Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14

Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14
Second Session
Forty-first Parliament, 2013-14
Deuxième session de la
quarante et unième législature, 2013-2014
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Official Languages
Langues officielles
Chair:
The Honourable CLAUDETTE TARDIF
Présidente :
L’honorable CLAUDETTE TARDIF
Monday, May 26, 2014
Monday, June 2, 2014
Monday, June 9, 2014
Le lundi 26 mai 2014
Le lundi 2 juin 2014
Le lundi 9 juin 2014
Issue No. 7
Fascicule no 7
Eighth, ninth and tenth meetings on:
Huitième, neuvième et dixième réunions concernant :
The impacts of recent changes to the immigration system
on official language minority communities
Les impacts des changements récents au système
d’immigration sur les communautés de langue officielle
en situation minoritaire
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
51442-51481-51509
STANDING SENATE COMMITTEE ON
OFFICIAL LANGUAGES
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
LANGUES OFFICIELLES
The Honourable Claudette Tardif, Chair
Présidente : L’honorable Claudette Tardif
The Honourable Andrée Champagne, P.C., Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Andrée Champagne, C.P.
And
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Beyak
* Carignan, P.C.
(or Martin)
Chaput
Charette-Poulin
* Cowan
(or Fraser)
Fortin-Duplessis
McIntyre
Poirier
Beyak
* Carignan, C.P.
(ou Martin)
Chaput
Charette-Poulin
* Cowan
(ou Fraser)
Fortin-Duplessis
McIntyre
Poirier
* Ex officio members
(Quorum 4)
* Membres d’office
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Fortin-Duplessis replaced the
Honourable Senator Rivard (June 3, 2014).
L’honorable sénatrice Fortin-Duplessis a remplacé l’honorable
sénateur Rivard (le 3 juin 2014).
The Honourable Senator Rivard replaced the Honourable
Senator Fortin-Duplessis (June 2, 2014).
L’honorable sénateur Rivard a remplacé l’honorable sénatrice
Fortin-Duplessis (le 2 juin 2014).
The Honourable Senator Beyak replaced the Honourable Senator
Oh (May 27, 2014).
L’honorable sénatrice Beyak a remplacé l’honorable sénateur Oh
(le 27 mai 2014).
The Honourable Senator McIntyre replaced the Honourable
Senator Rivard (May 27, 2014).
L’honorable sénateur McIntyre a remplacé l’honorable sénateur
Rivard (le 27 mai 2014).
The Honourable Senator Poirier replaced the Honourable
Senator Marshall (May 27, 2014).
L’honorable sénatrice Poirier a remplacé l’honorable sénatrice
Marshall (le 27 mai 2014).
The Honourable Senator Oh replaced the Honourable Senator
Beyak (May 26, 2014).
L’honorable sénateur Oh a remplacé l’honorable sénatrice Beyak
(le 26 mai 2014).
The Honourable Senator Rivard replaced the Honourable
Senator McIntyre (May 26, 2014).
L’honorable sénateur Rivard a remplacé l’honorable sénateur
McIntyre (le 26 mai 2014).
The Honourable Senator Marshall replaced the Honourable
Senator Poirier (May 26, 2014).
L’honorable sénatrice Marshall a remplacé l’honorable sénatrice
Poirier (le 26 mai 2014).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
9-6-2014
Langues officielles
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Monday, May 26, 2014
(16)
OTTAWA, le lundi 26 mai 2014
(16)
[Translation]
7:3
[Français]
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m., in room 9 of the Victoria Building.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, dans la salle 9 de l’édifice Victoria.
Members of the committee present: The Honourable Senators
Chaput, Charette-Poulin, Fortin-Duplessis, Marshall, Oh and
Rivard (6).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Chaput, Charette-Poulin, Fortin-Duplessis, Marshall, Oh et
Rivard (6).
Other senator present: The Honourable Senator Robichaud,
P.C. (1).
Autre sénateur présent : L’honorable sénateur Robichaud,
C.P. (1).
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Aussi présente : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
The clerk informed the committee of the unavoidable absence
of the chair and deputy chair, and presided over the election of an
acting chair.
The Honourable Senator Charette-Poulin moved:
That the Honourable Senator Fortin-Duplessis be elected
acting chair.
Également présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Le greffier informe le comité de l’absence forcée de la
présidente et de la vice-présidente et préside l’élection d’un
président suppléant.
L’honorable sénatrice Charette-Poulin propose :
Que l’honorable sénatrice Fortin-Duplessis soit élue
présidente suppléante.
The question being put on the motion, it was agreed.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
The acting chair took the chair.
La présidente suppléante assume la présidence.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, November 21, 2013, the committee continued its study
on the impacts of recent changes to the immigration system on
official language minority communities. (For complete text of the
order of reference, see proceedings of the committee, Issue No. 4.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat jeudi
21 novembre 2013, le comité poursuit son étude sur les impacts
des changements récents au système d’immigration sur les
communautés de langue officielle en situation minoritaire.
(Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au fascicule no 4 des
délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Collège Éducacentre:
Collège Éducacentre :
Yvon Laberge, Executive Director.
Collège Boréal:
Yvon Laberge, directeur général.
Collège Boréal :
Pierre Riopel, President;
Pierre Riopel, président;
Jean-Pierre Cantin, Director, Services and Programs, CentralSouthwestern Region;
Jean-Pierre Cantin, directeur, Services et programmes pour le
Centre-Sud-Ouest;
Mildred Jean-Paul, Member of the Board of Governors.
Mildred Jean-Paul, membre du conseil d’administration.
Ms. Jean-Paul, Mr. Riopel, Mr. Cantin and Mr. Laberge each
made an opening statement and answered questions.
Mme Jean-Paul, M. Riopel, M. Cantin et M. Laberge chacun
font une déclaration et répondent aux questions.
At 6:33 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 18 h 33, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
7:4
Official Languages
OTTAWA, Monday, June 2, 2014
(17)
[Translation]
9-6-2014
OTTAWA, le lundi 2 juin 2014
(17)
[Français]
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5:03 p.m., in room 9 of the Victoria Building, the
Chair, the Honourable Claudette Tardif, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 h 3, dans la salle 9 de l’édifice Victoria, sous la
présidence de l’honorable Claudette Tardif (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Beyak, Champagne, P.C., Chaput, McIntyre, Poirier, Rivard and
Tardif (7).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Beyak, Champagne, C.P., Chaput, McIntyre, Poirier, Rivard et
Tardif (7).
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Aussi présente : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Également présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, November 21, 2013, the committee continued its study
on the impacts of recent changes to the immigration system on
official language minority communities. (For complete text of the
order of reference, see proceedings of the committee, Issue No. 4.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
jeudi 21 novembre 2013, le comité poursuit son étude sur les
impacts des changements récents au système d’immigration sur
les communautés de langue officielle en situation minoritaire. (Le
texte intégral de l’ordre de renvoi figure au fascicule no 4 des
délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Fédération des francophones de Terre-Neuve and du Labrador:
Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador :
Danielle Coombs, Coordinator.
Société franco-manitobaine:
Mamadou Ka, Chair.
Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick:
Jeanne d’Arc Gaudet, President.
Assemblée de la francophonie de l’Ontario:
Denis Vaillancourt, President.
Danielle Coombs, coordonnatrice.
Société franco-manitobaine :
Mamadou Ka, président.
Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick :
Jeanne d’Arc Gaudet, présidente.
Assemblée de la francophonie de l’Ontario :
Denis Vaillancourt, président.
Ms. Coombs, Ms. Gaudet, Mr. Ka and Mr. Vaillancourt each
made opening statements and answered questions.
Mme Coombs, Mme Gaudet, M. Ka et M. Vaillancourt font
chacun une déclaration et répondent aux questions.
At 6:58 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 18 h 58, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Monday, June 9, 2014
(18)
[Translation]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le lundi 9 juin 2014
(18)
[Français]
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 2 p.m., in room 9 of the Victoria Building, the chair,
the Honourable Claudette Tardif, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 14 heures, dans la salle 9 de l’édifice Victoria, sous
la présidence de l’honorable Claudette Tardif (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Beyak, Champagne, P.C., Chaput, Charette-Poulin, Fortin-Duplessis,
McIntyre, Poirier and Tardif (8).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Beyak,
Champagne, C.P., Chaput, Charette-Poulin, Fortin-Duplessis,
McIntyre, Poirier et Tardif (8).
9-6-2014
Langues officielles
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
7:5
Aussi présente : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Également présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, November 21, 2013, the committee continued its study
on the impacts of recent changes to the immigration system on
official language minority communities. (For complete text of the
order of reference, see proceedings of the committee, Issue No. 4.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
jeudi 21 novembre 2013, le comité poursuit son étude sur les
impacts des changements récents au système d’immigration sur
les communautés de langue officielle en situation minoritaire.
(Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au fascicule no 4 des
délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Citizenship and Immigration Canada:
Citoyenneté et Immigration Canada :
Rénald Gilbert, Immigration Program Manager, Paris, France
(by video conference);
Rénald Gilbert, gestionnaire, Programme d’immigration, Paris
(France) (par vidéoconférence);
Yves Saint-Germain, Director, Information, Language and
Community Program Policy.
Yves Saint-Germain, directeur, Politique de programmes sur
l’information, la langue et la communauté.
Réseau de développement économique et d’employabilité:
Réseau de développement économique et d’employabilité :
Roukya Abdi Aden, Manager, National Coordination.
Association canadienne-française de l’Alberta:
Roukya Abdi Aden, gestionnaire, Concertation nationale.
Association canadienne-française de l’Alberta :
Jean Johnson, Chair, Board of Directors (by video conference);
Jean Johnson, président, Conseil d’administration (par
vidéoconférence);
Ida Kamariza, Coordinator, Réseau en immigration
francophone de l’Alberta (by video conference).
Ida Kamariza, coordonnatrice, Réseau en immigration
francophone de l’Alberta (par vidéoconférence).
Mr. Gilbert made an opening statement and, along with
Mr. Saint-Germain, answered questions.
M. Gilbert fait une déclaration et, avec M. Saint-Germain,
répond aux questions.
At 2:58 p.m., the sitting was suspended.
À 14 h 58, la séance est suspendue.
At 3:03 p.m., the sitting resumed.
À 15 h 3, la séance reprend.
Mr. Johnson and Ms. Abdi Aden made opening statements
and, along with Ms. Kamariza, answered questions.
M. Johnson et Mme Abdi Aden font une déclaration et, avec
Mme Kamariza, répondent aux questions.
At 4:05 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 16 h 5, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de la
présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
Le greffier du comité,
Daniel Charbonneau
Clerk of the Committee
7:6
Official Languages
9-6-2014
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Monday, May 26, 2014
OTTAWA, le lundi 26 mai 2014
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day, at 5 p.m., to continue its study on the impact of recent
changes to the immigration system on official language minority
communities.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, pour poursuivre son étude sur les
impacts des changements récents au système d’immigration sur les
communautés de langues officielles en situation minoritaire.
[Translation]
[Français]
Daniel Charbonneau, Clerk of the Committee: As clerk of the
committee, I am informing you of the unavoidable absence of the
chair and the deputy chair. It is therefore my duty to proceed to
the election of an acting chair. I am ready to receive a motion to
that effect. Are there any motions?
Daniel Charbonneau, greffier du comité : Honorables sénateurs,
en tant que greffier du comité, je vous informe de l’absence forcée
de la présidente et de la vice-présidente. Il est donc de mon devoir
de procéder à l’élection d’une présidence intérimaire. Je suis prêt à
recevoir une motion à cet effet. Y a-t-il des motions?
Senator Charette-Poulin: I move that Senator Fortin-Duplessis
do take the chair as acting chair of this committee.
La sénatrice Charette-Poulin : Je propose que la sénatrice
Fortin-Duplessis siège à la présidence de façon intérimaire.
Mr. Charbonneau: Moved by the Honourable Senator
Charette-Poulin that the Honourable Senator Fortin-Duplessis
do take the chair as acting chair. Is it your pleasure, honourable
senators, to adopt the motion?
M. Charbonneau : Il est proposé par l’honorable sénatrice
Charette-Poulin que l’honorable sénatrice Fortin-Duplessis siège
en tant que présidente suppléante. Plaît-il aux honorables
sénateurs d’adopter la motion?
Hon. Senators: Agreed.
Mr. Charbonneau: I now invite Senator Fortin-Duplessis to
take the chair.
Senator Suzanne Fortin-Duplessis (Acting Chair) in the chair.
The Acting Chair: Honourable senators, I call this meeting of
the Standing Senate Committee on Official Languages to order.
My name is Senator Suzanne Fortin-Duplessis, from Quebec, and
I would ask senators to introduce themselves, starting on my left.
Senator Rivard: I am Senator Michel Rivard from Quebec.
[English]
Senator Marshall: Senator Elizabeth Marshall, Newfoundland
and Labrador.
[Translation]
Senator Charette-Poulin: Welcome to the Senate of Canada,
distinguished witnesses. I am Marie Poulin, and I represent
northern Ontario.
Senator Chaput: Maria Chaput, from Manitoba.
Des voix : Oui.
M. Charbonneau : J’invite la sénatrice Fortin-Duplessis à venir
prendre place au fauteuil.
La sénatrice Suzanne Fortin-Duplessis (présidente suppléante)
occupe le fauteuil.
La présidente suppléante : Honorables sénateurs et sénatrices, je
déclare cette séance du Comité sénatorial permanent des langues
officielles ouverte. Je suis la sénatrice Suzanne Fortin-Duplessis,
du Québec, et je demande aux sénateurs de se présenter en
commençant à ma gauche.
Le sénateur Rivard : Michel Rivard, sénateur du Québec.
[Traduction]
La sénatrice Marshall : La sénatrice Elizabeth Marshall, TerreNeuve-et-Labrador.
[Français]
La sénatrice Charette-Poulin : Chers témoins, bienvenue au
Sénat du Canada. Je suis Marie Poulin et je représente le Nord de
l’Ontario au Sénat.
La sénatrice Chaput : Maria Chaput, du Manitoba.
The Acting Chair: We are continuing our study on the impact
of recent changes to the immigration system on official language
minority communities.
La présidente suppléante : Nous continuons notre étude des
impacts des changements récents au système d’immigration sur les
communautés de langues officielles en situation minoritaire.
The goal of today’s meeting is to get a picture of the challenges
and opportunities that immigration presents in two postsecondary francophone institutions located in majority
anglophone communities.
Le but de la réunion d’aujourd’hui est de dresser le portrait des
défis et des occasions que représente l’immigration dans deux
établissements postsecondaires francophones situés en milieu
majoritairement anglophone.
9-6-2014
Langues officielles
7:7
With us today are Pierre Riopel, President of Collège Boréal;
Jean-Pierre Cantin, Collège Boréal’s Director, Services and
Programs, Central-Southwestern Region; Mildred Jean-Paul, a
member of the Board of Governors; and Yvon Laberge, the
Executive Director of Collège Éducacentre.
Nous recevons aujourd’hui Pierre Riopel, président du Collège
Boréal; Jean-Pierre Cantin, directeur des Services et Programmes
pour le Centre-Sud-Ouest du Collège Boréal; Mildred Jean-Paul,
membre du conseil d’administration du Collège Boréal; et Yvon
Laberge, directeur général du Collège Éducacentre.
Have you come up with a plan for your presentations?
Ms. Jean-Paul will start off. After the presentations, we will
proceed with questions.
Aviez-vous prévu un plan pour les interventions? Ce sera
Mme Jean-Paul qui débutera. Après les présentations, nous
passerons à la période de questions.
Mildred Jean-Paul, Member of the Board of Governors, Collège
Boréal: Thank you for inviting us to testify before the Standing
Senate Committee on Official Languages. First, let us introduce
you to Collège Boréal.
Mildred Jean-Paul, membre du conseil d’administration, Collège
Boréal : Merci de nous avoir invités à témoigner devant le Comité
sénatorial permanent des langues officielles. Permettez-nous, tout
d’abord, de vous présenter le Collège Boréal.
Collège Boréal is an Ontario French-language community
college of applied arts and technology that was founded in 1995
and that will celebrate its 20th anniversary next year.
Le Collège Boréal d’arts appliqués et de technologie est un
collège communautaire de langue française en Ontario créé en
1995 et qui célébrera l’an prochain son 20e anniversaire.
The mission of Collège Boréal is two-fold. We provide a highcalibre personalized education to a diverse clientele and we
practice community leadership to foster the sustainable
development of the francophone community of Ontario. Our
vision is to foster knowledge and stimulate culture.
Le Collège Boréal a une double mission. Il offre une éducation
personnalisée de qualité à une clientèle diversifiée et exerce
également un leadership communautaire pour favoriser le
développement durable de la communauté francophone de
l’Ontario. Sa vision : nourrir le savoir et faire vibrer la culture.
The mandate for Ontario’s Colleges of Applied Arts and
Technology is to offer a comprehensive program of careeroriented post-secondary education and training to assist
individuals in finding and keeping employment, to meet the
needs of employers and the changing work environment, and to
support the economic and social needs of their local and diverse
communities.
En Ontario, les objets des collèges sont d’offrir un programme
complet d’enseignement et de formation postsecondaires axé sur
la carrière afin d’aider les particuliers à trouver et à conserver un
emploi, de répondre aux besoins des employeurs et d’un milieu de
travail en évolution et de soutenir le développement économique
et social de leurs collectivités locales variées.
Pierre Riopel, President, Collège Boréal: With those goals at
heart, and with our 36 access centres, including 7 campuses in
27 communities in Ontario and a huge territory that includes up
to 85 per cent of the entire province, Collège Boréal provides the
Franco-Ontarian community and new French-speaking arrivals
with a number of integrated programs and services, including
courses of study in post-secondary education, continuing
education, learning and business training, employment services,
adult education, and language and settlement services for
immigrants.
Pierre Riopel, président, Collège Boréal : Fort de ces objets, et
avec ses 36 centres d’accès, dont 7 campus dans 27 communautés
en Ontario, et un vaste territoire couvrant jusqu’à 85 p. 100 de
celui de la province, le Collège Boréal offre à la communauté
franco-ontarienne et aux nouveaux arrivants francophones divers
services et programmes intégrés, y compris des programmes
d’études postsecondaires, d’éducation permanente,
d’apprentissage, de formation en entreprise; des services
d’employabilité, de formation pour les adultes; et des services
d’établissement et de formation langagière pour les immigrants.
I will turn things over to Jean-Pierre Cantin, Director, Services
and Programs, Central-Southwestern Region, who will explain to
you the role that Collège Boréal is called upon to play in matters
of the recruitment, welcome and integration of French-speaking
immigrants or foreign students. This will be specifically in the
context of the recent changes that the federal government has
made and the specific emphasis on economic immigration.
Je vais céder la parole à M. Jean-Pierre Cantin, directeur des
programmes et services pour le Centre-Sud-Ouest, qui vous
expliquera quel rôle le Collège Boréal est appelé à jouer lorsqu’il
est question du recrutement, de l’accueil et de l’intégration
d’immigrants d’expression française ou d’étudiants étrangers, en
particulier dans le contexte des changements récents apportés par
le gouvernement fédéral et de l’accent particulier mis sur
l’immigration économique.
Jean-Pierre Cantin, Director, Services and Programs, CentralSouthwestern Region, Collège Boréal: Since 2004, Collège Boréal
has been offering a huge range of training programs, as well as
programs designed to facilitate the integration of new
francophone and francophile immigrants to Canada. This is
done through a number of its access centres, specifically those in
Hamilton, London, Mississauga and Windsor. These settlement
Jean-Pierre Cantin, directeur, Services et Programmes pour le
Centre-Sud-Ouest, Collège Boréal : Le Collège Boréal offre,
depuis 2004, une vaste gamme de programmes de formation,
ainsi que des programmes destinés à faciliter l’intégration des
nouveaux arrivants francophones et francophiles au Canada, et
ce, dans plusieurs de ses centres d’accès, notamment à Hamilton,
London, Mississauga, Toronto et Windsor. Ces services en
7:8
Official Languages
9-6-2014
services aim to smooth the path to the labour market for Frenchspeaking immigrants and to ensure that they are integrated into
the minority francophone situation in those regions.
établissement visent à établir un cheminement harmonieux vers le
marché du travail pour les immigrants francophones et à assurer
leur intégration à la communauté francophone en situation
minoritaire dans ces régions.
As was so rightly emphasized at the 2012 Metropolis
conference by Line Pinet, the Director of the Canadian
Francophonie and Official Languages Branch of the Division of
Intergovernmental Affairs of the Government of New Brunswick
and the representative of the Ministerial Conference on the
Canadian Francophonie:
Comme le soulignait à juste titre Mme Line Pinet, directrice de
la francophonie canadienne et des langues officielles au ministère
des Affaires intergouvernementales du Nouveau-Brunswick, et
représentante de la Conférence ministérielle sur la francophonie
canadienne lors de la conférence Metropolis de 2012 :
Language training for immigrants is also a priority in
retaining and integrating them . . . at the same time
recognizing that French-speaking immigration is essential
to the vitality of the French fact in Canada.
La formation linguistique des immigrants est aussi une
priorité pour leur rétention et leur intégration. [...]
reconnaissant à la même occasion que l’immigration
francophone est essentielle à la vitalité du fait français au
Canada.
In 2010, Collège Boréal adopted a strategic plan that
emphasized our commitment to French-speaking immigrants.
More and more recent arrivals are coming to Collège Boréal as
students. The plan states that: ‘‘in this spirit of pluralism, the
Collège opens its doors to the communities it serves so that
everyone can take his or her place in the Boréal community.’’
En 2010, le Collège Boréal a adopté un plan stratégique qui
souligne son engagement à l’égard des immigrants francophones.
Un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants nouveaux
arrivants fréquentent le Collège Boréal. « C’est dans un esprit
pluraliste que le Collège s’ouvre aux communautés qu’il sert et
que chacune et chacun prennent leur place au sein de la
collectivité Boréale. »
Collège Boréal is therefore committed to settling immigrants in
a number of aspects and is not limited to language training only.
Le Collège Boréal s’est donc engagé dans divers volets de
l’établissement des immigrants, ne se limitant cependant pas à la
seule formation linguistique.
Here is an overview of the programming and services offered to
French-speaking immigrants by Collège Boréal through its
various centres.
Voici un aperçu de la programmation et des services offerts aux
immigrants francophones par le Collège Boréal dans ses différents
centres.
First, language training. Collège Boréal provides a number of
language training programs to francophone and francophile
immigrants in the regions we presently serve. As I said, these are
Toronto, Mississauga, Hamilton, London and Windsor.
Tout d’abord, les programmes de formation linguistique. Le
Collège Boréal offre divers programmes de formation linguistique
aux immigrants francophones et francophiles des régions qu’il
dessert présentement, notamment, comme je le disais, Toronto,
Mississauga, Hamilton, London et Windsor.
We provide language courses in French for immigrants to
Canada like the CLIC program. We also offer a program in English
called LINC — Language Instruction for Newcomers to Canada.
We offer the Formation linguistique axée sur les professions
(FLAP), and Occupation-Specific Language Training (OSLT) in
French and English respectively. We also offer relay programs in
French for some regulated and non-regulated professions,
specifically in childhood programs for French-speaking
immigrants and an administration program, specializing in project
management, that includes internships of from 8 to 12 weeks with
employers who are partnering with our programs.
Nous offrons des cours de langue pour les immigrants au
Canada comme CLIC; ce sont des programmes offerts en
français. Nous offrons également le programme LINC, qui est
le programme Language Instruction for Newcomers to Canada,
en anglais. Nous offrons la Formation linguistique axée sur les
professions (FLAP), et Occupation-Specific Language Training
(OSLT), en français et en anglais. Nous offrons en outre des
programmes relais pour certaines professions réglementées ou
non, en français, particulièrement en éducation en services à
l’enfance pour immigrants et immigrantes francophones, ainsi
qu’un programme en administration avec spécialisation en gestion
de projets, comprenant des stages de 8 à 12 semaines avec des
employeurs partenaires de nos programmes.
Since 2009, Collège Boréal has been offering settlement and
integration services for francophone immigrants in our WindsorEssex-Kent, London and Mississauga regions. These services
include welcomes, needs assessments, help with administration,
Depuis 2009, le Collège Boréal offre des services d’accueil et
d’intégration aux immigrants francophones de nos régions de
Windsor-Essex-Kent, de London et de Mississauga. Ces services
comprennent l’accueil, l’évaluation des besoins, l’aide dans les
9-6-2014
Langues officielles
7:9
information, and referrals to community services in French, and
to other services as needed, interpretation and outreach services,
and workshops and information sessions.
démarches administratives, les renseignements et l’aiguillage vers
les services communautaires francophones et autres au besoin,
l’interprétation et les services d’accompagnement et, finalement,
des ateliers et des séances d’information.
We also offer business training sessions. The Centre
d’Entrepreneuriat pour immigrants et immigrantes de LondonMiddlesex was established in 2012. Its mission is to help Frenchspeaking immigrants get a start in business. The assistance ranges
from simple business training workshops to support in drawing
up business plans and obtaining loans.
Nous offrons également des services de formation en
entrepreneuriat. Le Centre d’entrepreneuriat pour immigrants et
immigrantes francophones de London-Middlesex a été créé en
2012. Il a pour mission d’aider les immigrants francophones qui
désirent se lancer en affaires. Cette aide va de simples ateliers de
formation en entrepreneuriat jusqu’à l’appui à la rédaction d’un
plan d’affaires en passant par l’aide à l’obtention de prêts.
The employment services offered by Collège Boréal to Frenchspeaking immigrants who are looking for work can be found in all
Employment Ontario’s centres, of which there are 16 across the
province, from Kapuskasing to Windsor. These services include
job search assistance, skills and experience assessments, labour
market information, résumé writing and interview preparation.
They also include learning, literacy and refresher programs. We
also offer business internships, paid and unpaid, which, for some
of our clients, can last up to six months.
Les services d’emplois offerts par le Collège Boréal aux
immigrants francophones chercheurs d’emploi se retrouvent
dans tous ses centres d’Emploi Ontario, soit 16 centres à travers
la province, de Kapuskasing à Windsor. Ces services
comprennent, entre autres, des services d’aide à la recherche
d’emploi, l’évaluation des compétences et de l’expérience, de
l’information sur le marché du travail, la rédaction des curriculum
vitæ et la préparation aux entrevues, jusqu’aux programmes
d’apprentissage, d’alphabétisation et de mise à niveau. Nous
offrons également des placements en entreprises, avec ou sans
rémunération, pouvant aller jusqu’à six mois chez certains de nos
clients.
Collège Boréal is also very involved with immigration on the
local, provincial and national levels. The college is an active
participant in more than 15 provincial and national committees,
initiatives and organizations devoted to immigration, particularly
francophone immigration. This involvement allows us to ensure
that the workforce training and education that the Collège offers
are well designed and adequately funded to meet the specific
needs of immigrants and local communities.
Le Collège Boréal est également très impliqué dans le dossier de
l’immigration à l’échelle locale, provinciale et nationale. Le
collège participe activement à plus de 15 comités, initiatives et
organismes provinciaux et nationaux voués à l’immigration et à
l’immigration francophone, en particulier. Ceci nous permet de
nous engager afin de nous assurer que la formation de la maind’œuvre et les programmes offerts par le collège sont bien conçus,
et que le financement est adéquat pour répondre aux besoins
spécifiques des immigrants et des collectivités locales.
As you know, since 2008, we have been going through a
profound and unprecedented change in the policies that affect
immigration in all its aspects. For Collège Boréal, and for
francophone post-secondary institutions in general, this change
provides its share of opportunities and challenges.
Depuis 2008, nous vivons, comme vous le savez, un
changement profond et sans précédent en ce qui a trait aux
politiques qui touchent tous les aspects de l’immigration. Pour le
Collège Boréal et les établissements postsecondaires francophones
en général, ces changements apportent leur part d’occasions et de
défis.
Let us talk first about the opportunities. In terms of foreign
students, we hope that the new foreign student regulations, which
will go into effect on June 1, 2014, will make it easier to recruit
them. These new regulations, which allow anyone holding a work
permit to work off-campus up to 20 hours per week during
regular academic sessions and full-time during scheduled breaks,
without having to make a separate application for a work permit,
will make our task in recruiting international students easier.
Parlons d’abord des occasions. En ce qui concerne les étudiants
étrangers, nous espérons que les nouvelles dispositions
réglementaires visant les étudiants étrangers, qui entreront en
vigueur le 1er juin 2014, faciliteront leur recrutement. Ces
nouvelles règles, qui autorisent automatiquement le titulaire
d’un permis d’études à travailler à l’extérieur du campus jusqu’à
20 heures par semaine pendant la session, et à temps plein
pendant les congés prévus au calendrier scolaire, sans qu’il doive
présenter une demande de permis de travail distincte, nous
faciliteront la tâche pour recruter des étudiants internationaux.
The Collège has also specifically tasked our Executive Director
of Strategic Development with actively recruiting international
students.
Le Collège a d’ailleurs chargé spécifiquement la directrice
générale du développement stratégique du Collège d’assurer
activement le recrutement d’étudiants internationaux.
7:10
Official Languages
9-6-2014
Keeping francophone immigrants in our minority language
communities clearly involves referrals to institutional and
community resources in French. Those working in the area of
our operations that provides services to French-speaking
immigrants must be familiar with the programs and services for
francophones offered in their communities; they must also be
aware of the importance of recommending those institutions and
organizations and connecting francophone newcomers with them.
Unfortunately, it happens all too often that the connections leave
a lot to be desired, a challenge we will speak to later. We are
therefore about to set up a training program for immigration
consultants for francophones. We feel that this will allow us to
meet the challenge.
La rétention des immigrants francophones dans nos
communautés en situation minoritaire passe obligatoirement par
l’aiguillage vers les ressources francophones institutionnelles et
communautaires. Les travailleurs dans le domaine de
l’établissement qui offrent ces services aux immigrants
francophones se doivent de connaître les programmes et services
francophones qui sont offerts dans leur collectivité, et être
sensibilisés à l’importance d’aiguiller et de recommander les
nouveaux arrivants francophones à ces organismes et à ces
institutions. Il arrive, hélas, trop souvent que cet aiguillage laisse à
désirer, ce qui représente un défi dont nous parlerons un peu plus
tard. Nous sommes donc à mettre sur pied un programme de
formation de consultants en immigration à l’intention des
francophones qui permettra, le pensons-nous, de surmonter ce
défi.
Immigrants who arrive under the new Express Entry system
will need new profession-oriented language training programs
that will allow us to meet both the more specific training needs of
new economic immigrants and the needs of employers. We have
just designed and launched a relay program in project
management for foreign-trained immigrants so that we can meet
the demand for it in the Toronto, Hamilton, London and
Windsor regions.
L’arrivée d’immigrants, dans le cadre du nouveau système
Entrée Express, nécessitera de nouveaux programmes de
formation langagière axés sur les professions et qui permettront
de répondre aux besoins de formation plus spécifiques des
nouveaux arrivants économiques ainsi qu’aux besoins des
employeurs. Nous venons d’ailleurs de concevoir et d’offrir le
programme relais en gestion de projets pour les immigrants
formés à l’étranger de façon à répondre à une demande en ce sens
dans les régions de Toronto, Hamilton, London et Windsor.
Allow me to give you a closer look at some of the challenges we
are facing.
Permettez-moi d’aborder de plus près certains défis auxquels
nous faisons face.
In preparation for the launch of the Express Entry system in
2015, CIC has started accepting applications in the skilled
workers program, the skilled trades program, and the Canadian
experience class as of May 1, 2014. These measures will ensure a
constant flow of skilled workers who will become permanently
settled in Canada and will meet Canada’s labour needs in areas
where there is a shortage. But this new system does relatively little
for francophone immigration. Attaining the national target of
4.4 per cent and the Ontario target of 5 per cent, which Minister
Alexander told you about a few days ago, remains a problem.
Although the provincial nominees program represents the
solution most frequently suggested as a way to attain that
target, the fact remains that the quota of such nominations for
2014, set at 2,500 for Ontario, is clearly not enough. However, the
Collège intends to get ahead of the game by alerting many of the
employers we collaborate with in our employment services and
advisory committees so that we can get a real commitment from
them to hire francophones, especially in small and medium-sized
businesses.
Pour se préparer au lancement du système Entrée Express en
2015, CIC commencera à accepter des demandes dans le cadre du
Programme des travailleurs qualifiés, du Programme des
travailleurs de métiers spécialisés, et de la catégorie de
l’expérience canadienne, à compter du 1 er mai 2014. Ces
mesures assureront un flux continu de travailleurs qualifiés qui
s’établiront de façon permanente au Canada et qui permettront de
répondre aux besoins de la main-d’œuvre canadienne, dans les
domaines où il existe une pénurie. Or, ce nouveau système ne
favorise pas particulièrement l’immigration francophone.
L’atteinte de la cible nationale de 4,4 p. 100 ainsi que la cible
ontarienne de 5 p. 100, dont le ministre Alexander vous a parlé il
y a quelques jours, demeure un problème. Même si le programme
de candidats désignés des provinces représente la solution la plus
souvent mise de l’avant pour atteindre cette cible, il en demeure
que le quota de désignations pour 2014, établi à 2 500 pour
l’Ontario, est nettement insuffisant. Le Collège entend cependant
travailler en amont en sensibilisant de nombreux employeurs avec
lesquels il collabore dans ses services d’emplois et ses comités
consultatifs afin d’obtenir de leur part un engagement réel à
embaucher des immigrants francophones, en particulier au sein
des petites et moyennes entreprises.
Language training for our francophone immigrants remains a
problem because, depending on where they live, they do not
always have access to that language training. The Collège is
currently working to develop a platform that will allow that
training to be offered to all francophone immigrants online,
wherever they are in Ontario. This language training will allow
La formation linguistique de nos immigrants francophones
demeure problématique puisque, selon leur lieu de résidence, ils ne
peuvent pas nécessairement avoir accès à de la formation
langagière. Le Collège travaille présentement à élaborer une
plateforme qui permettra d’offrir cette formation à distance à tous
les immigrants francophones, où qu’ils soient en Ontario. Cette
9-6-2014
Langues officielles
7:11
them to have access to training in French or English, following
the same social integration continuum as in minority situations.
In addition, our programs are offered in a francophone
environment, which allows immigrants to develop a feeling of
affiliation with the French-speaking community. They also
include a very significant intercultural dimension that
encourages the potential of French-speaking immigrants to
develop to its fullest.
formation linguistique leur permettra d’avoir accès tant à de la
formation en anglais qu’en français, dans le même continuum
d’intégration sociale en situation minoritaire. De plus, nos
programmes sont offerts dans un environnement francophone
qui permet aux immigrants de développer un sentiment
d’appartenance à la communauté francophone. En outre, ils
incluent une dimension interculturelle très importante qui favorise
le développement du plein potentiel de l’immigrant francophone.
Finally, a word about our new logical model. The objective of
the model is to come to grips with the specific problem of linking
French-speaking immigrants with francophone service providers
in their communities.
Parlons finalement de notre nouveau modèle logique. Ce
modèle vise à aborder le problème précis de l’aiguillage des
immigrants francophones vers les fournisseurs de services
francophones de leur collectivité.
We are proposing a logical model whereby settlement services
and our post-secondary programs are grouped together in a onestop shop and where the services are provided, either by the
Collège directly or in partnership with community or institutional
organizations (whenever that is possible and feasible, of course),
in one place that would bring all the services together under one
roof. We firmly believe that this approach will allow better
connections between the various French-language service
providers and will give French-speaking immigrants more direct
access to our college programs. A collaborative and integrated
approach, combining activities, programs and services offered to
French-speaking immigrants, will allow us to address the various
aspects of settlement services in a holistic way and to ease their
integration into a minority francophone community situation. We
presented the model last week at the 2014 TESL Canada
conference in Regina and we now present to you the interesting
conclusions of the resulting discussions.
Nous proposons un modèle logique des services
d’établissement et de nos programmes postsecondaires sous
forme de guichet unique où les services sont offerts, soit
directement par le Collège, soit en partenariat avec des
organismes communautaires ou institutionnels, lorsque cela est
possible et réalisable, bien entendu, à partir d’un endroit commun
regroupant, sous un même toit, tous les services. Cette approche,
nous le croyons fermement, permettra un meilleur arrimage entre
les différents fournisseurs de services francophones et donnera
aux immigrants francophones un accès plus direct à nos
programmes collégiaux. Une approche collaborative et intégrée,
qui combine des activités, des programmes et des services offerts
aux immigrants francophones, permettra d’aborder de façon
holistique les différents volets des services d’établissement et
facilitera leur intégration dans la communauté francophone en
situation minoritaire. Nous avons présenté ce modèle lors du
TESL Canada 2014 Conference, tenu à Regina, la semaine
dernière, et nous vous présentons les conclusions intéressantes de
la discussion qui en a découlé.
[English]
A unanimous consensus was reached between the participants
to our discussion group. A one-stop shop model seems to be the
only solution for connecting settlement and college programs.
Collaboration, partnering and offering all the services under one
roof will solve the problems encountered too often by colleges
where the settlement service providers do not know about college
programming, the eligibility for these programs and how they can
be accessed easily and be of benefit to immigrants.
[Translation]
[Traduction]
Les participants de notre groupe sont parvenus à un consensus
unanime. Le modèle de guichet unique semble être la seule façon
de faire une connexion entre l’établissement des immigrants et les
programmes collégiaux. La collaboration, la mise en place de
partenariat et le regroupement de tous les services sous un même
toit permettront de régler les problèmes qu’ont trop souvent les
collèges, soit que les fournisseurs de services d’établissement ne
sont pas au courant des programmes qu’ils offrent, qu’ils n’en
connaissent par les conditions d’admission, qu’ils ne savent pas à
quel point il est facile d’y entrer et qu’ils ignorent dans quelle
mesure ces programmes peuvent aider les immigrants.
[Français]
Thank you for allowing us to testify before you today. We will
be very happy to answer your questions.
Nous vous remercions de nous avoir permis de témoigner
devant vous aujourd’hui, et nous nous ferons un plaisir de
répondre à vos questions.
Yvon Laberge, Executive Director, Collège Éducacentre: Good
evening, Madam Chair, senators, colleagues and participants. On
behalf of the Board of Directors of the Collège Éducacentre, of
which I am the Executive Director, I would like to thank you for
your invitation.
Yvon Laberge, directeur général, Collège Éducacentre : Bonsoir,
madame la présidente, sénatrices et sénateurs, collègues et
participants présents. Au nom du conseil d’administration du
Collège Éducacentre, dont je suis le directeur général, j’aimerais
vous remercier de votre invitation.
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Official Languages
9-6-2014
The object of this presentation is to offer you my thoughts, as
an administrator of an adult training centre in a very minority
francophone situation, on the challenges and opportunities that
immigration provides to post-secondary francophone institutions.
More specifically, I will situate those thoughts in the context of
the federal government’s recent changes and the specific emphasis
placed on economic immigration.
Le but de cette présentation est de vous offrir mes réflexions, à
titre d’administrateur d’une institution de formation des adultes
dans un contexte très minoritaire francophone, sur les défis et les
occasions que représente l’immigration dans les établissements
postsecondaires francophones. Plus spécifiquement, je replacerai
cette réflexion dans le contexte des changements récents apportés
par le gouvernement fédéral et de l’accent particulier mis sur
l’immigration économique.
The future of the francophone community in minority
situations rests in large part on immigration. The ability to
attract and keep French-speaking immigrants is essential for our
community to develop and flourish. Against the background of
the changes made to the federal government’s immigration policy,
I will highlight the importance of colleges in recruiting, and
rapidly and effectively integrating, French-speaking immigrants
in minority situations. I will conclude my presentation with some
ideas that the committee might consider.
L’avenir de la communauté francophone en situation
minoritaire repose, en grande partie, sur l’immigration. La
capacité d’attirer et de garder les immigrants d’expression
française est essentielle au développement et à l’épanouissement
de notre communauté. Dans le contexte des changements
apportés à la politique sur l’immigration du gouvernement
fédéral, je ferai valoir l’importance des collèges dans le
recrutement et l’intégration rapide et efficace des immigrants
francophones en situation minoritaire. Enfin, je conclurai ma
présentation avec quelques idées qui pourraient être adoptées par
le comité.
British Columbia, and the Greater Vancouver area in
particular, is a destination of choice for immigrants. Of the
60,000 people in British Columbia whose mother tongue is
French, 11,000, or 20 per cent of them, were born outside
Canada. Seventy per cent of those immigrants are of European
descent — coming mostly from France — 16 per cent are from
Africa and 8 per cent are from the Americas. Those figures do not
account for the many secondary immigrants who have come
through Quebec and for whom French was the first official
language they learned.
La Colombie-Britannique, et plus particulièrement la région du
Grand Vancouver, est une destination de choix pour les
immigrants. Des 60 000 personnes dont le français est la langue
maternelle en Colombie-Britannique, 11 000, ou 20 p. 100, sont
nées à l’extérieur du Canada; 70 p. 100 des immigrants sont
d’origine européenne — venant surtout de la France —,
16 p. 100 sont du continent africain, et 8 p. 100 viennent des
Amériques. Ces données ne comptabilisent pas les nombreux
immigrants secondaires qui sont passés par le Québec et pour qui
le français est la première langue officielle qu’ils ont apprise.
Collège Éducacentre is the only French-language college in
British Columbia. It became a not-for-profit organization in 1992,
and has gained distinction as a leader in minority language adult
education and in distance education in British Columbia and
Canada. In order to reach French speakers across the province,
our courses, programs and services are provided on-site at our
three campuses in Vancouver, Prince George and Victoria, and
online through our virtual campus.
Le Collège Éducacentre est le seul collège francophone en
Colombie-Britannique. Organisme à but non lucratif depuis 1992,
il est reconnu comme un leader en éducation des adultes dans la
langue de la minorité et de l’éducation à distance en ColombieBritannique et au Canada. Afin d’atteindre les francophones
partout dans la province, nos cours, programmes et services sont
offerts en présentiel dans nos trois campus de Vancouver, Prince
George et Victoria, ou en ligne, par l’intermédiaire de notre
campus virtuel.
Every year, more than 500 students register for Collège
Éducacentre’s professional training in French. We have about
120 full-time and part-time employees.
Chaque année, le Collège Éducacentre inscrit plus de
500 étudiants qui viennent y suivre une formation
professionnelle en français. Nous comptons environ
120 employés à temps plein et à temps partiel.
We offer a wide range of courses, programs and services,
including college-level programs, customized continuing
education training, basic education, employment services and
multiple services for students.
Nous offrons une gamme variée de cours, de programmes et de
services, y compris des programmes de niveau collégial, un service
de formation continue sur mesure, de la formation de base, des
services d’accès à l’emploi et de multiples services aux étudiants.
These services are available to immigrants. Collège
Éducacentre also offers programs and services that are specific
to the needs of immigrants.
Les immigrants ont accès à l’ensemble de ces services. Le
Collège Éducacentre offre également des programmes et services
axés spécifiquement sur les besoins des immigrants.
Our first observation is that, in British Columbia, successful
economic integration clearly requires a mastery of English. As a
result, Collège Éducacentre includes English-language training in
its courses and programs. For example, we offer labour market
Notre premier constat est le suivant : il est clair qu’en
Colombie-Britannique, une intégration économique réussie
passe par la maîtrise de la langue anglaise. Le Collège
Éducacentre intègre donc le développement des connaissances
9-6-2014
Langues officielles
7:13
integration workshops in which language training is an essential
component. We also offer the new LINC program — or language
instruction to newcomers in Canada — to French-speaking
cohorts.
de la langue anglaise dans ses cours et programmes. Nous
proposons, par exemple, des ateliers d’intégration au marché du
travail dont la formation linguistique est une composante
essentielle. Nous offrons également le nouveau programme
LINC, Language Instruction to Newcomers in Canada, à des
cohortes francophones.
We recognize that there are many pathways to immigration, so
we provide a wide range of services that serve as a bridge leading
immigrants to the access points they need.
En reconnaissant que les parcours des immigrants sont
multiples, nous offrons toute une gamme de services qui servent
de ponts et de passerelles et qui mènent l’immigrant aux points
d’accès dont il a besoin.
In the past, for example, we had a settlement counsellor onsite. His role was indispensable for attracting immigrants upon
their arrival and directing them to other services provided by the
college or in the community.
Dans le passé, par exemple, nous avions un conseiller en
établissement sur place. Son rôle s’est avéré indispensable pour
attirer les immigrants dès leur arrivée et les aiguiller vers les autres
services du collège ou de la communauté.
At Collège Éducacentre, a newcomer can be redirected to a job
counsellor, an academic and career guidance counsellor, a youth
employment program and, of course, as I mentioned earlier, a
wide range of programs and services.
Au Collège Éducacentre, un nouvel arrivant peut être redirigé
vers un conseiller à l’emploi, une personne responsable de
l’orientation scolaire et professionnelle, un programme
d’insertion à l’emploi pour les jeunes et, bien sûr, tel que je l’ai
mentionné plus tôt, toute la gamme de programmes et de services.
Our global and integrated approach seems to resonate with the
immigrant population. Since 2011, the number of registrations for
all our programs and services has only increased, and the relative
proportion of clients who use Collège Éducacentre’s services and
who were born outside Canada has exceeded 50 per cent, an
increase of about 20 per cent since 2011.
Notre approche globale et intégrée semble résonner auprès de
la population immigrante. Depuis 2011, le nombre d’inscriptions
à tous nos programmes et services n’a cessé de croître, et la part
relative des clients qui utilisent les services du Collège
Éducacentre et qui sont nés à l’extérieur du Canada dépasse le
seuil de 50 p. 100, ce qui représente une croissance d’environ
20 p. 100 depuis 2011.
Current and future changes to the immigration policy will
therefore have a significant impact on Collège Éducacentre and
other French-language colleges in a minority situation.
Les changements actuels et futurs à la politique d’immigration
auront, par conséquent, un impact important sur le Collège
Éducacentre et les autres collèges francophones en situation
minoritaire.
The expression of interest system that the federal government
will put in place in January 2015 will make it possible to pair a
potential immigrant with a Canadian employer. The system
presupposes a high knowledge of one of the two official
languages. However, in a very minority context like British
Columbia, the candidate for immigration will have to
demonstrate knowledge of English, which makes recruiting
French-speaking candidates more difficult.
Le système de déclaration d’intérêts qui sera mis en place dès
janvier 2015 par le gouvernement fédéral aura pour effet de
permettre un jumelage entre le candidat potentiel à l’immigration
et un employeur canadien. Ce système présuppose un niveau élevé
de connaissance d’une des deux langues officielles. Mais dans un
contexte très minoritaire comme en Colombie-Britannique, le
candidat à l’immigration devra démontrer une connaissance de la
langue anglaise, ce qui rend le recrutement de candidats
francophones plus difficile.
In addition, we anticipate that, in the long term, this system
will decrease the need for language training. Furthermore, we feel
that the Canadian experience class will have a major impact. This
category now makes it possible for foreign temporary workers
and foreign students who meet certain requirements to apply for
permanent residency in Canada. As of June 1, 2014, a foreign
student will be allowed to work a maximum of 20 hours a week
and full-time during vacation periods. This initiative should make
it easier to recruit foreign students.
De plus, à long terme, nous anticipons dans ce système une
baisse du besoin de formation linguistique. Par ailleurs, nous
estimons que la catégorie de l’expérience canadienne aura un
impact majeur. Cette catégorie permet désormais aux travailleurs
étrangers temporaires et aux étudiants étrangers qui satisfont à
certaines exigences de présenter une demande de résidence
permanente au Canada. À partir du 1er juin 2014, un étudiant
étranger pourra travailler un maximum de 20 heures par semaine
et à temps plein durant les périodes de vacances. Cette initiative
devrait permettre de faciliter le recrutement d’étudiants étrangers.
7:14
Official Languages
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The Canadian experience class will facilitate the immigration
process for French and Belgian youth who come to Canada on a
working-holiday permit or WHP. Canada welcomes
7,000 French-speaking WHP youths every year, including
1,500 to 2,000 who choose to settle in Vancouver.
Or, la catégorie de l’expérience canadienne facilitera le
processus d’immigration des jeunes Français et Belges qui
viennent au Canada à l’aide d’un permis vacances-travail ou
PVT et que nous appelons les PVTistes. Le Canada accueille
7 000 PVTistes français chaque année, dont de 1 500 à
2 000 choisissent de s’établir à Vancouver.
Historically, Collège Éducacentre was a place where these
WHP youth converged to use our employment services. We are
seeing that some of them enrol in our college programs in order to
find a job and apply for permanent residency. These young people
generally have a very high level of education and are a large pool
for recruiting French-speaking candidates for immigration.
However, at the various levels of government, there are no
support programs to integrate these WHP youth.
Le Collège Éducacentre a été historiquement un lieu de
convergence pour ces PVTistes qui venaient utiliser nos services
d’aide à l’emploi. Nous constatons que certains d’entre eux
s’inscrivent dans nos programmes collégiaux afin de trouver un
emploi et de faire une demande de résidence permanente. Ces
jeunes possèdent, pour l’essentiel, une très bonne formation et
représentent un bassin important de recrutement de francophones
candidats à l’immigration. En revanche, il n’existe pas, au sein des
différents paliers de gouvernement, de programmes d’appui à
l’intégration de ces PVTistes.
In the wake of recent changes by the federal government to
immigration, and more specifically given the focus on economic
immigration, it is clear that colleges will now play an even more
important role in recruiting and integrating immigrants. The
traditional links between employers and colleges will be vital to
facilitate the liaison between employers and immigrants. This
match may be done through a direct link once the immigrant
arrives or through employment services or training. Above all, it
can be done by recruiting international students.
Il est clair, à la suite des changements récents apportés par le
gouvernement fédéral au dossier de l’immigration, et plus
spécifiquement, compte tenu de l’accent mis sur l’immigration
économique, que les collèges jouent désormais un rôle encore plus
important dans le recrutement et l’intégration des immigrants. Les
liens traditionnels qui existent entre les employeurs et les collèges
seront essentiels afin de faciliter la liaison entre les employeurs et
les immigrants. Ce mariage peut passer par un lien direct lors de
l’arrivée de l’immigrant ou au moyen de services à l’emploi ou de
formation. Surtout, cela peut passer par le recrutement
d’étudiants internationaux.
But in order to support the implementation of these new
policies, we hope that your committee will recommend that the
Canadian government recognize the essential role of colleges in
recruiting and integrating French-speaking immigrants in
minority situations.
Mais afin d’être en mesure d’appuyer la mise en œuvre de ces
nouvelles politiques, nous souhaitons que votre comité
recommande au gouvernement canadien de reconnaître le rôle
essentiel des collèges dans le recrutement et l’intégration des
immigrants francophones en situation minoritaire.
We also hope that your committee will recommend supporting
and funding improved capacities and infrastructures of colleges in
minority situations so that they can better serve the immigrant
and international student populations. This requires recognition
of the validity of the global and integrated model of immigration
within the college structure.
Nous souhaitons également que votre comité recommande
d’appuyer et de financer le renforcement des capacités et des
infrastructures des collèges en situation minoritaire afin qu’ils
puissent mieux servir les populations immigrantes et les étudiants
internationaux. Ce renforcement passe par une reconnaissance du
bien-fondé du modèle global et intégré de l’immigration au sein de
la structure collégiale.
We also need to have the tools that will help us to facilitate
quick and effective economic integration, and to encourage the
involvement of immigrants in the francophone community. More
specifically, we need to improve services for welcoming
immigrants, develop the availability and accessibility of
orientation services in French, continue to fund French and
English language training programs, including CLIC and LINC,
and support recruitment activities by providing a special place for
colleges within Destination Canada and in recruitment fairs
organized by the Canadian consulates and embassies.
Il s’agit aussi de nous donner les outils qui nous permettront de
faciliter une intégration économique rapide et efficace, en plus
d’encourager la participation des immigrants dans la
communauté francophone. Plus spécifiquement, nous avons
besoin d’améliorer les services d’accueil des immigrants, de
développer la disponibilité et l’accessibilité des services en
orientation en français, de continuer de financer les
programmes de formation linguistique en français et en anglais,
soit les programmes CLIC et LINC, et de soutenir des activités de
recrutement en offrant une place privilégiée aux collèges au sein
de Destination Canada et dans les foires de recrutement
organisées par les consulats et ambassades canadiens.
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Langues officielles
7:15
Lastly, it is important that the Canadian government
encourage the various departments, specifically Citizenship and
Immigration Canada, to favour the requests of colleges to provide
direct integration services. Once again, thank you for inviting me
to appear today. I will be pleased to answer your questions.
Enfin, il est important que le gouvernement canadien
encourage les divers ministères, plus spécifiquement Citoyenneté
et Immigration Canada, à privilégier les demandes des collèges
d’offrir des services d’intégration directe. Encore une fois, je vous
remercie de m’avoir invité à comparaître aujourd’hui, et il me fera
plaisir de répondre à vos questions.
The Acting Chair: Thank you to all of you for your important
presentations about the services you offer.
La présidente suppléante : Merci à vous tous pour vos
importantes présentations qui nous ont fait connaître les
services que vous offrez.
Senator Charette-Poulin: I am honoured to welcome you to our
standing committee. I have had the opportunity in previous
meetings to cite the example of Collège Boréal’s success, which I
did with great pride.
La sénatrice Charette-Poulin : C’est un honneur pour moi de
vous accueillir à notre comité permanent. Lors de nos précédentes
séances, j’ai eu l’occasion de citer en exemple les succès du Collège
Boréal, ce que j’ai fait avec énormément de fierté.
What really struck me in your presentations was that there is
definitely a link. You really focus on the needs, the formulas for
success, but also on the additional needs. You say that for the
communities to continue to grow, be they in northern Ontario or
in British Columbia, they depend increasingly on immigration,
which is why it is important to implement new policies properly.
Ce qu’il y a de frappant dans vos présentations, c’est qu’il y a
définitivement concomitance. Vous mettez vraiment l’accent sur
les besoins, les formules à succès, mais aussi sur les besoins
additionnels. Vous dites que, pour que nos communautés
continuent à s’épanouir, que ce soit dans le Nord de l’Ontario
ou en Colombie-Britannique, elles dépendent de plus en plus de
l’immigration, d’où l’importance de l’application réussie des
nouvelles politiques.
Could you please tell us about the success stories that your two
institutions have had, specifically with respect to the jobs that
your graduates are currently managing to find?
Pourriez-vous nous parler des succès de vos deux institutions
en ce qui concerne le travail que vos diplômés réussissent à
trouver en ce moment?
Mr. Cantin: Basically, with the integration system we offered
and put in place, we have seen that it is now much easier for our
immigrants to find work. Why? Because we are teaching them
within these minority situation communities to gain a level of
English that enables them to find a job.
M. Cantin : Effectivement, avec le système d’intégration que
nous avons proposé et mis en place, nous avons constaté qu’il est
beaucoup plus facile maintenant pour nos immigrants de trouver
du travail. Pourquoi? Parce que nous leur apprenons, au sein de
ces collectivités en situation minoritaire, à acquérir une qualité
d’anglais qui leur permette de trouver un emploi.
But that is not enough. These people also need access to
services that help them find a job. And so integrating our
employment services, which they have access to and benefit from,
gives them much more confidence to find gainful employment.
Mais ce n’est pas suffisant. Il faut également que ces gens aient
accès à des services qui leur permettent de trouver un emploi.
Ainsi, l’intégration de nos services à l’emploi, auxquels ils ont
accès et dont ils bénéficient, leur permet justement d’aller chercher
avec beaucoup plus de confiance un emploi rémunérateur.
We have also seen that this integration allows them not only to
find a job, but also, for example, if their literacy level is low or
their secondary school diploma is not recognized here, we can
help them with that and ensure that once they have the language
skills, they are in a situation where they can have access to
resources that also give them access to a group of employers
looking for these people.
Nous avons constaté que cette intégration leur permet non
seulement de trouver un emploi, mais aussi, par exemple, si jamais
il leur manquait de l’alphabétisation ou que leur diplôme d’études
secondaires n’était pas reconnu ici, que nous pouvons les aider à
cheminer dans ce sens et faire en sorte qu’une fois la capacité
langagière acquise, ils se retrouvent dans une situation où ils
peuvent avoir accès à des ressources qui leur donnent accès
également à un groupe d’employeurs qui sont à la recherche de ces
gens.
Our job counsellors put a lot of focus on this, and when we
take in immigrants, we do an in-depth analysis of their skills,
needs and the areas in which they would like to work.
Nos conseillers en emploi mettent beaucoup d’accent sur cet
aspect, et lorsque nous recevons un immigrant, nous faisons une
véritable analyse de ses compétences, de ses besoins et surtout du
domaine dans lequel il désire travailler.
7:16
Official Languages
9-6-2014
Sometimes, it is impossible for immigrants to work directly in
the field they were trained for, but we try as much as possible to
find them a job in a related field that enables them to earn a living
and flourish in our society.
Parfois, il est impossible pour lui de travailler directement dans
le domaine où il était, mais nous tentons, dans la mesure du
possible, de lui trouver un emploi dans un domaine connexe qui
lui permette de bien gagner sa vie et de s’épanouir dans notre
société.
Immigrants who arrive in one of our minority situation
communities often come from Africa, which is a dual challenge.
Not only do they have to integrate into the community as a
whole, but they also have to integrate into the francophone
minority community. We help them jump both hurdles.
Les immigrants qui arrivent dans l’une de nos collectivités en
situation minoritaire viennent souvent de pays d’Afrique, ce qui
représente pour eux un double défi d’intégration. Ils doivent non
seulement s’intégrer à la communauté au grand complet, mais
aussi à la communauté francophone en situation minoritaire.
Nous les aidons donc à s’intégrer à ces deux paliers.
Senator Charette-Poulin: Mr. Laberge, would you like to add
anything to that?
La sénatrice Charette-Poulin : Monsieur Laberge, aimeriezvous ajouter quelque chose?
Mr. Laberge: I could give you the example of the path of an
immigrant in an institutional context that uses an overall and
integrated approach. On December 12, 2012, two immigrants
arrived together. They met with our settlement counsellor, who
immediately realized that they were looking for housing and
employment. He worked with them to find them housing then
referred them to our job counsellor.
M. Laberge : Je pourrais vous donner l’exemple du
cheminement d’un immigrant dans un contexte institutionnel
qui utilise une approche globale et intégrée. Le 12 décembre 2012,
deux immigrants sont arrivés ensemble. Ils ont rencontré notre
conseiller en établissement. Le conseiller en établissement a tout
de suite vu qu’ils cherchaient un logement et un emploi. Il a
travaillé avec eux pour leur trouver un logement puis les a référés
à notre conseiller à l’emploi.
The job counsellor did an assessment and realized that one of
them was eligible for the youth at work program. She got him into
the program, which helps young people integrate through a
systematic process to provide them with their first work
experience in Canada.
La conseillère à l’emploi, après les avoir évalués, a constaté que
l’un des deux était admissible au programme Jeunes au travail.
Elle l’a intégré à ce programme qui permet l’insertion des jeunes
au moyen d’un processus systématique pour leur offrir une
première expérience de travail au Canada.
The other individual was not eligible for the program, but they
both met with the guidance counsellor.
L’autre individu n’était pas admissible au programme, mais les
deux ont rencontré la conseillère en orientation.
The guidance counsellor realized that one of the individuals
had two problems preventing him from entering the labour
market: the first was that he did not speak English, and the
second was that he could not read or write. That person was
therefore enrolled in the LINC program and our literacy
program. He has been here for 18 months and is still in both
programs. His English has improved, he has found a part-time
job, and he continues to use the college’s services.
La conseillère en orientation a perçu, chez l’un des individus,
deux problèmes liés à l’insertion sur le marché du travail : le
premier était qu’il ne parlait pas anglais, et le deuxième, qu’il ne
pouvait ni lire ni écrire. Cette personne a donc été inscrite au
programme LINC ainsi qu’à notre programme d’alphabétisation.
Cela fait 18 mois qu’il est ici, il est toujours inscrit aux deux
programmes, son anglais s’est amélioré, il a trouvé un emploi à
temps partiel et il continue à utiliser les services du collège.
Senator Charette-Poulin: Based on the testimonies we have
heard so far, it would seem that the witnesses all agree that
immigrants have more chance of success if they arrive as students
at post-secondary institutions than if they land directly in the
labour market. It seems that the welcome systems, of which you
spoke so well, Mr. Cantin and Mr. Laberge, provide very
personalized services to students and invest in their future,
while employers may not have these infrastructures to welcome,
direct and support immigrants.
La sénatrice Charette-Poulin : Selon les témoignages que nous
avons entendus jusqu’à maintenant, il semblerait qu’il y ait
concomitance entre les témoins pour dire que les chances de
succès des immigrants sont plus élevées quand ils arrivent en tant
qu’étudiants dans des établissements postsecondaires que
lorsqu’ils arrivent directement dans le milieu du travail. Il
semble que les systèmes d’accueil, dont vous parliez si bien,
M. Cantin et M. Laberge, offrent des services très personnalisés
aux étudiants et investissent dans leur avenir, tandis que les
employeurs n’ont peut-être pas ces infrastructures pour accueillir,
diriger et soutenir les immigrants.
Would you have any recommendations to make to the
government so that Canada can ensure in the long term that
immigration policies increase the chance of success rather than
increase the risk of failure?
Auriez-vous des recommandations à faire au gouvernement
pour que, à long terme, le Canada s’assure que les politiques
d’immigration augmentent les chances de succès au lieu
d’augmenter les risques d’échec?
9-6-2014
Langues officielles
7:17
Mr. Cantin: Yes, I think the solution is related to what I
described earlier. It is true that students who arrive here can
benefit from all the services we normally offer to students. It is
easier for them.
M. Cantin : Oui, je crois que la solution passe par ce que je
vous décrivais tout à l’heure. Il est vrai que les étudiants qui
arrivent peuvent profiter de tous les services que nous offrons
normalement aux étudiants. C’est plus facile pour eux.
They have guidance counsellors, and all the services are
integrated. I agree with my colleague here about integration. The
presentation I did in Regina two weeks ago had to do with the
link between settlement services and college programs; sometimes
the link is not made.
Ils ont des conseillers en orientation, et tous les services sont
intégrés. Je suis d’accord avec mon collègue ici quand nous
parlions d’intégration. La présentation que j’ai faite à Regina, il y
a deux semaines, portait sur le lien entre les services
d’établissement et les programmes collégiaux; or, le lien, parfois,
ne se fait pas.
It is automatic when we provide settlement services. So when
we provide settlement services to immigrants at the same time as
the rest, they have access to all the college’s services, just like our
international students do. That is part of the integration
continuum that we provide.
Lorsque nous offrons des services d’établissement, c’est
automatique. Ainsi, lorsque nous offrons des services
d’établissement aux immigrants en même temps que le reste, ils
ont accès, comme nos étudiants internationaux, à tous les services
du collège. Cela fait partie du continuum d’intégration que nous
offrons.
It is not always possible, however, because Citizenship and
Immigration Canada sometimes prefers to provide settlement
services. I am not going to comment on that; it is their choice. The
settlement services belong to them, and they sometimes prefer to
transfer them to community organizations that do not have this
sensibility, this knowledge of all of our programs. Indeed, we
sometimes lose them. Believe me, once we lose an immigrant, it is
very difficult to get him or her back.
Ce n’est pas toujours possible, cependant, parce que
Citoyenneté et Immigration Canada préfère parfois donner des
services d’établissement. Je ne commente pas cela, c’est leur choix;
les services d’établissement leur appartiennent et, parfois, ils
préfèrent les transférer à des organismes communautaires qui
n’ont pas cette sensibilité, cette connaissance de tous nos
programmes. Effectivement, nous en échappons parfois.
Lorsque nous échappons un immigrant, croyez-moi, il est très
difficile ensuite de le récupérer.
That is why when we offer these integration and settlement
services, we do not lose a single one, if possible. We make sure
that they stay with us, that they benefit from all our services and
that they are fully integrated into this dynamic and vibrant
francophone community, but they often do not know about this
unless we tell them about all these services that are there for them.
C’est pour cela que, lorsque nous offrons ces services
d’intégration et d’établissement, nous n’en échappons pas un
seul, si possible. Nous faisons en sorte qu’ils demeurent chez nous,
qu’ils profitent de tous nos services, et surtout, qu’ils soient
intégrés à cette communauté francophone vivante et vibrante qui
existe, mais qu’ils ne connaissent souvent pas si on ne les
sensibilise pas à l’existence de tous ces services qui sont là pour
eux.
Mr. Laberge: I agree with my colleague. We strongly believe
that there should be more access points for services than exits. I
believe that by working together and directing immigrants to
global and integrated services, there are fewer exit points. As
Mr. Cantin said, when we welcome immigrants into a situation
where we can give them technical and professional training, as
well as training and information on working in Canada, such as
when they enter the economic system, the labour market, they will
have a better chance of succeeding.
M. Laberge : J’abonde dans le même sens que mon collègue.
Nous croyons fermement qu’il devrait y avoir plus de portes
d’entrée aux services que de portes de sortie. Je crois qu’en
travaillant tous ensemble et qu’en dirigeant les immigrants vers
des services globaux et intégrés, les possibilités de portes de sortie
sont amoindries. Comme M. Cantin l’a dit, le fait d’accueillir les
immigrants dans une situation où on peut leur donner de la
formation, non seulement technique et professionnelle, mais aussi
de la formation et de l’information sur la façon de travailler au
Canada, par exemple, lorsqu’ils intègrent le système économique,
le marché du travail, leur donne plus de chance de réussir.
[English]
Senator Marshall: I know both of your institutions have been
in existence for several years, so you would already have
programs for international students. With the change now in
the immigration system, you will build on the current system. I
know you were talking about additional things you would like
to do.
[Traduction]
La sénatrice Marshall : Je sais que vos deux institutions
existent déjà depuis plusieurs années. On peut donc présumer que
vous avez des programmes à l’intention des étudiants étrangers.
Étant donné les changements apportés au système de
l’immigration, nous pouvons aussi présumer que vos démarches
se feront en fonction du système actuel. Je sais que vous avez parlé
des autres choses que vous aimeriez faire.
7:18
Official Languages
9-6-2014
Where do your international students come from now? I think
someone mentioned the majority are from Africa; is that correct?
Would there be students from Haiti? Could you give me some
idea as to exactly where the students are coming from and also the
number of students you currently have?
À l’heure actuelle, d’où viennent vos étudiants étrangers? Je
pense que quelqu’un a dit que la majorité d’entre eux venait
d’Afrique. Est-ce exact? Accueillez-vous aussi des étudiants
d’Haïti? Pouvez-vous me donner une idée de la provenance de
vos étudiants étrangers et de leur nombre?
Mr. Laberge: I don’t have the exact numbers with me in terms
of where they’re from, but the majority of our international
students come from North Africa, principally from Tunisia,
Algeria and Morocco, with some coming from the Democratic
Republic of the Congo — more and more from there — and some
from Mauritius.
M. Laberge : Je n’ai pas les chiffres exacts avec moi en matière
de provenance, mais la majorité de nos étudiants étrangers vient
de l’Afrique du Nord, et principalement de la Tunisie, de l’Algérie
et du Maroc. Nous en avons aussi quelques-uns de la République
démocratique du Congo — de plus en plus, en fait — et de l’île
Maurice.
Increasingly we’re also seeing that the French PVTistes, even if
they have the equivalent of a bachelor’s degree, they’re enrolling
in some of our college-level programs, because they’re trying to
get some kind of certificate or diploma that’s sellable in a market
in Canada.
Nous voyons aussi de plus en plus de PVTistes français. Même
s’ils ont l’équivalent d’un baccalauréat, on les voit s’inscrire à
certains de nos programmes du niveau collégial, car ils cherchent
à décrocher un certificat ou un diplôme quelconque qui pourra
leur ouvrir des portes sur le marché du travail canadien.
Senator Marshall: For the increase we’re expecting, I would
imagine you would be focusing on those countries.
La sénatrice Marshall : En ce qui concerne l’augmentation
prévue, je présume que l’accent sera mis sur ces pays.
Mr. Laberge: Yes. France, I would say, and North Africa, but
increasingly West Africa, as well. I think Senegal would be an
important market, as well as the Ivory Coast. Those would be
some places where we could recruit students.
M. Laberge : Oui. Sur la France et l’Afrique du Nord, mais
aussi sur l’Afrique de l’Ouest, de plus en plus. Je crois que le
Sénégal pourrait être un marché important, ainsi que la Côted’Ivoire. Ce sont des endroits où nous pourrions recruter des
étudiants.
Senator Marshall: Is that the same for Collège Boréal?
Mr. Riopel: We have approximately 25 international students
at this point.
Senator Marshall: Where are they from?
Mr. Riopel: As with the Collège Éducacentre, mostly from
Congo and the Maghreb. We also participate in Ontario
initiatives of the Ministry of Education and the Ministry of
Training, Colleges and Universities, as well as various recruitment
campaigns in West Africa. We just came back a couple of months
ago from the Ivory Coast and Senegal. In November we were in
Tunisia, Morocco and Algeria, in that area. We are planning once
again, with our colleagues from French-language post-secondary
institutions in Ontario, a trip to France and to Belgium at the end
of June. We are extending —
La sénatrice Marshall : Est-ce la même chose pour le Collège
Boréal?
M. Riopel : Nous avons environ 25 étudiants étrangers à
l’heure actuelle.
La sénatrice Marshall : D’où proviennent-ils?
M. Riopel : Comme pour le Collège Éducacentre, ils viennent
surtout du Congo, du Maghreb. Nous participons également aux
initiatives du ministère de l’Éducation et du ministère de la
Formation pour l’Ontario, ainsi qu’à diverses campagnes de
recrutement en Afrique de l’Ouest. Il y a deux mois, nous étions
en Côte-d’Ivoire et au Sénégal. En novembre, nous étions en
Tunisie, au Maroc et en Algérie. Avec nos collègues des
établissements postsecondaires francophones de l’Ontario, nous
planifions une mission en France et en Belgique, à la fin de juin.
Nous élargissons...
Senator Marshall: And building.
La sénatrice Marshall : Et vous grandissez.
Mr. Riopel: And building, absolutely.
M. Riopel : Oui, nous grandissons. Tout à fait.
Senator Marshall: Where you have been in existence for a
number of years — I think 20 years — do you track your
students? Where do they end up? I’m curious as to whether they
end up in Francophonie communities for living but also for
employment. Do they end up in employment areas where French
is the primary language? Could you give us information with
regard to those two items?
La sénatrice Marshall : Vous existez depuis un certain temps —
20 ans, je crois... Faites-vous le suivi des étudiants qui passent par
chez vous? Où aboutissent-ils? J’aimerais savoir s’ils se retrouvent
à vivre dans des collectivités de la Francophonie, mais aussi s’ils y
travaillent. Finissent-ils par travailler dans des environnements où
le français est la langue principale? Pouvez-vous nous en dire un
peu plus sur ces deux aspects?
Mr. Riopel: The information I have is that many international
students who arrived have gone back to larger centres like
Toronto, for instance. They studied in Sudbury, and they go back
M. Riopel : D’après ce que j’en sais, de nombreux étudiants
étrangers sont allés travailler dans des grands centres, comme
Toronto, par exemple. Ils étudient à Sudbury, puis s’en vont dans
9-6-2014
Langues officielles
7:19
to a larger centre or back to their country of origin as well. I don’t
have any hard facts or numbers to answer the question, but that’s
anecdotally what I have.
les grands centres ou s’en retournent dans leur pays. Je n’ai pas de
données concrètes ou de chiffres pour vous, mais c’est ce que j’ai
entendu dire.
Senator Marshall: Do they stay attached to a Francophonie
community or do they end up in an anglophone community? All
this effort is being put into them and I was wondering where
exactly they end up.
La sénatrice Marshall : Restent-ils attachés à une communauté
francophone ou finissent-ils dans des milieux anglophones? Étant
donné tous les efforts qui leur sont consacrés, je suis curieuse de
savoir où ils aboutissent.
Mr. Riopel: Mr. Cantin mentioned a few seconds ago that the
integration is actually almost on two levels, being in a majority
anglophone community but being francophone. Therefore, you
have the attachment to the French-language community in that
area — be it in Hamilton, London or Toronto — but you will also
integrate into larger English-language communities.
M. Riopel : M. Cantin a mentionné tantôt que l’intégration se
déroule en fait presque à deux niveaux, puisqu’ils sont des
francophones dans un milieu à majorité anglophone. Il y a donc
un attachement à la communauté francophone de la région où ils
sont — que ce soit Hamilton, London ou Toronto —, mais ils
doivent aussi s’intégrer aux communautés anglophones plus
vastes.
Senator Marshall: When most of the students arrive, are they
unilingual, speaking one language, or multilingual or bilingual?
La sénatrice Marshall : Est-ce que la plupart des étudiants qui
arrivent sont unilingues, bilingues ou multilingues?
Mr. Cantin: That’s a very good question because they’re
multilingual, but not necessarily in French and English. They
speak a lot of languages from their country, so sometimes it’s a
plus for them. We end up hiring some of them as settlement
counsellors because they can speak the languages of, let’s say, the
African immigrants arriving here. It’s a plus for them.
M. Cantin : C’est une très bonne question, car ils parlent
souvent plusieurs langues, mais pas nécessairement le français et
l’anglais. Ils parlent beaucoup de langues de leur pays, ce qui
s’avère parfois être un avantage pour eux. Il arrive que nous en
embauchions certains comme conseillers pour l’établissement des
immigrants puisqu’ils sont en mesure de parler, par exemple, les
langues des immigrants africains qui arrivent ici, ce qui constitue
un avantage.
But mainly, the international students we have coming from
francophone countries speak French. It is their primary language,
and they have a lot of others.
Mais en général, les étudiants étrangers que nous accueillons de
pays francophones parlent le français. C’est leur langue
principale, mais ils peuvent en avoir plusieurs autres.
Senator Marshall: Mr. Cantin or Mr. Laberge talked about
partnering with organizations. Could you tell us something about
the organizations you partner with and whether you partner with
other educational institutions?
La sénatrice Marshall : M. Cantin ou M. Laberge a parlé de la
création de partenariats avec certaines organisations. Pouvezvous nous parler des organisations avec lesquelles vous concluez
des partenariats et nous dire s’il vous arrive d’en conclure avec des
établissements d’enseignement?
Mr. Laberge: Yes, thank you. That’s a very good question. I
think that the partnership component, formal and informal, is
essential.
M. Laberge : Oui, merci. C’est une très bonne question. Qu’ils
soient officiels ou non, je crois que les partenariats sont essentiels.
Senator Marshall: I agree.
Mr. Laberge: In our view and in our practice, we partner with
the francophone community but we also partner outside of that
community. For example, there’s a high concentration of
francophone immigrants in Surrey, and we have created
partnerships with an anglophone immigrant service agency that
is working out extremely well. It has allowed us to multiply our
services to the immigrants in many ways. So, yes, partnerships are
essential.
Senator Marshall: Very important.
La sénatrice Marshall : Je suis d’accord.
M. Laberge : Selon nous — et compte tenu de notre
expérience —, il importe de s’associer à des entités de la
communauté francophone, mais aussi à l’extérieur de cette
communauté. Par exemple, il y a une grande concentration
d’immigrants francophones à Surrey, et nous avons créé un
partenariat avec un organisme anglophone de services aux
immigrants, lequel fonctionne extrêmement bien. Cette
association nous a permis d’élargir de bien des façons nos
services aux immigrants. Alors, oui, les partenariats sont
essentiels.
La sénatrice Marshall : Très importants.
7:20
Official Languages
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Mr. Laberge: With institutions, we go back and forth. We have
protocols of understanding, not only in British Columbia but also
with colleges such as the Collège Boréal, Cité Collègiale, and a
number of different institutions across the country.
M. Laberge : Nos relations avec les établissements
d’enseignement vont dans tous les sens; nous avons des
protocoles d’entente, non seulement en Colombie-Britannique,
mais aussi avec les établissements comme le Collège Boréal, la
Cité Collégiale et un certain nombre d’autres à travers le pays.
Senator Marshall: Collège Boréal, would it be the same for
you? You are in a different location, but you do the same?
La sénatrice Marshall : Est-ce que c’est la même chose pour les
gens du Collège Boréal? Vous n’êtes pas dans la même région,
mais faites-vous la même chose?
Mr. Cantin: We do the same and we are also participating on
various committees. For instance, we are members of the national
language advisory body. It is a creation of the CIC. This is an
important initiative from CIC.
M. Cantin : Nous faisons la même chose, mais nous
participons aussi à divers comités. Par exemple, nous sommes
membres du National Language Advisory Body, qui a été mis sur
pied par CIC. C’est une initiative importante de ce ministère.
We also work closely with Cité Collègiale. They have the same
idea about integration. We call ours La VOIE Boréal, our logic
model. They call theirs the Le Parcours Francophone, which is
exactly the same idea. We are on the same committees, working
together and cooperating. We are trying, through a new initiative,
l’Alliance des établissements postsecondaires de la francophonie
canadienne, to collaborate with all the francophone colleges and
universities offering services to immigrants across Canada.
Actually, Mr. Laberge and I are on this alliance project.
Nous travaillons aussi en étroite collaboration avec la Cité
Collégiale, qui partage nos opinions en matière d’intégration.
Notre modèle logique se nomme La VOIE Boréal. Le leur
s’appelle Le Parcours Francophone, ce qui rend exactement la
même idée. Nous faisons partie des mêmes comités, nous
travaillons ensemble et nous collaborons l’un avec l’autre. Par
l’entremise d’une nouvelle initiative appelée l’Alliance des
établissements postsecondaires de la francophonie canadienne,
nous tentons de collaborer avec tous les collèges et toutes les
universités francophones de partout au Canada qui offrent des
services aux immigrants. En fait, M. Laberge et moi faisons partie
de ce projet d’alliance.
Senator Marshall: You would have multiple partnerships.
La sénatrice Marshall : Il y a donc de multiples partenariats.
Mr. Cantin: Absolutely.
M. Cantin : Tout à fait.
Senator Marshall: My last question relates to money.
Mr. Cantin or Mr. Laberge mentioned funding from the federal
government. What is your source of funding? Does the federal
government provide funding now or is this all funded by the
students? Could you give me some idea from both institutions?
La sénatrice Marshall : Ma dernière question porte sur l’aspect
financier. M. Cantin ou M. Laberge a parlé du financement
accordé par le gouvernement fédéral. Comment êtes-vous
financés? Le gouvernement fédéral vous procure-t-il du
financement ou si vous ne comptez que sur les droits de
scolarité des étudiants? J’aimerais que chaque institution nous
dise de quoi il retourne pour elle.
Mr. Laberge: Certainly. First of all, there’s a lack of funding,
as always, but we get our funding from multiple sources, from the
provincial government principally through the Ministry of
Education. We receive funding from CIC for certain programs,
Service Canada, and a number of different ministries. We could
go on for a while.
M. Laberge : Bien sûr. Tout d’abord, il y a un manque de
financement, comme toujours, mais nous obtenons notre
financement de multiples sources, y compris du gouvernement
provincial, par l’entremise du ministère de l’Éducation. Certains
programmes sont financés en partie par CIC, Service Canada et
un certain nombre d’autres ministères. La liste est longue.
We’re also encouraged more and more to develop revenuegenerating activities so that we get autonomous funding as much
as possible, but that’s usually very labour intensive with low
return.
Pour nous rendre le plus autonome possible sur le plan
financier, on nous encourage de plus en plus à mettre au point des
activités qui généreront des revenus, mais ces activités demandent
habituellement beaucoup de travail et rapportent peu.
Senator Marshall: Very little return. I understand.
For Collège Boréal, is it the same?
Mr. Cantin: It is about the same, but I would like to mention
that for immigration services, we receive our funding from
Citizenship and Immigration Canada and also from MCI, which
La sénatrice Marshall : Un rendement très modeste. Je
comprends.
Est-ce la même chose pour le Collège Boréal?
M. Cantin : C’est à peu près la même chose, mais je tiens à
mentionner que nos services aux immigrants sont financés par
Citoyenneté et Immigration et par le MACI, qui est le ministère
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Langues officielles
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is the Ontario Ministry of Citizenship and Immigration. Bridging
programs, for instance, are funded by the provincial government.
des Affaires civiques et de l’Immigration de l’Ontario. Par
exemple, les programmes de relais sont financés par le
gouvernement provincial.
However, we are facing a decrease in the funding coming from
CIC, which creates a real challenge because we are asked to offer
the same services for less funding; do more with less. That’s what
we do. But at one point it’s becoming quite difficult to achieve
that.
Cependant, nous devons composer avec une réduction du
financement de CIC, ce qui représente un défi très sérieux,
puisqu’on nous demande d’offrir les mêmes services avec moins
de ressources, de faire plus avec moins. Et c’est ce que nous
faisons, mais il devient extrêmement difficile d’y arriver.
Senator Marshall: Especially if the funding is decreasing and
the student population is increasing; it’s sort of an inverse
correlation.
La sénatrice Marshall : Surtout si le financement diminue et
que le nombre d’étudiants augmente; c’est un peu comme une
corrélation renversée.
Mr. Cantin: Exactly, yes.
M. Cantin : Oui, exactement.
Senator Marshall: Thank you very much.
La sénatrice Marshall : Merci beaucoup.
[Translation]
[Français]
Senator Robichaud: When you say that you receive government
funding as part of an immigration program, what is the
percentage of funding in relation to the program you offer?
Le sénateur Robichaud : Lorsque vous dites que vous recevez
du financement gouvernemental dans le cadre d’un programme
d’immigration, à quel pourcentage ce financement équivaut-il par
rapport au programme que vous offrez?
Mr. Cantin: When we talk about the LINC or CLIC language
training program, 100 per cent of that program is funded by the
government. The same is true for the settlement program, which is
funded 100 per cent by Citizenship and Immigration Canada.
However, in the case of bridging programs funded by the Ontario
Ministry of Citizenship and Immigration, we are required to
contribute. The government funds about 70 per cent of the
program, and we have to use our resources to absorb about
30 per cent of the costs. That contribution is not always obvious
to assume. However, we contribute voluntarily because the
childhood services education program for London-Middlesex is
absolutely essential. In Ontario, we are experiencing a crisis with
respect to early childhood educators. So the program is essential,
and we have invested the necessary resources to ensure that it can
go forward.
M. Cantin : Lorsqu’on parle du programme de formation
langagière LINC, ou CLIC, 100 p. 100 de ce programme est
financé par le gouvernement. Il en va de même pour le
programme d’établissement, qui est financé à 100 p. 100 par
Citoyenneté et Immigration Canada. Cependant, dans le cas des
programmes relais, financés par le ministère des Affaires civiques
et de l’Immigration de l’Ontario, on nous demande une
contribution. Ainsi, le gouvernement financera environ
70 p. 100 du programme, et nous devrons absorber 30 p. 100
des coûts à partir de nos ressources. Cette contribution n’est
parfois pas évidente à assumer. Toutefois, nous y contribuons
volontairement, parce que le programme d’éducation aux services
à l’enfance pour la région de London-Middlesex est absolument
essentiel; nous vivons, en Ontario, une crise liée aux éducateurs et
éducatrices à la petite enfance. Ce programme est donc essentiel,
et nous avons investi les ressources nécessaires pour faire en sorte
qu’il puisse aller de l’avant.
Senator Robichaud: Is the same thing true for you?
Le sénateur Robichaud : Est-ce la même chose de votre côté?
Mr. Laberge: It is exactly the same thing. We have to work on
income generating activities to make up the other aspects. We are
receiving less funding from the province. We receive nothing for
immigration. All the funding comes from CIC for the LINC
program. Right now, we have no settlement counsellors who are
funded.
M. Laberge : C’est exactement la même chose. Nous devons
travailler à des activités génératrices de revenus pour compenser
les autres éléments. Nous recevons moins de financement de la
province. En matière d’immigration, nous ne recevons rien. Tous
les fonds proviennent de CIC en ce qui concerne le programme
LINC. Nous n’avons présentement aucun conseiller en
établissement qui est financé.
So we are trying everything we can to ensure those services are
available. We integrate immigrant services into all the other
services. However, we are doing our best with the resources we
have.
Donc, on cherche par tous les moyens possibles à assurer que
ces services sont disponibles. Nous intégrons les services aux
immigrants à tous les autres services. Toutefois, nous le faisons
tant bien que mal avec les ressources disponibles.
Senator Robichaud: Good for you!
Le sénateur Robichaud : Bravo!
7:22
Official Languages
9-6-2014
Senator Rivard: I would like to come back to foreign students.
Your two colleges welcome international students. Quebec and
the other Canadian provinces attract foreign students, because
those students have a hard time finding part-time jobs in their
own countries. We all know how high the unemployment rates are
in Belgium and France. However, in Canada, even though the
jobs are not full time, there are more opportunities. Once those
students finish school and graduate, we clearly hope that they
settle here, because they are qualified and they are a significant
asset for us.
Le sénateur Rivard : J’aimerais revenir aux étudiants étrangers.
Vos deux collèges accueillent des étudiants étrangers. Le Québec
et les autres provinces canadiennes attirent des étudiants
étrangers, car dans leur propre pays, ceux-ci ont de la difficulté
à se trouver un emploi à temps partiel. On connaît le taux de
chômage en Belgique et en France. Or, au Canada, même si ce
n’est pas le plein emploi, il existe plus d’opportunités. Une fois
leurs études complétées et leur diplôme obtenu, nous souhaitons,
bien entendu, que ces étudiants demeurent ici, car ce sont des
personnes qualifiées et elles représentent pour nous un actif
important.
You may not be able to give me an exact answer. However, to
your knowledge, the number of students from your provinces who
go and study in France and in Europe is probably much lower
than the number of students we receive. You probably do not
have the statistics for your provinces, but do you receive far more
students than the students from Ontario or British Columbia who
go to study in Europe?
Vous ne pourrez peut-être pas répondre à mes questions avec
exactitude. Toutefois, à votre connaissance, le nombre d’étudiants
originaires de vos provinces qui vont étudier en France ou en
Europe est probablement beaucoup moins important que les
étudiants que l’on accueille. Vous ne disposez sans doute pas de
données statistiques pour vos provinces, mais accueillez-vous,
dans vos provinces, beaucoup plus d’étudiants qu’on ne compte
d’étudiants de l’Ontario ou de la Colombie-Britannique qui vont
étudier en Europe?
Mr. Laberge: I do not have the numbers with me. However,
there are more French WHP students who come here than
Canadian WHP students who go to France. This year’s quota of
WHP students was reached in 30 minutes. However, the
Canadian quota has not been reached yet, as far as I know.
M. Laberge : Je n’ai pas les données avec moi. Toutefois, il y a
davantage de PVTistes français qui viennent ici que de PVTistes
canadiens qui vont en France. Le quota des PVTistes cette année
a été atteint en 30 minutes. Or, le quota canadien, à ma
connaissance, n’a pas encore été atteint.
In terms of the number of Canadian international students who
go to France, I do not have the answer to that question.
Pour ce qui est du nombre d’étudiants internationaux
canadiens qui vont en France, je n’ai pas la réponse à cette
question.
Senator Rivard: Unfortunately, far more French students come
to Quebec, even though university tuition fees are much higher for
international students. The fees are also higher for someone from
Ontario who goes to study in Quebec than for someone from
Quebec.
Le sénateur Rivard : Malheureusement, beaucoup plus
d’étudiants français viennent au Québec, bien que les frais de
scolarité des études universitaires soient beaucoup plus élevés
pour un étranger. Les frais seront également plus élevés pour une
personne de l’Ontario qui viendra étudier au Québec que pour
une personne du Québec.
In your respective provinces, are university tuition fees two or
three times higher for an international student?
Les frais de scolarité des études universitaires, dans vos
provinces respectives, sont-ils du simple au double ou du simple
au triple pour un étudiant étranger?
Mr. Riopel: I do not know.
M. Riopel : Je ne le sais pas.
Senator Rivard: My other questions have already been asked
and you did a great job of answering them. Congratulations, and
I hope that more and more students from Europe, Africa and
other places come to your provinces. Then there will be even more
francophones. The country is trying to be more and more
bilingual.
Le sénateur Rivard : Mes autres questions ont déjà été posées,
et vous y avez très bien répondu. Alors je vous félicite, et je
souhaite que de plus en plus d’étudiants européens, africains et
autres viennent dans vos provinces. Il y aura ainsi encore plus de
francophones. Le pays essaie d’être de plus en plus bilingue.
I wish you every success, even though Quebec is competing to
attract the best students — that is healthy competition.
Je vous souhaite le meilleur des succès, même si le Québec est
en compétition pour attirer les meilleurs étudiants — c’est une
saine compétition.
Mr. Cantin: That is what Citizenship and Immigration Canada
would like. Actually, the rules have changed and are supposed to
be in effect in four or five days. Minister Alexander’s wish is to
keep them here. He says that we welcome them and train them. So
why not keep them?
M. Cantin : C’est le vœu de Citoyenneté et Immigration
Canada. D’ailleurs, les règles ont changé et doivent entrer en
vigueur d’ici quatre ou cinq jours. Le vœu du ministre Alexander
est de les retenir ici. Il dit que nous les accueillons et les formons.
Pourquoi ne les gardons-nous pas?
9-6-2014
Langues officielles
7:23
Senator Rivard: We must welcome the government’s initiative,
which, starting on June 1, will allow students to work with a view
to helping them make a living. However, France does not return
the favour. It is extremely difficult for Quebec francophone
students who want to do an internship in France to survive. It is
very challenging for them. We are working very hard to ensure
that there is a reciprocal agreement and that we can welcome as
many students as we are sending abroad.
Le sénateur Rivard : On se doit de saluer l’initiative du
gouvernement qui, à compter du 1er juin, permettra à ces
étudiants de travailler, dans le but de les aider à vivre. Or, on
n’a pas cette même réciprocité avec la France. Il est extrêmement
difficile pour un étudiant francophone québécois qui veut faire un
stage en France de survivre. Celui-ci aura énormément de
difficulté. Nous travaillons très fort présentement pour nous
assurer qu’il y ait réciprocité et que l’on puisse accueillir autant
d’étudiants qu’on n’en envoie outre-mer.
Senator Chaput: I would like you to elaborate a bit more on the
national target, this much touted target of 4.4 per cent that is
problematic. Is this target realistic? Perhaps other actions could
be taken to achieve it. Is it sufficient? Could you elaborate on this
target, which is so important?
La sénatrice Chaput : J’aimerais que vous nous parliez un peu
plus longuement de la cible nationale, cette fameuse cible de
4,4 p. 100 qui pose problème. Cette cible est-elle réaliste? Peutêtre que d’autres actions pourraient être entreprises pour
l’atteindre. Est-elle suffisante? Pourriez-vous nous parler
davantage de cette cible, qui est si importante?
Mr. Laberge: That is a very good question. Is the target of
4.4 per cent feasible? I would not be able to tell you that.
However, since I come from Alberta, I know that it was very
difficult to attract francophone immigrants at the time. The
situation has improved, but the challenge is still there.
M. Laberge : C’est une très bonne question. La cible de
4,4 p. 100 est-elle réalisable? Je ne pourrais pas vous le dire.
Toutefois, étant originaire de l’Alberta, je sais qu’il était, à
l’époque, très difficile d’y attirer des immigrants francophones. La
situation s’est améliorée, mais la difficulté reste.
We can talk about the target, but also about the successful
strategies that will enable us to retain francophone immigrants.
The crux of the issue is precisely recruitment and retention. From
the college perspective, the policy enabling international students
to work off campus is very important. That is a way to attract
people. Perhaps in two or three years we will be talking about a
resounding success in that area, which I sincerely hope is the case.
On peut parler de la cible, mais aussi des stratégies gagnantes
qui nous permettront d’attirer et de retenir les immigrants
francophones. Le nerf de la guerre se retrouve justement dans le
recrutement et la rétention. En tant que collège, la politique visant
à permettre aux étudiants internationaux de travailler hors
campus est très importante. C’est un moyen d’attirer les gens.
Peut-être que dans deux ou trois ans, et je le souhaite, nous
parlerons d’un réel succès en ce sens.
However, for those of us in an extreme minority situation, as I
pointed out in my presentation, it is a bigger challenge to attract
francophones to the economy, because this requires the
knowledge of English. Given the new policy and the emphasis
placed on economic integration, I hope that we will not
undermine the success and the number of international students
that we can attract.
Par contre, pour nous qui sommes en situation très minoritaire,
et je l’ai souligné dans ma présentation, c’est un plus grand défi
d’attirer des francophones vers l’économie, car cette discipline
exige la connaissance de l’anglais. Compte tenu de la nouvelle
politique et de l’accent que l’on met sur l’intégration économique,
j’espère qu’on ne va pas contrebalancer le succès et le nombre de
personnes qu’on pourra attirer par l’intermédiaire des étudiants
internationaux.
Senator Chaput: In a minority situation and in a predominantly
anglophone province such as mine — since I also come from
Manitoba — it is difficult to retain francophone immigrants if
they have not learned English and have not found a job, since
they must work in English. Whether we like it or not, that is the
reality, right?
La sénatrice Chaput : Dans une situation minoritaire et une
province majoritairement anglophone comme la mienne — car je
viens du Manitoba également — il est difficile de retenir les
immigrants francophones s’ils n’ont pas appris l’anglais et ne se
sont pas trouvé un emploi, puisqu’ils doivent travailler en anglais.
Qu’on aime le dire ou pas, c’est la réalité, n’est-ce pas?
Mr. Laberge: You are absolutely right. In addition, we are also
noticing that some francophone immigrants, or so-called
francophones, come from francophone countries. However,
their schooling has sometimes been disrupted by war, for
instance, and they had to seek refuge in a neighbouring
anglophone country. I am specifically thinking about Africa
and the Congo, for instance. When those people come here, they
are often ‘‘semilingual’’. They know a bit of French and a bit of
English, but they are fluent in neither. We need to address that
M. Laberge : Vous avez tout à fait raison. De plus, nous
constatons que certains immigrants francophones, ou soi-disant
francophones, viennent de pays francophones. Or, il arrive que
leur parcours scolaire ait été perturbé par la guerre, par exemple,
et qu’ils aient dû se réfugier dans un pays voisin qui est
anglophone. Je pense à l’Afrique spécifiquement et au Congo,
par exemple. Ces personnes arrivent et sont souvent
« semilingues ». Elles connaissent un peu le français et l’anglais,
mais ne maîtrisent ni l’un ni l’autre. Nous devons nous pencher
7:24
Official Languages
9-6-2014
issue and find a way to put in place a combined LINC/CLIC
program to help them be more bilingual.
sur cette question et trouver le moyen de mettre sur pied un
programme combiné LINC/CLIC pour aider ces personnes à
améliorer leur bilinguisme.
That is just a thought. There are not many individuals like that,
but this might be a way to retain more of them.
Ce n’est qu’une réflexion. Ces gens ne sont pas nombreux, mais
ce serait peut-être un moyen d’en retenir davantage.
Mr. Cantin: My answer has two parts. Let me first talk about
the 4.4 per cent target. I think it is optimistic, even bold, but I
hope that it will be achieved.
M. Cantin : Je répondrai en deux temps. Je parlerai d’abord de
la cible de 4,4 p. 100. Je la trouve optimiste, voire audacieuse,
mais j’espère qu’elle sera atteinte.
When Minister Alexander appeared 15 days ago, he talked to
you about this target. For instance, he told you that the
1.8 per cent level had not been achieved, but we had just
reached it. It took us years to reach 1.8 per cent, and now we
want to reach 4.4 per cent by 2018. Let us keep our fingers
crossed. The language requirement for candidates will be English
primarily, because employers will do some sort of screening.
Lorsque le ministre Alexander a comparu, il y a 15 jours, il
vous a parlé de cette cible. Il vous a dit, par exemple, qu’on
n’avait pas atteint le niveau de 1,8 p. 100; or, nous venions tout
juste de l’atteindre. Il a fallu des années avant d’arriver à
1,8 p. 100, et maintenant nous voulons atteindre 4,4 p. 100 en
2018. Croisons-nous les doigts. Avec le nouveau système Entrée
Express, nous avons certaines craintes. La capacité langagière
exigée des candidats sera surtout l’anglais, parce que les
employeurs feront une certaine sélection.
You mentioned communities; the same thing is true for
London, Hamilton, Niagara, Barrie and the others: employers
will require primarily level 7 English for some immigrants and
level 5 for others.
Vous parlez de communautés, et c’est la même chose pour
London, Hamilton, Niagara, Barrie et les autres : les employeurs
exigeront principalement un anglais de niveau 7 pour certains
immigrants et de niveau 5 pour d’autres.
Let us pair that with Ontario’s target of 5 per cent, which is
even bolder, and let us hope that we can put in place all the
systems that can help us achieve it. Those systems can be
provincial candidates. Perfect. That would give the province the
opportunity to choose some candidates, but the quotas need to be
increased because they are not sufficiently high right now. When
we talk about 2,500 immigrants for the entire province, we are not
just talking about francophones. The Canadian experience can
also be very interesting in this sense.
Jumelons donc cela à la cible de 5 p. 100 en Ontario, qui est
encore plus audacieuse, et espérons mettre en place tous les
systèmes qui nous permettront de l’atteindre. Ces systèmes
peuvent être des candidats des provinces. Parfait! Cela
donnerait alors à la province l’occasion de choisir certains
candidats, mais encore faut-il que l’on augmente les quotas,
parce qu’ils sont insuffisants en ce moment. Quand on parle de
2 500 immigrants pour toute la province, on ne parle pas
seulement de francophones, ici. L’expérience canadienne peut
également être très intéressante sur ce plan.
In terms of language training, the minister told you the other
day in his testimony, to which I listened very carefully, that
immigrants should learn both official languages. He said that we
should learn one official language perfectly and he added that
learning both official languages perfectly would be beneficial for
everyone. He also said that, for the time being, we would not be
able to provide this training in both languages in every region, but
that was coming. I hope so, because we have been asking for
training in French and in English for a number of years.
Unfortunately, our request has always been denied for
budgetary, not political reasons. However, I think we have
made a tremendous gain recently. In 2012, through our proposals,
we managed to obtain the French-language CLIC and the
English-language LINC at the same time in Toronto.
Concernant les formations langagières, le ministre vous a dit
l’autre jour lors de son témoignage, que j’ai écouté avec beaucoup
d’intérêt, que les deux langues officielles devraient être apprises
par les immigrants. Il a dit que nous devrions apprendre
parfaitement une langue officielle, et il a rajouté que
l’apprentissage parfait des deux langues officielles serait plus
avantageux pour tout le monde. Il a aussi dit que, pour le
moment, ce n’était pas dans toutes les régions qu’on pouvait
donner cette formation dans les deux langues, mais que cela s’en
venait. Je l’espère, parce que nous demandons depuis plusieurs
années d’offrir les formations en français et en anglais.
Malheureusement, cela a toujours été refusé pour des raisons
budgétaires et non pas politiques. Cependant, nous avons fait un
gain exceptionnel, quant à moi, récemment. En 2012, à l’aide de la
feuille de propositions, nous avons réussi, à Toronto, à obtenir le
CLIC français en même temps que le LINC anglais.
This is not official, but I hear that these silos — meaning that
students registered in a LINC program cannot enrol in a CLIC
program, and vice versa —will be disappearing soon. If this
barrier is removed, we are very hopeful about being able to offer
Bientôt, me dit-on, ce n’est pas encore officiel, ces silos
disparaîtront, à savoir qu’un étudiant qui s’est inscrit dans un
programme LINC ne puisse plus s’inscrire dans un programme
CLIC, et vice versa. Cette barrière étant levée, nous avons
9-6-2014
Langues officielles
7:25
this dual program not only in Ontario, but across Canada, where
immigrants will be able to learn both languages if that is the
requirement they need to meet in order to get a rewarding job.
beaucoup d’espoir de pouvoir offrir ce genre de programme
double non seulement en Ontario, mais partout au Canada, où les
immigrants pourront apprendre les deux langues si telle est
l’exigence à laquelle ils doivent répondre pour obtenir un emploi
satisfaisant.
Senator Chaput: That might also help anglophone immigrants
who come to Canada and wish to learn French, because we often
talk about learning English to those who already speak French,
but those who speak English only when they come to Canada
should also have access to this training so that they can speak the
other language.
La sénatrice Chaput : Cela pourrait aider aussi les immigrants
anglophones qui arrivent au Canada et qui voudraient apprendre
le français, parce qu’on parle souvent et toujours d’apprendre
l’anglais à ceux qui parlent déjà le français, mais ceux qui ne
parlent que l’anglais quand ils arrivent au Canada devraient aussi
avoir accès à cette formation pour qu’ils puissent parler l’autre
langue.
Mr. Cantin: That is what we are offering in Toronto now.
However, we require those people to have a certain level of
French. We start at level three on the Canadian language
competency levels. Nonetheless, we can then give them language
training that allows them to achieve a comfort level in the French
language that would allow them to function in the workplace
without necessarily being perfectly bilingual.
M. Cantin : C’est ce que nous offrons à Toronto maintenant.
Cependant, on exige que ces gens aient quand même un certain
niveau de français. On commence au niveau trois selon les
niveaux de compétence linguistique canadiens. Nous pouvons
tout de même leur donner à ce moment une formation langagière
qui leur permet d’atteindre un niveau de confort dans la langue
française qui, sans nécessairement atteindre un niveau de
bilinguisme total, leur permet de fonctionner dans un milieu de
travail.
Senator Chaput: Would that be a good recommendation to
make?
La sénatrice Chaput : Cela pourrait être une bonne
recommandation à faire?
Mr. Cantin: Absolutely, you would make us very happy.
[English]
Senator Oh: Thank you, gentlemen.
M. Cantin : Tout à fait, vous nous feriez grand plaisir.
[Traduction]
Le sénateur Oh : Merci, messieurs.
What percentage of our immigrants or students stay back to
apply for Canadian citizenship, and what is the age group that
you are bringing into Canada? You do mention that some of your
students do not have English and French backgrounds.
Combien de nos immigrants ou de nos étudiants restent ici et
demandent leur citoyenneté canadienne, et à quel groupe d’âge
appartiennent les étudiants que vous faites venir au pays? Vous
avez bel et bien dit que certains n’avaient aucune notion de
français ou d’anglais...
Mr. Cantin: Absolutely. I cannot be very precise about that,
but my feeling, and what I see, is that most of the immigrants
coming to our centres want to have Canadian citizenship. They
are aiming for that, and this is what they want.
M. Cantin : Oui. Je ne saurais trop insister là-dessus, mais j’ai
l’impression — et c’est ce que je constate — que la plupart des
immigrants qui viennent dans nos centres veulent obtenir la
citoyenneté canadienne. C’est ce qu’ils veulent et ce qu’ils visent.
Some of them, however, delay this process because they know
that when they are becoming Canadian citizens, they are not
allowed to have access to our LINC or CLIC programs anymore,
but I would say the majority of them want to get their citizenship.
Toutefois, certains retardent ce processus, sachant qu’ils ne
seront plus admissibles à nos programmes CLIC/LINC s’ils
deviennent citoyens canadiens. Je dirais cependant que la majorité
souhaite obtenir la citoyenneté.
Their age is from, let’s say, 12 years old until — I have two
ladies, and they are coming from China; they are lovely. They are
in their eighties, and they didn’t speak a word of French or
English. They are attending our LINC classes, and it’s a privilege
to have them. It’s lovely to see them learning little by little. It
takes time.
Pour ce qui est de l’âge, disons que nous les prenons à partir de
12 ans et jusqu’à... Nous accueillons actuellement deux
octogénaires chinoises. Elles sont charmantes et ne parlent pas
un mot de français ou d’anglais. Elles assistent à nos cours du
programme CLIC, et c’est un honneur de les avoir parmi nous.
C’est tout à fait croquant de les voir apprendre, petit à petit. Il
faut du temps.
Senator Oh: You’re probably aware that our system will be
increased from 55 years old. Once you reach 55, you do not need
to take the English test anymore; you can become a citizen. It’s
going to go up to 65.
Le sénateur Oh : Vous savez probablement que l’âge limite de
notre système sera relevé. Jusqu’ici, les personnes de 55 ans et plus
pouvaient devenir citoyens canadiens sans avoir à passer le texte
de français ou d’anglais. Or, cet âge charnière passera à 65 ans.
7:26
Official Languages
Mr. Cantin: Exactly.
9-6-2014
M. Cantin : Exactement.
Senator Oh: Do you find it will be more difficult for a lot of
people who at that age will not be able to learn a new language?
One wants to speak fluently without an accent. Even I still speak
with an accent.
Le sénateur Oh : Croyez-vous qu’il sera plus difficile pour
beaucoup de gens d’apprendre une nouvelle langue à cet âge? On
espère tous parler couramment et sans accent. Même moi, j’ai
encore un accent.
Mr. Cantin: Yes, that’s for sure. The test for citizenship is quite
difficult, actually. I heard someone the other day — I don’t
remember the name, but he was a minister — say, ‘‘Well, if I had
to take that test today, I would fail,’’ so it’s quite difficult.
M. Cantin : Oui, assurément. De fait, l’examen pour obtenir la
citoyenneté est assez difficile. L’autre jour, j’ai entendu un
ministre avouer — je ne me rappelle plus qui c’était — qu’il
échouerait à l’examen s’il avait à le passer aujourd’hui. C’est donc
dire à quel point il est difficile.
Senator Oh: I heard that you’re getting your students mostly
from the African continent. Do you not take students from
Cambodia, Vietnam, Laos? They are all French-speaking
countries.
Le sénateur Oh : J’ai entendu dire que le gros de vos étudiants
venait du continent africain. Accueillez-vous aussi des étudiants
du Cambodge, du Vietnam, du Laos? Ce sont tous des pays où
l’on parle français.
Mr. Cantin: We have around 1,200 students per year. If you
come to our centres, you will realize that it is actually the United
Nations; they are coming from every country in the world.
M. Cantin : Nous avons environ 1 200 étudiants par an. Si
vous venez dans nos centres, vous allez vous rendre compte que
c’est un peu comme les Nations Unies; notre clientèle vient de
tous les coins du monde.
Senator Oh: You are bringing them in as immigrants and not
foreign students.
Le sénateur Oh : Vous les accueillez en tant qu’étudiants et non
en tant qu’étudiants étrangers, c’est bien cela?
Mr. Cantin: We have both. Some are coming as international
students, but for our settlement and language training programs,
they are immigrants.
M. Cantin : Nous avons les deux. Certains arrivent comme
étudiants étrangers, mais dans nos programmes d’établissement et
de formation linguistique, ce sont des immigrants.
Senator Oh: What percentage succeed in becoming citizens? Do
you have any idea?
Le sénateur Oh : Quel pourcentage réussit à devenir citoyen?
En avez-vous une vague idée?
Mr. Cantin: That’s difficult to tell. I don’t have the figures, the
stats, but I would say that most of them will succeed in getting
their citizenship. They are working hard, and when they get to
level 4, 5 or 6, it’s not a problem for them to pass the test.
M. Cantin : C’est difficile à dire. Je n’ai pas les chiffres ou les
statistiques sous la main, mais je dirais que la plupart d’entre eux
réussissent à obtenir leur citoyenneté. Ils travaillent fort, et
lorsqu’ils arrivent au niveau 4, 5 ou 6, ils réussissent le test sans
problème.
Senator Oh: Students who are middle-aged and up, who have
never learned French or English before, might have problems. To
speak a new language is very difficult. They’re having a lot of
problems during the interview with the citizenship judge.
Le sénateur Oh : Les étudiants d’âge moyen et les plus vieux
qui n’ont jamais appris le français ou l’anglais peuvent avoir des
difficultés. Il est très difficile d’apprendre à parler une nouvelle
langue. L’entrevue avec le juge de la citoyenneté leur donne
beaucoup de fil à retordre.
Mr. Cantin: Absolutely.
M. Cantin : Tout à fait.
Senator Oh: Some of the citizenship judges have accents, too,
so there was a problem.
Le sénateur Oh : Certains juges de la citoyenneté ont eux aussi
un accent, ce qui n’arrange rien à la chose.
Mr. Cantin: I would say for older immigrants and older people,
it’s getting to be more difficult.
M. Cantin : Je crois que cela va devenir plus difficile pour les
immigrants âgés et les personnes d’un certain âge.
[Translation]
The Acting Chair: I would like to go back to activities related to
recruiting international students. Mr. Cantin, you mentioned that
you had an executive director in charge of that. You also said that
there were over 20 recruitment locations for international
students. Are those 20 recruitment locations in Canada or
outside? Have you targeted countries?
[Français]
La présidente suppléante : Je voudrais revenir sur les activités
liées au recrutement des étudiants étrangers. Monsieur Cantin,
vous avez mentionné que vous aviez une directrice générale qui
s’occupait de cela. Vous avez aussi mentionné qu’il y avait plus de
20 postes de recrutement pour les étudiants étrangers. Ces
20 postes de recrutement sont situés en dehors ou à l’intérieur
du Canada? Avez-vous ciblé des pays?
9-6-2014
Langues officielles
7:27
Mr. Riopel: I have been in the position since the beginning of
September. When I reviewed the files of the college, it seemed to
me that it would be very useful and appropriate for the college to
offer this program somewhere other than in our province or our
country.
M. Riopel : Je suis en poste depuis le début du mois de
septembre. Lorsque j’ai examiné les dossiers du collège, il m’a
semblé qu’il serait très intéressant et pertinent pour le collège de
faire cette offre de programme ailleurs que dans notre province ou
que dans notre pays.
Just now, I said that there was a mission to the Maghreb in
November and that, in January, one or two employees went to
Côte d’Ivoire and Senegal, where they met with potential
students. I am thinking of a relevant example. We had talks
with government officials from Côte d’Ivoire who were looking
for some mining expertise. Sudbury knows a bit about mines. We
had great dialogue with them and we are in the process of signing
an agreement to target some five or six young men who would
come and get training tailored to their country’s needs. Those are
the initiatives we have implemented internationally over the past
seven or eight months.
Effectivement, tout à l’heure, je vous ai mentionné qu’au mois
de novembre, il y a eu une mission au Maghreb, et au mois de
janvier, un ou deux employés se sont rendus à la Côte d’Ivoire et
au Sénégal, où ils ont rencontré des étudiants potentiels. Je pense
à un exemple pertinent. Nous avons eu des pourparlers avec des
représentants du gouvernement de la Côte d’Ivoire qui cherchait
une expertise dans le domaine minier. À Sudbury, on connaît les
mines. Nous avons eu un excellent dialogue avec eux et nous
sommes en voie de signer une entente pour cibler certains jeunes
hommes, cinq ou six, qui viendraient faire une formation sur
mesure en fonction des besoins de leur pays. Voilà les initiatives
que nous avons mises en œuvre à l’échelle internationale au cours
des sept ou huit derniers mois.
The Acting Chair: Do you do things by delegation?
La présidente suppléante : Vous procédez par délégation?
Mr. Riopel: Yes.
M. Riopel : Oui.
The Acting Chair: Mr. Laberge, since you are from Vancouver,
British Columbia, do you recruit people from the Asia-Pacific
region?
La présidente suppléante : Monsieur Laberge, vous qui êtes de
Vancouver, en Colombie-Britannique, faites-vous du recrutement
dans les pays de l’Asie-Pacifique?
Mr. Laberge: Not right now. We recruit very few people from
outside Canada, because we do not yet have the resources to do
so. We have participated in Destination Canada on a number of
occasions. That allowed us to recruit some students through the
process or through work and travel visas. That enabled us to
forge ties and partnerships with French institutions. Among
others, a group from Tourcoing came here last year; a dozen
French students came for six months. Of the 12 who came, two
stayed and are still here, I believe. The new system will make it
possible to recruit international students. I strongly believe that.
Our intent is to optimize our recruiting strategies outside the
country.
M. Laberge : Pas présentement. On fait peu de recrutement à
l’extérieur du Canada, parce qu’on n’a pas encore les ressources
pour le faire. On a participé à plusieurs reprises à Destination
Canada. Cela nous a permis de recruter certains étudiants au
moyen du processus ou des visas de voyage-travail. Cela nous a
permis de créer des liens et des partenariats avec des institutions
françaises. Entre autres, un groupe de Tourcoing est venu chez
nous l’an passé; une douzaine d’étudiants français ont fait un
séjour de six mois. Des 12 qui sont venus, 2 sont restés et sont, je
crois, encore ici. Le nouveau système facilitera le recrutement des
étudiants internationaux. J’y crois fermement. Il est de notre
intention d’optimiser nos stratégies de recrutement à l’extérieur
du pays.
Mr. Cantin: Yes, the recruitment of international students is
something new for post-secondary francophone institutions.
Anglophone colleges have been doing it for a number of years.
It is definitely very important for us to recruit these students,
because we want them to enrich our communities and stay here to
contribute to the Canadian economy.
M. Cantin : Effectivement, le recrutement des étudiants
internationaux est quelque chose de nouveau pour les
établissements francophones postsecondaires. Les collèges
anglophones le font depuis plusieurs années. Il est certain qu’il
est très important pour nous de recruter ces étudiants, parce
qu’on veut qu’ils viennent enrichir notre communauté, mais qu’ils
restent chez nous et qu’ils contribuent à l’économie canadienne.
However, the challenge is to ensure that, when they come here,
they can also learn English, because they will usually work in
minority communities where English is a must. With CIC, we
have managed to have a post-secondary LINC program in
Toronto. The program is therefore offered to our immigrant
students; as a result, they have access to LINC, Language
Instruction for Newcomers to Canada. This gives them the
opportunity to improve their English skills while taking the
Cependant, le défi est de faire en sorte que, lorsqu’ils arrivent
ici, ils puissent également apprendre l’anglais, parce qu’ils vont
travailler normalement dans des collectivités surtout en situation
minoritaire où l’anglais est essentiel. Nous avons, avec CIC, réussi
à avoir un LINC postsecondaire à Toronto. Le programme est
donc offert à nos étudiants qui sont des immigrants; ils ont accès à
ce cours de LINC, Language Instruction for Newcomers to
Canada. Donc, on leur donne la possibilité d’améliorer leurs
7:28
Official Languages
9-6-2014
post-secondary training on which they have chosen to build their
lives or future.
capacités langagières en anglais en même temps que de suivre le
cours postsecondaire grâce auquel ils ont choisi de faire leur vie
ou leur avenir.
The Acting Chair: Perhaps I should not ask you this question,
but can you tell us whether foreign students are better than, the
same as, or not as good as Canadian students?
La présidente suppléante : Je ne devrais peut-être pas vous
poser cette question, mais pouvez-vous nous dire si les étudiants
étrangers sont meilleurs, équivalents ou moins bons que les
étudiants canadiens?
Mr. Cantin: If we were in the United States, I would take the
fifth amendment. Simply put, I would say that it depends.
M. Cantin : Si nous étions aux États-Unis, j’invoquerais le
cinquième amendement. En deux mots, je vous dirais que cela
dépend.
The Acting Chair: They want to study. When they come here,
they want to succeed.
La présidente suppléante : Ils ont la volonté d’étudier. Quand ils
viennent ici, ils veulent réussir.
Mr. Cantin: You know, they are paying a lot of money; they
are very motivated.
M. Cantin : Vous savez, ils paient un prix important; ils sont
très motivés.
Senator Robichaud: Mr. Cantin, you said something that
intrigues me. You were talking about the two programs. The
English program is LINC, but what is the French program?
Le sénateur Robichaud : Monsieur Cantin, vous avez dit
quelque chose qui m’intrigue. Vous parlez de deux programmes;
pour le côté anglais, c’est LINC, et pour le côté français, qu’est-ce
que c’est?
Mr. Cantin: CLIC, Cours de langue pour immigrants au
Canada.
M. Cantin : CLIC. Le Cours de langue pour immigrants au
Canada.
Senator Robichaud: You are saying that they are in two silos.
You either work in one or the other.
Le sénateur Robichaud : Vous dites qu’il s’agit de deux silos. On
travaille dans l’un, on travaille dans l’autre.
Mr. Cantin: Yes.
Senator Robichaud: You are saying that people will be able to
switch between the two at some point. That bothers me a bit
because we already have a very hard time retaining people in the
francophone community. If I were an immigrant and I had the
opportunity to learn either one language or another, I would
choose English if I were in a community where the jobs are in an
English-speaking environment.
How will that help the francophone community?
M. Cantin : Oui.
Le sénateur Robichaud : Vous dites que, à un moment donné,
on pourra passer de l’un à l’autre. Cela m’énerve un peu parce
qu’on a déjà beaucoup de difficulté à retenir les gens dans la
communauté francophone. Si j’étais immigrant et que j’avais la
chance d’apprendre l’une ou l’autre langue, j’irais vers l’anglais si
j’étais dans une collectivité où les emplois se trouvent dans un
milieu anglophone.
De quelle façon cela va-t-il aider la communauté francophone?
Mr. Cantin: Many people who have enrolled in our LINC
courses come from African countries and still need to improve
their knowledge of French. In some African countries, the
education system is francophone, but the quality of French is
sometimes lacking. They would need a little support to reach level
five, six or seven to meet the requirements of CLIC. For the time
being, they are limited to learning English and they cannot
improve their French skills, which they probably need. They need
to improve. That would also allow people who want to learn
French, francophiles, to come and enrich our francophone
communities once they have learned French. I am saying this is
a win-win situation. Francophone immigrants who learn English,
but need support to learn French, will be able to do so, although
this is not allowed at the moment.
M. Cantin : Beaucoup de gens qui se sont inscrits à nos cours
de LINC viennent de pays africains et ont besoin, malgré tout,
d’approfondir leur connaissance du français. Dans certains pays
africains, le système d’éducation est francophone, mais la qualité
du français est parfois déficiente. Ils auraient besoin d’un peu
d’appui, atteindre un niveau cinq, six ou sept pour répondre aux
exigences du programme CLIC. Pour le moment, ils sont limités à
apprendre l’anglais et ils ne peuvent plus améliorer leurs
compétences en français, ce dont ils auraient besoin. Ils ont
besoin de cette amélioration. Ensuite, cela permet également à des
gens qui veulent apprendre le français, à des francophiles, une fois
qu’ils ont appris le français, de venir enrichir nos communautés
francophones. Je dis que c’est gagnant-gagnant. Les immigrants
francophones qui apprennent l’anglais, mais qui ont besoin
d’appui au niveau du français, pourront le faire, alors que ce n’est
pas permis présentement.
We received the good news on January 29, 2014, at the
National Language Advisory Body where CIC presented, so to
speak, an upcoming policy entitled ‘‘Supporting a framework for
language minority communities.’’ In that presentation, we heard
Cette bonne nouvelle nous a été donnée le 29 janvier 2014 au
National Language Advisory Body où CIC nous a présenté, si
vous voulez, un type de politique à venir intitulée Supporting a
framework for language minority communities. Dans le cadre de
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Langues officielles
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this delightful statement: ‘‘Soon, we do not know when, but soon,
you will be able to provide the two programs without silos.’’ That
will benefit both francophone immigrants who need to improve
their French and anglophone immigrants who want to learn
French, because they need it for their career paths.
cette présentation, il y avait cette phrase qui nous a ravis où on
nous a dit : « Bientôt, on ne sait pas quand, mais bientôt, vous
allez pouvoir offrir les deux programmes sans que ce soit des
silos. » Cela va bénéficier à la fois à l’immigrant francophone qui
a besoin d’améliorer son français et à l’immigrant anglophone qui
veut apprendre le français, parce qu’il en a besoin pour son
cheminement professionnel.
Senator Robichaud: Please understand that I am not against it.
Le sénateur Robichaud : Je ne suis pas contre, comprenez-moi
bien.
Mr. Cantin: I do not think that you are against it either.
M. Cantin : Je ne crois pas que vous soyez contre, non plus.
Senator Robichaud: As the saying goes, the more the merrier.
The more people learn to speak French and learn both languages,
the better we will get along.
Le sénateur Robichaud : Comme on dit chez nous : « tant plus
tant meilleur ». Plus il y aura de gens qui apprendront à parler
français et qui apprendront les deux langues, mieux on s’entendra.
Mr. Laberge, you ended your presentation by saying that you
would like the authorities to encourage direct integration. You
both said that there were various aspects under the responsibility
of various groups and institutions, and that you were losing
people. Is there some resistance to this direct integration and what
is it? You are both in favour of direct integration, right?
Monsieur Laberge, vous avez terminé votre présentation en
disant que vous souhaiteriez que les autorités privilégient
l’intégration directe. Vous avez dit tous les deux qu’il y avait
différentes composantes dont sont responsables différents groupes
ou institutions, et que vous perdiez des gens. Y a-t-il une
résistance à cette intégration directe et quelle est-elle? Vous
favorisez cela tous les deux, n’est-ce pas?
Mr. Laberge: We have recently submitted a proposal for
multiple immigration services to Citizenship and Immigration
Canada. We are going to provide the LINC training. We have not
been able to get a settlement counsellor. I do not know the
reasons for that decision, but I would like to make it clear that we
do not consider post-secondary training institutions only as
providers of training services in the immigration context. I think
we have an important role to play in connecting employers and
immigrants, because our work is connected to the labour market.
The training that we offer, especially at college level, leads to a
profession.
M. Laberge : Nous avons soumis dernièrement une
proposition visant de multiples services en immigration à
Citoyenneté et Immigration Canada. Nous allons offrir la
formation LINC. Nous n’avons pas eu la possibilité d’avoir un
conseiller en établissement. Je ne connais pas les raisons de cette
décision, mais j’aimerais préciser que nous ne considérons pas les
institutions de formation postsecondaire dans le contexte de
l’immigration seulement comme des pourvoyeurs de services de
formation. Je crois que nous avons un rôle important à jouer pour
faire le lien entre l’employeur et l’immigrant, parce que notre
travail est en lien avec le marché du travail. Les formations que
nous offrons, surtout au niveau collégial, mènent à une
profession.
I think the same thing can apply to settlement services. Earlier I
gave you the example of two people whom we were able to retain
and who are still with us. I think this is a key element and we must
communicate our wish, as well as the ability of our colleges to
deliver direct settlement services.
Je crois que la même chose peut s’appliquer en matière de
services d’établissement. Je vous ai donné, tantôt, l’exemple des
deux personnes qu’on a réussi à retenir et qui sont encore avec
nous. Je crois que c’est un élément clé : on doit communiquer
notre désir ainsi que la capacité des collèges à livrer des services
directs dans le domaine de l’établissement.
Mr. Cantin: That is an excellent question. If I may, I will
answer in 30 seconds. I am actually very passionate about this
question, because we have seen that — and that is exactly why we
asked it in 2012 — sometimes, because they do not know, some
organizations that provide settlement services do not refer
immigrants to us. Sometimes, they do not know about our
programs or they are not aware of our reality. Their
recommendation to francophone immigrants might even be to
go to Fanshawe College, saying that they are already managing
pretty well and they will have no problems being integrated. That
bothers us a lot.
M. Cantin : C’est une excellente question. Si vous me le
permettez, je vais répondre en 30 secondes. C’est une question qui
me passionne, en fait, parce que nous avons constaté que — et
nous l’avons demandé en 2012, justement pour cette raison —,
parfois, par méconnaissance, je dirais, certains organismes qui
offrent les services d’établissement ne nous recommandent pas les
immigrants. Parfois, c’est parce qu’ils ne connaissent pas nos
programmes ou bien ils ne sont pas sensibilisés à notre réalité. Il
peut même arriver qu’ils recommandent tout simplement à
l’immigrant francophone d’aller au collège Fanshawe en lui
disant que, de toute façon, il se débrouille déjà pas mal et qu’il
sera intégré sans problèmes. Cela nous heurte énormément.
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Official Languages
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Earlier, we were talking about the mission of the college being
twofold. The goal is not just education, but also the vitality of our
francophone communities. We cover 85 per cent of Ontario;
imagine all the minority communities we are serving. It is
incredible. If we lose immigrants who make our francophone
communities richer, we lose something very important. Often, we
cannot get them back. We lose them and they are gone.
On parlait plus tôt de la double mission du collège. Il ne s’agit
pas seulement d’éducation, mais également de la vitalité de nos
communautés francophones. On couvre 85 p. 100 de l’Ontario;
imaginez les communautés en situation minoritaire auxquelles on
offre nos services. C’est incroyable. Si on perd un immigrant qui
vient enrichir nos communautés francophones, on perd quelque
chose de vraiment important. Souvent, on ne pourra pas le
récupérer. On le perd, il est parti.
By providing those services directly — and we have an
opportunity to do so in three centres: Mississauga, WindsorEssex-Kent and London-Middlesex — strangely enough, we now
have far more referrals to our literacy programs, our postsecondary programs, our employment services programs, and so
on. We do not lose any of them, because, once we receive them,
we direct them to the francophone institutions or the programs
they need.
Nous, en offrant directement ces services — et nous avons
l’occasion de le faire dans trois centres : à Mississauga, à
Windsor-Essex-Kent et à London-Middlesex —, curieusement,
nous avons maintenant beaucoup plus d’aiguillages vers nos
programmes en alphabétisation, nos programmes
postsecondaires, nos programmes de services d’emplois, et
cetera. On n’en perd pas un, parce que, une fois qu’on les
accueille, on les dirige vers les institutions francophones ou les
programmes dont ils ont besoin.
Rest assured, if we feel that it would be more beneficial for
them and for their careers to register for an anglophone program,
we have no qualms about recommending it. However, we would
only do so as a last resort if we saw that we cannot ultimately
serve them.
Rassurez-vous; si nous croyons qu’il leur serait plus
avantageux, pour leur cheminement, de s’inscrire dans un
programme anglophone, nous ne nous gênons pas pour le faire.
Cependant, nous ne le ferons qu’en dernier recours si nous voyons
que, ultimement, nous ne pouvons pas les servir.
That is what pushed us, so to speak, to go in this direction with
the support of Citizenship and Immigration Canada, which was a
bit skeptical; however, the results are amazing. I think it is safe to
say that we have significantly increased the number of
enrollments and referrals not only to our programs, but also to
the francophone organizations and institutions in our community,
whether in community centres, other institutions that look after
health services, and so on.
C’est ce qui nous a poussés, si vous voulez, à aller dans ce sens
avec le soutien de Citoyenneté et Immigration Canada, qui était
un peu incrédule; cependant, les résultats sont extraordinaires. Je
pense que l’on peut dire que nous avons augmenté de beaucoup le
nombre d’inscriptions et d’aiguillages, non seulement dans nos
programmes, mais également dans les organismes et institutions
francophones de la collectivité, qu’il s’agisse des centres
communautaires, d’autres institutions qui s’occupent de services
de santé, et cetera.
That is why Yvon and I are talking about it so often. It is our
pet issue. We hope that CIC will support us in this.
C’est pour cela qu’Yvon et moi, nous en parlons souvent. C’est
un peu notre cheval de bataille. Nous espérons que CIC nous
appuiera en ce sens.
Senator Robichaud: Do you have a recommendation that you
would like to see in our report?
Le sénateur Robichaud : Y a-t-il une recommandation que vous
aimeriez voir paraître dans notre rapport?
Mr. Cantin: Yvon had one. I love your question. Senator
Champagne asked Minister Alexander the same question and this
is what he answered: ‘‘Yes, the formula for success. This is our
formula for success.’’
M. Cantin : Yvon en avait. J’aime beaucoup votre question. La
sénatrice Champagne a posé la même question au ministre
Alexander et il a répondu ceci : « Oui, la formule du succès. La
formule de succès, pour nous, c’est celle-là ».
Senator Robichaud: The minister’s own words.
Mr. Cantin: Yes, the minister’s own words, can you imagine?
Our formula for success is sort of what we are proposing, meaning
that the integration services are under the same roof with the help
of this one-stop shop formula. We do not have to do it all
ourselves; we also want community partners to participate.
Through joint efforts, awareness can be raised, because
community organizations are working together. We are no
longer talking about competition, we are talking about
cooperation and partnership.
Le sénateur Robichaud : Les mots du ministre.
M. Cantin : Oui, les mots du ministre, comprenez-vous? La
formule du succès, pour nous, c’est un peu ce qu’on propose,
c’est-à-dire que les services d’intégration soient offerts sous un
même toit à l’aide de cette formule de guichet unique. Pas
nécessairement par nous uniquement; on veut aussi que les
partenaires communautaires y participent. Lorsque les efforts
sont regroupés, la sensibilisation peut se faire, parce qu’il y a une
synergie entre les organismes communautaires. On ne parle plus
de compétition, on parle de collaboration, de partenariat.
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Langues officielles
7:31
Mr. Laberge: I completely agree with my colleague. I strongly
believe in the holistic model or the integrated model. I may not
completely agree with the idea of doing everything under one
roof, but I believe in a structure able to deliver the various levels
of service through an integrated approach so that immigrants
have a seamless experience, if I may call it that.
M. Laberge : Je suis tout à fait d’accord avec mon confrère. Je
crois fermement au modèle holistique et au modèle intégré. Je ne
suis peut-être pas tout à fait d’accord avec le fait que cela se fasse
sous un même toit, mais je crois en une structure capable de livrer
les différents niveaux de services de façon intégrée pour que ce soit
fluide pour l’immigrant, si je peux m’exprimer ainsi.
Senator Robichaud: Would you have the means to provide
these services right now?
Le sénateur Robichaud : Est-ce que vous auriez les moyens
d’offrir ces services actuellement?
Mr. Cantin: The integrated services?
M. Cantin : Les services intégrés?
Senator Robichaud: Yes.
Le sénateur Robichaud : Oui.
Mr. Cantin: We provide them.
M. Cantin : Nous les offrons.
Senator Robichaud: You talked about three communities.
Le sénateur Robichaud : Vous avez parlé de trois
communautés.
Mr. Cantin: Yes, three communities, but we would be easily
ready to provide them in all the communities we are serving. It is a
question of budget, however; of course, it is a question of money.
If we had the necessary funding the way we do right now for these
three regions, we would have no problems providing the services.
Dare I say that this would not necessarily cost a fortune?
M. Cantin : De trois communautés, et nous serions prêts à les
offrir dans toutes les communautés que nous servons, facilement.
C’est une question de budget, cependant; bien sûr, c’est une
question d’argent. Si nous avions le financement nécessaire
comme nous l’avons actuellement pour ces trois régions, nous
pourrions offrir les services sans problèmes. Oserais-je dire que
cela ne coûterait pas nécessairement une fortune?
Mr. Laberge: If the money were provided, we would be ready,
willing and able, as the saying goes.
M. Laberge : Si l’argent était offert, pour emprunter
l’expression anglaise, nous serions ready, willing and able.
Senator Chaput: With the recent changes to the immigration
system, you have been forced to become, whether you like it or
not, a key player in the immigration system. I am talking about
universities and community colleges. There are a number of
players. Would you have one recommendation for us to ensure
better cooperation between all the players of the immigration
system and you? One recommendation.
La sénatrice Chaput : À la suite des transformations récentes au
système d’immigration, vous êtes devenu, par la force des choses,
que vous le vouliez ou non, un acteur clé dans le système
d’immigration. Je parle des universités et des collèges
communautaires. Il y a plusieurs acteurs. Auriez-vous une
recommandation à nous proposer afin d’assurer une meilleure
collaboration entre tous les acteurs du système d’immigration et
vous? Une recommandation.
Mr. Laberge: That is a very good question. If you have an
answer, I would like to think about it.
M. Laberge : C’est une bonne question. Si vous avez une
réponse, j’aimerais y réfléchir.
Mr. Cantin: Let me go back to what I said earlier. The
recommendation that we would make is to enable us to have an
integrated system of institutions that simultaneously meet the
needs of immigrants, the training needs, and especially the needs
of francophone communities who count on these immigrants for
their vitality. The expression ‘‘one-stop shop’’ can be irritating
sometimes. It has not always been popular as an idea, but the
results speak for themselves. I suggest that you recommend
greater cooperation between the various groups, with this
participatory, community one-stop shop formula, as I like to
call it. We do not necessarily want the whole pie, but we would
like to be eating the pie at the same table.
M. Cantin : Je vais revenir à ce que j’ai dit tout à l’heure. La
recommandation que nous ferions, c’est de nous permettre d’avoir
un système intégré d’établissements qui répondent à la fois aux
besoins de l’immigrant, aux besoins également de formation, et
surtout, aux besoins des communautés francophones qui
comptent sur ces immigrants pour leur vitalité. L’expression
« guichet unique » irrite parfois. Cela n’a pas toujours été
populaire comme idée, mais les résultats parlent d’eux-mêmes.
Je vous suggère de recommander une plus grande collaboration
entre les diverses instances, par cette formule de guichet unique,
participatif et associatif — j’aime bien le dire. On ne veut pas
nécessairement toute la tarte, mais on voudrait que la tarte se
mange à la même table.
Mr. Laberge: I agree with you. In fact, as I said earlier, I think
it is important to provide immigrants with a number of doorways
so that they can access services. It is important to get together and
to work together to open as many doors as possible.
M. Laberge : J’abonde dans le même sens. D’ailleurs, comme
je l’ai mentionné plus tôt, je pense qu’il est important de fournir
plusieurs portes d’entrée aux immigrants pour leur permettre
d’accéder à des services. Il serait important de se rassembler, de
travailler ensemble pour ouvrir autant de portes que possible.
7:32
Official Languages
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Having said that, I also think it is important to recognize that
the idea is to meet the needs of individuals. They are not statistics
or clients; they are individuals with families who are seeking a
better life in Canada. We need to emphasize this and see how we
can provide them with the best possible services.
Ceci étant dit, je crois aussi qu’il est important de reconnaître
qu’il s’agit de répondre aux besoins d’individus. Ce ne sont pas
des statistiques ni des clients; ce sont des individus qui ont des
familles, qui sont à la recherche d’une vie meilleure au Canada. Il
faut faire valoir cet élément et voir de quelle façon on peut offrir
les meilleurs services possible à ces gens.
I stress the word ‘‘service’’ because not everyone can provide
services or can do a good job of providing services. We must rely
more on francophone institutions that have this experience and
ability, and that have a proven track record.
Je souligne le mot « service », parce que ce n’est pas donné à
tout le monde d’offrir des services ou de bien offrir des services. Il
faut miser davantage sur les institutions dans la francophonie qui
ont cette expérience et cette capacité, et qui l’ont démontrée dans
le passé.
The Acting Chair: I have one final question for Ms. Jean-Paul.
La présidente suppléante : J’aurais une dernière question, et elle
s’adressera à Mme Jean-Paul.
In your presentation, you talked about helping immigrants to
find and keep jobs. Could you elaborate on the challenges or the
major successes you have noticed?
Dans votre présentation, vous avez parlé d’aider les
immigrants à se trouver et à conserver un emploi. J’aimerais
que vous nous parliez un peu des difficultés ou encore des gros
succès que vous avez pu observer en la matière.
Ms. Jean-Paul: This is my second year on Collège Boréal’s
board of directors. The example that I can give you is the
Compétences Boréal program. This initiative was developed as a
one-stop shop that leads by example and specific situations. Its
purpose is to allow all students and new immigrants to acquire
skills to look for jobs. We help them prepare their résumés and we
do mock interviews. The way you present yourself is a skill that
you need to acquire in order to land a job. This program really
got my attention when I started my term on the board.
Mme Jean-Paul : J’en suis à ma deuxième année au sein du
conseil d’administration du Collège Boréal. L’exemple que je peux
citer est le programme Compétences Boréal. C’est une initiative
élaborée sous forme de guichet unique et qui prêche par l’exemple
et par des situations uniques. Elle vise à permettre à chacun des
étudiants et aux nouveaux immigrants d’acquérir les compétences
pour se chercher de l’emploi. On les aide dans la rédaction de leur
curriculum vitae et dans la pratique des entrevues. La façon dont
on se présente est une compétence à acquérir pour décrocher un
emploi. Ce programme a vraiment attiré mon attention lorsque
j’ai commencé mon mandat au sein du conseil d’administration.
I have noticed the demographic changes in the South Centre
region. I live in Toronto. Francophone immigration and the new
demographics just happened. I noticed it when I moved from
Quebec six years ago. It is interesting to walk around downtown
Toronto and hear French. Something really special is happening.
J’ai constaté le changement démographique dans la région du
centre-sud. Je suis domiciliée à Toronto. Cette immigration
francophone et la nouvelle démographie sont présentes. Je l’ai vu
lorsque je suis déménagée du Québec, il y a environ six ans. Il est
intéressant de marcher dans le centre-ville de Toronto et
d’entendre parler français. Il se produit vraiment quelque chose
de particulier.
Educational institutions must be able to provide services that
go beyond simple education. We must help these immigrants
develop skills and tools that help them integrate and become fullfledged citizens of our country.
À titre d’institution d’enseignement, il faut être en mesure
d’offrir des services qui vont plus loin encore que la simple
éducation. Il faut aider ces immigrants à développer les
compétences et les outils qui leur permettront de réussir leur
intégration et de devenir des citoyens à part entière au sein de
notre pays.
That is what I have experienced, what I have seen and
observed. A few weeks ago, while we were doing some strategic
planning with the board, it was nice to see the comments from the
staff, students and immigrants of the college to our officials here
and professors. As teachers and administrators, we now have to
see what this will mean in terms of the programs and services that
will be available soon. I hope it will be equally successful.
C’est l’expérience que j’ai vécue, que j’ai vue et observée. Il y a
quelques semaines, alors que nous étions en réunion de
planification stratégique avec le conseil d’administration, c’était
beau de voir les commentaires que le personnel, les étudiants et les
immigrants du collège ont offerts à nos représentants et à nos
professeurs. Il s’agit maintenant de voir comment, en tant que
cadre et en tant qu’administration, cela se traduira en de
nouveaux programmes et services qui seront offerts
prochainement. Ce sera, en fait, un succès qui, je l’espère, se
répétera.
9-6-2014
Langues officielles
The Acting Chair: Ladies and gentlemen, thank you very much
for your presentations. That was very interesting. Your
contributions and your valuable recommendations will help us
as we prepare our report.
7:33
La présidente suppléante : Madame et messieurs, je vous
remercie beaucoup de vos présentations. Ce fut fort intéressant.
Vous apportez des éléments qui seront utiles à l’élaboration de
notre rapport ainsi que de belles recommandations.
Let me thank you once again.
Je tiens à vous remercier, encore une fois.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Monday, June 2, 2014
OTTAWA, le lundi 2 juin 2014
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m. to continue its study on the impacts of recent
changes to the immigration system on official language minority
communities.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, pour poursuivre son étude sur les
impacts des changements récents au système d’immigration sur les
communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Senator Claudette Tardif (Chair) in the chair.
[Translation]
La sénatrice Claudette Tardif (présidente) occupe le fauteuil.
[Français]
The Chair: Honourable senators, I call this meeting of the
Standing Senate Committee on Official Languages to order. I am
Senator Claudette Tardif, from Alberta, and I am the chair of this
committee. I would ask the senators to introduce themselves
starting with the deputy chair of the committee.
La présidente : Honorables sénateurs, je déclare cette séance du
Comité sénatorial permanent des langues officielles ouverte. Je
suis la sénatrice Claudette Tardif, de l’Alberta, et la présidente de
ce comité. J’invite les sénateurs à se présenter en commençant par
la vice-présidente du comité.
Senator Champagne: Good afternoon, I am Andrée
Champagne, senator from Quebec.
La sénatrice Champagne : Bonjour, je suis Andrée Champagne,
sénatrice du Québec.
Senator Poirier: Good afternoon, I am Rose-May Poirier,
senator from New Brunswick.
La sénatrice Poirier : Bonjour, je suis Rose-May Poirier,
sénatrice du Nouveau-Brunswick.
Senator Rivard: Good afternoon, I am Michel Rivard, senator
from Quebec.
Le sénateur Rivard : Bonjour, je suis Michel Rivard, sénateur
du Québec.
Senator McIntyre: Good afternoon, I am Paul McIntyre,
senator from New Brunswick.
Le sénateur McIntyre : Bonjour, je suis Paul McIntyre,
sénateur du Nouveau-Brunswick.
Senator Chaput: Good afternoon, I am Maria Chaput, senator
from Manitoba.
La sénatrice Chaput : Bonjour, je suis Maria Chaput, sénatrice
du Manitoba.
[English]
Senator Beyak: Senator Lynn Beyak, Dryden, northwestern
Ontario.
[Translation]
[Traduction]
La sénatrice Beyak : Je suis la sénatrice Lynn Beyak, de
Dryden, dans le Nord-Ouest de l’Ontario.
[Français]
The Chair: We are continuing our study on the impact of recent
changes to the immigration system on official language minority
communities. The purpose of today’s meeting is to form a picture
of the situation in the francophone and Acadian communities of
four provinces.
La présidente : Nous poursuivons notre étude sur les impacts
des changements récents au système d’immigration sur les
communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Aujourd’hui, le but de cette réunion est de dresser le portrait de
la situation dans les communautés francophones et acadiennes de
quatre provinces.
We are fortunate to have some tremendous witnesses. They are
Danielle Coombs, Coordinator of the Federation of
Francophones of Newfoundland and Labrador; Jeanne d’Arc
Gaudet, President of the Société de l’Acadie du Nouveau-
Nous avons la chance de recevoir de formidables témoins. Il
s’agit de Mme Danielle Coombs, coordinatrice de la Fédération
des francophones de Terre-Neuve et du Labrador, de
Mme Jeanne d’Arc Gaudet, présidente de la Société de l’Acadie
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Official Languages
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Brunswick (SANB); Mamadou Ka, Chair of the Société francomanitobaine; and Denis Vaillancourt, President of the Assemblée
de la francophonie de l’Ontario.
du Nouveau-Brunswick (SANB), de M. Mamadou Ka, président
de la Société franco-manitobaine, et de M. Denis Vaillancourt,
président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario.
Thank you, everyone, for accepting this invitation.
Ms. Coombs, you may proceed.
Merci à vous tous d’avoir accepté cette invitation. Madame
Coombs, vous avez la parole.
Danielle Coombs, Coordinator, Federation of Francophones of
Newfoundland and Labrador: Madam Chair, senators, my name is
Danielle Coombs, and I am Coordinator of the Francophone
Immigration Network of the Federation of Francophones of
Newfoundland and Labrador. First of all, I would like to thank
you for your invitation to appear before you and for this
opportunity for our community to discuss the recent changes to
francophone immigration in our province.
Danielle Coombs, coordinatrice, Fédération des francophones de
Terre-Neuve et du Labrador : Madame la présidente, mesdames et
messieurs les sénatrices et sénateurs, mon nom est Danielle
Coombs et je suis la coordinatrice du Réseau immigration
francophone de la Fédération des francophones de Terre-Neuve
et du Labrador. J’aimerais tout d’abord vous remercier pour
votre invitation à comparaître et pour l’occasion que cela
représente pour notre communauté de s’exprimer au sujet des
changements récents dans notre province en matière
d’immigration francophone.
I would also like to note that some members of the team from
the Fédération des communautés francophones et acadiennes du
Canada (FCFA) are here today as well. Our organization has
handled the francophone immigration file since 2007, and our
Francophone Immigration Network was created with funding
from the Roadmap for Canada’s Linguistic Duality 2008-2013.
J’aimerais aussi souligner la présence des membres de l’équipe
de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du
Canada (FCFA). Notre organisme se charge du dossier de
l’immigration francophone depuis 2007, et notre Réseau
immigration francophone a été créé grâce à la Feuille de route
pour la dualité linguistique de 2008-2013.
The main focus of our work is to provide encouragement to
our communities and to increase their awareness of francophone
immigration for the ultimate purpose of increasing the population
of French-speaking Newfoundlanders and Labradorians. I am
pleased to announce to you today that, according to the 2011
Census, our community has grown from 0.4 per cent to
0.6 per cent of the provincial population.
Nous travaillons principalement à encourager et à sensibiliser
nos collectivités en immigration francophone dans le but ultime
d’augmenter la population des Terre-Neuviens et Labradoriens
d’expression française. J’ai le plaisir de vous annoncer
aujourd’hui que, selon le recensement de 2011, notre
communauté est passée de 0,4 à 0,6 p. 100 de la population
provinciale.
Although that percentage is still very low, it should be noted
that we are the only province in the Atlantic region that has
experienced growth in its population of resident francophones
since the last census. We believe that immigration will be a key
factor in continuing to increase our demographic weight.
Bien que ce pourcentage demeure encore très bas, il est à noter
que nous sommes la seule province de la région atlantique qui a
vu une hausse de la population de francophones qui y résident
depuis le dernier recensement. Nous croyons que l’immigration
sera un facteur clé dans l’augmentation continue de ce poids
démographique.
Turning to the impact of recent changes to immigration, we
have observed for several years now that Citizenship and
Immigration Canada is moving from a passive offer model to
an active model, particularly with regard to skilled workers.
Economic labour needs seem to be playing a much more
significant role in immigration policy-making.
J’aborde maintenant l’impact des changements récents en
matière d’immigration. Depuis plusieurs années, nous avons
observé que Citoyenneté et Immigration Canada passait du
modèle d’offre passive à un modèle actif, surtout en ce qui
concerne les travailleurs qualifiés. Les besoins économiques en
main-d’œuvre semblent jouer un rôle beaucoup plus important
dans la formulation des politiques liées à l’immigration.
We have also noticed that demand for newcomers in the past
few years has increasingly been coming from the business
community. This is a new feature of the economy in our
province, which, for the first time in its history, is seeing
demand for human resources that is greater than the labour
supply.
Nous avons également observé que, depuis quelques années, la
demande de nouveaux arrivants provient de plus en plus de la
communauté des affaires. Il s’agit d’une nouvelle réalité dans
l’économie de notre province, qui voit pour la première fois dans
son histoire une demande de ressources humaines plus élevée que
l’offre de main-d’œuvre.
Few employers, most of which are small and medium
enterprises, have any international recruitment experience. They
are seeking recruitment assistance and guidance services in finding
Peu d’employeurs, qui sont, pour la plupart, de petites et
moyennes entreprises, ont une expérience en recrutement à
l’international. Ils cherchent des services d’accompagnement et
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Langues officielles
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skilled employees, regardless of their linguistic origins.
Newfoundland and Labrador recently experienced a significant
increase in the number of temporary foreign workers.
d’aide au recrutement pour trouver des employés qualifiés, et ce,
peu importe leurs origines linguistiques. Terre-Neuve-et-Labrador
a récemment connu une augmentation importante du nombre de
travailleurs étrangers temporaires.
Rising numbers of francophone newcomers are arriving with
temporary work permits in hand, although they eventually try to
obtain permanent residence. They work in a variety of sectors,
such as natural resources, the hotel and restaurant industry, early
childhood, the community sector and other areas.
Parmi les nouveaux arrivants francophones, ceux qui arrivent
avec un permis de travail temporaire sont de plus en plus
nombreux, quoiqu’ils cherchent éventuellement à obtenir la
résidence permanente. Ils travaillent dans une variété de
secteurs, tels que les ressources naturelles, l’hôtellerie et la
restauration, la petite enfance, le secteur communautaire et
d’autres.
There is a willingness to build bridges between the temporary
entry path and permanent residence. Foreign students represent
the largest class of newcomers in our province. The Francophone
Immigration Network has already carried out a recruitment
project in cooperation with a Newfoundland post-secondary
institution that was trying to attract more international students
and would like to repeat the initiative in future.
Il y a une volonté de bâtir des passerelles entre la voie d’entrée
temporaire et la résidence permanente. Les étudiants étrangers
représentent la catégorie de nouveaux arrivants la plus importante
dans notre province. Le Réseau immigration francophone a déjà
mené un projet de recrutement en collaboration avec une
institution postsecondaire terre-neuvienne qui cherchait à attirer
plus d’étudiants internationaux et qui aimerait reprendre cette
initiative dans l’avenir.
We believe that foreign students and temporary foreign
workers may represent an opportunity to maximize the use of
the Canadian Experience Class and to promote francophone
immigration.
Nous croyons que les étudiants étrangers et les travailleurs
temporaires pourront représenter une occasion pour maximiser
l’utilisation de la catégorie de l’expérience canadienne et pour
favoriser l’immigration francophone.
I will now present our findings, which will help clarify the
realities of francophone immigration to Newfoundland and
Labrador. We believe that current recruitment efforts are not
competitive with those of other jurisdictions in Canada.
Je vous présente maintenant nos constats, qui serviront à
éclaircir les réalités de l’immigration francophone à Terre-Neuveet-Labrador. À l’heure actuelle, nous croyons que les efforts de
recrutement ne sont pas concurrentiels par rapport aux autres
juridictions au Canada.
The provincial government has supported the principle of
francophone immigration since 2007, when it adopted its first
immigration strategy.
Le gouvernement provincial appuie le principe de
l’immigration francophone depuis 2007, lorsqu’il a adopté leur
première stratégie d’immigration.
The Provincial Nominee Program continues to support the
influx of francophone newcomers, and we eagerly await the
launch of its first demographic growth strategy.
Le Programme de candidats de la province continue d’appuyer
la venue des nouveaux arrivants francophones, et nous attendons
avec impatience le lancement de sa première stratégie en
croissance démographique.
Unfortunately, a shortage of financial resources prevents them
from taking an active part in francophone recruitment activities
for the moment.
Malheureusement, un manque de ressources financières les
empêche de participer activement aux activités de recrutement des
francophones pour le moment.
At the same time, cuts to the funding community partners use
to attend Destination Canada has shifted the recruitment of
francophone newcomers from active to passive mode. We are still
very much encouraged by the fact that the Francophone
Significant Benefit Program has been maintained, and we are
working with Canadian embassies and our economic partners to
promote it.
En même temps, la coupure du financement aux partenaires
communautaires dans le cadre de la participation à Destination
Canada a fait passer le recrutement des nouveaux arrivants
francophones de l’actif au passif. Nous sommes toujours très
encouragés par le maintien du programme Avantage significatif
pour les francophones, et nous travaillons avec les ambassades du
Canada et nos partenaires économiques pour le promouvoir.
However, anglophone employers are reluctant to take part in
francophone recruitment initiatives unless the province and
community partners are involved.
Cependant, les employeurs anglophones sont frileux quant à la
participation aux initiatives de recrutement francophone sans
l’accompagnement de la province et des partenaires
communautaires.
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Official Languages
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We are also concerned that francophone newcomers to our
province have no access to French-language settlement services.
All direct services offered to newcomers are designated as Englishlanguage services.
Ensuite, nous sommes soucieux que les nouveaux arrivants
francophones dans notre province n’aient aucun accès à des
services d’établissement en français. Tous les services directs,
offerts aux nouveaux arrivants, sont désignés anglophones.
We are aware that we must first establish a critical mass of
francophone newcomers in order to warrant such services. The
fact that French language evaluations for citizenship and for the
Canadian Experience Class are unavailable also has an impact on
many francophone clients.
Nous sommes conscients que, pour pouvoir justifier l’existence
de ces services, il nous faudra d’abord une masse critique de
nouveaux arrivants francophones. La non-disponibilité des
évaluations linguistiques en français pour la citoyenneté et pour
la catégorie de l’expérience canadienne a également un impact sur
de nombreux clients francophones.
To conclude, I will briefly outline our recommendations, which
address several strategic immigration objectives. We encourage
the Government of Canada to support us in our very close
cooperative relationship with our province’s economic players; to
intervene downstream in the francophone immigration process so
that its candidate selection and immigration services reforms take
the official language minority communities into account; and,
lastly, to work on a community and regional basis in future to
promote francophone immigration to small communities.
Pour conclure, je vous présente brièvement nos recommandations,
qui s’alignent sur plusieurs objectifs stratégiques liés à l’immigration.
Nous encourageons le gouvernement du Canada à nous appuyer
dans notre collaboration très serrée avec les acteurs économiques de
notre province; à agir en aval du processus d’immigration
francophone afin que ses réformes en matière de sélection des
candidats et de services aux immigrants tiennent compte des
communautés de langues officielles en situation minoritaire; et,
enfin, à travailler dorénavant sur une base communautaire et
régionale pour favoriser l’immigration francophone dans les petites
collectivités.
Madam Chair, on behalf of the francophones and francophone
newcomers of Newfoundland and Labrador, I thank you for your
attention, I am now at your disposal to answer your questions on
this subject.
Madame la présidente, au nom des francophones et des
nouveaux arrivants francophones de Terre-Neuve-et-Labrador,
je vous remercie de votre attention. Je suis maintenant à votre
disposition pour répondre à vos questions à ce sujet.
Jeanne d’Arc Gaudet, President, Société de l’Acadie du
Nouveau-Brunswick: Madam Chair, I also want to thank you
for your invitation. We are pleased to have this opportunity to
outline some of our concerns regarding immigration and its
significance in the francophone minority community in New
Brunswick.
Jeanne d’Arc Gaudet, présidente, Société de l’Acadie du
Nouveau-Brunswick : Madame la présidente, je vous remercie, à
mon tour, de votre invitation. Nous sommes heureux d’avoir la
chance de vous présenter quelques-unes de nos préoccupations au
sujet de l’immigration et de son importance dans le contexte
francophone minoritaire au Nouveau-Brunswick.
First, I would like to cite a few facts to explain who we are. The
Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick was founded in 1973;
we celebrated our 40th anniversary this year. Our association has
20,000 members, and its mandate is to advocate and promote the
rights and collective interests of the Acadian and francophone
community of New Brunswick. We act as the official mouthpiece
of New Brunswick’s Acadian community.
Auparavant, j’aimerais présenter quelques éléments pour vous
expliquer qui nous sommes. La Société de l’Acadie du NouveauBrunswick a été fondée en 1973. Nous avons fêté notre
40e anniversaire cette année. Notre association comprend
20 000 membres, et son mandat est voué à la défense et à la
promotion des droits et des intérêts collectifs de la communauté
acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick. Nous agissons
à titre d’organisme porte-parole officiel de la communauté
acadienne du Nouveau-Brunswick.
The Acadian and francophone community is not a minority
community, but rather an equal-status community. That equality
of status, as you know, was entrenched in the Constitution in
1982. According to the last census, the total population of New
Brunswick is 740,000 inhabitants, 237,000 of whom, nearly onethird of the population, have French as their mother tongue.
La communauté acadienne et francophone n’est pas une
communauté minoritaire, mais bel et bien une communauté
égalitaire. C’est une égalité, comme vous le savez, qui a été
enchâssée dans la Constitution en 1982. La population totale du
Nouveau-Brunswick, selon le dernier recensement, est de
740 000 habitants et habitantes, dont 237 000 habitants sont de
langue maternelle française, soit presque un tiers de la population.
However, the francophone population’s declining growth rate
is gradually reducing its demographic weight. According to the
2011 Census, New Brunswick has one of the most rapidly aging
populations in Canada. We are also dealing with the exodus of
our young francophones, who are leaving our regions to go and
Par contre, la diminution de la croissance de la population
francophone réduit graduellement son poids démographique.
Selon le recensement de 2011, la population du NouveauBrunswick est l’une des plus vieillissantes au Canada. De plus,
nous faisons face à l’exode de nos jeunes francophones qui
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Langues officielles
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work in other parts of the country where the economic climate is
more favourable than ours. That leads me to the francophone
immigration question.
quittent nos régions pour travailler ailleurs au pays où le climat
économique est plus favorable que le nôtre. Cela m’amène à vous
parler de la question de l’immigration francophone.
According to Statistics Canada data, from 2006 to 2011,
French was the first official language of 12 per cent of newcomers
to New Brunswick, English that 81 per cent and both English and
French the languages of 4 per cent.
Selon des données de Statistique Canada, entre 2006 et 2011, la
proportion des nouveaux arrivants au Nouveau-Brunswick, dont
la première langue officielle est le français, était de 12 p. 100,
l’anglais, de 81 p. 100, tandis que le pourcentage de ceux qui
parlent le français et l’anglais était de 4 p. 100.
We are afraid that, if this trend continues, New Brunswick’s
francophone and Acadian population will find it difficult to
ensure its long-term future and that of its language and culture.
Nous craignons que, si cette tendance continue, la
communauté francophone et acadienne du Nouveau-Brunswick
ait du mal à assurer sa pérennité, sa langue et sa culture.
Francophone immigration is thus a good way for us to
strengthen our community and to guarantee its long-term
viability.
L’immigration francophone constitue donc pour nous un bon
moyen de renforcer notre communauté afin d’assurer sa viabilité
à long terme.
In 2009, with funding from the federal and provincial
governments, we established a francophone immigration
network in New Brunswick called the RIFNB, an issue table
whose members cooperate to help newcomers fully integrate into
our francophone community.
En 2009, grâce à du financement des gouvernements fédéral et
provincial, nous avons mis sur pied un réseau en immigration
francophone au Nouveau-Brunswick qu’on appelle le RIFNB. Il
s’agit d’une table de concertation qui collabore pour intégrer
pleinement les nouveaux arrivants dans notre communauté
francophone.
However, we have noted that too many clients from
francophone countries who receive services at purportedly
bilingual centres do not have access to all the necessary
information. For example, many francophone immigrants think
they must register their children in an anglophone education
system in order to learn English. That is why many choose to
settle in anglophone regions or neighbourhoods.
Cependant, nous remarquons que trop de clients provenant
de pays francophones, qui reçoivent des services dans les centres
soi-disant bilingues, n’ont pas accès à tous les renseignements
nécessaires. Par exemple, de nombreux immigrants et immigrantes
francophones pensent que, pour apprendre l’anglais, ils doivent
inscrire leurs enfants dans un système d’éducation anglophone.
C’est pourquoi plusieurs choisissent de s’installer dans des régions
ou dans des quartiers anglophones.
Since 2008, changes have been made to Canada’s immigration
strategy mainly to support the country’s economic development.
Those changes focus on improving the efficiency, effectiveness
and economy of the immigration system and economic
integration by facilitating Canadian accreditation of training
acquired outside Canada.
Depuis 2008, des changements ont été apportés à la stratégie en
matière d’immigration au Canada, dont le but principal est
d’appuyer le développement économique de notre pays. Les
changements apportés sont surtout axés sur l’économie,
l’efficience, l’efficacité du système d’immigration et l’intégration
économique au moyen de la facilitation de l’accréditation
canadienne pour la formation acquise à l’étranger.
The Entry Express Program, formerly known as the Expression
of Interest Program, is a system that will expedite matters to a
greater degree for people considering expatriating to Canada.
However, we wonder how this system can increase the number of
francophone applicants to achieve the target of 4.4 per cent by
2033 as set out in the Strategic Plan to Foster Immigration to
Francophone Minority Communities.
Le programme Entrée Express — anciennement connu sous le
nom de Déclaration d’intérêt — est un système qui sera certes plus
expéditif pour les gens qui envisagent une expatriation
permanente vers le Canada. Par contre, nous nous interrogeons
à savoir comment ce système pourra augmenter le nombre de
candidats francophones pour atteindre l’objectif de 4,4 p. 100 en
2033, tel qu’il est ciblé dans le plan stratégique pour favoriser
l’immigration francophone dans nos collectivités en milieu
minoritaire.
What criteria will be used to identify future applicants? What
importance is attached to the language of applicants for those
positions? Over the years, we have noted some reluctance among
employers to hire newcomers and skilled workers from outside
Canada. How can we ensure that measures are taken so that
francophone applicants receive special, differentiated treatment in
New Brunswick in order to develop our province’s bilingual and
francophone character?
Quels sont les critères qui serviront à identifier les futurs
candidats et candidates? Quelle est l’importance accordée à la
langue des candidats pour combler ces postes? Au cours des
années, nous avons remarqué une certaine réticence chez les
employeurs à embaucher des nouveaux arrivants ainsi que des
travailleurs qualifiés d’outre-mer. Comment pouvons-nous nous
assurer que des mesures seront prises pour que les candidats
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Official Languages
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francophones reçoivent un traitement particulier et différencié au
Nouveau-Brunswick, afin de mettre en valeur le caractère bilingue
et francophone de notre province?
We think it is fundamentally important that the Canadian
government invest more in human and financial resources to
increase awareness among anglophone and francophone
employers and support them in recruitment, hiring and the
management of cultural diversity in the workplace so they can
retain their employees. It must maintain the momentum generated
by recruitment and promotional events such as Destination
Canada and expand initiatives designed to recruit francophone
applicants.
À notre avis, il est d’une importance capitale que le
gouvernement canadien investisse davantage dans les ressources
humaines et financières pour sensibiliser et appuyer les
employeurs anglophones et francophones dans le recrutement,
l’embauche et la gestion de la diversité culturelle en milieu de
travail, pour ainsi retenir leurs employés. Il doit maintenir l’élan
créé par la tenue d’événement de recrutement et de promotion
comme Destination Canada et accroître les initiatives visant le
recrutement des candidats et candidates francophones.
I would like to say a few words about temporary workers.
Despite the growing abuses of this program — we have heard a
lot about that recently — one of the important operating sectors
for the francophone communities in our province is fisheries and
the processing of raw materials.
J’aimerais vous dire quelques mots sur les travailleurs
temporaires. Malgré les problèmes d’abus qui surgissent
concernant ce programme — on en a beaucoup entendu parler
récemment —, l’un des secteurs d’exploitation importants dans
notre province pour les communautés francophones est celui des
pêches et de la transformation des produits bruts.
We are experiencing linguistic problems with the influx of
temporary workers. Why? For example, the majority of these
plant workers do not speak French and are settling in entirely
francophone communities.
Nous éprouvons présentement des problèmes d’ordre
linguistique avec l’arrivée de travailleurs temporaires. Pourquoi?
Par exemple, la majorité de ces travailleuses et travailleurs d’usine
ne parlent pas le français et s’installent dans des collectivités
entièrement francophones.
Many of those francophone communities are situated in
regions in which English dominates and which are exposed to
the forces of assimilation every day. Our Acadian communities,
which are very welcoming by nature — we are known as people
who are very welcoming and even more accommodating — make
every effort to make these newcomers feel welcome, and we are
happy to do so. However, when people are welcomed in English,
that unfortunately helps accelerate assimilation in regions already
very much afflicted by that problem. That is why we consider it
essential that temporary workers come from francophone
countries such as Haiti, the Seychelles Islands, Senegal and
Congo, to name only a few. All too often, employers choose
countries with which we already have agreements to facilitate the
hiring of temporary workers, and they are anglophone countries.
Plusieurs de ces collectivités francophones se situent dans des
régions où l’anglais domine et qui sont aux prises avec des forces
assimilatrices qui les guettent au quotidien. Nos collectivités
acadiennes, de nature très accueillante — nous sommes reconnus
pour être des gens très accueillants et encore plus
accommodants — déploient tous les efforts pour que ces
nouveaux arrivants se sentent bien accueillis, et on s’en réjouit.
Autrement dit, lorsque l’accueil se fait en anglais, cela contribue
malheureusement à accélérer l’assimilation dans des régions déjà
très affectées par ce problème. C’est pourquoi nous pensons qu’il
est primordial que ces travailleuses et travailleurs temporaires
proviennent de pays francophones, tels qu’Haïti, les Îles
Seychelles, le Sénégal, le Congo pour ne nommer que ceux-là.
Trop souvent, les employeurs choisissent des pays avec lesquels
des ententes existent déjà pour faciliter l’embauche de travailleurs
temporaires, et ce sont des pays anglophones.
Now I will say a few words about the Provincial Nominee
Program. This program is the only tool the province has to
manage its immigration program in accordance with its needs and
specific characteristics. We have therefore strongly recommended
that the provincial government create two separate nominee
programs: one in which 65 per cent of nominees are anglophone
and the other in which 35 per cent are francophone. In recent
years, as you have no doubt observed because I have cited some
statistics, we have been able to take in only 12 per cent. We
therefore recommend that the federal government add a provision
to the intergovernmental agreement requiring that the number of
nominees accepted be consistent with our province’s linguistic
profile.
Je dirai maintenant quelques mots sur le programme de
candidates et de candidats de la province. Le programme des
candidats des provinces est le seul outil dont dispose la province
pour gérer son programme d’immigration selon ses besoins et sa
spécificité. Nous avons donc fortement recommandé au
gouvernement provincial de créer deux programmes de
candidats distincts, soit l’un comportant 65 p. 100 de
candidatures anglophones et l’autre, 35 p. 100 de candidatures
francophones. Depuis les dernières années, vous l’avez sûrement
constaté, car j’ai donné des statistiques, on n’a pu en accueillir que
12 p. 100. Nous demandons donc au gouvernement fédéral
d’ajouter une disposition à l’entente intergouvernementale
voulant que le nombre de candidats acceptés respecte le portrait
linguistique de notre province.
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Langues officielles
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As regards the Canadian Experience Class, which targets
international students currently in New Brunswick, there are
more than 1,000 international students at the Université de
Moncton and at our community colleges.
En ce qui concerne la Catégorie de l’expérience canadienne, qui
cible nos étudiants et étudiantes internationaux, à l’heure actuelle,
au Nouveau-Brunswick, il y a plus de 1 000 étudiants et étudiantes
à l’Université de Moncton et étudiants internationaux qui
fréquentent les collèges communautaires.
The opportunity to apply for permanent residence after one
year of work undeniably constitutes progress in the work CIC has
done. We recommend that incentive programs be established to
encourage employers to hire these students, but we are facing
problems in that regard.
La possibilité de faire une demande de résidence permanente
après un an de travail est sans contredit un progrès incontestable
dans les avancées de CIC. Nous recommandons la création de
programmes incitatifs pour que les employeurs embauchent ces
étudiants, mais nous faisons face à des problèmes à cet effet.
In the areas of promotion and recruitment, since 2009, SANB
has been involved, through its Réseau en immigration
francophone and at the invitation of the Province of New
Brunswick, in promoting New Brunswick’s Acadie via the
Destination Canada and Nouveau départ, Nouveau-Brunswick
programs and at the Festival Interceltique de Lorient.
En termes de promotion et de recrutement, la SANB, depuis
2009, par le truchement de son Réseau en immigration
francophone et à l’invitation de la province du NouveauBrunswick, participe à la promotion de l’Acadie du NouveauBrunswick dans le cadre des programmes Destination Canada et
Nouveau départ, Nouveau-Brunswick ! et du Festival
Interceltique de Lorient.
We need more resources to assist all these people who will be
choosing our regions as their new home.
Nous avons besoin de plus de ressources pour accompagner
toutes ces personnes qui choisiront nos régions comme terre
d’accueil.
In conclusion, we believe that immigration enriches our
population, opens it up to the world and helps it develop a
sense of international solidarity. Immigration is essential to our
country’s sustainable development and must be an integral part of
every federal and provincial regional and economic development
strategy.
En terminant, nous croyons que l’immigration contribue à
l’enrichissement et à l’ouverture de notre population sur le monde
et au développement d’un sentiment de solidarité internationale.
L’immigration est essentielle au développement durable de notre
pays et doit faire partie intégrante de toute stratégie de
développement économique, régional, provincial et fédéral.
The Government of Canada must therefore make every
effort to implement measures to facilitate the recognition and
equivalence of credentials, as well as programs to promote access
to employment to ensure the long-term viability of intake and
integration services and to improve access to language courses. It
must also manage the excessive waiting times for the processing of
applications that discourage newcomers from pursuing their
dreams and ours.
Le gouvernement du Canada doit donc déployer tous les
efforts pour mettre en œuvre des moyens permettant de faciliter la
reconnaissance et l’équivalence des diplômes, ainsi que des
programmes pour favoriser l’accès à l’emploi, pour assurer la
pérennité des services d’accueil et d’intégration et pour améliorer
l’accessibilité à des cours de langue. Il doit aussi gérer le délai de
temps excessif du traitement des demandes qui décourage les
nouveaux arrivants à poursuivre leur rêve et le nôtre.
It will obviously be very difficult to retain immigrants in our
region if they are unable to work there. We must create jobs so
that they can stay.
Évidemment, il sera très difficile de retenir les immigrants et les
immigrantes chez nous s’ils sont incapables d’y travailler. Nous
devons créer des emplois pour qu’ils puissent demeurer chez nous.
Thank you once again for inviting us so that we could tell you
about our region and our concerns.
Je vous remercie encore une fois de nous avoir invités pour
nous permettre de vous parler de notre région et de nos
préoccupations.
The Chair: Thank you. Mr. Ka now has the floor.
Mamadou Ka, Chair, Société franco-manitobaine: Honourable
senators, thank you for inviting us here this afternoon. My name
is Mamadou Ka, and I am Chair of the Société francomanitobaine, but I am not recognized as a francophone. Our
senator, Maria Chaput, often says that because, according to the
act, I am not a francophone. Fortunately, I am the chair of
francophones.
La présidente : Je vous remercie. La parole est à M. Ka
maintenant.
Mamadou Ka, président, Société franco-manitobaine :
Honorables sénateurs, je vous remercie de nous avoir invités cet
après-midi. Je m’appelle Mamadou Ka, je suis le président de la
Société franco-manitobaine, mais je ne suis pas reconnu comme
francophone. Maria Chaput, notre sénatrice, le dit souvent, parce
que la loi fait en sorte que je ne suis pas francophone.
Heureusement, je suis le président des francophones.
7:40
Official Languages
9-6-2014
First, I would like to tell you about the recognized success of
our immigration system in Manitoba. One of the fundamental
keys to that success is political will. Provincial and municipal
governments are involved in this immigration policy, not to
mention the weight of the federal government.
J’aimerais tout d’abord vous parler du succès de notre système
d’immigration au Manitoba, qui est d’ailleurs reconnu. L’un des
éléments fondamentaux à la base de ce succès, c’est la volonté
politique. Les gouvernements provincial et municipal sont
impliqués dans cette politique d’immigration, sans compter le
poids du gouvernement fédéral.
To tell you a little about the profile of our immigrants, we take
in a lot of refugees, but we also have a very economic form of
immigration. Our immigrants often come from countries that
have been ravaged by war, such Congo and Rwanda. They are
already francophone, and we are very pleased to welcome them
and facilitate their integration.
Pour parler un peu du profil de nos immigrants, nous recevons
beaucoup de réfugiés, mais nous avons également une
immigration très économique. Nos immigrants viennent souvent
de pays qui sont ravagés par la guerre, comme le Congo et le
Rwanda. Ils sont déjà francophones, et nous sommes très heureux
de les accueillir et de faciliter leur intégration.
As my colleagues said earlier, we have been feeling the adverse
effects of the recent immigration changes for some time now. We
will talk about that later.
Depuis un certain temps, comme les collègues l’ont dit tout à
l’heure, nous subissons un peu les contrecoups des derniers
changements dans le dossier de l’immigration. On en parlera plus
tard.
We are fortunate to have a single intake structure, which is
called Accueil francophone, and all funding is directed to that
single entity to assist all immigrants in integrating. Accueil has
developed strategies based on concepts such as intake, settlement
and assistance to promote the integration of newcomers in our
francophone communities. We offer various follow-up, matching
and volunteer programs based on those strategies.
Nous avons la chance d’avoir une seule structure d’accueil, qui
s’appelle l’Accueil francophone, et tous les financements sont
dirigés vers ce seul endroit afin de permettre à tous les immigrants
de s’intégrer. L’Accueil a élaboré des stratégies qui tournent
autour de concepts comme l’accueil, l’établissement et
l’accompagnement pour favoriser l’intégration des nouveaux
arrivants dans nos collectivités francophones. À partir de ces
stratégies, nous offrons différents programmes de suivi, de
jumelage et de bénévolat.
We are able to rely on community will, the direct involvement
of the entire francophone community, particularly in our
volunteer program. Consequently, all francophone immigrants
who arrive in the Manitoba community are welcomed. During the
Christmas and Easter Holidays, they are invited to discover
Canadian culture, and peace reigns throughout the community.
Our immigration system has been very successful as a result of all
these aspects.
Nous pouvons compter sur la volonté communautaire, la
participation directe de toute la communauté francomanitobaine, surtout dans le cadre du programme de bénévolat.
Donc, tous les immigrants francophones qui arrivent dans la
communauté manitobaine sont accueillis. Durant les fêtes de Noël
et de Pâques, ils sont invités à découvrir la culture canadienne et
la paix qui règne dans la communauté. Tous ces éléments font en
sorte que notre immigration connaît beaucoup de succès.
However, we nevertheless have concerns about the changes
recently made in the federal government, which are related to the
four pillars: the economy, security, accreditation and
effectiveness. Without going into detail, the intent of these
changes is definitely noble. They are changes that go together with
Canadian foreign policies. With regard to the economy, the
federal government wanted to link immigration to the economic
development of the Canadian population and to the security of
Canadians, and to link this new immigration pathway to
increased system effectiveness. However, although these changes
have been effective, they were put in place without consulting the
communities, especially the official language minority
communities.
Cela dit, nous avons tout de même des préoccupations au sujet
des changements qui ont eu lieu ces derniers temps dans
l’administration fédérale, qui sont liés à quatre piliers :
l’économie, la sécurité, l’accréditation et l’efficacité. Sans entrer
dans les détails, ces changements sont certainement nobles; ce
sont des changements qui vont de pair avec les politiques
étrangères canadiennes. En ce qui concerne l’économie, le
gouvernement fédéral a voulu lier l’immigration au
développement économique de la population canadienne et à la
sécurité des Canadiens, et lier cette nouvelle voie de l’immigration
à une ouverture à l’efficacité même de ce système. Cependant,
bien que ces changements soient efficaces, ils ont été mis en place
sans que les communautés, surtout les communautés de langue
officielle minoritaire, soient consultées.
In Manitoba, the introduction of a quota on the number of
immigrants has definitely had a negative impact. The new
program sets a quota of 5,000 immigrants per year, whereas
Manitoba was banking on 15,000 immigrants in 2014-15 and
nearly 20,000 in 2020.
Au Manitoba, l’instauration d’un quota quant au nombre
d’immigrants a certainement un impact négatif. Le nouveau
programme fixe un quota de 5 000 immigrants par année, alors
que le Manitoba tablait sur 15 000 immigrants en 2014-2015 et
presque 20 000 en 2020.
9-6-2014
Langues officielles
7:41
I agree with Ms. Gaudet that, for the Provincial Nominee
Program, a two-level system should be established that takes into
account our official language minority communities and Canada
as a whole. That may be one of the paths forward.
Je suis d’accord avec Mme Gaudet, selon laquelle il faudrait,
pour le Programme de candidats des provinces, un système à deux
niveaux qui tiendra compte de nos communautés de langue
officielle en situation minoritaire et de l’ensemble du Canada.
C’est peut-être l’une des voies à suivre.
Ms. Coombs said that, as official language minority
communities, we rely to a great extent on Destination Canada
and that many of our organizations are no longer funded.
Madame Coombs disait que, en tant que communautés de
langue officielle en situation minoritaire, on comptait beaucoup
sur Destination Canada, et que bon nombre de nos organismes ne
sont plus financés.
The recent changes to the act reflect a more economic, workerbased aim. That is a noble objective, but our small communities
do not have the resources to compete internationally to attract
those workers. Businesses are prepared to hire production
workers who are already bilingual or who speak English.
Les derniers changements à la loi reflètent une visée plus
économique axée sur les travailleurs. C’est noble, mais nos petites
collectivités n’ont pas les moyens de concourir sur le plan
international afin de faire venir ces travailleurs. Les entreprises
sont prêtes à embaucher des gens pour produire, qui sont déjà
bilingues ou qui parlent anglais.
Unfortunately, our immigrants already come to us with a
certain linguistic deficiency, if I may put it that, to the extent that
most of our businesses operate in English. This is a major
problem that has arisen in Manitoba.
Malheureusement, nos immigrants nous arrivent déjà, si je
peux dire, avec une certaine déficience linguistique dans la mesure
où la majorité de nos entreprises fonctionnent en anglais. C’est un
gros problème qui se produit également chez nous.
It should also be said that too many changes have occurred at
the same time in Manitoba, making the burden hard to bear. We
are talking about changes associated with the reduction in
numbers and criteria and with the eligibility of certain groups.
Il faut aussi dire qu’au Manitoba, trop de changements se sont
produits en même temps, ce qui fait que le poids est difficile à
supporter. On parle de changements liés à la diminution du
nombre et des critères, et à l’admissibilité de certains groupes.
We also had a recruitment system focused on student
newcomers, but we can no longer do that. This is an area that
is now out of bounds to Accueil francophone. Accueil can no
longer offer services to new students, whereas those services used
to promote their integration and retention in our communities.
Nous avions aussi un système de recrutement lié aux nouveaux
arrivants étudiants, mais on ne peut plus en faire. C’est un
domaine qui est maintenant interdit à l’Accueil francophone.
L’Accueil ne peut plus rendre des services aux nouveaux
étudiants, alors que ces services favorisaient leur intégration et
leur rétention dans nos collectivités.
In addition, what has really struck us with regard to
bilingualism is that we are asking people to speak either English
or French. I agree with this way of doing things to the extent that
the best way to fit in when you immigrate somewhere is to learn
the language. However, one of the problems is that costs are very
high. You are asking people who have just arrived, with all their
burdens, to go and take courses for which registration fees are
$350 or $400, and that is just so they can take a one- or two-hour
test. That is hard on immigrants, particularly since we take in a lot
of refugees in our regions.
Par ailleurs, ce qui nous a vraiment marqués quant au
bilinguisme, c’est qu’on demande aux gens de parler soit
anglais, soit français. Je suis d’accord avec cette façon de faire
dans la mesure où, quand on immigre quelque part, la meilleure
façon de s’intégrer est d’apprendre la langue. L’un des problèmes
est lié au fait que les frais sont très élevés. Vous demandez à
quelqu’un qui arrive avec tout son fardeau d’aller suivre des cours
dont l’inscription est de 350 $ ou 400 $, et ce, uniquement pour
passer un test d’une ou deux heures; c’est lourd pour les
immigrants, surtout que, dans nos régions, nous accueillons
beaucoup de réfugiés.
The last challenge we are facing is that source countries are
predominantly anglophone. In other words, all recruitment is
done in anglophone countries. It is often said that Africa is the
future of the francophonie. That is said because Africa ultimately
produces more francophones than any single country in the
world.
Le dernier défi auquel nous faisons face, c’est que les pays
sources sont à prédominance anglophone, c’est-à-dire que tous les
recrutements se font dans les pays anglophones. On dit souvent
que l’avenir de la francophonie, c’est l’Afrique; on le dit dans la
mesure où elle produit beaucoup plus de francophones que
n’importe quel autre pays dans le monde, finalement.
The problem is that all the immigration sources are
anglophone countries, whereas we receive a lot more
immigrants from countries such as Senegal and Mauritania.
Or, la difficulté qu’il y a, c’est que toutes les sources
d’immigration sont des pays anglophones, alors que nous
recevons beaucoup plus d’immigrants des pays comme le
Sénégal et la Mauritanie.
7:42
Official Languages
In conclusion, these are factors that I wanted to point out to
you today to tell you that we are facing many challenges and in
the hope that our appearance here this afternoon can help us all
find a solution for our minority communities.
Thank you.
9-6-2014
En conclusion, voilà les éléments que je voulais vous souligner
aujourd’hui, pour vous dire que nous faisons face à de nombreux
défis et en espérant que notre passage ici, cet après-midi, pourra
nous aider tous à trouver une solution pour nos communautés en
situation minoritaire.
Je vous remercie.
Denis Vaillancourt, President, Assemblée de la francophonie de
l’Ontario: Thank you, Madam Chair, honourable senators and
members of the committee. It is a pleasure for us to be here.
Considering the changes that are taking place, we appreciate this
invitation to share with you some of Ontario’s perspectives on
immigration.
Denis Vaillancourt, président, Assemblée de la francophonie de
l’Ontario : Merci, madame la présidente, honorables sénateurs et
membres du comité. C’est un plaisir pour nous d’être ici. Compte
tenu des changements qui surviennent, nous apprécions
l’invitation à partager avec vous certaines perspectives de
l’Ontario dans le domaine de l’immigration.
First of all, I would like to note that I am here with Peter
Hominuk, Executive Director of the Assemblée de la
francophonie de l’Ontario, who has come as an observer. In his
role at the AFO, he represents our organization on the Ontario
provincial steering subcommittee of Citizenship and Immigration
Canada.
Je voudrais tout d’abord mentionner que je suis accompagné
de M. Peter Hominuk, directeur général de l’Assemblée de la
francophonie de l’Ontario, à titre d’observateur. Dans son rôle à
l’assemblée, il représente notre organisme au sein du sous-comité
directeur provincial de l’Ontario de Citoyenneté et Immigration
Canada.
It should be noted at the outset that, in its role as the central
agency and mouthpiece of the Franco-Ontarian community, the
Assemblée de la francophonie de l’Ontario does not claim to have
a monopoly on immigration expertise. However, we are very
much interested in francophone immigration, and we welcome
many immigrant organizations and individuals represented by
various francophone racial and ethnocultural minority groups in
our organization.
D’entrée de jeu, il faut préciser que l’Assemblée de la
francophonie de l’Ontario, dans son rôle d’organisme
rassembleur et de porte-parole de la communauté francoontarienne, n’a pas la prétention d’avoir toute l’expertise dans
le domaine de l’immigration. Cependant, nous nous intéressons
vivement au dossier de l’immigration francophone et nous
accueillons bon nombre d’organismes et d’individus issus de
l’immigration et représentés par divers groupes de minorités
raciales et ethnoculturelles francophones, au sein de notre
organisme.
For us, the reception, inclusion and integration of francophone
newcomers in our great Franco-Ontarian community are
priorities. We have extensive unifying and coordination
capacity, which we want to use for the benefit of francophone
immigration.
Pour nous, l’accueil, l’inclusion et l’intégration des nouveaux
arrivants francophones au sein de notre grande communauté
franco-ontarienne sont prioritaires. Nous avons de grandes
capacités de rassemblement et de coordination que nous
voulons mettre au profit de l’immigration francophone.
As you know, Ontario has the largest francophone minority
community outside Quebec. According to the last census, there
are 611,000 francophones in the province. The population of our
community has increased in large part as a result of the influx of
francophone immigrants. That means that francophone
immigration is of major importance to French-speaking Ontario.
Comme vous le savez, l’Ontario regroupe la plus grande
communauté francophone en milieu minoritaire hors Québec.
Selon le dernier recensement, nous sommes quelque
611 000 francophones dans la province. Notre communauté a
connu une augmentation de sa population en grande partie en
raison de l’arrivée d’immigrants francophones. C’est donc dire
que l’immigration francophone a une grande importance pour
l’Ontario français.
According to the 2006 Census results, immigrants represented
13.7 per cent of Ontario francophones, and, according to
Statistics Canada’s latest census, Ontario takes in more than
50 per cent of francophone immigrants who settle outside
Quebec. Many organizations offer reception and integration
services to immigrants in Ontario. We have counted 540 points of
service across the province, 25 of which provide services mainly in
French. These figures come from a study commissioned internally
from Ronald Bisson in 2013.
Selon le recensement de 2006, les immigrants représentaient
13,7 p. 100 des francophones de l’Ontario, et selon le dernier
recensement de Statistique Canada, l’Ontario reçoit plus de
50 p. 100 des immigrants d’expression française qui s’établissent
hors Québec. Plusieurs organismes offrent des services d’accueil et
d’intégration aux immigrants en Ontario. On a compté 540 points
de service à travers la province, dont 25 qui offrent des services
principalement en français. Ces données nous viennent d’une
étude commandée à l’interne à M. Ronald Bisson en 2013.
9-6-2014
Langues officielles
7:43
One particular characteristic of Ontario is that it has three
regional immigration networks, one for the eastern part of the
province, a second for the centre and southwest and a third for
the north.
En matière d’immigration, l’Ontario possède la particularité
d’abriter trois réseaux régionaux consacrés à l’immigration, soit
un pour l’Est, un pour le Centre et le Sud-Ouest, et un pour le
Nord.
In Ontario, as is no doubt the case elsewhere — except in
Quebec — immigration is a jurisdiction shared by the two orders
of government through the Ontario Ministry of Citizenship and
Immigration and Citizenship and Immigration Canada.
Chez nous, comme ailleurs sans doute — sauf au Québec—,
l’immigration est une filière partagée entre les deux ordres de
gouvernement, par l’intermédiaire du ministère des Affaires
civiques et de l’Immigration de l’Ontario et de Citoyenneté et
Immigration Canada.
In the past few years, the province has expressed an interest in
playing an increasing role in immigration. In March 2012, the
Ontario government announced that it had developed its very first
immigration strategy by establishing an expert roundtable on
immigration in Ontario. Your committee has no doubt seen
Ontario’s report on immigration.
Au cours des dernières années, la province a démontré son
intérêt à jouer un rôle de plus en plus important dans le dossier de
l’immigration. D’ailleurs, en mars 2012, le gouvernement ontarien
a annoncé l’élaboration de sa toute première stratégie sur
l’immigration en se dotant notamment d’une table ronde
d’experts du domaine de l’immigration en Ontario. Votre
comité a d’ailleurs sûrement vu le rapport de l’Ontario sur
l’immigration.
The target that Ontario has set for francophone immigration is
5 per cent of the total number of immigrants. Last February, the
Ontario government passed, at first reading, a bill to establish
programs to promote the settlement and integration of
immigrants and other individuals in Ontario.
L’Ontario se fixe une cible de 5 p. 100 d’immigrants
francophones. En février dernier, le gouvernement ontarien
adoptait en première lecture un projet de loi pour établir des
programmes visant à favoriser la mise en place de programmes et
l’intégration en Ontario d’immigrants et de particuliers.
What is appealing to us is that one of the goals stated in the
preamble to the bill is to enable all communities across Ontario,
including Franco-Ontarian communities, to attract, welcome and
integrate immigrants. This is clearly an important act for Ontario
francophones since it clearly states that it is important to protect
their immigration interests. Note that Canada has also set a target
of 4 per cent for French-speaking economic immigrants
nationally by 2018. As you will therefore understand, we attach
considerable importance to francophone immigration as a way to
ensure the sustainability of our language, to enrich our culture
and to strengthen the linguistic duality of our province and
Canada.
Ce qui est intéressant pour nous, dans le préambule de ce projet
de loi, c’est que l’un des objectifs cités est de permettre aux
collectivités, partout en Ontario, y compris les communautés
franco-ontariennes, d’attirer, d’accueillir et d’intégrer les
immigrants. Manifestement, cette loi est importante pour les
francophones de l’Ontario, puisqu’elle énonce clairement
l’importance de protéger les intérêts francophones de l’Ontario
en matière d’immigration. Rappelons que le Canada s’est aussi
fixé une cible de 4 p. 100 d’immigrants économiques d’expression
française à l’échelle nationale d’ici 2018. Vous comprendrez donc
que nous attachons une grande importance à l’immigration
francophone pour assurer la pérennité de notre langue, enrichir
notre culture et renforcer la dualité linguistique de notre province
et du Canada.
Our thinking and actions are inspired by two key concepts that
we have adopted from a national conversation moderated by the
Fédération nationale des conseils scolaires francophones as part
of the implementation of a strategic French-language education
plan.
Deux concepts clés inspirent notre réflexion et nos actions.
Nous les retenons d’une conversation nationale animée par la
Fédération nationale des conseils scolaires francophones dans le
cadre de la mise en œuvre d’un plan stratégique d’éducation en
langue française.
The first concept is inclusion, which is defined as follows:
‘‘provisions put in place by a host society to ensure that
individuals and communities with immigrant backgrounds are
full-fledged participants in the community in which they live, act
and exist, particularly in the economic, social, cultural and
political areas of that community.’’
Le premier concept est celui de l’inclusion, qui se définit
comme suit : « dispositions mises en place par une société
d’accueil pour faire en sorte que les personnes ou les
collectivités issues de l’immigration soient des participants à
part entière dans la communauté où ils résident, interviennent,
existent, notamment aux niveaux économique, social, culturel et
politique de celle-ci ».
I would remind my colleague from Manitoba that we in
Ontario have an inclusive definition of francophones under which
any immigrant who speaks French may be classified as
francophone and have access to our French-language schools.
You could be a chair in Ontario and a Franco-Ontarian.
Quant à mon collègue du Manitoba, je lui rappelle que, en
Ontario, nous avons une définition inclusive des francophones qui
permet à tout immigrant parlant français de se classer
francophone et d’avoir accès à nos écoles de langue française.
Vous pourriez être président chez nous et être Franco-Ontarien.
7:44
Official Languages
9-6-2014
The second measure that Ontario took, last fall, as part of this
inclusion effort was to offer immigrants training in English as a
second language, free of charge, because we acknowledge the
importance of employability.
La deuxième mesure que l’Ontario ait prise dans cette
démarche d’inclusion a été d’offrir gratuitement aux
immigrants, l’automne dernier, la formation en anglais langue
seconde, parce qu’on reconnaît l’importance de l’employabilité.
The second concept addressed is integration, which is defined
as follows: ‘‘a process whereby an immigrant undertakes to
understand, adapt to, take part in and contribute to the
institutional, economic, social, cultural and community life of
the host society.’’
Le deuxième concept abordé est celui de l’intégration, qui se
définit comme suit : « démarche par laquelle une personne issue
de l’immigration s’engage à comprendre, à s’adapter, à participer
et à contribuer à la vie institutionnelle, économique, sociale,
culturelle et communautaire de la société qui l’accueille ».
We have adapted these two concepts to our situation so that we
can talk about the host community’s duty of inclusion and
newcomers’ duty of integration. In other words, in order for an
immigrant citizen to be engaged in a process of integration into
the host society, that society must put in place conditions of
inclusion.
Nous les avons adaptés pour la circonstance afin de parler du
devoir d’inclusion de la communauté d’accueil et du devoir
d’intégration de la part des nouveaux arrivants. Autrement dit,
pour qu’un citoyen immigrant soit engagé dans une démarche
d’intégration à la société d’accueil, il faut que celle-ci mette en
place des conditions d’inclusion.
If Quebec represents the fort of the Canadian francophonie,
francophones outside Quebec are the buttress that prevents
Canada from being composed of two linguistic groups attached
solely to specific territories: a French-speaking Quebec and an
English-speaking rest of Canada. Francophones outside Quebec
are essential to the construction of Canada’s identity, which is
based on the two official languages. They are the face of a
bilingual Canada from sea to sea, one that permits the mobility of
citizens who speak one of Canada’s official languages.
Si le Québec représente le fort de la francophonie canadienne,
les francophones hors Québec en représentent le contrefort qui
permet d’éviter un Canada composé de deux groupes linguistiques
liés uniquement à des territoires spécifiques : un Québec français
et le restant du Canada anglais. Les francophones hors Québec
sont essentiels à la construction identitaire du Canada, laquelle est
fondée sur les deux langues officielles. Ils présentent le visage d’un
Canada bilingue d’un océan à l’autre permettant une mobilité de
citoyens parlant l’une des langues officielles du Canada.
It is in that perspective that we present the following few
comments. The AFO requests that there be better coordination
among CIC, Ontario and Ontario’s francophone community.
Difficulties arise as a result of a lack of provincial coordination
and of coordination among Citizenship and Immigration Canada,
Ontario and the Franco-Ontarian community.
C’est dans cette perspective que nous présentons les quelques
commentaires qui suivent. L’Assemblée demande une meilleure
coordination entre CIC, l’Ontario et la communauté francophone
de l’Ontario. Des difficultés surviennent en raison de l’absence de
coordination provinciale, et aussi entre Citoyenneté et
Immigration Canada, l’Ontario et la communauté francoontarienne.
The AFO also feels it is important that all immigration
initiatives be a part of a more comprehensive action plan that
would include the provision of health and social services,
language training and other services.
L’assemblée pense d’ailleurs qu’il est important que toutes les
initiatives en matière d’immigration s’inscrivent dans un plan
d’action plus global qui comprendrait, entre autres, la prestation
de services de santé et de services sociaux, la formation
linguistique, et cetera.
This comprehensive action plan should be taken over by the
francophone community, which is in a better position to
understand its own needs. This will be done by its
representative organization, the AFO, which will thus ensure
overall coordination of the francophone immigration file. The
AFO is thus asking to play a larger role on the provincial steering
subcommittee struck by Citizenship and Immigration Canada.
Ce plan d’action global devrait être pris en charge par la
communauté francophone, qui est plus à même de comprendre ses
besoins, et ce, par l’entremise de sa porte-parole, l’assemblée, qui
assurera ainsi la coordination générale du dossier de
l’immigration francophone. L’assemblée demande donc
d’occuper une plus grande place au sein du sous-comité
directeur provincial formé par Citoyenneté et Immigration
Canada.
In particular, the AFO would like to chair that committee and
assume general coordination of the implementation of the
provinces’ francophone immigration action plans. The AFO
emphasizes that it is necessary to have francophone or bilingual
agents at ports of entry in Ontario and CIC service links with the
francophone community groups, which at times are lacking in the
southwestern part of the province.
L’assemblée voudrait notamment assumer la présidence de ce
comité et la coordination générale de la mise en œuvre des plans
d’action provinciaux sur l’immigration francophone. L’assemblée
insiste sur le besoin d’une présence d’agents francophones ou
bilingues aux points d’entrée en Ontario et de liens de service de
CIC avec les groupes communautaires francophones qui sont
notamment manquants parfois dans le sud-ouest de la province.
9-6-2014
Langues officielles
7:45
The AFO observes that there is a significant need to improve
community structures in order to successfully include and
integrate newcomers in our community. Although it takes into
account the need for English as a second language, the AFO
requests that training and employability services be provided by
francophone or bilingual institutions capable of including
immigrants in the francophone community. Otherwise, if
anglophone institutions take charge of these initiatives, they will
counteract the objective of including and integrating newcomers
in the Canadian francophonie.
L’assemblée constate un important besoin d’améliorer les
structures communautaires pour réussir l’inclusion et l’intégration
des nouveaux arrivants au sein de notre communauté.
L’assemblée demande, tout en tenant compte du besoin de
l’anglais langue seconde, que la formation et l’employabilité se
fassent par les institutions francophones ou bilingues capables de
veiller à l’inclusion dans la communauté francophone.
Autrement, si ces initiatives sont prises en charge par les
institutions anglaises, elles sont contraires à l’objectif d’inclusion
et d’intégration dans la francophonie canadienne.
The AFO requests that better support be considered for
secondary immigration. By that I mean that reception resources
should follow immigrants to their new destination province. For
example, many francophone immigrants arrive in Quebec and
subsequently move to Ontario after spending a few months in the
country, and CIC financial support does not follow.
L’assemblée demande que soient considérés de meilleurs appuis
à l’immigration secondaire, c’est-à-dire que des ressources
d’accueil suivent l’immigrant vers sa nouvelle province de
destination. Par exemple, plusieurs immigrants francophones
arrivent au Québec et se rendent en Ontario après avoir passé
quelque mois au Canada, et les appuis financiers de la part de CIC
ne suivent pas.
For immigration to become an asset in developing the vitality
of the French-language community in Ontario and Canada, we
must foster an approach involving four main players, including,
obviously, federal and provincial government bodies. This would
make it possible for programs to be coordinated with a view to
integrating newcomers into the francophone minority group.
Afin que l’immigration devienne un atout de développement de
la vitalité de la communauté de langue française en Ontario et au
Canada, il est nécessaire d’élaborer une approche impliquant
quatre acteurs principaux, y compris, évidemment les instances
gouvernementales provinciales et fédérales. Cela permettrait que
les programmes soient coordonnés dans une perspective
d’intégration des nouveaux arrivants au sein du groupe
francophone minoritaire.
This entails negotiations to establish framework policies for
immigrant selection, and that involves evaluating the extent to
which we achieve quantifiable objectives such as the number of
newcomers who can speak French, the Canadian location and
requests for services tailored to immigrants’ specific needs.
Cela comporte des négociations établissant des politiques
d’encadrement de sélection des immigrants et cela implique
l’évaluation de l’atteinte d’objectifs quantifiables, tels que le
nombre de nouveaux arrivants pouvant parler le français, la
localisation canadienne et les demandes de services adaptés à leurs
besoins spécifiques.
Host organizations must be able to introduce newcomers to the
francophone reality and to help them look for economic and
social opportunities. That includes, for example, the opportunity
to use French in the workplace and in obtaining government
services.
Les organismes d’accueil doivent être en mesure d’introduire
les nouveaux arrivants à la réalité francophone et de les aider dans
leur quête d’opportunités économiques et sociales. Cela
comprend, par exemple, la possibilité d’utiliser le français au
travail et dans le cadre des services gouvernementaux.
Community stakeholders must take an active part in
developing connections between newcomers and the community
where they settle. This involves developing social policies and
putting resources in place to assist community stakeholders in
taking part in the francophone community. This very often begins
with sports for young people and in the schools, hence the
importance of schools in integrating newcomers.
Les intervenants communautaires doivent participer
activement au développement de liens entre les nouveaux
arrivants et la communauté établie. Cela implique le
développement de politiques sociales et la mise en place de
moyens afin d’aider les intervenants communautaires à participer
à la communauté francophone. Bien souvent, cela commence par
les sports pour les jeunes et par le milieu scolaire, d’où
l’importance de l’école dans l’intégration des nouveaux arrivants.
Lastly, before newcomers are selected, we must make them
aware that it is possible for them to live in a French-language
community. We must expose them to the reality of Canada’s
linguistic duality, of official language minorities, and to the
benefits of communicating in Canada’s two official languages.
Lastly, we can say that the AFO supports the
32 recommendations contained in the September 2012 Final
Report by Ontario’s Expert Roundtable on Immigration.
Enfin, avant leur sélection, on doit sensibiliser les nouveaux
arrivants à la possibilité de vivre dans la communauté de langue
française. On doit les exposer à la réalité de la dualité linguistique
canadienne des minorités de langue officielle et aux avantages de
communiquer dans les deux langues officielles du Canada. Enfin,
on peut dire que l’assemblée appuie les 32 recommandations
contenues dans le rapport final de septembre 2012 préparé par la
table ronde d’experts sur l’immigration en Ontario.
7:46
Official Languages
9-6-2014
Thank you for your attention. I will be pleased to answer your
questions.
Je vous remercie de votre attention, et il nous fera plaisir de
répondre à vos questions.
The Chair: Thank you, Mr. Vaillancourt, and thanks to the
other witnesses. We will now move on to questions. Senator
McIntyre will ask the first question, followed by Senator Poirier.
La présidente : Merci, Monsieur Vaillancourt, et merci aux
autres témoins. Nous passons maintenant à l’étape des questions.
C’est le sénateur McIntyre qui posera la première question, suivi
de la sénatrice Poirier.
Senator McIntyre: Thanks to our witnesses for their
presentations. I listened to you carefully, and it is clear that the
federal government, provincial governments, municipalities,
employers, educational institutions, universities of the Canadian
francophonie and community organizations will all play a role in
the recruitment, selection, reception, settlement and retention of
immigrants in minority communities. This is a bit like a theatre
play in which each actor is required to play his or her role.
Le sénateur McIntyre : Merci à nos témoins pour leur
présentation. Je vous écoutais attentivement, et il est clair que,
pour faciliter le recrutement, la sélection, l’accueil, l’établissement
et la rétention des immigrants en milieu minoritaire, le
gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux, les
municipalités, les employeurs, les établissements d’enseignement,
les universités de la francophonie canadienne et les organismes
communautaires sont tous appelés à jouer un rôle. C’est un peu
comme dans une pièce de théâtre dans laquelle chacun est appelé
à jouer son rôle.
Do you think these players are doing a good job of cooperating
with each other, or are they instead acting individually? Would it
be necessary to establish a joint national strategy on this entire
question?
Selon vous, est-ce que ces acteurs collaborent bien entre eux ou
agissent-ils plutôt individuellement? Est-ce qu’il serait nécessaire
d’établir une stratégie nationale concertée concernant toute cette
question?
Ms. Gaudet, you talked about the importance of developing a
francophone immigration strategy in New Brunswick and of the
need to increase the Acadian community’s demographic weight.
All of New Brunswick’s stakeholder, whether they are from New
Brunswick’s Commissioner of Official Languages or are
representatives of the Acadian community, are now in agreement.
Madame Gaudet, vous avez parlé de l’importance d’élaborer
une stratégie en matière d’immigration francophone au NouveauBrunswick et de la nécessité d’accroître le poids démographique
de la communauté acadienne. Maintenant, tous les intervenants
du Nouveau-Brunswick, que ce soit la commissaire aux langues
officielles du Nouveau-Brunswick ou les représentants de la
communauté acadienne, sont tous d’accord.
François Gravel summed up the situation very accurately in an
article dated May 9, 2013, entitled, ‘‘The Failure of Francophone
Immigration to New Brunswick.’’ That being said, do you think it
is time to establish a national strategy on this entire question?
Otherwise, we will be headed in different directions.
Un article de François Gravel, qui date du 9 mai 2013, résume
très bien l’état de la situation. D’ailleurs, son article s’intitule
« L’échec de l’immigration francophone au NouveauBrunswick ». Ceci étant dit, pensez-vous qu’il serait temps
d’établir une stratégie nationale concernant toute cette question?
Sinon, on s’en va dans différentes directions.
Ms. Gaudet: Initiatives have been put in place in New
Brunswick. Mr. Gravel used the word ‘‘failure’’ in his article
because the francophone immigrant percentage had been set at
33 per cent in the 2006-2013 strategy. He had obviously studied
the statistics showing that only 13 per cent of the immigrants we
had attracted were francophone, and that figure showed in
quantitative terms why that constituted a failure. We are working
on the 2014-2018 initiative, and the provincial government, for
the first time, has targeted francophone immigration, through its
demographic service, as a main issue for Acadian and
francophone community development.
Mme Gaudet : Chez nous, il y a quand même des initiatives qui
ont été mises en place. Dans son article, M. Gravel a parlé de
l’échec parce que, dans la stratégie de 2006-2013, on avait fixé le
nombre d’immigrants francophones à 33 p. 100. Évidemment, on
a examiné les statistiques qui démontraient qu’on n’avait attiré
que 13 p. 100 d’immigrants francophones, et ce chiffre expliquait,
en termes quantitatifs, pourquoi il s’agissait d’un échec. On est en
train de travailler sur l’Initiative 2014-2018, et le gouvernement
provincial, pour la première fois, par le truchement de son service
démographique, a ciblé l’immigration francophone comme étant
un enjeu principal pour le développement des communautés
acadiennes et francophones.
We at SANB are working with CIC and the provincial
government. We are coordinating the initiative, and all the
players are at the table, but we are short of immigrants because
we ultimately need financial and human resources so we can put
the host organizations in place to attract them across the
province.
À la SANB, on travaille avec CIC et le gouvernement
provincial, on coordonne l’initiative et tous les joueurs sont à la
table. Mais on manque d’immigrants parce que, dans le fond,
pour les attirer un peu partout sur le territoire, il faut des
ressources financières et humaines pour mettre en place des
organismes d’accueil.
9-6-2014
Langues officielles
7:47
Consider this example. Approximately 15,000 francophones
live in the Saint John area, and the host organization is
anglophone. We have two francophones who have a mandate
to assist newcomers once they are on the ground, but, when these
people come to New Brunswick on exploratory visits, we need
francophones on site to welcome them and to tell them about the
reality of the province. So we are lacking a lot of resources.
Je vous donne un exemple. Il y a quand même environ
15 000 francophones qui habitent dans la région de Saint-Jean, et
l’organisme d’accueil est anglophone. On a deux francophones
qui ont le mandat d’accompagner les nouveaux arrivants une fois
qu’ils sont sur place. Mais lorsque ces gens viennent chez nous
pour faire des voyages d’exploration, on a besoin de francophones
sur place pour les accueillir et pour leur parler de la réalité de la
province. Il nous manque donc beaucoup de ressources.
Some initiatives are praiseworthy, and we cannot say that
nothing is being done. There are things that are being done, but
we lack the resources to guarantee the success of the next
initiative. Of course, we will have to work in close cooperation
with the federal government because joint action is required. As
you said, everyone has to work together.
Certaines initiatives sont louables, et on ne peut pas dire que
rien ne se fait. Il y a des choses qui se font, mais il manque de
ressources pour veiller au succès de la prochaine initiative. Bien
sûr, on devra travailler en étroite collaboration avec le
gouvernement fédéral, parce qu’il faut une concertation. Vous
l’avez bien dit : tout le monde doit travailler ensemble.
For the moment, we are working toward that, and much
remains to be done. We recently submitted a brief to the
government, and we are awaiting the new strategy, which has
not been launched. We are told that it will be very soon, and we
will see what has been retained from that brief.
Pour le moment, on travaille dans ce sens et il reste encore
beaucoup à faire. Récemment on a présenté un mémoire au
gouvernement et on attend la nouvelle stratégie qui n’a pas encore
été lancée. On nous dit qu’elle le sera très prochainement, et on
verra ce qui a été retenu de ce mémoire.
The Chair: Was that a brief presented to the provincial
government?
La présidente : Est-ce que c’est un mémoire présenté au
gouvernement provincial?
Ms. Gaudet: Yes. They have targeted francophone
immigration as a main issue in the new initiative. We will see
how that translates into action.
Mme Gaudet : Oui. Ils ont ciblé l’immigration francophone
comme étant un enjeu principal dans la nouvelle initiative; on
verra comment cela se traduira dans les actions.
The Chair: I believe Mr. Vaillancourt wanted to respond.
Mr. Vaillancourt: To answer the question as to whether there is
enough cooperation among the players, I can give you a view
from Ontario, which is the province with the largest population,
and where the Franco-Ontarian community is dispersed. I like to
say that we have concentrated communities and dispersed
communities across the province. Is there cooperation? There is
a certain amount of cooperation. You understood from my
remarks that the AFO wants to play a bigger role because there is
a need for coordination. Many good things are being done by
educational institutions, school boards and ministries. Ontario
took a first step by establishing its expert roundtable and
introducing the bill, which is currently on hold because of the
election. There is definitely a need. There are three networks.
There is the provincial subcommittee for the Ontario region, and
there is the act. The points of entry in Ontario are TorontoPearson, often Windsor, and Ottawa to some extent, but the
biggest point of entry is Pearson. We have a great need at the
points of entry for bilingual immigration officers who understand
that there is a Franco-Ontarian community. Nearly
220,000 francophones live in central and southwestern Ontario,
and that is where there is the biggest increase. Once newcomers
have seen that the Franco-Ontarian community is a possibility,
the challenge is to retain them. Our community groups are finding
it hard to obtain CIC’s support. It always requires a somewhat
repeated effort, an effort that has to be renewed. There is no
stability in the assistance we receive. Recruiting and receiving
immigrants are part of the challenge. The real challenge for a
minority language community is to ensure that these people
La présidente : Je crois que M. Vaillancourt voulait répondre.
M. Vaillancourt : Pour répondre à la question à savoir s’il y a
suffisamment de collaboration parmi les acteurs, je puis vous
donner une perspective de l’Ontario, qui est la province la plus
populeuse, et où la communauté franco-ontarienne est dispersée.
J’aime dire qu’on a des communautés concentrées et des
communautés dispersées, partout sur le territoire. Est-ce qu’il y
a collaboration? Il y a une certaine collaboration. Vous avez
retenu dans mes propos que l’assemblée veut jouer un plus grand
rôle, parce qu’en effet, il y a un besoin de coordination. Il y a de
nombreuses bonnes choses qui se font, que ce soit de la part des
établissements d’enseignement, des conseils scolaires et des
ministères. L’Ontario a fait un premier pas en créant sa table
d’experts et en déposant le projet de loi qui est présentement en
suspens en raison des élections. Il y a certainement un besoin. Il y
a trois réseaux. Il y a eu le sous-comité provincial de la région de
l’Ontario et il y a le projet de loi. Les points d’entrée en Ontario
sont Toronto, Pearson, et souvent Windsor, un peu à Ottawa,
mais le plus gros point d’entrée, c’est Pearson. Nous avons
grandement besoin d’agents d’immigration bilingues aux points
d’entrée qui comprennent qu’il y a une communauté francoontarienne. Près de 220 000 francophones vivent dans le centre
sud-ouest de la province, et c’est là où il y a la plus grande
augmentation. Après avoir constaté la possibilité d’une
communauté franco-ontarienne, le défi est de les retenir. Nos
groupes communautaires ont peine à avoir de l’appui de CIC.
C’est toujours un peu à répétition, à renouveler. Il n’y a pas de
stabilité pour recevoir de l’aide. Les recruter, les accueillir, c’est
une partie du défi. Le vrai défi pour une communauté de langue
7:48
Official Languages
9-6-2014
integrate into it, and services must be provided by community
groups. We need coordination. We understand that there is a
federal-provincial partnership on this issue and that structures
must be developed, but it might be useful to do a better job of
coordinating or proposing frameworks. We need to look at two
factors when we examine immigration projects. In economic
immigration, on the one hand, we want people to contribute to
the economy or not to be a burden on the economy. On the other
hand, we want the francophone minority to integrate into our
minority language community because, at our natural birth rate,
we will not replace our population. That is an important point.
We are able to take them in, but when it comes to integrating
them into the community, if there are no community players to
show any interest, we risk losing them to the majority community.
minoritaire, c’est de s’assurer que ces gens s’intègrent dans la
communauté minoritaire, et les services doivent être donnés par
des groupes communautaires. On a besoin de coordination. Nous
comprenons qu’il y a un partenariat provincial-fédéral dans ce
dossier et des structures à développer, mais il y aurait avantage à
mieux coordonner ou à mieux proposer des encadrements. Il y a
deux éléments à traiter quand on examine les projets
d’immigration. On parle d’immigration économique, donc, on
veut que les gens contribuent à l’économie ou ne soient pas un
fardeau pour l’économie d’une part. D’autre part, lorsqu’on parle
de la minorité francophone, on veut que ces gens s’intègrent dans
notre la communauté de langue minoritaire, parce que ce n’est pas
au moyen du taux de natalité naturelle qu’on va se renouveler.
C’est important. On réussit à les accueillir, mais quand vient le
temps de l’intégration dans la communauté, s’il n’y a pas
d’acteurs communautaires pour démontrer l’intérêt, on risque
de perdre des joueurs à la communauté majoritaire.
Is there cooperation? Yes. Could there be more? Could it be
orchestrated more effectively across Ontario? My answer is yes.
We have a challenge in our population size and numbers.
Sometimes I would like this to be a less populous province
because that would make cooperation easier, but there are
challenges and a need for targeted resources to achieve that. That
is why you heard me say we wanted to play a more active role as a
unifying organization in this area.
Est-ce qu’il y a de la collaboration? Oui. Pourrait-il y en avoir
plus? Est-ce que ça pourrait être mieux orchestré sur le territoire
de l’Ontario? Je vous réponds, oui. On a un défi de grandeur et de
nombre sur une population. Parfois, je souhaiterais que ce soit
une province moins populeuse, parce que la concertation serait
plus facile, mais il y a des défis et un besoin de ressources ciblées
pour le faire. C’est la raison pour laquelle vous m’avez entendu
dire qu’on voulait jouer un rôle plus actif en tant qu’organisme
rassembleur dans ce domaine.
Ms. Coombs: As Mr. Vaillancourt mentioned, cooperation is
much easier in a small environment. It is necessarily easy among
the francophone organizations that are part of the immigration
network because we are all in the same building.
Mme Coombs : Comme M. Vaillancourt l’a mentionné, la
concertation est beaucoup plus facile dans un petit milieu. En
ce qui touche les organismes francophones liés au réseau
d’immigration, c’est nécessairement facile, parce que nous
sommes tous dans le même édifice.
The challenge is related to the anglophone community, the
settlement organizations and so on. We have to compromise and
work in English. We frankly do it a lot because we are part of the
local immigration partnership, chambers of commerce and
committees of settlement organizations, which necessarily
operate in English since French is really the minority language
in our province.
Le défi est lié à la communauté anglophone, aux organismes
d’établissement, et cetera. Il faut faire un compromis et travailler
en anglais. Franchement, on le fait beaucoup, parce qu’on fait
partie du partenariat local en immigration, des chambres de
commerce et aussi des comités d’organismes d’établissement qui
travaillent forcément en anglais, puisque le français est vraiment
minoritaire dans notre province.
We are interested in the government’s developing a national
strategy, but one that takes the specific needs of the regions into
consideration. You always have to consider the subtle differences
and not just where the francophone population mass is.
Nous sommes intéressés à ce que le gouvernement élabore une
stratégie nationale, mais qui tienne compte des besoins spécifiques
des régions. Il faut toujours considérer les nuances et ne pas
considérer uniquement où se trouve la masse de la population
francophone.
Mr. Ka: In fact, from the moment we talk about immigration,
there are always shared jurisdictions between the federal and
provincial governments. Cooperation is necessary when the major
decisions have to be made. Committee stakeholders must also be
seated around the table with the federal government. Making
major decisions in this area based on the concept of equality will
often penalize the small minority communities. We want to be fair
with everyone, but it does not work that way. Two concepts are
important: equality and fairness. From the moment the
government wants to create services for all of Canada, it has to
M. Ka : En fait, à partir du moment où on parle de
l’immigration, il y a toujours des compétences partagées entre le
gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux. À partir
du moment où les grandes décisions doivent se prendre, la
collaboration sera de mise. Il faut que les intervenants
communautaires soient assis autour de la table avec le
gouvernement fédéral. Prendre de grandes décisions dans ce
domaine sur la base du concept d’égalité va souvent pénaliser les
petites communautés en situation minoritaire. On veut être juste à
l’égard de tout le monde, mais cela ne fonctionne pas. Deux
9-6-2014
Langues officielles
7:49
be fair in one way or another. It must take into account the fact
that we are minority communities. Only from that point on will
there be justice and equality.
concepts sont importants : celui de l’égalité et celui de l’équité. À
partir du moment où le gouvernement veut créer des services pour
tout le Canada, il faut que ce soit équitable d’une façon ou d’une
autre. Il faut tenir compte du fait que nous sommes des
communautés en situation minoritaire. C’est à partir de ce
moment-là seulement que la justice et l’égalité vont se faire.
I remember there was an outcry back home when the
government eliminated the Nominee Program in Manitoba. The
provincial governments ultimately learned about it at the same
time as everyone else. Our immigration minister said his deputy
minister had phoned him to say that the program had been
changed, and the Premier of Manitoba tried to contact Ottawa
several times, but in vain. I entirely agree with you: there has to be
cooperation from the outset to make the new programs much
more equitable for our communities.
Je me rappelle, au Manitoba, quand on a éliminé le Programme
des candidats au gouvernement, que cela a fait beaucoup de bruit
chez nous. Les gouvernements provinciaux l’ont appris en même
temps que tout le monde, finalement. Notre ministre de
l’immigration disait que son sous-ministre lui avait passé un
coup de fil pour lui dire que le programme avait été changé, et le
premier ministre du Manitoba a essayé de communiquer avec
Ottawa à plusieurs reprises, mais en vain. Je suis entièrement
d’accord avec vous, la collaboration doit être là dès le départ pour
que les nouveaux programmes soient beaucoup plus équitables
pour nos communautés.
Senator Poirier: Thank you all for being here today. You
currently represent four of Canada’s francophone communities.
Do you exchange best practices and strategies for improving
francophone immigration? Do you hold annual meetings or
conferences? If so, can you share with us the results or points that
have emerged from them?
La sénatrice Poirier : Je vous remercie tous d’être ici
aujourd’hui. Vous représentez actuellement quatre
communautés francophones du Canada. Échangez-vous entre
vous des meilleures pratiques et stratégies pour améliorer
l’immigration francophone? Avez-vous des rencontres annuelles
ou des conférences? Le cas échéant, pouvez-vous en partager avec
nous les résultats ou les points qui en sont ressortis?
Mr. Vaillancourt: I mentioned that Ontario had three regional
networks devoted to integrating immigrants. They are part of a
national network that meets periodically and is moderated by our
colleagues from the FCFA. The three Ontario networks meet
periodically. We are starting to take a greater interest in them as a
unifying assembly and organization. These networks meet at the
national level. There is national coordination and an exchange of
expertise. The particular feature in Ontario is that there are three
networks. In the other provinces, there is one network per
province, if memory serves me.
M. Vaillancourt : J’ai mentionné que l’Ontario avait trois
réseaux régionaux consacrés à l’intégration des immigrants. Ils
font partie d’un réseau national qui se réunit périodiquement,
animé par nos collègues de la FCFA. En Ontario, les trois réseaux
se rencontrent périodiquement. On commence à s’y intéresser
davantage, en tant qu’assemblée et organisme rassembleur. Sur le
plan national, ces réseaux se rencontrent. Il y a une coordination
nationale et de l’échange d’expertise. La particularité en Ontario,
c’est qu’il y a trois réseaux. Dans le cas des autres provinces, je
crois qu’il y a un réseau par province, si ma mémoire est bonne.
Mr. Ka: Yes, it is one network per province, and I believe it is
time to acknowledge the work that the FCFA does in this area
because that coordination work with the networks at the national
level is really important. It is ultimately on that platform that best
practices are shared. That is an important point. It also has to be
said that best practices are shared through the conferences. We
saw that at the Metropolis immigration conference, where
francophone days are held every year. It is at those conferences
that all the participants share the best practices in what is being
done in Ontario, Manitoba and elsewhere. I think that is how it
works.
M. Ka : Oui, c’est un réseau par province, et je crois que c’est le
moment de saluer le travail que fait la FCFA en ce sens, parce que
ce travail de coordination avec les réseaux à l’échelle nationale est
vraiment important. C’est sur cette plateforme que le partage des
bonnes pratiques se fait, finalement. C’est un élément important.
Il faut dire aussi que ce partage de bonnes pratiques se fait à
travers les conférences. On a vu à la conférence Metropolis de
l’immigration où, chaque année, il y a des journées francophones
juste au début des conférences. C’est dans le cadre de ces
conférences que tous les participants partagent les bonnes
pratiques de ce qui se fait en Ontario, au Manitoba et ailleurs.
Je crois que ça fonctionne dans ce sens.
Ms. Gaudet: I will not repeat what was just said about the
FCFA, but we also have the Société nationale de l’Acadie, the
SNA. It is the organization that represents francophones from the
four Atlantic provinces.
Mme Gaudet : Je ne répéterai pas ce qui vient d’être dit au sujet
de la FCFA, mais nous avons aussi la Société nationale de
l’Acadie (SNA). C’est l’organisme porte-parole des francophones
des quatre provinces de l’Atlantique.
Yes, we work together in the province. We are partners, but we
are also part of a network with the four Atlantic provinces. The
SNA organizes an annual symposium that everyone attends and
Oui, on travaille ensemble dans la province. Nous sommes
partenaires, mais nous sommes aussi en réseau avec les quatre
provinces de l’Atlantique. La SNA organise, une fois par année,
7:50
Official Languages
9-6-2014
where we have an opportunity to share best practices and our
concerns. We also have researchers who come and provide us with
information. Francophones thus have a good network in that
sense.
un colloque qui regroupe tout le monde et où on a l’occasion de
partager les pratiques exemplaires et nos préoccupations. On a
aussi des chercheurs qui viennent nous alimenter. Les
francophones ont donc effectivement un bon réseau en ce sens.
Senator Poirier: In New Brunswick, I imagine you work in
partnership with the francophone university and the colleges.
According to the comments you made, Ms. Gaudet, the
population of New Brunswick is aging, and that is definitely
troubling, particularly when it affects economic development and
job creation.
La sénatrice Poirier : Au Nouveau-Brunswick, j’imagine que
vous travaillez en partenariat avec l’université et les collèges
francophones. Selon les commentaires que vous avez faits,
madame Gaudet, la population du Nouveau-Brunswick est
vieillissante, et c’est certainement inquiétant, surtout lorsque
cela touche au développement économique et à la création
d’emplois.
Do you know what percentage of foreign students who come to
study in New Brunswick subsequently stay there?
Savez-vous quel pourcentage des étudiants étrangers qui
viennent étudier au Nouveau-Brunswick y restent par la suite?
Do you also know the percentage of francophones who come
to New Brunswick who are still there five years later? And do you
know how many have left us as a result of a shortage of jobs?
De plus, quant aux immigrants francophones qui viennent au
Nouveau-Brunswick, connaissez-vous le pourcentage de ceux qui
sont encore chez nous cinq ans plus tard? Et savez-vous combien
nous en avons perdu à cause du manque d’emplois?
Ms. Gaudet: I have to say that is a very good question. I will
begin with the question on our cooperation with the Université de
Moncton and the schools.
Mme Gaudet : C’est une très bonne question, je dois vous dire.
Je vais commencer avec la question concernant notre
collaboration avec l’Université de Moncton et les écoles.
Yes, we have a good network. I do not have the statistics, but I
know we have managed to attract approximately 12 per cent of
the population in the past five years.
Oui, on a un beau réseau. Je n’ai pas les statistiques, mais je
sais qu’on a réussi, dans les cinq dernières années, à attirer
environ 12 p. 100 de la population.
As you know, we represent 33 per cent of the population of
New Brunswick, but the percentage has just fallen below the
33 per cent level, and that is dangerous because the level is
eroding. Why? A number of factors are involved. The first is the
declining birth rate, and the second the incredible exodus of
young people who leave to work in the west, followed by their
families.
Vous savez, au Nouveau-Brunswick, on représente 33 p. 100
de la population. Mais le pourcentage vient de passer sous la
barre des 33 p. 100, et c’est dangereux, parce qu’il y a une érosion
qui se fait. Pourquoi? Il y a plusieurs facteurs; tout d’abord, la
dénatalité, et ensuite, l’exode incroyable des jeunes qui vont
travailler dans l’Ouest, suivis de leurs familles.
There is also aging. Yes, we are the Canadian province with the
oldest inhabitants. We are achieving critical mass. Ontario is said
to have the largest francophone population, which is true, but we
have the largest percentage of francophones in our province;
33 per cent gives us political power. We are the only officially
bilingual province in Canada. To my mind, that is a unique model
that distinguishes us.
Il y a aussi le vieillissement. Oui, nous sommes la province
canadienne où l’âge des habitants est le plus élevé. On atteint la
masse critique. On parle de l’Ontario qui a la plus grande
population francophone, ce qui est vrai. Mais on a la plus grande
proportion de francophones dans notre province. Le nombre de
33 p. 100 nous confère un pouvoir politique. On est la seule
province officiellement bilingue au Canada. Pour moi, c’est un
modèle unique qui nous distingue.
We are definitely concerned about this erosion factor. As you
know, science has determined that the critical mass varies from
28 per cent to 35 per cent. If we fall below 28 per cent, I am not
sure we will still have an officially bilingual province in 100 years.
That is very, very important for us. We must meet the challenges
we are facing with francophone immigration.
Il est certain que nous sommes préoccupés par ce facteur
d’érosion. Vous savez, la science a établi la masse critique variant
de 28 à 35 p. 100. Si on descend sous les 28 p. 100, je ne suis pas
certaine qu’on aura encore une province officiellement bilingue
dans 100 ans. Pour nous, c’est très, très, très important. Il faut
résoudre ces défis auxquels nous faisons face avec l’immigration
francophone.
As regards statistics, I cannot tell you how many students we
have managed to retain. We have requested those statistics, but
they are not available. We are compiling them, and I hope I will
have statistics to present to you the next time we come before the
committee, but they are not yet available.
En ce qui concerne les statistiques, je ne peux pas vous dire
combien d’étudiants on a réussi à retenir. On a demandé ces
statistiques, mais elles ne sont pas disponibles. On est en train de
les compiler. J’espère que la prochaine fois que je viendrai devant
le comité, j’aurai des statistiques à vous présenter, mais elles ne
sont pas toujours disponibles.
9-6-2014
Langues officielles
7:51
Senator Poirier: Mr. Vaillancourt, you mentioned that Ontario
takes in more than 50 per cent of French-speaking immigrants
outside Quebec. Of that 50 per cent, how many have said their
first port of entry was Ontario? And how many of those who
came from another province came to Ontario because there were
more job opportunities?
La sénatrice Poirier : Monsieur Vaillancourt, vous avez
mentionné que l’Ontario reçoit plus de 50 p. 100 des
immigrants d’expression française hors du Québec. De ces
50 p. 100, combien ont dit que leur première porte d’entrée était
l’Ontario? Et combien de ceux qui venaient d’une autre province
sont venus en Ontario parce qu’il y avait plus d’occasions
d’emplois?
Mr. Vaillancourt: As Ms. Gaudet said, that is a good question,
but I do not have the statistics. We could get some answers. . .
M. Vaillancourt : Comme Mme Gaudet le dit, la question est
bonne, mais je n’ai pas les statistiques. On pourrait obtenir des
réponses...
Senator Poirier: Could send them to the committee?
La sénatrice Poirier : Pourriez-vous les envoyer au comité?
Mr. Vaillancourt: We will try to find answers to those
questions.
M. Vaillancourt : On va essayer de trouver une réponse à ces
questions.
However, with your permission, I would like to add two points.
I cited the example of the regional immigration network, which is
part of the national network. The centre-southwest network
includes the Toronto-Windsor corridor, the peninsula and the
Sarnia region. When we talk about collaboration in this network,
we have to work with 108 municipalities over an area of
400 square kilometres. I say that with some assurance because I
was assistant deputy minister of education in another life, and the
school boards in that region have to work with 108 municipalities.
Try to imagine coordinating the implementation of best practices
for immigrants, because we have francophones in those
108 communities. It is not easy to work with majority
anglophone communities. In Ontario, the AFO has been more
interested in playing this role in the past few years in order to
promote coordination because many community groups need to
be supported and brought up to speed. It is a major challenge to
work with municipalities.
Cependant, si vous me le permettez, j’aimerais rajouter deux
choses. Je donnais l’exemple du réseau régional pour
l’immigration qui fait partie du réseau national. Le réseau du
Centre-Sud-Ouest comprend le corridor de Toronto à Windsor,
en passant par la péninsule et par la région de Sarnia. Lorsqu’on
parle de collaboration pour ce réseau, il faut travailler avec
108 municipalités sur un territoire de 400 kilomètres. Je le dis avec
assurance, parce que, dans mon autre vie, j’étais sous-ministre
adjoint de l’Éducation, et les conseils scolaires dans cette région
doivent travailler avec 108 municipalités. Essayez d’imaginer
coordonner la mise en œuvre de pratiques exemplaires pour les
immigrants. Parce qu’on a des francophones dans ces
108 collectivités. Ce n’est pas évident de travailler avec des
collectivités majoritairement anglophones. En Ontario, depuis
quelques années, l’assemblée s’intéresse davantage à jouer ce rôle
pour favoriser la coordination, parce que plusieurs groupes
communautaires ont besoin d’appui et d’être mis au parfum. Il y a
un grand défi à travailler avec les municipalités.
The last point concerns the francophonie of tomorrow, and
here I am going to repeat the remarks that you no doubt heard the
Commissioner of Official Languages make: the francophone host
community in Ontario, and across Canada, is working to recruit,
retain and integrate francophone immigrants in the communities.
The fact nevertheless remains that, if we say that linguistic duality
and official languages are part of our Canadian identity,
governments have a leading role to play, and the majority
group has a leading role to play, in ensuring that the linguistic
minority takes its place and prospers over the years.
Le dernier point touche à la francophonie de demain, et je vais
emprunter les paroles que vous avez sans doute entendu
prononcer par le commissaire aux langues officielles : la
communauté d’accueil francophone en Ontario, comme partout
au Canada, travaille à recruter, à retenir et à intégrer les
immigrants francophones dans les communautés. Il n’en reste
pas moins que, si on dit que la dualité linguistique, les langues
officielles font partie de notre identité canadienne, les
gouvernements ont un rôle de premier plan à jouer, et le groupe
majoritaire a un rôle de premier plan à jouer pour s’assurer que la
minorité linguistique prend sa place et prospère au fil des ans.
The Assemblée de la francophonie de l’Ontario celebrated its
104th anniversary in early June. We want to be around to
celebrate our 200th and 300th anniversaries with a vibrant
community, and I offer the same wish for my colleagues from the
other provinces.
L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario a fêté ses 104 ans
au début juin; on veut être là pour fêter le 200 e et le
300e anniversaire avec une communauté vibrante, et je souhaite
la même chose à mes collègues des autres provinces.
Ms. Gaudet: I forgot to answer your question on the potential
pool of students. You wanted to know whether they want to stay.
A new trend has emerged since the changes were made because
they know very well that it may now be easier for them to work
and subsequently to apply for permanent residence.
Mme Gaudet : J’ai omis de répondre à votre question sur le
bassin potentiel des étudiants et étudiantes. Vous vouliez savoir
s’ils veulent rester ou non. Il y a une nouvelle tendance, depuis les
changements, parce qu’ils savent très bien que, maintenant, il est
peut-être plus facile pour eux de travailler et de demander ensuite
une résidence permanente.
7:52
Official Languages
9-6-2014
Since I am a professor at the university, I live there and see
what goes on there. There is increasing interest among students
who come from francophone African countries and elsewhere.
However, our employers are at times somewhat reluctant to hire
them. We have trouble placing our students for work terms. We
have a lot of education and awareness-raising to do.
Je suis professeure à l’université, j’y vis et je vois ce qui s’y
passe. Il y a de plus en plus d’intérêt de la part des étudiants et
étudiantes qui proviennent des pays africains francophones ou
d’ailleurs. Cependant, nos employeurs sont parfois un peu frileux
à les embaucher. On a du mal à placer nos étudiants et étudiantes
dans le cadre de stages. On a beaucoup d’éducation, de
conscientisation à faire.
New Brunswick is not a traditional immigrant host province.
This is quite a recent phenomenon. Consequently, as you will
understand, there is a lot of work to do. It is not like Ontario,
which has been welcoming immigrants for a long time.
Le Nouveau-Brunswick n’est pas une province traditionnelle
d’accueil d’immigrants. Ce phénomène est assez récent. Vous
comprenez donc qu’il y a beaucoup de travail. Ce n’est pas
comme l’Ontario, qui accueille des immigrants et immigrantes
depuis longtemps.
We have a lot of work to do to increase awareness among our
employers and to invite them to open their doors a little wider to
our students so that they can eventually find work. Consequently,
we must create jobs. We know we cannot attract, much less retain,
immigrants if they cannot find work. They will go wherever they
can find it. On that issue, we are working in close cooperation
with the Réseau de développement économique et d’employabilité
du Canada to try to find solutions to this problem.
On a beaucoup de travail à faire pour sensibiliser nos
employeurs et les inviter à ouvrir les portes un peu plus grandes
à nos étudiants et étudiantes, afin que ces gens puissent
éventuellement se trouver du travail. Alors, il faut de la création
d’emplois. On sait qu’on ne peut pas attirer des immigrants ou des
immigrantes s’ils ne peuvent pas se trouver du travail, et encore
moins, les retenir. Ils iront là où ils peuvent travailler. À ce
chapitre, on travaille en étroite collaboration avec le Réseau de
développement économique et d’employabilité du Canada pour
essayer de trouver des solutions à cette problématique.
Senator Chaput: I have a specific question for each of the
witnesses concerning their initial presentations.
La sénatrice Chaput : J’ai une question ciblée pour chacun des
témoins en rapport à leurs présentations initiales.
I will start with Mr. Vaillancourt. In your presentation, you
talked about second-language training, English-language learning
that is offered free of charge to newcomers.
Je commencerai avec M. Vaillancourt. Dans votre
présentation, vous avez parlé de la formation langue seconde,
de l’apprentissage en anglais qui est offert gratuitement aux
nouveaux arrivants.
When did you start that practice in Ontario? Who is
responsible for it and who pays for it?
Quand avez-vous commencé cette pratique en Ontario? Qui en
est responsable et qui en assume les coûts?
Mr. Vaillancourt: It started in fall 2013. It was announced by
the government and it is under the responsibility of the Ministry
of Education, and colleges and universities.
M. Vaillancourt : C’est commencé depuis l’automne 2013, cela
a été annoncé par le gouvernement et c’est sous la responsabilité
du ministère de l’Éducation, et des collèges et universités.
Senator Chaput: So every francophone immigrant. . .
La sénatrice Chaput : Donc tout immigrant francophone...
Mr. Vaillancourt: Every francophone immigrant wishing to
learn English as a second language may do so at an institution.
M. Vaillancourt : Tout immigrant francophone voulant
apprendre l’anglais langue seconde peut le faire dans une
institution.
The school boards can give this course, as well as the colleges
and universities. The course is free for francophone immigrants.
Les conseils scolaires peuvent donner ce cours, ainsi que les
collèges et les universités. Pour l’immigrant francophone, le cours
est gratuit.
The downside to this strategy is that the anglophone
institutions can give the course as well, and the community
issue is a problem that we have reported to the ministry. This is a
very recent initiative.
Le petit bémol dans cette stratégie, c’est que les institutions
anglophones peuvent le donner aussi, et le référant
communautaire est un problème qu’on a signalé d’ailleurs au
ministère. L’initiative est toute récente
Senator Chaput: How many francophone immigrants would
you say are taking advantage of this offer?
La sénatrice Chaput : Combien d’immigrants francophones,
diriez-vous, profitent de cette offre?
Mr. Vaillancourt: That is a good question. We do not really
have the figures. We could give you an idea, but this is
coordinated by the colleges and universities through their
programs and by the Ministry of Education for the school boards.
M. Vaillancourt : C’est une bonne question. On n’a pas
vraiment les chiffres. On pourrait vous donner une idée, mais
c’est coordonné par les collèges et les universités par
l’intermédiaire de leurs programmes, et par le ministère de
l’Éducation pour les conseils scolaires.
9-6-2014
Langues officielles
Senator Chaput: Thank you. Ms. Gaudet, you mentioned in
your presentation that incentive programs to encourage
employers to hire immigrants would be a good idea. That was
even one of your recommendations. Does this concern economic
immigration?
Ms. Gaudet: Yes, absolutely.
Senator Chaput: Would that also involve university students?
Ms. Gaudet: Yes.
7:53
La sénatrice Chaput : Je vous remercie. Madame Gaudet, dans
votre présentation, vous avez mentionné le fait que des
programmes incitatifs pour encourager les employeurs à
embaucher les immigrants seraient avantageux. Il s’agissait
même de l’une de vos recommandations. Cela touche
l’immigration liée à l’économie?
Mme Gaudet : Oui, tout à fait.
La sénatrice Chaput : Est-ce que cela toucherait aussi les
étudiants universitaires?
Mme Gaudet : Oui.
Senator Chaput: Do you have any employer incentives to
suggest? Do you think the language factor may be a disadvantage
if immigrants do not speak English?
La sénatrice Chaput : Avez-vous des suggestions d’incitatifs
pour encourager les employeurs? Selon vous, le facteur de la
langue peut-il être un désavantage si l’immigrant ne parle pas
l’anglais?
Ms. Gaudet: Yes. The majority of employers in a province like
New Brunswick are obviously anglophone, and English is the
language of work. That is a piece of information that we give
immigrants when we recruit in foreign countries. We advise them
to start taking language courses immediately to assist in their
integration. They can also take language courses once they have
arrived in Canada.
Mme Gaudet : Oui. Évidemment, dans une province comme le
Nouveau-Brunswick, la majorité des employeurs sont
anglophones et la langue de travail est l’anglais. C’est une
information que l’on donne aux immigrants et aux immigrantes
lorsque l’on fait du recrutement dans les pays étrangers. On leur
conseille de commencer à suivre des cours de langue
immédiatement afin de favoriser leur intégration. Ils peuvent
aussi suivre des cours de langue une fois arrivés au pays.
It is possible to live in French in certain regions, and
completely if you go to the Acadian Peninsula region and the
Edmundston area. In some regions, people can live entirely in
French. In many cases, these people speak no English. However,
if they settle in English-dominant centres, the more urban centres
such as Moncton, Miramichi, Bathurst and Saint John, they have
to learn English, and we give language courses.
Il est possible de vivre en français dans certaines régions, et
complètement si vous allez dans la région de la péninsule
acadienne et dans la région d’Edmundston. Dans certaines
régions, on peut vivre en français à 100 p. 100. Souvent, ces
gens ne parlent pas l’anglais du tout. Cependant, si on s’installe
dans les centres anglo-dominants, soit les centres plus urbains —
Moncton, Miramichi, Bathurst, Saint-Jean — il faut apprendre
l’anglais, et on donne des cours de langue.
In general, immigrants speak some English when they arrive.
Whether we like it or not, English is the international language,
the language of technology. Consequently, they already have a
certain base. Some of them obviously need to take courses in
order to fit into the community to a greater degree.
En général, lorsqu’ils arrivent, les immigrants parlent un peu
anglais. L’anglais, qu’on le veuille ou non, est la langue
internationale, la langue de la technologie. Ils ont donc déjà une
certaine base. Évidemment, il y en a qui ont besoin de suivre des
cours pour mieux s’intégrer à la communauté.
Senator Chaput: What incentives do you suggest should be
used to interest employers?
La sénatrice Chaput : Quels incitatifs suggérez-vous pour
intéresser les employeurs?
Ms. Gaudet: First of all, we should offer training on diversity
in the workplace. We should also inform employers about how to
welcome immigrants, give them information on the people they
are welcoming as well, and inform them about the attitude they
should adopt in helping their immigrant employees integrate.
Some immigrants have skills and a much higher level of education
than the people working in those businesses. Employers must be
given resources so that they can offer training to their employees.
Mme Gaudet : Offrir une formation sur la diversité en milieu
de travail, premièrement. Informer les employeurs sur la façon
d’accueillir des immigrants. Leur donner de l’information sur les
gens qu’ils accueillent aussi. Les informer de la bonne attitude qui
permettra d’aider leurs employés immigrants à bien s’intégrer.
Certains immigrants ont des compétences et un niveau
d’éducation beaucoup plus élevé que les gens qui travaillent
dans ces entreprises. Il faut aussi donner des ressources aux
employeurs pour qu’ils puissent offrir la formation à leurs
employés.
Perhaps we could offer tax incentives as well.
On pourrait peut-être offrir des incitatifs de taxation
également.
7:54
Official Languages
Senator Chaput: I am asking these questions so that the
committee can make recommendations to support the
communities across Canada.
Ms. Gaudet: You are asking good questions.
Senator Chaput: Ms. Coombs, you mentioned that students —
I think you said ‘‘foreign’’ students — constitute the largest class
in your province. Did you say that?
Ms. Coombs: Yes.
9-6-2014
La sénatrice Chaput : Si je vous pose ces questions, c’est pour
que le comité fasse des recommandations pour appuyer les
communautés à travers le Canada.
Mme Gaudet : Vous posez de bonnes questions.
La sénatrice Chaput : Madame Coombs, vous avez mentionné
que les étudiants — je pense que vous avez dit « étrangers » —,
composaient la catégorie la plus importante dans votre province.
Avez-vous dit cela?
Mme Coombs : Oui.
Senator Chaput: What happens to those foreign students, who
represent the largest class in your province? Are they students
who already speak French or anglophone students who speak no
French? What do you do with those students, particularly if they
fall into the largest class? What does the francophone community
do?
La sénatrice Chaput : Qu’arrive-t-il avec ces étudiants étrangers
qui représentent la catégorie la plus importante dans votre
province? Est-ce que ce sont des étudiants qui parlent déjà
français ou des étudiants anglophones qui ne parlent pas français?
Que faites-vous avec ces étudiants, surtout s’ils font partie de la
catégorie la plus importante? Comment fait la communauté
francophone?
Ms. Coombs: That is something we should focus on even more.
The only university in Newfoundland and Labrador is
anglophone. We have no information on the number of
students who speak French. There are some, because we meet
them.
Mme Coombs : Voilà une chose à laquelle nous devons nous
intéresser encore plus. La seule université à Terre-Neuve-etLabrador est anglophone. Nous n’avons pas de données sur le
nombre d’étudiants qui parlent français. Il y en a, parce qu’on les
rencontre.
There is also an agreement with the Université de Saint-Pierreet-Miquelon to make spaces available to those students, who will
pay the same tuition fees as Canadians. That is a measure that
was taken to make foreign students aware of the possibility of
coming here. The other aspect is that they would like to go to
Saint-Pierre-et-Miquelon, which is located 25 kilometres off our
shores, and where the francophone population of the archipelago
is twice as large as that of Newfoundland and Labrador.
Il y a aussi un accord avec l’université de Saint-Pierre-etMiquelon pour offrir des espaces à des étudiants qui paieront les
mêmes frais de scolarité que les Canadiens. C’est une mesure qui a
été prise pour sensibiliser les étudiants étrangers à venir ici.
L’autre aspect, c’est qu’ils souhaitent aller à Saint-Pierre-etMiquelon, qui se trouve à 25 kilomètres seulement de chez nous,
et où il y a deux fois la population francophone de Terre-Neuveet-Labrador sur cet archipel.
I believe that anglophones still work in the recruitment field,
and they need the help and guidance of the francophone
communities and provincial government representatives who
speak French.
Je crois que ce sont encore des anglophones qui travaillent dans
le domaine du recrutement, et ils ont besoin de l’aide et de
l’accompagnement des communautés francophones ou des
représentants du gouvernement provincial qui parlent français.
Senator Chaput: Are you in touch with the anglophone
university in your province? Do you work closely with it?
La sénatrice Chaput : Êtes-vous en communication avec
l’université anglophone chez vous? Travaillez-vous de près avec
elle?
Ms. Coombs: Yes, we work with it, particularly with the
department of French and Spanish studies, but also with the
international recruitment department. Unfortunately, we have
not resumed the project we conducted two years ago because
provincial funding was cut, and our CIC funding will not allow us
to travel outside Canada, even though it is just to Saint-Pierre-etMiquelon. It is not a matter of funding for us, but rather of
flexibility and of what we can do with it.
Mme Coombs : Oui, on travaille avec elle, surtout avec le
département des études françaises et espagnoles, mais aussi avec le
département de recrutement à l’international. Malheureusement,
on n’a pas repris le projet qu’on a fait il y a deux ans, car le
financement a été réduit au plan provincial, et notre financement
de la part de CIC ne nous permet pas de voyager à l’extérieur du
Canada, même si c’est simplement à Saint-Pierre-et-Miquelon.
Pour nous, ce n’est pas une question de financement, mais plutôt
de flexibilité, et de ce qu’on peut faire avec cela.
Senator Chaput: I obviously must not neglect Manitoba.
Mr. Ka, you said something that really surprised me. You said
that Accueil des immigrants francophones in Saint-Boniface is no
longer allowed to offer services to international students, that the
international students arriving in Manitoba who study at the
Université de Saint-Boniface no longer have access to certain
La sénatrice Chaput : Je ne dois pas négliger le Manitoba,
évidemment. Monsieur Ka, vous avez mentionné quelque chose
qui m’a vraiment étonnée. Vous avez bien dit que l’Accueil des
immigrants francophones, à Saint-Boniface, n’a plus le droit
d’offrir des services aux étudiants internationaux, que les
étudiants internationaux qui arrivent au Manitoba, qui étudient
9-6-2014
Langues officielles
7:55
reception services. Can you explain to us what kinds of reception
services it previously offered them and, if you know, why it can no
longer offer them to international students?
à l’Université de Saint-Boniface, n’ont plus accès à certains
services de l’accueil? Pouvez-vous nous expliquer quels genres de
services l’accueil pouvait leur offrir auparavant et pourquoi, si
vous le savez, il ne peut plus les offrir aux étudiants
internationaux?
Mr. Ka: First, they have not been allowed to offer them since
the four pillars were introduced under the new policy that the
government has implemented. People are now specially trained to
do that. Reception is no longer allowed to do it. The same is true
in the universities. It is the new rule.
M. Ka : D’abord, ils ne peuvent plus les offrir depuis
l’instauration des quatre piliers de la nouvelle politique que le
gouvernement a mise en œuvre; il y a des gens spécifiquement
formés pour le faire dorénavant. L’accueil n’a plus le droit de le
faire. C’est la même chose dans les universités. C’est la nouvelle
règle.
Senator Chaput: Where is it done now?
La sénatrice Chaput : Cela se fait où maintenant?
Mr. Ka: People are trained for that.
M. Ka : Des gens sont formés pour cela.
Senator Chaput: Where are they?
La sénatrice Chaput : Ils sont où?
Mr. Ka: In the communities. That is to say that the
communities can pay to be accredited. I have to say I think it is
a good policy. Why? Because there was a lot of fraud; there were a
lot of immigrant consultants who cheated, and consultants must
now be accredited under the new act. I believe it costs between
$5,000 and $10,000 to qualify. The price includes training. In
short, international students now have to take this program, if I
am not mistaken. What is certain is that no one in the universities
is allowed to do it. It used to be easier because, when immigrants
had problems, they went to reception and we helped them
complete their forms, all to facilitate their process until they had
earned their degrees and found a job.
M. Ka : Dans les collectivités. C’est-à-dire que les collectivités
peuvent payer pour l’accréditation. Je crois que c’est une bonne
politique, il faut le dire. Pourquoi? Parce qu’il y avait beaucoup de
fraudes, il y avait beaucoup de consultants en immigration qui
trichaient et, avec cette nouvelle loi, les consultants doivent être
accrédités. Cela coûte entre 5 000 $ et 10 000 $, je crois, pour
avoir le droit de le faire. Ce prix inclut la formation. Bref, les
étudiants internationaux doivent maintenant passer par ce
programme, si je ne m’abuse. Ce qui est certain, c’est que
personne dans les universités n’a le droit de le faire. Avant, c’était
plus facile, car les immigrants, lorsqu’ils avaient des problèmes, ils
allaient à l’accueil et on les aidait à remplir leurs formulaires, tout
cela pour faciliter leur processus jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur
diplôme et se trouvent du travail.
These changes penalize the communities to the extent that this
was one way for us to make these students aware of the possibility
that they could stay. Although we have a lot of other things, with
a nod to Ontario, we have been giving the English course for
nearly 10 years. It is called the Entry Program. It is a kind of
bridge that all immigrants can take, wherever they come from.
They have to take a provincial government French and English
test to determine their proficiency levels. Everyone whose levels
are not up to scratch is placed free of charge. We are much more
advanced in Manitoba. Although they have the numbers, we have
the quality.
Ces changements pénalisent les collectivités dans la mesure où
il s’agissait d’une voie pour nous de sensibiliser ces jeunes à rester.
Bien que nous ayons beaucoup d’autres choses, pour faire un clin
d’œil à l’Ontario, le cours d’anglais, on le donne depuis presque
10 ans. Cela s’appelle Entry Program. C’est une sorte de
passerelle par laquelle tous les immigrants passent, peu importe
d’où ils proviennent. Ils doivent faire un test de français et
d’anglais du gouvernement provincial pour établir leur niveau de
connaissance. Si le niveau n’est pas adéquat, tout le monde est
placé gratuitement. Au Manitoba, on est beaucoup plus avancé.
Bien qu’ils aient le nombre, nous, on a la qualité.
Mr. Vaillancourt: Well said.
Ms. Gaudet: On the reception question, we at the university are
allowed to welcome students and offer them services. What we are
not allowed to do is recruit outside Canada by using the
immigrant base and inviting candidates to come to New
Brunswick, telling them they can eventually become citizens or
permanent residents. Of course, we have a reception service for
international students who choose to come and study at our
universities, but we are not allowed to sell the idea of
immigration.
Mr. Ka: Exactly.
M. Vaillancourt : Bien dit.
Mme Gaudet : Sur la question de l’accueil, à l’université, on a
le droit d’accueillir les étudiants et de leur offrir des services. Ce
qu’on n’a pas le droit de faire, c’est de recruter à l’étranger en se
servant de la base de l’immigration et en les invitant à venir chez
nous, en leur disant qu’ils pourront éventuellement devenir
citoyens ou résidents permanents. Lorsque les gens choisissent
de venir étudier dans nos universités, bien sûr, on a un service
d’accueil pour les étudiants internationaux, mais on n’a pas le
droit de vendre l’idée de l’immigration.
M. Ka : Exactement.
7:56
Official Languages
Senator Champagne: Mr. Ka, I have a question that takes us
back to the first sentence, or nearly so, that you spoke today. You
are Chair of the Société franco-manitobaine, but you are not
considered a francophone?
9-6-2014
La sénatrice Champagne : Monsieur Ka, j’ai une question qui
nous ramène à la première phrase ou à peu près que vous avez dite
aujourd’hui. Vous êtes président de la Société francomanitobaine, mais vous n’êtes pas considéré comme francophone?
Mr. Ka: That is correct.
M. Ka : C’est exact.
Senator Champagne: Explain that to me. I do not understand.
La sénatrice Champagne : Expliquez-moi, je ne comprends pas.
Mr. Ka: That is because the way in which francophones are
counted has an impact on me. To be francophone, according to
the provincial government’s new laws, French has to be your
mother tongue. French is not my mother tongue, but the official
language of the country I am from.
M. Ka : C’est parce que la manière de comptabiliser les
francophones a un impact sur moi. Pour être francophone,
selon les nouvelles lois du gouvernement provincial, il faut que le
français soit votre langue maternelle. Le français n’est pas ma
langue maternelle, mais la langue officielle chez moi.
When I complete the Statistics Canada forms, where they ask
what your mother tongue is, I do not select French. Instead I
indicate Wolof, since I come from Senegal. French is the official
language in my country. Consequently, Manitoba has one less
francophone, and that has an impact on the grants we receive in
this area. There are a lot of similar cases across Canada, people
who are not considered francophones based on that criterion.
There is French, mother tongue, and French spoken in the home,
whereas I went to a French-language day care and I work in
French. Everyone works in French where I am from. It is the
official language, the langue of work.
Lorsque je remplis les formulaires de Statistique Canada, là où
on demande la langue maternelle, je ne choisis pas le français,
j’indique plutôt le wolof, puisque je viens du Sénégal. Le français
chez moi est la langue officielle. À partir de ce moment, le
Manitoba a un francophone de moins et cela a un impact sur les
subventions que nous recevons en ce sens. Il y a beaucoup de cas
similaires à travers le Canada, des gens qui ne sont pas considérés
comme francophones en vertu de ce critère. Il y a le français,
langue maternelle, et le français parlé à la maison, alors que j’ai
été à la garderie en français et que je travaille en français. Chez
nous, tout le monde travaille en français. C’est la langue officielle,
la langue de travail.
Senator Champagne: I went to a meeting of the Assemblée des
parlementaires de la Francophonie, the APF, in Senegal, the
home of Abdou Diouf and many others. Senegal is a country
where French is spoken everywhere, or virtually everywhere.
La sénatrice Champagne : Je suis allée au Sénégal lors d’une
réunion de l’Assemblée des parlementaires de la Francophonie
(APF), le pays d’Abdou Diouf et de bien d’autres. Le Sénégal est
un pays où le français se parle partout ou presque.
At an APF meeting in Winnipeg two or three years ago,
Manitoba government representatives came to see us. Even the
premier joined us. They explained to us that Manitoba has a
special program under which it even brings in people from
overseas to show them what it would be like if they came and
settled in Manitoba. So, they could inquire about the economy,
employment and so on. They are brought in so they can see
everything that can be offered to them.
Lors d’une réunion de l’APF qui s’était tenue à Winnipeg il y a
deux ou trois ans, étaient venus nous voir des représentants du
gouvernement du Manitoba; même le premier ministre s’était
joint à nous. On nous expliquait que le Manitoba a un
programme spécial dans le cadre duquel il fait même venir des
gens de l’étranger pour leur montrer ce que ce serait s’ils venaient
s’établir au Manitoba. Donc, ils pouvaient s’informer sur le plan
économique, du travail, et cetera. On les amène pour qu’ils voient
tout ce que l’on peut leur offrir.
Mr. Ka: Those are exploratory visits to Manitoba. When we
recruit, we invite you to come and see what we have in Manitoba.
We organize hundreds of exploratory visits every year. When
people come on an exploratory visit, the provincial government
strategy is to put visitors in touch with employers and universities
and to explain to them what they can do. They come for three or
four weeks and are housed. Then they return home and everyone
comes back to Manitoba. That is why I was talking about
qualifications earlier; that is one of the strategies.
M. Ka : Ce sont des visites exploratoires au Manitoba. Lors du
recrutement, on vous donne une carte d’invitation à venir voir ce
qu’il y a chez nous. Chaque année, on organise des centaines de
visites exploratoires. Lorsque les gens viennent en visite
exploratoire, la stratégie du gouvernement provincial est de
mettre les visiteurs en contact avec les employeurs et les
universités et de leur expliquer ce qu’ils peuvent faire. Ils
viennent pendant trois ou quatre semaines et ils sont logés.
Ensuite, ils retournent chez eux et tout le monde revient au
Manitoba. C’est pour cela que je parlais des qualités, tout à
l’heure; c’est l’une des stratégies.
Senator Champagne: That surprised me because I had no idea
that kind of program existed, and it was the premier and one of
his ministers who came to meet with all the people. There were
people from all the provinces of Canada, parliamentarians from
everywhere. I was very surprised that people were invited so that
La sénatrice Champagne : Cela m’avait étonnée, car je n’avais
aucune idée que ce genre de programme existait, et c’était le
premier ministre et l’un de ses ministres qui étaient venus
rencontrer tous les gens. Il y avait des gens de toutes les
provinces du Canada, des parlementaires de partout. J’avais été
9-6-2014
Langues officielles
7:57
they could be given a good idea of what life would be like here if
they decided to come. When you said shortly afterward that you
were not considered a francophone, I really had no idea what you
meant, but now you have enlightened me.
très étonnée qu’on invite les gens pour leur donner une bonne idée
de ce que serait la vie ici s’ils décidaient de venir. Quand vous avez
dit peu après que, vous n’étiez pas considéré comme francophone,
là vraiment, je n’y comprenais plus rien. Mais voilà, vous avez
éclairé ma lanterne.
Mr. Vaillancourt, the Assemblée de la francophonie de
l’Ontario does a lot of work. You did me the honour of putting
me on your list of people to whom you send information on
everything you do, and not a week goes by that nothing happens
at the AFO. The AFO representative did an excellent job. I
wanted to thank you. I consider it an honour that you have put
me on your list, and I want you to know I carefully read what you
say every time.
Monsieur Vaillancourt, l’Assemblée de la francophonie de
l’Ontario fait beaucoup de travail. Vous m’avez fait l’honneur de
m’inscrire sur votre liste des gens à qui vous envoyez des
renseignements sur tout ce que vous faites, et il n’y a pas une
semaine où il n’y a pas quelque chose qui se passe à l’Assemblée
de la francophonie de l’Ontario. La représentante à l’AFO a fait
de l’excellent travail. Je voulais vous remercier. Je considère
comme un honneur que vous m’ayez inscrite sur votre liste, et
sachez que je vous lis avec beaucoup de soin chaque fois.
Ms. Gaudet, you talked about the importance of job creation
in retaining people who come to Canada.
Madame Gaudet, vous parliez de l’importance de la création
d’emplois pour retenir les gens qui arrivaient chez nous.
I am going to blow my own trumpet by telling you that my son
will be creating jobs in Moncton. He has had a company in
Montreal for many years and has had a lot of time on his hands
over the past 8, 9 or 10 months. He owns a post-production
company. So he was doing colour corrections, editing and so on
for films and television programs and had a lot of requests from
various companies in New Brunswick. He took one exploratory
trip and then a second one, and I know that he is there today and
will be renting an office and then trying to obtain assistance to put
the necessary equipment in place so that he can do part of the
work there, even if it means sending the rest back to the Montreal
office, which is well equipped. That will create jobs.
Je vais me pousser du col en vous disant que mon fils va créer
des emplois à Moncton. Il a une compagnie à Montréal depuis
plusieurs années et, au cours des huit, neuf ou dix derniers mois, il
avait beaucoup de temps. Il est propriétaire d’une maison de
postproduction. Alors il faisait des corrections de couleur, des
montages, et cetera pour les films et les émissions de télévision. Il
avait beaucoup de demandes de différentes compagnies au
Nouveau-Brunswick. Il a fait un voyage d’exploration puis un
deuxième, et je sais qu’aujourd’hui, il est là, et il louera un bureau
pour ensuite essayer d’obtenir de l’aide pour mettre l’équipement
nécessaire en place pour faire une partie du travail là-bas, quitte à
renvoyer le reste au bureau de Montréal, qui est bien équipé. Cela
créera des emplois.
The reason why Moncton has become an attractive place for
him is that the universities in the region offer no film or editing
courses. Consequently, work was being sent to Montreal, and he
found the situation a bit complicated. Then he came up with the
idea of opening an office there, and that is what he is doing. This
will create jobs, but he will have to train people, because they do
not graduate from university with the necessary degrees, or else he
will enlist people in Quebec and take them there. That will not
create jobs, but it will take other francophones or bilingual people
to Moncton.
La raison pour laquelle Moncton est devenue un endroit
intéressant pour lui, c’est qu’il n’y a pas de cours dans les
universités de cette région où on enseigne le cinéma, le montage.
Donc, on envoyait les choses à Montréal, et il trouvait que c’était
un peu compliqué. C’est là que l’idée lui est venue d’ouvrir un
bureau là-bas, et c’est ce qu’il est en train de faire. Cela va créer
des emplois, mais il devra entraîner des gens, parce qu’ils ne
sortiront pas de l’université avec les diplômes nécessaires. Ou
alors, il prendra des gens qui sont au Québec et les y amènera.
Cela ne créera pas d’emploi, mais amènera d’autres francophones
ou personnes bilingues à Moncton.
You said that job creation is one way to keep and retain your
immigrants and perhaps to attract others who have skills that
citizens normally would not have? Am I right?
Vous disiez que la création d’emplois est une bonne façon de
garder et de retenir vos immigrants, et peut-être d’en faire venir
qui auront des compétences que, normalement, les citoyens
n’auraient pas? Ai-je raison?
Ms. Gaudet: Yes, there is no training in that field. Some people
go to study at Quebec universities to acquire the necessary skills,
but much remains to be done, and we are barely scratching the
surface in that field. However, we have a very dynamic artistic
community in film and other artistic fields.
Mme Gaudet : Oui, en effet, il n’y a pas de formation dans ce
domaine chez nous. Il y a quand même des gens qui vont étudier
dans les universités québécoises pour se donner les compétences
nécessaires. Mais il y a encore beaucoup à faire, on en est à peine
aux balbutiements dans ce domaine. Mais on a une communauté
artistique très dynamique, que ce soit dans le domaine du
septième art ou d’autres domaines artistiques.
7:58
Official Languages
9-6-2014
I would strongly suggest that your son contact the Association
des artistes francophones. We have a very good network of
francophone organizations in New Brunswick.
Je suggérerais fortement que votre fils communique avec
l’Association des artistes francophones. Nous avons un très bon
réseau d’organismes francophones au Nouveau-Brunswick.
The SANB manages a forum for Acadian organizations and a
citizens’ forum. The organizations forum consists of
31 francophone organizations from all sectors. So, yes, there is
definitely room for people like him in the artistic community.
La SANB gère un forum pour les organismes acadiens et un
forum citoyen. Le forum des organismes compte 31 organismes
francophones qui proviennent de toutes les sphères d’activité.
Donc, oui, il est certain qu’il y a de la place pour des personnes
comme lui dans le milieu artistique.
As you know, Moncton is a city that is developing at quite a
good clip. I do not think I need to remind you that New
Brunswick is going through tough financial times. The province is
facing a lot of challenges in that area, and people who want to
come and create jobs are obviously welcome. Quebec can relocate
to New Brunswick and create jobs if it wishes; we will welcome it.
We will also welcome people, regardless of where they come from.
Comme vous le savez, Moncton est une ville qui se développe à
un rythme assez intéressant. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de
rappeler que, financièrement, le Nouveau-Brunswick traverse une
mauvaise période. La province a beaucoup de défis à relever à cet
effet, et les gens qui veulent venir y créer des emplois sont
évidemment les bienvenus. Le Québec peut déménager au
Nouveau-Brunswick et créer des emplois s’il le veut bien, on
l’accueillera. On accueillera aussi les gens, peu importe d’où ils
viennent.
Senator Champagne: With your permission, I will put him in
touch with you. I think that will facilitate matters for him and
provide you with someone who is qualified. He graduated from
Ryerson University in Toronto.
La sénatrice Champagne : Avec votre permission, je le mettrai
en contact avec vous. Je pense que cela lui facilitera les choses et
vous apportera quelqu’un de compétent. C’est un diplômé de
l’Université Ryerson, à Toronto.
Ms. Gaudet: Yes, absolutely. We can match him with people in
the field.
Mme Gaudet : Oui, tout à fait. On pourra le jumeler avec des
gens qui sont dans le domaine.
Senator Rivard: This is a question period, but these are more
comments and remarks that I would like to make. However, that
does not prevent you from asking me questions and telling me
whether I am out in left field. I would like to go back to
something that Mr. Vaillancourt said and that struck me. I am
going to reread a few lines:
Le sénateur Rivard : C’est une période de questions, mais ce
sont davantage des commentaires et des remarques que j’aimerais
faire. Cela ne vous empêche toutefois pas de me poser des
questions et de me dire si je suis dans le champ ou pas. J’aimerais
revenir sur quelque chose qu’a dit M. Vaillancourt et qui m’a
frappé. Je vais relire quelques lignes :
If Quebec represents the fort of the Canadian
francophonie, francophones outside Quebec are the
buttress that prevents Canada from being composed of
two linguistic groups attached solely to specific territories: a
French-speaking Quebec and an English-speaking rest of
Canada.
Si le Québec représente le fort de la francophonie
canadienne, les francophones hors Québec en représentent
le contrefort qui permet d’éviter un Canada composé de
deux groupes linguistiques liés uniquement à des territoires
spécifiques : un Québec français et le restant du Canada
anglais.
Now we can see that immigrants come here to settle and earn a
living. Quebec has been responsible for its immigration system for
several decades now, and the first condition for immigrating to
Quebec is adequate knowledge of the French language. The
second criterion is that applicants have 11 years of education or
the equivalent, and the third is that there be a labour shortage.
Maintenant, on constate qu’il y a des immigrants qui viennent
ici pour s’établir et pour gagner leur vie. Depuis quelques
décennies, le Québec est responsable de son immigration, et la
première condition pour immigrer au Québec, c’est d’avoir une
connaissance suffisante de la langue française. Le deuxième
critère, c’est d’avoir acquis 11 années de scolarité ou l’équivalent,
et le troisième, c’est la pénurie de main-d’œuvre.
In Canada, language is important, but it is less important for
francophone immigration because you are here to point out that
you are not getting the quota of francophones you would like to
settle in your provinces. As a Quebecer, I observed you as you
asked that the federal government introduce programs to
facilitate immigration. I think it is entirely legitimate to request
that. I would even go as far as to say that I share your opinion,
even though it goes somewhat against the interests of Quebec,
which has a power to attract francophone immigrants.
Pour ce qui est du Canada, la langue est importante, mais elle
est moins importante pour l’immigration francophone, parce que
vous êtes ici pour faire le constat que vous n’obtenez pas le quota
de francophones qui voudraient s’établir chez vous. En tant que
Québécois, je vous observe, alors que vous demandez que le
gouvernement fédéral mette en place des programmes pour
faciliter l’immigration. Je pense que c’est tout à fait légitime de
le demander. J’irais même jusqu’à dire que je partage votre
opinion, même si c’est un peu contre l’intérêt du Québec, qui
exerce un pouvoir d’attraction sur les immigrants francophones.
9-6-2014
Langues officielles
7:59
You can focus on students whose mother tongue is French. I
remember that, two years ago, we met some French citizens who
had come to Moncton to study. They told us they had fallen in
love with someone and with the province that had taken them in
and that they had decided to pursue careers there.
Vous pouvez vous concentrer sur les étudiants dont la langue
maternelle est le français. Je me souviens qu’à Moncton, il y a
deux ans, nous avons rencontré des Français qui étaient venus
étudier à Moncton. Ils nous ont dit être tombés en amour avec
quelqu’un, mais aussi avec la province qui les avait accueillis et ils
ont décidé d’y faire carrière.
Perhaps you are luckier because you are nearly equal to
Quebec in that respect. You attract students who very often fall in
love with someone and the country. However, you represent four
provinces. Correct me if I am wrong, but there is the University of
Ottawa, which is a bilingual university, the francophone
university in Saint-Boniface and the Université de Moncton in
New Brunswick.
Peut-être que, sur ce point, vous avez plus de chance, car vous
arrivez presque à égalité avec le Québec. Vous attirez les étudiants
qui, très souvent, deviennent amoureux de quelqu’un et du pays.
Par contre, vous représentez quatre provinces. Vous me corrigerez
si je me trompe. Il y a l’Université d’Ottawa qui est une université
bilingue, à Saint-Boniface, l’université est francophone, et au
Nouveau-Brunswick, il y a l’Université de Moncton.
Ms. Gaudet: Yes, the Université de Moncton, with its
campuses in Shippagan and Edmundston.
Mme Gaudet : Oui, l’Université de Moncton, avec ses campus
à Shippagan et à Edmundston.
Senator Rivard: If there were four or five francophone
universities in Ontario, perhaps French, Belgian or Senegalese
students would choose them. It is hard to take university-level
courses in a language other than your mother tongue. Quebec will
always have the advantage in that respect, but the fact remains
that foreign students find opportunities there and may well stay
after they complete their studies. In addition, the Canadian
government has amended its legislation to make it easier for
foreign francophone students and others to work, which was not
previously the case.
Le sénateur Rivard : S’il y avait quatre ou cinq universités
francophones en Ontario, peut-être que des Français, des Belges
ou des Sénégalais choisiraient ces universités. Au niveau
universitaire, il est difficile de suivre des cours dans une autre
langue que sa langue maternelle. Le Québec aura toujours
l’avantage sur ce fait, mais il reste que s’ils y trouvent des
opportunités, les étudiants étrangers risquent d’y demeurer après
leurs études. Il y a aussi le fait que le gouvernement canadien a
modifié sa loi pour permettre aux étudiants étrangers
francophones et aux autres de travailler plus facilement, ce qui
n’était pas le cas auparavant.
That is what I wanted to tell you. If you do not agree with my
comments, do not hesitate to say so because this is a discussion.
Voilà ce que je voulais vous dire. Si vous n’êtes pas d’accord
avec mes commentaires, n’hésitez pas, car il s’agit d’un échange.
Ms. Gaudet: I would like to add to your remarks. It should not
be forgotten that there are community college campuses across
the province, and we also have a lot of international students. I
would say that the post-secondary institutions are important as
well.
Mme Gaudet : J’aimerais ajouter quelque chose à vos propos.
Il ne faut pas oublier qu’il y a des campus du collège
communautaire partout sur le territoire, et là aussi, on compte
beaucoup d’étudiants internationaux. Je dirais que les institutions
postsecondaires sont importantes aussi.
Mr. Vaillancourt: We have more than one bilingual university
in Ontario. There is Laurentian University in Sudbury and the
Université de Hearst. There are also Glendon College in Toronto
and the Dominican University College in Ottawa, which are
bilingual, as well as two community colleges in the province.
M. Vaillancourt : Il y a quand même plus qu’une université
bilingue en Ontario. Il y a l’université de Sudbury, appelée
l’Université Laurentienne, et l’Université de Hearst. Il y a
également le collège Glendon à Toronto et le Collège
universitaire dominicain à Ottawa qui sont bilingues, de même
que deux collèges communautaires qui sont étalés sur le territoire.
These institutions recruit international students. You have
reminded me that young men and women who study together
often form relationships and settle down in Canada. What is new
in Ontario is that at least one school board, which includes both
elementary and secondary levels, recruits internationally for its
secondary programs.
Ces institutions font du recrutement d’étudiants
internationaux. On m’a rappelé que, souvent, de jeunes hommes
et femmes qui étudient ensemble finissent par former un couple et
s’installer au pays. Ce qui est nouveau en Ontario, c’est qu’il y a
au moins un conseil scolaire, élémentaire et secondaire, qui fait du
recrutement pour ses programmes secondaires à l’étranger.
This is common practice in the anglophone school boards. If
you follow the media at all, the major school boards in Toronto
and even Ottawa recruit secondary students in China. The Ottawa
Catholic School Board offers a program designed to interest
students in coming here because that is a way to generate interest
in the community and among parents. Those students qualify for
Dans les conseils scolaires anglophones, c’est monnaie
courante. Si vous suivez un peu les médias, les gros conseils
scolaires de Toronto et même d’Ottawa se rendent en Chine pour
recruter des étudiants de niveau secondaire. Le conseil scolaire
catholique d’Ottawa offre un programme aux étudiants, et son
objectif est justement d’intéresser les étudiants à venir ici, parce
7:60
Official Languages
9-6-2014
university admission, and that represents potential.
que c’est une façon d’intéresser la communauté et les parents. Ces
étudiants se qualifient pour être admis à l’université et cela
représente un potentiel.
It may obviously take more time to see a return on investment
when you take those actions at the secondary level, but that is the
kind of thing that is currently happening in Ontario.
Évidemment, lorsqu’on entreprend ces démarches au
secondaire, le retour sur l’investissement peut être plus long,
mais c’est le genre de chose qui se produit en Ontario en ce
moment.
Mr. Ka: You are right since 33 per cent of students at the
Université de Saint-Boniface in Manitoba are international
francophone students. If we had two or three universities, we
would have many more.
M. Ka : Vous avez d’autant plus raison que, chez nous, à
l’Université de Saint-Boniface, 33 p. 100 des étudiants sont des
étudiants internationaux francophones. Si on avait eu deux ou
trois universités, on en aurait beaucoup plus.
Senator Rivard: Thank you for your details. I share your
opinion that Quebec is the fort and the rest of Canada the
buttress. We have to balance the situation and ensure we remain a
bilingual country so that francophones move circulate across
Canada and Quebec, where a lot of anglophones contribute to the
richness of the province.
Le sénateur Rivard : Merci pour vos précisions. Je partage
votre avis lorsque vous dites que le Québec est le fort et que le
reste du Canada est le contrefort. Il faut arriver à équilibrer les
choses et s’assurer de demeurer un pays bilingue, afin qu’il y ait
des francophones qui rayonnent partout au Canada, comme au
Québec, où beaucoup d’anglophones contribuent à la richesse de
la province.
[English]
[Traduction]
Senator Beyak: My question follows up on that of Senator
Rivard. As an anglophone living in northwestern Ontario, we
have immigrants from Scotland, England, many Aboriginal
communities and very few francophones at all, but just west of
us in Winnipeg is St. Boniface and St. Vital. I was concerned with
the Commissioner of Official Languages for New Brunswick, but
I would like a comment on this: She said that the Canadian
Constitution is clear that the francophone and anglophone
communities of New Brunswick have equality of status.
La sénatrice Beyak : Ma question fait suite à celle du sénateur
Rivard. Je suis une anglophone vivant dans le Nord-Ouest de
l’Ontario, où il y a des immigrants d’Écosse, d’Angleterre et de
nombreuses communautés autochtones, ainsi que quelques rares
francophones; mais juste à l’ouest, à Winnipeg, se trouvent
St. Boniface et St. Vital. Je m’intéresse à la commissaire aux
langues officielles du Nouveau-Brunswick, qui a déclaré que la
Constitution du Canada indique clairement que les communautés
francophones et anglophones du Nouveau-Brunswick jouissent
d’un statut égal. J’aimerais connaître votre opinion à ce sujet.
I agree with her and I understand it, but how does that
comment relate to businesses that are already a bit concerned
about how they are going to hire new francophone immigrants
and give them services they deserve without it costing them an
arm and a leg? If you could each comment on that I think it would
be educational for other anglophones who don’t live in
francophone communities.
Je partage et comprends son opinion, mais quel rapport ce
commentaire a-t-il avec les entreprises qui s’inquiètent déjà un peu
de voir comment elles pourront engager de nouveaux immigrants
francophones et leur offrir les services qu’ils méritent sans payer
une fortune? Si chacun d’entre vous pouvait formuler une
observation à ce sujet, ce serait instructif pour les autres
anglophones qui ne vivent pas dans des communautés
francophones.
Mr. Vaillancourt: I will try to answer that question. First, I
understand you’re from the Dryden area. You should know that
not far from there, in Thunder Bay, there is a vibrant
francophone community and they work hard at it, working
with the majority language groups.
M. Vaillancourt : J’essaierai de répondre à cette question. Tout
d’abord, je crois comprendre que vous vivez dans la région de
Dryden. Vous devriez donc savoir que pas loin de là, à Thunder
Bay, vit une communauté francophone dynamique qui déploie de
grands efforts, en travaillant avec les groupes linguistiques
majoritaires.
On the question of how do businesses support francophone
immigrants, I talked in my presentation about the work
community groups can do. I look at northwestern Ontario, and
I know the north quite well, my wife being from up there. I
understand that the language of work will be mostly in English,
and that’s understood. There is in northern Ontario and
northwestern Ontario, even in Dryden, a respect for the
Pour ce qui est de la question sur la manière dont les
entreprises servent les immigrants francophones, j’ai parlé dans
mon exposé du travail que les groupes communautaires peuvent
accomplir. J’observe la situation dans le Nord-Ouest de l’Ontario,
et je connais bien le Nord, car ma conjointe vient de là. Je
comprends que l’anglais est la principale langue de travail, et cela
se comprend. Dans le Nord et le Nord-Ouest de l’Ontario, même
9-6-2014
Langues officielles
7:61
minority group. We should sell the employer on a couple of
things, the first being the benefits of having bilingual staff down
the road. There is a return for the investment.
à Dryden, on respecte le groupe minoritaire. On devrait
sensibiliser les employeurs à quelques aspects positifs, le premier
étant les avantages qu’il y a à avoir un effectif bilingue dans
l’avenir. C’est un investissement qui rapporte.
Where I think there is work to be done with both provincial
and federal levels of government is the support to community
groups to allow that particular worker or immigrant to integrate
into the community around him and into the francophone
groupings. We forget oftentimes that the immigrants coming to
Ontario, and I meet some of the people, most likely will need to
work in both official languages. There are French language
community groups that thrive, and we need to support
community groups to give them the opportunity to take with
them their language, especially if they come from Frenchspeaking Africa or Haiti. There are ways and means. Support
programs from Immigration Canada and from our ministry in
Ontario could go a long way in allaying any fears the employer
may have.
Je considère toutefois qu’il y a lieu de travailler avec les
gouvernements fédéral et provinciaux pour appuyer les groupes
communautaires afin de permettre aux travailleurs et aux
immigrants de s’intégrer à la communauté qui les entoure et
aux groupes francophones. On oublie souvent que les immigrants
qui arrivent en Ontario — et j’en rencontre quelques-uns —
devront fort probablement travailler dans les deux langues
officielles. Il existe des groupes communautaires de langue
française prospères, et nous devons soutenir les groupes
communautaires pour leur permettre de préserver leur langue,
particulièrement s’ils viennent d’Afrique ou d’Haïti francophone.
Il y a moyen de le faire. Les programmes de soutien
d’Immigration Canada et de notre ministère pourraient
contribuer grandement à atténuer les craintes que les
employeurs pourraient avoir.
Ms. Coombs: Just to address this question a little bit, the
francophone immigration efforts in Newfoundland and Labrador
have become more and more centred around the business
community. We are an active player not just in francophone
immigration but in economic immigration. We believe that this is
really the angle to take in a place that is so minority francophone,
as we are. However, even though we are very minority
francophone, we still have French as the second most popular
language in the province, and there is still a big community, an
education system, relatively speaking, and a common community
that francophones can come into. We don’t have anything larger
or bigger than that in any other respect. There is no Chinatown in
St. John’s, Newfoundland, as you might have expected.
Mme Coombs : Je répondrais brièvement à cette question en
indiquant que les efforts visant à favoriser l’immigration
francophone à Terre-Neuve-et-Labrador se concentrent de plus
en plus autour du milieu des affaires. Nous jouons un rôle actif au
chapitre non seulement de l’immigration francophone, mais aussi
de l’immigration économique. Nous considérons que c’est la
façon de procéder dans une région où les francophones sont très
minoritaires. Cependant, même si les francophones sont très peu
nombreux, le français reste la deuxième langue de la province, et il
existe une grande communauté et un système d’éducation
relativement important vers lesquels les francophones peuvent
se tourner. Il ne se fait pas plus grand à tout autre égard. Comme
vous vous en doutez, il n’y a pas de quartier chinois à St. John’s,
Terre-Neuve.
We believe that we’re able to leverage our economic situation,
which happens to be favourable, knock on wood. The angle they
are taking now is that there are already recruitment efforts going
on, organized in part by the Government of Canada, and they
want to take advantage of existing recruitment fairs and things
like that. The significant benefit of hiring a francophone is a large
incentive for them as well, for hiring in skilled classes, and they
want qualified workers. They will have to be at least a bit
bilingual to work in St. Lawrence or Burin or even in St. John’s.
We come at it from that angle. We believe that the francophone
community can be a big player in immigration in general, to the
point of enriching our community and growing our population.
Nous considérons que nous sommes en mesure d’exploiter
notre situation économique, qui s’avère favorable; touchons du
bois. À l’heure actuelle, on déploie déjà des efforts de
recrutement, organisés en partie par le gouvernement du
Canada, et on veut profiter des foires de l’emploi existantes et
d’autres activités semblables. Les avantages substantiels qu’il y a à
engager un francophone incitent beaucoup les employeurs à
embaucher des gens dans les catégories de travailleurs qualifiés, et
ils veulent de tels travailleurs. Il faut que les travailleurs soient au
moins un peu bilingues pour travailler à St. Lawrence, Burin ou
même St. John’s. C’est sous cet angle que nous abordons la
question. Nous pensons que la communauté francophone peut
jouer un rôle important dans l’immigration en général, au point
d’enrichir notre communauté et de faire croître notre population.
Mr. Ka: In Manitoba, as a francophone, we know that
bilingualism is part of my franco-Manitoban identity. When we
bring immigrants, basically I tell them first thing, English number
one. That is the thing. Even though we have francophone
institutions, sometimes where you need to get hired, they ask you
first if you speak English. For us, this is part of the strategy. Bring
immigrants who can learn English, but the big one is that we have
M. Ka : Au Manitoba, à titre de francophones, nous savons
que le bilinguisme fait partie de l’identité franco-manitobaine.
Quand nous accueillons des immigrants, je commence par leur
dire que l’anglais est la langue numéro un. C’est essentiel. Même
s’il y a des établissements francophones, quand on doit se faire
engager, on se fait parfois demander si on parle anglais. Cela fait
partie de la stratégie. Il faut amener des immigrants qui peuvent
7:62
Official Languages
to manage to give them some community life in French, to get
them involved and to have their kids go to francophone schools.
That’s the strategy we have in Manitoba.
[Translation]
9-6-2014
apprendre l’anglais, mais nous devons nous efforcer de leur offrir
une vie communautaire en français et de les inciter à s’impliquer et
à envoyer leurs enfants dans des écoles francophones. C’est la
stratégie que nous appliquons au Manitoba.
[Français]
Ms. Gaudet: The New Brunswick business community is also
very dynamic. I must say that the new businesses that have been
created in the Moncton area in the past 20 years have been
established by francophones because they are university graduates
who have found a lot of opportunities there. The community is
well networked and very dynamic. People can work in businesses,
small and medium enterprises, across the region. There are no
major cities in New Brunswick because our inhabitants live
mainly in rural areas, in villages and municipalities.
Mme Gaudet : Au Nouveau-Brunswick, le milieu des affaires
est très dynamique aussi. Il faut dire que les nouvelles entreprises
qui ont été créées au cours des 20 dernières années dans la région
de Moncton l’ont été par des francophones, parce que ce sont les
universitaires diplômés qui y ont vu beaucoup d’opportunités. La
communauté est bien réseautée et très dynamique. On peut
travailler dans les entreprises, les petites et moyennes entreprises
sur le territoire. Au Nouveau-Brunswick, il n’y a pas de grandes
villes, car les habitants vivent principalement en milieu rural, dans
les villages et les municipalités.
There is an association of francophone municipalities in New
Brunswick. There is also a francophone economic association. It
is possible to live 100 per cent in French in some regions of New
Brunswick.
Il y a une association de municipalités francophones sur le
territoire. Il y a aussi une association économique francophone.
On peut, dans certaines régions du Nouveau-Brunswick, vivre à
100 p. 100 en français.
Francophones form 40 per cent to 45 per cent of the
population of the Moncton area. The percentage is increasing
because all the people from the north are moving to Moncton. It
is a north-south exodus. Many francophones from the north have
moved to the Moncton area.
La région de Moncton compte de 40 à 45 p. 100 de
francophones. Le pourcentage augmente parce que tous les gens
du Nord sont en train de déménager à Moncton. C’est l’exode sur
l’axe nord-sud. Bon nombre de francophones du Nord ont
déménagé dans la région de Moncton.
I live 100 per cent in French. My spouse, who was a Russian
immigrant when he arrived in Canada, learned French. He is
perfectly bilingual. He has been in Canada for 20 years and has
learned both languages.
Moi, je vis à 100 p. 100 en français. Mon conjoint, un
immigrant russe, lorsqu’il est arrivé au Canada, a appris le
français. Il est parfaitement bilingue. Cela fait 20 ans qu’il est au
Canada et il a appris les deux langues.
It is possible to live entirely in French because we have
francophone institutions and organizations in all fields. Now, that
does not mean there are no challenges, because some people want
to work in fields where skilled people are sought after.
Il est possible de vivre pleinement en français, parce qu’il y a
des institutions, des organismes francophones dans tous les
domaines. Maintenant, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de
défis, parce qu’il y a des gens qui veulent travailler dans des
domaines où on recherche des gens compétents.
There are obviously a lot of anglophone businesses, and you
have to learn English in some instances if you want to work in
your field. That depends where you work.
Il y a beaucoup d’entreprises anglophones, évidemment, et si
on veut travailler dans son domaine, parfois, il faut apprendre
l’anglais. Cela dépend de l’endroit où on travaille.
Mr. Vaillancourt: With regard to employers and the majority
language community, I would like to add that people often talk
about the francophone reflex in Ontario. At the national level and
among our employers, when you promote francophone
immigration, you should also be thinking that one day
Canadian society will value linguistic duality more, that it will
become a natural impulse and that there will be no barriers to it. I
dream of a Canada where that is second nature in all parts of the
country and where no one thinks twice about it: signage will be in
both languages and people will acquire the skills to work in both
languages. We will establish the capacity for people to learn a
second language and so on.
M. Vaillancourt : Dans le contexte des employeurs et de la
communauté de la langue majoritaire, j’aimerais ajouter que,
souvent, en Ontario, on parle du réflexe franco. À l’échelle
nationale et en ce qui a trait à nos employeurs, quand on fait la
promotion de l’immigration francophone, il faudrait aussi penser
qu’un jour la société canadienne valorisera davantage la dualité
linguistique, que cela deviendra un réflexe naturel et qu’il n’y aura
pas d’obstacle. Je rêve d’un Canada où ce serait une seconde
nature dans tous les coins du pays et qu’on n’y pense pas deux
fois : on affiche dans les deux langues et on se donne la capacité
de travailler dans les deux langues. On se donne la capacité
d’apprendre la deuxième langue officielle, et cetera.
When you believe in a national identity based on linguistic
duality, the act of welcoming francophone immigration is
something that everyone promotes, anglophones and
Le geste d’accueillir l’immigration francophone, quand on croit
à l’identité nationale fondée sur cette dualité linguistique, on en
devient tous les promoteurs, que l’on soit un employeur
9-6-2014
Langues officielles
francophones alike. We should express that with pride. That
would make it possible for every group to find its place, to have
its fair share of Canadian society and to make Canada a more
dynamic and globally competitive country.
[English]
Senator Beyak: What you just said really summed up what I
was trying to ask. If attraction and promotion work so much
better than a statement perhaps like that, that might be
misunderstood in other parts of the country. I understood what
she said completely, but you summed it up perfectly. Thank you.
[Translation]
7:63
anglophone ou francophone. On devrait exprimer cela avec fierté.
Cela permet à chacun des groupes de prendre sa place, sa juste
part dans la société canadienne et d’en faire un pays plus
dynamique et concurrentiel sur le plan mondial.
[Traduction]
La sénatrice Beyak : Vos derniers propos résument vraiment ce
que je tentais de demander. Si l’attraction et la promotion
donnent de bien meilleurs résultats qu’un énoncé, c’est peut-être
mal compris dans d’autres régions au pays. J’avais bien compris
ce qu’elle avait dit, mais vous avez parfaitement résumé la
situation. Merci.
[Français]
The Chair: Before moving on to the second round of questions
with Senator McIntyre, I would like to ask a question about a
comment that two of you made — I believe it was Newfoundland
and Labrador and Manitoba — that cuts have been made to the
services offered by the Destination Canada.
La présidente : Avant de passer au deuxième tour de questions
avec le sénateur McIntyre, j’aimerais poser une question par
rapport à un commentaire que deux d’entre vous ont fait, je crois
que c’était Terre-Neuve-et-Labrador et le Manitoba, indiquant
qu’il y avait eu une réduction des services offerts par Destination
Canada.
What was the nature of those budget cuts and what effects have
they had?
Quelle était la nature de ces compressions budgétaires et quels
en étaient les effets?
Ms. Coombs: The cuts to funding for Destination Canada
caused the perfect storm in Newfoundland and Labrador. First,
cuts were made to the funding provided by CIC to attend the job
forum. After that, cuts were made to the provincial government
department responsible for immigration. Our community
partners did not have enough funding to support our
involvement in that event. I think that is really unfortunate
because the profile of Newfoundland and Labrador outside
Canada, particularly in francophone countries, is virtually nonexistent.
Mme Coombs : Chez nous, c’était un peu la tempête parfaite, la
réduction du financement accordé pour Destination Canada.
Premièrement, il y a eu des compressions budgétaires dans le
financement offert par CIC pour la participation au forum
d’emploi. Après cela, au palier provincial, il y a eu des
compressions dans le département qui se charge de
l’immigration au gouvernement. Nos partenaires
communautaires n’avaient pas suffisamment de financement
pour appuyer notre participation à cet événement. Cela est
vraiment dommage, d’après moi, parce que le profil de TerreNeuve-et-Labrador à l’extérieur du Canada, surtout dans les pays
francophones, est presque non existant.
We nevertheless had employers, for example, who went there
and had a lot of difficulty communicating with francophone
applicants. We hope we can obtain provincial funding in future so
that we can attend the fair again or use our CIC funding in a more
flexible way, at least a percentage of it.
Nous avons quand même eu, par exemple, des employeurs qui
y sont allés et qui ont eu beaucoup de mal à communiquer avec les
candidats francophones. Nous espérons que, à l’avenir, nous
recevrons un financement provincial soit pour y participer encore,
soit pour être capables d’utiliser notre financement de CIC d’une
façon plus flexible, du moins un pourcentage.
The Chair: Mr. Ka, you said you had also experienced funding
cuts?
La présidente : Monsieur Ka, vous avez indiqué qu’il y avait
une réduction de votre côté également?
Mr. Ka: Yes. Exactly the same thing happened. Cuts were also
made at the federal level. That means that community
organizations that were previously able to travel to Destination
Canada can no longer do so because they cannot afford it. In fact,
all that is related to the new options, the new immigration laws, in
which the emphasis is on the employer.
M. Ka : Oui. C’est exactement la même chose, il y a eu des
réductions aussi au niveau fédéral. Cela veut dire que les
organismes communautaires qui étaient capables de s’y rendre
ne le peuvent plus, car ils n’ont plus les moyens de le faire. Tout
cela est lié en fait aux nouvelles options, aux nouvelles lois sur
l’immigration, dans lesquelles on met l’accent sur l’employeur.
In fact, the majority of immigrants who came to Manitoba
were selected through the Destination Canada network, especially
the Nominee Program. That program worked well for us. I must
say it is true that we do not have the numbers in Manitoba, but
nearly 60 per cent of all the people who have come from the
En fait, la majorité des immigrants qui venaient chez nous
étaient choisis grâce au réseau de Destination Canada. Surtout,
aussi, avec le Programme des candidats — le Nominee Program.
C’était un programme qui fonctionnait bien pour nous. Il faut
dire que, au Manitoba, il est vrai qu’on n’a pas le nombre, mais,
7:64
Official Languages
9-6-2014
Nominee Program in the past few years have wound up in
Manitoba. That gives you an idea of how important that path was
for us.
depuis quelques années, presque 60 p. 100 de tous les gens qui
venaient du Programme des candidats atterrissaient au Manitoba;
c’est vous dire combien c’était une voie importante pour nous.
The Chair: We will have a chance to hear from Destination
Canada representatives next week and thus will definitely be able
to follow up on what you have presented to us here.
La présidente : Nous aurons la chance de recevoir des
représentants de Destination Canada la semaine prochaine,
donc nous pourrons certainement donner un suivi à ce que vous
nous avez présenté.
Senator McIntyre has the floor for a second round of
questions.
Le sénateur McIntyre a la parole pour un deuxième tour de
questions.
Senator McIntyre: Very briefly, Mr. Vaillancourt, I would like
to speak to you about Bill 161, which died on the order paper
when the Ontario election was called. The purpose of that bill was
to enable ‘‘all communities across Ontario, including FrancoOntarian communities, to attract, welcome and integrate
immigrants.’’
Le sénateur McIntyre : Très brièvement, monsieur
Vaillancourt, j’aimerais aborder avec vous le projet de loi 161,
qui est mort au feuilleton après le déclenchement des élections
ontariennes. L’objectif du projet de loi était, et je cite, de
« permettre aux collectivités de partout en Ontario, y compris les
communautés franco-ontariennes, d’attirer, d’accueillir et
d’intégrer des immigrants ».
This is the first time our goal has been to protect the
immigration interests of francophones in Ontario. I thought
that was a promising bill because it recognized a linguistic group
that has a cultural history in Ontario. The bill would also have
made it possible, and this is important for me as a lawyer, to guide
the courts in interpreting the language rights of FrancoOntarians. First, we have the bill, which is very important, and,
second, its interpretation by the courts.
C’est la première fois que nous avons comme objectif de
protéger les intérêts des francophones en matière d’immigration
en Ontario. Pour moi, c’était un projet de loi intéressant, parce
qu’il reconnaissait un groupe linguistique ayant une histoire
culturelle en Ontario. De plus, le projet de loi aurait permis, et
c’est important pour moi comme avocat, de guider les tribunaux
dans l’interprétation des droits linguistiques des francophones de
l’Ontario. Nous avons d’abord le projet de loi, qui est très
important, et deuxièmement, l’interprétation par les tribunaux.
My question is this: do you have any hope that the next
Ontario government, regardless of it political stripe, can
resuscitate this bill?
Ma question est la suivante : avez-vous espoir que le prochain
gouvernement ontarien, peu importe sa couleur politique, puisse
faire ressusciter ce projet de loi?
Mr. Vaillancourt: Good question. That is still our hope. We are
optimistic in Ontario. You may be assured that, for the
Assemblée de la francophonie de l’Ontario, in our role as
representative of the francophone community, this is one of the
first issues that we will be discussing when we visit the next
government and put it on the table. Action has been taken
because the community spoke, and our French-language services
commissioner has also made submissions. You may be assured
that, once a new government is formed, whatever it may be, we
will be there to insist that this bill be put back on the table in one
form or another.
M. Vaillancourt : Bonne question. On garde toujours espoir,
on est optimiste en Ontario. Vous pouvez être assuré que pour
l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, dans son rôle de
porte-parole, c’est l’un des premiers dossiers au sujet desquels
nous irons rendre visite au prochain gouvernement, pour le
remettre sur la table. Des choses se sont faites parce que la
communauté a parlé et, effectivement, notre commissaire aux
services en français a aussi fait des représentations. Vous pouvez
être assuré que, au lendemain de la formation d’un nouveau
gouvernement, quel qu’il soit, nous serons présents pour insister à
ce que ce projet de loi soit remis sur la table d’une façon ou d’une
autre.
You are right, there were very promising precedents for the
Franco-Ontarian community. This is one of the rare bills,
together with the French-language services legislation, in which
we acknowledge this notion of a Franco-Ontarian community
and the fact that it must be protected. Consequently, we will
definitely be bringing it back.
Vous avez raison, il y avait des précédents forts intéressants
pour la communauté franco-ontarienne. C’est l’un des rares
projets de loi, avec celui sur les services en français, dans lequel on
reconnaît cette notion d’une collectivité franco-ontarienne et le
fait qu’on doit la protéger. C’est donc certain, nous allons le
rappeler.
Senator McIntyre: The federal government plans to establish
the expression of interest system next year. That system will help
establish a direct connection between immigrants and employers.
If I am not mistaken, applications will be submitted online. This is
a system that is already in effect in Australia and New Zealand.
Do you have any comments on that subject?
Le sénateur McIntyre : L’an prochain le gouvernement fédéral
prévoit mettre sur pied le système de déclaration d’intérêt. Ce
système permettra d’assurer un lien direct entre les immigrants et
les employeurs. Si j’ai bien compris, les demandes se feront en
ligne. C’est un système qui existe déjà en Australie et en NouvelleZélande. Est-ce que vous avez des commentaires à ce sujet?
9-6-2014
Langues officielles
Mr. Vaillancourt: I cannot comment on that. I have not looked
at it closely. Earlier I said we were not experts, but this is
something we would like to examine. What interested us about
the Ontario government, and which is not currently the case, was
that, for the first time, it was setting a target and that gave us
options. Consequently, all I can tell you for the moment is that we
will continue along those lines to ensure we achieve those goals.
The Chair: Ms. Gaudet, do you want to comment?
7:65
M. Vaillancourt : De mon côté, je ne peux pas commenter sur
ce sujet, je ne l’ai pas examiné de près. J’ai dit plus tôt que nous
n’étions pas des experts, mais c’est quelque chose que nous
aimerions examiner. Ce qui nous intéressait avec le gouvernement
de l’Ontario et qui n’est pas le cas pour le moment, c’était que,
pour la première fois, on envisageait une cible, et cela nous
donnait des moyens. Donc, tout ce que je peux vous répondre
pour l’instant, c’est que nous allons poursuivre dans ces directions
pour nous assurer d’atteindre ces objectifs.
La présidente : Madame Gaudet, est-ce que vous voulez
commenter?
Ms. Gaudet: The same is true for us. I do not have all the
information on this matter, but we are definitely very much
interested in it. However, I would not be able to respond to you
now about the nature of those relationships.
Mme Gaudet : Pour nous, c’est la même chose; je n’ai pas tous
les renseignements concernant cette question. Mais c’est sûr que,
pour notre part, nous nous y intéressons beaucoup. Cela dit, je ne
pourrais pas vous répondre maintenant sur la nature de ces
relations.
Mr. Ka: With regard to the expression of interest, we in fact
expect a minor problem to the extent that this is a business matter,
as you are aware. You know that, in Manitoba, for example, the
majority of entrepreneurs that recruit from a pool in the field are,
in most cases, unilingual people. Consequently, that means that,
in most cases, we as a community will be penalized in that people
will have a greater interest in focusing on the anglophones they
recruit in the field.
M. Ka : En ce qui concerne cette déclaration d’intérêt, on
prévoit en fait un petit problème dans la mesure où vous savez que
c’est une question d’entreprise. Vous savez que, par exemple, chez
nous au Manitoba, la majorité des entrepreneurs qui iront faire
du recrutement sur le terrain avec cette histoire de bassin, ce
seront des gens unilingues, dans la majorité des cas. Donc, dans la
majorité des cas, cela veut dire que, en tant que communauté,
nous serons pénalisés dans la mesure où les gens auront plus
intérêt à se préoccuper des anglophones qui iront chercher sur le
terrain.
That is not to blame the entrepreneurs because you create a
business in order to produce and make a profit. An entrepreneur
will not go out and get an immigrant and tell him, ‘‘Come back
with me and I will give you language training.’’ That is the
problem.
Ce n’est pas pour blâmer les entrepreneurs, car une entreprise
est faite pour produire et faire un profit; un entrepreneur ne va
pas prendre un immigrant pour lui dire « viens chez moi, je vais
m’assurer de ta formation linguistique ». C’est ça, la difficulté.
Consequently, we are penalized from the outset in this
expression of interest matter, before the program even starts.
We know that already. Consequently, we will have to find another
way. Earlier Ms. Gaudet said that sometimes it might be good to
make two-tiered laws for our communities. I do not know.
Donc, au départ avec cette question de déclaration d’intérêt,
nous sommes pénalisés avant même que le programme ne
commence, nous le savons déjà. Ainsi, il va falloir que nous
trouvions un autre moyen. Tantôt, Mme Gaudet disait que, peutêtre, c’est parfois bon de faire des lois à deux vitesses pour nos
communautés. Je ne sais pas.
Ms. Gaudet: On that point, we were mainly asking questions to
determine what criteria would be used. That is our main concern.
The other question is what importance will be attached to
language. It has to be a criterion. We cannot just tell people they
are entering our francophone minority communities. We will have
to communicate with each other about the criteria that are used
and ensure that applicants’ language is an issue and a concern.
Mme Gaudet : Sur ce point, pour notre part, nous posions
surtout des questions pour savoir quels étaient les critères qui
allaient être utilisés. C’est surtout ce qui nous préoccupe. L’autre
question, c’est de savoir quelle importance on va accorder à la
langue. Il faut que cela devienne un critère. On ne peut pas
simplement leur dire qu’ils arrivent chez nous dans les milieux
francophones en situation minoritaire. On va devoir nous
communiquer les critères sur lesquels se fonder et s’assurer que
la langue du candidat soit quand même un enjeu et une
préoccupation.
Senator McIntyre: If I am not mistaken, we will be selecting
immigrants based on desired skills. That is where the emphasis
will be placed.
Le sénateur McIntyre : Si j’ai bien compris, on va sélectionner
les immigrants en fonction des compétences recherchées. C’est là
où l’accent va être mis.
Ms. Gaudet: Language is also a skill. I think it has to be a skill
that must be considered.
Mme Gaudet : La langue est aussi une compétence. Il faut
qu’elle devienne, à mon avis, une compétence à considérer.
7:66
Official Languages
9-6-2014
Senator Champagne: I have a brief comment for
Mr. Vaillancourt. In early August, and I am getting back to
this bill that Senator McIntyre mentioned earlier, the presidents
of all the Americas branches of the APF, the Assemblée des
parlementaires de la francophonie, will be meeting in Toronto.
That may be an opportunity for you to look for support when
you address the new government, whatever it may be.
Unfortunately, I will not be there because my parliamentary life
will be over, but Senator McIntyre will be president, and you will
therefore be in good hands.
La sénatrice Champagne : Un petit commentaire pour
M. Vaillancourt : au début du mois d’août, et j’en reviens à ce
projet de loi dont le sénateur McIntyre parlait tout à l’heure, les
présidents de toutes les sections de l’Amérique de l’APF —
l’Assemblée des parlementaires de la francophonie — se réuniront
à Toronto. Ce sera peut-être une occasion pour vous d’aller
chercher un appui, au moment où vous vous adresserez au
nouveau gouvernement, quel qu’il soit. Malheureusement, je n’y
serai plus, parce que ma vie de parlementaire sera terminée, mais
le président sera le sénateur McIntyre; vous serez donc entre de
bonnes mains.
The Chair: Colleagues, I remind you that, next week, our
meeting on June 9 will start at 2:00 p.m., not 5:00 p.m., because
we will be hearing from a witness via video conference from Paris.
We will therefore have to adjust our schedules.
La présidente : Chers collègues, je vous rappelle que, la semaine
prochaine, la réunion du 9 juin débutera à 14 h, non pas à 17 h,
car nous aurons un témoin par vidéoconférence de Paris. Il faut
donc ajuster nos horaires.
Thank you for taking the time to come and inform us about the
various situations you are experiencing in four Canadian
provinces. Thank you for sharing your concerns, challenges and
also your best practices with us. Your contribution to our study
really is invaluable and will be of great use to us. Thank you very
much.
Je vous remercie d’avoir pris le temps de venir nous renseigner
sur les diverses situations que vous vivez dans quatre provinces du
Canada. Merci d’avoir partagé avec nous vos préoccupations, vos
défis et aussi vos meilleures pratiques. Réellement, votre
contribution à notre étude est très précieuse et nous sera très
utile. Un grand merci.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Monday, June 9, 2014
OTTAWA, le lundi 9 juin 2014
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day, at 2 p.m., to continue its study on the impacts of recent
changes to the immigration system on official language minority
communities.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 14 heures, pour poursuivre son étude sur les
impacts des changements récents au système d’immigration sur les
communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Senator Claudette Tardif (Chair) in the chair.
[Translation]
La sénatrice Claudette Tardif (présidente) occupe le fauteuil.
[Français]
The Chair: Honourable senators, I call this meeting of the
Standing Senate Committee on Official Languages to order.
La présidente : Honorables sénateurs, je déclare cette séance du
Comité sénatorial permanent des langues officielles ouverte.
I am Senator Claudette Tardif, from Alberta, and I am the
chair of this committee. I now invite the senators to introduce
themselves, starting with the deputy chair.
Je suis la sénatrice Claudette Tardif, de l’Alberta, et la
présidente de ce comité. J’invite maintenant les sénateurs à se
présenter en commençant avec la vice-présidente.
Senator Champagne: Good afternoon. I am Andrée
Champagne, from the province of Quebec.
La sénatrice Champagne : Bonjour. Je suis Andrée
Champagne, de la province de Québec.
Senator Poirier: Good afternoon. I am Rose-May Poirier, from
New Brunswick.
La sénatrice Poirier : Bonjour. Rose-May Poirier, du NouveauBrunswick.
Senator Fortin-Duplessis: Suzanne Fortin-Duplessis, from
Quebec City.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Suzanne Fortin-Duplessis, de
Québec.
Senator McIntyre: Paul McIntyre, from New Brunswick.
Le sénateur McIntyre : Paul McIntyre, du NouveauBrunswick.
Senator Charette-Poulin: Marie Poulin, from northern Ontario.
La sénatrice Charrette-Poulin : Marie Poulin, du Nord de
l’Ontario.
Senator Chaput: Maria Chaput, from Manitoba.
La sénatrice Chaput : Maria Chaput, du Manitoba.
9-6-2014
Langues officielles
7:67
The Chair: This is the last meeting of our study on the impacts
of recent changes to the immigration system on official language
minority communities. This was a one-year study. Today’s
witnesses will discuss the recruitment and economic integration
of francophone immigrants.
La présidente : Aujourd’hui, c’est la dernière réunion
concernant notre étude sur les impacts des changements récents
au système d’immigration sur les communautés de langue
officielle en situation minoritaire, qui s’est échelonnée sur une
période d’un an. Les témoins que nous recevons aujourd’hui
s’intéressent au recrutement et à l’intégration économique des
immigrants francophones.
Today, we are very pleased to welcome, from Citizenship and
Immigration Canada, Rénald Gilbert, Immigration Program
Manager. Mr. Gilbert is appearing by videoconference from
Paris. I was actually in Paris yesterday. The weather was amazing
there. Thank you for joining us, Mr. Gilbert.
Nous avons le grand plaisir d’accueillir, aujourd’hui, de
Citoyenneté et Immigration Canada, M. Rénald Gilbert,
gestionnaire du Programme d’immigration. Monsieur Gilbert
comparaît depuis Paris, par vidéoconférence. J’étais justement à
Paris hier. Il y faisait un temps splendide. Merci d’être avec nous,
aujourd’hui, monsieur Gilbert.
We are also hearing from Yves Saint-Germain, Director,
Information, Language and Community Program Policy,
Citizenship and Immigration Canada.
Nous recevons également M. Yves Saint-Germain, directeur,
Politique de programmes sur l’information, la langue et la
communauté au ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration.
I will yield the floor to the witnesses and, following their
presentations, senators will ask some questions. I just want to let
my colleagues know that, if any technical problems with the
sound arise, it would be better to use earpieces to hear
Mr. Gilbert’s presentation properly.
Je vais donner la parole aux témoins et, après leurs
présentations, les sénateurs leur poseront des questions. Je tiens
à avertir mes collègues que, s’il y a un problème technique avec le
son, il vaudrait mieux utiliser les écouteurs pour bien entendre les
propos de M. Gilbert.
Mr. Gilbert, the floor is yours.
Monsieur Gilbert, la parole est à vous.
Rénald Gilbert, Manager, Immigration Program, Paris
(France), Citizenship and Immigration Canada: Thank you,
Madam Chair. My name is Rénald Gilbert, and I am the
Immigration Program Manager in Paris, a regional office serving
12 countries in Europe and North Africa. I am also the area
director for southern Europe, the Maghreb and French-speaking
Africa. Before my posting to Paris, I was director general of the
international region at the Citizenship and Immigration Canada
headquarters.
Rénald Gilbert, gestionnaire, Programme d’immigration, Paris
(France), Citoyenneté et Immigration Canada : Je vous remercie,
madame la présidente. Mon nom est Rénald Gilbert. Je suis
gestionnaire du programme d’immigration à Paris, un bureau
régional offrant des services à 12 pays en Europe et en Afrique du
Nord. Je suis aussi le directeur de zone pour l’Europe du Sud, le
Maghreb et l’Afrique francophone. Avant d’occuper mon poste à
Paris, j’étais directeur général de la région internationale à
l’administration centrale de Citoyenneté et Immigration Canada.
Since 2003, Paris has had a mandate under the official
languages roadmap to inform French-speaking potential
immigrants about the opportunities to live and work in
francophone minority communities across Canada. A small
promotion and recruitment team was created at that time, and
it is responsible for service to the public and communications for
the Paris visa office, as well as for promotion activities.
Depuis 2003, Paris a le mandat précis, dans le cadre de la
Feuille de route pour les langues officielles, d’informer des
candidats francophones à l’immigration des occasions de vivre et
de travailler dans les communautés francophones en situation
minoritaire à travers le Canada. Une petite équipe de promotion
et de recrutement a été créée à l’époque, responsable des services
au public et des communications pour le bureau des visas de
Paris, ainsi que des activités de promotion.
The first challenge was to inform candidates of the existence of
vibrant French-speaking communities outside Quebec. This was
done through information sessions, media outreach and the
development of local partnerships.
Le premier défi était d’informer les candidats de l’existence des
communautés francophones hors Québec et de leur vitalité. Ceci a
été accompli par l’intermédiaire de sessions d’information
données par les médias et du développement de partenariats
locaux.
The first edition of Destination Canada was held in Paris and
Brussels in 2003, with the participation of the following four
provinces: New Brunswick, Quebec, Ontario and Manitoba. The
event was attended by 300 candidates, invited by European public
employment service agencies specialized in international mobility,
which remain our partners in this and other events. These are
government agencies, like Service Canada, with the mandate to
assist their citizens and residents who wish to work in other
La première édition de Destination Canada a eu lieu à Paris et
à Bruxelles en 2003, avec la participation de quatre provinces : le
Nouveau-Brunswick, le Québec, l’Ontario et le Manitoba. Trois
cents candidats y ont participé, invités par les services publics de
l’emploi spécialisés dans la mobilité internationale, qui sont
toujours nos partenaires pour cette activité et d’autres. Il s’agit
d’agences gouvernementales, comme Service Canada, qui ont
pour mandat d’aider leurs citoyens et résidents souhaitant
7:68
Official Languages
countries in Europe or elsewhere. They also provide assistance to
employers seeking to recruit in France or Belgium. Their services
are available year-round and are free of charge.
[English]
9-6-2014
travailler à l’étranger, en Europe ou ailleurs. Ils aident aussi les
employeurs qui souhaitent recruter en France ou en Belgique.
Leurs services sont disponibles toute l’année et sans frais.
[Traduction]
Destination Canada became an annual event with the
participation over the years of all provinces and territories, with
the exception of Nunavut. Since 2007, a recruitment component
has been added. The public employment agencies preselect
candidates to ensure that they possess the required skills
identified on posted job vacancies and then present their
resumés to the employers via the website.
Destination Canada est devenu un événement annuel, auquel
toutes les provinces et tous les territoires, sauf le Nunavut, ont
participé au fil des ans. Depuis 2007, un volet recrutement a été
ajouté. Les agences de placement publiques présélectionnent les
candidats pour s’assurer qu’ils possèdent les exigences pour les
postes affichés et transmettent leur CV aux employeurs par
l’entremise du site web.
The employers have different options. They can attend the fair
in person; they can mandate someone to represent them, for
example a representative from their province or territory, an
economic development officer from their region or someone from
the francophone community organization in attendance at the
fair; or they can also simply arrange Skype interviews for
preselected candidates.
Les employeurs ont différentes options : venir en personne au
forum; mandater quelqu’un pour les représenter, comme un
représentant de leur province ou de leur territoire, un agent de
développement économique de leur région ou un représentant
d’un organisme francophone qui participe au forum; ou tout
simplement faire des entrevues par Skype avec les candidats
présélectionnés.
On the occasion of the tenth edition of Destination Canada last
November, more than 100 employers posted jobs representing
more than 1,000 positions to fill. More than 20,000 individuals
requested participation in the event and more than
3,700 candidates were eventually invited to attend the three-day
fair in Paris and the additional one-day event in Brussels.
Pour la 10e édition de Destination Canada en novembre
dernier, plus d’une centaine d’employeurs ont affiché plus de
1 000 postes à pourvoir. Plus de 20 000 candidats ont demandé à
prendre part au forum, et plus de 3 700 ont été invités à participer
aux trois journées du forum à Paris et à la journée supplémentaire
à Bruxelles.
Several employers continued on to Tunis, where the Tunisian
employment services agency collaborates with the visa office for
two days of recruitment and provides Canadian employers with
the opportunity to test the skills of candidates in trades such as
welding and heavy-duty machinery mechanics.
Plusieurs employeurs se sont ensuite rendus à Tunis, où les
agences de placement publiques ont collaboré avec le bureau des
visas pour tenir deux jours de recrutement, ce qui a donné aux
employeurs canadiens la possibilité de tester les compétences des
candidats dans les métiers, y compris les soudeurs et les
mécaniciens d’équipement lourd.
[Translation]
[Français]
Destination Canada is funded by CIC, and that means job
seekers and employers are charged no fees to participate. Booth
space, furniture, electricity and a WiFi connection, transportation
of display material from Paris to Brussels, as well as local
transportation are provided. Participation in similar commercial
events would incur expenses of $10,000 or more. The expenses of
employers and other Canadian participants are limited to airfare
(with the benefit of a discount provided by Air Canada, the
official Canadian airline for the event), accommodation (with the
benefit of a package offered by the Megatour agency) and meals.
Destination Canada est une activité financée par CIC, ce qui
fait qu’il n’y a pas de frais de participation pour les candidats ou
pour les employeurs. La location d’espace, le mobilier,
l’électricité, le Wi-Fi, le transport du matériel de Paris à
Bruxelles et le transport local sont pris en charge. Les frais de
participation pour une foire commerciale semblable seraient de
10 000 $ ou plus. Les dépenses des employeurs et d’autres
participants canadiens sont limitées aux billets d’avion, pour
lesquels Air Canada, compagnie aérienne canadienne officielle de
l’événement, offre une réduction, à l’hébergement, qui est assorti
d’un forfait avantageux proposé par l’agence Megatour, et aux
repas.
I should mention that, since 2010, in order to focus on
francophone minority communities, the only employers from
Quebec invited to participate have been those who also offer
positions in other provinces. Since 2010, the Quebec Immigration
Office has organized its own recruitment event: Journées Québec.
Je dois préciser que, depuis 2010, afin de mieux cibler les
communautés francophones en situation minoritaire, les
employeurs québécois sont invités à participer seulement s’ils
offrent des postes dans d’autres provinces également. Depuis
2010, le bureau de l’immigration du Québec organise ses propres
activités de recrutement : les Journées Québec.
9-6-2014
Langues officielles
Networking trips across Canada are also held each year,
coordinated by the FCFA — Fédération des communautés
francophones et acadienne du Canada — in order to inform
employers about Destination Canada and about the support
made available year-round for international recruitment. In
addition to the low costs related to fair attendance and the
added value of the pre-selection services, employers can also
benefit from accelerated recruitment through the Francophone
Significant Benefit special program, FSB. Thanks to FSB,
French-speaking candidates hired for managerial, professional,
technical or skilled trade positions outside Quebec do not need a
labour market opinion. The work permit under FSB can be valid
up to two years and is renewable. This allows candidates to
transition to permanent residence through the Canadian
experience class or as provincial nominees.
[English]
7:69
Des voyages de réseautage à travers le Canada ont lieu à
chaque année, coordonnés par la FCFA — Fédération des
communautés francophone et acadienne du Canada —, pour
informer les employeurs de l’activité Destination Canada et de
l’appui au recrutement international qui disponible tout au long
de l’année. En plus du faible coût de participation au forum et de
la valeur ajoutée des services de présélection, les employeurs
peuvent bénéficier d’un processus de recrutement accéléré en
vertu du programme spécial Avantage significatif pour les
francophones (ASF). Grâce à ASF, les candidats francophones
qui obtiennent des postes en gestion, dans les professions,
techniques ou dans les métiers spécialisés à l’extérieur du
Québec n’ont pas besoin d’un Avis relatif au marché du travail.
Le permis de travail sous ASF peut être valide pendant deux ans
et est renouvelable. Ceci permet aux candidats de faire la
transition à la résidence permanente dans la catégorie de
l’Expérience canadienne ou le Programme des candidats des
provinces.
[Traduction]
I should mention that the event in Paris and Brussels remains a
hybrid. That is, in addition to the recruitment or job-matching
component, it remains an opportunity to inform candidates about
employment and business opportunities, services for newcomers
and quality of life in francophone minority communities
throughout Canada.
Je me dois de mentionner que le forum à Paris et à Bruxelles
reste un forum hybride. En plus du volet recrutement et jumelage,
le forum demeure une occasion d’informer les candidats des
opportunités d’emploi et d’affaires, des services pour les nouveaux
arrivants et de la qualité de vie dans les communautés
francophones en situation minoritaire à travers le Canada.
Several provinces have the possibility of nominating candidates
in their provincial nominee programs without a job offer should
candidates meet other criteria. Many candidates are invited to
conduct an exploratory trip which can result in a nomination and
the subsequent submission of a permanent residence application.
Plusieurs provinces peuvent sélectionner des candidats dans le
cadre de leur programme des candidats des provinces sans offre
d’emploi, à condition de satisfaire à d’autres critères. Beaucoup de
candidats sont invités à faire un voyage exploratoire qui peut
mener à une nomination et à une demande de résidence
permanente.
For the last three years, we have added a workshop on
purchasing and creating a business in Canada. This is delivered in
collaboration with the investment section of the embassy in Paris,
with the participation of Réseau de développement économique et
d’employabilité, RDÉE Canada, as well as a Canadian lawyer
and a Canadian financial expert based in Paris.
Depuis trois ans, nous avons ajouté un atelier sur la création ou
la reprise d’entreprises au Canada; c’est fait en collaboration avec
le service des investissements de l’ambassade à Paris et avec la
participation du RDEE Canada, soit le Réseau de développement
économique et d’employabilité, et d’un avocat et d’un fiscaliste
canadiens à Paris.
This additional workshop was created in response to the need
for succession planning for small- and medium-sized companies in
francophone communities and an expressed keen interest on the
part of the candidates.
Cet atelier supplémentaire a été créé pour répondre aux besoins
de plans de relève relativement aux PME dans les communautés
francophones et à un réel intérêt de la part des candidats.
[Translation]
Destination Canada is part of an ongoing series of activities
throughout the year in several countries. It carries the highest
profile of all our events, and allows us to mobilize employers,
provinces and territories, and to attract media attention. For
several years, the national television news in France and Belgium
have covered Destination Canada; that means more than six
million viewers during each broadcast.
[Français]
Destination Canada s’insère dans une série d’activités
continues tout au long de l’année et dans plusieurs pays. C’est
la partie la plus visible, celle qui permet de mobiliser les
employeurs ainsi que les provinces et territoires, et qui attire le
plus l’attention des médias. Depuis plusieurs années, Destination
Canada fait la une des journaux nationaux télévisés en France et
en Belgique, ce qui représente plus de 6 millions de téléspectateurs
à chaque diffusion.
7:70
Official Languages
9-6-2014
Our other activities include regular information sessions in
France, Belgium and Switzerland, and attendance at international
mobility fairs and job fairs. Last year, we met more than
8,000 potential candidates beyond the parameters of the
Destination Canada event, and responded to over 20,000 email
inquiries.
Nos autres activités comprennent des séances d’information
offertes régulièrement en France, en Belgique et en Suisse, et notre
participation à des salons de mobilité internationale et d’emploi.
L’an dernier, nous avons rencontré plus de 8 000 candidats
potentiels en dehors de Destination Canada et avons répondu à
plus de 20 000 demandes d’information par courriel.
Increased resources under the Roadmap for Canada’s Official
Languages 2013-2018 have allowed us to expand the team in Paris
to include a strategic communications officer. Two positions have
also been created in Dakar, Senegal, to expand our activities in
French-speaking African countries.
Des ressources supplémentaires dans le cadre de la Feuille de
route pour les langues officielles du Canada 2013-2018 ont permis
d’agrandir l’équipe à Paris pour y inclure un agent de
communication stratégique. En plus, deux postes ont été créés à
Dakar, au Sénégal, pour augmenter nos activités en Afrique
francophone.
[English]
[Traduction]
In February, we held our first Web conference, with more than
1,100 participants and an average connection time of 50 minutes.
The participants were individuals located in Ireland, Tunisia and
as far as away as Mauritius and Korea. We will be planning and
participating in more Web-based events to increase our outreach
to more countries and will look for opportunities to inform
candidates about online job fairs through which they can meet
Canadian employers.
En février, nous avons tenu notre première conférence Web
avec plus de 1 100 participants et un temps de connexion moyen
de 50 minutes. Nous avions des participants de l’Irlande, de la
Tunisie et de pays aussi lointains que la Corée et l’Île Maurice.
Nous organiserons et participerons à plus d’activités en ligne pour
augmenter notre portée dans plus de pays et chercherons des
opportunités d’informer les candidats au sujet de salons de
l’emploi en ligne qui leur permettront de rencontrer des
employeurs canadiens.
We plan to develop our Twitter account, @DestCan, and use
other social media, as well as the CIC and visa office websites to
expand our outreach. These tools will be very useful to promote
the new express entry system to French-speaking candidates in the
coming months.
Nous comptons utiliser davantage notre compte Twitter —
@DestCan — et augmenter notre présence sur d’autres médias
sociaux, ainsi que les sites de CIC et des bureaux des visas afin
d’étendre notre réseau. Ces outils seront très utiles pour
promouvoir le nouveau système Entrée Express auprès de
candidats francophones dans les prochains mois.
[Translation]
[Français]
In closing, Madam Chair, under the new Roadmap for
Canada’s Official Languages 2013-2018, we will continue to
organize the Destination Canada event in France, Belgium and
Tunisia, while expanding its reach into other labour markets in
accordance with the needs of Canadian employers, with the aim
to increase the number of immigrants establishing themselves in
our francophone minority communities.
Pour conclure, madame la présidente, dans le cadre de la
nouvelle Feuille de route pour les langues officielles du Canada
2013-2018, nous continuerons d’organiser l’événement
Destination Canada en France, en Belgique et en Tunisie, tout
en ajoutant à la liste d’autres villes et pays selon les besoins des
employeurs canadiens et dans le but d’augmenter le nombre
d’immigrants dans les communautés francophones en situation
minoritaire.
We will also continue to expand our other activities to inform
more French-speaking potential immigrants — in person or by
way of the Internet — of opportunities awaiting them in Canada.
Nous continuerons aussi à augmenter le nombre d’activités
afin d’informer encore davantage les candidats francophones, en
personne ou par Internet, des occasions qui les attendent au
Canada.
The Destination Canada model we have developed —
matching Canadian employers with the best French-speaking
candidates — is perfectly aligned with the new express entry
model of recruitment currently being put into place, thus
contributing to CIC’s and ESDC’s common objective of
attracting economic immigrants who are best suited to meet the
needs of the Canadian labour market.
Le modèle élaboré pour Destination Canada, pour mettre en
contact les employeurs canadiens et les meilleurs candidats
francophones, s’arrime parfaitement avec le nouveau modèle de
recrutement Entrée express mis en place actuellement, et il
contribuera à l’atteinte de l’objectif commun de CIC et de
EDSC d’attirer des immigrants économiques qui correspondent le
mieux aux besoins du marché du travail canadien.
Thank you.
Je vous remercie.
9-6-2014
Langues officielles
7:71
The Chair: Thank you, Mr. Gilbert. Before we move on to
questions from senators, I will yield the floor to Mr. SaintGermain.
La présidente : Merci, monsieur Gilbert. Avant de passer à la
période des questions des sénateurs, je donne la parole à monsieur
Saint-Germain.
Yves Saint-Germain, Director, Information, Language and
Community Program Policy, Citizenship and Immigration
Canada: Thank you, Madam Chair. I do not have any prepared
remarks, but I can say that our department also supports the
economic integration of immigrants. So we would be pleased to
answer any questions related to that.
Yves Saint-Germain, directeur, Politique de programmes sur
l’information, la langue et la communauté, Citoyenneté et
Immigration Canada : Merci, madame la présidente. Je n’ai pas
de discours, mais je peux dire que notre ministère appuie
également l’intégration économique des immigrants. Nous
serons donc heureux de répondre à vos questions à ce sujet.
The Chair: We will move on to the questions right away. The
first question will come from Senator Fortin-Duplessis, followed
by Senator Paul McIntyre.
La présidente : Nous allons donc passer immédiatement aux
questions. La première question sera posée par la sénatrice
Fortin-Duplessis, suivie du sénateur Paul McIntyre.
Senator Fortin-Duplessis: Mr. Gilbert, since this committee
began its study of the immigration reform, we have heard from a
number of witnesses who are very supportive of it — especially
the representatives of official language minority communities.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Monsieur Gilbert, depuis que ce
comité étudie la réforme de l’immigration, nous avons entendu
plusieurs témoins qui la voient d’un très bon œil, en particulier les
communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Unless I am mistaken, the reform will come into force in about
six months. Can you tell us whether this immigration reform —
through the introduction of the expression of interest system,
among other things — has forced you to make organizational
adjustments within your department?
À moins que je ne me trompe, la réforme sera en vigueur dans
six mois environ. Pouvez-vous nous dire si cette réforme de
l’immigration, entre autres par l’introduction du système de
déclaration d’intérêts, vous a obligés à apporter des ajustements
organisationnels au sein du ministère?
If so, is your organization ready for the implementation of the
reform?
Le cas échéant, est-ce que votre organisation est prête pour
l’entrée en vigueur de la réforme?
Mr. Gilbert: Thank you. Unfortunately, I do not think I can
answer on the department’s behalf. I can certainly discuss
international recruitment, which has more to do with my
mandate in terms of the francophone aspect and recruitment
abroad.
M. Gilbert : Merci. Malheureusement, je ne pense pas pouvoir
répondre pour le ministère. Je peux certainement aborder la partie
qui concerne le recrutement à l’étranger, qui relève davantage de
mon mandat en ce qui concerne l’aspect francophone et le
recrutement à l’étranger.
I think the fact that we can raise awareness about a system that
is starting from scratch gives us a good opportunity to expand
immigration pools, as we have had a huge backlog of requests —
numbering in the hundreds of thousands at some point. We are
now in a situation where we can start fresh and reset the system.
Je crois que le fait que nous puissions faire connaître un
système où on recommence à zéro nous offre une bonne occasion
d’élargir les bassins d’immigration, parce que, pendant très
longtemps, nous avions énormément de demandes en
traitement, qui allaient jusqu’à plusieurs centaines de milliers à
un moment donné. Nous sommes maintenant à un point où nous
pouvons recommencer et remettre le système à zéro.
We have an opportunity to inform francophones that we now
have a team. Here, in Paris, and in Dakar — but also with the
help of our colleagues in Ottawa — we can raise awareness of this
new system and explain to candidates how they could be selected.
Pour le moment, nous avons l’occasion de faire connaître, du
côté des francophones, le fait que nous avons maintenant une
équipe. Ici, à Paris, et à Dakar, à l’étranger, mais aussi avec l’aide
de nos collègues à Ottawa, nous pouvons faire connaître ce
nouveau système et expliquer aux candidats comment ils
pourraient être choisis.
Our responsibility is also to ensure that francophone
communities can help employers find candidates within that
pool. So efforts are being made on both sides. We try to include as
many francophones as possible in the pool, and the communities
make an effort to select them.
On a également la responsabilité de veiller à ce que les
communautés francophones puissent s’assurer que les employeurs
vont repêcher des gens de ce bassin. Cela vient donc des deux
côtés. Nous essayons de réunir le maximum de francophones dans
le bassin, et les communautés font des efforts pour aller les
repêcher.
Senator Fortin-Duplessis: In your presentation — at the end of
the last paragraph on page 6 — you said that many candidates are
invited to conduct an exploratory trip, which can result in a
nomination and the subsequent submission of a permanent
La sénatrice Fortin-Duplessis : Dans le premier paragraphe de
votre présentation, à la page 7, vous avez mentionné que plusieurs
candidats sont invités à faire un voyage exploratoire qui peut
mener à une nomination et à une demande de résidence
7:72
Official Languages
9-6-2014
residence application. Is that mechanism already in place? Do you
know whether any immigrants came to Canada, only to leave
immediately?
permanente par la suite. Est-ce que ce mécanisme est déjà en
place? Et savez-vous si des immigrants sont venus au Canada et
sont repartis immédiatement?
Mr. Gilbert: That mostly happens in Europe. Before deciding
to leave their country, such as France — and this is a fairly serious
decision after all — people want to visit Canada and see whether
they would like to live there. They have heard about Canada from
friends, family, colleagues, but they want to find out for
themselves what the country is like. In many cases, they
establish contacts to see whether there are any job opportunities
for them in Canada. That is always the first question people ask
themselves: ‘‘Are there any job opportunities for me there?’’ Very
few people are prepared to start from scratch without a shortterm job opportunity in the pools we are looking at here, in
Europe.
M. Gilbert : C’est plus souvent le cas du côté de l’Europe, je
dois avouer. Avant de prendre la décision de quitter leur pays, la
France par exemple — c’est une décision tout de même très
sérieuse —, les gens veulent voir sur place si le Canada est un
endroit où ils veulent vivre. Ils en ont entendu parler de la part
d’amis, de la famille, de collègues, mais ils veulent aller voir sur
place. Dans bien des cas, ils établissent des contacts pour voir s’il
y a des possibilités pour eux de travailler. C’est toujours la
première question que les gens se posent : « Est-ce qu’il y a une
possibilité d’emploi pour moi? » Très peu de gens sont prêts à
recommencer à zéro sans possibilité d’emploi à court terme, dans
les bassins qu’on examine ici, par exemple, pour l’Europe.
So, a lot of people do that, and many of them also go through
youth mobility programs. For instance, 14,000 young French
people visit Canada every year. Belgium and Switzerland also
have similar programs in place. People come to Canada for a few
months, or a year, and once there, they can see whether they are
truly interested in staying and whether they can make contacts
that will help them find a job and stay longer.
Ainsi, beaucoup le font, et plusieurs le font aussi par
l’intermédiaire des programmes de mobilité des jeunes. Par
exemple, en France, ce sont 14 000 jeunes par année qui vont
au Canada. La Belgique et la Suisse ont aussi des programmes
semblables. Les gens partent pour le Canada pour plusieurs mois,
pour un an, et sur place, ils peuvent voir si cela les intéresse
vraiment et s’ils peuvent établir des contacts pour pouvoir se
trouver un emploi afin d’y rester plus longtemps.
Senator McIntyre: Thank you, Madam Chair. Mr. Gilbert,
you are showing some real dedication with the Destination
Canada program. I am saying that because many witnesses who
appeared before us over the past year have talked about the
importance of working with immigrants before they arrive in
Canada. The more those people know about Canada’s economic
and linguistic realities before they leave their country, the better
their chances of succeeding in Canada are. To do that kind of
work — as you mentioned, and I congratulate you on it — several
steps have to be followed, such as job fair organization,
promotion, recruitment and selection activities, and finally, the
long-term settlement of newcomers.
Le sénateur McIntyre : Merci, madame la présidente. Monsieur
Gilbert, c’est un vrai travail de moine que vous faites avec
Destination Canada. La raison pour laquelle je le dis, c’est que
plusieurs des témoins qui ont comparu devant nous au cours de la
dernière année ont rappelé l’importance d’agir auprès des
immigrants avant leur arrivée au pays, c’est-à-dire avant leur
arrivée au Canada. Plus ceux-ci seront au courant des réalités
économiques et linguistiques du Canada avant leur départ, plus
leurs chances de réussite en sol canadien seront élevées. Pour ce
faire — comme vous l’avez mentionné, et je vous en félicite —, il y
a plusieurs étapes à suivre, notamment des salons de l’emploi, des
activités de promotion, de recrutement et de sélection pour
finalement en arriver à l’établissement à long terme des nouveaux
arrivants.
I have noticed that, over the past decade, Destination Canada
has been promoting francophone and Acadian communities
internationally by targeting certain countries in particular, such
as France, Belgium and Tunisia.
Je remarque que, depuis une dizaine d’années, Destination
Canada fait la promotion des communautés francophones et
acadienne à l’échelle internationale en ciblant surtout certains
pays, comme la France, la Belgique et la Tunisie.
In a report published in November 2010, the House of
Commons Standing Committee on Official Languages
recommended that Destination Canada be offered in more
French-speaking countries in order to expand beyond western
Europe and North Africa, to reach the Caribbean, the Middle
East and Latin America. What do you think about that report?
Maintenant, dans un rapport publié en novembre 2010, le
Comité permanent des langues officielles de la Chambre des
communes recommandait que le programme Destination Canada
soit offert dans un plus grand nombre de pays de la francophonie
de façon à dépasser les frontières de l’Europe occidentale et de
l’Afrique du Nord pour rejoindre les Antilles et le Moyen-Orient,
et qu’il soit offert aussi en Amérique latine. Que pensez-vous de ce
rapport?
9-6-2014
Langues officielles
7:73
Mr. Gilbert: It is true that, if we want to expand the potential
pool of francophones, we should focus not only on Europe, but
also on countries beyond that continent. Destination Canada also
participates in activities in countries such as Morocco and Tunisia
on a fairly regular basis.
M. Gilbert : Il est vrai que si on veut élargir le bassin possible
des francophones, il ne faut pas regarder seulement en Europe,
mais il faut regarder ailleurs. Destination Canada participe aussi à
des activités au Maroc et en Tunisie, par exemple, de façon assez
régulière.
Our involvement in Senegal is more recent. The largest pools of
growing francophone populations are found in western Africa,
the Congo, Cameroon, Senegal and Ivory Coast. In those
countries, the format of the Destination Canada job fairs
cannot be applied in the same way. We do not have local
partners who pre-select candidates. In Dakar, it has only been a
few months since we have had employees who could go on private
government service tours to provide assistance and identify
interested individuals who could succeed in Canada. That is
why we want to take action and increase our presence through
web conferencing. We have only just begun. We will hold a web
conference in July and another one in September to try to reach
people who are not necessarily living in regions where we have
offices and staff.
Au Sénégal, c’est plus récent. On retrouve les plus grands
bassins de population francophone en croissance en Afrique de
l’Ouest, au Congo, au Cameroun, au Sénégal et en Côte d’Ivoire.
Dans ces pays, Destination Canada - Foire d’emploi n’est pas un
format que l’on peut transposer dans le même sens. On n’a pas de
partenaires locaux, par exemple, qui font une présélection de
candidats. Ce n’est que depuis quelques mois que l’on a des
employés à Dakar, qui peuvent faire la tournée des services
gouvernementaux privés et offrir de l’aide pour trouver des
personnes intéressées pouvant bien s’intégrer au Canada. C’est
pourquoi nous voulons entreprendre des démarches pour être plus
présents par le truchement de conférences web. Nous venons à
peine de commencer. On en fera une en juillet et une autre en
septembre dans le but d’atteindre les gens qui ne sont pas
nécessairement présents là où on a des bureaux et des employés.
Until last year, we had only one full-time employee handling all
that. Selecting immigrants in a broader sense is only one part of
our mandate. Now, we have more employees, so we have greater
means to explore new pools such as western Africa and Haiti. We
have several contacts with Mauritius. That country’s
representatives attended the latest Destination Canada event, as
did Moroccan employment service representatives.
Jusqu’à l’an dernier, nous n’avions qu’un employé à temps
plein qui s’occupait de tout cela. Ce n’est qu’une partie de notre
travail qui consiste à sélectionner des immigrants au sens plus
large du terme. Maintenant, nous avons plus de personnes, donc
plus de moyens pour aller dans de nouveaux bassins comme en
Afrique de l’Ouest et à Haïti. Nous avons plusieurs contacts avec
l’Île Maurice. Des représentants de l’Île Maurice sont venus à
Destination Canada la dernière fois, et des représentants du
service d’emploi du Maroc y étaient.
We are gradually increasing the pools’ size, but that does take
time.
Petit à petit, on accroît les bassins, mais il faut un certain temps
pour le faire.
Senator McIntyre: Mr. Saint-Germain, I see that you are the
Director of the Information, Language and Community Program
Policy. We are talking about the recruitment and economic
integration of francophone immigrants, both internationally and
at the community level. I would like to talk to you about the
situation in communities.
Le sénateur McIntyre : Monsieur Saint-Germain, je note que
vous êtes directeur de la Politique de programmes sur
l’information, la langue et la communauté. On parle ici du
recrutement et de l’intégration économique des immigrants
francophones, tant au niveau international que dans les
communautés. J’aimerais parler avec vous de la situation dans
les communautés.
When it comes to the economic integration of immigrants in a
minority situation, credential recognition and job market
integration of newcomers remain major issues. The witnesses
who appeared before us have said several times that some
progress has indeed been made, but that much remained to be
done. Fortunately, some francophone postsecondary institutions
are already offering francophone immigrants retraining services,
language training and job search services.
En ce qui concerne l’intégration économique des immigrants en
situation minoritaire, l’un des gros défis demeure la
reconnaissance des types de compétences ou l’intégration au
marché de l’emploi des nouveaux immigrants. Les témoins qui ont
comparu devant nous ont mentionné à plusieurs reprises qu’il est
vrai que des progrès ont eu lieu, mais qu’il reste encore beaucoup
à faire. Heureusement, certaines institutions postsecondaires
francophones ont déjà commencé à offrir aux immigrants
francophones de la formation d’appoint, de la formation
linguistique ainsi que des services liés à la recherche d’emploi.
Can you tell us about that? Credential recognition is often
brought up as a major challenge.
Pouvez-vous nous parler de ce défi? On entend souvent le
même défi, c’est-à-dire la reconnaissance des types de
compétences.
7:74
Official Languages
9-6-2014
Mr. Saint-Germain: Credential recognition is a very important
issue for immigrants who come to Canada. It is not enough to be
selected; they have to integrate a profession.
M. Saint-Germain : La reconnaissance des titres de
compétences est un enjeu très important pour les immigrants
qui arrivent au Canada. Il ne suffit pas d’être sélectionné. Il faut
pouvoir adhérer à une profession.
Citizenship and Immigration Canada is aware of this problem.
We provide pre-departure services with non-profit organizations.
The Association of Canadian Community Colleges, ACCC,
provides information sessions that help immigrants determine,
in the case of regulated professions, what the best way to have
their credentials recognized would be. An assistance process
abroad helps immigrants understand the challenges, including
what training is required and where to obtain it.
Citoyenneté et Immigration Canada est conscient de ce
problème. Nous offrons des services prédépart avec des
organismes à but non lucratif. L’Association des collèges
communautaires du Canada (ACCC) offre des séances qui
permettent aux immigrants de déterminer, pour une profession
réglementée, quel serait le parcours idéal pour obtenir une
reconnaissance de leurs titres. Lorsqu’on entame un processus
d’aide à l’étranger, cela permet aux immigrants de comprendre les
défis, à savoir les formations requises et où les obtenir.
ACCC — with its pan-Canadian network of colleges,
universities and university partners — can direct immigrants to
the available training. CIC funds various training programs for
those immigrants. Some of them are focused on professions, and
others on language training. The process can move along more
swiftly if those immigrants’ professions are targeted by the oneyear recognition program with the provinces and territories. We
are doing some important work in this area.
L’ACCC, avec son réseau pancanadien de collèges,
d’universités et de partenaires universitaires, peut orienter les
immigrants vers les formations offertes. Le CIC finance
différentes formations pour ces immigrants, certaines axées sur
les professions, d’autres de nature linguistique. Dans la mesure où
ces immigrants sont dans des professions ciblées par le processus
de reconnaissance d’un an avec les provinces et territoires, le
processus peut avancer plus rapidement. Nous faisons un travail
important sur cet aspect.
Senator Poirier: My question is for Mr. Gilbert. You promote
francophone and Acadian communities internationally. Do you
have any statistics on what percentage of newcomers remain in
Canada or return to their home country?
La sénatrice Poirier : Ma question s’adresse à M. Gilbert. Vous
faites, à l’échelle internationale, la promotion des communautés
francophones et acadienne. Avez-vous des statistiques qui
démontrent, par exemple, le pourcentage de nouveaux arrivants
qui demeurent au Canada ou la proportion qui retourne dans son
pays d’origine?
Mr. Gilbert: We are often asked this question. Unfortunately,
we do not have any relevant data available. We know when
people arrive, but we do not know when they leave Canada, after
a certain period of time.
M. Gilbert : C’est une question que l’on nous pose souvent.
Malheureusement, nous n’avons pas de données pour y répondre.
On sait quand les gens arrivent, mais on ne sait pas quand ils
quittent le Canada, le cas échéant, après un certain temps.
Do some people go back home? Yes. I regularly meet people
who lived in Canada for 5, 10 or 15 years, and who then returned
home to take care of their parents or to take on new professional
challenges. We have no data on departures, so it is difficult to
assess that aspect. However, the Statistics Canada data indicates
that the communities are growing. That means a high percentage
of people remain in Canada.
Est-ce que certaines personnes s’en retournent? Oui. Je
rencontre régulièrement des gens qui ont vécu au Canada 5, 10
ou 15 ans, et qui sont revenus s’occuper de leurs parents ou relever
d’autres défis professionnels. Nous n’avons pas de données sur les
départs. Il est donc difficile d’évaluer cet aspect. Cependant, les
données de Statistique Canada révèlent que les communautés
grossissent. On remarque donc qu’une bonne proportion de gens
demeure au Canada.
Unfortunately, I have no answer to your question.
Malheureusement, je n’ai pas de réponse à votre question.
Senator Poirier: Do you follow up with those who used your
program once you know they have left the country? Do you
establish contact with those individuals after the fact?
La sénatrice Poirier : Faites-vous un suivi auprès de ceux et
celles qui ont bénéficié de votre programme une fois que vous
savez qu’ils sont partis? Établit-on un contact avec ces personnes
par la suite?
Mr. Gilbert: We keep databases on individuals who contacted
us and to whom we issued a visa. However, they are not under
any obligation to respond to us. Once they have settled in
Canada, they do not necessarily contact us again. After the
recruitment stage is completed, their main concern is to integrate
M. Gilbert : Nous gardons des banques de données sur les
personnes qui nous ont déjà contactés et à qui on a délivré des
visas. Cependant, ils n’ont pas l’obligation de nous répondre. Une
fois qu’ils sont établis au Canada, ils ne nous recontacteront pas
nécessairement. Une fois la phase de recrutement terminée, leur
9-6-2014
Langues officielles
into Canada. So we do not necessarily have regular contact with
them. Some individuals do get in touch with us to ask for services.
Otherwise, there is not necessarily any further contact.
Mr. Saint-Germain could probably say more about this.
7:75
préoccupation principale est de s’intégrer au Canada. Nous
n’avons donc pas nécessairement de contacts sur une base
régulière. Un certain nombre de personnes communiquent avec
nous pour demander des services. Sinon, il n’y a plus
nécessairement de contact.
Monsieur Saint-Germain pourrait sans doute en dire plus à ce
sujet.
Mr. Saint-Germain: The settlement program funds integration
services across the country. We poll immigrants regularly. We are
actually preparing the next survey, where we ask immigrants what
factors influence their decision to stay in a community.
Employment is the most important factor, but so are
community roots. In some cases, being part of a community
that also includes countrymen greatly contributes to immigrant
retention.
M. Saint-Germain : Le programme d’établissement est celui
qui finance les services d’intégration partout au pays. Nous
menons, sur une base régulière, des sondages auprès des
immigrants. Nous sommes d’ailleurs en train de préparer le
prochain sondage où l’on demande aux immigrants quels sont les
facteurs qui font en sorte qu’ils demeurent dans une communauté.
L’emploi ressort comme le facteur le plus important, mais aussi
les racines communautaires. Dans certains cas, le fait d’avoir un
milieu de vie et des compatriotes dans une communauté contribue
beaucoup à la rétention des immigrants.
We use that data to inform our programs and policies, and also
to include additional elements in tender notices — whether we are
talking about mentoring or immigrant assistance programs — to
put them in contact with employers.
Nous nous servons de ces données pour orienter nos
programmes et nos politiques, et aussi pour ajouter aux appels
d’offres des éléments supplémentaires, qu’il s’agisse de
programmes de mentorat ou d’aide aux immigrants, pour les
mettre en contact avec des employeurs.
Senator Poirier: Is there a Canadian region that is more
popular than others and attracts immigrants who are part of your
program? If so, what are the reasons for that popularity? What
kind of promotion do you do to attract immigrants to certain
parts of Canada, such as New Brunswick, the only officially
bilingual province? What promotion exercises do you conduct?
La sénatrice Poirier : Y a-t-il une région du Canada plus
populaire qu’une autre qui attire les immigrants faisant partie de
votre programme? Dans l’affirmative, qu’elles en sont les raisons?
Quel genre de promotion faites-vous pour les attirer vers certaines
parties du Canada, par exemple, au Nouveau-Brunswick, seule
province officiellement bilingue? Quels exercices de promotion
faites-vous?
Mr. Gilbert: A large part of our responsibility consists in
raising immigrants’ awareness of the existence of francophone
communities. A lot of francophones around the world do not
know that there are other francophone cities in Canada beside
than Montreal. Our main challenge is to make them aware that
there is more to Canada than Montreal.
M. Gilbert : Une grosse partie de notre responsabilité est de
faire connaître l’existence des communautés francophones. À
beaucoup de francophones dans le monde, il faut expliquer qu’il
existe une autre ville que Montréal au Canada. Notre premier défi
est de faire connaître le reste du Canada à l’extérieur de Montréal.
We start by making them understand that many francophones
live elsewhere in Canada and that French-speaking communities
do exist. We make extensive use of the FCFA map, which
indicates the number of francophones living throughout the
country, including New Brunswick. We tell them about the
opportunities in various places, but we cannot control their
choice. Most of the time, their decision is motivated by
employment opportunities. That is really the number one
factor. Before an individual decides to uproot their family, they
look at job opportunities in their field. If those job opportunities
are in British Columbia, they will decide to go there. If the
opportunities are in New Brunswick, that is where they will go.
This is by far the main factor.
On essaie d’abord de leur faire comprendre que beaucoup de
francophones vivent à l’extérieur du Canada et que des
communautés existent. On utilise beaucoup la carte de la
FCFA, qui indique le nombre de francophones qui vivent un
peu partout, entre autres au Nouveau-Brunswick. On leur fait
connaître les endroits là où il y a des possibilités. Cependant, on
ne peut pas diriger leur choix. La plupart du temps, leur choix est
motivé par les possibilités d’emploi. C’est vraiment le facteur
numéro un. Avant qu’une personne prenne la décision de
déraciner sa famille, elle se penche tout d’abord sur les
possibilités d’emploi dans son domaine. Si des possibilités
d’emploi existent dans son domaine en Colombie-Britannique,
elle choisira d’y aller. Si c’est au Nouveau-Brunswick, elle se
dirigera vers le Nouveau-Brunswick. C’est de loin le facteur
principal.
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Official Languages
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Senator Chaput: My first question is for Mr. Gilbert. The
Destination Canada initiative has now become an annual event. It
is supported financially by the Department of Citizenship and
Immigration through the Roadmap for Canada’s Official
Languages 2013-2018.
La sénatrice Chaput : Ma première question s’adresse à
M. Gilbert. L’initiative Destination Canada est devenue
maintenant un événement annuel. Elle est appuyée
financièrement par le ministère de Citoyenneté et Immigration
Canada par l’entremise de la Feuille de route pour les langues
officielles 2013-2018.
Citizenship and Immigration Canada, just as a number of
other departments, has had to conduct a strategic review of its
operations. According to what I have been told, Destination
Canada was affected by some of the cuts made. Can you tell us
whether those cuts have had an impact on communities’ ability to
participate in Destination Canada and to recruit?
Citoyenneté et Immigration Canada, comme plusieurs autres
ministères, a dû procéder à l’examen stratégique de son
fonctionnement. Selon ce qu’on m’a rapporté, Destination
Canada a été touchée par certaines compressions. Êtes-vous en
mesure de nous dire si ces compressions ont eu un impact sur les
capacités des communautés à participer à Destination Canada et
à faire du recrutement?
Mr. Gilbert: I always have a bit of a hard time answering this
question, since our foreign budget for the Destination Canada
event has not decreased. On the contrary, is has increased, and
there has been no impact on our accessibility abroad and our
activities.
M. Gilbert : Je suis toujours un peu embêté de répondre à cette
question, parce que notre budget à l’étranger pour l’événement
Destination Canada n’a pas diminué; au contraire, il a augmenté
et il n’y pas eu d’impact en ce qui a trait aux réceptions à
l’étranger et aux activités que nous organisons.
The aspect you allude to mostly has to do with the fact that the
department does not cover the travel costs for community
members or employers who want to participate in Destination
Canada, a job fair that takes place in November and is most
closely related to this event. I cannot really establish a link
between the two, since it is not the Destination Canada event
budget that is no longer available to them, but rather the CIC
budget that was allocated for their participation in Destination
Canada.
L’aspect auquel vous faites allusion tient surtout au fait que le
ministère ne rembourse pas les frais de voyage des membres des
communautés ou des employeurs qui veulent participer à
l’événement Destination Canada, une foire d’emploi ayant lieu
en novembre et liée de plus près à cet événement. Je ne peux pas
vraiment établir un lien entre les deux, parce que ce n’est pas le
budget de l’événement Destination Canada qui n’est plus
disponible pour eux, mais plutôt le budget de CIC qui leur était
octroyé pour leur participation à l’événement Destination
Canada.
I would like to add that the Destination Canada event is a job
fair that is held over the course of a week every year. However, we
have activities 52 weeks a year, and we meet a lot more candidates
beyond the parameters of Destination Canada than during the
actual event. We occasionally meet community people who do not
necessarily attend the fair. We instead meet them when they visit
Paris or Dakar for various reasons. I know that FCFA
representatives came to Dakar recently, and we met with them
there.
J’aimerais ajouter que l’événement Destination Canada est une
foire d’emploi qui a lieu pendant une semaine chaque année, mais
que nous tenons des activités 52 semaines par année et que nous
rencontrons beaucoup plus de candidats à l’extérieur de
l’événement Destination Canada que pendant ce dernier. Nous
rencontrons à l’occasion des gens des communautés qui ne
viennent pas nécessairement pendant cet événement, mais plutôt
lors de voyages qu’ils font pour différentes raisons à Paris ou à
Dakar; je sais que, récemment, les gens de la FCFA étaient à
Dakar, et nous les y avons justement rencontrés.
Senator Chaput: That corroborates one witness’ claim that he
could not attend Destination Canada this year owing to budget
cuts. That must be related to what you are talking about — the
fact that their travel expenses are no longer reimbursed if they
want to go to the event.
La sénatrice Chaput : Ceci corrobore ce qu’un des témoins
nous a dit, soit qu’il n’avait pu se rendre à Destination Canada
cette année à cause de compressions budgétaires; il doit s’agir de
ce dont vous venez de parler, à savoir que leur déplacement n’est
plus remboursé s’ils veulent se rendre à l’événement.
Mr. Gilbert: The department does not reimburse any travel
expenses for Destination Canada attendees or participants in
other events.
M. Gilbert : Pour venir à l’événement Destination Canada ou
pour participer à d’autres événements, le ministère ne rembourse
pas de frais de voyage.
Senator Chaput: When Senator Poirier asked you whether
immigrants would choose New Brunswick, you said that you
could not control their choice, that immigrants decide what
province they want to settle in. Would it not be all the more
important to have representatives of each interested province
La sénatrice Chaput : Dans le cadre de l’une de vos réponses
aux questions de la sénatrice Poirier au sujet du NouveauBrunswick, à savoir si, par exemple, des immigrants choisissent le
Nouveau-Brunswick, vous avez répondu que vous ne pouviez pas
diriger leur choix, que les immigrants choisissent la destination et
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Langues officielles
7:77
make their pitch and talk to immigrants, so as to attract them to
their province?
la province où ils désirent immigrer. Ne serait-il pas d’autant plus
important qu’il y ait des représentants pour chacune des provinces
intéressées, afin qu’ils puissent « vendre leur salade » et parler
avec ces immigrants pour les attirer chez eux?
Mr. Gilbert: Yes, and virtually all the provinces attended the
latest Destination Canada event. Alberta was not there for its own
reasons. New Brunswick is in France this week, and it
participated in an event last week organized by the newspaper
Le Monde. Ontario, New Brunswick and Northwest Territories
were in attendance. Over 5,000 participants were there, and we
conducted individual interviews with nearly 400 of them. I made
two presentations, both of which were attended by more than
300 individuals, including representatives from New Brunswick,
Ontario and Northwest Territories.
M. Gilbert : Oui, et presque toutes les provinces étaient
présentes à Destination Canada lors du dernier événement.
L’Alberta n’était pas présente pour des choix qui lui sont
propres; le Nouveau-Brunswick, cette semaine, est en France et
il a participé à un événement la semaine dernière organisé par le
journal Le Monde. Les provinces de l’Ontario, du NouveauBrunswick et les Territoires du Nord-Ouest étaient présents. Plus
de 5 000 personnes se sont présentées, et nous avons mené des
entrevues individuelles avec près de 400 personnes. J’y ai fait deux
présentations auxquelles ont assisté, chaque fois, plus de
300 personnes avec les représentants du Nouveau-Brunswick, de
l’Ontario et des Territoires du Nord-Ouest.
There are also opportunities beyond the parameters of the
Destination Canada event. New Brunswick representatives use
their own budget to attend events in order to promote and select
immigrants, since they can select provincial nominees.
Des occasions s’offrent aussi à l’extérieur de l’événement
Destination Canada et, dans ce cas, c’est avec leurs propres
budgets qu’ils sont venus faire de la promotion et procéder, dans
le cas du Nouveau-Brunswick, à la sélection d’immigrants, parce
qu’ils peuvent faire la sélection des nominations provinciales.
That is just one example, as this happens several times a year.
C’est à titre d’exemple que je le mentionne, parce que cela se
fait plusieurs fois au cours de l’année.
Senator Chaput: Aside from the Destination Canada event,
how many annual recruitment activities do you organize where
various communities can participate?
La sénatrice Chaput : Outre l’événement Destination Canada,
combien d’autres activités annuelles de recrutement offrez-vous
auxquelles les différentes communautés peuvent participer?
Mr. Gilbert: We organize some 40 events at the Canadian
Cultural Centre in Paris. That is very limited, but we participate
in job fairs and student fairs that are held in various locations, for
a total of about 90 events per year.
M. Gilbert : Nous organisons une quarantaine d’événements
au Centre culturel canadien à Paris; c’est très limité, mais nous
participons à des foires d’emploi ou à des salons étudiants qui ont
lieu à différents endroits, pour un total d’environ 90 événements
au cours de l’année.
As for events like the one I just described — organized on such
a large scale and attended by thousands of people who participate
in expatriation fairs — only two or three such events are held
every year.
Si on parle d’événements tel celui que je viens de vous décrire,
d’une aussi grande envergure et pour lequel des milliers de
personnes participent à des salons d’expatriation, il n’y en a que
deux ou trois par année.
However, a presentation is put together every two weeks at the
Canadian Cultural Centre, where we can host about 100 people.
Usually, we invite about 110 individuals and approximately 90 of
them show up. We try to have the maximum participation
without exceeding the centre’s capacity. We are on the ground for
those presentations. This week, for instance, someone is going on
tour with New Brunswick, with stops in Lyon, Toulouse, Geneva,
Brussels and Paris. Moreover, one of my staff members is
currently in western Canada to encourage employers from
Saskatchewan, Alberta and British Columbia to participate in
the next Destination Canada event.
Toutefois, toutes les deux semaines a lieu une présentation au
Centre culturel canadien; la capacité d’accueil est d’environ
100 personnes. Habituellement, nous invitons environ
110 personnes et à peu près 90 personnes se présentent. On
essaie d’obtenir le maximum de participation sans dépasser la
capacité d’accueil. Il s’agit de présentations pour lesquelles nous
sommes sur place. Cette semaine, par exemple, quelqu’un fait une
tournée avec le Nouveau-Brunswick et ils se rendent à Lyon,
Toulouse, Genève, Bruxelles et Paris. De plus, l’une de mes
collaboratrices se trouve actuellement dans l’Ouest canadien pour
encourager des employeurs de la Saskatchewan, de l’Alberta et de
la Colombie-Britannique à participer à l’événement Destination
Canada lors de la prochaine session.
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Official Languages
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We make those trips about three times a year, with one stop
per region. Overall, we may be talking about some 90 events, but
they vary greatly in scale. There may be only 30 participants or, in
Destination Canada’s case, nearly 4,000. So attendance varies a
lot.
Nous faisons ces voyages environ trois fois par année, une fois
dans chaque région. En tout et partout, on peut parler d’environ
90 événements, mais l’ampleur est très différente pour chacun;
quelques fois, il y a 30 personnes ou, dans le cas de Destination
Canada, près de 4 000. C’est donc très différent.
Senator Chaput: Is Manitoba part of what you just talked
about? I am asking you this because I hail from that province.
La sénatrice Chaput : Le Manitoba fait-il partie de ce dont
vous venez de parler? Je vous demande cela parce que je suis du
Manitoba.
Mr. Gilbert: A few provinces have attended every event since
2003, and a number of them are almost always there. Manitoba
and New Brunswick usually send very large delegations. Ontario
sends big teams, and that was especially the case this last time. At
events attended by hundreds of people, it is important to have
enough staff in the booths to answer questions. It is difficult to do
that when only one individual is manning the booth.
M. Gilbert : Quelques provinces sont présentes à tous les
événements depuis 2003, et plusieurs y sont presque toujours; le
Manitoba et le Nouveau-Brunswick ont habituellement toujours
de très grandes délégations. L’Ontario, la dernière fois en
particulier, avait une grosse équipe. Il est important, lorsqu’il y
a un événement où des centaines de personnes se trouvent dans
des kiosques, de pouvoir répondre aux questions. Lorsqu’il n’y a
qu’une seule personne, c’est difficile de le faire.
As I said earlier, over the past few years, all the provinces and
territories, with the exception of Nunavut, attended almost every
year. There are often one or two provinces missing. Prince
Edward Island was there two years ago, and Alberta participated
last year. Attendance often varies for budget and timing reasons.
Comme je l’ai mentionné tout à l’heure, au cours des dernières
années, presque chaque année, toutes les provinces et tous les
territoires, sauf le Nunavut, ont été présents; il manque souvent
une province ou deux. L’Île-du-Prince-Édouard était présente il y
a deux ans et l’Alberta était présente l’an dernier. La présence
varie souvent selon les budgets et les disponibilités.
Senator Chaput: I would like to add my name to the list for the
second round, so that I can ask Mr. Saint-Germain a question.
La sénatrice Chaput : J’aimerais voir mon nom inscrit pour le
deuxième tour, afin que je puisse poser une question à M. SaintGermain.
The Chair: Of course.
La présidente : Bien sûr.
Senator Champagne: Based on what a witness told us last week,
I would go as far as to say that Manitoba is almost constantly
among your partners. The province manages a program titled
Exploration, through which it invites individuals who could be
interested in spending a month or so in Saint-Boniface to get a
good idea of what kind of a life they could have there and see that
this region of Manitoba does boast a large francophone
population.
La sénatrice Champagne : J’oserai dire, en me souvenant de ce
qu’un témoin nous racontait la semaine dernière, qu’un de vos
partenaires, presque en tout temps, est le Manitoba. Il gère un
programme intitulé Exploration et grâce auquel il invite des gens
qui pourraient être intéressés à venir s’installer à Saint-Boniface
pendant un mois ou quelque chose comme cela, afin de voir
vraiment comment la vie s’y passe et de façon à ce qu’ils
constatent qu’il y a effectivement beaucoup de francophones dans
cette région du Manitoba.
As a witness told us last week, the problem is that those people
may be francophones at the outset — or they were able to learn
the language and continue learning it — but they realize that, in
order to live in Winnipeg, they eventually have to learn Canada’s
other official language and be able to function in English, as well.
That may cause problems when it comes to retaining newcomers.
They move there, and they may like it, but after a while, they may
experience difficulties in making themselves understood or
communicating in their everyday life outside the francophone
community. Is this something you talk about at Destination
Canada? It is great if someone speaks French or is open to
learning it, but they also have to prepare for the fact that, by
immigrating to a place like Manitoba, they will also have to learn
the country’s other language.
Le problème est que, comme nous le disait un témoin la
semaine dernière, ces gens peuvent être des francophones au
départ, ou bien ils ont pu apprendre la langue et continuent à
l’apprendre, mais ils se rendent compte que, pour vivre à
Winnipeg, à un moment donné il faut apprendre la deuxième
langue officielle du Canada et il faut être capable de fonctionner
en anglais également. Cela peut devenir un problème dans la
rétention des nouveaux arrivants. Ils vont venir, et ils aiment bien
cela, mais après un petit moment, ils ont de la difficulté à se faire
comprendre ou à communiquer pour les besoins de tous les jours,
à l’extérieur du secteur francophone. Est-ce un élément dont vous
parlez à Destination Canada? C’est merveilleux si on connaît la
langue française ou si on est prêt à l’apprendre, mais il faut aussi
se préparer au fait que, en immigrant au Manitoba, par exemple,
on devra aussi apprendre la deuxième langue du pays.
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Langues officielles
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Mr. Gilbert: I should have described how we proceed during a
Destination Canada event. We start things off with a
presentation. We host a group of about 400 individuals at a
time, and we make a 30-to-40-minute presentation on Canadian
realities. We establish comparisons between our location — be it
Belgium, France or Tunisia — and Canada in terms of job market
differences and expectations people may have. Some other topics
we discuss are language issues, as well as leave systems, wages and
lifestyles. People often just think of the winter when they think
about Canada, but they realize the differences are more numerous
than they may think.
M. Gilbert : J’aurais dû décrire auparavant comment nous
procédons lors d’une journée Destination Canada. La première
chose que nous faisons est une présentation. Nous faisons venir
un groupe d’environ 400 personnes à la fois et nous faisons une
présentation d’environ une demi-heure ou 40 minutes sur les
réalités du Canada. Nous établissons des comparaisons entre
l’endroit où nous sommes, que ce soit la Belgique, la France ou la
Tunisie, et le Canada, à savoir quelles sont les différences en ce
qui concerne le marché de l’emploi et les attentes que les gens
pourraient avoir. Aussi, entre autres, nous soulevons la question
de la langue, à savoir comment fonctionnent le système des
congés, les salaires, le mode de vie. Les gens au Canada pensent
souvent d’abord à l’hiver, mais ils se rendent compte qu’il y a
beaucoup plus de différences qui existent qu’on ne le croit.
Having gone in the other direction, I realize that we are really
North Americans who speak French, as opposed to French
people.
Pour ma part, ayant fait le chemin inverse, je m’aperçois que
nous sommes beaucoup plus des Nord-Américains parlant
français que des Français.
After the initial presentation, we have a speaker who
immigrated to Canada and lived there for a dozen years. That
individual describes their own experience, as well as that of people
they know, in terms of integration, friendship building, grocery
shopping, and similar considerations.
Ensuite, nous avons une personne qui a immigré au Canada et
qui y a vécu une douzaine d’années, et qui décrit sa propre
expérience, ainsi que celle de personnes qu’elle connaît, entre
autres pour ce qui est de s’intégrer, de se faire des amis, de la
façon d’acheter des biens, et ce genre de choses.
Afterwards, each province makes a short presentation on the
benefits of living there — be it New Brunswick or Yukon. That
part is sort of like a talent show in that people try to make their
pitch and tell others that their province is the most beautiful one
with the lowest unemployment rate, the best croissants, and so on.
On présente cet aspect, puis chaque province fait une courte
présentation sur les avantages d’aller y vivre, par exemple, au
Nouveau-Brunswick ou au Yukon. C’est un peu un « Talent
Show »; les gens essayent de vendre leur salade en disant : « chez
nous c’est plus beau, le taux de chômage est plus faible, nous
avons les meilleurs croissants, et cetera ».
Once that part is over, the 400 participants move to a room
next door, where employers have their booths set up. Provinces
are also represented, as are France job services, which help people
establish a connection between an employer and their
qualifications. So people walk around in that area while we
host the second group in the neighbouring room.
Une fois cette partie terminée, les 400 personnes se déplacent
dans une salle voisine où sont présents des employeurs, avec leurs
kiosques; des provinces sont également représentées, mais aussi
des services d’emplois de la France, par exemple, qui aident les
gens à faire le lien entre un employeur et leurs compétences. Donc,
les gens se promènent dans cet espace pendant que nous recevons
le deuxième groupe dans la salle d’à côté.
The language issue is raised more often than not, since we
know that causes problems for many people, including the
French. That is less of a case in other pools, but here, it is still
surprising how many young French people are not particularly
fluent in any other language. We tell them that they should have
some basic knowledge before coming to Canada. We tell them
that they will probably be able to live in French, but for work
purposes, knowledge of English is very desirable, sometimes even
indispensable.
L’aspect linguistique est soulevé plus souvent que moins, parce
qu’on sait que c’est souvent la chose qui pose problème pour
beaucoup de gens, entre autres pour les Français; c’est moins le
cas dans d’autres bassins, mais ici, il est encore étonnant de
constater le nombre de jeunes Français qui s’expriment peu dans
une autre langue que le français. On leur dit qu’ils doivent savoir,
avant d’arriver, qu’il leur faut une base, qu’ils vont sans doute
pouvoir vivre en français, mais que pour travailler, une
connaissance de l’anglais serait très souhaitable, voire parfois
indispensable.
Mr. Saint-Germain: To follow up on what Mr. Gilbert said,
CIC’s website for francophone immigration explains the
conditions for integrating Manitoba and other Canadian
regions. That is why CIC has been funding free language
training for immigrants through the settlement program since
1992. So francophone immigrants can take English courses, under
LINC, a language instruction program. Newcomers can attend
those free courses for months — or for as long as they want, since
M. Saint-Germain : Pour ajouter aux propos de M. Gilbert,
sur le site web de l’immigration francophone de CIC, on explique
un peu les conditions d’intégration au Manitoba et dans les autres
régions du Canada. C’est pour cela que CIC finance, par le
truchement du programme d’établissement, la formation
linguistique gratuite, depuis 1992, aux immigrants. Donc, les
immigrants francophones peuvent prendre des cours d’anglais,
sous la bannière du programme LINC, le programme de
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Official Languages
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there is no limit. That also helps prepare them for the job market
and create connections with employers. Those services are
provided in collaboration with community organizations, and
we work closely with the Société franco-manitobaine, on the
ground, in Manitoba.
formation linguistique. Ce sont des cours gratuits qui peuvent
durer des mois, le temps qu’ils veulent, il n’y a pas de limite. Cela
permet de les préparer aussi au marché du travail, de créer des
liens avec les employeurs. Ces services sont offerts de concert avec
les organismes communautaires, et nous travaillons étroitement
avec la société franco-manitobaine, sur le terrain, avec le
Manitoba.
Senator Champagne: You will agree with me if I say that, the
better prepared immigrants are before coming here, the more
likely we are to retain them in the country. They must be prepared
to speak two languages. Belgians know what it means to live in a
country with at least two languages, but that can be a new
experience for people who come from other parts of the world.
La sénatrice Champagne : Vous serez d’accord avec moi si je dis
que mieux ils sont préparés avant de venir, meilleures seront nos
chances de les retenir au pays. Il faut qu’ils s’attendent à avoir à
composer avec ces deux langues. Les Belges savent ce que c’est
que de vivre avec au moins deux langues, mais pour les gens qui
viennent d’ailleurs, ça peut être nouveau.
We had a young man from Senegal testifying last week. He is in
charge of a francophone group in Saint-Boniface. He mentioned
that the Canadian government did not consider him as a
francophone, since he would not answer that his mother tongue
was French in the census form because he spoke one of the
Senegalese languages first. But he has worked so hard since
arriving here to make newcomers feel welcome and not alone.
Le jeune homme qui nous parlait la semaine dernière est
originaire du Sénégal. Il est responsable d’un groupe francophone
à Saint-Boniface, et il dit : « Je ne suis pas considéré comme
francophone par le gouvernement du Canada, parce que, lorsque
je réponds au formulaire du recensement, on me demande ‘‘Quelle
est votre langue maternelle?’’. Je ne peux pas répondre que c’est le
français, parce que j’ai d’abord parlé une des langues qui se
parlent au Sénégal ». Mais il est celui qui, une fois arrivé ici, a
travaillé le plus afin que les nouveaux arrivants se sentent
accueillis et ne se sentent pas seuls.
The last issue I wanted to raise — and someone else talked
about this earlier — has to do with problems with recognizing
skills acquired abroad.
Le dernier aspect que je voudrais soulever, quelqu’un d’autre
l’a fait tout à l’heure, ce sont les problèmes que nous avons à faire
reconnaître les compétences acquises ailleurs.
Nothing makes me angrier than taking a taxi and talking to
someone who was a doctor in their country, when I am unable to
get an appointment with my doctor here. We also see this with
engineers and other professionals. I think we have a lot of work to
do — and I am very sad, since I am leaving the Senate in less than
a month — to try to make federal and provincial governments
establish a system to facilitate credential recognition. That way, a
doctor from another country would not have to redo five or six
years of studies to be able to practise medicine in one of our
provinces.
Rien ne me met plus en colère que de prendre un taxi et de
parler à quelqu’un qui était médecin dans son pays, quand moimême je ne puis prendre un rendez-vous avec mon médecin ici.
C’est le cas des ingénieurs et des gens d’autres métiers. Je pense
que nous avons beaucoup de travail à faire — et j’ai beaucoup de
chagrin, parce que je quitte le Sénat dans moins d’un mois — pour
essayer de faire en sorte que les différents gouvernements, fédéral
et provinciaux, arrivent à un point où il sera plus facile de
reconnaître les compétences, et que, ainsi, un médecin qui arrive
d’ailleurs n’aura pas à refaire cinq ou six ans d’étude pour pouvoir
pratiquer la médecine dans l’une de nos provinces.
Is that a question you are asked? Do you have a better answer
than I do?
Est-ce que c’est l’une des questions qui vous sont posées?
Pouvez-vous mieux y répondre que je ne peux le faire?
Mr. Saint-Germain: We know that credential recognition is not
an easy issue to address. On the one hand, the department is
trying to better inform potential immigrants about the obstacles
they may face in terms of having their skills recognized. On the
other hand, in order to simplify immigrants’ lives, we are trying to
make it possible to assess credentials during the selection process,
rather than afterwards. That way, people will know the truth
about what requirements they have to meet to become doctors in
Canada.
M. Saint-Germain : On sait que la reconnaissance des diplômes
n’est pas un dossier simple. Le ministère essaie, d’une part, de
mieux informer les immigrants potentiels sur les barrières qui
peuvent se présenter quant à la reconnaissance des titres. Ce
qu’on essaye de faire aussi, pour simplifier la vie des immigrants,
c’est de permettre l’évaluation des titres de compétences à la
sélection plutôt qu’après, ce qui fera en sorte que les gens se
verront donner l’heure juste et sauront, s’ils veulent devenir
médecins au Canada, quelles sont les exigences.
We are trying to establish a process for all professions with the
provinces and territories, so that, within a few months — up to a
year at the most — we would be able to fully assess peoples’
qualification and clearly tell them whether they need to have an
internship or take additional courses. At that point, immigrants
Ce que nous essayons de faire avec les provinces et les
territoires, c’est de créer, pour l’ensemble des professions, un
processus qui fait en sorte que, en l’espace d’un certain nombre de
mois, un an au maximum, on ait une évaluation complète des
titres avec un parcours clair en ce qui concerne, par exemple, la
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can decide that coming here is worth their while because the
obstacle is not too difficult to overcome, and if not, they can
choose another career. For instance, a doctor can work in health
sciences, which is a related field. So it is important to lay out all
the options for immigrants.
mise à niveau pour les compétences et les stages. À ce moment-là,
l’immigrant peut décider que cela vaut la peine pour lui parce que
la barrière n’est pas trop difficile à surmonter, sinon il peut choisir
une autre carrière. Par exemple, un médecin peut travailler dans le
domaine des sciences de la santé, qui est un domaine relié. Il est
donc important de donner aux immigrants l’ensemble des choix.
Senator Charette-Poulin: Senator Champagne just asked the
question I wanted to put to the witnesses. Issues related to
credential recognition, as Senator McIntyre pointed out, remain a
tragic reality for many of our immigrants who come here with
training and experience.
La sénatrice Charette-Poulin : J’avoue que la sénatrice
Champagne vient de poser exactement la question que je
voulais poser. La reconnaissance des compétences, ainsi que le
sénateur McIntyre le mentionnait, demeure une réalité tragique
pour plusieurs de nos immigrants qui arrivent ici déjà formés et
expérimentés.
Over the weekend, I heard about a gynecologist from Benin
who has been here for eight years and has been unable to find any
work in the health field.
En fin de semaine, j’ai eu l’occasion d’entendre parler du cas
d’un médecin gynécologue du Bénin qui est ici depuis huit ans et
qui ne peut pas se trouver un travail, même dans le domaine de la
santé.
Does the federal government play the role of a facilitator not
only in terms of helping immigrants understand what the
requirements are, but also in terms of ensuring that the
recognition of skills follows an established process?
Est-ce que le gouvernement fédéral joue un rôle de facilitateur
non seulement pour permettre aux immigrants de connaître les
exigences, mais aussi pour s’assurer que la reconnaissance se
déroule selon un processus établi?
Does the federal government also work with professional
associations — be it for doctors, lawyers, engineers or
accountants?
Est-ce que le gouvernement fédéral intervient aussi auprès des
associations professionnelles, que ce soit pour les médecins, les
avocats, les ingénieurs ou les comptables?
Mr. Saint-Germain: Thank you for the question. The federal
government does have a facilitator role to play by working closely
with the provinces, territories and regulatory bodies to identify
the requirements for each profession, and to ensure that
credential assessment methods are aligned.
M. Saint-Germain : Merci pour cette question. Effectivement
le gouvernement fédéral a un rôle de facilitateur à jouer en
travaillant en collaboration étroite avec les provinces, les
territoires et les organismes de réglementation, afin de cerner les
exigences, pour chaque type de profession, et de s’assurer d’une
harmonisation des façons par lesquelles les titres de compétence
seront évalués.
That is a huge undertaking owing to the number of regulatory
bodies in the country for each profession. Every year, we try to
work with those organizations to simplify matters.
C’est un travail colossal en raison du nombre d’organismes de
réglementation qui existent au pays dans chacune des professions.
On essaie de travailler avec ces organismes pour simplifier les
choses, chaque année.
Every year, we add to the list of professions a simplified
process, and when a profession is added to that list, in less than a
year, an immigrant can know what requirements are related to the
exercise of their profession according to their skills and diplomas.
On ajoute chaque année à la liste des professions un processus
simplifié, et lorsqu’une profession est ajoutée à cette liste de
processus simplifié, un immigrant est à même, en moins d’un an,
de connaître les exigences liées à l’exercice de sa profession selon
ses titres et ses diplômes.
We have also implemented a mechanism for recognizing
foreign credentials. We work closely with an organization that
makes it possible to assess foreign diplomas to determine their
degree of compatibility with Canadian credentials. That
assessment will now be factoring into our selection process.
Nous avons aussi mis en place un mécanisme pour reconnaître
les diplômes obtenus à l’étranger. Nous travaillons étroitement
avec un organisme qui permet d’évaluer les diplômes obtenus à
l’étranger pour déterminer dans quelle mesure ils sont
comparables aux titres canadiens. Cette évaluation entrera
maintenant dans notre processus de sélection.
So we will be able to tell immigrants to what extent their degree
is compatible with Canadian degrees, and what the gap is. If the
gap is small, the individual may feel that immigrating to Canada
is worth the effort. If it is not small, they may not make the same
decision.
Nous pourrons donc transmettre l’information aux
immigrants, à savoir dans quelle mesure leur diplôme vaut un
diplôme canadien ou pas, et quel en est l’écart. Si l’écart est petit,
l’immigrant peut considérer qu’il vaut la peine d’immigrer au
Canada; sinon, peut-être que le choix ne sera pas le même.
7:82
Official Languages
9-6-2014
Senator Charette-Poulin: Do the new immigration policies
facilitate the work you do with professional associations?
La sénatrice Charette-Poulin : Les nouvelles politiques
d’immigration facilitent-elles le travail que vous faites avec les
associations professionnelles?
Mr. Saint-Germain: Definitely. Our policies related to the
Federal Skilled Worker Program and the Federal Skilled Trades
Program make it easier for us to assess degrees. As Mr. Gilbert
said, with the launch of the express entry system in January 2015,
we will be able to better select people for a database of potential
candidates. We will know whether those people are capable of
meeting the minimum requirements for a given profession. The
simplified recognition process already covers 70 per cent of
professions. So that is already a major step forward.
M. Saint-Germain : Tout à fait. Déjà, nos politiques liées au
Programme fédéral des travailleurs qualifiés et au Programme
fédéral des métiers spécialisés permettent et facilitent cette
évaluation des compétences en ce qui concerne les diplômes.
Comme M. Gilbert l’a mentionné, avec l’arrivée du système
d’Entrée express à partir de janvier 2015, on pourra mieux
sélectionner les gens qui vont intégrer une banque de candidats
potentiels. On saura si ces gens sont à même de respecter les
exigences minimales liées à une profession. Le processus de
reconnaissance simplifié couvre déjà 70 p. 100 des professions.
C’est déjà une belle avancée.
Senator Charette-Poulin: Thank you.
[English]
La sénatrice Charette-Poulin : Merci.
[Traduction]
Senator Beyak: Thank you, Madam Chair, and thank you
both, gentlemen, for making this issue more understandable for
us.
La sénatrice Beyak : Merci, madame la présidente. Merci
également aux témoins de nous avoir aidés à mieux comprendre la
question.
I wonder if you could comment, Mr. Gilbert. You mentioned
grocery shopping and it made me think of many of our witnesses
who have said that the simple tasks like that — grocery shopping,
transportation, meeting friends, socializing, and finding folks with
similar values and beliefs — are quite daunting for them.
Monsieur Gilbert, j’aimerais avoir vos commentaires. Vous
avez parlé de faire l’épicerie, et cela m’a rappelé ce que bon
nombre de nos témoins nous ont dit, à savoir que des tâches
banales, comme faire l’épicerie, se déplacer, rencontrer des amis,
socialiser et trouver des gens qui partagent les mêmes valeurs et
les mêmes croyances, sont titanesques pour les nouveaux
arrivants.
Do you hear back from the provinces and do you have
opinions on which ones are doing it the best and how we can get
best practices for others?
Les provinces communiquent-elles avec vous? Quelles sont les
provinces qui, selon vous, le font le mieux, et comment pouvonsnous mettre en place des pratiques exemplaires dans les autres?
Mr. Gilbert: I’m not sure I could comment on a province that
does it better. Very often it’s not necessarily the province, it’s
more within the community, within the group that helps
settlement. It’s family and friends, when they do have them,
who help them to do that.
M. Gilbert : Je ne suis pas certain que je peux vous nommer
une province qui le fait plus efficacement. Très souvent, ce n’est
pas nécessairement la province; c’est davantage la communauté et
le groupe qui aide les gens à s’établir. Ce sont les amis et la
famille, le cas échéant, qui aident les immigrants à s’établir.
Often, though, new immigrants tend to listen more to members
of their own communities than to anything that comes from the
government. We are doing fewer immigrant interviews these days
than the thousands of those we did before, and I recall that after
we say to someone that they have been approved, the switch is put
to ‘‘off’’ and whatever we say about preparing to do this or that
before they go, it’s very difficult at that point.
Par contre, les nouveaux immigrants ont souvent tendance à
écouter davantage les membres de leur propre communauté que le
gouvernement. Nous réalisons maintenant moins d’entrevues avec
des immigrants, alors que nous en faisions des milliers
auparavant. Je me rappelle qu’au moment de leur apprendre
que leur demande était approuvée les gens ne nous écoutaient plus
du tout lorsque nous leur disions qu’ils devaient se préparer à
faire telle et telle chose avant de partir. C’était rendu très difficile
à ce moment-là.
I can’t pinpoint a province that does it better, but it’s
something we need to keep repeating at every level, every step
of the way, that you have to be ready because, even if you came as
a visitor, it’s not the same thing to live in one place.
Je ne peux pas nommer une province en particulier qui le fait
plus efficacement que les autres, mais nous devons répéter
continuellement à tous les échelons et à toutes les étapes du
processus qu’il faut être prêt, parce que, même si vous n’êtes ici
qu’à titre de visiteur, la vie ici n’est pas la même qu’ailleurs.
9-6-2014
Langues officielles
7:83
The other way around, I have lived in many countries. When
you go as a tourist it’s one thing, but when you have to do your
own stuff it is very difficult, particularly when you don’t know the
language.
Parallèlement, j’ai vécu dans de nombreux pays. Lorsqu’on va
ailleurs en touriste, c’est une chose, mais c’est une tout autre
histoire lorsque vous devez faire vos propres choses, en particulier
lorsque vous ne maîtrisez pas la langue.
Mr. Saint-Germain: In terms of the integration policy and best
practices, some interesting things are being done across the
country. When we look at how Manitoba integrates immigrants
by being very welcoming, welcoming people at the airport, trying
to accommodate people, finding housing and helping for the early
days — these are promising practices. However, from a Canadian
perspective, the fact they have established Local Immigration
Partnerships, these local partnerships are looking at to what
extent a specific city or a specific community is welcoming and
what the conditions are under which we should better
communicate to immigrants, such as this is where we can find
services and this is how we can help.
M. Saint-Germain : En ce qui a trait à la politique
d’intégration et aux pratiques exemplaires en la matière, des
initiatives intéressantes sont mises en œuvre partout au pays.
Nous n’avons qu’à regarder la manière dont le Manitoba intègre
les immigrants en étant très accueillant, en les accueillant à
l’aéroport, en essayant de répondre à leurs besoins, en leur
trouvant des logements et en les aidant dans les premiers temps. Il
s’agit de pratiques prometteuses. Cependant, du point de vue du
Canada, nous avons des partenariats locaux en matière
d’immigration, et ces partenariats évaluent l’accueil qu’une ville
ou une communauté précise réserve à ses immigrants et les aspects
que nous devrions améliorer dans nos communications auprès des
immigrants : voici où trouver des services et voici comment
trouver de l’aide.
Across Ontario and now across Canada, those LIPs — Local
Immigration Partnerships — are trying to define strategies in
terms of reaching out. As Rénald mentioned, it is working with
families and friends, but also working with established
organizations to support employee initiatives, finding
internships and finding resources to better support the retention
and the welcoming of communities.
Dans l’ensemble de l’Ontario et maintenant du Canada, nous
cherchons par ces partenariats locaux en matière d’immigration à
essayer d’élaborer des stratégies de communication. Comme
Rénald l’a mentionné, il faut collaborer avec les familles et les
amis, mais également les organismes établis en vue de soutenir les
initiatives à l’emploi, de trouver des stages et des ressources pour
mieux appuyer le maintien des immigrants et l’accueil des
collectivités.
Senator Beyak: Thank you.
[Translation]
La sénatrice Beyak : Merci.
[Français]
The Chair: We only have time for one short question, since we
have to conclude this part of the meeting by 3 p.m. Senator
Chaput, go ahead.
La présidente : Nous avons le temps de permettre une seule
courte question, car nous devons terminer cette partie de la séance
à 15 heures. Sénatrice Chaput, vous avez la parole.
Senator Chaput: Mr. Saint-Germain, this question follows up
on several questions already asked by my colleagues on the topic
of skills recognition and degree assessment. We know that must
be done in collaboration with regulatory bodies. You mentioned
that this was one of your responsibilities.
La sénatrice Chaput : Cette question, monsieur Saint-Germain,
vient faire suite à plusieurs questions déjà posées par mes
collègues sur le sujet de la reconnaissance des compétences et de
l’évaluation des diplômes. On sait que cela doit se faire de concert
avec des organismes de réglementation. Vous avez mentionné que
vous vous en occupiez et que c’était l’une de vos responsabilités.
How do you target professions, as there are thousands of
them? Where do you begin?
Comment ciblez-vous les professions, puisqu’il y en a des
milliers? Par où commencez-vous?
Mr. Saint-Germain: This work is done through federalprovincial cooperation, in the sense that it requires the
collaboration of the federal government and the provinces and
territories, as well as the participation of regulatory bodies. There
is a working group that is co-chaired by the Réseau de
développement économique et d’employabilité, RDEE, and our
organization. In that committee, we and provincial
representatives review all professional sectors and identify
professions, which undergo a rigorous analysis to harmonize the
credential recognition process.
M. Saint-Germain : D’abord, ce travail consiste en une
collaboration fédérale-provinciale, au sens que cela demande la
collaboration et du gouvernement fédéral et des provinces et des
territoires, en plus de la participation des organismes de
réglementation. Il y a un groupe de travail qui est coprésidé par
le Réseau de développement économique et d’employabilité
(RDEE) et nous-mêmes. Dans ce comité, on revoit l’ensemble
des secteurs professionnels et on identifie des professions,
conjointement avec les provinces, qui font l’objet d’une analyse
rigoureuse pour harmoniser le processus de reconnaissance des
titres.
7:84
Official Languages
9-6-2014
A work plan is established with regulatory bodies. We use that
plan to identify the obstacles to work on and try to adopt a panCanadian approach.
On établit avec les organismes de réglementation un plan de
travail. Selon ce plan, on établit les barrières sur lesquelles on va
travailler et on essaie d’adopter une approche pancanadienne.
That is what CIC and RDEE are trying to do. That way, we
add new professions every year. That accounts for all qualified
worker recruitment, since 70 per cent of all professions regulated
through that process are already covered.
C’est ce que CIC et RDEE cherchent à faire. Ainsi, on arrive
avec des professions supplémentaires chaque année. Cela vient
combler l’ensemble du recrutement de travailleurs qualifiés, parce
qu’on couvre déjà 70 p. 100 de toutes les professions réglementées
par ce processus.
Senator Chaput: Do you do that work? How long has that
committee been around?
La sénatrice Chaput : Faites-vous ce travail? Depuis quand le
comité existe-t-il?
Mr. Saint-Germain: For about 10 years.
M. Saint-Germain : Depuis une dizaine d’années.
Senator Chaput: Are you starting to see results?
La sénatrice Chaput : On commence à voir les résultats?
Mr. Saint-Germain: Yes.
M. Saint-Germain : Oui.
Senator Chaput: Thank you.
La sénatrice Chaput : Merci.
The Chair: We have no time for any other questions.
Mr. Gilbert, do you have any other information to share
quickly with the committee, such as a recommendation or final
remarks?
La présidente : Il n’y a plus de temps pour d’autres questions.
Monsieur Gilbert, auriez-vous d’autres renseignements à partager
rapidement avec le comité, une recommandation ou un dernier
commentaire?
Mr. Gilbert: I would simply like to thank you for your
attention to this issue. I see that all the members are very involved
in the discussion. I am very pleased to see how much interest this
committee has in the communities.
M. Gilbert : J’aimerais simplement vous remercier de
l’attention que vous portez à ce sujet. Je vois que tous les
membres sont très impliqués dans la discussion. Je suis très
heureux de voir le degré d’intérêt que vous portez envers les
communautés dans le cadre de votre travail.
The Chair: Thank you for joining us, Mr. Gilbert, especially
since it is almost 11 p.m. in Paris. Thank you for taking the time
to be with us. Sorry, it is 9 p.m. there. I am from Alberta, so I
always add another two hours.
La présidente : C’est nous qui vous remercions d’être avec
nous, monsieur Gilbert, surtout qu’il est presque 23 heures à
Paris. Merci d’avoir pris le temps d’être avec nous. Pardon, il est
21 heures. Je suis de l’Alberta, alors j’ajoute toujours deux heures
de plus.
Many thanks to Mr. Gilbert and Mr. Saint-Germain. We
really appreciate your input, which will help us with our study.
Thank you for taking the time to meet with us.
Un grand merci à M. Gilbert ainsi qu’à M. Saint-Germain.
Vos commentaires ont été fort appréciés et ils nous seront très
utiles pour notre étude. Merci d’avoir pris le temps de nous
rencontrer.
We will suspend the meeting for a few minutes while we
prepare for our next witnesses. Good night.
Nous allons suspendre la séance quelques minutes, le temps de
nous préparer pour recevoir nos prochains témoins. Bonne fin de
soirée.
(The committee suspended.)
(La séance est suspendue.)
(The committee resumed.)
(La séance reprend.)
The Chair: Honourable senators, we are resuming our meeting.
We are concluding our study on the impacts of recent changes to
the immigration system on official language minority
communities.
La présidente : Honorables sénateurs, nous reprenons notre
séance. Nous terminons notre étude sur les impacts des
changements récents au système d’immigration sur les
communautés de langue officielle en situation minoritaire.
We are now welcoming Jean Johnson, Chair of the Board of
Directors of the Association canadienne-française de l’Alberta,
ACFA, who is joining us by videoconference, along with Ida
Kamariza, Coordinator, Réseau en immigration francophone de
l’Alberta, Association canadienne française de l’Alberta. Joining
us in person is Roukya Abdi Aden, Manager, National
Nous accueillons maintenant M. Jean Johnson, président du
conseil d’administration de l’Association canadienne-française de
l’Alberta (ACFA), qui est avec nous par vidéoconférence,
accompagné de Mme Ida Kamariza, coordonnatrice du Réseau
en immigration francophone de l’Alberta de l’Association
canadienne-française de l’Alberta. Également, nous accueillons
9-6-2014
Langues officielles
7:85
Coordination, Réseau de développement économique et
d’employabilité.
ici même en personne Mme Roukya Abdi Aden, gestionnaire, de
la Concertation nationale au Réseau de développement
économique et d’employabilité.
We will listen to your presentations, after which senators will
put questions to you.
Nous écouterons vos exposés et, par la suite, les sénateurs vous
poseront des questions.
Jean Johnson, Chair, Board of Directors, Association
canadienne-française de l’Alberta: Honourable senators, good
afternoon to you all. I want to begin by thanking you for inviting
the ACFA to appear before the committee in the context of your
study on the impacts of recent changes to the immigration system
on official language minority communities. I will not introduce
the two of us because our friend Claudette already did that
brilliantly.
Jean Johnson, président, Conseil d’administration, Association
canadienne-française de l’Alberta : Honorables sénateurs, bonjour
à vous tous. Je tiens tout d’abord à vous remercier d’avoir invité
l’ACFA à comparaître dans le cadre de votre étude sur les impacts
des changements récents au système d’immigration sur les
communautés de langue officielle en situation minoritaire. Je ne
nous présenterai pas puisque notre amie Claudette l’a déjà fait de
façon éloquente.
Since 1926, the ACFA has been the representative organization
for the francophone community of Alberta. So we are here today
on behalf of the 238,000 Albertans who make up that province’s
French-speaking community.
Depuis 1926, l’ACFA est l’organisme porte-parole de la
francophonie albertaine. Nous sommes donc ici au nom de
238 000 Albertaines et Albertains composant la collectivité de
langue française en Alberta.
Since 2001, that plural and very diverse francophone
community has taken in over 10,000 direct immigrants, as well
as several thousand francophones who immigrated through other
provinces and territories, especially Quebec.
Depuis 2001, cette société francophone plurielle et très diverse
a adopté plus de 10 000 immigrants directs ainsi que plusieurs
milliers de francophones issus de l’immigration par l’intermédiaire
d’autres provinces et territoires, notamment le Québec.
In 2003, the federal government implemented a strategic
framework to foster immigration to minority francophone
communities and help communities benefit economically and
socially from immigration over the coming years.
En 2003, le gouvernement fédéral a mis en place le cadre
stratégique pour favoriser l’immigration au sein des communautés
francophones en situation minoritaire, afin de permettre à ces
communautés de profiter des avantages économiques et sociaux
de l’immigration au cours des années à venir.
Five long-term objectives were adopted to increase the number
of French-speaking immigrants in those communities and retain
them. To that end, a number of cooperative measures were
established between the department in charge of citizenship and
immigration and minority francophone communities. However, it
is clear that we are still far from the set objective to welcome
4.4 per cent of francophone immigrants within our communities
— or 9,000 to 10,000 francophone newcomers a year. We are
currently at 1.8 per cent nationally, and that is very far from the
targeted percentage.
Cinq objectifs à long terme consistant à accroître le nombre
d’immigrants d’expression française dans lesdites communautés et
à les y retenir sont visés. En ce sens, plusieurs actions de
collaboration entre le ministère responsable de la citoyenneté et de
l’immigration et les communautés francophones en situation
minoritaire ont eu lieu. Cependant, force est de constater que
nous sommes encore loin de l’objectif visé qui était d’accueillir
4,4 p. 100 d’immigrants francophones au sein de toutes nos
communautés, soit de 9 à 10 000 nouveaux arrivants
francophones par année. Présentement, au niveau national,
nous sommes encore à 1,8 p. 100, ce qui est très loin du
pourcentage ciblé.
So what impact will the recent reforms have? Will they foster
sustainability and help reach those objectives?
Quels seront alors les impacts des récentes réformes?
Permettront-elles de conserver les acquis et d’atteindre ces
objectifs?
We appreciate the commitment of the Canadian government
reiterated in the Roadmap for Canada’s Official Languages
2013-2018 to sustain francophone community vitality outside
Quebec through immigration. However, we are still concerned
about the impacts of the recent changes to the Canadian
immigration system on our communities, especially in the
economic class.
Nous saluons l’engagement du gouvernement du Canada
réitéré dans la Feuille de route pour les langues officielles du
Canada 2013-2018 en vue de maintenir la vitalité communautaire
francophone hors Québec, et ce, par l’entremise de l’immigration.
Cependant, nous demeurons inquiets quant aux impacts des
récents changements au système canadien d’immigration sur nos
communautés, principalement concernant la catégorie de
l’immigration économique.
So our comments will focus solely on that class, since it
accounts for the majority of immigration forecasts and since the
impacts of the changes for other immigrant categories seem to be
Notre intervention traitera donc uniquement de cette catégorie
puisqu’elle constitue la majeure partie des prévisions en
immigration et que les impacts des changements pour les autres
7:86
Official Languages
9-6-2014
the same — both for the majority community and the minority
francophone communities. To this end, I would like to share a few
observations with you regarding permanent and temporary
immigration in the context of your study.
catégories d’immigrants semblent être les mêmes, tant pour la
communauté majoritaire que pour les communautés
francophones en situation minoritaire. En ce sens, j’aimerais
vous partager quelques observations relatives à l’immigration
permanente et à l’immigration temporaire en lien avec votre
étude.
I will begin with permanent immigration. The modernization
behind these changes leaves a significant economic footprint on
immigration, which will go from a model based on a supply of
immigrants who want to come live in Canada to a model where
Canada will invite immigrants to come to the country. That new
approach is based on employers’ increased involvement, as
Minister Chris Alexander clearly stated in his April 8 news
release. He said the following:
Je vais commencer avec le volet de l’immigration permanente.
La modernisation qui motive lesdits changements donne une
empreinte fortement économique à l’immigration. Celle-ci passera
d’une immigration fondée sur l’offre des immigrants qui
souhaitent s’installer au Canada à une immigration là où le
Canada invitera les immigrants à venir au Canada. Cette nouvelle
orientation est fondée sur l’implication accrue des employeurs,
comme l’a clairement annoncé le ministre Chris Alexander dans
son communiqué du 8 avril dernier. Je le cite :
With ‘‘Express entry,’’ employers will have a key role in
selecting economic immigrants and providing advice to the
Government of Canada.
Le système Entrée express permettra aux employeurs de
jouer un rôle clé dans la sélection des immigrants
économiques et de formuler des conseils à l’intention du
gouvernement du Canada.
We feel that the important role employers are offered to play in
the selection of immigrants, coupled with the major involvement
provinces and territories with have in this file — and none of this
is subject to language obligations — could dilute the federal
government’s commitments toward official language minority
communities.
Selon nos observations, le rôle majeur proposé aux employeurs
dans la sélection des immigrants, doublé de la grande
responsabilité offerte aux provinces et aux territoires dans ce
dossier, tous non soumis aux obligations linguistiques, risquent de
diluer les engagements du gouvernement fédéral envers les
communautés de langue officielle en situation minoritaire.
We recognize the economic benefits of immigration our
government is interested in. However, we are worried that our
communities’ vitality may be negatively affected if assistance is
not provided.
Nous reconnaissons les avantages économiques reliés à
l’immigration que vise notre gouvernement. Cependant, nous
sommes inquiets de savoir que le volet de la vitalité de nos
communautés souffrira si des mesures d’accompagnement ne sont
pas adoptées.
Moreover, the following is stated in Economic Action Plan
2014:
De plus, le Plan d’action économique de 2014 précise ce qui
suit :
The Expression of Interest system would allow the
Government of Canada, provinces and territories, and
employers to actively target highly skilled immigrants
under key economic immigration programs, including the
Federal Skilled Worker Program, the Federal Skilled Trades
Program and the Canadian Experience Class.
Le système de déclaration d’intérêt (renommé Système
d’Entrée express) permettrait au gouvernement du Canada,
aux provinces et aux territoires, ainsi qu’aux employeurs, de
cibler activement des immigrants hautement qualifiés dans le
cadre des principaux programmes d’immigration
économique, dont le Programme des travailleurs qualifiés
(fédéral), le Programme des travailleurs de métiers
spécialisés (fédéral) et la Catégorie de l’expérience
canadienne.
The action plan also states the following:
Il poursuit ainsi :
In the future, the Government will explore with
provinces, territories and employers approaches to
developing a pool of skilled workers who are ready to
begin employment in Canada.
À l’avenir, le gouvernement explorera avec les provinces,
les territoires et les employeurs des approches en vue de la
création d’un bassin de travailleurs qualifiés, prêts à
commencer à travailler au Canada.
It is important to note that all the consultations related to the
implementation of this program, which will start in January 2015,
are held with the provinces, the territories and employers, but
without the participation and contribution of official language
minority communities. We are worried, because we do not believe
that those key players will bring forward the vitality of
Il est à noter que toutes les consultations relatives à la mise en
place de ce programme, qui débutera en janvier 2015, se font avec
les provinces, les territoires et les employeurs, mais sans la
participation et la contribution des communautés de langue
officielle en situation minoritaire. Nous sommes inquiets, car nous
ne pensons pas que ces acteurs clés mettront de l’avant la vitalité
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Langues officielles
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francophone communities as a priority. Although knowledge of
one of Canada’s official languages is one of the selection criteria,
we doubt that the unilingual francophone immigrants are
selected.
des communautés francophones comme étant une priorité. Bien
que la connaissance d’une des langues officielles du Canada soit
l’un des critères de sélection, nous doutons que les immigrants
unilingues francophones soient sélectionnés.
Statistics, which are tangible elements of analysis, clearly show
the source pools for economic immigrants, a category that today
accounts for almost 65 per cent of all of Canada’s immigrants. If
we look at the permanent resident category, countries in the AsiaPacific region are the main source of economic class immigration.
Immigrants from the Philippines, China and India account for
almost 45 per cent of all economic permanent residents admitted
in 2011. This finding is very interesting when we know that
employers will not change their habits overnight.
Les statistiques, qui sont des éléments tangibles d’analyse,
montrent bien les bassins sources des immigrants économiques,
catégorie qui compte aujourd’hui pour près de 65 p. 100 de toute
l’immigration du Canada. Si l’on considère la catégorie des
résidents permanents, les pays de l’Asie et du Pacifique sont les
principaux pays sources pour la catégorie de l’immigration
économique. Les immigrants en provenance des Philippines, de
la Chine et de l’Inde comptent pour près de 45 p. 100 de toutes les
admissions de résidents permanents des volets économiques en
2011. Cette observation devient très intéressante lorsqu’on sait
que les employeurs ne changeront pas leurs tendances du jour au
lendemain.
We must not lose sight of the fact that, internationally, the
larger pool of the Francophonie is mainly in Africa. However,
that part of the world is not included among the economic
immigration countries favoured by employers. In a presentation
given on the Metropolis pre-conference day, in Ottawa, in
March 2013, Jean-Pierre Corbeil, Chief Specialist, Language
Statistics Section, Statistics Canada, said that the vision for the
future of francophone immigration assumes that the primary
source of francophone immigrants will be from Africa, subSaharan Africa in particular. Unfortunately, the recently
proposed changes implement policies that, unintentionally, may
well eliminate this part of Africa as a source of immigration.
Il ne faut pas perdre de vue qu’au niveau international, le
grand bassin de la francophonie se trouve principalement en
Afrique. Or, parmi les pays qui sont favorisés par les employeurs
pour l’immigration économique, cette partie du monde n’y figure
pas. Selon une présentation faite à la journée préconférence
Metropolis, à Ottawa, en mars 2013, par Jean-Pierre Corbeil,
spécialiste en chef de la section des statistiques linguistiques chez
Statistique Canada, la vision d’avenir de l’immigration
francophone suppose que la source principale des immigrants
francophones proviendra de l’Afrique, et plus précisément, de
l’Afrique subsaharienne. Malheureusement, les récents
changements proposés mettent en place des politiques qui, de
façon inconsciente, risquent d’éliminer cette partie de l’Afrique
comme bassin source d’immigration.
Finally, the new point system for federal skilled workers will
assess foreign graduates through two types of organizations:
organizations specializing in the authentication and assessment of
degrees received abroad and professional organizations whose
assessment of foreign credentials is recognized by at least two
provincial or territorial regulators.
Enfin, le nouveau système de points pour les travailleurs
qualifiés fédéraux détermine que les diplômes étrangers seront
évalués par deux types d’organismes : les organismes ayant une
expertise en matière d’authentification et d’évaluation des
dipl ô mes obtenus à l’étranger et les organisations
professionnelles dont l’évaluation des titres de compétence
étrangers est reconnue par au moins deux organismes de
réglementation provinciaux ou territoriaux.
Those two types of organizations will be designated to
authenticate foreign degrees and attest to their equivalency to
Canadian degrees. For us, this type of assessment will clearly have
an impact on francophone immigration, because the education
systems of countries with the largest pool of francophones are
governed by the French system, whose standards are different
from Canada’s.
Ces deux types d’organismes seront désignés pour authentifier
les diplômes étrangers et attester leur équivalence aux diplômes
canadiens. Pour nous, il est évident que ce mode d’évaluation
aura des impacts sur l’immigration francophone, car les systèmes
d’enseignement des pays où se trouve le plus grand bassin de
francophones sont régis par le système français, dont les
standards sont différents de ceux du Canada.
I would now like to share with you a few observations related
to temporary immigration. Based on recent reforms, temporary
immigration, which basically consists of temporary foreign
workers and international students, will be given priority in the
transition to permanent immigration.
J’aimerais maintenant partager avec vous quelques
observations relatives à l’immigration temporaire. Selon les
récentes réformes, l’immigration temporaire, constituée
essentiellement des travailleurs étrangers temporaires et des
étudiants internationaux, sera privilégiée pour le passage à
l’immigration permanente.
7:88
Official Languages
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The major impact on francophone communities will therefore
depend on source countries for the temporary foreign worker
category. With the exception of France, few French-speaking
countries are among the pools for temporary immigration.
Furthermore, the Department of Citizenship and Immigration
recognizes that employers have an impact on source countries and
competency profiles for immigrants.
L’impact majeur sur les communautés francophones dépendra
donc des pays sources pour ce qui est de la catégorie des
travailleurs étrangers temporaires. À l’exception de la France, peu
de pays francophones comptent parmi les bassins d’immigration
temporaire. Par ailleurs, le ministère de la Citoyenneté et de
l’Immigration reconnaît que les employeurs ont une influence sur
les pays sources et les profils de compétence des immigrants.
If we look beyond the temporary foreign worker category,
although France is one of the five main source countries, North
American and European countries are predominant in this area.
Actually, the United States, Mexico, the United Kingdom and
Australia are the four main source countries for temporary
foreign workers in Canada. With the ones from France, they
accounted for more than 46 per cent of all entries of temporary
foreign workers in 2011.
Si on ne considère pas uniquement la catégorie des travailleurs
étrangers temporaires, bien que la France fasse partie des cinq
principaux pays sources, les pays de l’Amérique du Nord et de
l’Europe prédominent dans ce volet. En fait, les États-Unis, le
Mexique, le Royaume-Uni et l’Australie sont les quatre
principaux pays sources de travailleurs étrangers temporaires
pour le Canada. Avec ceux provenant de la France, ils comptaient
pour plus de 46 p. 100 de toutes les entrées de travailleurs
étrangers temporaires en 2011.
Francophone communities are working hard to educate
employers so that they recruit immigrants from francophone
countries. However, we are seeing somewhat of a contradiction.
While the Canadian government is cutting all the funding for
promotion activities abroad, it also promises in the roadmap to
increase expenditures for activities abroad in order to broaden the
mandate of Destination Canada and to have more job fairs and
promotion and recruitment activities for employers.
Les communautés francophones déploient des efforts pour
sensibiliser les employeurs afin qu’ils recrutent des immigrants
dans les pays francophones. Cependant, nous constatons une
sorte de contradiction. Alors que le gouvernement du Canada
supprime tout le financement des activités de promotion à
l’étranger, il promet en même temps, dans la feuille de route,
d’augmenter les dépenses consacrées aux activités à l’étranger afin
d’élargir le mandat de Destination Canada et d’inclure plus de
salons de l’emploi et d’activités de promotion et de recrutement
visant les employeurs.
Finally, the new immigration system will favour the category of
foreign students. However, this too can be reason for concern.
The disparity in fees for international students in various
educational institutions will have a major impact on attracting
students to various regions of the country. For instance, the
University of Ottawa has just decided to allow international
students who take three French courses to pay the same price as
Canadian students and permanent residents.
Enfin, la catégorie des étudiants étrangers sera privilégiée par le
nouveau système d’immigration. Cependant, ici encore, des
inquiétudes peuvent être soulevées. La disparité des coûts payés
par les étudiants étrangers dans les différentes institutions
d’enseignement aura un impact majeur sur l’attraction des
étudiants dans certaines régions du pays. À titre d’exemple,
l’Université d’Ottawa vient de prendre une décision permettant
aux étudiants étrangers qui suivent trois cours en français de
payer le même coût que les étudiants canadiens ou les résidents
permanents.
Our findings show that, although we are in favour of economic
immigration, we have serious concerns about reaching the target
of 4.4 per cent for francophone immigrants in our communities,
in order to meet the needs for the vitality of francophone minority
communities.
Nos observations démontrent que, bien que nous soyons en
faveur d’une immigration économique, nous avons de sérieuses
inquiétudes quant à l’atteinte de la cible de 4,4 p. 100
d’immigrants francophones au sein de nos communautés, en
vue de répondre aux besoins de vitalité des communautés
francophones vivant en situation minoritaire.
I would therefore like to conclude my presentation by making
seven recommendations:
J’aimerais donc conclure ma présentation en formulant sept
recommandations :
1. Include francophone communities in the consultations being
held in preparation for the launch of the Express Entry
program;
1. Associer les communautés francophones aux consultations
en cours pour la préparation du démarrage du programme
d’Entrée express;
2. Conduct a comparative study of the education standards in
the French and Anglo-Saxon systems, which would make it
possible to determine the likelihood of qualifying for
francophones under the current policy;
2. Mener une étude comparative des standards de formation
des systèmes français et anglo-saxons, ce qui permettrait
d’envisager les chances de qualification dont disposeraient
les francophones en vertu de la politique actuelle;
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Langues officielles
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3. Set up French-language pre-departure services to better
prepare francophones who choose to settle in Canada;
3. Mettre en place des services prédépart en français pour une
meilleure préparation des francophones qui choisissent de
venir s’établir au Canada;
4. Assess the promotion and awareness program in place,
which is the main pathway to encourage skilled bilingual
francophones to come here on a temporary basis;
4. Évaluer le programme de promotion et de sensibilisation en
place qui constitue la filière principale pour faire venir les
francophones qualifiés bilingues sur une base temporaire;
5. Allocate resources for promotion activities in francophone
countries;
5. Consacrer des ressources aux actions de promotion dans les
pays francophones;
6. Include a francophone component in Canada’s
comprehensive strategy on international education, which
is now aimed at six priority markets: Brazil, China, India,
Mexico, North Africa and the Middle East, and Vietnam;
6. Inclure un volet francophone dans la stratégie globale en
matière d’éducation internationale pour le Canada, qui vise
actuellement six marchés prioritaires, soit le Brésil, la Chine,
l’Inde, le Mexique, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient,
ainsi que le Vietnam;
7. Even though we have only addressed issues related to
economic class immigration, the humanitarian class is still of
great interest to us. That is why we recommend that those
already integrated into our francophone communities, who
are not subject to security measures, be entitled to residence
on humanitarian and compassionate grounds instead of
being deported after waiting for status for a number of
years.
7. Même si nous n’avons traité essentiellement que des
questions liées à la catégorie économique de l’immigration,
la catégorie humanitaire reste d’un grand intérêt pour nous.
Pour cette raison, nous recommandons que des personnes
déjà intégrées dans nos communautés francophones, qui ne
font pas l’objet de mesures d’ordre sécuritaire, puissent
bénéficier de la résidence pour des considérations
humanitaires plutôt que d’être déportées après plusieurs
années d’attente de statut.
We respectfully submit these observations and
recommendations to you and we hope that they will be able to
bring about significant changes for the benefit of the vitality of
Alberta’s French-speaking community.
C’est avec beaucoup de respect que nous vous soumettons ces
observations et ces recommandations dans l’espoir qu’elles
sauront amener des changements importants au bénéfice de la
vitalité de la collectivité de langue française en Alberta.
Thank you for your attention. We are now prepared to answer
any questions you may have.
Je vous remercie de votre attention. Nous sommes disposés à
répondre à vos questions.
The Chair: Thank you very much, Mr. Johnson. I will now give
the floor to Ms. Roukya Abdi Aden.
La présidente : Merci beaucoup, monsieur Johnson. Je cède
maintenant la parole à Mme Roukya Abdi Aden.
Roukya Abdi Aden, Manager, National Coordination, Réseau de
développement économique et d’employabilité: Thank you very
much, Madam Chair.
Roukya Abdi Aden, gestionnaire, Concertation nationale,
Réseau de développement économique et d’employabilité : Merci
beaucoup, madame la présidente.
Honourable senators, members of the committee, good
afternoon. My name is Roukya Abdi Aden. I am the manager
responsible for the national coordination of the Réseau de
développement économique et d’employabilité, RDEE Canada.
Honorables sénateurs, membres du comité, bonjour. Mon nom
est Roukya Abdi Aden. Je suis la gestionnaire responsable de la
Concertation nationale du Réseau de développement économique
et d’employabilité, RDEE Canada.
I would like to thank you for receiving me this afternoon. I am
replacing Gilles Lanteigne, the president of the board of directors,
whose presence is required in New Brunswick, and Jean Léger,
executive director, who is at a conference in Montreal right now.
J’aimerais vous remercier de me recevoir cet après-midi. Je
remplace M. Gilles Lanteigne, président du conseil
d’administration, qui est retenu au Nouveau-Brunswick, ainsi
que le directeur général, Jean Léger, qui participe à une
conférence à Montréal en ce moment.
When I was told that I had to give testimony and talk about
immigration and changes, I wondered where to start, because the
issue is complex. I worked for 10 years with FCFA as the assistant
director in this matter and two years with RDEE Canada. I will
try to limit my remarks to RDEE’s mandate as much as possible.
Quand on m’a dit que je devais témoigner et parler
d’immigration et de changements, je me suis demandé par où
commencer, car le dossier est complexe. J’ai travaillé 10 ans à la
FCFA à titre de directrice adjointe dans ce dossier et 2 ans au
RDEE Canada. Je tenterai de me circonscrire le plus possible au
mandat du RDEE.
I will start my testimony by introducing our network. I will
then talk about the network’s involvement and accomplishments
in economic integration. I will then discuss the impact of the
Je commencerai mon témoignage en présentant notre réseau. Je
présenterai ensuite les interventions et réalisations du réseau en ce
qui concerne l’intégration économique. Je poursuivrai en
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Official Languages
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recent changes to the immigration system. I will conclude with
some recommendations for the committee in order to improve the
recruitment and economic integration of French-speaking
immigrants.
abordant l’impact des modifications récentes au système de
l’immigration. Je conclurai avec quelques recommandations au
comité dans le but de faciliter le recrutement et l’intégration
économique des immigrants d’expression française.
RDEE Canada was created in 1997 with the objective of
working for the economic development of all francophone and
Acadian communities in Canada, with the exception of Quebec.
Today, RDEE Canada is the national anchor of its 12 provincial
and territorial members. It ensures the mobilization, cooperation
and consistency of all actions with a view to inviting francophone
and Acadian communities to fully contribute to Canada’s
economic prosperity.
Le RDEE Canada a été créé en 1997 avec comme objectif
d’organiser le développement économique dans l’ensemble des
communautés francophones et acadienne du pays, à l’exclusion
du Québec. Aujourd’hui, le RDEE Canada est le point d’ancrage
national de ses 12 membres provinciaux et territoriaux. Il assure
la mobilisation, la collaboration et la cohérence des actions dans
le but d’amener les communautés francophones et acadienne à
contribuer pleinement à la prospérité économique du Canada.
In the 2009-2012 period, the members of the network generated
almost $96 million in investment and contributed to the creation
of 3,708 direct and indirect jobs. They directly helped prepare
935 business plans, community development plans and strategic
plans that could not have been prepared without their support.
Au cours de la période 2009-2012, les membres du réseau ont
généré près de 96 millions de dollars d’investissement et contribué
à la création de 3 708 emplois directs et indirects. Ils ont appuyé
directement l’élaboration de 935 plans d’affaires, plans de
développement communautaire et plans stratégiques, qui
n’auraient pu être réalisés sans leur accompagnement.
The members of RDEE Canada have also carried out over
100 research projects that significantly contributed to the
economic development of their community. In 2012, the
network and its members equipped themselves with the tools
they needed to act more effectively by creating working groups on
four priority issues with strategies and specific actions to
accomplish. The first priority issue is the Canadian economic
francophonie, with a view to helping francophone businesses start
up and develop in order to contribute to the economic
development of francophone communities and Canada’s
economic prosperity.
Les membres du RDEE Canada ont également réalisé plus
d’une centaine de projets de recherche qui ont contribué de façon
significative au développement économique de leur communauté.
En 2012, le réseau et ses membres se sont donné les moyens d’agir
plus efficacement en créant des groupes de travail sur quatre
enjeux prioritaires assortis de stratégies et d’actions précises à
accomplir. Le premier enjeu prioritaire est la francophonie
économique canadienne, dans le but d’appuyer le démarrage et
le développement d’entreprises francophones, et ce, afin de
contribuer au développement économique des communautés
francophones et à la prospérité économique du Canada.
The second priority is tourism and the goal is to increase the
supply and commercialization of bilingual tourism products, both
in Canada and on the international stage.
Le deuxième enjeu prioritaire, le tourisme, a pour objectif
d’accroître l’offre et la commercialisation de produits touristiques
et bilingues à la fois au Canada et sur la scène internationale.
The third priority is the green economy, whose goal is to
explore and implement initiatives that make it possible to improve
human wellness and social equity, while significantly reducing
environmental risks and the shortage of human resources.
Le troisième enjeu prioritaire est l’économie verte, dont le but
est d’explorer et de mettre en œuvre des initiatives qui permettent
l’amélioration du bien-être humain et l’équité sociale, tout en
réduisant de manière importante les risques environnementaux et
la pénurie de ressources humaines.
Finally, what brings us together today is economic
immigration, whose goal is to educate Canadian employers
about hiring francophone immigrants.
Finalement, celui qui nous réunit aujourd’hui est l’immigration
économique, dont le but est de sensibiliser les employeurs
canadiens à l’embauche d’immigrants francophones.
RDEE Canada and its members have a privileged relationship
with employers, immigrants and francophone communities. They
provide a wide range of services. For instance, almost all our
members educate francophone and anglophone employers about
hiring French-speaking newcomers. Not only do we help them
understand the benefits of hiring francophone and bilingual
immigrants, but we help them in the recruiting process.
Le RDEE Canada et ses membres constituent un lien privilégié
avec les employeurs, les immigrants et les communautés
francophones. Ils offrent une large gamme de services. Par
exemple, presque tous nos membres sensibilisent des employeurs
francophones et anglophones à l’embauche de nouveaux arrivants
d’expression française. Non seulement nous les aidons à
comprendre les avantages liés à l’embauche d’immigrants
francophones et bilingues, mais nous les aidons dans le
processus de recrutement.
In terms of immigrants, once they come to Canada, we support
them with their economic integration. We help skilled and
temporary workers find jobs in their field of expertise and we
En ce qui concerne les immigrants, une fois arrivés au Canada,
nous les soutenons dans leur démarche d’intégration économique.
Entre autres, nous aidons les travailleurs qualifiés et temporaires
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Langues officielles
7:91
help them with the transition to permanent residence. We also
help immigrants think about entrepreneurship with tailored
services.
à se trouver un emploi dans leur domaine d’expertise et nous les
appuyons dans leur transition vers la résidence permanente. Nous
aidons aussi les immigrants à envisager l’entrepreneuriat par
l’entremise de services adaptés.
To foster economic immigration and the retention of
newcomers, we help employers optimize and manage diversity
in their companies. We also help immigrant workers with their
social and cultural integration in their new jobs.
Pour favoriser l’intégration économique et la rétention des
nouveaux arrivants, nous aidons les employeurs dans
l’optimisation et la gestion de la diversité au sein de leurs
entreprises. Nous soutenons également les travailleurs immigrants
dans leur intégration sociale et culturelle au sein de leur nouvel
emploi.
Let me give you some examples of the results that the network
members achieved in 2013. RDEE Ontario helped
220 francophone immigrants who were personally referred to
companies, guided and placed through La Bonne affaire program.
J’aimerais vous donner quelques exemples de résultats obtenus
par les membres du réseau en 2013. Le RDEE Ontario a aidé
220 immigrants francophones qui ont été personnellement
aiguillés, guidés et placés en entreprise grâce au programme La
Bonne affaire.
In Alberta, a pilot project made it possible to place 23 French
workers, of whom 10 were interns specialized and skilled in
landscaping, to meet the specific needs of Greentree Landscapes.
Seven other skilled workers from France were placed in six other
companies.
En Alberta, un projet pilote a permis de placer 23 travailleurs
français, dont 10 stagiaires spécialisés et qualifiés en
aménagement paysager, pour répondre aux besoins ciblés de
l’entreprise Greentree Landscapes. Sept autres travailleurs
qualifiés, venus de France, ont été placés dans six autres
entreprises.
In Saskatchewan, 133 francophone immigrant job-seekers were
hired through job fairs organized by the Conseil de la coopération
de la Saskatchewan.
En Saskatchewan, 133 chercheurs d’emploi immigrants
francophones ont été embauchés par l’intermédiaire des foires
d’emploi organisées par le Conseil de la coopération de la
Saskatchewan.
I would now like to take a few minutes to talk about the
impacts of the recent changes to the immigration system. As you
know, these changes are built on the following four pillars:
economy, efficiency, licensing and certification, and safety. In
terms of the economy, the new system seeks to establish a very
close link between the needs of the workforce and the arrival in
Canada of skilled immigrants as permanent residents and
workers. That is the pillar we are most involved with at RDEE
Canada.
J’aimerais maintenant prendre quelques minutes pour parler
des impacts des récents changements au système d’immigration.
Comme vous le savez, ces nouveaux changements reposent sur les
quatre piliers que sont l’économie, l’efficience, l’autorisation à
l’accréditation et la sécurité. En ce qui concerne le pilier de
l’économie, le nouveau système vise à créer un lien très étroit entre
les besoins de main-d’œuvre et la venue au Canada d’immigrants
qualifiés à titre de résidents permanents et de travailleurs. C’est le
pilier qui nous interpelle principalement au RDEE Canada.
Connecting skilled and competent francophone or bilingual
candidates with the workforce needs of employers is what we have
already been doing since 2009. The approach we have developed
basically relies on the following two areas: knowing and
determining the labour market needs in the various provinces
and territories. In this way, we try first and foremost to determine
the current needs and expectations of the Canadian labour
market, and to find out what sectors in particular will have a high
demand for workers.
Assurer le mariage entre les candidats francophones ou
bilingues qualifiés compétents et les besoins en main-d’œuvre
des employeurs fait déjà partie des actions que nous entreprenons
depuis 2009. Cette approche que nous avons développée repose
essentiellement sur les deux axes suivants : connaître et cerner les
besoins du marché du travail dans les différentes provinces et les
territoires. De cette façon, nous cherchons avant tout à cerner les
besoins actuels et les anticipations du marché du travail canadien,
et à connaître spécialement les secteurs qui auront une forte
demande de personnel.
Once the needs of the market are known, we mobilize and
inform employers in the sectors where there is a strong demand
for labour, either because of the hiring of French-speaking
immigrants who are already settled in Canada or because of
international recruitment, if they are not able to fill their positions
from the workforce available in Canada. However, despite a wellestablished strategy and some success stories, our network is faced
with a number of challenges in terms of the recruitment and
employability of French-speaking immigrants. For example, we
Une fois les besoins du marché connus, nous mobilisons et
sensibilisons les employeurs représentant les secteurs où il existe
une forte demande en main-d’œuvre, soit grâce à l’embauche
d’immigrants d’expression française déjà installés au Canada, soit
par l’intermédiaire du recrutement à l’international s’ils ne
parviennent pas à pourvoir leurs postes avec la main-d’œuvre
disponible au Canada. Toutefois, malgré une stratégie bien établie
et des histoires à succès, notre réseau est confronté à plusieurs
défis en matière de recrutement et d’employabilité des immigrants
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see that the needs of the labour market are evolving rapidly. It is
very difficult to keep up with them. Every six months, we have to
review and analyze everything in order to come up with new
action.
francophones. Par exemple, nous notons que les besoins du
marché du travail évoluent rapidement. Ils sont très difficiles à
suivre. C’est tous les six mois qu’il faut revoir et analyser le tout
pour replacer les actions.
Small and medium-sized businesses make up 98 per cent of the
businesses in Canada and they have no human resources services.
Their job vacancies are not posted. Basically, some employers are
overly cautious in recruiting internationally because of the tedious
procedures and because of the fear of abuse and backlash.
Les petites et moyennes entreprises constituent 98 p. 100 des
entreprises au Canada et ne disposent pas de services de
ressources humaines. Leurs offres d’emplois ne sont donc pas
affichées. Finalement, il existe une prudence excessive chez
certains employeurs à l’égard du recrutement à l’international,
en raison de démarches fastidieuses, et de la peur de l’abus et de
représailles.
We feel that the recent changes to the immigration system will
be to the advantage of francophone and Acadian communities, as
long as adequate safeguards are put into place and the
implementation comes with the investment of human and
financial resources.
Nous estimons que les changements récents au système de
l’immigration pourront être avantageux pour les communautés
francophones et acadienne, à condition que des mesures
adéquates soient mises en place et que des ressources humaines
et financières soient investies pour leur mise en œuvre.
I will conclude by providing some recommendations that will
let us work proactively with the Canadian francophonie. First, it
is essential to have the resources necessary to enlist the industry
sectors with strong labour recruitment potential by means of
partnerships with the various levels of government and key
stakeholders.
Je terminerai en formulant quelques recommandations afin de
travailler en amont dans le domaine de la francophonie
canadienne. Premièrement, il serait primordial de disposer des
ressources nécessaires pour cerner les secteurs de l’industrie ayant
un fort potentiel en recrutement de main-d’œuvre par l’entremise
de partenariats avec les différents ordres de gouvernement et les
intervenants clés.
Second, many employers have no recruiting experience in
countries that are the sources of immigration. As Mr. Johnson
mentioned, this is mostly the case in Africa. We also note that
they are not inclined to recruit in those countries. So we have to
increase the efforts to mobilize and encourage Canadian
employers to hire in the countries that are immigration pools.
We also have to be able to offer them assistance in the process of
recruiting and integrating French-speaking immigrants.
Deuxièmement, de nombreux employeurs n’ont pas acquis
d’expérience en matière de recrutement dans les pays sources
d’immigration. Comme M. Johnson l’a mentionné, c’est le cas
surtout en Afrique. On remarque aussi qu’ils ne sont pas enclins à
recruter dans ces pays. Il faudrait donc accroître la mobilisation
des employeurs canadiens pour les inciter à embaucher dans les
pays bassins d’immigration. Il faudrait également leur offrir un
accompagnement dans le processus de recrutement et
d’intégration des immigrants d’expression française.
My third recommendation deals with the need to make sure
that, in turn, skilled francophone immigrants have every
opportunity to be selected by Canadian employers, especially
given the implementation of Express Entry, so that they can
become economically established in Canada. So integrated predeparture services must be developed to support the recruitment.
Those services will give francophone immigrants the tools, the
information and the assistance they need to be hired by an
employer.
Ma troisième recommandation porte sur la nécessité de
s’assurer que les candidats francophones qualifiés aient toutes
les chances de leur côté pour être sélectionnés par les employeurs
canadiens, surtout dans le cadre de la mise en place de l’Entrée
express, afin de réussir leur intégration économique au Canada.
Ainsi, des services prédépart intégrés devront être élaborés pour
appuyer le recrutement. Ils permettront aux immigrants
francophones d’avoir les outils, les renseignements et
l’accompagnement nécessaires pour être retenus par un
employeur.
The employer is the one in a position to be able to find the
person who best meets the requirements of the available position.
Services of that kind already exist in, for example, India, China,
the Philippines and other countries, but there are few to none in
the countries that are sources of immigration for us.
L’employeur sera celui qui aura le pouvoir d’aller chercher la
personne qui répond le mieux au poste offert. De tels services
existent déjà, par exemple, en Inde, en Chine aux Philippines et
dans d’autres pays, mais ils sont peu ou pas existants dans les pays
sources d’immigration.
In conclusion, a study conducted by RDEE Canada shows that
a number of francophone companies are faced with challenges in
terms of the next generation of entrepreneurs. But, in
March 2014, the federal government abolished the entrepreneur
program.
Finalement, une étude récemment menée par RDEE Canada
démontre que plusieurs entreprises francophones sont confrontées
aux défis reliés à la relève entrepreneuriale. Or, le gouvernement
fédéral, en mars 2014, a aboli la catégorie des entrepreneurs.
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Langues officielles
7:93
We consider that immigrant francophone entrepreneurs are a
source of immigration for our communities and that we have to
continue to recruit them, specifically by means of ministerial
instructions. Thank you. I am ready to answer your questions.
Nous considérons que les entrepreneurs immigrants
francophones sont une source d’immigration pour nos
collectivités et qu’il faudrait poursuivre leur recrutement par le
truchement, notamment, d’une instruction ministérielle. Je vous
remercie. Je suis prête à répondre à vos questions.
The Chair: Thank you very much indeed, Madam. I now give
the floor to Senator Fortin-Duplessis.
La présidente : Je vous remercie grandement, madame. Je cède
maintenant la parole à la sénatrice Fortin-Duplessis.
Senator Fortin-Duplessis: Mr. Johnson, I would like to thank
you for your presentation. Thank you also for your seven very
interesting recommendations. However, I am not sure if I am
mistaken, but did I understand you to say that you do not believe
that giving extra points for a knowledge of official languages
would help immigrants become integrated into francophone
communities in Alberta?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Monsieur Johnson, j’aimerais
vous remercier de votre présentation. Je vous remercie également
pour vos sept recommandations très intéressantes. Toutefois, je ne
sais pas si je me trompe, mais j’ai cru comprendre que vous ne
croyiez pas que l’octroi de points supplémentaires à la
connaissance des langues officielles faciliterait l’intégration des
immigrants au sein des collectivités francophones en Alberta.
My questions have to do with integration and retention. Are
you able to tell us the retention rate for francophone immigrants
in Alberta? And do you believe that better selection during
immigration, as the reform proposes, will have a positive impact
on that retention rate?
Mes questions concernent l’intégration et la rétention. Êtesvous en mesure de nous dire quel est le taux de rétention des
immigrants francophones en Alberta? Et croyez-vous qu’une
meilleure sélection au sein de l’immigration, telle que le propose la
réforme, aura un impact positif sur ce taux de rétention?
Mr. Johnson: There are a number of aspects to your question.
In terms of the question on official languages, the processing
provides neither parity nor equality. First, and I will give you an
example, immigrants who speak both official languages, French
and English, are considered anglophone when they arrive in
Canada and are treated as such. So our community has difficulty
getting to people like that because they are steered towards
services in English rather than those offered by our communities.
For me, that poses a problem.
M. Johnson : Il y a une série d’éléments dans votre question.
En ce qui concerne la question des langues officielles, il n’y a pas
de traitement paritaire ou égal. Premièrement, et je vous donne un
exemple, l’immigrant qui parle les deux langues officielles, le
français et l’anglais, lorsqu’il arrive au Canada, est considéré
comme un anglophone et il est traité comme tel. Alors, notre
communauté accède difficilement à ces gens parce qu’on les
oriente vers les services en anglais plutôt que vers ceux de nos
collectivités. Pour moi, c’est un facteur qui pose problème.
Second, in the case of francophone immigrants who want to go
to Alberta under the new program, the difficulty comes from the
fact that completely different evaluation methods are used from
those provided to the immigrants who speak both English and
French. So there is an element of unfairness. In addition, people
who come from a foreign country as anglophone immigrants have
the possibility of a shortcut to a job in Canada.
Deuxièmement, lorsqu’on parle de l’immigrant francophone
qui voudrait aller vers l’Alberta dans le contexte de ce nouveau
programme, la difficulté tient du fait qu’on se sert des méthodes
d’évaluation qui sont complètement différentes de celles qui sont
offertes à l’immigrant qui est d’expression anglaise et française. Il
y a donc un élément d’iniquité. De plus, la personne qui arrive
d’un pays étranger en tant qu’immigrant anglophone bénéficie de
la possibilité d’un raccourci vers un emploi au Canada.
In an ideal world, how could we provide communities with
tools that would better meet the needs of immigrants who have
the necessary skills, but who have to be evaluated differently? In
addition, why could we not create a system that would allow us to
supervise them and give them the training they need to join the
job market in the language of work, which, in the case of Alberta,
is English?
Dans un monde idéal, comment pourrions-nous outiller les
communautés pour mieux répondre aux besoins des immigrants
qui ont les compétences nécessaires, mais qui doivent être évalués
de façon différente? De plus, pourquoi ne pourrions-nous pas
créer un système qui nous permettrait de les encadrer et de leur
donner la formation nécessaire pour intégrer le marché du travail
en ce qui a trait à la langue de travail, qui est l’anglais, quand il est
question de l’Alberta?
I do not know if that answers your questions. In my view, the
official languages are not an obstacle; rather it is a question of the
way in which both sides are treated.
Je ne sais pas si je réponds à vos questions. Selon moi, les
langues officielles ne sont pas un obstacle; il s’agit plutôt de la
façon dont on traite les deux côtés.
Senator Fortin-Duplessis: Your answer is very interesting, and
shows us an aspect that we have not seen before.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Votre réponse est très
intéressante et nous apporte un élément que l’on n’avait pas
encore vu.
7:94
Official Languages
9-6-2014
In our study, we have seen that, when people come to settle in
Quebec, we find out that they have moved elsewhere at the first
opportunity.
Lors de notre étude, on a constaté que, lorsque les gens
arrivaient au Québec pour s’y installer, dès la première occasion,
on apprenait qu’ils s’en allaient ailleurs.
You have told us that there is a major difference in
immigration when the person can speak English and French,
and that the system is not equal. When a francophone from
somewhere else in the world comes to settle in Alberta, have you
seen the same thing as we have seen in Quebec, that they use the
place as an entry point before running off to another province to
try to become established there?
Vous nous avez dit qu’il y avait une différence importante en
immigration lorsque la personne sait parler l’anglais et le français
et que le système n’était pas égal. En Alberta, lorsqu’un
francophone d’ailleurs dans le monde vient s’y établir, avezvous constaté la même chose que ce que nous avons constaté au
Québec, soit qu’il se servait de l’endroit comme point d’entrée
avant de filer ensuite vers une autre province pour essayer d’y
faire sa vie?
Mr. Johnson: Before I start, I have to apologize to you because
basically, the springboard from Quebec to other provinces often
sends people our way. Once people come to settle with us, their
tendency is to put down roots because the economic conditions in
Alberta are very favorable in terms of access to employment.
They have to turn cartwheels in order to learn the language as
best they can. That makes challenges for us because they have
often been taken in as immigrants in Quebec. They have spent a
few years in Quebec and then they come to Alberta because, for
them, moving 4,000 kilometres west is a short hop, as they have
already travelled a very long way to get to Quebec. It is nothing
for them to come and settle here, but we have to start the process
from the beginning and treat them like newcomers who have just
arrived in Canada. Often, we do not have the resources to do that.
It is a challenge for us, but it is a challenge we are happy to
address and we are constantly looking for solutions to serve that
clientele better.
M. Johnson : Je dois vous demander pardon tout de suite
avant de commencer, car, essentiellement, le tremplin du Québec
vers d’autres provinces sert souvent pour venir chez nous. Une
fois que les gens viennent s’établir chez nous, ils ont tendance à
bien s’enraciner parce que le facteur économique en Alberta est
très favorable quant à l’accès à l’emploi. Ces personnes doivent
faire la gymnastique de l’apprentissage de la langue du mieux
qu’ils peuvent. Cela nous pose des défis, parce que souvent, les
gens auront été reçus comme immigrants au Québec. Ils auront
passé quelques années au Québec et viendront vers l’Alberta parce
que, pour eux, déménager 4 000 kilomètres vers l’ouest est un
petit bond pour eux, comme ils ont déjà fait un très grand trajet
pour se rendre au Québec. Pour eux, ce n’est rien de venir s’établir
ici, mais on doit recommencer le processus et les traiter comme de
nouveaux arrivants qui viennent juste d’arriver au Canada.
Souvent, on n’a pas les ressources pour ce faire. C’est un défi
pour nous, mais nous sommes heureux de relever ce défi et nous
sommes constamment à la recherche de solutions pour mieux
servir cette clientèle.
Senator McIntyre: Thank you for your presentation,
Mr. Johnson. Clearly, your organization is doing a monumental
job. I see that it has been in existence for 80 years. You work with
a number of francophone organizations in Alberta that are active
in different sectors: education, justice, health, arts and culture,
immigration, and so on. I also see that you are supported by a
number of points of services spread out around the province. You
have also set up reception structures. You have a website,
Destination Alberta, and a community engagement plan to
support francophone immigration in Alberta. You told us
about that just now.
Le sénateur McIntyre : Je vous remercie de votre présentation,
monsieur Johnson. Il est évident que votre organisme fait un
travail gigantesque. Je remarque qu’il en est à sa 80e année
d’existence. Vous travaillez avec plusieurs organismes
francophones en Alberta qui œuvrent dans différents secteurs :
l’éducation, la justice, la santé, les arts et la culture, l’immigration,
et cetera. Je remarque également que vous avez l’appui de
plusieurs points de services répartis à travers la province. De plus,
vous vous êtes dotés de structures d’accueil. Vous avez un site
web, Destination Alberta, un plan d’engagement communautaire
pour appuyer l’immigration francophone en Alberta. Vous nous
en avez d’ailleurs parlé tout à l’heure.
If I understood that plan correctly, it sets an annual target of
about 1,000 francophone newcomers, a number that will
gradually increase from 2000 in 2010 to 1,000 in 2025.
Si j’ai bien compris ce plan, il a énoncé une cible annuelle
d’environ 1 000 nouveaux arrivants francophones, qui
augmentera graduellement de 200 en 2010 à 1 000 à compter de
2025.
There are two targets: yours and the federal government’s. The
federal government has set a target of 4 per cent of the economic
immigrants to settle in francophone minority communities by
2018. My question is this: how does the federal government’s
target tie in with the target you have set for Alberta? Let me add
another question, is the Alberta government supporting you in
your initiatives?
Il y a deux cibles : la vôtre et celle du gouvernement fédéral. Le
gouvernement fédéral s’est fixé une cible de 4 p. 100 d’immigrants
économiques qui s’installeront d’ici 2018 dans les communautés
francophones en situation minoritaire. Ma question est la
suivante : comment la cible du gouvernement fédéral s’arrime-telle avec la cible que vous avez fixée pour le territoire albertain?
J’ajouterais une autre question : est-ce que le gouvernement
albertain vous appuie dans vos démarches?
9-6-2014
Langues officielles
7:95
Mr. Johnson: I am going to ask my colleague to help me to
answer that question. We did a proposal for a study with a
consultant, Ronald Bisson. We based ourselves on the percentage.
We calculated that 4.4 per cent of the immigrants in Canada
would be about 9,000 to 10,000. We did not want to be too stingy
with our needs, but we tried to match the two estimates. What
proportion of the 4.4 per cent nationally could we consider
attracting and how could we really establish a link that would
counteract the assimilation factor in our communities? After
doing gymnastics with the numbers, we arrived at the figure of
1,000, which, in our current context, is a very difficult target to
attain.
M. Johnson : Je vais demander à ma collègue de m’aider à
répondre à cette question. On avait fait un projet d’étude avec un
consultant, M. Ronald Bisson. On s’inspirait du pourcentage. Ici,
on compte de 9 à 10 000 immigrants qui compteraient pour
4,4 p. 100 au Canada. On ne voulait pas être trop avares dans nos
besoins, mais on a essayé de faire un jumelage de deux éléments.
Quelle partie du 4,4 p. 100 national pourrait-on considérer aller
chercher et comment pourrait-on vraiment faire un arrimage qui
contrecarrerait le facteur d’assimilation dans nos communautés?
C’est une gymnastique des nombres, ce qui nous a amenés au
nombre de 1 000, qui, dans le contexte actuel, est une cible très
difficile à atteindre.
We are no different. If it were not for secondary immigration
— the people who arrive in Quebec and then come to settle in
Alberta — we would be a very long way from that target.
On n’est pas différent. Si ce n’était de l’immigration secondaire
— les gens qui arrivent au Québec et qui viennent s’établir en
Alberta par la suite —, on serait très loin de cette cible.
Senator McIntyre: Do you sense any support from the Alberta
government?
Le sénateur McIntyre : Sentez-vous un appui du gouvernement
albertain?
Mr. Johnson: In Alberta at the moment, there are a lot of
political factors. We are capitalizing on somewhat of a revival in
our relations with the government. At the moment, there is a race
for the leadership of the Conservative Party in Alberta, with three
candidates in a very tight race. We have the community fully
mobilized, we are sending messages and we are talking to the
Conservative Party’s leadership hopefuls. It is a golden
opportunity for us to make sure that people are listening to us
and understanding us.
M. Johnson : Il y a de plus en plus de facteurs politiques en
Alberta présentement. On est en train de capitaliser sur un
renouveau en ce qui concerne nos relations avec le gouvernement.
Il y a présentement une course à la chefferie du Parti
conservateur, en Alberta, et il y trois candidats qui font une
course assez serrée. On est en pleine mobilisation de la
communauté, on livre des messages et on parle aux aspirants
chefs du Parti conservateur. C’est une occasion en or de nous
assurer que les gens nous entendent et nous comprennent.
We always feel positive, perhaps by our nature, because we
have been surviving in Alberta for several decades. We feel some
support now and Alberta has been recognizing the growth of the
francophone community in recent years. It now stands at
18 per cent annually. That is a lot, and Alberta is undergoing
exactly the same kind of growth in its civil society.
On a un sentiment toujours positif qui nous vient peut-être de
notre nature, parce que cela fait plusieurs décennies que nous
sommes des survivants en Alberta. On se sent maintenant épaulés,
et l’Alberta reconnaît la croissance de la communauté
francophone dans les dernières années, qui se chiffre à 18 p. 100
annuellement. C’est beaucoup, et l’Alberta subit exactement, au
niveau de la société civile albertaine, le même type de croissance.
That gives us an interesting reference point for any discussions.
In a nutshell, yes, but I think that we still need a hand from the
federal government.
Cela nous donne un point de repère de discussions intéressant.
Bref, oui, mais je crois qu’on a encore besoin d’un coup de pouce
du gouvernement fédéral.
The Chair: Ms. Kamariza, would you like to add anything?
La présidente : Mme Kamariza, vous vouliez ajouter quelque
chose?
Ida Kamariza, Coordinator, Réseau en immigration
francophone, Association canadienne-française de l’Alberta: I
would like to add a comment about the community targets that
we established in our community engagement plan.
Ida Kamariza, coordonnatrice, Réseau en immigration
francophone de l’Alberta, Association canadienne-française de
l’Alberta : Ce que je voulais ajouter, c’était par rapport aux
cibles communautaires que nous avions établies dans notre plan
d’engagement communautaire.
The honourable senator asked how it tied in with the national
target. To establish the community target, we based our
calculations on the demographic vitality of the time, meaning
2010. If we could reach the figure of 1,000 immigrants per year, it
would allow us to maintain the demographic level of
francophones that we had in 2010. As to how that ties in with
the national target, it is a little difficult to say because, as
Mr. Johnson mentioned, the immigration that we receive is
essentially secondary immigration, which is difficult to plan for.
L’honorable sénateur a demandé comment cela s’arrimait avec
la cible nationale. Pour établir la cible communautaire, nous nous
étions basés sur la vitalité démographique du moment, donc celle
de 2010. Si on pouvait atteindre le chiffre de 1 000 immigrants par
année, cela nous permettrait de garder le niveau démographique
francophone qu’on avait en 2010. Quant à savoir comment cela
s’arrime avec la cible nationale, c’est un peu difficile à dire parce
que, comme M. Johnson le précisait, l’immigration que nous
recevons est essentiellement de l’immigration secondaire, qui est
7:96
Official Languages
We do not know when those immigrants arrive and we do not
know the resources that we need to plan for. But we still must
celebrate the fact that, at the moment, we are one of the rare
provinces that are attaining the 4.4 per cent figure. However, if
we were to receive no more immigrants from Quebec, for example
— the province, from which we receive most secondary
immigrants — it would be difficult to maintain that 4.4 per cent
target.
Thank you.
Senator Chaput: My first question goes to Mr. Johnson.
9-6-2014
difficile à planifier. Nous ne savons pas quand ces immigrants
arrivent et nous ne savons pas quelles ressources nous devons
planifier. Mais nous devons quand même nous réjouir que, pour
le moment, nous soyons parmi les rares provinces qui atteignent le
chiffre de 4,4 p. 100. Mais si demain, par exemple, nous ne
recevions plus d’immigrants du Québec — qui est la province de
laquelle nous recevons le plus d’immigrants secondaires —, il
serait difficile de conserver cette cible de 4,4 p. 100.
Je vous remercie.
La sénatrice Chaput : Ma première question s’adressera à
M. Johnson.
Mr. Johnson, thank you for your presentation and your
recommendations. As you know, the committee is looking for
clues to a solution that can make sure that what is being done
helps our official language communities to develop and flourish.
Je vous remercie, monsieur Johnson, pour votre présentation et
vos recommandations. Comme vous le savez, le comité recherche
des éléments de solution pour s’assurer que ce qui se fait contribue
au développement et à l’épanouissement de nos communautés de
langue officielle.
You mentioned that the obstacle is not the official languages,
but rather the way in which they are both treated. You gave us an
example that helped us to understand that better.
Vous avez mentionné que l’obstacle, ce n’est pas les langues
officielles, mais c’est plutôt la façon dont on traite les deux. Vous
avez donné un exemple qui nous a permis de mieux comprendre.
Are there any other examples that you could give us that would
help us to better understand and formulate better
recommendations? As an example, are there incentives that we
could offer employers to encourage them to take in immigrants
who speak French but very little English, in your province and
mine, for example, since both are majority anglophone? Can we
see that as a possibility in our situation?
Y a-t-il d’autres exemples que vous pourriez nous donner qui
nous aideraient à mieux comprendre et à faire de meilleures
recommandations? À titre d’exemple, y a-t-il des incitatifs qu’on
pourrait offrir aux employeurs pour les encourager à recevoir —
dans votre province et la mienne, par exemple, toutes deux
majoritairement anglophones — des immigrants qui parlent le
français et très peu l’anglais? Peut-on penser que c’est possible
chez nous?
Mr. Johnson: I have been working in adult education for a long
time and I feel that part of the solution is to better equip people
like that to integrate into society.
M. Johnson : J’ai travaillé longtemps dans le domaine de
l’éducation des adultes, et je considère qu’une des parties de la
solution est qu’on doit outiller ces gens pour qu’ils s’intègrent
mieux dans la société.
As for the program, if you look at unilingual francophone
immigrants, or prospective immigrants from countries in subSaharan Africa, for example, they are at a complete disadvantage
if they come to our respective provinces.
Par rapport au programme, si on considère le facteur unilingue
francophone de l’immigrant, ou de la personne qui veut immigrer
au Canada, et qui se situe, par exemple, dans un pays subsaharien,
il est complètement désavantagé pour venir chez nous, dans nos
deux provinces respectives.
I wonder why, in a country that promotes its Canadian values
of diversity. . . And that aspect works very well, but, in terms of
linguistic duality, it works less well, because the language aspect is
seen as an obstacle. I always go back to the idea that that is not
necessary. Is it up to a country of origin to offer an orientation
process, a training process, or up to a host country? I am sure you
will agree that a language is more quickly learned in an immersion
setting.
Je me demande pourquoi, dans le contexte d’un pays qui fait la
promotion de ses valeurs canadiennes de diversité... Et cette partie
fonctionne très bien, mais en ce qui a trait à la dualité linguistique,
cela va moins bien, parce que l’on considère que le facteur
linguistique est un obstacle. Je retourne toujours à la notion que
cela n’est pas nécessaire. Est-ce au pays d’origine d’offrir un
processus d’encadrement, de formation ou est-ce au pays
d’accueil? Vous serez d’accord avec moi quand je dis que dans
un contexte d’immersion, on apprend la langue d’autant plus
rapidement.
There are ways in which we can do it and it is the francophone
communities who should be investing in English as a second
language training programs so that people develop a sense of
belonging and keep coming to us. Instead of building a
community where people come to Canada in order to
assimilate, we should be building a community in order to grow.
Il y a des moyens pour nous, et ce sont les communautés
francophones qui devraient s’investir dans les programmes de
formation d’anglais langue seconde, de façon à s’assurer que les
gens développent une appartenance et gravitent toujours vers
nous. Au lieu de bâtir une communauté où les gens viennent au
Canada pour s’assimiler, on bâtit une communauté qui grandit.
9-6-2014
Langues officielles
That is perhaps my only comment.
7:97
C’est peut-être le seul commentaire que j’aurais.
Senator Chaput: When you say training programs so that
francophone immigrants can learn English, is the converse also
true? Should we teach French to anglophone immigrants who
come to us?
La sénatrice Chaput : Lorsque vous parlez du programme de
formation pour apprendre l’anglais, disons, à nos immigrants
francophones, l’inverse est-il aussi vrai, apprendre le français aux
immigrants anglophones qui arrivent chez nous?
Mr. Johnson: I would champion that idea, Senator Chaput. I
appreciate your comment.
M. Johnson : Je serais un champion de cette notion, sénatrice
Chaput. J’apprécie votre commentaire.
The Chair: Senator Chaput, I would like a clarification. Was
your question about better equipping the candidates or the
employers? I understood your question to be about the employers
but I think that Mr. Johnson interpreted it as being more about
the candidates.
La présidente : Sénatrice Chaput, j’aimerais avoir une
clarification. Est-ce que votre question portait sur la façon de
mieux outiller les candidats ou l’employeur? J’ai cru que votre
question concernait l’employeur, mais je crois que M. Johnson
l’avait interprétée davantage du côté du candidat.
Senator Chaput: I asked if there are incentives for employers,
but then we turned to training. But my question was about
incentives for employers.
La sénatrice Chaput : J’ai demandé s’il y avait des incitatifs
pour l’employeur, mais par la suite, on s’est penché sur la
formation. Mais ma question portait sur les incitatifs pour
l’employeur.
I am not sure whether Mr. Johnson could tell us how we can
encourage employers. Is there something we can offer them?
Je ne sais pas si M. Johnson pourrait nous dire de quelle façon
on peut inciter les employeurs. Y a-t-il quelque chose qu’on
pourrait leur offrir?
Mr. Johnson: I will let Ms. Kamariza take that question. She
seems to have an answer.
M. Johnson : Je vais passer la parole à Mme Kamariza, qui
semble avoir une réponse à ce sujet.
Ms. Kamariza: I would just add to Mr. Johnson’s answer by
saying that, yes, there are incentives that we can put in place to
encourage employers to recruit francophone candidates.
Mme Kamariza : Ce que j’ajouterais à la réponse de
M. Johnson c’est que, oui, il y a des incitatifs qu’on peut mettre
en place pour inciter les employeurs à recruter des candidats
francophones.
Earlier, Ms. Adbi Aden was talking about support for
employers in recruiting and hiring. That would be a very
helpful incentive. One incentive exists already, the significant
advantage of speaking French, which allows employers recruiting
from French-speaking pools to hire skilled workers, temporary
workers with a labour market opinion exemption. But that only
involves three professional categories. If we could extend the
categories covered by that labour market opinion exemption, it
would be a very useful incentive that would help employers to see
the significant advantage of hiring francophones.
Tout à l’heure, Mme Abdi Aden parlait de l’accompagnement
des employeurs pour ce qui est du recrutement et de l’embauche.
Ce serait un incitatif extrêmement intéressant. Il y a un incitatif
qui existe déjà, l’avantage significatif francophone, qui permet
aux employeurs qui recrutent dans les bassins francophones
d’embaucher des travailleurs qualifiés, des travailleurs
temporaires avec l’exemption de l’avis du marché du travail,
mais cela concerne seulement trois catégories professionnelles. Si
on pouvait étendre les catégories visées par cette exemption de
l’avis sur le marché du travail, ce serait un incitatif extrêmement
intéressant pour aider les employeurs à voir l’avantage significatif
francophone.
Ms. Abdi Aden: On the ground, we see very clearly that to get
employers to recruit francophone candidates, we really need to
support them, to guide them, as I was saying, in the recruitment
process, to help them find the right candidate.
Mme Abdi Aden : Sur le terrain, on voit très clairement que,
pour amener les employeurs à recruter des candidats
francophones, il faut vraiment les appuyer, les accompagner,
comme je le disais, dans le processus de recrutement pour les aider
à trouver le bon candidat.
Moreover, once they are here, we have to support them in job
retention. When the employer has a new employee who is having
some issues, RDEE Ontario does all of this work and has
considerable success in offering these services to employers.
De plus, une fois arrivés ici, il faut les accompagner dans la
rétention par rapport à l’emploi. Lorsque l’employeur a un nouvel
employé qui a des difficultés, le RDEE Ontario fait tout ce travail
et réussit très bien en lui offrant ses services.
The employers come back because once they have experienced
the help this service provides, they want to recruit in francophone
countries again. I also believe that the exemption notice is a very
important incentive, and it is our way of approaching them. It
means that the employer will recruit in francophone countries
Les employeurs reviennent parce que, ayant connu ce service,
ils redemandent à recruter dans ces pays de la francophonie. Je
crois aussi que l’avis d’exemption constitue un incitatif très
important, et c’est notre façon de les aborder. Cela fait en sorte
que l’employeur ira recruter dans les pays francophones plutôt
7:98
Official Languages
9-6-2014
rather than elsewhere. It is a real incentive to present that card
and to tell them that with this notice of exemption, they are
exempted from certain steps in the process. Automatically, they
see the task as less burdensome and say that they are considering
going that route. But that is not the end of it. We have to guide
them and help them.
qu’ailleurs. C’est vraiment en leur présentant cette carte et en leur
disant qu’avec cet avis d’exemption, ils n’ont pas besoin de faire
telle démarche du processus. Automatiquement, ils voient la tâche
s’alléger et disent qu’ils envisagent de le faire. Mais ça ne s’arrête
pas là. Il faut les accompagner et les aider.
I was saying earlier that we deal with a lot of small businesses
who do not have human resources. So our support really
contributes to the recruitment of francophone immigrants.
Je disais tout à l’heure qu’on faisait affaire avec beaucoup de
petites entreprises qui n’ont pas de ressources humaines. Donc, si
on apporte cet appui, ça peut vraiment contribuer au processus de
recrutement d’immigrants francophones.
Senator Chaput: Is any funding planned for this type of
initiative, to support employers?
La sénatrice Chaput : Est-ce qu’il y a du financement qui est
prévu pour ce genre d’initiative, pour l’appui aux employeurs?
Ms. Abdi Aden: There is very little currently. I would say that
there is about 1 per cent for the whole support component, once
the immigrant has arrived. We francophones can capitalize by
offering this value-added to employers, but there is very little
funding for that initiative at this time.
Mme Abdi Aden : Il y en a très peu en ce moment. Je dirais que
tout l’aspect de l’accompagnement, une fois l’immigrant arrivé, se
situe à hauteur de 1 p. 100. Nous, les francophones, nous
pouvons capitaliser en offrant à ces employeurs cette valeur
ajoutée, mais il existe très peu de financement pour cette initiative
en ce moment.
The Chair: For the people who are listening to us on television,
can you tell us more about the exemption notice?
La présidente : Pour les gens qui nous écoutent à la télévision,
pouvez-vous en dire davantage au sujet de l’avis d’exemption?
Ms. Abdi Aden: The exemption notice means that the
employers must go through the Department of Employment
and Social Development to obtain a notice before they recruit
abroad. Those who want to recruit in francophone countries do
not have to go through this process, which lasts from three to six
weeks and costs money. So they are exempted from that thanks to
this exemption notice.
Mme Abdi Aden : L’avis d’exemption signifie que les
employeurs doivent passer par le ministère de l’Emploi et du
Développement social pour obtenir un avis avant de recruter à
l’étranger. Ceux qui veulent aller dans les pays de la
Francophonie ne sont pas obligés de passer par ce processus qui
dure de trois à six semaines environ, et qui coûte de l’argent. Ils
sont donc exemptés grâce à cet avis d’exemption.
Senator Champagne: Mr. Johnson, earlier you said something
that surprised me. You said that bilingual newcomers are
automatically considered to be anglophones and are thus
redirected toward English services. I would like to know who
makes that decision, and why the bilingual person is
automatically directed to anglophone services.
La sénatrice Champagne : Monsieur Johnson, tout à l’heure
vous avez dit une phrase qui m’a surprise. Vous disiez que les
nouveaux arrivants bilingues sont automatiquement considérés
comme des anglophones et qu’ils sont donc redirigés vers des
services en anglais. Je voudrais savoir qui prend la décision et
pourquoi la personne bilingue est automatiquement dirigée vers
les services anglophones.
Mr. Johnson: To my knowledge, the authority in matters of
immigration is still Citizenship and Immigration Canada. That
department categorizes citizens in this way. If you are bilingual
and arrive in Canada, you are considered to be an anglophone
and are directed to services in English. This is a source of
frustration for us.
M. Johnson : À ce que je sache, l’autorité en matière
d’immigration demeure Citoyenneté et Immigration Canada.
C’est ce ministère qui catégorise les citoyens de cette façon. Si
tu es bilingue et que tu arrives au Canada, tu es considéré comme
anglophone et tu es dirigé vers les services en anglais. Pour nous, il
s’agit d’un élément de frustration.
I will give you an example. We have bilingual people who
arrive from Mauritius. In our regional Grande Prairie office, we
do recruitment with employers. These people have all sorts of
excellent skills. So we bring them to Canada and there is already a
job waiting for them. We give them a social insurance number and
help them to prepare for the Red Seal certification. Once they
have the Red Seal, they are treated as day labourers. They earn
$40 to $50 an hour, depending on their trade.
Je vais vous donner un exemple. On a des gens qui arrivent de
l’Île Maurice et qui sont bilingues. Dans notre bureau régional de
Grande Prairie, on fait du recrutement avec des employeurs. Ces
gens ont toutes sortes d’excellentes compétences. On les amène
donc au Canada et il y a déjà un emploi qui les attend. On leur
donne un numéro d’assurance sociale et on leur donne une mise à
niveau pour faire l’examen du Sceau rouge. Une fois le Sceau
rouge terminé, ils sont traités comme des journaliers. Ils gagnent
de 40 $ à 50 $ l’heure, tout dépendant du métier.
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Langues officielles
7:99
But they are considered to be anglophones, and treated as such.
Thank God, we have a local group that works very hard to recruit
these people, to work with them and do follow-up, but the
services do not redirect them. So we are forced to go to great
lengths.
Mais ils sont traités et considérés comme des anglophones.
Dieu merci, nous avons un groupe local qui travaille très fort pour
recruter ces gens, pour travailler avec eux et faire des suivis, mais
ce n’est pas à travers les services qu’on les redirige. On est donc
obligés de faire notre gymnastique.
Senator Champagne: I would like to submit something
completely hypothetical to you. Let us say that my husband
and I have retired and we arrive to settle here. I speak French and
English. My husband speaks French, English, Italian and
German. In your opinion, which group will they place my
husband in? He is a music professor and can easily teach in those
four languages. Will they automatically place him with the
anglophones?
La sénatrice Champagne : J’ai envie de vous exposer quelque
chose de totalement hypothétique. Disons que mon mari et moi
sommes en ce moment à la retraite et nous arrivons nous installer
chez vous. Moi je parle français et anglais. Mon mari français,
anglais, italien et allemand. Dans quel groupe vont-ils placer mon
mari, d’après vous? C’est un professeur de musique et il peut
enseigner dans ces quatre langues facilement. Vont-ils le mettre
automatiquement chez les anglophones?
Mr. Johnson: As things stand now, you would be treated like
anglophones. You would be redirected toward English-language
services.
M. Johnson : Jusqu’aux dernières nouvelles, vous seriez traités
comme des anglophones. Vous seriez redirigés vers les services en
anglais.
Senator Champagne: I am not sure that we would settle here;
we would think about it twice.
La sénatrice Champagne : Je ne suis pas certaine qu’on va aller
s’installer chez vous. On va y penser à deux fois.
[English]
[Traduction]
Senator Beyak: Just to play devil’s advocate on the same
question, we’ve been told by many witnesses that, because English
is the universal language and the language of technology, the
services are automatically better in English. They are pushed that
way to get the services that they want. It’s a kind of a give-andtake thing.
La sénatrice Beyak : J’aimerais rester dans la même veine et me
faire l’avocat du diable. De nombreux témoins nous ont raconté
que les services sont automatiquement meilleurs en anglais, parce
que l’anglais est la langue universelle et la langue des technologies.
Les arrivants sont ainsi catégorisés pour leur donner les services
qu’ils veulent. C’est une sorte de compromis.
Nobody wants it to work better than I do. I wondered if you
could comment on that. Rather than it being anyone’s fault, how
can we fix it?
Personne ne souhaite que cela fonctionne plus efficacement que
moi. J’aimerais vous entendre à ce sujet. Au lieu de chercher des
coupables, comment pouvons-nous y remédier?
[Translation]
[Français]
Mr. Johnson: I think that we should treat the citizen who
arrives knowing both languages with respect. He should be given,
at a minimum, the choice of receiving services in French. To my
mind, it is a question of respect.
M. Johnson : Je pense qu’on devrait traiter avec respect le
citoyen qui arrive avec la connaissance des deux langues. On
devrait lui donner au minimum le choix de pouvoir se greffer aux
services en français. Pour moi c’est une question de respect.
I do not want to accuse anyone of being ill-intentioned, but I
find it awkward that in our efforts to build a French-language
society in Alberta, our hands are tied. There are certainly
solutions that could be implemented. We have to re-examine
the issue of recruitment and allow the unilingual anglophone from
sub-Saharan countries to have access to the same services and
points of entry as the anglophone from Great Britain or
elsewhere.
Je ne voudrais pas prêter de mauvaises intentions à quiconque,
mais ce que je trouve maladroit, dans la construction d’une société
d’expression française en Alberta, c’est qu’on nous lie les mains. Il
y a certainement des solutions à apporter. Il faut réexaminer la
question du recrutement et permettre à l’unilingue anglophone
qui est d’origine des pays subsahariens d’avoir accès aux mêmes
services et points d’entrée que l’anglophone de Grande-Bretagne
ou d’ailleurs.
Senator McIntyre: My question is very brief. Your
organization has defined four economic issues for francophone
communities: entrepreneurship, tourism, economic immigration,
and a green economy. I understand that these objectives are all
priorities, but are some of them higher on the list than others?
Le sénateur McIntyre : Ma question est très brève. Votre
organisme a cerné quatre enjeux économiques pour les
communautés francophones : l’entrepreneuriat, le tourisme,
l’immigration économique et l’économie verte. Je comprends
que ces enjeux sont tous prioritaires, mais est-ce que certains le
sont plus que d’autres?
Ms. Abdi Aden: No. We really try to put them on an equal
footing, but the one that requires the most work is certainly
economic immigration, because there are a lot of pitfalls and
Mme Abdi Aden : Non. On essaie vraiment de les mettre au
même pied d’égalité, mais celui qui demande le plus de travail est
certainement celui qui est relié à l’immigration économique, parce
7:100
Official Languages
9-6-2014
challenges in connection with that one. We are in constant contact
with the employer. I introduce myself to the employer, and I
suggest the possibility of going to recruit francophone immigrants
who are already here in Canada. The employers are not used to
working with those people and they have questions. We really
have to reassure them.
qu’il y a beaucoup d’écueils et de défis qui y sont reliés. Nous
sommes toujours en contact avec l’employeur. Je me présente à
l’employeur et je lui propose la possibilité d’aller recruter sur
place des immigrants francophones déjà installés au Canada. Les
employeurs n’ont pas l’habitude de travailler avec ces gens et ils se
posent des questions. Il faut vraiment les rassurer.
The immigrant himself must also go through a preparation
process so that he or she can integrate. These people are trained,
they have all the skills, and language competencies as well.
Sometimes, they know English well, but they are not matched up
as easily as if they came from a Commonwealth country. So now
you can just imagine, given all the changes that are coming, the
challenge it will be when we tell them to go and recruit people in
other African countries, when they are used to working with
people from the Philippines.
Il y a toute une préparation reliée à l’immigrant lui-même de
sorte qu’il puisse s’intégrer. Ces gens sont formés, ils ont toutes les
compétences et la connaissance linguistique aussi. Parfois, ils
connaissent bien l’anglais, mais c’est que le jumelage ne se fait pas
aussi facilement que s’ils venaient d’un pays du Commonwealth.
Alors, imaginez maintenant, avec tous les changements qui s’en
viennent, le défi que cela va représenter quand on leur dit d’aller
recruter des gens dans d’autres pays d’Afrique alors qu’ils ont
l’habitude de travailler avec des gens des Philippines.
One of my colleagues from Manitoba said that in his province,
the recruitment bus always goes to the Philippines. We are going
to have to tell that province that the bus can also go to other
francophone countries. However, there are also all the problems
with respect to recognizing credentials. Mr. Saint-Germain was
talking about that earlier.
Un de mes collègues au Manitoba disait que, dans sa province,
le bus du recrutement s’en va toujours aux Philippines. Il va
falloir dire à cette province que l’autobus peut aussi aller dans
d’autres pays de la Francophonie. Cependant, il y a aussi tous les
problèmes liés à la reconnaissance des acquis. Monsieur SaintGermain parlait tout à l’heure de cela.
What are we going to do if we can’t solve the problems they
encounter here? The francophone candidate is required to have
his diplomas and skills validated, and you are all aware of the
problems involving professional corporations and the fact that
there are no services that support newcomers in that process.
Comment va-t-on faire si on n’arrive pas à régler les problèmes
vécus ici. On va demander au candidat francophone de faire
valider ses diplômes et de faire reconnaître ses compétences, et
vous connaissez tous les problèmes liés aux ordres professionnels
et le fait qu’il n’y a pas de services qui les appuient avant de faire
ce cheminement.
We do not provide that service because sometimes the numbers
are just not there; we often struggle with numbers issues, because
there are not enough people to allow us to fund such a process,
and this causes us a serious problem.
On ne donne pas ce service parce que, quelquefois, le chiffre n’y
est pas; on est souvent confronté à une question de chiffres, parce
qu’il n’y a pas assez de personnes et qu’on ne peut alors financer
une telle démarche, et cela nous cause un sérieux problème.
Recently, we took part in a meeting with representatives from
the telecommunications and information sectoral council, who
presented a database with a link between employers and
immigrants here in Canada, but also in other countries. They
told us that internationally, it was very difficult for them; they
have to deal with other issues aside from the linguistic ones.
Despite the fact that they have a person on site over there, in
India, who helps these immigrants to prepare their resumes and
gives them days of training, they still have problems with certain
employers. We francophones do not even have these services.
Dernièrement, nous avons participé à une rencontre avec les
gens du conseil sectoriel des télécommunications et de
l’information qui nous ont présenté une base de données où est
établi un lien entre les employeurs et les immigrants, ici, au
Canada, mais aussi à l’échelle l’internationale. Ils nous disaient
qu’à l’échelle internationale, c’était très difficile pour eux; ils ne
sont pas uniquement confrontés à des questions linguistiques.
Malgré qu’ils aient une personne installée là-bas, en Inde, qui aide
ces immigrants à faire leur curriculum vitae et leur donne des
journées de formation, ils ont de la difficulté avec certains
employeurs. Nous, les francophones, ne bénéficions même pas de
ces services.
It is all well and good to say that we are going to do
promotion, that we are going to approach the employer and
convince him to recruit, but if we can’t find a candidate over there
who is ready, who has had that support and is ready to take the
job, it won’t work; the employer is interested in finding a
competent person who will meet all of his needs. If we don’t have
all of these services ahead of time, even if only for a few people in
the beginning, and we don’t have success stories with certain
employers, we will not achieve our objectives.
C’est bien beau de dire qu’on va faire la promotion, qu’on va
approcher l’employeur, qu’on va le convaincre de recruter, mais si
on ne trouve pas le candidat là-bas qui est prêt, qui a eu cet appui
et qui va prendre le travail, l’employeur, lui, ce qui l’intéresse,
c’est la personne compétente et le fait qu’elle réponde à tous ses
besoins. Si nous n’avons pas tous ces services au préalable, même
si ce n’est que pour quelques personnes, au début, et que nous
n’avons pas d’histoires à succès avec certains employeurs, nous
n’y parviendrons pas.
9-6-2014
Langues officielles
7:101
The Chair: I would like to ask a few questions to follow up on
Senator McIntyre’s question concerning credentials recognition.
According to what is currently being proposed, professional
corporations or certain organizations appointed by the
government will be able to review diplomas and decide whether
candidates meet Canada’s requirements or not. However, when a
candidate submits a diploma from a French school system, what
are the obstacles that arise when people do not understand the
French language school system, for a corporation or an
independent group mandated to verify these credentials?
La présidente : J’aimerais poser quelques questions à la suite de
la question du sénateur McIntyre concernant la certification des
diplômes. Dans le cadre de ce qui est actuellement proposé, des
associations professionnelles ou certains organismes nommés par
le gouvernement pourront étudier les diplômes et attester le fait
que les candidats répondent ou non aux exigences du Canada.
Toutefois, lorsqu’un candidat présente un diplôme d’un système
scolaire français, quels sont les obstacles qui se présentent
lorsqu’on ne comprend pas le système scolaire français, pour
une association ou un groupe indépendant mandaté de faire la
vérification de ces diplômes?
Ms. Abdi Aden: I would say that they will come back with a
lesser evaluation, one that does not reflect the true value of the
diploma. When you do not know the system and are not in a
position to make a comparison with the requirements set by
Canada, they will attribute points and perhaps have higher
requirements for candidates from Africa. You are talking about
the French system, but there are certain countries where the
French system is not in use, but a system particular to that
country. How can you compare credentials from that country if
you can’t understand everything they represent? The evaluators
will attribute marks that will probably be less than they should be,
and candidates may be asked to go through a series of steps that
may not be necessary. Mr. Saint-Germain was talking about the
recognition of credentials; you may recognize credentials, but
there is also the whole issue of recognizing experience and
acquired knowledge. In the case of a physician, even if his
diploma is recognized and he was trained in France, he has to take
certain exams all over again.
Mme Abdi Aden : Je dirais qu’on va donner une évaluation en
deçà du diplôme. Quand on ne connaît pas le système et que l’on
n’est pas en mesure d’établir la comparaison avec les exigences
établies au Canada, on va donner des notes et avoir, peut-être,
plus d’exigences par rapport à des candidats de l’Afrique. Vous
parlez du système français, mais il y a certains pays où il ne s’agit
même pas du système français, mais d’un système particulier à ce
pays. Comment faire la comparaison avec celui-là si on n’est pas
en mesure de comprendre tout ce que ça représente? On va donner
des points qui seront peut-être moindres, et on va peut-être
demander aux candidats de passer par plus d’étapes qu’il ne serait
nécessaire. Monsieur Saint-Germain parlait de la reconnaissance
du diplôme; on peut reconnaître un diplôme, mais il y a aussi
toute la reconnaissance des acquis. Dans le cas d’un médecin,
même si son diplôme est reconnu et qu’il a été formé en France, il
doit repasser certains examens.
Recently, we did some work in Nova Scotia where certain
services are not even translated for francophones in professional
corporations. For instance, a candidate may have his or her
diploma and know that he has to take certain exams over again,
but he can’t even receive the information in French to submit the
required applications, and the exams are in English. He may pass
the exam, but it would have been much easier for him to do so in
French if that had been available, and he would have had far
greater chances of success. The candidate may be able to express
himself in English and work in English, but I would say that this
is not a fair situation. There is still unfairness.
Dernièrement, on a fait un travail en Nouvelle-Écosse où
certains services ne sont même pas traduits pour les francophones
dans des ordres professionnels. Par exemple, un candidat a son
diplôme et il sait qu’il doit repasser des examens, mais il ne peut
même pas recevoir l’information en français pour suivre le
cheminement, et les examens sont donnés en anglais. Il peut faire
l’examen, mais ç’aurait été beaucoup plus facile pour lui de le faire
en français s’il avait été disponible, et il aurait eu beaucoup plus
de chances de le réussir. Il est capable de s’exprimer en anglais et
de travailler en anglais, mais je dirais que ce n’est pas équitable. Il
y aurait encore de l’iniquité.
The Chair: Mr. Johnson, is this what you meant when you
referred, in your second recommendation, to a comparative study
of training standards in the French and Anglo-Saxon systems,
which would allow us to see what chances francophones have
under the current policy to have their qualifications accepted?
La présidente : Monsieur Johnson, abondiez-vous dans le
même sens lorsque vous avez parlé, dans votre deuxième
recommandation, de mener une étude comparative des
standards de formation des systèmes français et anglo-saxon, ce
qui permettrait de voir les chances de qualification dont
disposeraient les francophones en vertu de la politique actuelle?
Mr. Johnson: Absolutely. This is also part of the answer to a
previous question which referred to the fact that it is easier
because English is the language that is used for techniques. That is
a false assessment. That is why the comparative study is essential.
We can only talk about the content, training and credentials as
though they were equal parameters if we have comparative data
to refer to.
M. Johnson : Absolument. Ça fait aussi partie de la réponse à
une question précédente selon laquelle c’est plus facile parce que
l’anglais est la langue où on facilite la technique. C’est une fausse
évaluation que de dire cela. C’est la raison pour laquelle l’étude
comparative est essentielle. On parle du contenu, de la formation
et des compétences comme étant des paramètres égaux si on se
sert des moyens comparatifs.
7:102
Official Languages
The Chair: I want to thank you, Mr. Johnson, Ms. Kamariza,
and Ms. Abdi Aden. Thank you very much. I think that some of
your comments were somewhat startling, in a good way. They will
help us to reflect on the recommendations we are going to make in
our study. Thank you for having shared your thoughts, your
recommendations and your experience, as well as your expertise.
We appreciate your contribution a great deal.
(The committee adjourned.)
9-6-2014
La présidente : Je tiens à vous remercier, monsieur Johnson,
madame Kamariza, madame Abdi Aden. Merci beaucoup. Je
pense que certains de vos commentaires ont eu un effet-choc, dans
le bon sens. Cela nous portera à réfléchir aux recommandations
que nous allons inclure dans notre étude. Merci de nous avoir
présenté vos réflexions, vos recommandations et vos expériences,
ainsi que votre expertise. C’est fort apprécié.
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Monday, May 26, 2014
Le lundi 26 mai 2014
Collège Éducacentre:
Collège Éducacentre :
Yvon Laberge, directeur général.
Collège Boréal:
Yvon Laberge, directeur général.
Collège Boréal :
Pierre Riopel, président;
Pierre Riopel, président;
Jean-Pierre Cantin, directeur, Services et programmes pour le
Centre-Sud-Ouest;
Jean-Pierre Cantin, directeur, Services et programmes pour le
Centre-Sud-Ouest;
Mildred Jean-Paul, membre du conseil d’administration.
Mildred Jean-Paul, membre du conseil d’administration.
Monday, June 2, 2014
Le lundi 2 juin 2014
Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador:
Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador :
Danielle Coombs, coordonnatrice.
Société franco-manitobaine:
Mamadou Ka, président.
Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick:
Jeanne d’Arc Gaudet, présidente.
Assemblée de la francophonie de l’Ontario:
Denis Vaillancourt, président.
Danielle Coombs, coordonnatrice.
Société franco-manitobaine :
Mamadou Ka, président.
Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick :
Jeanne d’Arc Gaudet, présidente.
Assemblée de la francophonie de l’Ontario :
Denis Vaillancourt, président.
Monday, June 9, 2014
Le lundi 9 juin 2014
Citizenship and Immigration Canada:
Citoyenneté et Immigration Canada :
Rénald Gilbert, Immigration Program Manager, Paris (France) (by
video conference);
Rénald Gilbert, gestionnaire, Programme d’immigration, Paris
(France) (par vidéoconférence);
Yves Saint-Germain, Director, Information, Language and
Community Program Policy.
Yves Saint-Germain, directeur, Politique de programmes sur
l’information, la langue et la communauté.
Réseau de développement économique et d’employabilité:
Roukya Abdi Aden, Manager, National Coordination.
Association canadienne-française de l’Alberta:
Réseau de développement économique et d’employabilité :
Roukya Abdi Aden, gestionnaire, Concertation nationale.
Association canadienne-française de l’Alberta :
Jean Johnson, Chair, Board of Directors (by video conference);
Jean Johnson, président, Conseil d’administration (par
vidéoconférence);
Ida Kamariza, Coordinator, Réseau en immigration francophone
de l’Alberta (by video conference).
Ida Kamariza, coordonnatrice, Réseau en immigration
francophone de l’Alberta (par vidéoconférence).
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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