First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12-13
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012-2013
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Official Languages
Langues officielles
Chair:
The Honourable MARIA CHAPUT
Présidente :
L’honorable MARIA CHAPUT
Monday, April 15, 2013
Monday, April 22, 2013
Le lundi 15 avril 2013
Le lundi 22 avril 2013
Issue No. 18
Fascicule no 18
First meeting on:
Première réunion concernant :
Best practices for language policies and second-language
learning in a context of linguistic duality
or plurality
Les meilleures pratiques en matière de politique
linguistique et d’apprentissage d’une langue seconde
dans un contexte de dualité ou de pluralité linguistique
and
et
Nineteenth and twentieth meetings on:
Dix-neuvième et vingtième réunions concernant :
CBC/Radio-Canada’s obligations under
the Official Languages Act and some aspects
of the Broadcasting Act
Les obligations de CBC/Radio-Canada en vertu de la Loi
sur les langues officielles et de certains aspects particuliers
de la Loi sur la radiodiffusion
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
50058-50084
STANDING SENATE COMMITTEE ON
OFFICIAL LANGUAGES
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
LANGUES OFFICIELLES
The Honourable Maria Chaput, Chair
Présidente : L’honorable Maria Chaput
Deputy Chair has not been appointed
Un vice-président n’a pas été nommé
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Boisvenu
* Cowan
(or Tardif)
Dawson
De Bané, P.C.
Fortin-Duplessis
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
McIntyre
Mockler
Poirier
Tardif
Boisvenu
* Cowan
(ou Tardif)
Dawson
De Bané, C.P.
Fortin-Duplessis
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
McIntyre
Mockler
Poirier
Tardif
*Ex officio members
(Quorum 4)
* Membres d’office
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Boisvenu replaced the Honourable
Senator Champagne, P.C. (April 22, 2013).
L’honorable sénateur Boisvenu a remplacé l’honorable sénatrice
Champagne, C.P. (le 22 avril 2013).
The Honourable Senator Dawson replaced the Honourable
Senator Robichaud, P.C. (April 18, 2013).
L’honorable sénateur Dawson a remplacé l’honorable sénateur
Robichaud, C.P. (le 18 avril 2013).
The Honourable Senator Poirier replaced the Honourable
Senator McInnis (April 17, 2013).
L’honorable sénatrice Poirier a remplacé l’honorable sénateur
McInnis (le 17 avril 2013).
The Honourable Senator McInnis replaced the Honourable
Senator Poirier (April 15, 2013).
L’honorable sénateur McInnis a remplacé l’honorable sénatrice
Poirier (le 15 avril 2013).
The Honourable Senator McIntyre replaced the Honourable
Senator McInnis (March 26, 2013).
L’honorable sénateur McIntyre a remplacé l’honorable sénateur
McInnis (le 26 mars 2013).
The Honourable Senator Mockler replaced the Honourable
Senator Rivard (March 26, 2013).
L’honorable sénateur Mockler a remplacé l’honorable sénateur
Rivard (le 26 mars 2013).
The Honourable Senator Tardif replaced the Honourable Senator
Charette-Poulin (March 25, 2013).
L’honorable sénatrice Tardif a remplacé l’honorable sénatrice
Charette-Poulin (le 25 mars 2013).
The Honourable Senator Robichaud, P.C., replaced the
Honourable Senator Ringuette (March 25, 2013).
L’honorable sénateur Robichaud, C.P., a remplacé l’honorable
sénatrice Ringuette (le 25 mars 2013).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
22-4-2013
Langues officielles
18:3
ORDRE DE RENVOI
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate, Monday, March 25,
2013:
Extrait des Journaux du Sénat du lundi 25 mars 2013 :
The Honourable Senator Chaput moved, seconded by the
Honourable Senator Dyck:
L’honorable sénateur Chaput propose, appuyée par
l’honorable sénateur Dyck,
That the Standing Senate Committee on Official
Languages be authorized to examine and report on best
practices for language policies and second-language learning
in a context of linguistic duality or plurality; and
Que le Comité sénatorial permanent des langues
officielles soit autorisé à étudier, afin d’en faire rapport,
les meilleures pratiques en matière de politique linguistique
et d’apprentissage d’une langue seconde dans un contexte de
dualité ou de pluralité linguistique;
That the committee report from time to time to the
Senate but no later than December 31, 2014, and that the
committee retain all powers necessary to publicize its
findings until March 31, 2015.
Que le comité fasse de temps à autre rapport au Sénat,
mais au plus tard le 31 décembre 2014, et qu’il conserve,
jusqu’au 31 mars 2015, tous les pouvoirs nécessaires pour
diffuser ses conclusions.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
18:4
Official Languages
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Monday, April 15, 2013
(45)
OTTAWA, le lundi 15 avril 2013
(45)
[Translation]
22-4-2013
[Français]
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m. in room 9, Victoria Building, the chair, the
Honourable Maria Chaput, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, dans la salle 9 de l’édifice Victoria, sous
la présidence de l’honorable Maria Chaput (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Champagne, P.C., Chaput, De Bané, P.C., Fortin-Duplessis,
McInnis, McIntyre, Mockler, Robichaud, P.C., and Tardif (9).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Champagne, C.P., Chaput, De Bané, C.P., Fortin-Duplessis,
McInnis, McIntyre, Mockler, Robichaud, C.P., et Tardif (9).
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament;
Brigitte Lemay, Communications Officer, Senate
Communications Directorate.
Aussi présentes : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement; Brigitte Lemay, agente de communications, Direction
des communications du Sénat.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Également présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Monday, March 25, 2013, the committee begins its study of the
best practices for language policies and second-language learning
in a context of linguistic duality or plurality.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le lundi
25 mars 2013, le comité débute son étude des meilleures pratiques
en matière de politique linguistique et d’apprentissage d’une
langue seconde dans un contexte de dualité ou de pluralité
linguistique.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Canadian Parents for French:
Canadian Parents for French :
Lisa Marie Perkins, President, National Board;
Lisa Marie Perkins, présidente, conseil d’administration
national;
Rita Parikh, Member, National Board;
Rita Parikh, membre, conseil d’administration national;
Robert Rothon, Executive Director, National Office.
Robert Rothon, directeur général, Bureau national.
Ms. Perkins and Ms. Parikh made a statement, and, along
with Mr. Rothon, answered questions.
Mme Perkins et Mme Parikh font une déclaration et, avec
M. Rothon, répondent aux questions.
At 6:35 p.m., the committee suspended.
À 18 h 35, la séance est suspendue.
At 6:38 p.m., the committee resumed in camera.
À 18 h 38, la séance reprend à huis clos.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, November 17, 2011, the committee continued its study
on CBC/Radio-Canada’s obligations under the Official
Languages Act and some aspects of the Broadcasting Act. (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 8.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
17 novembre 2011, le comité continue son étude sur les
obligations de CBC/Radio-Canada en vertu de la Loi sur les
langues officielles et de certains aspects particuliers de la Loi sur la
radiodiffusion. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au
fascicule no 8 des délibérations du comité.)
Pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee considered a draft
agenda (future business).
Conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement, le comité
examine un projet d’ordre du jour (travaux futurs).
At 7:15 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
19 h 15, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de la
présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
22-4-2013
Langues officielles
18:5
OTTAWA, le lundi 22 avril 2013
(46)
OTTAWA, Monday, April 22, 2013
(46)
[Français]
[Translation]
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m. in room 9, Victoria Building, the chair, the
Honourable Maria Chaput presiding.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, dans la salle 9 de l’édifice Victoria, sous
la présidence de l’honorable Maria Chaput (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Boisvenu, Chaput, Dawson, De Bané, P.C., Fortin-Duplessis,
McIntyre, Mockler, Poirier and Tardif (9).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Boisvenu, Chaput, Dawson, De Bané, C.P., Fortin-Duplessis,
McIntyre, Mockler, Poirier et Tardif (9).
In attendance: Marie-Ève Hudon, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament;
Brigitte Lemay, Communications Officer, Senate
Communications Directorate.
Aussi présentes : Marie-Ève Hudon, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement; Brigitte Lemay, agente de communications, Direction
des communications du Sénat.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Également présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, November 17, 2011, the committee continued its study
on CBC/Radio-Canada’s obligations under the Official
Languages Act and some aspects of the Broadcasting Act. (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 8.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
17 novembre 2011, le comité continue son étude sur les
obligations de CBC/Radio-Canada en vertu de la Loi sur les
langues officielles et de certains aspects particuliers de la Loi sur la
radiodiffusion. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au
fascicule no 8 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
As individuals:
À titre personnel :
Marc-André Provost;
Marc-André Provost;
Pier-Luc Laurin;
Pier-Luc Laurin;
Michaël Séguin.
Michaël Séguin.
Mr. Provost, Mr. Laurin and Mr. Séguin made a statement
and answered questions.
At 6:23 p.m., the committee suspended.
M. Provost, M. Laurin et M. Séguin font une déclaration et
répondent aux questions.
À 18 h 23, la séance est suspendue.
At 6:30 p.m., pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee
resumed in camera to consider a draft agenda (future business).
À 18 h 30, conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement,
la séance reprend à huis clos pour examiner un projet d’ordre du
jour (travaux futurs).
At 6:53 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 18 h 53, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Danielle Labonté
Clerk of the Committee
18:6
Official Languages
22-4-2013
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Monday, April 15, 2013
OTTAWA, le lundi 15 avril 2013
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m. to conduct a study on best practices for
language policies and second-language learning in the context of
linguistic duality or plurality.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, pour faire une étude des meilleures
pratiques en matière de politique linguistique et d’apprentissage
d’une langue seconde dans un contexte de dualité ou de pluralité
linguistique.
Senator Maria Chaput (Chair) in the chair.
[Translation]
La sénatrice Maria Chaput (présidente) occupe le fauteuil.
[Français]
The Chair: Welcome to this meeting of the Standing Senate
Committee on Official Languages. I am Senator Maria Chaput,
from Manitoba, chair of the committee.
La présidente : Je vous souhaite la bienvenue à cette réunion du
Comité sénatorial permanent des langues officielles. Je me
présente, je m’appelle Maria Chaput, sénatrice du Manitoba,
présidente du comité.
Before introducing the witnesses appearing today, I would
invite the members of the committee to introduce themselves,
starting with the member to my left.
Avant de présenter les témoins qui comparaissent aujourd’hui,
j’invite les membres du comité à se présenter en commençant à ma
gauche.
Senator McIntyre: Good evening, I am Senator Paul McIntyre
from New Brunswick.
Le sénateur McIntyre : Bonjour, je m’appelle Paul McIntyre, je
suis un sénateur du Nouveau-Brunswick.
[English]
Senator McInnis: Senator Tom McInnis, Nova Scotia. I am
here substituting for Senator Poirier from New Brunswick.
[Translation]
[Traduction]
Le sénateur McInnis : Je suis le sénateur Tom McInnis, de la
Nouvelle-Écosse. Je remplace la sénatrice Poirier, du NouveauBrunswick.
[Français]
Senator Fortin-Duplessis: I am Senator Suzanne FortinDuplessis from Quebec City.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Je suis la sénatrice Suzanne
Fortin-Duplessis, de Québec.
Senator Mockler: Good evening, I am Senator Percy Mockler
from New Brunswick.
Le sénateur Mockler : Bonjour, je m’appelle Percy Mockler,
sénateur du Nouveau-Brunswick.
Senator De Bané: Good evening, I am Senator Pierre De Bané
from Quebec.
Le sénateur De Bané : Bonjour, je m’appelle Pierre De Bané,
sénateur du Québec.
Senator Robichaud: Good evening, I am Senator Fernand
Robichaud from Saint-Louis-de-Kent, New Brunswick.
Le sénateur Robichaud : Bonjour, je m’appelle Fernand
Robichaud, je suis sénateur du Nouveau-Brunswick, de SaintLouis-de-Kent.
Senator Tardif: Good evening, my name is Claudette Tardif,
and I am a senator from Alberta.
La sénatrice Tardif : Bonjour, je m’appelle Claudette Tardif, je
suis sénatrice de l’Alberta.
The Chair: Thank you very much.
[English]
Today, the Standing Senate Committee on Official Languages
begins its study on the best practices for language policies and
second-language learning in the context of linguistic duality or
plurality. The committee is pleased to welcome representatives of
Canadian Parents for French as our first witnesses to speak about
second-language learning in Canada.
La présidente : Merci beaucoup.
[Traduction]
Aujourd’hui, le Comité permanent des langues officielles
entreprend son étude des meilleures pratiques en matière de
politique linguistique et d’apprentissage d’une langue seconde
dans un contexte de dualité ou de pluralité linguistiques. Le
comité est heureux d’accueillir des représentants des Canadian
Parents for French, qui seront ses premiers témoins à parler de
l’apprentissage d’une langue seconde au Canada.
22-4-2013
Langues officielles
[Translation]
On behalf of the committee members, I would like to thank the
witnesses for taking the time to give us their perspective and
answer our questions. The committee has asked the witnesses to
make a presentation of about 10 minutes, and the senators will
follow with questions. I now invite Ms. Perkins to take the floor.
[English]
Lisa Marie Perkins, President, National Board, Canadian
Parents for French: On behalf of Canadian Parents for French,
I would like to thank the Standing Senate Committee on Official
Languages for having invited us to speak, and to speak first, no
less, I am hearing.
I am Lisa Marie Perkins.
[Translation]
I am from Red Deer, Alberta, and I am the president of
Canadian Parents for French, National Board.
[English]
With me today are my colleagues Rita Parikh, who resides in
the beautiful province of British Columbia, and our executive
director, who keeps things strong here at home, Mr. Robert
Rothon.
[Translation]
As most of you already know, CPF is an organization of
parents with over 22,000 members, nine provincial and territorial
offices, and some 150 local branches in communities across the
country.
[English]
18:7
[Français]
Au nom des membres du comité, je remercie les témoins de
prendre le temps de nous présenter leurs points de vue et de
répondre à nos questions. Le comité a demandé aux témoins de
faire une présentation d’environ 10 minutes, et les sénateurs
suivront avec des questions. J’invite maintenant Mme Perkins à
prendre la parole.
[Traduction]
Lisa Marie Perkins, présidente, conseil d’administration
national, Canadian Parents for French : Au nom des Canadian
Parents for French, je remercie le Comité permanent des langues
officielles de nous avoir invités à témoigner devant lui et à être,
paraît-il, les premiers témoins, s’il vous plaît, qu’il entendra.
Je suis Lisa Marie Perkins.
[Français]
Je viens de Red Deer, Alberta, et je suis la présidente du conseil
d’administration national de Canadian Parents for French.
[Traduction]
Je suis accompagnée de mes collègues, Mme Rita Parikh, qui
vit dans la magnifique province de Colombie-Britannique, et de
notre directeur général, M. Robert Rothon, qui voit à la bonne
marche de l’organisation, chez nous.
[Français]
Comme la plupart d’entre vous le savent déjà, CPF est un
organisme de parents avec plus de 22 000 membres, neuf bureaux
provinciaux et territoriaux, et quelque 150 sections locales dans
les communautés à travers le pays.
[Traduction]
Your committee is focused on FSL and the success and
limitations of current programs, especially as they relate to our
changing social demographics and linguistic duality.
Votre comité concentre son attention sur le français langue
seconde ainsi que sur les réussites et les limites des programmes
actuels, compte tenu, particulièrement, de notre évolution
sociodémographique et de notre dualité linguistique.
At CPF, we strongly believe that FSL education is an
opportunity for every child. It benefits our children, our
communities and our country. Thus, no child should be
disenfranchised by not having access to the FSL program of
their choice. This is why our last two state-of-French-secondlanguage reports commissioned research on French secondlanguage learning as it relates to children whose first language
is neither French nor English and to students who are
experiencing exceptional educational needs.
Nous, les CPF, nous croyons fermement que l’enseignement du
français langue seconde est une occasion à saisir pour tous les
enfants. Il profite à nos enfants, à nos collectivités et à notre pays.
Ainsi, aucun enfant ne devrait être lésé en n’ayant pas accès au
programme de français langue seconde de son choix. C’est
pourquoi, pour nos deux derniers rapports sur la situation du
français langue seconde, nous avons commandé des études sur
l’apprentissage du français langue seconde chez les enfants dont la
première langue n’est ni le français ni l’anglais et chez les élèves
aux besoins exceptionnels en éducation.
Recent statistics indicate that one in five Canadians is an
immigrant, that immigration is and will continue to be the
primary source of population growth in our country, and that
currently 90 per cent of our immigration stream is comprised of
D’après des statistiques récentes, un Canadien sur cinq est un
immigrant, cette immigration est et restera le principal facteur de
croissance démographique au pays et, actuellement, 90 p. 100 des
immigrants qui arrivent ici ne parlent ni anglais ni français à la
18:8
Official Languages
22-4-2013
those who speak neither English nor French at home. If you
compare these demographic statistics with our enrolment
statistics, this is a population that is largely under-represented
in our French-language programs.
maison. Les statistiques de nos inscriptions révèlent que c’est une
population très peu représentée dans nos programmes d’études
françaises.
Why do we care about that? Of course, there is a fairness
perspective. We believe we have an obligation to ensure that every
segment of our population has an equal opportunity to learn and
to be proficient in their second official language, to be part of a
workplace where bilingualism is demanded, and to experience or
gain entry to the richness of the francophile and francophone
culture.
Pourquoi nous en soucions-nous? Bien sûr, c’est une question
d’équité. Nous croyons être obligés d’offrir à chaque segment de
notre population une chance égale d’apprendre la deuxième
langue officielle et de bien la parler, de faire partie d’un milieu de
travail où on exige le bilinguisme, de connaître la richesse de la
culture francophile et francophone et d’en profiter.
Beyond that, linguistic duality as rooted in our two official
languages is an essential element to our Canadian identity, and
the continued exclusion of this demographic group through
policies and educational programs will ultimately pose a
fundamental challenge to the notion of linguistic duality and
thus to our very understanding of what it means to be a
Canadian.
En plus, la dualité linguistique enracinée dans nos deux langues
officielles est un élément essentiel de notre identité canadienne, et
le maintien de l’exclusion de ce groupe démographique, par les
politiques et les programmes d’éducation, finira par mettre
fondamentalement en question la notion de dualité linguistique
et, par conséquent, la notion même de ce que signifie être
Canadien.
Rita Parikh, Member, National Board, Canadian Parents for
French: As you know, it is more often the case than not that it is
the parents, not the children, who are making educational choices
for their kids. We know from the research that parents do not
enrol their children in French immersion or French as a subject, in
part because they feel English is more of a priority or they feel
their child might not succeed in French.
Rita Parikh, membre, conseil d’administration national,
Canadian Parents for French : Comme vous le savez, ce sont les
parents, le plus souvent, qui choisissent l’éducation de leurs
enfants. Des études nous ont dit qu’ils n’inscrivent pas leurs
enfants à l’immersion française ou aux cours de français en partie
à cause de la priorité qu’ils accordent à l’anglais, en partie par
crainte de l’échec de leurs enfants en français.
What is most disturbing here is that they are getting these cues
directly from the educators themselves. Studies indicate that
teachers and principals consistently counsel parents not to enrol
their children in French immersion, for instance, because it will
interfere with their ability to learn English, which they indicate is
more practical, simply more useful for them.
Le plus troublant, c’est qu’ils y sont directement conditionnés
par les éducateurs eux-mêmes. Les études montrent que les
enseignants et les directeurs d’école conseillent constamment aux
parents de ne pas inscrire leurs enfants en immersion française,
par exemple, parce que cela nuira à leur apprentissage de l’anglais,
langue plus pratique et simplement plus utile pour eux.
They also tell parents bluntly that learning French will be
tough for those kids. In a study in Ontario, for instance,
researchers found that educators felt it would be a burden for
ESL children to learn French. However, the evidence is fairly
clear that children whose mother tongue is neither English nor
French can attain marks or proficiency levels that meet or exceed
those of their anglophone counterparts in both core French and in
French immersion at the elementary and secondary level.
Ils soulignent aussi, carrément, la difficulté de cet
apprentissage. Une étude réalisée en Ontario, par exemple, a
révélé que les éducateurs estimaient que l’apprentissage du
français accablerait les enfants en anglais langue seconde.
Cependant, les faits montrent clairement que les enfants dont la
langue maternelle n’est ni l’anglais ni le français peuvent atteindre
des niveaux de compétence ou obtenir des résultats égaux ou
même supérieurs à ceux de leurs homologues anglophones des
niveaux élémentaire et secondaire inscrits en immersion française
ou en français de base.
We found these findings were consistent even at the postsecondary level, even in instances where anglophone students had
had up to five years more French-language instruction than the
immigrant children. Moreover, there is plenty of evidence to
demonstrate that immigrant children will acquire proficiency in
English as long as they are in communities where English is a
dominant language.
Nous avons constaté que ces conclusions étaient constamment
valides, même au niveau postsecondaire, même quand les élèves
anglophones avaient reçu jusqu’à cinq années de plus
d’enseignement du français que les enfants d’immigrants. En
outre, une foule de faits montrent que ces enfants acquièrent la
maîtrise de l’anglais pour autant qu’ils vivent dans des
communautés où l’anglais est la langue prédominante.
At the same time, there are ministry-level policies that bolster
exclusionary attitudes. For instance, the policy B.C.’s Ministry of
Education states that all students must take a second language as
part of the curriculum between grades 5 and 8, except where those
students are identified as having special needs or are ESL
En même temps, dans les ministères, des politiques favorisent
l’exclusion. Par exemple, le ministère de l’Éducation de la
Colombie-Britannique exige que tous les élèves, entre la
cinquième et la huitième année, apprennent une langue seconde,
dans le cadre du programme, sauf ceux qui ont des besoins
22-4-2013
Langues officielles
18:9
students. Districts interpret this policy in different ways. In
Victoria, where I am from, the language coordinator indicates
that nearly every student taking ESL is exempt from taking
French and that they take ESL during their French course.
particuliers ou ceux qui sont en anglais langue seconde. Les
arrondissements scolaires interprètent cette politique chacun à
leur façon. À Victoria, d’où je viens, le coordonnateur linguistique
exempte presque tous les élèves en anglais langue seconde et les
astreint, à la place, à l’apprentissage de l’anglais langue seconde
pendant le cours de français.
There are also ministry policies that encourage heritage
language learning. What we see here is that many parents and
educators see French and heritage languages as being in
competition with each other and not as complementary, as CPF
views them to be.
Des politiques ministérielles encouragent aussi l’apprentissage
des langues ancestrales. Nous constatons que, sur ce plan,
beaucoup de parents et d’éducateurs perçoivent le français et
ces langues comme étant en concurrence mutuelle et non pas
comme complémentaires, comme nous, nous les percevons.
As you discussed with our colleagues in 2012, B.C.’s education
system offers a wide range of heritage languages, including
Mandarin, Japanese, Punjabi and so on. Some parents and
teachers feel these heritage languages are as important or more
important. What many fail to recognize, however, is that speaking
a heritage language generally strengthens one’s ability to become
proficient in French. In fact, the research in one study shows that
the greater the frequency of heritage language use at home, the
higher the scores become in French proficiency. In short, they
need not be in competition with each other.
Comme vous en avez discuté avec nos collègues, en 2012, le
système d’éducation de la Colombie-Britannique offre une large
gamme de langues ancestrales, notamment le mandarin, le
japonais, le pendjabi, et ainsi de suite. Certains parents et
enseignants estiment que ces langues sont aussi importantes ou
même plus. Toutefois, beaucoup ne se rendent pas compte que, en
général, parler une langue ancestrale facilite généralement la
maîtrise du français. En fait, une étude montre que plus on parle
la langue ancestrale à la maison, meilleur on devient en français.
Bref, il est inutile de mettre ces langues en concurrence les unes
avec les autres.
Beyond all of this, though, what we see time and again is that
parents of children who speak neither French nor English at home
are often unaware of French-language programs to begin with.
We know that the promotion of French programs varies from
district to district, with some schools having day-long orientation
programs for parents, and some schools forbidding any
information about French-language programs to go home in
schoolchildren’s backpacks. There is quite a range. What is
consistent is that no school that we encountered provides
information about French-language programs specifically to
immigrant parents.
Ce n’est pas tout, cependant. Nous constatons à répétition que
les parents d’enfants qui ne parlent ni le français ni l’anglais à la
maison ignorent souvent, tout d’abord, l’existence de programmes
d’études françaises. Nous savons que leur promotion varie d’un
arrondissement à l’autre, certaines écoles offrant aux parents des
journées d’initiation, tandis que certaines autres interdisent que
les enfants rapportent chez eux, dans leur sac d’école, de
l’information sur les programmes de langue française. Il y a
toute une fourchette de comportements. La constante, c’est
qu’aucune école, à ce que nous sachions, ne renseigne
particulièrement les parents immigrants sur les programmes de
français.
Our first set of recommendations in the briefs that you will
receive within the next few weeks focuses on outreach and
promotion, not only to parents but also to the real gatekeepers in
this instance who, we feel, are the educators and the principals.
La première série de nos recommandations qui se trouvent
dans les mémoires que vous recevrez d’ici quelques semaines
insiste sur les contacts et la promotion, non seulement auprès des
parents, mais aussi auprès des véritables portiers du système, les
éducateurs et les directeurs d’école, d’après nous.
The second set of recommendations, however, relates much
more broadly to access. As you know, we can open the gates,
inform the parents and mobilize thousands more Canadians to
enrol and to sign their kids up for French, but it is not going to do
any good in most instances because there is simply nowhere to
place them. The recommendations you will see in our brief relate
to trying to address some of those fundamental barriers of access
to French, the removal of caps, enhancement of numbers of
teachers, the transportation to French programs, and
enhancement of the number of programs, the number of seats
available to these students.
Notre deuxième série de recommandations, toutefois, touche
de façon plus générale l’accès. Comme vous savez, nous aurons
beau abattre les obstacles, informer les parents et mobiliser des
milliers de Canadiens de plus pour qu’ils inscrivent leurs enfants
aux cours de français, la plupart du temps, ça ne donnera rien
parce que, tout simplement, il n’y a pas d’endroit pour les
accueillir. Les recommandations que vous trouverez dans notre
mémoire visent certains de ces obstacles de base à l’accès au
français, la suppression des plafonds, le transport vers les
programmes français et l’augmentation du nombre
d’enseignants, de programmes et de places offertes à ces élèves.
I will turn it back over to Ms. Perkins to speak about how you
might be able to support us in those efforts.
Je cède maintenant la parole à Mme Perkins, qui parlera des
moyens que vous pourriez employer pour nous appuyer dans ces
efforts.
18:10
Official Languages
[Translation]
Ms. Perkins: Canadian Parents for French and the federal
government are long-standing allies in this struggle. We have the
same vision of Canada’s linguistic duality. We have to work
together to promote this vision and eliminate the many obstacles
faced by immigrant youth, as well as many Canadian children
across the country, no matter what their background.
[English]
22-4-2013
[Français]
Mme Perkins : Canadian Parents for French et le
gouvernement fédéral sont des alliés de longue date dans cette
lutte. Nous avons la même vision de la dualité linguistique
canadienne. Nous devons travailler ensemble pour promouvoir
cette vision et abolir les nombreux obstacles auxquels fait face la
jeunesse immigrante, voire de nombreux enfants canadiens à
travers le pays, peu importe leurs origines.
[Traduction]
We can do this by working together to build a comprehensive
promotional program that speaks directly to all Canadians, to our
immigrant families, to the educational community and to
provincial ministerial staff more broadly. We can collaborate
with you and with our many francophone and research partners
to help identify the critical areas of research that need to be
conducted to support that awareness raising and our outreach
efforts.
Pour cela, nous pouvons collaborer à l’élaboration d’un
programme exhaustif de promotion qui s’adresse directement à
tous les Canadiens, aux familles immigrantes, aux éducateurs et,
de façon plus générale, aux fonctionnaires provinciaux. Nous
pouvons collaborer avec vous et avec nos nombreux partenaires
francophones et partenaires de recherche pour cerner la recherche
à faire pour ces efforts de sensibilisation et de prise de contact
avec les clientèles.
We would like to work with you to put some teeth into these
OLEP agreements that present real goals, ambitious but
achievable targets around increasing the number of children
enrolled in French language and preferably early immersion
programs. We can strengthen existing efforts to select a common
proficiency standard to which all children of French secondlanguage studies may aspire.
Nous voudrions collaborer avec vous pour rendre plus
efficaces ces accords dans le cadre du Programme des langues
officielles dans l’enseignement qui présentent de véritables
objectifs, des buts ambitieux mais atteignables pour augmenter
le nombre d’enfants inscrits aux études françaises et, de
préférence, aux programmes d’immersion précoce. Nous
pouvons renforcer les efforts actuels pour le choix d’une norme
commune de compétence linguistique que tous les enfants inscrits
dans les études de français langue seconde pourront ambitionner
d’atteindre.
Most of all, we can use your support, your funding, your
policies, your guidance and your encouragement to help us serve
parents and communities all over this great country who, after all,
are the ones on the front lines. They are demanding more
immersion spaces, raising money for transportation and
textbooks, headhunting for teachers and supporting their
children.
Surtout, nous pouvons utiliser votre appui, votre financement,
vos politiques, vos orientations et vos encouragements pour nous
aider à servir les parents et les communautés de partout dans ce
grand pays qui, après tout, sont en première ligne. Ils exigent plus
de places en immersion, l’affectation de fonds pour le transport et
les manuels, la recherche et l’embauche d’enseignants et le soutien
de leurs enfants.
As National President for CPF, I thank you for your time. I
am an FI graduate with a son following in my footsteps, and I
know that the gift of French second-language education is one of
the most profound and lasting gifts given or received. No child
should be denied this gift because there is not enough room in a
classroom, no qualified teacher or because they are deemed
ineligible. Our children deserve better and so does our country.
En ma qualité de présidente nationale de Canadian Parents for
French, je vous remercie du temps que vous nous avez accordé. Je
suis une diplômée de l’immersion française et mon fils suit mes
traces. Je sais que le don de l’enseignement du français langue
seconde est l’un des plus durables et des plus significatifs qu’on
puisse donner ou recevoir. Aucun enfant ne devrait en être privé à
cause d’un manque de places dans les classes, d’enseignants
compétents ou parce qu’on ne le juge pas admissible. Nos enfants
méritent mieux et notre pays aussi.
Thank you to each and every one of you for your time.
[Translation]
Senator Fortin-Duplessis: First of all, I would like to say again
that I am very happy that you are appearing before the committee
today. My questions do not necessarily have to do with the
difficulties you described that immigrants and immigrant children
face. Their situation is difficult. They do not urge their children to
Je vous remercie chacun de vous pour votre temps.
[Français]
La sénatrice Fortin-Duplessis : En tout premier lieu, j’aimerais
vous réaffirmer que je suis bien contente que vous comparaissiez
aujourd’hui devant le comité. Mes questions ne porteront pas
nécessairement sur les difficultés, que vous nous avez décrites, que
rencontrent les immigrants et enfants d’immigrants. La situation
22-4-2013
Langues officielles
18:11
learn, while they are sometimes required to learn English first.
est pour eux difficile. Ils ne pousseront pas leurs enfants à
apprendre alors qu’ils ont parfois l’obligation d’apprendre
l’anglais de préférence.
I have a statistic for you. Data compiled in 2011 indicate that
close to 98 per cent of the Canadian population can hold a
conversation in either language. However, only 17.5 per cent of
Canadians can do so in both official languages.
J’aimerais toutefois vous citer une statistique. Des données ont
été compilées en 2011 qui indiquent que près de 98 p. 100 de la
population canadienne peut soutenir une conversation dans une
langue ou dans l’autre. Par contre, 17,5 p. 100 des Canadiens
seulement peuvent le faire dans les deux langues officielles.
Given that you sometimes receive reports that come from all
over Canada, would you say that the current education system
enables children to become bilingual?
Étant donné que vous recevez parfois des rapports qui viennent
de partout au Canada, diriez-vous que le système scolaire actuel
permet aux enfants de devenir bilingues?
Ms. Perkins: First of all, thank you very much. I will address
your question about immigrants first.
Mme Perkins : Premièrement, merci beaucoup. Je répondrai
d’abord à votre question à propos des immigrants.
[English]
[Traduction]
One of the things I would say is our studies indicate that those
children and those families do want to have their children
educated in French as a second language. It is just not always an
option given to them, which is why we would say awareness.
Nos études disent notamment que ces enfants et ces familles
veulent recevoir un enseignement en français langue seconde.
C’est une possibilité qui ne leur est tout simplement pas toujours
offerte. C’est pourquoi nous mentionnerions la sensibilisation.
With respect to what is going on across the country and
whether our school systems are equipped to give our children the
opportunity to be bilingual, immersion and FSL programs vary
greatly across the country in the number of subjects taught
throughout the year. For example, in some places in Alberta,
grade 12 French immersion means you take no courses in French.
Selon la situation dans les différentes régions et la capacité de
nos réseaux scolaires de rendre nos enfants bilingues, les
programmes d’immersion et de français langue seconde varient
énormément d’un bout à l’autre du pays quant au nombre de
matières enseignées pendant l’année. Par exemple, dans certaines
localités de l’Alberta, l’immersion française en 12e année n’offre
aucun cours en français.
[Translation]
In the Calgary school system, students need to take five courses
in French, in subjects like the sciences, math, and French as a
second language.
[English]
The ability of someone coming out of grade 12 FSL varies
greatly, which is why we would say that proficiency benchmarks,
standardized across the country, would be useful, not just for
people outside knowing what bilingualism means and to what
standard.
[Translation]
[Français]
Dans le système scolaire de Calgary, il faut prendre cinq cours
en français, comme les sciences, les mathématiques, le français
langue seconde.
[Traduction]
La capacité de faire sa 12e année en français langue seconde
varie énormément, ce qui explique pourquoi il serait utile de
disposer de tests d’évaluation des compétences qui seraient
normalisés à l’échelle nationale et qui seraient utiles, pas
seulement pour que, à l’extérieur, on sache de quel bilinguisme
on parle, mais aussi à quelle norme il se rattache.
[Français]
In addition, young people need to be confident in their ability
to express themselves in their second language.
Aussi, les jeunes doivent avoir confiance en leur habileté à
s’exprimer dans leur langue seconde.
Senator Fortin-Duplessis: To your knowledge, have you seen
that some territories or provinces perform better than others in
second-language teaching?
La sénatrice Fortin-Duplessis : À votre connaissance, a-t-on
remarqué que certains territoires ou provinces performent mieux
que d’autres dans l’enseignement d’une langue seconde?
Robert Rothon, Executive Director, National Office, Canadian
Parents for French: It is difficult to assess, given that standards
vary so much from one province to the next. An interesting
indicator would be the percentage of the student population
enrolled in an immersion program, for example. This is not the
only French as a second language program. In that regard, we can
Robert Rothon, directeur général, Bureau national, Canadian
Parents for French : Il est difficile de faire une évaluation, vu que
les normes varient tellement d’une province à l’autre. Un
indicateur intéressant serait le pourcentage de la population
étudiante inscrite à un programme d’immersion, par exemple. Ce
n’est pas le seul programme de français langue seconde. À ce sujet,
18:12
Official Languages
look to New Brunswick and Prince Edward Island. The Maritime
Provinces have been very successful in this area. However, the
numbers are not enough, as we saw during the so-called reform of
the French immersion program in New Brunswick, which many
parents saw as a fairly controversial move.
[English]
I am trying to be tactful.
[Translation]
Senator Mockler: But not the majority.
22-4-2013
on peut regarder du côté du Nouveau-Brunswick et de l’Île-duPrince-Édouard. Les provinces maritimes connaissent une belle
réussite sur ce plan. Par contre, les chiffres ne suffisent pas,
comme on a pu le voir lors de ladite réforme du programme
d’immersion française au Nouveau-Brunswick, qui fut assez
contestée par plusieurs parents.
[Traduction]
J’essaie d’être diplomate.
[Français]
Le sénateur Mockler : Mais pas la majorité.
Mr. Rothon: No. Having said that, let us say that it was a
contentious issue, and we monitored the situation carefully.
However, it is but one indicator. We have already made the
comment that more research needs to be done to really assess the
situation and answer this question, which is an easy one. The way
I see it, getting a complete answer would involve a relatively long
process with respect to analysis, assessment and other aspects.
M. Rothon : Non. Ceci dit, disons que ce fut un contentieux, et
nous avons suivi la situation avec beaucoup d’attention.
Toutefois, ce n’est qu’un indicateur. Nous avons déjà fait le
commentaire qu’il faut faire d’autres recherches pour pouvoir
vraiment évaluer la situation et répondre à cette question, qui
pourtant est simple. À mon avis, pour arriver à une réponse
complète, le processus serait relativement long côté analyse,
évaluation et autres.
Senator Fortin-Duplessis: Mr. Rothon, my third question is for
you. Are you familiar with the practices in other countries where
linguistic duality is present to encourage second-language
learning?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Monsieur Rothon, ma troisième
question s’adresse à vous. Connaissez-vous les pratiques
instaurées dans d’autres pays où il existe une dualité
linguistique, afin de favoriser l’apprentissage d’une langue
seconde?
Mr. Rothon: I can tell you about Finland, for example, which
looked at the Canadian immersion model closely. Ms. Parikh can
tell you about India, where they teach three languages.
M. Rothon : Je peux vous parler de la Finlande, par exemple,
qui a regardé de près le modèle canadien d’immersion.
Mme Parikh pourra vous parler de l’Inde où on enseigne trois
langues.
[English]
I think as of the primary years, do they not?
[Traduction]
C’est, je pense, durant les années du primaire, n’est-ce pas?
Ms. Parikh: Depending on the school and the class, but
certainly English and Hindi are the two languages of instruction
at most schools.
Mme Parikh : Selon l’école et la classe, mais l’anglais et l’hindi
sont certainement les deux langues dans lesquelles les cours se
donnent dans la plupart des écoles.
Mr. Rothon: To which they would normally add a third state
language.
M. Rothon : Et, normalement, ils ajoutent une troisième langue
de l’État.
Ms. Parikh: Yes.
[Translation]
Senator Fortin-Duplessis: And were they successful?
Mr. Rothon: Yes. In the brief we plan to send you in the next
few weeks, we will certainly be able to add a small section, for
reference at least, about the success of these two programs, if you
wish.
[English]
Senator De Bané: On page 7 of your submission you refer to a
brief that we had last year from British Columbia and Yukon.
One of the requests is recognition of the right to learn in French
across the country as an official language of Canada, rather than
Mme Parikh : Oui.
[Français]
La sénatrice Fortin-Duplessis : Et ont-ils du succès? Réussit-on?
M. Rothon : Oui. Dans le mémoire que nous comptons vous
envoyer d’ici quelques semaines, nous pourrons certainement
ajouter un petit volet, du moins une référence, quant au taux de
réussite de ces deux programmes, si vous le souhaitez.
[Traduction]
Le sénateur De Bané : À la page 7 de votre exposé, vous
mentionnez un mémoire que nous avons reçu l’année dernière de
la Colombie-Britannique et du Yukon. L’une des demandes vise
la reconnaissance du droit d’apprendre le français à la grandeur
22-4-2013
Langues officielles
18:13
as foreign language instruction on par with the right to minority
language education, as recognized by section 23 of the
Constitution. Can you explain that paragraph?
du pays, comme langue officielle du Canada, plutôt que comme
une langue étrangère d’enseignement, au même titre que
l’enseignement dans la langue de la minorité est un droit
reconnu dans l’article 23 de la Constitution. Pouvez-vous
expliquer ce paragraphe?
Ms. Parikh: If I understood your question correctly, B.C. has
indeed indicated that they will provide second-language education
based on the heritage and language that is demanded in the
community. No ministerial policy says that the second language
on offer needs to be French. There has to be a second language
learned between grades 5 and 8, or 4 and 8, depending on the
district, but it does not specify which language that must be. It is
very much up to the parents and the decision makers in the
district to choose which language that will be. In many instances,
schools offer heritage languages plus French. Some districts
choose not to offer French.
Mme Parikh : Si j’ai bien compris votre question, la ColombieBritannique a, en effet, fait savoir qu’elle assurerait
l’enseignement en langue seconde dans la langue ancestrale et la
langue exigée dans la communauté. Aucune politique ministérielle
n’affirme que la langue seconde offerte doit être le français. Il faut
apprendre une langue seconde de la cinquième à la huitième année
ou de la quatrième à la huitième, selon l’arrondissement scolaire,
mais on ne précise pas laquelle. Il incombe donc principalement
aux parents et aux décideurs de l’arrondissement de choisir
laquelle. Souvent, les écoles offrent les langues ancestrales plus le
français. Certains arrondissements choisissent de ne pas offrir le
français.
Ms. Perkins: Canadian Parents for French recognizes the
rights of francophones to receive their first-language education
especially in situations of language minority. I think when our
colleagues at CPFBC came and proposed that, it goes along with
our idea in the brief, namely that no child should be denied their
opportunity to become proficient in both of Canada’s official
languages. In fact, they are the official languages of all Canadians,
and what better place to start than in kindergarten, the entry-level
in the school system, whether we call it a right or we just make
sure everyone has an opportunity to make an informed choice.
Mme Perkins : Canadian Parents for French reconnaît les
droits des francophones de recevoir leur éducation en langue
maternelle, particulièrement dans les situations de minorité
linguistique. Je pense que lorsque nos consœurs et confrères de
CPFBC ont fait cette proposition, c’était conformément à l’idée
que nous exprimons dans le mémoire, c’est-à-dire qu’on ne devrait
refuser à aucun enfant la possibilité d’être compétent dans les
deux langues officielles du Canada. En fait, ce sont les langues
officielles de tous les Canadiens, et quel meilleur endroit pour
commencer à les apprendre que la maternelle, la porte d’entrée du
système scolaire, que ce soit par droit ou par un choix en
connaissance de cause.
Senator De Bané: How would you say second-language
learning is being promoted in our country?
Le sénateur De Bané : Comment, d’après vous, fait-on la
promotion des langues secondes dans notre pays?
[Translation]
Ms. Perkins: That depends enormously on the Canadian
province or territory. Our school system in Red Deer —
[English]
[Français]
Mme Perkins : Cela dépend énormément de la province ou du
territoire au Canada. À Red Deer, notre système scolaire...
[Traduction]
— is one of the great promoters of second-language learning. No
child is turned away and they open up a classroom at every
opportunity to make sure every child can access French secondlanguage learning. You can go across the country and parents are
not made aware of that, especially in immigrant family situations.
... est l’un des principaux promoteurs de l’apprentissage d’une
langue seconde. On ne ferme la porte à aucun enfant et on ouvre
des classes chaque fois que c’est possible, pour s’assurer que
chaque enfant pourra avoir accès à l’enseignement en français
langue seconde. Partout ailleurs au pays, les parents,
particulièrement ceux de familles immigrantes, ne sont pas mis
au courant.
Again, sometimes the reasons why a school district may not
promote French second-language options is because they do not
have space or room, because they do not have qualified teachers,
because they do not have the resources to offer the program
successfully. Those are some of the reasons you will not see it
promoted as strongly.
Encore une fois, il se peut que l’arrondissement ne fasse pas la
promotion des options d’enseignement du français langue seconde
parce qu’il manque de locaux ou de places, d’enseignants
compétents, de ressources pour offrir le programme dans des
conditions favorables. Voilà ce qui explique la promotion timide
du programme.
[Translation]
It varies enormously across the country.
[Français]
Cela varie énormément à travers le pays.
18:14
Official Languages
[English]
Ms. Parikh: I agree with that.
22-4-2013
[Traduction]
Mme Parikh : Je suis d’accord.
I will add that Canadian Parents for French is made up of
chapters across the country and those chapters are made up of
parents. In some chapters parents go out to day cares and
preschools and present on the FSL opportunities because they
want all parents at these schools to know that there are early
immersion entry points for their children.
Je préciserai que Canadian Parents for French est constitué de
sections locales disséminées d’un bout à l’autre du pays et que ces
sections sont constituées de parents. Dans certaines sections, ces
parents présentent les possibilités qu’offre le français langue
seconde dans les garderies et les établissements préscolaires, parce
qu’ils veulent que tous les parents dont les enfants fréquentent ces
établissements connaissent l’existence de points d’entrée pour
l’immersion précoce de leurs enfants.
I come from a district that has the highest percentage of its
population enrolled in immersion in the country, I believe. That is
also because we are fortunate enough to have a language
coordinator who pays for brochures to go home in every kid’s
backpack. We also know that in some provinces CPF has gone
out to employers and talked to them about the benefits of hiring
children who are bilingual, and those employers then start to post
ads for bilingual children. Those are cues to schools and districts
that they need to promote these programs, in turn, to the kids in
their districts. There are many approaches to immersion and it is
very ad hoc.
Je viens de l’arrondissement où le pourcentage de la population
inscrite dans un programme d’immersion est, je crois, la plus forte
du pays. Par chance, aussi, notre coordonnateur linguistique paie
les brochures que les élèves rapportent à la maison, dans leur sac
d’école. Nous savons aussi que, dans certaines provinces, notre
organisation s’est adressée aux employeurs et les a convaincus des
avantages d’embaucher des enfants bilingues; ces employeurs ont
ensuite commencé à publier des annonces pour l’embauche
d’enfants bilingues. Ce sont des signaux envoyés aux écoles et
aux arrondissements pour qu’ils fassent connaître ces
programmes aux enfants qui relèvent d’eux. On peut accéder
aux programmes d’immersion de nombreuses manières, souvent
très différentes.
One other point, we also have a number of immigrant-specific
programs. We have brochures printed in Punjabi, Mandarin, and
Japanese that speak specifically about the French-language
programs, and they are directed to the parents.
Autre précision : nous offrons aussi aux immigrants un certain
nombre de programmes particuliers. Pour les parents, nous avons
fait imprimer des brochures en pendjabi, en mandarin et en
japonais, sur les programmes d’études françaises.
[Translation]
[Français]
Senator Tardif: I would like to congratulate the members of
Canadian Parents for French. For a number of years, this
organization has promoted French learning and bilingualism, and
is making a real contribution to our Canadian society. I thank
your organization for all the work it has done. I have had the
opportunity to work with CPF a number of times, and I can
assure you that it was always a pleasure to speak to the parents
and teachers, and to promote this cause with you.
La sénatrice Tardif : Je tiens d’abord à féliciter les membres de
Canadian Parents for French. Depuis de nombreuses années, cette
organisation fait la promotion de l’apprentissage du français et du
bilinguisme et apporte une réelle contribution à notre société
canadienne. Je remercie votre organisme pour tout le travail
accompli. J’ai eu l’occasion de travailler avec CPF à de
nombreuses reprises et je peux vous assurer que cela a toujours
été un plaisir de parler aux parents, aux enseignants et aussi de
faire la promotion de cette cause avec vous.
Can you please tell us which Canadian provinces and
territories have made French instruction mandatory?
Pouvez-vous nous indiquer dans quels provinces et territoires
du Canada l’enseignement du français est obligatoire?
Mr. Rothon: Oddly enough, a mother telephoned me last week
to ask me that question. I will check what I said, but from
memory, studying French is not mandatory in Alberta, British
Columbia or Manitoba. However, it is in New Brunswick,
Newfoundland and Labrador and Nova Scotia, but not in the
three territories. In Ontario, yes; in Quebec, yes, with a
qualification. In Quebec, it varies so much from one school
board to the next that you could hardly say that it is available
across the province consistently. It is in Prince Edward Island, not
in Saskatchewan, but it is in the Yukon. Roughly half the
provinces require students to have instruction in French as a
M. Rothon : Curieusement, une mère de famille m’a téléphoné
la semaine dernière pour me poser cette question. Je vérifierai mes
dires, mais de mémoire, l’étude du français n’est pas obligatoire en
Alberta, en Colombie-Britannique et au Manitoba. Elle l’est par
contre au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve-et-Labrador, en
Nouvelle-Écosse, mais pas dans les trois territoires. En Ontario,
oui; au Québec, oui, avec une qualification. Pour le Québec, cela
varie tellement d’un conseil scolaire à l’autre qu’on ose à peine
dire que c’est offert à l’échelle de la province de façon consistante.
Cela l’est à l’Île-du-Prince-Édouard, non en Saskatchewan et oui,
au Yukon. En gros, peut-être la moitié des provinces exigent
22-4-2013
Langues officielles
18:15
second language at some point. It is often a basic French course,
and very rarely is it immersion.
l’étude du français comme langue seconde à un certain moment.
C’est souvent un cours de français de base et très rarement de
l’immersion.
Senator Tardif: Fine. For people who would like to fully
understand the terms, does a basic French course involve about
40 to 50 minutes a day, for example?
La sénatrice Tardif : D’accord. Pour les gens qui voudraient
bien comprendre les termes, un cours de français de base équivaut
à environ 40 à 50 minutes par jour, par exemple?
Mr. Rothon: Per day, that is already a lot. Yes.
Senator Tardif: Okay. In roughly half the Canadian provinces,
instruction in French, one of the country’s official languages, is
not mandatory at any time?
Mr. Rothon: That is correct.
M. Rothon : Par jour, c’est déjà beaucoup. Oui.
La sénatrice Tardif : D’accord. Dans à peu près la moitié des
provinces du Canada, l’enseignement du français, une des langues
officielles du pays, n’est pas obligatoire à aucun moment?
M. Rothon : C’est cela.
Senator Tardif: It is an appalling situation, be it at the grade 10,
11 or 12 level, at the elementary school level or at some other
level.
La sénatrice Tardif : Que ce soit au niveau de la 10e, 11e et
12 années, de l’école élémentaire ou à d’autres niveaux. C’est une
situation lamentable.
Some organizations tell us that it is very difficult to follow the
accountability thread when it comes to provinces that receive
some funding under federal-provincial agreements. It is very
difficult to know whether the money sent by the federal
government is actually invested in the school boards.
Certains organismes nous disent que, concernant les provinces
qui reçoivent un certain financement selon les ententes entre le
Canada et les provinces, c’est très difficile de suivre le fil de la
reddition de comptes. C’est très difficile de savoir si l’argent
envoyé par le gouvernement fédéral est réellement investi dans les
conseils scolaires.
Are you familiar with this situation? Do you receive complaints
to this effect?
Êtes-vous familier avec cette situation? Recevez-vous des
plaintes à cet effet?
Mr. Rothon: I would say so. Certainly one of the main
concerns of parents in the school boards is whether the funds
are spent effectively and efficiently. It is not always clear, because
the ministry of education does not always require school boards
to be accountable and, if they are, the reports are often not very
detailed.
M. Rothon : Je dirais que oui. C’est certainement l’une des
préoccupations principales des parents dans les conseils scolaires,
à savoir si les fonds sont dépensés de façon efficace et efficiente.
Ce n’est pas toujours évident, car le ministère de l’Éducation
n’exige pas toujours que les conseils scolaires rendent des
comptes, en premier lieu, et si oui, les rapports ne sont souvent
pas très détaillés.
Take British Columbia for example. We could describe their
methods as a best practice and use it as a model. The school
boards are required to send a funds usage report, and those
reports are posted on the ministry of education’s website, which
the public has access to. Improvement could be made in the detail
provided for these expenses, which are presented in a way that is
so general and global that it is difficult to know whether the
money was really spent in an optimal way. Still, it is an excellent
start. Other provinces — and perhaps someone can correct me —
such as Ontario do not make public the school board expenses of
their supplementary funds for French as a second language.
Je peux citer l’exemple de la Colombie-Britannique, qui a une
pratique que l’on pourrait qualifier d’exemplaire et qui pourrait
servir de modèle. Les conseils scolaires doivent envoyer un
rapport d’utilisation des fonds et ces rapports sont affichés sur le
site Internet du ministère de l’Éducation et peuvent être consultés
par le grand public. Où on pourrait voir de l’amélioration, c’est
dans le détail de ces dépenses qui sont présentées de façon
tellement générale et globale qu’il est difficile de savoir si l’argent
a été vraiment dépensé de façon optimale. C’est quand même un
excellent début. D’autres provinces — on pourra peut-être me
corriger —, par exemple l’Ontario, ne rendent pas publiques les
dépenses des conseils scolaires de leurs fonds supplémentaires
pour le français langue seconde.
Still, the largest province is not making its accounts public.
Donc, vous avez quand même la plus grosse province qui ne
rend pas ses comptes publics.
[English]
Ms. Parikh: CPF has sent a chapter-by-chapter, district-bydistrict breakdown to parents telling them how much federal
money their community received and telling them to ask their
school board how they spent it. Some of the parents go to the
individual schools and ask how the money was spent, but the
e
[Traduction]
Mme Parikh : Nous avons fait parvenir aux parents une
ventilation section par section, district par district, des montants
fédéraux reçus dans leur communauté, en leur enjoignant de
s’informer auprès de leur conseil scolaire sur la façon dont
l’argent a été dépensé. Des parents demandent cette information à
18:16
Official Languages
numbers to which Robert is referring are at a much higher level.
We have found, for instance, that a school will purchase
microphones with the money, and that is just the way it is.
[Translation]
Senator Tardif: The government just announced a new official
languages roadmap for 2013 to 2018. Does this new roadmap
meet your expectations?
[English]
Ms. Perkins: We were at the launch of the official languages
roadmap with the Minister of Canadian Heritage. Canadian
Parents for French applauds the tone of this roadmap. Official
bilingualism is something we should be proud of, and we should
be setting ambitious targets. The roadmap has a tone of
increasing French immersion, exchange programs and a lot
about educational opportunities. That speaks right to our heart
and our mandate. We are happy that the funding with respect to
the OLEP agreements was not decreased. As an organization that
would like to see an increase in French language education —
[Translation]
— be it is basic French, French immersion, or something else —
[English]
22-4-2013
l’école de leurs enfants, mais les chiffres auxquels Robert fait
allusion se situent à un niveau beaucoup plus élevé. Nous avons
constaté, par exemple, qu’une école s’est procuré des microphones
avec l’argent. C’est comme ça.
[Français]
La sénatrice Tardif : Le gouvernement vient d’annoncer une
nouvelle feuille de route pour les langues officielles de 2013 à
2018. Est-ce que cette nouvelle feuille de route répond à vos
attentes?
[Traduction]
Mme Perkins : Nous avons assisté à son lancement, en
compagnie du ministre du Patrimoine canadien. Nous en
applaudissons le ton. Nous devrions être fiers du bilinguisme
officiel et nous devrions nous fixer des objectifs ambitieux. Le ton
de la feuille de route est à l’augmentation de l’immersion
française, aux programmes d’échange et, en grande partie, aux
possibilités d’éducation. Cela concorde parfaitement avec nos
inclinations et notre mandat. Nous sommes heureux du maintien
du financement des accords dans le cadre du Programme des
langues officielles dans l’enseignement. Notre organisme aimerait
que le français soit davantage enseigné...
[Français]
... que ce soit français de base, immersion française ou quoi que ce
soit d’autre...
[Traduction]
— more money will probably be necessary to ensure that type of
promotion, that classrooms, teachers and all of those things are in
place. We will have to be working on those pieces.
... et plus d’argent sera probablement nécessaire pour assurer ce
type de promotion, pour que des classes, des enseignants et ainsi
de suite soient à la disposition de la clientèle. Nous devrons
travailler à ces détails.
Mr. Rothon: Immigration is in the roadmap for the first time,
to the tune of $125 million, I believe. To us that is a significant
development in the roadmap because we have always felt that
immigration and citizenship have been missing these sorts of
official language initiatives. You would expect this ministry to
play a major role, and it is only now that it seems to be willing to
play it in a significant way. We were thrilled to see it in the
roadmap now. Right now that money is only dedicated to French
first-language immigration —
M. Rothon : Pour la première fois, la feuille de route parle de
l’immigration, à laquelle correspondent, je pense, 125 millions de
dollars. Pour nous, c’est une nouveauté importante, parce que
nous avons toujours eu l’impression que ce genre d’initiatives
pour les langues officielles avait toujours manqué au ministère de
l’Immigration et de la Citoyenneté. On s’attendrait à ce que ce
ministère joue un rôle de premier plan, et ce n’est que maintenant
qu’il semble bien vouloir le jouer à fond. Nous nous sommes
réjouis de le voir mentionné dans la feuille de route. Actuellement,
cet argent n’est affecté qu’à l’immigration de langue maternelle
française...
22-4-2013
Langues officielles
[Translation]
— which is very good for the francophone minority communities.
We hope that in the future — which is what we are suggesting —
amounts of money intended for immigrants to learn French as a
second language will find its way into a subsequent roadmap. If
we come back to the figures that Ms. Perkins mentioned at the
start of the presentation —
[English]
You cannot leave such a huge percentage of your population
uninvolved in official languages; you cannot put them aside from
official languages.
[Translation]
If you do this, we already expect, I think, that by 2030,
30 per cent of Canadians will be a visible minority, which is a very
large number, and that excludes other immigrant communities.
What is the implication of that for official languages, for the
viability of official languages?
[English]
Where is the buy-in for official languages and linguistic duality
in 30 to 40 per cent of the population in less than a couple of
decades?
[Translation]
18:17
[Français]
... ce qui est très bien pour les communautés francophones en
situation minoritaire. Nous avons le souhait que, à l’avenir, — et
c’est ce que nous proposons — des sommes d’argent destinées à
l’apprentissage du français langue seconde par les immigrants
trouvent leur place dans une feuille de route ultérieure. Si nous
revenons aux chiffres que Mme Perkins a cités en début de
présentation ...
[Traduction]
On ne peut pas tenir un pourcentage si élevé de la population à
l’écart des langues officielles; on ne peut pas faire cela.
[Français]
Si vous faites cela, on prévoit déjà, je crois, que vers 2030,
30 p. 100 de la population canadienne sera une minorité et visible,
ce qui est un très gros chiffre et cela exclut d’autres communautés
immigrantes. Quelle est l’implication de ceci pour les langues
officielles, pour la viabilité des langues officielles?
[Traduction]
Quelle sera l’adhésion, aux langues officielles et à la dualité
linguistique, de 30 à 40 p. 100 de la population dans moins de
20 ou 30 ans?
[Français]
These are enormous issues for us. Therefore, we highly
commend the government for including this measure on
immigration in the roadmap. For us, though, we see it only as a
start.
Pour nous ce sont des enjeux qui sont énormes. Donc, nous
félicitons vivement le gouvernement pour avoir inclus cette
mesure portant sur l’immigration dans la Feuille de route, mais
pour nous ce n’est qu’un début.
Senator McIntyre: Senator Tardif mentioned Canada’s official
languages roadmap for 2013 to 2018. I would briefly like to
address the memorandum of agreement between the Council of
Ministers of Education, Canada, better known as CMEC, and the
Government of Canada.
Le sénateur McIntyre : La sénatrice Tardif a soulevé avec vous
la Feuille de route pour les langues officielles du Canada couvrant
la période de 2013 à 2018. J’aimerais brièvement aborder avec
vous le protocole d’entente entre le Conseil des ministres de
l’Éducation au Canada, mieux connu sous le nom de CMEC, et le
gouvernement du Canada.
I understand that the memorandum of understanding expired
on March 31, 2013. Do you expect a new one to be developed
soon?
Je comprends que le protocole d’entente est arrivé à échéance le
31 mars dernier. Est-ce que vous vous attendez à ce qu’un
nouveau protocole soit établi bientôt?
[English]
Ms. Perkins: Minister Moore indicated to us at that time that
the protocols are in the process of being developed and signed
between the Council of Ministers of Education Canada and their
provincial counterparts, yes.
[Translation]
Mr. Rothon: I remember, for example, that the last
memorandum of understanding was signed a year late, I
believe. We had a one-year extension. The issue is not whether
the memoranda will be renewed, but when and what they will
contain.
[Traduction]
Mme Perkins : Le ministre Moore nous a dit alors qu’on
élaborait les protocoles et que les ministres membres du Conseil
des ministres de l’Éducation au Canada et leurs homologues
provinciaux les signeraient, effectivement.
[Français]
M. Rothon : Je rappellerai que, par exemple, le dernier
protocole d’entente avait été signé, je crois, avec une année de
retard. On avait fait une extension d’un an. Il ne s’agit pas de
savoir si les protocoles vont être renouvelés mais plutôt quand ils
le seront et quel sera leur contenu.
18:18
Official Languages
Of course, we always hope to see a few changes.
[English]
The worst case scenario is that it is a status quo renewal. The
best case scenario —
[Translation]
— would be that we see things that we would like to see. Better
accountability, for example, or stricter requirements on the
accountability of school boards and ministries of education.
[English]
22-4-2013
Bien sûr, nous souhaitons toujours voir quelques changements.
[Traduction]
La pire éventualité, pour nous, c’est une reconduction pure et
simple. La meilleure...
[Français]
... serait que nous voyions des choses que nous aimerions voir. Par
exemple une meilleure reddition de comptes ou des exigences plus
sévères sur la reddition de compte des conseils scolaires et des
ministères de l’Éducation.
[Traduction]
Senator McIntyre: I was pleased to note that Canadian Parents
for French has been made up of volunteers across Canada dating
back to 1977. It is my understanding that you have between 150
and 200 chapters across Canada. Am I right to draw the
conclusion that recruiting volunteers is not a problem at all?
Le sénateur McIntyre : Je remarque avec plaisir que Canadian
Parents for French est constitué de bénévoles de partout au
Canada depuis 1977. Si j’ai bien compris, vous comptez entre 150
et 200 sections au Canada. Ai-je raison de croire que le
recrutement des bénévoles n’est absolument pas difficile?
Ms. Perkins: It is not a problem finding parents and families
across the country who want an opportunity for their young
people to be enrolled in French second-language learning or to
celebrate that most wonderful of accomplishments when they
graduate from grade 12. As to finding volunteers to do the leg
work, we are like any other organization, unfortunately.
However, that means we are like everyone else.
Mme Perkins : Il n’est pas difficile de trouver des parents et des
familles au pays qui souhaitent voir leurs jeunes s’inscrire à un
programme de français langue seconde ou célébrer leurs
réalisations lorsqu’ils terminent la douzième année. Pour ce qui
est du travail sur le terrain, nous avons malheureusement les
mêmes défis que toutes les autres organisations. Cela signifie
toutefois que nous sommes comme les autres.
Ms. Parikh: It is easy to find volunteers in a crisis situation.
When a program is threatened or when parents want to establish
a new program in their community, we have many volunteers.
When a program is proceeding very well, as they do in many
places, such as in Victoria, there are no volunteers. It very much
depends. They rise to the occasion.
Mme Parikh : C’est facile de trouver des bénévoles en situation
de crise. Lorsqu’un programme est menacé ou lorsque les parents
veulent implanter un nouveau programme dans leur collectivité, il
y a beaucoup de volontaires. Lorsqu’un programme fonctionne
bien, comme c’est le cas à plusieurs endroits, comme à Victoria, il
n’y a plus de bénévoles. Cela dépend de la situation. Les gens
saisissent les occasions.
Senator McInnis: Of my colleagues in this room, I am the only
one encumbered by having only one language, that being English.
I envy my colleagues. When I was in grades 9 and 10, one had to
stay after school in order to be taught French and Latin. French
immersion was fashionable when my two boys went to school, but
it ceased when they went into grade 7. It was in place for grades 1
to 6.
Le sénateur McInnis : Parmi mes collègues, je suis le seul à ne
parler qu’une seule langue. Je les envie. Lorsque j’étais en
neuvième et en dixième année, il fallait rester après les classes pour
apprendre le français et le latin. L’immersion française était à la
mode lorsque mes deux garçons étaient à l’école, mais elle n’était
offerte qu’aux élèves de la première à la sixième année.
You mentioned that it was mandatory in Nova Scotia. It
certainly is not mandatory throughout Nova Scotia. In fact, it is
not available in most of rural Nova Scotia, which is a shame.
Vous avez dit que les cours d’immersion française étaient
obligatoires en Nouvelle-Écosse. Ce n’est certainement pas le cas
dans l’ensemble de la province. En fait, ils ne sont pas offerts dans
la plupart des régions rurales, et c’est dommage.
Students who graduate today without the ability to
communicate in both official languages have a handicap. They
are handicapped from the point of view of employment. For
example, it is very difficult to be employed in the federal
government if you are not bilingual. That is becoming the case
in the RCMP and in certain parts of the Canadian Forces.
Les élèves qui terminent leurs études sans pouvoir
communiquer dans les deux langues officielles sont
désavantagés en matière d’emploi. Par exemple, il est très
difficile d’obtenir un emploi dans la fonction publique fédérale
si vous n’êtes pas bilingue. C’est le cas à la GRC et dans certaines
sections des Forces canadiennes.
22-4-2013
Langues officielles
18:19
I am intrigued by this, but I also understand there is a transfer
from the federal government to the provinces. I take it that it is to
the provinces and not directly to the school boards. Does anyone
police this?
Cela m’intrigue, mais je comprends aussi qu’il y a un transfert
du gouvernement fédéral vers les provinces. Je présume que le
transfert se fait vers les provinces et non directement vers les
conseils scolaires. Est-ce que quelqu’un surveille cela?
I can tell you this: There is no French immersion along the
eastern shore of Nova Scotia, where I come from. That may be
predicated on the fact that they are unable to get the teachers
qualified to do it. That might be it. In many parts of rural Nova
Scotia, it is simply not available. I make that comment because it
is an extremely important element of education today. I just
wanted to impress that on you and the committee, since I am a
visitor here.
Je peux vous dire une chose : il n’y a pas d’immersion française
sur la côte est de la Nouvelle-Écosse, d’où je viens. C’est peut-être
qu’il est impossible de recruter des personnes qualifiées pour
enseigner le français. Dans de nombreuses régions rurales de la
Nouvelle-Écosse, l’immersion n’est tout simplement pas offerte.
Je tiens à le souligner parce qu’il s’agit d’un volet très important
de l’enseignement aujourd’hui. Je voulais simplement vous le
rappeler, puisque je suis un visiteur.
Who polices it? Does anyone?
Ms. Perkins: As Mr. Rothon mentioned earlier, that is the
OLEP agreements. It varies widely across the country as to how
much transparency there is between the money coming from the
federal government and how it is applied to the school district,
despite the best efforts of organizations like Canadian Parents for
French and our members on the ground who ask those questions
of their school districts. Where is the money? At the branch level,
at the provincial level, they are in constant dialogue with ministers
of education asking those same questions, because not knowing
your second official language is not an ideal situation. I often say
that when you go into a kindergarten classroom and see all the
bright faces looking at you, you do not know whether sitting
among them is the next head of the International Olympic
Committee, a member of the RCMP, a civil servant in the federal
government, the president of Canadian Parents for French —
[Translation]
I am bilingual.
[English]
Qui fait la surveillance?
Mme Perkins : Comme l’a mentionné M. Rothon, elle se fait
par l’entremise des ententes en vertu du Protocole des langues
officielles dans l’enseignement. Le niveau de transparence quant à
l’utilisation des fonds du gouvernement fédéral dans les
arrondissements scolaires varie grandement selon les régions du
pays, malgré les efforts déployés par certaines organisations
comme Canadian Parents for French et nos membres sur le
terrain, qui posent ces questions. Où est l’argent? Les directions
générales et les provinces tiennent un dialogue continu avec les
ministres de l’Éducation et posent ces mêmes questions, puisque
l’incapacité de parler les deux langues officielles pose problème. Je
le dis souvent : lorsque je visite une classe de maternelle et que je
vois tous ces beaux visages qui me regardent, je me dis que je suis
peut-être devant un futur chef du Comité international
olympique, membre de la GRC, fonctionnaire fédéral ou
président de Canadian Parents for French...
[Français]
Moi, je suis bilingue.
[Traduction]
— a member of cabinet, a senator or the Prime Minister of
Canada. Why would we deny any child the opportunity to
become that? Even more importantly, what are we denying
ourselves as a country? I just talk about it very plainly from that
specific space. Every child deserves their potential.
... un membre du Cabinet, un sénateur ou le premier ministre du
Canada. Pourquoi empêcherait-on un enfant d’atteindre ces
objectifs? Et, de façon plus importante, à quoi renonce-t-on, en
tant que pays? J’en parle tout à fait simplement, de ce point de
vue. Tous les enfants méritent d’exploiter leur plein potentiel.
Mr. Rothon: I would like to say on a more technical note that
the national office of Canadian Parents for French is also in
dialogue with Canadian Heritage, which negotiates these
agreements on behalf of the federal government with the
Council of Ministers of Education of Canada, which in turn
negotiates on behalf of the provincial and territorial ministries.
We have also suggested to the Commissioner of Official
Languages that he take a look at these negotiations. Again, it
was a question of transparency and accountability, making sure
that the federal government was getting the most bang for their
buck. It came down to how the money is spent and how is it
reported on. It makes it very interesting. Once the master protocol
has been negotiated between Canadian Heritage and the council
of ministers, the various provinces and territories then negotiate
their protocols, which reference the master protocol, and the
M. Rothon : D’un point de vue plus technique, j’aimerais
souligner que le bureau national de Canadian Parents for French
est également en pourparlers avec Patrimoine canadien, qui
négocie ces ententes avec le Conseil des ministres de l’Éducation
du Canada au nom du gouvernement fédéral; le conseil se charge
à son tour des négociations au nom des ministères provinciaux et
territoriaux. Nous avons également suggéré au commissaire aux
langues officielles d’examiner ces négociations, à des fins de
transparence et de responsabilité, pour assurer la meilleure
utilisation des fonds du gouvernement fédéral. Il faut vérifier la
façon de dépenser l’argent et de rendre des comptes. C’est très
intéressant. Lorsque le protocole maître est approuvé par
Patrimoine canadien et le Conseil des ministres, les provinces et
les territoires négocient leurs protocoles, qui font référence au
protocole maître, et produisent un plan d’action. La Colombie-
18:20
Official Languages
provinces also produces an action plan. British Columbia might
get $10 million in additional French-language funding one year,
and it is up to the province to determine how it is spent. Who gets
it, what is it being spent on and what are the reporting
requirements? It is a fascinating and complex process. We do
what we can as a not-for-profit, parent-led group, but other
actors have a role to play. Again, we always encourage Canadian
Heritage to push for greater transparency and accountability
when it negotiates with the council of ministers.
[Translation]
Senator Champagne: First of all, I am sorry I was five minutes
late. I was working on another file. Being five minutes late is
something we should avoid.
[English]
22-4-2013
Britannique peut recevoir 10 millions de dollars supplémentaires
pour l’enseignement du français une année, et elle détermine la
façon de dépenser les fonds. Qui les obtient, à quoi servent-ils et
quelles sont les exigences en matière de reddition de comptes?
C’est un processus fascinant et complexe à la fois. Nous faisons
notre possible en tant que groupe sans but lucratif géré par les
parents, mais les autres acteurs ont un rôle à jouer. Nous
encourageons toujours Patrimoine canadien à exiger plus de
transparence et de responsabilisation dans ses négociations avec le
Conseil des ministres.
[Français]
La sénatrice Champagne : Tout d’abord, je m’excuse d’avoir été
cinq minutes en retard. Je travaillais sur un autre dossier. Cinq
minutes, c’est juste ce qu’il ne faut pas faire.
[Traduction]
Senator McInnis said a few minutes ago that where he was,
learning a second language meant you had to stay after school, or
it was during recess or before school. As a mother, I wanted to
make sure my children would learn music. It was either before
school, during recess or after school. I can guarantee you that my
son did not study music very long. My daughter was a little more
patient, but if my son could go and play whatever sport outside,
music lost. He loves music, but he never wants to play it.
Le sénateur McInnis a dit tout à l’heure que la langue seconde
était enseignée après l’école, pendant la récréation ou avant le
début des classes. En tant que mère, je voulais que mes enfants
apprennent la musique. Les cours étaient offerts à ces mêmes
périodes. Je peux vous assurer que mon fils n’a pas étudié la
musique bien longtemps. Ma fille a été un peu plus patiente, mais
si mon fils devait faire un choix entre le sport à l’extérieur et la
musique, le sport l’emportait. Il adore la musique, mais il ne veut
jamais pratiquer.
In our country, unfortunately, our languages always become a
problem between one side or the other. Quebec tried by saying to
all new immigrants, ‘‘You have to go to French school when you
land in Quebec and become a citizen here.’’ Now, they have
introduced with Bill 14, which says, for example, that some
French-speaking, born-in-Quebec people cannot go to an
English-speaking CEGEP or college, which is totally ridiculous.
My son went to school in French and then went to CEGEP in
English. My daughter went to university in English.
Au Canada, malheureusement, la langue est toujours un
problème d’un côté ou d’un autre. Le Québec a exigé que tous
les nouveaux immigrants fréquentent l’école française. Il vient de
présenter le projet de loi 14 qui dit, par exemple, que certains
francophones nés au Québec ne peuvent fréquenter un cégep ou
un collège anglophone, ce qui est tout à fait ridicule. Mon fils est
allé à l’école française puis a fait son cégep en anglais. Ma fille a
fait ses études dans une université anglophone.
Either Ms. Parikh or Ms. Perkins said that when you are
talking to parents, especially if they come from elsewhere and the
child already has a language and is learning English, they feel that
learning French is going to be so difficult that they will not last.
The one thing I would like to say about that is when you have
meetings with parents or with teachers, tell those parents that if
their child has already learned a second language, which is
English in most cases, learning another language is going to be
much easier than learning the first one. This should always be said
and repeated to parents and to teachers. People learn to speak a
second, a third and a fourth language. The second one is the
tough one. Whatever it is, be it French, English, German, Italian
or Chinese, the second language is the most difficult to learn.
After that, it seems like it comes easier. Is that something that is
mentioned to your teachers or the parents when you meet with
them to encourage them to make sure their child learns the two
languages of Canada?
Mme Parikh ou Mme Perkins a dit que lorsqu’on parle aux
parents, particulièrement s’ils viennent d’ailleurs et que l’enfant
apprend l’anglais, ils pensent que l’apprentissage du français sera
si difficile qu’ils n’y arriveront pas. Je crois qu’il faut leur dire que
si l’enfant a déjà appris une langue seconde, l’anglais la plupart du
temps, l’apprentissage d’une troisième langue sera beaucoup plus
facile. On peut apprendre une deuxième, une troisième et une
quatrième langue. La deuxième est la plus difficile, peu importe
qu’il s’agisse du français, de l’anglais, de l’allemand, de l’italien ou
du chinois. Après cela, c’est plus facile. Est-ce que vous le dites
aux professeurs ou aux parents lorsque vous les rencontrez, pour
qu’ils encouragent les enfants à apprendre les deux langues
officielles du Canada?
22-4-2013
Langues officielles
Ms. Parikh: That is a good question. In our experience from
talking to immigrant parents about learning French, it is an easy
sell. They get it. In general, they came to this country already
speaking several languages. They are not the ones who are
thinking that learning French is challenging. They get that
message directly from the principals and the teachers. Those are
the people we encounter in terms of the gatekeepers and the
barrier. In some instances, we have focused our educational
campaigns directly at the teachers and the language coordinators
and the school districts that are talking with the parents and
counselling them against enrolling their children in French
programs.
18:21
Mme Parikh : C’est une bonne question. D’après notre
expérience, il n’est pas difficile de vendre l’idée aux parents
immigrants. Ils la comprennent. Ils parlent souvent déjà plusieurs
langues avant d’arriver au pays. Ce ne sont pas eux qui trouvent
l’apprentissage du français difficile. Ce message vient directement
des directeurs et des professeurs; ils peuvent être favorables ou
défavorables à l’apprentissage du français. Nous avons ciblé
directement les professeurs, les coordonnateurs linguistiques et les
arrondissements scolaires dans certaines campagnes de
sensibilisation, puisque ce sont eux qui parlent aux parents et
qui les découragent d’inscrire leurs enfants aux programmes de
français.
Senator Champagne: You mean they have not been fired yet?
La sénatrice Champagne : Vous voulez dire qu’ils n’ont pas
encore été congédiés?
Ms. Parikh: We would like to educate. We prefer education,
but the message needs to be broadly based. Certainly parents need
to be aware that these options are out there, but the school
districts and the educators themselves need to understand that it is
a myth that learning a third or fourth language is more
challenging and will impede their ability to learn English. We
need to share those experiences. The immigrant parents get that
already. They really do.
Mme Parikh : Nous préférons la sensibilisation, mais le
message doit avoir une vaste portée. Les parents doivent
connaître ces possibilités, mais les arrondissements scolaires et
les professeurs doivent aussi comprendre que l’apprentissage
d’une troisième ou d’une quatrième langue n’est pas plus difficile
et ne nuira pas à l’apprentissage de l’anglais. Il faut partager les
expériences. Les parents immigrants le comprennent déjà.
[Translation]
Mr. Rothon: I would like to add that we also need ministry of
education policies that do not penalize young people who need to
take second language courses and, as is often the case, are
prevented from taking courses in French as a second language.
[English]
[Français]
M. Rothon : J’aimerais ajouter qu’il faut également des
politiques des ministères de l’Éducation qui soient formulées de
façon à ne pas pénaliser les jeunes qui doivent prendre des cours
de langue seconde et qui, comme c’est souvent le cas, se voient
empêchés de suivre des cours de français langue seconde.
[Traduction]
Senator Champagne: Either/or.
La sénatrice Champagne : L’un ou l’autre.
Mr. Rothon: Either/or.
M. Rothon : L’un ou l’autre.
[Translation]
It should be complementary, and that is what is a little difficult.
For example, there was one project in British Columbia, I believe.
[English]
We will have to start talking about another province again,
soon. For example, there is a question of integrating French with
heritage languages under the nomenclature of ‘‘additional
languages.’’
[Translation]
The reference was English, but the project had a second
component, a more troubling one in my view. If a young person
spoke a language other than French or English, in other words,
the language of their native country, the province had proposed
that the child be exempted from having to learn a second language
because he or she already knew one. Therefore, we, on our side,
proposed that the child’s second language be French, making
[Français]
Cela devrait être complémentaire et c’est cela qui est un peu
difficile. Par exemple, un projet a eu lieu, je crois, en ColombieBritannique.
[Traduction]
Nous devrons parler d’une autre province, bientôt. Je pense
par exemple à l’intégration du français à la catégorie « autres
langues parlées », avec les langues d’origine.
[Français]
L’anglais était la référence, mais ce projet contenait un
deuxième volet, lequel était à mon avis plus perturbant; c’est-àdire que si un jeune possédait une langue autre que le français ou
l’anglais, soit une langue de son pays d’origine, la province dans
ce cas avait proposé que cet enfant soit dispensé d’apprendre une
deuxième langue puisqu’il en connaissait déjà une. On proposait
alors, de notre côté, que sa deuxième langue soit le français, ce qui
18:22
Official Languages
22-4-2013
French his or her third language but second language within the
school system. The ministry was not too interested in that
proposal.
serait effectivement sa troisième langue et sa deuxième langue
dans le système scolaire, soit le français. Le ministère n’était pas
plus intéressé que cela.
There are preconceived ideas and basic concepts that we need
to reshape. We must bring all of that up to date.
Il y a des préjugés et des conceptions de base que l’on doit
retravailler. On doit faire une mise à jour de tout cela.
Senator Champagne: I do not think we can accept it being said
that, in Canada, French is a foreign language, as we have seen it
announced. In Quebec, I have fought and will never stop fighting
to ensure that English is not considered a foreign language in the
province. It is one of our country’s languages.
La sénatrice Champagne : Je crois qu’on ne peut pas vivre en se
disant qu’au Canada le français est une langue étrangère tel qu’on
l’a vu annoncé; je me suis battue et je me battrai toujours au
Québec pour faire en sorte que l’anglais ne soit pas une langue
étrangère. C’est une des langues de notre pays.
I cannot commend you enough for what you are doing, and if
there is absolutely anything we can do to make things easier for
you, believe me, we will. Thank you.
Mille fois bravo pour ce que vous faites et si nous pouvons
faire la moindre petite chose pour vous faciliter la vie, croyez-moi
nous le ferons. Merci.
Senator Robichaud: Thank you for being here. We appreciate
your presentation. In the 1980s and 1990s, I was the
representative for a region in New Brunswick, the south-east.
The majority of the population was francophone, but in the
south, the majority of people were anglophone. I must say I had
some wonderful experiences, and I have the people working at
Canadian Parents for French to thank for those experiences. I
would go to schools located in completely English-speaking areas,
and they would ask me to give my presentation purely in French.
The students spoke French well and, in most cases, they were
perfectly bilingual by the time they finished school — at least,
from what I saw.
Le sénateur Robichaud : Merci d’être avec nous. Nous
apprécions votre présentation. J’ai représenté, dans les
années 1980 et 1990, une région du Nouveau-Brunswick, soit le
sud-est. La population y était majoritairement francophone, alors
que le sud était majoritairement anglophone. Je dois vous dire que
j’ai eu de très belles expériences et je dois ces expériences aux
efforts accomplis par les personnes qui travaillaient et œuvraient
au sein de l’organisme Canadian Parents for French. Je me
rendais dans des écoles qui se trouvaient dans un milieu
complètement anglais et où on me demandait de faire ma
présentation exclusivement en français. Les jeunes s’exprimaient
bien en français et, dans la majorité des cas, lorsqu’ils finissaient
leur formation scolaire, ils étaient parfaitement bilingues; du
moins de ce que je pouvais voir.
The people working in that chapter of the Canadian Parents
for French organization were the most motivated individuals you
could ever come across. There was no question of brushing them
aside; they would go to the mat. I believe it was thanks to their
hard work that governments in New Brunswick began to
appreciate the fact that they had to do a bit more regarding the
second language issue.
Les gens qui travaillaient dans cette section de l’organisme
Canadian Parents for French étaient des gens motivés comme on
n’en trouvait nulle part ailleurs. Il n’était pas question de les
repousser du revers de la main; ils allaient jusqu’au bout. Je crois
que c’est grâce à leurs efforts que les gouvernements du NouveauBrunswick ont commencé à comprendre qu’il fallait en faire un
peu plus concernant cette question d’une deuxième langue.
You mentioned teachers earlier, saying that some of them did
not promote that learning, that they would tell parents it was not
worth the trouble or that the students would have a hard time.
But do you know whether school boards had difficulty finding
teachers who could truly teach the second language, in other
words, French in western Canada?
Vous avez parlé tout à l’heure des enseignants et avez dit que
certains enseignants ne faisaient pas de promotion et disaient aux
parents que cela ne valait pas la peine ou que les enfants allaient
avoir de la difficulté. Mais savez-vous si les conseils scolaires
avaient de la difficulté à trouver des enseignants qui pouvaient
vraiment enseigner cette deuxième langue, soit le français, dans les
régions de l’Ouest?
[English]
Ms. Parikh: I would say absolutely, and I smile because several
years back, I and a number of Canadian Parents for French put a
whole bunch of signs up on the lawn of a French immersion
teacher who was moving from B.C. to Ontario that said, ‘‘Stay in
B.C.; B.C. needs you.’’ We have an acute shortage of teachers,
particularly in rural areas. It is very hard to attract them. It
sounds facetious, but we find parents trying to find husbands for
teachers so they will stay in communities. It is like La grande
[Traduction]
Mme Parikh : Tout à fait. Je souris parce que je me souviens
qu’il y a plusieurs années, moi et d’autres membres de Canadian
Parents for French avions planté de nombreuses affiches sur le
terrain d’un professeur d’immersion en français qui déménageait
en Ontario, sur lesquelles on pouvait lire « Restez en ColombieBritannique. On a besoin de vous ». Il y a une grave pénurie de
professeurs, particulièrement dans les régions rurales. C’est très
difficile de les y attirer. Cela peut paraître étrange, mais certains
22-4-2013
Langues officielles
18:23
séduction. We talk about some of these challenges, and they are
difficult.
parents tentent de trouver un mari aux professeures de leurs
enfants pour qu’elles restent dans leur collectivité. C’est comme
La grande séduction. On parle de ces défis, c’est difficile.
At the same time, school districts are pursuing creative
strategies. They are engaging in teacher exchanges between
provinces. For example, a cadre of teachers is going from B.C.
to Quebec to teach English in schools there. They are bringing
teachers over for one- or two-year secondments. We are trying to
be creative, but the shortage of teachers is acute, no doubt.
Les arrondissements scolaires usent de stratégies créatives. Ils
participent à des échanges de professeurs entre les provinces. Par
exemple, un groupe de la Colombie-Britannique ira enseigner
l’anglais dans les écoles du Québec. Les professeurs y seront en
détachement pendant un ou deux ans. Nous tentons de trouver
des solutions créatives, mais la pénurie est grave, cela ne fait
aucun doute.
Ms. Perkins: As in any profession, teaching included, mobility
across the provinces continues to be a challenge in terms of
recognizing credentials across the country, so that would also help
in ensuring that we have French second-language instruction
where we need it.
Mme Perkins : Comme dans toute profession, la mobilité entre
les provinces représente un défi. La reconnaissance des titres de
compétences dans l’ensemble du pays permettrait d’offrir
l’enseignement du français langue seconde dans les régions qui
en ont besoin.
I noticed that jurisdictions have been looking at distance
education. With the advent of teleconferencing and web
conferencing, students living in rural or remote parts of Canada
can participate virtually in a classroom by themselves, but
through the World Wide Web, to learn their French second
language wherever they may be. Distance or a shortage of
teachers in one area does not have to be a barrier to students
learning the other official language.
J’ai remarqué que certaines administrations songeaient à la
formation à distance. La téléconférence et les conférences web
permettent aux étudiants des régions rurales et éloignées du
Canada d’assister virtuellement à un cours pour apprendre le
français langue seconde, peu importe où ils se trouvent. La
distance ou la pénurie de professeurs à certains endroits ne
constituent pas nécessairement un obstacle à l’apprentissage de la
deuxième langue officielle.
In Canada, language is seen as a zero sum game. You learn
one, and the other one is at the detriment of the other. There was
a tweet OCOL attributed, I think, to Mr. Fraser, who said that
learning French and English is like learning to run and to ride a
bike. Just because you learn to ride a bike after you learn to run
does not mean you forget running or the reverse. You can do
both. Sometimes one helps you get to the right place, just in a
different way.
Au Canada, on perçoit les langues comme un jeu à somme
nulle. On apprend une langue au détriment d’une autre. J’ai vu un
gazouillis du CLO, écrit par M. Fraser je crois, qui disait
qu’apprendre le français et l’anglais était comme apprendre à
courir et à faire du vélo : l’apprentissage de l’un ne nuit pas à
l’autre. On peut faire les deux. Parfois, l’un des deux vous mène
au bon endroit, différemment.
If we change the way people think concerning the myths
around learning your other official language, we would have tons
of interest because the benefits are there. We have a huge demand
for FSL, especially for immersion across the country, and there
are lineups now; we just need the spaces.
Si nous dissipions les mythes associés à l’apprentissage de la
deuxième langue officielle, une multitude de gens s’y
intéresseraient puisque les avantages sont évidents. La demande
relative à l’enseignement du français langue seconde est énorme,
particulièrement pour l’immersion à l’échelle du pays. Il y a des
files d’attente; il nous faut seulement trouver des places.
[Translation]
[Français]
Senator Robichaud: You talked about distance education using
new technologies. Do the students engaged in that distance
learning do so during class time at school or on their own time at
home, at their parents’ insistence because it is the only way for
them to learn the language?
Le sénateur Robichaud : Vous avez parlé de l’éducation à
distance avec les nouveaux moyens; les jeunes qui profitent de ces
moyens le font-ils dans le cadre des heures de classe à l’école ou
plutôt dans le cadre du temps personnel à la maison parce que
leurs parents insistent sur le fait que c’est le seul moyen de le faire?
Mr. Rothon: That is a fascinating question you ask. I doubt
very much that the data you are inquiring about has been
collected and analyzed. We can, nevertheless, put the question to
some of our partners, including the Réseau des collègues et cégeps
francophones du Canada. We can also check with some school
boards.
M. Rothon : C’est une question fascinante que vous nous
posez. Je doute fort que les données que vous nous demandez
aient été recueillies et analysées. Nous pouvons quand même
poser la question à certains de nos partenaires, notamment le
Réseau des collègues et cégeps francophones du Canada. On peut
poser cette question à quelques conseils scolaires aussi.
18:24
Official Languages
22-4-2013
The problem is that the Canadian school system is very
decentralized. Even within a single province, practices can vary
tremendously from one school board to another. It might almost
be necessary to set up a research project to examine that aspect.
Le problème c’est que le système scolaire canadien est très
décentralisé. À l’intérieur même d’une province, les pratiques
peuvent varier énormément d’un conseil scolaire à l’autre. Il
faudrait presque que l’on mette sur pied un projet de recherche à
ce sujet.
I can, however, share a little anecdote with you. As you may
already know, we put on a public speaking competition that
draws nearly 100,000 young people from across the country every
year. At last year’s national finals, a young man who lived in a
very remote part of Newfoundland and had learned French
through distance education was the winner in his category.
Je puis vous dire, par contre, et c’est une anecdote, que nous
avons notre concours d’art oratoire, que vous connaissez peutêtre, qui mobilise près de 100 000 jeunes à travers le pays à tous
les ans. L’an dernier, un des gagnants de sa catégorie, lors de la
finale nationale, était un jeune qui habitait une région très isolée
de Terre-Neuve et qui avait fait son cours de français à distance.
So it is not impossible. That is just one example. The
methodology might be a little questionable, but it is still a
promising sign.
Donc, ce n’est pas impossible. Ce n’est qu’un seul exemple. La
méthodologie est un peu suspecte, mais c’est quand même
prometteur.
[English]
[Traduction]
Ms. Parikh: I would agree in terms of the diversity of programs
and options that are available. We know that the options are vast
and we know that it has not been studied.
Mme Parikh : Je suis du même avis, en ce qui a trait à la
diversité des programmes et aux possibilités offertes. Nous savons
que les possibilités sont nombreuses et qu’elles n’ont pas été
étudiées.
I would like to give you two very personal examples. I have two
kids; I am here as a parent. One is a gifted child in grade 10 and
the other has some learning challenges. Both were streamed out of
French because they cannot provide for them. For my daughter,
to ensure that she continues with some French, the school board
has provided a distance education program in the form of one
course. It is a planning course and she does it outside the
timetable. It is on personal health and that sort of thing. She will
do that this year. She continues to take French at school but
cannot take the full range of courses that one needs to remain and
graduate with what they call in B.C. a Double Dogwood.
J’aimerais vous faire part de deux exemples très personnels. Je
suis ici en tant que parent .J’ai deux enfants. L’un d’eux est en
dixième année et est très doué. L’autre a des problèmes
d’apprentissage. Ils n’ont pas pu suivre les programmes de
l’école en français. Pour que ma fille continue d’apprendre la
langue, le conseil scolaire offre un programme de formation à
distance, un cours de planification, qu’elle suit en dehors des
heures de classe. Il porte sur la santé personnelle et ce genre de
choses. C’est ce qu’elle fera cette année. Elle continue d’apprendre
le français à l’école, mais elle ne peut suivre l’ensemble des cours
nécessaires pour obtenir ce qu’on appelle un diplôme Double
Dogwood en Colombie-Britannique.
For my son, he had to choose between continuing in French —
he was at a French-language school — and getting some help for
his learning challenges. Incidentally, the only subject in which he
was excelling was French. We had to stream him out of French. In
order to provide him with French, we have developed, as parents,
an ad hoc approach to giving him some distance education, which
is not supported in any way by the school district.
Mon fils a dû choisir entre poursuivre ses études en français —
il était dans une école francophone — et obtenir de l’aide pour ses
problèmes d’apprentissage. Soit dit en passant, le français était le
seul sujet dans lequel il excellait. Nous avons dû le retirer du
programme francophone. Pour qu’il continue d’apprendre le
français, nous avons eu recours à une démarche particulière de
formation à distance, qui n’est pas du tout appuyée par
l’arrondissement scolaire.
It varies completely.
[Translation]
Senator Robichaud: You mentioned the myths surrounding the
official languages. Are you seeing a change in attitude in your
regions to suggest that people are getting the right information
and are therefore starting to understand?
Les situations varient grandement.
[Français]
Le sénateur Robichaud : Vous avez parlé des mythes qui
existent à propos de l’une ou l’autre des langues officielles. Voyezvous un changement d’attitude dans vos régions, à savoir qu’on
leur donne la bonne information pour que les gens commencent à
comprendre?
22-4-2013
Langues officielles
[English]
18:25
[Traduction]
Ms. Perkins: I will speak from my own experience as a Frenchimmersion student, largely in Calgary, in Alberta. When I was in
French immersion, it was for special students, ‘‘special’’ being
smart students only, so we were often considered very nerdy
students, academically focused students.
Mme Perkins : Je vais parler de mon expérience en tant
qu’élève d’immersion en français, surtout à Calgary. À mon
école, les cours étaient offerts aux élèves « doués », c’est-à-dire les
meilleurs élèves seulement. On nous traitait souvent de « petits
génies ».
In terms of the community in which I lived, we did not have
much contact with our francophone counterparts. I remember
going to a Francophonie Jeunesse meeting, and the francophone
young people who were there told us that we could not be there
because we were not francophone; we were francophile — okay.
There were also some not-so-nice comments sometimes from the
community where I lived in terms of speaking French outside of
the classroom.
Dans ma collectivité, on ne fréquentait pas beaucoup nos
homologues francophones. Je me souviens avoir participé à une
réunion de Francophonie Jeunesse; les jeunes francophones nous
disaient que ce n’était pas notre place, que nous n’étions pas des
francophones, mais bien des francophiles... d’accord. J’ai
également entendu des commentaires désobligeants des membres
de ma communauté au sujet de l’utilisation du français en dehors
de la classe.
I am proud to say that now, if you were to come to Calgary, I
know that when you go into those French-immersion classrooms,
they are showing a very promising, diverse group of children
learning French as a second language. There are athletes,
musicians and visible minorities, maybe not as much as we
would like to see, as our studies indicate, but there is a diverse
population.
Je suis fière de dire qu’aujourd’hui, à Calgary, les groupes
d’immersion en français sont prometteurs et diversifiés. Ils sont
composés d’athlètes, de musiciens et de minorités visibles. Il n’y
en a peut-être pas autant qu’on le souhaiterait, comme le montre
notre étude, mais la population est diversifiée.
In Alberta, our relationship with our francophone
counterparts is fantastic. I know in Red Deer, L’Association
canadienne française de l’Alberta régional de Red Deer does most
of the cultural programming for French immersion within Red
Deer, because who knows better the culture than those who have
it? You are seeing that happen a lot more, which is heart-warming
from my perspective.
En Alberta, notre relation avec nos homologues francophones
est excellente. Je sais qu’à Red Deer, l’Association canadiennefrançaise de l’Alberta est responsable de la majeure partie de la
programmation culturelle francophone. Qui d’autre serait mieux
placé pour représenter cette culture? La collaboration est de plus
en plus importante, et cela fait chaud au cœur.
Again, within Alberta, speaking French, you are seeing many
more initiatives, such as Bonjour Alberta. You are seeing
partnerships between the francophone and francophile
community in terms of showcasing that French is a language
spoken across our province. It is spoken proudly and by so many
people, maybe not always as well as we would like, but we are
speaking it and are very proud of it.
Encore une fois, en Alberta, on voit un grand nombre de
nouvelles initiatives en la matière, comme Bonjour Alberta. Des
partenariats de francophones et de francophiles se dressent pour
faire valoir que le français est une langue parlée dans toute la
province. De nombreuses personnes sont fières de le parler —
peut-être pas toujours aussi bien qu’on le souhaiterait —, mais
elles le parlent et elles en sont très fières.
[Translation]
Mr. Rothon: Nationally, we are seeing people’s perceptions
change as far as learning a second official language goes. I am a
Montrealer, born and bred. And if I think about the attitudes I
came across 50 years ago, I can say that things have improved
dramatically. People are more tolerant, enthusiastic, even, when it
comes to learning a second language. There is recognition that
Canada is not an English-speaking country that tolerates a
French-speaking minority but, instead, a country made up of two
large language communities engaged in dialogue. That dialogue is
not always easy — it has its ups and downs — but it is ongoing.
Overall, it can be said that the situation has improved immensely.
How else could you explain the fact that a quarter of Prince
Edward Island’s young people are enrolled in French immersion,
for example?
[Français]
M. Rothon : À l’échelle nationale, on peut voir une évolution
dans les perceptions vis-à-vis l’apprentissage d’une langue
officielle seconde. Je suis Montréalais de souche. Et si je pense
aux attitudes que j’ai connues il y a 50 ans, je constate une nette
amélioration, une plus grande tolérance, voire un enthousiasme
pour l’apprentissage des langues secondes. Il y a une
reconnaissance du fait que le Canada n’est pas un pays
anglophone qui tolère une minorité francophone, mais un pays
qui a deux grandes communautés linguistiques qui sont en
dialogue. Le dialogue est parfois difficile, il connaît des hauts et
des bas, mais il existe. Globalement, on voit de très grandes
améliorations. Sinon, on aurait du mal à expliquer pourquoi un
quart des jeunes à l’Île-du-Prince-Édouard sont inscrits en
immersion française, par exemple.
18:26
Official Languages
That being said, it is important to understand that the process
works a bit like a health awareness campaign. It is necessary to
always repeat the same message for every generation and to make
the point that bilingualism will never be anything but an asset,
that it will never disadvantage you, for example. It bears repeating
that learning a second language makes it easier to learn a third
and a fourth language. And doing that takes a considerable
amount of money, because it involves building awareness
nationwide and repeating the same message regularly. For an
effort like that to be successful, the support of all levels of
government is necessary.
[English]
22-4-2013
Cela dit, il faut comprendre que c’est un peu comme des
campagnes de santé. Il faut toujours répéter le même message
pour chaque génération et parler de choses telles le bilinguisme est
additif, qu’il n’est pas soustractif. Il faut répéter que
l’apprentissage d’une deuxième langue facilite l’apprentissage
d’une troisième puis d’une quatrième langue. Il faut, pour ce faire,
d’importants moyens financiers, parce qu’on parle d’une
sensibilisation à l’échelle du pays que l’on doit répéter sur une
base régulière. C’est quelque chose qui a besoin d’un appui de
tous les ordres de gouvernement au pays si on veut que cela
réussisse.
[Traduction]
Ms. Parikh: I would just add to that by saying, from B.C.’s
perspective, we have come a long way from the days when one of
our premiers, Wacky Bennett, said ‘‘Over my dead body will we
ever see French on cereal boxes,’’ to the point where I would say
the majority of parents believe that having their children educated
in French is a right. I think most of the parents we encounter
believe it is a fundamental right.
Mme Parikh : Du point de vue de la Colombie-Britannique,
j’aimerais juste ajouter que nous avons parcouru beaucoup de
chemin depuis le temps où l’un de nos premiers ministres, Wacky
Bennett, disait : « Moi vivant, il n’y aura pas de français sur les
boîtes de céréales. » La majorité des parents estiment maintenant
que l’éducation en français de leurs enfants est un droit. Je crois
que la plupart des parents que nous rencontrons considèrent que
c’est un droit fondamental.
I would also say that this is, to some extent, supported by the
immigrant population, who genuinely feel that this ability to
speak both of Canada’s official languages is actually part of the
new identity that they have assumed when coming to Canada.
Je voudrais aussi dire que cela est dans une certaine mesure
appuyé par la population immigrante, qui croit sincèrement que la
capacité de parler les deux langues officielles du pays fait partie de
la nouvelle identité qu’elle a accepté d’épouser en venant au
Canada.
[Translation]
Senator Robichaud: You are reassuring me.
[Français]
Le sénateur Robichaud : Vous me rassurez.
Senator Champagne: When I speak with young anglophones
from western Canada, those you are here representing, there is
one thing I always find fascinating. Very often, the French and
English they speak is of a much higher quality than that spoken in
Quebec, where the French spoken by young people is poor and
the English a bit weird.
La sénatrice Champagne : Une des choses que je trouve
extraordinaire est le fait que, lorsqu’on parle à de jeunes
anglophones de l’Ouest du pays, ceux que vous représentez
pour nous aujourd’hui, très souvent ils parlent une qualité de
langue, et en français et en anglais, bien supérieure à celle qu’on
entend au Québec, où nos jeunes parlent mal français et parlent
leur anglais d’une façon un peu bizarre.
You said that teachers were lacking, that there was a shortage.
I saw something interesting on American television this weekend.
They were saying that, like the old phenomenon where young
European girls would come to the U.S. to work as au pairs, taking
care of children, it is just as common today in the U.S. to see
grandmothers acting as au pairs, because grandmothers are very
busy. So, rather than pretty young girls in short skirts taking care
of kids, today it is 65- and 75-year-old women in good health who
are coming to play the role of grandmother to children who,
otherwise, would not have one.
Vous disiez que vous manquiez de professeurs, que c’était une
lacune. J’entendais à la télévision américaine, en fin de semaine,
qu’autant on avait autrefois les jeunes filles au pair qui venaient
d’Europe s’occuper des enfants, on a en ce moment aux ÉtatsUnis des grand-mères au pair, car les grand-mères sont occupées.
Alors au lieu que ce soit les belles filles en jupe courte qui
s’occupent des enfants, ce sont des femmes qui ont 65 ou 70 ans,
qui sont en bonne santé et qui viennent jouer à la grand-mère avec
des enfants qui, autrement, n’en auraient pas.
Perhaps we could do the same thing with French teachers?
They might not be as young or as pretty, but the quality of their
French would be superior. That might be one advantage of
overlooking a teacher’s age to focus instead on what that person
can teach.
On pourrait peut-être faire la même chose avec des professeurs
de français? Elles seraient peut-être un peu moins jeunes, un peu
moins belles, mais elles parleraient un français d’une autre qualité.
Ce serait peut-être un avantage de ne pas regarder l’âge du
professeur, mais ce qu’il ou elle peut enseigner.
22-4-2013
Langues officielles
Would you support a sudden shift to language teachers who
were older and more mature? I would get involved and perhaps I
could do the job.
Ms. Perkins: We would support it.
Senator Champagne: I will be retired in a year, so I will be
looking for work.
[English]
18:27
Accepteriez-vous que les professeurs de langue soient
soudainement des personnes plus âgées, plus matures? Je
m’engagerai, et peut-être pourrais-je faire ce travail.
Mme Perkins : Nous acceptons.
La sénatrice Champagne : Dans un an, je serai à la retraite,
alors je vais me chercher du travail.
[Traduction]
Ms. Perkins: Absolutely. It is up to our partners and our
colleagues in school districts and ministries of education to set the
qualifications for teachers, and maybe we need to be looking at
that. I think it is a wonderful point.
Mme Perkins : Tout à fait. Il ne tient qu’à nos partenaires et à
nos collègues des districts scolaires et des ministères de
l’Éducation de fixer les compétences requises par les
enseignants, et c’est peut-être à cela que nous devrions nous
intéresser. Je pense que c’est une excellente idée.
I also think it is interesting that at Canadian Parents for
French we do not just look at what goes on in the classroom.
Je pense aussi que c’est une bonne chose que Canadian Parents
for French ne s’attarde pas seulement à ce qui se passe dans les
salles de classe.
[Translation]
Second language learning is not limited to the classroom. It is
important to have the chance to chat, outside school, to play
games, to listen to music.
[English]
Having opportunities for people from our francophone
community to be with us while we are learning that second
official language is sometimes just as important.
Senator Champagne: Nannies for French!
[Français]
Il n’y a pas que dans les salles de classe que l’on apprend notre
deuxième langue officielle. On a des opportunités de jaser, après
l’école, de jouer à des jeux, d’écouter de la musique.
[Traduction]
C’est parfois tout aussi important d’avoir quelqu’un de notre
milieu francophone avec soi au moment d’apprendre cette
deuxième langue officielle.
La sénatrice Champagne : Nounous pour le français!
Ms. Perkins: Absolutely, Canadian nannies for French. I am
starting that when I go back to the office.
Mme Perkins : C’est en plein ça, des nounous canadiennes
pour le français. Je me mets à travailler là-dessus dès que je rentre
au bureau.
My son is 16, and when we come to Ottawa he says, ‘‘Mom,
here in Ottawa they speak French and English, just like me.’’ It
makes me cry a little bit because I would like that to be in Red
Deer. You know what, it is there, but we just have to do a bit
more digging to find it; that is, opportunities where they hear
French as a living language, a language of love, of eating, of doing
your housework. All of that is critical. Canadian Nannies for
French is a great idea. Thank you.
Mon garçon a 16 ans. Quand nous venons à Ottawa, il me dit :
« Maman, ici à Ottawa ils parlent le français et l’anglais,
exactement comme moi. » Et ça me tire une larme, car
j’aimerais que ce soit comme ça à Red Deer. En fait, le fait
français existe, mais il faut creuser un petit peu plus pour le
découvrir, c’est-à-dire pour trouver des occasions où les enfants
pourront entendre le français comme langue vivante, le français
comme une façon d’aimer, de manger et de faire ses tâches
ménagères. Tout cela est très important. L’idée des Nounous
canadiennes pour le français est excellente. Merci.
[Translation]
What a wonderful idea.
Senator Mockler: Like my colleagues, I would like to
congratulate you and your team on the leadership role you play
and must continue to play in official languages matters.
[English]
I was listening to you when you said that you always rise to the
occasion when we are threatened. I would like to say that I saw
you in action in New Brunswick in 2006 when the government of
[Français]
C’est une belle idée.
Le sénateur Mockler : Tout comme mes collègues, j’aimerais
vous féliciter, vous et votre équipe, pour le leadership dont vous
faites preuve et dont vous devez continuer à faire preuve en ce qui
a trait aux langues officielles.
[Traduction]
Je vous écoutais lorsque vous disiez que vous réagissiez
toujours lorsqu’une menace se pointait à l’horizon. Je veux
mentionner que je vous ai vue en action au Nouveau-Brunswick,
18:28
Official Languages
the day wanted to change immersion. We saw it also when a
certain MP — without giving the name, and it is not ‘‘Wacky’’ —
said that immersion was costly. I have his quotes here. I think you
have done it very well. I encourage you to continue doing that,
because I remember when it happened in New Brunswick; it was
the first time in my life, and since we have had official languages
since 1969, that we saw not —
[Translation]
22-4-2013
en 2006, lorsque le gouvernement de l’époque voulait apporter des
modifications à l’immersion. Nous l’avons aussi vu lorsqu’un
certain premier ministre que je ne nommerai pas — et ce n’est pas
« Wacky » — a affirmé que l’immersion était coûteuse. J’ai la
citation ici. Je crois que vous avez fait du très bon travail. Je vous
encourage à continuer dans cette voie, car je me rappelle ce qui
s’est passé au Nouveau-Brunswick; c’était la première fois de ma
vie et depuis que nous avons les langues officielles, donc
depuis 1969, que je voyais...
[Français]
— Acadians protesting and standing up for French, but you, the
English-speaking community. I think that needs to continue, and
I encourage you to keep it up.
... les Acadiens et les Acadiennes qui ont fait une levée de
boucliers mais c’est vous, la communauté anglophone pour le
français. Je crois que vous devez continuer et je vous invite à
continuer à le faire.
Picking up on the protocol mentioned by Senator Tardif and
Senator McIntyre, I think it is important to keep a very close eye
on that, especially in terms of accountability.
Deuxièmement, en ce qui concerne le protocole d’entente déjà
abordé par la sénatrice Tardif et le sénateur McIntyre, c’est
important de le suivre de près, surtout quant à l’imputabilité.
When I was a minister in New Brunswick, you gave us ideas on
how to show the merits of those investments.
Lorsque j’étais ministre au Nouveau-Brunswick, vous nous
avez donné des indications sur la façon de démontrer les bienfaits
de ces investissements.
[English]
At the end of the day, when you invest in education, you will
reduce poverty and you will reduce many things in our little
communities.
How could we help you to help those governments —
[Translation]
[Traduction]
Au final, si vous investissez dans l’éducation, vous faites reculer
la pauvreté et de nombreuses autres choses dans nos petites
collectivités.
Comment pouvons-nous faire pour aider ces gouvernements...
[Français]
— demonstrate transparency and accountability to make sure
those investments target specific areas in order to help both of our
country’s language communities?
... à démontrer de la transparence et de l’imputabilité pour
s’assurer que ces investissements visent des secteurs précis afin
d’aider nos deux communautés linguistiques dans notre pays?
My second question is this. Is the Canadian Youth for French
organization your partner on that file?
La deuxième : est-ce que le Canadian Youth for French sont
vos partenaires dans ce dossier?
And for my third question. Does social media threaten the
development of our francophone and anglophone language
communities?
Et ma troisième question : est-ce que les médias sociaux
mettent en danger le développement de nos deux communautés
linguistiques, francophone et anglophone?
Ms. Perkins: I will let Mr. Rothon answer the first question. I
will answer the questions about Canadian Youth for French and
social media.
Mme Perkins : Je vais laisser M. Rothon répondre pour
commencer. Je continuerai pour la question concernant le
Canadian Youth for French et les médias sociaux.
Mr. Rothon: It is an interesting question. I wish I could take
more time to think it over in order to give you as detailed and as
intelligent a response as I would like. As I mentioned about a halfhour ago, the process is fairly complex.
M. Rothon : La question est intéressante. J’aurais aimé
réfléchir davantage pour donner une réponse aussi développée
et intelligente que je le souhaiterais. Comme je l’ai mentionné il y
a environ 30 minutes, le processus est relativement complexe.
Everything hinges on the negotiations, and the problem is that
the federal government has to take a common approach as far as
the proper use of that funding goes. We have often encouraged
the Minister of Canadian Heritage to show leadership, to not be
afraid to compel or ask the ministries of education across the
country to be transparent about how they use their funds. That
comes down to what the federal government’s objectives are in
Tout dépend des négociations et le problème c’est que le fédéral
doit faire cause commune pour la bonne utilisation de ces fonds.
Nous avons souvent encouragé le ministre de Patrimoine
canadien à faire preuve de leadership, à ne pas avoir peur
d’exiger ou de demander fermement aux ministères de l’éducation
à travers le pays d’être transparents dans l’emploi de leurs fonds.
Ceci revient à dire : quels sont les objectifs visés par le fédéral
22-4-2013
Langues officielles
18:29
these negotiations. What elements matter most to the federal
government during these discussions with the provinces, which
span a significant period of time, as you can imagine?
dans ces négociations? Quels sont les éléments les plus importants
pour le gouvernement fédéral lors de ces dialogues qui
s’échelonnent sur une bonne période de temps, comme vous
pouvez vous l’imaginer, avec les provinces?
At CPF, we are on the ground; we are directly involved. We
would welcome the knowledge of how the money was spent at the
school board level. The bottom line is this. Frankly, it would
almost be necessary to start there and, to some extent, work
upwards. In other words, what are the principles of transparency
and accountability the federal government is seeking?
Avec CPF, nous sommes sur le terrain, nous avons une
intervention immédiate. On serait bien content de savoir comment
l’argent est dépensé au niveau des conseils scolaires. Point à la
ligne. Honnêtement, il faudrait quasiment commencer par là et
remonter un peu vers le haut, c’est-à-dire quels sont les principes
de transparence, d’imputabilité voulus par le fédéral?
If I understood your question correctly, you are also tying it in
with what I would call sectors, areas of development, the idea of
directing those investments to areas that are more specific than
what we have now.
Si j’ai bien compris votre question, vous rattachez cela
également à ce que j’appellerais des secteurs, des notions de
développement, de pointer ces investissements dans les secteurs les
plus précis que ceux que nous avons maintenant.
In that case, it may be necessary for the federal ministers
responsible for workforce development, for example, to talk and
to agree that these protocol agreements can indeed complement
the objectives of another department. I am not sure whether the
ministers have those types of discussions, but it would be a good
idea.
Dans ce cas, il faudrait peut-être que les ministères fédéraux
responsables, par exemple, pour le développement de la main
d’œuvre, se parlent, que les ministres conviennent
qu’effectivement ces protocoles peuvent ajouter une action
complémentaire à des objectifs d’un autre ministère. Je ne sais
pas si les ministres se parlent de cette façon, mais ce serait bien.
I will stop making up my answer as I go along; these are just
my first thoughts. We can come back to the subject in a few
weeks’ time in our brief, if you like.
Je vais cesser d’improviser une réponse, je vous donne mes
premières réflexions. Mais nous y reviendrons d’ici quelques
semaines dans notre mémoire, si vous le voulez bien.
[English]
Ms. Perkins: Canadian Youth for French is an organization
that we know and we speak to them. We also have strong
partnerships with organizations such as SEVEC, French for the
Future, ACPI, CASLT. We have an FSL partner network that
meets here in Ottawa through the executive directors, again to be
looking at ways we all can be working together collegially and
collaboratively to ensure more and more Canadian youth are
given the opportunity to use French in school, but also after
school, which is an interesting piece. You are seeing Canadian
Youth for French and French for the Future saying, ‘‘I have done
grade 12, so now what happens to me? How is being bilingual an
asset in terms of choosing a university career and going to work?’’
It is something to be proud of.
[Translation]
On the matter of social media, we have a partnership with the
French embassy called ‘‘Allons en France.’’
[English]
Students win a trip to France as the prize. This year, the
competition is on social media, so it is quite interesting to watch
students use their second official language in social media.
[Traduction]
Mme Perkins : Canadian Youth for French est un organisme
que nous connaissons et avec lequel nous échangeons. Nous
avons aussi de solides partenariats avec des organismes comme la
SEVEC, Le français pour l’avenir, l’ACPI, l’ACPLS. L’un de nos
partenaires est le réseau FLS, dont les directeurs se réunissent ici,
à Ottawa, pour examiner, eux aussi, comment nous pourrions
travailler tous ensemble dans un esprit de collégialité et de
coopération pour faire en sorte qu’un nombre croissant de jeunes
Canadiens aient la chance d’utiliser le français à l’école, mais aussi
après l’école, ce qui constitue une démarche intéressante. Des
participants de Canadian Youth for French et Le français pour
l’avenir se demandent : « J’ai fait ma 12e année, maintenant,
qu’est-ce qui m’attend? Comment le fait d’être bilingue peut-il
m’avantager dans mon choix d’orientation à l’université et sur le
marché du travail? » C’est quelque chose dont ils peuvent être
fiers.
[Français]
En ce qui concerne les médias sociaux, on a un partenariat avec
l’ambassade de la France qui s’appelle Allons en France.
[Traduction]
Comme récompense, les étudiants peuvent gagner un voyage
en France. Cette année, le concours porte sur les médias sociaux.
C’est donc très intéressant de voir les étudiants se servir de leur
deuxième langue officielle dans ces médias.
18:30
Official Languages
It makes the language very real and applicable, and it is a
language of today. They are picking right up on that. It is
something we would encourage. Again, we are talking about
education. It is important to learn math, science and the
humanities in French. It is equally important to learn how to
tweet, post on Facebook and ask a boy out in French.
[Translation]
You need the whole gamut.
[English]
That is what is needed to be proficient in both official
languages.
Mr. Rothon: I think it is becoming clear that —
[Translation]
— Canadian youth are very connected. They are connected in a
way that reminds them they are plugged into the world as well.
[English]
You could argue on that basis that they are networked in a way
that our generation and older generations never were. I believe
that social media encourages the notion of plural-lingualism. It is
a good support for it because it reminds them every day that they
are not alone in the world, that they are not tucked away, even if
they live in a small village.
[Translation]
22-4-2013
Cela donne une dimension très concrète et très applicable, et
c’est une langue d’aujourd’hui. Ils s’aperçoivent de cela. C’est
quelque chose que nous serions portés à encourager. Encore une
fois, on revient à l’éducation. C’est important d’apprendre les
maths, la science, les lettres et les sciences sociales en français. Il
est tout aussi important d’apprendre à gazouiller, à écrire dans
Facebook et à inviter un garçon à sortir en français.
[Français]
Il faut avoir toute la gamme.
[Traduction]
C’est ce qu’il faut pour devenir à l’aise dans les deux langues
officielles.
M. Rothon : Je crois qu’il devient clair que...
[Français]
... la jeunesse canadienne est très branchée. Elle est branchée
d’une façon qui lui rappelle qu’elle est branchée mondialement
aussi.
[Traduction]
On pourrait dire qu’ils font partie de réseaux que notre
génération ou celle de nos aînés n’a jamais connus. Je crois que les
médias sociaux appuient la notion du plurilinguisme. Ces médias
sont propices à cela, car ils viennent leur rappeler tous les jours
qu’ils ne sont pas tout seuls dans le monde, qu’ils ne sont pas
reclus, même quand ils restent dans un petit village.
[Français]
Even in some remote corner of Gaspésie, they are still
connected to the world. They have friends all over the globe
and the country. And that is another language reality that is
beginning to emerge on a daily basis. Personally, I really do not
see social media as a threat to official languages learning, quite
the opposite. I actually think it is an extremely valuable tool
whose potential should be fully developed and encouraged.
Quelque part au fin fond de la Gaspésie, ils sont branchés sur le
monde. Ils ont des amis partout à travers le monde et le Canada.
C’est donc une autre réalité linguistique qui commence à émerger,
de façon quotidienne. Personnellement, je suis loin de voir les
médias sociaux comme une menace pour l’apprentissage des
langues officielles. Au contraire, je crois que c’est un support fort
intéressant qu’on devrait développer et pousser dans la mesure du
possible.
Senator Fortin-Duplessis: Mr. Rothon, since you brought it up
quite a few times, there is something I would like to tell you.
During previous studies, we held hearings in Quebec to see
whether anglophones there were treated as well as the
francophones. No matter where we were in Quebec, we always
heard the same comment: anglophones were convinced that the
Quebec government was not giving them the funding earmarked
for them by the federal government. We heard that comment a
lot. We heard it in Quebec City, Sherbrooke and Montreal, and
from a number of different groups. That is what I wanted to say.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Monsieur Rothon, parce que
vous en avez parlé à plusieurs reprises, je tiens à vous signaler que,
lors d’études antérieures, nous avons tenu des audiences au
Québec pour voir si les anglophones y étaient aussi bien traités
que les francophones. Peu importe l’endroit où nous étions au
Québec, nous avons entendu le commentaire suivant : les
anglophones étaient persuadés que le gouvernement du Québec
ne leur donnait pas les fonds que le gouvernement fédéral leur
accordait. Cela est revenu très souvent. On l’a entendu à Québec,
on l’a entendu quand nous sommes allés à Sherbrooke, à
Montréal, et ce, par plusieurs groupes. C’était mon commentaire.
22-4-2013
Langues officielles
18:31
Senator Robichaud: You mentioned partnering with other
groups. Are you familiar with the Jeux de la francophonie
canadienne, which invites francophiles to participate? It is a
wonderful experience for young people to come together over
sports and discussions of current issues.
Le sénateur Robichaud : Vous avez parlé d’association avec
d’autres groupes. Connaissez-vous les Jeux de la Francophonie
canadienne où on invite aussi des francophiles à participer? Pour
les jeunes, c’est toute une expérience de se rencontrer en faisant du
sport et en échangeant sur les sujets de l’heure.
Mr. Rothon: Commissioner Boileau of Ontario has often told a
very funny story about the integration of francophiles into the
francophonie games over the years. The first year that
francophiles were allowed to take part in the games, unlike the
other delegations, which were organized by their provincial or
territorial attachment, francophiles, as a group, were not attached
to a specific province or territory; their group was labelled
‘‘English People Speak French.’’ Over the years, they were slowly
integrated into the provincial and territorial teams. Everyone
speaks French; they may have an accent, but they speak French.
M. Rothon : Le commissaire Boileau de l’Ontario a raconté à
maintes reprises une histoire très drôle à propos de l’intégration
des francophiles aux Jeux francophones au fil des ans. La
première année où on a permis aux jeunes francophiles de
participer aux jeux, alors que les autres délégations étaient
organisées sur le principe de leur identification provinciale ou
territoriale, les francophiles comme groupe, n’étant pas reliés à
une province ou un territoire en particulier, s’étaient affichés sous
la bannière « English people speak French ». Au fil des ans, on les
a intégrés peu à peu aux équipes provinciales et territoriales. Tout
le monde parle français. Peut-être avec un accent, mais ils parlent
français.
I can tell you that a number of our provincial offices at
Canadian Parents for French work closely with francophone
youth associations in their respective provinces. In one or two
cases, we were told that the majority of participants in some
activities were now young people who had come out of immersion
programs, and the results were outstanding. We cannot generalize
because, of course, the situation varies greatly, but yes, especially
out west, I think the francophone community is beginning to see
francophiles and anglophones for whom French is a second or
third language as members of the larger French-speaking family.
It is quite a transformation. We are far from being right in the
heart of the family, but regardless.
Je peux vous dire que plusieurs bureaux provinciaux de
Canadian Parents for French collaborent étroitement avec des
conseils jeunesse francophone de leur province respective. Dans
un ou deux cas, on nous a dit qu’il y avait des activités où la
majorité des participants sont maintenant des jeunes issus de
l’immersion, et les résultats sont excellents. On ne peut en tirer
une règle générale, parce que, bien sûr, cela varie beaucoup, mais
oui, surtout dans l’Ouest, je crois que la communauté
francophone commence à voir les francophiles ou les
anglophones qui parlent français comme langue seconde ou
autre, comme faisant partie de la grande famille francophone.
C’est une évolution fort intéressante. On est loin d’être tout à fait
au cœur de la famille, mais enfin.
Senator Robichaud: It is off to a great start.
Le sénateur Robichaud : C’est bien parti.
Mr. Rothon: Yes.
M. Rothon : Oui.
Senator Robichaud: Thank you.
Le sénateur Robichaud : Merci.
[English]
[Traduction]
Senator Tardif: I am always surprised that 50 years after
research was carried out on the benefits of French immersion we
still have to repeat the message. You indicated that very strongly,
Mr. Rothon. In the 1960s, researchers like Dr. Wallace Lambert
were putting forward the cognitive benefits of bilingualism, and
today here we are again having to repeat the message. It is
disappointing to hear that gatekeepers — people in positions of
authority like school principals, councilors, trustees, and perhaps
even teachers, as you have indicated — are counselling students
out of French second language and immersion programs.
La sénatrice Tardif : Je suis toujours surprise de constater que
50 ans après que des recherches aient été faites sur les avantages
de l’immersion en français, nous soyons encore obligés de répéter
la même chose. Vous l’avez éloquemment souligné, monsieur
Rothon. Dans les années 1960, les chercheurs comme Wallace
Lambert faisaient valoir les avantages cognitifs du bilinguisme, et
nous voilà aujourd’hui contraints de réitérer le message. Il est
décevant de constater que les titulaires de postes clés — comme les
directeurs des écoles, les orienteurs, les administrateurs et peutêtre même les enseignants, comme vous l’avez dit — conseillent
aux étudiants d’abandonner les programmes d’immersion et de
français langue seconde.
I have two questions. Immersion has often been referred to as
an elitist program. Is that still the case today? Is that affecting
interest in the program? Is that one of the reasons that special
needs children are being counselled out of the programs?
J’ai deux questions. Le programme d’immersion a souvent été
décrit comme un programme élitiste. Est-ce encore le cas
aujourd’hui? Cela a-t-il une incidence sur sa popularité? Est-ce
une des raisons pour lesquelles les enfants qui ont des besoins
spéciaux se font conseiller de l’abandonner?
18:32
Official Languages
22-4-2013
To what extent do transportation costs come into play when
parents are making the decision about enrolling their children in
immersion programs? I am thinking of a situation in Calgary
where a school board is no longer paying the transportation costs
for children attending French immersion schools. The parents
have to absorb that cost. To what extent do those two factors
come into play?
Quelle incidence les coûts de transport ont-ils sur la décision
des parents d’inscrire leurs enfants aux programmes d’immersion?
Je pense à cette situation, à Calgary, où un conseil scolaire a cessé
d’assumer le coût du transport des enfants qui vont dans les écoles
d’immersion française. Ce sont les parents qui doivent payer.
Dans quelle mesure ces deux facteurs entrent-ils en jeu?
Ms. Parikh: I do not think any of us want to leave you with the
impression that the story of French language education in this
country is anything but a success. It has been an incredible success
and it is one that we need to celebrate. There are more children in
French programs than ever before, certainly more in French
immersion than ever before. We talk about being victims of our
success in many ways because we just do not have enough spaces
to meet the demand. We have talked before about the numbers of
people on waiting lists. Therefore, while there are challenges, it is
a great success overall.
Mme Parikh : Je ne crois pas qu’un seul d’entre nous souhaite
que vous ayez l’impression que l’histoire de l’enseignement du
français au Canada est tout sauf une réussite. L’enseignement a eu
un succès retentissant, qui doit être salué. Il y a aujourd’hui plus
d’enfants inscrits aux programmes de français qu’il n’y en a
jamais eu, à tout le moins, aux programmes d’immersion. Nous
nous disons victimes de notre succès à plus d’un titre, car nous
n’avons tout simplement pas assez de places pour répondre à la
demande. Nous avons déjà donné des chiffres sur le nombre de
personnes qui sont sur les listes d’attente. Par conséquent, malgré
tous les défis, on peut quand même parler d’une formidable
réussite globale.
Elitist? Absolutely and tragically, yes, the program is seen to be
elitist for many reasons, largely because of this continued
streaming of children with learning challenges out of the
program, which relates directly to the lack of special needs
teachers capable of teaching in French in these programs. We can
all cite numerous examples of children who come to us as CPFers,
parents who come to us and say, ‘‘My grade 2 son is being told to
go into English because he cannot yet read.’’ We can give them
the many studies that demonstrate that children with learning
challenges do equally well in French and English, or equally
poorly, but at least they will emerge having learned both
languages.
Élitiste? Oui, tout à fait et bien malheureusement. Le
programme est perçu comme étant élitiste pour de nombreuses
raisons, mais en grande partie à cause du flux ininterrompu
d’enfants avec des troubles d’apprentissage qui se font expulser du
programme, ce qui découle directement de l’absence de
professeurs en enfance en difficulté capables d’enseigner le
français. Nous pouvons tous citer de nombreux exemples
d’enfants qui nous arrivent de CPF, de parents qui viennent
nous voir en disant : « Mon fils de deuxième année se fait dire
d’aller en anglais parce qu’il ne sait pas encore lire. » Nous
pouvons leur communiquer les nombreuses études montrant que
les enfants qui ont des problèmes d’apprentissage réussissent aussi
bien ou aussi mal en français qu’en anglais. Mais au moins, en
finissant, ils auront appris les deux langues.
There is resentment among parents who have chosen to put
their kids in English, for whatever reason, because they feel that
their classes are filled with children who have learning challenges,
and they are right; they are. We are working with a number of
partners, including school boards and teachers’ organizations, to
address that.
Les parents qui ont inscrit leurs enfants au programme en
anglais ont, pour quelque raison, un certain ressentiment, car ils
croient que ces classes sont remplies d’enfants qui ont des troubles
d’apprentissage, et ils ont raison. Nous tentons de remédier à cela
en travaillant avec un certain nombre de partenaires, dont les
conseils scolaires et les organisations d’enseignants.
In terms of transportation costs, whether that is a barrier varies
from family to family and district to district. There are some
interesting examples of francophone schools that provide busing
offering empty spaces on their buses to children in immersion
programs. Sometimes it is at a minimal cost and sometimes it is
free. It very much depends on the relationship that exists in that
community between the educators and the district decision
makers.
Quant aux coûts de transport qui peuvent devenir un obstacle,
la situation varie selon les familles et les districts. Il y a certains
exemples intéressants d’écoles francophones qui prévoient des
places dans leurs autobus pour les enfants des programmes
d’immersion. Il y a parfois un coût minimum quand ce n’est pas
tout simplement gratuit. Cela dépend beaucoup des liens qui
unissent les éducateurs et les décideurs du district de la collectivité
visée.
I would say that it is an issue. It is definitely a barrier for some
parents. I would not say it is necessarily the cost; it can also be the
distance. Many parents do not want to have their kids on a bus
for an hour at a time.
Je crois que c’est un problème. Pour certains parents, c’est bel
et bien un obstacle. Je ne dirais pas que c’est nécessairement une
question de coût, car ça peut aussi être une question de distance. Il
y a beaucoup de parents qui ne veulent pas voir leurs enfants faire
des trajets d’une heure en autobus.
22-4-2013
Langues officielles
18:33
Mr. Rothon: To add to that, there is a school district in
Canada, which will remain nameless to save its honour, that one
year, because of financial pressures, essentially kicked all the
French immersion students off the school bus. This was in a semirural area. You suddenly had children who were expected to walk
along the highway at night in areas where there had been cougar
sightings. Needless to say, enrolment fell by about 60 per cent the
following year, and suddenly a strong program was made much
more fragile than it had been in years. There are impacts, quite
frankly.
M. Rothon : Si je puis me permettre, il y a ce cas d’un certain
district scolaire canadien — district dont je tairai le nom, par pur
respect —, qui, pressions financières obligent, a tout bonnement
décidé une année d’interdire ses autobus à tous les élèves du
programme d’immersion en français. Cela s’est passé dans une
région semi-rurale. On s’est donc soudainement retrouvé avec des
enfants qui devaient marcher le long des routes à la tombée de la
nuit, dans un coin où des cougars avaient été aperçus. Inutile de
dire que les inscriptions ont chuté d’environ 60 p. 100 l’année
suivante, ce qui a eu pour effet de fragiliser un programme qui,
jusque-là, affichait une vigueur certaine. Oui, ces contraintes ont
des répercussions.
In other communities, Vancouver, for example, and I think it is
the same in Toronto, students go to school using the public transit
system. If it is a good one, it is not an issue. It is particularly
important, however, for small communities in rural areas because
there you are talking about large distances.
Ailleurs, à Vancouver, par exemple, et à Toronto, si je ne
m’abuse, les étudiants utilisent le transport en commun pour se
rendre à l’école. Si le système fonctionne bien, la question du
transport n’est pas une contrainte. Mais elle le devient dans les
petites collectivités des régions rurales, vu la longueur des
distances à parcourir.
I can think of a couple of school districts across Canada where
they decided to consolidate their French immersion programs to
dual-track schools, which means both the English track and the
French immersion programs were offered in the same school.
They created single-track schools, which had many advantages,
but students who only had a 10-minute transit time suddenly had
an hour and half in order to get to the district’s single-track
school. Again, that has an impact on enrolment.
Je connais au moins deux districts scolaires au Canada où l’on
a décidé d’intégrer le programme d’immersion en français à des
écoles à deux régimes pédagogiques, ce qui signifie qu’on offrait le
programme anglais et le programme d’immersion en français dans
la même école. Ils ont aussi créé des écoles à régime unique, qui
présentaient de nombreux avantages, mais qui forçaient des
étudiants qui, jusque-là, n’avaient que 10 minutes à faire pour
aller à l’école, à faire un trajet d’une heure et demie pour se rendre
à l’école à régime unique du district. Ici encore, cela a eu une
incidence sur les inscriptions.
[Translation]
[Français]
The Chair: Ladies and gentlemen, on behalf of the Official
Languages Committee, I want to sincerely thank you for being
here and for sharing your input.
La présidente : Mesdames, messieurs, au nom du comité des
langues officielles, je vous remercie très sincèrement de votre
présence et de vos témoignages.
I am always amazed at the work that Canadian Parents for
French does. On Sunday, I attended a French music festival in
Manitoba put on by Canadian Parents for French’s Manitoba
chapter. There were finalists who had chosen French songs by
Cœur de Pirate, as well as blues and jazz songs; they had
translated some English songs into French. It was extraordinary
and very special, and I would like to congratulate you once again.
And I know the committee members join me in thanking you for
your contribution to Canada’s francophonie, helping make it
what it is today. Best of luck in your future endeavours. Thank
you.
Je suis toujours émerveillée du travail accompli par Canadian
Parents for French. J’ai assisté au Manitoba, dimanche passé, à
un festival de la chanson française organisé par Canadian Parents
for French-Manitoba Chapter, où il y avait les finalistes de ce
concours de chanson française. Ces finalistes avaient choisi des
chansons en français de Cœur de pirate, du blues, du jazz; ils
avaient traduit de l’anglais au français certaines chansons. C’était
incroyable et c’était tout à fait spécial, et je tiens à vous féliciter
encore une fois — et je sais que les membres du comité se joignent
à moi — et vous remercier de contribuer à la francophonie
canadienne telle qu’elle est maintenant. Je vous souhaite bon
succès dans vos projets d’avenir. Merci.
Honourable senators, we will now suspend the sitting for a few
minutes.
Honorables sénateurs, nous suspendons la séance pour
quelques minutes.
(The committee continued in camera.)
(La séance se poursuit à huis clos.)
18:34
Official Languages
22-4-2013
OTTAWA, Monday, April 22, 2013
OTTAWA, le lundi 22 avril 2013
The Standing Senate Committee on Official Languages met
this day at 5 p.m. to continue its study on CBC/Radio-Canada’s
obligations under the Official Languages Act and some aspects of
the Broadcasting Act.
Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit
aujourd’hui, à 17 heures, pour poursuivre son étude sur les
obligations de CBC/Radio-Canada en vertu de la Loi sur les
langues officielles et de certains aspects particuliers de la Loi sur la
radiodiffusion.
Senator Maria Chaput (Chair) in the chair.
[Translation]
La sénatrice Maria Chaput (présidente) occupe le fauteuil.
[Français]
The Chair: Honourable senators, welcome to this meeting of
the Standing Senate Committee on Official Languages. I am
Senator Maria Chaput, from Manitoba, chair of the committee.
La présidente : Honorables sénateurs, bienvenue à cette
réunion du Comité sénatorial permanent des langues officielles.
Je suis la sénatrice Maria Chaput, du Manitoba, présidente du
comité.
Before introducing the witnesses appearing today, I would
invite the committee members to introduce themselves, starting
on my left.
Avant de présenter les témoins qui comparaissent aujourd’hui,
j’invite les membres du comité à se présenter, en commençant à
ma gauche.
Senator McIntyre: Senator Paul McIntyre from New
Brunswick.
Le sénateur McIntyre : Sénateur Paul McIntyre, du NouveauBrunswick.
Senator Fortin-Duplessis: Senator Suzanne Fortin-Duplessis,
Quebec City.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Sénatrice Suzanne FortinDuplessis, Québec.
Senator Boisvenu: Senator Pierre-Hugues Boisvenu, Quebec
City, replacing Senator Andrée Champagne.
Le sénateur Boisvenu : Sénateur Pierre-Hugues Boisvenu,
Québec, en remplacement de la sénatrice Andrée Champagne.
Senator Mockler: Senator Percy Mockler from New
Brunswick.
Le sénateur Mockler : Sénateur Percy Mockler, du NouveauBrunswick.
Senator Dawson: Senator Dennis Dawson, from Quebec City,
replacing Senator Fernand Robichaud from New Brunswick.
Le sénateur Dawson : Sénateur Dennis Dawson, de la ville de
Québec, en remplacement du sénateur Fernand Robichaud, du
Nouveau-Brunswick.
Senator Tardif: Senator Claudette Tardif from Alberta.
La sénatrice Tardif : Sénatrice Claudette Tardif, de l’Alberta.
The Chair: The committee is continuing its study on CBC/
Radio-Canada’s obligations under the Official Languages Act
and some aspects of the Broadcasting Act.
La présidente : Le comité poursuit son étude des obligations
linguistiques de CBC/Radio-Canada en vertu de la Loi sur les
langues officielles et de certains aspects particuliers de la Loi sur la
radiodiffusion.
As part of this study, the committee has heard so far from
more than 30 witnesses. That includes officials from CBC/RadioCanada and the Canadian Radio-television and
Telecommunications Commission, the Commissioner of Official
Languages, the Minister of Canadian Heritage and Official
Languages, researchers and anglophone and francophone
organizations.
Le comité a entendu jusqu’à maintenant plus d’une trentaine
de témoins dans le cadre de cette étude. Cela comprend les
représentants de CBC/Radio-Canada, le Conseil de la
radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, le
commissaire aux langues officielles, le ministre du Patrimoine
canadien et des langues officielles, des chercheurs ainsi que des
organismes francophones et anglophones.
Several witnesses pointed out that young people, who represent
the future, should be a major focus of CBC/Radio-Canada’s
strategies. The committee therefore took the initiative to invite
youth representatives to come and testify before it so that we can
gain insights into how young Canadians perceive CBC/RadioCanada’s linguistic obligations.
Plusieurs des témoins ont rappelé que la jeunesse qui représente
l’avenir doit être au cœur des stratégies de CBC/Radio-Canada.
Le comité a donc pris l’initiative d’inviter des représentants du
secteur de la jeunesse à venir témoigner devant lui pour connaître
la perception des jeunes Canadiens au sujet des obligations
linguistiques de CBC/Radio-Canada.
We are very pleased to have a third group of young people here
today. I want to welcome three young francophones from the
province of Quebec: Marc-André Provost, Pier-Luc Laurin and
C’est avec grand plaisir que nous accueillons aujourd’hui un
troisième groupe de jeunes. Je souhaite la bienvenue à trois jeunes
francophones de la province du Québec, Marc-André Provost,
22-4-2013
Langues officielles
18:35
Michaël Séguin. On behalf of the committee members, I would
like to thank the witnesses for taking the time to present their
viewpoint as part of our study and to answer our questions.
Pier-Luc Laurin et Michaël Séguin. Au nom des membres du
comité, je remercie les témoins de prendre le temps de nous
présenter leur point de vue dans le cadre de notre étude et de
répondre à nos questions.
The committee has asked the witnesses to make a presentation
of no more than seven minutes each, and senators will follow with
questions. I invite Mr. Provost to take the floor and the other two
witnesses will follow.
Le comité a demandé aux témoins de faire une présentation de
sept minutes chacun, et les sénateurs suivront avec des questions.
J’invite M. Provost à prendre la parole et les deux autres témoins
suivront.
Marc-André Provost, as an individual: Thank you, Madam
Chair. First, I would like to thank the senators for welcoming us
here today. It is a pleasure to see that you are listening to
Canadian youth and we are pleased to be here as spokespersons
for young Quebecers.
Marc-André Provost, à titre personnel : Merci, madame la
présidente. Je voudrais tout d’abord remercier les sénateurs de
nous accueillir aujourd’hui. C’est quand même plaisant de voir
que vous êtes à l’écoute de la jeunesse canadienne et cela nous fait
plaisir d’être ici en tant que porte-parole des jeunes Québécois.
Société Radio-Canada has been a decisive factor in the
development of Canada’s francophones. It was the only Frenchlanguage mass media organization in North America for many
years, a fact that guaranteed it extraordinary audience ratings and
an incredible presence in every Canadian home.
La Société Radio-Canada a été déterminante dans le
développement des francophones du Canada. Elle fut le seul
média de masse francophone en Amérique du Nord pendant de
nombreuses années, ce qui lui assurait des cotes d’écoute
extraordinaires et une présence incroyable dans chaque foyer
canadien.
Radio-Canada was central to the production of Quebec and
French-Canadian television programs. Its presence in the lives of
many Canadians is associated with great moments in history
because it allowed all of us to experience those moments, in
French, comfortably seated in our living rooms.
Radio-Canada fut au cœur de la production d’émissions
télévisées québécoises et franco-canadiennes. Sa présence dans la
vie de bien des Canadiens est reliée à de grands moments de
l’histoire car elle permettait à tous de vivre ces moments
confortablement assis dans le salon, en français.
I am a faithful Radio-Canada radio listener. The Ottawa
station is what I listen to since I live in the Outaouais region. I
prefer Radio-Canada to other radio stations because it broadcasts
local and national news programs in a professional manner.
Pour ce qui est de la radio de Radio-Canada, je suis un fidèle
auditeur. Habitant la région de l’Outaouais, c’est donc la station
d’Ottawa que j’écoute. Je préfère Radio-Canada aux autres
stations car elle offre des émissions d’actualités locales et
nationales de façon professionnelle.
However, regional news programs are still the station’s
strength. Although young people are more interested in news
about what happens where they live, in their cities, it would be
false to say that international news is of no interest to them. A fair
balance has to be struck between the two.
Mais la force de la station reste les émissions d’actualités
régionales. Même si ce qui intéresse davantage les jeunes ce sont
les informations sur ce qui se passe chez eux, dans leur ville, il
serait faux de dire que l’actualité internationale ne les intéresse
pas. Il faut donc trouver le juste équilibre entre les deux.
Every regional network provides francophones with news
about their communities, in their first language, and ensures the
survival of those communities. French-language services are
essential. It is important to have Radio-Canada’s Frenchlanguage network in case of emergency and to facilitate
communication with francophone citizens.
Chaque chaîne régionale permet aux francophones d’avoir,
dans leur langue première, les informations sur leur communauté
et veille à la survie de cette communauté. Les services en français
sont indispensables. Dans les cas d’urgence ou pour faciliter la
communication avec les citoyens francophones, il est important
d’avoir la chaîne francophone de Radio-Canada.
In television, the past few years have been hard on RadioCanada, and CBC/Radio-Canada, particularly the CBC, has had
to face considerable competition from many American networks.
In my opinion, the greatest loss for Radio-Canada television’s
French-language network is still La Soirée du hockey. That
program was a tradition for Montreal Canadiens fans and other
Canadian teams. It enjoyed incredible ratings for decades and
gave everyone free access to national games on our national
network.
En ce qui concerne la télévision, les dernières années de RadioCanada ont été difficiles et CBC/Radio-Canada a dû faire face à
beaucoup de concurrence d’une multitude de chaînes américaines,
spécialement pour ce qui est de CBC. Selon moi, la plus grande
perte de la station francophone de la télévision de Radio-Canada
reste La Soirée du hockey. Cette émission était une tradition pour
les fans du Canadien de Montréal et d’autres équipes du Canada.
Elle avait des cotes d’écoute incroyables, depuis des dizaines
d’années, et permettait à tous, gratuitement, d’avoir accès à un
match du sport national sur la chaîne nationale.
18:36
Official Languages
22-4-2013
Radio-Canada sports coverage has been in difficulty since
then. No matches of the Impact, the Canadiens or the Alouettes
are available on the national television network, whereas the CBC
still broadcasts Hockey Night in Canada and gives anglophones
access to many NHL matches.
Depuis ce temps, la couverture des sports par la station est
difficile. Aucun match de l’Impact, des Canadiens ou des
Alouettes n’est disponible via la télévision d’État, alors que du
côté de la CBC, le Hockey Night in Canada existe toujours et offre
aux anglophones l’accès à plusieurs matchs de la LNH.
The French-language network has also lost its high ratings in
many evening time slots to its competition, particularly TVA,
even though such major hits as Tout le monde en parle help it
compete for those ratings.
La station francophone a également perdu de belles soirées de
cote d’écoute au profit de sa concurrente, spécialement TVA,
même si des grands succès comme Tout le monde en parle
permettent de faire concurrence à ces cotes d’écoute.
What must enable Radio-Canada to stand out, what has
helped establish its name, is the production of local television
series involving local actors and its focus on quality.
Ce qui doit permettre à Radio-Canada de se démarquer, ce qui
a fait son nom, c’est entre autres la production de séries de
télévision locales, avec des acteurs locaux, ainsi que de miser sur la
qualité.
As for CBC/Radio-Canada’s Internet presence, among the
broad range of services offered, TOU.TV has given consumers
on-demand access to programs on any screen they choose.
Broadcast times, which are often a handicap to higher ratings for
many programs, are no longer a problem. Since it has been
producing Web content, however, CBC/Radio-Canada has faced
competition from networks around the world. As a result, it is
local production and the broadcasting of Canadian cultural
products over the Internet that will enable CBC/Radio-Canada to
promote Canadian culture internationally. TOU.TV is thus an
international window on Canadian culture.
Pour ce qui est de la présence de CBC/Radio-Canada sur
Internet, parmi la multitude de services offerts, la création de
TOU.TV a permis aux consommateurs d’avoir accès à l’ensemble
des émissions au moment où ils le désirent et sur l’écran qu’ils
choisissent. L’heure de diffusion, qui est souvent un handicap à
l’augmentation des cotes d’écoute pour bien des émissions, n’est
plus un problème. Cependant, depuis qu’elle produit du contenu
web, CBC/Radio-Canada doit affronter la concurrence des
stations à l’échelle de la planète. C’est donc la production locale
et la diffusion sur le Web de produits culturels canadiens qui
permettront à CBC/Radio-Canada de faire la promotion de la
culture canadienne à l’international. TOU.TV devient donc une
fenêtre internationale sur la culture canadienne.
I must admit I am not a big fan of Espace musique, which
competes with international giants that let people listen to the
songs they want when and where they want. It is an aggressive
market. To vie with its competitors, CBC/Radio-Canada would
do well to broadcast what is being done in Canadian
communities.
En ce qui a trait à Espace musique, je dois avouer que je ne suis
pas un grand consommateur. Espace musique est en concurrence
avec des géants internationaux permettant aux gens d’entendre la
chanson qu’ils veulent au moment et à l’endroit qu’ils veulent.
C’est un marché agressif. Pour faire face à ses compétiteurs, CBC/
Radio-Canada aurait avantage à se tourner vers la diffusion de ce
qui se fait dans les communautés canadiennes.
CBC/Radio-Canada should be more concerned with the
Canadian youth market, particularly on television and Internet
platforms. When I was young — even though I still am young —
Radio-Canada offered a range of stimulating youth programs
directly targeting the youth of my generation because they were
produced by people who were experiencing the Canadian reality.
That is the way to forge a people’s identity. An attachment and
sense of belonging are established by showing what our own
people are capable of doing, listening to the music of our artists,
seeing the exploits of our athletes, the discoveries of our
researchers, the decisions of our politicians and the reality of
our citizens.
CBC/Radio-Canada devrait se préoccuper davantage du
créneau de la jeunesse canadienne, spécialement sur les platesformes télévision et Internet. Lorsque j’étais jeune — même si je le
suis encore —, Radio-Canada proposait un ensemble d’émissions
jeunesse stimulantes qui s’adressaient directement aux jeunes de
ma génération, car elles étaient produites par des gens qui vivaient
la réalité canadienne. C’est cette recette qui forge l’identité d’un
peuple. C’est en démontrant ce que les siens sont capables de faire,
entendre la musique de nos artistes, les exploits de nos sportifs, les
découvertes de nos chercheurs, les décisions de nos politiciens et la
réalité de nos citoyens qu’un attachement et un sentiment
d’appartenance se créent.
Radio-Canada and the CBC must remain independent of
political authority and maintain the discipline they have always
shown, while promoting homegrown productions. Thank you.
Radio-Canada et CBC doivent conserver leur indépendance
quant au pouvoir politique et garder la rigueur dont ils ont fait
preuve depuis toujours, tout en faisant la promotion des
productions de chez nous. Je vous remercie.
Pier-Luc Laurin, as an individual: Good afternoon, senators. I
am pleased to be attending this meeting of the Standing Senate
Committee on Official Languages to present my viewpoint on
Radio-Canada.
Pier-Luc Laurin, à titre personnel : Bonjour, messieurs et
mesdames les sénateurs. C’est avec plaisir que je participe à cette
réunion du Comité sénatorial permanent des langues officielles
afin de présenter mon point de vue concernant Radio-Canada.
22-4-2013
Langues officielles
18:37
My name is Pier-Luc Laurin, and I am enrolled in Quebec and
political studies at the University of Montreal. I am proud to
represent Canadian youth, more particularly the young of my
region, Lanaudière.
Mon nom est Pier-Luc Laurin, je suis étudiant en études
québécoises et politiques à l’Université de Montréal. C’est avec
fierté que je représente la jeunesse canadienne et plus
particulièrement celle de ma région, Lanaudière.
To provide a brief overview of my part of the country,
Lanaudière is a region with a very large francophone majority.
However, the region’s linguistic profile includes an anglophone
community and an increasingly obvious linguistic duality in the
southern part of the region near Montreal.
Pour brosser un portrait rapide de mon coin de pays,
Lanaudière est une région à forte majorité francophone. Par
contre, une communauté anglophone et une réalité de plus en plus
évidente de dualité linguistique au sud de la région, près de
Montréal, viennent compléter le portrait linguistique de cette
région.
One of the questions we were asked to consider is the place that
Radio-Canada occupies in our lives. I would say it is a real
presence. Of the many platforms on offer, I use the mobile
application or the Web tool every day to follow news broadcasts
and, more specifically, international news. I also go to RadioCanada’s Facebook page, which, once again, is an excellent news
aggregator.
Une des questions auxquelles on nous a demandé de réfléchir
est de savoir quelle place occupe Radio-Canada dans notre vie.
Pour ma part, je dirais qu’elle est bien présente. Parmi les
multiples plates-formes offertes, j’utilise l’application mobile ou
l’outil web quotidiennement afin de suivre les bulletins
d’information et plus précisément l’actualité internationale. Je
suis aussi la page Facebook de Radio-Canada qui est, encore une
fois, un excellent outil de résumé d’information.
I use the TOU.TV platform quite regularly to watch various
entertainment programs. Unlike the others, I watch little RadioCanada television and do not listen to radio. I mainly use RadioCanada to get everyday information and for certain programs
such as Infoman and Et Dieu créa... Laflaque, which are
entertaining but also highly educational. I also access RadioCanada’s website for its archives, particularly for academic
information.
Je consulte la plate-forme TOU.TV assez régulièrement afin
d’écouter différentes émissions de divertissement. Contrairement
aux autres, j’écoute peu la télévision de Radio-Canada et
aucunement la radio. J’utilise principalement Radio-Canada
pour la quête d’informations au quotidien et pour certaines
émissions comme Infoman et Et Dieu créa... Laflaque qui sont des
divertissements mais qui sont aussi des émissions très instructives.
Je consulte également le site web de Radio-Canada pour les
archives, particulièrement pour les informations scolaires.
The senators also wanted to know whether we believe that
Radio-Canada has a particular role to play with Canadian youth.
To that question, I would answer, absolutely. First of all, I think
Radio-Canada is an important entertainment, news and archival
tool, but it is first and foremost a civic education tool.
Les sénateurs voulaient également savoir si nous croyons que
Radio-Canada a un rôle particulier à jouer envers la jeunesse
canadienne. À cette question, je répondrai : absolument. Tout
d’abord, Radio-Canada est, selon moi, un outil important de
divertissement, d’information et d’archives mais elle est d’abord et
avant tout un outil d’éducation citoyenne.
Its high degree of financial, intellectual, physical and temporal
accessibility makes it possible for all young people to access its
various platforms.
Sa grande accessibilité financière, intellectuelle, physique et
temporelle permet à tous les jeunes d’avoir accès aux différentes
plates-formes.
Second, to use a more regionalist argument, regional
development requires citizen involvement. Local and regional
news and the decentralization of news to the regions would be
important in creating greater openness for young people and
greater learning opportunities.
Ensuite, en utilisant un argument plus régionaliste, le
développement des régions passe par la participation citoyenne.
L’importance de l’information locale et régionale et l’importance
de la décentralisation de l’information vers les régions
permettraient une plus grande ouverture pour les jeunes et une
meilleure possibilité d’apprentissage.
Radio-Canada plays and should play a role in supporting
young citizens in learning about their power as citizens. Access to
information and the knowledge it affords are the gateway to a
sense of competence and critical thinking. We do not absolutely
need to know in order to clearly understand who we are locally,
but we absolutely do need to know and clearly understand who
we are locally and regionally, our culture, language, origins,
economic markets, rights and values, so that we can then take
control of our future and take part in the decisions involved in,
and the development of, our living environment.
Radio-Canada joue et doit jouer un rôle pour appuyer les
citoyens jeunes à apprendre son pouvoir de citoyen. L’accès à
l’information et les connaissances qu’elle apporte sont la porte
d’entrée du sentiment de compétence et d’esprit critique. Il ne faut
pas absolument connaître pour bien comprendre qui nous
sommes au plan local. Mais il faut absolument connaître et bien
comprendre qui nous sommes sur les plans local et régional sur
notre culture, notre langue, nos origines, nos marchés
économiques, nos droits et nos valeurs pour ensuite orienter
notre avenir et prendre part aux décisions et au développement de
notre milieu de vie.
18:38
Official Languages
22-4-2013
To be able to take part in decision-making and to be the
principal players in their own destiny, young people need to know
their past, their roots, but also their present and that of the world
they live in. Radio-Canada is already contributing to that. For
example, the Vote Compass for the May 2011 election was a very
good tool. Tools such as that are beneficial and help develop an
interest in politics. Entertainment also plays a major and powerful
role. Content has a greater influence than you think in educating
people about attitudes.
Afin de pouvoir prendre part aux décisions et être les acteurs
principaux de leur destinée, les jeunes ont besoin de connaître leur
passé, leurs racines, mais aussi leur présent et celui du monde dans
lequel ils évoluent. Radio-Canada contribue déjà à cela, par
exemple, la Boussole électorale des élections de mai 2011 a été un
outil très bénéfique. Des outils tels que celui-là sont bénéfiques et
aident à développer un intérêt pour la chose publique. Le
divertissement aussi joue un grand et puissant rôle. Le contenu
influence plus qu’on ne le croit en termes d’éducation sur les
mentalités.
The thinking encouraged by various programs such as 19-2
helps in understanding certain realities that assist in forming
different, informed views on the issues of our society.
Les réflexions qu’apportent différentes émissions telles 19-2
permettent de comprendre certaines réalités qui aident à porter un
jugement différent et éclairé sur des enjeux de notre société.
The relationship between local and international is also very
important. Radio-Canada is one of the rare media organizations
in Quebec that offer such broad, high-quality international
coverage. In the current situation of globalization and with
young people increasingly taking an interest in international
issues, this international coverage is fundamentally important.
Young people travel widely, and new media level differences and
allow communities to develop based on common interests rather
than merely the concept of space.
Par ailleurs, le lien entre le local et l’international est très
important. Radio-Canada est un des rares médias au Québec qui
offre une couverture internationale aussi large et d’une aussi
grande qualité. Dans la réalité actuelle de la mondialisation et le
fait que les jeunes s’intéressent de plus en plus à l’international,
cette couverture internationale est primordiale. Les jeunes
voyagent énormément et les nouveaux médias nivellent les
différences et permettent le développement de communautés
centrées sur les intérêts communs plutôt que sur le simple concept
de l’espace.
We need to know where we come from but also about the
world we live in, and we must do that in accordance with
principles and values. That requires education and knowledge.
Il faut non seulement connaître d’où l’on vient, mais le monde
dans lequel on évolue et le faire dans le respect des principes et des
valeurs. Cela passe par l’instruction, par les connaissances.
Young people with ideas and opinions can discuss everything
in a mutually respectful manner. These are informed young
people, confident in their skills, who have local roots, but are also
open to the world and interested in others. Ultimately, they want
to discover in order to understand, and to understand in order to
love.
Des jeunes avec des idées et des opinions peuvent discuter tout
en se respectant. Ce sont des jeunes informés, confiants en leurs
compétences, enracinés localement, mais aussi tournés vers le
monde et intéressés par les autres. En somme, découvrir pour
comprendre et comprendre pour aimer.
We must also watch out for centralization, which is pervasive
and leaves the regions behind. For example, Lanaudière is being
‘‘Montrealized’’ to a very high degree. Montreal is the centre of
interest in the daily newspapers, television and radio, and regional
issues are often forgotten.
De plus, il faut faire attention à la centralisation qui est bien
présente et qui délaisse les régions. Par exemple, Lanaudière est
frappée par une montréalisation très importante. Autant par les
journaux quotidiens que par les médias télévisuels ou
radiophoniques, Montréal est le centre d’intérêt, et les enjeux
régionaux sont souvent oubliés.
Lastly, the importance of linguistic and cultural duality for
Quebec youth is unique in the world and always a concern. How
can Radio-Canada contribute to the openness of cultures and
help transmit that openness? That is a very important question
and one that must be considered.
Finalement, l’importance de la dualité linguistique et culturelle
aux yeux de la jeunesse du Québec est unique au monde et
toujours préoccupante. Comment Radio-Canada peut-elle
contribuer à l’ouverture des cultures et à la transmission de
celle-ci? C’est une question très importante et à laquelle il faut
réfléchir.
Openness between English and French Canada is undeniably a
major issue because, to my knowledge, CBC is not on the radar
screen of young Quebecers, and English Canadian culture is not
very accessible through our French-language media. That is my
perception of the role Radio-Canada should play. Thank you.
L’ouverture entre le Canada anglais et le Canada français est
sans contredit une question primordiale, car à ma connaissance,
CBC pour les jeunes Québécois n’existe pas, et la culture
canadienne anglaise est très peu accessible dans nos médias
francophones. Voilà ma perception du rôle que devrait jouer
Radio-Canada. Je vous remercie.
22-4-2013
Langues officielles
18:39
Michaël Séguin, as an individual: Good afternoon. Thank you
very much for welcoming me to your committee. It feels a bit
different to come to the Senate. It is interesting to be able to meet
you, to speak with you and to see what goes on in this venerable
institution in order to share my viewpoint as an ordinary citizen.
This has been a big surprise for me. I find it unusual and
interesting.
Michaël Séguin, à titre personnel : Bonjour. Merci beaucoup de
m’accueillir à votre comité. Cela fait un peu spécial de venir au
Sénat. C’est intéressant de pouvoir vous rencontrer pour discuter
avec vous, et de voir ce qui se passe à l’intérieur de cette vénérable
institution, afin de partager mon point de vue en tant que simple
citoyen. Cela m’a beaucoup surpris. Je trouve cela inusité et
intéressant.
I am a doctoral candidate in sociology and a lecturer at the
University of Montreal, but I am not speaking this evening as a
sociologist because I have not done any research into the
sociology of the media and consequently am not qualified to
discuss it. I am here instead as a citizen, a young person, who
wants to share with you the way I use the media, more
particularly Radio-Canada.
Je suis candidat au doctorat en sociologie à l’Université de
Montréal et chargé de cours, mais ce n’est pas à titre de
sociologue que j’interviens ce soir, car je n’ai pas fait de recherche
en sociologie des médias, alors je n’en ai pas la compétence. Je suis
ici plutôt à titre de citoyen, de jeune, qui veut partager l’usage que
je fais des médias et plus particulièrement de Radio-Canada avec
vous.
In accordance with what the clerk has given me, I am going to
discuss my overall relationship with Radio-Canada, then tell you
about how I use it and, lastly, about the role it should play in our
society.
Fidèle à ce que m’a donné la greffière, je vais partager ma
relation générale que j’ai avec Radio-Canada, ensuite je vous
parlerai de l’usage que j’en fais et, finalement, du rôle qu’elle doit
jouer dans notre société.
In my relationship with it, Radio-Canada is really an everyday
companion. It is part of my lifestyle; whether I am at home or in
the car, I turn on the radio in the morning and listen to RadioCanada news. It is my first source of information if I want to
know what is going on in Quebec, in Canada and around the
world. If an important event occurs, whether it be a bombing in
Boston or a police raid on the campus of the University of
Montreal, as happened during the student strike last year, I turn
to Radio-Canada, on the radio or the Internet, to see what is
happening.
Pour ce qui est de ma relation à Radio-Canada, c’est vraiment
un compagnon du quotidien. Cela fait partie de mon mode de vie,
que je sois à la maison, en voiture, le matin j’ouvre la radio et
j’écoute Radio-Canada, les nouvelles. C’est ma source
d’information première si je veux savoir ce qui se passe au
Québec, au Canada et dans le monde. Si un événement important
se produit, que ce soit un attentat à Boston ou de la police qui
descend sur le campus de l’Université de Montréal, comme c’est
arrivé lors de la grève étudiante l’an passé, je me tourne vers
Radio-Canada, soit à la radio ou sur Internet, pour voir ce qui se
passe.
I particularly like to tune in Radio-Canada from time to time
to see what is playing, what people are talking about, and to come
across surprises, a cooking program, a sports program or
something else. The result is an interesting and enriching
cultural openness. To conclude on my relationship to RadioCanada, I would say that it is ultimately my main link to Canada.
To a large degree, it is what makes me feel Canadian or what
makes me feel that I can be informed about what is going on
elsewhere in Canada. So, as I was saying, I mainly use it to keep
up to date on current events and to stay informed on the various
analyses of current sociopolitical issues.
J’aime particulièrement ouvrir Radio-Canada à l’improviste
pour voir qu’est-ce qui joue, de quoi on parle puis tomber sur des
surprises, que ce soit une émission de cuisine, de sport ou autres.
Cela amène une ouverture culturelle intéressante et enrichissante.
Pour terminer sur ma relation à Radio-Canada, je dirais que c’est,
au fond, mon principal lien avec le Canada. Ce qui fait que je me
sens Canadien ou que je puisse être au courant de ce qui se passe
ailleurs au Canada, cela passe beaucoup par ce médium
d’information. Donc, l’usage que j’en fais, comme je vous
disais, c’est principalement pour me tenir au courant de
l’actualité et être au fait des différentes analyses sur les enjeux
sociopolitiques de l’heure.
I mainly listen to radio, and sometimes watch television, things
like C’est bien meilleur le matin, Désautels, Médium Large, or the
comedy program À la semaine prochaine on weekends. I very
much enjoy the TOU.TV platform and access it from time to
time. I do not watch a lot of television, but colleagues often ask
me whether I have seen a program and tell me that what
happened last week was interesting. So I can go back, download it
and watch it online.
J’écoute particulièrement la radio, parfois la télévision, des
trucs comme C’est bien meilleur le matin, Désautels, Médium
Large ou la fin de semaine, l’émission humoristique À la semaine
prochaine. J’apprécie beaucoup la plate-forme TOU.TV. Je m’y
réfère de temps en temps. Je n’écoute pas beaucoup la télé, mais
souvent des collègues vont me demander si j’ai vu une émission et
ils me diront que c’est intéressant ce qui s’est passé la semaine
dernière. Alors je peux retourner, télécharger et voir en direct.
One of the things I particularly appreciate about RadioCanada, and that make a big difference relative to other
broadcasters available in the Greater Montreal Area, is that it
is a network that gives me generally credible information with a
Une des choses que j’apprécie particulièrement de RadioCanada et qui fait une grande différence par rapport à d’autres
radiodiffuseurs disponibles dans la région du Montréal
métropolitain, c’est que c’est un réseau qui me donne une
18:40
Official Languages
22-4-2013
minimum of value judgments and that goes beyond general news
on matters such as car accidents, fires and thefts committed here
and there. I am not saying it is not important to know what
happens where you live, but I think that Radio-Canada goes
beyond minor news items in its coverage. Another point I
appreciate is that, given the credibility of Radio-Canada’s news, I
can rely on it for personal and professional purposes.
information généralement crédible avec un minimum de jugement
de valeur et qui dépasse les faits divers comme les accidents
d’auto, les incendies ou les vols commis à gauche et droite. Je ne
dis pas que ce n’est pas important de savoir ce qui se passe dans sa
localité, mais je trouve que Radio-Canada permet d’aller au-delà
du fait divers dans sa couverture. Autre chose que j’apprécie, c’est
que la crédibilité de l’information de Radio-Canada fait que je
peux m’y fier autant au plan tant personnel que professionnel.
For example, this term I am giving an introductory sociology
course. I have included Radio-Canada news reports in my course
on various occasions so that I can conduct case studies. That has
enabled the students to refer to current events, to actual events
that take place, in order to apply sociological theories.
Par exemple, cette présente session, je donne un cours
d’introduction à la sociologie. À différentes reprises, j’ai inclus
des reportages de Radio-Canada dans mon cours pour faire des
études de cas. Cela permettait aux étudiants de se référer à
l’actualité, à des choses concrètes qui se déroulent, pour pouvoir y
appliquer des théories sociologiques.
Lastly, as regards CBC/Radio-Canada’s role with youth,
whether on radio, the Internet or television, I see three major
roles that Radio-Canada should play. The first concerns the
importance of raising national awareness; the second is to ensure
active citizen involvement; and the third is to increase awareness
of the situation of various ethnic and linguistic minorities in our
country.
Finalement, pour ce qui est du rôle de CBC/Radio-Canada visà-vis la jeunesse, que ce soit la radio, Internet ou la télé, je vois
trois rôles majeurs que Radio-Canada est appelée à remplir. Le
premier concerne l’importance de susciter la conscience nationale;
le deuxième est de veiller à une participation citoyenne active; et le
dernier, de sensibiliser à la situation des différentes minorités
autant ethniques que linguistiques de notre pays.
With regard to its first role, as the Broadcasting Act provides,
CBC/Radio-Canada has a fundamental role to play in creating
and sharing a Canadian national identity. I come from Rigaud, in
the Vaudreuil-Soulanges region, west of Montreal. It is
particularly in the more ethnolinguistically homogenous areas,
as in my region, that Radio-Canada has an extremely important
role to play in making us more aware of what goes on outside
Montreal and Quebec and elsewhere in Canada.
Pour ce qui est du premier rôle, comme l’indique la Loi sur la
radiodiffusion, CBC/Radio-Canada a un rôle fondamental à
jouer dans la création et le partage d’une identité nationale
canadienne. Je viens de Rigaud, dans la région de VaudreuilSoulanges, qui est située à l’ouest de Montréal. C’est plus
particulièrement dans des milieux plus homogènes au point de vue
ethnolinguistique, comme dans ma région, que Radio-Canada a
un rôle extrêmement important à jouer pour nous éveiller à ce qui
se passe à l’extérieur de Montréal, du Québec ou d’ailleurs au
Canada.
As my colleagues have said, and as you have heard many times,
CBC/Radio-Canada is very much focused on Montreal, at least
on its francophone side. Something extremely significant clearly
has to be done so that we do not just hear about provincial
elections in other provinces or pipelines being built here and there.
Something more should be developed.
Comme l’ont dit mes collègues, et comme vous l’avez entendu
plusieurs fois, Radio-Canada est très montréalo-centrique, du
moins dans sa version francophone. C’est clair qu’il y a quelque
chose d’extrêmement important à faire pour qu’on n’entende pas
parler simplement d’élections provinciales dans les autres
provinces ou de pipelines qu’on bâtit à gauche et à droite. Il y a
quelque chose à développer davantage.
Radio-Canada’s second important role is to support citizens in
performing their public duties. Democracy does not mean just
voting every four or five years. It requires citizens to monitor their
elected representatives actively. The media, and Radio-Canada in
particular, play this fundamental role, which is both to ensure
that politicians are accountable and to enhance public scrutiny.
This is something they do quite well in covering parliamentary
debates and the various scandals that break out in everyday life.
Le second rôle important de Radio-Canada est de soutenir les
citoyens face à leurs devoirs politiques. La démocratie ne consiste
pas seulement qu’à voter aux quatre ou cinq ans. Elle exige une
vigilance active de la part des citoyens face à leurs élus. Les
médias, et Radio-Canada particulièrement, jouent ce rôle
primordial, qui est à la fois d’assurer l’imputabilité des
politiciens et d’alimenter la vigilance des citoyens. C’est quelque
chose qu’ils font assez bien dans la couverture des débats
parlementaires et des différents scandales qui éclatent au
quotidien.
What they do a little less, and what is important and should be
developed to a far greater degree, is help citizens overcome
political apathy and get over the feeling that politics is so distant
that they can do nothing about it. It seems to me that RadioCanada has a very important role to play to mobilize citizens and
Ce qu’ils font un peu moins et qui serait beaucoup plus à
développer, c’est l’importance d’aider les citoyens à dépasser
l’apathie politique, à dépasser le sentiment que la politique est
tellement loin qu’ils ne peuvent rien par rapport à cela. Il me
semble que Radio-Canada a un rôle très important à jouer pour
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Langues officielles
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help us overcome the image of Parliament as a kind of fortress to
which only a small elite can gain access. On the contrary, citizens
have a role to play, whether it be voting, taking to the streets or
writing petitions.
susciter une mobilisation du côté des citoyens et pour nous aider à
vaincre l’image que le Parlement est un espèce de donjon fortifié
où seule une petite élite peut y accéder. Au contraire, les citoyens
ont un rôle, que ce soit un rôle en allant voter, en prenant la rue,
en écrivant des pétitions.
I agree with my colleague that it was a very good idea to
provide citizens with the Vote Compass, which was an actual tool
to help them make their electoral decisions.
Comme mon collègue, je suis d’accord avec le fait que cela a été
extrêmement intéressant de doter les citoyens de la boussole
électorale qui était un outil concret pour les aider dans leur choix
électoral.
Similarly, the increasingly widespread use of social media plays
a very important role because it helps overcome the relationship
based on a top-down approach to the spread of information and
develops more of a bottom-up approach whereby people can
interact with the broadcaster and offer their opinions.
De la même façon, l’usage de plus en plus répandu des médias
sociaux a un rôle très important parce que cela permet de vaincre
la relation du point de vue de l’approche descendante concernant
la diffusion d’informations et développe davantage une approche
ascendante selon laquelle les gens peuvent interagir avec le
diffuseur et donner leur opinion.
Radio-Canada’s final and very important role is to increase
public awareness of the reality of minority groups. By
‘‘minorities,’’ I mean both francophone communities outside
Quebec and anglophone communities in Quebec, the situation of
Aboriginal nations and that of immigrants across the country. In
my opinion, Radio-Canada can help make Canada a country
where we can give many cultures a place by making those cultures
less strange and less threatening for the average citizen, who lives
in a somewhat homogenous environment.
Un dernier rôle très important de Radio-Canada est d’éveiller
les citoyens à la réalité des groupes minoritaires. Par
« minoritaires », j’entends autant les communautés
francophones hors Québec que les communautés anglophones
du Québec, la situation des nations autochtones ou celle des
immigrants aux quatre coins du pays. À mon sens, Radio-Canada
peut contribuer à faire du Canada un pays où une multitude de
cultures ont leur place, justement en rendant ces multiples cultures
moins étrangères et moins menaçantes pour le citoyen moyen qui
vit dans un milieu plutôt homogène.
It is obviously not up to Radio-Canada alone to combat racism
in Canada, but it appears that Radio-Canada has an important
role to play in that regard since, through television, radio and
even the Internet, it helps define what is normal and acceptable in
our country. If most commentators and columnists are white, that
leads people to view normal as white. If media coverage of
Aboriginal people always focuses on miserable aspects of their
situation, that tends to paint a miserable picture of Aboriginal
people. Consequently, Radio-Canada has a very important role to
play in helping us to live together, which is our situation as a
bilingual and multicultural country.
Évidemment, ce n’est pas seulement à Radio-Canada de lutter
contre le racisme dans notre pays, mais il me semble que RadioCanada a un rôle important à jouer puisque, que ce soit par le
biais de la télévision, de la radio ou même par Internet, RadioCanada contribue à définir ce qui est normal et acceptable dans
notre pays. Si les commentateurs et les chroniqueurs sont, la
plupart du temps, des Blancs, cela amène à concevoir la normalité
comme étant blanche. Si la couverture médiatique des
Autochtones est toujours faite en termes misérabilistes, cela
amène à développer une image misérabiliste des Autochtones. En
ce sens, Radio-Canada a un rôle très important à jouer dans le
vivre ensemble pluriel qui est le nôtre comme pays bilingue et
multiculturel.
In conclusion, Radio-Canada plays a fundamental and
personal role in my life as a Canadian citizen and seems to me
to be a fundamentally important organization in ensuring the
development of a national awareness among citizens, in leading
them to take an active part in political debate and, lastly, in
making them more aware of the ethnolinguistic differences in our
country.
En conclusion, Radio-Canada a un rôle fondamental
personnellement dans ma vie comme citoyen canadien et me
semble être un organe fondamental pour veiller au développement
de la conscience nationale des citoyens, pour les amener à être
actifs dans le débat politique et, finalement, pour les amener à
prendre davantage conscience de la différence ethno-linguistique
qui existe dans notre pays.
The Chair: Thank you very much, gentlemen. We will hear first
from Senator Fortin-Duplessis.
La présidente : Merci beaucoup, messieurs. Je donne d’abord la
parole au sénateur Fortin-Duplessis.
Senator Fortin-Duplessis: Thank you very much, Madam
Chair. It was very interesting to hear what you had to say.
Several speakers whom we have heard during the proceedings of
this committee feel that Radio-Canada, as the national
broadcaster, has the ability to bring together the minority
La sénatrice Fortin-Duplessis : Merci beaucoup, madame la
présidente. C’était très intéressant de vous entendre. Plusieurs
intervenants que nous avons entendus dans le cadre des travaux
de ce comité considèrent que Radio-Canada, en tant que
radiodiffuseur national, a la capacité de rapprocher les
18:42
Official Languages
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communities in all provinces of Canada but does not always do so
as it should and that it also has the ability to help create a greater
sense of belonging to the Canadian francophonie.
communautés minoritaires de toutes les provinces du Canada,
mais ne le fait pas toujours comme il le devrait et qu’il a aussi la
capacité d’aider à la création d’un plus grand sentiment
d’appartenance à la francophonie canadienne.
Mr. Séguin, you presented your viewpoint at length and you
could share it further. All three of you mentioned that
international news was very important for you, but are you
interested in news about events that take place in other Canadian
provinces?
Monsieur Séguin, vous avez beaucoup donné votre point de
vue et vous pouvez encore le partager; vous avez tous les trois
mentionné que les nouvelles internationales étaient très
importantes pour vous, mais êtes-vous intéressés par les
nouvelles des événements qui se passent dans les autres
provinces du Canada?
Mr. Provost: Canadian national news obviously concerns
issues that are interesting to young people. We like to know
what is going on in our country. When we talk about
international issues, our young people are recognized as being
open to the world. We want to know what is happening on this
continent and in the world as a whole. That is true as well for
local news; whether it is news from New Brunswick or from
Alberta, it is important to us. If the news is appropriate and it is
international, I do not see why international news should be cut in
order to meet Canadian news content requirements. That is the
way I view the matter.
M. Provost : C’est sûr que l’actualité nationale canadienne
concerne des enjeux intéressants pour les jeunes; nous aimons
savoir ce qui se passe dans notre pays. Quand on parle d’actualité
internationale, notre jeunesse est reconnue comme étant ouverte
vers le monde. On veut savoir non seulement ce qui se passe sur le
continent ici, mais pour l’ensemble de la planète. Donc, cela vaut
autant pour les nouvelles locales, que ce soit les nouvelles du
Nouveau-Brunswick ou de l’Alberta elles sont importantes à nos
yeux. Si l’information est plus de mise et que c’est une information
internationale, je ne vois pas pourquoi on devrait couper des
informations internationales pour remplir un contenu
d’information canadienne. C’est ma façon de voir les choses.
Mr. Laurin: I see this as a matter of habit. In fact, I do not
believe we are used to seeing or hearing Canadian national news
about what is going on elsewhere or about francophone
minorities. We are more used to news from our province and
international news. I think that is due to this lack of other news,
the fact that we are less interested in it and that we are less
inclined to wonder what goes on elsewhere. That is it.
M. Laurin : Je vois cela comme une question d’habitude. En
fait, nous ne sommes pas habitués, je pense, aux nouvelles
nationales canadiennes de ce qui se passe ailleurs et pour les
minorités francophones. Nous sommes plus habitués aux
nouvelles de notre province et aux nouvelles internationales. Je
pense que c’est dû à ce manque, le fait qu’on s’y intéresse moins et
qu’on se pose moins la question à savoir ce qui se passe ailleurs.
Voilà.
Mr. Séguin: I think that is a deficiency that should be
corrected. The network is already there. We have to deal with
the two languages, but the news is covered right across the
country. So how do you go about facilitating the exchange of
information? I do not know how Radio-Canada is organized at
all, but how could you facilitate the exchange of information so as
to stop considering the various problems that are experienced in
isolation? For example, there are no doubt problems with
emergency rooms right across the country. Some provinces
must be more efficient than others.
M. Séguin : À mon sens, c’est une lacune à combler. Le réseau
existe déjà. Il faut faire avec les deux langues, mais les nouvelles
sont couvertes d’un bout à l’autre du pays; donc, comment en
arriver à faciliter l’échange d’informations? Je ne connais pas du
tout Radio-Canada en termes organisationnels, mais comment
pourrait-on en arriver à faciliter l’échange d’informations pour
arrêter de considérer les différentes problématiques qui sont
vécues en vase clos? Par exemple, des problèmes avec les urgences,
probablement qu’il y en a à la grandeur du pays; il doit y avoir des
provinces où c’est plus efficace que d’autres.
I would be interested in hearing more about what goes on
elsewhere in Canada. That in fact is not done in the news
broadcasts that I listen to and watch most. I agree in a way that
this is something that is not done right now. On the one hand, it is
true that the Quebec media tend to be focused on Quebec, but, on
the other hand, the programming that is offered to us does not
open us up very much to the rest of the country. So there is a
vicious circle that must be broken.
Je serais intéressé à entendre parler davantage de ce qui se
passe ailleurs au Canada. Dans les faits, concernant les bulletins
de nouvelles que j’écoute le plus, cela ne se fait pas. D’une certaine
façon, je suis d’accord avec le fait que c’est quelque chose qui
n’existe pas à l’heure actuelle. D’un côté, il est vrai qu’au Québec
les médias tendent à être centrés sur le Québec, mais d’un autre
côté, ce qu’on nous propose comme programmation ne nous
amènent pas beaucoup à nous ouvrir sur le reste. Il y a donc un
cercle vicieux à rompre.
But what do you think about this? May I reverse the roles and
ask that?
Mais qu’est-ce que vous en pensez, vous? Est-ce que j’ai le droit
de renverser la vapeur et le demander?
The Chair: Usually the senators ask the questions.
La présidente : Habituellement, les sénateurs posent les
questions.
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Langues officielles
Mr. Séguin: Pardon me.
18:43
M. Séguin : Excusez-moi.
Senator Fortin-Duplessis: Yes, I can nevertheless answer him,
Madam Chair, because I also think like the witnesses we have
previously heard from, who thought they were so poorly informed
about what was going on elsewhere. When Alison Redford had
problems selling her oil, she tried selling it in the United States,
moving it through the north, and that did not work. This is
something very important because Alberta has always been
Canada’s cash cow, and there they could not sell their oil. What is
going on? We do not hear about that, but it is really important.
We do not hear enough about what goes on in the other
provinces, but it is important. In Montreal, you know that when
you listen to Radio-Canada, and, as you said earlier, we mainly
get news from Montreal.
La sénatrice Fortin-Duplessis : Oui, je peux quand même lui
répondre, madame la présidente, parce que moi aussi je pense
comme les témoins que nous avons accueillis précédemment, à
savoir qu’ils trouvaient tellement qu’ils n’étaient pas informés sur
ce qui se passait ailleurs. Quand Mme Alison Redford a eu des
problèmes à vendre son pétrole, elle a essayé de le vendre aux
États-Unis, de le sortir par le Nord, et cela ne marchait pas. C’est
quelque chose de super important parce que l’Alberta a été
toujours la vache à lait pour le Canada, et là ils ne pouvaient pas
réussir à vendre leur pétrole; qu’est-ce qui se passe? De cela, on
n’en entend pas parler, mais c’est drôlement important. On ne
nous parle pas assez de ce qui se passe dans les autres provinces,
mais c’est important. À Montréal, vous le savez quand vous
écoutez Radio-Canada et vous en avez tantôt parlé, on a surtout
des nouvelles de Montréal.
I would like you to paint me a picture of the media you consult.
My last question will be whether you have any examples of
partnerships between CBC/Radio-Canada and the youth
organizations you know.
J’aimerais que vous me brossiez un portrait des médias que
vous consultez. Ma dernière question sera de savoir si vous avez
des exemples de partenariats entre CBC/Radio-Canada et les
organismes jeunesse que vous connaissez?
Mr. Provost: I personally have no knowledge of CBC/RadioCanada partnerships with youth organizations. As for the news
we receive from here and other provinces, we certainly do feel a
little less concerned because it is more about provincial than
federal issues. Since we have two environment departments, for
example, we often hear about what is very local, about the
provincial department. It is hard for us to access news about
issues outside Quebec because our local issues take up a lot of
space in the media.
M. Provost : Personnellement, je n’ai pas connaissance de
partenariats CBC/Radio-Canada avec des organismes jeunesse,
Quant à l’information d’ici et celle des autres provinces que nous
recevons, c’est sûr qu’on se sent un peu moins touchés parce que
ce sont des enjeux qui sont aussi plus provinciaux que fédéraux.
On a deux ministères de l’Environnement, par exemple, alors on
entend donc souvent parler de ce qui est très local, du ministère
provincial. Concernant les enjeux à l’extérieur du Québec, on y a
difficilement accès parce que nos enjeux locaux occupent une
grosse place dans les médias.
Mr. Laurin: I use Radio-Canada particularly with social
media, but I also use the mobile Web application. It is not just
for news. When I want to be informed, I go to Radio-Canada. I
use it quite regularly, but via radio or television. Television is
more for series.
M. Laurin : J’utilise Radio-Canada surtout avec les médias
sociaux, mais j’utilise aussi le web mobile. Cela, c’est seulement
pour l’information. Lorsque je veux m’informer, c’est RadioCanada. Je l’utilise quand même assez régulièrement, mais pas via
la radio ou la télévision. La télévision, c’est plus pour les séries.
Senator Fortin-Duplessis: You watch television series in your
leisure time?
La sénatrice Fortin-Duplessis : Dans vos loisirs, ce sont les
séries que vous écoutez?
Mr. Laurin: That is correct. I watch television for
entertainment. Apart from that, Radio-Canada is very useful
for news, particularly international news. I also have no
knowledge of any relations between youth organizations and
CBC/Radio-Canada, but that is a good suggestion.
M. Laurin : C’est cela. Pour le divertissement, j’utilise la
télévision; pour le reste, c’est pour l’information que RadioCanada est très utile, notamment au niveau international. Aussi,
je n’ai pas connaissance de liens entre des organismes jeunesse et
CBC/Radio-Canada, mais c’est une bonne suggestion.
Senator Dawson: As I said at the outset, I am not a permanent
member of the committee, although I chair another Senate
committee, the Standing Senate Committee on Transport and
Communications, which, over the next few weeks, will be starting
on another Radio-Canada component that you have talked
about, Radio Canada International.
Le sénateur Dawson : Comme je l’ai dit au début, je ne suis pas
un membre permanent du comité. Je préside toutefois un autre
comité du Sénat : le Comité sénatorial permanent des transports
et des communications qui étudiera, au cours des prochaines
semaines, un autre volet touchant Radio-Canada et dont vous
n’avez pas parlé, à savoir Radio Canada International.
Radio Canada International has a very different purpose from
what you are talking about, which is to broadcast Canada to the
world and to provide certain countries with a neutral source of
information but from a Canadian viewpoint. Unfortunately, one
Radio Canada International a une vocation très différente de
ce dont vous parlez, qui est de diffuser le Canada à l’étranger et de
donner à certains pays une source d’information neutre mais d’un
point de vue canadien. Malheureusement, une des raisons pour
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Official Languages
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of the reasons why it will be studied is that budget cuts are
planned at Radio Canada International, and part of what RadioCanada used to do, projecting Canada’s image abroad, appears to
have been cut back. I would invite you to come and follow the
debates of the Standing Senate Committee on Transport and
Communications.
lesquelles ce sera étudié, c’est que des coupes budgétaires sont
prévues à Radio Canada International, et donc un volet de ce que
Radio-Canada faisait, à savoir véhiculer l’image du Canada à
l’étranger, semble être amoindri. Je vous invite à venir suivre les
débats du Comité sénatorial permanent des transports et des
communications.
I will invite Radio-Canada to do so as well because, honestly, if
you watch Radio-Canada’s coverage of the Senate of Canada in
recent years, apart from the bad news, when there is a problem in
the Senate, it rarely covers the launch of a report. Last week, we
issued our report on a study we conducted on the air transport
sector, an important study. I have seen no one from RadioCanada cover that subject because this is a Senate report and it
does not interest them. I am not saying that just to criticize it in
my capacity as a senator, but there are a lot of problems at RadioCanada and we will have occasion to examine a component of it
with Radio Canada International.
D’ailleurs, j’inviterai Radio-Canada à le faire aussi, car,
honnêtement, si vous regardez la couverture que Radio-Canada
a donné du Sénat canadien au cours des dernières années, à part
des mauvaises nouvelles, lorsqu’il y a un problème au Sénat, il est
rare qu’ils couvrent le lancement d’un rapport. Nous avons rendu
public la semaine dernière notre rapport sur une étude que nous
avons menée sur l’industrie du transport aérien au Canada, qui est
une étude importante. Je n’ai vu personne de Radio-Canada
couvrir ce sujet, parce que c’est un rapport du Sénat et cela ne les
intéresse pas. Je ne dis pas cela juste pour critiquer en tant que
sénateur, mais il y a beaucoup de problèmes à Radio-Canada et
nous aurons l’occasion d’en examiner un volet avec Radio
Canada International.
You mentioned the ‘‘Montreal-centric’’ nature of RadioCanada. My colleague Senator De Bané could tell you more
about that — and I do not know whether the expression comes
from his report — but it is even called ‘‘Radio-Plateau.’’ That is
not just Montreal; it is a part of Montreal. It is not Montreal’s
West Island or Montreal’s east end, or Rigaud, unfortunately for
you. It is really Montreal as seen by a somewhat ‘‘Plateau-centric’’
intellectual class.
Vous avez parlé de la « montréalo-centricité » de RadioCanada. Mon collègue le sénateur De Bané pourrait nous en dire
plus — et je ne sais pas si l’expression vient de son rapport — mais
on peut même parler de « Radio-Plateau ». Ce n’est pas
seulement Montréal, c’est une partie de Montréal. Ce n’est pas
le Montréal du West Island, ni le Montréal de l’est, ni Rigaud —
malheureusement pour vous —, c’est vraiment Montréal tel que
vu par une classe intellectuelle un peu « plateau-centrique ».
In any case, I invite you to follow our study on Radio Canada
International.
En tout cas, je vous invite à suivre notre étude de Radio
Canada International.
With regard to youth, I appreciate your comments on
cooperation because there was a time when Radio-Canada’s
youth programs were central to its effort to educate young
Quebecers and French Canadians. We sense that there may be a
weakness in that area. I do not know whether you have any
comments to make on recent programs. Perhaps competition
from the Internet is also making life more difficult for RadioCanada when it comes to reaching young people.
Concernant les jeunes, j’aime les commentaires sur la
collaboration, car il y a eu une époque où les émissions jeunesse
de Radio-Canada étaient au centre de leur activité visant la
formation des jeunes Québécois et Canadiens français. On sent
qu’il y a peut-être une faiblesse à ce niveau. Je ne sais pas si vous
avez des commentaires à faire sur les émissions récentes. Peut-être
aussi que la compétition que représente Internet rend la vie de
Radio-Canada plus difficile pour ce qui est de s’adresser aux
jeunes.
Do you have any recommendations? Among the
recommendations the committee will have to make, do you
think we should suggest considering whether we can create an
issue table involving CBC, Radio-Canada and Canadian youth
organizations to determine whether Radio-Canada is missing a
clientele that, like you, Pier-Luc, watches them only on their iPad
or computer? Should Radio-Canada perhaps develop a
cooperative arrangement with you in order to do that?
Est-ce que vous avez des recommandations? Parmi les
recommandations que ce comité devra faire, pensez-vous qu’on
devrait suggérer de voir si on peut créer une table de concertation
entre CBC, Radio-Canada et les organismes jeunesse du Canada
pour voir si Radio-Canada est en train de manquer une clientèle
qui, comme toi, Pier-Luc, ne les voit qu’au travers de son iPad ou
de son ordinateur? Est-ce que, peut-être, Radio-Canada devrait
développer une collaboration avec vous pour le faire?
In recent weeks, we have heard from many witnesses who could
be seated around the same table. Do you have any comments on
that point?
Nous avons eu plusieurs témoins, ces dernières semaines, qui
pourraient se retrouver autour de la même table. Avez-vous des
commentaires là-dessus?
Mr. Laurin: What comes to mind, and I spoke about this with
my colleagues with regard to the Internet, is that youth
organizations and Radio-Canada could discuss opening up to
each other, which we have often spoken about. For news about
M. Laurin : Ce qui me vient en tête, et j’en ai parlé tantôt avec
mes collègues, par rapport au Web, c’est que les organismes
jeunesse et Radio-Canada pourraient discuter ensemble de
l’ouverture à l’autre, dont nous avons souvent parlé. Pour le
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the rest of Canada, there could be an English-language TOU.TV.
I do not know whether that is already in existence, but I think it
would be a good suggestion in order to provide access to series
from English Canada. Otherwise, yes, there has to be a
partnership with youth. You have to take an interest in what
youth need. I think Radio-Canada has always shown its
educational side, and I think it is very important to retain that,
compared to other measures.
reste du Canada, pour l’information, c’est un TOU.TV
anglophone. Je ne sais pas si ça existe déjà, mais je trouverais
que ce serait une suggestion intéressante pour avoir accès à des
séries qui viennent du Canada anglophone. Sinon, oui, il faut qu’il
y ait un partenariat avec la jeunesse. Il faut qu’on s’intéresse à ce
dont la jeunesse a besoin. Je pense que Radio-Canada a toujours
montré son côté éducatif et je trouve très important de le
conserver, comparativement aux autres mesures.
Senator Dawson: In closing, and once again I do not know
whether I am referring to what I may have seen in Senator
De Bané’s report, but we have two Radio-Canadas. There is the
CBC and Radio-Canada. One is controlled in Toronto by a group
from Toronto who have Toronto ideas about things; and there is
Radio-Canada in Montreal. There was a time when CBC/RadioCanada in Ottawa had a kind of headquarters, where decisions
were made addressing the interests of both institutions. The two
organizations increasingly live separately. It is all well and good
for them to have a joint board of directors, but the situation often
arises in which English Canadian board members do not speak
French, and those from French Canada do not speak English.
These are two worlds that do not mix.
Le sénateur Dawson : En terminant, et encore une fois je ne sais
pas si je me réfère à ce que j’ai pu voir dans le rapport du sénateur
De Bané, mais on a deux Radio-Canada. Il y a CBC et RadioCanada. L’un est contrôlé à Toronto par une gang de Toronto qui
a des idées torontoises des choses; et il y a Radio-Canada à
Montréal. Il y a eu une période où Radio-Canada à Ottawa avait
un semblant de siège social, où des décisions se prenaient qui
regroupaient les intérêts des deux institutions. De plus en plus, les
deux tours vivent séparément. Elles ont beau avoir un conseil
d’administration conjoint, souvent on se retrouve dans la
situation où les membres du conseil d’administration du
Canada anglais ne parlent pas français, et ceux du Canada
français ne parlent pas anglais. Ce sont deux mondes qui ne se
côtoient pas.
There was one chairman, whom I will not name, who was
asked one day what he thought of the comedy program La petite
vie, which was watched by three and a half million viewers on
Fridays. You are too young to remember that. Three and a half
million people watched La petite vie, and the chairman of RadioCanada did not know what we were talking about. More people
watched La petite vie than the 10 most watched programs in
Canada, except for Hockey Night in Canada. I think that is a
problem.
Il y a eu un président, que je ne nommerai pas, qui s’était vu
demander un jour ce qu’il pensait de cette émission d’humour qui
rassemblait 3 millions et demis de spectateur le vendredi : La
petite vie — vous êtes trop jeunes pour vous en souvenir. Trois
millions et demi de personnes écoutaient La petite vie, et le
président de Radio-Canada ne savait pas de quoi on parlait. Il y
avait plus de gens qui écoutaient La petite vie que les 10 émissions
les plus écoutées au Canada, excepté Hockey Night in Canada.
Quant à moi, c’est le problème.
The reality is that CBC/Radio-Canada is two entities. We have
to acknowledge that fact. Those two entities should sit down with
young people to determine what programs may appeal to them.
La réalité, c’est que Radio-Canada, c’est deux entités, il faut le
reconnaître. Ces deux entités devraient s’asseoir avec les jeunes
pour voir quels programmes peuvent s’adresser à eux.
The Chair: Mr. Séguin and Mr. Provost, did you want to
respond to Senator Dawson?
La présidente : Messieurs Séguin et Provost, vouliez-vous
répondre au sénateur Dawson?
Mr. Provost: As regards youth programs today, what is hard
for Radio-Canada is that they are facing strong competition from
specialty channels. When I was young, we did not have cartoon
channels. We had Radio-Canada, which broadcast children’s
programs very early on Saturday mornings. That was virtually the
only time when we had programs for young people. Today, young
people have channels like Teletoon and others available to them,
channels specializing in children’s content. I think that clientele is
hard to target because they are already used to and faithful to
those stations. A lot of work has to be done.
M. Provost : En ce qui concerne les émissions jeunesse,
aujourd’hui, ce qui est difficile pour Radio-Canada c’est qu’ils
font face à une forte concurrence de la part des chaînes
spécialisées. Lorsque j’étais jeune, on n’avait pas de chaînes de
dessins animés. On avait Radio-Canada le samedi matin, très tôt,
qui passait des émissions pour les enfants; c’était à peu près le seul
moment où on avait des émissions pour les jeunes. Aujourd’hui,
les jeunes ont à leur disposition des chaînes comme Télétoon et
d’autres, des chaînes spécialisées dans le contenu pour enfants.
C’est selon moi une clientèle qui est difficile à atteindre, car ils
sont déjà habitués et fidèles à ces postes. Il y a un gros travail à
faire.
In addition, as I said in my presentation, I think the success of
that depends on recordings of local, practically regional
programs. Ottawa’s Radio-Canada station could do something
for the Ottawa-Gatineau region. Montreal is another reality with
which I am less familiar.
Aussi, comme je le disais dans ma présentation, d’après moi le
succès de cela passe par des enregistrements d’émissions locales,
pratiquement régionales. Le poste Radio-Canada d’Ottawa
pourrait faire quelque chose pour la région d’Ottawa-Gatineau;
Montréal est une autre réalité que je connais un peu moins.
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I think the idea is to be local and to focus on children’s present.
I think that is the key you need to find.
Je pense qu’il s’agit d’être local et d’aller dans le présent des
enfants; je pense que la clef qu’il faut chercher est là.
Mr. Séguin: I ultimately do not see a lot of youth content on
Radio-Canada, particularly if we are talking about young
children. To pick up on what Senator Dawson said and the idea
that there are two Radio-Canadas, one thing I sense, with regard
to a ‘‘Plateau-centric’’ Radio-Canada, is that it is ultimately
focused more on the French community than the rest of Canada.
There is definitely something that should be developed. Not that
it is not interesting to know what the news and the current books
are in Switzerland, France and Belgium, but things are happening
elsewhere in Canada. We do not hear about that and that is
unfortunate.
M. Séguin : Au fond, le contenu jeunesse, surtout si on pense
enfance, à Radio-Canada, je ne le vois pas beaucoup. Pour
reprendre ce que disait le sénateur Dawson et l’idée qu’il y a deux
Radio-Canada, une chose que je sens, à propos du Radio-Canada
« plateau-centrique », c’est que, au fond, on est beaucoup plus
tourné vers la francophonie que vers le reste du Canada. Il y a là
certainement quelque chose à développer. Ce n’est pas que ce n’est
pas intéressant de savoir quelles sont les nouvelles et les livres de
l’heure en Suisse, en France et en Belgique, mais il se passe des
choses ailleurs au Canada; cela ne nous parvient pas et c’est triste.
Senator Poirier: Thank you for being here and thank you for
your presentations. In recent weeks, we have heard from various
youth groups from different regions of Canada. Many of the
things they have told us are consistent with what you said. So the
facts you describe to us definitely correspond to a reality that
young people are facing today.
La sénatrice Poirier : Merci de votre présence et merci pour vos
présentations. Ces dernières semaines, nous avons reçu différents
groupes de jeunes, venant de différentes régions du Canada.
Beaucoup des choses qu’ils nous ont dites recoupent ce que vous
nous avez dit. C’est donc, certainement, que les faits que vous
nous décrivez correspondent à une réalité à laquelle les jeunes font
face aujourd’hui.
In addition,
hearings that it
Internet rather
changed their
stakeholders.
Radio-Canada mentioned at the last CRTC
intended to concentrate its youth content on the
than on television. However, they have since
mind in response to demands by various
Également, lors des dernières audiences du CRTC, RadioCanada avait mentionné son intention de concentrer son contenu
jeunesse sur Internet plutôt que sur la télévision. Cependant, ils
ont changé d’idée depuis, suite aux revendications de divers
intervenants.
What do you think would be the best way to encourage young
people to come back or to remain loyal to Radio-Canada rather
than go elsewhere?
Quelle serait, d’après vous, la meilleure façon d’inciter les
jeunes à revenir ou à rester fidèle à Radio-Canada, plutôt que
d’aller voir ailleurs?
Mr. Provost: As I said earlier, I am thinking of local
productions. I think that, by showing content made by
Canadians for Canadians, they will be able to compete with
what is happening on the Internet, where you mainly find content
targeting Americans and the European francophone community.
I think that local Canadian content could be popular with that
audience.
M. Provost : Comme je le disais plus tôt, je pense aux
productions locales. Je pense que, en montrant des contenus
faits par des Canadiens pour des Canadiens, on va pouvoir
concurrencer ce qui se passe sur Internet où on trouve plutôt du
contenu qui vise les Américains ou la francophonie européenne.
Je pense qu’un contenu local, canadien, pourrait trouver sa
popularité auprès de ce public.
Senator Poirier: That leads me to another question. Do you
think that regional networks such as TVA and Télé-Québec meet
young people’s needs more than Radio-Canada? Are people
turning more to community radio stations?
La sénatrice Poirier : Cela m’amène à une autre question. Selon
vous, est-ce que les chaînes régionales comme TVA et ou TéléQuébec répondent plus que Radio-Canada aux besoins des
jeunes? Est-ce que les gens se tournent plus vers les radios
communautaires?
Mr. Provost: For local news, yes. The national networks give
us news in the evening, when, very often, they only talk about
Montreal, as we said earlier. I will think about that a little more
because your question is a very good one.
M. Provost : Pour l’information locale, oui. Les chaînes
nationales nous offrent des nouvelles en soirée où on ne parle
bien souvent que de Montréal, comme on le disait plus tôt. Je
devrai y penser encore un peu, car votre question est très bonne.
Mr. Séguin: I would like to tell you a story. I think there is a
social class issue at Radio-Canada. My parents are farmers. I
have been back in my parents’ home for a year. At home, we fight
over the television. When my parents are away, I watch RadioCanada television. When they come back, they tune in TVA or
VRAK-TV. The same thing happens in the car. We alternate
between 95.1 for Radio-Canada and CKOI at 96.9.
M. Séguin : J’aimerais vous raconter une anecdote. À mon
avis, il y a un enjeu de classes sociales à Radio-Canada. Mes
parents sont agriculteurs. Je suis de retour chez mes parents
depuis un an. Chez nous, il y a un combat pour la télévision.
Quand mes parents sont absents, je regarde la télévision de
Radio-Canada. Lorsqu’ils reviennent, eux syntonisent TVA ou
VRAK-TV. Il se produit la même chose en voiture. On alterne
entre le 95,1 pour Radio-Canada et CKOI au 96,9.
22-4-2013
Langues officielles
18:47
For an entire generation, indeed a population increasingly
interested in reality TV, which at times resembles gossip TV, the
intellectual side of Radio-Canada is of no interest. I do not know
how Radio-Canada could reach a larger clientele without diluting
its content. People with more education or broader political and
cultural interests enjoy it as well. I see that as an issue about how
to reach an audience and to interest people while offering more
refined content. This is a divisive issue for which I have no
response.
Pour toute une génération voire une population de plus en plus
intéressée par la télé-réalité et ce qui parfois ressemble à de la télépotinage, le côté intellectuel de Radio-Canada n’intéresse pas. Je
ne sais pas comment Radio-Canada pourrait rejoindre une
clientèle plus large sans pour autant diluer son contenu. Les
gens qui ont plus d’éducation ou un intérêt politique et culturel
plus large doivent aussi s’y retrouver. Je vois là un enjeu à savoir
comment rejoindre un public et intéresser les gens, tout en offrant
un contenu plus recherché. C’est un enjeu déchirant pour lequel je
n’ai pas de réponse.
Senator Poirier: Some groups told us, particularly in the
minority regions, that they are inclined to turn to the Englishlanguage media since Radio-Canada does not necessarily meet
their needs. Have you observed that same phenomenon among
young people?
La sénatrice Poirier : Des groupes nous ont dit, surtout en
régions minoritaires, qu’étant donné que Radio-Canada ne
répond pas nécessairement à leurs besoins, ils sont portés à se
tourner vers les médias anglophones. Avez-vous constaté ce même
phénomène parmi les jeunes?
Mr. Provost: I have observed that the phenomenon is more
widespread in the Outaouais than in Montreal. Young people
who live near Ottawa have better knowledge of both official
languages and find it easier to switch from one language to the
other when they watch television.
M. Provost : En l’Outaouais, j’ai constaté que ce phénomène
est plus fort qu’à Montréal. La proximité avec Ottawa fait en
sorte que les jeunes ont une meilleure connaissance des deux
langues officielles. Ils ont donc plus de facilité à passer d’une
langue à l’autre lorsqu’il s’agit de la télévision.
I would like to go back to a question that you asked me earlier
about local television that I wanted to think about at greater
length. I think that Télé-Québec will never be able to compete
with Radio-Canada with the funding provided by the provincial
government. That network will never be able to acquire content
that is as good given the way it is currently managed.
J’aimerais revenir à une question, concernant la télévision
locale, que vous m’avez posée plus tôt et à laquelle je désirais
réfléchir plus longuement. À mon avis, Télé-Québec ne pourra
jamais concurrencer avec Radio-Canada avec les fonds offerts par
le gouvernement provincial. Cette télé ne pourra jamais avoir un
aussi bon contenu étant donné la façon dont elle est gérée
présentement.
TVA, being a private television network, focuses more on
ratings than the content of its programs. Radio-Canada
distinguishes itself by its credibility. It is a more serious
television network compared to what can be seen on the other
networks. Radio-Canada should retain this characteristic and
keep its identity, or else we will be sharing ratings that are not
really ours.
TVA, étant une télévision privée, se concentre davantage sur
les cotes d’écoute que sur le contenu de ses émissions. RadioCanada, pour sa part, se démarque par sa crédibilité. C’est une
télé plus sérieuse, comparativement à ce qu’on peut voir sur les
autres chaînes. Radio-Canada devrait continuer dans cette
spécificité et garder son identité, sinon on partagera des cotes
d’écoute qui ne sont pas vraiment les nôtres.
Mr. Laurin: You took the words out of my mouth. That is
exactly how I wanted to answer your question on the quality of
the news at Radio-Canada and its educational nature compared
to Télé-Québec, TVA and the V channel.
M. Laurin : Vous m’enlevez les mots de la bouche. C’est
exactement la façon dont je voulais répondre à votre question sur
la qualité de l’information à Radio-Canada et le caractère
éducatif comparativement à Télé-Québec, TVA et la chaîne V.
What I like about Radio-Canada is its educational character
and the fact that it represents many regions. Its programs are not
reality TV. The material is tangible and we can learn things. What
I also like about Radio-Canada is, for example, the series filmed
in the regions where people can identify with them. I believe that
aspect can appeal to young people. That is particularly the case
when a young person from northern Lanaudière, for example,
sees that his city is being filmed in a series that becomes very
popular, with popular actors, and where local inhabitants can
sometimes appear as extras. Productions have been filmed near
my home and around me. It is interesting to see your environment
on television. That is what I think is good about Radio-Canada,
unlike other networks.
Ce que j’aime de Radio-Canada est son caractère éducatif qui
représente bien les régions. Les émissions ne sont pas de la téléréalité. La matière est concrète et on peut apprendre des choses.
Ce que j’aime bien aussi de Radio-Canada est, par exemple, les
séries tournées en région où l’on peut se reconnaître. Je crois que
cet aspect peut toucher les jeunes. C’est le cas en particulier
lorsqu’un jeune du nord de la Lanaudière, par exemple, voit que
c’est sa ville qui est filmée dans une série qui devient très
populaire, avec des acteurs populaires, et où peuvent figurer
parfois des habitants locaux. Il m’est arrivé, et aussi à des gens
autour de moi, que l’on soit allé tourner chez nous. Il est
intéressant de voir son environnement à la télé. Contrairement à
d’autres stations, c’est ce que je trouve bien de Radio-Canada.
18:48
Official Languages
22-4-2013
This aspect, which affects people, can make them listen to and
watch Radio-Canada without compromising the quality of news
or of Radio-Canada.
Cet aspect qui touche les gens peut les ramener à écouter
Radio-Canada, sans compromettre la qualité de l’information et
de Radio-Canada.
Senator Poirier: I have one final question. If you are unable to
answer it immediately, you could send your response to the
committee.
La sénatrice Poirier : J’ai une dernière question. Si vous n’êtes
pas en mesure d’y répondre immédiatement, vous pourrez
envoyer votre réponse au comité.
Our study is coming to an end, and we will soon have to
prepare a report. As young people, would you have any
suggestions you would like to include in the recommendations
in our report? If so, I invite you to share them with us today. You
mentioned some in your speeches. So I invite you to send your
suggestions to the committee so that they can be considered along
with the others we have received from the other youth groups.
Notre exercice tire à sa fin, et bientôt nous devrons préparer un
rapport. En tant que jeunes, auriez-vous des suggestions que vous
aimeriez voir faire partie des recommandations de notre rapport?
Dans l’affirmative, je vous invite à les partager avec nous
aujourd’hui. Vous nous en avez mentionnées dans vos discours.
Je vous invite donc à envoyer vos suggestions au comité afin
qu’elles soient prises en considération avec les autres que nous
avons reçues des autres groupes de jeunes.
Senator McIntyre: Thank you for your presentations,
gentlemen. We often hear that young people listen to the radio
either little or not at all and that they are watching less TV,
preferring instead to use the Internet, social media and new
electronic platforms. If Radio-Canada wants to have a future, it
must turn more toward the new electronic platforms.
Le sénateur McIntyre : Messieurs, merci de vos belles
présentations. On entend souvent dire que les jeunes n’écoutent
pas, ou peu, la radio, et qu’ils regardent moins la télévision,
préférant plutôt se tourner vers Internet, les médias sociaux et les
nouvelles plateformes électroniques. Si Radio-Canada souhaite
avoir un avenir, il doit être orienté plutôt vers les nouvelles
plateformes électroniques.
Do you think that Radio-Canada radio and television have a
future with young people? Is that viewpoint shared by the
majority of francophones across Canada?
Selon vous, la radio et la télévision de Radio-Canada ont-ils un
avenir auprès de la jeunesse? Ce point de vue est-il partagé par la
majorité des francophones à travers le Canada?
Mr. Laurin: Yes, I think there is a future for radio and
television. Once again, we have good quality radio and television.
I do not listen to radio and therefore cannot offer an opinion on
the subject. Television, however, is the first thing I watch. So I
think it is relevant.
M. Laurin : Oui, je pense qu’il y a un avenir pour la radio et la
télévision. Encore une fois, on jouit d’une bonne qualité à la radio
et à la télévision. Pour ma part, je n’écoute pas la radio. Je ne
pourrai donc pas me prononcer sur ce sujet. La télévision
toutefois est la première chose que j’écoute. Je trouve donc qu’elle
est pertinente.
It is important to work on social media and the Internet even
more in order to compete.
Pour ce qui est des médias sociaux et du Web, il est important
d’y travailler encore plus pour faire compétition.
Coming back once again to the tools we have for national
events such as elections, I do not know whether it was RadioCanada, but I remember one tool in particular called ‘‘Gérer sa
ville.’’ Those kinds of tools on the Internet are great and can be
used.
Je reviens encore une fois aux outils que nous avons touchant
des événements nationaux comme les élections. Je ne sais pas s’il
était de Radio-Canada, mais je me souviens d’un outil en
particulier qui s’appelait « Gérer sa ville ». De tels outils sont
géniaux sur Internet et peuvent être utilisés.
Television still has a future among us French Canadians.
La télévision a encore un avenir chez nous, Canadiens français.
Mr. Provost: I think radio and television still have their place.
People still listen to radio at work, and that is a need.
M. Provost : À mon avis, la télé et la radio ont toujours leur
place. En milieu de travail, les gens écoutent toujours la radio et
c’est un besoin.
I have visited the offices of government departments. However,
some companies play music that is broadcast on the radio in their
offices, which enables people to hear what is going on here.
J’ai visité des bureaux de ministères. Toutefois, certaines
compagnies font jouer de la musique diffusée à la radio dans leur
commerce, ce qui permet aux gens d’entendre ce qui se passe ici.
As for radio or television platforms, my answer is, yes,
electronic platforms are a way to ensure that Radio-Canada
television is accessible on applications. The same is true for radio.
The idea is to mix it all up by interconnecting it. For example,
everything should be on the same site, on TOU.TV or Espace
Pour ce qui est des plateformes télé ou radio, je réponds oui,
via les plateformes électroniques, il y a moyen de s’assurer que la
télévision de Radio-Canada soit accessible sur les applications. Il
en va de même pour la radio. Il s’agit de mélanger le tout en une
interconnexion. À titre d’exemple, sur TOU.TV ou Espace
22-4-2013
Langues officielles
18:49
Musique. That would be much easier for viewers and listeners. TV
and radio platforms must take their place via electronic
platforms. I think this must be a whole that hangs together.
Musique, on devrait tout retrouver sur le même site. Ce serait
beaucoup plus facile pour les auditeurs. Les plateformes télé et
radio doivent occuper leur place via les plateformes électroniques.
À mon avis, c’est un tout qui doit se tenir.
Mr. Séguin: I would like to add to the comments made by my
colleagues, who have said this very well. It is easy to turn on the
TV and to listen to the radio. It takes a certain amount of will to
go onto the Internet. You gradually build up your menu, and you
have to want to build it. However, if I am cleaning my house and
Radio-Canada is offering content that I am already interested in,
I turn on the TV and take a look at it, and I can do a lot of other
things at the same time. The same is true of radio.
M. Séguin : J’ajouterais aux propos de mes collègues, qui l’ont
très bien dit. Il y a une facilité à ouvrir la télévision et à écouter la
radio. Quand on va sur Internet, il faut une certaine volonté. On
bâtit un peu notre menu et il faut vouloir le bâtir. Or, si je suis
chez moi, que je fais du ménage et que Radio-Canada offre du
contenu qui m’intéresse déjà, j’ouvre la télé, je lui jette un coup
d’œil et je peux faire un tas d’autres choses en même temps. C’est
la même chose avec la radio.
The Internet and everything interactive via social media must
be developed further. However, that will not prevent conventional
forms from continuing. A few years ago, people started
wondering whether lecture courses would disappear from the
universities as a result of the Internet. However, they did not
disappear. The media have transformed how we teach. Today we
are trying to be more interactive. However, there are still
amphitheatres where lectures are given. I would say the same
thing is true of television.
Il faut développer davantage le Web et tout ce qui est interactif
via les médias sociaux. Toutefois, cela n’empêche pas les formes
traditionnelles de perdurer. Il y a quelques années, on a
commencé à se demander si, grâce à Internet, l’enseignement
magistral n’allait pas disparaître des universités. Or, il n’est jamais
disparu. Les médias ont transformé la façon dont on enseigne. On
essaie d’être plus interactif aujourd’hui. Toutefois, on retrouve
encore des amphithéâtres où se donne un enseignement magistral.
Je dirais que c’est un peu la même chose avec la télé.
Senator McIntyre: Young Canadians generally watch a lot of
sports events, hockey, football, soccer, tennis and so on. I can
understand why you are more attracted by Canada’s French
network than the CBC English network for a sports event.
Le sénateur McIntyre : De façon générale, les jeunes Canadiens
regardent beaucoup les événements sportifs, que ce soit le hockey,
le football, le soccer, le tennis, et j’en passe. Dans le cadre d’un
événement sportif, je comprends que vous vous sentiez davantage
interpellés par le réseau français de Radio-Canada que le réseau
anglais de la CBC.
What is the factor that explains why you are attracted to, or
why you distance yourself from, those two networks?
Qu’est-ce qui explique votre appartenance ou votre
éloignement à l’un ou l’autre de ces deux réseaux?
Mr. Provost: It is language.
M. Provost : C’est la langue.
Mr. Laurin: The same thing.
M. Laurin : C’est la même chose.
Senator McIntyre: And if the sports event is not available in
French, do you tune in the English network?
Le sénateur McIntyre : Et si l’événement sportif n’est pas
disponible en français, vous vous tournez vers le réseau anglais?
Mr. Laurin: Exactly. Since hockey is our national sport, we
watched it on RDS for a long time without there being any
French-language competitors, as a result of which RDS became
our main sports network. I do not even know of any other
French-language sports TV network in Quebec. That may be one
of the reasons.
M. Laurin : Exactement. Le hockey étant notre sport national,
on l’a écouté longtemps sur RDS sans qu’il y ait de compétiteurs
en français, ce qui a fait que RDS est devenu notre réseau
principal de sport. Je n’ai même pas connaissance d’une autre
chaîne de télévision de sport en français au Québec. C’est peutêtre une des raisons.
Mr. Séguin: I am not athletic, but I tried to watch CBC for a
while. I am bilingual, but I felt it did not click culturally. I also felt
that Toronto’s concerns did not appeal to me and quite quickly
went back to watching the Plateau culture, which is more like my
own.
M. Séguin : Je ne suis pas sportif, mais pendant quelque temps,
j’ai essayé d’écouter CBC. Je suis bilingue mais je sentais que ça
ne cliquait pas culturellement. En plus, je trouvais que les
préoccupations de Toronto ne me rejoignaient pas, je suis donc
revenu assez rapidement à écouter la culture du Plateau, qui est
plus près de la mienne.
Senator McIntyre: I personally never miss a Canadiens match
on RDS.
Le sénateur McIntyre : Personnellement, je ne manque aucune
partie des Canadiens à RDS.
Senator De Bané: I have listened to your thoughts and analyses
with great interest. The question that has haunted me for years is
why entire generations of Quebecers have been completely
disengaged from Canada.
Le sénateur De Bané : J’ai écouté avec grand intérêt vos
réflexions et vos analyses. Pour ma part, la question qui me hante
depuis quelques années c’est de savoir pourquoi des générations
entières de Québécois sont complètement désengagées du Canada.
18:50
Official Languages
22-4-2013
I asked for help from Carleton University’s journalism school,
which is one of the major journalism schools in this country. They
got their hands on Radio-Canada’s Le Téléjournal and CBC’s The
National for every day in 2010 and 2011.
J’ai demandé l’aide de l’École de journalisme de l’Université
Carleton qui est une des grandes écoles de journalisme dans ce
pays. Ils ont mis la main sur le Téléjournal de Radio-Canada et
The National de CBC pour chaque jour des années 2010 et 2011.
It turned out that nearly 50 per cent of Radio-Canada news
broadcasts concerned Quebec. The second block concerned
international news, as Mr. Séguin noted. And news about
Canada’s Parliament, but from the viewpoint of the Quebec
government, came in third. As a result, in a news broadcast of
nearly half an hour, there was an average of two minutes on the
other nine provinces and the territories. That was the finding.
Du côté de Radio-Canada, il en est ressorti que près de
50 p. 100 des bulletins de nouvelles concernent le Québec. Pour le
deuxième bloc, ce sont les nouvelles internationales, comme
M. Séguin l’a remarqué. Et troisièmement, ce sont les nouvelles
concernant le Parlement fédéral, mais du point de vue du
gouvernement du Québec. Ce qui fait qu’il y a en moyenne, sur
un bulletin de nouvelles de près d’une demi-heure, deux minutes
sur les neuf autres provinces canadiennes et les territoires. C’est ce
que cela a donné.
I published that study. Radio-Canada defended itself by saying
that the study was based on Le Téléjournal and The National and
that there are several other news broadcasts in a 24-hour period,
at 5 a.m., and so on. They obviously forgot the analysis by the
CRTC, which stated that one news broadcast in the evenings, on
the English and French networks, had to provide an overview of
Canada as a whole, one news broadcast.
Cette étude, je l’ai publiée. Radio-Canada s’est défendue en
disant que l’étude était basée sur le Téléjournal et The National et
qu’il y a plusieurs autres bulletins de nouvelles en 24 heures, à
5 heures le matin, et cetera. Évidemment, ils ont oublié l’analyse
du CRTC qui a dit qu’il y avait un bulletin de nouvelles le soir, au
réseau français et au réseau anglais, qui doit donner une vue
globale de tout le Canada; un bulletin de nouvelles.
So they did not criticize the study in the slightest, and I will be
happy to send it to you if you are interested in it. It is a
remarkable study conducted on both networks over two years,
365 days a year, and you are right in saying that the news is not
really a serious proposition on TVA and the V channel. If you
want to take a closer look, you will see that, with the exception of
Ottawa, with the exception of Radio-Canada, no Quebec news
media outlet, including La Presse, has full-time journalists outside
Quebec. On the other hand, La Presse has nine full-time foreign
correspondents outside Canada, in New York, Los Angeles, Rio
de Janeiro, Moscow, two in Paris and one in London, but none
outside Quebec or Ottawa. And we are talking about a major
newspaper.
Alors ils n’ont pas fait la moindre critique de cette étude, et si
elle vous intéresse, je vous l’enverrai volontiers. C’est une étude
remarquable de deux ans, 365 jours par années, sur les deux
réseaux. Et vous avez raison de dire qu’à TVA et au canal V, les
nouvelles ce n’est vraiment pas sérieux. Si vous voulez gratter
davantage, vous découvrirez qu’à l’exception d’Ottawa, à
l’exception de Radio-Canada, aucune chaine d’information du
Québec, y compris La Presse, n’a de journalistes à plein temps à
l’extérieur du Québec. Par contre, La Presse a neuf
correspondants étrangers à plein temps à l’extérieur du
Canada : New York, Los Angeles, Rio de Janeiro, Moscou,
deux à Paris, un à Londres, mais à l’extérieur du Québec et
d’Ottawa, personne. Et on parle du plus grand journal.
Like you, I have read the Broadcasting Act, in which the
Parliament of Canada gave CBC/Radio-Canada nine missions.
Mr. Séguin referred to some of them, including creating a
national conscience, cultural exchange and so on.
Comme vous, j’ai lu la Loi sur la radiodiffusion, par laquelle le
Parlement du Canada a donné neuf missions à Radio-Canada.
M. Séguin a fait allusion à certaines d’entre elles, dont celle de
créer une conscience nationale, des échanges culturels, et cetera.
What must be borne in mind, and the CRTC noted this, is that
journalists have a dual role: their first role is to gather
information, and their second is to give us the important news.
And if they do not tell us about it, it is not important.
Ce qu’il faut garder à l’esprit, et le CRTC l’a noté, c’est que le
rôle d’un journaliste est double : son premier rôle est de recueillir
de l’information, et son deuxième de nous transmettre les
nouvelles importantes. Et si on ne nous en parle pas, ce n’est
pas important.
As Radio-Canada does not talk about the rest of Canada,
except for two minutes per news broadcast, I thought that was
perhaps why entire generations of young Quebecers had
withdrawn from Canada, because news about Canada is
generally broadcast after the international news, to make
viewers understand that we have now gone around the world,
but we are coming to another country very far away from you,
since it comes after all the others.
Comme Radio-Canada ne parle pas du reste du Canada, sauf
deux minutes par bulletin de nouvelles, je me suis dit que c’était
peut-être ce qui faisait en sorte que des générations entières de
jeunes Québécois se sont désengagées du Canada. Parce que les
nouvelles du Canada, en général, sont données après les nouvelles
internationales. Pour faire comprendre à l’auditeur que là, on a
fait le tour du monde, mais là, on arrive à un autre pays très loin
de vous, puisqu’il vient après tous les autres.
I do not know whether you noticed that one young Quebecer
today is unaware of the vitality of the French communities in
Manitoba, Alberta, New Brunswick and Saskatchewan and that
Je ne sais pas si vous avez remarqué qu’un jeune Québécois,
aujourd’hui, n’est pas au courant de la vitalité de la communauté
française au Manitoba, en Alberta, au Nouveau-Brunswick, en
22-4-2013
Langues officielles
18:51
27 per cent of Canadians outside Quebec can converse and
communicate in French, 27 per cent. They think that there are
only a few, but, according to Statistics Canada, one in four
Canadians who can converse in French does not live in Quebec.
Saskatchewan et que près de 27 p. 100 des Canadiens hors
Québec peuvent échanger, communiquer en français; 27 p. 100.
On pense que c’est quelques grenailles; une personne sur quatre
parmi ceux qui peuvent échanger en français, selon Statistique
Canada, n’habite pas au Québec.
I agree with you that Radio-Canada’s quality is incomparably
superior to that of other networks. What the other stations want
is an audience so they can sell advertising. They do not sell in the
other provinces. And there must be local news in order to sell that
advertising, as Mr. Laurin said. They will not be able to do that
by broadcasting news from elsewhere.
Je suis d’accord avec vous que la qualité de Radio-Canada est
incomparablement supérieure à celle des autres postes. Ce que
veulent les autres postes c’est de l’auditoire pour vendre de la
publicité. Ils n’en vendent pas dans les autres provinces. Et pour
vendre cette publicité, comme l’a dit M. Laurin, il faut des
nouvelles locales. Ce n’est pas en donnant des nouvelles d’ailleurs
qu’on y arrivera.
Radio-Canada is funded by taxpayers across Canada and I
think it is not normal for Canadians who want to know what is
going on in their country to have to start watching RDI at
9 o’clock and to have to watch CBC at 10 o’clock because there is
only one of the two.
Radio-Canada est financée par les contribuables à travers le
Canada et je me dis qu’il n’est pas normal qu’un Canadien, qui
veut savoir ce qui se passe dans son pays, doive commencer à
regarder RDI à 9 heures et qu’à 10 heures il doive écouter CBC,
car il n’y en a qu’un des deux.
When I speak with francophones from other provinces, they
tell me that they have to watch RDI if they want to know what is
going on in Quebec and to watch CBC if they want to know what
is going on in Canada.
Lorsque je parle avec les francophones des autres provinces, ils
me disent qu’effectivement, s’ils veulent savoir ce qui se passe au
Québec, ils doivent regarder RDI, et s’ils veulent savoir ce qui se
passe au Canada, ils doivent regarder CBC.
As Senator Dawson told you, the CBC and Radio-Canada are
two organizations that exist under a single act; a single
corporation, not two or three. The act established one
corporation, and the CRTC noted what Senator Dawson said,
that, in practice, the two never speak to each other. There is no
communication between the two.
Comme vous l’a dit le sénateur Dawson, CBC et RadioCanada sont deux organisations qui existent en vertu d’une seule
loi, une seule corporation, pas deux ou trois : la loi a créé une
société. Et le CRTC a noté ce que le sénateur Dawson a dit qu’en
pratique, les deux ne se parlent jamais. Il n’y a aucune
communication entre les deux.
If ever that interests you, I devoted three parts to this subject,
which haunted me, that is to say how it is that entire generations
have no affinity with their country as reported by the national
network and that they know nothing about the francophone
communities outside Quebec. Because, between you and me, you
have to admit that there is not much merit in speaking French in
the beautiful region of Lanaudière or near the St. Lawrence, just
as there is not much merit in speaking it in Chicoutimi.
Si jamais cela vous intéresse, j’ai consacré trois volets à ce sujet
qui me hantait, à savoir comment il se fait que des générations
entières n’ont aucune affinité avec leur pays venant du réseau
national et qu’elles ne connaissent rien des communautés
francophones de l’extérieur du Québec. Parce qu’entre vous et
moi, avouez que parler français dans la belle région de Lanaudière
ou près du Saint-Laurent, il n’y a pas grand mérite, comme il n’y a
pas grand mérite de le parler à Chicoutimi.
However, it is something to fight for a French-language
university in Manitoba. And yet that terribly irritated RadioCanada, to the point that, when she was there for RadioCanada’s 50th anniversary, Céline Galipeau asked francophones
when they were going to stop speaking French. That is what
happened. I would like to hear your reaction to my thoughts, and
I will be pleased to send you my study report.
Mais de se battre pour avoir une université francophone au
Manitoba, c’est quelque chose. Et pourtant, cela a terriblement
agacé Radio-Canada, au point que Céline Galipeau lorsqu’elle a
été là-bas, lors du 50e anniversaire de Radio-Canada, elle a
demandé aux francophones quand est-ce qu’ils allaient arrêter de
parler français, pour l’amour! Voilà ce qui est arrivé. J’aimerais
que vous réagissiez à mes réflexions. Et je serai heureux de vous
faire parvenir mon étude.
Mr. Laurin: We are used to not having access to news from
elsewhere. Consequently, we focus on our own. You need
knowledge in order to be interested. Radio-Canada should not
necessarily try to attract a clientele; instead it should interest
people by transforming the news to make it interesting. What
should they do? They should gradually, increasingly introduce it
and make that information interesting so that, over time, people
see two or three times what is going on in Saskatchewan, for
example. And people will increasingly want to know what is going
on in Saskatchewan and that will interest us. We will have to go
M. Laurin : On est habitués à ne pas avoir accès à
l’information d’ailleurs, alors on se concentre sur la nôtre. Pour
être intéressés, il faut connaître. Radio-Canada ne doit pas
nécessairement essayer d’attirer la clientèle, mais elle doit plutôt
intéresser les gens afin de transformer l’information pour qu’elle
devienne intéressante. Que faut-il faire? Il faut tranquillement
l’introduire de plus en plus et rendre cette information
intéressante pour que, au fil du temps, on voit deux ou trois
fois ce qui se passe en Saskatchewan, par exemple. Et là, de plus
en plus, on voudra savoir ce qui se passe en Saskatchewan et cela
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Official Languages
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about it gradually to try to find out what is going on elsewhere.
When I talked about the local and regional viewpoint, that also
concerned the other provinces. At the local level, there are the
city, the region and the province, but that is also regional for the
other provinces. It is important that the local or regional level not
be just for our city or our region.
va nous intéresser. Il faut y aller de façon progressive pour essayer
de savoir ce qui se passe ailleurs. Lorsque je parlais du point de
vue local et régional, cela concerne aussi les autres provinces. Il y
a, sur le plan local, la ville, la région et la province. Mais c’est
aussi régional pour les autres provinces. Il est important que le
niveau local ou régional, ce ne soit pas seulement pour notre ville
ou notre région.
Lastly, you could tell Radio-Canada that, if there is no talk up
above, there will be no talk down below either. It is quite logical
why that is not working right now; it is because it is coming from
up above. That is quite clear.
Finalement, vous pourriez dire à Radio-Canada que si ça ne se
parle pas en haut, ça ne se parlera pas en bas non plus. C’est assez
logique de savoir pourquoi cela ne fonctionne pas en ce moment,
c’est parce que cela vient d’en haut. C’est assez clair.
Senator De Bané: You are so right, Mr. Laurin.
Le sénateur De Bané : Vous avez tellement raison, M. Laurin.
Mr. Provost: As you said earlier, it is true that we do not get a
lot of news from the rest of Canada on Le Téléjournal in Quebec. I
have a brief response to that. It is not a good response, but it is a
response, and that is that they have to compete with the other
networks, such as TVA and V, which broadcast very local news.
Radio-Canada has to compete with that and it does so in the way
you explained. That is a problem. I know that a lot of people in
New Brunswick said they were lacking francophone news and
that the news was always about Montreal. That is something that
has to be developed in every province where CBC/Radio-Canada
has offices. The communities have to be provided with a Frenchlanguage service, which means local news for those francophone
communities. If there is local news, then it can be transferred to
the national level and across the country, but, if we do not have
local offices to meet those francophone communities or to report
the news for them, we do not get that news in Quebec.
M. Provost : Comme vous disiez tantôt, c’est vrai qu’on
n’entend pas beaucoup parler des nouvelles du reste du Canada
dans l’émission Le Téléjournal, au Québec. J’ai une petite réponse
à formuler concernant cela. Ce n’est pas une bonne réponse, mais
cela en est une : c’est qu’ils doivent faire concurrence aux autres
réseaux, comme TVA et V qui, eux, vont offrir des nouvelles très
locales. Radio-Canada doit faire concurrence à cela et il le fait de
la façon dont vous l’avez expliqué. C’est un problème. Je sais
qu’au Nouveau-Brunswick beaucoup de gens disaient manquer
d’informations francophones et qu’il était plutôt toujours
question de Montréal. C’est quelque chose qu’il faut développer
dans chaque province où il y a des bureaux de CBC/RadioCanada. Il faut offrir un service en français pour les communautés
qui sont là, donc de l’information locale pour ces communautés
francophones. S’il y a de l’information locale, on pourra à ce
moment-là la transférer au niveau national et un peu partout au
pays. Mais si on n’a pas de bureau local pour rencontrer ces
communautés francophones ou rapporter des nouvelles pour eux,
on ne reçoit pas ces nouvelles, nous, au Québec.
Senator De Bané: Earlier I said that the others have no fulltime people outside Ottawa. Radio-Canada has 230 full-time
journalists in the 9 provinces outside Quebec, except that the
person who selects the news that is broadcast in the evenings is
obviously a guy in Montreal. He receives videos from across the
country early in the afternoon every day. They arrive in Montreal,
and he may broadcast one of them on Le Téléjournal that evening.
There are 230 full-time journalists in the French-language
network in the other provinces, but all those videos are sent to
Montreal and it is Montreal that decides whether one of them is
worth broadcasting on Le Téléjournal in the evening.
Le sénateur De Bané : J’ai dit tantôt que les autres n’ont
personne à plein temps à l’extérieur d’Ottawa. Radio-Canada a
230 journalistes à plein temps dans les neuf provinces à l’extérieur
du Québec. Sauf que celui qui choisit quelles nouvelles on va
passer le soir, évidemment c’est un gars à Montréal. Il reçoit tous
les jours, au début de l’après-midi, les bandes vidéo qui viennent
de tout le pays. Cela arrive à Montréal. Puis là, il regarde toutes
les bandes vidéo une après l’autre. Et il y en a peut-être une
d’entre elles qu’il diffusera le soir venu à l’émission Le Téléjournal.
Il y a 230 journalistes à plein temps au réseau français dans les
autres provinces, mais toutes ces bandes vidéo sont envoyées à
Montréal et c’est Montréal qui décide si l’une d’entre elles est
digne d’être diffusée à l’émission Le Téléjournal le soir.
Mr. Provost: I think that is because they are facing
broadcasters like TVA and V, which target provincial news to a
greater degree, and Radio-Canada in Quebec has to compete with
them if they want to secure ratings and market share in order to
generate revenue. I am not saying that is right.
M. Provost : D’après moi, c’est qu’ils se trouvent face à des
radiodiffuseurs comme TVA et V qui visent davantage la nouvelle
provinciale. Et Radio-Canada au Québec doit concurrencer cela
s’ils veulent avoir des cotes d’écoute et des parts de marchés pour
générer des revenus. Je ne dis pas que c’est la bonne chose.
Senator De Bané: The CRTC has ruled very clearly that RadioCanada’s mission is not to compete with the private sector. If the
private sector engages in that kind of thing, that is fine, but the
Broadcasting Act provides for nine missions that Radio-Canada
Le sénateur De Bané : Le CRTC a statué très clairement que la
mission de Radio-Canada n’est pas de concurrencer le secteur
privé. Le secteur privé, s’il fait telle chose, c’est parfait; mais il y a
neuf missions inscrites dans la Loi sur la radiodiffusion que
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must carry out, and it is given $1 billion of Canadian taxpayers’
money as a result. So if all they want is to compete with V and
TVA, that is not their mission.
Radio-Canada doit remplir. À cause de cela, on leur donne un
milliard de dollars provenant des payeurs de taxes canadiens.
Bon. Si tout ce qu’ils veulent, c’est de concurrencer V puis TVA,
ce n’est pas cela, leur mission.
Mr. Séguin: I think your diagnosis is very lucid. The less people
hear about the rest of Canada, the less they are interested in it.
Quebec nationalists feed on the English enemy, which is a kind of
big, faceless monster. I say that because I grew up with that
English enemy. The town of Hudson is near Rigaud, and we did
not go there because it was English. It was as though it was
another country, whereas it was the village next door.
M. Séguin : Je trouve votre diagnostic très lucide. Moins on
entend parler du reste du Canada, moins on s’y intéresse. Le
nationaliste québécois se nourrit de l’ennemi anglais qui est une
espèce de gros monstre sans visage. Je le dis comme cela parce que
j’ai grandi avec cet ennemi anglais; la ville de Hudson est à côté de
Rigaud et on n’allait pas là parce que c’était les Anglais. C’est
comme si c’était un autre pays, alors que c’est le village d’à côté.
It was not until I started meeting people in Ottawa and
Toronto that I realized that the English were not such dangerous
people and that they did not want to hurt me that much.
C’est seulement lorsque j’ai commencé à rencontrer des gens à
Ottawa et à Toronto que je me suis rendu compte que les Anglais
n’étaient pas des gens si dangereux que cela et qu’ils ne me
voulaient pas tant de mal que cela.
In a way, I wonder whether that nationalism has not filtered
out Radio-Canada’s decision-makers in Montreal, where they say
to themselves that the most interesting thing is the French fact in
Quebec, our uniqueness. That uniqueness, together with a desire
to sell and increase ratings, blinds them to the appeal of
presenting what goes on elsewhere and then fuels a vicious
circle in which the other side is increasingly viewed as Canada, the
rest of Canada, an anglophone monolith that threatens us as a
minority society and that drives the nationalist discourse even
more.
D’une certaine façon, je me demande même si,
inconsciemment, ce nationalisme n’a pas filtré parmi les
décideurs de Radio-Canada à Montréal où on en vient à se dire
que ce qui est le plus intéressant est le fait français québécois,
notre unicité. Cette unicité, combinée à un désir de vendre et
d’atteindre des cotes d’écoute, amène à ne même plus voir l’intérêt
de présenter ce qui se passe ailleurs et cela alimente alors un cercle
vicieux où on voit de plus en plus l’autre comme le Canada, le
reste du Canada, monolithique et anglophone, et qui nous
menace, nous, comme société minoritaire. Et cela alimente le
discours nationaliste encore plus.
Senator De Bané: Even in Quebec, where French is not the
mother tongue of 20 per cent of the population, those groups are
never mentioned when I watch Radio-Canada in the evening.
With regard to that 20 per cent of the population, not a word is
said about the anglophones who have been there for nearly three
centuries. No mention is made of them, except obviously when
someone wants to build resentment against our anglophone
compatriots. It is extraordinary that this community is forgotten
even in Quebec.
Le sénateur De Bané : Même au Québec où il y a 20 p. 100 de
la population qui n’est pas de langue maternelle française, quand
j’écoute Radio-Canada le soir, jamais on ne parle de ces groupes.
Concernant 20 p. 100 de la population, les anglophones qui sont
là depuis déjà près de trois siècles, pas un mot. On n’en parle pas.
Bon, sauf lorsqu’on veut évidemment faire monter le ressentiment
contre nos compatriotes de langue anglaise. C’est extraordinaire
que, même au Québec, on oublie cette communauté. Enfin.
There is one thing that I cannot get used to. René Homier-Roy
has his program every morning from 5 to 9 o’clock. It is on
Radio-Canada radio for four hours every day. And every day he
reaches correspondents outside the country. They are in Rio one
day and somewhere else the next day, but, in those four hours, he
will never call a Radio-Canada correspondent anywhere in the
other provinces. That happens every day. Listen to him; I do. We
hear from people around the world, but no journalists from the
other Canadian provinces. That does not happen.
Il y a une chose à laquelle je n’arrive pas à m’habituer; tous les
matins, René Homier-Roy a son émission de 5 heures à 9 heures.
C’est tous les jours durant quatre heures à la radio de RadioCanada. Tous les jours, il rejoint des correspondants à l’étranger.
Un jour, c’est à Rio, le lendemain ailleurs. Mais jamais il
n’appellera, durant ces quatre heures, un correspondant de
Radio-Canada quelque part dans les autres provinces. Jamais.
Tous les jours. Écoutez-le, moi je l’écoute. On entend des gens de
partout dans le monde, mais pas des journalistes des autres
provinces canadiennes. Cela n’existe pas.
The Chair: That is very interesting, but I must now hand the
floor over to another senator.
La présidente : C’est fort intéressant, mais je dois maintenant
passer la parole à un autre sénateur.
Senator Tardif: Thanks to all three of you for your excellent
presentations. Most of the questions I wanted to put to you have
been asked by my colleagues. However, since you are here as
individuals, I would like to know what motivated you to come
and talk to us about CBC/Radio-Canada today.
La sénatrice Tardif : Merci à tous les trois pour vos excellentes
présentations. La plupart des questions que je voulais vous poser
l’ont été par mes collègues. Cependant, comme vous êtes ici à titre
personnel, j’aimerais savoir ce qui vous a motivés à venir nous
parler de CBC/Radio-Canada aujourd’hui?
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Mr. Provost: I am very interested in communications. The idea
appealed to me, and I felt drawn to the subject as a fairly regular
listener of Radio-Canada radio. I had things to say and that is
why I came.
M. Provost : J’ai beaucoup d’intérêt pour le domaine des
communications. Cela m’a interpellé. Et étant un auditeur de la
radio de Radio-Canada de façon très assidue, je me sentais
interpellé par le sujet. J’avais des choses à dire et c’est pour cela
que je suis venu.
Mr. Laurin: In fact, my regional youth forum was looking for
someone and they asked me if I was interested. At the youth
forum, we do a lot to address the concerns of young people in our
region, and, seeing that you needed young people, I thought it was
time to represent the region for the sake of its interests and as an
individual. That is why I wanted to come today.
M. Laurin : En fait, c’est mon Forum jeunesse régional qui
cherchait quelqu’un et ils m’ont demandé si cela me tentait. Au
Forum jeunesse, on touche beaucoup les préoccupations des
jeunes dans notre région. Et voyant votre besoin d’avoir des
jeunes, je me suis dit que c’était le temps de représenter la région
pour ses intérêts et aussi à titre personnel. C’est pour cela que je
tenais à venir aujourd’hui.
Mr. Séguin: The youth forum in my region was also looking
for someone. A general call was sent out and I submitted my
name for two reasons. The first was that I love Radio-Canada. I
really like Radio-Canada; I really like what they do. I find it sad
every time I hear about budget cuts. So I thought I should come
to Ottawa to say that budget cuts should not be made to RadioCanada.
M. Séguin : De la même façon, c’est le Forum jeunesse de ma
région qui cherchait quelqu’un. Il y a eu un appel à tous et j’ai
envoyé mon nom pour deux raisons. La première, c’est par amour
pour Radio-Canada. J’aime beaucoup Radio-Canada, j’aime
beaucoup ce qu’ils font. Chaque fois que j’entends parler de
compressions budgétaires, je trouve cela triste; je me suis donc dit
que je devrais venir à Ottawa pour dire qu’il ne faut pas imposer
de réductions budgétaires à Radio-Canada.
Afterwards, I thought that the Senate was less political than
the House; I should have gone next door to tell them not to make
any cuts. The other reason was that I was very curious to see what
the Senate was like.
Après-coup, j’ai pensé que le Sénat c’était moins politique que
la Chambre; c’était à côté qu’il fallait que j’aille dire de ne pas
couper. L’autre raison, c’était que j’étais très curieux de voir à
quoi ressemblait le Sénat.
Senator Tardif: Thank you for being honest.
La sénatrice Tardif : Merci de votre honnêteté.
Senator Dawson: The answer?
Le sénateur Dawson : La réponse?
Mr. Séguin: It is interesting, like a master’s or doctoral
seminar; we discuss the issues, although we cannot ask you
questions.
M. Séguin : C’est intéressant, c’est comme un séminaire de
maîtrise ou de doctorat, on discute, mais on ne peut pas retourner
les questions, par contre.
Senator Tardif: I really sense your attachment to RadioCanada. I find it quite admirable that young people like you three
have this love and engagement for Radio-Canada.
La sénatrice Tardif : Je sens réellement votre attachement à
Radio-Canada. Je trouve cela assez admirable que des jeunes
comme vous trois ayez cet amour et cet engagement envers RadioCanada.
I come from Alberta, an anglophone majority province, but
one with a francophone community that shows a high degree of
vitality. We are always trying to engage our young people in the
idea of living in French. Obviously it is always a challenge to give
them opportunities to live in French and to instil the habit of
watching television in French, or using French websites or
listening to French radio. You are from Quebec. The situation is
somewhat different, but if you had any suggestions to make to
Radio-Canada about how to reach young people in the
francophone minority communities, as in the province of
Alberta, what suggestions would you make?
Je viens de l’Alberta, une province majoritairement
anglophone, mais qui a quand même une communauté
francophone qui démontre beaucoup de vitalité. On cherche
toujours à engager nos jeunes à vivre en français. Évidemment,
c’est toujours un défi de leur présenter des occasions de vivre en
français et de créer ces habitudes de visionner la télévision en
français, ou le site Internet ou la radio. Vous êtes du Québec, la
situation est un peu différente, mais si vous aviez des suggestions à
faire à Radio-Canada à savoir comment aller chercher ces jeunes
dans les communautés francophones en milieu minoritaire,
comme dans la province de l’Alberta, quelles suggestions feriezvous?
Mr. Provost: I would suggest getting them involved by
consulting them, by determining what interests them. The best
thing is to listen to them. Meet with young people and listen to
them, and you will know their needs and be in a better position to
respond to them.
M. Provost : De les impliquer en les consultant, en allant
chercher ce qui les intéresse. La meilleure chose, c’est de les
écouter. Rencontrer des jeunes, les écouter et vous connaîtrez
leurs besoins et vous serez mieux placés pour leur répondre.
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Mr. Laurin: It takes a little more than just listening to them.
You also have to include young people in the decision-making
process. I have no idea how Radio-Canada or the others operate,
but including young people in boards of directors and
organizational committees, in programming, and not just on an
advisory basis, but as part of the decision-making process, would
be beneficial. They can give their opinions, but you also have to
take them into account.
M. Laurin : Cela va un peu plus loin que de les écouter. Il faut
aussi inclure les jeunes dans le processus décisionnel. J’ai aucune
idée comment fonctionne Radio-Canada ni les autres, mais
inclure des jeunes sur les conseils d’administration et
d’organisation, dans la programmation, et pas seulement à titre
consultatif, mais à titre décisionnel, serait profitable. Ils peuvent
donner leur avis mais il faut aussi qu’on en tienne compte.
Voting around a table is important. For example, once again I
do not know how it works, but at Radio-Canada’s regional
stations such as Radio Rive-Nord in my area, are there any young
people who are involved and can give their opinions? Do young
francophones in Alberta try to give CBC/Radio-Canada their
opinions? Are they asked to go and work with them? That is one
of the important questions. Young people have to be involved in
the decision-making process.
Un vote autour d’une table, c’est important. Est-ce que, par
exemple, encore une fois, je ne sais pas comment cela fonctionne,
mais dans les stations régionales de Radio-Canada, comme radio
Rive-Nord dans mon coin, y a-t-il des jeunes qui participent et qui
peuvent donner leur avis? Est-ce que, en Alberta, des jeunes
francophones essaient de donner leur avis à CBC/Radio-Canada?
Est-ce qu’on leur demande de venir travailler avec eux? C’est une
des questions importantes. Il faut impliquer les jeunes dans le
processus décisionnel.
Mr. Séguin: With regard to the local content issue, some of my
family members live in Ontario. One of the things that frustrates
them every time they meet Quebecers is their ethnocentricity.
They consider themselves a bit superior in the way they embody
the French fact. Just as Quebecers have a complex about the
French, there may be a complex elsewhere in Canada, hence the
importance of producing content with which young people from
Saskatchewan, New Brunswick, British Columbia and Alberta
can identify as well.
M. Séguin : En ce qui concerne la question du contenu local,
j’ai de la famille qui vit en Ontario. Une des choses qui les
frustrent chaque fois qu’ils rencontrent des Québécois, c’est leur
ethnocentrisme. Ils se pensent un peu supérieurs dans leur
manière d’incarner le fait français. Autant les Québécois sont
complexés par rapport aux Français, autant il y a un complexe qui
existe peut-être ailleurs au Canada, d’où l’importance de produire
du contenu dans lequel les jeunes de la Saskatchewan, du
Nouveau-Brunswick, de la Colombie-Britannique ou de
l’Alberta puissent se reconnaître là-dedans aussi.
I am caught up in my own ethnocentricity because, in my mind,
francophone and Alberta do not go together: oh yes, it is true:
there are francophones in Alberta too! That shows that I, first of
all, have to make a little progress on that too. It is very important
that young people be able to identify with it.
Je suis pris dans mon propre ethnocentrisme, parce que
francophone et Alberta, dans ma tête, ça fait un choc : Ah oui,
c’est vrai, il y a des francophones en Alberta aussi! Cela montre
que moi, le premier, j’ai du chemin à faire là-dessus. Que les jeune
puissent se reconnaître là-dedans est super important.
Mr. Laurin: I recently attended a meeting of the Fédération de
la jeunesse canadienne-française, a society based here in Ottawa.
They raised an interesting point with regard to Radio-Canada
and I just remembered it. French is standardized in the Frenchlanguage news broadcasts in the regions. Regional accents are not
used. It is important to consider that point. People speak a certain
French in Quebec, but French is standardized elsewhere in
Canada for francophone minorities, and it is important to take
that into account. If news readers used their regional accents
more, for example, that would interest them more and show
greater respect for the francophone minority.
M. Laurin : J’ai participé récemment à une assemblée de la
Fédération de la jeunesse canadienne française, société qui est
basée ici à Ottawa. Ils ont soulevé quelque chose d’intéressant par
rapport à Radio-Canada et cela vient de me revenir à l’esprit.
Dans les régions, lors des bulletins de nouvelles en français, on
normalise le français. On n’utilise pas l’accent propre aux régions.
C’est important de considérer ce point. Au Québec, on parle un
certain français, mais une normalisation est faite ailleurs au
Canada pour les minorités francophones, et c’est important d’en
tenir compte. Si les présentateurs de nouvelles utilisaient plus
l’accent régional, par exemple, cela les intéresserait davantage et
cela démontrerait un plus grand respect de la minorité
francophone.
Senator Tardif: That is definitely a very interesting point. You
mentioned complexes. People often believe that they do not speak
as well as those who live in Quebec, and, in Quebec, as you say,
Quebecers feel uncomfortable at the richness of expression that
the French may exhibit. Standardization may imply a value
judgment and thus a judgment regarding the status of the
language and of the people who live in that language.
La sénatrice Tardif : C’est certainement un point très
intéressant. Vous avez parlé de complexe. Souvent les gens
croient qu’ils s’expriment moins bien que ceux qui habitent le
Québec, et puis au Québec, comme vous dites, les Québécois se
sentent inconfortables face à la richesse d’expression que les
Français peuvent avoir. Dans la normalisation, il peut y avoir un
jugement de valeur et alors un jugement de statut de la langue et
des gens qui vivent dans cette langue.
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Official Languages
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I am interested in local programming, a point you raised
several times. Is it an important aspect for you? Because we often
say that, when we do not see ourselves reflected in what we are,
that also causes problems with identity and engagement. Do you
see local programming as a factor in this issue of engagement and
identity in the broader francophone community?
Je suis intéressée par la programmation locale, question que
vous avez soulevée à plusieurs reprises. Est-ce pour vous une
dimension importante? Parce qu’on dit souvent que lorsqu’on ne
se voit pas refléter dans ce que nous sommes, cela crée aussi des
problèmes aux plans de l’identité et de l’engagement. Est-ce que
vous voyez la programmation locale comme étant un élément
dans cette question d’engagement et d’identité dans la
Francophonie?
Mr. Provost: Yes, it is a factor, and both Canadian identity
and regional identity are affected by local content. It is by
showing people what is going on in their area that you can touch
them and tell them: Look at what is going on in your area, and it
is also going on elsewhere in Canada. With regional identity, if
you assemble all that, then you will be able to shape the national
identity, but it is very important for Radio-Canada to be a real
presence in every region, and Radio-Canada’s identity and
attachment to Radio-Canada are shaped by that. This has to be
about the values that people share.
M. Provost : Oui, cela passe par là. Autant l’identité
canadienne que l’identité régionale passent par le contenu local.
C’est en montrant aux gens ce qui se passe chez eux qu’on vient à
les toucher et à leur dire : Regardez il se passe cela chez vous et il
se passe cela aussi ailleurs au Canada. Avec l’identité régionale, si
on assemble tout cela, alors on va pouvoir faire le national, mais il
est très important que dans chaque région, Radio-Canada soit
très présente et l’identité de Radio-Canada et l’attachement à
Radio-Canada passent par là. Il faut que ce soit des valeurs que
les gens partagent.
Mr. Laurin: You have to know the other group’s past, present
and future in order to contemplate a common development, a
future together. To respect, you must understand, and to
recognize, you must first know. Once again, when I talked
about regional identity, the idea was to accurately represent our
sense of belonging to our own region, back home in Quebec, for
example, but also in Canada as such. It starts with our home, but,
after that, you have to develop the idea a little more and go
further and draw comparisons between a region like Alberta and
that of Quebec. It is as simple as that.
M. Laurin : Il faut connaître l’autre dans son passé, son
présent et son futur de manière à envisager un développement
commun, un avenir ensemble. Pour respecter, il faut comprendre,
et pour reconnaître, il faut d’abord connaître. Encore une fois,
quand je parlais de régional, c’est de bien représenter notre
appartenance à notre région propre, par exemple chez nous au
Québec, mais aussi au Canada comme tel. Cela part de chez nous,
mais après cela, il faut élaborer un peu plus et aller voir plus loin
et faire des comparaisons entre une région comme l’Alberta et
celle du Québec. C’est simple comme cela.
Senator Mockler: Radio-Canada’s mandate, just to recall it a
little, states that it should actively contribute to the flow and
exchange of cultural expression. However, services should be
provided in English and in French, reflecting the different needs
and circumstances of each official language community. They
should also strive to be of equivalent quality in English and in
French.
Le sénateur Mockler : Le mandat de Radio-Canada, juste pour
se remémorer un peu, dit qu’on doit contribuer activement à
l’expression culturelle et à l’échange des diverses formes qu’elle
peut prendre. Néanmoins, les services doivent être offerts en
français et en anglais de manière à refléter la situation des besoins
des particuliers et des collectivités de langue officielle canadiennes.
Il faut aussi chercher à être de qualité équivalente en français et en
anglais.
Young people have a role to play, and I encourage you to
continue learning and to increase your awareness of
francophones, in the Yukon, British Columbia or any other
Canadian province. I come from New Brunswick, so I know that
the fight is constant and that you will never turn the page. You
will have to work in close cooperation. Radio-Canada is a work
instrument for Canadians. We must reinforce the multicultural
Canadian identity and presence among both anglophones and
minority francophones.
Les jeunes ont un rôle à jouer, et je vous encourage à continuer
d’apprendre et à vous conscientiser vis-à-vis des francophones,
qu’ils soient du Yukon, de la Colombie-Britannique ou de toute
autre province canadienne. Je viens du Nouveau-Brunswick, alors
je sais que le combat est constant, et on ne tournera jamais la
page. Il faudra travailler en étroite collaboration. Radio-Canada
est un instrument de travail pour les Canadiens et les
Canadiennes. Il faut renforcer l’identité canadienne et notre
présence muliculturelles aussi bien chez les anglophones que chez
les francophones qui vivent en milieu minoritaire.
You also have a duty. You also have other responsibilities.
Based on your experience, do you see this lack across the country?
Vous avez un devoir à faire aussi. Vous avez aussi d’autres
responsabilités. Selon l’expérience que vous avez, retrouvez-vous
ce manque à travers le pays?
Mr. Provost: As regards the quality between the CBC and
Radio-Canada, earlier I spoke briefly about sports; we were
talking about hockey and other sports in general. Radio-Canada’s
French-language sports service is considerably lacking relative to
M. Provost : Pour ce qui est de l’égalité entre CBC/RadioCanada, tantôt j’ai parlé rapidement des sports, on parlait du
hockey et d’autres sports en général. Pour ce qui est du service de
Radio-Canada, le sport francophone, il y a un gros déficit
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Langues officielles
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CBC in English. I mentioned hockey, which is the national sport,
but this is true of any sport. If you want to talk about a sports
event other than the Olympic Games on Radio-Canada, you may
see a tennis match. Sports programs are not broadcast in prime
time.
comparativement à CBC en anglais. J’ai parlé du hockey, qui est
le sport national, mais qu’il s’agisse de n’importe quel sport. Si on
veut parler d’un événement sportif autre que les Jeux olympiques
à Radio-Canada, on verra peut-être une partie de tennis. Les
émissions de sport à grande écoute ne sont pas présentées.
I believe that the fact that Radio-Canada offers this event free
of charge to all Canadians shows a deficiency on the francophone
side. I think there is an imbalance between the CBC and RadioCanada in sports.
Je crois que le fait que Radio-Canada offre cet événement
gratuitement à tous les Canadiens démontre une déficience au
niveau francophone. Je trouve qu’il y a un déséquilibre entre CBC
et Radio-Canada au niveau des sports.
Mr. Laurin: I am the first person to acknowledge that there is a
lack of knowledge. Once again, this may be repetitive, but this is
really a matter of openness to the other group in the matter of
gathering the news elsewhere in Canada, particularly in the
francophone communities. I think this is extremely important. I
am even trying to get involved, to gather information, but it is
difficult. I think that comes from both sides.
M. Laurin : Je suis le premier à reconnaître qu’il y a un
manque de connaissances. Encore une fois, c’est peut-être
répétitif, mais c’est vraiment l’ouverture envers l’autre, c’est
d’aller chercher l’information ailleurs au Canada et notamment,
dans les communautés francophones. Je trouve que c’est super
important. J’essaie même de m’impliquer, d’aller chercher de
l’information, mais c’est difficile. Je pense que cela vient des deux
côtés.
And to come back to what we were saying earlier, I wonder
whether the same is true on the anglophone side. Do
francophones have to gather news there or can it not be given?
Do anglophones gather news in Quebec, in French?
Et pour revenir à ce qu’on disait tantôt, je me demande si c’est
pareil du côté anglophone. Est-ce que les francophones doivent
aller chercher l’information là-bas ou est-ce que cela ne peut pas
être donné? Est-ce que les anglophones viennent chercher
l’information au Québec, en français?
You said there were no Radio-Canada journalists in Quebec
gathering news in the other provinces. Is the reverse done? Do
they gather news in Quebec?
Vous disiez qu’il n’y avait pas de journalistes de Radio-Canada
au Québec qui allaient chercher l’information dans les autres
provinces. Est-ce que l’inverse se fait? Est-ce qu’on vient chercher
l’information au Québec?
Senator De Bané: There are some ten full-time anglophone
journalists in Quebec.
Le sénateur De Bané : Il y a une dizaine de journalistes
anglophones à plein temps au Québec.
Mr. Laurin: This exchange is important for the purpose of
knowing the other group. We must not wind up in a situation in
which we are the only ones gathering news. Let others give it to
us, let us make it interesting and let us retain a level of quality, but
let it be accessible. I think it has to be gradual. If, from one day to
the next, 50 per cent of the news comes solely from across
Canada, that is a shock too. It has to be gradual. I would be very
open to that, but it is important for it to be gradual, not sudden.
M. Laurin : Cet échange est important pour connaître l’autre.
Il ne faut pas qu’on en arrive à ce que ce ne soit que nous qui
allions chercher de l’information. Qu’on nous la donne, qu’on la
rende intéressante et qu’on garde un niveau de qualité, mais que
ce soit accessible. Je pense que cela doit être progressif; si du jour
au lendemain il y a 50 p. 100 de nouvelles uniquement
pancanadiennes, c’est choquant aussi. Il faut que ce soit
progressif. Je serais très ouvert à cela, mais tranquillement pas
vite, c’est important de le faire.
Mr. Séguin: In fact, I would simply add that, once again, this is
a question of national unity. Several sociology studies have shown
how the media are fundamentally important in developing a
national identity. In Radio-Canada, we have a marvellous tool in
our hands, even though it may need a minor reform.
M. Séguin : En fait, j’ajouterais simplement que, encore une
fois, c’est une question d’unité nationale. Plusieurs travaux en
sociologie ont démontré comment les médias sont fondamentaux
pour développer une identité nationale. On a un merveilleux outil
entre les mains avec Radio-Canada, même si elle a peut-être
besoin d’une petite réforme.
I think you are far enough along in your work to propose those
reforms that will help optimize the tool we have in our hands,
which is a great platform, but that would do well to be slightly
more unified. Perhaps CBC/Radio-Canada is, in a way, like the
country.
Je pense que vous êtes bien partis dans votre travail pour
proposer ces réformes qui permettront justement d’optimiser
l’outil qu’on a entre les mains, qui est une belle plate-forme mais
qui mérite un peu plus d’unité. Peut-être que Radio-Canada est à
l’image du pays, d’une certaine façon.
The Chair: Gentlemen, on behalf of the members of the
Standing Senate Committee on Official Languages, I would like
to offer you our sincere thanks. This was your first experience
testifying before a Senate committee. I hope it was a positive
La présidente : Messieurs, au nom des membres du Comité
sénatorial permanent des langues officielles, j’aimerais vous
remercier très sincèrement. Pour vous, ce fut une première
expérience de venir témoigner devant un comité sénatorial.
18:58
Official Languages
22-4-2013
experience for you. Allow me to tell you that it was very positive
for us, and it is always a pleasure to hear the viewpoint of young
Canadians and, in your case, of young French-speaking
Canadians from Quebec.
J’espère qu’elle a été positive pour vous. Laissez-moi vous dire
que cela a été très positif pour nous et c’est toujours un plaisir
d’entendre le point de vue de jeunes Canadiens et, dans votre cas,
de jeunes Canadiens de langue française du Québec.
I am going to ask you to leave here this evening as
ambassadors and not to forget that there are francophones
outside Quebec, that there are Acadians and francophones in
Alberta, Manitoba and across Canada. I leave that with you as a
mission. Talk about it when you have a chance and continue the
work you are doing. I think it is excellent.
Je vais vous demander de repartir d’ici ce soir comme
ambassadeurs, de ne pas oublier qu’il y a des francophones à
l’extérieur du Québec, il y a des Acadiens, il y en a en Alberta, au
Manitoba, il y en a partout à travers le Canada. Je vous laisse cela
comme mission, parlez-en lorsque vous en avez la chance et
continuez le travail que vous faites. Je trouve que c’est excellent.
On behalf of the members of the committee, thank you very
much, to the three of you.
Au nom des membres du comité, merci beaucoup à vous trois.
Honourable senators, we will now suspend the sitting for a few
minutes and continue in camera.
Honorables sénateurs, on suspend la séance pour quelques
minutes et on reprendra à huis clos.
(The committee continued in camera.)
(La séance se poursuit à huis clos.)
WITNESSES
TÉMOINS
Monday, April 15, 2013
Le lundi 15 avril 2013
Canadian Parents for French:
Canadian Parents for French :
Lisa Marie Perkins, President, National Board;
Lisa Marie Perkins, présidente, conseil d’administration national;
Rita Parikh, Member, National Board;
Rita Parikh, membre, conseil d’administration national;
Robert Rothon, Executive Director, National Office.
Robert Rothon, directeur général, Bureau national.
Monday, April 22, 2013
Le lundi 22 avril 2013
As individuals:
À titre personnel :
Marc-André Provost;
Marc-André Provost;
Pier-Luc Laurin;
Pier-Luc Laurin;
Michaël Séguin.
Michaël Séguin.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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