First Session Première session de la Forty-second Parliament, 2015-16 quarante-deuxième législature, 2015-2016

First Session Première session de la Forty-second Parliament, 2015-16 quarante-deuxième législature, 2015-2016
First Session
Forty-second Parliament, 2015-16
Première session de la
quarante-deuxième législature, 2015-2016
Standing Senate Committee on
National Security and Defence
Comité sénatorial permanent de la
sécurité nationale et de la défense
Proceedings of the Subcommittee on
Délibérations du Sous-comité des
Veterans Affairs
Anciens combattants
Chair:
The Honourable JOSEPH A. DAY
Président :
L’honorable JOSEPH A. DAY
Wednesday, February 17, 2016
Wednesday, February 24, 2016
Le mercredi 17 février 2016
Le mercredi 24 février 2016
Issue No. 2
Fascicule nº 2
First and second meetings:
Première et deuxième réunions :
Study on the services and benefits provided to members
of the Canadian Forces; to veterans; to members
and former members of the Royal Canadian Mounted
Police and their families
Étude sur les services et les prestations dispensés
aux membres des Forces canadiennes; aux anciens
combattants; aux membres et anciens membres
de la Gendarmerie royale du Canada et leurs familles
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
52371-52396
SUBCOMMITTEE ON VETERANS AFFAIRS
SOUS-COMITÉ DES ANCIENS COMBATTANTS
The Honourable Joseph A. Day, Chair
Président : L’honorable Joseph A. Day
The Honourable Jean-Guy Dagenais, Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Jean-Guy Dagenais
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Manning
Mitchell
Runciman
(Quorum 3)
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Manning
Mitchell
Runciman
(Quorum 3)
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
24-2-2016
Anciens combattants
ORDERS OF REFERENCE
2:3
ORDRES DE RENVOI
Extract from the Journals of the Senate, Thursday, January 28,
2016:
Extrait des Journaux du Sénat du jeudi 28 janvier 2016 :
The Honourable Senator Lang moved, seconded by the
Honourable Senator Maltais:
L’honorable sénateur Lang propose, appuyé par
l’honorable sénateur Maltais,
That the Standing Senate Committee on National
Security and Defence be authorized to examine and report
on:
Que le Comité sénatorial permanent de la sécurité
nationale et de la défense soit autorisé à examiner, afin
d’en faire rapport :
(a) services and benefits provided to members of the
Canadian Forces; to veterans who have served
honourably in Her Majesty’s Canadian Armed
Forces in the past; to members and former members
of the Royal Canadian Mounted Police and its
antecedents; and all of their families;
a) les services et les prestations dispensés aux membres
des Forces canadiennes; aux anciens combattants qui
ont servi honorablement dans les Forces canadiennes
par le passé; aux membres et anciens membres de la
Gendarmerie royale du Canada et des organismes qui
l’ont précédée; et à toutes leurs familles;
(b) commemorative activities undertaken by the
Department of Veterans Affairs Canada, to keep
alive for all Canadians the memory of Canadian
veterans’ achievements and sacrifices; and
b) les activités commémoratives tenues par le ministère
des Anciens combattants du Canada afin de garder
vivant pour tous les Canadiens le souvenir des
réalisations et des sacrifices des anciens combattants
du Canada;
(c) continuing implementation of the New Veterans’
Charter;
c) la poursuite de la mise en œuvre de la Nouvelle
Charte des anciens combattants;
That the papers and evidence received and taken and the
work accomplished by the committee on this subject during
the Fortieth Parliament and the Forty-first Parliament be
referred to the committee; and
Que les documents reçus, les témoignages entendus et les
travaux accomplis par le comité sur ce sujet au cours de la
quarantième législature et de la quarante-et-unième
législature soient renvoyés au comité; et
That the committee report to the Senate no later than
December 31, 2017, and that the committee retain all
powers necessary to publicize its findings until 180 days
after the tabling of the final report.
Que le comité fasse rapport au Sénat au plus tard le
31 décembre 2017 et que le comité conserve tous les
pouvoirs nécessaires pour diffuser ses conclusions pendant
180 jours après le dépôt de son rapport final.
After debate,
Après débat,
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Charles Robert
Clerk of the Senate
2:4
Veterans Affairs
24-2-2016
Délégation au sous-comité :
Delegation to the subcommittee:
Extract from the Minutes of the Standing Senate Committee
on National Security and Defence of Monday, February 1, 2016.
Extrait du procès-verbal de la séance du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défence du lundi 1er
février 2016 :
The Honourable Senator Day moved:
L’honorable sénateur Day propose :
That the order of reference regarding veterans affairs
adopted by the Senate on Thursday, January 28, 2016, be
delegated to the Subcommittee on Veterans Affairs.
Que l’ordre de renvoi concernant les anciens
combattants, adopté par le Sénat le jeudi 28 janvier 2016,
soit délégué au Sous-comité des anciens combattants.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du comité,
Adam Thompson
Clerk of the Committee
24-2-2016
Anciens combattants
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Wednesday, February 17, 2016
(2)
OTTAWA, le mercredi 17 février 2016
(2)
[English]
2:5
[Traduction]
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12:12 p.m., in room 257, East Block, the chair, the Honourable
Joseph A. Day, presiding.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 12, dans la pièce 257 de l’édifice de l’Est, sous
la présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the subcommittee present: The Honourable
Senators Dagenais, Day, Lang, Mitchell and White (5).
Membres du sous-comité présents : Les honorables sénateurs
Dagenais, Day, Lang, Mitchell et White (5).
Other senator present: The Honourable Senator Wallin (1).
Autre sénatrice présente : L’honorable sénatrice Wallin (1).
In attendance: Isabelle Lafontaine-Emond, Analyst,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présente : Isabelle Lafontaine-Emond, analyste,
Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Also present: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, January 28, 2016, and delegated on Monday, February
1, 2016, by the Standing A Senate Committee on National
Security and Defence, the subcommittee began its study on the
services and benefits provided to members of the Canadian
Forces; to veterans; to members and former members of the
Royal Canadian Mounted Police and their families.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
28 janvier 2016, qui lui a été délégué le lundi 1er février 2016 par le
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la
défense, le sous-comité entreprend son étude sur les services et les
prestations dispensés aux membres des Forces canadiennes; aux
anciens combattants; aux membres et anciens membres de la
Gendarmerie royale du Canada et leurs familles.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Royal Canadian Mounted Police:
Gendarmerie royale du Canada :
Daniel Dubeau, Deputy Commissioner, Chief Human
Resources Officer;
Daniel Dubeau, sous-commissaire, dirigeant principal des
Ressources humaines;
Steven White, Assistant Commissioner, Workforce Programs
and Services;
Steven White, commissaire adjoint, Programmes et services
relatifs à l’effectif;
Sylvie Châteauvert, Director General, Occupational Health
and Safety Branch.
Sylvie Châteauvert, directrice générale, Direction générale de la
santé et de la sécurité au travail.
The chair made a statement.
Le président ouvre la séance.
Deputy Commissioner Dubeau made a statement and, together
with Assistant Commissioner White and Ms. Châteauvert,
answered questions.
Le sous-commissaire Dubeau fait un exposé puis, avec le
commissaire adjoint White et Mme Châteauvert, répond aux
questions.
At 1:30 p.m., the subcommittee adjourned to the call of the
chair.
À 13 h 30, le sous-comité s’ajourne jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
OTTAWA, Wednesday, February 24, 2016
(3)
OTTAWA, le mercredi 24 février 2016
(3)
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12:04 p.m., in room 257, East Block, the deputy chair, the
Honourable Jean-Guy Dagenais, presiding.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 4, dans la pièce 257 de l’édifice de l’Est, sous la
présidence de l’honorable Jean-Guy Dagenais (vice-président).
Members of the subcommittee present: The Honourable
Senators Dagenais, Mitchell and Runciman (3).
Membres du sous-comité présents : Les honorables sénateurs
Dagenais, Mitchell et Runciman (3).
2:6
Veterans Affairs
24-2-2016
Other senator present: The Honourable Senator Wallin (1).
Autre sénatrice présente : L’honorable sénatrice Wallin (1).
In attendance: Isabelle Lafontaine-Emond, Analyst,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présente : Isabelle Lafontaine-Emond, analyste,
Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Also present: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, January 28, 2016, and delegated on Monday,
February 1, 2016, by the Standing Senate Committee on
National Security and Defence, the subcommittee continued its
study on the services and benefits provided to members of the
Canadian Forces; to veterans; to members and former members
of the Royal Canadian Mounted Police and their families.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
28 janvier 2016, qui lui a été délégué le lundi 1er février 2016 par le
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la
défense, le sous-comité poursuit son étude sur les services et les
prestations dispensés aux membres des Forces canadiennes; aux
anciens combattants; aux membres et anciens membres de la
Gendarmerie royale du Canada et leurs familles.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Office of the Veterans Ombudsman:
Bureau de l’ombudsman des vétérans :
Guy Parent, Veterans Ombudsman;
Guy Parent, ombudsman des vétérans;
Sharon Squire, Deputy Veterans Ombudsman and Executive
Director of Operations.
Sharon Squire, ombudsman adjointe des vétérans et directrice
exécutive des opérations.
The deputy chair made a statement.
Le vice-président ouvre la séance.
Mr. Parent made a statement and, together with Ms. Squire,
answered questions.
M. Parent fait un exposé puis, avec Mme Squire, répond aux
questions.
At 12:42 p.m., the subcommittee adjourned to the call of the
chair.
À 12 h 42, le sous-comité s’ajourne jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
Le greffier du sous-comtié,
Adam Thompson
Clerk of the Subcommittee
24-2-2016
Anciens combattants
2:7
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Wednesday, February 17, 2016
OTTAWA, le mercredi 17 février 2016
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12 p.m. to study the services and benefits provided to members of
the Canadian Forces; to veterans; to members and former
members of the Royal Canadian Mounted Police; and their
families.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 12, pour étudier les services et les prestations
dispensés aux membres des Forces canadiennes; aux anciens
combattants; aux membres et anciens membres de la Gendarmerie
royale du Canada et leurs familles.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Traduction]
The Chair: I call this meeting of the Subcommittee on Veterans
Affairs to order. Thank you all very much for being here on this
day after the record snowfall in beautiful downtown Ottawa.
Le président : Je déclare ouverte cette séance du Sous-comité
des anciens combattants. Je vous remercie tous beaucoup d’être
ici malgré la quantité de neige record qui est tombée sur le beau
centre-ville d’Ottawa.
We’re very pleased to welcome, from the Royal Canadian
Mounted Police, Daniel Dubeau, who is Deputy Commissioner,
Chief Human Resources Officer; and Steven White, Assistant
Commissioner, Workforce Programs and Services. They are
accompanied and well supported by Sylvie Châteauvert,
Director General, Occupational Health and Safety Branch.
Nous sommes très heureux d’accueillir des témoins de la
Gendarmerie royale du Canada : Daniel Dubeau, souscommissaire, dirigeant principal des Ressources humaines; et
Steven White, commissaire adjoint, Programmes et services
relatifs à l’effectif. Ils sont accompagnés de Sylvie Châteauvert,
directrice générale, Direction générale de la santé et sécurité au
travail.
As you undoubtedly know, we have been studying
occupational health and safety issues — in particular
operational stress injuries — and we did an interim report
before the last election. We have a mandate to study the services
and benefits provided to members of the Canadian Forces, to
veterans and to members and former members of the Royal
Canadian Mounted Police, and their families. That’s one of our
general mandates that we have been authorized to study. Our
questions could be broader than your remarks, and if we stray too
broadly you’ll let us know, I’m sure, that someone else would be
better qualified to answer. We’re pleased that you have taken the
time to be here, and I understand, Mr. Dubeau, you’ll be
speaking on behalf of your colleagues.
Comme vous le savez sûrement, nous étudions les questions de
santé et de sécurité au travail — notamment les blessures de stress
opérationnel — et nous avons préparé un rapport provisoire
avant les dernières élections. Nous avons le mandat d’étudier les
services et les prestations dispensés aux membres des Forces
canadiennes; aux anciens combattants; aux membres et anciens
membres de la Gendarmerie royale du Canada et leurs familles.
C’est un des mandats généraux pour lesquels nous sommes
autorisés à mener une étude. La portée de nos questions pourrait
être plus vaste que celle de vos observations. Si nous nous
écartons trop, je suis certain que vous nous direz que quelqu’un
d’autre est plus qualifié pour répondre. Nous sommes heureux
que vous ayez pris le temps de comparaître. J’ai cru comprendre
que M. Dubeau parlera au nom de ses collègues.
Daniel Dubeau, Deputy Commissioner, Chief Human Resources
Officer, Royal Canadian Mounted Police: Mr. Chair and members
of the committee, thank you for your ongoing examination of
operational stress injuries affecting serving and retired members
of the RCMP, and for your invitation to be here today. I’m the
deputy commissioner and chief human resources officer for the
RCMP. With me I have Assistant Commissioner Steven White,
who is also assistant CHRO, as well as our newly appointed
mental health champion for the RCMP. Sylvie runs our
Occupational Health and Safety Branch.
Daniel Dubeau, sous-commissaire, dirigeant principal des
Ressources humaines, Gendarmerie royale du Canada : Monsieur
le président, chers membres du comité, je vous remercie de
procéder à l’examen suivi des traumatismes liés au stress
opérationnel chez les membres actifs et retraités de la GRC; je
vous sais gré de m’avoir convié aujourd’hui. Je suis le souscommissaire et dirigeant principal des Ressources humaines de la
GRC. Je suis accompagné de Steven White, qui est commissaire
adjoint, DPRH adjoint et, depuis peu, le champion de la santé
mentale de la GRC. Sylvie dirige la Direction générale de la santé
et sécurité au travail.
[Translation]
As Canada’s national police force, the RCMP provides
frontline policing services at the municipal, provincial,
territorial and international levels, working in urban, rural and
remote communities.
[Français]
En tant que police nationale, la GRC assure des services de
police de première ligne aux niveaux municipal, provincial,
territorial et international, fournissant ses services en milieu
urbain et rural, ainsi qu’en région éloignée.
2:8
Veterans Affairs
[English]
24-2-2016
[Traduction]
In many communities the RCMP is the primary first
responder. RCMP members are called upon to respond to a
variety of duties, including criminal incidents, traffic accidents,
fires, medical emergencies and search and rescue efforts.
Dans de nombreuses collectivités, la GRC constitue le premier
intervenant principal. Ses membres sont appelés à intervenir dans
un éventail de situations : des incidents criminels, des accidents de
la route, des incendies, des urgences médicales et des opérations
de recherche et de sauvetage.
By virtue of their duties, our members, unlike our Department
of National Defence colleagues, are continuously deployed in
operations and regularly exposed to highly stressful and traumatic
events which put them other risk for operational stress injuries.
These injuries may manifest themselves in the diagnoses of
depression, anxiety or PTSD. Secondary health conditions, such
as alcoholism, are also linked to operational stress injuries. It is,
therefore, an area of primary concern for the RCMP in our efforts
to support the health and well-being of our members, and all of
our employees, to address this complex issue. Our work is focused
on prevention, as well as on providing support for members who
are injured.
En raison de leur mandat, les membres, contrairement à leurs
homologues de la Défense nationale, sont continuellement en
service et régulièrement exposés à des situations stressantes et
traumatisantes qui les rendent vulnérables aux traumatismes liés
au stress opérationnel. Ces traumatismes peuvent se manifester
sous la forme de diagnostics de dépression, d’anxiété et de trouble
de stress post-traumatique. Des troubles médicaux secondaires
comme l’alcoolisme sont également associés au stress
opérationnel. Il est donc prioritaire pour la GRC, dans son
souci de favoriser la santé et le mieux-être de ses membres, et de
tous ses employés, d’aborder cette question complexe. Notre
démarche repose sur la prévention et le soutien aux membres
victimes de traumatismes.
[Translation]
Since our meeting of May 6, 2015, the RCMP has, through its
mental health strategy, undertaken considerable work to reduce
the stigma around mental health, and to implement concrete
strategies to promote wellness within its workforce.
[English]
[Français]
Depuis notre rencontre le 6 mai 2015, la GRC, par l’entremise
de sa stratégie en matière de santé mentale, a mis en œuvre de
vastes initiatives en vue d’atténuer les préjugés liés à la santé
mentale et de lancer des stratégies concrètes pour promouvoir le
mieux-être au travail.
[Traduction]
At the core of our efforts we continue to rely on our mental
health champions, identified nationally as well as in every
division. Since being appointed in July 2014, they have become
leaders and supporters for rolling out our national initiatives,
providing consistency and implementing local activities to
respond to their distinct needs. Our approach of leading from
the top — ensuring commitment and engagement from senior
leaders — demonstrates to employees that mental health is a key
priority for the organization. What we did not anticipate was the
grassroots swell that saw informal leaders emerge throughout the
organization. We have seen an evolution whereby employees are
coming forward as true role models, sharing their stories of
struggle and accomplishment. Simply stated, employee
engagement has contributed significantly to the success of our
strategy, advancing our efforts by reducing stigma and starting a
conversation, demonstrating trust in the organization’s capacity
for acceptance and encouraging colleagues to benefit from
programs and services available to them.
À la base de ces démarches, nous nous appuyons sur nos
champions de la santé mentale, désignés à l’échelle nationale et
divisionnaire. Depuis leur nomination en juillet 2014, ils sont
devenus des maîtres d’œuvre d’initiatives nationales, assurant
ainsi l’uniformité des programmes et la réalisation d’activités
locales axées sur les besoins spécifiques. Cette démarche, axée sur
l’initiative des cadres, indique aux employés que la santé mentale
est prioritaire pour l’organisation. Conséquence inattendue de ce
leadership, une mobilisation de la base qui a donné lieu à
l’émergence de champions officieux à la grandeur de la
gendarmerie. Les employés se mobilisent et s’érigent en
modèles, relatant leurs luttes et leurs victoires. En un mot,
l’engagement de nos employés a contribué de façon considérable à
l’efficacité de notre stratégie, en atténuant les préjugés et en
amorçant un dialogue, en témoignant de la confiance en la
capacité d’acceptation de l’organisation et en incitant les collègues
à se prévaloir des programmes et services à leur disposition.
Another fundamental element of our strategy was to ensure
foundational support for our employees experiencing challenges
before starting the conversation, allowing our employees and their
families to recognize that the organization supports them in their
struggles, and to provide them a confidential, personal manner in
which to handle their difficulties. As such the RCMP’s offerings
Un autre élément fondamental de notre stratégie est de fournir,
avant l’amorce d’un dialogue, un appui aux employés aux prises
avec des difficultés afin de leur faire savoir, ainsi qu’à leur famille,
que l’organisation les appuie en toute confidentialité dans leur
combat et leur démarche personnelle pour s’en sortir. Ainsi, la
GRC offre un programme de gestion informelle des conflits, un
24-2-2016
Anciens combattants
2:9
include a national informal conflict management program, a peerto-peer system, access to 24-7 employee assistance services, and
health services resources across the country.
système de soutien par les pairs, un service d’aide aux employés
accessible en tout temps et des services de santé d’un bout à l’autre
du pays.
Education and training are also important components of our
strategy, allowing participants to better understand, recognize
and cope with the psychological risks in their day-to-day work.
After conducting successful research and a pilot project with
RCMP employees in New Brunswick, we adopted the Road to
Mental Readiness — the R2MR, as it is known — a wellestablished Canadian Forces program based on empirical data,
modifying it for use in the RCMP. In August 2015, we began
working in collaboration with the Canadian Forces and the
Mental Health Commission of Canada to adapt and roll out
R2MR training across the organization to all categories, groups
and levels.
La formation et la sensibilisation sont également des volets
importants de notre stratégie, en permettant aux participants de
mieux comprendre, de reconnaître et de gérer les risques
psychologiques que posent leurs fonctions au quotidien. À
l’issue d’un projet de recherche et d’un essai pilote concluant
auprès des employés au Nouveau-Brunswick, nous avons lancé le
programme En route vers la préparation mentale — un
programme reconnu des Forces canadiennes axé sur des
données empiriques — après l’avoir adopté aux besoins de la
GRC. En août 2015, nous avons commencé à travailler de concert
avec les Forces canadiennes et la Commission de la santé mentale
du Canada afin d’adapter et de mettre en œuvre la formation En
route vers la préparation mentale à tous les échelons et dans
toutes les catégories d’employés.
Master trainers from the Canadian Forces, as well as the
Mental Health Commission of Canada, have trained RCMP
facilitators — of whom there are about 90 — who are responsible
for providing four- and six-hour leadership workshops. This
evidence-based training, which provides awareness and education,
tackles stigma, increases resilience and offers resource
information, is mandatory with an expected completion by the
existing workforce by April 2017.
Des instructeurs principaux des Forces canadiennes et de la
Commission de la santé mentale du Canada ont formé des
animateurs de la GRC — il y en a environ 90 — qui sont chargés
d’offrir des ateliers de leadership de quatre heures et de six heures.
Cette formation fondée sur les faits — destinée à atténuer les
préjugés, à accroître la résilience et à faire connaître les ressources
offertes — est obligatoire; on prévoit que tous les effectifs actuels
l’auront suivie d’ici avril 2017.
Capitalizing on the experiences of the Canadian Forces and the
expertise of the Mental Health Commission of Canada has been a
valuable takeaway for the RCMP as we continue to maximize
relationships with our federal partners. For serving members and
former members with an operational stress injury, Veterans
Affairs Canada provides assessment, treatment and support
services through their operational stress injury clinic. The
Department of National Defence also offers similar services to
RCMP members through a network of clinics called Operational
Trauma and Stress Support Centres.
Tabler sur l’expérience des Forces canadiennes et sur l’expertise
de la Commission de la santé mentale du Canada a été bénéfique
pour la GRC, qui continue de chercher à optimiser ses liens avec
ses partenaires fédéraux. Aux membres actifs et retraités aux
prises avec un traumatisme lié au stress opérationnel, Anciens
Combattants Canada offre des services d’évaluation, de
traitement et de soutien par l’entremise de ses cliniques pour
traumatismes liés au stress opérationnel. Le ministère de la
Défense nationale offre des services similaires aux membres de la
GRC par son réseau de cliniques, à savoir les centres de soutien
pour traumatismes et stress opérationnels.
[Translation]
Veterans Affairs Canada administers all treatment benefits,
including psychological counselling and the use of operational
stress injury — OSI — clinics, for former RCMP members with a
pensionable OSI condition.
[English]
Under the occupational health care program, serving members
experiencing a psychological crisis or who require addiction or
dependency therapy can access psychotherapeutic services from
psychologists who are licensed by a provincial or territorial
regulatory authority for services they deliver. These services may
be provided by other mental health professionals when deemed
appropriate by the RCMP psychologist.
[Français]
Le ministère des Anciens Combattants du Canada administre
des prestations de traitement, y compris le counseling
psychologique et le recours aux cliniques TSO pour les anciens
membres de la GRC qui souffrent d’une affectation liée au stress
opérationnel ouvrant droit à pension.
[Traduction]
Dans le cadre du Programme de santé au travail, les membres
actifs éprouvant une situation de crise psychologique ou qui
nécessitent des traitements pour une dépendance peuvent se
prévaloir de services de psychothérapie auprès de psychologues
agréés par un organe de réglementation provincial ou territorial.
Ces services peuvent également être obtenus de la part d’autres
professionnels de la santé mentale jugés pertinents par le
psychologue de la GRC.
2:10
Veterans Affairs
24-2-2016
The RCMP’s occupational health services offer a number of
support services, including confidential psychological services in
the undercover drug program, suicide prevention and postmortem assessments, psychological interviews in attempts of
suicide, psychological assessments and debriefings, preventive
activities, short-term counselling and/or therapy, and
psychological support services on an individual basis or on a
group basis for psychologically traumatic events.
Les services de santé au travail de la GRC offrent un éventail
de services de soutien, à savoir : des services psychologiques
confidentiels au sein du programme d’infiltration antidrogue; la
prévention du suicide et l’autopsie psychologique; des entrevues
psychologiques dans les cas de tentative de suicide; des
évaluations et des débreffages psychologiques; des activités de
prévention; des services de counseling et de thérapie à court terme;
et des services de soutien psychologique individuel ou de groupe
dans les cas de traumatismes psychologiques.
A few additional examples of support services that the RCMP
provides to serving and former members include the following:
Under our Supplemental Health Care Benefit Program, the
RCMP provides serving members with personal, group, family
and couples counselling by an approved psychologist; and former
members are offered the option to become plan members under
the Public Service Health Care Plan upon retirement. This plan
includes coverage of psychological services.
Voici d’autres exemples de services de soutien que la GRC offre
aux membres actifs et anciens : dans le cadre de son programme
de soins de santé complémentaires, l’organisation offre aux
membres actifs des services de counseling individuel, de groupe,
de famille et de couple par l’entremise d’un psychologue autorisé;
et les anciens membres peuvent, à leur retraite, choisir d’adhérer
au Régime de soins de santé de la fonction publique, qui couvre la
prestation de services psychologiques.
Furthermore, all RCMP members and their families have
access to short-term counselling services through Veterans Affairs
Canada Assistance Services.
En outre, tous les membres de la GRC et leur famille peuvent
recevoir des services de counseling par l’entremise du service
d’aide d’Anciens Combattants Canada.
[Translation]
The RCMP is continuously seeking to improve its programs
and support to decrease the incidence of mental injury and illness
among its members and mitigate the impact this is having on
families and the primacy of police operations.
[English]
[Français]
La GRC cherche continuellement à améliorer ses programmes
et services de soutien afin d’atténuer l’incidence des traumatismes
et de la maladie mentale chez ses membres et les conséquences qui
y sont liées pour leur famille et les activités policières.
[Traduction]
There are many contributing factors to operational stress
injuries that are within the scope of the RCMP’s influence as an
employer. The RCMP is proposing a longitudinal research study
that examines the primary mental health diagnosis impacting its
members as public safety officers, identifying the root causes and
contributing organizational factors, and evaluating the
effectiveness of evidence-based interventions. This approach
would allow the RCMP to identify areas within its sphere of
influence and control as an employer where it could adopt
strategic and targeted interventions with the maximum potential
to meaningfully and positively mitigate the contributing factors to
PTSD and associated mental health conditions impacting public
safety officers.
En tant qu’employeur, la GRC a une influence sur de
nombreux facteurs contribuant aux traumatismes liés au stress
opérationnel. L’organisation propose une étude longitudinale sur
les principaux diagnostics de santé mentale touchant ses membres
en qualité d’agents responsables de la sécurité publique, afin de
relever les causes et les facteurs organisationnels déterminants et
d’évaluer l’efficacité des interventions fondées sur des faits. Cette
démarche permettra à la GRC de déterminer les éléments de son
ressort comme employeur et d’adopter les stratégies
d’intervention les plus aptes à atténuer les facteurs contribuant
au trouble de stress post-traumatique et aux troubles de santé
mentale connexes touchant les agents responsables de la sécurité
publique.
Additionally, where public safety officers do fall ill or are
injured, it is critical to support their recovery. That means doing
everything reasonably possible to help that officer recover and
remain at work or return to duty as soon as it is safe to do so. This
is not an easy undertaking. Case management activities for
RCMP members must take into account the specific physical and
psychological demands of their work as well as the variable nature
of their work environment. Public safety officers must regain a
physical and psychological level of functioning that exceeds that
required of most members of the public. Strong occupational
health and case management activities are therefore required to
support their recovery. The RCMP is enhancing its disability case
management activities, which are critical to supporting members’
De plus, lorsque les agents responsables de la sécurité publique
tombent malades ou subissent des traumatismes, il est primordial
de favoriser leur rétablissement, ce qui signifie ne ménager aucun
effort raisonnable pour les aider à se remettre sur pied et à
demeurer en fonctions ou à réintégrer leur travail dès qu’ils
peuvent le faire en toute sécurité. Ce n’est pas une mince tâche.
Dans la gestion des cas d’invalidité des membres, il faut prendre
en compte les exigences physiques et psychologiques particulières
de leurs fonctions, ainsi que la nature variable de leur
environnement de travail. Les agents responsables de la sécurité
publique doivent reprendre un niveau de fonctionnement
physique et psychologique bien supérieur à celui qu’on attend
de la plupart des membres du public, ce qui nécessite une solide
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Anciens combattants
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recovery and return to the workplace. A primary focus of our
efforts is on early intervention, reaching out to members early on
to ensure they are able to access services, maintaining a member’s
connection to the workplace, and facilitating the appropriate
exchange of information required to accommodate a member’s
ability to remain at or return to work as soon as it is safe to do so.
gestion de la santé au travail et de l’invalidité à l’appui de leur
rétablissement. La GRC a entrepris de renforcer ses activités de
gestion de l’invalidité, qui sont essentielles pour soutenir le
rétablissement et le retour au travail des membres. Nous
accordons la priorité à l’intervention précoce, qui consiste à
communiquer d’emblée avec les membres pour s’assurer qu’ils
sont en mesure d’obtenir des services, à maintenir le membre en
contact avec son lieu de travail et à faciliter l’échange
d’information nécessaire pour aider le membre à demeurer en
fonctions ou à réintégrer ses fonctions dès qu’il peut le faire en
toute sécurité.
Finally, we are in the early stages of assessing general duty
constable tasks for hazardous exposure with the intention of
identifying corrective measures to eliminate or mitigate those
hazards. Given that we have implemented the National Standard
of Canada for Psychological Health and Safety in the Workplace
into our health and safety program, this project will include
psychological health and safety hazards.
Enfin, nous avons amorcé l’évaluation des tâches du gendarme
aux services généraux pour cerner la vulnérabilité aux risques et
déterminer les mesures correctrices afin de les atténuer, voire de
les éliminer. Puisque nous avons intégré la Norme nationale du
Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de
travail à notre programme de santé et de sécurité au travail, ce
projet tiendra compte des risques pour la santé et la sécurité
psychologiques.
Prevention, support and care are key to advancing our work to
support our workforce. While the organization is cognizant of the
direct cost due to absenteeism related to mental health issues, the
focus remains on the human cost. As a police service, we need to
ensure that our members are healthy and fully operational to
deliver on the important mandate to keep Canadians safe.
La prévention, le soutien et la prestation de soins jouent un rôle
déterminant dans nos activités de soutien aux effectifs. Nous
sommes conscients du coût direct de l’absentéisme lié aux troubles
de santé mentale, mais nous axons notre démarche sur le coût
humain. En tant que service de police, nous devons veiller à ce que
nos membres soient en santé et entièrement fonctionnels pour
remplir notre important mandat d’assurer la sécurité des
Canadiens.
[Translation]
Thank you for allowing the RCMP to participate in your
discussions on operational stress injury. We look forward to
answering any questions you may have. Thank you, Mr. Chair.
[English]
[Français]
Nous vous remercions de nous avoir donné l’occasion de
participer à cet entretien sur les traumatismes liés au stress
opérationnel. Nous serons heureux de répondre à vos questions.
Je vous remercie, monsieur le président.
[Traduction]
The Chair: Thank you very much, deputy commissioner. We
appreciate your broad view. Primarily your focus has been on
psychological services for members and retired members. That fits
in nicely with our work. In your answers to various members’
questions, you may want to expand into other areas of support
for your members who are outside your normal training that you
have found to be necessary. Because of the changing world where
you police and the peculiar and unique situation with so many of
your officers operating in small units across the country as
opposed to many of them together, the peer support may not be
the same way as it might be for other organizations. I’ll let
colleagues delve into some of these questions that are of interest
to them at this stage, beginning with Senator White from Ontario.
Le président : Merci beaucoup, monsieur le sous-commissaire.
Nous vous sommes reconnaissants de nous avoir fait part de votre
vision globale. Vous avez surtout mis l’accent sur les services
psychologiques offerts aux membres actifs et retraités, ce qui
cadre très bien avec notre travail. En répondant aux différentes
questions des sénateurs, vous pourriez en dire davantage sur des
aspects du soutien à vos membres qui ne se rapportent pas à la
formation normale et que vous avez jugés nécessaires. Compte
tenu du monde en évolution dans lequel vos agents travaillent et
de la situation unique qui consiste pour beaucoup d’entre eux à
faire partie de petites — et non pas de grandes — unités d’un bout
à l’autre du pays, votre soutien par les pairs n’est peut-être pas le
même que celui d’autres organisations. Je laisse mes collègues
approfondir certaines de ces questions qui les intéressent à ce
stade-ci, en commençant par le sénateur White, de l’Ontario.
Senator White: Thank you for your presentation, and thanks to
all of you for being here. We heard from the previous Deputy
Minister of Veterans Affairs, a former general, and I don’t know
who you have there now, who talked specifically about RCMP
Le sénateur White : Merci de votre exposé, et merci à vous tous
d’être ici. Nous avons entendu le dernier sous-ministre des
Anciens Combattants, un ancien général — je ne sais pas qui le
remplace maintenant —, qui a parlé de l’accès aux programmes de
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Veterans Affairs
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access to their programs. My concern at the time and now is that
it was literally, ‘‘We will never turn them away.’’ It was not, ‘‘We
have a responsibility to always provide’’ when it came to PTSD
access. Do you believe ‘‘we will never turn them away’’ is enough
for the tens of thousands of current or future retirees in the
RCMP to actually have access when they need it rather than
hoping they will continue to receive it without being pushed back?
Do you think we need to make a change so that RCMP members
have guaranteed access, as we have for veterans of National
Defence?
la GRC. Ce qui m’inquiétait à l’époque, et ce qui m’inquiète
encore, c’est de dire littéralement, pour ce qui est du traitement du
trouble de stress post-traumatique, que nous n’allons jamais les
laisser pour compte, plutôt que de dire que nous avons la
responsabilité de toujours leur offrir des services. Pensez-vous
qu’il suffit de dire que nous n’allons jamais les laisser pour compte
pour que les dizaines de milliers de retraités et de futurs retraités
de la GRC aient accès aux services lorsqu’ils en ont besoin plutôt
que d’espérer qu’ils continueront d’en bénéficier sans être laissés
pour compte? Pensez-vous qu’un changement s’impose pour
garantir aux membres de la GRC un accès aux services, comme
nous l’avons fait pour les anciens combattants à la Défense
nationale?
Mr. Dubeau: I know no one has ever been turned away from
Veterans Affairs. We have a close working relationship with our
colleagues. We are exploring expanding our MOU with Veterans
Affairs on the programs they deliver on our behalf. It ensures that
we encapsulate everything we need, including services to ensure
none of our members are ever turned away. That’s how we
approached it internally — through the MOU structure. There
seems to be openness at Veterans Affairs to looking at different
types of services we may want to leverage in the future.
M. Dubeau : Je sais qu’Anciens Combattants n’a jamais refusé
qui que ce soit. Nous entretenons des relations de travail étroites
avec nos collègues. Nous envisageons d’élargir la portée de notre
protocole d’entente avec Anciens Combattants pour ce qui est des
programmes que le ministère offre en notre nom. Nous nous
assurons ainsi d’englober tout ce dont nous avons besoin,
notamment les services visant à garantir qu’aucun de nos
membres n’essuiera de refus. C’est l’approche que nous avons
adoptée à l’interne — au moyen de la structure du protocole
d’entente. Anciens Combattants semble disposé à examiner
différents types de services que nous voudrons peut-être mettre
à contribution à l’avenir.
Senator White: In the second part of the question, I asked at
that time, when he talked about never pushing them away, about
whether they had been approved and had received access through
a disability pension. My first concern was that the process takes,
in some cases, years to get through — the process of actually
being approved for a disability pension. My second concern was
that it may not be a pensionable issue; it may be an access issue.
In other words, I’m concerned about somebody retiring in British
Columbia and moving back to Nova Scotia realizing that they are
suffering from post-traumatic stress disorder or an OSI and
needing access. I want them to have access immediately and not
have to go through the application process for a veteran’s
disability pension. I want them to see someone right away. He
could not tell us that would occur. I never was told that anyone
was pushed out the door, but I do know that unless you have the
disability pension card, you’ll not be getting access because they
have to be able to bill it back to the Mounties. Don’t you believe
that we should be telling our RCMP officers as they retire that
they will have the same access as National Defence retirees have
because they are served by the same group?
Le sénateur White : Dans la deuxième partie de la question que
j’ai posée à l’époque, j’ai demandé, quand il parlait de ne jamais
les laisser pour compte, s’ils avaient été acceptés et s’ils avaient
disposé d’un accès aux services par l’entremise d’une pension
d’invalidité. Ma première préoccupation était qu’il faut parfois
attendre des années avant d’être autorisé à toucher une pension
d’invalidité. Ma deuxième était qu’il ne s’agissait peut-être pas
d’une question de droit à pension, mais d’une question d’accès.
Autrement dit, je suis préoccupé par la situation d’une personne
qui prend sa retraite en Colombie-Britannique et qui se rend
compte de retour en Nouvelle-Écosse qu’elle a besoin de services
parce qu’elle souffre du trouble de stress post-traumatique ou
d’un traumatisme lié au stress opérationnel. Je veux que cette
personne bénéficie immédiatement de ces services sans devoir
présenter une demande de pension d’invalidité des anciens
combattants. Je veux qu’elle voie quelqu’un sur-le-champ. Il n’a
pas pu nous dire que ce serait le cas. On ne m’a jamais parlé de
quelqu’un qui a essuyé un refus, mais je sais que, à moins d’avoir
une carte de pension d’invalidité, aucun accès à des services n’est
accordé parce qu’il faut être en mesure de les facturer à la police
montée. Ne pensez-vous pas que nous devrions pouvoir dire à nos
agents de la GRC qu’ils profiteront des mêmes services que ceux
qui sont à la disposition des retraités de la Défense nationale étant
donné qu’ils sont servis par le même groupe?
Mr. Dubeau: In the Government of Canada update, if they
choose to go that direction with the program, it’s for their own
good. All I can tell you is that, working in my context right now,
historically, we have not had any occasions where we’ve had
people turned away. As you know, we have very good relations
M. Dubeau : Dans le cadre de la mise à jour du gouvernement
du Canada, si l’on choisit d’orienter le programme ainsi, ce sera
pour leur propre bien. Tout ce que je peux vous dire, c’est que,
dans le milieu où je travaille, peu de personnes jusqu’ici ont essuyé
un refus. Comme vous le savez, nous entretenons de très bonnes
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Anciens combattants
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with our veterans association, so they are out there too gauging
this. Should they find any occasion where we have to get involved,
they advise us through Sylvie’s shop, as well as through our VAC
liaison person. We have somebody sitting with Veterans Affairs in
Charlottetown, so there are conduits to us quickly so that we can
get help for our people. That’s where we are with our world. The
MOU is really to try to nail down and to ensure that they do have
that access. What we can do internally is our MOU and how we
can ensure that that happens.
relations avec les membres de l’Association des anciens, qui
évaluent la situation sur le terrain. Lorsqu’ils prennent
connaissance d’un cas où nous devons intervenir, ils nous en
informent par le truchement de la direction générale de Sylvie ou
de l’agent de liaison d’ACC. Nous avons quelqu’un qui travaille
avec Anciens Combattants à Charlottetown. Il y a donc des
intermédiaires qui nous permettent d’être informés rapidement
afin que nous puissions aider nos gens. C’est là que nous en
sommes. En fait, le protocole d’entente vise à renforcer et à
assurer leur accès aux services. À l’interne, nous pouvons compter
sur notre protocole d’entente et sur ce que nous pouvons faire
pour nous assurer que l’accès est offert.
Senator White: That’s only if they have a Veterans Affairs card,
right? They have to have that number, that card to present, to get
access, and you only get that if you have actually gone through
the disability pension process.
Le sénateur White : Il n’est offert que s’ils possèdent une carte
des Anciens Combattants, n’est-ce pas? Ils ont besoin d’un
numéro, de cette carte, pour présenter une demande et pour
obtenir un accès aux services, et c’est seulement possible après être
passé par le processus d’obtention d’une pension d’invalidité.
Sylvie Châteauvert, Director General, Occupational Health and
Safety Branch, Royal Canadian Mounted Police: Correct, but
what we have found is that the process will catch up with them.
As Mr. Dubeau has mentioned, we’ve never had anyone turned
away, and our VAC liaison officer is quickly apprised of those
situations whereby they are getting the treatment and the services
that they need. So the paper trail will follow afterwards for
whatever is required, but, again, as part of the agreements and as
part of the activity that we’ve been made aware of, there have
never been any cases where that treatment was the chosen
treatment and people were turned away. We’ve never heard
anything like that.
Sylvie Châteauvert, directrice générale, Direction générale de la
santé et de la sécurité au travail, Gendarmerie royale du Canada :
En effet, mais nous avons constaté qu’ils finiront par suivre le
processus. Comme l’a mentionné M. Dubeau, personne n’a
essuyé de refus, et notre agent de liaison d’ACC est rapidement
mis au courant de ces situations pour que ces personnes
obtiennent le traitement et les services dont elles ont besoin. Les
documents nécessaires sont donc remplis par la suite. Cela dit, je
répète que, dans le cadre des ententes qui ont été conclues et selon
l’information à notre disposition, il n’y a pas eu de cas où le
traitement retenu n’a pas été offert en raison d’un refus. Nous
n’avons jamais rien entendu de la sorte.
Senator Mitchell: Thanks for your presentation. Clearly, you’re
making progress, and there’s a wide range of programs.
Le sénateur Mitchell : Je vous remercie de votre exposé.
Manifestement, vous progressez et il y a un large éventail de
programmes.
You of course are aware that there is an interest in this
committee in sexual harassment in the RCMP, and we did a study
under the direction of the Chair of the Defence Committee,
Senator Lang, which was very extensive and, I think, quite
revealing.
Vous savez évidemment que notre comité se penche sur la
question du harcèlement sexuel au sein de la GRC; nous avons
mené une étude sous la direction du président du Comité
sénatorial permanent de la défense nationale, le sénateur Lang.
À mon avis, c’était une étude très approfondie et révélatrice.
Commissioner Dubeau, you mentioned that RCMP members
are called upon to respond to a variety of duties, including
criminal incidents, traffic accidents, fires, medical emergencies
and search and rescue efforts. You go on to say that, of course,
one would expect that PTSD or OSI would occur as a result of
that, but you don’t mention anything about harassment or sexual
harassment, which we all know has a tremendous impact and
continues to have a tremendous impact on PTSD and OSI in the
RCMP.
Monsieur Dubeau, vous avez mentionné que les agents de la
GRC étaient appelés à intervenir dans un éventail de situations,
notamment des incidents criminels, des accidents de la route, des
incendies, des urgences médicales et des opérations de recherche et
sauvetage. Vous poursuivez en disant que manifestement, on
s’attend à ce que ces activités provoquent des ESPT ou des TSO.
Toutefois, vous ne mentionnez aucunement le harcèlement ou le
harcèlement sexuel, et nous savons tous que ces situations ont —
et continuent d’avoir — des répercussions énormes en ce qui
concerne les ESPT et les TSO dans la GRC.
I’m wondering why that wasn’t mentioned in your
presentation. I’m asking you, I guess, more precisely, would it
not be wise to recognize that, if for no other reason than to give
credit to the people who are suffering those injuries?
J’aimerais savoir pourquoi cela n’a pas été mentionné dans
votre exposé. Plus précisément, je présume que je vous demande
s’il ne serait pas sage de reconnaître ce fait, même si c’est
seulement pour valider les personnes qui souffrent de ces troubles.
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Veterans Affairs
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Mr. Dubeau: Thank you, senator, for the question. Just in
clarification, the sexual harassment, I think, is a broad statement.
If we go by our statistics, it’s not a rampant issue. Most of our
complaints are not sexual harassment. They are actually abuse by
authority — more bullying. I agree with you. Workplace
harassment, sexual harassment, general harassment — any
harassment is bad. You are right. If the workplace is not
healthy, then the chances are that our members who work in that
workplace will not be healthy. So the focus has been on the
respectful workplace and all the work that has been done in the
past on creating that respectful environment to change that
culture, to change the culture so that it’s not accepted, where any
type of harassment or any type of bullying or anything of that
sort is stopped and, if it is not stopped, we take the appropriate
action through our discipline process or training or whatever it
may be. The focus has been on that.
M. Dubeau : Je vous remercie d’avoir posé la question. Aux
fins d’éclaircissements, je crois que le harcèlement sexuel est un
énoncé général. Si nous nous fions aux statistiques, ce n’est pas
endémique; la plupart des plaintes que nous recevons ne
concernent pas le harcèlement sexuel. Elles sont en fait liées à
un abus de pouvoir ou à l’intimidation. Je suis d’accord avec
vous. Qu’il s’agisse de harcèlement en milieu de travail, de
harcèlement sexuel ou de harcèlement en général, toutes les
formes de harcèlement sont inacceptables. Vous avez raison. Si le
milieu de travail est malsain, la santé des gens qui y travaillent est
à risque. Le respect en milieu de travail a donc été privilégié, ainsi
que les efforts déployés pour créer un milieu de travail axé sur le
respect en vue de changer la culture et de rendre le harcèlement
inacceptable, afin de faire cesser toutes les formes de harcèlement,
d’intimidation, et cetera. Si le harcèlement ne cesse pas, nous
prenons les mesures appropriées par l’entremise de notre
processus disciplinaire ou d’activités de formation, et cetera.
C’est l’approche qui a été privilégiée.
Though I don’t mention it, that has been the underlying focus.
All of the programs that have been put in place capture that. We
have the informal conflict management program that gives people
a way to deal with conflict because, at times, it’s conflict. You
have our peer-to-peer support mechanism that really is to help
you get to the help you have. As I said before, all the changes to
our law allow things to be streamlined — the harassment process,
the external reporting from the chain of command — because one
of the concerns we had and one of the concerns our members had
was that if they’re facing this in the work environment and it’s
their manager, how do they get out and get the help? That’s where
we have focus on that piece so that it’s not lost on this.
Même si je ne l’ai pas mentionné, c’est le principe qui a soustendu ces efforts. Tous les programmes mis en œuvre sont axés sur
ce principe. Notre programme informel de gestion de conflits aide
les gens à régler les conflits, car parfois, il s’agit d’un conflit. Il
existe également un mécanisme de soutien entre les pairs pour
fournir aux gens l’aide dont ils ont besoin. Comme je l’ai dit plus
tôt, toutes les modifications apportées à la loi permettent de
simplifier le processus en cas de harcèlement et le processus de
plainte à l’extérieur de la chaîne de commandement, car si un
agent est victime de harcèlement de la part de son gestionnaire
dans son milieu de travail, comment peut-il obtenir de l’aide?
Nous veillons à ne pas perdre cela de vue.
There have been two things. This focus has really been on what
do we provide our members who are injured? In the interim, we
are trying to do the prevention part. That would be under the
prevention. How are we making our workplace better and safer?
That’s been through training, through changes in laws allowing a
discipline process that’s more effective, holding people
accountable more quickly at the lower levels so that it’s not as
judicial as it was, so adversarial. A lot of it has been training and
also putting mechanisms in place to ensure that, when it does
happen — and, unfortunately, it does in an organization of our
size — we pick up on it quickly and deal with it quickly. That’s
what we’re hoping to get, and we’re hoping to change the
conversation.
Il y a eu deux approches, et dans ce cas-ci, nous nous sommes
concentrés sur l’aide offerte aux agents concernés. En attendant,
nous essayons de prendre des mesures de prévention; c’est ce qui
constitue le volet de la prévention. Comment pouvons-nous
améliorer le milieu de travail et le rendre plus sécuritaire? Par
l’entremise de la formation et de modifications aux lois pour
rendre le processus disciplinaire plus efficace, afin d’obliger la
personne responsable à rendre des comptes plus rapidement au
début du processus pour que ce dernier devienne moins judiciaire
et moins antagoniste. On a misé sur la formation et la mise en
place de mécanismes pour favoriser la rapidité d’intervention
lorsque ces évènements se produisent — et malheureusement,
dans un grand organisme comme le nôtre, ils se produisent. Nous
espérons donc y parvenir et changer la conversation.
Just recently, our commissioner had a management forum,
about a week or two weeks ago — time goes by fast — where he
talked to all the senior executives across the organization. He’s
talking about respect and results. He’s got two themes that he’s
challenged us with, saying that it’s one thing just to get results,
but we need to ensure that those results are gotten in a respectful
manner. So you can’t have one without the other, and that’s
where we have landed with our organization, to try to change that
conversation. That’s where we’re still focusing. It’s not lost on us
because I agree with you totally, senator, that a respectful
Tout récemment, il y a environ une ou deux semaines — le
temps passe vite —, notre commissaire a organisé un forum des
gestionnaires où il s’est adressé à tous les hauts dirigeants de
l’organisme. Il a parlé du respect et des résultats obtenus. Il nous a
présenté deux thèmes, en nous disant qu’il était bien d’obtenir des
résultats, mais que nous devions veiller à les obtenir de façon
respectueuse. Ces deux éléments sont donc indissociables, et c’est
l’approche privilégiée par notre organisme; nous tentons de
changer cette conversation. C’est toujours notre objectif. Nous ne
l’avons pas perdu de vue, car je suis tout à fait d’accord avec vous,
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Anciens combattants
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workplace is key to all this because you need a safe environment
to come back to. When you go through a traumatic event, you
want to come back to a safe environment where you’re able to get
that help, and that’s what we want to create.
sénateur; le respect en milieu de travail est essentiel, car la victime
doit être en mesure de revenir dans un milieu de travail sécuritaire.
Une personne qui a vécu un événement traumatisant doit trouver,
à son retour, un milieu de travail sécuritaire où elle peut obtenir
l’aide nécessaire. C’est donc ce que nous tentons de créer.
Senator Mitchell: I appreciate that. I’m not arguing with you.
This is anecdotal: I’m in the train station in August in Montreal.
One chair is empty. I sit down and start talking to the woman
because she has an Edmonton knapsack, and I’m from
Edmonton. She’s not, as it turns out, but she says, ‘‘My
daughter is in the RCMP. Always wanted to be. Been in for
15 months. She now has PTSD. She has been harassed in her
detachment where she’s the only woman.’’ That’s purely random;
I know it’s anecdotal. But my first question is this: Has any
baseline study been done of the psychological condition and
morale in the RCMP? Because every time I ask, I’ve been told no.
I know there is some reference to your considering doing
something like that, perhaps, but harassment is particular and
special. So I keep hearing about the respectful workplace
program. Then I hear, and I frequently get cases brought to me,
that it’s not working. The military — and you’ve mentioned that
you have a liaison — just jumped all over this. They have a special
call centre where people can go because, if you’re being harassed
in an isolated place, who do you complain to? If you do complain,
clearly somebody could consider that their harasser is going to
find out and make it worse. I’d like to see that emphasized,
elevated and driven by the organization, and I just think it isn’t. I
don’t think it’s getting better.
Le sénateur Mitchell : Je comprends. Je ne dis pas le contraire.
J’aimerais vous raconter une anecdote. Je suis à la gare de train de
Montréal, en août. J’aperçois une chaise libre. Je m’assois et je
commence à parler à ma voisine, car elle a un sac à dos sur lequel
est écrit Edmonton, et je viens d’Edmonton. En fait, elle ne vient
pas de cette ville, mais elle me dit que sa fille est dans la GRC,
qu’elle a toujours voulu y être, et qu’elle y est depuis 15 mois.
Toutefois, elle souffre maintenant d’un ESPT. Elle a été harcelée
dans une unité où elle était la seule femme. C’est un pur hasard, et
je sais que c’est anecdotique. Mais cela m’amène à ma première
question. A-t-on mené une étude de base sur l’état psychologique
et le moral des agents de la GRC? Chaque fois que j’ai posé la
question, on m’a donné une réponse négative. Je sais que vous
avez fait référence à la possibilité de mener une telle étude, mais le
harcèlement est un sujet particulier et spécial. J’entends donc
toujours parler du programme favorisant le respect en milieu de
travail. Ensuite, on me dit souvent, cas à l’appui, que cela ne
fonctionne pas. L’armée — et vous avez mentionné que vous
entretenez des liens — s’est attaquée au problème. On a créé un
centre d’appels spécial auquel les militaires peuvent s’adresser, car
si vous êtes victime de harcèlement dans un endroit isolé, où
pouvez-vous déposer une plainte? Si vous vous plaignez, il est
évident que l’agresseur pourrait être mis au courant et cela
pourrait aggraver la situation. J’aimerais que ce point soit
souligné, présenté et défendu par l’organisme, et à mon avis, ce
n’est pas le cas. Je ne crois pas que la situation s’améliore.
Mr. Dubeau: Well, senator, first, you don’t think it’s getting
better; it’s a work-in-progress. I’m not going to say it’s all fixed,
but it’s a work-in-progress. We feel it’s getting better. We do run
our employee surveys. That is our gauge of the environment. As
for the reporting, we do have centralized reporting, so we do have
the 1-800 number. We have various mechanisms so that
somebody in an isolated area can report outside of the chain,
into Ottawa, and then it’s actioned immediately and sent to the
appropriate person to deal with. It’s not as though there isn’t that.
That has been put in place. There is that outside reporting, similar
to what the military has. That access has been watched very
closely. The whole harassment process itself, the coordination, is
done centrally now, outside of the chain of command, to ensure
that everything is done and done within a certain time line so that
we’re able to get that. So we are working on that.
M. Dubeau : Eh bien, monsieur le sénateur, tout d’abord, selon
vous, la situation ne s’améliore pas, mais ce travail est en cours. Je
ne dirai pas que tout est réglé, mais ce travail est en cours. Nous
avons l’impression que les choses s’améliorent. Nous menons des
sondages auprès de nos employés. C’est avec cet outil que nous
évaluons la situation dans le milieu. En ce qui concerne les
plaintes, nous les avons centralisées à l’aide d’un numéro sans
frais. Nous avons mis en œuvre divers mécanismes pour permettre
à une personne qui se trouve dans un endroit isolé de signaler son
cas à l’extérieur de la chaîne de commandement, à Ottawa. Des
mesures sont prises sur-le-champ et la personne appropriée est
mise au courant et elle peut intervenir. Ce n’est pas comme si ces
mesures n’existaient pas; elles ont été mises en œuvre. Il existe des
moyens de formuler des plaintes à l’extérieur de la chaîne de
commandement, un peu comme dans l’armée. Cet accès a été
surveillé très étroitement. Le processus lié aux cas de harcèlement
est maintenant coordonné et centralisé à l’extérieur de la chaîne de
commandement, afin de veiller à ce que les mesures nécessaires
soient prises et qu’un échéancier soit établi pour régler la
situation. Nous travaillons donc là-dessus.
When you hear a case like that, it does disturb me. It disturbs
all of us. Any senior executive does not want that to happen at all.
We work too hard for our people. Our people work too hard for
Un cas comme celui que vous nous avez raconté me perturbe. Il
perturbe tout le monde. Tous les cadres supérieurs veulent éviter
que de tels cas se produisent. Nous travaillons trop fort pour nos
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us, and they work too hard for Canadians. We have continued to
work on this. We will continue to work on this. We’re hoping,
collectively, that the conversation starts happening and that you
get that tide to change because the ones that do not buy into this
culture, as our commissioner said, we don’t want them.
gens. Nos gens travaillent trop fort pour nous, et ils travaillent
trop fort pour les Canadiens. Nous avons déployé des efforts
continus pour remédier à la situation. Nous poursuivons ces
efforts. Nous espérons, collectivement, qu’on entamera une
conversation sur le sujet et que les choses changeront, car
comme le commissaire l’a dit, nous refusons d’accepter parmi
nous les individus qui ne respectent pas cette culture.
Senator Lang: Welcome once again. We appreciate your taking
the time to update us on where you are in this area of concern.
Le sénateur Lang : Bienvenue. Nous vous sommes
reconnaissants de prendre le temps de nous faire un compte
rendu de vos activités liées à ce sujet préoccupant.
I have two areas that I’d like to perhaps ask you to expound
on. One is the question of the psychological testing of new cadets.
We did discuss it, I believe, about a year ago, with respect to being
able to ascertain whether a new cadet will be able to stand the
pressures of the job that he or she is about to take.
J’aimerais vous demander de préciser deux choses. Tout
d’abord, la question de l’examen psychologique des nouveaux
cadets. Nous en avons parlé, je crois, il y a environ un an; il s’agit
de vérifier si un nouveau cadet pourra supporter les pressions de
l’emploi qu’il a accepté.
How successful is that testing? Do the results of the testing that
you do result in the actual termination, perhaps, of a cadet
proceeding into the RCMP in view of the fact that you don’t feel
that he or she can cope with the job that we’re asking them to do?
Dans quelle mesure cet examen est-il adéquat? Arrive-t-il que
les résultats de cet examen empêchent un cadet d’entrer dans la
GRC, car vous n’avez pas l’impression qu’il peut faire face aux
tâches que vous lui demandez d’accomplir?
Mr. Dubeau: The test we use is the MMPI-2. That is the test. I
went back to confirm because I don’t know why it’s 2, but it’s
MMPI-2. I don’t have the statistics on how many people have
been screened out of it. I do know that in our recruiting process
we do screen people out because of the MMPI testing. We may
find that they’re not psychologically healthy, but it doesn’t tell
you they’re going to have PTSD later on. It just tells you they’re
in a certain place in their life and that there are some indicators
that our psychologists look at and say, ‘‘We do not believe we
should proceed with that applicant.’’ We have screened people out
based on that, so that has happened.
M. Dubeau : Nous utilisons le test MMPI-2. Oui, c’est bien
cela. J’ai dû vérifier, car je ne sais pas pourquoi il y a un 2, mais
c’est bien MMPI-2. Je n’ai pas de statistiques sur le nombre de
personnes qui ont été éliminées après l’avoir échoué. Dans le
cadre de notre processus de recrutement actuel, je ne sais pas si
nous rejetons des candidats en raison de leurs résultats au test
MMPI. Nous pouvons conclure qu’une personne n’a pas une
bonne santé psychologique, mais cela ne permet pas de prévoir le
déclenchement d’un ESPT plus tard. Cela indique seulement que
cette personne vit certaines choses en ce moment et certains
indicateurs permettent à nos psychologues d’affirmer qu’à leur
avis, la candidature de cette personne devrait être rejetée. Nous
avons rejeté des candidats de cette façon. C’est déjà arrivé.
Unfortunately, I don’t have statistics. I can’t tell you how
many we’ve screened out in our process.
Malheureusement, je n’ai pas de statistiques à cet égard. Je ne
peux pas vous dire combien de candidatures nous avons rejetées
dans le cadre de ce processus.
Senator Lang: I just wanted to get a general sense of how that
worked and if you’re satisfied with that as a tool in respect to
dealing with the situation initially as opposed to down the road.
Le sénateur Lang : Je voulais seulement me faire une idée de la
façon dont cela fonctionne et je voulais savoir si vous êtes satisfait
de cet outil, car il vous permet d’intervenir plus tôt dans le
processus.
Mr. Dubeau: Yes, we are. We believe it is a good tool. I’m not a
psychologist, but our psychologists have a lot of faith in this. Our
chief psychologist has told us it is a good tool. It is one of the
ways to test people, so it is a tool that’s available.
M. Dubeau : Oui, nous le sommes. Nous croyons que c’est un
bon outil. Je ne suis pas psychologue, mais nos psychologues se
fient à cet outil. Notre psychologue en chef nous a dit qu’il s’agit
d’un bon outil. C’est l’une des façons d’évaluer les gens, et c’est
donc un outil que nous pouvons utiliser.
That’s why we feel it is so important to get our research project
started and working, so that maybe we can get into more details
and figure out if there’s anything the person brings into the
organization that we have to watch for. Are there any indicators?
C’est la raison pour laquelle, à notre avis, il est important de
lancer notre projet de recherche, afin de pouvoir recueillir plus de
détails et de déterminer si une personne apporte à notre
organisme des caractéristiques que nous devons surveiller. Nous
cherchons donc des indicateurs.
It is hard to find out, across somebody’s lifetime, what would
make them have an operational stress injury or not. That’s why
the second phase is the research project that we want to try to get
Il est difficile de déterminer ce qui pourrait causer un
traumatisme lié au stress opérationnel dans le parcours de vie
d’une personne. C’est pourquoi la deuxième phase est constituée
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off the ground and running this year. That research project would
start to follow some of our cadets when they arrive at ‘‘Depot’’
Division. It would be a 10-year research project, so you could
watch them as they go through their life and deal with different
workplaces and incidents, to see what happens over their life and
why some get injured and some do not, and how we can put in
place preventive measures or strategies to stop some of that. That
is the intent of our research.
du projet de recherche que nous souhaitons mettre en œuvre cette
année. Il s’agit tout d’abord de suivre certains de nos cadets dès
leur arrivée à la Division Dépôt. Ce projet de recherche durerait
10 ans, et nous pourrions donc observer leur trajet de vie et
étudier la façon dont ils agissent dans les différents milieux de
travail et lors d’incidents, et observer les événements de leur vie et
déterminer pourquoi certains d’entre eux sont atteints d’un
trouble et d’autres non, et les mesures ou les stratégies de
prévention que nous pouvons mettre en œuvre pour tenter d’éviter
certains de ces traumatismes. C’est l’intention de notre recherche.
Senator Lang: Just one other area, and it’s a question of
physical fitness. Part of one’s mental health is dependent on
physical fitness, and vice versa. It would seem to me that that’s an
area that perhaps sometimes gets lost in how we evaluate a certain
situation as far as health is concerned, and other aspects,
especially maybe in the area of mental health.
Le sénateur Lang : Il y a également la question de la forme
physique. Une partie de la santé mentale d’une personne dépend
de sa forme physique, et vice versa. Il me semble que cet élément
est parfois négligé lorsqu’on évalue le lien entre une certaine
situation et l’état de santé, et d’autres éléments, surtout dans le
domaine de la santé mentale.
I’d like to know what incentives there are within the RCMP to
maintain fitness, the requirement to maintain fitness. What are
you looking forward to in terms of encouraging the members
within the force to maintain a minimal level of fitness so that it
helps their personal situation and that of the force?
J’aimerais connaître les mesures prises par la GRC pour
promouvoir le maintien de la forme physique ou les exigences liées
au maintien de la forme physique. Que faites-vous pour
encourager les agents à maintenir un niveau minimal de forme
physique, afin qu’ils en profitent personnellement tout en aidant
la gendarmerie?
Ms. Châteauvert: There is a physical abilities test that the
cadets need to respect as part of their program. To answer
specifically how we retain that physical ability, essentially we have
a national manager for lifestyle — ensuring, again, with a conduit
into the various divisions, that coordinators are there as well.
They work hand in hand with the members and with health
services to provide the promotion and awareness, but also to help
members with particular programs. If some are challenged with
certain portions of their physical fitness — be it agility or
cardiovascular — they will customize the program based on those
needs. They also look at nutrition. They look at a wide spectrum.
They also make the linkages that when the physical demands are
too high, it impacts on mental capacity. Those linkages are being
made, and the promotion is there. There are all kinds of physical
activity events.
Mme Châteauvert : Il existe un test d’aptitudes physiques que
les cadets doivent passer dans le cadre de leur programme. Pour
répondre à la question sur la façon dont nous maintenons ces
aptitudes physiques, nous avons essentiellement un gestionnaire
du mode de vie à l’échelle nationale, afin d’assurer, encore une
fois, par la communication avec les différentes divisions, que les
coordinateurs travaillent dans ce but. Ils collaborent avec les
agents et les services de santé pour mener des activités de
promotion et de sensibilisation, mais également pour aider les
employés dans des programmes particuliers. Si certains d’entre
eux ont de la difficulté avec des éléments précis de leur forme
physique, par exemple l’agilité ou le système cardiovasculaire, ils
adapteront le programme selon les besoins de chacun. Ils
examinent également l’alimentation et un large éventail d’autres
facteurs. Ils établissent le lien entre une demande trop élevée en
matière d’effort physique et les répercussions sur la capacité
mentale. Ces liens sont donc établis, et on en parle. On organise
toutes sortes d’événements liés à l’activité physique.
Certainly the RCMP leadership really does promote. It’s part
of the culture. They promote that it’s really important to maintain
your physical conditioning.
Les membres de la direction de la GRC font certainement la
promotion de la santé physique. Cela fait partie de la culture de
l’organisme. Ils soutiennent qu’il est très important de maintenir
une bonne forme physique.
Mr. Dubeau: We have to go for our health assessments. I
believe I’m going every two years. At a certain age you go more
often. That is part of the physical test. To be able to carry out
your intervention, you have to be operationally fit, so our doctors
tell you if you’re operationally fit or not. One of the incentives of
our many members is that we’ve been trained to be operationally
fit.
M. Dubeau : Nous devons subir des évaluations de santé. Je
crois que je suis évalué tous les deux ans. À un certain âge, il faut
s’y soumettre plus souvent. Cela fait partie de l’évaluation
physique. En effet, pour être en mesure d’accomplir nos
interventions, nous devons être aptes au service opérationnel, et
les médecins confirment si nous le sommes ou non. Nous sommes
formés pour être aptes au service opérationnel, et cela représente
une mesure incitative pour de nombreux employés.
Senator Lang: Every two years?
Le sénateur Lang : Tous les deux ans?
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Mr. Dubeau: I believe I go every two years. I’m over 50. I can’t
remember what the cut-off is, but some go more often. My
younger colleague may not go as often as I do. It’s every three
years, possibly, that I go.
M. Dubeau : Je crois que je me soumets à cette évaluation tous
les deux ans. J’ai plus de 50 ans. Je ne me souviens pas de l’âge
auquel ces évaluations deviennent plus fréquentes, mais certaines
personnes s’y soumettent plus souvent. Par contre, mon jeune
collègue sera peut-être moins souvent évalué, par exemple tous les
trois ans.
You automatically get advised by our health services that you
have to go in and do the full screening, physical and
psychological, and you have to do the physical abilities test to
make sure you remain physically fit. Based on that, a plan could
be developed for you with the encouragement to get in shape.
That’s where we’re at.
Le service de santé nous envoie automatiquement un avis
lorsque nous devons passer un examen complet, c’est-à-dire
physique et psychologique, et lorsque nous devons subir le test
d’aptitudes physiques pour vérifier si nous sommes toujours en
bonne forme physique. Ensuite, selon les résultats, on peut
élaborer un plan qui encourage l’agent à se remettre en forme.
C’est le processus actuellement en place.
Senator Lang: I’m going to make a comment on that. If it’s
every two or three years, that’s a lot of time that goes by; and if he
or she hasn’t maintained a fitness program, it’s going to take that
much longer to necessarily right the course, if the case is they
haven’t been doing what has been understood that they would be
doing. I imagine it would be understood that one would be
staying fit.
Le sénateur Lang : J’aimerais formuler un commentaire à cet
égard. Si l’évaluation est menée tous les deux ou trois ans, il
s’écoule une longue période entre chaque examen. Si l’employé
n’a pas suivi de programme de remise en forme, il faudra
beaucoup plus de temps pour rajuster le tir s’il n’a pas fait ce
qu’on lui a demandé. J’imagine qu’on présume que les agents
resteront en bonne forme physique.
It would seem to me that perhaps we should be looking at
something, even if it’s a preliminary test every year, on an annual
basis, so that at least you get a sense of where the officer is in their
fitness level. Most importantly, that would follow through in
respect to the mental health situation as well.
Il me semble que nous devrions peut-être envisager un examen
annuel, même s’il s’agit d’un examen préliminaire, afin d’avoir au
moins une idée du niveau de forme physique auquel se situe
l’employé. De plus — et c’est important —, cela viserait également
la santé mentale.
The one question that I do have, if I could, involves the case if
you’re in a small community. It’s one thing to be in Vancouver or
Toronto, where there is a fitness centre around the corner. But if
you’re in northern Saskatchewan or northern Yukon or other
rural parts of the country, you don’t have those facilities. For
those officers that are put in an area that’s quite isolated, what are
you putting in place? Are you thinking of bringing forward some
aspects of fitness that can help them in communities such as Ross
River — for example, a treadmill, or the types of things that a
person could use and that would be in their everyday workplace?
J’aimerais savoir ce qui se produit dans le cas d’une petite
collectivité. À Vancouver ou à Toronto, on peut trouver un centre
de conditionnement physique à chaque coin de rue, mais ces
installations n’existent pas dans le nord de la Saskatchewan ou du
Yukon ou dans d’autres régions rurales du pays. Quelles mesures
avez-vous prévues pour les agents qui sont envoyés dans une
région isolée? Avez-vous envisagé d’installer certains appareils de
conditionnement physique qui peuvent les aider dans des
collectivités comme Ross River, par exemple un tapis roulant
ou un appareil d’exercice sur les lieux de travail de ces agents?
Mr. Dubeau: Senator, many of our detachments do have
treadmills. Every detachment commander has the right — and
many do take advantage of it — to purchase fitness equipment. In
most of our detachments, even the isolated ones, a fitness area will
be set up that a member can work out in. So we do try.
M. Dubeau : Monsieur le sénateur, un grand nombre de nos
détachements ont des tapis roulants. Tous les commandants de
détachement ont le droit — et ils sont nombreux à s’en prévaloir
— d’acheter de l’équipement de conditionnement physique. Dans
la plupart de nos détachements, même ceux qui sont isolés, on
prévoit un endroit o ù les agents peuvent s’entraîner
physiquement. Nous faisons donc des efforts en ce sens.
Everyone knows — our commanding officers and all the way
down — that physical fitness and psychological fitness are the
same thing. The brain is part of the body. We have been stressing
that.
Tout le monde, des commandants aux subalternes, sait que la
condition physique et la condition psychologique vont de pair. Le
cerveau fait partie du corps. Nous le soulignons sans cesse.
I can’t say in all places, but in most detachments that I’ve
toured, including the smaller areas, a fitness area is always set up.
In most of the detachments where I’ve worked, including being
the detachment commander, I had set up a fitness area. We know
it is important, and we do stress amongst ourselves that it is
important to stay in shape because it is your safety. It comes
down to your safety. If you’re going to be out there, you have to
Je ne pourrais dire qu’il y en a partout, mais la plupart des
détachements que j’ai visités avaient une salle de conditionnement
physique, y compris ceux des unités plus petites. J’ai aménagé une
salle de conditionnement dans la plupart des détachements où j’ai
travaillé, dont ceux que j’ai commandés. Nous savons que c’est
important; nous insistons sur l’importance de garder la forme,
parce que c’est une question de sécurité personnelle. Toute
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be in shape because you are going to respond. Unfortunately,
sometimes it could be a physical response, and you want to make
sure you’re safe and that you keep the public safe.
personne qui est déployée sur le terrain doit être en bonne forme
physique pour être capable de réagir. Parfois, malheureusement,
cela peut être une simple réaction physique, et l’idée est d’assurer
sa propre sécurité et de protéger le public.
The Chair: Just as a follow-up to that question before I go on
to other honourable senators. It seems to me that I’m back to this
point that you have a particular challenge because you have a lot
of small units across Canada, and there’s so much going on with
respect to the psychological aspect of this.
Le président : Avant de céder la parole à d’autres sénateurs, j’ai
une question complémentaire. Il me semble que cela me ramène à
la difficulté à laquelle vous êtes confronté en raison du grand
nombre de petites unités qu’on trouve au Canada et des
nombreuses activités liées à l’aspect psychologique.
How are you assured that whoever is doing this testing has the
up-to-date testing skills for the psychological side of things?
Quelle garantie avez-vous que les compétences des personnes
chargées de faire passer ces tests sont à jour, notamment pour les
tests psychologiques?
Mr. Dubeau: I’ll ask Sylvie to speak on that. That is done
through the health offices.
M. Dubeau : Je vais demander à Sylvie de répondre à cette
question. Cela relève des bureaux de la santé.
Ms. Châteauvert: It is all done by accredited psychologists.
They have to be recognized psychologists. Is that the question? In
the context of the administration of any testing —
Mme Châteauvert : Ces activités sont menées par des
psychologues agréés. C’est obligatoire. Est-ce bien votre
question? Dans le contexte de l’administration des tests...
The Chair: You find an accredited psychologist in North
Battleford, Saskatchewan, who is up to date on all of the testing
for first responders?
Le président : On trouve à North Battleford, en Saskatchewan,
un psychologue agréé qui a des connaissances à jour des tests
destinés aux premiers répondants?
Ms. Châteauvert: In that context, we do have a chief
psychologist. She’s responsible for maintaining her network of
psychologists across the force. Certainly, if there is any
recommendation for external resources, they have to screen
them; they have to make sure they are the appropriate resources
and that they have the necessary knowledge and experience to
handle the situations at hand.
Mme Châteauvert : Nous avons en effet une psychologue en
chef, qui est chargée de maintenir un réseau de psychologues dans
l’ensemble de la force. De toute évidence, lorsqu’il est
recommandé de faire appel à des ressources externes, on
procède à des vérifications afin de s’assurer qu’elles ont les
ressources, les connaissances et l’expérience nécessaires pour
traiter les cas qui leur sont confiés.
Mr. Dubeau: Also, we do transfer our members — we have to
— to where the psychologist is. Especially in the northern areas,
we do travel. They are flown out and we bring them to where the
psychologists are so that they’re able to get professional help.
M. Dubeau : De plus, nous déplaçons nos membres dans la
localité où se trouve le psychologue, en particulier dans les régions
nordiques. Nous y sommes tenus. Cela se fait par avion; ainsi, nos
membres peuvent obtenir des services d’aide professionnels.
When they call employee assistance services, EAS, they’re
talking to trained counsellors. They can link them to a
psychologist via phone. They find that is a valid way of being
able to get into the remote areas quickly if you have to. So we do
have different avenues available to them.
Lorsqu’ils téléphonent aux Services d’aide aux employés, les
SAE, les gens parlent à des conseillers qualifiés qui peuvent les
aider à communiquer par téléphone avec un psychologue. C’est
une façon adéquate d’intervenir auprès des gens des régions
éloignées, lorsque nécessaire. Donc, diverses solutions leur sont
offertes.
[Translation]
[Français]
Senator Dagenais: I have several questions for you. However, I
first want to say that I understand the situation well. When I was
a Sûreté du Québec police officer, I was also in charge of the
employee assistance program.
Le sénateur Dagenais : J’ai plusieurs questions à vous poser.
Toutefois, auparavant, je dois vous dire que je comprends bien la
situation. Lorsque j’étais policier à la Sûreté du Québec, je
m’occupais également du programme d’aide au personnel.
What police officers need to realize — and this is the main
obstacle, despite a good physical condition, as police officers do
not talk about it — is that post-traumatic stress sometimes
manifests in the aftermath of an incident. I collaborated with the
RCMP during the Oka crisis, where we saw post-traumatic stress
disorders. I had two opportunities to meet with MINUSTAH
people, in Haiti. After a nine-month stint in Haiti, our people
Ce dont il faut prendre conscience en tant que policier, et ce qui
constitue le principal obstacle, hormis la bonne forme physique —
les policiers et les policières n’en parlent pas —, c’est que les chocs
post-traumatiques se déclarent parfois après qu’un événement
s’est produit. J’ai collaboré avec la GRC durant la crise d’Oka où
nous avons été témoins de chocs post-traumatiques. J’ai eu
l’occasion de rencontrer à deux reprises des gens de la
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Veterans Affairs
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would come back home. They went through some difficult
experiences, especially after the earthquake.
MINUSTAH, en Haïti. Après un stage de neuf mois en Haïti, nos
gens revenaient à la maison. Ils avaient vécu des expériences
difficiles, notamment à la suite du tremblement de terre.
Those cases are difficult to assess. I understand the situation
very well. My colleague, Senator Mitchell, brought up the
harassment in some units. When someone decides to consult a
specialist and receives treatment, should that person be
reintegrated into their workplace? Should they be transferred to
another unit? Even if a force has 5,000 or 14,000 police officers,
everything comes out eventually. It is not always easy to
reintegrate someone into their workplace.
Il s’agit de cas qui sont difficiles à évaluer. Je comprends très
bien la situation. Mon collègue, le sénateur Mitchell, a évoqué le
harcèlement qui existe dans certaines unités. Lorsqu’une personne
décide d’aller consulter un spécialiste et qu’elle se fait soigner,
doit-on la réintégrer dans son milieu de travail? Faut-il la
transférer dans une autre unité? Dans un corps policier, même
s’il y a 5 000 ou 14 000 policiers, tout finit par se savoir. Il n’est
pas toujours facile de réintégrer quelqu’un dans son milieu de
travail.
You talked a lot about consultations. Is there a set minimum or
maximum in terms of consultation hours? For instance, in my
unit, members with post-traumatic stress disorder would consult a
psychologist. We had an agreement with our employer to cover
the cost of those consultations. Do you cap the number of
consultation hours when someone is suffering from posttraumatic stress? Can the member continue to see a specialist
until the problem is resolved?
Vous avez beaucoup parlé de consultations. Y a-t-il un
minimum ou un maximum d’heures de consultation qui sont
prévues? Chez nous, par exemple, dans le cas d’un choc posttraumatique, les membres consultaient un psychologue. Nous
nous étions entendus avec l’employeur pour défrayer les coûts de
ces consultations. Accordez-vous un maximum d’heures de
consultation lorsqu’une personne souffre d’un choc posttraumatique? Le membre peut-il consulter un spécialiste tant et
aussi longtemps que le problème n’est pas résolu?
Mr. Dubeau: I will ask Ms. Châteauvert to answer your
question, senator.
M. Dubeau : Je vais demander à madame Châteauvert de
répondre à votre question, monsieur le sénateur.
Ms. Châteauvert: In the case of post-traumatic stress disorder
or other mental health issues that seem to be related to the
workplace, the RCMP deals with all issues on a case-by-case basis
and provides all necessary services to help the individual regain
their health, so that they can participate in operations within the
organization.
Mme Châteauvert : Dans les cas de stress post-traumatique ou
d’autres troubles de santé mentale qui semblent liés au milieu de
travail, la GRC traite tous les dossiers au cas par cas et fournit
tous les services nécessaires afin d’aider la personne à retrouver la
santé, pour qu’elle puisse participer aux opérations au sein de
l’organisation.
Senator Dagenais: Is there a cap on the number of hours?
Le sénateur Dagenais : Y a-t-il un maximum d’heures qui est
alloué?
Ms. Châteauvert: No.
Senator Dagenais: There is no maximum or minimum number
of hours.
Ms. Châteauvert: No.
Mme Châteauvert : Non.
Le sénateur Dagenais : Il n’y a pas de maximum ou de
minimum d’heures.
Mme Châteauvert : Non.
Senator Dagenais: Do family members have access to support
services? You work in remote regions, and the problem also
affects the family when individuals are suffering from posttraumatic stress disorder. Do the spouses of RCMP members
receive any assistance?
Le sénateur Dagenais : Les membres de la famille ont-ils accès
aux services d’aide? Vous travaillez dans des régions éloignées, et
il arrive souvent, dans le cas des personnes qui souffrent d’un choc
post-traumatique, que le problème touche aussi la famille. Les
conjoints et conjointes des membres de la GRC reçoivent-ils de
l’aide?
Ms. Châteauvert: The family has access to support services,
which fall into the additional services category. The categories are
basic health, occupational health and additional benefits. Family
members are entitled to a maximum of 12 hours of support
services. However, depending on the needs, the family may be
required to accompany the member. Once again, those issues are
dealt with on a case-by-case basis.
Mme Châteauvert : La famille comme telle a accès à des
services d’aide, qui se retrouvent dans la catégorie des services
supplémentaires. Il y a la santé de base, la santé occupationnelle et
les avantages supplémentaires. Les membres de la famille ont
droit à des services d’aide jusqu’à concurrence de 12 heures. Par
contre, dépendamment des besoins, la famille peut être appelée à
accompagner le membre. Encore là, il s’agit de dossiers à traiter
au cas par cas.
Senator Dagenais: Thank you for your answer. Mr. Chair, I
would like to ask another question.
Le sénateur Dagenais : Je vous remercie de votre réponse.
Monsieur le président, j’aimerais poser une autre question.
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Anciens combattants
We are trying to resolve the issues by reintegrating those
individuals into their workplace. However, they may not be able
to return to work, even after receiving all the treatment. For
instance, at Sûreté du Québec, we had an individual who was
unable to return to work after being diagnosed by psychologists
and physicians. According to the policies back then, an employee
had to be kept on until they reached their age of retirement, after
25 years of service. Do you proceed in the same way when
individuals cannot return to work? Have you experienced that in
the past? What do you do with those who are unable to return to
work after being diagnosed by doctors? I know that there are
follow-ups in those cases before a decision is made. Have you
dealt with such cases in the past? If so, what steps did you take?
[English]
2:21
Nous tentons de régler les problèmes en réintégrant ces
personnes à leur milieu de travail. Toutefois, il est possible que
celles-ci ne puissent y retourner, même après avoir reçu tous les
traitements. Par exemple, à la Sûreté du Québec, il y avait un cas
où une personne n’a pu retourner au travail à la suite du
diagnostic posé par les psychologues et les médecins. Selon la
politique de l’époque, il fallait garder un employé jusqu’à l’âge de
la retraite, soit pendant 25 ans de service. Procédez-vous de la
même façon dans le cas des personnes qui ne peuvent retourner au
travail? Avez-vous déjà vécu cette situation? Qu’est-ce que vous
faites avec les gens qui ne sont pas en mesure de retourner au
travail une fois que les médecins ont donné leur diagnostic? Je sais
que des suivis sont faits dans ces cas-là avant qu’une décision ne
soit prise. Avez-vous déjà traité de tels cas? Si oui, quelles mesures
avez-vous prises?
[Traduction]
Mr. Dubeau: In those specific cases, we have a return-to-work
program and a duty-to-accommodate procedure. So any cases
where an individual has gone through shock or whatever has
happened in their life, our health services officers will look at
what has happened and tell us what their limitations are.
Depending on those limitations and restrictions placed on the
member, we will accommodate them in their work environment as
much as we can.
M. Dubeau : Pour ces cas précis, nous avons un programme de
retour au travail et une obligation de prendre des mesures
d’adaptation. Donc, lorsqu’une personne a subi un choc
quelconque ou est confrontée à une autre difficulté, nos
médecins-chefs examinent la situation et nous informent des
limites du patient. Nous faisons alors notre possible pour adapter
le milieu de travail du membre en fonction des limites et des
restrictions qui lui ont été imposées.
In that work environment, we have rebundled work so they are
able to do it. On other occasions, we have taken them out of that
work environment and put them into another one to keep them
employed.
Il nous est arrivé de modifier le travail pour que le membre
puisse s’acquitter de ses tâches dans un même milieu de travail.
Dans d’autres cas, nous avons retiré des membres d’un
environnement de travail et leur avons donné un poste ailleurs
pour leur permettre de conserver leur emploi.
That is our intent behind return to work and our duty to
accommodate; it’s always to accommodate or bring the person
back into the work environment.
C’est là l’objectif du programme de retour au travail et de
l’obligation de prendre des mesures d’adaptation : toujours
prendre des mesures d’adaptation ou réintégrer la personne
dans son milieu de travail.
At times where the person can never do police work again, that
discussion happens: What does that mean for the individual? We
have different processes at that point. If the individual is really —
a lot of them will say they do not consent to a medical discharge,
we will discharge them administratively and they have different
benefits for that because they are discharged on a medical
condition.
Lorsqu’un membre est jugé inapte au travail de policier et qu’il
ne pourra jamais reprendre ses fonctions, nous cherchons à savoir
ce que cela signifie pour lui. Nous avons divers mécanismes à cet
égard. Si la personne est vraiment... Beaucoup de membres
indiquent qu’ils ne consentent pas à être libérés pour raisons
médicales; dans de tels cas, nous avons recours au renvoi pour
raisons administratives, et ils ont alors droit à des avantages
différents parce qu’ils ont été renvoyés pour raison médicale.
Other times, we have conversations on how to accommodate
them. Some have converted to another category where they
become one of our public servants. There are different
mechanisms. It is case by case, individual by individual as to
how we get this person back to work. Our first step is that we
always want them to come back to work in our organization. We
start with concentric circles: Can we get you in your current area?
If not, we go across the force and see if we can accommodate the
person.
Parfois, nous discutons des mesures d’adaptation possibles.
Certains ont accepté une mutation à des postes d’une autre
catégorie et font maintenant partie de notre groupe de
fonctionnaires. Il existe divers mécanismes. Les modalités de
retour au travail sont examinées au cas par cas, sur une base
individualisée. Nous cherchons toujours une façon de les
réintégrer au sein de l’organisation. Cela fonctionne par cercles
concentriques. La personne peut-elle travailler dans le même
domaine? Sinon, nous examinons les postes offerts au sein de la
force et nous cherchons une façon de prendre des mesures
d’adaptation.
2:22
Veterans Affairs
[Translation]
24-2-2016
[Français]
Senator Dagenais: Mr. Chair, I do not want to be too finicky,
but the assessments are done on a case-by-case basis. I assume
visits with doctors and psychologists take place. We know that
those situations are stressful for the members involved, as the
outcome is never known. The outcome often depends on the
physician’s diagnosis.
Le sénateur Dagenais : Monsieur le président, je ne veux pas
être trop minutieux, mais les dossiers sont évalués au cas par cas.
J’imagine qu’il y a des rencontres avec les médecins et les
psychologues. On sait qu’il s’agit de situations stressantes pour les
membres impliqués, parce qu’on ne connaît jamais le résultat.
Souvent, le résultat dépend du diagnostic du médecin.
If, for whatever reason, a member of the Canadian Armed
Forces disagrees with a doctor’s diagnosis, can they use the help
of another doctor to challenge the decision?
Si, pour une raison quelconque, un membre des Forces armées
canadiennes n’est pas d’accord avec le diagnostic du médecin,
peut-il contester la décision avec l’aide d’un autre médecin?
Mr. Dubeau: Members always have a right to file a grievance to
ensure that they understand what is happening to them. Nothing
is hidden. They can always use those rights.
M. Dubeau : Le membre a toujours le droit de déposer un grief
pour s’assurer qu’il comprend bien ce qui lui arrive. On ne cache
rien. Il peut en tout temps recourir à ces droits.
Senator Dagenais: Do you keep statistics on those cases in
particular within the RCMP?
Le sénateur Dagenais : Maintenez-vous des statistiques de ces
cas en particulier au sein de la GRC?
Mr. Dubeau: The statistics we have concern retirements; those
are medical statistics. If you want, we could send that information
to you.
M. Dubeau : Les statistiques dont nous disposons concernent
les retraites; ce sont des statistiques médicales. Si vous le
souhaitez, nous pourrions vous transmettre ces renseignements.
Senator Dagenais: Yes, I would like to have a look of those
statistics. Thank you.
Le sénateur Dagenais : Oui, j’aimerais consulter ces
statistiques. Je vous remercie.
[English]
[Traduction]
Mr. Dubeau: We have those medical discharges — the
discharge process — both consensual and non-consensual.
M. Dubeau : Nous avons des statistiques sur les renvois pour
raisons médicales — le processus de renvoi —, tant les renvois
avec consentement que les renvois sans consentement.
The Chair: If you can provide that to our clerk, it will be
distributed to all members.
Le président : Veuillez les faire parvenir au greffier; nous les
distribuerons à tous les membres du comité.
Mr. Dubeau: Definitely.
M. Dubeau : Avec plaisir.
The Chair: Perhaps, at the same time, if you have any statistics
on how many of your members who haven’t been discharged are
on short- or long-term disability as a result of a psychological
problem.
Le président : Vous pourriez aussi nous envoyer des
statistiques, si vous en avez, sur le nombre de membres qui
n’ont pas été libérés, mais qui sont en congé d’invalidité de courte
ou de longue durée en raison d’un trouble psychologique.
Mr. Dubeau: I’m looking at my colleague. I’d have to look into
that one senator. I don’t have an answer for you today. I will look
for it and come back to you.
M. Dubeau : Je regarde ma collègue; il faudrait que je fasse une
recherche à ce sujet, sénateur. Je ne peux vous répondre
aujourd’hui. Je vais examiner la question et vous revenir làdessus plus tard.
The Chair: I would think you would be assessing the gravity of
any problem like that and know roughly how many people are on
these programs.
Le président : J’aurais été porté à croire que vous auriez étudié
la gravité d’un tel problème et que vous auriez une idée du
nombre de personnes qui accèdent à ces programmes.
Ms. Châteauvert: I can say with certainty that we do have the
numbers in terms of the RCMP still serving and the RCMP
retired who are in receipt of a VAC pension as a result of PTSD
or an OSI injury. So we do have that level of information.
Mme Châteauvert : Je peux vous affirmer que nous avons des
données sur les agents de la GRC actifs et les agents retraités qui
reçoivent une pension d’ACC en raison d’un TSPT ou d’une BSO.
Donc, nous avons des informations aussi détaillées.
The Chair: Okay. That was a question — those who have taken
a leave, who are gone — Senator Dagenais asked that question,
and I was just expanding it to those still there but not working
because of occupational health or some type of injury that has a
psychological aspect to it.
Le président : Très bien. Le sénateur a posé une question sur
ceux qui ont pris un congé, qui sont partis, et je voulais
simplement y inclure ceux qui sont toujours membres, mais qui
sont inactifs en raison d’un problème de santé ou d’une blessure
— d’ordre psychologique — lié au travail.
24-2-2016
Anciens combattants
2:23
Mr. Dubeau: Some of those causes are confidential, so we don’t
always have the details, which is why I’m reluctant to say I have
that. I would not see that. But I will see what I can give you.
M. Dubeau : Certains de ces dossiers sont confidentiels. Par
conséquent, nous n’en connaissons pas toujours les détails, et c’est
pourquoi j’hésite à dire que j’ai de tels renseignements. Ils ne sont
pas portés à ma connaissance. Cela dit, je vais regarder ce que je
pourrai vous fournir.
We do know that when people are off, we have an idea, but we
don’t ask what the condition is. That’s a confidential piece, that’s
why.
Lorsque les gens prennent congé, nous avons une idée des
motifs, mais nous ne cherchons pas à connaître le trouble dont ils
sont atteints, parce que c’est confidentiel.
[Translation]
[Français]
Senator Dagenais: I’m a bit curious. Can a member who cannot
return to work owing to post-traumatic stress have access to a
disability plan and receive their salary?
Le sénateur Dagenais : Je suis un peu curieux. Un membre qui
ne peut retourner au travail en raison d’un choc post-traumatique
peut-il se prévaloir d’un régime d’invalidité et toucher son salaire?
Mr. Dubeau: Yes, they receive their full salary. Nothing
changes when they are on medical leave.
M. Dubeau : Oui, ils touchent leur plein salaire. Lorsqu’ils sont
en congé médical, rien n’est changé.
Senator Dagenais: Do you conduct systematic reviews for the
assessment of each case? A full salary is fine and well, but, after
six months — I am not familiar with all the jargon of your
administration — you have to carry out a review, assess the
disease’s progression, and so on. At some point, money may run
out, which does not help those people regain their health. Thank
you for your answers.
Le sénateur Dagenais : Faites-vous des révisions systématiques
pour l’évaluation de chaque dossier? Il est beau de payer le plein
salaire, sauf que, après six mois — je ne connais pas tout le jargon
de votre administration —, vous devez procéder à des révisions, à
savoir l’évaluation de la progression de la maladie, et cetera. À un
moment donné, il peut arriver qu’on manque d’argent, ce qui
n’aide en rien ces gens à recouvrer la santé. Je vous remercie de
vos réponses.
[English]
The Chair: Next I will go to Senator Wallin, a senator from
Saskatchewan. Pleased to have you here, senator.
Senator Wallin: Thank you very much, chair.
[Traduction]
Le président : Nous passons maintenant à la sénatrice Wallin,
de la Saskatchewan. Nous sommes heureux de vous avoir parmi
nous, sénatrice.
La sénatrice Wallin : Merci beaucoup, monsieur le président.
My focus is on the smaller towns and regions, just about two
hours north of ‘‘Depot,’’ and these are small detachments.
Je me préoccupe plus particulièrement des collectivités et de
régions plus petites situées au nord de de la Division Dépôt; sont
de petits détachements.
I have a specific technical question that I think goes to the
larger point. If someone in a detachment, a small one particularly,
self-declares with OSI or PTSD, or a colleague reports and says,
‘‘I think there is an issue,’’ I’m asking you whether there is a
disincentive to do either of those things if there’s no backup.
You’re already in a small operation with a huge geographic area,
and now you’re going to lose a guy or woman. There is that
tendency to kind of buck up: ‘‘Let’s not go formally on this one;
we’re going to be short-handed.’’ What do you do?
J’ai une question technique précise qui se rapporte, à mon avis,
au point principal. Parlons d’un détachement, en particulier un
petit détachement. Si une personne dit souffrir d’une BSO ou d’un
TSPT ou qu’un de ses collègues signale que cette personne
pourrait être en difficulté, y a-t-il quelque chose qui dissuaderait
ces gens de le faire, étant donné l’absence de renfort? Il s’agit
d’une petite unité qui couvre un large territoire, et vous risquez de
perdre un membre du personnel. A-t-on tendance à être réticent et
à éviter de passer par les voies officielles afin d’éviter de manquer
de personnel? Que faites-vous?
Mr. Dubeau: That’s a valid point, senator. That’s actually the
culture, and we’re trying to change that culture. It’s through the
messaging, and we’re finding more and more people are stepping
up. When I said the groundswell or grassroots swell that came up,
it is our members doing that, speaking about it, talking in
detachments about this, and understanding that yes, you never
want to feel you let your shift or partner down. But understand
that I am letting you down. If I’m not feeling well, then I am
going to let you down because I won’t be 100 per cent, and I have
to be 100 per cent. We tell our members now to reach into our
M. Dubeau : Vous soulevez un point fort valable, madame la
sénatrice. C’est en effet la culture qui règne, et nous essayons de la
modifier. C’est une question de message; nous constatons que de
plus en plus de gens se manifestent. Lorsque j’ai parlé d’une vague
de sympathie ou de la sensibilisation de la base, je parlais de nos
membres. Ce sont eux qui s’en chargent, qui parlent de cet enjeu,
et qui en discutent au sein des détachements. Il y a cette prise de
conscience. Les gens ne veulent jamais avoir l’impression
d’abandonner leur poste ou de laisser tomber un collègue.
L’idée, c’est que s’ils ne se sentent pas bien et qu’ils ne sont pas
2:24
Veterans Affairs
24-2-2016
health services, start that dialogue, and the district officers and
the commanding officers assure that the backup is there. They’ll
make arrangements to have backup there and make sure someone
is on watch while this person takes the break they need.
en mesure de donner tout ce qu’ils ont à donner alors qu’ils
doivent exceller, c’est là qu’ils laissent tomber les autres. Nous
informons nos membres sur la façon de communiquer avec les
services de santé et d’entreprendre ce dialogue. Les agents de
district et les commandants divisionnaires s’assurent d’avoir du
renfort. Ils font le nécessaire et veillent à ce que des gens prennent
la relève pendant l’absence du collègue qui prend un congé dont il
a besoin.
Senator Wallin: You can do that? Do you actually have the
warm bodies to send somebody to Wadena or wherever it is?
La sénatrice Wallin : Pouvez-vous le faire? Avez-vous assez de
personnel pour envoyer quelqu’un à Wadena, ou ailleurs?
Mr. Dubeau: We don’t have authority on bodies, but they do
make arrangements on the district level in many places. They
move people around and bring people off from different
detachments for back up and to do relief. Especially up North,
we do a lot of relief duties up North where we send people so that
people can take a break. That’s happening more and more, which
is positive for us; it’s starting to be the culture where it’s not just
managing the detachment, but they’re managing on broader
scales, and we have to make sure everyone is safe.
M. Dubeau : L’effectif ne relève pas de nous, mais dans
plusieurs districts, les responsables prennent les mesures
nécessaires. Il y a des mouvements de personnel; des gens sont
mutés d’un détachement à l’autre pour prendre la relève. C’est
particulièrement vrai dans le nord, où beaucoup de gens sont
envoyés en relève pour permettre à d’autres de prendre congé.
Cela se fait de plus en plus, ce qui est positif, selon nous. On voit
s’instaurer une culture de gestion à plus grande échelle plutôt
qu’une gestion axée sur un détachement précis. Nous devons
veiller à la sécurité de tous.
Senator Wallin: What’s the safety valve or the protection if a
colleague says, ‘‘Look, Joe my buddy is behaving crazily. He’s got
serious issues, drinking too much,’’ et cetera? What do you do in a
small place to go in and do that assessment, because you can’t
really do it on the phone or remotely, if someone is reporting on
another member?
La sénatrice Wallin : Quelles sont les solutions de rechange ou
les mesures de protection si, par exemple, quelqu’un se manifeste
et indique que Joe, son collègue, se comporte de façon étrange,
qu’il a de graves problèmes, qu’il consomme trop d’alcool, et
cetera? Dans une petite collectivité, quelles mesures prenez-vous
pour intervenir et pour procéder à l’évaluation, étant donné qu’il
est manifestement impossible de le faire par téléphone ou à
distance si quelqu’un fait un signalement concernant un de ses
collègues?
Mr. Dubeau: It depends what the report is. Normally, we
would get the person to a doctor, to a health services officer. We
would bring in the member that’s been reported on and say, ‘‘We
need to talk to you.’’ Normally, if I’m working with Steve and I
find Steve is not acting properly, I would probably go to my line
officer and say, ‘‘I think we need to help Steve,’’ and it would be
clear to Steve that we need to get you help. We’re trying to drive
ourselves into peer-to-peer where I talk to Steve and say, ‘‘We
need to get you some help.’’ We say, ‘‘You’re not yourself today,
Steve. Let’s see if we can get you some help.’’ We find that
conversation is happening more and more, and then we would get
some professionals to talk to Steve. We have the EAS lines, where
it’s Health Canada on the phone, because, as the senator said,
we’re everywhere, so we have that full coverage. They can actually
call Health Canada, talk to the EAS and say, ‘‘I think you have to
talk to Steve,’’ and bring him to the phone. We’re trying to drive
that behaviour now.
M. Dubeau : Cela dépend de la nature du signalement.
Habituellement, nous prenons les dispositions nécessaires pour
que la personne consulte un médecin ou un agent des services de
santé. Nous pourrions convoquer la personne en cause et indiquer
qu’il est nécessaire de discuter. Supposons que je travaille
habituellement avec Steve et que Steve a un comportement
anormal. J’irais probablement voir mon officier hiérarchique
pour lui dire que je pense qu’on doit aider Steve, qui saurait alors
qu’il a besoin d’aide. Nous essayons d’adopter un modèle fondé
sur les pairs. Dans ce modèle, ce serait à moi de dire à Steve qu’il a
besoin d’aide, parce que je ne le reconnais pas ce jour-là. Nous
constatons que les conversations de ce genre sont de plus en plus
fréquentes. L’étape suivante est de demander à des professionnels
de discuter avec Steve. Nous pouvons utiliser les lignes
téléphoniques des Services d’aide aux employés de Santé
Canada, ce qui nous permet d’avoir des services partout, étant
donné que nous sommes répartis dans tout le Canada, comme la
sénatrice l’a indiqué. Les gens peuvent appeler à Santé Canada et
parler aux gens des Services d’aide aux employés et leur dire : « Je
pense que vous devez parler à Steve », puis passer le combiné à
Steve. Nous essayons de favoriser ce genre de comportements.
But that’s a valid point on the culture. The biggest challenge
for any police organization is the culture.
Cela dit, la question de la culture est un excellent point. C’est là
le principal défi de tout corps policier.
24-2-2016
Anciens combattants
Senator Wallin: As Senator Mitchell said, it’s anecdotal. But
that’s what people say. They already have a workload; they can’t
afford to be one down.
2:25
La sénatrice Wallin : Comme le sénateur Mitchell l’a indiqué,
c’est anecdotique, mais c’est ce que disent les gens. Ils ont déjà une
pleine charge de travail, et ils ne peuvent se permettre d’être à
court d’un homme.
Mr. Dubeau: And they feel they are letting people down.
M. Dubeau : Et ils ont l’impression de laisser tomber les autres.
Senator Wallin: Thank you.
La sénatrice Wallin : Merci.
The Chair: I have three senators on second round. Typically,
we explore areas that we didn’t get a chance to explore earlier or
develop in more detail some of the points we have already talked
about.
Le président : Pour le deuxième tour, j’ai trois sénateurs sur la
liste. Nous tentons habituellement d’étudier des enjeux dont nous
n’avons pas eu l’occasion de discuter ou d’approfondir des sujets
que nous avons déjà abordés.
Senator White: Thanks again for being here. My question is on
two areas. First, could you get us the stats on accommodated
members, sworn only, to give us by division, if possible, the
number of officers accommodated?
Le sénateur White : Je vous remercie encore une fois d’être
venus. Ma question compte deux volets. Premièrement, pourriezvous nous fournir, uniquement pour les policiers assermentés, des
statistiques — ventilées par division, si possible — sur le nombre
de membres pour lesquels des mesures ont été prises?
The second question I have is around health costs. A few years
ago, as a result of government cuts, there was a shift of health care
costs to the province of responsibility for contract policing. I
wonder at some point if you could send us the information on
how much was saved and cut from health care costs for the
membership.
Ma deuxième question porte sur les coûts en santé. Il y a de
cela quelques années, à la suite des compressions
gouvernementales, les coûts des soins de santé des services de
police contractuels ont été transférés aux provinces. Je me
demande si vous pourriez nous envoyer, à un moment donné,
des informations sur les économies et les compressions liées aux
coûts en soins de santé pour les membres.
The question I have actually is — and I know some people on
the government side, my side, won’t be very happy with me — but
we’ve seen a dramatic increase on the workload placed on the
RCMP over the past three or four years when it comes to national
terrorism. I know anecdotally that the pressure on the
membership has been absolutely dramatic. I would like to know
if the RCMP has produced any documentation about how much
money would be required to meet the demands today based on the
workload today, and if so, I would like that to be shared with the
committee as well. Thank you very much.
En fait — et je sais que certaines personnes du côté du
gouvernement, mon côté, ne seront pas enchantées de me
l’entendre poser —, ma question est la suivante : ces trois ou
quatre dernières années, nous avons vu une hausse considérable
de la charge de travail de la GRC par rapport à la lutte
antiterroriste à l’échelle nationale. Je sais, d’après des
témoignages, que la pression exercée sur les agents est tout à
fait insoutenable. J’aimerais savoir si la GRC a préparé des
rapports sur les sommes requises pour satisfaire aux besoins
actuels en fonction de la charge de travail réelle. Si oui, j’aimerais
que ces informations soient également transmises au comité.
Merci beaucoup.
Mr. Dubeau: A couple of points: On the accommodation, we
will get you what we have. The issue with the accommodation
program is that many times there’s informal accommodation,
short-term, and we don’t always have those numbers. So the
numbers I will give you are what we have, with the caveat that
they may not be as accurate as everyone thinks they are. Many
times in a detachment an accommodation is done because I have a
cold and am not feeling well, but I still go out on my shift, so you
do court duty. I will give you what we have, and for the last two
years we have been working on formalizing that, on ensuring that
when there is an accommodation, we document it. We have to
ensure that we know, because from a centre we need to know how
many deployable people we have at a given time. A commanding
officer needs to know how many deployable resources he has.
M. Dubeau : J’aimerais dire deux ou trois choses. À propos des
mesures d’adaptation, nous allons vous remettre les données que
nous avons. Le problème du programme de mesures d’adaptation,
c’est que des mesures informelles à court terme sont souvent prises
sans que nous ayons toujours les chiffres. Je vais donc vous
donner les chiffres que nous avons, mais sachez qu’ils ne sont
peut-être pas aussi justes que tout le monde le pense. Lors d’un
détachement, il arrive bien souvent qu’une mesure d’adaptation
soit prise parce que j’ai un rhume et que je ne me sens pas bien; je
sors tout de même pour mon quart de travail et pour exercer des
fonctions liées aux tribunaux. Je vais vous donner les données que
nous avons. Au cours des deux dernières années, nous avons
travaillé à officialiser la procédure, de sorte que toute mesure
d’adaptation soit consignée. Nous devons nous assurer d’être au
courant, car le centre doit en tout temps savoir combien d’agents
peuvent être déployés. Un commandant divisionnaire doit
connaître la taille de son effectif déployable.
2:26
Veterans Affairs
24-2-2016
Senator White: A number of police agencies in Ontario have
recently said that 10 to 14 per cent of their sworn officers are
accommodated right now, which means they are no longer fully
deployable. That’s the kind of numbers I’m looking for.
Le sénateur White : En Ontario, un certain nombre de services
de police ont affirmé récemment que 10 à 14 p. 100 des policiers
assermentés font actuellement l’objet de mesures d’adaptation, de
sorte qu’ils ne sont plus pleinement déployables. C’est le genre de
chiffres que je recherche.
Mr. Dubeau: I will get you that. As for the health costs, I will
show you our health costs. As for the savings, I’m not sure we
have that. I will show you where our health costs are. We did
transfer; you’re right. Every member went under the provincial
health plan, and we’re covered by provincial health.
M. Dubeau : Je vais vous trouver l’information. Pour ce qui est
des coûts en matière de santé, je vais vous montrer nos données.
Je ne suis toutefois pas certain que des économies ont été réalisées.
Je vais vous montrer où se trouvent nos coûts liés à la santé.
Aussi, vous avez raison de dire qu’il y a eu un transfert. Tous les
membres sont passés au régime provincial de soins médicaux, qui
couvre nos dépenses.
As for the workload, I don’t have an answer to that one. From
your days, as you would recall, senator, we have a demand model.
We know across the force how many vacancies we have that can
be filled. We do know anticipated growth. That’s what fuels our
training at ‘‘Depot.’’ I can give you those numbers. It gives you an
idea of the growth.
En ce qui concerne la charge de travail, je n’ai pas la réponse à
la question. Compte tenu de votre expérience, sénateur, vous vous
souviendrez que nous avons un modèle de demande. L’ensemble
des membres de la GRC sait combien de postes vacants peuvent
être pourvus. Nous connaissons la croissance prévue. C’est ce qui
alimente notre formation à la Division Dépôt. Je peux donc vous
remettre ces chiffres, qui vous donneront une idée de notre
croissance.
Senator White: I appreciate that, but on top of that, I would
like to know the numbers of redeployed resources to units other
than the ones they are assigned to. In other words, organized
crime in ‘‘O’’ Division, if you had 500 officers and 350 are now
working on national security, I would like those numbers. That
would tell me the amount of money you’re short to do the work
expected of you. I do know from division commanders that
they’re finding it difficult to maintain the work they used to have,
let alone keeping up with the work they have.
Le sénateur White : Je vous remercie, mais j’aimerais aussi
connaître le nombre de ressources qui sont réaffectées à des
groupes autres que celui auquel elles sont assignées. Autrement
dit, disons que la Division « O », qui s’attarde au crime organisé,
compte 500 agents, mais que 350 d’entre eux s’occupent
désormais de la sécurité nationale, j’aimerais connaître ces
chiffres. Ils me diraient combien d’argent il vous manque pour
accomplir le travail auquel on s’attend de la GRC. Je sais que des
commandants divisionnaires ont du mal à faire le travail auquel
ils avaient l’habitude, et encore plus à suivre le rythme du travail
qu’ils doivent désormais accomplir.
Mr. Dubeau: I will take that back with me. It’s not my area, so
I will have to bring that back to our organization and see what we
can provide.
M. Dubeau : Je vais transmettre votre demande. Puisque ce
n’est pas mon domaine, je vais devoir poser la question à
l’organisation, pour savoir quelle information nous pouvons vous
donner.
Senator White: I want to be clear. This isn’t a stone thrown at
the RCMP. This is trying to get to the bottom of what I think the
RCMP needs to do the job.
Le sénateur White : Je tiens à préciser que le but n’est pas de
jeter une pierre à la GRC. J’essaie de faire la lumière sur ce dont la
GRC a besoin pour faire son travail, selon moi.
Mr. Dubeau: I don’t take it any other way. I can’t commit
today because I don’t have that information, and it’s not easily
accessible to me.
M. Dubeau : Je ne suppose rien d’autre. Je ne peux pas
m’engager aujourd’hui puisque je n’ai pas l’information, et qu’elle
m’est difficilement accessible.
I can tell you how I function in ‘‘Depot,’’ our cadet demand
model, which fuels the rest of the force, including federal, because
we’re able to get cadets out there and then people are released to
federal duties.
Je peux vous dire comment je procède à la Division Dépôt.
Nous avons un modèle de demande en cadets qui alimente le reste
de la force, y compris le fédéral. Nous sommes donc en mesure de
déployer des cadets, après quoi les gens sont affectés à des
fonctions fédérales.
Senator White: You may tell me you want to hire 1,100 this
year, but that doesn’t tell me what the shortfall is. I need to know,
and I’ll point at Steve. Steve could tell me that if he had
1,000 people doing a job and 600 were redeployed as a result of
national security, he actually has 600 plus the 400 that he’s
Le sénateur White : Même si vous me dites que vous souhaitez
embaucher 1 100 employés cette année, cela ne m’apprend rien sur
le manque à gagner. J’ai besoin de savoir, et je vise Steve. Steve
pourrait me dire que s’il avait 1 000 employés qui effectuent un
travail, et que 600 étaient réaffectés pour des raisons de sécurité
24-2-2016
Anciens combattants
vacant. I need to know how many officers it takes to do the job
expected of you today because my argument to the government
will be then resource that. That’s my point.
Mr. Dubeau: I realize that.
2:27
nationale. Il a donc 600 employés, en plus des 400 postes à
pourvoir. Je dois connaître le nombre d’agents nécessaires à
l’accomplissement du travail qu’on attend de vous aujourd’hui,
car je demanderai ensuite au gouvernement de dégager les
ressources nécessaires. Voilà où je veux en venir.
M. Dubeau : J’en suis conscient.
The Chair: Deputy commissioner, we understand that you may
not have the information, but if you go back to your office and
determine that the RCMP doesn’t have the information, then
we’re hopeful that you will either tell us that would not be useful
to the RCMP, or, alternatively, we’re working on getting that
information. We’re asking questions we feel would be helpful to
you to do the job for your members we’re hopeful that you want
to do.
Le président : Sous-commissaire, nous comprenons que vous
n’ayez peut-être pas l’information, mais si vous retournez au
bureau et constatez que la GRC n’a pas ces données, nous
espérons que vous allez nous dire soit que ce ne serait pas utile à la
GRC, soit que vous tentez de les obtenir. Nous posons des
questions qui, selon nous, aideront vos membres et vous à faire le
travail que vous souhaitez réaliser aussi, nous l’espérons.
Mr. Dubeau: I realize that, Mr. Chair. I’m trying to make sure
that that report is available. I believe it is, but I’m not sure in what
format. I will come back to the committee and provide some
information.
M. Dubeau : Je comprends, monsieur le président. J’essaie de
m’assurer que le rapport est disponible. Je crois que oui, mais
j’ignore sous quelle forme. Je communiquerai avec le comité pour
le tenir au courant.
Steven White, Assistant Commissioner, Workforce Programs
and Services, Royal Canadian Mounted Police: With regard to the
national security numbers, they do fluctuate. We may have some
long-term secondments to very short-term secondments from one
program — organized crime into national security — for a week,
four weeks, five weeks. It could change. The number fluctuates,
and we have to be fluid and flexible in terms of our workforce.
National security issues arise often very quickly, and we need to
have that flexibility, but it’s not a particular set of individuals who
would be deployed for a specific amount of time. It will fluctuate.
I want to put that context around the numbers.
Steven White, commissaire adjoint, Programmes et services
relatifs à l’effectif, Gendarmerie royale du Canada : Pour ce qui est
des chiffres sur la sécurité nationale, sachez qu’ils varient. Dans le
cadre d’un même programme — le passage du crime organisé à la
sécurité nationale —, il peut y avoir des détachements à long
terme, et d’autres à très court terme. La durée peut être d’une, de
quatre ou de cinq semaines. Voilà qui peut changer. Les chiffres
fluctuent, et nous devons faire preuve de souplesse relativement à
notre main-d’œuvre. Les questions relatives à la sécurité nationale
surviennent souvent très rapidement, et il nous faut cette
souplesse. Il n’y a donc aucun groupe de personnes données qui
est déployé pour une période définie. Les chiffres vont varier. Je
tenais à placer ces chiffres dans leur contexte.
The Chair: We appreciate your making that point.
Le président : Nous vous remercions de cette précision.
Senator Mitchell: My first question will be about statistics as
well. Recently, General Whitecross in the military announced the
number of calls that they had received at their sexual harassment
call centre. She itemized the four or five categories, and said eight
personnel were being prosecuted because of sexual assault. Can
you give us the same kind of breakdown for a certain period of
time — the last year, the last two years — for your call centre?
And can you give us the number and contact information of the
call centre so that we can put it in our report? I’m sure it’s well
exposed to the force, but it’s another way of getting that out there.
Thank you.
Le sénateur Mitchell : Ma première question porte elle aussi sur
les chiffres. Dans les forces armées, le général Whitecross a
divulgué récemment le nombre d’appels que le centre d’appel pour
le harcèlement sexuel avait reçus. Elle a énuméré les quatre ou
cinq catégories, et a indiqué que huit membres du personnel
étaient poursuivis pour agression sexuelle. Pouvez-vous nous
donner le même genre de ventilation des chiffres de votre centre
d’appel pour une période donnée — la dernière année, ou les deux
dernières années? Aussi, pouvez-vous nous donner le numéro de
téléphone et les coordonnées du centre d’appel, pour que nous
puissions inclure l’information à notre rapport? Je suis persuadé
qu’il est bien connu au sein des forces, mais c’est une autre façon
de le faire connaître. Merci.
I’ve heard — again, this is anecdotal but that’s a lot of what we
get — that people with operational stress injuries — constables
and others — will be referred by private practice medical
doctor — not an RCMP doctor — to an OSI clinic, but they
have to go through the medical officer and they’re turned down.
J’ai entendu dire que les personnes, agents ou autres, qui
souffrent de traumatismes liés au stress opérationnel, ou TSO,
sont renvoyées par un médecin de pratique privée, et non par un
médecin de la GRC, à une clinique de traitement des TSO. Or, ils
doivent passer par le médecin-chef, qui rejette leur demande. Il
2:28
Veterans Affairs
24-2-2016
Are you aware that that’s happening? If that happened to
somebody, what would their recourse be?
s’agit encore une fois de cas anecdotiques, mais nous en
entendons souvent parler. Êtes-vous au courant que cela se
produit? Si pareille chose arrivait à une personne, quels recours
aurait-elle?
Ms. Châteauvert: When they’re referred possibly by their own
treating physician to get treatment in an OSI clinic, for example,
could they be turned down by their own HSO within the RCMP?
It’s not a matter that they’re being turned down, but, when they’re
further evaluated — and the HSOs do have more intimate
information, knowledge and understanding of the individual’s
condition and what they’ve been subjected to — they may
recommend alternative treatment. Not to say they are turned
down from the OSI, but that there might be better, more pointed
treatment that is initially required. It’s not that they’re necessarily
being turned down. They’re looking for the best possible
treatment based on the diagnostic, and based on the issue at hand.
Mme Châteauvert : Lorsqu’un agent est renvoyé, possiblement,
par son propre médecin traitant dans une clinique de TSO, par
exemple, sa demande pourrait-elle être rejetée par le médecin-chef
au sein même de la GRC? À vrai dire, l’agent n’essuie pas de
refus, mais lorsqu’il est soumis à une évaluation plus poussée —
les médecins-chefs ont des renseignements personnels plus
pointus, des connaissances plus poussées et une meilleure
compréhension de la condition du patient et de ce qu’il a vécu
—, il se peut qu’une autre approche thérapeutique soit
recommandée. Je ne dis pas que sa demande de traitement à la
clinique de TSO est refusée, mais plutôt qu’un traitement plus
pointu peut être préférable dans un premier temps. La demande
n’est pas nécessairement rejetée. Le médecin-chef cherche le
meilleur traitement possible à la lumière du diagnostic et du
problème en question.
Senator Mitchell: Do you feel you have enough medical
resources to deal with PTSD? I’m with Senator White in that
some of the problems that you face clearly arise from underresourcing; you don’t have enough people to do many of the jobs,
and 600 were taken to national security. With respect to dealing
with people with PTSD, are you relying on the public health care
system, or do you have resources inside?
Le sénateur Mitchell : Avez-vous l’impression d’avoir
suffisamment de ressources médicales pour vous occuper des
troubles de stress post-traumatique, ou TSPT? Je suis d’accord
avec le sénateur White du fait que certains de vos problèmes sont
manifestement attribuables à un manque de ressources. Vous
n’avez pas suffisamment d’employés pour faire une bonne partie
du travail, et 600 ont été transférés à la sécurité nationale. Dans le
cas des gens atteints du TSPT, vous en remettez-vous au système
public de soins de santé, ou avez-vous des ressources à l’intérieur
de votre organisation?
Mr. Dubeau: We have accommodation, but we rely a lot on the
public health care system. We do have our internal resources that
we are looking at that we have on the ground in every division. As
we go along, and as we prioritize, we realize that we need to put
more people on the ground in our health offices. There is a
movement afoot to staff and put more people on the ground who
will have that one-on-one contact with the individual or member
who is sick, or off duty sick, so we will be able to help them
quicker. That link is missing, so we will be creating these adviser
roles, and they will be able to start tracking the files more closely
and talking to people more quickly to get them help. One of the
investments is that; we look out there, and we reprioritize
accordingly.
M. Dubeau : Nous avons des mesures d’adaptation, mais nous
comptons beaucoup sur le système public de soins de santé.
Chaque division a tout de même des ressources internes sur le
terrain. Au fil du temps et des priorités, nous reconnaissons le
besoin d’assigner plus de gens aux bureaux des services de santé
sur le terrain. Il est envisagé d’embaucher et de placer plus
d’employés sur le terrain, qui auront un contact individuel avec les
personnes ou les membres qui sont malades ou en congé de
maladie, de sorte que nous puissions les aider plus vite. Puisque ce
maillon est absent, nous allons créer des postes de conseillers, qui
pourront commencer à suivre les dossiers de plus près, et discuter
plus rapidement avec les patients pour leur trouver de l’aide. Un
des investissements vise donc à regarder ce qui se passe et à établir
de nouvelles priorités en conséquence.
The Chair: If a major event takes place and there is some
trauma, do you do an automatic debriefing with individuals who
are exposed to the trauma? I’m thinking in terms of the Moncton
shootings; there were a lot of other officers and members involved
in that situation who weren’t the three that regretfully lost their
lives. Do you have a system set up to automatically meet with the
others, talk to them and assess them over a period of time?
Explain that to us, could you?
Le président : En cas d’incident majeur causant des
traumatismes, faites-vous automatiquement une séance de
débreffage avec ceux qui y sont exposés? Je pense à la fusillade
de Moncton; un grand nombre d’agents et de membres de la GRC
y ont été mêlés en plus des trois qui ont malheureusement perdu la
vie. Avez-vous un système en place qui vous permet de rencontrer
automatiquement les autres, de discuter avec eux et de les évaluer
sur une période donnée? Pourriez-vous nous expliquer ce volet?
Ms. Châteauvert: Yes, indeed, when there is a critical incident,
critical incident debriefs do take place. It’s mandatory that the
CO has the reflex to make that request, depending on the
Mme Châteauvert : D’accord. En cas d’incident majeur, des
séances de compte rendu par suite d’un incident critique sont bel
et bien organisées. Le commandant divisionnaire doit
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Anciens combattants
2:29
immediate need. It is a psychologist decision in terms of timing: If
it’s too soon after the incident, sometimes that’s not the best, so
they make that determination. Certainly critical incident debriefs
do take place. There might be more than one. There will be
different needs. It’s a multidisciplinary approach whereby the
health services officers get involved, the psychologists get
involved, and the critical incident debriefs are done by the
RCMP psychologist. We may call upon, if we have the need, our
employee assistance services through Health Canada. We may
also call upon external providers, which was the case, as you
referenced, with Moncton, where we needed a lot of help on the
ground. Multidisciplinary — at the time we had the staff relations
representatives that were very present, very engaged, and we had
peer-to-peer coordinators there and available. The leadership
made a very strong presence, so there was work around the clock.
Different areas were set up throughout the organization, but also
even at the hospital, to provide the support where that was
required.
obligatoirement avoir le réflexe d’en faire la demande, selon les
besoins immédiats. Le moment doit être choisi par un
psychologue : tenir la séance trop tôt après l’incident n’est pas
toujours la meilleure solution, et c’est pourquoi la décision doit
être prise par un spécialiste. Il va sans dire que des séances de
compte rendu par suite d’un incident critique sont organisées. Il
peut y en avoir plus d’une, et les besoins peuvent être différents. Il
s’agit d’une démarche multidisciplinaire à laquelle participent les
médecins-chefs et les psychologues. Les séances sont d’ailleurs
animées par le psychologue de la GRC. Au besoin, nous pouvons
faire appel aux services d’aide aux employés de Santé Canada, de
même qu’à des fournisseurs externes, comme nous l’avons fait
dans le cas de Moncton, tel que vous l’avez dit, où nous avions un
grand besoin d’aide sur le terrain. C’est une démarche
multidisciplinaire : à ce moment-là, les représentants des
relations fonctionnelles étaient très présents et actifs, et il y
avait aussi des coordonnateurs du soutien par les pairs sur place et
disponibles. Le commandement était très présent, de sorte que les
gens travaillaient sans relâche. Différentes aires ont été aménagées
dans l’organisation et à l’hôpital, dans le but d’offrir l’aide là où il
y avait un besoin.
From there, an assessment, a triage, was also done before the
members actually returned to work after been exposed to the
incident, and being tired. Essentially, without wanting to overmedicalize the process, it was an assessment with a set
questionnaire. Our chief psychologist happened to be there at
the time, so she worked with the psychologists, and they put the
members through this questionnaire to determine whether they
were capable of returning to work, and if there were any issues
that they felt that need to be monitored. From there the listing
was established, and the responsible officer for the occupational
health services has been continuously monitoring the members’
health. Some did need a little bit of time before returning. Clearly,
not all will suffer mental health injury resulting from critical
incidents, but it is certainly something that needs to be closely
monitored.
Par la suite, une évaluation et un tri ont aussi été effectués
avant que les membres ne retournent au travail après l’incident; ils
étaient fatigués. Sans vouloir trop médicaliser le processus,
l’évaluation a essentiellement pris la forme d’un questionnaire.
Notre psychologue en chef était justement sur place à ce moment,
de sorte qu’elle a travaillé avec les psychologues afin de soumettre
le questionnaire aux membres dans le but de déterminer s’ils
étaient capables de retourner au travail et s’ils avaient des
problèmes à surveiller, selon eux. Une liste a ensuite été établie à
partir des réponses, et l’agent responsable des services de santé au
travail surveille continuellement la santé des membres. Certains
ont eu besoin d’un peu de temps avant de revenir. De toute
évidence, ce ne sont pas tous les agents qui souffriront de
blessures mentales à la suite d’incidents majeurs, mais il faut
certainement surveiller étroitement la situation.
The Chair: I don’t mean to interrupt, but you’re right on the
point that I’m interested in: the monitoring and debriefing. Do
you automatically meet with the families? The spouses are
probably better equipped than anybody to tell you if that
member is not acting the same way. ‘‘He’s not sleeping; he’s
drinking more,’’ whatever it might be.
Le président : Je ne veux pas vous interrompre, mais vous
parlez justement de ce qui m’intéresse : le suivi et le débreffage.
Rencontrez-vous automatiquement les familles? Les conjoints
sont probablement mieux placés que quiconque pour vous dire si
un membre de la GRC agit différemment. Ils peuvent dire si le
membre ne dort pas, s’il boit davantage, ou quoi que ce soit
d’autre.
Ms. Châteauvert: We’re not necessarily meeting with the
family, but there is that level of awareness. As part of the
dialogue and education, that conversation is taking place. We’re
also providing them with some care packages so that they realize
the access to the services that they have, but also that their
families have. In the event, unfortunately, that there was a loss of
a member, for the families in that context, indeed, they have
access to a panoply of services. For example, the bereavement
counselling available to the widows through VAC is unlimited, so
they can access that service. At the time of Moncton, we had not
solidified our agreement. Certainly, VAC reached in and said we
Mme Châteauvert : Nous ne rencontrons pas nécessairement la
famille, mais ce niveau de sensibilisation est offert. Cette
conversation a lieu dans le cadre du dialogue et de la
formation. Nous remettons également des trousses de soins aux
membres pour qu’ils connaissent les services auxquels ils ont
accès, et leur famille aussi. Dans le cas tragique de la perte d’un
membre de la GRC, la famille touchée a alors bel et bien accès à
toutes sortes de services. Par exemple, la famille a un accès illimité
au soutien aux personnes endeuillées qui est offert aux veufs et
aux veuves par le ministère des Anciens Combattants, ou ACC.
Au moment des événements de Moncton, notre entente n’était pas
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Veterans Affairs
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can provide this service to the families. Since then, we’ve been
working on creating an addendum to an existing MOU to make
official this level of service to the families for unlimited
bereavement counselling.
ferme. Chose certaine, ACC est intervenu et a proposé d’offrir le
service aux familles. Depuis, nous collaborons à la création d’un
addenda pour le protocole d’entente en place visant à officialiser
ce service aux familles qu’est le soutien illimité aux personnes
endeuillées.
The Chair: It’s pretty clear that things are changing rapidly for
services to your members. That’s good for us to learn.
Le président : Il est bien clair que les choses évoluent
rapidement du côté des services offerts à vos membres. Nous
sommes ravis de l’apprendre.
Senator Lang: I would like to follow up on Senator White’s
questioning with respect to looking for information on personnel,
the reassignment of personnel, and the ability to do the job that
Canadians are asking the RCMP to do.
Le sénateur Lang : J’aimerais faire suite aux questions du
sénateur White à propos de la recherche d’information sur le
personnel, de la réaffectation du personnel et de la capacité de la
GRC à faire le travail auquel les Canadiens s’attendent.
Just for general information so that members are aware, in
Belgium this past week it was announced that they are hiring an
additional 1,000 personnel within their law enforcement agencies
to deal with the terrorism threat there. Not too long ago, a press
release was issued, I believe, that a further 600 RCMP personnel
were assigned to the public security threat that faces Canada.
J’aimerais simplement porter une information générale à
l’attention des membres du comité. La semaine dernière, la
Belgique a annoncé l’embauche de 1 000 employés de plus au sein
de ses organismes d’application de la loi pour réagir à la menace
terroriste qui plane. Il n’y a pas si longtemps, un communiqué de
presse disait, je crois, que 600 autres employés de la GRC étaient
affectés dans le but de contrer la menace à la sécurité publique qui
touche le Canada.
Is this about additional personnel or existing personnel that
have been transferred to that file?
S’agit-il de nouveaux employés ou d’employés en poste qui ont
été transférés à ce dossier?
Mr. Dubeau: The 600 would have been deployments — internal
resources deployed to the highest-priority problem.
M. Dubeau : Les 600 employés sont en déploiement — il s’agit
de ressources internes réaffectées au problème de priorité numéro
un.
Senator Lang: To confirm for the record, these are not new
positions but strictly a reassignment from RCMP personnel
involved in other areas, such as crime.
Le sénateur Lang : Pour confirmer, il ne s’agit pas de nouveaux
postes, mais uniquement de la réaffectation d’employés de la
GRC qui viennent d’autres secteurs, comme le crime.
Mr. Dubeau: Yes.
Mr. White: We assign the reallocations that were done. In
Ontario, for example, investigators working on organized
financial crime files were reallocated to national security files.
As I mentioned earlier, it wasn’t a specified number for a specified
period of time. It varied in terms of the numbers and how long
they were reallocated over to national security. For some it was
short term, and others were for a longer term.
M. Dubeau : C’est exact.
M. White : Nous assignons les réaffectations en question. En
Ontario, par exemple, les enquêteurs qui travaillent aux dossiers
de crime financier organisé ont été réaffectés aux dossiers liés à la
sécurité nationale. Comme je l’ai dit plus tôt, il ne s’agissait pas
d’un nombre précis d’employés affectés pour une période
déterminée. Le nombre d’employés déployés et la durée de
l’affectation à la sécurité nationale variaient. Le séjour était court
pour certains, alors qu’il était plus long pour d’autres.
Senator Lang: What is short term versus long term?
Le sénateur Lang : Qu’entendez-vous par court terme par
rapport à long terme?
Mr. White: It could be a week to two months or more.
M. White : Ce pourrait être une semaine, ou bien deux mois et
plus.
Senator Lang: To get this on the record here, it sounds to me
like we’re understaffed in respect of the job we’re asking the
RCMP to do if you had the ability to deal with all the issues that
you’re dealing with.
Le sénateur Lang : Pour que ce soit bien clair, il me semble que
la GRC manque de personnel pour faire le travail que nous lui
demandons de réaliser, si elle était en mesure de traiter tous les
dossiers qui se présentent.
Mr. Dubeau: We prioritize within the organization. Any time
we have files or a lot of calls come in, we prioritize and deploy
resources accordingly to meet the highest-level file.
M. Dubeau : Nous déterminons les priorités au sein de
l’organisation. Dès que nous avons des dossiers ou que nous
recevons beaucoup d’appels, nous fixons des priorités et assignons
les ressources en conséquence, dans le but de nous attaquer au
dossier le plus pressant.
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Anciens combattants
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Senator Lang: One can draw the conclusion, but it tells me
you’re understaffed in respect of the situation we face. I will leave
that.
Le sénateur Lang : Il est possible de tirer une conclusion, mais
j’ai l’impression qu’il vous manque de personnel compte tenu de
la situation qui nous touche. Je vais m’arrêter ici.
I want to ask if I could get some statistics on the smaller
detachments regarding physical fitness and the ability to provide
accommodation for the officers to maintain some sense of fitness.
I have no doubt in my mind that in some areas there is no
accommodation or very little accommodation to provide for a
small gym. In the smaller communities how prevalent is that? If it
is prevalent, are we able to make arrangements with the local
community hall where purchased equipment could be set up? The
community in conjunction with the RCMP staff could make use
of this equipment to maintain a level of fitness. Could you look
into that for me?
J’aimerais savoir si je peux avoir des chiffres sur les petits
détachements, en ce qui concerne la forme physique et la
possibilité d’offrir des mesures d’adaptation aux agents pour
qu’ils gardent la forme. Il ne fait aucun doute à mon esprit que,
dans certains secteurs, pratiquement aucune mesure n’a été prise
pour fournir une petite salle de conditionnement physique. Quelle
est la prévalence du problème dans les petites localités? Si c’est
courant, pouvons-nous prendre des mesures auprès des instances
municipales locales, où l’équipement acheté pourrait être installé?
La communauté et le personnel de la GRC pourraient utiliser
l’équipement pour garder la forme. Pourriez-vous m’en parler?
My final question is general. I agree with Senator Mitchell,
who said that you’re obviously moving a long way in a short
period of time in trying to be able to deal with the question of
PTSD. What more has to be done to meet the objectives you have
set out? What more do you need from government to do that?
Ma dernière question est de nature générale. Je suis d’accord
avec le sénateur Mitchell, qui a affirmé que, de toute évidence,
vous en avez fait beaucoup en peu de temps en ce qui concerne la
question de l’ESPT. Que devez-vous faire de plus pour atteindre
les objectifs que vous avez fixés? Qu’est-ce que le gouvernement
doit faire de plus pour vous aider à cet égard?
Mr. Dubeau: On your small detachment question, I will try to
get you that information and see how our commanding officers
are tracking that. For clarification, what size are these smaller
detachments? Are you thinking remote?
M. Dubeau : Au sujet de votre question concernant les petits
détachements, je vais essayer d’obtenir cette information et de
voir comment nos commandants s’en occupent. Pouvez-vous me
préciser la taille de ces petits détachements? Parlez-vous des
régions éloignées?
Senator Lang: Those that don’t have access to a fitness regime
of some kind within a small detachment. I would be surprised if
you didn’t have that, if you believe that fitness is a significant part
of the mental health aspect of being within the RCMP. If we don’t
have that, what are we doing to provide that either directly or
indirectly to members of the force?
Le sénateur Lang : Je parle de ceux qui n’ont pas accès à un
centre sportif au sein d’un petit détachement. Je serais étonné
d’apprendre que vous n’avez pas cette information puisque vous
croyez que le conditionnement physique joue un grand rôle sur le
plan de la santé mentale des membres de la GRC. Si vous ne
l’avez pas, que faites-vous pour fournir cela directement ou
indirectement aux membres de la GRC?
Mr. Dubeau: I will look at that for you.
M. Dubeau : Je vais vérifier tout cela pour vous.
Our focus right now is the research piece. We have a lot of
services and we’re trying to deploy a lot of services. On R2MR,
we were able to have a study in New Brunswick. We had the
University of New Brunswick involved, and they were able to tell
us that yes, it works. Our focus is on the research piece and having
it developed so that we’re able to say what the indicators are. You
mentioned the indicators and what we can pick up and do about
it. Every police officer out there, at one point or another, will hit a
traumatic event. It’s part of the nature of the business. We want
to make sure that when they arrive at that, either their resilience is
high enough or they know where to get the help.
En ce moment, nous mettons l’accent sur la recherche. Nous
offrons beaucoup de services et nous essayons d’en offrir une
vaste gamme. Dans le cadre du programme En route vers la
préparation mentale, nous avons été en mesure de mener une
étude au Nouveau-Brunswick, avec l’Université du NouveauBrunswick, qui nous a permis de confirmer que ce programme
fonctionne. Nous mettons l’accent sur la recherche pour pouvoir
déterminer les indicateurs. Vous avez parlé des indicateurs, de ce
qu’ils nous permettent de comprendre et de mettre en place. Tous
les policiers, à un moment donné, vivront un événement
traumatisant. Cela fait partie du travail. Lorsque cela se
produira, nous voulons nous assurer qu’ils manifesteront une
grande résilience ou qu’ils sauront où aller chercher de l’aide.
Our focus is on the research and getting that program off the
ground. For first responders, there is not as much out there as we
would like. Given that we are spread out on all levels of
government, we want that as a way to find out what’s happening
out there and track our members over a long period of time so
Nous accordons beaucoup d’importance à la recherche et à la
mise en œuvre du programme. En ce qui concerne les premiers
répondants, nous aimerions disposer davantage d’information.
Puisque nous avons des gens dans tous les ordres de
gouvernement, nous avons besoin de la recherche pour savoir ce
2:32
Veterans Affairs
24-2-2016
that we know over time how people develop and whether there are
indicators to help us do that. Our focus right now is on the
research.
qui se passe et faire un suivi de nos membres sur une longue
période afin de savoir comment les gens évoluent au fil du temps
et s’il y a des indicateurs qui peuvent nous aider. Ce qui compte en
ce moment, c’est la recherche.
The Chair: On the research side you’re talking about the return
to mental readiness and work. You had some work done with the
University of New Brunswick.
Le président : En ce qui concerne la recherche, vous avez parlé
de la préparation mentale. Vous avez collaboré avec l’Université
du Nouveau-Brunswick.
Mr. Dubeau: We had the University of New Brunswick
involved, under Dr. Julie Devlin and our doctors. Some
research showed us an effective way to build resiliency and selfawareness.
M. Dubeau : Nous avons collaboré avec l’Université du
Nouveau-Brunswick. Les travaux étaient supervisés par la Dre
Julie Devlin et nos médecins. Certaines recherches nous ont révélé
une façon efficace d’accroître la résilience et la prise de
conscience.
The Chair: We have had quite a bit of exposure to the
tremendous work going on through the institute based at Royal
Military College at Queen’s University with universities across
Canada involved. I believe there are close to 50 or 60 members of
the institute doing that work, which I hope you’re tapping into.
It’s designed for Armed Forces veterans and their families. We
hope to visit the institute in Kingston one of these days. It seems
that when you start talking about research and trying to rebuild
something that’s already been built, if you can take advantage of
other work that has been done, it can be helpful. I hope you’re
doing that.
Le président : Nous avons largement pris connaissance des
travaux d’envergure menés par l’institut au Collège militaire royal
du Canada en collaboration avec l’Université Queen’s et d’autres
universités canadiennes. Je crois qu’il y a près de 50 ou
60 membres de l’institut qui participent aux travaux, dont, j’ose
espérer, vous tirez profit. Ils se concentrent sur les anciens
combattants des forces armées et leur famille. Nous espérons
avoir l’occasion à un moment donné de visiter l’institut à
Kingston. Vous parlez de la recherche, mais il ne faut pas
réinventer la roue. Il peut être utile de tirer parti de travaux qui
ont déjà été effectués. J’espère que c’est ce que vous faites.
We’ve learned that the transition from the Armed Forces that’s
overseen and administered by Veterans Affairs had some gaps.
The two have gotten closer during that period of transition.
Hopefully you’re taking note of that particular discovery, which
has resulted in much better service to veterans and their families.
Since you’re basically hiring services from Veterans Affairs, it
would be nice if you could take a look at what’s happening with
National Defence in relation to those soon-to-be veterans who
may be transitioning out of uniform because of operational stress
injury or maybe just because of age, which may cause some
psychological injuries as well that we should be aware of.
Nous avons appris qu’il y a des lacunes sur le plan de la
transition de la vie militaire à la vie civile. Cette transition est
supervisée et gérée par Anciens Combattants. Il y a maintenant
une collaboration plus étroite entre le ministère des Anciens
Combattants et les forces armées durant cette période de
transition. J’espère que vous prenez note que cela a contribué à
améliorer nettement les services fournis aux anciens combattants
et à leur famille. Puisque, essentiellement, vous avez recours aux
services d’Anciens Combattants, il serait bien que vous preniez
connaissance de ce qui se passe à la Défense nationale en ce qui
concerne les membres qui vivront bientôt cette transition en
raison d’un traumatisme lié au stress opérationnel ou simplement
en raison de l’âge, car cette transition peut causer des dommages
psychologiques dont nous devrions être conscients.
Whatever we can do to support you and your members and the
Armed Forces is our role as senators. As lawmakers, or voters of
appropriation funds, we ask these questions so that we can
understand how we can best help. Please keep us in mind if you
want to return at any time. We look forward to receiving the
undertakings that you have given and that will be very helpful to
us.
Nous sommes prêts à faire tout ce que nous pouvons pour vous
appuyer et appuyer les membres des forces armées. En tant que
législateurs, ou approbateurs de l’affectation de fonds, nous
posons ces questions pour comprendre comment nous pouvons
vous aider. Ne nous oubliez pas; si vous voulez revenir, nous en
serons ravis. Nous avons hâte de recevoir les renseignements que
vous nous avez promis, car ils nous seront très utiles.
Thank you very much for being here.
Mr. Dubeau: Thank you very much, Mr. Chair and senators.
Je vous remercie beaucoup pour votre présence.
M. Dubeau : Je vous remercie beaucoup, monsieur le président
et messieurs les sénateurs.
The Chair: That concludes the meeting.
Le président : La séance est levée.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
24-2-2016
Anciens combattants
2:33
OTTAWA, Wednesday, February 24, 2016
OTTAWA, le mercredi 24 février 2016
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12:04, in order to continue its study on the services and benefits
provided to members of the Canadian Forces, to veterans, to
members and former members of the Royal Canadian Mounted
Police, and to their families.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 4, afin de poursuivre son étude sur les services
et les prestations dispensés aux membres des Forces canadiennes;
aux anciens combattants; aux membres et anciens membres de la
Gendarmerie royale du Canada et leurs familles.
Senator Jean-Guy Dagenais (Deputy Chair) in the chair.
[Translation]
Le sénateur Jean-Guy Dagenais (vice-président) occupe le
fauteuil.
[Français]
The Deputy Chair: Good afternoon. I am Senator Jean-Guy
Dagenais, deputy chair of the committee. I am stepping in for
Senator Day as committee chair today.
Le vice-président : Bonjour, je suis le sénateur Jean-Guy
Dagenais, vice-président du comité. Je remplace le sénateur Day
à titre de président.
I am pleased to welcome you to the meeting. I would ask the
senators to kindly introduce themselves, beginning with the
senator to my right.
C’est avec plaisir que je vous souhaite la bienvenue. Je vais
demander aux sénateurs de bien vouloir se présenter, en
commençant à ma droite.
[English]
[Traduction]
Senator Mitchell: I’m Grant Mitchell from Alberta.
Le sénateur Mitchell : Je suis Grant Mitchell, de l’Alberta.
Senator Runciman: Bob Runciman, Ontario.
Le sénateur Runciman : Bob Runciman, de l’Ontario.
Senator Wallin: Pamela Wallin, Saskatchewan.
La sénatrice Wallin : Pamela Wallin, de la Saskatchewan.
[Translation]
[Français]
The Deputy Chair: Today, we are continuing our study of the
services and benefits provided to members of the Canadian
Forces, to veterans who served with honour in the Canadian
Forces, to members and former members of the Royal Canadian
Mounted Police and the organizations that preceded it, and to
their families.
Le vice-président : Aujourd’hui, nous poursuivons l’examen des
services et des prestations dispensés aux membres des Forces
canadiennes, aux anciens combattants qui ont servi
honorablement dans les Forces canadiennes par le passé, aux
membres et anciens membres de la Gendarmerie royale du
Canada et des organismes qui l’ont précédé, ainsi qu’à leurs
familles.
This morning, we will be hearing from Guy Parent, Veterans
Ombudsman, who is joined by Sharon Squire, Deputy Veterans
Ombudsman and Executive Director of Operations, both from
the Office of the Veterans Ombudsman.
Ce matin, nous allons entendre M. Guy Parent, ombudsman
des vétérans, du Bureau de l’ombudsman des vétérans, qui est
accompagné de Mme Sharon Squire, ombudsman adjointe des
vétérans et directrice exécutive des opérations au Bureau de
l’ombudsman des vétérans.
Mr. Parent, you may kindly go ahead with your presentation,
after which we will have questions and answers. Thank you,
Mr. Parent.
Je vous invite, monsieur Parent, à faire votre présentation. Par
la suite, nous passerons à la période des questions. Je vous
remercie, monsieur Parent.
Guy Parent, Veterans Ombudsman, Office of the Veterans
Ombudsman: Thank you, Mr. Chair. I am delighted to appear
before you today.
Guy Parent, ombudsman des vétérans, Bureau de l’ombudsman
des vétérans : Je vous remercie, monsieur le président. Je suis ravi
de prendre la parole devant vous aujourd’hui.
I will give you an overview of the work of the Office of the
Veterans Ombudsman, as well as the challenges that my team and
I face. I will also provide our assessment of upcoming issues.
Je vous donnerai un aperçu du travail effectué par le Bureau de
l’ombudsman des vétérans et je vous ferai part des défis que mon
équipe et moi-même devons relever. Je partagerai également notre
évaluation des enjeux à venir.
[English]
We are approaching the one hundredth anniversary of the
Pension Act, Canada’s first major legislation for veterans, passed
by Parliament in 1919. In the almost 100 years since, although
[Traduction]
Nous célébrerons bientôt le centenaire de la Loi sur les
pensions, la première loi canadienne importante visant les anciens
combattants. Elle a été adoptée par le Parlement en 1919. Depuis
2:34
Veterans Affairs
24-2-2016
successive governments have tried earnestly to improve veterans’
benefits and programs, some gaps still remain. I respect all of the
efforts of past parliamentarians, public servants, veterans’
organizations and advocates who have worked hard at closing
these gaps and, of course, I recognize the work that this Senate
committee has done in the past to better the treatment of our
veterans and their families.
l’adoption de cette loi il y a près d’un siècle, les gouvernements
successifs ont déployé des efforts soutenus pour améliorer les
avantages et les programmes offerts aux anciens combattants,
mais certaines lacunes subsistent encore. Je respecte tous les
efforts des anciens parlementaires, des fonctionnaires, des
organismes d’anciens combattants et des défenseurs des droits
des anciens combattants qui ont travaillé avec ardeur pour
combler ces lacunes, et je reconnais le travail accompli par votre
comité sénatorial pour améliorer le traitement des anciens
combattants et de leur famille.
First I would like to share the role of my office. There are
almost 700,000 veterans in Canada and more than 100,000 stillserving members of the Canadian Armed Forces and the Royal
Canadian Mounted Police who will one day join their ranks.
Whether or not they receive benefits and services from Veterans
Affairs Canada, I consider all of them and their families to be
stakeholders and potential clients of the Office of the Veterans
Ombudsman.
Tout d’abord, j’aimerais vous parler du rôle de mon
organisme. Au Canada, il y a quelque 700 000 anciens
combattants et plus de 100 000 membres actifs des Forces
armées canadiennes et de la Gendarmerie royale du Canada
qui, un jour, joindront leurs rangs. Qu’ils reçoivent ou non des
services et des avantages d’Anciens Combattants Canada, je les
considère tous, eux et leur famille, comme des parties intéressées
et des clients potentiels du Bureau de l’ombudsman des vétérans.
As an arm’s length organization, the Office of the Veterans
Ombudsman acts as an independent and impartial voice for all
those served by Veterans Affairs Canada. As such, we provide
direct services to a widely dispersed client base to ensure that the
needs of Canada’s veterans and their families are considered in
accordance with the Veterans Bill of Rights.
En tant qu’organisme indépendant, le Bureau de l’ombudsman
des vétérans se veut la voix indépendante et impartiale de tous
ceux et celles qui reçoivent les services d’Anciens Combattants
Canada. À ce titre, nous offrons des services directs à une clientèle
très dispersée et veillons à ce que l’on tienne compte des besoins
des anciens combattants du Canada et ceux de leur famille
conformément à la Déclaration des droits des anciens
combattants.
In addition, my role as a special adviser to the Minister of
Veterans Affairs offers many opportunities to present directly to
the minister matters of importance to the veterans’ community.
The office often acts as a catalyst to shape and inform national
debate on veterans’ issues. We are well-positioned for that role
because we continually engage with veterans and their families
across Canada through one-on-one conversations, town halls, our
website, and of course, social media.
De plus, mon rôle de conseiller spécial pour le ministre des
Anciens Combattants m’offre de nombreuses occasions de
présenter directement au ministre des enjeux importants pour la
communauté des anciens combattants. Le bureau agit souvent
comme catalyseur pour orienter et appuyer le débat national sur
les dossiers touchant les anciens combattants. Nous sommes bien
placés pour jouer ce r ô le, car nous communiquons
continuellement avec des anciens combattants et leur famille
partout au Canada dans le cadre de conversations individuelles et
de discussions ouvertes, sur notre site web et, bien sûr, dans les
médias sociaux.
[Translation]
In our work, we follow the standards of practice of the
International Ombudsman Association and the Forum of
Canadian Ombudsman.
[English]
[Français]
Dans le cadre de notre travail, nous respectons les normes de
pratique de l’Institut international de l’Ombudsman et du Forum
canadien des ombudsmans.
[Traduction]
We are an evidence-based organization, and we judge fairness
of any veterans’ benefits and programs based on its adequacy,
sufficiency and accessibility.
Notre organisme fonde son travail sur les données probantes et
nous évaluons l’équité de tout avantage ou programme offert aux
anciens combattants en fonction de sa pertinence, de son
caractère suffisant et de son accessibilité.
We have dedicated front-line staff who help individual veterans
navigate through the complexity of Veterans Affairs Canada’s
benefits and programs. We also identify gaps in programs,
benefits and services for veterans and their families, and we enable
Nous avons un effectif de première ligne dévoué qui aide
chaque ancien combattant à comprendre les avantages et les
programmes parfois complexes d’Anciens Combattants Canada.
Nous cernons également les lacunes qui existent dans les
24-2-2016
Anciens combattants
2:35
informed debate on systemic issues by publishing first the facts in
a review, followed by reports with recommendations.
programmes, les avantages et les services offerts aux anciens
combattants et à leur famille, et nous favorisons un débat éclairé
sur les enjeux systémiques en rendant tout d’abord compte des
faits dans un examen, qui est suivi d’un rapport contenant des
recommandations.
The OVO, as the office is commonly called, played an
important role from 2012 to 2014 in opening up the New
Veterans Charter to a full review before the House of Commons
Standing Committee on Veterans Affairs. In fact, it was our 2013
Review, Report and Actuarial Analysis on the New Veterans
Charter — endorsed by all major veterans’ organizations,
advocates and stakeholders — that was the catalyst for the
government’s decision to open up the whole charter for review.
Le BOV, le nom communément donné au bureau, a joué un
rôle important de 2012 à 2014 lorsqu’on a soumis la Nouvelle
Charte des anciens combattants à un examen approfondi qui a été
présenté au Comité permanent des anciens combattants de la
Chambre des communes. En fait, notre examen, notre rapport et
notre analyse actuarielle de 2013, appuyés par tous les organismes
d’anciens combattants, défenseurs des droits des vétérans et
intervenants, ont été les catalyseurs qui ont amené le
gouvernement à entreprendre un examen de l’ensemble de la
Charte.
I am proud that our evidence-based research helped create an
informed debate that led to substantive recommendations
endorsed unanimously by all members of ACVA. But much
remains to be done, despite the best efforts of all engaged in
veterans’ issues.
Je suis fier que notre recherche fondée sur des données
probantes ait permis d’amorcer un débat qui a mené à
d’importantes recommandations appuyées à l’unanimité par
tous les membres du CPAC. Toutefois, il reste encore beaucoup
à faire malgré les efforts ardus de tous ceux et celles qui se
soucient des questions relatives aux anciens combattants.
Benefits are still too complex after decades of layering
regulations and policies one on top of the other, without regard
for how this might affect other benefits. The complexity is often
Byzantine in nature. Service delivery needs to become more
veteran-centric with a one-stop-shopping approach. Also, to
foster transparency and openness, VAC processes and reasons for
decisions for veterans’ benefit applications need to be much better
communicated to veterans. This will promote positive citizen
engagement.
Les avantages offerts sont encore trop complexes. Après des
décennies de superposition de règlements et de politiques sans
s’arrêter pour examiner les répercussions sur d’autres avantages,
la complexité est souvent de nature byzantine. La prestation des
services doit être plus axée sur les anciens combattants et fondée
sur une approche de guichet unique. De plus, pour favoriser la
transparence et l’ouverture, les processus et les motifs des
décisions d’ACC concernant les demandes d’avantages des
anciens combattants doivent être communiqués plus
efficacement à ces derniers. On pourra ainsi promouvoir
l’engagement positif des citoyens.
Everyone involved in veterans’ issues knows these challenges
yet the question remains: How do we close the gaps? How do we
define what a gap is? Do we continue with the same mindset that
has failed for almost a century to meet the needs of our veterans
or do we embark on something new, like focusing on outcomes
for veterans?
Toutes les personnes qui traitent des dossiers des anciens
combattants connaissent ces enjeux, mais des questions se posent
toujours. Par exemple, comment combler ces lacunes? Comment
définir ces lacunes? Poursuivons-nous la même démarche même si
elle n’a pas pu répondre aux besoins des anciens combattants
après presque un siècle ou entreprenons-nous autre chose? Par
exemple, nous pourrions nous concentrer sur des résultats
concrets pour les anciens combattants.
Veterans Affairs Canada does not measure the outcome or
report the effect that programs have on veterans. In fact, we
discovered while conducting research on the origins of veterans’
benefits that from 1920 to today, none that we looked had a
written statement about its intended outcome for veterans. The
OVO has always focused first on outcomes for veterans, and it
would appear that our new government is outcome-oriented also.
Let us seize the opportunity and clearly define the outcomes that
Anciens Combattants Canada ne mesure pas les résultats des
programmes offerts aux anciens combattants, et l’impact de ces
programmes sur la communauté des anciens combattants n’est
pas non plus évalué. En fait, nous avons découvert, lors de notre
recherche exhaustive sur les origines des prestations aux anciens
combattants, que de 1920 à nos jours, aucun programme ne
comptait d’énoncé écrit au sujet des résultats souhaités pour les
anciens combattants. Le BOV a toujours fait passer en premier
2:36
Veterans Affairs
24-2-2016
we want to achieve to close the gaps for veterans and their
families. Without knowing the outcome, we cannot determine
what size the gap is.
l’atteinte des résultats pour les anciens combattants, et il semble
que notre nouveau gouvernement ait également adopté cette
orientation. Saisissons donc cette occasion pour définir clairement
les résultats que nous voulons atteindre et qui combleront les
lacunes pour les anciens combattants et leur famille. En effet, sans
connaître les résultats visés, il nous est difficile de définir
l’ampleur des lacunes.
Let me take this a step further. Did you know that we do not
have a benchmark defined for what a fair level of financial
compensation is for income replacement or pain and suffering for
veterans? I ask you then: How can we measure whether our efforts
are being effective if we do not have an agreed-upon comparison
point? In addition, when we run a detailed analysis of income
replacement for veterans the evidence shows that not only are the
outcomes inconsistent and sometimes unfair, but also that, on
many occasions, there is sometimes no policy rationale for
creating those outcomes.
Permettez-moi d’aller plus loin. Savez-vous que nous n’avons
aucun repère définissant ce qu’est un niveau d’indemnisation
financière convenable pour le remplacement du revenu ou encore
pour la douleur et la souffrance vécues par les anciens
combattants? Comment savoir si nos efforts valent la peine si
nous n’avons pas de point de comparaison établi? De plus,
lorsque nous effectuons une analyse exhaustive du remplacement
du revenu pour les anciens combattants, les données, en plus de
montrer des résultats incohérents et parfois injustes, nous
indiquent qu’il y a, dans de nombreux cas, absence de
justification stratégique pour avancer ces résultats.
[Translation]
So, I believe that it is time for a new approach focused on
outcomes for veterans, not program activities or results.
Otherwise, we will continue to disadvantage many of our
veterans and their families, as we have done for almost 100 years.
[English]
[Français]
Je crois qu’il est temps d’adopter une nouvelle approche qui
soit axée sur les résultats pour les vétérans et non sur les activités
et les résultats des programmes. Sinon, nous continuerons à
désavantager un bon nombre de nos vétérans et leur famille,
comme nous le faisons depuis près de 100 ans.
[Traduction]
We need to improve today by fixing some immediate problems
with the NVC; but more importantly we need to shape tomorrow
by doing a comprehensive analysis of the interdependency of all
benefits. In both instances, we need to look at the impact that
changing one benefit outcome has in relation to all veterans’
benefits across the entire population. With the advantage of our
new lens of focusing on outcomes for veterans first, we also need
to ensure that the whole-of-government effect is considered when
supporting our veterans and their families.
Nous devons faire mieux, dès aujourd’hui, en réglant certains
problèmes liés à la NCAC. Mais, ce qui est encore plus important,
c’est de façonner l’avenir en effectuant une analyse complète des
interdépendances de tous les avantages offerts. Dans les deux cas,
il nous faut mieux comprendre les répercussions d’un changement
apporté à un résultat sur l’ensemble des avantages pour tous les
anciens combattants. Grâce à notre nouvelle perspective visant
d’emblée des résultats pour les anciens combattants, nous devons
également nous assurer de tenir compte de l’effet global du
gouvernement sur le soutien apporté aux anciens combattants et à
leur famille.
Specifically, to improve today for the most vulnerable veterans,
we need to increase the earnings loss benefit to 90 per cent and fix
how permanent impairment allowance grades are determined. It is
important that we provide compensation to family members
forced to give up their careers to take care of our injured veterans
and to make family access to mental health services easier for
family members.
Plus précisément, pour améliorer aujourd’hui le sort des
anciens combattants les plus vulnérables, il faut majorer
l’allocation pour perte de revenu à 90 p. 100 et trouver une
nouvelle façon de déterminer les catégories de l’allocation pour
déficience permanente. Il est important d’indemniser les membres
de la famille qui sont forcés d’abandonner leur carrière pour
s’occuper d’un ancien combattant blessé et de leur faciliter l’accès
aux services de santé mentale.
To shape tomorrow, we need to define and achieve the desired
outcome for veterans for lifetime financial security and
compensation for pain and suffering. We need to have more
direct engagement with veterans and their families to find out
their needs and whether they are being met. Also, we need to
move to one simple application for veterans’ benefits
administered proactively by VAC instead of the onus being on
the veteran to figure out what they might be eligible for. The
Dans le but de façonner l’avenir, nous devons définir et
atteindre les résultats souhaités pour les anciens combattants afin
de leur garantir, à vie, une sécurité financière et une indemnisation
pour la douleur et la souffrance. Nous devons nous rapprocher
des anciens combattants et de leur famille pour comprendre leurs
besoins et savoir comment y répondre. De plus, il nous faut
adopter une demande simplifiée pour les programmes d’avantages
offerts aux anciens combattants, et cette approche doit être gérée
24-2-2016
Anciens combattants
2:37
burden should be on the department to offer to veterans all the
benefits and services available to them. Finally, we need to work
to ensure seamless and successful transition from military to
civilian life for veterans and their families.
de façon proactive par ACC. Le ministère devrait lui-même
évaluer et offrir tous les avantages et services auxquels l’ancien
combattant est admissible, plutôt que d’imposer cette tâche à
l’ancien combattant. Enfin, nous devons assurer aux anciens
combattants et à leur famille une transition de la vie militaire vers
la vie civile qui soit facile et réussie.
These priorities mirror the goals contained in the mandate
letter of the Minister of Veterans Affairs. The opportunity is
before us not only to finally close the gaps on veterans’ benefits
and programs but also to actually get it right for the first time. Let
this be the generation that defines a better future for veterans and
their families.
Ces priorités sont le reflet des objectifs que contient la lettre de
mandat du ministre des Anciens Combattants. L’occasion nous
est donnée de finalement combler les lacunes des avantages et des
programmes offerts aux anciens combattants et, surtout, de bien
faire les choses pour la première fois. Faisons de cette génération
celle qui assurera de meilleurs jours aux anciens combattants et à
leur famille.
[Translation]
Let’s do better today as we shape tomorrow.
The Deputy Chair: Thank you, Mr. Parent, for your
presentation. Ms. Squire, would you like to add anything? We’ll
now move on to questions.
[English]
[Français]
Améliorons aujourd’hui, façonnons le futur.
Le vice-président : Je vous remercie, monsieur Parent, pour
votre présentation. Madame Squire, souhaitez-vous ajouter des
commentaires? Passons maintenant à la période des questions.
[Traduction]
Senator Mitchell: Thank you for your presentation and your
diligent and continued work, Mr. Parent. It does have an impact;
there is no question.
Le sénateur Mitchell : Je vous remercie de votre exposé et de
votre travail soutenu et efficace, monsieur Parent. Il ne fait aucun
doute que vos efforts font une différence.
I was quite startled by your comment that it’s up to veterans to
take the initiative to figure out what is available to them. Is there
not a package that they’re given or an exit review or seminar that
they’re given when they retire from the forces or from the RCMP?
Is there a differential between that process, if it exists, and what
the RCMP receive?
J’ai été très surpris par votre commentaire selon lequel il
revient aux anciens combattants de déterminer les services et les
avantages qui leur sont offerts. Ne leur offre-t-on pas une trousse
de départ ou un séminaire lorsqu’ils prennent leur retraite de
l’armée ou de la GRC? Y a-t-il une différence entre ce processus,
s’il existe, et l’aide reçue par les agents de la GRC?
Mr. Parent: To answer your question, which is a very good
one, communication from Veterans Affairs Canada has always
been one of the issues of concern that we’ve had in the office, as
we have stated for many years. For the transition right now, of
course, between military and civilian status, we’re doing a review
at Veterans Affairs Canada. Communication surfaced as being
not adequate. Right now, people are guided only through the
programs that they may either apply for or where there’s an
obvious need. We’re saying that there needs to be a more holistic
approach. When a veteran comes out of the forces, released
because of injuries attributable to service, it should be automatic
that the onus is on the department to say, ‘‘Here are the benefits
you could be entitled to,’’ but that’s not happening right now and
that is the big problem.
M. Parent : C’est une très bonne question. Les
communications provenant d’Anciens Combattants Canada ont
toujours été l’une des préoccupations du bureau, comme nous le
disons depuis de nombreuses années. En ce moment, nous menons
un examen à Anciens Combattants Canada sur la transition entre
le service militaire et la vie civile, et il semble que la
communication ne soit pas adéquate. Actuellement, les gens
sont orientés seulement vers les programmes pour lesquels ils
peuvent faire une demande ou dans lesquels les besoins sont
manifestes. Nous soutenons qu’il faut adopter une approche plus
holistique. Lorsqu’un ancien combattant quitte les forces et qu’il
est libéré en raison de blessures imputables au service, le ministère
devrait automatiquement être responsable de lui communiquer les
avantages auxquels il a droit. Toutefois, ce n’est pas ce qui se
produit en ce moment, et c’est un gros problème.
Senator Mitchell: You’re looking at it and that’s great.
You also mentioned in your presentation it’s important that we
provide compensation to family members forced to give up their
careers to care for injured veterans and to make access to mental
health services easier for family members. There is some access for
Le sénateur Mitchell : Vous évaluez la situation, et c’est
formidable.
Dans votre exposé, vous avez également mentionné qu’il est
important d’indemniser le membre de la famille qui doit
abandonner sa carrière pour s’occuper d’un ancien combattant
blessé et qu’il faut également faciliter l’accès aux services de santé
2:38
Veterans Affairs
24-2-2016
family of members of the military, I think. Could you confirm
that? Could you compare that to the access for families of injured
RCMP — PTSD or OSI victims?
mentale aux membres de la famille. Je crois que les membres de la
famille des militaires ont accès à certains services. Pourriez-vous le
confirmer? Et pourriez-vous ensuite comparer cela à l’accès aux
services dont profitent les membres de la famille d’un agent de la
GRC qui souffre d’un TSPT ou d’un TSO?
Mr. Parent: On the Veterans Affairs Canada side, there is
access to programs on the website, for instance, that allow people
to learn about coping with PTSD and handling the life that they
live with their spouses and so on. Unfortunately, access to OSI
clinics is not available. It might be available for the treatment of
the individual suffering from PTSD but not in his own right. So
we’re advocating for that sort of thing as well.
M. Parent : Anciens Combattants Canada, par l’entremise de
son site web, par exemple, offre des programmes qui permettent
aux gens d’apprendre comment vivre avec un TSPT tout en gérant
leur vie de famille, et cetera. Malheureusement, il n’y a pas d’accès
aux cliniques spécialisées en TSO. Il se pourrait qu’une personne
traitée pour un TSPT ait accès à ce type de clinique, mais ce n’est
pas un droit. Nous cherchons donc à faire progresser ce type de
service.
There is a brand new program on the website of Veterans
Affairs Canada that apparently will give some caregiver assistance
in terms of how to cope with that. This is a brand new program
that we haven’t had a chance to assess yet. A lot of work has yet
to be done on accessing their rights. One of the issues we’re
concerned with is that a lot of the benefits available to families
and spouses are available only through the veterans and not
directly to the individual — to the families or the spouses.
Il existe un tout nouveau programme sur le site web d’Anciens
Combattants Canada qui est censé aider les aidants à gérer une
telle situation. Il s’agit d’un tout nouveau programme que nous
n’avons pas encore eu la chance d’évaluer. Il reste encore
beaucoup de travail à faire pour leur donner accès à ce qu’ils
ont droit. L’une des choses qui nous préoccupent, c’est que de
nombreux avantages offerts aux familles et aux conjoints sont
seulement accessibles par l’entremise de l’ancien combattant,
c’est-à-dire que le membre de la famille ou le conjoint ne peut pas
y avoir accès directement.
Sharon Squire, Deputy Veterans Ombudsman and Executive
Director of Operations, Office of the Veterans Ombudsman: There
is a 1-800 number but there’s no access, for example, to a
psychologist or payment for that. It’s just the 1-800 number that
the family can access.
Sharon Squire, ombudsman adjointe des vétérans et directrice
exécutive des opérations, Bureau de l’ombudsman des vétérans : Il
existe un numéro sans frais, mais il ne donne pas accès à un
psychologue ou à des prestations pour payer les honoraires d’un
psychologue, par exemple. Il s’agit seulement du numéro sans
frais qu’un membre de la famille peut utiliser.
Senator Wallin: Somehow it seems to all of us who keep
looking at this issue that it’s much more than just a
communications issue. When you talk about injuries
attributable to service, who decides that? That seems to be
where the issue lies. Is this something that happened before? Is
this their personality? Is this directly related? The larger question,
which is kind of part two of this, is: Who resists doing this? The
whole nature of VAC is supposed to be to service the veteran, yet
we find seemingly a resistance to do it. Why is that? Is the
department worried about costly precedent? Are ministers
worried about blowback? Does VAC have too complicated a
bureaucracy? Where is the stumbling block?
La sénatrice Wallin : D’une certaine façon, lorsqu’on examine
cette situation, il semble que le problème ne se limite pas à la
communication. Lorsque vous parlez des blessures imputables au
service, qui est chargé de déterminer si c’est bien le cas? Cela
semble constituer le cœur du problème. Cela s’est-il produit
auparavant? Est-ce lié à la personnalité de l’ancien combattant?
Existe-t-il un lien direct? La question plus générale — et elle forme
la deuxième partie de la discussion — est la suivante : qui résiste à
cette initiative? ACC est censé exister pour fournir des services
aux anciens combattants et pourtant, il semble y avoir une
résistance à cet égard. Pourquoi? Les représentants du ministère
craignent-ils d’établir un précédent coûteux? Les ministres ont-ils
peur des conséquences? La bureaucratie d’ACC est-elle trop
complexe? Où sont les obstacles?
Mr. Parent: I would say that the first stumbling block is
probably culture, and all of these things are improving as we
speak. Understanding the impact of service on people has a lot to
do with it — whether you have served yourself or what experience
you’ve had related to it. The attribution of service is done by
adjudicators in Charlottetown, and, again, the liberal
interpretation that is allowed by the legislation is certainly not
considered at full value. I think a lot of times we see that the
principles of liberal interpretation were not used to their full
advantage.
M. Parent : À mon avis, le premier obstacle est probablement
la culture, et la situation s’améliore en ce moment même. Il est très
important de comprendre les effets du service militaire sur les
gens, que vous ayez servi vous-même dans l’armée ou quelle que
soit votre expérience du service militaire. L’attribution de service
est effectuée par des arbitres à Charlottetown et encore une fois,
on ne tient certainement pas compte de la pleine valeur de
l’interprétation libérale permise par la loi. Je crois que dans de
nombreux cas, nous constatons que les principes d’interprétation
libérale n’ont pas été utilisés à leur plein potentiel.
24-2-2016
Anciens combattants
2:39
When people come in and apply for benefits, they have to, first
of all, have proof of service and a diagnosed injury and a link
between that injury and service.
Lorsque les gens font une demande de prestations, ils doivent
tout d’abord fournir une preuve de service et un diagnostic qui
établit le lien entre une blessure et le service.
In the American system, for example, they have a presumptive
judgment, in other words, that service in the military or the
RCMP does affect wellness and has an impact, psychologically
and physically, on the serving members. So they assume that from
the start, and it’s a lot easier, then, for adjudicators to look at
maybe a series of injuries and attribute them to service.
Dans le système américain, par exemple, on a recours au
jugement présumé, c’est-à-dire qu’on présume que le service
militaire ou le service dans la GRC a réellement un effet sur le
bien-être et des répercussions psychologiques et physiques sur les
militaires ou les agents. Puisqu’on accepte qu’il s’agit d’un fait dès
le départ, il est ensuite beaucoup plus facile pour les arbitres
d’examiner une série de blessures et de les lier au service.
It’s a matter of culture. It’s a matter of liberal interpretation.
But, again, if we look at the statistics over the last four or five
years, things have improved a fair amount, but there is still work
to be done.
C’est une question de culture et d’interprétation libérale. Mais,
encore une fois, les statistiques des quatre ou cinq dernières
années démontrent que la situation s’est grandement améliorée. Il
reste toutefois du travail à faire.
Senator Wallin: As to that linkage that you’re talking about, or
diagnosis officially, in areas that we know are very difficult to (a)
diagnose and (b) diagnose in a timely way, how do we move that
one forward?
La sénatrice Wallin : En ce qui concerne le lien dont vous
parliez ou le diagnostic officiel, comment pouvons-nous
progresser dans des domaines dans lesquels, nous le savons, il
est très difficile de poser un diagnostic et de le faire rapidement?
Mr. Parent: One of the difficulties there is that, very often, the
diagnostic and the somewhat medical relation to service is done
by a family physician, by a treating physician, after the person has
retired from the forces, and, again, a lot of these people do not
understand the military service.
M. Parent : L’une des difficultés, c’est que très souvent, une
fois que le militaire a quitté les forces, c’est un médecin de famille
ou un médecin traitant qui pose le diagnostic d’une blessure et qui
établit un lien entre cette dernière et le service. Encore une fois, un
grand nombre de ces médecins ne comprennent pas le service
militaire.
Another, I guess, unfortunate aspect of that is that the
information required by the department is very exhaustive, and
some physicians have a hard time. We even hear sometimes that
some caregivers don’t really want to serve Veterans Affairs’
clients because it’s too complex to fill out forms and try to arrive
at a proper diagnosis. That is another aspect of it. We need to
work on that aspect of it to maybe educate some of the general
physicians in general on what the impacts of service are.
Je présume qu’un autre problème, c’est que les ministères
exigent des renseignements exhaustifs, et certains médecins
trouvent cela difficile. Il arrive que certains fournisseurs de
soins ne souhaitent pas vraiment servir les clients d’Anciens
Combattants Canada, car les formulaires sont trop complexes à
remplir et il est difficile de poser un diagnostic approprié. C’est
donc un autre problème. Nous devons nous pencher sur cette
situation et peut-être informer certains omnipraticiens des effets
du service militaire.
Of course, if Veterans Affairs had less complex forms to fill
out, that would be good, and they are working in that direction
now. But, again, that needs to be addressed.
Manifestement, si Anciens Combattants Canada fournissait
des formulaires plus faciles à remplir, ce serait une bonne chose, et
le ministère y travaille en ce moment. Il reste toutefois que ce
problème doit être réglé.
Senator Wallin: I have another question, but you can come
back to me.
La sénatrice Wallin : J’ai une autre question, mais je peux
attendre.
Senator Runciman: I may cover some well-trodden ground
because I’m not a regular member of the committee, but you
talked about presumptive legislation, which applies in other areas.
I know the Ontario government — and I haven’t looked at the
details — passed legislation this week dealing with PTSD first
responders, and I’m not sure if that’s simply dealing with early
detection and access to treatment or if you’ve had an opportunity
to look at it. It would be helpful, at some point, to look at that or
other jurisdictions in Canada, how they’re approaching this issue
and how that matches up against what’s happening with respect
to veterans. I don’t know if you have any comments on that at the
moment.
Le sénateur Runciman : Il se peut que ma question ait déjà été
approfondie, car je ne suis pas membre en titre du comité, mais
vous avez parlé de lois en vigueur dans d’autres États qui
permettent de présumer les effets sur les gens. Je sais que le
gouvernement de l’Ontario — et je n’ai pas étudié les détails — a
adopté cette semaine une loi visant les premiers intervenants en
cas de TSPT, et je ne sais pas si cela concerne simplement la
détection précoce et l’accès au traitement. Avez-vous eu l’occasion
de l’examiner? Il serait utile d’examiner cette loi ou celles en
vigueur dans d’autres provinces ou territoires du Canada pour
déterminer comment on aborde la question dans ces endroits et
dans quelle mesure cela correspond à la situation des anciens
combattants. Avez-vous des commentaires à cet égard?
2:40
Veterans Affairs
24-2-2016
Mr. Parent: We’re very interested in that legislation because it
does, as you say, kind of parallel the American approach of
presumptive judgment for military service.
M. Parent : Cette loi nous intéresse beaucoup, car comme vous
le dites, elle établit un parallèle avec l’approche américaine selon
laquelle on présume que le service militaire a des effets sur les
gens.
Again, I think it’s these kinds of new approaches that will
probably widen the interpretation of the adjudicators to say,
‘‘Obviously, it is being recognized now that this type of service has
an impact on people,’’ and maybe change some of the culture of
that aspect of it, but we’re very interested in how far that
legislation is going to go. Would it evolve from just a presumptive
judgment approach to access to special care and that sort of
thing?
Encore une fois, je crois que ces nouvelles approches
permettront probablement aux arbitres d’élargir leur
interprétation pour affirmer qu’on admet maintenant que ce
type de service a des effets sur les gens et pour changer la culture
liée à cette situation, mais ce qui nous intéresse vraiment, c’est la
portée de cette loi. Cette approche liée au jugement présumé
évoluera-t-elle ensuite vers l’accès à des soins spéciaux, et cetera?
Senator Runciman: I noticed in the documents I had that,
looking at the Veterans Review and Appeal Board and
recommendations, you have indicated that it’s going to be a
priority for you to look at their retroactivity from date of
application.
Le sénateur Runciman : Dans les documents que j’ai lus, en ce
qui concerne le Tribunal des anciens combattants (révision et
appel) et les recommandations, j’ai remarqué que vous avez
indiqué que votre priorité sera d’examiner la façon dont on
effectue les paiements rétroactivement à partir de la date de
présentation de la demande.
I’m wondering, for VRAB, how does that relationship with
your office and the board work, and what kind of feedback have
you been getting from them with respect to their failure to follow
through on that recommendation? How do you push back in
situations like that? What’s the usual approach?
J’aimerais connaître l’état des relations entre le TACRA et
votre bureau et ce que vous a répondu le tribunal au sujet de
l’échec de la mise en œuvre de cette recommandation. Comment
réagissez-vous dans des situations comme celles-là? Quelle est
l’approche habituellement adoptée?
Mr. Parent: The relationship with the Veterans Review and
Appeal Board is very good. It was, I would say, a little dicey when
we first produced the report because we have no jurisdiction over
the Veterans Review and Appeal Board, other than process. So, if
administrative justice is in question, then we could accept
complaints against the Veterans Review and Appeal Board, but
we can’t question the decision. When we did produce the report a
few years back, there was a little bit of thin ice to walk on for a
while, but they, in fact, appreciated that we did a report that
brought the evidence forward because, a lot of times, there are
media communications that don’t always put forward the
evidence but kind of go on the sensational side. So we were
able to do an evidence-based report to put the true facts on the
table. Subsequently, we did have a follow-up report and found
out that most of the recommendations were actually introduced.
M. Parent : Nos relations avec le Tribunal des anciens
combattants (révision et appel) sont très bonnes. Je dirais
qu’elles étaient un peu tendues la première fois que nous avons
présenté le rapport, car nous n’avons aucune compétence sur ce
tribunal, sauf dans le cadre de ce processus. Il s’ensuit que s’il y a
un problème avec la justice administrative, nous pouvons accepter
des plaintes formulées contre le Tribunal des anciens combattants
(révision et appel), mais nous ne pouvons pas remettre en
question sa décision. Il y a quelques années, les choses ont été un
peu tendues pendant un certain temps lorsque nous avons
présenté le rapport, mais les membres du tribunal étaient
reconnaissants de ce rapport fondé sur des preuves, car souvent,
les médias assoiffés de sensationnalisme négligent de présenter les
preuves. Nous avons été en mesure de rédiger un rapport fondé
sur des preuves pour présenter les faits. Ensuite, nous avons
rédigé un rapport de suivi et nous avons conclu que la plupart des
recommandations avaient été mises en œuvre.
The one recommendation that has to do with retroactivity was
somewhat misunderstood even by the minister’s office at the time.
What we were aiming and hoping for was that, under the old
Pension Act, when you applied for benefits, from the time that
you applied for benefits until you actually received them or the
decision, you were reimbursed for the medical treatments that you
received in the meantime. Under the New Veterans Charter,
because the date of decision is the effective date, this benefit was
not there, so there was no reimbursement. So that was our
recommendation. And we are working right now with the
minister’s office and with the department to rectify that.
La recommandation concernant la rétroactivité a en quelque
sorte été mal comprise, même par le bureau du ministre de
l’époque. Notre objectif était de faire en sorte que lorsqu’une
personne faisait une demande de prestations dans le cadre de
l’ancienne Loi sur les pensions, elle obtenait le remboursement des
traitements médicaux qu’elle avait reçus entre le moment de sa
demande de prestations et le moment de la décision ou de la
réception des prestations. En vertu de la Nouvelle Charte des
anciens combattants, étant donné que la date de décision est la
date d’entrée en vigueur, les prestations n’étaient pas
mentionnées, et il n’y avait donc aucun remboursement. C’était
donc notre recommandation. Nous collaborons actuellement avec
le bureau du ministre et le ministère pour corriger la situation.
24-2-2016
Anciens combattants
Senator Runciman: What does that involve? It doesn’t involve
legislation, just policy tweaking?
Mr. Parent: No, it’s regulations.
2:41
Le sénateur Runciman : Cela touche-t-il les lois ou s’agit-il
seulement d’un rajustement de la politique?
M. Parent : Non, il s’agit de la réglementation.
In a way, if I may, the reason for them to use that date as an
effective date was the fact that, if it did take a year or so, it’s an
indexed benefit, so the lump sum award actually grows. So it
would have been unfair to them to look retroactively.
D’une certaine façon, on a utilisé cette date comme date
d’entrée en vigueur au cas où le processus durerait un an, car étant
donné qu’il s’agit d’une prestation indexée, l’indemnité forfaitaire
augmente. Il aurait donc été injuste pour eux de fonctionner de
façon rétroactive.
What was interpreted as retroactive for money, in fact, was
not. It was retroactive for treatments received while the
application was in.
L’interprétation selon laquelle les sommes versées devaient
l’être rétroactivement était erronée : ce sont les traitements reçus
pendant le traitement de la demande qui devaient faire l’objet
d’un examen rétroactif.
Senator Runciman: I think you said that there are
700,000 veterans in Canada.
Le sénateur Runciman : Je crois que vous avez dit qu’il y avait
700 000 anciens combattants au Canada.
Mr. Parent: Yes, 700,000.
M. Parent : Oui, 700 000.
Senator Runciman: You also talked about town hall meetings.
I’m just wondering, of those 700,000 veterans, how many of them
do you reach out to? I know you talk about town halls. I assume
you visit Legions. I can’t recall you visiting the area I live in,
which is Leeds Grenville, but you may have been there. How big
is your travel budget? How often do you do this sort of thing in
terms of reaching out, making veterans and communities at large
aware of your presence and the kind of services you provide?
Le sénateur Runciman : Vous avez également mentionné les
discussions ouvertes. Avec combien d’anciens combattants, parmi
les 700 000 recensés, réussissez-vous à communiquer? Vous parlez
de discussions ouvertes. Je présume que vous visitez les légions. Je
ne me souviens pas de votre visite dans ma région, Leeds
Grenville, mais il se peut que vous l’ayez visitée. À combien
s’élève votre budget de déplacement? À quelle fréquence faitesvous ce type de visite pour informer les anciens combattants et les
collectivités en général de votre présence et des types de services
que vous offrez?
Mr. Parent: We have a yearly plan for outreach, and I think, in
the last five years, we have covered most of Canada. We
concentrate, of course, on where the highest population of
veterans is. We are going to Kingston and Trenton in the next few
weeks, but, again, looking at the events of the year, we plan for
the year. Our outreach involves a public forum. It involves a
meeting with the mayors of the area to promote the healthy
veteran. It involves meeting with the RCMP local detachment. It
involves visiting long-term care facilities in the area and often, if
possible, if there is one in the area, sitting down with the Veterans
Affairs Canada office and talking to the staff about the issues that
they see.
M. Parent : Nous avons un plan annuel pour les activités de
sensibilisation, et je crois qu’au cours des cinq dernières années,
nous avons couvert la plus grande partie du Canada. Nous
concentrons manifestement nos efforts dans les endroits où il y a
le plus grand nombre d’anciens combattants. Nous irons à
Kingston et à Trenton au cours des prochaines semaines, mais
encore une fois, nous planifions pour toute l’année en tenant
compte des événements qui se produiront cette année-là. Dans le
cadre de ces activités, nous organisons un forum public. Nous
organisons également une réunion avec les maires de la région
pour les sensibiliser au bien-être des anciens combattants. Nous
visitons aussi les détachements locaux de la GRC et les
établissements de soins de longue durée de la région et souvent,
si c’est possible, nous rencontrons les représentants du bureau
d’Anciens Combattants Canada de la région — s’il y en a un — et
nous leur parlons des enjeux que nous avons cernés.
On average, we would see probably about 3 or 400 veterans a
year through that medium. Obviously, we have a connection with
all major veterans’ organizations, and we receive, on average,
6,000 calls a year at the office. So we are in contact with quite a
few veterans over the course of the year.
En moyenne, nous rencontrons de 300 à 400 anciens
combattants par année dans le cadre de cette initiative.
Évidemment, nous avons établi des liens avec les principaux
organismes d’anciens combattants et notre bureau reçoit en
moyenne 6 000 appels par année. Nous communiquons donc avec
un grand nombre d’anciens combattants pendant l’année.
I did say that there are 700,000 veterans and 100,000 serving
members; but, in fact, the number of client-based people, those
affected by Veterans Affairs Canada or drawing benefits, is
roughly 200,000 right now.
J’ai dit qu’il y avait 700 000 anciens combattants et
100 000 membres actifs. Toutefois, environ 200 000 personnes
reçoivent en ce moment des services d’Anciens Combattants
Canada ou des prestations.
2:42
Veterans Affairs
24-2-2016
Ms. Squire: We have an extensive social media approach to
link with younger veterans and other folks. We have a lot of
activity on our Facebook and Twitter accounts and we have a
YouTube account as well.
Mme Squire : Nous utilisons grandement les médias sociaux
pour créer des liens avec les jeunes anciens combattants et d’autres
personnes. Nos comptes Facebook et Twitter sont très actifs et
nous possédons également un compte YouTube.
Senator Runciman: When you mention younger veterans, I
think of Afghanistan primarily. I don’t know if you get any
feedback on this. I am a member of a Legion in Brockville. You
hear across Canada that the younger veterans are not joining the
Legions. I am not sure what the mind-set is as I haven’t talked to
younger veterans as I’m talking primarily to older veterans in the
Legion. In your experience, have you found some kind of
rationale for why that’s happening? For so many decades these
Legions have supported the cause of veterans and a lot of them
are in jeopardy today.
Le sénateur Runciman : Lorsque vous parlez des jeunes anciens
combattants, je pense surtout à l’Afghanistan. Je ne sais pas si
vous avez reçu des commentaires sur ce sujet, mais je suis membre
d’une légion à Brockville et partout au Canada, on entend dire
que les jeunes anciens combattants ne se joignent pas aux légions.
Je ne suis pas au courant de la situation, car je n’ai pas parlé aux
jeunes anciens combattants; je parle surtout aux anciens
combattants plus âgés qui fréquentent la légion. Votre
expérience vous a-t-elle permis d’expliquer pourquoi cela se
produit? Pendant de nombreuses décennies, les légions ont appuyé
la cause des anciens combattants et l’existence d’un grand nombre
d’entre elles est maintenant menacée.
Mr. Parent: Thank you for the very good comment and
question.
M. Parent : Je vous remercie d’avoir formulé ce commentaire
très pertinent et d’avoir posé une très bonne question.
In fact, I think it has to do with evolving needs. The needs of
our modern-day veterans are quite different from the needs of the
older generation of veterans of World War II and Korea.
En fait, je pense que c’est attribuable à l’évolution des besoins.
Ceux des anciens combattants d’aujourd’hui sont bien différents
de ceux des anciens combattants plus âgés ayant servi pendant la
Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée.
I can tell you that when I first started in this business and we
went into Legions, we saw a rift between the two — generation
gaps were evident. It has changed recently through outreach in the
last year or so. We were at one town hall meeting where one of the
older veterans got up and said, ‘‘I want to apologize for the way
we have been behaving because we didn’t recognize that you had
as hard a time as we had. It was easier for us with a front line of
identifiable enemy. We appreciate what you have gone through,
and we appreciate it.’’ A little ‘‘rapprochement’’ in that aspect.
Je peux vous dire qu’à mes débuts dans ce domaine, lorsque
nous visitions les légions, nous constations une dissension entre
les deux générations — le fossé était manifeste. La situation a
changé récemment, grâce aux efforts de sensibilisation déployés
au cours de la dernière année. Lors d’une assemblée publique à
laquelle nous assistions, un ancien combattant plus âgé s’est levé,
puis a dit ceci : « Je tiens à présenter des excuses pour notre
comportement, car nous ne savions pas que vous aviez eu autant
de difficultés que nous. Il était plus facile pour nous d’être devant
la ligne de front d’un ennemi identifiable. Nous comprenons ce
que vous avez vécu, et nous en sommes conscients. » C’était un
début de réconciliation.
I’ve often said to Legion command people, ‘‘Your Legion
branches should look like a family resource centre on the base.’’ I
don’t know if members of the committee have had a chance to go
to a family resource centre, but everything is there to meet the
needs of the families and the veterans, the military included. It’s a
matter of evolving. Of course, it’s frustrating for many young
veterans that there a lot of members of the Legion who have never
served. To them, it’s not a group of peers. There are people who
have an interest in the military but may not necessarily have
served.
J’ai souvent dit à la direction des légions que les filiales
devraient ressembler à un centre de ressources pour les familles
sur la base. J’ignore si les membres du comité ont eu l’occasion de
visiter un de ces centres, mais on y retrouve tout ce qu’il faut pour
répondre aux besoins des familles et des anciens combattants, y
compris des forces armées. C’est une question d’évolution. Il est
bien entendu frustrant pour de nombreux jeunes anciens
combattants de constater qu’un grand nombre de membres de
la légion n’ont jamais servi. À leurs yeux, il ne s’agit pas d’un
groupe de pairs. Il y a des gens qui s’intéressent à l’armée sans
nécessairement y avoir servi.
Senator Wallin: I’ll just comment on the Legion. As a member
of my local Legion in a small town, I am the service officer. When
you go for the briefings on this, they actually tell you to send the
veterans’ cases through head office. It’s hard, especially in a
smaller town.
La sénatrice Wallin : J’aimerais simplement dire un mot sur la
légion. Je suis membre de la légion locale de ma petite ville en tant
qu’agent d’entraide. Lorsque nous assistons aux séances
d’information sur le sujet, on nous dit en fait d’envoyer les
dossiers des anciens combattants à l’administration centrale. C’est
difficile, surtout dans une petite ville.
24-2-2016
Anciens combattants
2:43
I want to come back to something you highlighted: There is no
benchmark for a fair level of financial compensation or income
replacement. I know that varies depending on the disability, the
injury and all of that, but is there no reference point in the
system — like even the base salary of a member of the Armed
Forces? We can determine what Syrian refugees need for a day or
a week. We have welfare rates that vary across the country. Is
there no reference point?
J’aimerais revenir sur une chose que vous avez dite : il n’y a
aucun point de référence de niveau acceptable d’indemnisation
financière ou de remplacement du revenu. Je sais que l’aide varie
en fonction de l’invalidité, de la blessure et du reste, mais n’y a-t-il
aucun point de repère dans le système, même en ce qui a trait au
salaire de base d’un membre des forces armées? Nous arrivons à
déterminer la somme dont les réfugiés syriens ont besoin pour une
journée ou une semaine. Nous avons des prestations d’aide sociale
qui varient d’une région à l’autre du pays. N’y a-t-il aucun point
de référence?
Mr. Parent: Some programs have a reference point — the base
pay, for instance, under the earnings loss benefit. A big gain for
our office and the House of Commons committee is the fact that
we have parity with the reservists getting the base salary.
M. Parent : Certains programmes prévoient un cadre de
référence — comme la rémunération de base dans le cas de
l’allocation pour perte de revenus. Le fait que nous avons atteint
la parité avec les réservistes pour ce qui est de la rémunération de
base constitue un gain important pour notre bureau et pour le
comité de la Chambre des communes.
The outcome for the program is there, but the general outcome
for the wellness of the veterans and their families is not there. The
best example right now is the lump sum award. We recommended
that it be kept at least at the level that is standard for civilian
courts. We are engaged in a review on the pain and suffering
payments to complement the New Veterans Charter review that
we did before.
Le résultat du programme est atteint, mais pas le résultat
général du bien-être des anciens combattants et de leur famille.
L’indemnité forfaitaire est actuellement le meilleur exemple. Nous
avons recommandé qu’elle demeure au moins au niveau
généralement établi par les tribunaux civils. Nous sommes en
train de revoir l’indemnisation pour la douleur et la souffrance de
manière à complémenter l’examen de la Nouvelle Charte des
anciens combattants que nous avions réalisé.
In this instance, it says nowhere that the outcome for pain and
suffering should be an amount comparable to what the civilian
population gets. It doesn’t say that anywhere. Arbitrarily,
$286,000 came up at the start; but there was no outcome
defined for the whole impact on the veteran and his family. That’s
what we’re after. We should work down from outcomes to the
legislation. It seems that it’s a matter of having so much money,
putting it into what the legislation allows and then trying to
superimpose on benefits; whereas we should be working
backwards on an outcome base.
Dans ce cas, rien ne dit que le montant de l’indemnisation doit
être comparable à celui que la population civile touche. Ce n’est
mentionné nulle part. Une somme de 286 000 $ a été déterminée
quelque peu arbitrairement au départ, mais aucun résultat n’a été
visé quant aux répercussions générales sur l’ancien combattant et
sa famille. Voilà ce que nous cherchons à faire. Nous devrions
élaborer les mesures législatives à partir des résultats escomptés.
Pour l’instant, il semble que nous avons une somme donnée, que
nous la répartissons en fonction des mesures législatives, puis que
nous essayons d’en superposer les bienfaits. Or, nous devrions
travailler dans l’autre sens en fonction des résultats.
Senator Wallin: Is there any progress on that?
La sénatrice Wallin : Des progrès sont-ils réalisés à ce chapitre?
Mr. Parent: Certainly, the deputy minister agrees to that
philosophy at least. But the culture needs to change and I think
it’s in motion.
M. Parent : En effet, le sous-ministre souscrit à cette
philosophie, au moins. Mais la culture doit évoluer, et je pense
que c’est déjà commencé.
Senator Wallin: I know these are impossible questions to ask,
but if you could wave your magic wand and do one thing
tomorrow morning, and I know you have a list of 100, what
would make the most significant difference if there were a change
at VAC or the ministry or wherever? What is the one thing that
would really help?
La sénatrice Wallin : Je sais que mes questions sont difficiles,
mais disons que vous pouviez agiter votre baguette magique et
réaliser une chose demain matin. Je sais que vous avez une liste
d’une centaine de souhaits, mais qu’est-ce qui aurait le plus
d’incidence, si une modification était apportée à Anciens
Combattants Canada, au ministère ou à quoi que ce soit?
Quelle est la chose qui aiderait vraiment?
Mr. Parent: I would say first, a review of and an increase in the
benefits for the most seriously injured people. Right now, the
permanent impairment allowance is an issue. A lot of
organizations over the years, including ACVA, have identified
M. Parent : Je voudrais d’abord qu’il y ait un examen et une
augmentation de l’indemnité pour les personnes les plus
grièvement blessées. À l’heure actuelle, l’allocation pour
déficience permanente pose problème. Au fil des ans, bien des
2:44
Veterans Affairs
24-2-2016
problems with accessibility for the most seriously injured. There
are also some problems in assessing the right levels. Certainly,
that needs to be addressed as soon as possible.
organisations, y compris le Comité permanent des anciens
combattants, ont relevé des problèmes d’accessibilité pour ceux
qui sont les plus grièvement blessés. Il y a également des
problèmes d’évaluation quant au niveau d’aide convenable.
Chose certaine, il faut s’y attaquer dès que possible.
The second one, I would say, would be to eliminate the
problems of transition so we could make everything else easy
down the road.
En deuxième lieu, je dirais qu’il faut résoudre les problèmes
relatifs à la transition pour que tout le reste soit simple à l’avenir.
Senator Wallin: What do you mean by that?
La sénatrice Wallin : Qu’entendez-vous par là?
Mr. Parent: A successful transition to civilian life includes
good communications, good rehabilitation and the basic
standards of wellness, such as a roof over your head, food on
the table, financial security for life and a meaningful life. If these
things could be achieved through transition, a lot of other things
would go away.
M. Parent : Pour une transition harmonieuse entre la vie
militaire et la vie civile, il faut une bonne communication, une
bonne réadaptation et des normes minimales de bien-être, comme
un toit au-dessus de la tête, de la nourriture sur la table, une
sécurité financière à vie et une vie bien remplie. Si ces objectifs
sont atteints pendant la transition, bien d’autres problèmes seront
éliminés.
Of course, we are doing a joint review, and I want to recognize
the military ombudsman, Gary Walbourne, of the transition to
address the concerns.
Nous réalisons bien sûr un examen conjoint, et je tiens à
remercier l’ombudsman militaire Gary Walbourne d’avoir
commencé à répondre à ces préoccupations.
Senator Wallin: It has to come from both sides.
La sénatrice Wallin : L’effort doit venir des deux côtés.
Mr. Parent: Yes. We found in the preliminary findings that
DND needs to reach out and VAC needs to reach in. There needs
to be some governance and communication basically.
M. Parent : Oui. Nos conclusions préliminaires démontrent
que le ministère de la Défense nationale, ou MDN, doit établir le
dialogue, puis qu’ACC doit y participer. Au fond, gouvernance et
communication sont nécessaires.
Senator Wallin: You’ve been at this for a long time. Are you
optimistic that you’re making any serious progress on that larger
issue of transition in a real way?
La sénatrice Wallin : Vous vous intéressez au sujet depuis
longtemps. Pensez-vous que la grande question de la transition
progresse véritablement?
Mr. Parent: We’re moving forward. In fact, some of our
findings to date have been passed on to Veterans 2020, the project
within Veterans Affairs Canada to assist with the future and
transition. There are some synergies. People are working in
parallel, and anything we find that could be useful to them is
passed on.
M. Parent : Nous avançons. En fait, certaines de nos
conclusions à ce jour ont été communiquées à Vétérans 2020, le
projet d’ACC visant à faciliter l’avenir et la transition. Des
synergies se dégagent. Les gens travaillent parallèlement, et nous
leur transmettons tout ce que nous trouvons et qui peut leur être
utile.
At least it’s not a silo approach in that aspect of transition.
We’re working towards a common goal and objective.
Au moins, ce volet de la transition n’est pas réalisé en vase clos.
Nous cherchons à atteindre un but et un objectif commun.
[Translation]
[Français]
The Deputy Chair: Mr. Parent, you mentioned the transition
and return to civilian life. Having been a police officer for
39 years, I can tell you that the day you dread most is the day you
retire, the day you have to turn in your uniform and your badge.
Your badge is very important to your identity, as a police officer,
and it usually hits you hard when you retire. I went through it,
myself. You feel alone as you face life as a civilian.
Le vice-président : Monsieur Parent, vous avez mentionné la
transition et le retour à la vie civile. J’ai été policier pendant
39 ans, et le jour que l’on redoute le plus lorsqu’on est policier,
c’est le jour de la retraite, où l’on doit remettre son uniforme et sa
plaquette d’identité. À titre d’information, la plaquette d’identité
est très importante pour les policiers. C’est donc souvent un choc
pour la plupart d’entre eux; je l’ai vécu moi-même, et nous avons
alors l’impression de nous retrouver seuls face à la vie civile.
Is there any transition support to help veterans find work?
Having a roof over their head, a few bucks in their pocket and
food on the table is all well and good, but sitting around the house
and not working is hard. The devil makes work for idle hands,
after all.
Un mécanisme de transition a-t-il été prévu quant à la
recherche d’emplois? C’est bien d’avoir un toit, des sous et de la
nourriture, mais si la personne se retrouve chez elle et qu’elle ne
travaille pas — l’oisiveté est la mère de tous les vices —, c’est
difficile.
24-2-2016
Anciens combattants
2:45
The Canadian Corps of Commissionaires hires veterans, if I’m
not mistaken. I heard an ad encouraging people, RCMP officers
and members of the military, specifically, to apply to the
Canadian Corps of Commissionaires. Is that support there? Are
they offered jobs?
Vous me corrigerez si je me trompe, mais je crois que le Corps
des commissionnaires embauche des anciens combattants. J’ai
entendu une publicité qui invitait les gens — spécifiquement les
policiers de la GRC et les militaires — à postuler au Corps des
commissionnaires. Un accompagnement est-il prévu? Leur offret-on un emploi?
Many of my former co-workers who are now retired don’t have
to worry about money, food or housing, but I can tell you that a
year into retirement, it is taking a toll on them, not to mention
their families.
Bon nombre de mes anciens collègues à la retraite ont de
l’argent, de la nourriture et un logement, mais ils ne travaillent
pas, et je peux vous affirmer qu’après un an, c’est terrible, même
pour la famille.
Mr. Parent: A number of opportunities are currently available.
You mentioned the Canadian Corps of Commissionaires. There is
also the new legislation that gives injured members of the military
and RCMP officers access to employment in the federal public
service. So that’s another possibility. A number of civilian
companies also hire. Jobs are available through the Helmets to
Hardhats program. What’s more, significant efforts are made to
ensure the transfer of military expertise and knowledge to the
civilian arena, so that people really appreciate what veterans and
retired police officers have to offer.
M. Parent : Il existe plusieurs opportunités en ce moment.
Vous mentionniez le Corps des commissionnaires, mais il y a aussi
la nouvelle loi qui prévoit le transfert ou l’accès à la fonction
publique fédérale pour les membres de la GRC et les militaires
blessés. Donc, c’est un autre aspect. Il y a plusieurs compagnies
civiles aussi. Il y a le programme Du régiment aux bâtiments qui
offre des emplois. De plus, un travail important est fait pour
tenter de transférer les expertises et les connaissances militaires au
domaine civil, afin que les gens comprennent bien de quoi sont
capables ces militaires et ces policiers à la retraite.
What is clearly missing in the approach is the coordination
element. Numerous opportunities are available, but no
organization is designated to provide information or coordinate
efforts. That’s one of the transition aspects we are looking at in
our process review. This involves third parties, so it’s important to
identify the other agencies offering jobs or financial opportunities,
to make recommendations, and to have a point of contact to help
injured veterans, police officers and Canadian Forces members at
least understand what is available to them.
Ce qui manque définitivement dans cette approche, c’est qu’il
n’y a pas de point de coordination. Les gens offrent beaucoup
d’opportunités, mais il n’y a aucune organisation désignée pour
les informer ou pour coordonner leurs efforts. C’est l’un des
aspects de la transition que nous examinons dans le cadre de notre
révision du processus. Il s’agit de tierces parties, donc il faut
essayer de cerner les autres agences qui offrent des emplois ou des
opportunités financières, et faire des recommandations, avoir un
point de contrôle qui permettrait à nos anciens combattants
blessés, policiers ou militaires, d’avoir au moins une
compréhension de ce qui leur est offert.
The Deputy Chair: Thank you kindly, Mr. Parent. Would you
like to add anything, Ms. Squire?
Le vice-président : Merci beaucoup, monsieur Parent. Voulezvous ajouter quelque chose, madame Squire?
Ms. Squire: No.
The Deputy Chair: If no one has any further questions, I would
like to thank our witnesses for being here today. The meeting is
adjourned.
(The committee adjourned.)
Mme Squire : Non.
Le vice-président : S’il n’y a pas d’autres questions, je remercie
nos invités et je déclare la séance levée.
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Wednesday, February 17, 2016
Le mercredi 17 février 2016
Royal Canadian Mounted Police:
Gendarmerie royale du Canada :
Daniel Dubeau, Deputy Commissioner, Chief Human Resources
Officer;
Daniel Dubeau, sous-commissaire, dirigeant principal des
Ressources humaines;
Steven White, Assistant Commissioner, Workforce Programs and
Services;
Steven White, commissaire adjoint, Programmes et services relatif à
l’effectif;
Sylvie Châteauvert, Director General, Occupational Health and
Safety Branch.
Sylvie Châteauvert, directrice générale, Direction générale de la
santé et de la sécurité au travail.
Wednesday, February 24, 2016
Le mercredi 24 février 2016
Office of the Veterans Ombudsman:
Bureau de l’ombudsman des vétérans :
Guy Parent, Veterans Ombudsman;
Guy Parent, ombudsman des vétérans;
Sharon Squire, Deputy Veterans Ombudsman and Executive
Director of Operations.
Sharon Squire, ombudsman adjointe des vétérans et directrice
exécutive des opérations.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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