Le programme agro-environnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire Une première !

Le programme agro-environnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire Une première !
B U L L E T I N D ’ I N F O R M AT I O N
SAINT-LAURENT VISION 2000
VOLUME 9 — NUMÉRO 2 — DÉCEMBRE 1998
D I A PA S O N
Une première !
Le programme agro-environnemental de
soutien à la Stratégie phytosanitaire
Le bulletin Le Fleuve est
maintenant diffusé en version
électronique et en version papier.
les mauvaises herbes, peuvent
détruire leur récolte et entraîner de
lourdes pertes pour leur entreprise,
ils sont parfois inquiets à l'idée de
s'éloigner des pratiques
traditionnelles de gestion de ces
ennemis.
Programme agroenvironnemental de soutien
à la Stratégie phytosanitaire
Ce programme vise une
approche de gestion intégrée des
ennemis des cultures (insectes,
maladies ou mauvaises herbes).
Le Saint-Laurent et la
santé : l'état de la question
Synthèse des résultats de
nombreuses études, concernant
les effets des eaux du SaintLaurent sur la santé humaine
rendue publique récemment.
Les comités ZIP au cœur de
l’action
Chronique visant à faire
connaître les nombreuses
actions entreprises par chacune
des communautés regroupées
au sein des comités « Zones
d’intervention prioritaires » (ZIP).
L'intensification et la spécialisation
de l'agriculture moderne ont
considérablement accru les
pressions exercées par cette
activité sur l'environnement. Tout en
favorisant de hauts rendements,
certaines pratiques peuvent porter
atteinte à la qualité des
écosystèmes. L'utilisation des
pesticides, par exemple, a des
impacts non seulement sur le sol,
l'air et l'eau, mais aussi sur la
faune, la flore, les cultures et la
santé des êtres humains.
Bon nombre de producteurs et de
productrices agricoles sont déjà
sensibilisés au fait qu'une réduction
des pesticides constitue un geste
important pouvant contribuer à
l'amélioration de la qualité de
l'environnement et de la santé des
populations. Toutefois, sachant que
les ennemis des cultures, c'est-àdire les insectes, les maladies ou
Le Programme agroenvironnemental de soutien à la
Stratégie phytosanitaire, mis en
œuvre dans le cadre de la phase III
du Plan d'action Saint-Laurent, vise
à appuyer les efforts des
producteurs et des productrices
agricoles qui souhaitent adopter
des pratiques de gestion des
ennemis des cultures davantage
respectueuses de l'environnement.
En favorisant la réduction des
pesticides ainsi que l'amélioration
de leur utilisation, ce programme
aura une incidence considérable
sur l'atteinte des objectifs poursuivis
à l'égard de l'amélioration des
principaux bassins versants du
fleuve Saint-Laurent.
S O M M A I R E
STRATÉGIE
PHYTOSANITAIRE
1
BILAN SANTÉ
4
CHRONIQUE ZIP
6
AGRICULTURE
Qu'est-ce que la Stratégie
phytosanitaire ?
La Stratégie phytosanitaire a été lancée
par le ministère de l'Agriculture, des
Pêcheries et de l'Alimentation du Québec
(MAPAQ) en 1992, avec l'appui de
nombreux partenaires parmi lesquels on
compte l'Union des producteurs agricoles
(UPA) et le ministère de l'Environnement
et de la Faune du Québec (MEF). Elle vise
l'atteinte de deux objectifs, soit :
•
la réduction de la quantité de pesticides utilisés en agriculture au
Québec;
•
l'augmentation des superficies cultivées selon l'approche de la lutte
intégrée et, par conséquent, la réduction des risques liés à l'emploi des
pesticides.
La lutte intégrée, aussi appelée « approche de gestion intégrée des
ennemis des cultures », est une démarche agro-environnementale basée
sur l'expérimentation et l'observation, de même que sur la mise en
application des pratiques de gestion des mauvaises herbes, des maladies
et des insectes qui sont respectueuses de l'environnement.
En s'engageant dans la lutte intégrée, un producteur agricole apprend
notamment à mieux connaître les alliés et les ennemis de ses cultures et à
les dépister, grâce à un suivi régulier de ses champs. Il acquiert aussi les
connaissances indispensables au choix et à la mise en œuvre de la
technique d'intervention la plus appropriée, qu'il s'agisse d'un pesticide ou
d'un moyen de lutte non chimique.
« L'approche préconisée par la lutte intégrée ne signifie pas qu'une
entreprise agricole cesse l'usage de tout pesticide », précise M. RaymondMarie Duchesne, coordonnateur de la Stratégie phytosanitaire au MAPAQ.
« Cependant, s'il apprend à considérer la nature comme une alliée,
l'agriculteur peut mettre en application des méthodes de rechange
permettant de diminuer progressivement le recours aux pesticides. Par
ailleurs, lorsque l'usage d'un pesticide s'avère la solution appropriée, le
producteur est alors plus critique quant au choix du produit et mieux
informé des règles à respecter au moment de son application, de telle sorte
que les conséquences de son utilisation sont moins dommageables pour
l'environnement. »
Selon le MAPAQ, environ 15 p. 100 des superficies agricoles sont
actuellement cultivées selon une approche de lutte intégrée. Tout en
assurant une protection accrue de l'environnement, les producteurs et les
productrices qui privilégient cette approche contribuent au positionnement
2 — LE FLEUVE, décembre 1998
favorable des produits agricoles
québécois, tant sur les marchés
intérieurs qu'extérieurs.
Saint-Laurent Vision 2000
permet de cibler de nouveaux
objectifs
Le MAPAQ trace un bilan positif des
activités réalisées dans le cadre de
la Stratégie phytosanitaire entre
1992 et 1996. Dans le secteur
horticole (c'est-à-dire les fruits et les
légumes), on a notamment observé
une diminution d'environ 38 p. 100
dans l'utilisation des insecticides et
des fongicides au cours de cette
période. En revanche, les gains
observés en ce qui a trait aux
herbicides sont moins appréciables.
Ces produits, qui représentent à
eux seuls plus de 60 p. 100 des
pesticides employés en agriculture,
sont principalement utilisés dans le
secteur des grandes cultures
(céréales, maïs et soya).
La phase III du Plan d'action SaintLaurent permet de bonifier les
efforts déjà déployés par le MAPAQ
et ses partenaires dans le cadre de
la Stratégie phytosanitaire, car elle
vise les cultures pour lesquelles la
problématique environnementale à
l'égard des pesticides est bien
connue au Québec. En effet, pour
la période 1998-2003, le
Programme agro-environnemental
de soutien à la Stratégie
phytosanitaire sera axé
principalement sur les grandes
cultures (céréales, maïs et soya)
ainsi que sur la pomme et la
pomme de terre. Ces secteurs
utilisent plus de 70 p. 100 des
pesticides agricoles vendus au
Québec. En outre, abstraction faite
des plantes fourragères, ils
représentent plus de 95 p. 100 des
superficies cultivées.
Le Programme agroenvironnemental de soutien à la
Stratégie phytosanitaire bénéficie
d'un budget total de 2,5 millions de
dollars, soit 500 000 dollars par
année. D'ici 2003, il vise deux
objectifs bien précis, soit l'atteinte
de 70 p. 100 des superficies
cultivées, pour les cultures ciblées,
faisant appel à la lutte intégrée pour
le contrôle des ennemis des
cultures, de même qu'une réduction
de 50 p. 100 de l'utilisation des
pesticides.
Des équipes stratégiques,
pour des actions structurées,
cohérentes et bien ciblées
Le Programme agroenvironnemental de soutien à la
Stratégie phytosanitaire innove
également en raison de l'importante
participation des équipes
stratégiques mises sur pied en
1997. Composées de producteurs
agricoles, de conseillers de clubsconseils en agro-environnement, de
chercheurs universitaires et de
conseillers du MAPAQ, ces équipes
s'intéressent à diverses cultures, y
compris celles que cible le
programme. Leur mandat consiste
à déterminer la stratégie
d'intervention la plus appropriée, les
actions à préconiser et les moyens
à mettre en place pour atteindre les
objectifs de la Stratégie
phytosanitaire rapidement,
efficacement et en harmonie avec
le milieu.
Afin que les projets retenus
engendrent des retombées
importantes pour le milieu, les
activités soutenues par ce
programme devront d'abord être
priorisées par les équipes
stratégiques à l'intérieur de leurs
plans d'action. Cette approche
gagnante s'apparente à la
démarche des comités Zones
d'intervention prioritaires (ZIP) et de
leurs plans d'action et de
réhabilitation écologique (PARE).
Des techniques à adapter et à
promouvoir
Selon les données recensées par le
MAPAQ, près de 2 000 hectares de
maïs-soya sont actuellement
cultivés sans aucune intervention
chimique. « Cela démontre qu'il est
possible de produire ces cultures
dans le respect des ressources et
de l'environnement », constate
M. Duchesne.
De fait, plusieurs techniques
novatrices de gestion des ennemis
des cultures ont déjà fait leurs
preuves. Selon les membres des
équipes stratégiques, il est
maintenant nécessaire d'adapter
ces techniques aux réalités de la
ferme, puis d'assurer le transfert de
ces techniques ou approches de
lutte vers les entreprises agricoles.
Les activités du Programme
permettront donc aux producteurs
et productrices d'expérimenter et
d'adapter des méthodes
d'intervention axées vers la
réduction des quantités de
pesticides et des risques
environnementaux liés à leur
emploi. Pour intégrer ces
techniques à la pratique
quotidienne, on mettra également
au point des outils de
sensibilisation, de promotion et de
formation.
Le Programme suscite déjà un
intérêt certain dans le milieu
agricole, et quelques projets sont
présentement à l'étude pour
l'obtention d'un financement. Les
projets admissibles doivent offrir un
potentiel de transfert ou
d'applicabilité pour un grand
nombre de producteurs. C'est
pourquoi tout demandeur doit être
associé à un regroupement ou en
être membre, par exemple un club
de production, un club
d'encadrement technique, un club
agro-environnemental, une
association reconnue de
producteurs ou encore un
organisme ou un centre de
recherche parapublic ou privé.
Le défi de l'agriculture durable
Les producteurs et les productrices
agricoles qui bénéficieront de
l'appui du Programme agroenvironnemental de soutien à la
Stratégie phytosanitaire
contribueront au développement et
à la promotion de procédés
efficaces de gestion des ennemis
des cultures, susceptibles de leur
faire économiser temps et argent.
Par leur engagement, ils
démontreront également qu'il est
possible de développer une
agriculture durable, favorisant la
protection de la vie aquatique et de
la qualité de l'eau du Saint-Laurent
et de ses tributaires.
Pour information :
Raymond-Marie Duchesne
Coordonnateur de la Stratégie
phytosanitaire, MAPAQ
Tél. : (418) 643-2450
Courriel : raymondmarie.duchesne@agr.gouv.qc.ca
Les photos de cet article sont une
gracieuseté du ministère de
l'Agriculture, des Pêcheries et de
l'Alimentation du Québec (MAPAQ).
3 — LE FLEUVE, décembre 1998
SANTÉ HUMAINE
« Le Saint-Laurent et la santé : l’état de la
question »
L’exposition par les activités
de contact avec l’eau — Y a-til des endroits où l’eau est
d’assez bonne qualité pour
permettre la baignade ?
Le fleuve Saint-Laurent est au coeur de la vie
des Québécois et des Québécoises. Pourtant,
en raison de sa mauvaise réputation, certaines
personnes se sont privées de divers usages au
fil des ans parce qu’elles ont eu peur pour leur
santé. Elles ont délaissé le fleuve soit par
obligation, par manque de confiance, par
transmission de renseignements erronés ou
simplement par ignorance.
Gaston Cadrin
Qu’elle soit méfiante ou tout simplement préoccupée, la population
s’inquiète et s’interroge. Dans l'ouvrage intitulé Le Saint-Laurent et la
santé : l’état de la question, on donne l’heure juste sur les risques
associés à l’utilisation du Saint-Laurent et de ses ressources. Divisé selon
les trois voies d’exposition aux contaminants du fleuve, cet ouvrage est la
synthèse des connaissances actuelles concernant les effets du fleuve sur
la santé humaine.
L’exposition par la consommation des produits du SaintLaurent — Des ressources aquatiques de bonne ou de
mauvaise qualité ?
La consommation de poisson et d’autres
produits (mollusques, algues marines,
phoques) récoltés dans le Saint-Laurent
représente la principale voie d’exposition aux
contaminants chimiques présents dans ce
cours d’eau. Bien que nombre de pêcheurs et
de pêcheuses rejettent leurs prises, près de
André Bourque, Château Madelinot
260 000 riverains et riveraines pratiquent la
pêche sportive dans le fleuve et environ la moitié d’entre eux consomment
les poissons qu’ils ont pêchés. Toutefois, de façon générale, les pêcheuses
et les pêcheurs sportifs consomment peu de poisson du Saint-Laurent; la
plupart d'entre eux prennent moins de cinq repas de poisson du fleuve au
cours d’une année.
Des études effectuées auprès de pêcheuses et de pêcheurs sportifs des
régions de Montréal et du lac Saint-Pierre, ainsi que chez les autochtones
de la communauté mohawk d’Akwesasne, indiquent que les degrés
d’exposition aux contaminants chez ces groupes sont relativement faibles,
soit en deçà des niveaux jugés tolérables par les organismes de santé.
4 — LE FLEUVE, décembre 1998
La grande majorité des riverains et
riveraines estiment que la
baignade dans le Saint-Laurent
présente des risques élevés pour
la santé, et ce sont ces risques qui
empêchent une proportion
importante de personnes de s’y
baigner. Pourtant, en 1995, près
de 200 000 personnes de 15 ans
et plus se baignaient dans le
Saint-Laurent. Ce nombre inclut
également les personnes qui
pratiquaient une activité nautique
impliquant un contact avec l’eau,
comme le véliplanchisme, la
motomarine, le ski nautique et la
plongée sous-marine. Dans Le
Saint-Laurent et la santé : l’état
de la question, on découvre qu’il
existe plusieurs sites le long du
Saint-Laurent où la qualité de l’eau
est excellente pour la baignade et
les autres activités de contact.
L’exposition par la
consommation de l’eau
potable — Peut-on boire l’eau
puisée dans le fleuve ?
Denis Fillion, L’imagier
Dans la région métropolitaine
seulement, le fleuve constitue la
principale source d’eau potable
pour environ deux millions de
personnes. Les riverains et les
riveraines dont l’eau potable
provient du fleuve sont plus
nombreux que les autres à
percevoir un risque élevé à boire
l’eau du robinet. Toutefois, le
principal facteur qui les incite à
boire ou non l’eau du robinet n’est
pas le degré de risque perçu, mais
plutôt le degré de satisfaction par
rapport au goût et à l’odeur de
celle-ci. Dans Le Saint-Laurent et
la santé : l’état de la question, on
tente de répondre aux
interrogations et aux inquiétudes de
la population sur la contamination
chimique, les micro-organismes et
la chloration de l’eau.
Laurent. Au cours de ces cinq
années, près de quatre-vingts
chercheurs et chercheuses du
domaine de la santé publique, dont
les études ont été financées par le
volet « Santé », ont tenté de
répondre aux principales
préoccupations de la population. Le
8 juin dernier, une nouvelle entente
de concertation est intervenue entre
les gouvernements du Canada et
du Québec afin de poursuivre un
troisième plan d'action où la santé
demeurera un domaine
d'intervention privilégié. Grâce à
tous les intervenants qui tentent de
mieux comprendre l’état de santé
du fleuve et par le fait même, celui
de la population, la génération
d’aujourd’hui et celles de demain
pourront renouer avec les différents
usages du fleuve.
Il est possible de consulter Le
Saint-Laurent et la santé : l’état
de la question sur le site Internet
de SLV 2000
www.slv2000.qc.ec.gc.ca et de
commander des exemplaires
gratuits à :
mtl_communications@hc-sc.gc.ca
Natalie Howson
Saint-Laurent Vision 2000
(514) 283-2046
Le Saint-Laurent et la santé :
l’état de la question marque la fin
des activités du volet « Santé »
entreprises entre 1993 et 1998
dans le cadre de la deuxième
phase du Plan d'action Saint-
5 — LE FLEUVE, décembre 1998
IMPLICATION COMMUNAUTAIRE
Les comités ZIP au coeur de l'action
Le programme Zones d'intervention prioritaires (ZIP) est né au cours de la
phase II du Plan d'action Saint-Laurent. De 1993 à 1998, dix comités ZIP
se sont formés, couvrant autant de tronçons le long du Saint-Laurent. Alors
que débute la phase III, les comités ZIP sont plus que jamais au coeur de
l'action communautaire, puisque la période 1998-2003 sera consacrée
principalement à la mise en œuvre des PARE (plans d'action et de
réhabilitation écologique) établis par les communautés riveraines. En outre,
trois nouveaux comités ZIP ont déjà entrepris le processus menant à leur
constitution et un autre devrait entreprendre la même démarche au cours
de cette période. La présente chronique a pour but de mettre en valeur le
travail accompli par les comités ZIP, dans de nombreuses régions du
Québec, en matière de protection, de conservation et de mise en valeur du
Saint-Laurent.
Cette première chronique présente un projet d’importance réalisé par le
Comité ZIP Haut Saint-Laurent.
Le Comité ZIP du Haut-Saint-Laurent
Caractérisation des sédiments du lac Saint-Louis
Le Comité ZIP du Haut-Saint-Laurent
couvre un territoire qui s'étend entre la
frontière ontarienne et le pont Mercier.
Particulièrement dynamique, ce comité
a tenu récemment une troisième ronde
de consultation publique, qui mènera
au dépôt prochain d'un nouveau Plan
d'action et de réhabilitation écologique
(PARE).
En parallèle, le Comité ZIP a aussi entrepris la mise en oeuvre d'une des
vingt et une actions établies en priorité dans le premier PARE, adopté en
1994. « Une des préoccupations manifestées par la centaine de
participants à notre première consultation publique concernait la pollution
industrielle et, plus particulièrement, la contamination des sédiments du lac
et de la rivière Saint-Louis », mentionne Mme Claire Lachance,
coordonnatrice du Comité ZIP du Haut-Saint-Laurent. « Compte tenu de la
complexité de ce problème, nous avons d'abord mis sur pied un comité de
6 — LE FLEUVE, décembre 1998
travail sur les sédiments. Ce comité
était formé de plusieurs partenaires
dont Stratégies Saint-Laurent, le
groupe écologique Crivert, Action
Poissons Plus, la Société pour
vaincre la pollution, Environnement
Canada, le ministère de
l'Environnement et de la Faune du
Québec, Hydro-Québec, Alcan
usine Beauharnois, PPG Canada,
Noranda-CEZinc, ainsi que d'autres
organismes locaux. »
La démarche de concertation mise
en place a été fructueuse, puisque
le Comité de travail sur les
sédiments a proposé, un an après
le début de ses travaux, une fiche
technique comportant plusieurs
mesures pertinentes à prendre à
l'égard de la question de la
contamination des sédiments dans
ce secteur du fleuve.
La première mesure proposée
consistait à déterminer le taux de
contamination des sédiments dans
certains secteurs pour lesquels des
études antérieures avaient indiqué
un taux de contamination important.
C'est ce qui explique que la
population riveraine a pu voir circuler
des embarcations de scientifiques,
en septembre 1998, entre
l'embouchure de la rivière SaintLouis et l'amont du secteur
industriel. Les échantillons de
matériaux recueillis, tant les
sédiments eux-mêmes que la faune
benthique qui y vit, font actuellement
l'objet de plusieurs analyses.
Le dépôt du rapport final est prévu
pour le printemps 1999. Ce
document est très attendu, puisque
ses conclusions seront
déterminantes pour la suite des
activités du Comité ZIP du HautSaint-Laurent. « En raison du
caractère hautement scientifique et
technique des discussions du
Comité de travail sur les sédiments,
la population s'est un peu éloignée
du processus de préparation des
devis techniques. Cependant,
lorsque les résultats de
l'échantillonnage seront connus, le
Comité ZIP veillera à informer les
citoyens des conclusions des
analyses et à favoriser leur
participation à l'étape subséquente,
qui consistera à planifier, avec les
spécialistes des industries et des
ministères, les mesures à prendre à
l'égard des sédiments », conclut
Mme Lachance.
Les photos de cet article sont une gracieuseté du Comité ZIP du HautSaint-Laurent.
Pour information :
Claire Lachance, coordonnatrice
Comité ZIP du Haut-Saint-Laurent
Téléphone : (450) 371-2492
Courriel : ziphsl@rocler.qc.ca
7 — LE FLEUVE, décembre 1998
BULLETIN D’INFORMATION
Saint-Laurent Vision 2000
Le Fleuve est publié par l’ensemble
des partenaires de Saint-Laurent
Vision 2000.
Direction et coordination
Clément Dugas et Raymonde Goupil,
coprésidents communications
Suzanne Bourget, communications
institutionnelles
Rédaction
Gaétane Tardif, consultante
en environnement
Révision
Josée Brisson
Réalisation
Françoise Lapointe, éditrice,
SLV 2000
Le bulletin Le Fleuve est publié sur le
site Internet SLV 2000 à l’adresse
suivante :
www.slv2000.qc.ec.gc.ca
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La reproduction des textes est
autorisée à condition que la source
soit mentionnée.
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EM
ISSN 0847-5334
Dépôt légal :
Bibliothèque nationale du Canada
Bibliothèque nationale du Québec
Volume 9, numéro 2
Le Fleuve is also available in English.
8 — LE FLEUVE, décembre 1998
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