Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14-15

Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14-15
Second Session
Forty-first Parliament, 2013-14-15
Deuxième session de la
quarante et unième législature, 2013-2014-2015
Standing Senate Committee on
National Security and Defence
Comité sénatorial permanent de la
sécurité nationale et de la défense
Proceedings of the Subcommittee on
Délibérations du Sous-comité des
Veterans Affairs
Anciens combattants
Chair:
The Honourable JOSEPH A. DAY
Président :
L’honorable JOSEPH A. DAY
Wednesday, February 4, 2015
Wednesday, February 18, 2015
Le mercredi 4 février 2015
Le mercredi 18 février 2015
Issue No. 9
Fascicule nº 9
Tenth meeting:
Dixième réunion :
Study on the medical, social, and operational
impacts of mental health issues affecting serving
and retired members of the Canadian Armed Forces,
including operational stress injuries (OSIs) such
as post-traumatic stress disorder (PTSD)
Étude sur les répercussions médicales, sociales et
opérationnelles des problèmes de santé mentale dont
sont atteints des membres actifs et à la retraite des Forces
canadiennes, y compris les blessures de stress opérationnel
(BSO) comme l’état de stress post-traumatique
and
et
First meeting:
Première réunion :
Bill C-27, An Act to amend the
Public Service Employment Act (enhancing
hiring opportunities for certain serving and
former members of the Canadian Forces)
Projet de loi C-27, Loi modifiant la Loi sur
l’emploi dans la fonction publique (accès élargi à
l’embauche pour certains militaires et anciens
militaires des Forces canadiennes)
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
51884-51911
SUBCOMMITTEE ON VETERANS AFFAIRS
SOUS-COMITÉ DES ANCIENS COMBATTANTS
The Honourable Joseph A. Day, Chair
Président : L’honorable Joseph A. Day
The Honourable Carolyn Stewart Olsen, Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Carolyn Stewart Olsen
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Lang
Mitchell
White
Lang
Mitchell
White
(Quorum 3)
Changes in membership of the committee:
(Quorum 3)
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Lang replaced the Honourable Senator
Neufeld (February 4, 2015).
L’honorable sénateur Lang a remplacé l’honorable sénateur
Neufeld (le 4 février 2015).
The Honourable Senator Neufeld replaced the Honourable
Senator Lang (February 3, 2015).
L’honorable sénateur Neufeld a remplacé l’honorable sénateur
Lang (le 3 février 2015).
The Honourable Senator Lang replaced the Honourable Senator
Beyak (December 3, 2014).
L’honorable sénateur Lang a remplacé l’honorable sénatrice
Beyak (le 3 décembre 2014).
The Honourable Senator White was added to the membership
(December 3, 2014).
L’honorable sénateur White a été ajouté à la liste des membres du
comité (le 3 décembre 2014).
The Honourable Senator Wallace was removed from
the membership of the committee, substitution pending
(December 3, 2014).
L’honorable sénateur Wallace a été retiré de la liste des membres
du comité, remplacement à venir (le 3 décembre 2014).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
18-2-2015
Anciens combattants
ORDER OF REFERENCE
9:3
ORDRE DE RENVOI
Extract from the Journals of the Senate, Thursday,
December 11, 2014:
Extrait des Journaux du Sénat du jeudi 11 décembre 2014 :
Resuming debate on the motion of the Honourable
Stewart Olsen, seconded by the Honourable Senator Ogilvie,
for the second reading of Bill C-27, An Act to amend the
Public Service Employment Act (enhancing hiring
opportunities for certain serving and former members of
the Canadian Forces).
Reprise du débat sur la motion de l’honorable sénatrice
Stewart Olsen, appuyée par l’honorable sénateur Ogilvie,
tendant à la deuxième lecture du projet de loi C-27, Loi
modifiant la Loi sur l’emploi dans la fonction publique
(accès élargi à l’embauche pour certains militaires et anciens
militaires des Forces canadiennes).
After debate,
Après débat,
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
The bill was then read the second time.
Le projet de loi est alors lu pour la deuxième fois.
The Honourable Senator Stewart Olsen moved, seconded
by the Honourable Senator Ogilvie, that the bill be referred
to the Standing Senate Committee on National Security and
Defence.
L’honorable sénatrice Stewart Olsen propose, appuyée
par l’honorable sénateur Ogilvie, que le projet de loi soit
renvoyé au Comité sénatorial permanent de la sécurité
nationale et de la défense.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
Delegation to the subcommittee:
Délégation au sous-comité :
Extract from the Minutes of the Standing Senate Committee
on National Security and Defence of Monday, February 2, 2015:
Extrait du procès-verbal du Comité sénatorial permanent de la
sécurité nationale et de la défence du lundi 2 février 2015 :
It was agreed that the order of reference regarding
Bill C-27, An Act to amend the Public Service Employment
Act (enhancing hiring opportunities for certain serving and
former members of the Canadian Forces) adopted by the
Senate on Thursday, December 11, 2014, be delegated to the
Subcommittee on Veterans Affairs.
Il est convenu que l’ordre de renvoi concernant projet de
loi C-27, Loi modifiant la Loi sur l’emploi dans la fonction
publique (accès élargi à l’embauche pour certains militaires
et anciens militaires des Forces canadiennes), adopté par le
Sénat le jeudi 11 décembre 2014, soit délégué au Sous-comité
des anciens combattants.
La greffière du comité,
Josée Thérien
Clerk of the Committee
9:4
Veterans Affairs
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Wednesday, February 4, 2015
(21)
OTTAWA, le mercredi 4 février 2015
(21)
[English]
18-2-2015
[Traduction]
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12:02 p.m., in room 257, East Block, the chair, the Honourable
Joseph A. Day, presiding.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 2, dans la pièce 257 de l’édifice de l’Est, sous la
présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the subcommittee present: The Honourable
Senators Day, Mitchell, Neufeld, Stewart Olsen and White (5).
Membres du sous-comité présents : Les honorables sénateurs
Day, Mitchell, Neufeld, Stewart Olsen et White (5).
In attendance: Martin Auger and Isabelle Lafontaine-Émond,
Analysts, Parliamentary Information and Research Service,
Library of Parliament.
Également présents : Martin Auger et Isabelle LafontaineÉmond, analystes, Service d’information et de recherche
parlementaires, Bibliothèque du Parlement.
Also present: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the
Senate on Wednesday, April 9, 2014, and delegated on
Monday, April 28, 2014 by the Standing Senate Committee on
National Security and Defence, the subcommittee continued its
consideration of the medical, social, and operational impacts of
mental health issues affecting serving and retired members of the
Canadian Armed Forces, including operational stress injuries
(OSIs) such as post-traumatic stress disorder (PTSD). (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 5.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mercredi 9 avril 2014 et délégué le lundi 28 avril 2014 par le
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la
défense, le sous-comité poursuit son étude sur les répercussions
médicales, sociales et opérationnelles des problèmes de santé
mentale dont sont atteints des membres actifs et à la retraite des
Forces canadiennes, y compris les blessures de stress opérationnel
(BSO) comme l’état de stress post-traumatique (ESPT). (Le texte
intégral de l’ordre de renvoi figure au fascicule no 5 des délibérations
du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
National Defence and the Canadian Armed Forces:
Défense nationale et les Forces armées canadiennes :
Lieutenant-General David Millar, Chief of Military Personnel;
Lieutenant-général David Millar, chef du personnel militaire;
Colonel Hugh Colin MacKay, Deputy Surgeon General,
Canadian Forces Health Services Group;
Colonel Hugh Colin MacKay, médecin-chef adjoint, Services
de santé des Forces canadiennes;
Colonel Andrew Downes, Director of Mental Health,
Canadian Forces Health Services Group;
Colonel Andrew Downes, directeur en santé mentale, Services
de santé des Forces canadiennes;
Colonel Rakesh Jetly, Mental Health Advisor, Directorate of
Mental Health, Canadian Forces Health Services Group.
Colonel Rakesh Jetly, conseiller en santé mentale, Direction de
la santé mentale, Services de santé des Forces canadiennes.
The chair made an opening statement.
Le président fait une déclaration.
Lieutenant General Millar made a statement and, together
with Colonel MacKay, Colonel Downes and Colonel Jetly,
answered questions.
Le lieutenant-général Millar fait un exposé puis, avec le colonel
MacKay, le colonel Downes et le colonel Jetly, répond aux
questions.
At 1:09 p.m., the subcommittee adjourned to the call of the
chair.
À 13 h 9, le sous-comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation
de la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
18-2-2015
Anciens combattants
9:5
OTTAWA, le mercredi 18 février 2015
(22)
OTTAWA, Wednesday, February 18, 2015
(22)
[Traduction]
[English]
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12 p.m., in room 257, East Block, the chair, the Honourable
Joseph A. Day, presiding.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à midi, dans la pièce 257 de l’édifice de l’Est, sous la
présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the subcommittee present: The Honourable
Senators Day, Lang, Stewart Olsen and White (4).
Membres du sous-comité présents : Les honorables sénateurs
Day, Lang, Stewart Olsen et White (4).
In attendance: Jean-Rodrigue Paré and Isabelle LafontaineÉmond, Analysts, Parliamentary Information and Research
Service, Library of Parliament.
Également présents : Jean-Rodrigue Paré et Isabelle
Lafontaine-Émond, analystes, Service d’information et de
recherche parlementaires, Bibliothèque du Parlement.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Also present: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate
on Thursday, December 11, 2014 and delegated on Monday,
February 2, 2015 by the Standing Senate Committee on National
Security and Defence, the subcommittee began its examination of
Bill C-27, An Act to amend the Public Service Employment Act
(enhancing hiring opportunities for certain serving and former
members of the Canadian Forces).
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
11 décembre 2014 et délégué le lundi 2 février 2015 par le Comité
sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, le
sous-comité entreprend son étude du projet de loi C-27, Loi
modifiant la Loi sur l’emploi dans la fonction publique (accès
élargi à l’embauche pour certains militaires et anciens militaires
des Forces canadiennes).
WITNESSES:
TÉMOINS :
Office of the Ombudsman for the Department of National Defence
and the Canadian Forces:
Bureau de l’Ombudsman du ministère de la Défense nationale et des
Forces canadiennes :
Gary Walbourne, ombudsman.
Gary Walbourne, Ombudsman.
Ombudsman des vétérans :
Veterans Ombudsman:
Guy Parent, Ombudsman;
Guy Parent, ombudsman;
Sharon Squire, Deputy Ombudsman and Executive Director of
Operations.
Sharon Squire, ombudsman adjointe et directrice exécutive des
opérations.
Commission de la fonction publique du Canada :
Public Service Commission of Canada:
Christine Donoghue, Senior Vice-President, Policy Branch;
Christine Donoghue, vice-présidente principale, Direction
générale des politiques;
Michael West, Director General, Delegation and
Accountability.
Michael West, directeur général, Délégation et
responsabilisation.
The chair made an opening statement.
Le président fait une déclaration.
Mr. Walbourne, Mr. Parent, and Ms. Donoghue each made a
statement and, together with Ms. Squire and Mr. West, answered
questions.
M. Walbourne, M. Parent et Mme Donoghue font chacun un
exposé puis avec Mme Squire et M. West, répondent aux
questions.
At 1:14 p.m., the subcommittee adjourned to the call of the
chair.
À 13 h 14, le sous-comité s’ajourne jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Josée Thérien
Clerk of the Committee
9:6
Veterans Affairs
18-2-2015
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Wednesday, February 4, 2015
OTTAWA, le mercredi 4 février 2015
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12:03 p.m. to continue its study on the medical, social and
operational impacts of mental health issues affecting serving and
retired members of the Canadian Armed Forces, including
operational stress injuries (OSIs) such as post-traumatic stress
disorder (PTSD).
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 2, pour poursuivre son étude sur les
répercussions médicales, sociales et opérationnelles des
problèmes de santé mentale dont sont atteints des membres
actifs et à la retraite des Forces canadiennes, y compris les
blessures de stress opérationnel (BSO) comme l’état de stress posttraumatique.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, today we are continuing our
study on operational stress injuries and other mental health issues
affecting veterans.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Français]
Le président : Honorables sénateurs, aujourd’hui nous
continuons notre étude sur les blessures de stress opérationnel
et autres problèmes de santé mentale dont souffrent les anciens
combattants.
[Traduction]
Our witnesses today are from the Department of National
Defence and the Canadian Armed Forces. We are very
pleased to welcome Lieutenant-General David Millar,
Chief of Military Personnel; Colonel Hugh MacKay, Deputy
Surgeon General, Canadian Forces Health Services Group;
Colonel Andrew Downes, Director of Mental Health, Canadian
Forces Health Services Group; and Colonel Rakesh Jetly, Mental
Health Advisor, Directorate of Mental Health, Canadian Forces
Health Services Group.
Nos témoins d’aujourd’hui nous viennent du ministère de la
Défense nationale et des Forces armées canadiennes. Nous avons
le plaisir d’accueillir le lieutenant-général David Millar, chef du
personnel militaire; le colonel Hugh MacKay, médecin-chef
adjoint, Services de santé des Forces canadiennes; le colonel
Andrew Downes, directeur en santé mentale, Services de santé des
Forces canadiennes; et le colonel Rakesh Jetly, conseiller en santé
mentale, Direction de la santé mentale, Services de santé des
Forces canadiennes.
We have a fairly large panel. I’m hoping each of you will be
participating in the discussions. Lieutenant-General Millar, would
you have some opening remarks?
Même si vous êtes assez nombreux, j’espère que vous aurez
tous la chance de participer à nos discussions d’aujourd’hui.
Lieutenant-général Millar, vous avez des observations
préliminaires?
[Translation]
[Français]
Lieutenant-General David Millar, Chief of Military Personnel,
National Defence and the Canadian Armed Forces: Honourable
senators and members of the committee, my fellow officers and I
are very pleased to have the opportunity to talk to you about the
mental health issues affecting serving members of the Canadian
Armed Forces, as well as the services, treatments and programs
provided to Canadian Armed Forces personnel, and to their
families.
Lieutenant-général David Millar, chef du personnel militaire,
Défense nationale et les Forces armées canadiennes : Honorables
sénateurs et membres du comité, mes camarades officiers et moi
sommes enchantés d’avoir l’occasion de vous parler des
problèmes de santé mentale qui touchent les membres actifs des
Forces armées canadiennes ainsi que des services, traitements et
programmes offerts aux militaires et à leur famille.
Joining me today are Colonel Hugh MacKay, Deputy Surgeon
General;; Colonel Andrew Downes, Director of Mental Health;
and Colonel Rakesh Jetly, Chief Psychiatrist for the Canadian
Armed Forces.
Je suis accompagné aujourd’hui, comme le président
l’a dit, du colonel Hugh MacKay, médecin-chef adjoint, du
colonel Andrew Downes, directeur en santé mentale, et du
colonel Rakesh Jetly, psychiatre en chef des Forces armées
canadiennes.
[English]
The provision of care and services to Canadian Armed Forces
members with mental illness is a significant priority within our
Canadian Forces.
[Traduction]
La prestation de soins et de services aux membres des Forces
armées canadiennes qui souffrent d’une maladie mentale est une
priorité de tout premier ordre pour nous.
18-2-2015
Anciens combattants
9:7
Through our mental health programs we provide
comprehensive medical care, and the Integrated Personnel
Support Centres that we have across our country provide
critical support to meet the needs of our ill and injured
personnel. In partnership with Veterans Affairs, the Operational
Stress Injury Social Support Program offers a national peer
support network to help those suffering from stress injuries and
their families. Military Family Resource Centres at each of our
bases and wings provide a range of programs and services that
support military families, including mental health education,
short-term counselling and bereavement services.
Grâce à nos programmes dans ce domaine, nous offrons des
soins médicaux complets, et les Centres intégrés de soutien du
personnel apportent une aide essentielle pour répondre aux
besoins des militaires malades ou blessés. En partenariat avec
Anciens Combattants Canada, le Programme de soutien social
aux victimes de stress opérationnel offre un réseau national de
soutien par les pairs à ceux qui souffrent de blessures de stress
opérationnel et à leur famille. Dans nos bases et nos escadres, les
Centres de ressources pour les familles des militaires offrent un
éventail de programmes et de services qui aident les familles des
militaires, dont de l’information en santé mentale, du counseling à
court terme et des services de deuil.
Within our 44 medical clinics across the country — 30 of which
are integrated specialized mental health services along with
seven operational trauma stress support centres — we have
455 established positions. As of mid-January of this year, 94 of
those positions are filled with clinicians experienced in the
treatment of mental illness. Efforts are continuing to fill the
remaining positions, but as we know, this is a dynamic situation,
and as mental illness and reduced stigma become more prevalent
throughout Canada, the competition for clinicians is a continual
effort.
Au sein de nos 44 cliniques médicales — dont 30 offrant des
services intégrés spécialisés en santé mentale et 7 Centres de
soutien pour trauma et stress opérationnels — nous comptons
455 postes établis. À la mi-janvier 2015, 94 de ces postes étaient
occupés par des cliniciens expérimentés dans le traitement de la
maladie mentale. On poursuit les démarches visant à pourvoir les
postes qui restent vacants mais il s’agit, comme vous le savez,
d’une situation en constante évolution et nous sommes
constamment en concurrence avec le secteur privé pour attirer
les spécialistes en santé mentale dans un contexte où les problèmes
à ce chapitre et la stigmatisation prennent de plus en plus
d’ampleur partout au pays.
However, there are also over 3,000 civilian mental health
professionals registered as service providers to the Canadian
Armed Forces that we can refer our patients to in order to ensure
timely access to service.
Cependant, nous pouvons aussi diriger nos patients vers plus
de 3 000 civils professionnels de la santé mentale qui sont inscrits
comme fournisseurs de services aux Forces armées canadiennes
pour garantir un accès rapide aux soins.
[Translation]
[Français]
For Canadian Armed Forces personnel who access mental
health care, the recent acquisition of the client-reported outcome
management information system will allow for rapid treatment
outcome assessment that will guide modification and
optimization of individualized care.
Quant au personnel des Forces armées canadiennes qui a accès
aux soins de santé mentale, l’acquisition récente de systèmes de
surveillance et de réseautage, lorsque des problèmes sont signalés
par les clients, permettra une évaluation rapide de l’issue des
traitements, ce qui orientera la modification et l’optimisation de
soins individualisés.
The direct entry of mental health information into military
electronic health records in a secure and confidential manner will
enhance communications between primary care clinicians and
mental health professionals, strengthening collaborative care.
L’entrée directe des renseignements sur la santé mentale dans
les dossiers électroniques connexes, de façon sécuritaire et
confidentielle, améliorera les communications entre les cliniciens
de soins primaires et les professionnels de la santé mentale, ce qui
renforcera les soins concertés.
[English]
[Traduction]
Other technology that will directly enhance care is being
installed in our clinic. This includes virtual reality systems for
exposure therapy and high-definition video telecommunication
terminals that will allow mental health specialists to assess and
treat patients in more remote locations in Canada, thereby
reducing the need for patients to travel and reducing wait times.
D’autres technologies améliorant directement les soins sont
installées dans nos cliniques, notamment des systèmes de réalité
virtuelle pour la thérapie d’exposition et des terminaux de
télécommunications vidéo haute définition permettant aux
spécialistes de la santé mentale d’évaluer et de traiter des
patients qui se trouvent dans des lieux éloignés au Canada, ce
qui réduit la nécessité de faire voyager le patient ainsi que les
temps d’attente.
The recently announced expansion — I believe you received
handouts from us — of the Road to Mental Readiness mental
health education program will provide the resources to enhance
L’expansion récemment annoncée — et je crois que nous vous
avons remis des documents à ce sujet — du programme
d’éducation en santé mentale intitulé « En route vers la
9:8
Veterans Affairs
both the development and the delivery of the program. This will
ensure continued delivery of mission specific and pre- and
post-deployment training for military personnel and families,
tailored developmental career training and occupation specific
content to meet the unique demands of specialized professions
within the military and the environments all aimed at reducing
stigma, and it is working.
[Translation]
We have seen evidence of significant improvement in mental
health knowledge and attitudes, and steady decreases in stigma
and other barriers to care. These outcomes are encouraging, and
more than 200 Canadian Armed Forces members volunteered to
participate in last year’s mental health video. The video entitled
You are Not Alone addresses stigma and demonstrates that we are
making steady progress toward the goal of eliminating the stigma
associated with mental illness.
[English]
18-2-2015
préparation mentale » offrira des ressources permettant
d’améliorer la conception et l’exécution du programme. Cela
permettra de continuer à offrir l’instruction propre à la mission,
avant et après le déploiement, pour les militaires et leur famille,
des cours de perfectionnement adaptés au cycle professionnel,
ainsi que le contenu propre aux groupes professionnels pour
répondre aux exigences des métiers spécialisés et des armées, dans
le but de réduire la stigmatisation. Et ça fonctionne.
[Français]
Nous avons eu la preuve d’améliorations marquées, grâce à
l’amélioration des connaissances liées à la santé mentale et des
attitudes, et nous avons constaté une diminution constante des
stigmates et autres obstacles aux soins. Ces résultats sont
encourageants, et plus de 200 membres des Forces armées
canadiennes se sont portés volontaires pour participer à la vidéo
sur la santé mentale de l’an dernier. Cette vidéo intitulée Vous
n’êtes pas seul, qui aborde le caractère honteux de la maladie
mentale, montre que nous continuons à faire des progrès afin
d’atteindre l’objectif d’éliminer la honte liée à la maladie mentale.
[Traduction]
The most recent showcase was last week’s Bell Let’s Talk event
at National Defence Headquarters, which many of you may have
seen, where our Major Réjean Richard said he wished he had
taken that step 20 years ago and is able to do so now because
mental health is becoming normalized. Sergeant Major Pichard
expressed how good the care and services are, as long as you reach
out.
La plus récente démonstration a eu lieu la semaine dernière
durant l’événement de la campagne de Bell Cause pour la cause,
qui a eu lieu au quartier général de la Défense nationale, et auquel
vous avez peut-être assisté. À cette occasion, le major Réjean
Richard a dit qu’il aurait aimé entreprendre 20 ans plus tôt cette
démarche qu’il peut maintenant faire parce que la santé mentale
devient une préoccupation normale. Pour sa part, le sergentmajor Pichard a souligné l’efficacité des soins et des services
offerts, pour autant que l’on veuille bien s’en prévaloir.
In the coming year, the Surgeon General will convene another
expert panel on suicide prevention to review our current practices
in this area. This will build on the strong program currently in
place, which was guided by the previous expert panel from 2009.
Durant l’année à venir, le médecin-chef réunira un autre panel
d’experts sur la prévention du suicide pour examiner les pratiques
exemplaires actuelles dans le domaine. Pour ce faire, on tirera
parti du solide programme en place, lequel a été guidé par les
travaux de l’ancien panel d’experts réuni en 2009.
Finally, the Canadian Armed Forces is committed to
providing leading-edge, evidence-based care. The recently
announced Canadian Military and Veterans Mental Health
Centre of Excellence, the co-chair is sitting to my left,
Colonel Rakesh Jetly, will have a forward-looking perspective
in research, education and clinical care. The centre will conduct
research on unique aspects of military and veteran’s mental health
and will collaborate with scientific experts in academia,
government, private sector, research consortia and with NATO
and our Allies to ensure that the knowledge gained from leadingedge clinical research translates rapidly into clinical care.
Enfin, les Forces armées canadiennes sont déterminées à offrir
des soins à la fine pointe, fondés sur des données probantes. Le
Centre d’excellence en santé mentale pour les militaires et les
anciens combattants du Canada, dont la mise sur pied été
annoncée récemment et qui aura comme coprésident le colonel
Rakesh Jetly, assis à ma gauche, aura une perspective axée sur
l’avenir en ce qui concerne la recherche, l’éducation et les soins
cliniques. Les responsables du centre effectueront des recherches
sur les aspects uniques de la santé mentale des militaires et des
anciens combattants; ils collaboreront avec des experts
scientifiques des universités, du gouvernement, du secteur privé,
de consortiums de recherche, de l’OTAN et d’autres pays alliés; ils
veilleront à ce que les connaissances obtenues grâce à la recherche
clinique d’avant-garde se traduisent rapidement par des soins
cliniques.
The CAF is committed to ensuring that personnel suffering
from mental illness have access to medical care and support
services necessary to return them to duty because we want to
Dans le cadre de nos efforts pour que les problèmes de santé
mentale en soient plus stigmatisés et que chacun comprenne qu’il
est normal d’avoir des journées où on se sent moins bien, nous
18-2-2015
Anciens combattants
9:9
normalize mental health — it’s all right not to feel good some
days — or assist their transition to civilian life and to invest in
research in order to enhance our ability to care for and support
them.
sommes déterminés à garantir que les militaires souffrant de
maladie mentale aient accès aux soins médicaux et aux services de
soutien nécessaires pour qu’ils reprennent le service ou les aider à
faire la transition vers la vie civile, et à investir dans la recherche
afin d’améliorer notre capacité à prendre soin d’eux et à les
soutenir.
Mr. Chair, thank you very much. We would very much like to
respond to any questions you may have.
Merci beaucoup, monsieur le président. Nous nous ferons un
plaisir de répondre à toutes vos questions.
The Chair: Thank you very much, general, for your
introductory remarks. Would anyone else like to add anything
to the general’s comments at this stage?
Le président : Merci beaucoup, général, pour ces observations
préliminaires. Est-ce que l’un de vous aurait quelque chose à
ajouter à ce moment-ci?
Lt.-Gen. Millar: Mr. Chair, if I could, Colin pointed out an
error that I made in my speaking points. I indicated 455 positions
for mental health, and I said 94 and I meant 94 per cent are filled.
Lgén Millar : Monsieur le président, si je puis me permettre,
Colin vient de me signaler une erreur que j’ai commise dans ma
déclaration. J’ai indiqué que des 455 postes en santé mentale,
94 étaient occupés; je voulais dire 94 p. 100.
The Chair: Thank you for pointing that out. We are interested
in knowing what is happening within the Department of National
Defence at the present time with respect to operational stress
injury — the clinical approach and what various offices you have.
We are also interested in the future — how we’re improving that
treatment, what clinical improvements you are making and what
other fundamental changes you are hearing or learning about. We
are also interested in the stigma aspect of this and the cultural
change that is necessary. So you could have that in mind with
your answers to the honourable senators.
Le président : Merci d’apporter cette précision. Nous voulons
savoir ce qui se fait actuellement au sein du ministère de la
Défense nationale en ce qui a trait aux traumatismes liés au stress
opérationnel, c’est-à-dire quelle est votre approche clinique et
quels sont vos différents services. Nous nous demandons
également si des améliorations cliniques sont en voie de
développement et si vous êtes au fait d’autres changements
fondamentaux qui pourraient être apportés. Nous nous
intéressons en outre à l’effet stigmatisant de ce phénomène et au
changement de culture qu’il faut opérer. Nous aimerions donc que
vous puissiez répondre aux questions des sénateurs en gardant à
l’esprit ces aspects particuliers.
Was a video made of the recent Bell Let’s Talk even? Will we
be able to learn, after the fact, a little more about this?
Par ailleurs, y a-t-il eu captation vidéo du récent événement
Cause pour la cause de Bell? Y a-t-il encore moyen pour nous d’en
apprendre davantage à ce sujet?
Lt.-Gen. Millar: Yes, it was recorded, and we can get you the
excerpts from that.
Lgén Millar : Il y a effectivement eu un enregistrement, et nous
pouvons vous en fournir des extraits.
The Chair: That will be helpful to us. At another time, maybe
when you do the suicide round table, we might be able to have
some direct participation because these are areas of serious
concern to us in an ongoing study.
Le président : Cela nous serait très utile. Éventuellement, peutêtre à l’occasion de la table ronde sur le suicide, nous pourrons
être en mesure de participer plus directement, car ce sont des
aspects qui nous préoccupent au plus haut point dans le contexte
de notre étude à long terme.
Lt.-Gen. Millar: Certainly.
Senator Stewart Olsen: Thank you, gentlemen, for coming. We
are honoured to have you here. My first question is to allow you
to give us a bit of background on how far you have come in the
last few years at changing the operational procedures in the
military to recognize PTSD and OSISS.
Lt.-Gen. Millar: Thank you very much.
Like Canada and like Canadians writ large, in the forces,
mental illness was not well understood or discussed. Certainly if
we go back to World War I and World War II, shell shock —
today’s PTSD — was not then and is not today a new
Lgén Millar : Certainement.
La sénatrice Stewart Olsen : Merci, messieurs, de votre
présence aujourd’hui. C’est un honneur pour nous de vous
accueillir ici. J’aimerais d’abord que vous puissiez nous en dire
davantage sur les progrès réalisés au cours des dernières années
dans le cadre des procédures opérationnelles des forces militaires
quant à la reconnaissance des différents troubles liés au stress
opérationnel et post-traumatique.
Lgén Millar : Merci beaucoup.
À venir jusqu’à tout récemment, la
pas une chose que l’on comprenait
discutait beaucoup au sein des forces,
de la population canadienne. Ce n’est
maladie mentale n’était
très bien ou dont on
comme dans l’ensemble
pourtant certes pas un
9:10
Veterans Affairs
18-2-2015
phenomenon. Certainly we did not understand it well. Canadian
Forces prides itself on training, education, development and
preparing troops for war because indeed that is our mandate.
phénomène nouveau, car on parlait déjà à l’époque des
deux grandes guerres de traumatisme dû au bombardement, ce
qu’on appelle aujourd’hui les troubles de stress post-traumatique.
À n’en pas douter, c’était une problématique qui n’était pas bien
comprise. Les Forces canadiennes s’enorgueillissent de bien
préparer les soldats à combattre grâce à l’entraînement,
l’éducation et le perfectionnement, car cela fait bel et bien partie
de notre mandat.
But we didn’t understand the impact of mental illness, trauma
and post-traumatic stress disorder back then. I believe the trauma
and the experiences from Afghanistan have once again opened
our eyes to the need to prepare, train and educate ourselves and to
make us more resilient in preparation for the types of trauma and
hardships we will see when we deploy.
Mais nous n’avions pas à l’époque une bonne compréhension
des répercussions sur la santé mentale, des traumatismes et des
troubles de stress post-traumatique. Je crois que les traumatismes
et les expériences vécues en Afghanistan nous ont à nouveau
ouvert les yeux quant à la nécessité d’une préparation, d’un
entraînement et d’une éducation optimaux de manière à nous
donner une plus grande résilience par rapport aux différents types
d’épreuves et de traumatismes auxquels nos déploiements nous
exposent.
As a result of that, to answer your question, senator, we now
have introduced an education and training program that is
focused on making our men and women of the Canadian Armed
Forces more resilient, more aware and understanding of the
symptoms and signs of mental illness, and more willing to seek
treatment much earlier in the program.
Pour répondre à votre question, madame la sénatrice, nous
avons mis sur pied un programme d’éducation et de formation qui
vise à rendre les hommes et les femmes membres des Forces
armées canadiennes plus résilients, plus conscients des symptômes
et des signes de la maladie mentale et mieux aptes à les
comprendre, et davantage disposés à demander plus rapidement
les traitements dont ils ont besoin.
This training and education program starts when you are a
brand new recruit coming into the Canadian Forces and
continues throughout your career. It is a focus prior to
deployment and also after deployment when you decompress
from a major operation. Yet we still have the issue of stigma
because, like all of us, we are very proud and don’t want to show
weakness. It is important to us, as part of our stigma reduction
campaign and as part of our training and education campaign,
that members of the Canadian Armed Forces understand that a
mental injury is not unlike a physical injury. We have treatments
and programs to fix physical and mental injuries and therefore it’s
all right not to feel well and to seek help. The focus of our strategy
has been through the training, education and reduction of stigma.
Ce programme d’éducation et de formation s’amorce dès le
recrutement au sein des Forces canadiennes et se poursuit tout au
long de la carrière militaire. Il devient prioritaire à l’aube et à
l’issue d’un déploiement lorsqu’il y a période de décompression
après une opération d’envergure. Le problème de la stigmatisation
demeure toutefois entier car nous sommes, un peu comme tout le
monde, des gens très fiers qui ne voulons pas montrer nos
faiblesses. Dans le contexte de nos efforts pour réduire la
stigmatisation et de notre programme d’éducation et de
formation, il est important pour nous que les membres des
Forces armées canadiennes comprennent bien qu’une blessure
mentale n’est pas différente d’une blessure physique. Nous avons
des traitements et des programmes accessibles dans les deux cas, et
il n’y a par conséquent aucun mal à ne pas se sentir bien et à
demander de l’aide. Notre stratégie mise donc principalement sur
l’éducation, la formation et la réduction de la stigmatisation.
Colonel Hugh Colin MacKay, Deputy Surgeon General,
Canadian Forces Health Services Group, National Defence and
the Canadian Armed Forces: I would like to add a couple of points
from the perspective of health services. One has to do with the
research we have been able to enhance. We have undertaken a
considerable amount of research in the last several years to make
sure that we have a better understanding of just what the
implications are for our soldiers on operations with respect to
mental illness. Our most recent and probably the largest study
that we have done is a mental health survey conducted for us in
2013 by Statistics Canada. We have been able to identify, through
that study, that we basically had stable rates of depression within
Colonel Hugh Colin MacKay, médecin-chef adjoint, Services de
santé des Forces canadiennes, Défense nationale et les Forces
armées canadiennes : J’aimerais ajouter quelques éléments dans la
perspective des services de santé. Il y a d’abord les nombreux
travaux de recherche que nous avons effectués depuis un certain
nombre d’années en vue d’améliorer notre compréhension des
répercussions des opérations militaires sur la santé mentale des
soldats qui y prennent part. À ce titre, l’étude la plus récente et
sans doute la plus importante a été un sondage sur la santé
mentale mené pour nous par Statistique Canada en 2013. Ce
sondage nous a permis de déterminer que les taux de dépression
étaient plutôt stables au sein des Forces armées canadiennes. En
18-2-2015
Anciens combattants
9:11
the Canadian Armed Forces. We did see post-traumatic stress
disorder almost double, if you will, probably as a result of
operations in Afghanistan, which contributed to that increase
since our last survey done in 2002.
revanche, les troubles de stress post-traumatique ont presque
doublé par rapport au sondage précédent réalisé en 2002, une
hausse sans doute attribuable à nos opérations en Afghanistan.
We’re looking at much more information within this survey.
We haven’t had the opportunity to complete the analysis, but we
are looking at all of the factors that may be contributing to what
is happening on operation that causes mental illness. We have
looked recently at the significant factors. One aspect that has
popped up is that 33 per cent of mental illnesses as a result of
operations are due to a sense of being in a dangerous
environment. About a quarter of the mental illnesses are
attributed to seeing dead bodies and body parts. Only a very
small part was attributed to actually engaging in combat — only
about 5 per cent.
Nous nous attendons à pouvoir tirer beaucoup plus
d’information encore de ce sondage. Nous n’avons pas encore
pu en terminer l’analyse, mais nous examinons tous les facteurs
liés aux opérations pouvant être à l’origine de problèmes de santé
mentale. Nous avons cherché récemment à établir lesquels de ces
facteurs sont les plus déterminants. Nous avons ainsi pu constater
que 33 p. 100 des problèmes de santé mentale résultant
d’opérations sur le terrain sont dus à l’impression de se
retrouver dans un environnement dangereux. Environ le quart
des problèmes étaient attribuables au fait d’avoir vu des cadavres
ou des restes humains. Seulement une très faible proportion —
quelque 5 p. 100 — avait été causée par une participation directe
au combat.
Because we are starting to understand these things, we are able
to target the educational programs to help people understand
what they may face and what the impact may be on them.
Grâce à une meilleure compréhension de toutes ces
problématiques, nous sommes à même de mieux cibler nos
programmes d’éducation pour aider les gens à se faire une
meilleure idée de ce qui les attend et des répercussions qui peuvent
les toucher.
The other thing is that we have screening programs in place.
We programmatically screen people coming out of theatre in
order to identify that mental illness as soon as possible, so that we
can help to direct them into care. That along with the educational
programs that help people understand what is happening to them
has also contributed to what we’ve seen as an increase in access to
our services over the last 10 years, which is quite heartening for
us. The survey data is telling us they are coming forward at a
higher rate to seek mental health care. Those are the some of the
things I would add.
Par ailleurs, nous avons également mis sur pied des
programmes de dépistage. Nous examinons systématiquement
les militaires à la sortie d’un théâtre d’opérations afin de détecter
dès que possible les problèmes de santé mentale pour orienter les
personnes touchées vers les soins dont elles ont besoin. L’effet
combiné de ce dépistage et des programmes de sensibilisation qui
permettent à chacun de mieux comprendre ce qui lui arrive a été
l’un des facteurs à l’origine de l’augmentation du recours à nos
services au cours des 10 dernières années, ce que nous estimons
très encourageant. Le sondage nous révèle que les militaires sont
proportionnellement plus nombreux à se prévaloir des soins
offerts en santé mentale. Cela fait partie des aspects que nous
avons améliorés.
Senator Stewart Olsen: Thank you. I would like to follow that
up with the transition.
La sénatrice Stewart Olsen : Merci. J’aimerais maintenant
aborder la question de la transition.
When it has been decided by physicians that a serving member
can no longer serve because of PTSD or OSIs, is there an effort by
the military and the Department of Veterans Affairs to follow up
on the care? We’ve heard there may be a gap in care and the
records. Where are we on that, because a continuation of
treatment is vital for people who are severely injured?
Lorsque les médecins décident qu’un militaire actif ne peut plus
être en service en raison d’un diagnostic de troubles liés au stress
opérationnel ou post-traumatique, y a-t-il un suivi par les forces
militaires et le ministère des Anciens Combattants relativement
aux soins qui lui sont prodigués? On nous a dit qu’il pouvait y
avoir une interruption dans les soins et le suivi du dossier. Pouvezvous nous dire ce qu’il en est exactement, car les personnes aux
prises avec ces graves problèmes de santé ont absolument besoin
de traitements continus?
Lt.-Gen. Millar: We are actively working with Veterans Affairs
because both of us have the same interest: our military members.
It is critical to us that the care we provide within the Canadian
Armed Forces, medical, social and family, continues as our
members transition beyond the uniform. That transition program
is something that the new minister and the new deputy minister
have really taken up with great energy. We will be meeting in the
Lgén Millar : Nous collaborons activement avec Anciens
Combattants Canada, car nous avons tous deux à cœur l’intérêt
de nos militaires. Nous tenons absolument à ce que les soins que
nous offrons aux membres des Forces armées canadiennes du
point de vue médical, social et familial se poursuivent lorsque le
militaire se retrouve dans la vie civile. Depuis leur arrivée récente
en fonction, le nouveau ministre et le nouveau sous-ministre ne
9:12
Veterans Affairs
18-2-2015
coming week to develop the transition strategy. Even before that,
and under our current program, we have had a military
employment transition program that looks at our Canadian
Forces members from a family perspective, a health perspective
and an employment perspective.
ménagent pas leurs efforts en faveur du programme de transition.
Nous allons d’ailleurs nous rencontrer la semaine prochaine afin
d’élaborer une stratégie pour la transition. Nous offrons d’ores et
déjà un programme d’aide à la transition de carrière pour les
militaires dans le cadre de notre gamme de mesures de soutien aux
membres des Forces canadiennes tant du point de vue familial que
sur le plan de la santé et de l’emploi.
Our objective is to ensure that as members transition, their
family is taken care of, they have job placement and, on the
medical side, that we have brought members to a point where they
are stable and, therefore, can be either taken care of if necessary
because of PTSD, by the Operational Stress Injury clinics of
Veterans Affairs or by our provincial health care system for those
cases that are not PTSD-related.
Nous voulons nous assurer que la famille d’un membre qui
quitte les forces reçoit le soutien dont elle a besoin, que la
transition est facilitée par une aide au placement, et que l’état
médical du membre sortant est suffisamment stable pour qu’il
puisse être pris en charge par les cliniques spécialisées d’Anciens
Combattants Canada, s’il souffre de troubles de stress posttraumatique, ou par le régime provincial de soins de santé dans les
autres cas.
Colonel Andrew Downes, Director of Mental Health, Canadian
Forces Health Services Group, National Defence and the Canadian
Armed Forces: The care provided to individuals going through
transition can be a complicated matter in some cases because
when some people leave the forces, they go to remote areas where
there may not necessarily be the range of services that we would
like them to receive. That’s one thing I want to highlight.
Colonel Andrew Downes, directeur en santé mentale, Services de
santé des Forces canadiennes, Défense nationale et les Forces
armées canadiennes : Il peut parfois devenir difficile de prodiguer
les soins nécessaires aux militaires qui quittent les forces du fait
que certains vont s’installer dans des régions éloignées où ils n’ont
pas nécessairement accès à toute la gamme des services que nous
souhaiterions leur offrir. C’est un élément que je voulais
souligner.
Overall, things work this way: When we know that somebody
is about to release through the case management process, we
ensure that care is transferred to a receiving clinician depending
on the needs of the individual. We really do try to ensure that
there is no gap in care during transition.
En général, les choses se passent de la manière suivante :
lorsque nous apprenons qu’un militaire va être libéré dans le cadre
du processus de gestion de cas, nous veillons à ce que la
responsabilité de ses soins soit transférée à un clinicien compétent
en fonction de ses besoins particuliers. Nous mettons vraiment
tout en œuvre pour éviter qu’il y ait interruption des soins
pendant la transition.
Senator Stewart Olsen: Do their records go with them as you
arrange that transfer?
La sénatrice Stewart Olsen : Est-ce que vous prenez les moyens
pour que le dossier suive en cas de transfert?
Col. Downes: There are a couple of different issues related to
the transfer of records. One that has been discussed quite a bit is
the provision of the entire medical file such that Veterans Affairs
determine eligibility for benefits and services.
Col Downes : Il y a différents aspects à considérer quant au
transfert des dossiers. Il a beaucoup été question de la
communication du dossier médical complet de telle sorte
qu’Anciens Combattants puisse déterminer l’admissibilité aux
prestations et aux services.
Typically when we refer people to another clinician for care or
services, the relevant parts of the file would be transferred for that
purpose. This standard procedure is done when we refer people to
any other health care provider so that the relevant information is
passed on. The same is done when transferring to Veterans Affairs
or to a civilian clinician.
Généralement, lorsqu’un militaire est transféré à un autre
clinicien pour recevoir des soins ou des services, les éléments
pertinents de son dossier sont communiqués à cette fin. Nous
procédons toujours de cette manière de telle sorte que le nouveau
fournisseur de soins dispose de toute l’information nécessaire. Ce
transfert se fait tant pour les médecins travaillant à Anciens
Combattants Canada que pour ceux dans le civil.
Lt.-Gen. Millar: I will add that we are digitizing all the records
now. If you can imagine, traditionally all our medical records are
hard copy kept at bases, operational headquarters or even at
medical facilities at national headquarters. When a member
retires, we have to bring those papers together and transfer the file
to another agent, such as Veterans Affairs. It makes it difficult
because of the accumulation of paper, so we are digitizing the
records. There was a recent decision to enhance our capabilities to
allow us to transfer those documents readily.
Lgén Millar : J’ajouterais que nous nous employons
actuellement à numériser tous les dossiers. Nous avons toujours
conservé nos dossiers médicaux sur papier dans les bases, les
quartiers généraux opérationnels ou même les installations
médicales aux quartiers généraux nationaux. Lorsqu’un militaire
prend sa retraite, nous devons rassembler tous ces papiers pour
transférer le dossier à un autre agent, à Anciens Combattants
Canada par exemple. Comme l’accumulation de papier rend
l’opération fastidieuse, nous procédons à la numérisation des
18-2-2015
Anciens combattants
9:13
dossiers. Il a été récemment convenu d’accroître nos capacités en
la matière de façon à permettre un transfert rapide de ces
documents.
I mentioned earlier about working closely with Veterans
Affairs to integrate our capabilities. We do not want a step
function whereby a member gets to release and there’s a
handshake with Veterans Affairs as they take over. We are in
the process of integrating VAC adjudicators and employees
within the deputy surgeon general’s organization so that they can
have access to those records as we start the medical release
process. Therefore, six months to one year in advance, Veterans
Affairs can commence its administrative paperwork so that
benefits are available and they are aware of what care is required
for our members well in advance to make it a seamless transition.
Je vous ai déjà parlé de notre collaboration étroite avec
Anciens Combattants Canada en vue d’intégrer nos capacités
respectives. Nous ne voulons pas que la transition consiste en une
simple poignée de main avec Anciens Combattants Canada qui
prend charge du dossier lorsqu’un militaire quitte les forces. Nous
intégrons actuellement des arbitres et des employés d’Anciens
Combattants Canada aux effectifs du médecin-chef adjoint de
telle sorte qu’ils puissent avoir accès à ces dossiers et entreprendre
sans tarder le processus de libération pour des raisons médicales.
Ainsi, Anciens Combattants Canada peut amorcer les procédures
administratives de six mois à un an à l’avance pour que les
prestations soient directement accessibles et que l’on soit bien au
fait des soins qui doivent être dispensés et que la transition se
passe pour le mieux.
My last point is the crux of the issue around the availability of
records. Only about 25 per cent of veterans that release from the
military will present to Veteran Affairs to access their care and
benefits. Usually after they have released for some time, about
75 per cent subsequently come back. By that time, medical
records have gone into archive, so you have to pull those
records and have an independent doctor look at them. In the
Canadian Forces, we are giving a copy of the medical record to
our members upon release so they can have it.
Il faut aussi noter la disponibilité des dossiers qui est le nœud
du problème. À peine 25 p. 100 des militaires qui quittent les
forces s’adressent immédiatement à Anciens Combattants Canada
pour avoir accès aux soins et aux prestations auxquels ils ont
droit. Règle générale, environ 75 p. 100 des militaires libérés vont
entreprendre des démarches au bout d’un certain temps
seulement. Comme leur dossier médical a déjà été versé aux
archives, il faut le récupérer et le faire examiner par un médecin
indépendant. Au sein des Forces canadiennes, nous remettons une
copie du dossier médical au membre au moment de sa libération
pour qu’il l’ait en sa possession.
Senator Stewart Olsen: That’s very helpful.
La sénatrice Stewart Olsen : Merci pour ces informations.
The Chair: As a follow-up, because of the closure of eight to
ten offices of Veterans Affairs across Canada, we understand that
Service Canada is helping to provide information, which is not
case management. You said that you transfer to Veterans Affairs.
Are you transferring in a different manner now than you were
doing a year and a half ago?
Le président : Dans ce contexte, étant donné la fermeture de 8 à
10 bureaux d’Anciens Combattants Canada au pays, nous
apprenons que Service Canada prend la relève pour ce qui est
de l’information à fournir, mais pas pour la gestion de cas. Vous
dites que vous transférez le dossier à Anciens Combattants
Canada. Est-ce que ce transfert se fait différemment qu’il y a un
an et demi?
Lt.-Gen. Millar: Within our Integrated Personnel Support
Centres, we have a centre on each of our bases and wings that is
the focal point for the administration of all medical, social,
financial and family care. The centres are manned by military and
Department of National Defence public servants. We also have
Veterans Affairs embedded within the centres. As our members
come in to be assisted through their care or through their
transition, the case managers from Veterans Affairs, which were
referred to by Andrew, are there to take care of our members.
Lgén Millar : Dans chacune de nos bases et de nos escadres,
nous avons un Centre intégré de soutien du personnel qui sert de
plaque tournante pour l’administration de l’ensemble des services
médicaux, sociaux, financiers et familiaux. Le personnel de ces
centres est composé de militaires et de fonctionnaires du ministère
de la Défense nationale. Des employés d’Anciens Combattants
Canada sont également intégrés à ces centres. Ce sont donc les
gestionnaires de cas d’Anciens Combattants Canada, dont
Andrew parlait précédemment, qui voient à ce que nos membres
obtiennent tous les soins nécessaires au moment de leur transition.
Senator, the issue you also talked about is for those veterans
already out of the military and accessing. Our area of focus is our
military members becoming veterans and how we affect that
transition.
Sénateur, l’autre problématique que vous avez soulevée est
celle des anciens combattants qui doivent avoir accès aux services
lorsqu’ils ont déjà quitté les forces militaires. Nous concentrons
nos efforts sur la transition des militaires qui quittent les forces
pour devenir anciens combattants.
The Chair: That’s a helpful distinction.
Le président : C’est une distinction utile.
9:14
Veterans Affairs
18-2-2015
Senator White: Out of interest, you talked about the research
piece, which I agree is extremely important. I’ve been trying to
figure out whether we are seeing a higher percentage per capita of
our soldiers coming back with mental health challenges compared
to other theatres we have been involved in. If so, do you know
why? Is it the type of combat role or the support when they
return?
Le sénateur White : Vous avez parlé de la recherche, et je
conviens que c’est de la plus haute importance. J’essayais de voir
si la proportion de nos soldats qui reviennent avec des problèmes
de santé mentale est plus élevée qu’elle ne l’était pour d’autres
opérations auxquelles nous avons participé. Si c’est bien le cas,
savez-vous pourquoi? Est-ce attribuable au genre de mission de
combat ou bien au soutien offert à leur retour?
Colonel Rakesh Jetly, Mental Health Advisor, Directorate of
Mental Health, Canadian Forces Health Services Group, National
Defence and the Canadian Armed Forces: That’s a great question.
Unfortunately, we don’t have the data from prior wars. We know
that many people after wars have had difficulties. World War I
figures show that the peak of World War I pensions in the U.S.,
the U.K. and Canada continued to rise until the beginning of
World War II. We’ve known that war has been unhealthy for
people, physically and mentally, for many, many years. There is
some work on the old peacekeeping kind of paradigm of soldiers
being unable to act and unable to do things because of very tight
rules of engagement. Some of us thought that in a combat-type
mission, where they are able to act, we might see fewer difficulties.
However, because of things like the loss of colleagues, et cetera,
the rates are just as high.
Colonel Rakesh Jetly, conseiller en santé mentale, Direction de
la santé mentale, Services de santé des Forces canadiennes, Défense
nationale et Forces armées canadiennes : C’est une excellente
question. Nous ne disposons malheureusement pas de données
concernant les guerres passées. Nous savons toutefois que bien
des militaires éprouvent des difficultés à leur retour de guerre.
Nous savons par exemple que les pensions au titre de la
Première Guerre mondiale n’ont cessé d’augmenter aux
États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada jusqu’au début de
la Seconde Guerre mondiale. Nous savons que ceux qui prennent
part à une guerre en ressentent les effets néfastes du point de vue
physique et mental pendant de très nombreuses années. Des
travaux ont été menés pour connaître les effets des missions de
maintien de la paix sur les soldats incapables d’agir ou d’effectuer
certaines manœuvres en raison de règles d’engagement très
strictes. On pourrait être porté à penser qu’une mission de
combat où chacun peut passer à l’action risque de causer moins de
difficultés. Toutefois, en raison de facteurs comme la perte de
collègues, les taux sont tout aussi élevés.
I don’t think we have a clear comparator. We know that since
people have been sending people into harm’s way, a significant
minority have come back with difficulties. For the folks in the
battle group that was in Gagetown in 2007, the PTSD rate
four years out was about 25 per cent. We have not seen numbers
like that for the people outside the wire in previous studies.
Je ne pense pas que nous disposions d’éléments de comparaison
valables. Nous savons que, depuis toujours, une minorité
importante de ceux qui sont déployés dans une situation
mettant leur vie en danger en revient avec certaines séquelles.
Parmi les membres du groupement tactique basé à Gagetown en
2007, le taux de TPST se situait à environ 25 p. 100 il y a quatre
ans. Les études précédentes n’ont pas produit de résultats
semblables pour des militaires en dehors des zones d’opération.
There is always an impact, whether you’re doing peacekeeping
or humanitarian work.
Il y a toujours un impact, qu’il s’agisse d’une mission de
maintien de la paix ou de travail humanitaire.
I was in Rwanda years ago.
J’étais au Rwanda à l’époque.
Senator White: Yes, 1988.
Le sénateur White : Oui, en 1988.
Col. Jetly: Witnessing those things is very difficult as well, so I
think there are different types of traumas, whether you’re a
passive witness or an active participant. I think the psychological
consequences are thorough.
Senator White: Thank you very much for that.
I guess the second piece around research talks about who
handles it best. Are there certain units or segments of the military
that seem to have less prevalence, although they are as active as
other units in the military? I’m not talking about air force, navy,
army. I’m talking about specific units within the force itself.
Col Jetly : Le fait d’avoir été témoin de ces choses est très
difficile aussi. Par conséquent, à mon avis, il existe différents types
de traumatismes, que vous soyez un témoin passif ou un
participant actif. Je crois que les conséquences psychologiques
sont profondes.
Le sénateur White : Merci beaucoup.
J’imagine que le deuxième sujet de recherche doit être de
déterminer qui s’en sort le mieux. Est-ce que certaines unités ou
certains secteurs des forces armées semblent avoir une moins
grande prévalence, même s’ils sont aussi actifs que les autres? Je
ne parle pas de comparer les Forces aériennes, la marine et
l’Armée de terre. Je parle de comparer des unités précises au sein
des forces armées.
18-2-2015
Anciens combattants
9:15
Col. MacKay: Senator, I don’t think we have been able to parse
out that kind of detail within the survey data that we have done to
date that we would be able to identify specific types of units. We
have seen, though, that all types of units are impacted by the
effects of going away on operations like Afghanistan, whether
they’re sitting at our Camp Mirage facility doing the logistical
support or they’re sitting running UAVs.
Col MacKay : Sénateur, je ne crois pas que nous ayons été en
mesure de faire une analyse si détaillée à partir des données des
enquêtes que nous avons menées jusqu’à présent, qui nous
permettrait de cerner la prévalence dans des unités bien précises.
Toutefois, nous avons constaté que toutes les unités ressentent des
effets après avoir participé à des opérations comme celle en
Afghanistan, que les militaires fassent du soutien logistique dans
nos installations au Camp Mirage ou qu’ils manœuvrent des
UAV.
We have seen, I believe, that, within the combat arms units,
there’s some elevated risk of mental illness. We’ve also seen, with
the data we’ve been able to look at so far, some elevated risk of
mental illness in health care providers, but infantry versus
armoured and that type of detail we don’t have.
Nous avons vu que, au sein des unités des armes de combat, il y
a un risque élevé de souffrir de maladie mentale. À partir des
données que nous avons pu examiner jusqu’à présent, nous avons
vu que les prestataires de soins de santé courent un risque élevé
d’être atteints de problèmes de santé mentale. Cependant, nous
n’avons pas de données qui nous permettraient de comparer les
unités d’infanterie aux unités de blindés.
Senator White: A small question, I promise. I don’t ask it to
suggest that one unit is better at it. I ask it because I have heard
members of certain units talk about the fact that they believe
everyone has PTSD. Whether or not it becomes an illness is
what’s important, and the manner in which they handle people
coming home is important. I guess that’s why I was looking at
whether or not you’ve seen that.
Le sénateur White : J’ai une brève question, je vous le promets.
Je ne la pose pas pour laisser entendre qu’une unité est meilleure
qu’une autre. Je la pose parce que j’ai entendu des membres de
certaines unités parler du fait qu’ils estiment que tout le monde est
atteint d’ESPT. Ce qui est important, c’est de voir si cela devient
une maladie et comment les militaires se débrouillent quand ils
rentrent chez eux. C’est pour cette raison que je voulais savoir si
vous avez constaté cela.
Is there a best practice out there that maybe we can engage
more fully?
Existe-t-il une pratique exemplaire que nous pourrions adopter
pour aider ces personnes davantage?
Col. Jetly: I can speak to that briefly. There is some very
compelling American data looking at perceived leadership in
terms of the incidence of PTSD within certain fighting units. Our
approach with education and cultural change is to create leaders
without trying to tell people how to suck eggs, authentic genuine
leaders that know their people well and that will notice the subtle
changes and those kinds of things and create the climate of help
seeking, health seeking and those kinds of things. There are many
factors in terms of the health care that is provided but also the
example that the leaders set and that peers set. So we’re targeting
all of those aspects in our cultural change.
Col Jetly : Je peux répondre brièvement à cette question. Selon
des données américaines très fiables, les leaders de certaines unités
combattantes sont capables de reconnaître les cas d’ESPT.
L’approche que nous adoptons sur le plan de la sensibilisation
et de la transformation de notre culturel consiste à former des
leaders qui ne passent pas leur temps à donner des instructions
détaillées et futiles, mais de véritables leaders qui connaissent bien
leurs subordonnés et qui seront capables de remarquer des
changements subtils et de créer un climat qui encourage les
membres à chercher de l’aide et à être en santé. Beaucoup de
facteurs entrent en ligne de compte dans la prestation de soins de
santé, mais aussi dans l’exemple que donnent les leaders et les
pairs. Par conséquent, nous axons nos efforts sur tous ces aspects
dans le cadre de la transformation de notre culture.
Senator White: Thank you very much. Thanks again, each of
you, for being here.
Le sénateur White : Merci beaucoup. Je vous remercie tous
d’être parmi nous.
Senator Mitchell: Thanks, gentlemen, very much. I was
actually going to ask about leadership. I think we are all
extremely impressed by the quality of leadership in the military
and the way it’s developed and so on, but just to emphasize the
fact that there might be subtle differences in the way that one
leader leads and another leader leads that could prevent
somebody from catching a problem or not.
Le sénateur Mitchell : Merci beaucoup, messieurs. J’allais
justement vous poser une question sur le leadership. À mon avis,
nous sommes tous extrêmement impressionnés par la qualité du
leadership dans les forces armées, notamment par la formation
que reçoivent les leaders. Toutefois, j’aimerais souligner le fait que
des différences subtiles d’un leader à un autre pourraient
empêcher quelqu’un de discerner un problème.
My other question is this: Almost all of the discussion about
PTSD ranges around the condition as it arises out of deployment
somewhere, but there are PTSD issues in the RCMP, for example.
They do deploy sometimes, but we find it certainly amongst those
Voici mon autre question : presque toutes les discussions
concernant l’ESPT portent sur les cas qui sont décelés dans le
cadre de déploiements à l’étranger. Or, il existe aussi des cas
d’ESPT au sein de la GRC, par exemple. Les membres de la GRC
9:16
Veterans Affairs
18-2-2015
people who don’t deploy and who haven’t ever used their weapon
or haven’t ever been shot at. There’s some discussion now, maybe
just in the popularized media — and this is in no way a criticism
because there’s been a great effort to integrate women into the
military here — of sexual harassment and harassment generally.
Do you focus on that type of PTSD, and is there a different kind
of stigma associated with that that needs to be addressed?
sont déployés parfois, mais nous voyons bel et bien des cas parmi
ceux qui ne sont pas déployés, qui ne se sont jamais servis de leur
arme et qui n’ont jamais été la cible de tirs. On parle beaucoup,
peut-être seulement dans les manchettes — et il ne s’agit ici
aucunement d’une critique, parce que beaucoup d’efforts sont
déployés au pays pour intégrer des femmes dans les forces armées
— de harcèlement sexuel et de harcèlement en général. Prêtezvous une attention particulière à ce genre d’ESPT, et est-ce que
des préjugés différents y sont associés? Faudrait-il que nous les
examinions?
Lt.-Gen. Millar: Absolutely. Today, we tend to associate PTSD
with traumatic events during deployments and operations. That’s
very true. As we decrease stigma and start to normalize the
conversation around mental illness, we see more and more people
coming forward that aren’t necessarily Afghanistan veterans, to
Senator White’s earlier question, but were in Bosnia, Kosovo,
Somalia. Post-traumatic stress will develop over time and present
itself perhaps four to seven years after an event. Our initial cadre
of members coming in were the non-Afghanistan veterans. Now,
Afghanistan certainly is prevalent in terms of PTSD.
Lgén Millar : Absolument. Aujourd’hui, nous avons tendance
à associer l’ESPT à des événements traumatisants qui se sont
produits pendant des déploiements et des opérations. C’est très
vrai. Pour répondre à la première question du sénateur White, au
fur et à mesure que nous dissipons les préjugés et que nous
encourageons un dialogue concernant les problèmes de santé
mentale, nous aidons de plus en plus d’anciens combattants qui
n’ont pas été déployés en Afghanistan, mais qui ont été déployés
en Bosnie, au Kosovo et en Somalie. Le stress post-traumatique se
développe au fil du temps et peut prendre de quatre à sept ans
pour se manifester. Au début, les membres que nous accueillions
étaient des anciens combattants qui n’avaient pas été en
Afghanistan. Maintenant, il est certain que la plupart des
personnes atteintes d’ESPT que nous accueillons ont été en
Afghanistan.
But outside of that, yes, you can experience trauma in your
day-to-day life, whether it’s a car accident or a significant
emotional event affecting family. That, a number of other
biomarkers and, perhaps, a tendency to be more susceptible to
the other mental illnesses, such as depression and anxiety, all
create a chain of events that can lead to exacerbating mental
illness to the point that post-traumatic stress disorder presents
itself in other ways. So as you mentioned, senator, sexual
harassment or sexual misconduct can create a post-traumatic
stress issue that results in mental illness.
Cependant, il est certain que l’on peut subir un traumatisme
dans le quotidien, que ce soit à cause d’un accident de voiture ou
d’un événement émotionnel important ayant une incidence sur sa
famille. Ces facteurs, conjugués à un certain nombre d’autres
marqueurs biologiques et aussi, peut-être, au fait d’être plus
prédisposé aux autres maladies mentales — notamment la
dépression et l’anxiété —, créent une suite d’événements qui
peuvent exacerber la maladie mentale au point où l’état de stress
post-traumatique se manifeste de façons différentes. Par
conséquent, comme vous l’avez mentionné, sénateur, le
harcèlement sexuel et l’inconduite sexuelle peuvent créer un
stress post-traumatique qui peut se transformer en un problème
de santé mentale.
So, yes, in our training, education and development, we are not
differentiating or not just focusing on combat and the trauma
experienced in combat, as Colin said. We are addressing it right
across the spectrum within the Canadian Forces, and, indeed, our
cases, as Andrew will mention, are other than the operational
type. Again, it’s not that on deployments and operations everyone
who participates encounters PTSD or develops mental illness. It’s
what happens there. What was the traumatic issue? Those
traumatic issues can happen here at home as well.
Par conséquent, dans la formation et les cours de
perfectionnement que nous offrons, nous ne mettons pas
seulement l’accent sur les traumatismes subis pendant des
opérations de combat, comme Colin l’a dit. Nous parlons des
traumatismes qui surviennent dans l’ensemble des Forces
canadiennes. D’ailleurs, comme Andrew le mentionnera,
certains des cas que nous rencontrons ne sont pas de type
opérationnel. Encore une fois, ce n’est pas que tous ceux qui
prennent part à des déploiements et à des opérations de combat
finissent par manifester des signes d’ESPT ou par être atteints
d’une maladie mentale. Il est vrai que cela arrive là-bas. Quel était
l’événement traumatique à la racine du problème? De tels
traumatismes peuvent se produire chez nous aussi.
18-2-2015
Anciens combattants
9:17
Col. Downes: As General Millar has mentioned, we focus our
stigma reduction on general mental illness. We do not focus it on
just those who have mental illness related to operations. It’s the
broad public health aspect of mental illness that we’re looking at.
Col Downes : Comme le général Millar l’a mentionné, nous
visons à combattre les préjugés qui sont rattachés aux maladies
mentales en général. Nous ne ciblons pas seulement les cas qui
résultent d’opérations de combat. Nous examinons la maladie
mentale dans le sens large de la santé publique.
The second thing I would like to highlight is that when we get
patients with PTSD, sometimes it can be very complex in terms of
whether it was the deployment or some event prior to the
deployment that actually caused this. We sometimes see that the
deployment unmasks the symptoms that existed before the
deployment. So it can be very challenging sometimes to sort of
tease the two apart, but, nonetheless, we still treat patients the
same way. We reduce stigma for all mental illness. In our recent
survey, we did find — and I don’t remember the number off the
top of my head — a measurable number of people who had not
deployed but who had PTSD.
La deuxième chose que j’aimerais souligner, c’est que, lorsque
nous avons des patients atteints de l’ESPT, parfois il peut être très
compliqué de déterminer si c’était le déploiement ou un
événement survenu avant le déploiement qui est réellement à
l’origine de leur état. Parfois, il arrive que le déploiement mette en
lumière des symptômes que le patient offrait avant le déploiement.
Par conséquent, il est parfois très difficile d’établir une distinction
entre les deux. Quoi qu’il en soit, nous traitons tous les patients de
la même manière. Nous combattons les préjugés associés à toutes
les formes de maladie mentale. Dans un sondage récent, nous
avons trouvé — et le chiffre exact ne me vient pas à l’esprit en ce
moment — qu’un nombre appréciable de personnes n’ayant
jamais été déployées étaient atteintes de l’ESPT.
Senator Mitchell: Thank you. I visited the Military Family
Resource Centre in Calgary several years ago. You referenced
that program in your comments, general. I think it’s an excellent
program. The point was made to me that the funding to these
centres is based upon Regular Force numbers in their area of
jurisdiction, but, in a place like Calgary, where a lot of military
reserves were deployed and where they don’t have a Regular
Force base in the same way that we do in northern Alberta or
outside of Edmonton in Wainwright, that causes a funding
problem. They have the volume of issues because they have
reservists who went and fought, but they’re not getting funding
based upon the per capita reservists. They get funding based upon
Regular Forces.
Le sénateur Mitchell : Merci. Il y a plusieurs années, j’ai visité
le Centre de ressources pour les familles des militaires à Calgary.
Vous avez parlé de ce programme dans vos observations, général.
À mon avis, il s’agit d’un excellent programme. On m’a signalé
que le financement de ces centres dépend du nombre de membres
de la Force régulière qui vivent dans la région relevant de leur
compétence. Or, dans un endroit comme Calgary, où beaucoup de
réservistes ont été déployés et où il n’existe pas de base des Forces
régulières, comme c’est le cas dans le Nord de l’Alberta ou dans la
région d’Edmonton, à Wainwright, cela pose des problèmes de
financement. Le centre est aux prises avec un grand nombre de
problèmes, étant donné que beaucoup de réservistes de leur région
ont été déployés et ont pris part à des combats, mais que son
financement ne dépend pas du nombre de réservistes dans la
région. Il dépend du nombre de membres de la Force régulière qui
y vivent.
Is that an issue? Are you aware of it? Can you address it?
Est-ce que c’est un problème? En êtes-vous conscient? Pourriezvous nous en parler?
Lt.-Gen. Millar: Yes, senator. Thank you. Interestingly, from
our reserve and our surveys that we’ve conducted, when you’re
speaking about mental illness, our reservists are more resilient
than our Regular Force members. Very interesting. I found that
most eye-opening when I reviewed the Life After Service Studies
and when I looked at various reserve studies. I attribute that to
our Reserve Forces being more resilient — and this is my personal
opinion — simply because a reservist will grow up outside of the
military environment — professionally, family-wise — and will be
exposed to a much broader experiential baseline, whereas in the
military we’re all cut from the same cloth; we just look the same.
That civilian experience, combined with their military experience,
seems to make them more resilient, adaptable, flexible and
adjustable.
Lgén Millar : Oui, sénateur. Merci. Chose intéressante, d’après
nos réservistes et les sondages que nous avons menés, les
réservistes semblent faire preuve de plus de résilience sur le plan
de la santé mentale que les membres de la Force régulière. C’est
très intéressant. Quand j’ai examiné les Études sur la vie après le
service et diverses études à avoir été menées auprès des réservistes,
cela m’a ouvert les yeux. J’attribue le fait que les membres de la
Force de réserve sont plus résilients — et là, c’est seulement mon
opinion personnelle —, au fait qu’un réserviste évolue à l’extérieur
du milieu militaire — tant sur le plan professionnel que sur le plan
familial — et que, en partant, il a vécu un plus grand éventail
d’expériences. Dans le milieu militaire, nous vivons les mêmes
expériences et nous nous ressemblons tous. Cette expérience en
tant que civil, combiné à leur expérience militaire, semble leur
permettre de faire preuve de plus de résilience et de souplesse et de
mieux s’adapter.
9:18
Veterans Affairs
18-2-2015
So we’re not seeing that family dependency as much, or even
the member dependency. That’s primarily because they’ve already
made those connections within their communities because they
live and work in those communities as civilians. Then they come
and deploy, or they’ll come to their unit, and that’s where they’ll
avail themselves of MFRCs and our Integrated Personnel
Support Centres and everything the military has to offer. But
then, once they’re not working in uniform and they’re back in
their civilian environment, they’re already connected into those
services.
Parmi les réservistes, il n’y a pas autant d’indemnités pour la
famille, ni même pour le membre. Cela s’explique surtout par le
fait qu’ils ont déjà des liens avec des membres de leur collectivité
étant donné qu’ils y vivent et y travaillent en tant que civils.
Quand ils sont déployés ou deviennent membres de leur unité, ils
deviennent admissibles aux services des Centres de ressources
pour les familles des militaires et de nos centres intégrés de soutien
du personnel, et ils ont droit à tous les services offerts par les
forces armées. Plus tard, quand ils ne portent plus l’uniforme et
qu’ils réintègrent la vie civile, ils ont déjà accès à ces services.
Having said that, and recognizing that that is a gap,
85 per cent of military members live off the base; they live in
their communities. Our Military Family Resource Centres are on
the base. So there’s a natural disconnect. What we are doing now
is integrating our family resource centres with the provinces and
with the services that the provinces provide to families, and
making that link so that we can make a referral to our reservists
or our members living off base to the civilian service that’s
available, whether it’s mental health counselling, child welfare,
daycare, all of those, because we are sponsoring it through our
Military Family Resource Centres. We are evolving that
capability so that it is more available.
Cela dit, et bien que je reconnaisse qu’il s’agit d’une lacune,
85 p. 100 des militaires vivent à l’extérieur de la base, dans leurs
collectivités. Nos Centres de ressources pour les familles des
militaires se trouvent sur les bases. Il est donc naturel que cela
présente des problèmes d’accès. Maintenant, nous intégrons nos
centres de ressources pour nos familles aux services que les
provinces fournissent aux familles. Nous créons ces liens dans le
but de pouvoir adresser nos réservistes et nos membres vivant à
l’extérieur de la base à des fournisseurs de services civils tant pour
du counseling en santé mentale que pour des services de
protection de l’enfance et des garderies. Nous parrainons ces
services au moyen des Centres de ressources aux familles
militaires. Nous développons ces liens pour qu’il soit plus facile
pour les gens d’y avoir accès.
Senator Mitchell: I have another question that I wanted to ask.
There’s a good deal of evidence — and certainly the minister and
the Commissioner of the RCMP have both acknowledged this;
it’s quite widely known, and I alluded to it earlier — for
harassment in the RCMP, and PTSD related to that, and other
reasons. To some extent the argument has been made that
resources are an issue there, but there’s also experience and
learning there.
Le sénateur Mitchell : J’aimerais poser une autre question.
Tout à l’heure, j’ai parlé de harcèlement au sein de la GRC et de
cas d’ESPT qui y sont associés : de nombreux éléments de preuve
ont été présentés à ce sujet, et le ministre et le commissaire de la
GRC ont reconnu que c’est bel et bien un fait. D’ailleurs, il y a
d’autres cas d’ESPT à la GRC. On a fait valoir que, dans une
certaine mesure, le manque de ressources est un problème à la
GRC, mais il s’agit aussi d’une question d’expérience et
d’apprentissage.
Is there any possibility of synergies between the military and
the RCMP? Have you explored those? Are there ways to
coordinate the centres and get economies of scale?
Serait-il possible de créer une synergie entre les forces armées et
la GRC? Avez-vous envisagé cette possibilité? Y aurait-il moyen
de coordonner les centres et de réaliser ainsi des économies
d’échelle?
Lt.-Gen. Millar: I’ll start off and then ask Andrew to comment.
Lgén Millar : Je vais commencer, ensuite, je vais céder la parole
à Andrew.
We are working extremely closely with the RCMP. We have
shared with them our Mental Health Strategy for the Canadian
Armed Forces. As a matter of fact, they are replicating it. We
participate with them in research as well, and they sit on the
steering committee between the Department of National Defence,
Veterans Affairs and the RCMP in terms of how we’re managing
our veterans — because RCMP has veterans too — and we’re
sharing all of those best practices, the research and programs.
Nous travaillons en très étroite collaboration avec la GRC.
Nous leur avons fait part de notre Stratégie en matière de santé
mentale pour les Forces armées canadiennes. En fait, la GRC est
en train de l’utiliser. Nous collaborons également avec elle sur le
plan de la recherche et des travaux du comité directeur, qui est
composé de représentants des ministères de la Défense nationale
et des Anciens Combattants et de la GRC. Ce comité se penche
sur la manière dont nous nous occupons des anciens combattants
— parce que la GRC aussi a des anciens combattants. Dans le
cadre de ces travaux, nous partageons toutes nos pratiques
exemplaires, les fruits de nos recherches et nos programmes.
18-2-2015
Anciens combattants
In terms of our peer support programs, the Operational Stress
Injury Social Support Program, we open that to the RCMP as
well as to their family members. So, yes, there is a significant
amount of synergy going on.
9:19
Les membres de la GRC ont aussi accès à nos programmes de
soutien par les pairs — à savoir le programme Soutien social;
blessures de stress opérationnel — de même que les membres de
leur famille. Par conséquent, oui, il existe beaucoup de synergie
entre nous.
Andrew?
Andrew?
Col. Downes: Thank you, sir.
Col Downes : Merci, monsieur.
Not perhaps closely related to the family resource centre issue,
but just to highlight some of the things we are working on with
the RCMP. This includes the Road to Mental Readiness
program. This has been implemented in some police forces,
including some parts of the RCMP. We also have a joint MOU
with the RCMP and Veterans Affairs to share our resources in
our operational stress support centres and the OSI network of
Veterans Affairs. We could be treating RCMP members, for
example, with post-traumatic stress disorder in our centres.
Ceci n’est peut-être pas étroitement lié à la question des
ressources aux familles, mais j’aimerais simplement souligner
certaines des initiatives auxquelles nous collaborons avec la GRC,
notamment le programme En route vers la préparation mentale,
qui a été mis en œuvre dans certains services de police, y compris
certains de la GRC. Nous avons établi un protocole d’entente
conjoint avec la GRC et Anciens Combattants pour mettre en
commun nos ressources dans nos centres de soutien pour stress
opérationnel et le réseau des cliniques TSO d’Anciens
Combattants. Par exemple, nous pourrions soigner des membres
de la GRC atteints de l’état de stress post-traumatique dans nos
centres.
The Chair: I think it would be helpful for the record if you
could clarify last year’s quote, ‘‘You’re not alone,’’ the mental
health video we talked about earlier on stigma and cultural
change. Could you elaborate on that a little bit? What has been
the result of that? Did you disseminate the video around the
countryside?
Le président : À mon avis, il serait utile de clarifier la citation
de l’année dernière, « Vous n’êtes pas seul », c’est-à-dire la vidéo
sur la santé mentale dont nous avons parlé plus tôt sur les
préjugés et la transformation de la culture. Pourriez-vous en
parler un peu plus longuement? Est-ce que la vidéo a donné de
bons résultats? Avez-vous diffusé la vidéo partout au pays?
Lt.-Gen. Millar: Yes, chair, we did. Our very first video, prior
to ‘‘You’re not alone,’’ was about stigma reduction, where we put
out a call to military members, recognizing that mental illness is a
personal issue, recognizing that we want to make it a normalized
issue. At that time we put out a call to military members, hoping
that they would come forward and be willing to be taped on a
video and to tell their story. Within a short period of time we had
200 members of the Canadian Armed Forces wanting to be
videotaped telling their story. That ranged from private to ViceAdmiral Norman, the Commander of the Navy. The message in
that video, which was broadcast across the Canadian Forces on
our defence-wide network and on our website at forces.gc.ca, said
that it’s all right not to feel good; it’s all right to seek help; come
in and seek help.
Lgén Millar : Oui, monsieur le président, nous l’avons fait.
Avant « Vous n’êtes pas seul », notre toute première vidéo visait à
combattre les préjugés et, du fait que nous comprenions que la
maladie mentale était une question personnelle, nous voulions
encourager le dialogue à ce sujet. Nous avons donc invité des
membres des forces armées à figurer dans une vidéo et à raconter
leur histoire, en espérant qu’ils seraient prêts à le faire. En très peu
de temps, 200 membres des Forces armées canadiennes avaient
répondu à l’appel et étaient prêts à raconter leur histoire sur
vidéo. Les participants allaient d’un simple soldat au vice-amiral
Norman, le commandant de la marine. Le message de cette vidéo
— qui a été diffusée dans l’ensemble des Forces canadiennes sur
les réseau étendu de la Défense et sur notre site web, à
forces.gc.ca —, c’était qu’il n’y a rien de mal à ne pas se sentir
bien et qu’il n’y a rien de mal à chercher de l’aide, et elle invitait
donc les gens à chercher de l’aide.
That was the first of many videos. ‘‘You’re not alone’’ was a
further complement to that video to say these are the services out
there that are available. We treat mental illness as something that
can be addressed and fixed. You’re not alone, because there are
other military members and there are family members.
C’était la première d’une série de vidéos. « Vous n’êtes pas
seul » était un autre complément à la vidéo visant à dire quels
services sont offerts. Nous considérons que la maladie mentale
peut être prise en charge et soignée. Vous n’êtes pas seul, car
d’autres militaires et familles sont touchés.
So it was to appeal also to the family and spouses. That video
was broadcast throughout the Canadian Forces and on our
external web page.
L’objectif était également de tendre la main aux familles et aux
conjoints. La vidéo a été diffusée au sein des Forces canadiennes
et sur notre page Web externe.
The Chair: So we can assume that a lot of military personnel
and families have seen this video?
Le président : Nous pouvons donc en déduire qu’une bonne
partie du personnel militaire et des membres de leur famille ont vu
la vidéo, n’est-ce pas?
9:20
Veterans Affairs
Lt.-Gen. Millar: Yes, senator.
18-2-2015
Lgén Millar : Oui, sénateur.
The Chair: The recent Bell Let’s Talk event, could you describe
that a little bit? What’s the outcome of that event?
Le président : Pourriez-vous nous parler un peu de l’événement
récent Bell Cause pour la cause? Quel en a été le résultat?
Lt.-Gen. Millar: Bell Let’s Talk, led by Clara Hughes, our
famous Olympian —
Lgén Millar : Bell Cause pour la cause était animé par Clara
Hughes, notre célèbre athlète olympique...
The Chair: Speed skater and cyclist.
Le président : En patinage de vitesse et en cyclisme.
Lt.-Gen. Millar: Yes. She has really been the face of talking
about mental illness across Canada. We climbed on board with
Bell right away. If Bell is talking about it, then we can support
and be a role model. I believe that if Canadians see combat
warriors that have been in Afghanistan tell their story about posttraumatic stress disorder, then they lead by example and
Canadians writ large should feel comfortable with talking about
mental illness. So we have twinned with Bell Let’s Talk, along
with many others, to be able to talk about mental health.
Lgén Millar : Oui. Elle a vraiment été le visage du discours sur
la maladie mentale au Canada. Nous n’avons pas hésité à nous
associer à Bell. Si Bell en parle, nous pouvons offrir notre aide et
servir de modèle. Je crois que si les Canadiens voient des
combattants qui étaient en Afghanistan prêcher par l’exemple et
raconter leur histoire sur le trouble de stress post-traumatique, ils
devraient tous être à l’aise de parler de maladie mentale. C’est
donc afin de parler de santé mentale que nous et bien d’autres
nous sommes associés à Bell Cause pour la cause.
Just a week ago, in the concourse of National Defence
headquarters, Bell kicked off one of their Bell Let’s Talk
campaigns and invited the Canadian Forces to sit on a panel.
We had two panel members, Master Warrant Officer Pickard,
and Major Richard, along with one of our PGA golfers. They sat
in front of a large audience — and it was televised — to tell their
stories about post-traumatic stress disorder and living with it.
Their message was that the help is there; reach out and talk.
Il y a une semaine à peine, Bell a lancé une de ses campagnes
Bell Cause pour la cause dans le hall du quartier général de la
Défense nationale, et a invité les Forces canadiennes à participer à
une table ronde. Nous avions deux membres à la table, à savoir
l’adjudant-maître Pickard et le major Richard, qui étaient aux
côtés d’un de nos golfeurs de la PGA. Ils se sont donc assis devant
un vaste auditoire — la séance était télévisée — pour raconter leur
histoire sur le trouble de stress post-traumatique avec lequel ils
vivent. Ils ont dit qu’il y a de l’aide, et ont incité les gens à en
parler.
That was the event that we held. That particular day, Bell’s
arrangement was that based on the number of tweets and texts, a
percentage of the funding will go to mental illness. They raised
$6 million that day from that campaign kickoff, five cents at a
time.
Voilà l’événement auquel nous avons participé. Ce jour-là,
l’entente de Bell était de verser un pourcentage des fonds à la
maladie mentale, en fonction du nombre de gazouillis et de
messages textes. Bell a donc recueilli 6 millions de dollars grâce à
ce lancement, cinq sous à la fois.
Col. Jetly: It’s a tremendous initiative that we have been
involved in for the third year now. It’s just the idea of ‘‘let’s talk.’’
In our job, every day is ‘‘let’s talk,’’ because this is our thing, but
this is to have one day.
Col Jetly : C’est un projet formidable auquel nous participons
maintenant pour la troisième année. L’idée est simplement de
causer. Dans notre travail, il faut en parler chaque jour puisque
c’est ce qui nous importe, mais l’objectif était d’y consacrer une
journée.
The Chair: This is an interview. Is this on social media only, or
is it on traditional media, for those of us who are older?
Le président : C’est une entrevue. Est-elle uniquement sur les
médias sociaux, ou dans les médias traditionnels aussi, pour les
plus âgés d’entre nous?
Col. Jetly: I don’t do any of this stuff either. It’s tweeting, it’s
Facebook, all of these types of things. If you look online, you will
see celebrities, athletes, politicians, the Prime Minister himself,
everybody forwarding this. It really is the idea, and Bell is in a
unique position because of the global medium they own, such as
TV, radio, newspapers, that kind of thing. It has become a huge
event, and we were approached a few years ago. A lot of their
spokespeople are athletes, people like Clara Hughes and
Michael Landsberg. Last year when Clara did her big ride
around the country, she stopped at several bases.
Col Jetly : Je n’ai pas adopté ces plateformes non plus. C’est
sur Twitter, sur Facebook et le reste. Si vous regardez en ligne,
vous verrez des personnalités, des athlètes, des politiciens, le
premier ministre lui-même et tout le monde qui diffuse
l’information. C’est vraiment le principe, et la position de Bell
est unique en raison des services mondiaux qu’il possède, comme
la télévision, la radio, les journaux et ce genre de choses. C’est
devenu un grand événement, et nous avons été sollicités il y a
quelques années. Bien des porte-parole de la campagne sont des
athlètes, comme Clara Hughes et Michael Landsberg. L’an
dernier, lorsque Clara a fait son grand tour du pays, elle s’est
arrêtée à plusieurs bases militaires.
18-2-2015
Anciens combattants
The Chair: I recall that. That was part of that program.
9:21
Le président : Je m’en souviens. C’était dans le cadre du
programme.
Col. Jetly: That’s part of the whole idea, and she stopped
specifically at some of our bases and had an event at Valcartier
where our soldiers did a ride-a-thon alongside her. It’s partnering
and the idea that mental illness is a Canadian issue, not just a
Canadian Armed Forces issue. It’s a population-based approach.
Col Jetly : C’était le principe; elle s’est arrêtée expressément à
certaines de nos bases. Il y a même eu un événement à Valcartier,
où nos soldats ont fait un vélothon à ses côtés. L’objectif est de
nouer des partenariats et de faire valoir que la maladie mentale
touche l’ensemble des Canadiens, et pas juste les Forces armées
canadiennes. La démarche est fondée sur la population.
The Chair: So it’s partially therapeutic for those that see it —
Le président : C’est donc quelque peu thérapeutique pour ceux
qui écoutent...
Col. Jetly: Absolutely.
Col Jetly : Tout à fait.
The Chair: — and it’s also a fundraiser.
Le président : ... en plus d’être une activité de financement.
Col. Jetly: It’s everything. Absolutely.
Col Jetly : L’événement forme un tout, en effet.
The Chair: Very interesting. You referred in your opening
remarks, general — and I think Colonel Jetly is the designated
one for this. This is a client-reported outcome management
information system. Thanks for not using a lot of acronyms. We
can get through the long terminology. It tells us a bit about what
you’re doing.
Le président : C’est fort intéressant. Général, vous avez parlé
dans votre exposé d’un système d’information et de gestion des
résultats signalés par le client — et je pense que le colonel Jetly est
le responsable de la question. Je vous remercie de ne pas utiliser
trop d’acronymes. Nous pouvons employer le terme complet
puisqu’il nous explique un peu ce que vous faites.
You said it allowed for rapid treatment outcome assessment.
Can you describe that in a little more detail? What do you hope to
get from this particular initiative?
Vous avez dit que le système permet un traitement rapide de
l’évaluation des résultats. Pourriez-vous nous l’expliquer un peu
mieux? Que souhaitez-vous retirer de ce projet particulier?
Col. Jetly: Absolutely. It’s an outcome management system.
Lots of times when you have the patient-clinician dyad, we can
think about it as two people. Evidence shows that when you ask
the patient how they’re doing, they often just say ‘‘fine’’ because
that’s what Canadians say. How they are really feeling we’re not
sure, so it’s hard to predict how they’re doing.
Col Jetly : Bien sûr. C’est un système de gestion des résultats.
Bien souvent, lorsqu’on pense à la dyade clinicien-patient, on se
dit qu’il s’agit de deux personnes. Les faits montrent que
lorsqu’on demande à un patient comment il va, il se contente
souvent de répondre « bien » parce que c’est ce que les Canadiens
disent normalement. Puisque nous ne sommes pas certains de
savoir comment ils se portent vraiment, il est difficile de prédire
dans quelle mesure ils vont bien.
This computerized system would allow the clinician and the
patient at every session to fill out a few questionnaires, and you
can track how people are doing that way, such as if they are
responding as they should to the treatment, and it allows you to
tweak the treatment as you go along.
Or, le système informatisé invitera le clinicien et le patient à
remplir quelques questionnaires à chaque séance, ce qui permettra
de suivre l’état du patient et de savoir s’il répond au traitement
comme il se doit, par exemple, de façon à pouvoir modifier
l’approche en cours de route.
For example, if someone has depression and they choose early
on to say, ‘‘Let’s just have therapy; I’d rather not have
medication,’’ five or six sessions down the road, if they fall off
the expected treatment response, then you can revisit it. You can
rapidly revisit the treatment approach, and this will be helpful for
the individual patient and doctor but also at a clinic level and
national level. It will gives us a clear idea of how well we’re
treating the illnesses and identifying training needs, but it will also
allow the individual patient care to be tweaked.
Par exemple, disons qu’une personne souffre de dépression et
décide tôt d’entreprendre seulement une thérapie, parce qu’elle
préfère ne pas recevoir de médicaments. Si sa réaction au
traitement ne correspond aux attentes après cinq ou six séances,
le professionnel peut alors revoir la formule. On peut rapidement
modifier le traitement, ce qui est utile au patient et au médecin,
mais aussi à la clinique et à l’échelle nationale. Nous savons ainsi
clairement dans quelle mesure notre traitement des maladies est
efficace et pouvons évaluer les besoins en formation, mais le
système permet surtout de modifier la prise en charge de chaque
patient.
Veterans Affairs has rolled this out as well, so it will also be
part of that transition where the same data can be passed back
and forth among all of our clinics.
Anciens Combattants Canada a lui aussi lancé le système, qui
fera partie de la transition et permettra de transférer les données
entre l’ensemble de nos cliniques.
The Chair: This is a software program and package?
Le président : C’est un logiciel?
9:22
Veterans Affairs
Col. Jetly: Absolutely.
18-2-2015
Col Jetly : En effet.
The Chair: Did you purchase that from another country? Who
developed this?
Le président : L’avez-vous acheté d’un autre pays? Qui l’a mis
au point?
Col. Downes: The software was developed in the United States,
and it uses standard mental health survey instruments. As
Colonel Jetly mentioned, this has already been rolled out to the
OSISS clinics in Veterans Affairs, and we’re doing the same,
working with the same partners. In fact, we have Veterans Affairs
representatives involved in helping to train our staff.
Col. Downes : Le logiciel a été conçu aux États-Unis, et
s’appuie sur les questionnaires habituels en santé mentale.
Comme le colonel Jetly l’a mentionné, le système est déjà
déployé dans les cliniques du programme de soutien social et de
blessures de stress d’Anciens Combattants, ou SSBSO; nous
faisons donc la même chose et collaborons avec les mêmes
partenaires. En fait, des représentants d’Anciens Combattants
nous aident à former notre personnel.
The Chair: If we were to visit the United States, where would
we find the hub of a lot of research going on and work in the
particular area that’s helpful to you here in Canada?
Le président : Si nous allions aux États-Unis, où trouverionsnous la plaque tournante des nombreuses recherches en cours
dans le domaine précis qui vous est utile au Canada?
Col. Jetly: They have many hubs. The National Center for
PTSD is one of the places.
Col Jetly : Il y a bien des plaques tournantes aux États-Unis.
Le National Center for PTSD en est un exemple.
The Chair: In Washington?
Col. Jetly: No, I think it’s in Virginia, in the area.
The Chair: Pretty close to Washington.
Le président : À Washington?
Col Jetly : Non, je pense qu’il est en Virginie ou dans cette
région.
Le président : C’est assez près de Washington.
Col. Jetly: But they have many hubs. Some of their veterans’
hospitals have 90,000 patient catchments, so it’s kind of an
interesting thing, certainly in the Washington area. Their military
and VA systems have different approaches. The electronic health
records of the U.S. Department of Veterans Affairs is a good
program to look at.
Col Jetly : Mais les plaques tournantes sont nombreuses làbas. Certains hôpitaux pour anciens combattants comptent
90 000 bassins de patients. C’est donc assez intéressant, y
compris dans le secteur de Washington. Aux États-Unis, les
systèmes des militaires et des anciens combattants sont différents.
Il est bon d’examiner le programme de dossiers de santé
électroniques du ministère américain des Anciens combattants.
The Chair: So you could take an observation like the general
referred to in terms of reservists not suffering from post-traumatic
stress to the same level or degree, you could take that fact that
you might have observed here and compare that to some of the
U.S. findings and maybe develop some new clinical information
as a result?
Le président : Prenons une observation comme celle dont le
général a parlé, à savoir que les réservistes ne souffrent pas autant
de stress post-traumatique que les autres; pourriez-vous comparer
ce que vous observez ici à certaines constatations des États-Unis
afin de peut-être en tirer de nouvelles données cliniques?
Col. Jetly: Yes, and we’re constantly communicating with our
colleagues on those.
Col Jetly : Oui, et nous communiquons constamment avec nos
collègues à ce sujet.
To go back to one of the earlier points, our evolution is a little
different from the Australians and Americans because we didn’t
have Vietnam, so we didn’t blow the dust off of stuff from
20 years ago.
Pour revenir à un des points précédents, nous avons évolué
quelque peu différemment des Australiens et des Américains, car
nous n’avons pas participé à un conflit comme la guerre du
Vietnam. Donc, nous n’avons pas eu à ressortir des choses qui
remontent à 20 ans.
In retrospect, we have the ability to sort of react. The head of
the National Center for PTSD said if you want to look at how to
treat PTSD, just go north of the border to see what they’re doing
in Canada. Because we have had a fresh start to a lot of these
things, things like third location decompression are not being
done in the U.S. but they are being done here, and the U.S. wants
to emulate us. There is a sharing back and forth among certainly
Australia, the U.S. and Canada, and the Netherlands is also very
involved with us. We’re sharing best practices on a regular basis.
À bien y penser, nous avons la capacité de réagir. Le directeur
du National Center for PTSD a déclaré que pour savoir comment
traiter le TSPT, il suffit d’aller au nord de la frontière pour
regarder ce que font les Canadiens. Nous repartons à neuf pour
beaucoup de ces choses. Il y a donc des techniques qui sont
utilisées au Canada, mais pas aux États-Unis, comme la
décompression dans un tiers lieu, et les États-Unis veulent nous
imiter. Les échanges sont nombreux entre l’Australie, les ÉtatsUnis et le Canada, et les Pays-Bas collaborent activement avec
nous également. Nous mettons en commun des pratiques
exemplaires fréquemment.
18-2-2015
Anciens combattants
9:23
The Chair: Before I go to second round, with respect to other
sharing of best practices, do you do anything with first
responders, such as police forces other than the RCMP, which
we’ve talked about?
Le président : Avant de passer au deuxième tour de questions,
par rapport à la mise en commun des pratiques exemplaires, avezvous des programmes avec les premiers répondants, comme des
services de police autres que la GRC, dont nous avons parlé?
Col. Jetly: When we first began with the Road to Mental
Readiness, it became such a hit that we were getting calls from
every community to help. So we actually partnered with the
Mental Health Commission of Canada, and the Mental Health
Commission is taking the lead. They’re taking our product and
civilianizing it, if you will, so now they’re in the process of rolling
it out nationally.
Col Jetly : Lorsque nous avons lancé le programme En route
vers la préparation mentale, il a connu un énorme succès. On nous
appelait de partout pour nous offrir de l’aide. Nous avons conclu
un partenariat avec la Commission de la santé mentale du
Canada, qui en assure la direction. La commission a adapté notre
programme à la vie civile, en quelque sorte, et elle a entrepris de le
mettre en œuvre à l’échelle nationale.
We are still involved, as well as the Calgary police department
and New Brunswick RCMP. We handled it, but really, every
single community’s firefighters and police are playing a part. We
just received a call in Alberta for us to help there; they have had a
few recent suicides amongst emergency responders. So we’re
partnering as much as possible and leveraging our relationship
with the Mental Health Commission, mental health associations
and academia to try to roll out and share some of these things.
Nous y sommes toujours associés, comme le sont aussi le
service de police de Calgary et la division de la GRC au NouveauBrunswick. Nous nous en occupons, mais en réalité, les services
des incendies et les services de police de toutes les collectivités y
jouent un rôle. Des gens de l’Alberta viennent de communiquer
avec nous pour obtenir de l’aide après le suicide, récemment, de
plusieurs premiers répondants. Donc, nous établissons le plus de
partenariats possible et nous mettons à profit notre association
avec la Commission de la santé mentale du Canada, les
associations et les chercheurs du secteur de la santé mentale afin
de mettre en œuvre des mesures et mettre en commun certaines
pratiques.
The Chair: That’s very helpful. It shows the road to the future
and a lot of initiatives that are in progress, some of which will
bear better results than others, but we’ll keep in touch with you
just to hear how things are developing there.
Le président : C’est très utile. C’est là une voie d’avenir;
beaucoup d’initiatives ont été lancées. Certaines connaîtront plus
de succès que d’autres, mais nous resterons en contact avec vous
afin de nous tenir au courant des progrès à cet égard.
Senator Stewart Olsen: I have more of a clinical question than
anything. PTSD itself, I know it’s had different inceptions and
different names, but it probably goes back to the beginning of
time, I’m not sure.
La sénatrice Stewart Olsen : Ma question porte davantage sur
un aspect clinique. Je sais que le TSPT a diverses origines et
appellations, mais il existe probablement depuis le début des
temps, je crois.
Has the illness itself — I’m uncomfortable calling it an illness
because I think it’s a human condition. Has it changed? Has it
evolved? Or are we just hearing more about it? Has our attitude
changed?
La maladie elle-même — j’hésite à la qualifier de maladie, car je
pense que c’est une condition humaine — a-t-elle changé? A-t-elle
évolué, ou est-ce seulement qu’on en parle davantage? Notre
attitude a-t-elle évolué?
Col. Jetly: It has changed. That’s a great question. If we look at
videos from World War I, there are some fantastic videos of
people that had somatic responses, such as facial tics. To some
extent, they might have represented going over the top and maybe
bayoneting someone in the face. Later on, people developed these
odd behaviours and movements, and they were treated with
hypnosis and things like that.
Col Jetly : Elle a évolué. C’est une excellente question.
Lorsqu’on regarde des films sur la Première Guerre mondiale —
il y a des films formidables —, on voit des gens qui ont des
réactions somatiques, des tics faciaux, par exemple. Dans une
certaine mesure, ces réactions pourraient être associées à un
assaut ou, peut-être, au fait d’avoir asséné un coup de baïonnette
au visage d’un adversaire. Plus tard, des gens ont commencé à
avoir des comportements et mouvements étranges. Pour les
traiter, on a eu recours à l’hypnose et à des choses du genre.
As time has gone along, the flashback has become common,
reliving things, and maybe that reflects media and movies and
things like that. So it’s a different kind of idea. Nightmares seem
to have persisted throughout, so there has been an evolution. I
think disease often reflects what’s happening in the culture.
Au fil du temps, la reviviscence des souvenirs — le fait de
revivre les événements — est un phénomène plus courant. Cela
pourrait être lié aux médias et aux films, par exemple. C’est donc
un autre concept. Les cauchemars semblent avoir toujours existé;
il y a eu une évolution. À mon avis, les maladies sont souvent le
reflet de la culture.
9:24
Veterans Affairs
18-2-2015
A major thing that has occurred just with this last DSM, the
DSM-5, since 1980, PTSD has fallen under anxiety disorders. It
was considered like an anxiety. Now they’ve created a traumaspecific category, so it’s kind of like anxiety but it’s actually
something unique and related to trauma. We’ll see an evolution as
we go forward or look at other aspects.
Il y a eu un changement majeur dans la dernière version du
DSM, le DSM-5 : depuis 1980, le TSPT est classé dans la
catégorie des troubles anxieux. C’était auparavant considéré
comme de l’anxiété, mais une catégorie propre aux traumatismes
a été créée. Donc, cela ressemble à de l’anxiété, mais il s’agit en
réalité d’une maladie unique liée au traumatisme. Nous verrons
l’évolution au fil de la discussion ou lorsque nous étudierons
d’autres aspects.
The most common illness after trauma is actually depression.
Depression is more common than PTSD, so looking at it through
the lens of trauma is going to change things. It has been evolving
as we start to understand the illness, and each iteration of the
Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders tweaks the
diagnostic criteria quite significantly, actually.
Après un traumatisme, la maladie la plus courante est la
dépression, en fait. Elle est plus courante que le TSPT; l’aborder
sous l’angle du traumatisme changera la donne. Cela évolue à
mesure que nous comprenons la maladie, et chaque version du
Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux précise
considérablement les critères diagnostiques.
Senator White: Thanks again for your comments and your
responses. I appreciate the fact that there’s a lot of sharing going
on with best and current practices.
Le sénateur White : Encore une fois, merci de vos
commentaires et de vos réponses. Je suis heureux de constater
que l’on met fréquemment en commun les pratiques exemplaires
et les pratiques actuelles.
Is there a formal think tank out there being developed to try
and drive some of this? I appreciate the commentary around
research because if it’s only happening as a result of gravity, we
may not be drawing it down fast enough. Some of the think tanks
developed around the world on other issues have been very
successful in developing other strategies, aside from the ones you
happen upon.
A-t-on créé un groupe de réflexion pour examiner certaines de
ces questions? Je comprends l’observation sur la recherche, car si
on ne réagit qu’en raison de la gravité de la situation, il est
possible qu’on n’arrive pas à agir assez rapidement en ce sens.
Certains groupes de réflexion qui ont été créés ailleurs dans le
monde pour étudier d’autres enjeux ont réussi à élaborer des
stratégies différentes de celles que vous utilisez.
Is that formal think tank being looked at from an international
perspective, and if so, who is driving it? If not, why?
Envisage-t-on la création d’un groupe de réflexion officiel sur
la scène internationale? Le cas échéant, qui en assure la direction?
Sinon, pourquoi?
Lt.-Gen. Millar: Our version of that think tank may not be
exactly that, but it is the Canadian Institute for Military and
Veteran Health Research. It is a consortium led by Queen’s
University, Alice Aiken, in combination with the Royal Military
College of Canada. It has now grown to a force of 36 universities,
and therefore that consortium — which is conducting the
majority of the think tank activity, the research and support of
our clinical practices the doctors have been talking about — is
now reaching an international level because of its notoriety, and it
is connecting with its equivalent in academia over in Europe. That
is bearing out the very surgical look at what is behind mental
illness, behind the condition, behind PTSD not just as it pertains
to military members but as it pertains to families as well. They are
broadening the research.
Lgén Millar : Notre version de ce groupe de réflexion ne se
présente peut-être pas sous cette forme; il s’agit de l’Institut
canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans,
un consortium dirigé par Mme Alice Aiken, de l’Université
Queen’s, en collaboration avec le Collège militaire royal du
Canada. Le consortium — qui regroupe maintenant 36 universités
et se charge de la majorité des activités de réflexion, de recherche
et d’appui liées à nos pratiques en clinique dont les médecins ont
parlé — a acquis une notoriété à l’échelle internationale et
entretient des relations avec un organisme équivalent du milieu
universitaire européen. On y étudie de façon extrêmement
minutieuse les causes de la maladie mentale, de la condition et
du TSPT, pas seulement du point de vue des militaires, mais aussi
du point de vue des familles. Le champ de recherche est donc
élargi.
From a family perspective, we also have a think tank called the
Vanier Institute, and you are familiar with the creation of that
model after the hardships associated with military life from a
family perspective. There is a body of research going on in family
resilience and incorporating provincial authorities to be able to
study how best, if the military is devising practices to take care of
families, to expose that to families in high-tempo occupations
around Canada.
En ce qui concerne les familles, nous avons également un
groupe de réflexion appelé l’Institut Vanier. Vous savez que la
création de ce modèle découle des difficultés auxquelles les
familles de militaires sont confrontées. De nombreuses recherches
sur la résilience familiale sont en cours, en collaboration avec les
autorités provinciales, afin de déterminer les meilleures façons
d’offrir aux familles des membres occupant des postes à rythme
opérationnel élevé les services d’appui aux familles qui pourraient
être mis en place par les militaires.
18-2-2015
Anciens combattants
9:25
A think tank is the Canadian Institute for Military and Veteran
Health Research, but as Colonel Jetly alluded to, within our
expertise as chief psychiatrist and director of mental health, we
also plug into our Five Eyes allies — New Zealand, Australia,
United States, the U.K. — and through their respective think
tanks, that’s where we identify best practices.
Un des groupes de réflexion est l’Institut canadien de recherche
sur la santé des militaires et des vétérans, mais comme le colonel
Jetly l’a indiqué, à titre de psychiatre en chef et de directeur de la
santé mentale, nous faisons appel à nos alliés du Groupe des cinq
— Nouvelle-Zélande, Australie, États-Unis et Royaume-Uni — et
à leurs groupes de réflexion respectifs pour cerner les pratiques
exemplaires.
Col. MacKay: Senator, part of our intention in creating the
Research Chair in Military Mental Health, which is going to be
working very closely with the Royal Ottawa and also having that
outreach to those international partners, is to try and bring
together the expertise that exists internationally to address the
issues that we all face.
Col MacKay : Sénateur, la création d’une chaire de recherche
en santé mentale chez les militaires, qui collaborera très
étroitement avec l’hôpital Royal Ottawa et des partenaires
internationaux, vise notamment à réunir des experts
internationaux pour examiner les enjeux auxquels nous sommes
confrontés.
CIMVHR does have a very broad focus. Having our research
chair with one of the institutes that is a member of CIMVHR
helps us to focus within that organization, bringing together the
thoughts around the issues we face to help develop better studies
to answer our questions. But it is also to give that opportunity for
Colonel Jetly to have those contacts. He is very well-connected
internationally with our allies and the experts on military mental
illness.
L’ICRSMV a adopté une approche générale. Le fait d’avoir
une chaire de recherche au sein d’un des instituts membres de
l’ICRSMV nous permet d’y concentrer les efforts et d’orienter la
réflexion sur les enjeux auxquels nous sommes confrontés afin
d’améliorer les études et ainsi répondre à nos questions. Cela
permet aussi au colonel Jetly de compter sur ces personnesressources. Il entretient des liens étroits à l’échelle internationale
avec nos alliés et des experts de la recherche en santé mentale chez
les militaires.
Senator White: Thank you very much.
Le sénateur White : Merci beaucoup.
The Chair: We probably have been skirting around this. We are
aware of Ms. Alice Aiken’s work, and the tremendous growth in
the past few years with the Royal Military College, Queen’s and
all the other universities and groups that have joined on that
effort. There is great hope that some good work is coming from
that and will continue.
Le président : Nous avons probablement évité d’aborder le
sujet. Nous sommes au fait des travaux de Mme Alice Aiken et de
la formidable croissance, ces quelques dernières années, du
Collège militaire royal, de l’Université Queen’s et de toutes les
universités qui participent à cet effort. Nous avons bon espoir que
ces travaux se poursuivront et donneront de bons résultats.
General, in your introductory remarks you refer to ‘‘recently
announced,’’ and as another example, the Queen’s RMC initiative
is only three or four years old, and it has grown exponentially.
Many of the programs you talked about today are very new in
their implementation and announcement. You said ‘‘recently
announced Canadian Military and Veterans Mental Health
Centre of Excellence.’’ Is that an overseeing body that puts its
arms around the different programs you are doing?
Général, dans votre exposé, vous avez utilisé les mots
« annoncé récemment ». Un autre exemple est l’initiative de
l’Université Queen’s et du Collège militaire royal du Canada, qui
n’existe que depuis trois ou quatre ans et qui a connu une
croissance exponentielle. Beaucoup de programmes dont vous
avez parlé aujourd’hui ont été annoncés et mis en œuvre
récemment. Vous avez parlé du « Centre d’excellence en santé
mentale pour les militaires et les anciens combattants du Canada,
annoncé récemment ». Est-ce un organisme de surveillance qui
chapeaute les divers programmes que vous avez mis en place?
Lt.-Gen. Millar: It is, senator. We are very proud to have
twinned with the Royal Ottawa. Indeed, there is an operational
stress injury clinic in the Royal Ottawa that we refer our military
veterans to, and we have a close relationship. That relationship
was solidified recently with the announcement that Colonel Jetly
would be the co-chair, along with the head psychiatrist of the
Royal Ottawa. Together, the two of them will be the overarching
subject matter experts that will bring the best practices and
research together to further develop our clinical practices.
Lgén Millar : Oui, sénateur. Nous sommes très fiers du
jumelage avec l’hôpital Royal Ottawa. Il y a en effet une
clinique de traitement des traumatismes liés au stress opérationnel
située à l’hôpital Royal Ottawa, et c’est vers cette clinique que
nous aiguillons nos anciens combattants. Nous entretenons des
liens étroits. Ce partenariat a été renforcé récemment grâce à
l’annonce d’en confier la coprésidence au colonel Jetly. L’autre
coprésident est le psychiatre en chef de l’hôpital Royal Ottawa.
Ensemble, à titre d’experts dans le domaine, ils chapeauteront les
activités liées aux pratiques exemplaires et à la recherche de façon
à perfectionner les pratiques cliniques.
9:26
Veterans Affairs
18-2-2015
Col. Jetly: The centre of excellence will essentially be housed
within headquarters, VAC, and a lot of leveraging. The three
main thrusts will be research to better understand the biological
underpinnings of disease to make the treatments better.
Col Jetly : Le centre d’excellence sera situé au quartier général,
au ministère des Anciens Combattants, et misera beaucoup sur
l’effet de levier. Les trois principaux objectifs seront de mener des
recherches, de mieux comprendre les fondements biologiques de la
maladie et d’améliorer les traitements.
One of the issues and one of the great limiters is the limiting of
care itself, so we need to understand the illnesses better and
improve treatment. We will look at education. Part of it is the
knowledge translation. There is a lot of great knowledge in the
minds of a few people. How do we get that to all the practitioners
out there? And there is the clinical care itself. The people in the
centre of excellence will be involved and looking at psychiatry. A
Veterans Affairs psychologist, a family physician, social worker
and a bio-scientist will be part of this centre and try to have it be
strategic looking, not to be distracted by the day-to-day and look
a couple of years out. We are putting the pieces together right
now, and it’s going to allow us to look three or four years out, not
at the day-to-day things that are ongoing. We are quite excited
about looking at how we educate practitioners to the approach
and translate some of that knowledge.
L’un des enjeux — et l’une des principales contraintes — est
l’imposition de limites par rapport aux soins eux-mêmes. Nous
devons donc chercher à mieux comprendre les maladies et à
améliorer les traitements. Nous traiterons des questions de
sensibilisation. Une partie du problème est liée au transfert des
connaissances. Un groupe restreint de gens détient un imposant
savoir. Comment pouvons-nous le transmettre à l’ensemble des
praticiens? Il y a aussi les soins cliniques. Les gens du centre
d’excellence se pencheront sur les questions liées à la psychiatrie et
mèneront des recherches eux-mêmes. Un psychologue du
ministère des Anciens Combattants, un médecin de famille, un
travailleur social et un chercheur en sciences biologiques seront du
nombre et tenteront d’adopter une approche stratégique, à l’écart
des distractions quotidiennes et en fonction d’un horizon de deux
ou trois ans. Nous en sommes à mettre en place ces divers aspects,
ce qui nous permettra d’examiner le tout sur une période de trois
ou quatre ans plutôt que sur des facteurs quotidiens. Nous
sommes très enthousiastes à l’idée d’étudier les façons de
renseigner les praticiens sur cette approche et de transmettre
une partie de ces connaissances.
The Chair: With the centre of excellence, DND and Veterans
Affairs, what relationship will you have with the Queen’s
University and Royal Military College initiative?
Le président : Quel sera le lien entre le centre d’excellence, le
MDN et le ministère des Anciens Combattants et l’initiative de
l’Université Queen’s et du Collège militaire royal du Canada?
Col. Jetly: It will be part of the hub and housed within part of
our headquarters, but in the relationship with CIMVHR,
academia and the allies, the centre will have multiple
relationships. We have a fantastic relationship with CIMVHR,
but if King’s College in the U.K. or the Israeli IDF wants to work
on something, our centre of excellence will certainly engage with
them. The idea is to bring the best science and knowledge,
translate the best knowledge and get it out there to the front line
to the soldiers, sailors and airmen that need it as quickly as
possible.
Col Jetly : Elle fera partie du réseau et sera implantée à notre
quartier général, mais en ce qui concerne la relation avec
l’ICRSMV, le milieu universitaire et les alliés, les liens du centre
seront multiples. Nous avons une excellente relation avec
l’ICRSMV, mais si le King’s College, au Royaume-Uni, ou
l’armée de défense d’Israël manifestent le désir d’étudier un aspect
donné, le centre acceptera sans doute de collaborer. L’idée est de
mettre en commun les meilleures recherches et les meilleures
connaissances, de transmettre ce savoir aux intervenants de
première ligne pour que les soldats, les marins et les aviateurs qui
en ont besoin y aient accès le plus tôt possible.
The Chair: The centre of excellence will primarily be handling
information and dissemination —
Le président : Le centre d’excellence sera principalement chargé
du traitement de l’information et de la diffusion...
Col. Jetly: No, doing the work itself, doing the research. We
have projects on the go as well, conducting the research itself.
Col Jetly : Non; il sera chargé des travaux en soi, de la
recherche. Nous avons déjà entrepris certains projets de
recherche.
The Chair: When do you expect it to be up and running?
Le président : Quand pensez-vous commencer vos activités?
Col. Jetly: It’s already started.
Col Jetly : C’est déjà commencé.
The Chair: In fact, we are keeping you away from your work.
Col. Jetly: Almost literally.
Le président : Nous vous empêchons donc de poursuivre vos
travaux, en somme.
Col Jetly : Presque littéralement.
18-2-2015
Anciens combattants
9:27
The Chair: Thank you all very much for being here. This was
very helpful to us, and we will be following this issue. We’ve got
quite a work program because we’re moving from what is
happening now to what we see possibly happening in the future,
and you will be a critical part of that.
Le président : Merci beaucoup d’être venu. Votre témoignage
nous est très utile et nous ferons un suivi à cet égard. Nous avons
beaucoup de travail, compte tenu de ce qui se passe actuellement
et de ce qui pourrait se passer à l’avenir, et vous aurez un rôle
essentiel à jouer.
We want you to know, from the Subcommittee on Veterans
Affairs and the Senate generally, how much we appreciate the
work that you are doing for the members of the Canadian Armed
Forces and their families.
Nous tenons à ce que vous sachiez que le Sous-comité des
anciens combattants et le Sénat en général vous sont très
reconnaissants du travail que vous faites pour les membres des
Forces armées canadiennes et leurs familles.
Thank you for that.
Nous vous en remercions.
Lt.-Gen. Millar: Thank you very much, senator. As you and I
discussed, the more we talk about it, the more we normalize it, the
more that Canadians and Canadian Forces feel comfortable
talking about the condition of mental health. Therefore people
will lower the barriers and lower the stigma, come out and come
forward for help.
Lgén Millar : Merci beaucoup, sénateur. Comme nous en
avons discuté ensemble, plus on parle des problèmes de santé
mentale, plus on les démystifie, plus il sera aisé d’en parler au sein
de la population canadienne et des Forces canadiennes. Cela
aidera à réduire les obstacles et la stigmatisation et plus de gens se
manifesteront et demanderont de l’aide.
As Major Richard said, if he had made that bold step 20 years
ago, he would not have got to the point of post-traumatic stress
disorder completely consuming his life. Again, the more we talk,
the more people come into care, the more we can do to help.
Thank you very much for this.
Comme le major Richard l’a indiqué, s’il avait osé le faire il y a
20 ans, il n’en serait pas rendu au point où le trouble de stress
post-traumatique consume entièrement sa vie. Encore une fois,
plus on en parle, plus les gens demandent des soins, plus nous
pouvons les aider. Merci beaucoup.
The Chair: Keep working at that. This meeting is now
concluded.
Le président : Poursuivez votre travail en ce sens. La séance est
levée.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Wednesday, February 18, 2015
OTTAWA, le mercredi 18 février 2015
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12 p.m. to study Bill C-27, An Act to amend the Public Service
Employment Act (enhancing hiring opportunities for certain
serving and former members of the Canadian Forces).
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à midi, pour étudier le projet de loi C-27, Loi
modifiant la Loi sur l’emploi dans la fonction publique (accès
élargi à l’embauche pour certains militaires et anciens militaires
des Forces canadiennes).
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, today we are beginning our
study of Bill C-27, An Act to amend the Public Service
Employment Act (enhancing hiring opportunities for certain
serving and former members of the Canadian Forces).
[English]
We have with us today a very high-packed panel, and we’re very
pleased that you are able to be with us: Mr. Gary Walbourne,
Ombudsman for the Department of National Defence and
the Canadian Forces; and Mr. Guy Parent, who is Veterans
Ombudsman. Mr. Parent is accompanied by the Deputy
Ombudsman — we don’t change that to ombudswoman — and
Executive Director of Operations, Sharon Squire.
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Français]
Le président : Honorables sénateurs, aujourd’hui nous
entamons notre étude sur le projet de loi C-27, Loi modifiant la
Loi sur l’emploi dans la fonction publique (accès élargi à
l’embauche pour certains militaires et anciens militaires des
Forces canadiennes).
[Traduction]
Nous accueillons aujourd’hui de nombreux témoins et nous
sommes très heureux que vous ayez pu participer à notre réunion.
Nous accueillons M. Gary Walbourne, ombudsman du
ministère de la Défense nationale et des Forces canadiennes;
M. Guy Parent, ombudsman des vétérans. M. Parent est
accompagné par l’ombudsman adjointe — nous ne changeons
pas ce terme pour « ombudswoman » même s’il s’agit d’une
femme — et elle est aussi directrice exécutive des opérations et il
s’agit de Sharon Squire.
9:28
Veterans Affairs
18-2-2015
I should ask you if you were able to shovel out of
Charlottetown.
Je devrais d’abord vous demander si vous avez été capable de
vous dépêtrer de la neige à Charlottetown.
Sharon Squire, Deputy Ombudsman and Executive Director of
Operations, Veterans Ombudsman: I had a hard time.
Sharon Squire, ombudsman adjointe et directrice exécutive des
opérations, Ombudsman des vétérans : J’ai eu beaucoup de
difficulté.
The Chair: We have many senators from P.E.I. who have not
been able to get off the Island. The airport was closed because of
snow and the bridge was closed because of wind. We understand
the difficulties that sometimes are posed, but we’re glad that
you’re here.
Le président : Nous avons de nombreux sénateurs de
l’Île-du-Prince-Édouard qui n’ont pas été en mesure de quitter
l’île. L’aéroport était fermé en raison de la neige et le pont était
aussi fermé, mais en raison du vent. Nous comprenons les
problèmes que cela peut poser, mais nous sommes heureux de
vous accueillir.
We will also be hearing from two representatives of the Public
Service Commission of Canada: Ms. Christine Donoghue, Senior
Vice-President, Policy Branch; and Mr. Michael West, Director
General, Delegation and Accountability.
Nous accueillons également deux représentants de la
Commission de la fonction publique du Canada :
Mme Christine Donoghue, vice-présidente principale, Direction
générale des politiques, et M. Michael West, directeur général,
Délégation et responsabilisation.
We’ll start with Mr. Walbourne. I would propose we then go
to Mr. Parent and finally to Ms. Donoghue. Once we finish your
opening remarks, a copy of which we have in front of us, we’ll go
to questions and answers. We have senators who are arriving, and
I hope that won’t disrupt your presentation. They will be arriving
from other committees as we go along.
Nous allons commencer par M. Walbourne. Je propose ensuite
que nous cédions la parole à M. Parent, et finalement à
Mme Donoghue. Une fois que vous aurez présenté vos
mémoires, dont nous avons copie, nous passerons à la séance de
questions et réponses. Il y a des sénateurs qui arrivent et j’espère
qu’ils ne vous dérangeront pas dans votre exposé. Ils arriveront
aussi d’autres comités tout au long de notre séance.
Why don’t we begin, Mr. Walbourne? I wonder if either you or
Mr. Parent could explain to the public who is watching why we
have two ombudsmen, one for veterans and one for our armed
forces. Do we happen to have two ombudsmen because we have
silos in terms of the activities of Veterans Affairs and National
Defence? Could you do your job as effectively or better if you had
one?
Alors, commençons par M. Walbourne. Je me demande si vous
ou M. Parent pourriez expliquer au public qui nous regarde
pourquoi il y a deux ombudsmans, un pour les anciens
combattants et un pour nos forces armées. Avons-nous deux
ombudsmans en raison du manque de coordination entre les
activités du ministère des Anciens Combattants et celles du
ministère de la Défense nationale? Les tâches de l’ombudsman
pourraient-elles être réalisées aussi efficacement voire mieux s’il
n’y avait qu’un ombudsman?
Gary Walbourne, Ombudsman, Office of the Ombudsman for
the Department of National Defence and the Canadian Forces: For
job security reasons, the answer would be no.
Gary Walbourne, ombudsman, Bureau de l’Ombudsman du
ministère de la Défense nationale et des Forces canadiennes : Pour
une question de sécurité d’emploi, la réponse serait non.
As the DND Canadian Armed Forces ombudsman, I’m an
organizational ombudsman. I deal with the serving members and
former members who have issues with the department. My
constituency is bigger than that. It also includes civilian
employees, cadets and those seconded to the Department of
National Defence. The constituency base is different. As I say, I’m
an organizational ombudsman, and Guy’s mandate is a little
different.
En tant qu’ombudsman du ministère de la Défense nationale et
des Forces canadiennes, je suis un ombudsman organisationnel.
Je fais affaire avec les membres actuels et les anciens membres des
Forces canadiennes qui ont des problèmes avec le ministère. Mais
ma clientèle est beaucoup plus vaste : les employés civils, les
cadets et le personnel détaché au ministère de la Défense
nationale. Ces gens ont des besoins différents. Comme je l’ai
dit, je suis un ombudsman organisationnel tandis que Guy a un
mandat légèrement différent.
Guy Parent, Ombudsman, Veterans Ombudsman: Yes.
Basically, my responsibility is to look after the fairness of the
service delivery of all benefits and programs of Veterans Affairs
Canada that are accessed by veterans and their families. My
population is mostly people who have left the Armed Forces.
However, there are some situations where serving members are
Guy Parent, ombudsman, Ombudsman des vétérans : Oui. Ma
responsabilité vise essentiellement à veiller à l’équité de la
prestation des services touchant à tous les avantages et au
programme d’Anciens Combattants Canada destinés aux anciens
combattants et à leur famille. Mes clients sont essentiellement
constitués de personnes qui ont quitté les forces armées. Dans
18-2-2015
Anciens combattants
9:29
drawing benefits from Veterans Affairs Canada. In those
circumstances, I’m responsible for them as well as far as
delivery of programs and services.
certains cas toutefois, des membres actuels reçoivent des
prestations d’Anciens Combattants Canada. Dans ces
circonstances, je suis également responsable d’eux en ce qui a
trait à la prestation des programmes et des services.
The Chair: The Public Service Commission is here to explain
part of your role as the overseer of hiring within the public
service.
Le président : La Commission de la fonction publique est
également ici pour expliquer une partie de vos rôles en ce qui a
trait à la surveillance de la dotation au sein de la fonction
publique.
Christine Donoghue, Senior Vice-President, Policy Branch,
Public Service Commission of Canada: That’s right.
Christine Donoghue, vice-présidente principale, Direction
générale des politiques, Commission de la fonction publique du
Canada : C’est exact.
The Chair: We’re pleased that you’re here as well. We’ll start
with Mr. Walbourne.
Le président : Nous sommes également heureux de vous
recevoir. Nous allons commencer par M. Walbourne.
Mr. Walbourne: Good day, Mr. Chair and committee
members. Thank you, first of all, for my having the opportunity
to be here to discuss Bill C-27.
M. Walbourne : Bonjour à tous, monsieur le président et
membres du comité. Merci de me donner l’occasion de témoigner
au sujet du projet de loi C-27.
[Translation]
Bill C-27 could be an effective tool and could reduce the length
of the transition process for soldiers who are ill or injured because
of their service.
[English]
[Français]
Le projet de loi C-27 pourrait être un outil efficace et
permettrait de réduire la durée du processus de transition pour
les militaires malades ou blessés à cause de leur service.
[Traduction]
First of all, I would like to say that we support this initiative
and the opportunities it will afford our service members who are
releasing from the Canadian Armed Forces due to medical
reasons. In August of 2014, we jointly launched a systemic review
into the transition with the Office of the Veterans Ombudsman.
The timing of Bill C-27 aligned with the launch of this transition
review, and therefore it was the logical first piece to review in our
process. Our intent is to assist the Departments of National
Defence and Veterans Affairs’ lawmakers with observations and
considerations that we, as ombudsmen, are in a unique position to
share.
Tout d’abord, j’aimerais dire que j’appuie cette initiative et les
occasions qu’elle offrira aux militaires des Forces armées
canadiennes libérés pour des raisons médicales. En août 2014,
conjointement avec l’ombudsman des vétérans, j’ai lancé un
examen systémique de la transition des militaires. Puisque
l’échéancier du projet de loi C-27 concordait avec le début de
notre examen, il était logique que ce soit notre premier sujet
d’étude. Notre but est d’aider le ministère de la Défense nationale,
Anciens Combattants Canada et les législateurs en leur faisant
part d’observations et de points de vue que notre position unique
d’ombudsman nous permet de transmettre.
Bill C-27 offers two significant opportunities, most
importantly to soldiers who are being forced to medically
release from the Canadian Armed Forces because they no
longer meet universality of service standards due to medical
conditions attributable to service. Secondly, it’s an opportunity to
streamline a new transition tool and minimize any red tape from
the outset.
Le projet de loi C-27 offre deux possibilités majeures. La
première concerne les militaires forcés de quitter les Forces armées
canadiennes parce qu’ils ne satisfont plus aux normes
d’universalité du service pour des raisons médicales attribuables
au service. La deuxième possibilité est la rationalisation d’un
nouvel outil de transition et l’atténuation des lourdeurs
administratives dès le départ.
As Bill C-27 is currently written, Veterans Affairs Canada is
being given the authority to determine attribution of a medical
condition to military service. This determination will decide who
gets on the priority list and the type of priority they will be given.
As ombudsman to the Canadian Armed Forces and Department
of National Defence, I can tell you that half of the complaints
that come to my office have to do with end-of-career issues.
La formulation actuelle du projet de loi C-27 donne à Anciens
Combattants Canada le pouvoir de déterminer si un problème
médical est attribuable au service. On décide ainsi si une personne
obtient un statut prioritaire et, le cas échéant le type de priorité
dont elle bénéficie. En tant qu’ombudsman des Forces armées
canadiennes et du ministère de la Défense nationale, je peux vous
dire que la moitié des plaintes adressées à mon bureau sont liées à
la fin de carrière.
Honourable senators, I would be remiss in my duty as
ombudsman if I did not state before you that I’m concerned
that creating a new process to determine attribution to service of
Honorables sénateurs, dans ma fonction d’ombudsman, je me
dois d’exprimer devant vous mes préoccupations quant à la
création d’un nouveau processus pour déterminer si une maladie
9:30
Veterans Affairs
18-2-2015
an illness or injury is introducing another layer of bureaucracy.
As it currently stands, the Canadian Armed Forces decides for
reservists whether or not the medical condition for access to
reserve force compensation is attributable to service.
ou une blessure est attribuable au service, ce qui selon moi
ajouterait une couche bureaucratique supplémentaire. À l’heure
actuelle, déjà dans le cas des réservistes, ce sont les Forces armées
canadiennes qui déterminent si la maladie ou blessure est
attribuable au service.
Given that there is a current process in place, why create
another? The Canadian Armed Forces does not take lightly the
decision to release any member and, because of this, carefully
reviews all files and evidence required throughout the process of
release. This thorough review is completed by those who will
determine if the release is appropriate for any serving member.
Puisqu’il y a déjà un processus en place, pourquoi devrait-on
en créer un autre? Les Forces armées canadiennes ne prennent pas
à la légère la décision de libérer un de leurs membres et, pour cette
raison, elles font un examen minutieux de tous les dossiers
pertinents durant le processus de libération. Cet examen exhaustif
est effectué par les mêmes personnes qui déterminent si la
libération médicale est de mise pour un militaire.
If a system currently exists, why would we not consider
proper resourcing of this workable solution versus
introduction of another process? Any new process will use
same evidence that has already been considered to come to
same conclusion.
the
the
the
the
Si un système existe déjà, pourquoi ne pas songer à en tirer
profit en y affectant les ressources nécessaires au lieu d’introduire
un nouveau processus? Un nouveau processus, quel qu’il soit,
s’appuiera sur les mêmes éléments de preuve qui auront déjà été
soupesés pour arriver à la même conclusion.
The Canadian Armed Forces, in my opinion, is best positioned
to determine the cause, as they know when, where and how the
member has become ill or injured.
Selon moi, les Forces armées canadiennes sont les mieux
placées pour déterminer si le problème médical a été causé par le
service, car elles savent quand, où et comment la maladie ou
blessure d’un militaire est survenue.
A certain percentage of cases — those presenting late — will be
a little more difficult. However, I contest that this also goes to the
point of proper recordkeeping and management as the
relationship between the illness or injury to the decision to
release should be within the purview of the Canadian Armed
Forces, as they hold the information required to make a decision
and will have reviewed this information multiple times
throughout the process prior to release.
Dans un certain nombre de cas, pour ceux qui font des
demandes tardives, cela peut s’avérer plus difficile à déterminer,
mais je rétorque qu’ici aussi, avec une bonne tenue de dossiers et
une bonne gestion, la détermination des causes d’une maladie ou
blessure et des liens avec la libération devrait relever des Forces
armées canadiennes, puisqu’elles possèdent l’information requise
pour prendre une décision et auront déjà fait l’examen de cette
information à plusieurs reprises durant le processus avant d’en
arriver à la libération.
In consultation with the Office of the Veterans Ombudsman,
my office has produced a fairly extensive analysis of issues to
consider before implementing new departmental processes.
En consultation avec le Bureau de l’Ombudsman des vétérans,
mon bureau a produit une analyse assez approfondie des enjeux à
considérer avant d’implanter de nouveaux processus ministériels.
It is neither our intent to delay nor slow down the
implementation of Bill C-27, as we understand the benefit it will
bring to our releasing members. However, given that the
transition process currently suffers from undue complexity, at
least from the perspective of releasing service members and their
families, we have an opportunity to get this initiative right from
the outset.
Nous n’avons aucunement l’intention de ralentir ou de retarder
l’adoption du projet de loi C-27, puisque nous comprenons les
avantages qu’il apportera aux membres libérés. Toutefois, comme
le processus de transition souffre présentement d’une complexité
excessive — du point de vue des militaires libérés et de leur
famille — à tout le moins, voici une occasion de mettre cette
nouvelle initiative sur la bonne voie dès le commencement.
It is incumbent upon all of us to take the time to ensure that the
accountabilities are clearly understood and the responsibilities are
delegated to the right organization at the right level. We feel that
the Canadian Armed Forces, as the employer, should determine
cause, and Veterans Affairs Canada, as the service provider,
should determine impact.
Il nous incombe à tous de prendre le temps de nous assurer que
toutes les responsabilités sont bien comprises et qu’elles sont
déléguées aux organisations appropriées, au niveau qui
convient. Nous croyons que les Forces armées canadiennes, en
tant qu’employeur, devraient déterminer les causes, tandis
qu’Anciens Combattants Canada, en tant que prestataire de
services, devrait déterminer les impacts.
Thank you again for the opportunity to be here today, and I
stand by for your questions.
Je vous remercie une fois de plus de m’avoir donné l’occasion
de prendre la parole. Je suis maintenant prêt à répondre à vos
questions.
18-2-2015
Anciens combattants
The Chair: Thank you very much. This issue of determining
whether an individual is being medically released — that
determination that you’ve just spoken at length about — was a
matter of some debate. I’ve read the debates in the House of
Commons and proposed amendments. You’re directing your
comments to that same issue?
Mr. Walbourne: Yes.
The Chair: Thank you. Mr. Parent might have a view that
doesn’t entirely agree with your point of view, but we’ll find out.
You have the floor.
Mr. Parent: Mr. Chair, committee members, ladies and
gentlemen, let me first thank honourable members of the
subcommittee for the good work they do for veterans and their
families. It’s well appreciated. Thank you for inviting us to appear
before you today on this very important matter.
[Translation]
Bill C-27, An Act to amend the Public Service Employment
Act (enhancing hiring opportunities for certain serving and
former members of the Canadian Forces) could play an
important role in the financial security and quality of life of
members of the armed forces discharged for medical reasons
because of service-related injuries, because it could increase hiring
opportunities.
[English]
The bill honours the sacrifices made by serving members and
their families and is good news for medically releasing members
and their families. The expansion of eligibility to all reservists,
including cadet organizations, administration and training service
personnel, as well as Canadian Rangers, is particularly
encouraging as it supports our theme of ‘‘One Veteran’’ where
all veterans are treated equitably regardless of when, where or
how they served.
[Translation]
By placing the status of members of the Canadian Armed
Forces discharged for medical reasons or for service-related
injuries at the highest legal priority level, the government is
making a solid commitment towards its veterans.
[English]
It should also enable more appointments for former military
members in the public service in the future, as well as greater
access to public service competitions. Taken together, these
proposed actions should offset the decline in military public
9:31
Le président : Merci beaucoup. La question qui vise à
déterminer si une personne est libérée pour des raisons
médicales — cette détermination dont vous venez de parler en
détail — a fait l’objet de débats. J’ai lu les débats à la Chambre
des communes et j’ai proposé des amendements. Vos observations
visent donc la même question?
M. Walbourne : Oui.
Le président : Merci. M. Parent a peut-être un point de vue qui
n’est pas tout à fait conforme au vôtre, mais c’est ce que nous
allons découvrir.
Vous avez la parole.
M. Parent : Monsieur le président, mesdames et messieurs les
membres du comité, mesdames et messieurs, je voudrais d’abord
remercier les honorables membres du sous-comité pour l’excellent
travail qu’ils font pour les anciens combattants et leur famille.
C’est très apprécié. Je vous remercie de nous avoir invités à
témoigner aujourd’hui sur cette importante question.
[Français]
Le projet de loi C-27, Loi modifiant la Loi sur l’emploi dans la
fonction publique (accès élargi à l’embauche pour certains
militaires et anciens militaires des Forces canadiennes) pourrait
jouer un rôle important en ce qui concerne la sécurité financière et
la qualité de vie des membres des Forces armées canadiennes
libérés pour des raisons médicales à cause de blessures liées à leur
service, car il permettrait d’accroître les possibilités d’embauche.
[Traduction]
Le projet de loi rend hommage aux sacrifices consentis par les
membres actuels des forces et leur famille, et il constitue une
bonne nouvelle pour ce qui est du processus visant la libération
médicale des membres et de leur famille. L’élargissement de
l’admissibilité à tous les réservistes, y compris les organisations de
cadets, au personnel administratif et de formation ainsi qu’aux
Rangers canadiens, tout cela est particulièrement encourageant
puisqu’il appuie notre thème selon lequel il n’y a qu’« Un seul
groupe de vétérans » et qu’ils sont tous traités de façon équitable
peu importe où, quand et comment ils ont servi.
[Français]
En plaçant au plus haut niveau de priorité légal, avant d’autres
priorités, le statut des membres des Forces armées canadiennes
libérés pour des raisons médicales ou à la suite de blessures liées à
leur service, le gouvernement montre un solide engagement à
l’égard de ses anciens combattants.
[Traduction]
Le projet de loi devrait aussi permettre à un plus grand nombre
d’anciens militaires d’être nommés dans la fonction publique, et
ils devraient aussi avoir un meilleur accès aux concours de la
fonction publique. Dans leur ensemble, les mesures proposées
9:32
Veterans Affairs
18-2-2015
service appointments in recent years, which has dropped from
158 three years ago to 43 last year. Let me clearly make three
points.
devraient compenser le déclin de nominations militaires à la
fonction publique au cours des dernières années, nominations qui
sont passées de 158 il y a trois ans, à 43 l’an dernier. J’aurais trois
points à signaler.
First, Bill C-27 is a good initiative for veterans and should be
passed expeditiously. Second, providing service attribution earlier
in the process and closer to the point of injury or illness is a
positive step in the right direction. Third, the processes to
administer priority hiring need to be clearly articulated and
designed in concert with the Veterans Affairs disability and
rehabilitation programs so that there are no negative follow-up
consequences for veterans. For example, could an unfavourable
decision regarding priority hiring preclude a veteran from
accessing rehabilitation benefits later on? We need to look at
this initiative from the veterans’ perspective. Its success will
depend on the fairness and transparency of the application,
adjudication and review processes.
D’abord, le projet de loi C-27 est une bonne initiative pour les
anciens combattants et il devrait être adopté rapidement.
Deuxièmement, l’établissement de services plus tôt dans le
processus et plus près du moment où une blessure ou une
maladie est survenue constitue une étape dans la bonne direction.
Troisièmement, les processus permettant de gérer la priorité
d’embauche doivent être clairement articulés et conçus de concert
avec les programmes de réhabilitation et d’invalidité d’Anciens
Combattants afin d’éliminer les conséquences de suivi négatives.
Par exemple, une décision défavorable concernant la priorité
d’embauche pourrait-elle empêcher un ancien combattant
d’obtenir des prestations de réhabilitation plus tard? Il faut
examiner cette initiative du point de vue des anciens combattants.
Sa réussite dépendra de l’équité et de la transparence des
processus de demande, d’arbitrage et d’examen.
Over a year ago, I raised concerns about the complexity of the
process and potential delays associated with the bureaucracy that
administers the process to determine service relationship. For
example, the draft legislation proposes that Veterans Affairs
Canada adjudicate the service relationship of the injury or illness.
However, one must keep in mind that determining service
attribution of a medical release is not the same as determining
disability benefits for a specific, chronic illness or injury. Not
meeting universality of service requirements may be a result of
many factors and not just a specific medical disability or
diagnosis. When the legislation comes into effect, it is important
that the application package, evidence requirements and
adjudication process clearly reflect such potential differences
because, as we all know, the processes put in place are going to
determine the success of the initiative, and of course the devil is in
the details.
Il y a plus d’un an, j’ai soulevé des préoccupations quant à la
complexité du processus et des retards potentiels liés à la
bureaucratie qui gère le processus afin de déterminer la relation
avec le service. Par exemple, l’ébauche de projet de loi propose
qu’Anciens Combattants Canada rende des décisions sur la
relation entre la blessure ou la maladie et le service. Toutefois, il
faut se rappeler que le fait de déterminer qu’une libération pour
raison médicale est attribuable au service n’est pas la même chose
que déterminer l’admissibilité à des prestations d’invalidité pour
une blessure ou une maladie chronique bien précise. Le fait de ne
pas répondre aux exigences liées à l’universalité du service peut
découler de nombreux facteurs et non pas uniquement d’une
invalidité médicale ou d’un diagnostic précis. Lorsque le projet
aura force de loi, il est important que le processus de demande, les
exigences en matière d’éléments de preuve et le processus
d’arbitrage reflètent clairement ces différences potentielles parce
que, comme nous le savons tous, les processus qui seront établis
détermineront la validité de l’initiative et bien sûr tout est dans les
détails.
[Translation]
I raised the following questions in November 2013, and I am
presently working with the department to address them.
[English]
First, how long will the process take? Will the program be
transparent to the veteran and will all documentation be disclosed
to the veteran? How will the process be communicated to ensure
all medically releasing Canadian Armed Forces members can
benefit from priority hiring? Will there be a timely formal or
informal appeal process? If a decision is made that the medical
release is not service-related, will it affect the decision making for
any other benefit programs, such as the disability award or entry
into a vocational rehab program?
[Français]
J’ai soulevé les questions suivantes en novembre 2013, et je suis
en consultation avec le ministère pour en discuter.
[Traduction]
D’abord, quelle sera la durée du processus? Le programme
sera-t-il transparent pour les anciens combattants et toute la
documentation sera-t-elle divulguée à ces derniers? Comment le
processus sera-t-il communiqué pour s’assurer que tous les
membres des Forces armées canadiennes faisant l’objet d’une
libération médicale puissent se prévaloir de la priorité
d’embauche? Y aura-t-il un processus d’appel officiel ou
informel et en temps voulu? S’il est décidé que la libération
médicale n’est pas liée au service, cela aura-t-il une influence sur la
18-2-2015
Anciens combattants
9:33
prise de décisions concernant bon nombre d’autres programmes
de prestations, comme l’indemnité d’invalidité ou l’admission à un
programme de réadaptation professionnelle?
In conclusion, I re-emphasize to you that I believe the
proposed ‘‘Veterans Hiring Act’’ is a good bill that needs to be
passed expeditiously because giving ill and injured soldiers
speedier access to potential jobs in the public service is
important to Canadian Armed Forces members and veterans. I
encourage you, in your deliberations, to view it from the
perspective of veterans.
En conclusion, j’insiste sur le fait que la Loi sur l’embauche des
anciens combattants est un bon projet de loi qui doit être adopté
rapidement parce qu’il est important pour les membres et les
anciens combattants des Forces armées canadiennes que l’on
assure aux soldats blessés ou malades d’avoir un accès plus rapide
aux emplois éventuels dans la fonction publique. Je vous incite
donc, dans vos délibérations, d’examiner ce dossier du point de
vue des anciens combattants.
In addition, if you decide to append observations to the bill
when you send it back to the Senate Chamber for third reading, I
would appreciate if you would note my concerns as stated, as well
as my readiness to help the Minister of Veterans Affairs and
Veterans Affairs Canada advance Bill C-27’s regulatory and
business process developments.
De plus, si vous décidez de joindre des observations au projet
de loi au moment de le renvoyer à la Chambre du Sénat pour la
troisième lecture, j’aimerais que vous teniez compte de mes
préoccupations telles que je les ai exprimées, et du fait que je suis
prêt à aider le ministre des Anciens Combattants et le ministère à
faire progresser l’élaboration réglementaire et administrative du
projet de loi C-27.
When implemented, it is important that this legislation is not
diminished by narrow policy interpretation or unnecessary red
tape. Its implementation must be simple, open and generous for
the benefit of our veterans and their families.
Une fois mis en œuvre, il est important que la portée de ce
projet de loi ne soit pas diminuée à cause d’une interprétation
politique trop étroite ou de paperasserie administrative superflue.
La mise en œuvre doit être simple, ouverte et doit faire preuve de
générosité pour le compte de nos anciens combattants et de leur
famille.
The Chair: It’s not clear to me from your presentation, but do
you believe that attribution of injury to service and service-related
activity should be determined by Veterans Affairs or by the
Department of National Defence?
Le président : J’ai l’impression que quelque chose n’est pas clair
dans votre présentation. Croyez-vous qu’il revient au ministère
des Anciens Combattants ou au ministère de la Défense nationale
de déterminer si une blessure est attribuable au service ou à une
activité relative au service?
Mr. Parent: My answer would be as early as possible in the
release process.
M. Parent : La détermination doit avoir lieu aussitôt que
possible dans le processus de libération.
The Chair: By whom?
Mr. Parent: By whoever is in position at that time to do so.
Right now we are doing a transition review in conjunction with
the ombudsman of National Defence, as Gary mentioned. The
preliminary findings of our particular review indicate that it
would probably be beneficial for DND to be making that
decision.
The Chair: Thank you. I just wanted that for the record.
[Translation]
Le président : Par qui?
M. Parent : Par quiconque est en mesure de le faire à ce
moment-là. Nous menons actuellement un examen de transition
en collaboration avec l’ombudsman de la Défense nationale,
comme Gary l’a mentionné. Selon les conclusions préliminaires de
notre examen, il serait probablement préférable que le ministère
de la Défense nationale prenne la décision.
Le président : Merci. Je souhaitais une réponse aux fins du
compte rendu.
[Français]
Ms. Donoghue: Hello to everyone and thank you for having us.
It is a pleasure to be here with you today.
Mme Donoghue : Bonjour à tous et merci de nous recevoir.
C’est un plaisir d’être avec vous aujourd’hui.
The expertise of the Public Service Commission resides, among
other things, in the administration of programs under the Public
Service Employment Act in order to support the staffing system.
In the bill, three mechanisms have been proposed which support
hiring veterans and current members of the Canadian Armed
Forces.
L’expertise de la Commission de la fonction publique réside,
entre autres, dans l’administration des programmes en vertu de la
Loi sur l’emploi dans la fonction publique, afin d’appuyer le
système de dotation. Il y a, dans le projet de loi, trois mécanismes
qui sont proposés et qui appuieront l’embauche des anciens
combattants et des membres actuels des Forces armées
canadiennes.
9:34
Veterans Affairs
[English]
18-2-2015
[Traduction]
Today, I will walk you through the proposed changes to these
mechanisms.
Aujourd’hui, j’aimerais vous expliquer les changements
apportés aux trois mécanismes que voici :
First, there are two priority entitlements for medically released
veterans. These entitlements provide persons with the right to be
appointed ahead of others to any positions in the public service
for which they have been assessed and deemed qualified.
Premièrement, les droits de priorité des anciens combattants
libérés pour des raisons médicales. Les personnes qui bénéficient
de ces droits peuvent être nommées avant quiconque à n’importe
quel poste de la fonction publique pour lequel elles sont jugées
qualifiées.
Second, there is a preference in a competitive process to
appoint qualified veterans to jobs that are advertised externally.
Deuxièmement, la préférence accordée aux anciens
combattants qualifiés aux fins de nomination dans le cadre des
processus de nomination externe annoncés.
Third, there is the eligibility of current Canadian Armed
Forces members, as well as veterans, to participate in all
advertised internal processes, which we call the mobility
provision.
Troisièmement, l’admissibilité des militaires et des anciens
combattants des Forces armées canadiennes à participer à tous les
processus d’embauche interne annoncés, ce que nous appelons les
dispositions de mobilité.
[Translation]
Under the present legislative regime, the PSC is responsible for
administering priority entitlements that apply to jobs in all
regions of Canada, but only in the case of organizations regulated
by the Public Service Employment Act.
[English]
[Français]
En vertu du régime législatif actuel, la commission est
responsable d’administrer les droits de priorité qui s’appliquent
aux emplois dans toutes les régions du Canada, mais seulement
dans le cas des organisations régies par la Loi sur l’emploi dans la
fonction publique.
[Traduction]
Before filling a vacant position, a manager must first consider
priority persons. Managers are provided with a clearance to
proceed with an appointment process only if the commission is
satisfied that there is no one in the priority system who meets the
essential qualifications of the position.
Avant de doter un poste vacant, un gestionnaire doit d’abord
tenir compte des employés admissibles à une nomination
prioritaire. Les gestionnaires reçoivent l’autorisation de
procéder à une nomination uniquement si la commission est
satisfaite qu’il n’y a dans le système de priorité personne qui ne
possède les qualifications essentielles du poste à doter.
There are two different types of priority entitlement. There are
statutory priorities, which take precedence over the second type,
which is a regulatory priority. Under the current system, surplus
employees occupy the top statutory priority for appointment in
their organizations. This means that they must be appointed to
vacant positions for which they are deemed qualified before
persons with a regulatory entitlement, therefore, ahead of
medically released veterans in the current system. The current
system attributes regulatory entitlement to veterans.
Il y a deux types différents de droits de priorité : les priorités
statutaires et les priorités réglementaires. Les bénéficiaires de
priorités statutaires ont préséance sur les bénéficiaires de priorités
réglementaires. Selon le système en place, les employés
excédentaires sont placés en tête de la liste des priorités
statutaires pour une nomination dans leur propre organisation.
Cela veut dire qu’ils doivent être nommés à des postes vacants
pour lesquels ils sont jugés qualifiés avant les bénéficiaires de
priorités réglementaires. Le système actuel attribue une priorité
réglementaire aux anciens combattants.
From 2008 to 2012, the appointment of medically released
veterans had the highest rate of placement — 72 per cent — of all
priority groups. However, the implementation of Spending
Review 2012 resulted in more surplus employees entering the
system that have a statutory priority, therefore displacing
veterans with the regulatory priority.
De 2008 à 2012, les anciens militaires des Forces armées
canadiennes libérés pour des raisons médicales avaient le plus
haut taux de placement, parmi tous les groupes de bénéficiaires de
priorités, soit 72 p. 100. Cependant, en raison de l’examen des
dépenses de 2012, un plus grand nombre de fonctionnaires
excédentaires sont devenus admissibles à une nomination
prioritaire, ils ont donc priorité par rapport aux vétérans qui
disposent d’un droit réglementaire.
The commission shared information with Veterans Affairs on
the impact that the influx of surplus employees and the decrease
in staffing were having on the placement of medically released
La commission a communiqué au ministère des Anciens
Combattants de l’information concernant les répercussions que
l’augmentation du nombre de fonctionnaires excédentaires et la
18-2-2015
Anciens combattants
veterans. At the request of Veterans Affairs, the commission
provided technical options to address issues for their
consideration.
[Translation]
Since April 2012, more than 2,000 priority persons have been
appointed to vacant positions. The majority of these
appointments were surplus employees. During that same
two-year period, 67 medically-released veterans were appointed,
compared to 307 during the two previous years.
[English]
9:35
réduction de l’embauche ont eues sur le placement des anciens
combattants libérés pour des raisons médicales. À la demande du
ministère, elle a présenté, aux fins d’examen, diverses solutions
techniques pour tenir compte de cet enjeu.
[Français]
Depuis avril 2012, plus de 2 000 bénéficiaires de priorité ont été
nommés à des postes vacants. La plupart de ces nominations
visaient des fonctionnaires excédentaires. Pendant cette même
période de deux ans, 67 anciens combattants libérés pour des
raisons médicales ont été nommés à des postes, comparativement
à 307 au cours des deux années précédentes.
[Traduction]
Under the proposed changes to Bill C-27, qualified veterans
who are medically released would become the top statutory
priority with an entitlement period that would be extended from
two years to five years. In other words, they would be considered
and, if qualified, would be appointed before all others.
Conformément aux modifications proposées, les anciens
combattants qualifiés, libérés pour des raisons médicales se
retrouveraient en tête de la liste des bénéficiaires de priorités
statutaires. Leur droit de priorité passerait d’une période de
deux ans à une période de cinq ans. En d’autres mots, leur
candidature sera étudiée et, s’ils sont admissibles, ils seront
nommés en priorité avant les autres.
The legislation would also amend the existing regulatory
priority for those veterans medically released for non-servicerelated reasons to extend the current entitlement also to five years.
The early determination of whether a medical release is
attributable to service or not is critical in allowing veterans to
maximize the value of their entitlements and ensure that the
commission can provide them with accurate information and
services.
La loi modifierait aussi le droit de priorité réglementaire actuel
concernant les anciens combattants libérés pour des raisons
médicales non liées au service. Le droit de priorité actuel passerait
à cinq ans. Le fait de déterminer sans tarder si une libération pour
des raisons médicales est attribuable au service ou non est
essentiel pour permettre aux vétérans d’optimiser la valeur de
leurs droits et pour s’assurer que la commission puisse leur fournir
les renseignements et les services indiqués.
Should the legislation come into force, the changes to the
priority entitlement would apply retroactively to April 1, 2012.
Once medically released, veterans have five years in which to
activate their priority entitlement. The amendments to the priority
entitlement proposed in Bill C-27 will make a difference.
Une fois la loi adoptée, les changements au droit de priorité
seraient appliqués de façon rétroactive à partir du 1er avril 2012.
Une fois libérés pour des raisons médicales, les anciens
combattants auraient cinq ans pour activer leur droit de
priorité. Les amendements au droit de priorité proposés dans le
projet de loi C-27 changeront les choses.
I would now like to turn to the veterans’ preference, which is
the second mechanism. It is a different type of mechanism that is
allowed under the Public Service Employment Act.
J’aimerais maintenant parler de la question de la préférence
accordée aux anciens combattants. Cette préférence est une
différente sorte de mécanisme prévu par la Loi sur l’emploi dans
la fonction publique.
[Translation]
The proposed amendment would update the definition of
‘‘veteran’’ to add modern day Canadian Armed Forces members
who are honourably released and have at least three years of
service. This change would grant preference to veterans deemed
qualified for the purpose of any appointment open to the public.
[English]
In this case, veterans would access the website jobs.gc.ca, where
public service jobs are advertised externally, and apply for
positions through a competitive process. This preference means
that if these veterans enter a competitive process, are assessed and
[Français]
La modification proposée permettrait de mettre à jour la
définition d’« ancien combattant » afin d’ajouter les membres des
Forces armées canadiennes de l’ère moderne qui ont été libérés
honorablement et qui ont au moins trois ans de service. Cette
modification accorderait une préférence aux anciens combattants
jugés qualifiés à des fins de nomination à tous les postes ouverts
au public.
[Traduction]
Dans ce cas, les anciens combattants devraient consulter le site
web emplois-jobs.gc.ca, où sont affichées toutes les annonces pour
les processus de nomination externes, choisir le ou les emplois qui
les intéressent, et postuler au processus choisi. En vertu de cette
9:36
Veterans Affairs
18-2-2015
meet the essential qualifications, they must be appointed ahead of
others in the appointment process. The ability to benefit from
such a preference would be, in effect, for up to five years following
their release from the Canadian Armed Forces.
préférence, les anciens combattants qui participent à un
processus, s’ils sont évalués et jugés qualifiés, devraient être
nommés au poste avant tout autre candidat retenu aux termes du
processus de nomination. Les anciens combattants pourraient
profiter d’une telle préférence jusqu’à cinq ans après leur
libération des Forces armées canadiennes.
This brings me to the third mechanism, mobility, which would
allow current Canadian Armed Forces members, as well as
veterans, to participate in all advertised internal appointment
processes of the public service. Since 2005, deputy heads and their
hiring managers have had the option of giving members of the
Canadian Armed Forces access to internal jobs. The proposed
amendment would make it mandatory.
Ceci m’amène à parler du troisième mécanisme. Celui-ci serait
modifié de façon à permettre aux militaires des Forces armées
canadiennes, ainsi qu’aux anciens combattants, de participer à
tous les processus de nomination internes annoncés. Depuis 2005,
les administrateurs généraux et les gestionnaires d’embauche ont
l’option de permettre aux militaires des Forces armées
canadiennes d’avoir accès aux processus de nomination internes.
La modification proposée rendrait obligatoire cet accès aux
processus de nomination internes.
[Translation]
In other words, veterans and current members of the Canadian
Armed Forces would have access to employment opportunities,
but they would be evaluated the same way as other candidates
who have applied. They would, therefore, have access to vacant
positions.
[English]
Mr. Chair, I reiterate that these provisions apply only to
organizations which come under the Public Service Employment
Act. Discussions are under way with several organizations that
are not subject to the PSEA. These organizations, which have
important regional operations, are exploring administrative ways
in which they can meaningfully participate in these efforts to find
employment for veterans.
[Translation]
Our experience shows a high rate of success in placing
medically-released veterans in large operational departments
with a broad geographic footprint.
[English]
[Français]
Autrement dit, les anciens combattants et les membres actuels
des Forces armées canadiennes auraient accès à des possibilités
d’emploi, mais ils seraient évalués au même titre que les autres
candidats qui ont postulé. Ils auraient donc accès aux postes
vacants.
[Traduction]
Monsieur le président, ces dispositions s’appliquent
uniquement aux organisations assujetties à la Loi sur l’emploi
dans la fonction publique. Des discussions sont en cours avec
plusieurs organisations qui ne sont pas assujetties à cette loi. Ces
organisations, qui sont dotées de bureaux régionaux, travaillent à
trouver des solutions administratives afin de contribuer de façon
significative aux efforts déployés pour aider les anciens
combattants à trouver un emploi.
[Français]
Notre expérience nous démontre que le taux de réussite est
élevé en ce qui concerne la nomination d’anciens combattants,
libérés pour des raisons médicales, à des postes dans de grands
ministères opérationnels qui ont une forte représentation à
l’échelle du pays.
[Traduction]
The involvement of these organizations would increase the
number of employment opportunities for veterans. The
commission is committed to supporting this process in any way
we can.
La participation de ces organisations augmentera le nombre
des possibilités d’emploi pour les anciens combattants. La
commission s’est engagée à appuyer ce processus de toutes les
façons possibles.
Mr. Chair, as the administrator of the public service staffing
system, the commission will continue its effort to ensure that the
entitlements of medically released Canadian Armed Forces
members are fully respected, and to support veterans as well as
current members in bridging their valuable experience and skills
to the federal public service.
Monsieur le président, en tant qu’administrateur du système de
dotation de la fonction publique, la commission continue de faire
son possible pour assurer le respect des droits de priorité des
militaires libérés des Forces armées canadiennes pour des raisons
médicales, et pour appuyer les anciens combattants et les
militaires actuels, qui souhaitent faire profiter la fonction
publique fédérale de leur expérience et de leurs compétences
précieuses.
We will be happy to respond to any questions.
Je me ferai un grand plaisir de répondre à vos questions.
18-2-2015
Anciens combattants
9:37
The Chair: Thank you very much. Thank you for outlining in
such clear terms the different categories because it is a bit
complicated.
Le président : Merci beaucoup. Merci d’avoir expliqué
clairement les différentes catégories, parce que c’est un aspect
un peu compliqué.
Who is it that helps the prospective retiree from the Armed
Forces to determine just where he or she should go to see which
one of these categories he or she might fit into? Do you do that?
Qui aide les futurs retraités des forces armées à déterminer dans
quelles catégories ils s’inscrivent? C’est vous?
Ms. Donoghue: We offer all the advice that is necessary to
departments and all employers. However, at this point, at the
commission we are considering the hiring of veterans themselves
in order to create a unit that we would call ‘‘Navigators.’’ That
would help Canadian Armed Forces members or veterans to
understand the language, which is very different between the
systems that they’re used to in the army or the public service. It is
sometimes extremely complex to go from one system to another.
So we are definitely looking to assist them and help them navigate
their way through these types of priorities.
Mme Donoghue : Nous offrons tous les conseils nécessaires aux
ministères et à tous les employeurs. Toutefois, en ce moment la
commission envisage d’embaucher des anciens combattants pour
créer une unité d’orienteurs. Ainsi, les membres des Forces armées
canadiennes et les anciens combattants pourraient acquérir le
langage de la fonction publique qui est très différent de celui
utilisé dans l’armée. Il est parfois très complexe de passer d’un
système à l’autre. Nous voulons trouver des moyens de les aider et
de les aider à naviguer et à connaître les types de priorités.
Of course the status by which they are released is the primary
information that is necessary for us to make the right
determination as to which entitlement they will receive.
Bien sûr, le statut de leur libération est le premier
renseignement dont nous avons besoin pour déterminer le type
de droit qui leur sera imparti.
The Chair: Thank you.
Le président : Merci.
I will now turn to senators who are on my list and expressed an
interest in participating. I’ll go to the deputy chair of this
subcommittee, Senator Stewart Olsen, who is a senator from New
Brunswick.
Je cède maintenant la parole aux sénateurs qui se sont dits
intéressés à participer à la discussion. D’abord, la vice-présidente
de ce sous-comité, la sénatrice Stewart Olsen, qui représente le
Nouveau-Brunswick.
Senator Stewart Olsen: Thank you all for coming. It’s most
appreciated. I do hear and take very seriously your comments on
this bill. I think it’s pretty clear that we’re all trying to do our very
best for veterans.
La sénatrice Stewart Olsen : Merci à tous d’être venus. Je
comprends les observations que vous avez formulées à propos de
ce projet de loi et je les prends très au sérieux. Il est clair que nous
voulons tous ce qu’il y a de mieux pour nos anciens combattants.
All of you have mentioned the status of release in one way or
another and the absolute imperative to eliminate the red tape, to
move forward with whoever assigns the status and whoever does
that, that it must be done expeditiously so that everything can
proceed without the gap that we see now.
Vous avez tous parlé du statut de libération ainsi que de la
nécessité absolue d’éliminer la paperasse, afin de faire progresser
le dossier auprès de la personne qui attribue le statut, quelle
qu’elle soit, et que tout doit être fait de manière expéditive afin
d’éviter les délais actuels.
Mr. Walbourne, I hear what you’re saying, and Mr. Parent as
well. We’re all saying pretty much the same thing. I think moving
forward with this legislation is good. Would you be okay if we
mention your absolute information on that status and moving
expeditiously towards assigning the status?
Monsieur Walbourne, monsieur Parent, je comprends ce que
vous dites. Nous sommes à peu près tous du même avis. Je pense
qu’il est bien de faire avancer ce projet de loi. Seriez-vous d’accord
pour que nous fassions mention de l’importance des
renseignements relatifs au statut et de l’importance de
l’attribution rapide du statut?
Mr. Walbourne: I’m not quite sure if I understand your
position. The position that I’ve taken, as the Canadian Armed
Forces ombudsman, is prior to release when a soldier becomes ill
or injured, a process then starts. It can go on — some say it is
six months — in some cases for years.
M. Walbourne : Je ne suis pas certain de bien comprendre. Ma
position, en tant qu’ombudsman des Forces armées canadiennes,
est que si un soldat tombe malade ou est blessé avant sa
libération, le processus est déclenché. Le processus peut durer
environ six mois en moyenne ou même des années dans certains
cas.
How is the member managed throughout that process? When
the final decision to release has been made, attribution to service
is known. My concern is: Are we going to start at that point and
give it to another group to review yet again to determine
attribution to service?
Comment le militaire est-il pris en charge pendant le processus?
Au moment de la prise de décision finale concernant la libération,
on sait si la blessure ou la maladie est attribuable au service. Ce
que je crains, c’est que l’on transfère le dossier à un autre groupe
pour examiner encore une fois la décision.
9:38
Veterans Affairs
18-2-2015
I’ll go to Guy’s point: This determination made by Veterans
Affairs, will it impact access to disability benefits? I’m a little
worried that we’re going to confuse the lines of responsibility. But
to have a process to determine what has already been determined,
for me, defies logic.
Je reviens à ce que Guy disait. Si la décision est prise par le
ministère des Anciens Combattants, y aura-t-il des conséquences
pour l’accès aux prestations d’invalidité? Je crains qu’on
embrouille les sphères de responsabilité. Instaurer un processus
pour décider de ce qui a déjà été décidé n’est pas logique à mon
avis.
Senator Stewart Olsen: I see. Thank you for that clarification.
La sénatrice Stewart Olsen : Je vois, merci pour cette
explication.
I am hearing that both departments are now working together
before the actual release so that the red tape will be eliminated.
This committee would certainly encourage any methods by which
we could all work together to eliminate the red tape and make this
happen. Thank you for that. You were very clear on your
positions, and most informative. I think my questions are at an
end. Thank you.
Je crois savoir que les deux ministères travaillent en
collaboration avant la libération en vue d’éliminer la
paperasserie. Ce comité serait certainement en faveur de toute
méthode qui encouragerait la collaboration et éliminerait la
paperasse. Merci. Vous avez énoncé vos positions de manière
claire et éloquente. Je n’ai plus de questions, merci.
Ms. Donoghue: I would like to add that the determination and
timing of determination is extremely crucial, which I mentioned.
It is also important to consider that there is retroactivity in the
context of this legislation. So we have to think about those who
have already been determined in some ways and ensure that if
there are changes, they are taken into account for those that are
already determined and have not yet changed their status, and
those that will be determined in the future. So the preparation,
whether it’s at the coming into force of the act or at a certain
point, will be extremely important for the commission to be able
to have a clear sense of the status that we can attribute to these
veterans.
Mme Donoghue : J’aimerais ajouter que la décision et le
moment de la prise de décision sont absolument cruciaux.
N’oublions pas que ce projet de loi est de nature rétroactive. Il
faut donc penser à ceux dont le statut a déjà été déterminé et
s’assurer que si des changements sont apportés, ils seront
appliqués à ceux dont le statut a déjà été déterminé sans être
changé et à ceux dont le statut sera déterminé à l’avenir. Par
conséquent, la préparation, qu’elle ait lieu à l’entrée en vigueur de
la loi ou à un autre moment, sera très importante afin que la
commission puisse avoir une idée claire du statut à attribuer à ces
anciens combattants.
Senator Stewart Olsen: Thank you for that.
La sénatrice Stewart Olsen : Merci.
Senator Lang: Mr. Chairman, to begin, I have an observation.
It’s certainly nice to have a good-news story with respect to this
overall file. It’s hard to believe we’re spending in the
neighbourhood of $5 billion a year and there’s so much
controversy at one time or another when it comes to what’s
happening with respect to our veterans. It’s not fair to them and
the taxpayer is kind of wondering exactly what we’re doing.
Le sénateur Lang : Monsieur le président, d’abord, une
observation. Cela fait du bien d’avoir de bonnes nouvelles
concernant les anciens combattants. Difficile de croire qu’on
dépense quelque 5 milliards de dollars par année et qu’il y a tant
de controverse qui accompagne le sort de nos anciens
combattants. C’est injuste pour eux et les contribuables sont
perplexes.
Mr. Parent, in your opening remarks you mentioned the
complexity and the various programs provided. I’m hoping your
office is working towards providing some recommendations on
how, within existing budgets, some of these particular
responsibilities can be combined to simplify it, as opposed to
strictly the criticism that government is doing things wrong. We
have to look at how to make these programs work in the best
interests of those we are trying to help. This is a non-partisan
issue in so many ways because we’re all concerned about our
veterans being treated fairly in view of what they’ve done for our
country.
Monsieur Parent, dans votre déclaration préliminaire vous
avez mentionné la complexité du dossier et les nombreux
programmes qui sont offerts. J’espère que votre bureau travaille
à la formulation de recommandations sur la façon dont on
pourrait, avec les budgets existants, combiner certaines de ces
responsabilités afin de simplifier le tout plutôt que de simplement
critiquer le gouvernement en disant qu’il ne fait pas bien les
choses. Il faut voir comment faire pour que ces programmes
puissent fonctionner dans les meilleurs intérêts de ceux que nous
essayons d’aider. Il s’agit d’une question non partisane à bien des
égards parce que nous voulons tous que nos anciens combattants
soient traités de façon équitable en raison du travail qu’ils ont fait
pour notre pays.
I have a few questions. Perhaps in a context that the viewer can
understand, I want to get back to the number of positions we’re
dealing with. First, on average generally, how many veterans are
medically discharged annually from the services?
J’ai quelques questions. Peut-être dans un contexte que le
téléspectateur peut comprendre, j’aimerais revenir au nombre de
postes à l’étude. D’abord, en général, combien d’anciens
combattants sont libérés par an pour des raisons médicales?
18-2-2015
Anciens combattants
9:39
Second, how many positions are open on an annual basis
generally in respect of the number of positions that come
available over a five-year average that these veterans would be
able to apply for and compete for and be in a priority position if
they meet the qualifications?
Ensuite, combien de postes y a-t-il à pourvoir chaque année par
rapport à tous les postes à doter sur une moyenne de cinq ans
pour lesquels les anciens combattants seraient en mesure de
postuler et de se prévaloir d’une priorité d’embauche s’ils
répondaient aux qualifications requises?
Third, I think Ms. Donoghue mentioned being under the
Public Service Staff Relations Act, but there are other agencies
and organizations that the federal government is responsible for.
Perhaps you could give us an outline of how many positions, if
they were available to them, would come available on average?
Troisièmement, je pense que Mme Donoghue a mentionné être
assujettie à la Loi sur les relations de travail dans la fonction
publique, mais que le gouvernement est également responsable
d’autres organismes. Pourriez-vous nous donner une idée du
nombre de postes qui seraient accessibles en moyenne aux anciens
combattants?
Fourth, as a general question to everybody, would you support
a broadening of this statutory requirement to go to those
organizations that right now are excluded, such as corporations
and other federal organizations?
Quatrièmement, cette question s’adresse à tous les
seriez-vous en faveur de l’élargissement de cette
législative pour qu’elle vise les organismes qui
actuellement exclus, comme les sociétés d’État et
organismes fédéraux?
Mr. Walbourne: I can answer the first question. There are
about 5,000 to 6,000 members released every year, about
1,000 because of a medical issue or injury.
M. Walbourne : Je peux répondre à la première question. Il y a
entre 5 000 et 6 000 membres des forces qui sont libérés chaque
année et environ 1 000 d’entre eux le sont pour des raisons
médicales ou des blessures.
Ms. Donoghue: I’ll turn to my colleague because Michael has
the numbers on the jobs we have.
Mme Donoghue : Je vais laisser la parole à Michael, qui
dispose des chiffres sur les emplois chez nous.
Michael West, Director General, Delegation and Accountability,
Public Service Commission of Canada: Over the last five years,
we’ve seen an average of slightly more than 5,500 people hired
permanently per year into the federal public service. That includes
the two years with the reductions. During the same period, we
saw, on average, just over 31,500 internal staffing activities.
Michael West, directeur général, Délégation et
responsabilisation, Commission de la fonction publique du
Canada : Au cours des cinq dernières années, il y a eu en
moyenne un peu plus de 5 500 personnes d’embauchées de façon
permanente chaque année dans la fonction publique fédérale.
Cela comprend les deux années où il y a eu des réductions. Au
cours de la même période, il y a eu, en moyenne, un peu plus de
31 500 activités de dotation interne.
The Chair: Is that 31,000?
Le président : Vous avez dit 31 000?
Mr. West: That’s right.
M. West : C’est exact.
témoins,
exigence
en sont
d’autres
Senator Lang: To put this in context, if I were an injured
veteran who met the qualifications, I would be able to apply, on
an annual basis, for 31,000 in a year?
Le sénateur Lang : Pour remettre le tout en contexte, si j’étais
un ancien combattant blessé et que je répondais aux critères, je
pourrais postuler à 31 000 emplois chaque année?
Mr. West: The 31,500 internal staffing activities would include
things that are not appointments. The ones that are appointments
you would be considered for, yes. Transfers or deployments are
not subject to the —
M. West : Ces activités de dotation interne qui s’élèvent à
31 500 comprendraient aussi des activités non liées à la dotation
d’un poste. Mais lorsqu’il s’agirait de dotation à un poste, oui
vous seriez admissible. Les transferts ou les détachements ne font
pas l’objet de...
Senator Lang: It’s the 5,500 that I would be eligible for.
Le sénateur Lang : Je serais donc admissible aux 5 500 postes.
Mr. West: The 5,500 are all appointments, so they would
definitely be included.
M. West : Le chiffre de 5 500 correspond entièrement à des
dotations, par conséquent les anciens combattants seraient tout à
fait admissibles.
Ms. Donoghue: We put a lot of emphasis on the priority, which
is important, but there is the notion of preference. Of all jobs open
to all Canadians, veterans who would qualify would have to be
appointed prior to anybody else. That means they would
definitely be preferred candidates in the context of an external
competition.
Mme Donoghue : Nous mettons beaucoup l’accent sur la
priorité, qui est importante, mais il y a aussi la notion de
préférence. Parmi tous les emplois ouverts aux Canadiens, les
anciens combattants qui se qualifient devraient être nommés en
priorité avant toute autre personne. Cela signifie qu’ils seraient
manifestement des candidats préférentiels dans le contexte d’un
concours externe.
9:40
Veterans Affairs
18-2-2015
In the context of an internal competition, they would have
mandatory access to the internal competition. They would have to
compete like any other public servant, but they would be given the
same status as any other public servant competing for an internal
position — coming back to the senator’s third question — in the
departments that are part of the Public Service Employment Act.
Mais dans le contexte d’un concours interne, ils auraient
obligatoirement accès au processus de dotation interne. Ils
devraient postuler comme tout autre fonctionnaire, et ils
obtiendraient le même statut que tout autre fonctionnaire
voulant postuler pour un poste interne — et ça revient à la
troisième question du sénateur — dans les ministères visés par la
Loi sur l’emploi dans la fonction publique.
We definitely are getting in a state of readiness. As I indicated,
we are talking to separate employers in the broader picture of the
public service that have their own enabling legislation to try to see
whether they want to work in an administrative manner.
Nous sommes manifestement en train de nous préparer.
Comme je l’ai indiqué, nous parlons aux divers employeurs de
l’ensemble de la fonction publique qui sont assujettis à leur propre
loi habilitante pour essayer de déterminer s’ils veulent collaborer
de façon administrative.
Now, the decision as to whether this bill should include those
departments is within the policy authority of the people
responsible for this, and that would be a consideration for
Parliament to determine. At this time, the public service is
considering everything possible to try to bring these important
departments — we’re talking about departments as self-employers
that have important geographical footprints in areas and domains
that could be extremely attractive to veterans. We’re talking
about the Canada Revenue Agency, the Canadian Food
Inspection Agency, Parks Canada and others, where we see
some potential jobs. Veterans in the past have been positioned in
some of these departments and have been extremely successful.
Maintenant, la question de savoir si le projet de loi devrait viser
ces ministères relève des décideurs de la politique et cela devrait
être considéré par le Parlement. À l’heure actuelle, la fonction
publique examine tout ce qui est possible de faire pour essayer de
viser ces importants ministères — on parle ici de ministères qui
gèrent leur propre dotation et qui ont une empreinte
géographique importante dans des secteurs et des domaines qui
pourraient être extrêmement intéressants pour les anciens
combattants. On parle de l’Agence du revenu du Canada, de
l’Agence canadienne d’inspection des aliments, de Parcs Canada
et d’autres ministères où il y aurait des emplois potentiels. Par le
passé, des anciens combattants ont été nommés dans ces
ministères et ils ont extrêmement bien réussi.
Senator Lang: I want to follow up on those agencies you
referred to because it’s important to the veterans who are
listening. Do you have any understanding of the number of
positions that would be made available for competition for
veterans, if that were to happen?
Le sénateur Lang : J’aimerais revenir aux organismes que vous
avez mentionnés parce que c’est important pour les anciens
combattants qui nous écoutent. Connaissez-vous le nombre de
postes auxquels pourraient postuler les anciens combattants si
jamais cela se produisait?
Ms. Donoghue: I don’t have a sense of those numbers, but with
our colleagues in the departments, we could see about sending the
information to the committee. At this time I don’t have the
numbers available.
Mme Donoghue : Je ne dispose pas de ces chiffres, mais avec
nos collègues dans les ministères, nous pourrions colliger cette
information et la transmettre au comité. Mais à l’heure actuelle, je
n’ai pas ces chiffres.
The Chair: I’m a little confused about all these numbers being
thrown about, so it would be good to have a chart. We can forget
about the 31,000 because you said it includes transfers. We would
be interested in knowing how many retiring veterans this impacts,
those released for medical reasons where the injury occurred on
military time, and those released for medical reasons where the
injury occurred outside military time. Then there is top priority,
preference and another one.
Le président : Je suis un peu confus par tous les chiffres qui
nous sont présentés, ce serait donc bien de disposer d’un tableau.
On peut oublier les 31 000 postes parce que vous nous avez dit
que cela comprend des transferts. Il serait intéressant de savoir
combien d’anciens combattants qui prennent leur retraite seraient
visés, il en va de même pour ceux libérés pour des raisons
médicales et dont la blessure a eu lieu en service et ceux libérés
pour des raisons médicales mais dont la blessure n’est pas liée au
service. Ensuite il y a la question de priorité principale, de
préférence et j’en oublie une.
Ms. Donoghue: Mobility.
The Chair: If you could just give us the numbers and how many
positions would be coming up across all the departments you have
responsibility over, it would help us to understand the potential
impact of this bill.
Mme Donoghue : La mobilité.
Le président : Pourriez-vous nous donner les chiffres
concernant le nombre de postes qui pourraient être visés dans
l’ensemble des ministères dont vous avez la responsabilité, cela
pourrait nous aider à comprendre les répercussions éventuelles du
projet de loi.
18-2-2015
Anciens combattants
9:41
Ms. Donoghue: We will be able to provide some numbers, but
other numbers we do not have because not all the mechanisms are
in place. We have historical data as they pertain to the regulatory
priority for veterans. But since this bill is creating new
mechanisms, such as the statutory priority, we would not have
those numbers.
Mme Donoghue : Nous serons en mesure de vous présenter
certains chiffres, mais il y en a que nous n’avons pas en raison des
divers mécanismes en place. Nous avons des données historiques
en ce qui a trait aux priorités réglementaires visant les anciens
combattants. Mais puisque le projet de loi créera de nouveaux
mécanismes comme la priorité statutaire, eh bien ce sont des
chiffres que nous n’aurions pas.
We will send you the historical data and the placements we are
aware of and what we’ve been doing to date. I’m not sure to what
extent we can do the projection as to what it could mean in terms
of the future. However, we can give you the analysis on the
impact that we’ve seen when other statutory priorities took
precedence over veterans. We will be able to give you that. I’m not
sure we have all the numbers that you’re seeking, but we will give
you everything we can provide.
Nous vous transmettrons les données historiques et les
placements que nous connaissons en plus de ce que nous avons
fait jusqu’à maintenant. Je ne sais pas dans quelle mesure nous
pourrons faire des projections pour l’avenir. Toutefois, nous
pouvons vous présenter une analyse des résultats que nous avons
constatés lorsque d’autres priorités statutaires ont eu préséance
sur les anciens combattants. Voilà ce que nous pourrons vous
donner. Je ne pense pas disposer de tous les chiffres que vous
aimeriez avoir, mais nous vous transmettrons tous les chiffres
dont nous disposons.
The Chair: We wouldn’t want to think that we’re passing a bill
when we don’t know what impact it will have. We must have a
pretty good sense of where we’re going with this legislation and
why it is necessary. That’s what I think all of us are looking for
here.
Le président : J’ose espérer que nous ne voudrons pas adopter
un projet de loi sans en connaître les répercussions. Il faut avoir
une bonne idée de la voie dans laquelle on se dirige avec ce projet
de loi et c’est pourquoi il est nécessaire d’avoir des chiffres. Et je
pense que c’est ce que nous souhaitons tous obtenir.
Ms. Donoghue: We could probably give you a sense of those
numbers, for example on preference. In the past, legislation
defined a veteran as being a veteran from World War I or World
War II or the Korean War. Preference has not been a modern
instrument in the context of the actual legislation. With the
changes proposed here, it will become something that will be of
benefit. We have a sense of the number of people in the system, so
we could do some kind of correlation, but it would not necessarily
be exact because it hasn’t been practised. We could give you a
sense of what it could entail.
Mme Donoghue : Nous pourrions vous donner une idée de ces
chiffres, par exemple, en ce qui touche la préférence. Dans le
passé, la loi définissait un ancien combattant comme étant un
soldat de la Première Guerre mondiale ou de la Seconde Guerre
mondiale ou bien de la guerre de Corée. La préférence n’est pas
un outil moderne dans le contexte de la loi actuelle. Mais avec les
changements proposés ici, elle pourrait devenir avantageuse.
Nous avons une idée du nombre de personnes dans le système de
sorte que nous pourrions établir une certaine corrélation, mais les
chiffres ne seraient pas forcément exacts puisque les mesures ne
sont pas encore en place. Nous pourrions vous donner une idée de
ce qui pourrait arriver.
The Chair: To finish that, we understand the proposed change
in the definition of ‘‘veteran’’; I think we’re all supportive of that.
‘‘Spouse of veteran’’ has not been amended, but I’m not so sure
we are all supportive of not amending it. The current law gives
preference or priority to the spouse of a Second World War
veteran who is probably about 85 or 90 years of age. I wouldn’t
think you get too many of those applications these days, so that’s
a pretty hollow right or privilege that exists in the current
legislation. Part of our role is to try and clean those things up.
Le président : En terminant, nous comprenons les changements
proposés dans la définition « d’ancien combattant »; et je pense
que nous sommes tous en faveur. La définition de « conjoint d’un
ancien combattant » n’a pas été modifiée, mais je ne pense pas
que nous soyons tous en faveur d’un changement. La loi actuelle
donne préférence ou priorité au conjoint d’un ancien combattant
de la Seconde Guerre mondiale qui a probablement entre 85 et 90
ans. Je ne pense pas que ces jours-ci vous aviez à traiter de
nombreuses demandes de la part de ces personnes, par conséquent
ce privilège qui existe dans la loi actuelle est plutôt creux. Une
partie de notre rôle consiste à essayer de dépoussiérer ce genre de
choses.
Senator Lang: I want to go back. We’re talking about statistics,
and every statistic is a person, obviously. They all have their own
aspirations and career paths. I have a question which any of the
witnesses can answer.
Le sénateur Lang : J’aimerais revenir en arrière. Nous parlons
de statistiques et chaque statistique représente manifestement une
personne. Ces personnes ont toutes leurs aspirations et leur
parcours professionnel. J’ai une question qui s’adresse à tous les
témoins.
9:42
Veterans Affairs
18-2-2015
Historically, looking back at what we’re talking about here,
we’ve been told that about 1,000 veterans a year are medically
released with different degrees of injuries and disabilities. Not
everybody wants to work for the federal government. I don’t
know if that’s a good thing or a bad thing, but probably where I
come from it’s probably positive that not everybody wants to
work for the federal government. Going back to those who want
to work for the federal government and have in the past applied,
do we have any idea how many veterans on average in a year were
applying to the federal government for employment and
subsequently not considered?
Historiquement, si on se penche sur la question à l’étude, on
nous a dit qu’environ 1 000 anciens combattants par année
reçoivent une libération médicale en raison de degrés différents de
blessures et d’invalidités. Tout le monde ne veut pas travailler
pour le gouvernement fédéral. Je ne sais pas si c’est une bonne ou
une mauvaise chose, mais d’où je viens c’est probablement bien
que tout le monde ne veuille pas travailler pour le gouvernement
fédéral. Mais si nous nous tournons vers ceux qui aimeraient
devenir fonctionnaires fédéraux et qui ont fait des demandes par
le passé, avons-nous une idée de la moyenne des anciens
combattants qui postulaient par année à la fonction publique
fédérale et qui n’étaient pas considérés?
As ombudsman, do you have any records or who has any
record of any kind?
En tant qu’ombudsman, avez-vous des dossiers ou des dossiers
semblables à cet effet?
Mr. Walbourne: We wouldn’t have any record of who has
applied.
M. Walbourne : Nous n’aurions pas de données sur les
personnes ayant fait des demandes d’emploi.
Mr. West: In 2013-14, which is the last year we have complete
data, there were 105 medically released Canadian Forces or
RCMP members who activated their priority entitlement.
M. West : En 2013-2014, qui est la dernière année pour
laquelle nous avons des données complètes, 105 membres des
Forces canadiennes et de la GRC ont été libérés pour raisons
médicales et se sont prévalus de leur droit de priorité.
Senator Lang: That’s probably a pretty accurate figure,
because in respect to those interested in coming into the federal
civil service, that automatically puts you at least into the
competition.
Le sénateur Lang : C’est probablement un chiffre assez exact,
parce lorsque ces gens postulent à la fonction publique fédérale,
au moins ils sont automatiquement inscrits aux concours.
The Chair: Or 10 per cent.
Senator Lang: We’re talking about 10 per cent, maybe 200,
300 vets a year applying for these positions within the civil
service. That gives us context of what we’re dealing with on the
average.
Would you agree with that, Mr. Walbourne?
Mr. Walbourne: Yes, that would be close to right.
Le président : Ou 10 p. 100 le sont.
Le sénateur Lang : Nous parlons de 10 p. 100, mais cela
représente peut-être 200 ou 300 anciens combattants par année
qui postulent un emploi dans la fonction publique. Ça nous donne
une idée de la moyenne.
Seriez-vous d’accord avec cela, monsieur Walbourne?
M. Walbourne : Oui, ce serait à peu près exact.
Senator Lang: That gives us a context of what we’re dealing
with, and it is great that we’re doing what we’re doing.
Le sénateur Lang : Ça nous donne une idée de la question et
c’est bien que nous fassions cela.
I have a question in a different context, that is, training and
eligibility. It’s one thing to say that I’m in the food chain and the
pecking order. It’s another thing to say I have the necessary
credentials to compete, because to be able to compete,
Ms. Donoghue, you want that individual to have the necessary
background.
J’ai une question portant sur un contexte différent, c’est-à-dire
la formation et l’admissibilité. C’est une chose de dire que je fais
partie des postulants et que je suis dans l’ordre de priorité, mais
c’en est une autre de dire que j’ai les qualités nécessaires pour
concurrencer les autres candidats parce que pour être en mesure
de les concurrencer, madame Donoghue, ce particulier doit avoir
les compétences nécessaires.
Perhaps you can give us a brief description. If I’m an injured
vet and I’m going to be released, having applied for my release,
what is provided for me to get my credentials up so that I can
compete and compete successfully?
Pouvez-vous nous faire une brève description? Si je suis un
ancien combattant blessé et que je vais recevoir ma libération
parce que j’en ai fait la demande, que m’offre-t-on pour que je
puisse faire en sorte de concurrencer avec succès les autres
postulants?
Mr. Walbourne: There are multiple programs within the
department. One is a SCAN program, second career programs.
Resumé writing and training sessions happen throughout the
session, but I’ll just take it back another step.
M. Walbourne : Il existe divers programmes au ministère. L’un
d’entre eux, le Service de préparation à une seconde carrière,
permet aux postulants d’apprendre à écrire des CV et à s’inscrire à
des séances de formation et cela a lieu tout au long de l’année,
mais j’aimerais prendre un peu de recul.
18-2-2015
Anciens combattants
9:43
We’ve recently run some competitions in my office and it’s
open to serving members or veterans who have the ability to
apply. One of the things we’re running up against is their ability
to get their capacities and abilities mapped out into what I’ll call
‘‘civilian language.’’ That has been a problem. More can be done
along those lines.
Récemment, nous avons lancé dans mon service des concours
qui sont ouverts aux membres actifs ou aux anciens combattants
qui sont aptes à postuler. Une des choses auxquelles nous devons
faire face, c’est leur capacité de transcrire leurs compétences et
qualifications dans ce que j’appellerais un « langage civil. » Cela
occasionne des problèmes et on pourrait en faire davantage à cet
égard.
We also notice when we’re interviewing is that the military has
a very straightforward approach to things. In the interview
process, I can’t take for granted what I know; I have to be told
what that person knows. That sometimes is a barrier that
happens, so I think more can be done along those lines. I do
believe that the transfer of abilities these people have over the
civilian world is easily done, but I just don’t think we’re making
enough effort to make sure it happens seamlessly so that they
know.
On a aussi constaté que lors des entrevues, les militaires ont
une approche directe. Dans le processus d’entrevue, on ne peut
pas tenir pour acquises les connaissances du candidat, c’est à lui
de dire quelles sont ses compétences. C’est un problème qui se
pose quelquefois et je pense que nous pourrions aussi en faire
davantage dans ce domaine. Je crois que le transfert des
compétences des anciens combattants peut se faire facilement
vers la vie civile, mais je ne pense pas que nous fassions
suffisamment d’efforts pour que cela se passe sans heurt et pour
que les gens en soient conscients.
The Chair: We did a study on transition out of the Armed
Forces, and we did some good work on that. In fact, you helped
with providing us evidence there. I think what Senator Lang is
trying to get to is with respect to Bill C-27, does anything in the
bill relate to helping prepare people for transition?
Le président : Nous avons fait une étude sur la transition
lorsque les membres quittent les forces armées et nous avons fait
du bon travail. En fait, vous nous aviez aussi fourni des
témoignages pour cette étude. Je pense que le sénateur Lang
aimerait savoir s’il y a, dans le projet de loi C-27, des mesures qui
aideraient les membres à se préparer à la transition?
Mr. Parent: Not necessarily in the bill, but I had discussions
just this morning with senior officials at the department, and I
think it’s a good opportunity for the department to look forward
in actually being proactive. In fact, in this particular instance, the
Vocational Rehabilitation Program that exists now within VAC
could very well be a good vehicle to make sure that the people
released with medical releases attributable to service can actually
meet the essential qualifications of the public service.
M. Parent : Pas nécessairement dans le projet de loi, mais j’ai
discuté ce matin avec des hauts fonctionnaires du ministère, et je
pense que c’est une bonne occasion pour le ministère de faire
preuve d’initiative. En fait, dans ce cas, le programme de
réadaptation professionnelle d’Anciens Combattants Canada
pourrait être un bon outil afin que les personnes libérées pour
des raisons médicales attribuables au service puissent répondre
aux qualifications essentielles de la fonction publique.
I will give you an example. For instance, a percentage of the
non-commissioned officers may not have a university degree,
which is not always something that you need in public service but
very often it is. In this case, being proactive, the department could
work with this individual to get to that point, get the essential
qualifications and then apply. The five years gives a little leeway
there.
Je vais vous donner un exemple. Un pourcentage des sousofficiers n’ont pas de diplôme universitaire, dont on a souvent
besoin dans la fonction publique, mais pas toujours. Dans ce cas,
le ministère pourrait prendre l’initiative d’aider les gens à en
obtenir un, à obtenir les qualifications essentielles et puis à
postuler. Le délai de cinq ans laisse une marge de manœuvre.
I think it’s a good time for the department to be proactive and
to look forward in working together with their programs. Often
we say the programs work in silos, that they’re not integrated or
harmonized, but in this case there is a good opportunity for it to
be done. They are certainly looking at that.
Je pense que c’est un bon moment pour le ministère de faire
preuve d’initiative et d’utiliser ces programmes à bon escient. On
dit parfois que les programmes sont cloisonnés, qu’il n’y a pas
d’intégration et d’harmonisation, et voilà donc une bonne
occasion pour changer cela. Le ministère se penche là-dessus.
The Chair: The ombudsman’s office wouldn’t do that, but
would you make a recommendation to Veterans Affairs that they
should be working with Public Service Commission to do what
you’ve just described?
Le président : L’ombudsman des anciens combattants ne l’a
pas fait, mais recommanderiez-vous qu’Anciens Combattants
collabore avec la Commission de la fonction publique pour faire
ce que vous venez de décrire?
Mr. Parent: Exactly.
The Chair: Are you doing that now, Ms. Donoghue? Are you
working in conjunction with Veterans Affairs? They have
programs that could activate their priority. They can go along
for five years to get themselves ready.
M. Parent : Exactement.
Le président : Est-ce que vous le faites déjà, madame
Donoghue? Collaborez-vous avec Anciens Combattants? Il y a
des programmes pour activer la priorité. Ils ont cinq ans pour se
préparer.
9:44
Veterans Affairs
18-2-2015
Ms. Donoghue: Once a person is reviewed and entered into the
priority system, as part of its responsibilities the commission
ensures that people are referred for jobs that we deem are aligned
to their skill sets.
Mme Donoghue : Une fois qu’on a examiné le cas d’une
personne et qu’elle est dans le système de priorité, la commission
est responsable de faire en sorte de présenter son nom pour des
emplois qui, d’après nous, correspondent à ses compétences.
We have done a lot of studies in the context of our priority
system and other placements with veterans and have determined
that a number of jobs already exist in the public service that do
actually meet the skill sets of veterans.
Nous avons fait un certain nombre d’études dans le cadre de
notre système de priorité et d’autres placements pour les anciens
combattants, et nous avons vu qu’il y a dans la fonction publique
un certain nombre d’emplois correspondant aux compétences des
anciens combattants.
Yes, there is always opportunity for retraining and being able
to develop different skills, but we have a high rate of success of
being able to place veterans with the skill sets they have and for
which they meet merit in the context of the essential qualifications
of public service jobs.
Oui, il y a toujours une possibilité de recyclage et de développer
de nouvelles compétences, mais nous réussissons bien à placer les
anciens combattants avec les compétences qu’ils ont et en se
fondant sur le mérite par rapport aux qualifications essentielles
des emplois de la fonction publique.
The Chair: Are you aware that Veterans Affairs and various
pieces of legislation do provide for training, as Mr. Parent
indicated, the Vocational Rehabilitation Program?
Le président : Saviez-vous qu’Anciens Combattants Canada et
diverses lois prévoient de la formation, comme M. Parent l’a
dit, en citant l’exemple du Programme de réadaptation
professionnelle?
Ms. Donoghue: Yes.
Mme Donoghue : Oui.
The Chair: If you work together with Veterans Affairs, we
could use these programs to the advantage of the veterans.
Le président : Si vous collaborez avec Anciens Combattants,
ces programmes pourront profiter aux anciens combattants.
Ms. Donoghue: Yes. We have case managers in the context of
the priority system that actually take on the responsibility of
dealing with veterans that are inquiring about their priority status
and what can be done. Often what we do, if they question how to
apply and how to make their status more aligned, we do, through
case managers, work very closely with the department, VAC, and
try to direct them toward the existing programs.
Mme Donoghue : Oui. Nous avons des gestionnaires de cas
pour le système de priorité qui répondent aux anciens
combattants qui veulent connaître leur statut prioritaire et ce
qu’ils peuvent faire. Souvent, s’ils nous demandent comment
postuler et comment améliorer leur statut, grâce aux gestionnaires
de cas, nous collaborons très étroitement avec le ministère des
Anciens Combattants pour les diriger vers des programmes en
place.
The Chair: Could we find out about case managers on your
website? How do we find out about it?
Le président : Pourrions-nous en savoir plus sur les
gestionnaires de cas sur votre site web? Comment peut-on
s’informer à ce sujet?
Ms. Donoghue: Basically the veterans are provided with the
information through Veterans Affairs or through DND, as an
employer, when people are given a priority status. Information is
available.
Mme Donoghue : Ce sont les ministères des Anciens
Combattants ou de la Défense nationale, à titre d’employeurs,
qui donnent aux anciens combattants les renseignements
lorsqu’ils reçoivent un statut prioritaire. Les renseignements
sont disponibles.
In the context of thinking about making it easier, if Bill C-27
were to pass, we’re looking at our systems to ensure we have a
single window so veterans could come in and identify themselves.
Their status having been determined, there would then be dropdown windows and easy access for them to be directed to the
proper information.
Afin de simplifier les choses, si le projet de loi C-27 est adopté,
nous examinons nos systèmes afin qu’il y ait un guichet unique
que pourraient utiliser les anciens combattants. Leur statut ayant
été décidé, il y aurait un menu déroulant afin qu’ils aient un accès
facile aux bons renseignements.
We’re also working right now to develop training modules.
There are the veterans, but all the HR and the hiring managers
need to be made aware of the dispositions that could come out of
Bill C-27, so that they get ready to service on-board veterans
within their departments. Because we administer the programs,
we are definitely in the process of planning training for
Nous travaillons également à élaborer des modules de
formation. Il y a les anciens combattants, mais tout le personnel
des ressources humaines et des gestionnaires d’embauche doivent
être au courant des dispositions qui découleraient du projet de
loi C-27, afin de pouvoir servir les anciens combattants de leur
ministère. Parce que nous gérons les programmes, nous prévoyons
18-2-2015
Anciens combattants
HR advisers and hiring managers so they understand the rights of
the veterans and the obligations of employers within the system.
The Chair: Thank you.
9:45
de la formation pour les conseillers en ressources humaines et les
gestionnaires d’embauche afin qu’ils comprennent les droits des
anciens combattants et les obligations des employeurs.
Le président : Merci.
I’m going to Senator White next. He is a senator from Ontario
and a former first responder.
Je vais passer au sénateur White. C’est un sénateur de
l’Ontario, et un ancien premier répondant.
Senator White: Thank you for being here. I had a question
because Veterans Affairs Canada also manages the postretirement of RCMP employees. A number of RCMP
employees have been in war theatres such as Afghanistan and
probably 10 or 12 other countries. Would they be part of this as
well if they were injured while on duty in Afghanistan for PTSD,
in particular, in their case? Would they be considered as well
because they are managed by VAC?
Le sénateur White : Merci d’être ici. J’ai une question parce
qu’Anciens Combattants Canada gère également les retraités de la
GRC. Un certain nombre d’employés de la GRC sont allés sur des
théâtres d’opérations comme l’Afghanistan, et peut-être 10 à
12 autres pays. Est-ce que ce projet de loi les concerne s’ils
souffrent de TSPT à cause de leur service en Afghanistan, par
exemple? Seraient-ils touchés parce qu’ils sont aussi gérés par
ACC?
Mr. Parent: They’re not part of that ‘‘veterans’’ definition.
M. Parent : Ils ne font pas partie de cette définition d’« anciens
combattants ».
Just for your information, senator, the fact is that the
Vocational Rehabilitation Program that is available is under the
New Veterans Charter, and the RCMP, unfortunately, has opted
not to go under the New Veterans Charter.
À titre informatif, sénateur, le Programme de réadaptation
professionnelle est offert en vertu de la Nouvelle Charte des
anciens combattants, et la GRC, malheureusement, a choisi de ne
pas être couverte par la nouvelle Charte.
We are working with the RCMP to try to educate them and
inform them on the benefits provided. Maybe they could be
provided to them not necessarily with the New Veterans Charter
but in some other venue. We’re working with them now, but
under the present legislation, unless the RCMP were part of the
New Veterans Charter, they would not.
Nous collaborons avec la GRC afin d’informer ses membres
sur les services offerts. Peut-être pourraient-ils leur être offerts
non pas nécessairement en vertu de la Nouvelle Charte des
anciens combattants, mais d’une autre façon. En vertu de la loi
actuelle, à moins que la GRC souscrive à la Nouvelle Charte des
anciens combattants, ses membres ne seraient pas couverts, mais
nous travaillons avec cette organisation.
Senator White: A number of RCMP veterans who served in
Namibia and on up have contacted me about ‘‘they’re in but
they’re out’’ kind of thinking, that they’re in only when it comes
to being told how to do things and they’re not in when they’re
asking to get access to things. Thank you very much for that.
Le sénateur White : Un certain nombre d’anciens de la GRC
qui ont servi en Namibie ou ailleurs ont communiqué avec moi
pour me parler du sentiment qu’ils ont d’être « à l’intérieur et à
l’extérieur du système en même temps », autrement dit, ils ont le
sentiment de faire partie du système lorsqu’il s’agit de leur dire
comment faire les choses, mais de ne pas en faire partie lorsqu’ils
veulent avoir accès aux services. Merci beaucoup pour votre
réponse.
The second question I have refers to Veterans Affairs and
maybe even to this program overall. They majority of my public
service was in the three northern territories, and any veterans we
had returning home didn’t have a whole lot of access to federal
opportunities, unless they were in Pangnirtung or maybe in
Whitehorse. Have we thought about reaching out to the provinces
to adopt a similar model in some way so that we share the pain? I
know some would call some of this painful. Maybe it isn’t 200;
maybe it is 450 who are able to access.
Ma deuxième question concerne Anciens Combattants et peutêtre même ce programme en général. La majorité de ma carrière
dans la fonction publique a eu lieu dans les trois territoires du
Nord, et les anciens policiers qui revenaient n’avaient pas
d’occasions d’emploi au fédéral, à moins d’être à Pangnirtung
ou peut-être Whitehorse. Est-ce que nous avons pensé à discuter
avec les provinces afin qu’elles adoptent un modèle similaire afin
que nous partagions le fardeau? Je sais que certaines personnes
diraient que c’est un fardeau. Peut-être qu’il ne s’agira pas de
200 personnes mais plutôt de 450 qui pourront en profiter.
If you’re returning home to Old Crow — well, they have a
national park; that’s not fair. If you are returning home to Ross
River, Yukon, you don’t have a position up there. Have we
considered reaching out to the provinces and seeing if they would
adopt something similar, if not legislatively, at least regulatory?
Si vous retournez chez vous à Old Crow — c’est vrai, ils ont un
parc national; ce n’est pas un bon exemple. Si vous retournez chez
vous à Ross River, au Yukon, vous n’aurez pas de poste là-bas.
Avons-nous pensé à discuter avec les provinces pour voir si elles
adopteraient quelque chose de semblable, à tout le moins sur le
plan de la réglementation, si ce n’est pas une loi?
9:46
Veterans Affairs
18-2-2015
Mr. Parent: To this point, as the Veterans Ombudsman, one
thing I’m certainly interested in is making sure that all levels of
government are involved in providing benefits to veterans, and
that’s from municipal to provincial to federal level.
M. Parent : En tant qu’ombudsman des Anciens Combattants,
je veux certainement que toutes les administrations offrent des
avantages aux anciens combattants, que ce soit sur le plan
municipal, provincial ou fédéral.
In an outreach visit to Halifax recently, I met with the mayor
and talked about this public service hiring and trying get at least
the municipalities to look at that opportunity.
Lors d’une visite de sensibilisation à Halifax récemment, j’ai
rencontré le maire et j’ai parlé de l’embauche dans la fonction
publique pour que les villes examinent cette possibilité.
One interesting thing is that Nova Scotia is the only province
that has a subcommittee on veterans, and I hope to be able to
reach out to them because they actually reached out to us and
said, ‘‘What can we do for veterans?’’ That would be an
opportunity for us to look at that aspect of it.
Il est intéressant de savoir que la Nouvelle-Écosse est la seule
province à avoir un sous-comité des Anciens Combattants, et
j’espère pouvoir travailler avec ses membres parce qu’ils ont
communiqué avec nous pour savoir ce qu’ils pouvaient faire pour
les anciens combattants. On pourrait ainsi examiner cet aspect.
Senator White: I’m from Cape Breton Island, which is close to
Nova Scotia, a neighbouring community.
Le sénateur White : Je viens de l’île du Cap-Breton, qui est près
de la Nouvelle-Écosse, une communauté voisine.
One more question?
Une autre question?
The Chair: With that kind of preamble, yes.
Le président : Avec ce genre de préambule, certainement.
Senator White: Mental illness and mental health is very
challenging for people who are in this type of service,
challenging to acknowledge, challenging to look for help, not
always looking for help within the systems we put in place,
sometimes looking for help outside of our system because they
don’t want it connected to them.
Le sénateur White : La maladie mentale et la santé mentale
sont des choses très difficiles pour les gens qui servent de cette
façon, c’est difficile à reconnaître, c’est difficile de chercher de
l’aide, et ils ne cherchent pas toujours de l’aide à l’intérieur des
systèmes que nous mettons en place, ils cherchent parfois à
l’extérieur parce qu’ils ne veulent pas que cela les suive.
How would we get to a point of presumptive acceptance of
mental illness, for example, or at least not having to jump through
the hoops within our systems to get onto the list to be considered
a priority? Is that a possibility? Do we always expect them to go to
our doctor to receive supporting documentation? Is there an
opportunity for them to use documentation from sources outside
of our own?
Comment en arriverions-nous à une acceptation présumée de
la maladie mentale, par exemple, au moins à ne pas avoir à faire
des pirouettes pour se retrouver sur la liste des priorités? Est-ce
possible? Est-ce qu’on s’attend toujours à ce qu’ils aient à voir nos
médecins afin de recevoir les documents nécessaires? Où peuventils les obtenir d’autres sources?
Mr. Walbourne: I think all evidence is considered. Getting to
that utopia that you’re headed for, I think it’s a great —
M. Walbourne : Je pense que l’on tient compte de tous les
éléments. Pour arriver à l’utopie dont vous parlez, ce serait
excellent...
Senator White: I’m not very utopian-like typically, so I
appreciate that.
Le sénateur White : Je ne suis normalement pas utopiste, alors
je vous remercie.
Mr. Walbourne: Well, it’s a great state to look forward to. The
department is doing a lot of good things about medical health. I
think the stigma is coming down and people are coming forward
earlier, and these are all great things.
M. Walbourne : Eh bien, cela serait une situation très désirable.
Le ministère fait beaucoup d’efforts en matière de santé. Et je
pense que les préjugés diminuent et les gens se présentent plus tôt,
ce qui sont d’excellentes choses.
I think it’s going to be an evolution, senator. Like you, I’m the
optimist in the room. I hope to get to that point, but it’s going to
take us time.
Sénateur, je pense qu’il s’agira d’une évolution. Comme vous,
je suis optimiste. Et j’espère que nous en arriverons à ce point,
mais cela prendra du temps.
The rules and regulations are that there is a certain amount of
paperwork that must accompany before someone gets access to
whatever that may be. I believe the desire is there, but it will take
some work.
Étant donné les règles et la réglementation, il faut certains
documents avant de pouvoir avoir accès à quoi que ce soit. Je
pense que l’on veut y arriver, mais il faudra des efforts.
Mr. Parent: Under the New Veterans Charter, there is an
opportunity for people who have not applied for benefits for, let’s
say, invisible injuries to actually access programs in the New
Veterans Charter because of barriers to transition.
M. Parent : En vertu de la Nouvelle Charte des anciens
combattants, les gens qui n’ont pas demandé de prestations pour,
disons, des blessures invisibles, peuvent quand même avoir accès
aux programmes de la Nouvelle Charte à cause des obstacles à la
transition.
18-2-2015
Anciens combattants
The homeless study was done by Dr. Susan Ray, and she
found a lot of veterans out there were not from Afghanistan but
from older missions like Bosnia and Yugoslavia. Once they
identified themselves, they were able to access benefits because of
the New Veterans Charter. A diagnosis is not always necessary to
get the benefits under the New Veterans Charter, so that
opportunity is there for everybody, including the RCMP in this
case.
Senator White: Thank you for being here today.
9:47
Dans une étude qu’elle a faite sur l’itinérance, Susan Ray a
constaté que beaucoup d’anciens combattants vivant dans la rue
ne revenaient pas d’Afghanistan, mais de missions plus anciennes
comme celles de la Bosnie et de la Yougoslavie. Une fois qu’ils
s’identifiaient, ils pouvaient avoir accès aux prestations grâce à la
Nouvelle Charte. Il n’est pas toujours nécessaire d’obtenir un
diagnostic pour avoir des prestations en vertu de la Nouvelle
Charte, alors cette possibilité existe pour tout le monde, y compris
la GRC dans ce cas.
Le sénateur White : Merci d’être venu aujourd’hui.
Senator Stewart Olsen: I would like a brief response from the
three of you on the elimination of red tape, in this instance trying
to keep it to this legislation, a couple of suggestions from each of
you as to how we could begin to eliminate the red tape.
La sénatrice Stewart Olsen : J’aimerais une réponse brève de
vous trois sur l’élimination de la paperasse, et dans le contexte de
ce projet de loi, deux suggestions de chacun de vous sur les
moyens d’y arriver.
Mr. Walbourne: I’ll go back to my opening comments, senator.
I do not understand the logic of putting another system in place to
review evidence that’s already been reviewed. That is adding a
level of bureaucracy and red tape that need not be there.
M. Walbourne : J’en reviendrai à mes observations
préliminaires, madame la sénatrice. Je ne comprends pas
pourquoi on crée un autre système pour examiner des éléments
qui l’ont déjà été. On ajoute un niveau de paperasse inutile.
This evidence has been reviewed and a decision of termination
is made. The same evidence will be used to make the same
determination, so I don’t think we need another process to do
what’s currently being done.
Ces éléments ont déjà été examinés et la décision de mettre fin à
l’emploi a été prise. Les mêmes éléments seront utilisés pour
arriver à la même décision, alors nous n’avons pas besoin d’un
autre processus qui répète ce que l’on fait déjà.
Mr. Parent: Looking forward, whenever a veteran is deemed to
be eligible for benefits, obviously now the form could be modified
or have a little square to be ticked off that says ‘‘Eligible for
priority hiring in the public service,’’ not necessarily that they’re
interested at the time, but as a matter of fact so we can save a
secondary adjudication process. It could be there and be done
ahead of time. That would simplify matters. If someone decides
within the five years to apply for priority public service hiring, it’s
already done because it’s on the form already.
M. Parent : À l’avenir, lorsqu’un ancien combattant est jugé
admissible aux prestations, on pourrait modifier le formulaire
pour qu’il y ait une case à cocher qui indique « admissible pour
l’embauche prioritaire dans la fonction publique », pas
nécessairement parce qu’ils sont intéressés à ce moment-là, mais
parce que cela permettrait d’éviter un deuxième processus
décisionnel. Cela pourrait être fait à l’avance. Les choses
seraient plus simples. Si quelqu’un décide pendant la période de
cinq ans de se prévaloir de l’embauche prioritaire dans la fonction
publique, l’information se trouvera déjà sur le formulaire.
Senator Stewart Olsen: Thank you.
La sénatrice Stewart Olsen : Merci.
Mr. Parent: That is thinking-forward type of approach.
M. Parent : Voilà une approche orientée vers l’avenir.
Ms. Donoghue: From the commission’s perspective, we fully
recognize that we have no expertise whatsoever in the context of
deeming anybody medically released or not. What we need is a
very quick, single window possibly, but a clear sense of the status
that is attributed to the person so we can offer the service as
quickly as possible.
The Chair: That’s all very helpful.
Senator Lang: Mr. Parent, I want to go to your comments.
You talked about the transparency of the process and how it’s
being disclosed. All those areas that you have raised are strictly a
question of administrative will; there is no requirement for
legislation in respect to those requests you have put forward. Is
that correct?
Mr. Parent: That’s correct, sir.
Senator Lang: It’s a concern, but Bill C-27 is fine.
Mme Donoghue : À la commission, nous reconnaissons que
nous n’avons aucune expertise pour juger si quelqu’un a été libéré
pour des raisons médicales ou non. Nous avons besoin d’un
guichet unique, mais aussi une façon claire de savoir quel est le
statut attribué à une personne afin que nous puissions la servir le
plus rapidement possible.
Le président : Tout cela est très utile.
Le sénateur Lang : Monsieur Parent, je veux revenir à vos
observations. Vous avez parlé de la transparence du processus et
de divulgation. Tous les points dont vous avez parlé relèvent
strictement d’une volonté administrative; on n’a pas besoin de
changements législatifs pour répondre à vos demandes. Est-ce
exact?
M. Parent : C’est exact, monsieur.
Le sénateur Lang : C’est une préoccupation, mais le projet de
loi C-27 ne pose pas de problème.
9:48
Veterans Affairs
18-2-2015
Mr. Parent: This is why we’re working with the department
right now to try and think ahead and see if there is any way we
can make this simpler, and suggestions like saying whoever
qualifies for a disability award, qualifies for public service hiring.
M. Parent : C’est pourquoi nous collaborons maintenant avec
le ministère pour voir comment nous pourrions simplifier les
choses par exemple, en disant que toute personne qui est
admissible à la prestation pour invalidité est admissible à
l’embauche dans la fonction publique.
Senator Lang: I have another question for Ms. Donoghue.
There are different ways of hiring individuals initially when they
come into the civil service, and one of them is by contract, like a
three- or six-month contract. Would this type of hiring in that
particular category apply to this? If not, why not?
Le sénateur Lang : J’ai une autre question pour
Mme Donoghue. Il y a différentes façons d’embaucher les gens
au départ lorsqu’ils arrivent dans la fonction publique, et l’une
des façons c’est à contrat, disons pour trois ou six mois. Est-ce
que ce genre d’embauche s’appliquerait à la situation dont on
parle? Sinon, pourquoi?
Ms. Donoghue: The contracting happens in the context of
different legislation. It is not done under the Public Service
Employment Act, so the commission is not in a position to
respond to that. That is within the purview of each department in
the context of their legislation or the FAA that basically manages
contracting.
Mme Donoghue : Les contrats se concluent en vertu de
différentes lois. Cela ne se fait pas en vertu de la Loi sur
l’emploi dans la fonction publique, alors la commission n’est pas
en position de répondre. C’est la responsabilité de chaque
ministère selon la loi qui les régit ou la Loi sur la gestion des
finances publiques, qui régit les contrats.
Senator Lang: To follow up on that, because it’s a very
significant area that is utilized within the government, going
forward, would that not also be an area that legislatively we
should be looking at if we’re going to broaden the areas that vets
can apply for and become a priority and to include that type of
hiring mechanism? Otherwise it’s another way of doing something
and excluding others from applying.
Le sénateur Lang : Pour poursuivre à ce sujet, parce que c’est
une façon de faire au gouvernement, à l’avenir, ne devrions-nous
pas nous pencher sur cela du point de vue législatif, afin d’offrir
plus de possibilités aux anciens combattants et qu’ils soient une
priorité pour ce genre d’embauche aussi? Sinon, c’est une façon de
faire qui exclut certains.
Ms. Donoghue: Like I was indicating, I think the question is
outside the scope of the mandate of the commission. However,
one thing that the commission is always concerned about is
ensuring that the mechanisms for hiring for the public service are
based on merit.
Mme Donoghue : Comme je l’ai dit, cette question dépasse le
mandat de la commission. Par contre, la commission vise à faire
en sorte que les mécanismes d’embauche dans la fonction
publique soient fondés sur le mérite.
As to the question of contracting, we do have mechanisms for
the short term, but casuals and stuff like that are provided for in
our legislation. But contracting, which is outside the notion of the
terms that we use within the public service, is not within the
expertise that I can actually bring to this committee.
En ce qui concerne les contrats, nous avons des mécanismes
pour le court terme, mais les employés occasionnels et les autres
types d’employés sont couverts par la loi qui nous régit. Mais la
sous-traitance qui dépasse les conditions utilisées dans la fonction
publique, n’est pas une chose dont je pourrais parler avec le
comité.
Senator Lang: Perhaps it’s an area that we should be looking at
down the road because it’s another area that’s available, and I
know it’s utilized as a tool. It’s a way of getting through the door
so the next step, when something comes available, is that you
could be taken as a priority.
Le sénateur Lang : Peut-être que c’est un domaine sur lequel
nous devrions nous pencher plus tard, parce que c’est un outil que
nous pourrions utiliser. C’est une façon de mettre le pied à l’étrier
pour pouvoir ensuite, lorsqu’un poste est disponible, avoir sa
candidature étudiée en priorité.
The Chair: We’ll ask the Library of Parliament to make note of
that.
Le président : Nous allons demander à la Bibliothèque du
Parlement d’en prendre note.
Ms. Donoghue: Mr. Chair, my colleague reminds me that when
a person comes into contract, the person would not have an
employee status, therefore not necessarily benefiting from a lot of
the services offered within public service.
Mme Donoghue : Monsieur le président, mon collègue me
rappelle que lorsqu’une personne est embauchée par contrat, elle
n’a pas le statut d’employée, et donc ne profiterait pas
nécessairement de tous les services offerts dans la fonction
publique.
The Chair: I’d like you to follow through with an Armed
Forces person who is injured, maybe service related, maybe not,
but still in uniform. Who makes the determination that this was a
service-related injury? He’s still in uniform. Who makes that
determination at that time?
Le président : J’aimerais que vous me parliez d’un membre des
forces armées qui est blessé, sans que ce soit nécessairement lié à
son service, et qui est encore en uniforme. Qui décide si c’est une
blessure liée au service? Il est toujours en uniforme. Qui prend
cette décision?
18-2-2015
Anciens combattants
9:49
Mr. Walbourne: The Department of National Defence is best
prepared and holds the information required to make the
determination. As I said, right now for the reserve force, the
department does make that determination to give those members
who are medically releasing access to reserve force compensation.
M. Walbourne : Le ministère de la Défense nationale est le
mieux outillé et a les renseignements nécessaires pour prendre
cette décision. Comme je l’ai déjà dit, en ce qui concerne la réserve
actuellement, c’est le ministère qui prend la décision de donner
aux membres qui sont libérés pour des raisons médicales l’accès à
l’indemnisation de la force de réserve.
The mechanism and process is in place. Bill C-27 takes that
authority and gives it to Veterans Affairs to do. My point and the
point of contention for me is I say that the employer, the
Canadian Armed Forces, is best positioned to make this
determination.
Le mécanisme et le processus sont en place. Le projet
de loi C-27 donne ce pouvoir au ministère des Anciens
Combattants. Ce que je dis, et c’est un point de discorde, c’est
que l’employeur, les Forces armées canadiennes, est le mieux
placé pour rendre cette décision.
Looking at the forms they use, the CF 98 for the regular force
or the DND 2398 for the reserve force, there is a place on the
form to talk about attribution to service of the injury. For the
reserve force, I think it’s a mandatory piece that must be filled in,
and for the regular force sometimes it gets filled in and sometimes
it doesn’t. The ability is there. The information they require to
make the determination is held by the Canadian Armed Forces.
Si on regarde les formulaires utilisés, le CF 98 pour la force
régulière ou le DND 2398 pour la réserve, il y a un endroit pour
indiquer si la blessure est attribuable au service. Pour la réserve, je
pense que c’est un renseignement qui doit être obligatoirement
indiqué, et pour la force régulière, c’est parfois indiqué, parfois
pas. La possibilité existe. Ce sont les Forces armées canadiennes
qui détiennent les renseignements nécessaires pour prendre cette
décision.
Again, my point is that I believe this is who should be making
this determination prior to the member releasing, because
remember they are still a serving member of the Canadian
Armed Forces.
Je répète que ce sont les forces armées qui devraient prendre
cette décision avant que le militaire ne soit libéré, parce qu’il est
encore à ce moment-là membre des Forces armées canadiennes.
The Chair: Yes.
The Public Service Commission would elect and make sure that
the determination is made but hasn’t taken a position who makes
it, but make it as early as you can.
Mr. Walbourne: Exactly.
Le président : Oui.
La Commission de la fonction publique veut s’assurer que la
décision soit prise, mais ne dit pas qui devrait la prendre, mais
qu’elle doit l’être aussitôt que possible.
M. Walbourne : Exactement.
The Chair: Mr. Parent, as Veterans Ombudsman, you have
indicated that you believe the Armed Forces would be the
appropriate body to make that determination.
Le président : Monsieur Parent, à titre d’ombudsman des
anciens combattants, vous avez indiqué que vous croyez que les
forces armées devraient prendre cette décision.
Mr. Parent: What I stated is the fact that in our preliminary
findings, our joint review, everything seems to indicate that they
would be better positioned to do that.
M. Parent : J’ai dit que selon nos constatations préliminaires,
lors de l’examen conjoint, tout semblait indiquer qu’elles seraient
les mieux placées pour le faire.
The best way to look at that is to compare it to a case under the
Workplace Safety and Insurance Board, for instance, where in
fact the employer determines the cause, but WSIB looks after the
impact and the rehabilitation of the individual. If you transfer
that to the Armed Forces domain, it would make sense that the
Armed Forces determines the cause and Veterans Affairs would
work with the impact and rehabilitation of the individual.
La meilleure façon de le voir, c’est de le comparer à un cas de la
Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre
les accidents du travail, par exemple, où c’est l’employeur qui
détermine la cause, mais la CSPAAT s’occupe des effets et de la
réadaptation de la personne. Si l’on transfère ça aux forces
armées, il serait logique que ces dernières déterminent la cause et
qu’Anciens Combattants s’occupe des effets et de la réadaptation.
The Chair: So the Armed Forces determines this person has an
injury that requires him or her to leave the Armed Forces. Would
the Armed Forces determine a pension at that time, or would you
say, ‘‘Well, you might be eligible for a pension, but you have to
get out of uniform first and go talk to Veterans Affairs’’?
Le président : Donc, les forces armées déterminent si une
personne a une blessure qui exige son départ. Est-ce que les forces
armées décident à ce moment-là si la personne est admissible à
une pension ou est-ce qu’elle dit : « Eh bien, vous êtes peut-être
admissible à une pension, mais vous devez d’abord quitter
la vie militaire et vous adresser au ministère des Anciens
Combattants »?
9:50
Veterans Affairs
Mr. Walbourne: That’s a Veterans Affairs issue. If the person is
medically releasing due to an illness or injury attributable to
service, they have access to disability benefits and so on inside of
Veterans Affairs.
The Chair: Still in uniform?
18-2-2015
M. Walbourne : C’est un dossier pour les Anciens
Combattants. Si la personne est libérée pour raison médicale à
cause d’une maladie ou d’une blessure attribuable au service, elle
a accès aux prestations d’invalidité et autres services offerts par
Anciens Combattants Canada.
Le président : Alors qu’elle est en uniforme?
Mr. Walbourne: There are some serving members who have
access to Veterans Affairs services right now.
M. Walbourne : Il y a en ce moment des militaires en service
qui profitent de services d’Anciens Combattants.
The Chair: So the determination can be made while the person
is still in uniform —
Le président : Alors on peut prendre une décision pendant que
la personne porte toujours l’uniforme...
Mr. Walbourne: Yes.
The Chair: — to get a pension? You can determine this person
is eligible for long-term disability pension while he’s still in
uniform?
Mr. Parent: Yes.
M. Walbourne : Oui.
Le président : ... quant à la pension? On peut décider si une
personne est admissible à une pension d’invalidité à long terme
pendant qu’elle est toujours en uniforme?
M. Parent : Oui.
The Chair: Once he’s out of uniform and receiving that pension
and starts activating these priorities, saying ‘‘I’d like to go work
for one of the civil service positions that might be available,’’ does
the fact that person has a pension impact in any way on what he
or she may receive as a result of being hired into the civil service?
Le président : Une fois que la personne ne porte plus
l’uniforme, qu’elle reçoit la pension et qu’elle profite de ses
priorités et qu’elle décide d’obtenir un poste dans la fonction
publique, est-ce que le fait d’embaucher dans la fonction publique
aura un effet sur sa pension?
Mr. Parent: No. The complexity there, Mr. Chair, is the fact
that the individual might be receiving a pension let’s say for a
severed finger, but that doesn’t affect meeting requirements of
universality of service. He may be released later on for another
illness that has nothing to do with his service, but he’s medically
released. He’s medically released, and this is when we talk about
the complexities of having two departments involved here. In fact,
you could be released medically for injuries that are not
attributable to service, but you may very well be drawing
benefits for another injury. It becomes very complicated.
M. Parent : Non. Monsieur le président, la complexité c’est
que la personne pourrait recevoir une pension parce qu’elle a
perdu un doigt, mais cela n’a pas d’effet sur les exigences en
matière d’universalité de service. La personne peut être libérée
plus tard pour une autre maladie qui n’a rien à voir avec son
service, mais elle est libérée pour raison médicale. Elle est libérée
pour raison médicale, et voilà pourquoi cela devient très complexe
puisqu’on a deux ministères. En fait, on peut être libéré pour
raison médicale pour des blessures qui ne sont pas attribuables au
service, mais on peut quand même recevoir des prestations pour
une autre blessure. Cela devient très compliqué.
The Chair: I understand the complications. We’re hoping that
we might be able to reduce some of these complications for the
client, and the client for all of us is the veteran and the person who
has put his or her life on the line to help protect our security. We
owe it to them to try and develop a system that is most responsive
to their needs.
Le président : Je comprends les complexités. Nous espérions
pouvoir les réduire pour le client, c’est-à-dire l’ancien combattant,
la personne qui a risqué sa vie pour protéger notre sécurité. Nous
leur devons d’essayer et de mettre en place un système qui répond
bien à leurs besoins.
What I’m trying to get at is I want to make sure there isn’t
some clawback here that we have seen through SISIP and a lot of
court cases where somebody is drawing one pension, and when he
gets to 65 and starts getting Old Age Security, there’s a clawback.
I want to make sure that’s not happening in relation to any of the
hiring we’ve been talking about under Bill C-27.
Là où je veux en venir, c’est que j’espère qu’il n’y a pas de
récupération comme on l’a vu avec la RARM et d’autres affaires
judiciaires où quelqu’un reçoit une pension, et lorsqu’il arrive à 65
ans et commence à recevoir la sécurité de la vieillesse, une partie
de la pension est récupérée. Je ne voudrais pas que cela se
produise en ce qui concerne les embauches dont on parle en vertu
du projet de loi C-27.
The Public Service Commission could probably help us.
Ms. Donoghue: Not that I’m aware of either, but that is outside
the scope of the mandate we have. I’m not aware.
Michael, do you any specifics on it?
La Commission de la fonction publique pourrait probablement
nous aider à ce sujet.
Mme Donoghue : Je ne suis pas au courant, cela dépasse notre
mandat. Je ne sais pas.
Michael, connaissez-vous les détails de la chose?
18-2-2015
Anciens combattants
9:51
Mr. West: Nothing in Bill C-27 distinguishes between veterans
who have a disability pension or a regular pension and those who
don’t.
M. West : Il n’y a rien dans le projet de loi C-27 qui crée une
différence entre les anciens combattants qui reçoivent une pension
d’invalidité ou une pension régulière, et ceux qui n’en reçoivent
pas.
The Chair: I didn’t see anything in there. I just wanted to make
sure that you knew we were raising the issue, and this will be a
matter of public record. We don’t want to see a court case on this
a little further down the line wondering why someone didn’t think
about this. You’re telling us you’re unaware of any clawback
situation for that type of veteran who is getting a pension for
some disability while in service.
Le président : Je n’ai rien vu à ce sujet non plus. Je voulais
seulement m’assurer de soulever le point, et que cela soit dans le
compte rendu. On ne veut pas voir une affaire judiciaire dans
quelque temps, et se demander pourquoi quelqu’un n’y avait pas
songé. Vous dites que vous n’êtes pas au courant qu’il y ait une
forme de récupération pour un ancien combattant qui reçoit une
pension pour invalidité attribuable au service.
The five years has been changed from two years to five years
for statutory eligibility and I think also for regulatory eligibility.
Was it necessary? Was there something crying out to change this?
Two years isn’t enough? Top priority seems to be pretty good. If
you’ve got top priority, you’d think in two years you could land
yourself a position once you’re ready to apply for it.
On est passé de deux ans à cinq ans pour l’admissibilité
statutaire, et je pense aussi pour l’admissibilité réglementaire.
Était-ce nécessaire? Est-ce qu’il y a quelque chose qui exigeait ce
changement? Deux années ne sont pas suffisantes? La plus haute
priorité, cela semble assez bien. Si vous obtenez la plus haute
priorité, on penserait qu’en deux ans, vous trouveriez un poste
pour lequel vous seriez heureux de postuler.
Mr. West: When we were looking at the Economic Action Plan
for 2012 that was looking to reduce the size of the federal public
service, when people are declared surplus, they’re entitled to a
one-year surplus priority entitlement. If they don’t get a job
through that, they’re entitled to a one-year layoff priority
entitlement. Both of those would have ranked ahead of the
current regulatory priority for medically released Canadian
veterans.
M. West : Dans le cadre de l’examen du Plan d’action
économique de 2012 qui visait à réduire la taille de la fonction
publique fédérale, lorsque les personnes sont jugées excédentaires,
elles ont droit à une priorité d’un an. Si elles n’obtiennent pas de
poste ainsi, elles ont droit à une priorité d’un an pour mise en
disponibilité. Ces deux priorités auraient eu préséance sur la
priorité réglementaire des anciens combattants libérés pour raison
médicale.
What that meant is for a two-year period perhaps the veterans’
entitlement wasn’t all that valuable. My understanding is that the
five-year period was expanded from two years to address that
issue.
Cela voulait dire qu’une période de deux ans pour les anciens
combattants ne valait pas grand-chose. Je pense qu’on a fait
passer cette période à cinq ans pour corriger ce problème.
The Chair: I heard your comment on that. In part, the
legislation is a reaction to the reduction of money that was
available in departments and layoffs that took place, but you’ve
changed the priority now from a regulatory-type priority to a
statutory priority, so that would address that situation. But it’s
also been changed from two to five years in Bill C-27. So there are
two things that are now addressing the government’s reduction in
spending during a very difficult economic time. Do we need both
of them?
Le président : Je vous ai compris à ce sujet. En partie, le projet
de loi est en réaction à la réduction des budgets des ministères et
aux mises à pied qui ont eu lieu, mais la priorité est passée de type
réglementaire à statutaire, alors cela corrigerait la situation. Elle
passe aussi de deux à cinq ans dans le projet de loi C-27. Alors il y
a maintenant deux mesures pour répondre à la réduction des
dépenses du gouvernement pendant une période économique
difficile. Avons-nous besoin des deux?
Mr. Parent: I have one comment on that, Mr. Chair. For
military people in transition, you can pretty well say that the first
two years after release are iffy. You don’t know what you’re going
to do; you don’t know what you want to do; you don’t know
where you’re going to be, where you’re going to move. Certainly,
there’s a period of instability. I think the life-after-service study
that has been done indicates that there’s always a lull of a couple
of years before people really get back up to their normalcy, if you
want. I would think two years is not enough and that five years is
much better to have the stability, so that people know where they
are, know where they will be retiring and know what they want
to do.
M. Parent : J’ai une observation à ce sujet, monsieur le
président. Pour les militaires en transition, on peut dire que les
deux premières années après la libération sont incertaines. On ne
sait pas ce qu’on va faire; on ne sait pas ce qu’on veut faire; on ne
sait pas où on va s’installer, où on va déménager. Il y a donc une
période d’instabilité. Je pense que l’étude sur la vie après le service
militaire indique qu’il y a toujours un creux de deux ans avant que
les gens reviennent à la normale, si on veut. Je pense que deux ans
n’est pas suffisant et que cinq ans, c’est beaucoup mieux pour
avoir une stabilité, afin que les gens sachent où ils vont, où ils
seront à la retraite et ce qu’ils veulent faire.
9:52
Veterans Affairs
18-2-2015
The Chair: Help me with this. My understanding is that after
you’re out of uniform you have a period of five years under this
legislation to activate your priority, and once you activate you
have another period of five years. Is that not correct? That’s
correct; I see your head nodding.
Le président : Aidez-moi à comprendre, s’il vous plaît. Une fois
que vous ne portez plus l’uniforme, vous avez une période de cinq
ans en vertu de cette loi, vous avez cinq ans pour activer votre
priorité, et une fois que vous l’activez, vous avez une autre période
de cinq ans. N’est-ce pas? C’est exact; je vois que vous opinez du
chef.
Mr. Parent, now your military man in transition has 10 years.
Monsieur Parent, votre soldat en transition dispose maintenant
de 10 ans.
Mr. Parent: Yes.
M. Parent : Oui.
The Chair: Was that necessary?
Le président : Était-ce nécessaire?
Mr. Walbourne: From my perspective, I think it offers the
opportunity. You have, as Guy said, someone going through two
years, that’s the unstable period. That’s known; the life-afterservice study has proved that. Also, you need to be job-ready,
psychologically, education; all those things need to be done. If we
lock it to two years, by the time the person is job-ready, they’ve
lost their opportunity. There are people in transition who may
want to move home. All those things take time. But having a
stable person, both mentally and physically, and having them
job-ready are some of the influencers that have pushed this to be
10 years. It looks like it’s five years to activate.
The Chair: Should we make it 10 years to activate?
Mr. Walbourne: I’m all for that.
M. Walbourne : De mon point de vue, je crois que ça permet
d’offrir la possibilité. Vous avez, comme Guy l’a dit, quelqu’un
qui vit un moment d’instabilité, soit deux ans. C’est un fait établi :
l’étude sur la vie après le service militaire l’a prouvé. De plus, il
faut être apte à travailler, en ce qui a trait à l’état psychologique et
à la formation; il faut que tout cela soit réglé. Si on impose une
limite de deux ans, le moment où le particulier est apte à
travailler, il a déjà perdu sa chance. Certaines gens souhaiteraient
peut-être se réinstaller chez eux. Tout cela prend du temps, mais
faire qu’une personne soit stable au point de vue mental et
psychologique, en plus d’être apte à travailler, compte parmi les
facteurs qui ont mené à l’établissement du délai de 10 ans. Il
semble que l’activation peut prendre cinq ans.
Le président : Devrions-nous permettre l’activation après
10 ans?
M. Walbourne : J’y suis entièrement en faveur.
The Chair: Is there any reason why we didn’t? Why did we
make it five years to activate? If it’s going to take someone
10 years to be diagnosed with post-traumatic stress, then he or she
can’t activate at that time because they’re going through a period
of diagnosis, treatment and getting themselves ready to apply for
the priority position. Why did we choose five years?
Le président : Y a-t-il une raison pour laquelle nous ne l’avons
pas fait? Pourquoi avons-nous fixé l’activation à cinq ans? S’il
faut 10 ans pour un diagnostic de stress post-traumatique, la
personne concernée ne peut passer à l’activation parce qu’elle vit
une période de diagnostic, de traitements et de préparation à sa
candidature aux postes prioritaires. Pourquoi avons-nous choisi
cinq ans?
Mr. Walbourne: I have no idea why five years was chosen.
M. Walbourne : Je n’ai aucune idée pourquoi le choix s’est
arrêté sur cinq ans.
Senator Stewart Olsen: They didn’t write the legislation, chair.
La sénatrice Stewart Olsen : Ils n’ont pas écrit la loi, monsieur
le président.
The Chair: You must have been consulted on this.
Le président : Vous avez sûrement été consulté sur ce point.
Mr. Walbourne: No.
M. Walbourne : Non.
The Chair: You weren’t consulted on these time periods?
Mr. Walbourne: No.
Le président : Vous n’avez pas été consulté au sujet de ces
délais?
M. Walbourne : Non.
The Chair: Was the Public Service Commission consulted?
Le président : Est-ce que la Commission de la fonction
publique a été consultée?
Ms. Donoghue: I personally am not aware. Were we involved in
the five years? It was a policy decision I guess that came from
Veterans Affairs in the context of the work they were doing.
Mme Donoghue : Personnellement, je ne suis pas au courant.
Étions-nous intervenus dans cette question des cinq ans? Je
suppose que c’est une décision stratégique découlant du travail
qu’effectuait Anciens Combattants.
18-2-2015
Anciens combattants
The Chair: Mr. Parent, you’re keeping an eye on those guys for
us.
Mr. Parent: I thought five years was pretty good.
9:53
Le président : Monsieur Parent, vous gardez un œil sur eux
pour nous.
M. Parent : Je croyais que les cinq ans étaient suffisants.
The Chair: My understanding was that the House of Commons
felt there shouldn’t be any five-year time limit there; there should
be no time limit. What’s wrong with that?
Le président : Selon ce que j’ai compris, la Chambre des
communes était d’avis qu’il ne devrait pas y avoir une limite de
cinq ans, qu’aucune limite ne devait être imposée. Qu’y a-t-il de
mal à cela?
Senator Lang: Mr. Chair, I know it’s not for the witnesses, but
in respect to the legislation, quite frankly, I think there has to be a
window of some kind, whether it’s five years or otherwise. I think
there’s a legitimate reason for that in respect to the aspirations of
an individual and what the federal civil service and the
government’s responsibilities are.
Le sénateur Lang : Monsieur le président, je sais que cela ne
s’applique pas aux témoins, mais en ce qui concerne la loi, très
honnêtement, je crois qu’il faut imposer une limite, sous une
forme ou une autre, peu importe si elle est de plus ou de moins de
cinq ans. Je crois qu’une raison légitime l’explique, en ce qui
concerne les aspirations d’un particulier et les responsabilités de la
fonction publique fédérale et du gouvernement.
The Chair: Your comment is contrary to what had been
recommended by the House of Commons in their study. I tend to
agree with the House of Commons. I don’t see any reason why
you have to activate your priority within a period of two years or
five years. But the legislation is such that it has to be activated
within five years and then you have five years to find a position.
That’s 10 years, in effect.
Le président : Vos observations vont à l’encontre de ce qu’a
recommandé la Chambre des communes dans son étude. Je suis
souvent d’accord avec la Chambre des communes. Je ne vois
aucune raison justifiant la nécessité d’activer sa priorité dans un
délai de deux ou cinq ans. Cependant, la loi indique qu’il faut
l’activer avant cinq ans et qu’il reste ensuite cinq ans pour trouver
un poste. C’est 10 ans, effectivement.
Are there any other questions that flow from that questioning?
Seeing none, on behalf of the Subcommittee on Veterans
Affairs, we very much appreciate your being here and helping us
begin our understanding of Bill C-27. We’ll have the department
in to answer some of these questions. I’m disappointed you
weren’t consulted on some of these initiatives that are here, but
that happens from time to time.
An Hon. Senator: They’re happy.
The Chair: I gave you your opportunity, senator.
I would conclude by thanking you on our behalf for being here
and for helping us understand the issues that you see that should
be thought of more thoroughly.
(The committee adjourned.)
Y a-t-il d’autres questions découlant de ces interrogations?
En l’absence d’intervention, au nom du Sous-comité des
anciens combattants, nous vous sommes très reconnaissants
pour votre présence et votre aide en ce qui a trait à notre
compréhension du projet de loi C-27. Le ministère comparaîtra
pour répondre à certaines de ces questions. Je suis déçu qu’on ne
vous ait pas consultés à l’égard de certaines des initiatives, mais
cela se produit de temps en temps.
Une voix : Ils sont contents.
Le président : Je vous ai donné votre chance, sénateur.
Je conclurai en vous remerciant au nom de nous tous pour
votre présence et votre aide, qui nous ont permis de comprendre
des questions qui, comme vous le voyez, doivent faire l’objet
d’une réflexion plus approfondie.
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Wednesday, February 4, 2015
Le mercredi 4 février 2015
National Defence and the Canadian Armed Forces:
Défense nationale et les Forces armées canadiennes :
Lieutenant-General David Millar, Chief of Military Personnel;
Lieutenant-général David Millar, chef du personnel militaire;
Colonel Hugh Colin MacKay, Deputy Surgeon General, Canadian
Forces Health Services Group;
Colonel Hugh Colin MacKay, médecin-chef adjoint, Services de
santé des Forces canadiennes;
Colonel Andrew Downes, Director of Mental Health, Canadian
Forces Health Services Group;
Colonel Andrew Downes, directeur en santé mentale, Services de
santé des Forces canadiennes;
Colonel Rakesh Jetly, Mental Health Advisor, Directorate of
Mental Health, Canadian Forces Health Services Group.
Colonel Rakesh Jetly, conseiller en santé mentale, Direction de la
santé mentale, Services de santé des Forces canadiennes.
Wednesday, February 18, 2015
Le mercredi 18 février 2015
Office of the Ombudsman for the Department of National Defence and
the Canadian Forces:
Bureau de l’Ombudsman du ministère de la Défense nationale et des
Forces canadiennes :
Gary Walbourne, Ombudsman.
Veterans Ombudsman:
Gary Walbourne, ombudsman.
Ombudsman des vétérans :
Guy Parent, Ombudsman;
Guy Parent, ombudsman;
Sharon Squire, Deputy Ombudsman and Executive Director of
Operations.
Sharon Squire, ombudsman adjointe et directrice exécutive des
opérations.
Public Service Commission of Canada:
Commission de la fonction publique du Canada :
Christine Donoghue, Senior Vice-President, Policy Branch;
Christine Donoghue, vice-présidente principale, Direction générale
des politiques;
Michael West, Director General, Delegation and Accountability.
Michael West, directeur général, Délégation et responsabilisation.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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