SUPREME COURT OF COUR SUPRÊME DU CANADA

SUPREME COURT  OF COUR SUPRÊME DU CANADA
SUPREME COURT OF
CANADA
COUR SUPRÊME DU
CANADA
BULLETIN OF
PROCEEDINGS
BULLETIN DES
PROCÉDURES
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Le Bulletin paraît en principe toutes les
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Quand un arrêt est rendu, on peut se procurer
les motifs de jugement en adressant sa
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l'ordre du Receveur général du Canada.
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March 1, 2013
© Supreme Court of Canada (2013)
ISSN 1918-8358 (Online)
327 - 368
Le 1er mars 2013
© Cour suprême du Canada (2013)
ISSN 1918-8358 (En ligne)
CONTENTS
TABLE DES MATIÈRES
Applications for leave to appeal
filed
327
Demandes d'autorisation d'appel
déposées
Applications for leave submitted
to Court since last issue
328
Demandes soumises à la Cour depuis la
dernière parution
Judgments on applications for
leave
329 - 344
Jugements rendus sur les demandes
d'autorisation
Motions
345 - 347
Requêtes
Notices of appeal filed since last
issue
348
Avis d'appel déposés depuis la dernière
parution
Appeals heard since last issue and
disposition
349
Appels entendus depuis la dernière
parution et résultat
Pronouncements of appeals reserved
350 - 352
Jugements rendus sur les appels en
délibéré
Headnotes of recent judgments
353 - 368
Sommaires de jugements récents
NOTICE
Case summaries included in the Bulletin are prepared by the Office of the Registrar of the
Supreme Court of Canada (Law Branch) for information purposes only.
AVIS
Les résumés de dossiers publiés dans le bulletin sont préparés par le Bureau du registraire
(Direction générale du droit) uniquement à titre d’information.
DEMANDES D’AUTORISATION
D’APPEL DÉPOSÉES
APPLICATIONS FOR LEAVE TO
APPEAL FILED
David Pearlman
David Pearlman
Dragoljub Milunovic
Dragoljub Milunovic
v. (35235)
c. (35219)
Phelps Leasing Ltd. et al. (B.C.)
Vince G. Critchley
Quinlan Abrioux
Mario Proulx et autre (Qc)
Marie-Josée Bélainsky
Fonds d’assurance responsabilité
professionnelle
FILING DATE: 20.12.2012
DATE DE PRODUCTION : 04.02.2013
Evan Richards
Lawrence J. Zatlyn, Q.C.
Zatlyn Law Office
Luis Alberto Hernandez Febles
Jared Will
v. (35218)
v. (35215)
Her Majesty the Queen (Sask.)
Wade E. McBride
Public Prosecution Service of Canada
Minister of Citizenship and Immigration (F.C.)
Peter Shams
FILING DATE: 05.02.2013
FILING DATE: 11.02.2013
Barry Boyne
Michael W. Owens
Michael W. Owens Legal P.C. Ltd.
Renada Lee Keshane
Dane F. Bullerwell
Pringle, Chivers, Sparks
v. (35228)
v. (35227)
Her Majesty the Queen (Sask.)
Anthony B. Gerein
A.G. of Saskatchewan
Her Majesty the Queen (Alta.)
Michael D. Teeling
City of Edmonton
FILING DATE: 15.02.2013
FILING DATE: 15.02.2013
Rural Municipality of Britannia No. 502 et al.
Reginald A. Watson, Q.C.
Miller Thomson LLP
v. (35229)
John Acton (Sask.)
Gary A. Zabos, Q.C.
McDougall Gauley LLP
FILING DATE: 15.02.2013
- 327 -
APPLICATIONS FOR LEAVE
SUBMITTED TO COURT SINCE
LAST ISSUE
DEMANDES SOUMISES À LA COUR
DEPUIS LA DERNIÈRE PARUTION
FEBRUARY 25, 2013 / LE 25 FÉVRIER 2013
CORAM: Chief Justice McLachlin and Abella and Cromwell JJ.
La juge en chef McLachlin et les juges Abella et Cromwell
1.
Dany Cecere c. Sa Majesté la Reine (Qc) (Crim.) (Autorisation) (35103)
2.
Marco Pedicelli c. Sa Majesté la Reine (Qc) (Crim.) (Autorisation) (35105)
3.
Jennifer Margaret Quinn v. Mary Melodee Dianne Carrigan et al. (Ont.) (Civil) (By Leave) (35131)
4.
Lana Yvonne Young v. Jack Ewatski et al. (Man.) (Civil) (By Leave) (35035)
CORAM: LeBel, Karakatsanis and Wagner JJ.
Les juges LeBel, Karakatsanis et Wagner
5.
Gérald Doucet et autre c. Pierre Bourque et autres (Qc) (Civile) (Autorisation) (35113)
6.
Jack W. Leclaire et al. v. Attorney General of Canada et al. (Que.) (Civil) (By Leave) (35119)
7.
Nicholas Smith, fondé de pouvoir au Canada pour les Souscripteurs de Lloyd's c. Marie Audet et autres (Qc)
(Civile) (Autorisation) (35098)
8.
Les souscripteurs du Lloyd's c. Alimentation Denis & Mario Guillemette Inc. et a utres (Qc) (Civile)
(Autorisation) (35011)
CORAM: Fish, Rothstein and Moldaver JJ.
Les juges Fish, Rothstein et Moldaver
9.
Her Majesty the Queen v. Level Aaron Carvery (N.S.) (Crim.) (By Leave) (35115)
10.
Thomas Leslie Armstrong v. Her Majesty the Queen (B.C.) (Crim.) (By Leave) (35129)
11.
Jim Bronskill v. Minister of Canadian Heritage et al. (F.C.) (Civil) (By Leave) (35118)
- 328 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES
DEMANDES D’AUTORISATION
FEBRUARY 28, 2013 / LE 28 FÉVRIER 2013
34346
Zakaria Amara v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Criminal) (By Leave)
Coram :
LeBel, Abella and Rothstein JJ.
The motion for an extension of time to serve and file the application for leave to appeal is granted. The
application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C52036, 2010 ONCA
858, dated December 17, 2010, is dismissed without costs.
La requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demande d’autorisation d’appel est
accueillie. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C52036, 2010
ONCA 858, daté du 17 décembre 2010, est rejetée sans dépens.
CASE SUMMARY
Criminal law — Sentencing — Applicant sentenced to maximum sentence of life in prison without parole for ten years
for terrorism — Appeal from sentence dismissed — Was maximum sentence reasonable in Applicant’s case? — What
sentencing principles apply to terrorism offences?
On October 8, 2009, the applicant, Mr. Amara, a member of the so-called “Toronto 18”, entered guilty pleas before
Durno J. of the Superior Court of Justice on two counts of terrorism. Durno J. referred to the first count as the “camp
plot” and the second, as the “bomb plot”.
On January 18, 2010, Mr. Amara was sentenced on the camp plot for 21 months’ imprisonment. In arriving at that
sentence, the judge credited Mr. Amara with seven years and three months for the 43 months and 18 days that he had
spent in pre-sentence custody. Hence, on that count, Mr. Amara received the equivalent of a nine-year sentence.
Mr. Amara did not contest that sentence on appeal.
In respect of the bomb plot, Mr. Amara was sentenced to life imprisonment. Under s. 743.6(1.2) of the Criminal
Code, the judge fixed the period of Mr. Amara’s parole ineligibility at ten years from the date of his arrest.
The Court of Appeal dismissed Mr. Amara’s appeal from the life sentence imposed in connection with the bomb plot.
January 18, 2010
Ontario Superior Court of Justice
(Durno J.)
Neutral citation: 2010 ONSC 441
Life sentence imposed with no parole eligibility for ten
years.
December 17, 2010
Court of Appeal for Ontario
(Doherty, Moldaver and Cronk JJ.A.)
Neutral citation: 2010 ONCA 858
Appeal from sentence dismissed.
July 12, 2011
Supreme Court of Canada
Motion for an extension of time to file and serve the
application for leave to appeal was filed together with
the application itself.
- 329 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
Droit criminel — Détermination de la peine — Le demandeur a été condamné à la peine maximale d’emprisonnement
à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans pour terrorisme — Appel de la peine rejeté — La
peine maximale était-elle raisonnable dans le cas du demandeur? — Quels principes de détermination de la peine
s'appliquent aux infractions de terrorisme?
Le 8 octobre 2009, le demandeur, M. Amara, un membre du groupe connu sous le nom des « 18 de Toronto », a plaidé
coupable devant le juge Durno de la Cour supérieure de justice sous deux chefs de terrorisme. Le juge Durno a appelé
le premier chef [T RADUCT ION] « le complot du camp » et le deuxième [T RADUCT ION] « le complot à la bombe ».
Le 18 janvier 2010, M. Amara a été condamné à une peine d'emprisonnement de 21 mois relativement au complot du
camp. Pour déterminer cette peine, le juge a réduit la peine de M. Amara de sept ans et trois mois pour tenir compte du
temps de sa détention provisoire de 43 mois et 18 jours. Relativement à ce chef, M. Amara s'est donc vu imposer
l'équivalent d'une peine de neuf ans. Monsieur Amara n'a pas contesté cette peine en appel.
Relativement au complot à la bombe, M. Amara a été condamné à l'emprisonnement à perpétuité. En vertu du
par. 743.6(1.2) du Code criminel, le juge a fixé à 10 ans, à compter de la date de son arrestation, la période
d'inadmissibilité de M. Amara à la libération conditionnelle.
La Cour d'appel a rejeté l'appel interjeté par M. Amara de la peine d'emprisonnement à perpétuité imposée en rapport
avec le complot à la bombe.
18 janvier 2010
Cour supérieure de justice de l'Ontario
(Juge Durno)
Référence neutre : 2010 ONSC 441
Peine d'emprisonnement à perpétuité imposée sans
possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans.
17 décembre 2010
Cour d'appel de l'Ontario Ontario
(Juges Doherty, Moldaver et Cronk)
Référence neutre : 2010 ONCA 858
Appel de la peine, rejeté.
12 juillet 2011
Cour suprême du Canada
Requête en prorogation du délai de dépôt et de
signification de la demande d'autorisation d'appel et
demande d'autorisation d'appel, déposées.
34367
Saad Khalid v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Criminal) (By Leave)
Coram :
LeBel, Abella and Rothstein JJ.
The motion for an extension of time to serve and file the application for leave to appeal is granted. The
application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C51062, 2010 ONCA
861, dated December 17, 2010, is dismissed without costs.
La requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demande d’autorisation d’appel est
accueillie. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C51062, 2010
ONCA 861, daté du 17 décembre 2010, est rejetée sans dépens.
- 330 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
CASE SUMMARY
Criminal law — Sentencing — Applicant sentenced to 14 years in custody for terrorism, with credit of seven years for
time spent in pre-sentence custody — Court of Appeal increased Applicant’s sentence to 20 years, with same credit of
seven years for pre-sentence custody — Whether the Court of Appeal accorded sufficient deference to the decision of
the sentencing judge? — Whether the Court of Appeal treated Applicant’s offence as akin to conspiracy to commit
murder? — Whether the Court of Appeal articulated an inappropriate range of sentence? — What sentencing
principles apply to terrorism? — Were those principles applied correctly by the sentencing judge in this case?
On May 4, 2009, Mr. Khalid, a member of the so-called “Toronto 18”, entered a guilty plea before Durno J. of the
Superior Court of Justice to one count of terrorism. On September 3, 2009, Durno J. sentenced Mr. Khalid to 14
years’ imprisonment, with credit of seven years for time spent in pre-sentence custody. The sentencing judge declined
to make an order under s. 743.6(1.2) of the Criminal Code requiring that Mr. Khalid serve one half of his sentence
before being eligible for parole. The Court of Appeal allowed the Crown’s appeal and increased Mr. Khalid’s
effective sentence to 20 years, again with credit of seven years for time spent in pre -sentence custody. The Court of
Appeal found that the sentencing judge did not have adequate regard to the senten cing considerations that were
demanded by the unique nature of terrorism-related crimes and that the sentence imposed did not adequately reflect
the enormity of Mr. Khalid’s crime and the significant part he played in it. Furthermore, the sentencing judge placed
too great an emphasis on rehabilitation in arriving at what he considered to be a fit sentence. While Mr. Khalid’s
youth and lack of criminal record were relevant sentencing considerations, such persons were attractive recruits for
sophisticated terrorists and therefore those factors had to be viewed differently in terrorism cases. The absence of a
mental illness was irrelevant as it did not diminish Mr. Khalid’s level of moral culpability or say anything about his
risk of re-offending.
September 3, 2009
Ontario Superior Court of Justice
(Durno J.)
Neutral citation: None
The Applicant was sentenced to 14 years’
imprisonment, with credit of seven years for time spent
in pre-sentence custody. The judge declined to make an
order increasing the Applicant’s period of parole
ineligibility.
December 17, 2010
Court of Appeal for Ontario
(Doherty, Moldaver and Cronk JJ.A.)
Neutral citation: 2010 ONCA 861
The appeal was allowed. The Applicant’s sentence was
increased to 20 years, with same credit of seven years
for pre-sentence custody.
August 5, 2011
Supreme Court of Canada
A motion for an extension of time to file and serve the
application for leave to appeal was filed together with
the application itself.
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
Droit criminel — Détermination de la peine — Le demandeur a été condamné à purger une peine de détention de 14
ans pour terrorisme, réduite de sept ans pour tenir compte du temps de détention provisoire — La Cour d’appel a
augmenté sa peine à 20 ans avec la même réduction de sept ans pour tenir compte de la détention provisoire — La
Cour d’appel a-t-elle fait preuve de suffisamment de retenue à l’égard à la décision du juge qui a prononcé la peine?
— La Cour d’appel a-t-elle traité l’infraction commise par le demandeur comme apparentée à un complot en vue de
commettre un meurtre? — La Cour d’appel a-t-elle exprimé une fourchette des peines inappropriée? — Quels
principes de détermination de la peine s’appliquent au terrorisme? — Le juge qui a prononcé la peine en l’espèce a-t-il
correctement appliqué ces principes?
- 331 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
Le 4 mai 2009, M. Khalid, un membre du groupe connu sous le nom des « 18 de Toronto », a plaidé coupable devant
le juge Durno de la Cour supérieure de justice sous un chef d’accusation de terrorisme. Le 3 septembre 2009, le juge
Durno a condamné M. Khalid à une peine d’emprisonnement de 14 ans, réduite de sept ans pour tenir compte du
temps de détention provisoire. Le juge qui a prononcé la peine a refusé de rendre une ordonnance aux termes du
par. 743.6(1.2) du Code criminel obligeant M. Khalid à purge la moitié de sa peine avant d’être admissible à la
libération conditionnelle. La Cour d’appel a accueilli l’appel du ministère public et a augmenté la peine que devait
effectivement purger M. Khalid à 20 ans, la réduisant encore une fois de sept ans pour tenir compte du temps de
détention provisoire. La Cour d’appel a conclu que le juge qui a prononcé la peine n’avait pas dûment pris en compte
les facteurs pertinents à la détermination de la peine qui s’imposaient en raison du caractère particulier des crimes liés
au terrorisme et que la peine imposée ne prenait pas adéquatement en compte l’énormité du crime de M. Khalid et le
rôle important qu’il avait joué dans sa perpétration. En outre, le juge qui a prononcé la peine avait accordé une trop
grande importance à la réadaptation dans sa détermination de ce qu’il considérait être une peine appropriée. Même si
la jeunesse de M. Khalid et le fait qu’il ne possédait pas de casier judiciaire étaient des facteurs pertinents à la
détermination de la peine, de telles personnes représentaient des recrues attrayantes pour des terroristes expérimentés,
si bien que ces facteurs devaient être considérés différemment dans les affaires de terrorisme. L’absence de maladie
mentale n’était pas pertinente, puisqu’elle ne réduisait pas le niveau de culpabilité morale de M. Khalid et n’éclairait
en rien quant au risque de récidive.
3 septembre 2009
Cour supérieure de justice de l’Ontario
(Juge Durno)
Référence neutre : aucune
Demandeur condamné à une peine d’emprisonnement
de 14 ans, réduite de sept ans pour tenir compte du
temps de détention provisoire. Le juge a refusé de
rendre une ordonnance augmentant la période
d’inadmissibilité à une libération conditionnelle du
demandeur.
17 décembre 2010
Cour d’appel de l’Ontario
(Juges Doherty, Moldaver et Cronk)
Référence neutre : 2010 ONCA 861
Appel accueilli. Peine du demandeur augmentée à 20
ans avec la même réduction de sept ans pour tenir
compte de la détention provisoire.
5 août 2011
Cour suprême du Canada
Requête en prorogation du délai de dépôt et de
signification de la demande d’autorisation d’appel et
demande d’autorisation d’appel, déposées.
34368
Saad Gaya v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Criminal) (By Leave)
Coram :
LeBel, Abella and Rothstein JJ.
The motion for an extension of time to serve and file the application for leave to appeal is granted. The
application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C51656, 2010 ONCA
860, dated December 17, 2010, is dismissed without costs.
La requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demande d’autorisation d’appel est
accueillie. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C51656, 2010
ONCA 860, daté du 17 décembre 2010, est rejetée sans dépens.
CASE SUMMARY
Criminal law — Sentencing — Applicant sentenced to 4.5 years’ in custody for terrorism, in addition to 43.5 months
of pre-sentence custody — Court of Appeal increased Applicant’s sentence to 10.5 years, plus time served — Whether
- 332 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
the Court of Appeal accorded sufficient deference to the decision of the sentencing judge? — Whether the Court of
Appeal treated Applicant’s offence as akin to conspiracy to commit murder? — Whether the Court of Appeal
articulated an inappropriate range of sentence? — What sentencing principles apply to terrorism? — Were those
principles applied correctly by the sentencing judge in this case?
On September 28, 2009, Mr. Gaya, a member of the so-called “Toronto 18”, entered a guilty plea before Durno J. of
the Superior Court of Justice to one count of terrorism. On January 18, 2010, Durno J. sentenced Mr. Gaya to 4.5
years’ imprisonment. In arriving at that sentence, the sentencing judge credited Mr. Gaya with 7.5 years for the 43.5
months that he had spent in pre-sentence custody. Hence, Mr. Gaya received the equivalent of a 12-year sentence.
With respect to parole, the sentencing judge declined to make an order under s. 743.6(1.2) of the Criminal Code
requiring that M. Gaya serve one half of his sentence before being eligible for parole. The Court of Appeal allowed
the Crown’s appeal and increased Mr. Gaya’s effective sentence from 12 to 18 years. Taking into account the 7.5
years credited for pre-sentence custody, the Court of Appeal increased Mr. Gaya’s sentence from 4.5 years to 10.5
years. The Court of Appeal also made an order requiring Mr. Gaya to serve one half of his sentence before being
eligible for full parole.
January 18, 2010
Ontario Superior Court of Justice
(Durno J.)
Neutral citation: 2010 ONSC 434
The Applicant was sentenced 4.5 years’ in custody, in
addition to 43.5 months of pre-sentence custody. The
judge declined to make an order increasing the
Applicant’s period of parole ineligibility.
December 17, 2010
Court of Appeal for Ontario
(Doherty, Moldaver and Cronk JJ.A.)
Neutral citation: 2010 ONCA 860
The appeal was allowed. The Applicant’s sentence was
increased to 10.5 years’ imprisonment, plus time
served. He was ordered to serve half of this time before
being eligible for parole.
August 5, 2011
Supreme Court of Canada
A motion for an extension of time to file and serve the
application for leave to appeal was filed together with
the application itself.
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
Droit criminel — Détermination de la peine — Le demandeur a été condamné à purger une peine de détention de 4,5
ans pour terrorisme, en plus de la détention provisoire de 43,5 mois — La Cour d’appel a augmenté sa peine à 10,5 ans
en sus du temps purgé — La Cour d’appel a-t-elle fait preuve de suffisamment de retenue à l’égard à la décision du
juge qui a prononcé la peine? — La Cour d’appel a-t-elle traité l’infraction commise par le demandeur comme
apparentée à un complot en vue de commettre un meurtre? — La Cour d’appel a-t-elle exprimé une fourchette des
peines inappropriée? — Quels principes de détermination de la peine s’appliquent au terrorisme? — Le juge qui a
prononcé la peine en l’espèce a-t-il correctement appliqué ces principes?
Le 28 septembre 2009, M. Gaya, un membre du groupe connu sous le nom des « 18 de Toronto », a plaidé coupable
devant le juge Durno de la Cour supérieure de justice sous un chef d’accusation de terrorisme. Le 18 janvier 2010, le
juge Durno a condamné M. Gaya à une peine d’emprisonnement de 4,5 ans. Pour déterminer cette peine, le juge a
réduit la peine de M. Gaya de 7,5 ans pour tenir compte du temps de sa détentio n provisoire de 43,5 mois. Monsieur
Gaya s’est donc vu imposer l’équivalent d’une peine de 12 ans. Pour ce qui est de la libération conditionnelle, le juge
qui a prononcé la peine a refusé de rendre une ordonnance aux termes du par. 743.6(1.2) du Code criminel obligeant
M. Gaya à purge la moitié de sa peine avant d’être admissible à la libération conditionnelle. La Cour d’appel a
accueilli l’appel du ministère public et a augmenté la peine que devait effectivement purger M. Gaya de 12 à 18 ans.
Prenant en compte les 7,5 ans déduits au titre de la détention provisoire, la Cour d’appel a augmenté la peine de
- 333 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
M. Gaya de 4,5 ans à 10,5 ans. La Cour d’appel a également rendu une ordonnance obligeant M. Gaya à purger la
moitié de sa peine avant d’être admissible à la libération conditionnelle totale.
18 janvier 2009
Cour supérieure de justice de l’Ontario
(Juge Durno)
Référence neutre : 2010 ONSC 434
Demandeur condamné à une peine d’emprisonnement
de 4,5 ans, en sus des 43,5 mois de détention provisoire.
Le juge a refusé de rendre une ordonnance augmentant
la période d’inadmissibilité à une libération
conditionnelle du demandeur.
17 décembre 2010
Cour d’appel de l’Ontario
(Juges Doherty, Moldaver et Cronk)
Référence neutre : 2010 ONCA 860
Appel accueilli. Peine du demandeur augmentée à 10,5
ans d’emprisonnement, en sus du temps purgé. La Cour
lui a ordonné de purger la moitié de cette peine avant
d’être admissible à la libération conditionnelle.
5 août 2011
Cour suprême du Canada
Requête en prorogation du délai de dépôt et de
signification de la demande d’autorisation d’appel et
demande d’autorisation d’appel, déposées.
35049
Her Majesty the Queen v. Nelson Lloyd Hart (N.L.) (Criminal) (By Leave)
Coram :
LeBel, Karakatsanis and Wagner JJ.
The application for leave to appeal from the judgment of the Supreme Court of Newfoundland and
Labrador - Court of Appeal, Number 07/30, 2012 NLCA 61, dated September 17, 2012, is granted without costs.
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador - Cour
d’appel, numéro 07/30, 2012 NLCA 61, daté du 17 septembre 2012, est accueillie sans dépens.
CASE SUMMARY
(PUBLICAT ION BAN IN CASE)
Charter of Rights – Criminal law – Self-Incrimination – Right to Silence – Admissibility of confession obtained by
Mr. Big undercover operation – Evidence – In camera testimony by accused – Whether respondent’s s. 7 Charter
rights were breached – Whether trial judge erred in dismissing applicant’s application to testify in camera – Canadian
Charter of Rights and Freedoms, s. 7 – Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C-46, s. 486(1) – Application of R. v. Hebert,
[1990] 2 S.C.R. 151, and R. v. White, [1992] 2 S.C.R. 417.
The respondent, Mr. Hart, was convicted of two counts of first degree murder following the deaths by drowning of his
twin three-year-old daughters. Initially, while Mr. Hart made two different statements to police, there was not enough
evidence for the Crown to charge him and proceed to trial. The police subsequently set up a “Mr. Big” operation by
which undercover RCMP officers recruited Mr. Hart to join a fictitious criminal organization. They hired him to
perform various tasks and exposed him to their simulated illegal activities in order to gain his trust and confidence. As
a part of his “membership” in the organization, Mr. Hart was paid, enjoyed opportunities to travel across Canada,
stayed in luxurious hotels and dined at fine restaurants. Mr. Hart has a Grad e 5 education, was on social assistance at
the time, was isolated, had no friends and came to view the undercover officers as brothers. Mr. Hart eventually
confessed to the officers that he had deliberately killed his daughters. At trial, his confession wa s admitted into
evidence. A majority Court of Appeal allowed the appeal and ordered a new trial on the basis that the trial judge erred
in refusing to allow Mr. Hart to testify in camera to facilitate his testifying and on the ground that his s. 7 Charter
- 334 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
rights were violated by the admission of his confession. Barry J.A., dissenting in part, would have affirmed the trial
judge’s ruling on the admissibility of the confession.
January 26, 2007
Supreme Court of Newfoundland & Labrador,
Trial Division
(Dymond J.)
Respondent convicted of two counts of first degree
murder
September 17, 2012
Supreme Court of Newfoundland and
Labrador - Court of Appeal
(Green C.J.N.L., Harrington and Barry JJ.A.
[dissenting in part])
2012 NLCA 61
Appeal allowed; new trial ordered
October 25, 2012
Supreme Court of Canada
Application for leave to appeal filed
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
(ORDONNANCE DE NON -PUBLICAT ION DANS LE DOSSIER)
Charte des droits — Droit criminel — Auto-incrimination — Droit de garder le silence — Admissibilité d'une
confession obtenue par une opération d'infiltration de type « Mr. Big » — Preuve — Témoignage de l'accusé donné à
huis clos — Les droits de l'intimé garantis par l'art. 7 de la Charte ont-ils été violés? — Le juge du procès a-t-il eu tort
de rejeter la demande de l'intimé de témoigner à huis clos? — Charte canadienne des droits et libertés, art. 7 — Code
criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, par. 486(1) — Application des arrêts R. c. Hebert, [1990] 2 R.C.S. 151, et R. c.
White, [1992] 2 R.C.S. 417.
L'intimé, M. Hart, a été déclaré coupable sous deux chefs de meurtre au premier degré à la suite des décès par noyade
de ses filles jumelles âgées de 3 ans. À l'origine, bien que M. Hart ait fait deux déclarations différentes à la police , il
n'y avait pas de suffisamment de preuve pour que le ministère public puisse l'accuser et aller à procès. Par la suite, la
police a monté une opération de type « Mr. Big » par laquelle des agents d'infiltration de la GRC ont recruté M. Hart
pour qu'il se joigne à une organisation criminelle fictive. Ils l'ont engagé pour accomplir diverses tâches et l’ont
exposé à leurs activités illégales simulées pour gagner sa confiance. En tant que « membre » de l'organisation, M. Hart
était payé, il jouissait d'occasions de voyager partout au Canada, il séjournait dans des hôtels luxueux et il dînait dans
de bons restaurants. Monsieur Hart avait une cinquième année de scolarité, recevait de l’aide sociale à l'époque, était
isolé, n'avait pas d'amis et en est venu à considérer les agents d'infiltration comme des frères. Monsieur Hart a fini par
avouer aux agents qu'il avait délibérément tué ses filles. Au procès, sa confession a été admise en preuve. Les juges
majoritaires de la Cour d'appel ont accueilli l'appel et ordonné un nouveau procès au motif que le juge du procès avait
eu tort de refuser de permettre à M. Hart de témoigner à huis clos pour faciliter son témoignage et au motif que ses
droits garantis par l'art. 7 de la Charte avaient été violés par l'admission de sa confession. Le juge Barry, dissident en
partie, aurait confirmé la décision du juge du procès quant à l'admissibilité de la confession.
26 janvier 2007
Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador,
Section de première instance
(Juge Dymond)
Intimé déclaré coupable sous deux chefs de meurtre au
premier degré
- 335 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
17 septembre 2012
Cour suprême de Terre-Neuve-etLabrador - Cour d'appel
(Juge en chef Green, juges Harrington et Barry [dissident
en partie])
2012 NLCA 61
Appel accueilli; nouveau procès ordonné
25 octobre 2012
Cour suprême du Canada
Demande d'autorisation d'appel, déposée
35060
Giuliano Scaduto v. Workplace Safety and Insurance Appeals Tribunal (Ont.) (Civil)
(By Leave)
Coram :
Fish, Rothstein and Moldaver JJ.
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number M41573,
dated September 26, 2012, is dismissed with costs.
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro M41573, daté du 26
septembre 2012, est rejetée avec dépens.
CASE SUMMARY
Civil procedure – Time – Administrative law – Judicial review – Workers’ compensation – Applicant’s two claims for
compensation denied – Applicant’s appeal to respondent Tribunal dismissed – Requests for reconsideration also
denied – Divisional Court dismissing application for judicial review – Motion for order extending time for bringing
application for leave to appeal from decision of Divisional Court dismissed – Motion for extension of time to seek
review of that dismissal also dismissed – Whether Court of Appeal erred in not allowing substantial justice to prevail
over procedural technicalities.
The applicant’s employment ended in 2004. Since then he has pursued – unsuccessfully – two claims for
compensation: a disability award for carpal tunnel syndrome to his right hand, and a disability award for psycho traumatic disorder arising out of a workplace slip and fall. These claims were initially denied by an appeals resolution
officer on the ground that neither was work related. The officer also noted that under the Board’s policy, psycho traumatic disability was included under chronic pain disability for which the applicant was compensated. The
applicant appealed the denial of his claims to the respondent Tribunal. His appeal was dismissed. He asked the
Tribunal to reconsider its original decision on the ground that it had overlooked important pieces of evidence. His
request for reconsideration was denied. He then brought a second request for reconsideration of his two claims. The
Tribunal also denied the second request.
The applicant then brought an application for judicial review of the Tribunal’s decisions. At the outset of the hearing,
his counsel abandoned the claim for compensation for psycho-traumatic disability. The Divisional Court dismissed
his application. Nine months later, the applicant moved for an order extending the time for bringing an application for
leave to appeal from the decision of the Divisional Court, but the mot ion was dismissed. Fourteen months later, the
applicant sought an order extending the time to seek a review of that decision. His motion for an extension of time
was dismissed. His motion seeking a review of that decision was also dismissed.
- 336 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
July 12, 2012
Court of Appeal for Ontario
(Laskin J.A.)
Motion seeking order extending time dismissed
September 26, 2012
Court of Appeal for Ontario
(MacPherson, Armstrong and Blair JJ.A.)
Motion seeking review of decision dismissed
November 2, 2012
Supreme Court of Canada
Application for leave to appeal filed
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
Procédure civile – Délais – Droit administratif – Contrôle judiciaire – Accident du travail – Les deux demandes
d'indemnisation présentées par le demandeur ont été rejetées – L'appel du demandeur au tribunal intimé a été rejeté –
Les demandes de réexamen ont également été rejetées – La Cour divisionnaire a rejeté la demande de contrôle
judiciaire – La motion en prorogation du délai pour présenter la demande d'autorisation d'ap pel de la décision de la
Cour divisionnaire a été rejetée – La motion en prorogation de délai pour demander le contrôle de ce rejet a également
été rejetée – La Cour d'appel a-t-elle eu tort de ne pas permettre à la justice fondamentale de l'emporter sur d es
formalités de procédure?
L'emploi du demandeur a pris fin en 2004. Depuis, il a présenté sans succès deux demandes d'indemnisation : une pour
obtenir une indemnité d'invalidité pour le syndrome du canal carpien à sa main droite et une pour obtenir une
indemnité d'invalidité pour un trouble psycho-traumatique qui a découlé d’une chute par glissade au travail. Ces
demandes ont été initialement rejetées par un commissaire aux appels au motif que ni l'une ni l'autre des demandes
n'était liée au travail. Le commissaire a également noté qu'en vertu de la politique de la commission, l'invalidité
psycho-traumatique était comprise dans l'invalidité de la douleur chronique pour laquelle le demandeur avait été
indemnisé. Le demandeur a interjeté appel du rejet de ses demandes au tribunal intimé. Son appel a été rejeté. Il a
demandé au tribunal de réexaminer sa décision initiale au motif qu'il avait omis de prendre en compte d'importants
éléments de preuve. Sa demande de réexamen a été rejetée. Il a ensuite p résenté une deuxième demande de réexamen
de ses deux demandes. Le tribunal a également rejeté la deuxième demande.
Le demandeur a ensuite présenté une demande de contrôle judiciaire des décisions du tribunal. Au début de l'audience,
son avocat a abandonné la demande d'indemnisation pour l'invalidité psycho -traumatique. La Cour divisionnaire a
rejeté sa demande. Neuf mois plus tard, le demandeur a présenté une motion en prorogation du délai de présentation
d'une demande d'autorisation d'appel de la décision de la Cour divisionnaire, mais la motion a été rejetée. Quatorze
mois plus tard, le demandeur a sollicité une prorogation du délai pour obtenir la révision de cette décision. Sa motion
en prorogation de délai a été rejetée. Sa motion en révision de cette décision a également été rejetée.
12 juillet 2012
Cour d'appel de l'Ontario
(Juge Laskin)
Motion en prorogation de délai, rejetée
26 septembre, 2012
Cour d'appel de l'Ontario
(Juges MacPherson, Armstrong et Blair)
Motion en révision de cette décision, rejetée
- 337 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
2 novembre 2012
Cour suprême du Canada
Demande d'autorisation d'appel, déposée
35063
Ruby Ann Ruffolo v. Her Majesty the Queen (B.C.) (Criminal) (By Leave)
Coram :
LeBel, Karakatsanis and Wagner JJ.
The motion for an extension of time to serve and file the application for leave to appeal is granted. The
application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for British Columbia (Vancouver), Number
CA038669, 2012 BCCA 325, dated July 27, 2012, is dismissed without costs.
La requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demande d’autorisation d’appel est
accueillie. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de la Colombie -Britannique (Vancouver),
numéro CA038669, 2012 BCCA 325, daté du 27 juillet 2012, est rejetée sans dépens.
CASE SUMMARY
(PUBLICAT ION BAN ON PART Y)
Criminal – Evidence – Fresh Evidence – Admissibility of fresh evidence – Application of the principles outlined in R.
v. Palmer, [1980] 1 S.C.R. 759 – Whether the Court of Appeal erred in assessing the credibility of the fresh evidence –
Whether the Court of Appeal erred in its application of the Palmer decision – Whether the Court of Appeal erred in
dismissing the application to adduce fresh evidence – Whether trial unfairness was not taken into account and its
impact on the evidence – Whether there are issues of public importance raised.
The applicant was convicted of first degree murder of her husband. On appeal, the applica nt brought an application to
adduce fresh evidence. The Court of Appeal applied R. v. Palmer, [1980] 1 S.C.R. 75 and R. v. Dunbar, 2003 BCCA
667 and dismissed the application to adduce fresh evidence. All of the other grounds of appeal were dismissed and the
appeal against conviction was also dismissed.
November 18, 2010
Supreme Court of British Columbia
(Humphries J.)
2010 BCSC 1630
Conviction: first degree murder
July 27, 2012
Court of Appeal for British Columbia
(Vancouver)
(Finch C.J. and Ryan and Saunders JJ.A.)
2012 BCCA 325
Application to adduce fresh evidence dismissed;
appeal against conviction dismissed
November 5, 2012
Supreme Court of Canada
Motion for an extension of time to serve and file the
application for leave to appeal and application for
leave to appeal filed
- 338 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
(ORDONNANCE DE NON -PUBLICAT ION VISANT UNE PART IE )
Droit criminel – Preuve – Nouvel élément de preuve – Admissibilité d’un nouvel élément de preuve – Application des
principes exposés dans R. c. Palmer, [1980] 1 R.C.S. 759 – La Cour d’appel a-t-elle eu tort d’apprécier la crédibilité
du nouvel élément de preuve? – La Cour d’appel a-t-elle mal appliqué l’arrêt Palmer? – La Cour d’appel a-t-elle
commis une erreur en rejetant la demande en vue de produire un nouvel élément de preuve? – L’iniquité du procès a-telle été négligée et, le cas échéant, comment cela a-t-il influé sur la preuve? – L’affaire soulève-t-elle des questions
d’importance pour le public?
La demanderesse a été reconnue coupable du meurtre au premier degré de son mari. En appel, elle a présenté une
demande en vue de présenter un nouvel élément de preuve. Appliquant les arrêts R. c. Palmer, [1980] 1 R.C.S. 75, et
R. c. Dunbar, 2003 BCCA 667, la Cour d’appel a rejeté la demande. Tous les autres moyens d’appel ont été rejetés,
de même que l’appel de la déclaration de culpabilité.
18 novembre 2010
Cour suprême de la Colombie-Britannique
(Juge Humphries)
2010 BCSC 1630
Déclaration de culpabilité pour meurtre au premier
degré
27 juillet 2012
Cour d’appel de la Colombie-Britannique
(Vancouver)
(Juge en chef Finch et juges Ryan et Saunders)
2012 BCCA 325
Demande en vue de produire un nouvel élément de
preuve rejetée; appel de la déclaration de culpabilité
rejeté
5 novembre 2012
Cour suprême du Canada
Requête en prorogation du délai pour signifier et
déposer la demande d’autorisation d’appel et demande
d’autorisation d’appel déposées
35065
G.F. c. K.G., en sa qualité de personne autorisée par le Directeur de la protection de la
jeunesse du Centre jeunesse des Laurentides (Qc) (Civile) (Autorisation)
Coram :
Les juges LeBel, Karakatsanis et Wagner
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Montréal), numéro 500-08000401-127, 2012 QCCA 1442, daté du 6 juillet 2012, est rejetée avec dépens.
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montréal), Numbe r
500-08-000401-127, 2012 QCCA 1442, dated July 6, 2012, is dismissed with costs.
CASE SUMMARY
(PUBLICAT ION BAN IN CASE) (COURT FILE CONT AINS INFORMAT ION THAT IS NOT A VAILABLE FOR INSPECTION BY T HE
PUBLIC)
Status of persons — Child protection — Civil procedure — Appeals — Judgments and orders — Revocation of
- 339 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
interlocutory judgment in youth protection matter refused — Superior Court dismissing appeal on basis that revocation
of judgment not permitted — Court of Appeal refusing leave to appeal on basis that it in child’s interest to let
proceedings take their course even though failure to serve interlocutory proceedings seemed to contravene Youth
Protection Act, R.S.Q., c. P-34.1.
The applicant is the mother of a child in respect of whom an emergency measure was taken under the Youth Protection
Act. The respondent represents the Director of Youth Protection (“DYP”). The Court of Québec rendered an
interlocutory decision in favour of the DYP on a motion for protection and for provisional measures in respect of the
child. The parents were not present at the hearing. The applicant applied for revocation of the judgment, alleging that
she had been denied her right to be heard. The Court of Québec dismissed he r motion and the Superior Court
dismissed her appeal. The Court of Appeal refused leave to appeal.
January 16, 2012
Court of Québec
(Judge Larue)
Motion for protection and motion for provisional
measures granted
March 12, 2012
Court of Québec
(Judge Bolduc)
Motion in revocation of judgment dismissed
June 22, 2012
Quebec Superior Court
(Beaugé J.)
Respondent’s motion to dismiss granted; applicant’s
appeal dismissed
July 6, 2012
Quebec Court of Appeal (Montréal)
(Bich J.A.)
2012 QCCA 1442; 500-08-000401-127
Motion for leave to appeal dismissed
September 17, 2012
Supreme Court of Canada
Application for leave to appeal filed
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
(ORDONNANCE DE NON -PUBLICAT ION DANS LE DOSSIER) (LE DOSSIER DE LA COUR RENFERME DES DONNÉES QUE LE
PUBLIC N'EST PAS AUT ORISÉ À CONSULT ER)
Droit des personnes — Protection de l’enfance — Procédure civile — Appels — Jugements et ordonnances —
Rétractation de jugement interlocutoire en matière de protection de la jeunesse refusée — Cour supérieure rejetant
l’appel au motif que la rétractation de jugement n’est pas permise — Cour d’appel refusant la permission d’appeler au
motif qu’il est dans l’intérêt de l’enfant de laisser les procédures suivre leur cours, et ce, même si une absence de
signification des procédures interlocutoires semblait contrevenir à la Loi sur la protection de la jeunesse, L.R.Q.,
ch. P-34.1.
La demanderesse est la mère d’un enfant qui a fait l’objet d’une mesure d’urgence régie par la Loi sur la protection de
la jeunesse. L’intimée représente les intérêts du Directeur de la protection de la jeunesse (« DPJ »). La Cour du
Québec a rendu une décision interlocutoire en faveur du DPJ concernant une requête en protection et pour mesures
provisoires concernant l’enfant. Les parents n’étaient pas présents lors de l’audience. La demanderesse a demandé la
- 340 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
rétraction du jugement, alléguant que son droit d’être entendu n’avait pas été respecté. La Cour du Québec a rejeté la
requête et la Cour supérieure, l’appel. La Cour d’appel a refusé la permission d’appeler.
Le 16 janvier 2012
Cour du Québec
(Le juge Larue)
Requête en protection et requête pour mesures
provisoires accueillie
Le 12 mars 2012
Cour du Québec
(La juge Bolduc)
Requête en rétractation de jugement rejetée
Le 22 juin 2012
Cour supérieure du Québec
(La juge Beaugé)
Requête de l’intimé en irrecevabilité accueillie; appel
de la demanderesse rejetée
Le 6 juillet 2012
Cour d’appel du Québec (Montréal)
(La juge Bich)
2012 QCCA 1442; 500-08-000401-127
Requête pour permission d’appeler rejetée
Le 17 septembre 2012
Cour suprême du Canada
Demande d'autorisation d'appel déposée
35075
Mirza Nammo v. Law Enforcement Review Board (Alta.) (Civil) (By Leave)
Coram :
Fish, Rothstein and Moldaver JJ.
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Alberta (Calgary), Number
1201-0164-A C, 2012 ABCA 291, dated October 3, 2012, is dismissed with costs.
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d'appel de l’Alberta (Calgary), numéro 1201-0164AC, 2012 ABCA 291, daté du 3 octobre 2012, est rejetée avec dépens.
CASE SUMMARY
Administrative Law – Boards and tribunals – Law Enforcement Review Board – Applicant seeking leave to appeal
decision of Board dismissing appeal of decision of Calgary Police Commission dismissing complaint filed by him –
Court of Appeal dismissing application for leave to appeal – Whether the Court of Appeal erred in dismissing
application for leave to appeal on grounds that issues raised were without merit
In 2006, Mr. Nammo was involved in a motor vehicle accident involving another car. He launched a civil action
seeking to obtain damages from the other party to the accident. His action was dismissed. Mr. Nammo subsequently
sent a written request to the Calgary Police Service that criminal charges be laid against the opposing insurance
company, its lawyers and the judges involved in his civil case. An officer with the Police Service advised Mr. Nammo
that the Police Service would not be laying charges. Mr. Nammo then filed complaints against that officer and the
Police Service under the Police Act. Those complaints were dismissed by the Chief of Police. Mr. Nammo appealed
the Chief’s decision to the Law Enforcement Review Board and to the Calgary Police Commission. Thos e appeals
- 341 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
were dismissed.
Mr. Nammo then filed a fresh complaint with the Calgary Police Commission under the Police Act against the Chief
of Police for having dismissed his first complaint. The Commission dismissed this second complaint. Mr. Nammo
appealed that dismissal to the Law Enforcement Review Board.
June 13, 2012
Law Enforcement Review Board (Alberta)
(J. Phillips, Chair)
Appeal from a decision of the Calgary Police
Commission, dismissed.
October 3, 2012
Court of Appeal of Alberta (Calgary)
(McDonald J.A.)
2012 ABCA 291
Application for leave to appeal dismissed.
November 14, 2012
Supreme Court of Canada
Application for leave to appeal filed.
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
Droit administratif – Organismes et tribunaux administratifs – Law Enforcement Review Board (Bureau) –
Autorisation d’appel sollicitée par le demandeur à l’encontre de la décision du Bureau de rejeter l’appel de la décision
par laquelle la Calgary Police Commission a rejeté sa plainte – Demande d’autorisation d’appel rejetée par la Cour
d’appel – La Cour d’appel a-t-elle commis une erreur en rejetant la demande d’autorisation d’appel au motif que les
questions soulevées étaient sans fondement?
M. Nammo a eu un accident d’automobile impliquant une autre voiture en 2006. Il a intenté une action au civil en
dommages-intérêts contre l’autre partie à l’accident. Son action a été rejetée. M. Nammo a ensuite demandé par écrit
au Service de police de Calgary de porter des accusations criminelles contre la compagnie d’assurance de la partie
adverse, ses avocats et les juges mêlés à son action au civil. Un agent du Service de police a avisé M. Nammo que le
Service de police ne porterait aucune accusation. M. Nammo a alors déposé des plaintes contre cet agent et le Service
de police en vertu de la Police Act, plaintes qui ont été rejetées par le chef de police. M. Nammo a interjeté appel de la
décision du chef de police au Law Enforcement Review Board et à la Calgary Police Commission. Ces appels ont été
rejetés.
M. Nammo a alors déposé, en vertu de la Police Act, une nouvelle plainte à la Calgary Police Commission contre le
chef de police pour avoir rejeté sa première plainte. La Commission a rejeté cette deuxième plainte. M. Nammo a fait
appel du rejet de cette plainte au Law Enforcement Review Board.
13 juin 2012
Law Enforcement Review Board (Alberta)
(J. Phillips, président)
Appel d’une décision de la Calgary Police Commission
rejeté.
3 octobre 2012
Cour d’appel de l’Alberta (Calgary)
(Juge McDonald)
2012 ABCA 291
Demande d’autorisation d’appel rejetée.
- 342 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
Demande d’autorisation d’appel déposée.
14 novembre 2012
Cour suprême du Canada
35112
Melanie Anne Lay and Terry Holmes Lay v. Bradley Lay, Marlene Lay and 228916 Alberta
Ltd. (formerly known as Steep Rock Construction Materials Ltd.) (Alta.) (Civil) (By Leave)
Coram :
LeBel, Karakatsanis and Wagner JJ.
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Alberta (Calgary), Number
1201-0115-A C, 2012 ABCA 303, dated October 19, 2012, is dismissed with costs.
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d'appel de l’Alberta (Calgary), numéro 1201-0115AC, 2012 ABCA 303, daté du 19 octobre 2012, est rejetée avec dépens.
CASE SUMMARY
Civil procedure – Case management – Document disclosure – Case management judge refusing to order further
production of documents and further particulars – How should courts of first instance identify the real issues? – How
should Alberta courts apply the defined term “records”? – How is the test for “relevant and material” to be applied
under Alberta’s new Rules? – Alberta Rules of Court, Alta. Reg. 124/2010, Rules 1.2, 5.1, 5.2.
The applicants allege that various misrepresentations or failures to disclose resulted in deficient consideration to
Melanie Lay when she sold her shares of the corporate respondent (Steep Rock) to the individual respondents, Bradley
and Marlene Lay, in 2003. They also seek an oppression remedy. In 2007, the assets and shares of Steep Rock were
sold to Doug Bauman. The applicants allege that the amount of the 2007 sale was considerably more than the amount
paid to Melanie Lay in 2003, and that evidence surrounding this sale is evidence which supports their allegations of
misrepresentation.
The applicants brought an application seeking disclosure of the 2007 sale information and the records of Steep Rock in
Bauman's possession for the period 2003-2007. The consent order directed that Bauman and Steep Rock produce
certain records regarding Steep Rock for the years 2003 and 2004. The application was later amended to seek
additional records in the possession of Bauman and records related to a previous offer to buy in 2003, as well as
additional records of Steep Rock both before and after 2007. The case management judge refused to order further
production of documents and further particulars. The Court of Appeal dismissed the applicants’ appeal.
April 11, 2012
Court of Queen’s Bench of Alberta
(Romaine J.)
Application for particulars and further document
disclosure denied
October 19, 2012
Court of Appeal of Alberta
(Rowbotham, O'Ferrall JJ.A. and Brooker J. (ad hoc))
2012 ABCA 303
Appeal dismissed
November 29, 2012
Supreme Court of Canada
Application for leave to appeal filed
- 343 -
JUDGMENTS ON APPLICATIONS
FOR LEAVE
JUGEMENTS RENDUS SUR LES DEMANDES
D'AUTORISATION
RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE
Procédure civile – Gestion de l'instance – Communication de documents – Le juge chargé de la gestion de l'instance a
refusé d'ordonner la production de documents et de précisions complémentaires – Comment les tribunaux de première
instance devraient-ils identifier les véritables questions en litige? – Comment les tribunaux de l'Alberta devraient-ils
appliquer le terme défini « records »? – Comment le critère « de la pertinence et de l'importance » devrait-il être
appliqué aux termes des nouvelles règles de l'Alberta? – Alberta Rules of Court, Alb. Reg. 124/2010, règles 1.2, 5.1,
5.2.
Les demandeurs allèguent qu’en raison de divers assertions inexactes ou défauts de renseignements, Melanie Lay a
obtenu une contrepartie ins uffisante lorsqu'elle a vendu ses actions dans la société intimée (Steep Rock) aux
particuliers intimés, Bradley et Marlene Lay, en 2003. Ils sollicitent également un redressement pour abus. En 2007,
les biens et les actions de Steep Rock ont été vendus à Doug Bauman. Les demandeurs allèguent que le montant de la
vente de 2007 était considérablement plus élevé que le montant payé à Melanie Lay en 2003, et que la preuve
entourant cette vente constitue une preuve à l'appui de leurs allégations d'assertion inexacte.
Les demandeurs ont présenté une demande de communication de l'information sur la vente de 2007 et les documents
de Steep Rock en la possession de Bauman pendant la période 2003-2007. Aux termes de l'ordonnance sur
consentement, Bauman et Steep Rock devaient produire certains documents relatifs à Steep Rock pour les années 2003
et 2004. La demande a été modifiée par la suite pour obtenir des documents supplémentaires en la possession de
Bauman et des documents relatifs à une offre d'achat antérieure en 2003, ainsi que des documents supplémentaires de
Steep Rock antérieurs et postérieurs à 2007. Le juge chargé de la gestion de l'instance a refusé d'ordonner la
production de documents et de précisions complémentaires. La Cour d'appel a rejeté l'a ppel des demandeurs.
11 avril 2012
Cours du Banc de la Reine de l'Alberta
(Juge Romaine)
Demande de communication de précisions et de
documents complémentaires, rejetée
19 octobre 2012
Cour d'appel de l'Alberta
(Juges Rowbotham, O'Ferrall et Brooker (ad hoc))
2012 ABCA 303
Appel rejeté
29 novembre 2012
Cour suprême du Canada
Demande d'autorisation d'appel, déposée
- 344 -
MOTIONS
REQUÊTES
15.02.2013
Before / Devant : THE REGISTRA R / LE REGISTRAIRE
Motion to allow the applicant to file a single
joint application for leave to appeal from two
judgments of the Federal Court of Appeal file
numbers A-219-11 and A-331-11
Requête du demandeur en vue de dépos er une
seule demande d'autorisation conjointe à
l'égard de deux jugements de la Cour d'appel
fédérale numéros A-219-11 et A-331-11
Pluri Vox Media Corp et al.
v. (35174)
Her Majesty the Queen et al. (F.C.)
GRANTED / ACCORDÉE
18.02.2013
Before / Devant : ROTHSTEIN J. / LE JUGE ROTHSTEIN
Requête en autorisation d’intervenir
Motion for leave to intervene
BY / PAR
Attorney General of Ontario
IN / DANS :
Erin Lee MacDonald et al.
v. (34914)
Her Majesty the Queen et al.
(Crim.) (N.S.)
GRANTED / ACCORDÉE
UPON APPLICATION by the Attorney General of Ontario for leave to intervene in the above appeal;
AND THE MATERIAL FILED having been read;
IT IS HEREB Y ORDERED THAT:
The motion for leave to intervene of the Attorney General of Ontario is granted and the said intervener shall be entitled
to serve and file a factum not to exceed 10 pages in length on or before April 15, 2013.
The request to present oral argument is deferred to a date following receipt and consideration of the written arguments
of the parties and the intervener.
The intervener is not entitled to raise new issues or to adduce further evidence or otherwise to supplement the reco rd of
the parties.
- 345 -
MOTIONS
REQUÊTES
Pursuant to Rule 59(1)(a) of the Rules of the Supreme Court of Canada, the intervener shall pay to the appellants and
respondents any additional disbursements occasioned to the appellants and respondents by its intervention.
À LA SUITE DE LA DEMANDE présentée par le procureur général de l’Ontario en autorisation d'intervenir dans
l'appel;
ET APRÈS EXAMEN des documents déposés;
IL EST ORDONNÉ CE QUI SUIT :
La requête en autorisation d'intervenir présentée le procureur général d e l’Ontario est accordée et le requérant pourra
signifier et déposer un mémoire d'au plus dix (10) pages au plus tard le 15 avril 2013.
La décision sur la demande en vue de présenter une plaidoirie orale sera rendue après réception et examen des
arguments écrits des parties et de l'intervenant.
L'intervenant n'a pas le droit de soulever de nouvelles questions, de produire d'autres éléments de preuve ni de
compléter de quelque autre façon le dossier des parties.
Conformément à l'alinéa 59(1)a) des Règles de la Cour suprême du Canada, l'intervenant paiera à l’appelante et à
l'intimée tous débours supplémentaires résultant de son intervention.
20.02.2013
Before / Devant : THE CHIEF JUSTICE / LA JUGE EN CHEF
Motion to state constitutional questions
Requête
en
formulation
constitutionnelles
de
questions
Mounted Police Association of Ontario /
Association de la Police Montée de l’Ontario et al.
v. (34948)
Attorney General of Canada (Ont.)
GRANTED / ACCORDÉE
UPON APPLICATION by the appellants for an order stating constitutional questions in the above appeal;
AND THE MATERIAL FILED having been read;
IT IS HEREB Y ORDERED THAT THE CONSTITUTIONAL QUESTIONS BE STATED AS FOLLOW:
1.
Does s. 96 of the Royal Canadian Mounted Police Regulations, 1988, SOR/88-361, infringe s. 2(d) of the
Canadian Charter of Rights and Freedoms?
2.
If so, is the infringement a reasonable limit prescribed by law as can be demonstrably justified in a free and
democratic society under s. 1 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms?
3.
Does paragraph (d) of the definition of “employee” at s. 2(1) of Public Service Labour Relations Act, S.C.
2003, c. 22, infringe s. 2(d) of the Canadian Charter of Rights and Freedoms?
- 346 -
MOTIONS
4.
REQUÊTES
If so, is the infringement a reasonable limit prescribed by law as can be demonstrably justified in a free and
democratic society under s. 1 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms?
À LA SUITE DE LA DEMANDE des appelantes visant à obtenir la formulation de questions constitutionnelles dans
l'appel susmentionné;
ET APRÈS AVOIR LU la documentation déposée;
LES QUESTIONS CONSTITUTIONNELLES SUIVANTES SONT FORMULÉES :
1.
L’article 96 du Règlement de la Gendarmerie royale du Canada, (1988), DORS/88-361, viole-t-il l’al. 2d) de
la Charte canadienne des droits et libertés ?
2.
Dans l’affirmative, s’agit-il d’une violation constituant une limite raisonnable, établie par une règle de droit et
dont la justification peut s e démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique conformément à
l’article premier de la Charte canadienne des droits et libertés ?
3.
L’al. d) de la définition de « fonctionnaire » au par. 2(1) de la Loi sur les relations de travail dans la fonction
publique, LC 2003, c 22 viole-t-il l’al. 2d) de la Charte canadienne des droits et libertés ?
4.
Dans l’affirmative, s’agit-il d’une violation constituant une limite raisonnable, établie par une règle de droit et
dont la justification peut se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique conformément à
l’article premier de la Charte canadienne des droits et libertés ?
- 347 -
NOTICES OF APPEAL FILED SINCE
LAST ISSUE
AVIS D’APPEL DÉPOSÉS DEPUIS LA
DERNIÈRE PARUTION
22.02.2013
22.02.2013
Matthew David Spencer
Peracomo Inc. et al.
v. (34644)
v. (34991)
Her Majesty the Queen (Sask.)
Société Telus Communications et al. (F.C.)
(By Leave)
(By Leave)
- 348 -
APPEALS HEARD SINCE LAST ISSUE
AND DISPOSITION
APPELS ENTENDUS DEPUIS LA
DERNIÈRE PARUTION ET RÉSULTAT
22.02.2013
Coram: Fish, Abella, Rothstein, Cromwell and Moldaver JJ.
Her Majesty the Queen
Vikas Khaladkar for the appellant.
v. (34934)
Derek J. Hogan for the respondent.
Peter Garfield Taylor (N.L.) (Criminal) (As of
Right)
2013 SCC 10 / 2013 CSC 10
ALLOWED / ACCUEILLI
JUDGMENT:
JUGEMENT :
The appeal from the judgment of the Court of Appeal
for Newfoundland and Labrador, Number 11/56, 2012
NLCA 33, dated June 13, 2012, was heard on
February 22, 2013, and the Court on that day
delivered the following judgment orally:
L’appel interjeté contre l’arrêt de la Cour d’appel de
Terre-Neuve-et-Labrador, numéro 11/56, 2012 NLCA
33, en date du 13 juin 2012, a été entendu le 22 février
2013, et la Cour a prononcé oralement le même jour le
jugement suivant :
FISH J. — The appeal is allowed for the reasons given
by Hoegg J.A. in the Court of Appeal and the
conviction entered by the trial judge is restored. Fish
and Cromwell JJ., dissenting, would have affirmed the
judgment of the Court of Appeal ordering a new trial.
[TRADUCTION]
LE JUGE FISH — Le pourvoi est accueilli, pour les
motifs exposés par la juge Hoegg de la Cour d’appel,
et la déclaration de culpabilité prononcée par le juge
du procès est rétablie. Les juges Fish et Cromwell,
dissidents, auraient confirmé l’arrêt de la Cour d’appel
ordonnant la tenue d’un nouveau procès.
Nature of the case:
Nature de la cause :
(PUBLICAT ION BAN IN CASE)
(ORDONNANCE DE NON -PUBLICAT ION DANS LE
DOSSIER)
Criminal law - Evidence - Assessment - Accused
convicted of sexual assault and unlawful confinement
- Trial judge rejecting evidence of witness as being
fabrication - Whether trial judge erred in his
assessment of the evidence of the witness - Whether
trial judge misapprehended the trial evidence as a
whole.
Droit criminel - Preuve - Appréciation - L’accusé a
été déclaré coupable d’agression sexuelle et de
séquestration - Le juge du procès a rejeté un
témoignage comme étant une fabrication - Le juge du
procès s’est-il trompé dans son appréciation du
témoignage? - Le juge du procès a-t-il mal interprété
la preuve au procès dans son ensemble?
- 349 -
PRONOUNCEMENTS OF APPEALS
RESERVED
JUGEMENTS RENDUS SUR LES
APPELS EN DÉLIBÉRÉ
Reasons for judgment are available
Les motifs de jugement sont disponibles
FEBRUARY 27, 2013 / LE 27 FÉVRIER 2013
33676
Saskatchewan Human Rights Commission v. William Whatcott – and – Attorney General for
Saskatchewan, Attorney General of Alberta, Canadian Constitution Foundation, Canadian
Civil Liberties Association, Canadian Human Rights Commission, Alberta Human Rights
Commission, Egale Canada Inc., Ontario Human Rights Commission, Canadian Jewish
Congress, Unitarian Congregation of Saskatoon, Canadian Unitarian Council, Women’s Legal
Education and Action Fund, Canadian Journalists for Free Expression, Canadian Bar
Association, Northwest Territories Human Rights Commission, Yukon Human Rights
Commission, Christian Legal Fellowship, League for Human Rights of B’nai Brith Canada,
Evangelical Fellowship of Canada, United Church of Canada, Assembly of First Nations,
Federation of Saskatchewan Indian Nations, Métis Nation-Saskatchewan, Catholic Civil Rights
League, Faith and Freedom Alliance and African Canadian Legal Clinic (Sask.)
2013 SCC 11 / 2013 CSC 11
Coram:
Coram: McLachlin C.J. and LeBel, Deschamps ,* Fish, Abella, Rothstein and Cromwell JJ.
(* Deschamps J. took no part in the judgment. / * La juge Deschamps n’a pas participé au jugement.)
The appeal from the judgment of the Court of Appeal for Saskatchewan, Number 1566, 2010 SKCA 26, dated
February 25, 2010, heard on October 12, 2011, is allowed in part. The decision of the Tribunal is reinstated with respect
to Flyers D and E. The Commission is awarded costs throughout, including costs of the application for leave to appeal
in this Court.
The constitutional questions are answered as follows:
1.
Does s. 14(1)(b) of The Saskatchewan Human Rights Code, S.S. 1979, c. S-24.1, infringe s. 2(a) of the
Canadian Charter of Rights and Freedoms?
Answer: Yes
2.
If so, is the infringement a reasonable limit prescribed by law as can be demonstrably justified in a free and
democratic society under s. 1 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms?
Answer: A prohibition of any representation that “ridicules, belittles or otherwise affronts the dignity of” any person or
class of persons on the basis of a prohibited ground is not a reasonable limit on freedom of religion. Those words are
constitutionally invalid and are severed from the statutory provision. The remaining prohibition of any representation
“that exposes or tends to expose to hatred” any person or class of persons on the basis of a prohibited ground is a
reasonable limit and demonstrably justified in a free and democratic society.
3.
Does s. 14(1)(b) of The Saskatchewan Human Rights Code, S.S. 1979, c. S-24.1, infringe s. 2(b) of the
Canadian Charter of Rights and Freedoms?
Answer: Yes
4.
If so, is the infringement a reasonable limit prescribed by law as can be demonstrably justified in a free and
democratic society under s. 1 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms?
Answer: A prohibition of any representation that “ridicules, belittles or otherwise affronts the dignity of” any person or
class of persons on the basis of a prohibited ground is not a reasonable limit on freedom of expression. Those words are
- 350 -
PRONOUNCEM ENTS OF APPEALS
RESERVED
JUGEMENTS RENDUS SUR LES APPELS EN
DÉLIBÉRÉ
constitutionally invalid and are severed from the statutory provision. The remaining prohibition of any representation
“that exposes or tends to expose to hatred” any person or class of persons on the basis of a prohibited ground is a
reasonable limit and demonstrably justified in a free and democratic society.
L’appel interjeté contre l’arrêt de la Cour d’appel de la Saskatchewan, numéro 1566, 2010 SKCA 26, en date du
25 février 2010, entendu le 12 octobre 2011, est accueilli en partie. La décision du Tribunal relative aux tracts D et E
est rétablie. La Commission a droit à ses dépens devant toutes les cours, y compris ceux afférents à la demande
d’autorisation d’appel devant notre Cour.
Les questions constitutionnelles reçoivent les réponses suivantes :
1.
L’alinéa 14(1)(b) du Saskatchewan Human Rights Code, S.S. 1979, ch. S- 24.1, viole-t-il l’al. 2a) de la Charte
canadienne des droits et libertés?
Réponse : Oui
2.
Dans l’affirmative, cette violation constitue-t-elle une limite raisonnable prescrite par une règle de droit et dont
la justification peut se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique, au sens de l’article premier
de la Charte canadienne des droits et libertés?
Réponse : L’interdiction de toute représentation qui, pour un motif de distinction illicite, « les [une personne ou une
catégorie de personnes] ridiculise, les rabaisse ou porte par ailleurs atteinte à leur dignité » ne constitue p as une limite
raisonnable à la liberté de religion. Ces mots sont constitutionnellement invalides et sont retranchés de la disposition
législative. Le reste de la disposition qui interdit toute représentation « qui expose ou tend à exposer [. . .] à la haine »
une personne ou une catégorie de personnes pour un motif de distinction illicite constitue une limite raisonnable dont la
justification est démontrée dans le cadre d’une société libre et démocratique.
3.
L’alinéa 14(1)(b) du Saskatchewan Human Rights Code, S.S. 1979, ch. S- 24.1, viole-t-il l’al. 2b) de la Charte
canadienne des droits et libertés?
Réponse : Oui
4.
Dans l’affirmative, cette violation constitue-t-elle une limite raisonnable prescrite par une règle de droit et dont
la justification peut se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique, au sens de l’article premier
de la Charte canadienne des droits et libertés?
Réponse : L’interdiction de toute représentation qui, pour un motif de distinction illicite, « les [une pers onne ou une
catégorie de personnes] ridiculise, les rabaisse ou porte par ailleurs atteinte à leur dignité » ne constitue pas une limite
raisonnable à la liberté d’expression. Ces mots sont constitutionnellement invalides et sont retranchés de la disposit ion
législative. Le reste de la disposition qui interdit toute représentation « qui expose ou tend à exposer [. . .] à la haine »
une personne ou une catégorie de personnes pour un motif de distinction illicite constitue une limite raisonnable dont la
justification est démontrée dans le cadre d’une société libre et démocratique.
MARCH 1, 2013 / LE 1 er MARS 2013
34284
J.F. v. Her Majesty the Queen – and – British Columbia Civil Liberties Association (Ont.)
2013 SCC 12 / 2013 CSC 12
Coram:
Coram: McLachlin C.J. and LeBel, Fish, Rothstein, Cromwell, Moldaver and Karakatsanis JJ.
- 351 -
PRONOUNCEM ENTS OF APPEALS
RESERVED
JUGEMENTS RENDUS SUR LES APPELS EN
DÉLIBÉRÉ
The appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C46571, 2011 ONCA 220, dated
April 6, 2011, heard on October 12, 2012, is dismissed.
L’appel interjeté contre l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C46571, 2011 ONCA 220, en date du
6 avril 2011, entendu le 12 octobre 2012, est rejeté.
- 352 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Saskatchewan Human Rights Commission v. William Whatcott (Sask.) (33676)
Indexed as: Saskatchewan (Human Rights Commission) v. Whatcott /
Répertorié : Saskatchewan (Human Rights Commission) c. Whatcott
Neutral citation: 2013 SCC 11 / Référence neutre : 2013 CSC 11
Hearing: October 12, 2011 / Judgment: February 27, 2013
Audition : Le 12 octobre 2011 / Jugement : Le 27 février 2013
Present: McLachlin C.J. and LeBel, Deschamps, Fish, Abella, Rothstein and Cromwell JJ.
Constitutional law — Charter of Rights — Freedom of religion — Hate publications — Whether provincial
human rights legislation prohibiting publications that expose or tend to expose to hatred, ridicule, belittle or otherwise
affront dignity of persons on basis of prohibited ground infringes guaranteed freedom of religion — If so, whether
infringement justified — Saskatchewan Human Rights Code, S.S. 1979, c. S-24.1, s. 14(1)(b) — Canadian Charter of
Rights and Freedoms, ss. 1, 2(a).
Constitutional law — Charter of Rights — Freedom of expression — Hate publications — Whether provincial
human rights legislation prohibiting publications that expose or tend to expose to hatred, ridicule, belittle or otherwise
affront dignity of persons on basis of prohibited ground infringes guaranteed freedom of expression — If so, whether
infringement justified — Saskatchewan Human Rights Code, S.S. 1979, c. S-24.1, s. 14(1)(b) — Canadian Charter of
Rights and Freedoms, ss. 1, 2(b).
Administrative law — Appeals — Standard of review — Human rights tribunal finding that hate publications
infringe provincial human rights legislation and that provincial human rights legislation prohibiting hate publications
is constitutional — Whether decision reviewable on standard of correctness or reasonableness — Whether tribunal
made reviewable error.
Four complaints were filed with the Saskatchewan Human Rights Commission concerning four flyers
published and distributed by W. The complainants alleged that the flyers promoted hatred against individuals on the
basis of their sexual orientation. The first two flyers were entitled “Keep Homosexuality out of Saskatoon’s Public
Schools!” and “Sodomites in our Public Schools”. The other two flyers were identical to one another and were a reprint
of a page of classified advertisements to which handwritten comments were added. A tribunal was appointed to hear
the complaints. It held that the flyers constituted publications that contravened s. 14 of The Saskatchewan Human
Rights Code because they exposed persons to hatred and ridicule on the basis of their sexua l orientation, and concluded
that s. 14 of the Code was a reasonable restriction on W’s rights to freedom of religion and expression guaranteed by
ss. 2(a) and (b) of the Charter. The Court of Queen’s Bench upheld the tribunal’s decision. The Court of Ap peal
accepted that the provision was constitutional but held that the flyers did not contravene it.
Held: The appeal should be allowed in part.
The definition of “hatred” set out in Canada (Human Rights Commission) v. Taylor, [1990] 3 S.C.R. 892, with
some modifications, provides a workable approach to interpreting the word “hatred” as it is used in legislative
provisions prohibiting hate speech. Three main prescriptions must be followed. First, courts must apply the hate
speech prohibitions objectively. The question courts must ask is whether a reasonable person, aware of the context and
circumstances, would view the expression as exposing the protected group to hatred. Second, the legislative term
“hatred” or “hatred and contempt” must be interpreted as being restricted to those extreme manifestations of the
emotion described by the words “detestation” and “vilification”. This filters out expression which, while repugnant and
offensive, does not incite the level of abhorrence, delegitimization and rejection that risks causing discrimination or
other harmful effects. Third, tribunals must focus their analysis on the effect of the expression at issue, namely whether
it is likely to expose the targeted person or group to hatred by others. The repugn ancy of the ideas being expressed is
not sufficient to justify restricting the expression, and whether or not the author of the expression intended to incite

Deschamps J. took no part in the judgment.
- 353 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
hatred or discriminatory treatment is irrelevant. The key is to determine the likely effect of th e expression on its
audience, keeping in mind the legislative objectives to reduce or eliminate discrimination. In light of these three
directives, the term “hatred” contained in a legislative hate speech prohibition should be applied objectively to
determine whether a reasonable person, aware of the context and circumstances, would view the expression as likely to
expose a person or persons to detestation and vilification on the basis of a prohibited ground of discrimination.
The statutory prohibition against hate speech at s. 14(1)(b) of the Code infringes the freedom of expression
guaranteed under s. 2(b) of the Charter. The activity described in s. 14(1)(b) has expressive content and falls within the
scope of s. 2(b) protection. The purpose of s. 14(1)(b) is to prevent discrimination by curtailing certain types of public
expression.
The limitation imposed on freedom of expression by the prohibition in s. 14(1)(b) of the Code is a limitation
prescribed by law within the meaning of s. 1 of the Charter and is demonstrably justified in a free and democratic
society. It appropriately balances the fundamental values underlying freedom of expression with competing Charter
rights and other values essential to a free and democratic society, in this case a c ommitment to equality and respect for
group identity and the inherent dignity owed to all human beings.
The objective for which the limit is imposed, namely tackling causes of discriminatory activity to reduce the
harmful effects and social costs of discrimination, is pressing and substantial. Hate speech is an effort to marginalize
individuals based on their membership in a group. Using expression that exposes the group to hatred, hate speech seeks
to delegitimize group members in the eyes of the majority, reducing their social standing and acceptance within society.
Hate speech, therefore, rises beyond causing distress to individual group members. It can have a societal impact. Hate
speech lays the groundwork for later, broad attacks on vulnerable g roups that can range from discrimination, to
ostracism, segregation, deportation, violence and, in the most extreme cases, to genocide. Hate speech also impacts on
a protected group’s ability to respond to the substantive ideas under debate, thereby placing a serious barrier to their full
participation in our democracy.
Section 14(1)(b) of the Code is proportionate to its objective. Prohibiting representations that are objectively
seen to expose protected groups to hatred is rationally connected to the objective of eliminating discrimination and the
other harmful effects of hatred. To satisfy the rational connection requirement, the expression captured under
legislation restricting hate speech must rise to a level beyond merely impugning individuals: it must seek to marginalize
the group by affecting their social status and acceptance in the eyes of the majority. The societal harm flowing from
hate speech must be assessed as objectively as possible and the focus must be on the likely effect of the hate speech on
how individuals external to the group might reconsider the social standing of the group. Section 14(1)(b) of the Code
reflects this approach. The prohibition only prohibits public communication of hate speech; it does not restrict hateful
expression in private communications between individuals. Similarly, the prohibition does not preclude hate speech
against an individual on the basis of his or her uniquely personal characteristics, but only on the basis of characteristics
that are shared by others and have been legislatively recognized as a prohibited ground of discrimination. However,
expression that “ridicules, belittles or otherwise affronts the dignity of” does not rise to the level of ardent and extreme
feelings constituting hatred required to uphold the constitutionality of a prohibition of expression in human rights
legislation. Accordingly, those words in s. 14(1)(b) of the Code are not rationally connected to the legislative purpose
of addressing systemic discrimination of protected groups and they unjustifiably infringe freedom of expression.
Consequently, they are constitutionally invalid and must be struck from s. 14(1)(b).
Section 14(1)(b) of the Code meets the minimal impairment requirement. Alternatives proposed were to allow
the marketplace of ideas to arrive at the appropriate balance of competing rights or to leave the prosecution of hate
speech to the criminal law. However, the prohibition in s. 14(1)(b) is one of the reasonable alternatives that could have
been selected by the legislature. The words “ridicules, belittles or otherwise affronts the dignity of” in s. 14(1)(b) are
also constitutionally invalid because they do not minimally impair freedom of expression. Once those words are
severed from s. 14(1)(b), the remaining prohibition is not overbroad, but rather tailored to impair freedom of expression
as little as possible. The modified provision will not capture all harmful expression, but it is intended to capture
expression which, by inspiring hatred, has the potential to cause the type of harm that the legislation is trying to
prevent.
- 354 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Not all expression will be treated equally in determining an appropriate balancing of competing values under a
s. 1 analysis, since different types of expression will be relatively closer to or further from the core values behind the
freedom, depending on the nature of the expression. Hate speech is at some distance from the spirit of s. 2(b) because it
does little to promote, and can in fact impede, the values underlying freedom of expression. Hate speech can also
distort or limit the robust and free exchange of ideas by its tendency to silence the vo ice of its target group. These are
important considerations in balancing hate speech with competing Charter rights and in assessing the constitutionality
of the prohibition in s. 14(1)(b) of the Code.
Framing speech as arising in a moral context or within a public policy debate does not cleanse it of its harmful
effect. Finding that certain expression falls within political speech does not close off the enquiry into whether the
expression constitutes hate speech. Hate speech may often arise as a part o f a larger public discourse but it is speech of
a restrictive and exclusionary kind. Political expression contributes to our democracy by encouraging the exchange of
opposing views. Hate speech is antithetical to this objective in that it shuts down dialogue by making it difficult or
impossible for members of the vulnerable group to respond, thereby stifling discourse. Speech that has the effect of
shutting down public debate cannot dodge prohibition on the basis that it promotes debate. Section 14 of the Code
provides an appropriate means by which to protect almost the entirety of political discourse as a vital part of freedom of
expression. It extricates only an extreme and marginal type of expression which contributes little to the values
underlying freedom of expression and whose restriction is therefore easier to justify.
A prohibition is not overbroad for capturing expression targeting sexual behaviour. Courts have recognized a
strong connection between sexual orientation and sexual conduct and where the conduct targeted by speech is a crucial
aspect of the identity of a vulnerable group, attacks on this conduct stand as proxy for attacks on the group itself. If
expression targeting certain sexual behaviour is framed in such a way as to expose persons of an identifiable sexual
orientation to what is objectively viewed as detestation and vilification, it cannot be said that such speech only targets
the behaviour. It quite clearly targets the vulnerable group.
The fact that s. 14(1)(b) of the Code does not require intent by the publisher or proof of harm, or provide for
any defences does not make it overbroad. Systemic discrimination is more widespread than intentional discrimination
and the preventive measures found in human rights legislatio n reasonably centre on effects, rather than intent. The
difficulty of establishing causality and the seriousness of the harm to vulnerable groups justifies the imposition of
preventive measures that do not require proof of actual harm. The discriminatory effects of hate speech are part of the
everyday knowledge and experience of Canadians. As such, the legislature is entitled to a reasonable apprehension of
societal harm as a result of hate speech. The lack of defences is not fatal to the constitutionality of the provision.
Truthful statements can be presented in a manner that would meet the definition of hate speech, and not all truthful
statements must be free from restriction. Allowing the dissemination of hate speech to be excused by a sincerely he ld
belief would provide an absolute defence and would gut the prohibition of effectiveness.
The benefits of the suppression of hate speech and its harmful effects outweigh the detrimental effect of
restricting expression which, by its nature, does little to promote the values underlying freedom of expression.
Section 14(1)(b) of the Code represents a choice by the legislature to discourage hate speech in a manner that is
conciliatory and remedial. The protection of vulnerable groups from the harmful effect emanating from hate speech is
of such importance as to justify the minimal infringement of expression.
Section 14(1)(b) of the Code also infringes freedom of conscience and religion as guaranteed under s. 2(a) of
the Charter. An infringement of s. 2(a) will be established where: (1) the claimant sincerely holds a belief or practice
that has a nexus with religion; and (2) the provision at issue interferes with the claimant’s ability to act in accordance
with his or her religious beliefs. To the extent that an individual’s choice of expression is caught by the definition of
“hatred” in s. 14(1)(b), the prohibition will substantially interfere with that individual’s ability to disseminate his or her
belief by display or publication of those representations.
For the same reasons set out in the s. 1 analysis in the case of freedom of expression, the words “ridicules,
belittles or otherwise affronts the dignity of” are not rationally connected to the legislative purpose of addressing
systemic discrimination of protected groups, nor tailored to minimally impair freedom of religion. The remaining
prohibition of any representation “that exposes or tends to expose to hatred” any person or class of persons on the basis
- 355 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
of a prohibited ground is a reasonable limit on freedom of religion and is demonstrably justified in a free and
democratic society.
While the standard of review of the tribunal’s decision on the constitutionality of s. 14 of the Code is
correctness, the standard of review of the tribunal’s d ecision that the flyers contravene that provision must be
reasonableness. The tribunal did not unreasonably fail to give proper weight to the importance of protecting expression
that is part of an ongoing debate on sexual morality and public policy. Nor was it unreasonable in isolating certain
excerpts from the flyers for examination, or in finding that the flyers criticize sexual orientation and not simply sexual
behaviour. That the rights of a vulnerable group are a matter of ongoing discussion does no t justify greater exposure by
that group to hatred and its effects. The only expression which should be caught by s. 14(1)(b) of the Code is
hate-inspiring expression that adds little value to the political discourse or to the quest for truth, self-fulfillment, and an
embracing marketplace of ideas. The words and phrases in a publication cannot properly be assessed out of context,
and the expression must be considered as a whole, to determine the overall impact or effect of the publication.
However, it is also legitimate to proceed with a closer scrutiny of those parts of the expression which draw nearer to the
purview of s. 14(1)(b) of the Code. If, despite the context of the entire publication, even one phrase or sentence is
found to bring the publication, as a whole, in contravention of the Code, this precludes its publication in its current
form.
The tribunal’s conclusions with respect to the first two flyers were reasonable. Passages of these flyers
combine many of the hallmarks of hatred identified in the case law. The expression portrays the targeted group as a
menace that threatens the safety and well-being of others, makes reference to respected sources in an effort to lend
credibility to the negative generalizations, and uses vilifying and d erogatory representations to create a tone of hatred.
The flyers also expressly call for discriminatory treatment of those of same-sex orientation. It was not unreasonable for
the tribunal to conclude that this expression was more likely than not to expo se homosexuals to hatred.
The tribunal’s decision with respect to the other two flyers was unreasonable and cannot be upheld. The
tribunal erred by failing to apply s. 14(1)(b) to the facts before it in accordance with the proper legal test. It cannot
reasonably be found that those flyers contain expression that a reasonable person, aware of the relevant context and
circumstances, would find as exposing or likely to expose persons of same -sex orientation to detestation and
vilification. The expression, while offensive, does not demonstrate the hatred required by the prohibition.
APPEAL from a judgment of the Saskatchewan Court of Appeal (Sherstobitoff, Smith and Hunter JJ.A.), 2010
SKCA 26, 346 Sask. R. 210, 477 W.A.C. 210, 317 D.L.R. (4th) 69, 218 C.R.R. (2d) 145, [2010] 4 W.W.R. 403, [2010]
S.J. No. 108 (QL), 2010 CarswellSask 109, allowing an appeal from a decision of Kovach J., 2007 SKQB 450, 306
Sask. R. 186, 61 C.H.H.R. D/401, [2007] S.J. No. 672 (QL), 2007 CarswellSask 836, upholding a decision of the
Saskatchewan Human Rights Tribunal (2005), 52 C.H.R.R. D/264, 2005 CarswellSask 480. Appeal allowed in part.
Grant J. Scharfstein, Q.C., and Deidre L. Aldcorn, for the appellant.
Thomas A. Schuck , Iain Benson, John Carpay and Daniel Mol, for the respondent.
Thomson Irvine, for the intervener the Attorney General for Saskatchewan.
David N. Kamal, for the intervener the Attorney General of Alberta.
Mark A. Gelowitz and Jason MacLean, for the intervener the Canadian Constitution Foundation.
Andrew K. Lokan and Jodi Martin, for the intervener the Canadian Civil Liberties Association.
Philippe Dufresne and Brian Smith, for the intervener the Canadian Human Rights Commission.
Audrey Dean and Henry S. Brown, Q.C., for the intervener the Alberta Human Rights Commission.
Cynthia Petersen and Christine Davies, for the intervener Egale Canada Inc.
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Anthony D. Griffin, for the intervener the Ontario Human Rights Commission.
Mark J. Freiman, for the intervener the Canadian Jewish Congress .
Arif Chowdhury, for the interveners the Unitarian Congregation of Saskatoon and the Canadian Unitarian
Council.
Kathleen E. Mahoney and Jo-Ann R. Kolmes, for the intervener the Women’s Legal Education and Action
Fund.
M. Philip Tunley and Paul J. Saguil, for the intervener the Canadian Journalists for Free Expression.
David Matas, for the intervener the Canadian Bar Association.
Written submissions only by Shaunt Parthev, Q.C., and Ashley M. Smith, for the interveners the Northwest
Territories Human Rights Commission and the Yukon Human Rights Commission.
Derek J. Bell, Ranjan K. Agarwal and Ruth A. M. Ross, for the intervener the Christian Legal Fellowship.
Marvin Kurz, for the intervener the League for Human Rights of B’nai Brith Canada.
Donald E. L. Hutchinson and André Schutten, for the intervener the Evangelical Fellowship of Canada.
Ben Millard, for the intervener the United Church of Canada.
Written submissions only by David M. A. Stack , for the interveners the Assembly of First Nations, the
Federation of Saskatchewan Indian Nations and the Métis Nation -Saskatchewan.
Ryan D. W. Dalziel and Micah B. Rankin, for the interveners the Catholic Civil Rights League and the Faith
and Freedom Alliance.
Sunil Gurmukh, Moya Teklu and Ed Morgan, for the intervener the African Canadian Legal Clinic.
Solicitors for the appellant: Scharfstein Gibbings Walen Fisher, Saskatoon; Saskatchewan Human Rights
Commission, Saskatoon.
Solicitors for the respondent: Nimegeers, Schuck, Wormsbecker & Bobbitt, Weyburn, Saskatchewan; Iain
Benson, Toronto; John Carpay, Calgary; Mol Advocates, Edmonton.
Solicitor for the intervener the Attorney General for Saskatchewan: Attorney General for Saskatchewan,
Regina.
Solicitor for the intervener the Attorney General of Alberta: Attorney General of Alberta, Edmonton.
Solicitors for the intervener the Canadian Constitution Foundation: Osler, Hoskin & Harcourt, Toronto.
Solicitors for the intervener the Canadian Civil Liberties Association: Paliare Roland Rosenberg Rothstein,
Toronto.
Solicitor for the intervener the Canadian Human Rights Commission: Canadian Human Rights Commission,
Ottawa.
Solicitor for the intervener the Alberta Human Rights Commission: Alberta Human Rights Commission,
Edmonton.
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Solicitors for the intervener Egale Canada Inc.: Sack Goldblatt Mitchell, Toronto.
Solicitor for the intervener the Ontario Human Rights Commission: Ontario Human Rights Commission,
Toronto.
Solicitors for the intervener the Canadian Jewish Congress: Lerners, Toronto.
Solicitors for the intervener the Unitarian Congregation of Saskatoon and the Canadian Unitarian
Council: Fasken Martineau DuMoulin, Calgary.
Solicitors for the intervener Women’s Legal Education and Action Fund: Jo-Ann R. Kolmes, Edmonton;
University of Calgary, Calgary.
Solicitor for the intervener the Canadian Journalists for Free Expression: Stockwoods, Toronto.
Solicitors for the intervener the Canadian Bar Association: David Matas, Winnipeg.
Solicitors for the interveners the Northwest Territories Human Rights Commission and the Yukon Human
Rights Commission: MacPherson Leslie & Tyerman, Saskatoon.
Solicitors for the intervener the Christian Legal Fellowship: Bennett Jones, Toronto.
Solicitors for the intervener the League for Human Rights of B’nai Brith Canada: Dale, Streiman & Kurz,
Brampton.
Solicitor for the intervener the Evangelical Fellowship of Canada: Evangelical Fellowship of Canada,
Ottawa.
Solicitors for the intervener the United Church of Canada: Symes & Street, Toronto.
Solicitors for the interveners the Assembly of First Nations, the Federation of Saskatchewan Indian Nations
and the Métis Nation-Saskatchewan: McKercher, Saskatoon.
Solicitors for the intervener the Catholic Civil Rights League and the Faith and Freedom Alliance: Bull,
Housser & Tupper, Vancouver.
Solicitors for the intervener the African Canadian Legal Clinic: African Canadian Legal Clinic, Toronto;
University of Toronto, Toronto.
________________________
Présents : La juge en chef McLachlin et les juges LeBel, Deschamps  , Fish, Abella, Rothstein et Cromwell.
Droit constitutionnel — Charte des droits — Liberté de religion — Publications haineuses — Une loi
provinciale sur les droits de la personne interdisant toute publication qui, pour un motif illicite, expose ou tend à
exposer des personnes à la haine, les ridiculise, les rabaisse ou porte par ailleurs atteinte à leur dignité enfreint -elle la
liberté de religion garantie par la Charte? — Dans l’affirmative, cette atteinte est-elle justifiée? — Saskatchewan
Human Rights Code, S.S. 1979, ch. S-24.1, art. 14(1)(b) — Charte canadienne des droits et libertés, art. 1, 2a).
Droit constitutionnel — Charte des droits — Liberté d’expression — Publications haineuses — Une loi
provinciale sur les droits de la personne interdisant toute publication qui, pour un motif ill icite, expose ou tend à
exposer des personnes à la haine, les ridiculise, les rabaisse ou porte par ailleurs atteinte à leur dignité enfreint -elle la
liberté d’expression garantie par la Charte? — Dans l’affirmative, cette atteinte est-elle justifiée? — Saskatchewan
Human Rights Code, S.S. 1979, ch. S-24.1, art. 14(1)(b) — Charte canadienne des droits et libertés, art. 1, 2b).

La juge Deschamps n’a pas participé au jugement.
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JUDGMENTS
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RÉCENTS
Droit administratif — Appels — Norme de contrôle — Conclusion d’un tribunal des droits de la personne que
les publications haineuses enfreignent la loi provinciale sur les droits de la personne et que cette loi, qui interdit les
publications haineuses, est constitutionnelle — La décision est-elle susceptible de révision selon la norme de la
décision correcte ou celle de la décision raisonnable? — Le tribunal a-t-il commis une erreur susceptible de révision?
La Saskatchewan Human Rights Commission a été saisie de quatre plaintes relatives à quatre tracts publiés et
distribués par W. Les plaignants ont allégué que les tracts fomentaient la haine contre des personnes en raison de leur
orientation sexuelle. Les deux premiers tracts étaient intitulés respectivement « Gardons l’homosexualité en dehors des
écoles publiques de Saskatoon! » et « Des sodomites dans nos écoles publiques ». Les deux autres tracts étaient
identiques; il s’agissait d’une reproduction d’une page de petites annonces à laquelle des notes manuscrites avaient été
ajoutées. Un tribunal a été constitué pour examiner les plaintes. Il a jugé que les tracts constituaien t des publications
interdites par l’article 14 du Saskatchewan Human Rights Code au motif qu’ils exposaient des personnes à la haine et
les ridiculisaient en raison de leur orientation sexuelle, et il a estimé que l’article 14 du Code constituait une limite
raisonnable à la liberté de religion et à la liberté d’expression que garantissent à W les al. 2a) et b) de la Charte. La
Cour du Banc de la Reine a confirmé la décision du tribunal. La Cour d’appel a confirmé la constitutionnalité de la
disposition mais a jugé que les tracts ne contrevenaient pas à celle-ci.
Arrêt : Le pourvoi est accueilli en partie.
La définition du mot « haine » proposée dans Canada (Commission des droits de la personne) c. Taylor,
[1990] 3 R.C.S. 892, à quelques modifications près, offre une méthode pratique pour interpréter le mot « haine » pour
l’application des dispositions législatives interdisant les propos haineux. Trois lignes directrices principales doivent
être suivies. Premièrement, les tribunaux judiciaires doivent appliquer de manière objective les dispositions interdisant
les propos haineux. Ils doivent se demander si une personne raisonnable, informée du contexte et des circonstances,
estimerait que les propos exposent le groupe protégé à la haine. Deuxièmement, les termes « haine » et « mépris » qui
figurent dans la disposition ne s’entendent que des manifestations extrêmes de l’émotion à laquelle renvoient les termes
« détestation » et « diffamation ». Ainsi sont écartés les propos qui, bien que répugnants et offensants, n’incitent pas à
l’exécration, au dénigrement et au rejet qui risquent d’emporter la discrimination et d’autres effets préjudiciables.
Troisièmement, les tribunaux administratifs doivent axer l’analyse sur les effets des propos en cause, à savoir s’ils sont
susceptibles d’exposer la personne ou le groupe ciblé à la haine d’autres personnes. Le caractère répugnant des idées
exprimées ne suffit pas pour justifier d’en restreindre l’expression, et il n’est pas pertinent de s e demander si l’auteur
des propos avait l’intention d’inciter à la haine ou à la discrimination. Ce qu’il faut déterminer, ce sont les effets
qu’auront probablement les propos sur l’audience, compte tenu des objectifs législatifs visant à réduire ou à éliminer la
discrimination. À la lumière de ces trois lignes directrices, le mot « haine » employé dans une disposition interdisant
les propos haineux doit être appliqué de façon objective pour déterminer si une personne raisonnable, informée du
contexte et des circonstances, estimerait que les propos sont susceptibles d’exposer autrui à la détestation et à la
diffamation pour un motif de discrimination illicite.
L’interdiction des propos haineux prévue à l’al. 14(1)(b) du Code porte atteinte à la liberté d’expression
garantie par l’al. 2b) de la Charte. Les activités visées à l’al. 14(1)(b) comportent un contenu expressif et entrent dans
le champ d’application de la protection offerte par l’al. 2b). L’alinéa 14(1)(b) vise à empêcher la discrimination en
limitant certaines formes de communications publiques.
La limite que l’interdiction énoncée à l’al. 14(1)(b) du Code apporte à la liberté d’expression est une restriction
prescrite par une règle de droit au sens de l’article premier de la Charte et sa justification est démontrée dans le cadre
d’une société libre et démocratique. Elle atteint un juste équilibre entre , d’une part, les valeurs fondamentales
sous-jacentes à la liberté d’expression et, d’autre part, d’autres droits garantis par la Charte et valeurs essentielles dans
le cadre d’une société libre et démocratique, en l’occurrence la promotion de l’égalité et du respect de chaque groupe et
de la dignité inhérente à tout être humain.
L’objectif de la limite — à savoir s’attaquer aux causes de la discrimination pour en atténuer les effets
préjudiciables et les coûts sociaux — est urgent et réel. Les propos haineux constituent une façon de tenter de
marginaliser des personnes en raison de leur appartenance à un groupe. Au moyen de messages qui exposent à la haine
le groupe visé, le propos haineux cherche à dénigrer les membres du groupe aux yeux de la majorité en attaquant leur
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
statut social et en compromettant leur acceptation au sein de la société. Ainsi, les propos haineux causent des troubles
psychologiques aux membres individuels du groupe et leur effet ne s’arrête pas là . Ils peuvent avoir des incidences sur
l’ensemble de la société. Les propos haineux préparent le terrain en vue de porter des attaques plus virulentes contre les
groupes vulnérables, attaques qui peuvent prendre la forme de mesures discriminatoires, d’ostracisme, de ségrégation,
d’expulsion, de violences et, dans les cas les plus extrêmes, de génocide. Ils ont également pour effet de nuire à la
capacité des membres d’un groupe protégé de réagir à des idées de fond au centre du débat, ce qui constitue un obstacle
majeur les empêchant de participer pleinement à la démocratie.
L’alinéa 14(1)(b) du Code est proportionné à l’objectif recherché. L’interdiction des représentations qui sont
objectivement perçues comme exposant un groupe protégé à la haine a un lien rationnel avec l’objectif d’éliminer la
discrimination ainsi que les autres effets préjudiciables de la haine. Pour pouvoir satisfaire au critère du lien rationnel,
la communication visée par la disposition législative limitant les discours haineux doit être d’une ampleur telle qu’elle
ne nuit pas seulement à des individus, mais qu’elle tente de marginaliser le groupe dont ils font partie en attaquant son
statut social et en compromettant son acceptation aux yeux de la majorité. Le préjudice que des propos haineux causent
à la société doit être évalué de façon aussi objective que possible et l’accent doit porter sur l’effet que peuvent avoir les
propos haineux sur la façon dont les personnes qui ne font pas partie du groupe vont percevoir le statut social de ce
groupe. L’alinéa 14(1)(b) du Code témoigne de cette volonté du législateur. L’interdiction ne vise que la
communication publique de propos haineux; elle ne limite pas l’expression de propos haineux dans les communications
privées échangées entre personnes . De même, l’interdiction n’empêche pas de tenir des propos haineux contre une
personne sur le fondement de ses caractéristiques personnelles uniques; elle ne vise que les propos haineux fondés sur
des caractéristiques communes à un groupe de personnes et qui ont été reconnues comme motifs de distinction illicite
aux termes d’une loi. Cependant, une forme d’expression qui « ridiculise, rabaisse ou porte par ailleurs atteinte à [la]
dignité » ne saurait exprimer les sentiments violents et extrêmes inspirant la haine qui ont été jugés essentiels à la
constitutionnalité d’une loi sur les droits de la personne interdisant certains propos. Ainsi, il n’existe pas de lien
rationnel entre ces mots figurant à l’al. 14(1)(b) du Code et l’objectif visé par le législateur, à savoir lutter contre la
discrimination systémique dirigée contre des groupes protégés, et ces mots portent atteinte de façon injustifiée à la
liberté d’expression. Ils sont par conséquent inconstitutionnels et doivent être retranchés de l’al. 14(1)(b).
L’al. 14(1)(b) du Code satisfait à l’exigence relative à l’atteinte minimale. Les solutions de rechange
proposées consistaient à faire confiance au libre échange des idées pour en arriver à un juste équilibre entre les droits
contradictoires ou à laisser au droit criminel le soin d’assurer la poursuite des auteurs de propos haineux. L’interdiction
prévue à l’al. 14(1)(b) fait toutefois partie des s olutions de rechange raisonnables qui s’offraient au législateur. Par
contre, l’expression « les ridiculise, les rabaisse ou porte par ailleurs atteinte à leur dignité » à l’al. 14(1)(b) est aussi
inconstitutionnelle parce qu’elle ne constitue pas une atteinte minimale à la liberté d’expression. Dès lors que ces mots
de l’al. 14(1)(b) sont retranchés, cette disposition n’a pas une portée excessive; elle est plutôt conçue de manière à
porter le moins possible atteinte à la liberté d’expression. La disposition modifiée n’englobera pas tous les discours
préjudiciables, mais elle est censée viser les formes d’expression qui, en inspirant la haine, sont susceptibles de causer
le type de préjudice que la loi tente de prévenir.
Les écrits et les discours ne seront pas traités sur un pied d’égalité lorsqu’il s’agit de trouver un juste équilibre
entre des valeurs concurrentes dans le cadre d’une analyse fondée sur l’article premier parce que, selon leur nature, les
divers types d’écrits et de discours se rapprochent ou s’éloignent relativement des valeurs fondamentales à la base de la
liberté. Le propos haineux est quelque peu éloigné de l’esprit de l’al. 2b) parce qu’il contribue peu à promouvoir les
valeurs sous-jacentes à la liberté d’expression et qu’il peut en fait les entraver. Le propos haineux peut également
fausser ou restreindre l’échange sain et libre d’idées en raison de sa tendance à réduire au silence les membres du
groupe visé. Il s’agit là de considérations importantes lorsqu’on recherche l’équ ilibre entre le discours haineux et les
droits opposés garantis par la Charte et lorsqu’il s’agit de se prononcer sur la constitutionnalité de l’interdiction prévue
à l’al. 14(1)(b) du Code.
Formuler des propos dans un contexte moral ou dans le cadre d’un débat d’intérêt public n’a pas pour effet de
neutraliser leurs conséquences préjudiciables. Le fait de conclure qu’un discours ou un écrit relève du discours
politique ne nous empêche pas de nous demander s’il constitue ou non un discours haineux. Il arrive souvent que des
propos haineux s’inscrivent dans le cadre d’un débat public plus large, mais il s’agit d’un discours restrictif qui a
tendance à exclure. L’expression d’opinions politiques contribue à la démocratie en encourageant l’échange d’opinions
opposées. Les propos haineux vont directement à l’encontre de cet objectif du fait qu’ils empêchent tout dialogue, en
- 360 -
HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
rendant difficile, voire impossible, pour les membres du groupe vulnérable de réagir, entravant ainsi l’échange d’idées.
Un discours qui a pour effet d’empêcher la tenue d’un débat public ne peut échapper à l’interdiction prévue par la loi
pour la raison qu’il favorise le débat. L’article 14 du Code constitue un moyen approprié de protéger la presque totalité
du discours politique en tant qu’aspect crucial de la liberté d’expression . Il n’exclut qu’un type d’expression extrême et
marginale qui ne contribue guère à défendre les valeurs sous -jacentes à la liberté d’expression et dont la restriction est
par conséquent plus facile à justifier.
Une interdiction qui englobe des propos ciblant un comportement sexuel n’a pas une portée excessive . Les
tribunaux ont reconnu l’existence d’un lien solide entre l’orientation sexuelle et la conduite sexuelle et, lorsque la
conduite visée par les propos qui ont été tenus constitue un aspect crucial de l’identité d’un groupe vulnérable, les
attaques portées contre cette conduite doivent être assimilées à une attaque contre le groupe lui-même. Si une
expression ciblant certains comportements sexuels est formulée de manière à exposer des personnes dont l’orientation
sexuelle est identifiable à ce que l’on peut objectivement considérer comme des propos empreints de détestation et de
mépris, on ne saurait affirmer que de tels propos ne visent que les comportements. Ils visent de toute évidence le
groupe vulnérable.
Le fait que l’al. 14(1)(b) du Code n’exige pas une intention de la part de l’auteur des propos haineux ou la
preuve d’un préjudice, ni ne prévoit de moyen de défense, ne lui donne pas une portée excessive. La discrimination
systémique est plus répandue que la discrimination intentionnelle et les mesures préventives que l’on trouve dans les
lois sur les droits de la personne sont raisonnablement axées sur les effets plutôt que sur l’intention. L’imposition de
mesures préventives qui n’exigent pas la preuve d’un préjudice concret est justifiée tant par le fait qu’il est difficile
d’établir l’existence d’un lien de causalité que par la gravité du préjudice causé aux groupes vulnérables. Les effets
discriminatoires du discours haineux relèvent des connaissances et expériences quotidiennes des Canadiens. Par
conséquent, le législateur a le droit d’avoir une appréhension raisonnée que les propos haineux causent un préjudice à la
société. L’absence de moyen de défense n’est pas fatale à la validité de la disposition . Des déclarations véridiques
peuvent être présentées de manière à répondre à la définition des propos haineux, et ce ne sont pas toutes les
déclarations véridiques qui devraient être à l’abri de toute restriction . Permettre d’excuser la propagation de propos
haineux parce que leur auteur est sincère dans ses convictions se traduirait par un moyen de défense absolu qui priverait
l’interdiction de toute efficacité.
Les avantages que comporte la suppression des discours haineux et de leurs effets préjudiciables l’emportent
sur les effets néfastes qu’entraîne le fait de limiter une expression qui, de par sa nature, contribue peu à promouvoir les
valeurs sous-jacentes à la liberté d’expression. L’alinéa 14(1)(b) du Code représente un choix qu’a fait le législateur en
vue de décourager les propos haineux d’une façon conciliante qui a un effet réparateur. La protection des groupes
vulnérables contre les conséquences préjudiciables découlant des propos haineux revêt une importance suffisamment
grande pour justifier l’atteinte minimale à l’expression.
L’alinéa 14(1)(b) du Code porte également atteinte à la liberté de conscience et de religion garantie par
l’al. 2a) de la Charte. Il est établi qu’une mesure contrevient à l’al. 2a) de la Charte lorsque les deux conditions
suivantes sont réunies : (1) le plaignant entretient sincèrement une croyance ou se livre sincèrement à une pratique
ayant un lien avec la religion; (2) la mesure contestée entrave la capacité du plaignant de se conformer à ses croyances
religieuses. Dans la mesure où le choix de discours d’un individu répond à la définition de « haine » énoncée à
l’al. 14(1)(b), l’interdiction nuira considérablement à la capacité de cet individu de propager ses convictions par la
diffusion ou la publication de ces représentations.
Pour les mêmes raisons que celles énoncées dans l’analyse, fondée sur l’article premier, relative à la liberté
d’expression, il n’existe aucun lien rationnel entre les mots « les ridiculise, les rabaisse ou porte par ailleurs atteinte à
leur dignité » et l’objectif du législateur consistant à combattre la discrimination systémique à l’endroit des groupes
protégés, et ces mots ne permettent pas de porter le moins possible atteinte à la liberté de religion . Pour ce qui reste de
la disposition, l’interdiction de toute représentation qui « expose ou tend à exposer une personne ou une catégorie de
personnes à la haine » pour un motif de distinction illicite constitue une limite raisonnable à la liberté de religion et sa
justification est démontrée dans le cadre d’une société libre et démocratique.
Même si la norme de contrôle qui s’applique à la décision du tribunal sur la constitutionnalité de l’art. 14 du
Code est celle de la décision correcte, la norme de contrôle applicable à la décision du tribunal selon laquelle les tracts
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HEADNOTES OF RECENT
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SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
contreviennent à cette disposition doit être celle de la décision raisonnable. Le tribunal n’a pas omis de façon
déraisonnable de reconnaître à sa juste valeur l’importance que revêt la protection des propos qui s’inscrivent dans le
cadre d’un débat constant sur la moralité sexuelle et l’intérêt public. Le tribunal n’a pas non plus adopté une approche
déraisonnable en examinant certains passages des tracts ou en concluant que les tracts critiquaient l’orientation sexuelle
et non simplement les comportements sexuels. Le fait que les droits d’un groupe vulnérable fassent l’objet d’un débat
récurrent ne justifie pas que l’on expose ce groupe à la haine et à ses conséquences. Les seuls écrits et discours qui
devraient tomber sous le coup de l’al. 14(1)(b) du Code sont ceux qui incitent à la haine et qui apportent peu au
discours politique, à la recherche de la vérité, à l’épanouissement personnel ou à la tenue d’un débat d’idées riche et
ouvert. On ne peut en toute légitimité interpréter hors contexte des mots ou des expressions tirés d’une publication, et il
faut les examiner dans leur ensemble pour déterminer les répercussions ou les conséquences générales de la publication.
Il est toutefois également légitime d’examiner de plus près les passages qui semblent se rapprocher davantage de ce que
vise l’al. 14(1)(b) du Code. Si, malgré le contexte général de la publication, une expression ou une phrase font en sorte
que c’est la publication dans son ensemble qui contrevient au Code, la publication ne peut alors paraître dans sa forme
actuelle.
Les conclusions du tribunal au sujet des deux premiers tracts étaient raisonnables . Des passages de ces tracts
présentent de nombreuses caractéristiques de la haine reconnues par la jurisprudence . Ils dépeignent le groupe ciblé
comme une menace qui pourrait compromettre la sécurité et le bien -être d’autrui, ils citent des sources respectées pour
légitimer des généralisations négatives, et ils emploient des illustrations diffamantes et dénigrantes afin de créer un
climat de haine. En outre, les tracts invitent expressément les lecteurs à soumettre les personnes d’orientation
homosexuelle à un traitement discriminatoire. Il n’était pas déraisonnable pour le tribunal de conclure qu’il était fort
probable que ces propos exposent les homosexuels à la haine.
La décision du tribunal relative aux deux autres tracts était déraisonnable et ne saurait être maintenue. Le
tribunal a commis une erreur en n’appliquant pas l’al. 14(1)(b) aux faits dont il disposait conformément au critère
juridique approprié. On ne peut pas raisonnablement conclure que ces tracts contiennent des propos qui, aux yeux
d’une personne raisonnable informée des circonstances et du contexte pertinents, exposent ou sont susceptibles
d’exposer les personnes d’orientation homosexuelle à la détestation et la diffamation. Même s’ils sont choquants, les
propos ne traduisent pas le degré de haine que requiert l’application de l’interdiction.
POURVOI contre un arrêt de la Cour d’appel de la Sas katchewan (les juges Sherstobitoff, Smith et Hunter),
2010 SKCA 26, 346 Sask. R. 210, 477 W.A.C. 210, 317 D.L.R. (4th) 69, 218 C.R.R. (2d) 145, [2010] 4 W.W.R. 403,
[2010] S.J. No. 108 (QL), 2010 CarswellSask 109, qui a accueilli l’appel d’une décision du juge Kovach, 2007 SKQB
450, 306 Sask. R. 186, 61 C.H.H.R. D/401, [2007] S.J. No. 672 (QL), 2007 CarswellSask 836, qui avait maintenu une
décision du Saskatchewan Human Rights Tribunal (2005), 52 C.H.R.R. D/264, 2005 CarswellSask 480. Pourvoi
accueilli en partie.
Grant J. Scharfstein, c.r., et Deidre L. Aldcorn, pour l’appelante.
Thomas A. Schuck , Iain Benson, John Carpay et Daniel Mol, pour l’intimé.
Thomson Irvine, pour l’intervenant le procureur général de la Saskatchewan.
David N. Kamal, pour l’intervenant le procureur général de l’Alberta.
Mark A. Gelowitz et Jason MacLean, pour l’intervenante Canadian Constitution Foundation.
Andrew K. Lokan et Jodi Martin, pour l’intervenante l’Association canadienne des libertés civiles.
Philippe Dufresne et Brian Smith, pour l’intervenante la Commission canadienne des droits de la personne.
Audrey Dean et Henry S. Brown, c.r., pour l’intervenante Alberta Human Rights Commission.
Cynthia Petersen et Christine Davies, pour l’intervenante Egale Canada Inc.
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Anthony Griffin, pour l’intervenante la Commission ontarienne des droits de la personne.
Mark J. Freiman, pour l’intervenant le Congrès juif canadien.
Arif Chowdhury, pour les intervenants Unitarian Congregation of Saskatoon et le Conseil unitarien du Canada.
Kathleen E. Mahoney et Jo-Ann R. Kolmes, pour l’intervenant le Fonds d’action et d’éducation juridiques pour
les femmes.
M. Philip Tunley et Paul J. Saguil, pour l’intervenant les Journalistes canadiens pour la liberté d’expression .
David Matas, pour l’intervenante l’Association du Barreau canadien.
Argumentation écrite seulement par Shaunt Parthev, c.r., et Ashley M. Smith, pour les intervenantes la
Commission des droits de la personne des Territoires du Nord -Ouest et la Commission des droits de la personne du
Yukon.
Derek J. Bell, Ranjan K. Agarwal et Ruth A. M. Ross, pour l’intervenante l’Alliance des chrétiens en droit.
Marvin Kurz, pour l’intervenante la Ligue des droits de la personne de B’nai Brith Canada.
Donald E. L. Hutchinson et André Schutten, pour l’intervenante l’Alliance évangélique du Canada.
Ben Millard, pour l’intervenante l’Église Unie du Canada.
Argumentation écrite seulement par David M. A. Stack , pour les intervenantes l’Assemblée des Premières
Nations, Federation of Saskatchewan Indian Nations and Métis Nation -Saskatchewan.
Ryan D. W. Dalziel et Micah B. Rankin, pour les intervenantes la Ligue catholique des droits de l’homme et
Faith and Freedom Alliance.
Sunil Gurmukh, Moya Teklu et Ed Morgan, pour l’intervenante African Canadian Legal Clinic.
Procureurs de l’appelante : Scharfstein Gibbings Walen Fisher, Saskatoon; Saskatchewan Human Rights
Commission, Saskatoon.
Procureurs de l’intimé : Nimegeers, Schuck, Wormsbecker & Bobbitt, Weyburn, Saskatchewan; Iain Benson,
Toronto; John Carpay, Calgary; Mol Advocates, Edmonton.
Procureur de l’intervenant le procureur général de la Saskatchewan : Procureur général de la Saskatchewan,
Regina.
Procureur de l’intervenant le procureur général de l’Alberta : Procureur général de l’Alberta, Edmonton.
Procureurs de l’intervenante Canadian Constitution Foundation : Osler, Hoskin & Harcourt, Toronto.
Procureurs de l’intervenante l’Association canadienne des libertés civiles : Paliare Roland Rosenberg
Rothstein, Toronto.
Procureur de l’intervenante la Commission canadienne des droits de la personne : Commission canadienne
des droits de la personne, Ottawa.
Procureur de l’intervenante Alberta Human Rights Commission : Alberta Human Rights Commission,
Edmonton.
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Procureurs de l’intervenante Egale Canada Inc. : Sack Goldblatt Mitchell, Toronto.
Procureur de l’intervenante la Commission ontarienne des droits de la personne : Commission ontarienne des
droits de la personne, Toronto.
Procureurs de l’intervenant le Congrès juif canadien : Lerners, Toronto.
Procureurs des intervenants Unitarian Congregation of Saskatoon et Conseil unitarien du Canada : Fasken
Martineau DuMoulin, Calgary.
Procureur de l’intervenant le Fonds d’action et d’éducation juridiques pour les femmes : Jo-Ann R. Kolmes,
Edmonton; Université de Calgary, Calgary.
Procureur de l’intervenant les Journalistes canadiens pour la liberté d’expression : Stockwoods, Toronto.
Procureurs de l’intervenante l’Association du Barreau canadien : David Matas, Winnipeg.
Procureurs des intervenantes la Commission des droits de la personne des Territoires du Nord -Ouest et la
Commission des droits de la personne du Yukon : MacPherson Leslie & Tyerman, Saskatoon.
Procureurs de l’intervenante l’Alliance des chrétiens en droit : Bennett Jones, Toronto.
Procureurs de l’intervenante la Ligue des droits de la personne de B’nai Brith Canada : Dale, Streiman &
Kurz, Brampton.
Procureur de l’intervenante l’Alliance évangélique du Ca nada : Alliance évangélique du Canada, Ottawa.
Procureurs de l’intervenante l’Église Unie du Canada : Symes & Street, Toronto.
Procureurs des intervenants l’Assemblée des Premières Nations, Federation of Saskatchewan Indian Nations
et Métis Nation-Saskatchewan : McKercher, Saskatoon.
Procureurs de l’intervenante la Ligue catholique des droits de l’homme et Faith and Freedom Alliance : Bull,
Housser & Tupper, Vancouver.
Procureurs de l’intervenante African Canadian Legal Clinic : African Canadian Legal Clinic, Toronto;
University of Toronto, Toronto.
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
J.F. v. Her Majesty the Queen (Ont.) (34284)
Indexed as: R. v. J.F. / Répertorié : R. c. J.F.
Neutral citation: 2013 SCC 12 / Référence neutre : 2013 CSC 12
Hearing: October 12, 2012 / Judgment: March 1, 2013
Audition : Le 12 octobre 2012 / Jugement : Le 1er mars 2013
Present: McLachlin C.J. and LeBel, Fish, Rothstein, Cromwell, Moldaver and Karakatsanis JJ.
Criminal Law — Offences — Conspiracy — Parties to offences — Whether a person can be a party to the
offence of conspiracy — Whether party liability attaches to someone who knows of conspiracy and does something for
the purpose of furthering unlawful object — Whether trial judge erred in instructions to jury pertaining to con spiracy
— Whether curative proviso should be applied to uphold conviction — Co-conspirators’ exception to the hearsay rule
— Criminal Code, R.S.C. 1985, c. c-46, ss. 21(1), 465(1), 686(1)(b)(iii)
J, a youth, learned that his friend T and her sister R were planning to murder their mother by plying her with
alcohol and drowning her, a plan which the sisters ultimately executed and were convicted for. The police found an
MSN chat log between J and T in which J provided information to T about death by drowning; suggested that the sisters
should give their mother codeine pills in addition to alcohol; and suggested ways to mislead the police. The Crown also
led evidence that J supplied the girls with pills and met T and R after the murder to provide an alibi. The trial judge
instructed the jury that J could be convicted of conspiracy to commit murder under s. 465(1) of the Criminal Code
either as a principal, or as a party under ss. 21(1)(b) or (c) of the Criminal Code. J was convicted of conspiracy to
commit murder. The Court of Appeal dismissed an appeal from the conviction but reduced J’s sentence.
Held: The appeal should be dismissed.
Per McLachlin C.J. and LeBel, Fish, Rothstein, Cromwell, Moldaver and Karakatsanis JJ.: Party liability to
conspiracy is an offence known to Canadian law. Unlike attempted conspiracy, it does not involve stacking one form
of inchoate liability upon another, and does not suffer from remoteness.
There are two schools of thought in Canada as to how, and under what circumstances, a person can be found
liable as a party to the offence of conspiracy. The narrower approach (the Trieu model) limits such liability to aiding or
abetting the formation of the agreement. The broader approach (the McNamara model) extends such liability to also
include aiding or abetting the furtherance of the conspiracy’s unlawful object. The approach to be followed is Trieu
and not McNamara. Party liability is limited to cases where the accused aids or abets the initial formation of the
agreement, or aids or abets a new member to join a pre-existing agreement.
The Trieu model is a legitimate basis for party liability to a conspiracy. A person becomes party to an offence
if he aids or abets a principal in the commission of the offence. It follows that party liability to a conspiracy is made
out where the accused aids or abets the actus reus of conspiracy, namely the conspirators’ act of agreeing.
The McNamara model is not a basis for party liability to conspiracy. Acts that further the unlawful object of a
conspiracy are not an element of the offence of conspiracy. Aiding or abetting the furtherance of the unlawful object
does not establish aiding or abetting the principal with any element of the offence of conspiracy, and thus cannot
ground party liability for conspiracy. However, where a person, with knowledge of a conspiracy, does or omits to do
something for the purpose of furthering the unlawful object, with the knowledge and consent of one or more of the
existing conspirators, this provides powerful circumstantial evidence from which membership in the conspirac y can be
inferred.
While party liability to conspiracy includes aiding or abetting the formation of a new agreement (the Trieu
model), it also includes aiding or abetting a new member to join a pre -existing agreement. Such assistance or
encouragement facilitates the new member’s commission of the offence of conspiracy — that is, the act of agreeing.
In light of the conclusion that party liability does not extend to acts done in furtherance of the unlawful object
of the conspiracy, party liability should not, in the present case, have been put to the jury. There is no evidence that J
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
aided or abetted the initial formation of the agreement between R and T to murder their mother or aided or encouraged
a new member to join the existing conspiracy. The trial judge’s error, however, could not possibly have affected the
verdict. The curative proviso under s. 686(1)(b)(iii) of the Criminal Code applies. The evidence implicating J as a
member of the conspiracy was overwhelming and, once the jury rejected J’s defence, a finding of guilt under s. 465(1)
of the Criminal Code was inevitable.
Finally, the two grounds of appeal relating to evidence admitted under the co -conspirators’ exception to the
hearsay rule are dismissed.
APPEAL from a judgment of the Ontario Court of Appeal (Rosenberg, Rouleau and Epstein JJ.A.), 2011
ONCA 220, 105 O.R. (3d) 161, 276 O.A.C. 292, 269 C.C.C. (3d) 258, 85 C.R. (6th) 304, [2011] O.J. No. 1577 (QL),
2011 CarswellOnt 2329, affirming the accused’s conviction for conspiracy to commit murder. Appeal dismissed.
Ian R. Mang and Shelley M. Kierstead, for the appellant.
Alexander Alvaro and Andreea Baiasu, for the respondent.
Ryan D. W. Dalziel and Micah B. Rankin, for the intervener.
Solicitors for the appellant: Mang, Steinberg, Toronto.
Solicitor for the respondent: Attorney General of Ontario, Toronto.
Solicitors for the intervener: Bull, Housser & Tupper, Vancouver.
________________________
Présents : La juge en chef McLachlin et les juges LeBel, Fish, Rothstein, Cromwell, Moldaver et Karakatsanis.
Droit criminel — Infractions — Complot — Participants aux infractions — Est-ce qu’une personne peut être
un participant à l’infraction de complot? — Est-ce que la responsabilité comme participant peut être imputée à un e
personne qui a connaissance du complot et qui accomplit quelque chose en vue de la poursuite de la fin illégale visée
par celui-ci? — La juge du procès a-t-elle fait erreur dans ses directives au jury au sujet de la notion de complot? —
La disposition réparatrice devrait-elle être appliquée pour confirmer la déclaration de culpabilité? — Exception à la
règle du ouï-dire relative aux coconspirateurs — Code criminel, L.R.C. 1985, ch. c-46, art. 21(1), 465(1), 686(1)b)(iii)
J, un adolescent, a appris que s on amie T et R, la sœur de cette dernière, projetaient de tuer leur mère en lui
faisant boire de l’alcool en quantité et en la noyant, projet que les sœurs ont ultimement mis à exécution et à l’égard
duquel elles ont été déclarées coupables. Les policiers ont trouvé l’archive d’une conversation sur MSN entre J and T
dans laquelle J fournissait à T des renseignements au sujet de la mort par noyade, suggérait que les sœurs donnent des
comprimés de codéine à leur mère en plus de l’alcool et recommandait des moyens de tromper la police. Le ministère
public a également présenté des éléments de preuve indiquant que J avait fourni les comprimés aux filles et qu’il avait
rencontré T et R après le meurtre pour leur fournir un alibi. Dans ses directives au jury, la juge du procès a précisé que
J pouvait être déclaré coupable de complot en vue de commettre un meurtre, l’infraction prévue au par. 465(1) du Code
criminel, soit comme un des auteurs principaux, soit comme un participant suivant l’al. 21(1)b) ou c) du Code criminel.
J a été déclaré coupable de complot en vue de commettre un meurtre. La Cour d’appel a rejeté l’appel de la déclaration
de culpabilité, mais a réduit la peine infligée à J.
Arrêt : Le pourvoi est rejeté.
La juge en chef McLachlin et les juges LeBel, Fish, Rothstein, Cromwell, Moldaver et Karakatsanis : Le fait
d’être un participant à un complot constitue une infraction qui existe en droit canadien. Contrairement à la tentative de
complot, cette infraction ne découle pas de la superposition de deux formes de responsabilité inchoative et ne souffre
pas d’absence de proximité.
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SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Il existe deux écoles de pensée au Canada sur la question de savoir comment, et dans quelles circonstances,
une personne peut être jugée responsable comme participant à l’infraction de complot. L’approche restrictive (le
modèle dégagé dans Trieu) limite l’application de cette forme de responsabilité à ceux qui fournissent aide ou
encouragement à la formation de l’entente. L’approche large (le modèle dégagé dans McNamara) étend cette
responsabilité à ceux qui fournissent aide ou encouragement à la poursuite de la fin illégale visée par le complot.
L’approche qui doit être suivie est celle prévue dans Trieu et non celle dégagée dans McNamara. L’application de la
notion de responsabilité comme participant se limite aux cas où l’accusé fournit aide ou encouragement à la formation
initiale de l’entente ou encore aide ou encourage de nouveaux membres à se joindre à une entente préexistante.
Le modèle dégagé dans Trieu représente un fondement légitime permettant de conclure à la responsabilité
comme participant à l’infraction de complot. Une personne devient un participant à une infraction si elle aide ou
encourage un des auteurs principaux à la commettre. Il s’ensuit que la responsabilité comme participant est établie
lorsque l’accusé a fourni aide ou encouragement à l’égard de l’actus reus du complot, c’est-à-dire l’acte consistant pour
les conspirateurs à s’entendre.
Le modèle dégagé dans McNamara n’est pas un fondement permettant de conclure à la responsabilité comme
participant à l’infraction de complot. Des actes accomplis dans la poursuite de la fin illégale visée par le complot ne
constituent pas un élément de l’infraction de complot. Le fait de fournir aide o u encouragement à la poursuite de la fin
illégale ne prouve pas que l’accusé a aidé ou encouragé l’auteur principal à commettre quelque élément constitutif de
l’infraction de complot, et il ne saurait justifier une conclusion de responsabilité comme partic ipant au complot.
Toutefois, le fait qu’une personne ayant connaissance d’un complot accomplit ou omet d’accomplir une chose dans la
poursuite de la fin illégale, et ce, au su et avec le consentement d’un ou de plusieurs des conspirateurs existants,
constitue une solide preuve circonstancielle permettant d’inférer que cette personne est membre du complot.
Bien que la notion de responsabilité comme participant à un complot s’applique aux personnes qui aident à la
formation d’une nouvelle entente (le modèle dégagé dans Trieu), elle vise également celles qui fournissent aide ou
encouragement à l’égard d’une entente préexistante. Le fait de fournir une aide ou un encouragement de cette nature
facilite la perpétration par le nouveau membre de l’infraction de complot — c’est-à-dire l’acte consistant à s’entendre.
Vu la conclusion que la responsabilité comme participant ne s’étend pas aux actes accomplis dans la poursuite
de la fin illégale visée par le complot, la thèse de la responsabilité comme participant n’aurait pas dû, dans les
circonstances, être soumise au jury. Il n’y a aucune preuve que l’appelant a fourni aide ou encouragement à la
formation de l’entente initiale entre R et T en vue d’assassiner leur mère ou qu’il a aidé ou encouragé un nouveau
membre à se joindre au complot existant. Toutefois, l’erreur de la juge du procès n’a pas pu influer sur le verdict. La
disposition réparatrice prévue au sous -al. 686(1)b)(iii) du Code criminel s’applique. La preuve démontrant que
l’appelant était impliqué comme membre du complot était accablante et, après que le jury a rejeté la défense présentée
par J, il était inévitable que ce dernier soit déclaré coupable de l’infraction établie au par. 465(1) du Code criminel.
Enfin, les deux moyens d’appel se rapportant à la preuve admise en vertu de l’exception à la règle du ouï-dire
relative aux coconspirateurs sont rejetés.
POURVOI contre un arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario (les juges Rosenberg, Rouleau et Epstein), 2011
ONCA 220, 105 O.R. (3d) 161, 276 O.A.C. 292, 269 C.C.C. (3d) 258, 85 C.R. (6th) 304, [2011] O.J. No. 1577 (QL),
2011 CarswellOnt 2329, qui a confirmé la déclaration de culpabilité prononcée contre l’accusé pour complot en vue de
commettre un meurtre. Pourvoi rejeté.
Ian R. Mang et Shelley M. Kierstead, pour l’appelant.
Alexander Alvaro et Andreea Baiasu, pour l’intimée.
Ryan D. W. Dalziel et Micah B. Rankin, pour l’intervenante.
Procureurs de l’appelant : Mang, Steinberg, Toronto.
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HEADNOTES OF RECENT
JUDGMENTS
SOMMAIRES DE JUGEMENTS
RÉCENTS
Procureur de l’intimée : Procureur général de l’Ontario, Toronto.
Procureurs de l’intervenante : Bull, Housser & Tupper, Vancouver.
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SUPREME COURT OF CANADA SCHEDULE / CALENDRIER DE LA COUR SUPREME
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sitting weeks/semaines séances de la cour
sitting days/journées séances de la cour
m otion and conference days/ journées des requêtes et des conférences
holidays during sitting days/ jours fériés durant les sessions
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