First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012
Standing Senate Committee on
National Security and Defence
Comité sénatorial permanent de la
sécurité nationale et de la défense
Proceedings of the Subcommittee on
Délibérations du Sous-comité des
Veterans Affairs
Anciens combattants
Chair:
The Honourable ROMÉO ANTONIUS DALLAIRE
Président :
L’honorable ROMÉO ANTONIUS DALLAIRE
Wednesday, October 3, 2012
Wednesday, October 24, 2012
Le mercredi 3 octobre 2012
Le mercredi 24 octobre 2012
Issue No. 7
Fascicule no 7
Fifteenth and sixteenth meetings on:
Quinzième et seizième réunions concernant :
Services and benefits provided to veterans
and their families
Les services et les avantages sociaux offerts
aux anciens combattants et leurs familles
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
49710-49749
SUBCOMMITTEE ON VETERANS AFFAIRS
SOUS-COMITÉ DES ANCIENS COMBATTANTS
The Honourable Roméo Antonius Dallaire, Chair
Président : L’honorable Roméo Antonius Dallaire
The Honourable Donald Neil Plett, Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Donald Neil Plett
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Day
Nolin
Wallin
Day
Nolin
Wallin
(Quorum 3)
(Quorum 3)
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
24-10-2012
Anciens combattants
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Wednesday, October 3, 2012
(18)
OTTAWA, le mercredi 3 octobre 2012
(18)
7:3
[Traduction]
[English]
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day
at 12:10 p.m., in room 257, East Block, the deputy chair, the
Honourable Donald Plett, presiding.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 10, dans la salle 257 de l’édifice de l’Est, sous
la présidence de l’honorable Donald Plett (vice-président).
Members of the subcommittee present: The Honourable
Senators Day, Nolin, Plett and Wallin (4).
Membres du sous-comité présents : Les honorables sénateurs
Day, Nolin, Plett et Wallin (4).
In attendance: Martin Auger, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Également présent : Martin Auger, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, June 22, 2011, and delegated on Monday October 3,
2011 by the Standing Senate Committee on National Security and
Defence, the subcommittee continued its study on the services and
benefits provided to members of the Canadian Forces; to veterans;
to members and former members of the Royal Canadian Mounted
Police and their families. (For complete text of the order of reference,
see proceedings of the committee, Issue No. 2.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mercredi 22 juin 2011 et délégué le lundi 3 octobre 2011 par le
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense,
le sous-comité poursuit son étude sur les services et les prestations
dispensés aux membres des Forces canadiennes, aux anciens
combattants, aux membres et anciens membres de la Gendarmerie
royale du Canada et à leurs familles. (Le texte intégral de l’ordre de
renvoi figure au fascicule no 2 des délibérations du comité.)
WITNESS:
TÉMOIN :
U.S. Chamber of Commerce:
Chambre de commerce des États-Unis :
Kevin Schmiegel, Vice-President and Executive Director of
Hiring our Heroes.
Kevin Schmiegel, vice-président et directeur exécutif de
« Hiring our Heroes ».
Mr. Schmiegel made a statement and answered questions.
M. Schmiegel fait une déclaration, puis répond aux questions.
At 1:11 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
À 13 h 11, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTESTÉ :
La greffière du sous-comité,
Josée Thérien
Clerk of the Subcommittee
OTTAWA, Wednesday, October 24, 2012
(19)
[English]
OTTAWA, le mercredi 24 octobre 2012
(19)
[Traduction]
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day
at 12:10 p.m., in room 257, East Block, the chair, the Honourable
Roméo Antonius Dallaire, presiding.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 10, dans la salle 257 de l’édifice de l’Est, sous
la présidence de l’honorable Roméo Antonius Dallaire
(président).
Members of the subcommittee present: The Honourable
Senators Dallaire, Day, Nolin, Plett and Wallin (5).
Membres du sous-comité présents : Les honorables sénateurs
Dallaire, Day, Nolin, Plett et Wallin (5).
In attendance: Martin Auger, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Également présent : Martin Auger, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
7:4
Veterans Affairs
24-10-2012
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, June 22, 2011, and delegated on Monday October 3,
2011 by the Standing Senate Committee on National Security and
Defence, the subcommittee continued its study on the services and
benefits provided to members of the Canadian Forces; to veterans;
to members and former members of the Royal Canadian Mounted
Police and their families. (For complete text of the order of reference,
see proceedings of the committee, Issue No. 2.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mercredi 22 juin 2011 et délégué le lundi 3 octobre 2011 par
le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la
défense, le sous-comité poursuit son étude sur les services et les
prestations dispensés aux membres des Forces canadiennes, aux
anciens combattants, aux membres et anciens membres de la
Gendarmerie royale du Canada et à leurs familles. (Le texte
intégral de l’ordre de renvoi figure au fascicule no 2 des délibérations
du comité.)
WITNESS:
TÉMOIN :
Canadian Association of Occupational Therapists:
Association canadienne des ergothérapeutes :
Elizabeth Steggles, Public Affairs Executive.
Elizabeth Steggles, directrice des affaires publiques.
Ms. Steggles made a statement and answered questions.
Mme Steggles fait une déclaration, puis répond aux questions.
At 1:10 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
À 13 h 10, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTESTÉ :
La greffière suppléante du sous-comité,
Danielle Labonté
Acting Clerk of the Subcommittee
24-10-2012
Anciens combattants
7:5
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Wednesday, October 3, 2012
OTTAWA, le mercredi 3 octobre 2012
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day at
12:10 p.m. to study the services and benefits provided to members
of the Canadian Forces; to veterans; to members and former
members of the Royal Canadian Mounted Police; and their
families.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 10, pour étudier les services et les prestations
dispensés aux membres des Forces canadiennes; aux anciens
combattants; aux membres et anciens membres de la Gendarmerie
royale du Canada et leurs familles.
Senator Donald Plett (Deputy Chair) in the chair.
Le sénateur Plett (vice-président) occupe le fauteuil.
The Deputy Chair: Honourable senators, I declare the meeting
in session. My name is Senator Don Plett and I am from
Manitoba. I am deputy chair of the committee, filling in for our
chair, Senator Roméo Dallaire.
Le vice-président : Honorables sénateurs, je déclare cette
séance ouverte. Je suis le Sénateur Don Plett du Manitoba. Je
suis vice-président du comité, et je remplace notre président, le
Sénateur Roméo Dallaire.
I want to welcome you all to the the Subcommittee on Veterans
Affairs of the Standing Senate Committee on National Security
and Defence. We are studying the transition of veterans to civilian
life. Today we are hearing from a representative of the U.S.
Chamber of Commerce, Kevin Schmiegel. Mr. Schmiegel is VicePresident of the U.S. Chamber of Commerce and Executive
Director of the Hiring our Heroes program.
Je vous souhaite à tous la bienvenue au Sous-comité des
anciens combattants du Comité sénatorial permanent de la
sécurité nationale et de la défense. Nous étudions la transition
des anciens combattants vers la vie civile. Aujourd’hui, nous
entendrons un représentant de la Chambre de commerce
américaine, Kevin Schmiegel. M. Schmiegel est vice-président de
la Chambre de commerce des États-Unis et directeur exécutif du
programme Hiring our Heroes.
Mr. Schmiegel will provide us with an overview of the
American program and will discuss the employment
opportunities and support their organization offers to veterans.
M. Schmiegel nous présentera un aperçu du programme
américain et parlera des occasions d’emplois et de l’appui
offerts par son organisation aux anciens combattants.
Thank you for accepting our invitation. We invite you to make
your presentation, and we will have some questions after. The
floor is yours, Mr. Schmiegel.
Merci d’avoir accepté notre invitation. Vous pouvez faire votre
exposé et nous poserons des questions ensuite. Vous avez la
parole, monsieur Schmiegel.
Kevin Schmiegel, Vice-President and Executive Officer, Hiring our
Heroes, U.S. Chamber of Commerce: Senator Plett and members of
the committee, thank you for the opportunity to appear as a witness
before the committee and speak to you about veterans’ employment
and what the U.S. chamber is doing to help our nation’s heroes find
meaningful employment in the private sector.
Kevin Schmiegel, vice-président et directeur exécutif, Hiring our
Heroes, Chambre de commerce des États-Unis : Sénateur Plett et
membres du comité, merci de me donner l’occasion de
comparaître en tant que témoin devant votre comité et de vous
parler de l’emploi pour les anciens combattants et de ce que la
Chambre de commerce des États-Unis fait pour que les héros de
notre pays trouvent de bons emplois dans le secteur privé.
The U.S. Chamber of Commerce is the world’s largest business
federation, representing the interests of 3 million businesses and
organizations of every size, sector and region.
La Chambre de commerce des États-Unis est la plus grande
fédération commerciale du monde et représente les intérêts de
trois millions d’entreprises et d’organisations de toutes tailles, de
tous secteurs et de toutes régions.
The reason the chamber is interested in our nation’s veterans is
simple. Many of our members, companies which include
thousands of small, medium and large businesses, want to hire
veterans. Even with high unemployment, we have a huge skills
gap in America that is hindering our recovery and undermining
our global competitiveness.
La raison pour laquelle la Chambre s’intéresse à nos anciens
combattants est simple. Une grande partie de nos membres, des
milliers de petites, moyennes et grandes entreprises, veulent
embaucher des anciens combattants. Même avec un fort taux de
chômage, les États-Unis souffrent d’énormes lacunes en
compétences qui font obstacle au rétablissement économique et
minent notre compétitivité mondiale.
In his State of the Union address earlier this year, President
Obama pointed to 2 million jobs in America that are not being
filled right now because we lack a trained workforce.
Dans son discours sur l’état de l’Union plus tôt cette
année, le Président Obama a parlé de deux millions
d’emplois aux États-Unis qui ne sont pas pourvus parce que
notre main-d’œuvre n’a pas la formation nécessaire.
7:6
Veterans Affairs
Veterans can help fill that gap. They have unique leadership
experience, advanced technical expertise, are excellent problem
solvers and they are extremely reliable. The U.S. Department of
Defense spends thousands and thousands of dollars training
service members to operate and maintain equipment, and it is a
lost investment if we do not repurpose those skills to the private
sector.
In the President’s own words:
24-10-2012
Les anciens combattants peuvent combler ces besoins. Ils ont
une expérience unique de leadership et une expertise technique
approfondie, ils excellent à l’élaboration de solutions et sont
extrêmement fiables. Le département américain de la Défense
dépense des milliers et des milliers de dollars pour former les
membres des forces armées qui utilisent et entretiennent
l’équipement, et cet investissement sera gaspillé si nous ne
pouvons pas transférer ces compétences au secteur privé.
Le président a dit :
We have trained these folks to nation-build abroad. Now,
we need nation-building here at home.
Nous avons formé ces gens pour reconstruire un pays à
l’étranger. Maintenant, nous avons besoin qu’ils fassent de
la reconstruction ici.
The chamber is raising awareness across the business
community of this great pool of potential workers who can help
fill our nation’s skills gap.
La Chambre informe les entreprises de ce vaste bassin de
travailleurs qui peut nous aider à combler nos lacunes en matière
de compétences.
As a veteran myself, it is an honour and a privilege to be here
today. In 2009, I retired from the U.S. Marine Corps as a
lieutenant-colonel after 20 years of active duty service. I served
alongside Canadian Forces as a young second lieutenant in the
first Gulf War. From 2003 to 2004, in my capacity as the aide-decamp to the Supreme Allied Commander Europe, General Jim
Jones, I worked with Canadian officers of the NATO military
headquarters in Belgium as NATO forces increased presence in
Iraq and Afghanistan.
Je suis moi-même un ancien combattant et c’est un honneur et
un privilège d’être ici aujourd’hui. En 2009, j’ai pris ma retraite du
Corps des Marines des États-Unis en tant que lieutenant-colonel
après 20 ans de service actif. J’ai servi au côté des Forces
canadiennes en tant que jeune sous-lieutenant dans la première
guerre du Golfe. De 2003 à 2004, en tant qu’aide de camp du
Commandant suprême allié de l’Europe, le général Jim Jones, j’ai
travaillé avec des officiers canadiens aux quartiers généraux
militaires de l’OTAN en Belgique, alors que les forces de l’OTAN
augmentaient leur présence en Irak et en Afghanistan.
The U.S. Bureau of Labor Statistics report entitled
‘‘Employment Situation for Veterans — 2011’’ showed alarming
rates of joblessness for post-9/11 veterans at 12.1 per cent
nationally, and particularly for younger veterans under the age
of 25, who suffer from 29.1 per cent unemployment.
Additionally, unemployment for our National Guard and
reserve members sits at 14.1 per cent nationally and soars above
20 per cent in some rural communities.
Un rapport du Bureau américain des statistiques sur l’emploi
intitulé Employment Situation for Veterans — 2011 (La situation
de l’emploi pour les anciens combattants — 2011) indiquait des
taux alarmants de chômage pour les anciens combattants d’après
le 11 septembre à un taux national de 12,1 p. 100, et
particulièrement pour les jeunes anciens combattants de moins
de 25 ans, qui souffraient d’un taux de chômage de 29,1 p. 100.
De plus, le taux de chômage pour la Garde nationale et les
membres de la réserve se situe à 14,1 p. 100 au pays et dépasse les
20 p. 100 dans certaines collectivités rurales.
Data for these cohorts is particularly alarming given the
additional 1 million service members who will leave active duty
over the next five years and tens of thousands of guards and
reservists who will be demobilized and return to the workforce.
With the drawdown of our armed forces and significantly higher
rates of unemployment for the populations I just addressed, the
chamber has ramped up its efforts to enhance private sector job
opportunities for veterans and their spouses.
Les données pour ces cohortes sont particulièrement
alarmantes étant donné le million de membres supplémentaires
des forces armées qui quitteront le service actif au cours des cinq
prochaines années et les dizaines de milliers de gardes et de
réservistes qui seront démobilisés et retourneront sur le marché du
travail. Vu la diminution de la taille des forces armées et les taux
de chômage beaucoup plus élevés pour les populations que je
viens de mentionner, la Chambre a accru ses efforts pour
améliorer les occasions d’emploi dans le secteur privé pour les
anciens combattants et leurs conjoints.
In March of 2011, the U.S. Chamber of Commerce launched
Hiring our Heroes, a nationwide campaign to help veterans and
their spouses find meaningful employment, careers in hundreds of
cities across America. We started the program in partnership with
our own government to improve public-private sector
coordination in local communities, where veterans and their
families return every day.
En mars 2011, la Chambre de commerce des États-Unis a lancé
Hiring our Heroes, une campagne nationale pour aider les anciens
combattants et leurs conjoints à trouver un bon emploi ou une
bonne carrière dans des centaines de villes des États-Unis. Nous
avons créé ce programme en partenariat avec notre gouvernement
pour améliorer la coordination des secteurs public et privé dans
les collectivités, où nos anciens combattants et leurs familles
reviennent vivre chaque jour.
24-10-2012
Anciens combattants
7:7
Working with our extensive network of 1,600 local chambers of
commerce, government agencies at the state and local level,
veteran services organizations, not-for-profit organizations and
businesses of all sizes representing all sectors, we have led the
nation’s largest public-private sector coordinated campaign
focused on matching veteran talent with career opportunities in
the private sector. In our first 18 months, we have hosted
300 hiring fairs in 49 states and the District of Columbia. As of
June 30, 2012, Hiring our Heroes has helped more than
10,400 veterans and military spouses land jobs. We have
200 more planned for the next six months, many of which will
be on active duty military installations so we can reach
transitioning service members before they become veterans.
Grâce à notre vaste réseau de 1 600 chambres de commerce
locales, d’agences gouvernementales à l’échelle des États ou des
collectivités, d’organisations de service pour les anciens
combattants, d’organisations à but non lucratif et d’entreprises
de toute taille dans tous les secteurs, nous avons mené la plus
grande campagne au pays des secteurs public et privé qui
cherchent à jumeler les talents des anciens combattants avec les
perspectives de carrière dans le secteur privé. Au cours des
18 premiers mois, nous avons organisé 300 foires d’emploi dans
49 États et dans le district de Columbia. En date du 30 juin 2012,
Hiring our Heroes avait aidé plus de 10 400 anciens combattants
et conjoints de militaires à trouver des emplois. Nous avons
200 autres foires de l’emploi prévues au cours des prochains six
mois, dont une grande partie se tiendra dans les installations
militaires actives afin de rejoindre les membres des forces armées
en transition avant qu’ils deviennent des anciens combattants.
Beyond our efforts to create a movement to address veteran
unemployment at the local level, Hiring our Heroes is launching
several initiatives to tackle the systemic issues facing our nation’s
veterans before they leave the military and search for a second
career.
En plus de nos efforts pour créer un mouvement afin de régler
le problème du chômage chez les anciens combattants au niveau
local, Hiring our Heroes est en train de lancer plusieurs initiatives
pour s’attaquer aux problèmes systémiques auxquels font face nos
anciens combattants avant qu’ils quittent la vie militaire et
entreprennent la recherche d’une deuxième carrière.
Our focus will shift to leveraging the innovation of the private
sector to help transitioning service members and veterans in three
areas where we believe critical shortfalls exists. They include:
helping them prepare for the civilian workforce by creating and
promoting their own personal brand with perspective employers;
establishing a strong network in the business community to ease
their transitions; and pointing them to the high-skilled and good
paying jobs in America’s 100 fastest growing job markets.
Nous viserons à profiter de l’innovation du secteur privé pour
aider les membres des forces armées en transition et les anciens
combattants dans trois domaines où nous croyons qu’il y a des
pénuries critiques. Nous les aiderons à se préparer pour un emploi
civil en créant leur marque de commerce personnelle et en en
faisant la promotion auprès de possibles employeurs. Nous
créerons un solide réseau dans la communauté des affaires pour
faciliter leur transition et nous les dirigerons vers des emplois
hautement qualifiés et bien rémunérés dans les 100 marchés de
l’emploi qui évoluent le plus rapidement aux États-Unis.
Hiring our Heroes was founded on two fundamental principles
we believe are critically important to the success of a nationwide
and sustained grassroots campaign. First, local communities must
be the cornerstone of any national program to reduce veterans’
unemployment. The reason is simple: When veterans and their
families transition from the military, an overriding consideration
for them is to get back to a local community where they can be
close to family and friends. By targeting resources and leveraging
partnerships where we know veterans are — and where they want
to be — we can be that much more effective.
Hiring our Heroes est fondé sur deux grands principes qui sont,
d’après nous, essentiels à la réussite d’une campagne populaire
nationale et soutenue. Premièrement, les collectivités locales
doivent être la pierre angulaire de tout programme national
visant à réduire le taux de chômage des anciens combattants. La
raison en est simple : lorsque les anciens combattants et leurs
familles quittent la vie militaire, une de leurs plus grandes
préoccupations est de retourner dans une collectivité où ils
peuvent être près de leurs familles et de leurs amis. En ciblant les
ressources et en tirant parti des partenariats pouvant être établis
là où nous savons qu’il y a des anciens combattants, et sachant
que c’est là où ils veulent être, nous pouvons être plus efficaces.
Second, we must coordinate the efforts and resources of both
the public and private sectors. While there are hundreds of
veterans hiring programs in America, it is clear they are not
working well enough. In many cases they are duplicative, they
compete with one another, and they cause unnecessary confusion
for veterans and their families.
Deuxièmement, nous devons coordonner les efforts et les
ressources des secteurs public et privé. Bien qu’il y ait des
centaines de programmes d’embauche pour les anciens
combattants aux États-Unis, il est clair qu’ils ne fonctionnent
pas assez bien. Dans de nombreux cas, il y a des dédoublements,
ils se font concurrence l’un l’autre et ils créent une confusion
inutile pour les anciens combattants et leurs familles.
In my opinion, hiring veterans and military spouses is a
national security imperative for our country. High unemployment
for younger veterans, members of our guard and reserve, and
D’après moi, embaucher les anciens combattants et les conjoints
de militaires constitue un impératif en matière de sécurité nationale
pour notre pays. Un fort taux de chômage pour les jeunes anciens
7:8
Veterans Affairs
24-10-2012
military spouses is both a recruiting issue and retention for our all
volunteer force. Our first president, George Washington, said
once that:
combattants, les membres de la garde et de la réserve et les conjoints
de militaires pose des problèmes de recrutement et de rétention pour
l’ensemble des forces armées volontaires. Notre premier président,
George Washington, a déjà dit que :
The willingness with which our young people are likely to
serve shall be directly proportional to how they perceive
veterans were treated and appreciated by their nation.
La volonté de nos jeunes de servir sera directement
proportionnelle à la perception qu’ils ont de la façon dont les
anciens combattants ont été traités et appréciés par leur pays.
How can we expect young men and women to raise their right
hands and serve in our armed forces if they face higher
unemployment than their peers after serving our nation?
Similarly, why should military spouses, who face 26 per cent
unemployment in the United States, encourage their husbands
and wives to make the military a career and endure long
separations and frequent relocations if they cannot achieve their
own career aspirations? We believe the United States and local
chambers of commerce are uniquely positioned to coordinate
public and private sector efforts in hundreds of communities
across America.
Comment pouvons-nous nous attendre à ce que de jeunes
hommes et femmes prêtent serment et servent dans nos forces
armées s’ils font ensuite face à un taux de chômage plus élevé que
leurs pairs après avoir servi leur pays? De la même façon,
pourquoi les conjoints de militaires, qui font face à un taux de
chômage de 26 p. 100 aux États-Unis, encourageraient-ils leurs
maris et leurs femmes à faire une carrière militaire et
endureraient-ils de longues séparations et des déménagements
fréquents s’ils ne peuvent pas eux-mêmes atteindre leurs objectifs
de carrière? Nous croyons que les États-Unis et les chambres de
commerce locales sont exceptionnellement bien placés pour
coordonner les efforts des secteurs publics et privés dans des
centaines de collectivités partout aux États-Unis.
Working collaboratively with public and non-profit sector
organizations and our own network of 1,600 local chambers and
600 trade associations, we will continue to do our part to
demonstrate to our nation’s veterans and military spouses that
their service is not only appreciated but valued, namely by helping
them find meaningful careers in the private sector.
En collaboration avec les organisations des secteurs publics et à
but non lucratif et notre propre réseau de 1 600 chambres locales
et de 600 associations professionnelles, nous allons continuer de
faire notre part pour démontrer aux anciens combattants de notre
pays et aux conjoints de militaires que leur service est apprécié et
valorisé, et cela se fera en les aidant à trouver de bonnes carrières
dans le secteur privé.
I appreciate the opportunity to testify before you today and
look forward to answering your questions.
Je vous remercie de me donner l’occasion de témoigner devant
vous aujourd’hui et je suis prêt à répondre à vos questions.
The Deputy Chair: Thank you very much for that presentation,
Mr. Schmiegel. We will go to questions.
Le vice-président : Merci beaucoup pour votre exposé,
monsieur Schmiegel. Nous allons passer aux questions.
A number of times you mentioned the spouses, as well as the
veterans. Is there any distinction in the priority that you put on
one over the other or are they all treated pretty much the same?
À plusieurs reprises, vous avez parlé des conjoints de même que
des anciens combattants. Est-ce que vous donnez la priorité à l’un
ou l’autre ou sont-ils tous traités à peu près de la même façon?
Mr. Schmiegel: They are treated the same. My wife served
alongside me for 15 years as a military spouse, so we include
spouses of veterans who have left the service.
M. Schmiegel : Ils sont traités de la même façon. Ma femme a
servi à mes côtés pendant 15 ans en tant que conjointe d’un
militaire, alors nous incluons les conjoints des anciens
combattants qui ont quitté les forces armées.
There is a particular focus for us right now on active-duty
military spouses. We are going to military installations to help
them. Their issues are unique and different from those of
veterans. As we did this in the communities, we found that
there is a very small population of spouses of veterans and guard
and reservists who turned out.
Nous nous concentrons particulièrement à l’heure actuelle sur
les conjoints de militaires actifs. Nous allons dans les installations
militaires pour les aider. Leurs problèmes sont uniques et
différents de ceux des anciens combattants. Lorsque nous avons
agi au sein des collectivités, nous avons constaté qu’un très faible
nombre de conjoints d’anciens combattants, de gardes et de
réservistes se présentaient.
Ninety-three per cent of military spouses are women. They tend
not to go to the hiring fair forum. Our approach to this now is to
dedicate a program just to them and the unique issues they face.
Quatre-vingt-treize pour cent des conjoints de militaires sont
des femmes. Elles n’ont pas tendance à se présenter aux foires de
l’emploi. Notre approche consiste maintenant à concevoir un
programme spécialement pour elles et pour les problèmes uniques
auxquels elles font face.
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Anciens combattants
7:9
They are a very transient population while they are on active
duty. They are essentially running single-family households for
the majority of the time while their husbands — mostly — and
wives serve in the military.
Il s’agit d’une population qui migre beaucoup pendant le
service actif. Les personnes gèrent essentiellement une famille
monoparentale pendant une grande partie du temps que leurs
maris, surtout, ou leurs épouses servent dans les forces armées.
We are focusing on mostly larger employers that have career
progression and locations all across America so that when they
move with their husbands or wives, they will have those types of
career opportunities.
Nous nous concentrons surtout sur les plus grands employeurs
qui offrent des perspectives de carrière dans des emplacements
partout aux États-Unis, de manière à ce que les conjoints puissent
poursuivre leurs carrières lorsqu’ils doivent déménager avec leurs
maris ou leurs femmes.
We are also focusing on companies that may have telework
capability because we think we can place a large number in jobs
that way as well.
Nous ciblons également les entreprises qui peuvent offrir du
télétravail, parce que nous croyons que nous pouvons obtenir un
plus grand nombre d’emplois de cette façon également.
Senator Wallin: Thank you for your service to country and for
the warm embrace we always find from our American allies. We
appreciate that when we work in missions abroad.
Le sénateur Wallin : Merci d’avoir servi votre pays et de
l’accueil chaleureux que nous recevons toujours de nos alliés
américains. Nous l’apprécions beaucoup dans nos missions à
l’étranger.
You are the prime example of this initiative. Out of curiosity,
tell us your own story about shifting from the Marine Corps to
the Chamber of Commerce.
Vous êtes un excellent exemple de cette initiative. Par curiosité,
pourriez-vous nous raconter votre expérience d’être passé du
Corps des Marines à la Chambre de commerce.
Mr. Schmiegel: I was very lucky. I alluded to the fact that I was
an aide-de-camp to a four-star general who happened to be
President Obama’s first national security adviser. I retired as an
officer, and officers do use social networking; they create profiles
on LinkedIn and use the technologies that exist.
M. Schmiegel : J’ai été très chanceux. J’ai mentionné que j’étais
aide de camp pour un général quatre étoiles qui a été le premier
conseiller pour la sécurité nationale du président Obama. J’ai pris
ma retraite alors que j’étais officier, et les officiers utilisent les
réseaux sociaux; ils créent des profils sur LinkedIn et utilisent les
technologies disponibles.
I was lucky to have a mentor like Jim Jones, who is very
recognizable in the United States. I was also lucky to be in the
right place at the right time. I had come off a mission in the
Middle East working as General Jones’s chief military assistant
for the peace process between the Israelis and the Palestinians. I
was introduced to the President and CEO of the chamber. A week
after Tom Donohue met me, he asked me to be his senior staffer.
J’ai été chanceux d’avoir un mentor comme Jim Jones, qui est
très connu aux États-Unis. J’ai aussi eu la chance d’être au bon
endroit au bon moment. Je revenais d’une mission au MoyenOrient où j’étais l’adjoint militaire en chef du général Jones pour
le processus de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. On m’a
présenté au président et directeur général de la Chambre. Une
semaine après que Tom Donohue m’a rencontré, il m’a demandé
d’être son directeur principal.
The context for the program comes from not only my
experience as a Marine and seeing younger people struggle to
transition but, when I was the senior staff at the chamber, I was
interacting with CEOs every day. When they learned I was a
veteran, they said they wanted to hire veterans. That is where this
program was born.
L’idée du programme provient non seulement de mon
expérience en tant que marine et d’avoir vu les jeunes
rencontrer des difficultés lors de la transition, mais aussi du fait
que lorsque j’étais directeur principal à la Chambre, j’étais
quotidiennement en communication avec des PDG. Lorsqu’ils
apprenaient que j’étais un ancien combattant, ils disaient qu’ils
voulaient embaucher des anciens combattants. C’est ainsi que le
programme est né.
I was lucky. For those who are 25 and under, who are enlisted
personnel and those who leave high school and enlist in the
military to serve their country, are interacting with employers for
the first time. They are not only not as lucky as I was, but they do
not have the same know-how in terms of how to transition.
J’ai été chanceux. Pour ceux qui ont moins de 25 ans, pour les
membres gradés et de troupes et ceux et qui quittent l’école
secondaire pour servir leur pays dans les forces militaires, il s’agit
de leurs premières interactions avec des employeurs. Non
seulement ils n’ont pas la chance que moi j’ai eue, mais ils n’ont
pas le même savoir-faire pour effectuer cette transition.
Senator Wallin: I agree with that totally, and I appreciate your
generosity in that regard. However, it leads me to a question.
Le sénateur Wallin : Je suis complètement d’accord, et je vous
remercie de votre générosité à ce sujet. Cependant, cela m’amène à
une question.
7:10
Veterans Affairs
24-10-2012
I lived and worked in the United States, and there is a different
mindset. I do not know what the statistics are — perhaps you
know — but even in the top Fortune 500 companies, the percentage
of people who come out of the military officer corps in one way or
the other and are employed in senior positions is much greater than
we see in this country. There is also a more proactive stance of the
chamber there. What do you think accounts for that? What advice
do you have for us to try and unstill that in our private sector here?
These are folks with skills, trades, leadership — all sorts of things
that you look for in an employee that you might not get out of just
a simple trades school graduate.
J’ai vécu et travaillé aux États-Unis, et la façon de voir les choses
est différente. Je ne sais pas quelles sont les statistiques, peut-être
que vous le savez, mais même dans les meilleures entreprises du
Fortune 500, le pourcentage de personnes qui sont d’anciens
officiers militaires et qui sont embauchés dans des postes de haut
rang est beaucoup plus élevé qu’ici. La Chambre joue aussi un rôle
plus actif làbas. Qu’est-ce qui explique cela d’après vous? Quels
conseils nous donneriez-vous pour que nous tentions de susciter
cette attitude dans notre secteur privé? Il s’agit de gens qui ont des
compétences, un métier, du leadership, différents éléments que l’on
recherche chez un employé et que l’on ne retrouverait peut-être pas
chez un simple diplômé d’une école de métier.
Mr. Schmiegel: First, I will say something that is counter to
that. I think younger officers are generally under-employed when
they leave the military. Once the Fortune 500 companies see how
driven they are, how hard working and see what great leaders they
are, those younger former officers progress up the company
quickly. However, if you were to do the analysis, you would see
that officers who leave are less confident than they should be and
they will take less pay to start than they should. That is a lack of
savvy.
M. Schmiegel : D’abord, je vais vous contredire. Je pense que
les officiers plus jeunes sont généralement sous-employés
lorsqu’ils quittent les forces armées. Une fois que les entreprises
du Fortune 500 voient leurs motivations, leurs efforts et le fait
qu’ils sont d’excellents dirigeants, ces anciens officiers plus jeunes
gravissent rapidement les échelons. Cependant, si on analysait la
situation, on constaterait que les officiers qui quittent la vie
militaire ont moins de confiance qu’ils devraient en avoir et
accepteront un salaire plus bas qu’ils le devraient. Il s’agit d’un
manque de compréhension.
I think if you look across the nation in the United States, you
see CEOs who have achieved great things. There is Fred Smith at
FedEx and Alex Gorsky at Johnson & Johnson. If you look at
those companies, they were valued inside the companies because
of what they bring to the table.
Du côté des États-Unis, on voit des PDG qui ont accompli de
grandes choses. Il y a Fred Smith chez FedEx et Alex Gorsky chez
Johnson & Johnson. Dans ces entreprises, ce qu’ils apportaient à
la table était apprécié.
Regarding companies in Canada realizing success in terms of
getting success to these officers and putting them in leadership
positions, the advice I would give is twofold. One, I think there
needs to be cultural assimilation. Younger officers and older
officers have served their country for a long period of time and
they feel like they have done something meaningful. To be honest,
it was very emotional for me to take off the uniform the day I
retired. I can remember wondering, ‘‘What do I do next?’’
J’aurais deux conseils à donner aux entreprises canadiennes qui
veulent réussir à aider ces officiers et à les placer dans des postes de
dirigeants. Premièrement, je pense qu’il faut qu’il y ait une
assimilation culturelle. Les officiers plus jeunes ou plus âgés ont
servi leur pays pendant une longue période de temps et sentent qu’ils
ont fait quelque chose de significatif. Pour être franc, cela a été très
émouvant pour moi de retirer mon uniforme le jour de ma retraite.
Je me souviens m’être demandé ce que j’allais faire maintenant.
I think companies in Canada have a responsibility to attract
that talent. When they assimilate them, they want to retain them,
so they have to teach them the culture. You can go to any
company in America, and the ones that do this the best are
companies like General Electric.
Je crois que les compagnies au Canada ont la responsabilité
d’attirer ces gens talentueux. Lorsqu’elles les assimilent, elles
veulent les garder, et donc elles doivent leur enseigner la culture.
Vous pouvez aller dans n’importe quelle entreprise américaine et
celles qui excellent dans ce domaine sont les compagnies comme
General Electric.
Even people who have not served in the military would struggle
to explain the importance of a company. A company like General
Electric is important to U.S. global competitiveness. A veteran
would get that and why that is important to our country. GE does
a particularly good job of assimilating.
Même les gens qui n’ont pas servi dans l’armée auraient du mal à
expliquer l’importance d’une compagnie. Une compagnie comme
General Electric est importante pour la compétitivité globale des
États-Unis. Un ancien combattant comprendrait cela et
comprendrait pourquoi c’est important pour notre pays. GE fait
un travail particulièrement bon pour ce qui est de l’assimilation.
The second thing is that there needs to be an effort to have
affinity groups at those companies that support veterans. ‘‘Veteran
networks,’’ they call them. General Electric has 10,000 veterans in
their company — a network of 10,000 people who can support each
other and talk about the issues they face. Therefore, when an officer
La deuxième chose, c’est qu’il faut faire un effort pour créer des
groupes d’affinité dans ces compagnies qui soutiennent les anciens
combattants. « Des réseaux d’anciens combattants », comme on les
appelle. General Electric emploie 10 000 anciens combattants — un
réseau de 10 000 personnes qui peuvent s’aider les unes les autres et
24-10-2012
Anciens combattants
7:11
comes from the military — or an enlisted man or woman comes
from the military — into GE, there is a warm embrace because
there are 10,000 people who have gone through the same thing.
parler des enjeux auxquels elles sont confrontées. Ainsi, lorsqu’un
officier issu de l’armée — ou qu’un homme ou une femme gradés ou
membres des troupes — arrive chez GE, il ou elle reçoit un accueil
chaleureux parce qu’il y a 10 000 personnes qui ont vécu la même
chose.
Success breeds success. This affects companies’ bottom lines.
Because of the inherent trait of loyalty, when veterans see that
trait in a company, they are more likely to be retained. Veterans in
GE are retained at a rate 7 per cent higher than non-veterans.
What does that do? It affects the bottom line of companies like
General Electric. When you talk to CFOs and CEOs, the bottom
line is important.
La réussite engendre la réussite. Cela se répercute sur les
bénéfices des compagnies. En raison de la loyauté qui leur est
inhérente, lorsque les anciens combattants décèlent cette même
qualité dans une compagnie, ils sont plus susceptibles d’y rester.
Les anciens combattants chez GE restent, et ce, à un taux de
7 p. 100 supérieur à celui des employés qui ne sont pas des anciens
combattants. Qu’est-ce que cela a pour effet? Cela rejaillit sur les
bénéfices de compagnies comme General Electric. Lorsque vous
parlez aux directeurs des finances et aux PDG, ils vous diront que
les résultats sont importants.
That is why cultural assimilation and veterans networks are the
two things that Canadian companies can do to attract and retain
that talent and help those people achieve leadership positions.
C’est pour cela que l’assimilation culturelle et les réseaux
d’anciens combattants sont les deux choses que les compagnies
canadiennes peuvent faire pour attirer et conserver ces personnes
talentueuses et les aider à atteindre des postes de leadership.
Senator Wallin: Is it your sense that the private sector has
understood that concept of ‘‘value to bottom line’’ in a way where
the case did not need to be made by the military as much? I think
we need to do both things here; we need to educate employers but
also have the military make the case. As you say, there is that lack
of confidence, even from someone at your level, to go out and say,
‘‘What do I have to offer the private sector?’’ Yet if you took your
CV to a head-hunter, he would go, ‘‘Oh my God, where can we
put you!’’
Le sénateur Wallin : Pensez-vous que le secteur privé ait
compris ce concept de « valeur pour les résultats » d’une façon
telle que l’armée n’ait pas eu besoin de faire valoir autant ses
arguments? Je crois que nous devons faire les deux choses ici : il
nous faut éduquer les employeurs, mais aussi demander à l’armée
de mieux défendre sa cause. Comme vous le dites, il y a un
manque de confiance, même de la part des personnes à votre
niveau, qui hésitent à dire : « Qu’ai-je à offrir au secteur privé? »
Pourtant, si vous apportiez votre CV à un chasseur de têtes, il
dirait : « Oh mon Dieu, où pouvons-nous vous mettre! »
Mr. Schmiegel: It is a bit of a Catch-22. Since I can put myself
in both sets of shoes, I can say that in the military — and even
senior leaders in our Department of Defense — they are focused
on the mission at hand, so it is very hard to start to talk to people
a year before they transition — or four months or six months —
because you want them to focus on the mission at hand.
M. Schmiegel : C’est en quelque sorte un cercle vicieux. Étant
donné que je peux me mettre à la place de chacun, je peux dire que
dans l’armée — et même les dirigeants cadres dans notre
département de la Défense —, on se concentre sur la mission à
accomplir, il est donc très difficile de discuter avec des gens un an —
ou quatre ou six mois — avant la période de transition parce que
vous voulez que les gens se concentrent sur la mission à accomplir.
Put yourself in a lieutenant-colonel’s shoes. This is someone who
is, say, a battalion commander in Afghanistan and has 1,000 men
under his stead. Is he supposed to talk to them about what they are
doing next if he wants them to focus on the mission and the lives of
the men and women serving under them?
Mettez-vous à la place d’un lieutenant-colonel. Il s’agit de
quelqu’un qui, admettons, est commandant de bataillon en
Afghanistan et qui a 1 000 hommes sous ses ordres. Est-il censé
leur parler de ce qu’ils vont faire ensuite s’il veut qu’ils se
concentrent sur la mission et sur la vie des hommes et des femmes
qui servent sous leur commandement?
I think that is a real issue. I think our Department of Defense is
trying to get their arms around this right now. We have a program
where we are trying to re-engineer the Transition Assistance
Program within the Department of Defense. The private sector
innovates a lot faster than the public sector, so some of the
initiatives I alluded to will give service members the tools they
need. As someone who has served and is running this national
program, I would be more than happy to hand those things off to
the Department of Defense.
Je crois que c’est un problème réel. Je crois que notre
département de la Défense essaie de bien cerner la question à
l’heure actuelle. Il existe un programme par l’entremise duquel on
essaie de revoir le Programme d’aide à la transition au sein du
département de la Défense. Le secteur privé innove beaucoup plus
rapidement que le secteur public, et donc certaines des initiatives
auxquelles j’ai fait allusion donneront aux membres en service les
outils dont ils ont besoin. En tant que personne qui a déjà servi et
qui est à la tête de ce programme national, je serais très heureux
de confier tout cela au département de la Défense.
7:12
Veterans Affairs
24-10-2012
Jim Jones, who was my mentor in the Marine Corps, told me
when I was a major and serving as his aid that everything we do in
our country is better if the public and private sectors coordinate.
We must coordinate within our own government — the
interagency issue — but once you collaborate from the publicprivate sector perspective, you will achieve much greater results.
Jim Jones, qui était mon mentor dans les Marines, m’a dit
quand j’étais major et que je servais à ses côtés que tout ce que
nous faisons dans notre pays est bien meilleur si les secteurs public
et privé coordonnent leurs activités. Nous devons coordonner les
choses au sein de notre propre gouvernement — le dossier
interagences —, mais une fois que vous arrivez à collaborer d’un
point de vue secteur public—secteur privé, vous pouvez obtenir de
bien meilleurs résultats.
I think some of the initiatives we are working on will help
service members tell their stories to employers; we are uniquely
positioned to do that. However, we are also working on an
initiative where we show them where the jobs are in America and
who is hiring by industry and sector, so they make informed
decisions before they leave. Right now, they are not equipped to
do that, so we are helping.
Je crois que certaines des initiatives sur lesquelles nous
travaillons aideront les membres en service à raconter leur vécu
aux employeurs; nous sommes dans une position unique en son
genre pour réaliser cela. Toutefois, nous travaillons également sur
une initiative qui nous permet de leur montrer où se trouvent les
emplois en Amérique et qui recrute, par industrie et par secteur,
de manière à ce qu’ils puissent prendre des décisions éclairées
avant de quitter le service. À l’heure actuelle, comme ils n’ont pas
ce qu’il faut pour le faire, nous leur prêtons main-forte.
Senator Wallin: You mean that in your current incarnation as
‘‘we.’’ The Chamber of Commerce is providing that information?
Le sénateur Wallin : Quand vous dites « nous », vous faites
référence à votre poste actuel. La Chambre de commerce est celle
qui fournit cette information?
Mr. Schmiegel: Yes, under the Hiring our Heroes banner.
M. Schmiegel : Oui, dans le cadre de l’initiative Hiring our
Heroes.
Senator Wallin: Yes. I have many more questions, but I will
come back.
Le sénateur Wallin : Oui. J’ai beaucoup d’autres questions,
mais je les poserai plus tard.
Senator Nolin: Good afternoon, Mr. Schmiegel. Some of us are
members of the NATO Parliamentary Assembly and we met your
former mentor, or probably still, in Brussels. If you see him, say
hello from the Canadian parliamentarians.
Le sénateur Nolin : Bonjour, monsieur Schmiegel. Certains
d’entre nous sommes membres de l’Assemblée parlementaire de
l’OTAN et nous avons rencontré votre ancien mentor, ou qui l’est
probablement encore, à Bruxelles. Si vous le voyez, veuillez le
saluer de la part des parlementaires canadiens.
Mr. Schmiegel: I will.
M. Schmiegel : Je n’y manquerai pas.
Senator Nolin: What is the average time it takes for a veteran to
find a job when he or she comes to your program?
Le sénateur Nolin : En moyenne, combien de temps faut-il à un
ancien combattant pour trouver un emploi lorsqu’il ou elle arrive
à votre programme?
Mr. Schmiegel: It varies. Right now, obviously our economy is
bad. We track data. This is a very important point, so I appreciate
the question.
M. Schmiegel : Cela dépend. À l’heure actuelle, évidemment
notre économie n’est pas bonne. Nous faisons le suivi des
données. Il s’agit là d’un point très important et j’apprécie donc
votre question.
The core competency of the program has been largely on hiring
fairs, but they are not the best method to help service members
and spouses find jobs. We see a hiring rate of about 10 to
12 per cent within a three-month period after they come to the
hiring fairs. People must understand that hiring fairs are a
networking event, so these young people are talking to potential
employers for the first time and they realize their shortfalls. The
fact that we normally stop measuring after a three-month period
does not mean that it did not help them in some way. The
transition for veterans is a 90-day period in itself. We are tracking.
Le programme s’est concentré, en grande partie, sur des salons
de l’emploi, mais il ne s’agit pas de la meilleure façon d’aider les
membres en service et leurs conjoints à trouver un emploi. Le taux
d’embauche se situe à environ 10 à 12 p. 100 pendant la période
de trois mois qui suit leur visite aux salons de l’emploi. Il faut
comprendre que ces salons offrent la possibilité de réseautage et
les jeunes gens ont l’occasion de parler à des employeurs
potentiels pour la première fois et qu’ils se rendent compte de
leurs lacunes. Le fait que nous arrêtions normalement de mesurer
les taux après une période de trois mois ne signifie pas pour autant
que la foire ne les a pas aidés d’une façon ou d’une autre. La
transition pour les anciens combattants est en soi une période qui
s’étend sur 90 jours. Nous faisons le suivi.
24-10-2012
Anciens combattants
7:13
There is another set of alarming figures, for younger veterans
especially. Normally it takes someone who is transitioning from
the military three jobs before they land in a place where they stay
for a long period of time, a career. Whatever is happening on the
assimilation side when they come back to the communities does
not seem to be working very well for younger veterans, and that is
where we are starting to track as well, whether the people who
have landed jobs have stayed in those jobs.
Il existe d’autres chiffres alarmants, plus particulièrement pour
les jeunes anciens combattants. Habituellement, une personne qui
vient de l’armée aura eu trois emplois avant de se fixer à un
endroit où elle restera pendant longtemps, le temps d’une carrière.
Tout ce qui se fait du côté de l’assimilation quand ils reviennent
dans les communautés ne semble pas fonctionner très bien pour
les plus jeunes anciens combattants et nous essayons également de
suivre la situation à cet égard, pour voir si les gens qui ont obtenu
un emploi l’ont conservé.
Senator Nolin: How does your program facilitate the transition
to civilian life of veterans suffering from disabilities and other
health problems?
Le sénateur Nolin : Comment votre programme facilite-t-il la
transition vers la vie civile des anciens combattants qui souffrent
de handicaps et d’autres problèmes de santé?
Mr. Schmiegel: We have very tailored programs for wounded
warriors, their spouses and caregivers, where we go to the
installations where they normally transition from and bring a
smaller set of employers to interact with them. They do mock
interviews, and it is a less intimidating environment. We find
those programs work better than the larger scale hiring fairs.
M. Schmiegel : Nous avons des programmes faits sur mesure
pour les soldats blessés, leurs conjoints et leurs aidants; nous nous
rendons aux installations où ils se trouvent normalement pendant
cette transition et nous invitons un petit groupe d’employeurs
pour les rencontrer. Nous faisons des entrevues simulées et
l’environnement est moins intimidant. Nous trouvons que ces
programmes fonctionnent mieux que les salons de l’emploi à plus
grande échelle.
On the other side of that coin, if you look at our forces right
now with the issue of post-traumatic stress and traumatic brain
injury, a large portion of the people who come through the doors
to our hiring fairs suffer from some form of disability, either
visible wounds or invisible wounds.
D’un autre côté, si vous regardez nos troupes à l’heure actuelle
en tenant compte du problème du stress post-traumatique et des
blessures traumatiques au cerveau, un grand pourcentage des gens
qui viennent au salon de l’emploi souffre d’un handicap
quelconque visible ou invisible.
Our program is about creating a movement across the country,
making this visible and doing it on such a large scale that
programs, processes and methods would start to take hold in
communities. It is not just about the hiring fair when you fold up
the tables, put away the chairs and you look at results from that;
it is public-private sector partnership in those communities.
Notre programme vise à créer un mouvement dans le pays,
pour rendre la chose visible et à une échelle si grande que les
programmes, les processus et les méthodes commenceront à
prendre racine dans les communautés. Il ne s’agit pas seulement
de salons d’emploi après lesquels vous pliez les tables, ranger les
chaises et faites le bilan des résultats. Il est question de créer un
partenariat entre le secteur public et le secteur privé dans ces
collectivités.
We have a lot of depth. We work with the Veterans’
Employment and Training Service within the Department of
Labour. We work with the Department of Veterans Affairs. We
are working with each of the services in the armed forces: the
Marine Corps, the Navy and the Army. We are working with the
employer support of the Guardian Reserve, the American Legion
and the VFW. We have created such depth at the national level
that when we go to the communities, there is an eight- to ten-week
process for the hiring fairs, but we bring the state and local leaders
together around an event, a hiring fair, to help veterans and
military spouses.
Nous intervenons de manière approfondie. Nous travaillons
avec le Veterans’ Employment and Training Service, au sein du
département du Travail. Nous travaillons avec le département des
Anciens combattants. Nous travaillons avec chacun des services
au sein des forces armées : le Corps des Marines, la Marine et
l’Armée. Nous travaillons avec Employer support of the
Guardian Reserve, la American Legion et le VFW. Nous
intervenons de manière si approfondie à l’échelle nationale que
lorsque nous nous rendons dans les collectivités, le processus
entourant les salons de l’emploi dure 8 à 10 semaines, mais pour
ce faire nous réunissons des responsables de l’État et les dirigeants
locaux autour d’un événement, soit un salon de l’emploi, pour
aider les anciens combattants et les conjoints de militaires.
The most gratifying thing to see as the head of that program is
when those leaders start doing so on their own, without us. They
begin asking the question, ‘‘Okay, we did a hiring fair; what more
can we do?’’ That is how you create a movement.
En tant que dirigeant de ce programme, la chose la plus
gratifiante à voir, c’est lorsque ces dirigeants commencent à agir
de leur propre chef, sans nous. Ils commencent en se posant la
question suivante : « Très bien, nous avons organisé un salon de
l’emploi; que pouvons-nous faire de plus? » C’est comme cela
qu’on crée un mouvement.
7:14
Veterans Affairs
24-10-2012
We have been in 300 communities. If one third of them adopts
a new program, if they meet twice a month to talk about what
they can do to better assimilate veterans and military families into
communities, not just on jobs but on health and wellness, on some
of the challenges they are facing with post-traumatic stress and
TBI, on financial planning and all things that young veterans and
their families face when they leave the military, then this program
will have been successful. It is not just about the hiring fairs.
Nous sommes allés dans 300 collectivités. Si un tiers d’entre
elles adoptait un nouveau programme, si elles organisaient des
réunions deux fois par mois pour parler de ce qu’elles peuvent
faire de plus pour assimiler les anciens combattants et les familles
de militaires en leur sein, si elles se réunissaient non seulement
pour discuter d’emploi, mais aussi de questions de santé et de
bien-être, pour relever certains des défis auxquels les anciens
combattants font face, comme le stress post-traumatique et les
blessures traumatiques au cerveau, pour parler de la planification
financière et de tout ce que les jeunes anciens combattants et leurs
familles doivent faire au moment de quitter l’armée, à ce
momentlà le programme aura été une réussite. Cela dépasse la
simple tenue de salons de l’emploi.
On the Wounded Warrior Project specifically, the bottom line
is that I think we are reaching a greater population by doing what
we are doing on scale, but we have tailored programs for them,
which I am happy to share information on.
En ce qui concerne le projet Wounded Warrior plus
précisément, je crois que nous rejoignons une plus large
population en menant nos activités à grande échelle, mais nous
avons des programmes sur mesure pour eux, et je me ferais un
plaisir de partager de l’information à ce sujet.
Senator Nolin: Yes. Can we have access to any documentation
you may have available? You can probably send that to our
research team.
Le sénateur Nolin : Oui. Pourrions-nous avoir accès à des
documents si vous en avez? Vous pouvez probablement envoyer
cela à notre équipe de chercheurs.
Mr. Schmiegel: I will.
M. Schmiegel : Je n’y manquerai pas.
Senator Nolin: We would definitely be interested to know
about the mechanics of it.
Le sénateur Nolin : Nous aimerions vraiment savoir comment
cela fonctionne.
Mr. Schmiegel: In the U.S. — I am not sure if it is the same for
Canada — there are so many organizations that support wounded
warriors that we feel they have the adequate support they need,
and we did not want to get involved in a way where we would be
duplicative. I said in my remarks that I think there are a lot of
programs that are duplicative. Our greatest resource is our
grassroots infrastructure and trying to create this movement.
M. Schmiegel : Aux États-Unis — je ne sais pas si c’est la
même chose au Canada —, il existe tellement d’organisations qui
viennent en aide aux soldats blessés que nous estimons qu’ils
reçoivent le soutien adéquat dont ils ont besoin et nous n’avons
donc pas voulu intervenir de manière à ce qu’il y ait des
chevauchements. J’ai dit dans mon exposé que je croyais qu’il y
avait beaucoup de programmes qui faisaient double emploi.
Notre plus grande ressource est notre infrastructure populaire et
le fait que nous essayons de créer ce mouvement.
We are starting a pilot program where in locations like Walter
Reed and Bethesda military hospitals around the D.C. area, we
connect with a dozen or so wounded warriors who leave every
month and try to connect them with the local chamber of
commerce or a business we have developed a relationship with
that has a job or career opportunity in the community they are
going back to. That is a key point. Eighty per cent of military
families do not settle around their base; they go back to their
hometowns or their spouse’s hometowns.
Nous démarrons un programme pilote où, dans des endroits
comme Walter Reed et Bethesda, dans les hôpitaux militaires
autour de la région de D.C., nous rejoignons environ une dizaine
de soldats blessés qui quittent l’hôpital tous les mois et nous
essayons de les mettre en communication avec la chambre de
commerce locale ou une entreprise avec laquelle nous avons tissé
des liens et qui aurait un emploi ou une carrière à leur proposer
dans la collectivité où ils retournent. Il s’agit là d’un élément clé.
Quatre-vingts pour cent des familles de militaires ne s’installent
pas autour de leur base; ils retournent dans leurs villes natales ou
dans la ville natale de leur conjoint.
Senator Nolin: On the last point, I am quite interested in the
spousal program that you have just created. We have the same
problem, but the skills of the spouses are not to the degree of the
husband. It must be challenging to address such a situation.
Le sénateur Nolin : À ce sujet, je suis très intéressé par le
programme pour les conjoints que vous venez juste de créer. Nous
avons le même problème, mais les compétences des conjoints ne
sont pas au même niveau que celles des militaires. Il doit être
difficile de résoudre ce genre de problème.
24-10-2012
Anciens combattants
Mr. Schmiegel: That has actually evolved. When I first started
the program in March of 2011, we fell into the common trap. As a
veteran myself, shame on me, but we would say ‘‘veterans,’’ and
then we would just add ‘‘and military spouses.’’ We kind of
lumped them together.
Senator Nolin: It is two different situations.
7:15
M. Schmiegel : Les choses ont en fait évolué. Lorsque j’ai
commencé le programme, en mars 2011, nous avons commis la
faute courante. En tant qu’ancien combattant, je devrais en avoir
honte, mais nous disions « ancien combattant » et ensuite nous
ajoutions tout simplement « et conjoint de militaire ». Nous les
avons en quelque sorte mis dans la même catégorie.
Le sénateur Nolin : Il s’agit de deux situations différentes.
Mr. Schmiegel: They are completely different. What we did was
simple; we found the best human talent and hired her, someone who
walks in their shoes every day. I can get up and talk publicly about
the importance of hiring military spouses, their strength, their
resilience, the fact they volunteer at three times the rate of their
peers, the fact that they have led organizations and do not indicate
so on their resumés, but instead of doing that, I hired an army
spouse. Her name is Laura Dempsey. She is Co-founder and Chair
of Blue Star Families, which is one of our country’s largest nonprofit organizations for military families. She passed the bar four
times in three states and the District of Columbia because she has
moved with her husband nine times over 15 years. Her husband is
deployed to Afghanistan for a third time.
M. Schmiegel : Elles sont complètement différentes. Ce que nous
avons fait est simple; nous avons trouvé la personne la plus
compétente et l’avons embauchée, quelqu’un qui vit leur expérience
chaque jour. Je peux prendre la parole en public et parler de
l’importance d’embaucher les conjoints de militaires, de leurs forces,
de leur résilience, du fait qu’ils font du bénévolat trois fois plus que
leurs pairs, du fait qu’ils ont été à la tête d’organisations mais ne
l’ont pas indiqué sur leur CV, mais au lieu de faire cela, j’ai
embauché la conjointe d’un soldat. Elle s’appelle Laura Dempsey.
Elle est la cofondatrice et présidente de Blue Star Families, l’un des
plus gros organismes sans but lucratif de notre pays et qui œuvre
pour les familles de militaires. Elle a passé l’examen du Barreau
quatre fois dans trois États et dans le district de Columbia, car elle a
déménagé avec son mari à neuf reprises en 15 ans. Son mari est
déployé en Afghanistan pour la troisième fois.
When she talks about these issues with authority, this woman is
so incredible in what she has done in the space of years, so she is a
testimony of what spouses can do. She was working for two months
and formed a military spouse business alliance, bringing nine of the
biggest non-profit organizations in America for military families
around the table to work collaboratively. Oftentimes you do not see
that because each organization has their own interests and in a lot
of cases compete with each other. However, she brought them
together to do what we are doing, and she planned 20 hiring fairs on
military installations, her and just one other co-worker, Noreen
O’Neil, who is also an army spouse.
Lorsqu’elle parle de tous ces enjeux avec autorité, cette femme est
si impressionnante en raison du travail qu’elle a fait en l’espace de
quelques années, qu’elle offre un exemple de ce que les conjoints
peuvent accomplir. Elle travaillait depuis deux mois lorsqu’elle a
mis sur pied une alliance de gens d’affaires pour les conjoints de
militaires, alliance qui réunit en collaboration neuf des plus grands
organismes sans but lucratif de l’Amérique visant les familles de
militaires qui travaillent ensemble. On ne voit pas cela souvent, car
chaque organisme a ses propres intérêts et, dans bien des cas, ils se
font concurrence. Toutefois, elle les a réunis pour faire la même
chose que nous et elle a organisé 20 salons de l’emploi dans les
installations militaires, à elle seule avec une autre collègue, Noreen
O’Neil, qui est également une conjointe de militaire.
Then she created an e-mentor platform where spouses can
connect. They can socially network, but not this heavy
relationship with someone who has made it in the business
community. It is a touch point. They do not have time to go out
for lunch or dinner because they are running single-family
households. The site encourages business leaders to join to be
mentors, especially women executives in business, because it is not
a large ask of them. We are just asking them to connect, and if a
face-to-face relationship evolves, then we do so.
Ensuite, elle a créé une plateforme électronique de mentorat où
les conjoints et conjointes peuvent se connecter. Ces gens-là peuvent
certes socialiser au sein d’un réseau, mais ce n’est pas une relation
très poussée avec quelqu’un qui a réussi en affaire. Il s’agit là d’un
point de contact. Ces gens n’ont pas le temps de sortir pour le
déjeuner ou le dîner, car ils sont seuls à s’occuper de leur maison. Le
site encourage les dirigeants d’affaires à s’inscrire pour devenir des
mentors, surtout les femmes d’affaires, car cela n’exige pas
beaucoup d’elles. On leur demande seulement de se connecter et si
cela évolue à une relation en face à face, là nous intervenons.
That was the best thing I have ever done, and my wife would
have killed me if I did not do it, anyway. It is a great incentive.
Il s’agit de la meilleure chose que je n’ai jamais faite et ma
femme m’aurait sûrement tué si je ne l’avais pas faite, de toute
façon. Il s’agit d’un magnifique incitatif.
Senator Day: Colonel Schmiegel, my apologies for being a wee
bit late; I had a caucus meeting that ran over time. I have read
your material beforehand and I got here for most of your
Le sénateur Day : Colonel Schmiegel, mes excuses pour mon
petit retard; j’avais une réunion de caucus qui s’est prolongée. J’ai
lu vos documents à l’avance et j’ai assisté à la majeure partie de
7:16
Veterans Affairs
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presentation. Actually, my questions are along the lines of my
colleagues, so I hope you will forgive me if I repeat something and
maybe ask a question from a little bit of a different angle.
votre exposé. En réalité, mes questions recoupent un peu celles de
mes collègues et je vais donc vous demander d’être indulgent avec
moi si je répète quelque chose et vous pose une question sous un
angle un peu différent.
The first area that I wanted to ask about is one you were just
talking about, and that is active duty military spouses. Does that
fit under your program of Hiring our Heroes? Are you calling,
and you should be, the spouses, 90 per cent women, the heroes as
well, or is this under a different program?
Le premier sujet que j’aimerais aborder est celui que vous venez
juste de mentionner, à savoir les conjoints de militaires en service
actif. Cela relève-t-il de votre programme Hiring our Heroes?
Êtes-vous en train d’appeler ces conjoints, dont 90 p. 100 sont des
femmes, des héros également — et ce, à juste titre —, ou cela
relève-t-il d’un programme différent?
Mr. Schmiegel: Absolutely, it comes under the umbrella of
Hiring our Heroes. Listen, I served for 20 years. What my wife did
raising three boys was a lot harder than what I did. They are
heroes in my mind.
M. Schmiegel : Absolument, cela relève du programme Hiring
our Heroes. Vous voyez, j’ai servi pendant 20 ans. Ma femme a
élevé trois garçons, ce qui est beaucoup plus difficile que ce que
j’ai fait. Les conjoints sont des héros à mon avis.
Senator Day: In ours as well.
Le sénateur Day : À notre avis aussi.
Mr. Schmiegel: Laura Dempsey and Noreen O’Neil who work
for me are heroes, and the hundreds of thousands of military
spouses who serve alongside their husbands — 93 per cent of
them are wives, are doing incredible things for our country. When
I say it, I really do believe it is a national security issue. I would
not say it if I did not believe it. The sacrifices they make for our
country are not understood by our public. Let us be completely
honest and frank. People do not understand what it is like to be
away from your husband or wife for a year and raise a family on
your own. With all the stressors they have, the sacrifices they
make are incredible, but this is not charity. We say this about
veterans and military spouses. If you are an employer and you
hire a military spouse, you are getting a good deal. If you are an
employer and you do not figure out systems to allow them to
progress in your company, you are crazy.
M. Schmiegel : Laura Dempsey et Noreen O’Neil qui
travaillent pour moi sont des héroïnes comme le sont des
centaines de milliers de conjoints de militaires qui servent aux
côtés de leurs maris — 93 p. 100 d’entre eux sont des femmes qui
font des choses incroyables pour notre pays. Je suis réellement
convaincu qu’il s’agit d’un enjeu de sécurité nationale. Je ne le
dirais pas si je n’en étais pas convaincu. Les gens ne comprennent
pas les sacrifices qu’ils font pour notre pays. Soyons
complètement honnêtes et francs. Les gens ne comprennent pas
ce que cela signifie d’être loin de son mari ou de sa femme pendant
un an et d’élever une famille seul. Avec tous les facteurs de stress
auxquels ils font face, les sacrifices qu’ils font sont incroyables, et
ce n’est pas de la charité. Nous disons cela à propos des anciens
combattants et des conjoints de militaires. Si vous êtes un
employeur et que vous embauchez un conjoint de militaire, vous
faites une bonne affaire. Si vous êtes un employeur et que vous ne
mettez pas en place des systèmes pour leur permettre de
progresser dans votre compagnie, vous êtes fou.
Some of the biggest employers of the world, Walmart, for
example, hire military spouses and have come on board with a
program that we are working on with the Department of Defense
called the Military Spouse Employer Partnership. How much
sense does it make for a marine spouse who works at a Walmart
in Camp Pendleton, California, at whatever level, and is going to
Camp Lejeune, North Carolina, or Quantico, Virginia, to have to
start the process over? It is not good for the spouse and it is
certainly not good for Walmart.
Certains des plus gros employeurs au monde, Walmart par
exemple, embauchent les conjoints de militaires et se sont joints à
nous dans le cadre d’un programme sur lequel nous travaillons
avec le département de la Défense et qui s’appelle Military Spouse
Employer Partnership. Est-ce logique que la conjointe d’un
marine qui travaille chez Walmart à Camp Pendleton, en
Californie, à quelque niveau que ce soit, et qui s’en va à Camp
Lejeune, en Caroline du Nord, ou à Quantico, en Virginie, doive
recommencer tout le processus? Cela n’est pas bon pour la
conjointe et cela n’est certainement pas bon pour Walmart.
Our spouses are one of the most educated populations in the
country because a lot of them go back to school because they
cannot find work easily. Not only does one in four face
unemployment, but there are figures that support 80 per cent
are underemployed. That is inexcusable but it is certainly not
charity. This is a great opportunity for employers.
Les conjoints forment un des groupes les plus instruits de notre
pays puisqu’un grand nombre d’entre eux retournent à l’école, car
ils ne peuvent pas trouver facilement un emploi. Non seulement
un sur quatre fait face au chômage, mais certains chiffres
indiquent que 80 p. 100 d’entre eux sont sous-employés. Cela
est inexcusable, mais il est certain que ce n’est pas de la charité. Il
s’agit d’une excellente occasion pour les employeurs.
With all the part-time work and the transient nature and the
fact can you work from home a lot easier than you could before,
there is a lot of lost opportunity out there, and the best person I
Compte tenu de tous les postes à temps partiel et des postes
itinérants et du fait qu’on peut travailler à domicile beaucoup plus
facilement qu’auparavant, il y a bien des occasions manquées et la
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Anciens combattants
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could hire is Laura Dempsey. She is really knocking it out of the
park, so we are hoping we gain more and more traction on the
issues facing military spouses, but they are heroes.
meilleure personne que je pouvais embaucher est Laura Dempsey.
Elle fait vraiment un travail hors pair et nous espérons gagner de
plus en plus de terrain dans le dossier des conjoints de militaires,
mais effectivement ce sont des héros.
Senator Day: I agree with you wholeheartedly. Your statistic of
25 per cent unemployment for military spouses, these are military
spouses who are looking for work, presumably. Many others have
given up looking for work because they have three sons to take
care of and they have their hands full working at home.
Le sénateur Day : Je suis tout à fait d’accord avec vous. La
statistique de 25 p. 100 de chômage pour les conjoints de
militaires que vous avez donnée, il s’agit de conjoints de
militaires qui cherchent un emploi, j’imagine. Nombreux sont
les autres qui ont abandonné et arrêté de chercher un emploi, car
ils ont trois fils dont ils doivent s’occuper et ils ont les mains
pleines avec leur travail à la maison.
Mr. Schmiegel: Yes, it is not a pretty picture for spouses.
Programs like this deserve equal emphasis. When we deal with the
media, and our program is very visible in the media, and when we
deal in public forums like this, the focus is generally on veterans.
That is why I felt so passionately about not being like all the other
organizations and entities out there that say ‘‘veterans and
military spouses’’ and it is an add-on. They need a stand-alone
program because the focus needs to be different. We must do
something about it now.
M. Schmiegel : Oui, la situation des conjoints n’est pas très
reluisante. Des programmes comme celuici méritent la même
attention. Lorsque nous traitons avec les médias — et notre
programme est d’ailleurs très visible dans les médias — et lorsque
nous intervenons dans des tribunes publiques comme celle-ci,
l’accent est généralement mis sur les anciens combattants. C’est
pour cela que j’ai tant voulu me démarquer de toutes les autres
organisations et entités qui emploient l’expression « anciens
combattants et conjoints de militaires », car il s’agit là d’un ajout.
Les conjoints ont besoin d’un programme à part, car leurs besoins
sont différents. Nous devons faire quelque chose dès maintenant.
Right now we are experiencing a drawdown. Over the next five
years the military will draw down. Recruiting and retention will
not be as big an issue, but if we do not start addressing some of
the challenges that spouses are having with employment, it will be
a retention issue.
À l’heure actuelle, nous connaissons une diminution des effectifs.
Au cours des cinq prochaines années, l’armée va réduire ses effectifs.
Le recrutement et le maintien en poste ne poseront plus autant de
problèmes, mais si nous ne commençons pas à résoudre certains des
problèmes que vivent les conjoints en matière d’emploi, nous aurons
de la difficulté à maintenir nos gens en poste.
I served 20 years and 5 days; you retire at the 20-year mark. It
took everything I could to get those extra 5 days out of my wife.
We executed six moves over a 15-year period and that is not close
to some of my peers. My wife is English. I brought her over to this
country from the United Kingdom, and then I would go to places
for long periods of time.
J’ai servi pendant 20 ans et cinq jours; on prend sa retraite une
fois qu’on a atteint le seuil des 20 ans. J’ai dû faire des pieds et des
mains pour que ma femme accepte ces cinq journées
supplémentaires. Nous avons effectué six déménagements sur
une période de 15 ans et c’est loin de ce qu’ont fait certains de mes
pairs. Ma femme est anglaise. Je l’ai amenée dans ce pays depuis
le Royaume-Uni et ensuite je partais pendant de longues périodes.
To go back to the original point, they are heroes, and arguably, if
you see what they are doing, more so than those who are serving.
Pour revenir au point de départ, ce sont des héros et,
incontestablement, si vous regardez ce qu’ils font, ils le sont
encore plus que ceux qui servent.
Senator Day: However, you do point out that they have different
challenges and it is a different type of employee that the employer
may be hiring. In your job fairs, do you handle both of these types
of potential employees together, or do you have separate strains in
different job fairs?
Le sénateur Day : Toutefois, vous soulignez le fait qu’ils sont
confrontés à des défis différents et qu’il s’agit d’un type d’employé
différent que les employeurs peuvent embaucher. Lors de vos
salons de l’emploi, traitez-vous ces deux types d’employés
potentiels de la même façon ou vous en occupez-vous de
manière séparée, dans des salons de l’emploi différents?
Mr. Schmiegel: There is overlap with many of the employers.
Walmart is interested in hiring veterans and military spouses. A
bank like Capital One Bank with teller positions all over the
country would be interested in hiring veterans and military spouses.
CDS, a retail pharmacy type store, has 7,000 locations, so they
M. Schmiegel : Il y a un chevauchement pour un grand nombre
d’employeurs. Walmart est intéressé à embaucher des anciens
combattants et des conjoints de militaires. Une banque comme
Capital One Bank qui a des postes au guichet dans tout le pays
serait intéressé à embaucher des anciens combattants et des
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Veterans Affairs
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would come to the veterans hiring fairs. That was not the issue. It
was not an issue of demand, because we could bring the demand
from both at the hiring fairs we are doing across the landscape.
conjoints de militaires. CDS, un magasin de type pharmacie de
détail, possède 7 000 emplacements et des représentants de cette
compagnie venaient aux salons de l’emploi qui embauchent des
anciens combattants. Mais tel n’est pas le problème. Le problème
n’est pas la demande, car on peut apporter les besoins des deux
aux salons d’embauche que nous organisons partout au pays.
The issue was did the spouses come, or did they feel like it was
just ‘‘and military spouses.’’ What we did with the program, with
Laura Dempsey’s help, is we brought the fairs to 20 military
installations, Fort Hood, Camp Lejeune, and across the country,
all the services, and showed the spouses that this is just for them.
The main issues are the transient nature of the population because
they are moving from place to place, and the career portability.
Le problème était de savoir si les conjoints venaient ou s’ils
avaient l’impression que c’était seulement un ajout, « et les
conjoints de militaires ». Ce que nous avons fait avec le
programme, avec l’aide de Laura Dempsey, c’est que nous avons
organisé les salons dans 20 installations militaires, Fort Hood,
Camp Lejeune et ailleurs, avec tous les services et nous avons
montré aux conjoints que cela était juste pour eux. Les principaux
enjeux sont la nature passagère de cette population, car elle
déménage d’un endroit à l’autre, et la transférabilité de leur carrière.
I think it is fine to say that you will give a spouse a job, but we
are talking about a lot of people who have bachelor’s degrees,
master’s degrees, PhDs that are taking much less. The
underemployment issue is just as big.
Je crois qu’il est bien beau de dire que vous allez donner un
emploi à un conjoint, mais il y a là un grand nombre de personnes
qui détiennent des diplômes de baccalauréat, des maîtrises, des
doctorats et qui acceptent en deçà de leurs compétences. La
question du sous-emploi est tout aussi importante.
They need something to address the transient nature, something
to address the flexibility of the family lives that they are leading or
flexibility to meet the family lives they are leading, and career
portability to help them progress inside companies that are massive
organizations. If they work in a Walmart, it does not mean that
they have to do the same thing. They can progress in the company
because there are so many different opportunities in a company like
that. You need to get your national employers involved, and they
need to focus on the transient nature of that population, as well as
helping them achieve their career aspirations.
Ils ont besoin de quelque chose qui réponde à la nature passagère
de leur situation, de quelque chose qui réponde à leurs besoins de
souplesse pour leur vie familiale, et ils ont besoin d’une carrière
transférable pour les aider à progresser au sein d’entreprises qui sont
de grandes organisations. S’ils travaillent dans un Walmart, cela ne
signifie pas qu’ils doivent faire la même chose. Ils peuvent gravir les
échelons au sein de la compagnie, car il y a un grand nombre de
débouchés dans des compagnies comme celles-là. Il faut inciter les
employeurs à participer, et au programme à tenir compte du fait
que ces gens déménagent souvent et qu’il faut les aider à réaliser
leurs aspirations professionnelles.
The Deputy Chair: You have mentioned Walmart a few times
and GE. When a veteran moves, let us say it is a male, and the
woman is working at a Walmart, does Walmart or GE or any of
these companies make any effort to transfer the spouse as well?
Le vice-président : Vous avez mentionné Walmart à plusieurs
reprises et GE. Lorsqu’un ancien combattant déménage,
admettons que ce soit un homme, et que la femme travaille chez
Walmart, est-ce que Walmart ou GE ou toute autre compagnie
fait des efforts pour transférer sa conjointe également?
Mr. Schmiegel: More and more companies are doing that. We
have a program within the Department of Defense called the
Military Spouse Employer Partnership. It was tested in the army for
a number of years, and they now have close to 130 large companies,
large organizations that support this program; Walmart is one of
them. It takes a commitment from the company. Again, I am not
the expert here, but they have to be large enough to support that
progression, they have to have depth in the company and a number
of different opportunities, and they have to be located across the
map. They cannot just be in one location.
M. Schmiegel : De plus en plus de compagnies le font. Nous
avons un programme au sein du département de la Défense qui
s’appelle le Military Spouse Employer Partnership. Il a été mis à
l’essai au sein de l’armée pendant plusieurs années et ils ont
désormais près de 130 grandes compagnies, grandes organisations
qui soutiennent ce programme; et Walmart est l’une d’entre elles.
Cela nécessite un engagement de la part de la compagnie. Encore
une fois, je ne suis pas un expert dans ce domaine, mais il faut
qu’elles soient suffisamment grandes pour appuyer cette
progression et un certain nombre de différents débouchés et il
faut aussi qu’elles soient situées un peu partout au pays. Elles ne
peuvent pas seulement être situées dans un seul endroit.
It is not just big companies. There are hospital networks, too.
Many spouses are nurses, and they can benefit from a hospital
network that commits to this type of program. There cannot be
anything more frustrating for a spouse than doing all the training
to become a nurse and be really good at it and then have to start
Il n’y a pas seulement les grandes entreprises. Il y a aussi les
réseaux hospitaliers. Un grand nombre de conjoints sont des
infirmiers ou des infirmières qui peuvent bénéficier d’un réseau
hospitalier qui s’engage à mettre en œuvre ce type de programme. Il
n’y a rien de plus frustrant pour un conjoint que de suivre toute la
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Anciens combattants
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over every time they go to a different community with their
spouse. There can be nothing more frustrating than that,
especially in the United States where we are struggling a bit,
because it becomes even harder for them.
formation pour devenir infirmier ou infirmière, d’exceller dans le
domaine, et d’avoir à tout recommencer à chaque fois qu’ils suivent
leur conjoint dans une autre collectivité. Il n’y a rien de plus
frustrant que cela, plus particulièrement aux États-Unis où
l’économie a fléchi, car cela devient de plus en plus difficile pour eux.
Senator Nolin: I am interested to know if there is any fiscal
incentive in place, or is there any need for that to attract the
companies? No, there is none?
Le sénateur Nolin : J’aimerais savoir s’il existe un incitatif fiscal
ou si cela serait nécessaire pour attirer les entreprises? Il n’y en a
aucun?
Mr. Schmiegel: I think for the most part our incentive systems
focus on veterans. The tax credits that were recently implemented
in the VOW To Hire Heroes Act, which is the United States’
attempt to help or incentivize businesses to hire veterans,
specifically those who are out of employment.
M. Schmiegel : Je pense que, pour la plupart, nos systèmes
d’incitatifs ciblent les anciens combattants. Les crédits d’impôt
que nous avons récemment mis en œuvre dans le cadre de
l’initiative VOW To Hire Heroes Act, une initiative des ÉtatsUnis destinée à aider ou à motiver les entreprises à recruter des
anciens combattants, surtout ceux qui sont au chômage.
Senator Nolin: What about for spouses?
Le sénateur Nolin : Qu’en est-il des conjoints?
Mr. Schmiegel: Not so much.
M. Schmiegel : Cela ne s’adresse pas vraiment à eux.
President Obama recently announced a program, and Michelle
Obama and Dr. Biden talked about a program that will focus on
certification and licensing for spouses to take some of the skills
they have and get the accreditation they deserve. However, in
terms of tax credits or financial incentives, that has not happened.
Le président Obama a récemment annoncé un programme, et
Michelle Obama et M. Biden ont parlé d’un programme qui
ciblerait l’accréditation et la délivrance de permis aux conjoints
afin de faire reconnaître les compétences qu’ils ont et leur
permettre d’obtenir la reconnaissance professionnelle qu’ils
méritent. Cependant, pour ce qui est des crédits d’impôt ou
d’incitatifs financiers, rien n’a été fait.
Senator Day: I have two or three fairly short questions. You
will let me know if these short questions get longer answers than
we were anticipating.
Le sénateur Day : J’ai deux ou trois questions relativement
brèves. Vous me direz si ces questions exigent des réponses plus
longues que prévu.
To finish this last line of discussion, we have been focusing on
veterans. Your comments are helpful with respect to active service
spouses and whether there is a synergy there, and maybe we could
be thinking a little broader than we have been. Thank you very
much for your comments in that regard.
Pour conclure ce dernier aspect de la discussion, nous ciblons
les anciens combattants. Vos observations sont utiles pour ce qui
est des conjoints en service actif et pour ce qui est de savoir s’il
existe une synergie, et peut-être que nous devrions élargir
davantage notre pensée. Merci beaucoup de vos observations
dans ce domaine.
Mr. Schmiegel: Two other things: First, 40 per cent of military
spouses are women veterans. You may want to do a deeper dive
on how many military spouses are veterans. If you think about
the population we are talking about, they meet their life’s mate
while they are serving at a young age, and they stop their own
service to become military spouses. You should look at that
because you are dealing with two populations.
M. Schmiegel : Deux autres éléments : tout d’abord, 40 p. 100
des conjoints de militaires sont des anciennes combattantes.
Peut-être que vous aimeriez en savoir davantage sur le nombre de
conjoints de militaires qui sont des anciens combattants. Si vous
pensez à la population dont nous parlons, ces gens rencontrent leur
partenaire de vie en service, à un jeune âge, et cessent d’être en
service pour devenir à leur tour des conjoints de militaires. C’est
quelque chose qu’il faut examiner, car on a deux populations.
Second, in the same spirit of why I hired Laura Dempsey, we
would be willing for her to testify before the committee or to
answer any questions that you have separately, if that is helpful to
you, and she would do a much better job.
Deuxièmement, dans le même esprit que celui dans lequel j’ai
embauché Laura Dempsey, nous accepterions qu’elle témoigne
devant le comité ou qu’elle réponde séparément aux questions que
vous pourriez avoir, si cela pourrait vous aider, et elle serait
beaucoup mieux placée.
Senator Day: In your comments under the unemployment
picture for veterans you indicate that unemployment for members
of the National Guard and reserves sits at 14 per cent. Are you
talking about retired National Guard? National Guard is a fulltime service position.
Le sénateur Day : Dans vos observations concernant le
chômage chez les anciens combattants, vous indiquez que le
taux de chômage des membres de la Garde nationale et des
réservistes est de 14 p. 100. Est-ce qu’il s’agit des membres à la
retraite de la Garde nationale? Un emploi à la Garde nationale est
un emploi à temps plein.
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Veterans Affairs
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Mr. Schmiegel: Yes.
M. Schmiegel : Oui.
Senator Day: You are talking about veterans?
Le sénateur Day : Vous parlez d’anciens combattants?
Mr. Schmiegel: No, I am talking about those serving in the
National Guard or in the reserves that have recently come back
and demobilized. They serve in a reserve in guard status, so they
are not always in an active status where they are fully deployed.
These are folks who are actually serving in our National Guard
and in our reserves. They go to drill a certain number of times a
year, normally a weekend a month, and they are like a ready force
for America.
M. Schmiegel : Non, je parle de ceux qui sont dans la Garde
nationale ou des réservistes qui sont revenus récemment et qui ont
été démobilisés. Ils ont le statut de réservistes et ne sont donc pas
en service actif là où ils sont entièrement déployés. Il s’agit en fait
de membres de la Garde nationale et de réservistes. Ils participent
aux exercices d’entraînement un certain nombre de fois par an,
normalement à raison d’une fin de semaine par mois, et
constituent une force disponible pour les États-Unis.
Senator Day: They are like those in our militia or our reservists,
who are called up for regular full-time service for a short period of
time; maybe they go to Afghanistan.
Le sénateur Day : Ils sont un peu comme les membres de notre
milice ou nos réservistes, qui sont appelés à temps plein pendant
de courtes périodes; peut-être qu’ils vont en Afghanistan.
Mr. Schmiegel: Normally someone leaving active duty
considers whether or not they will stay in the reserve force.
There are folks in the National Guard who serve in active duty on
the reserves. There are folks who serve in the National Guard who
go directly into the National Guard and serve in that capacity.
The strain on the guard and reserve force is not particularly great
for America over the past 11 years.
M. Schmiegel : Normalement, quelqu’un qui sort du service
actif envisage de rester ou non dans la Force de réserve. Il y a des
gens de la Garde nationale qui sont en service actif au sein de la
réserve. Il y a des gens de la Garde nationale qui vont directement
à la Garde nationale et qui y font leur service à ce titre. La
pression qui s’est exercée sur la garde et la réserve ces 11 dernières
années n’a pas été particulièrement heureuse.
We realize in our program that we have laws to protect guard
and reservists, too. It is a law called USARA. If you are an
employer and someone deploys — that is, they are in the guard
and reserve and they are called up to serve in Afghanistan — the
employer is required by law to have that job for them when they
come back. What people are not thinking of is what happens on
the front end. If you are an HR manager in a big company and
you have a percentage of guard and reservists, are you willing to
go the extra mile and take on additional people, even if they are
qualified? You cannot predict human behaviour, but you know
there comes a certain stress point for employers if they take on too
many. In a harsh economy, if you take on guard and reservists
and they get a job when they come back, what are you doing with
the person you employed? Sometimes you cannot accommodate
both. There are challenges with that.
Nous sommes conscients que dans nos programmes, il existe des
lois afin de protéger la garde et les réservistes. Il s’agit d’une loi
intitulée USARA. Si vous êtes un employeur et que quelqu’un doit
être déployé — c’estàdire, que cette personne est membre de la
garde ou réserviste et qu’elle est appelée à servir en Afghanistan —,
l’employeur doit, selon la loi, garder cet emploi disponible à son
retour. Ce à quoi les gens ne pensent pas, c’est à ce qui se passe en
première ligne. Si vous êtes un gestionnaire de ressources humaines
dans une grande entreprise et que vous avez chez vous une certaine
proportion de membres de la garde et de réservistes, avez-vous envie
de faire un effort supplémentaire et de recruter davantage de gens,
même s’ils sont qualifiés? On ne peut prévoir les comportements
humains, mais on sait que l’on atteint un certain degré de stress
lorsqu’un employeur en recrute trop. En des temps économiques
difficiles, si vous embauchez des membres de la garde et des
réservistes et qu’ils retrouvent leur emploi à leur retour, qu’advientil de la personne qu’on a employée? Parfois, on ne peut satisfaire les
deux. Il y a des défis qui y sont associés.
The other thing I have not talked about in the program is that
small business is critical in our ability to reduce those numbers. In
America we will not do this with big business alone. In a lot of
local communities that we have gone to, small businesses have
been the source of hires. This will not be done by big business
because during a recession big companies learn to do more with
less. We will be lucky to keep, for the most part, steady state
hiring for veterans in some of those companies. We may be able,
in the margins, to increase them somewhere, but I think the real
answer for us — because the numbers are so large — is with
small- and medium-sized businesses. Oftentimes they have not
considered hiring a veteran. If they hire one and see the value,
then they are likely to hire two. There are 27 million small
businesses in America. It makes much more sense that you can
solve the problem with 27 million by Fortune 500. We need the
Un autre point dont j’ai omis de parler dans le programme est
que les petites entreprises jouent un rôle essentiel pour ce qui est de
notre capacité à réduire ces chiffres. Aux États-Unis, on n’y
parviendra pas uniquement avec de grandes entreprises. Dans un
grand nombre de collectivités locales où nous sommes allés, les
petites entreprises sont la source d’emploi. Ce n’est pas le cas des
grandes entreprises, car pendant une récession, celles-ci apprennent
à faire plus avec moins de moyens. Ce serait une chance de pouvoir
garder un nombre stable d’emplois subventionnés par l’État pour
les anciens combattants dans certaines de ces compagnies. Il se peut
que nous soyons en mesure d’augmenter ce nombre d’emplois à
certains endroits, mais je pense qu’il faut chercher la vraie
solution — étant donné que les chiffres sont si élevés — auprès
des petites et moyennes entreprises. Souvent, ces entreprises ne
pensent pas à embaucher d’anciens combattants. Si elles le font et
24-10-2012
Anciens combattants
7:21
Fortune 500 to do that. My strategy was simple: We partner with
companies; they support our program. Our program is supported
by the private sector. It is funded. That is how we do it. There are
no government funds for our program. Those companies are
doing it because they want access to veterans. We work with big
companies in large part to get them to engage their suppliers, their
clients, their customers, their subcontractors. Imagine the
potential.
qu’elles en voient les avantages, il se peut qu’elles en embauchent
deux. Il y a 27 millions de petites entreprises aux États-Unis. Il est
beaucoup plus logique de chercher à résoudre le problème avec
27 millions d’entreprises qu’avec les entreprises membres du
Fortune 500. Il nous faut ces grandes entreprises pour y parvenir.
Ma stratégie était simple : nous établissons des partenariats avec des
entreprises; elles appuient notre programme. Notre programme est
appuyé par le secteur privé. Il est financé. C’est comme cela que
nous nous y prenons. Notre programme ne fait l’objet d’aucun
financement du gouvernement. Ces entreprises nous aident, car elles
souhaitent avoir accès aux anciens combattants. Nous collaborons
avec de grandes entreprises principalement pour que celles-ci
incitent leurs fournisseurs, leurs clients et leurs sous-traitants à
participer au programme. Imaginez tout le potentiel que ça
représente.
GM and Toyota both support our program. GM’s CEO
happens to be a veteran. He sent a letter to his 7,100 dealers and
suppliers, encouraging them to hire veterans. That means a lot more
to me than what GM could hire in their plants. At their dealer
conference in Las Vegas a couple of weeks ago, the leadership at
Toyota got up in front of their dealers and encouraged them to hire
veterans. Walmart has tens of thousands of small business suppliers.
Big companies are a means to an end. For us — and I am not sure
the same exists here — small business is the only way we will
address 12 per cent unemployment for post-9/11 veterans,
29 per cent for those 25 and under, 14 per cent for guard
reservists, and 26 per cent for military spouses. It is the only way.
GM et Toyota appuient notre programme. Il se trouve que le
PDG de GM est un ancien combattant. Il a écrit une lettre à ses
7 100 concessionnaires et fournisseurs, afin de les inciter à
embaucher des anciens combattants. Cela a beaucoup plus
d’importance que le nombre de personnes que GM aurait pu
embaucher dans ses usines. Au Congrès des concessionnaires de Las
Vegas, il y a quelques semaines, les dirigeants de Toyota ont pris la
parole devant leurs concessionnaires afin de les encourager à
embaucher des anciens combattants. Walmart a des dizaines de
milliers de fournisseurs qui sont des petites entreprises. Les grandes
entreprises sont un moyen de parvenir à nos fins. Pour nous — et je
ne suis pas certain que la situation soit la même ici —, les petites
entreprises sont la seule solution au taux de chômage de 12 p. 100
que connaissent les anciens combattants qui le sont devenus après
le 11 septembre, le taux de chômage de 29 p. 100 que connaissent
les 25 ans et moins, de 14 p. 100 que connaissent les réservistes de la
garde et de 26 p. 100 que connaissent les conjointes et les conjoints
de militaires. C’est la seule solution.
Senator Day: Thank you. We are agreeing on a lot of points here.
Le sénateur Day : Merci. Nous sommes d’accord sur un grand
nombre de points.
Before I hand it back to my colleagues, because I am sure they
have other items they want to pursue, you mentioned that there
were hundreds of organizations in the United States relating to or
helping to hire veterans. A year and a half ago, why did you or why
did the United States Chamber of Commerce decide to start
another one rather than attempt to coordinate the existing ones?
The second part of that question is in relation to the Veterans
Employment Advisory Council. Explain to us why that advisory
council was necessary as part of your Hiring Our Heroes program.
Avant de laisser la parole à mes collègues, car je suis certain
qu’il y a d’autres points dont ils aimeraient discuter, vous avez
mentionné que des centaines d’organisations aux États-Unis
visent à favoriser l’embauche des anciens combattants. Pourquoi
donc la Chambre de commerce des États-Unis ou vous-même
avez décidé, il y a un an et demi, de créer une nouvelle
organisation plutôt que de tenter de coordonner celles qui
existent déjà? La deuxième partie de ma question a trait au
Veterans Employment Advisory Council. Expliquez-nous
pourquoi ce conseil consultatif était nécessaire dans le cadre du
programme Hiring Our Heroes.
Mr. Schmiegel: With regard to the first question, I can speak
from experience. When I left the military in 2009, I went through
the Transition Assistance Program. There is a site that you can go
to called the National Resource Directory. There are
14,000 organizations in the National Resource Directory for
veterans to receive services. You go on that site, but how can you
differentiate who is good and who is not good?
M. Schmiegel : Pour ce qui est de la première question, je peux
vous parler de mon expérience. Lorsque j’ai quitté l’armée en 2009,
j’ai participé au programme d’aide à la transition. Il y a un site que
l’on peut consulter qui s’appelle The National Resource Directory.
Cet annuaire contient le nom de 14 000 organisations qui
permettent aux anciens combattants de recevoir des services.
Lorsque l’on visite ce site, comment peuton faire la différence
entre celles qui sont bonnes et celles qui ne le sont pas?
7:22
Veterans Affairs
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On top of that, statistics show that there are another
26,000 organizations, for a total of 40,000 organizations, who
claim they are helping veterans in some way. We started the
program at the chamber to coordinate efforts with organizations
that have the same scale and scope as the chamber. I mentioned
government organizations, but we bring in the biggest players —
and this is on the small side, too. My thought, as head of this
program, is that if you do something meaningful in such a
coordinated and collaborative way between the public, non-profit
and private sectors, we will get rid of a lot of bad actors. There are
people out there who are not doing good things for veterans with
the funds they are receiving from philanthropic organizations,
from companies or from individuals.
Selon les statistiques, 26 000 autres organisations, sur un total
de 40 000, disent venir en aide aux anciens combattants. Nous
avons commencé ce programme à la Chambre de commerce afin
de coordonner nos efforts à ceux d’organisations semblables. J’ai
mentionné des organisations gouvernementales, mais nous faisons
intervenir des intervenants importants, à petite échelle. En tant
que directeur de ce programme, je pensais que si l’on parvenait à
faire quelque chose de significatif de façon coordonnée et en
collaboration entre les secteurs public, sans but lucratif, et privé,
cela permettrait de se débarrasser d’un grand nombre
d’intervenants inutiles. Il y a un certain nombre de gens qui ne
font pas grand-chose pour les anciens combattants avec les fonds
qu’ils reçoivent d’organismes philanthropiques, d’entreprises ou
de particuliers.
The answer to your question is that I am actually going to help,
in some regard, to get rid of organizations that are not doing good
things for veterans, by doing things in a way that is collaborative
and on such a large and effective scale that they no longer exist.
Pour répondre à votre question, je vais en fait contribuer, en
quelque sorte, à ce que l’on se débarrasse d’organisations qui ne
viennent pas vraiment en aide aux anciens combattants, en
collaborant à une telle échelle avec celles qui sont utiles que celles
qui ne le sont pas perdront toute leur raison d’être.
Senator Day: And the advisory council?
Le sénateur Day : Et le conseil consultatif?
Mr. Schmiegel: The advisory council was actually very simple
from the respect that we saw a trend with companies that were
going from event to event. When we started this program at the
chamber in March of 2011, it was just me and a young woman
who helped me with the first hiring fair in Chicago. For five
months we did not have any other personnel. We were going from
city to city, raising money locally in that city from a company that
wanted to sponsor the event, then executing the event and moving
on to the next one. We were taking in-kind contributions from
hotels, non-profits or venues that wanted to give us the space for
free. This is difficult to do city by city.
M. Schmiegel : En fait, le mandat du conseil consultatif était
très simple, les entreprises se rendant à divers salons de l’emploi.
Lorsque nous avons commencé ce programme à la Chambre de
commerce en mars 2011, nous n’étions que deux, moi-même et
une jeune femme qui m’a aidé à participer au premier salon de
l’emploi à Chicago. Pendant cinq mois, nous avons travaillé seuls.
Nous allions de ville en ville, afin de recueillir des fonds
d’entreprises qui souhaitaient parrainer le salon. Des hôtels, des
organisations sans but lucratif ou des centres de conférence nous
faisaient des dons et nous laissaient utiliser gratuitement leurs
locaux. La tâche était difficile pour nous.
We looked across the space at the individual industries, sectors
and companies that were with us for the first dozen fairs that we
did. We asked them if they would join this council and help to
fund our efforts. I can tell you that doing 400 fairs costs money.
We have 20 people now, too.
Au cours des 12 premiers salons que nous avons organisés,
nous avons fait appel à divers secteurs et entreprises. Nous leur
avons demandé s’ils accepteraient de se joindre au conseil pour
financer nos efforts. Je peux vous dire qu’organiser 400 salons de
l’emploi est coûteux. Nous avons aujourd’hui 20 employés.
When the program first existed at the chamber, we did an
annual forum called Business Steps Up: Hiring our Heroes. I am
not shy about telling people that this is about the business
community stepping up and supporting its nation’s heroes.
Companies are willing to do it because, first, they know that it
is the right thing to do; and, second, they know that it is the smart
thing to do. If they are seen as a leader in this industry and are
part of this council, they are seen as a leader among veterans and
military spouses.
Au tout début du programme à la Chambre de commerce, nous
avons organisé un forum annuel intitulé Business Steps Up :
Hiring our Heroes. Je n’ai pas honte de dire que nous cherchons à
mobiliser le monde des affaires pour qu’il vienne en aide aux héros
de la nation. Et il répond à l’appel, non seulement parce que c’est
utile, mais aussi intelligent. Si une entreprise est considérée
comme un leader dans un secteur donné et fait partie de ce
conseil, c’est comme cela qu’elle est perçue chez les anciens
combattants et les conjoints de militaires.
I did a phone call yesterday with all of our members to show
what our vision is for next year. We meet three times a year and
share best practices. Imagine a time where you look at General
Electric’s veterans’ network and Capital One’s veterans’ network,
where they can start to cross collaborate between industries.
Again, I can give you countless examples from these fairs that I
have been to. I went to Naperville, Illinois, and I saw seven or
eight of the companies on our council there before we stood up
Hier, j’ai eu une conférence téléphonique avec tous nos
membres afin d’expliquer notre vision pour l’année prochaine.
Nous nous réunissons trois fois par an afin de partager des
pratiques exemplaires. Imaginez qu’un jour, le réseau des anciens
combattants de General Electric et celui des anciens combattants
de Capital One puissent collaborer entre eux. Une fois encore, je
peux vous citer d’innombrables exemples de salons auxquels nous
avons participé. Je suis allé à Naperville, dans l’Illinois, et j’y ai vu
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Anciens combattants
7:23
the council officially last November. You would see an employer
who would have a veteran come up to them and who would tell
that veteran, ‘‘This company is really not a good fit for you; you
should go talk to someone else.’’ That is the state that we want to
get to where everyone across the business community is working
together.
sept ou huit entreprises membres de notre conseil avant que ce
dernier ne soit officiellement inauguré en novembre dernier. Un
employeur rapportait avoir dit à un ancien combattant que son
entreprise ne pouvait pas lui offrir un emploi qui lui convenait et
qu’il pourrait trouver mieux ailleurs. Voilà le genre de
collaboration que nous souhaitons.
I think that longer term, for your program, there would be the
growth of an institute where you would bring in everyone in a
collaborative fashion. As we look at all the lead veterans’ service
organizations, non-profits, and associations — the ones that are
really leading this space — some type of coalition or broader
association needs to be built so that we can more effectively
advocate. Hiring our Heroes is part of a foundation within the
chamber. It is a 501(c)(3); it is a non-profit organization within
the chamber. I do believe that there is a space in Washington for a
coordinated effort between all of those agencies.
À long terme, vous devriez envisager pour votre programme un
institut qui rassemblerait tout le monde dans un esprit de
collaboration. Si l’on songe aux principales organisations de
services aux anciens combattants, des organisations sans but
lucratif et des associations — celles qui jouent vraiment un rôle de
leader dans ce domaine —, une forme de coalition ou
d’association plus larges doit être créée afin de nous permettre
de mieux défendre les intérêts des anciens combattants. Hiring of
Heroes fait partie d’une fondation mise sur pied à la Chambre de
commerce. Aux termes de la disposition 501(c)(3) de notre charte.
Je crois fermement qu’il est possible de faire à Washington un
effort coordonné entre toutes ces agences.
The question is: Will people leave their egos at the door to form
that type of coalition? We have some of the biggest veterans’
service organizations in the world. I think one day, if that
happens, we will be much more effective in doing the things that
we do. On top of that, you can form some type of certification
and vetting process once you bring the leaders to the table to
address the issue that we have 14, 000 organizations in the
National Resource Directory.
La question est la suivante : va-t-on laisser son égo de côté
pour former ce type de coalition? Nous avons l’une des plus
grandes organisations de services aux anciens combattants du
monde. Si on y arrive un jour, on sera beaucoup plus efficace. En
plus, on pourrait créer un mécanisme de reconnaissance
professionnelle et de contrôle pour résoudre le problème que
pose le fait d’avoir 14 000 organisations dans le National
Resource Directory.
Senator Day: You could also have code of conduct to weed out
the ones that are not —
Le sénateur Day : Vous pourriez aussi avoir un code de
déontologie afin de vous débarrasser de celles qui ne sont pas...
Mr. Schmiegel: Exactly. There are institutions that certify
organizations. I am sure that we could figure it out. I think that
that is a little bit down the road, but I have been talking to a few
people about that as well and think it would be useful.
M. Schmiegel : Exactement. Il existe des institutions qui
accréditent les organisations. Je suis sûr qu’on pourrait penser à
quelque chose. Je pense que c’est quelque chose sur laquelle il va
falloir se pencher un peu plus tard, mais j’en ai parlé avec
quelques personnes et je pense que cela serait utile.
Senator Day: That is very helpful. Thank you, colonel.
Le sénateur Day : C’est en effet très utile. Merci, colonel.
Senator Wallin: I have a couple of follow-up points. First,
thank you for taking out the fraudsters. It would be good work to
do that; there are too many of them.
Le sénateur Wallin : J’ai quelques points à soulever pour faire
suite à ce qui a été dit. Tout d’abord, merci de vous être
débarrassés des fraudeurs. Ce serait bien d’en faire de même, ils
sont trop nombreux.
You talked about the expectations that your member
companies have, in the private sector, of their supplier system.
Sometimes that is mandated when it comes to dealing with green
suppliers. Is it mandated in any way, or is it just a question of the
expectation that you deal with people in your supply chain who
share the same values?
Vous avez parlé des attentes que les entreprises qui sont
membres de votre organisation ont, dans le secteur privé, visàvis
leurs réseaux de fournisseurs. C’est parfois une exigence lorsqu’il
s’agit de faire affaire avec des fournisseurs verts. Est-ce le cas, ou
s’agit-il simplement de s’attendre à ce que les acteurs de votre
chaîne d’approvisionnement partagent les mêmes valeurs?
Mr. Schmiegel: No, I do not think that any of the companies
that we have worked with have mandated it, but it can be —
M. Schmiegel : Non, je ne crois pas que les entreprises avec
lesquelles nous collaborons en ont fait une exigence, mais cela
peut être fait...
Senator Wallin: Leading by example.
Mr. Schmiegel: Leading by example and saying that it is valued
within the company, especially if you are a small business. We
work with some defence contractors. Having a small business
Le sénateur Wallin : En montrant l’exemple.
M. Schmiegel : On peut montrer l’exemple et dire que c’est
quelque chose d’important au sein de l’entreprise, plus
particulièrement si on est une petite entreprise. Nous collaborons
7:24
Veterans Affairs
24-10-2012
know that those values are valued by the parent organization has
worked on the defence contractor side. It can work in some of the
other companies that we are working with. I think there is a good
opportunity there.
avec des sous-traitants de la Défense. Le fait qu’une petite entreprise
sait que ces valeurs sont importantes pour l’organisation mère a
fonctionné du côté des sous-traitants de la Défense. Cela peut
fonctionner chez certaines des entreprises avec lesquelles nous
collaborons. Je pense qu’il y a là une bonne possibilité.
Senator Wallin: There are no government funds for your
program at all?
Le sénateur Wallin : Votre programme ne reçoit aucun
financement du gouvernement?
Mr. Schmiegel: No.
Senator Wallin: Are the veterans who work still eligible for all
their pensions or payments through the system if there is any
injury?
Mr. Schmiegel: For?
M. Schmiegel : Non.
Le sénateur Wallin : Les anciens combattants qui travaillent
sont-ils toujours admissibles à leurs pensions ou à des versements
par l’intermédiaire du réseau en cas de blessure?
M. Schmiegel : Pour?
Senator Wallin: Their pensions, their retirement funds out of
the military or any special payments because of injury.
Le sénateur Wallin : Leurs pensions, leur retraite financée par
l’armée, ou tout autre versement spécial pour blessure.
Mr. Schmiegel: None of that is affected by our program. Not
at all.
M. Schmiegel : Rien de cela n’est touché par notre programme.
Rien du tout.
Senator Wallin: When you talk about the transitioning
members and the vets and say that you are looking for civilian
jobs for them, is that on-base, off-base or both? Are you doing
some of that in those pre-stages, maybe when they come back
from deployment and you know that they will be out in a year?
Le sénateur Wallin : Lorsque vous parliez des membres en
transition et des anciens combattants et que vous disiez que vous
cherchiez des emplois dans le civil pour eux, s’agit-il d’emplois
dans les bases, à l’extérieur, ou les deux? Cela fait-il partie des
choses que vous faites au cours des étapes préliminaires, peut-être
lorsqu’ils reviennent d’un déploiement et que vous savez qu’ils
vont être redéployés dans un an?
Mr. Schmiegel: Yes. More and more of our hiring fairs will be
on the bases, but we will bring employers that have a national
footprint because 80 per cent of them are going somewhere else.
It is not hard for some of the bigger companies that have a local
presence around a base to send a regional recruiting manager,
but, generally speaking, they have opportunities elsewhere in the
country. The other thing that we are doing is called the Fast
Track program, which I addressed in my remarks about the
systemic challenges. I was head of enlisted assignments and
retention for the Marine Corps for a couple of years. I was
responsible for the 60 HR managers who assign and retain
170,000 marines worldwide. I interviewed 5,000 young marines a
year about their decision to stay in or leave the Marine Corps.
Three out of four marines leave after their first four years. When I
asked them what they were going to do next and thanked them for
their service, they would say, ‘‘Sir, I do not know what I am going
to do. I am going to go home and figure it out when I get there.’’
That is not a good plan. We are building a program called Fast
Track. Everyone is trying to bite the whole apple. Do not bite the
whole apple; take one bite. We did some research with an
organization at Syracuse University called the Institute for
Veterans and Military Families. We mapped the 100 cities in
America that are forecasting the greatest job growth. They are
showing sustained growth, and they are forecast to grow over the
next five to 10 years. Then, we identified the industries and sectors
that are driving growth. It will not be a million jobs, but it could
be 200,000. They are for skilled work. They are high-paying jobs,
and there is a desperate need in those companies. We will start
bringing this map to the hiring fairs, and we will do it online in an
M. Schmiegel : Oui. Un nombre croissant de nos salons de
l’emploi aura lieu dans les bases, mais nous allons y faire participer
des employeurs d’envergure nationale, car 80 p. 100 des futurs
employés iront ailleurs. Il n’est pas difficile pour certaines grandes
entreprises qui ont une présence locale aux alentours de la base
d’envoyer un chef du recrutement régional, mais, en général, elles
offrent des possibilités d’emploi ailleurs au pays. Il y a un autre
service que nous offrons et qui s’appelle le programme Fast Track,
dont j’ai parlé dans mon exposé concernant les défis systémiques.
Pendant quelques années, j’ai été chef des affectations et du
maintien en poste dans les Marines. J’étais responsable
des 60 gestionnaires en ressources humaines qui envoient en
affectation et maintiennent en poste 170 000 marines partout dans
le monde. Chaque année, je demandais à 5 000 jeunes marines
quelle décision ils avaient prise : rester ou quitter les Marines. Trois
sur quatre quittent les Marines après leurs quatre premières années.
Lorsque je leur demandais ce qu’ils comptaient faire par la suite et
que je les remerciais de leurs services, ils me répondaient :
« Monsieur, je ne sais pas ce que je vais faire. Je vais rentrer chez
moi et y réfléchir une fois làbas ». Cela n’est pas un bon plan. Nous
élaborons un programme intitulé Fast Track. Tout le monde se
dispute le même marché. Il ne faut pas chercher à s’approprier tout
un marché; il suffit d’en obtenir une part. Nous avons réalisé un
projet de recherche avec une organisation associée à l’Université de
Syracuse qui s’appelle Institute for Veterans and Military Families.
Nous avons cartographié les 100 villes des États-Unis qui devraient
enregistrer la plus forte croissance du marché de l’emploi. Ces villes
connaissent une croissance soutenue et on prévoit que cela va
continuer au cours des 5 à 10 prochaines années. Ensuite, nous
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Anciens combattants
7:25
interactive way. If geography is driving their decision, show them
the map. If you have a kid going to the heart of Texas where there
is 20 per cent unemployment in some rural community, help them
to make an informed decision and say, ‘‘Have you looked at
Houston? Have you looked at Dallas where there is growth?’’
Then it affects the GI bill, which is their education decision. They
can use their GI bill for a year or 18 months to get a certification,
a licence or a credential at a community college and then get a
good-paying job, support their family and then go to school at
night to get their bachelor’s degree. That is not happening in the
Transition Assistance Program.
avons repéré les industries et les secteurs qui sont le moteur de cette
croissance. Cela ne représente pas un million d’emplois, mais ce
pourrait être 200 000. Il s’agit d’emplois pour travailleurs qualifiés.
Il s’agit d’emplois hautement rémunérés dont ces entreprises ont
désespérément besoin. Nous allons commencer par montrer la carte
de ces villes au salon de l’emploi, et allons en mettre une version
interactive en ligne. Si la décision du chercheur d’emploi est motivée
par des critères géographiques, on lui montre la carte. Si un jeune
souhaite aller au cœur du Texas où il y a un taux de chômage de
20 p. 100 dans certaines collectivités rurales, vous pouvez l’aider à
prendre une décision éclairée en lui disant : « As-tu pensé à
Houston? As-tu pensé à Dallas où il y a de la croissance? » Ensuite,
cela a des répercussions sur les subventions aux fins d’éducation, car
ils peuvent avoir à prendre la décision de retourner aux études. Ils
peuvent se servir d’une subvention aux études pendant un an ou
18 mois pour obtenir un certificat, un permis ou un diplôme dans
un collège communautaire. Ils pourront ensuite obtenir un emploi
bien rémunéré, subvenir aux besoins de leur famille et plus tard
assister à des cours du soir pour obtenir un baccalauréat. Ce n’est
pas prévu actuellement par le programme d’aide à la transition.
Seventy-one per cent of the people who come to our hiring
fairs — employed or unemployed — say that they will not relocate
for a job. It goes back to the thesis that geography is driving
everything they do. Show them where the jobs are and who is
hiring them and drive them to the critical path to employment.
Where do they use their GI bill? We are building a whole system
that will be released next week. Show them the map and the
industries first, the places with jobs. The third phase will show
them what they need to do with their GI bill to get a credential,
license, certification or an apprenticeship program to get a goodpaying job. That is a game changer.
Soixante et onze pour cent des gens qui assistent à nos salons
de l’emploi — qu’ils aient déjà un poste ou non — affirment qu’ils
ne déménageront pas pour un emploi. Cela renvoie à la thèse
selon laquelle ce sont des critères géographiques qui motivent
leurs décisions. Il faut leur montrer où sont les emplois et qui
embauche et les mettre sur la bonne voie pour les études pour
qu’ils décrochent un emploi. Où se serviront-ils de l’aide
financière? Nous sommes en train d’élaborer tout un régime qui
sera publié la semaine prochaine. Montrez-leur la carte et les
industries d’abord, les endroits où il y a de l’emploi. La troisième
phase consistera à leur expliquer comment se servir de l’aide
financière afin d’obtenir un certificat, un permis, un diplôme ou
suivre un programme d’apprentissage qui débouchera sur un
emploi rémunérateur. Cela change complètement la donne.
Senator Wallin: It certainly is. Let me ask the flipside of that
because I read a very interesting article on this recently. We have
some of the same issues in this country. I think your number was
three out of four who were leaving. That is an issue. The military
is spending a lot of tax dollars training up employees for these
companies if they are leaving that quickly. Is there some other
way to rationalize that system early on? I think about our own
airforce. Why not bring in the airlines that inevitably end up
taking those skills workers and have them participate in the
training cost up front?
Le sénateur Wallin : C’est certainement le cas. Laissez-moi
vous interroger sur le revers de la médaille, car j’ai lu un
article très intéressant récemment. Nous nous heurtons à des
problèmes un peu similaires dans notre pays. Je pense que vous
avez indiqué que trois personnes sur quatre quittaient les Marines.
C’est un véritable problème. Les deniers publics que dépense
l’armée pour former des employés pour ces entreprises sont
considérables si ceux-ci quittent les rangs aussi rapidement.
Existetil d’autres façons de gérer cette situation plus tôt? Je pense
notamment à notre armée de l’air. Pourquoi ne pas faire
participer les transporteurs aériens qui finissent inévitablement
par embaucher cette main-d’œuvre qualifiée et leur faire assumer
une partie du coût de formation dès le départ?
Mr. Schmiegel: Absolutely. Not only that but also I think there
should be an effort at their schools. While they are in the military
there is an initial entry level school, which costs taxpayers
thousands of dollars. Then there are advanced courses for people
who stay and get out at the six, eight, ten-year mark. We should
bring the private sector in to get them the credentials that they
need at the school. America has a shortage of 200,000 drivers. It is
M. Schmiegel : Absolument. Il y a non seulement cela, mais il
devrait aussi y avoir des efforts dans les écoles. Lorsqu’ils sont dans
l’armée, il y a une formation initiale d’entrée qui coûte des milliers
de dollars aux contribuables. Il y a ensuite des cours de
perfectionnement pour ceux qui restent et qui quittent le service
au bout de 6, 8 ou 10 ans. Nous devrions faire participer le secteur
privé afin de leur donner les certificats dont ils ont besoin à l’école.
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Veterans Affairs
24-10-2012
forecast to grow by 500, 000 over the next ten years. I am sure
there is a shortage of drivers here. We have people who have
driven seven-tonne trucks and heavy equipment in the military.
We have people with incidental driver’s licenses. The chief
difference between getting a military driver’s license to drive a
truck and an eighteen wheeler is backing up. We jump out of the
back of the truck and guide someone to back up. You cannot tell
me, in the United States of America, that we cannot get someone
a commercial driver’s licence while they are at mode of transport
school in the military. Canada should look at the same thing.
Les États-Unis connaissent une pénurie de 200 000 camionneurs.
On prévoit que ce chiffre passera à 500 000 au cours des
10 prochaines années. Je suis certain qu’il existe une pénurie de
camionneurs ici aussi. Nous avons des gens qui ont conduit des
camions de sept tonnes et de l’équipement lourd dans l’armée. Nous
avons aussi des gens qui ont un permis poids lourd occasionnel. La
principale différence entre un permis poids lourd de l’armée et un
permis 18 roues réside dans la manœuvre de marche arrière. Dans
l’armée, on saute de l’arrière du camion afin de guider le chauffeur
pendant qu’il recule le véhicule. On ne peut pas me faire croire
qu’aux États-Unis, on ne puisse pas obtenir de permis poids lourd
commercial à quelqu’un qui suit une formation en transport dans
l’armée. Le Canada devrait envisager d’en faire de même.
Senator Wallin: We make them wait the same way. You can be
accredited as a fighter pilot, but you cannot fly a Cessna.
Le sénateur Wallin : On les fait attendre quoi qu’il en soit. Vous
pouvez être un pilote d’avion de combat accrédité, mais vous
n’avez pas le droit de piloter un Cessna.
Mr. Schmiegel: We have medics saving lives on the battlefield,
and they have to wait a year before becoming an EMT.
M. Schmiegel : Nous avons des auxiliaires médicaux qui
sauvent des vies au champ de bataille qui doivent attendre un
an avant de pouvoir devenir des techniciens d’urgence médicale.
Senator Wallin: This is a very important issue. Thank you for
shining a light on it.
Le sénateur Wallin : C’est une question très importante. Merci
d’avoir fait la lumière dessus.
The Deputy Chair: Mr. Schmiegel, we appreciate you coming
out here today. It has been enlightening. Clearly you have a great
program, and we can learn from that. If there anything further
that you feel that we can benefit from, please send it to us through
the clerk. We would be happy to see that.
Le vice-président : Monsieur Schmiegel, nous apprécions votre
présence aujourd’hui. Vous nous avez beaucoup éclairés. De toute
évidence vous avez un excellent programme dont nous avons
beaucoup à apprendre. S’il y a d’autres informations qui, selon
vous, pourraient nous être utiles, veuillez nous les transmettre par
l’intermédiaire de la greffière. Nous serions ravis d’en prendre
connaissance.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Wednesday October 24, 2012
OTTAWA, le mercredi 24 octobre 2012
The Subcommittee on Veterans Affairs of the Standing Senate
Committee on National Security and Defence met this day
at 12:10 p.m. to study the services and benefits provided to
members of the Canadian Forces; to veterans; to members and
former members of the Royal Canadian Mounted Police and their
families.
Le Sous-comité des anciens combattants du Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense se réunit
aujourd’hui, à 12 h 10, pour étudier les services et les prestations
dispensés aux membres des Forces canadiennes; aux anciens
combattants; aux membres et anciens membres de la Gendarmerie
royale du Canada et leurs familles.
Senator Roméo Antonius Dallaire (Chair) in the chair.
[Translation]
Le sénateur Roméo Antonius Dallaire (président) occupe le fauteuil.
[Français]
The Chair: Welcome, ladies and gentlemen. We are continuing
our study on the transition of military veterans and the possibility
for them of returning to the workplace and being full-fledged
citizens, while recognizing their limitations and the advantages
they have to offer to civil society.
Le président : Mesdames et messieurs bienvenus. Nous
poursuivons l’étude sur la transition des vétérans militaires et la
possibilité de retourner sur le marché du travail et être des
citoyens à part entière tout en reconnaissant leurs limitations et
les avantages qu’ils peuvent offrir à la société civile.
We welcome today Ms. Elizabeth Steggles, public affairs
executive at the Canadian Association of Occupational
Therapists (CAOT). She will be delivering her brief, and
afterwards we will have a question period.
Nous recevons aujourd’hui Elizabeth Steggles, directrice des
affaires publiques à l’Association canadienne des ergothérapeutes
(ACE). Elle nous fera part de son mémoire, ensuite, nous
passerons à la période des questions.
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Anciens combattants
[English]
7:27
[Traduction]
You may have some corresponding comments or an executive
summary to it, and then we would like to have questions. We have
until about 1:15 p.m.
Vous pourriez commencer par quelques remarques ou par un
résumé du document, après quoi, nous aimerions vous poser
quelques questions. Nous avons jusqu’aux environs de 13 h 15.
Elizabeth Steggles, Public Affairs Executive, Canadian
Association of Occupational Therapists: Good afternoon,
senators. My name is Elizabeth Steggles and I am pleased to
represent the Canadian Association of Occupational Therapists.
Thank you for your invitation to share information about the role
of occupational therapy in assisting veterans in their transition to
civilian life and the challenges of providing occupational
rehabilitation services in this context.
Elizabeth Steggles, directrice des affaires publiques, Association
canadienne des ergothérapeutes : Bonjour, mesdames, messieurs
les sénateurs. Je m’appelle Elizabeth Steggles et je suis heureuse de
représenter l’Association canadienne des ergothérapeutes. Merci
de m’avoir invitée à partager de l’information sur le rôle de
l’ergothérapie pour aider les anciens combattants dans leur
transition vers la vie civile et sur les défis à relever pour offrir
des services de réadaptation professionnelle dans un tel contexte.
Engagement in meaningful occupation is a determinant of
health. Occupational therapists, or OTs as we are often known,
believe that occupation not only refers to paid employment,
which is an important component, but also encompasses
everything that we need, want, or are expected to do in life. It
is about day-to-day functioning. This may include earning a
living, but it may also include such occupations as driving to the
bank, playing with the kids, watching a ball game with friends or
brushing our teeth. Meaningful occupation is as individual as a
fingerprint, and one cannot make assumptions about what
another person finds meaningful.
S’adonner à une profession utile et appréciable est un facteur
déterminant pour la santé. Selon les ergothérapeutes, une
profession, c’est non seulement un emploi rémunéré — ce qui
est un élément important — mais c’est aussi tout ce dont on a
besoin, tout ce que l’on souhaite et tout ce que l’on est censé faire.
Il s’agit du fonctionnement quotidien. Cela peut inclure non
seulement le fait de gagner sa vie, mais aussi des « occupations »
comme l’action de conduire jusqu’à la banque, jouer avec les
enfants, regarder une partie de quelque chose avec des amis ou se
brosser les dents. Une occupation ou une profession valable, c’est
aussi personnel que des empreintes digitales et on ne peut pas
deviner ce que les autres trouvent utile ou valorisant.
Occupational therapy came into being in 1915 in order to assist
soldiers who were returning from World War I in their transition
to civilian life. OTs have worked with veterans for almost a
century. It was recognized that injured soldiers benefited from
engagement in meaningful occupation. Ward occupational aides,
as OTs were then called, worked with injured soldiers
therapeutically to restore function and to assist with their
transition to civilian life. Today, OTs work not only with
veterans who have sustained physical injury but also with those
who experience depression, anxiety and PTSD as a result of their
experiences.
L’ergothérapie est née en 1915 pour aider les soldats qui
rentraient de la Première Guerre mondiale dans leur transition
vers la vie civile. Les ergothérapeutes travaillent avec les anciens
combattants depuis près d’un siècle. On a reconnu que les soldats
blessés avaient intérêt à avoir une occupation constructive et
pertinente. Les « aides de guerre ou aides opérationnelles »,
comme on les appelait à l’époque, travaillaient de manière
thérapeutique avec des soldats blessés pour rétablir leurs
fonctions et pour les aider à faire la transition vers la vie civile.
Aujourd’hui, les ergothérapeutes travaillent non seulement avec
des anciens combattants qui ont subi des blessures physiques,
mais aussi avec ceux qui souffrent de dépression, d’anxiété et de
TSPT, suite à leurs expériences.
OTs are highly trained to help individuals determine and
address their occupational goals so that they may lead productive
and satisfying lives with minimal dependence on family and
society at large. Dependence may be physical, emotional or
financial. I would like to provide an example.
Les ergothérapeutes sont hautement qualifiés pour aider les
personnes à identifier et à atteindre leurs objectifs professionnels,
afin qu’elles puissent avoir des vies productives et satisfaisantes,
avec une dépendance minime sur leur famille et sur la société, au
sens large. Leur dépendance peut être d’ordre physique, émotif ou
financier. J’aimerais vous fournir un exemple.
Last week an OT told me that she was working with a modernday veteran and his family. The man had always been the go-to
guy, the guy everyone relied on. As a result of PTSD he became
reclusive, unable to leave his bedroom and detached from his wife
and two children. Having discussed the issues independently with
husband and wife, the OT encouraged the man and wife to
explain their fears and frustrations to each other. The wife
explained that she felt overwhelmed by the burden of caring for
the whole family. The man explained that he was fearful of
La semaine dernière, une ergothérapeute m’a dit qu’elle
travaillait avec un ancien combattant d’aujourd’hui et avec sa
famille. L’homme a toujours été quelqu’un de responsable et
auquel tout le monde se fiait. À cause du TSPT, il s’est replié sur
lui-même, incapable de quitter sa chambre et détaché de sa femme
et de ses deux enfants. Après avoir discuté de la question,
séparément avec le mari et avec sa femme, l’ergothérapeute les a
encouragés à s’expliquer mutuellement leurs peurs et leurs
frustrations. La femme a confié qu’elle se sentait impuissante et
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Veterans Affairs
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situations that would cause flashbacks and intrusive thoughts and
that staying in bed was safe, but that he felt guilt and fear of
failure.
désemparée face au fardeau de s’occuper de toute la famille. Pour
sa part, l’homme a expliqué qu’il avait peur des situations qui
entraîneraient des retours en arrière et qui susciteraient des
pensées intrusives, ajoutant qu’il se sentait en sécurité dans son lit,
mais qu’il ressentait de la culpabilité et de la peur face à l’échec.
The couple agreed that the husband would try to get up, wash
and dress each day. It was a start. Today, the couple, with the
assistance of the OT, is setting small, new, practical goals each
day. There are relapses, but the husband has now taken on most
of the household chores and has started to drive his children to
sports activities, which is one of his goals. The wife is working.
Life is not perfect, but it improves each day. This is just one
example of how OT intervention may help.
Le couple s’est entendu sur le fait que le mari allait essayer de
se lever, de se laver et de s’habiller tous les jours. C’était un début.
Aujourd’hui, avec l’aide de l’ergothérapeute, le couple se fixe de
nouveaux petits objectifs pratiques, chaque jour. Il y a des
rechutes, mais le mari s’occupe désormais de la plupart des tâches
ménagères et il a commencé à conduire les enfants à des activités
sportives, ce qui faisait partie de ses objectifs. La femme travaille.
La vie n’est pas parfaite, mais elle s’améliore de jour en jour. Cela
n’est qu’un seul exemple de la façon dont l’intervention d’un
ergothérapeute peut être utile.
It is known that 48 per cent of veterans report difficulty in
transferring to civilian life. They experience more chronic disease
than the general population and they may also have sustained
physical or operational stress injuries.
On sait que 48 p. 100 des anciens combattants signalent avoir
du mal à effectuer la transition vers la vie civile. Ils sont atteints
d’un plus grand nombre de maladies chroniques que la
population générale et peuvent également souffrir de blessures
physiques ou de troubles liés au stress opérationnel.
OTs work with their clients, including families, to identify
personal goals, conduct capacity assessments and develop
targeted and measurable outcomes that take into account the
whole environment, with environment being physical, social and
institutional. In other words, the OT does not focus on one aspect
of the person without considering the whole context. A physician
may prescribe a medication or a physiotherapist may fix a muscle.
OTs work with individual clients taking the whole package into
account. This is why OTs are often the catalyst that pulls together
the parts. They see a person’s real life in their home setting and
not in an office. To go back to my example, the OT told me that
she was the only professional to have seen the client in his home.
She saw him unshaven and unwashed. He said, ‘‘I am sorry; I do
not really look too good,’’ and she said, ‘‘No, you do not. Let us
talk about it.’’
Les ergothérapeutes travaillent avec leurs clients et avec leurs
familles, pour identifier les objectifs personnels, réaliser une
évaluation des capacités et fixer des objectifs mesurables qui
tiennent compte de l’environnement, dans son intégralité, à savoir
des dimensions physiques, sociales et institutionnelles. En d’autres
mots, l’ergothérapeute ne se concentre pas sur un seul aspect de la
personne sans tenir compte de tout le contexte. Un médecin peut
prescrire un médicament, tandis qu’un physiothérapeute peut
soigner un muscle. Pour leur part, les ergothérapeutes travaillent
avec leurs clients individuels et prennent tout en considération.
C’est pour cela que les ergothérapeutes sont souvent comme des
catalyseurs qui permettent de rassembler toutes les parties. Ils
voient comment vit une personne, chez elle, et non pas dans un
cabinet. Pour revenir à mon exemple, l’ergothérapeute m’a dit être
la seule professionnelle à avoir vu le client, chez lui. Elle l’a vu
alors qu’il n’était ni rasé, ni lavé. Il lui a dit : « Je suis désolé, mais
je ne fais pas particulièrement bonne impression », à quoi elle a
répondu « Non, effectivement. Parlons-en, justement ».
OTs are employed by Veterans Affairs, but I understand that
there are three main areas of concern.
Anciens Combattants emploie des ergothérapeutes, mais j’ai cru
comprendre qu’il y a trois principaux domaines de préoccupation.
OTs are employed as policy analysts and case managers. Given
the holistic view of OTs, this is a logical fit, but they fill a
generalist role. There is no specific OT representative at the
national or regional levels. This leads to a situation where the
potential impact of OT is not considered or implemented in a
realistic or cost-effective manner.
Les ergothérapeutes sont employés à titre d’analystes des
politiques et de gestionnaires de cas. Étant donnée la vision
globale des ergothérapeutes, cela semble être tout naturel, mais ils
jouent un rôle de généralistes. Les ergothérapeutes n’ont aucun
représentant précis, à l’échelle nationale ou régionale. À cause de
cela, on ne tient pas compte de l’incidence qu’ils peuvent avoir et on
ne tire pas parti de leurs effets potentiels, de manière réaliste et
efficace.
OTs are employed in some districts but not all, and only on a
contract basis. They work on the periphery of the staff teams and
are not included in decision making or even social events. I was
Dans certains districts, mais pas dans tous, les ergothérapeutes
sont employés uniquement sur une base contractuelle. Ils travaillent
en marge des équipes d’employés et ne sont pas inclus dans le
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Anciens combattants
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told of an OT who was excluded from the Christmas social, for
example. This limits the impact they could have.
processus décisionnel, voire même dans les événements sociaux. Par
exemple, on m’a raconté l’histoire d’un ergothérapeute qui a été
exclu des activités sociales de Noël. Cela limite l’incidence qu’ils
peuvent avoir.
Direct OT service is provided efficiently by privately contracted
individuals. These individuals report to the district level to either
contract OTs or nurses. The contracted OTs tend to be used in
order to review reports from the private OTs — which is a
duplication of service — or reports are reviewed by nurses who do
not understand the recommendations, which often leads to
unnecessary questioning and delay in service. It is appropriate
to employ OTs at the district level, but they need to be included as
part of the staff teams and have the opportunity to recommend
the inclusion of appropriate and effective OT service.
Les services directs d’ergothérapie sont offerts efficacement par
des membres du secteur privé. Ces personnes relèvent du district
et doivent faire rapport aux ergothérapeutes à contrat ou aux
infirmiers. Les ergothérapeutes à contrat servent habituellement à
examiner les rapports des ergothérapeutes privés — ce qui
constitue un dédoublement de services. Les rapports peuvent
aussi être examinés par des infirmiers ou infirmières qui ne
comprennent pas les recommandations, ce qui mène souvent à des
questions qui ne sont pas nécessaires et à des retards dans les
services. Il convient d’employer des ergothérapeutes à l’échelle des
districts, mais il faut qu’ils soient inclus au sein des équipes du
personnel et qu’ils aient l’occasion de recommander l’inclusion de
services d’ergothérapie appropriés et efficaces.
I have deliberately focused on providing you with an example
of a veteran with mental health issues because the public is not as
generally aware of this area of OT practice. However, I would like
to conclude by providing an example from my own clinical
experience.
Je me suis délibérément concentrée sur l’exemple d’un ancien
combattant souffrant de troubles mentaux, car le public n’est
généralement pas au courant de ce secteur d’activité chez les
ergothérapeutes. J’aimerais toutefois conclure en donnant un
exemple tiré de ma propre expérience clinique.
I worked with a young man who had sustained a spinal cord
injury that left him paralyzed from the neck down. He was not a
veteran but he could well have been. My OT colleagues provided
a motorized wheelchair that enabled independent mobility and
worked with architects and contractors to design and build an
accessible home that met his individual needs. I worked with the
rehabilitation technologist to provide him with voice activated
electronic equipment so that he could operate a computer and all
that implies, control his TV and other audiovisual technology, use
the telephone, answer the front door and change his position in
bed. The last time I heard from him, he said, ‘‘The doctors and
nurses saved my life, but you gave me a life worth living.’’
Je travaillais avec un jeune homme atteint de lésions à la moelle
épinière qui l’avaient rendu paralysé du cou jusqu’en bas. Ce
n’était pas un ancien combattant, mais il aurait tout aussi bien pu
en être un. Mes collègues ergothérapeutes lui ont fourni un
fauteuil roulant motorisé qui lui permettait de se déplacer de
manière indépendante et ils ont travaillé avec des architectes et des
entrepreneurs pour concevoir et construire une maison accessible
qui répondait à ses besoins individuels. J’ai travaillé avec un
technologue en réadaptation pour lui fournir de l’équipement
électronique à activation vocale pour qu’il puisse faire fonctionner
un ordinateur et tout ce qui s’y rattache, contrôler sa télévision et
autres technologies audiovisuelles, se servir du téléphone,
répondre à la porte d’entrée et changer sa position dans le lit.
La dernière fois que j’ai eu de ses nouvelles, il m’a dit : « Les
médecins et les infirmières n’ont sauvé la vie, mais vous m’avez
donné une vie qui vaut la peine d’être vécue ».
Thank you.
Merci.
The Chair: Thank you for being brief in the overview of your
paper. If my colleagues give me two minutes I may have a
question or two.
Le président : Merci d’avoir été bref dans le survol de votre
mémoire. Si mes collègues me donnent deux minutes, j’aimerais
vous poser une ou deux questions.
Senator Plett: It will not be as a result of my questions that you
will not get your time, chair.
Le sénateur Plett : Ce ne sera pas à cause de mes questions que
vous n’aurez pas votre temps de parole, monsieur le président.
Thank you for being here and for your presentation. I think
you kind of answered one of the questions I was going to ask with
your last story, but are you also an occupational therapist?
Merci d’être ici et merci pour votre exposé. Je crois qu’avec
votre dernière histoire, vous avez, en quelque sorte, déjà répondu
à une question que j’allais vous poser, mais êtes-vous également
ergothérapeute?
Ms. Steggles: I am, yes.
Senator Plett: Do you work with Veterans Affairs as well?
Mme Steggles : Oui.
Le sénateur Plett : Travaillez-vous aussi avec Anciens
Combattants?
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Veterans Affairs
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Ms. Steggles: No, I do not, and I do not have experience with
veterans.
Mme Steggles : Non, et je n’ai aucune expérience avec les
anciens combattants.
Senator Plett: With the first illustration you gave — and it is a
great success story, or at least sounds like it will be a success
story — how did the family go about contacting the therapist?
Normally, what is done? It sounded like maybe the wife did the
contacting because the man was kind of down and out; is that right?
Le sénateur Plett : Dans le premier exemple que vous nous avez
donné — et il s’agit d’une magnifique histoire de réussite, ou, tout
du moins, il semble que ça le sera — comment la famille est-elle
entrée en contact avec la thérapeute? Habituellement, que faut-il
faire? Il m’a semblé que c’était peut-être la femme qui l’a contacté,
car l’homme n’était pas trop en état de le faire, n’est-ce pas?
Ms. Steggles: No. The occupational therapist was one of the
privately contracted occupational therapists, and I understand
she was referred from the district level. Sorry — the family was
referred by the district level to the private occupational therapist.
Mme Steggles : Non. L’ergothérapeute travaillait à contrat,
dans le privé, et je crois qu’elle avait été recommandée par le
district. Désolée — la famille a été aiguillée par le district vers
cette ergothérapeute privée.
Senator Plett: This was all privately done; this was a completely
private —
Le sénateur Plett : Tout cela s’est fait en privé; il s’agissait de
quelque chose de complètement privé —
Ms. Steggles: But covered by Veterans Affairs Canada.
Mme Steggles : Mais c’était couvert par Anciens Combattants
Canada.
Senator Plett: Covered by Veterans Affairs Canada.
Le sénateur Plett : Couvert par Anciens Combattants Canada.
The Chair: In the district.
Le président : À l’échelle du district.
Ms. Steggles: Yes.
Mme Steggles : Oui.
Senator Plett: Do you know to what extent they cover? Is it
until the occupational therapist determines that they are no longer
required, or what would be the extent of that coverage?
Le sénateur Plett : Savez-vous combien est-ce qu’ils couvrent?
Couvrent-ils jusqu’à ce que l’ergothérapeute juge que ce n’est plus
nécessaire ou bien jusqu’où va cette couverture?
Ms. Steggles: I understand in this particular instance that the
occupational therapist was referred for a period of time.
However, if she, working with the psychologist, felt that more
time was needed, that would be considered. In fact, in this
particular case, I happen to know that the occupational therapist
has been working with this gentleman for five years.
Mme Steggles : Dans ce cas précis, je crois que l’ergothérapeute a
été prescrit pour une certaine période. Toutefois, si, en travaillant
avec le psychologue, elle trouvait qu’il lui fallait plus de temps, on
en tiendrait compte. En fait, dans ce cas précis, il se trouve que je
sais que l’ergothérapeute travaille avec cet homme depuis cinq ans.
Senator Plett: You said ‘‘together with the psychologist.’’ Are
occupational therapists not psychologists?
Le sénateur Plett : Vous avez dit « en travaillant avec le
psychologue ». Les ergothérapeutes ne sont-ils pas des psychologues?
Ms. Steggles: No, it is a different profession.
Mme Steggles : Non, il s’agit d’une profession différente.
Senator Plett: Is this mostly just physical therapy, then?
Le sénateur Plett : S’agit-il alors surtout de physiothérapie?
Ms. Steggles: No. As I tried to explain, occupational therapists
work with people with both physical and mental health
conditions, as well as chronic diseases. However, we focus on
the day-to-day activities of life; we focus on anything that they
need or want to do in life. Rather than focusing on changing a
mental health condition or providing a medication, we focus in on
what it is the person wants and needs to do in life. We look at an
individual; we talk to them, work with them, and identify what
their passions are in life and what is meaningful for them in life.
Mme Steggles : Non. Comme j’ai tenté de vous l’expliquer, les
ergothérapeutes travaillent avec les personnes qui souffrent de
problèmes tant physiques que mentaux, ainsi que de maladies
chroniques. Toutefois, nous nous concentrons sur les activités
quotidiennes de la vie; nous nous concentrons sur tout ce que ces
personnes doivent ou veulent faire dans la vie. Plutôt que
d’essayer de changer l’état de santé mentale de la personne ou
de lui prescrire des médicaments, nous nous concentrons sur ce
que cette personne veut et doit faire dans la vie. Nous regardons la
personne, nous lui parlons, nous travaillons avec elle et identifions
ses passions dans la vie et ce qui est important à ses yeux.
In this particular instance, the man obviously would like to
transition back to the work environment in whatever capacity.
However, you have to set baby steps along the way. From my
own experience, for example, someone with a spinal cord injury
might say, ‘‘I would like to walk.’’ We know that is unrealistic, so
we have to work with the client to go through the baby steps of
finding what it is that they need to do. If they say to me, for
Dans cet exemple précis, l’homme en question avait
évidemment envie de réintégrer le milieu du travail, sous une
forme ou une autre. Toutefois, il faut procéder petit à petit pour y
arriver. D’après mon expérience, par exemple, quelqu’un qui
souffre d’une blessure à la moelle épinière pourrait dire :
« J’aimerais marcher ». Nous savons que ce n’est pas réaliste et
il nous faut donc travailler avec le client pour essayer, petit à petit,
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Anciens combattants
example, ‘‘I want to walk.’’ I say, ‘‘What is it that you want to be
able to walk for?’’ and if they want to take their dog for a walk,
you say, ‘‘You could do that with a wheelchair.’’ You look at
alternate ways of doing things.
I am not sure if I am answering your question.
Senator Plett: Yes, you are. Indulge me here.
7:31
de trouver ce qu’il doit faire. S’il me dit, par exemple, « je veux
marcher », je lui réponds « Pourquoi avez-vous besoin de
marcher? » et s’il me dit que c’est pour pouvoir aller promener
son chien, je lui réponds qu’il pourrait le faire en fauteuil roulant.
Vous vous efforcez de trouver d’autres façons de faire les choses.
Je ne suis pas sûre de répondre à votre question.
Le sénateur Plett : Si, c’est bon. Je vous demande votre
indulgence, ici.
Ms. Steggles: Occupational therapy is often a difficult concept
for people to understand.
Mme Steggles : L’ergothérapie est souvent un concept difficile
à comprendre pour les gens.
Senator Plett: Clearly. You are doing a good job of explaining
it, though. Would you not be a physical therapist, then?
Le sénateur Plett : C’est clair. Vous faites toutefois un bon
travail pour nous l’expliquer. N’êtes-vous donc pas une
physiothérapeute?
Ms. Steggles: No.
Mme Steggles : Non.
Senator Plett: In your example of the person with the physical
ailment, if they could walk again, would you not help them with
that aspect of that?
Le sénateur Plett : Dans l’exemple que vous avez donné de la
personne qui souffre de problèmes physiques, si elle pouvait
marcher à nouveau, ne l’aideriez-vous pas pour qu’elle y arrive?
Ms. Steggles: No, but sometimes there is a bit of an overlap in
that we do provide some rehabilitation, which is more
remediation. For example, if someone had a hand injury, we
might do some remediation work as well, but it is always focused
on occupation. Rather than, ‘‘I will make this hand work,’’ it is,
‘‘What do I need to do with this hand?’’
Mme Steggles : Non, mais parfois il y a un petit chevauchement,
dans la mesure où nous offrons de la réadaptation, ce qui équivaut
davantage à des mesures correctives. Par exemple, si quelqu’un a
une blessure à la main, nous pourrions également prendre des
mesures correctives, mais nous nous concentrons toujours sur la
profession. Plutôt que de dire « je vais faire fonctionner cette
main », on se demande plutôt « qu’ai-je besoin de faire avec cette
main ».
Senator Plett: I have one last question. What is your training;
what do you need to become an occupational therapist?
Le sénateur Plett : J’ai une dernière question. Quelle est votre
formation; qu’est-ce qu’il faut faire pour devenir ergothérapeute?
Ms. Steggles: It is a clinical masters program. You need an
undergraduate program and then it is a two-year clinical masters
program. That has changed in the last six years or so.
Mme Steggles : Il s’agit d’un programme de maîtrise clinique.
Vous avez besoin d’un diplôme de premier cycle, puis il vous faut
suivre un programme de maîtrise clinique sur deux ans. Cela a
changé, il y a six ans, à peu près.
Senator Plett: Is there a shortage of occupational therapists?
Le sénateur Plett : Y a-t-il une pénurie d’ergothérapeutes?
Ms. Steggles: There is. The shortage tends to be more in the
less-serviced areas, such as remote areas. There tend to be enough
in the urban areas.
Mme Steggles : Oui. La pénurie se fait sentir davantage dans
les régions moins desservies, telles que les régions éloignées. Il
semble y en avoir assez dans les régions urbaines.
Senator Plett: Toronto and Ottawa would have sufficient
numbers, for instance.
Le sénateur Plett : Toronto et Ottawa en ont suffisamment, par
exemple.
Ms. Steggles: Yes, but if you look at the projected statistics, we
are anticipating that there will be a crucial shortage of OTs, along
with most other health care professionals, between now and 2031.
Mme Steggles : Oui, mais si vous regardez les statistiques
projetées, on s’attend à faire face à une grave pénurie
d’ergothérapeutes et de la plupart des autres professionnels de
la santé d’ici 2031.
Senator Day: Due to retirement?
Le sénateur Day : En raison des départs à la retraite?
Ms. Steggles: Yes, mostly because of the population
demographics.
Mme Steggles : Oui, surtout pour des raisons démographiques.
The Chair: That is a good segue into the milieu to get the
information.
Le président : Cela nous permet d’enchaîner sur le milieu pour
obtenir l’information.
7:32
Veterans Affairs
Senator Nolin: Thank you for accepting our invitation. Were
you with your president when she appeared in front of the House
of Commons Standing Committee on Veterans Affairs in 2009?
Ms. Steggles: No, I was not.
24-10-2012
Le sénateur Nolin : Merci d’avoir accepté notre invitation.
Étiez-vous avec votre présidente lorsqu’elle a comparu devant le
Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des
communes, en 2009?
Mme Steggles : Non, je n’y étais pas.
Senator Nolin: Regarding the care of veterans and injured
soldiers, she stated that the occupational therapy profession was
underutilized by the Department of National Defence, the
Canadian Forces and Veterans Affairs Canada. Do you think
that is still the case?
Le sénateur Nolin : En parlant des soins aux anciens
combattants et aux soldats blessés, elle a déclaré que
l’ergothérapie était une profession sous-utilisée par le ministère
de la Défense nationale, les Forces canadiennes et Anciens
combattants Canada. Pensez-vous que ce soit toujours le cas?
Ms. Steggles: I think so. I am actually new in my job, so I have
been trying to get up to speed quickly. I have been talking to
occupational therapists who are working with veterans, and they tell
me that they still tend to be used as the equipment prescribers.
However, you can tell from the first example I gave that, in fact, we
do a lot more than that. We look at the whole person. Often in a
case management role, we are good at seeing the whole big picture
and seeing where different pieces of the puzzle need to fit in.
Mme Steggles : Oui, je crois. En réalité, je suis nouvelle à ce
poste et j’essaye donc de rapidement me mettre au parfum. Je
parle à des ergothérapeutes qui travaillent avec des anciens
combattants et ils me disent qu’ils ont encore tendance à être
utilisés comme des prescripteurs d’équipement. Toutefois, vous
pouvez voir, avec le premier exemple que je vous ai donné, que
nous faisons beaucoup plus que cela. Nous examinons la
personne dans son ensemble. Souvent, lorsqu’on fait de la
gestion de cas, on arrive bien à voir le tableau d’ensemble et à
voir où les différents morceaux du casse-tête doivent s’imbriquer.
My understanding is that, yes, OTs are still being
underutilized. I think that probably relates back to what I was
saying in that there are no occupational therapists at the higher
levels within Veterans Affairs Canada, so there is no oversight for
the role that occupational therapists can play.
D’après ce que je peux donc voir, effectivement, les
ergothérapeutes sont toujours sous-utilisés. Je crois que cela est
peut-être dû à ce que je disais plus tôt, à savoir qu’il n’y a pas
d’ergothérapeutes aux plus hauts échelons d’Anciens Combattants
Canada et qu’il n’y a pas de surveillance du rôle que les
ergothérapeutes peuvent jouer.
Senator Nolin: Let us look at the situation from a different
angle. What level of cooperation exists between your association
and the two departments that I just mentioned?
Le sénateur Nolin : Examinons la situation sous un autre angle.
Quel est le niveau de collaboration qui existe entre votre
association et les deux ministères que je viens juste de mentionner?
Ms. Steggles: I am not sure I can answer that question, because
I am, as I said, new to this role, but I can certainly find out for
you. I know that it is an area of great interest for the Canadian
Association of Occupational Therapists, because we see such a
natural fit with working with veterans, but I can certainly find
that information for you.
Mme Steggles : Je ne suis pas sûre de pouvoir répondre à cette
question, car je suis, comme je l’ai indiqué, nouvelle dans ce rôle,
mais je peux certainement me renseigner pour vous. Je sais qu’il
s’agit là d’un domaine qui intéresse énormément l’Association
canadienne des ergothérapeutes, car nous pensons qu’il serait tout
naturel de travailler avec des anciens combattants, mais je peux
certainement me procurer cette information pour vous.
Senator Nolin: How many members do you have working
within the two departments I have mentioned?
Le sénateur Nolin : Parmi vos membres, combien travaillent
dans les deux ministères que j’ai mentionnés?
Ms. Steggles: I am sorry — I do not know those numbers,
either. I can find out.
Mme Steggles : Je suis désolée — je ne connais pas ces chiffres,
non plus. Je peux me renseigner.
Senator Nolin: If you can find that information, it will help us
understand the need. Thank you. I will come back on a second
round.
Le sénateur Nolin : Si vous arrivez à vous procurer ces
renseignements, cela nous aidera à cerner le besoin. Merci. Je
vous reviendrai lors d’un second tour.
Senator Day: I am interested in knowing if there are any
occupational therapists who are employees of National Defence
or Veterans Affairs Canada.
Le sénateur Day : J’aimerais savoir si l’on retrouve des
ergothérapeutes parmi les employés de la Défense nationale ou
d’Anciens Combattants Canada.
Ms. Steggles: I believe there are. In fact, I believe the head of
rehabilitation is an occupational therapist, so there is
representation. I am sorry I cannot give you exact numbers.
Mme Steggles : Je pense qu’il y en a. En fait, je crois que le
directeur de la réadaptation est un ergothérapeute et donc, nous y
sommes représentés. Je suis désolée, mais je ne peux pas vous
donner de chiffres exacts.
24-10-2012
Anciens combattants
7:33
Senator Day: Therefore, it is not just that this is an outside
service that is retained from time to time, as needed, is it?
Le sénateur Day : Ainsi, il ne s’agit pas seulement d’un service
externe, auquel on a recours de temps en temps, selon les besoins,
n’est-ce pas?
Ms. Steggles: In terms of the clinical intervention, my
understanding is that contracted individuals are brought in for
a specific purpose. Those people who are working at higher levels
tend to be working more around policy and that kind of thing.
However, within Veterans Affairs Canada, I understand there are
no occupational therapists at those higher levels.
Mme Steggles : Pour ce qui est des interventions cliniques, je
crois qu’il y a des contractuels qui sont embauchés dans un but
précis. Les gens qui travaillent à des échelons plus élevés sont
généralement ceux qui travaillent sur les politiques et autres
choses semblables. En revanche, je pense qu’à Anciens
Combattants Canada, il n’y a aucun ergothérapeute à ces
échelons supérieurs.
Senator Day: You just described one person.
Le sénateur Day : Vous venez de décrire une personne.
Ms. Steggles: I am sorry, what was the first organization you
mentioned?
Mme Steggles : Je suis désolée, mais quelle est la première
organisation que vous avez mentionnée?
Senator Day: Department of National Defence and Veterans
Affairs Canada. They work together with respect to injured
soldiers who will become veterans.
Le sénateur Day : Le ministère de la Défense nationale et Anciens
Combattants Canada. Ils travaillent ensemble sur le dossier des
soldats blessés qui deviendront des anciens combattants.
It is happening that you have some people who have the
background, is that not true?
Il arrive que vous ayez des gens avec la formation, n’est-ce pas?
Ms. Steggles: To a limited extent, yes.
Mme Steggles : Jusqu’à un certain point, oui.
Senator Day: Would you just like to see more?
Le sénateur Day : Aimeriez-vous simplement qu’il y en ait plus?
Ms. Steggles: Yes.
Mme Steggles : Oui.
Senator Day: There is a relationship you would like to see
growing from a clinical point of view — namely, occupational
therapists who are independent and who hire out their services on
an as-needed basis. You would like to see that grow, as well,
would you not?
Le sénateur Day : Il y a une relation que vous aimeriez voir se
développer d’un point de vue clinique — notamment les
ergothérapeutes qui sont indépendants et qui offrent leurs
services, au besoin. Vous voudriez que cela se répande
également, n’est-ce pas?
Ms. Steggles: At the district level, I think we would like to see
occupational therapists employed as staff members rather than
being on contract.
Mme Steggles : À l’échelle des districts, je crois que nous
aimerions que les ergothérapeutes travaillent comme des
employés plutôt qu’à contrat.
My understanding is they come, they go, and they change
according to policy. I think to contract people at the actual service
delivery level is probably not a bad model.
Je crois savoir qu’ils vont et viennent et que les choses
changent, selon la politique. Je crois que ce n’est pas
nécessairement mauvais d’embaucher un ergothérapeute à
contrat, en fonction du niveau réel de prestation de service.
Senator Day: Thank you for providing your background
material. You are shown as Public Affairs Executive with the
Canadian Association of Occupational Therapists.
Le sénateur Day : Merci de nous avoir fourni vos documents de
référence. Vous y indiquez être directrice des Affaires publiques à
l’Association canadienne des ergothérapeutes.
Ms. Steggles: Yes.
Mme Steggles : Oui.
Senator Day: Are you fairly new to that position?
Le sénateur Day : Êtes-vous relativement nouvelle à ce poste?
Ms. Steggles: Three weeks in.
Mme Steggles : Cela fait trois semaines que je suis arrivée.
Senator Day: Congratulations to you. This is baptism by fire
here.
Ms. Steggles: It is.
Senator Day: Did you work in the area you just described to us
in the private industry providing services to individuals
previously?
Le sénateur Day : Toutes mes félicitations. C’est le baptême par
le feu, ici.
Mme Steggles : Effectivement.
Le sénateur Day : Par le passé, avez-vous travaillé dans le
domaine que vous venez de nous décrire dans le privé, en offrant
vos services à des particuliers?
7:34
Veterans Affairs
24-10-2012
Ms. Steggles: I am a bit long in the tooth, so I have worked in
many areas of occupational therapy, both in private and in health
care in hospitals and home care services.
Mme Steggles : J’ai une longue expérience à mon actif et j’ai
donc travaillé dans de nombreux domaines de l’ergothérapie,
aussi bien dans le privé que dans les soins de santé, dans des
hôpitaux et dans des services de soins à domicile.
Senator Day: If we were to go to a large hospital, would we
likely find occupational therapists working there?
Le sénateur Day : Si nous allions dans un grand hôpital, y
trouverions-nous probablement des ergothérapeutes?
Ms. Steggles: Yes, you would.
Mme Steggles : Oui, vous en trouveriez.
Senator Day: If the doctor managing the case felt that this
particular patient could use the service of an occupational
therapist, he or she would prescribe that?
Le sénateur Day : Si le docteur responsable d’un patient pensait
que la personne avait besoin des services d’un ergothérapeute, il
les lui prescrirait?
Ms. Steggles: That might happen. However, because we are
our own, independent professionals, anyone could ask for our
service. It does not have to go through the recommendation of a
physician. From my own experience — I have been in Canada
since 1982 — I have never once worked under the direction of a
physician.
Mme Steggles : C’est possible. Toutefois, étant donné que nous
sommes des professionnels autonomes et indépendants, n’importe
qui peut demander nos services. Cela n’a pas besoin de passer par
un médecin. Si je me fie à ma propre expérience — je suis au
Canada depuis 1982 — je n’ai jamais une seule fois travaillé sous
la direction d’un médecin.
Senator Day: Do insurers from time to time ask for the services
of an occupational therapist?
Le sénateur Day : De temps en temps, les assureurs demandentils les services d’un ergothérapeute?
Ms. Steggles: It varies, and it depends on which insurer. It varies
a lot across the country. Under auto insurance, it tends to be
covered. Another area of interest for the Canadian Association of
Occupational Therapists is that we do want to encourage private
insurers to be covering more occupational therapy services.
Mme Steggles : Cela varie et cela dépend des assureurs. Cela
varie beaucoup d’une région à l’autre du pays. Dans le domaine
des assurances automobiles, les services sont généralement
couverts. Un autre sujet qui tient à cœur à l’Association
canadienne des ergothérapeutes, c’est que nous voulons
encourager les assureurs privés à couvrir un plus grand nombre
de services d’ergothérapie.
Senator Day: What about workers’ compensation, for example,
in other areas?
Le sénateur Day : Qu’en est-il des indemnisations des accidents
du travail, par exemple, dans d’autres domaines?
Ms. Steggles: They do cover occupational therapy to a certain
extent, I would say.
Mme Steggles : Je dirais qu’elles couvrent l’ergothérapie,
jusqu’à un certain point.
Senator Day: Insurers for long-term disability would like to see
someone get out and get back to work, at least to become more
mobile?
Le sénateur Day : Les assureurs d’invalidité longue durée
aimeraient voir les gens s’en sortir et retourner au travail, au
moins les voir devenir plus mobiles?
Ms. Steggles: Yes.
Mme Steggles : Oui.
Senator Day: All of these questions are fairly basic because we
are trying to understand the program.
Le sénateur Day : Toutes ces questions sont assez fondamentales,
car nous essayons de comprendre le programme.
Senator Plett: As a short supplementary, do you work for
medicare on occasion?
Le sénateur Plett : Une petite question supplémentaire :
travaillez-vous pour le régime d’assurance-maladie, à l’occasion?
Ms. Steggles: Yes. You mean public health?
Mme Steggles : Oui. Vous voulez dire le système de santé
public?
Senator Plett: Public health.
Le sénateur Plett : Santé publique.
Ms. Steggles: Yes.
Mme Steggles : Oui.
Senator Day: Going to the specific example that you gave us,
and it is very helpful when you give that kind of example, you
talked about the individual who was in bed and he apologized for
not looking so good, and it sounded to me like that occupational
therapist was using some tough love here by saying ‘‘You are
right; you do not look very good and let us talk about it.’’ Is that
the kind of approach you would anticipate all occupational
Le sénateur Day : Pour revenir à l’exemple précis que vous
nous avez cité — et c’est très utile que vous nous donniez de tels
exemples — vous avez parlé d’un homme qui était alité et qui a
présenté ses excuses, car il avait mauvaise mine, et j’ai eu
l’impression que l’ergothérapeute faisait preuve d’une fermeté
affectueuse en lui disant : « Vous avez raison; vous n’avez pas
bonne mine, alors parlons-en ». Pensez-vous que c’est le genre de
24-10-2012
Anciens combattants
7:35
therapists would take, or is this an individual approach? I might
have said, ‘‘Well, yes, but do not worry about it; we can look after
that,’’ or that kind of thing.
démarche qu’utiliseraient tous les ergothérapeutes ou s’agit-il
d’une démarche individuelle? Il me semble que j’aurais dit : « Eh
bien, oui, mais ne vous en faites pas; on peut s’en occuper », ou
quelque chose de ce genre.
Ms. Steggles: I think it would be an individual approach of the
occupational therapist and gauging what she knows about the
person and whether she thinks it is appropriate to take that
approach with someone. I think the purpose of doing that was to
say, ‘‘You are not covering anything up.’’ The point of that
example is that very often if people are going into an office to talk
to someone they will get spruced up, they will pull things together,
and they will go in and talk to people. If you see someone in their
own home, you see the bad stuff as well, and it is acknowledging
that there is bad stuff and that we can talk about it; you do not
have to cover up.
Mme Steggles : Je crois qu’il s’agit d’une démarche individuelle
de l’ergothérapeute qui jauge ce qu’elle sait de la personne et qui
essaye de savoir s’il est approprié d’adopter une telle méthode
avec quelqu’un. Je crois que l’objectif visé, ici, était de dire :
« Vous n’êtes pas en train de cacher quoi que ce soit ». Le but de
cet exemple, c’est de montrer que, très souvent, si les gens vont
dans un cabinet pour parler à quelqu’un, ils se pomponnent, ils se
ressaisissent avant d’entrer parler aux autres. Si vous voyez
quelqu’un chez lui, vous voyez les mauvais côtés également et il
s’agit de reconnaître qu’il y a du mauvais et que l’on peut en
parler — vous n’avez pas besoin de le cacher.
Senator Day: The patient, if I may refer to that person as the
patient, was concerned about that; and the occupational therapist
was not giving any quarter in that regard, saying, ‘‘Yes, you do
look rather dirty and unkempt, but let us talk about it.’’ Is that
the approach you would normally expect?
Le sénateur Day : Cela préoccupait le patient — si je peux me
permettre de l’appeler ainsi; et l’ergothérapeute ne lui a fait
aucune concession à ce chapitre, en lui disant : « Oui, vous avez
l’air plutôt sale et d’apparence négligée, mais parlons-en ». Est-ce
la démarche à laquelle on peut normalement s’attendre?
Ms. Steggles: Again, as I said, I think it depends on the
individual therapist, her knowledge of that particular client. That
is part of our expertise, to change our approach depending on the
person with whom we are working and what we have learned
about that person and how much they can take and accept.
Mme Steggles : Encore une fois, comme je l’ai dit, je crois que
cela dépend du thérapeute et de ses connaissances d’un client
précis. Cela fait partie de notre expertise, de changer d’angle
d’approche, en fonction de la personne avec laquelle on travaille,
de ce que l’on a appris sur cette personne et de ce qu’elle peut ou
ne peut pas encaisser et accepter.
Senator Day: It is an individual thing. The example was not
intended to lead us to believe that occupational therapists are
tough and frank.
Le sénateur Day : Il s’agit de quelque chose d’individuel.
L’exemple ne visait pas à nous faire croire que les ergothérapeutes
sont durs et francs.
Ms. Steggles: We are not all tough. We try to be frank but try
to do it in a realistic and accepting way. I think it is more being
accepting.
Mme Steggles : Nous ne sommes pas tous durs. Nous essayons
d’être francs, mais nous nous efforçons de le faire de manière
réaliste et d’accepter les choses. Je crois qu’il s’agit davantage
d’accepter les choses.
Senator Day: Thank you. Your answers have been very helpful.
Senator Wallin: This is the same sort of line of questioning. I
am trying to figure out what it is. Most of your members work
either in the civilian world or the military world on contract, and
you would like more of them to work on staff?
Le sénateur Day : Merci. Vos réponses ont été très utiles.
Le sénateur Wallin : Mes questions vont dans le même ordre
d’idées. J’essaye de savoir ce que c’est. La plupart de vos membres
travaillent à contrat, soit dans le monde civil, soit dans le monde
militaire, et vous aimeriez en voir davantage travailler comme
employés?
Ms. Steggles: Yes. That is one of the messages, yes.
Mme Steggles : Oui. Cela fait partie du message, oui.
Senator Wallin: What is the reason for that?
Le sénateur Wallin : Pourquoi en est-il ainsi?
Ms. Steggles: There are a couple of reasons, actually. One, if they
are being contracted by someone who is not an occupational
therapist, that person does not necessarily know what occupational
therapy services are required, and it goes back to Senator Nolin’s
point about OTs being often underutilized because they are seen as
the prescriber or gatekeeper of equipment.
Mme Steggles : En fait, il y a deux raisons à cela. D’abord, s’ils
sont embauchés à contrat par quelqu’un qui n’est pas
ergothérapeute, cette personne ne sait pas nécessairement quels
services d’ergothérapie sont requis et cela revient au point soulevé
par le sénateur Nolin, quant au fait que les ergothérapeutes sont
souvent sous-utilisés, car ils sont perçus comme étant des
prescripteurs ou des spécialistes de l’équipement.
The other point, and the main point that I am picking up from
occupational therapists that I have spoken to in the last week, is
that those contracted occupational therapists or the occupational
L’autre point — le plus important, d’après les conversations
que j’ai pu avoir avec des ergothérapeutes, au cours de la dernière
semaine — c’est que ceux qui travaillent à contrat ou les
7:36
Veterans Affairs
24-10-2012
therapists who are contracted at district level are not seen as part
of the decision-making team. They are seen much more as an
outsider, so they are not consulted; it is not an inter-professional
team; it is not particularly collaborative.
ergothérapeutes qui sont à contrat avec le district ne sont pas
perçus comme faisant partie de l’équipe décisionnelle. Ils sont
perçus beaucoup plus comme des gens de l’extérieur, ce qui fait
qu’ils ne sont pas consultés; il ne s’agit pas d’une équipe
interprofessionnelle; il n’y a pas particulièrement d’esprit de
collaboration.
Senator Wallin: Why is that different in the hospital setting? As
you said, in your experience, you have never taken a directive
from a physician.
Le sénateur Wallin : Pourquoi les choses sont-elles différentes
dans un environnement hospitalier? Comme vous l’avez dit, dans
votre situation, vous n’avez jamais été sous la direction d’un
médecin.
Ms. Steggles: The tendency is to work more in an interprofessional capacity. If I am sitting around the table, it does not
mean that I am not talking to a physician, for example. In an ideal
world, in inter-professional practice we would all work on the
same goal for a particular individual. The physician would look at
his contribution to the particular goal; the nurse would look at
her contribution to that goal; the occupational therapist would
look at her contribution to that particular goal.
Mme Steggles : On a davantage tendance à travailler de manière
interprofessionnelle. Si je suis assise autour de la table, cela ne veut
pas dire que je ne communique pas avec un médecin, par exemple.
Dans un monde idéal, dans un environnement interprofessionnel,
nous devrions tous travailler pour atteindre le même objectif pour
une personne, en particulier. Le médecin s’occuperait de sa part
pour réaliser l’objectif; l’infirmière s’occuperait aussi de sa
contribution à l’objectif et l’ergothérapeute s’occuperait de sa
contribution à l’atteinte du but visé.
Senator Wallin: What I am trying to get at is in the real world
we would all love to have continuity of service on all fronts, but
my father, a vet, accesses home care. There is a different person
every day. When you go to your doctor’s office, you may go to
Dr. A or Dr. B if Dr. A, who is yours, is away that day. Nurses
rotate and go on and off shift. The medical services profession
does not guarantee on any other front that you get the same
person or that there is some continuity.
Le sénateur Wallin : Ce que j’essaye de dire, c’est que dans la
vraie vie, nous aimerions tous bénéficier d’une continuité des
services, dans tous les domaines, mais mon père, un ancien
combattant, reçoit des soins à domicile. Tous les jours, c’est une
personne différente. Lorsque vous allez chez votre médecin, vous
pouvez aller voir le docteur A ou le docteur B, si le docteur A, qui
est le vôtre, est absent ce jour-là. Les infirmières travaillent par
rotation, en fonction de leurs quarts de travail. La profession
médicale ne vous garantit aucunement que vous verrez la même
personne ou qu’il y aura même une certaine continuité.
Ms. Steggles: I think you would find a different approach in
rehabilitation. Primary health care does tend to be that you see
whoever is available. In rehabilitation I think you would find a
different approach, that if you are admitted to hospital for
rehabilitation you would see the same occupational therapist and
physiotherapist throughout your rehabilitation. It would change
when they go home because it is very often a different service once
people go home.
Mme Steggles : Je crois que vous trouveriez la situation
différente dans le domaine de la réadaptation. Avec les soins de
santé primaires, vous finissez par aller voir la personne qui est
disponible. En réadaptation, je crois que la situation serait
différente, de manière à ce que si vous étiez admise à l’hôpital
pour votre réadaptation, vous verriez le même ergothérapeute et
le même physiothérapeute, tout au long de votre réadaptation.
Ensuite, les choses changeraient, une fois rentrée chez vous, car les
services à domiciles sont très souvent différents.
Senator Wallin: What I do not see as an answer here is to have
the Department of Foreign Affairs grow into some health care
delivery service any more than it should grow into a financial
advice delivery system. When a soldier transitions out, one would
want them to get good advice about how to spend their money or
how to invest it or what they might do. You do not have to have a
person in-house always to do that. You may say in your
community, which is hundreds of miles away, go and see Joe
Blogs, he is the person to deal with. Do you really envision that
Veterans Affairs would grow to hire on-staff occupational
therapists? Is that the proposition?
Le sénateur Wallin : Ce qui ne me semble pas être une solution,
ici, ce serait de demander au ministère des Affaires étrangères de
devenir un genre de service de soins de santé, pas plus qu’il ne
devrait se transformer en service de conseils financiers. Lorsqu’un
soldat se retire et qu’il est en transition, on souhaite qu’il reçoive
de bons conseils sur la façon de dépenser son argent et sur la
façon de le placer ou sur ce qu’il pourrait faire. Vous n’avez pas
besoin de toujours avoir une personne à l’interne pour faire cela.
Vous pourriez par exemple aller dans votre communauté, qui se
trouve à des centaines de kilomètres de là, voir Joe Blogs, qui est
la personne avec qui traiter. Pensez-vous vraiment qu’Anciens
Combattants Canada devrait engager des ergothérapeutes? Est-ce
là ce que vous proposez?
24-10-2012
Anciens combattants
7:37
Ms. Steggles: I think so, yes, because there is not always an
understanding of what an occupational therapist can do. By
having an occupational therapist on staff, they can help that
process by recognizing the kinds of things we can contribute to
changing someone’s life. You have nurses on staff; they know
about nursing, about the care of wounds and about the provision
of medications. They know about those kinds of things, but they
do not know about helping people attain their everyday goals and
activities.
Mme Steggles : C’est ce que j’estime, oui, car on ne comprend
pas toujours ce qu’un ergothérapeute peut faire. Si l’on a un
ergothérapeute au sein du personnel, on peut lui demander de
contribuer au processus en reconnaissant les différentes choses que
l’on peut faire pour aider à changer la vie de quelqu’un. Vous avez
des infirmières parmi le personnel; elles s’y connaissent en soins
infirmiers, elles savent prendre soin des blessures et administrer des
médicaments. Elles connaissent ce genre de choses, mais elles ne
savent pas comment aider les gens à atteindre leurs objectifs
quotidiens et à effectuer leurs activités journalières.
Senator Wallin: Did you tell us that the head of rehabilitation is
actually an OT?
Le sénateur Wallin : Est-ce que vous nous avez dit que le chef
des services de réadaptation était un ergothérapeute?
Ms. Steggles: I believe so. I only found that out today from my
assistant.
Mme Steggles : Je crois que oui. Je n’ai appris cela
qu’aujourd’hui, de la bouche de mon assistante.
Senator Wallin: There is presumably someone there, then, who
understands?
Le sénateur Wallin : Il y a donc vraisemblablement quelqu’un
là-bas qui comprend, n’est-ce pas?
Ms. Steggles: However, they tend to be more in a generalist
policy role. It does not filter down.
Mme Steggles : Cependant, ils ont tendance à jouer davantage
un rôle de généraliste. Cela ne parvient pas jusqu’à la base.
Senator Wallin: Thank you.
The Chair: For clarification, this person higher up that we are
talking about is in the policy area at DND but not at Veterans
Affairs?
Ms. Steggles: That is my understanding, yes.
Le sénateur Wallin : Merci.
Le président : Afin de préciser, cette personne haut placée dont
nous sommes en train de parler, elle se trouve dans le domaine
de la politique au MDN, mais pas à Anciens Combattants,
n’est-ce pas?
Mme Steggles : Oui, c’est ce que j’ai cru comprendre.
The Chair: I am trying to comprehend exactly where you fit
into the exercise. We have both physical injuries and
psychological injuries. You have the physiotherapists and
doctors who handle the physical side during the primary care,
as you described it. On the psychological side, you have the
psychiatrists. We know the friction that exists between
psychiatrists and psychologists, who does what and so on.
Le président : J’essaye de cerner exactement où vous vous
situez dans cet exercice. Nous avons des blessures aussi bien
physiques que psychologiques. Vous avez les physiothérapeutes et
les médecins qui s’occupent de l’aspect physique, pendant les soins
primaires, comme vous l’avez indiqué. Du côté psychologique,
vous avez les psychiatres. Nous connaissons les frictions qui
existent entre les psychiatres et les psychologues, au sujet de qui
fait quoi, entre autres choses.
In that pecking order, within, as you say, inter-professional or
interdisciplinary, is there a problem in regard to where you and
your OTs fit into this exercise and whether or not there is a desire
of being complementary among the three, or are you the new
person on the block in this area?
Étant donné cet ordre de préséance, au sein de ce que vous avez
appelé un milieu interprofessionnel ou interdisciplinaire, y a-t-il des
problèmes quant à la place que vos ergothérapeutes et vous occupez
dans cet exercice et existe-t-il un désir de complémentarité entre les
trois groupes ou bien êtes-vous les petits nouveaux dans le domaine?
Ms. Steggles: We should not be the new person on the block,
having been around for a century, but occupational therapy is a
small profession. We have 13,000 in this country, so when you
compare us to the numbers of psychologists and physiotherapists,
we are a small profession.
Mme Steggles : Nous ne devrions pas être les petits nouveaux,
étant donné que nous existons depuis un siècle, mais
l’ergothérapie est une petite profession. Nous sommes
13 000 dans ce pays, de sorte que si vous nous comparez au
nombre de psychologues et de physiothérapeutes, nous formons
un petit groupe professionnel.
We do cross boundaries in that obviously many people are not
in a box of having just a mental health issue, just a physical issue,
just a chronic condition. We would be able to work with people
regardless of those issues. We are not working with people in
Nous traversons les frontières entre les disciplines car il est bien
évident que bien des gens ne peuvent pas être étiquetés comme
souffrant uniquement d’un trouble de santé mentale, d’un problème
physique ou d’un état chronique. Nous serions en mesure de
7:38
Veterans Affairs
24-10-2012
those boxes of ‘‘I work with someone who has PTSD’’ or ‘‘I work
with someone who has had an amputation.’’ We would be able to
work across the boundaries.
travailler avec ces gens, quels que soient les enjeux. Nous ne
travaillons pas avec les gens en les classant dans des catégories, par
exemple « Je travaille avec quelqu’un qui est atteint du TSPT » ou
« Je travaille avec quelqu’un qui a eu une amputation ». Nous
serions en mesure de travailler par-delà ces frontières.
Having said that, obviously there are people with more
expertise in certain areas than others.
Cela étant dit, il y a bien évidemment des personnes qui
possèdent plus d’expertise que d’autres, dans certains domaines.
The Chair: As a follow-up, regarding the skill sets and the
knowledge that you provide during care, we are involved with a
study on transitioning back into society. We know they are
getting care from these other professional groups that provide
specific services. I am trying to understand exactly where you fit
in. You actually go to the individual’s home, which other
professionals do not particularly do.
Le président : En guise de suivi, au sujet de l’éventail des
compétences et des connaissances que vous utilisez durant vos
soins, nous effectuons une étude sur la transition et le retour dans
la société. Nous savons qu’ils obtiennent des soins de ces autres
groupes professionnels qui offrent des services spécifiques.
J’essaye de comprendre exactement quelle est votre position, làdedans. Vous vous rendez au domicile de la personne, ce que
d’autres professionnels ne font pas particulièrement.
How are you delegated a client for you to then step in and to
start assisting that person in moving to employment or
meaningful occupation?
Comment vous faites-vous confier un client de manière à
intervenir et à commencer à aider cette personne à passer à un
emploi ou à une activité occupationnelle?
Ms. Steggles: I think it again comes back to a referral being
made often for a specific purpose that may not take into account
the whole gamut of what an occupational therapist can do. I
would hope that the occupational therapist would work with the
client to identify his or her goals and then report back and say,
‘‘This is what I can offer; I can help this person back into
employment,’’ if that is what it is, and work through the processes
toward that goal.
Mme Steggles : Je crois que cela renvoie encore au fait que l’on
émet une ordonnance pour un objectif précis qui risque de ne pas
tenir compte de la vaste gamme de choses qu’un ergothérapeute
peut faire. J’ose espérer que l’ergothérapeute travaillerait avec le
client pour identifier ses objectifs, puisqu’il en ferait rapport en
disant : « Voici ce que je peux vous offrir; je peux aider cette
personne à retourner au travail », si c’est ce dont il s’agit, pour
ensuite travailler, en suivant les processus mis en place pour
atteindre cet objectif.
The Chair: You bring a different element than, say, a
psychologist, whose aim is to bring people back into a
framework where they can be stabilized for employment. Your
angle to that would be what, then?
Le président : Vous apportez donc un élément différent de ce
que ferait, admettons, un psychologue, dont l’objectif est de
ramener les gens dans un cadre où ils pourront être stabilisés pour
l’emploi. Quel serait donc votre angle d’approche à cet égard?
Ms. Steggles: Much more on a practical level; much more
looking at what is the important occupation for that person, what
it is they want to do and achieve and what it is their family hopes
they will do and achieve.
Mme Steggles : Sur un plan beaucoup plus pratique — en
cherchant davantage à identifier l’occupation qui est importante
pour cette personne, en voyant ce qu’elle veut faire et réaliser et en
regardant ce que sa famille espère qu’elle pourra faire et atteindre.
We are focused much more on the functional side of life. We
are not just looking at fixing a specific piece but trying to get
someone into a much more functional and engaged place within
their lives.
Nous nous concentrons davantage sur l’aspect fonctionnel de
la vie. Nous ne cherchons pas simplement à réparer un volet
précis, mais nous essayons plutôt d’amener cette personne à une
étape de sa vie beaucoup plus fonctionnelle et impliquée.
The Chair: You are in the trenches, the front lines with the
families and the individual. Thank you very much.
Le président : Vous travaillez dans les tranchées, aux premières
lignes avec les personnes et leurs familles. Merci beaucoup.
Senator Nolin: Ms. Steggles, I am concerned. I am becoming
more and more convinced that you can help. However, I presume
it is part of the purview of your mandate to establish the
relationship between your association and the two departments
that we are dealing with. Is that right?
Le sénateur Nolin : Madame Steggles, je m’inquiète. Je suis de
plus en plus convaincu que vous pouvez aider. Toutefois,
j’imagine que cela relève de votre mandat d’établir une relation
entre votre association et les deux ministères dont il est question
ici. N’est-ce pas?
Ms. Steggles: Yes.
Senator Nolin: The kind of questioning we have, they will have.
It will be your role to fill in the blanks and explain.
Mme Steggles : Oui.
Le sénateur Nolin : Ils auront les mêmes questions que nous
avons ici. Ce sera à vous de donner toute l’information
manquante et de fournir des explications.
24-10-2012
Anciens combattants
7:39
I understand that after only three weeks on the job you
probably do not have the answers yet, but I just want to pick your
brain and try to understand the master plan that you will develop
to present your association and the work of your membership in
order to support the mandate of those two departments in trying
to achieve, you and them commonly, the well-being of our
soldiers and veterans. What is your master plan to achieve that
role? I think that is critical.
J’imagine que trois semaines, seulement, après votre arrivée,
vous n’avez probablement pas encore toutes les réponses, mais je
voudrais simplement vous poser quelques questions et essayer de
comprendre le plan directeur que vous allez mettre sur pied pour
présenter votre association et le travail de vos membres, afin
d’appuyer ces deux ministères dans leur mandat pour que,
ensemble, vous puissiez assurer le bien-être de nos soldats et de
nos anciens combattants. Quels sont vos plans pour vous
acquitter de ce rôle?
After 45 minutes of questions, I think that is the problem,
trying to understand where you may fit into the continuum of
services.
Après 45 minutes de questions, je crois avoir trouvé le
problème, c’est-à-dire que j’essaye toujours de comprendre votre
place dans le continuum de services.
Ms. Steggles: I take your point. Certainly we need to look at
that. As I said, we are a small profession with few resources, so it
is difficult to focus in on one area where there are so many.
Mme Steggles : Je prends note de vos commentaires. Il faut
certainement que nous examinions cela. Comme je l’ai indiqué,
nous sommes une petite profession dotée de peu de ressources et il
nous est donc difficile de nous concentrer sur un domaine quand il
en existe autant.
I would say this is an area of priority for occupational
therapists. We have been trying to make small inroads. Senator
Wallin was kind enough to present at our national conference a
couple of years ago to help raise awareness. We are trying to
make inroads and talk to people who matter, which is why we
were very excited to be asked here today. That is important to us.
Je dirais que c’est une question prioritaire pour les
ergothérapeutes. Nous essayons de faire de petits progrès. Le
sénateur Wallin a eu l’amabilité de venir faire une présentation à
notre conférence nationale, il y a deux ans, pour nous aider à
sensibiliser les gens. Nous essayons de faire avancer les choses et
de parler aux personnes qui comptent, ce qui explique notre grand
enthousiasme lorsque nous avons été invités à comparaître ici.
Cela est important pour nous.
If you can give us any advice as to how to move things
forward, that would be very helpful, too.
Si vous pouvez nous donner des conseils et des suggestions sur
la façon de faire avancer les choses, nous trouverions cela très
utile également.
Senator Nolin: I think the first thing will be on your part. You
will need to develop your own plan by establishing what you have
to offer and how to promote yourselves. I do not think it would
work if you just knocked on the door of the deputy minister and
asked, ‘‘What can I do to help you?’’ ‘‘Well, what do you have to
offer?’’ That is the kind of homework you will have to complete
before moving into promotion or meetings with the various
responsible people and departments.
Le sénateur Nolin : Je crois que la première chose devra venir
de vous. Il vous faudra élaborer votre propre plan en identifiant
ce que vous avez à offrir et la façon dont vous voulez vous
promouvoir et vous mettre en valeur. Je ne crois pas que cela
fonctionnerait d’aller frapper à la porte du sous-ministre pour lui
demander « Que puis-je faire pour vous aider? ». « Eh bien,
qu’avez-vous à offrir? » C’est le genre de travail préparatoire que
vous devrez faire avant d’aller faire votre promotion ou d’aller
rencontrer les différentes personnes et les ministères responsables.
Ms. Steggles: Thank you. That is helpful.
Mme Steggles : Merci. Vos commentaires sont utiles.
The Chair: I am a bit taken aback by the fact that the other
professions in the realm of assisting people get back into a normal
framework of life are not seemingly recognizing your profession
as being essential and what you could do in providing that asset.
That is why I asked earlier whether frictions exist that we are not
aware of.
Le président : Je suis un tantinet surpris par le fait que les
autres professions qui œuvrent dans le domaine et qui aident les
gens à réintégrer un cadre de vie normal ne semblent pas
reconnaître votre profession comme étant essentielle ou voir ce
que vous pourriez faire comme un atout. C’est pour cela que j’ai
demandé, plus tôt, s’il existait des tensions, dont nous n’étions pas
au courant.
Ms. Steggles: I see what you mean. I do not think there is
friction; I think it is more a lack of understanding of what we are
able to contribute.
Mme Steggles : Je vois où vous voulez en venir. Je ne crois pas
qu’il y ait de frictions; je crois plutôt qu’il s’agit d’un manque de
compréhension de ce que nous sommes en mesure de contribuer.
7:40
Veterans Affairs
24-10-2012
Senator Plett: Thank you. Senator Nolin really touched on the
area that I wanted to get into. This is why I asked earlier, ‘‘Does
public health cover your services?’’ I understand that public
health covers your services. Workers’ compensation would, as
would different insurance companies.
Le sénateur Plett : Merci. Le sénateur Nolin a vraiment mis le
doigt sur un sujet que je voulais aborder. C’est pourquoi je vous ai
demandé, plus tôt, si le système public de santé couvrait vos
services. J’ai cru comprendre que c’était le cas, tout comme pour
le régime d’indemnisation des accidents du travail et pour
différentes compagnies d’assurance.
You said earlier that Veterans Affairs had recommended that
you help this individual. I am also trying to find out or trying to
get a handle on who is asking for what here. I do not want to be
cynical because I certainly believe you are doing a great job. Let
me be clear on that. I think organizations like yours are needed.
Plus tôt, vous avez dit qu’Anciens Combattants avait
recommandé que vous veniez en aide à cette personne. J’essaye
également de voir ou de comprendre qui a demandé quoi. Je ne
veux pas me montrer cynique, car je suis convaincu que vous
faites certainement un excellent travail. Permettez-moi d’être clair
à ce sujet. Je crois que les organisations comme la vôtre sont
nécessaires.
Is it your organization that is trying to tap another source, or is
it the veterans that feel they are not being served well enough?
Where is it coming from? From what I understand, and the
comments that you have made, veterans have a number of
different areas to go to for help from your organization. Where is
the ball being dropped? Where is it lacking?
De quoi s’agit-il, au juste : votre organisation est-elle en train
d’essayer d’exploiter un autre filon ou bien est-ce que ce sont les
anciens combattants qui estiment ne pas être suffisamment bien
desservis? De quoi s’agit-il? D’après ce que j’ai pu comprendre et
d’après vos commentaires, les anciens combattants peuvent
s’adresser à votre organisation pour de l’aide dans différents
domaines. Qu’est-ce qui a cafouillé? Où est le problème?
Ms. Steggles: I am not sure I can answer that. It is obviously
something that someone else in my organization could answer. I
am not sure that I can.
Mme Steggles : Je ne suis pas certaine de pouvoir répondre à
cette question. Il est évident que quelqu’un d’autre dans mon
organisation pourrait vous répondre. Je ne pense pas pouvoir le
faire.
Senator Plett: We have you here, though. Maybe you could,
through the clerk, send us some information on that, if there is
someone else who could answer that.
Le sénateur Plett : Et pourtant, vous êtes ici avec nous. Vous
pourriez peut-être, par l’entremise de la greffière, nous envoyer
des renseignements là-dessus, s’il y a quelqu’un d’autre qui peut
répondre à cette question.
Ms. Steggles: Yes.
Mme Steggles : Oui.
Senator Plett: I am really curious as to whether it is the
veterans asking for the help or whether it is your organization
that needs another client.
Le sénateur Plett : Je suis vraiment curieux de savoir si ce sont
les anciens combattants qui vous ont demandé de l’aide ou bien si
c’est votre organisation qui a besoin d’un autre client.
Ms. Steggles: From the occupational therapists that I have
spoken to, who are working within Veterans Affairs, they feel that
their services are underutilized and that in some areas, in some
district areas, there are no occupational therapists.
Mme Steggles : D’après ce que m’ont dit les ergothérapeutes à
qui j’ai parlé et qui travaillent avec le ministère des Anciens
Combattants, ils pensent que leurs services sont sous-utilisés et
que, dans certains districts, il n’y a même pas d’ergothérapeutes.
Senator Plett: Could you give us something in writing through
the clerk to let us know who it is who thinks that? If it is your
organization that is being underutilized, I would like to know.
They might be underutilized, but are they seeing people out there
who need them or are they just feeling that they do not have
enough to do in one day and that they do not have enough clients
to work with?
Le sénateur Plett : Pourriez-vous nous remettre quelque chose
par écrit, par l’entremise de la greffière, pour nous dire qui est-ce
qui pense cela? S’il s’avère que votre organisation est sous-utilisée,
j’aimerais le savoir. Il se pourrait que les ergothérapeutes soient
sous-utilisés, mais voient-ils des gens qui ont besoin d’eux ou
pensent-ils ne pas avoir assez à faire en une journée et ne pas avoir
assez de clients avec qui travailler?
Ms. Steggles: I will certainly get some more information for
you and will submit that.
Mme Steggles : Je vais certainement me procurer de plus
amples renseignements et je vous les ferai parvenir.
The Chair: We are thankful that you are here with us. The
depth of your experience is there, it is just that you have a new
function.
Le président : Nous vous sommes reconnaissants d’être des
nôtres. Votre expérience est certes considérable, mais vous êtes
nouvelle dans vos fonctions.
24-10-2012
Anciens combattants
However — and Senator Plett and Senator Nolin have asked
for it — the information we are asking of your association is of
great significance to us achieving our aim and possibly yours. It
would be quite complementary to the paper you have given us.
Senator Nolin: There is a lot there.
7:41
Toutefois — et le sénateur Plett et le sénateur Nolin vous l’ont
demandé — l’information que nous demandons à votre
organisation est extrêmement importante pour nous aider à
atteindre notre objectif et, possiblement, le vôtre. Elle viendrait
très bien compléter le mémoire que vous nous avez remis.
Le sénateur Nolin : Il contient beaucoup de matière.
The Chair: Yes. Between what is in here and what you can
provide, that will give us a more effective picture to be able to
provide our assessment of how you will, hopefully, be properly
utilized to achieve the aim of transitioning those veterans to
employment. Thank you. We look forward to that response.
Le président : Oui. Entre ce qui est déjà ici et ce que vous
pouvez nous fournir en plus, nous aurons un tableau beaucoup
plus complet de la situation et nous pourrons ainsi juger de la
manière dont vous pourrez, espérons-le, être utilisés à bon escient
pour aider ces anciens combattants à faire la transition vers un
emploi. Merci. Nous attendons avec impatience votre réponse.
Senator Day: My questions, Mr. Chairman and colleagues,
sort of flow from what has been asked previously.
Le sénateur Day : Mes questions, monsieur le président et chers
collègues, découlent en quelque sorte de celles qui ont déjà été
posées.
The first point I wanted to make was that there may be other
professionals who think that they are equally qualified to provide
some of the services that you have outlined that you can provide.
As Senator Nolin has pointed out, it will be important for to you
define why you are uniquely qualified to provide the suite of
services that you have outlined.
Tout d’abord, il y a peut-être d’autres professionnels qui
estiment être tout aussi qualifiés pour offrir certains des services
que vous avez décrits et que vous estimez pouvoir fournir.
Comme le sénateur Nolin l’a fait remarquer, il serait important
pour vous d’expliquer pourquoi vous êtes spécialement qualifiés
pour offrir les services que vous avez mentionnés.
For example, I think it is unfair to suggest that nurses are only
there to put bandages on and clean bed pans. I think they would
be quite offended if that were suggested. Many work in areas like
public health nursing, geriatric nursing and as nurse practitioners.
There are many specialties within nursing that get involved not in
prescribing what equipment is necessary for physiotherapy, but in
the psychological aspects of patient care. You know that, so you
are overlapping there.
Par exemple, je crois qu’il est injuste de suggérer que les
infirmières ne servent qu’à faire des pansements et à nettoyer les
bassins de lit. Je crois qu’elles en seraient grandement insultées.
Bon nombre d’entre elles travaillent dans des domaines comme les
services infirmiers de santé publique et les soins infirmiers
gériatriques. Il existe beaucoup de spécialités au sein des soins
infirmiers qui ne consistent pas à prescrire de l’équipement pour
des soins de physiothérapie, mais qui concernent plutôt l’aspect
psychologique des soins aux patients. Vous le savez et il y a donc
un chevauchement, ici.
The second comment I wanted to make was with respect to
special practices with respect to veterans. We know that veterans,
or injured defence personnel who need some assistance, have
perhaps a different mentality than the normal person on the
street. They have come through some difficult personal exposure,
but they also, by virtue of their being in the armed forces, are
people who will often deny a personal injury or deny that they
have a problem, physical, or psychological, or mental, just
because of the nature of the occupation.
Mon second commentaire porte sur les pratiques spéciales qui
ont trait aux anciens combattants. Nous savons que les anciens
combattants ou le personnel blessé des forces armées et qui ont
besoin d’aide ont peut-être une mentalité différente de celle de
monsieur et madame tout le monde. Ce sont des personnes qui
ont été exposées à des situations personnelles difficiles, mais qui,
aussi, de par le fait même d’être dans les forces armées, ont
souvent tendance à nier leurs blessures ou à nier qu’elles souffrent
d’un problème, physique ou psychologique, simplement à cause
de la nature de leur occupation.
You probably do not have a critical enough mass of
occupational therapists working within the Department of
National Defence and Veterans Affairs Canada to develop these
best practices, but is that one of the areas that you hope to be
developing that would make you uniquely qualified to work with
veterans?
Vous n’avez probablement pas une masse critique suffisante
d’ergothérapeutes qui travaillent au ministère de la Défense
nationale et à Anciens Combattants Canada pour pouvoir
développer ces pratiques exemplaires, mais s’agit-il là d’un des
domaines que vous espérez développer et qui vous rendrait
particulièrement qualifiés pour travailler avec des anciens
combattants?
Ms. Steggles: You prompted me to think of an example as you
were talking. One of the areas that occupational therapists do
work in is driver rehabilitation. We do know that often people
who have learned to drive in combat are actually very aggressive
Mme Steggles : Vous m’avez fait penser à un exemple, pendant
que vous parliez. Les ergothérapeutes travaillent notamment dans
le domaine de la réadaptation des conducteurs. Nous savons que
les gens qui ont appris à conduire au combat sont souvent très
7:42
Veterans Affairs
24-10-2012
drivers and have a difficult time once they transition into civilian
life. They tend to have more accidents than the general public. I
think that is an example of where we recognize that, yes, people
do come out with a different vision and a different set of skills
and, yes, we recognize that there may be a different view of life for
people who have been in the forces. They do need a different
approach.
agressifs au volant et qu’ils ont du mal à s’adapter, une fois
revenus à la vie civile. Ils ont tendance à avoir plus d’accidents
que le grand public. Je crois que c’est un exemple qui montre
qu’effectivement, nous reconnaissons que les gens ressortent avec
une autre vision des choses et avec un éventail de compétences
différent et que les gens qui ont servi dans les forces ont peut-être
effectivement une vision de la vie qui est différente. Ils ont
effectivement besoin d’une approche différente.
Senator Day: Let me end on a comic note. I was in Kabul,
Afghanistan, a while back and being driven around by British
drivers. They had been given the job of drivers in Kabul because
they had experience in civilian life in driving in London.
Le sénateur Day : Permettez-moi de terminer avec une petite
histoire drôle. J’étais à Kaboul, en Afghanistan, il y a un certain
temps de cela, et je me faisais conduire par des chauffeurs
britanniques. On leur avait donné cet emploi à Kaboul, car ils
avaient l’expérience de conduire à Londres, en tant que civils.
Ms. Steggles: Yes; I love driving in London.
Mme Steggles : Oui; j’adore conduire à Londres.
Senator Day: That is the other side of this.
Le sénateur Day : C’est justement l’autre côté de mon histoire.
The Chair: Thank you, senator. As we conclude round two,
and I do not have names right now for round three, we have an
individual who is going to therapy every week, most often to
psychologists and, maybe every month or so, to a psychiatrist.
However, between these sessions the individual is back home and
the family is affected by the state of mind of the individual and the
impact that individual has on the family.
Le président : Merci, sénateur. Cela met fin au deuxième tour
de questions et je n’ai encore aucun nom sur ma liste pour le
troisième tour. Prenons maintenant l’exemple d’une personne qui
suit une thérapie toutes les semaines, la plupart du temps, chez des
psychologues et, une fois par mois environ, chez un psychiatre.
Toutefois, entre ses séances, cette personne rentre chez elle et sa
famille est affectée par son état d’esprit et ressent les conséquences
de sa présence.
Is it your field work to actually go into the family and assist
them in living with this state of affairs so that the family can assist
in stabilizing the individual who is injured, and also prevent the
family from going catastrophic under these conditions? Is that an
area of your expertise?
Est-ce que votre travail consiste à aller dans cette famille pour
aider les gens à vivre dans ce genre de situation, afin qu’ils
puissent aider à stabiliser la personne qui est blessée et aussi pour
empêcher que les choses ne tournent à la catastrophe, dans de
telles conditions? S’agit-il d’un de vos domaines d’expertise?
Ms. Steggles: Yes, I would agree with what you have said. If
we go back to the example I spoke about, it was actually the
psychologist and the occupational therapist who told me about
that particular person. The psychologist was seeing the man in her
office, but things were not changing because they were talking
about the issues but no one was there actually addressing them on
the ground. That was when the occupational therapist became
involved so that they could work on what was specifically not
working for the client and for the family — that is, to start with
baby steps and to work on practical goals to get through the
difficulties, one step at a time.
Mme Steggles : Oui, je suis d’accord avec ce que vous venez de
dire. Si vous reprenez l’exemple que je vous ai donné, c’était le
psychologue et l’ergothérapeute qui m’ont parlé de la personne en
question. La psychologue recevait cet homme dans son cabinet,
mais les choses ne changeaient pas, car ils ne faisaient que parler
des problèmes, sans que quiconque ne les aborde réellement, sur le
terrain. C’est alors que l’ergothérapeute est intervenue pour que,
ensemble, ils puissent travailler précisément sur ce qui ne
fonctionnait pas pour le client et pour sa famille — c’est-à-dire
pour commencer, à petits pas, à travailler sur des objectifs
pratiques pour surmonter les difficultés, un pas à la fois.
The Chair: This is not an insignificant role. Many crash during
or between these sessions, and the families are under enormous
stresses.
Le président : C’est un rôle qui me paraît non négligeable. Bien
des gens s’écroulent pendant ou entre ces séances et leurs familles
vivent dans un stress énorme.
You could be deployed by the psychiatrist or the psychologist
to actually cover getting your boots dirty in the trenches with the
family to assist them in applying what is being worked on?
Vous pourriez être envoyée par le psychiatre ou le psychologue
pour aller faire le sale boulot, sur le terrain, auprès de la famille,
pour aider ces gens à appliquer ce sur quoi on est en train de
travailler?
Ms. Steggles: Yes.
Mme Steggles : Oui.
24-10-2012
Anciens combattants
7:43
The Chair: Let me then push that into the other area. What
about transitioning into the workplace? Does industry want you
to assist an injured veteran, coming in with some limitations, to
adapt both the workplace and the individual to each other to
make that effective employment?
Le président : Permettez-moi maintenant de transposer cela
dans l’autre domaine. Qu’en est-il de la transition vers le milieu de
travail? L’industrie veut-elle que vous veniez en aide à un ancien
combattant blessé, qui arrive avec certaines limitations, pour
adapter le milieu de travail à la personne, et vice-versa, pour que
cet emploi soit efficace?
Ms. Steggles: There certainly are manufacturers and businesses
that employ occupational therapists. One I am familiar with is
Toyota. They have occupational therapists on staff to, I think,
primarily help their own staff who have been injured to get back
into the workplace. I am not sure that there is as much willingness
by employers to help people who have not been their own
employees to get back into the workforce. I think that needs some
advocacy for people to see the value of it. However, the
occupational therapists’ role would be, if someone has identified
that they have skills in a specific area, to help that person to work
towards that. There are vocational occupational therapy services
where people can work towards specific work-oriented goals.
Mme Steggles : Il y a certainement des fabricants et des
entreprises qui emploient des ergothérapeutes. Un qui me vient en
tête est Toyota. Ils ont également des ergothérapeutes parmi leurs
employés qui, je crois, s’occupent principalement du personnel qui
a été blessé pour aider les gens à retourner au travail. Je ne suis
pas sûre qu’il y ait la même volonté chez les employeurs d’aider les
gens qui ne sont pas leurs employés à retourner au travail. Je crois
qu’il va falloir sensibiliser les gens pour qu’ils voient le bien-fondé
de tout cela. Toutefois, une fois que quelqu’un a déterminé que la
personne a des compétences dans un domaine précis, le rôle des
ergothérapeutes serait de l’aider à travailler en ce sens. Il existe des
services d’ergothérapie professionnelle qui permettent aux gens de
travailler pour atteindre des objectifs précis axés sur le travail.
The Chair: This is what I am getting at. You have
subspecialties there, vocational ones and others more involved
with trauma and adjusting to life. Those are elements that you
provide to assist people transitioning into stabilizing and then
being employable, correct?
Le président : C’est là que je veux en venir. Il existe des sousspécialités, certaines qui sont davantage d’ordre professionnel et
d’autres qui visent davantage les traumatismes et les ajustements à
la vie. Il s’agit de volets que vous offrez aux gens pour les aider en
phase de transition et de stabilisation, puis à devenir employables,
n’est-ce pas?
Ms. Steggles: Yes.
Mme Steggles : Oui.
The Chair: The forces have a lot of psychiatrists, but they have
very few psychologists and tend to contract them out. However,
they have recognized, as has Veterans Affairs Canada, that there
are difficulties when people are moved either from one place to
another or from one service to another, DND to VAC. They get a
different therapist. They are conscious of trying to prevent that.
They have potential therapists from VAC already working within
DND so that there is no change of therapy because this is longterm work.
Le président : Les forces ont un grand nombre de psychiatres,
mais ils n’ont que très peu de psychologues et ils ont tendance à
sous-traiter leurs services. Toutefois, ils se sont rendu compte, tout
comme Anciens Combattants Canada, qu’il y avait des problèmes
lorsque les gens sont mutés d’un endroit à l’autre ou lorsqu’ils
changent de service, allant du MDN à ACC. Ils changent alors de
thérapeute. Ils en ont pris conscience et essayent d’éviter ce
problème. Ils ont des thérapeutes d’AAC qui travaillent déjà au
sein du MDN, de manière à ce qu’il n’y ait pas de changement de
thérapie, car il s’agit d’un travail de longue haleine.
You have been at this for a hundred years. If anyone in DND
and VAC should have a strong foothold in what is required for
veterans, it has to be your outfit, and yet you are giving us the
impression that you are the third man or the blank file that is not
there. I am just trying to comprehend why your profession has not
been far more engaged in that process if you have that much
history.
Votre organisation existe depuis une centaine d’années. S’il y a
bien quelqu’un, au MDN et à ACC, qui devrait avoir de solides
connaissances sur les besoins des anciens combattants, c’est bien
votre organisation. Pourtant, vous nous donnez l’impression que
vous êtes comme la cinquième roue du carrosse ou que vous
brillez par votre absence. J’essaye juste de comprendre pourquoi
votre profession ne s’est pas impliquée plus activement dans ce
processus, si vous existez depuis aussi longtemps.
Ms. Steggles: I think there are a number of factors here. One is
that, in the past, we have not specifically looked at outcomes of
our interventions. We are much better at that now. We are much
better at providing statistics, looking at evidence-based practice
and being able to provide good supports, not only the outcomes
for the individual client but also financial outcomes. I would say
that, in the past, we have not been particularly good at that. We
are now. In fact, around the world, Canadian occupational
therapists are seen as leaders in the profession. We have
Mme Steggles : Je crois qu’il y a plusieurs facteurs en jeu, ici.
D’abord, il faut préciser que, par le passé, nous n’avons pas étudié
précisément les résultats de nos interventions. Nous nous sommes
beaucoup améliorés à ce chapitre. Nous sommes maintenant
nettement plus efficaces pour donner des statistiques, pour
examiner une pratique fondée sur des données probantes et
pour fournir un bon soutien, non seulement par rapport aux
résultats, pour le client, sur une base individuelle, mais aussi par
rapport aux résultats financiers. Je dirais que, par le passé, nous
7:44
Veterans Affairs
24-10-2012
developed the Canadian Occupational Performance Measure,
which is used worldwide now. I think that that is helping. I know
from my own practice that being able to provide statistics that
show, in number form, the success that someone has achieved
makes a difference.
n’étions pas particulièrement bons dans ces domaines. Désormais,
nous le sommes. En fait, de par le monde, les ergothérapeutes
canadiens sont considérés comme des leaders de la profession.
Nous avons créé la Mesure canadienne du rendement
occupationnel, dont on se sert désormais dans le monde entier.
Je crois que cela est utile. D’après ma propre expérience, je sais
que cela fait une différence quand on peut fournir des statistiques
qui démontrent, à l’aide de chiffres, la réussite de quelqu’un.
I think we are getting there in that respect. Again, we are a
small profession and are often outnumbered by some of the other
professions who may not have as good an understanding of what
we do.
Je crois que nous avons fait des progrès à cet égard. Je le
répète, nous sommes une petite profession et nous sommes
souvent en situation minoritaire face à d’autres professions qui ne
comprennent pas nécessairement les choses aussi bien que nous.
The Chair: You are going to have to get rid of that paranoia
about numbers because you have a quality product that it seems to
me others are not providing — you are going into the families, into
the trenches, between these formal sessions, in order to assist and
alleviate. I think that between you and peer support, you are
probably of enormous assistance. That requires both the profession
and us to recognize that. Thank you for that information.
Le président : Il va falloir que vous vous débarrassiez de cette
paranoïa à l’égard des chiffres, car vous disposez d’un produit de
qualité que d’autres, à mon avis, n’offrent pas — vous vous
rendez dans les familles, dans les tranchées, entre les séances
formelles, pour venir en aide aux gens et atténuer leurs problèmes.
Je crois qu’entre vous et vos pairs, vous pouvez probablement
apporter une aide précieuse. Cela nécessite une reconnaissance de
la profession et de nous. Merci pour cette information.
Senator Nolin: One point, if I may. Being a profession means
that in each province there is an order for your profession.
Everyone who practices ergothérapie, as we say in French, in the
province of Quebec must be registered.
Le sénateur Nolin : Si vous me le permettez, j’aimerais faire
ressortir une chose. Quand on forme une profession, cela signifie
que dans chaque province, on retrouve un ordre pour sa
profession. Tous les praticiens en ergothérapie dans la province
du Québec doivent être inscrits ou autorisés.
Ms. Steggles: That is correct.
Mme Steggles : C’est exact.
Senator Nolin: Across the country, there 13,000 members?
Le sénateur Nolin : À l’échelle du pays, on dénombre
13 000 membres?
Ms. Steggles: Yes. They are not regulated in the territories, but
they are in every other place.
Mme Steggles : Oui. Ils ne sont pas réglementés dans les
territoires, mais ils le sont partout ailleurs.
Senator Nolin: Being regulated means that you need to go
through specific schooling or studies and through an
examination. Is it possible to send to the clerk and to our
researchers documentation on the kind of classes that you go
through, the type of exam you go through and any kind of
information you want us to know to convince us that you are
professionals in a specific field?
Le sénateur Nolin : Pour être autorisé, il faut avoir suivi des
études spéciales et avoir réussi un examen. Vous serait-il possible
d’envoyer à la greffière et à nos chargés de recherche des
renseignements sur le type de cours qu’on doit suivre, le type
d’examen que l’on doit passer et tout autre renseignement que
vous jugez pertinent, pour nous convaincre du fait que vous êtes
des professionnels, dans un domaine bien précis?
[Translation]
The Chair: They all have a master’s in occupational therapy.
Senator Nolin: That is what I want to know.
The Chair: That is useful because it will provide us with
another point of view.
[English]
[Français]
Le président : Il faut dire qu’ils ont tous une maîtrise en
ergothérapie.
Le sénateur Nolin : C’est ce que je veux savoir.
Le président : C’est utile parce que cela va nous donner un
autre point de vue.
[Traduction]
Senator Nolin: What is the annual budget of your association?
Le sénateur Nolin : Quel est le budget annuel de votre
association?
Ms. Steggles: I am sorry; I cannot give you that number off the
top of my head.
Mme Steggles : Je suis désolée, mais je ne peux pas vous citer
ce chiffre de mémoire.
24-10-2012
Anciens combattants
Senator Nolin: That is the kind of information that you should
send us because you have quite a challenge in front of you, and
you will need resources.
7:45
Le sénateur Nolin : Voilà le genre de renseignements que vous
devriez nous envoyer, car vous allez devoir mener une bataille
ardue et vous aurez besoin de ressources.
Ms. Steggles: That is difficult.
Mme Steggles : C’est difficile.
Senator Nolin: Yes.
Le sénateur Nolin : Oui.
The Chair: Would I be correct in saying that both DND and
Veterans Affairs call upon your occupational therapists to help
the families as much or more than the actual members who are
injured?
Le président : Ai-je raison de dire que le MDN et Anciens
Combattants font appel à vos ergothérapeutes pour aider les
familles autant, sinon plus, que les membres eux-mêmes qui sont
blessés?
Ms. Steggles: I think that because we see people not just in
isolation as the person but also as part of a family, part of society
and part of their environment, yes, we would include them.
Mme Steggles : Je crois qu’étant donné que nous ne voyons
pas les gens de manière isolée uniquement, mais également comme
faisant partie d’une famille, comme faisant partie de la société et
de leur environnement, eh bien oui, nous les inclurions.
The Chair: I know you have been saying that the sooner we get
people into the workforce the better. Therefore, the Canadian
Forces should probably not be keeping people long and should be
transitioning them earlier. However, the forces have an incredible
loyalty link and culture that you do not break just because the
individual is broken. They are, I gather, in their three-year
accommodation programs and the joint support units that we
have seen, employing them. They are not just sitting at home
moping. Maybe your association might want to take a second
look at that dimension of how DND is taking care of its people
and see whether you still hold that position. We would love an
answer from you on that point. Any last comments, Ms. Steggles?
Le président : Je sais que vous nous avez dit que plus vite on
réintègre les gens dans la vie active, mieux c’est. Ainsi, les Forces
canadiennes ne devraient sûrement pas garder les gens longtemps
et devraient leur faire faire la transition plus tôt. Toutefois, les
forces ont une culture et un lien de loyauté incroyables que l’on ne
peut pas briser uniquement, car une personne ne va pas bien. Je
suppose qu’ils leur offrent un emploi, avec leur programme
d’accommodement sur trois ans et avec leurs unités de soutien
conjoint. Ils ne sont pas en train de se morfondre chez eux. Votre
association ferait peut-être bien de réexaminer cette dimension,
afin de voir comment le MDN s’occupe de ses employés et voir si
vous maintenez toujours cette position. Nous aimerions beaucoup
que vous nous donniez une réponse sur ce point. Avez-vous des
derniers commentaires, madame Steggles?
Ms. Steggles: No, thank you. Thank you for listening.
Mme Steggles : Non, merci. Merci de m’avoir écoutée.
The Chair: Thank you for being candid with us on this.
Le président : Merci d’avoir été franche avec nous à cet égard.
Honourable senators, I just have two points before I close this
session. I bring to your attention the Auditor General’s report on
the transition of veterans that came out yesterday, Chapter 4. If
you do not have it, I will ask the clerk to get it distributed to you.
It will be a worthwhile read because it will get right into what we
are doing; the timing is impeccable.
Senator Nolin: There are many chapters in that report.
Honorables sénateurs, j’ai seulement deux points à aborder
avant de lever la séance. J’aimerais attirer votre attention sur le
rapport du Vérificateur général sur la transition des anciens
combattants qui est sorti hier, notamment le chapitre 4. Si vous ne
l’avez pas, je demanderai à la greffière de vous le distribuer. La
lecture en vaut la peine, car il aborde exactement ce que nous
sommes en train de faire — cela ne pouvait pas mieux tomber.
Le sénateur Nolin : Ce rapport contient de nombreux chapitres.
The Chair: Yes, there are other ones also, but I bring up this one.
Le président : Oui, il en contient d’autres également, mais j’ai
mentionné celui-là.
Senator Plett, you have delegated the steering committee to do
the vetting of the draft report on the New Veterans Charter that we
have done. We are now down to just the last couple of phrases to
review. Senator Plett and I will come to a conclusion by Friday,
which means that next week you will get the draft copy in English
and French. Although we were aiming for next Wednesday to
review it, I do not want to do that because it does not give you
enough time to read it. We do not want a useless exercise of line by
line. We want people coming back having read it. We will shift gears
Sénateur Plett, vous avez demandé au comité directeur
d’approuver l’ébauche de rapport sur la nouvelle Charte des
anciens combattants que nous avons élaborée. Nous en sommes
désormais aux deux dernières phrases à examiner. Le sénateur
Plett et moi allons tirer nos conclusions d’ici vendredi, de manière
à ce que, la semaine prochaine, vous puissiez avoir un exemplaire
de cette ébauche en anglais et en français. Je sais que nous visions
mercredi pour terminer notre révision, mais ce n’est pas ce que je
veux faire, car cela ne nous donne pas suffisamment de temps
7:46
Veterans Affairs
a bit if that is okay, Senator Plett. Next week, we will have Veterans
Affairs come, and, the week after that, we will do the review of the
charter. It will give you about 10 days to review the document.
Senator Plett: After the break?
24-10-2012
pour tout lire. Nous ne souhaitons pas que notre étude ligne par
ligne soit futile. Nous voulons que les gens reviennent en ayant lu
le document. Nous allons quelque peu changer de vitesse, si cela
vous convient, sénateur Plett. La semaine prochaine, nous
recevons les représentants d’Anciens Combattants, puis, la
semaine suivante, nous procéderons à l’étude de la charte. Cela
vous donnera environ 10 jours pour passer le document en revue.
Le sénateur Plett : Après le congé?
The Chair: After the break, sorry. That is right, so it gives you
another week.
Le président : Après le congé, désolé. Vous avez raison, ce qui
vous accorde une semaine supplémentaire.
I remind you that you did delegate enormous responsibility to
the two of us. Our staff has been working on this for nearly a
year, reviewing line by line many times. The staff has done
exceptional work, so I am not looking for people to tell me, ‘‘I do
not like a comma here or there.’’ I want to know are we out to
lunch or not? We will start the review with the recommendations
and then the text if that is okay.
Je tiens à vous rappeler que vous nous avez confié, à nous
deux, d’énormes responsabilités. Notre personnel travaille sur le
dossier depuis près d’un an et en a fait l’étude minutieuse, à
maintes reprises. Le personnel a fait un travail exceptionnel et je
ne veux donc pas que les gens me disent : « Je n’aime pas cette
virgule ici ou là ». Je veux savoir si nous sommes complètement à
côté de la plaque ou pas. Nous commencerons notre étude par les
recommandations, puis nous passerons au corps du document, si
cela vous convient.
Senator Plett: If it is a good report, Senator Dallaire and I would
like the credit, but, if not, as he said, the staff did most of it.
Le sénateur Plett : S’il s’agit d’un bon rapport, le sénateur
Dallaire et moi aimerions en assumer tout le mérite, mais, si ce
n’est pas le cas, comme il l’a dit, on dira que c’est surtout l’œuvre
du personnel.
The Chair: If it is not, I will put it to the full body of the
committee. It will be the committee’s problem, not the staff’s.
Le président : Si ce n’est pas le cas, je l’imputerai à l’ensemble
des membres du comité. Ce sera la responsabilité du comité et non
pas celle du personnel.
Thank you again, Ms. Steggles.
Merci encore, madame Steggles.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Wednesday, October 3, 2012
Le mercredi 3 octobre 2012
U.S. Chamber of Commerce:
Chambre de commerce des États-Unis :
Kevin Schmiegel, Vice-President and Executive Director of Hiring
our Heroes.
Kevin Schmiegel, vice-président, directeur exécutif de « Hiring
our Heroes ».
Wednesday, October 24, 2012
Le mercredi 24 octobre 2012
Canadian Association of Occupational Therapists:
Association canadienne des ergothérapeutes :
Elizabeth Steggles, Public Affairs Executive.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Elizabeth Steggles, directrice des affaires publiques.
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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