L’importance des organismes non gouvernementaux et des plans directeurs dans la conservation

L’importance des organismes non gouvernementaux et des plans directeurs dans la conservation
B U L L E T I N D ’ I N F O R M AT I O N
S A I N T- L A U R E N T V I S I O N 2 0 0 0
VOLUME 13 — NUMÉRO 1 — AVRIL
D I A P A S O N
Biodiversité
Contribution importante des
organismes de conservation à la
protection des milieux naturels :
15 projets d’intervention mis en
œuvre depuis 1998.
Communications
institutionnelles
SLV 2000 : nouveau président
pour le Québec — Nomination de
M. Pierre Baril à titre de président
pour le Québec.
Implication communautaire
Chronique ZIP
Le Comité ZIP du lac Saint-Pierre
invite le milieu à une réflexion, en
vue d’instaurer une aire faunique
communautaire dans le secteur.
2002
L’importance des organismes non
gouvernementaux et des plans
directeurs dans la conservation
du Saint-Laurent
Parmi les objectifs qu’il s‘est fixés pour
la phase III du Plan d’action SaintLaurent Vision 2000 (SLV 2000), le
Sous-comité Habitats du domaine
d’intervention Biodiversité vise la
protection de 120 000 ha de milieux
naturels. Le présent article fait état de
la contribution des organismes non
gouvernementaux (ONG) à l’atteinte
de ce but. On y expose aussi les
premières activités découlant de la
mise en œuvre du plan directeur de la
rivière Fouquette, une rivière tributaire
du Saint-Laurent. Cette dernière
intervention s’inscrit dans l’atteinte
d’un autre objectif poursuivi par le
Sous-comité, soit la conception et la
mise en œuvre de plans de gestion et
de conservation.
Les ONG, des alliés
incontournables pour la
protection du Saint-Laurent
L’intégrité des habitats est intimement
liée à la santé d’un écosystème.
C’est pourquoi les gouvernements
du Québec et du Canada créent des
aires protégées (parcs nationaux,
refuges fauniques, réserves
écologiques ou autres) afin que soit
accordée une protection durable aux
milieux naturels, parmi lesquels ceux
qui bordent le Saint-Laurent. Ils ne
sont cependant pas seuls à poursuivre
cette mission. En effet, plusieurs
ONG jouent un rôle d’une importance
capitale sur ce chapitre. Pour la
phase III du Plan d’action SLV 2000,
leur contribution a d’ailleurs été
estimée à 650 ha de milieux naturels
protégés.
Au total, six organismes de
conservation ont dirigé depuis 1998
quinze projets ayant conduit à des
mesures concrètes de protection
d’habitats. Parmi ces organismes,
S O M M A I R E
L’IMPORTANCE
DES
ORGANISMES NON
GOUVERNEMENTAUX ET
DES PLANS DIRECTEURS
DANS LA CONSERVATION
SAINT-L AURENT
1
NOUVEAU PRÉSIDENT
POUR SAINT-L AURENT
VISION 2000
5
DU
UN
NOUVEAU MODE DE
GESTION DE LA PÊCHE
SPORTIVE À L’ÉTUDE AU
LAC
SAINT-PIERRE
6
BIODIVERSITÉ
Archipel de Repentigny — La Société canadienne pour la conservation de la
nature (Québec) a procédé à l’acquisition des îles à l’Aigle et aux Cerfeuils afin de
garantir la protection de ce milieu insulaire de grand intérêt écologique.
Photo : Conservation de la nature
deux œuvrant sur l’ensemble du territoire visé par le Plan d’action, soit
la Société canadienne pour la conservation de la nature et la Société de
conservation des milieux humides du Québec, ont réalisé onze des quinze
projets de conservation. Les autres interventions ont été effectuées à l’échelle
locale par la Société pour la conservation de la tourbière de Lanoraie, la
Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel, le groupe
Éco-Nature de Laval de même qu’Héritage canadien du Québec. La majorité
des projets ont mené à l’acquisition d’habitats. L’objectif visé par le Plan
d’action a été largement dépassé puisqu’on compte jusqu’à maintenant,
790 ha protégés.
« Il est intéressant de constater que les interventions des ONG ont permis, dans
quatre projets, d’établir une zone tampon adjacente aux réserves écologiques
du ministère de l’Environnement du Québec », explique M. Luc Robillard, du
Service canadien de la faune d’Environnement Canada. « Ces mesures sont de
nature à contribuer au maintien de l’intégrité écologique des aires protégées en
regard de l’utilisation des terres périphériques. Elles permettent aussi de mettre
en place de nouvelles formes de partenariat entre les communautés locales et
les responsables des aires légalement protégées. »
Afin de mener à bien leurs activités de protection des habitats, les ONG ont
pu bénéficier de l’appui financier du programme Interactions communautaires,
lequel est la responsabilité conjointe d’Environnement Canada, de la Société
de la faune et des parcs du Québec ainsi que du ministère de l’Environnement
du Québec. Les ONG ont également été financés grâce au Programme
d’intendance de l’habitat des espèces en péril du gouvernement du Canada,
de même qu’au projet de protection des habitats de l’Initiative fédérale
Montréal bleu.
2 — LE FLEUVE, avril 2002
« Ce type de financement n’apporte
cependant qu’une part des ressources
requises pour concrétiser les projets
de protection des habitats », tient à
préciser M. Robillard. « En effet, les
organismes fournissent eux-mêmes
une partie des fonds, puisés dans leur
budget propre ou recueillis auprès
de divers partenaires, parmi lesquels
les établissements d’enseignement,
les administrations municipales,
les fondations, les organismes
parapublics ou encore les entreprises
privées. De plus, les ONG injectent
des ressources fort importantes sous
la forme des services rendus par
leurs bénévoles. Ces contributions
en argent ou en services sont non
négligeables et elles méritent d’être
mises en valeur. »
Enfin, le rôle des ONG ne se termine
pas après l’étape d’acquisition
des milieux naturels. En effet,
en devenant propriétaires ou
gestionnaires d’un milieu naturel aux
fins de conservation, les organismes
acceptent d’assumer plusieurs
responsabilités : la protection du
territoire et sa surveillance, le maintien
des partenariats, la recherche des
fonds nécessaires au paiement des
taxes municipales ou des assurances,
etc. « Ces tâches font partie de
la réalité quotidienne des ONG et
elles nécessitent, de la part de ces
derniers, un engagement exigeant et
continu », conclut M. Robillard.
Un plan directeur pour appuyer
la réhabilitation de la rivière
Fouquette
Soucieux d’appuyer les ONG qui
choisissent, quant à eux, d’intervenir
dans la conservation et la mise en
valeur des rivières tributaires du
fleuve, les partenaires de SLV 2000
ont également soutenu la conception
de quatre plans directeurs, dont le
Plan directeur de conservation et de
Vue aérienne de la rivière Fouquette près de son embouchure.
Photo : Rémi Tardif
gestion intégrée des ressources du
bassin versant de la rivière Fouquette.
À l’embouchure de la rivière
Fouquette, se trouve la deuxième
plus importante frayère d’éperlans
arc-en-ciel du sud de l’estuaire. Cette
aire de reproduction représente plus
du tiers des superficies utilisées
par cette population génétiquement
distincte des autres populations
d’éperlans du Saint-Laurent. Autrefois
Éperlans arc-en-ciel
Photo : Guy Trencia
abondante, cette population a vu ses
effectifs diminuer considérablement
au cours des trente dernières
années. Depuis la fin des années 80,
seulement trois frayères connues,
dont celle de la rivière Fouquette,
contribuent au maintien de cette
population d’éperlans.
Le bassin versant de la rivière
couvre une superficie de 70 km2 et
s’étend sur quatre municipalités du
comté de Kamouraska. L’agriculture
y est omniprésente. Des inventaires
effectués au cours des dernières
années ont permis de démontrer que
la qualité de l’eau et des habitats
riverains de la rivière était détériorée,
dans les secteurs agricoles, par
l’apport excessif de fertilisants,
l’érosion des berges, de même que
le passage répété de la machinerie
agricole et le piétinement du bétail
dans le cours d’eau. En outre, les
travaux de caractérisation du cours
d’eau ont permis d’établir que des
eaux usées municipales étaient
rejetées à la rivière sans avoir subi un
traitement d’épuration adéquat. On
concluait alors que la piètre qualité de
l’eau de la rivière Fouquette pouvait, à
court terme, entraîner la désertion de
la frayère par les éperlans arc-en-ciel.
Tous ces travaux d’inventaire ont été
menés par la Société de la faune et
des parcs du Québec en collaboration
avec le Comité de bassin de la rivière
Fouquette. Ce dernier est composé de
délégués de la municipalité régionale
de comté de Kamouraska, des quatre
municipalités traversées par la rivière
et ses affluents, du Conseil régional
de l’environnement du Bas-SaintLaurent, de la Fédération de l’Union
des producteurs agricoles de la
Côte-du-Sud, de secteurs d’activités
touristiques et industrielles, de même
que de représentants des citoyens et
du gouvernement du Québec (Société
de la faune et des parcs, ministère
de l’Environnement et ministère de
l’Agriculture, des Pêcheries et de
l’Alimentation).
« Avec la mise en œuvre du plan
directeur produit grâce au soutien de
SLV 2000, le Comité de bassin de la
rivière Fouquette a entrepris diverses
actions dans le but de contribuer à
l’amélioration de la qualité de l’eau
dans le bassin versant », souligne
M. Gontrand Pouliot, de la Société
de la faune et des parcs du Québec.
3 — LE FLEUVE, avril 2002
Le Comité estime d’ailleurs que
les démarches de concertation
qu’il a menées en ce qui concerne
l’assainissement des eaux usées
municipales devraient entraîner,
à court terme, une amélioration
importante de la qualité des eaux
de la rivière. Cela dit, c’est surtout
sur le chapitre des problématiques
agricoles que le Comité a investi ses
efforts. « Neuf producteurs agricoles
ont été convaincus qu’il importait
d’empêcher l’accès du bétail au cours
d’eau. Profitant du soutien financier
mis à leur disposition par le Comité
et ses partenaires, ils ont installé des
clôtures, de même que des dispositifs
permettant aux bêtes de s’abreuver
sans accéder à la rivière. Ce sont près
de 3 000 m de rive du cours d’eau qui
sont maintenant à l’abri du piétinement
par le bétail », raconte M. Pouliot,
précisant que l’on peut observer
une restauration très rapide de la
végétation des berges.
À l’été 2002, le Comité prévoit
procéder à des travaux d’envergure
dans le secteur même de la frayère
afin de stabiliser des berges en
érosion. Transports Canada agira
alors comme bailleur de fonds. « En
plus de favoriser la concertation
dans l’établissement des priorités
d’intervention, un outil tel que le plan
directeur est précieux lorsque vient le
temps de rechercher des partenaires
financiers », affirme M. Pouliot.
Une à une, les interventions menées
par le Comité de bassin devraient
conduire à une amélioration de la
qualité de l’eau dans le bassin versant
de la rivière Fouquette. Pour les
citoyens vivant en bordure de ce plan
d’eau, cela amènera un accroissement
de sa valeur faunique, qui jouera
un rôle important pour assurer la
pérennité de la pratique de la pêche
à l’éperlan, une activité fort appréciée
dans la région. À plus grande échelle,
4 — LE FLEUVE, avril 2002
il s’agira d’une contribution certaine en
faveur du maintien de la biodiversité
du Saint-Laurent.
Pour information :
Héloïse Bastien, présidente pour le
Québec du Sous-comité Habitats
Société de la faune et des parcs du
Québec
Téléphone : (418) 521-3875,
poste 4482
Courriel :
heloise.bastien@fapaq.gouv.qc.ca
Renée Langevin, présidente pour le
Canada du Sous-comité Habitats
Environnement Canada
Téléphone : (418) 649-6857
Courriel : renee.langevin@ec.gc.ca
Gontrand Pouliot, technicien
de la faune
Société de la faune et des parcs
du Québec
Direction de l’aménagement de la
faune du Bas-Saint-Laurent
Téléphone : (418) 862-8649,
poste 269
Courriel :
gontrand.pouliot@fapaq.gouv.qc.ca
Luc Robillard, biologiste
Environnement Canada
Téléphone : (418) 649-6136
Courriel : luc.robillard@ec.gc.ca
Source :
POULIOT, G., et G. VERREAULT.
2001. Plan directeur de conservation
et de gestion intégrée des ressources
du bassin versant de la rivière
Fouquette, Rivière-du-Loup, Société
de la faune et des parcs du Québec,
Direction de l’aménagement de la
faune du Bas-Saint-Laurent, 94 p. +
annexes.g
COMMUNICATIONS INSTITUTIONNELLES
Saint-Laurent Vision 2000
— Nouveau président pour
le Québec
M. Pierre Baril
D
epuis le 12 mars dernier,
M. Pierre Baril préside pour le
Québec le Comité de gestion de
l’Entente de concertation Canada—
Québec sur le Saint-Laurent.
Il succède à Me Jean Maurice
Latulippe, qui agit maintenant comme
président directeur général de la
Société québécoise de récupération
et de recyclage (RECYC-QUÉBEC).
M. Baril se dit « heureux d’assumer
ce mandat de coordination en
collaboration avec la présidente pour
le Canada, Mme Mimi Breton, et de
poursuivre dans le dialogue et la
transparence le travail de concertation
qui, jusqu’à maintenant, a donné
d’excellents résultats. »
Rappelons que M. Baril a également
été nommé, en mars 2002, sousministre adjoint aux Politiques
environnementales en matière d’eau
et d’activités agricoles et municipales
au ministère de l’Environnement
du Québec. Il occupait auparavant
la fonction de vice-président à la
recherche et au développement des
technologies au Centre de recherche
industrielle du Québec. Titulaire d’une
maîtrise en génie de l’environnement
et d’un doctorat en génie rural de
l’École polytechnique fédérale de
Lausanne, M. Baril possède une
solide expérience, qu’il saura mettre
à profit au sein de Saint-Laurent
Vision 2000.
Pour information :
Raymonde Goupil
Ministère de l’Environnement du
Québec
Direction des communications
Téléphone : (418) 521-3823,
poste 4912g
5 — LE FLEUVE, avril 2002
IMPLICATION COMMUNAUTAIRE
Le Comité ZIP du lac
Saint-Pierre
Lac Saint-Pierre, secteur Baie-du-Febvre
Photo : Yves Aubry, Environnement Canada
Un nouveau mode de gestion de la pêche
sportive à l’étude au lac Saint-Pierre
Pêcheurs commerciaux et pêcheurs sportifs se partagent, au lac Saint-Pierre,
la récolte de plusieurs espèces de poissons. Parmi les adeptes de la pêche
sportive, nombreux sont ceux qui constatent une diminution de la qualité du
prélèvement. C’est dans le but de réagir à ce constat que le Comité Zone
d’intervention prioritaire (ZIP) du lac Saint-Pierre a amorcé une réflexion
concernant un nouveau type de gestion de cette ressource faunique. Le
23 février dernier, les acteurs régionaux ont été invités à prendre part à la
réflexion, dans le cadre du colloque La pêche sportive au lac Saint-Pierre et le
concept d’aire faunique communautaire.
D
oré jaune, perchaude, grand brochet et maskinongé sont les poissons les
plus recherchés par les pêcheurs sportifs du lac Saint-Pierre. Parmi ces
poissons, la perchaude est l’espèce la mieux connue. Pendant de nombreuses
années, les activités de suivi de sa population ont permis de montrer une
diminution du nombre de prises et de la taille des captures. Malgré une légère
amélioration découlant de la mise en place de mesures correctives, la qualité
de la pêche pour cette espèce, ainsi que pour plusieurs autres, demeure
préoccupante.
6 — LE FLEUVE, avril 2002
L’aire faunique communautaire,
une solution à l’étude
Réagissant à la diminution de la
qualité de la pêche sportive au lac
Saint-Pierre, la Fédération québécoise
de la faune (FQF) de la région de
la Montérégie et le Comité ZIP du
lac Saint-Pierre, en collaboration
avec l’Association des chasseurs et
pêcheurs de Sainte-Anne-de-Sorel,
ont entrepris d’analyser la pertinence
de l’instauration d’une aire faunique
communautaire dans ce secteur du
Saint-Laurent.
Une aire faunique communautaire est
un plan d’eau pour lequel la Société
de la faune et des parcs du Québec
confie, par bail, la gestion de la pêche
sportive à une corporation à but non
lucratif. Composée de représentants
de la collectivité, cette corporation a
pour mandat d’améliorer la qualité de
la pêche sportive. Ainsi, la Société
conserve son rôle de gestionnaire
de la ressource; par exemple, elle
continue de déterminer les espèces
dont la pêche est permise, les
quotas pour chacune d’elles ainsi
que les engins de pêche autorisés.
En revanche, c’est la corporation
qui attribue les autorisations de
pêche et fixe les tarifs. Grâce aux
revenus générés par la contribution
des pêcheurs, la corporation peut
effectuer divers travaux dans le but de
protéger la ressource faunique ou d’en
améliorer les habitats.
La mise en place d’une aire faunique
communautaire n’est jamais imposée.
Les utilisateurs doivent faire part à la
Société de leur intérêt pour ce statut
et démontrer leur volonté de s’engager
de façon active dans la gestion et
la protection de la ressource. Il en
découle, chez les utilisateurs, un
sentiment de responsabilisation
susceptible d’amener une modification
des comportements, notamment une
diminution du braconnage, lequel
constitue l’une des causes possibles
du déclin de certaines populations de
poissons du lac Saint-Pierre.
Depuis 1996, ce mode de gestion
de la pêche sportive a déjà fait ses
preuves dans trois régions du Québec,
soit au lac Saint-Jean, au réservoir
Baskatong et au réservoir Gouin.
Un colloque propice aux
discussions
Le 23 février dernier, plus de
130 personnes ont répondu à
l’invitation du Comité ZIP du lac SaintPierre et se sont penchées sur la
situation de la pêche sportive au lac
Saint-Pierre. Le colloque a été tenu
grâce à la collaboration de nombreux
partenaires, dont la Société de la
faune et des parcs du Québec, la
Table des députés du lac Saint-Pierre,
Développement économique Canada,
la MRC du Bas-Richelieu, la Société
du port de Montréal et Saint-Laurent
Vision 2000. La journée s’est ouverte
sur les mots des invités d’honneur
du Comité ZIP, M. Aurèle Blais, de la
FQF, M. Rémy Désilets, député de
Maskinongé, et M. Marcel Robert,
maire de Sorel—Tracy.
Plusieurs exposés ont été présentés
aux participants, notamment par
des représentants de la Société de
la faune et des parcs du Québec de
même que par des membres des
trois aires fauniques communautaires
déjà instaurées. Les participants au
colloque ont ensuite confronté leurs
idées au sein de plusieurs ateliers
portant notamment sur la gestion
d’une aire faunique communautaire,
les moyens favorables à l’amélioration
de la pêche sportive, la cohabitation
de la pêche sportive et de la pêche
commerciale de même que le
développement touristique. « Les
discussions se sont déroulées
dans un climat d’ouverture d’esprit,
et nous avons assisté à de très
fructueux échanges de vues »,
relate Mme Claudia Prud’homme,
chargée de projet du Comité ZIP du
lac Saint-Pierre. « Les participants
se sont montrés fort intéressés à
en apprendre davantage sur ce
concept et, au terme de la journée,
il est apparu que celui-ci n’était pas
incompatible avec les particularités du
territoire que nous couvrons, puisque
chaque aire faunique est unique. La
notion de respect, tant à l’endroit des
utilisateurs qu’en ce qui concerne la
ressource faunique, a été exprimée
par plusieurs participants comme une
condition essentielle au succès d’une
telle entreprise. »
À la lumière des conclusions du
colloque, le Comité de gestion
provisoire de l’aire faunique
communautaire du lac Saint-Pierre
poursuivra maintenant la rédaction
d’un plan de gestion et de mise en
valeur du plan d’eau, lequel sera
soumis à la population dans le cadre
de consultations publiques. Si les
résultats de la consultation sont
positifs, le regroupement présentera
le plan à la Société de la faune et
des parcs du Québec, à qui revient
la décision finale d’établir une aire
faunique communautaire.
Pour information :
Jacinthe Bourgeois, coordonnatrice
Claudia Prud’homme, chargée de
projet
Comité ZIP du lac Saint-Pierre
Téléphone : (819) 228-1384
Courriel : ziplsp@aei.ca
Source :
Comité ZIP du lac Saint-Pierre.
2002. La pêche sportive au lac
Saint-Pierre et le concept d’aire
faunique communautaire — Actes
du colloque.g
7 — LE FLEUVE, avril 2002
BULLETIN D’INFORMATION
SAINT-LAURENT VISION 2000
Pour un échantillonnage de sédiments de qualité !
Dans le cadre des activités du domaine d’intervention Navigation du Plan
d’action Saint-Laurent Vision 2000, Environnement Canada a revu et mis à
jour l’approche d’échantillonnage des sédiments pour les projets de dragage
et de génie maritime. Il a ainsi publié un nouveau guide méthodologique, en
deux volumes, qui devrait contribuer à résoudre les difficultés actuellement
rencontrées lors de l’interprétation et la comparaison des résultats des
différentes études de caractérisation physico-chimique et d’évaluation
écotoxicologique.
Le premier volume, destiné aux planificateurs de l’étude de caractérisation,
fournit des directives pour la préparation d’un plan d’échantillonnage des
sédiments appropriés aux enjeux environnementaux du projet. Le second,
s’adressant aux équipes techniques chargées des travaux d’échantillonnage,
fournit des directives pour la cueillette normalisée d’échantillons sur le
terrain.
Le guide sera disponible en versions française et anglaise d’ici la fin juin
2002 sur le site Internet Saint-Laurent Vision 2000 et auprès de la section
Innovation technologique et secteurs industriels d’Environnement Canada.
Pour information :
Julie Leduc
Section Innovation technologique et secteurs industriels
Direction de la protection de l’environnement
Environnement Canada
Téléphone : (514) 496-1262
Télécopieur : (514) 496-2901
Courriel : julie.leduc@ec.gc.cag
Le Fleuve est publié par l’ensemble
des partenaires de Saint-Laurent
Vision 2000.
Coordination :
Raymonde Goupil, Clément Dugas
et Danielle Coulombe
Rédaction :
Gaétane Tardif, consultante
en environnement
Révision :
Josée Brisson
Réalisation :
Françoise Lapointe, éditrice,
SLV 2000
Le bulletin Le Fleuve est publié sur
le site Internet de SLV 2000 et peut
différer de cette version en raison
de l’espace restreint. Vous pouvez le
consulter à l’adresse suivante :
www.slv2000.qc.ec.gc.ca
La reproduction des textes est
autorisée à condition que la source
soit mentionnée.
ISSN 0847-5334
Dépôt légal :
Bibliothèque nationale du Canada,
Bibliothèque nationale du Québec
Volume 13, numéro 1.
Le Fleuve is also available in English.
8 — LE FLEUVE, avril 2002
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