Manual 18149035

Manual 18149035
LES BUREAUX DE TÉLÉFILM CANADA
SI ÈG E SO CI AL
SI ÈG E SO CI AL
Tour de la Banque Nationale
600, rue de La Gauchetière Ouest
14e étage
Montréal (Québec)
H3B 4L8
Téléphone : (514) 283-6363
Télécopieur : (514) 283-8212
www.telefilm.gc.ca
à compter du 25 octobre 1999
360, rue Saint-Jacques
Bureau 700
Montréal (Québec)
H2Y 4A9
Téléphone : (514) 283-6363
Télécopieur : (514) 283-8212
www.telefilm.gc.ca
BU REA U X A U CA NA DA
B U REAU EU ROP ÉEN
Toronto
2, rue Bloor Ouest
22e étage
Toronto (Ontario)
M4W 3E2
Téléphone : (416) 973-6436
Télécopieur : (416) 973-8606
Paris
5, rue de Constantine
75007 Paris
France
Téléphone : (33-1) 44.18.35.30
Télécopieur : (33-1) 47.05.72.76
Vancouver
310 – 440, rue Cambie
Vancouver (Colombie-Britannique)
V6B 2N5
Téléphone : (604) 666-1566
Télécopieur : (604) 666-7754
Halifax
1684, rue Barrington
3e étage
Halifax (Nouvelle-Écosse)
B3J 2A2
Téléphone : (902) 426-8425
Télécopieur : (902) 426-4445
Ottawa
360, rue Albert
Bureau 1560
Ottawa (Ontario)
K1A 0M9
Téléphone : (613) 947-2938
Télécopieur : (613) 947-2537
Ce rapport est publié par la direction des communications et affaires publiques de Téléfilm Canada
avec la participation de la direction – politiques, planification et recherches.
Pour obtenir des exemplaires additionnels,
veuillez adresser vos demandes comme suit :
Téléfilm Canada
Direction des communications et affaires publiques
Tour de la Banque Nationale
600, rue de La Gauchetière Ouest
14e étage
Montréal (Québec)
H3B 4L8
Déposé en septembre 1999
Té l éf i lm Ca n a d a
R ap po r t ann u el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
2
Dépôt légal :
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
Conception graphique :
Agence Code communications
Pelliculage :
Grafix Studio
Impression :
Transcontinental Litho Acme
TÉLÉFILM CANADA :
UN PARTENAIRE ESSENTIEL DE L’INDUSTRIE
AU PAYS ET SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE
TÉLÉVISION • CINÉMA • MULTIMÉDIA
rganisme culturel du gouvernement canadien,
Téléfilm Canada est vouée au développement et
à la promotion de l’industrie canadienne du film,
de la télévision et des nouveaux médias.
Téléfilm Canada est un investisseur culturel.
Sa mission est d’offrir à l’industrie un appui financier et
stratégique visant la production d’œuvres de grande
qualité qui reflètent la société canadienne, avec sa
dualité linguistique et sa diversité culturelle, et favorisant
la distribution la plus large possible de ces œuvres au
Canada et à l’étranger.
O
P LU S DE 3 0 AN S D ’ EXPE RTI SE
A U S E R V I C E D E L’ I N D U S T R I E C A NA D I E NN E
Budget annuel : près de 200 millions de dollars
Société d’État créée en 1967, Téléfilm Canada a contribué au succès actuel de l’industrie canadienne
du film et de la télévision. Tout en continuant d’investir
dans ces secteurs et de raffiner son appui au long
métrage, la Société a mis le cap sur les nouveaux
médias, cette voie de communication du XXIe siècle
où les talents canadiens s’imposent de plus en plus.
Téléfilm Canada bénéficie d’un budget annuel
de près de 200 millions de dollars, qui lui permet
de jouer un rôle financier, stratégique et promotionnel
déterminant, tant sur le plan national qu’international.
Un soutien diversifié, de la scénarisation
aux ventes internationales
Téléfilm administre 17 fonds et programmes dont
le Programme de participation au capital (PPC)
du Fonds canadien de télévision (FCT), un partenariat
des secteurs public et privé, le Fonds de financement
de longs métrages et le Fonds pour le multimédia.
Elle contribue chaque année au développement
et à la production de près de 600 longs métrages,
téléfilms, séries dramatiques, émissions documentaires, émissions pour enfants, émissions
de variétés et produits multimédias d’une grande
valeur culturelle.
La Société s’assure que ces produits atteignent
de vastes publics en s’associant à d’autres activités
de l’industrie comme la distribution, l’exportation,
le doublage, le sous-titrage, le marketing et la promotion dans les festivals et les marchés canadiens
et étrangers.
L’appui financier de Téléfilm est varié. Il prend
surtout la forme d’investissements, mais aussi
d’avances, de prêts, de cautionnements de prêts
et de subventions. Téléfilm partage avec l’industrie
les risques et les revenus liés à l’exploitation des produits. Les revenus qu’elle récupère sont réinvestis
dans des activités de production et de distribution
de l’industrie.
Une force à l’échelle canadienne et internationale
Les quatre bureaux de la Société au Canada offrent
un large éventail de services à leurs clientèles.
Situés à Montréal (Québec), où est le siège social
de l’organisme, Toronto (Ontario), Vancouver
(Colombie-Britannique, Alberta, Manitoba,
Saskatchewan, Nunavut, les Territoires du NordOuest et le Yukon) et Halifax (Nouvelle-Écosse,
Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve et le Labrador,
et l’Île-du-Prince-Édouard), ces bureaux stimulent
la créativité à l’échelle nationale.
La Société a aussi un bureau à Paris dont
l’expertise s’avère précieuse pour la mise en
œuvre de stratégies internationales qui ouvrent
de nouveaux marchés à la production canadienne.
Téléfilm travaille avec les entreprises de production, de distribution, de télédiffusion et avec les autres
organismes gouvernementaux canadiens et étrangers
du secteur audiovisuel pour que l’industrie canadienne
évolue dans un environnement favorable à la création
de produits originaux, de grande qualité et qui plaisent
au public.
Té lé fil m Ca n a d a
Ra ppor t a n nue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
3
1998-1999 EN BREF
Téléfilm Canada : une présence active
sur le front des politiques nationales
• Création du Fonds pour le multimédia
par le ministère du Patrimoine canadien,
qui en confie l’administration à la Société.
• Participation aux audiences du Conseil de
la radiodiffusion et des télécommunications
canadiennes (CRTC) sur l’avenir de la
télévision canadienne.
• Participation aux audiences du CRTC sur
les nouveaux médias.
• Refonte du Fonds canadien de télévision (FCT)
dont Téléfilm administre le Programme de
participation au capital (PPC).
• Participation à l’examen général de la politique
cinématographique canadienne.
Téléfilm maintient le cap
sur le nouveau millénaire
Vers le nouveau millénaire, le Plan d’affaires 1997-2000
de Téléfilm publié en novembre 1997, définit les
objectifs et stratégies de la Société à moyenne et
longue échéance. L’exercice 1998-1999 a été marqué,
entre autres, par les réalisations suivantes :
• une augmentation importante du volume des
productions créées par des Canadiens pour les
Canadiens, Téléfilm ayant appuyé la création de
588 projets de production et de développement,
représentant un volume d’activité record de
550 millions de dollars, comparativement
à 506 projets et des devis de 500 millions
de dollars l’année précédente;
• un soutien accru à la production régionale, grâce
à une décentralisation des services, à des consultations plus régulières et à une plus grande
part des investissements de Téléfilm (28 % des
engagements), contribuant à une meilleure
représentation des expériences et de l’imaginaire
des différentes communautés canadiennes;
• une intensification des partenariats internationaux,
notamment sur le plan de la coproduction,
des marchés et des festivals du film, de la télévision et des nouveaux médias, dont tirent profit
les PME et les grandes entreprises du pays ;
• une amélioration des services à la clientèle,
grâce à des pratiques administratives efficaces,
des initiatives pour assurer une plus grande
visibilité de l’industrie ici et à l’étranger,
une meilleure utilisation des ressources du FCT
et une accélération des prises de décisions;
la Société vise aussi l’imputabilité et la transparence de ses activités.
Té lé fil m Ca n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
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TABLE DES MATIÈRES
Membres du Conseil et Direction
6
au 31 mars 1999
Lettre à la Ministre
7
Direction et employés cadres
8
Message du président
9
Message du directeur général
13
Résultats financiers 1998-1999
20
Débours
Engagements
Dépenses administratives
Faits saillants
25
Politiques – télévision et cinéma
Production et développement
Téléfilm Canada : un engagement de longue date envers le cinéma canadien
Communications et affaires publiques
Relations internationales
Les publications de Téléfilm
Télévision
37
Programme de participation au capital – Fonds canadien de télévision
Cinéma
51
Fonds de financement de longs métrages de Téléfilm Canada
Fonds d’aide à la distribution de longs métrages de Téléfilm Canada
Multimédia
61
Fonds pour le multimédia
États financiers
65
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5
MEMBRES DU CONSEIL
DIRECTION
au 31 mars 1999
au 31 mars 1999
Laurier L. LaPierre, O.C.
François Macerola
Président
Ottawa (Ontario)
Directeur général
Laétitia Cyr
Directeur – opérations canadiennes
Vice-présidente
Moncton (Nouveau-Brunswick)
Danny Chalifour
Jeanine C. Beaubien, O.C.
Directeur – finances
et administration
Membre
Montréal (Québec)
Deborah Drisdell
Peter Katadotis
Directrice – relations internationales
Bluma Appel
Membre
Toronto (Ontario)
Suzan Ayscough
Directrice – communications
et affaires publiques
Ron S. Bremner
Stella Riggi *
Membre
Calgary (Alberta)
Directrice – ressources humaines
Elvira Sánchez de Malicki
Guy DeRepentigny
Membre
Etobicoke (Ontario)
Directeur – politiques,
planification et recherches
Sandra Macdonald
John Pelletier
Membre d’office
Commissaire du gouvernement
à la cinématographie
Montréal (Québec)
Conseiller juridique général
Secrétaire du Conseil d’administration
* Entrée en fonction le 25 mai 1999
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LETTRE À LA MINISTRE
Montréal, le 28 juin 1999
L’honorable Sheila Copps
Ministre du Patrimoine canadien
Ottawa, Canada
Madame la Ministre,
Conformément aux dispositions de l’article 23 de la Loi sur la Société de développement
de l’industrie cinématographique canadienne de 1967, j’ai l’honneur de vous remettre,
au nom du conseil d’administration, le 31e rapport annuel de la Société de développement
de l’industrie cinématographique canadienne (maintenant appelée Téléfilm Canada),
ainsi que les états financiers pour l’exercice terminé le 31 mars 1999.
Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’assurance de mes meilleurs sentiments.
Le président,
Laurier L. LaPierre, O.C.
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7
DIRECTION ET EMPLOYÉS CADRES
François Macerola
F I N A N C E S E T A D M I N I S T R AT I O N
Directeur général
Danny Chalifour
Directeur – finances et administration
O P É R AT I O N S
Lisa Scardocchio
Peter Katadotis
Contrôleure
Directeur – opérations canadiennes
Carolle Brabant
Bureau de Montréal
Joëlle Levie
Directrice – systèmes, technologies
et gestion des contrats
Directrice – opérations
Québec
R E L AT I O N S I N T E R N AT I O N A L E S
Pierre Even
Directeur – unité d’affaires
– longs métrages
Deborah Drisdell
Directrice – relations internationales
Normand Thauvette
Jean Lefebvre
Directeur – unité d’affaires
– télévision et multimédia
Directeur – bureau des festivals
Bureau de Toronto
Directrice déléguée – bureau européen
Sheila de La Varende
Bill House
Directeur – opérations
Ontario
C O M M U N I C AT I O N S
ET AF FAIR ES P UBL IQU ES
John Fulton
Directeur – unité d’affaires
– longs métrages et multimédia
Suzan Ayscough
Directrice – communications
et affaires publiques
Karen Franklin
Directrice – unité d’affaires
– télévision
RE SSO U RCE S HU MA INE S
Bureau de Vancouver
Stella Riggi
Elizabeth Friesen
Directrice – ressources humaines
Directrice – opérations
Région de l’Ouest
P O L IT I Q U E S , P L A N I F I C AT I O N
John Dippong
Directeur – unité d’affaires
– longs métrages
ET RE CHE RCH ES
Guy DeRepentigny
Directeur – politiques, planification et recherches
Lauren Davis
Directrice – unité d’affaires
– télévision
CO NSE I LL ER J U RI DIQU E ET
C O NS E I L D ’ A D M I N I S T R AT I O N
Bureau de Halifax
Té lé fil m Ca n a d a
Ralph Holt
John Pelletier
Directeur – opérations
Région de l’Atlantique
Conseiller juridique général
et secrétaire du Conseil d’administration
R ap por t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
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MESSAGE DU PRÉSIDENT
L
e 21 mars 1999, l’éminent réalisateur canadien
Norman Jewison a reçu le plus grand honneur
qu’Hollywood puisse offrir : le prix Irving G.
Thalberg. Grâce à cet oscar, qui rend hommage
à l’œuvre de toute une vie, M. Jewison accède
au cercle restreint des sommités du cinéma, et ce,
à juste titre, puisque peu de cinéastes évoquent
de façon aussi admirable l’expérience humaine.
Révéler les visages de la condition humaine,
voilà la raison pour laquelle des réalisateurs comme
Norman Jewison, Denys Arcand, Atom Egoyan,
Anne Wheeler, David Cronenberg, Thom Fitzgerald,
François Girard, Léa Pool, Sturla Gunnarsson et
Patricia Rozema, entre autres, font partie d’une
longue tradition canadienne qui a porté l’art de
raconter des histoires à son meilleur. Une tradition
qui enchante le public et le tient rivé à son écran,
grand ou petit.
Vision. Passion. Conviction. Voilà quelques-uns
des mots qui décrivent l’industrie canadienne
de l’audiovisuel. Pour les Canadiens et les Canadiennes,
les films, les émissions de télévision et les œuvres
multimédias d’ici sont parmi les plus importants du
monde. Ces créations nous font rire, pleurer, nous
émeuvent, nous parlent et nous divertissent.
Elles nous font aussi évoluer, en nous interpellant
et en ouvrant des portes sur nous-mêmes et
sur les autres.
Le cinéma et la télévision ont plusieurs vocations.
Ce ne sont plus seulement des instruments de divertissement, ils reflètent l’imaginaire d’un peuple
et projettent des instantanés de la vie humaine par
l’intermédiaire d’images, de sons et d’histoires.
C’est pourquoi nous devons chérir nos artistes,
les encourager, les appuyer et leur offrir de nouvelles
possibilités de s’exprimer avec la même vision,
la même passion et la même conviction.
La culture canadienne s’exprime de multiples
façons. La remarquable diversité culturelle du Canada –
les autochtones, les peuples fondateurs, francophones
et anglophones, et plus d’une centaine de groupes
ethniques qui constituent nos racines – est un
exemple de la richesse de notre patrimoine collectif.
Malgré cette diversité, la capacité de créer nos propres
images et histoires a toujours représenté un défi
pour le Canada, et le demeure aujourd’hui encore.
En effet, créer une télévision et un cinéma manifestement canadiens pour un petit marché comme
le Canada a demandé des efforts gigantesques.
Grâce à l’appui marqué du gouvernement fédéral,
dont Téléfilm Canada, une industrie véritablement
canadienne existe aujourd’hui et est en plein épanouissement. Il s’agit maintenant de faire plus et mieux,
c’est-à-dire de multiplier les produits canadiens
de qualité. Les études sur les auditoires ont toujours
révélé que les Canadiens et les Canadiennes regardent
des émissions de grande qualité pour peu
qu’on leur en propose.
Laurier L. LaPierre, O.C.
1998-1999 : une grande année
Notre industrie télévisuelle a produit des séries phares
telles que Omertà, Due South, Emily of New Moon,
Traders, Wind at My Back, Réseaux, Dooley Gardens,
Boîte à chansons d’aujourd’hui, The Adventures of Shirley
Holmes et Incredible Story Studio, que les Canadiens
regardent plus que jamais. De plus, l’augmentation
du nombre de productions s’est particulièrement
illustrée dans la catégorie des émissions pour enfants
qui continuent de connaître un exceptionnel rayonnement international. Des documentaires comme
L’Erreur boréale, Moi, j’me fais mon cinéma, Life and
Times of Liona Boyd: Romancing the Guitar, Gabrielle
Roy, Tickling the Dragon’s Tail et Riopelle sans titre 1999,
collage, offrent une perspective unique sur des sujets
qui intéressent les Canadiens et les Canadiennes,
mais aussi le reste du monde. Nous avons aussi la
chance de pouvoir compter sur de nombreux talents
autochtones, qui nous ont offert des œuvres profondément personnelles dans tous les genres et en plusieurs
langues. Citons, entre autres, Récits nordiques, Amarok’s
Song Series, The Everywhere Spirit et Big Treasure Chest
for Future Kids.
Le Canada est bien représenté dans le domaine
du long métrage. Parmi les succès de l’année, pensons
au Violon Rouge, à Emporte-moi, à Dirty, à Such a Long
Journey, à Un 32 août sur Terre et à eXistenZ, qui ont
été acclamés au Canada et à l’étranger. Bien sûr, nous
sommes très heureux de la grande popularité des
Boys II et de C’t’à ton tour, Laura Cadieux. Et la liste
est encore longue : Le Dernier Souffle, The Falling, Cube,
Souvenirs intimes, Quand je serai parti… vous vivrez encore
et The Five Senses, pour ne citer que ceux-là. Ces films
n’auraient pas pu être réalisés sans le talent des cinéastes canadiens, qui ont des histoires à raconter, et
sans l’appui de Téléfilm Canada, principal organisme
à investir dans le développement, la production et la
distribution des longs métrages canadiens.
Té lé fil m Ca n a d a
R ap po r t ann uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
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M E SS A G E D U P R É SI D E N T
Nous déployons aussi beaucoup d’efforts dans
le domaine des nouveaux médias. Le gouvernement
soutient le développement de l’industrie des nouveaux
médias grâce au Fonds pour le multimédia de 30 millions
de dollars, administré par Téléfilm Canada. Tout cela a
porté fruit, sous la forme de cédéroms novateurs tels
que Mia : un périlleux périple pour sauver Mamie Mimi,
Terre des Inuit, Cabot: The Discovery of a New World,
Glenn Gould: The New Listener, ainsi que le site Internet
de Génération W.
Mais soyons clairs : accorder une place de choix
à nos propres voix et lieux ne signifie pas restreindre
la liberté d’expression des créateurs ni priver le public
de sa liberté de choix. Bien au contraire, l’existence
d’une industrie culturelle canadienne dynamique exige
des instruments qui garantiront que les Canadiens
et les Canadiennes ont accès à une grande diversité
de longs métrages, d’émissions de télévision et
d’œuvres multimédias – véritables reflets de nos
valeurs culturelles et de notre mémoire collective.
Le Fonds canadien de télévision :
de l’autre côté du petit écran
Je suis fier de siéger au conseil d’administration
du Fonds canadien de télévision (FCT), dont Téléfilm
administre le Programme de participation au capital
(PPC). Le Fonds ne cesse d’évoluer, permettant aux
Canadiens et aux Canadiennes de rester en contact
avec leur culture. Je voudrais féliciter le président
du FCT, Richard Stursberg, le directeur général du
Programme de droits de diffusion (PDD), Garry Toth,
le directeur général de Téléfilm Canada, François
Macerola, le directeur des opérations canadiennes de
la Société, Peter Katadotis, pour avoir rationalisé le
fonctionnement du Fonds et fait en sorte que les deux
programmes du FCT soient aussi complémentaires
que possible. En gardant cet objectif à l’esprit, nous
avons parcouru beaucoup de chemin cette année,
notamment par la mise en œuvre de principes
directeurs dont l’orientation était manifestement
canadienne. Maintenant que le Fonds s’est repositionné comme un outil de financement fondamental,
nous allons travailler à son renouvellement à longue
échéance en 2001.
Té léf i lm Ca n a d a
R ap p or t ann uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
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Le MIPCOM rend hommage à notre industrie
Un bassin extraordinaire de créateurs et des infrastructures efficaces et généreuses sont des atouts
indéniables pour une industrie. Le 6 octobre 1998,
le MIPCOM de Cannes a rendu un vibrant hommage
à la stature internationale de l’industrie canadienne.
La Reed Midem Organisation, qui organise entre
autres le MIPCOM, le MILIA et le MIP-TV, a consacré
une journée spéciale au Canada, laquelle a généré
une couverture médiatique internationale sans précédent. Au cours d’un déjeuner offert par la Ville
de Cannes et la Reed Midem en l’honneur de la délégation canadienne, le président-directeur général de
la Reed Midem, Xavier Roy, a vanté le « remarquable
dynamisme » de l’industrie canadienne, décrivant le
Canada comme une « source inépuisable de talents »
et comme un « leader en matière de coproduction ».
Le conseil d’administration affiche complet
C’est avec plaisir que je souligne que le conseil
d’administration est complet depuis août 1998.
Trois nouveaux membres ont été nommés cette
année : Bluma Appel, une femme d’affaires reconnue
pour son engagement envers les arts; Elvira Sánchez
de Malicki, qui nous fait profiter de plus de 25 ans
d’expérience dans le domaine de la télédiffusion,
du droit, des arts et du travail communautaire; et
Ronald S. Bremner, qui a commencé sa carrière
en télédiffusion en 1972 et qui est actuellement
président-directeur général du club de hockey des
Flames de Calgary. La contribution de ces trois
membres à la Société est déjà remarquable.
L’équipe de Téléfilm Canada
Un mot plus personnel, maintenant, ceci étant mon
premier message en tant que président de Téléfilm
Canada. Quand je pense aux prochaines années,
je suis extrêmement enthousiaste et optimiste au
sujet de l’avenir de Téléfilm. Grâce au Fonds pour
le multimédia, aux nouvelles politiques sur le long
métrage qui seront adoptées sous peu ainsi qu’à la
consolidation de notre appui au secteur télévisuel,
je suis persuadé que la Société deviendra une institution culturelle de plus en plus importante. Pourquoi ?
Parce que nous avons besoin de plus de produits
canadiens et qu’il faut améliorer leur création
et leur distribution. Le rôle de Téléfilm sera de
contribuer à la diffusion d’histoires et d’images
qui nous appartiennent vraiment. De même,
Téléfilm Canada appuiera l’industrie en mettant
en valeur non seulement ses réalisations mais
aussi ses besoins.
M E S S A GE D U P R É S I D EN T
Cap sur la diversité culturelle
Au seuil du troisième millénaire, le dialogue et
la coopération internationale sont devenus la priorité
des priorités afin de sauvegarder la souveraineté
culturelle et la diversité dans un contexte de mondialisation. En juin 1998, l’honorable Sheila Copps,
ministre du Patrimoine canadien, a présidé à Ottawa
une réunion internationale sur la politique culturelle.
De cette initiative est né le Réseau international sur
la politique culturelle, formé de 26 pays, dont la
mission est de faire en sorte que les créateurs
puissent raconter les histoires de leur pays.
Sur les écrans canadiens, les histoires se racontent
en français, en anglais et dans les langues autochtones.
Le Canada s’avère ainsi un véritable champion de la
diversité culturelle. L’année de la francophonie sera
une occasion exceptionnelle de mettre en valeur la production audiovisuelle canadienne de langue française.
Téléfilm Canada entend stimuler la production en
français en dehors du grand centre de production
qu’est Montréal. Il faut notamment contribuer au
développement de relations d’affaires entre les producteurs francophones hors-Québec et les diffuseurs,
et favoriser la coproduction entre les francophones des
diverses régions canadiennes. Parallèlement, Téléfilm
encouragera la distribution et l’exportation des produits
en français et, pour ce faire, resserrera ses liens avec
la communauté francophone internationale.
Pour terminer, j’aimerais rendre hommage
à François Macerola, à l’équipe de direction et à tous
les employés de la Société qui ont toujours fait preuve
de professionnalisme et d’enthousiasme. Je suis
conscient que Téléfilm a été le théâtre de changements
importants et que l’équipe a relevé de nombreux défis.
La Société a montré qu’elle était capable de se remettre
en question et de prendre de nouvelles orientations,
le cas échéant. Je remercie tous mes collègues
pour leur soutien et pour leur dévouement
à Téléfilm Canada.
Laurier L. LaPierre, O.C.
Té lé fil m C a n a d a
Ra ppo r t an nu el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
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LES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ONT LA PAROLE
Bluma Appel
(Toronto)
Au cours de ma carrière,
j’ai fait partie d’une
quarantaine de conseils
d’administration et
je peux affirmer sans
l’ombre d’un doute qu’aucun
n’est meilleur que celui de
Téléfilm Canada. Je m’intéresse à l’essor de l’industrie
depuis les années 1970 et, franchement, je ressens la
fierté d’une mère chaque fois que je vois une des
productions que nous avons appuyées. Cependant,
l’industrie canadienne doit prospérer davantage et
faire preuve de renouveau, il faut encourager tous
ces jeunes talents pour qu’ils deviennent une véritable
force du marché. En terminant, je voudrais saluer
le président du conseil d’administration, Laurier L.
LaPierre, dont la vaste expérience dans le champ
de la radiodiffusion est un atout inestimable
pour notre Société.
Jeanine C. Beaubien
(Montréal)
Toute ma carrière a été
consacrée à la culture.
Comme administratrice
et femme de théâtre,
je me suis toujours
préoccupée d’offrir des œuvres
de qualité, qui ouvrent de nouveaux
horizons au public. C’est ce que je retrouve à Téléfilm.
Il faut faciliter la création de produits originaux, qui
rejoignent un grand public. Les auditoires francophones et anglophones doivent avoir accès aux
œuvres dans les deux langues officielles, dans
toutes les régions du pays. Je m’intéresse tout particulièrement aux jeunes auditoires. Nous devons
continuer de leur offrir des films, des émissions
de télévision et des produits multimédias qui
stimulent leur créativité, leur goût d’apprendre
et de se dépasser.
Ronald S. Bremner
(Calgary)
En tant que membre
du conseil d’administration
de Téléfilm Canada, je
souhaite contribuer,
au meilleur de mes capacités,
au développement et à la promotion d’une industrie canadienne
du long métrage, de la télévision et du multimédia de
calibre international. Il est essentiel qu’une telle entreprise se fonde sur des projets de grande qualité,
qui reflètent les différences culturelles et régionales
du Canada. De plus, il me semble impératif que l’essor
d’une telle industrie soit basée sur des principes solides
et des pratiques équitables qui tiennent compte de nos
responsabilités financières et d’un climat concurrentiel.
Té lé fil m Ca n a d a
R ap p or t ann uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
12
Laétitia Cyr
(Moncton)
Je suis Acadienne et
j’ai longtemps travaillé
dans le milieu de la
radiodiffusion. Je suis
très heureuse de faire
partie du conseil d’administration
de Téléfilm Canada et d’y apporter
cette expérience, tout en faisant valoir les besoins des
communautés francophones hors Québec. J’aimerais
contribuer à une meilleure distribution et mise en
marché des longs métrages en dehors du Québec
pour que le public y ait davantage accès. De plus, il est
évident que l’essor de la production atlantique me tient
tout particulièrement à cœur. La promotion des talents
atlantiques fait partie de mes priorités.
Elvira Sánchez de Malicki
(Etobicoke)
Faire partie du conseil
d’administration de
Téléfilm Canada est
un défi stimulant
et un privilège. Je suis
très heureuse de travailler avec
une équipe dynamique et éclairée,
qui fait preuve d’ouverture d’esprit et d’enthousiasme,
et qui a véritablement à cœur les intérêts de l’industrie.
Je connais bien les groupes multiculturels canadiens –
mon travail est aussi une passion – et j’apporte cette
perspective au conseil. Je dois dire que j’ai reçu
un appui formidable du conseil et de l’équipe de direction de Téléfilm pour faire en sorte que nos écrans
reflètent de façon plus équitable la réalité démographique canadienne. Je veux relever d’autres défis,
dont la création de productions dans une troisième
langue. Je suis heureuse qu’un comité de travail
ait été formé pour étudier cette question.
Sandra Macdonald
(Montréal)
En tant que commissaire
du gouvernement à la
cinématographie, je suis
membre d’office du conseil
d’administration de
Téléfilm Canada, de la même façon
que le directeur général de Téléfilm
fait partie du conseil d’administration de l’Office
national du film du Canada. Cette réciprocité contribue
à faire en sorte que l’appui du gouvernement canadien
à la production, que ce soit par des producteurs
publics ou privés, tienne compte des diverses réalités
de l’environnement canadien de la production
et de la distribution.
MESSAGE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
P
our Téléfilm Canada et pour l’industrie audiovisuelle canadienne, l’exercice financier qui
vient de se terminer a été une année charnière.
Nous avons raffiné les politiques concernant la télévision, révisé celles du long métrage et jeté les bases
nécessaires au développement d’une industrie du
multimédia solide. En conformité avec notre mandat,
nous nous sommes constamment préoccupés de
la perspective régionale tout autant que de la percée
internationale des entreprises canadiennes.
Grâce au Plan d’affaires 1997-2000 de la Société,
Vers le nouveau millénaire, toute l’équipe de Téléfilm
a mis le cap sur les mêmes objectifs, que je pourrais
résumer ainsi : faire en sorte que Téléfilm soit un outil
de développement de plus en plus performant et s’assurer que l’industrie canadienne aborde le XXIe siècle
avec confiance et optimisme. De fait, les résultats de
l’exercice sont extrêmement encourageants. Vous en
trouverez maintes preuves dans ce rapport annuel
qui est le dernier du siècle.
Partenariat avec l’industrie :
des tables de concertation fructueuses
Au cours des dernières années, nous avons
consolidé notre partenariat avec l’industrie,
notamment en étant davantage à l’écoute des professionnels de chaque région. Nous avons décentralisé
nos opérations pour que chaque bureau puisse
offrir un ensemble de services pertinents à sa clientèle.
Des plans d’affaires régionaux ont été définis et sont
en bonne voie de réalisation. Les tables de concertation
régionales que nous organisons avec l’industrie sont
très utiles à cet effet. Nous répéterons cette expérience
au cours du prochain exercice.
Repositionnement du Fonds canadien
de télévision : mission accomplie
En avril 1998, des demandes de financement exceptionnellement élevées ont créé de sérieux problèmes
administratifs au Fonds canadien de télévision.
Ses administrateurs, dont Téléfilm Canada, ont uni
leurs énergies pour assurer un meilleur fonctionnement du Fonds. Avec l’appui du nouveau président
du FCT, Richard Stursberg, nous nous sommes mis
à l’œuvre avec un seul objectif en tête : redonner au
Fonds ses lettres de noblesse. Nous avons révisé
les critères d’admissibilité des projets en harmonisant
les règles du jeu des deux Programmes complémentaires, soit le Programme de participation
au capital, géré par Téléfilm, et le Programme de droits
de diffusion, qui relève du FCT. Le tout s’est traduit
par un rapprochement administratif des deux
Programmes. Nous pouvons écrire aujourd’hui :
mission accomplie. Bien sûr, il reste encore quelques
angles à arrondir, quelques aspects à polir, mais nous
ne sommes pas loin d’une véritable histoire à succès.
Tout cela est de bon augure pour le renouvellement
du Fonds en l’an 2001.
La relation de Téléfilm Canada avec le FCT a
changé plusieurs de nos façons d’agir. Nous avons
François Macerola
perdu une certaine flexibilité, mais nous avons gagné
en transparence et en efficacité. Cet exercice a été
extrêmement exigeant pour les employés de Téléfilm.
Le nombre de dossiers à traiter a considérablement augmenté et le rythme de prestation des services
s’est accéléré. De plus, nous avons appris à travailler
dans la sérénité avec deux conseils d’administration,
celui de Téléfilm et celui du FCT. Nous avons continué
d’insister sur la réalisation de notre mandat comme
investisseur culturel – nous avons des objectifs régionaux, une volonté de développement industriel, présentant des initiatives concernant la récupération de
nos investissements, et une vision internationale – ,
tout en nous inscrivant dans un nouvel ensemble centré uniquement sur le financement de produits culturels.
La bonne foi, la volonté de collaboration et le professionnalisme de Téléfilm Canada ont été reconnus.
Cinéma : des ambitions qui exigent
de nouvelles initiatives
Le dossier du cinéma est devenu prioritaire grâce
à la volonté de la ministre du Patrimoine canadien,
l’honorable Sheila Copps, de mettre en valeur
ce mode d’expression unique de notre culture.
À Téléfilm Canada, nous avons toujours placé l’essor
du cinéma canadien en tête de notre liste de priorités.
Déjà, en janvier 1996, j’exprimais mes inquiétudes
par rapport au long métrage. Dans une lettre ouverte
au quotidien La Presse, je décrivais ce dossier comme
une bataille difficile, à forces inégales, et j’affirmais
la nécessité d’un financement stable et adéquat
pour notre cinéma. Je continue de penser, comme
je l’écrivais alors, que « la condition première
pour que notre cinéma s’impose demeure la production régulière et continue d’œuvres fortes et
originales qui nous ressemblent, sont profondément
ancrées dans notre réalité et transcendent l’anecdote
pour atteindre l’universel ».
Cette année, nous avons participé aux réunions
du comité consultatif sur le long métrage. Nous parTél é fi l m Ca n a d a
Ra p po r t a nn u el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
13
M E S S A G E DU D I R EC T E U R G É N É R A L
tageons la volonté du comité de voir le gouvernement
agir rapidement et efficacement en faveur de cette
industrie. De plus, nous avons revu nos politiques
d’investissements en production et en distribution
pour mieux arrimer nos programmes à la qualité
des projets, et assurer une mise en marché
plus dynamique.
Soutien aux PME : des actions concrètes
Au Festival de télévision de Banff 1999, nous avons
annoncé plusieurs initiatives pour accroître le soutien
aux petites et moyennes entreprises de toutes les régions
du pays, en télévision et en long métrage. Les sommes
pour le développement et le marketing international,
de même que le Programme de partage des revenus de production,
sont désormais réservées exclusivement aux PME. Les frais de
participation des PME aux stands de Téléfilm ont aussi été réduits
pour certains marchés, et d’autres mesures seront mises
en place bientôt.
Nous avons travaillé en collaboration étroite
avec les associations professionnelles de l’industrie,
avec des producteurs, des distributeurs, des réalisateurs, des scénaristes et des techniciens, qui
ont fait preuve d’un enthousiasme et d’une volonté
de réussir contagieux.
Nous publierons bientôt la position officielle
de Téléfilm Canada sur le cinéma, qui s’intitule
« Investir dans la culture – Pistes de réflexion pour
une politique du long métrage canadien ». Nous
souhaitons que ce document incite à une mise en
commun de toutes les énergies du milieu.
Le multimédia : un appui déterminant
à l’essor d’une industrie très prometteuse
La création du Fonds pour le multimédia au Festival
de télévision de Banff 1998 a été une fort bonne
nouvelle pour l’industrie des nouveaux médias.
Ce fonds prenait le relais d’un programme expérimental administré par Téléfilm. Nous avons rapidement défini les principes directeurs du Fonds,
établi une infrastructure administrative minimale
et créé un comité consultatif qui nous aide à développer et à actualiser nos politiques. Ce fonds
nous a permis de financer la production, le
développement et le marketing d’un nombre
record de projets, ce qui démontre qu’il répondait
à un besoin immense.
Té lé f il m Ca n a d a
Ra p po rt a nn u el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
14
Après plus d’un an d’activité, nous devons
maintenant consolider le Fonds. Il nous faut revoir,
entre autres, les outils financiers qui étaient privilégiés
jusqu’ici. Les prêts remboursables encouragent
les requérants à présenter des projets forts et à diversifier leurs partenaires financiers. Nos clients, et tout
particulièrement les petites et les moyennes entreprises, nous exhortent toutefois à prendre plus
de risques, comme nous l’avons fait pour la télévision
et le cinéma, arguant que l’industrie du multimédia
est avant tout une industrie culturelle. Le ministère
du Patrimoine canadien a donné son accord à
une révision des outils financiers du Fonds,
qui sera terminée d’ici quelques mois. Le comité
consultatif sur le multimédia joue un rôle très actif
dans ce processus.
Administration : une nette amélioration
de nos services à l’industrie
Le visage de notre administration s’est transformé.
Plusieurs secteurs d’activité ont été consolidés,
entre autres en production et en distribution.
Nous avons aussi solidifié nos activités internationales
et nos activités de communication, de façon à pourvoir
l’industrie des meilleurs outils de développement
et de promotion possibles. Ainsi, les festivals internationaux ont été intégrés à la direction des relations
internationales et les festivals canadiens, à la direction
des opérations canadiennes. Tous les secteurs
et bureaux de Téléfilm travaillent en interrelation étroite,
et cette synergie se traduit par une expertise unique et
par une efficacité accrue.
M E S S A G E D U DI R E CT E U R G É N É RA L
Nous avons implanté un système de gestion des
risques qui nous permet de traiter plus rapidement
un grand nombre de dossiers. Un système de gestion
des coûts par activité nous permettra de continuer
à rationaliser nos interventions, puisque nous visons
toujours à maintenir nos dépenses administratives
à moins de 9 % de nos engagements.
Les indicateurs de rendement sont complémentaires de notre plan d’affaires 1997-2000 et
du plan quinquennal que nous allons publier bientôt.
Nous avons retenu 23 indicateurs qui nous permettront de mesurer l’atteinte des objectifs de la Société
et de prendre des décisions éclairées. Étant donné
les coûts d’implantation de ces indicateurs
et la somme considérable de travail à laquelle font
déjà face les employés de la Société, nous avons
convenu qu’ils seront mis en place sur quatre
exercices, incluant 1998-1999.
Nous visons une augmentation de nos revenus,
afin que l’industrie puisse bénéficier de ressources
additionnelles dans des secteurs jugés prioritaires.
Nous allons aussi revoir certains outils financiers
comme le Programme de cautionnement de prêts,
et nous allons repenser notre appui au doublage
et au sous-titrage. De plus, comme nous l’avons
promis, nous allons continuer d’explorer les moyens
qui permettraient d’injecter de nouvelles ressources
financières au sein du système.
Impossible de parler d’avenir sans aborder
la question du tournant informatique de l’an 2000.
Téléfilm a été exemplaire à cet égard, et son plan
d’urgence pour l’an 2000, qui tient compte de la
nécessité d’émettre des chèques, de signer des
ententes contractuelles et d’assurer le suivi
budgétaire de ses activités, a été maintes fois cité
en exemple par les autorités gouvernementales
concernées. Une autre démonstration du très
grand professionnalisme de notre équipe et
de sa volonté de bien servir l’industrie.
La formation : un défi de la prochaine décennie
Le dossier de la formation est l’un de nos plus importants défis.
Il faut permettre à la relève et aux professionnels canadiens
d’acquérir les connaissances dont ils ont besoin pour se
positionner favorablement dans un environnement mondial
qui évolue à toute vitesse. Voilà pourquoi Téléfilm s’associe
avec enthousiasme aux principales écoles de formation du pays
et appuie un grand nombre de forums et de sessions de
perfectionnement. Un programme expérimental avec le service –
médias et arts visuels du Banff Centre for the Arts nous offre aussi
l’occasion d’investir dans le développement multimédia
à haut risque et de bénéficier d’un vaste réseau international
de relations et de ressources dans ce domaine.
Un travail d’équipe
En terminant, je voudrais remercier toute l’équipe
de Téléfilm pour son travail extraordinaire en cette
année incroyablement exigeante sur le plan des
programmes et de l’administration. Un merci tout
particulier à Peter Katadotis et à son équipe,
qui ont notamment mené à bien l’important dossier
du Fonds canadien de télévision. Dans toutes nos
remises en question et initiatives, nous avons
bénéficié de l’appui généreux et éclairé du président
de Téléfilm, Laurier L. LaPierre, O.C., et de l’ensemble
du conseil d’administration. Nous leur en sommes
très reconnaissants.
À l’industrie du film, de la télévision et du
multimédia, j’offre mes plus sincères félicitations
pour tous les progrès accomplis et pour tous
les succès remportés en 1998-1999.
François Macerola
Té l éfi lm Ca n a d a
Ra pp ort a nnu e l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
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TÉLÉFILM CANADA EN ACTION
Peter Katadotis, directeur
– opérations canadiennes
Cet exercice financier a été
l’un des plus exigeants et
des plus fructueux que
nous ayons connus.
Nos équipes de Montréal,
Toronto, Vancouver et Halifax ont
mis en œuvre des plans d’affaires
régionaux définis à partir des objectifs de la Société et
des besoins spécifiques de leurs clientèles. Elles ont
participé à la mise en place des politiques du nouveau
Fonds pour le multimédia et à la refonte des principes
directeurs du Fonds canadien de télévision, qui sont
des outils de développement précieux pour l’industrie.
Nos équipes régionales ont aussi contribué à la
réflexion nationale sur le dossier prioritaire du long
métrage et à la définition de nouvelles politiques
concernant les petites et moyennes entreprises.
En production, développement, distribution, doublage
et marketing, nous avons signé avec l’industrie des
contrats de plus de 155 millions de dollars. Avec nos
partenaires financiers canadiens et étrangers, nous
avons fait en sorte que l’industrie puisse offrir au
public un plus grand nombre de produits canadiens
de qualité, tant sur les écrans que dans les
nouveaux médias.
Danny Chalifour, directeur
– finances et administration
Téléfilm Canada entend
faire preuve de transparence. Du plan d’affaires
au processus de budgétisation et aux indicateurs
de rendement, nous visons une
imputabilité accrue à l’égard du
gouvernement, de l’industrie et des citoyens canadiens.
Dans un contexte financier toujours difficile, la rationalisation de nos dépenses continue aussi d’être à
l’ordre du jour. Nous sommes en train de relever
d’autres défis administratifs et financiers : augmenter
nos revenus pour investir davantage dans l’industrie,
réviser certains de nos outils financiers pour mieux
répondre aux besoins des entreprises, surtout des
petites et moyennes entreprises, maintenir nos frais
administratifs sous la barre des 9 % et continuer
de moderniser notre système de gestion.
Tél éfi l m Ca n a d a
R ap po r t ann uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
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Deborah Drisdell, directrice
– relations internationales
Les entreprises canadiennes travaillent de plus
en plus dans une perspective internationale
et tirent profit de notre
expertise dans ce domaine.
Par l’entremise de notre direction,
qui inclut maintenant le bureau des festivals internationaux, Téléfilm facilite le rayonnement des produits
canadiens et encourage les partenariats internationaux,
en appuyant tout particulièrement les PME. La coproduction s’impose maintenant comme un excellent
levier financier et donne des produits de qualité,
acclamés dans le monde entier. Cette année, en partie
à cause des dates de dépôt des projets au FCT,
nous avons accrédité un nombre record de projets
de coproduction représentant des devis de plus de
850 millions de dollars, comparativement à
250 millions de dollars il y a trois ans. En tenant
compte de notre mandat face au développement
international des petites et moyennes entreprises,
nos principaux défis sont maintenant les suivants :
renforcer le positionnement stratégique de notre
industrie en Europe, faciliter la percée de nouveaux
marchés, notamment ceux de l’Asie et des pays
hispaniques, et offrir un appui ciblé au secteur
du multimédia.
T É L É F I L M C A NA D A E N AC T I O N
Suzan Ayscough,
directrice – communications
et affaires publiques
L’avenir de l’industrie
du film, de la télévision
et du multimédia passe
par la reconnaissance
de son poids culturel et
économique. Téléfilm s’est résolument engagée dans la troisième voie des communications, Internet, mais nous misons toujours sur
l’imprimé. Nous avons publié de nouveaux documents
pour répondre aux besoins de nos clients et refléter
l’augmentation du volume de production. Le Guide
sur la coproduction et les catalogues sur les produits
multimédias et les documentaires sont très populaires.
Nous avons organisé plus d’événements – souvent
avec le secteur privé, pour mettre les talents canadiens
en valeur. Nous avons transféré l’administration des
festivals internationaux à la direction des relations
internationales, qui s’en trouve consolidée, et celle
du programme Le Canada à l’affiche à la direction
des opérations, mais nous continuons de travailler
avec ces secteurs pour que les produits canadiens
aient une plus grande visibilité, ici et à l’étranger.
Et nous contribuons à la réalisation de l’objectif
de décentralisation de la Société en travaillant
davantage avec les bureaux, notamment à l’élaboration de plans de communication qui répondent
aux besoins de leurs clientèles.
Stella Riggi, directrice –
ressources humaines
Je suis entrée en fonction
à Téléfilm à la fin mai 1999,
après avoir travaillé pendant onze ans pour une
firme nationale de services
professionnels. Pour faciliter l’essor
de l’industrie canadienne en cette
ère de mondialisation des marchés, Téléfilm entend
miser de plus en plus sur le savoir et la performance.
En travaillant de près avec tous les bureaux de la
Société, je compte donc me consacrer à la création
d’un environnement propice au développement
personnel et professionnel des employés. Les politiques qui seront mises en œuvre par le service des
ressources humaines encourageront notamment
la formation, la polyvalence et l’esprit d’équipe. De
plus, nous soutiendrons les employés de chacun
des bureaux dans leurs efforts pour améliorer sans
cesse la qualité des relations avec leurs clients.
Tout cela permettra à notre service de contribuer
à la réalisation des objectifs de la Société définis
dans le plan quinquennal.
Guy DeRepentigny,
directeur – politiques,
planification et recherches
Le processus de consultation avec l’industrie
est permanent. C’est vrai
tant en ce qui a trait à
nos fonds et programmes
qu’au plan d’affaires de la Société.
Nous siégeons au conseil d’administration du FCT
et nous sommes partie prenante des décisions et
de la planification. Nous avons participé à l’examen
des politiques cinématographiques de la ministre
du Patrimoine canadien, l’honorable Sheila Copps,
et nous siégeons au comité consultatif du Fonds pour
le multimédia. Tout cela est un gage de vrai partenariat.
Par ailleurs, Téléfilm est de tous les forums qui intéressent l’industrie, qu’il s’agisse des audiences
du CRTC, du comité permanent de la culture et
des communications ou d’autres tribunes nationales
et internationales. Cela assure une vision claire de
l’évolution des marchés et permet de mettre en place
de bons outils de changement.
John Pelletier, conseiller
juridique général et secrétaire
du conseil d’administration
Au cours du dernier exercice, Téléfilm Canada a mis à
jour et rationalisé ses pratiques en matière de gestion d’entreprise. Ainsi, à
l’avenir, les membres du conseil
d’administration de Téléfilm pourront suivre de près
les résultats d’un certain nombre d’indicateurs de
rendement. Les membres du conseil ont aussi adopté
un nouveau règlement administratif d’entreprise qui
modernise les règles de pratique et de procédure du
conseil d’administration de la Société. L’amélioration
constante de ces règles fait partie des objectifs de la
Société au cours des prochaines années. En plus de
son rôle de conseiller juridique, de secrétaire du conseil d’administration et d’arbitre des conflits d’intérêt
internes, le service assume la responsabilité de
traiter les demandes relatives à la Loi sur l’accès
à l’information. Par ailleurs, l’utilisation croissante
d’Internet, par les clients de la Société mais aussi
par le personnel, nécessitera l’adoption de principes
directeurs et des pratiques à jour afin de régir l’utilisation de ce moyen de communication instantané.
Ces règlements prévoiront probablement un code
de conduite relatif à Internet, à usage interne et
de portée plus générale également, qui s’adressera
aux employés de Téléfilm Canada.
Té lé fil m Ca n a d a
R ap p ort an nu e l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
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OPÉRATIONS CANADIENNES : UN EXERCICE EXCEPTIONNEL
Ralph Holt,
directeur – opérations,
région de l’Atlantique
L’essor continu du Festival
du film de l’Atlantique et
la création de l’Atlantic
Digital Media Festival
illustrent le potentiel
de notre région. Dans un monde
où la compétition pour trouver des sources de financement est de plus en plus serrée, les producteurs
des quatre provinces ont réussi à créer un large
éventail de projets avec l’appui du Programme
de participation au capital du FCT et un grand nombre
de radiodiffuseurs. Emily of New Moon et The Divine
Ryans, Foodessence et Passeport musique, la coproduction Misery Harbour, la première série d’animation pour
enfants, The True Meaning of Crumbfest, provenant
de l’Île-du-Prince-Édouard, et le cédérom A Trip to Time
with Inspector McTree démontrent le savoir-faire atlantique. Beefcake, du créateur de The Hanging Garden,
a été présenté avec succès au festival de Sundance.
Nous sommes heureux de l’essor continu de la production française en Acadie, et notamment de la
création du long métrage Full Blast. Les produits
dérivés de Theodore Tugboat sont une source de
revenus significative pour la Société, qui en a été
le principal investisseur pendant ses cinq ans de
production. Nous avons travaillé avec l’Okalakatiget
Society of Nain, au Labrador, pour le développement
d’un premier projet autochtone dans notre région,
Hebron Relocation. Des organismes de financement
ont été créés au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve,
et nous travaillons maintenant avec des représentants
des quatre provinces pour assurer l’essor de l’industrie
et lui offrir de meilleurs services. Revoir l’aide au multimédia, sous-utilisée ici, continuer de soutenir la relève,
appuyer le développement de projets, faciliter la mise
en marché des produits, renforcer nos communications avec l’industrie et développer nos partenariats
canadiens et internationaux font partie de nos
priorités pour la prochaine année.
Té lé f il m Ca n a d a
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Joëlle Levie,
directrice – opérations, Québec
L’industrie québécoise
a démontré, une fois
de plus, son professionnalisme et sa maturité.
Le volume des demandes
déposées à Téléfilm, le nombre
de succès en salles et à la télévision sont des preuves de sa vitalité et de sa créativité.
Dans le Fonds canadien de télévision, les dramatiques,
toujours aussi bien accueillies par le public, demeurent
une priorité. On a pu voir et apprécier des séries
comme Omertà, Réseaux et Juliette Pomerleau, et
des téléromans comme Caserne 24, Diva et Km/h. En
pleine effervescence, le secteur du documentaire offre
des portraits de société comme Riopelle sans titre 1999,
collage et Des marelles et des petites filles, et touche des
sujets d’actualité internationale comme Visionnaires et
Le Temps des barbares. L’engouement du jeune public
pour des séries comme Macaroni tout garni, Cornemuse,
Bibi et Zoé, Lapoisse et Jobard témoigne de la qualité
de nos créateurs dans ce domaine. Le cinéma d’ici
commence à trouver sa place sur les écrans. Des films
comme Les Boys II et C’t’à ton tour, Laura Cadieux ont
confirmé que la réussite n’est pas uniquement réservée
à la concurrence étrangère. Dans le domaine du multimédia, les producteurs ont su tirer profit du nouveau
Fonds et faire connaître des produits comme Mia :
un périlleux périple pour sauver Mamie Mimi, Zach
et la Cité sacrée et Insectia/Le Jeu. Quelques-uns des
défis du prochain exercice : établir une collaboration
encore plus étroite avec l’industrie, développer de
nouveaux partenariats financiers et stratégiques,
continuer d’adapter nos politiques à l’évolution
du marché national et international, appuyer la
relève, répondre aux besoins de perfectionnement
de l’industrie et améliorer la mise en marché des
produits québécois ici et à l’étranger.
O P É R AT I O N S C A N A D I E NN E S : U N E X ER C I C E E X C EP T I O NN E L
Bill House,
directeur – opérations, Ontario
L’industrie de l’Ontario
continue d’innover et
d’impressionner avec une
grande variété de projets
dans les secteurs de la
télévision, du cinéma et du multimédia. La série dramatique Power
Play a été bien accueillie à CTV et sera diffusée sur le
réseau UPN aux États-Unis. Traders (Global) a conservé
son fidèle auditoire et a de nouveau récolté plusieurs
prix Gemini. Le documentaire controversé de Sunny Yi,
Thai Girls, a été présenté dans la prestigieuse série
Witness de CBC. Quant à la série sur l’aviation
Flightpath, elle a capté l’intérêt d’un vaste public sur
le réseau Discovery et a été vendue aux États-Unis et
en Allemagne. Deux séries pour enfants ont fait leurs
débuts à YTV, Panda Bear Daycare et Ruffus the Dog.
Le bureau de Toronto a financé sept longs métrages,
dont The Five Senses de Jeremy Podeswa, qui a été
acclamé à la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes.
Signalons aussi le lancement des films Last Night
de Don McKellar, eXistenZ de David Cronenberg,
gagnant d’un Ours d’argent à Berlin, et Le Violon
Rouge de François Girard, acclamé par la critique
internationale et qui connaît un grand succès en
salles. Nous avons accueilli de nouveaux clients en
multimédia, avec des projets qui ont suscité beaucoup
d’enthousiasme. Dans tous les domaines, nous avons
accordé la priorité à des projets de qualité supérieure,
créés par des sociétés de toutes tailles. Certains de ces
projets étaient en français et en langue autochtone.
Du côté de l’industrie, nous avons appuyé des initiatives visant à améliorer l’expertise en production et
la connaissance du marché, comme le projet Master
Class du festival Hot Docs. La fusion d’Alliance et
d’Atlantis témoigne avec éloquence de la consolidation
et du succès de l’industrie. Nos priorités pour
1999-2000 : appuyer des productions solides et
de grande qualité, susceptibles de plaire au public,
favoriser les occasions d’affaires sur le marché international, répondre aux besoins des nouveaux joueurs
du secteur multimédia, et trouver des façons d’appuyer
la croissance et la stabilité des PME.
Elizabeth Friesen,
directrice – opérations,
région de l’Ouest
Les entreprises de production de l’Ouest du pays ont
continué de se développer
et de diversifier leur activités de façon à relever
les défis du marché international,
tant en ce qui concerne le film et la télévision que les
nouveaux médias. À la télévision, nous avons appuyé
une grande diversité de projets, dont Cold Squad
et Da Vinci’s Inquest, regardé par une moyenne de
812000 spectateurs, Incredible Story Studio II, vendu
à Disney Channel, de même que Champions of the
Wild et A Place Called Chiapas, lauréats de plusieurs
prix. Onze cinéastes ont réalisé un premier film grâce
aux programmes Kick Start et Drama Prize ; six longs
métrages ont été produits, dont Rollercoaster de Scott
Smith; Better Than Chocolate d’Anne Wheeler a été
présenté dans la section Panorama à Berlin et a obtenu
le prix spécial du Jury œcuménique. L’Ouest s’est aussi
illustré avec 22 projets multimédias. Glenn Gould:
The New Listener a remporté le prix Emma international
(art et culture) tandis que Einstein’s Dreams a été
sélectionné comme Hot Site par USA Today. Notre
association récente avec le Banff Multimedia Centre
va stimuler la production et la coproduction multimédias. Par ailleurs, l’Ouest est un leader pour la
production autochtone, avec des œuvres comme
Stories From the Seventh Fire. Deux nouvelles entreprises ont eu accès au Fonds d’aide à la distribution de longs métrages, et nous avons facilité
la participation d’entreprises des quatre provinces
à des festivals et marchés internationaux, ce qui
encourage la coproduction. Nous sommes fiers
des résultats du programme Initiative Asie-Pacifique,
qui ouvre de nouveaux partenariats et débouchés
à toute l’industrie canadienne. Nous appuyons
aussi une douzaine de festivals et d’événements,
ainsi que des forums favorisant le développement
professionnel dans tous les genres de production.
Nous allons continuer de consacrer beaucoup
d’énergie à l’essor de l’industrie et particulièrement
à celui des PME.
Tél éfi l m Ca n a d a
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RÉSULTATS FINANCIERS 1998-1999
L’
allocation parlementaire de Téléfilm Canada
a diminué considérablement au cours des dix
dernières années, à la suite des mesures du gouvernement fédéral pour assainir les finances publiques
et réduire de manière significative le déficit national.
Cependant, au cours des dernières années, une série
d’accords de contribution signés avec le ministère
du Patrimoine canadien a permis à Téléfilm d’augmenter progressivement son appui à l’industrie.
L’exercice 1998-1999, qui représentait la dernière année
des compressions prévues à Téléfilm, a ainsi été une
année record sur le plan des investissements.
Les recettes sur les investissements de Téléfilm ont
continué de diminuer, passant de 35 millions de dollars
en 1997-1998 à 28,7 millions de dollars en 1998-1999.
Ceci reflète la diminution des investissements au début
et au milieu des années 1990 et l’abandon progressif du
Fonds d’aide aux activités commerciales en production,
dont le taux de récupération était particulièrement élevé.
En raison de la nature de l’industrie qu’elle appuie
mais aussi des exigences du financement gouvernemental, Téléfilm fonctionne selon deux systèmes
financiers distincts. L’un concerne les débours,
c’est-à-dire les paiements qui sont prélevés à même
le budget de la Société pour l’exercice en cours. L’autre
tient compte des engagements de Téléfilm, c’est-à-dire
des contrats signés entre la Société et les entreprises
du secteur audiovisuel. Selon l’échéancier de production des projets, les débours liés aux engagements
de Téléfilm peuvent s’étendre sur plus d’un exercice.
Débours 1998-1999 : 179,4 millions de dollars
Le budget de Téléfilm pour l’exercice 1998-1999 était
de 199,3 millions de dollars. Ce montant comprenait :
• une allocation parlementaire de 78,5 millions
de dollars, soit une diminution de 2,6 millions
de dollars par rapport à l’exercice précédent;
• une contribution du ministère du Patrimoine
canadien de 64,3 millions de dollars,
soit 57,2 millions de dollars pour le Programme
de participation au capital du Fonds canadien
de télévision ; 5,8 millions de dollars pour le Fonds
pour le multimédia; et 1,3 million de dollars
destinés à quatre écoles de formation;
• des recettes sur ses investissements
de 48,6 millions de dollars, soit les recettes
de l’exercice, 28,7 millions de dollars,
et des recettes des exercices précédents;
• des remboursements sur ses prêts s’élevant
à 7,9 millions de dollars.
Les débours de Téléfilm se sont élevés à
179,4 millions de dollars, dont 146,1 millions de
dollars étaient liés à des engagements de l’exercice
et 33,3 millions de dollars à des engagements
des exercices précédents.
La portion non utilisée du budget de 1998-1999,
soit 19,9 millions de dollars, a été reportée au budget
de 1999-2000. Cette somme est composée de crédits
de l’ancien Fonds de financement intérimaire de la
Société, qui ont été réservés pour des initiatives qui
Té l éfi lm Ca n a d a
Rap por t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
20
concerneront les petites et moyennes entreprises,
d’une partie des revenus encaissés à la fin de
l’exercice financier, et de sommes non engagées
dans divers programmes.
Engagements de 172,4 millions de dollars
En 1998-1999, les engagements de Téléfilm, c’est-à-dire
les contrats signés au cours de l’exercice, y compris
les dépenses administratives afférentes, ont été
de 172,4 millions de dollars, soit une augmentation
de 4,3 % par rapport à l’exercice précédent. Cette
augmentation est principalement liée à la création
du Fonds pour le multimédia, qui a permis à Téléfilm
d’injecter 5,8 millions de dollars de plus dans
cette industrie.
De ces engagements, 134 millions de dollars
ont été alloués à la production et au développement
d’émissions de télévision, de longs métrages et
de produits multimédias canadiens, tandis que
22,6 millions de dollars ont été consacrés à des
activités de distribution, de doublage, de marketing
national et international et de promotion de l’industrie.
Les dépenses administratives liées à ces engagements
ont par ailleurs été de 15,8 millions de dollars.
Dépenses administratives
Les dépenses administratives représentent 9,1 %
des engagements, comparativement à 8,7 % l’année
précédente. Cette légère augmentation est due à la
création de nouveaux outils de mesure comme les
indicateurs de rendement et le programme d’analyse
des coûts par activité, de même qu’à la refonte du
Fonds canadien de télévision. L’échéancier extrêmement serré du dépôt et de l’analyse des demandes
au FCT pour 1999-2000 a nécessité l’embauche
d’employés temporaires de janvier à mars 1999.
Téléfilm a également fait en sorte que ses systèmes
d’information et ses systèmes technologiques
puissent relever le défi du passage à l’an 2000.
Pour les mêmes raisons, les dépenses administratives liées aux débours ont augmenté cette année,
représentant 8,8 % des débours totaux de l’exercice,
comparativement à 7,8 % en 1997-1998.
À l’occasion de la préparation de son budget
1999-2000, Téléfilm s’est fixé comme objectif de
maintenir ses dépenses administratives à moins
de 9 % de ses engagements.
N.B.
Les tableaux des Fonds et Programmes présentés
dans ce rapport annuel font référence aux engagements
de Téléfilm pour l’exercice, c’est-à-dire aux contrats
signés par la Société.
Pour faciliter la lecture, les nombres ont été
arrondis. Cependant, les totaux tiennent compte des
nombres complets.
R É S U LTA T S FI N A NC I E RS 1 9 9 8 - 1 9 9 9
ENGAGEMENTS
E NGAGEMENTS
MODIFICATIONS
P O U RD E A U XE N G A G E M E N T S
N O U V E A U XP R O J E T S
D E SA N N É E S
PRÉCÉDENTES*
En millions
En millions
de dollars
de dollars
TOTAL
En millions
de dollars
F C T – P r o g r a m m e d e p ar t i c i p at i o n a u c a p i t a l
Production
Développement
100,9
0,4
101,2
3,4
0,3
3,7
104,3
0,6
104,9
18,8
0,2
19,0
1,3
0,4
1,7
20,1
0,6
20,7
Pro g ram me d e pa rt age d es r eve nu s de p ro du cti on
2,2
-0,6
1,6
F o n d s d ’ a i d e a u x a ct i v i t é s c o m m e r c i a l e s d e p r o d u c t i o n
0,0
-0,1
-0,1
Fo nd s po ur l e mul tim é dia
6,3
0,1
6,4
C o p r o d u c t i o n s o f f i c i e l l e s ( m i n i - t r a i t é s)
1,5
0,1
1,6
Fo nd s d’ aid e au d ou bla ge e t a u so us -ti tr ag e
2,2
0,0
2,2
Fo nd s d’ aid e à la di s tri bu tio n de l o ngs mé tra ge s
11,5
0,0
11,4
Fonds régulier – Production et développement
0,4
0,0
0,4
Marketing national
0,9
-0,1
0,8
Marketing international
0,7
0,0
0,7
Participation aux marchés
0,7
0,0
0,7
Participation aux festivals étrangers
0,5
0,0
0,5
Total
F o n d s d e f i n a n c e me n t d e l o n g s m é t r a g es
Production
Développement
Total
A u t r e s fo r m e s d ’ a i d e
Subventions aux festivals canadiens
1,4
0,5
1,9
Développement industriel et professionnel
0,7
0,4
1,1
Développement professionnel – Écoles de formation
0,8
0,3
1,2
Autres formes d’aide
0,6
0,0
0,6
Total
6,7
1,2
7,9
–
–
15,8
154,7
1,9
172,4
D é p e n s e s a dm i n i s t r a t i v e s
To t a l
* Incluent les augmentations et les diminutions aux engagements des années précédentes.
Note : Les résultats des additions ne correspondent pas exactement aux totaux parce que les chiffres ont été arrondis.
Té l éfi lm Ca n a d a
R ap por t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
21
RÉVISION DE L’ACCORD
DE COPRODUCTION
AVEC L’ALLEMAGNE
LE 18 SEPTEMBRE 1998, À HALIFAX
Josette Couture, directeur
adjoint, Coopération internationale, Patrimoine
canadien, le Dr. Max Dehmel,
Ministerairat, Bundesamt fur
Wirtschaft, Deborah Drisdell,
directrice, relations internationales, Téléfilm, Wolfram
Tichy, producteur, TiMe
Medienvertriebs (Munich) et
François Macerola, directeur
général de Téléfilm
JOURNÉE SPÉCIALE CANADA
AU MIPCOM, À CANNES,
LE 6 OCTOBRE 1998
François Macerola, conférencier
pour Le Canada : un partenaire d’envergure internationale, lors de la série de
conférences qui s’est tenue
au Palais des Festivals
Xavier Roy, président de
REED MIDEM Organisation,
l’honorable Catherine
Trautmann, ministre
de la Culture et de la
Communication en France,
Laurier L. LaPierre, O.C.
L’honorable Jacques Roy,
ambassadeur du Canada en
France, François Macerola,
directeur général de Téléfilm,
Laurier L. LaPierre, O.C.,
président du Conseil de
Téléfilm, et madame Roy
Elvira Sánchez de Malicki,
membre du Conseil de Téléfilm,
l’honorable Sheila Copps,
ministre du Patrimoine
canadien, Deborah Drisdell,
directrice, relations internationales de Téléfilm et
Niv Fichman, producteur
du film
PROJECTION DU FILM LE VIOLON ROUGE,
AU MUSÉE DE LA CIVILISATION À HULL
LE 8 DÉCEMBRE 1998
Monique Mercure,
comédienne,
Jeanine C. Beaubien,
membre du Conseil
de Téléfilm, Laétitia Cyr,
vice-présidente du Conseil
de Téléfilm et Dorothée
Berryman, comédienne
Laurier L. LaPierre, O.C.,
président du Conseil de
Téléfilm, l’honorable Marcel
Massé, président du Conseil du
trésor et ministre responsable
de l’infrastructure, madame
Aline Chrétien et François
Girard, réalisateur du film
Tél éfi l m Ca n a d a
Ra p po r t a nn u el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
22
LANCEMENT DU GUIDE
SUR LA COPRODUCTION
AU STAND DE TÉLÉFILM CANADA
AU MIP-TV 1999, À CANNES
Micheline Raymond,
vice-présidente, acquisitions,
développement et distribution
chez Communications Claude
Héroux International,
François Macerola, Joanne
Forgues, vice-présidente
des Productions Prisma inc.,
Guy Crevier, président et
chef de la direction,
Motion International,
Louise Baillargeon, présidentedirectrice générale
de l’Association des
producteurs de films et de
télévision du Québec
W. Patterson Ferns,
président-directeur général
du Festival de télévision de
Banff et François Macerola
LE STAND DE TÉLÉFILM CANADA
À L’ELECTRONIC ENTERTAINMENT EXPO (E3),
À LOS ANGELES EN MAI 1999
Dorothea Bourret,
réceptioniste et Lise Corriveau,
agente, marchés internationaux,
de Téléfilm
Le stand ombrelle de
Téléfilm d’une superficie
de 2500 pieds carrés accueillait
18 compagnies canadiennes
TOURNOI DE GOLF ANNUEL DE L’ACADÉMIE
CANADIENNE DU CINÉMA ET DE LA TÉLÉVISION,
SOUS LA PRÉSIDENCE D’HONNEUR
DE FRANÇOIS MACEROLA, LE 3 JUIN 1999
Laétitia Cyr, vice-présidente du
Conseil de Téléfilm, Francis Fox,
président, Québec et Est du
Canada, Rogers Cantel Inc.,
François Macerola
Andréanne Bournival,
présidente, section Québec,
Académie canadienne du
cinéma et de la télévision,
André Larin, président et
directeur général, divertissement et documentaire,
Motion International
André Provencher,
président, TVA International
Tél é fil m Ca n a d a
R app ort ann u el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
23
Faits
saillants
FAITS SAILLANTS
One Heart Broken Into Song
r. Clement Virgo
Picture Plant Ltd.
Située dans la Nouvelle-Écosse
des années 30, cette dramatique, dont la distribution
est entièrement composée
d’acteurs noirs, raconte le
périple d’une jeune fille de
18 ans, Lyla, qui s’efforce
d’échapper aux terribles conditions de vie d’une petite ville
minière. One Heart Broken
Into Song sera présenté en
première cet automne au
Festival de l’Atlantique.
Caserne 24
r. Jean Bourbonnais,
François Côté
Les Productions Sovimage
Le quotidien des pompiers de
Caserne 24, de ces hommes et
de ces femmes qui partagent
tout, les dangers de leur profession comme leurs épreuves
personnelles, a attiré un million
de téléspectateurs.
POLITIQUES – TÉLÉ VISION ET CINÉMA
Fonds canadien de télévision : une refonte qui
favorise l’industrie, les télédiffuseurs et le public
Créé en 1996 par le ministère du Patrimoine canadien
et l’industrie de la télévision par câble, le Fonds canadien
de télévision (FCT) est composé de deux programmes
complémentaires, le Programme de participation au
capital (PPC) administré par Téléfilm Canada et le
Programme de droits de diffusion (PDD) administré
par le FCT. Après deux années de collaboration, les
deux Programmes ont fait face, en avril 1998, à de
sérieuses difficultés administratives liées à une augmentation considérable du volume des demandes
en production. Le conseil d’administration a pris rapidement des mesures financières pour s’assurer que
les projets prioritaires puissent être portés à l’écran.
Les mois d’été et d’automne ont été consacrés en
bonne partie à une refonte des principes directeurs
du Fonds pour 1999-2000 et à un meilleur arrimage
des deux Programmes.
Les principes directeurs de 1999-2000 ont été
transmis à l’industrie en décembre 1998 et des ateliers
d’information ont été organisés dans une dizaine de
villes en janvier 1999. Le FCT a présenté un seul jeu
de politiques et les mêmes formulaires pour les deux
Programmes, indice d’une véritable harmonisation
du Fonds.
D’une façon générale, les nouveaux principes
directeurs du FCT favorisent une programmation fortement canadienne et culturelle. Ils s’appuient pour la
première fois sur quatre exigences fondamentales concernant le contenu canadien, soit l’histoire racontée,
les équipes, la propriété des droits et les lieux du
tournage et de l’action. Ces exigences reflètent les
orientations traditionnelles de Téléfilm.
Les deux Programmes ont des buts communs :
appuyer en priorité les dramatiques diffusées aux
heures de grande écoute; maximiser leurs dollars avec
des droits de diffusion plus élevés et d’autres sources
de financement privé; et, aussi, faire en sorte que les
prises de décision financières conjointes correspondent aux cycles de production de l’industrie.
En ce qui concerne le PPC, l’accent a été mis
sur un partenariat plus transparent avec l’industrie.
L eP P C a adopté une grille d’évaluation qui est la
même pour toutes les catégories d’émissions. Cette
grille indique clairement nos critères d’évaluation des
projets et leur importance les uns par rapport aux
autres. Ces critères ressemblent à ceux que Téléfilm
a toujours utilisés et reflètent des priorités du Plan
d’affaires de la Société : la croissance des petites
et des moyennes entreprises, les productions des
minorités des langues officielles, la production
régionale, les perspectives de rendement et les
auditoires. Le PPC n’a pas perdu de vue l’importance
des coproductions internationales et continuera
d’investir dans ce domaine en proportion de ses
engagements antérieurs.
Pour 1999-2000, le plafond de la contribution
du PPC aux projets a été révisé pour lui permettre
de financer le plus grand nombre possible de projets
tout en respectant les priorités des télédiffuseurs.
Pour répondre aux inquiétudes de l’industrie
quant au besoin des radiodiffuseurs de connaître le
plus tôt possible les décisions d’investissement du
PPC pour préparer leur grille d’automne, une date
unique de dépôt des demandes en télévision pour
1999-2000 a été fixée, soit le 15 février. Les offres de
financement du PPC ont été transmises à l’industrie
avant la fin avril, le PDD a ensuite étudié les demandes
et les décisions finales du FCT ont été connues en mai.
Ce processus a été harmonieux. Nous pourrons
en voir les résultats dans le prochain rapport annuel
de Téléfilm et du Fonds canadien de télévision,
à l’automne de l’an 2000.
Examen de la politique cinématographique
canadienne
L’industrie prend la parole!
Les cinéastes canadiens ont bien d’autres histoires à raconter et ils ont le talent et l’expérience
pour créer des longs métrages que le monde
entier voudra voir. Il faut cependant procéder
à des changements majeurs si on veut qu’ils
puissent continuer à forger des récits qui envoûteront
les auditoires du grand et du petit écran, chez nous et
ailleurs – comme ils le font depuis des décennies.
Rapport du comité consultatif sur le long métrage
La Voie du succès :
Rapport du comité consultatif sur le long métrage
Remis en mars 1999 à la ministre du Patrimoine
canadien, l’honorable Sheila Copps, qui l’avait commandé dans le cadre d’un examen général de la politique cinématographique canadienne, le Rapport
du comité consultatif sur le long métrage démontrait
ses ambitions par un titre percutant, La Voie du succès.
Le comité était formé de 13 membres, actifs dans
les secteurs de la production, de la distribution et
de l’exploitation des longs métrages canadiens; issus
de toutes les régions canadiennes, ils possédaient
aussi une bonne expertise de la scène internationale.
Tél é f il m Ca n a d a
R ap por t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
26
FAITS SAILLANTS
Appui de Téléfilm Canada au comité consultatif
sur le long métrage
La Société demande l’injection de nouveaux fonds
et propose la création d’une société à caractère
commercial et d’un bureau de promotion de
l’industrie du cinéma.
Ce rapport a tiré profit d’une centaine de
mémoires et soumissions, de même que de consultations régionales. Il rappelle l’importance culturelle
du cinéma canadien, ses nombreux succès ici et
ailleurs, et le rôle économique du secteur de la
production audiovisuelle, soit 30000 emplois directs
et une injection annuelle de 2,8 milliards de dollars
dans l’économie canadienne. Il fait aussi état de
l’environnement peu favorable dans lequel évolue
notre cinéma et de la nécessité d’accroître les
ressources pour la production et la promotion.
Il fixe les objectifs suivants pour 2004 :
• une hausse du temps d’écran de 2 % à 10 %
pour les films canadiens;
• une hausse de la production annuelle de
longs métrages canadiens;
• une hausse de la part de recettes des films
canadiens aux guichets;
• une hausse de la qualité des films canadiens ;
• une hausse du budget moyen des films canadiens;
• une hausse de l’appui du secteur public aux
longs métrages canadiens;
• une hausse de l’investissement privé dans
les longs métrages canadiens ;
• une hausse de la portée et de la qualité des
initiatives canadiennes en matière de distribution
et de commercialisation.
Le comité recommande la création d’un nouveau
fonds pour le financement de longs métrages et
suggère que Téléfilm joue un rôle actif à cet égard
en raison de « son réseau de bureaux au Canada et
à l’étranger, et de son expérience du financement
des longs métrages ». Le comité recommande aussi
le remaniement du crédit d’impôt pour les services
de production, un meilleur partenariat avec les institutions culturelles nationales, dont Radio-Canada/CBC
et l’Office national du film du Canada, l’accroissement
de la participation des radiodiffuseurs public et privés,
le renforcement du secteur canadien de la distribution
et la création de nouveaux outils pour stimuler les
investissements privés, dont la création d’un fonds de
capital de risque pour les petites et moyennes entreprises.
Un communiqué de presse émis par Téléfilm en mai
1999 faisait état de propositions de la Société dans le
cadre de l’examen général de la politique cinématographique canadienne. « Téléfilm Canada entérine
pleinement les conclusions du rapport du comité
consultatif sur le long métrage quant à la nécessité
d’augmenter les ressources disponibles, d’améliorer
la production, la distribution et la promotion des longs
métrages et, ce faisant, d’accroître leur temps d’écran et
leurs auditoires, tout particulièrement au pays », affirmait François Macerola, directeur général de la Société.
« Nous avons atteint des résultats phénoménaux
du côté de la télévision, qui bénéficie d’investissements
massifs et d’une réglementation favorisant la propriété
et le contenu canadiens. Téléfilm Canada et le Fonds
canadien de télévision investissent actuellement
quelque 35 millions de dollars par année dans la
production de longs métrages, et Téléfilm soutient
la distribution, le marketing et la promotion nationale
et internationale des longs métrages pour une somme
additionnelle d’environ 15 millions. Le long métrage
a donc beaucoup moins de ressources financières
que la télévision. Il faut rééquilibrer le soutien aux
deux secteurs d’activité, d’autant plus que le cinéma,
contrairement à la télévision, est laissé aux lois du
marché, qui est extrêmement concurrentiel. Il faut que
nous ayons les moyens de nos ambitions. »
Le Dernier Souffle
r. Richard Ciupka
Les Films Vision 4
En plus d’avoir été bien reçu
dans les marchés internationaux, Le Dernier Souffle,
avec sa distribution éblouissante et son intrigue fascinante,
a tenu l’écran de mars à la fin
juin au Québec et a atteint un
box-office de plus d’un demimillion de spectateurs.
Un appel à la ministre du Patrimoine canadien
pour de nouveaux fonds en long métrage
L’Île de sable
r. Johanne Prégent
Ciné-Action inc.
L’Île de sable relate avec sensibilité et vivacité un épisode difficile de la vie d’une adolescente
de 16 ans. À voir sur le grand
écran en octobre 1999.
« Téléfilm réitère son appui à l’industrie concernant la
demande de 50 millions de dollars additionnels pour
permettre à notre cinéma d’atteindre la masse critique
nécessaire à son essor. Nous invitons Mme Copps à
répondre le plus rapidement possible à cette recommandation. Mme Copps a nettement indiqué une
Té l éf i lm Ca n a d a
R app o rt ann u el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
27
FAITS SAILLANTS
volonté de changement, et elle a fait preuve de beaucoup de vision et de courage en créant le Fonds
canadien de télévision et le Fonds pour le multimédia.
J’ai donc confiance qu’elle aura de bonnes nouvelles
à nous annoncer dès cet automne.
l’originalité est un trait caractéristique de l’industrie
canadienne. Notre cinéma a déjà une excellente
réputation, mais le meilleur est encore à venir. »
PRODUCTION ET DÉVELOPPEM ENT :
des records
Un appui à 588 nouveaux projets
Des devis totaux de 550 millions de dollars
Heater
r. Terrance Odette
Marble Island Pictures
Deux itinérants de Winnipeg
tissent des liens d’amitié fragiles
fondés sur leur besoin désespéré
de faire un peu d’argent grâce
à un calorifère volé. Heater est
le premier long métrage de
Terrance Odette.
Téléfilm Canada propose de nouvelles pistes
de solutions
« Nous souhaitons la création, conjointement avec
des partenaires des milieux financiers et audiovisuels
canadiens, d’une société indépendante à vocation
commerciale dont la mission serait d’offrir aux entreprises canadiennes de production et de distribution
des services et produits, financiers et autres, mieux
adaptés à leurs besoins.
« Nous réfléchissons par ailleurs à la possibilité de
créer un bureau de promotion dont le mandat serait
de mettre en valeur l’industrie canadienne et ses
produits, tant à l’échelle nationale qu’internationale.
Il faudra aussi mettre à contribution l’expérience des
exploitants de salles et réexaminer le rôle que la télévision canadienne publique et privée doit assumer face
à la production, à la diffusion et à la mise en marché
des longs métrages d’ici. Ce rôle doit être plus important, comme nous l’avons clairement indiqué
au cours des audiences du Conseil de la radiodiffusion
et des télécommunications canadiennes (CRTC)
sur l’avenir de la télévision canadienne. »
Créer un modèle canadien
Le véritable défi, selon François Macerola, est de créer
un nouveau modèle canadien d’appui au long métrage.
« S’il faut de nouvelles ressources, dit-il, il faut aussi
être imaginatif et créer un modèle qui nous ressemble
et qui soit efficace. Créer notre propre modèle, cela
veut dire préserver la personnalité de notre cinéma,
ce qui le rend unique. Cette personnalité doit atteindre
son plein développement. Cela veut dire une cinématographie diversifiée, qui fait entendre les voix de
cinéastes chevronnés et de la relève, et qui s’abreuve
à des sources d’inspiration multiples. Tout me porte
à croire qu’on pourra y arriver, parce qu’on l’a déjà fait
avec succès du côté de la télévision et parce que
Macaroni tout garni
Publivision
Avec sa part de marché de
36,8 % et sa moyenne de cote
d’écoute de 180 000, cette
émission pour enfants de
6 à 8 ans se classe en tête
de sa catégorie.
Té léf i lm Ca n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
28
En 1998-1999, Téléfilm Canada a alloué une somme
record de 134 millions de dollars au développement et
à la production de 588 nouveaux projets pour le cinéma,
la télévision et les nouveaux médias. Les investissements
en télévision et en cinéma ont augmenté et reflètent
la grande vitalité de cette industrie. La création du Fonds
pour le multimédia a par ailleurs permis à la Société
de contribuer davantage à l’essor de produits à fort
contenu canadien.
Cette contribution se répartit comme suit :
• Programme de participation au capital (PPC)
du Fonds canadien de télévision :
104,9 millions de dollars ;
• Fonds de financement de longs métrages :
20,7 millions de dollars ;
• Fonds pour le multimédia : 4,9 millions de dollars
(ce fonds comprend aussi des sommes pour
le marketing);
• Programme de partage des revenus de
production : 1,6 million de dollars;
• Mini-traités de coproduction avec la France :
1,6 million de dollars ;
• Fonds régulier : 378 0 0 0$ .
La Société a permis la mise en œuvre de 588 projets, dont 276 projets de production et 312 projets de
développement. L’exercice précédent avait vu la
création de 506 projets.
Ces projets ont représenté une activité de production de plus d’un demi-milliard de dollars, ce qui s’est
traduit par quelque 17000 emplois directs et indirects
dans l’ensemble du pays.
Téléfilm s’est associée aux projets qui présentaient
le maximum de contenu canadien, le plus d’intérêt sur
le plan culturel, le plus de chance d’atteindre de vastes
auditoires, et le meilleur potentiel de récupération
pour la Société.
F A I T S SA I L L A N T S
Répartition linguistique
La Société a encouragé de façon équitable la production dans les deux langues officielles, en allouant
34,2 % de ses ressources à la production en français et
65,1 % à la production en anglais. Par ailleurs, en conformité avec le mandat du Programme de participation
au capital du FCT, une enveloppe de 1 million de
dollars a été consacrée à la production en langues
autochtones. Les œuvres appuyées cette année font
entendre 16 langues autochtones et comptent une
première coproduction internationale avec la France,
Les Filles de Shimun.
Répartition régionale
Des créateurs de toutes les régions contribuent à l’expression de notre culture par l’entremise du film, de la
télévision et du multimédia. Téléfilm a accordé 72 % de
ses ressources à des projets de Montréal et de Toronto
et 28 % à des projets des provinces de l’Ouest, des
provinces de l’Atlantique et de villes du Québec et de
l’Ontario autres que Montréal et Toronto. La région de
l’Ouest a récolté 19 % de la contribution de Téléfilm,
et la région atlantique, 8,3 %.
Depuis trois ans, la part des ressources de
Téléfilm consacrées à la production régionale n’a
cessé d’augmenter. Elle était de 26 % en 1996-1997
et de 27 % en 1997-1998.
Développement de projets
Le développement et la scénarisation de projets de
qualité sont des priorités pour Téléfilm. En 1998-1999,
l’aide au développement s’est élevée à 8,4 millions
de dollars, comparativement à 7 millions de dollars
l’année précédente. Cette augmentation est liée en
partie au nouveau Fonds pour le multimédia.
Il faut noter qu’en raison de la diminution des
revenus de la Société, le Fonds d’aide aux activités
commerciales en production a été aboli cette année
et que les ressources du Programme de partage des
revenus de production (PPRP) ont diminué. La liste
des entreprises bénéficiant du PPRP est disponible
sur notre site Internet.
The City
Sarrazin-Couture
Productions Inc.
Cette série torontoise audacieuse parle des événements
et des personnages complexes
qui forment la trame de toute
métropole d’aujourd’hui.
Cet automne, CTV en diffusera
la deuxième saison alors que la
version française prendra
l’affiche au réseau TVA
en septembre 2000.
Atteindre les auditoires
Il est important que nos films, émissions de télévision et produits multimédias rejoignent le plus
large public possible, ici et à l’étranger.
Marketing national et international
Par l’intermédiaire du Fonds d’aide au marketing
des productions canadiennes, la Société a alloué
1,5 million de dollars à des projets de mise en marché
au pays et à l’étranger. Près de 800 000 dollars ont
été accordés au marketing national, appuyant
des tests de marché, la publicité et la promotion
entourant le lancement des longs métrages,
de même que d’autres activités ponctuelles.
Une somme de 700 000 dollars a été allouée
à la promotion de longs métrages canadiens sur
la scène internationale : campagnes de promotion,
publicité dans les publications spécialisées,
et activités de marketing lors de marchés comme
le MIPCOM, le NATPE et le MIP-TV.
Mentionnons que le Fonds pour le multimédia
comprend un volet pour la mise en marché
et que le Fonds d’aide à la distribution de longs
métrages appuie le marketing des longs métrages
canadiens au pays.
To Russia with Fries
David Paperny Films
Ce documentaire dresse un portrait fascinant d’un homme de
fer, George Cohon, celui qui a
établi le premier MacDonald
à Moscou, en 1979. To Russia
With Fries est sorti sur le
réseau CTV en juin dernier.
Doublage
Le doublage des films et des émissions de télévision
assure une meilleure circulation des œuvres dans
les deux langues officielles. Le public canadien a
davantage accès aux œuvres d’ici et ce, dans sa propre
langue. Trente-quatre films et émissions de télévision
ont été doublés dans l’une ou l’autre des langues officielles, pour un total de 2,2 millions de dollars; 72 % de
cette somme a été accordée pour le doublage en version française et 28 % pour le doublage en version
anglaise. Par ailleurs, la plus grande partie de cette
somme, soit 94 %, a été consacrée à des productions
destinées à la télévision et 6 % à des productions
pour les salles de cinéma.
Tél éfi l m Ca n a d a
R app o rt an nue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
29
F A I T S S A I L L AN T S
TÉLÉFILM CANADA :
UN ENGAGEMENT DE LONGUE DATE ENVERS LE CINÉMA CANADIEN
C
réée en 1967 sous le nom de Société de
développement de l’industrie cinématographique canadienne, Téléfilm est le principal
partenaire de cette industrie depuis plus de 30 ans.
En 1986, la mise en place du Fonds de financement
de longs métrages donnait une nouvelle impulsion
à notre cinéma. Et en 1996, le lancement du Fonds
canadien de télévision, doté d’une enveloppe de
15 millions de dollars pour le long métrage, allait
permettre à Téléfilm d’accroître son appui aux
talents cinématographiques canadiens.
C’est ainsi que Téléfilm a contribué à la création
de quelque 750 longs métrages, dont plusieurs –
entre autres les films de Claude Jutra, David
Cronenberg, Jean Pierre Lefebvre, Bill Fruet, Don
Shebib, Claude Fournier, Gilles Carle, Phillip Borsos,
Mireille Dansereau, Don Owen, André Forcier,
Denys Arcand, Anne Wheeler, Francis Mankiewicz,
Micheline Lanctôt, Allan King, Michel Brault, Atom
Egoyan, Jean-Claude Lauzon, Patricia Rozema, Léa
Pool, Bill McGillivray, Lynne Stopkewich, Guy Maddin,
Bruce McDonald, Don McKellar, Mina Shum, Robert
Lepage, Thom Fitzgerald, Denis Villeneuve et Manon
Briand – sont des fleurons de notre cinéma. La Société
appuie chaque année des premières œuvres, encourageant ainsi les cinéastes à renom de demain.
Proportionnellement à sa population, le Canada est
l’un des cinémas nationaux les plus présents dans les
festivals et les marchés internationaux.
Téléfilm a développé, au fil des ans, une expertise
du financement des films, des marchés et des
relations internationales absolument unique qui
se traduit par une production de qualité, originale
et diversifiée, à contenu canadien élevé, qui suscite
l’intérêt des publics d’ici et d’ailleurs.
Longs métrages 1998-1999 :
Téléfilm alloue 34,2 millions de dollars
à 45 longs métrages
Le long métrage a une place d’honneur à Téléfilm.
Au cours de l’exercice, la Société a appuyé la production de 45 longs métrages dont les devis totaux
s’élevaient à 177,3 millions de dollars. La contribution
financière de Téléfilm – 34,2 millions de dollars – a
été allouée principalement par l’entremise du Fonds
canadien de télévision et du Fonds de financement
de longs métrages, mais aussi du Fonds régulier,
du Programme de partage des revenus de production
de la Société et de mini-traités avec la France.
Au total, la Société a consacré 64 % de ses ressources
à des productions en anglais et 36 % à des productions en français.
Huit longs métrages sont des coproductions avec
un ou plusieurs des pays suivants : France, Suisse,
Té lé fil m C a n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
30
Royaume-Uni, Hongrie, Allemagne, Pologne
et Norvège. Cinq coproductions sont à majorité
canadienne.
La Société a appuyé des projets d’une grande
diversité. Comédies, films intimistes, historiques,
futuristes et fantastiques, études de mœurs, drames
sociaux, road movies, films expérimentaux : les longs
métrages canadiens prennent racine dans un terreau
culturel extrêmement riche. Ils traitent de tous les
âges de la vie et de toutes les conditions sociales,
et présentent des personnages canadiens de toutes
les origines. Inspirés de la vision du monde et de
l’imaginaire de créateurs canadiens, ils n’en sont
pas moins d’un intérêt et d’une facture universels.
Ils rejoignent des auditoires de tous les coins du
monde avec des mots, des images, des personnages
et des histoires qui sont bien d’ici.
La Société a également contribué à des films
de toute envergure. Voici la répartition des devis
de production, incluant la part étrangère des coproductions dans lesquelles le Canada était un
partenaire minoritaire :
• 25 millions de dollars et plus : 3 projets, eXistenZ,
Taste of Sunshine et La Veuve de Saint-Pierre;
• 10 – 25 millions de dollars : 1 projet, 15 Moments ;
• 5 – 10 millions de dollars : 2 projets, Ladies Room,
Misery Harbour;
• 2 – 5 millions de dollars : 17 projets;
• 1 – 2 millions de dollars : 3 projets ;
• 1 million de dollars et moins : 18 projets.
Les six projets dont les devis étaient supérieurs
à 5 millions de dollars étaient tous des coproductions. Par ailleurs, quatre projets avaient des budgets
de moins de 100000 $; ces films ont été financés
par l’intermédiaire du Fonds régulier de Téléfilm
qui permet d’encourager des œuvres expérimentales
et des premières œuvres, produites surtout
en région.
Si on exclut la part étrangère des coproductions
dans lesquelles le Canada était un partenaire minoritaire, le devis moyen des longs métrages appuyés
par Téléfilm cette année était de 2,9 millions
de dollars.
Téléfilm Canada est également un partenaire
important des producteurs canadiens en ce qui concerne le développement et la scénarisation de projets
de longs métrages. Cette année, 85 projets ont été
conçus et Téléfilm a assumé 39 % des devis. On y
trouvera les productions à succès de demain, tant
au grand qu’au petit écran !
Pour plus de renseignements, veuillez consulter
les chapitres consacrés au Programme de participation au capital du FCT et au Fonds de financement
de longs métrages de Téléfilm Canada.
FAITS SAILLANTS
C O M M U N I C AT I O N S
E T AF FA I RE S P UB L IQ U E S
En 1998-1999, la direction des communications et
affaires publiques de Téléfilm a contribué à une plus
grande visibilité de l’industrie canadienne du film, de la
télévision et du multimédia, au pays comme à l’étranger.
Activités d’information et de promotion, publications
diverses, organisation d’événements et développement
du site Internet ont mis en valeur les talents canadiens.
La direction a contribué au renouveau du Fonds
canadien de télévision (FCT), en collaboration avec le
conseil d’administration du FCT, le conseil d’administration, la direction et les bureaux régionaux de Téléfilm,
et l’équipe du Programme de droits de diffusion (PDD)
du FCT, à Toronto. Les communications avec l’industrie
et les médias ont été nombreuses. Elles ont permis de
transmettre efficacement les orientations du FCT pour
1999-2000 et les changements au mode de fonctionnement des deux Programmes. Téléfilm était guidée
par deux objectifs : accroître la transparence de ses
activités et améliorer son partenariat avec le PDD pour
que l’industrie, les télédiffuseurs et le public tirent un
meilleur parti des ressources du FCT.
La direction a appuyé les stratégies de Téléfilm
en ce qui concerne la promotion des longs métrages
au Canada et à l’étranger. Ainsi, les projections que
la Société organise pour les parlementaires canadiens
et les dignitaires étrangers s’avèrent un excellent outil
pour la reconnaissance de notre cinéma. Elles contribuent à rapprocher les décideurs gouvernementaux
de l’industrie et des créateurs. À la suite du succès de
ces projections, dont celle du Violon Rouge de François
Girard, l’industrie a commencé à organiser ses propres
projections à Ottawa, avec le concours de Téléfilm. La
Société se réjouit de cette initiative. Nous entendons
faire en sorte que ces événements servent la cause de
notre cinéma et respectent un équilibre linguistique
et régional.
Les marchés et les festivals sont d’excellentes
vitrines de la production canadienne. La direction
L’Univers fantastique
de Jean Leloup
r. Clodine Galipeau
Amérimage-Spectra inc.
Cette illustration musicale de
l’imaginaire de Jean Leloup
intègre aux chansons de l’artiste
des courts métrages de fiction
adaptés de nouvelles écrites
par Leloup.
s’associe à la promotion de l’industrie au cours de
ces événements, et met en valeur les entreprises et
les œuvres qui y participent. Rencontres de presse,
pages publicitaires, messages d’appui, articles de fond,
entrevues avec la direction de Téléfilm positionnent
favorablement la production canadienne dans un
environnement concurrentiel. Il faut noter qu’en raison
de la consolidation des activités de la Société à
l’étranger, l’administration du bureau des festivals internationaux a été transférée à la direction des relations
internationales. La direction des communications
et affaires publiques continuera d’être responsable
des activités de communication internationales.
Téléfilm facilite la mise en œuvre de plans de communication régionaux qui instaurent un partenariat
encore plus dynamique avec l’industrie dans tous les
coins du pays. Deux consultantes en communication,
l’une à Vancouver et l’autre à Halifax, contribuent
actuellement à la décentralisation des services de
communication de Téléfilm. Par ailleurs, un consultant
en communication se joindra à l’équipe de Toronto
l’année prochaine.
En 1999-2000, la Société mettra tout particulièrement l’accent sur l’industrie du multimédia, dont le
dynamisme est remarquable. L’essor de cette industrie
exige une excellente promotion nationale et internationale.
On trouvera, à la fin des Faits saillants, une liste
des publications de Téléfilm Canada réalisées par
ou avec la collaboration de la direction des communications et affaires publiques.
The Prince and the Grail
r. Robert Hutt
Charing Cross Productions Ltd.
Un riche mélange de séquences
contemporaines recréant
l’époque médiévale, d’animation ainsi que de décors,
d’acteurs et de costumes
virtuels donne un cachet incomparable à cette émission qui
relate la légende du Graal et
avance l’hypothèse qu’il puisse
avoir été apporté au Canada
par un explorateur écossais du
XIVe siècle. À voir en première
à Vision TV en octobre 1999.
Une adresse indispensable : www.telefilm.gc.ca
Le site Internet de Téléfilm est une porte ouverte sur
l’industrie canadienne du film, de la télévision et du
multimédia. Le nombre d’accès a augmenté du tiers
cette année et le nombre d’utilisateurs est aussi en
progression; plus de la moitié d’entre eux viennent
de la scène internationale.
Le site de Téléfilm traite de l’organisme, des festivals, des affaires internationales, du financement des
productions, des productions ainsi que de l’industrie
Té lé fil m C a n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
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FA I T S S A I LL A N T S
Riopelle sans titre 1999,
collage
r. Pierre Houle
SDA Productions
(Groupe Coscient)
Lauréat du Prix Téléfilm
Canada décerné dans le cadre
du Festival de télévision de
Banff à la Meilleure production
de langue française, Riopelle
sans titre 1999, collage rend
hommage à ce grand peintre,
à cet homme immense.
canadiennes, et des toutes dernières nouvelles de la
Société. On y a accès au site du Fonds canadien de
télévision, et notamment aux principes directeurs et aux
communiqués du FCT. On y trouve aussi la liste à jour
des appels d’inscription aux festivals et celle des films
canadiens présentés dans les festivals internationaux.
Par l’entremise du Répertoire de l’industrie, on peut
avoir accès aux sites d’une centaine de joueurs du
milieu audiovisuel canadien. Le site de Téléfilm comprend aussi la plupart des documents listés dans la
section Publications de ce rapport annuel.
Les prochaines étapes : multiplier les hyperliens
entre le site de Téléfilm et d’autres sites d’intérêt connexe, canadiens et étrangers ; intégrer les catalogues à
une base de données afin de faciliter les recherches par
réalisateur et producteur, entre autres ; mettre en place
une interface graphique pour que les utilisateurs puissent entrer directement des données sur les formulaires
de demande inclus dans le site. Le www.telefilm.gc.ca
sera de plus en plus utile et convivial !
festivals ayant pour mission de promouvoir le cinéma
d’ici et d’ailleurs auprès du jeune public. Tous ces
événements visent à présenter aux jeunes un cinéma
de qualité, afin d’élargir leurs horizons culturels et
sociaux. Ces festivals ont lieu à Rimouski, Montréal,
Saskatoon, Winnipeg, Toronto et Vancouver.
Par ailleurs, trois festivals offrent une programmation dans la langue officielle minoritaire de la province
où ils sont présentés. Ils permettent ainsi au public
de voir des films qu’ils n’auraient pas la chance de
voir autrement. Il s’agit de Freeze Frame, un festival
bilingue présenté à Winnipeg; du Festival international
du cinéma francophone en Acadie, présenté à
Moncton et à Dieppe; et de Cinémental, présenté
à Winnipeg et à Saint-Boniface.
Les festivals canadiens sont un axe de plus en plus
important du plan d’affaires des bureaux régionaux de
Téléfilm. Le programme Le Canada à l’affiche a donc
été transféré à la direction des opérations canadiennes
en mai 1999. La direction des communications et
affaires publiques continuera de travailler avec ce
secteur pour assurer la meilleure visibilité possible
aux productions canadiennes.
Les prix Téléfilm Canada
dans les festivals canadiens
Festivals canadiens : des tremplins
pour la production canadienne
The Sleep Room/
Pavillon de l’oubli
r. Anne Wheeler
CINAR Films inc./Bernard
Zukerman Productions Ltd.
Dans le cadre du 50e anniversaire de la Déclaration
universelle des droits de
l’homme, cette série dramatique, fondée sur des faits réels,
a reçu au cours du Festival de
Banff 1998 le Prix Téléfilm
Canada pour la Meilleure production télévisuelle canadienne
en français ou en anglais traitant des droits de la personne.
Tél éfi l m Ca n a d a
En 1998-1999, Téléfilm Canada a appuyé 29 festivals
canadiens par le programme Le Canada à l’affiche.
Il s’agit des principales manifestations nationales, soit
le Festival des films du monde de Montréal, le Festival
international du film de Toronto, le Festival international
du film de Vancouver et le Festival de télévision de
Banff; et de 25 festivals, régionaux ou à caractère plus
spécialisé, qui mettent en vedette, entre autres, le
documentaire, le court métrage, les arts, l’animation,
la production jeunesse, la production autochtone, les
nouvelles technologies et la production indépendante
et expérimentale.
Tous ces festivals sont des tremplins pour la production canadienne. Ils permettent aux Canadiens
de toutes les régions d’avoir plus facilement accès
à la production canadienne et internationale.
La Société a alloué 1,9 million de dollars à ces
événements. Cinq festivals se sont ajoutés au programme cette année, dont quatre sont destinés aux
jeunes. Le Canada à l’affiche compte maintenant sept
Ra p po r t ann u el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
32
Téléfilm a accordé 17 prix dans le cadre de dix festivals
canadiens du film, de la télévision et de la vidéo, pour
une somme totale de 169000 $. Une bourse de
5 000 $ a aussi été accordée à un participant de la
Course Destination Monde présentée pour la dernière
fois par Radio-Canada cette année.
Pour souligner le 50e anniversaire de la Déclaration
universelle des droits de l’homme, Téléfilm a créé deux
prix spéciaux au Festival de télévision de Banff 1998.
Le prix pour la Meilleure production télévisuelle
canadienne en français ou en anglais traitant des
droits de la personne a été remis à The Sleep Room/
Pavillon de l’oubli d’Anne Wheeler ; et le prix pour la
Meilleure production télévisuelle autochtone en français,
en anglais ou en langue autochtone traitant des droits
F AI T S S A I L L A N T S
de la personne a été remis à Native Veterans:
A Warrior Story de Joe Beardy.
Sept des 17 prix Téléfilm Canada sont destinés
à la relève canadienne du court, du moyen et du long
métrage. Les prix Téléfilm Canada aux festivals de
Vancouver et de Halifax ont pour objectif de souligner
la qualité de la production de l’Ouest du pays et de la
région atlantique. La Société appuie aussi la production
autochtone en remettant chaque année deux prix à
des œuvres autochtones au Festival de Banff.
Créés en 1996, les prix Téléfilm Canada étaient
jusqu’à maintenant des contributions au développement ou à la production de futures œuvres admissibles
au financement de la Société. Téléfilm fera une évaluation de cette formule en 1999-2000 afin d’assurer que
les prix soient le plus utile possible à l’industrie.
R E L A T I O N S I N T E R N AT I O N A L E S
En tant que société d’État, Téléfilm a le mandat de promouvoir la culture canadienne sur la scène mondiale
et de contribuer au développement de partenariats
internationaux solides. En 1998-1999, ce mandat était
une priorité.
Par l’intermédiaire de la direction des relations
internationales, la Société a offert à l’industrie une
expertise de pointe et un large éventail de services dans
le domaine des coproductions, des marchés et des festivals internationaux. Son bureau de Paris a contribué
au renforcement des liens avec la communauté
européenne. Par ailleurs, la direction soutient l’industrie dans sa recherche de nouveaux marchés, notamment en Asie et dans les pays ibéro-hispaniques. La
direction a travaillé en collaboration avec les bureaux
canadiens de Téléfilm pour faire en sorte que toutes
les régions aient accès aux instruments de développement internationaux de la Société.
Pour assurer plus de poids et de vision à ses activités, la direction des relations internationales a intégré
les festivals internationaux qui relevaient auparavant
de la direction des communications.
Le bureau de Paris a fait l’objet d’une consultation
auprès de l’industrie et le bilan s’est révélé positif.
L’industrie considère qu’il est important d’avoir une
antenne en Europe, qui est son principal partenaire.
À la suite des recommandations qui lui ont été faites,
la Société continuera de participer aux grands débats
européens comme ceux qui ont lieu au sein du Forum
de Strasbourg et des instances audiovisuelles
de Bruxelles.
Au cours de l’exercice, le bureau de Paris a été
présent à plusieurs événements européens, dont le
Festival d’Annecy, où Téléfilm et TV France International
célébraient dix ans de succès franco-canadiens en animation, et le Rendez-vous international des scénaristes,
où on retrouvait plusieurs scénaristes canadiens.
Le bureau a organisé une immersion à Londres pour
25 professionnels canadiens du documentaire
et une expérience similaire est prévue à Paris
en novembre prochain.
Coproductions internationales :
des instruments pour développer la qualité
Cinq nouveaux accords de coproduction
Cinq nouveaux accords de coproduction ont été signés
en 1998-1999, soit avec Cuba, la Finlande, la Norvège,
les Philippines et Singapour, tandis que les accords
avec l’Espagne et l’Allemagne ont été élargis de façon
à inclure la télévision et le multimédia.
À ce jour, 46 accords ont été signés avec 54 pays.
La coproduction est un outil pour atteindre la qualité,
comme on l’a vu récemment avec des œuvres telles
Le Violon Rouge, Emporte-moi, eXistenZ, Insectia et
The Worst Witch. Par des commissions mixtes comme
celles qui se sont tenues avec l’Allemagne et l’Espagne
cette année, et d’autres initiatives, Téléfilm s’assure
que les accords demeurent pertinents dans un monde
en constante évolution. En plus de la télévision et du
cinéma, la moitié des accords incluent maintenant le
multimédia. Par ailleurs, la participation financière minimale exigée dans le cas d’un partenaire minoritaire tend
maintenant à être de 20 % plutôt que de 30 %, ce qui
assure plus de flexibilité sur le plan du financement.
En cette ère de mondialisation, Téléfilm est reconnue pour la pertinence de ses politiques internationales.
Avec ses partenaires étrangers, elle ne cesse de développer de nouvelles politiques pour favoriser des
alliances internationales. La Société met de plus en plus
l’accent sur les accords multilatéraux dont Media II et
Eurimages en Europe. Elle encourage aussi la signature
d’une entente de coopération multiculturelle entre
le Canada et la Communauté européenne, et étudie
la possibilité de devenir membre du programme
Ibéro-America, qui regroupe le Portugal et 11 pays
d’Amérique latine.
Emporte-moi
r. Léa Pool
Cité•Amérique Cinéma
Télévision
Le long métrage Emporte-moi,
une coproduction entre le
Canada, la Suisse et la France,
est distribué dans une quinzaine de pays et a participé
à de nombreux festivals internationaux dont celui de Berlin
où il a remporté le Prix spécial
du jury œcuménique.
Accréditation de 131 projets de coproduction
avec des devis de plus de 850 millions de dollars
Le service des coproductions a accrédité 131 projets
de coproduction représentant des devis de plus de
850 millions de dollars. Ce bilan exceptionnel est lié
en partie aux dates de tombée du FCT pour l’exercice
Té l éfi lm Ca n a d a
Rap p ort a nnu e l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
33
FA I T S S A I L L A N T S
Insectia
r. German Gutierrez
Pixcom
Qu’avons-nous en commun
avec les insectes ? Bien plus
qu’on pourrait le croire comme
l’explique cette captivante coproduction franco-canadienne,
primée au International
Wildlife Film Festival et
au Hot Docs, et vendue dans
plus de 150 pays.
1999-2000. Les nouvelles normes exigeaient en effet
que toutes les demandes d’accréditation anticipées
de cet exercice aient été remises avant la fin du mois
de janvier 1999. Une partie de ce bilan concerne
donc des projets du prochain exercice.
La France et le Royaume-Uni sont au premier rang
des pays coproducteurs. De fait, 90 % des coproductions canadiennes sont réalisées avec l’Europe. Parmi
les autres pays coproducteurs cette année, mentionnons l’Allemagne, le Japon, le Luxembourg, l’Afrique
du Sud, la Norvège, l’Ukraine, la République tchèque,
la Suisse et l’Islande. On remarque une nette augmentation du volume de coproduction du côté des
émissions pour enfants et des documentaires.
ombrelle de Téléfilm ne cesse de croître ; au cours des
trois dernières années, elle est passée de 44 à 56 et
à 72 entreprises. La plupart des participants sont de
petites et moyennes entreprises provenant de toutes
les régions canadiennes. Téléfilm met à leur disposition
un vaste réseau de contacts et une expertise unique en
relations internationales. Les marchés sont déterminants pour la vente des produits, l’achat de droits de
distribution et de diffusion, la création ou la finalisation
de coproductions et la recherche de partenaires
financiers. Ils permettent une meilleure compréhension des tendances internationales et la mise en place
de bonnes stratégies de développement.
Téléfilm accorde 9,5 millions au développement
et à la production de projets de coproductions
En plus de l’accréditation des projets, Téléfilm investit
chaque année dans un certain nombre de projets particulièrement intéressants sur le plan culturel. En 19981999, la Société a engagé 9,1 millions de dollars dans la
production de 20 projets de coproduction représentant
des devis totaux de 167,4 millions de dollars. La Société
a aussi alloué près de 400 000 $ au développement
de coproductions, dont huit projets par l’entremise
de mini-traités avec la France et un projet avec le
Royaume-Uni dans le cadre du Cinema Plan pour le
développement de coproductions cinématographiques
en anglais.
Téléfilm a fait un retour au Marché de Berlin,
le Festival de Berlin s’avérant une plaque tournante
essentielle pour nos longs métrages en Europe et
un élément clé du développement de partenariats
européens en long métrage. La Société a par ailleurs
participé pour la première fois à trois marchés du
multimédia, ce nouvel axe de croissance des talents
canadiens, afin d’assurer à nos produits une visibilité
à la mesure de leur qualité.
Le rôle de Téléfilm dans ces marchés est diversifié :
accueil, promotion, services logistiques, organisation
d’événements et de rencontres, participation à des
conférences ou réunions avec des instances gouvernementales étrangères ou des groupes de coproducteurs.
Amandine Malabul/
The Worst Witch
r. Andrew Morgan,
Stefan Pleszczynski
Galafilm
Le Canada et le Royaume-Uni
se sont unis pour coproduire
cette charmante et espiègle
série jeunesse inspirée de
la célèbre collection éponyme
de Jill Murphy. Déjà neuf pays,
dont les États-Unis (HBO),
en ont acheté les droits. Cette
émission s’est classée au tout
premier rang des émissions
pour la jeunesse en Angleterre.
Té lé f i lm C a n a d a
Marchés internationaux :
une participation canadienne record
Téléfilm participe maintenant à neuf marchés,
comparativement à cinq marchés auparavant :
• trois marchés de télévision, le MIP-TV et le
MIPCOM à Cannes, et le NATPE à Los Angeles;
• trois marchés du film, soit ceux du Festival international du film de Berlin, du Festival international
du film de Cannes et de l’Independent Feature Film
Market de New York ;
• trois marchés du multimédia, le MILIA de Cannes,
l’E3 à Los Angeles et le MIM à Montréal.
Le Canada est une figure majeure de ces marchés.
De fait, la présence de l’industrie dans les stands
R ap p or t ann uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
34
1 171 inscriptions dans 104 festivals et
événements internationaux
Intégré depuis octobre 1998 à la direction des relations
internationales, le bureau des festivals internationaux
continue d’agir à titre d’agent des produits canadiens
dans les festivals étrangers. Chacun des professionnels
qui y travaille s’est spécialisé dans un ou des genres
spécifiques : films à petit budget, films spécialisés,
documentaires, animation, etc. On y développe aussi
une expertise dans le secteur du multimédia et de la
production autochtone.
En 1998-1999, le bureau a procédé à 1 171 inscriptions dans 104 festivals et événements internationaux.
Une hausse importante par rapport aux 972 inscriptions de l’exercice précédent ! Les œuvres canadiennes
F A I T S SA I L L A N T S
ont remporté une trentaine de prix internationaux
très convoités.
Le bureau a facilité la sélection en organisant
la projection de 441 films, émissions de télévision et
vidéos pour des représentants de festivals. Il a aussi
contribué au sous-titrage en français, en anglais,
en espagnol et en allemand d’une quinzaine de films
sélectionnés par des festivals. De plus, il a permis
à 39 cinéastes canadiens de participer à la promotion
de leurs œuvres lors de festivals majeurs, et a aussi
collaboré à l’organisation de plusieurs rétrospectives
du cinéma canadien, notamment au Mexique,
en France, en Lettonie, en Catalogne, aux États-Unis
et à Taiwan.
Initiative Asie-Pacifique
Téléfilm contribue au développement des relations avec
les marchés asiatiques grâce à Initiative Asie-Pacifique,
un programme créé en 1998 et dont la responsabilité
a été confiée au bureau de Vancouver. En 1998, une
mission en Chine présidée par François Macerola et
composée de représentants des provinces a constitué
un pas important dans cette direction.
Depuis, les relations avec la Chine se sont intensifiées. Un groupe de travail conjoint des secteurs public
et privé a été créé pour assurer la continuité dans
le domaine des coproductions, de l’exportation et
de l’importation. Une délégation des présidents de
studios chinois a fait un séjour à Montréal, Toronto et
Vancouver en novembre 1998. Le point saillant de cette
mission a été la signature, entre Shanghai Animation
Studio et CINAR (Montréal), d’une première coproduction d’animation, Rumble & Growl. D’autres projets
sont en marche, notamment dans le secteur du
documentaire. Par ailleurs, l’entreprise privée chinoise
a présenté une vingtaine de films canadiens sur les
ondes de la chaîne payante Movie Channel, qui rejoint
plus de 20 millions de foyers. Notons également que le
Festival de télévision de Banff et Téléfilm ont organisé
un Focus sur la Chine à l’occasion du 20e anniversaire
du Festival.
Traces d’étoiles
r. Claude Desrosiers
Les Productions Pixcom inc.
Deux des meilleurs comédiens
du Québec, Sylvie Drapeau
et Luc Picard, donnent à voir
un magnifique duo d’acteurs
dans cette bouleversante
adaptation de la pièce de
théâtre éponyme.
LE S PU B L IC AT IO NS D E TÉ LÉF I L M :
des outils nationaux et internationaux précieux
Par l’intermédiaire de la direction des communications
et affaires publiques, Téléfilm s’est dotée de plusieurs
outils d’information et promotionnels. Ces documents
sont disponibles sur le site Internet de la Société
(www.telefilm.gc.ca) et plusieurs sont publiés sur
papier, à la demande des clientèles de l’organisme.
Au cours de l’exercice, Téléfilm a aussi contribué
à des publications des secteurs privé et public.
Documents d’information sur Téléfilm
Rapport d’activités du FCT
Outre son propre rapport annuel, Téléfilm Canada
copublie le Rapport d’activités annuel du Fonds canadien de télévision. On y retrouve les faits saillants
et l’analyse des données de l’exercice, de même que
la liste complète des productions et des projets de
développement appuyés par le FCT. On peut obtenir
ce document à l’un ou l’autre des bureaux de Téléfilm
ou au FCT, 1877 975-0766.
Plan d’affaires 1997-2000 : Vers le nouveau millénaire
Ce plan d’affaires constitue la base de travail actuelle
de Téléfilm Canada. Il présente le mandat de la Société,
de même que ses objectifs et stratégies. Un plan
d’affaires quinquennal est en préparation et un résumé
sera rendu public à l’automne 1999.
Liste annuelle des engagements de Téléfilm
Ce document présente la liste des projets par fonds et
programmes et par langue. On y retrouve, pour chaque
projet, les noms du producteur, du réalisateur et
du scénariste, l’entreprise de distribution, la ville
d’origine et la participation financière de Téléfilm.
Histoire Max
r. Michel Maltais
Les Productions R.
Charbonneau
Histoire Max, une production
ontarienne, c’est la rencontre
de la Nouvelle-France
et de l’Acadie, du présent
et de l’histoire du Canada
de 1606 à 1760, d’une jeune
reporter, Max, et de celui qui
monte ses reportages, François.
Communiqués de presse
Téléfilm publie une soixantaine de communiqués
de presse par année. Ils traitent entre autres des faits
saillants de l’exercice, des prix Téléfilm Canada, de la
participation canadienne aux festivals et marchés,
Tél éfi l m Ca n a d a
R app o rt an nue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
35
FAITS SAILLANTS
d’événements spéciaux et des engagements trimestriels
de la Société. La Société contribue aussi à la publication des communiqués du FCT.
Documents sur l’industrie canadienne
Le Répertoire de l’industrie canadienne du film,
de la télévision, de la vidéo et du multimédia
Ce document répertorie les ministères et organismes
des gouvernements canadien et provinciaux concernés
par le secteur audiovisuel, les organismes culturels,
les associations professionnelles, les entreprises de
production, de distribution et d’exportation, les laboratoires et services à la production, les télédiffuseurs, les
organismes de financement et les festivals canadiens.
On y retrouve les coordonnées utiles et les personnes
avec qui communiquer.
Téléfilm s’associe à Multimédia Canada 1999
La Société a commandité le premier guide canadien du
multimédia, Multimédia Canada, qui comprend 3000
inscriptions dont les sociétés de production, de distribution, d’équipements et de services multimédias, les
centres de formation et de recherche, les associations
et les professions connexes (avocats, scénaristes et
assureurs spécialisés en multimédia). Ce document
est publié par Canadashow.com, une filiale de la
revue QuiFaitQuoi.
Téléfilm et l’OFDC lancent Canadian Production
Finance : A Producer’s Handbook
Ce guide destiné aux petites et moyennes entreprises
traite de tous les aspects financiers d’une production,
exemples pratiques à l’appui. Il facilite les contacts
avec les organismes de financement, les banques,
les avocats et les comptables, entre autres.
Écrit par Kathy Avrich-Johnson, il est vendu par
la Société de développement de l’industrie
cinématographique ontarienne.
Tél é f il m Ca n a d a
Rap por t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
36
Documents liés aux relations internationales
Zoom International
Zoom Europe, un bulletin d’information sur le
marché européen, a été renommé Zoom International
et comprend une section régulière sur les marchés de
l’Asie. Ce document bilingue est publié par le bureau
de Paris, avec la collaboration du bureau de Vancouver,
responsable du programme Initiative Asie-Pacifique
de Téléfilm.
Guides sur l’industrie européenne
Le bureau de Paris publie, et met à jour régulièrement,
des guides sur les industries française, allemande,
italienne et espagnole.
Annuaire Canada-Asie
Publié par le bureau de Vancouver, l’Annuaire CanadaAsie comprend les coordonnées de quelque 150 professionnels canadiens qui connaissent une langue
ou une culture asiatique, ou qui ont déjà travaillé avec
un partenaire venant d’Asie.
Guide sur la coproduction
Le Canada : un partenaire de choix
Au MIP-TV 1999, Téléfilm a lancé son premier guide
sur la coproduction, où l’on retrouve toutes les informations relatives à la coproduction avec le Canada,
notamment les principes directeurs de la coproduction, la liste des pays coproducteurs et un profil des
sociétés canadiennes de coproduction. L’industrie
s’est associée à Téléfilm pour cette publication.
Catalogues des productions appuyées par Téléfilm
Téléfilm publie chaque année des catalogues sur les
productions qu’elle finance. Reflétant l’augmentation
de la production, quatre catalogues ont été publiés en
1999 : un sur les dramatiques, émissions de variétés
et émissions pour enfants; un sur les documentaires;
un sur les produits multimédias et un sur les longs
métrages. Plus de 250 productions y sont répertoriées,
avec coordonnées, synopsis, photos et, pour les
longs métrages, biographie du réalisateur.
Télévision
TÉLÉVISION
Crimes of Honour
PROGRAMME DE PARTICIPATION AU
r. Shelley Saywell
Contrats signés – Production, scénarisation et développement
Bishari Film Productions Inc.
Crimes of Honour expose une
pratique islamique insoutenable
– l’assassinat de sœurs et de
filles ayant perdu leur virginité.
L’émission a été diffusée en
première par la CBC en janvier F r a n ç a i s
1999. Depuis, elle a été achetée
Production
par la Finlande et les États-Unis
Modifications
– production ***
où elle sera présentée par HBO
Sous-total
cet automne.
CAPITAL
D EVIS
TOTAUX **
En milliers
de dollars
TÉLÉFILM
CANADA
74
151 495
33 522
–
–
502
74
151 495
34 024
61
3 975
1 468
–
–
179
61
3 975
1 648
Sous-total – français
135
155 470
35 672
Production
118
279 544
66 404
Scénarisation et développement
Modifications – développement ***
Sous-total
NOMBRE
D EP R O J E T S *
En milliers
de dollars
R ÉPARTITION
LINGUISTIQUE
%
34,0
Anglais
Modifications –
production ***
Sous-total
Scénarisation et développement
Modifications –
développement ***
–
–
-127
118
279 544
66 277
114
5 036
1 872
–
–
86
Sous-total
114
5 036
1 958
Sous-total – anglais
232
284 579
68 235
65,0
L an gue s au to ch ton es
Production
11
2 839
934
Modifications – production ***
–
–
–
Sous-total
11
2 839
934
Scénarisation et développement
5
140
65
Modifications – développement ***
–
–
–
Sous-total
5
140
65
16
2 979
1 000
1,0
383
443 028
104 907
100,0
Sous-total – langues autochtones
To t a l
* Comprend huit projets qui ont également reçu un apport financier par l’entremise du Fonds de financement de longs métrages.
** Comprend les devis totaux des coproductions.
*** Les modifications incluent les augmentations et les diminutions aux engagements des années précédentes.
Té léf i lm Ca n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
38
PROGRAMME DE PARTICIPATION AU CAPITAL
FONDS CANADIEN DE TÉLÉVISION
Fonds canadien de télévision :
Près de 210 millions de dollars, 2278 heures
d’émissions pour le public canadien
de toutes tailles et de toutes les régions du pays,
succès importants ici et ailleurs.
En 1998-1999, les producteurs canadiens de télévision
et de longs métrages ont fait merveille. Avec l’appui
de près de 210 millions de dollars du Fonds canadien
de télévision, ils ont créé plus de 430 nouvelles œuvres
représentant 2 278 heures de programmation. Ces
productions seront présentées par 72 entreprises
de télédiffusion publiques, privées, éducatives,
spécialisées et payantes au pays, et les Canadiens
y auront accès tout au long de l’année, à des heures
de grande écoute.
Entre l’idée qui germe et la mise en ondes
nationale et internationale du produit fini, il faut
souvent des années de travail collectif. Créateurs,
producteurs, équipes de production, comédiens et
télédiffuseurs visent les hauts standards qui caractérisent la télévision canadienne. La mise en œuvre
d’un tel volume de production exige des ressources
considérables dont celles, au tout premier chef,
du Fonds canadien de télévision.
Le PPC : un mandat ambitieux
Le budget du PPC est de 107,5 millions de dollars, soit
50 millions de dollars provenant de l’ancien Fonds de
développement d’émissions canadiennes de télévision
de la Société et 57,5 millions de dollars accordés par
le ministère du Patrimoine canadien.
En 1998-1999, ce budget incluait une enveloppe
de 15 millions de dollars destinée aux longs métrages,
composée de compléments aux droits de licence
et d’investissements, et une enveloppe de 1 million
de dollars réservée à la production en langues
autochtones. Le PPC contribue aussi au développement et à la scénarisation de nouveaux projets,
ce qui garantit le renouveau de la programmation
télévisuelle au cours des prochaines années.
Vous trouverez ci-après une description détaillée
des principaux résultats de l’exercice.
Un record de 383 projets de production
et de développement
En 1998-1999, les engagements de Téléfilm Canada
dans le cadre du Programme de participation au capital
se sont élevés à tout près de 105 millions de dollars.
Leur effet de levier a été considérable puisqu’ils ont
permis le développement et la production d’un
nombre record de projets, soit 383 comparativement
à 321 l’année précédente.
L’ensemble des devis, incluant la participation
du PPC et les autres contributions canadiennes
et étrangères, a atteint 443 millions de dollars.
Près de 850 heures de production
sur les écrans canadiens
Un Fonds, deux Programmes,
dont le Programme de participation au capital
administré par Téléfilm Canada
Bob Morane
r. Norman J. Leblanc
Cactus Animation inc.
(Groupe Coscient)
Chevalier des temps modernes
et justicier incorruptible,
le célèbre héros de Henri Vernes
revient de nouveau peupler
l’imaginaire de milliers
de jeunes grâce à cette coproduction franco-canadienne.
Les Enfants de chœur
r. Magnus Isacsson
Productions érézi
Les Enfants de chœur relate
la destinée extraordinaire
d’une poignée d’ex-itinérants
et de déshérités qui forment
aujourd’hui la célèbre Chorale
de l’Accueil Bonneau.
Le PPC sert bien les intérêts du public canadien en lui
offrant une grande diversité d’émissions et de longs
métrages. En 1997-1998, 748 heures de télévision
avaient été produites. Cette année, les Canadiens
auront accès à tout près de 850 nouvelles heures
de production, soit une augmentation de 1 4% .
Depuis 1996, le FCT a joué un rôle fondamental dans
l’essor de l’industrie canadienne. Créé par le gouvernement du Canada et l’industrie de la télévision par câble,
ce fonds est composé du Programme de droits de diffusion (PDD), qui offre des compléments aux droits de
licence, et du Programme de participation au capital
(PPC), qui fonctionne sur la base d’investissements, de
prêts et d’avances en production et en développement.
Téléfilm Canada est fière de jouer un rôle important
au sein du Fonds canadien de télévision en tant
qu’investisseur culturel et administrateur du PPC.
Les résultats de l’exercice 1998-1999 du FCT sont
saisissants : nombre record de projets, contenu canadien élevé, programmation extrêmement diversifiée
correspondant aux critères d’un public de plus en
plus exigeant, appui à des compagnies de production
Tél é fil m Ca n a d a
R ap po rt a n nue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
39
TÉLÉVISION
Justice
r. Richard J. Lewis
Alliance Atlantis
Communications Inc.
C’est l’automne 1998 et
l’éclatement politique guette
de nouveau le Canada et le
Québec. En tant que principale
représentante légale du
Canada, Mimi Druckman,
avocate plaidante de 36 ans
au service du ministère fédéral
de la Justice, se retrouve dans
l’œil du cyclone.
L’augmentation du nombre d’heures de production
concerne les émissions pour enfants en anglais et en
français, de même que les dramatiques et les documentaires en anglais.
Plusieurs projets ont bénéficié de la participation
de plus d’un radiodiffuseur, ce qui augmente leur
temps d’antenne et leur permet d’être plus accessibles
au public canadien. Ainsi, les 850 heures de production
correspondent à 1 123 heures de diffusion au pays,
comme on peut le voir dans le tableau concernant
la présentation des émissions au public canadien.
Toutefois, Téléfilm et le FCT encouragent les producteurs à diversifier leurs sources de financement
et à établir de nouvelles alliances. Cela assure de
meilleures assises financières aux entreprises canadiennes et accroît l’intérêt des marchés financiers,
tout en permettant à Téléfilm et au FCT de contribuer
chaque année à un très grand éventail de projets.
La contribution des radiodiffuseurs a augmenté,
pour s’établir à 19,3 % des devis comparativement
Financement canadien et international
des productions
Le PPC est, en moyenne, le principal investisseur
des productions auxquelles il s’associe. Cette année,
sa participation s’est élevée à 25 % des devis de production des émissions de télévision et des longs
métrages. Comme on peut le voir dans l’analyse
de la structure financière, plusieurs projets ont aussi
bénéficié du Programme de droits de diffusion et
d’autres fonds et programmes de Téléfilm.
Au total, la participation des deux Programmes du
FCT et de Téléfilm a représenté 40 % des devis, soit
le même pourcentage que pendant l’exercice précédent.
ANALYSE DE LA PARTICIPATION FINANCIÈRE
Production seulement – nouveaux contrats signés
CATÉGORIES
N OMBRE
DE
PROJETS*
HEURES
DE
PRODUCTION
D EVIS
TOTAUX
DEVIS **
FCT –
F ONDS
P R O G R A M M ED E
D EF I N A N C E M E N T
D EL O N G SM É T R A G E S
En milliers
de dollars
PARTICIPATION
A UC A P I T A L
En milliers
%
de dollars
61 428
16 784
27,3
TÉLÉFILM CANADA
AU T R E SF O N D S
(PPRP ET
MINI- TRAITÉS)
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
–
–
78
0,1
Français
Dramatiques
17
115,5
61 428
Variétés
4
22,0
3 332
3 332
910
27,3
–
–
–
–
Enfants
12
226,0
50 278
32 786
6 136
18,7
–
–
300
0,9
Documentaires
35
66,0
18 951
17 671
5 041
28,5
–
–
58
0,3
Longs métrages
6
10,0
17 507
17 507
4 651
26,6
2 252
12,9
559
3,2
Sous-total
74
439,5
151 495
132 723
33 522
25,3
2 252
1,7
994
0,7
Dramatiques
26
162,3
179 769
179 769
41 660
23,2
–
–
672
0,4
Anglais
Variétés
–
–
–
0
–
–
–
–
–
–
Enfants
8
49,5
25 795
21 259
5 960
28,0
–
–
–
–
Documentaires
71
162,6
34 849
34 849
9 388
26,9
–
–
137
0,4
Longs métrages
13
23,1
39 131
39 131
9 396
24,0
5 574
14,2
–
–
118
397,5
279 544
275 008
66 404
24,1
5 574
2,0
809
0,3
11
12,5
2 839
2 839
935
32,9
0
0,0
0
0,0
203
849,5
433 878
410 569
100 861
24,6
7 826
1,9
1 803
0,4
Sous-total
L an gue s au to ch ton es
To t a l
* Comprend huit projets qui ont également reçu un apport financier dans le cadre du Fonds de financement de longs métrages.
** Ne comprend pas la part étrangère (23 308 252 $) des coproductions dans lesquelles le Canada est un partenaire minoritaire.
Tous les pourcentages sont calculés sur ces montants.
Tél é fi l m Ca n a d a
R ap por t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
40
TÉLÉVISION
à 17,8 % l’année dernière. Cette hausse a surtout
profité aux dramatiques et aux longs métrages.
La contribution des distributeurs et du secteur
privé (producteurs-équipes-services, fonds d’aide
privés, commanditaires, investisseurs privés) s’est
maintenue, représentant au total 20 % des devis.
Les gouvernements provinciaux jouent un rôle
important dans l’essor de la production canadienne.
Cette année, Terre-Neuve et le Manitoba se sont
ajoutées aux provinces qui encourageaient leur
production, soit le Québec, l’Ontario, la NouvelleÉcosse, le Nouveau-Brunswick, la Saskatchewan et
la Colombie-Britannique. Les crédits d’impôt fédéral
et provinciaux représentent maintenant 85 % des
contributions gouvernementales, comparativement
à 80 % l’année précédente.
Enfin, les producteurs canadiens continuent
de miser sur des coproducteurs, entreprises de télédiffusion et distributeurs étrangers pour financer
leurs œuvres. En incluant la part étrangère des coproductions dans lesquelles le Canada est un partenaire
minoritaire, la participation étrangère totale aux
projets du PPC s’est élevée cette année à 37,4 millions
de dollars, une augmentation de 28 % par rapport
à l’année précédente.
FCT –
P ROGRAMME
ENTREPRISES
D ET É L É D I F F U S I O N
S E C T E U RP R I V É
Objectifs linguistiques : projets en français,
en anglais et en langues autochtones
Le PPC a consacré 34 % de ses ressources en production et en développement à des projets de langue
française, 65 % à des projets de langue anglaise et
1 % à des projets de langues autochtones. Ces pourcentages répondent aux objectifs du Programme.
Le PPC appuie la production dans les deux langues
officielles dans tout le pays. Ainsi, le Programme a contribué au développement et à la production de 32 projets de langue anglaise au Québec et de 11 projets de
langue française au Nouveau-Brunswick, en ColombieBritannique, en Ontario et au Manitoba, y consacrant
plus de 13 millions de dollars, soit près de 13 %
de ses engagements.
Le PPC a encouragé l’essor de la production
autochtone grâce à une enveloppe de 1 million de
dollars. Il a assoupli ses exigences quant aux droits
de diffusion, aux catégories admissibles et aux heures
de diffusion. Il a aussi favorisé l’embauche d’apprentis
autochtones. Le Programme a financé 16 projets
autochtones, dont 11 productions et cinq projets
de développement. Sept projets viennent de l’Ouest
(deux de la Colombie-Britannique, deux du Manitoba,
et un de la Saskatchewan, du Nunavut et du Yukon),
D ISTRIBUTEURS
AU T R E SS O U R C E S
GOUVERNEMENTALES
P ARTICIPANTS
ÉTRANGERS
D ED R O I T S
D ED I F F U S I O N
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
11 154
18,2
15 692
25,5
2 675
4,4
921
1,5
14 125
23,0
–
–
293
8,8
1 256
37,7
193
5,8
103
3,1
577
17,3
–
–
1 449
4,4
6 909
21,1
1 732
5,3
8 519
26,0
7 741
23,6
–
–
1 916
10,8
3 113
17,6
1 089
6,2
270
1,5
5 645
31,9
538
3,0
–
–
12
0,1
669
3,8
1 756
10,0
5 552
31,7
2 057
11,7
14 811
11,2
26 982
20,3
6 359
4,8
11 569
8,7
33 640
25,3
2 595
2,0
29 128
16,2
38 285
21,3
16 821
9,4
22 045
12,3
25 429
14,1
5 729
3,2
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
4 347
20,4
3 349
15,8
4 674
22,0
1 648
7,8
1 282
6,0
–
–
5 353
15,4
8 914
25,6
3 779
10,8
565
1,6
5 466
15,7
1 246
3,6
–
–
1 494
3,8
5 605
14,3
6 858
17,5
5 783
14,8
4 421
11,3
38 828
14,1
52 042
18,9
30 880
11,2
31 115
11,3
37 959
13,8
11 397
4,1
619
21,8
225
7,9
331
11,7
0
0,0
632
22,3
98
3,5
54 257
13,2
79 248
19,3
37 569
9,2
42 684
10,4
72 231
17,6
14 090
3,4
Tél éf i l m Ca n a d a
R app ort an nu e l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
41
TÉLÉVISION
En 1999-2000, l’enveloppe de la production en
langues autochtones sera de 2 millions de dollars,
soit 1 million pour le PPC et 1 million pour le PDD.
Elle sera entièrement administrée par le PPC. Le fait
que le PPC administre l’enveloppe du PDD pourrait
éventuellement réduire les crédits d’impôt dont
bénéficient les producteurs. En guise de compensation,
le PPC augmente sa part d’investissement dans les
projets admissibles, et cela, jusqu’à 70 % des coûts
de production.
Régions : 29 % des ressources en production
et en développement
Amarok’s Song Series
r. Martin Kreelak
Inuit Broadcasting Corporation
Cette série en inuktitut
accompagne une famille
inuit pendant cinquante ans,
de sa vie nomade dans la
toundra à sa coexistence
sédentaire avec les Blancs.
Elle aborde aussi la question
de la création du Nunavut
et de ses répercussions sur
les traditions inuits.
cinq du Québec, trois de l’Ontario et un de Terre-Neuve.
C’est la première fois que toutes les régions sont
représentées dans le bilan annuel du PPC. Ces œuvres
mettent à l’honneur 16 langues autochtones (certaines
présentent plus d’une langue), soit l’inuktitut, le déné,
le cri, l’oji-cri, l’ojibway, le méchif, le dakota, l’innu,
l’attikamek, le micmac, l’algonquin, le mohawk,
l’abénakui, le kwakwala, le blackfoot et le squamish.
Grâce au FCT, des créateurs de toutes les régions
du pays ont la possibilité de s’exprimer par le truchement de la télévision et du cinéma, de faire carrière
dans leur région et d’illustrer les problématiques et
les rêves de leur communauté. Plusieurs mesures
incitatives y contribuent, dont un assouplissement
des exigences concernant les droits de diffusion et
la récupération. Les bureaux régionaux de Téléfilm
à Montréal, Toronto, Vancouver et Halifax travaillent
de concert avec les instances gouvernementales et
l’industrie de leur région pour encourager la
création audiovisuelle.
Le Canada compte quatre grands centres de production, soit Montréal et Toronto, mais aussi – et de
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DES PROJETS
selon le lieu où sont situées les entreprises avec lesquelles la Société a conclu des contrats
pour le financement de productions dans le cadre du FCT – PPC
LIEU
NOMBRE
D EP R O J E T S *
NOMBRE
D’ H E U R E SD E
PRODUCTION
DEVIS**
P ARTICIPATION
DE TÉLÉFILM
C ANADA
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
%
du devis
Montréal
84
441,5
156 803
37 196
24
Toronto
45
172,3
142 503
34 832
24
129
613,8
299 306
72 028
24
30
95,3
52 679
12 430
24
7
24,0
8 784
2 679
30
Sous-total
Colombie-Britannique
Alberta
Saskatchewan
4
18,0
6 875
1 925
28
Manitoba
6
12,5
2 673
733
27
Ontario (à l’exclusion de Toronto)
4
13,0
2 095
689
33
Québec (à l’exclusion de Montréal)
5
12,5
5 256
824
16
Nouveau-Brunswick
5
21,7
4 019
1 502
37
Nouvelle-Écosse
9
33,7
25 298
7 183
28
Île-du-Prince-Édouard
1
0,5
750
300
40
Terre-Neuve
3
4,5
2 835
568
20
74
235,7
111 263
28 832
26
203
849,5
410 569
100 860
25
Sous-total
To t a l
* Comprend huit projets qui ont également reçu un apport financier dans le cadre du Fonds de financement de longs métrages.
** Ne comprend pas la part étrangère (23 308 252 $) des coproductions dans lesquelles le Canada est un partenaire minoritaire
ou à part égale.
Té léf i lm Ca n a d a
R ap p or t ann uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
42
TÉLÉVISION
tiques, 17 % aux documentaires, 14 % aux émissions
pour enfants, et 1 % aux émissions de variétés.
La contribution financière du PPC aux émissions
pour enfants a augmenté de 36 %. Cela reflète la
très grande qualité des produits canadiens dans ce
domaine. Non violentes, stimulantes, prônant des
valeurs universelles qui plaisent à la fois aux enfants et
aux parents, les émissions canadiennes pour enfants
figurent parmi les plus grands succès d’exportation
de l’industrie canadienne.
Nothing Too Good
for a Cowboy
Milestone Productions/
Alliance Atlantis
Communications Inc.
Cette série sur les pionniers
canadiens modernes en
Colombie-Britannique a été
vendue à plus de 40 pays et
territoires, y compris l’Australie,
la République tchèque, la
République dominicaine,
l’Italie, le Mexique, la Pologne,
la Slovénie, l’Espagne, la
Turquie, l’Amérique du Sud
et le Moyen-Orient.
Radio-Canada/CBC et les autres entreprises
de télédiffusion
façon remarquable – Vancouver et Halifax. Cette année,
des productions proviennent également de Bromont
(Qué.), Calgary (Alb.), Caraquet (N.-B.), Charlottetown
(Î.-P.-É), Darthmouth (N.-É.), Edmonton (Alb.),
Halfmoon Bay (C.-B.), Hull (Qué.), Matane (Qué.),
Moncton (N.-B.), Mont-Rolland (Qué.), New Ross
(N.-É.), Ottawa (Ont.), Port Moody (C.-B.), Québec
(Qué.), Regina (Sask.), Riverview (N.-B.), Saint-Augustin
(Qué.), Sainte-Foy (Qué.), Saltspring Island (C.-B.),
Saskatoon (Sask.), St. John’s (T.-N.), Victoria (C.-B.),
Windsor (N.-É.) et Winnipeg (Man.).
Le PPC a consacré 37 % de ses fonds en
développement et en production à des projets de
Montréal; 34 % à des projets de Toronto ; 18 % à des
projets des provinces de l’Ouest; 8 % à des projets
des provinces atlantiques; et 3 % à d’autres projets
du Québec et de l’Ontario.
L’appui aux projets de la Colombie-Britannique a
représenté de nouveau plus de 12 % des engagements
du PPC. La participation du Programme aux projets
de la Saskatchewan s’est accrue.
Selon la demande, de 45 % à 55 % des ressources du
PPC doivent être allouées chaque année à des projets
dont les droits ont été acquis par Radio-Canada/CBC,
l’objectif étant d’atteindre une moyenne de 50 % sur
trois ans.
Les résultats de cette année sont les suivants :
Radio-Canada/CBC, 47 % ; autres télédiffuseurs, 53 %.
En trois ans, 50 % des ressources du PPC ont été
allouées à des projets destinés à Radio-Canada/CBC
et 50 % à des projets destinés aux autres entreprises
de radiodiffusion. Le PPC a donc pleinement atteint
son objectif.
Réseaux
r. Benoit Pilon
Émergence (Réseaux) inc.
Montrer les coulisses de la
télévision à la télévision, tel
est le défi que relève avec brio
la série dramatique Réseaux
qui a su séduire près de un
million de téléspectateurs
chaque semaine.
Représentation par catégories d’émissions
En ce qui concerne les catégories télévisuelles (excluant
les longs métrages et la production autochtone), le
PPC a consacré 68 % de ses ressources aux drama-
RÉPARTITION LINGUISTIQUE DES PROJETS
Production, scénarisation, développement et modifications
1996-1997
1997-1998
1998-1999
1996-1998
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
Français
38 241
31,8
35 410
36,8
35 672
34,0
109 323
34,0
Anglais
82 183
68,2
59 892
62,2
68 235
65,0
210 310
65,4
–
–
1 000
1,0
1 000
1,0
2 000
0,6
120 424
100,0
96 302
100,0
104 907
100,0
321 633
100,0
L a n g u e s a u t o c h t on e s
To t a l
Tél é fil m Ca n a d a
Ra ppor t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
43
TÉLÉVISION
Développement et scénarisation :
180 nouveaux projets prometteurs
dont le PPC assume 37 % des devis
Longs métrages :
le PPC appuie la production de 19 films
Depuis sa création, le FCT a injecté 45 millions de
dollars dans l’industrie du cinéma. Il appuie des
projets de grande qualité, contribue à une augmentation du volume de production annuelle et assure
une plus grande visibilité aux longs métrages,
qui sont programmés à la fois en salles et
à la télévision.
En 1998-1999, l’enveloppe du FCT pour le long
métrage a été administrée par le PPC. Dix-neuf longs
métrages ont été produits grâce à ces ressources.
Ces projets pouvaient recevoir des compléments
aux droits de licence provenant du PDD ou des
investissements du PPC. Huit d’entre eux ont également été financés par le Fonds de financement de
longs métrages de Téléfilm.
Les engagements de l’exercice se sont élevés
à 14 millions de dollars, comparativement à
16,4 millions de dollars au cours de l’exercice
précédent. Les versements étant liés aux échéanciers
de production, le PPC a respecté le budget annuel de
15 millions de dollars alloué aux longs métrages.
Les devis totaux de ces projets se sont élevés à
56,6 millions de dollars; le PPC en a assumé 25 %.
À la base de tout succès, il y a une bonne idée, un
scénario convaincant, une construction soignée du
récit, des personnages bien développés. De fait, le
scénario est un élément clé du développement d’un
projet. Le PPC est un partenaire important de l’industrie à ce niveau, puisque sa contribution correspond
en moyenne à 37 % des coûts de développement
des projets. Le PPC s’assure d’appuyer la création
de projets dans toutes les catégories d’émissions,
en français, en anglais et en langues autochtones.
Cette année, le PPC a alloué 3,7 millions de
dollars au développement et à la scénarisation, dont
300000 $ pour des modifications à des contrats
des années précédentes et 3,4 millions de dollars à
180 nouveaux projets provenant de toutes les régions
du pays : 65 de Montréal, 45 de Toronto, 30 de
la Colombie-Britannique, 17 des Prairies, 13 de la région
atlantique, 8 d’autres villes du Québec et de l’Ontario,
et 2 des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon. Ces
projets sont extrêmement prometteurs et permettent
à l’industrie et aux télédiffuseurs canadiens de miser
résolument sur l’avenir.
ENTREPRISES DE TÉLÉDIFFUSION
Participation financière – Production seulement
CATÉGORIES
TOTAL
CBC/
CBC
RDI
– RÉGIONS
En milliers
de dollars
%
RC/
RC
S E C T E U RP U B L I C
TOTAL
– RÉGIONS
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
TÉLÉ - TVO NTARIO/
ACCESS,
QUÉBEC
T F O K N O W L E D G E,
SCN
T ÉLÉVISIONÉDUCATIVE
TOTAL
%
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
E TA U T R E S
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
%
Français
15 692
25,5
–
–
10 585
10 585
17,2
100
275
–
375
0,6
Variétés
Dramatiques
1 256
37,7
–
–
938
938
28,1
–
318
–
318
9,5
Enfants
6 909
21,1
–
–
643
643
2,0
2 648
822
–
3 470 10,6
3 113
17,6
40
–
942
982
5,6
734
310
5
1 049
5,9
12
0,1
–
–
–
0
0,0
–
–
–
0
0,0
26 982 20,3
40
0
13 107
13 147
9,9
3 482
1 725
5
5 212
3,9
Documentaires
Longs métrages
Sous-total
Anglais
Dramatiques
38 285
21,3
21 763
–
–
21 763
12,1
–
–
–
0
0,0
0
0,0
–
–
–
0
0,0
–
–
–
0
0,0
Enfants
3 349
15,8
129
–
–
129
0,6
–
205
125
330
1,6
Documentaires
8 914 25,6
2 476
–
122
2 598
7,5
3
284
315
602
1,7
Variétés
Longs métrages
1 494
Sous-total
L an gue s au to ch ton es
To t a l
3,8
150
–
–
150
0,4
–
–
–
0
0,0
52 042 18,9
24 517
0
122
24 639
9,0
3
489
440
932
0,3
225
7,9
15
0
0
15
0,5
0
39
6
45
1,6
79 248
19,3
24 572
0
13 229
37 801
9,2
3 485
2 253
451
6 188
1,5
* Comprend les stations affiliées de CTV qui n’appartiennent pas à BATON, CHUM ou WIC.
Tél é fi lm Ca n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
44
TÉLÉVISION
Le FCT encourage la relève puisque plusieurs de
ces films sont des premiers longs métrages de fiction.
Treize des 19 longs métrages sont en anglais et six
sont en français. Huit projets proviennent de Montréal,
soit Between the Moon and Montevideo d’Attila Bertalan,
Les Boys II de Louis Saia, Emporte-moi de Léa Pool,
Four Days de Curtis Wehrfritz, L’Île de sable de Johanne
Prégent, Ladies Room de Gabriella Christiani, Matroni
et moi de Jean-Philippe Duval et Le Petit Ciel de JeanSébastien Lord. Six films ont été produits à Toronto,
soit Apartment Hunting de Bill Robertson, The Five
Senses de Jeremy Podeswa, The Highwayman de Keoni
Waxman, The Life Before This de Jerry Ciccoritti, New
Waterford Girls d’Allan Moyle et Saint Jude de John
L’Écuyer. Rollercoaster de Scott Smith, Touched de
Mort Ransen et Tail Lights Fade de Malcolm Ingram
viennent de Vancouver. Enfin, The Divine Ryans de
Stephen Reynolds a été produit à Halifax et Full Blast
de Rodrigue Jean à Caraquet, au Nouveau-Brunswick.
Plusieurs de ces films se sont déjà distingués,
notamment Les Boys II de Louis Saia, avec des ventes
aux guichets de 6,1 millions de dollars; Emporte-moi
de Léa Pool, prix du Jury œcuménique du Festival
international du film de Berlin 1999 ; et The Five Senses
de Jeremy Podeswa, sélectionné pour la Quinzaine
S TATIONSCONVENTIONNELLES
APPARTENANT À :
BATON
CHUM
WIC
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
CTV
RÉSEAU
(BATON)
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
CTV
AUTRES
CANWEST
I NDÉG LOBAL PENDANTES
AFFILIÉS*
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
Rollercoaster
r. Scott Smith
Giraffe Productions Ltd.
Rollercoaster suit cinq adolescents qui s’introduisent
dans un parc d’amusement
désaffecté où deux d’entre
eux ont l’intention d’en finir
avec la vie. Il s’agit du premier
long métrage de Scott Smith
qui a, entre autres, réalisé
des épisodes de Madison
et de The Adventures
of Shirley Holmes.
des réalisateurs du Festival international du film
de Cannes 1999.
Il faut souligner que Téléfilm appuie l’industrie
cinématographique canadienne par l’entremise
d’autres fonds et programmes. En 1998-1999,
la Société a contribué au total à la production de
44 films. On retrouvera un texte sur ce sujet dans
la section des Faits saillants de l’exercice.
GROUPE T ÉLÉVISION T ÉLÉVISION SERVICES
TVA
QUATRE
PAYANTE SPÉCIALISÉS
SAISONS
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
S E C T E U RP R I V É
TOTAL
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
%
–
–
–
–
–
–
–
4 182
550
–
–
4 732
7,7
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
0
0,0
–
–
–
–
–
364
–
–
3
260
2 170
2 797
8,5
–
–
19
–
–
–
–
32
80
40
911
1 082
6,1
–
–
–
–
–
–
–
–
–
12
–
12
0,1
0
0
19
0
0
364
0
4 214
633
312
3 081
8 623
6,5
3 230
–
2 600
5 610
–
5 062
–
–
–
–
20
16 522
9,2
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
0
0,0
156
–
–
250
–
–
–
–
–
–
2 484
2 890
13,6
166
20
42
125
–
180
–
80
–
–
5 101
5 714
16,4
–
154
–
–
–
–
–
–
–
1 128
63
1 344
3,4
3 552
174
2 642
5 985
0
5 242
0
80
0
1 128
7 668
26 471
9,6
0
0
12
0
28
20
100
0
0
0
5
165
5,8
3 552
174
2 673
5 985
28
5 626
100
4 294
633
1 440
10 754
35 259
8,6
Té l éfi lm Ca n a d a
Rap por t a nnu e l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
45
TÉLÉVISION
Coproductions internationales
Le PPC a contribué au financement de dix coproductions de films et d’émissions de télévision dont les
devis étaient de 23 millions de dollars. Le Programme
y a consacré une somme de 2,7 millions de dollars,
soit 21 % des devis canadiens.
Cinq coproductions ont été réalisées avec la
France, soit 11 septembre 1973 : Le Dernier Combat
de Salvador Allende, Les Filles de Shimun, Insectia,
Le Petit Ciel et Jazz Collection 98. Emporte-moi a été
coproduit par la France et la Suisse; Tied by Blood:
A Journey into Genealogy avec l’Islande ; Scarred by
History avec l’Ukraine; et Ladies Room et The Worst
Witch avec le Royaume-Uni. Ces coproductions
sont à majorité canadienne sauf Jazz Collection 98
et The Worst Witch.
Les Filles de Shimun
r. Laure Morali
Productions ManitouMani Utenam inc.
Les Filles de Shimun raconte
la quête de deux sœurs Innu
qui remontent, avec leur père,
à la source des valeurs et
des traditions de leur peuple.
Ce documentaire est la première production autochtone
réalisée en coproduction
internationale, dans ce cas
avec la France.
AUTRES SOURCES GOUVERNEMENTALES
Participation financière – Production seulement
CATÉGORIES
TOTAL
ONF
O RGANISMESFÉDÉRAUX
CRÉDIT
AUTRES
D’ IMPÔT
FÉDÉRAL
CRÉDIT
CRÉDIT
D’ I M P Ô TD E D’ I M P Ô TD EL A
TERRE -NEUVE
NOUVELLE ÉCOSSE
En milliers
En milliers
de dollars
de dollars
C RÉDIT
D’IMPÔT DU
N OUVEAUBRUNSWICK
En milliers
de dollars
CRÉDIT
D’IMPÔT DU
QUÉBEC
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
14 125
23,0
–
3 934
800
–
–
–
9 140
577
17,3
–
200
–
–
–
70
304
Enfants
7 741
23,6
–
2 404
–
–
–
–
5 337
Documentaires
5 645
31,9
957
667
30
–
–
124
2 364
Français
Dramatiques
Variétés
5 552
31,7
–
320
–
–
–
190
2 897
Sous-total
Longs métrages
33 640
25,3
957
7 525
830
0
0
384
20 042
Dramatiques
25 429
14,1
–
11 141
–
–
2 303
–
2 388
0
0,0
–
–
–
–
–
–
–
Anglais
Variétés
Enfants
1 282
6,0
–
381
–
–
–
–
558
Documentaires
5 466
15,7
415
1 526
428
102
411
–
1 132
Longs métrages
5 783
14,8
5
1 586
60
–
980
–
1 466
Sous-total
37 959
13,8
420
14 634
488
102
3 694
0
5 545
L an gue s au to ch ton es
632
22,3
225
44
179
0
0
0
135
72 231
17,6
1 602
22 203
1 496
102
3 694
384
25 722
To t a l
Té l éfi lm Ca n a d a
Rap por t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
46
TÉLÉVISION
PARTICIPANTS ÉTRANGERS
Participation financière – Production seulement
CATÉGORIES
En milliers
de dollars
TOTAL
C OPRODUCTEURS
%
En milliers
de dollars
ENTREPRISES
D ET É L É D I F F U S I O N
En milliers
de dollars
D ISTRIBUTEURS
A UTRES
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
Français
Dramatiques
0
0,0
–
–
–
–
Variétés
0
0,0
–
–
–
–
Enfants
0
0,0
–
–
–
–
Documentaires
538
3,0
538
–
–
–
Longs métrages
2 057
11,7
959
399
–
699
Sous-total
2 595
2,0
1 497
399
0
699
Dramatiques
5 729
3,2
–
1 358
4 371
–
0
0,0
–
–
–
–
Anglais
Variétés
Enfants
0
0,0
–
–
–
–
1 246
3,6
536
242
406
62
Longs métrages
4 421
11,3
1 726
–
39
2 656
Sous-total
11 397
4,1
2 262
1 601
4 816
2 718
L an gue s au to ch ton es
98
3,5
98
0
0
0
14 090
3,4
3 857
2 000
4 816
3 418
Documentaires
To t a l
CRÉDIT
D’ I M P Ô TD E
L ’ONTARIO
En milliers
de dollars
CRÉDIT
C RÉDIT
CRÉDIT
D ’IMPÔT DU D ’I M P Ô TD EL A D’ I M P Ô TD EL A
MANITOBA SASKATCHEWAN
COLOMBIE B RITANNIQUE
En milliers
En milliers
En milliers
de dollars
de dollars
de dollars
SODEC
FILM NB
SASKF ILM
BRITISH
C OLUMBIA
En milliers
de dollars
ORGANISMESPROVINCIAUX
N OVA
AUTRES
SCOTIA
FILM
FILM
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
–
–
–
–
251
–
–
–
–
–
4
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
1 019
–
–
–
–
484
–
–
–
–
1 752
–
–
–
–
393
4
0
0
0
3 022
0
0
0
0
877
6 847
210
856
–
–
–
–
40
495
1 149
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
98
–
–
–
–
–
–
–
–
245
502
–
26
31
310
–
37
27
258
263
445
–
–
–
305
–
–
–
335
600
7 891
210
882
31
615
0
37
67
1 088
2 257
0
0
0
0
0
0
0
0
0
49
7 895
210
882
31
3 637
0
37
67
1 088
3 183
Té l éfi lm Ca n a d a
Rap por t a nnu e l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
47
TÉLÉVISION
SECTEUR PRIVÉ
CATÉGORIES
TOTAL
PRODUCTEURS/
ÉQUIPES/
SERVICES
F ONDS D’ AIDE
C OMMANDITAIRES
A UTRES
PRIVÉS
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
2 675
4,4
1 664
–
630
380
Variétés
193
5,8
193
–
–
–
Enfants
1 732
5,3
911
–
40
781
Documentaires
1 089
6,2
894
–
196
–
Longs métrages
669
3,8
619
50
–
–
6 359
4,8
4 281
50
866
1 161
16 821
9,4
14 146
2 675
–
–
Français
Dramatiques
Sous-total
Anglais
Dramatiques
Variétés
0
0,0
–
–
–
–
Enfants
4 674
22,0
3 060
1 614
–
–
Documentaires
3 779
10,8
2 970
605
199
5
Longs métrages
5 605
14,3
3 240
1 200
–
1 165
Sous-total
30 880
11,2
23 417
6 094
199
1 170
L an gue s au to ch ton es
331
11,7
308
19
4
0
37 569
9,2
28 006
6 163
1 069
2 331
To t a l
Té lé f ilm Ca n a d a
R ap por t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
48
TÉLÉVISION
PARTICIPATION TOTALE DES ENTREPRISES DE TÉLÉDIFFUSION CANADIENNES
incluant les investissements et achats de droits
EN T R E P R I S E SD ET É L É D I F F U S I O N
DRAMATIQUES
VARIÉTÉS
ENFANTS D OCUMENTAIRES
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
LONGS
MÉTRAGES *
En milliers
de dollars
TOTAL
–
–
–
–
–
–
–
–
156
364
–
250
28
–
3
5
166
200
20
125
60
112
80
68
–
–
154
–
–
–
–
–
3 552
5 626
174
6 013
100
4 294
633
2 673
–
–
–
–
318
–
–
125
2 648
1 027
22
167
138
737
633
–
–
–
–
–
22
167
263
3 485
2 253
–
–
–
260
–
–
40
–
–
12
30
1 098
312
30
1 098
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
1 858
–
–
–
–
–
–
–
395
–
73
–
2 329
336
604
78
54
1 670
980
645
–
–
49
–
159
936
469
35
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
63
–
–
336
604
1 936
54
1 670
980
645
0
0
49
395
159
1 096
469
2 364
21 674
318
9 520
8 579
1 356
41 447
21 763
–
10 585
–
–
938
144
–
643
2 516
–
1 064
150
–
–
24 572
0
13 229
Sous-total
32 347
938
786
3 580
150
37 801
To t a l
54 021
1 256
10 307
12 159
1 506
79 248
En milliers
de dollars
Se ct eu r p r ivé e t t é lé vis i on éd uca t ive
Télévision conventionnelle
Baton
3 230
Canwest Global
5 062
CHUM
–
CTV – réseau (Baton)/autres affiliées 5 638
Indépendantes
12
Groupe TVA
4 182
Télévision Quatre Saisons
550
WIC
2 600
Télévision éducative
Access
–
Knowledge
–
SCN
–
Télé-Québec
100
TVOntario/TFO
275
Télévision payante
Super Écran (Premier Choix)
–
Superchannel
–
The Movie Network
–
Services spécialisés
Bravo!
–
Canal D
–
Canal Famille
–
Canal Vie
–
Discovery Channel (The)
–
History Television
–
Life Network (The)
–
Musique Plus
–
Showcase Television
–
Space
–
Teletoon
–
TV5
–
Vision TV
25
WTN
–
YTV
–
Sous-total
Se ct eu r p ub l ic
CBC
RDI – le réseau de l’information
Radio-Canada
* Les droits payés par les diffuseurs pour les longs métrages étant en général inclus dans les avances de distribution, ils ne figurent donc
pas tous dans le tableau.
Té l éfi lm Ca n a d a
Ra p por t a nnu e l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
49
TÉLÉVISION
PRÉSENTATION DES ÉMISSIONS AU PUBLIC CANADIEN
EN T R E P R I S E SD ET É L É D I F F U S I O N
EN LANGUES
EN FRANÇAIS
E N ANGLAIS
NOMBRE
NOMBRE
D EP R O J E T S
D ’HEURES
TOTAL
E NP R E M I È R E
AUTOCHTONES
DIFFUSION
Se ct eu r p r ivé e t t é lé vis i on éd uca t ive
Télévision conventionnelle
Baton
Canwest Global
CHUM
CTV – réseau (Baton)/autres affilées
Indépendantes
Groupe TVA
Télévision Quatre Saisons
WIC
Télévision éducative
Access
Knowledge
SCN
Télé-Québec
TVOntario/TFO
Télévision payante
The Movie Network
Superchannel
Super Écran (Premier Choix)
Services spécialisés
Bravo!
Canal D
Canal Famille
Canal Vie
Discovery Channel (The)
History Television
Life Network (The)
Musique Plus
Showcase Television
Space
Teletoon
TV5
Vision TV
WTN
YTV
Sous-total
–
1
–
1
12
–
–
2
–
1
–
–
–
4
3
2
8
6
3
7
–
1
–
5
8
8
3
8
12
5
3
9
28,5
55,5
4,7
32,3
13,5
40,0
16,5
22,3
–
1
1
–
2
–
1
1
11
10
4
16
23
1
9
4
18
25
12
21
11,5
40,0
8,2
87,0
110,5
–
–
–
–
–
3
4
1
–
4
1
3
8,2
1,7
28,5
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
1
–
–
2
5
4
–
1
2
–
–
–
–
1
9
3
–
–
5
2
1
2
5
5
2
–
–
2
1
–
23
5
5
7
7
5
2
6
7
2
0
0
2
2
9
27
5
5
13,0
31,0
71,5
4,5
33,5
26,0
19,5
0,0
0,0
2,0
26,5
9,5
53,5
19,0
42,5
21
63
146
230
860,9
1
–
–
1
–
33
53
1
4
55
1
37
130,1
6,5
125,5
1
34
58
93
262,1
22
97
204
323
1 123,0
Se ct eu r p ub l ic
CBC réseau et stations régionales
RDI – le réseau de l’information
Radio-Canada
Sous-total
To t a l
La participation de plus d’une entreprise de télédiffusion à un même projet contribue à accroître l’accès du public aux nouvelles
émissions canadiennes. Ainsi, en 1998-1999, les 203 projets financés correspondent à 323 projets diffusés et les 849,5 heures
de production représentent 1 123,0 heures de diffusion.
Tél é f ilm Ca n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
50
Cinéma
CINÉMA
Les Boys II
r. Louis Saia
Melenny Productions inc.
Victoire éclatante de cette
comédie relatant avec humour
les hauts et les bas de Stan
et son équipe de hockeyeurs
amateurs qui se rendent en
France participer à un tournoi
international : Les Boys II a
cumulé des ventes au guichet
de plus de 6 millions de dollars.
FONDS DE FINANCEMENT DE LONGS MÉTRAGES DE TÉLÉFILM CANADA
Contrats signés – Production, scénarisation et développement
NOMBRE
D EP R O J E T S *
D EVIS
TOTAUX **
En milliers
de dollars
TÉLÉFILM
CANADA
En milliers
de dollars
R ÉPARTITION
LINGUISTIQUE
%
Français
Production
7
40 689
6 658
Modifications – production ***
–
–
-18
Sous-total
7
40 689
6 640
26
1 099
416
–
–
83
Sous-total
26
1 099
499
Sous-total – français
33
41 788
7 139
Production
14
75 281
12 143
Scénarisation et développement
Modifications – développement ***
34,5
Anglais
Modifications –
production ***
Sous-total
Scénarisation et développement
Modifications –
To t a l
développement ***
–
–
211
14
75 281
12 354
59
2 187
874
–
–
317
Sous-total
59
2 187
1 191
Sous-total – anglais
73
77 468
13 545
65,5
106
119 256
20 684
100,0
* Comprend huit projets qui ont également reçu un apport financier du FCT – Programme de participation au capital.
** Comprend les devis totaux des coproductions.
*** Les modifications incluent les augmentations et les diminutions aux engagements des exercices précédents.
Tél éf i l m Ca n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
52
FONDS DE FINANCEMENT DE LONGS MÉTRAGES
DE TÉLÉFILM CANADA
L’
exercice 1998-1999 a été très fructueux pour
le Fonds de financement de longs métrages
de Téléfilm Canada. L’industrie du cinéma
a été particulièrement active dans toutes les régions
du pays, et a proposé un grand nombre de projets
de qualité à contenu canadien élevé.
106 projets de développement et de production :
des devis totaux de 119,3 millions de dollars
En 1998-1999, Téléfilm Canada a injecté 20,7 millions
de dollars dans l’industrie du cinéma par l’entremise
du Fonds de financement de longs métrages, comparativement à 16,4 millions de dollars l’année précédente.
La contribution de Téléfilm a été le levier de
106 projets de production et de développement représentant des devis totaux de 119,3 millions de dollars,
si on inclut la part étrangère (25,2 millions de dollars)
des coproductions dans lesquelles le Canada était
un partenaire minoritaire.
Le devis moyen des projets était nettement
supérieur à celui des exercices précédents, tant en
français qu’en anglais, et cela, en raison de quatre
coproductions internationales dont les devis s’échelonnaient entre 10 et plus de 30 millions de dollars.
85 projets de développement et de scénarisation :
des paris sur le cinéma de demain
Pour entretenir l’intérêt du public, il faut régulièrement
de nouveaux films sur les écrans. La scénarisation et
le développement de projets jouent un rôle capital en
permettant à l’industrie de miser sur le futur. Le Fonds
de financement de longs métrages est un précieux
partenaire des producteurs, des réalisateurs, des
scénaristes et des distributeurs à cet égard.
Cette année, la diversité des sources d’inspiration
s’est révélée exceptionnelle et promet une programmation remarquable sur les écrans canadiens. Toutes les
régions du pays y ont contribué. Le Fonds a appuyé
35 projets de Montréal et 13 de Toronto, y consacrant
60 % de ses ressources. Vingt-deux projets sont issus
de la Colombie-Britannique, quatre des provinces des
Prairies, neuf des provinces atlantiques et deux de
régions du Québec autres que Montréal, pour un total
de 40 % des ressources en développement.
La Société a assumé 39 % des devis de développement, qui s’élevaient à 3,3 millions de dollars.
Production : 21 longs métrages dont la Société
assume 21 % des devis
Le Fonds de financement de longs métrages a consacré 18,8 millions de dollars à la production de
21 projets, soit le même nombre que l’année précédente. Cependant, les devis totaux des projets de
l’exercice ont été de 90,7 millions de dollars, comparativement à 42 millions de dollars en 1997-1998.
Le devis moyen des projets en français est passé
de 1,6 à 3,1 millions de dollars, cinq des sept projets
de l’exercice ayant des devis dépassant 3 millions de
dollars. Au cours de l’année précédente, Téléfilm avait
soutenu davantage de projets à petit budget.
La Veuve de Saint-Pierre
r. Patrice Leconte
Cinémaginaire
Cette coproduction francocanadienne raconte l’histoire
d’un meurtrier qui, en attendant que la « veuve » –
la guillotine – soit expédiée
jusqu’à son île perdue,
se réhabilite avec l’aide
d’une bienfaitrice et devient
un homme indispensable
et apprécié.
Du côté anglophone, le devis moyen des projets est
passé de 2,3 millions de dollars à près de 5 millions
de dollars, en raison de coproductions internationales
à budget très élevé, soit 15 Moments de Denys Arcand
et eXistenZ de David Cronenberg.
Par l’entremise du Fonds de financement de longs
métrages, Téléfilm Canada a assumé 21 % des devis
de production, comparativement à 34 % l’année précédente. Cela s’explique par le fait que la contribution
de Téléfilm aux longs métrages, soumise à des limites,
ne représentait qu’un faible pourcentage du devis
de certaines coproductions. Si on fait exception de
15 Moments, d’eXistenZ et de La Veuve de Saint-Pierre,
la contribution de Téléfilm représente 35 % des devis
de l’exercice.
Plusieurs projets de l’exercice ont reçu l’aide
d’autres fonds et programmes de Téléfilm pour un
montant de 4,2 millions de dollars ou 5 % des devis.
Mentionnons, entre autres, que huit projets appuyés
par le Fonds de financement de longs métrages ont
aussi reçu le soutien du Programme de participation
au capital du FCT, administré par Téléfilm. Il s’agit
de Bluffers End, Les Boys II, The Five Senses, L’Île
de sable, New Waterford Girls, Saint Jude, Touched
et Tail Lights Fade.
Appui important du secteur privé
et de partenaires internationaux
Il est essentiel que les producteurs canadiens puissent
miser sur un grand nombre de partenaires financiers
pour la réalisation de longs métrages de qualité.
L’avenir de notre cinéma est tributaire de sources
de financement publiques et privées, mais aussi
canadiennes et internationales.
En 1998-1999, la plupart des partenaires des
producteurs canadiens ont accru leur participation,
ce qui constitue un appui non équivoque à des projets
prometteurs sur les plans culturel et commercial.
L’augmentation la plus remarquable est celle
du secteur privé (producteurs, équipes, services,
fonds d’aide privés), qui est passée de 2,9 millions
Té l éfi lm Ca n a d a
R appo rt an n uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
53
CINÉMA
ANALYSE DE LA PARTICIPATION FINANCIÈRE
Production seulement – nouveaux contrats signés
NOMBRE
D E V I ST O T A U X
DEVIS**
FO N D SD E
DE
PROJETS*
FCT –
F I N A N C E M E N TD E
PR O G R A M M ED E
L O N G SM É T R A G E S
En milliers
%
de dollars
P A R T I C I P A T I O NA UC A P I T A L
En milliers
%
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
7
40 689
21 439
6 658
31,1
1 498
Anglais
14
75 281
69 309
12 143
17,5
To t a l
21
115 970
90 748
18 801
20,7
Français
TÉLÉFILM CANADA
AUTRES F ONDS
(M INI-TRAITÉS
ET PPRP)
En milliers
de dollars
%
7,0
239
1,1
2 142
3,1
300
0,4
3 641
4,0
539
0,6
* Comprend huit projets qui ont également reçu un apport financier dans le cadre du FCT – Programme de participation au capital.
** Ne comprend pas la part étrangère (25 222 178 $) des coproductions dans lesquelles le Canada est un partenaire minoritaire.
Tous les pourcentages sont calculés sur ces montants.
Misery Harbour
r. Nils Gaup
Red Ochre Productions
Ltd./Motlys A.S.
Cette histoire d’amour et de
vengeance, coproduite par le
Canada et la Norvège, se
déroule à Terre-Neuve dans
les années 30. Le film a été
présenté en première mondiale
en Norvège, en août dernier, et
sa sortie au Canada aura lieu
cet automne. Goldwyn assure
sa distribution en dehors du
Canada et de la Scandinavie.
de dollars à plus de 25 millions de dollars, représentant
28 % des devis. Cette augmentation est due en grande
partie à eXistenZ, l’investissement des producteurs
au devis de cette coproduction représentant 72 %
de la contribution totale du secteur privé à l’ensemble
des projets de l’exercice.
Les ressources gouvernementales autres que
celles de Téléfilm ont presque doublé, grâce, entre
autres, aux nouveaux crédits d’impôt de plusieurs
provinces. Au cours de l’exercice, Téléfilm a été fière
de pouvoir s’associer aux gouvernements du Québec,
de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve
et du Manitoba pour encourager la création de projets
de grande qualité. Il faut noter que les crédits d’impôt
fédéral et provinciaux représentent 75 % de la contribution des sources gouvernementales.
Les entreprises de télédiffusion ont aussi accru
leur participation, qui représente 3,1 % des devis,
comparativement à 0,4 % l’année précédente. Cette
augmentation est surtout liée à la télévision payante,
qui s’affirme comme une partenaire de plus en plus
importante de notre cinéma. Cinq longs métrages
ont bénéficié de son appui cette année.
Enfin, la stature internationale du cinéma
canadien s’est traduite par une participation record
de la contribution étrangère, soit 42,3 millions de
dollars si on inclut la part étrangère des coproductions dans lesquelles le Canada était un partenaire minoritaire.
Cinq coproductions ont été financées, soit
15 Moments, La Veuve de Saint-Pierre et Bluffers End
avec la France; Misery Harbour avec la Norvège;
et eXistenZ avec le Royaume-Uni. Ces coproductions
étaient à majorité canadienne, à l’exception de
Misery Harbour et La Veuve de Saint-Pierre.
DISTRIBUTEURS
Participation financière – Production seulement
TOTAL
Té l éfi lm Ca n a d a
En milliers de dollars
%
Français
2 330
10,9
Anglais
6 581
9,5
To t a l
8 911
9,8
Rap por t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
54
CINÉMA
D ISTRIBUTEURS
S E C T E U RP R I V É
AU T R E SS O U R C E S
ENTREPRISES
P ARTICIPANTS
GOUVERNEMENTALES
D ET É L É D I F F U S I O N
ÉTRANGERS
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
2 330
10,9
931
4,3
6 508
30,4
75
0,3
3 200
14,9
6 581
9,5
24 106
34,8
7 296
10,5
2 757
4,0
13 983
20,2
8 911
9,8
25 037
27,6
13 804
15,2
2 832
3,1
17 183
18,9
La contribution de Téléfilm à ces projets représente
5,5 millions de dollars, c’est-à-dire 12,8 % de leur
devis canadien.
Répartition linguistique et régionale
En 1998-1999, Téléfilm a accordé 34,5 % des engagements du Fonds à des projets en français et 65,5 %
à des projets en anglais. Il s’agit d’une nette augmentation du côté anglophone, la contribution de la Société
à des projets de langue anglaise ayant été de 60,5 % en
1997-1998. Les nouveaux crédits d’impôt de l’Ontario,
de la Colombie-Britannique et des provinces
atlantiques, de même que des initiatives récentes
de Téléfilm pour stimuler la production dans l’Ouest
et dans l’Est du pays, contribuent à une augmentation
de la production en anglais.
Fait à noter, la participation de Téléfilm à des projets régionaux ne cesse d’augmenter depuis quelques
années. Elle représentait 10 % des engagements
du Fonds en 1995-1996, 17 % en 1996-1997, 24 %
en 1997-1998, pour atteindre 27 % en 1998-1999.
Cela traduit la grande vitalité de l’industrie dans tout
le pays. Les créateurs illustrent les expériences et les
valeurs de leur communauté et enrichissent notre
cinématographie de leurs voix originales.
New Waterford Girls
r. Allan Moyle
Sienna Films Inc./Imagex Ltd.
Ce long métrage du réalisateur
de Pump up the Volume
(1988) raconte l’histoire d’une
jeune fille de 15 ans, Mooney
Pottie, qui rêve de s’évader
de Cape Breton vers New York.
La sortie canadienne de ce film
aura lieu en octobre 1999.
Mentionnons que la région atlantique continue de
miser avec succès sur des partenariats internationaux.
Ainsi, Misery Harbour, produit et entièrement tourné
à Terre-Neuve, a marqué le coup d’envoi du nouvel
accord de coproduction avec la Norvège, et a pu
compter sur la participation d’autres pays scandinaves.
SECTEUR PRIVÉ
Participation financière – Production seulement
TOTAL
PRODUCTEURS/
ÉQUIPES/
S ERVICES
FONDS D’AIDE
INVESTISSEURS
PRIVÉS
PRIVÉS
C OMMANDITAIRES
A UTRES
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
931
4,3
806
100
–
25
–
Anglais
24 106
34,8
21 906
2 200
–
–
–
To t a l
25 037
27,6
22 712
2 300
0
25
0
Français
Té l éfi lm Ca n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
55
CINÉMA
PARTICIPANTS ÉTRANGERS
Participation financière – Production seulement
TOTAL
COPRODUCTEURS
D ISTRIBUTEURS
TÉLÉDIFFUSEURS
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
A UTRES
En milliers
de dollars
3 200
14,9
3 200
–
–
–
Anglais
13 983
20,2
8 814
2 357
–
2 812
To t a l
17 183
18,9
12 014
2 357
0
2 812
TOTAL
EN T R E P R I S E SD E
T ÉLÉVISION
En milliers
de dollars
%
TÉLÉDIFFUSION
En milliers
de dollars
PAYANTE
En milliers
de dollars
75
0,3
75
–
Anglais
2 757
4,0
373
2 384
To t a l
2 832
3,1
448
2 384
Français
ENTREPRISES DE TÉLÉDIFFUSION
Participation financière – Production seulement
Français
RÉPARTITION LINGUISTIQUE DES PROJETS
Production, scénarisation, développement et modifications
1993-1994
En milliers
de dollars
Téléf i l m Ca n a d a
1994-1995
1995-1996
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
Français
9 720
44,5
7 447
48,0
11 334
54,0
Anglais
12 116
55,5
8 065
52,0
9 666
46,0
To t a l
21 836
100,0
15 512
100,0
21 000
100,0
Ra p por t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
56
CINÉMA
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DES PROJETS
selon le lieu où sont situées les entreprises avec lesquelles la Société a conclu des contrats pour la production de projets
dans le cadre du Fonds de financement de longs métrages
LIEU
NOMBRE
D EP R O J E T S *
DEVIS**
En milliers
de dollars
Montréal
P ARTICIPATIONDE
TÉLÉFILM CANADA
En milliers
de dollars
%
du devis
10
35 756
9 338
26
5
41 317
4 470
11
15
77 073
13 808
18
Colombie-Britannique
3
10 527
3 449
33
Alberta
1
1 300
637
49
Saskatchewan
–
–
0
0
Manitoba
1
350
172
49
Toronto
Sous-total
Ontario (à l’exclusion de Toronto)
–
–
0
0
Québec (à l’exclusion de Montréal)
–
–
0
0
Nouveau-Brunswick
–
–
0
0
Nouvelle-Écosse
–
–
0
0
Île-du-Prince-Édouard
–
–
0
0
Terre-Neuve
1
1 498
735
49
Sous-total
6
13 675
4 993
37
21
90 748
18 801
21
To t a l
* Comprend huit projets qui ont également reçu un apport financier dans le cadre du FCT – Programme de participation au capital.
** Ne comprend pas la part étrangère (25 222 178 $) des coproductions dans lesquelles le Canada est un partenaire minoritaire.
1996-1997
1997-1998
1998-1999
1993-1999
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
%
7 560
34,8
6 464
39,5
7 139
34,5
49 664
42,4
14 152
65,2
9 921
60,5
13 545
65,5
67 465
57,6
21 712
100,0
16 385
100,0
20 684
100,0
117 129
100,0
Tél éfi l m Ca n a d a
Ra p por t a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
57
CINÉMA
Full Blast
r. Rodrigue Jean
Transmar Films
Avant même sa sortie officielle
accompagnée d’une grande
tournée de promotion au
Nouveau-Brunswick, sa
province d’origine, Full Blast
était déjà inscrit aux festivals
de Toronto, de Vancouver,
de l’Atlantique, du nouveau
cinéma de Montréal et
du cinéma francophone
en Acadie de Moncton.
F O ND S D ’ A I D E À L A D I S T R I B U T I O N D E
L ON GS M ÉTRAG ES D E TÉ LÉF IL M C AN ADA
Le Fonds d’aide à la distribution de longs métrages
soutient principalement les compagnies de distribution
expérimentées qui sont des partenaires de premier
plan des producteurs canadiens. Dans le cadre du
Fonds auxiliaire, la Société appuie également de
nouvelles compagnies ou des compagnies dont le
volume d’activité est moindre, de façon à faciliter
leur développement et leur contribution à l’essor
du cinéma canadien.
L’aide de la Société prend la forme d’une marge de
crédit basée sur la performance des compagnies, c’està-dire sur les sommes qu’elles retournent à la Société.
Cette politique encourage les distributeurs à faire des
acquisitions pertinentes et à mettre sur pied des campagnes de mise en marché dynamiques et efficaces.
Au cours des dernières années, le monde canadien
de la distribution s’est à la fois consolidé, par des
fusions d’entreprises et des repositionnements
stratégiques, et diversifié, par l’apparition de nouveaux
joueurs dans l’Ouest du pays et à Montréal. Ce dynamisme est d’un grand profit pour l’industrie cinématographique canadienne. La synergie entre les producteurs et les distributeurs est cruciale pour la
définition de publics cibles et de stratégies promotionnelles adéquates.
En 1998-1999, le Fonds d’aide à la distribution
de longs métrages a engagé 11,4 millions de dollars.
Les débours de l’exercice se sont élevés à 11,9 millions
de dollars, soit 6,9 millions de dollars pour l’achat de
droits de diffusion de films canadiens; 2,5 millions de
dollars pour des activités de marketing ; et 2,5 millions
de dollars pour des paiements sur des contrats des
années précédentes et des prêts corporatifs.
Au total, le Fonds a appuyé l’achat des droits
de distribution de 34 longs métrages canadiens,
et contribué à 24 projets de marketing.
Au cours de l’exercice 1998-1999, Téléfilm a créé
des comités pour réviser ses politiques dans le secteur
du long métrage, dont celles qui concernent la distribution. L’examen de la politique du long métrage mis
en œuvre par le ministère du Patrimoine canadien
a aussi indiqué des pistes pour améliorer le soutien
gouvernemental à la distribution. Tout changement
aux politiques devra s’appuyer sur l’expertise unique
des distributeurs canadiens, les encourager à jouer
un rôle plus déterminant dans le succès des films
et assurer une utilisation juste et efficace des
ressources disponibles.
AUTRES SOURCES GOUVERNEMENTALES
Participation financière – Production seulement
TOTAL
ONF
En milliers
de dollars
%
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
Français
6 508
30,4
18
27
862
Anglais
7 296
10,5
5
60
3 165
13 804
15,2
23
87
4 027
To t a l
Tél éfi l m Ca n a d a
ORGANISMESFÉDÉRAUX
CONSEIL
C RÉDIT
D E SA R T S
D’ IMPÔT
DU CANADA
Ra p po r t a nn u el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
58
CINÉMA
FONDS D’AIDE À LA DISTRIBUTION DE LONGS MÉTRAGES
Compagnies bénéficiaires
Cré d i ts dis po ni b les
FO N D SP R I N C I P A L
En milliers de dollars
FO N D SA U X I L I A I R E
En milliers de dollars
TOTAL
En milliers de dollars
10 944
835
11 780
0
0
0
10 944
835
11 780
Fo nd s sp éc ia l
To t a l
Ut il is at ion de s c réd it s
Allegro Films Distribution
-8
–
-8
Alliance Atlantis Releasing
2 875
–
2 875
Behaviour Distribution
1 884
–
1 884
–
2
2
Compagnie France Film
756
179
936
Film Tonic International inc.
706
217
922
Cinema Esperanca International inc.
Films Lions Gate
2 357
–
2 357
Motion International inc.
1 177
–
1 177
Odeon Films
715
–
715
609
23
631
–
400
400
11 072
820
11 893
Prima Film Vidéo ltée
Red Sky Entertainment
To t a l
SODEC
SDICO
(OFDC)
ORGANISMESPROVINCIAUX
N OVA
AUTRES
SCOTIA
F ILM
CRÉDIT
CRÉDIT
C RÉDIT
CRÉDIT
CRÉDIT
B RITISH
D’IMPÔT DU
QUÉBEC
D’ I M P Ô TD E
L ’ONTARIO
En milliers
de dollars
D’IMPÔT DU
N OUVEAUB RUNSWICK
En milliers
de dollars
D’ I M P Ô TD E
TERRE -NEUVE
En milliers
de dollars
D ’I M P Ô TD EL A
NOUVELLE ÉCOSSE
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
4 038
–
–
–
–
1 562
–
–
–
–
1 551
269
480
–
40
830
–
–
135
761
5 589
269
480
0
40
2 392
0
0
135
761
C OLUMBIA
FILM
Té l éfi lm Ca n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
59
Multimédia
M U LT I M É D I A
Mia : un périlleux périple
FONDS POUR LE MULTIMÉDIA
pour sauver Mamie Mimi
Répartition des projets par composante – incluant les modifications aux projets des années précédentes
Kutoka Interactive
Distribué dans près de 20 pays
NOMBRE
D EVIS
et produit en sept langues, le
D EP R O J E T S
cédérom Mia a raflé plusieurs
En milliers
prix prestigieux : l’Octas du
de dollars
multimédia toutes catégories de
la Fédération de l’informatique D é v e l o p p e m e n t
du Québec, le premier prix dans
Français
3
231
sa catégorie au salon Retail
A
n
g
l
a
i
s
2
8
3
294
Vision de San Francisco et le
prix d’argent du multimédia au
Sous-total – développement
31
3 525
Summit Awards des États-Unis.
PA R T I C I P A T I O ND E
TÉLÉFILM CANADA
En milliers
de dollars
%
des devis
70
30,4
1 430
43,4
1 500
42,5
1 301
26,8
Production
Français
10
4 860
Anglais
16
6 312
2 148
34,0
Sous-total – production
26
11 172
3 449
30,9
M a r ke t i n g
Français
6
1 286
599
46,6
Anglais
8
3 005
812
27,0
14
4 290
1 410
32,9
71
18 988
6 359
33,5
Sous-total – marketing
To t a l
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DES PROJETS
selon le lieu où sont situées les entreprises avec lesquelles la Société a conclu des contrats
pour le financement du développement, de la production et du marketing
(incluant les modifications aux projets des années précédentes)
LIEU
Montréal
P ARTICIPATIONDE
TÉLÉFILM CANADA
TOTAL
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
%
du devis
8 819
2 708
30,7
Toronto
14
2 788
957
34,3
42
11 608
3 665
31,6
Colombie-Britannique
12
4 191
1 578
37,7
Alberta
3
957
295
30,8
Saskatchewan
4
690
250
36,2
Manitoba
–
–
0
0,0
Ontario (à l’exclusion de Toronto)
2
347
171
49,3
Québec (à l’exclusion de Montréal)
4
735
278
37,9
Nouveau-Brunswick
1
28
14
50,1
Nouvelle-Ecosse
3
432
107
24,9
Île-du-Prince-Édouard
–
–
0
0,0
–
–
0
0,0
Sous-total
29
7 380
2 694
36,5
Tot a l
71
18 988
6 359
33,5
R ap po r t ann uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
62
28
BUDGET
Sous-total
Terre-Neuve
Té l éf i lm Ca n a d a
NOMBRE
D EP R O J E T S
FONDS POUR LE MULTIMÉDIA
Un essor continu
En juin 1998, au Festival de télévision de Banff,
la ministre du Patrimoine canadien, l’honorable
Sheila Copps, annonçait la création d’un Fonds pour
le multimédia de 30 millions de dollars, répartis sur
cinq ans et en confiait la responsabilité à Téléfilm
Canada. Le mois suivant, la Société publiait les
principes directeurs de ce nouveau Fonds
et les demandes pour des projets innovateurs,
à la fine pointe de la technologie, affluèrent.
Le Fonds pour le multimédia appuie le développement, la production et le marketing des projets.
L’aide est accordée sous forme d’avances et de prêts
non garantis, et priorité est donnée aux demandes
des petites et moyennes entreprises. Téléfilm nourrit
de grandes ambitions à l’égard du secteur du multimédia, à l’instar de ses aspirations de longue date
pour la télévision et le long métrage. Pour faciliter
la réalisation de ses objectifs, Téléfilm travaille avec
un comité consultatif composé de représentants de
l’industrie à l’échelle nationale, ainsi que de représentants de la Société et du gouvernement.
Encouragée par des marchés nationaux et internationaux en pleine croissance, par des talents remarquables et par l’appui essentiel du Fonds, l’industrie
canadienne du multimédia a connu un essor considérable cette année. Les concepteurs et éditeurs ont tiré
profit des infrastructures canadiennes en matière de
télécommunications pour explorer de nouvelles possibilités quant aux produits, aux services et au commerce. Ils ont créé de nouveaux contenus et des outils
innovateurs dans les secteurs du divertissement, de
l’éducation et dans le domaine institutionnel. Et ils
ont fait du Canada le cinquième pays producteur de
produits multimédias au monde, après les États-Unis,
l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne.
En 1998-1999, les engagements de Téléfilm sont
passés de 1,5 million de dollars à 6,4 millions de
dollars. Au total, 71 projets ont été financés : 26 en
production, 31 en développement et 14 en marketing.
La contribution de Téléfilm a représenté 33,5 %
de leurs devis, qui étaient de 19 millions de dollars.
Il faut signaler que le nombre de projets en production et en développement a plus que doublé
– 57 par rapport à 23 en 1997-1998.
Au cours de l’exercice, 69 % des fonds ont été
consacrés à des projets en anglais et 31 % à des projets
en français.
Appuyés par l’aide financière, promotionnelle
et logistique de Téléfilm, les productions canadiennes
ont été très en vue dans les marchés internationaux
comme le MIM à Montréal, le E3 à Los Angeles
et le MILIA à Cannes. Les producteurs multimédias
et les organismes de formation dans le domaine
des nouveaux médias, travaillant dans les deux
langues officielles, ont développé de nouveaux
contacts et partenariats pour les produits
et les services canadiens, au pays et à l’étranger.
Les produits multimédias canadiens sont très
variés quant à la forme, au contenu, à la technologie
adoptée et aux publics cibles. Plusieurs œuvres
de cette année s’inspirent d’expériences canadiennes :
Les Premières Nations du Canada, par exemple,
ou Glenn Gould: The New Listener. D’autres, comme
Masks: Faces of the Pacific, produit en ColombieBritannique, reflètent leur région d’origine. Situés
dans l’espace cybernétique, des contrées imaginaires
ou dans une foule de réalités virtuelles, ces produits
multimédias incluent des sites Internet interactifs
(Kaos, la série Nicolai), des cédéroms éducatifs
(Finding the Balance, Mia : un périlleux périple pour
sauver Mamie Mimi), des œuvres de référence
(Cédérom Riopelle) et des jeux (Zach et la Cité sacrée,
Einstein’s Dreams).
En général, les entreprises multimédias canadiennes sont concentrées dans les grands centres
urbains. La plupart sont des entreprises de petite
ou de moyenne taille, mais on compte des joueurs
majeurs dans chaque région. Le développement
de l’industrie demeure inégal, cependant, en raison
de l’appui fort différent d’une province à l’autre.
Cette année, la répartition régionale est la suivante :
Montréal (42,6 % des engagements), Toronto
(15,1 %), provinces de l’Ouest (33,4 %), provinces
atlantiques (1,9 %) et d’autres villes du Québec
et de l’Ontario (7,1 %).
Le Fonds pour le multimédia appuie les projets
du développement au marketing, avec un accent
sur le marketing. Selon l’accord de contribution signé
avec le ministère du Patrimoine canadien, les activités
liées à la distribution et à la mise en marché peuvent
avoir accès à quelque 40 % des ressources du Fonds.
En 1997-1998, 13 % de
la contribution était
allouée à cette phase;
la contribution est passée
à 22 % en 1998-1999,
et on peut s’attendre
à ce qu’elle soit encore
plus élevée au fur et à
mesure que le volume
des produits augmentera,
que l’industrie prendra
de la maturité et fera une
percée internationale.
Cédérom Riopelle
r. Sophie Malouin
Tram Design Multimédia
Cette source ludique et interactive sur la vie et l’œuvre de
Riopelle réunit 400 œuvres
du peintre, plus de 100 œuvres
de ses contemporains,
une heure d’archives vidéo
et sonores et un millier de
documents iconographiques.
Buddy Brush and
the Painted Playhouse
ITP Entertainment
Les enfants de 2 à 5 ans
peuvent explorer leurs dons
artistiques avec ce cédérom
unique en son genre. Les PaysBas, la Belgique, la France,
l’Italie, l’Espagne et Taiwan
en ont acheté les droits.
Par ailleurs, le cédérom sera
distribué par le biais du catalogue Edutainment auquel plus
de 1,7 million de parents et
d’éducateurs nord-américains
sont abonnés.
Tél éfi l m Ca n a d a
R app o rt an nue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
63
UN REGARD VERS L’AVENIR
C
e rapport annuel illustre l’efficacité accrue
de la Société, ses ajustements aux besoins
de l’industrie et les initiatives bien ciblées
qu’elle a mises en œuvre. Téléfilm Canada est prête
à relever les défis du XXIe siècle, ceux-là mêmes
qui attendent une industrie dynamique et en
constante évolution.
En tant qu’investisseur culturel, Téléfilm continuera d’appuyer des projets télévisuels, cinématographiques et multimédias qui s’inscrivent dans
une tradition de très grande qualité. Tout en consolidant son mandat, la Société participera aussi,
avec ses diverses clientèles, au développement
d’un certain nombre de dossiers importants.
• Vision internationale. Le développement
de partenariats internationaux fait partie
intégrante du mandat de Téléfilm et demeure
une priorité. La Société encouragera notamment
une meilleure synergie entre tous les partenaires
internationaux des producteurs canadiens.
• Nouvelles politiques pour le long métrage.
Téléfilm sera un partenaire important du gouvernement et de l’industrie en ce qui concerne
la définition de nouvelles politiques pour
le cinéma canadien. Ces politiques assureront
une meilleure place à notre cinéma sur la scène
nationale et internationale. La Société continuera
de recommander l’injection de nouveaux fonds
en long métrage.
• Augmentation des revenus. Les revenus couvrent
les frais administratifs de Téléfilm et permettent
d’investir davantage en production. Il faut souligner que chaque dollar récupéré se traduit par
environ trois dollars en production. En d’autres
termes, la récupération triple les activités de
production. La Société entend aussi chercher
de nouvelles sources de financement.
Ra p po rt a nn ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
64
• Petites et moyennes entreprises.
Tout en continuant de s’associer aux projets
des grandes entreprises canadiennes, Téléfilm
appuiera davantage les petites et moyennes
entreprises. Nous souhaitons que celles-ci
puissent se doter des infrastructures nécessaires
à leur expansion.
• Renouvellement du Fonds canadien de télévision.
Ce Fonds constitue un grand succès des secteurs
public et privé. Il s’avère un instrument clé de
l’essor de la télévision canadienne, et l’ensemble
du milieu canadien audiovisuel tient à son
renouvellement.
• Soutien accru au multimédia. En plein essor,
le secteur du multimédia offre des produits
originaux et diversifiés qui méritent une plus
grande visibilité. Téléfilm entend promouvoir
davantage cette industrie sur la scène
nationale et internationale.
Tél éfi l m Ca n a d a
• Formation et relève. Téléfilm s’associera plus que
jamais aux grandes priorités du gouvernement
fédéral en ce qui concerne la jeunesse,
la formation et la relève. Il faut que des voix
nouvelles en provenance de toutes les régions
du pays puissent se faire entendre.
• Défis administratifs. Téléfilm poursuivra
la décentralisation de ses services. Elle mettra
en œuvre les indicateurs de rendement et le
programme de comptabilisation des coûts
par activité, tout en misant sur le développement
professionnel de ses employés pour mieux servir
l’industrie. La Société entend par ailleurs
maintenir ses frais administratifs à moins
de 9 % de ses engagements.
États
financiers
RAPPORT DE LA DIRECTION
L
es états financiers de la Société de développement
de l’industrie cinématographique canadienne sont
la responsabilité de la direction et ont été approuvés par le Conseil d’administration de la Société. Les
états financiers ont été dressés selon les principes
comptables généralement reconnus et, lorsque cela est
approprié, comprennent des estimations fondées sur
l’expérience et le jugement de la direction. La direction
est également responsable de tous les autres renseignements présentés dans le rapport annuel et de
leur concordance avec les états financiers.
La direction maintient des systèmes comptables,
financiers, de contrôle de gestion et d’information,
de même que des pratiques de gestion conçus pour
fournir une garantie raisonnable que des informations
fiables et pertinentes sont disponibles au moment
opportun; que les éléments de l’actif sont protégés
et contrôlés ; que les ressources sont gérées de façon
économique et efficiente en vue de la réalisation des
objectifs de la Société et que l’exploitation est menée
efficacement. Ces systèmes et pratiques sont également
conçus pour fournir une garantie raisonnable que les
opérations sont conformes à la Loi sur la gestion des
finances publiques et ses règlements, et à la Loi de la
Société de développement de l’industrie cinématographique
canadienne, aux règlements administratifs, aux politiques
de la Société, aux protocoles d’entente et aux ententes
de contribution avec le ministère du Patrimoine canadien.
Le Conseil d’administration est responsable de
s’assurer que la direction s’acquitte de ses responsabilités en matière de présentation de l’information
financière tel que précisé ci-dessus. Le Conseil assume
cette charge par l’entremise du Comité de vérification,
qui est composé d’administrateurs dont aucun n’est
membre de la direction. Le Comité de vérification revoit
les états financiers trimestriels, ainsi que les états
financiers annuels et tous rapports s’y rattachant;
le Comité rencontre annuellement le vérificateur
externe et peut faire des recommandations
au Conseil d’administration à l’égard de ceux-ci
ou d’affaires connexes.
Le vérificateur externe, le vérificateur général du
Canada, effectue un examen indépendant des états
financiers et présente son rapport à la Société et au
ministre du Patrimoine canadien.
Le directeur général
François Macerola
Le directeur, finances et administration
Danny Chalifour
Montréal, Canada
Le 28 mai 1999
Té léf i lm Ca n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
66
RAPPORT DU VÉRIFICATEUR À LA MINISTRE DU PATRIMOINE CANADIEN
J’
ai vérifié le bilan de la Société de développement
de l’industrie cinématographique canadienne
au 31 mars 1999 et les états des résultats et de
l’avoir du Canada et des flux de trésorerie de l’exercice
terminé à cette date. La responsabilité de ces états
financiers incombe à la direction de la Société. Ma
responsabilité consiste à exprimer une opinion sur
ces états financiers en me fondant sur ma vérification.
Ma vérification a été effectuée conformément
aux normes de vérification généralement reconnues.
Ces normes exigent que la vérification soit planifiée
et exécutée de manière à fournir un degré raisonnable
de certitude quant à l’absence d’inexactitudes importantes dans les états financiers. La vérification
comprend le contrôle par sondages des éléments
probants à l’appui des montants et des autres
éléments d’information fournis dans les états
financiers. Elle comprend également l’évaluation
des principes comptables suivis et des estimations
importantes faites par la direction, ainsi qu’une
appréciation de la présentation d’ensemble
des états financiers.
À mon avis, ces états financiers présentent fidèlement, à tous égards importants, la situation financière
de la Société au 31 mars 1999 ainsi que les résultats de
son exploitation et ses flux de trésorerie pour l’exercice
terminé à cette date selon les principes comptables
généralement reconnus. Conformément aux exigences
de la Loi sur la gestion des finances publiques, je déclare
qu’à mon avis, compte tenu de l’application rétroactive
du changement apporté à la méthode de comptabilisation du financement gouvernemental pour les immobilisations amortissables tel qu’expliqué à la note 3 des
états financiers, ces principes ont été appliqués de la
même manière qu’au cours de l’exercice précédent.
De plus, à mon avis, des registres comptables
appropriés ont été tenus par la Société, les états
financiers sont conformes à ces derniers et les opérations de la Société dont j’ai eu connaissance au
cours de ma vérification des états financiers ont été
effectuées, à tous égards importants, conformément
à la Loi sur la gestion des finances publiques et ses
règlements, à la Loi sur la Société de développement
de l’industrie cinématographique canadienne et aux
règlements administratifs de la Société.
Pour le vérificateur général du Canada :
Sheila Fraser, FCA
Sous-vérificatrice générale
Ottawa, Canada
Le 28 mai 1999
Tél é fil m Ca n a d a
Ra p po r t a nn u el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
67
É TA T S F I N A N C I E R S
BILAN
31 mars 1999, avec chiffres correspondants de 1998
1999
1998
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
Redressé (note 3)
1 075
27 777
5 242
681
34 775
2 889
38 112
3 913
628
45 542
5 340
3 489
109
34
1 816
2 232
42 040
51 297
Actif
Actif à court terme
Prêts (note 4)
À recevoir du Canada (note 5)
Débiteurs
Frais payés d’avance
Prêts (note 4)
Investissements
Immobilisations (note 6)
Voir les notes afférentes aux états financiers.
Approuvé par le Conseil :
Laurier L. LaPierre, O.C.
Président
Tél é fil m Ca n a d a
R ap po r t ann uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
68
É TA T S F I N A N C I E R S
1999
1998
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
Redressé (note 3)
8 145
11 729
773
83
1 816
2 672
757
110
2 232
3 099
31 223
36 469
42 040
51 297
Pa ss if e t a vo i r d u Can ad a
Passif à court terme
Créditeurs et frais courus
Passif à long terme
Provision pour prestations
de cessation d’emploi
Avantages incitatifs reportés sur bail
Aide en capital reportée (note 7)
Avoir du Canada
Engagements (note 11)
Éventualités (note 13)
Voir les notes afférentes aux états financiers.
Approuvé par la direction :
François Macerola
Directeur général
Té lé fil m Ca n a d a
R ap po r t ann uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
69
É TA T S F I N A N C I E R S
ÉTAT DES RÉSULTATS ET DE L’AVOIR DU CANADA
Exercice terminé le 31 mars 1999, avec chiffres correspondants de 1998
INVESTISSEMENTS RÉCUPÉRATIONSUR
1999
MONTANT
1998
MONTANT
INVESTISSEMENTS
En milliers
de dollars
NET
En milliers
de dollars
NET
En milliers
de dollars
Redressé (note 3)
En milliers
de dollars
Dé pe ns es d e su ppor t
Production et développement
Fonds canadien de télévision (note 9)
Fonds de financement de longs métrages
Coproductions officielles
Multimédia
Programme de partage des revenus de production
Fonds d’aide aux activités commerciales de production
Autres
Distribution et marketing
Fonds d’aide à la distribution de longs métrages
Marketing national et international
Doublage et sous-titrage
Activités complémentaires
Subventions aux festivals canadiens
Développement industriel et professionnel
Développement préprofessionnel
Participation aux marchés étrangers
Participation aux festivals étrangers
Publicité, promotion et publications
Autres
109 149
20 062
1 619
1 476
1 821
1 191
370
135 688
(12 120)
(2 806)
12
(373)
(836)
(1 087)
(41)
(17 251)
97 029
17 256
1 631
1 103
985
104
329
118 437
100 895
11 412
1 166
566
2 635
6 028
550
123 252
10 897
1 631
12 528
(5 068)
(242)
(5 310)
5 829
1 389
7 218
5 422
1 351
6 773
2 516
(1 665)
851
853
1 879
1 536
1 300
724
520
457
183
6 599
1 520
1 452
1 325
532
572
432
282
6 115
133 105
136 993
15 770
14 354
148 875
151 347
1 879
1 536
1 300
724
520
457
183
6 599
157 331
D é p e n s e s d e f o n c t i o n n e m e n t (note 10)
Co ût de l’ expl o ita t ion p ou r l ’ exe rc ice
–
–
–
–
–
–
–
–
(24 226)
Revenus
Intérêts sur prêts
Autres intérêts
Frais de gestion
C o û t n e t d e l ’ e x p l o i t a t i o n p o u r l ’ e x e r c i c e av an t f i n a n c e m e n t go u v e r n e m e n t a l
(161)
(264)
(33)
(458)
(715)
(208)
(37)
(960)
148 417
150 387
78 301
64 291
579
143 171
80 723
76 800
685
158 208
F i n a n ce m e n t g o u v e r n e m e n t a l
Crédit parlementaire pour l’exploitation
Contribution du ministère du Patrimoine canadien (note 8)
Amortissement de l’aide en capital reportée (note 7)
Bé né f ice n et (pe rt e n ette ) d’ ex p loit a tio n
Av oir du Ca na da a u dé bu t
Av oir du Ca na da à la f in
Voir les notes afférentes aux états financiers.
Té l éf i lm Ca n a d a
Ra p po rt a nn u el 1 9 9 8 - 1 9 9 9
70
(5 246)
7 821
36 469
28 648
31 223
36 469
É TA T S F I N A N C I E R S
ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE
Exercice terminé le 31 mars 1999, avec chiffres correspondants de 1998
1999
1998
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
Redressé (note 3)
Ac ti vit é s d’ e xp lo it atio n
Bénéfice net (perte nette)
Ajustements pour
Augmentation (diminution) de la provision pour prêts douteux
Radiations de prêts non provisionnés
Amortissement des immobilisations
Perte sur l’aliénation d’immobilisations
Augmentation de la provision pour cessation d’emploi
Diminution des avantages incitatifs reportés sur bail
Amortissement de l’aide en capital reportée
Variations des éléments hors caisse du fonds de roulement
Augmentation des débiteurs
Augmentation des frais payés d’avance
Diminution des comptes fournisseurs et frais courus
(5 246)
7 821
31
39
529
44
16
(27)
(579)
(5 193)
(249)
–
650
20
60
(28)
(685)
7 589
(1 329)
(53)
(3 584)
(97)
(252)
(8 636)
(10 159)
(1 396)
A c t i v i t é s d e f i n an c e m e n t
Crédit parlementaire – aide en capital
163
423
Ac ti vit é s d’ i n ve stis se me nt
Prêts
Remboursements de prêts
Investissements
Remboursements d’investissements
Acquisition d’immobilisations
Produit sur l’aliénation d’immobilisations
(5 568)
5 461
(75)
–
(163)
6
(339)
(5 268)
10 198
(34)
265
(423)
15
4 753
(10 335)
3 780
À r e c e v o i r d u C a n a d a au d éb u t (note 5)
38 112
34 332
À r e c e v o i r d u C a n a d a à l a f i n (note 5)
27 777
38 112
Au gm e nta ti on ( dim in uti o n) de s li qu idit é s
Voir les notes afférentes aux états financiers.
Té lé fil m Ca n a d a
R ap p ort an nu e l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
71
NOTES AFFÉRENTES AUX ÉTATS FINANCIERS
Exercice terminé le 31 mars 1999
1.
S TAT U T E T A C T I VI T É S
La Société a été constituée en 1967 par la Loi sur la Société
de développement de l’industrie cinématographique canadienne
avec l’objectif de favoriser et d’encourager le développement
de l’industrie du long métrage au Canada. Depuis, elle s’est
vu confier la gestion du Fonds de développement de la production d’émissions canadiennes (Fonds de télévision) établi
le 1er juillet 1983 dans le cadre de la Stratégie canadienne de
la radiotélédiffusion ainsi que la gestion de nouveaux programmes dans le cadre de la Politique du film et de la vidéo
de mai 1984. La loi a été modifiée en juin 1994 afin d’accorder
à la Société l’autorité de garantir des prêts.
En septembre 1996, la ministre du Patrimoine canadien
a créé le Fonds canadien de télévision (FCT). Conçu dans
un esprit de partenariat entre l’État et l’industrie, ce nouveau
Fonds réunit le Fonds de télévision de la Société et le Fonds
de production des câblodistributeurs. Deux programmes
d’aide financière composent le FCT : le programme de participation au capital et le programme de droits de diffusion.
La Société s’est vu confier la gestion du programme de
participation au capital.
En juillet 1997, la Société s’est vu confier l’administration
du programme de financement à l’appui du développement
préprofessionnel et, en juillet 1998, l’administration du Fonds
pour le multimédia.
La Société est une société d’État régie, inter alia, par la
Loi sur la gestion des finances publiques selon les dispositions
de la partie VIII de cette loi telle qu’elle existait lors de son
abrogation en 1984 et au même titre que si elle avait
continué d’être mentionnée à l’annexe C de cette loi.
2 . P R I N C I PA L E S C O N V E N T I O N S
C O M P TA B L E S
a) Sources de financement de la Société
La Société obtient des fonds principalement du gouvernement du Canada par le biais d’un crédit parlementaire
et de contributions du ministère du Patrimoine canadien.
La partie du crédit parlementaire utilisée pour l’acquisition d’immobilisations est comptabilisée comme aide en
capital reportée au bilan, et est amortie selon la même
base que les immobilisations auxquelles elle se rapporte.
L’autre partie du crédit parlementaire et les contributions
du ministère du Patrimoine canadien sont comptabilisées à l’état des résultats et de l’avoir du Canada.
b) Liquidité et montant à recevoir du Canada
Les opérations financières de la Société sont traitées par
le Trésor du Canada, d’où l’absence de comptes bancaires.
Aux fins des états financiers, sa liquidité est constituée
d’un montant à recevoir du Canada. Le montant à recevoir du Canada est composé des recettes cumulatives non
utilisées et des débours effectués après la fin de l’exercice
relativement aux opérations de l’exercice courant.
c) Investissements et provision pour pertes
Les investissements comprennent l’ensemble de l’aide
accordée au soutien de l’industrie du long métrage
et d’émissions canadiennes en excluant les prêts.
Les investissements sont comptabilisés comme suit :
• Les investissements accordés en contrepartie d’une
participation aux revenus d’exploitation et assortis
d’une obligation de remboursement préétablie, d’une
durée n’excédant généralement pas trois ans, sont
montrés au bilan à la valeur nominale, déduction
faite d’une provision pour pertes. Cette provision pour
pertes est établie en examinant chaque investissement
individuellement et elle est imputée aux résultats à
titre de dépenses de support.
• Les investissements accordés en contrepartie d’une
participation aux revenus d’exploitation, autres que
ceux qui sont assortis d’une obligation de remboursement préétablie, ainsi que les investissements
ne prévoyant pas de récupération sont imputés aux
résultats à titre de dépenses de support. Ces dépenses
sont comptabilisées dans l’exercice au cours duquel
elles sont versées ou exigibles.
• Les récupérations sur investissements autres que ceux
qui sont reconnus au bilan sont montrées aux résultats
en diminution des dépenses de support au moment où
elles sont encaissées ou exigibles. Toute récupération qui
excède le montant de l’investissement est comptabilisée
comme revenu.
d) Prêts et provision pour pertes
La Société accorde des prêts pour le financement
d’émissions canadiennes, de longs métrages et de nouveaux médias. Les prêts sont présentés au bilan à leur
valeur nominale majorée des intérêts courus à recevoir,
déduction faite d’une provision pour perte sur les prêts
douteux. La provision pour pertes est établie en examinant chaque prêt individuellement et elle est imputée
aux résultats à titre de dépenses de support. L’évaluation
tient compte des sûretés disponibles ainsi que de la
situation financière de l’emprunteur.
Un prêt est jugé douteux si la qualité du crédit s’est
détériorée dans une mesure telle que la Société n’est
plus raisonnablement assurée de recouvrer la totalité
du capital et des intérêts en conformité avec les dispositions du contrat de prêt. Quand un prêt est jugé
douteux, la valeur comptable du prêt est réduite
à la valeur de réalisation estimative par l’actualisation
des flux monétaires futurs prévus au taux d’intérêt
réel inhérent au prêt.
e) Revenus d’intérêts
Les revenus d’intérêts sur prêts sont comptabilisés selon
la méthode de comptabilité d’exercice sauf pour les prêts
jugés douteux. Lorsqu’un prêt devient douteux, la comptabilisation des intérêts conformes aux dispositions du
contrat de prêt original cesse.
f ) Autres revenus d’intérêts
Les autres revenus d’intérêts sont comptabilisés selon
la méthode de comptabilité d’exercice et représentent
les montants chargés sur les sommes dues à la Société,
autres que les prêts, déduction faite d’une provision
pour pertes. Cette provision pour pertes est établie en
examinant chaque montant individuellement.
Tél é fi l m Ca n a d a
R ap por t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
72
É TA T S F I N A N C I E R S
g) Immobilisations
Les immobilisations sont comptabilisées au prix coûtant. L’amortissement est déterminé selon les méthodes
et aux taux annuels suivants
ÉLÉMENT D’ACTIF
Installations informatiques
Logiciels
Mobilier et équipement
Améliorations locatives
MÉTHODE
TAUX
Dégressif
Linéaire
Dégressif
Linéaire
20 %
5 ans
20 %
Durée des baux
h) Prestations de cessation d’emploi
Les employés ont droit à des prestations de cessation d’emploi tel que le prévoient leurs conditions d’emploi.
Le coût de ces prestations est imputé aux résultats de l’exercice au cours duquel elles sont gagnées par les employés.
i)
Régime de retraite
Les employés admissibles participent au régime de retraite administré par le gouvernement du Canada. Les employés
et la Société partagent également le coût du régime. Cette contribution représente la responsabilité totale de la Société.
Les contributions pour les services courants et pour les services antérieurs admissibles sont imputées aux résultats
de l’exercice au cours duquel les paiements sont effectués. D’après les lois actuelles, la Société n’est pas tenue de verser
une contribution au titre des insuffisances actuarielles du Compte de pension de retraite de la Fonction publique.
j)
Incertitude relative à la mesure
La préparation d’états financiers selon les principes comptables généralement reconnus exige que la direction fasse des
estimations et des hypothèses qui affectent les montants présentés comme actifs et passifs à la date des états financiers
et les montants présentés comme revenus et dépenses pendant la période de déclaration. La provision pour pertes sur
prêts, les prestations de cessation d’emploi et les éventualités sont les éléments les plus importants où des estimations
sont utilisées. Les résultats réels peuvent différer de ces estimations.
3 . M O D I F I C AT I O N D E C O N V E NT I O N C O M P TA B L E
Auparavant, les crédits parlementaires reçus du gouvernement du Canada et les contributions du ministère du Patrimoine canadien étaient comptabilisés à l’avoir du Canada. Afin de respecter les nouvelles recommandations du Conseil sur la comptabilité
et la vérification dans le secteur public de l’Institut canadien des comptables agréés, la Société enregistre maintenant les crédits
parlementaires utilisés pour l’acquisition d’immobilisations comme aide en capital reportée au bilan et les amortit selon
la même base que les immobilisations auxquelles ils se rapportent. Le solde du crédit parlementaire reçu et les contributions
du ministère du Patrimoine canadien sont comptabilisés à l’état des résultats et de l’avoir du Canada. Cette modification
de convention comptable, qui a été appliquée rétroactivement, a eu pour effet de réduire l’avoir du Canada de 1 816 000 $
(2 232 000 $ en 1998) et d’augmenter l’aide en capital reportée d’autant, ainsi que d’augmenter le bénéfice net d’exploitation
de 416 000 $ (262 000 $ en 1998).
4 . P R Ê T S E T P R O V I S I O N P O U R P E RT E S
Les prêts d’une valeur comptable de 5 020 537 $ octroyés à titre d’aide à la production et la mise en marché du Fonds
pour le multimédia ne portent pas intérêts. Généralement, ces prêts sont remboursables en 12 paiements mensuels égaux
et consécutifs débutant 12 à 24 mois après la date convenue de fin de projet. Pour les autres prêts, les intérêts chargés
ne dépassent pas le taux préférentiel, majoré de 2 %. La durée des prêts s’échelonne sur une période n’excédant
généralement pas trois ans.
Au 31 mars, le total des prêts se détaille comme suit :
Prêts
Prêts douteux
Moins portion à court terme
MONTANT
P ROVISION
1999
M ONTANT
1998
MONTANT
En milliers
de dollars
P O U RP E R T E S
En milliers
de dollars
NET
En milliers
de dollars
NET
En milliers
de dollars
6 378
–
6 260
680
6 940
(9)
(516)
(525)
6 251
164
6 415
6 378
1 600
(525)
1 075
2 889
5 340
–
5 340
3 489
Tél éfi l m Ca n a d a
R app o rt an nue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
73
É TA T S F I N A N C I E R S
4 . PR ÊT S ET PR OV IS IO N POU R P ERTE S ( SU IT E)
La provision pour pertes se détaille comme suit :
Solde au début
Radiations
Recouvrements
Provision
Solde à la fin
1999
1998
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
1 004
–
(510)
31
525
2 079
(166)
(660)
(249)
1 004
5. À R E CE VO IR D U CA NA D A
Le solde à recevoir du Canada figurant dans l’état des flux de trésorerie comprend les montants suivants
comptabilisés dans le bilan :
Recettes cumulatives non utilisées
Débours effectués après la fin d’exercice relativement
aux opérations de l’exercice courant
1999
1998
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
19 926
26 524
7 851
27 777
11 588
38 112
6 . I M M O B I L I S AT I O N S
Installations informatiques
Logiciels
Améliorations locatives
Mobilier et équipement
PRIX
A MORTISSEMENT
1999
V ALEUR
1998
V ALEUR
COÛTANT
En milliers
de dollars
CUMULÉ
En milliers
de dollars
NETTE
En milliers
de dollars
NETTE
En milliers
de dollars
3 688
3 218
1 364
2 064
10 334
2 904
2 722
1 050
1 842
8 518
784
496
314
222
1 816
936
620
409
267
2 232
7 . A I D E E N C A P I TA L R E P O RT É E
Le montant figurant au bilan est constitué des éléments suivants :
Solde au début
Crédit parlementaire pour l’aide en capital
Amortissement de l’aide en capital reportée
Solde à la fin
1999
1998
En milliers
de dollars
En milliers
de dollarss
2 232
163
(579)
1 816
2 494
423
(685)
2 232
8 . C O N T R I B U T I O N S D U M I N I S T È R E D U PAT R I M O IN E C A N A D I E N
Les contributions reçues du ministère du Patrimoine canadien se détaillent comme suit :
Fonds canadien de télévision – Programme de participation au capital
Multimédia
Développement préprofessionnel
Té lé fil m Ca n a d a
R ap p or t an n ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
74
1999
1998
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
57 241
5 750
1 300
64 291
75 500
–
1 300
76 800
É TA T S F I N A N C I E R S
9 . F O N D S C A N A D I E N D E T É L É V I S I O N – P R O G RA M M E D E PA RT I C I PAT I O N A U C A P I TA L
Le programme de participation au capital est financé par une contribution du ministère du Patrimoine canadien et par
le budget d’opération de la Société. Le coût de l’exploitation du programme, excluant les dépenses de fonctionnement,
se détaille comme suit :
Investissements
Émissions canadiennes
Longs métrages
Récupération sur investissements
1999
1998
SOCIÉTÉ
En milliers
de dollars
M INISTÈRE
En milliers
de dollars
TOTAL
En milliers
de dollars
TOTAL
En milliers
de dollars
52 073
–
52 073
41 009
16 067
57 076
93 082
16 067
109 149
94 582
17 049
111 631
(10 157)
(1 963)
(12 120)
(10 736)
41 916
55 113
97 029
100 895
10. D É P E N S E S D E F O N C T I O N N E M E N T
Salaires et avantages sociaux
Location, taxes, chauffage et électricité
Honoraires professionnels
Frais de bureau
Voyages
Publicité et publications
Amortissement
Télécommunications
Frais de relocalisation
Frais de représentation
1999
1998
En milliers
de dollars
En milliers
de dollars
8 480
2 150
1 700
1 114
788
605
529
227
108
69
15 770
8 161
2 033
1 048
1 006
764
323
650
230
62
77
14 354
11. E N G A G E M E N T S
a) Projets
Au 31 mars 1999, la Société est engagée contractuellement à avancer des fonds à titre de prêts et d’investissements :
Fonds canadien de télévision
– Programme de participation au capital
Autres programmes
SOCIÉTÉ
En milliers
de dollars
MINISTÈRE
En milliers
de dollars
TOTAL
En milliers
de dollars
11 642
8 109
19 751
9 676
969
10 645
21 318
9 078
30 396
De plus, la Société a accepté des projets de financement qui pourraient appeler des débours de 823 522 $.
En vertu du programme de partage des revenus de production, la Société a réservé au 31 mars 1999 des fonds
totalisant 1 812 117 $ pour financer des projets à être soumis sous certaines conditions.
b) Baux
La Société a signé des baux à long terme pour la location de locaux et d’équipement dans le cadre de ses activités.
Le total des paiements minimums exigibles qui sera versé au cours des prochains exercices s’établit comme suit :
TOTAL
En milliers de dollars
2000
2001
2002
2003
2004
2005-2008
2 266
2 284
2 168
2 148
550
77
9 493
Té lé fil m C a n a d a
R ap p or t ann uel 1 9 9 8 - 1 9 9 9
75
É TA T S F I N A N C I E R S
1 2 . O P É RAT IO N S E N T R E A P PA R E N T É S
La Société est apparentée en termes de propriété commune à tous les ministères, organismes et sociétés d’État créés par
le gouvernement du Canada. La Société s’engage dans des opérations avec ces entités dans le cours normal de ses activités,
celles-ci sont constatées selon la valeur de l’échange.
13. É V E N T U A L I T É S
La Société garantit le remboursement d’emprunt ou de dettes contractées par des tiers auprès d’institutions financières
dans le cadre du programme de cautionnements de prêts. Le total des montants cautionnés par la Société ne peut excéder,
à tout moment, 25 0 0 00 0 0$. Le taux d’intérêt ne peut dépasser le taux préférentiel de l’institution financière, majoré de 2 %,
et des sûretés admissibles doivent être exigées de l’emprunteur. Les cautionnements au 31 mars 1999 totalisent 2 660 961 $
(1998 – 2 106 740 $). Une provision pour pertes est comptabilisée lorsque la direction est en mesure d’estimer qu’une perte
est probable.
Dans le cours normal des affaires, diverses revendications et poursuites ont été intentées contre la Société. La direction
estime que les pertes, s’il y en a, qui peuvent résulter du règlement de ces litiges ne seront probablement pas importantes ;
par conséquent, aucune provision n’a été établie dans les comptes de la Société. Si jamais de telles dépenses étaient engagées,
elles seraient imputées aux résultats de l’exercice.
1 4 . J U S T E V A L E U R C O M P TA B L E D E S A C T I F S E T PA S S I F S F I N A N C I E R S
La valeur comptable des investissements, des débiteurs, des créditeurs et frais courus et des engagements sur les projets
correspond approximativement à leur juste valeur du fait que les instruments qui s’y rapportent ont des échéances
relativement brèves.
Le tableau qui suit indique la valeur comptable et la juste valeur des autres instruments financiers que la Société
a conclues :
Prêts à court terme
Prêts à long terme
V ALEUR
1999
JUSTE
V ALEUR
1998
J USTE
COMPTABLE
En milliers
de dollars
VALEUR
En milliers
de dollars
COMPTABLE
En milliers
de dollars
VALEUR
En milliers
de dollars
1 075
5 340
952
4 524
2 889
3 489
2 694
3 104
Les justes valeurs des prêts ont été déterminées par l’actualisation des flux de trésorerie futurs prévus aux termes
des mécanismes de prêts actuels, à des taux d’actualisation équivalents au taux d’intérêt pratiqué sur le marché pour
des instruments financiers qui présentent essentiellement les mêmes conditions et caractéristiques.
1 5 . I N C E RT IT U D E D É C O U L A N T D U PA S S A G E À L’ A N 2 0 0 0
Le passage à l’an 2000 pose un problème parce que de nombreux systèmes informatiques utilisent deux chiffres plutôt que
quatre pour identifier l’année. Les systèmes sensibles aux dates peuvent confondre l’an 2000 avec l’année 1900 ou une autre
date, ce qui entraîne des erreurs lorsque des informations faisant intervenir des dates de l’an 2000 sont traitées. En outre,
des problèmes semblables peuvent se manifester dans des systèmes qui utilisent certaines dates de l’année 1999 pour
représenter autre chose qu’une date. Les répercussions du problème du passage à l’an 2000 pourront se faire sentir le
1er janvier de l’an 2000, ou encore avant ou après cette date, et, si l’on n’y remédie pas, les conséquences sur l’exploitation
et l’information financière peuvent aller d’erreurs mineures à une défaillance importante des systèmes qui pourrait nuire
à la capacité de l’entité d’exercer normalement ses activités. Il n’est pas possible d’être certain que tous les aspects du
problème du passage à l’an 2000 qui ont une incidence sur l’entité, y compris ceux qui ont trait aux efforts déployés par
les clients, les fournisseurs ou d’autres tiers, seront entièrement résolus.
1 6 . C H I F F R E S C O M PA R AT I F S
Certains chiffres comparatifs de 1998 ont été reclassés afin de se conformer à la présentation adoptée en 1999.
Té lé f i lm C a n a d a
R ap p or t ann ue l 1 9 9 8 - 1 9 9 9
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