Rapport annuel du Régime de pensions

Rapport annuel du Régime de pensions
Rapport
annuel
du Régime
de pensions
du Canada
2009-2010
Rapport annuel du Régime de
pensions du Canada 2009-2010
Exercice 2009-2010
ISSD-055-12-10F
Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) est chargé d’appliquer
le Régime de pensions du Canada (RPC). Le présent rapport est produit par RHDCC, en collaboration
avec Finances Canada, l’Agence du revenu du Canada, le Bureau du surintendant des institutions
financières et l’Office d’investissement du RPC.
Pour en savoir plus sur les sujets abordés dans le présent rapport ou sur le RPC en général, veuillez
consulter le www.rhdcc.gc.ca ou composer les numéros sans frais suivants, à partir du Canada et
des États-Unis :
1-800-277-9914 (anglais)
1-800-277-9915 (français)
1-800-255-4786 (ATS)
Il est possible d’accéder en ligne à une version imprimable du rapport au www.rhdcc.gc.ca.
Vous pouvez aussi commander des exemplaires imprimés de cette publication en communiquant avec :
Services des publications
Ressources humaines et Développement des compétences Canada
140, promenade du Portage
Place du Portage, Portage IV, 12e étage
Gatineau (Québec) K1A 0J9
Télécopieur : 819-953-7260
Courriel : publications@hrsdc-rhdcc.gc.ca
Ce document est offert en médias substituts (gros caractères, braille, cassettes audio, DAISY et
disquette) sur demande au 1 800 O-Canada (1-800-622-6232). Si vous utilisez un téléscripteur
(ATS), composez le 1-800-926-9105.
Also available in English under the title Annual Report of the Canada Pension Plan 2009–10.
© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, 2011
Nº de cat. HS1-6/2010F
ISBN 978-1-100-95904-7
Son Excellence
Le gouverneur général du Canada
Qu’il plaise à Votre Excellence,
Nous sommes heureux de présenter le Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
pour l’exercice 2009-2010.
Veuillez agréer, Votre Excellence, l’assurance de notre très haute considération.
James M. Flaherty
Ministre des Finances
Diane Finley
Ministre des Ressources humaines et
du Développement des compétences
Table des matières
Aperçu de l’exercice 2009-2010............................................................................................................. 1
Régime de pensions du Canada en bref........................................................................................... 3
Prestations et dépenses............................................................................................................................. 4
Pensions de retraite............................................................................................................................................. 4
Prestations d’invalidité........................................................................................................................................ 6
Prestations de survivant..................................................................................................................................... 6
Prestations de décès........................................................................................................................................... 6
Clauses................................................................................................................................................................... 7
Processus de réexamen et d’appel........................................................................................................ 8
Viabilité financière....................................................................................................................................10
Examen triennal..................................................................................................................................................10
Rapport actuariel...............................................................................................................................................12
Mode de capitalisation......................................................................................................................................12
Financement........................................................................................................................................................14
Responsabilité comptable.....................................................................................................................16
Compte du Régime de pensions du Canada................................................................................................16
Office d’investissement du RPC.....................................................................................................................17
Actif et gestion de la trésorerie du RPC......................................................................................................18
Actif net de l’Office d’investissement du RPC............................................................................................18
Investissement à long terme............................................................................................................................19
Rapport de l’Office d’investissement du RPC.............................................................................................19
Gestion du RPC..........................................................................................................................................20
Prélèvement et comptabilisation des cotisations.......................................................................................20
Versement excédentaire de prestations.......................................................................................................20
Charges d’exploitation......................................................................................................................................21
Amélioration de la prestation des services...................................................................................22
Prestation de services en ligne.......................................................................................................................22
Traitement des prestations..............................................................................................................................22
Regard vers l’avenir...................................................................................................................................24
Modernisation de la prestation des services...............................................................................................24
Système d’exécution du renouvellement de la technologie de l’information......................................24
Intégrité................................................................................................................................................................24
États financiers du Régime de pensions du Canada...............................................................26
Aperçu de l’exercice
2009-2010
• Le maximum des gains ouvrant droit à
pension du Régime de pensions du Canada
(RPC) est passé de 46 300 $ en 2009 à
47 200 $ en 2010. Le taux de cotisation est
demeuré inchangé à 9,9 %.
a versés en prestations. Ces chiffres sont
plutôt satisfaisants par comparaison avec
ceux d’autres importants régimes de pension
et de régimes enregistrés d’épargne-retraite
(REER) personnels.
• Le RPC a versé 5,2 millions de prestations
à 4,5 millions de Canadiens. Au total, la
valeur des prestations s’est élevée à environ
30 milliards de dollars.
• Au 31 mars 2010, le total de l’actif net de
l’Office d’investissement du RPC était évalué
à 127,7 milliards de dollars. Cet actif
était constitué principalement d’actions de
sociétés ouvertes et fermées, de placements
à revenu fixe, de placements dans des
biens immobiliers et dans l’infrastructure,
d’obligations indexées sur l’inflation et de
titres.
• Le RPC a versé plus de 3,7 millions de
prestations de retraite d’une valeur totale de
22,2 milliards de dollars.
• Environ 1 023 000 époux ou conjoints
de fait et 76 000 enfants ont reçu des
prestations de survivant, pour une valeur
totale de 4,1 milliards de dollars.
• Environ 316 000 cotisants invalides et
86 000 enfants de cotisants invalides ont
reçu des prestations d’invalidité, pour une
valeur totale de 3,8 milliards de dollars.
• Quelque 127 000 prestations de décès
ont été versées, pour une valeur totale de
0,3 milliard de dollars.
• En tout, 6 825 cotisants âgés de 70 ans ont
reçu un état de compte du cotisant.
• Les charges d’exploitation se sont élevées à
environ 734 millions de dollars, soit 2,4 %
des 30,4 milliards de dollars que le RPC
• Au début de 2009, près de 6 millions de
personnes ont reçu les encarts annuels
d’information sur les relevés T4 et NR4. Ces
encarts constituent le principal outil que
Ressources humaines et Développement
des compétences Canada utilise pour
transmettre les renseignements les plus
récents sur le RPC et la Sécurité de la
vieillesse aux prestataires, qu’ils résident
au pays ou à l’étranger. Dans ces encarts,
on décrit les nouvelles mesures que le
gouvernement a adoptées pour aider les
personnes âgées, on donne un aperçu des
paramètres des programmes de prestations,
et on explique le processus et la marche
à suivre pour présenter une demande de
prestations.
Note : Certaines des données ci-dessus ont été arrondies.
2009-2010
1
2
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
Régime de pensions du
Canada en bref
La plupart des Canadiens qui ont travaillé à un
moment ou un autre depuis l’âge de 18 ans ont
cotisé au Régime de pensions du Canada (RPC) ou
à son équivalent, le Régime de rentes du Québec
(RRQ), et recevront à un moment donné des
prestations de ces régimes.
Les gouvernements fédéral et provinciaux gèrent
ensemble le RPC depuis son entrée en vigueur en
1966. Le Québec a son propre régime, le RRQ, mais
participe à la prise de décisions relatives au RPC.
Les prestations de chaque régime sont fondées
sur les droits à pension accumulés sous les deux
régimes. Le financement des régimes provient
de cotisations obligatoires des employés, des
employeurs et des travailleurs autonomes ainsi que
des revenus de placement.
Pour obtenir de plus amples
renseignements sur le Régime de rentes du
Québec, visitez le www.rrq.gouv.qc.ca.
Bien que beaucoup de Canadiens associent le RPC
aux pensions de retraite, le RPC offre également
des prestations d’invalidité, de décès, de survivant
et d’enfant. Le RPC gère le plus important régime
d’assurance-invalidité de longue durée au Canada.
En plus de verser des prestations mensuelles aux
cotisants admissibles qui ont une invalidité et à
leurs enfants, le RPC fournit à certains prestataires
des services de réadaptation professionnelle et des
mesures de soutien au retour au travail.
cotisé et, dans certains cas, l’âge du prestataire. Les
prestations ne sont pas versées automatiquement :
on doit présenter une demande et fournir la preuve
de son admissibilité. Le montant des prestations
est rajusté en janvier de chaque année pour qu’il
tienne compte de l’augmentation du coût moyen de
la vie, tel qu’il est mesuré par l’indice des prix à la
consommation.
De nombreux Canadiens vivent et travaillent à
l’étranger. D’autres personnes déménagent ici après
avoir cotisé au régime de pension d’un autre État.
Le Canada a conclu avec certains pays des accords
de sécurité sociale en vue de protéger les rentes
de ces personnes. Ainsi, ces accords permettent
aux cotisants canadiens de recevoir des pensions
gouvernementales d’autres pays ou de toucher
des prestations du RPC alors qu’ils résident à
l’étranger. Ils permettent aussi d’assurer une
protection continue aux Canadiens qui travaillent
temporairement à l’extérieur du pays, d’aider les
cotisants à répondre aux conditions d’admissibilité
aux prestations du RPC ou des régimes de
pensions d’État des autres pays signataires, et
d’éliminer le paiement de cotisations en double.
Au 31 mars 2010, le Canada avait des accords de
sécurité sociale en vigueur avec 51 pays.
La somme accordée à chaque cotisant repose
sur le montant des cotisations qu’il a versées au
RPC, le nombre d’années pendant lesquelles il a
2009-2010
3
Prestations et dépenses
Le nombre de personnes recevant des prestations du Régime de pensions
du Canada a augmenté de façon constante au cours des dix dernières
années. Par conséquent, les dépenses ont également augmenté. Le
graphique 1 (page suivante) illustre les augmentations annuelles depuis
2006-2007, tandis que le graphique 2 (page suivante) illustre la répartition
des dépenses du RPC par type de prestation.
Pensions de retraite
En 2009-2010, les pensions de retraite
représentaient 73 % du total des prestations que le
RPC a versées. Le montant des pensions versées
à chaque cotisant dépend du montant total des
cotisations qu’il a versées au RPC, du nombre
d’années pendant lesquelles il a cotisé et de l’âge
auquel il commence à toucher des prestations. En
2010, le versement mensuel maximal de la pension
de retraite s’élevait à 934,17 $; le montant moyen
versé était de 501,15 $.
De nos jours, les Canadiens vivent plus longtemps
et en meilleure santé, et la transition du travail à
la retraite prend diverses formes. Le RPC offre
une certaine souplesse aux travailleurs âgés et
à leurs employeurs quant à l’âge de la retraite.
Ainsi, les cotisants peuvent commencer à recevoir
4
leur pension de retraite dès l’âge de 60 ans, ou ils
peuvent attendre d’avoir 65 ans pour recevoir des
prestations plus élevées. Pour les personnes qui
commencent à toucher les prestations avant l’âge
de 65 ans, la pension est réduite en permanence
de 0,5 % par mois. Il en est ainsi car, en moyenne,
ces personnes font des cotisations moindres et
reçoivent des prestations sur une plus longue
période que les cotisants qui prennent leur retraite
à 65 ans ou plus tard. La pension des personnes qui
commencent à toucher les prestations lorsqu’elles
ont de 65 à 70 ans est majorée en permanence
de 0,5 % par mois (jusqu’à concurrence de 30 %),
étant donné que ces personnes cotiseront plus et
recevront des prestations pendant une plus courte
période en moyenne.
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
Nombre de prestations (en millions de dollars)
Nombre de prestations (en millions de dollars)
5,5
5,5
5,0
Nombre de prestations
Dépenses en prestations
Nombre de prestations
Dépenses en prestations
5,0
4,5
4,5
4,0
4,0
3,5
3,5
3,0
2006-2007
2007-2008
2008-2009
2009-2010
3,0
2006-2007
2007-2008
2008-2009
2009-2010
30
28
3026
2824
2622
2420
2218
2016
1814
1612
1410
12 8
10 6
8 4
6 2
4 0
2
0
Dépenses en prestations (en milliards de dollars)
Dépenses en prestations (en milliards de dollars)
Graphique 1 : RPC – Prestations et dépenses par exercice
Graphique 2 : RPC – Répartition des dépenses par type de prestation pour
2009-2010
Invalidité 12 %
Invalidité 12 %
Survivant 14 %
Retraite 73 %
Retraite 73 %
Survivant
14 %
Décès
1%
Décès 1 %
Note : Certaines des données ci-dessus ont été arrondies.
Invalidité 92 %
Enfants
de cotisants
Invalidité
92 %
ayant une
Enfants deinvalidité
cotisants8 %
ayant une
invalidité 8 %
Survivant 95 %
Survivant 95 %
Enfants de cotisants
décédés 5 %
Enfants de cotisants
décédés 5 %
2009-2010
5
Prestations d’invalidité
Prestations de survivant
Les prestations d’invalidité fournissent un
revenu de remplacement de base aux cotisants
du RPC qui ne peuvent pas travailler en raison
d’une invalidité grave et prolongée, ainsi qu’aux
enfants à leur charge. En 2009-2010, les pensions
d’invalidité représentaient 12 % du total des
prestations payées par le RPC.
Les prestations de survivant, versées à l’époux
ou au conjoint de fait survivant au cotisant et
aux enfants à sa charge, représentaient 14 %
du total des prestations payées par le RPC en
2009-2010. Le montant mensuel de la prestation
de survivant dépend de plusieurs facteurs,
dont l’âge de l’époux ou du conjoint de fait au
moment du décès et le fait que le survivant
touche ou non d’autres prestations du RPC.
La charge de travail du Programme de
prestations d’invalidité du RPC a augmenté en
moyenne de 2 % par année au cours des cinq
dernières années. Cette hausse est liée à la
fréquence de la maladie dans une population
vieillissante. Depuis 2005-2006, les « troubles
mentaux » ont dépassé les « maladies du
système ostéo-articulaire, des muscles et du
tissu conjonctif » comme le type de problème
médical le plus répandu pour tous les
prestataires.
En 2009-2010, 315 725 prestataires et
86 256 enfants de prestataires ont reçu des
prestations d’invalidité. La prestation comprend
un montant fixe mensuel, qui s’élevait à 426,13 $
en 2010, en plus d’une somme proportionnelle
aux gains (75 % de la prestation de retraite).
En 2010, le montant mensuel maximal des
nouvelles prestations d’invalidité s’élevait à
1 126,76 $ alors qu’en 2009-2010, le montant
moyen versé était de 811,75 $. La prestation
versée aux enfants admissibles de moins de
18 ans correspondait à un montant mensuel
fixe de 214,85 $. Les enfants âgés de 18 à
25 ans doivent être inscrits à temps plein à un
programme d’études postsecondaires.
6
En 2010, le nouveau montant mensuel maximal
de la prestation de survivant versée à l’âge de
65 ans était de 560,50 $; le montant moyen
s’élevait à 315,33 $. La prestation versée
aux enfants admissibles de moins de 18 ans
correspondait à un montant mensuel fixe
de 214,85 $. Les enfants âgés de 18 à 25 ans
doivent être inscrits à temps plein à un
programme d’études postsecondaires.
Prestations de décès
Les prestations de décès représentaient 1 %
du total des prestations payées par le RPC
en 2009-2010. La prestation de décès est un
paiement unique. Le montant maximal payable
en 2010 était de 2 500 $; le montant moyen de
la prestation se situait à 2 260,60 $.
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
Clauses
Clauses d’exclusion générale
Le RPC prévoit des dispositions qui compensent
les périodes de faible revenu. La clause
d’exclusion générale permet d’éliminer du calcul
des prestations 15 % des revenus les plus faibles
de la personne pour compenser les périodes
de revenu faible ou nul, par exemple en cas de
chômage, de maladie ou de retour aux études.
Clause d’exclusion pour élever des enfants
La clause d’exclusion pour élever des enfants
permet d’exclure du calcul des prestations
les années pendant lesquelles un cotisant est
demeuré à la maison ou a réduit sa participation
à la population active pour s’occuper d’un enfant
de moins de sept ans. Les mois entre la naissance
de l’enfant et le moment où il atteint l’âge de sept
ans peuvent être exclus du calcul des prestations,
dans la mesure où le cotisant répond à tous les
critères, y compris le critère de revenu faible ou
nul.
Clause de partage de la pension ou des
droits
Le RPC prévoit une autre disposition en vertu de
laquelle les époux ou conjoints de fait peuvent
partager leurs pensions (si l’union est intacte) ou
leurs droits à pension (en cas de divorce ou de
séparation).
2009-2010
7
Processus de réexamen
et d’appel
Dans trois circonstances, on peut demander le
réexamen d’une décision relative à une demande
de prestations du RPC, ou la porter en appel.
La majorité des demandes de réexamen et des
appels concernent une demande de prestations
d’invalidité.
1er palier – Le client demande au ministre ou
à la ministre des Ressources humaines et du
Développement des compétences de procéder
au réexamen ou à l’examen administratif d’une
première demande. En 2009-2010, Service
Canada a procédé à 11 931 réexamens de
décisions concernant des prestations du RPC
ou un partage des droits à pension ou d’une
pension. Au total, 3 955 décisions ont été
rendues à l’avantage des clients.
2e palier – Si le client n’est pas satisfait
de la décision rendue lors du réexamen, il
peut la porter en appel devant un tribunal
8
de révision. Le tribunal de révision est un
tribunal administratif sans lien de dépendance
avec le gouvernement. Il est composé de
trois personnes que le commissaire des
tribunaux de révision choisit parmi un groupe
d’experts comptant de 100 à 400 membres à
temps partiel nommés par le gouverneur en
conseil. Les audiences se tiennent dans plus
de 110 endroits à travers le Canada, et les
frais de déplacement et d’hébergement sont
remboursés aux parties qui doivent se déplacer
pour se rendre à une audience. Les demandeurs
peuvent se représenter eux-mêmes ou faire
appel à un représentant, tandis que le ministre
est représenté par un agent de Service Canada.
Le public ne peut assister aux audiences ni aux
décisions.
En 2009-2010, le Bureau du commissaire des
tribunaux de révision a reçu 4 374 appels relatifs
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
au RPC et tenu 3 446 audiences. Le tribunal a
rendu 3 560 décisions, dont 1 511 favorisaient les
demandeurs. De plus, 406 autres appels se sont
conclus par un règlement.
audience. Les demandeurs peuvent se représenter
eux-mêmes ou recourir à un représentant, et
le ministre est représenté par un avocat. Les
audiences et les décisions sont publiques.
3e palier – Si le ministre ou le client n’est pas
satisfait de la décision du tribunal de révision,
il peut demander à la Commission d’appel
des pensions de lui accorder l’autorisation
d’appel (permission de tenir une audience).
La Commission d’appel des pensions est un
tribunal administratif sans lien de dépendance
avec le gouvernement, dont les membres sont
des juges ou d’anciens juges d’un tribunal
fédéral ou de la cour supérieure d’une province.
Comme les audiences des tribunaux de révision,
les audiences de la Commission d’appel des
pensions se déroulent dans les grandes villes du
pays. Les frais de déplacement et d’hébergement
sont remboursés aux parties convoquées à une
En 2009-2010, la Commission d’appel des
pensions a reçu 647 demandes « d’autorisation
d’appel », dont 79 % ont obtenu l’autorisation.
En 2009-2010, la Commission d’appel des
pensions a rendu 651 décisions, dont 328 (50 %)
avantageaient les demandeurs.
Les décisions de la Commission d’appel des
pensions peuvent être portées devant la Cour
fédérale ou devant la Cour d’appel fédérale aux
fins d’examen judiciaire. À leur tour, les cours
fédérales peuvent confirmer la décision ou la
renvoyer à la Commission d’appel des pensions
pour un nouvel examen.
2009-2010
9
Viabilité financière
En tant que responsables du RPC, les ministres
des Finances fédéral et provinciaux examinent
les états financiers du RPC tous les trois ans
et font des recommandations quant à savoir
si les prestations ou les taux de cotisation
devraient être modifiés. Ils fondent leurs
recommandations sur plusieurs facteurs, y
compris les résultats de l’examen du RPC par
l’actuaire en chef. En vertu de la loi, l’actuaire
en chef doit produire un rapport actuariel
sur le RPC tous les trois ans (au cours de
la première année de l’examen ministériel
triennal du RPC prescrit par la loi). La loi exige
également que l’actuaire en chef prépare un
rapport actuariel chaque fois qu’un projet
de loi déposé au Parlement a, à son avis, une
incidence importante sur les estimations du
plus récent rapport actuariel triennal. De cette
façon, on veille à ce que les
répercussions financières à
long terme des changements
proposés au RPC soient prises
en considération en temps
opportun.
On ne peut apporter des
changements aux dispositions
du RPC en ce qui concerne le niveau général
des prestations, le taux de cotisation ou le
cadre stratégique de placement qu’en vertu
d’une loi du Parlement. Tout changement de
ce type nécessite l’accord d’au moins deux
tiers des provinces participantes représentant
au moins les deux tiers de la population de
l’ensemble des provinces. Les changements
entrent en vigueur seulement après un préavis
de deux ans, à moins que toutes les provinces
renoncent à cette exigence, et après que les
provinces ont confirmé dans un décret que
les changements ont été adoptés. Le Québec
participe à la prise de décisions concernant les
modifications du RPC, même s’il possède son
propre régime. Il est important que le Québec
10
prenne part à ces décisions afin d’assurer la
transférabilité des pensions du Régime des
rentes du Québec (RRQ) et du RPC dans tout
le Canada.
Examen triennal
Le 25 mai 2009, les ministres des Finances
fédéral et provinciaux ont fait connaître les
résultats du dernier examen triennal. L’examen
a permis de confirmer que le RPC a des bases
financières saines et qu’il est en mesure de faire
face au repli récent du marché. Les Canadiens
peuvent donc compter sur le RPC au moment
de leur retraite. Les ministres ont également
proposé des changements au RPC, qui seront
graduellement mis en application entre 2011
et 2016; ils visent à accroître la flexibilité et le
soutien tant aux travailleurs âgés qu’aux jeunes,
d’une façon équitable et abordable.
Les changements apportés au RPC sont inscrits
dans la Loi sur la reprise économique (mesures
incitatives), chapitre 31 des Lois du Canada de
2009 (projet de loi C-51), qui a reçu la sanction
royale le 15 décembre 2009.
Les changements clés proposés sont les suivants :
• On modifiera graduellement les facteurs
d’ajustement de la pension de retraite
du RPC pour les retraites anticipées ou
différées. Il s’ensuivra une augmentation
de la prestation pour les personnes qui
commencent à recevoir leur pension
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
après 65 ans, et une diminution pour les
personnes qui commencent à la recevoir
avant 65 ans. Cette mesure rétablira la
neutralité actuarielle des prestations.
• À compter de 2012, le montant de faible
revenu pouvant être exclu du calcul de
la prestation de retraite augmentera d’au
plus un an. Si les cotisants commencent à
recevoir leur pension après ce changement,
il est probable que le montant de leur
prestation augmentera.
• À compter de 2012, les cotisants ne seront
plus tenus de cesser de travailler ou de
réduire considérablement leur revenu afin
de recevoir leur pension de retraite du RPC.
qui augmentera leurs versements grâce à
la nouvelle prestation après-retraite. Les
employés de moins de 65 ans et leurs
employeurs devront cotiser au RPC. Pour les
employés âgés de 65 à 70 ans, les cotisations
seront volontaires (et les employeurs
devront cotiser si les employés le font).
Les personnes âgées de 60 à 70 ans qui
choisiront de faire ces cotisations pourront
commencer à recevoir leur prestation aprèsretraite dès l’année suivante.
Pour lire les conclusions de l’examen
triennal, visitez le www.fin.gc.ca.
• À compter de 2012, si les cotisants
touchent une pension de retraite du RPC
ou du RRQ et choisissent de travailler, ils
pourront continuer à cotiser au RPC, ce
2009-2010
11
Rapport actuariel
Le 25e rapport de l’actuaire en chef a été
déposé devant la Chambre des communes le
15 novembre 2010. On y présente la situation
financière du RPC en date du 31 décembre 2009, en
tenant compte des changements proposés dans le
projet de loi C-51 et de l’état de la démographie et
de l’économie depuis le 31 décembre 2006.
Le rapport indique qu’on s’attend à ce que le RPC
puisse s’acquitter de ses obligations et qu’il demeure
financièrement viable à long terme en fonction d’un
taux de cotisation de 9,9 %.
beaucoup plus importants. Lorsque les ministres
des Finances fédéral et provinciaux ont commencé
leur examen des finances du RPC en 1996, la loi
prévoyait que les taux de cotisation atteindraient
10,1 % en 2016. Les ministres ont constaté que,
pour que le RPC puisse conserver un mode
de capitalisation par répartition, on allait devoir
augmenter encore les taux, en vue d’atteindre un
taux de 14,2 % pour 2030. Si la capitalisation du
RPC continuait à se faire selon le même mode
que les années précédentes, on allait imposer un
lourd fardeau financier sur la future main-d’œuvre
canadienne. Les gouvernements participants ont
jugé cette situation inacceptable.
Mode de capitalisation
Ainsi, en 1998, on a apporté des modifications
pour accroître progressivement le niveau de
Lorsqu’il a été instauré en 1966, le RPC était
capitalisation du RPC. On a augmenté les taux de
un régime par répartition, assorti d’une petite
cotisation à court terme, réduit la croissance des
réserve. Les prestations versées à une génération
prestations à long terme, et investi des liquidités
provenaient alors, en grande partie, des cotisations
dans les marchés privés par l’intermédiaire de
des générations suivantes. Cette méthode de
l’Office d’investissement du RPC (« l’Office ») en
capitalisation était logique compte tenu de la
vue d’accroître les taux de rendement. Une autre
situation économique et démographique de l’époque,
modification visait à s’assurer que les ministres
qui se caractérisait par une croissance rapide des
des Finances prendraient en considération
salaires et de la participation au marché du travail et
la capitalisation intégrale de toute nouvelle
par un faible rendement du capital investi.
prestation ou bonification des prestations du RPC.
L’importante réforme du RPC qu’ont adoptée le
Toutefois, sous l’effet des transformations
gouvernement fédéral et les provinces en 1997 a
démographiques et économiques et des
entraîné d’importants changements aux dispositions
changements apportés aux prestations dans les
trois décennies qui ont suivi, les coûts sont devenus de financement du RPC :
Pour consulter les études et les
rapports actuariels sur le RPC, visitez
le www.osfi-bsif.gc.ca.
12
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
• La capitalisation en régime permanent
remplace le financement par répartition afin de
constituer une réserve d’actifs et de stabiliser
le rapport actifs-dépenses au fil du temps.
Dans le 23e rapport actuariel, on prévoyait
que le niveau d’actifs en capitalisation en
régime permanent se stabiliserait à environ
cinq ans et demi de dépenses. Les revenus
de placement tirés de cette réserve d’actifs
permettraient de payer les prestations au
moment où l’importante cohorte des babyboomers prendrait sa retraite. Le principe de
la capitalisation en régime permanent est fondé
sur un taux de cotisation constant qui permet
de financer le RPC sans qu’on ait besoin de
la capitalisation intégrale pour les nouvelles
prestations ou les bonifications de prestations.
Le taux de cotisation en régime permanent a
été évalué à 9,84 % dans le 25e rapport actuariel.
• Par l’instauration du principe de la
capitalisation intégrale d’enrichissement, les
modifications apportées au RPC visant à
augmenter les prestations ou à en ajouter de
nouvelles sont fondées sur la capitalisation
intégrale. Autrement dit, le coût de ces
prestations est payé à mesure qu’elles sont
acquises, et celui des prestations acquises mais
non payées est amorti et payé sur une période
déterminée, conformément à la pratique
actuarielle reconnue. Dans le 25e rapport
actuariel, le taux de capitalisation intégrale
a été évalué à 0,02 % pour 2010-2022 et à
0,01 % pour les années suivantes. Le taux de
cotisation minimal requis pour le financement
du RPC correspond à la somme des taux
du régime permanent et de la capitalisation
intégrale. Le taux minimal de cotisation a été
évalué à 9,86 % avant 2023 et à 9,85 % à partir
de 2023.
On a adopté ces deux principes de capitalisation
afin d’accroître l’équité entre les générations.
En effet, le passage à la capitalisation en régime
permanent a quelque peu allégé le fardeau
de cotisation des générations futures. Avec
la capitalisation intégrale, il est plus probable
que chaque génération qui bénéficiera d’une
bonification des prestations en paiera le coût
total pour que ce coût ne soit pas reporté aux
générations futures. On a d’ailleurs entériné
cette obligation de capitalisation intégrale dans la
nouvelle réglementation qui est entrée en vigueur
lors de l’adoption de la Loi modifiant le Régime de
pensions du Canada et la Loi sur la sécurité de la
vieillesse (projet de loi C-36) le 3 mars 2008.
2009-2010
13
Financement
Selon l’actuaire en chef, le montant annuel des
cotisations que paient les Canadiens dépassera
celui des prestations versées jusqu’en 2020. Les
fonds dont on n’a pas immédiatement besoin
pour payer les prestations seront transférés à
l’Office en vue d’être investis. On s’attend à une
croissance rapide de l’actif du RPC au cours
de cette période, ce qui, à plus long terme,
aidera à payer les prestations au fur et à mesure
qu’augmentera le nombre de baby-boomers
touchant une pension de retraite. À compter
de 2021, lorsque la plupart des baby-boomers
auront pris leur retraite et que le montant des
prestations versées commencera à dépasser les
cotisations, les fonds nécessaires pour combler
la différence proviendront des revenus de
14
placement des actifs accumulés. Cependant, les
cotisations demeureront la principale source de
financement des prestations.
La modification du mode de financement du
RPC a fait en sorte que le financement par
répartition (assorti d’une petite réserve) a été
remplacé par une capitalisation plus intégrale.
Selon le 25e rapport actuariel, le RPC était
financé à 14,5 % (avec un passif actuariel de
748 milliards de dollars au 31 décembre 2009);
on prévoit qu’il sera financé à 20 % d’ici 2020
(c’est-à-dire que les actifs du RPC couvriront
environ 20 % des obligations), comparativement
à environ 7 % au moment de l’entente en 1997.
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
Même si l’on peut utiliser le coefficient de
capitalisation ou le passif actuariel pour mesurer
la situation financière du RPC, il est plus
significatif d’utiliser la pertinence et la stabilité
du taux de cotisation en régime permanent du
RPC et, par le fait même, le taux prescrit par
la loi. C’est pourquoi le Bureau de l’actuaire en
chef a publié une étude, en janvier 2010, dans
laquelle il compare les actifs, les obligations
et les coefficients de capitalisation du RPC
selon diverses méthodes, ce qui a confirmé la
viabilité financière du RPC en vertu du taux de
cotisation de 9,9 %. Intitulée Aspects techniques
du financement du Régime de pensions du Canada :
Étude actuarielle no 8, l’étude est accessible sur
le site Web du Bureau du surintendant des
institutions financières.
Si, à un moment ou l’autre, le taux de cotisation
prévu par la loi était inférieur au taux de
cotisation minimal, et si les ministres des
Finances ne recommandaient ni d’augmenter
le taux prévu par la loi ni de réduire les
prestations, des dispositions législatives
s’appliqueraient afin d’assurer la viabilité du RPC.
On augmenterait alors progressivement sur
trois ans le taux prévu par la loi et on pourrait
suspendre l’indexation des prestations jusqu’à
l’examen triennal suivant.
À la fin des trois années, on analyserait la
situation financière du RPC dans le cadre de
l’examen triennal suivant. De plus, selon la loi,
toute autre amélioration apportée au RPC doit
être fondée sur la capitalisation intégrale.
2009-2010
15
Responsabilité comptable
Le RPC utilise la méthode de comptabilité
d’exercice pour consigner ses recettes et
ses dépenses. Cette méthode permet aux
administrateurs d’obtenir un portrait financier
détaillé et de mieux associer les recettes et les
dépenses à l’exercice durant lequel elles sont
générées.
En date du 31 mars 2010, l’actif net de l’Office
totalisait 127,7 milliards de dollars. Cet actif net
est constitué de cotisations et de revenus de
placement accumulés depuis la mise sur pied du
RPC en 1966, moins les prestations et les frais
d’administration pour la même période.
L’Office d’investissement du
RPC possède un actif net de
127,7 milliards de dollars.
16
Compte du Régime de
pensions du Canada
Un compte distinct, le Compte du Régime
de pensions du Canada, a été établi dans les
comptes du gouvernement du Canada pour
comptabiliser les données financières du RPC,
soit les cotisations, les intérêts, les pensions
acquises et autres prestations versées et les
frais d’administration. On y consigne également
les montants transférés à l’Office et reçus
de l’Office. Le pouvoir de dépenser se limite
à l’actif net du RPC. L’actif du RPC ne fait
pas partie des recettes et des dépenses du
gouvernement fédéral.
En vertu du projet de loi C-3 (Loi modifiant
le Régime de pensions du Canada et la Loi
sur l’Office d’investissement du Régime de
pensions du Canada), qui est entré en vigueur
le 1er avril 2004, l’Office est chargé d’investir
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
les fonds non utilisés après que les besoins
opérationnels du RPC ont été comblés; le
gouvernement du Canada assume la gestion du
solde de fonctionnement du Compte du Régime
de pensions du Canada.
Office d’investissement du RPC
Né d’une loi adoptée au Parlement en 1997,
l’Office a été mis sur pied en vue de placer
les fonds dont le RPC n’a pas besoin pour
payer les prestations courantes. En tant que
société d’État sans lien de dépendance à l’égard
du gouvernement fédéral, il est régi et géré
de manière indépendante du RPC. Même s’il
exerce ses activités dans le secteur privé des
marchés financiers, l’Office a été spécifiquement
conçu par les ministres des Finances fédéral et
provinciaux de sorte qu’il garde une importante
responsabilité à l’égard du public. Cet organisme
professionnel de gestion de placements, dont
le siège social est situé à Toronto, compte des
bureaux à Londres et à Hong Kong. Son mandat
prescrit par la loi consiste à gérer les fonds
transférés du RPC en fonction de ce qui est le
mieux pour les cotisants et les prestataires du
RPC. De même, l’Office investit les actifs du
RPC en vue d’atteindre un taux de rendement
maximal, sans risque excessif de pertes. L’Office
doit aussi tenir compte des facteurs qui peuvent
influer sur la capitalisation du RPC et sur sa
capacité de respecter ses obligations financières.
L’Office a un horizon de placement à long
terme. Selon le plus récent rapport de
l’actuaire en chef du Canada, les revenus de
cotisations au RPC seront supérieurs au total
des versements et des dépenses d’exploitation
pendant de nombreuses années encore, et le
RPC n’aura pas à utiliser de fonds provenant de
revenus de placement avant 2020.
2009-2010
17
Actif et gestion de la trésorerie Actif net de l’Office
du RPC
d’investissement du RPC
En vertu de la loi de 2004 (projet de loi C-3),
le RPC doit également transférer à l’Office
tout excédent de trésorerie – une fois qu’il a
assumé les dépenses liées aux prestations et à
l’administration – en vue d’obtenir un meilleur
rendement. Le RPC produit des prévisions de
trésorerie pour déterminer la valeur des fonds
qui seront transférés vers l’Office ou à partir
de l’Office. Ces prévisions sont mises à jour
périodiquement.
Le RPC travaille toujours en étroite
collaboration avec l’Office, différents ministères
et avec les banques afin de coordonner les
transferts et de superviser rigoureusement
le processus. Le cadre de contrôle mis en
place permet de veiller à ce que le processus
de transfert soit suivi adéquatement et à ce
que toutes les mesures de contrôle soient
respectées. Par exemple, le RPC obtient des
confirmations à toutes les étapes cruciales du
transfert et peut ainsi surveiller l’acheminement
de la trésorerie d’une étape à l’autre.
18
Au 31 mars 2010, l’actif net de l’Office s’élevait
à 127,7 milliards de dollars, répartis comme
suit : 37,9 milliards de dollars en actions de
sociétés ouvertes; 16,1 milliards de dollars en
actions de sociétés fermées; 59,9 milliards de
dollars en obligations, autres titres de créances,
titres du marché monétaire et stratégies de
rendement absolu; 7 milliards de dollars en biens
immobiliers; 1 milliard de dollars en obligations
indexées sur l’inflation; 5,8 milliards de dollars
en infrastructures. Pour l’exercice terminé le
31 mars 2010, le rendement du capital investi
était de 14,9 %. Le rendement annualisé sur
dix exercices s’établissait à 5,5 %, ce qui
représente un revenu de placement cumulatif de
39,3 milliards de dollars.
Pour en savoir plus sur le mandat,
la structure de gouvernance et la
politique de placement de l’Office
d’investissement du RPC, visitez le
www.cppib.ca.
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
Investissement à long terme
du Nord et en Europe occidentale; et des
obligations indexées sur l’inflation.
Afin de remplir son mandat multigénérationnel
L’Office fait appel à ses ressources internes et à des
qui consiste à aider à répondre aux besoins de
partenariats avec des gestionnaires de placements
financement du RPC à long terme, l’Office met
l’accent sur son horizon de placement à long terme. externes pour bâtir son portefeuille global. Afin
de gérer la complexité croissante et la portée
La stratégie de placement de l’Office repose
géographique de ses programmes de placement,
sur l’établissement d’un portefeuille hautement
l’Office a augmenté considérablement le nombre de
diversifié, divisé par catégories d’actifs, par unités
professionnels spécialisés en placements au sein de
géographiques et par programmes de placement
son équipe au cours des trois dernières années.
à gestion active et passive. L’Office investit
dans cinq catégories de placements à risque et
Rapport de l’Office
rendement divers : actions de sociétés ouvertes,
d’investissement du RPC
actions de sociétés fermées, valeurs à revenu fixe,
biens immobiliers et infrastructure.
L’Office produit un rapport chaque trimestre.
Comme la loi le prescrit, l’Office doit organiser au
Comme c’est le cas de toutes les caisses de
moins une fois tous les deux ans une assemblée
retraite importantes, l’Office cherche les
publique dans chacune des neuf provinces
occasions d’accroître les investissements dont
participantes (à l’exclusion du Québec, qui gère
la valeur égale ou surpasse le taux général
le RRQ). À cette occasion, l’Office présente son
d’inflation. Ces placements touchent des actifs
dernier rapport annuel et répond aux questions
sensibles à l’inflation, dont : des biens immobiliers,
du public sur ses politiques, ses activités et ses
surtout des immeubles à vocation commerciale;
projets.
des infrastructures, essentiellement en Amérique
2009-2010
19
Gestion du RPC
Prélèvement et comptabilisation
des cotisations
20
Les cotisations au RPC sont prélevées sur des
gains d’une valeur se situant entre un niveau
minimal et un niveau maximal. Le minimum (qui
demeure constant) est de 3 500 $, tandis que le
maximum est rajusté annuellement en fonction
de la croissance du salaire canadien moyen
dans l’industrie. Le montant maximal des gains
ouvrant droit à pension au 1er janvier 2010 était
de 47 200 $ (par rapport à 46 300 $ en 2009).
Le cotisant cesse de verser des cotisations
lorsqu’il atteint l’âge de 70 ans ou qu’il
commence à recevoir une pension de retraite
ou une prestation d’invalidité du RPC. Cette
situation changera après l’entrée en vigueur
de la Loi sur la reprise économique (mesures
incitatives), chapitre 31 des Lois du Canada de
2009 (projet de loi C-51).
Toutes les cotisations au RPC sont remises à
l’Agence du revenu du Canada (ARC). L’ARC
évalue et vérifie les gains et les cotisations,
conseille les employeurs et les employés au sujet
de leurs droits et responsabilités, effectue des
vérifications, et fait les rapprochements entre
les rapports et les relevés T4. Pour confirmer
que les exigences en matière de cotisations
sont respectées, l’ARC applique un processus
de conformité et d’exécution qui peut exiger,
par exemple, le rapprochement de données
informatisées ou une vérification sur place. Il y a
environ 1,6 million de comptes d’employeurs. En
2009-2010, l’ARC a effectué 47 081 vérifications
en vue de s’assurer du respect des règles
concernant les retenues des cotisations à la
source, leur déclaration et leur remise.
Le taux de cotisation de 2009-2010 était de
9,9 %, divisé également entre l’employé et
l’employeur. Les travailleurs autonomes paient
les deux portions, soit 9,9 %. Les employeurs
et les employés versent environ 94 % des
cotisations; les 6 % qui restent proviennent
des travailleurs autonomes. En 2009­-2010, les
cotisations ont totalisé 36,3 milliards de dollars.
Versement excédentaire de
prestations
Conformément à son mandat qui consiste à
gérer le RPC de façon efficace, Ressources
humaines et Développement des compétences
Canada (RHDCC) a mis en place une
procédure pour vérifier si des prestations ont
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
été versées en trop. Au cours de l’exercice
2009-2010, les versements excédentaires de
prestations totalisaient 49 millions de dollars.
De cette somme, on a recouvré 37 millions
de dollars et on a consenti à des remises de
dette totalisant 3 millions de dollars. Tous ces
chiffres représentent une augmentation nette
de 13 millions de dollars dans les comptes
débiteurs pour l’exercice.
Charges d’exploitation
En 2009-2010, l’administration du RPC a coûté
environ 734 millions de dollars. RHDCC est
à l’origine de la majeure partie de ces coûts,
soit 329 millions de dollars. Pour les services
au RPC, l’ARC et la Gendarmerie royale du
Canada ont eu besoin d’environ 154 millions
de dollars, et Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada, d’environ 13 millions
de dollars. Le Bureau du surintendant des
institutions financières, où se trouve le Bureau
de l’actuaire en chef, et le ministère des
Finances ont engendré des coûts de 2 millions
de dollars. Enfin, l’Office a engagé des frais de
fonctionnement de 236 millions de dollars.
Les charges d’exploitation du RPC, qui s’élevaient
à 734 millions de dollars pour 2009-2010,
représentaient 2,4 % des 30 milliards de dollars
de prestations versées. Ces chiffres sont plutôt
satisfaisants par comparaison avec ceux d’autres
régimes de pension. De même, les charges
d’exploitation du RPC sont raisonnables si on
les compare avec celles des régimes enregistrés
d’épargne-retraite (REER). Le tableau 1 illustre
les charges d’exploitation du RPC des deux
dernières années.
Tableau 1 : Charges d’exploitation du RPC pour 2009-2010 et 2008-2009
Ministère, organisme ou société d’État
Ressources humaines et Développement des
compétences Canada
Office d’investissement du RPC
Agence du revenu du Canada et Gendarmerie
royale du Canada
Travaux publics et Services gouvernementaux
Canada
Bureau du surintendant des institutions
financières et ministère des Finances
Total
Dépenses (en millions de dollars)
2009-2010
2008-2009
329
345
236
154
189
146
13
12
2
2
734
694
2009-2010
21
Amélioration de la
prestation des services
Service Canada est le point d’accès du
gouvernement du Canada pour tous les
services aux Canadiens. De concert avec
d’autres ministères, il permet aux Canadiens
d’accéder facilement à un éventail grandissant de
programmes et de services gouvernementaux.
En 2009-2010, Service Canada a continué à
déployer des efforts afin que plus de Canadiens
reçoivent les prestations de retraite du
gouvernement et pour inciter les Canadiens
à planifier activement leur retraite et à s’y
préparer. L’organisme offre de l’information sur
le RPC sous forme imprimée, sur Internet, en
personne dans les bureaux locaux, par téléphone
et aux guichets électroniques des bureaux
gouvernementaux et des immeubles publics. De
plus, la communication personnalisée avec le
client continue d’être une priorité.
Au cours de l’exercice 2009-2010, Service
Canada a fait parvenir des états de compte à
6 825 cotisants de 70 ans. Ces états de compte
étaient accompagnés d’une lettre d’information
sur le système de revenu de retraite du Canada,
d’un formulaire de demande de pension de
retraite du RPC et d’une enveloppe-réponse. Au
total, on a envoyé 435 trousses supplémentaires
aux clients qui avaient atteint 70 ans, qui
recevaient des prestations de survivant du RPC, et
qui étaient admissibles à une pension de retraite
du RPC, mais qui n’avaient pas fait de demande.
Prestation de services en ligne
Service Canada s’efforce constamment
d’améliorer ses options de service sur Internet.
Aujourd’hui, les clients peuvent demander des
renseignements, effectuer des transactions en
ligne et accéder à plus de renseignements sur les
22
prestations, y compris à leur état de compte, à
partir d’un seul site protégé. Ces améliorations
ont fait augmenter le nombre de demandes de
prestations du RPC soumises en ligne.
Les prestataires du RPC ou de la Sécurité de
la vieillesse peuvent visualiser leurs feuillets de
renseignements fiscaux des années antérieures
et en imprimer une copie. Il est possible de
remonter jusqu’à 2003 ou de consulter les
feuillets des six dernières années plus l’année
en cours. Les clients peuvent également
demander de cesser de recevoir leurs feuillets
de renseignements fiscaux par la poste ou
de les recevoir à nouveau par la poste s’ils le
souhaitent. S’ils vivent au Canada, ils peuvent
aussi modifier en ligne leur adresse postale ou
leurs renseignements aux fins du dépôt direct.
En 2009-2010, le RPC a fait environ 54 millions
de paiements, dont 87 % ont été versés par
dépôt direct. Au cours de la même période, la
Sécurité de la vieillesse a fait environ 55 millions
de paiements, dont 90 % par dépôt direct.
Traitement des prestations
En 2009-2010, RHDCC a traité 267 263 demandes
de prestations de retraite. Dans 96 % des cas,
les prestations ont été versées au cours du
premier mois d’admissibilité du demandeur
(voir le tableau 2). Pendant la même période,
le Ministère a traité 65 754 premières
demandes de prestations d’invalidité. Pour
79 % de toutes les premières demandes
de prestations d’invalidité du RPC, qui sont
complexes et nécessitent des renseignements
médicaux, le Ministère a rendu une décision
dans les 120 jours civils suivant la réception
de la demande dûment remplie. Comme on a
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
amélioré les communications avec les clients et
avec les médecins, le personnel a pu prendre
des décisions éclairées, et les demandeurs de
prestations d’invalidité du RPC ont pu mieux
comprendre les motifs des décisions.
Tableau 2 : Statistiques concernant le traitement des demandes
Mesures nationales
Demandes de prestations de retraite du RPC
Pourcentage des demandes pour lesquelles les prestations
ont été versées au cours du premier mois d’admissibilité
Demandes de prestations d’invalidité du RPC
(premières décisions)
Pourcentage des demandes pour lesquelles la première
décision a été rendue dans les 120 jours civils suivant la
réception de la demande
Prestations d’invalidité du RPC (décisions dans le
cadre d’une demande de révision)
Pourcentage de décisions relatives à une demande de
révision rendues dans les 120 jours civils suivant la
réception de la demande
Objectif
national
Données nationales
2009-2010
85 %
96 %
75 %
79 %
70 %
79 %
2009-2010
23
Regard vers l’avenir
Modernisation de la prestation
des services
En 2009-2010, Service Canada a continué
à moderniser la mise en œuvre du RPC en
améliorant la technologie de l’information. Le
personnel a maintenant accès à l’ensemble des
données sur les clients et sur les prestations
du RPC et de la Sécurité de la vieillesse, à
l’historique des prestations payées et à un
relevé de toutes les cotisations versées par un
cotisant au RPC. Ainsi, le personnel peut mener
les activités de suivi nécessaires en temps réel
afin de mieux servir les clients dès la première
interaction. Un système automatisé de décisions
relatives aux demandes de prestations de
retraite du RPC (détermination de l’admissibilité
et calcul du montant des prestations) garantit
l’exactitude et le versement en temps opportun
des prestations. Au début de 2009, on a utilisé
l’automatisation des décisions pour les autres
demandes de prestations du RPC en vue d’offrir
les mêmes avantages à tous les clients, quelle
que soit la prestation.
Système d’exécution du
renouvellement de la
technologie de l’information
En 2009-2010, Service Canada a remplacé
le système de technologie de l’information
vieillissant du RPC par un système moderne.
Grâce à une approche de modernisation
graduelle, le personnel a pu maintenir le service
à la clientèle, éviter les risques associés à
un changement à grande échelle et réussir à
introduire de nouvelles capacités importantes.
L’automatisation des décisions et du calcul
concernant les demandes de pension a permis
d’améliorer l’intégrité des programmes et
les services en ligne, et d’offrir plus de choix
aux clients. L’utilisation de la technologie et
24
la rationalisation des processus permettront
à Service Canada de rendre le processus
de demande moins complexe, de simplifier
la gestion des cotisations au RPC, et de se
concentrer encore plus sur la satisfaction des
besoins de la clientèle.
Intégrité
La sécurité du revenu est essentielle à la
qualité de vie et au bien-être des Canadiens. La
conjoncture économique et le vieillissement de
la population entraînent de nouveaux défis, car
on doit répondre aux besoins changeants des
Canadiens et de leur famille.
Afin de veiller à l’exactitude des sommes
versées en prestations, à la protection et à la
confidentialité des renseignements personnels
ainsi qu’à la qualité générale des services,
RHDCC travaille à moderniser le programme
du RPC et à rehausser l’efficacité, l’exactitude et
l’intégrité de ses activités.
La pierre angulaire de l’engagement de RHDCC
en matière de service consiste à répondre aux
attentes des Canadiens, qui souhaitent que
les services du gouvernement soient offerts
aux bonnes personnes, aux fins prévues et
au moment opportun et que les prestations
versées soient au bon montant. Tout en
augmentant la confiance du public dans les
Rapport annuel du Régime de pensions du Canada
services du gouvernement, ces efforts entraînent
également des économies pour le gouvernement
fédéral (49 millions de dollars en 2009-2010).
Ces économies proviennent des trop-payés
et pénalités connexes qui découlent des
vérifications et des enquêtes sur les présumés
abus et erreurs et qui sont assujettis au
recouvrement. Elles proviennent aussi des coûts
administratifs qu’on évitera.
RHDCC a adopté une approche axée sur les
risques pour renforcer l’intégrité du traitement et
des paiements du RPC. Les politiques, pratiques
et mesures de contrôle de gestion de l’identité, y
compris des initiatives telles que les ententes sur
l’échange de renseignements avec les organisations
provinciales, favoriseront une gestion efficace et
continue du numéro d’assurance sociale et du
Registre d’assurance sociale.
En 2009, le Canada et cinq autres pays
(Australie, États-Unis d’Amérique, Royaume-Uni,
Nouvelle-Zélande et Irlande) ont ratifié le
Windsor Arrangement for Mutual Co-operation
on Benefit Fraud between the Heads of
Department of the Six Countries. Les six pays
ont convenu ensemble que, pour réussir à
réduire la fraude touchant les prestations et à
mieux servir les clients, tant sur leur territoire
que de l’autre côté des frontières, ils doivent
collaborer de façon plus systématique en vue de
régler les problèmes communs.
L’intégrité du programme du RPC est assurée
en partie par des mécanismes de contrôle
et des procédures visant spécifiquement à
garantir l’exactitude des sommes versées et la
qualité des services offerts. Service Canada a
d’ailleurs amélioré ses procédures d’exploitation
et ses mesures de contrôle en fonction des
recommandations formulées par le Bureau du
vérificateur général dans son rapport de 2006.
2009-2010
25
Ressources humaines et
Développement des compétences
Canada
Régime de pensions du Canada
Régime de pensions du Canada
États financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
Human Resources and
Skills Development
Canada
Régime de pensions du Canada
Responsabilité de la direction à l’égard des états financiers
Les états financiers consolidés du Régime de pensions du Canada ont été dressés, conformément aux
principes comptables généralement reconnus du Canada pour le secteur public, par la direction de
Ressources humaines et Développement des compétences Canada (le Ministère).
La direction répond de l’intégrité et de l’objectivité de l’information qui y figure, y compris les montants devant
être nécessairement fondés sur les meilleures estimations et le jugement. L’information financière que
renferme le Rapport annuel concorde avec les états financiers.
Afin de s’acquitter de ses responsabilités, la direction élabore et maintient des systèmes de contrôle interne
et des procédures à l’appui de ceux-ci. Ils visent à fournir une assurance raisonnable quant à la protection de
son actif et au fait que les registres sont tenus convenablement et que les opérations sont dûment autorisées
et sont conformes à la loi sur le Régime de pensions du Canada, à la Loi sur l’Office d’investissement du
régime de pensions du Canada et à la Loi sur la gestion des finances publiques ainsi qu’à leurs règlements
afférents. Ces contrôles comprennent l’établissement d’une structure organisationnelle qui prévoit une
séparation bien définie des responsabilités et de l’obligation de rendre compte, la sélection et la formation
d’un personnel qualifié et la communication des politiques et des directives dans toute l’organisation. Les
contrôles internes sont examinés et évalués par les vérificateurs internes et externes conformément à leur
vérification respective. La direction examine également les recommandations que font les vérificateurs
internes et externes en vue d’améliorer le contrôle interne.
La vérificatrice générale du Canada, vérificateur externe du Régime de pensions du Canada, a effectué une
vérification indépendante des états financiers consolidés conformément aux normes de vérification
généralement reconnues du Canada et elle a présenté son rapport à la ministre des Ressources humaines et
du Développement des compétences.
L’agent principal des finances de
Ressources humaines et
Développement des compétences Canada,
Gatineau, Canada
Le 23 août 2010
Le sous-ministre de
Ressources humaines et
Développement des compétences Canada,
Régime de pensions du Canada
État consolidé de l’actif net
31 mars
2010
2009
(en millions de dollars)
Actif
Encaisse (note 3)
Créances (note 4)
Placements (tableau, note 7)
Créances au titre des opérations en cours (tableau)
Autres actifs
Passif
Créditeurs et charges à payer (note 9)
Passifs liés aux placements (tableau, note 7)
Dettes au titre des opérations en cours (tableau)
Actif net
180
3 989
130 477
9 813
41
95
4 796
109 198
3 245
38
144 500
117 372
475
2 519
10 086
468
2 149
4 733
13 080
7 350
131 420
110 022
Engagements (note 13)
Éventualités (note 14)
Les notes complémentaires et le tableau consolidé font partie intégrante des présents états financiers
consolidés.
Approuvé par :
L’agent principal des finances de
Ressources humaines et
Développement des compétences Canada,
Le sous-ministre de
Ressources humaines et
Développement des compétences Canada,
Alfred Tsang, CMA
Ian Shugart
4
Régime de pensions du Canada
État consolidé de l’évolution de l’actif net
Exercice terminé le 31 mars
2010
2009
(en millions de dollars)
Actif net au début de l’exercice
Augmentation
Cotisations
Revenu (perte) de placement net(te) (note 10)
Gains (pertes) réalisé(e)s
Gains (pertes) non réalisé(e)s
Revenus d’intérêts
Revenus de dividendes
Autres revenus
Coûts de transaction
Frais de gestion de placements
Diminution
Pensions et prestations
Retraite
Survivant
Invalidité
Enfant de cotisant invalide
Décès
Orphelin
Trop-payés nets
Charges d’exploitation (note 11)
Augmentation (diminution) nette de l’actif net
Actif net à la fin de l’exercice
110 022
126 785
36 276
36 506
7 393
5 988
1 742
1 304
406
(148)
(466)
16 219
(17 841)
(9 326)
1 568
2 179
326
(93)
(383)
(23 570)
52 495
12 936
22 208
3 891
3 513
291
287
222
(49)
30 363
21 140
3 786
3 326
278
288
215
(28)
29 005
734
694
31 097
29 699
21 398
(16 763)
131 420
110 022
Les notes complémentaires et le tableau consolidé font partie intégrante des présents états financiers
consolidés.
5
Régime de pensions du Canada
État consolidé des flux de trésorerie
Exercice terminé le 31 mars
2010
2009
(en millions de dollars)
Activités d’exploitation
Encaissements
Cotisations
Dividendes sur placements
Intérêts sur placements
Autres revenus de placements
Décaissements
Pensions et prestations
Charges d’exploitation
Frais de gestion de placements
Coûts de transaction
Rentrées de fonds liées aux activités d'exploitation
37 084
1 206
2 090
-
35 973
2 134
1 818
300
(29 914)
(713)
(435)
(158)
9 160
(28 929)
(678)
(356)
(85)
10 177
9 981
(8 602)
(71)
1 308
86
(68)
(60)
(42)
(63 420)
(4 692)
(20 461)
(485 209)
(1 027)
(15)
(117 905)
(6 546)
(11 524)
(426 803)
(1 774)
(20)
66 882
1 705
11 163
484 096
595
(10 383)
109 421
5 770
11 978
427 479
(225)
(10 149)
Augmentation (diminution) nette de l’encaisse
85
(14)
Encaisse au début de l’exercice
95
109
180
95
Activités de financement
Émission de dettes
Remboursement de dettes
Paiement d’intérêts sur dettes
Rentrées (sorties) de fonds liées aux activités de financement
Activités d’investissement
Achats
Actions
Placements sensibles à l’inflation
Placements en titres à rendement fixe
Titres du marché monétaire et stratégies de rendement absolu
Autres dettes
Locaux et matériel
Cessions
Actions
Placements sensibles à l’inflation
Placements en titres à rendement fixe
Titres du marché monétaire et stratégies de rendement absolu
Autres dettes
Sorties de fonds liées aux activités d'investissement
Encaisse à la fin de l’exercice
Les notes complémentaires et le tableau consolidé font partie intégrante des présents états financiers
consolidés.
6
Régime de pensions du Canada
Tableau consolidé des placements
31 mars
2010
2009
(en millions de dollars)
Actions (note 7a)
Actions canadiennes
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
8 553
985
9 538
8 058
775
8 833
24 614
14 565
39 179
19 057
13 100
32 157
Total des actions
4 895
512
5 407
54 124
3 866
240
4 106
45 096
Placements à rendement fixe (note 7b)
Obligations
Autres dettes
Titres du marché monétaire
Total des placements à rendement fixe
35 649
3 526
14 068
53 243
26 915
1 828
14 569
43 312
2 871
1 830
7 982
5 821
904
14 707
255
7 610
4 584
775
13 224
4 000
594
760
178
5 532
130 477
4 000
558
1 042
136
5 736
109 198
(1 303)
(947)
(269)
(2 519)
(99)
(930)
(1 120)
(2 149)
9 813
3 245
Dettes au titre des opérations en cours
(10 086)
(4 733)
Placements nets
127 685
105 561
Actions étrangères sur les marchés établis
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
Actions sur les marchés émergents
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
Stratégies de rendement absolu (note 7c)
Placements sensibles à l’inflation (note 7d)
Placements immobiliers publics
Placements immobiliers privés
Placements en infrastructures
Obligations indexées sur l’inflation
Total des placements sensibles à l’inflation
Créances sur placements
Titres acquis en vertu de prises en pension de titres (note 7e)
Intérêts courus
Créances sur dérivés (note 7f)
Dividendes à recevoir
Total des créances sur placements
Total des placements
Passifs liés aux placements
Passifs liés au financement par emprunt (note 7g)
Titres vendus en vertu de conventions de rachat (note 7e)
Dette sur les biens immobiliers privés (note 7d)
Passifs liés aux dérivés (note 7f)
Total des passifs liés aux placements
Créances au titre des opérations en cours
7
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
1.
Autorité, objectif et responsabilités
a) Description du Régime de pensions du Canada
Le Régime de pensions du Canada (RPC) est un régime fédéral-provincial créé en vertu d’une loi du
Parlement en 1965.
Le RPC a été mis sur pied en 1966. C’est un régime d’assurance sociale obligatoire et contributif, en vigueur
partout au Canada, sauf au Québec, qui offre le Régime de rentes du Québec, un régime semblable. Le
RPC a pour objectif d’assurer aux travailleurs et aux personnes dont ils ont la charge, une protection en cas
de perte de revenu causée par la retraite, l’invalidité ou le décès.
L’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (l’« Office ») a été créé conformément à la Loi
sur l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada. Il s’agit d’une société d’État fédérale, dont
toutes les actions appartiennent à Sa Majesté la Reine du chef du Canada.
Le ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences est chargé d’administrer le
Régime de pensions du Canada (selon la loi sur le RPC), à l’exception de la perception des cotisations, qui
relève du ministre du Revenu national. Le ministre des Finances et ses homologues provinciaux sont
responsables de l’établissement des taux de cotisation, du niveau des pensions et prestations et de la
politique de financement. L’Office est responsable de la gestion des sommes qui lui sont transférées en
vertu de l’article 108.1 de la loi sur le Régime de pensions du Canada. L’Office agit dans l’intérêt des
cotisants et des bénéficiaires couverts par cette loi.
Conformément à la loi sur le RPC, les opérations financières du Régime sont enregistrées dans le Compte
du RPC (note 3). Les opérations financières du Compte sont régies par la loi sur le RPC et ses règlements.
Les placements du RPC sont détenus par l’Office. Les opérations de l’Office sont régies par la Loi sur
l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada et son règlement. L’actif de l’Office doit être
placé en vue d’un rendement maximal tout en évitant des risques de perte indus et compte tenu des facteurs
pouvant avoir un effet sur le financement du RPC ainsi que sur son aptitude à s’acquitter, chaque jour
ouvrable, de ses obligations financières.
L’Office et ses filiales en propriété exclusive sont exemptés de l’impôt sur le revenu prévu à la partie I en
vertu des alinéas 149(1)d) et 149(1)d.2) de la Loi de l’impôt sur le revenu (Canada) puisque toutes les
actions de l’Office et de ses filiales appartiennent respectivement à Sa Majesté la Reine du chef du Canada
ou à une société dont les actions appartiennent à Sa Majesté la Reine du chef du Canada.
L’Office est établi de façon à exercer ses activités sans lien de dépendance avec le gouvernement. L’Office
est tenu de rendre compte au public, au Parlement (par l’entremise du ministre des Finances fédéral) et aux
provinces. L’Office fournit des rapports réguliers de ses activités et des résultats obtenus.
Comme le prévoit les lois sur le RPC et sur l’Office, les modifications à ces lois exigent l’approbation des
deux tiers des provinces qui comptent ensemble pour au moins les deux tiers de la population de toutes les
provinces qui participent au RPC.
b) Financement
Le RPC est financé par les cotisations et les revenus de placement. Les employeurs et les employés paient
des cotisations égales au RPC. Les travailleurs autonomes paient le total de la cotisation combinée.
Initialement, le RPC avait été conçu pour être un régime sans capitalisation, ce qui signifie que les pensions
et les prestations devaient être payées à même les cotisations courantes. Avec les modifications apportées
à la loi en 1997, le RPC est maintenant financé sur une base dite de « stabilisation » – ce qui signifie un taux
de cotisation combiné employeur-employé de 9,9 pour cent des gains admissibles. Quoique la valeur de
8
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
l’actif net ne couvre pas la valeur actuarielle des pensions et des prestations constituées, il est prévu que le
RPC pourra fournir un taux de capitalisation de 25 pour cent, d’ici 2025, de son passif selon le dernier rapport
actuariel triennal publié en 2007.
La loi sur le RPC stipule qu’un rapport actuariel doit être préparé tous les trois ans aux fins de l’examen de la
situation financière du RPC par le ministre des Finances et ses homologues provinciaux. Le rapport triennal
e
le plus récent, soit le 23 rapport actuariel de l’actuaire en chef en date du 31 décembre 2006, a été déposé
au Parlement le 29 octobre 2007. Le rapport conclut que le RPC est en bonne santé financière et que le taux
de cotisation combiné employeur-employé de 9,9 pour cent atteint en 2003 sera suffisant pour assurer la
viabilité du RPC dans le contexte du vieillissement de la population.
Plusieurs hypothèses telles que le taux de rendement à long terme de l’actif, le taux d’inflation, les taux de
e
mortalité, les taux d’augmentation des salaires et avantages sociaux, entre autres, ont été utilisés dans le 23
rapport actuariel. Ces hypothèses représentent les meilleures estimations des événements économiques et
démographiques futurs. Le prochain rapport actuariel triennal en date du 31 décembre 2009 devrait être
terminé d’ici décembre 2010.
c) Actif net du Régime
L’actif net du RPC est constitué du dépôt auprès du receveur général du Canada et des placements détenus
par l’Office. Il représente les fonds accumulés pour le paiement des pensions, des prestations et des
charges d’exploitation.
Au 31 mars 2010, l’actif net du RPC s’élève à 131,4 milliards de dollars (110,0 milliards en 2009). Cette
somme correspond à environ 4,3 fois le total des pensions et des prestations de l’exercice 2010 (3,8 fois en
e
2009). Selon le 23 rapport actuariel, ceci devrait augmenter jusqu’à 5,5 fois d’ici 2019 et devrait demeurer
stable au moment où la génération du baby-boom prendra sa retraite entre les années 2015 et 2030.
d) Pensions et prestations
Pensions de retraite – La pension de retraite est payable à tous les cotisants de 60 ans ou plus, sous
réserve des dispositions de la Loi. Le montant mensuel est égal à 25 pour cent de la moyenne mensuelle
des gains admissibles durant la période cotisable. Il est rajusté à la baisse ou à la hausse selon que la
personne demande sa pension avant ou après l’âge de 65 ans. Cet ajustement ne peut excéder 30 pour
cent. Le montant mensuel maximum pour une nouvelle pension payable à compter de 65 ans est de
934,17 $ en 2010 (908,75 $ en 2009).
Prestations d’invalidité – La prestation d’invalidité est payable à tout cotisant qui est invalide, sous réserve
des dispositions de la Loi. La prestation d’invalidité est composée d’une partie fixe et d’une partie variable
égale à 75 pour cent de la pension de retraite acquise. Le montant mensuel maximum pour une nouvelle
prestation d’invalidité est de 1 126,76 $ en 2010 (1 105,99 $ en 2009).
Prestations de survivant – La prestation de survivant est payable à l’époux ou au conjoint de fait (le
bénéficiaire) d’un cotisant décédé, sous réserve des dispositions de la Loi. Pour le bénéficiaire de moins de
65 ans, la prestation est composée d’une partie fixe et d’une partie variable égale à 37,5 pour cent de la
pension de retraite acquise par le cotisant décédé. Un bénéficiaire âgé de 35 à 45 ans, qui n’est pas invalide
ou qui n’a pas d’enfant à charge, reçoit une prestation réduite. Pour le bénéficiaire de 65 ans ou plus, la
prestation est égale à 60 pour cent de la pension de retraite acquise par le cotisant décédé. Le montant
mensuel maximum pour une nouvelle prestation payable à un bénéficiaire est de 560,50 $ en 2010 (545,25 $ en
2009).
Prestations d’orphelin et d’enfant de cotisant invalide – Sous réserve des dispositions de la Loi, chaque
enfant d’un cotisant qui reçoit une prestation d’invalidité ou d’un cotisant décédé a droit à une prestation s’il a
9
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
moins de 18 ans ou s’il est âgé de 18 à 25 ans et fréquente à plein temps un établissement d’enseignement.
La prestation mensuelle à taux fixe est de 214,85 $ en 2010 (213,99 $ en 2009).
Prestations de décès – Sous réserve des dispositions de la Loi, la prestation de décès est un paiement
unique fait à la succession d’un cotisant ou pour son compte. La prestation est égale au moindre de 10 pour
cent du maximum des gains admissibles de l’année du décès ou de six fois la pension de retraite mensuelle
acquise par le cotisant décédé. En 2010, le maximum permis est de 2 500 $ (2 500 $ en 2009).
Indexation des pensions et des prestations – Les pensions et les prestations sont indexées annuellement
en vertu de la Loi, en fonction de l’indice des prix à la consommation au Canada. Le taux d’indexation pour
2010 est de 0,4 pour cent (2,5 pour cent en 2009).
2.
Principales conventions comptables
a) Présentation
Les présents états financiers sont présentés sur une base consolidée. Ils incluent l’actif net consolidé,
l’évolution de l’actif net consolidée et les flux de trésorerie consolidés du RPC et de l’Office. Ces états
financiers sont préparés conformément aux principes comptables généralement reconnus du Canada
(« PCGR ») pour le secteur public et sont conformes aux exigences de présentation et de comptabilité de la
loi sur le RPC.
Le RPC est contrôlé conjointement par le gouvernement du Canada et les provinces participantes. À ce titre,
il est exclu du périmètre comptable du gouvernement du Canada, et ses opérations ne sont pas consolidées
avec celles du gouvernement.
b) Modifications de conventions comptables
Instruments financiers – informations à fournir
Le RPC utilise la juste valeur pour la préparation de ses états financiers consolidés. L’Office se conforme
aux principes comptables généralement reconnus du Canada pour le secteur privé. Avec prise d’effet pour
les états financiers consolidés annuels de l’exercice terminé le 31 mars 2010, l’Office a adopté les
modifications au chapitre 3862 du Manuel de l’ICCA, intitulé « Instruments financiers – informations à
fournir », qui améliorent les informations à fournir à l’égard de l’évaluation à la juste valeur et du risque de
liquidité. Ces nouvelles normes exigent le classement des évaluations de la juste valeur conformément à la
hiérarchie de la juste valeur, laquelle reflète l’importance des données utilisées lors du calcul de la juste
valeur des instruments financiers (se reporter à la note 6). Les nouvelles normes visent uniquement la
présentation de l’information et n’ont aucune incidence sur la situation financière ou les résultats
d’exploitation du RPC.
c) Évaluation des placements, créances sur placements et passifs liés aux placements
Les placements, les créances sur placements et les passifs liés aux placements sont inscrits à la date de
transaction et présentés à leur juste valeur. La juste valeur est une estimation du montant de la contrepartie
dont conviendraient des parties compétentes agissant en toute liberté dans des conditions de pleine
concurrence.
Dans un marché actif, les cours du marché établis par une source indépendante constituent les éléments
probants les plus fiables de la juste valeur. En l’absence d’un marché actif, la juste valeur est déterminée au
moyen de techniques d’évaluation qui maximisent l’utilisation des données observables sur les marchés.
Ces techniques d’évaluation comprennent l’utilisation de données relatives aux dernières opérations
boursières réalisées sans lien de dépendance, lorsque ces données sont accessibles, l’utilisation de la juste
valeur actuelle d’un autre placement essentiellement semblable, l’analyse de la valeur actualisée des flux de
10
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
trésorerie, le recours à des modèles d’évaluation du prix des options et d’autres méthodes d’évaluation
reconnues dans le secteur du placement.
La juste valeur est établie comme suit :
(i)
La juste valeur des actions cotées en bourse est fondée sur les cours du marché. Lorsque les cours
du marché ne sont pas disponibles ou fiables, comme pour les titres qui ne sont pas suffisamment
liquides, la juste valeur est déterminée à l’aide des méthodes d’évaluation reconnues du secteur du
placement.
(ii)
La juste valeur des placements en fonds est généralement fondée sur la valeur de l’actif net
communiquée par les gestionnaires externes des fonds ou d’autres méthodes d’évaluation reconnues
du secteur du placement.
(iii)
Les placements en actions de sociétés fermées et en infrastructures sont détenus directement ou au
moyen de participations dans des sociétés en commandite. La juste valeur des placements détenus
directement est établie à l’aide des méthodes d’évaluation reconnues du secteur du placement. Ces
méthodes se fondent sur des facteurs tels que les multiplicateurs d’autres sociétés comparables cotées
en bourse, la valeur actualisée des flux de trésorerie calculée à l’aide des taux de rendement actuels
d’instruments ayant des caractéristiques semblables et les opérations avec des tiers, ou d’autres
événements qui indiquent une variation de la valeur des placements. Dans le cas des placements
détenus par l’entremise de sociétés en commandite, la juste valeur est généralement établie d’après
les renseignements pertinents communiqués par le commandité, qui utilise des méthodes d’évaluation
reconnues du secteur du placement semblables aux méthodes mentionnées ci-dessus.
(iv)
La juste valeur des obligations négociables est fondée sur les cours du marché. Lorsque le cours du
marché n’est pas disponible, la juste valeur est calculée d’après la valeur actualisée des flux de
trésorerie, à l’aide des taux de rendement actuels d’instruments ayant des caractéristiques semblables.
(v)
La juste valeur des obligations non négociables du gouvernement du Canada est calculée d’après la
valeur actualisée des flux de trésorerie, à l’aide des taux de rendement d’instruments ayant des
caractéristiques semblables et ajustés pour tenir compte du caractère non négociable des obligations
et des clauses de renouvellement de celles-ci.
(vi)
La juste valeur des placements directs dans des titres de créance de sociétés fermées est calculée au
moyen des cours du marché ou des méthodes d’évaluation reconnues du secteur du placement telles
que la valeur actualisée des flux de trésorerie fondée sur les taux de rendement actuels d’instruments
ayant des caractéristiques semblables.
(vii)
Les titres du marché monétaire sont comptabilisés au coût, qui, avec les intérêts courus à recevoir, se
rapproche de la juste valeur en raison de la nature à court terme de ces titres.
(viii) La juste valeur des placements dans des biens immobiliers publics est fondée sur les cours du marché.
(ix)
La juste valeur des placements dans des biens immobiliers privés est établie à l’aide des méthodes
d’évaluation reconnues du secteur immobilier, telles que celles fondées sur la valeur actualisée des
flux de trésorerie et les opérations d’achat et de vente comparables. La valeur de la dette liée aux
placements immobiliers privés est établie au moyen de la valeur actualisée des flux de trésorerie, à
l’aide des taux de rendement actuels du marché d’instruments ayant des caractéristiques semblables.
(x)
La juste valeur des obligations indexées sur l’inflation est fondée sur les cours du marché.
(xi)
La juste valeur des dérivés négociés en bourse, notamment les contrats à terme standardisés, les
options et les bons de souscription, est fondée sur les cours du marché. La juste valeur des dérivés
11
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
négociés hors bourse, notamment les swaps, les options, les contrats à terme de gré à gré et les bons
de souscription, est établie d’après les cours des instruments sous-jacents lorsqu’ils sont accessibles.
Si ces données ne sont pas accessibles, la juste valeur est fondée sur d’autres méthodes d’évaluation
reconnues du secteur du placement qui tiennent compte de données telles que le cours des actions et
les indices boursiers, les cours des courtiers, la volatilité observée sur les marchés, les taux de
change, les taux d’intérêt actuels du marché, les écarts de taux et d’autres facteurs d’établissement
des prix fondés sur le marché. Lors du calcul de la juste valeur, le risque de liquidité et le risque de
crédit sont également pris en compte.
(xii)
Les passifs liés au financement par emprunt sont comptabilisés à leur montant initial, lequel, avec les
intérêts courus, s’approche de la juste valeur en raison de sa nature à court terme.
d) Cotisations
Les cotisations comprennent les cotisations du RPC qui ont été gagnées durant l’exercice. L’Agence du
revenu du Canada (ARC) perçoit les cotisations et les évalue selon les déclarations de revenus traitées.
Pour déterminer le montant des cotisations gagnées durant l’exercice, l’ARC prend en compte les montants
perçus et les déclarations traitées et établit un montant estimatif des cotisations pour les déclarations de
revenus qui n’ont pas encore été traitées. Cet estimé demeure sujet à examen et à rectification. Les
corrections, le cas échéant, sont inscrites comme cotisations dans l’exercice au cours duquel elles sont
connues.
e) Revenus de placement
Les revenus de placement sont inscrits selon la méthode de la comptabilité d’exercice et comprennent : les
gains et les pertes réalisés sur les placements, les variations des gains et des pertes non réalisés sur les
placements, le revenu de dividendes, les intérêts créditeurs et le bénéfice net d’exploitation provenant des
placements dans des biens immobiliers privés. Le revenu de dividendes est constaté à la date ex-dividende,
soit lorsque le droit du RPC, à travers l’Office, de recevoir le dividende est établi. Les intérêts créditeurs sont
calculés au moyen de la méthode du taux d’intérêt effectif. Les distributions reçues des sociétés en
commandite et des fonds sont constatées à titre d’intérêts créditeurs, de revenu de dividendes, de gains et
pertes réalisés sur les placements ou de remboursement de capital, selon le cas.
f)
Coûts de transaction
Les coûts de transaction sont des coûts différentiels directement attribuables à l’acquisition ou à la vente
d’un placement. Les coûts de transaction sont passés en charges à mesure qu’ils sont engagés et sont
comptabilisés à titre de composante du revenu de placement net.
g) Frais de gestion de placement
Les frais de gestion de placement gérés à l’externe sont payés aux gestionnaires de placement. Les frais
de gestion de placement sont passés en charges lorsqu’ils sont engagés et comptabilisés à titre de
composante du revenu de placement net.
h) Titres vendus en vertu de conventions de rachat et titres acquis en vertu de prises en pension de
titres
Les titres vendus en vertu de conventions de rachat consistent en une vente de titres assortie d’une
convention de rachat à un prix et à une date future déterminés et sont comptabilisés à titre de passif lié aux
placements. Les titres vendus continuent d’être considérés comme des placements du RPC et toute
variation de la juste valeur est comptabilisée comme un gain net ou une perte nette sur les placements (se
reporter à la note 10). Les titres acquis en vertu de prises en pension de titres consistent en un achat de
titres assorti d’une convention de revente à un prix et à une date future déterminés et sont comptabilisés
12
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
comme une somme à recevoir sur les placements. Ces titres ne sont pas considérés comme des
placements du RPC. La juste valeur des titres qui feront l’objet d’une revente en vertu de ces prises en
pension est surveillée et des garanties additionnelles sont obtenues au besoin à des fins de protection contre
le risque de crédit. En cas d’inexécution de la part d’une contrepartie, le RPC, à travers l’Office, a le droit de
liquider la garantie détenue. Les conventions de rachat et les prises en pension de titres sont comptabilisées
dans le tableau consolidé des placements selon les montants auxquels les titres ont initialement été acquis
ou vendus. Les intérêts engagés dans le cadre des conventions de rachat et les intérêts gagnés dans le
cadre des prises en pension de titres sont comptabilisés dans le revenu de placement (se reporter à la
note 10).
i)
Conversion des devises
Les opérations libellées en devises sont converties en dollars canadiens aux taux de change en vigueur à
la date de la transaction. Les placements et autres éléments d’actif et de passif monétaires libellés en
devises sont convertis en dollars canadiens aux taux de change en vigueur à la date de clôture de l’exercice
et les gains ou pertes de change qui en résultent sont inclus dans le gain net ou la perte nette dans le revenu
(perte) de placement net(te) (se reporter à la note 10).
j)
Pensions et prestations
Les charges de pensions et de prestations sont comptabilisées lorsqu’elles sont dues ou estimées de
façon raisonnable.
k) Impôts déduits à remettre à l’Agence du revenu du Canada
Les impôts déduits à remettre à l’ARC sont principalement constitués d’impôts volontaires et d’impôts des
non-résidents retenus à même les pensions et les prestations payées aux bénéficiaires du RPC.
l)
Trop-payés nets
Les trop-payés nets représentent les trop-payés de pensions et de prestations établis durant l’exercice,
déduction faite des remises de dette accordées.
m) Charges d’exploitation
Les charges d’exploitation sont comptabilisées lorsqu’elles sont engagées.
n) Incertitude relative à la mesure
La préparation des états financiers consolidés conformément aux principes comptables généralement
reconnus (« PCGR ») du Canada pour le secteur public nécessite l’établissement par la direction de
certaines estimations et hypothèses qui influent sur la valeur comptable de l’actif et du passif à la date des
états financiers ainsi que sur les revenus et les charges de l’exercice considéré. Des estimations importantes
et un degré considérable de jugement sont nécessaires pour déterminer principalement les cotisations
estimatives, la provision pour créances douteuses, les éventualités ainsi que la juste valeur des placements
puisque cela suppose une estimation des flux de trésorerie futurs prévus, des taux de rendement et de l’effet
d’événements futurs. Les résultats réels pourraient différer de façon significative de ces estimations.
o) Modifications de normes comptables futures
Normes internationales d’information financière
En février 2008, le Conseil des normes comptables du Canada (le « CNC ») a confirmé que les PCGR du
Canada pour les entreprises ayant l’obligation publique de rendre des comptes seront remplacés par les
Normes internationales d’information financière (les « IFRS »). L’Office adoptera les IFRS pour les exercices
13
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
er
et les périodes intermédiaires ouverts à compter du 1 avril 2011, ainsi que pour les chiffres correspondants
de l’exercice précédent. En juin 2010, le CNC a publié un exposé-sondage proposant que les sociétés de
placement, qui appliquent présentement la NOC-18, tel que l’Office, puissent reporter de un an l’adoption des
IFRS. Si la proposition de l’exposé-sondage était approuvée, l’Office serait tenu d’adopter les IFRS avec
er
prise d’effet pour les exercices et les périodes intermédiaires ouverts à compter du 1 avril 2012.
L’Office a élaboré un plan de conversion aux IFRS et a déterminé les principales différences qui existent
entre les PCGR du Canada actuels et les IFRS. L’Office continue de surveiller les faits nouveaux et les
modifications en matière de normes.
Le RPC évaluera l’incidence de l’adoption des changements du cadre redditionnel par l’Office sur ses
propres états financiers consolidés et examinera les redressements effectués à l’information de l’Office.
Préface du Manuel de comptabilité pour le secteur public – organismes publics
En décembre 2009, le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public (le « CCSP ») a publié une
modification à la Préface des normes sur la comptabilité dans le secteur public du Manuel de comptabilité
pour le secteur public. À la suite de cette modification, plusieurs entités doivent réévaluer leur classification.
Suite à ces changements, le RPC revoit présentement sa classification et réévalue son cadre redditionnel et
sa base de présentation. L’incidence d’un tel changement, s’il y a lieu, sur les états financiers consolidés du
RPC ne peut être déterminée à ce moment.
3.
Encaisse
L’encaisse est constituée du total d’encaisse du Compte du RPC et de l’Office. Le Compte du RPC a été
établi dans les comptes du Canada en vertu de la loi sur le RPC pour enregistrer les cotisations, les intérêts,
les pensions, les prestations et les charges d’exploitation du RPC. Le Compte enregistre également les
sommes transférées à l’Office ou reçues de celui-ci. Au 31 mars 2010, le dépôt auprès du receveur général
du Canada dans le Compte du RPC est de 175 millions de dollars (90 millions en 2009) et l’encaisse de
l’Office de 5 millions de dollars (5 millions en 2009) pour un total de 180 millions de dollars (95 millions en
2009) dans l’état consolidé de l’actif net et l’état consolidé des flux de trésorerie.
14
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
4.
Créances
Les créances se présentent comme suit :
2010
2009
(en millions de dollars)
Cotisations
Régime de rentes du Québec
Bénéficiaires
Solde des trop-payés de pensions et prestations
Provision pour créances douteuses
3 854
96
4 662
98
111
98
(72)
(62)
3 989
4 796
Les cotisations à recevoir représentent le montant estimatif à percevoir de l’ARC des cotisations gagnées en
fin d’exercice tenant compte des déclarations de revenus qui n’ont pas encore été traitées.
Le RPC met en œuvre des procédés qui lui permettent de détecter les trop-payés. Pendant l’exercice, les
trop-payés établis atteignaient 53 millions de dollars (31 millions en 2009), les créances pardonnées selon
les dispositions de remise de dettes prévues dans la loi du RPC s’élevaient à 3 millions de dollars (3 millions
en 2009). Les recouvrements perçus sous forme de paiements et de retenues sur les paiements aux
bénéficiaires ont atteint 37 millions de dollars (24 millions en 2009).
5.
Gestion des risques des activités de placement
L’Office est exposé à différents risques financiers en raison de ses activités de placement. Ces risques
comprennent le risque de marché, le risque de crédit et le risque de liquidité. L’Office gère et atténue les
risques financiers au moyen du cadre redditionnel en ce qui a trait au risque et au rendement qui est inclus
dans les politiques en matière de placement approuvées par le Conseil d’administration au moins une fois
par exercice. Ce cadre contient des dispositions relatives aux limites et à la gestion du risque qui régissent
les décisions de placement et a été conçu pour permettre à l’Office de remplir son mandat, lequel consiste à
investir ses actifs en vue d’un rendement maximal tout en évitant des risques de perte indus et compte tenu
des facteurs pouvant avoir un effet sur le financement du RPC ainsi que sur sa capacité de s’acquitter,
chaque jour ouvrable, de ses obligations financières.
Le cadre redditionnel en ce qui a trait au risque et au rendement comprend une limite en matière de risque
de gestion active qui correspond au risque de placement maximal que peut assumer l’Office par rapport au
portefeuille de référence du RPC. Ce portefeuille est approuvé par le Conseil d’administration et constitue un
point de référence pour évaluer le rendement des activités à valeur ajoutée de l’Office. Il représente un
modèle stratégique à faible coût pour le portefeuille du RPC. L’objectif de l’Office est de fournir des
rendements à valeur ajoutée supérieurs à ceux qui seraient générés par le portefeuille de référence du RPC.
L’Office surveille quotidiennement le risque de gestion active du portefeuille du RPC et rend compte de
l’exposition au risque de gestion active au Conseil d’administration au moins une fois par trimestre.
(i) Risque de marché : Le risque de marché (y compris le risque de change, le risque de taux d’intérêt et le
risque actions) est le risque que la juste valeur ou les flux de trésorerie futurs d’un placement ou d’un
passif lié aux placements fluctuent par suite de variations des prix et des taux du marché. Tel qu’il a été
expliqué ci-dessus, l’Office gère le risque de marché au moyen du cadre redditionnel en ce qui a trait au
risque et au rendement, lequel prescrit l’investissement dans un large éventail de catégories d’actifs et
l’application de stratégies de placement visant à réaliser une prime de risque diversifiée sur l’ensemble
de la caisse, en fonction des limites relatives établies dans les politiques de placement. En outre, les
dérivés sont utilisés, lorsqu’il y a lieu, pour gérer certaines expositions au risque de marché (se reporter à
la note 7f). Le risque de marché est composé des risques suivants :
15
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
Risque de change : L’Office est exposé au risque de change puisqu’il détient des placements ou
des passifs liés aux placements libellés en diverses devises. Les fluctuations de la valeur relative
des devises par rapport au dollar canadien peuvent avoir des effets favorables ou défavorables sur la
juste valeur ou sur les flux de trésorerie futurs de ces placements et de ces passifs liés aux
placements.
Exprimée en dollars canadiens, l’exposition nette au risque de change sous-jacent, compte tenu de
la répartition des contrats dérivés de change, s’établit comme suit au 31 mars :
(en millions de dollars)
Devise
Dollar américain
Euro
Yen japonais
Livre sterling
Dollar australien
Dollar de Hong Kong
Franc suisse
Autres
2010
Exposition nette
35 121
9 936
5 365
4 430
2 345
1 537
1 432
4 292
64 458
% du total
55
15
8
7
4
2
2
7
100
2009
Exposition nette
25 698
7 988
3 907
2 436
875
1 363
505
2 099
44 871
% du total
57
18
9
5
2
3
1
5
100
Risque de taux d’intérêt : Le risque de taux d’intérêt est le risque que la juste valeur ou les flux de
trésorerie futurs d’un placement fluctuent en raison des variations des taux d’intérêt sur le marché.
Les placements portant intérêt de l’Office sont exposés au risque de taux d’intérêt.
Risque actions : Le risque actions est le risque que la juste valeur ou les flux de trésorerie futurs
d’un placement fluctuent par suite de variations des prix du marché (autres que celles découlant du
risque de taux d’intérêt ou du risque de change), que celles-ci résultent de facteurs propres au
placement en question ou de facteurs touchant tous les titres négociés sur le marché.
De plus, l’Office est indirectement exposé au risque de marché découlant des titres sous-jacents aux
placements des fonds.
Valeur à risque
L’Office utilise la méthode de la valeur à risque pour surveiller l’exposition au risque de marché du
portefeuille du RPC. Il s’agit d’une technique statistique utilisée pour estimer la perte de valeur
éventuelle d’un placement qui pourrait découler des fluctuations des taux et des prix du marché au cours
d’une période donnée et selon un niveau de confiance déterminé. La valeur à risque calculée par l’Office
est estimée au moyen d’une méthode de simulation fondée sur les données passées qui comprend les
rendements hebdomadaires du marché des dix dernières années, qui suppose un niveau de confiance
de 90 pour cent et une période de détention de un an.
La valeur à risque est valide dans des conditions de marchés normales et le calcul de celle-ci n’intègre
pas précisément les pertes découlant d’événements exceptionnels sur le marché. Elle suppose
également que les données passées du marché constituent une base solide pour l’estimation des
éventuelles pertes futures. Si les conditions futures du marché et les relations entre les taux d’intérêt, les
taux de change et les prix du marché différaient de façon importante de celles observées par le passé,
les pertes réelles pourraient sensiblement différer des pertes estimatives. L’estimation fournie par la
méthode de la valeur à risque correspond à une seule valeur issue d’une distribution de pertes
éventuelles que pourrait subir le portefeuille du RPC. Il ne s’agit pas d’une estimation du pire scénario
possible.
16
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
Les autres hypothèses utilisées aux termes de la méthode de simulation historique pour estimer la valeur
à risque sont les suivantes :
• L’estimation de la valeur à risque pour une période de détention de un an peut être calculée au
moyen d’une simulation fondée sur les rendements hebdomadaires du marché en utilisant un
facteur d’échelle fondé sur le temps;
• Un échantillon de données du marché portant sur les dix dernières années est suffisant pour
estimer de façon raisonnable la perte de valeur potentielle à un niveau de confiance de 90 pour
cent;
• Les données du marché public utilisées pour représenter les rendements des placements sur le
marché privé (p. ex. ceux des biens immobiliers privés et des actions de sociétés fermées)
constituent des mesures raisonnables pour estimer l’apport de ces derniers à la valeur à risque.
L’Office surveille le risque de gestion active du portefeuille du RPC par rapport à celui du portefeuille de
référence du RPC. Les variations du risque de gestion active sont largement indépendantes des
variations de la valeur à risque du portefeuille de référence et du portefeuille du RPC.
Au 31 mars, la valeur à risque à un niveau de confiance de 90 pour cent indique qu’il est probable qu’au
cours d’un exercice sur dix, le portefeuille subisse des pertes correspondant aux valeurs à risque
suivantes :
(en millions de dollars)
Portefeuille de référence du RPC
Risque de gestion active du portefeuille du RPC
2
Portefeuille du RPC
Valeur à risque
12 998
1 583
13 487
2010
1
% du portefeuille du RPC
10,2
1,2
10,6
(en millions de dollars)
Portefeuille de référence du RPC
Risque de gestion active du portefeuille du RPC
2
Portefeuille du RPC
Valeur à risque
10 370
1 720
11 351
2009
1
% du portefeuille du RPC
9,7
1,6
10,6
1
Exclut certains actifs pour lesquels l’exposition au risque de marché n’est pas surveillée au moyen de la méthode de la valeur à
risque, tels que les actifs du portefeuille de liquidités affectées aux prestations, qui constitue un programme de gestion distincte
des liquidités à court terme conçu pour faciliter le versement des prestations mensuelles par le RPC.
2
La valeur à risque du portefeuille du RPC est inférieure à la somme de la valeur à risque du portefeuille de référence du RPC et
du risque de gestion active du portefeuille du RPC en raison de l’incidence positive de la diversification du risque.
(ii)
Risque de crédit : Le risque de crédit correspond au risque de perte financière découlant du
manquement d’une contrepartie à ses obligations contractuelles ou d’une réduction de la valeur des
actifs en raison d’une baisse de la qualité de crédit de l’emprunteur, de la contrepartie, de la caution ou
de l’actif (garantie) soutenant l’exposition au crédit. La plus importante exposition au risque de crédit de
l’Office découle de ses placements en titres de créance et en dérivés négociés hors bourse (tel qu’il est
expliqué à la note 7f). La valeur comptable de ces placements présentée dans le tableau consolidé des
placements représente le risque de crédit maximal à la date du bilan.
La surveillance du risque de crédit est assumée par le Comité du crédit de l’Office, lequel relève de leur
Comité de planification des placements et est présidé par leur chef de l’exploitation. Présidé par leur
président et chef de la direction, le Comité de planification des placements est responsable de surveiller
et de gérer l’exposition au risque stratégique d’ensemble du portefeuille et de donner une orientation
stratégique aux services de placement. Le Comité du crédit conseille le Comité de planification des
placements en ce qui a trait à l’exposition au risque de crédit de l’ensemble du portefeuille et si des
changements sont justifiés à l’égard de la répartition du risque de crédit à l’intérieur des principales
limites établies par leur Conseil d’administration. Le Comité du crédit s’assure que les risque de crédit
17
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
sont repérés, évalués et surveillés sur une base régulière et qu’ils sont communiqués au moins une fois
par mois au Comité de planification des placements et au moins une fois par trimestre au Conseil
d’administration.
L’évaluation du risque de crédit et la présentation de rapports, à l’égard de celui-ci, sont effectuées par
des gestionnaires du risque professionnels du groupe de gestion du risque de placement de l’Office. Ce
dernier fournit des analyses et un aperçu qualitatifs et quantitatifs du risque de crédit et de la surveillance
des limites d’exposition enrichis d’une analyse détaillée de l’exposition au risque de crédit découlant d’un
placement ou d’un secteur particulier. La valeur à risque du crédit est la mesure commune du risque de
crédit dans toutes les stratégies de placement. Le groupe de gestion du risque de placement travaille en
étroite collaboration avec les services de placement pour fournir une évaluation des risques de crédit liés
aux opérations importantes. Des rapports détaillés sur l’exposition au risque de crédit sont fournis à la
direction de l’Office sur une base hebdomadaire et au moins une fois par mois à leur Comité du crédit et
à leur Comité de planification des placements.
L’Office gère le risque de crédit en fixant des limites d’exposition au risque de crédit global selon les
catégories de notation. Leur Conseil d’administration approuve les limites d’exposition au risque de
crédit au moins une fois par exercice. Une notation est attribuée aux contreparties selon celle qui a été
établie par une agence de notation reconnue, le cas échéant, et/ou au moyen d’un processus interne
d’évaluation du crédit. Si la notation établie à l’interne est inférieure à celle qui a été déterminée par une
agence de notation reconnue, elle a préséance. L’exposition au risque de crédit relatif à une contrepartie
est limitée à des montants maximaux qui sont précisés dans les politiques de placement. Afin de réduire
la concentration du risque de crédit relatif à une contrepartie donnée, leur Comité du crédit a également
établi des limites secondaires individuelles relatives à ces contreparties qui se situent à l’intérieur des
limites d’exposition au risque de crédit. Leur groupe de gestion du risque de placement évalue et
surveille quotidiennement ces limites secondaires et les limites d’exposition au risque de crédit à des fins
de conformité. Il présente également des rapports à leur Comité du crédit et à leur Comité de
planification des placements sur une base mensuelle, ou plus fréquemment au besoin.
Au 31 mars, la juste valeur des titres de créances et des dérivés négociés hors bourse qui fait l’objet
d’une exposition au risque de crédit, par catégorie de notation et compte non tenu de toute garantie
détenue ou autres améliorations du crédit, se détaille comme suit :
(en millions de dollars)
Notation
AAA/R-1 (élevé)
AA/R-1 (moyen)
A/R-1 (faible)
BBB/R-2 (faible)
BB/R-3
B
CCC
2010
1,2
Obligations
16 745
16 379
3 262
500
253
37 139
Titres du Prises en
marché
pension
1
1,3
monétaire de titres
11 281
1 501
2 052
2 502
13 333
4 003
Dérivés
négociés
hors
bourse
423
211
28
662
Placements
directs dans des
titres de créance
de sociétés
1
fermées
250
667
5
922
Total
29 950
18 642
5 792
500
503
667
5
56 059
% du
total
54
33
10
1
1
1
100
18
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
(en millions de dollars)
Notation
AAA/R-1 (élevé)
AA/R-1 (moyen)
A/R-1 (faible)
BBB/R-2 (faible)
BB/R-3
B
CCC
1,2
Obligations
8 257
15 627
4 127
229
28 240
Titres du
marché
1
monétaire
11 634
2 286
13 920
Prises en
pension
1,3
de titres
4 003
4 003
2009
Dérivés Placements directs
dans des titres de
négociés
créance de
hors
1
sociétés fermées
bourse
598
172
31
801
-
Total
20 489
18 085
8 161
229
46 964
% du
total
44
39
17
100
1
Comprend les intérêts courus.
Comprend les obligations indexées sur l’inflation.
3
Au 31 mars 2010, des titres à rendement fixe d’une juste valeur de 4 088 millions de dollars (4 084 millions en 2009) et dont la
notation s’établissait à AAA ont été reçus à titre de garantie afin d’atténuer l’exposition au risque de crédit découlant des prises
en pension de titres (se reporter à la note 7h).
2
L’exposition au risque de crédit des dérivés négociés hors bourse est atténuée par l’utilisation d’accords
cadres de compensation et de garanties. Les accords cadres de compensation sont conclus avec toutes
les contreparties de manière à ce que, en cas d’inexécution, tous les montants liés à la contrepartie en
défaut soient réglés sur une base nette. Des annexes visant à confirmer la situation du crédit sont
négociées avec certaines contreparties et exigent que des garanties, en espèces ou sous forme de titres
à rendement fixe, soient fournies à l’Office lorsque la juste valeur positive du contrat dérivé excède
certains seuils. Au 31 mars 2010, les accords cadres de compensation et les garanties détenues ont
contribué à réduire l’exposition au risque de crédit des dérivés négociés hors bourse, la faisant passer de
662 millions de dollars à 455 millions de dollars (801 millions à 432 millions en 2009).
De plus, l’Office est indirectement exposé au risque de crédit découlant des titres sous-jacents aux
placements des fonds.
(iii)
Risque de liquidité : Le risque de liquidité est le risque de ne pouvoir produire suffisamment de
liquidités ou d’équivalents en temps opportun et de façon efficiente pour respecter les engagements liés
aux placements et aux passifs liés aux placements lorsqu’ils viennent à échéance. L’Office réduit son
exposition au risque de liquidité au moyen de sa facilité de crédit non garantie (se reporter à la note 8)
d’un montant de 1,5 milliard de dollars (1,5 milliard en 2009) et grâce à sa capacité de vendre rapidement
certains placements négociés sur un marché actif. Ces placements comprennent un portefeuille de titres
liquides tels que des actions cotées en bourse, des titres du marché monétaire, des obligations
négociables et des obligations indexées sur l’inflation.
L’Office est également exposé au risque de liquidité découlant de sa responsabilité de prestataire de
services de gestion de la trésorerie au RPC (se reporter à la note 12). Afin de gérer le risque de liquidité
lié à ce programme de gestion des liquidités à court terme, les actifs requis pour ce programme sont
retirés du portefeuille et gérés séparément dans le portefeuille de liquidités affectées aux prestations. Le
risque de liquidité est également géré au moyen de l’investissement de ces actifs dans des instruments
liquides du marché monétaire, principalement dans le but d’assurer que le RPC dispose des liquidités
nécessaires pour respecter ses obligations de versements des prestations chaque jour ouvrable.
19
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
6.
Évaluation à la juste valeur
a) Le tableau suivant présente les placements et les passifs liés aux placements comptabilisés à la juste
valeur en fonction de l’analyse des données utilisées lors de leur évaluation, telles que :
•
les prix cotés sur des marchés actifs pour des actifs ou des passifs identiques (niveau 1);
•
les données autres que les prix cotés visés au niveau 1 qui sont observables pour l’actif ou le passif,
soit directement (comme les prix) ou indirectement (données calculées à l’aide des prix) (niveau 2);
•
les données qui ne sont pas fondées sur des données observables sur le marché pour l’actif ou le
passif (données non observables) (niveau 3).
20
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
(en millions de dollars)
Placements
Actions
Actions canadiennes
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
Actions étrangères sur les marchés établis
1
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
Actions sur les marchés émergents
1
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
Total des actions
Placements à revenu fixe
Obligations
Autres titres de créance
Titres du marché monétaire
Total des placements à revenu fixe
Stratégies de rendement absolu
Placements sensibles à l’inflation
Biens immobiliers privés
Infrastructures
Obligations indexées sur l’inflation
Total des placements sensibles à l’inflation
Sommes à recevoir sur les placements
Titres acquis en vertu de prises en pension
Intérêts courus
Sommes à recevoir sur les dérivés
Dividendes à recevoir
Total des sommes à recevoir sur les placements
Total des placements
Passifs liés aux placements
Passifs liés au financement par emprunt
Dette sur les biens immobiliers privés
Passifs liés aux dérivés
Total des passifs liés aux placements
Montants à recevoir au titre des opérations en cours
Montants à payer au titre des opérations en cours
Placements, montant net
1
Fondement de la détermination de la juste valeur
31 mars 2010
Niveau 1
Niveau 2
Niveau 3
Total
8 551
8 551
-
2
985
987
8 553
985
9 538
22 623
688
23 311
1 509
1 509
482
13 877
14 359
24 614
14 565
39 179
4 254
4 254
36 116
641
641
2 150
512
512
15 858
4 895
512
5 407
54 124
13 436
13 436
-
22 213
671
14 068
36 952
638
2 855
2 855
2 233
35 649
3 526
14 068
53 243
2 871
981
904
1 885
-
7 982
4 840
12 822
7 982
5 821
904
14 707
161
161
51 598
4 000
594
594
178
5 366
45 106
5
5
33 773
4 000
594
760
178
5 532
130 477
(20)
(20)
51 578
(1 303)
(947)
(249)
(2 499)
9 813
(10 086)
42 334
33 773
(1 303)
(947)
(269)
(2 519)
9 813
(10 086)
127 685
Comprend les placements dans les fonds.
21
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
b) Transferts entre les niveaux 1 et 2
Aucun transfert n’a eu lieu entre les niveaux 1 et 2 au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2010.
c) Rapprochements des justes valeurs classées au niveau 3
Le tableau suivant présente un rapprochement de la juste valeur des placements classés au niveau 3 de
la hiérarchie de la juste valeur pour l’exercice terminé le 31 mars 2010.
Gains (pertes)
inclus(e)s
Juste
dans le
revenu (la
valeur
au
perte) de
er
1 avril
placement
net(te)
2009
(en millions de dollars)
Achats
Transferts Transferts
au
hors du
1
Ventes
niveau 3
niveau 3
Juste
valeur
au
31 mars
2010
Variation des
gains (pertes)
non réalisé(e)s
sur les
placements
toujours détenus
au 31 mars 2010
Placements
Actions
Actions canadiennes
Actions de sociétés ouvertes
17
(15)
-
-
-
-
2
(15)
Actions de sociétés fermées
775
96
239
(125)
-
-
985
55
792
81
239
(125)
-
-
987
40
Actions étrangères sur les
marchés établis
Actions de sociétés ouvertes
2
360
122
-
-
-
-
482
122
13 056
(1 187)
3 521
(867)
-
(646)
13 877
(1 368)
13 416
(1 065)
3 521
(867)
-
(646)
14 359
(1 246)
240
42
232
(2)
-
-
512
45
240
42
232
(2)
-
-
512
45
14 448
(942)
3 992
(994)
-
(646)
15 858
(1 161)
530
231
554
(1)
1 541
-
2 855
968
530
231
554
(1)
1 541
-
2 855
968
1 301
(226)
1 520
(362)
-
-
2 233
(264)
Biens immobiliers privés
7 610
(1 194)
1 669
(103)
-
-
7 982
(1 194)
Infrastructures
Total des placements
sensibles à l’inflation
Sommes à recevoir sur les
placements
Sommes à recevoir sur les
dérivés
Total des sommes à recevoir
sur les placements
3 709
(660)
1 849
(58)
-
-
4 840
(641)
11 319
(1 854)
3 518
(161)
-
-
12 822
(1 835)
190
(63)
-
-
-
(122)
5
5
Actions de sociétés fermées
Actions sur les marchés
émergents
Actions de sociétés fermées
Total des actions
Placements à revenu fixe
Autres titres de créance
Total des placements à
revenu fixe
Stratégies de rendement
absolu
Placements sensibles à
l’inflation
1
2
190
(63)
-
-
-
(122)
5
5
27 788
(2 854)
9 584
(1 518)
1 541
(768)
33 773
(2 287)
Comprend le remboursement du capital.
Consistent en des placements dans des fonds.
22
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
Les gains ou les pertes inclus dans le revenu (la perte) de placement net(te) pour l’exercice terminé le
31 mars 2010 sont présentés à titre de gain net (perte nette) sur les placements (se reporter à la note
10).
Les placements ont été transférés du niveau 3 au niveau 1, car ils ont été inscrits sur un marché actif et
leur prix coté a pu être obtenu.
Les placements ont été transférés du niveau 2 au niveau 3, car leur évaluation est maintenant fondée sur
des données non observables.
La juste valeur des placements directs dans des actions de sociétés privées, des infrastructures, des
biens immobiliers privés, des titres de créance de sociétés fermées et certains dérivés est
essentiellement calculée d’après des hypothèses fondées sur des données non observables sur le
marché. La juste valeur de ces placements directs est fondée sur des méthodes d’évaluation reconnues
dans le secteur du placement qui peuvent comprendre l’utilisation d’estimations faites par la direction,
des évaluateurs, ou les deux lorsqu’un degré de jugement important est nécessaire. L’utilisation de
méthodes d’évaluation fondées sur des hypothèses raisonnables de rechange peut donner lieu à des
justes valeurs différentes au 31 mars 2010. La direction a déterminé que l’incidence potentielle de
l’utilisation de ces hypothèses raisonnables de rechange sur la juste valeur serait négligeable.
7.
Placements et passifs liés aux placements
Tel que mentionné dans la note 1, le rôle de l’Office est de placer l’actif en vue d’un rendement maximal tout
en évitant des risques de pertes indus et compte tenu des facteurs pouvant avoir un effet sur le financement
du RPC ainsi que sur sa capacité de s’acquitter, chaque jour ouvrable, de ses obligations financières. Afin
de remplir son mandat, l’Office investit ses actifs et gère et atténue les risques financiers au moyen du cadre
redditionnel en ce qui a trait au risque et au rendement qui est inclus dans les politiques en matière de
placement établies conformément au règlement de l’Office.
a) Actions
(i) Les placements en actions de sociétés ouvertes sont effectués directement ou par l’intermédiaire de
fonds. Au 31 mars 2010, les actions de sociétés ouvertes comprenaient des placements dans des
fonds d’une juste valeur de 2 631 millions de dollars (1 730 millions en 2009).
(ii) Les placements en actions de sociétés fermées sont généralement effectués directement ou au
moyen de participations dans des sociétés en commandite pour une durée type de 10 ans. Les
placements en actions de sociétés fermées constituent des participations ou des placements
présentant les caractéristiques de risque et de rendement propres aux actions. Au 31 mars 2010, les
actions de sociétés fermées comprenaient des placements directs d’une juste valeur de 3 997
millions de dollars (2 906 millions en 2009).
b) Placements à rendement fixe
(i)
Les obligations consistent en des obligations négociables et des obligations non négociables du
gouvernement canadien.
Les obligations non négociables émises par les provinces avant 1998 sont assorties, en vertu de la
Loi, d’une clause de renouvellement qui permet à leurs émetteurs de renouveler, à leur gré, les
obligations arrivées à échéance pour une durée supplémentaire de 20 ans, à un taux fondé sur les
taux d’intérêt d’emprunt sur les marchés financiers en vigueur dans la province au moment du
renouvellement. Les obligations non négociables sont également rachetables au gré des émetteurs
avant leur échéance.
23
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
Plutôt que l’exercice du droit de renouvellement prévu par la Loi décrit au paragraphe précédent,
l’Office a conclu des ententes avec les provinces, selon lesquelles celles-ci peuvent rembourser leurs
obligations et faire en sorte que l’Office achète simultanément une ou plusieurs obligations de
remplacement dont le capital ne dépasse pas celui du titre arrivé à échéance et dont la durée est
d’au moins cinq ans et d’au plus 30 ans. Ces obligations de remplacement sont assorties d’une
clause de renouvellement qui permet à l’émetteur de renouveler, à son gré, l’obligation pour des
durées successives d’au moins cinq ans, sous réserve dans tous les cas d’un maximum de 30 ans
après la date d’échéance. Les obligations de remplacement sont également rachetables au gré des
émetteurs avant leur échéance.
Les échéances des obligations négociables et non négociables, compte non tenu de toute option de
renouvellement ou des intérêts courus, s’établissaient comme suit au 31 mars :
2010
Échéances
Moins
de 1 an
(en millions de dollars)
Obligations négociables
Gouvernement du Canada
Gouvernements provinciaux
canadiens
Sociétés d’État canadiennes
Gouvernements étrangers
80
Obligations de sociétés
1
Total des obligations
négociables
81
Obligations non négociables
Gouvernement du Canada
434
Gouvernements provinciaux
canadiens
1 708
Total des obligations non
négociables
2 142
2 223
(ii)
2009
Rendement
effectif
Total
moyen
Total
Rendement
effectif
moyen
869
2,9%
1 an à
5 ans
6 à 10
ans
Plus de
10 ans
2 046
756
800
3 602
3,4%
770
2 463
1 510
431
656
411
1 012
539
1 046
344
555
16
2 472
3 218
3 157
987
4,4
3,5
2,6
4,6
7 220
3 374
2 761
13 436
30
-
-
464
0,8
584
0,9
4 694
2 316
13 031
21 749
4,5
22 081
4,6
4 724
11 944
2 316
5 690
13 031
15 792
22 213
35 649
4,1%
22 665
26 915
4,5%
955
1 971
455
4,6
3,3
7,8
4 250
Les autres titres de créance consistent en des placements dans des fonds de titres de créance privés
et des fonds de placements hypothécaires en difficulté ainsi qu’en des placements directs dans des
titres de créance de sociétés fermées. Les échéances des placements directs dans des titres de
créance de sociétés fermées s’établissaient comme suit au 31 mars :
2010
Échéances
(en millions de dollars)
Prêts adossés
Moins
de 1 an
-
1 an à
5 ans
698
6 à 10
ans
217
Plus de
10 ans
-
2009
Rendement
moyen
Total
effectif
915
7,5%
Total
-
Rendement
moyen
effectif
-
c) Stratégies de rendement absolu
Les stratégies de rendement absolu consistent en des placements dans des fonds qui ont pour objectif de
générer des rendements positifs indépendamment de la conjoncture du marché, c’est-à-dire des rendements
pour lesquels il existe une faible corrélation avec les indices globaux du marché. Les titres sous-jacents des
fonds peuvent comprendre, sans toutefois s’y limiter, des actions, des titres à rendement fixe et des dérivés.
24
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
d) Placements sensibles à l’inflation
(i) L’Office investit dans l’immobilier par l’intermédiaire d’actions de sociétés cotées en bourse, de fonds
et de placements dans des biens immobiliers privés.
Les placements immobiliers privés sont détenus par des filiales en propriété exclusive et sont gérés
pour le compte de l’Office par des gestionnaires de placements, dans le cadre d’arrangements de
copropriété. Au 31 mars 2010, la quote-part des filiales dans ces placements comprenait 7 982
millions de dollars d’actifs (7 610 millions en 2009) et 947 millions de dollars de dette garantie (930
millions en 2009). Les échéances des remboursements en capital non actualisés de la dette garantie
au 31 mars se présentaient comme suit :
2010
2009
Échéances
(en millions de dollars)
Dette sur les biens
immobiliers privés
Moins
de 1 an
1 an à
5 ans
444
337
6 à 10 Plus de
ans 10 ans
189
120
Total
1 090
Taux
d’intérêt
Juste moyen
valeur pondéré
947
Juste
Total valeur
6,0% 1,011
930
Taux
d’intérêt
moyen
pondéré
6,6%
Les placements dans les biens immobiliers privés comprennent des investissements dans des
coentreprises. La quote-part de l’Office dans les coentreprises se résume comme suit :
Quote-part de l’actif net
Au 31 mars
2010
2009
(en millions de dollars)
5 259
4 860
(947)
(930)
4 312
3 930
Actif
Passif
Quote-part du bénéfice net
Pour les exercices terminés le 31 mars
2010
2009
(en millions de dollars)
584
567
(364)
(363)
220
204
Revenus
Charges
(ii) En général, les placements en infrastructures s’effectuent directement, mais peuvent également être
faits au moyen de participations dans des sociétés en commandite dont la durée type est de 10 ans.
Au 31 mars 2010, les placements en infrastructures comprennent des placements directs d’une juste
valeur de 4 395 millions de dollars (3 154 millions en 2009).
(iii) Les échéances des obligations indexées sur l’inflation au 31 mars se présentent comme suit :
2010
Échéances
(en millions de dollars)
Obligations indexées sur
l’inflation
2009
Moins
de 1 an
1 an à
5 ans
6 à 10
ans
Plus de
10 ans
Total
-
141
117
646
904
Rendement
effectif
moyen
3,4%
Total
Rendement
effectif
moyen
775
2,8 %
25
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
e) Titres vendus en vertu de conventions de rachat et titres acquis en vertu de prises en pension de
titres
Au 31 mars 2010, les titres vendus en vertu de conventions de rachat s’établissaient à néant (99 millions en
2009). Les échéances des titres acquis en vertu de prises en pension de titres au 31 mars se présentaient
comme suit :
2010
Échéances
(en millions of dollars)
Titres acquis en vertu de
prises en pension
f)
2009
Moins
de 1 an
1 an à
5 ans
6 à 10
ans
Plus de
10 ans
Total
1 500
2 500
-
-
4 000
Rendement
effectif
moyen
1,9%
Total
Rendement
effectif
moyen
4 000
2,1%
Contrats dérivés
Un contrat dérivé est un contrat financier dont la valeur est fonction de celle des actifs, indices, taux d’intérêt
ou taux de change ou autres données du marché sous-jacents. Les dérivés sont négociés sur des bourses
réglementées ou hors bourse.
Les montants nominaux des contrats dérivés représentent les montants contractuels auxquels un taux ou un
cours est appliqué pour le calcul des flux de trésorerie à échanger. Les montants nominaux servent à
déterminer les gains et les pertes, ainsi que la juste valeur des contrats. Ils ne sont pas comptabilisés
comme des actifs ni des passifs dans le bilan consolidé. Les montants nominaux ne représentent pas
nécessairement le montant lié au risque de marché ou le montant lié au risque de crédit qui pourrait découler
d’un contrat dérivé.
La juste valeur de ces contrats est comptabilisée au titre des sommes à recevoir sur les dérivés et des
passifs liés aux dérivés du tableau consolidé des placements.
L’Office a recours à des dérivés pour générer des rendements à valeur ajoutée et limiter ou ajuster
l’exposition aux risques de marché, de crédit, de taux d’intérêt, de change et aux autres risques financiers
sans qu’il soit nécessaire d’acheter ou de vendre directement l’instrument sous-jacent.
(i)
L’Office utilise différents types de produits dérivés, qui sont décrits ci-dessous :
Contrats sur actions
Les contrats à terme sur actions sont des contrats standardisés négociés en bourse et qui visent
l’achat ou la vente d’une quantité précise de titres d’un indice boursier, d’un panier d’actions ou
encore d’une action particulière à un prix et à une date ultérieure prédéterminés. Les contrats à
terme standardisés peuvent être réglés au moyen d’un montant en espèces ou exiger la livraison
physique de l’actif sous-jacent.
Les swaps sur actions sont des contrats négociés hors bourse en vertu desquels une contrepartie
accepte de verser ou de recevoir des flux de trésorerie fondés sur les variations de la valeur d’un
indice boursier, d’un panier d’actions ou d’une action particulière en échange d’un rendement fondé
sur un taux d’intérêt fixe ou variable ou du rendement d’un autre instrument.
Les swaps de variance sont des contrats négociés hors bourse et qui visent l’échange de flux de
trésorerie selon l’écart réalisé entre la valeur d’un indice boursier, d’un panier d’actions ou d’une
action particulière et le prix d’exercice déterminé dans le contrat.
Les options sur actions sont des accords contractuels en vertu desquels le vendeur donne à
l’acheteur le droit, mais non l’obligation, d’acheter ou de vendre, à une date déterminée ou avant
26
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
cette date, une quantité précise de titres d’un indice boursier, d’un panier d’actions ou encore d’une
action particulière à un prix déterminé d’avance. Le vendeur reçoit une prime de l’acheteur en
contrepartie de ce droit. L’Office achète et vend des options sur actions. Les options sur actions
peuvent être négociées sur des bourses réglementées ou hors bourse en quantité standardisée ou
en une quantité convenue par les contreparties.
Les bons de souscription sont négociés hors bourse et en bourse. En vertu de ces bons de
souscription, l’émetteur donne à l’acheteur le droit, mais non l’obligation, d’acheter, à une date
déterminée ou avant cette date, une quantité précise d’actions de l’émetteur à un prix déterminé
d’avance.
Contrats de change
Les contrats de change sont des contrats négociés sur le marché hors bourse et conclus entre deux
contreparties, qui visent l’achat ou la vente d’une quantité précise de devises à un prix et à une date
ultérieure prédéterminés. Ces contrats permettent de fixer le taux de change futur pour une certaine
période de temps.
Contrats sur taux d’intérêt
Les contrats à terme standardisés sur obligations sont négociés sur une bourse et visent l’achat ou la
vente d’une quantité précise de titres d’un indice sur obligations, d’un panier d’obligations ou encore
d’une obligation particulière à un prix et à une date ultérieure prédéterminés. Les contrats à terme
standardisés peuvent être réglés au moyen d’un montant en espèces ou exiger la livraison physique
de l’actif sous-jacent.
Les contrats à terme de gré à gré sur taux d’intérêt sont négociés hors bourse, négociés entre deux
contreparties et visent l’achat ou la vente d’une quantité précise d’instruments financiers sensibles
aux taux d’intérêt, à un prix et à une date ultérieure prédéterminés. Ces contrats permettent de fixer
le taux d’intérêt futur pour une certaine période de temps.
Les swaps sur obligations et les swaps sur obligations indexées sur l’inflation sont des contrats
négociés hors bourse en vertu desquels les contreparties échangent le rendement d’une obligation,
d’une obligation indexée sur l’inflation ou d’un groupe de ces instruments contre un taux d’intérêt fixe
ou variable ou le rendement d’un autre instrument.
Les swaps de taux d’intérêt sont des contrats négociés hors bourse en vertu desquels les
contreparties échangent des flux de trésorerie dans une seule devise en fonction de différents taux
d’intérêt appliqués à un montant nominal. Aux termes d’un swap de taux d’intérêt type, une partie est
tenue de payer un taux d’intérêt fixe du marché en échange d’un taux d’intérêt variable du marché,
les deux étant calculés à partir du même montant nominal de référence. Le montant nominal n’est
pas échangé. Les swaps de devises comprennent l’échange des intérêts et du montant nominal dans
deux devises différentes.
Contrats de crédit
Les swaps sur défaillance sont des contrats négociés hors bourse qui permettent de transférer le
risque de crédit découlant d’un instrument financier sous-jacent (actif référencé) d’une contrepartie à
une autre. L’Office achète des swaps sur défaillance qui fournissent une protection contre la baisse
de valeur d’un instrument financier sous-jacent (actif référencé) qui pourrait découler d’un événement
de crédit précis tel qu’un défaut de paiement ou une faillite. L’acheteur verse une prime au vendeur
en contrepartie d’un paiement déterminé en fonction de l’incident de crédit touchant l’actif référencé.
27
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
(ii)
Risque lié aux dérivés
Les principaux risques liés aux dérivés sont les suivants :
Risque de marché
La valeur positive ou négative générée par les dérivés est fonction de la variation de la valeur des
actifs sous-jacents, de la fluctuation des indices, des taux d’intérêt, des taux de change ou de la
variation d’autres facteurs liés au marché, selon que les modalités des dérivés conclus
précédemment deviennent plus ou moins avantageuses par rapport à des contrats assortis de
modalités semblables et d’une même durée résiduelle qui pourraient être négociés dans le contexte
actuel du marché. Le potentiel d’augmentation ou de diminution de la valeur des dérivés attribuable
aux facteurs susmentionnés est généralement appelé risque de marché.
Le risque de marché lié aux dérivés est une composante du risque de marché lié au portefeuille
global, lequel est géré au moyen du cadre redditionnel en ce qui a trait au risque et au rendement,
comme il est décrit à la note 5.
Risque de crédit
Le risque de crédit est le risque de subir une perte financière si une contrepartie fait défaut à ses
obligations envers l’Office. L’exposition maximale au risque de crédit est représentée par la juste
valeur positive de l’instrument dérivé et correspond habituellement à une petite fraction du montant
nominal du contrat. Les dérivés négociés hors bourse présentent en général un risque de crédit plus
élevé que les contrats négociés en bourse. Le risque de crédit lié aux contrats négociés en bourse
est restreint, car ces opérations sont exécutées dans des bourses réglementées qui sont chacune
associées à une chambre de compensation dotée de capitaux suffisants pour assumer l’obligation du
vendeur d’un contrat et garantir son exécution.
L’Office limite le risque de crédit lié aux contrats négociés hors bourse de plusieurs façons,
notamment en négociant uniquement avec des contreparties autorisées présentant une qualité de
crédit minimale et en limitant l’exposition maximale à une seule contrepartie, ainsi que par l’utilisation
d’accords cadres de compensation et de garanties comme il est mentionné à la note 5.
28
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
(iii) La juste valeur des contrats dérivés détenus s’établit comme suit :
Au 31 mars 2010
(en millions de dollars)
Contrats sur actions
Contrats à terme sur actions
Swaps sur actions
Swaps de variance
Options achetées négociées en bourse
Options vendues sur le marché hors cote
Bons de souscription
Total des contrats sur actions
Contrats sur devises
Contrats à terme de gré à gré
Total des contrats sur devises
Contrats sur taux d’intérêt
Contrats à terme sur obligations
Contrats à terme de gré à gré sur taux
d’intérêt
Swaps sur obligations
Swaps sur obligations indexées sur
l’inflation
Swaps sur taux d’intérêt
Swaps sur devises
Total des contrats sur taux d’intérêt
Contrats de crédit
Swaps sur défaillance
Total des contrats de crédit
Moins : garantie en espèces reçue en vertu
de contrats dérivés
1
Juste
valeur
positive
Juste
valeur
négative
Juste
valeur
nette
Pour l’exercice terminé
le 31 mars 2010
Juste
valeur Juste valeur
moyenne
moyenne
1
1
positive
négative
1
340
42
1
–
164
548
(19)
(86)
(23)
(1)
(57)
–
(186)
(18)
254
19
–
(57)
164
362
17
455
19
1
–
150
642
(30)
(220)
(67)
(35)
(44)
–
(396)
159
159
(56)
(56)
103
103
223
223
(162)
(162)
–
–
–
1
(1)
–
2
–
–
–
2
–
3
–
(4)
78
17
10
107
–
(9)
–
(9)
78
8
10
98
55
20
2
81
(6)
(4)
(159)
(174)
14
14
828
(18)
(18)
(269)
(4)
(4)
559
8
8
954
(10)
(10)
(742)
(68)
760
–
(269)
(68)
491
–
954
–
(742)
Selon les valeurs de fin de mois.
29
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
Au 31 mars 2009
(en millions de dollars)
Contrats sur actions
Contrats à terme sur actions
Swaps sur actions
Swaps de variance
Options achetées négociées en bourse
Options vendues sur le marché hors cote
Bons de souscription
Total des contrats sur actions
Contrats sur devises
Contrats à terme de gré à gré
Total des contrats sur devises
Contrats sur taux d’intérêt
Contrats à terme sur obligations
Contrats à terme de gré à gré sur taux
d’intérêt
Swaps sur obligations
Swaps sur obligations indexées sur
l’inflation
Swaps sur taux d’intérêt
Swaps sur devises
Total des contrats sur taux d’intérêt
Contrats de crédit
Swaps sur défaillance
Total des contrats de crédit
Moins : garantie en espèces reçue en vertu
de contrats dérivés
1
Pour l’exercice terminé
le 31 mars 2009
Juste
valeur Juste valeur
moyenne
moyenne
1
1
positive
négative
Juste
valeur
positive
Juste
valeur
négative
Juste
valeur
nette
51
470
6
–
–
190
717
(1)
(273)
(138)
–
(128)
–
(540)
50
197
(132)
–
(128)
190
177
36
363
4
–
–
172
575
(34)
(425)
(84)
–
(99)
–
(642)
122
122
(165)
(165)
(43)
(43)
153
153
(212)
(212)
1
–
1
–
–
–
6
–
–
–
6
–
7
–
(8)
193
3
–
203
–
(2)
(412)
(414)
193
1
(412)
(211)
31
3
–
41
(45)
–
(238)
(291)
–
–
1 042
(1)
(1)
(1 120)
(1)
(1)
(78)
–
–
769
(1)
(1)
(1 146)
–
1 042
–
(1 120)
–
(78)
–
769
–
(1 146)
Selon les valeurs de fin de mois.
30
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
(iv) L’échéance des montants nominaux liés aux contrats dérivés détenus au 31 mars se détaille comme
suit :
2010
2009
Échéances
(en millions de dollars)
Moins
de 1 an
1 an à
5 ans
6 à 10
ans
Plus
de
10 ans
Moins
de 1 an
Total
1 an à
5 ans
6 à 10
ans
Total
Contrats sur actions
Contrats à terme sur actions
Swaps sur actions
Swaps de variance
Options achetées négociées
en bourse
Options vendues sur le marché
hors cote
Bons de souscription
5 353
-
-
-
5 353
3 781
-
-
3 781
16 706
2 413
-
-
19 119
14 363
1 296
-
15 659
90
423
4 536
-
5 049
3
110
4 877
4 990
40
-
-
-
40
-
-
-
-
214
-
-
-
214
-
265
-
265
33
437
19
-
489
59
377
8
444
22 436
3 273
4 555
-
30 264
18 206
2 048
4 885
25 139
Contrats à terme de gré à gré
32 747
-
-
-
32 747
16 597
-
-
16 597
Total des contrats sur devises
32 747
-
-
-
32 747
16 597
-
-
16 597
Contrats à terme sur obligations
Contrats à terme de gré à gré sur
taux d’intérêt
270
-
-
-
270
379
-
-
379
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Swaps sur obligations
Swaps sur obligations indexées
sur l’inflation
338
-
-
-
338
1 469
-
-
1 469
3 099
Total des contrats sur actions
Contrats sur devises
Contrats sur taux d’intérêt
3 345
-
-
28
3 373
3 099
-
-
Swaps sur taux d’intérêt
-
939
407
105
1 451
-
546
46
592
Swaps sur devises
Total des contrats sur taux
d’intérêt
-
-
133
-
133
1 477
-
-
1 477
3 953
939
540
133
5 565
6 424
546
46
7 016
-
436
348
-
784
-
74
25
99
Contrats de crédit
Swaps sur défaillance
Total des contrats de crédit
-
436
348
-
784
-
74
25
99
59 136
4 648
5 443
133
69 360
41 227
2 668
4 956
48 851
g) Passifs liés au financement par emprunt
Au 31 mars, l’échéancier des remboursements de capital non actualisés relativement aux passifs liés au
financement par emprunt se présente comme suit :
2010
2009
Échéances
(en millions de dollars)
Papier commercial à payer
D’ici
1 mois
1à3
mois
3à6
mois
Total
Juste
valeur
779
333
191
1 303
1 303
Taux
d’intérêt
moyen
pondéré
0,3%
Total
Juste
valeur
-
-
Taux
d’intérêt
moyen
pondéré
-
31
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
h) Garanties
Les opérations liées à des garanties sont réalisées selon les modalités habituelles des ententes de garantie.
La juste valeur nette des titres détenus et donnés en garantie aux 31 mars se détaille comme suit :
1
Titres à revenu fixe détenus à titre de garantie liée aux conventions de revente
Trésorerie détenue à titre de garantie liée aux opérations sur des dérivés
négociés hors bourse
Titres à revenu fixe donnés en garantie dans le cadre de conventions de rachat
Titres donnés en garantie sur des garanties (note 14c)
1
2010
2009
(en millions de dollars)
4 088
4 084
68
(120)
4 036
(100)
3 984
Au 31 mars 2010, la juste valeur des titres détenus à titre de garantie pouvant être vendus ou de nouveau donnés en garantie
s’élève à 3 923 millions de dollars (3 923 millions de dollars en 2009). Au 31 mars 2010, la juste valeur des titres vendus ou de
nouveau donnés en garantie est de néant (néant en 2009).
8.
Facilités de crédit
L’Office maintient des facilités de crédit non garanties de 1,5 milliard de dollars (1,5 milliard en 2009) pour
répondre à des besoins éventuels de liquidités. Au 31 mars 2010, aucun montant n’avait été tiré sur les
facilités de crédit (néant en 2009).
9.
Créditeurs et charges à payer
Les créditeurs et les charges à payer se détaillent comme suit :
2010
2009
(en millions de dollars)
Charges d’exploitation
Pensions et prestations à payer
Impôts déduits à remettre à l’Agence du revenu du Canada
131
224
120
475
124
229
115
468
32
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
10.
Revenu (perte) de placement net(te)
Le revenu (la perte) de placement net(te) est présenté(e) déduction faite des coûts de transaction et des frais
de gestion des placements.
Le revenu (la perte) de placement net(te) par catégories d’actifs en fonction de l’objectif des stratégies de
placement des portefeuilles sous-jacents. Pour l’exercice terminé le 31 mars, le revenu (la perte) de
placement net(te), compte tenu des contrats dérivés, des créances sur placements et des passifs liés aux
placements, s’établit comme suit :
(en millions de dollars)
Actions
Actions canadiennes
Actions de sociétés
ouvertes
Actions de sociétés fermées
Actions étrangères sur les
marchés établis
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
Actions sur les marchés
émergents
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
Placements à rendement fixe
Obligations
Autres titres de créance
5
Titres du marché monétaire
Passifs liés au financement
par emprunt
Placements sensibles à
l’inflation
Biens immobiliers publics
Biens immobiliers privés
Infrastructures
Obligations indexées sur
l’inflation
Intérêts sur solde
d’exploitation
Revenu
(perte) de
1
placement
2010
Gain net
Total du
(perte nette) revenu (de
sur les la perte) de
2,3,4
placements
placement
Frais de
gestion des
placements
Coûts
de
transaction
Revenu
(perte) de
placement
net(te)
178
30
208
5 707
100
5 807
5 885
130
6 015
(1)
(17)
(18)
(23)
(23)
5 861
113
5 974
706
178
884
6 135
(1 175)
4 960
6 841
(997)
5 844
(37)
(220)
(257)
(49)
(7)
(56)
6 755
(1 224)
5 531
115
1
116
1 208
1 946
38
1 984
12 751
2 061
39
2 100
13 959
(1)
(27)
(28)
(303)
(2)
(2)
(81)
2 058
12
2 070
13 575
1 320
124
108
84
1 337
385
1 404
1 461
493
(13)
(84)
(1)
(7)
1 404
1 447
402
(2)
1 550
1 806
(2)
3 356
(97)
(8)
(2)
3 251
7
406
267
95
(1 141)
(512)
102
(735)
(245)
(60)
(6)
(1)
(27)
(31)
101
(822)
(282)
13
693
382
(1 176)
395
(483)
(66)
(59)
395
(608)
1
3 452
13 381
1
16 833
(466)
(148)
1
16 219
33
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
2009
(en millions de dollars)
Actions
Actions canadiennes
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
Actions étrangères sur les
marchés établis
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
Actions sur les marchés
émergents
Actions de sociétés ouvertes
Actions de sociétés fermées
Placements à rendement fixe
Obligations
Autres titres de créance
5
Titres du marché monétaire
Passifs liés au financement par
emprunt
Placements sensibles à
l’inflation
Biens immobiliers publics
Biens immobiliers privés
Infrastructures
Obligations indexées sur
l’inflation
Intérêts sur solde
d’exploitation
1
2
3
4
5
Gain net
(perte nette)
sur les
2,3,4
placements
Total du
revenu (de
la perte) de
placement
Frais de
gestion des
placements
Coûts
de
transaction
Revenu
(perte) de
placement
net(te)
339
11
350
(9 012)
(69)
(9 081)
(8 673)
(58)
(8 731)
(1)
(11)
(12)
(19)
(2)
(21)
(8 693)
(71)
(8 764)
1 617
57
1 674
(12 154)
(2 665)
(14 819)
(10 537)
(2 608)
(13 145)
(28)
(222)
(250)
(27)
(7)
(34)
(10 592)
(2 837)
(13 429)
3
–
3
2 027
(101)
(15)
(116)
(24 016)
(98)
(15)
(113)
(21 989)
(1)
(25)
(26)
(288)
(6)
–
(6)
(61)
(105)
(40)
(145)
(22 338)
–
–
–
1 946
(1 306)
(234)
Revenu
(perte) de
1
placement
1 308
638
1 946
–
2
100
(1 295)
(314)
(1 293)
(214)
(13)
(20)
–
1,410
–
(971)
–
439
–
(33)
–
–
–
406
18
320
237
(269)
(1 485)
(295)
(251)
(1 165)
(58)
(8)
(49)
(5)
(1)
(11)
(20)
(260)
(1 225)
(83)
55
630
(131)
(2 180)
(76)
(1 550)
–
(62)
–
(32)
(76)
(1 644)
6
4 073
–
(27 167)
6
(23 094)
–
(383)
–
(93)
6
(23 570)
Comprend les intérêts créditeurs, les dividendes, le bénéfice d’exploitation provenant des placements dans les biens immobiliers
privés (déduction faite des intérêts débiteurs) et les intérêts débiteurs sur les passifs liés au financement par emprunt et les
conventions de rachat.
Comprend les gains et les pertes réalisés sur les placements, les gains et les pertes non réalisés sur les placements détenus à la fin
de l’exercice ainsi que les autres charges liées aux placements.
Comprend des pertes de change de 10 052 millions de dollars (gains de change de 6 789 millions en 2009).
Comprend des pertes nettes non réalisées de 1 257 millions de dollars (1 209 millions en 2009) qui correspondent à la variation de la
juste valeur estimative des placements directs dans des actions de sociétés fermées, des infrastructures, des biens immobiliers
privés, des titres de créance de sociétés fermées et certains dérivés pour lesquelles la juste valeur est essentiellement calculée
d’après des hypothèses fondées sur des données non observables sur le marché.
Comprend les stratégies de rendement absolu.
34
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
11.
Charges d’exploitation
2010
2009
(en millions de dollars)
Charges générales d’exploitation
Salaires et avantages sociaux
Honoraires de services professionnels et services-conseils
12.
321
393
20
734
309
364
21
694
Responsabilités liées à l’actif net et à l’évolution de l’actif net
La gestion des actifs et des activités du RPC est partagée entre différents ministères fédéraux et l’Office
d’investissement du RPC. L’Office est responsable de l’investissement de la majorité des actifs du RPC,
tandis que le gouvernement du Canada (GdC), par l’entremise de différents ministères fédéraux, effectue la
gestion des actifs restants ainsi que du recouvrement des cotisations faites au RPC et la gestion et le
paiement des prestations du RPC. Afin de démontrer la responsabilité de chaque partie, le tableau suivant
présente une information sommaire sur les portions de l’actif et du passif et sur les sources de revenus et
charges gérées par le GdC et l’Office.
(en millions de dollars)
Actif
Passif
Actif net
Revenus (pertes)
Cotisations
Revenus (pertes) de placement
Charges
Pensions et prestations
Charges d’exploitation
Augmentation (diminution) de l’actif
net
GdC
2010
Office
Total
GdC
2009
Office
Total
4 164
374
3 790
140 336
12 706
127 630
144 500
13 080
131 420
4 886
365
4 521
112 486
6 985
105 501
117 372
7 350
110 022
36 276
1
36 277
–
16 218
16 218
36 276
16 219
52 495
36 506
6
36 512
–
(23 576)
(23 576)
36 506
(23 570)
12 936
30 363
498
30 861
–
236
236
30 363
734
31 097
29 005
505
29 510
–
189
189
29 005
694
29 699
5 416
15 982
21 398
7 002
(23 765)
(16 763)
er
Conformément à l’article 108.1 de la loi sur le RPC et à l’Accord en date du 1 avril 2004, les sommes non
nécessaires à l’atteinte des obligations spécifiques du RPC sont transférées hebdomadairement à l’Office.
Les fonds proviennent des cotisations au RPC de la part des employeurs et des employés et des intérêts
créditeurs générés par le dépôt auprès du receveur général.
En septembre 2004, l’Office assumait la responsabilité d’offrir des services de gestion de la trésorerie au
RPC, incluant un retour périodique, sur une base mensuelle au minimum, des fonds nécessaires pour couvrir
les prestations et les charges du RPC.
Durant l’exercice terminé le 31 mars 2010, un total de 30,3 milliards de dollars a été transféré à l’Office et un
total de 24,2 milliards de dollars a été retourné au RPC pour satisfaire ses besoins de trésorerie.
35
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
Activités durant l’exercice
2010
2009
(en millions de dollars)
Office d’investissement du régime de pensions du Canada
Transferts cumulatifs à l’Office au début de l’exercice
Transferts de fonds à l’Office
Transferts cumulatifs à l’Office à la fin de l’exercice
Transferts cumulatifs de l’Office au début de l’exercice
Transferts de fonds de l’Office
Transferts cumulatifs de l’Office à la fin de l’exercice
Transferts cumulatifs nets à l’Office
13.
182 204
30 308
212 512
153 073
29 131
182 204
(85 282)
(24 161)
(109 443)
103 069
(62 714)
(22 568)
(85 282)
96 922
Engagements
L’Office s’est engagé à conclure des opérations de placement qui seront financées au cours des prochains
exercices conformément aux modalités convenues. Au 31 mars 2010, les engagements en cours totalisent
18,0 milliards de dollars (23,9 milliards en 2009).
Au 31 mars 2010, l’Office s’est également engagé à rembourser pour une filiale des obligations
échangeables d’un montant maximal de 0,2 milliard de dollars (néant en 2009) et à fournir à certaines filiales
des facilités de crédit inter-sociétés d’un montant maximal de 0,6 milliard de dollars (néant en 2009).
Au 31 mars 2010, l’Office a pris des engagements de location et d’autres engagements pour un montant
s’élevant à 39,5 millions de dollars (54,7 millions en 2009) au titre de baux qui seront payés au cours des huit
prochains exercices.
14.
Éventualités
a) Appels concernant le paiement de pensions et de prestations
Au 31 mars 2010, il existait 7 449 appels (6 810 en 2009) concernant le paiement de prestations d’invalidité
du RPC. Ces éventualités sont estimées de façon raisonnable, en utilisant des données historiques, à un
montant de 72 millions de dollars (71 millions en 2009), lequel a été comptabilisé comme une charge à payer
dans les états financiers 2009-2010 du RPC.
b) Autres réclamations et actions en justice
Dans le cours normal des affaires, le RPC est engagé dans diverses réclamations et actions en justice. Bien
que le montant des réclamations puisse être important, leur dénouement ne peut être évalué. Le RPC
comptabilise une provision pour les réclamations et les actions en justice lorsqu'il est probable qu'un
paiement soit fait et qu'un estimé raisonnable puisse être fait. Aucune provision n'a été comptabilisée dans
les états financiers de 2009-2010 et 2008-2009 pour ces réclamations et actions en justice.
36
Régime de pensions du Canada
Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé le 31 mars 2010
c)
Garanties
Dans le cadre de certaines opérations de placement conclues au cours de l’exercice terminé le 31 mars
2010, l’Office s’est engagé auprès de ses contreparties à garantir un montant pouvant atteindre 0,6 milliard
de dollars dans le cas où certaines filiales et d’autres entités ne respectaient pas les modalités de l’emprunt
et d’autres ententes connexes. Jusqu’à présent, l’Office n’a reçu aucune réclamation ni effectué aucun
paiement de garanties.
d) Indemnisations
L’Office fournit des indemnisations à ses dirigeants, à ses administrateurs, à certaines autres personnes et,
dans certains cas, à diverses contreparties et autres entités. L’Office peut être tenu d’indemniser ces parties
pour les coûts engagés par suite de diverses éventualités, telles que des modifications législatives ou
réglementaires et des poursuites. La nature atypique des conventions d’indemnisation empêche l’Office de
faire une estimation raisonnable des paiements potentiels maximaux qu’il pourrait être tenu d’effectuer.
Jusqu’à présent, l’Office n’a pas reçu de demandes ni effectué de paiements d’indemnisation.
15.
Opérations entre apparentés
En plus des opérations déjà présentées dans les autres notes afférentes aux états financiers consolidés, le
RPC a 3 854 millions de dollars (4 662 millions en 2009) de cotisations à recevoir de l’Agence du revenu du
Canada.
Le RPC effectue des opérations avec le gouvernement du Canada dans le cours normal de ses activités,
lesquelles sont inscrites à la valeur d’échange. Les charges sont déterminées d’après une estimation de la
répartition des coûts et sont imputés au RPC conformément à un protocole d’entente.
Opérations de l’exercice
2010
2009
(en millions de dollars)
Administration des pensions et des prestations, locaux et services ministériels
Ressources humaines et Développement des compétences Canada
329
345
Perception des cotisations et services d’enquêtes
Agence du revenu du Canada et Gendarmerie royale du Canada
154
146
13
12
2
498
2
505
Émission des chèques et services informatiques
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Services actuariels
Bureau du surintendant des institutions financières et ministère des Finances
16.
Information correspondante
Certains chiffres correspondants ont été reclassés pour se conformer à la présentation de l’exercice courant.
37
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising