Desjardins-Siciliano : S’il y a des coûts additionnels, ils ne
sont pas départagés du reste des frais d’exploitation. Pourvoir un
poste avec un employé bilingue est-il plus difficile qu’avec un
employé unilingue? Possiblement, dans certains cas. Cependant,
ce n’est pas départagé de façon à ce que je puisse vous dire que
cela nous coûte tant de plus pour opérer de façon bilingue. À
notre avis, s’il y a un coût supplémentaire, il n’est pas départagé et
il doit être marginal.
As the senator said earlier, this is a matter of company culture,
value and brand. For us, being a standard bearer for the
Government of Canada is part of our role to provide
Comme le mentionnait la sénatrice plus tôt, c’est une question
de culture d’entreprise, de la valeur de la marque. Étant le porteétendard du gouvernement du Canada, pour nous, cela fait partie
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Langues officielles
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transportation services to Canadians, by Canadians, by their
government. In short, I cannot confirm that it leads to additional
costs.
de notre rôle visant à offrir un service de transport aux Canadiens,
par les Canadiens, par leur gouvernement. Bref, je ne pourrais pas
vous confirmer que cela occasionne des coûts supplémentaires.
The Chair: I want to offer you my sincerest thanks, on behalf of
the committee members, for being here today, and especially for
your commitment, your vision and the leadership role you play so
that VIA Rail Canada can truly be a living symbol of the
Canadian identity.
La présidente : Je tiens à vous remercier très sincèrement, au
nom des membres du comité, pour votre présence ici, aujourd’hui,
et surtout pour votre engagement, votre vision et pour le rôle
d’impulsion que vous jouez afin que VIA Rail Canada soit
réellement un symbole vivant de l’identité canadienne.
(The committee continued in camera.)
(La séance se poursuit à huis clos.)
OTTAWA, Monday, June 15, 2015
OTTAWA, le lundi 15 juin 2015
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m. to continue its study of Bill S-205, An Act to
amend the Official Languages Act (communications with and
services to the public).
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, pour poursuivre son étude du projet
de loi S-205, Loi modifiant la Loi sur les langues officielles
(communications et services destinés au public).
Senator Claudette Tardif (Chair) in the chair.
[Translation]
La sénatrice Claudette Tardif (présidente) occupe le fauteuil.
[Français]
The Chair: Honourable senators, I now call this meeting of the
Standing Senate Committee on Official Languages to order. My
name is Claudette Tardif; I am from Alberta and I am the chair
of this committee. I would now ask the senators to introduce
themselves, starting on my left.
La présidente : Honorables sénateurs, je déclare cette séance du
Comité sénatorial permanent des langues officielles ouverte. Je
m’appelle Claudette Tardif, je viens de l’Alberta, et je suis la
présidente du comité. Je demanderais aux sénateurs de se
présenter en commençant à ma gauche.
Senator Poirier: Senator Rose-May Poirier from New
Brunswick.
La sénatrice Poirier : Sénatrice Rose-May Poirier, du
Nouveau-Brunswick.
Senator McIntyre: Senator Paul McIntyre from New
Brunswick.
Le sénateur McIntyre : Sénateur Paul McIntyre, du NouveauBrunswick.
Senator Seidman: Senator Judith Seidman from Montreal,
Quebec.
La sénatrice Seidman : Sénatrice Judith Seidman, de Montréal,
Québec.
Senator Fortin-Duplessis: Senator Suzanne Fortin-Duplessis
from Quebec City. Welcome.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Sénatrice Suzanne FortinDuplessis, de Québec. Soyez les bienvenus.
Senator Maltais: Senator Ghislain Maltais from Quebec.
Le sénateur Maltais : Sénateur Ghislain Maltais, du Québec.
Senator Chaput: Senator Maria Chaput from Manitoba.
La sénatrice Chaput : Sénatrice Maria Chaput, du Manitoba.
Senator Maltais: Madam Chair, before we hear from the
witnesses, I have a motion I’d like to propose and I think we could
do it right at the top of the meeting. My motion is that, if the
Senate sits next week, on Monday, I move that the committee not
meet when the Senate is sitting.
Le sénateur Maltais : Madame la présidente, avant qu’on
entende les témoins, j’aurais une motion à présenter, et je pense
qu’on pourra le faire au tout début. C’est que si le Sénat siège la
semaine prochaine, lundi, je présente la motion que le comité ne
siège pas en même temps que le Sénat.
The Chair: Senator Maltais, according to our work plan,
we had decided that we would do the clause-by-clause study of
Bill S-205 on June 22. That was approved by the steering
committee and then presented to the entire committee, which
received notice. So, if we do not meet — and we can always do as
we did today and obtain the Senate’s permission so that the
committee can meet even if the Senate is sitting — it will mean
that we won’t do the clause-by-clause study of Bill S-205.
La présidente : Sénateur Maltais, selon le plan de travail, nous
avions décidé que, le 22 juin, nous ferions l’étude article par article
du projet de loi S-205. Cela avait été approuvé par le comité
directeur et ensuite présenté à l’ensemble du comité, qui en a été
avisé. Alors, si nous ne siégeons pas — et c’est toujours possible
de faire comme aujourd’hui et d’obtenir la permission du Sénat
que le comité se réunisse même si le Sénat siège —, cela veut dire
que le projet de loi S-205 ne sera pas étudié article par article.
13:64
Official Languages
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Senator Maltais: Madam Chair, when the work plan was
agreed upon, there were events that we weren’t aware of and
that’s why I am moving that we discuss it today.
Le sénateur Maltais : Madame la présidente, lorsque nous
avons fait le plan de travail, il y avait des événements dont nous
n’étions pas au courant, et c’est pour cette raison que je présente
cette motion aujourd’hui pour que nous en discutions.
Senator Chaput: Madam Chair, according to the work plan I
agreed to, the Standing Senate Committee on Official Languages
was slated to meet next Monday. I have always maintained, and
still do, that the Official Languages Committee, the Standing
Senate Committee on Official Languages, doesn’t meet often
enough. Once a week, we have a window, and whenever there is a
long weekend, we do not meet on that Monday. So I have always
found it hard to cancel one of our regularly scheduled meetings,
whether we discuss Bill S-205 or something else next Monday.
That is the first thing I wanted to say. Secondly, and more
importantly, the senator is moving that we cancel a committee
meeting that had been planned even if the Senate was going to sit.
That is my position, Madam Chair.
La sénatrice Chaput : Madame la présidente, j’ai approuvé le
plan de travail selon lequel une réunion du Comité des langues
officielles était prévue pour lundi prochain. J’ai toujours dit, et je
le maintiens encore, que le Comité des langues officielles, le
Comité sénatorial des langues officielles ne se réunit pas assez
souvent. Nous avons un créneau une fois par semaine, et dans le
cas d’une longue fin de semaine, nous ne siégeons pas les lundis.
Alors, j’ai toujours eu beaucoup de difficulté à ce que nous
annulions l’une de nos rencontres régulières, qu’il s’agisse du
projet de loi S-205 ou d’un autre sujet dont nous traiterions lundi
prochain. Voilà mon premier argument, et le plus important, c’est
que nous proposons d’annuler une réunion du Comité des langues
officielles que nous avions prévu de tenir même si le Sénat siégeait.
Voilà mon argument, madame la présidente.
Senator Maltais: But ours would be the only committee
meeting, as none of the other committees are sitting at all.
Le sénateur Maltais : Cependant, nous serions le seul comité à
siéger, car les autres comités ne siègent pas du tout.
Senator Chaput: Yes, but they might meet twice a week.
La sénatrice Chaput : Oui, mais ils se rencontrent peut-être
deux fois par semaine.
Senator Maltais: I am proposing the motion, Madam Chair. It
is up to the committee members to decide.
Le sénateur Maltais : J’en fais la motion, madame la
présidente. C’est aux membres de décider.
Senator Chaput: Can we put the motion to a vote, Madam
Chair? I would like to vote against it.
La sénatrice Chaput : Pouvons-nous passer au vote, madame la
présidente, parce que j’aimerais voter contre cette motion.
The Chair: Very well. When the clerk calls your name, please
indicate whether you support or oppose Senator Maltais’s motion
to cancel our June 22 meeting.
La présidente : D’accord. Lorsque le greffier appellera votre
nom, veuillez dire oui ou non à la motion qui a été présentée par le
sénateur Maltais, qui vise à annuler la réunion du 22 juin.
Daniel Charbonneau, Clerk of the Committee: The Honourable
Senator Tardif?
Daniel Charbonneau, greffier du comité : L’honorable sénatrice
Tardif?
The Chair: Nay.
La présidente : Non.
Mr. Charbonneau: The Honourable Senator Chaput?
M. Charbonneau : L’honorable sénatrice Chaput?
Senator Chaput: Nay.
La sénatrice Chaput : Non.
Mr. Charbonneau: The Honourable Senator Fortin-Duplessis?
M. Charbonneau : L’honorable sénatrice Fortin-Duplessis?
Senator Fortin-Duplessis: Yea.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Oui.
Mr. Charbonneau: The Honourable Senator Maltais?
M. Charbonneau : L’honorable sénateur Maltais?
Senator Maltais: Yea.
Le sénateur Maltais : Oui.
Mr. Charbonneau: The Honourable Senator McIntyre?
M. Charbonneau : L’honorable sénateur McIntyre?
Senator McIntyre: Yea.
Le sénateur McIntyre : Oui.
Mr. Charbonneau: The Honourable Senator Poirier?
M. Charbonneau : L’honorable sénatrice Poirier?
Senator Poirier: Yea.
La sénatrice Poirier : Oui.
[English]
[Traduction]
Mr. Charbonneau: The Honourable Senator Seidman?
M. Charbonneau : L’honorable sénatrice Seidman?
Senator Seidman: Yes.
La sénatrice Seidman : Oui.
8-6-2015
Langues officielles
[Translation]
Mr. Charbonneau: Yeas, 5; nays, 2.
The Chair: Therefore, the committee will not meet. Motion
carried. The committee will not meet on June 22, and so Bill S205 will not receive clause-by-clause consideration.
Senator Chaput: The majority has spoken.
13:65
[Français]
M. Charbonneau : Oui, cinq voix; non, deux voix.
La présidente : Alors, le comité ne siègera pas. La motion est
adoptée, le comité ne siègera pas le 22 juin, et il n’y aura donc pas
d’étude article par article du projet de loi S-205.
La sénatrice Chaput : La majorité a parlé.
The Chair: That being said, we have witnesses who are here
today to discuss Bill S-205, An Act to amend the Official
Languages Act (communications with and services to the
public), sponsored by Senator Chaput. We are hearing from
two panels today, as part of our study of the bill. Our first
witnesses are from the Canada Post Corporation. Canada Post is
a Crown corporation providing mail service throughout the
country and is considered to be vitally important to the
development of official language minority communities. The
Crown corporation has an obligation to respect the Official
Languages Act in its entirety.
La présidente : Alors, cela étant dit, nous avons des témoins qui
sont ici aujourd’hui pour nous parler du projet de loi S-205, Loi
modifiant la Loi sur les langues officielles (communications et
services destinés au public), qui est parrainé par la sénatrice
Chaput. Nous avons invité deux groupes de témoins aujourd’hui
dans le cadre de l’étude de ce projet de loi. Nos premiers témoins
proviennent de la Société canadienne des postes. Postes Canada
est une société d’État qui offre des services postaux dans
l’ensemble du pays, et elle est jugée comme étant d’une
importance vitale pour le développement des communautés de
langues officielles en situation minoritaire. La société d’État est
tenue d’appliquer la Loi sur les langues officielles dans son
intégrité.
I am very pleased to introduce our witnesses from the Canada
Post Corporation: Bonnie Boretsky, Vice-President, General
Counsel and Corporate Secretary; and Amanda Maltby,
General Manager, Compliance. Welcome to the committee. I
would now ask Ms. Boretsky and Ms. Maltby to give their
presentation, after which senators will have the opportunity to
ask questions.
Je suis très heureuse de vous présenter nos témoins,
Mme Bonnie Boretsky, vice-présidente, avocate-conseil générale
et secrétaire de la Société canadienne des postes, et Mme Amanda
Maltby, directrice générale de la Conformité. Je vous souhaite
la bienvenue. J’inviterais Mme Boretsky et Mme Maltby à
commencer leurs présentations, et ensuite les sénateurs poseront
des questions.
[English]
Bonnie Boretsky, Vice-President, General Counsel and
Corporate Secretary, Canada Post Corporation: Thank you.
Good afternoon, Madam Chair and members of the committee.
[Translation]
My name is Bonnie Boretsky, General Counsel, Corporate
Secretary and Official Languages Champion at Canada Post.
Joining me today is my colleague Amanda Maltby, General
Manager, Compliance. Amanda’s responsibilities include
managing the official languages program.
[English]
[Traduction]
Bonnie Boretsky, vice-présidente, avocate-conseil générale et
secrétaire de la Société, Société canadienne des postes : Merci.
Madame la présidente, mesdames et messieurs, bonjour.
[Français]
Je m’appelle Bonnie Boretsky, et je suis avocate-conseil
générale, secrétaire générale et championne des langues
officielles à Postes Canada. Je suis accompagnée aujourd’hui de
ma collègue, Amanda Maltby, qui est directrice générale et
responsable de la conformité à Postes Canada. Amanda supervise,
entre autres, la gestion du programme des langues officielles.
[Traduction]
We are pleased to be asked to present on Bill S-205 today.
Nous sommes heureuses de comparaître aujourd’hui sur le
projet de loi S-205.
Canada Post has a robust and comprehensive official
languages program, which we will speak to, but I will start with
some crucial context.
Postes Canada gère un programme des langues officielles solide
et complet, dont je parlerai plus tard, mais je vais d’abord vous
fournir le contexte essentiel.
This is the digital age. Just as the Internet is changing
everything for news, entertainment media and for retailers, it
also spells profound change for Canada Post. Our workforce and
network were built on letter mail, which still generates roughly
half of our annual revenue, but letter mail volumes have declined
for nearly a decade. In 2014, Canadians mailed 1.4 billion fewer
Nous sommes dans l’ère numérique. Tout comme Internet
change la donne pour les médias d’information et de
divertissement et les détaillants, il entraîne de profonds
changements au sein de Postes Canada. Notre main-d’œuvre et
notre réseau reposaient sur la poste-lettres, qui génère environ la
moitié de nos revenus annuels, mais le volume de la poste-lettres
13:66
Official Languages
pieces of mail than they did in 2006. The volume decline is not
only huge, it is also accelerating. In the first quarter of 2015,
domestic letter mail volume fell 8.4 per cent compared to the first
quarter of 2014.
[Translation]
This volume decline is having a tremendous financial impact
and is one of the main reasons why Canada Post has had to make
some very tough decisions. In 2013, the Conference Board of
Canada projected that, without fundamental changes to the
postal system, Canada Post would face an annual operating loss
of nearly $1 billion by 2020. In fact, before achieving profitability
in 2014, the Crown corporation experienced three years of losses.
We also anticipate a financial loss in 2015.
[English]
8-6-2015
est en déclin depuis presque 10 ans. En 2014, les Canadiens ont
mis à la poste 1,4 milliard de lettres en moins qu’ils ne l’ont fait en
2006. Ce déclin est non seulement énorme, il s’accélère. Pendant le
premier trimestre de 2015, le volume de la poste-lettres intérieur a
chuté de 8,4 p. 100, comparativement à la même période en 2014.
[Français]
Cette baisse de volume a une incidence énorme sur nos
finances. Il s’agit d’une des raisons importantes pour lesquelles
Postes Canada a dû prendre des décisions très difficiles. En 2013,
le Conference Board du Canada a prévu que, si elle n’apporte pas
de changements fondamentaux au système postal, Postes Canada
sera aux prises avec des pertes d’exploitation annuelles de près
d’un milliard de dollars d’ici 2020. En fait, avant la réalisation de
profits en 2014, la société avait connu trois années de pertes. Nous
prévoyons également une perte financière en 2015.
[Traduction]
Ongoing financial losses are not an option for Canada Post.
We do not receive money from taxpayers to fund our operations.
We have a mandate from the Government of Canada to be
financially self-sustaining.
Postes Canada ne peut se permettre des pertes financières
continues. Nous ne recevons aucun argent du contribuable pour
financer nos activités. Le gouvernement du Canada nous a imposé
l’autosuffisance financière.
Accordingly, in 2013, Canada Post unveiled its strategy to
transform the postal service. The Five-point Action Plan is a
multi-year plan that includes converting 5 million addresses to
community mailbox delivery over five years.
C’est ainsi qu’en 2013, Postes Canada a dévoilé sa stratégie de
transformation du service des postes. Le Plan d’action en cinq
points pluriannuel prévoit la conversion de cinq millions
d’adresses de livraison à domicile à des boîtes communautaires
sur cinq ans.
What’s at stake is securing the future of postal services in
Canada. We must complete all five initiatives to avoid becoming a
burden on taxpayers. We are starting to see results, but we have a
long way to go before we are financially self-sufficient.
Il en va de l’avenir des postes au Canada. Nous devons mener à
bien les cinq initiatives afin d’éviter de devenir un fardeau pour les
contribuables. Nous commençons à voir le fruit de nos efforts,
mais nous avons encore du chemin à faire avant d’atteindre
l’autosuffisance financière.
[Translation]
Canada Post takes its official languages obligations seriously.
We are committed to communicating effectively in both official
languages and to providing services of equal quality to both
language communities. With respect to our support for official
languages and the services we deliver to Canadians in both official
languages, I will first talk about our retail network. We view the
act of serving our customers in the official language of their
choice as a natural extension of a corporation whose focus is
customer service.
[English]
Canada Post operates the largest retail network in Canada.
With nearly 6,300 post offices, we have more outlets than
McDonald’s and Tim Horton’s have in Canada. Nearly
80 per cent of Canadians live within 2.5 kilometres of a post
office. Many post offices are in rural, remote, northern or small
communities, and the post office may be in a private home.
[Français]
Postes Canada prend les langues officielles au sérieux. Nous
nous engageons à communiquer efficacement dans les deux
langues officielles et à offrir des services de qualité égale. Pour ce
qui est de notre soutien aux langues officielles et aux services que
nous offrons aux Canadiens dans les deux langues officielles, je
vais commencer par le réseau de la vente au détail. Nous
percevons le fait de servir nos clients dans la langue officielle de
leur choix comme le prolongement naturel d’une entreprise axée
sur le service à la clientèle.
[Traduction]
Postes Canada gère le plus grand réseau de détaillants au
Canada. Nous comptons presque 6 300 bureaux de poste, ce qui
dépasse le nombre de restaurants McDonald’s et Tim Horton’s au
Canada. Presque 80 p. 100 des Canadiens vivent à 2,5 kilomètres
d’un bureau de poste. De nombreux bureaux de poste sont situés
dans des collectivités rurales, isolées, petites ou du Nord, et il se
peut même que le bureau de poste se retrouve dans la maison d’un
particulier.
8-6-2015
Langues officielles
13:67
Roughly 40 per cent of Canada’s post offices are dealer
franchises in a pharmacy or other store. This is a long-standing
business model for us. Franchises offer the same products and
services as a corporately managed post office but cost less to
operate. They have convenient locations for customers to do
other shopping and generally have better parking and longer
hours.
Environ 40 p. 100 des bureaux de poste au Canada sont des
franchises situées dans une pharmacie ou dans un autre
commerce. C’est un modèle commercial que nous utilisons
depuis longtemps. Les franchises offrent les mêmes produits et
services que les bureaux de poste gérés par la société, mais leurs
coûts de fonctionnement sont moindres. Les franchises sont
situées dans des endroits pratiques pour les clients qui souhaitent
faire leurs courses et offrent en général plus de stationnement et
de plus longues heures d’ouverture.
Canada Post opened 73 new franchises in 2014 as part of the
Five-point Action Plan. We have also streamlined our network of
traditional corporate post offices by adjusting their hours to
realign them with customer traffic patterns.
Postes Canada a ouvert 73 nouvelles franchises en 2014,
conformément au Plan d’action en cinq points. Nous avons
également rationalisé notre réseau de bureaux de poste
traditionnels gérés par la société, en modifiant les heures
d’ouverture pour mieux correspondre aux habitudes des clients.
[Translation]
We have 748 bilingual post offices, and that includes the 36
new offices we set up in response to the 2011 census results. More
than 1,250 of our retail network positions are designated
bilingual. Under our retailer agreements, services in both
official languages must be made available and actively offered
to customers in bilingual post offices while the post office is open.
[English]
We make every effort to maintain good bilingual capacities in
post offices. For example, we audit their performance quarterly
and share the results. We are also providing training and retesting
as required.
[Translation]
Amanda Maltby, General Manager, Compliance Canada Post
Corporation: Our objective of communicating effectively in both
official languages applies to telephone, face-to-face and email
communications, as well as to publications and the canadapost.ca
Web site. In bilingual post offices, we are committed to serving
customers in the official language of their choice. The bilingual
symbol is displayed, and we make every possible effort to actively
greet customers in both official languages.
[English]
[Français]
Il y a 748 bureaux de poste bilingues. Cela comprend l’ajout de
36 nouveaux bureaux bilingues en réponse au recensement de
2011. Dans notre réseau de vente au détail, plus de 1 250 postes
sont désignés bilingues. Les conventions des concessionnaires
exigent que les services soient disponibles et offerts activement
dans les deux langues officielles dans les bureaux de poste
bilingues, lorsque le comptoir postal est ouvert.
[Traduction]
Nous déployons tous les efforts possibles afin de maintenir une
bonne capacité bilingue dans nos bureaux de poste. Ainsi, nous
vérifions le rendement de façon trimestrielle et nous diffusons les
résultats. Nous offrons au besoin de la formation et des services
d’évaluation des compétences.
[Français]
Amanda Maltby, directrice générale, Conformité, Société
canadienne des postes : L’objectif de communiquer efficacement
dans les deux langues officielles s’applique à la communication
par téléphone, en personne, par courriel, dans les publications et
sur le site web postescanada.ca. Dans les bureaux de poste
bilingues, nous nous sommes engagés à servir les clients dans la
langue officielle de leur choix. Nous affichons le symbole des
langues officielles et nous faisons tous les efforts possibles pour
accueillir activement les clients dans les deux langues officielles.
[Traduction]
In order to designate a post office ‘‘bilingual,’’ as Canada’s
population changes, we make a concerted effort to apply census
findings thoughtfully. Within Canada Post, this effort involves
representation from several functions, including labour relations
human resources, retail and compliance.
Compte tenu de l’évolution de la population du Canada, nous
nous fions aux résultats du recensement pour ce qui est de la
désignation « bilingue » des bureaux de poste. Nous faisons aussi
appel à nos divers services, y compris les relations du travail, les
ressources humaines, les ventes au détail et l’observation de la
réglementation.
As a result of our comprehensive process, Canada Post has
recently listed 36 new bilingual offices and plans to remove
bilingual services from 49 of a possible 68 eligible offices. This
reflects our commitment to serving customers in the official
À la suite de ce processus exhaustif, Postes Canada vient de
désigner 36 nouveaux bureaux bilingues et a l’intention de
supprimer les services bilingues de 49 bureaux sur un total
possible de 68, conformément à notre engagement visant à servir
13:68
Official Languages
8-6-2015
language of their choice. We are currently consulting with the
national minority language groups on our plan and have spoken
with them already.
les clients dans la langue officielle de leur choix. Nous consultons
actuellement les groupes nationaux de défense des langues
minoritaires au sujet de notre plan.
Our commitment to official languages extends to our
workplace and to roughly 69,000 employees. Across the
corporation, nearly 2,800 positions are bilingual, and nearly
2,400 are regular full-time positions. Regardless of whether
employees occupy a bilingual position, they have the right to
work in the official language of their choice in several parts of the
country. Our efforts and results across the corporation are being
recognized.
Notre engagement envers les langues officielles s’étend à notre
lieu de travail et donc à quelque 69 000 employés. Au sein de la
société, presque 2 800 postes sont désignés bilingues, dont 2 400
postes réguliers à temps plein. Que le poste soit bilingue ou non,
les employés ont le droit de travailler dans la langue officielle de
leur choix dans plusieurs régions du pays. Les efforts et les
résultats obtenus au sein de la société sont reconnus.
[Translation]
In our 2013-14 report card, the Commissioner of Official
Languages gave Canada Post an overall rating of B, or good. We
have taken steps to address the areas in need of improvement, as
flagged by the commissioner, through a new three-year action
plan, and we are already seeing a steady decline in the number of
complaints received. In fact, the number of complaints dropped
by a third in 2013-14, and that decline continues in 2015.
[English]
[Français]
La fiche de rendement de 2013-2014 du commissaire aux
langues officielles a attribué à Postes Canada la cote globale de
« B », ou bonne. Nous prenons des mesures là où le commissaire
a recommandé des améliorations au moyen d’un nouveau plan
d’action sur trois ans. Nous avons déjà constaté un déclin
constant des plaintes. En fait, en 2013-2014, le nombre de plaintes
a diminué d’un tiers. Cette diminution se poursuit en 2015.
[Traduction]
Canada Post also promotes bilingualism and French by
making strategic arrangements with organizations. For example,
we have recently supported the Canadian Foundation for CrossCultural Dialogue to promote the 2015 Rendez-vous de la
Francophonie, and also Société francophone de Maillardville de
la Colombie-Britannique, and the Quebec Community Group
Network’s Goldbloom Awards.
Postes Canada fait également la promotion du bilinguisme et
du français en concluant des ententes stratégiques avec des
organisations. À titre d’exemple, nous venons d’accorder
récemment un soutien à la Fondation canadienne pour le
dialogue des cultures afin de promouvoir l’édition de 2015 des
Rendez-vous de la Francophonie, ainsi qu’à la Société de
Maillardville de la Colombie-Britannique et au Quebec
Community Groups Network, dans le cadre des prix Goldbloom.
We understand the importance of the vitality of minority
language communities, the concerns about the risk of assimilation
and the intent of the bill. Were the bill to become law, we would
comply. However, the bill would have a significant impact on
Canada Post at this pivotal time of securing the future of postal
services in this country. It would impose operational challenges by
adding a significant number of bilingual post offices to our
network when we already face challenges attracting qualified
bilingual candidates to staff some existing ones. There are already
several small minority language communities where we have been
unable to attract bilingual candidates, often for months at a time.
Nous reconnaissons l’importance de la vitalité des collectivités
de langue minoritaire, les préoccupations entourant le risque
d’assimilation et les objectifs du projet de loi. Si le projet de loi est
adopté, nous le respecterons. Toutefois, le texte aurait une
incidence considérable sur Postes Canada à un moment charnière,
car nous devons assurer l’avenir de la poste ici au pays. La loi
nous imposerait des défis sur le plan opérationnel en rajoutant un
nombre non négligeable de désignations bilingues aux bureaux de
poste de notre réseau, alors que nous avons déjà de la difficulté à
recruter des employés bilingues qualifiés pour certains bureaux
existants. Plusieurs petites collectivités de langue minoritaire ne
peuvent déjà pas trouver de candidats bilingues, et les postes
restent vacants pendant des mois dans bien des cas.
[Translation]
Ms. Boretsky: In conclusion, on behalf of Canada Post, I
would like to thank the committee for the opportunity to share
our position. Although Canada Post is going through a rough
time, I can assure you that the serious commercial challenges
facing the corporation will not affect our commitment to
respecting our official languages obligations.
[Français]
Mme Boretsky : En conclusion, au nom de Postes Canada, je
tiens à remercier le comité de cette occasion qui nous est offerte de
vous faire part de notre point de vue. Les temps sont difficiles
pour Postes Canada. Je puis néanmoins vous assurer que nos
sérieux défis commerciaux ne nuiront pas à notre engagement en
matière de respect des langues officielles.
8-6-2015
Langues officielles
[English]
Our official languages program is well established, but it is
constantly evolving. When the committee issues its report, we will
examine it with interest. We would be happy to take your
questions at this time.
[Translation]
13:69
[Traduction]
Notre programme des langues officielles est bien établi, mais il
évolue de façon permanente. Lorsque le comité déposera son
rapport, nous le lirons avec intérêt. Nous nous ferons un plaisir de
répondre à vos questions.
[Français]
The Chair: Thank you kindly, Ms. Boretsky and Ms. Maltby.
Senator Fortin-Duplessis will start off our round of questions,
followed by Senator Chaput.
La présidente : Merci beaucoup, madame Boretsky et madame
Maltby. La première question sera posée par la sénatrice FortinDuplessis. Elle sera suivie de la sénatrice Chaput.
Senator Fortin-Duplessis: Welcome, again, to both of you. We
learned from media reports about the closure of a number of post
offices. Were they all replaced by postal outlets? Personally, I use
a drugstore postal outlet when I have to send things by special
mail, for example.
La sénatrice Fortin-Duplessis : À toutes les deux, encore une
fois, soyez les bienvenues. Nous avons appris des médias la
fermeture de plusieurs bureaux de poste. Ces bureaux de poste
ont-ils été remplacés partout par des comptoirs postaux? Pour ma
part, j’utilise un comptoir postal dans une pharmacie lorsque, par
exemple, je dois faire un envoi spécial.
Ms. Boretsky: We are always attuned to our customers’ needs
in post offices and across our entire retail network. Usually, the
reason we close offices or remove services is that the location isn’t
as busy as others nearby. That is not always the case when we
open other offices. It has more to do with the fact that the region
or surrounding area is being adequately served by the network.
Mme Boretsky : Nous sommes toujours conscients des besoins
de nos clients dans nos bureaux de poste et dans tout notre réseau
de vente au détail. Normalement, lorsque nous fermons des
bureaux et que nous retirons des services, c’est parce que l’endroit
n’est pas aussi fréquenté que d’autres endroits situés près du site
que l’on ferme. Ce n’est pas toujours le cas lorsqu’on ouvre
d’autres bureaux. C’est plutôt que la région ou les environs sont
bien desservis par le réseau.
We’ve also opened a number of franchise post offices, and that
can have an impact on other retail outlets in the surrounding area.
Nous avons aussi ouvert plusieurs franchises de comptoirs
postaux, et cela peut avoir un impact sur les autres points de vente
dans les environs.
Senator Fortin-Duplessis: I have a patchwork of unrelated
questions.
La sénatrice Fortin-Duplessis : J’ai plusieurs questions un peu
disparates, qui ne s’enchaînent pas toutes les unes aux autres.
You said that you expected to incur losses in 2015. How much
do you expect to lose? Do you anticipate losing a lot more than
you did in 2014, for instance?
Vous avez mentionné aussi que, en 2015, vous prévoyez des
pertes. À quel montant vous attendez-vous à ce que ces pertes se
chiffrent? Seront-elles, par exemple, beaucoup plus importantes
que celles de 2014?
Ms. Boretsky: No, we don’t. Canada Post’s annual sales stand
at between $7 billion and $8 billion, so when we post a profit or
loss of a few tens or hundreds of millions of dollars, it represents a
fairly small percentage of overall revenue. We aren’t expecting
significant losses.
Mme Boretsky : Non, elles ne le seront pas. Le chiffre
d’affaires de Postes Canada est de 7 à 8 milliards de dollars de
revenus par année. Lorsque nous rapportons des profits ou des
pertes de quelques dizaines ou centaines de millions de dollars, le
pourcentage est tout de même très faible par rapport au chiffre
global. Nous ne prévoyons pas de pertes importantes.
We are in the process of converting addresses that currently
receive home mail delivery to community mailbox delivery
and are making every effort to keep losses to a minimum.
Nevertheless, we do expect to incur a loss. It won’t be huge, but it
will be a loss.
Nous sommes en train de convertir les adresses qui bénéficient
de la livraison à domicile en boîtes postales communautaires, et
nous faisons tous les efforts pour réduire les pertes. Toutefois, une
perte est prévue. Elle n’est pas énorme, mais il y en aura une.
Senator Fortin-Duplessis: What did you learn from your
consultations with the communities?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Quel est le résultat des
consultations que vous avez tenues avec les communautés?
Ms. Boretsky: Are you talking about the consultations related
to the Five-point Action Plan?
Mme Boretsky : Vous parlez des consultations par rapport au
Plan d’action en cinq points?
Senator Fortin-Duplessis: Yes.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Oui.
13:70
Official Languages
8-6-2015
Ms. Boretsky: Various consultations were undertaken. Prior to
the announcement, we had held some 30 or 40 meetings where
people across the country were invited to share their views; we
met with major clients, small and medium-sized businesses, as
well as individuals. All kinds of stakeholder groups were
represented and they talked to us at length about how they
used mail services. We learned a lot from the Canadian retailers
and members of the public who took part in our consultations
and told us about how they used mail services. We didn’t really
present them with any options; we talked about possibilities.
Those are all the details I have.
Mme Boretsky : Différentes consultations ont été faites. Avant
l’annonce, nous avons effectué une trentaine ou une quarantaine
de rencontres à travers le pays avec des gens qui ont été invités à
s’exprimer. Ces gens représentaient des clients importants, des
petites et moyennes entreprises et des individus. Toutes sortes de
groupes ont été représentés, et ils nous ont fait part, de façon
détaillée, de leur usage du service des postes. Nous avons
beaucoup appris de ces Canadiens et des commerçants
canadiens qui sont venus partager avec nous leurs points de vue
sur leur usage du service des postes. Nous ne leur présentions pas
vraiment des options. Nous parlions des possibilités, et je n’ai pas
plus de détails.
It was often said that, rather than taking home mail delivery
away from the third of the population who still enjoyed the
service and converting their addresses to community mailbox
delivery, the best thing would have been to reduce the frequency
of mail delivery to two or three days a week, in many people’s
minds. That’s just one of a number of possibilities.
Il est souvent mentionné que, selon ce qu’imaginent plusieurs
personnes, la meilleure chose aurait été de diminuer la fréquence
de distribution à deux ou trois jours par semaine, environ, au lieu
de retirer la livraison à domicile au tiers des Canadiens qui en
bénéficie toujours et de les convertir à une boîte postale
communautaire. Ce n’est qu’une possibilité parmi tant d’autres.
Senator Chaput: I’d like to say to both of you, right off the bat,
that I fully appreciate the fact that you have to make some very
tough decisions: you have to choose between closing a post office,
relocating services, setting up retail outlets or installing green
boxes. I am beginning to see just how important it is for you to
operate without the burden of a deficit.
La sénatrice Chaput : J’aimerais commencer par vous dire,
mesdames, que je suis tout à fait consciente que vous devez
prendre des décisions très difficiles : soit vous fermez le bureau de
poste, soit vous déménagez les services, soit vous aménagez des
comptoirs postaux ou des boîtes vertes. Je me rends compte à quel
point il est important que vous puissiez fonctionner sans devoir
éponger un déficit.
Nevertheless, actions such as closing or re-designating a post
office, setting up retail outlets, transferring services and
converting addresses all have a very negative impact on official
language minority communities. To illustrate that a little more
clearly, I’m going to give you two examples from Manitoba.
Cependant, la fermeture ou le réaménagement d’un bureau,
l’aménagement de comptoirs postaux, le transfert des services, les
changements d’adresse, et cetera, ont des impacts négatifs très
importants sur les communautés de langues officielles en situation
minoritaire. Pour plus de clarté, je vais vous donner deux
exemples qui concernent le Manitoba.
In the mid-2000s, in Sainte-Anne-des-Chênes, Manitoba,
where I live, we had a post office. Then, one day, Canada Post
decided to close the post office and set up a retail outlet. The
corporation made an agreement with a local retailer to set up a
postal outlet there. Now we have to use green boxes. I have to go
and pick up my mail, which isn’t a problem in and of itself. We
realize that home mail delivery isn’t sustainable, given that it’s no
longer affordable. But, when you decided to create just one retail
outlet in Sainte-Anne-des-Chênes, Manitoba, you relocated the
other services to the post office in Steinbach, a community where
the majority is not French-speaking, a community that isn’t
accustomed to dealing with francophones or providing Frenchlanguage services. So when our addresses were converted —
because my address had to change so that my mail could be
delivered to my PO box, No. 10 — it was all done in English. All
of the francophones in the Sainte-Anne-des-Chênes area ended up
with English-language addresses they hadn’t asked for. It’s an
insult, because when people see that our addresses are in English,
they assume we are anglophones, not francophones. Perhaps it is
just a minor detail, but it matters to us. So an effort was made to
convert the addresses back to French. A lot of people refused to
take part in the exercise, but my spouse and I did. That’s an
impact you didn’t foresee.
Dans les années 2005, à Sainte-Anne-des-Chênes, au
Manitoba, là où j’habite, nous étions desservis par un bureau
de poste. Puis, un jour, Postes Canada a décidé de fermer ce
bureau de poste et d’aménager un comptoir postal. Une entente a
été conclue avec l’un de nos commerçants pour l’aménagement
d’un comptoir postal. Je dispose désormais de boîtes vertes. Je
vais chercher mon courrier, ce qui n’est pas un problème comme
tel. Nous savons qu’il est impossible de continuer à recevoir des
services postaux à domicile, car ce n’est plus raisonnable.
Toutefois, lorsque vous avez décidé d’aménager un seul
comptoir à Sainte-Anne-des-Chênes, au Manitoba, les autres
services ont été déménagés au bureau de poste de Steinbach, qui
n’est pas une communauté majoritairement francophone. C’est
une communauté qui n’y est pas habituée et qui ne pense pas à
offrir des services en français. Or, lorsque les adresses ont été
converties — parce que mon adresse a dû être changée pour que
mon courrier se rende à ma case postale 10 —, elles ont toutes été
converties en anglais. Tous les francophones de Sainte-Anne-desChênes et des environs se sont retrouvés avec des adresses en
anglais qu’ils n’avaient pas demandées. C’est insultant, parce que,
lorsque notre adresse est en anglais, il y a des gens qui croient que
nous sommes anglophones et non francophones. C’est peut-être
un détail, mais cela nous tient à cœur. Puis, nous avons tenté de
8-6-2015
Langues officielles
13:71
convertir à nouveau nos adresses en français. Bon nombre de
citoyens ont refusé de se prêter à cet exercice. Mon époux et moimême l’avons fait. C’est un impact dont vous n’avez pas tenu
compte.
When you impose those kinds of decisions on francophone
communities like mine, communities with francophone schools,
parishes, cultural centres and financial institutions, they have an
impact. When you take away key French-language services and
move them to places like Steinbach, which are not at all Frenchspeaking, you are contributing to assimilation by taking away our
ability to live a part of our life in French. It’s not fair. That’s what
happened in Manitoba.
Ensuite, lorsque ces décisions sont prises dans une
communauté francophone comme la mienne, où il y a des
écoles françaises, une paroisse francophone, un comité culturel et
une institution financière francophone... Lorsque vous retirez nos
services principaux en français pour les déménager à Steinbach,
une communauté qui n’est pas du tout francophone, vous
contribuez à l’assimilation, parce que vous enlevez une partie de
notre vie en français. Ce n’est pas juste. Voilà ce qui s’est passé au
Manitoba.
I recently heard that St. Norbert, another Manitoba
community with a large French-speaking population, a Frenchlanguage school, a school with an immersion program and so
forth, is going to lose its post office or rather the bilingual
designation its post office currently has. I heard that you planned
on removing the bilingual designation of that community’s post
office.
J’ai entendu, récemment, qu’à Saint-Norbert, au Manitoba, il
est question de fermer le bureau de poste ou d’en retirer la
désignation bilingue, alors que Saint-Norbert est aussi une
communauté à forte proportion francophone, qui a une école
française, une école d’immersion, et cetera. J’ai entendu dire que
vous comptez lui enlever sa désignation bilingue.
My first question has to do with your consultations. I know for
a fact that you didn’t consult the people of Sainte-Anne-desChênes. Someone talked to Sainte-Anne-des-Chênes city council,
but it was already a done deal at that point. We weren’t given an
opportunity to respond to the decision. In St. Norbert’s case, I
don’t know whether you intend to consult with the community. I
wonder about the sincerity behind the consultations, since the
decision has already been made. I don’t know whether you’re in a
position to hear the community out, but I’d like to know what
criteria you use to make these kinds of financial decisions. Do you
apply some sort of filter to measure the negative impact on official
language minority communities? That’s what I am concerned
about.
J’aimerais poser une première question qui concerne la
consultation. Je sais pertinemment qu’à Sainte-Anne-desChênes, vous n’avez pas consulté la population. Quelqu’un a
discuté avec le conseil de la ville de Sainte-Anne-des-Chênes, mais
c’était déjà un fait accompli. Nous n’avons pas eu la chance de
réagir. Dans le cas de Saint-Norbert, je ne sais pas si vous allez
consulter la communauté. Je ne sais pas si la consultation est
sincère, parce que la décision a déjà été prise. Je ne sais pas si vous
êtes en mesure d’écouter les arguments de cette communauté.
J’aimerais savoir quels critères vous utilisez pour prendre de telles
décisions d’un point de vue économique. Avez-vous un filtre pour
mesurer l’impact négatif sur nos communautés de langue officielle
en situation minoritaire? Voilà ce qui me préoccupe, madame.
Ms. Boretsky: I’d like to ask my colleague a question, if I may.
Mme Boretsky : Permettez-moi de poser une question à ma
collègue.
[English]
[Traduction]
Ms. Maltby: One goes back to 2005.
Mme Maltby : L’un remonte à 2005.
Ms. Boretsky: We want to talk about St. Lambert.
Mme Boretsky : Nous voulons parler de St. Lambert.
[Translation]
[Français]
Ms. Boretsky: We wanted to check whether it was 1 of the
49 communities where bilingual services are being removed.
Mme Boretsky : Nous voulons vérifier s’il s’agit de l’une des
49 villes dont nous retirerons la désignation bilingue.
Senator Chaput: If it is, I’d like to know what criteria you based
that decision on. The community’s post office shouldn’t lose its
bilingual designation. You are taking away services that we are
entitled to.
La sénatrice Chaput : Si c’est le cas, j’aimerais savoir sur quels
critères vous vous basez pour la retirer. Cette désignation ne
devrait pas être enlevée. C’est nous retirer un service qui nous
revient.
Ms. Maltby: Is it in Manitoba?
Mme Maltby : Est-ce que c’est au Manitoba?
Senator Chaput: Yes, I’m talking about Manitoba.
La sénatrice Chaput : Oui, je parle du Manitoba.
Ms. Maltby: I can’t seem to find —
Mme Maltby : Je ne trouve pas...
13:72
Official Languages
Senator Chaput: An article came out in La Presse and it said
that Canada Post was going to remove the bilingual designation
of the post office in St. Norbert, Manitoba.
8-6-2015
La sénatrice Chaput : C’est un article qui a paru dans les
journaux, dans La Presse, qui indiquait que Postes Canada
enlèverait la désignation bilingue du bureau de poste de SaintNorbert, au Manitoba.
Ms. Boretsky: Did you say St. Norbert?
Mme Boretsky : Vous avez dit Saint-Norbert?
Senator Chaput: Yes, St. Norbert.
La sénatrice Chaput : Saint-Norbert.
Ms. Boretsky: St. Norbert. My apologies. I misunderstood.
Mme Boretsky : Saint-Norbert. Désolée, j’avais mal compris.
Senator Chaput: Madam Chair, may I ask another question?
La sénatrice Chaput : Madame la présidente, puis-je poser une
autre question?
Ms. Boretsky: If you don’t mind, I will answer in English.
Sometimes I have trouble finding the right words in French, and I
want to be sure what I’m saying is clear.
Mme Boretsky : Si vous me le permettez, je vais répondre en
anglais. J’ai parfois de la difficulté à trouver les bons mots, et je
veux m’assurer d’être claire.
Senator Chaput: That’s no problem. I do the same thing in
French. Please go ahead.
La sénatrice Chaput : C’est parfait, je fais la même chose en
français. À vous la parole, madame.
[English]
[Traduction]
Ms. Boretsky: Amanda mentioned in her opening comments
that based on the 2011 census and based on the application of
Treasury Board guidelines, we came up with a list of post offices
that we submitted to Treasury Board and that they reviewed that
said that we could delist, based on all those criteria, 68 post
offices. Also, as Amanda mentioned in her opening comments, we
will only be delisting 49 of those.
Mme Boretsky : Comme Amanda l’a indiqué dans sa
déclaration, nous avons dressé, à partir des résultats du
Recensement de 2011 et des lignes directrices du Conseil du
Trésor, la liste de bureaux de poste qui a ensuite été présentée au
Conseil du Trésor. Le Conseil du Trésor a examiné la liste et, en
tenant compte de tous ces critères, nous a donné l’autorisation de
retirer la désignation à 68 bureaux de poste. Mais comme
Amanda l’a dit dans sa déclaration, nous allons seulement
supprimer la désignation de 49 bureaux.
The first criterion in answer to your question is the census and
the application of the Treasury Board criteria. To get from 68 to
49, we have our own layer of criteria that we apply that is based
primarily on Canada Post’s business. One of the criteria is
obviously, as we said, making money, and part of the way to
make money is to have satisfied customers. Obviously, as I said in
my comments, customer satisfaction is a very important thing for
us. Speaking to our customers in the official language of their
choice is one of those things that will help us ensure customer
satisfaction. That’s another layer that we put on.
Pour répondre à votre question, il faut d’abord parler du
recensement et de l’application des critères du Conseil du Trésor.
Pour passer de 68 à 49, nous avons utilisé nos propres critères qui
sont essentiellement fondés sur les activités de Postes Canada.
L’un des critères est, bien évidemment et comme nous l’avons
souligné, la génération de revenus, et pour ce faire, il faut que le
client soit satisfait. Comme je l’ai indiqué plus tôt, il va de soi que
la satisfaction du client nous importe grandement. Le fait de
pouvoir nous adresser à nos clients dans la langue officielle de leur
choix est l’un des atouts qui nous aidera à assurer la satisfaction
du client. C’est donc un critère supplémentaire.
We also deal with, as Amanda also mentioned, many
multifunctional groups in the company that look at many
criteria — traffic patterns, who is coming into the store, and a
long list that I’m not familiar with, but those kinds of
questions — and we take into consideration and we insist on
local input. It’s not just head office that is looking at this. We
have local retail experts who get involved, who understand the
nature of the customer base in each store, the network in which
the store is based and where else customers could go if we do
delist.
Comme Amanda vous l’a dit, nous travaillons également avec
des divers intervenants au sein de la société qui tiennent compte
de nombreux critères, à savoir l’achalandage, la composition de la
clientèle ainsi qu’une longue liste d’autres critères que je ne
connais pas par cœur. Un facteur incontournable, c’est l’avis des
résidants. Les décisions ne sont pas seulement prises par les gens
du siège. Nous avons des experts qui travaillent dans le secteur du
détail local, qui connaissent la clientèle de chaque commerce, le
réseau auquel appartient le commerce et les solutions de rechange
pour les clients si jamais nous supprimons la désignation bilingue.
That’s how we get from 69 to 48. We do take into
consideration the needs of our customers, including minority
language. That will be one of the big criteria that we look at for
sure.
C’est ainsi que nous sommes passés de 69 à 48. Nous tenons
compte des besoins de nos clients, notamment en ce qui concerne
la langue minoritaire. C’est certainement l’un des critères qui
pèsent le plus dans notre réflexion.
8-6-2015
Langues officielles
Obviously, this filter did not exclude St. Norbert from the list,
as you can see.
Ms. Maltby: Maybe I will add a few points.
13:73
De toute évidence, le filtre n’a pas exclu Saint-Norbert de la
liste, comme vous le constatez.
Mme Maltby : Permettez-moi quelques observations.
The retail network does look at the francophone population, so
there is consideration. There is consideration, too, about where
the closest post office is. I understand that St. Norbert is in
Winnipeg, so a number of post offices would be close to that.
That’s part of it. So there is a consideration of where the
francophone population is.
Le réseau des détaillants tient compte de la population
francophone, ainsi que de la proximité des autres bureaux de
poste. Si j’ai bien compris, Saint-Norbert fait partie de Winnipeg,
et il y a donc un certain nombre de bureaux de poste à proximité.
C’est un facteur qui entre en ligne de compte. L’emplacement de
la population francophone est un facteur.
It is also determined by customer traffic. As our customers
come into the postal outlets, there is a determination not just
based on sales and economics but also as it relates to customer
traffic and the language of our staff and what they are speaking.
We certainly look at what Treasury Board requires of us, and we
look at the census numbers. We also apply some of these other
metrics on top of that.
L’achalandage l’est aussi. Lorsque les clients viennent aux
comptoirs postaux, nous tenons compte non seulement des ventes
et des facteurs économiques, mais également de l’achalandage et
de la langue parlée par nos employés. Nous tenons compte des
exigences du Conseil du Trésor ainsi que des résultats du
recensement. Il y a par ailleurs certaines mesures qui s’y ajoutent.
Ms. Boretsky: One of the questions you asked was about the
sincerity and earnestness of the consultations we undergo. As you
know, we sent — and this is probably why it has been picked up
by the media — letters to the minority-language community
associations, and we have already begun very sincere
consultations. We have to have the economics to match it, but
we will take it into very serious consideration. It is a plan, as we
said in our opening comments, to withdraw the bilingual
designation of 49 of a possible 68. The final outcome remains
to be determined, so they are sincere consultations.
Mme Boretsky : Vous avez posé une question quant à la
sincérité et la bonne volonté des consultations que nous
effectuons. Comme vous le savez, nous avons envoyé, et c’est
probablement la raison pour laquelle les médias en ont parlé, des
lettres aux associations communautaires de langue minoritaire, et
nous avons déjà commencé des consultations très sincères. Il nous
faut les données économiques pour compléter le tableau, mais
c’est un facteur de taille. Il s’agit d’un plan, comme nous l’avons
indiqué dans notre déclaration, visant à retirer la désignation
bilingue de 49 bureaux sur un total possible de 68. Les décisions
définitives n’ont pas encore été prises; ce sont donc des
consultations sincères.
[Translation]
[Français]
Senator Chaput: I’m glad to hear that you sent out letters to
consult with francophone communities and I realize that the
criteria you use come from the census as well as Treasury Board.
La sénatrice Chaput : Je suis heureuse d’apprendre que vous
avez envoyé des lettres afin de consulter les communautés
francophones, et je suis consciente que les critères à respecter
proviennent du recensement et du Conseil du Trésor.
But what would you say if I were to tell you that the way
Canada Post is making its decisions right now fails to honour its
obligations to official language minority communities and doesn’t
take into account the special needs of those communities.
Everything you have said so far tells me that no consideration
has been given to providing equal quality services to official
language minority communities. I think you sincerely believe you
are doing that, isn’t that correct?
Cependant, si je vous disais que Postes Canada, dans la façon
dont elle prend ses décisions en ce moment, ne respecte pas ses
obligations à l’égard des communautés de langue officielle en
situation minoritaire et ne prend pas en considération les besoins
particuliers de ces communautés — parce que dans tout ce que
vous venez de me dire, il n’y a aucune perspective en termes de
qualité égale de services aux communautés — comment réagiriezvous? Je crois que vous pensez sincèrement le faire, n’est-ce pas?
Ms. Boretsky: Absolutely. I would answer by saying that I
disagree.
Mme Boretsky : Absolument. Je répondrais en disant que je ne
suis pas d’accord.
Senator Maltais: Welcome ladies. I’m from Quebec City. I’ve
lived there for 29 years now. I bought the first house in a new
residential development. When I moved there, I was given a
mailbox. There are 400 homes in my neighbourhood and many
mailboxes. The service is excellent; I didn’t have a choice. I’ll
come back to that.
Le sénateur Maltais : Bienvenue, mesdames. Je viens de
Québec. Cela fait 29 ans que j’y demeure. J’ai acheté la
première maison dans un nouveau développement. Lorsque j’y
suis arrivé, on m’a installé une boîte aux lettres. Il y a 400 maisons
dans mon quadrilatère, et il y a plusieurs boîtes aux lettres. J’ai un
très bon service; je n’ai pas un mot à dire. J’y reviendrai.
13:74
Official Languages
Thirty years ago, mail carriers delivered the mail to the homes
across the street. When you set up the mailboxes for the houses on
my side of the street, shouldn’t you have installed them for the
houses across the street as well? Aren’t you a bit late?
Ms. Boretsky: Some people think so.
Senator Maltais: I take a little walk to pick up my mail. That
doesn’t bother me at all. But a mail carrier delivers the mail to the
homes across the street.
Ms. Boretsky: Yes, absolutely.
8-6-2015
Il y a 30 ans, l’autre côté de la rue, il y avait des facteurs.
Lorsqu’ils ont posé des boîtes aux lettres de mon côté, n’aurait-il
pas été mieux d’en installer de l’autre côté de la rue? N’êtes-vous
pas un peu en retard?
Mme Boretsky : Certains le pensent.
Le sénateur Maltais : Je prends une marche pour aller chercher
mon courrier. Vous n’avez pas de plaintes de ce côté. Mais de
l’autre côté de la rue, ils ont un facteur.
Mme Boretsky : Absolument.
Senator Maltais: Why didn’t you just install them on both sides
of the street, since you were already doing one side?
Le sénateur Maltais : Tant qu’à en mettre d’un côté, pourquoi
ne pas en avoir mis de l’autre côté de la rue?
My next question has to do with the infamous junk mail. Are
you so desperate for money that you have to fill our mailboxes
with junk mail? I leave them in my mailbox. Three times I’ve
asked the mail carrier to stop putting them in my box. He told me
that I need a sticker from Canada Post. No one tells you that.
Send me one. I don’t want any flyers. We spend four days of the
week here, and every time we come home, we have three bags’
worth of junk mail waiting for us. Can’t we be left alone? Our tiny
mailboxes are stuffed with ads from every Tom, Dick and Harry.
Just to give you an idea, there were 31 in my mailbox when I came
home on Thursday. That’s a lot.
Ma prochaine question concerne les fameuses circulaires. Êtesvous pauvres au point de devoir remplir notre casier de publicité?
Je les remets dans ma boîte aux lettres. J’ai demandé trois fois au
facteur de cesser de m’en donner; il me dit qu’il me faut une
étiquette de Postes Canada. Personne ne nous le dit. Envoyezm’en une. Je ne veux pas de publicités. Nous sommes ici quatre
jours par semaine, et nous retrouvons trois sacs de publicités en
rentrant chez nous. Peut-on nous laisser tranquilles? Tout le
monde remplit la petite boîte aux lettres avec des publicités. Pour
vous donner un exemple, j’en avais 31 jeudi dernier. Cela fait
beaucoup.
[English]
[Traduction]
Ms. Boretsky: One man’s junk mail is another man’s
marketing and advertising mail. That is very important to our
customers who pay for us to get those ads to you. It is a
$1.2 billion business for Canada Post. In response to your
question, it is very important to Canada Post. We said that we are
a $7 billion to $8 billion company, and that is a big percentage of
our revenue.
Mme Boretsky : Le courrier poubelle de l’un peut être l’outil de
marketing et de publicité de l’autre. C’est très important aux yeux
de nos clients qui nous payent afin de vous livrer cette publicité.
Cette activité commerciale représente 1,2 milliard de dollars pour
Postes Canada. La réponse à votre question, c’est que oui, c’est
très important pour Postes Canada. Notre chiffre d’affaires se
situe entre 7 et 8 milliards de dollars, et cette activité en constitue
une part considérable.
I agree with whoever told you. We have a customers’ choice
program. Put the sticker on your mailbox and you won’t get it.
You will still get some because certain mail is excluded from it —
election mail and other things — but you will greatly reduce it if
that is what you prefer.
La personne avec laquelle vous avez parlé a raison. Vous
recevrez néanmoins de la réclame, car certaines publicités en sont
exemptées, les envois liés aux élections, entre autres, mais le
volume en sera grandement réduit, si c’est ce que vous préférez.
[Translation]
Senator Maltais: Where do I get that sticker? You’re closing
Senator Chaput’s post office, so I can’t get it in Manitoba.
Ms. Boretsky: I’ll have to get back to you on that.
Senator Maltais: You will make just as much money selling
those little stickers as you make from delivering junk mail.
Ms. Boretsky: They aren’t for sale; they’re free.
Senator Maltais: I don’t know where to get them. If I put my
own on, the mail carrier will tell me that it’s no good.
Ms. Boretsky: I’ll get back to you on that.
[Français]
Le sénateur Maltais : Où vais-je me procurer cette petite
étiquette? Vous allez fermer le bureau de poste de la sénatrice
Chaput, je ne pourrai pas aller au Manitoba.
Mme Boretsky : Je vais vous revenir à ce sujet.
Le sénateur Maltais : Vous allez faire autant d’argent en
vendant ces étiquettes que vous en faites avec les circulaires.
Mme Boretsky : Nous ne les vendons pas; nous les donnons.
Le sénateur Maltais : Je ne sais pas où m’en procurer. Si j’en
mets une, le facteur me dit que ce n’est pas bon.
Mme Boretsky : Je vais vous revenir là-dessus.
8-6-2015
Langues officielles
13:75
Senator Maltais: The Lower North Shore is home to small
villages that are entirely English-speaking. Are English-language
services available in those communities? I’ll name them for you:
Blanc-Sablon, Old Fort, Kegaska, Harrington Harbour and
Saint-Augustin. Do the anglophones in those villages, which are
90 per cent English-speaking, receive services in English?
Le sénateur Maltais : Sur la Basse-Côte-Nord, il y a de petits
villages complètement anglophones. Est-ce que le service est
offert en anglais dans ces villages? Je vais vous en nommer :
Blanc-Sablon, Old Fort, Kegaska, Harrington Harbour, SaintAugustin. Les anglophones de ces villages, qui le sont à 90 p. 100,
reçoivent-ils des services en anglais?
Ms. Boretsky: I don’t know anything about the languages in
which services are available in those communities.
Mme Boretsky : Je n’ai aucune connaissance personnelle des
langues des services offerts dans ces endroits.
Senator Maltais: We are representatives of our regions.
Le sénateur Maltais : Nous représentons nos régions.
Ms. Boretsky: Of course. That’s an excellent question.
Mme Boretsky : Absolument, c’est une bonne question.
I can tell you that I’m not aware of any complaints from
customers in that region, which leads me to presume that they are
satisfied with the service they are receiving.
Je vous dirais que nous n’avons aucune connaissance de
plaintes de la part des clients de cette région, donc je dois tenir
pour acquis que le service est à leur satisfaction.
Senator Maltais: How many complaints about bilingualism do
you receive a year?
Le sénateur Maltais : Combien de plaintes recevez-vous sur le
bilinguisme par année?
Ms. Boretsky: In the last few years, about 30. Last year, it was
less, and this year, we won’t even hit 20.
Mme Boretsky : Une trentaine au cours des dernières années.
L’année passée, nous en avons reçu moins, et cette année, nous
n’en aurons même pas une vingtaine.
The Chair: Ms. Boretsky, if you have any information on those
small anglophone communities, kindly send it to the committee
clerk.
La présidente : Madame Boretsky, si vous avez des
renseignements par rapport aux petites communautés
anglophones, veuillez les transmettre à notre greffier.
[English]
Ms. Boretsky: Okay.
Ms. Maltby: If I could add to the answer to the question, I am
not sure exactly where those post offices are located, but the
bilingual designated areas in Quebec would include Gaspé and
western Quebec, in addition to greater Montreal and parts of the
Eastern Townships that I just mentioned. They would be served in
English if they were designated bilingual post offices.
[Translation]
Senator Maltais: Just for your information, Gaspé and BlancSablon are 800 kilometres apart. They are in the Gulf of
St. Lawrence, and I don’t think there wouldn’t be any post
offices in the Gulf region. Gaspé’s anglophone communities
include New Carlisle and Jamestown. The Lower North Shore
has 10 or so small municipalities, but we’ve never received any
complaints.
[English]
[Traduction]
Mme Boretsky : D’accord.
Mme Maltby : Si vous me permettez d’intervenir, je vous dirais
que je ne suis pas sûre de l’emplacement exact de ces bureaux de
poste, mais les régions désignées bilingues au Québec
comprennent Gaspé et l’ouest du Québec, ainsi que
l’agglomération montréalaise et certaines parties des Cantons de
l’Est que je viens de mentionner. Si les bureaux de poste sont
désignés bilingues, on peut se faire servir en anglais.
[Français]
Le sénateur Maltais : À titre d’information, entre Gaspé et
Blanc-Sablon, il y a 800 kilomètres. C’est dans le golfe du SaintLaurent, et je ne pense pas qu’il n’y ait pas de bureau de poste
dans la région du golfe. En Gaspésie, il y a des communautés
anglophones : New Carlisle, Jamestown, et ainsi de suite. Sur la
Basse-Côte-Nord, il y a une dizaine de petites municipalités, mais
nous n’avons jamais reçu de plaintes.
[Traduction]
Senator McIntyre: Thank you for your presentations. I have
two questions. The first has to do with the recruitment of
bilingual staff across the country. The second has to do with the
Commissioner of Official Languages.
Le sénateur McIntyre : Merci pour vos déclarations. J’ai deux
questions : la première porte sur le recrutement du personnel
bilingue au pays, et la deuxième sur le commissaire aux langues
officielles.
In the last few weeks, we heard from the airline industry and
from VIA Rail. In our discussions, we raised the issue regarding
challenges associated with recruiting bilingual staff in some parts
of the country. According to representatives of the airline
industry, recruiting bilingual staff in some regions of the
Au cours des dernières semaines, nous avons recueilli les
témoignages de représentants des compagnies aériennes ainsi que
de VIA Rail. Pendant nos échanges, nous avons soulevé la
difficulté de recruter des employés bilingues dans certaines régions
du pays. Selon les représentants des compagnies aériennes, le
13:76
Official Languages
country is a challenge. However, VIA Rail Canada’s president
informed us that it is possible to hire bilingual employees across
Canada.
May I have your thoughts on this before moving to the second
question?
8-6-2015
recrutement d’employés bilingues dans certaines régions du pays
s’avère difficile. Le président de VIA Rail nous a indiqué, par
contre, qu’il est possible de trouver des gens bilingues partout au
pays.
Pouvez-vous répondre à ma première question d’abord?
Ms. Maltby: I will start with the positive. I would say that we
have considerable success in the larger centres of Canada, similar
to what VIA Rail had to say — I had a chance to read their
testimony — in finding qualified bilingual candidates. I think the
difficulty for Canada Post, unlike some of the other witnesses you
heard from, is that we operate in remote areas, so we do have
significant challenges finding bilingual, qualified candidates. We
have seen at times — and I think I mentioned this in the remarks,
too — that it has taken us months to find people that are suitable
and meet the obligations as it relates to the official language needs
that we have. We do have challenges, and they would exist in the
smaller centres.
Mme Maltby : Je vais commencer par l’aspect positif. Je vous
dirais que nous avons connu un succès considérable dans les plus
grands centres du Canada, ce qui vient rejoindre ce que le
représentant de VIA Rail vous a indiqué sur le recrutement de
candidats qualifiés bilingues, car j’ai pu lire son témoignage. La
difficulté pour Postes Canada, au contraire de certains autres
témoins que vous avez entendus, c’est que nous assurons une
présence dans des endroits isolés, et nous y connaissons des défis
de taille quant au recrutement de candidats qualifiés bilingues.
Parfois, et il me semble que je l’ai dit dans ma déclaration, des
mois s’écoulent avant que nous ne trouvions les gens qui
conviennent et qui ont le profil exigé en ce qui concerne les
langues officielles. Les plus petits centres nous posent problème.
The other thing we find is that we are not the only business in
town. There are other people looking for qualified, bilingual
candidates as well. That is something that we face.
Il faut également se souvenir que nous ne sommes pas les seuls
qui recrutent. D’autres entreprises sont à la recherche de
candidats qualifiés bilingues. C’est un des défis.
The only other comment I would make is that in some of the
centres, and where we have had some challenges in New
Brunswick, is that in finding qualified, bilingual candidates, it is
not just the bilingualism that we need, which is very important,
but it is also having someone who is used to working in the
environment that we work in. It is complex. In some of the
management positions, we have been challenged in hiring for the
complexity of some of the roles. We need someone who has
worked in an operational environment, for instance.
J’ajouterais que dans certains centres, notamment au NouveauBrunswick, nous recherchons bien sûr des candidats bilingues, ce
qui est très important, mais nous voulons également des gens qui
ont l’habitude de travailler dans un milieu comme le nôtre. C’est
une question complexe. Nous avons eu du mal à trouver des
candidats ayant le profil de compétences complexe de certains
postes de gestion. Nous avons besoin de gens qui ont déjà travaillé
dans un milieu opérationnel, par exemple.
Senator McIntyre: I find it strange that you would have
problems finding bilingual staff in New Brunswick. New
Brunswick in a bilingual province.
Le sénateur McIntyre : C’est étrange que vous ayez des
problèmes à recruter des gens bilingues au Nouveau-Brunswick.
Le Nouveau-Brunswick est une province bilingue.
Ms. Maltby: That was subject of one of the complaints that
we’ve had.
Mme Maltby : C’était justement l’objet d’une des plaintes que
nous avons reçues.
Senator McIntyre: What part of New Brunswick are you
referring to?
Le sénateur McIntyre : Dans quelle partie du NouveauBrunswick avez-vous connu ce problème?
Ms. Maltby: We have had some problems around Miramichi
recently.
Mme Maltby : Nous avons eu des problèmes récemment dans
la région de Miramichi.
Senator McIntyre: There are a lot of French people in the
Miramichi area.
Le sénateur McIntyre : Il y a pourtant de nombreux
francophones dans la région de Miramichi.
Ms. Maltby: We have people that we train and they don’t meet
the bilingual requirements at the end. We also have people who
don’t have a willingness to take the training and learn the
language.
Mme Maltby : Nous formons des gens qui, au final, ne
répondent pas aux critères en matière de bilinguisme. Il y a
également des gens qui ne sont pas prêts à suivre la formation et à
apprendre la langue.
There are a number of layers to this. As I said, it is one of the
cases in particular we have been working on with the commission
for the last few years.
Le problème est complexe. Comme je l’ai dit, c’est l’un des
dossiers sur lequel nous travaillons avec la commission depuis
quelques années.
8-6-2015
Langues officielles
13:77
Senator McIntyre: I note that in 2012-13 Canada Post was the
institution about which the Office of the Commissioner of Official
Languages received the second highest number of complaints
regarding services to the public. I am referring to Part IV of the
Official Languages Act. In addition, most of the complaints about
Canada Post received by the Office of the Commissioner of
Official Languages in 2013-14 concerned services to the public.
Le sénateur McIntyre : Je vois qu’en 2012-2013, Postes Canada
était l’institution pour laquelle le Bureau du commissaire aux
langues officielles a reçu le deuxième nombre le plus élevé de
plaintes à l’égard des services offerts au public. Je fais référence à
la partie IV de la Loi sur les langues officielles. De plus, la plupart
des plaintes concernant Postes Canada reçues par le Bureau du
commissaire aux langues officielles en 2013-2014 visaient les
services offerts au public.
What type of relationship do you have with the Commissioner
of Official Languages?
Quel genre de relation entretenez-vous avec le commissaire aux
langues officielles?
Ms. Boretsky: At a high level, yes, we have the highest number.
In 2013-14, we had probably between 35 and 40 complaints.
Mme Boretsky : Oui, nous avons effectivement fait l’objet de
beaucoup de plaintes, et même du plus grand nombre de plaintes.
En 2013-2014, il y a eu probablement de 35 à 40 plaintes.
Ms. Maltby: Yes.
Mme Maltby : C’est exact.
Ms. Boretsky: We serve 32 million to 33 million Canadians.
We touch them every day. Many come to our stores. This is the
second to highest number, but we are operating on a huge base.
We are not proud that it was that high in those years. It is lower
since then. They have a different fiscal year than we do. In our
2014 fiscal year, it dropped. It is dropping again, we see, this year.
While one is too many, we feel that this is not that high a number
of complaints given how often we touch every Canadian.
Mme Boretsky : Nous offrons des services à 32 ou 33 millions
de Canadiens. Nous avons des contacts avec eux tous les jours.
Bon nombre d’entre eux viennent à nos bureaux de poste. C’est
effectivement le deuxième nombre le plus élevé de plaintes, mais il
faut savoir que nos activités sont très étendues. Nous ne sommes
pas fiers d’avoir fait l’objet d’autant de plaintes pendant ces
années, mais le nombre de plaintes a chuté depuis. L’exercice
financier du bureau ne correspond pas au nôtre. Pendant notre
exercice 2014, le nombre de plaintes a baissé. Ce déclin se poursuit
pendant l’exercice en cours. Nous savons qu’une seule plainte,
c’est déjà trop, mais nous sommes d’avis que le nombre de
plaintes n’est pas si élevé que cela compte tenu de nos nombreux
contacts avec les Canadiens.
That is the first point and, for the second point, do you want to
talk about the relationship we have with the commissioner? At a
high level, it is good. I will let Amanda talk to that, who is an
expert.
Voilà ma réponse à votre première question. En ce qui
concerne la deuxième, vous vouliez en savoir plus sur notre
relation avec le commissaire. Au niveau le plus élevé, les relations
sont bonnes. Je vais céder la parole à Amanda à ce sujet, car elle
s’y connaît fort bien.
Ms. Maltby: I will answer a little bit about the complaints, too,
but we have a very productive relationship with the
commissioner’s office.
Mme Maltby : Je vais vous parler un tout petit peu des
plaintes, mais j’aimerais d’abord vous dire que nous jouissons
d’une relation très productive avec le bureau du commissaire.
As you know, the complaint process is that we will deal with it
on an informal basis first and try to resolve the complaints. We
have a great deal of success in doing that with the commissioner’s
staff. We also work with them on solutions. That leads to an area
that we have worked on a lot over the course of the last two years,
which has been the active offer. That would be the ‘‘hello/
bonjour.’’ We have had difficulty at times in terms of delivering
that in our outlets. We have made a concerted effort to do a
couple of things. The first is to learn from others, from people
who have had success with this. What are they doing? What
measures have they put in place that have been effective with their
staff? We have learned from others. The transportation industry is
one we looked at.
Comme vous le savez, le processus de traitement des plaintes
prévoit que nous tentions d’abord de régler le problème de façon
informelle et nous avons connu énormément de succès à ce
chapitre avec le personnel du commissaire. Nous collaborons avec
lui pour trouver des solutions, ce qui m’amène à un domaine sur
lequel nous avons beaucoup travaillé au fil des deux dernières
années, à savoir l’offre active. C’est le « hello/bonjour ». Il est
arrivé que nous ayons des difficultés de temps en temps à faire
cette offre active dans certains de nos bureaux. Nous avons
concerté nos efforts sur certains fronts. Tout d’abord, regarder les
autres, c’est-à-dire ceux qui réussissent. Que font-ils? Quelles sont
les mesures prévues qui ont été efficaces auprès de leur personnel?
Nous avons donc appris à partir de l’expérience des autres. Nous
avons notamment regardé du côté de l’industrie des transports.
13:78
Official Languages
8-6-2015
There is everything from training to cue cards. We instituted a
whole new level of training last year that we have seen a lot of
success with, and we have had compliments both from the
commissioner’s office and from Treasury Board.
Les efforts vont de la formation jusqu’aux cartes mémoire.
Nous avons introduit tout un nouveau niveau de formation
l’année dernière qui a connu beaucoup de succès et qui nous a
mérité les compliments du bureau du commissaire et du Conseil
du Trésor.
It’s funny. In preparing for the committee, I went back and
looked at how many complaints we used to have. We are much
better than where we were. We were in the hundreds at that point.
We have nine complaints thus far this year.
C’est drôle. En préparant ma déclaration pour votre comité,
j’ai fait des recherches pour voir combien de plaintes nous avons
reçues dans le passé. Nous nous sommes grandement améliorés. À
un moment donné, nous recevions des centaines de plaintes et
cette année, nous n’en avons reçu que neuf.
Senator McIntyre: So there has been some improvement.
Le sénateur McIntyre : Il y a donc eu de l’amélioration.
Ms. Maltby: Absolutely.
Mme Maltby : Absolument.
Senator McIntyre: And you are still working on that?
Le sénateur McIntyre : Et vous travaillez toujours là-dessus?
Ms. Maltby: Absolutely.
Mme Maltby : Absolument.
Senator Seidman: Ms. Boretsky and Ms. Maltby, you both
referred to consultations in the communities across the country.
What kinds of consultations did you have in Quebec with Englishspeaking minority communities?
La sénatrice Seidman : Madame Boretsky et madame Maltby,
vous avez toutes les deux fait référence à des consultations dans
les collectivités du pays. Quels types de consultations avez-vous
menées au Québec auprès des communautés minoritaires
anglophones?
Ms. Maltby: This is related to the most recent consideration
around post offices and bilingual designation.
Mme Maltby : Vous parlez des consultations les plus récentes
concernant la désignation bilingue des bureaux de poste.
In terms of the consultations, we haven’t done any with any
English groups yet in the province of Quebec. I will say that,
formally, on the post offices, and what we intend to do, those
letters just went out, and we really have just started to have
conversations.
Nous n’avons pas encore consulté les groupes anglophones du
Québec. Officiellement, en ce qui concerne ces bureaux de poste et
nos intentions, nous venons d’envoyer les lettres et nous n’en
sommes qu’au début du processus.
Two have contacted us so far, francophone associations. We
have had a conversation with them and have undertaken to not
just talk to them at the national level, but we have also indicated
that we will be meeting with them more locally to find out about
impacts in some of the provinces where our plan includes possible
delisting.
Deux associations francophones ont communiqué avec nous
jusqu’à présent. Nous avons eu des échanges et avons indiqué
notre volonté de non seulement leur parler à l’échelon national,
mais également de les rencontrer à l’échelle locale afin de
déterminer les répercussions dans certaines provinces où des
bureaux de poste perdraient leur désignation bilingue.
In terms of the English-language groups, the biggest impact
is — we haven’t actually done that in the province of Quebec yet.
We are delisting.
Quant aux groupes anglophones, nous n’avons pas encore
procédé à cette détermination au Québec. Nous allons retirer
certaines désignations.
Senator Seidman: You are delisting some services to the
English-speaking communities in Quebec? Is that what you are
saying?
La sénatrice Seidman : Vous allez retirer certains services aux
communautés anglophones du Québec? C’est bien cela que vous
dites?
Ms. Maltby: Let me get you the number here. We are delisting
12 in Quebec.
Mme Maltby : Je vous donnerai le chiffre. Nous allons retirer
la désignation bilingue de 12 bureaux au Québec.
Senator Seidman: Where would those 12 be?
Ms. Maltby: There is a mixture. We can share the list with you.
Senator Seidman: That would be fine.
What exactly does it mean if you delist them? They are no
longer bilingual?
La sénatrice Seidman : Où se situent ces 12 bureaux?
Mme Maltby : Dans divers endroits. Nous pouvons vous
fournir la liste.
La sénatrice Seidman : C’est bien.
Qu’entendez-vous par retirer la désignation? Ces bureaux de
poste ne seront plus bilingues?
8-6-2015
Langues officielles
13:79
Ms. Boretsky: They are no longer designated bilingual. They
were already designated bilingual and it is likely there are
bilingual employees in that office to continue to provide the
service. It is not like they will stop offering the service, but it will
no longer be an officially bilingual office, which could, in future
staffing actions, impact who we put into the job in the next
generation.
Mme Boretsky : Ces bureaux de poste n’auront plus la
désignation bilingue. La désignation bilingue ayant déjà été
accordée, il est probable que les employés dans ces bureaux
continueront à offrir les services. On n’arrêtera pas d’offrir les
services, mais le bureau de poste n’aura plus la désignation
officielle de bureau bilingue, ce qui, lorsqu’on recrutera du
personnel dans l’avenir, aurait une incidence sur les nouvelles
recrues.
Ms. Maltby: I will add, senator, that we are adding 36 bilingual
post offices, and 25 are in the province of Quebec.
Mme Maltby : Madame la sénatrice, nous ajoutons 36 bureaux
de poste bilingues, dont 25 dans la province du Québec.
Senator Seidman: Okay.
Ms. Maltby: That is to give you a bit of a balance. We are
listing 36.
La sénatrice Seidman : D’accord.
Mme Maltby : C’est une question d’équilibre. Nous en
rajoutons 36.
Senator Seidman: So you are listing and delisting both?
La sénatrice Seidman : Donc vous allez à la fois ajouter et
retirer la désignation?
Ms. Boretsky: Yes, based on the census and location.
Mme Boretsky : Oui, selon les résultats du recensement et
l’emplacement des bureaux.
Ms. Maltby: Yes.
Mme Maltby : Tout à fait.
Senator Seidman: Are the challenges different in Quebec
dealing with English-speaking communities than they are
dealing with the French-speaking communities in the rest of the
country?
La sénatrice Seidman : Les défis que vous rencontrez au
Québec vis-à-vis des communautés anglophones sont-ils différents
par rapport aux communautés francophones situées ailleurs au
pays?
Ms. Boretsky: Amanda will correct me if I am wrong, but my
impression of the complaints that we get out of the province of
Quebec, and mostly in Montreal, are from our employees on the
work floor and being spoken to by their supervisors during
training or meetings, more than the rest of Canada where it is the
level of service available to the public. I don’t think we have
anglophone customers complaining, but the complaints in
Montreal are more employee-based.
Mme Boretsky : Amanda me corrigera si j’ai tort, mais j’ai
l’impression que les plaintes que nous recevons du Québec,
surtout de Montréal, sont formulées par nos employés à l’égard
de la langue dans laquelle leurs superviseurs s’adressent à eux
pendant la formation ou les réunions, comparativement au reste
du Canada où on se plaint des services offerts au public. Je ne
crois pas que nous ayons des clients anglophones qui se plaignent,
ce sont plutôt les employés à l’origine des plaintes à Montréal.
Senator Seidman: Your employees who have trouble
functioning within the organization?
La sénatrice Seidman : Vos employés connaissent des difficultés
au sein de l’organisation?
Ms. Boretsky: Yes. It is not like we have a lot of them. The
majority of complaints to the Commissioner of Official
Languages are service oriented, not employee, and I would say
that the ones we get from employees are more in the province of
Quebec.
Mme Boretsky : Oui. Le nombre de plaintes n’est pas élevé. La
majorité des plaintes déposées auprès du commissaire aux langues
officielles concernent les services, et non les conditions de travail,
mais je dirais que les plaintes formulées par les employés viennent
surtout du Québec.
Ms. Maltby: In terms of the complaints that we have had most
recently, we are seeing a shift, and a bit of it relates to the shift
to digital. We are getting complaints as it relates to the quality
of the French. We are moving to fix that. We are seeing more
complaints as it relates to our digital properties than to anywhere
else in our network. That has been a recent shift that we have seen
over the course of the last nine months, so not even a year, I
would say, as we are doing some analysis of where the complaints
are coming from and what they are about.
Mme Maltby : En ce qui concerne les plaintes plus récentes,
nous voyons une évolution et c’est en partie attribuable à l’ère
numérique. Nous recevons des plaintes quant à la qualité du
français et nous tentons de régler le problème. Nous recevons plus
de plaintes sur nos activités numériques que nos autres services.
Nous avons constaté cette évolution au cours des neuf derniers
mois, donc cela ne fait même pas un an, et nous analysons la
source des plaintes et leur nature.
Senator Seidman: Thank you very much.
Senator Poirier: Thank you for being here. I have a couple of
questions.
La sénatrice Seidman : Merci beaucoup.
La sénatrice Poirier : Merci d’être venues. J’ai quelques
questions pour vous.
13:80
Official Languages
If I understood correctly, in your opening remarks you
mentioned that Bill S-205 could possibly create financial and
human resource difficulties for you. There were 746 bilingual
offices in Canada, am I right on that?
Ms. Boretsky: It’s 748; pretty close.
Senator Poirier: When you make a decision to change the stats
on an office from bilingual to not being bilingual, does the
availability of human resources to staff that office play a role in
your decision to change the stats?
Ms. Boretsky: I will say the short answer is yes.
8-6-2015
Si je vous ai bien comprises, vous avez indiqué dans votre
déclaration que le projet de loi S-205 pourrait vous causer des
difficultés au chapitre des finances et des ressources humaines. Aije raison de dire qu’il existe 746 bureaux de poste bilingues au
Canada?
Mme Boretsky : En fait, presque : c’est 748.
La sénatrice Poirier : Lorsque vous décidez de retirer la
désignation bilingue d’un bureau, la disponibilité des ressources
humaines est-elle un facteur dans votre décision?
Mme Boretsky : Pour faire bref, oui.
Senator Poirier: When you are having difficulty finding
bilingual personnel to serve an office, do you advertise or look
further than the immediate region? Is there a campaign that goes
on across Canada, across a province?
La sénatrice Poirier : Lorsque vous éprouvez des difficultés à
recruter des employés bilingues pour un bureau, placez-vous des
annonces et cherchez-vous à l’extérieur de la région immédiate?
Avez-vous des campagnes de recrutement à l’échelle du Canada
ou d’une province?
Ms. Boretsky: HR has different tools in their tool kit to attract
employees to Canada Post. Yes, there would be appeals beyond
the town or city that we are talking about, and there would be
consultations with local community associations to help us.
Mme Boretsky : Nos ressources humaines disposent de divers
outils pour recruter les employés. Oui, effectivement, nous
aurions des campagnes pour recruter à l’extérieur de la ville, et
il y aurait des consultations auprès des associations
communautaires locales pour nous aider.
I would add that a lot of the positions we are staffing are
covered by collective agreement, and the collective agreement also
stipulates steps or a process that we need to follow in order to
staff certain jobs.
J’ajouterais que bon nombre des postes à doter font l’objet
d’une convention collective, et cette convention prévoit également
des étapes ou un processus de dotation pour certains postes.
The two big groups are the Canadian Postmasters and
Assistants, CPAA, in rural Canada, as well as the Canadian
Union of Postal Workers in urban Canada, and there are specific
rules for us to follow with regard to staffing. That leads us to
seniority and the person who has almost a right to the job. They
would put in a bid if they wanted to move into that office or go
from a part-time to a full-time job in that office. We would have
to take all of those things into consideration before we would go
outside of the company.
Les deux grands syndicats sont l’Association canadienne des
maîtres de poste et adjoints dans les régions rurales, et le Syndicat
des travailleurs et travailleuses des postes dans les centres urbains,
et il existe des règles particulières en ce qui concerne la dotation.
Cela nous emmène à la question de l’ancienneté et de la personne
qui a quasi droit au poste. Cette personne pourrait se manifester
afin d’obtenir une mutation ou passer du statut de temps partiel à
temps plein dans ce bureau. Il faut tenir compte de tous ces
facteurs avant de recruter à l’extérieur de la société.
Senator Poirier: Are there any training programs within your
own organization to help people become bilingual?
La sénatrice Poirier : Avez-vous des programmes de formation
afin d’aider les gens à devenir bilingues?
Ms. Boretsky: Absolutely.
Senator Poirier: Your employees can take part in that?
Ms. Boretsky: Absolutely.
[Translation]
My second question is this. When a customer walks into an
office where bilingual services are not available and that customer
doesn’t speak the language in which services are provided, is there
a system in place to put that individual in immediate contact with
a clerk who can serve them in their language, explain the services,
look into what they need and answer their questions?
Mme Boretsky : Tout à fait.
La sénatrice Poirier : Vos employés peuvent suivre cette
formation?
Mme Boretsky : Bien sûr.
[Français]
Ma deuxième question est la suivante : dans le cas d’un bureau
qui n’est pas bilingue, lorsqu’un client ne parle pas la langue dans
laquelle le service y est offert, avez-vous un système en place qui
permettrait à cette personne de contacter immédiatement un agent
à qui elle pourra parler dans sa langue pour se faire expliquer les
services et vérifier ce dont elle a besoin, et qui pourra répondre à
ses questions?
8-6-2015
Langues officielles
13:81
Ms. Boretsky: Absolutely. I was going to explain it to you, but
you just did. That’s precisely the system we have in place. There is
also a computer available so that customers can access our
website, where they can find answers to certain questions. Our
website is fully bilingual.
Mme Boretsky : Absolument. J’allais justement le décrire, mais
vous venez de le faire pour nous. C’est exactement le système que
nous avons. Il y a également un ordinateur grâce auquel une
personne peut accéder à notre site web, où on trouve des réponses
à certaines questions. Or, notre site web est entièrement et
parfaitement bilingue.
As for having someone serve them over the phone, we do have
people who can answer questions for customers who do not speak
the language in which some offices provide service. We endeavour
to meet all of our clients’ needs in the language of their choice.
Quant au service offert au téléphone, il y a des personnesressources qui peuvent répondre aux questions pour aider les gens
qui ne comprennent pas la langue offerte dans certains bureaux.
On pourvoit à tous les besoins de nos clients dans la langue de leur
choix.
Senator Poirier: Are those people in another post office or at a
call centre?
La sénatrice Poirier : Est-ce que ces personnes-ressources se
trouvent dans un autre bureau de poste ou dans un centre
d’appel?
Ms. Boretsky: It depends on the nature of the customer’s
inquiry and what they need. It could be someone from our
customer service centre or a neighbouring post office.
Mme Boretsky : Cela dépend de la question et de ce dont la
personne a besoin. Il peut s’agit du Service à la clientèle ou d’un
bureau voisin.
Senator Poirier: Is the service available right on the spot? Can
the customer get their question answered right away?
La sénatrice Poirier : Est-ce que le service est offert
immédiatement? Les clients peuvent-ils obtenir une réponse
dans l’immédiat?
Ms. Boretsky: Absolutely.
The Chair: According to Treasury Board data, six post offices
in Moncton are going to be designated as unilingual. Will they
provide English-only services or French-only services? Which
language will they offer services in?
Mme Boretsky : Absolument.
La présidente : Selon les données du Conseil du Trésor, six
bureaux à Moncton seront désignés unilingues. Est-ce unilingue
français ou anglais? Dans quelle langue est-ce unilingue?
Ms. Boretsky: English.
Mme Boretsky : En anglais.
The Chair: English. In Moncton?
La présidente : En anglais. À Moncton?
Ms. Boretsky: Yes.
Mme Boretsky : Oui.
The Chair: That’s surprising. Would you mind explaining that
decision to us?
[English]
Ms. Maltby: It is from the census of Canada.
[Translation]
La présidente : C’est surprenant. Pouvez-vous nous expliquer
cette décision?
[Traduction]
Mme Maltby : Nous nous fions aux résultats du recensement
du Canada.
[Français]
The Chair: According to the latest census data, the number of
francophones in Moncton has dropped, and based on that
information, you’re going to change the designation of six of the
city’s bilingual post offices to unilingual. When you consulted
with people in Moncton and the surrounding area, did you meet
with people from Moncton’s French-language university?
La présidente : Le dernier recensement indiquait qu’il y avait
une diminution du nombre de francophones à Moncton et, sur
cette base, vous allez rendre unilingues six bureaux désignés
bilingues à Moncton. Dans le cadre de vos consultations avec les
gens de Moncton et de la région, avez-vous rencontré des gens de
l’université francophone de Moncton?
Did you take into account Moncton’s numerous Frenchlanguage educational institutions and the vitality of its
francophone community?
Le fait qu’il y ait de nombreuses écoles francophones, et le fait
qu’il y ait tout de même une vitalité de la communauté
francophone à Moncton sont-ils des facteurs que vous avez
considérés?
Ms. Boretsky: As I already mentioned, I don’t know who
consulted with university representatives or other stakeholders
from organizations that contribute to the institutional vitality of
Moncton’s francophone or minority language community. But,
Mme Boretsky : Comme nous l’avons déjà indiqué, je ne sais
pas qui a tenu une consultation avec des universités ou avec
d’autres organismes qui font la preuve d’une vitalité du français,
de la langue minoritaire, à Moncton. Cependant, ce que nous
13:82
Official Languages
when we did make the decision, what we did take into account
were factors such as customer traffic patterns, the types of services
requested at each post office or retail outlet and the frequency of
those service requests. So, as I said, we are currently undertaking
consultations with minority language organizations and
associations in all those areas. And, hopefully, we’ll have an
opportunity to hear their views and learn about any factors that
we didn’t take into account, factors that may lead us to change
our position.
The Chair: You would be open to changing your decision.
Ms. Boretsky: We have a plan and we’ve already begun
consultations. As a result, different elements may emerge, issues
we didn’t examine in our study. We could absolutely change our
position if, indeed, it is possible.
[English]
Ms. Maltby: I’m looking through the list, senator. I know that
when we had considered the whole number we received from
Treasury Board — and it was to your point — we had 12 and we
could reduce to 6. I don’t believe we have done that in Moncton.
As we mentioned in our remarks earlier, we could delist 68 and we
only delisted 49. I don’t believe they are on the list. I am looking
through the list right now.
8-6-2015
avons examiné, à l’époque, lorsque nous avons pris la décision,
c’était des facteurs comme les habitudes de notre clientèle, les
demandes faites par la clientèle à chaque bureau, à chaque
comptoir, et la fréquence de ces demandes. Donc, comme je l’ai
dit, nous entreprenons des consultations en ce moment avec les
organismes et les associations de langues minoritaires dans tous
ces endroits. Nous aurons peut-être la possibilité de recueillir leurs
opinions et d’être ainsi mis au courant d’aspects que nous
n’avions pas pris en considération, qui nous permettront de
changer notre position.
La présidente : Vous seriez ouverte à changer de décision.
Mme Boretsky : Il y a un plan, et nous avons déjà entamé les
consultations. Celles-ci feront peut-être ressortir des aspects
différents de ce que nous avons examiné dans le cadre de notre
étude. Nous pourrions changer d’idée, absolument, si c’est
possible.
[Traduction]
Mme Maltby : Je suis en train de consulter la liste. Je sais que
lorsque nous avons reçu le nombre total du Conseil du Trésor, et
c’est bien cela l’objet de votre question, il y en avait 12 que nous
pouvions ramener à 6. Je ne crois pas que nous l’ayons fait à
Moncton. Comme nous l’avons indiqué plus tôt, nous pouvions
retirer la désignation à 68 bureaux, et nous allons seulement le
faire pour 49. Je ne crois pas que ces bureaux figurent sur la liste.
Je l’ai devant moi.
The Chair: Could you send us that information, please?
La présidente : Pouvez-vous nous envoyer ce renseignement,
s’il vous plaît?
Ms. Maltby: It would have been on Treasury Board’s list.
Mme Maltby : On aurait pu le trouver sur la liste du Conseil du
Trésor.
The Chair: Yes, I understand that, but there is no minimum.
You could always go beyond Treasury Board’s list. Is that right?
La présidente : Oui, je l’ai bien compris, mais il n’y a pas de
minimum. Il est toujours possible de réduire le chiffre fourni par
le Conseil du Trésor, n’est-ce pas?
Ms. Boretsky: Do you mean to reduce more than they allow us
to? We can provide more service than they indicate, yes.
Mme Boretsky : Vous voulez dire réduire davantage le nombre
de bureaux? Oui, nous pouvons offrir davantage de services qu’il
n’est prévu.
The Chair: Yes.
La présidente : Oui.
Ms. Boretsky: Yes, that is our point. We could have delisted
68, but we are only delisting 49. That’s already decided. On the 49
we’re delisting, we are seeking input from the communities that
are affected.
Mme Boretsky : Oui, c’est bien ce que nous vous disons. Nous
aurions pu retirer la désignation à 68 bureaux, mais nous ne le
faisons que pour 49. La décision a déjà été prise. Nous consultons
les collectivités dans lesquelles se trouvent les 49 bureaux visés.
We will confirm whether or not there is delisting in Moncton.
Nous allons confirmer si oui ou non des bureaux sont visés à
Moncton.
[Translation]
Senator Poirier: I may have gotten the answer I was looking for
but I’d like a few things clarified. In the case of Moncton, are we
talking about the greater Moncton area, including Dieppe, or
strictly Moncton? How many bilingual offices are there in the
Moncton-Dieppe region?
[Français]
La sénatrice Poirier : J’ai peut-être eu la réponse que je
cherchais, mais j’aimerais clarifier quelques points. On parle de
Moncton; est-ce qu’on parle de la grande région, de Dieppe, ou
seulement de Moncton? Combien de bureaux bilingues existent
dans la région de Moncton et de Dieppe?
8-6-2015
Langues officielles
[English]
13:83
[Traduction]
Ms. Maltby: This is determined by the census, in terms of the
district.
Mme Maltby : Le nombre est fonction des résultats du
recensement dans les districts concernés.
Senator Poirier: I understand that. I want to know how many
are bilingual today.
La sénatrice Poirier : Je comprends. J’aimerais savoir combien
de bureaux sont désignés bilingues actuellement.
Ms. Boretsky: Let us come back to you. I don’t have that
specific fact.
Mme Boretsky : Je vais vous revenir là-dessus. Je n’ai pas ce
renseignement sous la main.
[Translation]
The Chair: Before we move on to the second round, I’d like to
ask you a question. Did the bilingualism bonus affect your
decision to close any of the offices with bilingual designations?
Ms. Boretsky: No. The short answer is absolutely not.
[Français]
La présidente : Avant de passer au deuxième tour, j’aimerais
vous poser la question suivante : est-ce que la prime de
bilinguisme a influencé votre décision de fermer certains
bureaux désignés bilingues?
Mme Boretsky : Non. Pour vous donner la réponse courte,
absolument pas.
The Chair: You’re saying, then, that the bonus paid to
employees who work in bilingual post offices didn’t play a role
in your cost-cutting measures.
La présidente : Alors, dans votre effort d’économiser de
l’argent, le fait que dans les bureaux bilingues, les employés
reçoivent une prime de bilinguisme n’a pas joué.
Ms. Boretsky: Finding employees to fill those positions is a
much bigger challenge than having to pay the bilingualism bonus.
Mme Boretsky : Le défi de doter les postes est beaucoup plus
important que le montant payé aux employés bilingues.
Senator Chaput: We were talking about the bilingual
designation of your post offices. The offices of federal
institutions and other departments with bilingual status are
listed on the Burolis website. It lists which sites are designated as
bilingual and which ones are not. Why don’t your post offices’
linguistic designations appear on the Burolis website? The
information isn’t easily available; you have to dig deeper to find
it, often having to submit an access to information request.
Would you be able to look into that?
La sénatrice Chaput : On parlait justement de la désignation
bilingue de vos bureaux. Les bureaux fédéraux des autres
ministères qui ont une désignation se retrouvent sur le site
Burolis. On y retrouve les bureaux désignés bilingues et ceux qui
ne le sont pas. Pourquoi la désignation linguistique de vos
bureaux n’apparaît-elle pas sur Burolis? On n’est pas en mesure
d’y trouver l’information, il faut aller creuser plus loin et, souvent,
faire appel à la Loi sur l’accès à l’information. Pourriez-vous vous
pencher sur cette question?
Ms. Boretsky: Absolutely. I thought our post offices did
appear on Burolis.
Mme Boretsky : Absolument. Je croyais que nous étions
affichés sur Burolis.
Senator Chaput: They appear on the site, but not their bilingual
designations. Could you check on that?
La sénatrice Chaput : Vous y êtes, mais la désignation bilingue
n’apparaît pas sur Burolis. Pourriez-vous le vérifier?
Ms. Maltby: Yes, absolutely.
Mme Maltby : Oui, absolument.
Senator Chaput: My second question will be a quick one. It’s
more of a comment, actually. Occasionally, in order to find
employees, you have to think outside the box. You probably read
what one witness told us last week; he doesn’t have trouble
finding bilingual staff. I have trouble believing that you can’t find
people who are bilingual to work in New Brunswick, the only
officially bilingual province in the country. I’d like you to take a
closer look at your recruiting practices.
La sénatrice Chaput : Ma deuxième question sera brève. Il
s’agit simplement d’un commentaire. Quelquefois, il faut, pour
recruter, penser hors du cadre habituel. Vous l’avez sûrement lu,
un témoin, la semaine dernière, nous a indiqué que son organisme
n’avait pas de difficulté à recruter du personnel bilingue. J’ai de la
difficulté à croire que vous ne pouvez pas recruter du personnel
bilingue au Nouveau-Brunswick, la seule province officiellement
bilingue au Canada. J’aimerais que vous vous penchiez de plus
près sur vos pratiques de recrutement.
You said that 36 bilingual post offices were added in 2011. Is
that correct?
Vous avez parlé d’un ajout de 36 bureaux bilingues en 2011.
Est-ce bien le cas?
Ms. Boretsky: Yes.
Mme Boretsky : Oui.
Senator Chaput: Is that a net increase?
La sénatrice Chaput : Est-ce une augmentation nette?
Ms. Boretsky: No.
Mme Boretsky : Non.
13:84
Official Languages
8-6-2015
Senator Chaput: Did any offices lose their designation? And if
so, how many?
La sénatrice Chaput : Des bureaux ont-ils aussi perdu leur
désignation? Le cas échéant, combien il y en a-t-il?
Ms. Boretsky: As we said, we added 36. We’re removing
bilingual services from 48 of a possible 68 offices in total. In net
terms, I think it’s a decrease of 13.
Mme Boretsky : Comme nous l’avons dit, nous en avons ajouté
36. Nous en enlevons 48 sur un total possible de 68. Le chiffre net,
je crois, est de 13 en moins.
Senator Chaput: Of those fewer offices, how many will serve
anglophones in Quebec and how many will serve francophones
outside Quebec?
La sénatrice Chaput : Sur ces bureaux en moins, combien en
compte-t-on au Québec pour les anglophones et combien hors
Québec pour les francophones?
[English]
Ms. Maltby: Adding 25 in Quebec, and delisting — proposed;
it’s in the plan — 12 in Quebec.
[Translation]
Senator Chaput: And what about francophones outside
Quebec?
[English]
Ms. Maltby: Outside of Quebec, do you want the breakdown?
Senator Chaput: No, just the net.
[Translation]
Ms. Maltby: I don’t know what you mean by ‘‘net.’’
[English]
The Chair: How many bureaus were listed as bilingual and how
many lost their bilingual status outside of Quebec.
Ms. Boretsky: We said we added how many in Quebec?
Ms. Maltby: Twenty-five.
Ms. Boretsky: We added 25 in Quebec, so only 11 in the rest of
Canada. That means we are adding 36.
[Traduction]
Mme Maltby : Nous en ajoutons 25 au Québec, et nous
proposons dans le plan de retirer la désignation à 12 bureaux dans
la même province.
[Français]
La sénatrice Chaput : Et pour les francophones hors Québec?
[Traduction]
Mme Maltby : Vous voulez donc la ventilation pour les
bureaux à l’extérieur du Québec?
La sénatrice Chaput : Non, seulement le montant net.
[Français]
Mme Maltby : Je ne comprends pas ce que vous entendez par
« net ».
[Traduction]
La présidente : Combien de bureaux ont la désignation bilingue
et combien la perdront à l’extérieur du Québec.
Mme Boretsky : Nous avions dit combien qui seraient rajoutés
au Québec?
Mme Maltby : Vingt-cinq.
Mme Boretsky : Nous en avons ajouté 25 au Québec, ce qui
fait seulement 11 ailleurs au Canada. Au total, nous en
ajoutons 36.
Senator Chaput: Were added.
La sénatrice Chaput : Vous avez ajouté.
Ms. Boretsky: Were added. Then we were subtracting —
Mme Boretsky : Nous avons ajouté. Ensuite, il faut soustraire...
Ms. Maltby: Forty-nine.
Mme Maltby : Quarante-neuf.
Ms. Boretsky: Out of how many in Quebec?
Mme Boretsky : Dont combien au Québec?
Ms. Maltby: Twelve.
Mme Maltby : Douze.
Ms. Boretsky: Twelve of those are in Quebec, so the rest are in
Canada.
Senator Chaput: So 37 and 12.
Mme Boretsky : Donc 12 au Québec et le reste ailleurs au
Canada.
La sénatrice Chaput : Ce qui fait 37 et 12.
The Chair: It would be a net loss of 26 bureaus outside of
Quebec designated bilingual.
La présidente : Il y aurait donc une perte nette de 26 bureaux
désignés bilingues à l’extérieur du Québec.
Ms. Boretsky: That doesn’t make sense because the net loss of
offices is 13 all across the country.
Mme Boretsky : Cela n’a aucun sens, car la perte nette de
bureaux se chiffre à 13 pour tout le pays.
8-6-2015
Langues officielles
The Chair: But Senator Chaput was asking for the distinction
outside of Quebec, if you could get us that information precisely.
[Translation]
13:85
La présidente : Mais la sénatrice Chaput voulait savoir ce qu’il
en était pour toutes les régions sauf le Québec. Nous vous prions
de nous fournir ce renseignement précis.
[Français]
Senator Maltais: What I’m going to say is more for your
information. Earlier, I asked you about the small Englishspeaking villages on the Lower North Shore. I wanted to know
whether they were served in English. Our researcher confirmed for
me that they do indeed receive service in their language. That
information will save you from having to check yourself.
Le sénateur Maltais : Mon intervention est plutôt à titre
d’information. Tout à l’heure, je vous ai parlé des petits villages
sur la Basse-Côte-Nord qui sont anglophones. Je voulais savoir
s’ils étaient desservis en anglais. Or, notre recherchiste m’a
confirmé que, effectivement, ils reçoivent les services dans leur
langue. Cette information vous évitera des recherches.
Ms. Boretsky: So we won’t be following up with you about the
North Shore.
Mme Boretsky : On ne revient donc pas sur la question de la
Côte-Nord.
Senator Chaput: You should understand why official language
minority communities need Bill S-205. It’s precisely to protect
their rights and ensure equal services are provided in both official
languages.
La sénatrice Chaput : Vous comprenez donc pourquoi les
communautés de langue officielle en situation minoritaire ont
besoin du projet de loi S-205. C’est justement pour protéger les
acquis et assurer l’égalité des services dans les deux langues
officielles.
The Chair: Ms. Boretsky and Ms. Maltby, thank you for
contributing to our study and answering our questions.
La présidente : Madame Boretsky, madame Maltby, je vous
remercie de votre participation et des réponses que vous avez
données à nos questions.
Honourable senators, we are continuing our study of Bill S-205.
Our next witness is Jocelyne Lalonde, Executive Director of the
Association des collèges et universités de la francophonie
canadienne. Her presentation will also relate to our order of
reference to study the application of the Official Languages Act.
This is the fourth time Ms. Lalonde has appeared before the
committee.
Honorables sénateurs, nous poursuivons notre étude du projet
de loi S-205. Notre prochain témoin est Mme Jocelyne Lalonde,
directrice générale de l’Association des collèges et universités de la
francophonie canadienne. Sa présentation touchera aussi notre
ordre de renvoi sur l’application de la Loi sur les langues
officielles. Je tiens à vous souligner que c’est la quatrième fois que
Mme Lalonde comparaît devant notre comité.
You’re very generous with your time, Ms. Lalonde. Thank you
for joining us this evening. You may go ahead with your
presentation. When you’re finished, the senators will ask you
questions.
Vous êtes très généreuse de votre temps, madame Lalonde.
Merci d’être avec nous ce soir. Je vous invite à commencer votre
présentation. Par la suite, les sénateurs vous poseront des
questions.
Jocelyne Lalonde, Executive Director, Association des collèges
et universités de la francophonie canadienne: Thank you kindly for
having me back a fourth time. Madam Chair, ladies and
gentlemen of the committee, good evening. On behalf of the
Association des collèges et universités de la francophonie
canadienne, or ACUFC for short, and myself personally, I’d
like to thank you for inviting us to comment on two of the
committee’s ongoing studies, the study on the application of the
Official Languages Act and the study on Bill S-205.
Jocelyne Lalonde, directrice générale, Association des collèges et
universités de la francophonie canadienne : Merci beaucoup de me
recevoir une quatrième fois. Madame la présidente, mesdames et
messieurs les membres du comité, bonjour. Au nom du conseil de
l’Association des collègues et universités de la francophonie
canadienne (ACUFC), et en mon nom personnel, je tiens à
vous remercier de votre invitation à partager avec vous nos
commentaires sur deux de vos études courantes portant
respectivement sur l’application de la Loi sur les langues
officielles et sur le projet de loi S-205.
I’d like to begin, if I may, with a bit of background on the
ACUFC, a new association that was just established on April 1,
2015, and its contribution to promoting Canada’s francophonie
and linguistic duality. I will then explain how that contribution
ties in to both of the committee’s studies.
Si vous me le permettez, j’aimerais tout d’abord vous présenter
brièvement l’ACUFC, une nouvelle association qui vient de voir
le jour le 1er avril 2015, et vous faire part de sa contribution au
rayonnement de la francophonie canadienne et de la dualité
linguistique. Je ferai ensuite le lien entre cette contribution et les
deux sujets à l’étude par le comité.
The ACUFC brings together 20 French-language and bilingual
post-secondary institutions, colleges and universities, across the
country. This new association builds on the solid foundation laid
L’ACUFC regroupe 20 établissements d’enseignement
postsecondaire francophones ou bilingues, collèges et universités,
répartis d’est en ouest. Cette nouvelle association s’appuie sur de
13:86
Official Languages
8-6-2015
by its two predecessors, the Consortium national de formation en
santé, or CNFS, and the Association des universités de la
francophonie canadienne.
solides fondations mises en place par les deux organismes qui l’ont
précédée, soit le Consortium national de formation en santé
(CNFS) et l’Association des universités de la francophonie
canadienne.
The ACUFC works to improve access, synergies, and the
complementarity and the completion of post-secondary training
and research in French in minority francophone communities.
The programs these institutions provide to nearly 40,000 students
go a long way towards enhancing the vitality of Canada’s
francophonie and French-speaking communities and their
influence on Canadian society as a whole.
L’ACUFC vise à accroître l’accessibilité, la synergie et la
complétude de la formation et de la recherche postsecondaires en
français en milieu minoritaire francophone. Les programmes
offerts par ces établissements à près de 40 000 étudiants
contribuent largement à la vitalité de la francophonie
canadienne et à l’épanouissement des communautés
francophones et de la société canadienne dans son ensemble.
Turning now to the committee’s two studies, I will endeavour
to illustrate how the ACUFC, as the strong and collective voice of
French-language post-secondary educational institutions in
Canada, makes an essential contribution to the vitality of
francophone communities.
Dans le contexte de vos deux études en cours, je vais tenter ici
d’illustrer comment l’ACUFC, tout en étant la voix forte et
collective de l’enseignement postsecondaire en français au
Canada, joue un rôle essentiel dans la vitalité des communautés
francophones.
I would be remiss if I did not emphasize the unique position
that our members occupy. The colleges and universities that
belong to the ACUFC are, without exception, the economic,
social and cultural engines of their communities. Established in
predominantly English-speaking regions, these institutions offer
young achievers from here and abroad the opportunity to receive
quality educations in French, while giving them an opportunity to
improve their English skills in their host communities. As
intellectual hubs delivering French-language post-secondary
education outside Quebec, our members play leading roles in
promoting linguistic duality in Canada.
D’entrée de jeu, je m’en voudrais de ne pas insister sur le
caractère unique de nos membres. Les collèges et universités
membres de l’ACUFC sont sans exception le moteur économique,
social et culturel de leurs communautés. Implantés dans des
régions où l’anglais prédomine, ils offrent aux jeunes talents d’ici
et d’ailleurs une opportunité de poursuivre des études de qualité
en français, tout en leur donnant la possibilité de perfectionner
leur anglais dans leur communauté d’accueil. D’abord centres
intellectuels névralgiques de l’enseignement postsecondaire en
français hors Québec, nos établissements membres jouent ainsi un
rôle de premier plan en matière de promotion de la dualité
linguistique au Canada.
It is that dual role, that dichotomy, that sets our members
apart from French-language colleges and universities in Quebec,
making the experiences our students have in their communities
unique. Our mission in minority francophone communities is
significantly enhanced by our ability to deliver quality Frenchlanguage educations not just to native francophones, but also to
young anglophone and bilingual francophiles.
C’est ce double rôle, cette dichotomie qui nous distingue des
collèges et universités francophones du Québec et qui permet
à nos étudiants de vivre une expérience unique au sein de
nos communautés. Notre mission auprès des communautés
francophones minoritaires est nettement rehaussée par notre
capacité à offrir une formation de qualité en français, non
seulement aux francophones de souche, mais aussi aux jeunes
anglophones francophiles ou bilingues.
In his recent address to the Congress of the Humanities and
Social Sciences, the Governor General acknowledged that the
excellence of our educational system gives Canada an advantage
but also said that ‘‘our future well-being [would] be determined by
our ability to renew that advantage for the 21st century.’’
Canada’s francophonie has heard that message and will
examine the challenges associated with French-language
learning, because the community’s survival and vitality depend
on it.
Dans son allocution récente au Congrès des sciences humaines,
le gouverneur général a reconnu que l’excellence de notre
système d’éducation représente un avantage pour le Canada,
mais il a aussi signalé que « notre bien-être futur dépendra de
notre capacité à renouveler cet avantage au XXIe siècle ». La
francophonie canadienne saura saisir ce message et se pencher sur
les défis de l’éducation en français, car son rayonnement et sa
pérennité en dépendent.
As several witnesses before me have mentioned, learning must
be viewed as a continuum that spans from early childhood to
adulthood, and post-secondary education must have a strong
presence in that continuum.
Comme l’ont mentionné certains témoins qui m’ont précédée,
l’éducation doit être vue comme un continuum qui s’étend de la
petite enfance à la vie adulte, et l’enseignement postsecondaire
doit en demeurer un maillon fort.
In that connection, I have to point out the contribution of the
Table nationale sur l’éducation, which brings together key
stakeholders from the educational and community development
spheres. The round table continues to focus on the learning and
À ce titre, je ne saurais passer sous silence la contribution de la
Table nationale sur l’éducation qui regroupe les principaux
intervenants des secteurs de l’éducation et du développement
communautaire. La table poursuit présentement sa réflexion sur
8-6-2015
Langues officielles
13:87
education continuum, by facilitating dialogue around the
challenges associated with French-language post-secondary
learning.
le continuum d’éducation et de formation et facilite, entre autres,
le dialogue sur les enjeux de l’enseignement postsecondaire en
français.
You won’t be surprised to learn that there are many. Access to
post-secondary education in French by young people in
francophone communities remains our biggest challenge. Isn’t it
disturbing that a growing number of them are opting to complete
their post-secondary educations in English? A determining factor
for a young person who is deciding whether or not to study in
French is the proximity of the post-secondary institution to their
home or high school. The cost of going to school away from home
also factors into the student’s decision. And finally, quality
programs in the student’s area of interest have to be accessible to
them. The ACUFC must take all of those considerations into
account in order to improve access to its member institutions.
Vous ne serez pas surpris d’apprendre que ces enjeux sont
nombreux. L’accès des jeunes des communautés francophones à
l’enseignement postsecondaire en français demeure notre plus
grand défi. N’est-il pas préoccupant qu’un grand nombre d’entre
eux choisissent de poursuivre leurs études postsecondaires en
anglais? La proximité des établissements postsecondaires, du
domicile ou de l’école secondaire de l’élève est un facteur
déterminant dans le choix d’étudier en français. Les coûts liés à
l’éloignement sont aussi un facteur d’influence. Enfin, il faut que
l’étudiant puisse avoir accès à des programmes et à des cours de
qualité qui correspondent à ses intérêts. Ce sont ces facteurs dont
l’ACUFC doit tenir compte pour accroître l’accès à ses
établissements membres.
Similarly, French immersion programs at the post-secondary
level hold tremendous potential for francophone communities.
While nearly 380,000 young Canadians are enrolled in French
immersion programs in elementary school and high school, just
5,500 students have graduated from immersion programs at
ACUFC member institutions.
Dans ce même ordre d’idées, l’immersion francophone au
postsecondaire représente un potentiel immense pour les
communautés francophones. Alors que près de 380 000 jeunes
Canadiens et Canadiennes sont inscrits dans des programmes
d’immersion aux niveaux primaire et secondaire, les membres de
l’ACUFC ne comptent que 5 500 diplômés de ces programmes.
As the Official Languages Commissioner, Graham Fraser,
recently told the committee, when it comes to official languages
education, Canada needs to make a genuine continuum of
learning opportunities available to young Canadians, beginning
in early childhood and continuing into adulthood, at the postsecondary level. Increasing the number of bilingual employees has
a positive effect on communities that are having more and more
trouble recruiting the bilingual professionals they need to develop
fundamental community structures and ensure they run smoothly.
Comme le disait récemment le commissaire Graham Fraser
lors de son témoignage devant votre comité, le Canada doit offrir
un véritable continuum des possibilités d’apprentissage de nos
langues officielles, de la petite enfance jusqu’aux études
postsecondaires. L’augmentation d’effectifs bilingues a une
influence bénéfique sur les communautés où il est de plus en
plus difficile de recruter des professionnels bilingues nécessaires
au développement et au fonctionnement efficace des structures
fondamentales de ces communautés.
Now I’d like to briefly describe for you the ACUFC’s two main
spheres of activity: health care training through the CNFS and
justice training under the leadership of the Réseau national de
formation en justice.
Permettez-moi maintenant de vous parler brièvement des deux
grands pôles d’activité de l’ACUFC : la formation en santé grâce
au CNFS, et la formation en justice sous l’égide du Réseau
national de formation en justice.
From 2003 to 2014, the CNFS supported no less than
100 health care programs, through which 5,000 professionals
were trained to provide French-language health care services to
minority francophone communities. Consequently, the CNFS
contributed directly to those communities’ well-being and
sustainable development. As you probably know, the CNFS
received funding for its activities from Health Canada as part of
the Roadmap for Canada’s Official Languages 2013-18.
De 2003 à 2014, le CNFS a soutenu pas moins de
100 programmes en santé qui ont permis de former plus de
5 000 professionnels aptes à offrir des services de santé en
français en milieu minoritaire francophone. Il a ainsi eu un
impact direct sur le mieux-être et le développement durable de ces
communautés. Comme vous le savez sans doute, les activités du
CNFS sont financées par Santé Canada dans le cadre de la Feuille
de route sur les langues officielles du Canada, 2013-2018.
The Réseau national de formation en justice was created last
year, mainly to increase the capacity of Canada’s justice system
and improve access to justice in both official languages. Members
of the network delegated responsibility for the administration and
coordination of its activities to the ACUFC.
Quant au Réseau national de formation en justice, qui a vu
naissance l’année dernière, il vise essentiellement à augmenter la
capacité du système de justice au Canada et ainsi de faciliter
l’accès à la justice dans les deux langues officielles. Les membres
du réseau ont confié l’administration et la coordination des
activités à l’ACUFC.
These activities, in both the health care and justice fields, go
hand in hand with the application of the Official Languages Act
and the implementation of the roadmap, which give federal
departments the financial flexibility needed to respect the act.
Ces activités, tant dans le domaine de la santé qu’en matière
d’accès à la justice, sont indissociables de l’application de la Loi
sur les langues officielles et de la feuille de route qui donnent aux
ministères fédéraux la latitude financière voulue pour appliquer la
13:88
Official Languages
8-6-2015
Despite the uncertainty that looms large before every roadmap is
renewed, it is important to recognize that the policy has made
inroads in many areas possible.
loi. Malgré l’incertitude qui pèse lourd à la veille du
renouvellement de chaque feuille de route, il faut reconnaître
que cette politique a permis des percées dans de nombreux
secteurs.
The activities of the CNFS and justice network have also
contributed to the vitality of francophone minority communities
and their ability to survive. Now I’d like to draw a parallel with
Part VII of the Official Languages Act, which stipulates that the
act and its regulations enhance the vitality of the country’s
English and French linguistic minority communities. We must
never lose sight of that aspect of the act.
Ces mêmes activités du CNFS et du réseau contribuent
également à la vitalité et à la pérennité des communautés
francophones minoritaires. Vous me permettrez ici d’établir un
parallèle avec la partie VII de la Loi sur les langues officielles, qui
prescrit que cette même loi et sa réglementation doivent
contribuer à l’épanouissement des communautés de langue
officielle en situation minoritaire. L’on ne doit jamais perdre de
vue cet aspect de la loi.
I would like to conclude by speaking briefly to Bill S-205. It
will come as no surprise that the ACUFC supports a bill that
seeks to modernize Part IV of the Official Languages Act. We are
in favour of a broader, more flexible approach to defining the
francophone minority population.
Ceci m’amène, en terminant, à commenter brièvement le projet
de loi S-205. Je ne provoquerai pas de surprise en vous disant que
l’ACUFC appuie ce projet de loi qui vise à moderniser la
partie IV de la Loi sur les langues officielles. Nous sommes en
faveur de l’adoption d’une définition plus souple et plus large de
la population de la minorité francophone.
The ACUFC’s member institutions have successfully adapted
to the new demographic and linguistic realities of Canada’s
francophonie and, today, mirror that diversity. Our student body
includes native French speakers, as well as young people from
exogamous and immigrant families, immersion program
graduates and international students whose first or second
language is French. A fair and accurate calculation of the size
of Canada’s francophone minority population must include these
francophone, francophile and bilingual youth. Taking into
account solely those whose first official language spoken is
French is an outdated approach that leads to the loss of Frenchlanguage services.
Les membres de l’ACUFC ont su s’adapter à la nouvelle réalité
démolinguistique de la francophonie canadienne et sont
aujourd’hui le miroir de sa diversité. Nos effectifs comprennent
des francophones de souche, mais aussi des jeunes issus de
familles exogames ou de familles d’immigrants, des diplômés en
immersion et des étudiants internationaux qui ont le français
comme langue maternelle ou seconde. Pour calculer avec justesse
la taille de la minorité de langue officielle, il faut inclure ces
jeunes francophones, francophiles et bilingues. Tenir compte
uniquement de la langue maternelle parlée est révolu, et ceci nous
amène vers la perte de services en français.
We also believe that it’s useful to look beyond the numbers and
take into consideration a minority language community’s vitality,
including the institutional vitality to which post-secondary
institutions contribute. The institutional vitality criterion is
more important than ever and provides for better alignment
between Parts IV and VII of the Official Languages Act.
Consequently, it should be reflected in the regulations made
under that act.
Nous croyons aussi utile d’aller au-delà du quantitatif en
tenant compte de la vitalité des communautés, y compris la
vitalité d’institutions telles que les établissements postsecondaires.
Le critère de la vitalité institutionnelle est plus pertinent que
jamais et favorisera une plus grande cohérence entre les parties IV
et VII de la Loi sur les langues officielles. Il devrait donc être
reflété dans la réglementation qui est liée à cette loi.
Thank you for listening. I would now be happy to answer any
questions you may have.
Je vous remercie de votre attention, et je serai heureuse de
répondre à vos questions.
The Chair: Thank you kindly, Ms. Lalonde, for that very
informative presentation. Senator Fortin-Duplessis will start
things off with the first question.
La présidente : Un grand merci, madame Lalonde, pour cette
présentation très intéressante. La première question sera posée
par la sénatrice Fortin-Duplessis.
Senator Fortin-Duplessis: Thank you very much, Madam
Chair. Ms. Lalonde, it’s a pleasure to see you again. You
demonstrate good judgment and you are always well-prepared.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Merci beaucoup, madame la
présidente. Madame Lalonde, c’est un plaisir de vous recevoir
encore une fois. Vous avez un bon jugement, et votre présentation
est toujours bien préparée.
I’d like to know whether it is possible for a student from, say,
Manitoba to go and study at Université Laval, in Quebec City.
And if they can afford it, how easy or difficult is it for that student
to register in another university?
J’aimerais savoir s’il y a tout de même la possibilité pour un
étudiant — par exemple, un étudiant du Manitoba — de venir
étudier à l’Université Laval, à Québec. S’il a le moyen de le faire,
est-ce que c’est facile pour lui de s’inscrire dans une autre
université?
8-6-2015
Langues officielles
13:89
Ms. Lalonde: Right now, the student can study at any
university they choose, in the country or elsewhere. What we
advocate is students’ being able to study as close to home as
possible, in other words, in their communities. If they can’t go to
school in their community, we would like to see them study at an
institution in a minority francophone community. What we want
to do is ensure they have access to a complete education and
programs in every field so that our students can do their schooling
in French.
Mme Lalonde : À ce moment-ci, l’étudiant peut aller étudier
dans l’université de son choix, partout au Canada ou ailleurs. Ce
que nous prônons, c’est qu’il puisse étudier le plus près de chez lui
possible, c’est-à-dire dans sa communauté. S’il ne peut pas étudier
dans sa communauté, nous aimerions qu’il puisse étudier dans les
communautés minoritaires francophones, donc que nous
puissions avoir accès à une éducation complète et à des
programmes qui touchent tous les domaines pour pouvoir offrir
à nos étudiants la possibilité de poursuivre leurs études en
français.
What we hope to do in the future is to be able to work with
that student, introduce them to the options available in Canada’s
francophonie and show them how they can complete their
education in French in minority francophone communities. The
Manitoba example is a good one, with Université de SaintBoniface offering many undergraduate and graduate programs.
And even if Manitoba doesn’t offer the training the student is
looking for, somewhere else might, and we can work with the
student from the outset to show them the educational path they
have access to in our communities. What we really want to
prevent is their doing their post-secondary studies in English.
Ce que nous avons l’intention de faire dans l’avenir — pour
vous donner l’exemple du Manitoba, il y a l’Université SaintBoniface qui offre plusieurs programmes, surtout de premier cycle
et de deuxième cycle au niveau de la formation — c’est de pouvoir
travailler avec cet élève et lui donner un cheminement au niveau
de la francophonie, sur la façon dont il pourrait poursuivre ses
études en français dans nos communautés francophones
minoritaires. Même si la formation n’est pas disponible au
Manitoba, elle est peut-être disponible ailleurs, et on pourrait dès
le début lui montrer le cheminement possible au sein de nos
communautés. Ce que nous voulons essentiellement éviter, c’est
qu’il poursuive ses études postsecondaires en anglais.
Senator Fortin-Duplessis: You said it could be any program
and, earlier, you said your focus was on health and justice
training. If, however, the student wanted to study engineering, it
wouldn’t be a problem; no field would be off limits.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Vous mentionnez qu’il pourrait
s’agir de n’importe quel programme, et plus tôt, vous avez
mentionné que vous privilégiez ceux qui étudient en santé et en
justice. Cependant, si l’étudiant voulait devenir ingénieur, il n’y
aurait pas de problème non plus, dans n’importe quel domaine.
Ms. Lalonde: The ACUFC has 20 members. In order to qualify
for membership, the university or college must offer Frenchlanguage programs in every field.
Mme Lalonde : Au sein de l’Association des collèges et
universités de la francophonie canadienne, il y a 20 membres, et
pour être membre, l’université ou le collège doit offrir des
programmes en français dans tous les domaines.
What the roadmap for official languages is giving us the ability
to do right now is improve, enhance and increase the number of
health care training programs and, soon, to do the same with
justice training, but we promote post-secondary education in
every field of study.
Ce que la Feuille de route sur les langues officielles nous
permet, à ce moment-ci, c’est d’augmenter, de rehausser et de
permettre un plus grand nombre de formations dans le domaine
de la santé, et prochainement, dans le domaine de la justice, mais
nous touchons à tous les secteurs de formation postsecondaire.
Senator Fortin-Duplessis: Whenever a university is mentioned
in the document you gave us, is it always a francophone
university?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Sur le fascicule que vous nous
avez remis, à chaque fois qu’il y est mentionné une université,
s’agit-il exclusivement d’universités francophones?
Ms. Lalonde: They are universities that offer programs in
French; they aren’t all francophone universities. In order to be a
member, the university or college has to offer certain programs in
French.
Mme Lalonde : Ce sont des universités qui offrent certains
programmes en français, ce ne sont pas toutes des universités
francophones. Pour être membre, il faut que l’université ou le
collège offre certains programmes en français.
For instance, Simon Fraser University, in British Columbia,
offers three programs in French, through the Bureau des affaires
francophones et francophiles. They are members of the ACUFC
because students can study in French there. The Université de
Moncton, however, is entirely francophone.
Par exemple, l’Université Simon Fraser, en ColombieBritannique, offre trois programmes en français, par
l’intermédiaire du Bureau des affaires francophones et
francophiles. Ces gens-là sont membres de l’ACUFC, parce que
nos étudiants peuvent y suivre un programme en français. Par
contre, l’Université de Moncton est complètement francophone.
Our membership is quite diverse, with universities and colleges
of all different sizes. We have the University of Ottawa, which
has a large student body, nearly 45,000 anglophones and
C’est très diversifié, et les universités et les collèges sont aussi de
tailles très différentes. Il y a l’Université d’Ottawa qui compte un
nombre important d’étudiants, anglophones et francophones, soit
13:90
Official Languages
8-6-2015
francophones. And then we have Université de Hearst, in
northern Ontario, a wholly francophone institution with about
150 students.
près de 45 000. Il y a aussi l’Université de Hearst, dans le Nord de
l’Ontario, qui est strictement francophone, mais qui compte
environ 150 étudiants.
Senator Chaput: Thank you, Ms. Lalonde. As usual, you’re
always well-prepared and you know your stuff.
La sénatrice Chaput : Merci, madame Lalonde. Comme
toujours, vous êtes bien préparée, et vous savez de quoi vous
parlez.
According to what witnesses have been telling us for some
time, a number of federal institutions are having trouble
recruiting bilingual employees, be it to work at a Crown
corporation, institution or department. For me, when I look at
all of the training programs available at colleges and universities
across the country — Ms. Lalonde, would you not say that there
are bilingual people all over the country, people who speak both
official languages?
À la lumière de ce que nous avons entendu au comité depuis
quelque temps, il y a plusieurs institutions fédérales qui nous ont
parlé de leurs difficultés de recruter du personnel bilingue pour la
corporation, l’institution ou le ministère. Pour ma part, lorsque
je regarde ce qui est offert dans l’ensemble du Canada par
l’entremise de collèges et d’universités... À votre avis, madame
Lalonde, il y a des gens qui sont bilingues partout au Canada, et
qui parlent les deux langues officielles, n’est-ce pas?
Ms. Lalonde: Absolutely.
Mme Lalonde : Absolument.
Senator Chaput: Have you ever been approached to assist with
recruiting? Has anyone ever come to you looking for ideas on how
to recruit French-speaking employees outside Quebec? Has
Canada Post ever contacted you? Has Air Canada ever worked
with you to recruit bilingual staff? I won’t ask about Via Rail,
since they don’t have that problem. Has anyone ever approached
you for assistance?
La sénatrice Chaput : Est-ce qu’on vous a déjà approchée pour
que vous participiez au recrutement? Est-ce qu’on vous a déjà
demandé des idées pour savoir comment recruter du personnel
francophone à l’extérieur du Québec? Est-ce que la Société des
postes a déjà communiqué avec vous, est-ce qu’Air Canada a déjà
travaillé avec vous pour recruter du personnel bilingue? Via Rail,
je n’en parle pas, parce qu’ils n’éprouvent pas de difficulté. Avezvous été approchée?
Ms. Lalonde: No. I’ve been the executive director for nearly
12 years now and I’ve never received any request from an
organization looking for help with bilingual recruitment. On the
flip side, when we talk to stakeholders in our francophone
communities, it’s quite clear that they are churning out some firstrate leaders, as far as Canada’s francophonie is concerned,
bilingual leaders, and there seems to be a rather sizable pool of
resources to meet those needs. I think it may be necessary to
revisit recruitment practices. That is not to say that we don’t need
to continue training people and ensuring they have the right skills.
Mme Lalonde : Non. Moi, je suis directrice depuis presque
12 ans, et je n’ai jamais eu une demande de la part d’aucun
organisme pour l’aider à recruter du personnel bilingue. Par
contre, lorsque nous parlons à nos communautés francophones, il
est très clair que nous formons des chefs de file de grande qualité
au niveau de la francophonie, des chefs de file qui sont bilingues,
et nous avons un nombre de ressources humaines, je crois, assez
important pour répondre à certains besoins. Je crois qu’il faudrait
peut-être examiner la façon dont nous effectuons le recrutement
des ressources humaines. Ceci ne veut pas dire que nous n’avons
pas besoin de continuer à former des gens compétents.
Senator Chaput: If you were asked, would your association be
open to supporting federal institutions in their efforts to find
bilingual staff?
La sénatrice Chaput : Si je vous posais la question, votre
association serait-elle ouverte à la possibilité d’appuyer ces
institutions fédérales pour les aider à trouver du personnel
bilingue?
Ms. Lalonde: There’s one thing that would be quite easy to do.
I’m not sure whether we handed out this document to the
committee.
Mme Lalonde : Il y a une chose qui serait très facile. Je ne sais
pas si nous vous avons passé ce document-ci.
Senator Chaput: Yes.
Ms. Lalonde: The document contains a list of every college and
university program offered outside Quebec. So that information
could be useful to a company that was looking to hire a certain
number of people in a particular field; we could send them the
document and tell them which colleges or universities train
students in that field and who to contact. Every year, those
colleges and universities produce graduates who could very easily
work in bilingual positions. What’s more, very few students who
La sénatrice Chaput : Oui.
Mme Lalonde : À l’intérieur du document, vous avez tous les
programmes qui sont offerts aux niveaux collégial et universitaire
à l’extérieur du Québec. À ce moment-là, si une entreprise cherche
un certain nombre de personnes dans une profession donnée,
nous pouvons lui transmettre le document et lui indiquer les
universités ou les collèges où ces gens-là sont formés, et les
personnes à qui elle peut s’adresser. Chaque année, il y a des
diplômés qui sortent de ces collèges et universités qui pourraient
8-6-2015
Langues officielles
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do complete post-secondary studies are unable to speak both
official languages.
très bien travailler dans des postes bilingues. En outre, elles sont
très peu nombreuses les personnes qui font une formation
postsecondaire et qui ne peuvent pas parler les deux langues
officielles.
Senator Poirier: Thank you for joining us today, Ms. Lalonde.
My question is this. You said that one of your goals was to make
sure that a student who had received their education in French,
whether through an immersion program or at a French-language
school, could continue their studies in French at the college or
university level. You also said, however, that many students
enrolled in anglophone colleges and universities after graduating
high school.
La sénatrice Poirier : Merci d’être ici avec nous, madame
Lalonde. Ma question est la suivante : vous avez mentionné tout à
l’heure qu’un de vos buts, c’est de vous assurer qu’une personne
qui a étudié en français, que ce soit en immersion ou en français,
puisse poursuivre ses études en français dans un collège ou une
université. Cependant, vous avez aussi mentionné qu’il y a
plusieurs étudiants qui s’inscrivent dans des collèges ou des
universités anglophones après avoir obtenu leur diplôme de
12e année.
Has anyone done any research to figure out the main reason
why young people choose to switch over to the anglophone
system at a certain point? Could it be that the programs they
wanted to take weren’t offered in French or that they didn’t want
to go away to school because their program wasn’t available in
their region or province? What is the biggest reason that they
decide to switch from French to English?
Est-ce qu’il y a déjà eu des études ou des recherches qui ont été
réalisées pour déterminer la raison principale pour laquelle les
jeunes choisissent de passer du côté anglais à un moment donné?
Est-ce parce que les cours qu’ils voulaient suivre n’étaient pas
offerts en français, ou parce qu’ils ne voulaient pas s’éloigner,
puisque les cours n’étaient pas offerts dans la région ou la
province où ils habitent? Quelle est la raison principale qui les
motive à passer du français à l’anglais?
Ms. Lalonde: I don’t think there is just one reason. I think
there are many, and you’ve just identified two of them.
Sometimes, students don’t want to move away from home to go
to school; it’s also a lot more expensive.
Mme Lalonde : Je pense qu’il n’y a pas une seule raison, il y a
plusieurs raisons, et vous venez justement d’en nommer deux. Il y
a le fait que, parfois, les étudiants ne veulent pas quitter leur
milieu pour poursuivre leurs études; il faut dire que c’est plus
dispendieux aussi.
Another issue revolves around making young people and
parents aware that the job market attaches value to bilingualism.
It’s not a skill that parents necessarily see as being value added.
Parents want the best for their children. In situations where the
child has gone to elementary school and high school in French,
parents wanting that child to continue their education at the postsecondary level may think it’s better for the child to do those
studies in English, out of fear that the child will not have a high
enough level of proficiency in both languages for the job market.
So I think there’s a lot of awareness raising that has to happen in
that regard.
Il y a aussi le fait que nous avons sensibilisé les jeunes et les
parents au fait que le marché du travail valorise le bilinguisme. Ce
n’est pas toujours quelque chose qui est perçu comme étant une
valeur ajoutée par les parents. Ce qu’un parent veut, c’est le mieux
pour son enfant. S’il croit que son enfant doit poursuivre ses
études, s’il a fait son primaire et son secondaire en français, il peut
y avoir une perception qu’il serait préférable qu’il fasse ses études
postsecondaires en anglais, par crainte de ne pas avoir un niveau
de bilinguisme assez élevé pour répondre aux besoins du
marché du travail. Je pense qu’il y a un travail important de
sensibilisation à faire à ce niveau-là.
Furthermore, many parents want their children to attend the
same college or university they did. In terms of Canada’s
francophonie, however, we haven’t been working all that long
on building a network of institutions offering post-secondary
education in French, so we have to work twice as hard to
highlight the value and quality of our French-language programs.
De plus, souvent, comme parents, nous aimerions que nos
enfants fréquentent le même établissement postsecondaire que
nous. Au niveau de la francophonie, il n’y a pas si longtemps que
nous avons commencé à développer l’éducation postsecondaire en
français, donc nous devons mettre les bouchées doubles pour
pouvoir démontrer l’importance et la qualité de nos programmes
en français.
Senator Poirier: Over the past few years, has there been an
increase in the number of French-language programs available
online, thereby eliminating the need for students to move to
another province to complete their college or university studies?
La sénatrice Poirier : Au cours des dernières années, est-ce qu’il
y a eu de plus en plus de programmes offerts en ligne, ce qui
éviterait que les gens aient à se déplacer d’une province à l’autre
pour poursuivre leurs études postsecondaires, collégiales et
universitaires?
Ms. Lalonde: That’s an excellent question, and the answer is
yes. There are a growing number of distance education programs
available. I’ll give you an example in the health field, an area
I am quite familiar with. Nova Scotia was badly in need of
Mme Lalonde : C’est une très bonne question, et la réponse est
oui. Nous avons de plus en plus de formations à distance. Je vais
vous donner un exemple lié à un dossier que je connais bien, la
santé. En Nouvelle-Écosse, nous avions un grand besoin de
13:92
Official Languages
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francophone social workers. When it comes to mental health
issues, people are more comfortable discussing their problems in
French. Laurentian University, in Ontario, developed online
training courses. Université Saint-Boniface already offered a core
training program. So students were able to stay in Nova Scotia,
where they could take the core training courses at Université
Saint-Anne. Students could then take more advanced training
courses through Laurentian University’s distance education
program. And now the communities have 40 bilingual social
workers who earned a diploma or bachelor’s degree from
Laurentian University, and the only time they had to leave their
province was to receive their diplomas. That is a wonderful
example.
travailleurs sociaux francophones. En ce qui concerne la santé
mentale, on aime mieux parler de ses problèmes en français. Nous
avons développé des cours en ligne à l’Université Laurentienne, en
Ontario. L’Université Saint-Boniface offrait déjà des cours de
base dans le programme. Les étudiants ont pu demeurer en
Nouvelle-Écosse, et nous avons donné des cours de base à
l’Université Saint-Anne en Nouvelle-Écosse. Par la suite, les
étudiants pouvaient suivre des cours plus avancés grâce à la
formation à distance à l’Université Laurentienne. Nous avons
maintenant 40 travailleurs sociaux bilingues qui travaillent dans
les communautés et qui ont obtenu une diplomation ou un bac de
l’Université Laurentienne, et la seule fois qu’ils se sont déplacés,
c’était pour recevoir leur diplôme. Ce sont de beaux exemples.
Senator Rivard: Welcome, Ms. Lalonde. This is the first time
I’ve had the pleasure of meeting you. I occasionally stand in for
some of my colleagues on the committee. Are the French teaching
positions in francophone universities outside Quebec unionized? I
have a daughter who is a teacher in Quebec, and she’s part of a
union. Do the teachers at Simon Fraser University belong to a
union and work under a collective agreement with a pay scale and
all?
Le sénateur Rivard : Bienvenue madame. C’est la première fois
que j’ai la chance de vous rencontrer. Je remplace à l’occasion
certains collègues au comité. Est-ce que les postes des professeurs
francophones dans les universités francophones hors Québec sont
des postes syndiqués? J’ai une fille qui est professeure au Québec,
et elle est syndiquée. Les membres de l’Université Simon Fraser
sont-ils membres d’un syndicat doté d’une convention collective,
avec des échelons et tout?
Ms. Lalonde: Yes. I don’t have all the information on that, but
I can tell you that there are unions. At the college level, all
teachers are unionized. In Ontario, it’s a provincial union. I can’t
confirm that every college and university is unionized, but the vast
majority are.
Mme Lalonde : Oui. Je n’ai pas toute l’information à ce niveaulà, mais il y a des syndicats qui existent. Au niveau collégial, tous
les enseignants sont syndiqués. Il s’agit d’un syndicat provincial
en Ontario. Je ne peux pas dire si toutes les universités et tous les
collèges sont syndiqués, mais la grande majorité l’est.
Senator Rivard: I want to come back to the trouble that some
universities offering French-language courses have when it comes
to recruiting professors in Quebec who may be willing to take on
the challenge for a few years. When it’s a unionized job, it must be
nearly impossible to offer teachers better working conditions such
as isolation allowances and moving expenses offered to workers in
Quebec who go up north.
Le sénateur Rivard : Pour en revenir aux difficultés
qu’éprouvent certaines universités, qui offrent des cours de
français, à recruter des professeurs au Québec qui pourraient
être prêts à relever un défi pendant quelques années, lorsqu’il
s’agit d’un poste syndiqué, il doit être presque impossible d’offrir
de meilleures conditions, comme pour les travailleurs du Québec
qui vont dans le Grand Nord et qui reçoivent une prime
d’éloignement et où les coûts de déménagement peuvent être
défrayés.
Given the collective agreements in place in just about every
province, do you think the problem comes down to a career
challenge, in terms of working conditions and benefits? There’s no
financial incentive for a professor to leave their job at Université
Laval or Université de Montréal to teach in Nova Scotia or
somewhere else for three years.
Le fait qu’il y ait, selon vous, des conventions collectives dans
presque toutes les provinces, cela veut-il dire, en fin de compte,
qu’il s’agit seulement d’un défi de carrière, puisqu’il n’y a pas
d’incitatifs financiers à ce qu’un professeur laisse l’Université
Laval ou l’Université de Montréal pour aller enseigner trois ans
en Nouvelle-Écosse ou ailleurs?
Ms. Lalonde: No less than there is for a University of Ottawa
professor who might go to Université Laval to teach. Demand is
—
Mme Lalonde : Pas plus que des professeurs de l’Université
d’Ottawa qui pourraient aller enseigner à l’Université Laval. Les
besoins sont—-
Senator Rivard: They can move around freely.
Ms. Lalonde: Exactly. Sometimes, if an organization is having
trouble finding a professor, we work within our association to see
whether someone on sabbatical would be willing to go to
university X or college Y to teach so that the institution could
offer the program to students.
Le sénateur Rivard : C’est la libre circulation.
Mme Lalonde : Exactement. Parfois, si un organisme a de la
difficulté à trouver un enseignant, nous travaillons à l’intérieur de
notre association pour voir si un enseignant en année sabbatique
pourrait se rendre à telle université ou tel collège pour former les
gens sur place, de sorte à pouvoir offrir le programme.
8-6-2015
Langues officielles
Senator Rivard: I imagine the phenomenon would be the same
in the case of an anglophone from Manitoba who was interested
in taking on the challenge of teaching at McGill University in
Montreal, say. Apart from wanting to take on the challenge of
working in a different setting, teachers, whether anglophone or
francophone, don’t have any other incentives, as far as you know?
Ms. Lalonde: Not as far as I know.
13:93
Le sénateur Rivard : Je suppose que le même phénomène se
produit, par exemple, pour un anglophone du Manitoba qui
aimerait relever le défi d’enseigner à l’Université McGill, à
Montréal. À part du défi de vouloir changer de milieu, il n’y a pas
d’autres incitatifs, que ce soit du côté francophone ou
anglophone, à votre connaissance.
Mme Lalonde : À ma connaissance, non.
Senator Maltais: Welcome, Ms. Lalonde. What an excellent
presentation; I found it very interesting and paid close attention
to what you said. So you think, and I think senators Tardif and
Chaput have said this often, that when a young francophone
outside Quebec finishes high school, they are bilingual.
Le sénateur Maltais : Bienvenue, madame Lalonde. Bravo
pour votre travail, c’est vraiment intéressant, et je vous écoutais
attentivement. Vous présumez donc, et je crois que les sénatrices
Tardif et Chaput l’ont dit souvent, que lorsqu’un jeune
francophone hors Québec termine son secondaire, il est bilingue.
Ms. Lalonde: When they finish high school? For the most part,
yes, because young people in francophone minority communities
have daily interactions with the anglophone community. Very
often, their friends are English speakers and they learn the
language in the community.
Mme Lalonde : Quand il termine son secondaire? Oui, pour la
majorité, parce que les jeunes vivants en communauté
francophone minoritaire côtoient la communauté anglophone
chaque jour. Souvent, leurs amis sont anglophones et ils
apprennent la langue dans la communauté.
Senator Maltais: You would agree that it’s much easier to learn
a second or third language when you’re young than it is once
you’ve reached a certain age.
Le sénateur Maltais : Parce que, vous allez convenir que c’est
lorsqu’on est jeune qu’on apprend une seconde ou une troisième
langue beaucoup plus aisément qu’à un certain âge.
Ms. Lalonde: Yes, I would agree.
Mme Lalonde : On est d’accord.
Senator Maltais: The opposite phenomenon is happening in
Quebec. In the past few years, we’ve seen new English-language
teaching programs emerge.
Le sénateur Maltais : Au Québec, on vit le phénomène à
l’envers. Depuis quelques années, il y a de nouveaux programmes
d’enseignement en anglais.
I’m going to tell you a story about my children. All three of
them are professionals and they never learned English in school.
They had to go to Manitoba, Alberta and northern Ontario in
order to learn English, because they chose occupations in fields
like engineering and medicine, where you have to speak English
since all the textbooks are in English. It’s quite a paradox we have
in Quebec. The French from France never managed to write a
medical textbook in French. If you study at Université de Paris,
the textbooks are in English. It’s unbelievable. In Quebec, we’ve
fallen behind because our young people aren’t sufficiently
bilingual. Bilingualism is a definite asset, a skill, no matter
which field you’re in, and, above all, a necessity. About a decade
ago, English-language programs were introduced starting in
Grade 1. I see it at work with my grandchildren, and it’s quite
surprising. So, while you are working hard to ensure your
students have access to education in French, we, on our end, are
trying to make our students fluently bilingual by the time they’re
in high school. And I’m not sure who has the right formula.
Je vais vous raconter l’histoire de mes enfants. Ils sont tous les
trois des professionnels, et ils n’ont jamais appris l’anglais à
l’école. Ils ont dû aller au Manitoba, en Alberta et dans le Nord
de l’Ontario pour apprendre l’anglais, parce qu’ils ont choisi une
profession comme le génie ou le domaine médical où il est
nécessaire de parler anglais, parce que tous les livres sont en
anglais. C’est un paradoxe au Québec. Les Français de France
n’ont jamais pu écrire un livre en français sur la médecine. Vous
allez à l’Université de Paris, les livres sont en anglais. C’est
phénoménal. Au Québec, nous avons du retard, parce que nos
jeunes ne sont pas suffisamment bilingues. Le bilinguisme, c’est
une force, c’est une maîtrise, peu importe le domaine, et c’est une
nécessité. Depuis une dizaine d’années, ils ont instauré des
programmes d’anglais dès la première année. Je le vis avec mes
petits-enfants, et c’est très surprenant. Ainsi, alors que vous
déployez des efforts pour faire faire des études à vos jeunes en
français, de notre côté, nous aimerions que nos jeunes soient
parfaitement bilingues au secondaire, et je ne sais pas qui a la
bonne recette.
I have a grandson who has completed grades one through three
in the program, and he is getting better. Today’s young people are
globally minded; they aren’t attached to a single language, at least
those who are pursuing an education. There are citizens of the
world. They aren’t Ontarians or Canadians, they are members of
the international community.
J’ai un petit-fils qui a fait sa première, deuxième et troisième
année, et il y a un progrès. Aujourd’hui, les jeunes sont universels
et n’appartiennent pas à une langue; du moins, ceux qui font des
études. Ils appartiennent au monde. Ils ne sont pas Ontariens,
Canadiens; ce sont des gens du monde.
Ms. Lalonde: Borders are no more.
Mme Lalonde : Il n’y a plus de frontières.
13:94
Official Languages
8-6-2015
Senator Maltais: I wonder whether young francophones living
in minority language communities actually have an advantage, at
the end of the day?
Le sénateur Maltais : Je me demande si les jeunes francophones
dans les milieux linguistiques minoritaires ne sont pas favorisés,
dans le fond?
Ms. Lalonde: They have an advantage up to a certain point.
But when it comes to accessing post-secondary education in
French, I can’t say that they have an advantage.
Mme Lalonde : Ils sont favorisés jusqu’à un certain point.
Quant à l’accès à l’éducation postsecondaire, je ne pourrais pas
vous qu’ils sont favorisés.
Senator Maltais: Let’s talk about high school, from the first
year to Grade 12.
Le sénateur Maltais : Parlons du secondaire, de la première à la
12e année.
Ms. Lalonde: They enjoy an advantage in terms of their ability
to learn French and English because they live in an environment
where they can use both languages on a regular basis. But, living
in a minority language community, they sometimes have other
challenges to deal with.
Mme Lalonde : Ils sont favorisés dans leur capacité de pouvoir
développer leur aptitude de parler le français et l’anglais, parce
qu’ils évoluent dans un milieu où ils peuvent utiliser ces langues de
façon plus régulière. Par contre, le fait de vivre dans un milieu
minoritaire amène parfois d’autres défis.
Senator Maltais: The real challenge for you starts after high
school, does it not?
Le sénateur Maltais : C’est à partir du secondaire que le vrai
défi commence pour vous?
Ms. Lalonde: I think the challenge starts right from birth and
never goes away. As soon as a French-speaking child is born in a
minority francophone community, the challenge begins. The
resources have to be in place so that that child, who may be part
of an exogamous family, with an English-speaking mother and a
French-speaking father, can become bilingual. They need to be
able to continue their schooling in French, and bilingualism isn’t
the product of only the classroom. They need to have support at
home, as well as opportunities to socialize in French. Maintaining
their French skills is a constant battle.
Mme Lalonde : Je pense que le défi est constant dès la
naissance de l’enfant. Au moment de la naissance d’un enfant
francophone dans un milieu minoritaire francophone, le défi
commence déjà, parce qu’il s’agit de pouvoir permettre à cet
enfant, qui vit parfois dans une famille exogame, avec un père
francophone et une mère anglophone, de devenir une personne
bilingue. Il faut qu’il puisse poursuivre ses études en français et,
parfois, ce n’est pas seulement l’école qui lui permettra d’avoir ces
capacités. Il doit pouvoir recevoir un appui à la maison et avoir
l’occasion de socialiser en français. C’est un défi constant pour lui
de garder son français.
Senator Maltais: I am a hockey fan and I’m always shocked
when I see hockey players from all over the country who come to
Montreal and are able to give interviews in both French and
English. Conversely, our own junior league hockey players in
Quebec have trouble doing interviews in English when they go to
Toronto, Winnipeg or Calgary. The ability of those players is
really something, and I think they have an advantage over us in
Quebec.
Le sénateur Maltais : Je suis amateur de hockey. Je suis
toujours surpris que les jeunes joueurs de hockey en provenance
des quatre coins du Canada arrivent à Montréal et sont capables
de donner des entrevues en anglais et en français. Par contre, les
nôtres, qui jouent dans la ligue junior du Québec, ont de la
difficulté, lorsqu’ils arrivent à Toronto, à Winnipeg ou à Calgary,
à donner des entrevues en anglais. C’est remarquable, et je crois
qu’ils ont un avantage que nous n’avons pas au Québec.
Ms. Lalonde: They can have an advantage as long as they don’t
lose their ability to speak French.
Mme Lalonde : Ils peuvent avoir un avantage s’ils ne perdent
pas la capacité de parler français.
Senator Maltais: Indeed.
Le sénateur Maltais : Voilà.
Ms. Lalonde: The assimilation rate is very high. That’s why I
said maintaining your French skills is a challenge that begins at
birth. It’s great for people to become bilingual; it’s value added,
but retaining those skills isn’t always easy.
Mme Lalonde : Le taux d’assimilation est très élevé. C’est la
raison pour laquelle je dis qu’il s’agit d’un défi, dès la naissance,
de garder sa langue tout au long de sa vie. Les personnes sont
bilingues, c’est une valeur ajoutée, mais arriver à conserver ses
capacités n’est pas toujours facile.
Senator Chaput: Mainly, I would just like to make a comment
that came to me as I listened to Senator Maltais’s question.
La sénatrice Chaput : J’ai surtout un commentaire à faire en
écoutant la question du sénateur Maltais.
Today’s youth are reaping the rewards of the struggles and
battles fought by their parents, their grandparents and their great
grandparents. They are now enjoying the fruits of that labour and
struggle. You see, their rights are more respected. I don’t want to
call them more privileged, because it’s not easy for them to live in
an anglophone world.
Ces jeunes récoltent aujourd’hui le résultat des luttes et des
combats que leurs parents, grands-parents et arrière grandsparents ont tenu lors de leur existence. C’est le fruit de ces
combats et de ces luttes. Voyez-vous, leurs droits sont un peu plus
respectés. Je n’aime pas le mot « favorisé », parce que ce n’est pas
facile pour eux de vivre dans un milieu anglophone.
8-6-2015
Langues officielles
13:95
This morning, 38 students from école Saint-Joachim, a Frenchlanguage school in La Broquerie, Manitoba, paid me a visit. I
asked them which language they use when they walk into a store
in their community. One student told me that he speaks English.
And I asked him, ‘‘Are you francophone?’’ He answered, ‘‘Yes,
but most times, people don’t understand me.’’ So then I asked him
whether he first tried speaking French to figure out whether the
clerk understood him or not.
Je recevais, ce matin, 38 étudiants d’une école française du
Manitoba, l’école Saint-Joachim, de La Broquerie. Je leur
demandais, lorsqu’ils sont dans leur collectivité et qu’ils entrent
dans un commerce, quelle langue ils parlent. Un enfant m’a
répondu qu’il parlait anglais. Je lui ai dit : « Tu es francophone? »
Il m’a répondu : « Oui, mais la plupart du temps, les gens ne me
comprennent pas. » Je lui ai demandé s’il essayait de parler
français afin de constater si la personne le comprenait ou pas.
You see, when you grow accustomed to that kind of behaviour,
it’s incredibly easy to decide not to speak French in case the other
person doesn’t understand you. I wanted to tell that story to
illustrate a reality that we, outside Quebec, live with every day. I
looked at those students and I thought to myself: These are
francophones who are attending French-language school because
of their parents and they are going to have to keep fighting for the
right to live their lives in French, because it will never be
something they can do automatically.
Voyez-vous, lorsqu’on s’habitue à ce genre de comportement, il
est très facile de se dire que l’on ne parlera pas français au cas où
l’autre ne comprendrait pas. Je voulais faire ce commentaire pour
illustrer une réalité que nous vivons à l’extérieur du Québec tous
les jours. Je les regardais et je me disais : ce sont des francophones
qui étudient en français selon le désir de leurs parents, et ils
doivent continuer à vivre en français et à lutter, parce que cela ne
sera jamais un acquis.
The Chair: Did you want to respond to Senator Chaput’s
comments, Ms. Lalonde?
La présidente : Aviez-vous quelque chose à ajouter, madame
Lalonde, au commentaire de la sénatrice Chaput?
Ms. Lalonde: That’s exactly right. The struggle has been fought
at all levels: elementary, high school and post-secondary. And it’s
not over yet; we are constantly having to go before the courts to
fight for our right to be educated in our language. I think we’re
very proud when our young people are able to introduce
themselves and converse fluently in both English and French,
but it’s thanks to some hard-won battles.
Mme Lalonde : C’est exactement cela. Les batailles se sont
faites dans tous les domaines : l’éducation, les écoles primaires et
secondaires. Ce n’est pas encore terminé, nous allons devant les
tribunaux constamment pour faire valoir nos droits au niveau de
la scolarité. Je pense que, lorsque nous regardons nos jeunes, nous
sommes très fiers qu’ils puissent se présenter et parler le français et
l’anglais couramment, mais c’est grâce à des batailles importantes.
Senator Maltais: I just want to say really quickly that I agree
100 per cent with Senator Chaput’s comment that this is a
struggle that we have been waging for more than a century. I
remember, way back when, something we, in Quebec, used to call
the survival of the French language, an effort to support the battle
being waged by our comrades out west, in Manitoba,
Saskatchewan and Alberta. It wasn’t the few dollars that we
collected at the school that brought us together back then, it was
the language. A great distance separated us, but language brought
us together. Thank you very much, Ms. Lalonde.
Le sénateur Maltais : Très brièvement, je suis tout à fait
d’accord avec les propos de la sénatrice Chaput, ce sont des
batailles de plus de 100 ans. Je me souviens, jadis, ce que nous
appelions au Québec « la survivance de la langue française », qui
était un appui au combat que menaient les gens de l’Ouest, du
Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta. Ce n’était pas les
quelques sous que nous ramassions dans l’école du rang qui nous
rassemblaient à l’époque, c’était la langue. La distance était très
grande, mais la langue nous rassemblait. Merci beaucoup,
madame Lalonde.
The Chair: It wasn’t all that long ago that we finally obtained
certain rights. We aren’t talking 50 or 60 years ago but, rather,
20 years ago when we won the right to run our own Frenchlanguage schools in our provinces. It was only in 1990, and we
had to go all the way to the Supreme Court of Canada. Standing
up for our rights is never easy, and they are always precarious.
La présidente : Il n’y a pas tellement longtemps que certains
droits... nous ne parlons pas de 50 ou 60 ans dans nos provinces,
mais de 20 ans, où nous avons obtenu le droit de gérer nos écoles
francophones. Cela ne fait que depuis 1990, et il a fallu aller
jusqu’à la Cour suprême du Canada. Il n’est pas facile de protéger
les droits, et c’est toujours très vulnérable.
Ms. Lalonde, you said that you were in favour of Bill S-205.
You talked about the connection between Parts IV and VII of the
act. What value do you see Bill S-205 adding, in terms of the
relationship between Parts IV and VII? And how do you think the
bill can strengthen that relationship?
Vous avez indiqué, madame Lalonde, que vous appuyez le
projet de loi S-205. Vous avez parlé d’un lien entre la partie IV et
VII. Comment voyez-vous l’apport du projet de loi S-205 et le lien
entre les deux parties, IV et VII, et comment le projet de loi
pourrait-il peut-être renforcer ce lien?
Ms. Lalonde: This may not quite answer your question, but I
think it’s important to look beyond numbers. We really have to
take a close look at the elements that form the basis of a
community’s vitality; we have to examine how that institutional
vitality allows the community to survive, and it’s a matter of more
than just size. If I may, I’ll draw a parallel with the presentation of
Mme Lalonde : Je crois — peut-être que cela ne répondra pas
exactement à votre question — qu’il faut aller au-delà du nombre.
Il faut vraiment examiner comment la vitalité de nos
communautés est construite, comment cette vitalité, par nos
institutions, permet à une communauté de survivre, et ce n’est pas
seulement une question de nombre. Permettez-moi de faire le
13:96
Official Languages
8-6-2015
the previous witnesses. If we look at the number of services
available in French that were eliminated, solely on the basis of
Statistics Canada data, that’s when we see what our communities
can lose in terms of French-language services. When the services
are taken away, the members of our communities are forced to
speak more and more English and will, as a result, eventually lose
their French language skills. That’s the only way I can answer
your question.
parallèle avec la présentation préalable. Si nous examinons le
nombre de services offerts en français qui ont été éliminés et que
nous tenons compte seulement des statistiques de Statistique
Canada, c’est là que nous voyons comment ce que nous pouvons
perdre au niveau des services en français dans nos communautés.
Si nous perdons des services en français, cela veut dire que nos
citoyens et citoyennes devront parler davantage en anglais et
qu’ils perdront leurs capacités langagières. C’est tout ce que je
peux répondre à votre question.
The Chair: Thank you kindly. Are there any further questions,
honourable senators? Since there are no further questions, I
would like to thank you, Ms. Lalonde, for sharing your insight
and expertise with the committee. Your input has been very
valuable, and we are very appreciative.
La présidente : Merci beaucoup. Y a-t-il d’autres questions,
honorables sénateurs? Ne voyant pas d’autres questions, je vous
remercie, madame Lalonde, d’avoir partagé vos connaissances et
votre expertise avec nous. Vos commentaires sont très précieux, et
nous les apprécions énormément.
Honourable senators, this being our last meeting, I’d like to
extend a sincere thanks to all of you for your participation. I also
want to say thank you to our Library of Parliament researcher
and our clerk. Thank you both.
Honorables sénateurs, étant donné que c’est notre dernière
rencontre, j’aimerais vous remercier sincèrement de votre
contribution. Je remercie également notre recherchiste de la
Bibliothèque du Parlement et notre greffier. Merci à vous tous.
Since the session began on October 16, 2013, the committee
has heard from 137 witnesses and produced three reports. The
first one is entitled CBC/Radio-Canada’s Language Obligations,
Communities Want to See Themselves and Be Heard Coast to
Coast! The second is entitled Seizing the Opportunity: The role of
communities in a constantly changing immigration system. And the
third, focusing on second-language learning, will be tabled
tomorrow. Unfortunately, the title is still a secret, so I can’t
share that with you. I’d say we’ve done a great job, so thank you.
Depuis la dernière session qui a débuté le 16 octobre 2013, nous
avons entendu 137 témoins. Trois rapports ont été rédigés : un sur
les obligations linguistiques de CBC/Radio-Canada, Les
communautés veulent se voir et s’entendre d’un océan à l’autre; un
deuxième intitulé Saisir l’occasion et le rôle des communautés
dans un système d’immigration en constante évolution; le troisième
rapport sera déposé demain, et il porte sur l’apprentissage des
langues secondes. Je ne peux pas en dévoiler le titre, car c’est
encore un secret. Je crois que nous avons fait un excellent travail.
Je vous remercie.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Monday, May 25, 2015
Le lundi 25 mai 2015
Canadian Airports Council:
Conseil des aéroports du Canada :
Daniel-Robert Gooch, President.
Regina Airport Authority:
Richmond Graham, President and CEO.
Thunder Bay International Airport Authority:
Ed Schmidtke, President and CEO.
Charlottetown Airport Authority:
Monette Pasher, Marketing Director.
National Airlines Council of Canada:
Marc-André O’Rourke, Executive Director.
Air Canada:
Daniel-Robert Gooch, président.
Administration de l’aéroport de Regina :
Richmond Graham, président et chef de la direction.
Administration de l’aéroport international de Thunder Bay :
Ed Schmidtke, président et chef de la direction.
Administration de l’aéroport de Charlottetown :
Monette Pasher, directrice du marketing .
Conseil national des lignes aériennes du Canada :
Marc-André O’Rourke, directeur général.
Air Canada :
David Rheault, Director, Government Affairs and Community
Relations;
David Rheault, directeur, Affaires gouvernementales et relations
avec les collectivités;
Louise-Hélène Sénécal, Assistant General Counsel.
Louise-Hélène Sénécal, conseillère juridique générale adjointe.
Monday, June 8, 2015
Le lundi 8 juin 2015
VIA Rail Canada:
VIA Rail Canada :
Yves Desjardins-Siciliano, President and Chief Executive Officer;
Yves Desjardins-Siciliano, président et chef de la direction;
Laurent F. Caron, Chief Human Resources Officer and Official
Languages Co-Champion;
Laurent F. Caron, chef, Ressources humaines et co-champion des
langues officielles;
Eve-Danièle Veilleux, Advisor, Governmental Relations and
Official Languages Co-Champion;
Eve-Danièle Veilleux, conseillère, Relations gouvernementales et
co-championne des langues officielles;
Diane Desaulniers, Advisor on Official Languages.
Diane Desaulniers, conseillère en matière de langues officielles.
Monday, June 15, 2015
Le lundi 15 juin 2015
Canada Post Corporation:
Société canadienne des postes :
Bonnie Boretsky, Vice-President, General Counsel and Corporate
Secretary;
Bonnie Boretsky, vice-présidente, avocate-conseil générale et
secrétaire de la Société;
Amanda Maltby, General Manager, Compliance.
Amanda Maltby, directrice générale, Conformité.
Association des collèges et universités de la francophonie canadienne:
Jocelyne Lalonde, Executive Director.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Association des collèges et universités de la francophonie canadienne :
Jocelyne Lalonde, directrice générale.
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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