Rapport annuel 2003-2004

Rapport annuel 2003-2004
Rapport annuel
2003-2004
Nouvelle orientation, nouvelle image
En 2003-2004, Téléfilm Canada a adopté
une nouvelle image qui souligne ses efforts
pour que les produits culturels canadiens
touchent les auditoires. Ce rapport annuel
illustre ce rôle.
Rapport annuel
2003-2004
Bureaux de Téléfilm Canada
BUREAUX AU CANADA
BUREAU EUROPÉEN
Halifax
1717, rue Barrington
Bureau 300
Halifax (Nouvelle-Écosse)
B3J 2A4
Téléphone : (902) 426-8425
Télécopieur : (902) 426-4445
Paris
5, rue de Constantine
75007 Paris
France
Téléphone : (33-1) 44.18.35.30
Télécopieur : (33-1) 47.05.72.76
Montréal*
360, rue Saint-Jacques
Bureau 700
Montréal (Québec)
H2Y 4A9
Téléphone : (514) 283-6363
Télécopieur : (514) 283-8212
*Siège social et bureau du Québec
Toronto
474, rue Bathurst
Bureau 100
Toronto (Ontario)
M5T 2S6
Téléphone : (416) 973-6436
Télécopieur : (416) 973-8606
Vancouver
609, rue Granville
Bureau 410
Vancouver (Colombie-Britannique)
V7Y 1G5
Téléphone : (604) 666-1566
Télécopieur : (604) 666-7754
www.telefilm.gc.ca
Ce rapport annuel est publié par la direction – communications et affaires
publiques de Téléfilm Canada avec la participation de la direction – politiques,
planification et recherche.
Pour obtenir des exemplaires additionnels, veuillez adresser vos demandes comme suit :
Téléfilm Canada
Direction – communications et affaires publiques
360, rue Saint-Jacques
Bureau 700
Montréal (Québec)
H2Y 4A9
info@telefilm.gc.ca
Dépôt légal
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
Conception graphique
Agence Code
Impression
Quebecor World Graphique-Couleur
Téléfilm Canada
2
Table des matières
M E M B R E S D U C O N S E I L E T D E L A H AU T E D I R ECT I O N
4
Au 31 mars 2004
L E T T R E À L A M I N I ST R E
5
D I R ECT I O N
6
Au 19 juillet 2004
M E S S AG E D U P R É S I D E N T
7
M E S S AG E D U D I R ECT E U R G É N É R A L
9
PA R T I C I PAT I O N F I N A N C I È R E D E T É L É F I L M CA N A DA
11
U N R EG A R D S U R T É L É F I L M CA N A DA
13
O B J ECT I F N O 1 : AC C R O Î T R E L E S AU D I TO I R E S D E S P R O D U I T S C U LT U R E LS CA N A D I E N S
15
Revue des opérations : activités d’affaires
Revue du rendement
Considérations stratégiques pour 2004-2005
O B J ECT I F N O 2 : D É V E LO P P E R L E P OT E N T I E L D E L’ I N D U ST R I E CA N A D I E N N E
29
Revue des opérations : activités d’affaires
Revue du rendement
Considérations stratégiques pour 2004-2005
O B J ECT I F N O 3 : C R É E R U N N O U V E AU T É L É F I L M CA N A DA
41
Revue des opérations : activités d’affaires
Revue du rendement
Considérations stratégiques pour 2004-2005
RAPPORT D’ENTREPRISE
49
É TAT S F I N A N C I E R S
57
Veuillez prendre note que des tableaux complémentaires peuvent être consultés dans le site www.telefilm.gc.ca.
Rapport annuel 2003-2004
3
Membres du conseil
au 31 mars 2004
CHARLES BÉLANGER
Président
Montréal (Québec)
FELIX (FIL) FRASER
Membre
Edmonton (Alberta)
TRINA MCQUEEN
Présidente du comité de vérification et des finances
Toronto (Ontario)
LOUISE PELLETIER
Membre
Montréal (Québec)
E LV I R A S Á N C H E Z D E M A L I C K I
Membre
Etobicoke (Ontario)
JACQUES BENSIMON
Membre d’office
Commissaire du gouvernement à la cinématographie
Président du comité sur la diversité culturelle et linguistique
Montréal (Québec)
Téléfilm Canada
4
Lettre à la ministre
Montréal, le 19 juillet 2004
L’honorable Liza Frulla
Ministre du Patrimoine canadien
Ottawa, Canada
Madame la Ministre,
Conformément aux dispositions de l’article 23 de la Loi sur Téléfilm Canada,
j’ai l’honneur de vous remettre, au nom du conseil d’administration,
le 36e rapport annuel de Téléfilm Canada, ainsi que les états financiers
pour l’exercice terminé le 31 mars 2004.
Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’assurance de mes meilleurs sentiments.
Le président,
Charles Bélanger
Rapport annuel 2003-2004
5
Direction
au 19 juillet 2004
Richard Stursberg*
Directeur général
Bureau de la région de l’Ouest
Earl Hong Tai
Directeur – bureau de la région de l’Ouest et
directeur national de secteur – nouveaux médias
P O L I T I Q U E S , P L A N I F I C AT I O N E T R E C H E R C H E
John Dippong
Elizabeth Friesen
Directeur – unité d’affaires, long métrage
Directrice – politiques, planification et recherche
Lauren Davis
Directrice – unité d’affaires, télévision
O P É R AT I O N S E N F R A N Ç A I S
Bureau du Québec
Michel Pradier
O P É R AT I O N S E T D É V E L O P P E M E N T À L’ I N T E R N AT I O N A L
Directeur – opérations en français et bureau du Québec
Danny Chalifour
Directeur – opérations et développement à l’international
Louise Deslauriers
Directrice – unité d’affaires, long métrage
Shelley Stein-Sacks
Directeur – Programme des entrepreneurs de la musique
Nancy Roch
Directrice – unité d’affaires, télévision et marché français
F I N A N C E S E T A D M I N I S T R AT I O N
O P É R AT I O N S E N A N G L A I S
Carolle Brabant
Directrice – finances et administration
Karen Franklin
Directrice – opérations en anglais
Richard Tardif
Contrôleur
Bureau de la région de l’Atlantique
Ralph Holt
Denis Pion
Directeur – technologies et systèmes d’information
Directeur – bureau de la région de l’Atlantique et
directeur national de secteur – long métrage
C O M M U N I C AT I O N S E T A F FA I R E S P U B L I Q U E S
Lori McCurdy
Directrice – unité d’affaires
Jean-Claude Mahé
Directeur – communications et affaires publiques
Bureau de l’Ontario et du Nunavut
John Galway
RESSOURCES HUMAINES
Directeur – bureau de l’Ontario et du Nunavut et
directeur national de secteur – télévision
Stella Riggi
Directrice – ressources humaines
Dave Forget
Directeur – unité d’affaires, long métrage
S E R V I C E S J U R I D I Q U E S E T A C C È S À L’ I N F O R M AT I O N
Paul Dollar
Directeur – unité d’affaires, télévision
Stéphane Odesse
Chef des services juridiques, secrétaire du conseil et
* Richard Stursberg a quitté Téléfilm Canada le 20 juillet 2004.
* Carolle Brabant a été nommée directrice générale par intérim.
Téléfilm Canada
6
coordonnateur de l’accès à l’information
Message du président
Quand Denys Arcand a remporté en mars 2004 l’Oscar du
Meilleur film en langue étrangère avec Les Invasions barbares,
l’honneur a rejailli sur la culture canadienne dans son ensemble. Ce film, qui reflète magistralement la vision originale de son
réalisateur, soulève une série de questions à la fois percutantes
et pertinentes sur la famille, l’amitié, le monde d’aujourd’hui et
le sens de la vie. Lauréat de plus de 40 nominations et prix
internationaux, le chef-d’œuvre du réalisateur montréalais a ému
et ravi les auditoires à travers le monde.
Chaque pays exprime sa nature intrinsèque par sa culture et
les créateurs et les artistes d’un pays sont ses plus importants
ambassadeurs. Le film de Denys Arcand est lié par un fil invisible, bien que solide, à tout ce qui constitue notre histoire et notre
patrimoine. Notre culture représente ce que nous avons été, ce
que nous sommes et ce vers quoi nous nous dirigeons en tant
que société. Elle est un miroir inestimable et indispensable de
notre réalité. Voilà pourquoi le gouvernement du Canada la soutient de façon dynamique par l’entremise de Téléfilm Canada.
La politique canadienne du long métrage, que d’aucuns ont
qualifiée de trop ambitieuse lors de son lancement en octobre 2000, fait preuve d’un esprit visionnaire. Toutefois, au Canada
comme ailleurs, le succès ne se crée pas de façon instantanée.
Il doit être nourri et encouragé, et cela n’est possible que si le
talent créateur est soutenu par des politiques éclairées et souples,
par des ressources financières adéquates et par une grande
variété de partenaires financiers des secteurs public et privé.
L’innovation et la créativité sont les moteurs de nos industries culturelles – la base de l’économie du savoir du Canada.
La viabilité de l’industrie est toutefois mise au défi en raison de
l’effondrement du financement international des productions
télévisuelles et de la diminution de la demande sur le plan
national. Notre pays ne peut se permettre de prendre du retard
sur le reste du monde dans ce secteur stratégique du savoir.
Louées sur la scène internationale, les industries culturelles
canadiennes emploient une main-d’œuvre considérable et hautement qualifiée et sont, par le fait même, un important rouage
de l’économie nationale. À cet effet, le rôle de Téléfilm est de
s’assurer que les compagnies canadiennes puissent être compétitives et aient les meilleures chances de réussite.
Un conseil d’administration engagé
Depuis 2002, les membres du conseil ont identifié trois objectifs stratégiques à atteindre avec le concours de l’équipe de
direction de la Société :
Notre plan d’entreprise se fonde sur ces trois objectifs et
fait l’objet d’une mise à jour chaque année.
Dans la poursuite de ces objectifs, nous souhaitons intégrer
la notion de diversité culturelle dans nos activités quotidiennes
et favoriser l’implantation d’importants programmes comme l’initiative Déclic Prise 1 qui concerne les membres des communautés
culturelles et autochtones.
Le conseil souhaite aussi associer plus étroitement Téléfilm
aux autres organismes responsables de l’implantation des politiques gouvernementales au sein de l’industrie de l’audiovisuel.
Nous multiplions les efforts pour renforcer nos liens avec le
Fonds canadien de télévision, la Société Radio-Canada, l’Office
national du film du Canada et le Conseil de la radiodiffusion et
des télécommunications canadiennes. Il est de plus en plus reconnu qu’un lien doit être forgé entre le créateur, les méthodes
de production et de radiodiffusion et le grand public.
L’atteinte de nos objectifs requiert une révision de la Loi sur
Téléfilm Canada et le gouvernement a d’ailleurs reconnu l’importance de moderniser le cadre législatif et les mécanismes
financiers de la Société. Téléfilm souhaite pouvoir œuvrer à
partir d’une nouvelle plate-forme financière à long terme, qui lui
permette de remplir son mandat avec plus de flexibilité, de
rigueur et d’efficacité.
accroître les auditoires ;
aider l’industrie à atteindre son plein potentiel ; et
faire de Téléfilm un organisme exemplaire.
Rapport annuel 2003-2004
7
Le rapport Lincoln a clairement identifié les problèmes de
gouvernance qui affectent le Fonds canadien de télévision dont
Téléfilm est le partenaire. Le gouvernement a exprimé dans sa
réponse au rapport la nécessité de mettre en place pour le Fonds
un conseil d’administration et une structure de gestion uniques.
Téléfilm appuie cette approche. Cependant, nous devons nous
assurer du maintien des ressources financières publiques et
privées existantes destinées au secteur de la télévision et que
l’atteinte de nouveaux auditoires demeure le principal indicateur
de rendement pour ces ressources financières.
Des progrès notables
Téléfilm offre au gouvernement une expertise de grande valeur
en matières de politique publique et de connaissance pratique
du secteur audiovisuel, tant au Canada que sur la scène internationale.
Le conseil de Téléfilm veille à ce que la Société œuvre de
façon à obtenir le meilleur retour possible sur ses investissements. L’administration d’un budget de 244 millions de dollars
est une responsabilité à laquelle nous accordons toute l’attention
nécessaire. Les activités d’un organisme comme Téléfilm doivent
offrir une plus-value au gouvernement et au public canadien
dans son ensemble. La recherche de l’équilibre, la transparence
et l’équité sont des impératifs permanents.
Le conseil d’administration de la Société est très satisfait
des progrès accomplis au cours de la dernière année. Téléfilm
est maintenant un organisme plus transparent et plus efficient
qui accorde une attention toute particulière au service à la
clientèle comme le démontrent, entre autres, la charte du service aux clients et les services d’affaires en ligne que nous
avons lancés en décembre 2003. Le nouveau système de gestion des projets nous permet de faire en sorte que les initiatives
mises de l’avant dans notre plan d’entreprise soient clairement
identifiées et gérées de façon efficace. De plus, nous avons
accueilli positivement le rapport des vérificateurs internes de
Téléfilm, la firme Samson Bélair/Deloitte & Touche, qui fait part
des progrès notables dans les secteurs de la coproduction, de
la gestion financière, de l’évaluation des projets, des systèmes
d’information, de la sécurité informatique et des nouveaux
médias. Des plans d’action ont été élaborés et des mesures
correctives ont été apportées dans les secteurs où les résultats
laissent à désirer.
La nouvelle structure organisationnelle reflète l’approche
asymétrique adoptée pour les marchés de langues anglaise et
française avec la création d’une direction des opérations pour
chacun de ces secteurs. Les politiques et les stratégies de la
Société s’appuient sur des consultations, des données statistiques et des recherches poussées. Et nous savons innover, comme
vous pourrez le constater à la lecture de ce rapport annuel.
D’importantes améliorations dans le domaine
de la diversité culturelle
Notre pays devient de plus en plus multiculturel – une réalité
qui n’est pas pleinement reflétée dans nos films et nos émissions
de télévision. Afin de faire place à des voix à la fois nouvelles
et différentes, nous devons nous assurer que nos politiques,
nos programmes et nos services répondent aux besoins et aux
réalités de ceux qui en sont porteurs.
Le Partenariat interministériel avec les communautés de
langue officielle (PICLO) est un modèle à ce niveau. Par l’entremise de programmes d’immersion, d’ateliers de formation et
d’enveloppes consacrées au développement des dramatiques,
le PICLO a permis à des producteurs de langue française, de
Moncton à Vancouver, de pouvoir décrire les réalités de leurs
communautés grâce à la télévision.
Dans la foulée des succès remportés par ce programme,
Téléfilm a participé à la création de l’Initiative Déclic, un programme d’une durée de trois ans destiné aux producteurs talentueux provenant de minorités visibles et de la communauté
autochtone qui sont en milieu de carrière.
Le volet administré par Téléfilm, le programme Déclic Prise 1,
alloue des fonds pour le perfectionnement professionnel, le
développement de projets, l’augmentation des auditoires et la
participation au Festival de télévision de Banff. En mars 2004,
nous avons eu le plaisir de dévoiler les noms des 15 premiers
lauréats du programme Déclic Prise 1. Nous avons également
eu le privilège de recevoir le premier prix d’excellence de la
Canadian Diversity Producer’s Association cette année à Banff.
En terminant, je tiens à remercier chaleureusement les
membres du conseil pour leur participation dévouée et consciencieuse à l’élaboration du plan d’entreprise de Téléfilm.
Le comité de vérification et des finances et celui de la diversité
culturelle et linguistique ont accompli un excellent travail.
Trina McQueen et Fil Fraser se sont joints au conseil cette
année. Nous pouvons nous estimer privilégiés de pouvoir dorénavant compter sur l’expérience et la vision de ces deux remarquables personnalités.
Permettez-moi d’adresser mes plus sincères félicitations à
Richard Stursberg et à l’ensemble des employés de Téléfilm
pour les extraordinaires réalisations de la dernière année.
J’aimerais aussi exprimer toute mon admiration aux industries
du film, de la télévision, des nouveaux médias et de la musique
et aux créateurs qui enrichissent nos vies avec des œuvres de
qualité empreintes d’une formidable imagination.
Charles Bélanger
Téléfilm Canada
8
Message du directeur général
Quand nous avons élaboré notre plan d’entreprise intitulé
De plus vastes auditoires pour les produits culturels canadiens, en 2002, nous avons exprimé le désir de réaliser les
objectifs suivants au cours des cinq années subséquentes :
financer des productions audiovisuelles à la fois distinctement
canadiennes et populaires auprès des auditoires ; aider l’industrie à atteindre une viabilité à long terme ; et moderniser
Téléfilm Canada. Le présent rapport fait état des progrès que
nous avons accomplis face à ces objectifs au cours de la
dernière année.
Des auditoires plus larges
Les récents succès des films canadiens aux guichets nous permettent de commencer à voir les résultats de notre nouvelle
orientation en matière d’auditoires. La part de marché des films
canadiens a doublé en 20031 par rapport à ce qu’elle était il y a
deux ans.
Parmi les œuvres remarquables produites l’année dernière,
nous retrouvons : Les Invasions barbares, qui a remporté
l’Oscar® du Meilleur film en langue étrangère en 2004 ;
Les Triplettes de Belleville, lauréate de deux nominations aux
Oscars®; et Mambo Italiano, le long métrage de langue anglaise
ayant obtenu les meilleures recettes-guichet depuis 20 ans.
Le succès phénoménal du cinéma de langue française a constitué l’une des plus remarquables réussites de 2003-2004
comme en atteste sa part de marché record de 19 % au pays.
Les progrès réalisés cette année mettent en évidence la
grande réussite du partenariat entre Téléfilm et l’industrie ; à
preuve, 96 % des recettes des films canadiens aux guichets en
2003 résultent de cette étroite collaboration.
Dans le secteur de la télévision, notre plus grande réalisation a été de participer à la réorientation du Fonds canadien de
télévision dont l’objectif principal à long terme est axé sur
l’atteinte des auditoires. La dernière année a aussi donné lieu
à la production d’émissions des plus innovatrices. Fortier et
Les Bougon – C’est aussi ça la vie ! ont récolté un immense
succès auprès des auditoires québécois. Au Canada anglais,
les séries Trailer Park Boys et Degrassi: The Next Generation
ont également reçu un accueil très favorable.
Notre engagement dans le financement des productions
numériques interactives coïncide avec l’explosion des choix en
matière de médias et avec l’importance grandissante de l’Internet.
Malgré les succès d’estime remportés par des productions telles
In Vivo et deafplanet.com, la croissance et la compétitivité de
cette industrie demeurent intimement liées à une hausse significative des ressources financières. Dans l’intervalle, le Fonds
des nouveaux médias du Canada a fait l’objet d’une réorientation
afin que soit privilégié le financement des productions ayant les
meilleures chances de rejoindre les auditoires.
1. Les auditoires des longs métrages sont mesurés par année calendrier pour permettre une référence aux autres pays.
Rapport annuel 2003-2004
9
Une industrie viable
En 2003-2004, nous nous sommes fixés comme objectif
d’aider l’industrie audiovisuelle canadienne à centrer ses efforts
sur la viabilité à long terme. Des compagnies en bonne santé,
ayant la capacité d’attirer du financement privé et d’avoir accès
à de nouveaux talents, sont en meilleure position pour produire
des œuvres susceptibles de connaître du succès auprès des
auditoires à travers le monde.
Ces douze derniers mois ont été particulièrement fertiles en
défis de toutes sortes. Dans ce rapport, nous faisons état du
financement des productions audiovisuelles que nous soutenons. Ces données nous permettent de constater un ralentissement de la croissance de l’industrie canadienne, occasionnée
en grande partie par une popularité accrue des émissions de
télévision nationales dans les autres pays.
Manifestement, la tâche à accomplir réclame le concours de
plusieurs partenaires. Il faut aussi des initiatives permettant la
création d’un environnement sain et créatif pour l’industrie.
De notre côté, nous allons affronter ces défis en privilégiant
trois avenues : en aidant les productions canadiennes à obtenir
un véritable accès au financement étranger ; en participant à
l’élaboration d’un plan à long terme en matière de développement d’expertise ; et en épaulant les compagnies afin qu’elles
puissent améliorer leurs résultats nets grâce à une meilleure
rétention des honoraires des producteurs, des frais d’administration de l’entreprise, et à la récupération.
L’impact de ces stratégies sera perceptible avec le temps.
Notre objectif consiste à faire en sorte que l’industrie canadienne
soit dynamique et financièrement rentable.
Un Téléfilm moderne
Nous sommes particulièrement fiers du travail accompli afin de
moderniser Téléfilm. Nous avons centré nos efforts sur un meilleur service à la clientèle. Nous avions promis d’élaborer et de
mettre en application une charte de service aux clients – nous
pouvons dire mission accomplie. Nous avons établi des normes
de service et des processus de prise de décisions plus transparents tout en améliorant la gestion du risque. Ces changements nous ont permis d’accorder toute notre attention au
financement des meilleurs projets et de réduire les délais d’attente. Et, pour couronner le tout, nous sommes en voie de
devenir un chef de file en matière de prestation de services.
L’un des plus grands défis qu’il nous reste à relever – et il
s’agira d’une priorité pour la prochaine année – est la modernisation de la Loi sur Téléfilm Canada. Le gouvernement a déjà
souligné l’importance de cette initiative et nous attendons avec
optimisme sa réalisation.
Les fonds publics qui nous sont confiés par le gouvernement
– que nous investissons dans la production et la promotion du
cinéma, de la télévision, des nouveaux médias et de la musique
d’ici – ont généré l’année dernière une activité économique de
près de 1 milliard de dollars au sein de l’industrie. L’ampleur de
cette activité consolide l’industrie audiovisuelle canadienne et
en fait un important collaborateur du gouvernement fédéral pour
l’atteinte des priorités dans ce domaine.
En terminant, je voudrais remercier le conseil d’administration pour son apport de premier plan à l’élaboration des nouvelles orientations de la Société ; les employés de Téléfilm pour
leur dévouement et leur collaboration exceptionnelle ; et nos
partenaires de l’industrie pour leur formidable dynamisme.
Richard Stursberg
Téléfilm Canada
10
Participation financière de Téléfilm Canada
Contrats signés en 2003-2004
Nouveaux projets
en milliers de dollars
Fonds canadien de télévision
Programme de participation au capital
Production
Développement
Distribution
Doublage
Total
Modifications aux contrats
des années précédentes
en milliers de dollars
Total
en milliers de dollars
103 794
7 997
936
1 113
113 839
( 377 )
1 232
–
–
856
103 417
9 229
936
1 113
114 695
Fonds du long métrage du Canada
Programmes d’aide au développement, à la production et à la mise en marché
Production
Développement
Mise en marché (débours)
Coproductions officielles (mini-traités)
Sous-total
59 535
4 994
9 948
820
75 297
2 046
1 237
3 419
( 59 )
6 642
61 581
6 230
13 366
761
81 939
Programme d’aide aux activités complémentaires
Programme d’aide à l’écriture de scénarios
Programme d’aide aux longs métrages indépendants à petit budget
Total
6 218
1 220
1 549
84 283
536
( 19 )
–
7 160
6 754
1 201
1 549
91 443
Fonds des nouveaux médias du Canada
Aide aux produits
Aide à la distribution
Aide au développement sectoriel
Total
8 870
100
771
9 741
( 257 )
–
–
( 257 )
8 613
100
771
9 484
Fonds de la musique du Canada
Programme des entrepreneurs de la musique (débours)
Aide à l’élaboration de plans d’affaires
Aide à la réalisation de plans d’affaires
Total
–
8 691
8 691
37
–
37
37
8 691
8 728
Programme de partage des revenus de production
–
( 10 )
( 10 )
Coproductions officielles – mini-traités (télévision)
334
( 46 )
288
–
( 118 )
( 118 )
204
–
696
–
178
503
2 320
406
4 306
( 14 )
(3)
–
( 20 )
112
( 74 )
–
–
1
189
(3)
696
( 20 )
290
430
2 320
406
4 306
Fonds d’aide au doublage et au sous-titrage (télévision)
Autres fonds et programmes
Fonds régulier
Marketing international
Participation aux marchés (télévision)
Fonds d’aide aux activités commerciales
Subventions aux festivals canadiens (télévision)
Développement industriel et professionnel
Programme national de formation dans le secteur du film et de la vidéo
Autres formes d’aide
Total
Dépenses administratives
Total
–
–
22 857
221 194
7 623
251 673
Note : Les résultats des additions ne correspondent pas exactement aux totaux parce que les chiffres ont été arrondis.
Rapport annuel 2003-2004
11
Événements de l’industrie
Festival des films du monde, Montréal, le 28 août 2003
Les réalisateurs Louis Bélanger (Gaz Bar Blues, Post Mortem) et
Charles Binamé (H20: The Last Prime Minister, Séraphin, un homme et
son péché) en compagnie de Charles Bélanger, président de Téléfilm Canada.
Canadian Front: New Films, New York, le 4 mars 2004
The Museum of Modern Art, en partenariat avec Téléfilm Canada, a inauguré
la première vitrine annuelle du cinéma canadien. Le programme de huit films,
établi par Laurence Kardish, conservateur au MoMA, a été lancé devant une
salle comble au théâtre The Gramercy avec The Saddest Music in the World
de Guy Maddin, présenté en avant-première avant sa diffusion en salles par
IFC Films aux États-Unis.
Jonathan Sehring, président, IFC Entertainment ; Guy Maddin, réalisateur ;
Niv Fichman, producteur et cofondateur de Rhombus Media ; Pamela Wallin,
consule générale du Canada à New York ; et Richard Stursberg, alors
directeur général de Téléfilm Canada.
Lancement de Hollywood à Montréal, Montréal, le 28 août 2003
Une soirée spéciale a été organisée afin de réunir les présidents et directeurs
généraux anciens et actuels de Téléfilm, dans le cadre du lancement national
de Hollywood à Montréal : Naissance et développement de l’industrie du
cinéma canadien, signé par Michael Spencer, premier directeur général de la
Société, avec la collaboration de Suzan Ayscough.
De gauche à droite : Harvey Corn, François Macerola, Robert Dinan, Michel
Vennat, Michael Spencer, David Silcox, Richard Stursberg, Pierre DesRoches,
Michèle Fortin et Charles Bélanger.
Déjeuner de l’industrie au NSI FilmExchange, Winnipeg, le 4 mars 2004
Charles Bélanger disant qu’il est important de développer les talents canadiens. À sa gauche, Jamie Brown, chef de la direction et producteur exécutif,
Frantic Films, et président de la Manitoba Motion Picture Industry Association ;
et à sa droite, Nicholas Hirst, rédacteur en chef de la Winnipeg Free Press.
Projection spéciale des Invasions barbares, Ottawa, le 6 mai 2003
Le réalisateur Denys Arcand apposant son autographe sur une affiche lors
de la projection à Ottawa de son tour de force, Les Invasions barbares –
le film le plus honoré de l’histoire du cinéma canadien, qui a reçu entre autres
l’Oscar ® du meilleur film en langue étrangère. Cette soirée, qui s’est déroulée
en présence de Son Excellence Adrienne Clarkson, gouverneure générale du
Canada, rendait un hommage mérité au cinéma canadien.
Projection spéciale du film Le Papillon bleu, Ottawa, le 10 février 2004
Marc Donato, comédien ; l’honorable Hélène Chalifour Scherrer, alors
ministre du Patrimoine canadien ; Pascale Bussières, comédienne ;
Léa Pool, réalisatrice ; Patrick Roy, vice-président, Alliance Atlantis Vivafilm ;
Georges Brossard, fondateur de l’Insectarium de Montréal ; Richard Stursberg ;
et Francine Allaire, productrice, Galafilm.
Téléfilm Canada
12
UN REGARD SUR TÉLÉFILM CANADA
P R O F I L : U N I N V E S T I S S E U R C U LT U R E L
Téléfilm Canada est un instrument de politique culturelle du
gouvernement fédéral dont le rôle est d’apporter son soutien
aux industries canadiennes du film, de la télévision, des nouveaux médias et de la musique afin qu’elles puissent créer des
œuvres qui, à la fois, reflètent la diversité canadienne et soient
grandement appréciées par les auditoires canadiens.
Par l’entremise de ses quatre bureaux canadiens (Vancouver,
Toronto, Montréal et Halifax) et de son bureau européen à
Paris, Téléfilm remplit principalement son rôle d’investisseur
dans des projets individuels. Les revenus provenant de ses
investissements sont intégralement réinvestis dans de nouvelles
productions, donnant la voix à d’autres créateurs qui racontent
des histoires inédites.
Téléfilm mise sur le financement d’œuvres de très grande
qualité ayant les meilleures chances de rejoindre les auditoires
canadiens. La Société aide aussi l’industrie à atteindre une plus
grande viabilité.
Téléfilm est une société d’État qui relève du ministère du
Patrimoine canadien. Ses activités reflètent les politiques publiques du gouvernement fédéral et sont gérées conformément
aux protocoles des Fonds et aux ententes de contribution signées avec le ministère au fil des ans.
Le budget annuel total de Téléfilm s’élève à 244 millions de
dollars. Téléfilm engage la plus grande partie de ses ressources
financières par l’entremise de quatre initiatives principales :
le Fonds du long métrage du Canada ; le Fonds canadien de
télévision, en partenariat avec le secteur privé ; le Fonds des
nouveaux médias du Canada ; et le Programme des entrepreneurs de la musique du Fonds de la musique du Canada.
Le succès de Téléfilm sur le plan des auditoires repose dans
une large mesure sur sa propre performance. L’uniformisation
et la transparence de ses processus et de ses procédures d’affaires, la bonification de ses systèmes informatisés, l’expertise de
sa main-d’œuvre, l’évaluation de la performance et son imputabilité sont autant d’éléments essentiels à la conduite de ses
activités d’affaires.
Mission
À titre d’investisseur culturel, Téléfilm aide l’industrie audiovisuelle canadienne à créer des œuvres culturelles qui reflètent
et consacrent la diversité canadienne, et qui sont appréciées à
leur juste valeur au Canada et à l’étranger. Les investissements
de la Société encouragent l’excellence tout en permettant la
création d’un éventail de projets qui reflètent la diversité des
formats, des genres, des devis, des contenus, des créateurs et
des interprètes.
Vision
Téléfilm souhaite appuyer le développement, la production, la
promotion et la distribution d’émissions de télévision, de films et
de produits nouveaux médias canadiens populaires qui captivent le plus grand nombre d’auditoires canadiens et étrangers
possible.
La mesure du succès de Téléfilm repose en grande partie
sur l’intérêt du public canadien pour les œuvres appuyées.
Une deuxième mesure est liée à notre capacité d’avoir une
industrie vigoureuse et dynamique qui développe, produit, distribue et diffuse avec succès les œuvres financées par Téléfilm.
Valeurs fondamentales
À titre d’organisme du secteur public et de partenaire de l’industrie, Téléfilm défend six valeurs fondamentales :
Les ressources de Téléfilm assurent qu’une diversité de
joueurs, œuvrant au sein d’entreprises de toutes tailles, contribuent à l’expression et à la promotion de la culture canadienne,
qu’il s’agisse de petites et moyennes entreprises (PME), de
compagnies cotées en bourse, ou de conglomérats à intégration verticale. Chaque année, près de 1 000 clients, majoritairement des PME, reçoivent un soutien financier de Téléfilm
Canada. Leurs activités facilitent la représentation de la diversité canadienne et la création d’emplois, tout en contribuant de
façon substantielle à l’augmentation des auditoires canadiens.
célébrer l’expression d’histoires canadiennes originales ;
défendre activement une culture audiovisuelle canadienne
dynamique et viable ;
récompenser la performance et encourager une nouvelle
façon de penser ;
être ouverte, transparente et accessible, pour le bénéfice
de ses partenaires, de l’industrie et du public ;
constituer une plus-value pour le Parlement et le public
canadien ; et
promouvoir la diversité sous toutes ses formes dans les
programmes et les politiques.
Rapport annuel 2003-2004
13
Principales activités
Par l’entremise de ses programmes, Téléfilm dessert quatre
secteurs de l’industrie de l’audiovisuel : le cinéma, la télévision,
les nouveaux médias et la musique.
Téléfilm apporte un éventail d’aides aux quatre secteurs qu’il
dessert : une aide financière à la production, au doublage, au
sous-titrage, à la distribution, au marketing et au développement professionnel, ainsi qu’un soutien aux festivals canadiens
et à la participation aux festivals et aux marchés internationaux.
Les Invasions barbares
Cinémaginaire inc. et Pyramide Productions
Au début de la cinquantaine, Rémy est à l’hôpital aux prises avec un
cancer en phase terminale. Ce professeur d’histoire divorcé se voit ainsi
contraint de renoncer à l’hédonisme qui a marqué sa vie. Son ex-femme
Louise rappelle d’urgence leur fils Sébastien qui vit à Londres.
Sébastien hésite – son père et lui n’ont plus rien à se dire depuis
longtemps. Des amis et d’anciennes flammes accourent au chevet de
Rémy, lui offrent leur appui, règlent des comptes et font le point sur leur
propre vie.
Les Invasions barbares, dont l’histoire poursuit après 17 ans celle
du chef-d’œuvre du réalisateur Denys Arcand, Le Déclin de l’empire
américain (1986), est digne de son prédécesseur. La comédie dramatique de Denys Arcand a été présentée dans 25 festivals et a obtenu
plus de 40 prix et nominations prestigieux. L’histoire retiendra que ce
long métrage a été le premier film canadien à mériter un Oscar ® dans
la catégorie du meilleur film en langue étrangère. Après avoir récolté
7,3 millions de dollars au Canada, le film a été distribué par Miramax aux
États-Unis.
La participation financière de Téléfilm se présente sous diverses formes selon les fonds ou les programmes : investissements,
avances, prêts, garanties de prêts, subventions, enveloppes destinées aux entreprises et plus encore. La plupart des activités
de Téléfilm concernent le financement de projets individuels choisis grâce à un processus de sélection des plus rigoureux. À titre
d’investisseur, la Société partage les risques et les revenus éventuels de ses investissements.
Sur le plan international
Afin que l’environnement soit propice à l’essor de compagnies
viables et au talent créateur, Téléfilm est aussi un joueur actif
au niveau international, entre autres en contribuant à la promotion des films canadiens dans le cadre d’importants festivals et
en encourageant des partenariats de coproduction par l’entremise, notamment, de son initiative Immersion Europe et de commissions mixtes.
À ce jour, le Canada a conclu 49 accords internationaux de
coproduction avec plus d’une cinquantaine de pays ; les coproductions jouent un rôle charnière dans le développement de
l’industrie canadienne du film et de la télévision. En 2003,
95 projets ayant reçu de Téléfilm une décision anticipée à titre de
coproductions officielles ont été produits. Leurs devis totalisaient
677 millions de dollars.
Un catalyseur de talent
Grâce à ses programmes spécifiquement conçus pour les nouveaux talents et pour les membres des communautés sousreprésentées, Téléfilm est un catalyseur du talent créateur
canadien. Son soutien a permis à des milliers de scénaristes,
de réalisateurs, de producteurs, de distributeurs, de techniciens,
d’artistes et de concepteurs de produits nouveaux médias canadiens de poursuivre leur carrière au Canada et de travailler dans
leur région et dans la langue officielle de leur choix.
Téléfilm Canada
14
Objectif nO 1
Accroître les
auditoires des produits
culturels canadiens
OBJECTIF
NO 1
ACCROÎTRE LES AUDITOIRES
DES PRODUITS CULTURELS CANADIENS
L’objectif de Téléfilm Canada concernant les auditoires a représenté un changement fondamental tant pour l’industrie que pour
la Société. Ce changement de cap a signifié qu’une attention
toute particulière est dorénavant accordée à la création d’un
éventail étendu de produits de très grande qualité susceptibles
de séduire les auditoires, plutôt qu’à encourager un plus grand
volume de production. En 2003-2004, Téléfilm a fait un pas de
plus vers son objectif de favoriser la croissance des auditoires –
particulièrement en ce qui concerne le cinéma canadien.
Revue des opérations : activités d’affaires
FONDS DU LONG MÉTRAGE DU CANADA
En 2000, le gouvernement fédéral a annoncé une nouvelle
Politique canadienne du long métrage, intitulée Du scénario à
l’écran. Le principal objectif est d’atteindre une part de marché
de 5 % des recettes-guichet au pays d’ici 2006, en solidifiant
les secteurs de la production et de la distribution des produits.
En raison des immenses succès récoltés en 2003-2004, la
Société n’a apporté que peu de modifications à son approche
pour le marché de langue française, le sentiment général étant
qu’il ne faut pas changer ce qui fonctionne bien.
Cependant, Téléfilm a restructuré son aide au développement, particulièrement du côté anglophone, afin de permettre
au processus créatif de mieux tirer parti des possibilités du marché. Les changements permettront d’allouer une plus longue
période au développement et d’impliquer les réalisateurs et les
distributeurs dès les premières étapes d’un projet. Pour les projets ayant reçu un engagement de Téléfilm en production, une
nouvelle étape de développement, appelée « feu vert », donnera
aux producteurs l’occasion de peaufiner les étapes finales du
financement et de la distribution des rôles. Ainsi, ils ne seront
plus obligés de se lancer en production de façon prématurée
en raison des contraintes de flux monétaire.
La politique propose deux autres cibles : l’augmentation à
5 millions de dollars du devis moyen de production, et l’augmentation à 500 000 $ du devis moyen de marketing.
Le Fonds du long métrage du Canada (FLMC), administré
par Téléfilm, constitue l’instrument de base pour réaliser ces
objectifs. Ce Fonds offre un appui à l’écriture de scénarios, au
développement de projets, à la production, à la mise en marché
et aux activités complémentaires. Pour atteindre ces objectifs,
le Fonds dispose de ressources annuelles d’environ 80 millions
de dollars, qui sont investies dans les productions les plus susceptibles de rejoindre les auditoires canadiens.
Centré sur les auditoires, le Fonds doit prendre en considération les occasions d’affaires et les défis particuliers des
deux marchés linguistiques canadiens. Téléfilm a donc adopté
une approche asymétrique pour le marché du long métrage
canadien avec des stratégies propres aux marchés de langues
française et anglaise.
Garder le cap sur l’objectif
De façon générale, en 2003-2004, Téléfilm a poursuivi pour le
secteur des longs métrages les initiatives implantées l’année
précédente : financer un éventail plus large de productions de
grande qualité, insister sur l’importance de meilleurs lancements et encourager une mise en marché plus efficace de
tous les longs métrages, avec des engagements fermes des
distributeurs en matière de publicité et de copies disponibles.
Téléfilm Canada
16
Degrassi: The Next Generation
Epitome Pictures Inc.
Des triangles amoureux, des peines d’amour, des tromperies, mais aussi
des moments de popularité sont au menu des surprises qui attendent
les étudiants cette année à la Degrassi Community School. La troisième
saison de Degrassi: The Next Generation, une série acclamée au
Canada et à l’étranger, était de retour à une heure de grande écoute en
2003-2004.
Degrassi: The Next Generation a remporté plus d’une douzaine de prix
depuis son lancement canadien en 2001. Ses débuts américains ont été
couronnés de succès et lui ont valu de nouveaux prix dont le 2004 Best
Family Television Series au 25th Young Artists Awards en Californie et
le prix d’excellence 2003 de l’Alliance pour les enfants et la télévision.
Les fans peuvent également fréquenter le site Web www.degrassi.tv,
qui a obtenu le prix Gemini du site Web le plus populaire.
Accroître les auditoires des produits culturels canadiens
FONDS CANADIEN DE TÉLÉVISION
Le ministère du Patrimoine canadien, le Fonds de production
de la câblodistribution (une initiative de l’industrie canadienne
de la câblodistribution) et Téléfilm Canada ont joint leurs forces
en 1996 pour créer le Fonds canadien de télévision (FCT).
Le Fonds canadien de télévision est une initiative des secteurs
privé et public. Il a un budget annuel de 234 millions de dollars.
Téléfilm et le Fonds canadien de télévision se partagent la responsabilité d’administrer le Fonds.
Repenser la télévision canadienne
La télévision canadienne a fait l’objet de nombreuses discussions en 2003-2004 et continuera d’être un sujet largement
débattu alors que le gouvernement fédéral réoriente sa politique à cet égard.
Au début de l’exercice 2003-2004, quelques difficultés
liées aux décisions de financement ont affecté le Fonds canadien de télévision. Ces problèmes venaient de l’incompatibilité
des processus de décision du Programme de participation au
capital (PPC) et du Programme de droits de diffusion (PDD).
Les deux programmes ont donc élaboré de nouveaux processus opérationnels afin de mieux coordonner leurs décisions de
financement.
Du côté du marché de langue anglaise, nous faisons toujours face au défi de produire des émissions que les Canadiens
souhaitent regarder. C’est tout particulièrement vrai en ce qui
concerne les dramatiques de langue anglaise qui se classent
très rarement parmi les 20 émissions les plus écoutées au
Canada. Par opposition, les télédiffuseurs de langue française
ont connu de très grands succès d’auditoires avec les productions québécoises qui occupent de façon constante les premières positions de la liste des émissions les plus écoutées.
Trois rapports majeurs sur cette question ont été produits
récemment et ont été étudiés par le gouvernement. En 2002,
le CRTC et Téléfilm ont commandé de façon conjointe deux
études ayant pour mandat l’examen de la situation des dramatiques de langues anglaise et française au Canada. Les résultats
de ces études ont été publiés : le rapport de Trina McQueen,
qui est aujourd’hui membre du conseil d’administration de
Téléfilm, Options dramatiques et le rapport de Guy Fournier,
De quoi demain sera-t-il fait ?
Dans la même veine, l’examen de la situation de la radiodiffusion canadienne mené par le Comité permanent du
Patrimoine canadien a donné lieu en juin 2003 à la parution
d’un rapport d’envergure intitulé Notre souveraineté culturelle :
le deuxième siècle de la radiodiffusion canadienne auquel le
gouvernement a répondu. Tant l’étude que la réponse du gouvernement indiquent que le Fonds canadien de télévision doit
être centré sur les auditoires canadiens.
Réorienter le Fonds : cap sur les auditoires
Dans ce contexte, Téléfilm a joué un rôle décisif en ce qui concerne les modifications majeures apportées au Fonds canadien
de télévision. Le changement le plus significatif touche l’importance maintenant accordée à l’augmentation des auditoires plutôt qu’au volume d’heures de diffusion soutenu.
Le FCT avait toujours mesuré ses succès dans ce domaine
selon le volume des productions soutenues. À la lumière des difficultés rencontrées par le marché de langue anglaise à rejoindre
les téléspectateurs, il était devenu nécessaire de mettre de l’avant
une nouvelle orientation accordant la priorité aux projets ayant
un réel potentiel en ce qui concerne les auditoires.
Bien que cette nouvelle orientation se reflète dans les principes directeurs 2004-2005 du Fonds, les critères d’admissibilité de base et les types d’émissions admissibles sont demeurés
les mêmes.
Simplifier l’administration
Téléfilm et le Fonds canadien de télévision continueront d’administrer conjointement les ressources du FCT même si, dans
les faits, chaque organisme aura sous sa responsabilité l’un des
volets spécifiques de financement.
Cette révision fait en sorte que le FCT se compose maintenant de trois volets distincts : une enveloppe fondée sur la
performance des télédiffuseurs, administrée par le FCT, et des
volets pour les dramatiques de langue anglaise et pour les initiatives spéciales gérés par Téléfilm. Le volet des initiatives
spéciales offre une aide financière pour le développement, le
doublage, les productions en langues autochtones, les productions en langue française produites hors Québec, les initiatives spéciales destinées aux dramatiques de langue anglaise
et les longs métrages ayant une fenêtre de diffusion.
Ces changements ont considérablement simplifié le processus de demande car les producteurs ont maintenant la possibilité de déposer leurs requêtes à un seul endroit, selon leur
groupe linguistique et le genre d’émission. Le nouveau système
des enveloppes permettra aussi aux requérants de mieux
prévoir l’avenir. En effet, grâce à ces enveloppes, les télédiffuseurs seront à même de connaître au préalable le niveau de
financement disponible pour donner le feu vert aux principaux
projets. Ces modifications seront pleinement en vigueur en
2005-2006, après que des amendements aient été apportés
aux ententes de contribution du FCT.
La prochaine étape : établir un objectif
L’élaboration d’indicateurs de rendement a été une priorité et la
mesure des auditoires a été intégrée au calcul et à l’évaluation des
décisions de financement du FCT dans les principes directeurs de
2004-2005. Pour le volet des dramatiques de langue anglaise
administré par Téléfilm, la feuille de route du télédiffuseur 2 et les
plans de marketing sont maintenant des critères de première importance dans le processus de prise de décision.
2. La feuille de route des télédiffuseurs reflète le niveau des auditoires atteints par les dramatiques soutenues par le FCT au cours de
l’année de radiodiffusion comprise entre le 1er septembre 2002 et le 31 août 2003, soit les données les plus récentes disponibles.
Rapport annuel 2003-2004
17
FONDS DES NOUVEAUX MÉDIAS DU CANADA
Le Fonds des nouveaux médias du Canada (FNMC) est l’un des
fonds créés dans le but de permettre la réalisation des objectifs
de Culture canadienne en ligne, une initiative du ministère du
Patrimoine canadien. L’objectif principal du Fonds des nouveaux médias du Canada est de favoriser le développement,
la production, la mise en marché et la distribution de produits
culturels canadiens de grande qualité, originaux et novateurs,
divertissants et interactifs, dans les deux langues officielles,
tout en soutenant la croissance et le développement de l’industrie canadienne des nouveaux médias afin qu’elle soit compétitive sur les marchés internationaux.
Une étude effectuée en 2003 par Téléfilm auprès de ses
clients œuvrant dans les nouveaux médias a démontré que,
malgré la production de contenus canadiens innovateurs et
captivants tant pour les plate-formes en ligne que hors ligne,
les producteurs ont de la difficulté à attirer les auditoires. Après
avoir mené des consultations auprès de l’industrie, Téléfilm a
intégré une série de stratégies aux principes directeurs du
Fonds pour 2003-2004, dont une orientation qui vise la conquête des auditoires.
deafplanet.com
marblemedia
C’est une émission de télévision en direct, c’est aussi un site Web
animé… deafplanet.com est la première série télévisée et le premier
site Web à utiliser la Langue des signes américains (LSA). Produit par
marblemedia en partenariat avec la Société culturelle canadienne des
Sourds, cette série animée met en vedette un jeune garçon, Max, qui
s’envole par accident dans la fusée d’un musée et atterrit sur la planète
des sourds. Une adolescente et son robot aident Max à se débrouiller
en lui faisant apprendre la langue des signes.
Les internautes qui visitent deafplanet.com peuvent y trouver des
activités liées à chacun des épisodes de la série télévisée, de même que
des extraits vidéos qui présentent d’amusants professeurs qui enseignent la LSA en français et en anglais avec des voix hors champ. Le site
a été mis en nomination pour le prix IMAT Innovation des prix EMMA
2002 et a été finaliste des prix Codie de la Software Industry
Associations’ 2004 dans la catégorie Best Educational Special
Needs Solution.
Téléfilm Canada
18
Une meilleure collecte d’information
sur les auditoires en ligne
Le défi des nouveaux médias en ce qui concerne la mesure des
auditoires en ligne, c’est qu’il n’y a pas de consensus sur un système qui serait impartial pour cette industrie en émergence qui
offre en petit volume des produits culturels canadiens en ligne.
En 2003-2004, Téléfilm s’est procuré des informations commerciales concernant les habitudes des Canadiens en ligne et
a collaboré avec le ministère du Patrimoine canadien et d’autres
partenaires à l’évaluation des systèmes de mesure des auditoires en ligne actuellement disponibles.
En 2004-2005, Téléfilm s’abonnera à un service de mesure
de fréquentation pour l’Internet afin d’obtenir des données sur
les auditoires des projets soutenus. Cette entente permettra
aussi de compléter nos propres données sur les ventes de produits hors ligne et de pouvoir mesurer plus efficacement la performance de ces produits à l’avenir.
Un processus de demande simplifié
Téléfilm a réduit le fardeau financier de ses clients en créant un
processus de demande à deux étapes qui fait en sorte que seuls
les projets ayant les meilleures chances d’attirer les auditoires
peuvent faire l’objet d’une demande élaborée. Les requérants
qui proposent des productions en ligne convergentes ou des
produits hors ligne doivent dorénavant démontrer l’intérêt d’un
télédiffuseur ou d’un éditeur.
Accroître les auditoires des produits culturels canadiens
L A P R O M OT I O N D U TA L E N T C A N A D I E N A U PAY S
Le soutien de Téléfilm aux festivals culturels nationaux a été
arrimé aux objectifs des principaux programmes en matière
d’auditoires. Les grands festivals jouent un rôle de premier plan
en rehaussant le profil des produits canadiens alors que les
plus petits événements contribuent à sensibiliser les auditoires
des régions aux œuvres canadiennes.
Téléfilm a soutenu 44 festivals canadiens en 2003-2004
en leur accordant des ressources de 2,5 millions de dollars.
Ce programme s’est associé à des événements nationaux
comme le Festival international du film de Toronto, le Festival
des films du monde de Montréal, le Festival international du film
de Vancouver, le Festival du film de l’Atlantique et le Festival de
télévision de Banff, de même qu’à 39 festivals régionaux ou
spécialisés consacrés aux documentaires, aux courts métrages,
aux films sur l’art, à l’animation, aux productions destinées aux
enfants, aux productions en langues autochtones, aux nouveaux
médias, aux œuvres expérimentales et autres.
Téléfilm soutient des festivals offrant une programmation
dans la langue officielle minoritaire de la province où se tiennent ces événements. Parmi eux, nous retrouvons les Rendezvous du cinéma québécois et francophone de Vancouver
(Colombie-Britannique), le Festival international du cinéma
francophone en Acadie (Nouveau-Brunswick) et Cinémental
(Manitoba), où les auditoires ont une occasion unique de voir
des films auxquels ils n’auraient pas accès autrement.
La Société s’associe également à des remises de prix
comme les prix Génie et les prix Jutra pour mieux faire connaître les créateurs et les stars d’ici, et ainsi contribuer au
développement à long terme des auditoires.
Rapport annuel 2003-2004
19
Prix canadiens majeurs remportés en 2003-2004 par des productions financées par Téléfilm Canada
Long
métrage
Long
métrage
The Corporation
Festival international du film de
Vancouver 2003
Prix Federal Express pour le film canadien
le plus populaire
The Delicate Art of Parking
Festival des films du monde 2003
Zénith d’or du meilleur film canadien
Gaz Bar Blues
Festival des films du monde 2003
Festival des films du monde 2003
Grand Prix spécial du jury
Prix du film canadien le plus populaire
La Grande séduction
Prix Jutra 2004
Atlantic Film Festival 2003
Billet d’or – Desjardins
Prix People’s Choice pour le meilleur film
Les Invasions barbares
Festival international du film de
Toronto 2003
Cinémental 2003
Cinéfest Sudbury 2003
Prix de la Ville de Toronto pour
le meilleur long métrage canadien
Gerbe d’or pour le Prix du public
Prix Bell Canada pour le meilleur film canadien
Love, Sex & Eating The Bones
Festival international du film de
Toronto 2003
Prix CITYTV pour un premier long métrage
canadien
On The Corner
Festival international du film de
Vancouver 2003
Prix CITYTV pour le meilleur film de l’Ouest
Télévision
Télévision
100 Days in the Jungle
18e Gala des prix Gemini
Meilleur téléfilm ou mini-série dramatique
24 poses
18e Gala des prix Gémeaux
Meilleure émission dramatique
Fortier
18e Gala des prix Gémeaux
Meilleure série dramatique
Le Monde de Charlotte
18e Gala des prix Gémeaux
Meilleure mini-série
Roger Toupin, épicier variété
Prix Jutra 2004
Meilleur documentaire (ex aequo)
e
Rumeurs
18 Gala des prix Gémeaux
Meilleure comédie
The Eleventh Hour
18e Gala des prix Gemini
Meilleure série dramatique
e
This Hour Has 22 Minutes
18 Gala des prix Gemini
Meilleure émission ou série de comédie
Trailer Park Boys
18e Gala des prix Gemini
Prix Viewer’s Choice pour la meilleure comédie
Nouveaux médias
Nouveaux
médias
www.degrassi.tv
18e Gala des prix Gemini
Site Internet le plus populaire
In Vivo
Concours Boomerang 2003
Grand Prix (CD-ROM/Ludo-éducatif)
Juno Beach Virtual Museum
2003 Yorkton Short Film and
Video Awards
Prix Golden Sheaf pour le meilleur
produit multimédia
www.savedbythebelles.com
Concours Boomerang 2003
Grand Prix (Arts et culture)
www.wumpa.ca
Concours Boomerang 2003
Grand Prix (Jeunesse) (ex aequo)
Téléfilm Canada
20
Accroître les auditoires des produits culturels canadiens
Part de marché des films canadiens en
2001, 2002 et 2003
Engagements du Fonds du long métrage du Canada
et du Fonds canadien de télévision (volet long métrage) 3
20 %
500
8 000
7 000
400
15 %
6 000
5 000
10 %
300
4 000
200
3 000
5%
2 000
100
1 000
0
0%
2001
Français
2002
Anglais
0
1999
2000
2003
2000
2001
2001
2002
Français
Total – Marché
2002
2003
2003
2004
1999
2000
Anglais
2000
2001
2001
2002
2002
2003
Français
en milliers de dollars
2003
2004
Anglais
en milliers de dollars
Devis moyens de production
N’inclut pas la part étrangère des coproductions dans
lesquelles le Canada est un partenaire minoritaire
Devis moyens de mise en marché
(Fonds du long métrage du Canada
seulement)
50
70 000
45
40
60 000
35
50 000
30
40 000
25
20
30 000
15
20 000
10
10 000
5
0
0
1999
2000
2000
2001
2001
2002
2002
2003
Français
2003
2004
Anglais
1999
2000
2000
2001
< 2.5 M $ <
2001
2002
2002
2003
<5M$<
2003
2004
<8M$<
en milliers de dollars
Répartition linguistique
(Production)
Nombre de projets de production
selon la taille du devis
Devis totaux de production
3. Tous les investissements de Téléfilm pour la production de longs métrages ont été compilés ensemble, qu’ils proviennent du Fonds du long métrage du
Canada ou du Fonds canadien de télévision – Programme de participation au capital. Les sommes présentées ici peuvent différer des données des
dernières années mais elles reflètent mieux les investissements totaux de Téléfilm en long métrage.
Rapport annuel 2003-2004
21
Revue du rendement
Objectif : Accroître les auditoires des produits culturels canadiens
Stratégie
Objectif
Résultat
Fonds du long métrage du Canada
Objectif : une part de 5 % du marché
national.
Une part de marché de 3,6 % en 2003
(2,7 % en 2002).
Appuyer, par l’entremise du Fonds du
long métrage du Canada, des films
dont les devis de production et de
mise en marché sont plus élevés.
Devis moyen de production : 5 millions $.
Le devis moyen de production a atteint
6,9 millions $ pour les projets de langue
anglaise et 5,2 millions $ pour les projets
de langue française.
Devis moyen de marketing : 500 000 $.
Le devis moyen de mise en marché a
atteint 421 000 $ pour les projets de
langue anglaise et 347 000 $ pour les
projets de langue française.
Réserver une portion du Fonds du long
métrage du Canada pour les requérants
ayant une feuille de route en matière de
performance.
75 % du fonds pour le volet performance
en fonction du marché linguistique.
75 % des fonds réservés pour les projets
de langue française ont été alloués aux
producteurs ayant des enveloppes
fondées sur la performance ; 24 % des
fonds réservés aux projets de langue
anglaise ont été alloués aux producteurs
ayant des enveloppes.
Encourager de plus nombreux échanges
entre les producteurs de longs métrages,
les distributeurs et les exploitants
de salles.
Faire la promotion des longs métrages
canadiens lors des événements majeurs
organisés par les exploitants et les
distributeurs canadiens.
Téléfilm a commandité des événements de
marque dans le cadre de deux importantes
rencontres de l’industrie canadienne :
ShowCanada et Travelling Québec.
Fonds canadien de télévision
Accroître la disponibilité des données sur
les auditoires des productions financées
par le FCT.
Téléfilm a travaillé avec le FCT pour
améliorer les données accessibles par
l’entremise de BBM et de Nielsen.
Réviser les principes directeurs du
FCT en collaboration avec le conseil
d’administration du Fonds.
Orienter le Fonds vers un objectif lié aux
auditoires, simplifier les procédures de
demande et l’administration.
Le FCT a été remanié et l’accent a été
mis sur des objectifs d’auditoires.
Les procédures de demande et le processus de prise de décision ont été simplifiés.
Fonds des nouveaux médias
du Canada
Évaluer la possibilité d’établir un objectif
en matière d’auditoires.
Téléfilm a amélioré sa connaissance des
marchés et a entrepris avec Patrimoine
canadien une étude sur la mesure des
auditoires.
Réviser les principes directeurs du Fonds
des nouveaux médias du Canada.
Faire en sorte que plus d’attention soit
portée aux auditoires tout en reconnaissant qu’il s’agit d’un défi pour les petites
compagnies sous-capitalisées.
Les principes directeurs du Fonds
ont été orientés vers des objectifs
d’auditoires en favorisant davantage
la promotion croisée des produits.
Un processus de demande à deux
étapes a été introduit pour diminuer le
fardeau financier des compagnies qui
ont peu de chances de succès.
Hausser les exigences relatives aux
déclarations des clients concernant
les auditoires.
Téléfilm Canada
22
Recueillir des données plus fiables sur
les auditoires des projets soutenus.
Les principes directeurs du Fonds ont
été révisés et des contrats exigeant
une meilleure déclaration concernant
l’atteinte des auditoires ont été élaborés.
Accroître les auditoires des produits culturels canadiens
Les auditoires du long métrage
L’atteinte des résultats
Au cours du dernier exercice financier, l’industrie canadienne
du film a continué de progresser vers son objectif de 5 % de
part de marché. En fait, les recettes-guichet canadiennes ont
connu une croissance constante au pays, passant de 1,7 % de
part de marché en 2001 (avant la création du Fonds) à 2,7 %
en 2002 pour atteindre 3,6 % à la fin de 2003.
Une grande partie de cette progression est liée au marché de
langue française qui a atteint une spectaculaire part de marché
de 19 %, alors que la part de marché des œuvres canadiennes
de langue anglaise s’est maintenue aux alentours de 1 %.
En prouvant hors de tout doute que la qualité et le succès
pouvaient aller de pair, des œuvres distinctement canadiennes
ont non seulement connu un succès retentissant sur le plan des
recettes-guichet mais ont aussi glané une multitude de prix
nationaux et internationaux. Deux exemples des plus probants
dominent la liste : Les Invasions barbares de Denys Arcand qui,
tout en recueillant 7,3 millions de dollars dans les salles canadiennes, est devenu le film canadien le plus honoré de tous les
temps avec plus de 40 prix et nominations internationaux, incluant une première pour le Canada, l’Oscar ® du Meilleur film en
langue étrangère ; et La Grande séduction du réalisateur JeanFrançois Pouliot, le long métrage champion de 2003-2004 avec
8,9 millions de dollars de recettes-guichet au pays, et qui a reçu
un prix du public très convoité au festival de Sundance 2004.
Au cours de cette même année, une première vague de
films de langue anglaise conçus sous les nouvelles règles
concernant les auditoires a déferlé au Canada. Le premier de
la liste, Mambo Italiano d’Émile Gaudreault a été lancé sur
135 écrans au Canada avec un lancement simultané aux
États-Unis. Mambo Italiano a récolté plus de 5,1 millions de
dollars au Canada – faisant de cette œuvre le film canadien de
langue anglaise le plus populaire des 20 dernières années.
De plus, il a également fait partie, pendant quelques semaines,
du palmarès des 20 films les plus courus aux États-Unis.
La Grande séduction
Studio Max Films
Jadis un prospère port de pêche, Sainte-Marie-La-Mauderne traverse
des temps difficiles. Premier long métrage du réalisateur Jean-François
Pouliot, La Grande séduction raconte de manière touchante comment,
sous la gouverne de Germain, 150 villageois font la cour à un jeune
médecin de Montréal.
Ce film a récolté une somme impressionnante de 8,9 millions de dollars
au Québec et dans les provinces maritimes. Il s’est classé au tout premier
rang des recettes-guichet au Québec en 2003, poussant l’audace
jusqu’à devancer les versions anglaise et française de superproductions
comme Le Seigneur des anneaux : Le retour du roi. Parmi les nombreux faits d’arme de ce long métrage, soulignons qu’il a remporté le prestigieux World Cinema Dramatic Audience Award au Festival de Sundance
et a attiré 300 000 cinéphiles en France pendant ses deux premières
semaines d’exploitation.
Et l’élan se poursuit avec les succès des films Le Papillon
bleu, Le Dernier Tunnel, le documentaire The Corporation et
Dans une galaxie près de chez vous. La part du marché
national pour les trois premiers mois de 2004 a légèrement
dépassé 5 % – comparativement à 3,5 % pour la même période
l’année dernière.
Rapport annuel 2003-2004
23
Les Invasions barbares : prix et nominations d’importance au Canada et à l’étranger
Oscar ®, Academy of Motion
Picture Arts and Sciences, 2004
Meilleur film en langue étrangère
Prix Génie 2004
Meilleur film
Meilleure réalisation (Denys Arcand)
Meilleur scénario (Denys Arcand)
Interprétation masculine dans un premier rôle (Rémy Girard)
Interprétation masculine dans un rôle de soutien (Stéphane Rousseau)
Interprétation féminine dans un rôle de soutien (Marie-Josée Croze)
Prix César, Paris, 2004
Meilleur film français de l’année
Meilleur réalisateur (Denys Arcand)
Meilleur scénario original (Denys Arcand)
Festival du film de Cannes 2003 –
Compétition officielle
Prix du meilleur scénario (Denys Arcand)
Prix d’interprétation féminine (Marie-Josée Croze)
Prix Golden Globe 2004,
Hollywood Foreign Press
Nomination – Meilleur film en langue étrangère
Prix BAFTA, Londres, 2004
Nomination – Meilleur film dans une langue autre que l’anglais
Nomination – Meilleur scénario original (Denys Arcand)
Festival international du film de Toronto –
Film d’ouverture
Prix du meilleur film canadien
Prix Henri-Jeanson, Paris, 2003
Prix remis par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (Paris)
pour le meilleur scénario original
Marché européen du Film, European Film
Academy, Berlin, 2003
Meilleur film non européen
National Board of Review 2004
Prix du meilleur film étranger
Prix Jutra 2004, Montréal, 2004
Meilleur film (Denise Robert, Daniel Louis)
Meilleure réalisation (Denys Arcand)
Meilleur scénario (Denys Arcand)
Meilleure actrice (Marie-Josée Croze)
Prix du film québécois s’étant le plus illustré à l’étranger – Prix Le Lait
Festival des Films de Valladolid
Prix du public
Chicago Film Festival 2003
Prix du public – parmi les 10 premiers choix
Prix Lumières, France
Meilleur film francophone de l’année 2003
Téléfilm Canada
24
Accroître les auditoires des produits culturels canadiens
Les auditoires de la télévision
La mesure des auditoires de la télévision canadienne
Comme il a été mentionné précédemment, Téléfilm Canada a
estimé que l’élaboration d’un objectif de performance pour le
Fonds canadien de télévision était une priorité pour 2003-2004.
Ceci afin de mieux comprendre la complexité de la mesure des
auditoires dans l’environnement télévisuel.
Fort de l’appui de Téléfilm, le FCT a amélioré la qualité de l’information sur les auditoires en ajoutant les variables de genre
et de pays d’origine dans le système de suivi des auditoires canadiens. Cette initiative augmentera les capacités de la Société
en matière de cueillette de données et lui permettra de bâtir une
base de données plus complète pour mesurer la performance
des émissions de télévision canadiennes au pays.
Même si ces développements promettent d’intéressants
résultats, il reste beaucoup à faire. Le Fonds a besoin d’une
vision à long terme qui fasse coïncider les objectifs de la politique publique et de l’administration des fonds publics dévolus
aux émissions de télévision canadiennes avec l’objectif d’accroître les auditoires de ces émissions. Contrairement au Fonds
du long métrage du Canada, aucun objectif spécifique de performance n’a encore été identifié. Téléfilm travaillera avec le
ministère du Patrimoine canadien et le Fonds canadien de télévision à l’élaboration d’un objectif approprié en matière d’auditoires pour les dramatiques télévisuelles de langue anglaise.
Des histoires à succès au petit écran
Nonobstant la nécessité d’établir un objectif de performance
pour le FCT, l’exercice financier 2003-2004 a vu sa part de
réalisations de très grande qualité à la télévision canadienne.
Des dramatiques fascinantes comme Fortier, des comédies
audacieuses comme Trailer Park Boys, Degrassi: The Next
Generation, pionnière des émissions jeunesse, et des documentaires poignants comme Roger Toupin, épicier variété ont
non seulement rejoint les auditoires, mais ont aussi récolté de
nombreux prix.
Ces productions et plusieurs autres nous indiquent que le contenu canadien peut attirer les auditoires du pays. À titre d’exemple, Degrassi: The Next Generation a récolté de très bons résultats pour une dramatique destinée à la famille et aux jeunes.
Elle a attiré un demi-million de téléspectateurs à sa mise en onde
au printemps dernier et son site Internet a lui aussi constitué un
grand succès avec plus de 100 000 abonnés. Par ailleurs, les
nouveaux épisodes de Trailer Park Boys ont récolté de bonnes
cotes d’écoute (400 000 téléspectateurs) à leur lancement sur
les ondes de Showcase en 2003-2004.
Engagements en production du Fonds canadien de télévision – Programme de participation au capital
100 000
90 000
80 000
70 000
60 000
50 000
40 000
30 000
20 000
10 000
0
1999
2000
Français
2000
2001
2001
2002
Anglais
2002
2003
Langues autochtones
en milliers de dollars
Répartition linguistique
2003
2004
Variétés et
arts de la scène
1 229
4%
Documentaires
6 567 21 %
Variétés et
arts de la scène
1 034
2%
Documentaires
13 229 21 %
Enfants et jeunes
4 641 15 %
Dramatiques
19 229 60 %
Enfants et jeunes
11 855 18 %
Dramatiques
38 263 59 %
en milliers de dollars
Répartition par catégorie d’émissions
Productions de langue française en
2003-2004
en milliers de dollars
Répartition par catégorie d’émissions
Productions de langue anglaise en
2003-2004
Rapport annuel 2003-2004
25
Les auditoires des nouveaux médias
Il n’y a actuellement aucun consensus sur le système de mesure
des auditoires de cette industrie en émergence qui produit des
contenus culturels canadiens à petit volume de fréquentation.
Cette situation s’avère problématique pour Téléfilm et le gouvernement canadien qui cherchent des repères pour identifier
et évaluer les succès dans ce secteur. En 2003-2004, Téléfilm
Canada a collaboré avec le ministère du Patrimoine canadien
et d’autres partenaires afin d’évaluer les systèmes actuels de
mesure et d’avoir la connaissance du marché nécessaire à une
bonne compréhension des habitudes des Canadiens en ligne.
Avec l’aide de ces outils, Téléfilm élaborera en 2004-2005
une base de données qui lui permettra de déterminer des
points de repères et des objectifs de performance en matière
d’auditoires.
Engagements du Fonds des nouveaux médias du Canada (aide aux produits)
10 000
9 000
8 000
7 000
6 000
5 000
4 000
3 000
2 000
1 000
0
2001
2002
2002
2003
Français
2003
2004
Anglais
en milliers de dollars
Répartition linguistique
Téléfilm Canada
26
Référence
200
6%
Divertissement
758
23 %
Jeu
783
Produit convergent
38
1%
Jeu
605
Ludo-éducatif
1 542 28 %
Éducatif
475
Éducatif
191
Ludo-éducatif
1 490 46 %
Enfants et jeunes
80
1%
Divertissement
2 659 48 %
6%
18 %
en milliers de dollars
Répartition par type de produit
Productions de langue française en
2003-2004
14 %
Documentaire
50
1%
8%
en milliers de dollars
Répartition par type de produit
Productions de langue anglaise en
2003-2004
Accroître les auditoires des produits culturels canadiens
Considérations stratégiques pour 2004-2005
LONG MÉTRAGE
Pour le long métrage de langue française, on visera le maintien
des acquis tout en cherchant des façons d’accroître ses auditoires à l’étranger.
En ce qui concerne l’industrie du long métrage de langue
anglaise, Téléfilm continuera d’encourager la création d’un
large éventail d’œuvres solides, avec des devis variés, afin
d’améliorer les chances de succès auprès des auditoires.
TÉLÉVISION
Un engagement de deux ans
Grâce aux enveloppes fondées sur la performance qui leur ont
été allouées par le FCT pour 2004-2005, les diffuseurs auront
toute la souplesse nécessaire pour déclencher les productions
qu’ils souhaitent mettre en ondes. L’enveloppe de chaque diffuseur sera ajustée en 2005-2006 et reflétera le niveau de réussite des productions qu’ils ont choisies par rapport aux objectifs
du FCT. L’enveloppe sera ajustée en fonction du succès de leur
programmation auprès des auditoires, du financement privé qui
en est résulté et de la distribution régionale des licences.
Cette nouvelle orientation du Fonds s’appliquera pour une
période d’au moins deux ans, soit d’ici 2006-2007.
Développement d’une cible pour les auditoires
À long terme, la capacité de rejoindre les auditoires canadiens
pourra devenir le critère d’évaluation le plus important des projets télévisuels soutenus par Téléfilm.
The Corporation
Invisible Hand Productions Inc.
Reconnu comme le documentaire ayant obtenu les meilleures recettesguichet de l’histoire canadienne, The Corporation a causé tout un émoi
au sein des conseils d’administration et ailleurs. Ce film traite de l’envahissante présence des entreprises au sein de la société grâce à des
entrevues avec des présidents de compagnies, des dénonciateurs, des
gourous de la mise en marché, des espions industriels, des grands
pontes du milieu et des universitaires.
En plus d’avoir récolté à ce jour plus de 1,6 million de dollars aux
guichets et remporté 19 prix dans 14 festivals – dont le World Cinema
Documentary Audience Award au Festival de Sundance – ce film a un
site Web qui connaît énormément de succès. Plus de 50 000 personnes
le visitent chaque mois et 12 000 internautes y sont abonnés.
Bien que l’inclusion des nouvelles variables de genre et de
pays d’origine dans le système de compilation de données sur
les auditoires constitue un pas dans la bonne direction, Téléfilm
doit obtenir des télédiffuseurs une meilleure information sur la
quantité et la qualité de la promotion entourant la mise en onde
de leur programmation canadienne. La Société continuera ses
recherches afin de trouver des moyens efficaces pour encourager les télédiffuseurs à s’engager dans un type de promotion
et de programmation qui soit mesurable.
Téléfilm pense être en mesure de fournir d’ici 2005-2006
des données complètes sur les auditoires des projets de
langue anglaise qui ont obtenu son appui ainsi que des données comparatives incluant différents genres.
Rapport annuel 2003-2004
27
Objectif nO 2
Développer le potentiel de
l’industrie canadienne
OBJECTIF
NO 2
DÉVELOPPER LE POTENTIEL
DE L’INDUSTRIE CANADIENNE
En 2003-2004, Téléfilm Canada a alloué quelque 230 millions
de dollars à la production audiovisuelle canadienne, engendrant ainsi un volume global de production de près de 1 milliard
de dollars (985 millions de dollars). Chaque dollar investi par
Téléfilm s’est traduit par trois dollars d’activité économique additionnelle au sein de l’industrie canadienne.
Pour faciliter la conquête des auditoires, Téléfilm a défini un
deuxième objectif d’importance : renforcer le capital humain et
professionnel de l’industrie. L’organisme rejoindra les auditoires
s’il fait en sorte que les entreprises soient plus solides financièrement, que les investissements étrangers et les ventes
soient à la hausse et que les créateurs et les producteurs canadiens aient les outils nécessaires à leur réussite.
Revue des opérations : activités d’affaires
AMÉLIORER LA SANTÉ DES ENTREPRISES
Long métrage
En 2003-2004, Téléfilm a commandé deux études sur le long
métrage : une étude de faisabilité sur la consolidation des services financiers, de même qu’une étude sur la façon de faciliter
les ventes. Ces études serviront d’assises à d’autres travaux en
2004-2005.
Télévision
Plusieurs producteurs canadiens ont souffert de la récente
décroissance de la production télévisuelle au Canada. Entre
1995-1996 et 2000-2001, la production a connu une croissance de 78 %. Toutefois, depuis 2000-2001, cette croissance
a été très fortement ralentie et ne s’élève plus qu’à 3 % à peine.
En ce qui concerne les projets financés par le Programme de
participation au capital, les devis totaux des productions ont
baissé de 6 % en anglais et de 12 % en français par rapport à
l’exercice précédent. Le nombre d’heures de télévision produites a également chuté, soit de 13 % en anglais et de 35 %
en français.
En 2003-2004, la Société a pris d’importantes initiatives
visant à favoriser la capitalisation des compagnies en normalisant les honoraires des producteurs et les frais généraux des
entreprises, de même que les politiques de récupération dans
le secteur de la télévision. D’autre part, Téléfilm a entrepris des
discussions avec ses clients des PME concernant leur viabilité
et leur capitalisation. Ces discussions se poursuivront en
2004-2005.
Téléfilm Canada
30
Nouveaux médias
Selon une enquête récente menée auprès des producteurs de
nouveaux médias interactifs canadiens, près de 10 000 emplois
à plein temps ont été perdus au sein de cette industrie en
2003, des compagnies ayant dû fermer leurs portes ou réduire
leurs effectifs. Parce que les producteurs de ce secteur prennent des risques considérables comparativement aux autres secteurs de production et que les modèles concernant les revenus
constituent un défi, le comité consultatif national sur la culture
canadienne en ligne a récemment recommandé que le ministère du Patrimoine canadien considère comme une priorité
l’augmentation de la production de nouveaux contenus en ligne
et ce, en augmentant le niveau de financement actuel et en
laissant tomber les autres priorités du financement en ligne.
Développer le potentiel de l’industrie canadienne
Engagements du Fonds canadien de télévision – Programme de participation au capital
1 200
500 000
1 100
450 000
1 000
400 000
900
350 000
800
300 000
700
600
250 000
500
200 000
400
150 000
300
100 000
200
50 000
100
0
0
1999
2000
2000
2001
2001
2002
Français
2002
2003
1999
2000
2003
2004
2000
2001
2001
2002
Français
Anglais
2002
2003
2003
2004
Anglais
en milliers de dollars
Nombre d’heures total
Devis totaux
Excluant les productions en langues autochtones
Excluant les productions en langues autochtones
Engagements du Fonds des nouveaux médias du Canada (aide aux produits)
Analyse de la structure financière
100 %
100 %
90 %
90 %
80 %
80 %
70 %
70 %
60 %
60 %
50 %
50 %
40 %
40 %
30 %
30 %
20 %
20 %
10 %
10 %
0%
0%
2001
2002
Téléfilm Canada
2002
2003
2003
2004
Autres sources gouvernementales
Producteurs et autres participants liés à la production
Distributeurs et autres intervenants du secteur privé
Productions de langue française
2001
2002
Téléfilm Canada
Fonds d'aide privés
2002
2003
2003
2004
Autres sources gouvernementales
Producteurs et autres participants liés à la production
Fonds d’aide privés
Distributeurs et autres intervenants du secteur privé
Productions de langue anglaise
Rapport annuel 2003-2004
31
Musique
Le Programme des entrepreneurs de la musique (PEM) a vu le
jour dans le cadre du Fonds de la musique du Canada du ministère du Patrimoine canadien. L’objectif ultime de ce programme
est de faire en sorte que les entrepreneurs canadiens de la
musique bâtissent une industrie solide et viable. Le Programme
participe à l’objectif de la politique fédérale en matière d’enregistrement sonore qui est d’offrir aux Canadiens et au monde
entier des œuvres musicales diversifiées, que ce soit à la radio,
à la télévision, dans les magasins, lors d’événements publics ou
dans l’Internet.
In Vivo
Freeset Interactive Entertainment
Premier album interactif de musique au monde, In Vivo est une brillante
stratégie qui permet aux fans du groupe rap Loco Locass d’avoir un
contact plus intime et plus créatif avec leurs idoles par l’entremise
d’un cédérom. In Vivo est une fiction narrative qui contient plus de
60 minutes de contenu multimédia et de musique spécialement créés
pour les ordinateurs personnels, avec en prime 10 minutes de contenu
musical interactif.
La Gendarmerie radicale du Canada (GRC) tente de neutraliser
Loco Locass, un groupe adulé surnommé les Beastie Boys de Montréal.
In Vivo a remporté, entre autres, le prix British Design & Art Directors
(D&AD Award) dans la catégorie conception sonore multimédia, de
même que le Grand Prix (hors ligne) aux Construction New Media
Awards en Afrique du Sud.
Téléfilm Canada
32
Le PEM aide financièrement les entreprises canadiennes
qui sont engagées dans le développement et la promotion
de contenus musicaux, de créateurs et d’artistes canadiens.
En 2003-2004, le PEM a déboursé 8,7 millions de dollars pour
la réalisation des plans d’affaires de 13 entreprises établies et en
émergence qui œuvrent dans le domaine de la musique populaire
et spécialisée (musique classique, jazz, musique autochtone,
musique pour enfants, etc.).
Téléfilm a commandé une étude de marché qui lui apportera
une meilleure compréhension de la structure de l’industrie au
Canada et des données statistiques détaillées, particulièrement
sur la santé financière des entreprises et les ventes (canadiennes et étrangères) au Canada et sur la scène internationale.
Cette information sera de première importance et d’un grand
intérêt pour l’industrie dans son ensemble. Les résultats de
cette étude faciliteront également l’évaluation du soutien accordé aux entreprises, entre autres par le Programme des entrepreneurs de la musique.
Développer le potentiel de l’industrie canadienne
AT T I R E R P L U S D ’ I N V E S T I S S E M E N T S
ÉTRANGERS ET ACCROÎTRE LES VENTES
Les marchés internationaux vivent actuellement une profonde
mutation en raison du repli des ventes et d’un certain ralentissement des activités internationales de coproduction.
Long métrage
En 2003-2004, la coproduction de longs métrages a poursuivi
sa croissance, tant en ce qui concerne le nombre que les devis,
en raison d’un certain nombre de coproductions à devis très
élevés. Cependant, les modifications que le Royaume-Uni a
apportées à sa réglementation en 2003 mettront un terme à la
tendance des quatre dernières années et entraîneront probablement une baisse significative des activités entre les deux
pays dès l’an prochain.
Analyse de la participation financière – long métrage
100 %
100 %
90 %
90 %
80 %
80 %
70 %
70 %
60 %
60 %
50 %
50 %
40 %
40 %
30 %
30 %
20 %
20 %
10 %
10 %
0%
0%
1999
2000
2000
2001
2001
2002
2002
2003
2003
2004
1999
2000
2000
2001
2001
2002
2002
2003
2003
2004
Téléfilm Canada
Incluant le Fonds du long métrage du Canada, le Fonds canadien de télévision (Programme de
participation au capital), les mini-traités et le Programme de partage des revenus de production
Téléfilm Canada
Incluant le Fonds du long métrage du Canada, le Fonds canadien de télévision (Programme de
participation au capital), les mini-traités et le Programme de partage des revenus de production
Fonds canadien de télévision – Programme de droits de diffusion
Fonds canadien de télévision – Programme de droits de diffusion
Producteurs et autres participants liés à la production
Distributeurs, fonds d’aide privés et autres intervenents du secteur privé
Productions de langue française
Télédiffuseurs
Autres sources gouvernementales
Participants étrangers
Producteurs et autres participants liés à la production
Télédiffuseurs
Autres sources gouvernementales
Distributeurs, fonds d’aide privés et autres intervenents du secteur privé
Participants étrangers
Productions de langue anglaise
Rapport annuel 2003-2004
33
Télévision
Le financement étranger des productions télévisuelles canadiennes a de nouveau diminué en 2003-2004, ne constituant plus
que la moitié de ce qu’il était en 1999-2000. De plus, la coproduction internationale a décliné de 20 % depuis 2001-2002,
principalement en raison de l’annulation du « programme de
ventes et cession-bail » au Royaume-Uni. On s’attend à ce que
ces tendances se poursuivent au cours des prochaines années.
Évaluer la compétitivité des coproductions canadiennes
De nouveaux développements montrent que le Canada, un pionnier en matière d’accords de coproduction internationale, est
moins compétitif que par le passé ; il lui est maintenant plus difficile de trouver des partenaires pour le financement conjoint
de projets. Parmi les facteurs contribuant le plus à cette situation se trouvent la désuétude des ententes canadiennes et la
tendance croissante des pays de l’Union européenne à coproduire entre eux en raison de la nature plus flexible des accords
européens. Pour illustrer ce phénomène, mentionnons que le
Canada, qui fut longtemps le troisième partenaire de coproduction de la France, occupe maintenant le septième rang.
Analyse de la participation financière – télévision
100 %
100 %
90 %
90 %
80 %
80 %
70 %
70 %
60 %
60 %
50 %
50 %
40 %
40 %
30 %
30 %
20 %
20 %
10 %
10 %
0%
0%
1999
2000
2000
2001
2001
2002
2002
2003
1999
2000
2000
2001
2001
2002
2002
2003
2003
2004
Téléfilm Canada
Incluant le Fonds du long métrage du Canada, le Fonds canadien de télévision (Programme de
participation au capital), les mini-traités et le Programme de partage des revenus de production
Téléfilm Canada
Incluant le Fonds du long métrage du Canada, le Fonds canadien de télévision (Programme de
participation au capital), les mini-traités et le Programme de partage des revenus de production
Fonds canadien de télévision – Programme de droits de diffusion
Fonds canadien de télévision – Programme de droits de diffusion
Producteurs et autres participants liés à la production
Productions de langue française
Téléfilm Canada
Télédiffuseurs
Autres sources gouvernementales
Distributeurs, fonds d'aide privés et autres intervenents du secteur privé
34
2003
2004
Participants étrangers
Producteurs et autres participants liés à la production
Distributeurs, fonds d’aide privés et autres intervenents du secteur privé
Productions de langue anglaise
Télédiffuseurs
Autres sources gouvernementales
Participants étrangers
Développer le potentiel de l’industrie canadienne
Dans ce contexte, la Société a commandé, conjointement
avec le ministère du Patrimoine canadien, une étude portant
sur la compétitivité des accords de coproduction canadiens dans
les secteurs du film et de la télévision. Selon Téléfilm Canada, le
virage des marchés internationaux accentue l’urgence, pour le
gouvernement, de revoir les ententes de coproduction existantes
de même que ses politiques actuelles dans ce secteur d’activité,
et d’élaborer de nouveaux outils et de nouvelles stratégies visant
à accroître le financement et les partenariats étrangers.
D É V E L O P P E R L E TA L E N T C A N A D I E N
Des histoires et des voix à partager
La Société a lancé son programme Déclic Prise 1 dans la
foulée de l’Initiative Déclic du ministère du Patrimoine canadien
à laquelle sont associés trois organismes culturels – l’Office
national du film du Canada, le Conseil des arts du Canada et
Téléfilm Canada. L’objectif général du programme Déclic Prise 1
est de faire progresser les compétences créatives et d’affaires
des producteurs des minorités visibles et des communautés
autochtones qui sont en milieu de carrière ou dont la carrière
est établie, et qui désirent développer des dramatiques pour la
télévision. Il est permis de croire que nous assisterons, par
l’entremise de ce Programme, à une augmentation des scénarios prometteurs en provenance de ces groupes.
Devis totaux et nombre de coproductions officielles
Incluant les projets signés, recommandés et à l’évaluation
1 000
120
100
800
600
100
500
80
80
400
60
300
40
200
20
100
60
600
40
400
20
200
0
0
1998
1999
2000
Volume
en millions de dollars
2001
2002
2003
Nombre de projets
0
0
1998
1999
Long métrage
2000
Télévision
2001
2002
Long métrage
2003
Télévision
en millions de dollars
Par année de production
(tel que spécifié par le client)
Par média
(long métrage et télévision)
Rapport annuel 2003-2004
35
Téléfilm a également accru son soutien aux producteurs de
langue française vivant à l’extérieur du Québec par l’entremise
de sa participation continue au Partenariat interministériel avec
les communautés de langue officielle. Son partenariat avec le
Fonds canadien de télévision (FCT) a aussi permis à la Société
de soutenir des entreprises de production de langue française
hors Québec qui souhaitent avoir accès aux ressources destinées au développement de projets.
Un soutien aux créateurs autochtones
Téléfilm soutient la création d’émissions de télévision en une
variété de langues autochtones grâce à une enveloppe du Fonds
canadien de télévision spécialement destinée à la production
en langues autochtones. D’autres programmes de financement
apportent un soutien additionnel aux producteurs autochtones :
l’Indigenous Arts Service Organization, l’Aboriginal Cultural
Trade Initiative du National Screen Institute et l’Aboriginal Arts
Film and Television Program du Banff Centre for the Arts.
Des subventions sont aussi accordées aux réalisateurs
autochtones pour les aider à présenter leurs œuvres dans le
cadre d’événements tels le Dreamspeakers Film Festival
(Edmonton) ; le Native American Film and Video Festival (New
York) ; l’imagineNATIVE Film and Media Arts Festival (Toronto) ;
et le ReelWorld Film Festival (Toronto) qui met à l’affiche des
productions provenant de toutes les minorités visibles.
Le développement professionnel, un levier pour une
industrie prospère
Téléfilm reconnaît que le soutien au développement professionnel des créateurs canadiens est essentiel pour la santé et
la prospérité des industries du film, de la télévision et des nouveaux médias. Avec son budget de 2,3 millions de dollars, le
Programme national de formation dans le secteur du film et de
la vidéo offre une aide financière aux individus, principalement
par l’entremise de quatre instituts de formation spécialisés en
film et en télévision (l’Institut national des arts de l’écran, l’Institut
national de l’image et du son, le Réseau d’ateliers cinématographiques canadiens et le Centre canadien du film).
La promotion des créateurs et des produits canadiens
à travers le monde
Rechercher plus de visibilité dans les marchés et festivals internationaux constitue une approche des plus efficaces pour nouer
des partenariats et positionner le Canada parmi les plus importants joueurs internationaux de l’industrie. En collaboration avec
des associations professionnelles de l’industrie, des organismes
provinciaux et d’autres organisations canadiennes, Téléfilm offre
un soutien stratégique aux compagnies canadiennes qui souhaitent vendre leurs productions dans les principaux marchés dont
le MIPTV, le NATPE, le MIPCOM et le E 3.
Le Pavillon du Canada, que gère la Société, remporte un vif
succès comme en témoigne l’importante cohorte de 256 compagnies qui ont logé sous l’ombrelle de Téléfilm en 2003-2004.
FranCœur
Les Productions R. Charbonneau inc.
Tournée dans l’est de l’Ontario, la série FranCœur raconte l’histoire de
Luc (Marc Bélanger), un jeune homme tiraillé entre ses ambitions personnelles et la dure réalité du milieu de la production laitière. Afin de
combler son besoin de liberté et d’assouvir ses passions, Luc devra
refuser de se plier aux conventions. Même si ses chances de reprendre
un jour la ferme familiale sont minces, il retarde le moment de prendre
ses responsabilités d’adulte et trouve sa propre voie.
Cette série captivante, lancée sur les ondes de TFO en février 2003, est
la première dramatique franco-ontarienne. Sa troisième saison a été produite à l’été 2004.
Téléfilm Canada
36
L’aide financière de Téléfilm a également permis à 48 cinéastes canadiens de participer à d’importants festivals étrangers,
notamment le Festival international du film de Berlin et le
Festival de Cannes, pour y présenter leurs œuvres.
Plusieurs films canadiens sélectionnés dans les festivals ont
bénéficié d’un soutien promotionnel, notamment par des annonces sur l’industrie et ses produits dans les revues spécialisées
et des brochures promotionnelles de prestige. Le matériel
promotionnel créé pour les festivals de Cannes et de Berlin en
2003 a d’ailleurs remporté des prix dans le cadre de deux concours renommés : un certificat d’excellence dans la catégorie
des brochures de la Type Directors Club Competition de New York
et un prix dans la catégorie des brochures culturelles de la
Compétition Grafika de Montréal.
Développer le potentiel de l’industrie canadienne
Revue du rendement
Objectif : Développer le potentiel de l’industrie canadienne
Stratégie
Résultat
Améliorer la connaissance du rôle des télédiffuseurs dans
le financement et la promotion des longs métrages destinés
aux salles.
Téléfilm a commandé une étude sur la part actuelle des télédiffuseurs dans le financement et les activités de promotion
des longs métrages. Les résultats ont servi à la préparation
d’un avis pour un Appel de commentaires du CRTC sur la
politique touchant les dramatiques de langue anglaise.
Renforcer la viabilité et la capitalisation de nos clients des PME.
L’uniformisation des honoraires des producteurs et des frais
d’administration dans le secteur de la télévision a encouragé
une plus grande capitalisation des entreprises.
Améliorer la compétitivité des productions canadiennes au
niveau international pour que les voix canadiennes se fassent
entendre avec assurance et fermeté au pays et à l’étranger.
Une commission mixte avec la France et des rencontres avec
des représentants britanniques ont permis d’évaluer l’environnement actuel de la coproduction, de partager des connaissances et de s’engager à de futures collaborations.
Rapport annuel 2003-2004
37
G A R A N T I R U N S O U T I E N É Q U I TA B L E À T O U T E S
LES RÉGIONS DU CANADA
La Société a garanti une répartition juste et équitable de ses ressources en tenant compte des communautés linguistiques et
culturelles et des grandes régions canadiennes. Environ les deux
tiers de ses ressources globales sont accordées aux projets de
langue anglaise et le tiers aux œuvres de langue française.
Répartition régionale des engagements
40 000
40 000
4 000
35 000
35 000
3 500
30 000
30 000
3 000
25 000
25 000
2 500
20 000
20 000
2 000
15 000
15 000
1 500
10 000
10 000
1 000
5 000
5 000
500
0
0
1999
2000
Ouest
2000
2001
Ontario
2001
2002
2002
2003
Québec
2003
2004
Atlantique
en milliers de dollars
Fonds du long métrage du Canada et
Fonds canadien de télévision –
Programme de participation au capital
(volet long métrage)
Téléfilm Canada
38
1999
2000
Ouest
2000
2001
Ontario
2001
2002
2002
2003
Québec
2003
2004
Atlantique
en milliers de dollars
Fonds canadien de télévision –
Programme de participation au capital
0
2001
2002
Ouest
2002
2003
Ontario
2003
2004
Québec
en milliers de dollars
Fonds des nouveaux médias
du Canada (aide aux produits)
Atlantique
Développer le potentiel de l’industrie canadienne
Considérations stratégiques pour 2004-2005
Améliorer la santé des compagnies canadiennes
Afin de mieux évaluer la santé des entreprises canadiennes,
Téléfilm et les industries culturelles doivent pouvoir compter
sur des outils de pointe. En 2004-2005, Téléfilm encouragera
le recours à des rapports financiers uniformisés pour le long
métrage et la télévision.
En outre, Téléfilm continuera de mettre l’accent sur la possibilité de réduire les coûts des services financiers, d’améliorer
les alternatives de financement et d’augmenter les ventes
internationales.
Promouvoir l’industrie canadienne à l’étranger
Au cours des dernières années, l’investissement étranger a
connu une forte baisse, entraînant ainsi une décroissance du
volume global de production au Canada. Téléfilm a commencé
à coordonner ses efforts avec ceux des commissaires provinciaux pour redonner au Canada sa capacité d’attirer d’importants
investissements.
De concert avec le ministère du Patrimoine canadien, la
Société évaluera et renégociera si nécessaire les accords internationaux du Canada afin qu’ils demeurent concurrentiels pour
les années à venir.
Développer les compétences professionnelles
Finalement, en tablant sur la grande réussite du programme
Déclic Prise 1, Téléfilm cherchera à identifier en 2004-2005
les points forts et les lacunes de la formation au pays afin d’élaborer un plan stratégique de formation sur plusieurs années.
Téléfilm portera une attention particulière aux lacunes touchant
la formation des gestionnaires des PME du secteur culturel.
www.silverwing.tv
Bardel Entertainment Inc.
Les pré-adolescents sont fous de Silverwing, une série télévisée d’aventure en animation, et de son site Web affilié. S’inspirant de
la célèbre trilogie de l’auteur Kenneth Oppel, www.silverwing.tv est un
jeu d’aventure dont chacun des 13 niveaux exploite un thème, un lieu et
un sujet présentés dans la série télévisée. Le jeu permet de suivre
Ombre Aile d’argent, une chauve-souris proscrite qui tente de rejoindre
sa colonie en compagnie de son amie Marina.
Créée par Bardel Entertainment (The Christmas Orange), la série
Silverwing a remporté le prix Platinum dans la catégorie Best Animated
Television and Cable Production au 2004 WorldFest Houston Film
Festival devant la très populaire série Arthur. Silverwing a également
été parmi les productions les plus nominées au Best Animated Film
de la FRAMES’ Global Conference of Film Makers.
Rapport annuel 2003-2004
39
Objectif nO 3
Créer un nouveau
Téléfilm Canada
OBJECTIF
NO 3
CRÉER UN NOUVEAU
TÉLÉFILM CANADA
La conquête des auditoires repose dans une large mesure sur
la propre performance de Téléfilm Canada. Pour atteindre cet
objectif, la Société a mis sur pied un certain nombre d’initiatives
depuis 2002. Quelques-unes ont été finalisées en 2003-2004
et d’autres se poursuivent et seront implantées au cours des
prochaines années.
Revue des opérations :
activités d’affaires
Un organisme axé sur ses clients, plus efficace
et plus responsable
Pour mieux répondre aux besoins de ses clients tout en devenant plus efficace et imputable, Téléfilm a poursuivi la révision
de ses pratiques d’affaires internes.
Il y a deux ans, Téléfilm a entrepris une révision majeure de
son administration et de ses pratiques. Deux raisons justifiaient
cet exercice. En premier lieu, un sondage effectué auprès de
ses clients avait révélé que plusieurs jugeaient les pratiques
de la Société arbitraires, opaques, compliquées et inefficaces.
En deuxième lieu, un rapport des vérificateurs internes de l’organisme (Samson Bélair/Deloitte & Touche) avait identifié de
sérieuses lacunes dans les processus de prise de décision de
la Société, dont une incapacité à bien documenter les règles
de base et les normes de ces processus. Les vérificateurs concluaient que le risque d’erreur était anormalement élevé pour
de nombreuses activités de Téléfilm.
Afin de solutionner ces problèmes, la Société a mis en branle
cinq initiatives majeures.
Pour commencer, Téléfilm a revu les processus de prise de
décision de ses principaux programmes (long métrage, télévision et nouveaux médias).
Deuxièmement, une révision générale des politiques et
des procédures internes (P&P) de Téléfilm a été entreprise.
Cette revue couvrait tous les aspects des activités d’affaires de
la Société – de la façon dont la Société déterminait l’intégralité
des demandes en passant par l’échéancier des versements, les
cas de défauts, le suivi des coûts de production, la viabilité du
financement, la protection d’achèvement et l’uniformisation des
ententes de récupération. Au cours de cet exercice, Téléfilm a
décortiqué les processus et les a simplifiés le plus possible tout
en les uniformisant et en les documentant. Ainsi, Téléfilm est
un organisme dont les processus internes sont grandement
simplifiés, moins coûteux et plus faciles à comprendre.
Cette révision des P&P a été complétée pour le secteur de la
Téléfilm Canada
42
télévision dont toutes les politiques majeures ont été documentées. Des révisions similaires sont présentement en cours
pour le long métrage et les nouveaux médias.
La Société procède maintenant à des révisions périodiques
de ses processus et de ses systèmes d’information afin de
s’assurer que l’évaluation, la prise de décision et les risques liés
au financement des projets sont acceptables.
Troisièmement, la conception du programme de contrôle de
la qualité a été entreprise en 2003-2004. Le contrôle de la qualité constitue la prochaine étape de l’implantation de politiques
et de procédures uniformisées.
Quatrièmement, Téléfilm a renforcé de façon substantielle
son approche de la gestion financière. La Société administre ses
ressources financières de manière plus serrée qu’auparavant.
Pour terminer, Téléfilm a également institué en 2003-2004
un système de gestion des projets qui assure que les nouvelles
initiatives de la Société sont clairement identifiées, correctement financées et encadrées de façon efficace. Ce système a
d’abord été implanté au sein du secteur des technologies et
systèmes d’information où il a permis un meilleur contrôle des
importants projets de développement de logiciels et des mises
à niveau des systèmes. Il est maintenant intégré à tous les
secteurs de l’organisme, dont l’élaboration des politiques et les
nouvelles initiatives concernant les programmes.
Ces efforts collectifs, conjugués aux changements apportés
au FCT mentionnés précédemment, ont permis à la Société de
réaliser des économies significatives sur le plan de l’administration. De plus, Téléfilm a procédé à une rationalisation de ses
ressources humaines qui a touché vingt-sept postes (élimination de six postes vacants, 11 départs et 10 transferts). Une partie des économies réalisées sera transférée au Fonds canadien
de télévision afin d’augmenter les ressources disponibles pour
le financement des productions alors que d’autres sommes
seront allouées à de nouvelles initiatives destinées à renforcer
le potentiel financier et commercial de l’industrie.
Créer un nouveau Téléfilm Canada
La charte du service aux clients – une première pour
un organisme culturel canadien
Téléfilm a officiellement lancé sa Charte du service aux clients
de Téléfilm Canada en 2003-2004. Ce document démontre
l’engagement de la Société à offrir à ses clients des services
efficaces et de grande qualité. Pour la première fois, Téléfilm a
énoncé des objectifs de service spécifiques en ce qui concerne
les réponses aux demandes d’information, l’envoi d’accusés de
réception pour les demandes, l’annonce des décisions, les contrats et les versements. Cette charte officialise les normes de
service de Téléfilm et offre aux clients une définition claire de
son mandat, de son évolution et des normes de service auxquels
ils sont en droit de s’attendre. Elle décrit aussi les procédures à
suivre pour porter plainte et pour résoudre les questions liées au
service à la clientèle.
Des systèmes d’information sophistiqués :
un actif pour Téléfilm
En 1999, Téléfilm effectuait un important changement de cap
dans sa façon de gérer ses systèmes d’information. Cette année marquait le dépôt d’un ambitieux plan directeur des technologies et systèmes d’information de la Société qui mettait
l’accent sur l’importance des systèmes d’information pour la réalisation des objectifs stratégiques de Téléfilm.
Cette stratégie a jusqu’ici porté fruit et les systèmes d’information de Téléfilm sont maintenant parfaitement alignés sur
les besoins stratégiques de la Société et de l’industrie.
La gestion du savoir
Téléfilm œuvrant dans le secteur du savoir, un système de gestion documentaire a été mis en place en 2003-2004 afin de
permettre la gestion efficiente de la masse documentaire de la
Société. Les services en ligne offerts à notre clientèle ont augmenté de façon spectaculaire la quantité des documents électroniques dans nos systèmes. Ce nouvel outil permettra à
Téléfilm de gérer le savoir accumulé au fil des ans. Des outils
de collaboration, de publication et de gestion de contenus viendront se greffer à ce système de gestion électronique au cours
des prochains mois afin d’optimiser le partage et le travail conjoint à l’interne et à l’externe.
Da Vinci’s Inquest
Haddock Entertainment Inc. et Barna-Alper Productions
Reconnu pour son charisme, l’acteur Nicolas Campbell interprète
dans Da Vinci’s Inquest le rôle d’un médecin légiste controversé de
Vancouver qui collabore avec des détectives et des pathologistes
pour faire parler les morts et mieux protéger les vivants.
Alors qu’elle en est à sa sixième saison, la série Da Vinci’s Inquest est
maintenant diffusée dans 45 pays sur cinq continents. Cette série dramatique, l’une des meilleures au Canada, a récolté plus de 35 prix et a été mise
en nomination pour un prestigieux prix Rockie à Banff dans la catégorie
de la meilleure série. Da Vinci’s Inquest a remporté trois prix Gemini
2003 : meilleur scénario, meilleur son et meilleure musique originale.
Un nouvel extranet
En 2003-2004, Téléfilm a lancé ses premiers services en ligne.
Ces services permettent à ses clients d’avoir accès rapidement
et en tout temps aux renseignements relatifs au statut de leurs
demandes, à l’échéancier de remise des rapports et aux versements à recevoir. Depuis l’automne 2003, les clients peuvent
également soumettre leurs demandes par l’extranet. Les services en ligne de Téléfilm font l’objet de fréquentes mises à jour
et, depuis le mois de février 2004, il est possible de soumettre
les demandes de financement ainsi que tous les documents afférents sous forme électronique. En avril 2004, quelque 120 entreprises se prévalaient déjà de ces services – et ce n’était qu’un
début !
Rapport annuel 2003-2004
43
La gestion de l’information : les meilleures pratiques
Récemment, Téléfilm a franchi une première étape afin d’aligner
la gestion de son information avec le modèle ITIL (bibliothèque
de données sur l’infrastructure des technologies de l’information).
Faisant maintenant l’objet d’une reconnaissance internationale,
ce modèle, créé il y a quinze ans par le gouvernement britannique,
est de plus en plus populaire auprès des administrations publiques.
Ce produit propose actuellement ce qu’il y a de mieux en matière de procédures pour la gestion des services d’information.
Un site Web amélioré : www.telefilm.gc.ca
Avec une moyenne annuelle de 24 millions d’appels de fichier
(hits), le site Web de Téléfilm s’avère un important outil promotionnel et joue un rôle capital dans l’implantation de politiques
et de procédures uniformisées et transparentes. De plus, il
permet à Téléfilm d’avoir un réel échange d’information avec
ses partenaires. En 2003-2004, le site a été réorganisé. Sa présentation graphique a été grandement modifiée, mais c’est surtout au chapitre de ses fonctionnalités que les plus importantes
modifications ont été effectuées. L’objectif était d’en faire un
outil de communication encore plus performant pour l’industrie,
le grand public et les médias.
La salle de presse en ligne de la Société a été réorganisée
afin de faciliter les relations de travail avec les journalistes et
les autres membres des médias. Cette section contient d’importants renseignements constamment mis à jour sur la Société,
incluant des communiqués de presse, des logos, des biographies des membres de la haute direction et de l’information
promotionnelle concernant les lancements des longs métrages
canadiens.
Finalement, un mécanisme de consultation en ligne a été
lancé en juin 2003. Les commentaires des clients recueillis par
cet outil ont permis d’avoir le pouls de l’industrie et de mettre à
jour les principes directeurs de la coproduction internationale
et ceux du Fonds du long métrage du Canada – volet du développement, l’uniformisation des honoraires et des frais d’administration des compagnies et les politiques de récupération,
tout en finalisant la charte du service aux clients.
La mesure de la performance à Téléfilm
Téléfilm a adopté une approche fondée sur la performance
pour son administration interne. La Société procède actuellement à la définition d’objectifs clairement mesurables pour
toutes les facettes de ses activités et à l’élaboration des outils
et des systèmes nécessaires à leur évaluation.
Téléfilm Canada
44
En 2003-2004, Téléfilm a créé un entrepôt de données sur
les auditoires afin de pouvoir évaluer efficacement l’ampleur et
la nature de ceux-ci. Par l’entremise de cet outil, les directeurs
et le personnel de Téléfilm ont accès à une mine de connaissances des plus pertinentes. De plus, Téléfilm a mis en opération un nouveau « tableau de bord » qui permet de suivre la
progression de l’industrie vers les objectifs fixés pour les longs
métrages canadiens en matière de recettes-guichet.
Téléfilm souhaite également établir un système de suivi des
auditoires pour les émissions dramatiques de langue anglaise.
La Société a appuyé les démarches du Fonds canadien de télévision auprès des deux firmes canadiennes de recherche de données sur les auditoires (BBM et Nielsen) afin que celles-ci
incorporent les variables de pays d’origine et de genre d’émission
aux rapports sur les émissions soumis par les télédiffuseurs.
Cette modification permettra à Téléfilm de construire une base
de données des plus complètes qui sera utilisée pour mesurer
la performance des émissions nationales sur les ondes de la
télévision canadienne.
Téléfilm espère être en mesure de produire des rapports sur
les auditoires de la télévision et des nouveaux médias canadiens dès 2004-2005. Toutefois, la compilation de deux années
complètes de données sera nécessaire pour l’établissement de
points de référence et d’objectifs.
Afin d’élaborer des indicateurs qui lui permettront de faire le
suivi des exportations annuelles des productions cinématographiques et télévisuelles canadiennes (produites ou non par des
clients de Téléfilm), la Société a lancé un sondage annuel sur
les exportations nationales. Ce sondage devait également permettre d’identifier les coproductions qui ont été mises en œuvre
pendant les grands événements internationaux. Malheureusement, en raison d’un taux de réponse nettement en deçà de nos
attentes, la quantité de données recueillies ne peut nous instruire adéquatement sur les activités d’exportation canadiennes.
Au cours de la prochaine année, Téléfilm révisera le modèle utilisé pour recueillir les données sur les ventes et les coproductions.
La Société évaluera si cet instrument de collecte peut être
redéfini afin d’améliorer le taux de réponse et la qualité de l’information récoltée.
Par ailleurs, l’objectif principal du Programme des entrepreneurs de la musique étant la santé et la stabilité des entreprises,
Téléfilm a instauré un système de suivi pour évaluer la situation
économique des PME dont les demandes ont été acceptées
ces dernières années. Il serait prématuré toutefois de chercher
à évaluer actuellement leur performance. Téléfilm espère néanmoins produire un rapport sur la performance dans ce secteur
au cours des deux prochaines années.
Créer un nouveau Téléfilm Canada
Revue du rendement
Objectif : Créer un nouveau Téléfilm Canada
Stratégies
Résultats
Clarifier et rendre publiques les normes de service aux clients.
Les normes de service aux clients sont maintenant
opérationnelles.
Des indicateurs en matière d’efficacité ont été élaborés :
délais des décisions (de 8 à 10 semaines) ; et
versements expédiés aux clients par Travaux publics
et Services gouvernementaux Canada à l’intérieur
d’une période de huit jours ouvrables.
Un système de suivi automatisé pour mesurer les résultats
a été implanté.
Améliorer l’efficacité et le service par l’entremise d’applications
technologiques.
Des services en ligne ont été instaurés. Ils permettent aux
clients d’avoir accès à un éventail de services, incluant des renseignements sur leurs dossiers, des demandes en ligne, etc.
Un outil de gestion documentaire a également été lancé
(« Docunet »).
Simplifier l’administration des fonds.
Les processus de demande et de prise de décision du
Fonds canadien de télévision ont été simplifiés.
Le Fonds des nouveaux médias a établi une procédure
de demande en deux étapes, ce qui fait en sorte que seuls
les projets les plus prometteurs sont retenus pour la
seconde étape.
Rapport annuel 2003-2004
45
G A R A N T I R L’ E F F I C A C I T É D E L’ O R G A N I S M E
Une comptabilité par activité
Alors que les frais d’administration ont diminué pour certains
programmes, d’autres ont nettement augmenté. Cette hausse
est attribuable en grande partie à une augmentation rapide du
nombre de demandes traitées par Téléfilm. À la suite de la restructuration du FCT, les coupures au sein du personnel ont eu
lieu en février 2004 seulement.
De même, les modifications concernant le processus de demande au Fonds des nouveaux médias du Canada, qui ont pour
objectif de faire face à la hausse vertigineuse de la demande,
n’ont été mises en application qu’à la fin de l’exercice financier.
Téléfilm va compléter la rationalisation du FNMC, de même
que celle du Fonds du long métrage du Canada, au cours de la
prochaine année. Pour toutes ces raisons, Téléfilm s’attend à
ce qu’une hausse de l’efficacité se reflète dans le rapport sur
la comptabilité par activité (ABC) en 2004-2005.
En utilisant le modèle de la comptabilité par activité, Téléfilm
met de l’avant quelques hypothèses de base concernant la définition des frais. Les frais variables fluctuent en fonction des
inducteurs de coûts. À Téléfilm, le principal inducteur de coûts
est le volume des demandes. Par ailleurs, Téléfilm a choisi de
considérer certains frais variables comme des coûts fixes (qui
ne sont pas affectés par les inducteurs de coûts) car les
dépenses de suivi excéderaient les bénéfices (les photocopies
par exemple).
Le service aux clients
Dans sa charte du service aux clients, Téléfilm s’engage à
respecter des délais de huit jours ouvrables pour effectuer les
versements aux clients. Le tableau qui suit illustre le taux de
réussite de l’organisme face à ces objectifs dans les secteurs
à volumes élevés que sont le long métrage, la télévision et les
nouveaux médias.
100 %
9 000
8 000
80 %
7 000
6 000
60 %
5 000
4 000
40 %
3 000
2 000
20 %
1 000
0%
0
Fonds canadien
de télévision
(Programme
de participation
au capital)
Fonds
du long
métrage
du Canada
Fonds
canadien
des nouveaux
médias
2003-2004
Programme
des
entrepreneurs
de la musique
Autres
programmes
Long métrage
Télévision
En 7 jours ou moins
Nouveaux médias
Plus de 7 jours
2002-2003
en milliers de dollars
Frais d’administration des principaux programmes
Téléfilm Canada
46
Pourcentage des versements conformes à la charte du
service aux clients
Créer un nouveau Téléfilm Canada
Considérations stratégiques pour 2004-2005
Une évaluation de la performance liée à l’atteinte
des objectifs
Pour faire suite au sondage 2001-2002 sur la satisfaction de
la clientèle et à l’instauration d’une charte de service cette
année, Téléfilm effectuera un nouveau sondage auprès de sa
clientèle en 2004-2005, afin de mesurer les progrès accomplis dans ce secteur.
En ce qui concerne la technologie et les systèmes d’information, le groupe qui en est responsable produira une charte de
service interne qui présentera notamment les normes touchant
les délais de livraison de solutions. Le service des systèmes d’information poursuivra ses travaux afin d’améliorer les services en
ligne de Téléfilm en offrant des services aux clients pour l’accréditation des coproductions.
La révision générale des politiques et des procédures
internes de Téléfilm se poursuivra en 2004-2005 avec la finalisation des travaux amorcés pour les secteurs du long métrage
et des nouveaux médias. La Société implantera également des
mesures de contrôle de la qualité pour s’assurer que l’efficience acquise soit conservée.
La mesure de la performance demeure une préoccupation
à Téléfilm, car sans l’accès à des outils sûrs et précis, la Société
ne peut mesurer les progrès accomplis par rapport à ses objectifs. En 2004-2005, Téléfilm commencera à recueillir des données sur les auditoires de la télévision et des nouveaux médias.
Des rapports sur la performance de ces secteurs seront produits aussitôt que possible.
Trailer Park Boys
TPB III Productions Ltd. / Topsail Entertainment
Négligés de tous les pays, unissez-vous ! Simulacre de documentaire, la
série télévisée Trailer Park Boys a comme trame de fond la vie dans un
parc de maisons mobiles où la moralité n’importe guère. Ricky, Julian et
Bubbles ont des démêlés avec la justice, leurs maîtresses, leurs amis et
leur famille alors qu’ils concoctent des plans pour s’enrichir rapidement
et prendre une juste retraite avant l’âge de 35 ans.
Au dernier épisode de sa quatrième saison, qui mettait en vedette
Rita MacNeil, l’émission culte Trailer Park Boys a atteint de nouveaux
sommets. Cette finale a attiré 688 000 téléspectateurs – le record des
cinq dernières années pour un épisode d’une série canadienne présentée sur une chaîne spécialisée de langue anglaise. La série est actuellement présentée pour la première fois aux États-Unis par BBC America
et elle est diffusée sur la chaîne Comedy Channel en Australie.
Planifier pour l’avenir : des employés responsabilisés
S’inspirant des principes élaborés en matière de ressources
humaines, Téléfilm développera en 2004-2005 un plan de relève pour tous les directeurs et les cadres supérieurs.
Rapport annuel 2003-2004
47
Rapport
d’entreprise
RAPPORT D’ENTREPRISE
Président du conseil
d’administration
Directeur général
Communications et affaires publiques
Politiques, planification et recherche
Politiques, planification
et recherche ; gestion
des projets spéciaux ;
et affaires générales
Opérations, marché
anglophone
Administration des
fonds et programmes
– projets de langue
anglaise
Ressources humaines
Opérations et
développement à
l’international
Administration des
coproductions, des
activités et des
stratégies
internationales
U N E N O U V E L L E ST R U CT U R E O R G A N I S AT I O N N E L L E
Des changements significatifs ont été apportés à la structure
organisationnelle de Téléfilm Canada au cours des deux dernières années. Ces initiatives étaient nécessaires pour refléter
les particularités et les niveaux de maturité des marchés de
langues anglaise et française ; pour augmenter la synergie entre
ses principaux programmes et les activités internationales et
ainsi accroître la compétitivité du Canada sur le marché international ; et pour offrir un meilleur service aux clients grâce à
des liens plus étroits avec l’industrie.
La nouvelle structure organisationnelle que Téléfilm a mise
en place en décembre 2003 est composée de cinq directions
principales : opérations en français ; opérations en anglais ; opérations et développement à l’international ; politiques, planification
et recherche ; et finances et administration. La direction des communications et affaires publiques de même que la direction des
ressources humaines et les services juridiques sont coordonnés
par le bureau du directeur général.
Téléfilm Canada
50
Services juridiques et accès à l’information
Opérations, marché
francophone
Administration des
fonds et programmes
– projets de langue
française
Finances et
administration
Comptabilité ; conformité et recouvrement ;
planification financière
et gestion du risque ;
technologies et systèmes d’information ; et
ressources matérielles
Trois directions des opérations : projets en anglais,
projets en français et l’international
Les directions des opérations sont responsables de l’administration des programmes de Téléfilm depuis la réception des
demandes jusqu’à la prise de décision et à l’évaluation de la
performance. Par l’entremise de « guichets uniques » situés à
Vancouver, Toronto, Montréal et Halifax, nos clients peuvent
recevoir une assistance complète pour tous les programmes de
la Société à l’exception du Programme des entrepreneurs de la
musique et des coproductions internationales qui sont administrés à Montréal.
Afin de refléter la nature asymétrique des politiques d’investissements de Téléfilm, les opérations canadiennes sont maintenant scindées en fonction des groupes linguistiques : l’un pour
les projets de langue anglaise et l’autre pour les projets de langue française. L’équipe des opérations en français, localisée au
bureau du Québec, prend en charge toutes les activités québécoises de langue française de Téléfilm et fournit également des
services aux clients francophones à travers le pays. Les projets
de langue anglaise sont traités dans chacun des quatre bureaux régionaux de Téléfilm. Cette structure asymétrique facilite
l’élaboration et l’implantation de plans d’action spécifiquement
ciblés pour l’un ou l’autre des marchés linguistiques.
Rapport d’entreprise
Les opérations en français et en anglais sont axées sur le
principal objectif du plan d’entreprise de Téléfilm, soit l’augmentation des auditoires des longs métrages, émissions de télévision
et produits nouveaux médias canadiens. Un responsable national garantit la cohérence des politiques et des procédures d’un
bureau à l’autre pour chacun de ces trois secteurs d’activité.
Les responsables de secteur coordonnent les prises de décision
concernant toutes les demandes d’investissement d’importance
(généralement plus de 1 million de dollars) afin d’assurer que les
meilleurs projets soient choisis sans égard à la région d’où ils
proviennent.
Les activités internationales de Téléfilm prennent de l’expansion et consistent principalement à encourager et à faciliter
la recherche de financement étranger et de partenariats stratégiques. Elles sont maintenant reconnues comme une partie
intégrante des opérations. Conformément à l’approche intersectorielle préconisée par Téléfilm pour renforcer l’industrie canadienne, les opérations internationales doivent mettre en place
des activités pour tous les secteurs des industries culturelles
soutenus par Téléfilm.
Politiques, planification et recherche
Outre les politiques, la planification et la recherche, cette direction est responsable des projets spéciaux et des affaires de
l’entreprise. La direction assure que les nouvelles politiques et
les changements majeurs de politiques sont pleinement élaborés avant d’être implantés par les différentes directions des opérations de la Société. Cela inclut les projets spéciaux au même
titre que l’uniformisation des politiques et procédures d’affaires.
Ce groupe a la responsabilité de garantir que les objectifs de
Téléfilm s’appuient sur des recherches et la connaissance des
marchés. Il est également responsable du suivi de la performance et de l’évaluation des activités de Téléfilm et voit aux
relations avec le gouvernement.
Finances et administration
Cette direction regroupe la comptabilité, le recouvrement et la
conformité, les ressources matérielles, la planification financière
et la gestion du risque. Les systèmes d’information, qui relèvent
de cette direction, font partie intégrante des rouages qui permettent à Téléfilm d’atteindre ses objectifs. La performance doit
être mesurée. Sans outils de mesure sophistiqués, l’organisme ne
pourrait ni évaluer la performance ni assurer son suivi. Cela est
tout particulièrement important en matière d’auditoires et de service à la clientèle.
Communications et affaires publiques
Principalement responsable des relations avec les médias, des
relations publiques, du site Web de Téléfilm, des publications
institutionnelles et de la publicité, cette direction collabore également à la vitalité de l’industrie par l’entremise du programme
Le Canada à l’affiche qui soutient quelque 40 festivals canadiens
chaque année. Cette direction travaille de concert avec d’autres
organismes culturels et l’industrie à la promotion du talent canadien en participant, par exemple, à l’organisation de projections
spéciales à Ottawa. Au sein de Téléfilm, le groupe agit à titre
de conseiller en communications stratégiques et coordonne des
activités de communications internes.
À la fin de l’exercice 2003-2004, un plan détaillé des relations de Téléfilm avec ses clients et partenaires a été élaboré.
Ce plan a pour objectif de définir et d’établir des réseaux de
communication plus efficaces avec trois groupes cibles : l’industrie, incluant les partenaires internationaux ; les gouvernements fédéral et provinciaux ; et le grand public par la voie des
médias. Le plan propose un vaste éventail d’activités de communication, incluant du marketing direct, des activités d’information destinées aux décideurs, des bulletins, des portes ouvertes,
des rencontres avec les comités éditoriaux des médias, des
conférences et une campagne de repositionnement.
Ressources humaines
La capacité de Téléfilm de rencontrer ses objectifs repose sur la
qualité de ses ressources humaines. Téléfilm offre aux équipes
des opérations le soutien d’experts des domaines juridique, économique, des communications et des politiques. La plupart de
ses quelque 180 employés sont des professionnels qui possèdent une grande expérience de l’industrie. Au sein de ce groupe
d’individus hautement scolarisés (59 % d’entre eux détiennent
un diplôme universitaire), 8,6 % appartiennent à des minorités visibles, et plus de la moitié des femmes à l’emploi de Téléfilm occupent des postes de professionnelles ou de direction. Le comité
de direction est composé à 50 % de femmes, ce qui démontre
clairement un traitement équitable des employés de sexe masculin et féminin.
Téléfilm a pris l’engagement ferme d’offrir ses services dans
les deux langues officielles. Le français est la langue maternelle
de 60 % de son personnel et 40 % de celui-ci se déclare de langue anglaise ; par ailleurs, 56 % des employés sont bilingues.
Services juridiques et accès à l’information
Les services juridiques sont responsables de l’uniformisation
des lettres et des contrats, de la rédaction d’avis écrits et de
recommandations sur divers dossiers de droit, des négociations
concernant des ententes spécifiques, de la gestion des litiges
et des règles de déontologie internes. Le chef des services juridiques est également le secrétaire du conseil d’administration,
et à ce titre relève du président du conseil. Il coordonne aussi
l’accès à l’information.
Rapport annuel 2003-2004
51
Des mandats mieux définis pour la haute direction
Dans le cadre de la restructuration de Téléfilm Canada, les missions du comité exécutif, du comité de gestion et du comité –
finances et administration ont été clairement définis.
Comité exécutif
Le comité exécutif prend les décisions d’ordre stratégique, distribue les responsabilités et alloue les ressources au sein de
l’organisme. Il comprend sept membres, soit le président du
conseil d’administration, le directeur général et les directeurs des
cinq principaux secteurs de Téléfilm.
Comité de gestion
Le comité de gestion finalise la planification annuelle, assure le
suivi de la performance de l’organisme aux niveaux des projets
et des finances, prend des décisions d’ordre administratif et
contribue à la transmission de l’information au sein de l’organisme. Ce comité est composé du président du conseil, du
directeur général, des directeurs de tous les groupes d’activité
de l’organisme et des directeurs régionaux, soit une quinzaine
de personnes au total.
Comité – finances et administration
L’objectif de ce comité est de promouvoir une gestion transparente et cohérente des ressources financières, humaines,
matérielles et informatiques de Téléfilm. Il est composé du directeur – finances et administration, du contrôleur et de représentants des autres secteurs.
UNE GOUVERNANCE EFFICACE :
LE FER DE LANCE DE LA RÉUSSITE
Face à une plus forte demande de services et au besoin d’une
plus grande imputabilité, une gouvernance efficace est essentielle à Téléfilm pour maintenir sa crédibilité et mieux remplir
son rôle prépondérant au sein du secteur de l’audiovisuel.
Lois et ententes avec le ministère du Patrimoine canadien
Créée en vertu de la Loi sur la Société de développement de
l’industrie cinématographique canadienne par le Parlement
canadien en 1967, la SDICC avait pour mandat original de
soutenir l’industrie du long métrage. Cette loi a été amendée en
2002 pour devenir la Loi sur Téléfilm Canada. Au fil des ans,
le ministère du Patrimoine canadien a élargi le mandat de la
Société et augmenté ses ressources financières pour inclure la
télévision, les nouveaux médias et la musique.
Chaque fonds ou programme de Téléfilm s’inscrit dans une
entente entre l’organisme et le ministère du Patrimoine canadien. Ces ententes définissent les mandats assignés à Téléfilm,
les règles de fonctionnement, les exigences ainsi que le cadre
légal et administratif régissant ses activités.
À titre d’organisme public, Téléfilm se conforme aux politiques publiques du gouvernement canadien, aux directives du
Conseil du Trésor et aux lois suivantes : la Loi sur la gestion
des finances publiques, la Loi sur les langues officielles, la
Loi sur le multiculturalisme canadien, la Loi sur l’équité en matière d’emploi, la Loi sur la protection des renseignements personnels et la Loi sur l’accès à l’information.
Mambo Italiano
Cinémaginaire inc.
L’auteur Steve Galluccio et le réalisateur Émile Gaudreault (Nuit de
noces) ont créé ce film qui met en scène deux amants homosexuels
incapables de révéler la vraie nature de leur relation à leurs familles très
traditionalistes. Lorsque la vérité éclate, tout le monde décide d’y mettre
son grain de sel – à l’italienne !
D’abord une pièce de théâtre, puis un film, Mambo Italiano a connu
beaucoup de succès aux guichets en récoltant plus de 5,1 millions $ de
recettes. Ce faisant, il est devenu le film canadien de langue anglaise
le plus lucratif des 20 dernières années. Véritable coup de cœur à
l’étranger avec des ventes dans plus de 50 pays, Mambo Italiano s’est
même retrouvé sur la liste des vingt premiers films du box office aux
États-Unis, aux côtés de superproductions d’Hollywood.
Téléfilm Canada
52
En vertu de son statut spécial de société d’État, Téléfilm
bénéficie d’une plus grande autonomie de gestion que les ministères gouvernementaux. Ses opérations quotidiennes sont
menées sans liens de dépendance face aux ministres et aux
fonctionnaires.
Rapport d’entreprise
C O N S E I L D ’ A D M I N I S T R AT I O N
Le conseil d’administration de Téléfilm est nommé par le gouverneur en conseil, en consultation avec la/le ministre du
Patrimoine canadien. Il est composé d’un président et de six
membres généralement nommés pour un mandat de cinq ans.
Le conseil nomme le vice-président et les membres de ses
deux comités de travail : le comité de vérification et des finances et le comité sur la diversité culturelle et linguistique.
Comité de vérification et des finances
L’objectif du comité de vérification et des finances est d’aider
les membres du conseil d’administration à s’acquitter de leurs responsabilités de revoir et d’approuver les renseignements financiers de Téléfilm, ses systèmes de productions de rapports, ses
systèmes de contrôle interne, les rapports des vérificateurs
externes et internes, et la portée de la vérification interne.
Comité sur la diversité culturelle et linguistique
L’objectif du comité sur la diversité culturelle et linguistique est
d’assurer que le plan d’entreprise de la Société contribue, dans
l’esprit de la Loi sur le multiculturalisme, à ce que la diversité
culturelle canadienne s’exprime et s’illustre dans les produits
audiovisuels, et que le public canadien ait accès à des œuvres
issues des différentes communautés du pays.
Le conseil travaille en partenariat avec la direction pour
définir les orientations stratégiques de l’organisme et s’assurer
que tout est mis en œuvre pour que les objectifs soient atteints.
Ainsi, le conseil veille à ce que les pratiques de gestion et les
systèmes d’information et de vérification répondent aux besoins
de l’organisme et assurent l’intégrité des résultats obtenus.
Direction générale
Le directeur général de Téléfilm est le responsable de la Société
et relève du conseil d’administration. Sous cette autorité, le directeur général a toutes les responsabilités concernant les orientations, activités, relations externes et résultats, dans le cadre de la
Loi sur Téléfilm Canada. Le directeur général est nommé, sur
recommandation du conseil d’administration, par le gouverneur
en conseil, pour une durée que le gouverneur en conseil juge
appropriée.
Règles d’éthique et protection de la vie privée
L’organisme s’est doté d’un code concernant les conflits d’intérêt conformément aux règlements du Conseil du Trésor. Ce code
à l’intention des employés établit des règles de conduite claires
au sujet des conflits d’intérêt, et de l’après-mandat. Il vise à réduire au minimum les possibilités de conflits entre les intérêts
personnels et les fonctions officielles des employés de Téléfilm,
et prévoit les moyens de régler de tels conflits dans l’intérêt
du public. Chaque employé est tenu de remplir le formulaire de
déclaration concernant les conflits d’intérêt, et doit mettre cette
attestation à jour au moins une fois par année. Les cas plus
difficiles font l’objet de discussions avec le Bureau des valeurs
et de l’éthique.
Les membres du conseil d’administration sont nommés par
le gouverneur en conseil. Lors de leur nomination, le bureau du
conseiller en déontologie prend en charge l’examen des conflits d’intérêt possibles des membres.
Une nouvelle structure de gouvernance pour
le Fonds canadien de télévision
Dans son rapport très fouillé sur l’état du système de télédiffusion canadien, Notre souveraineté culturelle : le deuxième siècle
de la radiodiffusion canadienne, le Comité permanent du
Patrimoine canadien a demandé que les opérations et la structure du FCT soient simplifiés. Dans sa réponse au rapport, le gouvernement a indiqué qu’il allait simplifier et clarifier la structure
du Fonds. Une attention particulière sera accordée au modèle « un
conseil d’administration, une administration ». Téléfilm est d’accord avec ces orientations et attend la décision du gouvernement.
Un mandat renouvelé pour Téléfilm Canada
Le rôle de Téléfilm évolue au rythme des changements technologiques, économiques, réglementaires et sociaux. Bien que
Téléfilm fasse preuve d’une grande capacité d’adaptation, l’évolution de la Société n’est pas reflétée dans son mandat législatif. La Loi sur Téléfilm Canada a plus de 35 ans et plusieurs
de ses dispositions nécessitent une importante mise à jour.
Le gouvernement a reconnu l’importance de mettre à jour la
loi de Téléfilm et a annoncé publiquement son intention d’aller
de l’avant dans ce dossier.
Rapport annuel 2003-2004
53
RENOUVELER LE FINANCEMENT
G O U V E R N E M E N TA L
Au cours des prochaines années, les ententes concernant le
Fonds du long métrage du Canada, le Fonds canadien de télévision, le Fonds des nouveaux médias du Canada et le Programme
des entrepreneurs de la musique prendront fin et devront être
évaluées par le gouvernement fédéral. Le niveau de financement
qui sera accordé à ces programmes aura un impact majeur sur
la capacité de Téléfilm de réaliser ses objectifs et d’implanter
les stratégies présentées dans ce rapport annuel.
Les Bougon – C’est aussi ça la vie !
Aetios Productions inc.
Voici la famille Bougon, un clan de joyeuses petites fripouilles qui se joue
des programmes d’aide sociale du Québec. Les Bougons se donnent
un mal fou pour être continuellement en marge de la société. Et il n’est
jamais question d’éthique !
La troisième saison de la série a été tournée à l’été 2004. Le succès des
irrévérencieux Bougons ne s’est pas démenti au Québec. Ils ont attiré
en moyenne plus de deux millions de téléspectateurs chaque semaine.
Le Fonds du long métrage du Canada sera évalué en
2005-2006 en vue de son renouvellement. Bien que les ressources du Fonds aient doublé depuis 2001, elles sont malgré
tout limitées étant donné l’ampleur des activités de l’industrie.
Afin de continuer à encourager la performance, la diversité et
le développement de nouveaux talents, l’évaluation du niveau de
financement du FLMC doit tenir compte des succès des longs
métrages de langue française, de l’évolution de l’industrie dans
son ensemble et des avancées récentes du côté du marché de
langue anglaise.
La reconduction du Fonds canadien de télévision est prévue
pour 2006-2007. Dans le contexte de ce renouvellement, il faudra tenir compte de l’augmentation des choix disponibles sur le
plan des médias et de la forte concurrence pour rejoindre les
auditoires canadiens de la télévision. Selon Téléfilm, il faudra redoubler d’efforts pour assurer que les émissions canadiennes se
distinguent et attirent les téléspectateurs canadiens.
Le renouvellement du Fonds des nouveaux médias du
Canada est prévu pour 2005-2006. Dans un rapport présenté
à la ministre du Patrimoine canadien, le comité consultatif
national sur la culture canadienne en ligne a recommandé que
les ressources pour la création de contenus nouveaux médias
soient renouvelées et même augmentées de façon significative.
Il s’agit d’une urgence pour les produits interactifs à contenu
canadien qui se veulent concurrentiels dans un environnement
mondial hautement compétitif.
Téléfilm Canada
54
Rapport d’entreprise
Opérations de Téléfilm Canada : évaluation des risques
Secteur sous examen
Évaluation originale
Évaluation actuelle
Coproductions
Moyen
Moyen-bas
Gestion financière
Élevé
Moyen-bas
Évaluation des projets
Très élevé
Moyen-bas
Gestion des contrats
Moyen
Moyen-bas
Gestion des systèmes d’information
Élevé
Moyen-bas
Sécurité informatique
Moyen
Moyen-bas
Planification des ressources humaines
Moyen
Moyen
Activités complémentaires
Élevé
Élevé
Gestion des achats
Moyen
Moyen-bas
Fonds des nouveaux médias
Élevé
Élevé
Source : Rapport de vérification interne, Samson Bélair/Deloitte & Touche
AMÉLIORER LA GESTION DU RISQUE
La gestion du risque est au cœur des activités de Téléfilm.
La Société appuie sa gestion des risques sur une mission
claire, des objectifs précis et mesurables et des responsabilités
bien définies. Téléfilm intègre la gestion des risques à tous les
niveaux de sa structure organisationnelle.
Plusieurs changements implantés en 2003-2004 ont permis à Téléfilm de mieux administrer les risques auxquels l’organisme fait face. Ces améliorations ont touché sa structure
organisationnelle, qui a clarifié les rôles et les responsabilités ;
ses politiques et procédures d’affaires qui ont été uniformisées ;
et son équipe elle-même, la gestion du risque faisant maintenant
partie des compétences requises.
Afin d’évaluer l’efficacité des réformes, la Société a demandé
à ses vérificateurs internes de revoir le travail effectué à ce jour
et de s’assurer que les problèmes constatés à l’époque étaient
corrigés. Cet examen a démontré que d’importantes améliorations ont été apportées dans les domaines où le risque d’erreur
était considéré comme élevé dans le passé.
Rapport annuel 2003-2004
55
REVUE FINANCIÈRE
Ressources financières
Le budget total annuel de Téléfilm se compose de trois
ressources financières :
Les crédits parlementaires : les sommes mises à la disposition de Téléfilm par le truchement de crédits parlementaires doivent être déboursées au cours de l’exercice durant
lequel elles ont été reçues, sans quoi elles deviennent
périmées. Ces sommes représentent la plus grande partie
des ressources de la Société.
Les contributions ministérielles : les sommes versées à
Téléfilm par l’entremise du ministère du Patrimoine canadien en vertu d’ententes de contribution proviennent du
budget du ministère et doivent être utilisées l’année où
elles ont été reçues. Téléfilm reçoit des contributions ministérielles pour le Fonds canadien de télévision, le Fonds
des nouveaux médias du Canada, le Programme des entrepreneurs de la musique et le Programme national de formation dans le secteur du film et de la vidéo.
Les recettes : les sommes que Téléfilm encaisse grâce à
ses opérations proviennent notamment de la récupération d’investissements, du remboursement d’avances et de
prêts, et de la perception de frais d’intérêt et de gestion.
Téléfilm a plus de flexibilité dans l’utilisation de ses recettes
que pour les crédits parlementaires et les contributions.
L’organisme peut utiliser ses recettes au besoin, selon la
Loi et les ententes avec le Ministère, peu importe l’exercice
financier au cours duquel elles ont été réalisées.
Téléfilm Canada
56
La gestion des fonds
Conformément à sa Loi, Téléfilm rend compte de ses activités
selon un exercice financier allant du 1er avril au 31 mars de
l’année suivante.
Ce rapport annuel illustre de quelle façon Téléfilm a utilisé
en 2003-2004 ses deux méthodes de gestion – la gestion de
la trésorerie et la gestion des engagements.
La gestion de la trésorerie tient compte des débours (montants déboursés par Téléfilm pour des demandes de financement ou des dépenses administratives) et des recettes (montants encaissés par Téléfilm grâce à ses opérations).
La gestion des engagements se rapporte aux montants que
Téléfilm s’engage à verser en vertu d’ententes contractuelles
relatives à des demandes de financement de l’industrie.
Les états financiers font état de la gestion de la trésorerie,
alors que tout ce qui touche à l’analyse financière des fonds et
des programmes fait référence aux engagements de la
Société, soit aux contrats signés pendant l’exercice.
États
financiers
Rapport de la direction
Les états financiers de Téléfilm Canada sont la responsabilité de la direction et ont été approuvés par le Conseil d’administration de
la Société. Les états financiers ont été dressés selon les principes comptables généralement reconnus du Canada et, lorsque cela
est approprié, comprennent des estimations fondées sur l’expérience et le jugement de la direction. La direction est également
responsable de tous les autres renseignements présentés dans le rapport annuel et de leur concordance avec les états financiers.
La direction maintient des systèmes comptables, financiers, de contrôle de gestion et d’information, de même que des pratiques de gestion conçus pour fournir une assurance raisonnable que des informations fiables et pertinentes sont disponibles au
moment opportun ; que les actifs sont protégés et contrôlés ; que les ressources sont gérées de façon économique et efficiente
en vue de la réalisation des objectifs de la Société et que l’exploitation est menée efficacement. Ces systèmes et pratiques sont
également conçus pour fournir une assurance raisonnable que les opérations sont conformes à la partie VIII de la Loi sur l’administration financière, à la Loi sur Téléfilm Canada, aux règlements administratifs et aux politiques de la Société ou à tous les aspects
des protocoles d’entente et accords de contribution conclus entre la Société et le ministère du Patrimoine canadien.
Le Conseil d’administration est responsable de s’assurer que la direction s’acquitte de ses responsabilités en matière de
présentation de l’information financière tel que précisé ci-dessus. Le Conseil assume cette charge par l’entremise du Comité de
vérification et des finances qui est composé d’administrateurs dont aucun n’est membre de la direction. Le Comité revoit les états
financiers trimestriels, ainsi que les états financiers annuels et tous les rapports s’y rattachant et peut faire des recommandations
au Conseil d’administration à l’égard de ceux-ci et/ou d’affaires connexes. Également, le Comité rencontre annuellement le vérificateur externe pour discuter de la vérification des états financiers.
Le vérificateur externe, la vérificatrice générale du Canada, effectue un examen indépendant des états financiers et présente
son rapport à la Société et à la ministre du Patrimoine Canadien.
Carolle Brabant
Directrice générale par intérim
Richard Tardif
Contrôleur
Montréal, Canada
Le 14 juin 2004
Téléfilm Canada
58
États financiers
Rapport du vérificateur
À L A M I N I S T R E D U PAT R I M O I N E C A N A D I E N
J’ai vérifié le bilan de Téléfilm Canada au 31 mars 2004 et les états des résultats et de l’avoir du Canada et des flux de trésorerie
de l’exercice terminé à cette date. La responsabilité de ces états financiers incombe à la direction de la Société. Ma responsabilité consiste à exprimer une opinion sur ces états financiers en me fondant sur ma vérification.
Ma vérification a été effectuée conformément aux normes de vérification généralement reconnues du Canada. Ces normes
exigent que la vérification soit planifiée et exécutée de manière à fournir l’assurance raisonnable que les états financiers sont
exempts d’inexactitudes importantes. La vérification comprend le contrôle par sondages des éléments probants à l’appui des montants et des autres éléments d’information fournis dans les états financiers. Elle comprend également l’évaluation des principes
comptables suivis et des estimations importantes faites par la direction, ainsi qu’une appréciation de la présentation d’ensemble
des états financiers.
À mon avis, ces états financiers donnent, à tous les égards importants, une image fidèle de la situation financière de la Société
au 31 mars 2004 ainsi que des résultats de son exploitation et de ses flux de trésorerie pour l’exercice terminé à cette date selon
les principes comptables généralement reconnus du Canada. Conformément aux exigences de la Loi sur Téléfilm Canada, je
déclare qu’à mon avis ces principes ont été appliqués de la même manière qu’au cours de l’exercice précédent.
La majorité des dépenses de la Société présentées à l’état des résultats et de l’avoir du Canada sont reliées au développement des industries de la télévision (Fonds canadien de télévision – Programme de participation au capital), des nouveaux médias
(Fonds des nouveaux médias du Canada) et de la musique (Programme des entrepreneurs de la musique). Tel que mentionné à
la note 1 des états financiers, la mission et les pouvoirs de la Société sont limités à favoriser et encourager le développement de
l’industrie du long métrage au Canada. À mon avis, les dépenses encourues pour le développement des industries de la télévision,
des nouveaux médias et de la musique ne sont pas compatibles avec le mandat légal de la Société de développer l’industrie du
long métrage.
De plus, à mon avis, des registres comptables appropriés ont été tenus par la Société, les états financiers sont conformes à
ces derniers et, à l’exception des activités reliées au développement des industries de la télévision, des nouveaux médias et de la
musique mentionnées au paragraphe précédent, les opérations de la Société dont j’ai eu connaissance au cours de ma vérification
des états financiers ont été effectuées, à tous les égards importants, conformément à la Loi sur Téléfilm Canada et aux règlements
administratifs de la Société.
Pour la vérificatrice générale du Canada
Nancy Cheng, FCA
vérificatrice générale adjointe
Ottawa, Canada
Le 14 juin 2004
Rapport annuel 2003-2004
59
Bilan
Au 31 mars 2004
2004
en milliers de dollars
2003
en milliers de dollars
,00–
8 854
Contributions à recevoir du ministère du Patrimoine canadien
30 664
15 381
Contributions à recevoir du Fonds canadien de télévision
– Programme de droits de diffusion
24 509
26 761
7 539
8 450
Frais payés d’avance
604
,348
Prêts (note 3)
146
1 310
63 462
61 104
Débiteurs
243
,306
Investissements
00–
,109
Prêts (note 3)
00–
,013
9 194
6 714
72 899
68 246
ACTIF
Actif à court terme
À recevoir du Canada
Débiteurs
Immobilisations (note 4)
Voir les notes afférentes aux états financiers.
Téléfilm Canada
60
États financiers
2004
en milliers de dollars
2003
en milliers de dollars
À payer au Canada
8 551
00–
Créditeurs et frais courus
6 544
6 388
15 095
6 388
727
,585
Avantages incitatifs reportés sur bail
1 322
1 292
Aide en capital reportée (note 5)
9 194
6 714
11 243
8 591
46 561
53 267
72 899
68 246
PA S S I F E T AV O I R D U C A N A D A
Passif à court terme
Passif à long terme
Obligation au titre des indemnités de départ (note 9)
Avoir du Canada
Engagements (note 10)
Éventualités (note 12)
Voir les notes afférentes aux états financiers.
Approuvé par le Conseil :
Approuvé par la direction :
Charles Bélanger, Président
Carolle Brabant, Directrice générale par intérim
Rapport annuel 2003-2004
61
État des résultats et de l’avoir du Canada
en milliers de dollars
Exercice terminé le 31 mars 2004
Fonds
canadien de
télévision
Fonds du
long métrage
du Canada
Fonds des
nouveaux médias
du Canada
99 216
8 972
00–,
61 708
5 733
0–
5 337
1 564
0–
00–
00–
00–
108 188
1 862
1 358
962
71 623
935
00–
,935
Programme des
entrepreneurs
de la musique
Autres fonds
2004
Total
2003
Total
–
–
8 797
42
138
–
166 303
16 407
8 797
164 848
14 460
4 355
–
–
–
6 901
–
–
,00–
8 797
,00–
,00–
,428
,608
1 862
1 358
1 390
196 117
1 458
1 593
1 547
188 261
13 620
,945
14 565
2 155
,00–
2 155
–
,00–
–
86
–
,086
16 796
945
17 741
12 011
1 841
13 852
920
586
–
–
690
2 196
1 269
00–
00–
00–
00–
00–
00–
00–
,00–
110 043
–
2 164
480
443
,859
,797,
,358
5 101
91 875
–
118
338
188
–
037
–
681
9 737
–
–
–
–
–
–
–
–
8 797
2 320
293
437
696
–
124
281
4 151
5 535
2 320
2 575
1 255
1 327
859
958
639
9 933
225 987
2 625
2 619
1 675
1 480
1 111
,,737
,126
10 373
213 755
( 10 552 )
( ,805 )
( 21 022 )
( 23 095 )
Dépenses de support
Production et développement
Production
Développement
Développement corporatif
Aide aux longs métrages
indépendants à petit budget
Aide à l’écriture de scénarios
Coproductions officielles
Distribution et marketing
Distribution et mise en marché
Réseaux parallèles de distribution
Doublage et sous-titrage
Activités complémentaires
Subventions aux écoles de
formation professionnelle
Subventions aux festivals canadiens
Développement industriel et professionnel
Participation aux marchés étrangers
Participation aux festivals étrangers
Publicité, promotion et publications
Autres
Récupération d’investissements
Frais directs de récupération
Montant net
( 8 493 )
( 1 172 )
379
,305
,042
,00–
,029
,755
,703
99 870
83 687
8 607
8 797
4 759
205 720
191 363
22 857
21 614
228 577
212 977
( 24 509 )
( ,331 )
( ,110 )
( 24 950 )
( 26 761 )
( ,422 )
( ,487 )
( 27 670 )
203 627
185 307
123 419
71 541
1 961
196 921
134 953
63 262
1 498
199 713
Dépenses de fonctionnement (note 8)
Coût de l’exploitation pour l’exercice
–
Revenus
Contributions du Fonds canadien de télévision – Programme de droits de diffusion (note 7)
Revenus d’investissements
Intérêts et frais de gestion
Coût net de l’exploitation pour l’exercice avant financement gouvernemental
Financement gouvernemental
Crédit parlementaire pour l’exploitation
Contributions du ministère du Patrimoine canadien (note 6)
Amortissement de l’aide en capital reportée (note 5)
Résultat net d’exploitation
( 6 706 )
14 406
Avoir du Canada au début
53 267
38 861
Avoir du Canada à la fin
46 561
53 267
Voir les notes afférentes aux états financiers.
Téléfilm Canada
62
États financiers
État des flux de trésorerie
Exercice terminé le 31 mars 2004
2004
en milliers de dollars
2003
en milliers de dollars
Activités d’exploitation
Résultat net d’exploitation
( 6 706 )
14 406
Éléments sans effet sur la trésorerie :
Augmentation (diminution) de la provision pour prêts douteux
,313
(,162 )
Conversion des prêts non provisionnés
,003
,168
Radiation de prêts non provisionnés
,209
,110
Amortissement des immobilisations
1 941
1 359
Perte sur aliénation et radiation d’immobilisations
,019
,134
Augmentation (diminution) de l’obligation au titre des indemnités de départ
,142
,(,16 )
Augmentation des avantages incitatifs reportés sur bail
Amortissement de l’aide en capital reportée
,030
,061
( 1 961 )
( 1 498 )
( 6 010 )
14 562
( 15 283 )
21 802
2 252
( 18 313 )
,911
(,176 )
Variations des éléments hors caisse du fonds de roulement :
Diminution (augmentation) des contributions à recevoir du
ministère du Patrimoine canadien
Diminution (augmentation) des contributions à recevoir du
Fonds Canadien de télévision – Programme de droits de diffusion
Diminution (augmentation) des débiteurs
Diminution (augmentation) des frais payés d’avance
Augmentation (diminution) des créditeurs et frais courus
Diminution des débiteurs à long terme
( ,256 )
,615
,156
(, 374 )
,063
( 18 167 )
,103
18 219
Activités de financement
Crédit parlementaire – aide en capital
4 441
2 548
Activités d’investissement
Prêts
,( 37 )
Encaissements de prêts
,689
,931
Encaissements des investissements à long terme
,109
,00 –
( 4 441 )
( 2 548 )
Acquisition d’immobilisations
Produit de disposition d’immobilisations
Augmentation (diminution) des liquidités
À recevoir du (à payer au) Canada au début
À recevoir du (à payer au) Canada à la fin
,001
(,118 )
,005
( 3 679 )
( 1 730 )
( 17 405 )
19 037
8 854
( 10 183 )
( 8 551 )
8 854
Voir les notes afférentes aux états financiers.
Rapport annuel 2003-2004
63
Notes afférentes aux états financiers
Exercice terminé le 31 mars 2004
1 . S TAT U T E T A C T I V I T É S
La Société a été constituée en 1967 par la Loi sur Téléfilm Canada (auparavant, Loi sur la Société de développement de l’industrie cinématographique canadienne) avec l’objectif de favoriser et d’encourager le développement de l’industrie du long métrage
au Canada. Depuis, elle s’est vue confier la gestion du Fonds de développement de la production d’émissions canadiennes (Fonds
de télévision) établi en 1983 dans le cadre de la Stratégie canadienne de la radiotélédiffusion ainsi que la gestion de nouveaux
programmes dans le cadre de la Politique du film et de la vidéo de mai 1984 et de la Politique canadienne du long métrage d’octobre 2000. La loi a été modifiée en juin 1994 afin d’accorder à la Société l’autorité de garantir des prêts.
En septembre 1996, la ministre du Patrimoine canadien a créé le Fonds canadien de télévision (FCT). Conçu dans un esprit
de partenariat entre l’État et l’industrie, ce nouveau Fonds réunit le Fonds de télévision de la Société et le Fonds de production
des câblodistributeurs. Deux programmes d’aide financière composent le FCT : le Programme de participation au capital et le
Programme de droits de diffusion. La Société s’est vue confier la gestion du programme de participation au capital.
La Société s’est vue également confier l’administration du programme de financement à l’appui du développement préprofessionnel en 1997, du Fonds des nouveaux médias du Canada en 1998 et du Programme des entrepreneurs de la musique en 2002.
Depuis 1983, la Société a diversifié ses activités par l’entremise de protocoles d’entente et d’accords de contribution avec le
ministère du Patrimoine canadien résultant en un rayonnement plus large que sa mission première. La Société et le ministère du
Patrimoine canadien ont entrepris un processus de révision en profondeur de la Loi sur Téléfilm Canada afin de l’harmoniser
avec la diversité actuelle des activités et les besoins de l’industrie audiovisuelle.
La Société est une société d’État régie, inter alias, par la partie VIII de la Loi sur l’administration financière dans sa version
antérieure au 1er septembre 1984 comme si elle n’avait pas été abrogée et comme si la Société était mentionnée à l’annexe C
de cette loi.
2 . P R I N C I PA L E S C O N V E N T I O N S C O M P TA B L E S
a) Sources de financement de la Société
La Société obtient des fonds principalement du gouvernement du Canada par le biais d’un crédit parlementaire et de contributions du ministère du Patrimoine canadien. La partie du crédit parlementaire utilisée pour l’acquisition d’immobilisations est comptabilisée comme aide en capital reportée au bilan, et est amortie selon la même base que les immobilisations auxquelles elle se rapporte. L’autre partie du crédit parlementaire et les contributions du ministère du Patrimoine canadien sont comptabilisées à l’état
des résultats et de l’avoir du Canada jusqu’à concurrence des dépenses admissibles encourues.
b) Montant à payer au Canada ou montant à recevoir du Canada
Les opérations financières de la Société sont traitées par le Trésor du Canada, d’où l’absence de comptes bancaires. Aux fins des
états financiers, le résultat de l’ensemble des opérations financières est présenté au bilan comme compte à payer au Canada ou
compte à recevoir du Canada.
Téléfilm Canada
64
États financiers
2 . P R I N C I PA L E S C O N V E N T I O N S C O M P TA B L E S ( S U I T E )
c) Dépenses de support
Les dépenses de support comprennent l’ensemble de l’aide accordée aux activités de l’industrie du long métrage, d’émissions de
télévision canadiennes, des nouveaux médias et de la musique. Les dépenses de support sont comptabilisées comme suit :
Les investissements accordés en contrepartie d’une participation aux revenus d’exploitation, autres que ceux assortis d’une
obligation de remboursement préétablie, ainsi que les investissements ne prévoyant pas de récupération, sont comptabilisés
dans l’exercice au cours duquel ils sont versés ou exigibles.
Les récupérations sur investissements sont constatées aux résultats au moment où elles sont encaissées ou exigibles.
Toute récupération qui excède le montant de l’investissement est comptabilisée comme revenu d’investissements.
d) Prêts et provision pour pertes
La Société accorde des prêts pour le financement d’émissions canadiennes, de longs métrages et de nouveaux médias. Les prêts
octroyés initialement sans frais d’intérêts sont comptabilisés au montant nominal du prêt. Les prêts portant intérêts sont présentés
à leur valeur nominale majorée des intérêts courus à recevoir. Les prêts sont présentés nets d’une provision pour pertes.
Un prêt est jugé douteux si la qualité du crédit s’est détériorée dans une mesure telle que la Société n’est plus raisonnablement assurée de recouvrer la totalité du capital et des intérêts en conformité avec les dispositions du contrat de prêt.
La provision pour pertes comprend des provisions spécifiques et une provision générale.
Les provisions spécifiques sont constituées pour chaque prêt douteux. L’évaluation tient compte des sûretés disponibles ainsi
que de la situation financière de l’emprunteur. La valeur comptable du prêt douteux est ramenée à la valeur de réalisation estimative par l’actualisation des flux monétaires futurs prévus au taux d’intérêt réel inhérent au prêt.
La provision générale représente la meilleure estimation de la moins-value probable imputable à la détérioration de la qualité
du crédit du reste du portefeuille de prêts pour laquelle il n’est pas encore possible d’établir des provisions spécifiques. Le montant
de la provision générale est estimé en se fondant sur les pertes passées ainsi que sur l’appréciation par la direction des tendances
quant à la qualité du crédit du portefeuille de prêts.
Les prêts sont radiés après que toutes les mesures raisonnables de restructuration ou de recouvrement ont été prises et
lorsque le recouvrement du prêt est improbable. Les radiations et la provision pour pertes sont imputées aux résultats à titre de
dépenses de support.
e) Revenus d’intérêts
Les revenus d’intérêts sur prêts sont comptabilisés selon la méthode de comptabilité d’exercice sauf pour les prêts jugés douteux.
Lorsqu’un prêt devient douteux, la comptabilisation des intérêts conformes aux dispositions du contrat de prêt original cesse.
Les autres revenus d’intérêts sont comptabilisés selon la méthode de comptabilité d’exercice et représentent les montants
chargés sur les sommes dues à la Société, autres que les prêts, déduction faite d’une provision pour pertes. Cette provision pour
pertes est établie en examinant chaque montant.
Rapport annuel 2003-2004
65
2 . P R I N C I PA L E S C O N V E N T I O N S C O M P TA B L E S ( S U I T E )
f) Immobilisations
Les immobilisations sont comptabilisées au prix coûtant. L’amortissement est déterminé selon les méthodes et aux taux annuels
suivants :
Élément d’actif
Méthode
Taux
Logiciels
Améliorations locatives
Mobilier et équipement
Installations informatiques
Linéaire
Linéaire
Dégressif
Dégressif
5 ans
Durée des baux
20 %
20 %
Les éléments d’actifs reliés aux travaux en cours ne font pas l’objet d’un amortissement.
g) Avantages sociaux futurs
Régime de retraite
Les salariés participent au Régime de pensions de retraite de la fonction publique administré par le gouvernement du Canada.
Les cotisations au régime versées par la Société représentent le coût total des cotisations de l’employeur. Le montant est fondé
actuellement sur un multiple des cotisations exigées des salariés, et il pourrait être modifié si les résultats du Régime varient.
Les cotisations représentent la totalité des obligations de la Société découlant du Régime de retraite et elles sont imputées aux
résultats de l’exercice. La Société n’est pas tenue actuellement de verser des cotisations pour combler les insuffisances actuarielles du Compte de pension de retraite de la fonction publique.
Indemnités de départ
Les employés ont droit à des indemnités de départ tel que le prévoient les conditions d’emploi. Le coût de ces indemnités est
imputé aux résultats de l’exercice au cours duquel elles sont gagnées par les employés. La direction utilise des hypothèses et ses
meilleures estimations pour calculer la valeur de l’obligation au titre des indemnités de départ. Ces indemnités constituent pour
la Société la seule obligation de cette nature dont le règlement entraînera des paiements au cours des prochains exercices.
h) Incertitude relative à la mesure
La préparation d’états financiers selon les principes comptables généralement reconnus du Canada exige que la direction fasse
des estimés et des hypothèses qui affectent les montants présentés comme actifs et passifs à la date des états financiers et les
montants présentés comme revenus et dépenses pendant la période de déclaration. Les provisions pour pertes sur prêts et pour
créances douteuses, l’obligation au titre des indemnités de départ et les éventualités sont les items les plus importants où des
estimés sont utilisés. Les résultats réels peuvent différer de ces estimés.
Téléfilm Canada
66
États financiers
3. PRÊTS ET PROVISION POUR PERTES
Les prêts d’une valeur comptable de 1 195 865 $ (1 456 221 $ en 2003) octroyés à titre d’aide à la production et la mise en
marché du Fonds pour le multimédia ne portent pas intérêts. Généralement, ces prêts sont remboursables en douze paiements
mensuels égaux et consécutifs débutant douze à vingt-quatre mois après la date convenue de fin de projet. Pour les autres prêts,
les intérêts chargés ne dépassent pas le taux préférentiel, majoré de 2 %. La durée des prêts s’échelonne sur une période n’excédant généralement pas trois ans.
Le total des prêts se détaille comme suit :
en milliers de dollars
Prêts
Prêts douteux
Moins portion à court terme
Portion à long terme
Montant
Provision pour pertes
2004
Montant net
2003
Montant net
,146
,00–
,146
1 323
1 338
1 338
,00–
,00–
1 484
1 338
,146
1 323
1 484
1 338
,146
1 310
,00–
,00–
,00–
,013
La provision pour pertes se détaille comme suit :
2004
en milliers de dollars
2003
en milliers de dollars
Solde au début
1 057
2 149
Conversion de prêts
0(, 32 )
(, 559 )
,00–
(, 371 )
Radiations
Recouvrements
Provision
Solde à la fin
0(, 87 )
,00–
,400
(, 162 )
1 338
1 057
4 . I M M O B I L I S AT I O N S
Prix coûtant
Amortissement cumulé
2004
Valeur nette
2003
Valeur nette
Logiciels
9 823
3 338
6 485
4 906
Améliorations locatives
2 575
,626
1 949
1 550
Mobilier et équipement
1 071
,652
,419
,117
Installations informatiques
,217
,113
,104
,141
Travaux en cours
,237
,00–
,237
,00–
13 923
4 729
9 194
6 714
en milliers de dollars
Rapport annuel 2003-2004
67
5 . A I D E E N C A P I TA L R E P O R T É E
Le montant figurant au bilan est constitué des éléments suivants :
2004
en milliers de dollars
2003
en milliers de dollars
Solde au début
6 714
5 664
Crédit parlementaire pour l’aide en capital
4 441
2 548
( 1 961 )
( 1 498 )
9 194
6 714
Amortissement de l’aide en capital reportée
Solde à la fin
6 . C O N T R I B U T I O N S D U M I N I S T È R E D U PAT R I M O I N E C A N A D I E N
Les contributions du ministère du Patrimoine canadien se détaillent comme suit :
2004
en milliers de dollars
2003
en milliers de dollars
49 775
47 275
Fonds des nouveaux médias du Canada
9656
7 452
Programme des entrepreneurs de la musique
9560
5 740
Écoles de formation professionnelle
2550
2 795
71 541
63 262
Fonds canadien de télévision – Programme de participation au capital
7. C O N T R I B U T I O N S D U F O N D S C A N A D I E N D E T É L É V I S I O N – P R O G R A M M E D E D R O I T S D E D I F F U S I O N
Au cours de l’exercice, le Fonds canadien de télévision – Programme de droits de diffusion a contribué 24 509 000 $
(26 761 000 $ en 2003) au financement d’émissions de télévision canadiennes.
8. DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT
2004
en milliers de dollars
2003
en milliers de dollars
13 800
11 986
Frais de bureau
1 868
2 010
Honoraires professionnels
1 813
2 609
Location, taxes, chauffage et électricité
1 537
1 527
Amortissement
1 941
1 359
Salaires et avantages sociaux
Voyages
,894
,980
Publicité et publications
,412
,422
Télécommunications
,351
,296
Frais de relocalisation
,172
,238
Frais de représentation
,050
,053
Perte sur aliénation et radiation d’immobilisations
,019
,134
22 857
21 614
Total
Téléfilm Canada
68
États financiers
9 . AVA N TA G E S S O C I A U X F U T U R S
Régime de retraite
Au cours de l’exercice, le Régime de pensions de retraite de la fonction publique (RPRFP) a exigé que la Société verse des cotisations au Régime à raison de 2,14 fois les cotisations des employés. Depuis janvier 2004, si le salaire annuel de l’employé est
plus élevé que 105 900 $ (100 100 $ en 2003), la portion excédentaire de ce montant est sujette à une contribution de l’employeur de 7,9 fois la cotisation de l’employé (15 fois en 2003). Les cotisations de l’exercice au RPRFP sont les suivantes :
2004
en milliers de dollars
Société
Employés
2003
en milliers de dollars
1 511
1 324
,586
,493
Obligation au titre des indemnités de départ
La Société paie des indemnités de départ à ses employés selon un régime d’indemnités établi. Ce régime n’étant pas provisionné,
il ne détient aucun actif et présente un déficit égal à l’obligation au titre des indemnités constituées. Les opérations affectant le
solde de l’obligation au titre des indemnités de départ se détaillent comme suit :
2004
en milliers de dollars
2003
en milliers de dollars
Solde au début de l’exercice
,685
,854
Dépense de l’exercice
,263
,114
(, 121 )
(, 283 )
Indemnités payées au cours de l’exercice
Solde à la fin de l’exercice
,827
,685
Portion à court terme (incluse dans les créditeurs)
,100
,100
Portion à long terme
,727
,585
,827
,685
10. ENGAGEMENTS
a) Projets
La Société est engagée contractuellement à avancer des fonds à titre d’investissements :
Total
en milliers de dollars
Fonds canadien de télévision – Programme de participation au capital
34 254
Fonds du long métrage du Canada
25 927
Programme des entrepreneurs de la musique
5 561
Fonds des nouveaux médias du Canada
4 241
,727
Autres fonds
Total
70 710
En vertu du programme d’aide à la production fondée sur la performance du Fonds du long métrage du Canada, la Société a
réservé des fonds totalisant 1 875 868 $ pour financer des projets à être soumis. Ces projets devront se conformer à toutes conditions prévues aux ententes.
De plus, la Société a accepté des projets de financement qui pourraient nécessiter des déboursés de 2 864 650 $.
Rapport annuel 2003-2004
69
10. ENGAGEMENTS (SUITE)
b) Baux
La Société a signé des baux à long terme pour la location de locaux et d’équipement dans le cadre de ses activités. Le total des
paiements minimums exigibles qui sera versé au cours des prochains exercices s’établit comme suit :
Total
en milliers de dollars
2005
1 849
2006
1 594
2007
1 519
2008
1 381
2009
1 397
2010 – 2015
6 629
Total
14 369
1 1 . O P É R AT I O N S E N T R E A P PA R E N T É S
La Société est apparentée en termes de propriété commune à tous les ministères, organismes et sociétés d’État créés par le gouvernement du Canada. La Société s’engage dans des opérations avec ces entités dans le cours normal de ses activités, celles-ci
sont constatées selon la valeur de l’échange.
12. ÉVENTUALITÉS
La Société garantit le remboursement d’emprunts ou de dettes contractées par des tiers auprès d’institutions financières dans le
cadre du programme de cautionnements de prêts. Le total des montants cautionnés par la Société ne peut excéder, à tout moment, 25 000 000 $. Le taux d’intérêt ne peut dépasser le taux préférentiel de l’institution financière, majoré de 2 %, et des sûretés admissibles doivent être exigées de l’emprunteur. Les cautionnements au 31 mars 2004 totalisent 644 482 $ (644 482 $ en
2003). Une provision pour pertes est comptabilisée lorsque la direction est en mesure d’estimer qu’une perte est probable. La direction estime qu’aucune provision dans les comptes n’est requise au 31 mars 2004.
Dans le cours normal des affaires, diverses revendications et poursuites ont été intentées contre la Société. La direction n’est
pas en mesure de prédire l’issue de ces litiges et les pertes pouvant résulter du règlement ne peuvent faire l’objet d’une estimation raisonnable. Conséquemment, aucune provision n’a été établie dans les comptes de la Société.
Téléfilm Canada
70
États financiers
1 3 . J U S T E VA L E U R D E S A C T I F S E T PA S S I F S F I N A N C I E R S
La valeur comptable des débiteurs et des créditeurs et frais courus correspond approximativement à leur juste valeur du fait que
ces instruments ont des échéances relativement brèves.
Le tableau qui suit indique la valeur comptable et la juste valeur des autres instruments financiers que la Société détient à la
fin de l’exercice :
Valeur comptable
2004
Juste valeur
Valeur comptable
2003
Juste valeur
Prêts à court terme
,146
,137
1 310
1 288
Prêts à long terme
,00–
,00–
,013
,012
Débiteurs à long terme
,243
,204
,306
,251
en milliers de dollars
Les justes valeurs des prêts ont été déterminées par l’actualisation des flux de trésorerie futurs prévus aux termes des mécanismes de prêts actuels, à des taux d’actualisation équivalents au taux d’intérêt pratiqué sur le marché pour des instruments financiers qui présentent essentiellement les mêmes conditions et caractéristiques.
1 4 . C H I F F R E S C O M PA R AT I F S
Certains chiffres de 2003 ont été reclassés afin de se conformer à la présentation adoptée en 2004.
Rapport annuel 2003-2004
71
English | Langue anglaise
11th Hour (The) II (14-26) . . . . . . . . . . . . . . . . . This Just In II Productions Inc. . . . . . . . . . . .
15/Love (1-26) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Productions Galafilm (2000) inc. (Les) . . .
Adventures of the Aftermath Crew IV . . . . . . . . Aftermath Television
Productions Cycle 4 (PEI) Inc. . . . . . . . . . . .
Alexandra’s Echo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Echo Bay Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
American In Canada (An) II (7-16) . . . . . . . . . . Yankee Doodle Productions II Inc. . . . . . . . .
Anatomy of Human Response (The) (1-4) . . . Triplex Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Beethoven’s Hair . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1535790 Ontario Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Being Ian . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Studio B (Being Ian) Productions Inc. . . . . .
Being Osama . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Diversus Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Between War and Peace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1606480 Ontario Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bliss III (17-24) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Galafilm Productions (VII) Inc. . . . . . . . . . . .
Bloomsday Cabaret . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Rock Island Productions Ltd. . . . . . . . . . . . .
Blue Murder IV (40-52) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Blue Murder IV Productions Inc. . . . . . . . . .
Booming Out: Rebuilding The World . . . . . . . . . Omni Film Productions Ltd. . . . . . . . . . . . . . .
Boys From The Fringe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Alpha Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Build Me Up, Break Me Down . . . . . . . . . . . . . . Fovea Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Buried at Sea . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Buried At Sea Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Aboriginal Languages | Langues autochtones
Art Zone II . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ArtZone Productions Ltd. . . . . . . . . . . . . . . .
Aboriginal Architecture, Living Architecture . . Mushkeg Media Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Beyond Words IV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Wone Woman Works Productions Ltd. . . . .
Creative Native . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Creative Native Series Inc. . . . . . . . . . . . . . .
Eastern Tide III (27-39) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 607542 N.B. Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Heavy Metal:
Rezolution Productions Inc./
A Mining Disaster in Northern Quebec . . . . . . Productions Rezolution inc. . . . . . . . . . . . . . .
Innun Aitun/Papakassi (1-13) . . . . . . . . . . . . . . Productions Maikan inc. (Les) . . . . . . . . . . .
Inuit Mittatiin II (7-13) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Inuit Broadcasting Corporation . . . . . . . . . . .
Kunuk Family Reunion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Igloolik Isuma Productions Inc. . . . . . . . . . . .
Mandela’s Sash . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Bob Rock Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . .
Medicine Walker . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Good Medicine Media Ltd. . . . . . . . . . . . . . .
Nishnawbe Aski: The People and the Land . . Eclipse Media Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Two Winters: Tales from Above the Earth . . . . Two Winters Productions Inc. . . . . . . . . . . . .
Venturing Forth IV (40-52) . . . . . . . . . . . . . . . . . Brenco Media Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Wolostagowick – Peuple de la belle rivière . . . Chinook Communications Inc. . . . . . . . . . . .
PE
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NB
CANADIAN TELEVISION FUND – EQUITY INVESTMENT PROGRAM
FONDS CANADIEN DE TÉLÉVISION – PROGRAMME DE PARTICIPATION AU CAPITAL
T I T LE | T I T R E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A P P LI CA N T | R E Q U É R A N T . . . . P R OV I N C E
Telefilm Canada – Products Supported in 2003-2004
Téléfilm Canada – projets appuyés en 2003-2004
BC
AB
BC
BC
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QC
BC
Simply Tuscan Productions Inc. . . . . . . . . . .
Downhill Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
Da Vinci’s Productions (VI) Inc. . . . . . . . . . . .
Laughing Mountain Communications Inc. .
Dark Years Productions Inc. . . . . . . . . . . . . .
Productions Adobe International Inc. . . . . .
Point Grey Pictures Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . .
ON
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ON
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Epitome Pictures Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ON
Alberta Filmworks Movie Five Inc. . . . . . . . . AB
BC
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SK
QC
ON
BC
BC
BC
ON
Ordinary Hero Productions Inc. . . . . . . . . . .
Network Pictures Seven Inc. . . . . . . . . . . . . .
The May Street Group Film,
Video & Animation Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . .
High Voltage Pictures Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
4 Square Productions Canada Ltd. . . . . . . .
4167368 Canada Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
City State Productions Limited . . . . . . . . . . .
Cold Squad VII Productions Inc. . . . . . . . . . .
Collector Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
Point Grey Pictures Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Insight Comedy Gold Ltd. . . . . . . . . . . . . . . .
AB
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Wheelwright Ink Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . BC
Stormy Night Productions (II) Inc. . . . . . . . . ON
YAP Lost Archives Productions Inc. . . . . . . ON
Water Street Pictures Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . BC
Barna-Alper Productions Inc. . . . . . . . . . . . .
Water Street Pictures Ltd. . . . . . . . . . . . . . . .
4167368 Canada Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Harmony Documentary Inc. . . . . . . . . . . . . . .
Fast Girls Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
King & Country Productions Inc. . . . . . . . . .
Cherry Peppers Productions Ltd. . . . . . . . . .
YAP Friendly Fire Productions Inc. . . . . . . .
1533899 Ontario Limited
(Year Of The Lion Productions) . . . . . . . . . .
Future Perfect Storms . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Future Perfect Storms Inc. . . . . . . . . . . . . . .
Chicks With Sticks . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Church in Two Worlds (A) . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Circa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
City State . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Cold Squad VII . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Collector (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
College Kids . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Comedy Gold (1-2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Coming Home:
The Life and Times of Umberto Menghi . . . . . .
Crazy Canucks . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Da Vinci’s Inquest VI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Dark Pines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Dark Years (The) (1-4) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Dawning (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Deadly Dust – Deadly Currents . . . . . . . . . . . . .
Degrassi: The Next Generation IIIB
(310-322) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Distant Drumming . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Donnellys (The):
Murder and Retribution in the New World . . . .
Edgemont V (58-70) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Elegy/Élégie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Escape From Iran . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Fast Girls . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
For King & Country (1-6) . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Force Fed . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Friendly Fire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
From Time to Time . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Canada’s War:
The Lost Colour Archives (1-3) . . . . . . . . . . . . .
Cantata For The King . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Captive: The Untold Story of
Sister Esther-Marie Joseph . . . . . . . . . . . . . . . . .
Carol Welsman: The Language of Love . . . . . .
Catching The Chameleon:
The Andy Seidemann Story . . . . . . . . . . . . . . . . .
CFL Traditions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Checklist: A Measure of Evil . . . . . . . . . . . . . . . .
PRODUCTION ONLY
PRODUCTION SEULEMENT
High Altitude Films Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Memory Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
The Juror Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . .
Girl Racers Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
GPB Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Diversus Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
H2O Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Breakbeatnik Productions Inc. . . . . . . . . . . .
J.S. Kastner Productions Ltd. . . . . . . . . . . . .
Sienna Films Productions IV Inc. . . . . . . . . .
Ciné Télé Action 1 inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Dark Lullabies Inc. (DLI Productions) . . . . .
OP Mysteries Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Two By Two Productions Inc. . . . . . . . . . . . .
White Pine Pictures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sunken Empress Productions Inc. . . . . . . . .
4183606 Canada Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Last Days Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . .
672996 B.C. Ltd . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Big Fiddle Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Not Fade Away Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
EMG Biography A.T. Inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Omni Film Productions Ltd. . . . . . . . . . . . . . .
Network Pictures Nine Inc. . . . . . . . . . . . . . .
Judique Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
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PE
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4698204 Manitoba Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . MB
90th Parallel Film & Television
Productions Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ON
Light: More Than Meets the Eye . . . . . . . . . . . . Sunstroke Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . BC
Lonely Gypsy (The):
The True Story of Kitty Harris . . . . . . . . . . . . . . . Wheelwright Ink Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . BC
Lost Nuke . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . High Concept Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . AB
Magnificent Obsessions II . . . . . . . . . . . . . . . . . . Magnificent Obsessions Film II Inc. . . . . . . . MB
Mary Shelley . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4181743 Canada Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . QC
Mental Block II (14-26) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Zone3-XII inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . QC
Moccasin Flats (1-6) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Big Soul Productions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ON
Mutant (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Rhombus Media Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ON
Natasha International . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Associated Producers Ltd. . . . . . . . . . . . . . . ON
Network (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Bishari Film Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . ON
Neutral Ground . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . West Street Neutral Pictures Inc. . . . . . . . . . NB
Newsroom II (14-26) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NR2 Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ON
O.com: Cybersex Addiction . . . . . . . . . . . . . . . . . Soapbox Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . . BC
Olliver’s Adventures III (15-40) . . . . . . . . . . . . . Ollie’s III Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NS
Original Kin (1-3) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Original Kin Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ON
Out in the City II (14-24) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Idéacom International inc. . . . . . . . . . . . . . . . QC
Papa Alpha (1-4) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Papa Alpha Productions Inc . . . . . . . . . . . . . ON
Generation of Wisdom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ghosts of War . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Gillian Guess Story (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Girl Racers (1-4) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Great Canadian Polar Bear Adventure (The) .
Guido Molinari . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
H2O: The Last Prime Minister . . . . . . . . . . . . . . .
Homegrown Hip Hop . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Honour & Respect II (3-4) . . . . . . . . . . . . . . . . .
I, Claudia . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Il Duce Canadese (1-4) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Inside The Great Magazines . . . . . . . . . . . . . . . .
Inspector Murdoch Mysteries . . . . . . . . . . . . . . .
Island Vets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Killer Cure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Lady in Waiting: Journey to Discovery . . . . . . .
Last Casino (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Last Days of World War II . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Life & Times: Arthur Erickson . . . . . . . . . . . . . . .
Life & Times: Ashley MacIsaac . . . . . . . . . . . . .
Life & Times: Rush . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Life and Times of Alex Trebek (The) . . . . . . . . .
Life and Times of Daniel Igali (The) . . . . . . . . .
Life and Times of Gordie Howe (The) . . . . . . .
Life and Times of Janet Conners (The) . . . . . .
Life and Times of Randy Bachman (The):
Takin’ Care of Business . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Light At The Edge Of The World . . . . . . . . . . . .
Perception Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Canadian Stories II Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Messenger Films Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
664516 B.C. Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Political Productions Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . .
SOC Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Shaftesbury Kids V Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . .
9117-3112 Québec inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Takeoff III Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . .
Ocean Entertainment Ltd. . . . . . . . . . . . . . . .
Gospel Jubilee 2003 Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
TPB IV Productions Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . .
Cooper Rock Pictures Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
Double Shoot Productions Ltd. . . . . . . . . . .
Quiet Canadian Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
672411 B.C. Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Force Four Entertainment Inc. . . . . . . . . . . .
Karvonen Films Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Alice Productions (Muse) Inc. . . . . . . . . . . . .
9098-2158 Québec inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
11 Somerset (1-13) inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions Virage inc. (Les) . . . . . . . . . . . .
Années lumières télévision inc. . . . . . . . . . .
French | Langue française
100 Québécois qui ont fait le XXe siècle II
(14-25) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
11 Somerset (1-13) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
À hauteur d’homme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Accros de l’anachronisme (Les) . . . . . . . . . . . . .
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NS
MB
BC
BC
AB
ON
Productions Virage inc. (Les) . . . . . . . . . . . . QC
P Falls II Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
Fruit Fly Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pinewood Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
684986 B.C. Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Prom Queen Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
P.W.K. Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Blue Engine Xmas Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Race Productions Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Under Pressure Productions Inc. . . . . . . . . .
Ruby Line Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . .
Nunavut Communications Inc. . . . . . . . . . . .
Red Green Productions XIII Inc. . . . . . . . . .
Renegade Press Productions Inc. . . . . . . . .
Keys Cut Here Productions Ltd. . . . . . . . . .
Asli Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Seafarer Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
Very Scary Productions Ltd. . . . . . . . . . . . . .
1062476 Alberta Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Paradise Falls II (53-78) . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Perfect Couple (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Popcorn With Maple Syrup . . . . . . . . . . . . . . . . .
Prisoners of Age . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Prom Queen: The Marc Hall Story . . . . . . . . . . .
Puppets Who Kill II (14-26) . . . . . . . . . . . . . . . .
Quartet Plus Four at Christmas . . . . . . . . . . . . .
Race of the Century . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Rage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Raising Rover . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Recipe Diaries (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Red Green Show (The) XIII (246-263) . . . . . .
renegadepress.com . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Robson Arms . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Runaway Grooms . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sea Hunters (The) IV (21-27) . . . . . . . . . . . . . .
Second City: A Life and Times Special (1-3) .
Selling Innocence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sex, Truth and Videotape/Baise majesté
(1-6) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Shaman’s Vision
– The Life & Times of Norval Morriseau . . . . .
Shields Stories (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Silent Messengers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Smarter Than the Rest of Us . . . . . . . . . . . . . . .
Snakes and Ladders (1-6) . . . . . . . . . . . . . . . . .
Souvenir of Canada . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Strip (The) (1-13) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Take II, A Journey Towards Recovery . . . . . . . .
Taking It Off III . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Terror in the Aisles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tonya Lee Williams: Gospel Jubilee! . . . . . . . . .
Trailer Park Boys IV (22-29) . . . . . . . . . . . . . . . .
Transformation: The Story of Jim Poitras . . . . .
Trudeau II . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
True Intrepid (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Web Cam Girls . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Without God . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Wolves of Labrador (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Wonderland (1-13) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Capsules ZéroLimite (1-25) . . . . . . . . . . . . . . . .
Cauchemar d’amour III (15-21) . . . . . . . . . . . . .
Chambre No 13 (La) (1-7) . . . . . . . . . . . . . . . . .
Délateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Désoriental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Dominique Raconte… . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
École à l’hôpital (L’) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Esclavage en Nouvelle-France . . . . . . . . . . . . . .
Extrémis III (6-8) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Festival Acadien II (14-20) . . . . . . . . . . . . . . . . .
Fêtes et Traditions I (1-13) . . . . . . . . . . . . . . . . .
Fortier V (35-42) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
FranCœur II (13-24) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Garage ! II (Le) (21-40) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Grande Ourse II (11-20) . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Grenade avec ça ? II (Une) (25-46) . . . . . . . . .
Griffe magique (La) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Guerre des sexes (La) (1-5) . . . . . . . . . . . . . . . .
Histoire de famille (1-5) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Histoires de pub . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Hommage à Pauline Julien . . . . . . . . . . . . . . . . .
Hommes en quarantaine II (14-19) . . . . . . . . .
Jacques Parizeau, Les dessous
de l’homme en complet trois pièces . . . . . . . . .
Je te cherche Marie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Jorane et l’Orchestre symphonique
de Québec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Lance et compte : La Reconquête . . . . . . . . . .
Maestro (Le) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Maître du 100 m . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Métamorphoses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Migration, ces drôles d’oiseaux migrateurs . . .
Mission baleines franches :
Les survivants de l’histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Montréal brûle les planches . . . . . . . . . . . . . . . .
Morues et des hommes (Des) . . . . . . . . . . . . . .
Mourir (1-3) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Multiples visages de l’anxiété II (Les) . . . . . . . .
Annie et ses hommes II (21-42) . . . . . . . . . . . .
Architecte du corps (L’)/
Body Architect (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Artiste dans l’âme IV (25-30) . . . . . . . . . . . . . . .
Boîte noire II (La) (14-26) . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bougon – C’est aussi ça la vie ! (Les) (1-13) .
Bureau (Le) (1-8) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ça clique II (14-26) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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QC
QC
NB
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QC
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QC
MB
Constellations 2001 inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Communications Claude Héroux inc. . . . . .
Productions Shootfilms inc. (Les) . . . . . . . .
Tutti Frutti Films inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Amérimage-Spectra inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
607847 N.B. inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Glacialis Productions inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Amérimage-Spectra inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Morues et des hommes inc. (Des) . . . . . . .
Zone3-XIV inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions Moments Anxieux II inc. (Les)
Productions Pixcom inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . QC
610096 N.B. inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NB
Amérimage-Spectra inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
607436 N.B. ltée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ad Hoc Films inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
C’est aussi ça la vie I inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Émergence (Le Bureau) inc. . . . . . . . . . . . . .
Productions Roch Brunette
(2679396 Canada inc.) . . . . . . . . . . . . . . . . .
Balestra Productions inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Match-TV Cauchemar inc. . . . . . . . . . . . . . . .
Années lumières télévision inc. . . . . . . . . . .
Productions Délateurs inc. (Les) . . . . . . . . .
607079 N.B. inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Téléfiction Productions inc. . . . . . . . . . . . . . .
Productions Virage inc. (Les) . . . . . . . . . . . .
6040390 Canada inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions Macumba International inc. . . .
506986 N.B. inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Médiatique inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Fortier V inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
6004342 Canada inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions Roch Brunette inc. . . . . . . . . . .
Productions Point de mire inc. (Les) . . . . . .
Zone3-XII inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Amour en l’An 2000 inc. (L’) . . . . . . . . . . . . .
Productions Doku inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4223152 Canada inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions Virage inc. (Les) . . . . . . . . . . . .
Constellations 2001 inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions en Quarantaine inc. . . . . . . . . .
Sphère Média 2002 inc. . . . . . . . . . . . . . . . . QC
Ciné Qua Non Média inc. . . . . . . . . . . . . . . .
Productions Érézi inc. (Les) . . . . . . . . . . . . .
Productions Paul et Suzanne II inc. (Les) .
Zone3-IX inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Amérimage-Spectra inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Amérimage-Spectra inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions des Quatre Jeudis inc. (Les) .
Médiatique inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Balestra Productions inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Vivavision inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions J (Réal IT/TV III) inc. . . . . . . . .
Sphère Média inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions Avanti Ciné Video inc. (Les) . .
Amour en l’An 2000 inc. (L’) . . . . . . . . . . . . .
6040390 Canada inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Films Rostam inc. (Les) . . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions Temps Durs inc. . . . . . . . . . . . .
Galafilm Productions (VI) inc. . . . . . . . . . . . .
9129-4165 Québec inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
509408 N.B. inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sovimed inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
9067-2858 Québec inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Gestion Orbi-XXI Productions inc. . . . . . . . .
Productions Pixcom inc. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Icotop inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
9137-2961 Québec inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
9138-0733 Québec inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
685550 B.C. Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions Nova Média inc. . . . . . . . . . . . .
Productions Voyageurs 2004 inc. (Les) . . .
Amour en l’An 2000 inc. (L’) . . . . . . . . . . . . .
English | Langue anglaise
Bailey’s Billion$ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Being Julia . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Cake . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Cherry Docs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Childstar . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Clean . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Coldwater . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Daniel and the Superdogs . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Eve and the Fire Horse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Devine Bailey Productions Ltd. . . . . . . . . . .
2024846 Ontario Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Cake Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Galafilm Productions (VII) Inc. . . . . . . . . . . .
1409086 Ontario Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1551264 Ontario Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Coldwater Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . .
Productions La Fête (DOGS) inc. . . . . . . . .
Golden Horse Productions Inc. . . . . . . . . . .
CANADA FEATURE FILM FUND AND THE CANADIAN TELEVISION FUND
– EQUITY INVESTMENT PROGRAM (FEATURE FILM COMPONENT )
FONDS DU LONG MÉTRAGE DU CANADA ET FONDS CANADIEN DE TÉLÉVISION
– PROGRAMME DE PARTICIPATION AU CAPITAL (VOLET LONG MÉTRAGE)
Musique de chambre (Schubert, Schumann) . .
Opération Retour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Paul et Suzanne II . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pellan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Planètes (Les) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Plus beau voyage (Le) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Poste de contrôle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Prophètes en leur pays (1-10) . . . . . . . . . . . . . .
Quand je serai grand . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ramdam III (201-300) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Réal-TV III (105-124) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Rumeurs II (27-52) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Smash (1-5) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Solo Parent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Solstice 2003 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sphères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Temps dur (1-10) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Terrain de camping . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tradition de la bûche de Noël (La) . . . . . . . . . .
Trésors vivants (Les) (1-4) . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tribu.com IV (37-45) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Trois fois rien II (14-26) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tueur (Le)/Hitman (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tueur si proche (Un) (1-10) . . . . . . . . . . . . . . . .
Tueuses (Les) (1-2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Vice caché . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Victor-Lévy Beaulieu – Du bord des bêtes . . .
Vive les clowns ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Voler sa vie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Voyageurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Vues de l’est . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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QC
BC
QC
MB
QC
Productions Les Aimants inc. (Les) . . . . . . .
Productions Zac inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Camping Sauvage inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
9105-9238 Québec inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Films Zingaro inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Zone3-IX inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
États-Unis d’Albert inc. (Les) . . . . . . . . . . . .
micro_scope inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Films Vision 4 inc. (Les) . . . . . . . . . . . . . . . . .
Corporation de développement
et de production ACPAV inc. . . . . . . . . . . . .
Films Last Call inc. (Les) . . . . . . . . . . . . . . . .
Productions Dixie inc. (Les) . . . . . . . . . . . . .
4158563 Canada inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Nouvelle France Production inc. . . . . . . . . .
Production Ordo inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
INIS Relève inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Films Vision 4 inc. (Les) . . . . . . . . . . . . . . . . .
Production Elvis Gratton III inc. . . . . . . . . . .
Studiofilm inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Film Robi inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
663752 B.C. Ltd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pete Tong Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . .
Last Sign Productions Inc. (Les) . . . . . . . . .
Illusions Entertainment Corporation . . . . . .
Darius-Guy Terrifico Productions Inc. . . . . .
Productions Thalie inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
GPA (Pure) Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
IMX River King Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Running Miracles Productions Inc. . . . . . . .
Agitprop Films Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Wild Boars of Manitoba Inc. . . . . . . . . . . . . .
Hamilton-Mehta Productions Inc. . . . . . . . . .
Wonderful Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . .
QC
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NS
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NS
English | Langue anglaise
Crossing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Little Brother of War . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Male Fantasy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Phil The Alien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
SK8 Life . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Woman of Ahhs (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Crossing Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
Little Bro Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
The Blue Curtain Productions Inc. . . . . . . . .
Phil The Alien Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Travesty Productions Inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Ourson Films inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
BC
BC
BC
ON
ON
QC
LOW BUDGET INDEPENDENT FEATURE FILM ASSISTANCE PROGRAM
PROGRAMME D’AIDE AUX LONGS MÉTRAGES INDÉPENDANTS À PETIT BUDGET
Maman Last Call . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Mémoires affectives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Monica la mitraille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Nouvelle-France/New France . . . . . . . . . . . . . .
Ordo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Premier juillet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Survenant (Le) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Vengeance d’Elvis Wong (La) . . . . . . . . . . . . . . .
Vie avec mon père (La) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Vie en cinémascope (Ma) . . . . . . . . . . . . . . . . . .
French | Langue française
Aimants (Les) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
C.R.A.Z.Y. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Camping Sauvage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Comment conquérir l’Amérique en une nuit . . .
Dans l’œil du chat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Dans une galaxie près de chez vous . . . . . . . .
États-Unis d’Albert (Les) . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Familia . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Incomparable Mademoiselle C. (L’) . . . . . . . . . .
Lune viendra d’elle-même (La) . . . . . . . . . . . . . .
Going The Distance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
It’s All Gone Pete Tong . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Last Sign (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Lazarus Child (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Life & Hard Times of Guy Terrifico (The) . . . . .
Manners of Dying . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
River King (The) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Saint Ralph . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Six Figures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Stryker . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Water . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Wilby Wonderful . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
French | Langue française
11 Somerset . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Cornemuse.com . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
ecoprint.ca . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Étrange disparition du
professeur Scientifix (L’) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Facteur Bug (Le)/Bug Factor (The) . . . . . . . . .
Histoire de l’aviation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Inuksite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
madeinMTL.com . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Mission Arctique : Le Cyberdocumentaire . . . .
Obscura . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pyramides de l’Égypte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Visez dans le mille ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
www.grandeourse.tv . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
English | Langue anglaise
Be the Creature Interactive . . . . . . . . . . . . . . . . .
Broken Saints . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Children’s Music Journey . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
deafplanet.com II . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Fuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Game Neverending . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
ILoveMummy.com . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Kenny vs Spenny – Versusville . . . . . . . . . . . . . .
Mobile Operandi Wireless Entertainment/
Content . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Monster Federation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Odd Job Jack . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Resonance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Rock Camp Interactive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sea Hunters: Shipwreck Central (The) . . . . . . .
Slick Silly and the Big Trucks . . . . . . . . . . . . . . .
This is Daniel Cook . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
www.degrassi.tv III . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Mobile Operandi Communications Corp. . .
Snap Media Corp. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Smiley Guy Studios . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Neocell Factory Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Collideascope Digital Productions Inc. . . . .
Eco-Nova Productions Ltd. . . . . . . . . . . . . . .
Snap Media Corp. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Marble Media Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Epitome Virtual Reality Inc. . . . . . . . . . . . . . .
CREO inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sarbakan inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Jam@Ti inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
9113-7083 Québec inc. (POP6 Média) . .
MadeinMTL.com (2003) inc. . . . . . . . . . . . . .
9056-3552 Québec inc. . . . . . . . . . . . . . . . .
Sarbakan inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Jam@Ti inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Entreprises de Création Panacom inc. . . . .
Reeves Communication inc. . . . . . . . . . . . . .
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11 Somerset (1-13) inc. . . . . . . . . . . . . . . . . QC
Téléfiction Productions inc. . . . . . . . . . . . . . . QC
Productions Shootfilms inc. (Les) . . . . . . . . QC
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Decode/BTC1 Online Inc. . . . . . . . . . . . . . . .
Budget Monks Production Inc. . . . . . . . . . . .
Adventus Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Marble Media Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Firetoad Software Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ludicorp Research & Development Ltd. . . .
Breakthrough New Media Inc. . . . . . . . . . . .
Breakthrough New Media Inc. . . . . . . . . . . .
CANADA NEW MEDIA FUND
FONDS DES NOUVEAUX MÉDIAS DU CANADA
French | Langue française
Bonheur c’est une chanson triste (Le) . . . . . . . 9125-6396 Québec inc. . . . . . . . . . . . . . . . . QC
Énigme de James Edward Brighton (L’) . . . . . . Productions Castor & Pollux inc. (Les) . . . . QC
Golem de Montréal (Le) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Productions du Golem inc. (Les) . . . . . . . . . QC
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