SUPREME COURT OF COUR SUPRÊME DU CANADA

SUPREME COURT  OF COUR SUPRÊME DU CANADA
SUPREME COURT OF
CANADA
COUR SUPRÊME DU
CANADA
BULLETIN OF
PROCEEDINGS
BULLETIN DES
PROCÉDURES
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Quand un arrêt est rendu, on peut se procurer
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September 13, 2013
© Supreme Court of Canada (2013)
ISSN 1918-8358 (Online)
1445 - 1466
Le 13 septembre 2013
© Cour suprême du Canada (2013)
ISSN 1918-8358 (En ligne)
CONTENTS
TABLE DES MATIÈRES
Applications for leave to appeal
filed
1445
Demandes d'autorisation d'appel
déposées
Applications for leave submitted
to Court since last issue
1446
Demandes soumises à la Cour depuis la
dernière parution
Judgments on applications for
leave
1447 - 1452
Jugements rendus sur les demandes
d'autorisation
Motions
1453 - 1454
Requêtes
Notices of appeal filed since last
issue
1455
Avis d'appel déposés depuis la dernière
parution
Pronouncements of appeals reserved
1456
Jugements rendus sur les appels en
délibéré
Headnotes of recent judgments
1457 - 1466
Sommaires de jugements récents
NOTICE
Case summaries included in the Bulletin are prepared by the Office of the Registrar of the
Supreme Court of Canada (Law Branch) for information purposes only.
AVIS
Les résumés de dossiers publiés dans le bulletin sont préparés par le Bureau du registraire
(Direction générale du droit) uniquement à titre d’information.
DEMANDES D’AUTORISATION
D’APPEL DÉPOSÉES
APPLICATIONS FOR LEAVE TO
APPEAL FILED
Ghislain Hudon, personnellement et ès qualités
de tuteur à ses enfants mineurs, Raphaël
Hudon, Jérémy Hudon et Gabriel Hudon et
autre
Marc Boulanger
Tremblay Bois Mignault Lemay,
Ghislain Hudon, personnellement et ès qualités
de tuteur à ses enfants mineurs, Raphaël
Hudon, Jérémy Hudon et Gabriel Hudon et
autre
Marc Boulanger
Tremblay Bois Mignault Lemay,
c. (35485)
c. (35486)
Jean-Marie Lévesque (Qc)
Robert-Jean Chénier
McCarthy Tétrault LLP
Louis Carpentier et autre (Qc)
Robert-Jean Chénier
McCarthy Tétrault LLP
DATE DE PRODUCTION : 19.08.2013
DATE DE PRODUCTION : 19.08.2013
- 1445 -
APPLICATIONS FOR LEAVE
SUBMITTED TO COURT SINCE
LAST ISSUE
DEMANDES SOUMISES À LA COUR
DEPUIS LA DERNIÈRE PARUTION
SEPTEMB ER 9, 2013 / LE 9 SEPTEMB RE 2013
CORAM: Chief Justice McLachlin and Cromwell and Wagner JJ.
La juge en chef McLachlin et les juges Cromwell et Wagner
1.
Daniel Michael MacNeil v. Her Majesty the Queen (B.C.) (Crim.) (By Leave) (35407)
2.
Attorney General of Canada v. Federation of Law Societies of Canada (B.C.) (Civil) (By Leave) (35399)
3.
Crystal Ann Slattery v. Pacific Academy Private School (B.C.) (Civil) (By Leave) (35418)
CORAM: LeBel, Karakatsanis and Wagner JJ.
Les juges LeBel, Karakatsanis et Wagner
4.
Spearhead Management Canada Ltd. v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Crim.) (By Leave) (35417)
5.
Ura Greenbaum v. Curateur Public du Québec et al. (Que.) (Civil) (By Leave) (35450)
6.
Victoria Douglass v. Warren Milne et al. (Ont.) (Civil) (By Leave) (35396)
CORAM: Abella, Rothstein and Moldaver JJ.
Les juges Abella, Rothstein et Moldaver
7.
Gilbert McIntyre v. Ontario College of Teachers (Ont.) (Civil) (By Leave) (35437)
8.
B010 v. Minister of Citizenship and Immigration (F.C.) (Civil) (By Leave) (35388)
- 1446 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES
DEMANDES D’AUTORISATION
SEPTEMB ER 12, 2013 / LE 12 SEPTEMB RE 2013
35315
Trial Lawyers Association of British Columbia v. Attorney General of British Columbia
(B.C.) (Civil) (By Leave)
Coram :
McLachlin C.J. and Abella and Cromwell JJ.
The motion to add the Trial Lawyers Association of British Columbia as a party is granted. The application
for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for British Columbia (Vancouver), Number CA039971,
2013 BCCA 65, dated February 15, 2013, is granted with costs in the cause.
La requête en vue d’ajouter Trial Lawyers Association of British Columbia comme partie est accueillie. La
demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de la Colombie-Britannique (Vancouver), numéro
CA039971, 2013 BCCA 65, daté du 15 février 2013, est accueillie avec dépens suivant l’issue de la cause.
CASE SUMMARY
Charter of Rights — Constitutional law — Access to justice — Plaintiff in civil domestic trial applying to be relieved
of obligation of paying hearing fees after 10 day trial — Constitutional validity of rule imposing hearing fees attacked
— Whether hearing fees charged by a province for civil trials in a s. 96 court are unconstitutional as an impediment to
access to justice — Whether unconstitutionality may be relieved by an enlarged reading of an indigency exemption —
Whether, in the context of British Columbia (Attorney General) v. Christie, [2007] 1 S.C.R. 873, hearing fees are one
of the conditions a province may impose on how and when people have a right to access the courts.
In 2009, Ms. Vilardell was involved in a 10 day family law trial with her former common law spouse concerning, inter
alia, custody and mobility rights. Prior to trial, she applied for an order relieving her from government -imposed court
hearing fees on the basis that she was woman of modest means seeking greater custody of her daughter, and tha t the
imposition of hearing fees created an unreasonable barrier to access to justice. The Rules also provided for an
exemption from payment of fees for the indigent. Her fees totalled $3,600. At the end of the trial, her application was
stayed in order to facilitate intervention by the Canadian Bar Association — British Columbia Branch, the Attorney
General of British Columbia, the Trial Lawyers Association of British Columbia and the West Coast Women’s Legal
Education and Action Fund. The statement of claim was revised to include a challenge to the constitutionality of the
hearing fees. A declaration was sought that the fee infringed a right of access to justice contrary to the rule of law and
the Canadian Constitution, breached s. 96 of the Constitution Act, 1867, and ss. 7 and 28 of the Charter.
May 22, 2012
Supreme Court of British Columbia
(McEwan J.)
2012 BCSC 748
Order striking down British Columbia rule imposing
hearing fees
February 15, 2013
Court of Appeal for British Columbia
(Vancouver)
(Donald, Chiasson and Garson JJ.A.)
2013 BCCA 65
Attorney General’s appeal allowed; Words read into
exemption provision to permit plaintiff to be relieved
of the obligation to pay hearing fees
- 1447 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
April 10, 2013
Supreme Court of Canada
Application for leave to appeal filed
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
Charte des droits — Droit constitutionnel — Accès à la justice — La demanderesse partie à un procès civil en matière
familiale a demandé d’être dispensée de l’obligation de payer des frais d’audience après un procès de 10 jours — La
validité constitutionnelle de la règle imposant des frais d’audience est contestée — Les frais d’audience que demande
une province pour les procès civils devant une cour visée à l’art. 96 sont -ils inconstitutionnels en tant qu’entrave à
l’accès à la justice? — L’inconstitutionnalité peut-elle être évitée par une interprétation plus large d’une exception
relative aux plaideurs impécunieux? — Dans le contexte de l’arrêt Colombie-Britannique (Procureur général) c.
Christie, [2007] 1 R.C.S. 873, les frais d’audience représentent-ils une des conditions qu’une province peut imposer
quant aux modalités d’accès aux tribunaux?
En 2009, Mme Vilardell a été partie à un procès civil en matière familiale d’une durée de 10 jours avec son
ex-conjoint de fait, portant notamment sur le droit de garde et de liberté de circulation. Avant le procès, elle a
demandé une dispense des frais d’audience imposés par l’État au motif qu’elle était une femme de moyens modestes
qui demandait la garde accrue de sa fille, et que l’imposition de frais d’audience créait un obstacle déraisonnable à
l’accès à la justice. Les règles prévoyaient également une exception au paiement des frais dans le cas des plaideurs
impécunieux. Les frais de la demanderesse totalisaient 3 600 $. Au terme du procès, sa demande a été suspendue
pour faciliter l’intervention de l’Association du Barreau canadien — division de la Colombie-Britannique, du
procureur général de la Colombie-Britannique, de la Trial Lawyers Association of British Columbia et du West Coast
Women’s Legal Education and Action Fund. La déclaration a été modifiée pour inclure une contestation de la
constitutionnalité des frais d’audience. On a demandé un jugement déclarant que les frais portaient att einte à un droit
d’accès à la justice contrairement à la primauté du droit et à la Constitution canadienne, et violaient l’art. 96 de la Loi
constitutionnelle de 1867 et les art. 7 et 28 de la Charte.
22 mai 2012
Cour suprême de la Colombie-Britannique
(Juge McEwan)
2012 BCSC 748
Ordonnance
annulant
la
règle
de
la
Colombie-Britannique imposant des droits d’audience
15 février 2013
Cour d’appel de la Colombie-Britannique
(Vancouver)
(Juges Donald, Chiasson et Garson)
2013 BCCA 65
Appel du procureur général, accueilli; la disposition
portant exception est interprétée de manière à
permettre à la demanderesse d’être dispensée de
l’obligation de payer des frais d’audience
10 avril 2013
Cour suprême du Canada
Demande d’autorisation d’appel, déposée
- 1448 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
35368
Vlasta Stubicar v. Deputy Prime Minister and Minister of Public Safety and Emergency
Preparedness (F.C.) (Civil) (By Leave)
Coram :
McLachlin C.J. and Abella and Cromwell JJ.
The motion for a stay of execution is dismissed without costs. The application for leave to appeal from the
judgment of the Federal Court of Appeal, Number A -295-12, 2013 FCA 78, dated March 13, 2013, is dismissed with
costs.
La requête visant à obtenir un sursis d’exécution est rejetée sans dépens. La demande d’autorisation d’appel
de l’arrêt de la Cour d’appel fédérale, numéro A -295-12, 2013 CAF 78, daté du 13 mars 2013, est rejetée avec
dépens.
CASE SUMMARY
Judgments and orders - Reasons - Reproduction without attribution - Reasonable apprehension of bias - Whether the
applicant met the test for demonstrating reasonable apprehension of bias.
After receiving an incomplete response from Canada Border Services Agency to her access to information request, the
applicant, Ms. Stubicar, filed a complaint with the Office of the Privacy Commissioner of Canada, which complaint
was dismissed. Ms. Stubicar subsequently sought judicial review from that decision, and in the course of the judicial
review proceedings, the Chief Justice of the Federal Court appointed a prothonotary as case management judge.
Alleging reasonable apprehension of bias, Ms. Stubicar brought a motion to have the order appointing the
prothonotary rescinded and to have a different case management judge assigned. The Chief Justice dismissed her
motion. In his view, while the assigned judge had used highly similar language from a separate decision he wrote in a
prior case when dismissing a motion to strike filed by Ms. Stubicar in the course of her judicial review proceedings, it
was apparent that he had turned his mind to the appropriate factual matrix and the applicable legal principles. The
Chief Justice found that Ms. Stubicar had not met the test for demonstrating bias. The Federal Court of Appeal
dismissed Ms. Stubicar’s appeal on the basis that it was not necessary to interfere with the Chief Justice’s exercise of
discretion and that Ms. Stubicar had not demonstrated any error of fact or law in the Chief Justice’s conclusion that
real or perceived bias on the part of the prothonotary had not been demonstrated.
June 12, 2012
Federal Court
(Crampton J.)
Applicant’s motion to rescind a prior case management
order or to vary that order dismissed
March 13, 2013
Federal Court of Appeal
(Sharlow, Dawson and Trudel JJ.A.)
2013 FCA 78
Appeal dismissed
May 9, 2013
Supreme Court of Canada
Motion for a stay of execution and application for
leave to appeal filed
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
Jugements et ordonnances - Motifs - Reproduction sans attribution - Crainte raisonnable de partialité - La
demanderesse a-t-elle répondu au critère qui permet de conclure à la crainte raisonnable de partialité?
- 1449 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
Après avoir reçu une réponse incomplète de l’Agence des services frontaliers du Canada à sa demande d’accès à
l’information, la demanderesse, Mme Stubicar, a déposé une plainte au bureau du Commissaire à la protection de la
vie privée du Canada, qui a rejeté la plainte. Madame Stubicar a subséquemment demandé le contrôle judiciaire de
cette décision et, dans le cadre de la demande de contrôle judiciaire, le juge en chef de la Cour fédérale a nommé un
protonotaire comme juge chargé de la gestion de l’instance. Alléguant une crainte raisonnable de partialité, Mme
Stubicar a présenté une requête en annulation de l’ordonnance désignant le protonotaire et en désignation d’un autre
juge chargé de l’instance. Le juge en chef a rejeté sa requête. À son avis, même si le juge désigné avait utilisé un
langage très similaire à celui qu’il avait employé en rédigeant une décision distincte dans une affaire antérieure
lorsqu’il a rejeté une requête en radiation déposée par Mme Stubicar dans le cadre de sa demande de contrôle
judiciaire, il était évident qu’il avait considéré les faits en cause et les principes de droit applica bles. Le juge en chef a
conclu que Mme Stubicar n’avait pas répondu au critère qui permet de conclure à la crainte raisonnable de partialité.
La Cour d’appel a rejeté l’appel de Mme Stubicar, vu qu’il n’était pas nécessaire d’intervenir pour modifier la façon
dont le juge en chef avait exercé son pouvoir discrétionnaire et que Mme Stubicar n’avait pas démontré l’existence
d’une erreur de fait ou de droit dans la conclusion du juge en chef selon laquelle il n’avait pas été démontré que le
protonotaire avait fait preuve d’un parti pris réel ou perçu.
12 juin 2012
Cour fédérale
(Juge Crampton)
Requête de la demanderesse en annulation d’une
ordonnance antérieure relative à la gestion de
l’instance ou en modification de cette ordonnance,
rejetée
13 mars 2013
Cour d’appel fédérale
(Juges Sharlow, Dawson et Trudel)
2013 FCA 78
Appel rejeté
9 mai 2013
Cour suprême du Canada
Requête en vue d’obtenir un sursis à l’exécution et
demande d’autorisation d’appel, déposées
35391
Richard Robert Baxter v. Her Majesty the Queen (Sask.) (Criminal) (By Leave)
Coram :
McLachlin C.J. and Abella and Cromwell JJ.
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Saskatchewan, Number
CACR 2146, 2013 SKCA 52, dated May 10, 2013, is dismissed without costs.
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de la Saskatchewan, numéro CACR 2146,
2013 SKCA 52, daté du 10 mai 2013, est rejetée sans dépens.
CASE SUMMARY
(PUBLICAT ION BAN IN CASE)
Criminal law – Evidence – Admissibility – Evidence of other acts committed by accused against same complainants
introduced by defence counsel – Accused found guilty of assault and sexual assault – Whether the Court of Appeal
erred by extending R. v. T. (S.G.), 2010 SCC 20, [2010] 1 S.C.R. 68, to the point that defence counsel’s decision to
introduce evidence displaces the trial judge’s discretion to receive it – Whether the Court of Appeal erred in
- 1450 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
determining that any error in that regard was rectified by the trial judge’s unimpeachable findings on credibility –
Whether it is a matter of national or public importance to correct errors.
The applicant was convicted of one count of sexual assault on a minor. The trial judge found that the applicant had
engaged her in multiple sexual acts over a period of seven months when she was 11 and 12 years old. He was also
convicted of one count of assault on an adult complainant and one count of assault on the minor in relation to one
incident on September 11, 2009 when he struck each of them during a confrontation.
The applicant appealed his conviction on the ground that the trial judge erred in two respects: (1) in allowing the
introduction of evidence that was either irrelevant or more prejudicial that probative inasmuch as it tended to show
that he was of angry and violent disposition generally; and (2) in assessing his credibility, as well as that of the
complainants. The Court of Appeal did not agree with either ground of appeal and dismissed the appeal.
February 29, 2012
Court of Queen’s Bench of Saskatchewan
(Dawson J.)
Conviction: one count of sexual assault and two counts
of assault
May 10, 2013
Court of Appeal for Saskatchewan
(Cameron, Ottenbreit and Herauf JJ.A.)
2013 SKCA 52
Appeal from conviction dismissed
May 22, 2013
Supreme Court of Canada
Application for leave to appeal filed
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
(ORDONNANCE DE NON -PUBLICAT ION DANS LE DOSSIER)
Droit criminel - Preuve - Admissibilité - L’avocat de la défense a introduit des éléments de preuve d’autres actes
commis par l’accusé contre les mêmes plaignantes - Accusé déclaré coupable de voies de fait et d’agression sexuelle La Cour d’appel a-t-elle eu tort d’étendre la portée de l’arrêt R. c. T. (S.G.), 2010 CSC 20, [2010] 1 R.C.S. 68, jusqu’à
faire en sorte que la décision de l’avocat de la défense d’introduire des éléments de preuve l’emporte sur le pouvoir
discrétionnaire du juge du procès de les recevoir? - La Cour d’appel a-t-elle eu tort de conclure que toute erreur à cet
égard a été rectifiée par les conclusions inattaquables du juge du procès relatives à la crédibilité? - La correction
d’erreurs revêt-t-elle une importance d’ordre national ou public?
Le demandeur a été déclaré coupable sous un chef d’agression sexuelle à l’endroit d’une mineure. Le juge du procès a
conclu que le demandeur avait commis plusieurs actes sexuels à son endroit sur une période de sept mois alors qu’elle
était âgée de 11 ou 12 ans. Le demandeur a également été déclaré coupable sous un chef de voies de fait à l’endroit
d’une plaignante adulte et un chef de voies de fait à l’endroit de la plaignante mineure en lien avec un incident survenu
le 11 septembre 2009, lorsqu’il les a frappées toutes les deux pendant une dispute.
Le demandeur a interjeté appel de sa condamnation au motif que le juge du procès s’était trompé à deux égards :
premièrement, en permettant l’introduction d’éléments de preuve qui étaient soit non pertinents, soit plus
préjudiciables que probants dans la mesure où ils tendaient à démontrer qu’il avait généralement un tempérament
colérique et violent et, deuxièmement, en appréciant sa crédibilité, ainsi que celle des plaignantes. La Cour d’appel
n’a pas souscrit à ces motifs d’appel et a rejeté l’appel.
- 1451 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
29 février 2012
Cour du Banc de la Reine de la Saskatchewan
(Juge Dawson)
Déclaration de culpabilité : un chef d’agression
sexuelle et deux chefs de voies de fait
10 mai 2013
Cour d’appel de la Saskatchewan
(Juges Cameron, Ottenbreit et Herauf)
2013 SKCA 52
Appel de la déclaration de culpabilité, rejeté
22 mai 2013
Cour suprême du Canada
Demande d’autorisation d’appel, déposée
- 1452 -
MOTIONS
REQUÊTES
30.08.2013
Before / Devant : MOLDAVER J. / LE JUGE MOLDAVER
Motion to extend the time to serve the
respondent’s factum, record and book of
authorities to August 26, 2013, and for an order
pursuant to Rule 71(3) permitting oral
argument at the hearing of the appeal
Requête de l'intimé en prorogation du délai de
signification de ses mémoire, dossier et recueil
de sources jusqu'au 26 août 2013, et, en
application du par. 71(3) des Règles, en vue de
présenter une plaidoirie orale à l'audition
Michael McCormick
c. (34997)
Fasken Martineau Dumoulin LLP (B.C.)
GRANTED / ACCORDÉE
04.09.2013
Before / Devant : ROTHSTEIN J. / LE JUGE ROTHSTEIN
Requêtes en autorisation d’intervenir
Motions for leave to intervene
BY / PAR
Attorney General of British
Columbia;
BCICAC Foundation
IN / DANS :
Sattva Capital Corporation
(formerly Sattva Capital Inc.)
v. (35026)
Creston Moly Corporation
(formerly Georgia Ventures Inc.
(B.C.)
GRANTED / ACCORDÉES
UPON APPLICATIONS by the Attorney General of British Columbia and the BCICAC Foundation for leave to
intervene in the above appeal;
AND THE MATERIAL FILED having been read;
IT IS HEREB Y ORDERED THAT:
The motions for leave to intervene of the Attorney General of British Columbia and the BCICAC Foundation are
granted and the said interveners shall be entitled to serve and file a factum not to exceed 10 page s in length on or before
October 30, 2013.
The request to present oral argument is deferred to a date following receipt and consideration of the written arguments
of the parties and the interveners.
- 1453 -
MOTIONS
REQUÊTES
The interveners are not entitled to raise new issues or to adduce further evidence or otherwise to supplement the record
of the parties.
Pursuant to Rule 59(1)(a) of the Rules of the Supreme Court of Canada, the interveners shall pay to the appellant and
respondent any additional disbursements occasioned to the appellant and respondent by their intervention.
À LA SUITE DES DEMANDES présentées par le Procureur général de la Colombie-Britannique et la BCICAC
Foundation pour obtenir l’autorisation d’intervenir dans le présent appel;
ET APRÈS EXAMEN des documents déposés ;
IL EST ORDONNÉ CE QUI SUIT :
Les requêtes en autorisation d’intervenir présentées par le Procureur général de la Colombie -Britannique et la BCICAC
Foundation sont accueillies et les intervenants pourront chacun s ignifier et déposer un mémoire d’au plus 10 pages au
plus tard le 30 octobre 2013.
La décision sur la demande en vue de présenter une plaidoirie orale sera rendue après réception et examen des
arguments écrits des parties et des intervenants.
Les intervenants n’ont pas le droit de soulever de nouvelles questions, de produire d’autres éléments de preuve ni de
compléter de quelque autre façon le dossier des parties.
Conformément à l’al. 59(1)a) des Règles de la Cour suprême du Canada, les intervenants paieront à l’appelante et à
l’intimée tous les débours supplémentaires résultant de leur intervention.
- 1454 -
NOTICES OF APPEAL FILED SINCE
LAST ISSUE
AVIS D’APPEL DÉPOSÉS DEPUIS LA
DERNIÈRE PARUTION
30.08.2013
03.09.2013
Luis Alberto Hernandez Febles
Eric Vokurka
v. (35215)
v. (35510)
Minister of Citizenship and Immigration (F.C.)
Her Majesty the Queen (N.L.)
(By Leave)
(As of Right)
03.09.2013
Her Majesty the Queen
v. (35504)
Jeffery Lea Hogg (P.E.I.)
(As of Right)
- 1455 -
PRONOUNCEMENTS OF APPEALS
RESERVED
JUGEMENTS RENDUS SUR LES
APPELS EN DÉLIBÉRÉ
Reasons for judgment are available
Les motifs de jugement sont disponibles
SEPTEMB ER 12, 2013 / LE 12 SEPTEMB RE 2013
34662
Yannick Payette et Mammoet Canada de l’Est Ltée, maintenant aux droits de Mammoet Crane
Inc. c. Guay inc. (Qc)
2013 SCC 45 / 2013 CSC 45
Coram:
La juge en chef McLachlin et les juges LeBel, Fish, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis et Wagner
L’appel interjeté contre l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Québec), numéro 200-09-007095-109, 2011 QCCA
2282, en date du 12 décembre 2011, entendu le 23 janvier 2013, est rejeté avec dépens et la décision de la Cour d’appel
est confirmée.
The appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Québec), Number 200-09-007095-109, 2011 QCCA
2282, dated December 12, 2011, heard on January 23, 2013, is dismissed with costs and the decision of the Court of
Appeal is confirmed.
SEPTEMB ER 13, 2013 / LE 13 SEPTEMB RE 2013
34505
Régie des rentes du Québec c. Canada Bread Company Ltd., Sean Kelly, en sa qualité de
fiduciaire du Bakery and Confectionery Union and Industry Canadian Pension Fund, Multi Marques Inc., Multi-Marques Distribution Inc. et Bakery, Confectionery, Tobacco Workers
and Grain Millers International Union, Local 468 – et – Procureur général du Québec, Robert
Thauvette et Tribunal administratif du Québec (Qc)
2013 SCC 46 / 2013 CSC 46
Coram:
La juge en chef McLachlin et les juges Fish, Abella, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis et Wagner
L’appel interjeté contre l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Montréal), numéro 500-09-021319-116, 2011 QCCA
1518, en date du 22 août 2011, entendu le 17 avril 2013, est accueilli avec dépens devant toutes les cours. La juge en
chef McLachlin et le juge Fish sont dissidents.
The appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montréal), Number 500-09-021319-116, 2011
QCCA 1518, dated August 22, 2011, heard on April 17, 2013, is allowed with costs throughout. McLachlin C.J. and
Fish J. are dissenting.
- 1456 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Yannick Payette et autre c. Guay inc. (Qc) (34662)
Indexed as: Payette v. Guay inc. / Répertorié : Payette c. Guay inc.
Neutral citation: 2013 SCC 45 / Référence neutre : 2013 CSC 45
Hearing: January 23, 2013 / Judgment: September 12, 2013
Audition : Le 23 janvier 2013 / Jugement : Le 12 septembre 2013
Présents : La juge en chef McLachlin et les juges LeBel, Fish, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis et Wagner.
Contrats — Clauses restrictives figurant dans une convention de vente d’actifs — Vendeur devenu
subséquemment l’employé de l’acheteur en vertu d’un contrat de travail — Les clauses restrictives se rattachent-elles
au contrat de travail? — Les clauses restrictives sont-elles raisonnables quant à leur durée et leur portée territoriale?
— Code civil du Québec, L.Q. 1991, ch. 64, art. 2095.
G, une entreprise commerciale, a acquis des actifs appartenant à des sociétés contrôlées par P. La convention
de vente d’actifs intervenue entre les parties est assortie de clauses de non -concurrence et de non-sollicitation. Afin
d’assurer une transition harmonieuse des opérations après la vente, les parties ont également convenu d’insérer à leur
convention une stipulation précisant que P s’engageait à travailler pour G à temps plein à titre de consultant pendant
une période de six mois. Les parties se réservaient en outre la faculté de convenir par la suite d’un contrat de travail en
vertu duquel P demeurerait au service de G. À l’expiration de la période transitoire, les parties ont convenu d’un contrat
de travail, d’abord à durée déterminée et par la suite à durée indéterminée. Quelqu es années plus tard, G a congédié P
sans motif sérieux. P prend alors un nouvel emploi chez M, une entreprise concurrente de G.
En Cour supérieure, la requête de G sollicitant une ordonnance d’injonction afin d’astreindre P au respect des
clauses restrictives de la convention de vente d’actifs est rejetée. La Cour d’appel casse le jugement de la Cour
supérieure et prononce une ordonnance d’injonction permanente enjoignant à P et à M de respecter les clauses
restrictives en cause.
Arrêt : Le pourvoi est rejeté.
Des règles différentes s’appliquent aux clauses restrictives en matière d’emploi selon qu’elles se rattachent à
un contrat de vente d’entreprise ou à un contrat de travail. L’application de règles différentes dans le contexte d’un
contrat de travail tient compte du déséquilibre des forces qui marque généralement les rapports employeur-salarié dans
la négociation d’un contrat de travail individuel et vise à protéger le salarié. Ces règles n’ont pas d’équivalent en
matière commerciale, puisque l’existence d’un déséquilibre des forces dans le contexte d’une relation vendeur-acheteur
n’est pas présumée
Les parties qui négocient une vente d’actifs jouissent d’une plus grande liberté de contracter que les parties
négociant un contrat de travail, tant en common law qu’en droit civil québécois . Les règles relatives aux clauses
restrictives en matière d’emploi ne s’appliquent pas avec la même rigueur et la même intensité lorsque les obligations
sont assumées dans le cadre d’un contrat commercial. C’est particulièrement le cas lorsque la preuve permet de
conclure que les parties ont négocié à armes égales, appuyées par des professionnels compétents, et que le contrat
n’entraîne pas de déséquilibre entre les parties.
Afin d’atténuer le déséquilibre qui caractérise souvent les rapports entre employeurs et salariés, le législateur
québécois a édicté des règles applicables uniquement aux contrats de travail, afin de protéger les salariés.
L’article 2095 du Code civil du Québec (« C.c.Q. ») est l’une de ces règles et prévoit qu’un employeur ne peut se
prévaloir d’une stipulation de non-concurrence s’il a résilié le contrat d’emploi sans motif sérieux. Seule une clause de
non-concurrence se rattachant à un contrat de travail entraîne l’application de l’art. 2095 C.c.Q.
Pour décider si une clause restrictive se rattache à un contrat de vente d’actifs ou à un contrat de travail, il
importe de bien cerner la raison pour laquelle cette clause a été établie. Il faut apprécier le « marché » négocié par les
parties en tenant compte du libellé des obligations et des circonstances dans lesquelles elles ont été consenties.
- 1457 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
L’analyse vise à déterminer la nature des obligations principales du contrat -cadre et pour quelle raison et dans quel but
les obligations accessoires de non-concurrence et de non-sollicitation ont été assumées.
En l’espèce, compte tenu du libellé des clauses de non-concurrence et de non-sollicitation et du contexte
factuel ayant mené à leur adhésion, elles ne peuvent être dissociées du contrat de vente d’actifs. En conséquence, la
portée de ces clauses doit être interprétée en vertu des règles propres au droit commercial et la protection conférée par
l’art. 2095 C.c.Q. ne s’applique pas.
Dans un contexte commercial, une clause restrictive est légale à moins que l’on puisse établir, par une preuve
prépondérante, qu’elle est déraisonnable quant à sa portée compte tenu du contexte dans lequel elle a été négociée. Un
engagement de non-concurrence sera jugé raisonnable et légal à la condition d’être limité, quant à sa durée, à son
territoire et aux activités qu’il vise, à ce qui est nécessaire pour protéger les intérêts légitimes de la partie en faveur d e
laquelle il a été pris. En l’espèce, il n’existe aucun élément de preuve indiquant que la période de cinq ans est
déraisonnable compte tenu de la nature très spécialisée des activités de l’entreprise. De plus, vu la nature particulière
de l’industrie de la location de grues, le territoire visé par l’engagement de non -concurrence n’excède pas les limites
nécessaires pour protéger les intérêts légitimes en cause.
S’il est vrai qu’un engagement de non-concurrence exige la détermination d’un territoire visé, une telle limite
n’est pas généralement essentielle au caractère raisonnable et à la légalité d’un engagement de non-sollicitation. En
l’espèce, l’omission d’inclure une limite territoriale à la clause de non-sollicitation ne permet pas de conclure au
caractère déraisonnable de cette clause, laquelle est donc légale.
POURVOI contre un arrêt de la Cour d’appel du Québec (les juges Chamberland, Thibault et Morin), 2011
QCCA 2282, [2012] R.J.Q. 51, [2011] J.Q. n o 18658 (QL), 2011 CarswellQue 14220, SOQUIJ AZ-50812630, qui a
infirmé une décision du juge Lemelin, 2010 QCCS 2756 (CanLII), [2010] J.Q. n o 6099 (QL), SOQUIJ AZ-50650070.
Pourvoi rejeté.
Éric Hardy, Pierre Duquette et Vincent Rochette, pour les appelants.
Mario Welsh, Gilles Rancourt et Gwenaelle Thibaut, pour l’intimée.
Procureurs des appelants : Norton Rose Fulbright Canada, Québec.
Procureurs de l’intimée : Heenan Blaikie Aubut, Québec.
________________________
Present: McLachlin C.J. and LeBel, Fish, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis and Wagner JJ.
Contracts — Restrictive covenants in agreement for sale of assets — Vendor subsequently becoming employee
of purchaser under contract of employment — Whether restrictive covenants linked to contract of employment —
Whether restrictive covenants reasonable as to their term and their territorial scope — Civil Code of Québec, S.Q.
1991, c. 64, art. 2095.
G, a commercial enterprise, acquired assets belonging to corporations controlled by P. The agreement for the
sale of assets between the parties contained non-competition and non-solicitation clauses. To ensure a smooth
transition in operations following the sale, the parties also agreed to include a provision in their agreement in which P
undertook to work full time for G as a consultant for six months. The parties also reserved the option of subsequently
agreeing on a contract of employment under which P would continue to work for G. At the end of the transitional
period, the parties agreed on a contract of employment, originally for a fixed term and subsequently for an
indeterminate term. A few years later, G dismissed P without a serious reason. P then started a new job with M, a
company that is a competitor of G.
In the Superior Court, G’s motion for an injunction compelling P to comply with the restrictive covenants in
the agreement for the sale of assets was dismissed. The Court of Appeal set aside the Superior Court’s judgment and
ordered a permanent injunction, requiring P and M to comply with the restrictive covenants at issue .
- 1458 -
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JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Held: The appeal should be dismissed.
The rules applicable to restrictive covenants relating to employment differ depending on whether the
covenants are linked to a contract for the sale of a business or to a contract of employment. The application of different
rules in the context of a contract of employment is a response to the imbalance of power that generally characterizes the
employer-employee relationship when an individual contract of employment is negotiated, and its purpose is to protect
the employee. These rules have no equivalent in the commercial context, since an imbalance of power is not presumed
to exist in a vendor-purchaser relationship.
Parties negotiating the sale of assets have greater freedom of contract than parties negotiating a contract of
employment, both at common law and in the civil law of Quebec. The rules for restrictive covenants relating to
employment do not apply with the same rigour or intensity where the obligations are assumed in the context of a
commercial contract. This is especially true where the evidence shows that the parties negotiated on equal terms and
were advised by competent professionals, and that the contract does not create an imbalance between them.
To alleviate the imbalance that often characterizes the employer-employee relationship, the Quebec legislature
has enacted rules that apply only to contracts of employment and are intended to protect employees. Article 2095 of the
Civil Code of Québec (“C.C.Q.”) is one of them, and it provides that an employer who has resiliated the contract of
employment without a serious reason may not avail him or herself of a stipulation of non -competition. Article 2095
C.C.Q. is applicable to a non-competition clause only if the clause is linked to a contract o f employment.
To determine whether a restrictive covenant is linked to a contract for the sale of assets or to a contract of
employment, it is important to clearly identify the reason why the covenant was entered into. The “bargain” negotiated
by the parties must be considered in light of the wording of the obligations and the circumstances in which they were
agreed upon. The goal of the analysis is to identify the nature of the principal obligations under the master agreement
and to determine why and for what purpose the accessory obligations of non -competition and non-solicitation were
assumed.
In this case, in light of the wording of the non-competition and non-solicitation clauses and of the factual
context that led to their being accepted, they cannot be dissociated from the contract for the sale of assets. As a result,
the scope of these clauses must be interpreted on the basis of the rules of commercial law, and the protection provided
for in art. 2095 C.C.Q. does not apply.
In the commercial context, a restrictive covenant is lawful unless it can be established on a balance of
probabilities that its scope is unreasonable having regard to the context in which it was negotiated. A non -competition
covenant will be found to be reasonable and lawful provided that it is limited, as to its term and to the territory and
activities to which it applies, to whatever is necessary for the protection of the legitimate interests of the party in whose
favour it was granted. In this case, there is no evidence that the five-year period is unreasonable having regard to the
highly specialized nature of the business’s activities. Moreover, in light of the unique nature of the crane rental
industry, the territory to which the non-competition covenant applies is not broader than is necessary to protect the
legitimate interests at issue.
While it is true that in the case of a non-competition covenant, the territory to which the covenant applies must
be identified, a determination that a non-solicitation covenant is reasonable and lawful does not generally require a
territorial limitation. In this case, the failure to include a territorial limitation in the non -solicitation clause does not
support a finding that this clause is unreasonable, which means that it is lawful.
APPEAL from a judgment of the Quebec Court of Appeal (Chamberland, Thibault and Morin JJ.A.), 2011
QCCA 2282, [2012] R.J.Q. 51, [2011] J.Q. n o 18658 (QL), 2011 CarswellQue 14220, SOQUIJ AZ-50812630, setting
aside a decision of Lemelin J., 2010 QCCS 2756 (CanLII), [2010] J.Q. n o 6099 (QL), SOQUIJ AZ-50650070. Appeal
dismissed.
Éric Hardy, Pierre Duquette and Vincent Rochette, for the appellants.
- 1459 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Mario Welsh, Gilles Rancourt and Gwenaelle Thibaut, for the respondent.
Solicitors for the appellants: Norton Rose Fulbright Canada, Québec.
Solicitors for the respondent: Heenan Blaikie Aubut, Québec.
- 1460 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Régie des rentes du Québec c. Canada Bread Company Ltd. et autres (Qc) (34505)
Indexed as: Régie des rentes du Québec v. Canada Bread Company Ltd. /
Répertorié : Régie des rentes du Québec c. Canada Bread Company Ltd.
Neutral citation: 2013 SCC 46 / Référence neutre : 2013 CSC 46
Hearing: April 17, 2013 / Judgment: September 13, 2013
Audition : Le 17 avril 2013 / Jugement : Le 13 septembre 2013
Présents : La juge en chef McLachlin et les juges Fish, Abella, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis et Wagner.
Législation — Rétroactivité — Dispositions déclaratoires — Régie des rentes du Québec procédant à la
terminaison partielle d’un régime de retraite — Loi modifiant la Loi sur les régimes complémentaires de retraite entrée
en vigueur après l’annulation de la décision de la Régie par la Cour d’appel et son renvoi devant la Régie pour que
cette dernière statue à nouveau sur l’affaire — Nouvelles dispositions déclaratoires applicables aux causes pendantes
— Le litige entre les parties était-il pendant à l’entrée en vigueur des dispositions? — L’arrêt de la Cour d’appel a-t-il
statué entièrement et définitivement sur les droits et obligations des parties découlant des terminaisons partielles du
régime de retraite? — La Régie pouvait-elle donner effet aux dispositions déclaratoires pour trancher le litige qui
opposait les parties? — Loi modifiant la Loi sur les régimes complémentaires de retraite, la Loi sur le régime de rentes
du Québec et d’autres dispositions législatives, L.Q. 2008, ch. 21 — Loi sur les régimes complémentaires de retraite,
L.R.Q., ch. R-15.1, art. 14.1, 228.1, 319.1.
Droit administratif — Organismes et tribunaux administratifs — Compétence — Régie des rentes du Québec
procédant à la terminaison partielle d’un régime de retraite — Loi modifiant la Loi sur les régimes complémentaires de
retraite entrée en vigueur après l’annulation de la déci sion de la Régie par la Cour d’appel et son renvoi devant la
Régie pour que cette dernière statue à nouveau sur l’affaire — La Régie pouvait-elle tenir compte des nouvelles
dispositions déclaratoires pour statuer sur l’affaire? — Loi modifiant la Loi sur les régimes complémentaires de
retraite, la Loi sur le régime de rentes du Québec et d’autres dispositions législatives, L.Q. 2008, ch. 21 — Loi sur les
régimes complémentaires de retraite, L.R.Q., ch. R-15.1, art. 14.1, 228.1, 319.1.
Par suite de la fermeture de deux divisions de l’employeur, Multi-Marques, la Régie des rentes du Québec a
rendu, en application de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite du Québec (« LRCR »), deux décisions qui
terminaient partiellement le régime de retraite des employés de ces divisions. Multi-Marques a contesté la façon dont la
terminaison avait été exécutée, faisant valoir que, selon les art. 9.12 et 9.13 des règles du régime, les droits des
employés devaient être réduits si les cotisations de l’employeur étaient insuffisantes pour éponger le déficit du régime.
Un comité de révision à qui la Régie a soumis la question a conclu que les art. 9.12 et 9.13 étaient incompatibles avec la
LRCR aux termes de laquelle le manque d’actifs d’un régime de pension nécessaires à l’acquittement des droits des
participants et des bénéficiaires constitue une dette de l’employeur. Cette décision a été confirmée par le Tribunal
administratif du Québec (« TAQ ») et par la Cour supérieure. La Cour d’appel a toutefois conclu que le s art. 9.12 et
9.13 n’étaient pas incompatibles avec la LRCR et a donc renvoyé l’affaire à la Régie en lui enjoignant de réviser ses
décisions initiales en tenant compte des principes se dégageant de son jugement.
Pendant qu’une demande d’autorisation d’appel de la décision de la Cour d’appel était pendante devant notre
Cour, la LRCR a été modifiée par l’adjonction des art. 14.1 et 228.1. En adoptant ces dispositions, le législateur
consacrait essentiellement le point de vue de la Régie relativement à l’application des art. 9.12 et 9.13 des règles du
régime et rejetait l’interprétation de la Cour d’appel. Après le rejet de la demande d’autorisation d’appel, la Régie a
entrepris de mener à terme la terminaison partielle du régime de retraite. Au lieu d e suivre les directives de la Cour
d’appel, le comité de révision de la Régie a appliqué les nouvelles dispositions de la LRCR. Elle a donc refusé de
donner effet aux art. 9.12 et 9.13 et elle a confirmé ses décisions initiales. Le TAQ a confirmé la décision de la Régie.
À l’issue d’une révision judiciaire, la Cour supérieure a annulé la décision du TAQ. La Cour d’appel a rejeté le pourvoi
de la Régie au motif que, une fois la demande d’autorisation rejetée, l’arrêt initial de la Cour d’appel est passé en force
de chose jugée et la Régie aurait dû s’y conformer.
Arrêt (la juge en chef McLachlin et le juge Fish sont dissidents) : Le pourvoi est accueilli.
- 1461 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Les juges Abella, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis et Wagner : Le principe de la chose jugée, qui empêche
les parties de soumettre à nouveau aux tribunaux une question qui a fait l’objet d’un jugement définitif à leur
égard, n’empêche pas pour autant le législateur d’intervenir pour annuler les effets d’un tel jugement. Il entre dans la
prérogative du législateur de jouer un rôle judiciaire et de déterminer par des lois déclaratoires l’interprétation que
doivent recevoir ses lois . De telles lois ont un effet immédiat sur les affaires pendantes et elles font donc exception à la
règle générale du caractère prospectif de la loi. L’article 319.1 de la LRCR, qui a été adopté en même temps que les
art. 14.1 et 228.1, énonce expressément que ces dispositions sont déclaratoires. Au libellé sans équivoque de cette
disposition s’ajoutent les circonstances de leur adoption, qui témoignent de l’intention du législateur qu’elles soient
déclaratoires. Il ressort des délibérations ayant mené à leur adoption que le législateur voulait infirmer l’arrêt de la
Cour d’appel afin de protéger les participants et bénéficiaires du régime et d’empêcher que la décision n’acquière
valeur de précédent et ne lie les tribunaux dans les affaires pendantes ou futures.
Le concept de jugement définitif qui ne statue pas ultimement sur les droits et obligations des parties est celu i
qui permet de distinguer les affaires pendantes des affaires non pendantes. En l’espèce, à l’entrée en vigueur des
dispositions déclaratoires, le litige entre les parties était encore pendant. L’arrêt de la Cour d’appel n’a statué
définitivement que sur une question de droit relative à l’interprétation de certaines dispositions des règles du régime de
retraite et à leur compatibilité avec la LRCR. La cour a renvoyé à la Régie la question des droits substantiels des parties
pour qu’elle en décide en tenant compte de cette interprétation. Les modalités des terminaisons partielles du régime
n’avaient pas encore été établies. La Cour d’appel lui ayant renvoyé la cause, la Régie était une autorité compétente à
qui il appartenait de trancher une affaire qui était pendante à l’entrée en vigueur des dispositions déclaratoires. Elle
pouvait donc tenir compte de ces dispositions pour statuer sur l’affaire. Lorsqu’il revient à un décideur administratif de
suivre les directives d’une cour de révision, c’est en application du principe du stare decisis. Le décideur est donc tenu
de suivre ces directives, mais dans la seule mesure où elles demeurent juridiquement valables. En l’espèce, la loi
déclaratoire n’est pas ambiguë et l’Assemblée nationale a décidé unanime ment de contrer l’effet de la décision de la
Cour d’appel en permettant à la Régie d’interpréter la LRCR conformément à ce que le législateur considérait être les
véritables objectifs de cette Loi. L’intervention du législateur a donc privé les directives de la Cour d’appel de leur
validité juridique. En conséquence, la Régie n’était pas seulement habilitée à interpréter la LRCR en fonction des
dispositions déclaratoires, elle en avait l’obligation.
La juge en chef McLachlin et le juge Fish (dissidents) : Lorsqu’une loi rétroactive entre en vigueur pendant
qu’une cause est portée en appel, il appartient à la juridiction d’appel alors saisie de l’appliquer. En l’espèce, seule la
Cour suprême du Canada, qui était saisie d’une demande d’autorisation d’appe l à la date où les dispositions rétroactives
sont entrées en vigueur, avait compétence pour appliquer les dispositions en vue de trancher le différend opposant
Multi-Marques aux bénéficiaires du régime de retraite. Le rejet de cette demande a épuisé toute s les voies d’appel. Le
jugement de la Cour d’appel du Québec a donc acquis l’autorité de la chose jugée entre les parties concernant la
question de savoir si les art. 9.12 et 9.13 des règles du régime pouvaient restreindre les obligations de l’employeur en
matière de financement.
La décision de la Cour d’appel n’a pas établi à combien se chiffre précisément l’obligation pécuniaire de
l’employeur, et la cour a renvoyé l’affaire à la Régie pour qu’elle le fasse. Le fait que cette question n’était pas résolue
ne rend toutefois pas les dispositions déclaratoires applicables au présent litige. Aucun principe de droit ne permet de
conclure que les lois déclaratoires s’appliquent aux décisions judiciaires pour lesquelles toutes les voies d’appel ont été
épuisées, mais qui ne statuent pas sur toutes les questions en litige. Une telle conclusion irait à l’encontre du principe
voulant que les dispositions déclaratoires doivent recevoir une interprétation et une application restrictives, et à
l’encontre du principe corrélatif suivant lequel un texte législatif clair est nécessaire pour annuler les effets d’un
jugement à l’égard des parties. En l’espèce, la loi déclaratoire n’a pas la clarté voulue. Il s’ensuit que le jugement de la
Cour d’appel était définitif et exécutoire.
Rien ne fondait la compétence dont se réclamait la Régie pour examiner à nouveau si les art. 9.12 et 9.13 des
règles du régime de retraite limitaient les obligations de Multi-Marques en matière de financement. Les directives de la
Cour d’appel n’obligeaient pas la Régie à reprendre l’examen du début. Et aucune disposition de la loi créant la Régie
ne lui permet d’examiner une question sur laquelle une cour de juridiction supérieure s’est prononcée. La Régie devait
accomplir la tâche pour laquelle l’affaire lui avait été renvoyée, soit calculer à combien se chiffrait l’obligation
monétaire précise résultant des droits et obligations substantiels tel qu’ils avaient été circonscrits par la Cour d’appel.
- 1462 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
En se dérobant à cette tâche, la Régie a effectivement contourné le processus de contrôle judiciaire et elle a rétabli sa
décision initiale alors qu’elle n’avait pas compétence pour ce faire.
POURVOI contre un arrêt de la Cour d’appel du Québec (les juges Thibault, Rochette et Kasirer), 2011
QCCA 1518, [2011] R.J.Q. 1540, [2011] R.J.D.T. 747, 93 C.C.P.B. 1, 29 Admin. L.R. (5th) 291, [2011] J.Q. n o 10713
(QL), 2011 CarswellQue 8758, SOQUIJ AZ-50781009, qui a confirmé une décision de la juge Grenier, 2010 QCCS
6104, [2011] R.J.Q. 122, [2011] R.J.D.T. 35, 87 C.C.P.B. 23, 17 Admin. L.R. (5th) 264, [2010] J.Q. n o 13476 (QL),
2010 CarswellQue 13421, SOQUIJ AZ-50699375, qui a annulé une décision du Tribunal administratif du Québec,
2010 QCTAQ 04423, [2010] R.J.D.T. 796, 83 C.C.P.B. 111, 2010 LNQCTAQ 5 (QL), 2010 CarswellQue 3608,
SOQUIJ AZ-50632060. Pourvoi accueilli, la juge en chef McLachlin et le juge Fish sont dissidents.
Sheila York et Carole Arav, pour l’appelante.
Éric Mongeau, Patrick Girard et Michel Legendre, pour les intimées Canada Bread Company Ltd.,
Multi-Marques Inc. et Multi-Marques Distribution Inc.
Natalie Bussière et Sophie Tremblay, pour l’intimé Sean Kelly, en sa qualité de fiduciaire du Bakery and
Confectionery Union and Industry Canadian Pension Fund.
Personne n’a comparu pour l’intimée Bakery, Confectionery, Tobacco Workers and Grain Millers
International Union, Local 468.
Stéphane Rochette et Jean-Yves Bernard, pour l’intervenant le procureur général du Québec.
Personne n’a comparu pour les intervenants Robert Thauvette et le Tribunal administratif du Québec.
Procureur de l’appelante : Régie des rentes du Québec, Québec.
Procureurs des intimées Canada Bread Company Ltd., Multi -Marques Inc. et Multi-Marques Distribution
Inc. : Stikeman Elliott, Montréal.
Procureurs de l’intimé Sean Kelly, en sa qualité de fiduciaire du Bakery and Confectionery Union and
Industry Canadian Pension Fund : Blake, Cassels & Graydon, Montréal.
Procureur de l’intervenant le procureur général du Québec : Procureur général du Québec, Québec.
________________________
Present: McLachlin C.J. and Fish, Abella, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis and Wagner JJ.
Legislation — Retroactivity — Declaratory provisions — Régie des rentes du Québec effecting partial
termination of pension plan — Legislation amending Supplemental Pension Plans Act coming into force after Court of
Appeal set aside Régie’s decision and remitted case to Régie for redetermination — New declaratory provisions
applying to pending cases — Whether dispute between parties was pending when provisions came into force —
Whether Court of Appeal’s judgment fully and definitively adjudicated rights and obligations of parties that resulted
from partial termination of pension plan — Whether Régie was entitled to give effect to declaratory provisions in
resolving dispute between parties — An Act to amend the Supplemental Pension Plans Act, the Act respecting the
Québec Pension Plan and other legislative provisions, S.Q. 2008, c. 21 — Supplemental Pension Plans Act, R.S.Q.,
c. R-15.1, ss. 14.1, 228.1, 319.1.
Administrative law — Boards and tribunals — Jurisdiction — Régie des rentes du Québec effecting partial
termination of pension plan — Legislation amending Supplemental Pension Plans Act coming into force after Court of
Appeal set aside Régie’s decision and remitted case to Régie for redetermination — Whether it was open to Régie to
take new statutory provisions into consideration in determining outcome of ca se — An Act to amend the Supplemental
Pension Plans Act, the Act respecting the Québec Pension Plan and other legislative provisions, S.Q. 2008, c. 21 —
Supplemental Pension Plans Act, R.S.Q., c. R-15.1, ss. 14.1, 228.1, 319.1.
- 1463 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
As a result of the closure of two divisions of the employer, Multi-Marques, the Régie des rentes du Québec
issued two decisions under Quebec’s Supplemental Pension Plans Act (“SPPA”) to effect the partial termination of the
pension plan of the divisions’ employees. Multi-Marques challenged the manner in which the termination was carried
out, arguing that under ss. 9.12 and 9.13 of the plan’s rules, employee benefits should be reduced if employer
contributions were insufficient to pay the pension fund’s shortfall. A review committe e convened by the Régie decided
that ss. 9.12 and 9.13 were incompatible with the SPPA, which provides that where the assets of a pension plan are
insufficient to satisfy the rights of the plan’s members and beneficiaries, the amount of the deficiency cons titutes a debt
of the employer. This decision was subsequently affirmed by the Administrative Tribunal of Québec (“ATQ”) and by
the Superior Court, but the Court of Appeal found that ss. 9.12 and 9.13 were not incompatible with the SPPA and
accordingly remitted the matter to the Régie, ordering the latter to review its initial decisions in conformity with the
Court of Appeal’s judgment.
While an application for leave to appeal from the Court of Appeal’s decision was pending in this Court, the
SPPA was amended by adding ss. 14.1 and 228.1. In these provisions, the legislature essentially adopted the Régie’s
approach to the application of ss. 9.12 and 9.13 of the plan’s rules and rejected the approach taken by the Court of
Appeal. After the application for leave to appeal had been dismissed, the Régie undertook to complete the partial
termination of the pension plan. Instead of following the Court of Appeal’s directions, the Régie’s review committee
applied the new provisions of the SPPA, and accordingly refused to apply ss. 9.12 and 9.13 and confirmed its initial
decisions. The ATQ upheld the Régie’s decision. On judicial review, the Superior Court set aside the ATQ’s decision.
The Court of Appeal dismissed the Régie’s appeal on the ground that, once th e application for leave to appeal had been
dismissed, the Court of Appeal’s initial judgment had acquired the authority of a final judgment and should have been
followed by the Régie.
Held (McLachlin C.J. and Fish J. dissenting): The appeal should be allowed.
Per Abella, Rothstein, Cromwell, Karakatsanis and Wagner JJ.: The principle of res judicata, which
precludes parties from relitigating an issue in respect of which a final determination has been made as between them,
does not preclude the legislature from negating the effects of such a determination. It is within the prerogative of the
legislature to enter the domain of the courts and offer a binding interpretation of its own law by enacting declaratory
legislation. Such legislation has an immediate effect on pending cases, and is therefore an exception to the general rule
that legislation is prospective. Section 319.1 of the SPPA, which was enacted at the same time as ss. 14.1 and 228.1,
expressly provides that these provisions are declaratory. In addition to this unambiguous language, the circumstances
of their enactment show that the legislature intended them to be declaratory. It can be seen from the debate that led up
to their enactment that the legislature’s objective was to overrule the Court of Appeal’s decision in order to protect the
plan’s members and beneficiaries and to ensure that the decision in question would not become a precedent that would
be binding on the courts in pending and future cases.
The concept of the final judgment that does not ultimately determine the rights and obligations of the parties is
the basis for distinguishing pending cases from those that are not pending. Here, when the declaratory provisions came
into force, the case between the parties was still pending. The Court of Appeal’s decision resulted in a final
determination only on the question of law relating to the interpretation of certain provisions of the pension plan’s rules
and their compatibility with the SPPA. The court remitted the question of the parties’ substantive rights in light of this
interpretation to the Régie for determination. The terms of the partial termination of the fund had yet to be determined.
Because the Court of Appeal had remitted the matter to it, the Régie was a competent authority properly charged with
resolving a pending case when the declaratory provisions came into force. It was therefore open to the Régie to take
them into consideration in determining the outcome of that case. Where an administrative decision -maker has a duty to
follow the directions of a reviewing court, it is on the basis of stare decisis. It is therefore obligated to follow such
directions, but only insofar as they remain good law. In the instant case, the declaratory legislation is not ambiguous,
and the National Assembly decided unanimously to counter the effect of the Court of Appeal’s decision by enabling the
Régie to interpret the SPPA in a manner consistent with what the legislature considered to be the Act’s true objectives.
As a result of the legislature’s intervention, the Court of Appeal’s directions became bad law. Accordingly, the Régie
was not only entitled to interpret the SPPA in light of the declaratory provisions, it was obligated to do so.
- 1464 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Per McLachlin C.J. and Fish J. (dissenting): When a retroactive law comes into force while a case is being
appealed, it falls to be applied by whatever level of appellate court is seized of the matter at that time. In the present
case, only the Supreme Court of Canada, before which an application for leave to appeal was pending at the time of the
coming into force of the retroactive provisions, had the jurisdiction to apply the provisions to resolve the dispute
between Multi-Marques and the pension beneficiaries. Once it denied leave to appeal, all avenues of appeal were
exhausted. Consequently, the Quebec Court of Appeal’s judgment a cquired the authority of res judicata between the
parties with respect to the issue of whether the employer’s funding obligations could be limited by clauses 9.12 and
9.13 of the pension plan’s rules.
The precise monetary liability of the employer was not determined by the Court of Appeal’s disposition, and
the matter was remitted back to the Régie for a computation of that liability. However, the fact that this remained in
issue does not make the declaratory provisions applicable to this dispute. There is no principled basis on which to
conclude that declaratory laws apply to judicial determinations for which all avenues of appeal have been exhausted,
but which fall short of determining every issue in dispute. This runs counter to the principle that de claratory provisions
must be interpreted and applied restrictively, and to the correlative principle that clear statutory language is required to
extinguish the effects of a judgment as between the parties. The declaratory law in this case does not contain such
language. It follows that the Court of Appeal’s judgment was final and binding.
There was no authority for the Régie’s purported jurisdiction to determine afresh whether Multi-Marques’
funding obligations were limited by clauses 9.12 and 9.13 of the pension plan’s rules. The Court of Appeal’s directions
did not instruct the Régie to determine the matter afresh. Nor does the Régie’s enabling statute contain any provisions
that allow it to review a matter on which a higher court has passed judgmen t. The Régie had to fulfill the task for
which the case had been remitted to it, i.e. compute the precise monetary liability that resulted from the substantive
rights and obligations determined by the Court of Appeal. By failing to do so, the Régie effec tively circumvented the
process of judicial review and reinstated its original decision without having the jurisdiction to do so.
APPEAL from a judgment of the Quebec Court of Appeal (Thibault, Rochette and Kasirer JJ.A.), 2011 QCCA
1518, [2011] R.J.Q. 1540, [2011] R.J.D.T. 747, 93 C.C.P.B. 1, 29 Admin. L.R. (5th) 291, [2011] J.Q. n o 10713 (QL),
2011 CarswellQue 8758, SOQUIJ AZ-50781009, affirming a decision of Grenier J., 2010 QCCS 6104, [2011] R.J.Q.
122, [2011] R.J.D.T. 35, 87 C.C.P.B. 23, 17 Admin. L.R. (5th) 264, [2010] J.Q. n o 13476 (QL), 2010 CarswellQue
13421, SOQUIJ AZ-50699375, setting aside a decision of the Administrative Tribunal of Québec, 2010 QCTAQ
04423, [2010] R.J.D.T. 796, 83 C.C.P.B. 111, 2010 LNQCTAQ 5 (QL), 2010 CarswellQue 3608, SOQUIJ
AZ-50632060. Appeal allowed, McLachlin C.J. and Fish J. dissenting.
Sheila York and Carole Arav, for the appellant.
Éric Mongeau, Patrick Girard and Michel Legendre, for the respondents the Canada Bread Company Ltd.,
Multi-Marques Inc. and Multi-Marques Distribution Inc.
Natalie Bussière and Sophie Tremblay, for the respondent Sean Kelly, in his capacity as trustee of the Bakery
and Confectionery Union and Industry Canadian Pension Fund.
No one appeared for the respondent the Bakery, Confectionery, Tobacco Workers and Grain Millers
International Union, Local 468.
Stéphane Rochette and Jean-Yves Bernard, for the intervener the Attorney General of Quebec.
No one appeared for the interveners Robert Thauvette and the Administrative Tribunal of Québec.
Solicitor for the appellant: Régie des rentes du Québec, Québec.
Solicitors for the respondents the Canada Bread Company Ltd., Multi -Marques Inc. and Multi-Marques
Distribution Inc.: Stikeman Elliott, Montréal.
- 1465 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Solicitors for the respondent Sean Kelly, in his capacity as trustee of the Bakery and Confectionery Union and
Industry Canadian Pension Fund: Blake, Cassels & Graydon, Montréal.
Solicitor for the intervener the Attorney General of Quebec: Attorney General of Quebec, Québec.
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SUPREME COURT OF CANADA SCHEDULE / CALENDRIER DE LA COUR SUPRÊME
- 2013 OCTOBER - OCTOBRE
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NOVEMBER - NOVEMBRE
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holidays during sitting days / jours fériés durant les sessions
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* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

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