Manual 18148933

Manual 18148933
Membres du conseil d’administration et
direction du Conseil des Arts du Canada
Président
Jean-Louis Roux, Québec (à compter du 31 mai 1998)
Vice-président
François Colbert, Québec
Dean Brinton, Nouvelle-Écosse
Susan Ferley, Saskatchewan
(à compter du 19 novembre 1998)
Richard Laferrière, Québec
Claudette Lizotte, Nouveau-Brunswick
Suzanne Rochon Burnett, Ontario
Nalini Stewart, Ontario (à compter du 16 juin 1998)
Riki Turofsky, Ontario
Max Wyman, Colombie-Britannique
Irving Zu c ke r, Ontario
(à compter du 16 juin 1998)
Directrice
Shirley L. Thomson
Direction
Joanne Morrow, directrice de la Division des arts
Camille Guérin, secrétaire-trésorier, Division de
l’administration (jusqu’au 29 janvier 1999)
John Goldsmith, chef du Service des
Martine Sauvageau, chef du Se rv i ce des arts
médiatiques (jusqu’au 12 juin 1998)
Doug Sigurdson, chef par intérim du Service des arts
visuels (jusqu’au 9 janvier 1999)
Anne Valois, chef du Se rv i ce de la danse et des
communications
initiatives stratégiques
Carol Bream, directrice des prix et dotations
Katherine Berg, conseillère spéciale de la directrice
Keith Kelly, directeur de la planification et de la
recherche (à compter du 16 novembre 1998)
Luke Rombout, consultant auprès de la directrice
Louis Patenaude, secrétaire général par intérim de la
Commission canadienne pour l’UNESCO
Division des arts
André Courchesne, chef du Service du théâtre
François Lachapelle, chef du Service des arts visuels
(à compter du 9 janvier 1999)
Sharon Fernandez, coordonnatrice de l’équité
Miles Morrisseau, coordonnateur de l’équité des
Premiers Peuples (à compter du 1er août 1998)
Division de l’administration
Luc Charlebois, chef de la planification financière
Allan Rix, chef par intérim du Service des ressources
humaines
Munro Ross, chef des systèmes de gestion de
l’information (à compter du 6 juillet 1998)
William Stevenson, chef des services financiers et
Micheline Lesage, chef du Service de la musique
Gordon Platt, chef du Se rv i ce des lettres et de l’édition
David Poole, chef du Se rv i ce des arts médiatiques (à
administratifs
Gwen Hoover, secrétaire générale de la Commission
du droit de prêt public
compter du 25 novembre 1998)
Image de la page co u ve rt u re - voir page 12.
42e Rapport annuel du
Conseil des Arts
du Canada
«Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression ...»
(Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme)
«Refus de nous taire - faites de nous ce qu’il vous plaira mais
vous devez nous entendre.»
(Refus global)
Le droit à la création est un élément fondamental du droit à la liberté d’expression.
Le Conseil des Arts du Canada salue le 50e anniversaire de la Déclaration universelle
des droits de l’homme.
19981999
2
Le
Conseil des Arts du Canada
Rôle. Le Conseil des Arts du Canada est
un organisme national autonome créé en
1957 par une loi du Parlement. En vertu de la
Loi sur le Conseil des Arts du Canada, il a pour
objet de «favoriser et de promouvoir l’étude
et la diffusion des arts ainsi que la production
d’oeuvres d’art». Pour s’acquitter de ce mandat,
il offre une gamme étendue de subventions
et de services aux artistes et organismes
artistiques professionnels canadiens en danse,
art interdisciplinaire et performance, a rt s
médiatiques, musique, théâtre, arts visuels
et lettres et édition. Le Conseil administre en
outre le programme Killam de prix et bourses
de recherche et décerne de nombreux autres
prix prestigieux. La Commission canadienne
pour l’UNESCO et la Commission du droit de
prêt public ont également été placées sous
son égide.
St ru ct u re. Le Conseil des Arts du Canada
est régi par un conseil d’administration de
onze membres nommés par le gouvernement.
Actuellement présidé par Jean-Louis Roux, le
conseil d’administration se réunit au moins
quatre fois par année. Ses décisions en matière
de politiques, de finances et sur d’ a u t re s
questions sont exécutées par un personnel
que dirige un directeur, actuellement Shirley L.
Thomson, également nommé par le
g o u ve rn e m e nt.
Le Conseil des Arts du Canada et son
personnel comptent beaucoup sur les avis et
la collaboration des artistes et professionnels
des arts de toutes les régions du pays,
consultés individuellement ou collectivement.
Le Conseil collabore étroitement en outre avec
les organismes et ministères culturels fédéraux
et provinciaux.
Fonds. Le Conseil des Arts du Canada reçoit
ses fonds du Parlement, à qui il rend compte
de son activité par l’entremise du ministre
du Patrimoine canadien. Il est aussi appelé
à témoigner de temps à autre devant divers
comités parlementaires, notamment le Comité
pe rm a n e nt du patrimoine canadien de la
Chambre des communes. Ses comptes sont
vérifiés par le vérificateur général du Canada
et font partie du rapport annuel qu’il soumet
au Parlement.
Les crédits parlementaires que le Conseil
reçoit annuellement constituent la principale
source de ses fonds. S’y ajoutent les revenus
d’une caisse de dotation constituée par le
Parlement en 1957, et divers dons et legs
provenant du secteur privé, que le Conseil
peut recevoir et a reçus au cours des années
et dont le revenu est affecté aux fins stipulées.
En 1998-1999, le Conseil a accordé 5 690
subventions aux artistes et organismes
a rt i s t i q u e s, et a fait 11 602 paiements aux
écrivains par l’intermédiaire de la Commission
du droit de prêt public, ce qui représente un
montant total de 112 millions de dollars.
Le Conseil des Arts du Canada
350, rue Albert, C.P. 1047
Ottawa (Ontario) K1P 5V8
1-800-263-5588 ou (613) 566-4414
www.conseildesarts.ca
3
Table des matières
Rapport du président . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Rapport de la dire ct ri ce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Revue des activités de l’année . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Faits saillants et autres ra p po rt s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Prix et dotations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Conférence des arts des Premiers Peuples – Voir avec fierté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Mini-spectacles d’artistes musiciens de cultures diverses et des Premiers Peuples . . . . . . . . . 25
Banque d’oeuvres d’art . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Commission du droit de prêt public . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Commission canadienne pour l’UNESCO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Rapport financier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .30
Aperçu financier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33
Responsabilité de la direction à l’égard des états financiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
Rapport du vérificateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
États financiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Orf é o, une version co nte mpo raine du mythe d’ O rp h é e,
dans une création inte rd i s c i p l i n a i re de Mi c h e l
Lemieux Vi ctor Pi l o n
Cr é at i o n . Co p rod u ction du
t h é â t re français du Ce nt re
n ational des art s, du John F.
Ke n n e dy Ce nter de
Wa s h i n g ton et d’ Usine C
d e Mo nt r é a l , il s’agit d’ u n e
ex p é ri e n ce théâtrale quadridimensionnelle à laquelle
p rend part l’ a u d i to i re,
absorbé par les co n s t a nte s
t ra n s fo rm ations de déco r s
et les effets spéciaux.
L’ oe u v re a reçu une subve ntion de création de
3 0 0 0 0 $ du Prog ra m m e
d’aide aux oe u v res inte rd i s c i p l i n a i res et de pe rfo rm a n ce. On voit ici Ju l i e
Sa l ter (Eu ryd i ce) et
Rod rigue Pro teau (Orf é o ) .
Rapport du président
5
Rapport du
Jean-Louis Roux
président
«On reconnaissait par là, au citoyen,
Il va sans dire que je me suis senti heureux et
honoré de ma nomination à la présidence du
Conseil des Arts du Canada, il y a un peu plus
d’un an. Mais j’en ai également éprouvé une
certaine angoisse du fait que les artistes
fondent généralement sur moi de grands
espoirs. Heureusement, pour donner suite à
de telles expectatives, je peux compter sur la
solidarité des dix autres membres du Conseil,
sur le dynamisme de l’équipe réduite qui
travaille d’arrache-pied à l’administration des
programmes et, particulièrement, sur le
leadership de la dire ct ri ce, Shirley Thomson.
Les relations harmonieuses qui joignent ces
trois pôles l’un à l’autre garantissent la vigueur
et le dynamisme d’un organisme public
comme le Conseil des Arts du Canada.
Dès 1948, au premier paragraphe de l’article 27
de la Déclaration universelle des droits de
l’homme, on pouvait lire ce qui suit: «Toute
personne a le droit de prendre part librement
à la vie culturelle de la communauté, de jouir
des arts...» On reconnaissait par là, au citoyen,
le droit d’accès à la culture et aux arts au
même titre qu’à la santé ou à l’éducation.
Dans cet esprit, la loi constitutive du Conseil
des Arts du Canada stipule qu’il «... a pour
mission de favoriser et de promouvoir l’étude
et la diffusion des arts ainsi que la production
d’oeuvres d’art...» Je préfère la version anglaise
de la loi dans laquelle on retrouve le terme
«enjoyment» plutôt que celui de «diffusion».
Le Conseil a en effet pour mission de rendre
les oeuvres des artistes accessibles au public
à leur plus haut niveau d’excellence. La
population se trouve ainsi à même de «jouir»
de ces oeuvres, c’est-à-dire d’y prendre plaisir.
Ce qui est primordial dans la nature des
relations des artistes avec leur public.
le droit d’accès à la culture et aux arts
au même titre qu’à la santé ou à
l’éducation.»
Pour clarifier la mission dévolue au Conseil, je
me plais à rappeler la formule de Peter Dwyer,
l’un des premiers directeurs de l’organisme,
selon qui le Conseil se doit d’être «a thinker,
a doer and ... a rascal!...» (Le Conseil doit
s’adonner à la réflexion, à l’action et à ...
l’espièglerie...). Autrement dit, à l’exemple
des artistes eux-mêmes, le Conseil se doit de
bousculer tout confort intellectuel, sous peine
de succomber au conservatisme et à la
sclérose.
Le Conseil est donc au service de tous les
citoyens et de toutes les citoyennes du
Canada, même si sa tâche principale est
d’accorder des subventions aux artistes et aux
organismes artistiques, dans le but de créer un
climat favorable à l’inspiration, à la création et
à la production d’oeuvres d’art. C’est de cette
manière qu’il s’assure de ce que le public en
général ait libre accès aux arts et à la culture et
qu’il puisse y prendre plaisir.
«Service» ne signifie pourtant pas «servilité».
Le Conseil ne doit pas se contenter d’être à la
remorque du public: il doit agir en chef de file.
En art, la création est affaire d’artistes. Et pour
ces artistes, le Conseil réclame entière libe rt é
d’expression, quitte à ce que leur public soit
quelquefois perturbé.
Loin de moi l’intention de défendre, par là,
quelque statut d’impunité que ce soit en
faveur du Conseil. Tout ce que je veux dire,
c’est que son action doit être jugée à la
longue et non pas à la pièce et que son édifice
6
«J’ai été grandement impressionné par l’envergure
et la diversité des activités artistiques qui se
déroulent jusque dans les plus petits centres.»
repose sur deux principes de base:
l’indépendance par ra p po rt au po u vo i r
politique (arm’s-length policy) et l’évaluation
des demandes de subventions par des jurys
constitués de pairs.
Par la voix du ministère dont il relève, le
Conseil doit répondre au Parlement de la saine
gestion des fonds publics qui lui sont confiés.
Mais le pouvoir politique ne peut exercer
aucune influence sur les décisions d’ordre
artistique qui se prennent au sein du Conseil.
La politique partisane et les préoccupations
électorales doivent en être évacuées.
D’autre part, l’évaluation des demandes de
subventions par des jurys formés de pairs
assure l’objectivité des décisions qui
inte rv i e n n e nt à la suite de délibérations
menées dans le cadre d’un ensemble de
c ri t è res précis et dont la règle d’or est
constituée par le professionnalisme et
l’excellence. Sans être évidemment parfaite,
cette façon de procéder a fait ses preuves
et est généralement appuyée par la communauté artistique.
Depuis ma nomination, j’ai sillonné le Canada
de Terre-Neuve jusqu’à l’île de Vancouver en
compagnie de la dire ct ri ce, Shirley Thomson.
J’ai discuté avec des centaines d’artistes, me
po rt a nt à l’écoute de leurs préoccupations et
de leurs rêves d’avenir. J’ai été grandement
impressionné par l’envergure et la diversité
des activités artistiques qui se déroulent
jusque dans les plus petits centres. Nos artistes
font preuve partout d’une incroyable énergie
créatrice, qu’ils oeuvrent au sein de groupes
majoritaires ou minoritaires, comme c’est le
cas pour les Acadiens et les Francophones
hors Québec, pour les Autochtones et pour les
artistes de cultures diverses. Ils ne déplorent
que deux situations, mais en cela, ils sont
unanimes: les contraintes qui leur sont
imposées par l’insuffisance de leurs moyens
pécuniaires et la marginalité et l’isolement où
ils se trouvent trop souvent relégués. Deux
situations que notre organisme tentera de
corriger.
À cet égard, je me réjouis de ce que, grâce aux
fonds additionnels qui lui ont été alloués par le
Parlement, le Conseil des Arts du Canada se
retrouve en meilleure posture qu’il y a deux
ans. Mais, il ne faut pas s’arrêter en si bonne
voie. Je me ferai un devoir de plaider la défense
et l’illustration des artistes ainsi que de l’organisme que je préside, auprès des élus du
peuple, de quelque parti politique qu’ils soient.
Nous terminons en ce moment la rédaction de
nouveaux documents qui nous permettront,
en nous inspirant de ceux qui ont déjà été
publiés jusqu’ici, d’insister sur l’importance
du Conseil des Arts du Canada et de préciser
encore davantage son statut, ses structures,
son mode d’action et ses façons de procéder,
dans le but de continuer à remplir sa mission
et d’administrer le plus sagement et le plus
efficacement possible les fonds publics qui lui
sont confiés.
Parmi les nombreux sujets qui y sont évoqués,
il en est un qui me tient part i c u l i è re m e nt à
coeur: l’accroissement du public qui assiste
aux diverses manifestations artistiques, partout
au Canada, et qui se fait amateur d’oeuvres
artistiques sous toutes formes que ce soit. À
long te rm e, il m’apparaît évident que cela
s’ e f fe ct u e ra au moyen de l’éducation. Des
études révèlent que les étudiants et les
étudiantes qui fréquentent assidûment les arts
et la culture ont de meilleurs résultats dans
toutes les autres matières. Si on faisait une plus
large part aux arts dans l’éducation et à
l’éducation par les arts, on atteindrait donc un
triple but: on formerait des étudiants de plus
fort calibre, on pourrait susciter des vocations
artistiques et on préparerait un public amateur
d’art plus nombreux et plus averti que ce n’est
le cas à l’heure actuelle. L’éducation étant de
compétence provinciale, le Conseil ne saurait
intervenir dans ce domaine autrement qu’en
ex p ri m a nt des voeux de la façon la plus
éloquente possible. Mais il se doit d’inciter les
organismes qu’il subventionne à se pencher
sur ce problème et de leur fournir les moyens
nécessaires à sa solution.
7
Scène de Urban Ta t too,
de Ma rie H. Cl e m e nt s,
p r é s e ntée au Be l f r y
Th e at re de Vi cto ria dans
le ca d re de Fe s t i val 99.
Par un dy n a m i q u e
mélange de musique,
d a n s e, poésie et pro s e,
ce t te pièce inte n s e
re l ate l’ h i s to i re d’ u n e
Au toc htone qui arri ve
en ville depuis sa ca mp a g n e. Prod u i te par
Nat i ve Vo i ces au Th e at re
of the Wo rld Fe s t i val de
la San Diego St ate
Un i ve r s i ty en 1999, e l l e
a été présentée en prem i è re améri caine au
Gene Au t ry Museum de
Los An g e l e s. On voit ici
Ma rie H. Cl e m e nts dans
la prod u ction du Be l f ry
Th e at re.
Nous avons accueilli cette année, au sein de la
Confédération, un nouveau territoire immense,
le Nu n av u t, et nous célébre ro n s, dans
quelques mois, le passage du deuxième
au troisième millénaire. Deux événements
i m po rt a nts dans l’évolution du Canada,
comme dans celle de l’humanité en général,
qui nous amènent à réfléchir sur l’avenir. Nous
sommes tous conscients, au Conseil des Arts,
des difficultés et des problèmes auxquels
nous nous trouverons toujours confrontés.
Sans nous retrancher dans un optimisme béat,
mais en nous fondant sur l’expérience et sur
les progrès qui ont été accomplis ces
cinquante dernières années, nous sommes
confiants de pouvoir raisonnablement
résoudre les uns et surmonter les autres, pour
le plus grand bien des arts, des artistes et de
la population en général.
Le président,
Jean-Louis Roux, C.C.
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