Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14

Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14
Second Session
Forty-first Parliament, 2013-14
Deuxième session de la
Quarante et unième législature, 2013-2014
Standing Senate Committee on
National Security and Defence
Comité sénatorial permanent de la
sécurité nationale et de la défense
Proceedings of the Subcommittee on
Délibérations du Sous-comité des
Veterans Affairs
ANCIENS COMBATTANTS
Chair:
The Honourable JOSEPH A. DAY
Président :
L’honorable JOSEPH A. DAY
Wednesday, September 24, 2014
Wednesday, October 1, 2014
Wednesday, October 8, 2014
Le mercredi 24 septembre 2014
Le mercredi 1er octobre 2014
Le mercredi 8 octobre 2014
Issue No. 7
Fascicule nº 7
Étude d’un projet d’ordre du jour (travaux futurs)
Consideration of a draft agenda (future business)
et
and
Fifth and sixth meetings on:
Cinquième et sixième réunions concernant :
Study on the medical, social, and operational impacts
of mental health issues affecting serving and retired
members of the Canadian Armed Forces, including
operational stress injuries (OSIs) such
as post-traumatic stress disorder (PTSD)
L’étude sur les répercussions médicales, sociales et
opérationnelles des problèmes de santé mentale dont sont
atteints des membres actifs et à la retraite des Forces
canadiennes, y compris les blessures de stress opérationnel
(BSO) comme l’état de stress post-traumatique
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
51594-51612-51626
SUBCOMMITTEE ON VETERANS AFFAIRS
SOUS-COMITÉ DES ANCIENS COMBATTANTS
The Honourable Joseph A. Day, Chair
Président : L’honorable Joseph A. Day
The Honourable Carolyn Stewart Olsen, Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Carolyn Stewart Olsen
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Frum
Mitchell
White
Frum
Mitchell
White
(Quorum 3)
Changes in membership of the committee:
(Quorum 3)
Modification de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Frum replaced the Honourable Senator
Lang (October 7, 2014).
L’honorable sénatrice Frum a remplacé l’honorable sénateur
Lang (le 7 octobre 2014).
The Honourable Senator Mitchell replaced the Honourable
Senator Kenny (September 23, 2014).
L’honorable sénateur Mitchell a remplacé l’honorable sénateur
Kenny (le 23 septembre 2014).
The Honourable Senator Kenny was added to the membership
(September 22, 2014).
L’honorable sénateur Kenny a été ajouté à la liste des membres du
comité (le 22 septembre 2014).
The Honourable Senator Wells was removed from the membership
of the committee, substitution pending (September 15, 2014).
L’honorable sénateur Wells a été retiré de la liste des membres du
comité, remplacement à venir (le 15 septembre 2014).
The Honourable Senator Stewart Olsen replaced the Honourable
Senator Wells (September 12, 2014).
L’honorable sénatrice Stewart Olsen a remplacé l’honorable
sénateur Wells (le 12 septembre 2014).
The Honourable Senator Dallaire was removed from the
membership of the committee, substitution pending (June 17, 2014).
L’honorable sénateur Dallaire a été retiré de la liste des membres
du comité, remplacement à venir (le 17 juin 2014).
The Honourable Senator Day replaced the Honourable Senator
Campbell (June 11, 2014).
L’honorable sénateur Day a remplacé l’honorable sénateur
Campbell (le 11 juin 2014).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
8-10-2014
Anciens combattants
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Wednesday, September 24, 2014
(15)
OTTAWA, le mercredi 24 septembre 2014
(15)
[English]
7:3
[Traduction]
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12 p.m. in room 257, East Block, for the purpose of electing a
chair and a deputy chair.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à midi, dans la pièce 257 de l’édifice de l’Est pour
élire un président et un vice-président.
Members of the subcommittee present: The Honourable
Senators Day, Lang, Stewart Olsen and White (4).
Membres du sous-comité présents : Les honorables sénateurs
Day, Lang, Stewart Olsen et White (4).
In attendance: Martin Auger, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Également présent : Martin Auger, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
The clerk of the subcommittee presided over the election of the
chair.
La greffière du sous-comité préside à l’élection à la présidence.
The Honourable Senator White moved:
That the Honourable Senator Day be chair of this
subcommittee.
L’honorable sénateur White propose :
Que l’honorable sénateur Day soit élu président du souscomité.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
The clerk invited Senator Day to take the chair.
La greffière invite le sénateur Day à occuper le fauteuil.
The chair presided over the election of the deputy chair.
Le président préside à l’élection à la vice-présidence.
The Honourable Senator White moved:
L’honorable sénateur White propose :
That the Honourable Senator Stewart Olsen be deputy
chair of this subcommittee.
The question being put on the motion, it was adopted.
Que l’honorable sénatrice Stewart Olsen soit élue
vice-présidente du sous-comité.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
At 12:05 p.m., pursuant to rule 12-16(1)(d), the subcommittee
continued in camera to consider a draft agenda (future business).
À 12 h 5, conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement, la
séance se poursuit à huis clos pour examiner un projet d’ordre du
jour (travaux futurs).
At 12:21 p.m., the subcommittee adjourned to the call of the
chair.
À 12 h 21, le sous-comité s’ajourne jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, October 1, 2014
(16)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 1er octobre 2014
(16)
[Traduction]
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12:07 p.m. in room 257, East Block, the chair, the Honourable
Joseph A. Day, presiding.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 7, dans la pièce 257 de l’édifice de l’Est, sous
la présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the subcommittee present: The Honourable
Senators Day, Lang, Mitchell, Stewart Olsen and White (5).
Membres du sous-comité présents : Les honorables sénateurs
Day, Lang, Mitchell, Stewart Olsen et White (5).
In attendance: Martin Auger, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Également présent : Martin Auger, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
7:4
Veterans Affairs
8-10-2014
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, April 9, 2014, and delegated on Monday,
April 28, 2014 by the Standing Senate Committee on National
Security and Defence, the subcommittee continued its
consideration of the medical, social, and operational impacts of
mental health issues affecting serving and retired members of the
Canadian Armed Forces, including operational stress injuries
(OSIs) such as post-traumatic stress disorder (PTSD). (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 5.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mercredi 9 avril 2014, et délégué le lundi 28 avril par le Comité
sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, le
sous-comité poursuit son étude sur les répercussions médicales,
sociales et opérationnelles des problèmes de santé mentale dont
sont atteints des membres actifs et à la retraite des Forces
canadiennes, y compris les blessures de stress opérationnel (BSO)
comme l’état de stress post-traumatique. (Le texte intégral de
l’ordre de renvoi figure au fascicule no 5 des délibérations du
comité.)
WITNESS:
TÉMOIN :
Frontenac Community Mental Health and Addiction Services:
Services communautaires de santé mentale et de dépendances de
Frontenac :
Victoria Huehn, Executive Director.
Victoria Huehn, directrice exécutive.
The chair made an opening statement.
Le président prend la parole.
Ms. Huehn made a statement and answered questions.
Mme Huehn fait une déclaration puis répond aux questions.
At 1:02 p.m., the subcommittee adjourned to the call of the
chair.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, October 8, 2014
(17)
[English]
À 13 h 2, le sous-comité s’ajourne jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 8 octobre 2014
(17)
[Traduction]
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12:04 p.m. in room 257, East Block, the chair, the Honourable
Joseph A. Day, presiding.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 4, dans la pièce 257 de l’édifice de l’Est, sous
la présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the subcommittee present: The Honourable
Senators Day, Frum, Mitchell, Stewart Olsen and White (5).
Membres du sous-comité présents : Les honorables sénateurs
Day, Frum, Mitchell, Stewart Olsen et White (5).
In attendance: Martin Auger, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Également présent : Martin Auger, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, April 9, 2014, and delegated on Monday,
April 28, 2014 by the Standing Senate Committee on National
Security and Defence, the subcommittee continued its
consideration of the medical, social, and operational impacts of
mental health issues affecting serving and retired members of the
Canadian Armed Forces, including operational stress injuries
(OSIs) such as post-traumatic stress disorder (PTSD). (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 5.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mercredi 9 avril 2014 et délégué le lundi 28 avril par le Comité
sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, le
sous-comité poursuit son étude sur les répercussions médicales,
sociales et opérationnelles des problèmes de santé mentale dont
sont atteints des membres actifs et à la retraite des Forces
canadiennes, y compris les blessures de stress opérationnel (BSO)
comme l’état de stress post-traumatique. (Le texte intégral de
l’ordre de renvoi figure au fascicule no 5 des délibérations du
comité.)
WITNESS:
TÉMOIN :
True Patriot Love:
La patrie gravée sur le cœur :
Bronwen Evans, Managing Director.
Bronwen Evans, directrice générale.
The chair made an opening statement.
Le président prend la parole.
8-10-2014
Anciens combattants
Mme Evans fait une déclaration, puis répond aux questions.
Ms. Evans made a statement and answered questions.
At 1:04 p.m., the subcommittee adjourned to the call of the
chair.
ATTEST:
7:5
À 13 h 4, le sous-comité s’ajourne jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTESTÉ :
La greffière du sous-comité,
Josée Thérien
Clerk of the Subcommittee
7:6
Veterans Affairs
8-10-2014
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Wednesday, October 1, 2014
OTTAWA, le mercredi 1er octobre, 2014
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12:07 p.m. to study the medical, social and operational impacts of
mental health issues affecting serving and retired members of the
Canadian Armed Forces, including operational stress injuries
(OSIs) such as post-traumatic stress disorder (PTSD).
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 7, pour étudier les répercussions médicales,
sociales et opérationnelles des problèmes de santé mentale dont
sont atteints les membres actifs et à la retraite des Forces
canadiennes, y compris les blessures de stress opérationnel (BSO)
comme l’état de stress post-traumatique.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Traduction]
The Chair: Colleagues, today we are continuing our study on
the medical, social and operational impacts of mental health
issues affecting serving and retired members of the Canadian
Armed Forces. That includes operational stress injuries,
sometimes referred to as OSI. One of the operational stress
injuries that we hear quite a bit about is post-traumatic stress
disorder.
Le président : Chers collègues, nous poursuivons aujourd’hui
notre étude des répercussions médicales, sociales et
opérationnelles des problèmes de santé mentale dont sont
atteints des membres actifs et à la retraite des Forces
canadiennes. Cela inclut les blessures de stress opérationnelles,
abrégées parfois en BSO. L’une de ces blessures de stress
opérationnelles fait couler beaucoup d’encre, l’état de stress
post-traumatique.
We are very pleased to welcome with us today as a witness who
will help us understand the injury and what is taking place,
Victoria Huehn, Executive Director, Frontenac Community
Mental Health and Addiction Services.
Nous sommes heureux d’accueillir aujourd’hui un témoin qui
nous aidera à comprendre la blessure et les circonstances qui
l’entourent, Victoria Huehn, directrice exécutive, Services
communautaires de santé mentale et de dépendances de
Frontenac.
I’ll have you tell us a little bit more, Ms. Huehn, about your
particular institute, but I did want colleagues and those watching
to know that you are a certified psychiatric rehabilitation
practitioner. That takes up the entire door with your titles, I’m
sure. You have a BA in psychology from Wilfrid Laurier
University and a master’s in public administration from
Queen’s University. I will give you the floor to give us your
opening remarks and then perhaps we’ll have a bit of a discussion.
Je vous laisserai nous donner un peu plus de détails sur votre
institut, madame Huehn, mais je voulais indiquer à mes collègues
et à ceux qui nous regardent que vous êtes une praticienne agréée
de réadaptation psychiatrique, titre qui occupe, nul doute, la plus
grande partie de votre porte. Vous êtes titulaire d’un baccalauréat
en psychologie de l’Université Wilfrid Laurier et d’une maîtrise en
administration publique de l’Université Queen’s. Je vous laisse la
parole pour vos remarques d’ouverture, après quoi nous aurons
peut-être une petite discussion.
Victoria Huehn, Executive Director, Frontenac Community
Mental Health and Addiction Services: Thank you very much,
Mr. Chair. I also have a Certified Health Executive designation
and I think an important thing to remember as we move forward
is that this is indeed an illness that we are talking about, and
health is a very important part of that.
Victoria Huehn, directrice exécutive, Services communautaires
de santé mentale et de dépendances de Frontenac : Merci beaucoup,
monsieur le président. Vous pouvez ajouter à la liste le titre de
directrice de services de santé car, selon moi, il est important de ne
pas perdre de vue, dans nos discussions, qu’il s’agit bien d’une
maladie et que la santé est un facteur extrêmement important.
I’m attending your meeting today as Executive Director of the
Frontenac Community Mental Health and Addiction Services
and if you can say it, you can join. It’s a lengthy title and it says
exactly what we do. We are in Kingston.
C’est à titre de directrice exécutive des Services
communautaires de santé mentale et de dépendances de
Frontenac que je participe à la réunion et, si vous pouvez
énumérer tout cela, vous êtes les bienvenus. C’est un titre à
rallonge qui indique exactement de quoi nous nous occupons.
Nous sommes situés à Kingston.
The Chair: Ontario.
Ms. Huehn: Yes, not out east. We are in Kingston, Ontario. I
was a member of the Service Systems Advisory Committee of the
Mental Health Commission and I’ve also been a member of
Le président : En Ontario.
Mme Huehn : Oui, pas dans l’est. Nous sommes à Kingston, en
Ontario. J’ai été membre du Comité consultatif sur les systèmes de
services de la Commission de la santé mentale, ainsi que du
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Anciens combattants
7:7
the Ontario Minister’s Advisory Group to design and develop the
10-year strategy on addictions and mental health.
Groupe consultatif du ministre de l’Ontario, pour concevoir et
élaborer une stratégie de 10 ans sur les dépendances et la santé
mentale.
I’ve also chaired the Ontario Human Services and Justice
Coordinating Committee for six years, which looks very carefully
at diverting people from hospitals and jails that get in trouble with
the law because of their illness.
J’ai également présidé pendant six ans le Comité
coordonnateur des services et de la justice de l’Ontario, qui fait
son possible pour éviter que les gens finissent dans des hôpitaux et
les prisons, quand c’est leur maladie qui les amène à contrecarrer
la loi.
I began with FCMHAS as the sole part-time staff member in
1982. Since that time — and this is indicative of how
acknowledgment of illnesses, mental health and addiction issues
have grown — our agency has undergone three name changes.
When I started as a volunteer we had a budget of $15,000. We
now have a budget close to $15 million. We have close to 200 staff
members and we serve over 3,000 people a year.
C’est en 1982 que j’ai commencé à travailler au Centre de
Frontenac, en tant qu’unique membre du personnel à temps
partiel. Depuis cette époque — et cela illustre combien les
attitudes ont évolué en ce qui concerne les maladies, la santé
mentale et les problèmes de dépendances — notre centre a été
rebaptisé trois fois. Quand j’ai commencé, comme bénévole, nous
avions un budget de 15 000 $. Il est maintenant de près de
15 millions de dollars. Et nous avons près de 200 membres du
personnel, pour desservir plus de 3 000 personnes par an.
We used to have five rental properties 33 years ago and now we
own 17 properties with a total of 165 units, and we have close to
$15 million in equity. So the umbrella of support services is broad
and includes such things as a mobile crisis unit, case management,
assorted community treatment teams, court diversion, residential
support and a myriad of other supports that people need when
they’re on their journey of recovery.
Il y a 33 ans, nous avions cinq propriétés en location;
maintenant nous sommes propriétaires de 17 propriétés,
comptant un total de 165 unités, ce qui constitue près de
15 millions de dollars en immobilisations. La gamme de services
de soutien est donc large, incluant, par exemple, une unité mobile
d’intervention d’urgence, la gestion de cas, diverses équipes de
traitements communautaires, un programme de judiciarisation,
du soutien à domicile et une myriade d’autres mesures de soutien
dont les gens ont besoin quand ils s’efforcent de se rétablir.
I want to let you know that my involvement and the
opportunity to develop, plan and implement is not a career for
me; it has been a passion. That is how I come to you today, to talk
to you about people on their recovery.
Laissez-moi préciser que, si je me suis impliquée, si j’ai eu
l’occasion de développer, de planifier et de mettre en œuvre
différentes choses, ce n’était pas pour faire carrière, pour moi
c’était par passion. C’est le même esprit qui m’anime aujourd’hui
pour vous parler des gens dans leur processus de rétablissement.
Originally I was asked to give you some idea about provincial
health systems, and to talk about housing. I have been very
involved in housing across Canada, both on the national advisory
committee for At Home/Chez Soi and while on the Service
Systems committee I co-led Turning the Key, which was a report
that went into all of the opportunities across Canada.
Vous m’avez demandé au départ de vous donner une idée des
systèmes de santé provinciaux et de parler de logement. Je me suis
beaucoup occupée de logement partout au Canada, à la fois
comme membre du comité consultatif de At Home/Chez Soi et
comme membre du Comité consultatif sur les systèmes de
services. J’ai codirigé le rapport sur le logement comme clé du
rétablissement, Turning the key, qui passait en revue toutes les
occasions existant au Canada.
With that report, the executive summary is over 20 pages in
length. The report itself is over 100 pages and the appendices are
600, so I will not even try to get into it today, in particular. We
found out that Canada desperately needs more housing with
supports. We talk a lot about needing a national housing strategy,
but it’s clear that people who have mental health, addiction issues
need to have support, and we are woefully missing that boat.
Dans ce rapport, le sommaire fait plus de 20 pages. Le rapport
lui-même en compte plus de 100, sans compter des annexes
totalisant 600 pages. Je n’essayerai donc pas d’en résumer la
teneur aujourd’hui. Mais nous avons découvert que le Canada
avait désespérément besoin de plus de logements avec soutien.
Nous parlons beaucoup de la nécessité d’une stratégie nationale
du logement, mais il est clair que les personnes qui ont des
problèmes de santé mentale et de dépendance ont besoin de
soutien. Et je regrette de dire que, dans ce cas, nous passons
complètement à côté de la plaque.
7:8
Veterans Affairs
Our recommendation in that report is that we need at least
100,000. That follows up from Senator Kirby’s report, when he
had mentioned 57,000. Our report came out at least four years
ago, and we cut it down to 100,000 even though the numbers at
the time said 210,000.
Senator Lang: People or units?
8-10-2014
Notre recommandation dans le rapport est qu’il nous en faut
au moins 100 000. Cela découle du rapport du sénateur Kirby, où
il en avait mentionné 57 000. Notre rapport, sorti il y a au moins
quatre ans, réduisait le chiffre à 100 000, bien que les calculs à
l’époque établissaient le chiffre à 210 000.
Le sénateur Lang : Vous parlez d’unités ou de personnes?
Ms. Huehn: Individual people. Yes, most of them are singles,
so those would be people.
Mme Huehn : De personnes prises individuellement. Il s’agit
dans la plupart des cas de célibataires, donc oui, des personnes.
The Chair: If you need to expand on that further, I’ll put you
on a list.
Le président : Si vous souhaitez approfondir cette question, je
noterai votre nom sur la liste.
Senator Lang: I don’t want her to lose her train of thought.
Le sénateur Lang : Je ne voudrais pas qu’elle perde le fil de ses
idées.
Ms. Huehn: I can lose it quickly and get back with something
else, just as fast.
Mme Huehn : Je peux perdre le fil rapidement et repartir sur
autre chose tout aussi vite.
What I will touch on, though, because I think it relates very
clearly to the subject that you’re going to be considering, is what
the provincial strategies are moving towards in terms of mental
health and addictions issues. I can say all of them are clearly
focusing on client focus, choice, inclusion, anti-stigma and
meaningful involvement of users, as they say overseas, but here
we say clients — we certainly get away from ‘‘patients’’ — and
family members.
Je compte mentionner brièvement, toutefois, quelque chose
qui, selon moi est directement lié au sujet que vous allez étudier :
l’évolution des stratégies provinciales en matière de santé mentale
et de dépendances. Je peux affirmer que, partout, on s’attache aux
clients, aux choix, à l’inclusion, à la lutte contre les stigmates et à
une véritable participation des utilisateurs, pour utiliser un terme
prisé hors de nos frontières, auquel nous préférons ici celui de
« clients » — ce qui est sûr, c’est qu’on n’utilise plus « patients »
— participation, donc, des clients et des membres de leur famille.
All of the strategies really focus on those issues moving
forward. The question is why. It’s very clear; it’s evidence-based.
We know that when we give people the right to make choices in
their lives about what they need to feel successful, they are going
to have a much greater chance of reaching their goals. British
Columbia has taken their strategy one step further and they are
putting together what is called a psychosocial rehabilitation
framework where they are defining how they want their services
to roll out.
Toutes les stratégies sont désormais clairement orientées vers
ces questions. Pourquoi? La réponse est simple : cela repose sur
des données probantes. Nous savons que, quand nous donnons
aux gens la chance d’effectuer des choix sur ce dont ils ont besoin
pour avoir un sentiment de réussite, ils sont nettement plus
susceptibles d’atteindre leurs objectifs. La Colombie-Britannique
va d’ailleurs encore plus loin, élaborant une stratégie appelée
cadre de réadaptation psychosociale, qui lui permet de définir les
modalités de prestation des services.
Let me take a minute to explain this to you. A lot of the main
strategies now are talking to the issue of recovery. Recovery is not
a ‘‘model’’ any more than you can say that someone uses a model
when they get better from cancer. We have all known someone
who has been ill with cancer. Do you say that they’re using a
model to get better? No, they’re recovering. It is likewise with
people with mental health and addictions issues.
Laissez-moi vous expliquer un peu de quoi il s’agit. Une bonne
part des grandes stratégies se penche maintenant sur la question
du rétablissement. Or le rétablissement n’est pas un « modèle »,
pas plus que l’on ne peut dire que les gens utilisent un modèle
quand ils se rétablissent du cancer. Nous connaissons tous
quelqu’un qui a eu le cancer. Êtes-vous là à dire qu’ils suivent un
modèle pour guérir? Non, ils se rétablissent. Il en va de même
pour les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de
dépendances.
One of my favourite definitions of recovery — and I’m going to
read it — is from Dr. Bill Anthony. He was one of the founders,
first major promoters of recovery in terms of identifying it and
doing the research. He also closely links psychosocial
rehabilitation as the tools, as the competencies you need to roll
out recovery. He said recovery is ‘‘a deeply personal, unique
process of changing one’s attitudes, values, feelings, goals, skills
and/or roles. It is a way of living a satisfying, hopeful, and
contributing life. . . . Recovery involves the development of new
meaning and purpose in one’s life as one grows beyond the
catastrophic effects’’ of a psychiatric disability.
L’une des définitions du rétablissement que je préfère est celle
du Dr Bill Anthony. Je vais vous la lire. Il a été un des premiers
promoteurs du rétablissement, un des premiers à l’identifier et à
effectuer des recherches dans ce domaine. De plus, il établit une
adéquation étroite entre la réadaptation psychosociale et les
outils, les compétences dont on a besoin pour arriver au
rétablissement. Il dit que le rétablissement est « un processus
unique, profondément personnel, par lequel on change ses
attitudes, ses valeurs, ses sentiments, ses objectifs, ses habiletés
et/ou ses rôles. C’est une façon de vivre une vie satisfaisante,
empreinte d’espoir et contribuant à la société... Le rétablissement
8-10-2014
Anciens combattants
7:9
implique l’élaboration d’un nouveau sens et d’un nouvel objectif
dans la vie d’une personne qui surmonte les effets
catastrophiques » d’une incapacité psychiatrique.
Now, Bill came out with that in 1993. Over the years, a lot of
the research, except for those that specifically talked to
medication, continued to come back to that strength around
psychosocial rehabilitation that allows people to recover. Our
agency, since I’ve been involved with it, has been using recovery
oriented services. There have been a myriad of other
organizations across Canada that have also been pioneering. I
know you’ve talked about Jennifer and Howard from the Mental
Health Commission. They talk about how, in the Mental Health
Commission strategy, we move forward with this whole idea of
recovery. We need to make sure that we have the skills and
opportunities to do that and the staff, the work that people do is
indeed focused that way.
C’est en 1993 que Bill a pondu cet énoncé. Au fil des ans, une
bonne part de la recherche, sauf celle portant précisément sur les
médicaments, revenait constamment à la force de la réadaptation
psychosociale qui permet aux gens de se rétablir. Notre agence,
depuis que j’y travaille, est tournée sur des services axés sur le
rétablissement. Une multitude d’autres organisations au Canada
ont également fait œuvre de pionnier dans ce domaine. Je sais que
vous avez parlé à Jennifer et à Howard de la Commission de la
santé mentale. Ils évoquent la façon dont nous allons de l’avant
avec cette idée d’ensemble de rétablissement, dans le cadre de la
stratégie de la Commission de la santé mentale. Pour y parvenir,
nous devons veiller à avoir les habiletés et les occasions voulues,
ainsi que le personnel, un personnel dont le travail soit
véritablement axé sur ce principe.
I speak from experience as, over my years, I have been
belittled, I have been ignored. I can handle that. The whole
concept of allowing people to make their own decisions has been
very difficult to carry forward, because it was very much based on
a medical model. Believe me, psychosocial rehabilitation includes
a medical model. I am the first one to say that medication is an
important part of one’s recovery journey. However, there are
many other things that need to be taken into account. And as we
move forward in this new paradigm of recognizing that the person
has to be at the centre of the plan, and not medical staff, we’re
bumping against the paradigm that a medical professional needs
to be at the centre of controlling how a person moves forward on
their recovery journey. There is very little evidence to prove that’s
going to be helpful.
Je parle d’expérience : au fil des ans, on m’a rabaissée, on m’a
ignorée. Peu m’importe. Il a été difficile de faire passer le concept
même de laisser les gens prendre leurs propres décisions, parce
que l’approche reposait vraiment sur un modèle médical. Non que
la réadaptation psychosociale exclut un modèle médical. Je suis la
première à dire que les médicaments sont un élément important
du voyage de rétablissement d’une personne. Mais il y a aussi
toute une série d’autres éléments dont il faut tenir compte. Avec
l’adoption graduelle de ce nouveau paradigme, où la personne est
au centre du plan, et non le personnel médical, nous battons en
brèche le paradigme selon lequel un professionnel de la santé doit
absolument être au centre du contrôle de la façon dont une
personne progresse dans le cadre de son voyage de rétablissement.
Or, il y a vraiment peu de données probantes indiquant que cela
facilite les choses.
Over my years, I have gained many friends who have been
moving forward on their recovery journey. I have had the
opportunity and gift to walk with them as they move forward. It
is really exciting to see people regain their lives in a way that they
feel is meaningful for them.
Au fil des ans, je me suis fait beaucoup d’amis qui
progressaient dans leur voyage de rétablissement. J’ai eu le
privilège de les accompagner. Je m’émerveille toujours de voir les
gens ressaisir leur vie d’une façon riche de sens pour eux.
That’s why I speak to the importance of recovery and how we
need to look at it in terms of all illnesses, especially people who
are dealing with trauma injuries, any other anxiety, manic
illnesses and any kind of mental health issue can really benefit
from this look at recovery.
C’est pourquoi je souligne l’importance du rétablissement et de
la nécessité de le garder à l’esprit quelle que soit la maladie,
surtout quand les gens affrontent des blessures traumatiques,
n’importe quelle maladie liée à l’anxiété ou à la manie ou
n’importe quel problème de santé mentale. Tous peuvent
bénéficier de cette approche axée sur le rétablissement.
I chair a national organization called Psychosocial
Rehabilitation Réadaptation Psychosociale Canada. We have
hundreds of individuals and dozens of organizations, made up of
educators, users, family members, service providers, all across
Canada who are absolutely dedicated to this concept of recovery
and the fact that people need to be supported, no matter where
they are, no matter where they’re going to be, they need to be
supported in order to move forward.
Je suis présidente d’une organisation nationale, Psychological
Rehabilitation Réadaptation Psychosociale Canada. Nous
comptons des centaines d’individus et des douzaines
d’organisations, des éducateurs, des utilisateurs, des membres de
la famille, des prestataires de service de partout au Canada; des
gens absolument dévoués au concept de rétablissement,
convaincus qu’il faut appuyer les gens, où qu’ils en soient, où
qu’ils se dirigent, les appuyer pour qu’ils puissent aller de l’avant.
7:10
Veterans Affairs
8-10-2014
This isn’t just in Canada. There is a World Association of
Psychosocial Rehabilitation that has chapters in 70 countries,
including ours. As of last week, the President of WAPR and the
Secretary-General came to our national organization’s meeting in
Toronto, and they are thrilled by the opportunity to work closely
with Canada in terms of our education plan.
Ceci est vrai non seulement au Canada mais dans le monde. Il
existe une Association mondiale pour la réadaptation
psychosociale qui compte des chapitres dans 70 pays, y compris
le nôtre. La semaine dernière, le président de cette association et
son secrétaire général sont venus assister à la conférence de notre
organisation nationale à Toronto. Ils sont ravis d’avoir la chance
de travailler en étroite collaboration avec le Canada sur notre
plan d’éducation.
This group that I work with — we are volunteering; this is
something we do, because we are passionate about it. We have
developed competencies for practitioners who want to practise
recovery-oriented practices and who want to provide those kinds
of services.
Le groupe avec lequel je travaille... nous sommes bénévoles,
nous faisons ce que nous faisons parce que nous y croyons
passionnément. Nous avons élaboré des compétences pour les
praticiens qui veulent adopter des pratiques axées sur le
rétablissement et qui veulent fournir ce type de service.
I remember one time I went into an institution and they said
they were doing recovery. The way they did it was they were going
to have a recovery picnic that afternoon in the park and could
everyone please join them. My heart sank. I also then knew why
they didn’t understand what recovery was: I was walking down
the corridor and a woman came towards me and introduced
herself. She was a lovely lady, but what was her role? She was the
recovery coordinator. You can’t impose recovery on someone.
They have to embrace it themselves. I just wanted to mention that
it is worldwide.
Je me souviens d’une époque où je me suis rendue dans un
établissement qui disait pratiquer le rétablissement. Comment? Eh
bien, ils allaient organiser un pique-nique de rétablissement cet
après-midi dans le parc et voulaient que tout le monde se joigne à
eux. J’en ai été accablée. J’ai découvert alors qu’ils ne savaient pas
ce qu’était le rétablissement. J’avançais dans un couloir et une
femme s’est avancée et s’est présentée, une femme charmante,
mais quel était son rôle? Elle était la coordinatrice du
rétablissement. On ne peut pas imposer le rétablissement à
quelqu’un. Les gens doivent opter pour le rétablissement. Et je
tenais à dire que c’était un mouvement à l’échelle mondiale.
The WAPR also has a direct connection with the World
Association of Psychosocial Rehabilitation and recognizes that
psychosocial rehabilitation is a well-researched and required
strategy to move forward with recovery. As I said, when our
provincial strategy started focusing on this, it’s really exciting. But
we have to make sure that people understand that.
L’AMRP a aussi un lien direct avec l’Association mondiale
pour la réadaptation psychosociale et reconnaît que la
réadaptation psychosociale est une stratégie nécessaire et bien
documentée dans la voie vers la guérison. Comme je l’ai dit,
lorsque notre stratégie provinciale a commencé à être axée làdessus, nous avons ressenti beaucoup d’enthousiasme. Mais il faut
veiller à ce que les gens comprennent.
In terms of people who have special needs in terms of their
illnesses, there are a lot of strategies. It doesn’t mean because you
do psychosocial rehabilitation that you don’t also use a number of
other strategies, as well. For example, motivational interviewing is
a really important skill for people to have when they’re trying to
encourage someone to define their goals and what they need to
feel well.
De nombreuses stratégies sont offertes aux gens qui ont des
besoins spéciaux par rapport à la maladie. La réadaptation
psychosociale n’est pas une stratégie exclusive. Par exemple, la
technique d’entrevue motivationnelle est une compétence
vraiment importante à avoir lorsqu’on tente d’encourager
quelqu’un à définir ses objectifs et ce qu’il a à faire pour se
sentir bien.
Trauma-informed education is absolutely necessary. You need
to make sure that people understand the impact a trauma has. We
know that one in four of us — or five of us, depending whose
numbers you pick — suffers from mental illness. That means that
at least five or six of us in this room do.
L’éducation qui tient compte des traumatismes est absolument
nécessaire. Il faut que les gens comprennent les répercussions des
traumatismes. Nous savons qu’une personne sur quatre — ou sur
cinq, dépendant de la source — souffre de maladie mentale. Ainsi,
au moins cinq ou six personnes parmi nous ici aujourd’hui sont
touchées.
We also know that we’re touched by many events in our lives.
The old adage of ‘‘just get over it’’ or ‘‘just pick up and move on’’
isn’t working. We’re seeing people all the time who suffer from
this trauma, and I see them and know them from personal
example. Whether it’s the young man at Queen’s who is afraid to
come out for fear his father will disapprove of him being gay to
the young man or woman who feels that they failed that last exam
and therefore won’t make the cut-off to whatever — they go and
hang themselves.
Nous savons aussi que de nombreux événements de la vie nous
touchent. De simplement dire aux gens « d’en revenir » ou « de
passer à autre chose » ne fonctionne pas. Nous voyons
constamment des gens qui souffrent de ce traumatisme, et j’en
vois et j’en connais aussi dans ma vie personnelle. Il peut s’agir du
jeune étudiant de l’Université Queen’s qui a peur de dire à son
père qu’il est gai ou de la femme qui a échoué son dernier examen
et qui ne sera pas admise à une prochaine étape. Ces gens peuvent
finir par se pendre.
8-10-2014
Anciens combattants
7:11
Obviously, that is where we have to start the education to move
forward with people so that they understand how important
trauma is in your life and how we all have to acknowledge and
deal with it.
De toute évidence, il faut commencer par l’éducation pour
permettre aux gens d’avancer, pour qu’ils comprennent
l’importance des traumatismes dans leur vie et la façon que
nous avons de les reconnaître et de composer avec.
There are other things that are important; for example, we also
undertake a coaching culture. We find that’s very good, only to
make sure our staff can deal with their own issues and find their
problems, but it also goes forward to the people who come to us
for assistance.
D’autres choses sont également importantes; par exemple, nous
avons aussi adopté une culture d’accompagnement. Nous
estimons que c’est très bien, ne serait-ce que pour faire en sorte
que notre personnel puisse composer avec ses propres problèmes,
mais la pratique s’applique aussi aux gens qui viennent nous voir
pour obtenir de l’aide.
Treatment isn’t us telling people what to do; it’s welcoming and
walking with them as they discover their own journey. It’s an
inclusive thing; it’s something that can’t happen in one
organization only. We work very closely with our hospitals, our
other service providers in the community, friends, family
members — we have a family resource centre, and we support
them however we can — anyone can come, call and be there. We
need to support them so that they can support the other folks.
Le traitement ne consiste pas à dire aux gens quoi faire; il faut
les accueillir et les accompagner dans la découverte de leur propre
cheminement. C’est une pratique inclusive; c’est une chose qui ne
peut être faite que par un seul organisme. Nous travaillons en
étroite collaboration avec nos hôpitaux, nos autres fournisseurs
de services dans la collectivité, les amis, les membres de la famille;
nous avons un centre de ressources familial, et nous l’appuyons
comme nous le pouvons — quiconque peut venir, appeler et être
présent. Il faut les soutenir pour qu’ils puissent à leur tour
soutenir d’autres personnes.
It’s not a siloed kind of event. Obviously, Kingston has a
military base, there are lots of friends, so on and so forth. But I
think there are opportunities there to move from a kind of
isolation where you have someone who is on the base and so on,
but the base is within the community. So we have to look at the
literature and figure out what is important to ensure that the
system, our community and our whole sense of working with
people is seamless, to make sure that people feel that, no matter
whether they’re at the base, in the community, elsewhere, or
wherever they are, that they feel supported.
Nous ne travaillons pas en silo. Évidemment, Kingston a une
base militaire, où il y a beaucoup d’amis, et ainsi de suite. Je crois
qu’il y a des occasions de sortir de l’isolement sur la base, mais la
base fait partie de la collectivité. Il faut consulter la
documentation et comprendre ce qui est important pour veiller
à ce que le système, notre collectivité et notre travail avec les gens
soient fluides. Il faut veiller à ce que les gens, qu’ils soient sur une
base, dans la collectivité ou ailleurs, se sentent soutenus.
We need to make sure that there’s a translation of the
knowledge of recovery and psychosocial rehabilitation
throughout all parts of the system — no matter where it is —
to understand that we need to be there for that individual, deal
with them where they’re at and to make sure that they feel
supported.
Il faut veiller à ce que nos connaissances de la guérison et de la
réadaptation psychosociale soient appliquées dans toutes les
parties du système — où qu’elles soient — pour comprendre qu’il
faut être là pour les gens, composer avec eux, là où ils sont rendus
dans leur cheminement, et veiller à ce qu’ils se sentent soutenus.
The Chair: That’s a good beginning to our discussion. We
thank you very much for letting us know about the important
work you’re doing.
Le président : C’est un bon départ pour notre discussion. Merci
beaucoup de nous parler du travail important que vous faites.
I’m going to go first to Senator Lang, because he had an earlier
intervention about numbers.
Je vais commencer par le sénateur Lang, parce qu’il a parlé des
chiffres plus tôt.
Senator Lang: I want to thank you for coming. You mentioned
a figure of 100,000. I wasn’t quite clear if you were talking about
housing units or you were talking about possible clients, or both.
Le sénateur Lang : Je vous remercie d’être là. Vous avez donné
100 000 comme chiffre. Je ne sais pas si vous parliez d’unités de
logement ou de clientèles possibles ou des deux.
Ms. Huehn: We were talking about people. Most of the people
that we’re looking to house are often single. There are some
families, but most people are single, so we were indeed looking at
that. In that sense, we were also identifying it as those units we
would need, recognizing that we were looking for individuals
being able to go into their own units.
Mme Huehn : Nous parlions du nombre de personnes. La
plupart des gens que nous cherchons à héberger sont célibataires.
Il y a des familles, mais la plupart des gens sont célibataires, alors
voilà le chiffre que je vous ai donné. En ce sens, il peut aussi s’agir
du nombre d’unités dont nous aurions besoin, parce que chaque
personne devrait pouvoir avoir sa propre unité.
7:12
Veterans Affairs
8-10-2014
I know At Home/Chez Soi and Housing First promote that. I
also know that we, in our agency, have been doing Housing First
for over 30 years — we call it Flexible Portable Supports — and
that some people can live in congregated situations. I’ve got a
group of gentlemen who have actually been there longer than I
have, and they are a family. They live together. So we would
consider those four bedrooms to be units, as well.
Je sais que At Home/Chez Soi et Housing First en font la
promotion. Je sais aussi qu’à notre agence, nous offrons Housing
First depuis plus de 30 ans — c’est ce qu’on appelle les soutiens
portables flexibles — et que certaines personnes peuvent vivre
ensemble. Il y a un groupe d’hommes qui sont là depuis plus
longtemps que moi, et ils constituent une famille. Ils vivent
ensemble. Alors nous considérons les quatre chambres comme des
unités également.
Senator Lang: We’re not talking about housing in this
particular committee, obviously, but it is a question. Whether
we talk about 100,000 or 50,000 units, you’re talking a significant
commitment by governments in respect of being able to provide
that. But that’s a separate issue, and I’ll leave that alone.
Le sénateur Lang : On ne parle pas de logement à ce comité,
mais c’est un enjeu. Qu’on parle de 100 000 ou de 50 000 unités, il
s’agit d’un engagement considérable des gouvernements. Mais
c’est un autre enjeu, alors nous allons le laisser de côté.
Could I perhaps go to another area? I believe you mentioned
that you have 3,000 clients presently; is that correct?
Peut-être que je pourrai aborder plutôt un autre aspect? Je
crois que vous avez dit avoir 3 000 clients actuellement, j’ai bien
compris?
Ms. Huehn: Over 3,000.
Mme Huehn : Plus de 3 000.
Senator Lang: Can you tell me what your success rate is? When
an individual does come for help, how often are you successful
such that they can go out, establish their own life and move on?
Le sénateur Lang : Pouvez-vous me donner votre taux de
réussite? Lorsqu’une personne demande de l’aide, à quelle
fréquence réussissez-vous à lui permettre de sortir, de faire sa
vie et d’avancer?
Ms. Huehn: We have a number of functions. For example, I
could tell you that out of our high-intensity supportive housing —
and one plug I have to make is that you can have housing, and if
you don’t have the appropriate supports, I can tell you right now,
those people will not be successful. That’s a given. I’ll put that out
there.
Mme Huehn : Nous avons diverses fonctions. Par exemple, je
peux vous dire que notre logement hautement supervisé — et je
peux vous dire qu’il est bien d’offrir du logement mais que sans le
soutien approprié, les gens ne réussissent pas. C’est évident. Je
tenais à le préciser.
So we make sure that people do have the supports. For
example, in this intensive housing project that we’ve done, we’ve
taken people who have been very ill and who were in hospital, and
we’ve moved them into the community. We moved out 13 people
six months ago. Six of them are left in the housing that we put
them in with a lot of support. Seven have already moved on to
other housing with less support; they’re more independent. We’ve
only had one hospitalization.
Nous veillons donc à ce que les gens aient du soutien. Dans le
cadre de notre projet de logement intensif, nous avons pris des
gens très malades et qui étaient à l’hôpital, et nous les avons
déplacés dans la collectivité. Nous avons déménagé 13 personnes
il y a 6 mois. Six d’entre elles restent dans le logement où nous les
avons installées avec beaucoup de soutien. Sept sont déjà passées
à d’autres types de logement avec moins de soutien. Elles sont
plus indépendantes. Nous n’avons eu qu’une seule hospitalisation.
I can tell you that in a 10-year period, just with supportive
housing, we went from having about 10 or 12 per cent of rehospitalizations go down to zero.
Je peux vous dire qu’en 10 ans, simplement avec le logement
avec soutien, nous sommes passés de 10 ou 12 p. 100 de
réhospitalisations à zéro.
In our vocational program — and we do not have a ‘‘day
program,’’ as such, because people want to have lives, whether it’s
volunteer, part-time or whatever it is. So we moved from that day
program, where people just come and sit. There’s still a place for
them to come and sit, but they can go out and get a job, and we
support them in that. I can tell you that we have had a very high
success rate with that. I can’t give you the exact numbers right
now, but we have individuals move through that; I would say at
least 80 per cent of those for sure have been moving through. We
have had clients who are no longer on disability. They’re off
disability. They have their own lives. They’re working.
Dans le cadre de nos programmes de formation professionnelle
— nous n’avons pas de programmes de jour comme tels, parce
que les gens veulent avoir une vie, qu’il s’agisse de faire du
bénévolat, de travailler à temps partiel ou autre. Donc nous nous
sommes éloignés du programme de jour, où les gens viennent et
s’assoient. Il y a quand même place à cela, mais ils peuvent aller se
chercher un emploi et nous les soutenons dans cette démarche. Je
vous dirais que nous avons un très haut taux de réussite à cet
égard. Je ne peux pas vous donner de chiffres exacts maintenant,
mais certaines personnes font ce cheminement; je vous dirais
qu’au moins 80 p. 100 sont passées par là. Nous avons des clients
qui n’ont plus de paiements d’invalidité. Ils vivent leur vie. Ils
travaillent.
8-10-2014
Anciens combattants
7:13
What is important in all of this is that you give them hope. I
can tell you that when we’re not successful is when people don’t
get the support they need and don’t have the hope they require.
Ce qu’il faut retenir avant tout, c’est que nous leur donnons de
l’espoir. Je peux vous dire que nous ne connaissons pas de succès
lorsque les gens ne reçoivent pas le soutien et l’espoir dont ils ont
besoin.
It is hard to give an average, because there are so many people
in so many different kinds of places. As I said, our housing
program has a very high positive rate, because we make sure that
people have the support. For example, crisis services, we’ve
probably diverted 350 people from hospital last year, and we do
mobiles daily, either 12 or 18 hours a day, depending on the day.
Weekdays are different than weekends.
Il est assez difficile de vous fournir une moyenne, étant donné
qu’il y a tellement de gens qui se retrouvent dans tant d’endroits
différents. Comme je vous l’ai mentionné, notre programme de
logement a un taux de succès très élevé, car nous veillons à ce que
les gens reçoivent le soutien dont ils ont besoin. Par exemple, le
service de crise a réussi à faire en sorte qu’environ 350 personnes
ne se rendent pas jusqu’à l’hôpital l’année dernière. Nous avons
également des unités mobiles quotidiennement, qui travaillent
entre 12 et 18 heures par jour, selon la journée. Les jours de
semaine diffèrent de ceux de la fin de semaine.
Does it work? Yes. Does the evidence show it works? Yes.
Est-ce que ça fonctionne? Oui. Avons-nous des résultats pour
montrer que cela fonctionne? Oui.
The Chair: Thank you for clarifying that. It is still not clear in
my mind, and I’d hoped it would be from Senator Lang’s
questioning, but regretfully I’m a little slower picking this up. You
have 3,000 clients, 200 staff, huge expenditures, for what
geographic region?
Le président : Merci de cet éclaircissement. Malheureusement,
cela n’est pas encore clair pour moi et j’aurais souhaité que cela le
soit suite aux questions du sénateur Lang. Malheureusement, cela
me prend un peu plus de temps pour comprendre ce sujet. Vous
avez 3 000 clients, 200 membres du personnel, et d’énormes
dépenses qui représentent quelles régions au juste?
Ms. Huehn: We cover the county of Frontenac and the city of
Kingston. We are fortunate in that over the last number of years
we have been able to bring together an umbrella, or a buffet of
services, as I like to say. So if someone walks in our front door
and they say, ‘‘Well, that’s it. I’ve lost my family. I lost my last
money out at the casino last night. I need help right now,’’ we can
triage them right away. We have a whole access team, and they
say, ‘‘Okay. So you need help with problem gambling. Where are
you living? Oh, you don’t have a place to live. Well, let’s talk
about getting you into housing.’’
Mme Huehn : Nous desservons le comté de Frontenac et la
ville de Kingston. Au cours des dernières années, nous avons eu la
chance d’être en mesure de rassembler toute une gamme de
services. Ainsi, si quelqu’un vient nous voir et nous dit : « Voilà.
J’ai perdu ma famille. J’ai perdu tout l’argent qu’il me restait au
casino hier soir. J’ai besoin d’aide immédiatement », nous
pouvons l’orienter immédiatement. Nous avons toute une
équipe d’intervention qui pourra dire : « Très bien. Vous avez
besoin d’aide pour surmonter votre dépendance au jeu. Où
habitez-vous? Ah, vous n’avez pas de logement. Très bien, voyons
comment nous pourrions vous en trouver. »
We have these functions that, rather than have them
streamlined over there, we have done a huge amalgamation and
we have two major hubs so that people go in and the services
wrap around them according to what their needs are.
Nous avons plusieurs services qui n’ont pas été éparpillés.
Nous les avons amalgamés en deux points de service principaux
afin que les gens puissent s’y rendre et que l’on puisse répondre à
leurs besoins.
I’m sure there probably are some other areas. We have been
lucky that over the years we have been able, as the funding came
out, to move them in; whereas in some areas you go, the crisis
team is run by the hospital and the case management is run by this
and addictions is over here. We have a more complete service for
folks.
J’imagine qu’il existe également d’autres domaines. Nous
avons eu de la chance au cours des dernières années de pouvoir
rassembler ces services au fur et à mesure que nous en obtenons le
financement. Dans d’autres régions, l’équipe de crise est gérée par
l’hôpital et l’équipe de gestion des cas est gérée par un autre
service et l’on retrouve ensuite les services de problèmes de
dépendance dans un autre point de service. Nous pouvons fournir
un service plus complet pour les gens qui ont besoin de notre aide.
The Chair: You are getting tired just telling us about it.
Ms. Huehn: Yes, I just think about it. It is all about the person
who needs the service, right? If they have to bounce around from
pillar to post trying to figure out the system, they’re exhausted. If
you are unwell, imagine if you had to go from here to there to
Le président : Je vois que vous vous épuisez juste à nous en
parler.
Mme Huehn : Oui, j’y pense beaucoup. Tout cela revient aux
gens qui ont besoin du service, n’est-ce pas? S’ils doivent aller de
droite à gauche pour essayer de comprendre le système, ils
s’épuisent. Imaginez que vous ne vous sentiez pas bien ou que
7:14
Veterans Affairs
8-10-2014
wherever if you had a broken leg, because you just weren’t sure
who was going to help you out with it. Again, it is very clientcentred, very focused on what they need.
vous vous soyez cassé la jambe et que vous deviez vous déplacer
un peu partout parce que vous ne saviez pas précisément qui allait
vous aider. Notre service est particulièrement centré sur les clients
et sur leurs besoins.
Senator Stewart Olsen: Thank you for coming and for your
presentation. I will bring my questions back to the issue of
veterans and their recovery. I do like that word. One question I
have is: Are you involved at all? Do base facilities, or facilities
specifically set up by the military for treatments, do they interact
with your facility at all? Is your expertise being utilized? Do you
know?
La sénatrice Stewart Olsen : Merci d’être venue. Merci pour
vos propos liminaires. J’aimerais revenir à la question des anciens
combattants et de leur convalescence. J’aime ce mot. Voici ma
question. Êtes-vous impliqués? Est-ce que les établissements des
bases ou d’autres établissements créés par les militaires
interagissent avec votre organisation? Est-ce qu’ils ont recours à
votre expertise? Le savez-vous?
Ms. Huehn: My personal interactions with them have been
very limited. I know that some of my staff have reached out, and
certainly at times there’s been some interaction. I think that’s an
opportunity for development.
Mme Huehn : Mes interactions personnelles avec eux ont été
fort limitées. Je sais que certains membres de mon personnel ont
communiqué avec eux et qu’il y a eu, de temps en temps, une
certaine interaction avec eux. Je pense qu’il s’agit d’une occasion
qu’il faudrait saisir et développer davantage.
Senator Stewart Olsen: That’s a good point. It is my feeling we
should move more towards a community-centred approach, but
we’re still dealing with — and I know you will understand this —
a military culture that doesn’t feel exactly that their particular
situation relates to the community. These are barriers we have to
look at.
La sénatrice Stewart Olsen : C’est un excellent point. À mon
avis, nous devrions nous diriger vers une approche plus axée sur la
collectivité. Mais nous composons encore avec — et je sais que
vous allez le comprendre — une culture militaire dans laquelle on
n’a pas vraiment l’impression qu’une situation particulière se
rapporte à la collectivité. Il s’agit d’entraves auxquelles il faut
songer.
You suggested supportive aids moving forward in recovery. I
will give you an example. One is family. If you could give me a list
of what supportive aids you would consider for our military
veterans, because I think maybe you have to develop programs
around each of those aids — for instance, for the family, for
wives, for children. I need more of that.
Vous avez proposé des aidants afin de pouvoir compléter la
convalescence. J’aimerais vous fournir un exemple. Parlons de la
famille. Pouvez-vous me fournir une liste des aidants que vous
envisageriez pour nos anciens combattants. Je pense que nous
devrions élaborer des programmes centrés autour de chacun de
ces aidants, comme, par exemple, la famille, les époux et les
enfants. J’aimerais que vous m’en parliez davantage.
Ms. Huehn: What research shows and what our own activities
have shown is that, for example, for families and friends, one of
the greatest needs is education. They need to understand, if
they’re going to support their loved one, what their loved one is
experiencing.
Mme Huehn : La recherche et nos propres activités ont montré
que la sensibilisation était ce dont avaient le plus besoin les
familles et les amis. Ils ont besoin de comprendre ce que leur être
cher vit s’ils veulent véritablement pouvoir l’aider.
Senator Stewart Olsen: Yes, but the family is the aid. We can
go to what the family would need to do.
La sénatrice Stewart Olsen : Oui, mais la famille, c’est l’aidant.
Il faudrait voir ce que la famille a besoin de faire.
Ms. Huehn: Right.
Senator Stewart Olsen: What we need to identify are some aids
for people, for instance, therapy dogs. That’s an aid.
Ms. Huehn: Yes.
Senator Stewart Olsen: Do you have more examples of aids? I
guess housing would be one. Do you know what I’m saying? I’m
taking it down to the simplest possible denominator. I’m not a
psychiatric worker, so bring it down to the simple parts that
people can easily look at and say, ‘‘Oh, yes, okay.’’
Mme Huehn : Oui.
La sénatrice Stewart Olsen : Les chiens sont des aidants pour
certaines personnes.
Mme Huehn : Oui.
La sénatrice Stewart Olsen : Avez-vous d’autres exemples
d’aidants? J’imagine que le logement en serait un exemple. Me
suivez-vous? J’essaie de rendre cela le plus simple possible. Je ne
suis pas une travailleuse dans le domaine de la psychiatrie, alors
j’aimerais que vous rendiez ça le plus simple possible afin que les
gens puissent le comprendre immédiatement.
8-10-2014
Anciens combattants
7:15
Ms. Huehn: The simplest part is what the person wants to do in
terms of identifying exactly what they want to do. Obviously, with
some people you can start right off, and how can anyone get well
from anything if they don’t have appropriate housing? That’s why
our organization started with housing. Housing is key.
Mme Huehn : La partie la plus simple est de déterminer ce que
la personne souhaite faire. Bien entendu, avec certaines
personnes, on peut commencer tout de suite alors qu’avec
d’autres on peut se demander comment le processus de
convalescence peut débuter si ces gens n’ont pas accès à un
logement adéquat. C’est pour ces motifs que notre organisation a
commencé par le logement. Le logement, c’est essentiel.
I’m a strong believer that you have to have housing with
supports. If you just put someone in a house and they don’t have
the appropriate supports, they’re not going to be well.
Je crois fermement qu’il faut avoir un logement et du soutien.
Si vous ne faites que donner un logement à quelqu’un et que cette
personne n’a pas de soutien, son état ne s’améliorera pas.
We also know that folks with mental illness — and you know it
yourself from some of your papers, about how the incidence is
even stronger with veterans around poverty, about lack of
income. We know that that will also impact considerably on a
person’s mental health. Surprise: You don’t have a place to live.
You don’t have money to buy food. You are going to be unwell,
probably. If you have an illness, it is certainly going to be very
hard to get better from that.
Nous savons également, et vous l’avez sans doute vu dans les
journaux, que les problèmes de santé mentale sont encore plus
présents chez les anciens combattants lorsqu’ils vivent dans la
pauvreté et n’ont pas de revenus suffisants. Nous savons que ces
facteurs auront une incidence considérable sur la santé mentale.
Surprise. Vous n’avez pas d’endroit où habiter. Vous n’avez pas
d’argent pour vous acheter à manger. Vous allez sans doute ne pas
vous sentir bien. Si vous avez une maladie, ce sera certainement
difficile de vous rétablir.
There’s a very well-used phrase in our field, and it is called ‘‘a
house, a friend, a job.’’ What do we all want in life? We want to
have someplace to live, we want to have people who are there for
us, and we want to have something to do during the day or night
or whenever. Those are the really basic things that people have to
have in order to thrive — not just survive, but thrive.
Il y a une phrase qui revient à juste titre souvent dans notre
domaine et je vous la cite : « Un foyer, un ami, un emploi ». Que
voulons-nous tous dans la vie? Nous voulons avoir un endroit où
habiter, nous voulons avoir des gens qui sont là pour nous et nous
voulons avoir quelque chose à faire au cours de la journée ou de la
nuit. Il s’agit des choses de base dont les gens ont besoin afin de
pouvoir s’épanouir — je ne parle pas de seulement survivre, mais
de s’épanouir.
You mentioned veterans. I know there’s been a lot of work in
rolling out family centres in the military bases again, but — and
I’m not just saying this about those centres; I’m saying this about
any place where they think that what they offer the person is
complete — I believe they’re not thinking about the person.
Vous avez parlé des anciens combattants. Je sais que beaucoup
de travail a été fait en ce qui a trait à la création de centres
familiaux dans les bases militaires, mais, et je ne dis pas cela
seulement au sujet de ces centres, je pense à tout endroit où l’on
croit que ce qu’on offre représente un service complet — je crois
qu’on ne pense pas alors à la personne.
For example, we can have a client come in and they need
housing, support and all that kind of thing. We can go ahead and
set up our own softball league. We could do this or that, but what
we want that person to do is to create a life in the community. We
don’t want to become their life. We don’t want to walk beside
them as they do. So for some of our folks who have a disability
and who want to go to Special Olympics, we make sure they’re
there. If they want to go swimming we take them to the local
swimming pool for lessons and so on. In this way, people are reengaged in their community.
Ainsi, nous pouvons avoir un client qui a besoin de logement et
de soutien. On peut aller de l’avant et créer une ligue de balle
molle. On peut faire ceci ou cela, mais ce que nous voulons c’est
que la personne puisse se créer une vie dans la collectivité. Nous
ne voulons pas devenir leur vie. Nous ne voulons pas marcher à
leur côté pendant qu’ils se créent une vie. Ainsi, certains de nos
clients ont un handicap et souhaitent se rendre aux
paralympiques. Nous veillons à ce que cela soit possible. S’ils
souhaitent nager, nous les amenons à la piscine locale pour qu’ils
puissent suivre des cours. Ainsi, les gens sont réinvestis dans leur
collectivité.
Whether it is us dealing with someone who is a veteran slowly
returning to the community without hooking up to the military or
vice versa, we are missing that focus and trying to put that person
into what we think their slot is. All of a sudden they walk out and
they’re hit by something else that really they’ve been a part of but
we’ve been shielding from them.
Lorsque nous travaillons avec un ancien combattant qui
retourne graduellement dans la collectivité sans demander
l’appui des forces, il lui manque cet élément central et nous
essayons de le faire rentrer dans les cases où nous le voyons. Tout
à coup il sort et il est frappé par un autre élément de la réalité qui
a toujours été là mais dont nous le protégions.
Senator Stewart Olsen: Those are quite good to take forward as
we look at what the centres offer our people. Thank you very
much.
La sénatrice Stewart Olsen : Votre témoignage va nous aider
dans notre étude de ce que les centres offrent. Merci beaucoup.
7:16
Veterans Affairs
The Chair: Since we’re focusing on veterans and the military,
there’s a large military unit in Kingston.
Ms. Huehn: Yes, there is.
8-10-2014
Le président : Puisque nous parlons des anciens combattants et
des militaires, il y a une importante unité militaire à Kingston.
Mme Huehn : En effet.
The Chair: There are also a lot of veterans. Could you tell us
about focusing specifically on how many of the 3,000 clients are
military or ex-military? Do you have any statistics on that?
Le président : Il y a également un grand nombre d’anciens
combattants. Pouvez-vous nous dire combien de vos 3 000 clients
sont membres actifs ou à la retraite des Forces canadiennes?
Tenez-vous de telles statistiques?
Ms. Huehn: I wouldn’t know that. We would only know that if
they had disclosed that to us. Quite frankly, that isn’t something
that our funders ask us to look for, whether or not they’re
veterans.
Mme Huehn : Nous ne pouvons pas le savoir. Nous le saurions
uniquement si eux-mêmes nous en avaient informés.
Franchement, nos bailleurs de fonds ne nous demandent pas de
vérifier si nos clients sont des anciens combattants ou pas.
The Chair: This person suffering from some mental illness or
disorder, how do you determine what might have been the root
cause of that? You talked about poverty and sexual orientation
and that kind of thing, but what about operational stress? What
about the first-responders, police officers and army personnel?
First you have to get to the root cause before you can start a
strategy for recovery, I would assume.
Le président : Comment pouvez-vous déterminer l’origine de la
maladie du trouble mental dont souffre un client? Vous avez parlé
de pauvreté et d’orientation sexuelle, mais qu’en est-il du stress
opérationnel? Qu’en est-il des premiers intervenants, des policiers
et du personnel de l’armée? Vous devez d’abord trouver l’origine
du problème avant de penser à une stratégie de rétablissement, du
moins, je suppose.
Ms. Huehn: Absolutely. We often go out with the police, our
crisis team will attend with the police, with someone who is
having a mental health incident, again trying to divert them from
going to jail or whatever.
Mme Huehn : Absolument. Souvent nous accompagnons la
police, notre équipe de crise accompagne la police lorsqu’elle
intervient auprès de quelqu’un qui a un problème de santé
mentale, toujours dans l’objectif de lui éviter la prison, par
exemple.
Our crisis team is trained specifically to look for symptoms that
would indicate that this person has some sort of specific issue. For
example, trauma-informed is absolutely key training, as I have
mentioned. People have to be. They’re trained to make sure they
can recognize that. As well you have got the others like bipolar
disorder or schizophrenia or whatever it is, so they’re trained.
Notre équipe de crise a été formée pour reconnaître les
symptômes d’un malaise particulier. Par exemple, comme je l’ai
déjà mentionné, il est absolument essentiel que les intervenants
aient reçu une formation relative aux traumatismes. C’est
essentiel. Ils ont été formés pour reconnaître les traumatismes.
Ils sont également formés pour reconnaître le trouble bipolaire, la
schizophrénie, ou d’autres problèmes de ce genre.
What we can then do is if there’s police involvement and the
police determine that this person is not a risk to the community or
to themselves, then they will indeed let us work totally with that
person. We have a psychiatrist who is available to our crisis team.
This is not an ongoing therapy for the person, but at least to pull
them in and the psychiatrist will work with them. It’s that whole
team model. People come together, and that whole counselling,
working with them, having them develop, this is what you’ve
come to us with, what do you really want to do, so on and so
forth.
Lorsque la police intervient et détermine qu’une personne ne
pose aucun risque pour la collectivité ni pour elle-même, elle nous
laisse nous en occuper. Notre équipe de crise peut faire appel à un
psychiatre. Il ne s’agit pas de fournir à cette personne une thérapie
suivie, mais simplement de la prendre en charge pour que le
psychiatre puisse l’aider. C’est notre modèle d’équipe. Les gens
travaillent ensemble, nous leur offrons du counseling, nous
travaillons avec eux, nous les aidons à déterminer ce qu’ils
souhaitent véritablement, et cetera.
It’s training to be able to know what to do and how to interact.
As I said, the competencies and the psychosocial rehabilitation
strategy is to build on people’s strengths, of course. If they need to
talk about what happened and so on, that is all counselling, but
also to make sure they are the centre of what they want to do. We
also, frankly, hold them accountable for that.
Notre formation nous permet de savoir quoi faire et comment
interagir. Comme je l’ai dit, les compétences et la stratégie de
réadaptation psychosociale sont fondées sur les forces des gens,
bien entendu. S’ils ont besoin de parler de ce qui leur est arrivé,
nous leur offrons du counseling, mais nous veillons à ce qu’ils
déterminent eux-mêmes ce qu’ils veulent faire. Franchement, nous
exigeons qu’ils assument cette responsabilité.
There’s also what we call ‘‘the right to failure.’’ Sometimes
people make bad decisions. I know in my life I’ve learned the
most from some of my bad decisions. What’s important is that
people have the right to make those, of course as long as it is not a
Nous croyons également à ce que nous appelons « le droit à
l’échec ». Parfois les gens prennent de mauvaises décisions. Je sais
que pour ma part c’est de mes mauvaises décisions que j’ai le plus
appris. Il est important que les gens aient le droit de prendre de
8-10-2014
Anciens combattants
7:17
risk to life and limb and all that stuff, but then we have to be there
to support them in getting back up, to learn from that and move
forward.
mauvaises décisions, à la condition bien sûr de ne pas mettre en
danger leur santé ou leur vie, et cetera, et nous devons être là pour
les aider à se relever, à tirer les leçons de cette expérience et à
avancer.
At any rate, the specific thing is that, yes, we would have the
team be able to do that, and then we have these other functions
that, once the person is engaged with us and chooses to be, of
course — we are completely voluntary — then we have a number
of services. That would include community and vocational
support or addictions issues.
Quoi qu’il en soit, le fait est que, oui, nous aurions une équipe
capable de le faire, et nous remplissons notre fonction de sorte
que, une fois qu’une personne s’est engagée auprès de nous et a
fait son choix, bien entendu — c’est tout à fait volontaire — nous
offrons divers services. Cela comprend le soutien communautaire
et professionnel ou les problèmes de toxicomanie.
You all know that the literature would say that at least
50 per cent — and I would say from a personal basis over the last
33 years it is closer to 70 per cent — of people have concurrent
illnesses. If you have a mental illness you’ll often have addictions.
The most obvious reason is it’s simply self-medication.
Vous savez tous que selon la documentation, au moins
50 p. 100 — et d’après mes 33 ans d’expérience, c’est plus près
du 70 p. 100 — des gens qui souffrent de troubles associés à la
toxicomanie. La raison la plus évidente à cela, c’est tout
simplement l’automédication.
Senator Mitchell: I’m interested in your discussion of the
psychosocial rehabilitation. I’m not going to say ‘‘model,’’ I’ll say
‘‘method’’ or ‘‘approach.’’
Le sénateur Mitchell : Je m’intéresse à vos propos sur la
réadaptation psychosociale. Je ne parlerai pas de « modèle »,
mais plutôt de « méthode » ou de « démarche ».
Ms. Huehn: Thank you.
Senator Mitchell: How widespread is that as a therapeutic
approach across Canada? How deeply is that integrated into the
curriculum of university psychiatric/psychological training?
Mme Huehn : Je vous remercie.
Le sénateur Mitchell : Dans quelle mesure cette démarche
thérapeutique est-elle répandue au Canada? À quel point est-elle
intégrée au programme de la formation psychiatrique et
psychologique universitaire?
Ms. Huehn: Oh, excellent question.
Mme Huehn : Oh, c’est une excellente question.
Senator Mitchell: Finally.
Le sénateur Mitchell : Enfin.
Ms. Huehn: We’re just so passionate about this. It was quite
interesting at our national meeting last week. We have a board of
10 or 12 people from across Canada. Last week the provincial
person in charge of addictions and mental health in Nunavut
joined us. We are well represented across Canada. There were
people there from coast to coast to coast.
Mme Huehn : C’est un sujet qui nous passionne tellement.
C’était très intéressant, à notre réunion nationale, la semaine
dernière. Nous avons un conseil d’administration de 10 ou
12 personnes qui proviennent de partout au Canada. La semaine
dernière, le représentant provincial chargé du dossier des
toxicomanies et de la santé mentale au Nunavut s’est joint à
nous. Nous sommes bien représentés partout au Canada. Il y
avait là des gens en provenance d’un bout à l’autre du Canada.
We have psychiatrists involved. As I said, it’s a multiprofessional thing. If you’re a nurse, you belong to the college
of nursing, psychiatry, social work, whatever. Anyone who
practises can do psychosocial rehabilitation, so you become
skilled in that.
Nous avons des psychiatres. Comme je l’ai dit, de nombreuses
professions sont représentées en notre sein. Une infirmière est
membre de l’Ordre des infirmières et infirmiers, peut faire de la
psychiatrie, du travail social, et tout le reste. Quiconque est en
pratique peut faire de la réadaptation psychosociale, alors on y
devient assez compétent.
We have many educators. We have Dr. John Higenbottam at
the University of British Columbia. He is the gentleman who was
asked by the province to write the framework for PSR for B.C.
He teaches residents. If he were here today, he would be saying he
continues to advocate for that to be embedded in psychiatry
training. He certainly is doing that.
Nous avons de nombreux éducateurs. Il y a le Dr John
Higenbottam, à l’Université de la Colombie-Britannique. C’est à
lui que la province a demandé de rédiger le cadre de réadaptation
psychosociale pour la province. Il enseigne aux médecins
résidants. Au moins s’il était ici aujourd’hui, il vous dirait qu’il
continue de prôner l’intégration de ce thème à la formation en
psychiatrie. Lui, en tout cas, le fait.
There are a number of others. Queen’s University’s
rehabilitation school has Dr. Terry Krupa, who is very much
involved in this.
Il y en a d’autres. La Dre Terry Krupa, du département de
réadaptation de l’Université Queen’s, est très engagée là-dedans.
7:18
Veterans Affairs
8-10-2014
If you look in Quebec, Quebec has AQRP, L’Association
québécoise pour la réadaption psychosociale. They are having a
conference in a few weeks, and they will have over 800 people
there.
Quand on pense au Québec, il y a l’AQRP, l’Association
québécoise pour la réadaptation psychosociale. Elle tient une
conférence dans quelques semaines, à laquelle vont participer plus
de 800 personnes.
It is embedded. The issue is that it does push up against the
paradigm where the most professional, highly educated health
person is at the centre, rather than the person in recovery. At
times that’s a little hard to break into. However, there are a
number of psychiatrists who have sat on our board who are very
involved with us and understand this and promote it. We continue
to work on that.
L’approche est intégrée. Le problème, c’est qu’elle va à
l’encontre du paradigme selon lequel on met au centre la
personne la plus professionnelle, le professionnel de la santé le
plus diplômé, au lieu de la personne en convalescence. Il est
parfois un peu difficile de faire autrement. Toutefois, des
psychiatres qui ont siégé à notre conseil d’administration et qui
sont très engagés dans le domaine le comprennent et en font la
promotion. Nous continuons de travailler là-dessus.
Senator Mitchell: You mentioned in passing, at the outset of
your comments, the relationship between the courts and the
criminal system for mental health issues, and the statistics are
overwhelming. If we could do away with mental health issues we
would have 5 per cent as many people in jail, probably.
Le sénateur Mitchell : Vous avez mentionné au début de vos
observations, les statistiques incroyables permettant de faire un
lien entre le système de justice pénale et les problèmes de santé
mentale. Si l’on pouvait régler ces derniers, il n’y aurait
probablement que 5 p. 100 de la population en prison.
Ms. Huehn: Quite a bit fewer than that, actually.
Mme Huehn : Beaucoup moins, en fait.
Senator Mitchell: There is a movement and practice — in fact,
in the States and emerging in Canada — for the creation of an
approach that deals with veterans, military veterans in particular
who have PTSD. Are you aware of that? Can you give us your
impressions of that and what needs to be done there?
Le sénateur Mitchell : Un mouvement s’est amorcé — en fait,
aux États-Unis et cela commence au Canada — dans le sens de la
création d’une démarche pour composer avec les vétérans, les
anciens combattants, surtout, ceux qui souffraient d’état de stress
post-traumatique. Est-ce que vous en êtes au courant? Pourriezvous nous dire ce que vous en pensez et ce qu’il faut faire sur ce
plan?
Ms. Huehn: Absolutely. There are several in Canada, and more
are popping up. When I say there are several, I’m not talking a
particular boardroom or courthouse or whatever. It can also be a
time of the day for the court, a time and date chosen. There are
mental health courts and substance addiction courts. I believe one
is in Oshawa. I am sure many people have heard of the one in
downtown Toronto.
Mme Huehn : Absolument. Il y en a plusieurs au Canada, et de
plus en plus nombreux. Quand je dis qu’il y en a plusieurs, je ne
parle pas d’une salle de conseil ou d’un tribunal particulier. Ce
peut aussi être une question d’heure et de jour d’audience, l’heure
ou la date choisie. Il y a des tribunaux qui traitent de santé
mentale, et d’autres de toxicomanie. Je pense qu’il y en a à
Oshawa. Je ne doute pas que celui du centre-ville de Toronto soit
bien connu.
They are specific times for people who have been identified by
the Crown as being involved with the justice system because of a
mental illness or addiction, and actually, that’s one of the things
that started underneath my purview, a diversion program in
Kingston where we actually work with the Crown and the defence
attorneys so if an individual comes in and they have gotten into
an altercation, or whatever, and it is because they were very upset
because of their illness, we put together a plan to move forward
with them on that recovery plan, rather than going and sitting in a
jail where they’re not going to get any help and will probably
come out much worse than they went in.
Des pénalités précises sont prévues pour les gens que la
Couronne a reconnus comme des participants au système
judiciaire à cause de leur maladie mentale ou de leur
toxicomanie et, en fait, c’est quelque chose qui a été lancé sous
ma direction, un programme de déjudiciarisation établi à
Kingston, selon lequel nous collaborons avec les avocats de la
Couronne et de la défense afin que lorsqu’une personne est
convoquée à la suite d’une altercation, et qu’elle est attribuable à
sa maladie, nous dressons un programme pour l’intégrer à un plan
de rétablissement plutôt que de l’envoyer croupir en prison où elle
ne recevra pas d’aide et en ressortira très probablement en bien
pire état qu’à son entrée.
These are wonderful institutions when they can be established.
My issue with them is that you need to have a judge who is
prepared to do that. You have to have Crowns who are also
willing to divert. Now, of course, there are criteria around how
that can happen. At one point my former MPP John Gerretsen
was Attorney General, and we worked closely around that to
make sure that we could embed that as far as possible, but again,
Il existe d’excellentes institutions où ces personnes peuvent être
envoyées. Mon problème, c’est qu’il faut pour cela qu’un juge soit
prêt à les y envoyer. Il faut aussi des avocats de la Couronne qui
sont disposés à déjudiciariser. Maintenant, bien entendu, pour
que cela puisse se faire, il y a des critères. À une époque, mon
ancien député, John Gerretsen, était procureur général, et nous
avons collaboré étroitement pour tenter d’intégrer cette mesure
8-10-2014
Anciens combattants
7:19
it is the justice system. You will see pockets of it pop up in various
places. They won’t always be consistent. They won’t always
follow.
autant que possible, mais encore une fois, il s’agit du système
judiciaire. On en verra certaines manifestations surgir ici et là,
mais ce n’est pas toujours uniforme. Ce n’est pas systématique.
I don’t know how often ours happens, but it’s a couple of
hours once a month, where some of them will be every day or
every afternoon. I don’t know if you know how they work.
Je ne sais pas à quelle fréquence cela se fait chez nous, mais
c’est une ou deux heures une fois par mois, alors qu’ailleurs, ce
sera tous les jours ou tous les après-midi. J’ignore si vous savez
comment cela fonctionne.
Senator Mitchell: Not really.
Le sénateur Mitchell : Pas vraiment.
Ms. Huehn: Someone comes in. They have been found stealing
mouthwash because it has a little bit of alcohol in it. They come in
and the judge says, ‘‘Okay, let’s talk about this. What would you
rather do? I would like to divert this.’’ Their staff support worker,
our court diversion worker would walk in and say, ‘‘Judge, I have
this and I’m prepared to do this. Crown, do you agree?’’ Yes,
Crown has already seen it and signed off on it. Often the defence
is involved as well, obviously. Then that person says, ‘‘Okay, I
agree to do this.’’ The judge says, ‘‘Well, we will see you next
week, whatever, when we get back together and see how you are
moving along.’’
Mme Huehn : Quelqu’un arrive, qu’on a pris la main dans le
sac, en train de voler du rince-bouche parce que cela contient un
peu d’alcool. Cette personne comparaît et le juge dit : « Bon,
discutons-en. Qu’est-ce que vous préférez? Moi, j’aimerais bien
déjudiciariser. » Notre collaborateur, celui qui s’occupe de la
déjudiciarisation, interviendrait et dirait « Monsieur le juge, voici
ce que j’ai et ce que je suis prêt à faire. Êtes-vous d’accord? » En
fait, le juge a déjà vu le document et y a déjà apposé sa signature.
Il arrive souvent, bien entendu, que la défense y participe aussi.
La personne concernée dira : « Je suis d’accord » et le juge
répondra : « Très bien, nous nous reverrons dans une semaine ou
plus, et nous verrons alors où vous en êtes. »
Eventually if the person can get the supports they need and
move forward, then we will figure out how we can deal with the
base issue of why he felt he had to steal in order to deal with his
issues. Again, I think they’re great. They’re just very inconsistent,
and it really is dependent a lot on who is sitting there and who
wants to do it. If you don’t have a judge that wants to do it, then
you won’t have it in your community.
Au bout du compte, si la personne peut obtenir les soutiens
dont elle a besoin et progresser, nous trouverons un moyen de
régler le problème à la base qui l’amenait à voler pour affronter
ses problèmes. C’est, je le répète, une excellente façon de procéder.
Le problème, c’est le manque d’uniformité, et tout dépend,
vraiment, des participants au débat, et de qui est prêt à le faire. Si
le juge n’y est pas ouvert, cela ne peut pas se faire dans la
communauté.
Senator Lang: I would like to follow up from Senator Stewart
Olsen. We talked about the community organizations and the
facilities that are, as you said, coming into place across the
country, in the Armed Forces bases. You are relatively close to
one of the military bases.
Le sénateur Lang : J’aimerais revenir à l’intervention de la
sénatrice Stewart Olsen. Nous avons parlé d’organisations
communautaires et des installations qui, vous le disiez, sont
établies partout au pays, dans des bases des forces armées. Vous
êtes relativement près de l’une de ces bases.
Ms. Huehn: Oh, yes.
Mme Huehn : Oh, oui.
Senator Lang: I’m wondering what your knowledge is. I would
ask, from your vast experience, are you satisfied with the existing
programs that are there with the Canadian Armed Forces, the
Department of National Defence, in some cases the RCMP, and
with Veterans Affairs? Are you familiar with what they provide?
Le sénateur Lang : Je m’interroge sur ce que vous savez. Avec
votre vaste expérience, êtes-vous satisfaite des programmes
qu’offrent les Forces armées canadiennes, le ministère de la
Défense nationale, dans certains cas la GRC et le ministère des
Anciens Combattants? Connaissez-vous les programmes qu’ils
offrent?
If you are not, I would wonder why you aren’t. It would seem
to me that we’re all in this together, and perhaps you can
comment on that.
Si vous ne les connaissez pas, j’aimerais savoir pourquoi. Il me
semble que cela nous concerne tous. Qu’en dites-vous?
Ms. Huehn: Thank you. I feel that we should be. It is
embarrassing to say that I don’t know much about their
programs. It’s a huge hole that we own in our system, that
there is this kind of segregation. I’m not going to project why it
might be, but the bottom line is that there are different cultures in
Canada — RCMP, military community — and sometimes those
are way too isolated, and the fact that I don’t know what’s going
on there I think is a huge problem. We could probably do a lot
more work together, but there has been acceptance on both sides.
Mme Huehn : Je vous remercie. Je pense effectivement que
nous le devrions. Il est gênant de dire que je ne connais pas très
bien leurs programmes. C’est une des grandes lacunes de notre
système, qu’il y ait cette espèce de ségrégation. Je ne vais pas
conjecturer sur les raisons à cela, mais le fait est qu’il y a au
Canada différentes cultures — la GRC, la communauté militaire
— et parfois, elles sont beaucoup trop isolées, et le fait que je ne
sache pas ce qui se passe est, selon moi, très problématique. Nous
pourrions probablement faire beaucoup plus ensemble, mais il y a
7:20
Veterans Affairs
8-10-2014
All of us bring strengths that we can share with each other and
that we can learn from each other so together we can be there for
the person.
eu des deux côtés une certaine acceptation. Nous pouvons tous
unir nos points forts et apprendre les uns des autres pour,
ensemble, pouvoir aider ces gens.
I had a very interesting meeting. Two years ago I was in P.E.I.,
and the national Veterans Affairs office is in Charlottetown. I met
with some directors and folks there that were interested in talking
to me. I was presenting at a conference, and they heard I was in
town. They said, ‘‘Can you give us a couple of hours?’’ It was
absolutely wonderful. Those people seemed really interested in
figuring out how to move forward.
J’ai eu une rencontre très intéressante. J’étais à l’île du PrinceÉdouard il y a deux ans, et le Bureau national des anciens
combattants est à Charlottetown. J’ai rencontré des directeurs et
des gens qui souhaitaient s’entretenir avec moi. Je faisais un
exposé dans le cadre d’une conférence, ils avaient entendu dire
que j’étais en ville. Ils m’ont demandé si je voulais bien leur
consacrer une ou deux heures. Ça a été absolument
extraordinaire. Tous semblaient vraiment déterminés à trouver
des moyens de faire des progrès.
I talked to them about education and the whole recovery
movement and PSR and how we have competencies, if we make
sure people are trained in it and make sure people understand this
is to bring the humanity back into it around the person in pain. I
thought it was really exciting when I left that office that day. I
thought we had a really good chat. Regretfully, that’s been the
last time that I have been able to talk to anybody about that. I
know there was really a lot of interest in it.
Je leur ai parlé d’éducation, du mouvement de rétablissement,
de la réadaptation psychosociale et de nos compétences, du fait
que si on assure la formation des gens, si on veille à ce qu’ils
comprennent tout cela, on réhumanise la personne qui souffre.
J’étais vraiment emballée quand j’ai quitté ce bureau-là, ce jourl à. Pour moi, nous avions eu un excellent échange.
Malheureusement, c’est la dernière fois que j’ai pu parler de
cela à quiconque. Je sais qu’il y avait beaucoup d’intérêt pour le
sujet.
I am almost wondering if that wasn’t the reason that I’m here,
because I’m not sure how I got an invitation.
Je me demande presque si ce n’est pas pourquoi je me retrouve
ici, parce que je ne sais pas vraiment ce qui m’a valu cette
invitation.
The Chair: We saw the good work you were doing and we
wanted you to come and tell us about it.
Le président : Nous avons constaté le bon travail que vous
faisiez et nous voulions vous inviter à nous en parler.
Ms. Huehn: I don’t know about that, but I think there’s a lot of
opportunity. When I was thinking about the comments that I
wanted to stress with you, and I did bring along some material,
and I am going to ask that you do share those copies, because
there’s information there I didn’t touch on. It also gives some
information to senators that there is a huge opportunity for us to
work better together.
Mme Huehn : Je ne suis pas très convaincue, mais quoi qu’il en
soit, je crois qu’il y a beaucoup de possibilités. J’ai réfléchi aux
choses sur lesquelles je voulais insister auprès de vous, et je vous ai
rapporté des documents que je vous invite à distribuer, parce qu’il
y est question d’aspects dont je n’ai pas parlé. Il s’y trouve aussi
des renseignements qui démontrent combien nous pouvons plus
faire ensemble.
Provincial strategies, fine, and veterans is national, but there’s
lots of us who work on the national basis for this, and there’s lots
of great ways to integrate these things.
Les stratégies provinciales, c’est bien beau, et les anciens
combattants c’est un enjeu national, mais il y a encore bien des
choses qu’on peut faire à l’échelle nationale, et il y a toutes sortes
d’excellentes façons d’intégrer ces choses.
As an executive director, I have, absolutely, a mandate to work
with anybody in my community, and I would be more than
pleased to do that.
En ma qualité de directrice exécutive, il est certain que je dois
travailler avec tout le monde dans ma communauté et je serais très
heureuse de pouvoir le faire.
Senator Lang: What really comes home to me is that it would
seem to me — and this may not be a fair observation — that on
the surface we’re almost working in silos. We have Veterans
Affairs over here, and then we have an organization such as yours
over here, and we’re within two blocks of each other, but people
haven’t gone across the street to talk to each other.
Le sénateur Lang : Ce qu’il me semble, vraiment — et peut-être
que je me trompe — c’est a priori, on dirait qu’on travaille
presque en vase clos. Il y a les Anciens Combattants d’un côté, et
une organisation comme la vôtre de l’autre, à deux coins de rue
l’une de l’autre, mais personne n’a traversé la route pour parler à
l’autre.
It would seem like perhaps tomorrow that could happen. It
would seem to me this is what we have to do in respect of this
particular very troubling issue that is facing so many Canadians
and, more particularly in our case, because of our mandate,
Je pense que ceci pourrait se produire dans un avenir
rapproché. Il me semble que c’est ce qu’on doit faire pour
aborder un problème très préoccupant auquel sont confrontés de
nombreux Canadiens, d’autant plus en raison de notre mandat
8-10-2014
Anciens combattants
7:21
studying veterans. Of course we have people within National
Defence as well currently.
portant sur les anciens combattants. On observe bien sûr le même
phénomène actuellement au sein du ministère de la Défense
nationale.
That is one issue, Mr. Chair, that we have to maybe pursue
further, to see why people aren’t comparing notes and how can we
facilitate that type of comparison. Because most of this treatment
— I would like to hear what you have to say — quite frankly, at
the end of the day, will come from the province because they have
the hospitals, they have the facilities, and everybody should be
taking advantage of that, if it’s possible.
Il s’agit d’un problème, monsieur le président, que nous
devrions étudier plus en profondeur afin de comprendre pourquoi
les intervenants ne comparent pas leurs pratiques et comment
nous pourrions faciliter ce type de comparaison. Parce qu’il faut
être honnête — et j’aimerais vous entendre là-dessus — la plupart
des traitements, en définitive, seront dispensés par les provinces.
Ce sont les provinces qui disposent des hôpitaux, des installations
et on devrait les mettre à profit, autant que possible.
Perhaps you want to comment on that.
Qu’en pensez-vous?
Ms. Huehn: Oh, absolutely. It has got to be a consolidated
effort, and this is why those of us, as I said, in this national
organization, we have had an education plan sitting there for
three years. We are all doing it off the sides of our desk, but we
know it’s absolutely critical. If we could get out and let people
know about the best evidence, and so on, and say let’s be working
together, this can happen.
Mme Huehn : Absolument. Un effort coordonné est nécessaire
et c’est pourquoi, comme je l’ai dit, au sein de notre organisation
nationale, nous avons élaboré un plan d’éducation qui est prêt
depuis trois ans. On s’en occupe tous un peu à temps perdu, mais
nous savons qu’il est absolument essentiel. Nous aimerions
pouvoir diffuser les meilleures données et encourager les
intervenants à travailler ensemble. C’est possible.
We’ve made lots of inroads, all of us, including the people here,
everyone. Look at the provincial strategies in terms of how they
talk about inclusion and recovery. Not so long ago the strategy
was to put people in a back ward and turn the key and walk away.
We’ve come an awful long way, but we need to realize that it’s not
about the different structures, it’s about the person. Yes, that
person may be a pilot, but she’s going to be a mother. She’s a
daughter; she’s a friend. It’s about the whole person.
Nous avons fait beaucoup de progrès, dans l’ensemble, et
j’inclus les membres du comité. Pensez aux stratégies provinciales
et à la manière dont elles abordent l’inclusion et le rétablissement.
Il n’y a pas si longtemps, la stratégie consistait à placer ces gens en
institution, en pensant ainsi régler le problème. Nous avons fait
beaucoup de progrès depuis, mais il faut comprendre qu’il n’est
pas simplement question de structures différentes, mais de
personnes. Oui, cette personne est peut-être pilote, mais elle
pourrait aussi devenir mère. Elle est la fille de quelqu’un, et l’amie
d’autres personnes. Il faut considérer la personne dans son
ensemble.
We do have a society where some people are in a particular
place or in a particular role at a particular time, but we can’t
forget that that other thing is going to impact them, and we have
to really be working together.
Dans notre société, on peut se retrouver à un endroit donné,
occuper un rôle en particulier, à un certain moment de notre vie,
mais il ne faut pas perdre de vue les autres conséquences qui
peuvent entrer en jeu, c’est pourquoi il faut vraiment tous
travailler ensemble.
The Chair: This concludes the time that we have allotted for
this meeting. Ms. Huehn, we want to thank you very much for the
work that you’re doing and for being here to help us understand a
bit more about the broad approach.
Le président : Le temps prévu pour cette réunion est écoulé.
Madame Huehn, nous vous remercions pour votre excellent
travail et d’être venue nous rencontrer afin de nous éclairer un peu
plus à propos des démarches dans leur ensemble.
We continue to focus on one aspect of the type of work that
you’re doing. Sometimes veterans who suffer from post-traumatic
stress, or Armed Forces personnel, are in need of some of the
services you’re offering. We’ve got to know if it’s best that they go
to the Frontenac unit, if they happen to be in Kingston; or,
because the origin of their illness might be different from a lot of
the other clients that you have, they go elsewhere.
Nous continuerons de mettre l’accent sur un aspect de votre
travail. Parfois les anciens combattants, ou le personnel des forces
armées, qui souffrent de stress post-traumatique, ont besoin de
certains des services que vous offrez. Nous devons savoir s’il est
préférable qu’ils se rendent à l’unité Frontenac, s’ils sont à
Kingston, ou ailleurs, si leur maladie est différente de celle que
vous traitez habituellement.
Ms. Huehn: Can I say one thing?
Mme Huehn : Puis-je ajouter quelque chose?
The Chair: Absolutely.
Le président : Bien sûr.
Ms. Huehn: I think it’s really important, when you’re
considering that, to remember that — and I hate to use this
phrase — no door is the wrong door. People need to reach out for
Mme Huehn : Il importe de garder une chose à l’esprit :
l’important c’est d’aller chercher de l’aide. Les gens doivent aller
chercher de l’aide là où ils sont plus à l’aise de le faire. Peu
7:22
Veterans Affairs
8-10-2014
help wherever they feel comfortable. It is not about coming to
Frontenac or going to the centre, it’s about those places working
together so that it makes it feel comfortable for the person.
Forty per cent of people will first disclose to their family doctor.
It’s not about just one way of doing it. It’s about making the
system, all of us, work together for the individual.
importe s’ils se rendent à Frontenac ou au centre, les différents
intervenants doivent travailler ensemble pour que les patients se
sentent à l’aise. Quarante pour cent en parleront d’abord à leur
médecin de famille. La question n’est pas de trouver une seule
façon de faire. Nous devons veiller à ce que les intervenants du
système, y compris nous, travaillions ensemble pour ceux qui en
ont besoin.
The Chair: That’s a good ending for this. You have been very
instructive and we thank you very much.
Le président : Voilà une excellente conclusion. Votre
témoignage a été fort instructif et nous vous en remercions.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Wednesday, October 8, 2014
OTTAWA, le mercredi 8 octobre 2014
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12:04 p.m., to continue its study on the medical, social, and
operational impacts of mental health issues affecting serving and
retired members of the Canadian Armed Forces, including
operational stress injuries (OSIs) such as post-traumatic stress
disorder (PTSD).
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 4, pour poursuivre son étude sur les
répercussions médicales, sociales et opérationnelles des
problèmes de santé mentale dont sont atteints des membres
actifs et à la retraite des Forces canadiennes, y compris les
blessures de stress opérationnel (BSO) comme l’état de stress posttraumatique.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, today we are continuing our
study on operational stress injuries and other mental health issues
affecting veterans.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Français]
Le président : Honorables sénateurs, aujourd’hui, nous
continuons notre étude sur les blessures de stress opérationnel
et les autres problèmes de santé mentale des anciens combattants.
[Traduction]
As part of our study on operational stress injuries, sometimes
referred to as OSI, such as post-traumatic stress disorder — also
the acronym PTSD, which is quite often used — and other mental
health conditions of Canada’s veterans, we will be hearing today
from Bronwen Evans, managing director of a very successful
fundraising organization to support military personnel and their
families, which Ms. Evans will tell us more about in her
presentation.
Dans le cadre de notre étude sur les blessures de stress
opérationnel, que l’on désigne parfois par le sigle BSO, — comme
l’état de stress post-traumatique, lui aussi désigné par un sigle,
l’ESPT, et les autres problèmes de santé mentale dont sont
atteints les anciens combattants du Canada —, nous allons
entendre le témoignage de Mme Bronwen Evans, qui est la
directrice générale d’un excellent organisme qui recueille des fonds
pour venir en aide aux militaires et à leurs proches. Mme Evans
va sûrement nous en dire plus dans sa déclaration.
We are hearing a lot about the very good work that you’re
doing with True Patriot Love and we’re very pleased to welcome
you here today. I understand you have introductory remarks, and
then honourable senators may well wish to engage in a questionand-answer with you.
Nous avons entendu beaucoup de bien du travail que fait votre
organisme, La patrie gravée sur le cœur, et c’est un plaisir de vous
accueillir aujourd’hui. Je crois savoir que vous souhaitez faire une
déclaration préliminaire, après quoi les sénateurs pourront vous
poser des questions.
Bronwen Evans, Managing Director, True Patriot Love: It is a
pleasure to be here. Thank you all for taking an interest in this
topic that’s obviously very close to my heart. I’ve been involved
with this organization since day one.
Bronwen Evans, directrice générale, La patrie gravée sur le
cœur : C’est un plaisir pour moi d’être ici. Merci à vous de vous
intéresser de la sorte à un sujet qui, comme vous l’aurez deviné,
me tient particulièrement à cœur. Je fais partie de cet organisme
depuis le tout premier jour.
I’ve provided a deck that will give you a bit of background on
TPL, our mission and our vision. I won’t go through that in detail
right now, but I will say that we’ve been around for about six
years now and raised in the range of $20 million. We don’t run
programs, per se, as an organization. We raise funds that we
Je vous ai fait parvenir un document qui vous explique
brièvement l’historique de La patrie gravée sur le cœur, sa mission
et sa vision. Je n’irai pas dans les détails pour le moment, sinon
pour dire que nous existons depuis environ six ans et que, jusqu’à
maintenant, nous avons recueilli quelque chose comme
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Anciens combattants
7:23
disburse to other grassroots charities that are in a better position
and that are experts at running programs. That’s not something
that we do, but our focus is on raising funds and disbursing
money to those charities.
20 millions de dollars. Nous ne gérons aucun programme en tant
que tel. Nous recueillons des fonds, que nous remettons aux
organismes caritatifs les mieux placés pour gérer les programmes
adaptés à leur milieu. De notre côté, nous ne nous occupons
d’aucun programme; nous nous contentons de recueillir des fonds
et de les remettre ensuite à ces organismes caritatifs.
The areas that we focus on, in addition to mental health and
rehabilitation, are physical health and rehabilitation. We fund, for
example, home and vehicle retrofits for soldiers who have been
injured and who might be missing limbs. We fund programs like
adaptive ski programs so that they can take up old pastimes or in
some cases new pastimes and derive some meaning and value
from that.
Outre la santé mentale, nous œuvrons aussi dans les domaines
de la réadaptation et de la santé physique. Nous pourrions par
exemple aider financièrement un soldat blessé à qui il manquerait
un ou plusieurs membres à transformer son véhicule ou son
domicile. Nous finançons aussi des programmes de ski adapté afin
de permettre aux militaires blessés de continuer à pratiquer leur
passe-temps favori, ou de s’intéresser à un nouveau hobby, afin
qu’ils se sentent valorisés.
We also generally fund across a board what we call ‘‘family
supports,’’ which range from tutoring for children who are part of
military families, because when they move from base to base they
often fall behind in school. We also provide funding for military
families with children with special needs. I don’t know if you are
aware, but one of the issues is that if a family, for example, has a
child with autism and they’re getting public supports in Alberta
and they move to a base in Ontario, they go to the bottom of the
waiting list in Ontario. The chances of their moving again are
higher than actually receiving the supports before they leave.
Many families have to take out second mortgages on their home
to pay for supports. Oftentimes, therapy needs to be timely so that
if they don’t provide, say, speech therapy at a certain age, there is
no point in providing it at all. We spend about half a million
dollars a year in that area to support those families, and other
things like emergency child care.
Nous remettons aussi de l’argent à ce que nous appelons des
« soutiens familiaux ». Il peut par exemple s’agir de cours de
rattrapage pour les enfants de militaires, car il n’est pas rare que
les nombreux déménagements d’une base à l’autre leur fassent
prendre du retard scolaire. Nous venons aussi en aide aux familles
d’enfants ayant des besoins spéciaux. Je ne sais pas si vous le
saviez, mais si une famille dont l’enfant est autiste reçoit de
l’argent de l’État en Alberta, elle se retrouvera au bas de la liste
d’attente lorsqu’elle déménagera en Ontario. Disons qu’elle a plus
de chance de déménager de nouveau que de se retrouver assez
haut sur la liste pour recommencer à recevoir de l’aide. De
nombreuses familles doivent contracter un deuxième prêt
hypothécaire pour subvenir à leurs besoins. Souvent, l’âge est
crucial pour l’efficacité du traitement. Par exemple, si l’enfant ne
va pas en orthophonie à un certain âge, ça ne donne rien de l’y
envoyer plus tard. Nous consacrons environ un demi-million de
dollars par année à ces familles ainsi qu’à diverses autres choses,
comme des services de garde en cas d’urgence.
You asked specifically for me to speak to programs that are
out there that aren’t funded by government, and so I thought I
would touch on a few programs that we, as an organization, have
been funding over the years. In many cases, these have been multiyear partnerships, and we feel good about the programs and the
outcomes they’re having. Much of the information we get back is
more on the anecdotal side from veterans who provide
testimonials to say this really made a difference. That’s
important too.
Vous m’avez demandé de parler plus précisément des
programmes qui sont offerts mais qui ne sont pas financés par
le gouvernement. Alors, j’ai pensé vous présenter quelques-uns de
ceux que nous avons financés au fil des ans. Dans bien des cas, il
s’agit de partenariats qui durent depuis des années et de
programmes dont nous sommes fiers parce qu’ils produisent de
bons résultats. La plupart des commentaires que nous recevons
proviennent d’anciens combattants qui nous disent à quel point
tel ou tel programme a pu les aider. Ça aussi, c’est important.
One of my points here is that if you look at the programs
typically funded by government, they are more the traditional
evidence-based programs — for example, psychiatric or
counselling with a psychologist — as opposed to the more nonconventional types of treatments that demonstrate good
outcomes but probably haven’t had the same type of scientific
rigour as the more traditional ones. The point there is that
oftentimes one size doesn’t fit all for people suffering from posttraumatic stress disorder. We are funding things that government
typically doesn’t.
En fait, les programmes financés par le gouvernement sont en
général plus classiques, comme le suivi psychiatrique ou les
consultations psychologiques, alors qu’il existe d’autres types de
programmes qui donnent d’aussi bons résultats, même s’ils ne
reposent pas sur des fondements scientifiques aussi rigoureux que
les plus traditionnels. Or, les solutions universelles ne conviennent
pas à tout le monde, surtout pas à ceux qui sont en état de stress
post-traumatique. Autrement dit, nous finançons les programmes
qui ne le sont généralement pas par le gouvernement.
One of those programs is the Outward Bound Veterans
program. You may be familiar with it; I have provided a
description in here. We fund the entirety of the veterans program
Je pense entre autres au programme Outward Bound. Vous le
connaissez peut-être; sinon, vous en trouverez la description dans
le document. Le volet pour anciens combattants est entièrement
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Veterans Affairs
8-10-2014
for Outward Bound, so without our funding the program
wouldn’t exist. We have come into contact with a number of
veterans, before and after, who have gone through this program.
The wonderful thing about this program is that it’s great for
veterans who may be experiencing mental health issues but aren’t
quite at a place where they’re ready to access community
supports, whether it’s a psychiatrist or psychologist or
Alcoholics Anonymous.
financé par notre organisme. Aussi bien dire que, sans nous, ce
programme n’existerait pas. Nous avons parlé à de nombreux
anciens combattants qui y ont participé, autant avant qu’après
leur expérience. Ce programme est parfait pour les anciens
combattants aux prises avec des problèmes de santé mentale, mais
qui ne sont pas encore prêts à recourir aux services de soutien
communautaires, comme un psychiatre, un psychologue ou les
Alcooliques anonymes.
They go through this program that’s about being in the
outdoors with peers, and it’s an opportunity for them to meet
with like-minded peers to talk about some of the things they may
be experiencing in common. From there, once they start to
normalize a little bit of what they’re going through, they feel more
comfortable, when they’re done the program, reaching out into
the community and accessing supports. Outward Bound helps
them through that process.
Ce programme leur fait faire des activités de plein air en
compagnie de leurs pairs, ce qui leur permet de rencontrer
d’autres gens dans une situation semblable à la leur et de parler de
ce qu’ils vivent. À partir de là, ils commencent à se sentir
normaux, donc plus à l’aise, et quand ils ont fini le programme, ils
sont prêts à faire les démarches pour obtenir de l’aide. Outward
Bound les aide d’ailleurs à s’y retrouver.
We have had tremendous feedback on this program. In fact,
some of the participants have been part of our expeditions to the
Himalayas and North Pole; so we know them quite well, and it is
truly a terrific program. It’s funded 100 per cent through
charitable dollars; there is no government funding.
Les commentaires sur ce programme sont fantastiques. En fait,
certains participants ont aussi pris part aux expéditions que nous
avons organisées dans l’Himalaya ou au pôle Nord; nous les
connaissons donc très bien. Bref, c’est un programme merveilleux,
financé en totalité par des dons de charité; aucun financement de
l’État.
The Veterans Transition Program is another program that we
have funded over the last three years. It was developed out of the
University of British Columbia. It’s a peer-to-peer support
program, but it is medically supervised. Compared to the
Outward Bound Veterans program, which isn’t medically
supervised, a little more traditional therapy is part of this
program. They have been looking at the results in a more
traditional, rigorous way.
Le Programme de transition des vétérans figure aussi parmi les
programmes auxquels nous avons remis de l’argent au cours des
trois dernières années. Créé à l’Université de la ColombieBritannique, ce programme de soutien par les pairs prévoit
aussi un suivi médical. Si on le compare à Outward Bound pour
les anciens combattants, où les participants ne font l’objet
d’aucun suivi médical, celui-ci offre des traitements légèrement
plus traditionnels. Les résultats sont d’ailleurs évalués de manière
plus classique, plus rigoureuse.
Some really great things are coming out of that. We have
funded various programs now across the country so they have
been able to expand beyond British Columbia. We have funded
programs in Atlantic Canada, Ontario and Quebec.
Là aussi, les résultats sont excellents. Nous finançons
dorénavant des programmes un peu partout au pays, et pas
juste en Colombie-Britannique. Nous en avons dans l’Atlantique,
en Ontario et au Québec.
I think they are now receiving some funding from Veterans
Affairs. I think the way it’s working is that if you are officially a
client — so you have filled out the paperwork and they recognize
you need support — Veterans Affairs is paying for those
participants. We are paying for the participants who aren’t
technically clients of Veterans Affairs, if that makes sense.
Je crois qu’Anciens Combattants Canada verse aussi de
l’argent à ce programme. Si je ne m’abuse, si une personne a
rempli tous les formulaires et que le ministère reconnaît qu’il y a
un besoin, il va payer pour cette personne-là. Bref, nous payons
pour les participants qui ne sont techniquement pas des clients du
ministère, si vous me suivez.
Another program we fund is called The Prince’s Operation
Entrepreneur. This is a program out of Memorial University. The
simplest way of putting it is it’s like an accelerated MBA course
for veterans who are interested in starting up their own business.
Our funding goes towards soldiers suffering from mental health
issues, like PTSD, so we fund those individuals to go through this.
L’Opération entrepreneur du prince, qui a vu le jour à
l’Université Memorial, fait aussi partie des organismes que nous
finançons. Pour dire les choses simplement, c’est comme un
programme accéléré de maîtrise en administration des affaires
pour les anciens combattants qui souhaitent se lancer en affaires.
L’argent que nous fournissons est destiné aux soldats qui
souffrent de problèmes de santé mentale, comme l’état de stress
post-traumatique.
As you know, there are many challenges associated with
veteran transition. We worked on a report for the Minister of
Veterans Affairs, which we will be presenting to him shortly, that
looks at the systemic challenges that prevents veterans from
Comme vous le savez, pour les anciens combattants, la
transition peut être parsemée d’embûches. Nous avons collaboré
à la rédaction d’un rapport que nous soumettrons sous peu au
ministre des Anciens Combattants, et dans lequel nous présentons
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Anciens combattants
7:25
making a transition from military to meaningful civilian
employment. I say ‘‘meaningful’’ in the sense that what often
happens is that veterans who come out of the military end up with
jobs that aren’t truly reflective of their skills. So that’s a big piece
we were looking at.
les obstacles systémiques qui empêchent les anciens combattants
de faire la transition vers un emploi civil valorisant. Je dis
« valorisant », parce que, bien souvent, les anciens combattants
qui quittent la vie militaire se retrouvent à faire des boulots qui
n’ont rien à voir avec leurs compétences. C’est un gros morceau.
One of the barriers we found was mental health. If soldiers
were dealing with a mental health issue, that was often a barrier
for them to gaining meaningful employment.
La santé mentale fait justement partie des obstacles que nous
avons recensés. Si un soldat a des problèmes de santé mentale, il
aura souvent plus de mal à trouver un emploi valorisant.
The Prince’s Operation Entrepreneur program helps
individuals like these start their own businesses. They are taught
by professors and they receive mentorship. For somebody dealing
with a mental illness, often having your own business can be
helpful in the sense that you are in charge of your own schedule
and have some flexibility. That’s a program we have been funding
for three years.
L’Opération entrepreneur du prince aide ces gens-là à lancer
leur propre entreprise. Ils se font enseigner par des professeurs et
ils reçoivent l’aide de mentors. Pour la personne qui souffre d’une
maladie mentale, ça peut aider d’avoir sa propre entreprise, parce
qu’elle doit alors gérer elle-même son horaire tout en bénéficiant
d’une certaine marge de manœuvre. Nous finançons ce
programme depuis trois ans.
One of our most recent partnerships is with the University of
Southern California. I don’t know if you’re familiar with their
virtual reality treatment for post-traumatic stress disorder, but the
idea is to expose soldiers to the trauma in a controlled setting.
Through constant re-exposure, they become desensitized to it, and
it’s a therapy that’s proven to be quite effective.
Notre plus récent partenariat a été conclu avec l’Université du
Sud de la Californie. Je ne sais pas si vous connaissez le traitement
de l’état de stress post-traumatique par la réalité virtuelle, mais ça
consiste en gros à exposer, dans un environnement contrôlé, les
soldats au traumatisme qui est à l’origine de leur état. À la longue,
ils vont y être désensibilisés. Les résultats montrent que c’est très
efficace.
The University of Southern California, working with the U.S.
Army, developed a virtual reality treatment that includes sights,
sound and smell. It has proven to be quite effective in the U.S.
L’Université du Sud de la Californie, en collaboration avec
l’armée américaine, a mis au point un environnement de réalité
virtuelle permettant de stimuler l’ouïe, la vue et l’odorat. Les
travaux menés aux États-Unis se sont révélés très efficaces.
The Department of National Defence tried to use the
treatment, as it was developed in the U.S., on Canadian
soldiers. The challenge was that it wasn’t as effective as they
had hoped because it was Americanized in the sense that it was
American vehicles and uniforms, so it didn’t seem all that
authentic to the soldiers.
Le ministère de la Défense nationale a voulu offrir ce
traitement, développé aux États-Unis, à des soldats canadiens.
Les résultats ont été quelque peu décevants, parce que, comme
l’environnement était entièrement américanisé — les blindés, les
uniformes —, il n’était pas aussi crédible aux yeux des soldats
canadiens.
We are funding this over the next two or three months. We
have given some money to the University of Southern California
to Canadianize the technology so that it does truly represent the
Canadian experience in Afghanistan, with the right uniforms and
vehicles. Once it has been Canadianized, the Department of
National Defence will be able to license the technology to use
around the country in their clinics for treating soldiers with posttraumatic stress disorder.
Nous allons financer ce programme durant deux ou trois mois.
Nous avons déjà remis de l’argent à l’Université du Sud de la
Californie pour qu’elle canadianise la technologie et fasse en sorte
qu’elle corresponde à ce qu’ont vécu nos soldats en Afghanistan,
avec les bons blindés et les bons uniformes. Quand ce sera fait, le
ministère de la Défense nationale pourra obtenir les licences
nécessaires pour utiliser cette technologie dans ses cliniques un
peu partout au pays et traiter les soldats en état de stress posttraumatique.
It’s one of those things that probably the government would
have funded eventually, but we made the decision to go ahead and
do it ourselves because the government would likely have had to
have gone through a lengthy RFP process. From speaking to the
experts in health services, we knew that the University of
Southern California, with all the work they had done, they
probably would have won a government RFP at the end of the
day. In our minds, if we can get it into the hands of clinicians
sooner and prevent that many more suicides, let’s just get this
done. So we’ve moved forward with that.
J’imagine que c’est le genre de programme que le
gouvernement aurait fini par financer, mais nous avons décidé
d’aller de l’avant malgré tout, parce que le gouvernement aurait
sans doute eu l’obligation de lancer un long processus d’appel
d’offres. Pour avoir parlé aux spécialistes de la santé, nous savons
que l’Université du Sud de la Californie aurait sans doute
remporté la mise de toute façon, mais en ce qui nous concerne,
plus vite les cliniciens auront accès à cette technologie, et plus
nous pourrons prévenir de suicides. Alors pourquoi attendre?
C’est pourquoi nous avons décidé d’aller de l’avant.
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Veterans Affairs
8-10-2014
Those are the major programs we have funded in terms of
dollars and multi-year partnerships.
Ça fait le tour des principaux programmes que nous avons
financés et des partenariats que nous avons conclus au fil des ans.
We also fund a variety of community-based programs,
primarily through the Military Family Resource Centres, which
exist on each of the bases across the country. On the last page,
I’ve outlined some of the programs that we have funded.
Nous finançons aussi une vaste gamme de programmes
communautaires, principalement par l’entremise des Centres de
ressources pour les familles des militaires, qui sont présents sur
chacune des bases militaires du pays. Vous trouverez sur la
dernière page du document le nom de quelques-uns des
programmes à qui nous sommes venus en aide de cette façon.
Many of them extend to the family. While DND offers a
number of supports or traditional therapy for the serving
member, when it comes to the family, they receive their health
care; so anything covered by the provincial health care system
they receive through the province. They’re in that system as
opposed to being on more the fast-track system federally.
Bon nombre d’entre eux s’adressent aux proches des militaires.
Le ministère offre du soutien de nature plus traditionnelle ou de la
thérapie aux militaires eux-mêmes, mais les proches, eux, ont
seulement droit aux soins de santé; alors pour tout ce qui est
couvert par les régimes provinciaux, ils doivent s’adresser aux
établissements de santé provinciaux. Bref, ils doivent s’en remettre
au système, alors que ça pourrait aller beaucoup plus vite s’ils
étaient pris en charge par le fédéral.
We find there is a huge need for supports and counselling for
spouses and for children who have a parent with an operational
stress injury like post-traumatic stress disorder. We fund a
number of programs in the area of suicide prevention and
educating families about the signs of both post-traumatic stress
disorder and somebody who may be suicidal.
Pourtant, nous avons constaté que les conjoints et les enfants
dont le parent ou l’époux souffre d’une blessure de stress
opérationnel ou est en état de stress post-traumatique ont
énormément besoin de soutien et de conseils eux aussi. Nous
remettons de l’argent à un certain nombre de programmes de
prévention du suicide qui enseignent aux proches à reconnaître les
symptômes de l’état de stress post-traumatique ou les signes d’une
personne suicidaire.
We are working on funding more programs related to children
and mental health in the military. This has been somewhat of a
challenge. We have found that there are different programs
scattered all over the country, primarily through the MFRCs, but
there’s no real research as far as we can tell being done to figure
out what are best practices around those programs. We’re hoping
to bring together a group of experts around that over the next few
months to talk that through.
Nous aimerions financer davantage de programmes destinés à
la santé mentale des enfants de militaires. C’est plutôt difficile.
Nous avons constaté qu’il y a toutes sortes de programmes un peu
partout au pays et qu’ils font presque tous affaire avec les Centres
de ressources pour les familles des militaires, mais à notre
connaissance, aucune recherche n’a encore été menée pour
déterminer les pratiques exemplaires de l’un ou de l’autre. Nous
aimerions créer un groupe de spécialistes au cours des prochains
mois pour étudier la question plus en profondeur.
We don’t want to reinvent the wheel. If there’s a program we
can borrow, whether it’s from CAMH or the ROH or perhaps
even a program that a current MFRC is running, how can we
draw from that, bring people together and figure out how to fund
that across the country?
Nous ne voulons pas réinventer la roue. Si nous pouvons nous
inspirer d’un programme existant, comme ceux qu’offrent le
Centre de toxicomanie et de santé mentale, l’hôpital Royal
d’Ottawa ou les Centres de ressources pour les familles des
militaires, pourquoi pas? Quoi conserver? Qui mobiliser? Que
faire pour étendre ces programmes au reste du pays?
We also have recently announced funding for Paws Fur
Thought. It’s an organization that trains service dogs to help
soldiers with post-traumatic stress disorder. As I mentioned, one
size does not fit all. That’s likely not a solution for everybody
suffering from post-traumatic stress disorder, but when you talk
to those veterans who have benefited from a service dog, there is
no question that it has made a huge difference in their lives — the
difference between being shut in your house and being able to go
out in public, which is obviously also freeing for the spouse and
means a different quality of life and experiences for the family as a
whole.
Nous avons annoncé dernièrement que nous allions aider
financièrement l’organisme Paws Fur Thought, qui entraîne des
chiens d’assistance pour les militaires en état de stress posttraumatique. Comme je le disais, les solutions universelles sont
loin d’être une panacée. Il n’y a pas de solution unique qui
convient à tous ceux qui sont en état de stress post-traumatique,
mais je dois dire que, si on se fie au témoignage des anciens
combattants qui ont pu compter sur un chien d’assistance, c’est
clair que ces bêtes ont eu une influence énorme sur eux : ils
sortaient en public au lieu de rester enfermés chez eux, ce qui est
aussi un avantage pour le conjoint ou la conjointe et améliore la
qualité de vie et le quotidien de toute la famille.
8-10-2014
Anciens combattants
7:27
In terms of the challenges and gaps that we see, one of the
things we hear over and over again is that even though the
Department of National Defence and the Military Family
Resource Centres might offer excellent programs for treating
mental health issues, for the soldiers there’s a stigma associated
with accessing those, whether it’s through the MFRC or through
traditional government programs. Even for a family member, for
a spouse to go into an MFRC and say, ‘‘You know what, we’re
having some challenges at home and I think my husband or wife
might be suffering from PTSD,’’ they feel in a sense that they’re
telling on them and it could somehow compromise their job
within the military. That is an issue, and I think that speaks to the
need to continue to have services and programs that are funded
outside of government that people can access.
Pour ce qui est des difficultés et des obstacles, on nous dit sans
cesse que, même si le ministère de la Défense nationale et les
Centres de ressources pour les familles des militaires offrent
d’excellents programmes en santé mentale, les soldats ont peur de
se faire juger s’ils y ont recours, que ce soit par l’entremise des
centres de ressources ou dans le cadre de programmes
gouvernementaux plus traditionnels. Même les proches hésitent
à s’adresser aux centres de ressources parce qu’ils vivent des
moments difficiles à la maison et sentent que leur mari ou leur
femme est peut-être en état de stress post-traumatique, car ils ont
l’impression de le trahir et craignent qu’en agissant ainsi, ils
pourraient compromettre sa carrière. C’est un problème, et je
crois que ça montre qu’il faut continuer d’offrir des services et des
programmes à l’extérieur du gouvernement.
We also hear that reservists, because they don’t live on base,
aren’t aware of the programs that might be available to them.
Last week we had a symposium in Ottawa, which Senator Day
attended. A couple spoke at it. The husband, a reservist, had
served in Afghanistan, came back and had fairly severe posttraumatic stress disorder. The wife didn’t come from a military
background. Other than the fact that her husband joined his
regiment every Tuesday for training, that was all she knew about
the military. They had no idea where to turn or what was
available to them.
On nous dit aussi que les réservistes, parce qu’ils ne vivent pas
sur une base, ne connaissent pas les programmes dont ils
pourraient se prévaloir. La semaine dernière, nous assistions à
un colloque, ici à Ottawa. Le sénateur Day était là, lui aussi. Un
couple a pris la parole. Le mari, qui fait partie de la réserve, est
allé en Afghanistan. Quand il est revenu, il était en état avancé de
stress post-traumatique. Sa femme ne connaissait rien au milieu
militaire, sinon que son mari devait se présenter à son régiment
tous les mardis pour l’entraînement. Ils n’avaient aucune idée à
qui s’adresser et ne connaissaient pas les ressources qui s’offraient
à eux.
When you live on base or you are part of the regular forces,
information about the programs out there tends to be
communicated to you more than it does if you are in the
reserves. I don’t know so much that it’s a question of there not
being enough programs to help reservists in terms of mental
health supports. I think it may be more of an issue of
communication and letting them know what is in fact out there.
I think the military really struggles with the proper infrastructure
to set up to disseminate that information.
Lorsqu’on vit dans une base ou qu’on fait partie de la Force
régulière, l’information au sujet des programmes nous est mieux
communiquée que lorsqu’on appartient aux forces de réserve.
Selon moi, ce n’est pas tant que les programmes de santé mentale
destinés aux réservistes sont insuffisants; je crois plutôt qu’il s’agit
d’un problème de communication : il faut mieux informer les
réservistes au sujet des programmes existants. L’armée a
beaucoup de mal à se doter de l’infrastructure nécessaire pour
diffuser cette information.
Another area that we notice there are challenges is the handoff
from DND to Veterans Affairs. Once you release from the
military, you are now essentially a client of Veterans Affairs. The
CF and the Department of National Defence are no longer
responsible for providing you with any sort of mental health
supports that you might need. We understand from veterans that
the process of becoming an actual client for Veterans Affairs is
quite cumbersome, with a lot of paperwork to fill out.
Nous avons remarqué une autre source de problèmes : le
transfert du ministère de la Défense nationale à celui des Anciens
Combattants. Une fois libéré de l’armée, on devient pour ainsi
dire un client des Anciens Combattants; les Forces canadiennes et
le ministère de la Défense nationale ne sont plus responsables de
nous fournir de l’appui en matière de santé mentale. D’après ce
que nous ont dit certains anciens combattants, devenir un client
du ministère des Anciens Combattants est un processus assez
compliqué, qui comporte beaucoup de paperasse.
On top of that, in many cases post-traumatic stress disorder
doesn’t show up until years later. If you release from the
Department of National Defence, you might think everything is
fine. You might not think, ‘‘You know what, I need to sign myself
over with Veterans Affairs for support,’’ and then it’s years down
the road where your issues are appearing and you don’t know
where to turn.
Par ailleurs, un trouble de stress post-traumatique prend
souvent des années avant de se manifester. Au moment de la
libération du ministère de la Défense nationale, on peut penser
que tout va bien et qu’il n’est pas nécessaire de s’adresser au
ministère des Anciens Combattants. Des années plus tard, on se
trouve aux prises avec des problèmes, sans savoir vers qui se
tourner.
The last thing I want to mention, and I guess it’s a gap, but as I
said, one size does not fit all. Given the stigma for soldiers to go
to government for support, for veterans to go to government for
Il y a une dernière chose, une lacune, sur laquelle je souhaite
revenir. Comme je l’ai dit, il n’existe pas de solution qui convient à
tout le monde. Étant donné la stigmatisation dont font l’objet les
7:28
Veterans Affairs
support, it may be that we need to think of programs beyond
government, which are many of the programs that we fund, and
recognize that it’s important that they’re in fact out there.
I think that’s about it.
8-10-2014
soldats et les anciens combattants lorsqu’ils demandent de l’aide
au gouvernement, il faudrait peut-être offrir des programmes non
gouvernementaux, comme la plupart de ceux que nous finançons,
et reconnaître leur importance.
Je crois que c’est à peu près tout.
The Chair: Thank you very much, Ms. Evans. We’ll have the
slide deck that you presented translated and circulated to all
members of the committee. It will form part of our record. We
thank you for bringing that along.
Le président : Merci beaucoup, madame Evans. Nous ferons
traduire le texte de votre présentation et nous le distribuerons à
tous les membres du comité. Il sera mis au dossier. Nous vous
remercions de nous avoir remis ce document.
We also have a research document drafted by the Library of
Parliament that gives us some background, and that’s in both
official languages and has been circulated. They are the
documents that honourable senators have had an opportunity
to look at.
La Bibliothèque du Parlement a également rédigé une étude
pour nous renseigner sur la situation; le document a été distribué
dans les deux langues officielles. Les honorables sénateurs ont eu
l’occasion d’y jeter un coup d’œil.
We will now start with questions. Senator Stewart Olsen is
from New Brunswick and is the deputy chair of this
subcommittee.
Nous allons maintenant passer aux questions. La sénatrice
Stewart Olsen, du Nouveau-Brunswick, est la vice-présidente du
sous-comité.
Senator Stewart Olsen: Thank you very much for your
presentation. It was very informative and sets a clear path
forward, to my way of thinking, which is, I really like to
concentrate on what we can do moving forward to help.
La sénatrice Stewart Olsen : Je vous remercie de votre
présentation, qui est très éclairante. Elle trace une voie à suivre,
ce qui correspond à ma façon d’aborder les choses. En effet,
j’aime me concentrer sur les mesures à prendre pour améliorer la
situation.
Have you noticed a change in the public’s attitude and
awareness of the problem of PTSD in recent years, or do you
think more work needs to be done in that aspect?
Ces dernières années, avez-vous remarqué un changement dans
l’attitude du public et son degré de sensibilisation par rapport à
l’état de stress post-traumatique? Pensez-vous qu’il faille en faire
plus à cet égard?
Ms. Evans: Generally, there is a lot more awareness and I’d
like to think a stigma reduction in terms of mental health, and I
think that’s due in part to campaigns like the Bell Let’s Talk
campaign. There’s more awareness in the sense that we have
completed our mission to Afghanistan and so people are now
talking about the after-effects of that, so post-traumatic stress
disorder is coming up a lot more now than it had in previous
years.
Mme Evans : Je dirais qu’en général, les gens sont beaucoup
plus sensibilisés et j’ose croire que les préjugés entourant la santé
mentale ont diminué, en partie grâce à des campagnes comme
« Cause pour la cause » lancée par Bell. On est davantage
sensibilisé depuis la fin de la mission en Afghanistan. En effet, les
gens parlent des séquelles qu’elle a laissées et il est question de
l’état de stress post-traumatique beaucoup plus souvent que par le
passé.
We also do quite a bit of work on the employment support side
for soldiers who are trying to make the transition. One of the
challenges you hear is that there is a bit of reluctance by
employers, many thinking that if somebody has served over in
Afghanistan and witnessed terrible things, that they have posttraumatic stress disorder or a mental condition that might make
them unfit for a corporate work environment. There is still quite a
bit of work to be done there.
Nous faisons aussi des efforts considérables pour appuyer les
soldats qui souhaitent faire la transition vers un emploi civil. Il
arrive que les employeurs aient des réticences, parce qu’ils
présument qu’un militaire qui a servi en Afghanistan et vu des
choses atroces est forcément atteint d’un trouble de stress posttraumatique ou d’un problème de santé mentale qui l’empêchera
de s’acclimater à son milieu de travail. Il nous reste beaucoup de
chemin à faire de ce côté-là.
Senator Stewart Olsen: I notice you refer a lot to Afghan vets.
In my discussions with veterans, I notice that a lot of our Bosnian
veterans and those from other theatres were severely affected.
Some of them are just now seeking treatment because it was not
recognized or they didn’t have an ease dealing with it. Do you
have clients, people that you support from those areas?
La sénatrice Stewart Olsen : Je remarque que vous faites
souvent référence aux anciens combattants de l’Afghanistan.
Dans mes conversations avec les anciens combattants, j’ai
constaté que bon nombre de ceux qui ont servi en Bosnie et
dans d’autres théâtres d’opérations ont été durement atteints.
Certains d’entre eux ont attendu jusqu’à maintenant pour se faire
traiter, soit parce que leur trouble n’était pas reconnu auparavant,
soit parce qu’ils n’étaient pas à l’aise de demander de l’aide. Avezvous des clients, des gens à qui vous venez en aide, qui ont servi
dans ces régions?
8-10-2014
Anciens combattants
7:29
Ms. Evans: Definitely. In fact, one of the organizations that we
are working on providing funds to is St. Anne’s Hospital. It’s in
Montreal and they are a VAC facility, but the clients they serve
are primarily from the Korean War and Bosnia. They are actually
the only hospital in Canada that provides a residential program
for veterans suffering from post-traumatic stress disorder.
Mme Evans : Certainement. En fait, nous tâchons actuellement
d’établir un financement pour l’Hôpital Sainte-Anne, un
établissement d’Anciens Combattants Canada situé à Montréal,
dont la plupart des clients ont servi en Corée et en Bosnie. C’est le
seul hôpital au Canada qui offre un programme de traitement en
résidence aux anciens combattants atteints d’un trouble de stress
post-traumatique.
I probably shouldn’t have limited it to Afghanistan veterans;
we don’t make that distinction.
Je n’aurais sans doute pas dû limiter mes remarques aux
anciens combattants de l’Afghanistan, car nous ne faisons pas
cette distinction.
The funding that we do through the Military Family Resource
Centres is primarily geared to veterans or serving members who
are in Afghanistan, because it is still serving members we are
funding there.
Le financement que nous offrons aux Centres de ressources
pour les familles militaires est principalement axé sur les anciens
combattants et les membres actifs de la mission en Afghanistan,
parce que ce sont des membres actifs que nous finançons dans ces
centres.
Senator Stewart Olsen: I have been working a lot with veterans
who are very hesitant about accessing treatments in the service
centres as it has been changed to Service Canada centres from
Veterans Affairs Canada. Something I’m looking into now is our
veterans’ hospitals — there is a hospital in Moncton, New
Brunswick — and I think we should be using some of their
facilities as clinics rather than perhaps Service Canada. I think it
would be a lot easier on people, and for peer support. Are you
hearing anything about that in your work? It’s where to access the
treatment, and once again we’re dealing with the stigma of the
words ‘‘mental illness.’’
La sénatrice Stewart Olsen : Beaucoup d’anciens combattants
avec qui j’ai travaillé hésitent à se faire traiter dans les centres de
services, qui ont été transférés d’Anciens Combattants Canada à
Service Canada. Je m’intéresse maintenant aux hôpitaux pour
anciens combattants, dont l’un d’entre eux est situé à Moncton,
au Nouveau-Brunswick. Je suis d’avis qu’il faut établir des
cliniques dans ces endroits plutôt que dans les installations de
Service Canada. Selon moi, cela faciliterait la vie des gens et
favoriserait le soutien entre les pairs. Avez-vous entendu de tels
échos dans votre travail? Il est question de l’endroit où l’on
obtient le traitement et, encore une fois, des préjugés liés aux mots
« maladie mentale ».
Ms. Evans: As I was saying, do think it’s important to have
supports for veterans that are embedded more in the community.
Part of that — I know the Vanier Institute is doing quite a bit of
work on this — is about educating family doctors. It’s about
educating guidance counsellors at school who might not be
familiar with the signs of post-traumatic stress disorder or the
anxieties and stressors related to a military lifestyle. I think there
is a big awareness and education piece that needs to happen.
Mme Evans : Comme je l’ai mentionné, je crois qu’il est
important que les sources d’appui pour les anciens combattants
soient ancrées dans la collectivité, ce qui implique, entre autres, de
sensibiliser les médecins de famille. L’institut Vanier fait
beaucoup de travail à cet égard. Il faut aussi sensibiliser les
conseillers dans les écoles, qui ne connaissent peut-être pas très
bien les symptômes du trouble de stress post-traumatique et les
sources d’anxiété et de stress propres à la vie militaire. Selon moi,
un important travail de sensibilisation et d’éducation reste à faire.
We talk about the fact that at one point children from military
families would typically go to schools where 80 per cent of the
children were from military families. That’s no longer the case.
There are good and bad things about that, but one of the bad
things is they don’t have the same kind of peer support. Also, the
teachers, guidance counsellors and principals aren’t educated on
some of the stressors that might be associated with it. So I think
it’s important to have more supports through the community that
recognize some of the challenges out there.
Auparavant, la plupart des enfants issus de familles militaires
fréquentaient des écoles où 80 p. 100 des enfants appartenaient
eux aussi à une famille militaire. Ce n’est plus le cas, ce qui
comporte des bons et des mauvais côtés. L’un des désavantages
est le fait que le soutien par les pairs n’est plus le même. De plus,
les enseignants, les conseillers et les directeurs ne sont plus autant
sensibilisés aux facteurs de stress présents dans la vie des familles
militaires. Selon moi, il est important que la collectivité
comprenne plus de sources d’appui qui sont au fait de ce genre
de difficulté.
Senator Stewart Olsen: Thank you. It’s very informative.
Senator White: Thank you very much for being here today. I
have two questions, one short, one long.
La sénatrice Stewart Olsen : Merci. Voilà qui est très éclairant.
Le sénateur White : Je vous remercie de votre présence
aujourd’hui. J’ai deux questions à vous poser : une longue et
une courte.
7:30
Veterans Affairs
8-10-2014
I know that a number of people have looked at survivorship
when it comes to illness, mental illness and cancer as well, which
has been very successful, in particular, with coaching and
advocates. In fact, here in Ottawa we have a cancer
survivorship centre that focuses strictly on coaching people
through the illness of cancer. I know there is some of that in
the military. Has your organization been involved in development
or research around the success of coaching and advocacy for
mental illness and in particular with the military?
Je sais qu’on s’est intéressé aux programmes pour les
survivants de maladies, comme la maladie mentale et le cancer,
qui ont eu beaucoup de succès, en particulier ceux qui comportent
des volets d’accompagnement et de défense des droits. Il existe à
Ottawa un centre de survie du cancer axé sur le coaching auprès
des gens qui composent avec le cancer. Je sais qu’il existe quelque
chose de semblable dans l’armée. Votre organisation a-t-elle
participé à des initiatives de coaching ou à des études sur le succès
du coaching et de la défense des droits des gens atteints de
troubles mentaux, en particulier chez les militaires?
Ms. Evans: You mean coaching by somebody who has or had
post-traumatic stress disorder and survived it?
Mme Evans : Vous parlez de coaching exercé par une personne
qui souffre ou qui a souffert d’un trouble de stress posttraumatique et qui a survécu?
Senator White: Let’s say I come back from Afghanistan and
identify that I have a challenge. Figuring out the system,
particularly if we expect the bureaucracy to explain it, means
they’re explaining it to 1,000 people and they represent none of
them, or they represent all of them. Either way it’s almost as bad.
It’s important to have somebody that you deal with, either
volunteer or employed, who is specifically your advocate to help
you walk through the system of mental illness, the specifics
around post-traumatic stress disorder, your challenges.
Le sénateur White : Disons qu’à mon retour de l’Afghanistan,
je constate que j’ai un problème. Si on compte sur des
fonctionnaires pour faire comprendre le système, cela
impliquerait qu’ils l’expliquent à un millier de personnes. Qu’ils
ne représentent aucune d’entre elles ou qu’ils les représentent
toutes, les alternatives sont presque tout aussi mauvaises l’une que
l’autre. Il est important d’avoir quelqu’un, un employé ou un
bénévole, sur qui on peut compter pour nous guider et nous aider
à composer avec le système entourant la maladie mentale, les
problèmes propres au trouble de stress post-traumatique et nos
difficultés.
Ms. Evans: There is a charity that does just that. It was started
by an individual who had fairly severe PTSD. I will get the name
in a moment. They do almost exactly that. They have a network
of volunteers around the country who are tapped into the local
community, in terms of knowing the supports that are out there.
People come in through the website. It’s web-based. Chris Dupree
is individual who started that organization.
Mme Evans : Il existe un organisme de bienfaisance dont c’est
justement la mission. Il a été fondé par une personne souffrant
d’un trouble de stress post-traumatique assez grave. Je vais vous
donner son nom dans un instant. L’organisme en question fait
presque exactement ce que vous décrivez, grâce à un réseau
national de bénévoles qui connaissent les ressources disponibles
dans les collectivités. On communique avec l’organisme par le
biais de son site web. Chris Dupree est le fondateur de cette
organisation.
Senator White: But there is nothing substantial within the
government or organizations you’re connected to that are
providing that type of support.
Le sénateur White : Mais aucun des organismes
gouvernementaux ou des autres organisations avec lesquelles
vous collaborez ne fournit ce genre de soutien de manière
substantielle.
Ms. Evans: One of the organizations we support is the Military
Families Fund, which is a charity run out of the Department of
National Defence. They find that they need somebody there to
coordinate supports for individuals, to be their advocates in a
sense. They came to us for funding for a full-time employee for
each of the MFRCs to perform that kind of function. We’re not
sure that paying a full-time person at each of those is the most
effective use of resources and there might be a better way of doing
that.
Mme Evans : Nous appuyons le Fonds pour les familles des
militaires, un organisme de bienfaisance géré par le ministère de la
Défense nationale, qui considère comme nécessaire d’avoir
quelqu’un pour coordonner les appuis fournis aux personnes et
guider celles-ci en quelque sorte. On nous a demandé du
financement pour embaucher un employé qui assumerait cette
fonction à temps plein dans tous les centres de ressources pour les
familles militaires. Nous doutons que payer une personne à temps
plein dans chaque centre représente une utilisation optimale des
ressources. Selon nous, il existe une meilleure solution.
I think the need has been identified. It’s a question of how to
provide something that’s affordable, scalable, that can help as
many people as possible.
Un besoin a été déterminé. Il s’agit maintenant de trouver un
moyen d’y répondre qui soit abordable et adaptable, et qui permet
d’aider le plus grand nombre de gens possible.
Senator White: The second part is that my background has
allowed me to see both proactive and reactive response to PTSD.
I refer to proactive as engaging staff to make sure they understand
Le sénateur White : Passons maintenant à ma deuxième
question. Durant ma carrière, j’ai eu l’occasion d’observer des
façons proactives et réactives d’aborder le trouble de stress post-
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Anciens combattants
7:31
that it’s going to come for many of you or people around you,
looking for the precursors, identifying the need before it happens
and even helping them identify possible situations that may place
them in jeopardy before they get in jeopardy.
traumatique. Par mesures proactives, j’entends faire en sorte que
les membres du personnel comprennent que plusieurs d’entre eux
en seront atteints, qu’ils sachent reconnaître les signes avantcoureurs et le besoin d’intervenir avant l’apparition du trouble, et
les aider à détecter les situations potentiellement risquées avant
que le danger se présente.
Have you done any work around the proactive piece? By the
way, I was on your website and it’s great to see the work you’re
doing, but has your work been reactive in trying to make people
healthy rather than trying to stop it in the first place?
Avez-vous travaillé sur des mesures proactives? En passant, j’ai
visité votre site Internet et j’ai pu constater l’excellent travail que
vous accomplissez. Vos efforts ont-ils surtout été consacrés à des
mesures correctives visant à remettre les gens sur pied, plutôt qu’à
des façons de prévenir le trouble à la source?
Ms. Evans: Many of the community-based programs we fund
are proactive in the sense that we provide funding, whether it’s
staff at MFRCs or family members to be educated on the signs of
mental illness. It’s proactive in the sense that hopefully they’re
catching it and doing something about it before it gets too severe.
We do fund a number of programs in that area.
Mme Evans : Bon nombre des programmes communautaires
que nous finançons sont proactifs, dans la mesure où on y
enseigne aux proches et au personnel des centres de ressources
pour les familles des militaires comment reconnaître les signes de
la maladie mentale. Ils sont proactifs, en ce sens qu’ils indiquent
comment détecter la maladie à un stade précoce et intervenir
avant qu’elle ne s’aggrave trop. Nous finançons un certain
nombre de programmes de ce genre.
The government funds a resiliency-based program that all
soldiers go through before they’re deployed. Whether or not it
truly prepares them for their experience when they’re over there is
another question, and whether you can truly prepare somebody
for that anyway, I don’t know. I think about our soldier team
captain from our North Pole expedition. He wrote his doctoral
thesis on this. He said that we’re very good on the training aspect
in terms of the physical training, but there is still so much more
that needs to be done to prepare soldiers mentally for what they’re
about to go in and see.
Le gouvernement finance un programme d’entraînement à la
résilience auquel tous les soldats assistent avant d’être déployés.
Est-ce que ce programme prépare vraiment les militaires pour ce
qu’ils vivront une fois rendus là-bas? C’est une autre question.
Peut-on vraiment être préparé à vivre une telle expérience? Je
l’ignore. Je pense au capitaine de l’équipe de soldats qui a pris
part à une expédition au pôle Nord. Il a écrit une thèse de
doctorat sur le sujet. D’après lui, l’entraînement physique offert
aux soldats est excellent, mais nous pourrions en faire bien
davantage pour mieux les préparer à ce qui les attend.
Senator White: Psychological tool-building.
Le sénateur White : L’acquisition d’outils psychologiques.
Ms. Evans: Yes, and there is some work the government does
and there are some programs they do, but as an organization, we
haven’t been involved in funding any of those sort of predeployment programs.
Mme Evans : Oui. Le gouvernement fait certaines choses et
offre des programmes, mais notre organisation n’a financé aucun
de ces programmes de prédéploiement.
Senator White: Thank you. Again, congratulations on the work
you’re doing.
Le sénateur White : Merci et, encore une fois, je vous félicite de
votre travail.
Senator Mitchell: Thanks very much, Ms. Evans. This is very
interesting and your organization does wonderful work.
Le sénateur Mitchell : Merci beaucoup, madame Evans. Ceci
est très intéressant et votre organisation fait un travail formidable.
I’m wondering about the question of funding. You clearly do
some things that one might expect the government wouldn’t do —
perhaps the Outward Bound Veterans program is an example —
although you might argue that they should do everything they can
do. It seems to me that you also fund programs that the
government should do.
Je me pose des questions concernant le financement. Il est clair
que certaines de vos initiatives ne seraient jamais mises sur pied
par le gouvernement — le programme Outward Bound pour les
anciens combattants est sans doute un exemple — bien que l’on
pourrait faire valoir que le gouvernement devrait prendre tous les
moyens possibles. Il me semble que vous financez également des
programmes que le gouvernement devrait offrir.
First, do you get money from the government, and, second, do
you think government should be putting more money into this
themselves, or is that somewhere you want to go?
J’aimerais d’abord savoir si vous recevez du financement de la
part du gouvernement. J’aimerais également savoir si vous croyez
que le gouvernement devrait investir davantage dans ces
programmes. Souhaiteriez-vous qu’il le fasse?
Ms. Evans: Which programs? Do you have particular
programs —
Mme Evans : À quel programme faites-vous référence? Y a-t-il
des programmes précis...
7:32
Veterans Affairs
8-10-2014
Senator Mitchell: I think you mentioned that you support
psychiatry and psychological services.
Le sénateur Mitchell : J’ai cru comprendre que vous offrez des
services de psychiatrie et de psychologie.
Ms. Evans: Sorry, no, we wouldn’t provide funding for those
things. If a soldier or family member is seeing a psychologist or a
psychiatrist, that’s covered by OHIP. We wouldn’t be funding
those costs. We don’t fund anything that’s covered by the public
health care system.
Mme Evans : Je suis désolée pour ce malentendu, nous ne
finançons pas ces services. Si un soldat ou un membre de sa
famille consulte un psychologue ou un psychiatre, ces services
sont couverts par l’assurance-santé de l’Ontario. Nous ne prenons
pas ces coûts en charge. Nous ne finançons pas ce qui est déjà
couvert par le système public de soins de santé.
Senator Mitchell: Are there things that you’re funding that you
think should more appropriately be funded by Veterans Affairs or
by the military?
Le sénateur Mitchell : Y a-t-il des services que vous financez
qui, selon vous, devraient être financés davantage par le ministère
des Anciens Combattants ou par les Forces armées canadiennes?
Ms. Evans: That’s a difficult question. And you asked whether
we get any government funding, and the answer is no, we don’t
get any government funding.
Mme Evans : C’est une question difficile. Pour répondre à
votre première question, nous ne recevons aucun financement de
la part du gouvernement.
It’s a question that we’ve thought a lot about as an
organization. If we go back to why we originally established
True Patriot Love, it was to build the bridge between the civilian
world and the military world. Many people have never met
somebody in uniform. If you live in Toronto, like I do, you never
see anybody in uniform in Toronto; it’s so far removed from our
everyday lives. Really, all people knew about soldiers in
Afghanistan was what they read in the news.
Notre organisation a beaucoup réfléchi à la question que vous
venez de poser. Au départ, nous avons créé La patrie gravée sur le
cœur pour créer un lien entre le monde civil et le monde militaire.
Nous avons constaté que de nombreuses personnes n’avaient
jamais rencontré de soldat en uniforme. Si, comme moi, vous
vivez à Toronto, vous ne voyez jamais de soldats en uniforme
dans la ville, cela ne fait absolument pas partie du quotidien. Tout
ce que les gens savaient à propos des soldats en Afghanistan, ils
l’avaient appris dans les nouvelles.
We wanted to remind people of the sacrifices that not only the
soldiers were making, but that their families were making, and
also create the bridge. We felt that people have a duty to support
them in some way. As part of that, we recognize that if
government were doing everything, then you wouldn’t be
creating that connection between the military world and the
civilian world, which we feel is very important.
Nous voulions rappeler à la population en général que les
soldats font des sacrifices, tout comme les membres de leurs
familles, et, surtout, nous voulions établir un lien entre ces deux
mondes. Nous avions l’impression que la population devait
donner une forme de soutien aux soldats et à leurs familles. Ainsi,
nous croyons que si le gouvernement faisait tout ce qu’il peut,
nous n’aurions pas à créer ce lien entre le monde militaire ou le
monde civil — ce lien est d’une importance primordiale à notre
avis.
The answer is that government can always do more. The
government can look at all areas, whether it’s health care in
general, education, or what have you.
Je vous répondrais que le gouvernement peut toujours en faire
plus. Le gouvernement pourrait consacrer plus de ressources dans
tous les domaines, que ce soit les services de santé en général ou
l’éducation, pour ne citer que ces deux-là.
As an organization, we have chosen not to focus our time on
lobbying government, which can sometimes be a very frustrating
thing to do, and focus more on how we can help and how we can
supplement what’s already out there.
Notre organisation a choisi de ne pas se concentrer sur le
lobbyisme auprès du gouvernement. Cela peut être parfois très
exaspérant, c’est pourquoi nous préférons mettre l’accent sur
l’aide que nous pouvons offrir et sur ce que nous pouvons ajouter
aux programmes existants.
Senator Mitchell: That’s great.
Le sénateur Mitchell : C’est excellent.
You mentioned stigma, and it’s something that I think occurs
in the RCMP as well. You said that many families, and certainly
military personnel themselves, are afraid to go to the military or
even to family resource centres and say they have a problem
because of this stigma.
Vous avez parlé de stigmatisation, et je crois que ce phénomène
se produit aussi à la GRC. Vous avez dit que de nombreuses
familles et même certains membres du personnel militaire sont
craintifs à l’idée de se présenter dans les centres de ressources pour
les militaires et pour les familles. En raison de la stigmatisation, ils
ont peur de dire qu’ils ont un problème.
Is it a perception that there’s a stigma, or are they in fact
disadvantaged in that organization if they declare they have a
problem? That would bring me to another point that, therefore,
Est-ce seulement une perception ou y a-t-il vraiment une
stigmatisation? Les personnes qui cherchent de l’aide sont-elles
véritablement pénalisées par l’organisation? Cela m’amène à un
8-10-2014
Anciens combattants
7:33
services outside that structure are, of course, of great worth,
which is a point you’re making, and maybe they need to be
funded.
autre point : les services offerts ailleurs qu’au sein de la structure
gouvernementale sont d’une grande qualité, comme vous l’avez
déjà dit, et peut-être qu’ils devraient être financés par le
gouvernement.
Ms. Evans: There’s no doubt that there is still a lot of stigma
around mental health, whether it’s in the military or outside the
military. It’s amplified in the military, because there is an
expectation that you’re strong — it’s part of your job and that’s
why you’re doing what you’re doing. Compare that to working at
a bank and developing a mental illness, you haven’t ‘‘failed at
your job’’ would be the perception.
Mme Evans : La stigmatisation en ce qui concerne la santé
mentale est encore très grande, il n’y a aucun doute là-dessus, tant
au sein des Forces armées que dans la société en général. Le
phénomène est amplifié au sein du monde militaire parce qu’on
s’attend à ce que les membres du personnel soient forts — cela fait
partie de leur travail, et c’est souvent la raison pour laquelle ils
ont choisi cet emploi. À titre de comparaison, si vous travaillez
dans une banque et que vous êtes atteint d’une maladie mentale,
les gens n’auront pas l’impression que vous avez failli à votre
devoir.
This is one of the barriers, and I don’t know there is necessarily
anything that can be done about this: If you’re suffering from
mental health issues and you access a service — for example, if a
serving member accesses therapy through the military — the
psychiatrist or doctor is obligated to let the military know if they
think you’re not fit to serve. So if you’re coming at it from an
individual’s perspective, you might wonder if that is a subjective
decision. You don’t know. That might be a barrier. It is maybe
‘‘less stigma and more reality.’’
Je ne sais pas si l’on peut véritablement changer les choses,
mais c’est l’un des obstacles auxquels le personnel militaire se
heurte. En effet, si un militaire souffre de problèmes de santé
mentale et qu’il a recours aux services d’aide qui sont à sa
disposition — par exemple, si un militaire actif suit une thérapie
offerte par les Forces armées —, le psychiatre ou le docteur doit
informer l’organisation s’il est d’avis que son patient n’est pas
apte à servir. La personne peut alors se demander si cette décision
est subjective. Il n’y a pas moyen de le savoir, et cela peut être un
obstacle. Il faut tenter d’éliminer la stigmatisation et se concentrer
sur les faits.
Similarly for military families, there is a sense that they pride
themselves on being resilient because they are. So to say, ‘‘I’m
having a really tough time,’’ it’s contrary to feeling like ‘‘I’m part
of this and I’m supposed to be serving my country, and now I’m
saying I can’t handle it,’’ or ‘‘It looks like I’m telling on my
spouse.’’ So, yes, I think the stigma is amplified there, which is
why it’s important to have resources outside the military.
De plus, les familles de militaires cherchent à faire preuve de la
résilience qui est attendue de leur part. Ainsi, le fait de dire : « Je
vis des moments très difficiles » va à l’encontre du sentiment
qu’elles croient devoir ressentir. Les membres des familles ont
alors des pensées comme : « Je fais aussi partie de cette
organisation, je dois servir mon pays, mais je ne sais pas
comment gérer tout cela », ou « On va dire que je dénonce mon
partenaire ». Je crois donc que oui, la stigmatisation est amplifiée
dans le monde militaire, et c’est pourquoi il est important selon
moi d’offrir des ressources à l’extérieur des forces armées.
Senator Frum: I will follow up on what Senator Mitchell was
asking. I’m proud to have been involved in the first True Patriot
Love gala in Toronto in 2009. I remember being approached to be
involved and I asked the same question: Why is private money
necessary? Shouldn’t the government take responsibility for this?
The answer given to me that convinced me and helped me go out
to convince others to offer support is that the needs are great and
that, while it requires government, private contributions are
required as well because you can’t possibly ever do enough for our
men and women in the military. The more we can do, the better,
which is how True Patriot Love helps.
La sénatrice Frum : J’aimerais revenir sur ce que le sénateur
Mitchell a demandé. Je suis fière d’avoir participé au premier gala
de la fondation La patrie gravée sur le cœur, qui a eu lieu à
Toronto en 2009. Je me rappelle que, lorsqu’on m’a demandé d’y
participer, j’ai posé la même question : pourquoi cherche-t-on du
financement auprès du secteur privé? N’est-ce pas au
gouvernement de s’occuper de cette question? On m’a donné
une réponse qui m’a convaincue et qui m’a aidée à convaincre
d’autres personnes de soutenir cette cause : les besoins sont
grands, et bien que l’aide gouvernementale soit nécessaire, les
contributions du secteur privé sont aussi importantes. Nous n’en
ferons jamais assez pour les hommes et les femmes des forces
armées. Plus nous les aiderons, mieux ils se porteront : voilà la
mission de La patrie gravée sur le cœur.
I want to better understand. You already discussed this, but in
terms of where you choose to spend your money or create
programming, how much do you cooperate and coordinate with
J’aimerais mieux comprendre certains éléments dont vous
avez déjà parlé. Lorsque vous choisissez de verser des fonds à un
service en particulier, ou lorsque vous décidez de créer un
7:34
Veterans Affairs
8-10-2014
the Armed Forces, DND and Veterans Affairs Canada? How
much of that is done in concert with coordination, and how much
is done as your organization sees fit?
programme, dans quelle mesure consultez-vous les Forces armées
canadiennes, le ministère de la Défense nationale et Anciens
Combattants Canada? Dans quelle mesure vos initiatives sontelles faites de façon concertée, et quelle proportion de ces
initiatives est réalisée de façon à satisfaire votre organisation?
Ms. Evans: We work very closely with the Department of
National Defence. We want to make sure that we aren’t funding
the things they fund, especially when we get applications from
Military Family Resource Centres. They may apply for things
that they should be getting funding for from government, and
they just don’t know that. So before we fund anything for a
Military Family Resource Centre, we coordinate with the
Department of National Defence so they see that.
Mme Evans : Nous travaillons en étroite collaboration avec le
ministère de la Défense nationale. Nous voulons nous assurer que
nous ne finançons pas des services qu’il finance déjà, surtout
lorsque nous recevons des demandes présentées par les Centres de
ressources pour les familles des militaires. Il arrive que ces centres
présentent des demandes pour des services qui devraient être
financés par le gouvernement, mais ils ne le savent pas. Par
conséquent, avant de verser des fonds à un Centre de ressources
pour les familles des militaires pour quelque raison que ce soit,
nous communiquons avec le ministère de la Défense nationale
afin qu’il puisse étudier la demande.
In terms of the funding we do for mental health programs, we
work really closely with Health Services. We actually run by the
Chief Military Psychiatrist all of the programs we fund, who is
obviously more of an expert in this area than we are. They can
say, ‘‘You know what, I know this organization; this is a good
one.’’
Pour ce qui est du financement des programmes de santé
mentale, nous travaillons en étroite collaboration avec les Services
de santé. Nous discutons de tous les programmes que nous
finançons avec le psychiatre militaire en chef, puisque celui-ci est
un véritable expert du domaine. Il peut faire des
recommandations comme : « C’est une bonne organisation, je la
connais. »
For example, we’ve just gone through a recent round where we
got an application from an MFRC that will be looking at two
different programs to fund counselling for families. He would say,
‘‘I would pick this one for this reason.’’ He said to us that for a
program that offers couples counselling once a week versus just a
one-time full weekend, the once-a-week thing is more effective
and a better way to go.
Par exemple, nous avons examiné dernièrement une demande
d’un Centre de ressources pour les familles des militaires qui
portait sur deux programmes différents de financement de services
de counseling pour les familles. Le psychiatre militaire en chef
nous a aidés grâce à des commentaires comme : « Je choisirais
cette organisation pour la raison suivante ». Il nous a expliqué
qu’un programme qui comporte des séances de thérapie de couple
hebdomadaires est plus efficace qu’un programme de thérapie qui
dure seulement une fin de semaine, et que nous devrions favoriser
les séances hebdomadaires.
We work really closely with the Department of National
Defence. About a year ago, we set up an official memorandum of
understanding with them in terms of how we would work that
relationship to make sure that we were funneling all of the
information through the right people and that the right people
were seeing it.
Nous entretenons des liens très étroits avec le ministère de la
Défense nationale. Il y a environ un an, nous avons conclu un
protocole d’entente officiel avec ce ministère. Cela nous a permis
d’établir une marche à suivre afin de nous assurer que tous les
renseignements sont transmis aux bonnes personnes et que ces
personnes en prennent connaissance.
The Chair: The military would be inclined to have the same
program at all of the Military Family Resource Centres across the
country. In the applications that come to you from individual
resource centres, would you consider funding just one stand-alone
entity because of the resources they have there and, maybe, the
particular challenges?
Le président : Les Forces armées seraient prêtes à adopter le
même programme dans tous les Centres de ressources pour les
familles des militaires du pays. Parmi les demandes qui vous sont
envoyées par les centres de ressources à titre individuel,
envisageriez-vous de financer une seule entité indépendante en
raison des ressources dont elle dispose, et, peut-être, de défis
propres à cet endroit?
Ms. Evans: It’s interesting. This has been a topic of debate for
quite some time between the Military Family Resource Centres
and DND in terms of the services offered at the different MFRCs
across the country.
Mme Evans : C’est une question intéressante, qui fait l’objet de
débats depuis un certain temps entre les Centres de ressources
pour les familles des militaires et le ministère de la Défense
nationale. En effet, des discussions au sujet des services offerts par
les différents centres du pays sont en cours.
8-10-2014
Anciens combattants
7:35
DND gives the Military Family Resource Centres money to
fund basic services, which they are mandated to fund, but each of
the MFRCs has charitable status and its own board of directors.
They are responsible for fundraising to fund programs in addition
to what’s funded by government.
Le ministère de la Défense nationale verse aux Centres de
ressources pour les familles des militaires les fonds nécessaires
pour financer les services de base qu’ils doivent offrir selon leur
mandat. Cependant, chacun des centres a le statut d’organisme de
bienfaisance et possède son propre conseil d’administration. Les
centres doivent amasser des fonds pour financer les programmes;
ces fonds s’ajoutent à ceux qui sont versés par le gouvernement.
There are a couple of challenges there. You can imagine that
for some MFRCs, just because of where they’re located or maybe
because of the executive director or because the board members
are better at fundraising than others, it creates tremendous
disparity between the different Military Family Resource Centres
in terms of the programs that are offered. That can be very
difficult for families when they move from base to base because
they don’t know what to expect. They can go from a base where
there were a lot of great programs to support their children or
family counselling to a base that has very little of that.
Cela comporte quelques défis. Comme vous pouvez l’imaginer,
il peut y avoir des écarts importants entre les programmes offerts
dans les différents Centres de ressources pour les familles des
militaires, que ce soit en raison de leur situation géographique, de
leur directeur général, ou parce que les membres du conseil
d’administration sont meilleurs que d’autres pour récolter des
fonds. Ces écarts peuvent être très difficiles pour les familles qui
déménagent d’une base militaire à une autre : elles ne savent pas à
quoi s’attendre. Elles peuvent vivre sur une base militaire où il y a
de nombreux excellents programmes pour aider leurs enfants ou
des services de counseling familial, et ensuite se retrouver sur une
base militaire où l’offre n’est pas aussi grande.
There has been some discussion with the MFRCs, through the
Department of National Defence, about trying to centralize them
a bit more so that when a family moves from base to base, the
experience and supports they get are the same.
Les Centres de ressources pour les familles des militaires, par
l’intermédiaire du ministère de la Défense nationale, ont discuté
de la possibilité de centraliser un peu plus leurs services, de façon
à ce que les familles qui déménagent d’une base militaire à une
autre puissent bénéficier d’une expérience et d’un soutien
similaires.
The argument against doing that is that the needs also vary by
community, so you don’t want to take away an MFRC’s ability to
offer programs that might be specific to that community. In some
cases, it might be supports. If it’s an MFRC in Quebec and you
need funding for second-language training, that might be
something specific. When you take some of the more remote
MFRCs, they will have different issues than, say, the Ottawa
MFRC.
La centralisation n’aurait pas que des avantages cependant,
puisque les besoins varient d’une collectivité à l’autre. Nous ne
voulons pas enlever à un centre la capacité d’offrir des
programmes qui sont propres à sa collectivité. Dans certains
cas, il peut s’agir également de mesures de soutien. Par exemple,
un Centre de ressources pour les familles des militaires qui se
trouve au Québec aura besoin de fonds pour offrir de la formation
en langue seconde, il s’agit d’un programme propre à une région
donnée. Les Centres de ressources pour les familles des militaires
qui se trouvent en région éloignée n’auront pas les mêmes
préoccupations qu’un centre qui se trouve à Ottawa.
It’s really been a challenge to figure out the right way to go
with this. What we would like to see and are hoping to influence is
that — I think I mentioned to you earlier, Senator Day — we
have a great partnership with the Canadian Institute for Military
and Veteran Health Research, and we’re about to announce a
substantial amount of funding to them. As part of that
partnership, we would like them to do some evaluation of the
programs that we’re funding through the MFRCs, and that in
turn will help us to decide the eligibility criteria for funding so
that we can start instituting best practices across the country by
virtue of what we fund. That’s our way of addressing it.
C’est un véritable casse-tête, il est difficile de trouver la bonne
façon de procéder à une forme de centralisation. Comme je crois
l’avoir dit plus tôt au sénateur Day, nous avons établi avec
l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des
vétérans un partenariat qui nous tient à cœur, et nous espérons
que ce partenariat aura une influence sur le processus en cours.
Nous verserons bientôt à cette organisation un montant
important afin de contribuer au financement de celle-ci. Dans le
cadre de ce partenariat, nous aimerions évaluer les programmes
que nous finançons par l’intermédiaire des Centres de ressources
pour les familles des militaires. Cela nous permettra d’établir des
critères d’admissibilité pour les organisations qui demandent du
financement : grâce à ces critères, nous adopterons, à l’échelle du
pays, des pratiques exemplaires liées aux programmes que nous
finançons. Voilà comment nous comptons contribuer au
règlement de cette question.
7:36
Veterans Affairs
8-10-2014
The Chair: I’m glad to hear that the work with respect to the
military and military families is being looked at and assessed. I
hear from the Minister of Veterans Affairs, as well as the
Ombudsman for Veterans Affairs, in particular, about the
tremendous number of programs starting up in different places.
The institute that you just made reference to, based at Queen’s
University, has 32 different institutions across Canada as part of
it now, which is an indication of how this is exploding. I guess
that, as a Senate committee, we have to find our role in all of this.
I’m sure you’re doing the same because you must be getting more
and more applications from different entities asking for funding
as you become better known.
Le président : Je suis content d’apprendre que le travail effectué
auprès des militaires et de leurs familles fait l’objet d’une
évaluation. Le ministre des Anciens Combattants et
l’ombudsman des vétérans en particulier m’ont fait part d’un
très grand nombre de programmes qui ont été lancés à différents
endroits. L’institut que vous venez de mentionner, qui a son siège
à l’Université Queen’s, regroupe maintenant 32 institutions
partout au Canada, ce qui montre bien à quel point cette cause
prend de l’ampleur. En tant que comité du Sénat, je présume que
nous devons trouver quel rôle nous aurons à jouer. Je suis certain
que vous êtes dans la même situation, puisque vous recevez
probablement de plus en plus de demandes de différents groupes
qui souhaitent obtenir du financement, puisque votre
organisation est de plus en plus connue.
Ms. Evans: We are. One of the challenges that we have right
now is that certain programs wouldn’t exist if they didn’t have
funding from us. Our goal is to increase what we’re raising
because, when I look at next year, the funding is all spoken for. If
we pull funding from the veterans program for Outward Bound,
that program wouldn’t exist. The Veterans Transition Network
won’t be able to expand. Military Family Resource Centres will
have to cut programs we’ve been funding. The need is much
bigger than we’re able to fund at the moment.
Mme Evans : C’est là où nous en sommes, en effet. L’un des
problèmes que nous devons régler à l’heure actuelle est le suivant :
certains programmes ne pourraient pas exister sans le financement
que nous leur offrons. Notre objectif consiste à amasser plus de
fonds, parce que les fonds pour l’année à venir ont déjà été
attribués. Si nous ne finançons plus le programme Outward
Bound pour les anciens combattants, celui-ci n’existera plus. Le
Programme de transition des vétérans ne pourra pas se
développer. Les Centres de ressources pour les familles des
militaires devront éliminer les programmes que nous financions.
Pour le moment, les besoins dépassent de loin nos capacités de
financement.
The Chair: Could you tell us about this report that you said
you’re about to submit to the minister? I’m assuming it’s the
Minister of National Defence or the Minister of Veterans Affairs.
Le président : Pourriez-vous nous en dire davantage au sujet du
rapport que, d’après ce que vous avez dit, vous comptez présenter
au ministre? Je présume que vous faisiez référence au ministre de
la Défense nationale ou au ministre des Anciens Combattants.
Ms. Evans: Veterans Affairs.
Mme Evans : Il est bien question du ministre des Anciens
Combattants.
The Chair: You talked about, in your terminology, ‘‘systemic
inhibitors’’ to recovery.
Le président : Vous avez parlé d’obstacles systémiques pouvant
nuire au retour à la vie civile.
Ms. Evans: When Minister Blaney was the Minister for
Veterans Affairs, he asked us to assemble what we called the
Veterans Transition Advisory Council that was made up of
representatives of corporate Canada and charities like ours and
also had representation from DND. Our mandate was to look at
the systemic barriers that prevented the transition from military
to civilian employment.
Mme Evans : Lorsque le ministre Blaney était à la tête du
ministère des Anciens Combattants, il nous a demandé de mettre
sur pied un Conseil sur la transition des vétérans, qui regroupait
des représentants d’entreprises canadiennes et d’organismes de
bienfaisance comme le nôtre, ainsi que des représentants du
ministère de la Défense nationale. Notre mandat consistait à
examiner les obstacles auxquels les anciens combattants font face
durant leur transition vers un emploi civil.
We released a draft report about a year ago. At that time,
Minister Fantino became the Minister for Veterans Affairs. He
asked us to take our initial recommendation and develop
recommendations on how to operationalize that, and that’s the
report that we’re about to present to him.
Nous avons publié la version provisoire de notre rapport il y a
un an. À l’époque, le ministre Fantino est devenu ministre des
Anciens Combattants. Il nous a demandé de formuler des
recommandations sur les moyens concrets à prendre, à partir de
notre recommandation initiale. Ces recommandations sont
contenues dans le rapport que nous nous apprêtons à lui
présenter.
One of the pieces that it deals with is employment supports for
the ill and the injured, and there is a program. Actually, this
would be a great program for this subcommittee to look at. It’s a
program that’s based in Edmonton called Prospect, and they have
Nos recommandations traitent entre autres de la question de
l’aide à fournir aux malades et aux blessés en matière d’emploi, et
il existe un programme dans ce domaine. C’est même un
programme sur lequel votre sous-comité devrait certainement se
8-10-2014
Anciens combattants
7:37
been working with the JPSU in Edmonton. This is the unit on the
base that houses soldiers who aren’t deemed fit to be working in
the military. They may end up going back into the military after
they have had counselling and different sorts of things, or they
may end up transitioning to a job elsewhere. They are still
receiving a paycheque from DND. The goal is to try to figure out
with them what their plan is.
pencher. Il se nomme Prospect et est offert à Edmonton, à l’Unité
interarmées de soutien du personnel, où sont regroupés les soldats
jugés inaptes à travailler dans les forces armées. Certains finissent
par reprendre leur métier de militaire, après avoir reçu du soutien
psychologique et d’autres formes d’aide. D’autres font la
transition et se trouvent un emploi ailleurs. Ils reçoivent quand
même un chèque de paye du ministère de la Défense nationale. On
cherche à les aider à se faire un plan pour l’avenir.
Prospect has been working really closely with the ill and
injured population out of there and has had an employment
placement rate of 85 per cent. It has been an outstanding
program. We’ve actually just told them that we will provide
them with funding to continue the program in Edmonton.
Originally they had received funding from DND, but that’s up
now. We’re going to work with them on taking that program
across the country.
Le programme Prospect est mis en œuvre là-bas en étroite
collaboration avec la population des militaires malades ou blessés,
et le taux de placement sur le marché du travail est de 85 p. 100.
C’est un programme remarquable. Nous venons tout juste de dire
aux responsables que nous leur fournirons de l’argent pour
maintenir leur programme à Edmonton. À l’origine, ils étaient
financés par le ministère de la Défense nationale, mais ce
financement est maintenant terminé. Nous avons l’intention de
collaborer avec eux pour étendre ce programme à l’ensemble du
pays.
The Chair: Excellent. We will look into more of that.
Le président : Excellent. Nous prendrons le temps de nous
intéresser davantage à ce programme.
Ms. Evans: I’m happy to give you the contact information for
the executive director there.
Mme Evans : Je vous fournis avec joie les coordonnées du
directeur du programme là-bas.
The Chair: If that report becomes public — it may just be for
the minister, initially — we’d certainly like to be on your
distribution list.
Le président : Lorsque ce rapport sera publié, après avoir été au
départ réservé au ministre, nous serions certainement heureux
d’être dans votre liste de diffusion.
Ms. Evans: Definitely. I think it will be public, yes.
Senator Stewart Olsen: I don’t mean to put you on the spot,
but if you had to prioritize your suggestions for community
supports, what would be your top priority that we should be
looking at?
Mme Evans : Je pense qu’il sera effectivement publié.
La sénatrice Stewart Olsen : Je ne voudrais pas vous prendre au
dépourvu, mais si vous aviez à choisir une priorité parmi vos
suggestions concernant l’aide à fournir en milieu civil, quelle
serait-elle?
Ms. Evans: Specifically related to mental health?
Mme Evans : Dans le domaine de la santé mentale?
Senator Stewart Olsen: Yes.
La sénatrice Stewart Olsen : Oui.
Ms. Evans: If I think of the programs that have been successful
by our standards, the peer-to-peer based support programs have
been tremendous. We put a lot of our money into those programs.
We’ve seen some really great results coming out of those.
Mme Evans : Parmi les programmes qui se sont montrés
efficaces selon nos normes se trouvent les programmes d’aide
entre pairs, dont les résultats sont formidables. Nous consacrons
beaucoup d’argent à ces programmes et nous constatons qu’ils
donnent d’excellents résultats.
I don’t know if this is part of this subcommittee’s mandate or
not, but the other piece is the family and the recognition that
PTSD affects the whole family and what we are doing to support
the family. Right now government really isn’t in that space in
terms of funding it, so I think it’s to figure out who should be and
what needs to be done there.
Je ne sais pas si la question des familles qui sont touchées par le
trouble de stress post-traumatique et de ce que nous faisons pour
les aider fait partie du mandat de votre sous-comité, mais c’est
une question qui mérite notre attention. Actuellement, le
financement que le gouvernement accorde est insuffisant pour
tenir compte de cette réalité, alors je pense qu’il faudrait
déterminer ce qui doit être fait à cet égard et à qui devrait être
destinées les éventuelles sommes d’argent.
Senator Stewart Olsen: Thank you very much.
Senator Mitchell: Do you come across military personnel who
have PTSD and haven’t been in combat, who get it from the job
situation, from the military structure, or is it always combat?
La sénatrice Stewart Olsen : Merci beaucoup.
Le sénateur Mitchell : Vous arrive-t-il de rencontrer des
militaires qui souffrent du trouble de stress post-traumatique
sans avoir été au combat? Peut-on souffrir de ce trouble en raison
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Veterans Affairs
8-10-2014
de la nature du travail à accomplir ou de la structure militaire, ou
est-ce toujours un problème qui résulte de la participation aux
combats?
Ms. Evans: No, it’s not always. I’m thinking of somebody who
we’ve come into contact with, and his role in the military was
repatriation. He wasn’t over in Afghanistan but he saw all the
bodies coming back. It wasn’t from combat directly.
Mme Evans : Non, ce n’est pas toujours le cas. J’ai à l’esprit le
cas d’un militaire qui s’occupait du rapatriement. Il n’était pas en
Afghanistan, mais il voyait les corps qui revenaient au pays. Il
n’avait pas été affecté directement par les combats.
What we see is secondary PTSD in spouses, where they are
living with somebody who has served who may be violent, is
having terrible nightmares that are violent and who is just
different. We see secondary PTSD, and that’s in children as well.
Nous voyons aussi des conjointes qui sont des victimes
secondaires du trouble de stress post-traumatique. Elles vivent
avec un militaire qui a été déployé, qui est violent, qui fait de
terribles cauchemars avec de la violence et qui n’est tout
simplement plus le même. Des enfants peuvent également être
des victimes secondaires du trouble de stress post-traumatique.
The Chair: Is there any work going on comparing what has
been done for other first responders, such as firemen, policemen
and other people involved in trauma situations? Maybe they have
not been injured themselves but have seen terrible things and are
suffering from post-traumatic stress as a result? Have you
acquired any knowledge base that might have been developed
there? I’m thinking of hospitals and emergency room tertiary care
in the hospitals. That must be another situation where they have
to learn to live with some pretty horrific things. Could we use that
knowledge to help with respect to the military?
Le président : A-t-on fait des comparaisons avec ce qui se fait
pour les premiers intervenants qui sont également victimes de ce
trouble, comme les pompiers, les policiers et les autres personnes
exposées à des situations traumatisantes? Il peut arriver qu’ils
souffrent du trouble de stress post-traumatique non pas parce
qu’ils ont été blessés eux-mêmes, mais parce qu’ils ont été témoins
de souffrances terribles. Avez-vous obtenu des données qui ont
été recueillies sur ces cas? Je pense aux hôpitaux et aux soins
tertiaires fournis par les urgences dans les hôpitaux. Les
intervenants ayant vécu de telles situations sont obligés
d’apprendre à vivre avec le souvenir qu’ils en gardent. Les
connaissances acquises dans ces autres milieux pourraient-elles
être applicables aux militaires?
Ms. Evans: I’m sure there probably is. We haven’t been
involved in terms of funding any research or anything around
that as far as I know. We do give money directly to CIMVHR and
perhaps they have funded work in that area. I would imagine that
Health Services at DND is probably tied into that bigger
community, but we’re not specifically doing anything in that area.
Mme Evans : Je suis certaine que des données existent. À ce
que je sache, nous n’avons financé aucune recherche. Toutefois,
nous versons de l’argent directement à l’Institut canadien de
recherche sur la santé des militaires et des vétérans, qui a peut-être
financé des études dans ce domaine. J’imagine que les Services de
santé du ministère de la Défense nationale ont des liens avec les
autres acteurs de ce milieu, mais, pour notre part, nous n’avons
pas exploré ce qui se fait ailleurs.
The Chair: Thank you.
Seeing no other senators who are able to stay any longer since
the Senate chamber will be sitting shortly, on behalf of the
Subcommittee on Veterans Affairs, part of our National Defence
and Security Committee here in the Senate, we thank you very
much, Ms. Evans, and we thank, through you, all those who work
and volunteer for True Patriot Love and donate to True Patriot
Love. You’re doing some wonderful work for soldiers, veterans
and families, and we thank you very much for that.
Le président : Merci.
Comme le Sénat commence à siéger sous peu, aucun autre
sénateur n’est en mesure de rester plus longuement. Par
conséquent, au nom du sous-comité des anciens combattants du
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la
défense nous vous remercions beaucoup, madame Evans, et nous
remercions du fait même le personnel, les bénévoles et les
donateurs de True Patriot Love. Vous accomplissez un travail
formidable pour les soldats, les anciens combattants et leurs
familles. Nous vous en remercions énormément.
Ms. Evans: It’s my pleasure.
Mme Evans : Tout le plaisir est pour moi.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
er
Wednesday, October 1, 2014
Le mercredi 1 octobre 2014
Frontenac Community Mental Health and Addiction:
Services communautaires de santé mentale et de dépendances de Frontenac :
Victoria Huehn, Executive Director.
Victoria Huehn, directrice exécutive.
Wednesday, October 8, 2014
Le mercredi 8 octobre 2014
True Patriot Love:
La patrie gravée sur le cœur :
Bronwen Evans, Managing Director.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Bronwen Evans, directrice générale.
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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