Statistique s canadiennes sur le cancer Des questions sur le cancer?

Statistique s canadiennes sur le cancer Des questions sur le cancer?
Statistiques canadiennes
sur le cancer
2 0 0 2
Produit par :
Société canadienne du cancer
Institut national du cancer du Canada
Statistique Canada
Registres du cancer des provinces et des territoires
Santé Canada
http://www.cancer.ca
Santé
Canada
Health
Canada
STATISTIQUES CANADIENNES SUR LE CANCER
2002
Membres du Comité directeur
John R. McLaughlin (président), Ph.D.
Division of Epidemiology and Biostatistics, Samuel Lunenfeld Research
Institute, Mount Sinai Hospital, Toronto, Ontario
Dagny Dryer, M.D., F.R.C.P.C.
PEI Cancer Treatment Centre and Cancer Registry, Charlottetown,
Île-du-Prince-Édouard
Yang Mao, Ph.D.
Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, Centre de prévention
et de contrôle des maladies chroniques, Santé Canada, Ottawa, Ontario
Howard Morrison, Ph.D.
Division du cancer, Centre de prévention et de contrôle des maladies
chroniques, Santé Canada, Ottawa, Ontario
Brent Schacter, M.D., F.R.C.P.C.
CancerCare Manitoba, Winnipeg, Manitoba
Ghislaine Villeneuve, M.P.A.
Division de la statistique de la santé, Statistique Canada, Ottawa, Ontario
Barbara Whylie, M.B., B.Ch., B.A.O.
Politiques de lutte contre le cancer, Société canadienne du cancer et Institut
national du cancer du Canada, Toronto, Ontario
Soutien analytique et statistique
Chris Waters, B.Sc. (Stats)
Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, Centre de prévention
et de contrôle des maladies chroniques, Santé Canada, Ottawa, Ontario
Robert Semenciw, M.Sc.
Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, Centre de prévention
et de contrôle des maladies chroniques, Santé Canada, Ottawa, Ontario
Citation : On peut reproduire ou copier les renseignements qui figurent dans la
présente publication, à condition d’en indiquer la source :
« Institut national du cancer du Canada, Statistiques canadiennes sur le cancer 2002,
Toronto, Canada, 2002 »
Avril 2002, ISSN 0835-2976
Ce rapport peut être consulté sur Internet, à l’adresse http://www.cancer.ca et
http://www.ncic.cancer.ca
Pour obtenir d’autres exemplaires, s’adresser aux divisions de la Société canadienne
du cancer, ou Statistique Canada (voir Pour en savoir plus sur le cancer).
This publication is available in English upon request.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
1
REMERCIEMENTS
L
a présente monographie est l’oeuvre d’un comité directeur de l’Institut national
du cancer du Canada et de la Société canadienne du cancer. Le Comité directeur
est formé de représentants de l’Institut national du cancer du Canada, de la Société
canadienne du cancer, de Santé Canada, de Statistique Canada, du Conseil canadien
des registres du cancer, ainsi que de chercheurs des universités et d’organismes
provinciaux et territoriaux de lutte contre le cancer.
La production et la distribution de la monographie sont le fruit de l’effort collectif des
personnes et organismes suivants :
u
Les registres provinciaux et territoriaux du cancer ont fourni les données sur
l’incidence du cancer qui ont servi à produire les statistiques présentées ici. Le
Comité tient à souligner la contribution indispensable du personnel des registres.
u
La Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, Centre de prévention
et de contrôle des maladies chroniques (CPCMC), Santé Canada, a établi les
estimations, les tendances, les projections, les tableaux et les figures apparaissant
dans toutes les sections du présent document. On lui doit aussi d’autres analyses,
notamment les probabilités d’être atteint du cancer et d’en mourir, les calculs de décès
prématurés, de même que le rôle des facteurs de risque de cancer. M. Les Mery,
de Santé Canada, a contribué à la préparation de la section sur les statistiques du
cancer chez l’enfant.
u
La Division de la statistique de la santé de Statistique Canada a fourni les données
utilisées dans les tableaux, les figures et plusieurs sections du texte.
u
L’Unité des publications scientifiques et services des multimédias, Direction de la
planification de la gestion et des opérations, Santé Canada, a été chargée de la
production de cette monographie.
u
Michel Beaupré, du Fichier des tumeurs du Québec et Ghislaine Villeneuve, de
Statistique Canada, ont revu la version française.
u
Lorraine Marrett, d’Action Cancer Ontario et le groupe de travail sur le Cancer
chez les jeunes adultes du Canada ont contribué au sujet particulier I – Incidence
du cancer chez les jeunes adultes.
u
Larry Ellison et Laurie Gibbons de Statistique Canada ont contribué au sujet
particulier II – Survie relative à cinq ans des cas de cancer au Canada, 1992.
u
Mary McBride, de la Division of Epidemiology and Cancer Prevention, B.C.
Cancer Agency, a fourni les estimations concernant le cancer de la peau autre que
le mélanome.
u
L’Institut national du cancer du Canada et la Société canadienne du cancer fournissent
le soutien administratif aux fins de la production, de l’impression et de la distribution
du présent rapport. Nous remercions particulièrement Mme Monika Dixon pour sa
contribution.
u
La Société canadienne du cancer et Statistique Canada distribuent la monographie.
u
L’Institut national du cancer du Canada finance les travaux du Comité directeur et
la publication de la monographie grâce à des dons de charité recueillis par les
bénévoles de la Société canadienne du cancer.
2
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TABLE DES MATIÈRES
Page
Bon de commande et formulaire d’évaluation
7
Pour en savoir plus sur le cancer
9
Introduction
13
Faits saillants
15
Incidence et mortalité actuelles
19
Répartition géographique du cancer
25
Tendances de l’incidence et de la mortalité
33
Répartition des cas de cancer selon l’âge et le sexe
53
Probabilité d’être atteint et de mourir du cancer
59
Années potentielles de vie perdues à cause du cancer
61
Cancer chez les enfants et les jeunes de 0 à 19 ans
65
Sujets particuliers :
u
Incidence du cancer chez les jeunes adultes
67
u
Survie relative à cinq ans des cas de cancer au Canada, 1992
77
Glossaire
83
Annexe I : Données réelles pour les nouveaux cas et les décès
85
Annexe II : Méthodologie
93
Références
101
Tableaux
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.1
Nombre estimé de nouveaux cas et de décès pour divers sièges
ou types de cancer, selon le sexe, Canada, 2002
22
Population estimée, nombre estimé de nouveaux cas et de décès
pour tous les cancers, selon le sexe et la région, Canada, 2002
27
Nombre estimé de nouveaux cas pour les principaux sièges ou
types de cancer, selon le sexe et la province, Canada, 2002
28
Taux estimés d’incidence normalisés selon l’âge pour les
principaux sièges ou types de cancer, selon le sexe et
la province, Canada, 2002
29
Nombre estimé de décès pour les principaux sièges ou types de
cancer, selon le sexe et la province, Canada, 2002
30
Taux estimés de mortalité normalisés selon l’âge pour les
principaux sièges ou types de cancer, selon le sexe et
la province, Canada, 2002
31
Taux d’incidence normalisés selon l’âge pour certains sièges ou
types de cancer, hommes, Canada, 1973-2002
45
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
3
TABLE DES MATIÈRES
7.2
Taux de mortalité normalisés selon l’âge pour certains sièges ou
types de cancer, hommes, Canada, 1973-2002
46
Taux d’incidence normalisés selon l’âge pour certains sièges ou
types de cancer, femmes, Canada, 1973-2002
47
Taux de mortalité normalisés selon l’âge pour certains sièges ou
types de cancer, femmes, Canada, 1973-2002
48
Variation annuelle moyenne en pourcentage (VAMP) des taux
d’incidence (1991-1998) et de mortalité (1991-1998) normalisés
selon l’âge pour certains sièges ou types de cancer, Canada
49
Nombre estimé de nouveaux cas de cancer et de décès dus au
cancer, selon le groupe d’âge et le sexe, Canada, 2002
54
Nombre estimé de nouveaux cas de cancer et de décès dus au
cancer pour certains sièges ou types de cancer, selon le groupe
d’âge et le sexe, Canada, 2002
55
Probabilité d’être atteint du cancer, selon l’âge, et probabilité au
cours de la vie d’être atteint d’un cancer et d’en mourir, Canada
60
13.
Années potentielles de vie perdues à cause du cancer, Canada, 1998
63
14.
Nouveaux cas et taux d’incidence normalisés selon l’âge (1994-1998)
et décès et taux de mortalité normalisés selon l’âge (1994-1998) pour
les types de cancer selon le diagnostic histologique chez les enfants et
les jeunes de 0 à 19 ans, Canada
66
Estimation de la variation annuelle moyenne en pourcentage des
taux d’incidence normalisés selon l’âge chez les jeunes adultes
(20 à 44 ans), selon le sexe et le siège ou type de cancer, Canada,
1987-1996
76
Taux relatif de survie à cinq ans normalisés selon l’âge, Canada et
les provinces, 1992
82
8.1
8.2
9.
10.
11.
12.
15.
16.
Figures
1.1
1.2
2.1
2.2
2.3
4
Répartition en pourcentage des nouveaux cas et des décès estimés
pour les principaux sièges ou types de cancer, hommes, Canada, 2002
23
Répartition en pourcentage des nouveaux cas et des décès estimés
pour les principaux sièges ou types de cancer, femmes, Canada, 2002
24
Nouveaux cas et taux d’incidence normalisés selon l’âge (TINA)
pour tous les cancers, Canada, 1973-2002
37
Nombre de décès et taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA)
pour tous les cancers, Canada, 1973-2002
38
Tendances de l’incidence et de la mortalité associées au taux de cancer,
à la croissance démographique et à la structure par âge de la population,
tous les cancers, tous les âges, hommes, Canada, 1971-2002
39
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TABLE DES MATIÈRES
2.4
3.1
3.2
4.1
4.2
5.
6.
7.
8.
9.
Tendances de l’incidence et de la mortalité associées au taux de cancer,
à la croissance démographique et à la structure par âge de la population,
tous les cancers, tous les âges, femmes, Canada, 1971-2002
40
Taux d’incidence normalisés selon l’âge (TINA) pour certains
sièges ou types de cancer, hommes, Canada, 1973-2002
41
Taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) pour certains
sièges ou types de cancer, hommes, Canada, 1973-2002
42
Taux d’incidence normalisés selon l’âge (TINA) pour certains
sièges ou types de cancer, femmes, Canada, 1973-2002
43
Taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) pour certains
sièges ou types de cancer, femmes, Canada, 1973-2002
44
Variation annuelle moyenne en pourcentage (VAMP) des taux
d’incidence (1991-1998) et de mortalité (1991-1998) normalisés
selon l’âge pour certains sièges ou types de cancer, Canada
50
Indice des taux de mortalité normalisés selon l’âge, avec et sans
le cancer du poumon, Canada, 1971-1998
51
Taux par âge d’incidence et de mortalité pour tous les cancers,
Canada, 1971-2002
56
Taux par âge d’incidence (1998) et de mortalité (1998) pour tous
les types de cancer, selon le sexe, Canada
57
Principales causes d’années potentielles de vie perdues (APVP),
Canada, 1998
62
10.1 Fréquence des dix principaux cancers chez les 20 à 44 ans et
les 45 et plus, selon le sexe, Canada, 1987-1996
70
10.2 Fréquence des cancers, pour de grands groupes d’âge et selon le
sexe, Canada, 1987-1996
72
10.3 Taux d’incidence normalisés selon l’âge sur une moyenne mobile
de trois ans pour tous les cancers et pour tous les cancers sans les
cancers particuliers à un sexe, chez les jeunes adultes (20 à 44 ans),
selon le sexe, Canada, 1969-1996
73
10.4 Taux d’incidence normalisés selon l’âge sur une moyenne mobile
de trois ans pour les cancers courants chez les jeunes adultes
(20 à 44 ans), selon le sexe, Canada, 1969-1996
74
11.1 Survie relative à cinq ans des cas de cancer de la prostate, Canada, 1992
80
11.2 Survie relative à cinq ans des cas de cancer du sein, Canada, 1992
80
11.3 Survie relative à cinq ans des cas de cancer du côlon et du rectum,
Canada, 1992
81
11.4 Survie relative à cinq ans des cas de cancer du poumon, Canada, 1992
81
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
5
TABLE DES MATIÈRES
Tableaux de l’annexe I
1
2
3
4
5
6
6
Données réelles pour les nouveaux cas de cancer, selon le siège ou
le type de cancer et le sexe, Canada, 1998
86
Données réelles pour les décès dus au cancer, selon le siège ou le type
de cancer et le sexe, Canada, 1998
87
Données réelles sur l’incidence des principaux sièges et types de
cancer, selon le sexe et la région, année la plus récente, Canada
88
Taux réels d’incidence normalisés selon l’âge pour les principaux
sièges ou types de cancer, selon le sexe et la région, année la plus
récente, Canada
89
Données réelles sur la mortalité pour les principaux sièges ou
types de cancer, selon le sexe et la région, année la plus récente,
Canada, 1998
90
Taux réels de mortalité normalisés selon l’âge pour les principaux
sièges ou types de cancer, selon le sexe et la région, Canada, 1998
91
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
BON DE COMMANDE ET FORMULAIRE D’ÉVALUATION
V
euillez nous aider à améliorer la présente publication. Vos commentaires sur le
contenu de ce rapport serviront à préparer les éditions futures. Pour nous aider
dans notre planification, nous vous saurions gré de bien vouloir remplir le présent
formulaire et de nous le retourner, d’ici le 31 août 2002, à l’adresse suivante :
Statistiques canadiennes sur le cancer
Bureau national de la Société canadienne du cancer
10, avenue Alcorn, bureau 200
Toronto (Ontario) M4V 3B1
Il nous fera toutefois plaisir de traiter votre formulaire, dûment rempli, dès qu’il nous parviendra.
1.
Depuis combien d’années utilisez-vous la publication Statistiques canadiennes sur le cancer?
_________________________________________________________________
2.
Quel support préférez-vous?
❑ copie papier
❑ version électronique sur Internet
3.
Dans le cadre de vos activités professionnelles, à quoi cette publication vous est-elle utile?
❑ planification : services de soins et de traitement du cancer
❑ politique et planification en santé
❑ planification : programmes de prévention du cancer
❑ enseignement
❑ recherche — essais cliniques
❑ recherche — autre
❑ journalisme
❑ projets actuariels
❑ levées de fonds
❑ autre : _________________________________________________________
4.
À quelles fins utiliserez-vous l’information de Statistiques canadiennes sur le cancer 2002?
❑ comme document de référence comportant des données à jour sur le cancer
❑ pour cerner les tendances nationales relatives au cancer
❑ pour comparer les tendances provinciales
❑ pour étayer les initiatives visant à faire pression en vue d’obtenir plus de ressources
❑ pour la prévention et le traitement du cancer
❑ autre : _________________________________________________________
5.
Veuillez indiquer votre appréciation de l’utilité de chaque section des Statistiques
canadiennes sur le cancer 2002.
Faits saillants
Incidence et mortalité actuelles
Répartition géographique du cancer
Tendances de l’incidence et de la mortalité
Répartition du cancer selon l’âge et le sexe
Probabilité d’être atteint et de mourir du cancer
Années potentielles de vie perdues à cause du cancer
Cancer chez les enfants et les jeunes de 0 à 19 ans
Sujets particuliers
Incidence du cancer chez les jeunes adultes
Survie relative à cinq ans des cas de cancer, Canada, 1992
Pas
utile
Quelque
peu utile
Très
utile
❑
❑
❑
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❑
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❑
❑
❑
❑
❑
❑
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
7
BON DE COMMANDE ET FORMULAIRE D’ÉVALUATION
6.
Quelles figures et quels tableaux vous ont semblé les plus utiles?
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
7.
Quelles figures et quels tableaux vous ont semblé les moins utiles?
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
8.
Quels renseignements additionnels aimeriez-vous retrouver dans le texte, les figures ou
les tableaux dans la prochaine édition?
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
9.
Quel sujet particulier aimeriez-vous voir traité dans les prochaines éditions?
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
10. Avez-vous d’autres suggestions pour accroître l’utilité de la présente publication?
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
❑ OUI!
Veuillez me faire parvenir la prochaine édition de
ce rapport (édition de l’an 2003).
Nom : _______________________________________________________
Titre : _______________________________________________________
Organisation : _________________________________________________
Adresse : _____________________________________________________
Ville : ________________________ Province : ______________________
Code postal : ________________________________
8
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE CANCER
P
our obtenir des renseignements généraux concernant les statistiques sur le cancer ou
d’autres aspects de cette maladie (comme la prévention, le dépistage, le diagnostic, le
traitement et les soins), communiquez avec le Service d’information sur le cancer de la
Société canadienne du cancer (SCC) au 1-888-939-3333. La liste des bureaux national et
régionaux de la SCC figure à la page 12. Le numéro de téléphone et l’adresse du bureau de
la SCC de votre région sont publiés dans les pages blanches de l’annuaire téléphonique.
Pour obtenir des renseignements sur la recherche en cancérologie parrainée par l’Institut
national du cancer du Canada (INCC) grâce à des fonds fournis par la SCC et par la
Fondation Terry Fox, communiquez avec le bureau national de l’INCC dont l’adresse et le
numéro de téléphone figurent à la page 12.
Pour obtenir de l’information de Santé Canada :
Pour obtenir des détails sur la méthodologie, communiquez avec la Division de la
surveillance et de l’évaluation des risques, Santé Canada, pré Tunney, Ottawa (Ontario)
K1A 0L2. Tél. (613) 957-0327; téléc. (613) 941-2057.
Surveillance du cancer en direct est un outil interactif conçu pour être exploité à partir du
Web et pour faciliter l’accès aux données relatives à la surveillance du cancer. Il permet à
l’utilisateur de produire des données selon une sélection de paramètres : siège du cancer,
région géographique, période et modes de présentation, (p. ex., tableaux, graphiques et
cartes). Voir l’adresse du site Web de Santé Canada citée au bas de la page.
Pour obtenir de l’information de Statistique Canada :
On peut commander, moyennant certains frais, des tableaux détaillés normalisés ou des
tableaux sur mesure en s’adressant à la Division de la statistique de la santé de Statistique
Canada : Service national de renseignements : 1-800-263-1136; Division des statistiques
sur la santé (613) 951-1746. Des articles analytiques consacrés au cancer paraissent
régulièrement dans Rapports sur la santé, Statistique Canada, publication trimestrielle
no 82-003 au catalogue.
Pour obtenir de l’information des registres provinciaux du cancer :
Les données sur l’incidence du cancer sont fournies à Statistique Canada par les registres
provinciaux et territoriaux du cancer. Les demandes de données détaillées sur les
provinces ou les territoires peuvent être adressées directement aux registres pertinents.
(Voir les pages 10 et 11 pour les adresses, numéros de téléphone et numéros de télécopieur.)
Les données contenues dans le présent document sont affichées sur le site Web de
la SCC ou de l’INCC à (http://www.cancer.ca) ou à (http://www.ncic.cancer.ca).
On peut obtenir d’autres renseignements sur les sites suivants :
u
Société canadienne du cancer (SCC)
http://www.cancer.ca
u
Institut national du cancer du Canada (INCC)
http://www.ncic.cancer.ca
u
Santé Canada
http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/dsol-smed/ (cliquer sur cancer)
u
Statistique Canada
http://www.statcan.ca
u
Stratégie canadienne de lutte contre le cancer
http://www.cancercontrol.org
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
9
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE CANCER
CONSEIL CANADIEN DES REGISTRES DU CANCER
TERRE-NEUVE
Directeur général
Newfoundland Cancer Treatment and
Research Foundation
Murphy Cancer Centre,
300 Prince Phillip Drive
St. John’s (Terre-Neuve) A1B 3V6
Tél. : (709) 777-7592
Fax : (709) 753-0927
http://www.nctrf.nf.ca
QUÉBEC
Fichier des tumeurs du Québec
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Direction générale de la santé publique
1075, chemin Ste-Foy, 2e étage
Québec (Québec) G1S 2M1
Tél. : (418) 266-6739
Fax : (418) 266-6708
http://www.msss.gouv.qc.ca.f/statistiques/
tumeurs.htm
ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD
Directeur
P.E.I. Cancer Registry
Queen Elizabeth Hospital
Riverside Drive
Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard)
C1A 8T5
Tél. : (902) 894-2167
Fax : (902) 894-2187
Courriel : kavriends@ihis.org
ONTARIO
Directeur
Registre du cancer de l’Ontario
Division d’oncologie préventive
Action Cancer Ontario
620, avenue University
Toronto (Ontario) M5G 2L7
Tél. : (416) 971-9800
Fax : (416) 971-6888
http://www.cancercare.on.ca
NOUVELLE-ÉCOSSE
Directeur
Nova Scotia Cancer Registry
Cancer Treatment and Research
Foundation of Nova Scotia
Room 553, Bethune Building
1278 Tower Road
Halifax (Nouvelle-Écosse) B3H 2Y9
Tél. : (902) 473-6084
Fax : (902) 473-4425
Courriel : ccmmi@qe2-hsc.ns.ca
MANITOBA
Directeur
Department of Preventive Oncology and
Epidemiology
CancerCare Manitoba
675 McDermot Avenue
Winnipeg (Manitoba) R3E 0V9
Tél. : (204) 787-2178
Fax : (204) 783-6875
http://www.cancercare.mb.ca/epi/
epi_home.html
NOUVEAU-BRUNSWICK
Épidémiologiste provincial
Directeur du Service provincial
d’épidémiologie
Ministère de la Santé et du Mieux-être
C.P. 5100
520, rue King, 2e étage
Fredericton (Nouveau-Brunswick)
E3B 5G8
Tél. : (506) 453-3092
Fax : (506) 453-2780
SASKATCHEWAN
Directeur
Cancer Registry
Saskatchewan Cancer Foundation
Allan Blair Cancer Centre
4101 Dewdney Avenue
Regina (Saskatchewan) S4T 7T1
Tél. : (306) 766-2695
Fax : (306) 766-2179
10
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE CANCER
ALBERTA
Directeur
Epidemiology, Prevention and Screening
Alberta Cancer Board
Tom Baker Cancer Centre
1331 29th Street North West
Calgary (Alberta) T2N 4N2
Tél. : (403) 670-4901
Fax : (403) 270-3898
YUKON
Directeur, Insured Health Services
Yukon Cancer Registry
Health Services Branch
Yukon Government
Box 2703, Whitehorse (Yukon)
Y1A 2C6
Tél. : (867) 667-5202
Fax : (867) 393-6486
COLOMBIE-BRITANNIQUE
Directeur, Cancer Registry
BC Cancer Agency
600 West 10thAvenue
Vancouver (Colombie-Britannique)
V5Z 4E6
Tél. : (604) 877-6000, poste 6122
Fax : (604)877-1868
http://www.bccancer.bc.ca
NUNAVUT
Directeur du registre
Ministère de la Santé et des Services
sociaux
Box 1000, Station 1000
Iqualuit (Nunavut) X0A 0H0
Tél. : (867) 975-5700
Fax : (867) 975-5780
TERRITOIRES DU NORD-OUEST
Médecin hygiéniste et directeur
Cancer Registry
Ministère de la Santé
Gouvernement des Territoires du
Nord-Ouest
Box 1320, 5022 49th Street
Centre Square Tower, 6th Floor
Yellowknife (T.N.-O.) X1A 2L9
Tél. : (867) 920-3231
Fax : (867) 873-0442
STATISTIQUE CANADA
Directeur
Division des statistiques sur la santé
Pièce 18-F, Immeuble R.H. Coats
Pré Tunney, Ottawa (Ontario)
K1A 0T6
Tél. : (613) 951-8571
Fax : (613) 951-0792
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11
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE CANCER
INSTITUT NATIONAL DU CANCER DU CANADA ET SOCIÉTÉ
CANADIENNE DU CANCER
Bureau national
Société canadienne du cancer et Institut
national du cancer du Canada
10, avenue Alcorn, bureau 200
Toronto (Ontario) M4V 3B1
Tél. : (416) 934-5673
Fax : (416) 961-4189
Division de Terre-Neuve et du
Labrador
Société canadienne du cancer
Crosbie Building, 2nd floor
P.O. Box 8921
1 Crosbie Place, Crosbie Road
St. John’s (Terre-Neuve) A1B 3R9
Tél. : (709) 753-6520
Fax : (709) 753-9314
Division de l’Île-du-Prince-Édouard
Société canadienne du cancer
1 Rochford Street, Suite 1
Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard)
C1A 9L2
Tél. : (902) 566-4007
Fax : (902) 628-8281
Division de la Nouvelle-Écosse
Société canadienne du cancer
5826 South Street, Suite 1
Halifax (Nouvelle-Écosse) B3H 1S6
Tél. : (902) 423-6183
Fax : (902) 429-6563
Division du Nouveau-Brunswick
Société canadienne du cancer
133 Prince William Street
P.O. Box 2089
Saint John (Nouveau-Brunswick)
E2L 3T5
Tél. : (506) 634-6272
Fax : (506) 634-3808
12
Division du Québec
Maison de la Société canadienne du cancer
5151, boul. de l’Assomption
Montréal (Québec) H1T 4A9
Tél. : (514) 255-5151
Fax : (514) 255-2808
Division de l’Ontario
Société canadienne du cancer
1639, rue Yonge
Toronto (Ontario) M4T 2W6
Tél. : (416) 488-5400
Fax : (416) 488-2872
Division du Manitoba
Société canadienne du cancer
193 Sherbrook Street
Winnipeg (Manitoba) R3C 2B7
Tél. : (204) 774-7483
Fax : (204) 774-7500
Division de la Saskatchewan
Société canadienne du cancer
1910 McIntyre Street
Regina (Saskatchewan) S4P 2R3
Tél. : (306) 757-4260
Fax : (306) 569-2133
Division de l’Alberta et des T.N.-O.
Société canadienne du cancer
200, 2424-4th Street S.W.
Calgary (Alberta) T2S 2T4
Tél. : (403) 228-4487
Fax : (403) 228-4506
Division de la
Colombie-Britannique et du Yukon
Société canadienne du cancer
565 West 10th Avenue
Vancouver (Colombie-Britannique)
V5Z 4J4
Tél. : (604) 872-4400
Fax : (604) 879-4533
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
INTRODUCTION
C
ette monographie est publiée par la Société canadienne du cancer et l’Institut
national du cancer du Canada en collaboration avec Santé Canada, Statistique
Canada, les registres provinciaux et territoriaux du cancer ainsi que des chercheurs
d’universités et d’organismes provinciaux et territoriaux de lutte contre le cancer. Elle
s’inscrit dans une série annuelle, qui est publiée depuis 1987.
Elle vise avant tout à fournir aux professionnels de la santé, aux chercheurs et aux
organismes décisionnaires des renseignements détaillés sur l’incidence des types de
cancer les plus courants et sur la mortalité liée à ces derniers, selon l’âge, le sexe, la
période et la province ou territoire. Nous espérons que ces données susciteront de
nouveaux travaux de recherche et faciliteront la prise de décisions et l’établissement
de priorités aux niveaux individuel, communautaire, provincial/territorial et national.
La monographie est également consultée par les éducateurs, ainsi que les membres des
médias et du public qui s’intéressent à la question du cancer.
Des sujets particuliers sont traités chaque année et les sujets publiés depuis 1997
sont affichés sur le site Web de la Société canadienne du cancer (www.cancer.ca);
il est possible d’obtenir une copie papier du dernier sujet particulier en écrivant à
(stats@cancer.ca). Cette année, les sujets particuliers sont (1) Incidence du cancer
chez les jeunes adultes, et (2) Survie relative à cinq ans des cas de cancer au Canada,
1992. Voici, à titre d’information, quelques-uns des sujets particuliers qui ont été
examinés au cours des dernières années :
u
u
u
u
u
u
u
u
u
u
u
u
u
u
u
un examen des tendances du cancer colorectal (2001);
un aperçu des progrès réalisés dans la lutte contre le cancer au cours des dernières
décennies (2000);
une analyse des répercussions relatives de la croissance démographique et du
vieillissement de la population sur l’incidence du cancer au Canada (1999);
un examen de l’orientation actuelle en matière de surveillance du cancer au Canada
(1999);
des comparaisons internationales (1998);
une comparaison du fardeau que représente le cancer au Canada de 1987 à 1997
(1997);
l’évaluation de la validité des estimations publiées antérieurement (1996);
l’examen détaillé des données sur le cancer de la prostate (1996), le cancer
colorectal (1995) et le cancer du sein (1993);
les taux de survie (de 1991 à 1993, 1995);
les estimations de la prévalence (1995);
le tabagisme et le cancer du poumon (1991);
le cancer chez les Autochtones (1991);
les tendances selon l’âge pour certains sièges ou types de cancer chez la femme
(1990);
les taux d’incidence du cancer selon le revenu (1990); et
les répercussions économiques du cancer (1990, 1996).
Les registres provinciaux et territoriaux du cancer ainsi que les bureaux de la statistique
de l’état civil communiquent leurs données sur l’incidence du cancer et sur la mortalité
due à cette maladie à Statistique Canada, qui les totalise à l’échelle nationale. Étant
donné le temps nécessaire pour recueillir des données complètes sur les cas de cancer
dans chaque province et pour compiler ces données à l’échelle du Canada, le délai de
publication de données nationales fiables pour une année particulière est considérable.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
13
INTRODUCTION
Le présent rapport fournit les taux et les fréquences réels jusqu’à l’année la plus récente
pour laquelle nous possédons des données complètes (1998 pour l’incidence et la
mortalité), ainsi que des estimations jusqu’à l’an 2002. Pour produire ces estimations,
nous commençons par déterminer les tendances temporelles pour les taux connus; puis,
nous projetons ces tendances jusqu’à l’année en cours pour estimer les taux actuels;
enfin, nous appliquons les taux ainsi obtenus aux estimations de la population actuelle.
La méthodologie statistique employée ces dernières années comporte une normalisation
des taux d’incidence et de mortalité en prenant pour référence la population canadienne
en 1991 plutôt que la population mondiale type. Les taux de mortalité normalisés selon
l’âge découlant de l’application de cette méthodologie sont plus élevés du fait que la
population canadienne comprend une proportion nettement plus forte de personnes
âgées, segment de la population où le cancer est beaucoup plus fréquent. La normalisation
fondée sur la population du Canada fournit des données davantage pertinentes et utiles
aux personnes qui s’intéressent à la question du cancer au Canada. Il convient de
noter qu’il est inapproprié de comparer les taux normalisés selon l’âge présentés
ici et ceux tirés d’autres publications dont les données sont fondées sur une
population type différente.
Les méthodes statistiques suivies pour établir les projections sont décrites à l’annexe II :
Méthodologie. Il importe de souligner que les chiffres fournis pour 1999-2002 sont
des estimations et non des données réelles.
Les statistiques présentées dans la monographie se rapportent à tous les types de cancer,
définis selon une classification normalisée en usage dans le monde entier. À l’exemple
des registres du cancer, nous avons exclu des données celles sur les cancers de la peau,
sans mélanome. Sont également exclus les carcinomes in situ et les tumeurs bénignes.
Le Glossaire contient des renseignements sur la classification des sièges ou types de
cancer, ainsi que la définition de certains termes techniques.
Le lecteur qui désire obtenir des renseignements supplémentaires devrait consulter la
rubrique Pour en savoir plus sur le cancer où figurent le nom et l’adresse des divers
organismes concernés, dont Santé Canada, Statistique Canada, la Société canadienne du
cancer, l’Institut national du cancer du Canada et les registres provinciaux et territoriaux
du cancer. Il trouvera aussi des informations pertinentes dans d’autres publications :
les rapports des registres provinciaux et territoriaux du cancer; Incidence du cancer au
Canada 1969-19931 et Rapports sur la santé, de Statistique Canada; Maladies chroniques
au Canada et Répartition géographique de l’incidence du cancer au Canada2, de Santé
Canada; une monographie collective intitulée Développement du registre canadien du
cancer; Cancer Incidence in North America3, de la North American Association of
Central Cancer Registries; et Cancer Incidence in Five Continents, du Centre
international de recherche sur le cancer.
Les observations et les suggestions des lecteurs ont beaucoup contribué à l’enrichissement
de la publication au fil des ans. Le Comité directeur apprécie énormément ces
commentaires, notamment ceux sur les améliorations qu’on pourrait apporter au
rapport. Le lecteur trouvera aux pages 7 et 8 le Bon de commande et Formulaire
d’évaluation à remplir et à nous retourner pour figurer sur la liste d’envoi de la
publication de l’an prochain et pour nous faire part de commentaires éventuels.
14
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
FAITS SAILLANTS
Incidence et mortalité actuelles
On estime que 136 900 nouveaux cas de cancer et 66 200 décès dus à cette maladie
seront enregistrés au Canada en 2002.
Le cancer le plus fréquemment diagnostiqué demeurera en 2002 le cancer du sein chez
la femme et le cancer de la prostate chez l’homme.
Le cancer du poumon continuera d’être la principale cause de mortalité par cancer tant
chez l’homme que chez la femme. Près du tiers des décès par cancer chez les hommes
et le quart chez les femmes sont attribuables au seul cancer du poumon.
Tendances relatives à l’incidence et à la mortalité
Chez les hommes, on observe depuis 1988 une diminution de 12 % des taux de mortalité
pour l’ensemble des cancers réunis, qui est attribuable à la baisse des taux de mortalité
due aux cancers du poumon, du côlon et du rectum, et à certains autres cancers.
Depuis 1974, les taux de mortalité pour tous les cancers combinés (abstraction faite du
cancer du poumon) ont diminué de 20 % dans la population féminine.
Chez les hommes, le cancer de la prostate demeurera le cancer le plus répandu en 2002
au Canada. En 1994, après une période de forte augmentation qui a duré plusieurs années,
les taux d’incidence du cancer de la prostate ont commencé à baisser. Les taux de
mortalité pour le cancer de la prostate ont atteint un sommet entre 1991 et 1995 pour
ensuite diminuer. Les augmentations de l’incidence du cancer de la prostate au début
des années 90 s’expliquent par l’augmentation rapide de l’usage des techniques de
détection précoce (comme le dosage de l’antigène prostatique spécifique).
Les taux d’incidence du cancer du poumon et de mortalité par cancer du poumon
observés chez les femmes ont commencé à se stabiliser en 1993 après avoir augmenté
rapidement pendant plusieurs décennies. Cette stabilisation est liée à une réduction du
tabagisme chez les femmes qui a débuté au milieu des années 70. Cependant, les taux
demeurent approximativement quatre fois plus élevés que ceux enregistrés en 1973 et
représentent à peu près la moitié des taux observés chez les hommes.
Le taux d’incidence du cancer du sein chez les femmes, qui a progressé légèrement mais
régulièrement au cours des trois dernières décennies, s’est stabilisé en 1993. Les taux
de mortalité par cancer du sein ont continuellement diminué depuis 1986. L’existence
de ces tendances divergentes témoigne du succès des programmes de dépistage et de
l’efficacité accrue des traitements.
Pour ce qui est du cancer colorectal, soit le troisième cancer le plus fréquent chez
l’homme et la femme, les taux d’incidence et de mortalité ont progressivement diminué
au cours des 15 dernières années. La baisse est plus prononcée chez les femmes, soit
une baisse de 21 % des taux d’incidence et une baisse de 30 % des taux de mortalité.
Le lymphome non hodgkinien est le cinquième cancer en importance chez l’homme et
la femme. Les taux d’incidence pour les deux sexes ont doublé depuis 1973. Les taux
de mortalité ont aussi augmenté, mais plus lentement. La tendance à la hausse de
l’incidence est plus marquée chez les jeunes adultes.
Le cancer de la thyroïde, une maladie relativement rare, est le cancer qui a connu la plus
forte augmentation de son incidence au cours de la dernière décennie tant chez les femmes
que chez les hommes, en particulier chez les jeunes adultes. L’augmentation a été
moins élevée chez les hommes; les taux de mortalité sont restés relativement stables.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
15
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Black 133 lpi at 45 degrees
FAITS SAILLANTS
Les taux d’incidence et de mortalité associés à la maladie de Hodgkin ont diminué de
façon significative chez les hommes, alors que la baisse de l’incidence a été beaucoup
moins prononcée chez les femmes. Les taux pour le cancer de l’estomac ont diminué
de façon régulière tant chez les hommes que chez les femmes.
Répartition des cas de cancer selon l’âge et le sexe
Le cancer frappe surtout les Canadiens âgés, en particulier les hommes. Parmi eux, 74 %
des nouveaux cas et 83 % des décès dus à cette maladie surviennent chez les personnes
âgées d’au moins 60 ans. Chez les femmes, 63 % des nouveaux cas et 79 % des décès
dus à cette maladie surviennent chez les personnes d’au moins 60 ans.
Passé l’âge de 69 ans, le taux de mortalité par cancer chez les hommes est supérieur au
taux d’incidence du cancer chez les femmes.
Probabilité d’être atteint et de mourir du cancer
D’après les taux d’incidence actuels, 38 % des femmes seront atteintes d’un cancer au
cours de leur vie. Une femme sur 9 développera un cancer du sein, alors que 1 sur 16
souffrira d’un cancer du côlon et du rectum et 1 sur 18 présentera un cancer du poumon.
Au cours de leur vie, 41 % des hommes seront atteints d’un cancer. Un homme sur 8
sera atteint du cancer de la prostate, principalement après 70 ans, 2 sur 23 souffriront
du cancer du poumon et 1 sur 15 développera un cancer colorectal.
La probabilité d’être atteint d’un cancer est plus faible chez les jeunes. Au cours de la
prochaine décennie, la probabilité qu’une femme de 30 ans souffre du cancer du sein
est de 1 sur 250 alors qu’à 70 ans, elle est de 1 sur 30. La probabilité d’être atteint du
cancer de la prostate durant les dix prochaines années chez les hommes de 30 ans est
quasi nulle tandis que chez ceux de 70 ans, elle est de 1 sur 16.
Années potentielles de vie perdues à cause du cancer
Le cancer est la principale cause de décès prématuré au Canada. On lui doit près de
30 % des années potentielles de vie perdues (APVP).
Du fait qu’il est relativement fréquent et que les taux de survie sont peu élevés, le
cancer du poumon est de loin la cause principale de décès prématuré dû au cancer.
Environ le tiers des APVP est attribuable au tabagisme, à peu près le quart est imputable
aux maladies du cœur, et la moitié, environ, est le résultat de maladies respiratoires.
Cancer chez l’enfant de 0 à 19 ans
En moyenne, au cours des dernières années (1994-1998), 1 262 cas de cancer ont été
diagnostiqués chez des enfants et, en moyenne, 239 enfants sont morts du cancer
chaque année au Canada. La leucémie est le cancer le plus répandu chez les enfants,
elle est responsable de plus de 26 % des nouveaux cas et de 32 % des décès.
100
95
Sujets particuliers
75
Incidence du cancer chez les jeunes adultes
Chez les jeunes adultes, les femmes présentent 65 % de plus de cas de cancer que les
hommes, principalement à cause des cancers de l’appareil génital. On observe des
tendances significatives à la hausse de l’incidence du lymphome non hodgkinien et
du cancer de la thyroïde chez les deux sexes, ainsi que du cancer du poumon chez
les femmes.
25
5
0
16
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
C:\__wip\Cancer Statistics (2002)\Cancer Statistics 2002 - F.vp
Tuesday, April 02, 2002 9:42:12 AM
Plate: 1 of 2
FAITS SAILLANTS
Survie relative à cinq ans des cas de cancer au Canada, 1992
En 1992, de façon générale, le taux de survie relative à cinq ans normalisé selon l’âge
pour le cancer de la prostate était de 87 %, et de 82 % pour le cancer du sein. Pour le
cancer colorectal, les taux étaient de 59 % chez la femme et de 56 % chez l’homme,
alors que pour le cancer du poumon, ces taux atteignaient 17 % et 14 % chez la femme
et chez l’homme, respectivement.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
17
18
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
INCIDENCE ET MORTALITÉ ACTUELLES
L
e tableau 1 donne trois mesures de l’importance de diverses formes de cancer au
Canada en 2002. L’incidence s’entend du nombre de nouveaux cas d’un type donné
de cancer diagnostiqués durant une année. La mortalité correspond au nombre de décès
attribués à un type particulier de cancer durant l’année. Le ratio du nombre de décès
au nombre de cas (c.-à-d. le nombre de décès divisé par le nombre de nouveaux cas)
est un indicateur grossier de la gravité de la maladie. Le pronostic du cancer en question
est d’autant plus sombre que la valeur du ratio se rapproche de 1,0. Les fréquences
présentées dans les tableaux 1 à 6 sont des estimations obtenues par modélisation des
tendances relatives à l’incidence du cancer et à la mortalité par cancer, à partir des
données sur la population et sur le cancer depuis 1986 (à l’exception du cancer de la
prostate; voir les détails à l’annexe II). Elles sont arrondies au 5, 10, 50 ou 100 le plus
proche. Les lecteurs qui désirent des données réelles plus précises ou des renseignements
sur les sièges ou types de cancer moins courants peuvent consulter les tableaux 1et 2 à
l’annexe I ou les publications de référence1,4.
Certains problèmes inhérents à l’utilisation de ces statistiques sont décrits ci-après.
Sources des données
Les données sur l’incidence recueillies par les registres provinciaux et territoriaux du
cancer sont communiquées au Registre canadien du cancer (RCC) tenu par Statistique
Canada pour les cas diagnostiqués depuis 1992. Le RCC, qui a pour point de référence
la personne, émane du Système national de déclaration des cas de cancer, axé quant à
lui sur la manifestation de tumeurs, qui a servi à rassembler les données recueillies de
1969 à 1991. Le nouveau RCC est mis à jour régulièrement. Grâce au couplage interne
des enregistrements, il permet de retracer les personnes dont la tumeur a été diagnostiquée dans plus d’une province. En outre, les enregistrements sont couplés aux certificats
de décès. Les données produites sont publiées par Statistique Canada1 et par la North
American Association of Central Cancer Registries3, ainsi que tous les cinq ans par le
Centre international de recherche sur le cancer4 et, enfin, dans des rapports spéciaux1,2.
Dans la mesure du possible, on s’efforce de dénombrer tous les nouveaux cas de cancer
diagnostiqués parmi les habitants d’une province donnée et d’enregistrer, pour chaque
cas, de façon précise et cohérente, le siège et le type histologique du cancer d’après les
données des rapports d’anatomopathologie et d’autres dossiers, conformément aux
définitions du Dictionnaire des données du RCC. Les sièges ou types de cancer nommés
dans le présent rapport sont définis selon les catégories décrites dans le Glossaire. Bien
que les registres provinciaux et territoriaux du cancer s’efforcent, par l’entremise du
Conseil canadien des registres du cancer et de son Comité permanent de la qualité des
données, d’uniformiser la définition et la classification des nouveaux cas, les méthodes
suivies pour enregistrer les cas de cancer varient parfois d’une région à l’autre. Il en
est notamment ainsi des cas de cancer de la peau (autre que le mélanome) qui sont
fréquents, mais difficiles à enregistrer exhaustivement, car on les traite généralement
avec succès sans devoir recourir à l’hospitalisation ou à l’examen d’une pièce
biopsique. Aussi les 72 000 cas de cancer de la peau sans mélanome* qui, selon les
estimations, se manifesteront au Canada en 2002 ne sont-ils inclus dans aucun
tableau de la présente monographie. Les niveaux d’enregistrement du cancer sont
devenus plus comparables d’une région à l’autre du pays, surtout grâce aux efforts
*
Le nombre de nouveaux cas de cancer de la peau sans mélanome est estimé à partir des taux d’incidence obtenus par le registre du cancer de la Colombie-Britannique, qui possède les données les plus
complètes. Prière de se reporter à l’annexe II : Méthodologie, pour de plus amples détails.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
19
INCIDENCE ET MORTALITÉ ACTUELLES
déployés entre 1981 et le milieu des années 80 par les registres, qui ont uniformisé
leurs procédures de recherche de cas, en établissant notamment des liens avec les
fichiers provinciaux de données sur la mortalité.
Les statistiques sur la mortalité due au cancer au Canada sont calculées d’après les
registres de décès tenus par les directeurs provinciaux et territoriaux de l’état civil
pour les personnes résidant dans leur province ou territoire au moment du décès. Sont
considérés comme des décès dus au cancer ceux dont la cause sous-jacente est attribuée
à une forme quelconque de cancer par le médecin qui établit le certificat de décès.
Bien que les procédures soient normalisées à l’échelle tant nationale qu’internationale,
un certain manque d’uniformité est inévitable. La description du type de cancer qui
apparaît sur le certificat de décès est ordinairement moins précise que celle que tire le
personnel des registres du cancer des dossiers tenus par les hôpitaux et les services de
pathologie. Qui plus est, les décès dus au cancer qui surviennent une année donnée sont
habituellement le résultat de tumeurs diagnostiquées au cours des années antérieures.
Estimations de l’incidence du cancer et de la mortalité par cancer,
Canada, 2002
On estime que 136 900 nouveaux cas de cancer et 66 200 décès causés par cette maladie
surviendront au Canada en 2002. La proportion de nouveaux cas et de décès chez
les hommes dépasse de 3,9 % et de 12,9 %, respectivement, celle observée chez les
femmes (tableau 1).
Pour les deux sexes, au moins 50 % des nouveaux cas de cancer sont attribuables à trois
sièges particuliers, à savoir le cancer de la prostate, le cancer du poumon et le cancer
colorectal chez l’homme, et le cancer du sein, le cancer du poumon et le cancer colorectal
chez la femme. À lui seul, le cancer du poumon cause 30 % des décès dus au cancer
chez l’homme et 25 % chez la femme (figures 1.1 et 1.2).
Le cancer du poumon demeure la principale cause de décès par cancer chez la femme
canadienne en 2002. On estime en effet que 7 700 décès lui seront attribuables, comparativement à 5 400 pour le cancer du sein. Cette situation tient au fait que, chez la
femme, le taux de mortalité par cancer du poumon a augmenté rapidement au cours
des 30 dernières années, tandis que la mortalité par cancer du sein normalisée selon
l’âge a diminué légèrement. L’incidence du cancer du poumon chez la femme continue
également de progresser. Le nombre de nouveaux cas de cancer du poumon étant estimé
à 8 800, celui-ci occupe la deuxième place chez les femmes, juste devant le cancer
colorectal qui, avec 8 100 nouveaux cas prévus, devient par ordre d’incidence décroissante,
le troisième cancer en importance chez la femme canadienne. Le cancer du sein continue
de se classer au premier rang, le nombre de nouveaux cas s’élevant à plus du double
de celui associé au cancer du poumon.
Le cancer de la prostate, dont on estime à 18 200 le nombre de nouveaux cas diagnostiqués, comparativement à 12 000 pour le cancer du poumon, demeure en 2002 le cancer
dont l’incidence est la plus forte dans la population masculine canadienne. L’augmentation
rapide, au début des années 90, du nombre de cancers de la prostate détectés dans toutes
les provinces était attribuable au recours de plus en plus généralisé à des méthodes de
détection plus précoce. Le nombre projeté de nouveaux cas de cancer de la prostate est
calculé à partir d’un modèle de régression de Poisson d’après les données recueillies de
1991 à l’année la plus récente pour laquelle les données sur l’incidence sont disponibles
(voir l’annexe II : Méthodologie).
20
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
INCIDENCE ET MORTALITÉ ACTUELLES
Le cancer du poumon demeurera la principale cause de décès chez les hommes au
Canada en 2002; on estime que 10 700 décès seront causés par ce cancer, nombre qui
excède de loin les 4 300 décès liés au cancer de la prostate, deuxième cause principale
de mortalité par cancer chez l’homme.
Ratio du nombre de décès au nombre de nouveaux cas
Le ratio du nombre de décès au nombre de nouveaux cas, égal à 48 % dans l’ensemble,
est légèrement supérieur chez l’homme que chez la femme. D’après ce ratio, on pourrait
classer arbitrairement les sièges ou types de cancer énumérés au tableau 1 en trois
groupes : ceux pour lesquels le pronostic est très favorable (ratio égal ou inférieur à
30 % – cancer du sein, cancer de la prostate, mélanome, cancer du corps de l’utérus,
cancer de la thyroïde, cancer du col de l’utérus, maladie de Hodgkin, cancer du
testicule et le cancer de la vessie chez l’homme); ceux pour lesquels le pronostic est
passable (ratio supérieur à 30 %, mais inférieur à 50 % – cancer colorectal, lymphome
non hodgkinien, et cancer de la vessie, du rein, de la cavité buccale et du larynx chez
les femmes); et ceux dont le pronostic est sombre (ratio supérieur à 50 % – cancer du
poumon, leucémie chez l’adulte, cancer du pancréas, de l’estomac, de l’ovaire, de
l’encéphale, myélome multiple et cancer de l’oesophage).
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
21
INCIDENCE ET MORTALITÉ ACTUELLES
Tableau 1
Nombre estimé de nouveaux cas et de décès pour divers sièges ou types
de cancer, selon le sexe, Canada, 2002
Nouveaux cas
Estimations pour 2002
Total
Tous les cancers
Poumon
H
Décès
Estimations pour 2002
F
136 900 69 800 67 200
20 800 12 000
Sein
20 700
Prostate
18 200 18 200
Côlon et rectum
17 600
Lymphome non
hodgkinien
8 800
140 20 500
Total
H
Ratio décès/cas
Estimations pour 2002
F
Total
H
F
66 200 35 100 31 100
0,48
0,50
0,46
18 400 10 700
7 700
0,88
0,89
0,87
5 400
40
5 400
0,26
0,30
0,26
–
4 300
4 300
–
0,24
0,24
–
9 500
8 100
6 600
3 500
3 000
0,37
0,37
0,37
6 300
3 400
2 900
2 800
1 500
1 300
0,45
0,44
0,46
Vessie
5 000
3 700
1 300
1 500
1 050
470
0,30
0,28
0,36
Rein
4 000
2 500
1 500
1 450
910
560
0,36
0,36
0,37
Mélanome
3 900
2 000
1 850
840
510
330
0,22
0,25
0,18
Leucémie
3 600
2 100
1 550
2 200
1 250
940
0,60
0,60
0,61
Corps de l'utérus
3 600
–
3 600
680
–
680
0,19
–
0,19
Pancréas
3 200
1 550
1 700
3 200
1 500
1 700
0,99
0,98
0,99
Cavité buccale
3 100
2 100
980
1 050
720
340
0,35
0,35
0,35
Estomac
2 800
1 800
1 000
1 950
1 200
760
0,70
0,67
0,75
Ovaire
2 500
–
2 500
1 550
–
1 550
0,62
–
0,62
Encéphale
2 400
1 350
1 100
1 600
910
680
0,66
0,68
0,64
Thyroïde
1 950
480
1 450
180
65
120
0,09
0,13
0,08
Myélome multiple
1 850
1 000
830
1 250
690
560
0,68
0,69
0,68
Col de l'utérus
1 400
–
1 400
410
–
410
0,30
–
0,30
Oesophage
1 350
980
400
1 500
1 100
400
1,111
1,151
1,011
Larynx
1 200
970
230
500
420
85
0,42
0,43
0,36
790
790
–
40
40
–
0,05
0,05
–
Testicule
Maladie de Hodgkin
Tous les autres
780
440
350
110
65
50
0,15
0,15
0,15
10 000
4 900
5 100
8 700
4 600
4 100
0,86
0,93
0,80
– Sans objet
1 Le ratio élevé (supérieur à 1,0) enregistré pour le cancer de l’oesophage peut s’expliquer par une inscription
incomplète des cas de cancer de ce type avant le décès. Pour plus de détails, consulter l’annexe II :
Méthodologie.
Nota : Toutes les données sur l’incidence excluent les quelque 72 000 nouveaux cas de cancer cutané sans
mélanome (CIM-9 173). Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux
totaux indiqués. Pour plus de détails, consulter l’annexe II : Méthodologie.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
22
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
INCIDENCE ET MORTALITÉ ACTUELLES
Figure 1.1
Répartition en pourcentage des nouveaux cas et des décès estimés pour
les principaux sièges ou types de cancer, hommes, Canada, 2002
Siège/type
Prostate
26,1
Poumon
17,2
Côlon et rectum
13,6
Vessie
5,3
Lymphome non hodgkinien
4,8
Rein
3,6
Cavité buccale
3,0
Leucémie
2,9
Mélanome
2,9
Estomac
2,6
Pancréas
2,2
Encéphale
Nouveaux cas
N= 69 800
1,9
Myélome multiple
1,4
Oesophage
1,4
Larynx
1,4
1,1
Testicule
Thyroïde
0,7
Maladie de Hodgkin
0,6
Tous les autres
7,2
0
5
10
15
20
25
30
Siège/type
Poumon
35
30,5
Prostate
12,2
Côlon et rectum
10,1
Pancréas
4,3
Lymphome non hodgkinien
4,3
Leucémie
3,5
Estomac
3,4
Oesophage
3,2
Vessie
3,0
Rein
2,6
Encéphale
2,6
Cavité buccale
Décès
N= 35 100
2,0
Myélome multiple
2,0
Mélanome
1,4
Larynx
1,2
0,2
Maladie de Hodgkin
Thyroïde
0,2
Testicule
0,1
Tous les autres
13,2
0
5
10
15
20
25
30
35
Pourcentage
Nota :
Les données sur l ’incidence ne tiennent pas compte des 72 000 nouveaux cas estimés de cancer
cutané sans mélanome (CIM-9 173).
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
23
INCIDENCE ET MORTALITÉ ACTUELLES
Figure 1.2
Répartition en pourcentage des nouveaux cas et des décès estimés pour
les principaux sièges ou types de cancer, femmes, Canada, 2002
Siège/type
Sein
Poumon
Côlon et rectum
Corps de l’utérus
Lymphome non hodgkinien
Ovaire
Mélanome
Pancréas
Leucémie
Rein
Thyroïde
Col de l’utérus
Vessie
Encéphale
Estomac
Cavité buccale
Myélome multiple
Oesophage
Maladie de Hodgkin
Larynx
Tous les autres
30,6
13,1
12,1
5,3
4,3
3,7
2,7
2,5
2,3
2,2
2,2
2,1
1,9
1,6
1,5
1,5
1,2
0,6
0,5
0,3
Nouveaux cas
N= 67 200
7,8
0
Siège/type
Poumon
Sein
Côlon et rectum
Pancréas
Ovaire
Lymphome non hodgkinien
Leucémie
Estomac
Encéphale
Corps de l’utérus
Myélome multiple
Rein
Vessie
Col de l’utérus
Oesophage
Cavité buccale
Mélanome
Thyroïde
Larynx
Maladie de Hodgkin
Tous les autres
5
10
15
20
25
30
35
24,7
17,3
9,7
5,4
4,9
4,2
3,0
2,5
2,2
2,2
1,8
1,8
1,5
1,3
1,3
1,1
1,1
0,4
0,3
0,2
Décès
N= 31 100
13,1
0
5
10
15
20
25
30
35
Pourcentage
Nota :
Les données sur l ’incidence ne tiennent pas compte des 72 000 nouveaux cas estimés de cancer
cutané sans mélanome (CIM-9 173).
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
24
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DU CANCER
L
e tableau 2 contient les prévisions démographiques pour 2002 ainsi que des
estimations du nombre de nouveaux cas et de décès, tous sièges ou types de cancer
confondus, selon le sexe et selon la province ou le territoire. Le tableau 3 donne le nombre
estimé de nouveaux cas en 2002 pour chaque province et pour chacun des principaux
sièges ou types de cancer selon le sexe. Les estimations des taux d’incidence normalisés
selon l’âge présentées au tableau 4 pour les principaux types de cancer tiennent compte
de la répartition par âge de la population selon les provinces, ce qui facilite les comparaisons interprovinciales. Les tableaux 5 et 6 contiennent les données, établies de façon
similaire, relatives au nombre de décès et aux taux de mortalité normalisés selon l’âge
en 2002. Les taux normalisés selon l’âge sont calculés en prenant pour référence les
chiffres de la population canadienne de 1991, conformément à la méthode décrite dans
le Glossaire. Il a fallu faire des ajustements pour le nombre estimé de nouveaux cas
dans la plupart des provinces; toutefois, les taux normalisés selon l’âge n’ont pas
été ajustés : ils font l’objet d’une modélisation indépendante, telle que décrite à
l’annexe II : Méthodologie.
Les tableaux 3 à 6 de l’annexe I fournissent les données réelles les plus récentes pour
chaque province. Il s’agit d’une nouveauté instaurée en 2001.
L’examen des données provinciales relatives à l’incidence du cancer et au taux de mortalité connexe peut fournir des renseignements utiles pour la recherche, la synthèse des
connaissances, la planification et la prise de décisions à l’échelon provincial et
territorial. Par conséquent, ces données intéresseront les chercheurs, les travailleurs de
la santé, de même que les responsables de la planification et les décideurs. Ces données
serviront inévitablement à l’établissement de comparaisons interprovinciales. Pour certains sièges ou types de cancer (p. ex., sein), les taux d’incidence enregistrés paraissent
assez uniformes d’une province à l’autre, tandis que pour d’autres (p. ex., prostate), les
variations semblent plus importantes. Toutefois, l’interprétation de ces variations interprovinciales doivent être faites avec prudence, car elles peuvent être dues à divers facteurs.
Premièrement, en raison de la rareté de certaines formes de cancer, le nombre de cas qui
se manifestent dans une province durant une année est parfois si petit que les estimations
résultantes peuvent ne pas être fiables. Deuxièmement, la corrélation entre l’incidence
d’une maladie et la prévalence des facteurs de risque dans une région particulière peut
induire en erreur. Pour prouver qu’il existe une relation de cause à effet entre un facteur
et une maladie, il est exigé d’étudier les cas particuliers de façon plus approfondie.
Des courbes différentes de consommation de tabac dans les provinces expliquent
cependant une partie de cette variation.
Troisièmement, dans le cas de nombreux cancers, l’intervalle de temps entre l’exposition
à un facteur de risque et la manifestation de la maladie est long. Or, l’information sur
la prévalence des facteurs de risque durant les décennies antérieures fait souvent défaut.
Une situation socio-économique précaire a été associée à une surmortalité attribuable
au cancer et à une augmentation (p. ex., col de l’utérus) ou une diminution de l’incidence
de certains cancers.
Quatrièmement, les programmes de dépistage (p. ex., du cancer du sein, du col de
l’utérus) ne rejoignent pas toute la population cible et ne sont pas nécessairement
complets dans toutes les provinces. Les programmes n’ont pas débuté la même année
dans toutes les provinces, et l’identification de cas précédemment non diagnostiqués
chez des personnes asymptomatiques gonflera temporairement les taux de cancer.
L’accès aux méthodes diagnostiques varie également à l’échelle régionale.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
25
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DU CANCER
Enfin, les méthodes suivies pour enregistrer les cas de cancer ne sont pas toujours
identiques (p. ex., l’enregistrement de seconds cancers primaires et l’utilisation des
certificats de décès – voir l’annexe II pour la méthodologie des registres du cancer).
Par exemple, à Terre-Neuve, les informations contenues dans les certificats de décès
n’étaient pas consignées au registre jusqu’à maintenant, ce qui diminuait indûment le
nombre de nouveaux cas ayant une courte espérance de vie, comme les cas de cancer du
poumon et de cancer du pancréas. La mesure dans laquelle on corrobore les informations
contenues dans les certificats de décès en consultant les dossiers hospitaliers varie
également d’une province à l’autre, ce qui influence l’exactitude des données sur
l’incidence.
Même en tenant compte de ces problèmes, il faut noter que le Canada est un des rares
pays où les tendances relatives au cancer peuvent être surveillées dans toute la population.
Les registres provinciaux et national du cancer constituent des ressources importantes
permettant de comparer les données et ainsi formuler des hypothèses qui justifieront
des enquêtes plus poussées. Les véritables différences dans les risques de cancer et les
liens causals, démontrées dans des études épidémiologiques subséquentes, pourront
être utilisées dans la planification des programmes de lutte contre le cancer qui visent
à réduire le fardeau que représente cette maladie.
26
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DU CANCER
Tableau 2
Population estimée, nombre estimé de nouveaux cas et de décès pour
tous les cancers, selon le sexe et la région, Canada, 2002
Population (en milliers)
Estimations pour 20021
Total
Canada
H
F
31 260 15 478 15 782
270
Total
H
F
136 900 69 800 67 200
1 900
990
920
Décès
Estimations pour 2002
Total
H
F
66 200 35 100 31 100
Terre-Neuve
535
Île-du-Prince-Édouard
140
69
71
670
360
310
330
180
150
Nouvelle-Écosse
945
464
481
4 900
2 600
2 300
2 500
1 300
1 200
3 800
2 000
Nouveau-Brunswick
265
Nouveaux cas
Estimations pour 20022
1 250
700
530
758
375
383
1 800
1 850
1 000
830
Québec
7 408
3 655
3 753
34 000 16 900 17 100
17 900
9 600
8 300
Ontario
11 963
5 904
6 059
52 400 26 700 25 700
24 000 12 600 11 400
Manitoba
1 152
572
580
5 400
2 700
2 600
2 600
1 350
1 300
Saskatchewan
1 026
510
516
4 600
2 400
2 100
2 300
1 250
1 050
Alberta
3 060
1 544
1 516
11 500
5 900
5 600
5 000
2 700
2 400
Colombie-Britannique
4 171
2 067
2 104
17 700
9 200
8 500
8 300
4 400
3 900
Yukon
31
16
15
85
40
50
45
20
25
Territoires du
Nord-Ouest
43
22
21
95
50
40
40
20
20
Nunavut
29
15
14
50
25
25
30
20
15
Les projections de la population pour 2002 ont été fournies par la Direction de la statistique démographique
et du recensement, Statistique Canada.
2 Les chiffres ne comprennent pas le cancer cutané sans mélanome (CIM-9 173).
Nota : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués. Veuillez
consulter l’annexe II : Méthodologie.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
1
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
27
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DU CANCER
Tableau 3
Nombre estimé de nouveaux cas pour les principaux sièges ou types de
cancer, selon le sexe et la province, Canada, 2002
Canada1
Hommes
Tous les cancers
Prostate
Poumon
Côlon et rectum
Vessie
Lymphome non
hodgkinien
Rein
Cavité buccale
Leucémie
Mélanome
Estomac
Pancréas
Encéphale
Myélome multiple
Larynx
Femmes
Tous les cancers
Sein
Poumon
Côlon et rectum
Corps de l'utérus
Lymphome non
hodgkinien
Ovaire
Mélanome
Pancréas
Leucémie
Rein
Thyroïde
Col de l'utérus
Vessie
Encéphale
Estomac
Cavité buccale
Myélome multiple
T.-N. Î.-P.-É.
69 800
18 200
12 000
9 500
3 700
990
260
140
210
50
3 400
2 500
2 100
2 100
2 000
1 800
1 550
1 350
1 000
970
40
40
50
20
15
55
15
25
15
15
67 200
20 500
8 800
8 100
3 600
920
320
85
160
55
2 900
2 500
1 850
1 700
1 550
1 500
1 450
1 400
1 300
1 100
1 000
980
830
35
25
20
10
15
20
20
30
15
10
30
10
10
N.-É.
Nouveaux cas
N.-B.
Qc
Ont. Man. Sask.
Alb.
C.-B.
360 2 600 2 000 16 900 26 700 2 700 2 400 5 900 9 200
100
720
590 2 900 7 600
730
690 1 850 2 700
65
480
390 3 900 4 000
440
350
860 1 350
50
340
250 2 400 3 500
400
320
760 1 200
15
170
120 1 350 1 100
160
160
200
370
20
20
10
10
15
10
10
5
5
5
120
95
70
50
100
55
50
40
35
30
90
75
45
60
55
55
55
35
25
30
840
600
510
490
280
460
430
370
270
330
1 300
1 000
790
800
840
660
520
500
400
340
130
110
100
75
70
70
65
45
40
30
110
75
70
100
65
60
50
45
25
30
280
230
170
210
240
140
130
110
65
60
450
280
250
230
340
220
220
170
130
110
310 2 300 1 800 17 100 25 700 2 600 2 100 5 600 8 500
90
690
550 5 200 7 800
810
630 1 750 2 700
50
370
280 2 100 3 300
330
280
720 1 250
50
330
240 2 100 3 100
330
270
570
980
15
120
85
830 1 400
170
110
340
450
10
10
20
10
5
10
5
10
5
5
–
5
5
95
80
90
65
40
60
30
50
65
30
30
30
20
85
45
70
50
35
50
25
35
40
25
25
20
20
710
700
270
470
370
380
360
280
460
310
290
220
230
1 150
1 000
750
600
640
570
610
560
390
410
370
390
340
120
85
60
65
70
60
55
55
55
40
35
45
35
95
80
65
50
65
60
40
50
55
35
40
35
30
230
160
230
150
130
140
150
140
75
85
80
75
50
360
290
260
220
170
160
160
190
120
120
120
140
100
– Moins de 3 cas
1 Les totaux pour le Canada incluent les estimations provinciales et territoriales. Toutefois, à cause du petit
nombre de cas, les territoires ne sont pas présentés séparément.
Nota : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués. Les totaux
pour le Canada et les provinces concernant tous les cancers ne comprennent pas les 72 000 cas
estimés de cancer cutané sans mélanome (CIM-9 173). En raison de changements et d’améliorations
apportées aux données de référence et aux méthodes (décrites à l’annexe II : Méthodologie), il faut
user de prudence lorsqu’on compare les estimations de 2002 avec les estimations déjà publiées. Ces
estimations pourront différer des chiffres réels. Veuillez consulter l’annexe I ou communiquer avec les
registres provinciaux du cancer pour obtenir les données réelles les plus récentes.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
28
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DU CANCER
Tableau 4
Taux estimés d’incidence normalisés selon l’âge pour les principaux
sièges ou types de cancer, selon le sexe et la province, Canada, 2002
Canada1
Hommes
Tous les cancers
Prostate
Poumon
Côlon et rectum
Vessie
Lymphome non
hodgkinien
Rein
Leucémie
Cavité buccale
Mélanome
Estomac
Pancréas
Encéphale
Larynx
Myélome multiple
Femmes
Tous les cancers
Sein
Poumon
Côlon et rectum
Corps de l'utérus
Lymphome non
hodgkinien
Ovaire
Mélanome
Thyroïde
Pancréas
Col de l'utérus
Rein
Leucémie
Vessie
Encéphale
Cavité buccale
Estomac
Myélome multiple
Taux pour 100 000
T.-N. Î.-P.-É. N.-É. N.-B.
Qc Ont. Man. Sask.
Alb. C.-B.
442
120
74
59
22
350
95
46
73
19
470
135
88
68
19
514
146
95
67
33
513
148
98
62
29
479
75
100
61
35
423
126
64
58
18
477
123
72
66
26
430
124
62
56
26
407
139
64
57
15
456
121
59
54
16
21
16
13
12
12
11
9
8
6
6
13
14
6
18
5
19
5
8
7
4
20
23
12
16
17
13
14
5
7
8
22
18
10
13
19
10
9
8
5
7
21
18
14
11
14
12
13
8
6
5
21
16
13
12
7
12
11
9
8
7
21
16
13
12
13
10
8
8
5
7
21
18
12
16
11
11
10
8
5
7
19
13
17
11
11
9
8
8
5
4
19
15
15
11
15
10
9
7
4
4
20
12
11
10
14
10
10
8
4
6
347
106
47
39
19
280
94
25
47
18
356
107
56
54
15
379
112
56
49
20
365
110
53
45
17
351
107
43
40
17
350
106
44
40
19
367
114
47
42
24
329
98
41
38
18
347
108
45
35
21
323
102
46
35
18
15
13
10
10
8
8
8
8
6
6
5
5
4
11
8
7
5
3
10
7
5
4
3
4
7
2
12
13
19
2
7
13
10
5
3
4
4
3
4
15
13
14
6
9
9
10
6
9
5
5
4
3
17
10
13
6
9
8
10
7
8
6
4
4
4
15
15
6
8
9
6
8
8
9
7
5
5
4
15
14
10
10
8
8
8
9
5
6
5
5
4
17
12
9
9
7
9
8
9
7
6
6
3
4
14
12
10
8
6
10
9
9
8
6
4
5
4
14
9
14
9
9
8
8
8
4
5
5
5
3
14
11
10
7
8
8
6
7
4
5
5
4
4
Les totaux pour le Canada incluent les estimations provinciales et territoriales. Toutefois, à cause du petit
nombre de cas, les territoires ne sont pas présentés séparément.
Nota : Les taux ne comprennent pas les cancers cutanés sans mélanome (CIM-9 173) et sont corrigés en
fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991. En raison de changements
et d’améliorations apportées aux données de référence et aux méthodes (décrites à l’annexe II :
Méthodologie), il faut user de prudence lorsqu’on compare les estimations de 2002 avec les
estimations déjà publiées. Ces estimations pourront différer des chiffres réels.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
1
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
29
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DU CANCER
Tableau 5
Nombre estimé de décès pour les principaux sièges ou types de cancer,
selon le sexe et la province, Canada, 2002
Canada1
Hommes
Tous les cancers
Poumon
Prostate
Côlon et rectum
Pancréas
Lymphome non
hodgkinien
Leucémie
Estomac
Vessie
Encéphale
Rein
Cavité buccale
Myélome multiple
Mélanome
Larynx
Femmes
Tous les cancers
Poumon
Sein
Côlon et rectum
Pancréas
Ovaire
Lymphome non
hodgkinien
Leucémie
Estomac
Corps de l'utérus
Encéphale
Myélome multiple
Rein
Vessie
Col de l'utérus
Cavité buccale
Mélanome
T.-N. Î.-P.-É.
35 100
10 700
4 300
3 500
1 500
700
230
80
65
25
1 500
1 250
1 200
1 050
910
910
720
690
510
420
15
15
50
25
20
20
15
10
5
5
31 100
7 700
5 400
3 000
1 700
1 550
530
110
100
50
25
30
1 300
940
760
680
680
560
560
470
410
340
330
15
15
30
10
10
15
10
10
10
–
5
N.-É. N.-B.
180 1 300 1 000
55
420 350
25
170 140
15
95
70
10
55
50
10
5
5
5
5
5
5
5
5
–
70
30
40
40
30
40
30
35
25
20
45
25
30
25
25
35
20
20
15
15
150 1 200
50
300
25
200
15
110
10
65
5
50
830
160
150
75
55
35
10
5
–
5
5
–
–
–
–
–
–
60
35
25
35
25
20
20
20
20
15
10
40
25
20
15
20
15
25
15
10
5
10
Décès
Qc
Ont. Man. Sask.
Alb.
C.-B.
9 600 12 600 1 350 1 250 2 700 4 400
3 600 3 400
370
320
720 1 200
880 1 600
180
250
410
530
1 150 1 250
140
130
250
350
390
540
55
55
130
200
320
290
360
260
280
240
210
170
90
150
570
500
390
370
290
300
250
260
220
130
80
50
55
45
35
45
30
30
20
10
55
50
40
50
35
30
15
25
15
15
110
110
95
85
75
70
45
45
45
20
200
160
140
140
120
110
90
100
70
45
8 300 11 400 1 300 1 050 2 400 3 900
2 200 2 700
260
260
580 1 100
1 450 2 000
210
160
420
640
1 050 1 050
130
90
160
320
420
600
65
70
150
220
360
580
65
65
130
210
280
210
240
180
220
140
160
120
85
80
55
530
370
240
250
220
220
170
160
160
140
150
75
40
25
30
25
20
30
20
15
20
15
55
45
30
15
20
25
30
25
10
10
10
85
75
70
55
55
50
40
35
45
30
30
170
120
80
75
85
55
65
65
50
40
45
– Moins de 3 décès
1 Les totaux pour le Canada incluent les estimations provinciales et territoriales. Toutefois, à cause du petit
nombre de cas, les territoires ne sont pas présentés séparément.
Nota : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués. En raison
de changements et d’améliorations apportées aux données de référence et aux méthodes (décrites à
l’annexe II : Méthodologie), il faut user de prudence lorsqu’on compare les estimations de 2002 avec
les estimations déjà publiées. Ces estimations pourront différer des chiffres réels.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
30
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DU CANCER
Tableau 6
Taux estimés de mortalité normalisés selon l’âge pour les principaux
sièges ou types de cancer, selon le sexe et la province, Canada, 2002
Canada1
Taux pour 100 000
T.-N. Î.-P.-É. N.-É. N.-B.
Qc Ont. Man. Sask.
Alb. C.-B.
Hommes
Tous les cancers
Poumon
Prostate
Côlon et rectum
Pancréas
Lymphome non hodgkinien
Leucémie
Estomac
Vessie
Rein
Encéphale
Cavité buccale
Myélome multiple
Larynx
Mélanome
224
67
29
22
9
9
8
7
7
6
5
4
4
3
3
263
85
31
25
8
6
5
17
9
8
5
5
4
2
1
251
78
32
22
12
11
7
8
6
5
4
5
8
3
3
264
84
35
19
11
13
6
7
8
7
6
5
7
4
5
259
89
35
17
12
11
6
6
6
9
6
4
5
3
3
258
94
26
31
10
8
8
9
8
6
7
5
4
4
2
212
56
29
21
9
9
9
6
6
5
5
4
4
2
3
221
61
29
23
8
12
7
8
7
7
6
5
5
2
3
215
54
39
22
9
9
8
5
8
4
6
3
4
2
3
202
55
33
19
9
8
8
7
7
5
5
3
3
2
3
195
54
24
16
9
9
7
6
7
5
5
4
4
2
3
Femmes
Tous les cancers
Poumon
Sein
Côlon et rectum
Pancréas
Ovaire
Lymphome non hodgkinien
Encéphale
Leucémie
Estomac
Corps de l’utérus
Myélome multiple
Rein
Cavité buccale
Mélanome
Col de l’utérus
Vessie
151
38
26
14
8
8
6
4
4
3
3
3
3
2
2
2
2
157
29
29
14
7
8
4
2
5
9
2
3
2
–
1
3
2
156
53
23
12
9
4
7
4
3
–
2
–
1
2
1
2
1
176
45
29
15
9
7
9
3
5
3
5
3
3
2
1
3
2
158
33
28
13
10
7
6
4
4
2
3
2
5
–
1
1
3
160
42
28
19
8
7
5
5
4
4
3
3
3
1
1
2
2
145
34
25
12
7
8
7
3
5
3
3
3
2
2
2
2
2
160
36
28
14
8
9
9
3
5
2
4
2
3
3
2
1
2
143
35
22
10
8
8
7
3
6
3
2
3
4
1
1
1
2
144
35
25
9
9
8
5
3
4
4
3
3
2
2
2
3
2
140
39
23
10
8
8
6
3
4
2
3
2
2
2
2
2
2
– L’estimation du taux de mortalité normalisé selon l’âge s’établit à moins de 0,5 pour 100 000.
1 Les totaux pour le Canada incluent les estimations provinciales et territoriales. Toutefois, à cause du petit
nombre de cas, les territoires ne sont pas présentés séparément.
Nota : Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991. En
raison de changements et d’améliorations apportées aux données de référence et aux méthodes
(décrites à l’annexe II : Méthodologie), il faut user de prudence lorsqu’on compare les estimations de
2002 avec les estimations déjà publiées. Ces estimations pourront différer des chiffres réels.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
31
32
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
L
a détermination des tendances de l’incidence des principaux types de cancer et de
la mortalité liée à ces derniers repose sur la comparaison des taux annuels normalisés
selon l’âge. On présente aux figures 2.1 et 2.2 le nombre de nouveaux cas et de décès,
ainsi que les taux normalisés selon l’âge correspondants pour les hommes et pour les
femmes au Canada, de 1973 à 1998, de même que des prévisions jusqu’en 2002. Les
figures 2.3 et 2.4 décrivent l’effet des changements dans les taux de cancer et la taille
de la population ainsi que l’effet du vieillissement de la population sur le nombre total de
nouveaux cas et de décès. Les figures 3.1, 3.2 et 4.1, 4.2 représentent graphiquement
les tendances des taux annuels au cours des trente dernières années pour certains sièges
et types de cancer, tandis que les tableaux 7.1, 7.2 et 8.1, 8.2 fournissent les données
simples. Les données sur la variation annuelle moyenne en pourcentage des taux
d’incidence et de mortalité, selon le siège ou le type de cancer, entre 1991 et 1998,
figurent au tableau 9 et sont représentées graphiquement à la figure 5.
La normalisation selon l’âge permet de déterminer les écarts entre années civiles, puisque
ces taux tiennent compte de la variation de la répartition par âge de la population au fil
des ans. Les taux normalisés selon l’âge qui figurent dans la présente publication ont
été calculés en se fondant sur les chiffres de population au Canada en 1991. La hausse
rapide des taux d’incidence au cours des années 70, illustrée aux figures 2.1, 2.2, reflète
en grande partie l’amélioration de l’enregistrement des nouveaux cas durant cette période
par plusieurs registres provinciaux. Toutefois, depuis 1981, les taux d’enregistrement
se sont généralement stabilisés grâce à l’uniformisation croissante des méthodes
d’enregistrement des cas de cancer appliquées dans les diverses régions du pays1.
Tendances pour l’ensemble des sièges ou types de cancer
Chez l’homme, le taux de mortalité par cancer, après avoir culminé en 1988 (figure 2.2,
tableau 7.2) diminue lentement en raison de la baisse des taux de mortalité due au cancer
du poumon, au cancer colorectal et à d’autres cancers. En revanche, le taux d’incidence,
tous sièges et types confondus, a augmenté légèrement au début des années 90, à cause
de la hausse abrupte de l’incidence du cancer de la prostate; notons toutefois que ce
taux commence ces dernières années à se stabiliser ou affiche une légère baisse. Chez
la femme, depuis 1989, l’incidence enregistrée pour l’ensemble des sièges et types de
cancer a progressé légèrement alors que les taux de mortalité ont diminué légèrement
(figures 2.1 et 2.2, tableaux 8.1, 8.2).
Malgré la stabilité relative des taux normalisés selon l’âge (figures 2.1 et 2.2), le nombre
de nouveaux cas de cancer et de décès causés par cette maladie continue d’augmenter
régulièrement à mesure que la population canadienne augmente et vieillit. Ces nombres,
contrairement aux taux, sont d’importants indicateurs de l’ampleur du fardeau que
représente le cancer pour la population canadienne et pour le régime de santé. Selon
les estimations, en 2002, on enregistrera 136 900 nouveaux cas et 66 200 décès. Ces
nombres permettent de planifier l’offre de services aux malades et les installations des
établissements de santé nécessaires pour faire face à la demande croissante.
Les figures 2.3 et 2.4 montrent à quel point les changements dans la population totale
et la pyramide des âges ont influé sur les tendances relatives à l’incidence et à la
mortalité générales. Le tracé le plus bas dans ces graphiques représente le nombre total
de cas (ou de décès) qui seraient survenus chaque année si seuls les taux avaient changé
et si la population était restée la même qu’en 1971. La ligne du milieu représente le
nombre de cas (ou de décès) qui seraient survenus chaque année si les taux annuels
s’appliquaient à une population en croissance mais si la structure par âge était demeurée
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
33
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
identique à celle de 1971. La ligne du haut représente le nombre de cas (ou de décès)
réellement survenus et reflète donc l’impact combiné du changement dans le taux
d’incidence, la croissance démographique et le vieillissement de la population. Ces
figures montrent que les changements dans la taille de la population et la structure par
âge sont les facteurs qui ont le plus contribué à alourdir le fardeau que représente le
cancer dans la population canadienne. Il s’ensuit que par suite du vieillissement de
cette population et de la croissance démographique, on observera une augmentation
correspondante du nombre de nouveaux cas et de décès chaque année.
La figure 6 représente un indice (voir la définition dans le Glossaire) des taux de
mortalité normalisés selon l’âge depuis 1971 pour l’ensemble des sièges et types de
cancer, avec et sans le cancer du poumon. Chez l’homme, l’augmentation du taux global
de mortalité par cancer est imputable au cancer du poumon jusqu’en 1988, année où ce
taux a atteint un sommet. Depuis, le taux global de mortalité par cancer a diminué dans
des proportions comparables, que l’on tienne compte ou non du cancer du poumon.
Chez la femme, l’indice montre que le taux global de mortalité par cancer est demeuré
essentiellement stable jusqu’en 1998; cependant, la mortalité pour tous les sièges et
types, à l’exclusion du cancer du poumon, a diminué de 17 % durant cette période.
Tendances pour certains sièges et types de cancer
Les tendances des taux d’incidence et de mortalité sur une période de 30 ans pour
certains sièges et types de cancer sont illustrées aux figures 3.1 et 3.2 pour les hommes,
et aux figures 4.1 et 4.2 pour les femmes. Les données correspondant à ces figures
sont présentées dans les tableaux 7.1, 7.2, 8.1 et 8.2. Le tableau 9 et la figure 5
résument les variations annuelles moyennes en pourcentage pour les sièges et types de
cancer examinés dans la présente publication. En général, les taux d’incidence et de
mortalité pour la majorité des cancers se sont stabilisés ou ont diminué au cours de la
dernière décennie. On note toutefois certaines exceptions.
Chez la femme, le taux d’incidence du cancer du poumon et de mortalité due à ce
dernier continuent d’augmenter et sont maintenant près de quatre fois plus élevés que
les taux enregistrés en 1973. Les taux estimés d’incidence et de mortalité pour le
cancer du poumon chez la femme en 2002 continuent d’être cependant beaucoup plus
faibles que ceux observés chez l’homme. Pour ce dernier, le taux d’incidence du
cancer du poumon et le taux de mortalité due à ce cancer ont plafonné au milieu des
années 80 et diminuent régulièrement depuis, situation qui reflète le déclin de l’usage
du tabac amorcé au milieu des années 60 chez l’homme. Chez la femme, la lente
baisse du taux de tabagisme n’a débuté qu’au milieu des années 70; les bienfaits en
terme de diminution des taux pour le cancer du poumon tardent donc à se manifester
(figure 4.1 et tableau 8.1).
Le taux d’incidence du cancer de la prostate, qui augmente régulièrement depuis des
années, affiche une hausse particulièrement forte de 1989 à 1993 (tableau 7.1). En
revanche, le taux de mortalité due à ce cancer a progressé beaucoup plus lentement à
partir de 1978 et semble avoir diminué au milieu des années 90. La hausse de l’incidence
du cancer de la prostate avant 1990 est attribuable, du moins en partie, à la détection
plus fréquente de ce cancer à la suite d’une résection transurétrale de la prostate (RTUP)
pratiquée pour traiter une hypertrophie prostatique soupçonnée d’être bénigne5. La
forte hausse observée depuis 1990 est due principalement à la détection précoce plus
fréquente de ce cancer grâce au dosage de l’antigène prostatique spécifique (APS)6. Ce
taux commence maintenant à diminuer (diminution à laquelle on s’attendait pour des
34
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
motifs théoriques et que l’expérience observée jusqu’ici aux États-Unis a illustrée7),
probablement du fait que la détection précoce a permis de déceler à peu près tous les
cancers qui existent dans la population soumise au dépistage.
Par ailleurs, malgré la forte hausse de l’incidence jusqu’en 1993, il convient de
souligner qu’aucune variation substantielle du taux de mortalité n’a été observée. Par
la suite, les taux de mortalité ont baissé de plus de 10 % depuis leur maximum. Au
nombre des autres méthodes de détection précoce qui ont été examinées figurent le
toucher rectal et l’échographie transrectale8. La détection précoce explique probablement, en grande partie, la hausse passée de l’incidence du cancer de la prostate, mais la
variation de certains facteurs de risque et de protection contribue sans doute également
à cette hausse. Cependant, on n’a identifié à ce jour aucun facteur pertinent6.
L’incidence du cancer du sein chez la femme a également augmenté constamment, mais
graduellement, entre 1973 et 1992. Cette tendance à la hausse est sans doute due, en
partie, à la fréquence croissante de la mammographie depuis le milieu des années 80,
mais pourrait aussi dépendre des modèles de reproduction9,10. Cependant, depuis 1993,
les taux d’incidence réelle se sont stabilisées, et les taux de mortalité du cancer du sein
ont diminué continuellement depuis 1990. De fait, les données réelles les plus récentes
de 1998 indiquent que le taux de mortalité par cancer du sein n’a jamais été aussi
bas depuis 195011. Une tendance à la baisse similaire s’observe aux États-Unis, au
Royaume-Uni et en Australie11. Ce n’est qu’en effectuant des recherches plus poussées
qu’on pourra déterminer l’impact respectif de cette diminution sur le dépistage, sur
l’amélioration du traitement et sur l’évolution de certains facteurs de risque ou de
protection.
Quant au lymphome non hodgkinien, on note une hausse continuelle de l’incidence
et de la mortalité. Cette hausse de l’incidence se manifeste particulièrement chez les
jeunes adultes de 20 à 44 ans (une hausse annuelle de 3,9 % chez les hommes et de
5 % chez les femmes) entre 1987 et 1996 (voir le sujet particulier – Incidence de
cancer chez les jeunes adultes). La raison de cette hausse est inconnue, bien qu’on
suppose que des agents infectieux seraient, à la longue, responsables d’un grand nombre
de lymphomes. Les épidémiologistes étudient également les différentes expositions
environnementales et professionnelles.
Parmi tous les types de cancer examinés dans le présent rapport, on n’en dénombre
que deux chez l’homme et un chez la femme dont l’incidence a augmenté à un taux
moyen annuel supérieur à 2 % entre 1991 et 1998 (tableau 9). Il s’agit, chez l’homme,
du cancer de la thyroïde (+2,8 %) et du mélanome (+2,4 %) et, chez la femme, du
cancer de la thyroïde (+3,9 %). L’augmentation du taux d’incidence du cancer de la
thyroïde a également été observée en Europe et dans certaines régions des États-Unis.
On a avancé l’hypothèse que l’amélioration des techniques et méthodes de détection
précoce (échographie et biopsie à l’aiguille) permet d’identifier des cancers à un stade
précoce avec une plus grande fréquence qu’auparavant. Comme les traitements modernes
assurent une survie normale à la majorité des patients, il est peu probable que le taux
de mortalité augmente. Une hausse de l’incidence du mélanome peut être liée à une
exposition au soleil intense et à l’amélioration des méthodes de dépistage de la maladie.
Les autres types de cancer dont l’incidence croît sensiblement, mais par moins de 2 %,
sont le lymphome non hodgkinien dans la population des deux sexes, et le cancer du
poumon ainsi que le mélanome chez les femmes.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
35
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Chez la femme, les hausses du taux de mortalité ont été les plus élevées pour le cancer
du poumon, avec une hausse significative de 2 % par année. Chez l’homme comme
chez la femme, on observe une hausse statistiquement significative de la mortalité
pour le lymphome non hodgkinien (+1,5 % et +0,8 %, respectivement).
Les taux enregistrés pour d’autres sièges de cancer sont, dans l’ensemble, à la baisse.
L’incidence du cancer colorectal et la mortalité due à ce dernier ont continué de
diminuer, mais les raisons de ce phénomène ne sont pas bien comprises. Selon certaines
données, la baisse des taux s’expliquerait en partie par des changements de mode de
vie, notamment du régime alimentaire. En outre, il se dégage un consensus international
au sujet des avantages du dépistage de masse du cancer colorectal. On étudie la
possibilité d’une telle initiative au Canada, à l’échelle tant provinciale que nationale.
Cependant, le dépistage occasionnel est déjà bien répandu au Canada et pourrait avoir
contribué à la baisse des taux de mortalité. Une telle hypothèse ne peut toutefois être
vérifiée que par la mise en place et l’évaluation de programmes organisés de dépistage.
Les taux de mortalité ont chuté de façon spectaculaire pour la maladie de Hodgkin
(-6 % chez l’homme et -7,4 % chez la femme), alors que l’incidence était tout à fait
stable, ce qui suggère une amélioration des traitements et des chances de survie. La
persistance de la tendance prononcée à la baisse de l’incidence du cancer de l’estomac
(homme, -2,6 %; femme, -2,3 %) et de la mortalité due à ce dernier (homme, -2,7 %;
femme, -3,5 %) reflète sans doute l’amélioration des habitudes alimentaires et le rôle
des agents infectieux (p. ex., Helicobacter pylori). Les taux plus faibles observés pour
le cancer invasif du col de l’utérus (-2,0 % pour l’incidence et -1,9 % pour la mortalité)
témoignent probablement de l’effet de la détection précoce et du traitement des lésions
précancéreuses grâce au test de Papanicolaou et au traitement des lésions non-invasives.
On note aussi une baisse statistiquement significative de l’incidence du cancer de la
cavité buccale, du pancréas, du larynx, du poumon, de la vessie, et la leucémie chez
l’homme et du cancer de la vessie et la leucémie chez la femme. De même, un recul
léger mais significatif de la mortalité a été enregistré pour le cancer de la cavité buccale,
du pancréas, du larynx et du poumon chez l’homme.
36
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Figure 2.1
Nouveaux cas et taux d’incidence normalisés selon l’âge (TINA) pour
tous les cancers, Canada, 1973-2002
Hommes
TINA (pour 100 000)
Nouveaux cas (en milliers)
70
700
60
600
50
500
40
400
30
300
Estimation
200
20
10
0
100
1973
1977
1982
1987
Nouveaux cas
1992
1997
2002
TINA
Femmes
TINA (pour 100 000)
Nouveaux cas (000s)
70
700
60
600
50
500
40
400
30
300
Estimation
200
20
10
0
100
1973
1977
1982
1987
Nouveaux cas
1992
1997
2002
TINA
Nota :
La catégorie « tous les cancers » ne comprend pas les cancers cutanés sans mélanome (CIM-9 173).
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
37
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Figure 2.2
Nombre de décès et taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA)
pour tous les cancers, Canada, 1973-2002
Hommes
TMNA (pour 100 000)
Décès (en milliers)
700
70
600
60
500
50
400
40
300
30
200
Estimation
20
10
100
1973
1977
1982
1987
1992
1997
2002
TMNA
Décès
Femmes
TMNA (pour 100 000)
Décès (en milliers)
700
70
600
60
500
50
400
40
300
30
Estimation
200
20
10
100
1973
1977
1982
1987
Décès
1992
1997
2002
TMNA
Nota :
La catégorie « tous les cancers » ne comprend pas les cancers cutanés sans mélanome (CIM-9 173).
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
38
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Figure 2.3
Tendances de l’incidence et de la mortalité associées au taux de cancer,
à la croissance démographique et à la structure par âge de la population,
tous les cancers, tous les âges, hommes, Canada, 1971-2002
Incidence
Cas (en milliers)
70
70
60
60
Structure par âge
50
50
40
Croissance démographique
40
30
Variation du taux
30
20
20
Estimation
10
10
0
1971
0
1976
1981
1986
1991
1996
2001
Année
Mortalité
Décès (en milliers)
35
35
30
30
Structure par âge
25
25
Croissance démographique
20
15
20
15
Variation du taux
10
10
Estimation
5
0
1971
5
0
1976
1981
1986
1991
1996
2001
Année
Nota :
Les données sur l’incidence ne tiennent pas compte du cancer cutané sans mélanome (CIM-9 173).
L’espace sous les courbes représente la différence dans le nombre de cas ou de décès dus à chaque
facteur. Pour plus de détails, consulter l’annexe II : Méthodologie.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
39
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Figure 2.4
Tendances de l’incidence et de la mortalité associées au taux de cancer,
à la croissance démographique et à la structure par âge de la population,
tous les cancers, tous les âges, femmes, Canada, 1971-2002
Incidence
Cas (en milliers)
70
70
60
60
50
50
Structure par âge
40
40
Croissance démographique
30
30
Variation du taux
20
20
Estimation
10
10
0
1971
0
1976
1981
1986
1991
1996
2001
Année
Mortalité
Décès (en milliers)
35
35
30
30
25
25
Structure par âge
20
20
Croissance démographique
15
10
15
10
Variation du taux
Estimation
5
0
1971
5
0
1976
1981
1986
1991
1996
2001
Année
Nota :
Les données sur l’incidence ne tiennent pas compte du cancer cutané sans mélanome (CIM-9 173).
L’espace sous les courbes représente la différence dans le nombre de cas ou de décès dus à
chaque facteur. Pour plus de détails, consulter l’annexe II : Méthodologie.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
40
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Figure 3.1
Taux d’incidence normalisés selon l’âge (TINA) pour certains sièges ou
types de cancer, hommes, Canada, 1973-2002
150
TINA (pour 100 000)
150
Estimation
140
140
130
130
Prostate
120
120
110
110
Poumon
100
100
90
90
80
80
70
70
Côlon et rectum
60
60
50
50
40
40
Vessie
30
30
Estomac
20
20
Lymphome non hodgkinien
Mélanome
10
10
0
0
1973
1977
1982
1987
1992
1997
2002
Nota :
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991. Voir
le tableau 7.1 pour les données.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
41
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Figure 3.2
Taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) pour certains sièges ou
types de cancer, hommes, Canada, 1973-2002
100
TMNA (pour 100 000)
100
Estimation
90
90
Poumon
80
80
70
70
60
60
50
50
40
40
Prostate
30
30
Côlon et rectum
Estomac
20
Vessie
10
20
Lymphome non hodgkinien
10
Mélanome
0
0
1973
1977
1982
1987
1992
1997
2002
Nota :
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991. Voir
le tableau 7.2 pour les données.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
42
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Figure 4.1
Taux d’incidence normalisés selon l’âge (TINA) pour certains sièges ou
types de cancer, femmes, Canada, 1973-2002
150
TINA (pour 100 000)
150
Estimation
140
140
130
130
120
120
110
110
100
100
Sein
90
90
80
80
70
70
60
60
Côlon et rectum
50
50
40
40
Poumon
30
30
Col de l’utérus
Corps de l’utérus
20
20
Ovaire
Lymphome non hodgkinien
10
10
Mélanome
0
0
1973
1977
1982
1987
1992
1997
2002
Nota :
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991. Voir
le tableau 8.1 pour les données.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
43
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Figure 4.2
Taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) pour certains sièges ou
types de cancer, femmes, Canada, 1973-2002
100
TMNA (pour 100 000)
100
Estimation
90
90
80
80
70
70
60
60
50
50
40
40
Sein
30
30
Poumon
Côlon et rectum
20
20
10
10
Ovaire
Col de l’utérus
Lymphome non hodgkinien
Corps de l’utérus
Mélanome
0
0
1973
1977
1982
1987
1992
1997
2002
Nota :
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991. Voir
le tableau 8.2 pour les données.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
44
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Tableau 7.1
Taux d’incidence normalisés selon l’âge pour certains sièges ou types de
cancers, hommes, Canada, 1973-2002
Taux pour 100 000
Année
Tous les
cancers
Prostate Poumon
Côlon et
rectum
Vessie
Lymphome non
hodgkinien
Mélanome Estomac
1973
355,8
60,4
66,9
52,6
25,6
9,5
4,1
22,5
1974
359,8
60,0
69,0
50,8
26,4
10,1
4,5
21,1
1975
357,7
61,7
73,1
51,2
24,8
9,7
4,7
21,0
1976
371,9
62,1
75,7
55,3
25,1
10,1
5,1
21,2
1977
391,4
67,9
78,6
56,4
28,0
10,5
5,5
20,1
1978
417,2
74,0
85,1
59,4
30,6
12,5
6,4
20,9
1979
409,8
72,0
83,9
58,5
30,6
12,4
6,8
20,8
1980
406,1
71,4
83,2
57,3
29,2
11,6
7,0
19,0
1981
442,1
78,5
91,2
61,6
32,5
14,7
7,0
20,5
1982
440,7
77,8
92,6
61,9
30,3
15,6
7,5
18,7
1983
448,4
79,6
95,2
63,0
30,8
14,9
7,6
20,4
1984
450,0
80,9
97,1
64,0
31,7
14,9
7,5
18,4
1985
449,8
85,0
93,2
65,4
30,2
15,7
8,7
18,0
1986
451,9
86,1
96,4
63,8
30,6
16,0
9,0
18,0
1987
456,3
89,5
95,0
64,0
30,8
16,6
9,6
17,4
1988
458,4
90,4
95,5
63,7
30,3
17,0
10,4
17,0
1989
451,5
91,8
93,6
62,1
27,9
16,7
9,3
16,8
1990
457,6
99,8
92,7
62,2
27,2
17,7
10,1
15,8
1991
469,0
112,3
90,7
62,3
27,5
17,4
9,1
15,6
1992
480,1
125,3
90,3
63,4
26,8
17,9
10,5
14,6
1993
494,0
140,4
91,9
61,3
27,0
18,8
10,4
14,3
1994
479,3
129,3
87,2
62,4
26,3
18,8
10,8
14,1
1995
455,3
111,1
84,7
60,8
25,7
19,0
11,3
13,3
1996
446,3
109,5
82,2
60,1
24,1
19,1
11,1
13,6
1997
450,7
115,1
79,5
59,6
25,4
19,1
11,4
13,1
1998
445,8
113,7
79,3
61,3
23,5
19,3
11,1
12,6
1999*
444,9
113,9
78,5
59,9
23,2
19,9
11,6
11,9
2000*
443,9
116,0
76,9
59,6
22,7
20,2
11,8
11,5
2001*
443,0
118,2
75,4
59,3
22,1
20,5
11,9
11,0
2002*
442,0
120,3
73,9
59,0
21,5
20,7
12,1
10,6
* Taux estimés
Nota : Les taux ne comprennent pas les cancers cutanés sans mélanome (CIM-9 173) et sont corrigés en
fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
45
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Tableau 7.2
Taux de mortalité normalisés selon l’âge pour certains sièges ou types
de cancer, hommes, Canada, 1973-2002
Taux pour 100 000
Année
Tous les
cancers
Côlon et Lymphome non
rectum
hodgkinen
Poumon
Prostate
1973
230,6
60,7
25,0
30,2
5,6
9,0
20,2
1,5
1974
229,2
63,9
25,9
28,0
5,9
8,5
19,4
1,6
1975
230,4
63,7
26,8
28,7
5,6
8,8
19,1
1,7
1976
230,2
65,8
24,7
29,3
6,0
8,3
18,2
1,5
1977
233,5
68,5
24,6
28,2
5,9
8,4
17,0
1,5
1978
236,3
70,1
26,1
30,2
5,9
8,4
16,1
1,9
1979
239,3
71,7
26,7
28,6
5,9
8,1
18,0
1,7
1980
240,7
74,0
25,7
28,9
7,0
8,6
15,5
1,7
1981
239,2
73,2
27,1
29,2
6,9
8,6
15,3
2,1
1982
243,5
77,4
26,0
28,2
6,8
8,4
14,6
2,1
1983
242,9
78,4
26,7
27,7
7,2
7,8
14,3
2,3
1984
247,8
80,2
27,4
28,3
7,0
8,1
13,9
2,1
1985
249,0
78,0
28,9
28,6
7,1
8,6
13,0
2,6
1986
249,0
79,0
29,4
27,2
7,7
7,4
13,1
2,3
1987
248,2
78,6
29,4
27,5
7,1
7,9
12,9
2,0
1988
254,7
81,3
30,7
27,6
7,8
8,3
12,8
2,2
1989
249,5
81,1
29,7
26,8
7,7
7,8
12,3
2,6
1990
246,4
79,5
30,1
25,7
7,9
7,5
11,3
2,6
1991
247,2
78,8
31,2
25,1
8,1
7,7
10,3
2,6
1992
244,6
77,5
31,0
25,9
8,1
6,9
10,7
2,6
1993
242,6
77,9
31,0
24,7
7,7
7,4
9,7
2,4
1994
241,6
75,5
30,7
25,0
8,4
7,6
9,7
2,7
1995
238,7
73,2
31,0
25,1
8,4
7,2
9,6
2,8
1996
236,2
72,9
29,0
24,3
8,4
7,2
9,4
2,6
1997
229,5
69,9
28,4
23,5
8,6
7,4
8,9
2,8
1998
229,8
70,1
27,9
24,0
8,9
7,2
8,6
2,8
1999*
229,8
70,0
29,1
23,3
8,8
7,1
8,0
2,9
2000*
228,0
69,1
29,0
23,0
8,9
7,0
7,6
2,9
2001*
226,1
68,1
28,9
22,7
9,0
7,0
7,3
3,0
2002*
224,2
67,2
28,8
22,4
9,1
6,9
6,9
3,0
Vessie
Estomac Mélanome
* Taux estimés
Nota : Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
46
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Tableau 8.1
Taux d’incidence normalisés selon l’âge pour certains sièges ou types
de cancer, femmes, Canada, 1973-2002
Taux pour 100 000
Année Tous les
Côlon et Corps de Lymphome non
Col de
Sein Poumon
Ovaire Mélanome
Estomac
cancers
rectum l’utérus
hodgkinien
l’utérus
1973
291,6
82,2
12,9
46,2
21,2
7,2
14,4
5,2
16,3
10,6
1974
294,9
88,2
14,0
44,4
21,5
8,1
13,8
5,0
16,1
9,9
1975
290,2
85,1
14,7
43,7
21,8
7,5
13,7
5,1
14,9
10,4
1976
294,9
84,6
16,3
44,6
22,7
7,5
13,9
5,6
15,2
9,3
1977
306,0
84,4
17,9
47,2
23,0
8,3
14,5
6,1
15,4
9,3
1978
319,3
86,1
20,1
49,5
23,9
9,2
14,9
7,6
14,7
9,5
1979
313,8
87,3
20,3
49,1
21,7
9,6
14,5
7,1
14,2
9,2
1980
305,5
83,3
21,7
46,8
20,8
8,8
14,4
7,5
13,0
8,6
1981
328,1
86,5
24,3
47,8
21,6
11,6
15,4
7,8
13,9
9,8
1982
321,0
86,0
25,9
48,0
21,0
11,7
14,7
7,5
12,3
8,7
1983
332,8
89,3
28,3
49,4
21,6
11,5
14,9
8,0
12,9
8,7
1984
329,5
90,3
29,6
48,3
21,2
11,3
15,0
7,7
12,2
8,1
1985
335,5
92,2
30,9
49,8
20,8
11,4
14,6
9,5
12,3
8,0
1986
324,9
88,6
31,6
47,4
19,5
11,3
13,3
8,3
10,9
8,3
1987
330,7
91,1
33,2
46,9
20,5
11,5
13,7
9,3
10,4
8,0
1988
336,0
97,8
34,8
45,4
20,1
11,7
13,6
9,2
10,2
7,2
1989
330,0
96,4
35,0
44,7
18,7
12,2
13,0
8,6
10,0
7,2
1990
333,2
96,0
36,5
45,0
19,0
12,1
13,4
8,5
10,4
6,9
1991
337,1 100,1
37,7
43,5
18,9
12,4
13,6
8,8
9,6
6,4
1992
340,9 102,0
39,6
43,4
18,9
12,7
13,5
8,7
9,6
6,5
1993
340,9
99,1
40,6
43,6
19,7
12,9
14,1
9,0
9,5
6,3
1994
339,0
98,9
39,8
43,1
19,4
13,5
12,9
9,2
9,4
6,3
1995
337,2
98,7
40,8
41,9
18,6
13,3
13,6
9,4
9,3
6,0
1996
335,2
98,5
41,9
40,4
18,5
13,3
12,5
9,5
9,2
5,9
1997
340,4 102,0
41,9
41,1
18,9
13,8
13,3
9,5
8,7
5,6
1998
345,3 102,6
42,9
43,1
19,5
13,9
13,2
9,5
8,2
5,6
1999*
344,0 103,6
44,6
40,5
18,8
14,2
13,2
9,6
8,4
5,2
2000*
345,1 104,4
45,5
40,1
18,7
14,4
13,1
9,6
8,2
5,0
2001*
346,2 105,3
46,4
39,6
18,6
14,6
13,1
9,7
8,0
4,8
2002*
347,3 106,1
47,3
39,2
18,6
14,9
13,1
9,8
7,8
4,6
* Taux estimés
Nota : Les taux ne comprennent pas les cancers cutanés sans mélanome (CIM-9 173) et sont corrigés en
fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
47
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Tableau 8.2
Taux de mortalité normalisés selon l’âge pour certains sièges ou types
de cancer, femmes, Canada, 1973-2002
Taux pour 100 000
Année Tous les
Côlon et
Lymphome non
Corps de Col de
Poumon Sein
Ovaire
Estomac
Mélanome
cancers
rectum
hodgkinien
l’utérus l’utérus
1973
152,1
10,9 31,0
24,3
9,7
4,3
9,6
4,8
5,6
1,1
1974
152,5
11,7 31,1
24,7
9,1
4,8
9,0
4,7
5,6
1,3
1975
147,3
12,1 30,3
22,4
8,9
4,0
8,8
4,3
4,7
1,2
1976
146,0
12,4 29,9
22,5
9,1
4,4
8,5
4,4
4,4
1,3
1977
147,1
13,9 30,6
22,7
9,1
3,8
7,4
4,4
4,8
1,3
1978
147,6
15,0 29,5
22,7
9,0
4,5
7,4
4,6
4,7
1,3
1979
150,2
16,3 29,8
23,3
9,1
4,4
7,2
4,3
4,2
1,2
1980
148,4
17,1 29,7
22,2
8,6
4,6
6,8
4,2
3,7
1,2
1981
149,0
17,9 30,1
21,6
8,5
4,5
7,5
4,1
3,9
1,3
1982
149,3
19,5 29,7
20,3
8,8
4,9
6,7
4,1
3,9
1,5
1983
149,4
19,9 30,4
19,9
8,2
4,9
6,5
4,2
3,9
1,5
1984
151,8
22,2 30,7
20,4
8,7
4,7
5,7
4,0
3,5
1,5
1985
154,8
23,8 31,8
19,8
8,5
5,0
6,0
3,8
3,3
1,6
1986
154,3
24,0 32,0
19,7
8,2
5,1
6,1
3,6
3,2
1,3
1987
154,0
25,3 31,3
19,6
8,2
5,2
5,7
4,1
3,0
1,5
1988
155,3
26,9 31,4
18,8
8,4
5,0
5,1
3,6
3,0
1,3
1989
153,0
27,0 31,2
17,6
8,1
5,5
5,5
3,7
2,9
1,4
1990
153,0
27,6 31,3
17,7
8,1
5,5
5,0
3,9
3,0
1,2
1991
153,5
29,5 30,1
16,8
7,8
5,7
4,9
3,5
2,8
1,4
1992
153,1
29,6 30,4
16,6
7,8
5,5
4,9
3,5
2,4
1,5
1993
154,8
31,7 29,4
16,6
8,0
5,5
4,5
3,4
2,6
1,5
1994
155,0
31,9 30,0
16,1
8,1
5,7
4,5
3,2
2,7
1,5
1995
151,8
31,3 28,7
16,2
7,7
5,9
4,6
3,6
2,4
1,6
1996
155,1
33,6 28,9
15,7
8,2
5,8
4,4
3,4
2,6
1,5
1997
148,7
32,3 27,4
15,2
7,6
5,7
3,9
3,4
2,4
1,5
1998
150,9
34,5 26,4
15,7
7,7
6,0
3,8
3,4
2,3
1,5
1999*
151,4
35,4 26,9
14,6
7,7
6,0
3,7
3,3
2,2
1,5
2000*
151,1
36,2 26,5
14,3
7,7
6,1
3,5
3,2
2,2
1,6
2001*
150,8
37,0 26,1
13,9
7,6
6,2
3,4
3,2
2,1
1,6
2002*
150,6
37,8 25,6
13,6
7,6
6,3
3,2
3,1
2,0
1,6
* Taux estimés
Nota : Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
48
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Tableau 9
Variation annuelle moyenne en pourcentage (VAMP) des taux
d’incidence (1991-1998) et de mortalité (1991-1998) normalisés selon
l’âge pour certains sièges ou types de cancer, Canada
VAMP de l'incidence
1991-1998
VAMP de la mortalité
1991-1998
Hommes
Femmes
Hommes
Femmes
Tous les cancers
-1,2**
0,1**
-1,1**
-0,3**
Cavité buccale
-3,6**
-1,2**
-3,0**
-0,1**
Estomac
-2,6**
-2,3**
-2,7**
-3,5**
Côlon et rectum
-0,6**
-0,7**
-1,0**
-1,3**
Pancréas
-1,6**
-0,1**
-1,3**
-0,1**
Larynx
-3,5**
-2,3**
-3,4**
-4,4**
Poumon
-2,3**
1,6**
-1,8**
2,0**
Mélanome
2,4**
1,4**
1,3**
0,5**
Sein chez la femme
–**
0,2**
–**
-1,8**
Corps de l’utérus
–**
0,0**
–**
-0,4**
Col de l’utérus
–**
-2,0**
–**
-1,9**
Ovaire
–**
-0,6**
–**
-0,2**
Prostate
-1,5**
–**
-1,7**
–**
Testicule
1,2**
–**
-0,3**
–**
-2,1**
-1,5**
-0,3**
-0,4**
Rein
-0,3**
-0,5**
0,1**
0,0**
Encéphale
-0,4**
0,2**
0,6**
-0,5**
2,2**
Vessie
Thyroïde
2,8**
3,9**
0,6**
Lymphome non hodgkinien
1,3**
1,5**
1,5**
0,8**
-1,4**
-0,2**
-6,0**
-7,4**
1,4**
0,4**
0,7**
-1,0**
-0,9**
-0,8**
-0,9**
-1,4**
Maladie de Hodgkin
Myélome multiple
Leucémie
– Sans objet
* significatif à p = 0,05
** significatif à p = 0,01
Nota : La variation annuelle moyenne en pourcentage est calculée en fonction d’un modèle log-linéaire;
les taux d’incidence ne comprennent pas les cancer cutanés sans mélanome (CIM-9 173).
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
49
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Figure 5
Variation annuelle moyenne en pourcentage (VAMP) des taux
d’incidence (1991-1998) et de mortalité (1991-1998) normalisés selon
l’âge pour certains sièges ou types de cancer, Canada
Hommes
Diminution
Augmentation
Thyroïde
Mélanome
Lymphome non hodgkinien
Côlon et rectum
Maladie de Hodgkin
Prostate
Vessie
Poumon
Estomac
Larynx
Cavité buccale
-8
-6
-4
-2
0
2
4
6
8
Pourcentage
Incidence
Mortalité
Femmes
Diminution
Augmentation
Thyroïde
Poumon
Lymphome non hodgkinien
Mélanome
Sein
Côlon et rectum
Leucémie
Vessie
Col de l’utérus
Estomac
-8
-6
-4
-2
0
2
4
6
8
Pourcentage
Incidence
Mortalité
Nota :
Voir le tableau 9 pour obtenir la variation en pourcentage pour tous les sièges ou types de cancer.
Ces derniers sont classés en ordre décroissant d’incidence.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
50
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
TENDANCES DE L’INCIDENCE ET DE LA MORTALITÉ
Figure 6
Indice des taux de mortalité normalisés selon l’âge, avec et sans le
cancer du poumon, Canada, 1971-1998
Hommes
115
Indice 1971 = 100
115
110
110
105
105
100
100
95
95
90
90
85
85
80
80
1971
1975
1980
1985
Tous les cancers
1990
1995
En excluant le cancer du poumon
Femmes
115
Indice 1971 = 100
115
110
110
105
105
100
100
95
95
90
90
85
85
80
80
1971
1975
1980
Tous les cancers
1985
1990
1995
En excluant le cancer du poumon
Nota :
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Veuillez consulter également le glossaire et l’annexe II : Méthodologie.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
51
52
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
RÉPARTITION DES CAS DE CANCER SELON
L’ÂGE ET LE SEXE
O
n présente ici les estimations pour l’année 2002, par groupe d’âge de 10 ans,
pour tous les sièges et types de cancer confondus (tableau 10) et pour les quatre
principaux sièges de cancer (tableau 11). Le cancer est une maladie qui frappe principalement les personnes âgées. Les estimations pour 2002 présentées au tableau 10 montrent
que 59 600 nouveaux cas (44 %) et 39 300 décès dus au cancer (59 %) surviendront
chez les Canadiens d’au moins 70 ans et qu’en outre, 34 100 nouveaux cas (25 %) et
14 300 décès (22 %) seront enregistrés dans le groupe des 60 à 69 ans. Par contre,
chez les moins de 20 ans, on observera seulement 1 % des nouveaux cas et 0,3 % des
décès. Les estimations pour les principaux sièges ou types de cancer chez les plus de
20 ans (tableau 11) indiquent que près de 50 % des nouveaux cas de cancer du poumon,
de la prostate, et du côlon et du rectum seront diagnostiqués chez des personnes d’au
moins 70 ans. Cette situation est particulièrement évidente pour les cancers de la prostate,
45 % des cas et 84 % des décès survenant chez des hommes de plus de 70 ans. En ce
qui a trait au cancer du sein, 22 % des cas seront diagnostiqués chez les femmes de
moins de 50 ans, 47 % chez les femmes de 50 à 69 ans et 31 % chez les femmes de
70 ans et plus.
Les tendances des taux d’incidence et de mortalité normalisés selon l’âge depuis 1971,
pour tous les cancers et pour quatre groupes d’âge, sont représentés graphiquement en
se basant à la fois sur les taux réels et estimés (figure 7). Depuis 1981, les taux d’incidence
du cancer ont crû principalement chez les Canadiens et les Canadiennes de 50 ans et
plus, et davantage chez les hommes. Cette différence liée au sexe est due presque
certainement à la hausse rapide de l’incidence du cancer de la prostate au début des
années 90.
La baisse assez régulière de la mortalité par cancer observée depuis 1988 au Canada,
tant chez les hommes que chez les femmes de tous les groupes d’âge au-dessous de
70 ans, est très encourageante. Dans l’ensemble, depuis 1970, les taux de mortalité ont
diminué considérablement chez les Canadiens de 0 à 19 ans et de façon plus modérée
chez les 20 à 49 ans. Chez les hommes et les femmes de 50 à 69 ans, la réduction de
la mortalité se manifeste principalement depuis la fin des années 80.
Les taux d’incidence du cancer et de mortalité par cancer selon l’âge, par groupes d’âge
de cinq ans, sont présentés graphiquement à partir des données réelles d’incidence et
de mortalité pour 1998, soit l’année la plus récente pour laquelle nous disposons de
données complètes (figure 8). Aussi bien chez les hommes que chez les femmes, l’incidence du cancer et la mortalité par cancer augmentent considérablement avec l’âge; on
dénombre ainsi 17 fois plus de nouveaux cas chez les personnes de 80 ans et plus que
chez les moins de 20 ans, et ce, chez un groupe ne comportant que 13 % de la population. Alors que pour le groupe des 20 à 54 ans, le taux d’incidence était légèrement
plus élevé chez la femme que chez l’homme, pour tous les autres groupes d’âge, il
était plus élevé chez l’homme. C’est dû à la plus forte incidence du cancer du sein et
des organes génitaux chez la femme en âge de procréer, d’une part, et à la plus forte
incidence de la plupart des types de cancer chez les hommes âgés, d’autre part. Les
taux de mortalité étaient supérieurs chez les hommes de tous les groupes d’âge, à
l’exception de ceux de 35 à 54 ans.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
53
RÉPARTITION DES CAS DE CANCER SELON
L’ÂGE ET LE SEXE
Tableau 10
Nombre estimé de nouveaux cas de cancer et de décès dus au cancer,
selon le groupe d’âge et le sexe, Canada, 2002
Groupe
d’âge
Population (en milliers)
Estimations pour 2002
Total
H
Nouveaux cas
Estimations pour 2002
F
Total
H
Décès
Estimations pour 2002
F
Total
H
F
0-19
7 865
4 036
3 829
1 300
680
600
200
110
90
20-29
4 232
2 153
2 079
1 650
760
900
240
140
110
30-39
4 819
2 434
2 385
4 500
1 650
2 800
820
350
470
40-49
5 143
2 572
2 571
11 900
4 100
7 800
3 400
1 400
1 950
50-59
3 876
1 925
1 952
23 900
11 100
12 800
8 000
4 100
3 900
60-69
2 469
1 197
1 272
34 100
19 900
14 200
14 300
8 300
6 100
70-79
1 842
816
1 026
37 200
21 100
16 100
20 800
11 700
9 000
80+
1 013
344
669
22 400
10 500
11 900
18 500
9 000
9 500
31 260
15 478
15 782
136 900
69 800
67 200
66 200
35 100
31 100
Tous les
âges
Nota :
Les chiffres relatifs à l’incidence ne comprennent pas les cancers cutanés sans mélanome (CIM-9
173). Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total estimé. Pour en
savoir davantage, veuillez consulter l’annexe II : Méthodologie. Les projections de la population pour
2002 ont été fournies par la Direction de la statistique démographique et du recensement, Statistique
Canada.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
54
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
RÉPARTITION DES CAS DE CANCER SELON
L’ÂGE ET LE SEXE
Tableau 11
Nombre estimé de nouveaux cas de cancer et de décès dus au cancer
pour certains sièges ou types de cancer, selon le groupe d’âge et le sexe,
Canada, 2002
Poumon
Groupe
d’âge
Côlon et rectum
F
Total
H
Prostate
F
Sein
Total
H
H
F
20-29
20
15
10
35
15
20
–
70
30-39
180
80
100
230
120
110
–
890
40-49
1 000
450
560
970
500
470
320
3 500
50-59
3 200
1 650
1 550
2 600
1 500
1 100
3 000
5 300
60-69
6 000
3 600
2 400
4 300
2 600
1 650
6 700
4 400
70-79
7 000
4 300
2 700
5 500
3 100
2 500
5 800
3 900
80+
3 400
1 900
1 450
3 900
1 650
2 300
2 400
2 400
20 800
12 000
8 800
17 600
9 500
8 100
18 200
20 500
Nouveaux cas
20 ans
et plus
Décès
20-29
5
–
–
10
5
5
–
5
30-39
110
40
65
60
30
35
–
140
40-49
740
310
430
250
120
120
20
580
50-59
2 400
1 250
1 100
730
420
310
120
950
60-69
4 900
3 000
1 950
1 350
860
480
550
930
70-79
6 500
4 000
2 600
2 000
1 150
840
1 500
1 300
80+
3 700
2 200
1 600
2 200
930
1 250
2 100
1 500
18 400
10 700
7 700
6 600
3 500
3 000
4 300
5 400
20 ans
et plus
– Moins de 3 cas ou décès
Nota : Les chiffres relatifs à l’incidence ne comprennent pas les cancers cutanés sans mélanome (CIM-9 173).
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total estimé. Pour en savoir
davantage, veuillez consulter l’annexe II : Méthodologie.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
55
RÉPARTITION DES CAS DE CANCER SELON
L’ÂGE ET LE SEXE
Figure 7
Taux par âge d’incidence et de mortalité pour tous les cancers, Canada,
1971-2002
70 ans et plus
50-69 ans
Taux pour 100 000
Taux pour 100 000
3200
Hommes, incidence
1100
Hommes, incidence
2800
900
2400
Femmes, incidence
Estimation
Hommes, mortalité
2000
Estimation
700
1600
Hommes, mortalité
Femmes, incidence
500
1200
Femmes, mortalité
800
1971
1976
1981
1986
1991
Femmes, mortalité
1996
2001
300
1971
1976
1981
1986
20-49 ans
1991
1996
2001
0-19 ans
Taux pour 100 000
Taux pour 100 000
18
160
Femmes, incidence
Hommes, incidence
16
14
130
Femmes, incidence
Estimation
100
12
10
Hommes, incidence
Estimation
8
70
6
Hommes, mortalité
4
Femmes, mortalité
40
Femmes, mortalité
2
Hommes, mortalité
10
1971
1976
1981
1986
1991
1996
2001
0
1971
1976
1981
1986
1991
1996
2001
Nota : Les données sur l’incidence ne tiennent pas compte du cancer cutané sans mélanome (CIM-9 173).
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
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Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
RÉPARTITION DES CAS DE CANCER SELON
L’ÂGE ET LE SEXE
Figure 8
Taux par âge d’incidence (1998) et de mortalité (1998) pour tous les
types de cancer, selon le sexe, Canada
Incidence
4 000
Taux pour 100 000
3 000
2 000
1 000
0
0-4
5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80-84 85+
Groupe d’âge
Hommes
Femmes
Mortalité
4 000
Taux pour 100 000
3 000
2 000
1 000
0
0-4
5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80-84 85+
Groupe d’âge
Hommes
Femmes
Nota : Les données sur l’incidence ne tiennent pas compte du cancer cutané sans mélanome (CIM-9 173).
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
57
58
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
PROBABILITÉ D’ÊTRE ATTEINT ET DE MOURIR DU CANCER
O
n présente au tableau 12 la probabilité selon l’âge (exprimée en pourcentage) que les
Canadiens et Canadiennes soient atteints des formes de cancer les plus courantes
pour certains groupes d’âge de dix ans, ainsi que la probabilité qu’ils soient atteints d’une
de ces formes de cancer au cours de leur vie ou qu’ils en meurent. Le calcul de ces
probabilités reflète l’incidence du cancer chez les membres d’une cohorte hypothétique.
Par exemple, si l’on suit une cohorte de 1 000 hommes de 50 ans jusqu’à ce qu’ils
atteignent l’âge de 59 ans, on estime que 57 d’entre eux, soit 5,7 % (1 sur 17,5), seront
atteints d’un cancer au cours de cette période. Ce calcul représente le risque qu’un homme
de 50 ans souffre d’un cancer avant l’âge de 60 ans. En suivant le même raisonnement,
on estime que le risque qu’une femme de 60 ans soit atteinte d’un cancer avant l’âge
de 70 ans s’établit à 10,2 % (1 femme sur 9,8). Pour ce qui est de la probabilité d’être
atteint d’un cancer dans sa vie, les données sont présentées en termes de probabilité et
de probabilité inverse, exprimées en pourcentage. Par exemple, dans le cas des hommes,
la probabilité globale (au cours de la vie) d’être atteint d’un cancer s’établit à 0,41 (41 %),
tandis que la probabilité inverse s’établit à 2,4. Ainsi on prévoit qu’environ 2 hommes
sur 5 seront atteints d’un cancer quelconque durant leur vie. De même, 1 femme sur
2,7 (un peu plus de 1 femme sur 3) souffrira d’un cancer à un moment de sa vie. Par
ailleurs, 1 homme sur 3,7 et 1 femme sur 4,4 (c.-à-d. plus de 1 homme sur 4 et plus de
1 femme sur 5) seront emportés par le cancer.
Au cours de sa vie, 1 femme sur 8,8 sera atteinte du cancer du sein, qui est la forme la
plus courante de cancer (excepté le cancer de la peau autre que le mélanome) dont
souffrent les femmes, et 1 femme sur 26,6 sera emportée par cette maladie. Aussi,
1 femme sur 16,3 sera atteinte du cancer colorectal, mais 1 sur 37,7 seulement en mourra.
Enfin, 1 sur 18,1 sera atteinte du cancer du poumon et 1 sur 20,8 y succombera, ce qui
en fait la cause la plus probable de décès par cancer chez les Canadiennes. Au cours de
sa vie, 1 homme sur 8,3 sera atteint du cancer de la prostate, mais 1 sur 27,7 seulement
en mourra. Comparativement, 1 homme sur 11,4 sera victime du cancer du poumon, et
1 sur 12,2 sera emporté par ce dernier, ce qui en fait de loin la principale cause de décès
par cancer chez les Canadiens de sexe masculin.
La probabilité d’être atteint d’un cancer au cours des 10 prochaines années est un
indicateur utile du risque de cancer à court terme. Bien que le risque que se développe
un cancer du sein durant la vie d’une femme s’établisse à 11,4 % (1 femme sur 8,8) et
que le risque augmente avec l’âge, le risque qu’une femme de 60 ans soit atteinte d’un
cancer du sein avant l’âge de 70 ans n’est que de 3 % (1 femme sur 33,3). Signalons
qu’une femme de 60 ans qui soupèse le risque d’avoir un cancer du sein attache davantage
d’importance à cette dernière probabilité statistique qu’à la première. Le tableau 12
montre dans quelle mesure le risque d’être atteint du cancer de la prostate augmente
avec l’âge. Avant l’âge de 50 ans, il est peu probable qu’un homme souffre de ce
cancer. Cependant, le risque pour un homme de 70 ans d’être atteint d’un cancer de la
prostate avant l’âge de 80 ans s’établit à 6,1 % (1 homme sur 16,4). Il s’agit du risque
le plus élevé, et pour l’homme et pour la femme, de souffrir d’un cancer pendant l’une
ou l’autre des décennies de leur vie.
Chez les personnes très âgées (80-89 ans), la baisse de la probabilité d’être atteint de
plusieurs types de cancer et d’en mourir, qui contraste avec l’augmentation du risque
avec l’âge, s’explique par l’augmentation de la probabilité de décès par d’autres causes à
un âge très avancé.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
59
PROBABILITÉ D’ÊTRE ATTEINT ET DE MOURIR DU CANCER
Tableau 12
Probabilité d’être atteint du cancer, selon l’âge, et probabilité au cours
de la vie d’être atteint d’un cancer et d’en mourir, Canada
Probabilité (%) de souffrir d'un cancer au cours
des 10 prochaines années, selon le groupe d'âge
Probabilité à vie (%) de :
souffrir
% un sur :
mourir
30-39
40-49
50-59
60-69
70-79
80-89
% un sur :
0,6
1,6
5,7
14,4
20,9
19,6
41,2
2,4
27,1
3,7
–
0,1
1,2
4,6
6,1
5,5
12,0
8,3
3,6
27,7
Hommes
Tous les cancers
Prostate
Poumon
–
0,2
1,0
2,9
4,5
3,5
8,8
11,4
8,2
12,2
Côlon et rectum
0,1
0,2
0,8
2,0
3,2
3,1
6,7
15,0
2,9
34,6
Lymphome
0,1
0,2
0,4
0,7
1,1
1,1
2,9
34,8
1,6
63,7
Vessie
–
0,1
0,2
0,7
1,3
1,5
2,7
37,7
0,9
108,7
Rein
–
0,1
0,3
0,5
0,6
0,6
1,6
63,7
0,7
149,3
Estomac
–
–
0,2
0,4
0,6
0,8
1,4
70,4
1,0
98,0
Cavité buccale
–
0,1
0,3
0,4
0,5
0,5
1,4
71,9
0,5
192,3
Leucémie
–
0,1
0,2
0,3
0,6
0,6
1,4
71,4
1,0
105,3
Pancréas
–
–
0,1
0,3
0,5
0,6
1,2
86,2
1,2
82,6
0,1
0,1
0,2
0,3
0,4
0,4
1,1
90,9
0,3
333,3
Tous les cancers
1,1
3,0
6,4
10,2
13,6
12,8
37,6
2,7
22,8
4,4
Sein
0,4
1,3
2,5
3,1
3,3
2,6
11,4
8,8
3,8
26,6
Côlon et rectum
0,1
0,2
0,7
1,3
2,4
2,7
6,1
16,3
2,7
37,7
–
0,2
0,8
1,7
2,2
1,4
5,5
18,1
4,8
20,8
0,1
0,1
0,3
0,6
0,8
0,9
2,5
39,8
1,3
75,2
Mélanome
Femmes
Poumon
Lymphome
Corps de l’utérus
–
0,1
0,5
0,8
0,8
0,5
2,3
43,5
0,5
192,3
0,1
0,1
0,3
0,4
0,5
0,4
1,6
64,5
1,1
91,7
Pancréas
–
–
0,1
0,3
0,5
0,6
1,3
80,0
1,3
77,5
Leucémie
–
–
0,1
0,2
0,4
0,4
1,1
92,6
0,7
140,8
0,1
0,1
0,2
0,2
0,3
0,2
1,0
103,1
0,2
500,0
Rein
–
0,1
0,1
0,2
0,3
0,3
1,0
103,1
0,2
487,8
Vessie
–
–
0,1
0,2
0,3
0,4
1,0
102,0
0,4
243,9
Estomac
–
–
0,1
0,2
0,3
0,4
0,8
119,0
0,6
156,3
Col de l’utérus
0,1
0,2
0,1
0,1
0,1
0,1
0,7
137,0
0,3
370,4
Cavité buccale
–
–
0,1
0,2
0,2
0,2
0,6
156,3
0,3
357,1
Ovaire
Mélanome
– Valeur inférieure à 0,05
Nota :
La probabilité d’être atteint d’un cancer est basé sur les taux d’incidence et de mortalité selon l’âge et
le sexe, au Canada en 1998 et sur les tables de mortalité basées sur les taux pour l’ensemble des
causes de 1996-1998. La probabilité de mourir d’un cancer correspond à la proportion de personnes
qui meurent du cancer à l’intérieur d’une cohorte soumises aux conditions de mortalité s’appliquant à
l’ensemble de la population de 1998. Pour en savoir davantage, veuillez consulter l’annexe II :
Méthodologie.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
60
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
ANNÉES POTENTIELLES DE VIE PERDUES
À CAUSE DU CANCER
L
a figure 9, qui illustre le classement des 12 principales causes de décès prématurés au
Canada en 1998 représentées par années potentielles de vie perdues (APVP), montre
que le cancer vient au premier rang, tant chez les hommes que chez les femmes. Ainsi,
les 924 000 APVP dues au cancer représentent 30 % du total attribuable à l’ensemble
des causes de décès (tableau 13). Le cancer du poumon a entraîné à lui seul la perte de
246 000 années potentielles de vie, ce qui correspond à 27 % de la mortalité prématurée
due au cancer. Les maladies du coeur viennent au deuxième rang. Chez les enfants de
0 à 19 ans, le cancer demeure cette année encore la sixième cause principale d’années
potentielles de vie perdues, après les troubles périnatals, les anomalies congénitales,
les accidents de véhicule à moteur, les autres accidents et le suicide. En 1998, le
cancer a entraîné la perte de près de 15 000 APVP chez les enfants de 0 à 19 ans.
Le tableau 13 indique les APVP associées aux divers types de cancer. En 1998, les trois
cancers les plus dévastateurs chez l’homme ont été le cancer du poumon, le cancer colorectal et le cancer de la prostate — ceux-ci étant la cause de 48 % des APVP dues au
cancer. Chez la femme, les trois principaux ont été le cancer du poumon, le cancer du
sein et le cancer colorectal, auxquels on attribue 52 % des APVP à cause du cancer.
Aussi bien chez l’homme que chez la femme, l’importance relative de ces cancers
quant au nombre d’années potentielles de vie perdues a peu changé au cours des
dernières années. Chez les femmes, toutefois, le nombre d’APVP dues au cancer du
poumon, qui est légèrement supérieur à celui observé pour le cancer du sein, reflète les
taux élevés de mortalité due au cancer du poumon chez les femmes de 50 à 79 ans. Bien
que le cancer de la prostate soit plus répandu que le cancer du poumon chez l’homme,
le nombre d’APVP attribuables au cancer du poumon est quatre fois supérieur à celui
des APVP attribuables au cancer de la prostate, ce qui témoigne des taux de mortalité
plus élevés associés au cancer du poumon et de l’âge relativement jeune auquel les
hommes sont atteints de ce type de cancer et en meurent.
Le taux de mortalité prématurée due à un cancer est d’autant plus élevé que le cancer
est répandu, qu’il se déclare à un jeune âge et qu’il entraîne rapidement la mort. Si l’on
prend les deux cancers les plus fréquents chez les hommes et les femmes, on constate
que le nombre d’APVP associées au cancer du sein (94 000) dépasse largement celui
attribuable au cancer de la prostate (33 000), ce qui tient à l’âge relativement jeune
auquel les femmes meurent du cancer du sein. Dans le cas de la maladie de Hodgkin,
ce nombre, qui s’établit à 3 000, indique que ce type de cancer est moins courant et
qu’il est relativement curable.
Bien que plus d’hommes que de femmes meurent du cancer chaque année, le nombre
d’APVP est légèrement plus élevé chez les femmes (478 000 contre 446 000), du fait
que les femmes vivent généralement plus longtemps que les hommes et que certains
décès dus au cancer surviennent à un plus jeune âge chez la femme.
L’usage de produits du tabac constitue la principale cause de décès prématurés évitables
dus au cancer. En outre, de nombreux décès provoqués par d’autres maladies sont
également causés par le tabagisme (figure 9). Chez les hommes, la consommation de
tabac entraîne près du tiers des APVP découlant de tous les types de cancer, presque le
quart de celles qui sont liées aux maladies du coeur et environ les trois cinquièmes de
celles qui sont associées aux maladies respiratoires. Chez les femmes, le tabagisme est
à l’origine d’environ le cinquième des APVP résultant de tous les types de cancer.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
61
ANNÉES POTENTIELLES DE VIE PERDUES
À CAUSE DU CANCER
Figure 9
Principales causes d’années potentielles de vie perdues (APVP),
Canada, 1998
Hommes
Femmes
Cancer
Maladies
du coeur
Maladies
respiratoires
Principales causes
d’APVP chez les
enfants de 0 à 19 ans,
Canada, 1998
Autres accidents
Hommes
Maladie vasculaire
cérébrale
Suicide
Accidents de
véhicule à moteur
Femmes
Causes
périnatales
Anomalies
congénitales
Accidents
de véhicule
à moteur
Autre
accidents
Suicide
Diabète
Cancer
Causes
périnatales
Anomalies
congénitales
Maladies du
coeur
Maladies
respiratoires
Noyade
Cirrhose
50 40 30 20 10 0 10 20 30 40 50
APVP (en milliers)
Infection à VIH
500 400 300 200 100 0 100 200 300 400 500
APVP (en milliers)
APVP attribuables au tabagisme
Nota :
Les chiffres sont classés par ordre du total d’APVP pour les deux sexes combinés et sont basés sur
l’espérance de vie. Les chiffres ayant été arrondis et certains sièges ou types de cancer ayant été
exclus, la somme des nombres et des pourcentages peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.
Les cancers infantiles sont également inclus dans les sièges et types de cancer correspondants. Les
APVP attribuables à la consommation de tabac sont fondées sur les estimations du risque relatif basé
sur le suivi de la cohorte CPS-II et les estimations de la consommation de tabac au Canada de 1996.
Voir l’annexe II : Méthodologie pour de plus amples détails.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
62
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
ANNÉES POTENTIELLES DE VIE PERDUES
À CAUSE DU CANCER
Tableau 13
Années potentielles de vie perdues à cause du cancer, 1998
Années potentielles de vie perdue (APVP)
Total
Hommes
Femmes
Années
%
Années
%
Années
%
3 047 000
–
1 646 000
–
1 401 000
–
Tous les cancers
924 000
100
446 000
100
478 000
100
Cancer infantile
(0-19 ans)
15 000
1,6
7 500
1,7
7 500
1,6
TOUTES LES CAUSES
Sièges ou types de
cancer
Poumon
246 000
26,6
136 000
30,6
110 000
23,0
Sein
94 000
10,1
–
–
94 000
19,6
Côlon et rectum
87 000
9,4
43 000
9,7
44 000
9,2
Pancréas
43 000
4,6
21 000
4,6
22 000
4,7
Lymphome non hodgkinien
39 000
4,2
21 000
4,7
18 000
3,9
Leucémie
36 000
3,9
20 000
4,6
15 000
3,2
Encéphale
35 000
3,8
19 000
4,3
16 000
3,4
Prostate
33 000
3,6
33 000
7,4
–
–
Estomac
28 000
3,0
17 000
3,8
11 000
2,3
Ovaire
26 000
2,8
–
–
26 000
5,4
Rein
21 000
2,3
13 000
2,9
8 000
1,7
Cavité buccale
17 000
1,9
11 000
2,5
6 000
1,2
Vessie
15 000
1,6
10 000
2,2
5 000
1,0
Myélome multiple
14 000
1,6
8 000
1,8
7 000
1,4
Mélanome
14 000
1,5
8 000
1,7
6 000
1,2
Col de l’utérus
10 000
1,1
–
–
10 000
2,1
Corps de l’utérus
10 000
1,1
–
–
10 000
2,0
Larynx
7 000
0,7
5 000
1,2
1 000
0,2
Maladie de Hodgkin
3 000
0,3
2 000
0,4
1 000
0,2
Testicule
1 000
0,1
1 000
0,3
–
–
– Sans objet
Nota : Les chiffres sont classés par ordre du total d’APVP pour les deux sexes combinés et sont basés sur
l’espérance de vie. Les chiffres et les pourcentages ayant été arrondis, et certains sièges ayant été
exclus, la somme peut ne pas correspondre aux totaux. Les cancers infantiles sont inclus dans les
localisations correspondantes.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
63
64
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
CANCER CHEZ LES ENFANTS ET LES JEUNES
DE 0 À 19 ANS
L
e tableau 14 présente le nombre de nouveaux cas de cancer et les taux d’incidence
normalisés selon l’âge (1994-1998), de même que le nombre de décès dus au cancer
et les taux de mortalité normalisés selon l’âge (1994-1998), chez les enfants canadiens
de 0 à 19 ans. En moyenne, durant ces périodes, 1 262 cas de cancer ont été diagnostiqués
chez des enfants et 239 enfants sont morts du cancer chaque année. La leucémie a été
à l’origine de plus de 26 % des nouveaux cas et de 32 % des décès dus au cancer chez
les enfants et demeure le cancer infantile le plus répandu. Les cancers de l’encéphale et
de la moelle épinière, qui représentent le deuxième groupe le plus fréquent de cancers
infantiles, ont été responsables d’environ 17 % des nouveaux cas et de 25 % des décès,
alors que les lymphomes ont produit 16 % des nouveaux cas et 8 % des décès.
Le ratio du nombre de décès au nombre de nouveaux cas, qui peut être calculé à partir
des données indiquées au tableau 14, donne une indication du pronostic de la maladie.
Pour l’ensemble des cancers infantiles réunis, ce ratio est d’environ 0,20. Les ratios les
plus élevés (>0,27) s’observent chez les enfants atteints d’un cancer du foie, de tumeurs
du système nerveux sympathique, en particulier de neuroblastomes, de tumeurs osseuses
ainsi que de tumeurs de l’encéphale et de la moelle épinière. Le ratio élevé dans le cas
des neuroblastomes témoigne du stade avancé auquel est souvent diagnostiquée cette
maladie. De même, le pronostic est assez sombre pour le sarcome des tissus mous (0,26),
en particulier le rhabdomyosarcome (0,32). Le ratio relativement élevé pour l’ensemble
des leucémies s’explique par le ratio beaucoup plus élevé enregistré pour la leucémie
aiguë non lymphocytaire (0,36) que pour la leucémie aiguë lymphocytaire (0,13). Bien que
le pronostic associé aux lymphomes soit en général assez bon, le ratio décès-nouveaux
cas pour la maladie de Hodgkin (0,03) est beaucoup plus faible que celui des lymphomes
non hodgkiniens (0,20). Enfin, les faibles ratios associés aux rétinoblastomes et aux
tumeurs des cellules germinales indiquent le faible taux de décès lié à ces tumeurs.
Les faibles taux de mortalité associés à la leucémie aiguë lymphocytaire, à la maladie
de Hodgkin et aux tumeurs des cellules germinales rendent compte des progrès immenses
réalisés dans le traitement de ces cancers au cours des 30 dernières années. Depuis le
début des années 50, les taux de mortalité par cancer infantile ont reculé de plus de 50 %,
les baisses les plus importantes étant survenues après 1970. L’amélioration de la survie a
été particulièrement spectaculaire dans le cas du cancer infantile le plus fréquent, la
leucémie aiguë lymphocytaire, de même que pour les lymphomes et le cancer du rein. Il
y a 40 ans, pratiquement personne ne survivait à la leucémie infantile12, mais aujourd’hui,
environ 80 % des enfants et des adolescents canadiens atteints de leucémie aiguë lymphocytaire vivent encore cinq ans après le diagnostic13. L’amélioration de la survie chez
les enfants par rapport à la plupart des adultes cancéreux témoigne des différences
biologiques propres au cancer entre ces deux groupes, ainsi que des différences dans
les modalités thérapeutiques. Les essais cliniques ont permis d’identifier de nouveaux
agents et modalités thérapeutiques, et une plus forte proportion d’enfants que d’adultes
souffrant de cancer participent à ces essais. De même, le virage en faveur des soins
multidisciplinaires a amélioré les résultats thérapeutiques et réduit la morbidité.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
65
CANCER CHEZ LES ENFANTS ET LES JEUNES
DE 0 À 19 ANS
Tableau 14
Nouveaux cas et taux d’incidence normalisés selon l’âge (1994-1998)
et décès et taux de mortalité normalisés selon l’âge (1994-1998) pour
les types de cancer selon le diagnostic histologique chez les enfants et
les jeunes de 0 à 19 ans, Canada
Nouveaux cas
(1994-1998)1
Nombre
%
Groupe diagnostique2
TINA pour
1 000 000
par année
Décès
(1994-1998)
Nombre
%
TMNA pour Ratio
1 000 000 décès/
par année
cas
1 650
1 279
272
995
574
414
1 065
92
501
240
330
318
122
26,2
20,3
4,3
15,8
9,1
6,6
16,9
1,5
7,9
3,8
5,2
5,0
1,9
41,55
32,15
6,87
24,71
14,21
10,31
26,74
2,33
12,54
6,05
8,65
8,35
3,21
376
163
99
97
16
81
301
38
79
72
90
90
0
31,5
13,6
8,3
8,1
1,3
6,8
25,2
3,2
6,6
6,0
7,5
7,5
0,0
9,93
4,17
2,58
3,51
0,70
2,81
6,83
0,72
2,23
1,47
1,26
1,26
0,00
0,23
0,13
0,36
0,10
0,03
0,20
0,28
0,41
0,16
0,30
0,27
0,28
0,00
302
278
84
4,8
4,4
1,3
7,72
7,10
2,17
33
27
24
2,8
2,3
2,0
0,69
0,45
0,54
0,11
0,10
0,29
341
178
115
399
171
53
5,4
2,8
1,8
6,3
2,7
0,8
8,47
4,41
2,86
10,05
4,30
1,34
100
55
41
105
55
6
8,4
4,6
3,4
8,8
4,6
0,5
3,74
2,18
1,49
2,96
1,45
0,23
0,29
0,31
0,36
0,26
0,32
0,11
402
6,4
10,09
10
0,8
0,42
0,02
262
526
229
131
92
4,2
8,3
3,6
2,1
1,5
6,54
13,08
5,68
3,26
2,37
1
29
1
9
22
0,1
2,4
0,1
0,8
1,8
0,05
1,13
0,03
0,39
0,64
0,00
0,06
0,00
0,07
0,24
Total (5 ans)
6 308 100,0
158,81
1 195 100,0
31,97
0,19
Moyenne par année
1 262
Leucémie
Aiguë lymphocytaire
Aiguë non lymphocytaire
Lymphome
Maladie de Hodgkin
Lymphome non hodgkinien
Encéphale et moelle épinière
Épendymome
Astrocytome
T. neuroectodermique primitive
Système nerveux sympathique
Neuroblastome
Rétinoblastome
Rein
Tumeur de Wilm
Foie
Os
Ostéosarcome
Sarcome d’Ewing
Tissus mous
Rhabdomyosarcome
Fibrosarcome
À cellules germinales et autres
t. gonadiques
T. gonadiques à cellules germinales
Carcinome
Thyroïde
Mélanome
Autres cancers
239
Les données présentées portent sur la plus récente période de cinq ans disponible et elles excluent les
cancers cutanés sans mélanome (CIM-9 173) et les carcinomes in situ (CIM-9 230-234). Les données sont
groupées selon l’International Classification Scheme for Childhood Cancer, de l’Organisation mondiale de la
santé (1996). Les taux sont corrigés par rapport à la population canadienne de 1991 et, en raison de la rareté
des maladies, sont exprimés en unités pour un million par année.
2 Seules les principales sous-catégories dans chaque groupe sont incluses. Environ 99 % des leucémies
lymphoïdes sont des leucémies aiguës lymphocytaires. Les lymphomes non hodgkiniens englobent le
lymphome de Burkitt et les lymphomes non précisés. La catégorie des neuroblastomes comprend les
ganglioneuroblastomes, la tumeur de Wilm englobe les sarcomes rhabdoïdes et à cellules claires, les
rhabdomyosarcomes incluent les sarcomes embryonnaires, et les fibrosarcomes englobent les autres
tumeurs fibromateuses.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada, et Division de la
statistique de la santé, Statistique Canada
1
66
National Cancer Institute of Canada: Canadian Cancer Statistics 2002
INCIDENCE DU CANCER CHEZ LES JEUNES ADULTES
L
a présente section décrit les profils du cancer chez les Canadiens et les Canadiennes
âgés de 20 à 44 ans. On y fait notamment état des types de cancer les plus courants
ainsi que des tendances de l’incidence au fil du temps. Des chercheurs de toutes les
régions du pays ont formé récemment le groupe de travail sur le cancer chez les jeunes
adultes du Canada. Ce groupe a rédigé un rapport intitulé Cancer Incidence in Young
Adults in Canada: Preliminary Results of a Cancer Surveillance Project14. On trouvera
ci-après un résumé de ce rapport.
Bien qu’il soit relativement rare qu’un cancer soit diagnostiqué chez un jeune adulte (âgé
de 20 à 44 ans), un tel diagnostic est lourd de conséquences. Au moment du diagnostic,
les personnes atteintes ont encore devant elles la majorité de leurs années potentielles
de vie et peuvent donc être placées devant une sombre alternative : vivre pendant des
décennies avec les effets (sur les plans physique, réproducteur, social, émotionnel et
spirituel) du diagnostic et du traitement du cancer ou voir leur vie tragiquement abrégée.
Les répercussions sur leur famille et la société en général sont en outre considérables.
Fréquence du cancer
Entre 1987 et 1996, on a diagnostiqué 97 469 cas de cancer chez des jeunes adultes.
Les femmes de 20 à 44 ans étaient environ deux fois plus touchées que les hommes du
même groupe d’âge : 60 803 cas de cancer ont été diagnostiqués chez les jeunes femmes,
contre 36 666 chez les jeunes hommes (figure 10.1). Si l’on prend exclusivement en
compte les cancers qui touchent aussi bien les hommes que les femmes (c.-à-d., si l’on
exclut les cancers du sein et de l’appareil reproducteur), les chiffres sont sensiblement
les mêmes pour les deux sexes, bien que légèrement supérieurs chez les hommes
(28 426 chez les femmes; 31 165 chez les hommes). Dix types de cancer sont à l’origine
de 83 % des cas recensés chez les jeunes femmes, et de 74 % des cas chez les jeunes
hommes. Chez les femmes, c’est le sein qui est le plus souvent atteint (n = 20 680), ce
type de cancer étant responsable de 33 % des cas de cancer dans ce groupe. Plusieurs
autres types de cancer qui touchent l’appareil reproducteur viennent aux premiers rangs :
le cancer du col de l’utérus et de l’ovaire (en 2e et 5e place, respectivement) chez les
femmes, et le cancer du testicule (au 1er rang chez les hommes). Bien que l’ordre
d’importance varie selon le sexe, certains cancers sont répandus aussi bien chez les
hommes que chez les femmes : lymphome non hodgkinien, mélanome, maladie de
Hodgkin, cancer colorectal et cancers du poumon et du cerveau. Le cancer de la
thyroïde est beaucoup plus répandu chez les femmes (n = 4 562) que chez les hommes
(n = 1 206, non indiqué).
Chez les adultes plus âgés, l’ordre d’importance des cinq cancers les plus souvent
diagnostiqués (également affiché à la figure 10.1) se distingue nettement de celui
observé chez les jeunes adultes. Ainsi, alors que les cancers du poumon, du sein et de
la prostate et le cancer colorectal occupent les quatre premières places chez les
personnes âgées. Le cancer du sein est le seul cancer qui occupe une des quatre
premières places chez les jeunes adultes bien que le cancer colorectal et du poumon
soient classés quatrième et cinquième chez les jeunes hommes. La figure 10.2 fait état
de l’importance relative du cancer chez les jeunes adultes et révèle que les cancers
sont beaucoup moins nombreux dans le groupe des 20 à 44 ans que chez les adultes
plus âgés.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
67
INCIDENCE DU CANCER CHEZ LES JEUNES ADULTES
Tendances du cancer chez les jeunes adultes
L’incidence du cancer a légèrement augmenté entre 1987 et 1996 aussi bien chez les
jeunes hommes (0,7 % par année) que chez les jeunes femmes (0,5 % par année). La
figure 10.3 fait état des tendances à long terme et le tableau 15 vise la plus récente
décennie. La figure 10.3 montre que le taux de cancer (tous types confondus) est de
façon marquée et constante plus élevé chez les jeunes femmes; toutefois, si l’on prend
strictement en compte les cancers touchant les deux sexes, les taux sont analogues
chez les hommes et les femmes, et même légèrement supérieurs chez les hommes,
quoiqu’on observe une tendance nettement à la hausse chez les femmes (1,4 % par
année – tableau 15).
Les tendances temporelles pour les types les plus courants de cancer sont illustrées à la
figure 10.4. Elles font ressortir d’importantes augmentations pour plusieurs types de
cancer. Les taux augmentent de façon linéaire (et statistiquement significative) dans le
temps pour le cancer de la thyroïde chez les sujets des deux sexes (6,6 % par année
chez les femmes et 4,2 % chez les hommes); le lymphome non hodgkinien chez les
sujets des deux sexes (3,5 % chez les femmes et 4,0 % chez les hommes); le cancer du
poumon chez les femmes (1,9 % par année); le cancer de l’encéphale chez les femmes
(2,0 % par année); et le cancer du testicule (1,7 % par année). Les ratios femmes/hommes
sont également indiqués à la figure 10.4. Alors que les taux d’incidence sont demeurés
constamment plus élevés chez les hommes dans le cas de la maladie de Hodgkin et du
lymphome non hodgkinien, les femmes présentaient des taux plus élevés de mélanome
et des taux beaucoup plus élevés de cancer de la thyroïde. Les taux d’incidence étaient
semblables pour le cancer colorectal et le cancer du poumon (au cours des dernières
années seulement).
Analyse
Chez les jeunes adultes, les types de cancer les plus répandus et leur fréquence relative
ne sont pas les mêmes que chez les adultes plus âgés. On y trouve à la fois les cancers
courants chez les adolescents (maladie de Hodgkin) et chez les adultes plus âgés (cancers
du sein et du poumon et cancer colorectal) et certains cancers qui ne sont pas particulièrement répandus ni dans un groupe ni dans l’autre (mélanome, cancer de la thyroïde).
L’incidence de plusieurs cancers fréquents dans ce groupe d’âge a augmenté au cours
de la période à l’étude (près de 30 ans), parfois de façon spectaculaire (cancer de la
thyroïde et lymphome non hodgkinien chez les sujets des deux sexes, et cancer du poumon
chez les femmes). Si la cause de ces augmentations a parfois été établie (p. ex., le cancer
du poumon chez la femme est lié au tabagisme), elle n’est pas claire pour certains
types de cancer (p. ex., cancer de la thyroïde).
Dans l’ensemble, le cancer est relativement rare chez les jeunes adultes, c’est en partie
pourquoi la surveillance des profils du cancer dans ce groupe d’âge est moins étroite
que chez les enfants et dans la population en général. Une surveillance et un examen
plus rigoureux pourraient toutefois aider à déterminer les causes des cancers courants
dans ce groupe d’âge, étant donné que la période d’exposition pendant laquelle on peut
intervenir entre le début de la vie et le diagnostic du cancer est relativement courte et
que les personnes atteintes précocement d’un cancer pourraient constituer une souspopulation particulièrement vulnérable. En outre, comme l’a souligné sir Richard Doll,
la surveillance du cancer chez les jeunes adultes est importante, car elle permet d’évaluer
les progrès que nous avons accomplis dans la lutte contre le cancer. En effet, les
tendances ne peuvent que refléter les changements récents de la prévalence des agents
68
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
INCIDENCE DU CANCER CHEZ LES JEUNES ADULTES
cancérigènes, et les personnes jeunes sont en général plus promptes à adopter de
nouvelles habitudes que les personnes âgées15. Le cancer dans ce groupe d’âge pourrait
également refléter le risque auquel sont exposées les personnes ayant une plus grande
susceptibilité à la maladie, notamment celles qui ont hérité d’un gène de prédisposition
au cancer (p. ex., mutation BRCA 1 ou BRCA 2). Le premier rapport du groupe de
travail sur le cancer chez les jeunes adultes du Canada14, résumé ici, décrit les profils
du cancer chez les jeunes adultes au Canada. Dans un deuxième temps, les chercheurs
effectueront des analyses plus fouillées et tenteront de donner des explications possibles
à ces profils et à ces tendances.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
69
INCIDENCE DU CANCER CHEZ LES JEUNES ADULTES
Figure 10.1
Fréquence des dix principaux cancers chez les 20 à 44 ans et
les 45 et plus, selon le sexe, Canada, 1987-19961
Hommes, 20-44 ans, N = 37 000
Testicule
14 %
Autres
25 %
Lymphome
non hodgkinien
11 %
Sarcome 2
3%
Mélanome
10 %
Rein
4%
Leucémie
5%
Maladie de Hodgkin
6%
Côlon et rectum
8%
Encéphale
7%
Poumon
7%
Hommes, 45 ans et plus, N = 536 000
Autres
16 %
Prostate
25 %
Pancréas
2%
Leucémie
3%
Rein
3%
Estomac
3%
Lymphome
non hodgkinien
3%
Cavité buccale
4%
Poumon
21 %
Vessie
6%
Côlon et rectum
14 %
1
2
Les cancers de la peau sans mélanome sont exclus.
Os et tissus conjonctif.
70
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
INCIDENCE DU CANCER CHEZ LES JEUNES ADULTES
Figure 10.1 (suite)
Fréquence des dix principaux cancers chez les 20 à 44 ans et
les 45 et plus, selon le sexe, Canada, 1987-19961
Femmes, 20-44 ans, N = 61 000
Autres
17 %
Sein
33 %
Encéphale
3%
Maladie de Hodgkin
3%
Lymphome
non hodgkinien
4%
Poumon
4%
Côlon et rectum
4%
Ovaire
5%
Thyroïde
8%
Col de l’utérus
11 %
Mélanome
8%
Femmes, 45 ans et plus, N = 454 000
Autres
21 %
Sein
29 %
Estomac
2%
Leucémie
2%
Vessie
2%
Pancréas
3%
Lymphome
non hodgkinien
4%
Ovaire
4%
Côlon et rectum
15 %
Utérus
6%
Poumon
12 %
1
Les cancers de la peau sans mélanome sont exclus.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
71
INCIDENCE DU CANCER CHEZ LES JEUNES ADULTES
Figure 10.2
Fréquence des cancers, pour de grands groupes d’âge et selon le sexe,
Canada, 1987-1996
Fréquence des cancers
300 000
250 000
200 000
150 000
100 000
50 000
0
0-19
20-44
45-69
70+
Âge
Hommes
72
Femmes
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
INCIDENCE DU CANCER CHEZ LES JEUNES ADULTES
Figure 10.3
Taux d’incidence normalisés selon l’âge sur une moyenne mobile de
trois ans pour tous les cancers et pour tous les cancers sans les cancers
particuliers à un sexe, chez les jeunes adultes (20 à 44 ans), selon le
sexe, Canada, 1969-1996
120
TINA (pour 100 000)
Femmes, tous les cancers
100
80
60
Hommes, tous les cancers
Hommes, tous les cancers sans les
cancers particuliers à un sexe
Femmes, tous les cancers sans les
cancers particuliers à un sexe
40
20
0
1969
Nota :
1974
1979
1984
1989
1994
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
73
INCIDENCE DU CANCER CHEZ LES JEUNES ADULTES
Figure 10.4
Taux d’incidence normalisés selon l’âge sur une moyenne mobile de
trois ans pour les cancers courants chez les jeunes adultes (20 à 44 ans),
selon le sexe, Canada, 1969-1996
Cancers particuliers aux femmes, TINA (pour 100 000)
40
Mélanome, TINA (pour 100 000)
10
Sein
Femmes
8
30
Hommes
6
20
4
Col de l’utérus
10
Ovaire
0
1969
10
1974
1979
1984
1989
1994
2
0
1969
1974
1979
1984
1989
1994
1989
1994
Côlon et rectum, TINA (pour 100 000)
Thyroïde, TINA (pour 100 000)
10
Femmes
8
8
Femmes
6
6
4
4
Hommes
Hommes
2
0
1969
Nota :
74
1974
1979
1984
1989
2
1994
0
1969
1974
1979
1984
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
INCIDENCE DU CANCER CHEZ LES JEUNES ADULTES
Figure 10.4 (suite)
Taux d’incidence normalisés selon l’âge sur une moyenne mobile de
trois ans pour les cancers courants chez les jeunes adultes (20 à 44 ans),
selon le sexe, Canada, 1969-1996
Poumon, TINA (pour 100 000)
Testicule, TINA (pour 100 000)
10
10
8
8
6
6
Hommes
4
4
2
2
Femmes
0
1969
10
1974
1979
1984
1989
1994
Lymphome non hodgkinien, TINA (pour 100 000)
8
0
1969
1974
1979
1984
1989
1994
Maladie de Hodgkin, TINA (pour 100 000)
10
8
Hommes
6
6
Hommes
4
4
Femmes
2
0
1969
Nota :
2
1974
1979
1984
1989
1994
Femmes
0
1969
1974
1979
1984
1989
1994
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
75
INCIDENCE DU CANCER CHEZ LES JEUNES ADULTES
Tableau 15
Estimation de la variation annuelle moyenne en pourcentage des taux
d’incidence normalisés selon l’âge chez les jeunes adultes (20 à 44 ans),
selon le sexe et le siège ou type de cancer, Canada, 1987-1996
Tous les cancers
1
Tous les cancers sans les cancers particuliers
à un sexe
Sein
Mélanome
Col de l’utérus
Hommes
Femmes
-0,7*
-0,5*
-0,4*
-1,4*
-–*
-0,2*
-1,0*
-0,6*
-–*
-0,4*
Lymphome non hodgkinien
-4,0*
-3,5*
Thyroïde
-4,2*
-6,6*
Côlon et rectum
-0,2*
-0,9*
Poumon
-0,5*
-1,9*
Testicule
-1,7*
-–*
Maladie de Hodgkin
-0,2*
-0,6*
Encéphale
-0,6*
-2,0*
Leucémie
-0,0*
-0,5*
-–*
-0,8*
Ovaire
– Sans objet
1 Les chiffres ne comprennent pas le cancer cutané sans mélanome (CIM-9 173).
* La tendance diffère de 0 de manière significative, avec p < 0,05.
Nota : Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
76
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
SURVIE RELATIVE À CINQ ANS DES CAS DE CANCER
AU CANADA, 1992
L
es taux de survie au cancer dans une population constituent une indication du fardeau
que représente cette maladie et reflètent en particulier la variation de la sévérité de
l’atteinte selon le type de cancer. Il convient toutefois de noter que les variations de la
survie selon les régions géographiques et dans le temps peuvent être imputables à des
différences sur le plan des techniques diagnostiques, du recours à des stratégies de
dépistage précoce, de la disponibilité et de l’efficacité des traitements ainsi que des
différences dans les types de cancer qui surviennent dans une population donnée.
Les taux de survie relative à cinq ans au Canada, fondés sur l’incidence de 1992, pour
les quatre sièges les plus courants du cancer (cancers de la prostate, du sein, du poumon
et cancer colorectal) sont présentés par groupe d’âge aux figures 11.1-11.4. Les taux
provinciaux de survie relative normalisés selon l’âge figurent au tableau 16. Dans les
études basées sur une population, la survie relative est la méthode privilégiée pour
analyser la survie de patients cancéreux. L’estimation de la survie relative consiste à
comparer la survie observée d’un groupe de patients atteints du cancer à la survie des
membres de la population en général présentant les mêmes caractéristiques (même
âge, même sexe et même province de résidence). Ainsi, les femmes ayant un taux de
survie relative au cancer du sein de 80 % ont 80 % de chances de vivre encore cinq
années comparativement aux femmes du même âge vivant dans la même province.
Les résultats détaillés de cette analyse de survie ont été publiés récemment par Ellison
et coll.16. On trouvera ici un sommaire des méthodes d’analyse et des données. Les
données en provenance du Québec ont été exclues parce que le registre de cette
province n’utilise pas la même méthode que les autres registres pour déterminer la date
du diagnostic de cancer. Cette divergence rend difficile l’estimation de la durée de la
survie, donnée nécessaire dans ce type d’étude. L’Île-du-Prince-Édouard et les
territoires ont été inclus dans les chiffres nationaux mais ne sont pas présentés dans les
chiffres provinciaux, parce que les cas étaient trop peu nombreux pour qu’il soit
possible de procéder avec fiabilité à une normalisation selon l’âge des taux de survie.
C’est pour le cancer de la prostate que les taux de survie relative à cinq ans étaient les
plus élevés (87 %) chez les personnes de 15 à 99 ans, venaient ensuite le cancer du sein
(82 %), le cancer colorectal (56 % chez les hommes et 59 % chez les femmes) et le
cancer du poumon (14 % chez les hommes et 17 % chez les femmes). Les profils de
survie liés à l’âge varient selon le siège du cancer. Le pronostic est moins favorable pour
les hommes atteints du cancer de la prostate et les femmes atteintes du cancer du sein
dans les groupes les plus jeunes et les plus âgés. Chez les hommes de moins de 55 ans
et ceux de plus de 85 ans atteints du cancer de la prostate, les taux de survie relative à
cinq ans étaient, respectivement, de 81 % et 67 %, alors que chez les hommes âgés de
55 à 74 ans, ils atteignaient 89 %. Le taux de survie relative au cancer du sein était de
73 % chez les femmes de moins de 40 ans et de 78 % chez celles de plus de 80 ans,
alors que les femmes de 40 à 69 ans et celles de 70 à 79 ans avaient, respectivement,
un taux de survie à cinq ans de 83 % et de 86 %. L’agressivité accrue des tumeurs de
la prostate chez les jeunes hommes et du sein chez les jeunes femmes pourrait être
attribuable à une prédisposition génétique ou biologique17-19.
National Cancer Institute of Canada: Canadian Cancer Statistics 2002
77
SURVIE RELATIVE À CINQ ANS DES CAS DE CANCER
AU CANADA, 1992
Les tendances selon l’âge montrent que la survie au cancer colorectal est demeurée
relativement stable jusqu’à l’âge de 80 ans, contrairement à ce que l’on observe pour
les autres types de cancer. La survie relative au cancer du poumon diminuait avec
l’âge aussi bien chez les hommes (chutant de 17 % à 8 %) que chez les femmes
(passant de 24 % à 10 %), bien que la survie relative à cinq ans ait été plus élevée chez
les femmes dans tous les groupes d’âge. Certaines hypothèses ont été avancées pour
expliquer cette chute de la survie relative avec l’âge : les patients plus âgés pourraient
refuser le traitement ou souffrir d’une maladie décelée à un stade plus avancé20, moment
où le traitement est moins efficace. Il arrive en outre que les médecins ne puissent offrir
un traitement agressif aux patients cancéreux âgés, en raison de la santé fragile de ces
derniers et de la présence d’autres problèmes de santé20-23.
C’est à Terre-Neuve que les taux de survie relative, normalisés selon l’âge, au cancer
de la prostate étaient les plus bas (67 %), et en Colombie-Britannique qu’ils étaient les
plus élevés (91 %); dans les autres provinces, ils se situaient entre 82 % et 86 %. La
situation provinciale était analogue pour le cancer du sein : le taux de survie à ce
cancer atteignait un sommet en Colombie-Britannique (85 %), alors que Terre-Neuve
venait encore une fois au dernier rang (76 %). La survie au cancer colorectal ne variait
guère d’une province à l’autre, mais les taux les plus bas de survie relative à cinq ans
normalisés selon l’âge ont été observés au Nouveau-Brunswick, où ils s’établissaient
à 47 % chez les hommes et à 52 % chez les femmes. La survie relative au cancer du
poumon chez les hommes varie selon les provinces, allant de 8 % en Saskatchewan
à 15 % en Ontario, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba.
Plusieurs facteurs pourraient expliquer la variation observée des taux de survie d’une
province à l’autre. Au nombre de ces facteurs figurent les différences dans l’utilisation
et la diffusion des techniques de dépistage et de détection précoce; dans le diagnostic;
dans la disponibilité et l’accessibilité de la thérapie anticancéreuse; dans les méthodes
de présentation de rapports des registres. En raison du manque de données sur le stade
de la maladie au moment du diagnostic ainsi que d’informations détaillées sur les
méthodes de diagnostic, on ignore dans quelle mesure ces différences ont influé sur
les taux de survie relative à cinq ans. Il est également possible que les différences
interprovinciales soient un artéfact attribuable au dépistage et/ou au diagnostic précoce,
qui pourrait avoir gonflé les taux de survie à cinq ans, sans avoir d’effet sur la mortalité
due au cancer lui-même24. Il est probable, par exemple, que la variation des taux de
survie au cancer de la prostate d’une province à l’autre s’explique, au moins en partie,
par les différences dans la fréquence d’utilisation du dosage de l’antigène prostatique
spécifique (PSA) comme méthode de dépistage précoce du cancer de la prostate. Ce
test permet en effet de diagnostiquer plus tôt la maladie. Dans la même veine, le
dépistage du cancer du sein par mammographie pourrait expliquer certains des écarts
entre les provinces dans la survie au cancer du sein.
Il convient toutefois d’interpréter avec circonspection les différences entre les provinces.
Une étude récente a révélé que les taux de survie relative dans une population sont plus
étroitement associés à l’incidence du cancer qu’à la mortalité24. C’est donc dire que la
variation des taux de survie relative reflète sans doute bien davantage les différences
dans la maladie elle-même et les modalités de dépistage, que la façon dont on agit sur
l’issue (p. ex., par le traitement). Il y a tout lieu de s’en inquiéter dans des comparaisons
de survie comme ci-dessus, car les bases de données canadiennes n’indiquant pas le
78
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
SURVIE RELATIVE À CINQ ANS DES CAS DE CANCER
AU CANADA, 1992
stade de la maladie, il a été impossible de prendre en compte le facteur pronostique le
plus important. Ces résultats ont néanmoins le mérite de faire ressortir la variation
considérable de la sévérité de la maladie. Le système canadien de surveillance du cancer
est certes l’un des meilleurs au monde, mais les lacunes dans les données disponibles
indiquent qu’il y a lieu d’améliorer encore la qualité, l’exhaustivité et l’accessibilité
des données. Seules de telles améliorations permettront d’expliquer les profils de survie
et, du même souffle, de planifier un meilleur mécanisme de lutte anticancéreuse.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
79
SURVIE RELATIVE À CINQ ANS DES CAS DE CANCER
AU CANADA, 1992
Figure 11.1
Survie relative à cinq ans des cas de cancer de la prostate, Canada*, 1992
Survie relative (%)
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
15-99
15-54
55-64
65-74
75-84
85-99
Âge
Hommes
Figure 11.2
Survie relative à cinq ans des cas de cancer du sein, Canada*, 1992
Survie relative (%)
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
15-99
15-39
40-49
50-59
60-69
70-79
80-99
Âge
Femmes
* excluant le Québec
80
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
SURVIE RELATIVE À CINQ ANS DES CAS DE CANCER
AU CANADA, 1992
Figure 11.3
Survie relative à cinq ans des cas de cancer du côlon et du rectum,
Canada*, 1992
Survie relative (%)
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
15-99
15-49
50-59
60-69
70-79
80-99
Âge
Hommes
Femmes
Figure 11.4
Survie relative à cinq ans des cas de cancer du poumon, Canada*, 1992
Survie relative (%)
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
15-99
15-49
50-59
60-69
70-79
80-99
Âge
Hommes
Femmes
* excluant le Québec
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
81
SURVIE RELATIVE À CINQ ANS DES CAS DE CANCER
AU CANADA, 1992
Tableau 16
Taux relatif de survie à cinq ans normalisés selon l’âge, Canada
et les provinces, 1992
Prostate
Hommes
Taux relatif
de survie
(%)
Canada
Terre-Neuve1
Côlon et rectum
IC 95 %
Taux relatif
de survie
(%)
87
85, 88
67
55, 77
Nouvelle-Écosse
82
Nouveau-Brunswick
Poumon
IC 95 %
Taux relatif
de survie
(%)
IC 95 %
56
54, 58
14
13, 15
56
46, 66
13
8, 20
75, 87
54
45, 62
13
10, 17
83
76, 89
47
39, 55
15
11, 20
Ontario
86
84, 88
55
53, 58
15
14, 16
Manitoba
85
80, 89
53
46, 60
15
11, 20
Saskatchewan
83
77, 87
54
46, 61
8
6, 12
Alberta
82
78, 85
54
48, 59
10
7, 13
Colombie-Britannique
91
88, 93
59
54, 63
12
10, 15
Sein
Côlon et rectum
Femmes
Taux relatif
de survie
(%)
IC 95 %
Taux relatif
de survie
(%)
Canada
82
81, 83
Terre-Neuve1
76
68, 82
Poumon
IC 95 %
Taux relatif
de survie
(%)
IC 95 %
59
58, 61
17
16, 18
56
46, 65
20
10, 33
11, 23
Nouvelle-Écosse
84
79, 88
56
49, 63
16
Nouveau-Brunswick
77
71, 82
52
43, 60
11
6, 17
Ontario
82
81, 83
59
57, 61
18
17, 20
Manitoba
79
74, 83
60
53, 66
15
10, 20
Saskatchewan
83
78, 86
65
56, 72
17
12, 23
Alberta
81
78, 84
55
49, 60
13
10, 17
Colombie-Britannique
85
83, 87
61
56, 65
15
12, 18
* excluant le Québec et l’Île-du-Prince-Édouard
1 Prière de se reporter à l’annexe II : Méthodologie pour de plus amples détails.
82
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
GLOSSAIRE
Âge
Âge de la personne (années révolues) au moment du diagnostic ou
du décès.
CIM-9
Neuvième révision de la Classification internationale des maladies25.
Incidence
Nombre de nouveaux cas d’un type donné de cancer diagnostiqués
pendant l’année. L’unité de déclaration de base est le nouveau cas
de cancer plutôt que la personne.
Mortalité
Nombre de décès attribuables à un type donné de cancer qui surviennent pendant l’année. Sont inclus les décès des cas diagnostiqués
dans le passé ou pendant l’année et les cas de cancer diagnostiqués
après le décès.
Province et
territoire
En ce qui concerne l’incidence du cancer et la mortalité par cancer, il
s’agit de la province ou du territoire où la personne a établi sa résidence
permanente au moment du diagnostic ou du décès. Cette province ou
territoire peut différer de celle où on a consigné le nouveau cas de
cancer ou le décès par cancer.
Taux d’incidence et de mortalité
Taux brut
Nombre de nouveaux cas de cancer ou de décès dus au cancer
relevés pendant l’année pour 100 000 personnes dans la population.
Taux par âge
Nombre de nouveaux cas de cancer ou de décès dus au cancer relevés
pendant l’année pour 100 000 personnes d’un groupe d’âge donné.
Taux
normalisé
selon l’âge
Le nombre de nouveaux cas de cancer ou de décès dus au cancer
pour 100 000 personnes qu’on aurait relevés dans la population-type
(population canadienne de 1991), si les taux par âge réels observés
dans la population donnée avaient prévalu dans la population-type.
Indice
des taux
normalisés
selon l’âge
Le taux normalisé selon l’âge de l’année de base (1971) est fixé à
100. Les points d’indice pour les années suivantes sont calculés en
multipliant par 100 le taux normalisé selon l’âge de l’année, puis en
le divisant par le taux de 1971.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
83
GLOSSAIRE
Définitions des sièges :
Les données sur le cancer figurant dans la présente monographie sont
classées, sauf indication contraire, selon les catégories de sièges ou de
types de cancer suivants :
Siège ou type
CIM-9
Siège ou type
CIM-9
Cavité buccale
140-149
Prostate
185
Oesophage
150
Testicule
186
Estomac
151
Vessie
188
Côlon et rectum
153-154
Rein
189
Pancréas
157
Encéphale
191-192
Larynx
161
Thyroïde
193
Poumon
162
Lymphome
200-203
Mélanome
172
Maladie de Hodgkin
201
Sein (femme)
174
Myélome multiple
203
Col de l’utérus
180
Lymphome non hodgkinien 200,202
Corps de l’utérus
179,182
Leucémie
Ovaire
183
Tous les cancers sauf celui 140-208 sauf 173,
du poumon
162
204-208
Tous les autres cancers
Tous les cancers
Tous les sièges entre
150 et 199 non
mentionnés ci-dessus
140 - 208 sauf 173
Population du Canada en 1991/Population mondiale type :
Répartition de la population par groupe d’âge qui a servi au calcul des
taux standardisés.
Population
Groupe
d’âge
0-4
Canada
Population
Mondiale
type
Groupe
d’âge
30-34
Canada
9 240,0
Population
Mondiale
type
6 000
Groupe
d’âge
60-64
Canada
6 946,4
12 000
5-9
6 945,4
10 000
35-39
8 338,8
6 000
65-69
3 857,0
3 000
10-14
6 803,4
9 000
40-44
7 606,3
6 000
70-74
2 965,9
2 000
15-19
6 849,5
9 000
45-49
5 953,6
6 000
75-79
2 212,7
1 000
20-24
7 501,6
8 000
50-54
4 764,9
5 000
80-84
1 359,5
500
25-29
8 994,4
8 000
55-59
4 404,1
4 000
85+
1 023,7
500
TOTAL
4 232,6
Mondiale
type
4 000
100 000
Source : Ce chiffre de population a été établi d’après les estimations postcensitaires définitives de la population
canadienne au 1er juillet 1991 ajustées pour la sous-déclaration du recensement. La population mondiale
type est utilisée dans Cancer Incidence in Five Continents4.
84
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
ANNEXE I : DONNÉES RÉELLES POUR LES
NOUVEAUX CAS ET LES DÉCÈS
L
e présent document vise surtout à présenter les estimations pour l’année en cours
obtenues après analyse des données réelles et à faire des prévisions à court terme à
l’aide des techniques statistiques (voir l’annexe II). Si l’on a besoin des données réelles
plutôt que des estimations pour l’année en cours, les tableaux de la présente annexe
résument les statistiques réelles sur l’incidence et la mortalité tirées des données
nationales les plus récentes. Ces données s’appliquent à l’année la plus récente dans
la longue série de données utilisées pour calculer les estimations de l’année courante.
Les tableaux 1 et 2 de l’annexe donnent un aperçu du nombre réel de nouveaux cas
et de décès survenus au Canada en 1998 et précisent les codes CIM-9 utilisés pour
définir chaque groupe diagnostique. Comme ces dénombrements réels sont fiables, il
est possible d’examiner la fréquence d’autres types de cancer; on trouvera donc aux
tableaux 1 et 2 de l’annexe un plus grand nombre de types de cancer que dans les
tableaux précédents. Les tableaux 3 à 6 de l’annexe donnent les chiffres réels pour le
nombre de nouveaux cas et de décès et les taux d’incidence et de mortalité pour les
principaux types de cancer, selon la province et le territoire.
En plus des explications et des analyses fournies dans les pages précédentes, plusieurs
autres points méritent d’être mentionnés. Comme nous l’avons indiqué aux tableaux 3 à
6 de cette annexe, les populations des territoires étant de petite taille, il n’a été possible
de fournir que des résumés (moyenne de cinq ans) pour les principaux cancers. Les
tableaux de l’annexe montrent également qu’il y avait une certaine variation d’une
province à l’autre dans les années pour lesquelles nous disposions de données (en date
d’août 2001, au début de ces analyses). De plus, les données proviennent de fichiers
dynamiques qui sont systématiquement mis à jour pour intégrer les nouvelles données.
Les cas ontariens n’ont pas été couplés avec les données du Registre canadien du
cancer pour l’année 1997-1998; un petit nombre d’entrées en double est donc possible.
Les utilisateurs qui ont besoin de données réelles plus récentes pour le Canada peuvent
communiquer avec la Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, à Santé
Canada ou la Division de la statistique de la santé de Statistique Canada. Pour obtenir
les données les plus récentes de chaque province, prière de communiquer avec les
registres provinciaux du cancer (voir section sur Pour en savoir plus sur le cancer).
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
85
ANNEXE I : DONNÉES RÉELLES POUR LES
NOUVEAUX CAS ET LES DÉCÈS
Tableau 1
Données réelles pour les nouveaux cas de cancer, selon le siège ou le
type de cancer et le sexe, Canada, 1998
Siège ou type
CIM-9
Tous les sièges/types de cancer
Cavité buccale et pharynx
Lèvres
Langue
Glandes salivaires
Plancher de la bouche
Pharynx
Autres et non précisés
Organes de l’appareil digestif
Oesophage
Estomac
Intestin grêle
Côlon
Rectum
Foie et voies biliaires
Pancréas
Autres et non précisés
Appareil respiratoire
Larynx
Poumon
Autres et non précisés
Tissu osseux et peau
Os
Tissu conjonctif
Peau (mélanome)
Sein
Organes génitaux
Col de l’utérus
Corps de l’utérus
Ovaire
Prostate
Autres et non précisés
Organes urinaires
Vessie
Rein et autres organes urinaires
Oeil
Encéphale et système central
Glandes endocrines
Thyroïde
Autres glandes endocrines
Leucémie
Autres tissus lymphatiques et hématop.
Maladie de Hodgkin
Myélome multiple
Lymphome non hodgkinien
Autres sièges de nature non précisée
140-208
140-149
140
141
142
144
146,147,148
143,145,149
150-159
150
151
152
153
154
155,156
157
158,159
160-165
161
162
160,163,164,165
170-172
170
171
172
174,175
179-187
180
182
183
185
179,181,184,186,187
188-189
188
189
190
191-192
193-194
193
194
204-208
200-203
201
203
200, 202
195-199
Total
Hommes
Femmes
125 781
2 926
467
579
330
220
790
540
27 066
1 177
2 851
395
11 284
5 599
2 010
3 014
736
20 973
1 184
19 085
704
4 344
282
801
3 261
18 155
24 609
1 345
3 318
2 310
16 168
1 468
8 122
4 571
3 551
263
2 190
1 863
1 717
146
3 354
7 713
765
1 617
5 331
4 203
64 456
2 014
379
387
190
155
587
316
14 639
849
1 799
210
5 585
3 272
1 103
1 474
347
12 922
968
11 470
484
2 249
149
439
1 661
132
17 000
–
–
–
16 168
832
5 534
3 335
2 199
135
1 214
486
420
66
1 906
4 165
422
880
2 863
2 060
61 325
912
88
192
140
65
203
224
12 427
328
1 052
185
5 699
2 327
907
1 540
389
8 051
216
7 615
220
2 095
133
362
1 600
18 023
7 609
1 345
3 318
2 310
–
636
2 588
1 236
1 352
128
976
1 377
1 297
80
1 448
3 548
343
737
2 468
2 143
– Sans objet
Nota : Par CIM-9, on entend la neuvième révision de la Classification internationale des maladies. Sont
exclues les données sur les cancers cutanés sans mélanome (CIM-9 173). Pour plus d’information,
consulter le site : http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp (cliquer sur cancer).
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
86
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
ANNEXE I : DONNÉES RÉELLES POUR LES
NOUVEAUX CAS ET LES DÉCÈS
Tableau 2
Données réelles pour les décès dus au cancer, selon le siège ou le type
de cancer et le sexe, Canada, 1998
Sièges ou types
CIM-9
Tous les sièges/types de cancer
Cavité buccale et pharynx
Lèvres
Langue
Glandes salivaires
Plancher de la bouche
Pharynx
Autres et non précisés
Organes de l’appareil digestif
Oesophage
Estomac
Intestin grêle
Côlon
Rectum
Foie et voies biliaires
Pancréas
Autres et non précisés
Appareil respiratoire
Larynx
Poumon
Autres et non précisés
Tissu osseux et peau
Os
Tissu conjonctif
Peau (mélanome)
Sein
Organes génitaux
Col de l’utérus
Corps de l’utérus
Ovaire
Prostate
Autres et non précisés
Organes urinaires
Vessie
Rein et autres organes urinaires
Oeil
Encéphale et système nerveux central
Glandes endocrines
Thyroïde
Autres glandes endocrines
Leucémie
Autres tissus lymphatiques et hématop.
Maladie de Hodgkin
Myélome multiple
Lymphome non hodgkinien
Autres sièges de nature non précisée
140-208
140-149
140
141
142
144
146,147,148
143,145,149
150-159
150
151
152
153
154
155,156
157
158,159
160-165
161
162
160,163-165
170-172
170
171
172
174,175
179-187
180
182
183
185
179,181,184,186,187
188-189
188
189
190
191-192
193-194
193
194
204-208
200-203
201
203
200, 202
173,195-199
Total
Hommes
Femmes
60 603
1 022
19
243
89
37
307
327
16 131
1 288
1 953
129
4 996
1 417
1 714
3 007
1 627
16 928
460
16 268
200
1 167
128
367
672
4 904
6 318
405
342
1 413
3 664
494
2 719
1 380
1 339
37
1 523
252
174
78
2 038
3 572
118
1 054
2 400
3 992
32 395
679
14
153
57
24
217
214
8 798
953
1 213
70
2 544
817
957
1 481
763
10 533
390
10 018
125
654
75
174
405
31
3 740
–
–
–
3 664
76
1 799
962
837
19
862
110
71
39
1 178
1 956
69
605
1 282
2 036
28 208
343
5
90
32
13
90
113
7 333
335
740
59
2 452
600
757
1 526
864
6 395
70
6 250
75
513
53
193
267
4 873
2 578
405
342
1 413
–
418
920
418
502
18
661
142
103
39
860
1 616
49
449
1 118
1 956
– Sans objet
Nota : Par CIM-9, on entend la neuvième révision de la Classification internationale des maladies.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
87
ANNEXE I : DONNÉES RÉELLES POUR LES
NOUVEAUX CAS ET LES DÉCÈS
Tableau 3
Données réelles sur l’incidence des principaux sièges et types de
cancer, selon le sexe et la région, année la plus récente1, Canada
Nouveaux cas
Canada T.-N. Î.-P.-É.
N.-É.
N.-B.
Qc
Ont.
Man. Sask.
Alb.
C.-B. Yn T.N.-O.
Nt
Hommes
Tous les cancers
64 500 910
Prostate
16 200 270
340 2 400 1 850 15 700
85
660
510
2 800
24 500 2 600 2 400 5 400 9 200 35
6 600
660
760 1 650 2 900
5
35 20
5
Poumon
11 500 120
55
490
380
3 600
3 900
420
370
820 1 350
5
5 10
Côlon et rectum
8 900 200
50
330
240
2 200
3 300
370
300
700 1 200
5
10
5
Vessie
3 300
20
15
80
55
1 150
1 150
90
120
130
360
–
–
–
Lymphome non
hodgkinien
2 900
35
15
100
80
690
1 100
110
100
250
400
–
5
–
Rein
2 200
30
15
85
75
560
870
120
75
220
240
–
–
–
Cavité buccale
2 000
–
10
75
50
480
780
100
70
180
230
–
–
–
Leucémie
1 900
25
15
60
55
470
740
80
95
190
230
–
–
–
Estomac
1 800
65
10
70
40
470
670
75
65
140
210
–
–
–
Mélanome
1 650
–
15
100
65
210
750
75
65
210
270
–
–
–
Pancréas
1 450
15
10
55
50
430
480
70
45
100
240
–
–
–
Encéphale
–
–
1 200
30
10
35
35
330
460
50
45
95
170
–
–
Larynx
970
–
5
25
30
330
320
30
25
50
120
–
–
–
Myélome multiple
880
5
5
25
20
220
370
35
25
55
120
–
–
–
Femmes
Tous les cancers
61 300 750
Sein
18 000 260
85
620
470
4 700
6 700
740
610 1 650 2 500 15
8 000 150
40
300
240
2 100
3 100
340
280
Côlon et rectum
280 2 200 1 600 15 700
23 400 2 500 2 100 5 100 7 900 35
520
35 20
10
–
970
–
5
–
Poumon
7 600
60
50
310
220
2 000
2 800
310
270
590 1 000
5
5
5
Corps de l’utérus
3 400
55
10
120
90
860
1 300
170
120
310
420
–
–
–
Lymphome non
hodgkinien
2 500
20
5
80
90
600
960
110
100
190
310
–
–
–
Ovaire
2 300
25
10
75
40
570
960
70
65
140
290
–
–
–
Mélanome
1 600
–
15
100
80
220
670
45
60
210
240
–
–
–
Pancréas
1 550
5
10
70
45
430
530
50
45
120
220
–
–
–
Leucémie
1 450
20
5
35
35
340
610
65
65
120
190
–
–
–
Col de l’utérus
1 350
5
5
60
35
280
480
50
55
130
180
–
–
–
Rein
1 350
20
5
65
35
360
510
60
60
120
150
–
–
–
Thyroïde
1 300
10
–
30
25
290
600
55
35
120
130
–
–
–
Vessie
1 250
–
–
40
10
430
430
20
55
45
110
–
–
–
Estomac
1 050
15
–
30
30
310
370
35
40
90
120
–
–
–
980
15
5
30
25
270
400
45
35
75
130
–
–
–
Encéphale
Cavité buccale
910
5
5
25
15
230
340
40
25
70
130
–
–
–
Myélome multiple
740
5
5
25
20
190
330
40
25
35
95
–
–
–
– Moins de 3 cas
1998 pour le Canada, le Québec, l’Ontario; 1999 pour Terre-Neuve, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le
Nouveau-Brunswick, le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta, la Colombie-Britannique; moyenne de 1995-1999 pour
le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut.
Nota :
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total estimé. Les chiffres relatifs à
l’incidence ne comprennent pas les cancers cutanés sans mélanome (CIM-9 173).
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
1
88
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
ANNEXE I : DONNÉES RÉELLES POUR LES
NOUVEAUX CAS ET LES DÉCÈS
Tableau 4
Taux réels d’incidence normalisés selon l’âge pour les principaux sièges ou
types de cancer, selon le sexe et la région, année la plus récente1, Canada
Taux pour 100 000
Canada
T.-N. Î.-P.-É. N.-É. N.-B.
Qc
Ont. Man. Sask.
Alb. C.-B.
Yn T.N.-O.
Nt
Hommes
Tous les cancers
446
344
493
517
489
456
448
443
440
438
446
354
355
Prostate
114
104
122
140
137
83
122
114
137
136
143
59
54
432
–
Poumon
79
46
76
105
103
105
70
72
67
67
66
84
72
187
Côlon et rectum
61
74
71
69
63
63
60
64
54
57
58
56
90
101
Vessie
23
8
21
17
14
34
21
15
21
11
18
–
–
–
Lymphome non
hodgkinien
19
13
22
22
21
19
20
18
19
19
19
–
23
–
Rein
15
11
23
18
20
16
16
21
14
17
11
–
–
–
Cavité buccale
13
–
15
16
13
13
14
17
13
14
11
–
–
–
Estomac
13
24
13
14
11
14
12
13
12
12
10
–
–
–
Leucémie
13
9
20
13
15
14
14
14
18
15
11
–
–
–
Mélanome
11
–
23
21
16
6
13
13
12
15
13
–
–
–
Pancréas
10
5
16
11
13
13
9
12
8
8
11
–
–
–
Encéphale
8
10
11
8
9
9
8
9
9
7
8
–
–
–
Larynx
7
–
7
5
8
9
6
5
5
4
6
–
–
–
Myélome multiple
6
2
5
5
6
7
7
6
5
4
6
–
–
–
Tous les cancers
345
243
336
372
351
349
350
359
340
343
324
347
323
441
Sein
103
84
101
105
102
106
101
110
100
110
102
107
87
–
Poumon
43
20
63
51
48
44
41
46
43
41
41
49
46
215
Côlon et rectum
43
49
43
48
49
44
44
45
40
35
38
–
72
–
Corps de l’utérus
19
17
13
20
19
19
19
26
20
22
17
–
–
–
Femmes
Lymphome non
hodgkinien
14
7
7
14
20
13
14
16
15
13
13
–
–
–
Ovaire
13
8
12
13
9
13
15
10
11
9
12
–
–
–
Mélanome
9
–
22
19
19
5
10
7
10
14
10
–
–
–
Pancréas
8
2
7
11
8
9
7
6
6
8
9
–
–
–
Col de l’utérus
8
2
8
12
8
7
8
8
11
9
8
–
–
–
Thyroïde
8
3
–
6
7
7
10
9
7
8
6
–
–
–
Rein
8
8
7
11
7
8
8
8
9
8
6
–
–
–
Leucémie
8
6
4
6
8
8
9
10
11
8
8
–
–
–
Vessie
7
–
–
6
2
9
6
3
9
3
4
–
–
–
Estomac
6
5
–
5
6
6
5
4
6
6
5
–
–
–
Encéphale
6
5
6
5
6
6
6
7
6
5
6
–
–
–
Cavité buccale
5
1
5
4
3
5
5
6
4
5
6
–
–
–
Myélome multiple
4
1
3
4
4
4
5
5
3
2
4
–
–
–
– Le taux d’incidence normalisé selon l’âge est établi à partir de moins de 3 cas par année.
1 1998 pour le Canada, le Québec, l’Ontario; 1999 pour Terre-Neuve, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le
Nouveau-Brunswick, le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta, la Colombie-Britannique; moyenne de 1995-1999 pour
le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut.
Nota :
Les taux d’incidence ne comprennent pas les cancers cutanés sans mélanome (CIM-9 173) et sont corrigés
en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
89
ANNEXE I : DONNÉES RÉELLES POUR LES
NOUVEAUX CAS ET LES DÉCÈS
Tableau 5
Données réelles sur la mortalité pour les principaux sièges ou types de
cancer, selon le sexe et la région, année la plus récente, Canada, 19981
Nouveaux cas
Canada
T.-N. Î.-P.-É. N.-É. N.-B.
Qc
Ont. Man. Sask.
Alb. C.-B.
Yn T.N.-O.
Nt
Hommes
Tous les cancers 32 400
620
980
8 900 11 600 1 400 1 250 2 300 3 900
15
20
15
Poumon
10 000
190
160 1 200
55
380
330
3 300
3 300
400
320
620 1 100
5
5
5
Prostate
3 700
60
15
150
130
760
1 350
190
220
330
450
–
–
–
Côlon et rectum
3 400
70
20
90
75
1 050
1 200
160
120
240
330
–
–
–
Pancréas
1 500
30
5
50
50
400
500
60
60
130
190
–
–
–
Lymphome non
hodgkinien
1 300
15
10
50
35
290
500
60
50
95
170
–
–
–
Estomac
1 200
55
5
35
40
350
400
45
40
80
160
–
–
–
Leucémie
1 200
15
5
30
25
290
470
40
50
95
160
–
–
–
Vessie
960
25
5
30
25
250
350
50
40
75
120
–
–
–
Encéphale
860
20
–
25
25
250
300
30
40
65
110
–
–
–
Rein
840
15
5
35
30
230
290
35
30
60
100
–
–
–
Cavité buccale
680
10
5
25
15
210
260
25
20
30
80
–
–
–
Myélome multiple
610
10
5
25
15
130
230
25
30
40
90
–
–
–
Mélanome
410
5
5
20
10
75
170
15
15
30
70
–
–
–
Larynx
390
5
–
20
10
130
150
10
15
20
40
–
–
–
Tous les cancers 28 200
490
140 1 100
Femmes
760
7 500 10 400 1 200 1 000 2 000 3 600
15
15
10
Poumon
6 200
75
35
250
170
1 700
2 200
260
190
390
920
5
5
5
Sein
4 900
90
30
190
160
1 300
1 750
210
150
350
600
–
–
–
Côlon et rectum
3 100
50
10
120
80
1 000
1 050
130
100
180
300
–
–
–
Pancréas
1 550
20
15
60
40
390
540
70
75
120
200
–
–
–
Ovaire
1 400
20
5
40
40
330
560
50
60
110
200
–
–
–
Lymphome non
hodgkinien
1 100
15
5
45
20
270
430
70
40
75
150
–
–
–
Leucémie
860
15
5
30
20
210
350
30
30
65
110
–
–
–
Estomac
740
30
–
25
15
230
240
20
30
60
75
–
–
–
Encéphale
660
10
5
20
20
220
230
15
20
50
75
–
–
–
Corps de l’utérus
630
10
–
35
10
170
230
30
25
50
75
–
–
–
Rein
500
10
–
20
25
140
150
25
20
45
65
–
–
–
Myélome multiple
450
5
–
20
15
110
190
15
25
30
45
–
–
–
Vessie
420
10
–
15
10
130
150
10
25
25
50
–
–
–
Col de l’utérus
410
10
–
20
15
90
170
10
10
45
40
–
–
–
Cavité buccale
340
5
–
10
5
85
140
20
5
35
40
–
–
–
Mélanome
270
5
–
10
5
45
120
15
10
25
40
–
–
–
– Moins de 3 décès
1 Moyenne de 1994-1998 pour le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut
Nota :
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total estimé, et une moyenne est
utilisée pour les territoires.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
90
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
ANNEXE I : DONNÉES RÉELLES POUR LES
NOUVEAUX CAS ET LES DÉCÈS
Tableau 6
Taux réels de mortalité normalisés selon l’âge pour les principaux sièges
ou types de cancer, selon le sexe et la région, Canada, 19981
Canada T.-N. Î.-P.-É.
Hommes
Tous les cancers
Poumon
Prostate
Côlon et rectum
Pancréas
Estomac
Lymphome non
hodgkinien
Leucémie
Vessie
Encéphale
Rein
Cavité buccale
Myélome multiple
Larynx
Mélanome
Femmes
Tous les cancers
Poumon
Sein
Côlon et rectum
Pancréas
Ovaire
Lymphome non
hodgkinien
Leucémie
Estomac
Encéphale
Corps de l’utérus
Rein
Cavité buccale
Col de l’utérus
Vessie
Myélome multiple
Mélanome
N.-É.
N.-B.
Taux pour 100 000
Qc Ont. Man. Sask.
Alb.
C.-B.
Yn T.N.-O.
Nt
230
70
28
24
10
9
249
75
26
28
13
21
232
84
24
26
9
5
254
81
33
19
11
8
267
89
37
20
13
11
267
97
26
32
12
11
219
61
27
23
9
8
238
69
32
28
10
8
219
57
36
21
11
7
204
54
31
21
11
7
198
55
24
17
10
8
241
84
–
–
–
–
216
67
–
–
–
–
312
118
–
–
–
–
9
8
7
6
6
5
4
3
3
6
6
10
6
6
3
4
2
1
14
6
6
–
4
6
6
–
4
11
7
6
5
8
5
6
4
4
10
7
7
7
8
4
4
2
2
8
8
8
7
7
6
4
4
2
9
9
7
5
5
5
4
3
3
11
7
8
5
6
4
4
2
2
9
9
7
7
6
3
5
2
2
8
8
7
5
5
3
3
2
3
9
8
6
5
5
4
5
2
3
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
151
35
26
16
8
8
157
26
29
17
6
7
164
42
31
9
14
8
176
41
31
17
10
7
154
35
32
15
8
8
160
38
28
21
8
7
147
32
25
15
8
8
158
35
28
16
9
7
144
30
23
14
10
9
140
28
25
12
8
7
142
38
24
11
8
8
175
41
–
–
–
–
186
51
–
–
–
–
268
155
–
–
–
–
6
5
4
4
3
3
2
2
2
2
1
4
4
10
3
3
3
1
3
3
2
1
5
6
–
7
–
–
–
–
–
–
–
7
5
4
4
5
4
2
4
2
3
2
4
4
3
4
2
5
1
3
2
3
1
6
4
5
5
4
3
2
2
3
2
1
6
5
3
4
3
2
2
3
2
3
2
10
4
3
2
4
3
2
1
1
2
2
6
4
4
3
4
3
1
1
3
3
1
5
4
4
3
4
3
2
3
1
2
2
6
4
3
3
3
2
2
2
2
2
2
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
– Le taux de mortalité normalisé selon l’âge est établi à partir de moins de 3 cas par année
1 Moyenne de 1994-1998 pour le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut
Nota :
Les taux sont corrigés en fonction de la répartition par âge de la population canadienne de 1991.
Source : Division de la surveillance et de l’évaluation des risques, CPCMC, Santé Canada
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
91
92
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
ANNEXE II : MÉTHODOLOGIE
Sources et traitement des données
es données réelles sur l’incidence du cancer et la mortalité par cancer utilisées
pour préparer la présente monographie proviennent de quatre sources, à savoir les
fichiers de données sur la mortalité (1950 à 1998)26,27, le Système national de déclaration
des cas de cancer (SNDCC, 1969 à 1991)1, le Registre canadien du cancer (RCC, 1992
à 1999)1 (ces bases de données sont toutes tenues à jour par la Division de la statistique
de la santé de Statistique Canada) et le Registre d’inscription des cas de cancer de
l’Ontario (données sur les nouveaux cas de cancer en Ontario, 1997-1998).
L
Nous avons obtenu les données réelles sur l’incidence et la mortalité pour l’ensemble
des provinces et territoires, pour la période de 1969 à 1998. Nous avons également
obtenu les données sur les nouveaux cas en 1999 pour toutes les provinces et territoires,
sauf l’Ontario et le Québec.
Après leur extraction, nous avons classé les enregistrements provenant de chaque
province selon le sexe et le groupe d’âge et selon le siège ou type de cancer décrits
dans le Glossaire. Puis nous avons calculé les totaux nationaux pour certains sièges
ou types de cancer en additionnant les totaux obtenus pour les dix provinces et les
trois territoires.
Les chiffres de population pour le Canada, les provinces et les territoires ont été
tirés d’estimations intercensitaires pour la période de 1971 à 199728-29, d’estimations
postcensitaires pour la période de 1998 à 200029, et du scénario 2 des projections de la
population pour 2001 et 200229. Les estimations démographiques de 1971 à 2000 et
les projections démographiques incluent les résidents non permanents. En outre, des
corrections ont été faites pour tenir compte du sous-dénombrement net du recensement
et des Canadiens de retour au pays, et la date de référence pour les estimations annuelles
est désormais le 1er juillet plutôt que le 1er juin. Les projections sont fondées sur les
hypothèses d’accroissement démographique naturel, d’immigration et de migration
interne qui correspondent le mieux à la réalité canadienne. Ces hypothèses sont révisées
régulièrement pour tenir compte des changements les plus récents.
Les estimations de l’incidence et de la mortalité en 2002 ont été extrapolées à partir
de modèles adaptés à un sous-ensemble des données décrites ci-dessus. Nous avons
sélectionné les séries de manière à ce qu’elles commencent en 1986, à la fois pour
les données sur l’incidence et celles sur la mortalité. Cette méthode garantit que les
estimations de la mortalité et de l’incidence soient cohérentes et qu’elles représentent
bien les tendances actuelles. Pour estimer les taux de mortalité, les données pour la
période de 1986 à 1998 ont été utilisées; pour les estimations de l’incidence, nous
avons eu recours aux données de 1986 à l’année la plus récente pour laquelle des
données étaient disponibles.
Nous avons calculé les taux bruts réels d’incidence et de mortalité selon la province ou
le territoire, le sexe, le siège ou le type de cancer et l’année en divisant le nombre de
cas par le chiffre de la population provinciale ou territoriale correspondante. Des taux
distincts ont été établis pour le groupe des « moins de 45 ans » et celui des « 45 ans et
plus ». Pour étudier la répartition par âge pour tous les cancers et les principaux sièges
de cancer (poumon, côlon et rectum, prostate et sein), nous avons calculé séparément
les taux bruts pour les groupes d’âge de 0 à 19 ans, de 20 à 29 ans, de 30 à 39 ans, de
40 à 49 ans, de 50 à 59 ans, de 60 à 69 ans, de 70 à 79 ans, et de 80 ans et plus.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
93
ANNEXE II : MÉTHODOLOGIE
Les taux d’incidence et de mortalité normalisés selon l’âge ont été calculés pour chaque
siège ou type de cancer en se fondant sur la répartition par âge de la population du
Canada en 1991. Par contre, pour les éditions antérieures à 1995, le calcul des taux
était basé sur la population mondiale type4. La décision de ne plus utiliser cette dernière
comme population de référence tient au fait qu’elle représente une population beaucoup
plus jeune que la population du Canada en 1991. Par conséquent, les taux estimés
normalisés selon l’âge d’avant 1995 ne sont pas comparables avec les estimations
ultérieures.
Depuis l’édition 2000 des Statistiques canadiennes sur le cancer, le découpage
géographique des Territoires du Nord-Ouest n’est plus le même que dans le passé.
Leurs frontières ont été modifiées, ce qui en a réduit la superficie que représentaient
les Territoires du Nord-Ouest et formé un nouveau territoire, le Nunavut30.
Pour tous les cancers, même ceux associés à une survie passable, tels que les cancers
du pancréas et du poumon, le nombre annuel de nouveaux cas devrait être similaire ou
plus élevé que le nombre de décès. Dans certaines situations, cependant, le nombre de
décès observés ou prévus dépasse le nombre correspondant de nouveaux cas. À TerreNeuve, ce dépassement est dû au fait que le registre ne reçoit pas l’information sur tous
les certificats de décès portant la mention cancer, ce qui entraîne une sous-estimation
du nombre de cas pour les années ayant servi à produire les estimations. Le registre
de Terre-Neuve reçoit maintenant des données lui permettant de comptabiliser ces cas;
cet écart devrait donc disparaître à la longue. Les décès peuvent correspondre à des cas
diagnostiqués dans les années antérieures; la variation d’une année à l’autre constitue
donc un autre facteur à considérer dans le cas des sièges ou types de cancer rares.
Estimations de l’incidence (nouveaux cas) en 2002
Pour chaque groupe d’âge, siège de cancer et pour chaque sexe, nous avons estimé le
nombre de nouveaux cas en adaptant des modèles de régression de Poisson aux valeurs
annuelles des provinces et territoires. La régression de Poisson repose sur la prémisse
que les dénombrements de l’incidence annuelle sont des variables aléatoires de Poisson
indépendantes, la valeur moyenne étant, dans chaque cas, égale au produit de la taille
annuelle de la population et du taux annuel (réel) d’incidence. Un modèle distinct où
l’année est la seule variable indépendante a servi à établir les taux d’incidence bruts
pour chaque province et territoire, chaque groupe d’âge, siège de cancer et chaque sexe,
l’année étant la seule variable indépendante. Les estimations pour 2002 ont été obtenues
en multipliant les taux bruts d’incidence extrapolés par les projections démographiques
pour la même année. Comme nous disposions de séries de données plus longues pour
certaines provinces que pour d’autres, nous avons calculé les estimations pour le
Canada en additionnant les estimations obtenues pour les provinces et territoires.
Dans les cas pour lesquels les données initiales indiquaient de fortes fluctuations, le
modèle choisi n’a pas permis d’obtenir des résultats suffisamment précis. Nous avons
alors estimé les nouveaux cas pour 2002 (après avoir consulté les provinces) en se
fondant sur une moyenne de cinq ans des données les plus récentes disponibles :
Terre-Neuve (prostate, cavité buccale, pancréas, mélanome chez l’homme; cavité
buccale, pancréas, mélanome, col de l’utérus chez la femme); Île-du-Prince-Édouard
(cavité buccale, estomac chez l’homme; tous les cancers, sein, poumon, côlon et rectum
chez la femme); Nouveau-Brunswick (lymphome non hodgkinien et rein chez l’homme;
pancréas, thyroïde, lymphome non hodgkinien chez la femme); Québec (poumon chez
la femme); Ontario (thyroïde chez l’homme et chez la femme); Manitoba (prostate,
94
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
ANNEXE II : MÉTHODOLOGIE
mélanome, lymphome non hodgkinien, rein chez l’homme; mélanome, poumon, rein
chez la femme); Saskatchewan (tous les cancers chez l’homme; côlon et rectum chez
la femme); et Alberta (maladie de Hodgkin chez la femme).
La méthodologie utilisée pour la projection des nouveaux cas de cancer de la prostate
a été modifiée cette année, à la suite de la baisse anticipée des taux normalisés selon
l’âge observée à partir du pic de 1993 jusqu’en 1995, moment où une tendance nouvelle
à la hausse est apparue. Cette observation des taux sommaires ne s’applique pas aux
taux selon l’âge. Depuis 1981, les taux selon l’âge au Canada chez les 0 à 39 ans ont
révélé peu de changements et n’ont signalé aucune tendance; chez les 40 à 59 ans, une
tendance à la hausse marquée a débuté autour de 1991, et n’a pas encore changé de cap;
chez les 60 à 74 ans, les taux suivent les tendances des taux normalisés selon l’âge
depuis 1991; et chez les hommes de plus de 75 ans, la brève montée des taux du début
au milieu des années 90 a été suivie d’une baisse abrupte pour atteindre les niveaux de
1981ou plus bas. Par conséquent, les projections des taux selon l’âge basées sur le
modèle de régression de Poisson adapté aux données obtenues entre 1981 et 1989 ont
été abandonnées en faveur des modèles de régression de Poisson adaptés aux données
de 1991 jusqu’à l’année la plus récente pour laquelle des données sur l’incidence étaient
disponibles (1998 pour l’Ontario et le Québec, sinon 1999). L’Île-du-Prince-Édouard,
la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec, l’Ontario, la Saskatchewan,
l’Alberta et la Colombie-Britannique sont les provinces pour lesquelles cette
méthodologie a été appliquée.
Les dénombrements des nouveaux cas de cancer de la vessie pour l’année 1999 sont
erronés. Pour l’ensemble des provinces et des territoires, à l’exception du Québec et de
l’Ontario, les estimations de 2002 ont été calculées à partir des taux moyens sur cinq
ans basés sur les données de 1994 à 1998. L’erreur a été décelée durant la révision
systématique des tableaux récapitulatifs sommaires du RCC, envoyés à tous les registres
provinciaux et territoriaux du cancer, et sera corrigée pour l’an prochain. Dans le cas
des enregistrements de 1999 seulement, les tumeurs de la vessie sans précision (C67.9,
8130/3) ont incorrectement reçu le code CIM-9 233.7 (carcinome in situ de la vessie)
au lieu du code CIM-9 188.9 (tumeur maligne de la vessie, partie non précisée). Aussi,
en 1999, deux enregistrements de tumeurs (C679 et 8130/3) ont été changés pour le
code CIM-9 236.7 et non le code CIM-9 233.7. Note : L’erreur de concordance entre
la CIM-9 et la CIMO2 est le résultat d’une opération d’entretien des systèmes du RCC
entreprise l’an dernier pour tenir à jour les conversions des codes des registres SEER.
Pour estimer l’incidence de « tous les cancers », nous avons additionné les cas estimés
de cancer de la prostate et l’estimation de « tous les cancers moins celui de la prostate »,
à l’aide du modèle linéaire standard (basé sur les données depuis 1986).
Estimations de la mortalité (décès) en 2002
Nous avons estimé le nombre de décès pour chaque groupe d’âge, siège ou type de
cancer et selon le sexe en suivant une méthode similaire à celle utilisée pour l’incidence.
Un modèle linéaire où l’année est la seule variable indépendante a servi à établir les
taux de mortalité, pour chaque province et territoire. Nous avons tiré le nombre global
de décès selon le siège du cancer pour le Canada directement des dénombrements
provinciaux et territoriaux.
Pour la mortalité par cancer du côlon et du rectum, nous avons utilisé les codes 153-154
de la CIM-9 par souci d’uniformité avec les autres publications. Cependant, cette mesure
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
95
ANNEXE II : MÉTHODOLOGIE
donne une sous-estimation de 10 % de la mortalité par cancer du côlon et du rectum,
parce que la plupart des décès enregistrés sous le code 159.0 (tractus intestinal, partie
non précisée) du CIM-9 sont des cas de cancer colorectal. Ces cas seront ajoutés aux
données de la mortalité par cancer colorectal dans la prochaine édition.
Dans les cas où les données originales présentent d’importantes fluctuations, le modèle
n’a pas pu fournir des résultats avec une précision satisfaisante. Pour ces exceptions, le
nombre de décès pour 2002 a été calculé (à la suite de consultations avec les provinces)
en utilisant une moyenne quinquennale des données les plus récentes ou l’estimation
fournie par les provinces : Île-du-Prince-Édouard (pancréas chez l’homme et la femme);
Nouveau-Brunswick (poumon chez la femme); Manitoba (estomac, rein chez l’homme;
poumon, ovaire chez la femme); Alberta (estomac, thyroïde chez l’homme; estomac,
thyroïde chez la femme).
Estimation des taux d’incidence (TINA) et de mortalité (TMNA)
normalisés selon l’âge en 2002
Dans l’ensemble, ces taux ont été estimés par régression des moindres carrés pondérés,
sauf dans quelques cas mentionnés ci-après. Nous avons utilisé comme poids l’inverse
des estimations de la variance des taux normalisés selon l’âge réel. Les variances ont
été calculées en supposant que les dénombrements par âge qui ont servi au calcul des
taux normalisés selon l’âge suivent des distributions de Poisson indépendantes. Les
régressions ont été effectuées pour l’ensemble du Canada et pour chaque province ou
territoire, selon le siège ou le type de cancer et selon le sexe, au moyen d’un modèle
linéaire où l’année était la seule variable indépendante.
Encore une fois, dans les cas où les données originales sont sujettes à de fortes fluctuations,
le modèle choisi n’a pu fournir des résultats d’une précision satisfaisante. Pour cette
raison, et pour maintenir une cohérence entre les estimations selon l’âge et les estimations
normalisées selon l’âge, nous avons estimé les taux d’incidence annuels normalisés
selon l’âge en 2002 à partir des taux d’incidence réels normalisés selon l’âge sur
une période de cinq ans pour chacun des cas expliqués précédemment dans la section
« Estimation de l’incidence ». Nous avons également estimé les taux annuels de mortalité normalisés selon l’âge en 2002 à partir des taux de mortalité réels normalisés
selon l’âge sur une période de cinq ans pour chacune des régions et des sièges ou types
de cancer combinés présentés dans la section « Estimations de la mortalité ».
La méthodologie utilisée pour la projection des nouveaux cas de cancer de la prostate
a été modifiée cette année, à la suite de la baisse anticipée des taux normalisés selon
l’âge observée à partir du pic de 1993 jusqu’en 1995, moment où une tendance nouvelle
à la hausse est apparue. Cependant, cette nouvelle tendance n’a pas atteint le niveau
projeté d’après un modèle linéaire adapté aux données de 1981 à 1989. Plusieurs options
ont été explorées et nous croyons que la plupart des projections exactes ont été obtenues
simplement en calculant le taux normalisé selon l’âge à partir des nombres projetés selon
l’âge (tel que décrit ci-dessus). Quant aux projections de l’incidence, les provinces pour
lesquelles on applique cette méthode d’estimation des taux sont l’Île-du-Prince-Édouard,
la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec, l’Ontario, la Saskatchewan,
l’Alberta et la Colombie-Britannique.
96
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
ANNEXE II : MÉTHODOLOGIE
Exactitude et précision des estimations
L’exactitude d’une estimation est liée au biais, soit la mesure dans laquelle une
estimation fournit vraiment la valeur qui nous intéresse. La précision d’une estimation
fait référence à la variabilité inhérente à toute estimation; il est en effet impossible de
connaître la valeur « exacte » d’une estimation, laquelle ne peut donc fournir qu’une
idée de la valeur inconnue réelle qui nous intéresse.
L’erreur type et le coefficient de variation, de même que l’intervalle de confiance, sont
calculés pour déterminer la précision de chaque estimation. L’erreur type donne une
estimation du degré de variation d’une estimation, alors que le coefficient de variation
établit une relation entre cette variation et la taille réelle de la quantité estimée. À partir
de l’erreur type, l’intervalle de confiance définit une fourchette de valeurs plausibles
pour la quantité estimée. Ces valeurs peuvent être obtenues sur demande auprès du
Bureau du cancer, Santé Canada. Ensemble, ces mesures évaluent la précision (ou
l’imprécision) d’une estimation, mais non son exactitude. À noter que toute estimation
est sujette à erreur et que le degré de précision dépend principalement du nombre de cas
observés et de la taille de la population pour chaque combinaison siège/sexe/province,
alors que l’exactitude dépend de la pertinence du modèle utilisé pour l’estimation.
En raison de la modification et de l’amélioration des données sur l’incidence du cancer
fournies par les provinces, et des changements dans les estimations démographiques et
la méthodologie servant à produire les estimations de l’incidence du cancer et de la
mortalité due à cette maladie, il se peut que les estimations du rapport de 2002 ne soient
pas directement comparables à celles publiées les années précédentes. Le lecteur trouvera
des renseignements plus détaillés sur ces méthodes dans certains articles techniques
publiés par Statistique Canada31,32.
Les estimations de l’incidence et de la mortalité ont été arrondies comme suit : au nombre
le plus près comportant le chiffre 5 pour les dénombrements de 0 à 99; à la dizaine près
pour les dénombrements de 100 à 999; à la cinquième dizaine (50) la plus près pour
les dénombrements de 1 000 à 1 999; et à la centaine près pour les dénombrements de
2 000 et plus. Les pourcentages et les taux normalisés et spécifiques selon l’âge ont été
arrondis à la dizaine près sauf dans les tableaux 4 et 6 et les tableaux 4 et 6 de l’annexe
où ils ont été arrondis au nombre entier le plus près en raison de contraintes d’espace.
Les dénombrements/taux selon l’âge et selon le sexe sont combinés avant l’arrondissement, de sorte qu’il est possible que les totaux dans les tableaux semblent inexacts.
Tous ces écarts doivent toutefois se situer à l’intérieur des unités d’arrondissement
décrites ci-dessus.
Variation annuelle moyenne en pourcentage (VAMP) de l’incidence du
cancer et de la mortalité par cancer
La variation annuelle moyenne en pourcentage a été calculée pour chaque siège ou type
de cancer en ajustant un modèle fondé sur l’hypothèse que le taux de variation des taux
d’incidence et de mortalité normalisés selon l’âge est constant, autrement dit en appliquant
un modèle linéaire à ces taux normalisés selon l’âge après transformation logarithmique.
Puis, nous avons de nouveau transformé la pente estimée au moyen de cet ajustement
pour obtenir un pourcentage d’augmentation ou de diminution. Nous nous sommes
servis des données de 1991 à 1998 pour l’incidence, et de celles de 1991 à 1998 pour
la mortalité. Ces séries sont suffisamment longues pour produire des estimations de
la variation annuelle moyenne en pourcentage à la fois fiables et à jour.
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
97
ANNEXE II : MÉTHODOLOGIE
Estimations de l’incidence du cancer de la peau autre que le mélanome
en 2002 au Canada
Les laboratoires de pathologie de la Colombie-Britannique envoient au registre provincial
tous les rapports de diagnostic des cancers cutanés sans mélanome. On croit toutefois
qu’il y a une certaine sous-déclaration des cancers cutanés sans mélanome. Pour produire
une estimation minimale du nombre de cas au Canada dans son ensemble, nous avons
appliqué les taux d’incidence selon l’âge et selon le sexe en C.-B., de 1985 à 1994
(pour des groupes d’âge de vingt ans), aux estimations démographiques et à l’année
courante pour l’ensemble du Canada. En Colombie-Britannique, une étude spéciale
sur les cancers cutanés sans mélanome a porté sur cette période.
Probabilité d’être atteint ou de mourir du cancer
Les probabilités ont été calculées d’après les taux d’incidence du cancer et de mortalité
par cancer, selon l’âge et le sexe, enregistrés au Canada en 1998, et d’après les taux de
mortalité pour toutes les causes tirés des tables de mortalité pour la période allant de
1996 à 1998. La méthodologie employée est celle de Zdeb33 et de Seidman et coll.34.
Les méthodes utilisées pour établir les tables de mortalité se fondent sur l’hypothèse
que l’incidence du cancer observée pour différents groupes d’âge durant une période
donnée sera toujours valable plus tard dans la vie des personnes. Toutefois, comme ces
taux peuvent ne pas correspondre à ceux qui ont cours au moment où les sujets atteignent
un certain âge, les probabilités devraient être considérées uniquement comme des
approximations des taux réels.
La probabilité de mourir du cancer correspond à la proportion de personnes emportées
par le cancer dans une cohorte soumise aux conditions de mortalité qui existaient pour la
population dans son ensemble en 1998. Nous avons calculé l’indicateur en déterminant
la proportion de décès attribués aux différentes formes de cancer pour chaque sexe et
groupe d’âge, en multipliant cette proportion par le nombre correspondant de décès
tirés de la table de mortalité, en additionnant le nombre de décès de la table de
mortalité pour les deux sexes et tous les groupes d’âge afin d’obtenir la probabilité
de décès attribuable à chaque cause.
Nombre total de nouveaux cas ou de décès, reflétant l’évolution du
risque de cancer, la croissance démographique et le changement de
la structure par âge de la population
Les figures 2.3 et 2.4 illustrent les déterminants de l’augmentation de l’incidence et
de la mortalité chez l’homme et la femme, respectivement. Les trois séries de données
représentées par chaque courbe sont basées sur des données de l’année de référence,
soit 1971. La courbe supérieure rend compte des dénombrements réels ou prévus. La
courbe intermédiaire reflète une estimation de l’incidence du cancer ou des décès si
la répartition des âges de 1971 n’avait pas évolué au fil des ans. La courbe inférieure
représente une estimation du nombre prévu de cas/décès si la taille et la répartition
de la population de 1971 étaient demeurées constantes jusqu’à l’année en cours.
En attendant de présenter de façon plus rigoureuse la façon dont ces séries ont été
calculées, disons que Pi,t représente la population totale de chaque sexe au Canada pour
l’année t, où i = H pour hommes ou i = F pour femmes. Autrement dit, PF,1971 représente
la population féminine totale au Canada en 1971. Ensuite, TNAi,t représente le taux
d’incidence/mortalité normalisé selon l’âge pour tous les cancers et pour chaque sexe, la
population de référence étant la population canadienne de 1971 du sexe correspondant
98
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
ANNEXE II : MÉTHODOLOGIE
à i, qui est soit i = H pour hommes ou i = F pour femmes. Par exemple, TNAF,2001 est
le taux normalisé selon l’âge pour les Canadiennes en l’an 2001.
Série supérieure : Nombre annuel de cas/décès liés au cancer dans la population de
sexe i dans une année donnée, disons t.
Série intermédiaire : Population totale en l’année t multipliée par le taux normalisé
selon l’âge pour l’année t ou, en symboles, Pi,tTNAi,t
Série inférieure : Population totale de 1971 multipliée par le taux normalisé selon
l’âge pour l’année t ou, en symboles, Pi,1971TNAi,t
Niveau de référence : Nombre observé de cas de cancer ou de décès par cancer dans la
population de sexe i survenus en 1971.
Années potentielles de vie perdues (APVP)
L’indicateur a été calculé en déterminant le nombre de décès pour les groupes de moins
d’un an, de 1 à 4 ans, de 5 à 9 ans, ..., et de 90 ans et plus au Canada en 1998, et
l’espérance de vie au point milieu des groupes d’âge. L’APVP est le nombre total
d’années de vie perdues calculées en multipliant, pour chaque groupe d’âge, le nombre
de décès par l’espérance de vie des survivants35.
Fraction étiologique du risque
Les estimations de la fraction étiologique du risque ont été établies en combinant les
données sur la mortalité, la consommation du tabac et les estimations du risque relatif
selon le sexe, l’âge et la maladie. L’estimation de la consommation du tabac a été
établie à partir de l’Enquête sociale générale de Statistique Canada36, tandis que les
estimations du risque relatif ont été établies au moyen du programme SAMMEC II37.
Par conséquent, la mortalité attribuable à la consommation du tabac a été calculée38 pour
les types de maladies qui comportent un risque relatif élevé se situant à l’intérieur de
l’intervalle de variation pour la maladie. Le taux de mortalité attribuable à la consommation du tabac s’entend du produit de la fraction attribuable à la consommation du tabac
(SAF) et du nombre de décès selon le sexe, l’âge et le type de maladie. Le calcul de
cette fraction s’est effectué selon la formule suivante :
SAF = ( [ P0 + P1 [ ( RR1 ) ] + P2 [ ( RR2 ) ] – 1) / [ P0 + P1 ( RR1 ) + P2 [ ( RR2 ) ],
où P0, P1 et P2 dénotent respectivement qu’une personne n’a jamais fumé, qu’elle fume
et qu’elle a déjà fumé, et où RR1 et RR2 indiquent respectivement le risque relatif actuel
et passé. Le calcul de la fraction étiologique du risque s’est effectué en divisant la
mortalité totale attribuable à la consommation du tabac par le nombre de décès pour
chaque sexe, âge et groupe de maladies.
Cancer chez les jeunes adultes
Dans l’ensemble du Canada, l’incidence du cancer chez les jeunes adultes (âgés de 20
à 44 ans) a été étudiée de 1969 à 1996. Des fréquences ont été établies selon l’année du
diagnostic, le sexe, le groupe d’âge par tranche de cinq ans et le type de cancer pour
les personnes âgées de 20 à 44 ans au moment du diagnostic. Les types de cancer pour
chaque sexe ont été classés en ordre d’importance selon le nombre de cas diagnostiqués
durant la décennie la plus récente, 1987 à 1996, et les types les plus fréquents ont fait
l’objet d’analyses plus approfondies. Les taux ont été normalisés selon l’âge en fonction
de la population canadienne de 1991. Des moyennes mobiles sur trois ans sont utilisées
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
99
ANNEXE II : MÉTHODOLOGIE
dans la présentation graphique des tendances temporelles. Les tendances des taux
d’incidence sur une période de 28 ans, de 1969 à 1996, ont été étudiées graphiquement
pour l’ensemble du Canada selon le sexe pour tous les types de cancer combinés, pour
tous les types touchant les deux sexes et pour chacun des types de cancers les plus
fréquents. La variation annuelle moyenne en pourcentage (VAMP) au cours de la
décennie la plus récente (1987 à 1996) a été estimée en utilisant un modèle de régression
linéaire (tel que décrit précédemment), sauf si la tendance avec le temps devenait non
linéaire (p. ex., terme quadratique pour “année” significatif [p < 0,05]), alors la VAMP
n’était pas estimée.
100
Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2002
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