First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12-13
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012-2013
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Official Languages
Langues officielles
Chair:
The Honourable MARIA CHAPUT
Présidente :
L’honorable MARIA CHAPUT
Monday, June 10, 2013
Monday, June 17, 2013
Le lundi 10 juin 2013
Le lundi 17 juin 2013
Issue No. 21
Fascicule no 21
Fifth meeting on:
Best practices for language policies and
second-language learning in a context of
linguistic duality or plurality
Cinquième réunion concernant :
Les meilleures pratiques en matière de politique
linguistique et d’apprentissage d’une langue seconde dans
un contexte de dualité ou de pluralité linguistique
First (final) meeting on:
Bill C-419, An Act respecting language skills
Première (dernière) réunion concernant :
Le projet de loi C-419, Loi concernant
les compétences linguistiques
INCLUDING:
THE SIXTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Bill C-419, An Act respecting language skills)
Y COMPRIS :
LE SIXIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Projet de loi C-419, Loi concernant
les compétences linguistiques)
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
50229-50249
STANDING SENATE COMMITTEE ON
OFFICIAL LANGUAGES
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
LANGUES OFFICIELLES
The Honourable Maria Chaput, Chair
Présidente : L’honorable Maria Chaput
The Honourable Andrée Champagne, P.C., Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Andrée Champagne, C.P.
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
* Cowan
(or Tardif)
Demers
Fortin-Duplessis
Jaffer
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
McIntyre
Mockler
Robichaud, P.C.
Tardif
* Cowan
(ou Tardif)
Demers
Fortin-Duplessis
Jaffer
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
McIntyre
Mockler
Robichaud, C.P.
Tardif
*Ex officio members
(Quorum 4)
* Membres d’office
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modification de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Jaffer replaced the Honourable
Senator De Bané, P.C. (June 17, 2013).
L’honorable sénatrice Jaffer a remplacé l’honorable
sénateur De Bané, C.P. (le 17 juin 2013).
The Honourable Senator Demers replaced the Honourable
Senator Poirier (June 17, 2013).
L’honorable sénateur Demers a remplacé l’honorable
sénatrice Poirier (le 17 juin 2013).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
17-6-2013
Langues officielles
21:3
ORDRE DE RENVOI
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate, Tuesday, June 11,
2013:
Extrait des Journaux du Sénat du mardi 11 juin 2013 :
Second reading of Bill C-419, An Act respecting language
skills.
Deuxième lecture du projet de loi C-419, Loi concernant
les compétences linguistiques.
The Honourable Senator Carignan moved, seconded by
the Honourable Senator Marshall, that the bill be read the
second time.
L’honorable sénateur Carignan propose, appuyé par
l’honorable sénatrice Marshall, que le projet de loi soit lu
pour la deuxième fois.
After debate,
Après débat,
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
The bill was then read the second time.
Le projet de loi est alors lu pour la deuxième fois.
The Honourable Senator LeBreton, P.C., moved,
seconded by the Honourable Senator Andreychuk, that
the bill be referred to the Standing Senate Committee on
Official Languages.
L’honorable sénatrice LeBreton, C.P., propose, appuyée
par l’honorable sénatrice Andreychuk, que le projet de loi
soit renvoyé au Comité sénatorial permanent des langues
officielles.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
21:4
Official Languages
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Monday, June 10, 2013
(51)
OTTAWA, le lundi 10 juin 2013
(51)
[Translation]
17-6-2013
[Français]
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day in room 9, Victoria Building, at 5 p.m., the chair,
the Honourable Maria Chaput, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, dans la salle 9 de l’édifice Victoria, sous
la présidence de l’honorable Maria Chaput (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Champagne, P.C., Chaput, De Bané, P.C., Fortin-Duplessis,
McIntyre, Mockler, Poirier, Robichaud, P.C., and Tardif (9).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Champagne, C.P., Chaput, De Bané, C.P., Fortin-Duplessis,
McIntyre, Mockler, Poirier, Robichaud, C.P., et Tardif (9).
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Aussi présente : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Également présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Monday, March 25, 2013, the committee continued its study of
best practices for language policies and second-language learning
in a context of linguistic duality or plurality. (For complete text of
the order of reference, see proceedings of the committee,
Issue No. 18.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le lundi 25 mars 2013, le comité continue son étude des
meilleures pratiques en matière de politique linguistique et
d’apprentissage d’une langue seconde dans un contexte de
dualité ou de pluralité linguistique. (Le texte intégral de l’ordre
de renvoi figure au fascicule no 18 des délibérations du comité.)
WITNESS:
TÉMOIN :
Association des universités de la francophonie canadienne et
Consortium national de formation en santé:
Association des universités de la francophonie canadienne et
Consortium national de formation en santé :
Jocelyne Lalonde, Executive Director.
Jocelyne Lalonde, directrice générale.
Ms. Lalonde made a presentation and answered questions.
Mme Lalonde fait une présentation et répond aux questions.
At 6:22 p.m., the committee suspended.
À 18 h 22, la séance est suspendue.
At 6:25 p.m., the committee resumed in camera.
À 18 h 25, la séance reprend à huis clos.
Pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee considered a draft
agenda (future business).
At 6:41 p.m., the committee suspended.
Conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement, le comité
examine un projet d’ordre du jour (travaux futurs).
À 18 h 41, la séance est suspendue.
At 6:42 p.m., the committee resumed in public to consider a
draft budget.
À 18 h 42, la séance reprend en public pour examiner une
ébauche d’un budget.
After debate, it was agreed that the following special study
budget application on best practices for language policies and
second-language learning in a context of linguistic duality or
plurality for the fiscal year ending March 31, 2014, with the
adjustments reflected from this meeting and following a final
review by the Senate administration that will be overseen by the
Subcommittee on Agenda and Procedure, be approved for
submission to the Standing Committee on Internal Economy,
Budgets and Administration:
Après débat, il est convenu que le budget suivant (étude
spéciale sur les meilleures pratiques en matière de politique
linguistique et d’apprentissage d’une langue seconde dans un
contexte de dualité ou de pluralité linguistique), reflétant les
modifications apportées lors de cette séance et à la suite d’un
examen final mené par l’administration du Sénat et encadré par le
Sous-comité du programme et de la procédure, pour l’exercice se
terminant le 31 mars 2014, soit adopté et présenté au Comité
permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration :
SUMMARY OF EXPENDITURES
General expenses
Activity 1: Fact-finding missions in
Switzerland and Finland
TOTAL
SOMMAIRE DES DÉPENSES
Dépenses générales
Activité 1 : Missions d’étude en
Suisse et en Finlande
TOTAL
$
0
$ 122,245
$ 122,245
0$
122 245 $
122 245 $
17-6-2013
Langues officielles
At 6:44 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
OTTAWA, Monday, June 17, 2013
(52)
[Translation]
21:5
À 18 h 44, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTESTÉ :
OTTAWA, le lundi 17 juin 2013
(52)
[Français]
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day in room 9, Victoria Building, at 4:30 p.m., the chair, the
Honourable Maria Chaput, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 16 h 30, dans la salle 9 de l’édifice Victoria, sous la
présidence de l’honorable Maria Chaput (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Champagne, P.C., Chaput, Demers, Fortin-Duplessis, Jaffer,
McIntyre, Mockler, Robichaud, P.C., and Tardif (9).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Champagne, C.P., Chaput, Demers, Fortin-Duplessis, Jaffer,
McIntyre, Mockler, Robichaud, C.P., et Tardif (9).
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament;
Brigitte Lemay, Communications Officer, Senate
Communications Directorate.
Aussi présentes : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement; Brigitte Lemay, agente de communications, Direction
des communications du Sénat.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Également présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, June 11, 2013, the committee began its consideration of
Bill C-419, An Act respecting language skills.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mardi 11 juin 2013, le comité entreprend son examen du
projet de loi C-419, Loi concernant les compétences linguistiques.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Office of the Commissioner of Official Languages:
Commissariat aux langues officielles :
Graham Fraser, Commissioner of Official Languages;
Graham Fraser, commissaire aux langues officielles;
Sylvain Giguère, Assistant Commissioner, Policy and
Communications Branch;
Sylvain Giguère, commissaire adjoint, Direction générale des
politiques et des communications;
Ghislaine Charlebois, Assistant Commissioner, Compliance
Assurance Branch;
Ghislaine Charlebois, commissaire adjointe, Direction générale
de l’assurance de la conformité;
Johane Tremblay, Director and General Counsel, Legal Affairs
Branch.
Johane Tremblay, directrice et avocate générale, Direction
générale des affaires juridiques.
Alexandrine Latendresse, Member of Parliament for Louis-SaintLaurent, sponsor of the bill.
Alexandrine Latendresse, députée de Louis-Saint-Laurent,
marraine du projet de loi.
Mr. Fraser made a presentation and, along with Mr. Giguère,
Ms. Charlebois and Ms. Tremblay, answered questions.
M. Fraser fait une présentation et, avec M. Giguère et
Mmes Charlebois et Tremblay, répond aux questions.
At 5 p.m., the committee suspended.
À 17 heures, la séance est suspendue.
At 5:03 p.m., the committee resumed.
À 17 h 3, la séance reprend.
Ms. Latendresse made a presentation and answered questions.
Mme Latendresse fait une présentation et répond aux
questions.
At 5:25 p.m., the committee suspended.
À 17 h 25, la séance est suspendue.
At 5:30 p.m., the committee resumed.
À 17 h 30, la séance reprend.
It was agreed that the committee proceed to clause-by-clause
consideration of Bill C-419, An Act respecting language skills.
It was agreed that the title stand postponed.
Il est convenu que le comité passe à l’étude article par
article du projet de loi C-419, Loi concernant les compétences
linguistiques.
Il est convenu de reporter l’étude du titre.
21:6
Official Languages
It was agreed that clause 1, which contains the short title, stand
postponed.
17-6-2013
Il est convenu de reporter l’étude de l’article 1, qui contient le
titre abrégé.
Il est convenu d’adopter l’article 2.
It was agreed that clause 2 carry.
It was agreed that clause 1, which contains the short title,
carry.
Il est convenu d’adopter l’article 1, qui contient le titre abrégé.
It was agreed that the title carry.
Il est convenu d’adopter le titre.
It was agreed that the bill carry.
Il est convenu d’adopter le projet de loi.
It was agreed that the chair report the bill to the Senate.
Il est convenu que la présidente fasse rapport du projet de loi
au Sénat.
At 5:32 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 17 h 32, le comite s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Danielle Labonté
Clerk of the Committee
17-6-2013
Langues officielles
21:7
RAPPORT DU COMITÉ
REPORT OF THE COMMITTEE
Monday, June 17, 2013
Le lundi 17 juin 2013
The Standing Senate Committee on Official Languages has the
honour to present its
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles a
l’honneur de présenter son
SIXTH REPORT
SIXIÈME RAPPORT
Your committee, to which was referred Bill C-419, An Act
respecting language skills, has, in obedience to the order of
reference of Tuesday, June 11, 2013, examined the said bill and
now reports the same without amendment.
Votre comité, auquel a été renvoyé le projet de loi C-419,
Loi concernant les compétences linguistiques, a, conformément à
l’ordre de renvoi du mardi 11 juin 2013, examiné ledit projet de loi
et en fait maintenant rapport sans amendement.
Respectueusement soumis,
Respectfully submitted,
La présidente,
MARIA CHAPUT
Chair
21:8
Official Languages
17-6-2013
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Monday, June 10, 2013
OTTAWA, le lundi 10 juin 2013
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m. to continue its study on best practices for
language policies and second-language learning in a context of
linguistic duality or plurality.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, pour poursuivre son étude des meilleures
pratiques en matière de politique linguistique et d’apprentissage
d’une langue seconde dans un contexte de dualité ou de pluralité
linguistique.
Senator Maria Chaput (Chair) in the chair.
[English]
La sénatrice Maria Chaput (présidente) occupe le fauteuil.
[Français]
The Chair: Welcome to the Standing Senate Committee on
Official Languages. I am Senator Maria Chaput, from Manitoba,
chair of the committee. Before we begin, I would like the senators
to introduce themselves.
La présidente : Je vous souhaite la bienvenue au Comité
sénatorial permanent des langues officielles. Je me présente :
Maria Chaput; sénatrice du Manitoba et présidente du comité.
Avant de commencer, j’aimerais que les sénateurs se présentent.
Senator Champagne: Good afternoon. My name is Andrée
Champagne, and I am a senator from Quebec.
La sénatrice Champagne : Bonjour; Andrée Champagne,
sénatrice du Québec.
Senator Mockler: Good afternoon, I am Percy Mockler,
a senator from New Brunswick.
Le sénateur Mockler : Bonjour; Percy Mockler, sénateur du
Nouveau-Brunswick.
Senator Poirier: Good afternoon, I am Rose-May Poirier, a
senator from New Brunswick.
La sénatrice Poirier : Bonjour; Rose-May Poirier, sénatrice du
Nouveau-Brunswick.
Senator Fortin-Duplessis: Good afternoon, my name is
Suzanne Fortin-Duplessis, and I am a senator from Quebec.
Thank you for accepting our invitation.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Bonjour; Suzanne FortinDuplessis, sénatrice du Québec. Merci d’avoir accepté notre
invitation.
Senator McIntyre: Good afternoon; Senator Paul McIntyre,
from New Brunswick.
Le sénateur McIntyre : Bonjour; Paul McIntyre, sénateur du
Nouveau-Brunswick.
Senator De Bané: Good afternoon. I am Pierre De Bané,
a senator from Quebec.
Le sénateur De Bané : Bonjour; Pierre De Bané, sénateur du
Québec.
Senator Tardif: Good afternoon, I am Claudette Tardif,
a senator from Alberta.
La sénatrice Tardif : Bonjour; Claudette Tardif, sénatrice de
l’Alberta.
Senator Robichaud: Good afternoon; Fernand Robichaud,
senator from Saint-Louis-de-Kent, New Brunswick.
Le sénateur Robichaud : Bonjour; Fernand Robichaud,
sénateur de Saint-Louis-de-Kent au Nouveau-Brunswick.
The Chair: Thank you very much.
La présidente : Merci beaucoup.
Joining us today is Jocelyne Lalonde, the executive director of
the Association des universités de la francophonie canadienne and
of the Consortium national de formation en santé.
Nous accueillons aujourd’hui Mme Jocelyne Lalonde,
directrice générale de l’Association des universités de la
francophonie canadienne et du Consortium national de
formation en santé.
Ms. Lalonde asked to appear before the committee, in order to
present the point of view of both organizations as part of the
study on best practices for language policies and second-language
learning in a context of linguistic duality or plurality.
Mme Lalonde a demandé à comparaître devant le comité, de
sorte à présenter le point de vue des deux organismes dans le cadre
de l’étude des meilleures pratiques en matière de politique
linguistique et d’apprentissage d’une langue seconde dans un
contexte de dualité ou de pluralité linguistique.
Ms. Lalonde, on behalf of the committee members, welcome.
The committee has asked you to make a presentation of no more
than seven minutes. I would ask you to go ahead with that now,
and the senators will follow with their questions.
Madame Lalonde, au nom des membres du comité, je vous
souhaite la bienvenue devant le comité. Le comité vous a
demandé de faire une présentation d’au plus sept minutes; je
vous invite donc maintenant à prendre la parole et les sénateurs
suivront avec des questions.
Jocelyne Lalonde, Executive Director, Association des
universités de la francophonie canadienne and Consortium
national de formation en santé: Good afternoon and thank you
Jocelyne Lalonde, directrice générale, Association des universités
de la francophonie canadienne et Consortium national de formation
en santé : Bonjour et merci beaucoup. Au nom du conseil
17-6-2013
Langues officielles
21:9
very much. On behalf of the board of directors of the Association
des universités de la francophonie canadienne and the board of
directors of the Consortium national de formation en santé, I
would like to thank you for your invitation. You have given me
an opportunity to share with you some information and joint
recommendations from the two organizations for which I am the
executive director and oversee the existing policies, challenges and
best practices to promote learning French as a second official
language of Canada.
d’administration de l’Association des universités de la
francophonie canadienne et du conseil d’administration du
Consortium national de formation en santé, ainsi qu’en mon
nom personnel, je tiens à vous remercier de votre invitation. Vous
me donnez ainsi l’occasion de partager avec vous quelques
informations et recommandations conjointes des deux organismes
pour lesquels j’assume la direction générale concernant les
politiques en place, les défis et les bonnes pratiques pour
favoriser l’apprentissage du français comme langue officielle
seconde au Canada.
First of all, I would like to give you a brief overview of the
AUFC and the CNFS. I will then share some information with
you about today’s study and the role the members of the AUFC
and the CNFS play in this area, and I will conclude with a few
recommendations.
Tout d’abord, j’aimerais vous présenter brièvement l’AUFC et
le CNFS. Je partagerai par la suite avec vous quelques
informations concernant le sujet d’étude du jour et le rôle que
les membres de l’AUFC et du CNFS jouent dans ce domaine pour
enfin terminer avec quelques recommandations.
The AUFC includes 14 francophone or bilingual universities in
seven provinces outside Quebec. The programs offered by these
institutions promote learning, teaching and university research in
French and, as a result, improve the vitality and influence of
Canadian francophone communities.
L’AUFC regroupe 14 universités francophones ou bilingues
réparties dans sept provinces à l’extérieur du Québec. Les
programmes offerts par ces établissements permettent de
bonifier l’apprentissage, l’enseignement et la recherche
universitaire en langue française et améliorent ainsi la vitalité et
le rayonnement des communautés francophones canadiennes.
The AUFC contributes to the human, cultural and economic
development of Canada, by strengthening Canada’s francophonie
through quality and accessible university training throughout the
country. Every year, over 27,000 students enrol in the
755 programs offered in French at our member universities.
This critical mass of students is very important because it is
imperative to develop a bilingual labour force at a time when
Canada is preparing to play a larger role in the international
economy. Each year, our universities confer diplomas on close to
6,000 highly qualified and bilingual graduates.
L’AUFC s’engage à contribuer au développement humain,
culturel et économique du Canada, en renforçant la francophonie
canadienne par des formations universitaires de qualité et
accessibles dans l’ensemble du pays. Plus de 27 000 étudiants
s’inscrivent annuellement aux 755 programmes offerts en langue
française dans nos universités membres. Cette masse critique
d’étudiants est fort importante puisqu’il s’avère impératif de
développer une main d’œuvre bilingue au moment où le Canada
s’apprête à jouer un rôle de plus en plus important dans
l’économie internationale. Ainsi, chaque année, près de
6 000 diplômés hautement qualifiés et bilingues sont diplômes
de nos universités.
The CNFS is a group of 11 colleges and universities, 7 of which
are also members of AUFC, that offer programs in French in
various health disciplines.
Le CNFS, pour sa part, est un regroupement de 11 institutions
d’enseignement universitaire et collégial, dont sept sont également
membres de l’AUFC, qui offrent des programmes d’étude en
français dans diverses disciplines de la santé.
The CNFS also has a national secretariat in Ottawa, which
plays an important leadership and coordination role. The CNFS
helps improve access to quality health services in French in
francophone minority communities by training francophone and
bilingual health care professionals and through related research,
favouring the well-being and development of those communities.
Le CNFS compte également un secrétariat national à Ottawa,
qui joue un rôle important de leadership et de coordination. Le
CNFS permet d’améliorer l’accès à des services de santé en
français de qualité dans les communautés francophones en
situation minoritaire par la formation de professionnels de la
santé francophones et bilingues et par la recherche qui s’y
rattache, favorisant ainsi le bien-être et l’épanouissement de ces
communautés.
Since 2003, the 100 health care programs supported by the
CNFS have made it possible to train over 4,000 health care
professionals capable of providing quality services in French to
millions of francophones in a minority situation and, in doing so,
have improved and strengthened health care for all Canadians.
Depuis 2003, les 100 programmes en santé soutenus par le
CNFS ont permis de former plus de 4 000 professionnels de la
santé aptes à offrir à ces millions de francophones en situation
minoritaire des services de qualité en français et, par le fait même,
d’améliorer et de renforcer les soins de santé offerts à la
population canadienne dans son ensemble.
21:10
Official Languages
17-6-2013
I will now move on to the topic that has brought us here today,
the study of practices to support learning French as a second
language among young people and immigrants, as well as to
ensure Canada’s official languages are promoted.
J’enchaîne maintenant avec le sujet qui nous rassemble
aujourd’hui, soit l’étude des pratiques en place qui favorisent
l’apprentissage du français langue seconde chez les jeunes et
auprès des immigrants, ainsi que pour assurer la promotion des
langues officielles au Canada.
Over 5,500 students enrolled in our member universities come
from immersion programs. As recent statistics show, knowledge
of French as a second language seems to decrease over time in the
absence of a post-secondary experience in French, which is
nonetheless accessible throughout Canada. This observation
confirms the importance of doing more to promote postsecondary programs in French across Canada, as well as
putting in place the infrastructures required to encourage
students to continue studying at the post-secondary level in a
program in French or in an immersion program to help their
bilingualism take root.
À cet effet, plus de 5 500 étudiants inscrits dans nos universités
membres proviennent de l’immersion. Comme les dernières
données statistiques le démontrent, la connaissance du français
comme langue seconde semble diminuer avec le temps en
l’absence de cette expérience postsecondaire en langue française
qui est pourtant accessible dans l’ensemble du pays. Ce constat
confirme donc l’importance de promouvoir davantage les
programmes postsecondaires offerts en français partout au
Canada, ainsi que de mettre en place les infrastructures
nécessaires à ce niveau pour encourager les étudiants à
poursuivre leurs études postsecondaires dans un programme en
langue française ou d’immersion afin d’enraciner leur bilinguisme.
Currently, the support programs and services offered to
immersion students and French-speaking immigrants vary from
institution to institution and region to region in Canada.
Présentement, l’offre de programmes et de services de soutien
aux étudiants de l’immersion et aux immigrants d’expression
française varient d’une institution à l’autre et d’une région à
l’autre au Canada.
In general, our member institutions are active in a number of
sectors. These include providing language training in French and
English; pedagogical support like tutoring and mentoring for
immersion students and immigrants; retraining, meaning training
to upgrade skills, particularly in the health care sector for
immigrants who arrive from other countries with health care
training; orientation and employability services related to their
training mandate, such as the program we have at the CNFS that
is offered to health care professionals trained abroad. We have
clinical training, ongoing training and professional development
in French, and our regular post-secondary training programs.
De façon générale, nos établissements membres sont actifs dans
plusieurs secteurs, dont les suivants : l’offre de formation
langagière, en français et en anglais; un appui pédagogique du
tutorat et du mentorat pour les étudiants d’immersion et les
immigrants; l’offre de formation d’appoint, c’est-à-dire de la
formation de mise à niveau, particulièrement dans le secteur de la
santé pour les immigrants qui nous arrivent d’autres pays avec
une formation en santé; des services d’orientation et
d’employabilité liés à leur mandat de formation tel que le
programme que nous avons au CNFS qui est offert aux
professionnels de la santé formés à l’étranger. Nous avons des
formations cliniques, des formations continues et des
perfectionnements professionnels en français, et nos
programmes réguliers de formation postsecondaire.
I would now like to talk briefly about the particular role of
post-secondary education in immigration. In recent years, the
colleges and universities of Canada’s francophonie have taken in
more and more international students and have offered various
training and employability programs to French-speaking
immigrants who have settled in francophone communities. The
demographics of the student population of our member
institutions have changed a great deal over the years, and the
student population is more diverse. The support services that are
offered must be adapted to the needs of the immigrant student
population, whose language skills and cultures are more varied.
J’aimerais maintenant brièvement parler du rôle particulier de
l’éducation postsecondaire en immigration. Au cours des
dernières années, les collèges et universités de la francophonie
canadienne ont accueilli de plus en plus d’étudiants
internationaux et ont offert divers programmes de formation et
d’employabilité aux immigrants d’expression française venus
s’établir dans les collectivités francophones. Le portrait
démographique de la population étudiante de nos
établissements membres a ainsi beaucoup changé au fil des ans
et est des plus diversifiés. Les services de soutien qui sont offerts
doivent être adaptés aux besoins de leur clientèle étudiante
immigrante qui possède des capacités langagières et des cultures
des plus variées.
Canadian francophone colleges and universities are well placed
to encourage the socio-economic and cultural integration of
French-speaking immigrants by improving the programs and
services offered to new immigrants. They all provide information,
Les collèges et universités de la francophonie canadienne sont
bien positionnés pour favoriser l’intégration socioéconomique et
culturelle des immigrants de langue française en améliorant l’offre
de programmes et de services pour les nouveaux immigrants.
17-6-2013
Langues officielles
21:11
training and services to support them in their new life as Canadian
students, but also activities so they can have a francophone
cultural experience.
Tous offrent de l’information, de la formation et des services en
vue de les appuyer dans leur nouvelle vie étudiante canadienne,
mais aussi des activités dans le but de leur permettre de vivre une
expérience culturelle francophone.
Our two main recommendations to improve the current
situation when it comes to learning a second official language
are as follows. First, we hope that your committee will
recommend in its report that the Canadian government increase
its support for the French-language education system and
immersion programs in French as a second language across
Canada at the primary and secondary level, but also by including
the post-secondary level to ensure the continuity and maintenance
of language skills.
Voici nos deux principales recommandations pour améliorer la
situation actuelle en matière d’apprentissage d’une seconde langue
officielle. Premièrement, nous souhaitons que votre comité
recommande dans son rapport que le gouvernement canadien
augmente son appui au système d’éducation en langue française et
aux programmes d’immersion en français langue seconde dans
l’ensemble du pays pour le primaire et le secondaire, mais
également en incluant le postsecondaire pour assurer la continuité
et le maintien des acquis langagiers.
To that end, with the federal government’s support, the
member institutions of the CNFS and the AUFC could then
increase the number of students enrolled in their programs by
informing more Canadians, including the immigrant population,
that French-language programs exist so that everyone knows that
they can get an education in French from the primary to the postsecondary level.
À cet effet, avec l’appui du gouvernement fédéral, les
institutions membres du CNFS et de l’AUFC pourront ainsi
accroître le nombre d’étudiants inscrits à leurs programmes en
informant davantage la population canadienne, y compris la
population immigrante, de l’existence des programmes offerts en
langue française pour que tous et toutes sachent qu’ils peuvent
poursuivre leurs études dans cette langue, du primaire au
postsecondaire.
Currently, we mainly talk about primary and secondary, but
very rarely do we talk about post-secondary. We hope that your
committee recommends that the federal government increase
funding to strengthen the capacity and infrastructures of smaller
francophone post-secondary institutions outside Quebec. That
would make it possible to put in place more services and tools to
receive and support Canadian students in immersion,
international students and immigrants during their studies in
French and to ensure that they can gain a sound mastery of
French and the French culture.
À l’heure actuelle, on parle surtout du primaire et du
secondaire et très peu souvent du postsecondaire. Nous
souhaitons que votre comité recommande un financement accru
de la part du gouvernement fédéral afin de renforcer la capacité et
les infrastructures des plus petits établissements postsecondaires
francophones hors Québec. Cela permettrait de mettre en œuvre
davantage de services et d’outils pour accueillir et soutenir les
étudiants canadiens en immersion, les étudiants internationaux et
les immigrants pendant leurs études en français et s’assurer qu’ils
puissent acquérir une pleine maîtrise du français et de la culture
française.
With the government’s support, the AUFC, the CNFS and our
members can continue to play a central role in promoting learning
official languages, French as a second language and French
immersion throughout the country. The CNFS and the AUFC
have ambitious goals, but they are essential to promoting
Canada’s francophonie, to developing francophone minority
communities and to strengthening Canada’s official languages.
Avec l’appui du gouvernement, l’AUFC, le CNFS et nos
membres peuvent continuer de jouer un rôle central dans la
valorisation de l’apprentissage des langues officielles, du français
langue seconde et de l’immersion française dans l’ensemble du
pays. Les objectifs du CNFS et de l’AUFC sont ambitieux, mais
essentiels au rayonnement de la francophonie canadienne, à
l’épanouissement des communautés francophones en situation
minoritaire et au renforcement des langues officielles au Canada.
There is significant need when it comes to French-language
education, and the planned federal contributions are essential to
deploying a French-language education system, from the primary
level to the post-secondary level, so that Canada can have a highly
qualified bilingual labour force.
Les besoins en éducation en langue française sont grands et les
contributions fédérales prévues à ces fins sont essentielles au
déploiement du système d’éducation en langue française, du
primaire jusqu’au postsecondaire, afin que le Canada puisse
profiter d’une main-d’œuvre bilingue hautement qualifiée.
Once again, thank you for inviting us here today. I will be
pleased to answer your questions.
Encore une fois, je vous remercie de nous avoir invités
aujourd’hui et c’est avec plaisir que je répondrai à vos questions.
The Chair: Thank you, Ms. Lalonde.
La présidente : Je vous remercie, madame Lalonde.
21:12
Official Languages
17-6-2013
Senator Fortin-Duplessis: Ms. Lalonde, a few weeks ago, we
heard from the Canadian Association of Immersion Teachers and
the Association of Second Language Teachers. They told us about
the difficulties in recruiting staff and I would like to know
whether this is an observation you have made.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Madame Lalonde, il y a
quelques semaines, nous avons reçu l’Association canadienne
des professeurs d’immersion et l’Association des professeurs de
langue seconde. Ceux-ci ont témoigné des difficultés de
recrutement de personnel et j’aimerais savoir si c’est un constat
que vous partagez.
Ms. Lalonde: They were likely talking about immersion
teachers at the primary and secondary levels, which is the
purpose of their association. Immersion is very different at the
post-secondary level than it is at the primary and secondary levels,
in the sense that every university and college has programs that
vary from place to place. For example, there are programs where
students who come from an immersion program are expected to
take at least four of their courses in French, as well as language
training to help them. The needs of the instructors are very
different at the post-secondary level than at the primary and
secondary levels. I could not necessarily answer your question in
that respect. However, I know that a number of our universities
train teachers who will work in primary and secondary schools in
immersion classes.
Mme Lalonde : Ils parlaient fort probablement d’enseignants et
d’enseignantes pour l’immersion au niveau primaire et secondaire,
ce pour quoi leur association existe. Au niveau postsecondaire,
l’immersion est très différente du primaire et du secondaire dans le
sens que chaque université et collège ont des programmes qui
varient d’un endroit à l’autre. Par exemple, il y a des programmes
où on s’attend à ce que les étudiants qui nous arrivent de
l’immersion suivent au moins quatre de leurs cours en français
ainsi qu’une formation linguistique pour les aider. Les besoins des
enseignants et enseignantes sont très différents au postsecondaire
qu’au niveau primaire et secondaire. Je ne pourrais pas
nécessairement répondre à votre question à ce niveau. Par
contre, je sais que plusieurs de nos universités forment des
enseignants et des enseignantes qui travailleront dans les écoles
primaires et secondaires au niveau des classes d’immersion.
Senator Fortin-Duplessis: Have you seen a change in recent
years in the socio-demographic profile of the student population
in Canada’s French-language universities?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Depuis les dernières années,
constatez-vous un changement dans la composition
sociodémographique de votre clientèle au sein des universités de
la francophonie canadienne?
Ms. Lalonde: Absolutely. There has been a huge change in
terms of the students who enrol in our AUFC member
universities. First of all, the universities are working increasingly
to engage international students. I can tell you that at the
University of Moncton, for example, between 18 and 20 per cent
of the student population is made up of international students. At
Glendon College in Toronto, 65 per cent of their students come
from immersion programs. So the student population is quite
diversified depending on the region.
Mme Lalonde : Absolument. Il y a eu un très grand
changement au niveau des étudiants qui s’inscrivent dans nos
universités membres de l’AUFC. Premièrement, les universités
travaillent de plus en plus pour impliquer des étudiants
internationaux. Je peux vous dire, par exemple, qu’ à
l’Université de Moncton, entre 18 et 20 p. 100 de la population
étudiante proviennent de pays étrangers. Au collège Glendon à
Toronto, au niveau de l’immersion, au moins 65 p. 100 de leurs
étudiants proviennent du programme de l’immersion. Donc, la
population étudiante est très diversifiée selon chaque région.
At the University of Ottawa, the student population is truly
international. There are Franco-Ontarian and Franco-Canadian
populations, but the university has very high targets for the
coming years for international students and immigrants. Each
university has established targets like that. So they need to adapt
their programs to reflect that diversity.
À l’Université d’Ottawa, la population étudiante vient de
partout dans le monde. Il y a une population francophone,
ontarienne et canadienne, mais leur cible pour les prochaines
années au niveau des étudiants internationaux et des immigrants
est très élevée. Chaque université a établi des cibles comme cela.
Donc, ils doivent adapter leurs programmes à cette diversité.
Senator Fortin-Duplessis: Have you noticed any differences
between boys and girls? Are there more boys who enrol or more
girls?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Avez-vous remarqué des
différences entre les garçons et les filles? Y a-t-il plus de garçons
ou de filles qui s’inscrivent?
Ms. Lalonde: I cannot tell you in terms of immersion and
immigrants, but without having the exact figures, more and more
girls are enrolling in the various programs in our universities. It
certainly depends on the programs. Some programs still attract
more boys than girls, but when it comes to health sciences, for
example, there are more girls than boys. Generally speaking, more
girls have been enrolling in university and college than boys for a
few years now.
Mme Lalonde : Je ne peux pas dire au niveau de l’immersion et
des immigrants, mais sans avoir de chiffres exacts, dans nos
universités, de plus en plus de filles s’inscrivent dans différents
programmes. C’est sûr que cela dépend des programmes. Certains
programmes attirent encore plus de garçons que de filles, mais
quand on parle des sciences de la santé, par exemple, il y a plus de
filles que de garçons. Généralement, depuis quelques années, il y a
plus de filles qui s’inscrivent à l’université et au collège que de
garçons.
17-6-2013
Langues officielles
Senator Fortin-Duplessis: Thank you, Ms. Lalonde.
21:13
La sénatrice Fortin-Duplessis : Je vous remercie, madame
Lalonde.
Senator Tardif: Good afternoon, Ms. Lalonde. I am quite
familiar with the excellent work done by the Consortium national
de la formation en santé and the Association des universités de la
francophonie canadienne. I have had the great pleasure of
working as the head of a French-language post-secondary
institution and have seen the excellent results that these two
associations have achieved over the years.
La sénatrice Tardif : Bonjour, madame Lalonde. Je connais
très bien l’excellent travail du Consortium national de la
formation en santé ainsi que l’Association des universités de la
francophonie canadienne. J’ai eu l’heureux plaisir d’y œuvrer en
tant que chef d’établissement d’une institution postsecondaire
francophone et d’avoir vu d’excellents résultats au fil des années
de la part de ces deux associations.
While I was there, the problem was always — and I believe this
is still the case — the capacity of our francophone post-secondary
institutions outside Quebec to attract students, to recruit a
sufficient number of students. It is still a challenge, I believe,
because a large number of students do not know that they can
continue their post-secondary studies in French at these
institutions, which are in seven Canadian provinces. What are
you doing as an association to try to recruit more students, not
only at the international level, but also from within Canada?
Alors que j’y étais, le problème était toujours — et je crois que
c’est toujours le cas — la capacité de nos institutions
postsecondaires francophones à l’extérieur du Québec d’attirer
des étudiants, de recruter un nombre suffisant d’étudiants. C’est
toujours un défi, je crois, car un grand nombre d’étudiants ne
savent pas qu’ils peuvent continuer leurs études postsecondaires
en français dans ces institutions qui sont réparties dans sept
provinces canadiennes. Que faites-vous en tant qu’association
pour essayer de recruter davantage d’étudiants, non seulement au
plan international, mais ici même à l’intérieur du Canada?
Ms. Lalonde: The AUFC, which represents 14 institutions, has
an action plan in terms of its visibility and the visibility of the
universities it represents. For example, we are working closely
with the Canadian Association of Immersion Teachers, which
appeared before you. We are also working closely with Canadian
Parents for French. In terms of immersion programs, we are
working very closely with these people to reach out to parents and
let them know what is available at the post-secondary level in
French.
Mme Lalonde : L’AUFC, qui représente ces 14 institutions, a
tout un plan d’action au niveau de sa visibilité et de la visibilité
des universités qu’elle représente. Par exemple, nous travaillons de
près avec l’Association canadienne des professeurs en immersion,
que vous avez rencontrés. On travaille de près aussi avec
Canadian Parents for French. Au niveau des programmes en
immersion, on travaille vraiment de près avec ces gens pour
pouvoir rejoindre les parents et les informer de ce qui existe au
niveau postsecondaire en français.
We are also part of the round table on education. This round
table brings together all the national education organizations,
from the primary level to the post-secondary level. Through these
meetings, we work with the Fédération nationale des conseils
scolaires francophones to connect with French schools across
Canada and to promote post-secondary education in French.
On fait également partie de la table ronde sur l’éducation. Cette
table regroupe tous les organismes nationaux en éducation, du
primaire au postsecondaire. Par l’entremise de ces tables, nous
travaillons avec la Fédération nationale des conseils scolaires
francophones pour rejoindre les écoles françaises partout au
Canada et faire la promotion de l’éducation postsecondaire en
français.
We are becoming increasingly known in these areas. There is
still a lot of work to do to inform parents and young people,
because parents still have a big influence on their children when
the time comes to decide where they will do their post-secondary
education. There are some myths that persist, and we must work
hard to show the excellence of programs that exist in French here.
The universities do a lot of promotion across Canada. We have
given you a document describing the programs offered at the
various universities. We have launched a website that gives us
some visibility.
Nous sommes de plus en plus connus dans ces milieux. Il
demeure toujours un travail important à faire valoir aux parents
et aux jeunes, car les parents ont encore une grande influence sur
leurs enfants lorsque vient le temps de décider où ils poursuivront
leur éducation postsecondaire. Il y a des mythes qui persistent et
nous devons travailler fort pour démontrer l’excellence des
programmes qui existent en français un peu partout. Les
universités font beaucoup de promotion partout au Canada.
Nous vous avons d’ailleurs remis une fiche décrivant les
programmes offerts dans les différentes universités. On a mis
sur pied un site web qui nous donne toute une visibilité.
We are working very hard to develop and do the necessary
promotion to get the universities recognized.
Nous travaillons très fort pour développer et mettre en place la
promotion nécessaire pour faire reconnaître les universités.
Senator Tardif: Are you also considering scholarship programs
and student exchange programs to attract and recruit young
people?
La sénatrice Tardif : Considérez-vous également des
programmes de bourses et d’échanges étudiants pour attirer et
recruter les jeunes?
21:14
Official Languages
17-6-2013
Ms. Lalonde: Absolutely. At the moment, there are scholarship
programs in every university for francophone students. We are
very pleased that the federal government is supporting us for a
second year and that it is funding up to 25 scholarships for
immersion students. Over the past two years, 25 immersion highschool students have had access to scholarships for the first
semester of their post-secondary education.
Mme Lalonde : Absolument. À l’heure actuelle, il y a des
programmes de bourse qui existent dans chaque université pour
les étudiants francophones. Nous sommes bien heureux que le
gouvernement fédéral nous appuie pour une deuxième année et
qu’il nous finance jusqu’à 25 bourses pour des étudiants en
immersion. Depuis deux ans, 25 étudiants de programmes
d’immersion du secondaire peuvent avoir accès à des bourses
afin de poursuivre leurs études postsecondaires au premier
semestre.
Senator Tardif: I have another question. Are those scholarships
part of the roadmap or are they from another program?
La sénatrice Tardif : J’aurais une question complémentaire.
Ces bourses font-elles partie de la feuille de route ou proviennentelles d’un autre programme?
Ms. Lalonde: No, they are not from the roadmap. Most of our
scholarships are offered by universities to first-year students in
specific programs. There are various scholarships and
foundations that provide funding. The funding for the
immersion scholarship I am talking about comes from
Canadian Heritage, not the roadmap.
Mme Lalonde : Non, elles ne proviennent pas de la feuille de
route. La plupart des bourses que nous avons sont des bourses
que les universités elles-mêmes offrent aux étudiants qui
commencent en première année dans les programmes
spécifiques. Il y a différentes bourses et différentes fondations
qui offrent du financement. Les fonds pour la bourse d’immersion
dont je vous parle proviennent de Patrimoine canadien et non de
la feuille de route.
Senator Tardif: Based on the amounts disclosed in the
2013-2018 roadmap, are there investments that support the
work that you do?
La sénatrice Tardif : Selon les montants qui ont été dévoilés
dans la feuille de route pour les années 2013 à 2018, est-ce qu’il y a
des investissements qui viennent appuyer le travail que vous
faites?
Ms. Lalonde: I think the investments that support our work in
post-secondary education come to us through agreements with
the provinces. At the moment, negotiations are under way
between the federal government, the Council of Ministers of
Education, Canada and the provinces.
Mme Lalonde : Je pense que les investissements qui nous
appuient pour ce qui est de l’éducation postsecondaire nous
proviennent par l’entremise des ententes avec les provinces. Dans
le moment, les négociations se poursuivent entre le fédéral, le
Conseil des ministres de l’Éducation du Canada et les provinces.
There is more to come, but the amount in this envelope is the
same for the next few years.
Ce n’est donc pas terminé, mais c’est le même montant qui est
disponible dans cette enveloppe pour les prochaines années.
Senator De Bané: Ms. Lalonde, your document says that
almost 6,000 graduates from various universities that are
members of these associations are well trained, bilingual, and so
on. Do these 6,000 graduates a year find work as immersion
instructors?
Le sénateur De Bané : Madame Lalonde, on apprend, en lisant
votre document, que près de 6 000 étudiants, qui sont diplômés
des différentes universités membres de ce regroupement sont bien
formés, bilingues, et cetera. Est-ce que ces 6 000 diplômés par
année trouvent de l’emploi en tant que professeur d’immersion?
The various provincial governments have programs to
stimulate demand in this area where the 6,000 graduates find
jobs. But demand could be increased significantly if those courses
were properly promoted. Could you comment on that?
Les différents gouvernements provinciaux ont des programmes
pour stimuler la demande dans ce domaine où ces 6 000 diplômés
trouvent un emploi. Mais on pourrait l’augmenter beaucoup s’il y
avait une bonne promotion de ces cours. Que pourriez-vous dire à
ce sujet?
Ms. Lalonde: First, university graduates work in a wide range
of areas, such as training and education, but all other areas as
well. Those graduates do not usually have a hard time finding
jobs. If we look at the statistics and various studies, it is quite
clear that people with post-secondary education who are fully
bilingual are usually in high demand on the labour market.
Mme Lalonde : Premièrement, les diplômés des universités
travaillent dans une variété de domaines comme la formation,
l’éducation, mais aussi dans tout autre domaine. Ces diplômés ont
habituellement très peu de difficulté à se trouver un emploi.
Lorsqu’on regarde les statistiques et les différentes études faites, il
est très clair que les personnes ayant une éducation
postsecondaire et étant complètement bilingues sont
habituellement des personnes qui sont recherchées sur le marché
du travail.
17-6-2013
Langues officielles
21:15
There is no denying that there is room for improvement in the
promotion of our programs. We have the capacity to increase the
number of students that we can accommodate. We need to
continue to work to promote the importance of post-secondary
education in French for everyone, be it francophones, immersion
students, international students or immigrants in our
communities.
C’est certain qu’il y a de la place pour l’amélioration de la
promotion de nos programmes. On a la capacité d’augmenter le
nombre d’étudiants que l’on pourrait recevoir. Il s’agit de
continuer à travailler pour faire valoir l’importance de
l’éducation postsecondaire en français pour tous, que ce soit
pour les francophones, pour les étudiants en immersion, pour les
étudiants internationaux ou pour les immigrants dans nos
communautés.
Senator De Bané: Are you satisfied with the contribution of the
provincial governments in promoting the French language?
According to the figures I have, it seems that, with the
exception of Alberta, the number of students in French
immersion is going down. Am I right or not?
Le sénateur De Bané : Êtes-vous satisfaite de ce que les
gouvernements provinciaux font dans le domaine de la
promotion de la langue française? Selon mes chiffres, il me
semble qu’à l’exception de l’Alberta, le nombre d’étudiants en
immersion française diminue. Ai-je raison ou tort en disant cela?
Ms. Lalonde: Are you talking about French immersion
students in elementary and secondary schools?
Mme Lalonde : Vous voulez dire les gens qui sont en
immersion française au primaire et au secondaire?
Senator De Bané: Yes. The number is going up in Alberta, but
it is dropping in the other provinces.
Le sénateur De Bané : Oui. L’Alberta est en hausse, mais dans
les autres provinces, il y a un fléchissement.
Ms. Lalonde: I would not be able to give you any information
about the primary and secondary levels. At the post-secondary
level, the number of students is going up, because the universities
are increasingly setting up support services for people who come
from immersion programs. We must remember that, when they
start post-secondary education, it is their first time in a class with
francophones, because in secondary school immersion,
anglophones are the ones who take the immersion classes,
whereas at university, they are often in classes with more
francophones and fewer anglophones. Every university has
support services to help those people. However, there are not as
many services as we would like. They are available in major
universities such as the University of Ottawa, which has a very
good program for immersion students. However, in small
universities, it is very difficult to provide all those services
without the support of the government.
Mme Lalonde : Je ne pourrais pas vous donner l’information
pour ce qui est du primaire et du secondaire. Au niveau du
postsecondaire, le nombre d’étudiants augmente, parce que de
plus en plus, dans nos universités, on met en place des services
d’appui pour les gens qui arrivent de l’immersion. Il ne faut pas
oublier que lorsqu’ils arrivent au niveau de l’éducation
postsecondaire, c’est la première fois qu’ils sont dans une classe
avec des francophones, parce qu’en immersion au niveau
secondaire, ce sont des anglophones qui suivent les cours
d’immersion, tandis que lorsqu’ils arrivent au niveau de
l’éducation postsecondaire, ils se retrouvent souvent dans des
classes avec plusieurs francophones et quelques anglophones.
Chaque université a des services d’appui pour aider ces gens. Par
contre, les services ne sont pas toujours aussi importants qu’on le
voudrait. Ils le sont dans les grandes universités telles que
l’Université d’Ottawa, qui a un programme très bien pour les
étudiants en immersion. Par contre, lorsqu’on a des petites
universités, c’est très difficile d’offrir tous les services sans l’appui
du gouvernement.
Senator De Bané: What is your personal opinion on the best
age for a child to be exposed to a second language? Some say that
it would have to be before they turn 11 so that they can eventually
have an excellent command of both languages. Others say the
opposite that they must not be exposed too soon to a second
language.
Le sénateur De Bané : Avez-vous avez une opinion personnelle
sur le meilleur âge auquel l’enfant doit être exposé à une seconde
langue? Certains disent qu’il faut que ce soit avant l’âge de 11 ans
pour qu’éventuellement ils maîtrisent à la perfection les deux
langues. D’autres disent au contraire qu’il ne faut surtout pas les
exposer trop vite à une deuxième langue.
Ms. Lalonde: I am not an expert in the field, but I know from
my personal experience that the younger a child is, the easier it is
for him or her to learn a second language. It is often a lot easier
for a child to start in immersion in elementary school to learn a
second language.
Mme Lalonde : Je ne suis pas experte dans le domaine, mais
mon expérience personnelle me dit que plus un enfant est jeune,
plus ce sera facile pour lui d’apprendre une deuxième langue.
C’est souvent beaucoup plus facile pour un enfant de commencer
en immersion au niveau primaire pour acquérir une deuxième
langue.
However, I know someone at Université Sainte-Anne who
took French as a second language, not even immersion, and is
currently teaching at the university. That might be an exception to
the rule, but that is my answer to your question.
Par contre, j’ai l’exemple d’une personne que je connais bien, à
l’Université Sainte-Anne, qui est arrivée avec des cours de français
langue seconde et même pas d’immersion et qui présentement
enseigne à l’Université Sainte-Anne. C’est peut-être une exception
à la règle, mais ce serait ma réponse à votre question.
21:16
Official Languages
17-6-2013
Senator De Bané: If you had one recommendation for us this
evening, what would it be? In your view, what is the most
important thing to keep in mind?
Le sénateur De Bané : Si vous aviez une recommandation à
nous faire, ce soir, quelle serait celle, d’après vous, qui serait la
plus importante de garder à l’esprit?
Ms. Lalonde: Over the past several years, we have talked a lot
about immersion in elementary and secondary schools. However,
we have not talked much about continuing our studies in French
after secondary school, especially for those who have been in
immersion.
Mme Lalonde : On a parlé beaucoup, depuis plusieurs années,
de l’immersion au niveau primaire et secondaire. Mais on a très
peu parlé de poursuivre nos études après le secondaire en français,
surtout pour les gens qui viennent de l’immersion.
If we want to have a bilingual workforce, those people must be
able to continue their studies in French after secondary school,
otherwise we clearly see that, five years after they graduate from
secondary school in immersion, if they do not continue, they start
losing their ability to speak French.
Si on veut avoir une main-d’œuvre bilingue, il faut que ces
personnes puissent poursuivre leurs études en français après le
secondaire, sinon on s’aperçoit très clairement que cinq ans après
qu’ils ont terminé leur secondaire en immersion, s’ils ne
poursuivent pas, il y a une diminution de leurs capacités à
parler le français.
If we earmark funding for immersion programs, we should
look at the importance along the education continuum and start
talking about immersion from the first year to the end of postsecondary studies.
Si on injecte des fonds dans des programmes d’immersion, il
faudrait s’assurer de regarder l’importance sur le continuum de
l’éducation et commencer à parler de l’immersion de la première
année jusqu’à la fin des études postsecondaires.
The second important thing is that we must also meet the needs
of international students and immigrants. To do so, we must
develop programs that will allow them to adapt to a new reality, a
new country and a new culture.
La deuxième chose qui est importante, je crois qu’il faut aussi
répondre aux besoins des étudiants internationaux et des
immigrants. Pour ce faire, il faut mettre en place des
programmes qui leur permettront de s’adapter à une nouvelle
réalité, à un nouveau pays, à une nouvelle culture.
Senator McIntyre: Recently I read in a daily newspaper that
there are currently more allophones than francophones in
Montreal schools. In other words, the number of allophones is
now higher than the number of francophones. In the Montreal
school system, 42.6 per cent of students are allophones, whereas
36.7 per cent are francophones.
Le sénateur McIntyre : Récemment, je lisais dans un quotidien
qu’il y avait actuellement plus d’allophones que de francophones
dans les écoles montréalaises. Autrement dit, le nombre
d’allophones dépasse maintenant le nombre de francophones.
Dans le réseau scolaire montréalais, 42,6 p. 100 des étudiants sont
allophones, alors que 36,7 p. 100 sont francophones.
This reality forces teachers to come up with new ways to keep
French in the classroom. What is even more worrisome is that the
parents of allophone students do not speak French at home. Some
school boards are providing French courses to parents to reverse
this trend.
Cette réalité force les enseignants à concevoir de nouvelles
méthodes afin d’assurer la sauvegarde du français en classe. Ce
qui est encore plus inquiétant, c’est que les parents d’élèves
allophones ne parlent pas français à la maison. Dans certaines
commissions scolaires, on n’hésite pas à offrir carrément des cours
de français aux parents pour renverser cette tendance.
In your view, are there other ways to reverse this trend and are
our post-secondary schools facing the same problem?
Selon vous, existe-t-il d’autres moyens pour renverser cette
tendance et est-ce que nos établissements postsecondaires font
face au même problème?
Ms. Lalonde: You are talking about the current situation in
Montreal specifically. It is important to find a way to ensure that
people can speak French in our francophone communities outside
Quebec.
Mme Lalonde : Vous parlez de la situation actuelle à Montréal
en particulier. Il est important de trouver une façon de s’assurer
que dans nos communautés francophones hors Québec, la
population puisse parler le français.
You talked about the involvement of parents and I believe that
education cannot take place only in school. At the primary and
secondary levels, parents must be able to provide opportunities
for students to be successful in the French language.
Vous avez parlé de l’implication des parents et je crois que
l’éducation ne peut pas se faire seulement à l’école. Il faut
absolument qu’au primaire et au secondaire les parents puissent
permettre aux étudiants de bien réussir dans la langue française.
The school system must also be able to require students to
speak in French when they are at school. At the post-secondary
level, the students’ language skills must be assessed when they
arrive to be able to propose French courses to them. It all depends
Il faut aussi que le système scolaire puisse obliger les étudiants,
quand ils sont à l’école, à parler le français. Au niveau
postsecondaire, on doit évaluer le niveau de capacité langagière
de l’étudiant dès son arrivée pour pouvoir par la suite lui proposer
17-6-2013
Langues officielles
21:17
on their language skills. That would enable them to acquire
French-language skills, to speak French at an acceptable level and
to take French courses that will ensure their success.
des cours de français, et tout dépend de ses capacités langagières.
Cela lui permettrait de développer des capacités en français et de
parler un français acceptable, suivre des cours en français qui vont
lui permettre de bien réussir.
Most of our universities assess students, determine their
training needs in French and the students must take those
courses to stay at the university.
La plupart de nos universités évaluent l’étudiant, établissent ses
besoins de formation en matière de français et l’étudiant doit
suivre ces cours pour pouvoir poursuivre à l’université.
Senator McIntyre: Usually, the universities of the Canadian
francophonie target various francophile immigrant groups. How
do those various groups interact with each other in and outside
the classroom? Does everything go smoothly or are there conflicts
as to the language spoken?
Le sénateur McIntyre : Habituellement, les universités de la
francophonie canadienne ciblent les différentes clientèles
francophiles immigrantes. Comment ces différentes clientèles
interagissent-t-elles entre elles à l’intérieur et à l’extérieur de la
classe? Est-ce que le tout se déroule de façon normale ou y a-t-il
des conflits au niveau de la langue parlée?
Ms. Lalonde: I have never heard of any issues at school board
meetings when all the university presidents attend. They have
never talked about social difficulties, since you are talking about
various student groups that are on the same university campus.
Mme Lalonde : Je n’ai jamais entendu parler de
problématiques lors des rencontres du conseil d’administration,
lorsque tous les recteurs des universités sont présents. Il n’a jamais
été question de difficultés sociales, puisque vous parlez des
différents groupes d’étudiants qui sont sur un campus
universitaire.
However, I am sure that the diversity of people goes hand in
hand with a diversity of practices. Conflict can often stem from
misunderstanding each other. I think it is important to enable
young people to really get to know their culture to be able to
avoid misconceptions of another group, because I feel that is how
problems can arise.
Par contre, je suis certaine que c’est une diversité de personnes
avec une diversité de façons de faire. C’est souvent une
méconnaissance d’un groupe à l’autre qui fait qu’il peut y avoir
certains conflits. Je crois que l’important c’est de permettre aux
jeunes de bien apprendre à connaître leur culture pour pouvoir
éviter des méconnaissances de l’un ou de l’autre, parce que selon
moi c’est ce qui peut occasionner des problèmes.
Senator McIntyre: In francophone post-secondary institutions,
I would like to think that students usually speak in French outside
the classroom.
Le sénateur McIntyre : Dans les établissements postsecondaires
francophones, à l’extérieur de la salle de classe, j’ose croire qu’on
parle surtout français.
Ms. Lalonde: Absolutely. You must know that some
universities are exclusively francophone, like Université de
Moncton. In addition, some universities such as the University
of Ottawa are more bilingual.
Mme Lalonde : Absolument. Vous devez savoir que certaines
universités sont complètement strictement francophones, comme
l’Université de Moncton. Par ailleurs, certaines universités sont
davantage bilingues, par exemple l’Université d’Ottawa.
Université de Hearst is also fully francophone; the Campus
Saint-Jean of University of Alberta is a francophone campus in a
large anglophone university. It sort of depends on the
communities in which people live, whether they are
predominantly anglophone, which is more often the case in
western Canada and perhaps also in some regions in New
Brunswick.
Vous avez également l’Université de Hearst qui est
complètement francophone; vous avez le Campus Saint-Jean, de
l’Université de l’Alberta, où il y a un campus francophone dans
une grande université anglophone. Cela dépend un peu du milieu
de vie des gens, si on est dans un milieu majoritairement
anglophone, ce qui est plus souvent le cas dans l’Ouest canadien
et peut-être aussi dans certaines régions du Nouveau-Brunswick.
I think it is more difficult when you live in a predominantly
anglophone region. If the proportion of francophones is a little
higher, it is more likely that French will be more present in the
university.
Selon moi, c’est plus difficile quand on est dans une région
majoritairement anglophone si on a une proportion de
francophones un peu plus grande, les chances que le français
soit plus présent à l’université sont plus grandes.
Senator Poirier: Ms. Lalonde, thank you for being here this
evening. Of the students who were in immersion, what percentage
will pursue post-secondary education at a French-language
university?
La sénatrice Poirier : Madame Lalonde, merci d’être ici ce soir.
Parmi les étudiants qui ont étudié en immersion, quel est le
pourcentage d’étudiants qui vont en éducation postsecondaire et
qui vont à l’université francophone?
Ms. Lalonde: I do not have the percentage and the number
right now. I think there are about 5,500 students in our
universities. I would have to check and send you that information.
Mme Lalonde : Je n’ai pas le pourcentage et le nombre dans le
moment. Je crois qu’ils sont environ 5 500 dans nos universités. Il
faudrait vérifier et je pourrais vous avoir cette information.
21:18
Official Languages
17-6-2013
Senator Poirier: It would be interesting to know how many
students come from an anglophone family and how many were in
the French immersion program in elementary school and decided
to go to a fully francophone university.
La sénatrice Poirier : Il serait intéressant de savoir combien
d’entre eux proviennent d’une famille anglophone et combien ont
pris l’immersion française durant leurs années à l’école primaire et
ont décidé de continuer à l’université totalement francophone.
Ms. Lalonde: I could get the number of immersion students
who are currently in secondary school. I could forward you that
information, but I know that there are 5,500 students right now.
However, that is not the number for one year necessarily because
they might have been there for four years as well. It is difficult to
obtain the percentage, but I could provide you with some
numbers that would give you an idea.
Mme Lalonde : Je pourrais vous avoir le nombre d’étudiants
qui sont en immersion en ce moment au secondaire. Je pourrais
fournir cette information, mais je sais qu’actuellement il y en a
5 500, mais ce n’est pas nécessairement dans une année parce
qu’ils peuvent être là depuis quatre ans aussi. C’est difficile
d’obtenir le pourcentage, mais je pourrais vous fournir certaines
statistiques qui vous donneraient une idée.
Senator Poirier: Do you know if one province is better than
another? If so, what does that province do to encourage
immersion students to go to a francophone university?
La sénatrice Poirier : Savez-vous si une province est meilleure
qu’une autre et si c’est le cas, que fait cette province pour
encourager les gens qui ont étudié en immersion à fréquenter une
université francophone?
Ms. Lalonde: That depends on where the university is, not on
the university itself. For instance, Toronto is quite anglophone,
but it has many francophones. Glendon College has a good
percentage of students from immersion programs and it is the
only college where it is possible to take courses in French.
Mme Lalonde : Cela dépend des endroits où se situé l’université
et non l’université comme telle. Par exemple, Toronto est une
région assez anglophone mais compte plusieurs francophones. Au
collège Glendon, il y a un bon pourcentage de gens qui viennent
d’immersion et c’est le seul collège où c’est possible de prendre des
cours en français.
In Nova Scotia, the Université Sainte-Anne is very appealing
to immersion students. There is also the Campus Saint-Jean in
Alberta. Université de Saint-Boniface also attracts a significant
number of immersion students.
En Nouvelle-Écosse, l’Université Sainte-Anne attire beaucoup
les jeunes en immersion. Il y a le Campus Saint-Jean en Alberta,
l’Université de Saint-Boniface attire aussi un nombre important
d’étudiants en immersion.
However, the Université de Moncton has a much lower
percentage of immersion students. In fully francophone
universities, the number of immersion students is also lower.
Par contre, l’Université de Moncton compte un pourcentage
beaucoup plus bas de jeunes en immersion et dans les universités
complètement francophones, le nombre de personnes en
immersion est un peu moins élevé.
Senator Poirier: Could you forward those figures to the clerk?
La sénatrice Poirier : Pourriez-vous faire parvenir ces
statistiques à la greffière?
Ms. Lalonde: Which figures would you like?
Senator Poirier: I am interested in how many immersion
students decide to go on to post-secondary education and how
many attend a francophone university as opposed to an
anglophone university.
Ms. Lalonde: I will see what I can do.
Senator Poirier: Here is my second question. We know there
are many francophone universities scattered across Canada. Do
the students who go to those universities come from around the
world, not just Canada?
Ms. Lalonde: Yes, absolutely.
Senator Poirier: At the Université de Moncton, what is the
percentage of students who come from abroad and who go back
to work in their communities after they graduate?
Mme Lalonde : Quel genre de chiffres voudriez-vous obtenir?
La sénatrice Poirier : Si vous avez des chiffres à savoir
combien, parmi les étudiants qui ont étudié en immersion,
décident de poursuivre leur éducation au postsecondaire et
combien vont à une université francophone versus une
université anglophone.
Mme Lalonde : Je vais voir ce que je peux faire.
La sénatrice Poirier : Ma deuxième question est la suivante : on
sait qu’il y a beaucoup d’universités francophones mais qu’elles
sont dispersées à travers le pays. Les étudiants de ces universités
viennent de partout, pas seulement du Canada.
Mme Lalonde : Absolument, oui.
La sénatrice Poirier : À l’Université de Moncton, quel est le
pourcentage d’étudiants qui viennent de l’extérieur et qui
retournent travailler dans leur communauté par après?
17-6-2013
Langues officielles
21:19
Ms. Lalonde: Each university should be able to provide that
information, but I am not sure that universities know where all
their graduates work. I do not think the universities have that
type of information. I do not have those numbers. I can check,
but I would be surprised if the universities have that information.
Mme Lalonde : Il faudrait que chaque université puisse fournir
ces données; je ne suis pas certaine que les universités disposent de
ces données concernant les lieux de travail de tous leurs diplômés.
Je ne pense pas qu’ils aient ces informations à l’université. Je ne
les ai pas; je peux vérifier, mais cela m’étonnerait que les
universités disposent de ces données.
Senator Poirier: You have talked about francophone and
anglophone universities, but also bilingual universities. Could you
tell me what a bilingual university is? What types of services does
it provide?
La sénatrice Poirier : Vous parlez des universités francophones
et anglophones, mais aussi des universités bilingues. Expliquezmoi ce qu’est une université bilingue? Quels services offrent-elles?
Ms. Lalonde: A bilingual university might offer, for example, a
nursing science program completely in French and another
nursing science program completely in English. Universities of
that kind offer programs in various areas in English and in
French.
Mme Lalonde : Une université bilingue offre, par exemple, un
programme de sciences infirmières complètement en français et un
autre programme de sciences infirmières complètement en anglais.
Ces universités offrent des programmes en français et des
programmes en anglais dans différents domaines.
Senator De Bané: Like the University of Ottawa.
Le sénateur De Bané : Comme l’Université d’Ottawa.
Ms. Lalonde: The University of Ottawa offers most of its
programs in French and in English. Some people may decide to
do two courses in French and two courses in English. Others do
not do everything in French but take some programs, some
courses, in English and some in French. Universities like that
offer both possibilities.
Mme Lalonde : L’Université d’Ottawa offre la plupart de ses
programmes en français et en anglais. Certains décident de suivre
deux programmes en français, deux programmes en anglais; il y
en a qui ne font pas tout leur cheminement en français et qui
prennent certains programmes en anglais, certains en français ou
certains cours. Ces universités offrent les deux possibilités.
Senator Poirier: If you take a student, for example, who decides
to take most courses in English or French, do you know if his
background is French-speaking or rather English-speaking with
an immersion program? Are there any statistics along those lines?
La sénatrice Poirier : Pour un jeune, par exemple, qui décide de
suivre des cours en français ou en anglais majoritairement, savezvous s’il provient d’un milieu francophone ou d’un milieu plutôt
anglophone avec immersion? Existe-t-il des statistiques à ce sujet?
Ms. Lalonde: No, not at all. It would also depend on the
region. In some regions where French is more in the minority,
that student might prefer to take some courses in English and
some in French. But I am almost certain that they do not have
that data in the universities.
Mme Lalonde : Non, pas du tout. Cela dépendrait aussi de
quelle région. Dans certaines régions où le français est davantage
minoritaire, l’étudiant peut préférer suivre certains cours en
français et d’autres en anglais, mais je suis presque certaine qu’on
ne dispose pas de ces données dans les universités.
Senator Poirier: Does a bilingual university offer more choice,
more services, a bigger selection of courses, in the other language?
For example, does an anglophone student at a bilingual university
have more advantages or more programs in which they can take
courses in French? And the other way around, if a francophone
wants to learn English?
La sénatrice Poirier : Une université bilingue offre-t-elle plus de
choix, plus de services ou plus d’offre de cours ou de services dans
l’autre langue? Par exemple, un étudiant anglophone qui
fréquente l’université bilingue se voit-il offrir plus d’avantages
ou plus de programmes afin de suivre des cours en français? Et
l’inverse si un francophone veut apprendre l’anglais.
Ms. Lalonde: Sure, because they are available at the same
university. But an anglophone student might decide to go to the
University of Ottawa because he likes the programs that their
faculty offers in English. It may be both. It may be someone who
wants to take some courses in French and others in English. It
may be because such and such a program is well regarded at such
and such a university that offers it in English and he wants to do it
there. It may also because a university offers it in French.
Laurentian University in Sudbury offers programs in French and
in English. The programs are not always offered in both
languages; some can be offered strictly in French and others
strictly in English.
Mme Lalonde : Sûrement, parce que c’est accessible à la même
université. Par contre, un anglophone peut décider de fréquenter
l’Université d’Ottawa parce qu’il aime le programme offert en
anglais dans cette faculté; ça peut être les deux. Ça peut être
quelqu’un qui veut suivre certains cours en français, d’autres en
anglais; ça peut être parce que tel programme est reconnu à telle
université qui l’offre en anglais et qu’il veut poursuivre à cet
endroit. Ça peut aussi être parce que telle université l’offre en
français; l’Université Laurentienne à Sudbury offre des
programmes en français et en anglais. Les programmes ne sont
pas toujours offerts dans les deux langues; certains peuvent être
offerts strictement en français et d’autres offerts strictement en
anglais.
21:20
Official Languages
Senator Poirier: If they are able to offer students a second
language, does that mean that their programs are more advanced,
compared to another university?
Ms. Lalonde: Not necessarily.
Senator Tardif: I would like just like to tell my colleague that,
at the Campus Saint-Jean of the University of Alberta, for
example, in the bachelor of health sciences and bachelor of
business administration programs, given the availability of human
and financial resources, students have to do two years in French
and then two years in English. Those are both considered
bilingual programs. Clearly, if resources were sufficient to be able
to hire the necessary professors to offer all the courses in French,
it would be all in French. As that is not the case, an agreement
was reached with the main campus and students do half their
courses in English and half in French.
Senator Poirier: They really have to be bilingual.
17-6-2013
La sénatrice Poirier : Sont-ils plus avancés dans les
programmes pour offrir une deuxième langue à un étudiant,
comparativement à une autre université?
Mme Lalonde : Pas nécessairement.
La sénatrice Tardif : Je voulais simplement répondre à ma
collègue en disant que, par exemple, au Campus Saint-Jean de
l’Université de l’Alberta, pour le programme de baccalauréat en
sciences de la santé et pour le programme de baccalauréat en
administration des affaires, les étudiants doivent, étant donné la
disponibilité des ressources humaines et financières, faire
deux années en français et ensuite deux années en anglais. Ces
deux programmes sont considérés des programmes bilingues.
Évidemment, si les ressources étaient suffisantes pour embaucher
les professeurs nécessaires pour offrir l’ensemble des cours en
français, ce serait complètement en français. Comme ce n’est pas
le cas, une entente a été conclue avec le campus principal et les
étudiants font 50 p. 100 de leurs cours en français et 50 p. 100 de
leurs cours en anglais.
La sénatrice Poirier : Il faut être vraiment bilingue.
Senator Tardif: For a number of them, English is the dominant
language and their challenge is with French. But for some, French
is the dominant language and the challenge comes in English.
They need support outside the classroom.
La sénatrice Tardif : Pour plusieurs, l’anglais est dominant et le
défi se pose en français pour eux, mais pour certains le français est
dominant et le défi est l’anglais. Cela nécessite un appui à
l’extérieur de la salle de classe.
Senator Champagne: You were saying just now that the
memorandum of understanding between the federal government
and the Council of Ministers of Education, Canada just expired at
the end of March and that they are in the process of renegotiating
it.
La sénatrice Champagne : Vous disiez tout à l’heure que le
protocole d’entente entre le gouvernement fédéral et le Conseil des
ministres de l’éducation du Canada venait à échéance à la fin mars
et qu’ils sont à le renégocier.
Ms. Lalonde: That is correct.
Mme Lalonde : C’est exact.
Senator Champagne: Have you been consulted during that
renegotiation? If not, do you expect to be consulted? Have you
been asked for your opinion?
La sénatrice Champagne : Avez-vous été consultés dans le
cadre de cette renégociation? Sinon, vous attendez-vous à être
consultés? Est-ce qu’on vous a demandé ce que vous en pensiez?
Ms. Lalonde: The Association des universités de la
francophonie canadienne was not consulted about the
negotiations that are now underway. However, I feel that it is
possible that some AUFC member universities, through their
rectors, certainly have links to their respective provincial
ministries and are able to talk about their needs.
Mme Lalonde : L’Association des universités de la
francophonie canadienne n’a pas été consultée concernant les
négociations en cours. Je pense toutefois qu’il est possible que
certaines universités membres de l’AUFC, par les recteurs de ces
universités, aient certainement eu des liens avec leur ministère
respectif dans chacune des provinces pour parler de leurs besoins.
Senator Champagne: We can but hope that postsecondary
education will still be among their priorities in the next agreement.
La sénatrice Champagne : On ne peut qu’espérer que
l’enseignement postsecondaire fera toujours partie de leurs
priorités pour la prochaine entente.
I have something else that I would like to discuss with you.
Some anglophone school children take immersion and others take
basic French. Do those who have taken basic French move on to
postsecondary education in French, or do they do so to a lesser
extent? Can the two sets of results be compared?
Il y a autre chose que j’aimerais étudier avec vous. Des élèves
anglophones sont allés en immersion et d’autres ont suivi des
cours de français de base. Ceux qui n’ont suivi que les cours de
français de base vont-ils poursuivre une éducation postsecondaire
en français ou beaucoup moins? Peut-on comparer les résultats
des deux?
17-6-2013
Langues officielles
21:21
Ms. Lalonde: Some students with basic French education have
moved on to postsecondary education in French. But more
immersion students do so. In terms of their success, I could not
answer that.
Mme Lalonde : Certains étudiants de formation française de
base ont poursuivi leur éducation postsecondaire en français. Par
contre, les étudiants d’immersion sont plus nombreux à
poursuivre. À savoir comment ont-ils réussi, je ne pourrais pas
répondre à cette question.
Senator Champagne: That is a pity. I really would like to know
the success rate of those who have just taken basic French.
Because, basically, all Canadians will win with French.
La sénatrice Champagne : Dommage. J’aimerais bien savoir si
ceux qui n’ont suivi que les cours de français de base réussissent.
Parce que finalement, ce sera nous, les Canadiens, qui gagneront
la partie du français.
I do not know if you saw this in the paper two weeks ago: in
France, a number of universities are giving courses in English
only. They say that their graduates will be able to go anywhere in
the world and their training will be better if it is in English. That
drives me absolutely nuts, but it is still a fact. Your extensive work
with health sciences reminds me of someone we met once. I do not
remember if Senator De Bané was on that trip with the Assemblée
des parlementaires de la Francophonie when we made a quick
stop in Louisiana.
Je ne sais pas si vous avez vu dans les journaux il y a
deux semaines; en France plusieurs universités ne donnent des
cours qu’en anglais, en disant que leurs diplômés pourront aller
ailleurs dans le monde, n’importe où, et ils seront davantage
formés s’ils le sont en anglais. Cela me rend absolument folle,
mais c’est quand même le cas. Que vous vous occupiez beaucoup
des sciences de la santé, cela m’a fait me rappeler une rencontre. Je
ne sais pas si le sénateur De Bané était du voyage au cours
duquel, avec l’Assemblée des parlementaires de la Francophonie,
nous avons fait un petit séjour en Louisiane.
I will always remember one young man — I could draw him if I
had any talent. He was in high school and must have been 16 or
17. As well as his high school classes, he was learning French for
two hours a day. He said that, rather than going off to play music
with the guys, he was taking French courses because, when he
graduated, he wanted to be a nurse.
Je me souviendrai toujours d’un petit jeune homme — je
pourrais le dessiner si j’avais du talent — qui devait avoir 16 ou
17 ans et qui était au secondaire. À part ses cours au secondaire, il
apprenait deux heures par jour de français. Il disait que plutôt que
d’aller faire de la musique avec les gars, il suivait ses cours de
français, parce que dès qu’il aurait terminé, il voulait devenir
infirmier.
I asked him if he had any particular reason for that choice. He
said that it was very simple: his grandmother spoke no English.
They were Cajun; his grandmother spoke only French and there
were no nurses or doctors who did, and we were in Lafayette. He
said that, with the little he had learned in his two hours a day for
two years, he had to be her interpreter. And, for me, if there is a
time when you want someone to talk to you in your own
language, it is when you are ill.
Je lui ai demandé s’il y avait une raison particulière pour
laquelle il avait choisi ça. Il m’a répondu que c’était très simple,
que c’était parce que sa grand-mère ne parlait pas anglais. Ils
étaient des Cajuns; sa grand-mère ne parlait que français et il n’y
avait pas d’infirmières ou de médecins — nous étions à Lafayette
— qui parlait français. Il disait qu’avec le petit peu qu’il avait
appris avec des cours deux heures par jour durant deux ans, c’était
lui qui devait servir d’interprète. Et s’il y a un moment dans la vie
où on a besoin de se faire parler dans sa langue, je pense que c’est
quand on est malade.
If our dream is to have a bilingual workforce in our country,
we have to keep French. You can learn English anywhere, even
though it is not always spoken impeccably — English-speakers
who speak our language do not speak it impeccably either — but
it would be good to have a bilingual workforce in all areas, in
health or in anything else.
Si on veut rêver d’avoir une main-d’œuvre bilingue dans notre
pays, il faut garder le français. L’anglais, on l’apprend un peu
partout, même s’il n’est pas toujours parlé d’une façon impeccable
— les Anglais qui parlent notre langue ne le parlent pas toujours
d’une façon impeccable non plus —, mais il serait bien d’avoir une
main-d’œuvre bilingue, dans tous les domaines, que ce soit celui
de la santé ou d’autres.
Two years ago, I went to Montreal where they were celebrating
the 50th anniversary of the universities of the francophonie.
There were a lot of people from Canadian universities, but there
were also a lot from francophone universities all around the
world, such as l’Université Senghor, for example.
Il y a deux ans, je suis allée à Montréal où on célébrait le
50e anniversaire des universités de la Francophonie. Il y avait
beaucoup de gens des universités canadiennes, mais il y en avait
également de partout dans le monde où il y a des universités
francophones, de l’Université Senghor, entre autres.
I think that we in Canada have every possibility to provide our
young people with opportunities to become bilingual, including
by immersion. We are still fighting the fight in Quebec, of course,
although there has been immersion. The small city of SaintLambert had it. At one stage, there was immersion in both
Je pense que nous avons, au Canada, toutes les possibilités
pour offrir à nos jeunes les occasions de devenir bilingues, par
l’immersion, entre autres. Au Québec, bien sûr, on se bat encore,
même s’il y a eu de l’immersion. Il y en avait dans la petite ville de
Saint-Lambert. À un moment donné, l’immersion était dans les
21:22
Official Languages
17-6-2013
languages, English and French. There was immersion in the
street. The proof is that, two years after moving there, all the
children spoke both languages. But if we do what we can do, with
the help of people like you, I feel that we will be able to have
bilingual Canadians.
deux langues, autant en français qu’en anglais, elle l’était dans la
rue. La preuve est que deux ans après être déménagés dans cette
maison, tous les enfants parlaient les deux langues. Mais si nous
faisons tout ce que nous pouvons faire, avec l’aide de gens comme
vous, je pense que nous pourrons arriver à avoir des Canadiens
bilingues.
When I listened to the interviews from the Olympic Games in
Vancouver, I realized that young anglophones from British
Columbia, Alberta or Manitoba often speak better French than
the English spoken by Quebecers. Immersion courses and basic
French may not be enough, but we have to encourage them.
En écoutant les entrevues lors des Jeux olympiques de
Vancouver, j’ai réalisé que les jeunes anglophones qui viennent
de Colombie-Britannique, d’Alberta ou du Manitoba, parlent très
souvent un meilleur français que l’anglais parlé par les Québécois.
Les cours d’immersion et le français de base, ce n’est peut-être pas
suffisant, mais il faut les encourager.
Ms. Lalonde: Absolutely.
Mme Lalonde : Absolument.
Senator Champagne: Because, as you were telling us just now, it
really is those who did immersion in high school and are going
into university who are most tempted to do their postsecondary
education in French. Those who have only learned two or three
poorly constructed sentences in something resembling French will
be less inclined to go to university in French.
La sénatrice Champagne : Parce que comme vous nous le disiez
tout à l’heure, c’est vraiment ceux qui ont fait de l’immersion au
secondaire et qui arrivent au postsecondaire et qui sont les plus
tentés d’aller à l’université en français. Ceux qui n’ont appris que
deux ou trois phrases de français mal construites, dans un français
approximatif, seront moins tentés d’aller à l’université en français.
Ms. Lalonde: You know, the students who get to
postsecondary level and who are paying for their education
want to do well, after all. It is important for them to feel that they
have the support of their universities and then that they have the
ability to be able to continue in French, and immersion, at
postsecondary level, since they do not want to jeopardize their
chances of success.
Mme Lalonde : Vous savez, les étudiants qui arrivent au
postsecondaire et qui payent leurs études veulent quand même
bien réussir leur éducation. Pour eux, c’est important de sentir
qu’ils ont l’appui des universités et puis qu’ils ont la capacité de
pouvoir poursuivre en français et en immersion au
postsecondaire, puisqu’ils ne voudront pas mettre en péril la
réussite de leurs études.
Senator Champagne: Let us hope that those negotiations go
well and that postsecondary education is always one of our
education ministers’ priorities.
La sénatrice Champagne : Espérons que ces négociations se
déroulent bien et que l’enseignement postsecondaire fasse
toujours partie des priorités de nos ministres de l’Éducation.
Senator Mockler: Ms. Lalonde, Senator Tardif was saying
earlier that, at the Campus Saint-Jean, students enrolled in a
bachelor’s program in health sciences, for example, do their first
two years in French and their last two years in English. Does that
allow us to think that nurses, or other people in the health care
system, who can speak both official languages have an advantage
in getting jobs and better salaries?
Le sénateur Mockler : Madame Lalonde, la sénatrice Tardif a
dit plus tôt qu’au Campus Saint-Jean, les étudiants inscrits au bac
en sciences de la santé, par exemple, faisaient leurs deux premières
années en français et leurs deux dernières années en anglais.
Pourrait-on penser que des infirmières ou des gens du système de
la santé qui peuvent parler les deux langues officielles bénéficient
d’un atout pour avoir de l’emploi et être mieux rémunéré?
Ms. Lalonde: First, I can tell you that the bilingual bachelor’s
degree in nursing science at the Campus Saint-Jean is a very good
program. It is the only bilingual bachelor’s program that exists in
most of our programs across the country. But nursing science
degrees in French are offered everywhere and 98 or 99 per cent of
the francophone graduates of those programs are bilingual
because, in order to work in our situation, you also have to be
able to speak English.
Mme Lalonde : Je peux tout d’abord vous dire que le bac
bilingue en sciences infirmières au Campus Saint-Jean est un très
bon programme. Par contre, dans la majorité de nos programmes
offerts un peu partout au Canada, c’est le seul bac bilingue qui
existe. Le programme de sciences infirmières est offert partout en
français. Par contre, les francophones diplômés de ces
programmes sont 98, 99 p. 100 bilingues parce que pour
pouvoir travailler dans nos milieux, il faut avoir la capacité
aussi de parler l’anglais.
I can tell you that people who are able to speak both languages
are much sought-after by employers. More and more, employers
are recognizing how important it is for French-speaking
communities or individuals to be able to have access to health
services in French. In the last 10 years, there has been a lot of
awareness of this. We support 23 different health care programs,
from nursing to health care workers in seniors’ homes, from
Je peux vous dire que ces personnes qui ont la capacité de
parler dans les deux langues sont toujours très recherchées pour
les employeurs. L’employeur reconnaît de plus en plus
l’importance que les communautés ou les personnes qui parlent
français puissent avoir accès à des services de santé en français. Il
y a eu beaucoup de sensibilisation dans ce domaine depuis les
10 dernières années. On appuie 23 différentes formations en santé,
17-6-2013
Langues officielles
21:23
doctors and physiotherapists to paramedics, at both college and
university level. I must also say that, for CNFS’ entire range of
health-related programs, the funding comes from the roadmap for
official languages.
que ce soient les infirmières, les préposés aux soins de santé dans
nos foyers pour personnes âgées, que ce soient les médecins, les
physiothérapeutes ou dans les soins ambulanciers, tant aux
niveaux collégial qu’universitaire. Je dois dire que pour tout ce
qui est du dossier de la santé du CNFS, les fonds proviennent de
la Feuille de route pour les langues officielles.
To answer Senator Tardif’s question, if we are just talking
about postsecondary education in general, that funding does not
come from the roadmap. But the consortium’s funding does come
from the roadmap.
Pour répondre à la question de la sénatrice Tardif, si on touche
juste à l’éducation postsecondaire, ce n’est pas la feuille de route,
mais quand on parle du consortium, les fonds proviennent de la
feuille de route.
So the answer is yes, people trained in our programs find it
very easy to find jobs because they are in demand with employers.
Ma réponse est donc oui, les gens qui sont formés dans nos
programmes ont beaucoup de facilité à se trouver un emploi parce
qu’ils sont recherchés par les employeurs.
Senator Mockler: According to a lot of recent research,
learning a second language can be beneficial in a number of
aspects. That bachelor’s program is an example.
Le sénateur Mockler : Selon de nombreuses recherches
récentes, l’apprentissage d’une langue seconde peut être
bénéfique à plusieurs points de vue. Et on le voit avec l’exemple
du bac.
Could you give us other economic benefits from knowing both
languages and being able to provide services in French and
English?
Pourriez-vous nous donner d’autres avantages économiques
associés à la connaissance des deux langues permettant d’offrir un
service en français et en anglais?
Ms. Lalonde: For our country of Canada, I feel that a bilingual
workforce is one that can function very well in a global economy
such as the one we have at the moment, where the government is
signing economic agreements with various countries. So I feel
that, for the federal government, which has been talking a lot
about the importance of the economy for several years, having a
bilingual workforce is a very significant added value for the global
economy in which Canada has to position itself.
Mme Lalonde : Si on pense au Canada, à notre pays, je pense
qu’une main-d’œuvre bilingue est une main-d’œuvre qui peut très
bien fonctionner dans une économie mondiale, comme celle dans
laquelle on est présentement, et où le gouvernement signe des
ententes avec plusieurs pays sur le plan de l’économie. Je pense
donc que pour le gouvernement fédéral, puisqu’on parle
beaucoup de l’importance de l’économie depuis quelques
années, avoir une main-d’œuvre bilingue est une valeur ajoutée
très importante pour une économie mondiale dans laquelle doit se
positionner le Canada.
Senator Champagne: We are all going to want to learn
Mandarin or Cantonese.
La sénatrice Champagne : On va tous vouloir apprendre le
mandarin ou le cantonais.
Ms. Lalonde: As a third language!
Mme Lalonde : Comme troisième langue!
Senator Mockler: As a last comment, I would like to thank you
for the role you played in getting health courses at the Université
de Moncton. I know you played a major role; I was there.
Le sénateur Mockler : En terminant, je veux vous remercier du
rôle que vous avez joué à l’Université de Moncton pour avoir les
cours en santé. Je sais que vous avez joué un rôle important,
j’étais présent.
I would like to add that I have only just found out that the
president of the Agence universitaire de la francophonie, Yvon
Fontaine, is an Acadian. He is doing an excellent job.
J’aimerais ajouter que je viens d’apprendre que jusqu’à tout
récemment, le président de l’Agence universitaire de la
Francophonie était M. Yvon Fontaine, un Acadien. Et qu’il a
fait un excellent travail.
Ms. Lalonde: Yes, excellent.
Senator Mockler: I think that has to appear in our report. You
are doing an excellent job.
Senator Robichaud: He was from Saint-Louis.
Mme Lalonde : Oui, excellent.
Le sénateur Mockler : Je crois que cela doit paraître dans notre
compte rendu. Vous faites de l’excellent travail.
Le sénateur Robichaud : Il venait de Saint-Louis.
Senator Mockler: Yvon Fontaine was from Saint-Louis. Thank
you, Senator Robichaud.
Le sénateur Mockler : Yvon Fontaine venait de Saint-Louis.
Merci, sénateur Robichaud.
I was going to say that about 40 per cent of the students in the
administration faculty are from other countries. I also strongly
recommend that you take a look at the report called Canada,
J’allais dire qu’environ 40 p. 100 des étudiants de la faculté
d’administration sont de pays étrangers. D’ailleurs, je vous invite
fortement à prendre connaissance du rapport intitulé Le Canada,
21:24
Official Languages
17-6-2013
Bilingualism and Trade, prepared by the Conference Board of
Canada for RDÉE Canada, CEDEC and Industry Canada. It
concludes that language plays a central role in commercial
relationships. For example, in 2011, exports from Quebec and
New Brunswick to francophone countries were twice as high as
could be expected from their proportion of exports within our
own country.
le bilinguisme et le commerce, présenté par le Conference Board du
Canada, à Ready Canada, à la SODEC et à Industrie Canada. Le
résultat démontre que la langue joue un rôle central dans les
relations commerciales. Par exemple, en 2011, les exportations du
Québec et du Nouveau-Brunswick vers des pays francophones ont
été deux fois plus élevées que ce qu’on aurait pu supposer compte
tenu de leur part des exportations à l’intérieur de notre propre
pays.
One last thing; could you give me your opinion about distance
education? It is often thought that we need to build
infrastructures in order to improve education in the country.
Pour terminer, j’aimerais que vous me donniez votre opinion
sur l’éducation à distance. On croit souvent qu’il faut construire
des infrastructures pour améliorer l’éducation au pays.
Ms. Lalonde: That is a very important point. Minority
francophone communities are very spread out and are often in
rural areas. Distance learning makes postsecondary education
accessible to all and we really have to develop it.
Mme Lalonde : C’est un point extrêmement important. Les
communautés minoritaires francophones au Canada sont
dispersées et sont souvent dans les régions rurales; la formation
à distance rend accessible l’éducation postsecondaire à toute la
population et il faut vraiment la développer.
We do it a lot at the Consortium national de formation en
santé because we have entire programs offered by distance
learning. In Nova Scotia, The Université Sainte-Anne needed
social workers. In health matters, it is important for patients to be
able to communicate with their caregivers in the language they
understand best. So Laurentian University in Ontario offered a
number of online courses that students could take from home. An
agreement was reached between the two universities, and 30 or so
students received a social work degree without having to leave the
Baie Sainte-Marie.
On le fait beaucoup au Consortium national de formation en
santé, parce qu’on a des programmes complets offerts à distance.
En Nouvelle-Écosse, l’Université Sainte-Anne avait besoin de
travailleurs sociaux. Dans le domaine de la santé, c’est important
que le patient puisse communiquer avec son soignant dans la
langue qu’il comprend le mieux. L’Université Laurentienne en
Ontario a donc offert plusieurs cours en ligne que les étudiants
pouvaient suivre à partir de leur domicile. Une entente a été
conclue entre les deux universités et une trentaine d’étudiants ont
reçu leur diplôme de travailleur social sans avoir à quitter la Baie
Sainte-Marie.
More and more, those 14 universities are looking at distance
education as a way of working together to reduce costs and
increase their offerings. As I am sure you are aware, in some
areas, there can be a shortage of professors to teach certain
programs. This is a situation that can perfectly well be improved
by university distance education programs.
La formation à distance est de plus en plus considérée par ces
14 universités qui travaillent ensemble pour diminuer les coûts et
augmenter les capacités. Vous le savez sans doute, dans certaines
régions, il peut y avoir une pénurie de certains profs pour
enseigner certains programmes. Cette situation peut parfaitement
être améliorée par les programmes universitaires à distance.
We are currently implementing a mobility program all across
Canada, including Quebec. This will give students the opportunity
of taking semester-long courses at any of our universities,
including those in Quebec. It would be possible for teachers to
go to another university for another semester to provide their
services. There would be the possibility of conducting research at
a pan-Canadian level, allowing researchers to work in other
universities. We are implementing the program and we are hoping
to get support from the federal government so that we can work
together to improve access to education for all.
Actuellement, on est à mettre en place un programme de
mobilité à l’échelle pancanadienne, incluant le Québec, ce qui
donnera la possibilité aux étudiants de suivre des cours pendant
un semestre dans n’importe laquelle de nos universités, incluant
les universités du Québec. On aurait la possibilité de permettre à
des enseignants d’aller dans une autre université pour un autre
semestre pour offrir leurs services. On aurait la possibilité de faire
des recherches à l’échelle pancanadienne, ce qui permettrait à des
chercheurs de travailler dans d’autres universités. On est à mettre
sur pied ce programme et on espère avoir l’appui du
gouvernement fédéral pour nous permettre de travailler en
collaboration et pour améliorer l’accès à l’éducation de nos
populations.
Senator Mockler: Rather than investing in infrastructure?
Ms. Lalonde: We do not need any more infrastructure.
The Chair: Senator Mockler, you quoted a passage from a
report; could you give us its full title and where it came from?
Le sénateur Mockler : Plutôt que d’investir dans les
infrastructures?
Mme Lalonde : On n’a pas besoin de plus d’infrastructures.
La présidente : Sénateur Mockler, vous avez cité l’extrait d’un
rapport; pourriez-vous nous en donner le titre au complet et son
origine?
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Langues officielles
21:25
Senator Mockler: I can get that to you; perhaps we should do
what is necessary to circulate it to all senators.
Le sénateur Mockler : Je vous en ferai part et peut-être qu’on
devrait prendre les mesures nécessaires pour le distribuer à tous
les sénateurs.
Senator Champagne: I do not know if you have read the report
by the Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology that was tabled in the Senate about a year or year and
a half ago. They were studying problems in First Nations’
education. It is difficult in small communities, but now they have
the Internet, they have electricity, there are satellites, and a lot of
courses are accessible online. There has been a lot of talk about it
because it is one of the subjects that was studied in depth by the
Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology. What you are telling us supplements that report
and it should convince our government to make an effort.
La sénatrice Champagne : Je ne sais pas si vous avez lu le
rapport déposé par le Comité sénatorial permanent des affaires
sociales, de la science et de la technologie déposé au Sénat il y a
peut-être un an, un an et demi. On y étudiait les problèmes
d’éducation des Autochtones. Dans les bourgades, c’est difficile,
mais maintenant, avec l’Internet, ils ont l’électricité, il y a des
satellites et beaucoup de cours sont accessibles par Internet. On en
a beaucoup parlé, parce que c’est un des sujets qui ont été étudiés
en profondeur par le Comité sénatorial permanent des affaires
sociales, de la science et de la technologie. Ce que vous nous dites
ajoute à ce rapport et cela devrait convaincre notre gouvernement
de faire des efforts.
We are finding the same problems in health. Nurses working in
the far north often have no access to a doctor in the village where
they are located, but they can get information and ask for advice
from a doctor online. That is another form of distance education.
What you are telling me reminds me that I have worked on this
committee for a number of months.
Nous retrouvons les mêmes problèmes dans le domaine de la
santé. Les infirmiers ou les infirmières qui travaillent dans le
Grand Nord n’ont souvent pas accès à un médecin dans le village
où ils sont, mais ils peuvent s’informer et demander des conseils à
un médecin par Internet. C’est une autre forme d’éducation à
distance. Ce que vous avez dit m’a rappelée que j’avais travaillé
plusieurs mois sur ce comité.
Senator Robichaud: I have a quick comment in support of what
has just been said about the importance of health care in French.
Le sénateur Robichaud : J’aurais un petit commentaire pour
appuyer ce qui vient d’être dit sur l’importance de la santé en
français.
In New Brunswick, we have two networks: one operates in one
language and the other operates in the other language. But
identical services are not offered in the two languages. Some
people sometimes have to go to the network in the other language.
A friend confided in me that, on occasion, he had to act as an
interpreter in a conversation between a doctor and a patient. The
patient was quite elderly and did not understand English very
well. We have talked about that before; when you feel ill, it is
important for you to be able to understand what you are being
told.
Au Nouveau-Brunswick, on a deux réseaux : un qui opère dans
une langue et l’autre dans l’autre langue, mais on n’offre pas des
services identiques dans les deux langues. Certains doivent aller
dans un réseau de l’autre langue, parfois. Un ami m’a confié qu’à
un moment donné, il a dû faire l’interprétation des commentaires
d’un médecin à un patient. Cette personne avait un certain âge et
ne comprenait pas très bien l’anglais. On l’a dit, c’est important,
lorsqu’on se sent mal, de pouvoir comprendre ce qui nous est dit.
You made two recommendations. You said that the
Government of Canada should increase its support for the
French-language education system and you also mentioned
increased funding. How much are we talking about? What are
these resources? Is it a lot of money?
Vous avez fait deux recommandations. Vous dites que le
gouvernement canadien devrait augmenter son appui au système
d’éducation en langue française et vous parlez également d’un
financement accru. On parle de combien? C’est quoi, des
ressources, c’est de l’argent? Est-ce considérable?
Ms. Lalonde: Personally, I do not think so. Just to respond to
your first example, I just want to say that is unacceptable to be
doing translation like that and that is why we are working hard to
increase access to health services in French.
Mme Lalonde : Moi, je crois que non. Juste pour répondre à
votre premier exemple, je veux juste dire que c’est inacceptable
qu’on fasse de la traduction comme cela et c’est pour cela qu’on
travaille fort à augmenter l’accès à des services de santé en
français.
Senator Robichaud: Let us not think that there was any ill will
on one side or the other. It was just the situation.
Le sénateur Robichaud : Remarquez qu’il n’y avait pas de
mauvaise volonté d’une part ou de l’autre. C’était une situation.
Ms. Lalonde: They simply did not have the staff they needed.
Mme Lalonde : C’est simplement qu’il n’y avait pas le
personnel nécessaire.
As to your second question about the amounts, to give you an
example, we have worked with CAIT and Canadian Parents for
French. To get a little funding, we have to look at the needs with
Pour votre deuxième question concernant les montants, pour
vous donner un exemple, on a travaillé avec l’ACPI et Canadian
Parents for French. Pour avoir un peu de financement, il faut
21:26
Official Languages
17-6-2013
students if they want to continue their studies in French at
postsecondary level, and what must be put in place in our
universities in order to meet those needs. We submitted a funding
request that was quite reasonable. Funds are very limited at the
moment, so, when we received a small amount from Canadian
Heritage to launch the project, we were very pleased.
regarder avec les étudiants leurs besoins s’ils voulaient poursuivre
leurs études en français au niveau postsecondaire, et ce qu’on
devrait mettre en place dans nos universités pour répondre à ces
besoins. On avait fait une demande de financement qui était assez
raisonnable. Les fonds sont très limités à ce moment-ci, donc on a
reçu un petit financement de Patrimoine canadien pour démarrer
le projet et nous en sommes bien contents.
But it would be good to have some seed funding; that is the
hardest to find. How do we get seed funding to develop the best
practices in our system? The University of Ottawa has good
practices, the Université de Saint-Boniface has good practices in
support services. How do we help small universities put those
support services in place? We are not talking about large
amounts, just amounts that could make a major difference to
postsecondary studies. It could be done with a tiny amount, but I
really cannot give you any figures.
Toutefois, ce serait bien d’avoir un financement de démarrage;
c’est le plus difficile à obtenir. Comment obtenir un financement
de démarrage avec lequel on prendrait les meilleures pratiques de
notre système? L’Université d’Ottawa a de bonnes pratiques,
l’Université de Saint-Boniface a des bonnes pratiques au plan des
services d’appui. Comment aider les petites universités à mettre en
place ces services d’appui? On ne parle pas de montants
importants, mais qui pourraient faire une grande différence au
plan des études postsecondaires. Ce pourrait être fait avec un
montant minime, mais là, je n’ose pas donner de chiffres.
The Chair: We have now reached our second round. I have two
senators who wish to speak: Senator Tardif, followed by Senator
Fortin-Duplessis.
La présidente : Nous voici rendus au deuxième tour de table.
J’ai deux sénatrices qui désirent prendre la parole : la sénatrice
Tardif, suivi de la sénatrice Fortin-Duplessis.
Senator Tardif: We have talked a lot today about students
coming from immersion programs and from basic French
programs. It is important to maintain a continuum of secondlanguage teaching. However, it is equally important to make sure
that we keep our francophone students in minority communities.
It is important for those students to choose to remain and to
continue their studies in a francophone institution rather than one
in which they can do all their studies in English. It often depends
on the range of programs that they are offered.
La sénatrice Tardif : On a beaucoup parlé aujourd’hui des
étudiants provenant des programmes d’immersion et de français
de base. Il est important d’assurer un continuum d’apprentissage
dans la langue seconde. Toutefois, il est également important de
nous assurer de garder nos étudiants francophones dans les
milieux minoritaires. Il est important que ces étudiants choisissent
de demeurer et choisissent de continuer leurs études dans un
établissement francophone plutôt qu’un établissement où ils
peuvent faire toutes leurs études en anglais. Cela dépend
souvent de l’éventail de programmes qui leur sont offerts.
We know that the CNFS has had excellent results; starting it in
2003 was a good move. That is when universities got together to
respond to the need for health courses and programs in French.
Our communities were demanding health care in their own
language. Nothing was in place to meet the needs of those
communities.
On sait que le CNFS a eu d’excellents résultats et sa création en
2003 est une bonne initiative. C’est alors que les universités se sont
mises ensemble pour répondre au besoin de cours et de
programmes pour la santé en français. Nos communautés
exigeaient des soins dans leur langue. Il n’y avait rien pour
répondre aux besoins de ces communautés.
In your opinion, are there other areas where there is a lack of
postsecondary programmes in French that can meet the needs of
our francophone minority communities and also our society?
D’après vous, y a-t-il d’autres domaines où il y a des lacunes
dans l’offre de programmes en ce qui concerne le postsecondaire
francophone pour répondre aux besoins de nos communautés
francophones en situation minoritaire et aussi dans notre société?
Ms. Lalonde: I would just like to say that I did not put an
emphasis on francophone students because that was not today’s
topic; but it is the priority for me. We must keep working to make
sure that our francophones are able to continue their
postsecondary studies in French.
Mme Lalonde : J’aimerais dire que je n’ai pas mis l’emphase
sur les étudiants francophones puisque ce n’était pas le sujet
d’aujourd’hui, mais c’est pour moi la priorité. On doit continuer à
travailler pour s’assurer que nos francophones poursuivent leurs
études en français au niveau postsecondaire.
The roadmap for official languages also mentions justice.
Justice is as important as health. We are in a very vulnerable
position there as well, and we would not perhaps be asking for
our services in French if we had someone in front of us who could
tell us if we would be charged with anything or not.
La Feuille de route sur les langues officielles parle également du
domaine de la justice. La justice est aussi importante que la santé.
On est dans une position très vulnérable là aussi et on ne
demandera peut-être pas pour nos services en français si on a
quelqu’un devant nous qui est là pour nous dire si on sera accusé
ou non de quelque chose.
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Langues officielles
21:27
Some excellent work is being done at the moment, but we must
continue and increase the amount of education in justice-related
areas and professions.
De l’excellent travail se fait actuellement, mais on doit
poursuivre et augmenter le nombre de formations dans les
disciplines et les professions qui touchent à la justice.
Senator Fortin-Duplessis: I looked at all your programs of
study in health. Do you have a lot of young doctors, men or
women, coming to learn a second language or is that more in
other technical areas, other sciences, other forms of care?
La sénatrice Fortin-Duplessis : J’ai regardé l’ensemble de vos
programmes d’étude en santé. Avez-vous beaucoup de jeunes
médecins, soit homme ou femme, qui viennent apprendre une
langue seconde ou si c’est plus dans les autres techniques ou les
autres sciences, les soins et autres?
Ms. Lalonde: In our health programs, most students are from
our own francophone communities who are continuing to study
in French. Some people clearly come from immersion programs. I
could not give you exact numbers, but in regions like the
Université de Moncton, very few students in health programs
come from immersion. In western Canada, at the Campus SaintJean and the Université de Saint-Boniface, in the nursing science
programs, 85 per cent of the students come from immersion
programs. So it varies a lot from one region to another.
Mme Lalonde : Dans nos programmes en santé, la majorité des
étudiants sont des francophones de nos communautés qui
poursuivent leurs études en français. Il est évident que dans
certains des programmes des gens viennent des programmes
d’immersion. Je ne pourrais pas donner les nombres exacts, mais
dans des régions comme à l’Université de Moncton, très peu
d’étudiants dans les programmes de santé viennent de
l’immersion. Dans l’Ouest canadien, au Campus Saint-Jean de
l’Université de Saint-Boniface, au programme de sciences
infirmières bilingue, 85 p. 100 des jeunes viennent du
programme d’immersion. Cela varie beaucoup d’une région à
l’autre.
Senator Fortin-Duplessis: Have you noticed whether there is a
shortage of doctors everywhere in Canada? In Quebec, there is a
definite shortage. We do not have enough doctors, but in other
provinces, I do not know. I have never really looked at it.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Avez-vous remarqué s’il y avait
un manque de médecins un peu partout au Canada? Au Québec,
on en manque, c’est définitif. On n’a pas assez de médecins, mais
pour les autres provinces, je ne sais pas. Je ne me suis jamais
penchée là-dessus.
Ms. Lalonde: Doctors, including specialists, are needed all over
Canada. The important thing for us is to train a good number of
doctors and to increase the number of doctors who can provide
health care services in French. We have funding for medicine.
That allows us to keep eight places per year in the two programs
offered in French outside Quebec. They are the Centre de
formation médicale de Nouveau Brunswick, in cooperation with
the Université de Sherbrooke, the Université de Moncton and the
Government of New Brunswick, and then at the medical faculties
of the University of Ottawa. The funding does not remove the
costs for the students; we are talking about basic funding.
Students pay the same amount for their studies, but with the
funds from the federal government, we can have places set aside
for students from francophone communities who want to
continue their studies. So we have eight places per year for four
years, which gives us 32 students in each of the two locations, or
64 students each year. After four years, they have to continue
their studies in specialties, but we pay for the basic training.
Mme Lalonde : Il y a des besoins pour des médecins et des
spécialistes partout au Canada. L’important pour nous est de
former un nombre considérable de médecins et d’augmenter le
nombre de médecins qui peuvent offrir des services de soins de
santé en français. On a du financement pour la médecine. Cela
permet de garder huit sièges par année dans les deux programmes
qui sont offerts à l’extérieur du Québec en français. C’est-à-dire le
Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick en
collaboration avec l’Université de Sherbrooke, l’Université de
Moncton et le gouvernement du Nouveau-Brunswick et
l’Université d’Ottawa dans ses facultés de médecine. Ces
montants n’enlèvent pas le coût du financement pour ces
étudiants, on parle du coût de base. Les étudiants paient le
même montant pour poursuivre leurs études, mais avec les fonds
du gouvernement fédéral, cela nous permet d’avoir des places
réservées pour les étudiants des communautés francophones qui
veulent poursuivre leurs études. Nous avons donc huit sièges par
année pour une durée de quatre ans ce qui nous donne
32 étudiants dans les deux endroits. On parle de 64 étudiants
chaque année. Après quatre ans, ils doivent poursuivre leurs
études pour des spécialisations, mais on paie la formation de base.
Senator Robichaud: Do you do any follow-up with people who
have trained in both languages to find out if it becomes difficult
for them to keep working in both languages because of the
language spoken in the workplace?
Le sénateur Robichaud : Faites-vous un suivi auprès des
personnes qui suivent une formation dans les deux langues pour
savoir s’il devient difficile de continuer à travailler dans les deux
langues à cause de la langue du milieu de travail?
Ms. Lalonde: We are getting more and more active offers for
health services in French. In two weeks, at our next annual
general meeting, all the presidents and directors of CNFS
Mme Lalonde : On parle de plus en plus d’offres actives de
services de santé en français. À notre prochaine assemblée
générale annuelle, dans deux semaines, tous les présidents et
21:28
Official Languages
17-6-2013
universities and colleges will support a statement in which we will
include the whole question of working in bilingual environments,
and often anglophone environments. It means that our people
must be trained differently from those who work in a unilingual
anglophone environment, and it applies to training in all health
programs.
directeurs des universités et collèges membres du CNFS
appuieront un énoncé qui exprime le fait que nous inclurons
toute la question de travailler dans des milieux bilingues et
souvent des milieux anglophones, ce qui fait en sorte qu’il faut
former nos gens différemment qu’une personne qui travaille dans
un milieu unilingue anglophone et ce, dans tous les programmes
de formation en santé.
If we want people in the labour market who are able to make
an active offer of services in French, we have to give them the
necessary tools to handle that situation. It is very different from
the situation faced by other health professionals.
Si on veut des gens sur le marché de travail qui feront une offre
active de services en français, il faut leur donner les outils
nécessaires pour faire face à cette situation, qui est très différente
de celle d’un autre professionnel de la santé.
Senator Champagne: I would have a comment to make on that
topic. We are talking about a person who would only be useful in
a totally francophone hospital. However, you also need
anglophones or people who speak English.
La sénatrice Champagne : J’aurais un commentaire à ce sujet.
On parle d’une personne qui ne sera utile que dans un hôpital
totalement francophone. Toutefois, il faut aussi des personnes
anglophones ou qui parlent l’anglais.
I had this experience last summer when my husband was
hospitalized for quite some time; the next room was occupied by a
woman who did not speak one word of French. She was almost 80
years old, so it was a bit late for her to start learning a language.
J’ai vécu l’expérience l’été dernier, alors que mon mari a été
hospitalisé assez longtemps et où la chambre voisine était occupée
par une dame qui ne disait pas un mot de français. Elle avait près
de 80 ans, alors il est un peu tard pour commencer à apprendre
une langue.
Because there was a bathroom between the two rooms, I could
hear what was being said. So I allowed myself to go over there
and act as an interpreter, because she could not make herself
understood by the nurses who were there. The same would have
been true for my mother, when she was alive; if you had sent her
to a hospital where no one spoke French, she could not have
communicated. This is one of the professions where this matter is
critical.
Parce qu’il y avait une salle de bain entre les deux, j’entendais
les propos. Je me suis donc permise de faire le tour et jouer
l’interprète, car elle ne pouvait pas se faire comprendre des
infirmières qui étaient là. Il en va de même, quand maman vivait,
si vous l’aviez envoyée dans un hôpital où personne ne parlait
français, elle n’aurait pu communiquer. C’est l’un des métiers où
cette question est critique.
Earlier, we were talking about the justice sector, where the
same issue arises to some extent. If you have the good fortune of
having a lawyer like Senator McIntyre, there is no problem and
you can go from one language to another. Justice and health are
sectors where it is important to have bilingual Canadians. I
apologize for my comment.
Tout à l’heure, on parlait du secteur de la justice où se pose un
peu le même problème. Si on a la chance d’avoir un avocat
comme le sénateur McIntyre, il n’y a pas de problème et on peut
passer d’une langue à l’autre. La justice et la santé sont des
secteurs où il est important d’avoir des Canadiens bilingues. Je
m’excuse de ce commentaire.
Senator De Bané: On the contrary.
Le sénateur De Bané : Au contraire.
The Chair: Ms. Lalonde, I thank you most sincerely on behalf
of the members of the Standing Senate Committee on Official
Languages. It was a pleasure to have you here as our witness. You
demonstrated to what extent you know these environments by
heart and also to what extent, together, with the two associations
you direct, you work to find the best practices with concrete
results for our communities.
La présidente : Madame Lalonde, je vous remercie très
sincèrement au nom des membres du Comité sénatorial
permanent des langues officielles. Ce fut un plaisir de vous
recevoir ici en tant que témoin. Vous avez démontré à quel point
vous connaissez ces milieux par cœur et aussi à quel point,
ensemble, avec les deux associations que vous dirigez, vous
travaillez pour trouver les meilleures pratiques avec des résultats
concrets pour nos communautés.
In my own name and on behalf of the members of the
committee, I thank you.
En mon nom et au nom des membres du comité, je vous
remercie.
Ms. Lalonde: I thank you as well. It was a great pleasure.
Mme Lalonde : Je vous remercie également. Ce fut un grand
plaisir.
The Chair: We are going to suspend the meeting for a few
minutes and then we will resume in camera.
La présidente : Nous suspendons la séance quelques minutes
pour ensuite reprendre à huis clos.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
17-6-2013
Langues officielles
21:29
OTTAWA, Monday, June 17, 2013
OTTAWA, le lundi 17 juin 2013
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 4:30 p.m. to study Bill C-419, An Act respecting
language skills.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 16 h 30, pour étudier le projet de loi C-419, Loi
concernant les compétences linguistiques.
Senator Maria Chaput (Chair) in the chair.
[Translation]
La sénatrice Maria Chaput (présidente) occupe le fauteuil.
[Français]
The Chair: Welcome to this meeting of the Standing Senate
Committee on Official Languages. I am Senator Maria Chaput,
from Manitoba, chair of the committee. Before I introduce the
witnesses, I ask that the committee members introduce
themselves.
La présidente : Je vous souhaite la bienvenue à cette réunion du
Comité sénatorial permanent des langues officielles. Je me
présente, la sénatrice Maria Chaput, du Manitoba, présidente
du comité. Avant de présenter les témoins, j’invite les membres du
comité à se présenter.
Senator Champagne: Good afternoon. I am Andrée
Champagne from the province of Quebec.
La sénatrice Champagne : Bonjour, je suis Andrée Champagne,
de la province de Québec.
Senator Fortin-Duplessis: Suzanne Fortin-Duplessis from
Quebec City.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Suzanne Fortin-Duplessis, de
Québec.
Senator Demers: Jacques Demers from Quebec. I am sitting in
for Senator Poirier.
Le sénateur Demers : Jacques Demers, du Québec. Je remplace
la sénatrice Poirier.
Senator Tardif: Claudette Tardif from Alberta.
Senator Jaffer: Mobina Jaffer from British Columbia.
The Chair: Thank you very much. The committee is
considering Bill C-419, An Act respecting language skills. In
this study, we will hear from the sponsor of the bill and from the
Commissioner of Official Languages. The committee has also
invited representatives of official language minority communities
to appear in relation to the study.
[English]
The Quebec Community Groups Network is, unfortunately,
unable to participate in the meeting. Representatives of the
organization appeared before the House of Commons Official
Languages Committee when it considered the bill and informed
the Senate committee that they did not have additional input on
the version before it beyond what was already provided.
[Translation]
La sénatrice Tardif : Claudette Tardif, de l’Alberta.
La sénatrice Jaffer : Mobina Jaffer, de la ColombieBritannique.
La présidente : Merci beaucoup. Le comité étudie le projet de
loi C-419, Loi concernant les compétences linguistiques. Dans le
cadre de son étude, il entendra la marraine du projet de loi et le
commissaire aux langues officielles. Le comité a également invité
des représentants des communautés de langue officielle en
situation minoritaire à comparaître dans le cadre de l’étude.
[Traduction]
Malheureusement, les représentants du Quebec Community
Groups Network ne peuvent pas assister à la réunion. Certains
d’entre eux ont comparu devant le Comité des langues officielles
de la Chambre des communes quand celui-ci a étudié le projet de
loi, et ils ont informé le Sénat qu’ils n’avaient rien de nouveau à
nous dire au sujet de cette version.
[Français]
Unfortunately, the Fédération des communautés francophones
et acadienne du Canada is unable to participate in the meeting.
Representatives of the organization appeared before the House of
Commons Committee on Official Languages to unequivocally
support the bill before the amendments were adopted. They told
the Senate committee that they were very pleased that the House
of Commons unanimously passed the bill and that they did not
think it necessary to provide additional input.
La Fédération des communautés francophones et acadienne du
Canada, malheureusement, ne peut se présenter à cette réunion.
Des représentants de l’organisme ont comparu devant le Comité
des langues officielles de la Chambre des communes pour appuyer
sans réserve le projet de loi avant que les amendements ne soient
adoptés. Ils ont fait part au comité sénatorial qu’ils sont très
contents que la Chambre des communes ait adopté le projet de loi
à l’unanimité et n’ont pas cru nécessaire de commenter davantage.
We will now hear from our first witnesses. We are welcoming
the Commissioner of Official Languages, Graham Fraser.
Mr. Fraser, on behalf of the members of the committee, I thank
you for taking the time to share your perspective, as it relates to
our study of Bill C-419, and answering our questions.
Nous allons maintenant entendre nos premiers témoins. Nous
accueillons le commissaire aux langues officielles, M. Graham
Fraser. Monsieur Fraser, au nom des membres du comité, je vous
remercie de prendre le temps de nous présenter votre point de vue
dans le cadre de notre étude du projet de loi C-419 et de répondre
à nos questions.
21:30
Official Languages
17-6-2013
Honourable senators, I want to point out that we have only 30
minutes for Mr. Fraser’s appearance. That is something you
should keep in mind when asking questions.
J’aimerais, honorables sénateurs, vous faire remarquer que
nous avons 30 minutes seulement pour la comparution de
M. Fraser. Il faudrait y songer chaque fois avant de poser une
question.
Commissioner, I now invite you to provide a quick statement,
which will be followed by the senators’ questions.
Monsieur le commissaire, je vous invite maintenant à prendre
brièvement la parole et les sénateurs suivront avec des questions.
[English]
[Traduction]
Graham Fraser, Commissioner of Official Languages, Office of
the Commissioner of Official Languages: Thank you for having me
today. I am here with Johane Tremblay, General Counsel;
Ghislaine Charlebois, Assistant Commissioner, Compliance and
Assurance Branch; and Sylvain Giguère, Assistant Commissioner,
Policy and Communications Branch.
Graham Fraser, commissaire aux langues officielles,
Commissariat aux langues officielles : Je vous remercie de me
recevoir aujourd’hui. Je suis accompagné de Mme Johane
Tremblay, avocate générale, de Mme Ghislaine Charlebois,
commissaire adjointe, Assurance de la conformité, et de
M. Sylvain Giguère, commissaire adjoint, Politiques et
communications.
From the very first version, I have supported Bill C-419, which
was put forward by the NDP MP for Louis-Saint-Laurent, for it
seemed to me complete and adequate. Its purpose is to ensure that
persons whose appointment requires the approval by resolution
of the Senate, House of Commons or both houses of Parliament
can understand and express themselves clearly in both official
languages, without the aid of an interpreter, from the moment
they are appointed.
J’appuie le projet de loi C-419, de la députée néo-démocrate de
Louis-Saint-Laurent, depuis sa toute première version, car il me
semble complet et adéquat. Il vise effectivement à faire en sorte
que les personnes dont la nomination doit faire l’objet d’une
approbation par résolution du Sénat, de la Chambre des
communes ou des deux Chambres puissent s’exprimer
clairement dans les deux langues officielles et comprendre les
deux langues, sans l’aide d’un interprète, et ce, dès leur
nomination.
[Translation]
[Français]
This bill remains important, despite the amendments adopted
by the House of Commons.
Malgré les amendements qu’a apportés la Chambre des
communes, le projet de loi demeure important.
The bill is more than a declaration of principles; it tackles a real
problem. As you know, the controversy surrounding the highprofile appointment of a unilingual Canadian to the position of
Auditor General of Canada resonated strongly with a segment of
Canadian public opinion and with the parliamentary committees
responsible for reviewing that decision. Following the
appointment, my office received 43 complaints and has
conducted an investigation.
En étant bien plus qu’une déclaration de principes, le projet de
loi s’attaque à un problème réel. Comme vous le savez, la
controverse entourant la nomination très médiatisée d’un
Canadien unilingue au poste de vérificateur général du Canada
a fortement résonné auprès d’une partie de l’opinion publique
canadienne et dans les comités parlementaires chargés de
l’évaluer. À la suite de cette nomination, le commissariat a reçu
43 plaintes et a mené une enquête.
I determined that the Privy Council Office had not met its
obligations under part VII of the Official Languages Act with
respect to the Auditor General’s appointment process because it
failed to take into account the language requirements under
subsection 24(3) of the act, the spirit of parts IV, V and VII of the
act, and the specific nature of the roles of certain agents of
Parliament.
J’ai conclu que le Bureau du Conseil privé ne s’était pas
acquitté de ses responsabilités en vertu de la partie VII de la Loi
sur les langues officielles dans le cadre du processus de
nomination du vérificateur général, du fait notamment qu’il n’a
pas tenu compte des exigences linguistiques découlant du
paragraphe 24(3) de la loi, ni de l’esprit des parties IV, V, VII
et de la nature particulière du rôle que jouent certaines personnes
nommées par résolution du Parlement.
[English]
This bill is consistent with my own recommendations to the
Privy Council Office. The latter must state loudly and clearly that
linguistic qualifications deemed to be essential for candidates
should not be seen merely as assets. Accordingly, candidates will
be able to take steps to learn their second language in advance.
[Traduction]
Ce projet de loi abonde dans le même sens que mes propres
recommandations au Bureau du Conseil privé suite à cette
enquête. Ce dernier doit déclarer haut et fort que les compétences
linguistiques jugées essentielles chez un candidat ne sont pas de
simples atouts. Ainsi, les candidats seront en mesure de veiller à
leur apprentissage du français ou de l’anglais langue seconde à
l’avance.
17-6-2013
Langues officielles
This will also encourage universities to do more in terms of
offering second-language programs to students. Indeed, I made a
recommendation to the government along those lines in my 201112 annual report.
[Translation]
21:31
De plus, ceci encouragera les universités à en faire davantage
pour offrir des programmes d’apprentissage de la langue seconde
à leurs étudiants. J’ai d’ailleurs fait une recommandation au
gouvernement à cet effet dans le cadre de mon rapport annuel de
2011-2012.
[Français]
Furthermore, at the beginning of 2013, my office launched a
study to determine how the Privy Council Office establishes the
language qualifications for positions whose incumbents are
appointed by the Governor-in-Council. I would be delighted to
share the findings with you once the study has been completed.
Par ailleurs, mon bureau a entrepris, au début de 2013, une
étude qui vise à cerner de quelle manière le Bureau du Conseil
privé détermine les compétences linguistiques applicables aux
postes dont les titulaires sont nommés par le gouverneur en
conseil. Je serai heureux de vous en faire part lorsqu’elle sera
achevée.
Thank you for your attention. I would now like to use the
remaining time to answer your questions.
Je vous remercie de votre attention. J’aimerais maintenant
prendre le temps qu’il me reste pour répondre à vos questions.
The Chair: Thank you, commissioner. I will accept one
question per senator. If we have time, we will go around the
table again so that you can ask another question.
La présidente : Merci, monsieur le commissaire. Je vais
accepter une question par sénateur. Si le temps le permet, nous
ferons un deuxième tour de table pour vous permettre de poser
une autre question.
Senator Tardif: Good afternoon, commissioner. I want to
welcome your team.
La sénatrice Tardif : Bonjour monsieur le commissaire et
bienvenue à votre équipe.
Significant changes have been made to Bill C-419 between the
original version introduced before the House of Commons and
the current version. One of those changes is the absence of a
preamble. Section 13 of the Interpretation Act states the
following, and I quote:
Des changements importants ont été apportés au projet de
loi C-419 entre la première version présentée à la Chambre des
communes et la version d’aujourd’hui. Un des changements
concerne l’absence d’un préambule. En vertu de l’article 13 de la
Loi d’interprétation, et je cite :
The preamble of an enactment shall be read as part of the
enactment intended to assist in explaining its purport and
objet.
Le préambule fait partie du texte et en constitue l’exposé
des motifs.
Commissioner, what do you think the impact of removing the
preamble will be? Do you think that could have any consequences
on the bill’s interpretation going forward?
Selon vous, monsieur le commissaire, quel sera l’effet du
retranchement du préambule? Et croyez-vous que cela pourrait
avoir des conséquences sur l’interprétation future du projet de loi?
Mr. Fraser: I have to say that I did not really understand why
the preamble was removed. I think that preambles are useful. My
understanding is that there will be no specific legal impact on the
bill. However, I will ask Ms. Tremblay to talk more particularly
about the legal relationship between a preamble and a bill.
M. Fraser : J’avoue que je n’ai pas vraiment compris pourquoi
on a enlevé le préambule. Je pense que les préambules sont utiles.
Si j’ai bien compris en termes légaux, il n’y aura pas d’impact
spécifique sur le projet de loi. Cependant, je vais demander à
Mme Tremblay de parler plus spécifiquement du rapport légal
entre un préambule et un projet de loi.
Johane Tremblay, Director and General Counsel, Legal Affairs
Branch, Office of the Commissioner of Official Languages: Thank
you. Senator, you are correct. A preamble is certainly a very
useful tool for interpreting the objective of a piece of legislation or
understanding the legislator’s intent. However, not all pieces of
legislation have preambles; actually, that is an exception. In the
absence of a preamble, other methods exist for interpreting the
legislator’s intent, including parliamentary debates that are often
used — even before courts — when ambiguities arise to try to help
the court understand what the legislator’s intent was. That would
be an alternative approach in the absence of a preamble.
Johane Tremblay, directrice et avocate générale, Direction
générale des affaires juridiques, Commissariat aux langues
officielles : Merci. Madame la sénatrice, vous avez raison.
Effectivement, un préambule constitue certainement un outil
très utile pour interpréter l’objet d’une loi ou connaître l’intention
du législateur. Cependant, ce ne sont pas toutes les lois qui ont des
préambules; en fait, c’est l’exception. En l’absence d’un
préambule, il y a d’autres méthodes pour interpréter l’intention
du législateur, dont, entre autres, l’importance des débats
parlementaires qui sont souvent utilisés, même devant les
tribunaux, lorsqu’il y a une ambiguïté qui se pose pour tenter
d’éclairer la cour sur l’intention du législateur. Ce serait
effectivement l’alternative à l’absence d’un préambule.
21:32
Official Languages
17-6-2013
Senator Champagne: Thank you. Commissioner, I must admit
that I am sad that we have to work on such a bill. Successive
governments have all made huge efforts over the past 50 years —
since the Official Languages Act was implemented — but we still
have to deal with this kind of a bill today. I think that you — and
all those who came before you — have worked so hard, and that
we should no longer need these types of bills. Do you agree with
me, or am I all alone in my corner?
La sénatrice Champagne : Merci. Monsieur le commissaire, je
dois vous admettre que je suis attristée que nous ayons à travailler
sur un projet de loi comme celui-là. Les gouvernements successifs
ont tous fait des efforts énormes au cours des 50 dernières années,
depuis qu’on a la Loi sur les langues officielles, mais qu’on en soit
encore aujourd’hui à étudier un projet de loi comme celui-là, je me
dis que vous, et tous ceux et celles qui vous ont précédé, avez
travaillé si fort qu’on ne devrait plus avoir besoin de ce genre de
projet de loi. Je ne sais pas si votre réaction ressemble à la mienne
ou si je suis toute seule dans mon coin?
Mr. Fraser: I fully understand your reaction. This raises a
question that is somewhat related to our discussions with the
Privy Council Office. Some of my predecessors suggested that any
appointed governors in council should be bilingual, and every
government has refused to accept that recommendation for
reasons we understand. What is important to point out when it
comes to agents of Parliament is that they have direct obligations
toward parliamentarians. So it is very important for
parliamentarians to be understood in the language of their choice.
M. Fraser : Je comprends très bien votre réaction. Cela soulève
une question qui touche un peu nos discussions avec le Bureau du
Conseil privé. Certains de mes prédécesseurs ont suggéré que
toute nomination du gouverneur en conseil soit bilingue et tous
les gouvernements ont refusé d’accepter cette recommandation
pour des raisons qu’on comprend très bien. Ce qui est important
concernant les agents du Parlement, c’est qu’ils ont des
obligations directes avec les parlementaires. Il est donc très
important que les parlementaires puissent être compris dans la
langue de leur choix.
For other appointments, we could discuss whether bilingualism
would be an asset or an essential qualification for a specific
position, and we would like to continue that discussion with the
Privy Council Office to figure out what criteria the office uses in
the linguistic assessment of a position when deciding whether a
qualification is essential or more of an asset. However, I agree
that, when it comes to agents of Parliament, I was also under the
impression that the issue had already been resolved.
Pour d’autres nominations, on peut discuter si, pour tel ou tel
poste, c’est un atout ou une question essentielle, et on aimerait
entreprendre cette discussion avec le Bureau du Conseil privé
pour connaître, lorsqu’ils font l’évaluation linguistique d’un
poste, quels critères ils utilisent pour décider si c’est essentiel ou
plutôt un atout. Cependant, pour la question des agents du
Parlement, je suis d’accord, je pensais également que cette
question était déjà réglée.
Senator Champagne: Will we reach a point when members and
senators will have to be bilingual?
La sénatrice Champagne : Est-ce qu’on en viendra au point où
il faudra que les députés et les sénateurs soient bilingues?
Mr. Fraser: No, absolutely not. I think a distinction should be
made among the people who represent Canadians. The majority
of Canadians are unilingual, as are the majority of anglophones
and francophones. The members’ choice is the choice of
Canadians. I do not think that we could even consider limiting
the public’s democratic choice to an issue of language proficiency.
M. Fraser : Non, absolument pas. Je pense qu’il faut faire une
distinction entre des gens qui sont représentatifs de la population
canadienne. La majorité des Canadiens sont unilingues, la
majorité des anglophones et la majorité des francophones aussi.
Le choix des députés, c’est le choix de la population. Je ne pense
pas qu’on puisse même envisager de limiter le choix démocratique
de la population à une question de compétence linguistique.
Senator Fortin-Duplessis: Thank you. Commissioner, I want to
welcome you and your whole team, which does such a great job of
assisting you. In line with our projections, this bill will be passed.
It is certain that, in the Senate — both on the Liberal and the
Conservative sides — the bill will be passed. Considering the bill’s
current wording, do you expect any difficulties to arise in the
implementation of its provisions? The bill does not contain many
provisions, but do you anticipate any problems?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Merci. Monsieur le
commissaire, bienvenue à vous et à toute votre équipe qui vous
seconde si bien. Comme nous le prévoyons, ce projet de loi sera
adopté. C’est certain qu’au Sénat, du côté libéral comme du côté
conservateur, le projet de loi sera adopté. Tel qu’il est écrit, est-ce
que vous entrevoyez certaines difficultés quant à la mise en œuvre
des articles qu’il contient? C’est sûr qu’il n’en contient pas
beaucoup, mais voyez-vous des difficultés?
Mr. Fraser: No, I do not think so. One of the amendments had
to do with replacement, and I believe the legislation states that the
replacement must have the same proficiencies as the person they
are replacing. People who work closely with agents of Parliament
are all public servants who have had to pass language tests.
M. Fraser : Non, je ne crois pas. Effectivement, l’un des
amendements touchait la question de remplacement, et je crois
que, dans la loi, le remplaçant doit avoir les mêmes compétences
que la personne remplacée. Les gens qui entourent tous les agents
du Parlement sont des fonctionnaires qui ont dû passer des tests
linguistiques.
17-6-2013
Langues officielles
21:33
As I said in my comments, what is significant about this bill is
the fact that it is sending a message. During the controversy over
the Auditor General’s appointment, it was surprising that news
outlets that were suspected of not always supporting the Official
Languages Act — such as the Calgary Herald, the Edmonton
Journal and the Ottawa Citizen — all agreed in saying that
bilingualism was an essential qualification for certain positions. I
think that what was presumed to be the case will now be
supported by a bill that is making a position’s essential nature
mandatory.
Ce qui est important dans ce projet de loi, comme je l’ai dit
dans mes commentaires, c’est qu’il envoie un message. Ce qui a
étonné lors de la controverse de la nomination du vérificateur
général, c’est que des journaux qu’on avait soupçonné de ne pas
toujours appuyer la Loi sur les langues officielles, comme le
Calgary Herald, The Edmonton Journal et l’Ottawa Citizen, étaient
tous d’accord pour dire que, pour certains postes, le bilinguisme
est essentiel. Je crois que ce qui était présumé être le cas sera
maintenant encadré par un projet de loi qui dit que le caractère
essentiel d’un poste devient obligatoire.
Senator McIntyre: I apologize for being a little late. As you
said, Commissioner Fraser, Bill C-419 is a nice piece of
legislation. I think this bill aims to guarantee bilingualism as a
hiring criterion for agents of Parliament. It is clear that the bill
deals with linguistic duality, and that is appropriate, as this is the
50th anniversary of the Laurendeau-Dunton Commission.
Le sénateur McIntyre : Je m’excuse de mon léger retard.
Comme vous l’avez mentionné, monsieur le commissaire Fraser,
le projet de loi C-419 est un beau projet de loi. Selon moi, ce
projet de loi cherche à garantir le bilinguisme comme critère
d’embauche pour les agents du Parlement. Il est clair que ce projet
de loi aborde la dualité linguistique, d’autant plus qu’il tombe
bien, car cette année marque les 50 ans de la Commission
Laurendeau-Dunton.
Bill C-419 is aimed solely at agents of Parliament. Could it
have an impact on the appointment of unilingual justices to the
Supreme Court of Canada? If so, why?
Le projet de loi C-419 ne vise que les agents du Parlement;
pourrait-il avoir une incidence sur la nomination des juges
unilingues à la Cour suprême du Canada? Si oui, pourquoi?
Mr. Fraser: Not directly, no. The bill is limited to the positions
listed in the legislation. The removal of the preamble that defined
the bill’s position on the appointments made by the two Houses of
Parliament may open the door to other positions, but the
legislation would have to be formally amended. The bill itself
affects only the positions listed in the legislation — agents of
Parliament.
M. Fraser : Pas directement, non. Le projet de loi est limité aux
postes indiqués dans le projet de loi. Peut-être que le fait d’enlever
le préambule qui avait défini le projet de loi sur le plan des
nominations faites par les deux Chambres ouvre la porte pour
d’autres postes, mais il faudrait un amendement formel de la loi.
Le projet de loi comme tel n’affecte que les postes indiqués dans le
projet de loi, c’est-à-dire les agents du Parlement.
[English]
[Traduction]
Senator Jaffer: Thank you for being here. It is a pleasure again
to hear from you.
La sénatrice Jaffer : Merci d’être parmi nous. C’est un plaisir
de vous accueillir de nouveau.
I was very interested in your remarks. You said this would
encourage universities to do more in terms of offering secondlanguage programs. Can you expand on that? My experience has
been that what is being provided is lacking. How do you envisage
that happening?
J’ai porté un grand intérêt à votre exposé. Vous avez dit que
cette mesure encouragerait les universités à offrir davantage de
programmes de langue seconde. Pourriez-vous nous en dire plus à
ce sujet? D’après mon expérience, les programmes offerts
présentent des lacunes. Comment pensez-vous que celles-ci
pourraient être comblées?
Mr. Fraser: We have already seen the impact that it has had in
it becoming an unwritten but nevertheless powerful rule that to be
the leader of a political party it is essential that one master both
official languages so that those people who enter politics with
long-range ambitions ensure that they master both official
languages.
M. Fraser : Nous avons déjà vu l’impact qu’a eu la règle non
écrite, mais néanmoins contraignante, selon laquelle il importe
que le chef d’un parti politique maîtrise les deux langues
officielles. En effet, maintenant, les personnes qui ont de telles
ambitions politiques à long terme s’assurent de maîtriser les deux
langues officielles.
One of the things that happened with the controversy about the
Supreme Court was that it sent a message to different levels, to
lawyers generally and to law schools that this was an important
aspect of the Canadian legal system. I heard that one of the most
recent nominees to the Supreme Court benefited from the
language training provided for judges which encouraged other
judges to sign up for that language training.
La controverse entourant la nomination à la Cour suprême a
fait comprendre notamment aux avocats en général et aux facultés
de droit qu’il s’agissait d’un aspect important du système
juridique au Canada. J’ai appris que l’une des personnes à avoir
été tout récemment portée candidate à une nomination à la Cour
suprême a suivi la formation linguistique offerte aux juges, ce qui
a encouragé d’autres juges à s’y inscrire.
21:34
Official Languages
17-6-2013
We have done a study of post-secondary learning opportunities
in Canada. When I visit universities and speak to university
presidents, I continue to use that study to make the point that
Canada’s largest employer is the federal government and that its
needs bilingual employees. It is part of the responsibility of
universities, in preparing students for the job market, to offer
them those language-learning opportunities.
Nous avons mené une étude sur les possibilités d’apprentissage
au niveau postsecondaire au Canada. Lorsque je visite les
universités et que je parle avec les recteurs, je fais référence à
cette étude pour faire valoir que le plus important employeur au
pays est le gouvernement fédéral, qui a besoin d’employés
bilingues. Il incombe aux universités de préparer les étudiants
pour le marché du travail et de leur offrir des possibilités
d’apprentissage linguistique.
Each time it becomes clear, either formally or informally, that
bilingualism is an essential criterion for a senior position, it sends
an important message to university students and to universities.
Chaque fois qu’il est clairement établi — de façon officielle ou
non — que le bilinguisme constitue une qualité essentielle des
personnes affectées à un poste supérieur, cela envoie un message
important aux étudiants et aux universités.
[Translation]
[Français]
Senator Robichaud: Mr. Fraser, I would like to welcome you
and your team. I just want to make sure that the argument of
having professional skills will no longer be an option when
discussing the knowledge of both official languages. With this bill
and the Official Languages Act, does that become inevitable?
Le sénateur Robichaud : Monsieur Fraser, je vous souhaite la
bienvenue, ainsi qu’à votre équipe. Je veux seulement m’assurer
qu’on ne pourra plus utiliser l’argument de compétence
professionnelle sur la connaissance des deux langues officielles.
Avec ce projet de loi et la Loi sur les langues officielles, est-ce que
cela devient incontournable?
Mr. Fraser: That clearly becomes inevitable for those
positions.
M. Fraser : C’est évident que cela devient incontournable pour
ces postes.
Senator Robichaud: I understand.
Le sénateur Robichaud : Je comprends.
Mr. Fraser: I must say that there are other positions I worry
about a little in terms of the argument that we need skills, not
bilingualism, in a position where bilingualism is an essential skill
and a unilingual candidate is literally not as competent as a
bilingual candidate. I am as concerned as you are about using this
argument, but the bill clearly provides a legal framework for when
a job posting specifies that bilingualism is essential; that means it
is mandatory. I always thought it was a bit risky to differentiate
between essential and mandatory, but now there is legal
protection for that requirement.
M. Fraser : J’avoue qu’il y a d’autres postes pour lesquels je
suis un peu inquiet par rapport à l’argument qui veut que l’on
cherche la compétence et non le bilinguisme dans un poste où
effectivement le bilinguisme est une compétence essentielle et un
candidat unilingue n’est littéralement pas aussi compétent qu’un
candidat bilingue. Je suis aussi inquiet que vous avec l’utilisation
de cet argument, mais c’est sûr que le projet de loi offre un
encadrement légal lorsque l’affichage d’un poste indique que le
bilinguisme est essentiel; cela devient obligatoire. J’ai toujours
trouvé un peu risqué lorsqu’on fait une distinction entre essentiel
et obligatoire, mais quand même, il y a maintenant une protection
juridique relativement à cette obligation.
Senator Tardif: Bill C-419 specifies that officers of Parliament
must understand and speak both official languages clearly. The
initial version of the bill required an ability to communicate
‘‘without the aid of an interpreter’’, which is the benchmark used
to describe language competence at an advanced level in order to
hold a position such as that of a Federal Court judge.
La sénatrice Tardif : Le projet de loi C-419 précise que les
agents du Parlement devront comprendre et parler clairement les
deux langues officielles. La version initiale du projet de loi utilisait
l’expression « avoir la capacité de communiquer sans l’aide d’un
interprète », ce qui est la norme de référence utilisée pour décrire
la compétence linguistique de niveau élevé pour occuper un poste
tel que celui de juge à la Cour fédérale.
Now, the requirement of being able to communicate ‘‘without
the aid of an interpreter’’ was eliminated from the initial version
of the bill and was replaced with the ability ‘‘to speak and
understand clearly’’; do you think that the bar has been set high
enough to meet the requirements of a position like that?
Maintenant, l’expression « avoir la capacité de communiquer
sans l’aide d’un interprète » a été éliminée de la version initiale du
projet de loi, on parle de « la capacité de comprendre et de parler
clairement »; croyez-vous que la barre a été fixée à un niveau
assez élevé pour répondre aux exigences d’un tel poste?
Mr. Fraser: I believe so. Reading the transcripts of the debate
on this amendment, we see that those two expressions have been
debated at length; ‘‘without the aid of an interpreter’’ is an
M. Fraser : Je crois que oui. En lisant les transcriptions du
débat autour de cet amendement, on constate que le débat a
beaucoup tourné autour de ces deux expressions; « sans l’aide
17-6-2013
Langues officielles
21:35
expression that is used in other sections in the Official Languages
Act in reference to courts. My understanding is that the other
expression is in other pieces of legislation.
d’un interprète » est une expression qu’on trouve dans des articles
de Loi sur les langues officielles sur les cours. L’autre expression,
si je comprends bien, se trouve dans d’autres législations.
I have trouble seeing how a candidate who needs an interpreter
can say that he speaks and understands both languages clearly. If
there is a distinction to be made, it is a rather fine one and it
would be quite difficult to make a case for it if it were challenged
in court.
J’aurais de la difficulté à comprendre qu’un candidat ayant
besoin d’un interprète puisse dire qu’il peut comprendre et
s’exprimer clairement. S’il y a une distinction, c’est une distinction
assez fine et qui serait assez difficile à défendre s’il y avait
contestation devant les tribunaux.
Perhaps Ms. Tremblay has something to add.
Madame Tremblay a peut-être quelque chose à ajouter.
Ms. Tremblay: No, not at all. I share the same opinion.
Mme Tremblay : Non, pas du tout. Je partage cet avis.
Senator Champagne: So we will no longer see those sentences
telling us that bilingualism is an important asset.
La sénatrice Champagne : On ne verra donc plus de ces phrases
qui nous disaient que le bilinguisme serait un atout important.
Mr. Fraser: I must repeat that this bill pertains to a number of
very specific positions. To our disappointment, there are other
positions for which bilingualism is considered an asset. This bill
pertains to officers of Parliament and the President of the Public
Service Commission, who is not exactly an officer of Parliament,
but whose appointment is confirmed by both houses. For those
positions, it will no longer be possible to use that terminology, of
course, but that does not mean that there will not be other
positions where bilingualism will be labelled as an asset,
unfortunately.
M. Fraser : Il faut que je répète que ce projet de loi touche un
certain nombre de postes très spécifiques. Il y a d’autres postes
pour lesquels, à notre déception, le bilinguisme est identifié
comme un atout. Ce projet de loi touche des agents du Parlement
et la présidente de la Commission de la fonction publique qui n’est
pas exactement un agent du Parlement, mais dont la nomination
est confirmée par les deux Chambres. C’est sûr que concernant ces
postes, on ne pourra plus utiliser ce langage, mais cela ne veut pas
dire qu’il n’y aura pas d’autres postes où, à notre regret, on dira
que c’est un atout.
Senator Champagne: From experience, I can tell you that a
francophone, even if he thinks that he is bilingual, or almost
bilingual, and he really is, can have a hard time with accents. Not
all of us speak in the same way; it depends on where we come
from and our home region. I think I am bilingual, but I had
trouble understanding our friend Senator Finley, for instance. It
took me several months to understand his Scottish accent. Even
today, I sometimes have trouble understanding our colleague
Senator Manning, if he speaks too quickly; he has a slightly
different accent. The same thing can happen to an anglophone
who hears different French accents. Who is going to decide on the
level of bilingualism required or whether the person is really
bilingual? Where is the schoolmaster?
La sénatrice Champagne : Par expérience, je vous dis qu’un
francophone, même s’il se croit et qu’il est bilingue ou à peu près,
peut avoir des difficultés avec les accents. On ne parle pas tous de
la même façon selon d’où nous venons et selon notre région
d’origine. Je pense que je suis bilingue, mais j’avais de la difficulté,
par exemple, à comprendre notre ami le sénateur Finley. Cela m’a
pris plusieurs mois avant de comprendre son accent écossais. Et
encore aujourd’hui, j’ai parfois de la difficulté à comprendre notre
collègue, le sénateur Manning, s’il parle trop rapidement; il a un
accent un peu particulier. La même chose peut se passer pour un
anglophone qui écoute différents accents français. Qui va décider
du degré de bilinguisme nécessaire ou si la personne est vraiment
bilingue? Où est le maître d’école?
Mr. Fraser: I think that will be part of the candidate’s skills
assessment, just like a candidate must have experience in senior
management. It will be the evaluation committee’s responsibility
to say whether a candidate’s years of experience in a given sector
count. I think it is possible to assess the level of basic skills that
can be developed on the job. I remember that, when I started as
commissioner, I thought I was pretty good in French. At the end
of my first week, I went to Vancouver and I met with people in the
community and others. Six months later, I went back and I met
with some of the same people and one of them told me that my
French was much better than the last time I was there. I think it is
possible to assess someone’s basic skills and know whether that
person can be in a parliamentary committee without the
assistance of an interpreter.
M. Fraser : Je pense que cela va faire partie de l’évaluation des
compétences du candidat, tout comme si c’est essentiel qu’un
candidat ait de l’expérience dans la haute gestion. Ce sera la
responsabilité du comité d’évaluation de dire si les années
d’expérience que le candidat possède, dans tel ou tel domaine,
peuvent être considérées. Je pense qu’il est possible d’évaluer un
certain niveau de compétence de base qui pourra évoluer
lorsqu’en fonction. Je me rappelle que lorsque j’ai commencé à
titre de commissaire, je pensais me débrouiller assez bien en
français. À la fin de ma première semaine, je suis allé à Vancouver
et j’ai rencontré des gens de la communauté et d’autres. Six mois
plus tard, je suis revenu et j’ai rencontré plusieurs des mêmes
personnes, dont une qui m’avait dit que mon français était
tellement mieux que lorsque j’étais venu la fois précédente. Je
pense qu’il est possible d’évaluer la compétence de base de
quelqu’un et de savoir si cette personne peut se présenter devant
un comité parlementaire sans l’aide d’interprètes, par exemple.
21:36
Official Languages
[English]
17-6-2013
[Traduction]
Senator Jaffer: In my other life as a lawyer, I saw a change of
attitude when it came to drinking and driving. Laws and
education helped our attitude to really change. I am optimistic
that our attitude will change and that it will be a given that you
have to be bilingual if you feel you want to hold certain positions.
I am also optimistic that there will be an aspiration for Canadians
to want to be bilingual because they are Canadian and not
because they want to hold a position.
La sénatrice Jaffer : Pendant ma carrière d’avocate, j’ai été
témoin d’un changement d’attitude en ce qui concerne l’alcool au
volant. Les lois et la sensibilisation ont vraiment contribué à ce
virage. J’ai bon espoir qu’un changement semblable se produira à
ce sujet et qu’il ira de soi que ceux qui souhaitent occuper certains
postes doivent être bilingues. En outre, j’ai confiance que les
Canadiens aspireront à être bilingues tout simplement parce qu’ils
sont Canadiens, pas seulement parce qu’ils souhaitent occuper un
poste donné.
You are living with this law all the time. What should the
education piece be to raise the awareness of Canadians that it is a
proud thing to be able to speak French and English in Canada?
Cette loi est toujours au centre de vos préoccupations.
Comment pourrions-nous sensibiliser les Canadiens au fait que
nous devrions être fiers de parler le français et l’anglais?
Mr. Fraser: One of the recommendations I made in the last
annual report was that the government use the opportunity of the
one hundred and fiftieth anniversary of Confederation in 2017 as
a way of increasing the number of learning opportunities, whether
they are exchanges, programs for summer jobs, or university
programs enabling students to study for a semester or more in a
university of the other language. I am a great believer in the idea
that there are other ways of learning a language than in the
classroom. This should be understood and absorbed as part of
our broader language-learning policies that could be supported by
the federal government without interfering in provincial
jurisdiction.
M. Fraser : Une des recommandations que j’ai formulée dans
le dernier rapport annuel, c’est que le gouvernement profite du
150e anniversaire de la Confédération, en 2017, pour augmenter le
nombre de possibilités d’apprentissage, tant par des échanges et
des programmes d’emplois d’été que par des programmes
universitaires qui permettent aux étudiants de suivre des cours
pendant une session ou plus dans une université de l’autre langue
officielle. Je crois fermement qu’on peut apprendre une langue
ailleurs que dans une salle de classe. Il faudrait que cette notion
soit comprise et intégrée à nos politiques générales en matière
d’apprentissage linguistique, ce que le gouvernement fédéral
pourrait appuyer sans s’ingérer dans les compétences des
provinces.
Even as it is, I sometimes worry that the amount of federal
funding that goes to second-language learning has given the
provinces a kind of free pass, that they say, ‘‘Oh, that is for the
federal government to pay for and we do not have to concern
ourselves with that.’’ However, I think there are a number of
ways. The European ERASMUS Programme, where thousands
of students have been able to study in other countries and learn
other European languages, is a very interesting model to be
examined.
En fait, je crains parfois que l’argent que le fédéral accorde aux
provinces au chapitre de l’apprentissage d’une langue seconde
donne en quelque sorte à celles-ci carte blanche et qu’elles se
disent que seul le fédéral devrait s’occuper de ce dossier. Or, je
pense qu’il y aurait bien des manières de favoriser l’apprentissage
linguistique. Un modèle intéressant à considérer est le programme
européen ERASMUS, qui a permis à des milliers d’étudiants de
faire des études dans d’autres pays et d’apprendre d’autres
langues européennes.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, we have only one minute left
and I would like to use it to thank the witnesses.
Thank you, Mr. Commissioner.
[Français]
La présidente : Il reste à peine une minute, honorables
sénateurs, alors je vais la garder pour remercier les témoins.
Monsieur le commissaire, merci beaucoup.
Mr. Fraser: If you have any other questions that I was not able
to answer in the time I had, I would be delighted to forward the
information in writing to the committee.
M. Fraser : Si vous avez d’autres questions auxquelles je n’ai
pas eu le temps de répondre, je serais ravi de communiquer par
écrit avec le comité.
As Senator Fortin-Duplessis said, given that the bill received
unanimous support, I do not see any major differences of opinion
around the table as to the importance of the bill, but if I can help
you in some other way, my team would be quite prepared to send
you any other information you may need.
Comme la sénatrice Fortin-Duplessis l’a dit, étant donné qu’il
s’agissait d’un appui unanime, je ne vois pas de grandes
divergences autour de la table concernant l’importance de ce
projet de loi, mais si je peux vous aider d’une autre façon, mon
équipe serait tout à fait prête à vous envoyer d’autres
informations dont vous auriez besoin.
The Chair: Thank you, Mr. Commissioner. Senator Robichaud
and Senator Mockler can submit their questions in writing if they
wish and we could then receive an answer.
La présidente : Merci, monsieur le commissaire. Les sénateurs
Robichaud et Mockler peuvent remettre leurs questions par écrit
s’ils le désirent et on pourrait ensuite obtenir une réponse.
17-6-2013
Langues officielles
21:37
My thanks also go to your staff members who came here with
you, Mr. Commissioner. Good luck with your work. We will now
suspend the meeting for a few moments.
Merci également au personnel qui vous a accompagné,
monsieur le commissaire, et bonne chance dans votre travail.
Nous suspendons pendant quelques instants.
Honourable senators, let us now welcome Alexandrine
Latendresse, Member of Parliament for Louis-Saint-Laurent
and sponsor of Bill C-419. Ms. Latendresse, on behalf of the
members of the committee, I would like to thank you for taking
the time to share your views with us as part of our study on
Bill C-419 and for answering our questions. The floor is yours.
Honorables sénateurs, nous accueillons maintenant
Mme Alexandrine Latendresse, députée de Louis-Saint-Laurent
et marraine du projet de loi C-419. Madame Latendresse, au nom
des membres du comité, je vous remercie de prendre le temps de
nous présenter votre point de vue dans le cadre de notre étude du
projet de loi C-419 et de répondre à nos questions. La parole est à
vous.
Alexandrine Latendresse, Member of Parliament for LouisSaint-Laurent, sponsor of the bill: Thank you very much, Madam
Chair. First of all, I would like to thank the Standing Senate
Committee on Official Languages for giving me the opportunity
to clarify my motivation behind Bill C-419 and its impact on our
Parliament.
Alexandrine Latendresse, députée de Louis-Saint-Laurent,
marraine du projet de loi : Merci beaucoup, madame la
présidente. Tout d’abord, j’aimerais remercier le Comité
sénatorial permanent des langues officielles pour cette occasion
qui m’est offerte de clarifier devant vous les motifs qui animent
mon projet de loi C-419, ainsi que les conséquences que celui-ci
aura sur notre Parlement.
My bill received unanimous support from the House of
Commons both at second and third reading. I am very happy
to see that it was passed unanimously at second reading in the
Senate. I think this shows that parliamentarians from all political
parties can work together to serve all Canadians. I am very
honoured to receive this non-partisan support driven by a genuine
desire to support bilingualism in Canada.
Mon projet de loi a reçu l’appui unanime de la Chambre des
communes autant à l’étape de la deuxième que de la troisième
lecture. Je suis très contente de voir qu’il a franchi l’étape de la
deuxième lecture au Sénat à l’unanimité. Selon moi, cela
démontre que tous les parlementaires de tous les partis
politiques peuvent travailler ensemble pour l’ensemble des
Canadiens. Je suis très honorée de ce soutien non partisan et
animé d’un réel désir de soutenir le bilinguisme au Canada.
Bill C-419 is another step in the right direction, a direction in
which we have been trying to move with the two language groups
for over 40 years.
Le projet de loi C-419 constitue un pas de plus dans la bonne
direction que nous nous sommes efforcés de suivre entre les deux
groupes linguistiques depuis plus de 40 ans.
[English]
[Traduction]
It is with great pride that I bring this one stone to contribute to
the consolidation of the great house we are building together.
Je suis très fière d’apporter cette pierre à l’édifice que nous
bâtissons ensemble.
The Parliament of Canada functions in both official languages.
This means that Parliament, as an institution representing the
people of Canada, adapts to Canadians and the people sent here
to work on their behalf.
Le Parlement du Canada fonctionne dans les deux langues
officielles. Cela veut dire que le Parlement, en tant qu’institution
représentative des Canadiens, s’adapte à ceux qui nous ont
envoyés ici pour travailler en leur nom.
[Translation]
Officers of Parliament are an integral part of the great
machinery of Parliament and must meet the criteria established
for Parliament. In a bilingual parliament, working in both French
and English is an essential skill for those responsible for operating
this machinery. That is the reasoning behind the whole spirit of
Bill C-419.
[English]
When I started working on this bill, I had to consider several
angles to this situation. As everyone here can easily testify, when
language becomes a political issue, emotions quicken. Language
lies so close to identity in the human heart that extra efforts are
necessary to master oneself when a slight is perceived, be it
[Français]
Les agents du Parlement font partie intégrante de la grande
machine parlementaire et doivent répondre aux critères établis
pour le Parlement. Dans un parlement bilingue, fonctionner en
français et en anglais est une compétence essentielle pour ceux qui
en constituent les rouages. C’est sur cette déduction que repose
tout l’esprit du projet de loi C-419.
[Traduction]
Lorsque j’ai commencé à travailler à ce projet de loi, j’ai dû
tenir compte de plusieurs points de vue. Comme tout le monde le
sait, quand la langue devient un enjeu politique, cela suscite des
émotions. La langue est si étroitement liée à l’identité des gens
qu’il faut faire des efforts supplémentaires pour se maîtriser
21:38
Official Languages
genuine or imaginary. Sensibilities are so easily hurt that every
last word must be chosen carefully.
[Translation]
17-6-2013
quand un tort — tant réel qu’imaginaire — est perçu. Les
susceptibilités sont si facilement blessées que chaque mot doit être
choisi judicieusement.
[Français]
My version of Bill C-419 has emerged from committee
significantly abbreviated. Though it is now a relatively short
and simple bill, it originally contained four elements related to
one central issue, the list of the 10 officers of Parliament.
Mon projet de loi C-419 ressort de son passage en comité
passablement élagué. Bien qu’il s’agisse d’un projet de loi plutôt
simple et plutôt court, il contenait initialement quatre éléments
s’articulant autour de l’élément central, soit la liste de 10 postes
d’agents du Parlement.
Those five separate elements were discussed, and only one of
them remained unchanged: the list of the 10 positions in question.
Ces cinq éléments distincts ont été discutés et de ces cinq
éléments, un seul a été retenu intact : la liste de 10 postes ciblés.
First, the original version of Bill C-419 contained a preamble.
The purpose of this preamble was to better define what is meant
by an ‘‘officer of Parliament.’’ Since this category is not clearly set
out in the act, we thought it would be appropriate to include a
specific definition of this term.
Tout d’abord, la version originale du projet de loi C-419
comportait un préambule. Ce préambule servait notamment à
mieux définir ce que nous entendions par « agent du Parlement ».
Puisque cette catégorie n’est pas clairement fixée dans la loi, nous
pensions qu’il était approprié d’inclure une définition précise de ce
terme.
The preamble stated that officers of Parliament are persons
appointed with the approval by resolution of the Senate, the
House of Commons or both Houses of Parliament.
Le préambule stipulait que les agents du Parlement sont « les
personnes nommées avec l’approbation par résolution du Sénat,
de la Chambre des communes ou des deux Chambres ».
This clarification eliminated any legislative hesitation
regarding the nature of the positions set out in the new law.
Throughout my speech, I emphasized that this preamble was
included by way of explanation and as a preventive measure.
However, in the end, it was not retained.
Cette précision éliminait toute hésitation législative concernant
la teneur des postes mentionnés dans la nouvelle loi. Tout au long
de mon débat, j’ai insisté sur le fait que ce préambule avait été
inclus à titre explicatif et préventif. Sauf qu’en fin de compte, il a
été décidé de ne pas le retenir dans le projet de loi.
The second element on which we could not agree was a phrase
in the main clause of Bill C-419. In attempting to state what we
meant by a clear understanding of both official languages, we
believed that it would suffice to say that the candidate must be
able to understand English and French without the assistance of
an interpreter.
Le second élément qui causait dissension était une clause à
l’ablatif dans l’article principal du projet de loi C-419. Afin de
préciser ce que nous entendions par compréhension claire des
deux langues officielles, nous avions pensé qu’il était adéquat de
préciser que le candidat ou la candidate comprendrait l’anglais et
le français sans l’aide d’un interprète.
The reason I used that turn of phrase was that it is currently
found in the Official Languages Act in reference to the
appointment of superior court justices, and I quote:
En fait, la raison pour laquelle j’ai utilisé cette formulation,
c’est parce que c’est elle qui est présentement utilisée dans la Loi
sur les langues officielles concernant la nomination des juges de
cours supérieures, dont je vous cite un extrait :
Every federal court, other than the Supreme Court of
Canada, has the duty to ensure that. . .(c) if both English
and French are the languages chosen by the parties for
proceedings conducted before it in any particular case, every
judge or other officer who hears those proceedings is able to
understand both languages without the assistance of an
interpreter.
Il incombe aux tribunaux fédéraux autres que la Cour
suprême du Canada de veiller à ce que celui qui entend
l’affaire : [...] c) comprenne l’anglais et le français sans l’aide
d’un interprète lorsque les parties ont opté pour que l’affaire
ait lieu dans les deux langues.
Nonetheless, that wording was amended and the idea of
‘‘without the aid of an interpreter’’ was removed from my bill.
Cette formulation a quand même été amendée et on a enlevé la
notion de « sans l’aide d’un interprète. » de mon projet de loi.
[English]
Third, the first version of Bill C-419 would have given the
Governor-in-Council the ability to add positions to the list in the
future, as needed. Last, we felt it was necessary to specify that
those appointed to one of the 10 offices listed in Bill C-419 on an
interim basis must also meet the requirements. Those two clauses
[Traduction]
Le troisième élément, c’est que la première version du projet de
loi C-419 aurait accordé au gouverneur en conseil le droit
d’ajouter des postes à la liste, au besoin. Enfin, nous avions
trouvé qu’il était nécessaire de préciser que les personnes
nommées de façon intérimaire à l’un des 10 postes mentionnés
17-6-2013
Langues officielles
were removed as well, but I must say that overall I am satisfied
with the final result because the essence of the bill remains intact:
The list of 10 positions of officer of Parliament must henceforth
be bilingual to comply with the law.
[Translation]
The institution of Parliament belongs to Canadians as a
reflection of our democratic will. The institution must reflect our
country and its linguistic duality. Everyone agrees on that. We
now have an opportunity to take the logic behind our decision
one step further, which is what I wanted to do with Bill C-419.
[English]
To conclude, I believe that honourable senators already
understand the positive impact of this bill for the furthering of
our goals as a country. I look forward to hearing the questions
that this committee may wish to ask.
[Translation]
21:39
dans le projet de loi C-419 devaient également être tenues de
répondre auxdites exigences. Ces deux articles ont aussi été
supprimés, mais je dois dire que, en général, je suis satisfaite du
résultat final puisque, essentiellement, l’objet du projet de loi
demeure inchangé. Désormais, aux termes de la loi, les personnes
nommées à ces 10 postes d’agents du Parlement devront être
bilingues.
[Français]
L’institution du Parlement appartient aux Canadiens en tant
que miroir de notre volonté démocratique. L’institution doit
refléter le pays et sa dualité linguistique. Tout le monde s’accorde
là-dessus. Nous avons maintenant la chance de poursuivre la
logique de notre décision un peu plus loin et c’est ce que je voulais
faire avec le projet de loi C-419.
[Traduction]
En conclusion, je crois que les sénateurs comprennent déjà
combien ce projet de loi contribuera à l’atteinte de nos objectifs en
tant que pays. J’ai hâte d’entendre les questions des membres du
comité.
[Français]
The Chair: Honourable senators, I will now take one question
per senator and, if we have enough time, we will have a second
round. The first question is from Senator Fortin-Duplessis.
La présidente : Honorables sénateurs, je vais accepter une
question par sénateur et si nous avons suffisamment de temps,
nous ferons un deuxième tour de table. La première question sera
posée par la sénatrice Fortin-Duplessis.
Senator Fortin-Duplessis: First of all, Ms. Latendresse, I would
like to congratulate you for your bill. As you mentioned,
Bill C-419 as presented before our Senate committee today was
significantly amended during its consideration in the House of
Commons Standing Committee on Official Languages.
La sénatrice Fortin-Duplessis : En tout premier lieu, madame la
députée, je tiens à vous féliciter pour votre projet de loi. Le projet
de loi C-419 tel qu’il nous est présenté en comité sénatorial
aujourd’hui, comme vous l’avez mentionné, a été modifié
passablement lors de son étude au Comité permanent des
langues officielles de la Chambre des communes.
Based on what you said in English, my understanding is that
the bill is different from the original version you presented. Are
you actually satisfied with the outcome of this bill?
Si j’ai bien compris lorsque vous vous êtes exprimée en anglais,
le projet de loi diffère de la mouture originale que vous avez
présentée. Êtes-vous réellement satisfaite du résultat de ce projet
de loi?
Ms. Latendresse: I must say that I am. During the discussions
prior to the study in committee, the idea of removing positions
from the list came up. There was the question of whether they are
all considered to be officers of Parliament and whether there
should be a six-month or one-year period after their appointment
for them to meet the requirements. Those amendments would
have really distorted the bill. I think it was important to keep
those positions and to ensure that those people are considered
bilingual when they are appointed. As for the rest, I would have
liked the bill to remain unchanged with all the original clauses,
such as interim appointments being specified in the act.
Mme Latendresse : Je dois dire que oui. Dans les discussions
qui ont eu lieu avant l’étape de l’étude en comité, il était question
d’enlever des postes de la liste. On s’est questionné à savoir si tous
sont considérés comme agents du Parlement et également, si on ne
devrait pas exiger que six mois ou un an après leur nomination, ils
rencontrent les exigences. Il s’agissait d’amendements qui auraient
vraiment dénaturé le projet de loi. Je crois qu’il était important de
conserver ces postes et de faire en sorte que ces gens soient
considérés comme bilingues au moment de leur nomination. Pour
le reste, j’aurais préféré que le projet de loi demeure intact avec
toutes les clauses qui étaient là au début. Par exemple, avoir la
possibilité que les postes par intérim soient précisés dans la loi.
At the same time, even though it is not written in black and
white in Bill C-419, the fact that it will be in the act will still exert
some pressure to look for someone bilingual as much as possible,
even when they are appointed in the interim. Then if they do not
En même temps, même si ce n’est pas écrit noir sur blanc dans
le projet de loi C-419, le fait que ce sera inscrit dans la loi, cela
exercera quand même une certaine pression, même lorsque ce sont
des intérims, d’essayer le plus possible d’aller chercher quelqu’un
21:40
Official Languages
17-6-2013
find someone bilingual or they appoint someone unilingual, we
can say that it is not acceptable. The act says that the incumbents
of those positions must be bilingual. Even if it is not in black and
white, the pressure is there. In a number of these cases, at the end
of the day, that is not enough to say that the bill is completely
gutted, because the essence is still there. Its pith and substance are
unchanged.
de bilingue. Puis s’ils ne trouvent pas quelqu’un de bilingue ou
nomment quelqu’un d’unilingue, là, on va pouvoir dire que c’est
inacceptable. C’est écrit dans la loi que les gens doivent être
bilingues pour ces postes. Même si ce n’est pas précis noir sur
blanc, la pression est là, et pour plusieurs de ces cas, en fin de
compte, ce n’est pas suffisant pour dire que ça dénature
complètement le projet de loi et l’essentiel reste là. Le cœur est
intact.
Senator McIntyre: Ms. Latendresse, congratulations on your
wonderful bill. I call it wonderful because it deals with linguistic
duality.
Le sénateur McIntyre : Félicitations, madame Latendresse
pour votre beau projet de loi. Je le trouve beau parce qu’il
aborde la dualité linguistique.
That said, as I go over the usual list of officers of Parliament, I
understand that the President of the Public Service Commission
and the Senate Ethics Officer are not part of that list. Why are
they included in the list in clause 2 of the bill?
Cela étant dit, en repassant la liste usuelle des agents du
Parlement, je remarque que le président de la Commission de la
fonction publique et le conseiller sénatorial à l’éthique ne font pas
partie de cette liste. Pourquoi les avoirs inclus dans la liste des
postes à l’article 2 du projet de loi?
Ms. Latendresse: As I explained when I was talking about the
preamble, the idea of officer of Parliament is not fully defined. As
a group, it is not fixed and very clear. In selecting the officers of
Parliament who must be bilingual, one of the criteria was that the
people applying to an appointed position must have the approval
of the House of Commons, the Senate, or both. That makes our
path clearer: if we have a new position that requires the approval
of the House and the Senate, then that incumbent either becomes
an officer of Parliament or may eventually be added to that list.
We have a clear idea of what we consider an officer of Parliament.
Mme Latendresse : Comme je l’expliquais lorsque je parlais du
préambule, la notion d’agent du Parlement n’est pas
complètement définie. Ce n’est pas un groupe fermé et très clair.
Pour sélectionner les agents du Parlement qui doivent être
bilingues, un des critères était que les gens qui posent leur
candidature à un poste attribué par nomination doivent avoir
l’approbation de la Chambre des communes, du Sénat ou des
deux Chambres. Cela nous donne une piste plus claire que si on a
un nouveau poste qui demande l’approbation de la Chambre des
communes et du Sénat, qu’il devienne un agent du Parlement et
qu’on puisse éventuellement l’ajouter à cette liste. On sait
clairement ce que l’on considère comme étant un agent du
Parlement.
Senator Tardif: Thank you for your legislative initiative,
Madam MP, and congratulations.
La sénatrice Tardif : Merci de votre initiative législative,
madame la députée, et bravo!
Ms. Latendresse: Thank you very much.
Mme Latendresse : Merci beaucoup.
Senator Tardif: According to the Official Languages Act, the
Auditor General, among others, is listed as an agent of
Parliament and, as such, he must be able to communicate with
Canadians, parliamentarians and the general public.
La sénatrice Tardif : Selon la Loi sur les langues officielles, le
vérificateur général, entre autres, est mentionné comme étant un
agent du Parlement et en tant que tel il doit être capable de
communiquer avec les citoyens canadiens, les parlementaires et le
grand public.
Did you think about amending the Official Languages Act?
Why did you decide on a new bill?
Songiez-vous à modifier la Loi sur les langues officielles?
Pourquoi avez-vous opté pour un nouveau projet de loi?
Ms. Latendresse: Both options were valid. We decided to go
with a separate bill that specifically concerns agents of
Parliament, but we could also simply amend the Official
Languages Act through some amendments. That is also what
the parliamentary legislative team told us.
Mme Latendresse : Les deux options étaient valides. Nous
avons préféré procéder avec un projet de loi distinct qui concerne
spécifiquement les agents du Parlement, mais nous aurions pu
aussi simplement modifier la Loi sur les langues officielles par des
amendements. C’est aussi ce que nous a conseillé l’équipe
législative du Parlement.
Senator Tardif: Do you think this would fit well with the
Official Languages Act?
La sénatrice Tardif : Croyez-vous que cela s’arrime bien avec la
Loi sur les langues officielles?
Ms. Latendresse: Yes, they complement each other very well,
and Mr. Fraser agreed when we talked to him about it.
Mme Latendresse : Oui, les deux se complètent très bien, et
M. Fraser était de cet avis lorsque nous l’avons consulté sur le
sujet.
17-6-2013
Langues officielles
21:41
Senator Champagne: Ms. Latendresse, I find it unfortunate
that we had to resort to such a bill. It is not that I oppose the bill,
but I am sorry it had to come to this. Why is that?
La sénatrice Champagne : Madame Latendresse, cela m’attriste
qu’on ait besoin de recourir à un tel projet de loi. Ce n’est pas que
je suis contre le projet de loi, mais je suis triste qu’on ait dû le
faire. Comment se fait-il?
The Official Languages Act has been around for 50 years. The
majority of successive governments have made sure to encourage
people to be bilingual. Here we have an exception to the rule, and
now we have this bill. That is what saddens me. It will not prevent
me from supporting the bill, but it is still troublesome. I have been
in politics since 1984 — so I have been around for a few years —
and it is difficult that we find ourselves having to adopt such a
bill, that francophones are still in this position in Canada.
La Loi sur les langues officielles existe depuis 50 ans. La
majorité des gouvernements successifs ont fait en sorte d’amener
les gens à être bilingues. Voilà que nous avons une exception à la
règle et nous nous retrouvons avec ce projet de loi. C’est ce qui
m’attriste. Cela ne m’empêchera pas de voter pour le projet de loi,
mais c’est quand même gênant. Je suis dans le monde politique
depuis 1984 — cela fait quand même quelques années —, et que
nous nous retrouvions à devoir adopter un tel projet de loi, que les
francophones en soient encore là au Canada, c’est difficile.
On behalf of everyone, thank you for your initiative, but we
should not have to need it.
Je vous remercie au nom de nous tous pour votre initiative,
mais nous ne devrions pas avoir besoin de cela.
Ms. Latendresse: I could not agree more. A good tradition has
been broken. It really is a pity to have to put this in a bill to ensure
that nothing like this happens again. This bill is a case in point
because most people see how important it is. As you say, it is a
pity to have to resort to legislative measures to ensure this, but
now we do not need to worry that this kind of thing will happen
again.
Mme Latendresse : Je ne pourrais pas ne pas être d’accord avec
vous. C’est une bonne tradition qui a été brisée. C’est
effectivement dommage de devoir mettre cela dans une loi pour
s’assurer qu’aucun autre accroc de ce genre n’arrive. Ce projet de
loi va de soi, car la plupart des gens voient à quel point c’est
important. C’est dommage, comme vous le dites, d’en être rendu à
l’aspect législatif pour s’en assurer, mais maintenant, nous
pouvons être rassurés que ce genre de chose ne se reproduise plus.
Senator Mockler: I would also like to congratulate you,
Ms. Latendresse. You said that we should not completely distort
the bill, either. To follow up on Senator Tardif’s question about
the choice between the Official Languages Act and a new bill, if I
understand correctly, you took the opportunity to speak with
other people who more or less recommended that you choose the
private member’s bill. Why not the Official Languages Act then?
Le sénateur Mockler : Je tiens moi aussi à vous féliciter,
madame. Vous avez dit qu’il ne fallait pas non plus dénaturer le
projet de loi. Pour faire suite à la question de la sénatrice Tardif
en ce qui concerne l’option entre la Loi sur les langues officielles et
un nouveau projet de loi, si je comprends bien, vous avez eu
l’occasion de discuter avec d’autres personnes qui vous ont plus
ou moins suggéré d’opter pour le projet de loi privé. Pourquoi pas
la Loi sur les langues officielles alors?
Ms. Latendresse: The purpose of both options was the same,
but this approach allowed us to have a bill that had to go through
all the stages. The parliamentary legislative advisors explained to
us that there would be very little difference when it was applied
later. That is what we chose, but the other option would have
been just as valid and feasible.
Mme Latendresse : L’une ou l’autre option visait le même but,
mais cette façon de faire nous permettait d’avoir un projet de loi
qui devait passer toutes les étapes, mais les conseillers législatifs
du Parlement nous ont expliqué que pour son application par la
suite, il n’y avait pas beaucoup de différences qui en découlaient.
C’est l’option que nous avons choisie, mais l’autre aurait été tout
aussi valable et possible.
Senator Mockler: If you had instead decided to amend the
Official Languages Act, do you think you would have had the
same support? Would there have been some resistance had you
chosen the Official Languages Act or would it have opened a can
of worms?
Le sénateur Mockler : Si on avait plutôt décidé de modifier la
Loi sur les langues officielles, selon vous, l’appui aurait-il été le
même? Choisir la Loi sur les langues officielles aurait-il amené de
la résistance ou ouvert une porte qu’il aurait été difficile de fermer
par la suite?
Ms. Latendresse: That is a good question. I had never thought
about it. The way it was explained to me, it would not have
changed how the bill was worded or the amendment to the act. So
I do not think the support would have changed because the
purpose remains the same. It is just the process that changes a
little.
Mme Latendresse : C’est une bonne question, et je n’y avais
jamais pensé. De la façon dont on me l’a expliqué, cela n’aurait
pas changé ni la façon dont le projet de loi était formulé ni
l’amendement à la loi. Je ne crois donc pas que cela aurait modifié
l’appui puisque l’objet visé reste le même. C’est juste le processus
qui change un peu.
21:42
Official Languages
17-6-2013
Senator Robichaud: I have an observation. When the unilingual
Auditor General was appointed, I asked myself whether a
unilingual francophone could have gotten the job. We really
need to ask ourselves that.
Le sénateur Robichaud : J’aurais une observation à faire. Lors
de la nomination du vérificateur général unilingue, je me suis posé
la question, à savoir si un francophone unilingue aurait pu obtenir
ce poste. Il faut vraiment se poser la question.
My question is this: certain clauses were removed from your
bill, and I understand that people do not really want to put them
back in because we could do it here. How do you feel about that?
Voici ma question : on a éliminé certains articles de votre
projet de loi et je crois comprendre qu’on ne tient pas tellement à
les réintégrer dans le projet de loi parce que nous pourrions le
faire ici. Quels sont vos sentiments à ce propos?
Ms. Latendresse: As I said earlier, I think the bill has greater
scope with the clauses as we drafted them and that were included
at the outset.
Mme Latendresse : Comme je le mentionnais plus tôt,
personnellement, le projet de loi avait une plus grande portée
avec les articles tels que nous les avions rédigés et qui étaient
inclus au début.
If you want to try to put them back in, you would have my
support, but I am aware that in a majority government and a
majority Senate situation, these amendments are not the end of
the world. They were reasonable, but I would have liked more of
an explanation as to why these amendments have been made
because some of them have still not been explained.
Si cela vous intéresse d’essayer de les réintégrer, vous auriez
mon appui, mais je suis consciente qu’en situation de
gouvernement majoritaire, de Sénat majoritaire, ce n’est pas la
fin du monde d’avoir eu ces amendements. Ils étaient
raisonnables, mais j’aurais aimé avoir plus d’explications à
savoir pourquoi ces amendements ont été apportés, parce que
certains sont restés sans réponses.
As for removing the preamble, for example, I asked my MP
colleagues who presented the amendment, but I failed to
understand why they decided to remove the preamble, which is
useful for future legislators. So I do not understand why, but at
the same time it is not really part of the legislative aspect of the
bill, as many people have already mentioned; it is simply an
explanation and does not change the scope of the bill.
Pour ce qui est d’enlever le préambule, par exemple, j’ai posé la
question à mes collègues députés qui présentaient l’amendement,
mais je n’ai pas réussi à comprendre pour quelle raison ils avaient
décidé de retirer le préambule, car c’est utile pour les législateurs
dans le futur, puis je n’ai pas compris pourquoi, mais en même
temps, comme plusieurs l’ont mentionné avant, cela ne fait pas
réellement partie de l’aspect législatif du projet de loi, c’est
simplement à titre explicatif et cela ne change pas la portée du
projet de loi.
Whether the preamble is there or not does not change the
scope, but it provides a better explanation of the reasons behind
the bill. Ultimately, I do not have a lot of problem with the fact
that it is no longer there.
Que le préambule soit là ou pas ne change pas la portée sinon
d’aider à mieux expliquer les raisons qui ont motivé le projet,
mais, en fin de compte, je n’ai pas beaucoup de problèmes avec le
fait qu’il ne soit plus là.
Senator Robichaud: I assure you, Ms. Latendresse, that I do
not intend to propose we reintroduce the clauses for the simple
reason that we are between a rock and a hard place, because to do
so would mean sending the bill back to the House of Commons.
The House of Commons might be adjourned at this very moment,
it might have prorogued, and your bill would be lost. We would
have to start all over again in a new parliamentary session. I will
be pleased to support it with all my energy.
Le sénateur Robichaud : Je vous rassure, madame Latendresse,
je n’ai pas l’intention de faire une proposition pour réintroduire
les articles pour la simple raison que nous nous retrouverions
entre l’arbre et l’écorce, car pour ce faire, il faudrait renvoyer le
projet de loi à la Chambre des communes. La Chambre des
communes pourrait être ajournée à ce moment-là, il pourrait y
avoir prorogation, et votre projet de loi serait perdu et alors il
faudrait recommencer à zéro dans une nouvelle session
parlementaire. Je me contenterai de l’appuyer de toutes mes
forces.
Ms. Latendresse: Just to assure you, as well, what you are
saying does not apply to private member’s bills. Private member’s
bills pick up where they left off when Parliament prorogued.
However, it is important that this bill be passed as quickly as
possible.
Mme Latendresse : Juste pour vous rassurer aussi, ce que vous
dites ne s’applique pas aux projets de loi privés. Les projets de loi
privés sont repris à l’étape où ils en étaient rendus au moment de
la prorogation. Toutefois, il est important que ce projet de loi soit
adopté le plus rapidement possible.
Senator Robichaud: That would be another reason to abolish
the Senate, would it not?
Le sénateur Robichaud : Ce serait une autre raison pour abolir
le Sénat, n’est-ce pas?
Senator Tardif: I am disappointed that the preamble is not
there because I think it is important and creates the context, the
interpretation framework for the bill.
La sénatrice Tardif : Je suis déçue que le préambule n’y soit pas
parce que je crois qu’il est important et que cela crée le contexte, le
cadre d’interprétation pour le projet de loi.
17-6-2013
Langues officielles
21:43
I would like to go back to clause 3, which was removed and
which dealt with offices that the Governor-in-Council may, by
order, add to the list of offices in section 2. What offices do you
think could be added to the list?
J’aimerais revenir à l’article 3 qui a été supprimé, qui traitait
des postes que le gouverneur en conseil pouvait, par décret,
ajouter à la liste des postes énumérés à la liste de l’article 2. Quels
postes, selon vous, pourrait-on rajouter à cette liste?
Ms. Latendresse: Last week, there was a bill to ensure that the
Parliamentary Budget Officer becomes an official agent of
Parliament, with the office and resources that come with the
position. The bill also mentioned that the candidate had to be
selected by the House.
Mme Latendresse : La semaine dernière, il y avait un projet de
loi pour faire en sorte que le directeur parlementaire du budget
devienne un agent du Parlement officiel, avec le bureau et les
ressources qui viennent avec le poste. Le projet de loi mentionnait
également que le candidat devait être sélectionné par la Chambre.
As soon as the government or the House of Commons decides
to add an agent of Parliament office to its roster, I think it would
have been good to have the Governor-in-Council automatically
say that legislation exists requiring agent of Parliament offices to
be bilingual. It would be logical for this new agent of Parliament
to be included on the list.
Du moment que le gouvernement ou la Chambre des
communes décide d’ajouter un poste d’agent du Parlement à
son personnel, je crois que ça aurait été une bonne mesure
qu’automatiquement, le gouverneur en conseil dise qu’une loi
existe exigeant que les postes d’agents du Parlement soient
bilingues. Il serait logique que ce nouvel agent du Parlement soit
inclut dans cette liste.
We had no problem with allowing the Governor-in-Council to
add offices. Removing that clause would mean that full
parliamentary approval would be required to add an office.
On ne voyait pas de problème à laisser la possibilité au
gouverneur en conseil de rajouter des postes. Enlever cet
article ferait que pour ajouter un poste, il faudra l’approbation
du Parlement au complet.
Senator Tardif: That would require new legislation or an
amendment.
La sénatrice Tardif : Ça prendrait une nouvelle loi ou une
modification.
Ms. Latendresse: Or an amendment to this very piece of
legislation.
Senator Tardif: That is regrettable.
The Chair: If there are no further questions, Ms. Latendresse, I
would like to thank you, on behalf of the committee, for
appearing here today. Congratulations on your bill. Good work.
Ms. Latendresse: Thank you.
The Chair: Honourable senators, we will now move to clauseby-clause.
Mme Latendresse : Ou un amendement à cette même loi.
La sénatrice Tardif : C’est regrettable.
La présidente : S’il n’y a pas d’autres questions, madame
Latendresse, j’aimerais vous remercier, au nom du comité, pour
votre comparution et félicitations pour votre projet de loi. Bon
boulot, beau travail.
Mme Latendresse : Merci.
La présidente : Honorables sénateurs, nous passons
maintenant à l’étude article par article.
Does everyone have a copy of the bill?
Tout le monde a devant lui la copie du projet de loi?
Hon. Senators: Yes.
Des voix : Oui.
Senator Robichaud: Do you need a motion to move to clauseby-clause?
Le sénateur Robichaud : Est-ce que vous avez besoin d’une
motion pour passer article par article?
The Chair: Yes, I am getting to that. You have a copy of
Bill C-419, An Act respecting language skills. The bill contains
two clauses.
La présidente : Oui, j’y arrive. Vous avez une copie du projet de
loi C-419, Loi concernant les compétences linguistiques en main.
Le projet de loi comprend deux articles.
Is it agreed that the committee proceed to clause-byclause consideration of Bill C-419, An Act respecting language
skills?
Est-il convenu de procéder à l’étude article par article du projet
de loi C-419, Loi concernant les compétences linguistiques?
Hon. Senators: Agreed.
The Chair: Shall the title stand postponed?
Des voix : D’accord.
La présidente : Êtes-vous d’accord de suspendre l’adoption du
titre?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Agreed.
La présidente : D’accord.
21:44
Official Languages
Shall clause 1, which contains the short title, stand postponed?
17-6-2013
Êtes-vous d’accord de suspendre l’article 1 qui contient le titre
abrogé?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Agreed.
La présidente : D’accord
Shall clause 2 carry?
L’article 2 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Carried.
La présidente : Adopté.
Shall clause 1, which contains the short title, carry?
L’article 1 qui contient le titre abrégé est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Carried.
La présidente : Adopté.
Shall the title carry?
Le titre est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Carried.
La présidente : Adopté.
Shall the bill carry?
Le projet de loi est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Carried.
La présidente : Adopté.
Is it agreed that I report this bill to the Senate?
Est-il convenu que je fasse rapport de ce projet de loi au Sénat?
Hon. Senators: Yes.
Des voix : Oui.
The Chair: We will table it while the Senate is sitting tonight.
La présidente : Nous allons le déposer à la séance du Sénat de
ce soir.
Honourable senators, this is our last committee meeting before
we adjourn for the summer. I would like to thank the staff and
wish the committee members and staff a wonderful summer.
Thank you very much for your cooperation.
Cette réunion, honorables sénateurs, est la dernière réunion du
comité avant l’ajournement de l’été. J’aimerais remercier le
personnel et souhaiter aux membres du comité et au personnel
un bel été. Merci beaucoup de votre collaboration.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Monday, June 10, 2013
Le lundi 10 juin 2013
Association des universités de la francophonie canadienne et Consortium
national de formation en santé:
Association des universités de la francophonie canadienne et Consortium
national de formation en santé :
Jocelyne Lalonde, Executive Director.
Jocelyne Lalonde, directrice générale.
Monday, June 17, 2013
Le lundi 17 juin 2013
Office of the Commissioner of Official Languages:
Commissariat aux langues officielles :
Graham Fraser, Commissioner of Official Languages;
Graham Fraser, commissaire aux langues officielles;
Sylvain Giguère, Assistant Commissioner, Policy and
Communications Branch;
Sylvain Giguère, commissaire adjoint, Direction générale des
politiques et des communications;
Ghislaine Charlebois, Assistant Commissioner, Compliance
Assurance Branch;
Ghislaine Charlebois, commissaire adjointe, Direction générale de
l’assurance de la conformité;
Johane Tremblay, Director and General Counsel, Legal Affairs
Branch.
Johane Tremblay, directrice et avocate générale, Direction générale
des affaires juridiques.
Alexandrine Latendresse, Member of Parliament for Louis-SaintLaurent, sponsor of the bill.
Alexandrine Latendresse, députée de Louis-Saint-Laurent, marraine
du projet de loi.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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Thank you for your participation!

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