Rapport annuel 2008-2009

Rapport annuel 2008-2009
Rapport annuel 2008-2009
TÉLÉFILM CANADA
Rapport annuel 2008-2009
8 Portrait de Téléfilm
10 Faits saillants de 2008-2009
14 Message du président
18 Les membres du conseil d’administration
20 Message du directeur général
25 L’équipe de direction
26 Rapport sur les réalisations 2008-2009
62 Revue et analyse de gestion
74 États financiers 2008-2009
88 Rapport sur la gouvernance
NOUS
ADMINISTRONS
NOUS
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009
Au fil des quatre dernières décennies, Téléfilm Canada (Téléfilm) a développé une expertise
inégalée dans la gestion d’un éventail croissant d’activités destinées à soutenir le
développement et la promotion de l’industrie audiovisuelle canadienne. Tout au long de notre
histoire, nous sommes demeurés au diapason d’une industrie en constante évolution et c’est
pourquoi nous administrons aujourd’hui des programmes d’une valeur d’environ 400 millions
de dollars, notamment le Fonds du long métrage du Canada, le Fonds des nouveaux médias
4
du Canada et comprenant 287 millions de dollars au nom du Fonds canadien de télévision.
Notre équipe est investie d’une grande responsabilité puisque Téléfilm est le bras financier
privilégié du gouvernement du Canada pour appuyer les artistes et artisans de l’industrie
audiovisuelle. Nous nous acquittons de notre mandat avec fierté et nous abordons l’avenir
avec confiance.
SOMMES À VOTRE
SERVICE
Gérer, c’est servir et la qualité de notre service est une priorité. À Téléfilm, nous mettons
notre savoir-faire au service de nos clients. Téléfilm offre un appui intégral à la création, à
la production, à la mise en marché et à la distribution d’un nombre considérable d’œuvres
audiovisuelles, en veillant notamment au développement du potentiel de l’industrie. Nous
participons ainsi aux festivals et aux marchés canadiens et internationaux afin d’assurer une
mise en marché et un rayonnement optimaux des productions et coproductions canadiennes.
Bref, nous répondons Présent ! à toutes les étapes des projets !
FAISONS ÉQUIPE
SOMMES PRÉSENTS
Téléfilm offre ses services d’un bout à l’autre du Canada par l’intermédiaire de bureaux
situés à Vancouver, Toronto, Montréal et Halifax. Cette présence nationale est amplifiée par
eTéléfilm, notre service en ligne auquel quelque 800 sociétés sont inscrites. eTéléfilm facilite et
accélère le processus de dépôt des demandes de financement, en plus d’offrir d’autres types
de services. Nos bureaux réels et en ligne s’appuient sur quelque 200 employés bénéficiant
N
organismes fédéraux et provinciaux ainsi que de nombreux collaborateurs étrangers. Cette
interaction quotidienne avec les acteurs structurants de l’industrie nous a permis d’acquérir
une expertise pointue que nous partageons avec nos partenaires. En effet, nous avons la
conviction que c’est par la mise en commun et la complémentarité de nos efforts que nous
connaîtrons le succès dans la nouvelle ère médiatique.
d’une solide expérience de l’industrie et provenant des domaines juridique et financier, des
communications, des technologies de l’information et des politiques. Tous partagent une
vision commune : mettre la créativité et l’innovation au service de la croissance économique
en veillant à ce que le Canada profite d’une industrie audiovisuelle florissante.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009
Afin d’assurer la meilleure qualité de service à nos clients et de contribuer activement au
développement d’une industrie audiovisuelle forte, nous faisons équipe avec une foule
d’intervenants qui ont à cœur notre réussite collective. Devant l’ampleur des défis auxquels
nous sommes tous confrontés, notamment ceux de l’environnement multiplateforme, du
financement et des auditoires, nous avons mis de l’avant une approche de partenariat avec
les télédiffuseurs, les éditeurs, les fonds privés, les partenaires privés, les distributeurs, les
5
FINANÇONS
NOUS
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009
Téléfilm finance et s’investit dans sa mission. Notre soutien à l’industrie prend la forme
d’investissements, incluant les enveloppes fondées sur la performance, d’avances et de
subventions. Ces ressources financent des longs métrages de tous genres (action, aventure,
animation, comédie, documentaire, horreur, policier, dramatique) ainsi que des jeux pour
consoles, ordinateurs de poche, PC, téléphones cellulaires, des sites Web, des installations
multimédias et des projets multiplateformes.
6
RAYONNONS
Téléfilm contribue au rayonnement international du Canada ainsi qu’à la reconnaissance de
nos créateurs. L’année dernière, 58 productions canadiennes ont été appuyées par Téléfilm.
L’ensemble des films lancés en salles ont remporté 119 prix. Chaque année, Téléfilm procède
à près de 700 inscriptions dans 17 festivals et événements, tout en participant à six marchés
internationaux. Les œuvres canadiennes sont vendues dans plus de 100 pays. Afin d’élargir
les marchés et les sources de financement, Téléfilm administre les accords de coproduction
avec 53 pays et accrédite chaque année une centaine de coproductions. Les coproductions
attirent du financement de l’étranger, permettant ainsi un meilleur partage des ressources
techniques, financières et créatrices entre le Canada et ses partenaires internationaux.
AVONS DE L’IMPACT
N
ventes. En 2008-2009, chaque dollar investi par Téléfilm dans la production de longs métrages
a généré 3 $ d’autres sources de financement. Chaque dollar investi par Téléfilm en médias
interactifs a généré 2 $ d’autres sources de financement.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009
Dans un contexte économique difficile, l’impact du financement accordé par Téléfilm est une
plus-value pour l’industrie, le gouvernement et le public canadien. Chaque année, Téléfilm
offre son soutien à plus de 1 000 petites et moyennes entreprises. En 2009, chaque dollar
investi par Téléfilm lors des marchés internationaux a généré près de 12 $ sous forme de
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TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — PORTRAIT DE TÉLÉFILM
PORTRAIT
ORT
DE
TÉLÉFILM
8
Depuis sa création en 1967, Téléfilm
favorise le développement d’une industrie
audiovisuelle indépendante dynamique et
florissante au Canada. Plus de quarante
ans après sa fondation, Téléfilm est un
partenaire précieux pour les industries du
cinéma, de la télévision et des médias
interactifs; sa présence se fait sentir dans
u développement jusqu’à la distribution et à
la mise en marché, Téléfilm offre son aide à
toutes les étapes de la chaîne de valeur des
longs métrages et des contenus destinés
aux médias interactifs canadiens. Le
financement octroyé par Téléfilm dans le
cadre du Fonds du long métrage du Canada (FLMC) et du Fonds des
nouveaux médias du Canada (FNMC) ont un effet de levier sur le
financement des secteurs public et privé, au pays comme à l’étranger,
en générant de l’activité économique et en stimulant la création
d’emplois. Par l’entremise d’événements hautement spécialisés et
d’initiatives de formation, Téléfilm offre des occasions de développement
des affaires nationales et internationales aux entreprises audiovisuelles
canadiennes et aux professionnels qui œuvrent dans les secteurs du
cinéma, de la télévision et des nouveaux médias.
Un mandat pertinent
Une stratégie ciblée
Selon la Loi sur Téléfilm Canada, Téléfilm a pour mandat d’encourager
et de promouvoir le développement de l’industrie audiovisuelle
canadienne au Canada et à l’étranger. La Société agit comme instrument
du gouvernement canadien afin d’exercer un effet de levier stratégique
pour le secteur privé.
Dans son Plan d’entreprise 2006-2007 à 2010-2011, Du cinéma au
téléphone cellulaire : Téléfilm Canada et le défi de l’environnement
multiplateforme, Téléfilm a axé ses priorités sur trois objectifs
stratégiques :
Téléfilm, dont le siège social est situé à Montréal, offre des services
par l’entremise de ses quatre bureaux canadiens : Vancouver, Toronto,
Montréal et Halifax. La plupart de ses 200 employés sont des
professionnels chevronnés qui possèdent une vaste expérience de
l’industrie ou de l’administration. Ses systèmes d’administration et
d’information, dont eTéléfilm, lui permettent de gérer avec efficacité
et efficience près de 400 millions de dollars de programmes à l’intention
de l’industrie audiovisuelle, dont environ 287 millions de dollars au
nom du Fonds canadien de télévision.
Une vision convaincante
Téléfilm joue un rôle clé dans la promotion de l’industrie audiovisuelle
et des talents canadiens sur la scène internationale, en facilitant les
ventes et le financement de films, d’émissions de télévision et de
produits interactifs canadiens. De plus, Téléfilm administre, au nom
du ministère du Patrimoine canadien, le processus de certification des
coproductions télévisuelles et cinématographiques internationales.
Téléfilm soutient la création de contenu canadien de grande qualité,
par des créateurs canadiens, susceptible d’interpeller les auditoires
d’ici et d’ailleurs. Sa vision est d’assurer la viabilité à long terme de la
culture audiovisuelle canadienne.
•
accroître les auditoires des productions audiovisuelles
•
•
canadiennes;
développer le potentiel de l’industrie;
être un bon administrateur.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — PORTRAIT DE TÉLÉFILM
toutes les régions du Canada et sur la
scène internationale.
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TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — FAITS SAILLANTS
FAITS SAILLANTS
DE 2008-2009
À
1.
titre de partenaire de l’industrie audiovisuelle du Canada, Téléfilm a financé
des œuvres canadiennes de grande qualité que les Canadiens ont pu voir sur
des plateformes de distribution multiples; elle a facilité les activités de ventes
internationales dans le secteur audiovisuel, soutenu des événements et des
initiatives de formation professionnelle visant à développer les nouveaux
talents et agi comme un bon administrateur.
Accroître les auditoires
La performance des films canadiens en salles1
Dans l’ensemble, les recettes-guichet au Canada ont atteint 919,6 millions de dollars en 2008, par rapport
à 857,4 millions de dollars en 2007. Il semble que la crise économique n’a pas empêché les Canadiens
d’aller au cinéma. Les films canadiens ont généré 26,3 millions de dollars de recettes-guichet, mais leur
part de marché a baissé à 2,9 %, comparativement à 3,3 % en 2007.
Exploiter le pouvoir des nouvelles technologies : mesurer les auditoires en ligne2
Téléfilm a continué de mesurer les auditoires en ligne des productions soutenues par le Fonds des nouveaux
médias du Canada. Ces projets ont attiré des centaines de milliers de visiteurs chaque mois et généré
plusieurs millions de visionnements de page. Comparativement à l’année 2007, toutefois, il y a eu une
diminution de l’auditoire qui est passé de 5,5 millions à 4,4 millions. Ce déclin s’explique en partie par une
diminution du nombre de projets convergents en ligne qui ont reçu l’aide du FNMC.
1 Les recettes-guichet sont comptabilisées par la Fédération des associations de propriétaires de cinémas du Canada
(MPTAC) en fonction de l’année civile, soit du 1er janvier au 31 décembre. Les recettes des films qui ont été à
l’affiche pendant plus d’une année civile sont attribuées à l’année durant laquelle elles ont été accumulées.
2 Les auditoires en ligne sont comptabilisés par Phase 5 en fonction de l’année civile, soit du 1er janvier
au 31 décembre.
10
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — FAITS SAILLANTS
Images tirées de :
Dans une galaxie près de chez vous 2, Cruising Bar 2, Ce qu’il faut pour vivre,
Fifty Dead Men Walking, Babine et Adoration
11
2.
Développer le potentiel de l’industrie
Consciente que les sociétés de production et de distribution indépendantes canadiennes doivent se
mesurer au contenu étranger, Téléfilm a mis en œuvre une série d’initiatives stratégiques visant à aider
l’industrie à attirer le financement international et à cibler de multiples marchés et plateformes. Ces initiatives
contribuent à développer le potentiel de l’industrie et à assurer sa viabilité à long terme.
TÉLÉFILM CANADA / Rapport annuel 2008-2009 — Faits saillants
Le succès au Canada et ailleurs : accroître les ventes internationales1, forger des alliances
stratégiques et promouvoir le Canada
L’appui que Téléfilm apporte aux entreprises canadiennes dans les marchés et les festivals internationaux
a donné d’excellents résultats pour la troisième année consécutive, en contribuant à la hausse des ventes
des productions audiovisuelles canadiennes et du financement des projets de coproduction.
Les ventes internationales des produits audiovisuels canadiens ont fait un bond impressionnant de 21 %
par rapport à l’année précédente, chaque dollar investi par Téléfilm ayant généré près de 12 dollars
d’activités commerciales. Ces ventes aident le Canada à rester compétitif sur la scène internationale et
contribuent à promouvoir l’image de marque du Canada dans le monde.
1 Les ventes sur les marchés internationaux sont comptabilisées par Pollara Inc. en fonction de l’année civile, soit du
1er janvier au 31 décembre.
12
Des initiatives à l’intention des créateurs professionnels du Canada
•
•
•
•
•
En partenariat avec le Réseau de télévision des peuples autochtones, Téléfilm a lancé le programme
Place aux histoires autochtones, qui a pour objectif d’accroître le nombre de longs métrages produits
par des créateurs autochtones, grâce à des ateliers et à une aide au développement adaptés aux
besoins spécifiques de cette communauté.
Téléfilm a renouvelé ses initiatives visant à favoriser le développement professionnel des créateurs
issus de communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada.
Le programme Du talent à l’écran a été mis en œuvre pour soutenir le développement professionnel
dans toutes les communautés du Canada.
Téléfilm a renouvelé son partenariat avec le Groupe de fonds Rogers pour une période de trois ans
(2008-2011) afin de soutenir la production de longs métrages documentaires au Canada.
Le Programme fondé sur la performance des festivals a été lancé pour offrir un financement de base
prévisible aux festivals de films canadiens qui atteignent un certain niveau de succès. En plus de
contribuer à faire connaître les films canadiens aux auditoires canadiens, ce programme soutient les
occasions de développement des affaires.
3.
Un bon administrateur
meilleur échange de l’information à l’interne et avec nos principaux ayants droits et clients. La modification
de la structure organisationnelle permet également de consolider les mesures prises au cours des dernières
années pour clarifier, simplifier et améliorer la gestion des programmes administrés par Téléfilm. Les
changements effectués permettront de réduire le nombre d’étapes que suit le processus de décision dans
la plupart des secteurs, et d’accroître ainsi l’efficacité des processus. Pour l’industrie, ils se traduiront par
une plus grande harmonisation des pratiques d’affaires entre les bureaux régionaux.
Téléfilm continue de maintenir un bas ratio des frais de gestion des programmes. Toutes les cibles financières
ont été atteintes et les objectifs opérationnels ont été revus pour tenir compte des délais réels dans le
financement des projets. Sur le plan financier, les faits saillants sont les suivants :
•
•
En consultation avec ses employés, Téléfilm a revu ses valeurs d’entreprise et lancé un nouveau site intranet
qui ouvre la voie à des communications stratégiques et opportunes avec les employés.
Une gestion rigoureuse et prudente des fonds publics
En 2008-2009, Téléfilm a démontré sa capacité à s’adapter à un environnement en évolution. Des défis et
des possibilités se sont présentés pendant l’année, surtout en ce qui a trait aux renouvellements de notre
entente de service avec le Fonds canadien de télévision et de l’accord de contribution avec le ministère
du Patrimoine canadien relativement au Fonds des nouveaux médias du Canada. Les deux renouvellements
ayant été conclus à la fin de l’exercice 2008-2009.
•
•
Planification budgétaire prudente et gestion responsable des fonds publics :
–
Réinvestissement du budget administratif dans les programmes du long métrage en 2008-2009 :
1,1 million de dollars
–
Dégagement d’une marge de manœuvre financière pour l’exercice 2009-2010 via le financement
de charges administratives payées d’avance en 2008-2009 : 1,2 million de dollars
Respect intégral des cibles budgétaires établies :
–
Fonds du long métrage du Canada : Cible atteinte
–
Fonds des nouveaux médias du Canada : Cible atteinte
–
Budget administratif : Cible atteinte et économies de 1,1 million de dollars réinvesties dans
le FLMC
Amélioration des rapports administratifs qui comprennent maintenant le suivi des montants liés aux
bons d’achats.
Actualisation de la politique sur les voyages, déplacements et frais d’accueil.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — FAITS SAILLANTS
Des fondements solides pour l’avenir
En 2008-2009, les rôles et responsabilités des membres de l’équipe de la haute direction ont été revus
pour tenir compte des réalités de l’environnement multiplateforme. Ce changement structurel permet un
13
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — MESSAGE DU PRÉSIDENT
MESSAGE
DU
PRÉSIDENT
14
Michel Roy
Téléfilm est l’organisme financier qu’a choisi le gouvernement du
Canada pour soutenir l’imaginaire des créateurs canadiens, comme
les scénaristes et les réalisateurs, mais aussi les producteurs, les
distributeurs, les artistes, les techniciens, les exportateurs, les
exploitants de salles, les organisateurs de festivals, bref, tous les
artisans de la chaîne qui propulse l’élan créateur vers son public.
Téléfilm administre les programmes de trois fonds principaux d’une
valeur combinée de 400 millions de dollars, en chiffres ronds :
•
•
•
le Fonds du long métrage du Canada;
le Fonds canadien de télévision;
le Fonds des nouveaux médias du Canada.
Une gouvernance responsable
L’envergure de ces responsabilités exige une gouvernance exemplaire
et puisque celles-ci consistent à gérer des fonds publics et privés,
cette gouvernance doit s’appuyer sur des principes empreints
d’intégrité, de probité et de transparence. C’est d’ailleurs ce à quoi
s’emploie notre conseil d’administration que je qualifierais de
« renouvelé » puisque trois de ses six membres – le conseil peut en
compter jusqu’à sept – ont été nommés au cours de la dernière
année.
La gouvernance de Téléfilm est aujourd’hui entre les mains d’un conseil
formé de membres dévoués et hautement qualifiés qui représentent
toutes les régions du pays et mettent généreusement à contribution
leur vaste expérience et leurs expertises complémentaires pour le
développement et l’intérêt supérieur de Téléfilm.
En tant que membres du conseil, nous avons un devoir de surveillance
dont nous devons répondre non seulement devant le Parlement – par
l’entremise du ministre du Patrimoine canadien – mais également
devant l’industrie et tous les Canadiens. Notre rôle est de nous assurer
que Téléfilm exécute les tâches que lui dicte son mandat parlementaire,
c’est-à-dire favoriser et encourager le développement de l’industrie
audiovisuelle au Canada. Nous nous assurons que Téléfilm Canada
s’acquitte de cette mission de manière efficace, efficiente et
responsable.
La nomination des nouveaux membres nous a permis de créer deux
sous-comités du conseil en cours d’année. D’abord, nous avons
réactivé le comité de vérification et des finances, inopérant depuis
2004, sous la présidence d’Yvon Bélanger, un comptable agréé de
grande expérience. Ce comité a pour mandat de seconder les
membres du conseil dans l’approbation de l’information financière de
Téléfilm, de ses systèmes de production de rapports, de contrôle
interne et de gestion des risques, et de superviser le plan de vérification
annuelle et les autres vérifications internes et externes.
Ensuite, nous avons mis sur pied un tout nouveau comité des
candidatures, d’évaluation et de la gouvernance, sous la présidence
de Me Grant Machum, un avocat de Halifax spécialisé dans les relations
de travail. Comme son nom l’indique, ce comité a pour mandat de
seconder le conseil dans les questions relatives à la gouvernance et
à la gestion des ressources humaines, y compris les politiques en
matière de candidatures, d’évaluation et de rémunération.
Enfin, Me Elise Orenstein, nommée vice-présidente du conseil, a passé
en revue l’évolution des médias numériques interactifs et a fait
bénéficier ses collègues de son expertise.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — MESSAGE DU PRÉSIDENT
P
lus d’une année s’est écoulée depuis ma
nomination au poste de président du conseil
de Téléfilm Canada. Je suis extrêmement fier
de représenter cette société d’État qui, à mon
avis, est trop peu connue du public canadien,
mais combien appréciée de ses partenaires et clients d’un océan
à l’autre.
15
Téléfilm Canada
et la transparence
Je suis particulièrement satisfait du déroulement de la première
assemblée publique de Téléfilm, qui s’est tenue à la Cinémathèque
québécoise à Montréal et a été diffusée sur le Web dans tout le
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — MESSAGE DU PRÉSIDENT
pays.
16
Cet événement nous a permis de faire connaître les priorités de Téléfilm
et ses réalisations de la dernière année au grand public et, par
conséquent, de rendre plus transparente la gestion des fonds publics.
C’était la première fois que Téléfilm tenait une telle assemblée et
l’expérience sera répétée car nous avons l’intention d’entretenir un
dialogue honnête, ouvert et continu sur le mandat et les priorités de
Téléfilm avec les représentants de l’industrie de même qu’avec les
Canadiens dans leur ensemble.
Dans la même veine, j’aimerais remercier et féliciter les groupes de
travail du Fonds du long métrage du Canada (FLMC) pour leur
participation et leur contribution à la gouvernance du FLMC. Ces
groupes, constitués de représentants d’entreprises, de syndicats et
de guildes, offrent à Téléfilm un forum précieux et favorisent une prise
de décision éclairée.
Les défis
Nous espérons maintenant que ce dialogue nous aidera à relever
ensemble les défis qui nous attendent. Il y en a trois auxquels je pense
en particulier, trois défis qui sont mutuellement liés et, j’ajouterai, qui
sont décisifs pour l’avenir de l’industrie audiovisuelle.
Premièrement, nous devons nous efforcer d’accroître la part de marché
des films canadiens au Canada. Année après année, dans le marché
de langue anglaise, les productions canadiennes n’arrivent pas à
s’approprier plus d’un à deux pour cent du marché. Et du côté
francophone, malgré l’avantage concurrentiel que leur confère la langue
et un star système bien établi - que la télévision a contribué à développer
au cours des trente dernières années - les productions canadiennes
luttent pour conserver une part annuelle moyenne de 17 %, contre les
productions américaines doublées en français qui s’accaparent encore
au-delà de 70 % du marché. Il est évident que le cinéma de nos voisins
du sud est envahissant, comme il l’est presque partout ailleurs dans
le monde. Pourtant, la qualité de nos œuvres cinématographiques n’a
maintenant plus rien à envier à celle des autres pays. Mais la
reconnaissance est lente à venir, même ici, au Canada.
Ce n’est cependant pas le moment de baisser les bras et, tout en
maintenant un sain équilibre entre la qualité d’une œuvre et son attrait
pour un large public, il nous faut absolument trouver des façons de
promouvoir et valoriser les productions canadiennes et ainsi séduire
un plus grand nombre de cinéphiles. Le cinéma canadien est trop
important, non seulement sur le plan économique mais aussi sur le
plan culturel; ses histoires nous font prendre conscience de ce que
nous sommes et elles nous permettent de le communiquer au monde
entier.
Notre deuxième défi concerne le financement de la production. Il est
essentiel de forger de nouvelles alliances avec des partenaires
étrangers. Notons à cet égard qu’environ le quart des ressources du
Fonds du long métrage du Canada soutient déjà des coproductions.
Il s’agit là d’un acquis dont il faut s’inspirer. Mais la coproduction ne
représente qu’un volet du développement international et il nous faut
maintenant raffiner notre stratégie d’ensemble en vue de consolider
notre présence sur la scène internationale. Le conseil en a fait sa plus
importante priorité.
Notre troisième défi nous vient de la frénésie avec laquelle la technologie
progresse actuellement. L’industrie audiovisuelle évolue dans ce qu’on
appelle l’univers multiplateforme, un univers dans lequel un même
contenu est diffusé par de multiples moyens. Techniquement, la
transition aux méthodes de distribution numériques représente un défi
de taille pour nombre des intervenants de l’industrie et nos programmes
d’aide financière devront tenir compte de cette nouvelle réalité.
Le cinéma canadien est trop
p
important,
p
, non seulement sur le p
plan
économique
q mais aussi sur le p
plan
culturel; ses histoires nous font
p
prendre
conscience de ce q
que nous
sommes et elles nous p
permettent de
le communiquer au monde entier.
multiples et où les entreprises doivent réagir instantanément pour
saisir les occasions qui se présentent, Téléfilm se doit d’avoir une
équipe de direction visionnaire qui soit en phase avec les nouvelles
tendances et qui puisse réagir rapidement, avec souplesse et flexibilité,
au moindre signe de l’évolution des besoins.
En publiant son plan d’entreprise quinquennal en 2006, Téléfilm voulait
encourager l’industrie audiovisuelle à faire la transition, d’une approche
sectorielle en télévision et en cinéma, à une stratégie multiplateforme,
en exploitant les possibilités offertes par les nouvelles technologies,
les nouvelles échelles de valeur et les nouvelles relations avec les
auditoires canadiens.
À cette fin, Téléfilm a modifié en profondeur la structure organisationnelle
de sa haute direction cette année. La nouvelle structure rapproche le
directeur général des opérations, en éliminant un palier complet de
décisions sous sa responsabilité immédiate et élargit l’assemblée de
son comité de direction. Ces changements, qui auront également pour
mérite de faciliter l’échange d’information au sein de Téléfilm, ainsi
que ses rapports avec le ministère du Patrimoine canadien et sa
clientèle de l’industrie, ont été élaborés dans la plus parfaite harmonie
entre le conseil d’administration et la haute direction.
Or, la mise sur pied du Fonds des médias du Canada contribuera à
soutenir la création de contenu canadien sur diverses plateformes de
distribution, en s’assurant que la programmation soit disponible non
seulement aux heures de grande écoute à la télévision mais aussi sur
Internet et sur les appareils portables. Cette décision tient compte de
l’univers des médias numériques vers lequel de plus en plus de
Canadiens se tournent pour regarder leurs émissions favorites au
moment et à l’endroit qui leur plaît.
Le nouveau Fonds est issu de la fusion du Fonds canadien de télévision
et du Fonds des nouveaux médias du Canada que Téléfilm administre
avec succès depuis respectivement trois et onze ans.
Une équipe de direction
restructurée
Dans un tel univers audiovisuel, numérique et mondial, où les auditoires
recherchent un contenu distinctif sur des plateformes de distribution
L’année à venir – Déterminer
l’orientation stratégique de
Téléfilm Canada
L’énoncé de mission et les valeurs doivent servir de référence
fondamentale dans l’établissement des orientations stratégiques d’une
entreprise. Les définir est une étape essentielle dans le processus de
gestion. Cela peut paraître simple au premier regard et les réponses
peuvent sembler évidentes. En réalité, ces questions sont presque
toujours difficiles à résoudre et ce n’est le plus souvent qu’au prix
d’une analyse méthodique et minutieuse qu’un consensus peut être
atteint.
Alors que le plan d’entreprise quinquennal de Téléfilm entre dans sa
quatrième année, une de nos priorités pour l’exercice 2009-2010 sera
d’élaborer le prochain plan quinquennal. Mais, il faudra d’abord avoir
l’assurance de partager une vision commune de la raison d’être de
Téléfilm.
En conclusion
J’aimerais remercier mes collègues du conseil d’administration pour
leur générosité, leur empressement et leur dévouement désintéressé.
Et je remercie les employés de Téléfilm pour leur compétence et leur
enthousiasme contagieux. Ces efforts, j’en ai la conviction profonde,
contribuent à la viabilité croissante de l’industrie audiovisuelle
canadienne.
Finalement, j’aimerais rendre hommage aux nombreux créateurs
canadiens qui se sont distingués en 2008-2009 grâce à des productions
qui ont fait notre fierté, chez nous comme à l’étranger.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — MESSAGE DU PRÉSIDENT
Aide au divertissement
numérique – une nouvelle
ouverture pour Téléfilm Canada
Michel Roy
Président
17
1.
2.
3.
5.
4.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — LES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
LES MEMBRES
DU CONSEIL
D’ADMINISTRATION
18
1.
MICHEL
6.
ROY
2. ELISE
ORENSTEIN
Président du conseil d’administration
Bolton-Ouest – Québec
Vice-présidente du conseil d’administration
Toronto – Ontario
Nomination en vigueur le 12 octobre 2007
Nomination en vigueur le 19 décembre 2006
Administrateur et créateur, Michel Roy a fait carrière dans
la fonction publique et dans le secteur privé, ce qui l’a
amené à travailler à Québec, Montréal, Chicago et Miami.
Il a œuvré en production télévisuelle dans les années
1960 et monté plus de 60 émissions pour RadioCanada. Il a ensuite fait carrière dans la fonction publique
québécoise, occupant notamment les postes de
sous-ministre du Tourisme, de sous-ministre des
Communications et de délégué du Québec à Chicago
pour douze états du Mid-Ouest. Par la suite, il a été
consultant en gestion dans le secteur privé. À titre de
compositeur et musicien, il a produit deux albums de
jazz. Il est également l’auteur de la biographie du
hockeyeur Patrick Roy, intitulée Le Guerrier, traduite en
anglais sous le titre Patrick Roy – Winning. Nothing Else.
M. Roy est titulaire d’une maîtrise en
administration publique.
Elise Orenstein est avocate et vit à Toronto. Elle
détient un baccalauréat en arts de l’Université McGill,
une maîtrise en philosophie de l’Université d’Oxford
et un baccalauréat en droit de la Osgoode Hall Law
School. Elle est membre du barreau de l’Ontario
depuis 1983, fut associée principale au sein de deux
importantes firmes d’avocat de Toronto et pratique
aujourd’hui le droit de façon indépendante.
Me Orenstein a travaillé dans le droit des affaires
et le droit commercial et est spécialisée dans les
questions relatives à la propriété intellectuelle. Elle a
représenté des organisations tant privées que
publiques œuvrant dans divers secteurs, notamment
dans l’industrie des médias convergents, la gestion
des connaissances et le divertissement. Me Orenstein
fut membre du conseil d’administration de plusieurs
entreprises privées et a également enseigné le droit à
l’Université York. À titre bénévole elle a fait partie du
conseil de divers organismes artistiques et a été
présidente de l’Artists’ Health Centre Foundation.
En plus de pratiquer le droit de façon indépendante,
elle siège actuellement aux commissions consultatives
de l’Artists’ Health Centre Foundation et du Dancer
Transition Resource Centre.
BÉLANGER
4. G.
GRANT MACHUM
5. MARLIE
ODEN
6. TOM
PERLMUTTER
Président du comité de vérification et des finances
Québec – Québec
Président du comité des candidatures,
d’évaluation et de la gouvernance
Halifax – Nouvelle-Écosse
Membre
Vancouver – Colombie-Britannique
Membre d’office
Commissaire du gouvernement à la cinématographie
et président de l’Office national du film du Canada
Montréal – Québec
Nomination en vigueur le 11 avril 2008
Nomination en vigueur le 9 mai 2008
Nomination en vigueur le 30 juillet 2008
Nomination en vigueur le 11 juin 2007
Originaire d’Edmonton, en Alberta, Marlie Oden
est maintenant associée directrice générale chez
Bridge Communications situé à Vancouver,
en Colombie-Britannique. Son entreprise se spécialise
dans la mise en marché, la planification stratégique,
les relations publiques et la publicité. Elle a occupé
pendant de nombreuses années des postes de haute
direction dans de grandes agences de publicité
canadiennes. Très active au sein de la communauté
culturelle, Mme Oden a siégé aux conseils
d’administration de l’Arts Club Theatre, du Vancouver
Jewish Film Festival, du Fringe Festival, du Stanley
Theatre et du Vancouver TheatreSports. Elle a reçu en
2007 le Patron of the Arts Award.
Tout au long de sa carrière, que ce soit à titre d’auteur,
de réalisateur et de producteur, Tom Perlmutter a été
un ardent défenseur d’un cinéma indépendant, différent
et socialement engagé. Avant de se joindre à l’ONF en
2001 à titre de directeur général du programme anglais,
M. Perlmutter a mené une carrière prestigieuse au sein
de l’industrie du cinéma canadien comme chef
fondateur de la section documentaire de Barna-Alper
Productions, et associé de Primitive Entertainment.
M. Perlmutter a précédemment travaillé en association
avec John Walker, l’un des plus célèbres
documentaristes au Canada, à un grand nombre de
documentaires primés. Il a aussi occupé les postes
de directeur du développement créatif chez CineNova
Productions, et de directeur général de l’Alliance pour
l’enfant et la télévision de 1993 à 1995. Auteur et
journaliste, il a signé de nombreux articles
et publications.
Aujourd’hui à la retraite, M. Bélanger est comptable
agréé. Au cours de sa carrière, il a été à l’emploi
d’importantes firmes de comptabilité, notamment de la
firme Mallette pendant plus de 25 ans. À titre d’associé
en certification, M. Bélanger a été responsable de
nombreux mandats de grande envergure qui lui ont
permis d’acquérir une expérience appréciable en ce qui a
trait aux problématiques de normalisation et de
présentation des états financiers. M. Bélanger est
membre de l’Ordre des comptables agréés du Québec et
membre de la Chambre de commerce du Québec.
Il réside aujourd’hui à Québec, et ses loisirs incluent le
tennis, les activités de chasse et pêche, ainsi que le ski
et le cyclisme.
e
Avocat de formation, M Machum est associé au sein du
cabinet Stewart McKelvey. Il se spécialise en contentieux
lié au travail, en arbitrage, en droits de la personne et en
relations de travail. Outre ses nombreuses affiliations
professionnelles, Me Machum siège au conseil
d’administration de nombreux organismes, y compris
l’Atlantic Theatre Festival, Prescott Group,
Royal Nova Scotia Yacht Squadron et du Comité de
direction de son cabinet. Me Machum est membre à vie
de la Nova Scotia Art Gallery. Marié et père de quatre
enfants, Me Machum est aussi un navigateur passionné
et chevronné.
LE
DU
D’
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — LES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
3. YVON
19
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — MESSAGE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
MESSAGE
DU DIRECTEUR
GÉNÉRAL
20
S. Wayne Clarkson
Des défis et des réussites pour
le contenu canadien
Le long métrage
En 2008, le marché canadien a connu des résultats mitigés en matière
de recettes-guichet 1. Au total, les recettes sont passées de
857,4 millions de dollars en 2007 à 919,6 millions de dollars, ce qui
prouve que les Canadiens continuent d’aller au cinéma. Par contre,
les films canadiens ont vu leurs recettes-guichet diminuer pour une
troisième année consécutive, et terminé l’année avec une part de
marché de seulement 2,9 %.
1 Les recettes-guichet sont comptabilisées par MPTAC en fonction de
l’année civile, soit du 1er janvier au 31 décembre. Les recettes des films qui
ont été à l’affiche dans plus d’une année civile sont attribuées à l’année
durant laquelle elles ont été accumulées.
Les films canadiens ont généré des recettes de 26,3 millions de dollars
et on a pu constater qu’il y avait, parmi les dix films ayant connu le
plus de succès aux guichets, un heureux mélange de nouvelles idées
et de suites de films à succès. En 2008, le film Passchendaele de Paul
Gross, une épopée de la Première Guerre mondiale, a été le favori en
termes de recettes-guichet, suivi par Cruising Bar 2, Babine et Dans
une galaxie près de chez vous 2. Avec ses 4,4 millions de dollars de
recettes-guichet, Passchendaele a été le film canadien ayant connu
le plus de succès commercial de la dernière année.
Deux longs métrages canadiens ont été invités à la prestigieuse
sélection officielle du festival de Cannes : Adoration d’Atom Egoyan
et Blindness de Fernando Meirelles, une coproduction entre le Canada,
le Brésil et le Japon inspirée du célèbre roman de José Saramago, qui
a été sélectionnée pour ouvrir officiellement le festival. Adoration a
remporté le prix du Jury œcuménique. C’est pas moi, je le jure! de
Philippe Falardeau a remporté deux prix au Festival du film de Berlin
pour son originalité, son humour et une histoire profondément
émouvante.
Le contenu canadien sur d’autres plateformes
Encore une fois, les producteurs canadiens ont été des chefs de file
mondiaux dans le développement d’un contenu numérique innovateur
couvrant un large éventail de produits et de services offerts partout
au pays. This is Daniel Cook a atteint le nombre impressionnant de
1,7 million de visionnements de page par mois, tandis que Cornemuse
a franchi la barre du million de visionnements de page par mois.
L’aide financière accordée par Téléfilm dans ce secteur a donné des
résultats substantiels, y compris dans le cas de N+, un jeu d’action
cérébral décrit comme le grand succès indépendant de l’année, avec
plus de 100 000 téléchargements sur Xbox Live Arcade. C’est le cas
également de Jungle Speed, un jeu de cartes qui est devenu un des
téléchargements de WiiWare pour joueurs multiples les plus appréciés;
d’Akoha qui a été sélectionné pour un prix Crunchie dans la catégorie
« le plus susceptible de rendre le monde meilleur »; et de Braincells,
un jeu électronique innovateur développé pour sensibiliser les élèves
à la cyberintimidation et au piratage des téléphones cellulaires. Plus
récemment, deux mois après le début de l’accès en ligne, Braincells
avait déjà été essayé par 2 600 enseignants dans 25 pays. Ces
exemples sont révélateurs de l’immense talent des concepteurs de
jeux au Canada.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — MESSAGE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
A
lors que Téléfilm Canada entreprend l’avant-dernière
année de son Plan d’entreprise quinquennal, Du
cinéma au téléphone cellulaire : Téléfilm Canada et
le défi de l’environnement multiplateforme, c’est
avec une immense fierté que je passe en revue les
faits saillants d’une année riche en événements.
21
J’aimerais souligner également la réussite commerciale de MindHabits
Trainer, le jeu qui a remporté Le Grand concours du jeu vidéo canadien
de Téléfilm en septembre 2007. Depuis le lancement du jeu, la société
montréalaise MindHabits a conclu des ententes de distribution pour
l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, l’Europe, l’Australie, la
Nouvelle-Zélande et la Russie. Cette société figure parmi les
25 meilleures entreprises canadiennes à surveiller, une véritable
réussite.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — MESSAGE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
Travailler avec l’industrie pour
une croissance à long terme
22
La transition à l’ère de la création numérique
En matière d’activité économique, les productions cinématographiques,
télévisuelles et numériques interactives représentent environ
10 milliards de dollars par année, et quelque 178 600 emplois1. Voilà
des statistiques impressionnantes qui démontrent l’importance de
l’industrie audiovisuelle et numérique pour l’économie canadienne.
1
Le Canada continue d’évoluer rapidement vers une économie du savoir.
Il est plus opportun que jamais d’investir dans les industries créatives,
pendant que les gouvernements tentent de s’adapter à la société
postindustrielle. Téléfilm a pour sa part élargi son entente de service
avec le Fonds canadien de télévision afin d’y inclure l’administration
du programme pilote de 2 millions de dollars pour les médias
numériques, destiné à renforcer la présence canadienne dans les
nouveaux médias.
Les technologies numériques transforment le paysage des industries
créatives et du cinéma en particulier. Ces changements offrent des
occasions importantes d’améliorer l’accès du public à un éventail de
films beaucoup plus vaste et diversifié. Téléfilm a un rôle crucial à jouer
dans la transition du long métrage à l’ère de la création numérique et
dans le soutien apporté au développement des talents et des activités
dans tous les secteurs.
Le long métrage sur les plateformes télévisuelles
Partout dans le monde, on reconnaît de plus en plus l’importance des
plateformes autres que les salles de cinéma pour la conduite des
politiques cinématographiques nationales. Bien qu’elles soient
importantes, les données sur les recettes-guichet ne peuvent plus être
considérées comme le seul ni même le meilleur outil de mesure de la
popularité de nos films. Compte tenu de cette nouvelle réalité, Téléfilm,
en collaboration avec les groupes de travail des marchés anglophone
et francophone du FLMC, a commandé une étude intitulée « Soutien
des longs métrages canadiens par les radiodiffuseurs – Augmenter les
auditoires grâce aux plateformes télévisuelles ». Cette étude guidera
l’industrie dans l’élaboration de ses futures stratégies et contribuera
à la réalisation des objectifs de la Politique canadienne du long
métrage.
Source – Profil 2008 de l’ACPFT (les budgets de production en film et
télévision équivalent à 5 milliards de dollars) et Profil 2006 de l’Alliance
interactive canadienne (les revenus des compagnies canadiennes
équivalent à 5 milliards de dollars)
Le Canada continue d’évoluer
rapidement vers une économie du
savoir. Il est plus opportun que jamais
Sur la scène internationale
Avec l’aide de ses partenaires des organismes provinciaux, Téléfilm a
continué en 20081 de soutenir efficacement le potentiel de développement
des entreprises canadiennes. Le MIPTV a enregistré plus de 5,2 millions de
dollars de ventes conclues en 2008, soit près du double de l’année
précédente. Le marché de Hong-Kong a été ajouté à notre liste de
marchés cette année et s’est traduit, pour les entreprises inscrites au
Pavillon du Canada, par la conclusion de plus d’un million de dollars de
ventes. En 2008, les ventes totales conclues et les ententes de prévente
ont atteint près de 14 millions de dollars. Les négociations en cours et
celles qui se tiennent durant les marchés ont généré un montant
supplémentaire de 71 millions de dollars de contrats de ventes probables.
Le total de 85 millions de dollars (pour les ventes conclues et les ententes
en cours de négociation) représente une hausse par rapport aux
70 millions de dollars de l’an dernier (une augmentation de 21 %). C’est
la troisième année consécutive que les ventes affichent une croissance
substantielle.
Des partenariats à tous les niveaux
C’est avec fierté que Téléfilm a lancé le programme Place aux histoires
autochtones en 2008-2009, en collaboration avec le Réseau de télévision
des peuples autochtones. Cette initiative d’une durée de trois ans, dans
laquelle Téléfilm octroiera 1,2 million de dollars de financement, est une
indication claire de l’importance que Téléfilm accorde à la promotion
d’une diversité des voix dans les projets financés par le FLMC.
De plus, Téléfilm a renouvelé son partenariat avec le Groupe de fonds
Rogers pour une période de trois ans (2008-2011) afin de stimuler la
production de longs métrages documentaires. L’appétit des auditoires
canadiens pour les longs métrages documentaires ne se dément pas,
comme en témoignent le succès remporté par des titres tels que Le
Dernier continent, Manufacturing Landscapes et Les Voleurs d’enfance,
et les critiques dithyrambiques qui ont accueilli la sortie de productions
comme Saving Luna et Voyage au bout de la torture.
Préparer le terrain pour l’avenir
Téléfilm évolue avec l’industrie afin de mieux soutenir les créateurs de
contenu canadien, quelle que soit la plateforme qu’ils choisissent pour
raconter leurs histoires. Nous soutenons la création de contenu canadien
qui interpelle et divertit les auditoires d’ici et d’ailleurs. Ce faisant, nous
nous engageons à soutenir une diversité de voix, à développer les talents
et à favoriser la collaboration créatrice et la réussite financière.
Nous avons annoncé récemment une restructuration de l’équipe de
direction de Téléfilm Canada. Cette restructuration consolide les efforts
déployés par Téléfilm pour clarifier, simplifier et améliorer son
administration. Elle garantira une synergie renouvelée entre les décideurs
de première ligne à Téléfilm, en réduisant le nombre d’étapes dans le
processus décisionnel de tous les secteurs et en améliorant, de ce fait,
l’efficacité générale de l’organisation.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — MESSAGE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
d’investir dans les industries
créatives, pendant que les
gouvernements tentent de s’adapter
à la société postindustrielle.
1 Les ventes sur les marchés internationaux sont comptabilisées par Pollara Inc.
en fonction de l’année civile, soit du 1er janvier au 31 décembre.
23
Téléfilm s’engage à améliorer les services qu’elle offre à l’industrie.
À cet effet, Téléfilm utilise divers mécanismes de consultation, tels que
les groupes de travail du FLMC et le Comité consultatif sur les initiatives
internationales, et entretient ainsi un dialogue fructueux avec l’industrie
pour relever les défis d’envergure. Ces consultations prendront encore
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — MESSAGE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
plus d’importance dans l’année qui vient lorsque Téléfilm entreprendra
la deuxième phase du sondage auprès de ses clients.
24
Nos priorités pour 2009-2010 se concentrent sur nos
interlocuteurs et nos employés :
•
mener un sondage national auprès de nos clients et autres
interlocuteurs en vue d’obtenir leurs commentaires sur nos
programmes et nos services et de nourrir l’élaboration de notre
prochain plan d’entreprise quinquennal;
•
continuer d’offrir un excellent service à nos clients et partenaires
des secteurs de la télévision et des médias interactifs en assurant
une transition harmonieuse vers le nouveau Fonds des médias
du Canada en avril 2010;
•
accroître les activités de coproduction et l’exploitation des
marchés émergents ainsi que le développement de nouvelles
initiatives destinées à augmenter l’accès aux films canadiens sur
des plateformes multiples;
•
répondre aux exigences du vérificateur général dans le cadre de
la vérification spéciale de Téléfilm;
•
procéder à la mise en œuvre de notre plan directeur des ressources
humaines.
En conclusion
Rien n’aurait été possible sans la direction et l’engagement des
membres du conseil d’administration et le dévouement et la passion
du personnel de Téléfilm Canada. Je tiens à leur exprimer ma profonde
admiration et mes sincères remerciements.
J’aimerais souligner l’aide généreuse apportée par le secteur du long
métrage grâce aux groupes de travail du FLMC. J’exprime aussi toute
ma gratitude au ministère du Patrimoine canadien et à tous nos
partenaires gouvernementaux pour leur engagement à soutenir les
efforts que nous déployons pour remplir le mandat qui nous a été
confié.
S. Wayne Clarkson
Directeur général
L’ÉQUIPE
DE DIRECTION
S. WAYNE CLARKSON
Directeur général
DENISE ARAB
Directrice – Communications
ELIZABETH FRIESEN
Directrice – Planification stratégique et développement de projets
CAROLLE BRABANT
Directrice – Administration et Services d’entreprise
JEAN-CLAUDE MAHÉ
Directeur – Affaires publiques et gouvernementales
SHEILA DE LA VARENDE
Directrice – Développement des affaires nationales et internationales
MICHEL PRADIER
Directeur – Financement des projets
DAVE FORGET
Directeur – Contrats et certification
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — L’ÉQUIPE DE DIRECTION
MICHEL ROY
Président
25
26
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
OBJECTIF
ACCROÎTRE
LES AUDITOIRES
UN
Indicateurs
de rendement
Cibles
Longs métrages
Un plus grand nombre de Canadiens ont le plaisir
de voir des films canadiens
Part de marché pour les recettes-guichet
canadiennes
Atteindre une part de marché d’au moins 5 %
pour les recettes-guichet canadiennes
Des recettes-guichet de 26,3 millions de
dollars, en baisse par rapport aux
28,1 millions de dollars de l’année précédente,
soit 2,9 %, par rapport à 3,3 % l’an dernier
Médias interactifs
Un plus grand nombre de Canadiens vivent des
Nombre de visiteurs uniques et de
visionnements de page pour les produits en
ligne; ventes et revenus des produits hors ligne
Établir des données de base pour les auditoires
en ligne, déterminer l’approche appropriée
et la méthodologie à suivre pour mesurer les
auditoires
Pour l’ensemble des projets en ligne de
Téléfilm, la moyenne des visionnements de
page atteint 4,4 millions; en baisse par rapport
à 5,5 millions l’an dernier
Éventail diversifié de projets
Financer un éventail diversifié de projets
Diversification selon le genre, l’ampleur du
budget, la langue, la région et la diversité
culturelle du contenu
Établir des données de base pour la
diversification des projets. Augmenter le nombre
de genres représentés dans la production.
La diversité des genres dans la production
anglaise augmente d’année en année.
La production francophone devient moins
diversifiée
Festivals et prix
Les produits culturels canadiens font
Prix remportés lors des principaux festivals
canadiens et internationaux
Maintenir ou augmenter le nombre actuel de prix
remportés
Les projets soutenus par Téléfilm ont
remporté 119 prix, ce qui est comparable
aux résultats de l’année dernière
expériences culturelles canadiennes sur internet
et par l’entremise de plateformes numériques
hors ligne.
l’objet d’une promotion auprès des auditoires
du Canada et à l’étranger
Résultats
pour 2008-2009
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Objectifs
stratégiques
27
A.
LE LONG MÉTRAGE AU CANADA
Le volume total des recettes-guichet au Canada en 20081 a dépassé de près
de 60 millions de dollars celui de l’année précédente. Cette croissance reflète
la résilience des recettes-guichet même en période de récession économique.
La sortie au cinéma reste une forme de divertissement abordable et
accessible, aimé des Canadiens.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
L’année 2008 a été marquée, comme la précédente, par les productions à
budget élevé des grands studios hollywoodiens, dont bon nombre reposent
sur des franchises bien établies. Par ailleurs, les films indépendants, avec l’aide de deux énormes succès,
Mamma Mia! et Juno, semblent avoir rattrapé le terrain perdu l’année précédente.
28
Dans ce marché extrêmement concurrentiel, le cinéma canadien a généré des revenus de 26,3 millions de
dollars, soit environ 2 millions de dollars de moins que l’an dernier.
Recettes-guichet annuelles
par marché linguistique
2008 (en dollars)
Français
Recettes de l’ensemble du marché
Recettes des produits indépendants
Recettes des produits canadiens
Part de marché
125 874 669
32 971 581
17 366 978
13,8 %
Anglais
Total
793 694 939
100 888 173
8 897 328
1,1 %
919 569 608
133 859 754
26 264 306
2,9 %
Source : MPTAC
Comparatif des recettes-guichet annuelles
(en dollars)
2007
Recettes de l’ensemble du marché
Recettes des produits indépendants
Recettes des produits canadiens
Part de marché
2008
857 386 571
89 549 758
28 115 852
3,3 %
919 569 608
133 859 754
26 264 306
2,9 %
Source : MPTAC
Évolution des parts de marché des
films canadiens depuis 2001
26,6 %
Français
Anglais
Total
21,2 %
19,1 %
17,1 %
16,3 %
13,8 %
12,5 %
9,6 %
0,3 %
2001
1,6 %
1,1 %
2002
3,6 %
2,7 %
5,3 %
4,5 %
4,2 %
3,3 %
0,9 %
1,6 %
1,2 %
1,8 %
1,0 %
1,1 %
2003
2004
2005
2006
2007
2008
Source : MPTAC
1 Les recettes-guichet sont fournies et comptabilisées par MPTAC en fonction de l’année civile, soit du 1er janvier au
31 décembre. Les recettes des films qui ont gardé l’affiche pendant plus d’une année civile sont comptabilisées selon
l’année au cours de laquelle elles ont été accumulées.
2,9 %
Accroître la capacité de création
dans le secteur du film
Succès de 2008 dans le domaine
du long métrage
Les recettes-guichet canadiennes des dix meilleurs films ont totalisé 235 millions de dollars. Parmi ces
dix films, trois n’étaient pas des suites de films antérieurs ou basés sur des marques déjà bien établies
(bandes dessinées, jeux, comédies de situation télévisées, etc.).
L’année 2008 a été marquée par quelques faits notoires qui pourraient être de bon augure pour l’année
2009. L’épopée de guerre Passchendaele, sortie en 2008, s’est attirée les louanges de la critique et a
réalisé des recettes-guichet impressionnantes de 4,4 millions de dollars. Ce film canadien, qui raconte une
histoire purement canadienne, s’est classé troisième parmi les meilleurs films indépendants. En fait, 2008
a été une année particulièrement fructueuse pour les films indépendants, notamment à cause de la comédie
musicale Mamma Mia!, qui réunissait de nombreuses vedettes, et du succès surprise remporté par le
film Juno.
Les 10 films les plus lucratifs — de toutes provenances
Marque
THE DARK KNIGHT
INDIANA JONES AND THE KINGDOM
IRON MAN
QUANTUM OF SOLACE
HANCOCK
MAMMA MIA!
WALL-E
SEX AND THE CITY
KUNG FU PANDA
TWILIGHT
Films basés sur un concept indépendant
Films basés sur une franchise
Suite/franchise établie
Suite/franchise établie
Suite/franchise établie
Suite/franchise établie
Concept indépendant
Suite/franchise établie
Concept indépendant
Suite/franchise établie
Concept indépendant
Suite/franchise établie
Recettes en 2008 (en dollars)
50 756 291
28 276 851
26 551 175
22 467 164
18 904 392
18 683 718
17 633 500
17 589 054
17 258 012
17 197 800
53 795 904
181 522 053
Les 15 films indépendants les plus lucratifs
22,9 %
77,1 %
Les 10 films canadiens les plus lucratifs
Titre
Marque
PASSCHENDAELE
CRUISING BAR 2
BABINE
DANS UNE GALAXIE PRÈS
DE CHEZ VOUS 2
BORDERLINE
LE DERNIER CONTINENT
LA LIGNE BRISÉE
LE GRAND DÉPART
UN ÉTÉ SANS POINT NI COUP SUR
BLINDNESS
Films basés sur un concept indépendant
Films basés sur une franchise
Concept indépendant
Suite/franchise établie
Concept indépendant
Suite/franchise établie
Concept indépendant
Concept indépendant
Concept indépendant
Concept indépendant
Concept indépendant
Concept indépendant
Recettes en 2008 (en dollars)
4 430 870
3 467 136
2 234 641
1 931 546
1 290 569
889 447
888 440
875 831
820 404
735 494
12 165 696
5 398 682
Titre
Pays d’origine
MAMMA MIA!
JUNO
PASSCHENDAELE
ATONEMENT
RIGHTEOUS KILL
NEVER BACK DOWN
CRUISING BAR 2
THE BANK JOB
TRANSPORTER 3
STREET KINGS
MY BEST FRIENDS GIRL
BABINE
THE EYE
BANGKOK DANGEROUS
DANS UNE GALAXIE PRÈS DE CHEZ VOUS 2
% de l’ensemble des films classés parmi
les 15 films les plus lucratifs
Part de marché des films canadiens classés parmi
les 15 films indépendants les plus lucratifs
É.-U.
É.-U.
Canada
R.-U.—É.-U.
É.-U.
É.-U.
Canada
R.-U.
France
É.-U.
É.-U.
Canada
Hong Kong
É.-U.
Canada
Recettes en 2008 (en dollars)
18 683 718
13 429 811
4 430 870
4 122 578
3 928 230
3 489 076
3 467 136
3 226 876
2 835 806
2 458 742
2 444 907
2 234 641
2 107 164
1 950 680
1 931 546
52,8 %
17,1 %
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Titre
Source : MPTAC
69,3 %
30,7 %
29
Passchendaele
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Avec en toile de fond la Première Guerre mondiale, Passchendaele raconte
l’histoire de Michael Dunne, un soldat canadien qui a tout sacrifié pour son
pays, l’honneur et l’amour d’une femme. Paul Gross a écrit et réalisé ce film,
qui est basé sur la véritable expérience de son grand-père. Passchendaele a
coûté 20 millions de dollars : un petit budget selon les normes d’Hollywood,
mais un budget de taille pour un film canadien de langue anglaise. Téléfilm
a fourni le cinquième du budget par l’entremise du Fonds du long métrage
du Canada.
Passchendaele a ouvert le 33e Festival international du film de Toronto en
septembre 2008. Piers Handling, président-directeur général du festival,
a déclaré : « Il est rare que les Canadiens voient leur histoire racontée à
l’écran, particulièrement au grand écran ». Le film a également été présenté
en projection privée aux troupes canadiennes stationnées à Kandahar, en
Afghanistan, en octobre 2008, avant sa sortie en salles plusieurs semaines
plus tard. Durant sa première fin de semaine en salles, Passchendaele a
généré des recettes de 847 522 de dollars sur 202 écrans au Canada.
Passchendaele a remporté cinq des six prix Génie pour lesquels il était en
nomination, ainsi qu’une Bobine d’or, et il a généré 4,4 millions de dollars
de recettes-guichet en 2008. Ce film canadien a généré à lui seul la moitié
des recettes-guichet canadiennes totales du marché de langue anglaise
en 2008.
Image tirée de : Passchendaele (photographie–Farah Nosh)
30
En 2008, les recettes-guichet des films canadiens en version française ont encore diminué. Durant les huit
dernières années, les films canadiens de langue française ont obtenu en moyenne une part de marché de
17 % et ont atteint une part de marché d’au moins 20 % à deux reprises dont un sommet de 26,6 % atteint
en 2005. Toutefois, la part de marché des films canadiens de langue française s’est érodée de presque la
moitié durant les trois dernières années, et les résultats de 2008 affichent un décevant 13,8 %.
L’érosion de la part de marché suit le déclin du nombre de films de langue française qui sortent en salles.
En 2008, seulement 12 films soutenus en langue française dans le programme principal du FLMC sont
sortis en salles, le plus faible total depuis la création du FLMC1. Cette baisse est le résultat combiné d’un
plus faible nombre de films de langue française soutenus au courant des dernières années et de certaines
difficultés dans le marché de la distribution. Par contre, lorsqu’on examine la part de marché des films
canadiens de langue française en fonction du nombre de films qui sont sortis en salles, on constate que
la performance moyenne n’a pas diminué autant que le suggère la part de marché. C’est donc que la
demande est encore forte et qu’une augmentation du nombre de films de langue française se traduirait
probablement par une augmentation des recettes-guichet.
Quatre des douze films canadiens de langue française sortis cette année ont dépassé le million de dollars
en recettes-guichet; un taux de réussite impressionnant si l’on considère qu’au total seulement 33 films
(incluant les films des studios américains) ont franchi la barre du million de dollars dans le marché
francophone, sur près de 300 nouveaux films.
En février 2007, le gouvernement du Québec a injecté 10 millions de dollars dans le financement de longs
métrages de langue française, entraînant ainsi une augmentation du financement disponible et par
conséquent du nombre de films de langue française qui ont été produits. En 2008-2009, Téléfilm a soutenu
la production de 21 films de langue française; un record de tous les temps depuis la création du FLMC en
2001. L’année qui vient laisse entrevoir une augmentation du nombre de titres et permet d’anticiper avec
optimisme un renversement de la tendance à la baisse.
La capacité de puiser dans les marques et les franchises établies est une force importante de la structure
commerciale des studios d’Hollywood. Le marché de langue française a démontré que les marques ou
franchises canadiennes peuvent aussi être porteuses de succès. La franchise la plus notoire du cinéma
de langue française, Les Boys, existe depuis de nombreuses années. En 2008, les films Cruising Bar 2 et
Dans une galaxie près de chez vous 2 ont été les films soutenus par Téléfilm qui ont connu le plus de
succès; ils ont obtenu respectivement des recettes de 3,5 millions de dollars et 1,9 million de dollars. Dans
une galaxie près de chez vous 2 est issu d’une série télévisée très populaire.
Analyse du marché de langue anglaise
En 2008, les films canadiens ont obtenu une part de 1,1 % du marché de langue anglaise, une augmentation
modeste par rapport au 1,0 % de 2007.
En 2008, le grand événement qui a marqué le marché de langue anglaise a été la sortie du film Passchendaele.
La réussite de ce film démontre bien l’importance des titres « à succès » dans ce marché. Comme l’a
démontré également le film Away From Her sorti en 2007, les recettes-guichet du marché de langue anglaise
sont souvent attribuables à un ou deux titres forts. Cet immense succès est dû en partie à l’importante
campagne de publicité qui a commencé un an avant la sortie du film; une pratique exemplaire qui a
contribué au succès du film en salles.
Blindness est arrivé au deuxième rang au chapitre des recettes-guichet, avec plus de 700 000 dollars de
recettes. Le film, écrit par le Canadien Don McKellar à partir d’un roman de Jose Saramago, lauréat d’un
prix Nobel, est une coproduction majoritairement canadienne réalisée avec le Brésil et le Japon. Le film a
généré des recettes d’environ 20 millions de dollars US dans le monde et Téléfilm a récupéré 90 % de son
financement l’année où le film est sorti. Ces revenus permettront de financer de futurs films canadiens.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Analyse du marché de langue française
1 Le plus haut total de films sortis en salle en langue française fut de 22 en 2004.
31
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
32
Image tirée de :
Amal, The Stone Angel, Ce qu’il faut pour vivre et Passchendaele (photographie–Farah Nosh)
B.
LE CONTENU CANADIEN SUR
LES AUTRES PLATEFORMES
Le contenu canadien en ligne
Téléfilm mesure les auditoires des projets en ligne qu’elle finance par l’entremise du Fonds des nouveaux
médias du Canada depuis 2005-2006. Depuis trois ans, elle suit le nombre de visiteurs des sites indépendants
aussi bien que des sites convergents liés au contenu d’autres médias, comme la télévision et le cinéma.
Aucune norme de l’industrie n’a été établie concernant la mesure des auditoires en ligne, et le suivi des
projets peut se révéler hasardeux. Cependant, après plusieurs années de collecte de données, Téléfilm
est en mesure d’affirmer que les produits numériques interactifs qu’elle finance attirent des auditoires
substantiels en ligne.
En 2008, les projets en ligne financés par Téléfilm ont cumulé au total 53 millions de visionnements de
page et 6,1 millions de visiteurs, dont 3,5 millions de visiteurs uniques. Le nombre de visiteurs, qui
s’approche de 4 millions, fait plaisir à voir compte tenu des budgets moins élevés1 avec lesquels les
producteurs doivent travailler; cet auditoire illustre le rendement considérable du financement octroyé et
témoigne du pouvoir des médias en ligne.
Pour l’ensemble de l’année civile 2008
Total des projets de langue anglaise
Total des projets de langue française
Total
Visionnements de pages
Visites
Moyenne de visionnements
par visite
Visiteurs uniques
Nombre de projets
31 730 388
21 633 814
53 364 202
4 593 750
1 487 656
6 081 406
6,91
14,54
8,77
2 770 045
739 623
3 509 668
12
11
23
Visionnements de pages
Visites
Moyenne de visionnements
par visite
Visiteurs uniques
Nombre de projets
2 644 199
1 802 818
4 447 017
382 813
123 971
506 784
6,91
14,54
8,77
230 837
61 635
292 472
12
11
23
Source : Données sur les auditoires en ligne recueillies par Phase 5
Moyenne par mois – tous les projets – année civile 2008
Projets de langue anglaise
Projets de langue française
Total
Source : Données sur les auditoires en ligne recueillies par Phase 5
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Imagestirée
Image
tirées
dede
: Jungle
: Jungle
Speed
Speed et N+
1 Le budget de production moyen d’un projet en ligne est de 250 000 de dollars comparativement à 5 millions de
dollars pour un long métrage.
33
Il est difficile de dégager une tendance générale puisque le nombre des projets qui sont suivis varie d’une
année à l’autre. On analyse plutôt la performance moyenne de chaque projet sur une période d’un an.
Malgré des chiffres impressionnants dans l’ensemble, les nombres moyens de visionnements de page et
de visiteurs par mois sont en baisse par rapport à l’an dernier. En 2007, le nombre moyen de visionnements
de page atteignait 5,5 millions par mois, comparativement à 4,4 millions en 2008, et le nombre de visites
est passé de 723 000 à 507 000 par mois.
Par projet, le nombre moyen de visiteurs dépasse 22 000 (comparativement à 30 000 en 2007), et on
compte près de 13 000 visiteurs uniques (au lieu de 18 000 l’an dernier).
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Moyenne par mois – projet moyen de Téléfilm – année civile 2008
Projets de langue anglaise
Projets de langue française
Tous les projets
Visionnements
de pages
Visites
Visiteurs uniques
220 350
163 893
193 349
31 901
11 270
22 034
19 236
5 603
12 716
Source : Données sur les auditoires en ligne recueillies par Phase 5
Les données de 2008 confirment que les projets en ligne convergents (liés à une émission télévisée)
réussissent mieux que les sites Web indépendants « autonomes ». Bien qu’ils représentent quelque 60 %
des projets suivis, les sites indépendants reçoivent à peine un quart du total des visiteurs. Ces chiffres
illustrent la difficulté persistante des sites Web indépendants à concurrencer les marques et les franchises
établies. Les projets convergents profitent d’une publicité instantanée grâce à l’émission, au film ou à un
autre média important auquel ils sont associés.
Puisque les sites Web convergents semblent avoir plus de facilité à attirer les auditoires, et que les projets
qui convergent avec la télévision sont soutenus par d’autres fonds privés ou publics1, Téléfilm augmente
son aide au développement et à la production de projets Web indépendants afin de diversifier le contenu
canadien en ligne. C’est ce qui explique le nombre réduit de sites convergents qui ont été soutenus par
le FNMC (de douze sites en 2007 à neuf sites en 2008) et, par conséquent, la baisse de la fréquentation
générale des projets en ligne.
Le projet financé par Téléfilm qui a remporté le plus de succès pour une troisième année consécutive est
This is Daniel Cook, qui a atteint le chiffre impressionnant de 1,7 million de visionnements de page par
mois. Cornemuse a également franchi le cap du million de visionnements de page par mois. Ces deux
projets ont été financés il y a plusieurs années et, pourtant, ils continuent d’attirer un auditoire
nombreux.
Moyenne par mois – ensemble des formats
Sites Web convergents
Sites Web indépendants
Visionnements
de pages
Visites
3 379 084
1 067 933
395 203
111 581
Visiteurs uniques*
Moyenne de
visites par
projet
Nombre
de projets
256 721
35 751
43 911
7 970
9
14
*Le nombre de visiteurs uniques des sites indépendants est plus bas puisque les données relatives à un projet très
populaire n’étaient pas disponibles.
Source : Données sur les auditoires en ligne recueillies par Phase 5
1 Le paysage des nouveaux médias au Canada, Nordicity, Novembre 2008
34
Auditoire télé de films soutenus par le FLMC
Titre du film
Le rapport de Peter Grant et Michel Houle, « Soutien des longs métrages canadiens par les radiodiffuseurs »,
publié au début de 2009, souligne le rôle clé de la télévision dans la présentation et la promotion des films
canadiens de langue anglaise. Contrairement à ceux de la France et du Royaume-Uni, les radiodiffuseurs
publics du Canada ne soutiennent pas la promotion et la présentation des films autant qu’ils le
pourraient :
…Toute solution à long terme pour résoudre les difficultés du cinéma canadien de langue anglaise à
rejoindre des auditoires au Canada passe inévitablement par un engagement ferme et à long terme
du radiodiffuseur public national en termes de financement, d’acquisition, de télédiffusion et de
promotion des longs métrages de cinéma. Le réseau anglais de la CBC doit absolument s’impliquer
dans l’élaboration d’une stratégie de soutien globale, semblable à celle introduite par la BBC en
Grande-Bretagne ou encore ici même, à celle lancée par le réseau français de Radio-Canada. (Grant/
Houle, 2009)
Au cours des dernières années, les films canadiens soutenus par Téléfilm ont connu du succès à la télévision
de langue française. En fait, les 15 premiers films télédiffusés en 2008 au classement étaient des films
présentés en langue française. Aucun film en langue anglaise ne s’est classé parmi les 15 premiers.
Cruising Bar
Les Boys IV : Un rêve, une game
Le secret de ma mère
Les Boys II
Maman Last Call
C.R.A.Z.Y.
Les Boys I
Les Boys III
Les dangereux
Horloge biologique
Ma vie en cinémascope
Camping sauvage
L’homme à tout faire
Un homme et son péché
La vie après l’amour
Source : BBM Canada
La télévision est essentielle pour faire connaître une marque et attirer un public fidèle. Les deux films les
plus regardés à la télévision en 2008 ont été Cruising Bar et Les Boys IV. Cruising Bar a attiré 824 000
spectateurs; un résultat comparable aux 908 000 spectateurs que Les Boys II avait attirés en 2007. Téléfilm
et les membres du groupe de travail du FLMC travaillent ensemble à l’élaboration d’une stratégie qui
permettra d’accroître la diffusion des films canadiens, particulièrement dans le marché de langue anglaise.
Le potentiel d’augmentation des auditoires pour les films canadiens à la télévision est considérable mais
sous-exploité.
Réseau
Début
Auditoire moyen à
la minute (000)
TVA
TVA
SRC
TVA
TVA
TVA
TVA
SRC
TVA
SRC
SRC
SRC
TVA
SRC
TVA
20:30
18:30
20:00
18:30
20:00
21:15
21:00
19:30
20:00
20:00
20:00
19:30
19:00
19:30
10:00
823,5
659,1
652,8
559,4
550,1
541,0
513,6
438,6
432,5
393,8
363,9
322,1
318,8
306,5
306,4
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Le long métrage canadien à la télévision
35
C.
UN ÉVENTAIL DIVERSIFIÉ
DE PROJETS DE FILM
Téléfilm continue de faire de la diversification des genres en long
métrage une priorité. Les recettes-guichet historiques par genre
confirment que, dans le marché de langue anglaise, le drame pour
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Réussite multiplateforme :
Le Grand concours du jeu vidéo canadien
En septembre 2007, MindHabits a remporté Le Grand concours du jeu vidéo canadien de Téléfilm et reçu
un demi-million de dollars de Téléfilm; une somme à laquelle s’est ajoutée le demi-million de dollars accordé
par des investisseurs privés.
Depuis, MindHabits a produit un programme portable appelé MindHabits Trainer. Ce produit contient une
série de mini-jeux faciles et amusants conçus pour aider les joueurs à se concentrer sur une rétroaction
sociale positive et à adopter une attitude plus favorable envers eux-mêmes et envers les autres, augmentant
ainsi ce que les scientifiques appellent « l’intelligence sociale ». À mesure que les joueurs progressent
dans le jeu, leur pointage s’améliore en même temps que leur degré d’immunisation contre le stress
quotidien. MindHabits Trainer est conçu pour être joué 10 minutes par jour, contribuant ainsi à réduire le
niveau de stress du joueur et à augmenter son niveau de confiance en lui.
Le prototype créé par l’entreprise a mené à une entente de diffusion avec Got Game Entertainment qui
rend le jeu disponible sur les plateformes PC et Mac. Le jeu a été lancé en août 2008, et une version en
russe a suivi.
adultes a généralement plus de difficultés que les autres genres à
obtenir la faveur des auditoires, qui sont davantage attirés par les
comédies, les comédies romantiques et les films d’action/aventure. Le déplacement du financement vers
ces genres sous-exploités devrait se traduire par une augmentation des recettes-guichet. Téléfilm a réussi
à diversifier encore un peu plus son éventail de films durant la dernière année.
Les chiffres définitifs indiquent que les engagements concernant les productions de langue anglaise ont
migré vers la catégorie plus lucrative des comédies. En 2007-2008, 51 % de tous les engagements sont
allés aux drames et seulement 13 % aux comédies; en 2008-2009, c’est presque l’inverse (23 % pour les
drames et 43 % pour les comédies).
Mais cela ne veut pas dire que Téléfilm ne s’intéresse plus aux drames. Il semble en effet que c’est dans le
drame que de nombreux cinéastes canadiens anglais s’illustrent, comme par exemple David Cronenberg
et Atom Egoyan. Avec Away from Her l’an dernier et Passchendaele cette année, Téléfilm a démontré que
les drames pour adultes peuvent connaître beaucoup de succès. En diversifiant son éventail de projets, elle
veut simplement trouver l’équilibre et multiplier les chances de succès pour la prochaine année.
Dans le marché de langue française, les comédies sont tout aussi lucratives. Bien que les drames représentent
près de 60 % de la production en langue française, des genres moins représentés, comme par exemple les
films d’horreur/à suspense et les films historiques, ont enregistré quelques gains. Une plus grande diversification
des genres représente l’orientation stratégique à suivre dans le marché de langue française pour maximiser
la performance des films en salles.
Image tirée de : N+ et MindHabits Trainer
36
Ventilation par genre
Production française
Drame historique
3%
Action/Aventure
1%
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Horreur/Suspence
15 %
Drame
58 %
Comédie
23 %
Ventilation par genre
Production anglaise
Drame historique
5%
Comédie romantique
5%
Mystère/Crime/Policier
7%
Horreur/Suspense
13 %
Drame
23 %
Animation
4%
Comédie
43 %
Image tirée de : C’est pas moi, je le jure!
37
PRIX ET
FESTIVALS
2008-2009
LONGS
ON
MÉTRAGE
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Les grands succès canadiens
RÉGION
DE
L’ATLANTIQUE
DOWN TO THE DIRT
2008 Atlantic Film Festival
/ Meilleur long métrage
/ Meilleur scénario
J’AI SERRÉ LA MAIN DU DIABLE
2008 Beverly Hills Film Festival
/ Prix du jury du Meilleur long métrage
RÉGION
DU QUÉBEC
C’EST PAS MOI, JE LE JURE !
CE QU’IL FAUT POUR VIVRE
CRUISING BAR 2
2008 Atlantic Film Festival
/ Meilleur acteur
/ Meilleur long métrage canadien
2009 Prix Jutra
/ Guichet d’Or
BABINE
2009 Vancouver Film Critics Circle
Awards
/ Meilleur film canadien
2009 Prix Jutra
/ Meilleur acteur
/ Meilleur film
/ Meilleur scénario
2009 Prix Jutra
/ Meilleure musique
/ Meilleure direction artistique
/ Meilleurs costumes
/ Meilleur maquillage
/ Meilleur son
BORDERLINE
2009 Prix Jutra
/ Meilleure actrice
/ Meilleur réalisation
/ Meilleur montage
/ Meilleure actrice de soutien
2008 Toronto International Film Festival
/ Meilleur premier long métrage canadien
/ Mention spéciale du jury
2008 International Film Festival
Mannheim-Heidelberg
/ Prix International de la Critique
(FIPRESCI)
/ Prix œcuménique
/ Mention spéciale du jury international
2009 CFTPA Indie Awards
/ Meilleur long métrage canadien
2008 Berlin International Film Festival
/ Ours de Cristal
/ Grand Prix (Sélection Génération
KPlus)
2009 Prix Jutra
/ Meilleure direction de la photographie
2008 Festival des films du monde
de Montréal
/ Prix du Public
/ Prix du Meilleur film canadien
/ Grand Prix Spécial du Jury
2009 Palm Springs International
Film Festival
/ Prix FIPRESCI du Meilleur acteur
2009 Prix Génie1
/ Meilleure réalisation
/ Meilleur montage
/ Meilleure interprétation masculine dans
un rôle principal
/ Meilleur scénario
2009 Vancouver Film Critics
Circle Awards
/ Meilleure interprétation masculine dans
un film canadien
1 Les Prix Génie ont eu lieu le 4 avril 2009.
38
ELLE VEUT LE CHAOS
2008 Locarno International
Film Festival
/ Prix de la mise en scène
/ Prix du Jury Jeunes – mention spéciale
L’INSTINCT DE MORT (MESRINE)
2009 Cérémonie des César (France)
/ Meilleur acteur
/ Meilleur réalisateur
/ Meilleur son
2009 Prix Lumière (France)
/ Meilleur acteur
2009 Étoiles d’Or (France)
/ Meilleur acteur
2009 Tokyo International Film Festival
/ Meilleur acteur
Images tirées de : Breakfast with Scot, C’est pas moi je le jure !, Blindness
et Fifty Dead Men Walking
TOUT EST PARFAIT
RESTLESS
2008 Toronto International Film Festival
/ Meilleur film long métrage canadien
2008 Giffoni Film Festival
/ Prix ARCA Enel
MAMAN EST CHEZ LE COIFFEUR
2009 Prix Jutra
/ Meilleur acteur de soutien
2008 Festroia International
Film Festival
/ Prix Silver Dolphin du Meilleur scénario
/ Prix CICAE
2009 Prix Jutra
/ Film s’étant le plus illustré à l’extérieur
du Québec
/ Meilleure coiffure
2009 Vancouver Film Critics
Circle Awards
/ Meilleure interprétation féminine dans
un film canadien
2008 Göteborg International
Film Festival
/ Prix du public
2008 Festival International du Film
Francophone de Namur
/ Bayard D’Or
/ Meilleur scénario
/ Prix nouvelles technologies (meilleure
première œuvre)
UP THE YANGTZE
2009 Prix Génie
/ Meilleur documentaire
RÉGION
DE
L’ONTARIO
ET DU
NUNAVUT
ADORATION
2009 Prix Génie
/ Prix Claude Jutra
2008 Festival international
du film de Cannes
/ Prix du jury œcuménique
2008 Festival International
du Film de Sarlat
/ Prix du Jury Jeunes
2008 Filmfest Hamburg
/ Prix Douglas Sirk
2008 Seattle International Film Festival
/ Grand Prix du jury
2008 Toronto International Film Festival
/ Meilleur long métrage canadien
/ Mention spéciale du jury
AMAL
2008 San Francisco International Asian
American Film Festival
/ Prix du Meilleur long métrage de fiction
2009 Prix Génie
/ Meilleure musique originale de film
2008 Indian Film Festival
of Los Angeles
/ Film présenté en cérémonie d’ouverture
/ Grand prix du jury du Meilleur long
métrage de fiction
LA BATAILLE DE PASSCHENDAELE
2009 Prix Génie
/ Meilleur film
/ Bobine d’Or
/ Meilleur son
/ Meilleurs décors
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
LOST SONG
39
BLINDNESS
HANK AND MIKE
2008 Festival Plus Camerimage
/ Prix Silver Frog
2008 Festival de Cannes
/ Film d’ouverture – Sélection et
compétition officielle
2008 Sitges International Film Festival of
Catalonia
/ Prix du public
/ Meilleurs décors
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
BREAKFAST WITH SCOT
40
2008 Prix de la Guilde canadienne
des réalisateurs
/ Meilleur long métrage familial
LA FEMME OUBLIÉE
2008 Hollywood Film Festival
/ Meilleur documentaire
FUGITIVE PIECES
2008 Newport Beach Film Festival
/ Meilleur directeur de la photographie
/ Meilleur réalisateur
/ Meilleur film
/ Meilleur scénario
2008 Sydney International Film Festival
/ Prix du public
2009 Sao Paulo Jewish Film Festival
/ Prix du public du meilleur film
2008 Kuala Lumpur International
Film Festival
/ Meilleur film – Amérique du Nord
2009 Prix Génie
/ Meilleure direction de la photographie
SAVING LUNA
2008 Seattle True Independent
Film Festival
/ Meilleure comédie
RÉGION
DE L’OUEST
HEAVEN ON EARTH
CONTROL ALT DELETE
2008 Dubai International Film Festival
/ Prix Muhr AsiaAfrica du Meilleur scénario
2008 Vancouver International
Film Festival
/ Prix Inspiration
2008 Leo Awards
/ Meilleur documentaire
2008 Chicago International Film Festival
/ Meilleure actrice (Prix Silver Hugo)
FIFTY DEAD MEN WALKING
LE JOUR AVANT LE LENDEMAIN
2008 Toronto International Film Festival
/ Meilleur long métrage canadien
2009 American Indian Film Festival
/ Meilleur film
YOUNG PEOPLE FUCKING
2008 Vancouver Film Critics
Circle Awards
/ Meilleure actrice de soutien dans un film
canadien
2009 Prix Génie
/ Meilleure interprétation féminine dans un
rôle de soutien
2009 Vancouver Film Critics
Circle Awards
/ Meilleur film de la Colombie-Britannique
2008 Vancouver International
Film Festival
/ Meilleur long métrage de la région de
l’Ouest
2008 WorldFest Houston
/ Prix Gold Remi
NORMAL
2009 Prix Génie
/ Interprétation masculine dans un rôle
de soutien
2008 Leo Awards
/ Meilleure réalisation d’un film long
métrage
/ Meilleure interprétation féminine dans
un film long métrage
/ Meilleure interprétation masculine dans
un film long métrage
2008 Missoula International Wildlife
Film Festival
/ Meilleur scénario
STONE OF DESTINY
2009 Victoria Independent
Film & Video Festival
/ Prix du public
THE STONE ANGEL
2009 Prix Génie
/ Meilleure bande originale de film
2008 WorldFest Houston
/ Prix spécial du Jury
WALK ALL OVER ME
2008 AMPIA Awards
(Alberta Motion Picture Association)
/ Meilleur long métrage
2008 Leo Awards
/ Meilleure interprétation masculine dans
un rôle de soutien
MÉDIAS
INTERACTIFS
S
Images tirées de : Anash et Captain Flamingo
RÉGION
DE L’OUEST
Alberta Film and Television
Awards 2008
/ Meilleur projet numérique
multiplateforme
AKOHA
NASH INTERACTIVE
Prix Crunchies 2008
/ Production la plus susceptible de
rendre le monde meilleur
Prix 2009 de l’Alliance pour l’enfant
et la télévision
/ Meilleur contenu original
multiplateforme
Festival mondial des médias
de Hambourg 2008
/ Prix Argent
RÉGION
RÉGION
DU QUÉBEC DE
L’ONTARIO
ET DU
NUNAVUT
CLOSE TO PARADISE
Prix Webby 2008
/ En nomination dans la catégorie
Meilleure production expérimentale
GOFRETTE
Prix d’excellence 2008 de l’Alliance
pour l’enfant et la télévision
/ Prix d’excellence
CAPTAIN FLAMINGO :
UH-OH FLAMINGO !
Prix Indie 2008 de l’ACPFT
/ En nomination pour le Meilleur produit
nouveaux médias de convergence
ODD JOB JACK
Prix Banff 2008
/ Meilleure émission interactive, Prix
Indie de l’ACPFT de la Meilleure
émission convergente
Prix Gemini 2008
/ En nomination pour la Meilleure
émission multiplateforme
/ En nomination pour la Meilleure série
humoristique
Prix Indie 2009 de l’ACPFT
/ Meilleur produit nouveaux médias de
convergence
Japan Prize 2008 pour les médias
éducatifs
Prix Davey 2008
/ Prix Or dans la catégorie des
productions pour enfants
/ Prix Argent dans la catégorie des
productions pour les jeunes
Prix Gemini 2008
/ En nomination pour le meilleur projet
multiplateforme
WorldFest 2008
/ Prix Gold Remi dans la catégorie des
productions interactives pour enfants
Omni Intermedia Awards 2008
/ Prix Bronze Omni dans la catégorie des
productions pour enfants
Web Awards 2008 de la Web
Marketing Association
/ Entertainment Standard of Excellence
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
FESTIVALS
ET PRIX
2008-2009
41
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
42
DEUX
RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
OBJECTIF
DÉVELOPPER
LE POTENTIEL
DE L’INDUSTRIE
Indicateurs
de rendement
Investir dans l’industrie audiovisuelle afin
d’attirer d’autres sources de financement
% de financement provenant d’autres sources
Maintenir ou augmenter le % du financement
provenant d’autres sources
Dû à la situation économique difficile,
la part de Téléfilm dans les budgets totaux
a augmenté dans les longs métrages
(31 % à 37 %) comme dans les
médias interactifs (28 % à 49 %)
Les sociétés augmentent leurs capacités
par le développement des ventes et des
affaires lors des marchés
Volume de ventes et de transactions conclues
lors des marchés
Maintenir ou augmenter les ventes canadiennes
et internationales et le développement des
affaires
Les ventes des marchés ont augmenté
de 21 % par rapport à l’année précédente
Les professionnels de l’industrie
bénéficient d’initiatives de grande qualité
en matière de formation
Taux de satisfaction à l’égard des programmes
et initiatives de formation et de perfectionnement
de Téléfilm et impact positif sur la carrière des
participants
Maintenir ou augmenter les taux de satisfaction
à l’égard des initiatives de formation, de leur
format et de leurs résultats
Après trois années de suivi, les taux de
satisfaction demeurent solides à 4,2 sur 5
Les professionnels des communautés
autochtones, culturelles et linguistiques
Montant des ressources consacrées à des
programmes et à des initiatives visant à
promouvoir le perfectionnement professionnel au
sein des communautés de cultures diverses
Maintenir ou augmenter le niveau de financement
Le niveau de financement a augmenté
de 2,5 millions de dollars et de nouvelles
initiatives de perfectionnement professionnel
ont été mises sur pied en 2008-2009
en situation minoritaire, profitent des
occasions qui leur sont offertes afin de faire
avancer leurs carrières
Cibles
Résultats
pour 2008-2009
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Objectifs
stratégiques
43
A.
EFFET
DE LEVIER
Long métrage
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Le financement des longs métrages par Téléfilm continue d’aider grandement l’industrie à trouver d’autres
partenaires. Un financement de Téléfilm dans une production cinématographique dès les premières étapes
du projet augmente la capacité du producteur d’attirer d’autres investisseurs.
44
En 2008-2009, Téléfilm a financé la production de 41 nouveaux projets dans le cadre du programme
principal du Fonds du long métrage du Canada (FLMC). Le FLMC fut la principale source de financement,
représentant 36,9 % de tous les budgets de production, soit une augmentation de 6,2 % par rapport à
l’année précédente. Les autres sources gouvernementales (provinciales et crédits d’impôt fédéraux) ont
été la deuxième plus importante source de financement, avec un taux de 35,6 %, une augmentation de
3,3 % comparativement à l’an dernier.
L’augmentation du financement du secteur public résulte principalement de la baisse du financement
provenant de l’étranger, qui est passé de 12,5 % à 6,5 % des budgets de production. Les distributeurs/
exportateurs (baisse de 2,8 %) et les télédiffuseurs (baisse de 1,1 %) ont également réduit leur participation
financière dans les projets, alors que la contribution du secteur privé est demeurée stable. Le budget
moyen total de production pour 2008-2009 s’élève à 4,8 millions de dollars.
Analyse de la participation financière – Production seulement – nouveaux contrats signés
Français
Anglais
Total
Nombre
de projets
Devis
totaux
21
20
41
105 383 530
92 434 543
197 818 073
Devis**
82 979 488
92 434 543
175 414 031
Fonds du long
métrage du Canada
Entreprises de
télédiffusion
32,8 %
40,6 %
36,9 %
** Ne comprend pas la part étrangère ( 22 millions de dollars) des coproductions dans lesquelles le Canada est un partenaire minoritaire.
Source : Base de données interne de Téléfilm
1,9 %
0,4 %
1,1 %
Secteur
privé
7,5 %
11,9 %
9,8 %
Distributeurs et
exportateurs
8,9 %
11,1 %
10,1 %
Autres sources
gouvernementales
44,4 %
27,7 %
35,6 %
Participants
étrangers
4,6 %
8,3 %
6,5 %
Médias interactifs
interactifs. Il n’y a eu aucun investissement étranger dans les projets financés par le FNMC en 2008-2009
et Téléfilm a vu sa participation financière passer de 28 % en 2007-2008 à près de 49 % en 2008-2009.
Ces chiffres confirment l’importance du capital de démarrage pour l’industrie interactive canadienne.
Les sociétés de production de médias interactifs ont également beaucoup moins d’infrastructure et ont
un accès plus limité aux courants traditionnels de financement. La récession et la crise du crédit qui
l’accompagne ont eu un impact considérable sur les budgets de production des projets de médias
Analyse financière des médias interactifs - Production – Nouveaux contrats signés
Français
Anglais
Total
Source : Base de données interne de Téléfilm
Nombre
de projets
Devis
totaux
14
10
24
7 525 974
2 309 742
9 835 716
Fonds des nouveaux
médias du Canada
47,2 %
54,3 %
48,9 %
Télédiffuseurs
6,2 %
0,0 %
4,8 %
Secteur
privé
42,9 %
29,4 %
39,7 %
Distributeurs et
exportateurs
0,5 %
4,3 %
1,4 %
Autres sources
gouvernementales
3,2 %
12,0 %
5,2 %
Participants
étrangers
0,0 %
0,0 %
0,0 %
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Comme le renouvellement du Fonds des nouveaux médias du Canada (FNMC) était incertain au début de
2008-2009, Téléfilm a dû consacrer davantage de ressources aux projets en developpement plutôt qu’à
ceux en production. Comme c’est le cas pour les longs métrages, le cycle de production des médias
interactifs peut varier entre 18 et 24 mois.
45
TÉLÉFILM SUR
LES MARCHÉS
INTERNATIONAUX
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Un partenaire commercial
précieux pour les sociétés
canadiennes qui travaillent
à l’étranger
46
Téléfilm reconnaît depuis longtemps l’importance de bâtir la marque canadienne à l’étranger et a apporté
son soutien à l’industrie canadienne pour développer son potentiel sur la scène internationale. Les marchés
des médias audiovisuels du monde entier présentent une occasion d’affaires formidable pour les producteurs
canadiens de cinéma, de télévision et de médias interactifs.
Le financement de Téléfilm dans les centres d’affaires canadiens et dans d’autres activités de développement
des affaires qui ont lieu dans les marchés internationaux se traduit par des retombées substantielles sous
forme de ventes. Les sociétés canadiennes ont démontré non seulement qu’elles étaient capables de
développer une marque canadienne, mais également de conclure des millions de dollars de ventes et de
préventes dans une diversité de marchés et de festivals internationaux. L’année dernière fut particulièrement
exceptionnelle.
Pour la troisième année de suite, Téléfilm a sondé les participants aux marchés internationaux où elle met
à leur disposition un centre d’affaires canadien dans le Pavillon du Canada.
Au total, 283 sociétés canadiennes participantes ont été appelées à remplir un sondage1. Sur ces 283
sociétés, 203 ont accepté de répondre au sondage de Téléfilm. Les résultats des sondages de 20082 ont
confirmé l’importance croissante de l’implication de Téléfilm dans ces événements.
Les participants canadiens au Marché européen du film de Berlin, au Filmart de Hong Kong, au MIPTV, au
marché du film de Cannes et au MIPCOM ont été sondés en 2008. Le Filmart de Hong Kong s’est ajouté
en 2008 et représente une autre étape d’une stratégie internationale plus vaste.
L’ensemble des ventes conclues et des ententes de prévente a atteint près de 14 millions de dollars en
2008. Les négociations en cours et celles qui se tiennent lors de ces marchés ont généré un montant
supplémentaire de 71 millions de dollars de ventes probables. Ce total de 85 millions de dollars (ententes
conclues et en cours de négociation) représente une hausse considérable par rapport aux 70 millions de
dollars de l’an dernier (une hausse de 21 %). Étant donné que ces résultats ont été compilés à partir d’un
taux de réponse d’environ 72 %, il est plus que probable que le chiffre de 85 millions de dollars soit un
échantillon conservateur d’un volume final de ventes beaucoup plus important. C’est la troisième année
consécutive que les ventes affichent une croissance substantielle.
Les résultats de 2008 confirment à nouveau que la présence et le financement de Téléfilm dans ces marchés
engendrent des retombées importantes pour l’industrie audiovisuelle canadienne. Au total, Téléfilm a alloué
environ 1,2 million de dollars3 de financement pour soutenir les sociétés canadiennes dans ces marchés. En
2008, chaque dollar investi par Téléfilm s’est traduit, pour les sociétés canadiennes, par la conclusion de
près de 12 dollars de ventes. Ce ratio de ventes par rapport à l’investissement est en hausse comparativement
à 2007 où il était de un pour neuf.
1
2008 Outcome Reports for Hong Kong Filmart, Berlin, Cannes, MIPTV and MIPCOM, Pollara
er
2 Les ventes enregistrées lors des marchés internationaux sont indiquées selon l’année civile, du 1 janvier au
31 décembre.
3
Les résultats enregistrés en 2008 pour les marchés internationaux font également état d’une liste impressionnante
de coproductions et de coentreprises, réaffirmant l’importance de la coopération internationale dans le
cinéma et les autres productions audiovisuelles. Sur les différents marchés, 75 sociétés ont participé à 133
ententes avec 21 pays. La valeur déclarée de ces ententes dépassait les 235 millions de dollars.
Non seulement les entreprises canadiennes réalisent-elles des ventes importantes lors de ces marchés
internationaux mais, en règle générale, les participants sont aussi satisfaits de toutes les activités de
développement des affaires que Téléfilm organise. Au total, 92 % des sociétés participantes ont utilisé le
centre d’affaires canadien (en hausse de 2 % par rapport à 90 % l’an dernier). Tous les Pavillons du Canada
ont enregistré un taux moyen de satisfaction de 7,8 sur 10 pour tous les marchés; aucune activité ni aucun
service spécifique n’a reçu une note inférieure à 7 sur 10.
Marchés des médias interactifs :
Game Connection
Les sociétés canadiennes qui ont participé à l’événement Game Connection à San Francisco en mars 2008
ont fait l’objet d’un sondage4 afin de connaître leur taux de satisfaction envers l’événement et leur volume
de ventes. Vingt sociétés ont répondu au sondage. En décembre 2008, un second questionnaire fut envoyé
à un plus petit contingent de participants canadiens à la Game Connection qui s’est tenue en Europe. Huit
sociétés ont répondu à ce deuxième sondage.
Les ventes dans ces marchés ont été extrêmement encourageantes et s’ajoutent au volume plus élevé des
ventes dans les marchés du film et de la télévision. Cent ententes potentielles ou conclues ont été réalisées
à San Francisco, pour une valeur totale de 76 millions de dollars. Parmi toutes les sociétés ayant réalisé des
ventes, sept avaient conclu des ententes pour une valeur de 3,6 millions de dollars.
4 Rapport sur les retombées commerciales et la satisfaction des entreprises participantes, JF Arseneau Conseil Inc.,
Mars 2008.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Les marchés du film et de la télévision
Excluant le salaire du personnel interne
47
C.
DÉVELOPPER UNE
INDUSTRIE
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Initiatives de formation
et de perfectionnement
48
Téléfilm procède à des sondages auprès des participants à ses initiatives de formation et de perfectionnement
depuis 2005-2006. Plus précisément, nous nous sommes penchés sur les taux de satisfaction à l’égard
de l’initiative, les connaissances et les compétences acquises et l’impact à court et à long terme de
l’initiative sur les participants. Ces données sont recueillies au moyen d’un sondage en ligne effectué après
chaque initiative et qui est suivi, un an plus tard, d’une « vérification » permettant d’établir l’impact à plus
long terme de l’initiative sur la carrière du participant.
Comme la taille des échantillons est assez modeste, il nous a fallu plusieurs années pour constituer une
base de données suffisamment large pour que nous puissions nous fier entièrement aux résultats. Au
cours des trois dernières années, huit initiatives ont fait l’objet d’un sondage, portant la taille de l’échantillon
à environ 200 participants. Par conséquent, il est plus utile d’analyser la performance globale des huit
initiatives de formation collectivement.
Téléfilm s’est donné pour objectif de maintenir les taux de satisfaction à un niveau standard et idéalement
de les faire augmenter. Depuis 2005-2006, les taux de satisfaction relatifs à plusieurs initiatives de formation
sont demeurés élevés, le taux moyen de satisfaction étant d’environ 4,2 sur 5. Le projet de sondage s’est
avéré un succès et les données continueront d’être recueillies au cours des années à venir.
Image tirée de : The Stone Angel
Comme c’était le cas pour les premiers sondages sur la satisfaction des clients, la taille des échantillons
était modeste pour un grand nombre de ces initiatives. Toutefois, après quatre années de sondages, près
de 150 participants ont rempli les questionnaires.
Les résultats sont encourageants; environ 78 % des scénaristes, 62 % des réalisateurs et 82 % des
producteurs ont reconnu que l’initiative à laquelle ils avaient participé avait contribué de manière positive
à leur perfectionnement professionnel.
De plus, la plupart des participants estimaient que le programme avait eu un impact positif sur la progression
de leur carrière. Voici quelques-uns des faits saillants recueillis au cours des trois dernières années1 :
•
•
•
•
•
Plus de la moitié des scénaristes estimaient que l’initiative les avait aidés à obtenir du financement
et à améliorer leurs relations avec les producteurs.
Près d’un tiers des scénaristes étaient en fait parvenus à obtenir davantage d’options pour leurs
scénarios après la première année, une conséquence directe de l’initiative.
Près de 60 % des réalisateurs reconnaissaient que l’initiative avait amélioré la qualité générale de
leur réalisation.
Plus de la moitié des réalisateurs ont indiqué qu’ils avaient réalisé de nouveaux projets ou des projets
plus ambitieux à la suite de l’initiative.
Près de 60 % des producteurs participants ont reconnu que l’initiative avait eu un impact positif sur
la progression de leur carrière et qu’elle les avait aidés à mieux comprendre leur(s) auditoire(s).
1 Les énoncés représentent une combinaison des réponses fortement en accord et quelque peu en accord
Cependant, comme nous l’avons constaté à la suite de cette recherche, il y a quand même place à
l’amélioration :
•
•
Seulement un tiers des scénaristes ont été en mesure d’obtenir davantage d’options pour leurs
scénarios grâce à l’initiative.
Moins du tiers des producteurs ont indiqué avoir produit plus de films canadiens grâce à l’initiative.
La recherche sur le programme de formation au moyen des sondages se poursuivra en 2009-2010. Il s’agit
d’un outil important permettant à Téléfilm d’apporter au besoin des modifications à ses stratégies en
matière de formation et de développement des affaires.
Les niveaux de satisfaction de la clientèle sont une mesure de la performance. Téléfilm a également effectué
en 2008-2009 une évaluation complète du Programme d’aide aux longs métrages indépendants à petit
budget et du PAES. Les résultats indiquent que l’on obtiendrait une plus grande efficacité administrative
en intégrant ces programmes aux composantes principales de développement et de production du FLMC2.
En outre, les scénarios appuyés par le PAES n’en sont pas encore à l’étape de la production ou n’ont pas
atteint les recettes-guichet initialement prévues. Téléfilm étudiera les résultats de ces observations en
consultation avec les groupes de travail du FLMC en 2009-2010 pour voir comment améliorer l’efficacité
et l’efficience de ces programmes.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
En plus des recherches sur les taux de satisfaction, Téléfilm a également suivi, ces dernières années, les
résultats et l’impact à long terme de ses initiatives de formation. Des sondages sont menés auprès des
participants un an après la fin de la formation. Les participants au Programme d’aide à l’écriture de scénarios
(PAES) et au Programme d’aide aux longs métrages indépendants à petit budget sont également inclus
dans ce sondage. Les sondages sur les résultats nous permettent de savoir si la formation reçue par les
participants a contribué ou non à l’avancement de leur carrière.
2 Affiner la vision artistique, Communications MDR, Mars 2009.
49
D.
CULTIVER DES TALENTS
DIVERS : SOUTIEN AUX
GROUPES AUTOCHTONES,
CULTURELS ET
LINGUISTIQUES
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
En 2008-2009, Téléfilm a accordé son appui à 13 initiatives et 79 projets de groupes multiculturels,
autochtones et de communautés de langue officielle en situation minoritaire, ce qui représente un engagement
total de 7,5 millions de dollars. Il s’agit d’une augmentation de 2,5 millions de dollars par rapport à l’an
dernier, où l’engagement total de Téléfilm s’élevait à 5 millions de dollars.
Place aux histoires autochtones
En 2007, Téléfilm Canada a créé un groupe de travail autochtone comprenant des représentants du Réseau
de télévision des peuples autochtones, des producteurs autochtones et d’autres représentants des
communautés autochtones. Ce groupe de travail a contribué à la conception et au lancement du programme
Place aux histoires autochtones en 2008-2009.
Le programme Place aux histoires autochtones cible des scénaristes et des producteurs autochtones qui
travaillent à des projets de longs métrages qui en sont à différentes étapes de développement. À chaque
étape, les participants bénéficient d’un ensemble d’activités de formation, de perfectionnement professionnel
et de mentorat personnalisé et reçoivent aussi une avance en développement. Le programme encourage
et appuie plus spécialement les cinéastes autochtones afin de les aider à développer un scénario original
qui sera attrayant pour les producteurs, les bailleurs de fonds et autres représentants de l’industrie
cinématographique.
Grandes réussites
multiculturelles
AMAL
Le premier film du réalisateur indo-canadien Richie Mehta s’est attiré les louanges des critiques lors de
sa sortie au Festival international du film de Toronto (TIFF) en 2007. Amal a commencé en 2004 comme
court métrage, inspiré par une histoire vraie racontée au réalisateur par son frère. Le court métrage a fait
son premier pas vers le long métrage à l’événement Pitch This! de Téléfilm au TIFF. Le réalisateur a reçu
10 000 dollars pour sa présentation réussie et son frère a collaboré avec lui pour permettre à cette histoire
unique, qui se déroule entièrement en Inde, de devenir un long métrage.
Ils ont pu récolter le fruit de leur labeur lorsque le film est sorti en salles au mois d’août 2008. Amal a généré
des recettes-guichet modestes d’un quart de million de dollars en 2008, mais il a récolté de nombreux
prix et des louanges, y compris cinq mises en nomination aux Génies et un prix Génie pour la Meilleure
chanson originale; le Best Narrative Feature Award au San Francisco International Asian American Film
Festival, le prix Phillip Borsos au Festival du film de Whistler et le grand prix du Jury (film de la soirée
d’ouverture) à l’Indian Film Festival de Los Angeles.
Richie Mehta représente un élément important de la scène cinématographique canadienne. Il a grandi au
Canada en regardant Indiana Jones et Star Wars; adulte, il a commencé à travailler avec d’autres cinéastes
d’origine sud-asiatique qui avaient des histoires et une feuille de route similaires. Amal est une autre grande
réussite de la diversité canadienne dans le monde du cinéma. En outre, Richie Mehta est un représentant
de la relève, un nouveau venu qui, avec l’aide de Téléfilm, a démarré une carrière prometteuse.
Grâce au programme Place aux histoires autochtones, Téléfilm a accordé une somme d’environ
181 000 dollars à 11 projets en développement en 2008.
Image tirée de : Amal
50
Les communautés de langue officielle en
situation minoritaire sautent dans l’action
En 2008-2009, en plus de renouveler les initiatives de formation Écrire au long et Feature It! pour les
scénaristes, les réalisateurs-scénaristes et les producteurs en vue de développer des projets de long
métrage déterminés par le marché, Téléfilm a procédé au lancement d’une nouvelle initiative pour le contenu
De plus, Téléfilm a pris l’engagement d’identifier et de recruter des talents émergents et des créateurs de
contenu provenant des communautés de langue officielle en situation minoritaire. En 2008-2009, Téléfilm
a élaboré diverses stratégies de rayonnement axées sur la création d’une image visuelle distincte, d’un
slogan (« Sautez dans l’action ») et d’un microsite Web sous la bannière des Activités de langues officielles
(ALO), afin de mieux promouvoir les programmes et les initiatives destinés aux créateurs de contenu des
CLOSM. Simultanément, un plan médiatique visant les journaux des CLOSM et les festivals francophones
hors Québec a été mis sur pied pour promouvoir les activités du programme ALO. La combinaison de ces
différentes démarches a entraîné une augmentation de 15 % du nombre de projets reçus par le programme
Écrire au long, dont près de la moitié provenait d’auteurs émergents. Feature It! a connu une augmentation
similaire du nombre de projets reçus, avec près de 60 % de nouveaux auteurs.
Finalement, Téléfilm a lancé un nouveau volet d’aide à la production qui a pour objectif d’offrir aux producteurs
et aux réalisateurs des CLOSM l’occasion de mener à bien des projets de long métrage axés sur le marché,
et d’élargir ce bassin de créateurs dans notre pays. Le financement offert en vertu de cette initiative prend
la forme d’une avance remboursable pour la production d’un long métrage dont le budget total se situe
entre 0,25 million de dollars et 1,25 million de dollars. L’initiative est une suite logique aux programmes
Écrire au long et Feature It!.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
numérique interactif. Cette initiative, Multi-talents pour le multiplateforme, a pris la forme d’ateliers offerts
aux communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM). Ces ateliers ont été conçus pour
promouvoir le perfectionnement des professionnels du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias
et pour leur fournir les outils nécessaires pour relever les défis du multiplateforme et migrer vers de nouveaux
modèles d’affaires.
PROGRAMME D’ACTIVITÉS
DE LANGUES OFFICIELLES
OFFICIAL LANGUAGES
ACTIVITIES PROGRAM
OLA
51
52
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
OBJECTIF
ÊTRE UN BON
ADMINISTRATEUR
TROIS
Indicateurs
de rendement
Être un administrateur efficace et innovateur
Ratio des frais de gestion (RFG)
Cibles
Résultats
pour 2008-2009
Maintenir le pourcentage des frais de gestion à
un niveau peu élevé
Les RFG des programmes sont restés au même
niveau ou se sont améliorés :
•
Le RFG du FLMC s’est amélioré, passant
de 9 % en 2007-2008 à 8 % en 2008-2009
•
Le RFG de l’UAT s’est amélioré de 10 %,
passant de 3,0 % en 2007-2008 à 2,7 %
en 2008-2009
Le RFG du FNMC s’est amélioré,
passant de 26 % en 2007-2008 à 17 %
en 2008-2009
•
Être transparent et responsable
Perfectionner les indicateurs de rendement
établis
Optimiser l’efficacité opérationnelle en faisant le
suivi des indicateurs financiers et opérationnels
•
•
Mieux servir les clients
Satisfaction des clients
Maintenir ou augmenter le taux de satisfaction
des clients par rapport aux résultats du sondage
de 2005-2006
Les cibles des indicateurs financiers ont
toutes été atteintes
Les cibles des indicateurs opérationnels
reliées aux délais des décisions sur le
financement des projets ont été revues
Le sondage pancanadien sur la satisfaction
générale des clients qui était prévu pour
2008-2009 sera effectué au cours du prochain
exercice financier
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Objectifs
stratégiques
53
A.
ÊTRE UN ADMINISTRATEUR
EFFICACE
ET INNOVATEUR
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Gestion de la performance
Téléfilm s’est engagée à offrir un excellent service à la clientèle et a publié à cet effet une Charte du service
aux clients en 2003, la toute première pour un organisme du secteur culturel. Cette Charte du service aux
clients reflète l’engagement qu’a pris Téléfilm d’établir des normes de service élevées et d’entretenir des
relations mutuellement profitables avec ses clients et les autres intervenants. Accessibilité, équité et rapidité
sont les trois principales valeurs auxquelles peuvent s’attendre les clients de Téléfilm dans l’exécution et
l’administration des programmes. Conformément aux nouveaux rôles et responsabilités relatifs à l’exécution
des programmes, Téléfilm a mis à jour sa Charte du service aux clients l’an dernier.
Le cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats établi par Téléfilm en 2005-2006 lui a
permis de maintenir un niveau élevé de satisfaction du service à la clientèle tout en assurant une gestion
efficace et efficiente des fonds publics. Les objectifs sont les suivants :
•
•
•
être un administrateur efficace et innovateur en offrant la livraison des programmes à un prix avantageux
et en utilisant des méthodes modernes et intégrées de gestion de la performance;
être transparent et responsable en améliorant les mesures de l’efficacité administrative; et
mieux servir les clients en procédant à des évaluations de la satisfaction de la clientèle sur une base
continue.
Téléfilm a mis sur pied un cadre de gestion axé sur les résultats qui favorise la responsabilité, la transparence
et l’atteinte des résultats à tous les niveaux; de la politique gouvernementale, à son plan d’entreprise, au
programme d’activité et rapport annuel et ultimement aux clients. Cette même approche en cascade a été
adoptée par le conseil d’administration de Téléfilm Canada qui a élaboré une structure de gouvernance
permettant de superviser les activités de la Société par l’entremise du comité de vérification et des finances
et du comité des candidatures, de l’évaluation et de la gouvernance. Tel que présenté à la figure ci-dessous,
Téléfilm utilise tous les outils pertinents dans le but d’établir, de gérer et de contrôler son environnement
afin d’atteindre les résultats attendus.
Architecture
des activités
de programme
Structure
de gouvernance
Politiques
gouv.
et PCH
Plan
d’entreprise
Gestion de la
performance
Vérifications
internes
et externes
Gestion
des risques
Indicateurs
de rendement clés
54
Structure
organisationnelle
Ratio des frais de gestion
Fonds du long métrage du Canada (FLMC)
En tant qu’administrateur de programmes, Téléfilm s’efforce d’optimiser les ressources et d’offrir la meilleure
valeur possible aux clients et partenaires. À cet effet, le ratio des frais de gestion (RFG) est un indicateur
financier qui témoigne, sur une base annuelle, des ressources administratives utilisées en lien avec les
extrants financiers des programmes. Le RFG correspond aux frais de fonctionnement en relation avec les
sommes investies en dépenses de support, pour chacun des programmes importants de la Société. Les
Le RFG du FLMC se maintient année après année à environ 8 %. Il s’agit d’une performance appréciable
compte tenu des paramètres de livraison décentralisés et de certains programmes sélectifs composant
le FLMC.
frais de fonctionnement détaillés des principaux programmes sont disponibles à l’annexe F des états
Unité d’affaires télévision (UAT)
Plusieurs facteurs influencent les RFG des différents programmes, faisant en sorte qu’ils ne sont pas
comparables entre eux. En effet, chaque programme de financement a ses propres principes directeurs,
méthodes de sélection et paramètres d’évaluation. Le graphique suivant illustre la tendance du ratio des
frais de gestion des principaux programmes, sur trois exercices.
40
40
En 2008-2009, le RFG de l’UAT s’établit précisément à 2,7 %, ce qui représente une amélioration de 10 %
par rapport à 2007-2008. Téléfilm maintient et adapte ses processus d’affaires afin d’offrir au FCT et à ses
clients des services alliant qualité supérieure, temps de réponse optimal et prix compétitif. Notons que
l’ensemble de la prestation de services est encadré par une entente de services qui détermine notamment
les niveaux de services requis et les frais anticipés. Les programmes de financement du FCT sont la
propriété de celui-ci et ne sont donc pas présentés dans les états financiers de Téléfilm.
40
9%
2,9 %
20
Fonds des nouveaux médias du Canada (FNMC)
3,0 %
8%
8%
20
20
2,7 %
26 %
17 %
19 %
0
0
2007
Fonds du long métrage du Canada
Unité d’affaires télévision
Fonds des nouveaux médias du Canada
0
2008
2009
Le RFG du FNMC s’établit à 17 % pour l’exercice 2008-2009, ce qui représente une baisse importante
par rapport au ratio de 2007-2008 qui se situait à 26 %. L’amélioration du ratio s’explique principalement
par l’augmentation des dépenses de support qui ont connu une hausse marquée de 3,2 millions de dollars
en 2008-2009. Le renouvellement tardif de l’entente de contribution, en juin 2007, a donné lieu à un
moratoire de trois mois ayant entraîné une baisse importante des dépenses de support en 2007-2008.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
financiers.
55
Perspectives pour 2009-2010
Plan directeur des ressources humaines
La direction ne s’attend pas à des changements importants quant aux prévisions portant sur les ratios
Le plan directeur des ressources humaines permettra à Téléfilm de renforcer le mentorat, la motivation,
les relations interpersonnelles, le travail d’équipe, la conciliation travail-vie privée, la formation, la rémunération
et la satisfaction au travail. Plusieurs consultations ont eu lieu auprès des employés et des gestionnaires.
Deux priorités ont été établies :
des frais de gestion des principaux programmes pour l’exercice 2009-2010.
Amélioration continue
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Téléfilm s’efforce continuellement d’améliorer les systèmes et pratiques en place et l’exercice
56
2008-2009 n’a pas fait exception à cette règle. L’équipe de gestion bénéficie maintenant de rapports
standardisés permettant le suivi des montants reliés aux bons de commande. Téléfilm a aussi actualisé
les politiques sur les voyages et les déplacements et sur les frais d’accueil. Notons que ces politiques sont
conformes à celles mises de l’avant par l’ensemble de l’appareil fédéral. De plus, le plan de continuité des
affaires a été amélioré et répond encore mieux aux impératifs de Téléfilm et des partenaires.
•
•
redéfinir les valeurs d’entreprise et identifier les comportements attendus; et
améliorer les communications entre les employés et la direction.
Pour améliorer les communications entre les employés et la direction, le site intranet de la Société a été
remanié afin d’assurer que l’information touchant la Société est communiquée régulièrement et rapidement
aux employés.
Technologies de l’information
Téléfilm a complété le déploiement de son système téléphonique utilisant la technologie IP qui permet de
partager l’infrastructure réseau aux fins de télécommunications. Motivée par des facteurs de sécurité
accrue, de compatibilité avec les différents fournisseurs et par des pratiques de gestion plus vertes, Téléfilm
a remplacé le système d’exploitation Windows 2000 par Windows Vista. Ces deux projets permettront une
utilisation optimale des nouvelles technologies, un partage de l’infrastructure de télécommunication
(réseautique et téléphonie) et l’élimination complète des frais d’interurbains entre les bureaux. Téléfilm a
également réduit de 50 % le nombre de serveurs, ce qui a permis de réaliser des économies.
B.
ÊTRE TRANSPARENT
ET RESPONSABLE
En 2008-2009, Téléfilm a perfectionné les indicateurs de rendement en révisant les méthodes de calcul
des jours ouvrables afin d’uniformiser le calcul des mesures de rendement, de même qu’en révisant les
délais applicables aux décisions, particulièrement lorsque des dates de dépôt sont utilisées. Le suivi des
mesures de rendement est l’une des nombreuses façons d’assurer que Téléfilm exerce ses activités de
façon efficace et efficiente, grâce à l’utilisation d’indicateurs financiers et opérationnels.
Indicateurs
financiers
•
•
Dépenses minimales du FLMC et du FNMC
Budget administratif : seuil maximal
Indicateurs
opérationnels
•
•
•
•
•
Délais des décisions sur le financement des productions du FLMC et du FNMC
Niveaux de service de l’UAT
Déclenchement des versements aux projets et fournisseurs
Heures disponibles des systèmes critiques TI
Jours sans incident des systèmes critiques TI
Un compte-rendu de certains des indicateurs de rendement susmentionnés est présenté trimestriellement
aux membres du comité de vérification et des finances de Téléfilm.
Résultats des indicateurs du rendement
administratif
Téléfilm a établi une série d’indicateurs de rendement qui visent à déterminer le niveau de performance à
atteindre. Ce mode de gestion permet de créer un environnement qui favorise un excellent rendement et
un service optimal aux clients et partenaires. Les résultats recueillis donnent une mesure précise de la
performance de la Société en regard des cibles établies.
Indicateurs financiers
Cibles
Résultats
Constats
Dépenses minimales du FLMC
84,2 M$
94,5 M$
Cible atteinte
Dépenses minimales du FNMC
12,4 M$
13,3 M$
Cible atteinte
Budget administratif : seuil maximal
28,8 M$
27,5 M$
Cible atteinte
Il est important pour Téléfilm d’atteindre les cibles financières établies pour le FLMC et le FNMC. L’atteinte
de ces cibles permet à Téléfilm d’assurer que l’industrie dispose des sommes maximales disponibles pour
le développement, la production et la mise en marché de projets canadiens ainsi que d’éviter la péremption
de fonds. La cible du budget administratif représente quant à elle le montant maximal pouvant être utilisé
pour couvrir les frais de fonctionnement et d’administration de Téléfilm.
Les résultats des indicateurs financiers sont positifs et toutes les cibles ont été atteintes. Les dépenses
de support du FLMC ont dépassé le seuil établi, car ce fonds bénéficie de récupérations pouvant être
réinvesties. Le FNMC a connu une année exceptionnelle et les dépenses excédentaires ont été financées
par des récupérations disponibles non utilisées.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Indicateurs de rendement
financiers et opérationnels
57
Quant au budget administratif, Téléfilm a réussi à économiser environ 1,1 million de dollars qui fut réinvesti
dans les programmes1. Conformément aux politiques en vigueur, la direction a financé une partie des coûts
administratifs de l’année prochaine qui s’élèvent à 1,2 million de dollars. Il est à noter que le budget
administratif n’est pas calculé sur une base d’exercice, mais plutôt sur une base de caisse modifiée. Il ne
peut donc pas être comparé aux frais de fonctionnement et d’administration présentés à l’annexe E des
états financiers.
Parallèlement aux indicateurs financiers, Téléfilm a procédé à l’établissement, au suivi et au maintien des
cibles suivantes reliées aux principaux indicateurs opérationnels.
Les cibles relatives aux délais des décisions sur le financement des productions n’ont pas été atteintes
tant pour le FLMC que pour le FNMC. Il est important de noter que le volume de demandes reçues influe
systématiquement sur les délais de réponse, particulièrement lorsque des dates de dépôt sont établies.
Téléfilm examine présentement sa performance quant aux délais des décisions et consolidera le processus
utilisé pour superviser l’atteinte de ces cibles.
Indicateurs opérationnels
Cibles
Résultats
Constats
• FLMC : décision émise
10 semaines
Date de décision planifiée
74 % du temps
93 % du temps
Cible non atteinte
Cible non atteinte
• FNMC : décision émise
Date de décision planifiée
82 % du temps
Cible non atteinte
12 cibles à atteindre
10 cibles atteintes
Cible non atteinte
≤ 3 jours
3 jours
Cible atteinte
≤ 20 jours
20 jours
Cible atteinte
Heures disponibles des systèmes critiques TI
≥ 97,5 %
99,6 %
Cible atteinte
Jours sans incident des systèmes critiques TI
≥ 90 %
90 %
Cible atteinte
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Délais des décisions sur le financement des productions2
Niveaux de service de l’UAT :
Indicateurs des délais à respecter (en jours)
Déclenchement des versements au projet
Déclenchement des versements aux fournisseurs de produits
et services2
1 La cible des dépenses minimales du FLMC n’a pas été modifiée suite à ce transfert de fonds.
2 Les cibles ont été revues en 2008-2009.
58
Unité d’affaires télévision
Mandat d’examen spécial 2009
Les paramètres de services offerts aux clients du FCT sont encadrés par l’entente de services entre Téléfilm
et le FCT. Ainsi, le respect des délais permet d’assurer l’uniformité dans la qualité du service offert. Cette
année, 10 cibles sur 12 ont été atteintes. Les indicateurs témoignent d’une amélioration importante de la
performance des éléments dont les cibles n’avaient pas été atteintes en 2008-2009. Des modifications
Téléfilm est présentement soumise à son premier examen spécial de la vérificatrice générale du Canada.
L’examen spécial a pour but de fournir aux membres du conseil d’administration une opinion indépendante
et objective, à savoir si les systèmes de contrôle et d’information financiers, de contrôle et d’information
de gestion ainsi que les pratiques de gestion de Téléfilm sont mis en application de manière à fournir
aux principes directeurs des programmes et aux processus d’affaires ont aussi été effectuées au cours
de l’exercice, ce qui contribuera à favoriser l’atteinte des niveaux de service pour l’an prochain.
l’assurance raisonnable que :
•
les actifs de la Société sont protégés et contrôlés;
la gestion des ressources financières, humaines et physiques de la Société est économique et
efficiente; et
le déroulement des opérations de la Société est efficace.
Dans l’optique d’offrir un service de qualité, Téléfilm vise le respect d’un délai raisonnable concernant le
déclenchement des versements aux projets. Comme le démontre le tableau, Téléfilm se conforme à un
délai de trois jours pour l’émission des versements. Pour ce qui est des versements à effectuer aux
fournisseurs, Téléfilm a également atteint la cible fixée à 20 jours.
La phase préliminaire du mandat spécial s’est amorcée à la fin de 2008-2009, alors que les vérificateurs
prenaient connaissance des affaires de Téléfilm et décidaient des secteurs à examiner. Ce mandat se
déroulera tout au long de l’exercice 2009-2010.
Finalement, deux indicateurs critiques pour Téléfilm sont utilisés par le service des technologies afin
d’évaluer sa performance : les heures où le système est disponible et les jours sans incident. Le but de
ces deux paramètres est d’assurer la disponibilité des applications informatiques essentielles à la bonne
marche des affaires de Téléfilm. En 2008-2009, les résultats ont été excellents et ont répondu aux
attentes.
Comparaisons et repères
Vérifications internes
Téléfilm a fait l’objet de nombreuses vérifications au cours de l’exercice 2008-2009. Trois vérifications ont
été mandatées par le FCT. De plus, le programme triennal de vérification interne approuvé par le conseil
d’administration en 2007-2008 s’est poursuivi. Des vérifications de conformité aux processus de gestion
du FLMC et du FNMC ont également été effectuées. Des points à améliorer ont été notés :
•
•
une plus grande uniformisation de la documentation à travers les bureaux et les programmes;
une amélioration de la documentation des pistes de vérification et du contrôle de qualité des dossiers.
Des plans d’action spécifiques ont été élaborés en vue de corriger les lacunes.
Téléfilm se doit d’être responsable financièrement, et lorsque cela est possible, elle se mesure aux meilleurs
comparables disponibles. Téléfilm se compare avantageusement aux normes de Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada (TPSGC) en ce qui concerne l’espace utilisé aux locaux du siège social à
Montréal. En effet, les aires de travail de tous les employés et tous les lieux communs correspondent aux
normes établies par TPSGC ou les dépassent. De plus, Téléfilm compare ses coûts informatiques avec
les repères établis par la firme Gartner, Secteurs gouvernementaux et financiers, ainsi qu’avec les normes
de TPSGC. Bien que la taille de Téléfilm se compare difficilement à celle des organismes mesurés par ces
institutions, les résultats observés sont généralement positifs.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
Déclenchement des versements
•
•
59
C.
MIEUX SERVIR
LES CLIENTS
La satisfaction de la clientèle et des
ayant droits est au cœur des actions de
Téléfilm. Toutes les initiatives – gestion
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
de la performance, indicateurs financiers
et opérationnels, améliorations découlant de progrès technologiques
et vérifications internes – convergent vers un seul but : mieux servir
les clients.
60
Téléfilm a toujours effectué de nombreux sondages pour mesurer la
satisfaction de la clientèle. Cependant, le sondage pancanadien sur
la satisfaction générale des clients qui était prévu pour 2008-2009
sera effectué au cours du prochain exercice.
Le FCT a mené une étude en 2008-2009 ayant pour objectif de
connaître la satisfaction de la clientèle envers les services offerts par
l’UAT : en moyenne, le taux de satisfaction est de 7,9 sur 10, ce qui
est un très bon résultat, très près d’un résultat de 8 sur 10 qui aurait
été jugé excellent. Nous retenons du sondage les points suivants :
•
•
•
la courtoisie et l’écoute du personel;
les services offerts par le personnel de soutien, les gestionnaires,
les analystes et le département de comptabilité; et
le délai de réponse au téléphone et par courriel et la constance
des réponses d’une étape à l’autre.
Renouvellement du Fonds
eTéléfilm
canadien de télévision (FCT) et Il a été démontré que l’utilisation d’eTéléfilm dans l’exécution des
du Fonds des nouveaux médias programmes est un vecteur d’efficience important, notamment en
termes de numérisation et de saisie de l’information, les employés
du Canada (FNMC)
travaillant en mode révision plutôt qu’en mode de saisie des données.
En 2008-2009, Téléfilm et le FCT ont renouvelé l’entente de service
visant l’exécution des programmes de financement du FCT pour une
période d’un an. Ce renouvellement assure une continuité des services
offerts aux clients du FCT. Par ailleurs, Téléfilm a renouvelé l’entente
de contribution du FNMC avec le ministère du Patrimoine canadien
pour une période d’un an.
Comme l’a annoncé le gouvernement fédéral en mars 2009, le Fonds
des médias du Canada (FMC) sera créé le 1er avril 2010 par la fusion
du FCT et du FNMC. Grâce à son expérience en tant qu’administrateur
de programmes, Téléfilm est bien placée pour appuyer le gouvernement
et les principaux intervenants de l’industrie dans la transition vers le
nouveau FMC.
Il ne faut donc pas s’étonner de la croissance d’eTéléfilm, dont le
nombre d’utilisateurs ne cesse d’augmenter :
•
•
•
•
à ce jour, on compte 768 entreprises inscrites, soit 28 % de plus
qu’en 2007-2008;
147 rapports d’exploitation ont été reçus en 2008-2009, soit
225 % de plus qu’en 2007-2008;
437 demandes ont été reçues en ligne en 2008-2009, soit 11 %
de plus qu’en 2007-2008.
également, plusieurs programmes se sont ajoutés à eTéléfilm
depuis le dernier exercice.
Une importante restructuration
organisationnelle pour mieux
servir les clients
Ce changement promet de créer une excellente synergie entre le
directeur général et l’ensemble des services et des bureaux de Téléfilm.
Il permettra également d’améliorer les communications internes tout
en favorisant de bonnes relations avec les clients et les partenaires de
Au cours de la dernière année, Téléfilm a modifié sa structure
Contenu et relations d’affaires
La restructuration des opérations permet aussi de mieux gérer les
risques et fait en sorte que Téléfilm est en mesure d’offrir des
programmes et des services en favorisant le respect de la Charte du
service aux clients. Cette restructuration a donné lieu à la séparation
du processus décisionnel sélectif (contenu) et des relations d’affaires
Grâce à cette restructuration, Téléfilm est maintenant dotée d’une
stratégie organisationnelle plus efficiente et efficace.
Refonte et réalignement de la fonction du comité
exécutif de gestion
En cette période de transition vers du contenu accessible sur de
multiples plateformes, l’équipe de la haute direction de Téléfilm se doit
de prouver, plus que jamais, qu’elle possède la vision et les diverses
aptitudes et compétences requises.
C’est la raison par laquelle cette année, Téléfilm a revu sa structure
organisationnelle et apporté d’importantes modifications au plan
organisationnel de la haute direction. Ce réalignement a permis
d’éliminer un échelon dans le processus décisionnel et d’élargir le
comité de gestion afin que toutes les activités de Téléfilm y soient
représentées. Les trois grands secteurs d’affaires de Téléfilm, soit le
financement des projets, le développement des affaires nationales et
internationales et les contrats et certification, font partie intégrante du
Comité exécutif de gestion (CEG) qui relève directement du directeur
général. Les autres membres du CEG représentent les principaux
services de la Société : administration et services d’entreprise,
planification stratégique et développement de projets, affaires publiques
et gouvernementales, et communications.
(traitement des demandes, négociation des contrats, modalités des
versements). En harmonisant davantage les pratiques d’affaires dans
l’ensemble des bureaux régionaux, il sera ainsi plus facile pour les
membres de l’industrie de faire affaires avec Téléfilm.
La séparation des secteurs responsables du contenu et des relations
d’affaires clarifie les responsabilités respectives. Le secteur des
relations d’affaires sera en mesure de gérer les contrats plus
efficacement, que ce soit dans le cadre des processus d’affaires
habituels ou simplement lors du suivi des projets. Il est à noter que
Téléfilm a atteint les cibles financières pour 2008-2009 avant le délai
qui avait été prévu, et que la nouvelle structure a grandement contribué
à cette réussite.
Tous ces changements viennent appuyer les efforts déployés par
Téléfilm pour clarifier, simplifier et améliorer l’administration. Ils
garantissent une synergie renouvelée entre les principaux décideurs
de Téléfilm, réduisant par le fait même le nombre d’étapes à franchir
dans le processus décisionnel et ce, pour la plupart des secteurs. Cela
facilitera la prise de décisions tout en améliorant l’efficacité générale
de Téléfilm.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LES RÉALISATIONS
organisationnelle à différents niveaux, de ses processus d’affaires à
la prise de décisions en matière de financement, en passant par la
composition de son comité de gestion.
l’industrie.
61
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
REVUE
ET ANALYSE
DE GESTION
62
Déclaration de fiabilité et d’actualité
de l’information
Normes internationales d’information financière
(IFRS)
La revue et analyse de gestion est préparée par la direction. Elle a pour but de présenter des informations
complémentaires aux états financiers, et de faire état de la performance passée et des perspectives d’avenir
de Téléfilm. L’information présentée dans cette revue est factuelle et basée sur des éléments probants,
pertinents et fiables. La revue est soumise au comité exécutif de gestion, au comité de vérification et des
finances et, par la suite, entérinée par le conseil d’administration de Téléfilm. La revue est un complément
d’information au Rapport sur les réalisations de 2008-2009, Objectif #3 : être un bon administrateur, ainsi
qu’aux états financiers, qui sont vérifiés par la vérificatrice générale du Canada. Les états financiers sont
présentés à la page 74.
Au regard des normes comptables applicables, Téléfilm devra présenter ses états financiers de l’exercice
se terminant le 31 mars 2012 selon les IFRS. Les données comparatives devront aussi être présentées
conformément aux IFRS. À cet égard, Téléfilm a commencé l’élaboration d’un plan de mise en œuvre
Dans le cadre de l’établissement des états financiers, la direction procède à des estimations et établit des
hypothèses qui ont une incidence marquée sur les montants présentés. L’évaluation de la provision pour
créances irrécouvrables, le calcul de l’obligation au titre des indemnités de départ et l’évaluation des
passifs reliés aux éventualités sont parmi les éléments les plus importants.
Adoption de nouvelles normes comptables
Le 1er avril 2008, Téléfilm a adopté les chapitres suivants du Manuel de comptabilité de l’Institut Canadien
des Comptables Agréés :
•
•
•
•
Chapitre 1400, Normes générales de présentation des états financiers
Chapitre 1535, Informations à fournir concernant le capital
Chapitre 3862, Instruments financiers – informations à fournir
Chapitre 3863, Instruments financiers – présentation
L’application de ces nouvelles normes n’a pas eu d’effet sur les résultats financiers de Téléfilm.
Téléfilm complète présentement l’évaluation des différences entre les principes comptables généralement
reconnus et les IFRS applicables. À cet égard, Téléfilm a identifié certains éléments ayant une incidence
importante sur ses états financiers, et fera appel aux services d’experts comptables qualifiés pour approfondir
ces éléments.
La revue financière
L’exercice 2008-2009 doit être qualifié de positif, en effet, le total des dépenses de support a connu une
augmentation notable de 5,1 millions de dollars, passant de 108,6 millions de dollars à 113,7 millions de
dollars. La hausse provient de l’accroissement des dépenses du Fonds du long métrage du Canada (FLMC)
4,3 millions de dollars, et du Fonds des nouveaux médias du Canada (FNMC) 3,2 millions de dollars. Les
récupérations dégagées des investissements et avances sont quant à elles passées de 15,0 millions de
dollars en 2007-2008, à 12,7 millions de dollars en 2008-2009. Ce déclin de 2,3 millions de dollars est
essentiellement dû à l’augmentation de la perte sur créances irrécouvrables provenant du FLMC et à la
cessation des activités de récupération provenant du Programme de participation au capital du FCT.
Les sections suivantes exposent sommairement les dépenses de support, les sources de financement,
les récupérations et les perspectives futures du FLMC et du FNMC. Également inclus, une analyse des
tendances et variations des frais de fonctionnement et d’administration, du financement gouvernemental
et des revenus, du résultat net, du bilan, des flux de trésorerie ainsi que la gestion des risques. Un comparatif
de trois exercices est présenté dans les cas jugés pertinents.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
Estimations comptables importantes
d’intégration et de transition vers les IFRS. Selon ce plan, Téléfilm sera en mesure d’entreprendre la collecte
des informations financières conformes aux IFRS en date du 1er avril 2010, aux fins des données
comparatives.
63
Fonds du long métrage du Canada
Le graphique suivant illustre les sources de financement utilisées pour le FLMC. La principale source est
le crédit parlementaire qui a assuré 90 % du financement de l’exercice. Les fluctuations du crédit
parlementaire au cours des exercices proviennent de transferts budgétaires internes. Téléfilm a par ailleurs
utilisé 9,1 millions de dollars provenant des récupérations pour assurer le financement de projets additionnels.
Les dépenses de support du FLMC ont excédé celles de l’exercice précédent, passant de 90,2 millions
de dollars à 94,5 millions de dollars. Cette augmentation provient principalement des financements effectués
dans le cadre des programmes de production, de distribution et de mise en marché, ainsi que du programme
dédié aux longs métrages indépendants à petit budget. Le détail des dépenses est présenté à l’annexe A
des états financiers. Le graphique des dépenses de support démontre la faible fluctuation des dépenses
au fil du temps, la variation maximale sur trois exercices ne représentant que ± 6 % en valeur absolue;
Cette capacité de réinvestissement provenant des récupérations est importante pour la Société et l’industrie
puisqu’elle produit un effet multiplicateur des projets financés à même les deniers publics.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
cela illustre les efforts constants de la direction afin d’investir l’ensemble des sommes disponibles
annuellement.
64
FLMC : Dépenses de support
FLMC : Sources de financement des dépenses de support
(en millions de dollars)
(en millions de dollars)
00
96,1
94,5
0,2
90,2
0,2
13,2
96,1
94,5
90,2
9,1
5,8
93,2
85
85,2
84,2
82,9
70
2007
2008
2009
Perspective 2010
2007
Fonds canadien de télévision
Récupérations
Crédit parlementaire
2008
2009
Fonds des nouveaux médias du Canada
Cette baisse est imputable essentiellement à des pertes sur créances irrécouvrables élevées en lien avec
le secteur de la distribution. Toutefois, compte non tenu des pertes sur créances irrécouvrables, la somme
totale des récupérations de l’exercice demeure comparable à celle de l’exercice 2007-2008. Téléfilm établit
des projections de revenus prudentes similaires à celles des années précédentes afin d’éviter de surévaluer
ses cibles budgétaires. À cet effet, et compte tenu des conditions économiques actuelles, Téléfilm ne prévoit
pas de réduction importante des récupérations futures.
Les dépenses de support de 2008-2009 du FNMC ont augmenté de 3,2 millions de dollars par rapport à
celles de 2007-2008, soit 32 %. Cette forte augmentation s’explique par le renouvellement tardif de l’entente
de contribution applicable à l’exercice 2007-2008, soit en juin 2007. Cela avait donné lieu à un moratoire
de trois mois sur les activités du Fonds, et réduit par le fait même les sommes enregistrées aux dépenses
de cet exercice. D’ailleurs, les dépenses de l’exercice 2008-2009 sont comparables à celles de l’exercice
2006-2007.
FLMC : Récupérations
FNMC : Dépenses de support
(en millions de dollars)
(en millions de dollars)
13,8
2007
13,0
2008
13,4
11,5
2009
10,5
Perspective 2010
13,3
12,2
10,1
2007
2008
2009
Perspective 2010
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
Les récupérations enregistrées au cours de l’exercice 2008-2009 ont diminué de 1,5 million de dollars.
65
Téléfilm doit remettre au Trésor du Canada toutes les récupérations issues du FNMC, et ce, depuis l’exercice
2007-2008, ce qui explique l’absence de récupérations présentée à l’annexe B des états financiers. Pour
l’exercice 2008-2009, Téléfilm a remis près de 0,5 million de dollars au titre de récupérations aux autorités
fédérales conformément à cette exigence.
Avec la création du nouveau Fonds des médias du Canada en 2010-2011, le FNMC en sera à son dernier
exercice en 2009-2010.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
Les dépenses du FNMC sont financées à hauteur de 12,3 millions de dollars dans le cadre de l’entente
de contribution du ministère du Patrimoine canadien, soit 92 %, et par les récupérations provenant des
exercices antérieurs à 2007-2008. Le FNMC a reçu du financement supplémentaire provenant du crédit
parlementaire, aux fins d’une initiative spéciale.
66
Frais de fonctionnement et d’administration
L’ensemble des frais de fonctionnement et d’administration est présenté à l’annexe E des états financiers.
Globalement, ces dépenses s’établissent à 30,7 millions de dollars pour 2008-2009, une hausse de 8 %
comparativement aux 28,4 millions de dollars de dépenses encourues en 2007-2008. Cette augmentation
est directement attribuable aux charges salariales ainsi qu’aux honoraires professionnels. Les dépenses
d’honoraires professionnels ont été particulièrement élevées en 2008-2009. Téléfilm a enregistré certaines
charges et a eu recours aux services de professionnels qualifiés ne pouvant être comblés par les ressources
à l’interne, notamment concernant les mandats de vérification interne et l’application de la Loi sur l’accès
à l’information. Il est à noter que l’ensemble des autres dépenses sont à la baisse pour l’exercice 20082009. Téléfilm s’attend à une diminution des frais de fonctionnement et d’administration pour l’exercice
2009-2010.
FNMC : Sources de financement des dépenses de support
Frais de fonctionnement et d’administration
(en millions de dollars)
(en millions de dollars)
5.0
13,4
0,8
0,7
13,3
0,1
0,9
10,1
0,4
0,4
30,7
7.5
12,3
11,9
28,1
28,4
2007
2008
9,3
0.0
2007
Crédit parlementaire
Récupérations
Patrimoine canadien
2008
2009
2009
Financement gouvernemental et revenus
Le graphique suivant présente les frais de fonctionnement et d’administration selon leur importance en
termes monétaires. Fait à noter, plus de 72 % des dépenses de fonctionnement et d’administration sont
considérées directement liées à la livraison des programmes.
Frais de fonctionnement et d’administration 30,7 millions de dollars
Le financement de Téléfilm provient de plusieurs sources, dont les principales sont le crédit parlementaire,
les ententes de contribution avec le ministère du Patrimoine canadien et le revenu d’honoraires de gestion
provenant du FCT.
Évolution du crédit parlementaire
(en millions de dollars)
Salaires
18,1 (59 %)
Amortissement
2,0 (7 %)
Voyages
1,0 (3 %)
Frais de bureau
1,0 (3 %)
AUTRES
7,4 (24 %)
Loyers
1,6 (5 %)
Technologies
de l’information
1,4 (5 %)
108,9
105,2
105,2
2007
2008
2009
Le crédit parlementaire est en hausse de 3,7 millions de dollars pour 2008-2009. Il faut rappeler que le
crédit parlementaire est la somme des montants constatés aux résultats et à l’aide gouvernementale
reportée présentée à la note 8 aux états financiers. La hausse provient d’un ajustement aux charges
salariales et d’un transfert du ministère du Patrimoine canadien pour financer le programme national de
formation dans le secteur du film et de la vidéo, et ceci pour une dernière année.
Les autres sources de financement ont également subi des variations notables. Le financement du FNMC
a augmenté de 2,5 millions de dollars en 2008-2009 pour retrouver un niveau comparable à celui de
2006-2007.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
Publications
0,4 (1 %)
Honoraires
professionnels
5,2 (17 %)
67
Résultat net
Il faut rappeler que compte tenu du renouvellement tardif de l’entente, l’ensemble des dépenses et du
financement du FNMC avait été revu à la baisse pour 2007-2008. Pour 2009-2010, Téléfilm disposera d’un
budget similaire à celui de 2008-2009.
Le résultat net d’exploitation se chiffre à 1,4 million de dollars, présentant une diminution de 5,9 millions
de dollars par rapport à 2007-2008. Le résultat net est principalement influencé par le niveau de
réinvestissement annuel des récupérations. En effet, les calendriers de production se déroulent sur plus
d’un exercice financier et ne correspondent pas au cycle financier de Téléfilm, ce qui influence grandement
les sorties de fonds, et par ricochet, le résultat net. Le graphique du résultat net d’exploitation présente
les composantes du surplus ou du déficit par Fonds. Les récupérations reçues en cours d’exercice et qui
ne sont pas réinvesties au cours du même exercice donnent lieu à des résultats nets positifs. Cela s’applique
au FLMC et aux autres fonds pour l’exercice 2008-2009, démontrant que Téléfilm n’a pas pleinement utilisé
les récupérations de l’exercice.
Autres sources de financement importantes
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
(en millions de dollars)
68
14.0
Résultat net d’exploitation 1,4 million de dollars
14.0
2,6
11.5
1,0
7.5
2.5
7.7
7.7
2.5
0
Écoles de formation
professionnelle (PCH)
Honoraires de gestion FCT
Nouveaux médias (PCH)
2007
2008
2009
Les honoraires de gestion du FCT demeurent stables et représentent les revenus tirés des frais de gestion
liés à la livraison des programmes du FCT.
En dernier lieu, une entente de contribution spécifique avec le ministère du Patrimoine canadien finançait
antérieurement le programme des écoles de formation professionnelle. Pour 2008-2009, le financement
de ce programme a été obtenu par le crédit parlementaire. Ce programme ne sera pas renouvelé en
2009-2010.
-1,2
-1,0
Administration
FNMC
Autres fonds
FLMC
Nonobstant ce qui précède, il s’agit de bons résultats, particulièrement pour le FLMC et le FNMC. Le
résultat du FLMC démontre que la direction a réinvesti dans les dépenses de support près de 80 % des
récupérations obtenues au cours de l’exercice. Le surplus représente les sommes non encore réinvesties.
Pour ce qui est du FNMC, le résultat indique que Téléfilm a financé certaines dépenses à l’aide de
récupérations accumulées au cours des exercices antérieurs.
Par ailleurs, le déficit d’exercice présenté pour les dépenses administratives est calculé selon la méthode de
comptabilité d’exercice plutôt que selon la méthode de calcul communément appelée « base de caisse
modifiée » qui doit être utilisée pour calculer l’atteinte de l’équilibre budgétaire des dépenses administratives.
Ainsi, le déficit administratif présenté provient de provisions comptables qui seront financées lorsque
déboursées.
Écarts significatifs (en millions de dollars)
ACTIF
À recevoir du Canada
Débiteurs
À recevoir du Fonds canadien de la télévision
Contributions à recevoir du ministère
du Patrimoine canadien
Frais payés d’avance
Débiteurs à long terme
Immobilisations corporelles
Actifs incorporels
PASSIF ET AVOIR DU CANADA
Créditeurs et frais courus
Avantages incitatifs reportés sur bail
Obligation au titre des indemnités de départ
Aide gouvernementale reportée
Avoir du Canada
2009
2008
Δ$
47,3
4,8
2,4
37,4
6,2
2,2
9,9
(1,4)
0,7
1,9
–
3,7
2,5
63,3
5,6
1,9
0,2
4,4
3,6
61,5
(4,9)
4,6
0,6
1,5
6,2
50,4
63,3
2,3
0,8
1,4
8,0
49,0
61,5
2,3
(1,1)
1,8
(1,8)
1,4
1,8
Le total de l’actif a connu un accroissement de 1,8 million de dollars au cours de l’exercice. Cette
augmentation est essentiellement attribuable aux activités de trésorerie concernant le solde à recevoir du
Canada, qui s’est accru de 9,9 millions de dollars pour cumuler à 47,3 millions de dollars. Cette somme
représente 75 % des actifs et confirme la solidité du bilan de Téléfilm. Ces fonds serviront à pourvoir aux
engagements contractuels des fonds et programmes (note 10 aux états financiers). L’accroissement de
cette encaisse est commenté à la section suivante : Flux de trésorerie.
Les autres éléments importants du bilan sont les débiteurs de 4,8 millions de dollars et le montant recevable
du FCT de 2,4 millions de dollars. Ces postes font partie des activités courantes.
Les débiteurs ainsi que les contributions à recevoir du ministère du Patrimoine canadien ont connu des
diminutions marquées. Elles s’expliquent respectivement par le règlement d’un compte en souffrance
important, par une augmentation de la provision pour créance irrécouvrable, et par un suivi assidu des
sommes à recouvrer du ministère du Patrimoine canadien.
L’amortissement des actifs incorporels (logiciels et licences) explique l’essentiel du dernier écart prononcé
relié aux actifs.
Quant à l’augmentation notable des créditeurs et frais courus, elle s’explique par la hausse des montants
payables pour des services rendus au 31 mars sur les projets en production et par l’inscription de frais
courus liés à certaines réclamations.
Par ailleurs, l’aide gouvernementale reportée est constatée aux résultats et amortie sur la même méthode
que les immobilisations et actifs incorporels, ce qui explique principalement la variation de 1,8 million
de dollars.
L’avoir du Canada s’élève à 50,4 millions de dollars et représente 80 % des passifs et de l’avoir du Canada.
Sa variation est directement tributaire du résultat net positif de l’exercice, établi à 1,4 million de dollars.
L’avoir est composé principalement des récupérations accumulées provenant des investissements et
avances qui ne sont pas encore réinvestis et inscrits aux résultats comme dépenses de support. Il est
opportun de rappeler que les calendriers de production des projets financés ne sont pas synchronisés
avec l’exercice financier de Téléfilm, ce qui génère à la fois des engagements financiers (note 10 aux états
financiers) et des surplus temporaires à l’avoir du Canada.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
Bilan
69
Flux de trésorerie
Gestion des risques
Les activités d’exploitation ont généré des flux de trésorerie positifs de plus de 9,9 millions de dollars en
2008-2009. Le résultat net positif de l’exercice, de 1,4 million de dollars, ainsi que la gestion rigoureuse
des comptes à recevoir, particulièrement celui du ministère du Patrimoine canadien, ont contribué au
maintien de cette position de trésorerie au 31 mars. Le solde d’encaisse de 47,3 millions de dollars
La gestion des risques s’appuie sur les principes énoncés dans le Cadre de gestion intégrée du risque
émis par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada1. Selon celui-ci, quatre éléments fondamentaux
doivent être considérés, soit l’élaboration du profil de risque de Téléfilm, la création d’une fonction de
gestion intégrée du risque, la pratique d’une gestion intégrée du risque et le perfectionnement continu en
matière de gestion du risque.
représente la position de trésorerie la plus élevée à ce jour. Ces sommes accumulées serviront au financement
des projets auxquels Téléfilm est engagée contractuellement.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
(en millions de dollars)
À recevoir du Canada au début
Activités d’exploitation
Activités de financement
Activités d’investissement
À recevoir du Canada à la fin
2009
37,4
9,9
0,2
(0,2)
47,3
2008
Δ$
24,3
13,1
1,9
(1,9)
37,4
+ 13,1
– 3,2
– 1,7
+ 1,7
+ 9,9
L’élaboration du profil de risque de Téléfilm relève du conseil d’administration. La direction contribue à la
préparation de celui-ci qui s’appuie notamment sur l’évaluation de facteurs externes et internes permettant
l’analyse du contexte dans lequel Téléfilm mène ses activités en tenant compte de son mandat, de ses
objectifs et des résultats prévus. Cette étape permet de faire le recensement des principaux risques et
d’évaluer la capacité de Téléfilm à y faire face.
La fonction de gestion intégrée du risque relève d’un comité formé de hauts dirigeants de chacun des
secteurs opérationnels, financiers et administratifs. Ce comité est chargé de définir et évaluer les risques
en fonction des objectifs stratégiques à atteindre et du profil de Téléfilm. Il a également la responsabilité
de promouvoir les principes de gestion des risques et d’assurer une communication claire des pratiques
et des procédures s’y rattachant. Ce comité est appuyé par le secteur de l’information, performance et
risques qui est responsable de la mise en place d’un plan annuel de gestion des risques en déterminant
les contrôles à mettre en place et en assurant un suivi régulier de leur implantation et de leur efficacité,
par des évaluations subséquentes. Ce secteur doit également assurer une compréhension et une
communication uniforme en ce qui a trait à la gestion de risques.
1 Cadre de gestion intégrée du risque, Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, avril 2001, disponible à l’adresse
www.tbs-sct.gc.ca/rm-gr.
70
La gestion de risques fait partie intégrante des opérations de Téléfilm, et elle est intégrée à tous les niveaux
et de façon continue. Annuellement, le comité définit et évalue les risques pouvant influencer la bonne
conduite des opérations et l’atteinte des résultats escomptés en fonction de leur probabilité d’occurrence
ainsi que de leur impact sur Téléfilm. Les résultats de cet exercice donnent lieu à un plan d’action, lequel
est approuvé par le comité exécutif de gestion et est communiqué à l’échelle de Téléfilm. Il assure l’affectation
plus efficace des ressources en fonction des priorités et des objectifs d’entreprise.
Téléfilm fait face à quatre types de risques majeurs : les risques stratégiques, organisationnels, financiers
et opérationnels.
Les risques stratégiques sont ceux qui entravent l’atteinte des objectifs de Téléfilm. Les éléments qui
pourraient avoir une incidence sur l’atteinte de ceux-ci sont, entre autres, des changements dans les
besoins des clients et partenaires, des modifications à la réglementation et au mandat de Téléfilm ou à
l’entente de services avec le FCT.
Cette année a été marquée par l’annonce de la création du Fonds des médias du Canada issu de la fusion
du FCT et du FNMC et qui entrera en activité en avril 2010. Téléfilm assure une vigie continuelle des
changements à la réglementation afin d’en minimiser l’impact occasionné par ceux-ci.
Les risques organisationnels concernent les coûts et les pertes associés à une structure organisationnelle
non optimale (gestion des ressources humaines, gestion des connaissances et des compétences, valeurs
et règles de conduite). La structure de Téléfilm est flexible afin de bien répondre à l’évolution du marché
et qu’elle s’aligne avec les objectifs et le mandat. C’est dans cette perspective que la structure de gestion
a été revue afin de mieux définir les zones d’imputabilité des différents secteurs de Téléfilm pour une plus
grande efficacité et transparence.
Les risques financiers sont associés aux pertes découlant d’une mauvaise gestion des finances de
Téléfilm. La direction de Téléfilm s’appuie sur les systèmes et pratiques en place, qui assurent la qualité
de l’information financière utilisée pour fins de gestion. Des rapports de gestion mensuels et trimestriels
assurent un suivi rigoureux des aspects financiers tels les suivis budgétaires.
Téléfilm agit de façon proactive en ce qui a trait au suivi des normes et de la réglementation en matière de
présentation et de comptabilisation de l’information financière. À cet égard, un groupe de travail a été mis
sur pied pour collaborer avec des experts externes afin d’évaluer les impacts de l’application des normes
IFRS.
Les risques opérationnels proviennent d’une défaillance du contrôle interne ou des systèmes associés
aux activités quotidiennes. La documentation et la révision annuelle des politiques et des procédures
opérationnelles, le programme annuel de contrôle de qualité et de conformité à ces politiques et procédures,
ainsi que les programmes de formation des employés, permettent de faire face à ces risques inhérents.
Une rationalisation du nombre de procédures, associée à la nouvelle structure des opérations a contribué
à améliorer l’uniformité et l’efficience des pratiques de gestion des programmes et ainsi réduire les risques
opérationnels.
Perspectives d’avenir
Avec le réalignement de la structure organisationnelle, Téléfilm s’engage à mettre en œuvre les stratégies,
tactiques et plans opérationnels qui assureront la viabilité et la pertinence à long terme. À cet effet, Téléfilm
s’est déjà positionnée comme un partenaire incontournable de l’industrie audiovisuelle canadienne et
s’applique à consolider sa position.
Les priorités pour 2009-2010 se concentrent sur les ayant droits et les employés :
•
•
•
•
•
mener un sondage national auprès des clients et autres interlocuteurs en vue d’obtenir leurs
commentaires sur les programmes et les services et de nourrir l’élaboration du prochain plan d’entreprise
quinquennal;
continuer d’offrir un excellent service aux clients et partenaires des secteurs de la télévision et des
médias interactifs en assurant une transition harmonieuse vers le nouveau Fonds des médias du
Canada en avril 2010;
accroître les activités de coproduction et l’exploitation des marchés émergents ainsi que le
développement de nouvelles initiatives destinées à augmenter l’accès aux films canadiens sur des
plateformes multiples;
répondre aux exigences de la vérificatrice générale du Canada dans le cadre de la vérification spéciale
de Téléfilm;
procéder à la mise en œuvre du plan directeur des ressources humaines.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
Processus de gestion des risques
71
RÉTROSPECTIVE DES SEPT DERNIERS EXERCICES
État des résultats et du résultat étendu
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
(en milliers de dollars)
72
DÉPENSES DE SUPPORT
Fonds du long métrage du Canada
Fonds des nouveaux médias du Canada
Autres Fonds
Fonds canadien de télévision – Programme de participation au capital
Programme des entrepreneurs de la musique
Dépenses de support
Récupérations nettes
Frais de fonctionnement et d’administration
Coût de l’exploitation
FINANCEMENT GOUVERNEMENTAL ET REVENUS
Crédit parlementaire
Honoraires de gestion provenant du Fonds canadien de télévision
Contribution du Fonds canadien de télévision
Ministère du Patrimoine canadien :
Fonds canadien de télévision – Programme de participation au capital
Fonds des nouveaux médias du Canada
Programme des entrepreneurs de la musique
Écoles de formation professionnelle
Autres contributions
Amortissement de l’aide gouvernementale reportée
Autres revenus
Résultat net d’exploitation et résultat étendu
1 Ces données financières n’ont pas été redressées pour les conformer à la présentation adoptée en 2006 et 2005.
2 Ces données financières ont été redressées pour les conformer à la présentation adoptée en 2007.
2009
2008
2007
94 476
13 314
5 896
–
–
113 686
(12 707)
30 671
131 650
90 179
10 100
6 167
2 170
–
108 616
(15 019)
28 402
121 999
96 096
13 356
6 838
21 930
–
138 220
(27 268)
28 066
139 018
108 699
7 740
192
103 308
7 699
1 073
–
13 970
–
–
81
2 016
364
133 062
1 412
–
11 500
–
2 519
25
2 626
591
129 341
7 342
2006
2005
2004
2003
74 573
12 445
5 945
107 673
–
200 636
(26 214) 2
23 996 2
198 418
79 304
8 608
5 690
109 890
5 389
208 881
(24 764)
23 788
207 905
91 875
9 737
5 535
110 043
8 797
225 987
(19 823)
22 413
228 577
78 866
8 469
7 859
114 206
4 355
213 755
(22 392) 1
21 614 1
212 977
103 053
7 544
6 930
122 476
–
13 082
126 300
–
2 000
123 419
–
24 509
134 953
–
26 761
–
14 000
–
2 516
135
2 540
654
137 372
(1 646)
49 775
14 000
175
2 550
–
2 241
933
205 232
6 814
49 775
8 907
5 443
2 550
–
2 182
671
197 828
(10 077)
49 775
9 656
9 560
2 550
–
1 961
441
221 871
(6 706)
47 275
7 452
5 740
2 795
–
1 498
909
227 383
14 406
(en milliers de dollars)
ACTIF
À recevoir du Canada
À recevoir :
Ministère du Patrimoine canadien
Fonds canadien de télévision
Débiteurs, frais payés d’avance et prêts
Débiteurs à long terme, prêts et investissements
Immobilisations corporelles
Actifs incorporels
PASSIF ET AVOIR DU CANADA
À payer au Canada
Créditeurs et frais courus
Avantages incitatifs reportés sur bail
Obligation au titre des indemnités de départ
Aide gouvernementale reportée
Avoir du Canada
1 Seules ces données financières ont été redressées pour les conformer à la présentation adoptée en 2009.
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
47 279
37 365
24 348
35 238
14 783
–
8 854
725
2 365
6 737
–
3 688
2 532
63 326
5 571
2 164
8 162
182
4 409 1
3 601 1
61 454
6 210
9 154
7 283
55
8 741
–
55 791
4 656
–
7 500
268
9 135
–
56 797
18 502
2 000
6 771
164
8 991
–
51 211
30 664
24 509
8 289
243
9 194
–
72 899
15 381
26 761
10 108
428
6 714
–
68 246
–
4 573
646
1 481
6 220
50 406
63 326
–
2 290
791
1 369
8 010
48 994
61 454
–
3 247
943
1 208
8 741
41 652
55 791
–
2 072
1 167
1 125
9 135
43 298
56 797
–
3 639
1 183
914
8 991
36 484
51 211
8 551
6 544
1 322
727
9 194
46 561
72 899
–
6 388
1 292
585
6 714
53 267
68 246
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — REVUE ET ANALYSE DE GESTION
Bilan
73
ÉTATS
FINANCIERS
Exercice terminé le 31 mars 2009
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — ÉTATS FINANCIERS
75
75
76
77
77
78
Rapport de la direction
Rapport du vérificateur
État des résultats, du résultat étendu et de l’avoir du Canada
Bilan
État des flux de trésorerie
Notes complémentaires aux états financiers
Autres renseignements :
85 Annexe A – Fonds du long métrage du Canada
85 Annexe B – Fonds des nouveaux médias du Canada
86 Annexe C – Autres Fonds
86 Annexe D – Fonds canadien de télévision – Programme de participation au capital
86 Annexe E – Frais de fonctionnement et d’administration
87 Annexe F – Frais de fonctionnement des principaux programmes
87 Annexe G – Contributions du ministère du Patrimoine canadien
RAPPORT DE LA DIRECTION
RAPPORT DU VÉRIFICATEUR
Les états financiers de Téléfilm Canada sont la responsabilité de la direction et ont été approuvés par le
Conseil d’administration de la Société. Les états financiers ont été dressés selon les principes comptables
généralement reconnus du Canada et, lorsque cela est approprié, comprennent des estimations fondées sur
l’expérience et le jugement de la direction. La direction est également responsable de tous les autres
renseignements présentés dans le rapport annuel et de leur concordance avec les états financiers.
Au ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles
La direction maintient des systèmes comptables, financiers, de contrôle de gestion et d’information, de même
que des pratiques de gestion conçus pour fournir une assurance raisonnable que des informations fiables
et pertinentes sont disponibles au moment opportun; que les actifs sont protégés et contrôlés; que les
ressources sont gérées de façon économique et efficiente en vue de la réalisation des objectifs de la Société
et que l’exploitation est menée efficacement. Les systèmes de contrôle interne sont soumis à l’examen
périodique des vérificateurs internes de la Société. Ces systèmes et pratiques sont également conçus pour
fournir une assurance raisonnable que les opérations sont conformes à la partie VIII de la Loi sur l’administration
financière, chapitre F-10 des Statuts révisés du Canada de 1970, dans sa version antérieure au 1er septembre
1984 comme si elle n’avait pas été abrogée et comme si la Société était mentionnée à l’annexe C de cette
loi, aux dispositions pertinentes de la partie X de la Loi sur la gestion des finances publiques, à la Loi sur
Téléfilm Canada, aux règlements administratifs et aux politiques de la Société.
Ma vérification a été effectuée conformément aux normes de vérification généralement reconnues du Canada.
Ces normes exigent que la vérification soit planifiée et exécutée de manière à fournir l’assurance raisonnable
que les états financiers sont exempts d’inexactitudes importantes. La vérification comprend le contrôle par
sondages des éléments probants à l’appui des montants et des autres éléments d’information fournis dans
les états financiers. Elle comprend également l’évaluation des principes comptables suivis et des estimations
importantes faites par la direction, ainsi qu’une appréciation de la présentation d’ensemble des états
financiers.
À mon avis, ces états financiers donnent, à tous les égards importants, une image fidèle de la situation financière
de la Société au 31 mars 2009 ainsi que des résultats de son exploitation et de ses flux de trésorerie pour
l’exercice terminé à cette date selon les principes comptables généralement reconnus du Canada. Conformément
aux exigences de la Loi sur la gestion des finances publiques, je déclare qu’à mon avis ces principes ont été
appliqués de la même manière qu’au cours de l’exercice précédent.
De plus, à mon avis, les opérations de la Société dont j’ai eu connaissance au cours de ma vérification des
états financiers ont été effectuées, à tous les égards importants, conformément aux dispositions pertinentes
de la partie X de la Loi sur la gestion des finances publiques, à la Loi sur Téléfilm Canada et aux règlements
administratifs de la Société.
Pour la vérificatrice générale du Canada,
Le vérificateur externe, la vérificatrice générale du Canada, effectue une vérification indépendante des états
financiers et présente son rapport à la Société et au ministre du Patrimoine canadien et des
Langues officielles.
S. Wayne Clarkson
Directeur général
Montréal, Canada
Le 5 juin 2009
Carolle Brabant, CA, MBA
Directrice, Administration et Services d’entreprise
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — ÉTATS FINANCIERS
Le Conseil d’administration est responsable de s’assurer que la direction s’acquitte de ses responsabilités
en matière de présentation de l’information financière tel que précisé ci-dessus. Le Conseil assume cette
charge par l’entremise du Comité de vérification et des finances qui est composé d’administrateurs dont
aucun n’est membre de la direction. Le Comité revoit les états financiers trimestriels, ainsi que les états
financiers annuels et tous les rapports s’y rattachant et peut faire des recommandations au Conseil
d’administration à l’égard de ceux-ci et/ou d’affaires connexes. Également, le Comité se réunit périodiquement
avec les vérificateurs interne et externe et avec la direction pour examiner l’étendue de la vérification et pour
évaluer les comptes rendus de leurs vérifications.
J’ai vérifié le bilan de Téléfilm Canada au 31 mars 2009 et les états des résultats, du résultat étendu et de
l’avoir du Canada et des flux de trésorerie de l’exercice terminé à cette date. La responsabilité de ces états
financiers incombe à la direction de la Société. Ma responsabilité consiste à exprimer une opinion sur ces
états financiers en me fondant sur ma vérification.
Sylvain Ricard, CA auditeur
vérificateur général adjoint
Montréal, Canada
Le 5 juin 2009
75
ÉTAT DES RÉSULTATS,
DU RÉSULTAT ÉTENDU
ET DE L’AVOIR DU CANADA
Exercice terminé le 31 mars 2009
En milliers de dollars
Annexe
2009
2008
A
B
C
94 476
13 314
5 896
90 179
10 100
6 167
Dépenses de support
Fonds du long métrage du Canada
Fonds des nouveaux médias du Canada
Autres fonds
Fonds canadien de télévision – Programme de
participation au capital
D
–
2 170
A,B,C
113 686
(12 707)
108 616
(15 019)
100 979
93 597
30 671
131 650
28 402
121 999
7 740
245
192
119
8 296
7 699
293
1 073
298
9 363
123 354
112 636
108 699
14 051
2 016
124 766
103 308
14 044
2 626
119 978
1 412
7 342
Avoir du Canada au début
48 994
41 652
Avoir du Canada à la fin
50 406
48 994
Récupérations nettes
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — ÉTATS FINANCIERS
Dépenses de support nettes
76
Frais de fonctionnement et d'administration
Coût de l’exploitation
E
Revenus
Honoraires de gestion provenant du Fonds canadien de télévision
Revenus d'investissements
Contribution du Fonds canadien de télévision
Intérêts et autres revenus
Coût net de l’exploitation avant financement gouvernemental
Financement gouvernemental
Crédit parlementaire
Contributions du ministère du Patrimoine canadien
Amortissement de l’aide gouvernementale reportée (note 8)
G
Résultat net d’exploitation et résultat étendu
Les notes complémentaires et les annexes font partie intégrante des états financiers.
ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE
31 mars 2009
Exercice terminé le 31 mars 2009
En milliers de dollars
Note
2009
2008
Actif
Actif à court terme
À recevoir du Canada
Débiteurs
À recevoir du Fonds canadien de télévision
Contributions à recevoir du ministère du
Patrimoine canadien
Frais payés d’avance
4
Débiteurs à long terme
47 279
4 813
2 365
37 365
6 222
2 164
725
1 924
57 106
5 571
1 940
53 262
–
182
Immobilisations corporelles
5
3 688
4 409
Actifs incorporels
5
2 532
63 326
3 601
61 454
Passif et avoir du Canada
Passif à court terme
Créditeurs et frais courus
6
4 573
2 290
Passif à long terme
Avantages incitatifs reportés sur bail
Obligation au titre des indemnités de départ
Aide gouvernementale reportée
7
8
646
1 481
6 220
8 347
791
1 369
8 010
10 170
Avoir du Canada
9
50 406
63 326
48 994
61 454
Engagements (note 10)
Éventualités (note 12)
En milliers de dollars
2009
2008
Activités d’exploitation
Résultat net d’exploitation et résultat étendu
1 412
7 342
721
1 295
–
(145)
112
(2 016)
1 379
577
1 708
341
(152)
161
(2 626)
7 351
1 409
(472)
(201)
6 990
4 846
16
2 283
182
9 914
639
(407)
(957)
(127)
13 017
226
1 895
(226)
–
(226)
–
(1 895)
(1 895)
9 914
13 017
Éléments sans effet sur la trésorerie :
Amortissement des immobilisations corporelles
Amortissement des actifs incorporels
Perte sur radiation d'immobilisations corporelles
Diminution des avantages incitatifs reportés sur bail
Augmentation de l'obligation au titre des indemnités de départ
Amortissement de l'aide gouvernementale reportée
Variations des éléments hors caisse du fonds de roulement :
Diminution (augmentation) des débiteurs
Diminution (augmentation) du montant à recevoir du Fonds
canadien de télévision
Diminution des contributions à recevoir du ministère
du Patrimoine canadien
Diminution (augmentation) des frais payés d’avance
Augmentation (diminution) des créditeurs et frais courus
Diminution (augmentation) des débiteurs à long terme
Activités de financement
Crédit parlementaire - aide gouvernementale
Activités d’investissement
Acquisition d’actifs incorporels
Acquisition d’immobilisations corporelles
Les notes complémentaires et les annexes font partie intégrante des états financiers.
Augmentation des liquidités
Approuvé par le Conseil:
À recevoir du Canada au début
37 365
24 348
À recevoir du Canada à la fin
47 279
37 365
Michel Roy, Président
Les notes complémentaires et les annexes font partie intégrante des états financiers.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — ÉTATS FINANCIERS
BILAN
77
NOTES COMPLÉMENTAIRES
AUX ÉTATS FINANCIERS
Exercice terminé le 31 mars 2009
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — NOTES COMPLÉMENTAIRES AUX ÉTATS FINANCIERS
1. Statut et activités
78
La Société a été constituée en 1967 par la Loi sur Téléfilm Canada. Elle a pour mission de favoriser et
d’encourager le développement de l’industrie audiovisuelle au Canada, composée notamment des industries
du long métrage, de la télévision et des nouveaux médias. La Société peut également agir dans le cadre
d’accords conclus avec le ministère du Patrimoine canadien pour la prestation de services ou la gestion
de programmes concernant les industries audiovisuelles ou de l’enregistrement sonore.
b)
Récupérations
Les récupérations proviennent des avances recouvrées et des participations aux revenus d’exploitation
découlant des investissements. Les récupérations sont constatées aux résultats au moment où elles
sont exigibles. Toute récupération d’investissement qui excède le montant investi est comptabilisée
comme revenu d’investissement. Les récupérations sont présentées nettes des pertes sur créances
irrécouvrables et des frais encourus pour réaliser leur recouvrement.
c)
La Société est une société d’État régie, inter alia, par la partie VIII de la Loi sur l’administration financière,
chapitre F-10 des Statuts révisés du Canada de 1970, dans sa version antérieure au 1er septembre 1984
comme si elle n’avait pas été abrogée et comme si la Société était mentionnée à l’annexe C de cette loi.
La Société est également assujettie à certaines dispositions de la partie X de la Loi sur la gestion des
finances publiques.
Revenus
Honoraires de gestion
Les honoraires de gestion correspondent au remboursement des dépenses relatives à l’administration
et à la livraison des programmes de financement du Fonds canadien de télévision. Les honoraires
sont comptabilisés selon la méthode de la comptabilité d’exercice.
Contribution et intérêts et autres revenus
2. Principales conventions comptables
Ces états financiers ont été dressés par la direction selon les principes comptables généralement reconnus
du Canada. Les principales conventions comptables suivies par la Société sont les suivantes :
a)
Dépenses de support
Les dépenses de support comprennent l’ensemble de l’aide accordée aux activités de l’industrie du
long métrage, de la télévision et des nouveaux médias. Les dépenses de support sont effectuées
principalement via des investissements, des avances à remboursement conditionnel et des subventions,
et sont comptabilisées comme suit :
i)
Les investissements accordés en contrepartie d’une participation aux revenus d’exploitation et
les avances à remboursement conditionnel sont constatés aux résultats dans l’exercice au cours
duquel ils sont versés ou payables; ils sont tous constatés aux dépenses de support en raison
de l’incertitude des sommes pouvant être recouvrées.
ii)
Les subventions sont constatées aux résultats dans l’exercice au cours duquel elles sont versées
ou payables.
Les contributions et les intérêts et autres revenus sont comptabilisés selon la méthode de la comptabilité
d’exercice.
d)
Financement gouvernemental
La Société obtient des fonds par le biais d’un crédit parlementaire et de contributions du ministère
du Patrimoine canadien. Le montant de crédit parlementaire utilisé pour financer les dépenses de
support et les frais de fonctionnement et d’administration est constaté à l’état des résultats, du résultat
étendu et de l’avoir du Canada. La portion de crédit parlementaire utilisée pour financer les acquisitions
des immobilisations corporelles et des actifs incorporels est comptabilisée comme aide gouvernementale
reportée au bilan et est amortie selon la même base que les actifs auxquels elle se rapporte. Le crédit
parlementaire est comptabilisé jusqu’à concurrence des montants admissibles encourus.
Les contributions du ministère du Patrimoine canadien sont comptabilisées à l’état des résultats, du
résultat étendu et de l’avoir du Canada jusqu’à concurrence des dépenses admissibles encourues.
NOTES COMPLÉMENTAIRES
AUX ÉTATS FINANCIERS
complet pour la Société. Ce montant est équivalent à un multiple des cotisations versées par les
employés et pourrait changer au fil du temps selon la situation financière du Régime. Les cotisations
de la Société sont imputées à l’exercice au cours duquel les services sont rendus et représentent
l’ensemble de ses obligations en matière de prestations de retraite. La Société n’est pas tenue de
verser des cotisations au titre des insuffisances actuarielles du Régime de retraite de la
fonction publique.
2. Principales conventions comptables (suite)
e)
Montant à recevoir du Canada
Les opérations bancaires de la Société sont traitées par le Receveur Général du Canada et affectent
le Trésor, d’où l’absence de comptes bancaires. Aux fins des états financiers, le résultat de l’ensemble
des opérations bancaires est présenté au bilan comme compte à recevoir du Canada.
f)
Indemnités de départ
Immobilisations corporelles et actifs incorporels
Les employés ont droit à des indemnités de départ tel que le prévoient leurs conditions d’emploi. Le
coût de ces indemnités est imputé aux résultats de l’exercice au cours duquel elles sont gagnées
par les employés. La direction utilise des hypothèses et ses meilleures estimations pour calculer la
valeur de l’obligation au titre des indemnités de départ. La principale hypothèse a trait à l’estimation
de la proportion des employés qui bénéficieront de l’indemnité maximale admissible, laquelle est
fonction du nombre d’années de service et du motif de la cessation d’emploi. Cette hypothèse est
révisée annuellement. Ces indemnités constituent pour la Société la seule obligation de cette nature
dont le règlement entraînera des paiements au cours des prochains exercices.
Les immobilisations corporelles et les actifs incorporels sont comptabilisés au coût. Ils sont amortis
linéairement en fonction de leur durée de vie utile respective selon les taux suivants :
Actif
Taux
Immobilisations corporelles
Améliorations locatives
Équipements technologiques
Mobilier
Durée des baux
20 %
10 %
Actifs incorporels
Logiciels et licences
g)
14 % et 20 %
h)
Instruments financiers
Les actifs financiers et les passifs financiers sont comptabilisés initialement à la juste valeur et leur
évaluation ultérieure dépend de leur classement, comme il est décrit ci-après. Leur classement dépend
de l’objet visé lorsque les instruments financiers ont été acquis ou émis, de leurs caractéristiques et
de leur désignation par la Société.
Les éléments d’actif reliés aux travaux en cours ne font pas l’objet d’un amortissement. Lorsque les
Classification
travaux en cours sont achevés, les sommes relatives aux actifs sont reportées à la rubrique appropriée
des immobilisations corporelles et actifs incorporels et sont amorties conformément à la politique de
la Société.
Le montant à recevoir du Canada est classé comme étant détenu à des fins de transaction et toute
variation de la juste valeur pendant la période est constatée dans les résultats.
Avantages sociaux futurs
Régime de retraite
Tous les employés admissibles participent au Régime de retraite de la fonction publique administré
par le gouvernement du Canada. Les cotisations versées à titre d’employeur représentent le coût
Les montants à recevoir du Fonds canadien de télévision, les Contributions à recevoir du ministère
du Patrimoine canadien et les Débiteurs sont désignés comme étant détenus à des fins de transaction
et toute variation de la juste valeur est constatée aux résultats. Lorsque la valeur de rendement de
l’argent n’est pas importante en raison du fait qu’il s’agit d’échéances à court terme, les sommes à
recevoir sont comptabilisées au montant de la facture initiale moins la provision pour créances
irrécouvrables.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — NOTES COMPLÉMENTAIRES AUX ÉTATS FINANCIERS
Exercice terminé le 31 mars 2009
79
NOTES COMPLÉMENTAIRES
AUX ÉTATS FINANCIERS
Exercice terminé le 31 mars 2009
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — NOTES COMPLÉMENTAIRES AUX ÉTATS FINANCIERS
2. Principales conventions comptables (suite)
80
Les Débiteurs à long terme, nets de la provision pour créances irrécouvrables, sont désignés comme
étant détenus à des fins de transaction et toute variation de la juste valeur est constatée dans
les résultats.
i)
Le chapitre 1535, Informations à fournir concernant le capital, établit des lignes directrices pour la présentation
d’informations qualitatives et quantitatives visant à permettre aux utilisateurs des états financiers d’évaluer
les objectifs, politiques et procédures de gestion du capital de l’entité. L’adoption de ce chapitre concerne
la présentation seulement et n’a aucune incidence sur les résultats financiers de la Société.
Les Créditeurs et frais courus sont désignés comme étant détenus à des fins de transaction. Lorsque
la valeur de rendement de l’argent n’est pas importante en raison du fait qu’il s’agit de créditeurs et
de frais courus à court terme, les sommes à payer sont comptabilisées au montant de la
facture initiale.
Les chapitres 3862 et 3863 remplacent le chapitre 3861, Instruments financiers – informations à fournir et
présentation. Ces chapitres requièrent la présentation de renseignements supplémentaires concernant les
catégories d’actifs et de passifs financiers ainsi qu’une analyse détaillée des risques liés aux instruments
financiers de l’entité, y compris la façon dont l’entité gère ces risques. L’application de ces chapitres n’a
pas eu d’effet sur les résultats financiers de la Société. Les renseignements supplémentaires requis sont
présentés à la note 13, Instruments financiers.
Incertitude relative à la mesure
Changements comptables futurs
La préparation d’états financiers selon les principes comptables généralement reconnus du Canada
exige que la direction fasse des estimés et des hypothèses qui affectent les montants présentés
comme actifs et passifs à la date des états financiers et les montants présentés comme revenus,
financement gouvernemental et dépenses pendant la période de déclaration. La provision pour
créances irrécouvrables, la durée de vie des immobilisations corporelles et actifs incorporels, l’obligation
au titre des indemnités de départ et les éventualités sont les items les plus importants où des
estimations sont utilisées. Les résultats réels peuvent différer de ces estimés de façon significative.
a)
3. Adoption de nouvelles normes comptables
Le 1er avril 2008, la Société a adopté les chapitres suivants du Manuel de comptabilité de l’Institut Canadien
des Comptables Agréés (ICCA) : le chapitre 1400, Normes générales de présentation des états financiers,
le chapitre 1535, Informations à fournir concernant le capital, le chapitre 3862, Instruments financiers –
informations à fournir, et le chapitre 3863, Instruments financiers – présentation.
Le chapitre 1400, Normes générales de présentation des états financiers, a été modifié pour inclure les
exigences relatives à l’évaluation et à la présentation de la capacité d’une entité à poursuivre son exploitation.
Ces changements, incluant les exigences en matière de divulgation, n’ont eu aucune incidence sur les
états financiers de la Société.
Écarts d’acquisition et actifs incorporels
En février 2008, l’ICCA a publié le chapitre 3064, Écarts d’acquisition et actifs incorporels, remplaçant
le chapitre 3062, Écarts d’acquisition et autres actifs incorporels. Ce chapitre s’applique aux états
financiers intermédiaires et annuels des exercices ouverts à compter du 1er octobre 2008. Le chapitre
établit des normes de comptabilisation, d’évaluation et d’information applicables aux écarts d’acquisition
et aux actifs incorporels.
La Société évalue actuellement les effets de l’adoption de ces nouvelles exigences sur ses états
financiers futurs.
b)
Normes internationales d’information financière
En février 2008, le Conseil des normes comptables du Canada a confirmé que le 1er janvier 2011, les
sociétés canadiennes ayant une obligation publique de rendre des comptes devront commencer à
appliquer les Normes internationales d’information financière (IFRS) publiées par l’International
Accounting Standards Board. Les IFRS reposent sur un cadre conceptuel semblable à celui sur lequel
sont fondés les principes comptables généralement reconnus du Canada, mais elles présentent des
différences importantes en ce qui a trait à la comptabilisation, à l’évaluation et aux informations à
fournir. La Société évalue actuellement les possibles incidences de l’adoption des IFRS sur ses états
financiers futurs.
NOTES COMPLÉMENTAIRES
AUX ÉTATS FINANCIERS
Exercice terminé le 31 mars 2009
6. Créditeurs et frais courus
En milliers de dollars
2009
2008
En milliers de dollars
2009
2008
Débiteurs reliés aux récupérations
Taxes à récupérer
Autres débiteurs
2 129
2 515
169
3 637
2 401
184
Créditeurs reliés aux dépenses de support, fournisseurs et frais courus
Avantages incitatifs reportés sur bail à court terme
Obligation au titre des indemnités de départ à court terme
4 326
143
104
2 052
161
77
4 813
6 222
4 573
2 290
5. Immobilisations corporelles
7. Avantages sociaux futurs
et actifs incorporels
a)
2009
2008
Coût
Amortissement
cumulé
Valeur
nette
Valeur
nette
4 595
1 159
5 754
1 636
430
2 066
2 959
729
3 688
3 546
863
4 409
14 499
20 253
11 967
14 033
2 532
6 220
3 601
8 010
En milliers de dollars
Immobilisations corporelles
Améliorations locatives
Équipements technologiques et mobilier
Actifs incorporels
Logiciels et licences
Régime de retraite
La Société et tous les employés admissibles cotisent au Régime de retraite de la fonction publique.
Ce régime offre des prestations fondées sur le nombre d’années de service et sur le salaire moyen
de fin de carrière. Les prestations sont pleinement indexées selon la hausse de l’Indice des prix à la
consommation. Les cotisations de la Société et des employés au Régime de retraite de la fonction
publique se sont élevées à :
En milliers de dollars
2009
2008
Cotisations de la Société
1 860
1 903
916
876
Cotisations des employés
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — NOTES COMPLÉMENTAIRES AUX ÉTATS FINANCIERS
4. Débiteurs
81
NOTES COMPLÉMENTAIRES
AUX ÉTATS FINANCIERS
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — NOTES COMPLÉMENTAIRES AUX ÉTATS FINANCIERS
Exercice terminé le 31 mars 2009
82
7. Avantages sociaux futurs (suite)
8. Aide gouvernementale reportée
b)
Obligation au titre des indemnités de départ
Le montant figurant au bilan est constitué des éléments suivants :
La Société paie des indemnités de départ à ses employés fondées sur les années de service et le
salaire en fin d’emploi. Ce régime n’étant pas provisionné, il ne détient aucun actif et présente un
déficit égal à l’obligation au titre des indemnités constituées. Les indemnités seront payées à même
les crédits parlementaires futurs et au moyen des autres sources de financement. À la date du bilan,
les renseignements utiles à l’égard de ce régime sont les suivants :
En milliers de dollars
En milliers de dollars
2009
2008
Solde au début
Coût des services rendus au cours de l’exercice
Indemnités versées au cours de l’exercice
1 446
297
(158)
1 345
252
(151)
Solde à la fin
1 585
1 446
Portion à court terme (incluse dans les créditeurs)
Portion à long terme
104
1 481
77
1 369
1 585
1 446
2009
2008
Solde au début
Crédit parlementaire pour l’aide gouvernementale
Amortissement de l’aide gouvernementale reportée
8 010
226
(2 016)
8 741
1 895
(2 626)
Solde à la fin
6 220
8 010
9. Information concernant la gestion
du capital
La Société définit son capital comme étant l’Avoir du Canada. La Société ne peut contracter d’emprunts,
au sens de la partie X de la Loi sur la gestion des finances publiques, auprès d’autres personnes que
Sa Majesté.
La Société gère l’Avoir du Canada en surveillant prudemment ses revenus, ses dépenses, ses actifs, ses
passifs et ses transactions financières générales, de manière à ce que la Société atteigne efficacement
ses buts et objectifs tout en demeurant en exploitation.
NOTES COMPLÉMENTAIRES
AUX ÉTATS FINANCIERS
10. Engagements
11. Opérations entre apparentés
a)
La Société est apparentée en termes de propriété commune à tous les ministères, organismes et sociétés
d’État créés par le gouvernement du Canada. La Société s’engage dans des opérations avec ces entités
dans le cours normal de ses activités, celles-ci sont constatées selon la valeur de l’échange, qui est la
contrepartie établie et acceptée par les entités apparentées.
Projets
La Société est engagée contractuellement à verser des sommes dans les fonds suivants :
En milliers de dollars
Fonds du long métrage du Canada
Fonds des nouveaux médias du Canada
Autres Fonds
Total
32 583
738
532
33 853
b)
Baux
La Société a signé des baux à long terme pour la location de locaux et d’équipement dans le cadre
de ses activités. Le total des paiements minimums exigibles qui sera versé au cours des prochains
exercices s’établit comme suit :
En milliers de dollars
Total
2010
2011
2012
2013
2014
2015 – 2016
1 328
1 913
1 811
1 594
1 249
703
8 598
12. Éventualités
Dans le cours normal de son exploitation, la Société fait occasionnellement l’objet de réclamations et de
poursuites judiciaires dont elle ne peut prédire l’issue avec certitude. La direction a constitué, dans les
comptes visés, des provisions qu’elle juge suffisantes et est d’avis que la résolution de telles éventualités
ne devrait pas avoir d’incidence défavorable importante sur la situation financière de la Société.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — NOTES COMPLÉMENTAIRES AUX ÉTATS FINANCIERS
Exercice terminé le 31 mars 2009
83
NOTES COMPLÉMENTAIRES
AUX ÉTATS FINANCIERS
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — NOTES COMPLÉMENTAIRES AUX ÉTATS FINANCIERS
Exercice terminé le 31 mars 2009
84
13. Instruments financiers
Risque de crédit
Les instruments financiers qui pourraient assujettir la Société à un risque de concentration de crédit se
composent principalement du montant à recevoir du Canada, des Débiteurs, des Contributions à recevoir
Juste valeur
Le montant à recevoir du Canada, les Débiteurs, les Contributions à recevoir du ministère du Patrimoine
canadien, le montant à recevoir du Fonds canadien de télévision et les Créditeurs et frais courus font partie
du cours normal des activités de la Société. La valeur comptable de ces instruments financiers correspond
à leur juste valeur du fait que ces instruments ont des échéances relativement brèves.
du ministère du Patrimoine canadien, du montant à recevoir du Fonds canadien de télévision et des
Débiteurs à long terme.
Les justes valeurs des Débiteurs à long terme ont été déterminées par l’actualisation des versements
prévus aux ententes de remboursement au taux d’escompte moyen de la Banque du Canada établi à la
date du bilan.
Objectifs et politique en matière de gestion des risques financiers
La Société est exposée à divers risques financiers qui résultent de ses opérations. La gestion des risques
financiers est effectuée par la direction de la Société. La Société ne conclut pas de contrats visant des
instruments financiers, incluant des dérivés, à des fins spéculatives.
Risque de taux d’intérêt
Le risque d’intérêt se définit comme l’exposition de la Société à une perte de revenu d’intérêt ou une perte
de valeur sur les instruments financiers résultant d’une variation du taux d’intérêt. Comme l’échéance de
l’essentiel des instruments financiers de la société sont à court terme, toute variation du taux d’intérêt
n’aurait pas d’impact important sur les états financiers. L’exposition de la Société au risque de taux d’intérêt
est non significative.
Risque de liquidité
La Société a des engagements contractuels (note 10) et des passifs financiers (notes 6 et 7b) et est, par
conséquent, exposée au risque de liquidité.
La Société croit que les fonds futurs générés par les activités d’exploitation et l’accès à des liquidités
additionnelles provenant des crédits parlementaires et entente de contribution seront suffisants pour faire
face à ses obligations. Sous la supervision de la haute direction, la Société gère les liquidités en fonction
des prévisions financières et des flux de trésorerie prévus.
Il n’y a pas de concentration de Débiteurs pour un client en particulier, de par la nature de la clientèle et
leur répartition géographique. La Société est ainsi protégée contre une concentration du risque de crédit.
Au 31 mars 2009, l’exposition maximale au risque de crédit relativement aux Débiteurs correspond à leur
valeur comptable.
La Société établit une provision pour les créances irrécouvrables et révise régulièrement le crédit de tous
ses clients. Au 31 mars 2009, environ 13 % (2008: 43 %) des Débiteurs étaient dus depuis plus de 90 jours,
alors qu’environ 58 % (2008: 55 %) des soldes étaient courants (moins de 30 jours). La provision pour
créances irrécouvrables s’établit respectivement à 1 268 618 $ au 31 mars 2009 et à 85 582 $ au
31 mars 2008. La perte sur créances irrécouvrables s’établit respectivement à 1 368 020 $ au 31 mars 2009
et à 6 083 $ au 31 mars 2008.
14. Chiffres comparatifs
Certains chiffres de 2008 ont été reclassés afin de se conformer à la présentation adoptée en 2009.
ANNEXES A ET B – AUTRES
RENSEIGNEMENTS
Exercice terminé le 31 mars 2009
A – Fonds du long métrage du Canada
Activités complémentaires
Développement industriel et professionnel
Participation aux festivals et marchés étrangers
Publicité, promotion et publications
Récupérations
Frais de récupération
Dépenses de support nettes
2009
2008
63 951
10 953
9 257
2 752
1 169
763
497
89 342
62 160
10 128
9 217
1 776
1 214
686
492
85 673
3 665
1 387
82
5 134
94 476
3 383
1 041
82
4 506
90 179
(11 902)
401
(11 501)
82 975
(13 248)
280
(12 968)
77 211
En milliers de dollars
Dépenses de support
Aide à la production
Aide au développement
Aide à la distribution et mise en marché
Activités complémentaires
Développement industriel et professionnel
Participation aux marchés étrangers
Compétition de jeu vidéo
Publicité, promotion et publications
Récupérations
Dépenses de support nettes
2009
2008
7 844
3 795
415
12 054
5 250
1 514
773
7 537
921
187
137
15
1 260
13 314
1 532
231
775
25
2 563
10 100
97
13 411
–
10 100
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — ANNEXES – AUTRES RENSEIGNEMENTS
En milliers de dollars
Dépenses de support
Aide à la production
Aide à la distribution et mise en marché
Aide au développement
Aide aux longs métrages indépendants à petit budget
Aide à l'écriture de scénarios
Aide aux coproductions officielles
Aide au doublage et au sous-titrage
B – Fonds des nouveaux médias du Canada
85
ANNEXES C, D ET E – AUTRES
RENSEIGNEMENTS
Exercice terminé le 31 mars 2009
D – Fonds canadien de télévision – Programme
de participation au capital
C – Autres Fonds
En milliers de dollars
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — ANNEXES – AUTRES RENSEIGNEMENTS
Dépenses de support
Aide aux coproductions officielles - Télévision
Aide à la production et au développement
86
Activités complémentaires
Subventions aux écoles de formation professionnelles
Développement industriel et professionnel
Participation aux marchés étrangers
Publicité, promotion et publications
Récupérations
Frais de récupération
Dépenses de support nettes
2009
2008
353
172
525
325
444
769
2 470
2 037
820
44
5 371
5 896
2 399
2 347
620
32
5 398
6 167
(1 350)
47
(1 303)
4 593
(1 495)
32
(1 463)
4 704
En milliers de dollars
Dépenses de support
Aide à la production
Aide au doublage et au sous-titrage
Aide au développement
Récupérations
Dépenses de support nettes
2009
2008
–
–
–
–
2 079
57
34
2 170
–
–
(588)
1 582
E – Frais de fonctionnement et d’administration
En milliers de dollars
Salaires et avantages sociaux
Honoraires professionnels
Amortissement d’immobilisations
corporelles et d’actifs incorporels
Location, taxes, chauffage et électricité
Technologies de l’information
Frais de bureau
Voyages et représentation
Publicité et publications
Fonctionnement Administration
14 786
3 315
1 673
3 481
1 664
1 355
1 177
751
646
179
22 231
321
274
205
301
349
194
8 440
2009
18 101
5 154
2008
17 452
2 681
1 985
1 629
1 382
1 052
995
373
30 671
2 591
1 769
1 130
1 206
1 083
490
28 402
Les frais de fonctionnement représentent les dépenses encourues pour livrer les programmes et les frais
d’administration représentent les dépenses associées aux activités corporatives inhérentes aux
responsabilités dévolues à la Société.
ANNEXES F ET G – AUTRES
RENSEIGNEMENTS
Exercice terminé le 31 mars 2009
En milliers de dollars
Salaires et avantages sociaux
Gestion, administration et livraison
Secteurs à services partagés
Secteurs en support aux opérations
Autres coûts
Frais de fonctionnement des principaux programmes
avant amortissement et radiation
Fonds
du long
métrage du
Canada
Unité
d’affaires
télévision
Fonds des
nouveaux
médias du
Canada
3 467
1 220
1 965
1 070
3 890
1 137
2 487
226
1 121
318
571
198
7 722
7 740
2 208
Gestion, administration et livraison des programmes et secteurs à services partagés
Les frais de gestion, d’administration et de livraison des programmes sont constitués de charges salariales
inhérentes aux gestionnaires responsables des fonds, aux employés administratifs en soutien aux opérations
et aux employés spécialisés dans la livraison des activités des programmes. Les coûts des secteurs à
services partagés proviennent des salaires et avantages sociaux reliés aux départements qui desservent
l’ensemble des programmes, tels que les services des finances, des communications et des politiques,
planification et recherche.
Secteurs en support aux opérations
Ces coûts présentent les dépenses encourues pour supporter l’ensemble des employés attitrés à la
gestion, à l’administration et à la livraison des programmes ainsi que les employés offrant les services
partagés. Ils correspondent aux dépenses des secteurs des ressources humaines, des services informatiques
et des ressources matérielles. Les frais sont notamment constitués de salaires, d’honoraires professionnels,
de frais de loyers et de coûts de technologie de l’information.
Autres coûts
Les autres coûts proviennent des dépenses de fonctionnement, autres que les salaires et les amortissements,
engendrés par la gestion, l’administration et la livraison des programmes, ainsi que par les secteurs à
services partagés.
En milliers de dollars
Fonds des nouveaux médias du Canada
Autres contributions
Écoles de formation professionnelle
2009
13 970
81
–
14 051
2008
11 500
25
2 519
14 044
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — ANNEXES – AUTRES RENSEIGNEMENTS
G – Contributions du ministère du
Patrimoine canadien
F – Frais de fonctionnement
des principaux programmes
87
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LA GOUVERNANCE
RAPPORT
SUR LA
GOUVERNANCE
88
Objectifs d’intérêt public
Le conseil d’administration de Téléfilm Canada
Téléfilm constitue un véritable atout pour le Canada et les Canadiens. Téléfilm encourage les créateurs
canadiens à produire des œuvres de grande qualité pour les Canadiens et pour le monde entier, concourant
ainsi à la reconnaissance internationale du Canada. Par ailleurs, Téléfilm contribue à la création de milliers
Le conseil d’administration de Téléfilm est légalement constitué de six membres et du commissaire du
gouvernement à la cinématographie. Le gouverneur en conseil nomme le président parmi les membres.
Le conseil d’administration travaille en partenariat avec le CEG pour définir les orientations stratégiques
de Téléfilm et veiller à ce que tous les efforts soient déployés pour atteindre les objectifs fixés. Le conseil
d’administration voit aussi à ce que les pratiques de gestion et les systèmes de vérification protègent les
actifs de Téléfilm et produisent des résultats fiables.
d’emplois hautement qualifiés qui stimulent, entre autres, la nouvelle génération du secteur audiovisuel.
Intendance de Téléfilm Canada
COMPOSITION DU CONSEIL :
énoncé du mandat du conseil d’administration qui détaille ses responsabilités.
Michel Roy, président
Nomination en vigueur le 12 octobre 2007
Me Elise Orenstein, vice-présidente
Nomination en vigueur le 19 décembre 2006
Yvon Bélanger, CA, président du comité de vérification et des finances
Nomination en vigueur le 11 avril 2008
Me Grant Machum, président du comité des candidatures, d’évaluation et de la gouvernance
Nomination en vigueur le 9 mai 2008
Marlie Oden, membre
Nomination en vigueur le 30 juillet 2008
Tom Perlmutter, membre d’office, commissaire du gouvernement à la cinématographie
et président de l’Office national du film du Canada
Nomination en vigueur le 11 juin 2007
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LA GOUVERNANCE
Chaque année, le comité exécutif de gestion (CEG) présente le plan d’entreprise au conseil d’administration
pour approbation. Le conseil d’administration et le CEG travaillent ensemble et partagent les responsabilités
inhérentes au bon fonctionnement de Téléfilm. À cet effet, les membres du conseil ont adopté en 2006 un
89
Formation et documentation
Le tableau ci-dessous résume la charte et les principales activités du conseil en 2008-2009 :
Résumé de la charte et des responsabilités
du conseil d’administration
Points saillants des activités
du conseil d’administration
• Adopter et réviser un cadre stratégique
et un plan d’entreprise.
• Nomination d’Elise Orenstein à titre
de vice-présidente du conseil.
• Établir les priorités de Téléfilm.
• Adoption de la charte du comité de vérification et
des finances et nomination des membres de ce
comité.
Basés sur des besoins spécifiques identifiés par les membres du conseil d’administration, ceux-ci ont la
possibilité de participer à des cours de formation, sur une variété de sujets pertinents, dont la gouvernance.
Au cours de 2008-2009, un manuel à l’intention des membres a été élaboré. Il contient l’essentiel des
informations sur la gouvernance qui s’appliquent aux membres. De plus, un portail informatique a été créé
pour documenter les procès-verbaux du conseil et de ses comités.
• Surveiller la mise en œuvre du plan d’entreprise.
• Approuver les budgets et les états financiers.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LA GOUVERNANCE
• Approuver le rapport annuel présenté au ministre.
90
• Contrôler et au besoin, ajuster la vision de Téléfilm
en matière de gouvernance et de structure.
• Évaluer le rendement du directeur général.
• Adoption d’une nouvelle structure organisationnelle
pour les opérations.
• Création du nouveau comité des candidatures,
d’évaluation et de la gouvernance, adoption de la
charte et nomination des membres de ce comité.
• Approbation des états financiers au 31 mars 2009.
• Approbation du rapport annuel 2007-2008.
Les comités
Le conseil d’administration comptait deux comités au 31 mars 2009 : le comité de vérification et des
finances et le comité des candidatures, d’évaluation et de la gouvernance. Le tableau ci-dessous résume
la charte et les principales activités de ces comités pour 2008-2009 :
COMITÉ DE VÉRIFICATION ET DES FINANCES
Ce comité est composé de trois membres, soit Yvon Bélanger, président, Michel Roy et Elise Orenstein.
En 2008-2009, ce comité a tenu un total de neuf réunions.
Résumé de la charte et des responsabilités
du comité de vérification et des finances
Points saillants des activités du comité
• Invitation adressée au Bureau du vérificateur
général du Canada pour la tenue d’un examen
spécial de Téléfilm pour l’année 2009.
• Réviser les informations financières.
• Adoption du plan de vérification.
• Surveiller la gestion des risques
et des contrôles internes.
• Approbation des états financiers au 31 mars 2009.
• Approbation de la politique de temps
supplémentaire.
• Prendre acte des procédés de vérification effectués
par les vérificateurs externes.
• Approbation de la matrice des salaires et des
primes au rendement.
• Approbation des budgets.
• Approbation de l’entente de service avec le Fonds
canadien de télévision.
• Mise en place d’une consultation sur l’application
des IFRS à Téléfilm.
• Discussion des étapes de vérification concernant
l’examen spécial avec les représentants du Bureau
du vérificateur général du Canada.
• Approbation des budgets.
Répondre aux attentes des Canadiens
Résumé de la charte et des responsabilités
du comité des candidatures, d’évaluation
et de la gouvernance
• Évaluer le rendement du directeur général.
• Surveiller les pratiques générales en matière de
ressources humaines.
• S’assurer de la bonne composition et voir à
l’évaluation des membres du conseil.
• S’assurer du respect des règlements de Téléfilm.
• Étudier toute question relative à la gouvernance.
Points saillants des activités du comité
Assemblée publique annuelle
Conformément à la Loi sur la gestion des finances publiques et aux principes directeurs du Secrétariat du
Conseil du Trésor du Canada, Téléfilm a préparé sa première assemblée publique annuelle au cours de
2008-2009. Cet événement avait pour but de permettre une interaction des intervenants de l’industrie de
l’audiovisuel et du public avec les membres du conseil d’administration. La première assemblée publique
annuelle s’est tenue le 8 avril 2009.
• Révision d’une disposition du code de conflit
d’intérêt.
Code de conduite
Il y a quelques années, le conseil d’administration a adopté un Code régissant les conflits d’intérêt et
l’après-mandat pour les employés et les dirigeants. Chaque année, tous les employés de Téléfilm doivent
• Révision de la politique sur le harcèlement.
déclarer qu’ils respectent le Code.
• Évaluation du directeur général.
• Révision de diverses politiques de ressources
humaines, dont notamment celles relatives au
temps supplémentaire, à l’équité en matière
d’emploi et à la santé/sécurité.
Quant aux membres du conseil d’administration, ils sont assujettis à la Loi sur les conflits d’intérêts et
également régis par l’article 5 de la Loi sur Téléfilm Canada qui stipule que : “toute personne qui a,
directement ou indirectement, individuellement ou à titre d’actionnaire, d’associé ou autre, un intérêt
pécuniaire quelconque dans l’industrie audiovisuelle ne peut être élue, ni nommée, ni détenir une fonction
comme membre de la Société.” En outre, si un administrateur devait avoir un intérêt matériel dans un
contrat avec Téléfilm qui ne soit pas couvert par l’article 5, il serait assujetti au règlement 1 qui contient
un mécanisme de déclaration d’intérêt.
Participation aux réunions du conseil et de ses comités
Conseil
d’administration
Nombre de réunions
9
Comité de
vérification et des
finances*
9
Comité des
candidatures,
d’évaluation et de la
gouvernance*
3
Présence :
Michel Roy
9
9
3
Elise Orenstein
9
9
3
Tom Perlmutter
7
1
0
Yvon Bélanger
7
9
2
Grant Machum
6
3
3
Marlie Oden
5
2
1
Note : Le vice-président sortant, Felix Fraser, a assisté à deux réunions du conseil au cours de cet exercice.
* La présence des membres qui ne font pas partie des comités est optionnelle.
Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles
Téléfilm est assujettie à la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles.
Téléfilm, en tant que petite institution, bénéficie de certaines exceptions faisant en sorte que toute divulgation
prévue à cette loi doit être effectuée directement au Bureau du commissaire à l’intégrité du secteur public.
Tous les employés ont été informés par écrit de cette situation.
Communications et consultations
Téléfilm a un plan de communications et de consultations avec ses différents clients, partenaires et
intervenants clés dont le but est de solliciter leurs points de vue et d’obtenir leurs commentaires sur une
base régulière. Par ailleurs, Téléfilm effectue régulièrement des sondages sur la satisfaction de ses clients
ainsi que des évaluations sur la pertinence des programmes qu’elle administre.
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — RAPPORT SUR LA GOUVERNANCE
COMITÉ DES CANDIDATURES, D’ÉVALUATION ET DE LA GOUVERNANCE
Ce comité est composé de trois membres, soit Grant Machum, président, Michel Roy et Elise Orenstein.
En 2008-2009, ce comité a tenu un total de trois réunions.
91
BUREAUX
DE TÉLÉFILM CANADA
HALIFAX
1717, rue Barrington
Bureau 400
Halifax, Nouvelle-Écosse
B3J 2A4
Téléphone : (902) 426-8425
Sans frais : 1-800-565-1773
Télécopieur : (902) 426-4445
TORONTO
474, rue Bathurst
Bureau 100
Toronto, Ontario
M5T 2S6
Téléphone : (416) 973-6436
Sans frais : 1-800-463-4607
Télécopieur : (416) 973-8606
MONTRÉAL*
360, rue Saint-Jacques
Bureau 600
Montréal, Québec
H2Y 1P5
Téléphone : (514) 283-6363
Sans frais : 1-800-567-0890
Télécopieur : (514) 283-8212
VANCOUVER
609, rue Granville
Bureau 410
Vancouver, Colombie-Britannique
V7Y 1G5
Téléphone : (604) 666-1566
Sans frais : 1-800-663-7771
Télécopieur : (604) 666-7754
Ce rapport annuel est produit
par Téléfilm Canada.
DÉPÔT LÉGAL
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
TÉLÉFILM CANADA / 2008—2009 ANNUAL REPORT
*Siège social et bureau du Québec
92
Design : CG3 inc. ı Communications ı Graphisme
Photographie : F2.8
Impression : L’Empreinte
TÉLÉFILM CANADA / RAPPORT ANNUEL 2008-2009 — ÉTATS FINANCIERS
www.telefilm.gc.ca
FIN
93
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Thank you for your participation!

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