Les espèces floristiques prioritaires du Saint-Laurent Les espèces floristiques

Les espèces floristiques prioritaires du Saint-Laurent Les espèces floristiques
B U L L E T I N D ’ I N F O R M AT I O N
SAINT-LAURENT VISION 2000
VOLUME 9 — NUMÉRO 4 — MARS 1999
D I A PA S O N
Les espèces floristiques
prioritaires du Saint-Laurent
Le sous-comité « Espèces » du
comité de concertation
« Biodiversité » du Plan d’action
Saint-Laurent Vision 2000 a ciblé
Les 28 espèces floristiques
identifiées prioritaires par SLV
2000 qui feront l’objet de projets
spécifiques au cours de la
phase III du Plan d’action.
La passe de l’île aux Lièvres
Secteur très fréquenté par le
béluga et les oiseaux aquatiques
à la fin du printemps et au début
de l’été, la passe de l’île aux
Lièvres a fait l’objet d’une étude
dans le cadre du Plan de
rétablissement du béluga du
Saint-Laurent.
Chronique ZIP
Le Comité ZIP de Québec et
Chaudière-Appalaches a
entrepris la mise en oeuvre de
certaines activités inscrites dans
son premier plan d’action et de
réhabilitation écologique (PARE)
déposé à la fin 1998. Les
consultations, pour l’élaboration
d’un second PARE, devraient
avoir lieu à la fin de 1999. Un
comité dynamique !
Les espèces floristiques prioritaires du
Saint-Laurent
Mis sur pied par le Comité de
concertation biodiversité du Plan
d'action Saint-Laurent Vision 2000
(phase III), le Sous-comité
« Espèces » est formé de
représentants du gouvernement du
Québec (Environnement; Faune et
Parcs) et du gouvernement du
Canada (Environnement; Pêches et
Océans). Ce groupe de travail a
répertorié les espèces prioritaires
dont les populations sont menacées
ou en déclin dans le corridor du
Saint-Laurent. Le présent article fait
état de quelques interventions
visant les espèces floristiques. Il fait
suite à l'article intitulé « Les
espèces fauniques prioritaires du
Saint-Laurent », paru dans le
précédent numéro du bulletin.
Le Sous-comité « Espèces » a
ciblé vingt-huit espèces floristiques
prioritaires pour la mise en œuvre
de projets particuliers au cours de
la phase III du Plan d'action SaintLaurent Vision 2000. La sélection
des espèces floristiques prioritaires
du Saint-Laurent repose sur des
critères semblables à ceux qui ont
été définis pour la faune. D'abord,
ces espèces sont choisies parce
que le Saint-Laurent et ses
tributaires renferment une
proportion importante des sites où
elles ont été répertoriées. Ensuite,
on reconnaît qu'elles sont en péril
en raison de leur très faible
population ou des menaces
importantes qui pèsent sur elles.
En fait, plus d'une centaine
d'espèces répondent aux critères
de sélection, établis lors de la
phase II.
Les plantes retenues pour la
phase III sont représentatives des
différentes sections du SaintLaurent. Dans certains cas, des
travaux ont déjà été lancés pour
ces espèces; dans d'autres cas, on
est en mesure d'anticiper des
résultats concrets, par rapport à
l'objectif global de contribution à la
sauvegarde de trente-cinq espèces,
établi pour la phase III.
Déjà, étaient inscrites aux deux
premières phases du Plan d'action
de nombreuses activités visant les
espèces floristiques prioritaires du
Saint-Laurent. Inventaires, études
taxonomiques, rédaction de
rapports de situation, protection
d'habitats ou désignation légale ont
touché, selon le cas, près d'une
soixantaine d'espèces de plantes.
S O M M A I R E
ESPÈCES
FLORISTIQUES
PRIORITAIRES DU
SAINT-LAURENT
1
NOUVELLES EN BREF
4
PASSE DE L’ÎLE AUX LIÈVRES
5
CHRONIQUE ZIP
7
Les efforts ont été répartis tout le
long du corridor du Saint-Laurent,
c'est-à-dire tant dans le fleuve et
l'estuaire que dans le golfe.
Comme l'explique M. Gildo Lavoie,
biologiste à la Direction de la
conservation et du patrimoine
écologique au ministère de
l'Environnement du Québec, « la
liste des espèces retenues en
phase III est évolutive. Au regard du
déroulement des activités, d'autres
espèces pourront s'ajouter ou être
choisies en remplacement, à partir
de la liste des espèces répertoriées
en phase II. »
Une problématique différente
de celle de la faune
La problématique des espèces
floristiques diffère sensiblement de
celle de la faune. En effet, en raison
de son immobilité, la flore est
caractérisée par une plus grande
dépendance à l'égard de sites bien
circonscrits. Lorsqu'une population
disparaît, il est souvent difficile,
voire impossible, de recréer les
conditions écologiques originales.
Quant à l'introduction ou à la
réintroduction, il s'agit d'options de
dernier recours en matière de
conservation.
L'enjeu de la conservation des
espèces floristiques consiste donc
davantage à assurer la protection
des populations existantes et des
habitats qui les abritent (notamment
par la réglementation, l'acquisition
de sites ou la négociation
d'ententes avec les propriétaires)
qu'à créer ou à améliorer des
habitats.
2 — LE FLEUVE, mars 1999
Liste des espèces floristiques prioritaires
de la phase III du Plan d’action Saint-Laurent
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
26.
27.
28.
Nom scientifique
Nom français
Arisaema dracontium
Asclepias tuberosa
Aster anticostensis
Aster laurentianus
Astragalus australis
Astragalus robbinsii
var. fernaldii
Bidens heterodoxa
Carex formosa
Carex lupuliformis
Cicuta maculata var. victorinii
Arisème dragon
Cirsium scariosum
Corema conradii
Cypripedium parviflorum var.
planipetalum
Cypripedium passerinum
Erigeron philadelphicus ssp.
provancheri
Eriocaulon parkeri
Gaylussacia dumosa var.
bigeloviana
Gentianella propinqua ssp.
propinqua
Gentianopsis macounii
Gentianopsis victorinii
Justicia americana
Oxytropis borealis var.
viscida
Oxytropis deflexa var.
foliolosa
Piperia unalascensis
Rosa rousseauiorum
Rosa williamsii
Saururus cernuus
Thelypteris simulata
Aster d'Anticosti
Aster du Saint-Laurent
Astragale de Robbins variété
de Fernald
Bident différent
Carex joli
Carex faux-lupulina
Cicutaire maculée variété
de Victorin
Chardon écailleux
Corème de Conrad
Cypripède jaune variété à
pétales plats
Cypriède oeuf-de-passereau
Vergerette de Philadelphie
sous-espèce de Provancher
Eriocaulon de Parker
Gaylussaquier nain variété
de Bigelow
Gentianopsis de Macoun
Gentianopsis de Victorin
Carmantine d'Amérique
Oxytropis boréal variété
visqueux
Piperie d'Unalaska
Rosier des Rousseau
Rosier de Williams
Lézardelle penchée
Thélyptère simulatrice
Des interventions par « points
chauds »
« Les interventions que nous
menons à l'égard des espèces
prioritaires énumérées dans la liste
nous permettent également de
mettre à jour nos connaissances
concernant plusieurs plantes qui n'y
apparaissent pas et, dans certains
cas, d'assurer aussi leur
protection, puisque les espèces
floristiques en situation précaire
sont fréquemment concentrées à
l'intérieur des mêmes sites ou
habitats », indique M. Lavoie.
La concentration des plantes
prioritaires explique que les
activités planifiées à l'égard de ces
dernières visent fréquemment des
« points chauds », qui peuvent
notamment consister en des
secteurs localisés sur le plan
géographique. Par exemple, dans
l'archipel de Montréal, les îles des
rapides de Lachine ont fait l'objet de
travaux d'inventaire à l'été 1998.
Plusieurs espèces floristiques
menacées ou vulnérables y ont
alors été identifiées, dont la
lézardelle penchée, qui figure dans
la liste des plantes prioritaire de la
phase III. En outre, les biologistes
ont trouvé une espèce qui n'avait
pas été revue depuis les années 70
et que l'on croyait possiblement
disparue au Québec, soit
l'Onosmodium molle var.
hispidissimum. Les résultats de cet
inventaire, qui se poursuivra à
l'été 1999, seront intégrés au
processus de création d'un refuge
faunique dans ce secteur.
Certains types d'habitats
constituent également des « points
chauds » reconnus pour la
présence de nombreuses espèces
floristiques prioritaires le long du
Saint-Laurent. C'est le cas des
marais de l'estuaire fluvial d'eau
douce qui, au cours de la phase II,
ont fait l'objet d'inventaires visant à
caractériser la répartition des
espèces et à situer les secteurs de
grande biodiversité floristique. La
pointe de Saint-Vallier compte
parmi les sites les plus importants
sur le plan des espèces floristiques
menacées ou vulnérables,
puisqu'elle renferme l'une des trois
populations existantes au Québec
de la vergerette de Philadelphie
sous-espèce de Provancher, une
plante endémique. Ce site fait
actuellement l'objet de démarches
d'acquisition menées par la Société
canadienne pour la conservation de
la nature, avec la collaboration du
ministère de l'Environnement du
Québec. D'autres populations
d'espèces en situation précaire
partageant le même habitat
bénéficieront des mesures de
protection découlant de cette
acquisition. Par ailleurs, dans les
prochaines années, des
interventions viseront d'autres
espèces ainsi que d'autres sites de
première importance dans cette
portion du Saint-Laurent.
plan d'action de l'arisème dragon.
Associée aux érablières à érable
argenté de la portion fluviale du
Saint-Laurent, cette espèce
bénéficie du statut juridique
d'espèce menacée. Les populations
les plus importantes de cette plante,
à la biologie fascinante, se trouvent
dans l'archipel de Berthier–Sorel, et
certaines ne font actuellement
l'objet d'aucune mesure de
protection.
La phase III devrait également
permettre la désignation de
nouvelles espèces à titre d'espèces
menacées ou vulnérables au
Québec. Le processus de
désignation a d'ailleurs été instauré
pour douze espèces.
www.mef.gouv.qc.ca/fr/environn/especes/
ariseme.htm
Le Comité ZIP du lac SaintPierre : un projet en faveur de
la flore prioritaire du SaintLaurent
Le Comité ZIP du lac Saint-Pierre
est intéressé à s'engager
concrètement dans la mise en
œuvre des activités prévues au
Photo : Francis Boudreau
Légende : L'érosion avancée des rives du
Saint-Laurent, la villégiature, le
développement domiciliaire et la gestion des
niveaux d'eau constituent des menaces
importantes pour la survie de l'arisème
dragon.
En collaboration avec le ministère
de l'Environnement du Québec et
l'Université du Québec à Montréal,
le Comité a donc récemment
présenté une demande de soutien
financier au Fonds mondial pour la
nature en vue de l'obtention d'une
partie du financement nécessaire à
la réalisation d'un projet
d'envergure. Une réponse positive
favorisera la finalisation des travaux
de cartographie des populations de
l'arisème dragon dans les îles de
3 — LE FLEUVE, mars 1999
Berthier-Sorel ainsi que leur suivi
démographique. Le projet proposé
comporte aussi un important volet
visant la sensibilisation des
propriétaires de sites privés où
croissent les populations de
l'arisème dragon.
Photo : Jacques Labrecque
Légende : Le carex faux-lupulina a été
désigné espèce menacée au Québec, en
vertu du Règlement sur les espèces
floristiques menacées ou vulnérables et leurs
habitats. Ainsi, il est désormais interdit de le
cueillir ou de le posséder hors de son milieu
naturel, sous peine d'amende sévère. Les
trois populations existantes comptent au total
moins de 50 individus, ce qui est très peu.
L'habitat de deux d'entre elles n'est pas
encore officiellement protégé.
l’intermédiaire des moyens de
communication instaurés par les
comités ZIP au fil des années.
Pour information :
Gildo Lavoie
Ministère de l'Environnement du
Québec
Direction de la conservation et du
patrimoine écologique
Téléphone : (418) 521-3907, poste
4794
Télécopieur : (418) 646-6169
Courriel :
gildo.lavoie@mef.gouv.qc.ca
Line Couillard
Ministère de l'Environnement du
Québec
Direction de la conservation et du
patrimoine écologique
Téléphone : (418) 521-3907, poste
4766
Télécopieur : (418) 646-6169
Courriel :
line.couillard@mef.gouv.qc.ca
Canada y ont un statut
d'observateur. Sous le thème
Questions relatives à
l’environnement et au transport
maritime dans les Grands Lacs et le
Saint Laurent : une perspective
québécoise –, des représentants et
des partenaires (industrie maritime,
communautés riveraines du SaintLaurent) de SLV 2000 présenteront
lors d’une session spéciale leur
perspective de SLV 2000.
Trois événements particuliers se
succéderont en effet au Château
Champlain à Montréal du 18 au
21 mai : la réunion semi-annuelle
de la Commission des Grands
Lacs, le Symposium sur la Voie
maritime du Saint-Laurent (19 mai)
et la Conférence annuelle des
maires des Grands Lacs et du
Saint-Laurent (20-21 mai). Les
conférenciers profiteront de cette
occasion pour faire connaître
l'entente SLV 2000 ainsi que son
nouveau domaine d'intervention, la
navigation.
Pour plus de renseignements :
www.glc.org/ ou rejoindre Mme
Sophie Morin, Transports Québec,
à l'adresse électronique
somorin@mtq.gouv.qc.ca
www.mef.gouv.qc.ca/fr/environn/especes/
carex.htm
« Le Ministère souhaite s'associer
avec les comités ZIP afin de mettre
en œuvre des projets de protection
des espèces floristiques qui
caractérisent leur territoire. » Cette
invitation, lancée par Mme Line
Couillard, de la Direction de la
conservation du patrimoine
écologique au ministère de
l’Environnement du Québec, pourra
aussi permettre la planification de
campagnes de sensibilisation
destinées au grand public, par
4 — LE FLEUVE, mars 1999
Participation de Saint-Laurent
Vision 2000 à la réunion de la
Commission des Grands Lacs
SLV 2000 phase III participera le
18 mai 1999 à la réunion semiannuelle de la Commission des
Grands Lacs. La Commission est
un organisme regroupant huit États
américains dont les objectifs sont
centrés sur l'environnement et
l'économie maritime des Grands
Lacs. Le Québec, l'Ontario et le
Le Saint-Laurent, son histoire, son
milieu marin extraordinaire, ses
battures, son littoral, bref la vie qui
l'habite. Voilà ce que propose la
mini-série Le Saint-Laurent diffusée
en primeur sur les ondes de
Canal D, les dimanches, 18 h, à
compter du 7 mars jusqu'au
dimanche 28 mars.
BIODIVERSITÉ
La passe de l’île aux Lièvres
Photo : Jean Bédard / Sauvagîles
Étude de l'importance relative pour la faune marine
de l'estuaire
Reconnue, de façon anecdotique, comme un secteur très fréquenté par le
béluga et les oiseaux aquatiques à la fin du printemps et au début de l'été,
la passe de l'île aux Lièvres a fait l'objet d'une étude dans le cadre du Plan
de rétablissement du béluga du Saint-Laurent (Bédard et autres, 1997;
Ainsi, la répartition, l'abondance et
le comportement des bélugas, des
phoques et de plusieurs oiseaux
aquatiques ont été étudiés dans ce
secteur de l'estuaire moyen du
Saint-Laurent, en mai et en juin
1996, ainsi que de mai à septembre
1997. En 1996, le cycle de
reproduction du hareng de
l'Atlantique dans les eaux
avoisinantes a aussi fait l'objet
d'une étude. On a en effet soumis à
un examen régulier les fonds
habituellement utilisés pour le frai et
récolté des larves dans le milieu
pélagique. Les observations ont été
faites à partir de tours érigées sur la
pointe ouest de l'île aux Lièvres.
Elles visaient à établir une
concordance entre les cycles
d'abondance du hareng, d'une part,
ainsi que celui du béluga, d'autres
mammifères marins et d'oiseaux
aquatiques, d'autre part.
Quant aux travaux effectués en
1997, leur but principal était de
documenter les variations
d'abondance des mammifères
marins et des oiseaux aquatiques
qui fréquentent la passe, non
seulement à la fin du printemps
mais aussi pendant toute la période
estivale.
L'étude a également permis de
prolonger l'effort de recherche
portant sur la biologie des
macreuses, particulièrement de la
macreuse à front blanc, dans
l'estuaire du Saint-Laurent et de
bonifier la proposition de zonage
formulée dans le Plan directeur du
parc marin du Saguenay—SaintLaurent au regard de la désignation
de l'aire de préservation intégrale.
À la lecture des conclusions tirées
de l'étude de 1996, on apprend
notamment que la passe de l'île aux
Lièvres se révèle un site de grande
importance pour le béluga mais peu
fréquenté par les phoques.
Toutefois, il n'a pas été possible de
confirmer la présence d'une frayère
de hareng dans les eaux littorales
de la passe. Plusieurs espèces
d'oiseaux y séjournent (macreuse à
front blanc, eider à duvet, petit
pingouin, guillemot à miroir,
cormoran à aigrettes, goélands) et y
montrent des cycles d'abondance
très particuliers.
Eider à duvet – Photo : Gilles Martin
« Nous avons observé des
tendances inverses très
significatives en ce qui a trait à
l'influence de la marée sur
l'utilisation de la passe, indique
M. Jean Bédard, de la Société
Duvetnor, l'organisme propriétaire
de l'île aux Lièvres. Les alcidés, tels
que le petit pingouin et le guillemot
à miroir, fréquentent le secteur à
marée basse, alors que les pics
d'abondance du béluga coïncident
avec la marée haute. »
5 — LE FLEUVE, mars 1999
mise en valeur permettant
l'observation de la faune marine à
partir d'une plate-forme terrestre.
Petit Pingouin – Jean Bédard / Sauvagîles
Les résultats de 1997 ont démontré
que l'abondance des bélugas et
des alcidés (guillemot à miroir et
petit pingouin) diminue beaucoup,
dans le secteur de la passe, à
compter du début de juillet.
L'abondance des eiders à duvet et
des macreuses diminue également
de façon importante à partir de la
mi-juin. Les macreuses quittent
alors ce secteur pour se diriger
vers les sites de nidification, situés
plus au nord.
Le cormoran à aigrettes suit une
tendance opposée, devenant
beaucoup plus abondant à partir du
début de juillet. Pour leur part, les
goélands deviennent
graduellement plus abondants vers
la mi-juin à la pointe ouest de l'île
aux Lièvres, et leur nombre chute
ensuite subitement à la mi-juillet. À
la fin de l'été, on assiste à
l'augmentation du nombre de
canards barboteurs
(particulièrement le canard noir) et
à l'apparition des limicoles (pluvier
argenté, tournepierre à collier,
bécasseau variable) près des rives
de la pointe ouest de l'île.
Les résultats des études citées
plus haut pourront appuyer la
Société Duvetnor, organisme de
conservation et d'éducation, dans
la mise en œuvre d'un projet de
6 — LE FLEUVE, mars 1999
Le projet a été réalisé grâce à la
participation financière de
Patrimoine canadien (parc marin du
Saguenay— Saint-Laurent),
d'Environnement Canada (Service
canadien de la faune, région du
Québec), de Pêches et Océans
Canada (Institut MauriceLamontagne et Direction générale
de l'habitat du poisson), d'Habitat
faunique Canada et de la Société
Duvetnor ltée.
Pour information :
Jean Bédard
Société Duvetnor ltée
Tél. : (418) 656-5971
Courriel :
jean.bedard@bio.ulaval.ca
Jean-Pierre Savard
Environnement Canada
Service canadien de la faune
Tél. : (418) 648-3500
Courriel :
jean-pierre.savard@ec.gc.ca
Sources :
BÉDARD, J., A. NADEAU, J.-P.L.
SAVARD ET M.C.S. KINGSLEY.
1997. La passe de l'île aux
lièvres : importance stratégique pour
la faune marine de l'estuaire, série
de rapports techniques, rapport
n° 283, Service canadien de la
faune, région du Québec,
Environnement Canada, Sainte-Foy,
iv + 69 p.
FALARDEAU, G., J.-P.L. SAVARD,
J. BÉDARD, A. NADEAU et
M.C.S. KINGSLEY. 1999.
Tendances temporelles de
l'abondance des oiseaux
aquatiques et des mammifères
marins dans la passe de l'île aux
lièvres en 1997, série de rapports
techniques, rapport n° (sous
presse), Service canadien de la
faune, région du Québec,
Environnement Canada, SainteFoy.
IMPLICATION COMMUNAUTAIRE
Le Comité ZIP de Québec et ChaudièreAppalaches
Redonner l'accès au fleuve, une priorité
Entre 1993 et 1999, le programme Zones d'intervention prioritaire (ZIP) a mené à la création de
douze comités ZIP, qui consistent en des organismes de concertation régionale couvrant
autant de tronçons le long du Saint-Laurent. La phase III du Plan d'action Saint-Laurent Vision
2000 est maintenant consacrée à la mise en œuvre des plans d'action et de réhabilitation
écologique (PARE) établis par chacune des communautés riveraines. En outre, deux
nouveaux comités ZIP devraient bientôt être constitués.
La présente chronique vise à mettre en valeur le travail accompli par les comités ZIP en
matière de protection et de restauration des usages et des ressources du Saint-Laurent. On y
aborde certains des projets menés par le Comité ZIP de Québec et Chaudière-Appalaches
pour redonner l'accès au fleuve.
Déposé en octobre 1998, le
premier PARE (secteur Québec–
Lévis) du Comité ZIP de Québec et
Chaudière–Appalaches traduit,
comme il se doit, la volonté du
milieu au regard des activités
prioritaires devant être menées
dans le but de mettre en valeur et
de réhabiliter le fleuve SaintLaurent à l'intérieur du territoire
d'intervention; celui-ci s'étend, sur
la rive nord, de Cap-Rouge à
Beaupré et, sur la rive sud, de
Saint-Romuald à Berthier-sur-Mer, y
compris l'île d'Orléans. Les
consultations en vue de la
préparation d'un deuxième PARE
visant, celui-là, la deuxième portion
du territoire, devraient être
entreprises entre la fin de 1999 et le
printemps de l'année suivante.
Fort de la participation d'un grand
nombre de bénévoles aux étapes
de concertation ayant mené au
dépôt du PARE, le Comité a
rapidement entrepris la mise en
œuvre de certaines activités. C'est
le cas d'un projet de conservation et
de mise en valeur, dans le secteur
nord de l'île d'Orléans, dont l'objectif
est de favoriser la protection du
milieu naturel et l'observation des
oiseaux migrateurs. Il y a déjà, dans
ce secteur, une petite halte routière
qui, bien qu'elle ne soit pas conçue
à des fins d'observation de la faune
ou des paysages, est très
fréquentée au moment des
migrations de la sauvagine. « Il
s'agit d'un site exceptionnel offrant
aux visiteurs une vue magnifique
sur la ville de Québec, la côte de
Beaupré et les battures du fleuve,
conservées dans ce secteur à leur
état quasi naturel », explique Mme
Hamida Hassein-Bey,
coordonnatrice du Comité.
Le projet envisagé consiste, dans
un premier temps, à entreprendre
une réflexion concernant l'ensemble
des activités qui pourraient être
instaurées dans ce secteur. Dans
un deuxième temps, les
emplacements privilégiés pour
l'observation de la faune seront
cernés. La mise en place, en mars
prochain, d'une table de
concertation multisectorielle
permettra d'intégrer les dimensions
fauniques et récréotouristiques du
projet et de produire un plan de
conservation et de mise en valeur.
Le Comité ZIP animera les travaux
de ce groupe, auquel ont déjà
accepté de participer plusieurs
organismes dont la MRC de l'île
d'Orléans, les municipalités de
Saint-Pierre et de Saint-Laurent, la
Fondation de la faune du Québec,
les associations de chasseurs, de
pêcheurs et d'ornithologues , le
ministère des Transports du
Québec ainsi que le ministère de la
Culture et des Communications du
Photo : Kathleen Côté
7 — LE FLEUVE, mars 1999
Photo : Kathleen Côté
En 1997, la Communauté urbaine
de Québec (CUQ) a entrepris la
première phase d'étude d'un projet
d'aménagement d'un corridor
récréotouristique entre Beauport et
Saint-Augustin-de-Desmaures. Ce
projet répondait concrètement aux
préoccupations exprimées lors
d'une consultation tenue par le
Comité en 1995, alors que les
acteurs du milieu avaient déploré le
manque d'accès au fleuve et
l'absence de liens entre les
quelques accès publics existants.
Pour information :
Hamida Hassein-Bey,
coordonnatrice
Comité ZIP de Québec et
Chaudière-Appalaches
Téléphone : (418) 522-8080
Télécopieur : (418) 522-4664
Courriel : zipquebec@qbc.clic.net
BULLETIN D’INFORMATION
SAINT-LAURENT VISION 2000
Le Fleuve est publié par l’ensemble
des partenaires de Saint-Laurent
Vision 2000.
Direction et coordination :
Clément Dugas et Raymonde Goupil,
coprésidents communications
Suzanne Bourget, communications
institutionnelles
Rédaction :
Gaétane Tardif, consultante
en environnement
Révision :
Josée Brisson
Réalisation :
Françoise Lapointe, éditrice,
SLV 2000
Le bulletin Le Fleuve est publié sur le
site Internet SLV 2000 à l’adresse
suivante :
www.slv2000.qc.ec.gc.ca
La reproduction des textes est
autorisée à condition que la source
soit mentionnée.
O
NM
ENTAL
C
H
IC
ENV
O
IR
La CUQ a poursuivi ses efforts, et
la conception de plans est
actuellement en cours. « Nous
sommes très heureux que la CUQ
ait entrepris la mise en valeur de ce
corridor fluvial. Le Comité ZIP
compte jouer un rôle de facilitateur
dans ce dossier, qui constitue une
priorité cernée au cours des
consultations que nous avons
menées », explique Mme HasseinBey.
d'une étude portant sur les besoins
d'usages et d'accès au fleuve.
Effectuée en collaboration avec le
Collège de Mérici, cette étude visait
à préciser les activités que la
population aimerait pratiquer en
bordure du fleuve, ainsi que les
aménagements dont elle
souhaiterait profiter. Les
connaissances acquises faciliteront
la prise de décisions éclairées au
moment de planifier les projets du
Comité ou de concevoir les
concepts d'aménagement. Le Port
de Québec, Ultramar, le Secrétariat
de développement régional et
Transports Québec ont contribué
financièrement à cette étude.
E
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TA
L
CHO
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EM
ISSN 0847-5334
Photo : Hamida Hassein-Bey
Finalement, le Comité ZIP de
Québec et Chaudière-Appalaches
annonce la parution prochaine
8 — LE FLEUVE, mars 1999
Dépôt légal :
Bibliothèque nationale du Canada
Bibliothèque nationale du Québec
Volume 9, numéro 4
Le Fleuve is also available in English.
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