SUPREME COURT OF COUR SUPRÊME DU CANADA

SUPREME COURT  OF COUR SUPRÊME DU CANADA
SUPREME COURT OF
CANADA
COUR SUPRÊME DU
CANADA
BULLETIN OF
PROCEEDINGS
BULLETIN DES
PROCÉDURES
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Quand un arrêt est rendu, on peut se procurer
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May 23, 2014
© Supreme Court of Canada (2014)
ISSN 1918-8358 (Online)
911 - 930
Le 23 mai 2014
© Cour suprême du Canada (2014)
ISSN 1918-8358 (En ligne)
CONTENTS
TABLE DES MATIÈRES
Applications for leave to appeal
filed
911
Demandes d'autorisation d'appel
déposées
Applications for leave submitted
to Court since last issue
912
Demandes soumises à la Cour depuis la
dernière parution
Judgments on applications for
leave
913 - 914
Jugements rendus sur les demandes
d'autorisation
Motions
915 - 916
Requêtes
Notices of appeal filed since last
issue
Appeals heard since last issue and
disposition
Pronouncements of appeals reserved
Headnotes of recent judgments
917
Avis d'appel déposés depuis la dernière
parution
918 - 920
Appels entendus depuis la dernière
parution et résultat
921
Jugements rendus sur les appels en
délibéré
922 - 930
Sommaires de jugements récents
NOTICE
Case summaries included in the Bulletin are prepared by the Office of the Registrar of the
Supreme Court of Canada (Law Branch) for information purposes only.
AVIS
Les résumés de dossiers publiés dans le bulletin sont préparés par le Bureau du registraire
(Direction générale du droit) uniquement à titre d’information.
DEMANDES D’AUTORISATION
D’APPEL DÉPOSÉES
APPLICATIONS FOR LEAVE TO
APPEAL FILED
Houman Mortazavi et al.
Houman Mortazavi
9187-0725 Québec Inc.
Heidi Belabidi
St-Amour & Associés
v. (35876)
c. (35858)
University of Toronto et al. (Ont.)
Robert A. Centa
Paliare, Roland, Rosenberg, Rothstein
LLP
9051-8887 Québec Inc. (Qc)
François Bélisle
Braun & Bélisle
FILING DATE: 31.01.2014
DATE DE PRODUCTION: 11.03.2014
Ural Direk et al.
Ural Direk
John Reginald Carroll
Jonathan Dawe
Dawe & Dineen
v. (35870)
v. (35877)
Attorney General of Ontario et al. (Ont.)
Josh Hunter
A.G. of Ontario
Her Majesty the Queen (Ont.)
Jamie C. Klukach
A.G. of Ontario
FILING DATE: 06.05.2014
FILING DATE: 06.05.2014
Roland Lovas
Roland Lovas
v. (35878)
Her Majesty the Queen (Ont.)
Lisa Joyal
A.G. of Ontario
FILING DATE: 07.05.2014
- 911 -
APPLICATIONS FOR LEAVE
SUBMITTED TO COURT SINCE
LAST ISSUE
DEMANDES SOUMISES À LA COUR
DEPUIS LA DERNIÈRE PARUTION
MAY 20, 2014 / LE 20 MAI 2014
CORAM: Chief Justice McLachlin and Cromwell and Wagner JJ.
La juge en chef McLachlin et les juges Cromwell et Wagner
1.
Timothy Lee Felger v. Her Majesty the Queen (B.C.) (Crim.) (By Leave) (35795)
2.
Larry Peter Klippenstein v. Manitoba Ombudsman (Man.) (Civil) (By Leave) (35793)
3.
Attorney General of Alberta v. Joseph William Moloney (Alta.) (Civil) (By Leave) (35820)
CORAM: LeBel, Karakatsanis and Wagner JJ.
Les juges LeBel, Karakatsanis et Wagner
4.
Victor Sebastian Mendez Suarez c. Ministre de la justice du Canada représentant les États -Unis du Mexique
(Qc) (Crim.) (Autorisation) (35724)
5.
Salvatore C. Vivona v. Royal Bank of Canada (Ont.) (Civil) (By Leave) (35771)
6.
Stuart Olson Dominion Construction Ltd., formerly known as Dominion Construction Company Inc. v.
Structal Heavy Steel, A Division of Canam Group Inc. (Man.) (Civil) (By Leave) (35777)
CORAM: Abella, Rothstein and Moldaver JJ.
Les juges Abella, Rothstein et Moldaver
7.
Cory Lawrence Bitternose v. Her Majesty the Queen (Alta.) (Crim.) (By Leave) (35769)
8.
Aleksandar Radjenovic v. Her Majesty the Queen (B.C.) (Crim.) (By Leave) (35789)
- 912 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES
DEMANDES D’AUTORISATION
MAY 22, 2014 / LE 22 MAI 2014
35752
MHR Board Game Design Inc. and Marc Ribeiro v. Canadian Broadcasting Corporation
(Ont.) (Civil) (By Leave)
Coram :
Abella, Rothstein and Moldaver JJ.
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C57441,
2013 ONCA 728, dated December 3, 2013, is dismissed with costs.
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C57441, 2013 ONCA
728, daté du 3 décembre 2013, est rejetée avec dépens .
CASE SUMMARY
Torts — Libel and slander — Contracts — Applicants signing release and consent prior to taping of a television show
and subsequently initiating an action for breach of contract, defamation, negligence and injurious falsehood —
Whether doctrine of public policy imposes limits on consenting to defamation by contract?
In 2011, the applicant Marc Ribeiro made an unsuccessful business proposal to a panel on the Canadian Broadcasting
Corporation’s (“CBC”) reality show “Dragon’s Den”. Mr. Ribeiro is the president, sole shareholder and directing
mind of the applicant MHR Board Game Design Inc.
The applicants subsequently sued the CBC for breach of contract, defamation, negligence and injurious falsehood.
The applicants alleged that the version of Mr. Ribeiro’s proposal that was broadcast had been edited in such a fashion
as to completely misrepresent the merits of his business plan and falsely convey the idea that the business proposal
was a “complete flop”.
The CBC brought a motion for summary judgment seeking the dismissal of the action on the basis that a Consent and
Release twice signed by Mr. Ribeiro prior to his participation on the show expressly waived the causes of action
alleged in the applicants’ claims.
June 28, 2013
Ontario Superior Court of Justice
(Aston J)
2013 ONSC 4457
Motion for summary judgment granted; Action against
the Canadian Broadcasting Corporation dismissed
December 3, 2013
Court of Appeal for Ontario
(Rosenberg, Rouleau and Pardu JJ.A.)
2013 ONCA 728
Appeal dismissed
February 3, 2014
Supreme Court of Canada
Application for leave to appeal filed
- 913 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
Responsabilité délictuelle — Diffamation — Contrats — Les demandeurs ont signé une formule d’exonération et de
consentement avant l’enregistrement d’une émission télévisée et ont subséquemment intenté une action en violation de
contrat, en diffamation, en négligence et en dénigrement — La règle de l’ordre public impose-t-elle des limites au
consentement à la diffamation par contrat?
En 2011, le demandeur Marc Ribeiro a présenté sans succès une proposition d’affaires à un comité à l’émission
« Dragon’s Den », une téléréalité du service en anglais de la Société Radio -Canada. Monsieur Ribeiro est le président,
le seul actionnaire et l’âme dirigeante de la demanderesse MHR Board Game Design Inc.
Les demandeurs ont subséquemment poursuivi Radio -Canada pour violation de contrat, diffamation, négligence et
dénigrement. Les demandeurs allèguent que la version télédiffusée de la proposition de M. Ribeiro avait été l’objet
d’un montage qui présentait de façon complètement inexacte la valeur de son plan d’affaires et qui donnait faussement
l’idée que la proposition d’affaires était un [T RADUCT ION] « échec retentissant ».
Radio-Canada a présenté une motion en jugement sommaire visant à faire rejeter l’action, plaidant que dans une
formule de consentement et d’exonération que M. Ribeiro avait signée à deux reprises avant sa participation à
l’émission, celui-ci avait expressément renoncé aux causes d’action alléguées dans les actions des demandeurs.
28 juin 2013
Cour supérieure de justice de l’Ontario
(Juge Aston)
2013 ONSC 4457
Motion en jugement sommaire, accueillie; Action
contre la Société Radio-Canada, rejetée
3 décembre 2013
Cour d’appel de l’Ontario
(Juges Rosenberg, Rouleau et Pardu)
2013 ONCA 728
Appel rejeté
3 février 2014
Cour suprême du Canada
Demande d’autorisation d’appel, déposée
- 914 -
MOTIONS
REQUÊTES
12.05.2014
Before / Devant: THE REGISTRAR / LE REGISTRAIRE
Miscellaneous motion
Requête diverse
Allan George Basssenden
v. (35753)
City of Saint-Lazare (Que.)
GRANTED / ACCORDÉE
UPON APPLICATION made on behalf of the Applicant pursuant to the provisions of Rule 32(2) for an order to file
additional material.
AND HAVING READ the material filed;
IT IS HEREB Y ORDERED THAT:
The motion pursuant to Rule 32(2) for an order to file additional material is granted, and the additional material shall be
submitted to the panel.
À LA SUITE DE LA DEMANDE présentée au nom du demandeur en application des dispositions de la règle 32(2)
pour qu'il soit autorisé à déposer des documents additionnels ;
ET APRÈS EXAMEN des documents déposés;
IL EST ORDONNÉ CE QUI SUIT :
La requête présentée au nom du demandeur en application de la règle 32(2) pour qu'il soit autorisé à déposer des
documents additionnels est accordée et ces documents seront soumis à la formation de juges saisies de la demande.
14.05.2014
Before / Devant : THE CHIEF JUSTICE / LA JUGE EN CHEF
Motion to state constitutional questions
Requête
en
formulation
constitutionnelles
de
Julie Guindon
v. (35519)
Her Majesty the Queen (F.C.)
GRANTED / ACCORDÉE
UPON APPLICATION by the appellant for an order stating constitutional questions in the above appeal;
- 915 -
questions
MOTIONS
REQUÊTES
AND THE MATERIAL FILED having been read;
IT IS HEREB Y ORDERED THAT THE CONSTITUTIONAL QUESTIONS BE STATED AS FOLLOWS:
1.
Does s. 163.2 of the Income Tax Act, R.S.C. 1985, c. 1 (5th Suppl.) infringe s. 11 of the Canadian Charter
of Rights and Freedoms?
2.
If so, is the infringement a reasonable limit prescribed by law as can be demonstrably justified in a free
and democratic society under s. 1 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms?
Any Attorney General who intervenes pursuant to Rule 61(4) shall pay the appellant and respondent the costs of any
additional disbursements they incur as a result of the intervention.
À LA SUITE DE LA DEMANDE de l’appelante visant à obtenir la formulation de questions constitutionnelles dans
l'appel susmentionné;
ET APRÈS AVOIR LU la documentation déposée;
LES QUESTIONS CONSTITUTIONNELLES SUIVANTES SONT FORMULÉES :
1.
L’article 163.2 de la Loi de l’impôt sur le revenu, L.R.C. 1985, ch. 1 (5e suppl.), viole-t-il l’art. 11 de la
Charte canadienne des droits et libertés?
2.
Dans l’affirmative, s’agit-il d’une violation constituant une limite raisonnable prescrite par une règle de
droit et dont la justification peut se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique au sens de
l’article premier de la Charte canadienne des droits et libertés?
Tout procureur général qui interviendra en vertu du par. 61(4) des Règles de la Cour suprême du Canada sera tenu de
payer à l’appelante et à l’intimée les dépens supplémentaires résultant de son intervention.
- 916 -
AVIS D’APPEL DÉPOSÉS DEPUIS LA
DERNIÈRE PARUTION
NOTICES OF APPEAL FILED SINCE
LAST ISSUE
08.05.2014
ATCO Gas and Pipelines Ltd. et al.
v. (35624)
Alberta Utilities Commission et al. (Alta.)
(By Leave)
- 917 -
APPEALS HEARD SINCE LAST ISSUE
AND DISPOSITION
APPELS ENTENDUS DEPUIS LA
DERNIÈRE PARUTION ET RÉSULTAT
16.05.2014
Coram: McLachlin C.J. and LeBel, Abella, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis and Wagner JJ.
Saskatchewan Federation of Labour (in its own
right and on behalf of the unions and workers in
the Province of Saskatchewan) et al.
Rick Engel, Q.C., Craig D. Bavis and Peter Barnacle
for the appellants.
Joseph J. Arvay, Q.C., Catherine J. Boies Parker for
the interveners British Columbia Teachers’ Federation
et al.
v. (35423)
Her Majesty the Queen, in Right of the Province of
Saskatchewan (Sask.) (Civil) (By Leave)
Gary L. Bainbridge and Marcus R. Davies for the
intervener Saskatchewan Union of Nurses .
Éric Lévesque et Benoit Laurin pour l’intervenante
Confédération des syndicats nationaux.
Paul Champ and Bijon Roy for the intervener National
Union of Public and General Employees .
Patrick G. Nugent and Tamara Friesen for the
intervener Alberta Union of Provincial Employees .
Andrew Raven and Andrew Astritis for the intervener
Public Service Alliance of Canada.
Lindsay M. Lyster for the intervener British Columbia
Civil Liberties Association.
Paul J.J. Cavalluzzo and Adrienne Telford for the
interveners Canadian Union of Postal Workers et al.
Written submission only by Steve Waller and
Christopher Rootham for the intervener Air Canada
Pilots’ Association.
Written submission only by Drew S. Plaxton for the
intervener Seiu-West.
Written submission only for the interveners United
Nurses of Alberta et al.
Written submission only for the intervener
Professional Institute of the Public Service of Canada.
Written submission only for the intervener Canadian
Labour Congress.
Graeme G. Mitchell, Q.C., Barbara C. Mysko and
Katherine M. Roy for the respondent.
Mark R. Kindrachuk, Q.C. and Sean Gaudet for the
intervener Attorney General of Canada.
- 918 -
APPEALS HEARD SINCE LAST ISSUE AND
DISPOSITION
APPELS ENTENDUS DEPUIS LA DERNIÈRE
PARUTION ET RÉSULTAT
Robert E. Charney and Sarah Wright for the
intervener Attorney General of Ontario.
Caroline Renaud et Amélie Pelletier Desro siers pour
l’intervenant Procureur général du Québec.
Keith Evans for the intervener Attorney General of
British Columbia.
Roderick Wiltshire for the intervener Attorney
General of Alberta.
Chantelle MacDonald Newhook for the intervener
Attorney General of Newfoundland and Labrador.
Darryl Cruz and Brandon Kain for the intervener
Canadian Constitution Foundation.
John D.R. Craig and Christopher D. Pigott for the
intervener Canadian Employers Council.
Evert van Olst, Q.C. and Leah Schatz for the
interveners Regina Qu’Appelle Regional Health
Authority et al.
Soumission écrite seulement
Conseil du patronat du Québec.
pour l’intervenant
Written submission only for the interveners Canada
Post Corporation et al.
RESERVED / EN DÉLIB ÉRÉ
Nature of the case:
Nature de la cause :
Canadian Charter of Rights and Freedoms - Freedom
of association - Labour Law - Right to strike Freedom of expression - Province enacting laws that
introduced restrictions on ability of public sector
workers to strike and made it somewhat more difficult
for unions to obtain certification - Trial judge holding
that Public Service Essential Services Act is contrary
to s. 2(d) of Charter and is not saved by s. 1 - Court of
Appeal allowing appeal, feeling bound by prior case
law holding that freedom of association did not
include right to strike - Whether freedom of
association guaranteed by s. 2(d) of Charter protects
right to strike - Whether freedom of expression
guaranteed by s. 2(b) of Charter protects right to
strike - Whether Public Service Essential Services Act
infringes s. 2(b) and/or s. 2(d) of Charter and, if so,
whether infringement a reasonable limit prescribed by
law as can be demonstrably justified in a free and
Charte canadienne des droits et libertés - Liberté
d’association - Droit du travail - Droit de grève Liberté d’expression - Adoption par la province de
lois qui ont eu pour effet de limiter la capacité des
employés du secteur public de faire la grève et qui ont
rendu l’accréditation des syndicats un peu plus
difficile - Décision du juge du première instance que
la Public Service Essential Services Act est contraire à
l’al. 2d) de la Charte et n’est pas sauvegardée par
l’article premier - Appel accueilli par la Cour d’appel,
qui s’estime liée par la jurisprudence selon laquelle la
liberté d’association ne comprend pas le droit de grève
- La liberté d’association garantie par l’al. 2d) de la
Charte assure-t-elle le droit de grève? - La liberté
d’expression garantie par l’al. 2b) de la Charte assuret-elle le droit de grève? - La Public Service Essential
Services Act contrevient-elle à l’al. 2b) ou 2d) de la
Charte et, dans l’affirmative, s’agit-il d’une limite
- 919 -
APPEALS HEARD SINCE LAST ISSUE AND
DISPOSITION
APPELS ENTENDUS DEPUIS LA DERNIÈRE
PARUTION ET RÉSULTAT
democratic society under s. 1 of Charter - Whether
sections 3, 6, 7 and 11 of Trade Union Amendment
Act, 2008, infringe s. 2(d) of Charter and, if so,
whether infringement a reasonable limit prescribed by
law as can be demonstrably justified in a free and
democratic society under s. 1 of Charter - Public
Service Essential Services Act, S.S. 2008, c. P-42.2 Trade Union Amendment Act, 2008, S.S. 2008, c. 26
and c. 27.
raisonnable prescrite par une règle de droit et dont la
justification peut se démontrer dans le cadre d’une
société libre et démocratique au sens de l’article
premier de la Charte? - Les articles 3, 6, 7 et 11 de la
Trade Union Amendment Act, 2008, violent-ils
l’al. 2d) de la Charte et, dans l’affirmative, cette
violation constitue-t-elle une limite raisonnable
prescrite par une règle de droit et dont la justification
peut se démontrer dans le cadre d’une société libre et
démocratique au sens de l’article premier de la
Charte? - Public Service Essential Services Act, S.S.
2008, ch. P-42.2 - Trade Union Amendment Act, 2008,
S.S. 2008, ch. 26 et ch. 27.
- 920 -
PRONOUNCEMENTS OF APPEALS
RESERVED
JUGEMENTS RENDUS SUR LES
APPELS EN DÉLIBÉRÉ
Reasons for judgment are available
Les motifs de jugement sont disponibles
MAY 22, 2014 / LE 22 MAI 2014
34997
John Michael McCormick v. Fasken Martineau DuMoulin LLP – and – Alberta Human Rights
Commission, British Columbia Human Rights Tribunal, Ernst & Young LLP, KPMG LLP,
Deloitte LLP, PricewaterhouseCoopers LLP, BDO Canada LLP, Grant Thornton LLP, Young
Bar Association of Montreal, Ontario Human Rights Commission and Canadian Human Rights
Commission (B.C.)
2014 SCC 39 / 2014 CSC 39
Coram:
McLachlin C.J. and LeBel, Abella, Rothstein, Cromwell, Moldaver and Karakatsanis JJ.
The appeal from the judgment of the Court of Appeal for British Columbia (Vancouver), Number CA039128, 2012
BCCA 313, dated July 19, 2012, heard on December 13, 2013, is dismissed with costs.
L’appel interjeté contre l’arrêt de la Cour d’appel de la Colombie-Britannique (Vancouver), numéro CA039128, 2012
BCCA 313, en date du 19 juillet 2012, entendu le 13 décembre 2013, est rejeté avec dépens.
MAY 23, 2014 / LE 23 MAI 2014
35145
Canadian National Railway Company v. Attorney General of Canada, Peace River Coal Inc.
and Canadian Industrial Transportation Association (F.C.)
2014 SCC 40/ 2014 CSC 40
Coram:
McLachlin C.J. and LeBel, Abella, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis and Wagner JJ.
The appeal from the judgment of the Federal Court of Appeal, Numbers A -438-11 and A-440-11, 2012 FCA 278,
dated November 2, 2012, heard on January 14, 2014, is dismissed with costs to the Attorney General of Canada and one
set of costs to PRC and CITA.
L’appel interjeté contre l’arrêt de la Cour d’appel fédérale, numéros A -438-11 et A-440-11, 2012 CAF 278, en date du
2 novembre 2012, entendu le 14 janvier 2014, est rejeté avec dépens en faveur du pro cureur général du Canada, et avec
dépens en faveur de PRC et l’ACTI sur la base d’un seul mémoire de frais.
- 921 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
John Michael McCormick v. Fasken Martineau Dumoulin LLP (B.C.) (34997)
Indexed as: McCormick v. Fasken Martineau DuMoulin LLP /
Répertorié : McCormick c. Fasken Martineau DuMoulin S.E.N.C.R.L./s.r.l.
Neutral citation: 2014 SCC 39 / Référence neutre : 2014 CSC 39
Hearing: December 13, 2013 / Judgment: May 22, 2014
Audition : Le 13 décembre 2013 / Jugement : Le 22 mai 2014
Present: McLachlin C.J. and LeBel, Abella, Rothstein, Cromwell, Moldaver and Karakatsanis JJ.
Human rights — Discrimination — Employment — Age — Law firm partnership agreement containing
provision relating to retirement at age 65 — Equity partner filing complaint with Human Rights Tribunal arguing
provision constituting age discrimination in employment — Whether equity partner engaged in “employment
relationship” for purposes of Human Rights Code — Whether complaint comes within jurisdiction of Human Rights
Tribunal — Human Rights Code, R.S.B.C. 1996, c. 210, ss. 1, 13 and 27.
M became an equity partner at his law firm in 1979. An equity partner has an ownership interest in the firm. In
the 1980s, the equity partners voted to adopt a provision in their Partnership Agreement that required equity partners to
retire as equity partners and divest their ownership shares at the end of the year in which they turned 65. A partner
could make individual arrangements to continue working as an employee or as a “regular” partner without an equity
stake, but such arrangements are stated in the Agreement to be the exception rather than the rule. In 2009, when he was
64, M brought a complaint to the Human Rights Tribunal arguing that this provision constituted age discrimination in
employment, contrary to s. 13(1) of the Human Rights Code, R.S.B.C. 1996, c. 210 (“Code”).
The law firm applied to have the complaint dismissed on the grounds that M, as an equity partner, was not in
the type of workplace relationship covered by the Code. The Tribunal concluded that there was an employment
relationship. The law firm’s application for judicial review was dismissed by the B.C. Supreme Court. The Court of
Appeal allowed the appeal, concluding that M, as a partner, was not in an employment relationship pursuant to the
Code.
Held: The appeal should be dismissed.
The Code is quasi-constitutional legislation that attracts a generous interpretation to permit the achievement of
its broad public purposes. Those purposes include the prevention of arbitrary disadvantage or exclusion based on
enumerated grounds, so that individuals deemed to be vulnerable by virtue of a group characteristic can be protected
from discrimination. The Code achieves those purposes by prohibiting discrimination in specific contexts. One of these
contexts is employment.
Deciding who is in an “employment relationship” for purposes of the Code means examining how two
synergetic aspects function in an employment relationship: control exercised by an employer over working conditions
and remuneration, and corresponding dependency on the part of a worker. The test is who is responsible for
determining working conditions and financial benefits and to what extent does a worker have an influential say in those
determinations? The more the work life of individuals is controlled, the greate r their dependency and, consequently,
their economic, social and psychological vulnerability in the workplace.
Control and dependency are a function not only of whether the worker receives immediate direction from, or is
affected by the decisions of others, but also whether he or she has the ability to influence decisions that critically affect
his or her working life. The answers to these questions represent the compass for determining the true nature of the
relationship. Ultimately, the key is the degree of control and the extent to which the worker is subject and subordinate
to someone else’s decision-making over working conditions and remuneration.
Applying the control/dependency test to this case, in addition to the right to participate in the mana gement of
the partnership, as an equity partner M benefited from other control mechanisms, including the right to vote for ― and
- 922 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
stand for election to ― the firm’s Board; the duty that the other partners owed to him to render accounts; the right not
to be subject to discipline or dismissal; the right, on leaving the firm, to his share of the firm’s capital account; and the
protection that he could only be expelled from the partnership by a special resolution passed by a meeting of all equity
partners and a regional resolution in his region.
As an equity partner, and based on his ownership, sharing of profits and losses, and the right to participate in
management, M was part of the group that controlled the partnership, not a person vulnerable to its cont rol, and, for
over 30 years, benefited financially from the retirement of other partners. In no material way was M structurally or
substantively ever in a subordinate relationship with the other equity partners. It is true that the law firm had certain
administrative rules to which M was subject, but they did not transform the substance of the relationship into one of
subordination or dependency. This is not to say that a partner in a firm can never be an employee under the Code, but in
the absence of any genuine control of M in the significant decisions affecting the workplace, there was no employment
relationship between him and the partnership under the provisions of the Code.
The Tribunal therefore had no jurisdiction over M’s relationship with the partnership.
APPEAL from a judgment of the British Columbia Court of Appeal (Finch C.J. and Newbury and
Levine JJ.A.), 2012 BCCA 313, 352 D.L.R. (4th) 294, [2012] 9 W.W.R. 633, 325 B.C.A.C. 216, 34 B.C.L.R. (5th) 160,
100 C.C.E.L. (3d) 196, [2012] B.C.J. No. 1508 (QL), 2012 CarswellBC 2180, setting aside a decision of Bruce J., 2011
BCSC 713, 335 D.L.R. (4th) 450, 93 C.C.E.L. (3d) 314, 71 C.H.R.R. D/280, [2011] B.C.J. No. 999 (QL), 2011
CarswellBC 1340. Appeal dismissed.
Murray Tevlin and John Chesko, for the appellant.
Irwin G. Nathanson, Q.C., and Peter Senkpiel, for the respondent.
Arman Mujahid Chak and Audrey Dean, for the intervener the Alberta Human Rights Commission.
Katherine Hardie, for the intervener the British Columbia Human Rights Tribunal.
Peter H. Griffin and Rory Gillis, for the interveners Ernst & Young LLP, KPMG LLP, Deloitte LLP,
PricewaterhouseCoopers LLP, BDO Canada LLP and Grant Thornton LLP.
Written submissions only by Vincent de l’Étoile and Catherine Galardo, for the intervener the Young Bar
Association of Montreal.
Reema Khawja and Anthony D. Griffin, for the intervener the Ontario Human Rights Commission.
Philippe Dufresne and Valerie Phillips, for the intervener the Canadian Human Rights Commission.
Solicitors for the appellant: TevlinGleadle Employment Law Strategies, Vancouver.
Solicitors for the respondent: Nathanson Schachter & Thompson, Vancouver.
Solicitor for the intervener the Alberta Human Rights Commission: Alberta Human Rights Commission,
Edmonton.
Solicitor for the intervener the British Columbia Human Rights Tribunal: British Columbia Human Rights
Tribunal, Vancouver.
Solicitors for the interveners Ernst & Young LLP, KPMG LLP, Deloitte LLP, PricewaterhouseCoopers LLP,
BDO Canada LLP and Grant Thornton LLP: Lenczner Slaght Royce Smith Griffin, Toronto.
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Solicitors for the intervener the Young Bar Association of Montreal: Langlois Kronström Desjardins,
Montréal.
Solicitor for the intervener the Ontario Human Rights Commissio n: Ontario Human Rights Commission,
Toronto.
Solicitor for the intervener the Canadian Human Rights Commission: Canadian Human Rights Commission,
Ottawa.
________________________
Présents : La juge en chef McLachlin et les juges LeBel, Abella, Rothstein, Cromwell, Moldaver et Karakatsanis.
Droits de la personne — Discrimination — Emploi — Âge — Contrat de société d’un cabinet d’avocats
comportant une disposition relative au départ à la retraite à l’âge de 65 ans — Dépôt par un associé participant d’une
plainte auprès du tribunal des droits de la personne au motif que cette disposition constituerait de la discrimination en
matière d’emploi fondée sur l’âge — L’associé participant était-il dans une « relation d’emploi » visée par le code des
droits de la personne — La plainte relève-t-elle de la compétence du tribunal des droits de la personne? — Human
Rights Code, R.S.B.C. 1996, ch. 210, art. 1, 13 et 27.
En 1979, M est devenu un associé participant (equity partner) au sein du cabinet d’avocats dont il faisait
partie. Les associés participants possèdent une part des capitaux propres du cabinet . Dans les années 1980, les associés
participants ont voté pour l’inclusion dans leur Contrat de société (Partnership Agreement) d’une disposition obligeant
les associés de cette catégorie à se retirer à ce titre et à se départir de leur participation financière à la fin de l’année à
laquelle ils atteignaient l’âge de 65 ans. Un associé pouvait convenir d’arrangements individuels lui permettant de
continuer de travailler à titre d’employé ou d’associé « ordinaire » sans participation financière, mais le contrat précise
que de tels arrangements sont l’exception plutôt que la règle. En 2009, alors âgé de 64 ans, M a déposé une plainte
devant le tribunal des droits de la personne (le « Tribunal »), affirmant que cette disposition du Contrat de société
constituait de la discrimination en matière d’emploi fondée sur l’âge et contrevenait au par. 13(1) du Human Rights
Code, R.S.B.C. 1996, ch. 210 (le « Code »).
Le cabinet d’avocats a demandé le rejet de la plainte, au motif que, en tant qu’associé participant, M ne se
trouvait pas dans une relation d’emploi du type de celles visées par le Code. Le Tribunal a conclu qu’il existait une
relation d’emploi. La demande de contrôle judiciaire présentée par le cabinet d’avocats a été rejetée par la Cour
suprême de la C.-B. La Cour d’appel a accueilli l’appel formé contre cette décision, concluant qu’en tant qu’associé M
ne se trouvait pas dans une relation d’emploi visée par le Code.
Arrêt : Le pourvoi est rejeté.
Le Code est une loi quasi constitutionnelle, qui commande une interprétation généreuse afin de permettre la
réalisation de ses larges objectifs d’intérêt public. Ces objectifs incluent la prévention des désavantages ou exclusions
arbitraires fondés sur motif énumérés, afin que les personnes réputées vulnérables en raison d’une caractéristique
collective puissent être protégées contre la discrimination . Le Code réalise ces objectifs en prohibant la discrimination
dans certains contextes précis . L’un de ces contextes est l’emploi.
Décider qui se trouve dans une « relation d’emploi » pour les besoins du Code consiste essentiellement à
examiner comment deux aspects synergiques interagissent dans une relation de travail donnée : le contrôle exercé par
un employeur à l’égard des conditions de travail et de la rémunération, et la dépendance correspondante du travailleur.
L’analyse consiste à se demander qui est responsable de fixer les conditions de travail et les avantages pécuniaires, et
dans quelle mesure le travailleur exerce une influence sur ces décisions. Plus on exerce de contrôle sur les conditions de
travail d’une personne, plus on accroît la dépendance de cette personne et, par voie de conséquenc e, sa vulnérabilité
professionnelle sur les plans économique, social et psychologique.
L’existence d’une situation de contrôle et de dépendance dépend non seulement de la question de savoir si le
travailleur reçoit des directives directes de la part d’autrui ou s’il est touché par des décisions prises par autrui, mais
également de celle de savoir s’il a la capacité d’influencer les décisions qui ont une incidence sérieuse sur sa vie
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
professionnelle. Les réponses à ces questions représentent les balises à suivre pour déterminer la nature véritable de la
relation. En définitive, le facteur clé est le degré de contrôle et la mesure dans laquelle le travailleur est assujetti et
subordonné au pouvoir décisionnel de quelqu’un d’autre à l’égard des conditions de travail et de la rémunération.
Appliquant l’analyse fondée sur les notions de contrôle et de dépendance à la présente affaire, en plus du droit
de participer à la gestion de la société, M bénéficiait, en sa qualité d’associé participant, d’autres mesu res lui accordant
un pouvoir de contrôle au sein de la société, notamment les suivantes : le droit de voter à l’élection des membres du
Conseil d’administration du cabinet et de se présenter comme candidat à cette élection; l’obligation faite aux autres
associés de lui rendre des comptes; le droit de ne pas faire l’objet de mesures disciplinaires ou d’être renvoyé; le droit à
sa part des capitaux propres de la société à son départ de celle-ci; la protection contre l’exclusion de la société
autrement qu’en vertu d’une résolution extraordinaire adoptée à une réunion de l’ensemble des associés participants et
d’une résolution régionale de sa région.
En tant qu’associé participant, et compte tenu de son intérêt financier dans la société, de sa participation au x
bénéfices et aux pertes ainsi que de son droit de prendre part à la gestion, M faisait partie du groupe qui contrôlait la
société, non des personnes vulnérables à l’exercice de ce pouvoir de contrôle, et, pendant plus de 30 ans, il a profité
financièrement des départs à la retraite d’autres associés. À aucun moment M ne s’est trouvé, sous quelque aspect
important que ce soit, structurellement ou concrètement, dans une relation de subordination par rapport aux autres
associés participants. Il est vrai que le cabinet d’avocats avait établi certaines règles administratives auxquelles M était
assujetti, mais ces règles n’avaient pas pour effet de transformer la substance de la relation et de faire de celle -ci une
relation de subordination ou de dépendance. Il ne s’ensuit pas qu’un associé au sein d’un cabinet ne peut jamais être
considéré comme un employé visé par le Code, mais vu l’absence de véritable contrôle exercé sur M relativement aux
décisions importantes touchant le milieu de travail, il n’existait pas entre lui et la société de personnes une relation
d’emploi visée par les dispositions du Code.
Le Tribunal n’avait donc pas compétence à l’égard de la relation entre M et la société de personnes.
POURVOI contre un arrêt de la Cour d’appel de la Colomb ie-Britannique (le juge en chef Finch et les juges
Newbury et Levine), 2012 BCCA 313, 352 D.L.R. (4th) 294, [2012] 9 W.W.R. 633, 325 B.C.A.C. 216, 34 B.C.L.R.
(5th) 160, 100 C.C.E.L. (3d) 196, [2012] B.C.J. No. 1508 (QL), 2012 CarswellBC 2180, qui a infirmé une décision de
la juge Bruce, 2011 BCSC 713, 335 D.L.R. (4th) 450, 93 C.C.E.L. (3d) 314, 71 C.H.R.R. D/280, [2011] B.C.J. No. 999
(QL), 2011 CarswellBC 1340. Pourvoi rejeté.
Murray Tevlin et John Chesko, pour l’appelant.
Irwin G. Nathanson, c.r., et Peter Senkpiel, pour l’intimée.
Arman Mujahid Chak et Audrey Dean, pour l’intervenante Alberta Human Rights Commission.
Katherine Hardie, pour l’intervenant British Columbia Human Rights Tribunal.
Peter H. Griffin et Rory Gillis, pour les intervenantes Ernst & Young s.r.l./S.E.N.C.R.L., KPMG
s.r.l./S.E.N.C.R.L., Deloitte S.E.N.C.R.L./s.r.l., PricewaterhouseCoopers s.r.l., BDO Canada s.r.l./S.E.N.C.R.L. et
Grant Thornton LLP.
Argumentation écrite seulement par Vincent de l’Étoile et Catherine Galardo, pour l’intervenante
l’Association du Jeune Barreau de Montréal.
Reema Khawja et Anthony D. Griffin, pour l’intervenante la Commission ontarienne des droits de la personne.
Philippe Dufresne et Valerie Phillips, pour l’intervenante la Commission canadienne des droits de la personne.
Procureurs de l’appelant : TevlinGleadle Employment Law Strategies, Vancouver.
Procureurs de l’intimée : Nathanson Schachter & Thompson, Vancouver.
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JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Procureur de l’intervenante Alberta Human Rights Commission : Alberta Human Rights Commission,
Edmonton.
Procureur de l’intervenant British Columbia Human Rights Tribunal : British Columbia Human Rights
Tribunal, Vancouver.
Procureurs des intervenantes Ernst & Young s.r.l./S.E.N.C.R.L., KPMG s.r.l./S.E.N.C.R.L., Deloitte
S.E.N.C.R.L./s.r.l., PricewaterhouseCoopers s.r.l., BDO Canada s.r.l./S.E.N.C.R.L. et Grant Thornton LLP : Lenczner
Slaght Royce Smith Griffin, Toronto.
Procureurs de l’intervenante l’Association du Jeune Barreau de Montréal : Langlois Kronström Desjardins,
Montréal.
Procureur de l’intervenante la Commission ontarienne des droits de la personne : Commission ontarienne des
droits de la personne, Toronto.
Procureur de l’intervenante la Commission canadienne des droits de la personne : Commission canadienne
des droits de la personne, Ottawa.
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JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Canadian National Railway Company v. Attorney General of Canada et al. (F.C.) (35145)
Indexed as: Canadian National Railway Co. v. Canada (Attorney General) /
Répertorié : Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada c. Canada (Procureur général)
Neutral citation: 2014 SCC 40 / Référence neutre : 2014 CSC 40
Hearing: January 14, 2014 / Judgment: May 23, 2014
Audition : Le 14 janvier 2014 / Jugement : Le 23 mai 2014
Present: McLachlin C.J. and LeBel, Abella, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis and Wagner JJ.
Administrative law — Transportation law — Boards and tribunals — Judicial review — Standard of review —
Governor in Council rescinding decision of Canadian Transportation Agency — Whether Governor in Council
empowered to vary or rescind decision of Agency — Whether applicable standard of review is correctness or
reasonableness — Canadian Transportation Act, S.C. 1996, c. 10, ss. 40, 41, 120.1.
The confidential contract between PRC and CN for shipping coal specified that a fuel surcharge set out in
Tariff 7402 would be applied when the monthly average price of highway diesel fuel equalled or exceeded the “strike
price”. Tariff 7402 set the strike price at US$1.25 per gallon. CN could make unilateral changes to Tariff 7402, and
the contract provided no mechanism for PRC to challenge any such change.
Shortly after the confidential contract took effect, CN introduced Tariff 7403, which provided for a higher
strike price. Tariff 7402 and its lower strike price would remain in effect until the expiration of those contracts to
which it applied. CN refused to apply the higher strike price to PRC’s traffic, and the Canadian Transportation Agency
(“Agency”) dismissed PRC’s application under s. 120.1 of the Canada Transportation Act (“CTA”) for an order that the
strike price in Tariff 7402 be varied to reflect the higher strike price in Tariff 7403. The Canadian Industrial
Transportation Association then filed a petition under s. 40 of the CTA requesting that the Governor in Council vary the
Agency’s decision and direct the Agency that the confidential contract does not preclude the Agency from assessing the
reasonableness of the fuel surcharge in Tariff 7402. The Governor in Council rescinded the Agency’s decision. On
judicial review, the Federal Court found that the issue before the Governor in Council was one of pure jurisdiction,
applied the correctness standard and set aside the Order of the Governor in Council, and restored the Agency’s
decision. The Federal Court of Appeal, applying a reasonableness standard, set aside the judgment of the Federal Court
and dismissed CN’s application for judicial review of the Governor in Council’s decision.
Held: The appeal should be dismissed.
Section 40 of the CTA confers broad authority on the Governor in Council to address any orders or decisions
of the Agency, including those involving questions of law. Where Parliament intends to limit the Governor in
Council’s authority, it does so expressly, but the only inherent limitation on the authority conferred by s. 40 is that the
Governor in Council’s authority is limited to matters already dealt with by the Commission. Limitations like those
placed on the right to appeal a decision of the Agency to the Federal Court of Appeal or on the Governor in Council’s
authority under other legislation are not found in s. 40.
The Dunsmuir framework, which applies to administrative decision-makers generally and not just to
administrative tribunals, applies to adjudicative decis ions of the Governor in Council made under s. 40, and the
applicable standard of review is reasonableness. It is now well established that deference will usually result where a
decision maker is interpreting its own statute or statutes closely connected t o its function, with which it will have
particular familiarity. Parliament has recognized that the Governor in Council has particular familiarity in the area of
economic regulation and transportation law and policy is closely connected to the Governor in Council’s review
function.
The presumption of deference applies and is not rebutted. Whether a party to a confidential contract can bring
a complaint under s. 120.1 is a question of law which does not fall within one of the established categories of questions
to which correctness review applies. There is no issue of constitutionality or competing jurisdiction between tribunals.
The question at issue is not a question of central importance to the legal system as a whole. Finally, it is an issue of
statutory interpretation and could not be a true question of jurisdiction or vires of the Governor in Council.
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
The Governor in Council’s conclusion that a party to a confidential contract is able to bring a complaint under
s. 120.1 in certain circumstances was reasonable. It is supported by the facts and the wording of s. 120.1(1). The
conclusion that the existence of a confidential contract did not bar a shipper from applying for a reasonableness
assessment under s. 120.1(1), is consistent with the terms of the CTA, which do not preclude the Agency from
reviewing the reasonableness of a charge contained in a tariff applicable to more than one shipper, whether or not it is
incorporated by reference into a confidential contract. In addition, it was open to t he Governor in Council to conclude
that Parliament’s intent in enacting s. 120.1 was to provide a measure of protection for shippers. Accordingly, without
deciding whether in any particular case a confidential contract would preclude a shipper from relief under s. 120.1,
leaving access to the s. 120.1 complaint mechanism available to parties to confidential contracts can reasonably be said
to be consistent with that intention. The Governor in Council’s interpretation of s. 120.1 was reasonable.
APPEAL from a judgment of the Federal Court of Appeal (Dawson, Gauthier and Stratas JJ.A.), 2012 FCA
278, 440 N.R. 217, [2012] F.C.J. No. 1438 (QL), 2012 CarswellNat 4527, setting aside a decision of Hughes J., 2011
FC 1201, 398 F.T.R. 218, [2011] F.C.J. No. 1469 (QL), 2011 CarswellNat 4297. Appeal dismissed.
Guy J. Pratte, Nadia Effendi and Éric Harvey, for the appellant.
Peter Southey and Sean Gaudet, for the respondent the Attorney General of Canada.
Forrest C. Hume and Cynthia A. Millar, for the respondents Peace River Coal Inc. and the Canadian Industrial
Transportation Association.
Solicitors for the appellant: Borden Ladner Gervais, Ottawa; Canadian National Railway Company,
Montréal.
Solicitor for the respondent the Attorney General of Canada: Attorney General of Canada, Toronto.
Solicitors for the respondents Peace River Coal Inc. and the Canadian Industrial Transportation
Association: Davis, Vancouver.
________________________
Présents : La juge en chef McLachlin et les juges LeBel, Abella, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis et Wagner.
Droit administratif — Droit des transports — Organismes et tribunaux administratifs — Contrôle judiciaire —
Norme de contrôle — Gouverneur en conseil annulant une décision de l’Office des transports du Canada — Le
gouverneur en conseil est-il habileté à modifier ou à annuler une décision de l’Office? — La norme de contrôle
applicable est-elle celle de la décision correcte ou celle de la décision raisonnable? — Loi sur les transports au
Canada, L.C. 1996, ch. 10, art. 40, 41, 120.1.
Le contrat confidentiel conclu entre PRC et le CN pour le transport de charbon par voie ferrée précisait qu’un
supplément carburant prévu au tarif 7402 s’appliquerait lorsque le prix moyen mensuel du carburant diesel pou r
véhicules routiers serait égal ou supérieur au « seuil » prévu. Le tarif 7402 fixait ce seuil à 1,25 $ US le gallon. Le CN
pouvait modifier unilatéralement le tarif 7402, et le contrat ne prévoyait aucun mécanisme permettant à PRC de
contester un tel changement.
Peu après l’entrée en vigueur du contrat confidentiel, le CN a adopté le tarif 7403, qui prévoyait un seuil plus
élevé. Le tarif 7402 et le seuil moins élevé qu’il prévoyait continueraient de s’appliquer jusqu’à l’expiration des
contrats conclus à ce tarif. Le CN a refusé d’appliquer le seuil plus élevé aux services de transport qu’il fournissait à
PRC, et l’Office des transports du Canada (l’ « Office ») a rejeté la demande présentée par PRC en vertu de l’art. 120.1
de la Loi sur les transports au Canada (« Loi ») en vue d’obtenir une ordonnance modifiant le seuil prévu au tarif 7402
de façon à le faire correspondre à celui plus élevé établi par le tarif 7403. L’Association canadienne de transport
industriel a alors demandé au gouverneur en conseil, par voie de requête fondée sur l’art. 40 de la Loi, de modifier la
décision de l’Office et d’ordonner à celui-ci de considérer que le contrat confidentiel ne l’empêchait pas de déterminer
si le supplément carburant prévu au tarif 7402 était raisonnable. Le gouverneur en conseil a annulé la décision de
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
l’Office. À l’issue d’un contrôle judiciaire, la Cour fédérale a conclu que la question soumise au gouverneur en conseil
touchait véritablement à la compétence, a appliqué la norme de la décision co rrecte, a annulé le décret du gouverneur en
conseil et a rétabli la décision de l’Office. Appliquant la norme de la décision raisonnable, la Cour d’appel fédérale a
infirmé le jugement de la Cour fédérale et a rejeté la demande de contrôle judiciaire de la décision du gouverneur en
conseil présentée par le CN.
Arrêt : Le pourvoi est rejeté.
L’article 40 de la Loi confère au gouverneur en conseil un vaste pouvoir décisionnel à l’égard des arrêtés et
des décisions de l’Office, y compris ceux qui soulèvent des questions de droit. Lorsque le législateur entend restreindre
les pouvoirs du gouverneur en conseil, il le fait expressément, mais la seule limite inhérente au pouvoir conféré par
l’art. 40 est que le pouvoir du gouverneur en conseil se limite à l’examen des questions déjà examinées par l’Office.
Des restrictions comme celles relatives au droit de porter une décision de l’Office devant la Cour d’appel fédérale ou
celles qu’imposent d’autres lois au pouvoir du gouverneur en conseil n’apparaissent pas à l’art. 40.
Le cadre énoncé dans l’arrêt Dunsmuir, qui s’applique aux décideurs administratifs en général et non
seulement aux tribunaux administratifs, s’applique aux décisions juridictionnelles prises par le gouverneur en conseil en
vertu de l’art. 40, et la norme de contrôle est celle de la décision raisonnable. Il est aujourd’hui bien établi que la
déférence est habituellement de mise lorsqu’un décideur interprète sa propre loi constitutive ou une loi étroitement liée
à son mandat et dont il a une connaissance approfondie. Le législateur a reconnu au gouverneur en conseil une
connaissance approfondie du secteur de la réglementation économique, et les lois et politiques en matière de transport
sont liées de près à la fonction d’examen du gouverneur en conseil.
La présomption de déférence s’applique et n’est
pas réfutée. La question de savoir si une partie à un contrat confidentiel peut déposer une plainte en vertu de
l’art. 120.1 constitue une question de droit qui n’appartient pas à l’une des catég ories établies de questions auxquelles
s’applique la norme de contrôle de la décision correcte. Aucune question de constitutionnalité ou de compétence
concurrente entre tribunaux administratifs ne se pose. La question en litige ne revêt pas une importanc e capitale pour le
système juridique dans son ensemble. Enfin, il s’agit d’une question d’interprétation législative et il ne pouvait donc
s’agir d’une question touchant véritablement la compétence ou la validité du pouvoir du gouverneur en conseil.
Le gouverneur en conseil a raisonnablement conclu qu’une partie à un contrat confidentiel peut dans certaines
circonstances déposer une plainte en vertu de l’art. 120.1. Cette décision est étayée par les faits et par le libellé du
par. 120.1(1). La conclusion suivant laquelle l’existence d’un contrat confidentiel n’empêchait pas un expéditeur de
demander un examen du caractère raisonnable des frais en vertu du par. 120.1(1) concorde avec les dispositions de la
Loi, lesquelles n’empêchent pas l’Office d’examiner le caractère raisonnable des frais que contient un tarif applicable à
plus d’un expéditeur, que le tarif soit ou non incorporé par renvoi dans un contrat confidentiel. En outre, le gouverneur
en conseil pouvait conclure qu’en édictant l’art. 120.1, le législateur entendait offrir une certaine protection aux
expéditeurs. En conséquence, sans décider si, dans un cas donné, un contrat confidentiel pourrait priver un expéditeur
du recours prévu à l’art. 120.1, il est raisonnable d’affirmer que le fait de laisser aux parties à des contrats confidentiels
l’accès au mécanisme des plaintes prévu à l’art. 120.1 serait conforme à cette intention du législateur. L’interprétation
de l’art. 120.1 donnée par le gouverneur en conseil était raisonnable.
POURVOI contre un arrêt de la Cour d’appel fédérale (les juges Dawson, Gauthier et Stratas), 2012 CAF 278,
440 N.R. 217, [2012] A.C.F. n o 1438 (QL), 2012 CarswellNat 5639, qui a infirmé une décision du juge Hughes, 2011
CF 1201, 398 F.T.R. 218, [2011] A.C.F. n o 1469 (QL), 2011 CarswellNat 5850. Pourvoi rejeté.
Guy J. Pratte, Nadia Effendi et Éric Harvey, pour l’appelante.
Peter Southey et Sean Gaudet, pour l’intimé le procureur général du Canada.
Forrest C. Hume et Cynthia A. Millar, pour les intimées Peace River Coal Inc. et l’Association canadienne de
transport industriel.
Procureurs de l’appelante : Borden Ladner Gervais, Ottawa; Compagnie des chemins de fer nationaux du
Canada, Montréal.
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Procureurs de l’intimé le procureur général du Canada : Procureur général du Canada, Toronto.
Procureurs des intimées Peace River Coal Inc. et l’Association canadienne de transport industriel : Davis,
Vancouver.
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SUPREME COURT OF CANADA SCHEDULE / CALENDRIER DE LA COUR SUPRÊME
- 2013 OCTOBER - OCTOBRE
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DECEMBER - DÉCEMBRE
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APRIL - AVRIL
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MAY - MAI
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Sittings of the court:
Séances de la cour :
Motions:
Requêtes :
M
Holidays:
Jours fériés :
H
18
87
9
5
sitting weeks / semaines séances de la cour
sitting days / journées séances de la cour
m otion and conference days / journées des requêtes et des conférences
holidays during sitting days / jours fériés durant les sessions
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