IDÉES D’ÉNERGIE DES À L’OEUVRE

IDÉES D’ÉNERGIE DES À L’OEUVRE
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Efficacité
énergétique
dans
l’industrie
Rapport annuel 2002-2003 du Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC)
Rapport annuel 2002-2003
du Programme d’économie d’énergie
dans l’industrie canadienne
DES IDÉESD’ÉNERGIE
À L’OEUVRE
Ressources naturelles
Canada
Natural Resources
Canada
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Catalogage avant publication de Bibliothèque
et Archives Canada
Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne
Rapport annuel 2002-2003 : Des idées d’énergie à l’œuvre
Annuel.
Titre de la couv.
ISBN 0-662-77171-0
No de cat. M141-3/2003F
ISSN 1489-6966
1.
2.
3.
I.
Économies d’énergie – Canada – Périodiques.
Politique énergétique – Canada – Périodiques.
Énergies – Consommation – Canada – Périodiques.
Canada. Ressources naturelles Canada.
TJ163.4C3C32 2003
333.791’6’0971
© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, 2004
Also available in English under the title: Canadian Industry
Program for Energy Conservation 2002/2003 Annual Report
Pour un complément d’information ou pour recevoir d’autres
exemplaires de la présente publication, communiquez avec :
Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne
a/s Office de l’efficacité énergétique
Ressources naturelles Canada
580, rue Booth, 18e étage
Ottawa (Ontario) K1A 0E4
Tél. : (613) 995-6839
Téléc. : (613) 992-3161
Courriel : cipec.peeic@rncan.gc.ca
Site Web : oee.rncan.gc.ca/peeic
Papier recyclé
Couverture : La photo au bas de la page est utilisée avec la permission de Honda of Canada Mfg.
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RAPPORT ANNUEL 2002-2003
Message du président
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Continuité à une
époque agitée
Modèles de réussite –
La marque du succès
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12
14
16
18
20
22
24
26
28
30
32
ConocoPhillips Canada
Dofasco Inc.
ERCO Worldwide
Falconbridge Limitée
Grenville Castings Limited
GS Concrete
Honda of Canada Mfg.
Moosehead Breweries Ltd.
Stora Enso North America
Unilever Canada
West Fraser Timber Co. Ltd.
The Woodbridge Group
Profils sectoriels
36
38
40
42
44
46
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50
52
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64
66
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72
74
76
78
80
Aliments et boissons
Aluminium
Brasseries
Caoutchouc
Chaux
Ciment
Construction
Engrais
Exploitation minière
Fabrication de matériel
de transport
Fabrication générale
Fonte
Pâtes et papiers
Production d’électricité
Production d’hydrocarbures
en amont
Produits chimiques
Produits du bois
Produits électriques et
électroniques
Produits laitiers
Produits pétroliers
Sables bitumineux
Sidérurgie
Textile
82
83
84
86
87
91
92
93
Mode de fonctionnement
du PEEIC
Conseil exécutif du PEEIC
Conseil des groupes de
travail du PEEIC
Innovateurs énergétiques
industriels
Innovateurs énergétiques
industriels par secteur
Associations membres
Personnel de la Division
des programmes industriels
Glossaire
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MISSION DU PEEIC
Promouvoir des mesures volontaires valables propres à réduire la consommation
d’énergie de l’industrie par unité de production et à améliorer ainsi la performance
économique tout en aidant le Canada à atteindre ses objectifs en matière de
changement climatique.
Les modèles de réussite décrits dans la section « La marque du succès » du
présent rapport témoignent de la vision et de la perspective que représente la
mission du PEEIC.
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Le présent rapport donne un aperçu des réalisations de l’exercice 2002-2003 en matière de gestion de
l’énergie des secteurs et des organismes qui participent au Programme d’économie d’énergie dans
l’industrie canadienne (PEEIC). De l’information globale sur le rendement énergétique est fournie pour
l’année civile 2002, et les statistiques et autres renseignements de ce genre sur le programme étaient
à jour au 31 mars 2003. Les listes des Innovateurs énergétiques industriels et des associations
membres du PEEIC, ainsi que le répertoire du personnel de la Division des programmes industriels de
l’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada, étaient à jour au 31 mars 2004.
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Message du Président
Continuité à une
ÉPOQUE AGITÉE
Alors que le monde continue d’évoluer de plus en plus
rapidement, l’industrie canadienne doit faire face à une myriade
de demandes complexes qui sont souvent conflictuelles. Pour bon
nombre d’entreprises, l’efficacité énergétique continue d’être un
objectif général important, mais celui-ci doit se mesurer à d’autres
besoins d’affaires immédiats pour lesquels les ressources sont
limitées. Même si la réduction des émissions de gaz à effet de serre
(GES) est désormais vitale, il est souvent difficile pour l’industrie
de réaliser des progrès en raison des préférences changeantes
des clients et des exigences réglementaires conflictuelles.
s’intensifie pour réduire les émissions de GES, ces outils se révèlent
une ressource encore plus essentielle pour l’industrie, car les
entreprises s’efforcent de modifier leurs activités afin de répondre
à des mandats plus exigeants.
Lorsque le PEEIC a été créé en 1975, le Canada était en pleine crise
énergétique. Les dirigeants de l’industrie et du gouvernement ont uni
leurs efforts pour élaborer des stratégies visant à économiser les
ressources énergétiques rares de manière rationnelle, pragmatique
et volontaire, et à maintenir la croissance de l’industrie. Au milieu des
années 1980, la hausse des coûts de l’énergie a été le facteur
déterminant pour inciter à l’économie d’énergie, et les Canadiens ont
commencé à comprendre le lien entre la consommation d’énergie
et les problèmes environnementaux tels que les pluies acides.
Ensuite, durant les années 1990, un consensus scientifique a conclu
que les GES découlant de la production et de la consommation
des combustibles fossiles contribuaient considérablement aux
changements climatiques. En ratifiant le Protocole de Kyoto en
décembre 2002, le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de
GES de 6 p. 100 en dessous des niveaux de 1990, et ce, d’ici les
dix prochaines années. Le présent rapport fait état des progrès
réalisés par l’industrie canadienne relativement aux objectifs
d’intensité énergétique et donne un aperçu de sa contribution en
matière de réduction des émissions de GES.
• Les industries du PEEIC ont contribué près de 286 milliards de
dollars à l’économie canadienne, ce qui représente environ
29 p. 100 du PIB du Canada.
Distribution d’outils essentiels
Pendant près de 30 ans, le PEEIC a été un modèle de constance
pendant une période d’agitation et de changements radicaux, en
procurant à l’industrie les outils nécessaires pour trouver des
moyens de gérer efficacement l’énergie tout en demeurant
concurrentielle à l’échelle internationale. À mesure que la pression
Les données confirment la pertinence du PEEIC. Au cours
des 29 dernières années, l’organisme a mis sur pied un
réseau comprenant 46 associations professionnelles, lesquelles
représentent plus de 5 000 organismes industriels. Voici d’autres
statistiques intéressantes pour 2002 :
• Les industries représentées par le PEEIC employaient directement
près de 3,4 millions de personnes au Canada, soit plus de
20 p. 100 des travailleurs au pays.
• Grâce à la gestion efficace de l’énergie en 2002, l’industrie
canadienne a économisé environ 3,4 milliards de dollars en achat
d’énergie. Ceci correspond à l’énergie requise pour alimenter,
pendant un an, trois maisons sur quatre en Ontario.
Entre 1990 et 2002, le rendement énergétique global des
membres du PEEIC était comme suit :
• On a enregistré une amélioration de l’intensité énergétique
globale de toutes les industries du PEEIC de 8,1 p. 100, ou une
moyenne de 0,7 p. 100 par an. Si l’intensité énergétique était
demeurée constante, le total des émissions de GES aurait été de
25,2 mégatonnes de plus.
• Les industries membres des secteurs de l’exploitation minière, de
la fabrication et de la construction ont amélioré leur intensité
énergétique de 1,9 p. 100 en moyenne par an. En outre, on a
enregistré une amélioration de l’efficacité énergétique annuelle
moyenne de 1,3 p. 100. En 2000, les secteurs membres du PEEIC
se sont engagés publiquement à améliorer annuellement leur
intensité énergétique de 1 p. 100, en moyenne, entre 1990 et 2005.
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Un champ d’action vaste et efficace
Le nombre de groupes de travail du PEEIC continue d’augmenter.
Si l’on tient compte des étapes préliminaires prises au cours de la
dernière année pour créer un groupe de travail pour le secteur des
matières plastiques, 26 groupes de travail fournissent actuellement
leur aide à divers secteurs industriels pour qu’ils établissent leurs
objectifs d’efficacité énergétique et les réalisent. Le programme
inclut maintenant des producteurs d’énergie et des industries de
la fabrication, de l’exploitation minière et de la construction
non résidentielle. Ces dernières représentent environ 95 p. 100
de la consommation d’énergie industrielle au pays. Par ailleurs,
la participation est croissante chez les petites et moyennes
entreprises. Grâce au PEEIC, ce réseau d’organismes des secteurs
de l’exploitation minière, de la fabrication, de la construction et de
la production d’énergie ont ensemble réduit de 25,2 mégatonnes
les émissions de GES entre 1990 et 2002.
Le PEEIC continue d’envisager la création de nouveaux groupes de
travail, ce qui permet aux entreprises de sous-secteurs industriels
particuliers de se concentrer plus directement sur leurs propres
besoins en matière de gestion de l’énergie. En plus de travailler à
établir un groupe de travail pour le secteur des matières plastiques,
nous préparons le terrain pour la création d’un groupe de travail
pour le secteur des pipelines.
Le Réseau des gestionnaires de l’énergie, tout récemment mis
sur pied, a réalisé des progrès considérables depuis sa création. Le
26 mars 2003, plus de 200 gestionnaires de l’énergie des secteurs
industriels de partout au Canada ont participé à une conférence d’un
jour, à Ottawa, laquelle portait sur l’élaboration stratégique d’un plan
de gestion de l’énergie, la compréhension et la gestion des obstacles
financiers à la mise en œuvre des projets d’efficacité énergétique,
et la nécessité d’une communication efficace pour convaincre les
membres de leur entreprise d’adopter des projets d’efficacité
énergétique. La conférence a remporté un franc succès, car elle a
répondu aux attentes des participants ou les a dépassées. Le Réseau
compte actuellement 100 membres, et les communications se font
dans le cadre de réunions d’usines ainsi que par le truchement du
site du Réseau (oee.rncan.gc.ca/cipec/peel/rge).
Croissance du nombre des Innovateurs énergétiques
industriels
La participation des Innovateurs énergétiques industriels est
également à la hausse. Au 31 mars 2004, 137 nouvelles
entreprises étaient devenues des Innovateurs énergétiques
industriels, soit plus de trois fois l’objectif de recrutement fixé. Le
nombre d’entreprises participantes se chiffre maintenant à 519.
Malheureusement, le nombre de rapports déposés par les
PEEIC au complet – Secteurs de l’exploitation
minière, de la fabrication, de la construction
et de la production d’énergie
Progrès des secteurs de l’exploitation minière,
de la fabrication et de la construction
comparés aux engagements volontaires
Intensité énergétique normalisée 1990 = 1,00
Intensité énergétique normalisée 1990 = 1,00
Progrès
Engagements de 2000-2005
Engagements de 1990-2000
PEEIC au complet
1,2
1,2
1,1
1,1
1,0
1,0
0,9
0,9
0,8
0,8
0,7
0,7
0,6
0,6
90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 05
On a enregistré une amélioration de l’intensité énergétique
globale de toutes les industries du PEEIC de 8,1 p. 100, ou une
moyenne de 0,7 p. 100 par an. Si l’intensité énergétique était
demeurée constante, le total des émissions de GES aurait été
de 25,2 mégatonnes de plus.
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90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 05
Les industries membres des secteurs de l’exploitation minière,
de la fabrication et de la construction ont amélioré leur
intensité énergétique de 1,9 p. 100 en moyenne par an. En
outre, on a enregistré une amélioration de l’efficacité
énergétique annuelle moyenne de 1,3 p. 100. En 2000, les
secteurs membres du PEEIC se sont engagés publiquement à
améliorer annuellement leur intensité énergétique de 1 p. 100,
en moyenne, entre 1990 et 2005.
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Innovateurs est sous l’objectif fixé; en effet, seulement 75 rapports
ont été déposés et l’objectif était de 140. En raison de certains
facteurs réglementaires et de raisons d’affaires, les entreprises
hésitent de plus en plus à faire publiquement état de leurs progrès
en matière d’efficacité énergétique.
Les programmes du PEEIC donnent des résultats
Le PEEIC attire un nombre croissant d’entreprises en grande
partie en raison du fait qu’il offre une vaste gamme d’outils de
gestion de l’énergie. Les entreprises ont de plus en plus recours
à ces outils pour intégrer l’efficacité énergétique au sein de leur
organisation. Encore une fois, les données sont révélatrices :
• Les vérifications énergétiques ont atteint 100 p. 100 de leur
objectif au cours de l’exercice 2002-2003. Depuis le lancement
du programme en 2001, Ressources naturelles Canada (RNCan)
a financé 105 vérifications, soit une facture énergétique globale
d’environ 400 millions de dollars.
• Des études d’analyse comparative ont été menées pour bon
nombre d’industries, y compris les produits laitiers, le ciment,
l’exploitation minière, les produits pétroliers, la fabrication de
matériel de transport, les pâtes et papiers et les engrais potassiques.
Des études sont actuellement en cours pour les textiles, les pêches,
les produits du bois, la production d’hydrocarbures en amont,
la sidérurgie, les greniers et moulins à grains, et les engrais azotés.
On discute également de la possibilité de mener une étude comparative sur la production de l’électricité.
• En 2002-2003, 440 personnes ont participé aux ateliers
« Le gros bon $ens », soit 110 p. 100 de l’objectif du PEEIC pour
l’année. Plus de 1 000 représentants de l’industrie ont pris part
aux ateliers depuis leur lancement en 1997. En 2002-2003,
RNCan a mené une étude en vue de déterminer l’efficacité de
ces ateliers. Les résultats ont confirmé l’importance de la
formation en gestion de l’énergie comme un outil permettant
de réaliser des économies d’énergie et de réduire les émissions
de GES. Les participants de l’industrie économisent un peu plus
de 3 petajoules d’énergie par an, ce qui entraîne une réduction
annuelle des GES de 0,18 mégatonne.
Des économies réelles
Les programmes du PEEIC aident les entreprises à tenir compte non
seulement des coûts liés à l’amélioration de l’efficacité énergétique,
mais aussi des avantages connexes. En voici quelques exemples :
• Les compresseurs modernes et un entretien adéquat des tuyaux
et des composants d’une usine de fabrication type peuvent
réduire de 5 à 25 p. 100 la consommation d’énergie pour la
production de l’air comprimé.
• Les investissements stratégiques dans la conception et l’entretien
des centrales à vapeur peuvent réduire de 5 à 15 p. 100 la
consommation d’énergie pour la production de vapeur.
• Les technologies et commandes d’éclairage modernes peuvent
procurer un éclairage de qualité supérieure et réduire de 10 à
30 p. 100 les coûts d’éclairage.
• Les systèmes à haut rendement, tels que les chauffe-eau à
contact direct, et l’isolation accrue des tuyaux et des appareils à
pression peuvent réduire de plus de 20 p. 100 les coûts
énergétiques pour le chauffage de l’eau d’une usine.
Un avenir prometteur
Grâce à une gestion efficace de l’énergie, l’industrie canadienne
économise chaque année des milliards de dollars en coûts de
combustible. Bien que le PEEIC ait joué un rôle de premier plan
dans cette réalisation importante, il ne s’agit que de la pointe de
l’iceberg. L’efficacité énergétique présente encore un énorme
potentiel en matière de contribution économique et environnementale à l’industrie et à la société canadienne.
L’objectif du PEEIC consiste à améliorer d’au moins 1 p. 100 par
an l’intensité énergétique de l’industrie canadienne. Afin d’y
parvenir, nous devons comprendre et surmonter les obstacles de
nature financière et autre auxquels nous faisons face. Les
possibilités sont immenses, et les entreprises et le gouvernement
doivent continuer de collaborer pour les réaliser. En travaillant
ensemble aujourd’hui pour surmonter les obstacles, les secteurs
du PEEIC aideront à faire de l’efficacité énergétique une valeur
aussi essentielle pour l’industrie canadienne que l’excellence
opérationnelle, le rendement financier, le leadership environnemental et l’innovation technologique.
En sortant des sentiers battus pour élaborer des approches
novatrices et pratiques, l’industrie canadienne peut être le chef de
file mondial en matière d’efficacité énergétique et de réduction
des émissions de GES. L’efficacité énergétique est avantageuse
pour les affaires et pour notre économie, et est essentielle pour la
protection de l’environnement. En outre, il est démontré qu’elle
aide l’industrie canadienne à économiser de l’argent, à demeurer
concurrentielle et à améliorer ses bénéfices. Aucun autre
organisme n’aide autant les entreprises canadiennes à améliorer
leur efficacité énergétique que le PEEIC.
Au nom du réseau des industries du PEEIC, j’aimerais remercier
RNCan pour son appui soutenu dans ce partenariat unique entre
les secteurs public et privé qu’est le PEEIC. Nous devrons relever
des défis de taille, mais avec de l’imagination, un engagement et
des efforts communs, je suis convaincu que nous surmonterons
tout obstacle qui se dressera sur notre chemin.
Douglas E. Speers
Président et chef de la direction, EMCO limitée
Président, Conseil exécutif du PEEIC
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LA MARQUE
DU SUCCÈS
Les 12 entreprises industrielles présentées dans les pages suivantes établissent de nouvelles normes
dans leurs efforts d’amélioration de l’efficacité énergétique. Que ce soit en investissant dans de nouvelles
technologies en vue de mettre au point des procédés uniques ou créatifs, en améliorant leurs pratiques
d’exploitation, en lançant des campagnes de sensibilisation efficaces à l’intention des employés ou en
faisant comprendre à la direction l’importance de l’économie d’énergie, ces entreprises ont démontré ce
qu’il est possible de réaliser en matière d’amélioration de l’efficacité énergétique dans le secteur industriel
au Canada.
Chacun des modèles de réussite présentés ci-après, lesquels ont été choisis parmi plus de
500 Innovateurs énergétiques industriels du PEEIC, fait état d’une meilleure approche dans la gestion
de l’énergie qui permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) contribuant aux
changements climatiques et qui s’harmonise aux engagements du Canada dans le cadre du Protocole
de Kyoto. Ce faisant, ces entreprises démontrent qu’en dépit de la hausse des coûts énergétiques, non
seulement les mesures prises seront bénéfiques pour l’environnement mais elles seront avantageuses
aussi pour le rendement net.
Les modèles de réussite présentés sont un échantillon des centaines d’entreprises de tous les secteurs
industriels du Canada qui se sont engagées à utiliser l’énergie de façon judicieuse. Leur réussite témoigne
de la capacité de l’industrie à tirer parti des possibilités de la gestion de l’énergie et à innover.
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CHEZ CONOCOPHILLIPS, ON
PLANIFIE AUJOURD’HUI
POUR ÉCONOMISER
DEMAIN
ConocoPhillips Canada met en œuvre un plan visant à réduire sa consommation d’énergie dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz
naturel dans l’Ouest canadien. Établie à Calgary, en Alberta, la société intègre des facteurs de développement durable dans la prise de décision touchant
la gestion du cycle de vie relativement à la planification et à ses activités d’exploitation. Ces facteurs comprennent l’efficacité énergétique et la réduction
des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’ensemble de ses activités.
Dans le cadre du plan de gestion stratégique des GES adopté par la société, le système de suivi en ligne des torches actuellement en place
pour les opérateurs et les ingénieurs sera mis au point pour que des projets d’efficacité énergétique et de réduction des émissions y soient intégrés.
Les programmes d’efficacité énergétique comprennent la détermination de meilleures pratiques d’exploitation et l’investissement dans du nouvel
équipement.
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CONOCOPHILLIPS
C A N A DA
À titre d’exemple, un programme visant l’ensemble de la société relativement au gaz dissous brûlé et ventilé, lequel a été introduit il y a plusieurs
années, s’est avéré une réussite sur le plan de la réduction des émissions annuelles. En 2002, ConocoPhillips Canada a abaissé les émissions des
activités de brûlage à la torche et de ventilation de 24 p. 100 et de 29 p. 100 respectivement, sous les niveaux de 2001; son objectif annuel fixé
à 15 p. 100 a donc été surpassé. En outre, ConocoPhillips Canada a enregistré une réduction de 4 p. 100 de l’intensité des émissions d’équivalent
CO2 (éq CO2) [intensité des émissions de carbone] en 2002 comparativement aux niveaux de référence de 1990, et la société a réalisé une réduction
totale de 237 kilotonnes d’équivalent CO2, ou 7,3 p. 100, de 2001 à 2002. Afin de favoriser une culture visant la réduction des émissions et préconisant
l’importance de la réduction des émissions de GES, ConocoPhillips Canada lance des initiatives de sensibilisation auprès de son personnel et du
grand public. Grâce à plusieurs initiatives continues, tous les employés de ConocoPhillips Canada sont encouragés à adopter des mesures
éconergétiques et à réduire leurs émissions personnelles de GES à la maison et au travail.
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DOFASCO INC., CHEF DE
FILE DE SON SECTEUR
D’ACTIVITÉ POUR SES
RÉUSSITES SUR LE PLAN
ENVIRONNEMENTAL
Le fabricant d’acier canadien Dofasco Inc. prend sa responsabilité environnementale tellement au sérieux qu’il a fait de ce volet de ses activités l’une
des trois mesures clés de son succès en affaires, les deux autres étant le rendement financier et le mieux-être social. Dofasco a adopté une approche
intégrée en matière de développement durable, laquelle consiste à gérer les ressources dans le but d’économiser l’énergie et de réduire les déchets,
à innover pour éviter de polluer et à collaborer avec les fournisseurs et les clients afin d’améliorer la performance environnementale de ses produits
durant leur cycle de vie.
En 1997, Dofasco est devenue la première entreprise privée du Canada à signer une entente de gestion de l’environnement avec les
gouvernements du Canada et de l’Ontario. Cet accord d’une durée de sept ans va au-delà de toutes les exigences réglementaires en vigueur. La
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D O FA S C O I N C .
société est la seule aciérie inscrite au Dow Jones Sustainability World Index et la seule société canadienne à avoir été nommée chef de file des
entreprises de son secteur d’activité.
Entre 1990 et 2001, Dofasco a réduit sa consommation spécifique d’énergie de 1,86 p. 100 par année, ses émissions annuelles totales de
GES de 18,3 p. 100 et ses émissions directes de 24 p. 100, ce qui est remarquable. La société prévoit poursuivre dans la même voie en réduisant
sa consommation spécifique d’énergie de 1 p. 100 de plus par année jusqu’en 2010.
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CHEZ ERCO WORLDWIDE,
C’EST PROPRE ET
C’EST VERT
La société ERCO Worldwide est fière de démontrer qu’elle croit aux pratiques de fabrication écologiquement viables en faisant les investissements
nécessaires pour obtenir des résultats. Le recours à des technologies de pointe et sans danger pour l’environnement a permis à cette société de
produits chimiques établie à Toronto, en Ontario, de se hisser au premier rang de son industrie.
Dans le cadre d’un de ses plus récents projets, et des plus novateurs, la société utilise le gaz résiduel pour réduire sa consommation de
combustible fossile et ses émissions de GES. En 1995, ERCO a lancé un projet pilote à son usine de Buckingham, au Québec, dans le but de convertir
l’hydrogène résiduel – un sous-produit du procédé électrolytique – en combustible pour la centrale thermique de l’usine. Après avoir investi
1,1 million de dollars dans la nouvelle technologie, la société a réduit d’environ 6,5 millions de litres sa consommation de combustible fossile. Elle
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ERCO
WO R L D W I D E
a ainsi épargné plus de 2,25 millions de dollars par année au chapitre des coûts d’énergie depuis que le système est devenu tout à fait fonctionnel
en 2001.
Devant ces résultats plus que satisfaisants, la société a appliqué la même approche à son usine de Saskatoon, en Saskatchewan. Terminée au
début de 2003 à un coût de 1,5 million de dollars, l’installation a permis de réduire la consommation des combustibles fossiles de l’usine de 33 p. 100
et procuré à la société des économies annuelles de 1 million de dollars au chapitre des coûts d’énergie. Qui plus est, ERCO a réduit ses émissions
de GES de 30 p. 100. En éliminant ainsi des centaines de livraisons de mazout aux usines chaque année, les rues environnantes sont plus tranquilles,
les résidants plus heureux et l’air beaucoup plus respirable.
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L’INGÉNIOSITÉ
LOCALE SE TRADUIT
PAR DES ÉCONOMIES
D’ÉNERGIE CHEZ
FALCONBRIDGE LIMITÉE
En matière d’énergie, les employés des mines de Falconbridge Limitée à Sudbury, en Ontario, font preuve d’innovation. En effet, leur esprit novateur
a permis à la société d’exercer un contrôle accru sur sa consommation d’électricité. Le personnel a mis au point des tableaux servant à représenter
visuellement la consommation d’électricité en temps réel. À l’aide d’une interface graphique unique et conviviale, les opérateurs des salles de
commandes maintiennent la consommation d’électricité aux niveaux préétablis en contrôlant les charges de puissance, en changeant l’heure des
activités non critiques (comme le pompage de l’eau ainsi que l’extraction et le broyage du minerai) pour qu’elles soient effectuées hors pointe, c’està-dire lorsque les tarifs sont les plus bas. Le personnel étudie le rapport de la consommation quotidienne du système afin d’analyser les schémas
de la consommation d’énergie et de trouver des moyens de la réduire. À maintes reprises, cette analyse lui a permis de détecter et de corriger des
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défaillances qui entraînaient un gaspillage d’énergie, comme des fuites d’air comprimé dans les conduites souterraines qui, autrement, n’auraient
pu être détectées avant des semaines.
Le système est également un puissant outil de planification stratégique qui permet d’analyser le marché de l’électricité et d’aider la direction
à planifier les activités de l’entreprise afin de réduire le plus possible ses coûts d’énergie. L’information fournie par le système a permis à la société
de modifier ses activités, y compris les horaires de travail, afin de déplacer la demande vers des périodes durant lesquelles les tarifs d’électricité sont
plus bas. En permettant au personnel de tous les niveaux de voir quelles sont les habitudes de sa consommation d’énergie à l’aide de schémas,
Falconbridge a suscité un intérêt nouveau pour l’efficacité énergétique dans ses exploitations minières et créé des occasions d’exercer un contrôle
accru de ses coûts.
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La première étape avant de se rendre quelque part consiste à savoir d’où on part. C’est ce qui a motivé Grenville Castings Limited à procéder à une
vérification énergétique de ses installations à Merrickville, Smiths Falls et Perth, toutes situées en Ontario, réalisée par l’Association des fonderies
canadiennes. La vérification a fourni à l’équipe responsable de l’énergie, au sein de l’entreprise de moulage d’aluminium, des données de référence
sur sa consommation, y compris les modèles de quantification de la consommation d’énergie des principaux procédés et de l’équipement. Elle a
également permis de déterminer où il serait possible de réaliser des économies considérables, souvent avec peu ou pas du tout d’investissements.
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GRENVI LLE
C A ST I N G S
LI M ITED
LA VÉRIFICATION
ÉNERGÉTIQUE,
CATALYSEUR DES GAINS
EN EFFICACITÉ POUR
GRENVILLE CASTINGS
LIMITED
La vérification énergétique a mis l’accent sur tous les aspects de la consommation d’énergie de l’ensemble de l’entreprise, et les conclusions
ont amené Grenville Castings à prendre des mesures dans toutes les activités de son exploitation. Les initiatives actuelles visent le broyage des déchets,
l’optimisation de l’équipement, le réglage du facteur de puissance, les horaires de fonctionnement et l’air d’appoint de la ventilation de préchauffage.
Non seulement ces améliorations contribueront à compenser la hausse des coûts de l’énergie, mais elles diminueront la consommation et
maintiendront les objectifs ISO 14001 de Grenville Castings en matière de réduction de la consommation d’énergie et de prévention de la pollution.
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GS Concrete a été l’une des premières sociétés des Maritimes à recevoir l’Incitatif pour les vérifications énergétiques industrielles de RNCan. La
vérification, qui a été effectuée au printemps 2002 à son usine de béton préfabriqué de Windsor, en Nouvelle-Écosse, a porté sur les coûts
énergétiques de l’usine et les améliorations nécessaires à y apporter. Elle a ainsi aidé la direction à établir ses priorités en matière d’investissements
dans l’efficacité énergétique.
Grâce à l’évaluation détaillant ses carences, la société a mis de l’avant une série de mesures concrètes, lesquelles produiraient des résultats
tout en respectant le budget d’investissement en immobilisations de l’usine. GS Concrete a lancé des programmes visant à modifier l’éclairage, à
améliorer l’entretien des moteurs et à rénover le câblage électrique de l’usine. À cause d’un incendie survenu à l’usine, une vieille chaudière
d’étuvage a été éliminée et remplacée par une autre à haut rendement énergétique.
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G S C O N C R ET E
LA VÉRIFICATION
ÉNERGÉTIQUE, UNE
RÉVÉLATION POUR
GS CONCRETE
La vérification a incité la direction et le personnel à se pencher sur une foule de possibilités liées à l’énergie. Par exemple, la société évalue la
conception de ses systèmes électriques afin d’en améliorer l’efficacité, et un électricien a été chargé de l’inspection mensuelle et du remplacement
du câblage électrique vieillissant et inefficace de l’usine. Les portes basculantes manuelles, qu’on laissait souvent ouvertes dans une partie de l’usine,
seront remplacées par des portes motorisées plus faciles à fermer. La société commencera également bientôt des essais thermographiques sur ses
appareils électriques dans le but d’en mesurer le rendement et d’en repérer les carences.
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Photo utilisée avec la permission de Honda of Canada Mfg.
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EXPLOITATION
ÉCOLOGIQUE CHEZ
HONDA OF CANADA MFG.
Dans ses efforts de rendre plus écologiques ses procédés de fabrication, Honda of Canada Mfg. (HCM) accorde une grande importance à l’efficacité
énergétique. La société s’est fixé comme objectif la réduction de sa consommation d’énergie et de ses émissions de gaz à effet de serre (GES)
connexes par véhicule produit de 5 p. 100 entre 2000 et 2005. Le fabricant d’automobiles canadien a déjà réduit ses émissions de GES de
7,6 p. 100 par unité produite, et il prévoit améliorer ce rendement d’ici la fin de l’année.
Société ayant obtenu la certification ISO 14001, HCM a intégré la réduction des émissions de GES à tous les aspects de son exploitation. Dans
ses usines de fabrication d’automobiles à Alliston, en Ontario, on encourage les employés à participer à un projet de reboisement sur la propriété
de l’entreprise ainsi que le long des rives d’un cours d’eau adjacent. En outre, ils sont récompensés pour toute initiative visant à améliorer l’efficacité
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M FG.
énergétique. Récemment, la société a investi dans des programmes d’améliorations énergétiques de l’éclairage; elle a optimisé la capacité du
compresseur d’air, amélioré les robots de peinture, changé ses sources d’alimentation pour des sources plus éconergétiques et optimisé le temps
et la température de fonctionnement de l’équipement.
Durant son exercice 2002-2003, HCM a réalisé des projets de conservation qui représentent des économies d’énergie de 1,3 p. 100 par véhicule,
malgré les températures défavorables qui exigeaient des charges plus élevées de chauffage et de climatisation pour les besoins de la production.
De 1990 à 2002, la société a diminué les émissions produites par véhicule fabriqué de 35 p. 100 tout en faisant plus que tripler sa production.
HCM projette que, d’ici 2005, ses activités en matière d’efficacité énergétique enregistreront une réduction annuelle des émissions de 7 000 tonnes
d’équivalent CO2 comparativement au scénario de maintien des conditions de 1990.
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Photo utilisée avec la permission de Moosehead Breweries Ltd.
« CAPITAINE KILOWATT »
EST AUX COMMANDES
À MOOSEHEAD
BREWERIES LTD.
Moosehead Breweries Ltd. a ajouté à son vaste programme d’amélioration de l’efficacité énergétique une campagne de sensibilisation complémentaire
à l’intérieur et à l’extérieur de l’usine. « Capitaine Kilowatt » informe les employés de cette brasserie de Saint John, au Nouveau-Brunswick, du coût
de l’énergie gaspillée en raison des fuites d’air, des lampes laissées allumées inutilement et des appareils inutilisés laissés en marche, et il invite le
personnel à prendre une part active dans la conservation de l’énergie. Le programme a eu pour résultats l’amélioration du rendement énergétique
de l’éclairage dans toute l’usine et le fonctionnement réduit ou à l’arrêt des systèmes de bâtiment lorsque des secteurs sont inoccupés.
Encouragée par le succès du « Capitaine Kilowatt », la société Moosehead a commencé à centrer ses efforts de sensibilisation sur les personnes
et les services clés dont les activités ont une grande influence sur la consommation d’énergie. Maintenant, les membres du personnel de sécurité
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MOOSEH EAD
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surveillent les sources de perte d’énergie pendant qu’ils font leurs rondes et ils y apportent des correctifs. Dans la bouteillerie, les ingénieurs de
quart veillent à ce que les secteurs inutilisés de l’usine soient isolés pendant les heures d’inactivité et que le fonctionnement des systèmes, comme
ceux d’air comprimé, de vapeur et de régulation de CO2 , soit réduit ou interrompu. Les contremaîtres et les chefs d’équipe collaborent en s’assurant
que l’éclairage et l’équipement soient éteints lorsqu’ils ne servent pas.
Grâce à la participation des employés à son programme de gestion de l’énergie qui est déjà impressionnant, Moosehead a réussi à cibler
davantage ses initiatives en matière d’efficacité énergétique.
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L’usine de pâtes et papiers Stora Enso North America située à Port Hawkesbury, en Nouvelle-Écosse, illustre bien ce qui peut être réalisé lorsque les
occasions riment avec l’innovation. Depuis 2000, la direction de cette usine a tiré profit de la disponibilité de nouvelles sources de combustible et
investi considérablement dans la nouvelle technologie pour améliorer sans cesse le rendement énergétique de l’usine.
En 2001, lorsque le gaz naturel de l’île de Sable est devenu disponible, Stora Enso a été l’un des premiers fabricants de la côte est à utiliser
ce combustible moins nuisible à l’environnement pour ses activités. La conversion au gaz naturel a permis de réduire la consommation de mazout
lourd de plus de 125 litres par tonne de produit. Une fois que la conversion de combustible sera terminée, les émissions totales d’équivalent CO2
(éq CO2) diminueront de 58 522 tonnes par année d’ici 2005, et ce, par rapport à l’année de référence 1990.
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STO R A E N S O
N O RT H A M E R I C A
CHEZ STORA ENSO,
LES OCCASIONS RIMENT
AVEC L’INNOVATION
L’usine Stora Enso Port Hawkesbury continue d’investir dans les améliorations éconergétiques, y compris la consolidation des opérations afin
de réduire la superficie utilisée de l’usine, le lancement d’un programme de réduction de la consommation d’électricité et l’installation d’équipement
tel que des échangeurs de chaleur industrielle, des accumulateurs de vapeur et des moteurs à haut rendement énergétique. L’investissement récent
le plus ambitieux de l’usine se rapporte à l’installation d’une troisième machine de fabrication de la pâte thermomécanique, au coût de 90 millions
de dollars, qui remplacera ses vieux systèmes de défibrage du bois et de bisulfite à rendement élevé. Le début de la construction est prévu à l’automne
2004 et la nouvelle machine réduira les émissions nettes de près de 34 kilogrammes d’équivalent CO2 par tonne de production.
D’ici 2005, la société s’attend à réaliser une réduction impressionnante de 37,2 p. 100 de ses émissions directes de GES provenant des
combustibles fossiles et de 63,4 p. 100 des émissions spécifiques par tonne de production, par rapport à 1990.
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L’usine de margarine de la société Unilever Canada, à Rexdale (Ontario), a réduit ses coûts de production depuis 1999 grâce à la mise en œuvre
d’une vaste gamme d’initiatives d’économie d’énergie.
Les Watt Watchers, une équipe vouée à l’efficacité énergétique, font comprendre aux 175 employés de l’usine l’importance de l’économie
d’énergie. Les « tableaux de l’énergie » installés dans toute l’usine sont une façon pour les employés, du personnel de bureau jusqu’aux ingénieurs,
de surveiller les résultats obtenus grâce à leurs suggestions d’amélioration éconergétique et de participer à une compétition amicale pour obtenir
davantage d’idées des employés. Toutes les suggestions sont saisies dans une « base de données de possibilités » et classées en ordre de priorité
de sorte qu’il y a continuellement des idées à mettre en œuvre.
Au nombre des autres initiatives, mentionnons l’installation de compteurs pour mesurer la consommation d’énergie de l’usine, l’affichage de
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U N I LEVER
C A N A DA
L’USINE DE REXDALE
D’UNILEVER : UN CHEF
DE FILE DE L’EFFICACITÉ
ÉNERGÉTIQUE
l’évolution de la consommation et l’acquisition du logiciel MontageMD pour faciliter la gestion de l’énergie. L’usine a également tenu une « Journée
de l’énergie » en septembre 2003.
Ces mesures et d’autres ont permis de réduire de façon marquée la consommation d’énergie de l’usine. On estime qu’en 2004, les économies
d’énergie totales réalisées à l’usine de Rexdale d’Unilever depuis 1999 seront supérieures à 3 millions de dollars, avec une période de récupération
moyenne de six mois pour chacun des projets d’économie.
À l’heure actuelle, l’usine de Rexdale d’Unilever a pour objectif de réduire ses émissions de GES de 5 p. 100 par an et, en 2003, l’entreprise
avait déjà réduit ses émissions de 11 p. 100 comparativement au taux de référence de 1999. Unilever, qui a la possibilité de mettre en œuvre ces
mesures à neuf autres installations au Canada et à ses usines dans 88 pays, est un chef de file grâce à son engagement à l’échelle de l’entreprise,
à son travail d’équipe et à son esprit d’innovation.
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WEST FRASER
TRANSFORME DES
DÉCHETS EN UN PUITS
DE POSSIBILITÉS
Tandis que d’autres sociétés de produits forestiers comptent sur les déchets de bois pour remplacer les combustibles fossiles, West Fraser Timber
Co. Ltd. a adopté une approche différente. Cette société intégrée de produits forestiers, dont les usines sont situées en Alberta et en ColombieBritannique, récupère les déchets de bois des usines et les transforme en nouveaux produits. Grâce aussi à une meilleure transformation des arbres
en produits de bois, la société consomme aujourd’hui 12 p. 100 moins de billes de bois pour produire essentiellement la même quantité de produits,
par rapport à 1990. Elle a également créé un « puits » qui permet d’emprisonner le CO2 dans les matériaux de construction.
Pour faciliter ce procédé, West Fraser a augmenté sa production de panneaux de fibres agglomérées de densité moyenne et de pâte de sciure
dans le but de récupérer une proportion accrue des déchets de scierie. Si cette matière n’était pas récupérée, elle serait incinérée, ce qui produirait
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W E ST F R A S E R
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des émissions de CO2 rejetées dans l’atmosphère. Dans les usines où cette matière ne peut être convertie en produits, la société a trouvé d’autres
utilisations pour les résidus de bois, soit la production de chaleur dans les fours de séchage ou la production d’électricité par la combustion de ces
résidus. Par exemple, l’utilisation des déchets du bois comme combustible à l’usine de Fraser Lake, en Colombie-Britannique, lui permet de suffire
à ses besoins en chauffage et en énergie.
West Fraser a largement réussi à réduire la consommation de combustibles fossiles à ses usines de panneaux de fibres agglomérées de densité
moyenne. Grâce à cette substitution de combustible, l’usine West Pine à Quesnel, en Colombie-Britannique, produit maintenant moins du quart des
émissions d’équivalent CO2 qu’elle émettait en 1997.
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The Woodbridge Group, Innovateur énergétique industriel, a transformé les ateliers de sensibilisation aux économies d’énergie « Le gros bon $ens »
en une occasion de réaliser des économies importantes. Offerts dans plus de 50 endroits dans le monde en 2002, les ateliers ont permis de découvrir
des possibilités d’économie d’énergie initiales de l’ordre de 600 000 $ et de procéder à l’établissement d’une norme de gestion de l’énergie qui fait
partie du système intégré de gestion de la santé, de la sécurité et de l’environnement de la société.
Chef de file mondial des technologies de la mousse d’uréthane dans l’industrie automobile, The Woodbridge Group est déterminé à éliminer
le gaspillage d’énergie, et pour ce faire, il a établi des objectifs de réduction de consommation d’énergie pour toutes ses usines. La société a mis au
point des outils capables de cibler les économies d’énergie possibles, dont des dispositifs de détection ultrasonique de fuites, un système vérifiant
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TH E
WO O D B R I D G E
GROU P
UN ATELIER SUR
L’ÉNERGIE SE
TRANSFORME EN
ÉCONOMIE POUR THE
WOODBRIDGE GROUP
le débit des fuites du compresseur et des photomètres servant à déterminer les endroits où l’éclairage doit être modifié ou amélioré. The Woodbridge
Group a également amélioré la méthode utilisée pour calculer sa consommation d’énergie et pour faire le suivi des coûts d’énergie en plus d’établir
des lignes directrices en matière de consommation, lesquelles s’appliquent à la conception de nouvelles usines, aux nouveaux projets et au choix
de l’équipement.
La société a pris conscience de l’importance de communiquer avec ses employés et de les faire participer au succès de son programme de
réduction de sa consommation d’énergie. Pour sensibiliser davantage son personnel à l’économie d’énergie, The Woodbridge Group a fait de
l’énergie le thème de son calendrier 2003 sur la santé, la sécurité et l’environnement et il a invité les enfants de ses employés à l’illustrer.
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PROFILS SECTORIELS
Profils sectoriels
36
38
40
42
44
46
48
50
52
54
56
58
60
62
64
66
68
70
72
74
76
78
80
Aliments et boissons
Aluminium
Brasseries
Caoutchouc
Chaux
Ciment
Construction
Engrais
Exploitation minière
Fabrication de matériel de transport
Fabrication générale
Fonte
Pâtes et papiers
Production d’électricité
Production d’hydrocarbures en amont
Produits chimiques
Produits du bois
Produits électriques et électroniques
Produits laitiers
Produits pétroliers
Sables bitumineux
Sidérurgie
Textile
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ALIMENTS ET BOISSONS
Objectif du secteur : Une réduction de la
consommation d’énergie de
2,2 P. 100 PAR AN
d’ici 2005
Entre 1990 et 2002, les producteurs alimentaires du Canada ont amélioré de 17 p. 100
leur intensité énergétique globale, et le secteur prévoit que cette dernière connaîtra
une réduction de 2,2 p. 100 par an entre 2000 et 2005.
Aliments et boissons – SCIAN 311000
et 3121001
Aliments et boissons – SCIAN 311000
et 3121001
Aliments et boissons – SCIAN 311000
et 3121001
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production PIB (milliards $ 1997)
Intensité énergétique (TJ/million $ 1997 PIB)
1990
Indice d'intensité énergétique
22
7,5
21
7,0
20
6,5
19
6,0
18
5,5
17
5,0
16
2002
100 000
1,50
80 000
1,25
66 338
64 572
8,0
60 000
1,00
20 908
26 161
40 000
0,75
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
1
36
SCIAN 311000 : Fabrication d’aliments
SCIAN 312100 : Fabrication de boissons et de produits
du tabac
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
0,50
Confidentiel*
97
5 090
4 326
96
2 665
6 833
95
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Électricité
15
90
Gaz naturel
4,5
Mazout lourd
20 000
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
* Inclut le mazout léger (distillats moyens), les gaz de
pétrole liquéfiés/propane, la vapeur et le bois.
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Profil : Le secteur canadien des aliments et boissons regroupe des fabricants qui offrent une gamme
variée de produits, y compris la viande, la volaille, le poisson, les fruits et légumes, la farine et les produits
de boulangerie, les huiles, les sucres, le café, les grignotines, les boissons gazeuses et les confiseries.
Mesures prises
En 2002, le Groupe de travail des aliments et boissons s’est
réuni à quatre reprises dans le cadre de réunions organisées à
Guelph (Ontario) par le ministère de l’Agriculture et de
l’Alimentation de l’Ontario, qui est partenaire du PEEIC depuis
1999. Parmi les autres partenaires du secteur, citons le Conseil
des viandes du Canada, l’Association canadienne de la boulangerie, le Conseil canadien des distributeurs en alimentation et
l’Ontario Agri Business Association.
Les entreprises du secteur des aliments et boissons continuent
de prendre des mesures pour améliorer leur efficacité
énergétique et réduire leurs émissions de GES. Par exemple, la
société Les aliments Schneider a eu recours au programme
d’Incitatif pour les vérifications énergétiques industrielles de
RNCan pour mener à bien des vérifications énergétiques axées
sur la consommation de gaz naturel et d’électricité à six de ses
installations en Ontario. Ces vérifications ont permis de relever
dix importantes possibilités d’amélioration qui permettraient de
réduire la consommation de gaz naturel et d’électricité de
20 p. 100 et de 15 p. 100 respectivement, et de diminuer les
émissions de GES d’environ 8 900 tonnes par an.
En vue de réduire ses coûts de fonctionnement, Casco Inc.,
d’Etobicoke (Ontario), s’est concentrée sur l’amélioration de ses
activités de production ainsi que de ses systèmes de chauffage,
de séchage et à air comprimé, lesquels sont très énergivores.
Casco a amélioré les chaudières, les fourneaux, les séchoirs et
les fours, les systèmes à air comprimé, les systèmes
d’alimentation en eau, les systèmes d’entraînement par moteur
et les systèmes de procédés de fabrication. Ces mesures ont
permis de réduire de 6 p. 100 la consommation annuelle
d’énergie par unité produite.
La société Les Aliments Maple Leaf Inc. cherche activement des
moyens d’améliorer la gestion de l’énergie à ses 85 usines
canadiennes. À la fin de 2003, cette société a eu recours à sa
méthode Six Sigma pour effectuer des vérifications énergétiques
à onze installations. Elle exploite actuellement une usine pilote
au biodiesel d’une capacité de 4 millions de litres par an, et
examine la faisabilité de construire une usine commerciale de
production de ce combustible à Montréal (Québec). En 2003,
l’entreprise a réduit d’environ 3,5 p. 100 sa consommation
globale d’énergie par kilogramme de production.
Soucieuse de l’efficacité énergétique, Oxford Frozen Foods
Limited, d’Oxford (Nouvelle-Écosse), qui est la plus grande
productrice de bleuets au monde, a pris les mesures suivantes :
l’ajout d’isolant à la toiture, la pose d’appareils d’éclairage à
vapeur de sodium à haute pression et la rénovation des
postes d’entretien de camions (en y installant des niveleurs
de quai verticaux antirefroidisseurs). L’entreprise a opté pour le
refroidissement à l’huile à l’aide de compresseurs à vis et de
thermosiphons, et a récemment installé un système Hench de
contrôle de la réfrigération qui devrait permettre de réduire de
15 p. 100 sa facture énergétique annuelle.
Le Conseil canadien des pêches a lancé une étude comparative
sur la consommation d’énergie de neuf usines de transformation
des fruits de mer dans les provinces de l’Atlantique. L’étude, qui
vise cinq usines de transformation du poisson en NouvelleÉcosse et quatre usines de transformation du homard à l’Île-duPrince-Édouard, prendra fin au printemps 2004.
ALIMENTS ET
BOISSONS
Réalisations
L’industrie canadienne de la production alimentaire a continué
d’augmenter sa production brute en 2002, mais sa consommation d’énergie a baissé légèrement comparativement à
l’année précédente. La consommation totale d’énergie du
secteur s’élevait à 101 892 TJ en 2002 contre 103 253 TJ en
2001, soit une baisse de 1,3 p. 100. Au cours des 12 dernières
années, la consommation totale d’énergie du secteur a
augmenté de 7,3 p. 100, passant de 95 003 TJ en 1990 à
101 892 TJ en 2002, en grande partie à cause d’une forte
augmentation de la consommation d’électricité.
La consommation d’énergie est à la baisse, le secteur ayant
réalisé des progrès à long terme pour une efficacité énergétique
accrue. Entre 1990 et 2002, les producteurs d’aliments ont
amélioré leur intensité énergétique globale de 17 p. 100.
Défis
La demande des consommateurs pour des repas et autres
produits « prêts à chauffer et à manger », dont la préparation est
plus énergivore, pose un défi de taille pour les producteurs
d’aliments qui cherchent à réduire leur consommation d’énergie.
Afin de répondre à cette demande tout en continuant à réaliser
des progrès en matière d’efficacité énergétique, le secteur doit
trouver et adopter de nouvelles technologies et modifier ses
activités de production afin de minimiser l’énergie requise par
unité produite.
Malgré les défis à relever, le secteur prévoit un recul moyen de
sa consommation d’énergie de 2,2 p. 100 par an entre 2000 et
2005. Pour la période de 2006 à 2010, le secteur s’est fixé
comme objectif de réduire sa consommation d’énergie d’en
moyenne 1,7 p.100 par an, soit un total de 19,5 p. 100 au cours
des dix prochaines années.
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
37
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ALUMINIUM
RÉDUCTION des émissions
de GES DE 40 P. 100
par unité de production
La production d’aluminium de première fusion a augmenté de 73 p. 100 depuis 1990
alors que les émissions de GES du secteur sont demeurées stables.
Secteur de l’aluminium – SCIAN 331313
Secteur de l’aluminium – SCIAN 331313
Secteur de l’aluminium – SCIAN 331313
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production d'aluminium (millions de tonnes)
Intensité énergétique (GJ/t aluminium)
1990
Indice d'intensité énergétique
180 000
1,25
150 000
1,8
120 000
1,00
1,2
60
0,6
90 000
60 000
0,75
30 000
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
0
0,50
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Électricité
0,0
50
Confidentiel*
70
Mazout lourd
80
154 365
2,4
Gaz naturel
90
2002
210 000
1,50
97 781
3,0
7 748
12 589
4 119
4 327
203
295
100
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
* Inclut le mazout léger (distillats moyens) et le gaz de
pétrole liquéfié (propane).
38
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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Profil : En 2003, le secteur canadien de l’aluminium occupait le troisième rang mondial pour la
production annuelle d’aluminium de première fusion. La production des dix alumineries du Québec
et de celle de la Colombie-Britannique contribue grandement à la vitalité de l’économie à l’échelle
nationale et régionale. Bien que l’augmentation de la production se soit traduite par une hausse de la
consommation totale d’énergie au sein du secteur, les données sur l’intensité énergétique continuent
de montrer une nette amélioration du rendement énergétique par rapport aux niveaux de référence
de 1990.
Mesures prises
En 2002, l’Association de l’aluminium du Canada et le
gouvernement du Québec ont signé une entente cadre de
réduction volontaire des GES visant les activités du secteur au
Québec. Cette entente – en vertu de laquelle toutes les parties
doivent fournir des données vérifiées complètes reflétant avec
exactitude les réductions réelles obtenues et pouvant être
évaluées – établit un procédé permettant au secteur de
l’aluminium d’améliorer sa performance en matière d’émissions
de GES. Les producteurs d’aluminium ont accepté d’effectuer
régulièrement des vérifications de leurs émissions afin de
confirmer l’exactitude des données qu’ils présentent dans leurs
rapports. Ces vérifications permettront d’assurer que les bilans de
GES sont préparés conformément à une méthode de calcul
précise et qu’ils ne contiennent pas d’erreurs importantes. Des
vérifications ont été menées à la fin de 2003, et les rapports
finaux qui en découlent devraient être publiés au début de 2004.
Afin d’assurer que ses membres élaborent et rapportent des
données de façon constante et continue, l’Association de
l’aluminium a préparé le Greenhouse Gas Audit Manual.
L’objectif de ce manuel est de fournir un cadre de travail général,
des principes et des conseils pour mener des vérifications des
émissions dans les installations de production d’aluminium. Le
Greenhouse Gas Audit Manual est offert en ligne sur le site Web
de l’Association de l’aluminium du Canada.
Le secteur de l’aluminium a été actif dans plusieurs autres
domaines en 2003. Les discussions avec RNCan concernant les
objectifs de réduction établis par le gouvernement du Canada à
l’intention des grands émetteurs finaux ont amené le secteur à
croire qu’une entente sera conclue en 2004.
Alcan a pris des mesures pour réduire ses émissions de GES
depuis 1990. Entre 1990 et 1999, Alcan a diminué l’ensemble
de ses émissions attribuables à ses activités de fonte, à l’échelle
mondiale, de 3 milliions de tonnes d’équivalent CO2. Ces
résultats ont été principalement réalisés au Canada et correspondent à une réduction volontaire de plus de 30 p. 100.
Aluminerie Alouette Inc. investit 1,4 milliard de dollars pour
l’agrandissement de son usine en vue d’accroître la capacité de
production à 530 000 tonnes par an, ce qui fera de cette
installation la plus grande aluminerie des Amériques. Le projet
d’expansion prévoit l’utilisation de la technologie AP30, qui est
la technologie d’électrolyse la plus efficace au monde.
L’électricité devient moins abondante au Québec, et le secteur
de l’aluminium déploie de grands efforts pour améliorer
l’efficacité de son utilisation de l’électricité. Cependant,
l’accroissement de la production d’aluminium en raison de la
forte demande continue d’avoir un effet neutralisant sur les
améliorations réalisées en matière d’intensité énergétique. Le
coefficient d’utilisation de l’énergie du secteur se situe déjà audessus de 98 p. 100, ce qui rend difficile toute autre amélioration
marquée de l’efficacité énergétique. Les intervenants du secteur
estiment que le remplacement précoce des anciennes
technologies est la seule option qui permettra une diminution
importante de la consommation d’énergie.
ALUMINIUM
Réalisations
La production d’aluminium de première fusion a augmenté de
73 p. 100 entre 1990 et 2003 alors que les émissions de GES
du secteur sont demeurées stables. Au cours de la même
période, le secteur a réduit ses émissions de GES (en équivalent
CO2) par tonne produite de plus de 40 p. 100. Depuis 1990, il
a également abaissé d’environ 10 p. 100 ses émissions de
tétrafluoroéthane (CF4) et d’hexafluoroéthane (C2F6).
En moyenne, le secteur a réduit son intensité de GES de
5,59 tonnes d’équivalent CO2 par tonne d’aluminium en 1990,
à 3,33 en 2002. Il s’attend à une baisse de l’intensité globale à
3,07 tonnes ou moins d’ici 2010.
Défis
Au cours des quatre dernières années, le secteur de l’aluminium
a connu de nombreux changements. En effet, Alcoa Canada
Première fusion a acheté Alumax et Reynold Metals; elle
représente maintenant 39 p. 100 de la production totale du
secteur au Canada. Par ailleurs, Alcan a fait l’acquisition d’Algroup
et a mis en production la fonderie d’Alma, dont la capacité est
de 400 000 tonnes. Alcan détient actuellement 40 p. 100
des parts d’Aluminerie Alouette. Ces fusions, acquisitions et
restructurations devraient offrir de nouvelles possibilités et poser
de nouveaux défis pour 2004 et les années à venir.
Alcoa Canada Première fusion s’est fixé comme objectif de
réduire ses émissions directes de GES de 200 000 tonnes par
année, en moyenne, de 2002 à 2004. L’entreprise prévoit
atteindre cet objectif en réduisant sa consommation d’énergie,
en favorisant l’adoption de pratiques exemplaires, en sensibilisant
ses employés, et avant tout, en prenant des mesures pour
réduire l’effet d’anode. En 2002, l’entreprise a été en mesure de
réduire les émissions de GES de ses activités de 5,9 p. 100 par
rapport à celles de 2001.
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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BRASSERIES
Le secteur réduit sa consommation d’énergie de
24 P. 100
Les brasseries canadiennes utilisent maintenant près de 24 p. 100 moins d’énergie pour
brasser la bière qu’en 1990; elles visent à réduire davantage leur consommation
annuelle d’énergie de 1,5 p. 100 de 2004 à 2006.
Secteur des brasseries – SCIAN 312120
Secteur des brasseries – SCIAN 312120
Secteur des brasseries – SCIAN 312120
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production de bière (millions d’hectolitres)
Intensité énergétique (GJ/hL bière)
1990
Indice d'intensité énergétique
5 000
18
4 000
1,00
12
0,1
6
3 000
0,75
2 000
1 242
1 236
0,2
4 366
6 000
1,25
0,3
6 198
7 000
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
40
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
0,50
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Gaz naturel
90
Électricité
0
0,0
124
195
236
418
1 000
4
3
24
Mazout lourd
0,4
2002
8 000
1,50
Gaz de pétrole
liquéfiés/Propane
30
Distillats moyens
0,5
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
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Profil : Les brasseries canadiennes peuvent être fières de nombreuses réalisations : leurs bières de
renommée mondiale, le leadership dont elles font preuve dans la sensibilisation des consommateurs à
la modération, leurs 300 ans d’histoire au Canada, leur diversité et leur impressionnant dossier
environnemental. Ce secteur compte 79 brasseries, lesquelles, en 2002, ont produit 23,5 millions
d’hectolitres de bière et employaient plus de 14 000 personnes.
Mesures prises
Réalisations
La poursuite de l’efficacité énergétique incite les brasseurs
canadiens à améliorer leurs procédés brassicoles, l’infrastructure
de leurs usines et leurs activités d’emballage, et à investir des
capitaux dans du nouvel équipement de pasteurisation et de
nettoyage des bouteilles. Les entreprises améliorent leurs
systèmes de chauffage, de ventilation, d’éclairage et de
conditionnement de l’air, investissent dans des systèmes de
fabrication de pointe, et améliorent les procédures d’arrêt à la fin
du cycle de production afin de réduire le gaspillage.
Dans le cadre du plan sur les changements climatiques du
Canada, le secteur brassicole n’est pas classé parmi les grands
émetteurs industriels et n’est donc pas visé par les ententes ou
les objectifs de réduction des émissions. Néanmoins, au fil des
ans, il a réalisé des progrès importants dans l’amélioration de son
efficacité énergétique et la réduction des émissions de GES de
ses procédés de production et de distribution.
Toutefois, ce qui revêt probablement le plus d’importance, c’est
le fait que les brasseries créent une culture d’efficacité
énergétique dans leurs activités en incitant leurs employés à
économiser l’énergie et en s’efforçant de responsabiliser toutes
les chaînes de production, les services et les installations en ce
qui concerne la gestion de l’énergie et des autres services publics.
Pour les brasseries canadiennes, l’efficacité énergétique est une
philosophie qui est d’abord adoptée par les employés.
On encourage les employés à prendre des mesures de réduction
de la consommation d’énergie. Certaines brasseries demandent
d’ailleurs à leur personnel de sécurité de relever les possibilités
d’économie d’énergie qu’ils découvrent au cours des patrouilles.
Bon nombre de brasseries combinent la planification, la surveillance et le suivi de la consommation d’énergie, d’une part,
avec la responsabilisation par service et la participation des
employés, d’autre part, dans un effort global pour améliorer le
plus possible l’efficacité énergétique.
Les brasseries effectuent régulièrement des vérifications
énergétiques des systèmes à vapeur et à air comprimé en vue
de cerner les possibilités d’éliminer le gaspillage. Elles installent
aussi des appareils d’éclairage à haut rendement, souvent
contrôlés par des détecteurs de mouvement, afin d’économiser
l’énergie. Les systèmes de ventilation et de climatisation sont
mis hors tension dans les aires où il n’est pas essentiel de
rafraîchir l’air après les heures de travail, et les équipes de travail
veillent à mettre hors service l’équipement, les réseaux de vapeur
et d’air comprimé et les autres appareils consommateurs
d’énergie dans des secteurs complets des usines au cours des
périodes d’arrêt de production. D’autres entreprises du secteur
ont recours au conditionnement de la puissance afin d’améliorer
leur facteur de puissance; elles améliorent leurs systèmes au
CO2 pour assurer leur autonomie à cet égard.
Le perfectionnement des procédures de contrôle, de suivi et
d’entretien continus permet aux brasseries de repérer des
possibilités d’amélioration de leurs procédés et équipements clés,
et de prendre des mesures pour les réaliser. L’analyse comparative
approfondie contribue à relever et à mettre en œuvre les pratiques
exemplaires permettant de réduire les coûts de production tout
en améliorant l’efficacité énergétique. On évalue les projets
d’immobilisation pour s’assurer qu’ils sont conçus et mis en
œuvre en fonction des stratégies d’efficacité énergétique.
Les programmes de réduction, de réutilisation et de recyclage des
contenants constituent probablement la stratégie qui a le plus
contribué à limiter les émissions. Le secteur a atteint un taux de
retour des contenants à l’échelle nationale de 97 p. 100 pour les
bouteilles et de 85 p. 100 pour les canettes. Ce taux de
récupération a mené à une réduction marquée de la
consommation d’énergie et des émissions de CO2 connexes.
Au Canada, les brasseries récupèrent chaque année environ
13 036 tonnes d’aluminium, ce qui représente l’évitement de
52 000 tonnes d’émissions d’équivalent CO2.
BRASSERIES
Par comparaison à 1990, le secteur utilise maintenant près de
24 p. 100 moins d’énergie pour produire un hectolitre de bière.
En 2002, sa consommation s’élevait à 6 219 TJ (70 p. 100 en
gaz naturel et 20 p. 100 en électricité). Le secteur s’est fixé un
objectif de réduction annuelle de sa consommation d’énergie de
1,5 p. 100 pour la période de 2004 à 2006.
Défis
Dans un marché de plus en plus concurrentiel, les brasseurs
canadiens continuent de tirer parti des possibilités de réduire
les dépenses sans faire de compromis quant à la qualité et à
l’innovation pour lesquelles ils sont reconnus. Étant donné que
l’énergie est un élément important du coût du procédé de
brassage, la recherche de moyens pour améliorer l’efficacité
énergétique demeure une priorité au sein du secteur.
Face à la concurrence internationale de plus en plus serrée et à
la popularité croissante d’autres types de boissons, le secteur
des brasseries combine les programmes de gestion rigoureuse
des coûts aux stratégies de marketing novatrices afin de maintenir
son excellente position sur le marché international. En effet, la
réussite des brasseries canadiennes sur les marchés internationaux a fait du Canada l’un des premiers exportateurs de
bière au monde.
Il est clair qu’avec des concepts de marketing novateurs, une
approche dynamique de contrôle des coûts et un engagement
sérieux à l’endroit de l’efficacité énergétique, les brasseries
canadiennes sont bien placées pour affronter directement
la concurrence.
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41
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Page 42
CAOUTCHOUC
Gardez vos pneus en forme – roulez mieux :
Un programme
EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
d’
pour les conducteurs
Entre 1990 et 2001, l’industrie canadienne du caoutchouc a plus que doublé sa
production tout en améliorant de 35 p. 100 son intensité énergétique.
Secteur du caoutchouc – SCIAN 326200
Secteur du caoutchouc – SCIAN 326200
Secteur du caoutchouc – SCIAN 326200
Intensité énergétique et production
(1990-2001)
Indice d’intensité énergétique (1990-2001)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
6
0,4
0,2
4
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2001,
20 décembre 2002, Université Simon Fraser.
42
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
0,75
2 000
0,50
131
48
0,6
4 000
2 174
1 691
8
1,00
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2001,
20 décembre 2002, Université Simon Fraser.
Mazout lourd
0,8
Gaz de pétrole
liquéfiés/Propane
10
4 967
1,0
6 000
44
54
12
1,25
Distillats moyens
1,2
5 547
14
2001
Électricité
1,4
8 000
3 796
16
1,50
Gaz naturel
1,6
90
1990
Indice d'intensité énergétique
18
2 967
Produits de caoutchouc (millions de tonnes)
Intensité énergétique (GJ/tonne produits
en caoutchouc)
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy Intensity
Indicators for Canadian Industry 1990–2001,
20 décembre 2002, Université Simon Fraser.
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Page 43
Profil : Les entreprises du secteur du caoutchouc fabriquent des pneus, des chambres à air, des pièces
d’automobile, des tuyaux et des courroies en caoutchouc, du caoutchouc industriel et un large éventail
d’autres produits, dont des bandes d’étanchéité en caoutchouc et en plastique, du ruban autoadhésif,
des gants de caoutchouc, des tapis de caoutchouc, des produits ménagers en caoutchouc et du matériel
pour le rechapage de pneus. Afin de répondre à la demande, le secteur emploie un peu plus de
26 000 personnes réparties dans quelque 240 établissements à l’échelle du pays, dont la masse salariale
représente plus de 700 millions de dollars par an.
Mesures prises
Le secteur du caoutchouc continue de faire figure de proue dans
l’amélioration de son efficacité énergétique. Ainsi, l’Association
canadienne de l’industrie du caoutchouc (ACIC) a produit, en
collaboration avec le PEEIC, un guide à l’intention des fabricants
intitulé Occasions de pratiquer l’efficacité énergétique dans
l’industrie canadienne du caoutchouc. Le guide, qui est une
illustration de l’engagement du secteur à réduire ses émissions
de GES, vise à aider les fabricants à cerner les façons de rendre
leurs installations et procédés plus éconergétiques. Cette
publication est également conçue pour donner aux fabricants
des pistes de recherche pour qu’ils trouvent des moyens de
réduire leurs coûts énergétiques ainsi qu’un point de départ pour
les vérifications énergétiques de leurs installations.
Dans le cadre de la première étape du programme élargi Gardez
vos pneus en forme – roulez mieux, qui est un projet conjoint de
l’ACIC et de RNCan, une enquête nationale a été menée auprès
de 1 800 conducteurs à six endroits au Canada en vue de
recueillir des données sur la pression des pneus. L’enquête a
relevé de sérieux problèmes quant aux connaissances et au
comportement des conducteurs canadiens à ce chapitre. En effet,
70 p. 100 des véhicules et des camions légers du Canada ont un
ou plusieurs pneus dont la pression d’air est au moins 10 p. 100
inférieure ou supérieure au niveau adéquat. En outre, 40 p. 100
des véhicules ont un ou plusieurs pneus dont le surgonflement
ou le sous-gonflement est d’au moins 20 p. 100, ce qui constitue
un grave problème pouvant nuire à la sécurité routière et accroître
les coûts en carburant et les émissions de GES. Qui plus est,
l’étude révèle que les conducteurs ne savent pas où trouver des
renseignements sur la pression adéquate des pneus de leur
véhicule, quand mesurer cette pression et quelles procédures
suivre pour assurer un bon entretien des pneus. Afin d’aider à
remédier à la situation, l’ACIC et RNCan ont lancé le site Web
www.pneusenforme.ca, qui offre de l’information et des conseils
sur l’entretien des pneus afin d’accroître la sécurité et l’économie
de carburant.
Si les pneus de tous les véhicules personnels du pays étaient
adéquatement gonflés, on pourrait économiser chaque année
plus de 640 millions de litres de carburant – soit suffisamment
de liquide pour remplir 240 piscines olympiques – et on
éviterait chaque année la production de 1,5 million de tonnes
d’émissions de CO2. Ces nombres sont considérablement plus
élevés si l’on inclut les pneus des véhicules commerciaux.
Des entreprises membres de l’ACIC ont également pris des mesures
pour améliorer leur efficacité énergétique. Par exemple, AirBoss
Rubber Compounding a investi plus de 300 000 $ dans une série
de projets d’efficacité énergétique à son installation de Kitchener
(Ontario). L’usine de l’entreprise a la plus importante capacité de
mélange du caoutchouc adapté au devis des clients en Amérique
du Nord, soit une capacité annuelle de 90 000 tonnes. Dans le
cadre de son programme d’efficacité énergétique, AirBoss a pris
les mesures suivantes : l’isolation des chaudières à vapeur, des
conduites de vapeur et des collecteurs de retour de condensat;
l’installation d’équipement de correction du facteur de puissance;
le remplacement de 3 000 appareils d’éclairage par des lampes
et des ballasts neufs; la réparation des fuites d’air comprimé; et
le lancement d’un programme visant l’efficacité des chaudières.
Ces améliorations ont permis de réduire de 8 p. 100 par an la
quantité d’énergie consommée par unité produite et de
50 tonnes les émissions annuelles d’équivalent CO2. On prévoit
récupérer cet investissement en moins de deux ans.
Au cours des dernières années, la société NRI Industries Inc. de
Toronto (Ontario) a investi des capitaux considérables pour
améliorer son équipement en vue d’accroître la productivité. Une
partie de cet investissement servira à l’installation de moteurs et
de condensateurs à haute efficacité qui permettront de réduire
la consommation d’électricité et d’accroître les facteurs de
puissance du système électrique. Au nombre des autres
améliorations, mentionnons l’installation de portes à enroulement rapide pour conserver la chaleur et l’introduction de
procédés de séchage continu. L’entreprise estime que l’utilisation
d’équipement à haut rendement permettra de réduire de
10 p. 100 les émissions de GES. En outre, le recours à des
procédés de séchage continu et l’amélioration de l’isolation des
bâtiments et de l’équipement diminueront les émissions totales
de GES de NRI de 5 p. 100 de plus. L’entreprise examine
également des façons de réduire sa consommation d’électricité
en convertissant, de l’électricité à la vapeur, les platines de
l’équipement de moulage par injection.
CAOUTCHOUC
Réalisations
Les données provisoires pour 2002 semblent indiquer que
la production totale du secteur s’élevait à 1 159 000 tonnes,
soit environ 7 milliards de dollars, comparativement à
531 961 tonnes et 3,31 milliards de dollars en 1990. La plupart
des produits du secteur sont exportés, et plus de 95 p. 100 de
ceux-ci sont destinés au marché américain. On estime que la
consommation d’énergie du secteur canadien du caoutchouc a
augmenté de 9 115 TJ en 1990 à 15 591 TJ en 2002. Puisque
les données de 2002 n’étaient pas complètes au moment de
mettre le présent rapport sous presse, les graphiques ci-contre
ne montrent que les données officielles de la période se
terminant à la fin de 2001. Ces données indiquent que le
secteur canadien du caoutchouc a plus que doublé sa
production entre 1990 et 2001, et ce, tout en réduisant son
intensité énergétique de 35 p. 100.
Défis
Le secteur du caoutchouc fait face à certains problèmes qui
nuisent à ses efforts d’amélioration de l’efficacité énergétique,
notamment la hausse des coûts de l’énergie et l’intensification
de la concurrence étrangère. La hausse des prix de l’énergie,
accélérée par l’incertitude liée à la conjoncture internationale,
exerce une forte pression sur les fabricants. Même si des prix plus
élevés constituent un fort stimulant pour investir dans l’efficacité
énergétique à long terme, il est difficile de trouver les capitaux
nécessaires en raison de la faiblesse des marchés internationaux
et de l’intensification de la concurrence étrangère que font les
entreprises bénéficiant de faibles coûts de main-d’œuvre.
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CHAUX
Les sociétés font appel à des
ATELIERS PERSONNALISÉS
PORTANT SUR L’ÉNERGIE
pour stimuler leur efficacité énergétique
Entre 1990 et 2002, le secteur de la chaux a diminué sa consommation d’énergie
globale de 487 térajoules et son intensité énergétique de 14,2 p. 100.
Secteur de la chaux – SCIAN 327410
Secteur de la chaux – SCIAN 327410
Secteur de la chaux – SCIAN 327410
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production de chaux (kilotonnes)
Intensité énergétique (GJ/t chaux)
1990
Indice d'intensité énergétique
2002
2 500 1,50
8,5
8 398
10 000
2 300
1,25
2 100
1 700
0,75
1 357
799
6,5
4 000
2 351
1 900
4 197
7,0
4 274
6 000
1,00
502
604
2 000
1 500 0,50
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Coke de pétrole
96
Houille
95
Électricité
90
Gaz naturel
6,0
Confidentiel*
7,5
5 164
8 000
2 918
8,0
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
* Inclut le mazout lourd, le mazout léger (distillats
moyens), le gaz de pétrole liquéfié (propane) et le coke.
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Profil : Le secteur canadien de la chaux commerciale fournit une matière première essentielle aux
industries de production d’acier, d’exploitation minière et de fabrication de pâtes et papiers ainsi qu’au
traitement de l’eau et à la gestion de l’environnement et à d’autres industries de base. La capacité totale
de calcination de la chaux des quatre entreprises du secteur, qui exploitent 12 établissements et
emploient plus de 650 personnes, était d’environ 3 millions de tonnes en 2002. Entre 1990 et 2002,
le secteur a accru sa production de 12,8 p. 100, la faisant passer à 2 085 000 tonnes de chaux.
Mesures prises
Défis
Tout au long de 2003, le Canadian Lime Institute a continué de
promouvoir l’efficacité énergétique au sein du secteur. La société
Chemical Lime Company of Canada Inc. a tenu un atelier sur
l’efficacité énergétique adapté aux besoins du secteur en janvier
2003 à son installation de Langley (Colombie-Britannique),
atelier auquel ont participé 29 personnes. Graymont Western
Canada Inc. a offert un atelier semblable à son installation
d’Exshaw (Alberta) en novembre 2003; quinze employés de
trois établissements de l’entreprise y ont participé. Carmeuse
Lime (Canada) Ltd. a également mis sur pied un atelier
personnalisé sur l’efficacité énergétique qui a été offert au début
de 2004 à son installation Beachville à Ingersoll (Ontario).
La production de la chaux se fait à des températures très élevées
(plus de 1 200 °C), ce qui exige le recours aux combustibles
comme principale source d’énergie. Le coke de pétrole et la
houille sont actuellement les sources d’énergie les plus utilisées
pour produire la chaux tandis que le gaz naturel comble presque
tout le reste des besoins de la production.
En 2002, peu de changements physiques ont été apportés aux
usines du secteur de la chaux commerciale. Les activités
d’amélioration de l’efficacité énergétique étaient principalement
liées à l’amélioration des procédés et à la réduction de la
consommation d’électricité.
Réalisations
Les producteurs de chaux commerciale représentés par le
Canadian Lime Institute continuent de travailler activement à
l’amélioration de l’efficacité énergétique de leurs activités. Dans
le secteur, les Innovateurs énergétiques industriels représentent
près de 99 p. 100 de la capacité de production de chaux
commerciale au Canada.
La forte dépendance de ce secteur à l’énergie fait de l’efficacité
énergétique une priorité absolue, ce qui pose un défi de taille.
Malgré les améliorations progressives que l’industrie continue
d’apporter à l’équipement de production en place, elle ne
pourra pas réaliser des gains importants sans investir des
sommes considérables pour se doter de fours plus efficaces.
Malheureusement, en raison de la surcapacité de production et
du faible taux de rotation des capitaux au sein de l’industrie, il
est difficile pour les producteurs de chaux de réaliser de tels
investissements.
CHAUX
Par ailleurs, même si la substitution des hydrocarbures et
l’utilisation de la technologie de fours à haut rendement
procurent des avantages au chapitre de l’intensité énergétique,
ces améliorations ne permettent pas toujours d’atteindre la
qualité des produits recherchée par certains des plus gros clients
du secteur.
Selon les données disponibles sur la consommation d’énergie
en 2002, 15 039 térajoules d’énergie ont été nécessaires pour
produire 2 085 kilotonnes de chaux, comparativement
à 15 158 térajoules pour 2 047 kilotonnes en 2001, et à
15 526 térajoules pour 1 848 kilotonnes en 1990. On
a enregistré une baisse de la consommation d’énergie globale
de 487 térajoules entre 1990 et 2002, et un recul de l’intensité
énergétique de 14,2 p. 100.
Environ 40 p. 100 seulement des émissions de GES produits par
le secteur de la chaux sont liés à la consommation d’énergie
pour préparer la chaux en vue de la calcination et pour la
transformer en produits finis. Le reste, soit 60 p. 100, est
attribuable à la calcination ou à la décomposition de la chaux. La
réabsorption de dioxyde de carbone (CO2) par la chaux pendant
son cycle de vie compense, dans une certaine mesure, les
émissions de GES attribuables à la production. Selon la National
Lime Association, environ 25 p. 100 de la chaux produite au
Canada et aux États-Unis réabsorbe du CO2.
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CIMENT
Les usines améliorent
L’EFFICACITÉ DES FOURS
de 12 P. 100
Depuis 1990, le secteur du ciment a réduit son intensité énergétique globale de 12 p. 100
alors que la demande pour ses produits a grimpé de 24 p. 100.
Secteur du ciment – SCIAN 327310
Secteur du ciment – SCIAN 327310
Secteur du ciment – SCIAN 327310
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production de clinker (millions de tonnes)
Intensité énergétique (GJ/t clinker)
1990
Indice d'intensité énergétique
5,0
10
4,5
9
20 000
1,00
15 000
0,75
10 000
71
64
5 000
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
0,50
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Distillats moyens
99
Combustibles résiduaires
98
Électricité
97
Mazout lourd
96
Gaz naturel
95
Coke de pétrole
90
Houille
8
4,0
Confidentiel*
11
25 000
1 563
3 038
5,5
30 000
1,25
667
542
12
2 358
2 783
6,0
35 000
29 049
13
11 858
15 739
9 569
6 821
7 166
6,5
2002
40 000
1,50
24 130
14
7 631
7,0
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
* Inclut les gaz de pétrole liquéfiés (propane), le coke et
le bois.
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Profil : Le secteur du ciment est la pierre angulaire des industries canadiennes de la construction et un
important exportateur qui contribue grandement à la balance des paiements du pays. Selon les données
de Statistique Canada, les huit entreprises du secteur, qui exploitent 16 installations de traitement, ont
produit 13,0 millions de tonnes de clinker et 13,9 millions de tonnes de ciment en 2002. Environ
35 p. 100 des produits fabriqués ont été exportés aux États-Unis.
Mesures prises
Réalisations
En 2003, le Groupe de travail du ciment du PEEIC s’est appliqué
au cours de ses réunions à échanger de l’information sur
l’efficacité énergétique de l’équipement secondaire, tel que les
systèmes à air comprimé, les ventilateurs et les moteurs. Dans le
but de promouvoir une approche axée sur les pratiques
exemplaires en matière d’efficacité énergétique, le Groupe de
travail a invité des entreprises d’autres secteurs, notamment
Syncrude Canada Ltd. et DuPont Canada Inc., à présenter leurs
approches relativement à la gestion de l’énergie. Les participants
du secteur étaient grandement intéressés d’apprendre comment
ces entreprises suscitaient la participation et la motivation de leurs
employés en matière de gestion de la consommation d’énergie.
Le secteur du ciment du Canada a amélioré de 12 p. 100 le
rendement de ses fours entre 1990 et 2002. Au cours de la
même période, on a enregistré une baisse de 7,1 p. 100 des
émissions totales de GES par tonne de produits cimentiers, y
compris les émissions liées aux procédés. L’Association
canadienne du ciment prévoit que l’intensité en GES par unité
produite diminuera encore de 2 p. 100 d’ici 2010.
Le secteur a également eu des discussions avec RNCan
concernant l’utilisation des installations de recherche sur la
combustion appartenant au gouvernement du Canada pour
examiner des façons d’améliorer la conception des brûleurs
et de réduire les émissions d’oxydes d’azote (NOx) et d’oxydes
de soufre (SOx). De telles activités de recherche viendraient
compléter le travail de certaines entreprises qui mettent déjà
en place des mesures comme l’automatisation des fours,
l’amélioration de la qualité du cru et l’amélioration de certaines
pratiques d’exploitation permettant de réduire les émissions
de NOx.
Même si en 2003 le secteur a effectué peu d’investissements
importants dans l’efficacité énergétique, en revanche les
producteurs de ciment canadiens ont continué de concentrer
leurs efforts sur l’utilisation de combustibles résiduaires, le
remplacement de matières premières et la réduction de la
consommation d’électricité. Il existe un grand nombre de
possibilités de remplacement des combustibles fossiles, par
exemple les pneus, des matières plastiques et certaines
catégories de déchets urbains solides. Le secteur continue
également de réaliser des progrès dans l’intégration du laitier
comme matière première du ciment.
Les entreprises du secteur continuent individuellement de
mettre en œuvre des mesures d’amélioration de l’efficacité
énergétique. Par exemple, la société Ciment St-Laurent inc.
évalue l’état de ses installations dans l’optique de leur « remise
en forme » et cerne des moyens d’optimiser les procédés afin
de réduire ses besoins en chaleur et en électricité. L’entreprise
travaille activement au développement et à la commercialisation
de substituts minéraux du clinker dans le cadre de ses efforts
pour diminuer le contenu énergétique du ciment tout en
améliorant les propriétés du béton. Elle s’intéresse davantage
également à l’utilisation de combustibles résiduaires, tels
que les huiles usées, les solvants, les pneus d’automobile
et la biomasse, comme substituts aux sources d’énergie
traditionnelles. Le remplacement de combustibles fossiles par
des matériaux qui seraient autrement incinérés ou envoyés à un
lieu d’enfouissement est une méthode qui permet de réduire
les émissions de GES. À la fin de 2002, les programmes
environnementaux entrepris par Ciment St-Laurent lui avaient
permis de baisser de 19 p. 100 son taux d’émissions de CO2
comparativement à 1990, l’année de référence.
Depuis 1990, le secteur du ciment a réduit l’intensité énergétique
globale de ses activités de 12 p. 100 alors que la demande pour
ses produits a grimpé de 24 p. 100. Il prévoit d’autres gains au
chapitre de l’efficacité énergétique en raison de la modernisation
continue des usines combinée à l’intensification des activités de
surveillance de la consommation d’électricité et de ciblage, et le
recours à d’autres systèmes et technologies.
Le secteur estime également que le béton présente une solution concrète à long terme relativement à des problèmes
environnementaux ainsi qu’un élément important d’une
infrastructure physiquement et écologiquement durable. Par
exemple, l’utilisation judicieuse de produits à base de ciment
dans les secteurs des transports, de l’habitation et de l’agriculture
peut rehausser l’efficacité énergétique et réduire les émissions
de GES de ces secteurs, appuyant ainsi les objectifs du Canada
dans le cadre du Protocole de Kyoto.
CIMENT
Défis
Les combustibles et l’électricité représentent de 35 à 40 p. 100
des coûts de production du ciment. La montée en flèche des prix
des combustibles propres, tels que le gaz naturel, pousse les
producteurs de ciment à chercher d’autres sources d’énergie afin
de minimiser leurs coûts de production. En 2002, le secteur a
accru considérablement sa consommation de coke de pétrole,
de houille et d’autres combustibles au détriment du gaz naturel.
En effet, les deux dernières usines au Canada à utiliser le gaz
naturel comme source d’énergie ont en 2002 fait l’objet de
changements pour qu’on y utilise la houille, un combustible
moins coûteux. Afin de demeurer concurrentielles dans une
industrie de plus en plus importante à l’échelle internationale, les
entreprises canadiennes de production du ciment ont intensifié
leurs efforts pour utiliser des combustibles de remplacement,
tels que les pneus usés et des matières plastiques, tout en
cherchant à réduire leurs émissions de GES.
La demande est un important facteur de l’efficacité énergétique
du secteur. Les procédés énergivores de production du ciment
sont plus efficaces lorsque les usines fonctionnent le plus près
possible de leur pleine capacité, et un ralentissement de la
demande peut entraîner une diminution de leur efficacité. Par
conséquent, la performance du secteur au chapitre de l’efficacité
énergétique et des émissions de GES est directement liée à la
capacité des entreprises de maintenir des niveaux de ventes
élevés. Dans une certaine mesure, l’utilisation de combustibles
moins coûteux que le gaz naturel est une tendance qui aide le
secteur à être plus éconergétique, et donc plus concurrentiel.
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Page 48
CONSTRUCTION
Le secteur crée le groupe
de travail sur les
BÂTIMENTS ÉCOLOGIQUES
Le secteur de la construction s’est taillé une place de chef de file en adoptant et en
mettant en œuvre des pratiques commerciales respectueuses de l’environnement.
Secteur de la construction –
SCIAN 2300001
Secteur de la construction –
SCIAN 2300001
Secteur de la construction –
SCIAN 2300001
Intensité énergétique et production
(électricité exclue) [1990-2002]
Indice d’intensité énergétique
(électricité exclue) [1990-2002]
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
[électricité exclue]
1990
Indice d'intensité énergétique
55
35 000
25 000
50
20 000
1,00
40
0,75
10 000
5 000
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Sources des données : Statistique Canada, Bulletin
trimestriel – Disponibilité et écoulement d’énergie au
Canada, 1990-2002; CIEEDAC, A Review of Energy
Consumption and Related Data: Canadian Construction
Industry 1990-2002, novembre 2003.
1
48
0,50
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Sources des données : Statistique Canada, Bulletin
trimestriel – Disponibilité et écoulement d’énergie au
Canada, 1990-2002; CIEEDAC, A Review of Energy
Consumption and Related Data: Canadian Construction
Industry 1990-2002, novembre 2003.
Comprend les groupes suivants du SCIAN : 236 (Construction de bâtiments), 237 (Travaux de génie civil) et 238 (Entrepreneurs spécialisés).
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
Gaz naturel
35
0,5
Liquides du gaz naturel
0,9
15 000
Mazout lourd
45
4 665
2 560
1 358
547
7 139
2 274
1,3
Mazout léger
1,7
19 524
17 452
30 000
1,25
Kérosène
2,1
2002
40 000
1,50
350
37
60
Diesel
2,5
33 862
31 307
Production PIB (milliards $ 1997)
Intensité énergétique (TJ/million $ 1997 PIB)
Sources des données : Statistique Canada, Bulletin
trimestriel – Disponibilité et écoulement d’énergie au
Canada, 1990-2002; CIEEDAC, A Review of Energy
Consumption and Related Data: Canadian Construction
Industry 1990-2002, novembre 2003.
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Page 49
Profil : Le secteur de la construction, qui est le plus important de l’industrie canadienne, regroupe un
large éventail d’entreprises dont les activités touchent tous les secteurs de l’économie et toutes les
régions du pays. Ce secteur emploie plus de 950 000 personnes et génère 134 milliards de dollars en
activités économiques, un montant qui représente environ 12 p. 100 du PIB du Canada.
Mesures prises
Le secteur de la construction est représenté au sein du PEEIC par
son porte-parole national, l’Association canadienne de la
construction (ACC), laquelle compte plus de 20 000 entreprises
membres. Les activités de ces entreprises touchent tous les
volets du secteur, depuis la conception et la gestion jusqu’à la
construction et l’entreprise générale. Les entreprises du secteur
sont profondément conscientes de l’importance de l’efficacité
énergétique et du rôle qu’elle joue dans leur réussite
commerciale et dans la protection de l’environnement.
Au fil des ans, le secteur s’est taillé une place de chef de file au
sein de l’industrie en adoptant et en mettant en œuvre des
pratiques commerciales respectueuses de l’environnement. Par
exemple, des entreprises du secteur participent activement à la
conception et à la construction du Earth Rangers Centre, situé au
centre de conservation Kortright à Vaughn (Ontario). Le Earth
Rangers Centre, qui a pour mandat d’inciter les jeunes à prendre
des mesures positives en vue de favoriser un monde durable,
sera le meilleur centre faunique au monde et le bâtiment le plus
éconergétique du pays. Son système de ventilation comportera
des tuyaux souterrains qui tirent parti des propriétés du sol pour
réchauffer ou refroidir l’air extérieur avant qu’il n’entre dans le
bâtiment. Le centre sera également le premier bâtiment au pays
à être entièrement chauffé et climatisé par un système par
rayonnement à partir des dalles de béton. De plus, le taux
d’humidité y sera contrôlé à l’aide d’un déshumidificateur à
déshydratant liquide novateur. À l’aide de ces éléments
ainsi que de matériaux, technologies et conceptions de
pointe éconergétiques, l’installation de 3 280 m2 aura une
consommation d’énergie correspondant à seulement 39 p. 100
de celle d’un bâtiment semblable conçu conformément au
Code modèle national de l’énergie.
En février 2003, Waiward Steel Fabricators Ltd., d’Edmonton,
Lockerbie & Hole Industrial Inc., de Sherwood Park (Alberta), et
l’Université de l’Alberta ont signé un mandat de projet visant à
réduire les émissions de GES du secteur de la construction. En
collaboration avec le PEEIC et avec l’aide de Suncor Energy Inc.
et de Produits Shell Canada Limitée, ces partenaires entreprennent un projet d’envergure qui prévoit l’établissement
volontaire de rapports de conformité et de stratégies de réduction
des GES et la gestion du processus d’approvisionnement dans
le cadre d’un plan environnemental global. En mai 2003, Enviro
Abled Solutions Inc., une entreprise du domaine des logiciels
d’intelligence artificielle dont le siège est situé à Edmonton, s’est
jointe au consortium. Le projet commun est le premier du genre
dans le secteur de la construction.
En 2003, l’ACC, de concert avec l’Institut royal d’architecture du
Canada, la Building Owners and Managers Association of Canada
et l’Association des ingénieurs-conseils du Canada, a formé le
Groupe de travail de l’industrie sur les bâtiments écologiques. Ce
dernier a pour mandat de trouver, en collaboration avec le
gouvernement du Canada, des façons de promouvoir l’efficacité
énergétique dans le sous-secteur du bâtiment non résidentiel.
En août 2003, le gouvernement du Canada a annoncé
un programme de subventions de 129 millions de dollars,
principalement axé sur l’efficacité énergétique, visant à favoriser
l’écologisation des bâtiments non résidentiels.
En 2004, le secteur concentrera ses efforts dans l’amélioration de
l’efficacité énergétique des sous-secteurs de la construction
routière et de la construction lourde en élaborant un guide
d’économie d’énergie à l’intention des entreprises de construction
routière. Afin d’inciter davantage à la prise de mesures éconergétiques, l’ACC encourage le gouvernement du Canada à
élargir son programme de cotes d’efficacité énergétique pour y
inclure l’équipement lourd et offrir des subventions pour l’achat
d’équipement éconergétique.
Réalisations
La consommation d’énergie du secteur est directement liée aux
niveaux d’activité de construction. En 2003, la production brute du
secteur a enregistré un léger recul de 0,3 p. 100. Toutefois, on
prévoit une forte croissance de 4,5 p. 100 en 2004, suivie d’une
croissance de 3,9 p. 100 en 2005 et de 2,0 p. 100 en 2006.
Selon les prévisions, le sous-secteur des travaux de génie se
classera bon premier en termes de croissance en 2004, avec une
hausse de l’activité de 7,5 p. 100. On enregistrera probablement
des hausses de 4,3 p. 100 et de 3,3 p. 100 dans la construction
de bâtiments non résidentiels et les travaux de réparation
respectivement. Quant à la construction résidentielle, elle devrait
connaître une croissance moins vigoureuse mais respectable de
2,6 p. 100 en raison de taux d’intérêts plus élevés et d’une plus
faible demande.
CONSTRUCTION
Défis
Les entreprises du secteur de la construction recherchent
constamment de l’équipement, des matériaux et des pratiques
qui permettent une réduction des coûts et des émissions
de GES. Cependant, des facteurs économiques influent
considérablement sur la capacité du secteur d’investir dans
l’efficacité énergétique. Les véhicules, les machines et l’équipement lourd sont dispendieux et nécessitent un important
investissement de capitaux de la part des entreprises. En raison
de la nature concurrentielle et imprévisible du secteur, le désir
d’apporter des améliorations et la nécessité de maximiser le
rendement des machines existantes pèsent dans la balance. Les
progrès dans le domaine de l’efficacité énergétique sont souvent
entravés par la volonté d’équilibrer ces besoins.
Parallèlement, la diversité du secteur rend difficile l’élaboration
de programmes d’efficacité énergétique généraux qui sont
significatifs et pratiques. Ce qui fonctionne pour la construction
routière peut ne pas s’appliquer à la construction d’usines et de
ponts, ou à la conception et la mise en œuvre de nouveaux
projets. Toutefois, l’ACC s’est engagée à inciter ses membres à
devenir des Innovateurs énergétiques industriels et à tirer parti
des possibilités d’améliorer leur efficacité énergétique. L’ACC
estime qu’avec le temps, sa participation au PEEIC contribuera
à accélérer les améliorations au chapitre de la performance
environnementale du secteur canadien de la construction.
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ENGRAIS
AMÉLIORATION de l’efficacité
énergétique DE 15 P. 100 sur une
période de 12 ans
Dans l’industrie mondiale des engrais, les fabricants canadiens sont parmi les plus
faibles producteurs de GES par unité de production.
Secteur des engrais – SCIAN 325313
Secteur des engrais – SCIAN 325313
Secteur des engrais – SCIAN 325313
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production d'engrais (millions de tonnes d'engrais azotés)
Intensité énergétique (GJ/tonne engrais)
12
7,5
11
7,0
10
6,5
9
6,0
8
5,5
7
5,0
6
4,5
5
1990
Indice d'intensité énergétique
2002
70 000
1,50
60 000
1,25
50 000
42 958
49 969
8,0
40 000
1,00
30 000
97
98
99
00
01
02
Source des données : Institut canadien des engrais (ICE),
février 2004.
4 081
6 171
0
90
95
96
97
98
99
Source des données : ICE, février 2004.
00
01
02
13
5
133
320
0,50
Confidentiel*
96
Distillats moyens
95
Électricité
90
10 000
Gaz naturel
4
4,0
20 000
0,75
Sources des données :
1) Gaz naturel (1990-2002) : ICE, février 2004;
2) Autres sources d’énergie (1990-2002) : Centre
canadien de données et d’analyse sur la
consommation d’énergie dans le secteur de l’industrie
(CIEEDAC), Development of Energy Intensity
Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
* Inclut le mazout lourd, les gaz de pétrole liquéfiés
(propane) et la vapeur.
50
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Profil : Le secteur canadien des engrais est l’un des principaux producteurs et exportateurs d’engrais
azotés, potassiques et soufrés au monde, contribuant pour 12 p. 100 de la production mondiale d’engrais.
Les entreprises du secteur exploitent plus de 20 installations de production et sont au nombre des
producteurs les plus éconergétiques au monde.
Mesures prises
Réalisations
Au cours des dernières années, le secteur des engrais du Canada
a entrepris un bon nombre de projets de recherche dans le
domaine de l’efficacité énergétique. En 2002, l’Institut canadien
des engrais (ICE), en partenariat avec RNCan, a entamé une étude
comparative de toutes les installations canadiennes de production
de potasse. Outre la collecte de données sur la consommation
d’énergie, l’étude comportait une évaluation diagnostique des
méthodes de gestion de l’énergie à chacune des installations.
Selon les statistiques du Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur de
l’industrie (CIEEDAC) et de l’ICE, la production (brute) d’engrais
azotés du secteur est passée de 6,8 millions de tonnes en 1990
à 9,6 millions en 2002. La consommation de gaz naturel utilisé
en tant que combustible, de même que des autres sources
d’énergie requises pour la production, totalisait 56 465 TJ en
2002 comparativement à 47 185 TJ en 1990. Cela représente
une amélioration du rendement énergétique du combustible
d’environ 15 p. 100 au cours de la période de 12 ans.
Afin de trouver des façons d’accroître la productivité agricole tout
en réduisant les répercussions environnementales, l’ICE et ses
entreprises membres ont financé une étude de trois ans sur les
émissions d’oxyde nitreux découlant de l’utilisation des engrais.
La cueillette de données étant maintenant terminée, on procède
actuellement à l’analyse des résultats. Dans le cadre d’un autre
projet, l’ICE a commandé une étude en vue d’examiner la
production de GES et la consommation tout au long du cycle de
vie (production et utilisation) des engrais.
Différentes entreprises ont également participé activement aux
efforts d’efficacité énergétique déployés par le secteur. Par
exemple, Simplot Canada Limited a remplacé les éléments
réfractaires du reformeur principal de l’usine d’ammoniac de son
complexe de fabrication de Brandon (Manitoba). L’entreprise a
également augmenté la redondance du système afin de réduire
le nombre d’arrêts imprévus, lesquels entraînent une forte
consommation d’énergie. Simplot Canada étudie actuellement
la faisabilité de la modification et du remplacement de la roue
thermique de son usine d’ammoniac.
La société Potash Corporation of Saskatchewan (PCS) a amélioré
les séchoirs de son installation d’Allan (Saskatchewan) en vue d’y
accroître la récupération de chaleur. Ce projet a permis de réduire
la consommation de gaz naturel de 2,15 GJ à 1,90 GJ par tonne
de produit traité. PCS a diminué de 6 p. 100 la consommation
de gaz naturel de son installation de production de vapeur grâce
à un réglage contrôlé de l’excédent d’oxygène dans ses
chaudières tubulaires à vapeur. Elle a également terminé la
deuxième phase de son projet de « cyclolavage », qui a entraîné
des économies d’environ 1,44 kilowatt par tonne de produit fini.
L’entreprise IMC Potash a entrepris un nombre d’évaluations de
l’efficacité énergétique à ses mines de Colonsay, Belle Plaine et
Esterhazy (Saskatchewan) dans le cadre du programme
d’amélioration continue de l’entreprise, y compris sa participation
à l’étude comparative sur la production de potasse menée à
l’échelle du secteur. Deux des évaluations ont été effectuées en
partenariat avec RNCan. Même si l’entreprise s’est principalement
concentrée sur la réduction de sa consommation de gaz naturel,
elle prévoit cibler d’autres sources d’énergie en 2004.
Malgré une hausse de 11 p. 100 de sa production d’ammoniac
entre 1990 et 2002, CF Industries Inc. à Medicine Hat (Alberta) a
réduit de 14 p. 100 l’intensité énergétique de ses activités. En
outre, l’entreprise a réduit de 16 p. 100 l’intensité énergétique de
ses activités de production d’urée à cette même installation tout
en accroissant sa production de 14 p. 100. La baisse de l’intensité
énergétique est attribuable à un nombre d’initiatives d’efficacité
énergétique, y compris l’ajout d’un plus grand nombre de crépines,
l’inversion de la boucle de synthèse de l’ammoniac, l’établissement
d’intervalles plus efficaces de conversion de l’ammoniac, l’installation de convertisseurs parallèles à basse température et
d’autres améliorations visant le désengorgement du procédé et
l’efficacité énergétique, en particulier en ce qui a trait aux activités
de récupération à basse pression et au recyclage à l’usine d’urée.
Depuis 1990, la production de potasse s’est accrue de 19 p. 100,
passant à 13 640 000 tonnes en 2002. Dans l’ensemble, les
indicateurs énergétiques montrent une diminution moyenne de
l’intensité énergétique de plus de 1 p. 100 par an depuis 1990.
Dans l’industrie mondiale des engrais, les fabricants canadiens
sont parmi les plus faibles producteurs de GES par unité de
production. Cependant, la fabrication d’engrais requiert une
grande quantité de gaz naturel et d’autres sources d’énergie, tant
comme matières premières que comme source d’énergie, qui
produisent des émissions de GES, principalement du dioxyde
de carbone (CO2). L’utilisation des engrais est également source
d’émissions de GES. En contrepartie, le secteur des engrais joue
un rôle important dans le piégeage du carbone en aidant à capter
le CO2 dans les sols agricoles. Le captage du carbone dans des
puits agricoles compense les répercussions environnementales
de la consommation d’énergie dans le processus de fabrication.
À court terme, les puits agricoles pourraient jouer un rôle clé
dans la réduction des émissions nettes de CO2 du Canada.
ENGRAIS
Défis
Les objectifs canadiens de réduction des émissions de GES ont
une importance particulière pour le secteur des engrais, qui est
un grand consommateur d’énergie. Malgré le leadership en
efficacité énergétique dont ce secteur fait preuve à l’échelle
internationale, les fabricants pourraient être exposés à des risques
importants si des politiques rigides sont adoptées à l’égard des
changements climatiques. La croissance rapide de la demande
des produits alimentaires à l’échelle mondiale entraîne une
hausse de la consommation totale d’énergie en dépit des
meilleurs efforts de réduction du secteur. Les améliorations du
rendement énergétique, actuelles et prévues, ne sauraient
compenser l’incidence de cette croissance de la demande.
L’ICE estime qu’une importante réduction des émissions de GES
découlerait d’une meilleure utilisation des engrais. Le secteur
appuie la recherche ainsi que d’autres efforts visant l’usage plus
efficace des engrais et la promotion de pratiques agricoles
exemplaires au Canada. Il considère qu’une bonne combinaison
de politiques, de pratiques judicieuses et de stimulants
économiques pourrait grandement appuyer les efforts déployés
à l’échelle mondiale pour réduire les émissions de GES. En
revanche, le fait de concentrer les efforts uniquement sur la
consommation d’énergie d’industries particulières pourrait
augmenter par inadvertance les émissions de GES mondiales et
exacerber les pénuries de vivres à l’échelle internationale.
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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EXPLOITATION MINIÈRE
Le partage de l’information : Un
ÉLÉMENT CLÉ de la stratégie
du secteur en matière d’énergie
MVR Inc. a décerné le titre de Rapporteur niveau Or à cinq entreprises membres de
l’Association minière du Canada et de Rapporteur niveau Argent à trois autres entreprises.
Secteur de l’exploitation de minerais
métalliques – SCIAN 212200
Secteur de l’exploitation de minerais
métalliques – SCIAN 212200
Secteur de l’exploitation de minerais
métalliques – SCIAN 212200
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production de minerais métalliques (millions de tonnes)
Intensité énergétique (GJ/t minerais métalliques)
150
36 674
10 000
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
52
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
0
0,50
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Coke
95
16 491
13 087
0
50
90
Houille
0,30
0
1 329
100
Gaz naturel
0,32
6 518
7 740
11 269
9 117
20 000
0,75
271
0,34
30 000
1,00
Vapeur
200
40 000
3 028
3 419
0,36
1,25
Gaz de pétrole
liquéfiés/Propane
250
15 185
11 135
0,38
50 000
Mazout lourd
300
2002
60 000
Distillats moyens
0,40
1990
Indice d'intensité énergétique
1,50
47 151
350
Électricité
0,42
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
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Profil : Le secteur canadien des minéraux et des métaux fabrique 60 produits différents. En janvier 2003,
on comptait au Canada 57 mines de métaux ainsi que 27 fonderies et affineries de métaux non ferreux
(à l’exclusion de l’aluminium). Le secteur de l’extraction et du traitement des minerais emploie directement
361 000 personnes (soit une personne par tranche de 43 emplois), ce qui en fait un important secteur
pour l’économie canadienne. En 2002, il a contribué pour 36 milliards de dollars au PIB canadien – soit
3,7 p. 100 du total national. Le Canada est l’un des plus grands exportateurs de minéraux au monde,
80 p. 100 de sa production (d’une valeur de 50 milliards de dollars) étant destinée aux marchés étrangers.
Cela représente 13,5 p. 100 du total des exportations, soit un dollar par tranche de huit dollars
d’exportations. En dépit d’une baisse générale des prix des minéraux au cours des dernières années, les
exportations de minéraux et de métaux ont augmenté de 71 p. 100 entre 1993 et 2002.
Mesures prises
Le secteur de l’exploitation minière est représenté au sein du
PEEIC par l’Association minière du Canada (AMC). Cette dernière
travaille activement à faciliter le partage de l’information sur
l’efficacité énergétique sur une base régulière au sein du secteur
canadien de l’exploitation minière, et élabore des programmes
propres au secteur pour promouvoir la gestion efficace de
l’énergie. En 2003, l’AMC a élargi la portée de ses programmes
d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de GES
au sein du secteur. Un nombre grandissant d’entreprises minières
participent au rapport annuel sur les progrès environnementaux
de l’AMC, et le modèle électronique de celle-ci a suscité un
intérêt croissant afin de dresser l’inventaire des émissions de
GES, de mesurer les émissions et la consommation d’énergie et
de préparer des rapports.
Au cours de 2003, le secteur a mis au point des indicateurs de
gestion de l’énergie et d’émissions de GES, y compris des
indicateurs de l’intensité énergétique des activités et de l’intensité
de ces émissions. Le groupe de travail du secteur a publié des
études d’analyse comparative de la consommation d’énergie des
activités d’extraction souterraine et d’exploitation à ciel ouvert, et il
a aussi effectué une analyse de courbe de coûts des technologies
de réduction des émissions de GES. Le groupe de travail voit d’un
bon œil les énormes progrès réalisés à l’égard de l’acceptation et
de l’application des méthodes et des principes présentés dans le
nouveau document de l’AMC intitulé Strategic Planning and Action
on Climate Change: A Guide for Canadian Mining Companies.
Les communications et le leadership sont deux aspects clés des
efforts déployés par les entreprises d’exploitation minière pour
améliorer l’efficacité énergétique. Le secteur compte un nouveau
champion de l’énergie – Ron Aelick, président des divisions
canadienne et britannique d’Inco Limitée – qui sera le fer de
lance dans la poursuite des initiatives visant à augmenter le
rendement énergétique du secteur. Afin de s’assurer que les
entreprises du secteur continuent d’accorder de l’importance à
l’efficacité énergétique, l’AMC a prôné avec force la gestion de
l’énergie lors de l’assemblée générale annuelle de l’Institut
canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole et dans un
article du CIM Bulletin. L’AMC prépare également son troisième
atelier de gestion de l’énergie.
Les diverses entreprises du secteur se préoccupent également
beaucoup de l’efficacité énergétique. Par exemple, Noranda
Inc./Falconbridge Limitée et la Compagnie minière IOC ont effectué
en 2003 des vérifications énergétiques exhaustives, qui ont donné
de l’information essentielle grâce à laquelle elles pourront continuer
leurs activités en matière d’efficacité énergétique.
Newmont Canada Limited utilise toujours des techniques
éconergétiques à sa mine Golden Giant à Marathon (Ontario).
L’entreprise a recours à des commandes logiques programmables
pour arrêter automatiquement les ventilateurs souterrains dans les
aires non utilisées. Elle a aussi muni de commandes automatiques
les brûleurs au propane et les entraînements à vitesse variable des
principaux ventilateurs afin d’optimiser la consommation d’énergie.
À la fin de 2003, BHP Billiton Diamonds Inc. a terminé une étude
de faisabilité d’un an sur l’énergie éolienne à Ekati Diamond MineMC
dans les Territoires du Nord-Ouest. Dans le cadre de l’étude,
l’entreprise a eu recours à une tour de 30 mètres pour recueillir
des données sur la vitesse et la direction des vents. Si l’étude
se conclut par de bons résultats, l’entreprise étudiera la possibilité
d’utiliser l’énergie éolienne pour alimenter les génératrices au diesel
et pour fournir une grande partie de l’électricité aux futurs
campements satellites de la mine de diamants.
En 2002, le programme Energy Breakthrough de la société
Inco Limitée a permis de réduire les émissions de plus de
32 kilotonnes d’équivalent CO2 et la consommation d’énergie de
548 térajoules, soit des économies de 17 millions de dollars pour
l’entreprise. Comparativement à 1990, l’année de référence, Inco
a amélioré son indice énergétique de 9 p. 100 et diminué ses
émissions absolues de 4,7 p. 100, et ce, malgré une hausse de
la production sur place au cours de la même période.
Réalisations
Les émissions de GES du secteur canadien de l’exploitation
minière des métaux, de la fonte et de l’affinage des métaux non
ferreux sont liées à l’énergie consommée aux fins de production.
En 2001, l’année la plus récente pour laquelle des données sont
disponibles, les entreprises du secteur représentaient environ
6,9 p. 100 de la consommation d’énergie industrielle au Canada
(soit 3,2 p. 100 pour l’exploitation des métaux et 3,7 p. 100
pour la fonte et l’affinage des métaux non ferreux). Au cours de
la même année, quelque 5,6 p. 100 des émissions de GES
industrielles du pays provenaient des activités d’exploitation
minière des métaux (2,9 p. 100) et des activités de fonte et
d’affinage des métaux non ferreux (2,6 p 100). Ceci représente
1,5 p. 100 de l’inventaire total des GES du Canada et 0,81 p. 100
des émissions directes de GES du pays.
EXPLOITATION
MINIÈRE
Dans le cadre de leur engagement à l’égard de la diminution des
GES, 16 des 26 membres de l’AMC – représentant une grande
partie de l’énergie consommée dans le secteur de l’exploitation
minière – participent à l’initiative de Mesures volontaires et
Registre inc. du Défi-climat canadien (MVR inc.). Jusqu’à présent,
MVR inc. a décerné le titre de Rapporteur niveau Or à cinq
entreprises membres de l’AMC et de Rapporteur niveau Argent
à trois autres entreprises. L’AMC même a obtenu le statut de
Rapporteur niveau Or à trois reprises et a remporté en 2001 un
Prix de leadership de MVR inc.
Défis
Le principal défi que doit relever le secteur est celui de réduire
ses émissions de GES sans nuire à la production et à la
croissance. Au nombre des obstacles à surmonter, mentionnons
le faible recours aux compteurs pour les activités minières, les
limites actuelles de la technologie et le coût net d’une plus
grande réduction des émissions de CO2. Comme les entreprises
n’ont pas d’influence sur les prix qu’elle obtiennent, la hausse de
leurs coûts de production nuit à leur compétitivité.
L’innovation et le dévouement sont essentiels pour que le secteur
réalise des progrès. Ce dernier fait appel à de nouvelles
technologies et à des vérifications axées sur les résultats pour
accroître l’efficacité énergétique, réduire les émissions et devenir
plus concurrentiel à l’échelle internationale. Avec la hausse des prix
de l’énergie, les entreprises trouvent bon nombre de possibilités
attrayantes du point de vue financier pour améliorer l’efficacité et
réduire les coûts tout en diminuant considérablement les
émissions de GES par unité produite. Malgré l’incertitude sur les
marchés et la fluctuation des prix des minéraux et des métaux,
le secteur minier s’est engagé à réaliser d’importants gains
d’efficacité énergétique au cours des années à venir.
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FABRICATION DE MATÉRIEL DE TRANSPORT
AMÉLIORATION
Une
de l’intensité énergétique
DE 33 P. 100 enregistrée depuis 1990
Le PIB du secteur de la fabrication de matériel de transport a augmenté de 77,3 p. 100
entre 1990 et 2002, ce qui a permis à ce secteur d’améliorer son intensité énergétique
de 33 p. 100.
Secteur de la fabrication de matériel
de transport – SCIAN 336000
Secteur de la fabrication de matériel
de transport – SCIAN 336000
Secteur de la fabrication de matériel
de transport – SCIAN 336000
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production PIB (milliards $ 1997)
Intensité énergétique (TJ/million $ 1997 PIB)
15
2,0
12
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
0,75
10 000
0,50
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Confidentiel*
2,5
Mazout lourd
18
20 000
Gaz de pétrole
liquéfié/Propane
3,0
1,00
23 113
21
30 000
Distillats moyens
3,5
1,25
15 118
24
855
671
1 452
652
688
1 711
2 961
2 206
4,0
2002
Électricité
27
40 000
30 010
32 041
4,5
1,50
Gaz naturel
30
90
1990
Indice d'intensité énergétique
5,0
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
* Inclut la houille, le coke et la vapeur.
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RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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Profil : Le secteur canadien de la fabrication de matériel de transport regroupe les entreprises qui fabriquent
des aéronefs, des pièces d’aéronefs, des automobiles, des pièces d’automobiles, des camions, des autobus,
des remorques, du matériel ferroviaire roulant, des navires et des embarcations de plaisance. Ce pilier de
l’économie canadienne a généré en 2002 près de 3 p. 100 du PIB du Canada et plus de 16 p. 100 de la
production économique du secteur de la fabrication. Si l’on inclut les réseaux de concessionnaires,
de fournisseurs de pièces et de distributeurs, ce secteur emploie plus de 500 000 personnes au Canada.
Mesures prises
Les diverses entreprises du secteur de la fabrication de matériel
de transport ont réalisé d’importants gains d’efficacité énergétique. Par exemple, Bombardier Inc. a mis en œuvre un
nombre d’initiatives d’économie d’énergie, y compris l’installation
d’un système de récupération de la chaleur de purge de la
chaufferie, un système d’optimisation pour les activités de l’unité
de refroidissement et un nouveau système reposant sur des
commandes logiques programmables pour les ateliers de
peinture situés à Toronto (Ontario). L’entreprise a également
remplacé les anciens compresseurs par des appareils à vitesse
variable éconergétiques neufs, amélioré les commandes de CVC
et établi des réglages de nuit pour les systèmes de conditionnement de l’air.
Goodrich Landing Gear d’Oakville (Ontario) a réduit sa consommation d’énergie de 18 p. 100 depuis 1997 grâce à des
initiatives d’économie d’énergie, notamment l’installation d’un
système de gestion de l’énergie, la conversion d’une chaudière
et d’un four de recuit à l’électricité pour qu’ils fonctionnent au gaz,
l’amélioration de l’éclairage, l’établissement d’un programme
visant à réduire l’utilisation de l’air comprimé, et le lancement
d’un programme de comptage divisionnaire. Entre 1997 et 1999,
certaines de ces initiatives ont été menées à bien dans le cadre
d’un contrat de services éconergétiques qui a connu beaucoup
de succès.
Au cours des deux dernières années, General Motors du Canada
Limitée (GM) a administré un programme d’envergure de
vérification et de réparation des purgeurs de vapeur à ses usines
de camions et d’automobiles d’Oshawa (Ontario). Jusqu’à
présent, près de 2 700 purgeurs de vapeur ont été réparés,
ce qui a donné lieu à des économies d’environ 95 000 millions
de Btu. Le programme a connu tellement de succès que GM
prévoit le mettre en place dans d’autres bâtiments de ses usines
d’automobiles à Oshawa.
En 2003, DaimlerChrysler Canada Inc. a établi une base de
données sur la gestion de l’énergie qui sera utilisée dans toutes
les installations de l’entreprise. La base de données inclut des
pratiques exemplaires en gestion de l’énergie, un manuel sur
l’énergie, des normes énergétiques, des études de cas sur
l’économie d’énergie ainsi qu’une liste des projets futurs et des
économies prévues. Entre 1990 et 2002, l’entreprise a réduit de
23 p. 100 sa consommation d’énergie globale par véhicule produit.
Ford du Canada Limitée a amélioré son efficacité énergétique de
20 p. 100 depuis 1995. En 2002, l’entreprise a mis en œuvre
diverses mesures, notamment l’amélioration de ses commandes
par air comprimé, le développement de ses systèmes de gestion
de l’énergie, l’installation d’autres compteurs de consommation
d’énergie, l’amélioration des commandes d’éclairage et des
modifications aux procédés.
En 2002, Honda of Canada Mfg. a mené plusieurs projets
d’économie d’énergie, y compris la conversion de deux procédés
de peinture des pare-chocs à chaleur humide pour qu’ils
fonctionnent au gaz naturel, l’amélioration de l’éclairage de deux
départements de peinture, et le réglage des temps de mise en
marche et d’arrêt de l’équipement de fabrication afin d’en réduire
l’utilisation durant les périodes hors pointe. Grâce à ces projets,
Honda a réduit de 1,3 p. 100 sa consommation d’énergie par
unité produite.
Toyota Motor Manufacturing Canada Inc. a récemment mis en
œuvre bon nombre de projets de réduction de sa consommation
d’énergie, notamment l’installation de nouvelles commandes par
air comprimé, lesquelles réduisent la consommation d’énergie
de son système à air comprimé d’environ 15 p. 100. En 2002,
l’entreprise a diminué sa consommation totale d’électricité de
12,7 p. 100 par unité produite comparativement à 2001.
En 2002, The Woodbridge Group a dispensé un programme
adapté de formation sur l’efficacité énergétique appelé « Le gros
bon $ens » dans 57 usines réparties partout dans le monde et
s’est fixé un objectif de réduction de sa consommation d’énergie
globale de 10 p. 100.
Le Groupe de travail du secteur de la fabrication de matériel de
transport du PEEIC a continué une tradition en faisant la
promotion de l’efficacité énergétique lors de sa septième
conférence annuelle sur l’énergie qui a eu lieu en 2003 au siège
social de Ford du Canada Limitée à Oakville (Ontario). La
prochaine conférence annuelle sur l’énergie est prévue au cours
du premier trimestre de 2004.
Réalisations
En 2002, la valeur de la production totale du secteur de la
fabrication de matériel de transport a augmenté de 5,11 p. 100,
tandis que l’intensité énergétique a diminué de 1,8 p. 100. La
consommation d’énergie du secteur pour l’année a augmenté
de 3,4 p. 100 par rapport à 2001, soit un peu plus du double de
la hausse de la production totale du secteur. En 2002, sa
consommation d’énergie s’élevait à 60 394 TJ, en hausse de
18,2 p. 100 par rapport à 1990. Cependant, durant la même
période, sa production économique brute a augmenté de
77,3 p. 100, ce qui correspond à une amélioration de l’intensité
énergétique globale de 33 p. 100.
FABRICATION
DE MATÉRIEL
DE TRANSPORT
Les chiffres du secteur relatifs à son utilisation des différentes
sources d’énergie indiquent que la part de l’électricité
(38,3 p. 100 de la consommation totale en 2002) continue
d’augmenter pendant que celle du gaz naturel poursuit sa chute
(53,0 p. 100 en 2002). L’utilisation des gaz de pétrole liquéfiés,
des distillats moyens (mazout no 2) et du mazout lourd a été plus
constante en raison de la hausse continue des prix du gaz naturel.
Défis
L’économie des États-Unis, en particulier dans le secteur automobile,
continue d’être en dessous des niveaux prévus. La diminution des
ventes provoquée par la conjoncture économique entraîne la sousutilisation des installations, ce qui accroît l’intensité énergétique
malgré une baisse générale de la consommation d’énergie.
L’obligation de récupérer les investissements en moins de deux ans
et la concurrence interne pour les capitaux compliquent la tâche des
gestionnaires de l’énergie désireux d’apporter des améliorations
d’envergure. Par ailleurs, les améliorations de l’efficacité énergétique
découlant de l’adoption de nouvelles technologies seront probablement neutralisées par des changements qui accroissent la consommation d’énergie. Mentionnons entre autres le recours accru à
la climatisation pour améliorer les conditions de travail, les normes
antipollution plus rigoureuses et l’utilisation de produits et de
procédés plus énergivores.
Les entreprises du secteur utilisent déjà judicieusement l’énergie,
et les possibilités de réaliser d’importantes améliorations rentables
sont donc relativement rares, même sous la pression de coûts
énergétiques plus élevés. À moins d’avancées importantes dans
le domaine technologique, les améliorations de l’efficacité
énergétique surviendront probablement par petits progrès.
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FABRICATION GÉNÉRALE
Trois groupes de travail dirigent
L’INITIATIVE NATIONALE
visant l’amélioration éconergétique
Le nombre croissant de groupes de travail régionaux au Canada continue d’élargir la
portée du PEEIC aux organismes industriels et énergétiques du pays.
Secteur de la fabrication générale1
Secteur de la fabrication générale1
Secteur de la fabrication générale1
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production PIB (milliards $ 1997)
Intensité énergétique (TJ/million $ 1997 PIB)
1990
Indice d'intensité énergétique
66
4,5
60
1,25
48
3,0
42
2,5
36
60 000
56 261
3,5
80 000
1,00
40 000
36 805
54
70 637
100 000
4,0
2002
1,50
88 271
5,0
0,75
573
374
20 000
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
0,50
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Confidentiel*
95
Déchets ligneux
30
90
Électricité
2,0
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
* Inclut le gaz naturel, le mazout lourd, les gaz de pétrole
liquéfiés/propane, les distillats moyens et la vapeur.
1
56
SCIAN 315
SCIAN 316
SCIAN 323
SCIAN 3254
Vêtements
Produits en cuir et produits analogues
Impression et activités connexes de soutien
Produits pharmaceutiques et médicaments
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
SCIAN 3255
SCIAN 3256
SCIAN 3259
SCIAN 3261
SCIAN 327210
Peintures, revêtements et adhésifs
Savon, détachants et produits de toilette
Autres produits chimiques
Produits en plastique
Verre et produits en verre
SCIAN 332
SCIAN 333
SCIAN 337
SCIAN 339
Produits métalliques
Machines
Meubles et produits connexes
Activités diverses de fabrication
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Profil : Le secteur de la fabrication générale comprend diverses industries, notamment celles du cuir,
du vêtement, de l’ameublement, de l’impression, des matériaux de construction, des revêtements de
sol, des produits isolants, du verre et des produits du verre, des adhésifs, des matières plastiques et des
produits pharmaceutiques. Il compte environ 2 000 petites, moyennes et grandes entreprises dont la
consommation d’énergie totale s’élevait à 144 906 TJ en 2002.
Mesures prises
Les trois groupes de travail régionaux du secteur de la fabrication
générale continuent de promouvoir ardemment l’efficacité
énergétique. Sous leur égide et avec leur appui, les entreprises
du secteur contribuent considérablement à l’amélioration de
l’efficacité énergétique. Par exemple, entre 1990 et 2002,
Armstrong World Industries Canada Ltd., une filiale de la société
Armstrong World Industries Inc., a été en mesure d’enregistrer
une remarquable réduction de sa consommation d’énergie de
31 p. 100, en dépit d’une hausse de 271 p. 100 de la production. Grâce à cette réalisation, elle a reçu, en 2003, le prix
ÉcoGESte pour les petites et moyennes entreprises.
EMCO Building Products Corp. a installé un système de
récupération de la chaleur par contact direct sur les raffineurs de
pâte de première transformation à son usine de Pont-Rouge
(Québec). Le système, qui transfère la chaleur de la vapeur
résiduelle à l’eau blanche, permet de récupérer en moyenne
5,5 millions de Btu par heure. Par ailleurs, le personnel de son
usine d’Edmonton, en Alberta, a réduit les besoins en électricité
en reconfigurant le procédé de la papeterie afin d’éliminer plus
du quart de l’équipement. D’autres améliorations apportées aux
brûleurs, à l’isolant et aux systèmes d’eau de fabrication ont
également accru l’efficacité énergétique de l’usine.
PowerComm Inc., d’Edmonton, prévoit réduire ses émissions de
GES de 5 p. 100 en 2003 en diminuant les pertes d’énergie de
l’enveloppe du bâtiment, en améliorant ses systèmes électriques,
de CVC et à air comprimé et en remplaçant des véhicules de son
parc automobile par d’autres qui sont plus éconergétiques.
Husky Injection Molding Systems Ltd., de Bolton (Ontario), s’est
engagée à mettre en œuvre des mesures dynamiques d’efficacité
énergétique. L’entreprise améliore continuellement ses bâtiments,
ses systèmes et son équipement de production afin d’y inclure
les derniers progrès technologiques dans le domaine énergétique.
Elle a également amélioré le rendement de son parc de véhicules
et a installé un centre de vidéoconférence pour réduire les
déplacements en avion. En 2002 seulement, grâce à ces activités,
Husky a réduit, en équivalent CO2, de 1 910 tonnes ses émissions
directes, de 3 150 tonnes ses émissions indirectes liées à
l’importation de l’électricité, et de 8 269 tonnes ses autres
émissions indirectes.
Coyle & Greer Awards Canada Ltd., de Mossley (Ontario), couvre
et isole les fenêtres du mur de 100 m2 du côté sud de son
installation et examine la possibilité d’installer un revêtement
réflecteur sur son toit de 2 500 m2 dans le but d’économiser
l’énergie. L’entreprise étudie également la possibilité d’installer
des aérogénérateurs électriques pour répondre à ses propres
besoins énergétiques et à ceux de ses voisins.
Owens Corning Canada Inc. a mis en œuvre à son usine de
Scarborough, à Toronto (Ontario), le programme Six Sigma afin
de trouver des possibilités d’économies d’énergie et de prendre
des mesures à cet égard. L’usine a réduit la pression de
fonctionnement de son système à air comprimé, a retiré le
service à air comprimé des aires où il n’était pas requis et
a amélioré l’automatisation de ses compresseurs. Ces modifications ont eu pour incidence nette de diminuer suffisamment
la consommation d’air de l’usine pour mettre hors service un
compresseur de 750 HP.
Interface Flooring Systems (Canada) Ltd., de Belleville (Ontario),
a fait du développement durable l’une de ses valeurs
fondamentales, ce qui lui a permis d’obtenir des résultats
impressionnants. Depuis 1993, l’entreprise a diminué ses rejets
destinés aux sites d’enfouissement de 474 tonnes à aussi
peu que 20 tonnes. Sa consommation d’eau a été réduite de
90 p. 100 et malgré une hausse de deux fois et demi de la
production, elle a pu réduire sa consommation d’électricité et de
gaz naturel de 70 p. 100. Interface Flooring incite également son
personnel à être respectueux de l’environnement. L’entreprise
fait la promotion du covoiturage et des déplacements en vélo et
assume les coûts des vérifications énergétiques effectuées à la
résidence de ses employés. Cet engagement à l’égard du
développement durable sous la bannière de l’élimination des
déchets a permis à Interface Flooring d’économiser au total
12 millions de dollars en sept ans.
FABRICATION
GÉNÉRALE
Réalisations
Les groupes de travail des divisions de l’Est, du Centre et de
l’Ouest du secteur de la fabrication générale continuent de
progresser en vue d’atteindre les engagements de leur plan
d’action. Ils adoptent une approche globale à l’égard de l’efficacité
énergétique en établissant et en maintenant une collaboration
avec des organisations du domaine de la fabrication, des
technologies et de l’énergie – tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du
secteur – qui sont intéressées à promouvoir l’efficacité
énergétique dans l’industrie. En outre, les groupes de travail
régionaux, qui sont en pleine croissance, continuent d’étendre la
portée du PEEIC aux industries et aux organismes énergétiques
à l’échelle du pays. D’un océan à l’autre, le secteur encourage la
participation d’autres associations et entreprises et incite les
Innovateurs énergétiques industriels à faire état de leurs progrès
au chapitre de l’efficacité énergétique.
Défis
Le secteur de la fabrication générale est un véritable secteur
national, avec des participants actuels et éventuels ayant des
activités dans toutes les régions du Canada. Le défi que doit
relever le PEEIC consiste à élargir son réseau de participants
dans toutes les régions du pays, afin de rendre les programmes,
les ressources et les idées du domaine de l’efficacité énergétique accessibles aux manufacturiers, peu importe où ils se
trouvent. Le secteur souhaite ardemment inciter la participation
des petites et moyennes entreprises, lesquelles représentent
une grande partie des entreprises du secteur de la fabrication
générale au pays.
En ce qui a trait à l’investissement dans l’efficacité énergétique,
les entreprises de toutes les tailles se butent à un même
problème : l’élaboration d’une analyse de rentabilisation
convaincante pour justifier les dépenses requises. Les périodes
de récupération pour les investissements dans l’efficacité
énergétique sont souvent de deux à trois ans, alors que les
réalités économiques poussent les entreprises à opter pour des
périodes d’au plus 18 mois. Le secteur doit continuer de trouver
des façons novatrices de raccourcir les périodes de récupération
pour répondre aux besoins des fabricants.
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FONTE
Les fonderies mettent l’accent sur la
RÉDUCTION DE LA
FACTURE ÉNERGÉTIQUE
Les fonderies canadiennes ont cessé d’utiliser pour leurs activités de production des
combustibles produisant des GES tels que la houille, le mazout et le coke.
Le secteur collabore présentement avec l’Office de l’efficacité énergétique de RNCan à l’élaboration d’indices et de chiffres.
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RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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Profil : La fonte de pièces est la première étape de la chaîne de fabrication à valeur ajoutée. Elle sert à
la production de la plupart des biens durables. Au nombre des industries et des marchés desservis par
les fonderies, citons le secteur automobile, la construction, l’agriculture, la foresterie, l’exploitation
minière, les pâtes et papiers, la machinerie et le matériel industriels lourds, l’aviation et l’aérospatiale,
la plomberie, les tuyaux d’égout, la voirie municipale, la défense, les chemins de fer, les produits pétroliers
et pétrochimiques, la distribution d’électricité ainsi qu’une myriade de marchés spécialisés. On compte
environ 145 fonderies au Canada, lesquelles emploient 13 000 personnes et réalisent des ventes
annuelles d’environ 2 milliards de dollars. Le secteur exporte environ 80 p. 100 de sa production.
Mesures prises
L’amélioration de l’efficacité énergétique est vitale pour les
fonderies canadiennes. À l’échelle sectorielle, l’Association des
fonderies canadiennes (AFC) continue de promouvoir les
programmes d’efficacité énergétique. En partenariat avec l’Office
de l’efficacité énergétique de RNCan, l’AFC a publié le document
intitulé Les possibilités d’amélioration du rendement énergétique
dans les fonderies canadiennes, a mis au point des ateliers « Le
gros bon $ens » adaptés aux besoins du secteur, et a établi un
programme de vérifications énergétiques sur place. Le processus
de vérification détermine les possibilités d’amélioration concernant l’énergie, l’eau, les eaux usées, les GES et les émissions
atmosphériques ainsi que les déchets solides afin de mener à
bien des projets visant à réduire les coûts et à procurer des
avantages environnementaux concrets.
Le secteur de la fonte dispose maintenant de données de
référence grâce à l’établissement d’un système de suivi et de
communication de données sur la consommation d’énergie et la
production, qui repose sur des protocoles de Statistique Canada.
La société TDS Dixon Inc. a fait une présentation portant sur les
stratégies de réduction des coûts énergétiques lors d’une réunion
de l’AFC. Les points suivants y ont été abordés : le contrôle des
profils de demande d’électricité en vue de réduire au minimum
les coûts par kilowattheure; l’approche favorisant les réductions
marginales de la consommation à l’aide de modifications
opérationnelles simples; l’élaboration d’un bilan de la consommation d’énergie pour repérer l’équipement énergivore dont
la consommation est non apparente; la mesure et le réglage de
l’efficacité de la combustion au gaz naturel; le contrôle du
chauffage et des volumes d’air d’évacuation et d’air d’appoint; la
surveillance de la consommation d’électricité par rapport aux
taux de production; et la sensibilisation des employés en vue
d’éliminer le gaspillage d’énergie.
Diverses fonderies ont également pris des mesures à l’égard de
l’efficacité énergétique. Par exemple, Ancast Industries Ltd.
de Winnipeg (Manitoba) a modifié la tuyauterie de sa chaudière
afin de faciliter l’installation de systèmes de récupération de la
chaleur. L’entreprise continue de travailler avec ses ingénieursconseils et Hydro-Manitoba afin de déterminer les caractéristiques
d’un nouveau régulateur de puissance appelée et d’installer
celui-ci à l’été 2004.
La société Bibby-Ste-Croix, de Sainte-Croix (Québec), a modifié
son horaire de production en limitant à la fin de semaine ses
activités faisant appel au four à creuset pour réduire sa demande
de pointe d’électricité et élever son facteur d’utilisation. La
demande est passée de 800 à 600 kW et le facteur d’utilisation,
de 37 à 56 p. 100. En novembre, l’entreprise a offert dans ses
installations un atelier sur l’efficacité énergétique afin de
sensibiliser le personnel aux économies d’énergie pouvant être
réalisées en prenant quotidiennement des mesures simples.
Hydro-Québec a lancé un programme d’efficacité en vertu
duquel elle assumera la moitié du coût de l’établissement d’un
bilan énergétique et subventionnera des projets permettant
d’économiser l’énergie. En 2003, la société a mené à bien
un projet pilote dans le cadre duquel des ventilateurs éconergétiques ont été utilisés à la place de l’air comprimé pour
faciliter l’apport d’air comburant dans les noyaux-carapaces.
Gamma Foundries Limited, de Richmond Hill (Ontario), a
remplacé deux postes de préchauffage au gaz par une technique
de pointe qui devrait permettre à l’entreprise de réaliser des
économies annuelles de 50 000 $. Elle a également entrepris
une initiative d’envergure en remplaçant les appareils d’éclairage
inefficaces par des dispositifs plus éconergétiques, en installant
des détecteurs automatiques et en veillant à ce que les appareils
d’éclairage non requis soient éteints. L’entreprise récupère
désormais l’énergie thermique de l’air chaud des compresseurs
du bâtiment. En outre, elle a remplacé deux systèmes de chauffeeau à réservoir par des systèmes éconergétiques à chauffage
instantané de l’eau.
Grenville Castings Limited, qui compte des établissements à Smiths
Falls, à Perth et à Merrickville (Ontario), a établi un programme
d’efficacité énergétique qui reçoit un fort appui de la haute
direction, comporte une équipe de gestion de l’énergie et un
maître d’œuvre, et prévoit une formation des employés afin
d’inciter l’adoption de comportements éconergétiques dans les
activités de l’entreprise. Dans l’ensemble, les projets d’efficacité
énergétique menés par l’entreprise en 2003 ont permis de
réduire de 18 p. 100 les coûts d’énergie par livre produite
comparativement à 2002. L’entreprise prévoit diminuer sa
consommation par livre produite de 1 à 5 p. 100 de plus en 2004.
FONTE
Réalisations
Les fonderies canadiennes ont cessé d’utiliser pour leur
production des combustibles produisant des GES tels que la
houille, le mazout ou le coke, et n’ont plus recours à la vapeur
obtenue au moyen de l’électricité produite avec de la houille. La
montée en flèche des coûts du mazout, du gaz naturel et de
l’électricité, de même que la hausse du dollar canadien, incitent
les entreprises à mettre en œuvre des activités d’efficacité
énergétique qui prévoient notamment l’utilisation d’équipement
plus éconergétique, l’adoption de meilleures méthodes de
production, la substitution de sources d’énergie et l’établissement
de programmes de récupération de l’énergie résiduelle.
Défis
En raison de plusieurs questions liées à la concurrence sur le
marché mondial, les fonderies canadiennes sont constamment
à l’affût de méthodes et d’équipement éconergétiques. Bon
nombre d’entreprises ne se limitent plus à fournir des pièces
brutes de fonderie : elles offrent d’autres services tels que la
conception de pièces, la fabrication d’outillage, la fonte de
prototypes, ainsi que la fabrication, l’usinage et l’assemblage de
pièces de fonderie. Elles produisent également des composantes
ou des assemblages complets pour la chaîne de montage de
leurs clients. Cela renforce la capacité et rehausse le profil du
secteur tout en créant des emplois et en améliorant la rentabilité,
mais il en résulte aussi une hausse de la consommation
d’énergie. Les demandes des clients pour une plus grande
gamme de services s’opposent souvent à la nécessité pour
le secteur d’offrir des prix compétitifs et de respecter l’environnement. Ces forces poussent les fonderies à trouver des
technologies et des solutions rentables et éconergétiques.
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PÂTES ET PAPIERS
L’ÉNERGIE RENOUVELABLE
permet de diminuer l’utilisation de la
houille et du mazout
Depuis 1990, le secteur des pâtes et papiers du Canada a réduit de moitié sa
consommation de mazout, ce qui a entraîné une amélioration de 44 p. 100 de
l’intensité des émissions de GES.
Secteur des pâtes et papiers –
SCIAN 322100
Secteur des pâtes et papiers –
SCIAN 322100
Secteur des pâtes et papiers –
SCIAN 322100
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production de pâtes et papiers (millions de tonnes)
Intensité énergétique (GJ/t)
97
98
99
00
01
02
Source des données : Association des produits forestiers
du Canada, Rapport de surveillance de la consommation
d’énergie 1990-2002.
267 248
314 213
99 737
141 799
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Association des produits forestiers
du Canada, Rapport de surveillance de la consommation
d’énergie 1990-2002.
9 233
6 445
7 760
4 834
6 445
0
0,50
Autres*
96
Hydroélectricité
95
Boues
90
50 000
Houille
22
25
100 000
Lessive de cuisson
0,75
Copeaux de bois
24
111 342
121 174
26
150 000
4 575
645
26
94 590
27
200 000
1,00
47 374
28
250 000
Gaz naturel
28
300 000
1,25
41 895
30
Mazout
29
350 000
Vapeur achetée
32
2002
400 000
128 832
154 690
30
1990
Indice d'intensité énergétique
1,50
3 968
34
Électricité achetée
31
Source des données : Association des produits forestiers
du Canada, Rapport de surveillance de la consommation
d’énergie 1990-2002.
* Inclut les distillats, le diesel, le gaz de pétrole liquéfié
(propane), les autres sources d’énergie et les autres
énergies produites de façon indépendante.
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Profil : Le secteur des pâtes et papiers, composant clé de l’industrie des produits forestiers, contribue
largement à l’économie canadienne. Outre les pâtes commerciales, il produit le papier journal, les
papiers spéciaux, le carton, le carton de construction et d’autres produits de papier.
Mesures prises
Le secteur des pâtes et papiers a entrepris une série d’analyses
comparatives qui ont été menées par l’Institut canadien de
recherche sur les pâtes et papiers (Paprican) avec l’appui de l’Office
de l’efficacité énergétique de RNCan. Ces analyses comparatives
permettront de relever les pratiques exemplaires et aideront les
entreprises à cerner d’autres possibilités d’amélioration.
• NorskeCanada a proposé une initiative commerciale de
cogénération à la biomasse de 420 millions de dollars et d’une
capacité de 362 MW, qui produirait une grande quantité
d’électricité distribuée sur l’île de Vancouver.
• Hydro-Québec achètera 40 MW d’électricité produite par deux
nouvelles centrales alimentées à la biomasse.
Au cours des dernières années, bon nombre d’entreprises du
secteur ont mené à bien des initiatives fort réussies d’économie
d’énergie et de réduction des émissions de GES.
Réalisations
La société Alberta-Pacific Forest Industries Inc. (Al-Pac), de Boyle
(Alberta), a adopté une approche proactive à l’égard de la réduction
des émissions de GES. Sa centrale de cogénération à la biomasse
d’une capacité de 54 MW – suffisamment d’électricité pour éclairer
une ville de 45 000 habitants – répond à plus de 80 p. 100 de
ses besoins énergétiques. L’entreprise, qui attribue une grande
partie de sa réduction d’émissions de GES à son programme de
production d’énergie verte, a reçu le prix de leadership de 2002
pour l’industrie de la foresterie décerné par Mesures volontaires et
Registre inc. du Défi-climat canadien (MVR inc.).
L’usine de papier journal de F.F. Soucy Inc. de Rivière-du-Loup
(Québec) a remporté le prix ÉcoGESte de la catégorie « grande
entreprise » pour ses réalisations en matière de réduction
d’émissions de GES. Entre 1991 et 2002, elle a amélioré son
efficacité énergétique de 26 p. 100 en récupérant la chaleur
résiduelle, en modernisant ses appareils de chauffage et en
mettant en œuvre plusieurs autres mesures d’économie.
L’installation récente d’un dispositif de commande des
chaudières lui a permis de réduire l’intensité énergétique de sa
production de 3 p. 100.
L’usine de papier journal Papier Masson Ltée de Gatineau
(Québec) a remporté le prix « performance de l’année » décerné
par ÉcoGESte et comptait parmi les finalistes dans la catégorie
« grande entreprise ». Son projet d’optimisation de la récupération
de la chaleur, mis en œuvre en 2002, a permis de réduire de
6 p. 100 l’intensité énergétique de ses activités. Depuis 1990,
l’usine a amélioré son efficacité énergétique de 20 p. 100.
Le secteur des pâtes et papiers possède la plus importante
capacité de cogénération industrielle au Canada, et nombre
d’entreprises y ont recours comme moyen d’améliorer leur
efficacité énergétique.
• En 2003, Kruger Inc. a mis en service la première centrale de
cogénération de Terre-Neuve-et-Labrador à son usine de Corner
Brook – une installation de 30 millions de dollars alimentée à
la biomasse et fournissant 15 MW au réseau électrique de la
province.
• Grâce à l’expansion de sa centrale hydroélectrique à
Bishop’s Falls, Abitibi-Consolidated Inc. fournit également de
l’électricité à ce même réseau électrique.
• Les sociétés Produits forestiers du Canada Ltée et BC Hydro
investiront 81 millions de dollars pour installer à Prince George
(Colombie-Britannique) un turbogénérateur à la biomasse
d’une capacité de 48 MW, rendant deux usines de pâtes et
papiers autosuffisantes au chapitre de l’énergie.
Le secteur des pâtes et papiers a abaissé l’intensité énergétique
de ses activités de 11 p. 100 entre 1990 et 2002, à peine en
deçà de son objectif d’amélioration annuelle de 1 p. 100. Les
gains d’efficacité réalisés dans le passé ont été légèrement
compensés par une hausse de l’intensité attribuable aux
changements structurels dans la production favorisant le papier
de qualité supérieure.
Au sein de l’industrie canadienne, le secteur des pâtes et papiers
est le plus grand consommateur d’énergie renouvelable; la
biomasse et l’hydroélectricité représentent 55 p. 100 de sa
consommation d’énergie. Les stratégies du secteur visant à
remplacer les combustibles fossiles par la biomasse et à utiliser
le gaz naturel (lequel produit moins d’émissions) à la place du
mazout et de la houille sont des éléments clés de la réduction
de ses émissions de CO2. Depuis 1990, le secteur a réduit de
moitié sa consommation de mazout et a pratiquement éliminé
son utilisation de la houille.
PÂTES ET PAPIERS
Entre 1990 et 2002, les entreprises canadiennes de pâtes et
papiers ont réduit leurs émissions de GES de 28 p. 100 au total.
Puisque leur production a augmenté de 30 p. 100 au cours de
la même période, il en découle une diminution de l’intensité en
GES de 44 p. 100. Le secteur des pâtes et papiers était le premier
à signer un protocole d’entente avec le gouvernement du
Canada, s’engageant à réduire l’intensité en GES de ses activités
de 15 p. 100 de plus d’ici 2012.
Défis
Les coûts plus élevés du gaz naturel et l’appréciation sans
précédent du dollar canadien sont deux facteurs qui ont nui aux
efforts du secteur pour réaliser d’autres gains d’efficacité
énergétique et réduire davantage ses émissions de GES. Le gaz
naturel représente 70 p. 100 de la consommation d’énergie
fossile du secteur, et la hausse des prix accentue les pressions
exercées sur le secteur, en particulier aux usines qui n’ont pas
accès aux combustibles d’énergie renouvelable provenant de la
biomasse. En 2003, l’appréciation de la devise canadienne de
20 p. 100 par rapport au dollar américain s’est traduite par des
pertes de 3 milliards de dollars au sein de l’industrie canadienne
des produits forestiers. Cette somme est plus élevée que
l’ensemble des dépenses en capital du secteur en 2002. Il est
évident que la valeur plus élevée du dollar nuit sérieusement à
la capacité du secteur d’investir dans des projets de substitution
des sources d’énergie ou d’amélioration de l’équipement
pour accroître l’efficacité énergétique et réduire davantage les
émissions de GES.
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PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ
Investissement de
750 MILLIONS DE DOLLARS
dans des programmes énergétiques
Entre 1991 et 2000, le secteur a investi environ 750 millions de dollars dans des
programmes de gestion de l’énergie axée sur la demande. Une somme supplémentaire
de 1 million de dollars y sera affectée au cours des huit à dix prochaines années.
Secteur de la production d’électricité –
SCIAN 22111
Secteur de la production d’électricité –
SCIAN 22111
Secteur de la production d’électricité –
SCIAN 22111
Émissions de CO2 des services publics par
rapport à leur production (1997-2002)
Production des services publics et intensité
énergétique (1990-2001)
Sources de production des services publics
de l’ACÉ (térajoules par an) [1997-2002]
Total des émissions annuelles brutes de CO 2
(millions de tonnes)
CO2/Production nette (tonnes/MWh)
CO2 /Production nette de sources fossiles (tonnes/MWh)
Production d'électricité (TWh)
Indice d'intensité énergétique (TJf/TJe)
1997
1,50
140
1,50
600 1 000
1,25
130
1,25
550
1,00
120
1,00
500
2002
800
100
0,50
400
0,25
90
0,25
350
80
0,00
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), A Review of Energy
Consumption and Production Data: Canadian Electricity
Generation Industry 1990–2002, janvier 2004.
62
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
300
90
95
96
97
98
99
00
01
Source des données : Association canadienne de
l’électricité, Programme d’engagement et de
responsabilité en environnement (ERE) 1997-2002,
2002 ECR Annual Report.
02
0
Combustibles
fossiles
0,00
200
96,145
128,030
400
0
0,823
0,50
Énergies de
remplacement
450
74,476
50,186
0,75
Énergie nucléaire
110
Hydroélectricité
0,75
308,900
310,370
600
Source des données : Association canadienne de
l’électricité, Programme d’engagement et de
responsabilité en environnement (ERE) 1997-2002,
2002 ECR Annual Report.
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Profil : Le secteur de la production d’électricité fournit de l’énergie électrique à l’industrie, aux entreprises
et aux habitations du Canada. En ayant recours à l’énergie hydraulique, aux combustibles fossiles, à
l’énergie nucléaire et aux énergies de remplacement, ce secteur a produit 560,9 TWh en 2003, et a ainsi
répondu aux besoins énergétiques du Canada en plus de réaliser des recettes d’exportation de plus de
1 milliard de dollars.
Mesures prises
L’Association canadienne de l’électricité (ACÉ) estime que la
gestion axée sur la demande et les stratégies d’efficacité
énergétique connexes sont des éléments clés des efforts
continus qui sont déployés par le secteur pour assurer que
l’utilisation de l’électricité au Canada soit des plus efficaces et
pour réduire les impacts environnementaux de ses activités. L’ACÉ
s’efforce de réaliser des gains d’efficacité énergétique et de
réduire les émissions de GES par le truchement de projets
conjoints avec le gouvernement visant la sensibilisation des
consommateurs et les technologies axées sur les nouvelles
sources d’énergie renouvelable.
L’efficacité des programmes d’efficacité énergétique à l’intention
des consommateurs sera considérablement améliorée si ces
derniers obtiennent une meilleure rétroaction sur leur consommation d’électricité. L’introduction de compteurs électroniques dans le cadre du Programme d’exactitude de la mesure
de l’électricité de l’ACÉ améliorera grandement cette situation.
Ces compteurs peuvent fournir aux consommateurs de l’information en temps réel sur leur consommation d’énergie et les
tarifs en vigueur. Les consommateurs sont ainsi davantage en
mesure de gérer leurs coûts énergétiques en réduisant leur
consommation en période de pointe et en investissant dans des
appareils plus efficaces.
Les entreprises du secteur participent au Programme d’engagement et de responsabilité en environnement (ERE) de l’ACÉ.
Ce programme a été créé par l’industrie en 1997 en réaction à
une vaste gamme de questions environnementales, notamment
l’efficacité énergétique, les changements climatiques, la qualité
de l’air et la gérance environnementale à l’échelle de l’industrie.
La participation au programme est une condition d’adhésion à
l’ACÉ. En outre, l’ACÉ appuie l’initiative des membres qui, par le
truchement de la Canadian Clean Power Coalition (CCPC), ont
proposé un partenariat entre l’industrie et le gouvernement pour
effectuer des travaux de recherche, de développement et de
mise à l’essai d’une technologie du charbon propre et commercialement viable.
Les différents producteurs d’électricité prennent également des
mesures pour augmenter l’efficacité énergétique. Par exemple,
Nova Scotia Power Inc. travaille à l’amélioration de l’efficacité de
sa production, ce qui lui permettra d’accroître la quantité
d’énergie qu’elle peut vendre. L’entreprise envisage également
l’amélioration et l’installation d’équipement dans les cas où les
gains à long terme attribuables à l’efficacité énergétique
l’emportent sur les coûts initiaux. Nova Scotia Power cherche
également des moyens d’accroître l’efficacité en déterminant
les meilleurs mélanges de combustibles à utiliser dans chacune
de ses chaudières. L’entreprise estime que l’amélioration de
l’efficacité peut s’élever à moins de 1 p. 100 pour les centrales
hydroélectriques et les éoliennes à environ 10 p. 100 pour les
centrales d’énergie thermique plus complexes. En 2002,
Nova Scotia Power a établi, pour l’année 2012, un objectif
volontaire de réduction additionnelle de l’intensité des émissions
de GES de 10 p. 100 par rapport aux valeurs de 1990.
En 2002, Hydro-Manitoba a lancé le programme ÉnerSage,
initiative offrant des solutions éconergétiques à l’intention de
ses clients du secteur industriel. Jusqu’à présent, huit clients ont
participé à ce projet pilote unique, ce qui leur a permis d’établir des
mesures d’amélioration de leur performance environnementale.
Dans l’ensemble, ces clients consomment 28 millions de dollars
en énergie et produisent annuellement 0,475 mégatonne
d’émissions de GES. Plusieurs entreprises participantes ont relevé
des mesures particulières de réduction de la consommation
d’énergie, ce qui a permis de réduire leurs coûts et les émissions.
Hydro-Manitoba s’est engagée à une réduction minimale, d’ici
2012, de ses émissions de GES à 6 p. 100 en dessous des niveaux
de 1990.
Entre 1994 et 2002, Ontario Power Generation a diminué sa
consommation d’énergie à l’interne de 2 411 GWh, ce qui
représente des économies de plus de 105 millions de dollars
(à un taux de 0,043 $ par kilowattheure) et une réduction des
émissions annuelles de 2,3 millions de tonnes de CO2, NOx
et SO2.
Réalisations
En 2002-2003, l’ACÉ a mené en partenariat avec RNCan une
enquête sur les programmes d’efficacité énergétique de ses
membres. L’enquête, qui portait sur les dépenses et les économies
d’énergie liées aux programmes antérieurs, actuels ou futurs
de gestion axée sur la demande, a donné des résultats
impressionnants. Entre 1991 et 2000, environ 750 millions de
dollars ont été investis dans des programmes visant à réduire la
consommation d’énergie, et 1 milliard de plus y sera affecté au
cours des huit à dix prochaines années. Les programmes de
gestion axée sur la demande mis en œuvre dans les années 1990
ont permis de réduire de 4 mégatonnes les émissions de CO2, et
on prévoit une baisse de 4 mégatonnes de plus d’ici 2012. Une
lettre de coopération entre l’ACÉ et RNCan, pour créer un cadre au
sein duquel l’industrie et le gouvernement pourront collaborer et
harmoniser leurs activités respectives liées à l’efficacité énergétique
de l’utilisation finale, est actuellement en cours d’élaboration.
PRODUCTION
D’ÉLECTRICITÉ
Défis
Les gains d’efficacité énergétique dans le secteur de la production
d’électricité sont principalement attribuables au remplacement du
stock de capital en place, ce qui exige de grands investissements
et de longs cycles de rotation. Il est donc difficile de réaliser des
gains sur une période de 12 mois. Qui plus est, à mesure que
certains marchés provinciaux se tournent vers la déréglementation,
la concurrence accrue présente des possibilités et des risques.
Les entreprises s’efforcent d’adopter de nouveaux modèles
commerciaux et de s’adapter à l’évolution rapide de la structure du
secteur. Parallèlement, elles cherchent à obtenir un avantage
concurrentiel tout en intégrant à leurs activités des possibilités
d’efficacité énergétique et de réduction des coûts.
Il est primordial que le secteur tienne compte de la nécessité
d’offrir une source d’énergie fiable et à coût abordable aux clients
lorsqu’il effectue des améliorations d’efficacité énergétique. La
croissance économique et démographique ainsi que les facteurs
structurels, tels que l’évolution des procédés de production et
des préférences des consommateurs, accentuent la demande
d’électricité. En raison de tous ces facteurs, il est difficile pour le
secteur d’améliorer l’efficacité énergétique dans ses activités.
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PRODUCTION D’HYDROCARBURES EN AMONT
RÉDUCTION DE 62 P. 100
du brûlage à la torche depuis 1996
Le secteur de la production d’hydrocarbures en amont représente 21,4 p. 100 de toutes
les dépenses en capital au Canada au chapitre de la protection de l’environnement.
Le secteur collabore présentement avec l’Office de l’efficacité énergétique de RNCan à l’élaboration d’indices et de chiffres.
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Profil : Le secteur de la production d’hydrocarbures en amont englobe les entreprises qui font
l’exploration et l’exploitation des vastes réserves d’hydrocarbures du Canada. Les produits et services
découlant des activités de ce secteur incluent les combustibles de chauffage, les carburants, les
matériaux de construction, les vêtements et les médicaments essentiels. Le secteur de l’exploration et
de la production est représenté par l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) et la
Small Explorers and Producers Association of Canada (SEPAC). Les entreprises membres de ces
associations représentent plus de 99 p. 100 de la production de pétrole brut et de gaz naturel au
Canada, et constituent une partie importante d’une industrie nationale de 60 milliards de dollars par
an. Le secteur de la production d’hydrocarbures en amont est le plus grand investisseur du secteur privé
au pays; ses dépenses d’investissement en 2002 s’élevaient à près de 25 milliards de dollars.
Mesures prises
Par le truchement de l’ACPP et de la SEPAC, les producteurs
d’hydrocarbures du Canada s’engagent à pratiquer la gérance
environnementale. En effet, le secteur de la production
d’hydrocarbures en amont investit plus que tout autre secteur
canadien dans la protection de l’environnement. Selon Statistique
Canada, le secteur pétrolier représente 21,4 p. 100 de toutes les
dépenses en capital au pays à ce chapitre.
L’ACPP représente 140 entreprises, lesquelles produisent 97 p. 100
du gaz naturel et du pétrole brut canadiens. Les 54 entreprises
membres qui ont présenté des données pour l’année 2002 dans
le cadre d’une étude comparative représentent environ 95 p. 100
de la production annuelle de l’ensemble des membres. Toutes les
entreprises membres de l’ACPP devront soumettre certaines
données pour 2003 et les années suivantes.
Outre le fait d’aider les entreprises membres à améliorer leur
présence sociale, la gérance environnementale encourage
également les activités d’efficience interne. Par exemple, les
données recueillies en vue d’une analyse comparative sur le
dégagement de gaz non brûlés dans l’atmosphère ont attiré
l’attention sur les installations de production d’une entreprise. La
mesure des volumes de gaz non captés par cette entreprise a
permis à la direction de réaliser que cette pratique équivalait à une
perte de revenus. Un réseau collecteur à basse pression a été
installé afin d’accroître plus que jamais l’efficacité énergétique, ce
qui a permis d’accroître la quantité de gaz circulant dans le
pipeline. En gérant les phénomènes mesurés, cette entreprise a
trouvé une solution qui est avantageuse tant pour l’environnement
que pour sa rentabilité.
D’autres entreprises du secteur ont aussi mis en œuvre des
programmes dynamiques d’amélioration de l’efficacité
énergétique. Devon Canada Corporation a réalisé des centaines
de projets de réduction des émissions de GES au cours des
dix dernières années. Ces projets ont entraîné une baisse de
4,4 p. 100 de la consommation d’énergie par unité produite en
2002 par rapport à la valeur de référence de 1994 de
l’entreprise. Par ailleurs, on a enregistré un recul de plus
de 6 p. 100 des émissions de GES par unité produite, c’est-àdire l’intensité carbonique de la production. La haute direction
a approuvé un objectif de 4 035 kilotonnes d’équivalent CO2
pour 2007, ce qui représente une réduction de 24,5 p. 100
comparativement au scénario du maintien des pratiques
d’exploitation actuelles.
La société BP Canada Energy Company a réduit considérablement
la quantité de gaz naturel brûlé à la torche au cours des essais de
puits et des activités courantes, ce qui a donné comme résultat
une réduction marquée de ses émissions de GES connexes. Elle
a également concentré ses efforts sur l’amélioration de l’efficacité
de son équipement et de ses procédés, ce qui a permis de
diminuer ses émissions de GES et sa consommation d’énergie.
BP Canada Energy a commencé des vérifications énergétiques et
a modifié un grand nombre de stations auxiliaires afin de les
rendre plus éconergétiques. L’entreprise était l’une des premières
à utiliser une technologie novatrice ne produisant pas d’émissions
pour alimenter ses instruments de mesure sur le terrain.
Les projets d’efficacité énergétique menés par Nexen Canada
Ltd., dont le siège social est situé à Calgary (Alberta), ont permis
de réduire les émissions de GES découlant de toutes les activités
de l’entreprise. La division de production du pétrole classique a
construit une nouvelle installation dotée d’un système de captage
des gaz pour remplacer une vieille installation où l’on brûlait à la
torche le gaz dissous, et a ainsi pu abaisser de 4 800 tonnes les
émissions annuelles d’équivalent CO2. Les divisions canadiennes
de production de gaz naturel et de pétrole lourd de Nexen ont
également enregistré des baisses marquées de leurs émissions
annuelles de GES.
Shiningbank Energy Ltd. capte désormais les gaz dissous qui
étaient auparavant torchés et les achemine vers une autre
entreprise qui les utilise. La société a également installé des
convertisseurs à deux étapes sur 60 entraînements de moteur
de chevalet de pompage, ce qui a mené à une diminution de
55 p. 100 de leur consommation de combustible. On estime que
ces initiatives ont permis à l’entreprise de réduire ses émissions
annuelles de GES de 1 315 tonnes d’équivalent CO2 en 2002
et de 1 834 tonnes en 2003.
Dominion Exploration Canada Ltd. déploie des efforts dans
l’ensemble de son entreprise afin de réduire ses émissions de
GES. Parmi les mesures mises en œuvre, mentionnons le captage
des gaz dissous en vue de les utiliser comme combustible, la
conversion des instruments pour qu’ils soient alimentés à l’air
plutôt qu’au gaz naturel, l’établissement d’un programme complet
de détection et de réparation des fuites, l’installation d’unités de
récupération de la vapeur et le remplacement des pompes
alimentées au gaz naturel par des dispositifs électriques.
PRODUCTION
D’HYDROCARBURES
EN AMONT
Réalisations
La quantité de gaz dissous libérés dans l’atmosphère par le
processus de production classique a diminué considérablement
depuis 2001, soit la première année du suivi concernant cette
mesure. Le travail effectué par la Clean Air Strategic Alliance de
l’Alberta, l’Energy and Utilities Board (EUB) de l’Alberta et les
membres du secteur a permis de créer un document sur les
pratiques de torchage intitulé Guide 60: Upstream Petroleum
Industry Flaring Guide. L’adoption des procédures soulignées
dans ce guide a joué un grand rôle dans l’amélioration du
rendement et de la valeur de cette donnée repère. L’EUB a
signalé une baisse de 16 p. 100 du brûlage à la torche et du
dégagement des gaz dans l’atmosphère entre 2001 et 2002, et
un recul de 62 p. 100 comparativement à la valeur de 1996,
l’année de référence.
Défis
L’incertitude règne à l’égard de la mise en place de mécanismes
réglementaires pour gérer les émissions de GES au Canada. Le
gouvernement de l’Alberta, qui est l’une des autorités provinciales
s’attaquant le plus activement aux défis des changements
climatiques, a lancé des discussions sectorielles avec les grands
émetteurs finaux, auxquelles participent les membres de l’ACPP.
Ces activités laissent présager des exigences réglementaires telles
que la reddition de comptes obligatoire à l’échelle provinciale pour
les émissions de GES, qui devrait entrer en vigueur l’année
prochaine. Au cours des consultations sur les émissions de GES
tenues récemment à Calgary et à Toronto, les gouvernements de
l’Alberta et du Canada ont réitéré leur intention de mettre en œuvre
un système obligatoire. Même si le secteur s’est engagé à faire sa
part pour aider le Canada à respecter ses engagements de
réduction de GES internationaux, l’incidence à long terme des
mesures législatives et réglementaires demeure une préoccupation
pour les membres de l’industrie.
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PRODUITS CHIMIQUES
La capacité de cogénération de l’industrie
chimique augmente de
1500 MÉGAWATTS
Entre 1992 et 2002, les fabricants de produits chimiques canadiens ont réduit leurs
émissions de GES de 36 p. 100.
Secteur des produits chimiques – SCIAN 3251 et 32521
Secteur des produits chimiques – SCIAN 3251 et 32521
Émissions de dioxyde de carbone et production (activités des membres
de l’ACFPC)
Potentiel de réchauffement planétaire (PRP) et production (activités des
membres de l’ACFPC)
Émissions de CO2 par unité de production (1992 = 100 %)
Émissions de CO2 par unité de production
(moins la cogénération)
Émissions de CO2 (millions de tonnes)
PRP par unité de production (1992 = 100 %)
PRP par unité de production (moins la cogénération)
PRP (millions de tonnes éq CO2)
125 %
15
125 %
100 %
12
100 %
25
20
PRP des émissions
Émissions de CO2
75 %
9
75 %
50 %
6
50 %
25 %
3
25 %
0
0%
Émissions
par unité
de production
0%
92
1
66
93
94
95
96
97
98
99
00
01
02
03
04
05
06
07
15
5
0
92
93
94
95
96
SCIAN 3251 (Produits chimiques de base) et 3252 (Résine, caoutchouc synthétique et fibres et filaments artificiels et synthétiques)
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10
PRP par unité
de production
97
98
99
00
01
02
03
04
05
06
07
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Profil : Le secteur des produits chimiques représente une industrie diversifiée qui fabrique des produits
chimiques organiques et inorganiques, ainsi que des matières plastiques et des résines synthétiques.
Ce secteur industriel est le troisième en importance au Canada pour ce qui est de la valeur des livraisons
des produits. Les entreprises de ce secteur exploitent 472 établissements au Canada, emploient
directement plus de 24 000 personnes et ont une masse salariale annuelle de 1,4 milliard de dollars.
L’Association canadienne des fabricants de produits chimiques (ACFPC) est l’association professionnelle
qui représente les fabricants du secteur. Ses entreprises membres produisent plus de 90 p. 100 des
produits chimiques industriels fabriqués au Canada.
Mesures prises
L’ACFPC travaille à l’échelle fédérale et provinciale en vue de
mettre au point un procédé pour le secteur qui contribue aux
objectifs du Canada à l’égard du changement climatique tout en
maintenant la compétitivité de l’industrie à l’échelle internationale,
en stimulant la croissance et en créant des emplois. Par ailleurs,
l’industrie incite les entreprises à constamment chercher des
possibilités d’économiser l’énergie. Par exemple, plusieurs
entreprises membres de l’ACFPC tirent parti des nombreux
avantages qu’offre la technologie de la cogénération. Entre 1997
et 2005, le secteur des produits chimiques accroîtra sa capacité
de cogénération de plus de 1 500 mégawatts. Ceci permettra
d’améliorer l’efficacité énergétique et de réduire la quantité de
CO2 relâchée par unité d’énergie produite tout en réduisant les
émissions de CO2 du secteur des services publics en compensant
les émissions qui auraient autrement été produites par les
centrales au mazout ou au charbon.
Dans le cadre d’une initiative conjointe, NOVA Chemicals a
installé une centrale de cogénération au gaz naturel d’une
capacité de 416 mégawatts à son usine de Joffre (Alberta). Des
revêtements en alliage à haute température brevetés mis au
point par le Calgary Research and Technology Centre de NOVA
Chemicals sont utilisés dans les fours de craquage de l’installation
pour réduire le taux de calamine à l’intérieur des tubes-foyers,
améliorer les taux de transfert de la chaleur, prolonger les
intervalles entre les activités de décokage, réduire les émissions
de GES et améliorer l’efficacité énergétique. Lorsqu’elle
fonctionne à pleine capacité, la centrale de cogénération produit
moins de la moitié de la quantité moyenne des émissions de
CO2 qui proviendraient du réseau d’électricité de l’Alberta, qui a
principalement recours à la houille. L’objectif de NOVA Chemicals
est de réduire l’intensité des émissions nettes de ses installations
canadiennes de produits chimiques de 25 p. 100 en dessous
des niveaux de 1999 d’ici 2005.
Un projet de récupération des eaux usées à l’usine de Huntsman
Corporation Canada Inc. de Guelph (Ontario) permet maintenant
la réutilisation du condensat dans les chaudières de l’installation,
ce qui a entraîné une baisse marquée de la consommation d’eau
et d’énergie. Grâce à ce projet, on a pu réduire la consommation
d’eau de plus de 32 millions de kilogrammes par an et les
émissions de SO2, CO, NOx et CO2 de plus de 350 tonnes par
an, en plus de considérablement diminuer la consommation de
combustibles des chaudières.
La société DuPont Canada Inc. a dépassé l’objectif qu’elle s’était
fixé pour 2005, c’est-à-dire de réduire sa consommation
d’énergie de 15 p. 100 à l’aide de mesures d’économie
d’énergie étayées. L’entreprise a accéléré la mise en œuvre de
ses projets d’économie d’énergie en ayant recours à des marchés
de services éconergétiques et, à la fin de 2002 – trois ans plus
tôt que prévu –, elle est parvenue à une réduction totale de
1 550 TJ depuis 1995. On prévoit que cette tendance se
poursuivra au cours des prochaines années.
Dow Chemical Canada Inc. a entrepris des projets dans de
nombreux domaines, y compris les changements opérationnels,
afin d’améliorer son efficacité énergétique globale et de réduire ses
émissions de GES. Depuis 1990, les mesures de réduction
volontaires de l’entreprise ont mené à une diminution de 50 p. 100
des émissions, notamment les GES, les chlorofluorocarbones
(CFC) et les hydrochlorofluorocarbones (HCFC). Au cours de la
même période, les initiatives d’efficacité énergétique et de
cogénération ont permis à l’entreprise d’éviter la production
d’environ 24 millions de tonnes d’émissions de CO2.
L’usine de monoéthylèneglycol de Shell Chemicals Canada Ltd.,
à son installation de Scotford (Saskatchewan), a été conçue de
façon à réduire au minimum les émissions de GES. L’usine
incorpore les effets de synergie de la séparation de l’air, de la
récupération du CO2 et des centrales de cogénération, qui sont
toutes exploitées par Air Liquide Canada Inc., une entreprise
voisine. Grâce à la nouvelle usine, l’intensité des émissions de
Scotford est passée d’une forte quantité de 1,31 tonne
d’équivalent CO2 par tonne de production en 1993 à 0,49 tonne
en 2002. On prévoit qu’entre 2003 et 2007, l’intensité
continuera de diminuer. Depuis 1990, année de référence de
l’entreprise, les émissions totales de GES ont baissé de 1 p. 100,
ou de 4 000 tonnes d’équivalent CO2, alors que la production
de l’usine s’est accrue de près de deux fois et demi.
PRODUITS
CHIMIQUES
Divers programmes d’efficacité énergétique mis en œuvre à
l’installation de LaSalle (Québec) de la société Solutia Canada
Inc., ont permis de réduire considérablement la consommation
d’énergie et les émissions. Entre 1995 et 2001, l’entreprise a
réduit ses émissions de GES de 34 p. 100.
Réalisations
Depuis 1992, la production du secteur a connu une hausse de
plus de 36 p. 100. Par ailleurs, entre 1992 et 2002, les émissions
totales de CO2 des membres de l’ACFPC ont augmenté de
9 p. 100, et les émissions d’équivalent CO2, à l’exception des
émissions des centrales de cogénération, de 8 p. 100. En ce qui
a trait au potentiel de réchauffement planétaire, en 2002, les
émissions de GES des entreprises membres, y compris les
équivalents CO2, ont diminué de 36 p. 100 par rapport à 1992.
Défis
Les membres de l’ACFPC font face au défi permanent de réduire
leurs émissions de GES tout en répondant aux besoins
engendrés par la croissance de leurs activités et de leur
production. La ratification du Protocole de Kyoto par le Canada
a rendu ce défi plus complexe. Bien intégrées aux marchés
internationaux, les usines canadiennes doivent continuellement
investir des capitaux pour demeurer concurrentielles avec celles
d’autres pays. Ces investissements ont souvent une incidence sur
l’efficacité énergétique et les émissions de GES. Par ailleurs, cette
industrie mondiale cherche activement des moyens de réduire
davantage sa consommation d’énergie, de modifier les sources
de matières premières et de commercialiser de nouveaux
procédés. Dans l’ensemble, ce travail pourrait contribuer
énormément à la réduction de l’intensité des émissions de GES
dans l’avenir.
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PRODUITS DU BOIS
Des projets de recherche amènent des
INNOVATIONS
ÉCONERGÉTIQUES
Les entreprises canadiennes du secteur continuent de diminuer leur dépendance au gaz
naturel et à l’électricité en optant pour la rentabilité que procure l’énergie de la biomasse.
Secteur des produits du bois –
SCIAN 321000
Secteur des produits du bois –
SCIAN 321000
Secteur des produits du bois –
SCIAN 321000
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
8
6
7
6
4
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
68
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
40 000
0,75
20 000
0,50
212
420
8
1,00
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Vapeur
9
45 623
50 804
10
Bois
10
60 000
Mazout lourd
12
1,25
Gaz de pétrole
liquéfiés/Propane
11
2002
4 993
4 218
2 998
1 801
913
1 110
14
Électricité
12
80 000
Distillats moyens
16
1,50
Gaz naturel
13
90
1990
Indice d'intensité énergétique
18
30 398
35 560
22 577
42 959
Production PIB (milliards $ 1997)
Intensité énergétique (TJ/million $ 1997 PIB)
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
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Profil : Le secteur des produits du bois comprend trois sous-secteurs : le sciage des grumes pour en
faire du bois d’œuvre ou des produits semblables; la fabrication de produits améliorant les
caractéristiques naturelles du bois, soit les placages, le contreplaqué, les panneaux de bois reconstitué
et les assemblages en bois d’ingénierie; et la production d’une vaste gamme de produits du bois, comme
les ouvrages de menuiserie. À la fin de 2002, le secteur comptait presque 3 000 entreprises dans toutes
les régions du pays qui employaient un peu moins de 20 000 personnes.
Mesures prises
Le secteur canadien des produits du bois cherche avec
dynamisme et ardeur des moyens d’accroître son efficacité
énergétique et de réduire ses émissions de GES. À cet égard,
Forintek Canada Corp. effectue, pour le compte du secteur, une
analyse comparative financée par l’Office de l’efficacité
énergétique de RNCan de la consommation d’énergie de chacun
des principaux sous-secteurs. Cette analyse sera complétée par
l’ajout des résultats d’une étude détaillée sur les activités de
séchage du bois menées au Québec. De plus, Forintek examine
la documentation provenant de divers pays afin de cerner les
meilleures technologies au monde du secteur des produits
forestiers. Un rapport final sera publié en 2004.
Forintek et Hydro-Québec ont conjointement mené un projet
pilote financé par le gouvernement du Québec sur les systèmes
fonctionnant à l’électricité, tels que les séchoirs sous vide à
radiofréquence, les pompes à chaleur à haut rendement et les
chambres de séchage sous haute pression et à libération rapide
où le bois est séché plus rapidement et plus efficacement. Ce
projet a mené à la mise au point d’une technique intéressante
pour remplacer les bassins chauffés servant à dégeler les grumes
avant l’écorçage d’hiver. Les parties intéressées cherchent
actuellement du financement pour mettre ce projet en place
dans d’autres segments de l’industrie.
Des entreprises continuent individuellement de passer à l’action
pour améliorer l’efficacité énergétique. Par exemple, la société
Gérard Crête et Fils inc., de Saint-Séverin (Québec), met à l’essai
une thermopompe pour réduire la consommation d’énergie de
son four de séchage. À son usine de West Lorne (Ontario), Erie
Flooring and Wood Products travaille avec un groupe
d’entreprises pour installer un système produisant de l’énergie à
partir de déchets. Ce projet, qui devrait être terminé à l’automme
2004, convertira des résidus de bois de l’usine en « biomazout »
qui alimentera un système énergétique pouvant produire
2,5 mégawatts d’électricité et 12 000 livres de vapeur à l’heure
aux fins des activités de l’entreprise et de la vente d’énergie
« verte » au réseau d’électricité de l’Ontario.
coût. Les entreprises du secteur continuent de mettre en place
des systèmes de production d’énergie à la biomasse qui tirent
parti des déchets de bois, une source d’énergie plus économique
que le gaz naturel et l’électricité.
Défis
Comparativement à bon nombre d’autres activités industrielles,
la fabrication de produits du bois ne nécessite pas beaucoup
d’énergie. Au fil des ans, le secteur a remplacé en partie ses
sources d’énergie coûteuses, telles que le mazout et le gaz
naturel, par des combustibles moins coûteux à portée de la main,
notamment l’écorce et les résidus de bois. Cela a permis de
réduire l’intensité en GES des activités du secteur ainsi que les
coûts d’élimination des résidus de bois.
PRODUITS
DU BOIS
Malgré le fait que le secteur affiche une relativement faible
consommation d’énergie par unité produite, sa production
globale a continué de croître, et de plus en plus, le bois est séché
avant la livraison. Étant donné que la plupart du séchage est
effectué au Canada, il est probable que la consommation
d’énergie du secteur continuera d’augmenter. Par ailleurs, la
transformation secondaire et tertiaire du bois brut en produits
finis est également à la hausse; bien que cette augmentation
soit avantageuse pour l’économie canadienne, elle accroît la
consommation d’énergie du secteur. Le bois d’œuvre régulier est
considéré comme sec lorsque sa teneur en humidité est de
18 p. 100; par contre, si le bois est destiné aux industries de
fabrication secondaire, sa teneur en humidité doit être aussi faible
que 6 à 9 p. 100, ce qui accroît la consommation d’énergie
globale et la quantité d’énergie consommée par unité produite.
La hausse de cette demande globale d’énergie commence à
exercer des restrictions sur les stocks de sous-produits combustibles, par exemple les résidus de bois, et entraîne une
augmentation conséquente des coûts de l’énergie. Cette
tendance accentue l’intérêt du secteur à l’égard de l’efficacité
énergétique.
Réalisations
En 2002, la consommation de combustibles fossiles et
d’électricité du secteur des produits du bois s’élevait à
136 872 TJ. Même si l’augmentation de la production du secteur
a entraîné une hausse de la consommation d’énergie, les
mesures d’efficacité énergétique adoptées par les entreprises
ont permis une baisse importante de l’intensité énergétique.
Les récentes hausses des prix de l’énergie constitueront un
puissant stimulant pour inciter les fabricants de produits du bois
à mettre en œuvre des mesures d’efficacité énergétique à faible
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PRODUITS ÉLECTRIQUES ET ÉLECTRONIQUES
DIMINUTION de l’intensité énergétique
DE 54 P. 100 depuis 1990
Entre 1990 et 2002, le secteur a diminué sa consommation d’énergie en dépit d’une
croissance marquée de la production, ce qui a eu pour résultat d’améliorer son intensité
énergétique de 54 p. 100.
Produits électriques et électroniques –
SCIAN 334 et 3351
Produits électriques et électroniques –
SCIAN 334 et 3351
Produits électriques et électroniques –
SCIAN 334 et 3351
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production PIB (milliards $ 1997)
Intensité énergétique (TJ/million $ 1997 PIB)
1990
Indice d'intensité énergétique
22
2,25
17
2002
12 000
1,5
10 000
1,2
7 710
3,00
5 099
6 000
12
1,50
5 507
5 534
8 000
0,9
0,6
4 000
7
0,75
0,3
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
0,0
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Confidentiel*
95
Vapeur
90
Électricité
2
0,00
0
12
2 000
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
* Inclut le gaz naturel, le mazout lourd, le mazout léger
(distillats moyens) et le gaz de pétrole liquéfié (propane).
1
70
Ordinateurs, produits électroniques, équipement électrique, fabrication d’appareils.
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Profil : Le secteur des produits électriques et électroniques englobe un large éventail d’entreprises
qui produisent des appareils électriques, des appareils d’éclairage, des produits électroniques
de consommation, du matériel de communication et de bureautique, du matériel électronique, du
câblage de l’équipement industriel et d’autres produits électriques. Ces entreprises exploitent plus de
1 400 établissements comptant plus de 100 000 employés à l’échelle du pays. Le secteur est un important
exportateur et son apport, qui s’avère essentiel à l’économie nationale, est en plein essor.
Mesures prises
Les entreprises du secteur des produits électriques et électroniques
sont de ferventes promotrices de la durabilité environnementale
et de l’efficacité énergétique, et ce, même si elles consomment
relativement peu d’énergie par unité produite.
Par exemple, en 2002, IBM Canada ltée a réalisé des économies
d’énergie exceptionnelles à l’échelle de son entreprise. Elle a
réduit de 5,14 p. 100 sa consommation d’énergie globale et de
4,8 p. 100 la densité de sa consommation d’énergie (mesurée
en MWh par pi2 par an). Grâce aux mesures d’efficacité
énergétique qu’elle a prises, l’entreprise a diminué de
5,13 p. 100 ses émissions de CO2 réelles liées à la consommation d’énergie, et a économisé 21 522 MWh d’énergie,
ce qui représente 4 225 tonnes d’émissions de CO2 en moins.
À la fin de 2002, les réductions totales d’émissions de CO2
étaient de 39 488 tonnes par rapport à 1990, l’année de
référence. En 2002, les émissions de GES provenant de
l’utilisation de Fluorinert F-C 40 – un perfluocarbone – avaient
diminué de 86 p. 100 par rapport à 1995. IBM a continué de
mettre en œuvre des projets d’économie en 2003.
Réalisations
Le gaz naturel et l’électricité répondent presque entièrement aux
besoins énergétiques du secteur des produits électriques et
électroniques. En 2002, la consommation d’énergie du secteur
s’élevait à 10 634 TJ, ce qui représente 0,4 p. 100 de la
consommation d’énergie de l’ensemble des industries des mines
et de la fabrication au Canada et moins de 1 p. 100 des émissions
globales de CO2 découlant de la consommation d’énergie aux
fins de fabrication. En moyenne, les dépenses énergétiques
représentent moins de 1 p. 100 de la valeur des produits livrés du
secteur, comparativement à plus de 61 p. 100 pour les matériaux
et les approvisionnements, et à 16 p. 100 pour la main-d’œuvre.
De 1990 à la fin de 2002, la consommation d’énergie globale du
secteur a diminué malgré une montée en flèche de la production.
Ces résultats ont mené à une baisse de l’intensité énergétique
d’un peu plus de 54 p. 100. Les fusions, les acquisitions et la
rationalisation interne permettent au secteur de réaliser de plus
grandes économies d’échelle, lesquelles devraient faire réduire de
beaucoup sa consommation d’énergie dans les années à venir.
Les entreprises du secteur contribuent de diverses façons aux
programmes canadiens d’efficacité énergétique et de réduction
des émissions de GES. Bon nombre des produits du secteur (dont
les systèmes de commande pour les raffineries de pétrole, les
moteurs et les appareils d’éclairage à haut rendement) sont utilisés
par des entreprises d’autres secteurs pour réduire leur consommation d’énergie.
Le secteur des produits électriques et électroniques est à la fois l’un
des moins énergivores du Canada et un grand exportateur. Ces
facteurs non proportionnels créent alors un lien plus étroit entre
les mesures prises relativement aux défis de la gestion de l’énergie
et les réalités économiques mondiales, les tendances à l’échelle
internationale concernant l’investissement des capitaux, les taux
d’intérêt et les questions de productivité. L’amélioration de
l’efficacité énergétique au sein du secteur est directement
attribuable à l’utilisation accrue de sa capacité de fabrication et à
ses gains de productivité. Heureusement, à mesure que d’autres
secteurs agissent pour accroître la productivité et leur efficacité
énergétique, la demande pour les produits électriques et
électroniques augmentera, ce qui améliorera les économies
d’échelle et l’efficacité énergétique du secteur.
PRODUITS
ÉLECTRIQUES ET
ÉLECTRONIQUES
Défis
Au cours du deuxième trimestre de 2003, l’économie canadienne
était chancelante en raison de plusieurs facteurs, notamment le
SRAS, la maladie de la vache folle, les incendies de forêts, les
tempêtes et une importante panne de courant en Ontario. Un
facteur plus important encore, à long terme, est la rapide croissance
du dollar canadien par rapport au dollar américain, ce qui a entraîné
un ralentissement de l’activité économique. On prévoit que cette
situation difficile se poursuivra au cours de la prochaine année
alors que le Canada absorbera les impacts économiques des
récents événements et que les industries d’exportation, comme
celles du secteur des produits électriques et électroniques,
s’adapteront à la hausse du dollar.
En raison de la demande comprimée, d’un fort marché résidentiel
et de grands besoins d’énergie au pays, le secteur prévoit que la
demande nationale permettra à un grand nombre d’entreprises
du secteur de survivre au cours des mois à venir. Les défis relatifs
à la gestion de l’énergie auxquels fait face le secteur sont surtout
attribuables à des facteurs économiques mondiaux et à la baisse
de disponibilité des investissements en capital pour des projets
d’économie d’énergie. Dans le monde entier, les prix sont limités
globalement par la surcapacité de production, l’atténuation de la
demande, la faiblesse des marchés de l’emploi, les bas taux
d’intérêt et les gains de productivité. Quand les entreprises
entrevoient de faire peu de profits, elles s’imposent des contrôles
plus serrés sur les investissements en capital, en particulier les
dépenses consacrées aux machines et à l’équipement.
Néanmoins, grâce aux gains de productivité et à la plus grande
efficacité à l’interne, ce secteur continue d’être le chef de file
parmi les secteurs de la fabrication en ce qui concerne la
diminution de la consommation et de l’intensité énergétique.
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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PRODUITS LAITIERS
Des outils servant à
L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
Le Groupe de travail du secteur des produits laitiers s’engage à aider les entreprises du
secteur à élaborer des analyses de rentabilisation éclairées en vue d’investir dans des
initiatives d’efficacité énergétique.
Le secteur collabore présentement avec l’Office de l’efficacité énergétique de RNCan à l’élaboration d’indices et de chiffres.
*
72
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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Profil : Le secteur canadien des produits laitiers est présent dans tout le pays. Il compte plus de
270 établissements qui emploient 20 500 personnes. En 2002, les laiteries canadiennes ont transformé
plus de 71,6 millions d’hectolitres de lait cru, et leurs livraisons de produits laitiers se chiffraient à environ
9,89 milliards de dollars.
Mesures prises
L’énergie est un élément clé de la transformation du lait, et les
entreprises du secteur prennent des mesures pour améliorer
leur efficacité énergétique et maîtriser leurs coûts. Par exemple,
Parmalat Dairy & Bakery Inc. a réduit sa consommation d’énergie
de 3 p. 100 en 2003 en améliorant les systèmes de vapeur, de
réfrigération et de compression d’air. L’entreprise a amélioré sa
gestion de la charge de la vapeur, ce qui lui a permis de mettre
une chaudière de 300 HP hors circuit. En outre, divers projets
de récupération de la chaleur et du condensat et le
remplacement des purgeurs de vapeur d’eau défectueux ont
accru l’efficacité. Parmalat a réduit la consommation d’énergie
requise pour les systèmes de réfrigération de deux de ses usines.
L’entreprise a réalisé des économies avec ses systèmes à air
comprimé en modifiant les procédés inefficaces, en réparant les
fuites et en mettant hors circuit les compresseurs non
nécessaires. Par ailleurs, Parmalat a offert une formation en
efficacité énergétique adaptée à ses besoins à un certain nombre
de ses installations au Canada.
En améliorant sa collecte de données sur l’énergie, Atwood
Cheese Company, de Atwood (Ontario), a été en mesure
d’établir la corrélation entre sa consommation d’énergie et le
type de fromage produit, réduisant ainsi ses demandes d’énergie
de pointe. L’entreprise a amélioré l’efficacité de ses chaudières
en les modernisant et en réduisant les températures des gaz de
combustion. En outre, elle a installé un dispositif de protection
contre le soleil sur les fenêtres de ses installations afin de
réduire la demande en climatisation, a doté ses installations
d’équipement à haut rendement énergétique et a entrepris
d’améliorer l’éclairage. Les principales économies d’énergie de
l’entreprise proviennent du contrôle de l’utilisation de l’air
comprimé, de la réduction de la consommation de gaz naturel
des chaudières et du remplacement d’un système de nettoyage
chimique par un procédé enzymatique.
Saputo Inc. a amélioré sa collecte et sa compilation de données
sur la consommation d’énergie, un procédé qui inclut la lecture
des compteurs et des calculs de l’intensité énergétique, à toutes
ses usines. L’entreprise utilise désormais les nouvelles données
recueillies pour effectuer une analyse comparative du rendement. En outre, elle a augmenté le nombre de vérifications
énergétiques à faire et lance une nouvelle campagne à ses
usines en vue d’accroître la sensibilisation aux questions sur
la consommation d’énergie au sein de l’entreprise.
Une vérification énergétique à la Island Farms Dairies Cooperative Association, de Victoria (Colombie-Britannique), a
mené à une automatisation accrue des systèmes de contrôle de
la réfrigération et à l’élimination de l’un de ses compresseurs
d’air. D’autres économies d’énergie ont été réalisées en ajoutant
un entraînement à vitesse variable au système de contrôle de l’un
des compresseurs restants. Des entraînements à vitesse variable
ont également été ajoutés à chacune des trois pompes du
système de nettoyage sur place par circulation, améliorant ainsi
leur efficacité énergétique. Avant cette amélioration, les soupapes
de contrôle étaient modulées afin de régulariser le débit.
Toutefois, l’aspect le plus utile de la vérification énergétique est
l’information reçue qui sera utilisée aux fins de l’élaboration d’une
analyse de rentabilisation portant sur la mise en œuvre d’autres
initiatives énergétiques.
L’usine de Gay Lea Foods Co-operative Limited, de Guelph
(Ontario), a réduit sa consommation d’eau municipale en
transférant l’excédent d’eau de son procédé de séchage à sa
beurrerie. À son usine de Toronto (Ontario), l’entreprise a installé
une nouvelle chaudière éconergétique et a modernisé l’ancienne
chaudière qui servira d’équipement de réserve. Une vérification
à l’usine a mené à l’amélioration de ses systèmes d’air comprimé,
augmentant ainsi leur capacité sans accroître la puissance.
Réalisations
Cette année, le Groupe de travail du secteur des produits laitiers
a décidé de faire un suivi du rendement du secteur à l’aide des
données sur le rendement énergétique recueillies pour le
Groupe de travail du secteur des aliments et boissons dont le
secteur des produits laitiers fait partie.
En 2001, la classification du SCIAN du secteur des produits laitiers
(311500) présentait une amélioration du rendement énergétique d’environ 30 p. 100. Le secteur n’a pas diffusé cette
information dans le rapport annuel du PEEIC parce qu’elle
semblait erronée. Le Groupe de travail du secteur des produits
laitiers travaille avec Statistique Canada pour déterminer la raison
expliquant cette grande fluctuation dans les données sur la
consommation d’énergie du secteur. Le problème semble
attribuable à une série de facteurs, notamment la rotation élevée
dans l’échantillon due à l’étendue de la population et la
pondération de divers types et tailles d’installation, laquelle est
utilisée pour déterminer la consommation d’énergie sous ce
code du SCIAN. Lorsqu’on conviendra d’une solution, cette
dernière sera appliquée aux données passées et futures, ce qui
permettra au secteur de faire de nouveau état de ses indicateurs
de rendement énergétique.
PRODUITS
LAITIERS
Défis
Le Groupe de travail du secteur des produits laitiers se concentre
sur l’augmentation de la participation des entreprises aux
initiatives d’efficacité énergétique. Bon nombre d’entreprises
ont déjà apporté la plupart des améliorations à coût faible ou
nul qui étaient à leur portée pour accroître l’efficacité
énergétique. En raison de ce facteur et de l’instabilité des prix
de l’énergie, ainsi que de la concurrence en matière de capitaux,
l’élaboration d’une analyse de rentabilisation éclairée pour les
investissements dans l’efficacité énergétique constitue un défi
de taille. En outre, la rationalisation de l’industrie et les pressions
exercées par la concurrence au cours des dernières années
continuent d’obliger l’industrie à réduire sa capacité excédentaire
dans un contexte de stagnation des ventes. Leur plus grand
défi consiste maintenant à effectuer des améliorations plus
coûteuses, dont la période de récupération est plus longue,
pour accroître davantage l’efficacité énergétique.
Un facteur qui vient compliquer la situation est la demande
croissante du marché pour des produits novateurs et
énergivores qui sont de qualité supérieure. Pour le secteur des
produits laitiers, la fabrication de ces produits à valeur ajoutée
entre souvent en conflit avec les efforts visant à améliorer
l’efficacité énergétique.
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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PRODUITS PÉTROLIERS
AMÉLIORATION
DE 19 P. 100 de l’indice
Une
d’intensité énergétique sur 12 ans
En 2002, l’indice d’intensité énergétique du secteur s’établissait à 91,8, soit une
amélioration de 2 p. 100 par rapport à 2001 et de 19 p. 100 comparativement à 1990.
Secteur des produits pétroliers –
SCIAN 324110
Secteur des produits pétroliers –
SCIAN 324110
Secteur des produits pétroliers –
SCIAN 324110
Production et consommation d’énergie
(1990, 1995-2002)
Indice d’intensité énergétique Solomon
(1990, 1995-2002)
Année de référence 1990 = 113
Sources d’énergie (térajoules par an) [Pci1]
280
1990
Indice d’intensité énergétique Solomon
120
2002
160 000
120
127 074
119 826
Production (milliards de m3 liquides)
Consommation d'énergie totale (pétajoules, Pci1)
140 000
270
110
120 000
110
02
Source des données : Review of Energy Consumption in
Canadian Oil Refineries and Upgraders: 1990 to 2002,
préparé pour l’Institut canadien des produits pétroliers et
le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie
canadienne par John Nyboer, Centre canadien de
données et d’analyse sur la consommation d’énergie
dans le secteur de l’industrie (CIEEDAC), février 2004,
Université Simon Fraser.
1
74
80
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Review of Energy Consumption in
Canadian Oil Refineries and Upgraders: 1990 to 2002,
préparé pour l’Institut canadien des produits pétroliers et
le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie
canadienne par John Nyboer, Centre canadien de
données et d’analyse sur la consommation d’énergie
dans le secteur de l’industrie (CIEEDAC), février 2004,
Université Simon Fraser.
Le pouvoir calorifique inférieur (Pci) ne tient pas compte de la chaleur latente que possède la vapeur d’eau produite par la combustion.
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
Autre
01
Vapeur
00
Gaz de raffinerie
99
Butane liquide
98
Mazout lourd
97
Gaz de pétrole
liquéfiés/Propane
96
Distillats moyens
95
Gaz naturel
90
Coke
80
240
3 377
4 380
20 000
27 441
20 417
16 041
18 522
40 000
90
Électricité
90
250
2 063
968
1 460
1 880
949
664
60 000
132
2 541
80 000
100
47 895
63 776
100
260
42 042
41 241
100 000
Source des données : Review of Energy Consumption in
Canadian Oil Refineries and Upgraders: 1990 to 2002,
préparé pour l’Institut canadien des produits pétroliers et
le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie
canadienne par John Nyboer, Centre canadien de
données et d’analyse sur la consommation d’énergie
dans le secteur de l’industrie (CIEEDAC), février 2004,
Université Simon Fraser.
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Profil : Le secteur canadien des produits pétroliers met en marché l’essence, le diesel, le mazout de
chauffage, le carburéacteur, l’huile de graissage, la graisse, l’huile blanche de qualité alimentaire,
l’asphalte et les hydrocarbures aromatiques, grâce à un réseau regroupant plus de 15 000 établissements
de gros et de détail à l’échelle du pays. Le secteur, qui compte 21 raffineries de pétrole au pays, procure
aux Canadiens 100 000 emplois directs et environ 100 000 emplois indirects.
Mesures prises
Les entreprises du secteur des produits pétroliers continuent de
prendre des mesures importantes pour améliorer leur efficacité
énergétique et réduire les émissions de GES. Par exemple, la
Compagnie pétrolière impériale ltée participe à une initiative
visant à élaborer un système de gestion de l’énergie à l’échelle
mondiale. L’entreprise introduit graduellement ce système dans
toutes ses installations de fabrication, mettant ainsi en place un
outil clé pour améliorer l’efficacité énergétique de ses activités.
Elle construit également une centrale de cogénération de
90 mégawatts, d’une valeur de 120 millions de dollars, à sa
raffinerie de Sarnia (Ontario). Cette centrale, qui devrait être
terminée en 2004, fournira de l’électricité et de la vapeur. En
2002, l’entreprise a enregistré une baisse d’environ 1 p. 100, par
rapport à l’année précédente, des émissions de GES provenant
de ses activités en aval.
En 2002, Petro-Canada a créé des fiches de pointage sur l’indice
d’intensité énergétique pour ses activités en aval, fiches qui sont
utilisées dans le cadre du processus de suivi de la gestion de
l’énergie afin d’assurer une intendance uniforme des pratiques
énergétiques. En outre, l’entreprise a mené à bien des projets
d’immobilisation et d’amélioration des activités en aval qui,
combinés à la fiabilité des procédés, ont permis à Petro-Canada
de réduire son indice d’intensité énergétique. Dans le cadre d’un
atelier sur les pratiques exemplaires qui a eu lieu au début de
2003, Petro-Canada et des conseillers énergétiques ont établi
des pratiques exemplaires en matière d’efficacité énergétique
pour les activités en aval. Depuis 1990, Petro-Canada a amélioré
de 23 p. 100 l’efficacité énergétique de ses activités en aval et
a fait passer son indice d’intensité énergétique de 114,6 en 1990
à 88,2 en 2002.
Les responsables des activités de marketing et de raffinage de
Suncor Energy Products Inc. ont établi un objectif de réduction
des émissions par unité produite de 22 p. 100 pour 2005
comparativement à 2002. Avec l’aide de conseillers en
environnement, Suncor a conçu et met en œuvre un programme
de réduction des GES pour ses activités. Au cours de 2002,
l’entreprise a également commencé à élaborer des politiques et
des lignes directrices en vue d’encourager les fournisseurs à
participer davantage à la réalisation de ses objectifs de
développement durable. Suncor a offert un atelier sur les
émissions de GES et l’efficacité énergétique à un groupe de
fournisseurs clés, ce qui a incité plusieurs de ces derniers à la
création d’équipes internes de vérification énergétique, à
l’embauche de gestionnaires de l’énergie et à l’établissement
d’objectifs de réduction des émissions de GES. En août 2002,
Suncor a officiellement ouvert le premier lave-auto au Canada à
utiliser la technologie du chauffage solaire de l’eau de nettoyage.
Les panneaux solaires installés à un commerce en Ontario sont
conçus de façon à réduire de 16 000 m3 par an l’utilisation de
gaz naturel pour le chauffage de l’eau, et de 30 tonnes les
émissions annuelles de CO2.
La société Produits Shell Canada s’est engagée à participer à un
programme à long terme visant à améliorer l’efficacité énergétique.
En 2002, le budget des immobilisations de l’entreprise prévoyait
plus de 12 millions de dollars pour des projets d’amélioration
éconergétique. Au début de l’année, Shell Canada a créé, à
l’interne, un important incitatif en ajoutant l’efficacité énergétique
aux indicateurs utilisés dans le programme de rémunération
variable des employés. Le plan d’activités de l’entreprise pour la
période de 2003 à 2007 prévoit environ 29 millions de dollars
pour des projets d’amélioration éconergétique à ses trois raffineries.
L’objectif de ces projets est de réduire les émissions de CO2 de
plus de 300 000 tonnes par an.
TransCanada Corporation et Grandview Cogeneration Corporation, une société affiliée de Irving Oil Limited, prévoient
construire une centrale de cogénération au gaz naturel de
90 mégawatts à la raffinerie de Saint John (Nouveau-Brunswick)
de Irving Oil. En vertu d’un contrat d’achat ferme de 20 ans,
Irving fournira le combustible à la centrale et achètera la totalité
de la chaleur et de l’électricité produites. On estime que les coûts
des immobilisations s’élèveront à environ 85 millions de dollars.
PRODUITS
PÉTROLIERS
Réalisations
Depuis 1990, l’année de référence, on a enregistré une légère
hausse de 2,1 p. 100 de la consommation totale d’énergie du
secteur, cette dernière passant à 274 215 TJ (Pci ou pouvoir
calorifique inférieur). Au cours de la même période, la production
a augmenté de 16,5 p. 100. En 2002, l’indice d’intensité
énergétique du secteur s’établissait à 91,8, soit une amélioration
de 2 p. 100 comparativement à 2001 et de 19 p. 100 par rapport
à 1990. Le secteur utilise l’indice d’intensité énergétique Solomon,
une norme internationale remontant à 1990, qui est bien
documentée et qui constitue la mesure de référence selon laquelle
s’expriment les engagements des entreprises membres de l’Institut
canadien des produits pétroliers envers l’efficacité énergétique.
En 2002, les émissions de CO2 du secteur étaient légèrement
supérieures aux niveaux de 1990 (1 p. 100, ou environ
186 kilotonnes) en dépit d’une hausse de la production
d’environ 16 p. 100. En 2002, la production de produits
pétroliers s’est accrue de 2,1 p. 100 tandis que la consommation
d’énergie a augmenté de 2,7 p. 100, soit de 7 260 TJ (Pci), par
rapport à 2001.
Défis
Le secteur a donc réduit considérablement ses émissions en
équivalent CO2 et sa consommation d’énergie depuis 1990,
mais il lui sera plus ardu et plus coûteux de continuer à réaliser
des progrès dans le futur. Il lui faudra respecter des normes plus
rigoureuses au chapitre de la teneur en soufre dans l’essence,
le diesel et d’autres produits, ce qui exigera des investissements
considérables. La consommation des carburants à faible teneur
en soufre présente des avantages environnementaux; cependant,
la production de ces carburants requiert une grande quantité
d’énergie, ce qui rend la réduction des émissions de CO2 plus
difficile et plus coûteuse pour les raffineries.
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
75
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SABLES BITUMINEUX
RÉCUPÉRATION DE LA
CHALEUR RÉSIDUELLE
La
sert à augmenter la production
et à améliorer l’efficacité des procédés
Malgré une hausse de 95 p. 100 de sa production annuelle totale depuis 1990, la
consommation d’énergie du secteur s’est accrue de seulement 56 p. 100. Une
amélioration de l’intensité énergétique de 20 p. 100 s’est alors ensuivie.
Secteur des sables bitumineux –
SCIAN 211114
Secteur des sables bitumineux –
SCIAN 211114
Secteur des sables bitumineux –
SCIAN 211114
Intensité énergétique et production
(1990-2001)
Indice d’intensité énergétique (1990, 1995-2001)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production de pétrole synthétique (millions de m3 liquide)
Intensité énergétique (GJ/m3 pétrole synthétique)
11
25
1990
Indice d'intensité énergétique
2001
140 000
1,50
110 135
30
120 000
1,25
100 000
20
57 553
80 000
97
98
99
00
01
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
76
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
0
343
41
40
325
197
0
0,50
90
95
96
97
98
99
00
01
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Gaz de pétrole
liquéfiés/Propane
96
Mazout lourd
95
Gaz naturel
90
Coke de pétrole
5
7
1 401
1 252
20 000
4 827
10 044
40 000
0,75
Distillats moyens
10
39 302
8
60 000
Électricité
15
24 420
9
44 456
46 022
1,00
Propre gaz
combustible
10
Combustibles
résiduaires
12
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
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Profil : Le secteur canadien des sables bitumineux compte plusieurs usines dans le nord de l’Alberta et
une usine de valorisation du pétrole lourd en Saskatchewan. Ces usines produisent quotidiennement plus
de 400 000 barils de pétrole brut destiné aux marchés canadiens et américains. Le secteur crée un grand
nombre d’emplois et contribue dans une large mesure au PIB du Canada.
Mesures prises
Les usines du secteur des sables bitumineux améliorent la
fiabilité de leurs activités et adoptent des programmes en vue
de récupérer la chaleur résiduelle et d’accroître le rendement au
moyen de procédés plus efficaces. Elles réalisent également
d’importants gains d’efficacité énergétique en adoptant de
nouvelles technologies pour les activités d’exploitation minière
et d’extraction.
En 2002, Suncor Energy Inc. a continué, dans le cadre de son volet
des sables bitumineux, la construction du projet Firebag au nord de
Fort McMurray (Alberta). Ce projet vise à utiliser la technologie du
drainage par gravité au moyen de la vapeur (DGMV) pour atteindre
les dépôts de bitume enfouis en profondeur en ayant moins
d’impact sur l’air, l’eau et le sol que n’en avaient les méthodes
d’extraction classiques. La première phase du projet Firebag devrait
permettre d’élever la capacité de production à 260 000 barils par
jour d’ici 2005. Entre 1998 et 2001, Suncor a amélioré de
17 p. 100 l’intensité énergétique de ses activités liées aux sables
bitumineux en ayant recours à de nouveaux appareils et procédés.
L’entreprise estime que les initiatives prévues d’efficacité énergétique
et de réduction des émissions de GES auront diminué de 41 p. 100
l’intensité des émissions de GES en 2005 comparativement à
1990, l’année de référence.
Même si Syncrude Canada Ltd. prévoit accroître sa production
annuelle de pétrole brut de 95 millions de barils entre 1988 et
2012, l’entreprise s’est fixé un objectif de diminution du tiers de
sa consommation d’énergie et de ses émissions de CO2 par baril
durant cette période. Cela représente une réduction de 25 p. 100
par rapport à 1990. Afin d’atteindre ces objectifs, l’entreprise
envisage l’adoption de méthodes d’exploitation minière et
d’extraction moins énergivores, la mise à niveau de sa technologie et la modification de ses procédés.
Le personnel du projet des sables bitumineux de l’Athabasca a
été actif dans le domaine de l’éducation, de la formation et de
la consultation à l’externe en présentant des documents et en
faisant la promotion de l’élaboration d’études dans le cadre
d’événements gouvernementaux, internationaux et pour diverses
associations. Le personnel du projet a également participé à bon
nombre de groupes de travail s’intéressant aux normes
d’efficacité dans le secteur des sables bitumineux, à la gestion
environnementale de la chaîne d’approvisionnement, aux études
de captage et de séquestration du CO2, à l’analyse du cycle de
vie, à l’allocation des émissions, à la promotion des crédits de
compensation nationaux, et au développement écologique en
Amérique latine et en Chine. Les responsables du projet
travaillent en collaboration avec des organismes provinciaux et
fédéraux pour concevoir des méthodes efficaces de mesure, de
reddition de comptes et de vérification des émissions de GES
ainsi que pour formuler des conseils sur les politiques provinciales et fédérales ayant trait aux changements climatiques. Le
projet vise à réduire ses émissions de GES de 50 p. 100 d’ici
2010 grâce à des mesures d’efficacité énergétique, des
compensations souscrites et générées par des partenaires, et
des initiatives de mécanisme de développement écologique, de
concert avec des partenaires internationaux.
Petro-Canada travaille activement à réduire ou à atténuer les
émissions de GES produites par les activités d’extraction des sables
bitumineux en investissant dans la recherche et le développement
afin d’améliorer la technologie utilisée. Les activités actuelles
de l’entreprise sont beaucoup plus éconergétiques que les
projets antérieurs, et d’autres gains d’efficacité sont prévus.
Les améliorations en matière de conception qui ont été apportées
aux activités d’exploitation des sables bitumineux de l’entreprise à
MacKay River, près de Fort McMurray (Alberta), ont réduit les
émissions de GES d’environ 15 p. 100. Ce projet aura recours à
une technologie qui permettra à Petro-Canada d’accéder à des
ressources précédemment inaccessibles, tout en ayant un impact
beaucoup moins important sur l’environnement en surface que
celui des méthodes d’extraction classiques des gisements de
sables bitumineux. Afin d’aider à réduire la quantité d’énergie tirée
du réseau électrique de l’Alberta et les émissions de GES, on aura
recours dans le cadre de ce projet à une centrale de cogénération
vapeur-électricité, qui devrait être opérationnelle en 2005. La
centrale devrait permettre d’économiser 2 779 922 GJ par an et
de réduire les émissions annuelles de GES de 144 000 tonnes
d’équivalent CO2.
L’Alberta Chamber of Resources a publié en janvier 2004 le
document intitulé Oil Sands Technology Roadmap: Unlocking
the Potential. Cette feuille de route vise à mettre en œuvre une
vision selon laquelle les activités du secteur sont concurrentielles,
économiques et respectueuses de l’environnement, tout en
contribuant à atteindre un objectif de production de 5 millions
de barils par jour d’ici 2030. Le document analyse les orientations
potentielles en matière de technologie pour atteindre cet objectif;
il sera utile pour l’élaboration de plans stratégiques ainsi que
l’établissement d’orientations pour la recherche et de politiques
gouvernementales.
SABLES
BITUMINEUX
Réalisations
En 2002, le secteur des sables bitumineux a effectué des progrès
constants en matière d’efficacité énergétique. L’énergie
consommée par unité de production s’est accrue légèrement à
8,89 GJ/m3 en 2001, contre 8,84 GJ/m3 en 2000. Même si
la production annuelle totale du secteur a connu une hausse
de 95 p. 100 depuis 1990, la consommation d’énergie n’a
augmenté que de 56 p. 100. En 2001, la consommation
d’énergie du secteur s’élevait à 207 335 TJ, et son intensité
énergétique s’était améliorée de 20 p. 100 depuis 1990. Cela
se compare favorablement avec l’objectif du secteur, soit une
amélioration annuelle moyenne minimale de 1 p. 100 de
l’efficacité énergétique par unité de production.
Défis
Le secteur des sables bitumineux est une industrie qui, sur le plan
technologique, est complexe et, sur le plan économique, est
caractérisée par des coûts élevés en capital. Afin de constamment
accroître l’efficacité énergétique, les entreprises du secteur
doivent continuer d’investir considérablement dans des technologies novatrices permettant l’amélioration continue des
systèmes et des méthodes d’exploitation. Le succès du secteur
repose sur son habileté à mettre au point et à adopter des
méthodes d’extraction des sables plus efficaces et moins
énergivores, ainsi qu’à modifier les systèmes de manutention
des matières pour répondre plus efficacement aux charges de
production toujours croissantes. Les projets du secteur des sables
bitumineux doivent se faire à très grande échelle, ce qui signifie
que les activités exercent une forte pression sur les capacités
financières et les ressources humaines du secteur. Les longs
délais d’exécution et les investissements considérables requis
pour apporter des améliorations imposent des choix difficiles et
limitent les progrès effectués par le secteur pour augmenter
davantage son efficacité énergétique.
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SIDÉRURGIE
Des possibilités d’amélioration
éconergétique établies grâce à une
ANALYSE COMPARATIVE
Grâce à des mesures volontaires rapides, le secteur canadien de la sidérurgie a déjà
dépassé les objectifs établis dans le cadre du Protocole de Kyoto, c’est-à-dire de réduire
les émissions de gaz à effet de serre de 6 p. 100 en dessous des niveaux de 1990.
Secteur de la sidérurgie – SCIAN 331100
Secteur de la sidérurgie – SCIAN 331100
Secteur de la sidérurgie – SCIAN 331100
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 (ajusté) = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Expéditions d'acier (millions de tonnes)
Intensité énergétique (GJ/tonne expédiée)
1991
Indice d'intensité énergétique
16
27
12
1,25
8
1,00
2002
140 000
1,50
103 514
99 247
32
120 000
Expéditions
réelles de 1990
79 218
100 000
61 610
80 000
22
78
98
99
00
01
02
0
90
91
95
96
97
98
99
00
01
02
Sources des données :
1) Énergie : NAICS Energy Consumption Report –
données de 1990 à jour, CIEEDAC d’après Statistique
Canada (no de cat. 57-003 XPB), 21 novembre 2003;
2) Expéditions : Statistique Canada, Fer et acier primaire,
vol. 58, no 12, no de cat. 41-001 XIB.
Sources des données :
1) Énergie : NAICS Energy Consumption Report –
données de 1990 à jour, CIEEDAC d’après Statistique
Canada (no de cat. 57-003 XPB), 21 novembre 2003;
2) Expéditions : Statistique Canada, Fer et acier primaire,
vol. 58, no 12, no de cat. 41-001 XIB.
Ajustement de 1990 : Association canadienne des
productions d’acier (ACPA).
Ajustement de 1990 : ACPA.
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
8 925
7 214
1 642
1 004
19
74
0,50
Électricité
97
Gaz naturel
96
Coke de pétrole
95
Gaz de cokerie
91
Coke
0
90
Houille
12
72
450
20 000
Source des données : NAICS Energy Consumption
Report – données de 1990 à jour, CIEEDAC d’après
Statistique Canada (no de cat. 57-003 XPB),
21 novembre 2003.
Mazout lourd
40 000
0,75
Distillats moyens
4
réelle de 1990
31 300
26 829
Intensité
17 énergétique
25 759
33 017
60 000
Réelle
(1990)
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Profil : Le secteur canadien de la sidérurgie représente l’une des plus importantes industries du pays. Il
enregistre des ventes annuelles de plus de 11 milliards de dollars, dont des exportations dépassant
3 milliards de dollars. Les entreprises du secteur produisent des laminés plats (tôles et plaques), des
produits allongés (acier d’armature et acier de construction), ainsi que des produits spéciaux et des alliages
(acier inoxydable et acier à outils) pour d’importants marchés, dont ceux des industries de l’automobile,
de l’électroménager, du pétrole et du gaz, de l’outillage, de la construction et de l’emballage. Le secteur
sidérurgique canadien compte 16 usines qui emploient directement 35 000 travailleurs dans cinq provinces.
Mesures prises
En 2002, L’Association canadienne des producteurs d’acier
(ACPA) a entrepris une étude comparative de la consommation
d’énergie du secteur canadien de la sidérurgie grâce au
financement de l’Office de l’efficacité énergétique de RNCan. La
phase de la cueillette des données, qui avait pour but de
déterminer les possibilités d’amélioration de l’efficacité
énergétique, a été achevée en 2003, et un rapport final est
attendu au cours du troisième trimestre de 2004.
Les producteurs d’acier canadiens participent aux efforts
internationaux en vue de découvrir et d’utiliser de nouvelles
technologies de production de l’acier afin de réduire
considérablement l’intensité énergétique et les émissions de
CO2 de l’industrie. Des consortiums régionaux s’établissent à
cette fin sous les auspices de l’International Iron and Steel
Institute, et ils pourront ainsi faire part de leurs constatations. Ce
grand programme en trois phases sera réalisé au cours des sept
à dix prochaines années.
Certaines entreprises ont également fait des pas de géant pour
améliorer leur efficacité énergétique. Par exemple, Algoma Steel
Inc. a réduit son intensité énergétique de 10,5 p. 100 entre 1993
et la fin de 2002, et ses émissions de CO2 ont diminué de
22,5 p. 100 durant la même période. Algoma n’a fait aucun
usage de mazout lourd en 2002, a relié la plupart de ses
installations à un système de surveillance de la puissance, et a
inclus des objectifs d’économie d’énergie dans son système de
gestion environnementale ISO 14001.
Dofasco Inc. a mis en œuvre un programme d’économie
d’énergie dans quatre de ses principaux immeubles à bureaux.
Dans le cadre de ce programme, l’entreprise a incité ses employés
à modifier leurs habitudes de consommation d’énergie. Elle a
donc distribué des autocollants à apposer sur les interrupteurs
des lampes et les écrans d’ordinateurs servant de rappel à
l’économie d’énergie, effectué des vérifications de nuit pour
informer les employés concernés que des appareils avaient été
laissés en marche inutilement, et réduit l’éclairage dans les zones
trop éclairées. Dofasco a économisé environ 50 000 $ (ou
2 500 GJ) en électricité au cours des cinq derniers mois de 2003.
En 2002, le groupe Stelco Inc. a diminué sa consommation
spécifique d’énergie de 14 p. 100 et son intensité carbonique
de 16,8 p. 100. Stelco estime que ses projets et initiatives
d’efficacité énergétique lui permettront de réduire davantage ses
émissions de CO2 d’environ 800 000 tonnes par année au cours
des cinq prochaines années.
Les filiales et divisions de Stelco ont contribué de façon importante
aux progrès de l’entreprise en 2002. Par exemple, Stelco Lake Erie
a réduit la consommation de gaz naturel de ses veilleuses de
purge au gaz de haut fourneau, a fermé le brûleur de poche à
coulée de son four à oxygène basique lorsqu’il n’était pas utilisé
et a scellé les ouvertures du laser et de la caméra dans son four
de réchauffage afin de réduire les pertes de chaleur.
Stelco Hamilton a rationalisé ses charges de vapeur, mis au
rancart une chaudière inefficace, lancé un programme d’entretien
des purgeurs de vapeur et modifié la turbine du ventilateur de
son installation de frittage pour intégrer une nouvelle conception
éconergétique. Norambar Inc. (anciennement Stelco-McMaster
Ltée) a effectué une mise à niveau de son laminoir à barres dans
le but de réduire sa consommation d’électricité de 12,6 p. 100.
Stelfil ltée a installé une porte à enroulement à haute vitesse dans
une zone fortement fréquentée, réduisant ainsi considérablement
sa charge calorifique de gaz naturel. Stelfil a aussi installé
de l’équipement plus efficace, dont des lampes à diode
électroluminescente, des transformateurs et des redresseurs.
Réalisations
L’industrie sidérurgique canadienne joue un rôle important dans
la lutte contre les changements climatiques. Grâce à des mesures
volontaires rapides, le secteur canadien de la sidérurgie a déjà
dépassé l’objectif global canadien du Protocole de Kyoto de
ramener les émissions de GES à 6 p. 100 sous les niveaux de
1990. Depuis 1990, les membres de l’ACPA ont diminué leurs
émissions de CO2 de 20 p. 100 et réduit la quantité d’énergie
utilisée pour fabriquer une tonne d’acier livrée de 23 p. 100. La
performance du secteur en matière d’intensité énergétique a
légèrement diminué, passant de 15,81 GJ par tonne en 2001 à
16,40 en 2002.
SIDÉRURGIE
Défis
Les producteurs d’acier canadiens vont continuer de miser sur
le bilan de leurs réalisations. Une étude comparative de la
consommation d’énergie actuellement en cours permettra de
cerner les occasions de réduire la consommation et de contribuer
davantage à la réduction des émissions de GES. Il faudra toutefois
relever certains défis.
Les procédés à base de minerai (comme le fonctionnement du
haut fourneau et les procédés de fusion et de réduction directe)
nécessitent une certaine quantité d’agents réducteurs à base de
carbone et d’hydrogène – dont la houille, le pétrole, le gaz naturel
et certains dérivés comme le coke – afin de réduire l’oxyde
de fer en fer. Cela établit une limite pratique aux éventuelles
économies d’énergie dans certains procédés comme l’exploitation de hauts fourneaux.
La capacité du secteur à investir dans de nouveaux procédés et
de nouvelles technologies aura un effet déterminant sur le
maintien des améliorations déjà réalisées et sur l’adoption d’autres
mesures en matière d’efficacité énergétique. L’industrie
canadienne de la sidérurgie subit des pressions constantes en
raison des prix plus élevés des matières premières, qui sont
principalement dus à la demande de ferraille de l’économie
chinoise florissante. De plus, les prix des produits finis subissent
des pressions constantes de la part des producteurs étrangers
qui cherchent à avoir accès aux marchés lucratifs de l’Amérique
du Nord. Certaines entreprises de l’industrie sidérurgique
américaine, qui fonctionnaient au ralenti, connaissent de meilleurs
jours car certaines d’entre elles jouissent maintenant d’un
avantage concurrentiel par rapport à d’autres entreprises. Ces
pressions ont contribué à accroître les difficultés économiques
de certains membres de l’ACPA tout au long de 2002 et 2003.
Dans l’optique de la réalisation des objectifs en matière
d’efficacité énergétique, le gouvernement doit reconnaître les
progrès impressionnants déjà réalisés par l’industrie et appuyer
ses efforts en vue de trouver des solutions nouvelles et uniques
pour limiter les émissions de GES.
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TEXTILE
ACTIVITÉS
QUOTIDIENNES améliorées
Les
se traduisent par des économies d’énergie
Le secteur du textile a réduit son intensité énergétique de 44 p. 100 entre 1995 et
2002 et, au cours de la même période, a diminué sa consommation d’énergie réelle
de 39,7 p. 100.
Secteur du textile – SCIAN 313 et 3141
Secteur du textile – SCIAN 313 et 3141
Secteur du textile – SCIAN 313 et 3141
Intensité énergétique et production
(1990-2002)
Indice d’intensité énergétique (1990-2002)
Année de référence 1990 = 1,00
Sources d’énergie (térajoules par an)
Production PIB (millions $ 1997)
Intensité énergétique (TJ/million $ 1997 PIB)
1990
Indice d'intensité énergétique
2002
16 000
14 000
2 900
1,25
1 700
7
1 100
1,00
8 000
6 000
0,75
4 000
500 0,50
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
0
90
95
96
97
98
99
00
01
02
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
Électricité
90
Gaz naturel
5
745
453
31
0
179
115
2 000
Vapeur
9
10 000
Confidentiel*
2 300
Mazout lourd
11
12 000
7 732
6 400
5 320
13
13 414
3 500 1,50
15
Source des données : Centre canadien de données et
d’analyse sur la consommation d’énergie dans le secteur
de l’industrie (CIEEDAC), Development of Energy
Intensity Indicators for Canadian Industry 1990–2002,
3 février 2004, Université Simon Fraser.
* Inclut le mazout léger (distillats moyens) et le gaz de
pétrole liquéfié (propane).
1
80
Somme des groupes SCIAN 313 (Usines de textiles) et 314 (Usines de produits textiles).
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Profil : Le secteur canadien du textile produit les fibres, les fils, les tissus et les articles textiles achetés par les
consommateurs ainsi que des clients provenant d’industries aussi variées que la fabrication de véhicules
automobiles, le vêtement, la construction, la protection de l’environnement, la construction de routes et le
commerce au détail. Il exporte un peu moins de la moitié de sa production.
Mesures prises
Dans l’ensemble du secteur du textile, les entreprises prennent
des mesures concrètes en vue d’utiliser plus judicieusement
l’énergie. Par exemple, la société J.L. de Ball Canada Inc. de
Granby (Québec) a investi 350 000 $ dans des projets
d’efficacité énergétique en vue d’abaisser sa consommation de
gaz naturel et de réduire ses émissions de GES annuelles de
1 574 tonnes de CO2. On prévoit une période de récupération
de 12 à 18 mois pour ces projets, qui incluent l’automatisation
de l’équipement, l’installation de chauffe-eau à contact direct
neufs et la réparation plus efficace des fuites de vapeur.
Consoltex Inc., dont le siège est à Saint-Laurent (Québec) et qui
possède quatre usines de fabrication dans cette province et
en Ontario, intègre l’efficacité énergétique à ses activités
quotidiennes. Les chaudières sont mises hors service les fins de
semaine afin d’économiser l’énergie, et l’entreprise sensibilise ses
employés en leur distribuant un bulletin portant sur la question
de l’énergie.
Lincoln Fabrics Ltd., de St. Catharines (Ontario), poursuit ses
efforts afin d’orienter sa production vers les procédés faisant
appel à de l’équipement neuf et plus éconergétique, et de
recourir à l’équipement plus ancien uniquement pour la
production excédentaire. L’entreprise travaille également à
l’amélioration de l’isolation de son bâtiment; elle a décidé de
couvrir et d’isoler les fenêtres sur un côté du bâtiment afin de
réduire sa charge de chauffage et de climatisation. Lincoln Fabrics
reconfigure également sa deuxième salle de tissage afin d’en
améliorer l’efficacité énergétique.
Beaulieu Canada Company, d’Acton Vale (Québec), a réalisé des
économies annuelles d’environ 60 000 $ en apportant des
modifications à son système de chauffage de l’eau.
Doubletex Inc., qui compte des usines à Montréal (Québec) et
à Toronto (Ontario), envisage de mélanger ses eaux usées
chaudes à de l’eau froide dans les machines requérant de l’eau
pour des procédés à température contrôlée, ce qui accélérera la
production. L’entreprise prévoit également récupérer la chaleur
de l’air d’évacuation de son séchoir afin de préchauffer l’air
d’admission. Des vérifications énergétiques menées récemment
ont incité Doubletex à installer deux nouveaux échangeurs de
chaleur plus éconergétiques.
Grâce à des marchés de services éconergétiques, DuPont
Canada Inc. a réduit sa consommation d’énergie globale de
6 p. 100. Les projets complétés représentent un investissement
total d’environ 42 millions de dollars.
Denim Swift, de Drummondville (Québec), a conclu une entente
avec Ecosystem, un fournisseur de services éconergétiques, en
vue de financer des projets d’efficacité énergétique d’une valeur
de près de 12 millions de dollars. Dans le cadre de ce programme,
l’entreprise a installé un nouveau compresseur et un économiseur
et elle a commencé à récupérer de l’énergie à l’aide d’une
nouvelle thermopompe. Jusqu’à présent, Denim Swift a ainsi
réduit sa facture énergétique annuelle de plus de 400 000 $.
Grâce aux efforts déployés en vue d’améliorer l’efficacité
énergétique, la société St. Lawrence Corporation, d’Iroquois
(Ontario), a accru son facteur de puissance à 94 p. 100, un
résultat remarquable. L’entreprise a installé des moteurs à haut
rendement et s’est consacrée à la tâche de sensibiliser davantage
ses employés. De plus, son personnel des opérations a amélioré
le fonctionnement des séchoirs, ce qui a entraîné une meilleure
répartition de la chaleur et une hausse de la productivité de
33 p. 100. St. Lawrence installe également un système de couture
intégré qui permettra d’augmenter la productivité et de réduire la
consommation d’électricité. En outre, en augmentant la largeur du
tissu sur les métiers, l’entreprise sera en mesure de produire
davantage de tissu sans augmenter sa consommation d’énergie.
Réalisations
Le secteur du textile a réduit son intensité énergétique de
44 p. 100 entre 1995 et 2002. Au cours de la même période, on
a enregistré un recul de 39,7 p. 100 de la consommation d’énergie
réelle du secteur et une légère hausse de sa contribution au PIB.
Le Groupe de travail de l’industrie textile maintient son
engagement de réduire l’intensité énergétique de 1 p. 100 par
an jusqu’en 2010. Pour y parvenir, l’industrie poursuivra dans la
voie qui a mené à des réussites importantes en matière
d’efficacité énergétique au cours des dernières années, et elle
maintiendra ses consultations permanentes avec les gouvernements et d’autres intervenants en vue d’aider le Canada à
atteindre ses objectifs relativement au Protocole de Kyoto.
TEXTILE
Défis
Le Groupe de travail de l’industrie textile estime que l’un de ses
principaux défis consiste à inciter un plus grand nombre de
producteurs importants à jouer un rôle actif chez les Innovateurs
énergétiques industriels, et le groupe continue de s’y employer.
Il faudra redoubler d’efforts pour sensibiliser les entreprises du
secteur aux répercussions à long terme des engagements de
Kyoto pris par le Canada et pour les encourager à participer
activement à la Stratégie nationale de mise en œuvre du Canada
sur le changement climatique. Si l’on veut réaliser de nouvelles
percées en matière d’efficacité énergétique, il faut encourager les
entreprises à adopter une philosophie de gestion de l’énergie
axée sur l’analyse comparative et les pratiques exemplaires.
Le Groupe de travail de l’industrie textile et l’Institut canadien des
textiles ont consacré beaucoup de temps et de ressources à
relever ces défis. Ils comptent poursuivre et intensifier leurs efforts.
* Dans le nouveau Système de classification des industries de l’Amérique du Nord
(SCIAN), les producteurs de textile sont classés dans les catégories Fabrication de
fibres et de filaments artificiels et synthétiques (SCIAN 32522), Usines de textiles
(SCIAN 313) et Usines de produits textiles (SCIAN 314). Le sous-groupe 32522
comprend les producteurs de fibres et de filaments synthétiques. Le groupe 313
réunit les établissements qui s’occupent surtout de fabrication, de finissage ou de
traitement de filés ou de tissus. Le groupe 314 comprend les établissements dont
l’activité principale consiste à fabriquer des produits textiles (sauf les vêtements) tels
les tapis, les textiles domestiques, etc. Les changements apportés à la classification
des industries par Statistique Canada, en passant de la Classification type des industries
(CTI) au SCIAN, signifient que les données énergétiques spécifiques pour les industries
de la fibre synthétique et du fil continu ne sont plus disponibles séparément. Les
données statistiques contenues dans le présent profil couvrent exclusivement les
groupes 313 et 314 du SCIAN.
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Mode de fonctionnement du PEEIC
Le PEEIC est un organisme-cadre qui supervise un partenariat entre le gouvernement et l’industrie privée dans le but d’accroître
l’efficacité énergétique dans l’industrie canadienne. Il est formé de groupes de travail sectoriels, chacun d’eux représentant des entreprises
qui évoluent dans le même secteur d’activités et qui participent au programme par l’entremise de leur association industrielle. Le Conseil
des groupes de travail, qui réunit des représentants de chaque secteur du PEEIC, offre une tribune où les secteurs peuvent échanger
des idées et recommander des moyens de répondre à leurs besoins communs. L’orientation générale est dictée par un conseil exécutif
formé de dirigeants du secteur privé qui sont, au sein de leur secteur, des chefs de file en matière d’efficacité énergétique et qui donnent
au gouvernement du Canada des conseils sur les programmes d’efficacité énergétique visant l’industrie et les questions connexes.
Dans le cadre du partenariat du PEEIC, les changements découlent de consensus et d’actions conjointes réalisés grâce à une
communication honnête et ouverte. Le PEEIC demeure le point de convergence par lequel l’industrie répond aux efforts du Canada
dans sa lutte contre les changements climatiques. Notre rôle consiste à promouvoir l’amélioration de l’efficacité énergétique ainsi qu’à
reconnaître et à récompenser ceux qui ouvrent la voie.
Le PEEIC exécute en partie ce mandat grâce à un solide programme de communications et de sensibilisation axé sur le bulletin
bimensuel L’Enjeu PEEIC et sur des articles publiés régulièrement dans certaines revues spécialisées. En juillet 2002, L’Enjeu PEEIC est
devenu un bulletin en ligne. Il compte maintenant près de 10 000 lecteurs réguliers et sa nouvelle présentation en version électronique
a contribué à faire passer le nombre de visites du site du PEEIC de 32 000 à plus d’un quart de million par mois.
Le PEEIC utilise également d’autres moyens pour faire connaître les objectifs et les avantages d’une plus grande efficacité énergétique.
Le Conseil des groupes de travail et les secteurs travaillent sans relâche pour attirer de nouveaux participants, encourager le partage
d’information et mieux faire connaître le rôle et les réalisations des industries membres du PEEIC. La fréquence des réunions et autres
rencontres du PEEIC continue d’augmenter; celui-ci a organisé en moyenne trois rencontres par semaine au cours de la période visée
par le présent rapport.
Des chefs d’entreprises prospères et d’autres personnes reconnues sur la scène nationale sont au nombre des participants volontaires
au PEEIC. La renommée de ces chefs de file et leurs convictions profondes envers les principes du PEEIC contribuent de façon
importante à attirer de nouveaux participants de l’industrie et à poursuivre le partenariat fructueux existant entre les milieux industriel
et gouvernemental.
Évolution des données du PEEIC
Dans le présent rapport, les secteurs du PEEIC sont structurés d’après le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord
(SCIAN). Le SCIAN remplace la Classification type des industries (CTI) utilisée dans les années précédentes. Ce changement a été effectué
pour harmoniser le système de classification canadien avec celui du Mexique et des États-Unis, ses partenaires de l’Accord de libreéchange nord-américain, et a entraîné la restructuration des sous-secteurs. En outre, les valeurs monétaires au titre du PIB mentionnées
ont été mises à jour selon l’année de référence 1997. Le rapport annuel de 2000-2001 et les rapports précédents du PEEIC utilisaient
1986 comme année de référence.
Pour bien évaluer les améliorations en matière d’efficacité énergétique, il est essentiel de disposer de mesures exactes et de données
utiles. Les données utilisées dans le présent rapport ont été recueillies principalement par Statistique Canada et complétées grâce aux
renseignements des associations participant au PEEIC et d’autres organismes gouvernementaux. Ces données sont interprétées par le
Centre canadien de données et d’analyse sur la consommation d’énergie dans l’industrie (CIEEDAC) de l’Université Simon Fraser à
Burnaby, en Colombie-Britannique. Le Centre établit ensuite pour chaque secteur un indice d’intensité énergétique fondé sur la
production et la contribution au PIB.
Le système coopératif du CIEEDAC est reconnu partout dans le monde pour ses méthodes, l’intégrité de ses données et sa collaboration
avec le PEEIC. Ressources naturelles Canada est la principale source de financement du CIEEDAC, qui profite également des contributions
d’associations industrielles participant au PEEIC et de la province de Québec.
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Conseil exécutif du PEEIC
Douglas E. Speers
Wayne Kenefick
C.A. (Chris) Micek
Président et chef de la direction
EMCO limitée
620, rue Richmond
London (Ontario) N6A 5J9
Téléphone : (519) 645-3900
Télécopieur : (519) 645-1634
Courriel :
dspeers@emcoltd.com
Directeur du développement durable
Graymont Western Canada Inc.
3025, 12e Rue Nord-Est, bureau 190
Calgary (Alberta) T2E 7J2
Téléphone : (403) 219-1320
Télécopieur : (403) 291-1303
Courriel :
wkenefick@graymont-ab.com
Gestionnaire de l’environnement – Canada
Agrium Inc.
11751, chemin River
Fort Saskatchewan (Alberta) T8L 4J1
Téléphone : (780) 998-6959
Télécopieur : (780) 998-6677
Courriel :
cmicek@agrium.com
Ron Aelick
Richard Lamarche
Geoffrey Moore
Président, Activités canadiennes et britanniques
Inco Limitée
145, rue King Ouest, bureau 1500
Toronto (Ontario) M5H 4B7
Téléphone : (416) 361-7756
Télécopieur : (416) 361-7734
Courriel :
raelick@inco.com
Vice-président
Alcoa Canada
Division de l’énergie
1, Place Ville-Marie, bureau 2310
Montréal (Québec) H3B 5J1
Téléphone : (514) 904-5195
Télécopieur : (514) 904-5029
Courriel :
richar.Lamarche@alcoa.com
Président
Fibrex Insulations Inc.
C.P. 2079
561, chemin Scott
Sarnia (Ontario) N7T 7L4
Téléphone : (519) 336-4080, poste 232
Télécopieur : (519) 336-1634
Courriel :
gmoore@fibrexinsulations.com
Yves Leroux
Ronald C. Morrison
Vice-Président, Réglementation et relations
gouvernementales
Parmalat Dairy & Bakery Inc.
405, The West Mall
Toronto (Ontario) M9C 5J1
Téléphone : (416) 620-3010
Télécopieur : (416) 620-3538
Courriel :
yves_leroux@parmalat.ca
Trésorier du Conseil
Manufacturiers et Exportateurs du Canada
1377, boulevard Hazelton
Burlington (Ontario) L7P 4V2
Téléphone : (905) 464-5887
Télécopieur : (905) 335-0523
Courriel :
rcm161@aol.com
David Lewin
Président du Conseil
Lafarge Canada Inc.
606, rue Cathcart, 8e étage
Montréal (Québec) H3B 1L7
Téléphone : (514) 861-1411, poste 3202
Télécopieur : (514) 876-8900
Courriel :
john.Redfern@lafarge-na.com
Mike Cassaday
Directeur, Appui aux activités de raffinage et
d’approvisionnement
Petro-Canada
3275, rue Rebecca
Oakville (Ontario) L6L 6N5
Téléphone : (905) 469-3999
Télécopieur : (905) 469-4040
Courriel :
Cassaday@petro-canada.ca
Peter H. Cooke
Conseiller principal
Lafarge Canada Inc.
606, rue Cathcart, 8e étage
Montréal (Québec) H3B 1L7
Téléphone : (514) 861-1411, poste 4232
Courriel :
Peter.cooke@lafarge-na.com
T. Reginald Driscoll
Président
Albarrie Canada Limited
85, chemin Morrow
Barrie (Ontario) L4N 3V7
Téléphone : (705) 737-0551
Télécopieur : (705) 737-4044
Courriel :
albarrie@albarrie.com
James Fleck
Président et chef de la direction
Camco Inc.
175, chemin Longwoods Sud
Hamilton (Ontario) L8N 3Y5
Téléphone : (905) 521-3106
Télécopieur : (905) 521-3386
Courriel :
carollyn.wilkins@camc.ge.com
J.D. Hole
Président et chef de la direction
Lockerbie & Hole Industrial Inc.
10320, 146e Rue
Edmonton (Alberta) T5N 3A2
Téléphone : (780) 452-1250
Télécopieur : (780) 452-1284
Courriel :
jdhole@lockerbiehole.com
Vice-président principal
EPCOR
10065, avenue Jasper
Edmonton (Alberta) T5J 3B1
Téléphone : (780) 412-3196
Télécopieur : (780) 412-3192
Courriel :
dlewin@epcor.ca
J. Norman Lockington
Vice-président, Technologie
Dofasco Inc.
C.P. 2460
1330, rue Burlington Est
Hamilton (Ontario) L8N 3J5
Téléphone : (905) 548-7200, poste 3422
Télécopieur : (905) 548-4667
Courriel :
norm-lockington@dofasco.ca
Brenda MacDonald
Présidente
Coyle & Greer Awards Canada Ltd.
C.P. 247
4189, promenade Mossley
Mossley (Ontario) N0L 1V0
Téléphone : 1 800 265-7083, poste 233
Télécopieur : 1 800 823-0566
Courriel :
bmacdonald@coylegreer.com
John D. Redfern
Lori Shalhoub
Directrice des relations gouvernementales
DaimlerChrysler Canada Inc.
1, chemin Riverside Ouest – CIMS 240-15-01
Windsor (Ontario) N9A 4H6
Téléphone : (519) 973-2101
Télécopieur : (519) 973-2226
Courriel :
ljc19@daimlerchrysler.com
Tor Eilert Suther
Président et gestionnaire général
Stora Enso Port Hawkesbury Ltd.
C.P. 9500
Port Hawkesbury (Nouvelle-Écosse) B9A 1A1
Téléphone : (902) 625-2460, poste 4232
Télécopieur : (902) 625-2595
Courriel :
tor.suther@storaenso.com
John R. Vickers
Vice-président et gestionnaire général
Wabtec Foundry
40, rue Mason
Wallaceburg (Ontario) N8A 4M1
Téléphone : (519) 627-3314
Télécopieur : (519) 627-1768
Courriel :
jvickers@wabtec.com
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Conseil des groupes de travail du PEEIC
Présidente du Conseil des groupes
de travail du PEEIC
Groupe de travail du caoutchouc
Susan Olynyk
Spécialiste principale de l’énergie
Dofasco Inc.
1330, rue Burlington Est
C.P. 2460
Hamilton (Ontario) L8N 3J5
Téléphone : 1 800 363-2726, poste 6107
Télécopieur : (905) 548-4267
Courriel :
susan_olynyk@dofasco.ca
Glenn Maidment
Président
Association canadienne de l’industrie
du caoutchouc
2000, chemin Argentia
Plaza 4, bureau 250
Mississauga (Ontario) L5N 1W1
Téléphone : (905) 814-1714
Télécopieur : (905) 814-1085
Courriel :
glenn@rubberassociation.ca
Comité des communications du PEEIC
Groupe de travail de la chaux
Ed Gregory
Bibliothécaire et spécialiste de l’information
Association des brasseurs du Canada
100, rue Queen, bureau 650
Ottawa (Ontario) K1P 1J9
Téléphone : (613) 232-9106
Télécopieur : (613) 232-2283
Courriel :
egregory@brewers.ca
Dick Bowman
Directeur général
Carmeuse Lime (Beachville) Limited
C.P. 190, route du comté d’Oxford no 6
Ingersoll (Ontario) N5C 3K5
Téléphone : (519) 423-6283
Télécopieur : (519) 423-6135
Courriel :
dick.bowman@carmeusena.com
Groupe de travail des aliments
et des boissons
Groupe de travail du ciment
Doug Dittburner, T.A.I.
Ingénieur chef
Unilever Canada
195, chemin Belfast
Rexdale (Ontario) M9W 1G8
Téléphone : (416) 240-4746
Télécopieur : (416) 247-8677
Courriel :
doug.dittburner@unilever.com
Christian Douvre
Vice-président, Performance et assistance
technique
Lafarge Canada Inc.
6150, avenue Royalmount
Montréal (Québec) H4P 2R3
Téléphone : (514) 736-3565
Télécopieur : (514) 738-1124
Courriel :
Christian.Douvre@lafarge-na.com
Groupe de travail de l’aluminium
Groupe de travail de la construction
Christian Van Houtte
Président
Association de l’aluminium du Canada
1010, rue Sherbrooke Ouest, bureau 1600
Montréal (Québec) H3A 2R7
Téléphone : (514) 288-4842
Télécopieur : (514) 288-0944
Courriel :
associa@aluminium.qc.ca
Jeff Morrison
Directeur, Affaires publiques
Association canadienne de la construction
75, rue Albert, bureau 400
Ottawa (Ontario) K1P 5E7
Téléphone : (613) 236-9455
Télécopieur : (613) 236-9526
Courriel :
jeff@cca-acc.com
Groupe de travail des brasseries
Groupe de travail des engrais
Margo Dewar
Vice-présidente, Politiques et programmes
économiques
Association des brasseurs du Canada
100, rue Queen, bureau 650
Ottawa (Ontario) K1P 1J9
Téléphone : (613) 232-9601
Télécopieur : (613) 232-2283
Courriel :
mdewar@brewers.ca
David Finlayson
Vice-président, Science et gestion du risque
Institut canadien des engrais
350, rue Sparks, bureau 802
Ottawa (Ontario) K1R 7S8
Téléphone : (613) 230-2597
Télécopieur : (613) 230-5142
Courriel :
dfinlayson@cfi.ca
Groupe de travail de l’exploitation
minière
Lauri Gregg
Directrice, Gestion de l’énergie
Falconbridge Limitée
207, Queen’s Quay Ouest, bureau 800
Toronto (Ontario) M5J 1A7
Téléphone : (416) 982-7076
Télécopieur : (416) 982-3543
Courriel :
lauri.gregg@toronto.norfalc.com
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RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
Groupe de travail de la fabrication
générale – Centre
Rahumathulla Marikkar (Coprésident)
Directeur, Technologie et environnement
Interface Flooring Systems (Canada) Inc.
233, promenade Lahr
Belleville (Ontario) K8N 5S2
Téléphone : (613) 966-8090, poste 2115
Télécopieur : (613) 966-8817
Courriel :
rahumathulla.marikkar@ca.interfaceinc.com
Victor Salvador (Coprésident)
Ingénieur des techniques de fabrication
Owens-Corning Canada Inc.
3450, avenue McNicholl
Scarborough (Ontario) M1V 1Z5
Téléphone : (416) 332-7831
Télécopieur : (416) 412-6723
Courriel :
victor.salvador@owenscorning.com
Groupe de travail de la fabrication
générale – Est
André Desroches
Vice-président, Fabrication, Est du Canada
EMCO limitée – Matériaux de construction
9510, rue Saint-Patrick
LaSalle (Québec) H8R 1R9
Téléphone : (514) 364-7528
Télécopieur : (514) 364-4487
Courriel :
ades@emcoltd.com
Groupe de travail de la fabrication
générale – Ouest
Steve Hertzog
Directeur d’usine
EMCO – Matériaux de construction
C.P. 576
Edmonton (Alberta) T5J 2K8
Téléphone : (780) 440-7321
Télécopieur : (780) 465-1181
Courriel :
shertzog@emcoltd.com
Groupe de travail de la fabrication
de matériel de transport
Paul L. Hansen
Gestionnaire, Affaires environnementales
DaimlerChrysler Canada Inc.
4510, promenade Rhodes, bureau 210
Windsor (Ontario) N8W 5K5
Téléphone : (519) 973-2864
Télécopieur : (519) 973-2613
Courriel :
plh2@daimlerchrysler.com
Groupe de travail de la fonte
Judith Arbour
Directrice exécutive
Association des fonderies canadiennes
1, rue Nicholas, bureau 1500
Ottawa (Ontario) K1N 7B7
Téléphone : (613) 789-4894
Télécopieur : (613) 789-5957
Courriel :
judy@foundryassociation.ca
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Groupe de travail de l’industrie textile
Peter Chantraine
Gestionnaire, Énergie et environnement
INVISTA (Canada) Company
C.P. 2100
455, chemin Front
Kingston (Ontario) K7L 4Z6
Téléphone : (613) 548-5025
Télécopieur : (613) 548-5356
Courriel :
peter.chantraine@invista.com
Groupe de travail des pâtes et papiers
Paul Lansbergen
Directeur, Fiscalité et questions commerciales
Association des produits forestiers du Canada
99, rue Bank, bureau 410
Ottawa (Ontario) K1P 6B9
Téléphone : (613) 563-1441, poste 306
Télécopieur : (613) 563-4720
Courriel :
lansbergen@fpac.ca
Groupe de travail de la production
d’électricité
Valerie Snow
Gestionnaire du programme ERE
Association canadienne de l’électricité
1155, rue Metcalfe, bureau 1120
Montréal (Québec) H3B 2V6
Téléphone : (514) 290-0242
Télécopieur : (514) 489-7406
Courriel :
snow@canelect.ca
Groupe de travail de la production
d’hydrocarbures en amont
John Squarek
Gestionnaire, Installations de l’Alberta
Association canadienne des producteurs pétroliers
350, 7e Avenue Sud-Ouest, bureau 2100
Calgary (Alberta) T2P 3N9
Téléphone : (403) 267-1112
Télécopieur : (403) 261-4622
Courriel :
squarek@capp.ca
Groupe de travail des produits du bois
Paul Lansbergen
Directeur, Fiscalité et questions commerciales
Association des produits forestiers du Canada
99, rue Bank, bureau 410
Ottawa (Ontario) K1P 6B9
Téléphone : (613) 563-1441, poste 306
Télécopieur : (613) 563-4720
Courriel :
lansbergen@fpac.ca
Groupe de travail des produits
chimiques
David F. Podruzny
Gestionnaire de projets principal
Affaires économiques et commerciales
Association canadienne des fabricants de
produits chimiques
350, rue Sparks, bureau 805
Ottawa (Ontario) K1R 7S8
Téléphone : (613) 237-6215, poste 229
Télécopieur : (613) 237-4061
Courriel :
dpodruzny@ccpa.ca
Groupe de travail des produits
électriques et électroniques
Steve Horvath
Président et directeur général
BSR Industries
71, chemin Truman
North York (Ontario) M2L 2L7
Téléphone : (416) 575-2335
Télécopieur : (416) 385-1951
Courriel :
brenda.horvath@sympatico.ca
Groupe de travail des produits laitiers
Jeffrey Rawlins
Gestionnaire de l’énergie
Parmalat Dairy & Bakery Inc.
25, rue Rakely
Toronto (Ontario) M9C 5G2
Téléphone : (416) 641-2985
Télécopieur : (416) 622-0106
Courriel :
Jeffrey_Rawlins@parmalat.ca
Groupe de travail de la sidérurgie
Bob Downie
Coordonnateur environnemental
Gerdau Ameristeel Cambridge Inc.
160, place Orion
C.P. 1734
Cambridge (Ontario) N1T 1R9
Téléphone : (519) 740-2488, poste 1306
Télécopieur : (519) 740-2601
Courriel :
bdownie@gerdauameristeel.com
Mesures volontaires et Registre inc.
du Défi-climat canadien (MVR inc.)
Bob Flemington
Président
MVR inc.
170, avenue Laurier Ouest, bureau 600
Ottawa (Ontario) K1P 5V5
Téléphone : (613) 565-5151
Télécopieur : (613) 565-5743
Courriel :
rflemington@vcr-mvr.ca
Réseau des gestionnaires de l’énergie
du PEEIC
Scott Rouse
Partenaire gestionnaire
Energy at Work
43, chemin Joseph Duggan, bureau 304
Toronto (Ontario) M4L 3X5
Téléphone : (416) 806-1802
Télécopieur : (416) 806-0739
Courriel :
scott.rouse@energy-efficiency.com
Groupe de travail des produits
pétroliers
Adolfo Silva
Directeur national, Affaires environnementales
ICPP – National
Institut canadien des produits pétroliers
20, rue Adelaide, bureau 901
Toronto (Ontario) M5C 2T6
Téléphone : (416) 492-5677
Télécopieur : (416) 492-2514
Courriel :
adolfosilva@cppi.ca
Groupe de travail des sables
bitumineux
C.L.L. (Kees) Versfeld
Chef de l’équipe de gestion de l’énergie
Syncrude Canada Ltd.
C.P. 4009, boîte à lettres 2030
Fort McMurray (Alberta) T9H 3L1
Téléphone : (780) 790-8605
Télécopieur : (780) 790-4875
Courriel :
versfeld.kees@syncrude.com
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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Innovateurs énergétiques industriels
L’initiative des Innovateurs énergétiques industriels de l’Office de l’efficacité énergétique (OEE) de Ressources naturelles
Canada (RNCan) permet aux entreprises de transformer les engagements des groupes de travail des différents secteurs
en des actions concrètes, en les aidant à surmonter les obstacles en matière d’efficacité énergétique.
Le 31 mars 2004, l’initiative des Innovateurs énergétiques industriels regroupait 519 sociétés industrielles des secteurs
de la fabrication, des mines, de la construction et de la production d’énergie.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les avantages que procure cette initiative, veuillez communiquer par
courriel avec l’OEE à l’adresse cipec.peeic@rncan.gc.ca ou visitez le site Web à l’adresse oee.rncan.gc.ca/peeic.
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RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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Innovateurs énergétiques industriels par secteur
Aliments et boissons
ACA Co-operative Limited
Alberta Processing Co.
(Division of West Coast Reduction Ltd.)
Aliments Ouimet-Cordon Bleu Inc.
Andrés Wines Ltd.
API Grain Processors
Beta Brands Limited
Better Beef Ltd.
Black Velvet Distilling Co.
Boissons Pepsi-Cola Canada
Boulangerie Cantor
Burnbrae Farms Ltd.
Canamera Foods
Canbra Foods Ltd.
Canyon Creek Soup Company Ltd.
Cargill Animal Nutrition
– Camrose
– Lethbridge
Cargill Foods
– High River
– Toronto
Carson Foods
Casco Inc.
Champion Petfoods Ltd.
Cold Springs Farm Limited
Connors et Frères Limitée
Cuddy Food Products
Don Chapman Farms Ltd./
Lakeview Vegetable Inc.
Eastern Protein Foods Inc.
Effem Inc.
– Bolton
– Newmarket
Embouteillage Coca-Cola ltée
Family Muffins & Desserts Inc.
Frito Lay Canada
Furlani’s Food Corporation
Greenview AquaFarm Ltd.
Handi Foods Ltd.
Heritage Frozen Foods Ltd.
Hershey Canada Inc.
Hubberts Industries
Kraft Canada Inc.
La Compagnie H.J. Heinz du Canada ltée
Legacy Cold Storage Ltd.
Legal Alfalfa Products Ltd.
Les Aliments Maple Leaf Inc.
– Garden Province Meats Inc.
– Landmark Feed Inc.
– Larsen Packers Limited
– Les Aliments de consommation Maple Leaf
– Maple Leaf Pork
– Maple Leaf Poultry
– Pain Canada Compagnie, Limitée
– Rothsay
– Shur-Gain
Les aliments Schneider
– Ayr
– Kitchener
– Mississauga
– Port Perry
– Toronto
Les Distilleries Schenley inc.
Les Fermes Cavendish
Les Œufs Bec-O Inc.
Les produits Zinda Canada Inc.
Lilydale Cooperative Ltd.
Lucerne Foods
Maison des Futailles
Maple Lodge Farms Ltd.
Marsan Foods Limited
McCain Foods (Canada)
Mitchell’s Gourmet Foods Inc.
Nestlé Canada Inc.
– Midwest Food Products Inc.
Northern Alberta Processing Co.
Oakrun Farm Bakery Ltd.
Okanagan North Growers Cooperative
Olymel
Otter Valley Foods Inc.
Parrish & Heimbecker, Limited
Prairie Mushrooms (1992) Ltd.
Principality Foods Ltd.
Quality Fast Foods
Reinhart Foods Limited
Sakai Spice (Canada) Corporation
Sun Valley Foods Canada
Sunny Crunch Foods Ltd.
Sunrise Bakery Ltd.
Sun-Rype Products Ltd.
Sunterra Meats
Town Line Farms Processing Ltd.
Transfeeder Inc.
Trochu Meat Processors
Trophy Foods Inc.
Unifeed Premix
Unilever Canada
Versacold Group
Vincor International Inc.
Westcan Malting Ltd.
Westglen Milling Ltd.
Weston Foods Inc.
Aluminium
Alcan Inc.
Alcoa – Aluminerie de Baie-Comeau
Alcoa – Aluminerie de Bécancour Inc.
Alcoa – Aluminerie de Deschambault inc.
Aluminerie Alouette inc.
Brasseries
Big Rock Brewery Ltd.
Labatt Breweries of Canada
Les Brasseries Labatt du Canada
Molson Canada
– Edmonton
– Etobicoke
Moosehead Breweries Ltd.
Sleeman Brewing and Malting Co. Ltd.
Caoutchouc
AirBoss Rubber Compounding
Goodyear Canada Inc.
Hamilton Kent
Michelin North America (Canada) Inc.
NRI Industries Inc.
Trent Rubber Corp.
Chaux
Carmeuse Beachville
(Spragge Operations) Limited
Carmeuse Lime (Beachville) Limited
Carmeuse Lime (Dundas) Limited
Chemical Lime Company of Canada Inc.
Graymont (NB) Inc.
Graymont (QC) inc.
Graymont Western Canada Inc.
Ciment
Ciment St-Laurent inc.
ESSROC Canada Inc.
Gordon Shaw Concrete Products Ltd.
Lafarge Canada Inc.
Lehigh Inland Cement Limited
Lehigh Northwest Cement Limited
St. Marys Cement Corporation
Construction
ATCO Structures Inc.
Indalex Limited
Lockerbie & Hole Industrial Inc.
Northland Building Supplies Ltd.
Waiward Steel Fabricators Ltd.
Engrais
IMC Esterhazy Canada Limited Partnership
IMC Potash Canada Limited
IMC Potash Colonsay ULC
Potash Corporation of Saskatchewan Inc.
– division d’Allan
– division de Cory
– division de Lanigan
– division du Nouveau-Brunswick
– division de Patience Lake
– division de Rocanville
Exploitation minière
Barrick Gold Corporation
BHP Billiton Diamonds Inc.
Boliden Limited
Compagnie minière IOC
Compagnie minière et métallurgique
de la Baie d’Hudson limitée
Echo Bay Mines Ltd.
Falconbridge Limitée
INCO limitée
La Compagnie Minière Québec Cartier
Métallurgie Noranda inc. – fonderie Horne
Métallurgie Noranda inc. – raffinerie CCR
Mines Wabush
Newmont Canada Limited –
mine Golden Giant
Noranda Inc. – mine Brunswick
Noranda Inc. – fonderie Brunswick
Noranda Inc. – mines Matagami
Placer Dome Canada Limited
Ressources Aur Inc.
Ressources Hillsborough Limitée
Sifto Canada Inc.
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Innovateurs énergétiques industriels par secteur (suite)
Exploitation minière (suite)
Syncrude Canada Ltd.
Teck Cominco Limited
Zinc Électrolytique du Canada Ltée
Fabrication générale
3M Canada Inc.
Acadian Platers Company Ltd.
Advanced Panel Products Ltd.
Armstrong World Industries Canada
Avery Dennison Fasson Canada Inc.
BainUltra Inc.
Basin Contracting Limited
Bentofix Technologies Inc.
Canadian Uniform Limited
Cancoil Thermal Corporation
Caraustar Industrial &
Consumer Products Group
Carrière Union Ltée
Champion Feed Services Ltd.
Church & Dwight Canada
Climatizer Insulation Inc.
Columbia Industries Limited
Corus s.e.c.
Coyle & Greer Awards Canada Ltd.
Crown Cork & Seal Canada Inc.
Descor Industries Inc.
Dipaolo CNC Retrofit Ltd.
Douglas Barwick Inc.
Eli Lilly Canada Inc.
EMCO – Matériaux de construction
– Edmonton
– LaSalle
– Pont-Rouge
Envirogard Products Ltd.
Escalator Handrail Company Inc.
Estée Lauder Cosmetics Ltd.
Euclid-Hitachi Heavy Equipment Ltd.
Federated Co-operatives Limited
Ferraz Shawmut Canada Inc.
Fibrex Insulations Inc.
Garland Commercial Ranges Limited
General Services, Inc.
Genfoot Inc.
Greif Containers Inc.
Henkel Canada Corporation, Consumer
Adhesives
IKO Industries Ltd.
Imaflex Inc.
Imperial Home Decor Group Canada Inc.
Imperial Tobacco Canada Limitée
Imprimerie Interweb Inc.
Integria
88
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
Interface Flooring Systems (Canada) Inc.
International Paper Industries Limited
J.A. Wilson Display Ltd.
Jones Packaging Inc.
Kindred Industries Ltd.
Kodak Canada Inc.
Korex Canada Inc.
Korex Don Valley ULC
Madawaska Doors Inc.
Maksteel Service Centre
Maritime Geothermal Ltd.
Metex Heat Treating Ltd.
Metro Label Company Ltd.
Metroland Printing, Publishing & Distributing
Mondo America Inc.
Montebello Packaging
Nexans Canada Inc.
North American Decal
Norwest Precision Limited
Orica Canada Inc.
Owens-Corning Canada Inc.
– Candiac
– Toronto
P. Baillargeon Ltée
Placage Chromex inc.
Polytainers Inc.
PowerComm Inc.
Procter & Gamble Inc.
– Belleville
– Brockville
PRO-ECO Limited
Rothmans, Benson & Hedges Inc.
Russel Metals Inc.
Saint-Gobain Ceramic Materials Canada Inc.
Samuel Strapping Systems
Sandvik Materials Technology Canada
Sandvik Tamrock Canada Inc.
Sandvik Tamrock Loaders Inc.
S.C. Johnson et Fils, limitée
Scapa Tapes North America
Simmons Canada Inc.
Snap-on Tools of Canada Ltd.
Société Laurentide inc.
Soprema inc.
Steelcase Canada Ltd.
Stowe Woodward/Mount Hope Inc.
Suntech Heat Treating Ltd.
Superior Radiant Products Ltd.
Systèmes et câbles d’alimentation
Pirelli Canada inc.
Teknion Corporation
TekWood
Thermetco Inc.
Transcontinental Interweb Toronto
Tuyaux Wolverine (Canada) inc.
Unifiller Systems, Inc.
VA TECH Ferranti-Packard Transformers Ltd.
VicWest Steel
V.N. Custom Metal Inc.
Wabash Alloys Mississauga
Wyeth-Ayerst Canada Inc.
Zenon Environmental Inc.
Fabrication de matériel de transport
Accuride Canada Inc.
Active Burgess Mould & Design
Advanced Brake Products Ltd.
Air Canada – Services techniques
Automobiles Volvo du Canada ltée
Boeing Toronto Limited
Bombardier Aéronautique
Bombardier Inc.
Cami Automotive Inc.
Canadian General-Tower Limited
Chemin de fer Canadien Pacifique
DaimlerChrysler Canada Inc.
Dresden Industrial
– Rodney
– Stratford
Dura Automotive Systems (Canada), Ltd.
Dura-Lite Heat Transfer Products Ltd.
DynaPlas Ltd.
Équipement Labrie Ltée
Ford du Canada Limitée
Freightliner Group – Sterling Trucks Division
General Motors du Canada limitée
Honda of Canada Mfg.
Iafrate Machine Works Ltd.
International Truck and Engine Corporation
Canada
Lear Corporation
Le Groupe ABC
– ABC Group Product Development
– LCF Manufacturing Ltd. – Rexdale
– Weston
– Moulure plastique – Brydon
– Orlando
– MSB Plastics Manufacturing Ltd.
– PDI Plastics Inc.
– Polybottle Group Limited – Edmonton
– Vancouver
– Produits flexibles
– Produits métallurgiques
– Salflex Polymers Ltd.
– Salga Associates
– Supreme Tooling Group
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– Systèmes d’admission d’air
– Systèmes de régulation de climatisation
– Systèmes extérieurs (automobile)
– Systèmes intérieurs (automobile)
Montupet Ltée
National Steel Car Limited
Niagara Piston Inc.
Oetiker Limited
Orenda Aerospace Corporation
Orion Bus Industries Inc.
Oxford Automotive Inc.
Polywheels Manufacturing Limited
Portec Produits Ferroviaires Ltée
Pratt & Whitney Canada Inc.
Presstran Industries
Prévost Car Inc.
Production Paint Stripping Ltd.
R. Reininger & Son Limited
Rockwell Automation Canada Inc.
– Cambridge
– Stratford
Russel Metals Inc.
Siemens VDO Automotive Inc.
Simcoe Parts Service Inc.
The Butcher Engineering Enterprises Limited
Toyota Motor Manufacturing Canada Inc.
TRW Automotive
TS Tech Canada Inc.
Woodbridge Foam Corporation
Bérou International inc.
D&V Plastics Inc.
Emballages Richards Inc.
Husky Injection Molding Systems Ltd.
IPEX Inc.
Kord Products Inc.
Les Plastiques Downeast ltée
Matrix Packaging Inc.
Par-Pak Ltd.
Reid Canada Inc.
Rubbermaid Canada Inc.
Silgan Plastics Canada Inc.
The Clorox Company of Canada, Ltd.
Winpak Portion Packaging Ltd.
W. Ralston (Canada) Inc.
Pâtes et papiers
Ancast Industries Ltd.
Bibby-Ste-Croix
Century Pacific Foundry Ltd.
Crowe Foundry Limited
Dana Brake Parts Canada Inc.
Deloro Stellite Inc.
ESCO Limited
– Port Coquitlam
– Port Hope
Gamma Foundries Limited
Grenville Castings Limited
M.A. Steel Foundry Ltd.
Metal Technologies Woodstock Ltd.
Ramsden Industries Limited
Stackpole Limited
Vehcom Manufacturing
Wabi Iron & Steel Corporation
Welland Forge
Abitibi-Consolidated Inc.
Bowater Produits forestiers du Canada inc.
Cariboo Pulp and Paper Company Limited
Cascades inc.
– Cascades Groupe Carton Plat
– Cascades Groupe Papiers Fins
– Cascades Groupe Tissu
Domtar inc.
Emballages Mitchel-Lincoln ltée
Emballages Smurfit-Stone Canada inc.
Eurocan Pulp and Paper Company Limited
F.F. Soucy inc.
Interlake Paper
Kruger Inc.
Lake Utopia Paper
Marathon Pulp Inc.
Maritime Paper Products Limited
New Skeena Forest Products Inc.
Norampac Inc.
NorskeCanada
Papiers Scott limitée
Papiers Stadacona
Pope & Talbot Ltd.
Smurfit-Stone
St. Anne-Nackawic Pulp Company
St. Marys Paper Ltd.
Stora Enso Port Hawkesbury Ltd.
Tembec Paper Group – Spruce Falls
Tolko Manitoba Kraft Papers
UPM-Kymmene Miramichi, Inc.
Weldwood of Canada Limited
West Fraser Timber Co. Ltd.
Matières plastiques
Production d’électricité
ADS Groupe Composites inc.
Atlantic Packaging Products Ltd.
Ontario Power Generation
Fonte
Production d’hydrocarbures en amont
BP Canada Energy Company
ConocoPhillips Canada (North) Limited
Devon Canada Corporation
Enbridge Pipelines Inc.
Husky Oil Operations Ltd.
Keyspan Energy Canada
Newalta Corporation – Airdrie
Nexen Canada Ltd.
Paramount Resources Ltd.
Pengrowth Corporation
Taurus Exploration Ltd.
Trans World Oil & Gas Ltd.
Produits chimiques
Alcan Chemicals
Benjamin Moore & Cie Limitée
Big Quill Resources Inc.
Brenntag Canada Inc.
Chinook Group Limited
Degussa Canada Inc.
Huntsman Corporation Canada Inc.
MDS Nordion Inc.
Produits Nacan Limitée
NOVA Chemicals Corporation
OxyVinyls Canada Inc.
Rohm and Haas Canada Inc.
Saskatchewan Minerals
Produits du bois
Canfor Corporation
Erie Flooring and Wood Products
Flakeboard Company Limited
Louisiana Pacific Canada Ltd.
Marcel Lauzon Inc.
New Skeena Forest Products Inc.
Nexfor Inc.
Riverside Forest Products Limited
Tembec Inc.
Weyerhaeuser Canada Ltd.
Produits électriques et électroniques
Alstom Canada Inc.
ASCO Valve Canada
Broan-NuTone Canada
CAE Inc.
Camco Inc.
Candor Industries Inc.
Century Circuits Inc.
Circuits GRM
Crest Circuits Inc.
Honeywell limitée
IBM Canada limitée
Milplex Circuit (Canada) Inc.
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Innovateurs énergétiques industriels par secteur (suite)
Produits électriques et
électroniques (suite)
Nortel
Osram Sylvania Ltd.
PC World
Vansco Electronics Ltd.
Produits laitiers
Agrinor Inc. (laiterie Alma)
Agropur, coopérative agro-alimentaire
Amalgamated Dairies Limited
Atwood Cheese Company
Baskin-Robbins Ice Cream
Entreprise Le Mouton Blanc
Foothills Creamery Ltd.
Hewitt’s Dairy Limited
Laiterie Chagnon Ltée
Lone Pine Cheese Ltd.
Neilson Dairy Ltd.
Parmalat Dairy & Bakery, Inc.
Pine River Cheese & Butter Cooperative
Roman Cheese Products Limited
Salerno Dairy Products Ltd.
Produits pétroliers
Bitumar Inc.
Canadian Tire Petroleum
Chevron Canada Resources
Compagnie pétrolière impériale ltée
Husky Energy Inc.
Irving Oil Limited
Northrock Resources Ltd.
Parkland Refining Ltd.
Penn West Petroleum Ltd.
Petro-Canada
Rider Resources Ltd.
Safety-Kleen Corp.
Shell Canada Limitée
Suncor Energy Inc.
Ultramar ltée
Sidérurgie
Aciers Algoma Inc.
AltaSteel Ltd.
Atlas Specialty Steels
CHT Steel Company Inc.
Dofasco Inc.
Gerdau Ameristeel Corporation
– Cambridge
– Whitby
Ivaco inc. – Laminoirs Ivaco
Laurel Steel
Namasco Limited
Norambar inc.
QIT – Fer et Titane inc.
Slater Steel Inc. –
Division de Hamilton Specialty Bar
Stelco Hamilton
Stelco Inc.
Stelco Lake Erie
Stelfil ltée
Stelpipe Ltd.
Stelwire Ltd.
90
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
Textiles
Agmont Inc.
Albany International Canada Inc.
Albarrie Canada Limited
American & Efird Canada, Inc.
Barrday Inc.
Beaulieu Canada Inc.
Bennett Fleet (Québec) Inc.
Cavalier Textiles
Coats Bell
Collingwood Fabrics Inc.
Collins & Aikman Canada Inc.
Colorama Dyeing and Finishing Inc.
Compagnie manufacturière Jack Spratt Inc.
Consoltex Inc.
Cookshire Tex inc.
C.S. Brooks Canada Inc.
Denim Swift
Dentex
Domfoam International inc.
Doubletex Inc.
DuPont Canada Inc.
Fabrene Inc.
J.L. de Ball Canada Inc.
LaGran Canada Inc.
Lainages Victor Ltée
Lanart Rug Inc.
Les Teinturiers Concorde Dyers Inc.
Lincoln Fabrics Ltd.
Manoir Inc.
Manufacturier de bas de nylon Doris ltée
Mondor Ltée
Nova Scotia Textiles, Limited
PGI/DIFCO Tissus de performance Inc.
Spinrite Inc.
St. Lawrence Corporation
Stedfast Inc.
Textiles Monterey (1996) inc.
The Britex Group
The Cambridge Towel Corporation
Tri-Tex Co. Inc.
Velcro Canada Inc.
Vitafoam Products Canada Ltd.
VOA Colfab Inc.
Waterloo Textiles Limited
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Associations membres
Alberta Food Processors Association
Association canadienne de l’électricité
Association canadienne de l’emballage
Association canadienne de l’industrie des plastiques
Association canadienne de l’industrie du caoutchouc
Association canadienne de la boulangerie
Fabricants de produits alimentaires et de consommation
du Canada
Forintek Canada Corp.
Institut canadien des engrais
Institut canadien des produits pétroliers
Institut canadien des textiles
Association canadienne de la construction
L’Association canadienne des fabricants de fibres vitreuses
synthétiques
Association canadienne des constructeurs de véhicules
L’Association minière du Canada
Association canadienne des fabricants
de produits chimiques
Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC)
Association canadienne des producteurs pétroliers
Association canadienne du ciment
Association canadienne du gaz
Association de l’aluminium du Canada
Association des fabricants de pièces d’automobile
du Canada
– Division de l’Alberta
– Division de la Colombie-Britannique
– Division de l’Île-du-Prince-Édouard
– Division du Manitoba
– Division du Nouveau-Brunswick
– Division de la Nouvelle-Écosse
Association des fonderies canadiennes
– Division de l’Ontario
Association des industries aérospatiales du Canada
– Division de Terre-Neuve
Association des industries forestières du Québec
Ontario Agri Business Association
Association des produits forestiers du Canada
Ontario Food Producers’ Association
Association environnementale de la sidérurgie canadienne
(L’Association canadienne des producteurs d’acier)
Small Explorers and Producers Association of Canada
Brasseurs du Canada
Canadian Lime Institute
Chambre de commerce du Canada
Conseil canadien des distributeurs en alimentation
Conseil canadien des pêches
Conseil des viandes du Canada
Council of Forest Industries
Électro-Fédération Canada
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Personnel de la Division des programmes industriels
Secrétariat du PEEIC
Les services du secrétariat du PEEIC sont assurés par les agents de l’industrie de l’Office de l’efficacité énergétique de RNCan. Ces agents aident les
Innovateurs et collaborent aves les groupes de travail du PEEIC pour organiser des réunions, effectuer des analyses comparatives de l’intensité
énergétique de divers secteurs, préparer des guides sur l’efficacité énergétique et offrir des ateliers.
92
Michael Burke
Eric Gingras
Directeur
Tél. :
(613) 996-6872
Courriel : mburke@rncan.gc.ca
Agent principal, Industrie
Tél. :
(613) 943-5326
Courriel : egingras@rncan.gc.ca
Philip B. Jago
Richard Janecky
Directeur adjoint
Tél. :
(613) 995-6839
Courriel : pjago@rncan.gc.ca
Rédacteur-réviseur
Tél. :
(613) 944-6135
Courriel : rjanecky@rncan.gc.ca
Catriona Armstrong
Patricia Lieu
Agente principale, Industrie
Tél. :
(613) 992-3286
Courriel : carmstro@rncan.gc.ca
Agente principale, Industrie
Tél. :
(613) 995-3737
Courriel : plieu@rncan.gc.ca
Jean-Marc Berrouard
Vaughn Munroe
Agent, Industrie
Tél. :
(613) 943-2224
Courriel : jberroua@rncan.gc.ca
Chef, Équipe technique d’ingénierie et de recherche
Tél. :
(613) 947-1594
Courriel : vmunroe@rncan.gc.ca
Marlene Blakney
Melanie Phillips
Agente principale, Industrie
Tél. :
(613) 996-8278
Courriel : mblakney@rncan.gc.ca
Chef, Services internes et vérification industrielle
Tél. :
(613) 995-3504
Courriel : mphillip@rncan.gc.ca
Julie Bourgeois
Andrew Powers
Commis, Ateliers « Le gros bon $ens »
Tél. :
(613) 947-2047
Courriel : jubourge@rncan.gc.ca
Adjoint au programme
Tél. :
(613) 996-5125
Courriel : apowers@rncan.gc.ca
Beryl Broomfield
Keith Quach
Adjointe au programme
Tél. :
(613) 947-4828
Courriel : bbroomfi@rncan.gc.ca
Ingénieur principal intérimaire
Tél. :
(613) 992-3288
Courriel : kquach@rncan.gc.ca
Mark Butkus
Johanne Renaud
Rédacteur-réviseur
Tél. :
(613) 943-0125
Courriel : mbutkus@rncan.gc.ca
Gestionnaire de programme intérimaire, Ateliers « Le gros bon $ens »
Tél. :
(613) 996-6585
Courriel : jrenaud@rncan.gc.ca
Monique Caouette
Stéphanie Roy
Gestionnaire principale de programme intérimaire
Tél. :
(613) 943-2361
Courriel : caouette@rncan.gc.ca
Commis, Ateliers « Le gros bon $ens »
Tél. :
(613) 996-0763
Courriel : steroy@rncan.gc.ca
Hydie Del Castillo
Glenda Taylor
Publications et base de données
Tél. :
(613) 996-6891
Courriel : hdelcast@rncan.gc.ca
Chef, Industries légères
Tél. :
(613) 992-3422
Courriel : gtaylor@rncan.gc.ca
Suzanne Forget-Lauzon
Miranda Williamson
Adjointe au programme
Tél. :
(613) 992-3254
Courriel : sforgetl@rncan.gc.ca
Agente principale, Industrie
Tél. :
(613) 996-7744
Courriel : miwillia@rncan.gc.ca
RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
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Glossaire
Année de référence
Enquête sur la consommation industrielle d’énergie
Année sur laquelle on se fonde pour étudier les tendances. Pour
l’application de la Convention-cadre sur les changements climatiques,
l’année de référence est 1990.
Enquête de Statistique Canada, qui recueille de l’information sur l’énergie,
achetée ou non, consommée dans environ 24 sous-secteurs industriels.
Bulletin trimestriel – disponibilité et écoulement d’énergie
au Canada (Bulletin)
Mesure métrique servant à comparer les émissions de GES en tenant
compte du potentiel de réchauffement planétaire (PRP) de chacun de
ces gaz. Les PRP spécifiques sont utilisés pour convertir les quantités de
GES en équivalent CO2.
Publication établissant le bilan énergétique pour l’ensemble de la
consommation d’énergie au Canada. Les données du Bulletin qui portent
sur les industries de fabrication proviennent principalement de l’Enquête
sur la consommation industrielle d’énergie. À ces données s’ajoutent
celles d’autres enquêtes portant sur l’utilisation d’énergie (des services
publics) et la fabrication de produits pétroliers.
Classification type des industries (CTI)
Système de classification qui répartit les établissements en groupes ayant
des activités économiques semblables.
Consommation d’énergie spécifique
Consommation d’énergie par unité de production de biens (aussi
appelée « intensité énergétique physique »).
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques
Convention-cadre des Nations Unies signée en juin 1992 par plus de
150 pays à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le
développement à Rio de Janeiro. Le Canada a été le huitième pays à
ratifier la Convention entrée en vigueur le 21 mars 1994, en vertu de
laquelle il s’est engagé à travailler à la stabilisation des émissions de GES
aux niveaux de 1990 pour l’an 2000.
Deuxième groupe
Désignation informelle attribuée par le PEEIC aux industries qui
consomment peu d’énergie (par rapport à celles du premier groupe), tout
en apportant une contribution importante au PIB canadien du secteur
industriel. Environ 60 p. 100 de cette contribution leur est attribuable.
Dioxyde d’azote (NO2)
L’un des gaz appelés oxydes d’azote qui sont composés d’azote et
d’oxygène. À l’instar du dioxyde de soufre, les oxydes d’azote peuvent,
en présence de la lumière du soleil, réagir avec d’autres produits
chimiques dans l’atmosphère et former des polluants acides, y compris
l’acide nitrique.
Dioxyde de carbone (CO2)
Composé de carbone et d’oxygène qui est clair et incolore à l’état gazeux
normal. Le CO2 se forme au moment de la combustion de combustibles
renfermant du carbone. Il peut aussi être formé par d’autres réactions
sans combustion.
Énergie intrinsèque
Énergie consommée pour transformer toutes les matières premières en
amont de manière à obtenir le produit final. Dans une approche axée sur
le cycle de vie, il s’agit de l’énergie consommée pendant le cycle total.
Enquête annuelle sur les industries manufacturières
Enquête menée par Statistique Canada visant à recueillir des données
sur la consommation d’électricité et de combustibles achetés par environ
230 sous-secteurs correspondant à des codes à quatre chiffres du
Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN).
Équivalent dioxyde de carbone (éq CO2)
Gaz à effet de serre (GES)
Gaz qui absorbe et diffuse par rayonnement, dans la basse atmosphère,
de la chaleur qui serait autrement perdue dans l’espace. L’effet de serre
est essentiel à la vie sur terre, puisqu’il fait en sorte que les températures
mondiales moyennes sont assez élevées pour favoriser la croissance de
la faune et de la flore. Les principaux GES sont le dioxyde de carbone
(CO2), le méthane (CH4), les chlorofluorocarbures (CFC) et l’oxyde
nitreux (N2O). L’effet de serre est attribuable dans une proportion de
70 p. 100 au CO2, de loin le GES le plus abondant.
Grands émetteurs finaux
Les grands émetteurs finaux sont des entreprises qui produisent des
biens dans des secteurs à forte intensité d’émissions, notamment la
production d’énergie primaire, la production d’électricité et certains
secteurs miniers et manufacturiers. Le Plan du Canada sur les changements climatiques définit les secteurs des grands émetteurs finaux en
fonction des critères suivants :
• émissions annuelles moyennes de 8 kilotonnes ou plus d’équivalent
CO2 par établissement;
• émissions annuelles moyennes de 20 kilogrammes ou plus d’équivalent CO2 par tranche de 1 000 $ de production brute.
Groupe des grands émetteurs finaux
Créé à la fin de 2002, le Groupe des grands émetteurs finaux a la
responsabilité de collaborer avec les secteurs clés de l’industrie en vue
de réduire les émissions annuelles de GES. Les projections montrent
que les grands émetteurs finaux pourraient, d’ici 2010, produire environ
la moitié des émissions totales de GES du Canada. Aux termes du Plan
du Canada sur les changements climatiques, les grands émetteurs finaux
doivent réduire de 55 mégatonnes leurs émissions d’équivalent CO2.
Par l’entremise de discussions avec l’industrie, les provinces, les territoires
et d’autres intervenants, le Groupe des grands émetteurs finaux élaborera
des politiques et des mesures qui favorisent les réductions de cette
ampleur, qui sont efficaces et claires sur le plan administratif, et qui aident
à maintenir la compétitivité de l’industrie canadienne.
Indice d’intensité énergétique
Rapport sans unité de mesure, égal à l’intensité énergétique d’une année
donnée, divisée par l’intensité énergétique de l’année de référence.
L’indice d’intensité énergétique de l’année de référence est égal à 1.
Intensité énergétique
Consommation d’énergie par unité de production.
Intensité énergétique économique
Consommation d’énergie par unité de production économique.
Intensité énergétique physique
Consommation d’énergie par unité de production physique.
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Glossaire (suite)
Mesures du rendement énergétique
Statistique Canada
Données diverses indiquant un aspect du rendement énergétique.
Organisme chargé des statistiques nationales dans trois grands domaines,
soit les statistiques démographiques et sociales, les statistiques socioéconomiques et les statistiques économiques. En vertu de la Loi sur la
statistique, Statistique Canada est tenu de recueillir, de compiler,
d’analyser, de résumer et de publier des renseignements statistiques sur
pratiquement tous les aspects de la société et de l’économie du pays.
Toute information qui lui est communiquée dans le cadre des enquêtes
ou du recensement ou de toute autre façon est confidentielle.
L’organisme ne diffuse aucune information permettant d’identifier un
particulier ou une organisation.
Mesures volontaires et Registre inc. du Défi-climat
canadien (MVR inc.)
MVR inc. incite les secteurs privé et public à prendre des mesures
volontaires pour limiter ou réduire les émissions de GES. Les participants
sont d’abord encouragés à produire une lettre d’intention confirmant leur
engagement à limiter ou à réduire les GES attribuables à leurs activités.
Cette lettre est suivie d’un plan d’action et de rapports d’étape.
Oxydes d’azote (NOx)
Expression englobant l’oxyde nitrique (NO) et le dioxyde d’azote (NO2).
Les oxydes d’azote réagissent avec les composés organiques volatils en
présence de la lumière du soleil pour former l’ozone troposphérique.
Oxydes de soufre (SOx)
Produits de la combustion de combustibles qui contiennent du soufre.
Les SOx sont un composant important des pluies acides.
Premier groupe
Désignation informelle attribuée par le PEEIC aux industries qui sont
d’importantes consommatrices d’énergie. Les sept industries du premier
groupe sont celles des pâtes et papiers, du raffinage du pétrole, du
ciment, de l’exploitation minière, de la sidérurgie, des produits chimiques
et de l’aluminium. Environ 80 p. 100 de la consommation totale d’énergie
industrielle au Canada leur est attribuable.
Pouvoir calorifique inférieur
Pouvoir calorifique supérieur moins la chaleur latente de vaporisation de
la vapeur d’eau formée par la combustion de tout hydrogène présent
dans le combustible. Pour un combustible sans hydrogène, les pouvoirs
calorifiques supérieur et inférieur sont identiques.
Pouvoir calorifique supérieur
Quantité de chaleur dégagée par la combustion d’une quantité
déterminée de combustible avec la quantité d’air stœchiométriquement
appropriée, les deux se trouvant à 15 °C au début de la combustion et
les produits de combustion étant refroidis à 15 °C avant que le
dégagement de chaleur ne soit mesuré.
Produit intérieur brut (PIB)
Valeur totale des biens et services produits par l’économie du pays avant
la déduction pour l’amortissement et d’autres déductions pour le capital,
la main-d’œuvre et les biens se trouvant au Canada. Il comprend la
production totale de biens et services par les consommateurs du secteur
privé et l’État, l’investissement brut de capitaux intérieurs privés et le
commerce extérieur net. La valeur du PIB est exprimée en dollars réels
de 1986.
Recensement annuel des mines
Enquête menée par RNCan visant à recueillir des données sur les
secteurs correspondant aux codes SCIAN 2122 (extraction de minerais
métalliques) et SCIAN 2123 (extraction de minerais non métalliques et
carrières). L’appellation complète est Recensement annuel des mines,
des carrières et des sablières.
Ressources naturelles Canada (RNCan)
À titre de principal ministère responsable des ressources naturelles du
gouvernement du Canada, RNCan a le mandat de promouvoir le
développement durable et l’utilisation responsable des ressources
minérales, énergétiques et forestières du Canada, et de favoriser une
meilleure compréhension de la masse terrestre du Canada.
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RAPPORT ANNUEL 2002-2003 DU PEEIC
Système de classification des industries de l’Amérique du
Nord (SCIAN)
Système de classification qui catégorise les établissements en groupes
ayant des activités économiques semblables. La structure du SCIAN,
adoptée par Statistique Canada en 1997 pour remplacer la Classification
type des industries (CTI) de 1980, a été élaborée par les organismes de
statistique du Canada, du Mexique et des États-Unis.
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Pour un complément d’information ou pour recevoir d’autres
exemplaires de la présente publication, communiquez avec :
Tél. : (613) 995-6839
Téléc. : (613) 992-3161
Courriel : cipec.peeic@rncan.gc.ca
Site Web : oee.rncan.gc.ca/peeic
Engager les Canadiens sur la voie de l’efficacité énergétique à la maison, au travail et sur la route
L’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada
renforce et élargit l’engagement du Canada envers l’efficacité énergétique
afin d’aider à relever les défis posés par les changements climatiques.
Rapport annuel 2002-2003 du Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC)
Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne
a/s Ressources naturelles Canada
Office de l’efficacité énergétique
580, rue Booth, 18e étage
Ottawa (Ontario) K1A 0E4
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