ID RC CRDI An

ID RC CRDI An
Rapport annuel CRDI 2007–2008
■
IDRC Annual Report 2007–2008
Centre de
recherches
pour le développement
international
CRDI
Rapport annuel
2007–2008
IDRC
Centre
Research
Development
International
Annual Report
2007–2008
This report is printed on FSC-certified recycled paper. To reduce costs, very few copies have
been printed. However, the complete report can be found on the IDRC website at
www.idrc.ca/ar0708/
Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), organisme canadien,
est l’un des chefs de file à l’échelle mondiale de la production et de l’application de nouvelles
connaissances pour relever les défis du développement international. Depuis près de 40 ans,
le CRDI collabore étroitement avec des chercheurs des pays en développement et les appuie
dans leur quête de moyens de créer des sociétés en meilleure santé, plus équitables et
plus prospères.
2007/08-AN-425-122
© International Development Research Centre 2008
Conception graphique : Cathy Egan et Karen Kershaw, CRDI
Library and Archives Canada Cataloguing in Publication:
International Development Research Centre (Canada)
IDRC Annual Report 2007–2008
Les photos de couverture sont du CRDI, à moins d’indication contraire.
1re rangée : Brenda Lee Wilson, Jason Taylor, Djibril Sy, Peter Bennett
2e rangée: Jason Taylor, Peter Bennett, Ariadne Van Zandbergen/Lonely Planet Images, CRDI
3e rangée : Peter Bennett, A. Van Zandbergen/Lonely Planet Images, Peter Bennett,
Yves Beaulieu
4e rangée : Jerry Galea/Lonely Planet Images, Peter Bennett, Yves Beaulieu
Annual
1970/71–
Text in English and in French.
Title on added t.p. : Rapport annuel CRDI 2007–2008
ISSN 0704-7584
ISBN 978-1-55250-425-3
1. Technical assistance, Canadian — Periodicals.
2. Economic development — Canada — Periodicals.
I. Title.
HC60
338.91’71’01754
C75-743379E
Annuel
1970/71–
Texte en français et en anglais.
Titre de la page de titre addit. : IDRC Annual Report 2007–2008
ISSN 0704-7584
ISBN 978-1-55250-425-3
1. Assistance technique canadienne — Périodiques.
2. Développement économique — Canada — Périodiques.
I. Titre.
HC60
338.91’71’01754
C75-743379E
Cover photos are all IDRC’s unless otherwise stated.
1st row: Brenda Lee Wilson, Jason Taylor, Djibril Sy, Peter Bennett
2nd row: Jason Taylor, Peter Bennett, Ariadne Van Zandbergen/Lonely Planet Images, IDRC
3rd row: Peter Bennett, A. Van Zandbergen/Lonely Planet Images, Peter Bennett, Yves Beaulieu
Bottom row: Jerry Galea/Lonely Planet Images, Peter Bennett, Yves Beaulieu
Photo page 4: Michelle Valberg/Valberg Imaging
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada :
Centre de recherches pour le développement international (Canada)
Rapport annuel CRDI 2007–2008
Design: Cathy Egan and Karen Kershaw, IDRC
© Centre de recherches pour le développement international 2008
2007/08-AN-425-122
Le rapport est entièrement imprimé sur du papier recyclé certifié par le FSC. Pour réduire
les frais d’impression, le nombre d’exemplaires est limité; on trouvera cependant la version
intégrale du rapport sur le site Web du CRDI à www.crdi.ca/ra0708/.
Canada’s International Development Research Centre (IDRC) is one of the world’s leading
institutions in the generation and application of new knowledge to meet the challenges of
international development. For nearly 40 years, IDRC has worked in close collaboration
with researchers from the developing world to build healthier, more equitable, and more
prosperous societies.
Pour éviter d’alourdir le texte et sans aucune intention discriminatoire, nous employons
le masculin comme genre neutre pour désigner à la fois les femmes et les hommes.
{
Table des matières
2
4
6
Le message de la présidente du Conseil des gouverneurs
Le message de la présidente du Centre
Faits saillants en 2007–2008
11
APERÇU GÉNÉRAL
12
13
16
19
21
24
LES PROGRAMMES DU CRDI : NOVATEURS, ADAPTÉS, INTÉGRÉS
La recherche menée à l’échelle locale en vue de solutions durables
S’adapter à un environnement qui évolue
Repousser les frontières du savoir
Mobiliser les connaissances au service du développement
Éclairer le débat public
26
27
LA RÉALISATION DES OBJECTIFS
La recherche… pour renforcer les capacités : des chercheurs compétents,
des établissements solides
La recherche… pour influencer les politiques : des décisions éclairées,
des changements visibles
L’établissement de partenariats avec des Canadiens : une collaboration accrue,
des solutions novatrices
36
42
48
49
49
51
51
54
56
UNE GESTION ET UN LEADERSHIP RESPONSABLES
La gouvernance concertée
L’engagement à l’égard de la reddition de comptes
Une administration efficace
Un régime de gestion du rendement judicieux
La gestion des ressources humaines — appuyer l’excellence
Un organisme éthique
57
LA GOUVERNANCE
64
80
ANALYSE DE LA DIRECTION
États financiers
98
COORDONNÉES DES BUREAUX DU CRDI
{
Le message de la présidente
du Conseil des gouverneurs
En ma qualité de secrétaire d’État aux Affaires extérieures du
Canada, au début des années 1990, j’en suis venue à bien
connaître le travail du Centre de recherches pour le
développement international. Le monde était alors en pleine
évolution : l’Union soviétique s’était démembrée, et la
guerre froide achevait. Les gouvernements occidentaux commençaient à voir sous un nouveau jour nombre d’enjeux
internationaux, y compris les questions reliées au développement. Le CRDI a été l’un des premiers à se pencher sur les
nouveaux défis qu’auraient à relever les pays en développement. L’époque était marquée au coin de l’optimisme, mais
de nombreux pays, aux prises avec de nouvelles réalités,
exécutaient leurs programmes de développement sans avoir
d’orientations claires. Je me souviens de la grande fierté que
m’inspiraient, en tant que Canadienne, le travail du CRDI et
sa réputation au sein de la communauté internationale.
L’invitation à faire partie du Conseil des gouverneurs du
CRDI, l’année dernière, et ma nomination à la présidence du
Conseil, le 3 décembre 2007, m’ont donc remplie de joie. Le
CRDI continue de jouir d’une réputation exceptionnelle au
sein des milieux gouvernementaux au Canada, ainsi que
partout dans le monde. Notre travail, à titre de gouverneurs,
consiste à veiller à ce que l’organisme continue de respecter
les normes d’excellence qui lui ont permis de se démarquer.
La Loi sur le Centre de recherches pour le développement
international, qui a porté création de cet organisme en
1970, stipule que le CRDI a pour mission « de lancer,
d’encourager, d’appuyer et de mener des recherches sur les
problèmes des régions du monde en voie de développement,
et sur la mise en oeuvre des connaissances scientifiques,
techniques et autres, en vue du progrès économique et
social de ces régions ». Le but ultime de ces recherches est
de produire de nouvelles connaissances pour améliorer les
conditions de vie des gens ordinaires partout dans le monde.
Un objectif aussi ambitieux exige de la patience, de la persévérance et de la discipline. Le CRDI adopte donc une perspective à long terme et exécute son travail en misant sur un
effort intellectuel rigoureux et une planification avisée. Cette
planification prévoit un suivi permanent et une évaluation
minutieuse de toutes ses activités. De plus, le CRDI fait
appel à son expertise à titre d’organisme de recherche et
oeuvre à la concrétisation de son objectif en s’appuyant sur
des stratégies de gestion éprouvées.
[ 2 ]
La Stratégie générale et Cadre programmatique — essentiellement le plan quinquennal de l’organisme — sont l’un des
principaux mécanismes d’orientation des travaux du CRDI.
Ce document, élaboré par la direction en consultation
étroite avec le Conseil des gouverneurs, établit les axes
thématiques de l’action du CRDI pour la période. La
stratégie 2005–2010, approuvée par le Conseil à la suite
d’études et de discussions approfondies, charge le CRDI de
mettre à profit ses ressources pour renforcer les capacités
de recherche dans les pays en développement, pour appuyer
des recherches qui influent sur les politiques publiques et
pour favoriser des partenariats entre les établissements de
recherche du Canada et ceux des pays en développement.
Ce rapport annuel décrit de façon détaillée les activités de
l’organisme.
Le CRDI, qui en est environ à mi-chemin dans la mise en
oeuvre de ce plan, vérifie et évalue constamment les progrès
accomplis. À ce jour, les évaluations externes reconnaissent
non seulement que l’organisme atteint ses objectifs, mais
aussi qu’il obtient un rendement exceptionnel.
À titre d’exemple, un rapport produit en 2007 par l’Overseas
Development Institute du Royaume-Uni à l’intention du
Department for International Development de ce pays ne
tarit pas d’éloges à l’endroit du rendement du Centre —
particulièrement en ce qui a trait au renforcement des
capacités — et recommande que l’approche du CRDI serve
de modèle à d’autres bailleurs de fonds de la recherche.
En 2007–2008, le CRDI, à l’instar de 16 autres ministères et
organismes fédéraux, a procédé à un examen stratégique de
ses activités à la demande du Secrétariat du Conseil du
Trésor. Le rendement global du Centre a été qualifié
d’« exemplaire ». En fait, on a par la suite invité des
membres du personnel de direction du CRDI à présenter
un exposé aux hauts responsables d’autres ministères et
organismes fédéraux qui feront l’objet d’un examen
stratégique semblable en 2008–2009.
En mars, le Bureau du vérificateur général du Canada a
présenté les résultats de son examen spécial du CRDI. Selon
le rapport, le CRDI possède un solide processus de planification organisationnelle qui fournit des orientations claires à
ses programmes et aux activités menées à l’appui. Abondant
dans le sens des conclusions de plusieurs évaluations
LE MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL DES GOUVERNEURS
précédentes effectuées par des vérificateurs fédéraux, toutes
fort élogieuses, le rapport n’a constaté « aucune lacune
importante » dans les systèmes et les pratiques du CRDI.
Le Conseil et la haute direction du CRDI sont résolus à
conserver ce niveau élevé de rendement.
Le CRDI a la chance de pouvoir compter sur un Conseil particulièrement actif, dont les membres — tous des spécialistes
de leurs domaines respectifs — sont bien informés et pleinement engagés. Ils n’hésitent pas à remettre en question les
hypothèses avancées et à nourrir des attentes élevées quant
au rendement de l’organisme.
Au cours de l’année écoulée, les gouverneurs ont participé
aux examens du Conseil du Trésor et du Bureau du vérificateur général. Certains d’entre eux ont siégé au Comité de
recrutement créé pour trouver un nouveau président pour
le CRDI et le recommander au Conseil ou ont visité les
emplacements de projets subventionnés par le CRDI au
Mozambique et en Afrique du Sud. Le Conseil a en outre
déjà amorcé la réflexion préliminaire qui débouchera, à
terme, sur un nouveau plan stratégique pour la période
2010–2015, faisant fond sur les réalisations de celui qui
est en cours.
Le Conseil est attentif au fait que le CRDI n’échappe pas aux
attentes qu’entretient la population à l’égard d’un resserrement des normes de gouvernance organisationnelle; il
veillera donc à ce que ses membres soient bien au courant
des exigences en vigueur. Il y a lieu de signaler que les
membres du Conseil des gouverneurs du CRDI sont hautement qualifiés pour remplir leurs fonctions et que le gouvernement du Canada continue d’aider le Centre à s’assurer
que le Conseil réunisse une équipe talentueuse, pleinement
capable de s’acquitter de ses responsabilités.
En 2007–2008, deux nouveaux membres se sont joints au
Conseil des gouverneurs : Pratap Mehta, président du
Centre for Policy Research de l’Inde, et Claude-Yves
Charron, secrétaire général d’Orbicom, Réseau des chaires
UNESCO en communication. Par ailleurs, c’est à regret que
le Conseil a fait ses adieux à Shekar Singh, dont le mandat
a pris fin.
Je tiens à exprimer la reconnaissance de tous les
gouverneurs, de la direction et du personnel du Centre à
Gordon Smith pour ses 10 années à la présidence du
Conseil des gouverneurs. Sa grande sagesse et ses conseils
avisés nous manquent énormément.
Au cours de l’année, nous avons appris que la présidente
du Centre, Maureen O’Neil, quittera le CRDI à la fin de
juin 2008, après 11 années de leadership et de services
exceptionnels. Le Comité de recrutement créé par le
Conseil s’est longuement entretenu avec plusieurs excellents
candidats. Le Conseil est très heureux que David Malone,
actuellement haut-commissaire du Canada en Inde, ait
accepté l’offre qui lui a été faite : il deviendra le prochain
président et premier dirigeant du Centre à compter
du 1er juillet 2008. D’ici là, je me fais la porte-parole de
tous les gouverneurs et de tous les membres du personnel
pour exprimer des remerciements des plus chaleureux à
Maureen et lui souhaiter tout le succès possible à l’avenir.
Le CRDI est chanceux de pouvoir compter, en cas de
changements à la direction interne, non seulement sur un
Conseil des gouverneurs dévoué et dynamique, mais aussi
sur une équipe de direction hautement compétente, en
mesure d’assurer une transition harmonieuse. Ensemble,
nous aspirons tous à une année fort stimulante et
enrichissante.
La présidente du Conseil des gouverneurs,
L’honorable Barbara McDougall
LE MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL DES GOUVERNEURS
[ 3 ]
{
Le message de la présidente
du Centre
Lorsque j’ai accédé à la présidence du CRDI, en avril 1997,
le Centre sortait à peine d’une période excessivement
difficile. Le crédit parlementaire avait été amputé de 24 %
depuis 1991, et les effectifs avaient fondu de 37 %. La
rationalisation peut faire déraper un organisme, mais le
CRDI a heureusement pu compter, au cours de ces années,
sur la main adroite du président de l’époque,
Keith Bezanson, pour tenir le gouvernail.
Mon prédécesseur a saisi l’occasion qu’offrait la crise pour
opérer une série de changements utiles. La structure du
Centre s’apparentait à celle des facultés universitaires et
reposait sur des disciplines telles l’agriculture et les sciences
sociales. Keith a fait prévaloir une idée qui demeure pertinente encore aujourd’hui : des programmes pluridisciplinaires
s’articulant autour de problèmes de développement.
Lorsque je suis entrée au CRDI, le Canada commençait à
réinvestir dans le développement, et il était à nouveau
possible d’étoffer la programmation du Centre. Au cours de
la dernière décennie, le CRDI a redonné vie à des sphères
d’activités qui avaient été décimées au moment des compressions et a fait place à d’autres. Il a aussi repensé et
redynamisé la toile organisationnelle que tissent les thématiques et les régions. Je crois que nous avons su trouver
un juste équilibre entre les deux.
Des bureaux régionaux bien rodés et un leadership
dynamique de la part des directeurs régionaux du CRDI se
sont avérés essentiels au succès de nos activités. Et au coeur
de tout cela oeuvrent les employés des programmes — des
personnes brillantes et créatrices, en poste à Ottawa ou
dans l’un de nos six bureaux régionaux, qui sont chargées
de repérer les excellents partenaires avec lesquels nous
collaborons.
Progrès accomplis
Au cours de la dernière décennie, l’appui du CRDI à la
recherche en santé a évolué, passant de quelques projets
modestes, quoiqu’importants, à une gamme florissante de
programmes. La recherche sur les systèmes de santé est en
voie de trouver sa propre place au sein de la programmation, mais la santé est aussi intégrée dans l’ensemble des
activités du Centre. Qu’il me suffise de mentionner, à titre
d’exemples, les réseaux d’information sur la santé qui, en
Ouganda et au Mozambique, utilisent une technologie bon
marché pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le
développement, et qui sont deux des nombreuses activités
novatrices subventionnées par le domaine de programme
Technologies de l’information et de la communication au
service du développement du CRDI.
[ 4 ]
L’égalité des sexes est un autre domaine dans lequel nous
avons progressé énormément. Tous les travaux du CRDI
adoptent une perspective sexospécifique, mais le Centre a
maintenant un programme consacré exclusivement à cette
question, Droits des femmes et participation citoyenne, qui
finance des recherches visant à déterminer pourquoi les progrès de l’équité entre les sexes en matière de développement
n’ont pas été à la hauteur des attentes et des engagements
et qui propose des mesures concrètes pour remédier à la
situation.
Dans le domaine de l’environnement et de la gestion des
ressources naturelles, nos activités, qui relevaient de plusieurs
petits programmes fort respectés, s’inscrivent désormais
dans un effort beaucoup plus vaste, qui intègre la science
dans une démarche participative. Par exemple, le programme
Adaptation aux changements climatiques en Afrique, mené
sur une grande échelle en collaboration avec le Department
for International Development (DFID) du Royaume-Uni, aide
les collectivités vulnérables à faire face aux répercussions des
changements climatiques. De plus, des travaux avantgardistes, qui se situent au carrefour de l’environnement et
de la santé, ont placé le CRDI dans le peloton de tête de
l’aide à la recherche en écosanté.
Avec le lancement du domaine de programme Innovation,
politique et science, en 2005, le CRDI a fait fond sur des
travaux antérieurs portant sur les politiques en matière de
science, de technologie et d’innovation et leur a fait prendre
un nouveau virage. En février 2008, le budget fédéral
mentionnait la création d’un fonds d’innovation pour le
développement doté de 50 millions de dollars, dont la mise
en oeuvre sera « confiée à des partenaires stratégiques de
la communauté de la recherche, en collaboration avec le
Centre de recherches pour le développement international ».
Cette nouvelle initiative des plus stimulantes viendra
appuyer les travaux de recherche des plus grands cerveaux
du monde en vue de réaliser des percées dans des domaines
tels que la santé mondiale.
Nouveaux partenariats
Le Fonds d’encouragement des partenariats de recherche,
qui aide à constituer de nouveaux partenariats de recherche
pour relever des défis en matière de développement international, a considérablement approfondi l’engagement du
CRDI aux côtés du milieu de la recherche du Canada. C’est
ainsi que deux programmes visant la collaboration de
chercheurs canadiens et étrangers ont été lancés cette
année par le CRDI, dans le cadre de nouveaux partenariats
avec le Programme des chaires de recherche du Canada et
avec le Conseil de recherches en sciences humaines du
Canada.
LE MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE DU CENTRE
On peut attribuer bon nombre des progrès effectués à un
changement de cap dans notre façon d’aborder les partenariats. Cela fait un certain temps déjà que nous reconnaissons que nous faisons équipe avec d’autres bailleurs de
fonds non pour assurer la survie financière du CRDI, mais
pour accroître les ressources mises à la disposition des
chercheurs des pays en développement. Guidés par ce but
très clair, nous avons forgé, ces dernières années, des
alliances avec plusieurs bailleurs de fonds importants, dont
le DFID, la Fondation William et Flora Hewlett et la Fondation
Bill et Melinda Gates. Ces vastes partenariats confèrent
davantage de valeur au travail du CRDI et en élargissent la
portée. Et ils permettent de faire davantage avec l’argent
des contribuables canadiens.
Le CRDI est une société d’État, financée en grande partie
par le gouvernement du Canada. Outre l’obligation qu’il a
d’exercer une saine gestion financière, le Centre est tenu de
faire profiter l’appareil gouvernemental de l’expérience qu’il
acquiert et des enseignements qu’il tire de ses activités. Pour
ce faire, il tisse notamment de solides liens de collaboration
avec des collègues des organismes et ministères fédéraux.
J’ai toujours estimé qu’il était de toute première importance
que les autres intervenants du milieu de la politique
étrangère au Canada comprennent ce que le Centre fait,
ainsi que les rapports entre son travail et le leur. Au cours
des dernières années, nous avons affecté davantage de
ressources aux communications, ce qui s’est avéré un
investissement avisé, comme en témoigne le succès que
nous avons connu dans la diffusion de notre message aux
parlementaires et à la population canadienne.
L’équipe du CRDI
Évidemment, le véritable travail du Centre se fait à l’échelle
de la planète. Les occasions qui m’ont été données de rencontrer les chercheurs que le CRDI appuie et de visiter des
collectivités qui profitent de son travail ont été les points
forts de mes 11 années au CRDI. Les gouverneurs m’ont
accompagnée au cours de certaines de ces visites. Plutôt
que de tenir les réunions du Conseil un peu partout dans le
monde, nous avons commencé à organiser des séjours dans
les régions à l’intention des gouverneurs. Au moins une fois
l’an, plusieurs membres du Conseil se déplacent pour
rencontrer les partenaires de recherche du CRDI et constater
de visu les répercussions des activités que nous appuyons.
Le CRDI n’aurait jamais pu réaliser tant de choses sans ce
Conseil des gouverneurs de composition internationale, qui
est l’un de ses grands atouts et qui nous rappelle continuellement à quel point les rédacteurs de la Loi sur le CRDI ont
été sages de prévoir que 10 des 21 gouverneurs peuvent
provenir d’autres pays que le Canada. Cette disposition
a résisté à l’épreuve du temps. Le dialogue qu’entretiennent
depuis près de 40 ans les gouverneurs canadiens et
étrangers a aidé à ancrer la programmation du CRDI dans
les réalités et les besoins des pays en développement.
Je tiens à rendre un hommage tout particulier à
Gordon Smith, qui a présidé le Conseil des gouverneurs
du CRDI de juin 1997 à août 2007. Le CRDI et moi-même
avons été extrêmement chanceux de pouvoir profiter, toute
une décennie durant, des conseils avisés de Gordon et de sa
passion pour le développement. Sous sa direction, le Conseil
a parfaitement répondu aux attentes : imprimer des orientations stratégiques et veiller à la bonne gérance des ressources
de l’organisme. Durant son mandat, l’apport et les indications du Conseil se sont avérés des plus précieux pour
l’élaboration et la mise en oeuvre de deux des plans
stratégiques quinquennaux qui ont guidé l’action du CRDI.
Au moment de quitter le CRDI, je me réjouis du fait que
deux examens externes aient récemment fourni au
gouvernement et à la population canadienne l’assurance
que le CRDI est bien géré — et j’en remercie le Conseil et
le personnel.
L’actuelle présidente du Conseil, Barbara McDougall, et le
nouveau président du Centre, David Malone, forment une
équipe qui a fait ses preuves. Ils ont travaillé ensemble
lorsque Barbara était secrétaire d’État aux Affaires
extérieures, au début des années 1990. Tous deux ont
contribué de façon exceptionnelle à la vie publique — David,
ces derniers temps, à titre de haut-commissaire du Canada
en Inde. Je suis certaine qu’ils sauront servir le CRDI avec
distinction. Je sais aussi qu’ils pourront compter sur le soutien indéfectible du personnel du Centre, aussi professionnel
que compétent et dévoué.
En dernière analyse, ce sont les résultats sur le terrain qui
importent, et je vous invite maintenant à prendre connaissance de certains des faits saillants de l’exercice 2007–2008.
Je quitte cet organisme remarquable avec beaucoup de
tristesse, mais aussi animée d’un sentiment de satisfaction à
l’égard des nombreuses réalisations dont peuvent
s’enorgueillir à juste titre le personnel et les partenaires du
CRDI, qui poursuivront leur collaboration en vue de bâtir
un monde meilleur.
La présidente et première dirigeante du CRDI,
Maureen O’Neil
LE MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE DU CENTRE
[ 5 ]
Faits saillants en 2007–2008
■
L’honorable Barbara McDougall, ancienne secrétaire
d’État aux Affaires extérieures, a été nommée présidente
du Conseil des gouverneurs du CRDI. Elle remplace
Gordon Smith, qui a occupé ce poste de 1997 à 2007.
■
L’examen spécial effectué par le Bureau du vérificateur
général à la demande du CRDI n’a décelé aucune lacune
importante dans les systèmes et pratiques qui en ont fait
l’objet. Le rapport souligne que, dans plusieurs secteurs,
notamment les ressources humaines et la gestion du
financement des projets de recherche, ces systèmes ont
contribué au succès du Centre.
■
■
Le CRDI était au nombre des 17 organismes qui ont pris
part à l’examen stratégique mené par le gouvernement
en 2007–2008. Les conseillers externes et les représentants du Secrétariat du Conseil du Trésor qui ont
participé à l’examen ont fait l’éloge de la façon dont le
CRDI a donné suite au mandat reçu du Conseil du Trésor,
sans nul doute attribuable, ont-ils dit, à la planification
annuelle régulière du Centre et à ses processus
d’évaluation.
Une étude réalisée par l’Overseas Development Institute
du Royaume-Uni pour le compte du Department for
International Development a constaté que le CRDI était
le seul bailleur de fonds [de la recherche] à jouir de la
considération de tous en raison de la clarté de sa
mission, de sa visibilité, de la qualité de ses processus
et de son appui à l’innovation.
[ 6 ]
■
En partenariat avec le Programme des chaires de
recherche du Canada et le Conseil de recherches en
sciences humaines du Canada, le CRDI a lancé deux
programmes de recherche internationaux auxquels le
Canada est associé. Ces programmes visent à favoriser
la collaboration entre des chercheurs de premier plan
d’universités canadiennes et leurs homologues de pays
en développement.
■
Durant sa dernière année complète à titre de présidente
du CRDI, Maureen O’Neil a fait partie de la délégation
qui a accompagné Son Excellence la très honorable
Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, lors
de sa visite officielle au Brésil.
■
Cinq allocutions ont été prononcées dans le cadre des
Conférences du CRDI. Cette année, la liste des conférenciers invités à se prononcer sur le thème du
développement démocratique comprenait Rory Stewart,
ancien diplomate britannique qui a parlé de ses expériences en Afghanistan, Ricardo Lagos, ancien président
du Chili, et John Githongo, militant anticorruption bien
connu du Kenya. Maureen O’Neil a par ailleurs convoqué
un dialogue d’une journée entre agents de la démocratie, dans le cadre des efforts déployés par le CRDI pour
susciter le débat sur le façonnement de la démocratie.
■
En partenariat avec la Fondation William et Flora
Hewlett, le CRDI s’est engagé dans une activité de
grande envergure, l’initiative Think tank, qui a pour but
de renforcer des organismes de recherche non gouvernementaux et sans but lucratif voués à influencer le débat
Dialogue entre agents de la démocratie,
le 3 décembre 2007. Devant, de gauche à
droite : Saad Eddin Ibrahim, présidentfondateur de l’Ibn Khaldun Center for
Development Studies, établi au Caire;
Maureen O’Neil, présidente du CRDI;
l’ancien président du Chili, Ricardo Lagos;
Theary Seng, directrice exécutive du
Center for Social Development, à Phnom
Penh. Derrière : Thomas Carothers, viceprésident aux études sur la politique et
la gouvernance internationales, Carnegie
Endowment for International Peace;
Aziz Hakimi, directeur général du Killid
Group, un groupe de presse afghan;
Janice Stein, directrice du Munk Centre
for International Studies de l’Université
de Toronto; Alan Hirsch, directeur général
adjoint au ministère de la Présidence de
la République d’Afrique du Sud.
CRDI : M. Valberg, Valberg Imaging
{
FA I T S S A I L L A N T S E N 2 0 0 7 – 2 0 0 8
public et la définition des politiques sociales et
économiques dans les pays en développement.
■
La contribution des membres du personnel du CRDI au
développement international continue d’être reconnue
ailleurs dans le monde. Cette année, Gilles Forget,
directeur du Bureau régional de l’Afrique occidentale et
centrale du CRDI, a été nommé Officier de l’Ordre
national du Mérite par le président du Sénégal en reconnaissance de sa contribution à l’avancement du pays.
Maria Ng, spécialiste de programmes principale du
bureau de Singapour, a reçu une médaille du gouvernement du Royaume du Cambodge, qui soulignait ainsi le
rôle qu’elle a joué dans la mise au point d’une capacité
de traitement informatique en langue khmère.
Le CRDI a publié, seul ou en coédition, 18 ouvrages,
dont La concurrence et le développement : la puissance
des marchés concurrentiels, le plus récent titre à
s’ajouter à la collection un_focus. Cet ouvrage fait la
synthèse d’importantes leçons tirées sur la façon
■
En avril 2007, le Centre a lancé la Bibliothèque
numérique du CRDI afin de donner accès à sa collection
exhaustive de documents et de résultats de recherche.
Plus de 34 000 documents, qui sont le fruit de près de
40 années d’activité, sont désormais consultables en
ligne. Le CRDI est le premier organisme fédéral du
Canada à disposer d’un dépôt institutionnel en
libre accès.
■
Le Centre a commencé à compenser les émissions de
carbone produites par les déplacements des membres
de son personnel et a acheté à cette fin des crédits
correspondant à 5 700 tonnes de CO2.
■
Début 2008 s’est amorcé le déménagement de Bellanet
International, qui quitte le CRDI pour s’installer à la
coopérative Sulá Batsú, au Costa Rica. Ainsi se poursuit
une forme de l’action du CRDI, qui consiste à lancer de
nouvelles démarches de développement, à leur servir
d’incubateur et à les promouvoir quand elles sont
arrivées à maturité, puis à les céder à des partenaires de
recherche du Sud, afin qu’elles répondent plus directement aux besoins et aux réalités des pays en
développement.
■
Cinq employés ont célébré leurs 30 années de service
au CRDI. Il s’agit de Louise Brouzes, Vivien Chiam,
Kim Daley, Pureza Rada et Willy Reyes. On a également
souligné les 25 années de service de quatre autres
employées.
CRDI
■
Le Centre a accordé cette année des bourses aux
chercheurs invités Howard Alper, qui préside maintenant
le nouveau Conseil des sciences, de la technologie et de
l’innovation créé par le gouvernement du Canada,
John Stone, l’un des vice-présidents du Groupe de
travail II, et membre du Bureau, du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat, à qui a
été attribué le Prix Nobel de la paix 2007, et
John Githongo, ancien secrétaire permanent auprès
du Bureau du président du Kenya pour les questions
de gouvernance et d’éthique.
CRDI
■
d’adopter et de mettre en application des politiques qui
favorisent une concurrence loyale sur le marché.
Remise de cadeaux aux employées comptant 30 années de
service. De gauche à droite : Louise Brouzes, Pureza Rada,
la présidente du CRDI Maureen O’Neil et Kim Daley.
Remise de cadeaux aux employées comptant 25 années de service.
De gauche à droite : Sylvie Cormier, Blanche Giroux, la présidente du
CRDI Maureen O’Neil, Chantall Fortin et Brenda Lalonde.
FA I T S S A I L L A N T S E N 2 0 0 7 – 2 0 0 8
[ 7 ]
{
Une présence à l’échelle mondiale
Projets de
recherche
Activités de
recherche*
6
198
491
bureaux
régionaux
nouveaux projets
approuvés
activités de
recherche
approuvées
APERÇU
STATISTIQUE
EN 2007–2008
455
128
409
employés
(équivalents
temps plein)
projets terminés
activités
de recherche
terminées
Amérique latine et Caraïbes
Contribution
du CRDI
Contribution des
bailleurs de fonds
partenaires
26 222** 3 464**
(17,9 % du total
des affectations)
(9,4 %)
**milliers de dollars
Ensemble des
projets
en cours
à la fin de
l’exercice
Ensemble des
activités de
recherche
en cours à la fin
de l’exercice
592
1 022
*Comprend les projets de recherche de même que les activités
de soutien à la recherche (lesquelles englobent entre autres les
colloques, les conférences, les activités de diffusion liées aux
projets et les bourses).
Répartition des affectations de programme
Politique sociale
et économique
Activités
générales***
MONTEVIDEO
26,1 %
Innovation,
politique
et science
17,6 %
2,8 %
17,7 %
35,8 %
Technologies
de l’information et
de la communication
au service
du développement
Environnement
et gestion
des ressources
naturelles
*** Les activités générales englobent les activités des secrétariats, de la Division des initiatives
spéciales, de la Division des partenariats et du développement des affaires, de la Section de
l’évaluation et du Bureau de la présidente, ainsi que celles du Fonds d’activités régionales et
du Fonds de planification à long terme.
[ 8 ]
FA I T S S A I L L A N T S E N 2 0 0 7 – 2 0 0 8
Activités
de recherche
en cours
151
Asie
Contribution
du CRDI
Moyen-Orient et Afrique du Nord
Contribution
du CRDI
Contribution des
bailleurs de fonds
partenaires
10 739** 1 708**
(7,3 % du total
des affectations)
Activités
de recherche
en cours
85
Contribution des
bailleurs de fonds
partenaires
22 903** 2 301**
(15,6 % du total
des affectations)
Activités
de recherche
en cours
210
(6,2 %)
**milliers de dollars
(4,6 %)
**milliers de dollars
NEW DELHI
LE CAIRE
DAKAR
SINGAPOUR
NAIROBI
Afrique subsaharienne
Contribution
du CRDI
Contribution des
bailleurs de fonds
partenaires
Activités
de recherche
en cours
29 187** 19 085** 286
Activités multirégionales et mondiales
Contribution
du CRDI
Contribution des
bailleurs de fonds
partenaires
Activités
de recherche
en cours
(19,9 % du total
des affectations)
(51,5 %)
**milliers de dollars
57 625** 10 483** 290
(39,3 % du total
des affectations)
(28,3 %)
**milliers de dollars
FA I T S S A I L L A N T S E N 2 0 0 7 – 2 0 0 8
[ 9 ]
Principales données financières
Exercice terminé le 31 mars 2008
(en milliers de dollars)
2007–2008
Revenus
Crédits parlementaires
Partenariats avec des bailleurs de fonds
Financement des programmes de recherche pour
le développement
Recouvrement des coûts d’administration
Revenus de placements et autres revenus
Dépenses
Programmes de recherche pour le développement
Soutien à la recherche pour le développement
Services administratifs
2006–2007
Réalisations
Réalisations
Budget révisé
149 742
145 415
144 760
26 091
2 729
3 531
29 873
2 983
3 439
18 618
1 908
4 779
182 093
181 710
170 065
126 258
35 811
27 801
131 994
35 735
28 113
101 295
32 604
26 717
189 870
195 842
160 616
Résultats nets des activités poursuivies
Résultats nets des activités abandonnées
(7 777)
—
(14 132)
—
9 449
(155)
Capitaux propres
Bénéfices non répartis
Cumul des autres éléments du résultat étendu
15 010
8
8 268
—
22 790
—
Ratios des dépenses
66/19/15
67/18/15
63/20/17
Affectations de programme
Provenant des crédits parlementaires
Provenant des bailleurs de fonds partenaires
146 676a
37 041
121 389a
37 500
114 258a
27 184
183 717
158 889
141 442
Remarques
a Les affectations de programme comprennent toutes les affectations destinées aux domaines de programme et aux
activités générales de même que l’affectation à l’Institut pour la connectivité dans les Amériques.
■
■
■
Les crédits parlementaires représentent 82 % de l’ensemble des revenus.
Les dépenses au titre des programmes de recherche pour le développement et du soutien à la recherche pour le
développement représentent 85 % de toutes les dépenses.
Les ratios des dépenses sont différents de ceux prévus dans le budget révisé en raison de dépenses moindres au titre
des programmes de recherche pour le développement.
Prière de se reporter à l’analyse de la direction, à la page 64, pour plus de précisions sur les principales données financières.
[ 10 ]
L E S FA I T S S A I L L A N T S E N 2 0 0 7 – 2 0 0 8
Aperçu général
Le Centre de recherches pour le développement international est une société d’État qui rend compte au Parlement
par l’entremise du ministre des Affaires étrangères. Sa mission,
énoncée dans la Loi sur le Centre de recherches pour le
développement international de 1970, est « de lancer,
d’encourager, d’appuyer et de mener des recherches sur les
problèmes des régions du monde en voie de développement
et sur la mise en oeuvre des connaissances scientifiques,
techniques et autres en vue du progrès économique et
social de ces régions ». Le développement durable et
équitable et la réduction de la pauvreté sont au coeur
même de sa programmation.
Le CRDI accomplit sa mission en finançant l’exécution de
recherches appliquées par des chercheurs de pays en
développement sur les problèmes de leur collectivité qu’ils
considèrent comme les plus graves. Le Centre offre également des conseils et de la formation à ces chercheurs,
favorise la création d’alliances et suscite des occasions pour
les milieux scientifiques, universitaires et du développement
du Canada et des pays en développement d’échanger sur
leurs expériences et sur les résultats de leurs travaux.
Depuis sa création en 1970, le CRDI a accordé plus de
2,3 milliards de dollars à quelque 12 000 projets exécutés
dans 137 pays. En 2007–2008, il a consacré 146,7 millions
de dollars à 491 activités de recherche.
Un membre respecté du milieu
de la politique étrangère du Canada
Le CRDI contribue à la bonne réputation du Canada au sein
de la communauté internationale. Il soutient les objectifs du
Canada en matière de politique étrangère, notamment
l’importance accordée à l’Afghanistan, aux Amériques et
aux marchés émergents et en croissance. Son plan
stratégique actuel (pour la période allant de 2005 à 2010)
est au diapason des objectifs nationaux, parmi lesquels
figure un plus grand soutien international à la liberté et à
la sécurité, à la démocratie, à l’État de droit, aux droits de
la personne et à la bonne gestion de l’environnement.
Le CRDI appuie aussi les objectifs du Canada en matière de
sciences et de technologie. Les quatre grandes priorités
énoncées par le gouvernement dans la stratégie des sciences
et de la technologie publiée en mai 2007, à savoir les
ressources naturelles, l’environnement, la santé et la technologie de l’information, constituent des éléments centraux de
la programmation du CRDI.
Le CRDI travaille, sur la scène internationale, de concert avec
plusieurs ministères fédéraux et certains des principaux
organismes oeuvrant au développement. Il collabore également de diverses façons avec des parlementaires et des
responsables des politiques. Ainsi, au cours de l’exercice
2007–2008,
■
■
■
le CRDI a continué de nouer des contacts, comme il le
fait depuis longtemps, avec les parlementaires, et ce, en
rencontrant les ministres et les membres clés de leur
personnel. La présidente du Centre, Maureen O’Neil, a
également rencontré les porte-parole des partis d’opposition chargés des dossiers des affaires étrangères et du
développement international afin qu’ils soient informés
de l’action du CRDI;
en juin 2007, le CRDI a fait en sorte que les membres de
la délégation du Comité permanent du commerce international de la Chambre des communes, en visite en Asie
du Sud-Est, puissent rencontrer, à Hanoï, ses partenaires
du Réseau de recherche économique du Vietnam. Le
CRDI et l’Agence canadienne de développement international (ACDI) financent des recherches au Vietnam
depuis 1993 afin d’y constituer un bassin d’économistes
dûment formés;
la présidente du Centre, Maureen O’Neil, a accompagné
Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, lors d’une visite au Brésil en
juin 2007. Les membres de la délégation ont pu constater
sur place de quelle manière des recherches financées par
le CRDI aident le gouvernement du pays à inciter les
jeunes Brésiliens à une plus grande participation
citoyenne.
En outre, la Division des initiatives spéciales du CRDI administre le Fonds pour les services d’experts et de consultation,
contribution du Canada au processus de paix au MoyenOrient. Ce fonds est financé par l’ACDI et le CRDI
depuis 1992, en collaboration avec le ministère des Affaires
étrangères et du Commerce international (MAECI). Le CRDI
administre également le Fonds pour la bonne gouvernance
au Moyen-Orient, établi en 2004 par le Groupe de travail
sur l’Irak de l’ACDI. Par ailleurs, le CRDI continue d’administrer le Fonds de bourses d’études pour les réfugiées
palestiniennes au Liban, créé par le MAECI, que financent
principalement l’ACDI et d’autres bailleurs de fonds
depuis 2000. Ces sept dernières années, le fonds a permis
à 221 femmes de poursuivre des études universitaires;
104 d’entre elles ont obtenu leur diplôme à ce jour.
APERÇU GÉNÉRAL
[ 11 ]
Sgt E. Jolin
{
La présidente du CRDI,
Maureen O’Neil, faisait partie de
la délégation qui a accompagné la
gouverneure générale du Canada,
Son Excellence la très honorable
Michaëlle Jean, durant sa visite
officielle au Brésil en juin 2007.
Le rôle du CRDI
consiste toujours à
« affranchir par
le savoir », c’est-àdire promouvoir les
échanges et favoriser
la collaboration et
l’apprentissage
mutuel au sein des
sociétés, des pays et
des couches sociales,
et entre eux, par
la production et
l’adaptation des
connaissances que
les populations des
pays en développement jugent les plus
pertinentes pour leur
prospérité et leur
sécurité et pour
l’équité.
{
Les programmes du CRDI :
novateurs, adaptés,
intégrés
CRDI : D. Sy
LES PROGRAMMES DU CRDI
La recherche menée à l’échelle locale
en vue de solutions durables
Les rapports qui suivent en témoignent. Ils sont rédigés par
les directeurs des quatre domaines de programme du CRDI
— Environnement et gestion des ressources naturelles;
Technologies de l’information et de la communication au
service du développement; Innovation, politique et science;
Politique sociale et économique. La variété des sujets faisant
l’objet de leurs travaux et de ceux de leurs collègues est
frappante, mais ils partagent néanmoins de nombreuses
caractéristiques, que ce soit en Afrique, en Asie, en
Amérique latine ou au Moyen-Orient. Deux dimensions connexes se démarquent particulièrement. Il y a tout d’abord le
temps exigé pour renforcer les capacités de s’attaquer aux
problèmes. Il y a ensuite le cadre institutionnel dans lequel
s’effectue la recherche axée sur les politiques.
Des particuliers aux organismes
Bien que le Centre verse ses subventions à des particuliers
ou, plus couramment, à des équipes de particuliers cherchant
à résoudre des problèmes de recherche donnés, le renforcement des capacités organisationnelles est un volet important
de son travail. Il peut s’agir tout simplement de couvrir les
coûts d’administration et ceux de certaines activités, telles
que le mentorat et le suivi, qui font partie de tout projet de
recherche. Le CRDI croit que ce type de soutien permet, au
fil du temps, de renforcer les organismes.
Le renforcement des capacités des organismes peut aussi se
faire de manière beaucoup plus explicite, comme l’a fait —
et continue de le faire — le CRDI. Dans de nombreux cas,
sa participation a permis l’évolution de travaux de recherche
isolés et leur essor à un point tel qu’ils ont donné naissance
à des établissements aujourd’hui bien établis. Par exemple,
le Consortium pour la recherche économique en Afrique
(AERC) a vu le jour à titre de projet financé par le CRDI en
1984, dans le but de mettre en place un programme
d’analyse macroéconomique en Afrique subsaharienne. Ses
premiers succès et la forte demande à l’égard de ses services
ont débouché, en 1988, sur un programme élargi, appuyé
par de multiples bailleurs de fonds. Devenu un organisme
public sans but lucratif qui se consacre à la recherche et à la
CRDI : M. Valberg, Valberg Imaging
En cette ère de mondialisation, où les problèmes sont
intimement reliés — et où les solutions doivent donc l’être
elles aussi —, il importe que les programmes du CRDI tiennent compte de ces liens. On aborde les enjeux cruciaux
conjointement et, à notre avis, plus efficacement en réalisant
des investissements durables dans les capacités locales, et
ce, dans une vaste gamme d’établissements et de disciplines,
et de concert avec des efforts du même ordre au Canada et
ailleurs dans le monde.
Rohinton Medhora, vice-président, Programmes
formation en matière de politiques, le Consortium est
aujourd’hui le principal réseau spécialisé en économie en
Afrique subsaharienne. De même, certains établissements
qui font maintenant partie du Groupe consultatif pour la
recherche agricole internationale comptent aussi le CRDI
parmi les premiers bailleurs de fonds à les avoir appuyés,
il y a de cela plus de 30 ans. C’est également le cas de
nombreux groupes de réflexion et ONG de pays en
développement.
La gestion courante des projets peut aussi aider à renforcer
les capacités dans des domaines tels que l’établissement de
budgets, le suivi et la production de rapports. De plus, le
Centre intervient de plus en plus pour permettre l’accès à
des bases de données électroniques commerciales, mettre
au point des outils d’évaluation et d’apprentissage et offrir
de la formation dans des domaines tels que la mobilisation
des ressources, la gestion financière et les communications.
En offrant cet ensemble d’activités complémentaires, le
Centre accroît son avantage comparatif. Le CRDI qualifie
parfois son approche à facettes multiples de renforcement
« complet » des capacités. L’initiative Think tank, dont il est
question dans ces pages, est probablement l’activité ayant la
plus grande envergure et visant la plus longue période qu’ait
élaborée le CRDI, dans ce cas avec la Fondation William et
Flora Hewlett (et à laquelle, espère le Centre, se joindront
d’autres bailleurs de fonds dans l’avenir).
Comme l’ont signalé les directeurs des domaines de
programme au Conseil des gouverneurs en juin 2007, on
peut tirer cinq grandes leçons de la vaste expérience acquise
par le CRDI en matière de développement organisationnel.
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
[ 13 ]
Le besoin de persévérance et de souplesse — Il est
essentiel de demeurer fidèle à ses partenaires, mais cela ne
suffit pas toujours pour assurer la réussite du renforcement
organisationnel. Il faut aussi une part égale de souplesse
pour ce qui est de concevoir les projets, de choisir les bons
partenaires et de façonner et d’adapter le soutien en fonction des circonstances. Et il faut d’emblée reconnaître la
nécessité de renforcer les organismes. En Afghanistan, par
exemple, plus de deux décennies de conflit ont dévasté le
milieu de la recherche. Au début de 2008, le CRDI y a
financé un projet visant à remettre sur pied les établissements de recherche, grâce à un alliage de formation d’étudiants diplômés, de formation professionnelle et de
formation à la gestion à l’intention des chercheurs, des
responsables gouvernementaux et des praticiens du
développement. Ce soutien a pour but de renforcer le
secteur de l’éducation du pays, en commençant par
l’Université de Kaboul, ainsi que les capacités de recherche
de quelques ministères, notamment ceux de l’Agriculture et
de la Santé. Dans le même ordre d’idées, le CRDI aide à renforcer la capacité de certains établissements, en Argentine,
au Brésil, au Chili et au Mexique, d’exécuter des recherches
en vue de la reconstruction en Haïti. Dans les deux cas, il est
clair que la faiblesse du milieu institutionnel limite l’aptitude
d’un intervenant comme le CRDI à renforcer les capacités
individuelles et organisationnelles. Il faudra faire preuve à la
fois de beaucoup de persévérance et d’énormément de
souplesse.
L’importance de l’exploration et du colmatage des
failles institutionnelles — Voilà longtemps que le Centre
investit de manière prospective — par exemple en matière
de recherche sur la gestion des forêts et sur les systèmes
d’exploitation agricole il y a trois décennies, en matière de
politiques économiques et d’économie de l’environnement il
y a 15 ans et, plus récemment, en matière de technologies
de l’information et de la communication. L’appui du Centre
a ainsi renforcé des organismes en place et a débouché sur
la création de nouveaux organismes qui ont pu combler
d’importantes lacunes — le Centre mondial d’agroforesterie,
le Consortium de recherche économique et sociale (CIES), au
Pérou, et l’Initiative micronutriments, pour ne nommer que
ceux-là. Cette approche peut aussi aider à intégrer des
champs de recherche novateurs. L’initiative Villes ciblées
illustre ce phénomène : elle consolide des décennies d’appui
du CRDI à l’agriculture urbaine et à d’autres sujets en un
programme intégré, pluridisciplinaire et mondial.
[ 14 ]
La nécessité d’affermir le leadership et la bonne
gouvernance — Bien que souvent négligés dans la
planification des projets, le renforcement des capacités des
administrateurs de la recherche et la planification de la
relève constituent un déterminant fondamental de la réussite
à long terme. En fait, un solide leadership et une gouvernance organisationnelle efficiente sont des éléments
nécessaires lorsqu’il est question d’autoévaluation, de
communications efficaces et d’harmonisation entre les
travaux de recherche et les besoins concrets. Mais comment
assurer une transition efficace d’un directeur fondateur
charismatique à la génération suivante d’administrateurs ?
Comment préserver la légèreté de structure et l’agilité des
systèmes et des mécanismes à mesure que l’organisme croît
et gagne en maturité ? De telles transitions relèvent tout
autant de l’art que de la science. Le CRDI cherche à déterminer la meilleure façon d’aider ses organismes partenaires
à former et à conserver des dirigeants efficaces — et à
préparer leur succession.
La valeur de l’approche « équipe du CRDI » — On ne
compte plus les occasions où les bénéficiaires de l’aide du
CRDI ont fait l’éloge du mentorat actif et soutenu du
Centre. Alors qu’on se concentrait au départ sur le contenu
et la méthodologie de la recherche, on y a ajouté au fil du
temps l’évaluation, les moyens d’éclairer l’élaboration de
politiques, la gestion de projets et bien d’autres sujets.
Ceux-ci prennent de plus en plus d’importance à mesure
que le CRDI effectue des investissements de plus grande
envergure (par exemple dans certains projets de réseaux),
qu’il insiste sur la nécessité pour les participants de mieux
communiquer les résultats de leurs travaux en vue d’éclairer
l’élaboration des politiques et qu’il encourage les organismes
bénéficiaires à diversifier leur financement afin d’assurer leur
viabilité. De toute évidence, ce type de renforcement organisationnel oblige le Centre à disposer d’un vaste éventail de
compétences, allant de spécialistes des diverses disciplines à
des facilitateurs en matière de systèmes financiers, en
passant par des formateurs en communications. L’expérience
du CRDI montre que la collaboration entre les membres du
personnel de tous les secteurs de l’organisme, à Ottawa et
dans les bureaux régionaux, contribue au renforcement des
capacités des partenaires. Le CRDI fait aussi appel à des
spécialistes du Canada et de partout dans le monde aux
fins du mentorat.
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
R. Lord
Depuis plus de 20 ans,
le CRDI aide le Centre
latino-américain pour
le développement rural
(RIMISP) à faire reculer
la pauvreté et à exercer
une influence sur les
politiques en Amérique
latine.
Le caractère crucial des partenariats avec les bailleurs
de fonds pour assurer la viabilité — Il faut un financement suffisant pour effectuer des travaux de recherche.
À cet égard, les contributions du CRDI, bien qu’indispensables, sont relativement restreintes. Le point d’équilibre à
atteindre en matière de renforcement des capacités est la
viabilité et la survie des organismes et des établissements
une fois terminé le soutien du CRDI. Le Centre s’est employé
à en arriver là, notamment en se faisant le catalyseur
d’autres sources de financement, canadiennes et étrangères,
par l’entremise de partenariats avec des bailleurs de fonds.
Il aide aussi à renforcer la capacité des organismes de
diversifier leurs sources de financement. Depuis 2005, par
exemple, il a offert un certain nombre d’ateliers sur la
mobilisation des ressources, en plus de collaborer directement avec des partenaires à l’élaboration de stratégies
de financement.
La collaboration du CRDI avec des universités, des organismes de recherche, des conseils subventionnaires et des
organismes de développement du Canada est tout aussi
importante. Le Centre collabore directement avec eux par
l’entremise de plusieurs programmes, et il fait appel aux
compétences professionnelles de multiples spécialistes de la
conception, du financement et de l’exécution des programmes et des projets. Ces partenariats font qu’on
retrouve, comme on le dit parfois, « le Canada dans le
monde et le monde au Canada ». Dans un monde de plus
en plus interrelié, le fait d’aborder la solution de problèmes
dans l’optique d’une série de partenariats de soutien relève
de l’essence même de la mission du CRDI.
Le vice-président, Programmes,
Rohinton Medhora
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
[ 15 ]
E N V I R O N N E M E N T E T G E S T I O N D E S R E S S O U R C E S N AT U R E L L E S
S’adapter à un environnement qui évolue
Le directeur du domaine de programme EGRN, Jean Lebel,
précise toutefois que les priorités et les approches ont
évolué au fil des ans. Aujourd’hui, « deux grands enjeux
illustrent les obstacles qui entravent la mise en oeuvre des
principes et des pratiques du développement durable : les
changements climatiques et les maladies pandémiques ».
Le CRDI finance des recherches dans les deux domaines,
en collaboration avec d’autres bailleurs de fonds qui, dit
M. Lebel, « s’adressent au Centre en raison de sa tradition
d’excellence; le CRDI est en mesure d’appuyer la recherche
directement sur le terrain et de s’adapter aux réalités, grâce
au savoir-faire de son personnel ».
Ainsi, le CRDI appuie depuis de nombreuses années des
recherches visant à atténuer les effets de la variabilité du
climat, en finançant notamment des travaux sur les pratiques d’exploitation agricole et forestière, sur la gestion des
bassins hydrographiques et sur les mesures de lutte contre la
désertification. Fort de cette expérience, le Centre s’est associé au Department for International Development (DFID) du
Royaume-Uni pour lancer, en 2006, le programme
Adaptation aux changements climatiques en Afrique (ACCA).
M. Lebel souligne que le programme ACCA répond à
plusieurs besoins exprimés par les chercheurs locaux : il
subventionne la recherche-action participative, finance les
études avancées de certains chercheurs et aide à diffuser les
connaissances acquises. Fin 2007, par exemple, il a appuyé
un nouveau projet s’intéressant aux façons d’améliorer les
moyens de subsistance des populations vulnérables
d’Afrique, et ce, par l’échange des connaissances sur l’adaptation aux changements climatiques entre les chercheurs, les
responsables des politiques, les organismes de la société
civile et les groupes vulnérables.
[ 16 ]
CRDI : M. Valberg, Valberg Imaging
Au cours des dernières décennies, une bonne partie de la
planète a pris conscience de l’incompatibilité entre, d’une
part, une société et une économie saines et, d’autre part,
une pauvreté et une dégradation de l’environnement
généralisées. Rechercher la première situation tout en luttant
contre la deuxième (en d’autres mots, faire du développement durable) est la raison d’être du domaine de programme
Environnement et gestion des ressources naturelles (EGRN).
Jean Lebel, directeur, Environnement et gestion des ressources naturelles
On a recours à une façon de procéder semblable, fait
observer M. Lebel, dans le cas du Partenariat de recherche
sur l’influenza aviaire en Asie (APAIR), qui permet « pour la
première fois à des équipes de différentes disciplines et de
divers pays de se concerter afin de régler ce problème commun ». Fruit de la collaboration entre le CRDI et des organismes de recherche nationaux et ministères de cinq pays
d’Asie, ce partenariat a été créé en vue de rendre ces pays
mieux en mesure de faire face à de futures flambées, en
cherchant des moyens de mieux prévoir ces dernières et d’en
contenir la propagation. Parallèlement, le CRDI collabore
avec l’Initiative de recherche en santé mondiale dans le
cadre d’un programme visant à stimuler la collaboration
régionale en matière de recherche sur l’influenza aviaire.
La mise en commun des expériences et l’approfondissement
des connaissances sont aussi les buts de la Communauté de
pratique canadienne en approches écosystémiques de la
santé, créée cette année par l’Université de Guelph,
l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université
du Québec à Montréal, avec l’appui du CRDI.
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
Ces travaux de recherche, ainsi que d’autres appuyés par le
domaine de programme EGRN, visent le renforcement des
capacités des chercheurs et des établissements, ce qui,
souligne M. Lebel, exige du temps et de la persévérance et
s’accomplit rarement en finançant un seul projet. Le Centre
latino-américain pour le développement rural (RIMISP), qui a
reçu cette année du CRDI un financement institutionnel de
base de l’ordre de 10 millions de dollars pour les six
prochaines années, en est une excellente illustration. De
réseau de recherche sur les systèmes d’exploitation agricole
qu’il était au moment de sa création en 1986, il est devenu
une importante ONG qui assure un leadership intellectuel et
prodigue des conseils sur les principaux problèmes de
développement rural en Amérique latine. Le RIMISP reçoit
du financement du CRDI depuis 1997, lequel a surtout été
apporté aux cycles successifs d’un concours de petites
subventions.
L’influence que le RIMISP parvient à exercer sur les politiques
(il a par exemple aidé le gouvernement de l’Argentine à
réviser sa stratégie de développement durable) est l’un des
objectifs fondamentaux énoncés dans la Stratégie générale
et Cadre programmatique 2005-2010 du CRDI et un objectif
explicite de nombreux projets financés. Par exemple, l’initiative de recherche Villes ciblées permet à des équipes de
chercheurs de collaborer avec un vaste éventail de parties
prenantes à l’échelle municipale, dont des responsables des
politiques, dans le but de s’attaquer à d’importants problèmes environnementaux auxquels les villes font face. L’un
des aspects intéressants de cette initiative, selon M. Lebel,
est qu’elle fournit aux équipes un cadre de suivi et d’apprentissage qui leur permet d’échanger sur leurs expériences et
assure la comparabilité de leurs résultats malgré le fait
qu’elles travaillent dans des villes différentes.
dont le plus connu est le Programme d’économie environnementale pour l’Asie du Sud-Est (EEPSEA). Le nouveau
programme s’intéresse à des problèmes aussi variés que
l’incidence économique des feux de forêt hors contrôle en
Indonésie et le coût des efforts déployés par la Thaïlande
pour s’adapter aux changements environnementaux. Le
CRDI finance des recherches dans le domaine de l’économie
de l’environnement en Asie depuis 1993.
Le financement, bien que capital, est loin d’être le seul type
d’appui fourni par le CRDI aux chercheurs. « Les subventions
du CRDI leur procurent certes une assise solide pour la
réalisation de leurs travaux, mais ils profitent également du
mentorat et du savoir-faire de son personnel, dit M. Lebel.
Cette “valeur ajoutée” est d’ailleurs une caractéristique de
tous les programmes du CRDI. » Le CRDI est effectivement
plus qu’un bailleur de fonds; il met à la disposition des
chercheurs le savoir-faire de son personnel et d’autres
experts, du Canada et d’ailleurs, en matière de méthodes de
recherche, de communication des résultats de la recherche et
d’établissement de réseaux, de partenariats et de liens avec
les responsables des politiques.
« Il s’agit d’un milieu dynamique, affirme M. Lebel; le défi
consiste donc à concevoir un programme de recherche qui
aidera les chercheurs et les établissements à composer avec
une conjoncture qui ne manquera pas d’évoluer au fil du
temps — et dont certains éléments nous échappent
encore. »
L’initiative met à profit des décennies de recherches que
le CRDI a financées sur l’agriculture urbaine, sur l’eau et
l’assainissement, sur la gestion des déchets solides et sur les
problèmes de santé et consolide les connaissances ainsi
acquises. Une consolidation semblable a eu lieu cette année
grâce au lancement du programme Économie de l’environnement, qui réunit cinq programmes régionaux distincts,
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
[ 17 ]
Domaine de programme Environnement et gestion des ressources naturelles
Portée
géographique
Programme
Adaptation aux
changements
climatiques
en Afrique
Écosystèmes
et santé
humaine
Afrique
Mondiale
Activités de recherche
approuvées
2007–
2008
2006–
2007
2005–
2006
20
15
0
23
Économie de
Mondiale
l’environnement
2
Pauvreté
rurale et
environnement
Mondiale
30
Pauvreté
urbaine et
environnement
Mondiale
TOTAL*
13
88
21
1
34
16
87
36
0
29
26
91
Activités de
recherche
en cours
au 31 mars
2008
Contribution du CRDI
(% du total des
affectations du CRDI)
2007–
2008
34
57
3
79
43
216
Contributions d’autres
bailleurs de fonds
(milliers de dollars)
(milliers de dollars)
2006–
2007
2005–
2006
2007–
2008
2006–
2007
2005–
2006
4 903
3 123
0
13 746
8 888
0
3,34 %
2,73 %
1 302
1 019
208
15 743
8 288
6 666
10,73 %
7,25 %
6,76 %
1 441
755
0
0
0
0
0,98 %
0,66 %
12 673
944
696
3 897
128
248
0
24 086
7 554
16,42 %
6,61 % 12,84 %
6 415
6 040
5 075
4,37 %
5,29 %
5,14 %
52 588 25 760 24 414 16 120 10 851
4 105
35,84 % 22,54 % 24,74 %
*Remarque : il se peut que le nombre total d’activités du domaine de programme soit inférieur à la somme du nombre d’activités indiqué
pour chaque entité de programme puisque certaines activités peuvent être financées par plus d’une entité.
[ 18 ]
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
T E C H N O L O G I E S D E L’ I N F O R M AT I O N E T D E L A C O M M U N I C AT I O N
AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT
Repousser les frontières du savoir
C’est un truisme que d’affirmer qu’en cette ère de l’informatique, le changement s’accélère sans cesse. En un clin d’oeil,
les technologies évoluent et les paradigmes changent — et
des paysages naguère familiers deviennent tout à coup
méconnaissables.
Mais la conjoncture a changé. Par exemple, en raison de
l’essor de la téléphonie mobile partout dans le monde,
52 % de la population mondiale — environ 3,3 milliards des
6 milliards d’habitants de la planète — est maintenant en
mesure d’utiliser un téléphone mobile. Tout en ouvrant de
nouveaux horizons, la révolution des communications
soulève des questions inédites.
« Il ne suffit pas d’avoir accès à la technologie, dit M. Clarke.
Les facteurs les plus déterminants à l’avenir seront sans
doute la possibilité de jouir d’un accès libre à l’information
transmise par ces nouveaux réseaux ainsi que la capacité de
créer de l’information. »
Le concept du « libre » est au coeur de la programmation
du CRDI dans le domaine des TIC, qu’elle vise le secteur de
l’éducation ou ceux de l’administration publique, des
affaires ou de la santé. Par exemple, le Centre appuie
l’Agenda panafricain de recherche sur l’intégration pédagogique des TIC, un projet lancé par des enseignants du
Sénégal qui a essaimé en Afrique de l’Ouest et a maintenant
des activités dans 10 pays du continent. Le projet fait la promotion du cyberapprentissage et élabore du matériel didactique auquel les enseignants — même ceux des régions
éloignées — peuvent avoir accès par voie électronique. C’est
là une illustration percutante du renforcement des capacités,
l’un des objectifs fondamentaux énoncés dans la Stratégie
générale et Cadre programmatique 2005-2010 du CRDI.
Selon M. Clarke, les TIC peuvent par ailleurs favoriser le bon
gouvernement et la transparence en permettant aux
citoyens de surveiller et d’évaluer leur gouvernement. C’est
là l’objectif central du Réseau des chefs de file du cybergouvernement en Amérique latine et dans les Caraïbes,
un réseau axé sur les relations entre le gouvernement et la
population qu’appuient le CRDI et l’Organisation des États
américains. Le réseau favorise entre autres une meilleure
reddition de comptes en permettant aux citoyens de communiquer avec les politiciens et les fonctionnaires de façon
électronique. Il favorise également la transparence, notamment grâce à l’affichage de documents gouvernementaux
dans Internet.
CRDI : M. Valberg, Valberg Imaging
Cela est vrai du domaine des technologies de l’information
et de la communication pour le développement (TIC-D). Il y
a quelques années seulement, se souvient Michael Clarke,
directeur du domaine de programme TIC-D du CRDI, la
principale préoccupation, et de loin, était l’accès aux
nouvelles technologies.
Michael Clarke, directeur, Technologies de l’information
et de la communication au service du développement
Les communications libres profitent aussi à la petite entreprise. Des travaux menés dans le cadre de la longue collaboration entre le CRDI et ses partenaires africains montrent,
entre autres, que l’accès électronique à de l’information, par
exemple sur les prix offerts par différents distributeurs pour
les produits agricoles, améliore inévitablement la situation
des petits agriculteurs sur le marché et leurs revenus. Mais
M. Clarke croit que l’incidence de l’information sur l’activité
économique pourrait être encore plus prononcée. C’est ainsi
que des chercheurs financés par le CRDI étudient la façon
dont le libre accès aux brevets pourrait devenir un puissant
stimulant économique dans les pays en développement.
Ce type de recherches vise clairement à influer sur les politiques et les pratiques, et certaines des politiques ciblées
sont celles qui réglementent l’accès aux infrastructures de
communication mêmes. Faisant fond sur la longue expérience qu’il a du financement de la recherche sur la question,
le CRDI a invité cette année des équipes de chercheurs de
l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine à se réunir à
Montevideo afin de discuter des mesures que pourraient
prendre les organes de réglementation des télécommunications et des TIC pour favoriser l’accès aux infrastructures à
l’échelon local, national et régional. Ce dialogue a alimenté
le Forum sur la gouvernance de l’Internet qui a eu lieu à Rio
de Janeiro, en novembre. « Ce qui importe, affirme M. Clarke,
c’est que trois réseaux, qui abordaient la question chacun de
son côté dans une optique régionale, entretiennent maintenant des rapports à l’échelle mondiale. »
M. Clarke estime que la collaboration est la clé, et ce, non
seulement sur le plan individuel entre les chercheurs, mais
également entre les réseaux.
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
[ 19 ]
Domaine de programme Technologies de l’information
et de la communication au service du développement
Programme
ACACIA /
Connectivité
Afrique
Connectivité
et équité
dans
les Amériques
Pan Asie
telecentre.org
TOTAL*
Portée
géographique
Afrique
Activités de recherche
approuvées
2007–
2008
2006–
2007
2005–
2006
47
32
18
Amérique
latine
et
Caraïbes
24
Asie
15
Mondiale
15
101
20
10
26
88
Activités de
recherche
en cours
au 31 mars
2008
18
20
16
72
Contribution du CRDI
(milliers de dollars)
(% du total des
affectations du CRDI)
2007–
2008
90
48
39
43
220
2006–
2007
2005–
2006
Contributions d’autres
bailleurs de fonds
(milliers de dollars)
2007–
2008
2006–
2007
2005–
2006
6 981
1 569
3 193
2 561
0
43
2 129
0
2 450
6 233
3 547
1 954
25 937 20 631 21 403 17 904
5 116
7 640
12 925
8 698
8 527
8,81 %
7,61 %
8,64 %
4 265
5 520
5 450
2,91 %
4,83 %
5,52 %
6 399
5 543
6 450
4,36 %
4,85 %
6,54 %
2 348
870
976
1,6 %
0,76 %
0,99 %
17,68 % 18,05 % 21,69 %
*Remarque : il se peut que le nombre total d’activités du domaine de programme soit inférieur à la somme du nombre d’activités indiqué pour
chaque entité de programme puisque certaines activités peuvent être financées par plus d’une entité.
En outre, le CRDI collabore aussi abondamment avec
d’autres bailleurs de fonds. Par exemple, le Centre et la
Fondation Bill et Melinda Gates sont à mettre au point une
nouvelle méthode d’étude des répercussions socioéconomiques de l’accès public aux réseaux d’information.
Un autre partenariat, telecentre.org, met à contribution les
ressources et le savoir-faire du CRDI, de la Direction du
développement et de la coopération de la Suisse et de la
société Microsoft. Les télécentres sont des organismes communautaires qui permettent aux habitants des collectivités
éloignées ou pauvres d’avoir accès à Internet; telecentre.org
est le véhicule par l’entremise duquel ils établissent de
bonnes pratiques et échangent sur leurs expériences. Cette
année, le réseau a lancé l’université des télécentres, un
programme de formation et de perfectionnement
professionnels.
[ 20 ]
De l’avis de M. Clarke, la plus importante contribution du
CRDI à ces partenariats est la valeur ajoutée que représente
son expertise en matière de recherche.
Ce même esprit de collaboration amène le CRDI à favoriser
les liens entre les chercheurs sur le terrain; à cet égard, il a
consenti un appui considérable à la troisième Conférence
sur le savoir mondial (GK3), à Kuala Lumpur. « La concertation est considérée par l’équipe comme un point de départ.
Tous les efforts visent la constitution de réseaux, pour veiller
à ce que les gens demeurent bien branchés », d’expliquer
M. Clarke.
« Je crois fermement qu’un citoyen informé est un citoyen
qui a du pouvoir, dit M. Clarke. Les TIC ont tendance à créer
des règles du jeu équitables, ce qui permet à chacun de
jouer. »
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
I N N O V AT I O N , P O L I T I Q U E E T S C I E N C E
Mobiliser les connaissances au service
du développement
Avec le lancement du domaine de programme Innovation,
politique et science (IPS), en 2005, le CRDI a commencé à
écrire un nouveau chapitre de sa longue histoire d’appui à la
recherche visant à permettre d’échapper à ces contraintes.
Par l’entremise de son programme Innovation, technologie
et société, il appuie la recherche sur les systèmes d’innovation
dans les pays en développement et, grâce à son Fonds
d’encouragement, il forge des partenariats avec des
établissements canadiens.
Le Fonds d’encouragement trace une nouvelle voie pour le
CRDI : « des partenariats avec d’autres organismes canadiens subventionnaires de la recherche pour donner à des
chercheurs du Canada et de pays en développement la
possibilité de collaborer d’une manière qui procure des
avantages réciproques et qui est susceptible de favoriser la
recherche et l’apprentissage interactifs », dit Richard Isnor,
premier directeur d’IPS.
« L’approche du CRDI est unique en son genre, explique
M. Isnor, dans la mesure où il invite d’autres organismes de
financement du Canada à s’associer à lui tout en continuant
d’appuyer la recherche canadienne, pendant que lui-même
appuie des chercheurs des pays à faible revenu et des pays
à revenu intermédiaire. »
Les premières réactions à ce type de jumelage ont été fort
encourageantes. Ainsi, le CRDI a reçu pas moins d’une centaine de lettres d’intention en réponse à l’appel à propositions lancé, au milieu de 2007, dans le cadre des Alliances
internationales de recherche universités-communautés, en
collaboration avec le Conseil de recherches en sciences
humaines du Canada. Autant de réponses ont été obtenues
en ce qui concerne le concours lancé par l’Initiative internationale des chaires de recherche; les propositions reçues font
l’objet d’un examen par les pairs. L’initiative, menée en
collaboration par le CRDI et le Programme des chaires de
recherche du Canada, a elle aussi été lancée en 2007.
En matière de partenariats de recherche, le jumelage et
l’équité procurent un double avantage, selon M. Isnor, et
peuvent avoir de réelles répercussions au sein du milieu au
Canada. Il ajoute que l’établissement de telles relations avec
des bailleurs de fonds canadiens de la recherche est une
CRDI : M. Valberg, Valberg Imaging
L’innovation est essentielle au développement d’un pays.
Toutefois, les pays en développement doivent surmonter de
nombreux obstacles pour arriver à innover, à acquérir et
utiliser efficacement la technologie afin de réduire la pauvreté
et à mener des recherches scientifiques originales. Les principaux obstacles sont la faiblesse des mécanismes d’élaboration
des politiques et le manque d’information crédible sur
laquelle fonder les politiques.
Richard Isnor, directeur, Innovation, politique et science
orientation très marquée de l’actuelle stratégie quinquennale du CRDI et que ces relations peuvent exercer des effets
concrets sur le milieu de la recherche tant au Canada qu’à
l’étranger.
Le CRDI adopte aussi de nouvelles orientations en matière
de recherche pour étayer et élargir la programmation ayant
trait aux politiques relatives à la science, à la technologie et
à l’innovation. Ces trois dernières années, signale M. Isnor,
le Centre s’est penché sur de nouveaux champs de recherche,
notamment les indicateurs de la science et de la technologie.
M. Isnor explique : « Tous les pays cherchent à obtenir de
l’information sur ce qu’ils font en matière de science et
technologie — combien ils investissent dans la recherche, le
nombre de personnes qualifiées dont ils disposent, la nature
de leurs activités d’innovation. Toutes les sociétés du savoir
ont besoin de ce type d’information, mais les pays en
développement ont de la difficulté à la glaner. » Le CRDI
appuie donc des recherches afin de trouver des moyens
d’améliorer la capacité des pays en développement de réunir
et d’utiliser cette information pour leur développement.
Par l’entremise du programme Innovation, technologie et
société, d’autres travaux visent à aider ces pays à utiliser les
instruments et les options à leur disposition sur le plan des
politiques pour veiller à ce que les régimes de propriété
intellectuelle favorisent l’innovation et l’accès au savoir. Neuf
projets, choisis parmi les nombreuses propositions reçues en
réponse à un appel à propositions, sont maintenant
en cours.
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
[ 21 ]
CRDI : C. Scott
Le CRDI a réuni des journalistes
scientifiques dans le cadre de
colloques de perfectionnement
professionnel. Ici, Armand Faye
(au centre) en compagnie de
Makeba Tchibozo du Bénin
(à droite), Jérôme Bigirimana du
Burundi et Aimable Twahirwa
du Rwanda (à gauche).
M. Isnor ajoute que le CRDI a amorcé une foule de
nouveaux travaux sur le rôle dévolu aux universités et aux
systèmes d’innovation des pays en développement. Il
souligne également le rôle que joue le personnel du CRDI
pour encourager ce type de recherche. « La valeur ajoutée
que représente notre excellent personnel, la constitution de
réseaux réunissant certains chercheurs et l’aide offerte pour
améliorer la qualité des propositions peuvent véritablement
contribuer à améliorer la qualité à long terme des projets. »
Certains des projets subventionnés ont exercé une influence
considérable sur les politiques, constate M. Isnor. C’est le
cas en particulier d’examens de la politique scientifique et
technologique de plusieurs pays. L’examen financé au
Mozambique, qui a mené à l’élaboration d’une nouvelle
stratégie en matière de science, de technologie et d’innovation, en est un bon exemple. « Le CRDI a collaboré de très
près avec le ministre des Sciences et de la Technologie, qui a
pris une part active aux travaux. L’apport du CRDI à l’élaboration de la stratégie a été très direct. » Avant d’être
nommé au Cabinet, le ministre était chercheur, et il avait
bénéficié de l’aide du CRDI.
L’influence sur les politiques peut aussi s’exercer de façon
plus implicite. M. Isnor fait état de projets sur la politique en
matière de biotechnologie et de recherches sur la biosécurité
qui ont des répercussions sur l’élaboration de politiques
nationales.
[ 22 ]
Dans d’autres cas, le CRDI a favorisé le passage de la
recherche aux politiques en encourageant la circulation de
l’information à différents échelons et en suscitant un vaste
dialogue. Certains de ces travaux ratissaient large. On a par
exemple réuni des journalistes scientifiques dans le cadre de
colloques de perfectionnement professionnel. « C’est lorsque
les gens sont mieux renseignés au sujet de la science et de
la technologie qu’ils peuvent participer au processus
d’élaboration des politiques, auquel ils n’avaient pas accès
auparavant », dit M. Isnor.
D’autres travaux, qui ont permis de recueillir les points de
vue des petits agriculteurs en Inde et en Amérique latine sur
des questions telles que la biotechnologie et les cultures
génétiquement modifiées ou encore de faciliter l’élaboration
de normes nationales de sécurité en matière de biotechnologie, ont aussi donné des résultats intéressants. Au Brésil,
entre autres, des chercheurs financés par le CRDI ont produit
un livre pour enfants sur l’adoption de la biotechnologie en
agriculture. « Parfois, fait remarquer M. Isnor, on oublie que
ce genre de choses peut avoir des répercussions bien plus
importantes qu’un texte savant que seuls quelques
spécialistes liront. »
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
Domaine de programme Innovation, politique et science
Programme
Portée
géographique
Innovation,
technologie
et société
Mondiale
Fonds d’encouragement des
partenariats
de recherche
Mondiale
Nouvelles
technologies
Mondiale
Recherche sur
les systèmes de
connaissances
Mondiale
TOTAL*
Activités de recherche
approuvées
2007–
2008
2006–
2007
2005–
2006
21
12
10
4
0
2
0
0
1
Activités de
recherche
en cours
au 31 mars
2008
Contribution du CRDI
(milliers de dollars)
(% du total des
affectations du CRDI)
2007–
2008
40
6
1
2006–
2007
Contributions d’autres
bailleurs de fonds
(milliers de dollars)
2005–
2006
2007–
2008
2006–
2007
2005–
2006
0
0
0
3 712
2 717
5 460
2,53 %
2,38 %
5,53 %
0
0
0
0
45
0
0
0
0
0
0
375
876
0,26 %
0,77 %
0
0
0,05 %
0
0
0
0
0
0
16
0,02 %
25
14
11
47
4 087
3 593
5 521
2,79 %
3,15 %
5,6 %
0
0
0
*Remarque : il se peut que le nombre total d’activités du domaine de programme soit inférieur à la somme du nombre d’activités indiqué pour
chaque entité de programme puisque certaines activités peuvent être financées par plus d’une entité.
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
[ 23 ]
POLITIQUE SOCIALE ET ÉCONOMIQUE
Éclairer le débat public
Les projets en cours sont le fruit de nouveaux partenariats et
de démarches inédites. À titre d’exemple, l’initiative Think
tank — financée par le CRDI et la Fondation William et Flora
Hewlett — vise à renforcer les capacités d’organismes non
gouvernementaux sans but lucratif qui s’intéressent à la
recherche sur les politiques publiques. Cette initiative, lancée
au début de 2008, est une manifestation concrète de
l’engagement du CRDI envers le renforcement des capacités
de recherche.
« Une des leçons que retient le CRDI, c’est que la persévérance porte fruit et que l’appui à la recherche et au
renforcement des capacités de recherche représente un
effort constant », explique M. Herbert-Copley. Il mentionne
à ce titre le Consortium pour la recherche économique en
Afrique, à la création duquel le CRDI a contribué il y a
20 ans. « D’embryonnaire qu’il était alors, cet organisme
est aujourd’hui la plus importante source d’appui à la
recherche sur les politiques économiques en Afrique. »
La façon dont les travaux en cours décuplent les avantages
des projets précédents témoigne aussi de la perspective à
long terme adoptée par le domaine de programme PSE.
Ainsi, un système de suivi communautaire de la pauvreté,
mis à l’essai dans une province des Philippines à la fin des
années 1990, a maintenant reçu l’aval du gouvernement
national et sera l’un des outils employés pour améliorer les
programmes locaux de réduction de la pauvreté. Le système
renforce la capacité des collectivités de cerner leurs besoins
et intègre l’information obtenue dans la démarche d’élaboration des politiques sur le plan local. La Zambie s’étant
jointe au groupe d’utilisateurs du système en 2007, ce sont
quinze pays d’Afrique et d’Asie qui en font maintenant
l’essai. Par ailleurs, le CRDI a ajouté, en 2007, une composante ayant trait à la budgétisation sexospécifique.
Dans le même ordre d’idées, le soutien de longue date
offert par le CRDI à la recherche sur la lutte antitabac
adopte de nouvelles orientations. Faisant fond sur les trois
cycles d’un concours de petites subventions de recherche à
l’appui de la ratification, de la mise en oeuvre et de l’application de la Convention-cadre pour la lutte antitabac, un
[ 24 ]
CRDI : M. Valberg, Valberg Imaging
La manière dont on relève les défis à venir dépend en partie
de ce que l’on a connu auparavant. Tel est le cas du
domaine de programme Politique sociale et économique
(PSE), où de nouvelles initiatives misent sur des recherches à
long terme pour produire et échanger des connaissances.
À cette étape de la mise en oeuvre de la Stratégie générale
et Cadre programmatique 2005–2010, « le CRDI cherche à
faire la synthèse des résultats des travaux qu’il a financés et
à les faire se répercuter à grande échelle », dit le directeur
du domaine de programme PSE, Brent Herbert-Copley.
Brent Herbert-Copley, directeur, Politique sociale et économique
nouveau projet a été lancé en 2007 afin de mobiliser de
jeunes chercheurs. Une autre étape marquante a été
franchie cette année grâce à un partenariat avec la
Fondation Bill et Melinda Gates, qui permettra au CRDI
d’intervenir dans la lutte contre le tabagisme en Afrique,
où, « en ayant recours à des cadres d’action appropriés et à
des recherches pertinentes, il est possible d’éviter que ce
continent connaisse autant de maladies et de décès reliés
au tabagisme que d’autres. »
Les deux objectifs que représentent le renforcement des
capacités et l’influence de la recherche sur les politiques sont
aussi au coeur de l’Initiative de recherche en santé mondiale.
« Ce partenariat réunissant quatre organismes (le CRDI,
l’Agence canadienne de développement international, Santé
Canada et les Instituts de recherche en santé du Canada)
fait ressortir les avantages de la collaboration et aussi, pour
tout dire, les obstacles à franchir pour y parvenir, explique
M. Herbert-Copley. Mais le grand avantage réside dans la
constitution d’un réservoir plus imposant de ressources pour
la recherche en santé mondiale et la possibilité d’accroître
le leadership du Canada dans ce domaine. »
D’autres travaux de recherche à long terme alimentent
directement l’élaboration des politiques. M. Herbert-Copley
mentionne les travaux sur la politique de la concurrence
effectués en collaboration par les autorités de la concurrence
et des chercheurs indépendants. Ces travaux ont aidé le
gouvernement de l’Ouzbékistan à apporter des changements
au traitement des envois d’argent provenant de l’étranger et
a permis d’ouvrir le marché du ciment à l’entreprise privée
en Égypte, pour ne citer que ces deux exemples. Au début
de 2008, le CRDI a publié un livre résumant ces travaux,
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
Domaine de programme Politique sociale et économique
Programme
Gouvernance,
équité et
santé /
Recherche
pour la lutte
mondiale
contre le tabac
Portée
géographique
Mondiale
Activités de recherche
approuvées
2007–
2008
2006–
2007
39
25
2005–
2006
36
Contribution du CRDI
(milliers de dollars)
(% du total des
affectations du CRDI)
2007–
2008
92
2006–
2007
2005–
2006
8 951 24 307 10 467
Contributions d’autres
bailleurs de fonds
(milliers de dollars)
2007–
2008
2006–
2007
2005–
2006
966
6 643
1 138
104
0
113
0
0
208
0
0
0
1 070
6 643
1 459
6,10 % 21,27 % 10,61 %
Mondialisation, Mondiale
croissance
et pauvreté
21
Paix,
conflits et
développement
Mondiale
20
Droits des
femmes et
participation
citoyenne
Mondiale
TOTAL*
Activités de
recherche
en cours
au 31 mars
2008
16
96
32
22
16
95
40
21
9
106
80
54
42
268
17 400
9 397 11 474
11,86 %
8,22 % 11,63 %
6 201
4 868
5 693
4,23 %
4,26 %
5,77 %
5 751
4 260
2 079
3,92 %
3,73 %
2,11 %
38 303 42 832 29 713
26,11 % 37,48 % 30,12 %
*Remarque : il se peut que le nombre total d’activités du domaine de programme soit inférieur à la somme du nombre d’activités indiqué pour
chaque entité de programme puisque certaines activités peuvent être financées par plus d’une entité.
intitulé La concurrence et le développement : la puissance
des marchés concurrentiels.
Évidemment, les liens entre la recherche et les politiques ne
sont pas toujours simples ni directs. « PSE croit de plus en
plus, affirme M. Herbert-Copley, que sa fonction générale
est d’alimenter le débat public. » Par exemple, la recherche
sur les pratiques de sélection prénatale — qui ont donné
lieu à la naissance d’un plus grand nombre de garçons que
de filles — a déclenché un vaste débat en Inde, tant au sein
de la population que dans les médias. Il s’agit d’une « ques-
tion qui soulève les passions, mais des recherches minutieuses peuvent aider les gens à comprendre les facteurs très
complexes qui engendrent ces tendances. » Il s’ensuit un
débat plus éclairé sur les solutions possibles.
« Le problème du développement est bien sûr loin d’être
réglé et de nouveaux défis se dressent sans cesse, conclut-il.
Mais, conscient qu’il a le privilège de travailler avec des
personnes des plus talentueuses et qui ont très à coeur le
développement de leur société, le personnel du CRDI est
d’avis que l’avenir est prometteur. »
L E S P R O G R A M M E S D U C R D I : N O V AT E U R S , A D A P T É S , I N T É G R É S
[ 25 ]
{
La réalisation
des objectifs
CRDI : L. Berman
L A R E C H E R C H E . . . P O U R R E N F O R C E R L E S C A PA C I T É S
Des chercheurs compétents,
des établissements solides
OBJECTIF – « Le CRDI entend consolider les capacités de recherche locales des pays
en développement […] et aider à mobiliser ces capacités. »
Améliorer les capacités de ses partenaires de recherche est
un des objectifs fondamentaux du CRDI. La Loi sur le CRDI
lui prescrit d’aider les pays en développement « à se doter
du potentiel — en personnel et institutions — de recherche
scientifique et d’innovation technique nécessaire à la solution
de leurs problèmes ». Pour réaliser cet objectif, le CRDI a
recours à des mesures précises telles la formation, le
mentorat, l’octroi de bourses et les évaluations. Mais, de
fait, chaque aspect des activités du Centre concourt au renforcement des capacités, un élément qui le distingue de la
plupart des autres organismes oeuvrant au développement.
En 2004, le CRDI a entrepris une vaste évaluation visant à
établir dans quelle mesure et par quels moyens il avait réussi
à accroître les compétences des chercheurs qu’il appuyait.
Jusqu’à maintenant, les résultats confirment la valeur de
l’étroite collaboration qu’entretiennent les employés du
Centre et les partenaires de recherche. Ils indiquent
effectivement que cet appui aide les chercheurs à améliorer
et étendre leurs compétences et même, par un effet
d’entraînement, celles de leurs collègues.
Comme conseiller, le CRDI collabore depuis longtemps avec
l’Université Makerere, en Ouganda, en ce qui concerne
notamment la rédaction de propositions et la méthodologie
de la recherche. À titre de collaborateur, le Centre a oeuvré
de concert avec le ministère de l’Environnement du
Cambodge en vue de consolider les compétences de
nombreux chercheurs et organismes qui exécutaient des
recherches visant à éclairer les politiques publiques. Enfin,
comme agent catalyseur, le CRDI a suscité la création du
Consortium de recherche économique et sociale (CIES) du
Pérou; son soutien a aidé un organisme qui jusque-là
s’occupait uniquement d’économie à devenir un important
réseau de recherche axé sur les politiques.
L’évaluation a fait ressortir certaines « bonnes pratiques »
qui contribuent au renforcement des capacités. On peut
mentionner, entre autres,
■
un mentorat soutenu et un engagement prolongé du
CRDI auprès des chercheurs et des établissements;
■
la capacité de s’adapter rapidement à l’évolution des
besoins, souvent dans des circonstances difficiles;
■
l’aide à la création de réseaux regroupant des particuliers
et des organismes et des rencontres en personne réunissant le personnel du Centre et les chercheurs;
■
une présence locale solide assurée par les six bureaux
régionaux du CRDI, ce qui permet au personnel de bien
connaître le milieu et garantit des programmes de
recherche axés sur les priorités locales.
57
227
nouveaux projets
de recherche ayant
comme objectif
explicite de renforcer
les capacités
projets de recherche
ayant comme objectif
explicite de renforcer
les capacités en cours
à la fin de l’exercice
66
268
230
nouvelles activités
de recherche ayant
comme objectif
explicite de renforcer
les capacités
activités de recherche
ayant comme objectif
explicite de renforcer
les capacités en cours
à la fin de l’exercice
établissements
de recherche
bénéficiaires
La chercheure Lkhasuren
Oyuntogos, de la Mongolie,
présente les constatations
émanant d’un projet sur la santé
au travail réalisé à Oulan-Bator.
En vertu de la stratégie générale du CRDI, l’accroissement
des capacités de recherche doit s’inscrire dans un cadre plus
large visant le renforcement de capacités institutionnelles
telles que la gestion de fonds, l’établissement de partenariats,
les communications et la création de réseaux. Les exemples
suivants font état de certaines réalisations du CRDI à cet
égard en 2007–2008.
■
La quatrième phase de l’évaluation, réalisée en 2007–2008,
examine la façon dont le soutien du CRDI a contribué à
améliorer le rendement de six organismes partenaires de
longue date du Centre et cerne les rôles multiples — et
souvent simultanés — que ce dernier a joué à titre d’allié
stratégique, de conseiller, d’agent catalyseur du changement
et de collaborateur.
APERÇU
STATISTIQUE
du renforcement
des capacités
en 2007–2008
CRDI : S. Murray
Stratégie générale et Cadre programmatique 2005–2010 (SG, paragraphe 66)
En collaboration avec la Fondation William et Flora
Hewlett, le CRDI a lancé l’initiative Think tank afin
d’appuyer des organismes de recherche indépendants
en leur offrant formation et aide technique. L’initiative a
pour but de les aider à améliorer la qualité de leurs
recherches, à resserrer les liens entre la recherche et les
politiques et à se pencher sur d’autres aspects importants
de leur développement organisationnel.
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 27 ]
■
« La structure de gouvernance et
le but cohérent du CRDI ont permis
à ce dernier de contribuer de façon
exceptionnelle au renforcement
des capacités de recherche dans
les pays en développement.
Les organismes donateurs, le secteur
privé, la société civile et les gouvernements peuvent tirer des leçons du CRDI
et inciter ce dernier à établir une
démarche en matière de développement qui soit fondée sur des données
probantes. » [TRADUCTION CRDI]
Canada (2007) DAC Peer Review: Main Findings
and Recommendations, OCDE, 2007
■
■
Le CRDI a renouvelé son financement
au Réseau de recherche sur les sexospécificités et les TIC pouvant favoriser
l’autonomisation des femmes en Afrique
(réseau GRACE), qui contribue à rendre
les organismes africains mieux en mesure
d’effectuer des recherches sur la façon
dont l’utilisation des technologies de
l’information et de la communication
peut améliorer le sort des femmes. La
publication des résultats des 14 premières études, réalisées dans 12 pays,
sur les obstacles qui empêchent les
Africaines d’utiliser les TIC, est prévue
pour l’an prochain.
Le CRDI appuie les efforts déployés par l’Association for
Stimulating Know-how, de l’Inde, en vue de créer un
collectif d’experts en techniques d’évaluation en Asie du
Sud. Le projet, qui comporte un examen par les pairs et
des activités de mentorat, vise à faire de l’évaluation un
outil plus utile aux planificateurs, aux chercheurs en
développement et aux collectivités de la région.
Le CRDI fait appel au mécanisme d’octroi de subventions
par voie de concours pour repérer de nouveaux partenaires de recherche et les encourager. C’est ainsi que le
Programme d’économie environnementale pour l’Asie du
Sud-Est, qu’il finance, a appuyé près de 600 chercheurs
depuis 1993. Cette année, il a financé des recherches sur
des sujets tels que la gestion des forêts en Indonésie, la
bioénergie au Sri Lanka et l’agriculture dans les hautes
terres au Vietnam.
Puisque le renforcement des capacités des employés du
Centre contribue à renforcer les capacités des chercheurs
avec lesquels ils travaillent, le CRDI favorise une culture
organisationnelle axée sur l’évaluation et l’échange. Il s’y
emploie notamment dans le cadre du Forum annuel sur
l’apprentissage (FAA), au cours duquel les employés ont
l’occasion d’échanger avec leurs collègues des idées sur la
façon d’améliorer le rendement du CRDI. Le FAA 2007
avait pour thème le renforcement des capacités
organisationnelles.
200 personnes ont suivi une formation pour apprendre à
rédiger un exposé de politique ou encore à accorder une
entrevue.
Comment le CRDI peut-il être assuré de l’efficacité de sa
démarche au chapitre du renforcement des capacités ?
Le perfectionnement réel des compétences se manifeste,
entre autres, dans le fait que des programmes parvenus à
maturité grâce à l’aide du CRDI acquièrent leur autonomie.
Le Secrétariat international Bellanet, par exemple, a été créé
en 1995 en vue de favoriser le réseautage et l’innovation
dans le domaine des TIC au service du développement.
Au fil des ans, ce réseau virtuel a évolué de telle sorte que
la plupart de ses activités clés étaient menées dans les pays
en développement. Au début de 2008, le CRDI a annoncé
que le siège de Bellanet serait désormais à la coopérative
Sulá Batsú au Costa Rica, d’où se poursuivra son travail
remarquable.
Les examens externes qui confirment les résultats de l’action
du CRDI sont d’autres indicateurs de succès. Une étude en
particulier, réalisée en 2007 par l’Overseas Development
Institute (ODI) du Royaume-Uni pour le compte du
Department for International Development, met en évidence
le rendement du CRDI en matière de renforcement des
capacités et souscrit à sa démarche, qu’il juge apte à servir
de modèle à d’autres organismes subventionnaires. L’ODI
estime que le CRDI est le seul bailleur de fonds [de la
recherche] à jouir de la considération de tous dans le monde
entier en raison de la clarté de sa mission, de sa visibilité, de
la qualité de ses processus et de son appui à l’innovation.
L’utilisation des ressources du CRDI dans les établissements
d’enseignement témoigne également du succès du Centre.
Cette année, par exemple, le livre de la collection un_focus
sur l’agriculture urbaine, intitulé Cultiver de meilleures villes,
a servi à un cours du programme d’enseignement à distance
de l’Université Ryerson, de Toronto. Selon le chargé de cours
Joe Nasr, outre sa qualité, l’ouvrage présente l’avantage
d’être accessible sur le Web.
En 2006, dans le but de sensibiliser les employés, le CRDI a
lancé la campagne Peser dans la balance, qui démontre de
quelle manière la recherche appuyée par le CRDI et le travail
des employés du Centre contribuent à améliorer les conditions de vie des populations. Des outils de formation ont
également été conçus pour accroître les compétences du
personnel et des partenaires de recherche en matière de
communications. Au cours de l’année, quelque
[ 28 ]
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
IDRC: Louise Guénette
L A R E C H E R C H E . . . P O U R R E N F O R C E R L E S C A PA C I T É S : Q U E L Q U E S E X E M P L E S
Apprendre à s’adapter aux changements climatiques
Durée du projet :
de 2007 à 2009
Dans le nord du Nigeria, les pluies sont
de plus en plus incertaines, les saisons
sèches se prolongent, et d’autres signes
témoignent des changements climatiques. Les petits exploitants agricoles,
dont bon nombre sont des femmes, ont
un besoin criant d’information afin de
pouvoir s’adapter aux conditions qui ne
cessent de se dégrader. Mais comment
mettre l’information nécessaire à la
disposition de grands pans de la population qui sont isolés, pauvres et peu
alphabétisés ?
En mai 2007, le CRDI a lancé un projet
de recherche d’une durée de deux ans
visant à déterminer si la diffusion d’un
feuilleton radiophonique sur l’adaptation aux changements climatiques permettrait de transmettre aux agriculteurs
les connaissances dont ils ont besoin.
Vingt-six épisodes produits sur place en
langues locales seront diffusés pendant
six mois. Des groupes de discussion
réunis avant, pendant et après les diffusions évalueront l’efficacité de la radio
à transmettre le message.
Il ne s’agit là que d’un des nombreux
projets qu’appuie le programme
Adaptation aux changements climatiques en Afrique (ACCA), financé conjointement par le CRDI et le Department
for International Development du
Royaume-Uni. Ce programme ambitieux
axé sur la recherche et le renforcement
des capacités s’emploie à tirer des
enseignements des mesures prises par
de nombreux Africains pour composer
avec les changements climatiques en
vue de leur application ailleurs sur
le continent.
Le projet mené au Nigeria s’avère déjà
fructueux. Les premiers groupes de discussion ont réuni des données sur ce
que les agriculteurs font désormais pour
s’adapter. L’information ainsi recueillie
est mise à profit dans les différents
scénarios du feuilleton.
Le programme ACCA appuie beaucoup
de projets semblables axés sur l’apprentissage par la pratique afin de faire
participer activement les Africains au
renforcement de leur capacité d’adaptation. Cette démarche associe des
intervenants clés, en particulier les
responsables des politiques et les collectivités locales. Les équipes de chercheurs
formées de spécialistes de différentes
disciplines entendent miser sur le savoir
local, ayant trait par exemple à des
méthodes de préservation des sols et de
l’eau adaptées à une vaste gamme de
conditions météorologiques extrêmes.
En 2007–2008, le programme ACCA a
appuyé des ateliers de renforcement des
capacités à l’intention des chercheurs,
qui ont abordé, entre autres, l’évaluation des risques reliés au climat, les
répercussions différentes des changements climatiques sur les hommes et les
femmes et la communication des résultats de recherche aux responsables des
politiques. De plus, dans le cadre d’une
stratégie à long terme dont le but est
de rehausser les compétences scientifiques, le programme ACCA a
approuvé l’octroi de bourses de perfectionnement en adaptation aux changements climatiques en Afrique, qui
permettront d’accroître le savoir-faire
africain en matière d’adaptation.
Lancées en novembre 2007, ces bourses
sont administrées par START (global
change SysTem for Analysis, Research
and Training), en collaboration avec
l’Université de Dar es-Salaam et
l’African Academy of Sciences.
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 29 ]
CRDI : P. Bennett
Contribution du CRDI :
389 650 $
(pour le projet mené
au Nigeria)
Apprentissage mutuel :
des agriculteurs d’Afrique
échangent des techniques
d’adaptation aux aléas
du climat.
L A R E C H E R C H E . . . P O U R R E N F O R C E R L E S C A PA C I T É S : Q U E L Q U E S E X E M P L E S
Collaboration régionale en vue de la consolidation de la paix en Haïti
Contribution du CRDI :
594 836 $
Durée du projet :
de 2007 à 2009
Ces dernières décennies, certains pays
des Amériques ont connu des conflits
internes prolongés, voire de véritables
guerres civiles. Une fois les combats
terminés, ces pays se sont efforcés de
cimenter la paix et de remettre leurs
institutions sur pied.
Haïti est l’un de ces pays.
D’interminables conflits internes et la
dégradation sociale y ont entraîné un
cycle de misère qui a abouti à la
rébellion en 2004. D’autres pays du
continent sont venus par la suite
appuyer Haïti dans ses efforts de
reconstruction, le Canada notamment,
mais également des pays d’Amérique
latine qui mettent à profit leur propre
expérience des conflits et des activités
de redressement.
L’ampleur des besoins d’Haïti pose
toutefois des défis particuliers en
matière de reconstruction, y compris
aux pays d’Amérique latine qui souhaitent lui prêter assistance. En effet, ces
pays ne connaissent que depuis peu les
bienfaits du maintien de la paix et sont
novices en matière de coopération
internationale. Aussi, avant de pouvoir
venir en aide à Haïti, doivent-ils établir
chez eux de solides assises leur permettant de se lancer dans de telles activités
de développement. C’est ainsi qu’en
2007, le CRDI a commencé à financer
un important projet regroupant des
spécialistes de l’Argentine, du Brésil,
du Chili et du Mexique.
Dans un premier temps, le soutien du
CRDI cible le renforcement des capacités des milieux universitaires de ces
quatre pays. Le projet a pour but de
suivre l’évolution des activités de
[ 30 ]
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
reconstruction en Haïti et de déterminer
les moyens de rendre plus efficace
l’action des pays qui y participent; ces
derniers pourront également tirer des
enseignements de leurs propres travaux
tout au long des interventions. Le projet
a aussi pour but de sensibiliser la population de ces pays à la coopération internationale dans le contexte du maintien
de la paix et de la reconstruction et à ce
qui en résulte pour l’ensemble de
la société.
À long terme, les chercheurs ont pour
tâche d’examiner les moyens à mettre
en place en vue de favoriser une paix
durable et de rétablir des institutions
fonctionnelles en Haïti. À cet égard,
chacun des pays participants a déjà
amorcé des études sur des aspects
précis : l’Argentine se penche sur les
investissements et la sécurité alimentaire; le Mexique analyse le développement local, les partenariats et le rôle
des envois d’argent; le Brésil se concentre sur les droits de la personne, la
culture et le processus décisionnel
participatif; enfin, le Chili étudie le rôle
que peuvent jouer les organismes de
la société civile dans le façonnement de
la démocratie.
Quant au CRDI, il s’efforce de faciliter
les actions communes et d’encourager
la création de réseaux, car le projet
cherche à promouvoir une collaboration
durable entre les établissements de
recherche participants, et entre les
centres de recherche d’Amérique latine
et du Canada.
Des instituts plus solides pour la recherche sur les politiques
Contribution du CRDI :
10 000 000 $
(pour les cinq
premières années)
Durée du projet :
de 2008 à 2017
Autrefois, les politiciens, parfois conseillés par quelques personnes influentes et
très habiles, pouvaient gouverner simplement en se laissant guider par leurs
principes personnels, leur inclinaison
idéologique et, à l’occasion, en
acquiesçant à des demandes venant
d’intérêts privés. De nos jours, cependant, il est impensable de vouloir diriger
une grande économie sans l’aide permanente de conseillers techniques de
l’extérieur. Le travail de développement
a plus de chances de réussir s’il
s’appuie sur les constatations de
recherches crédibles, exécutées de
façon indépendante par des chercheurs
locaux. En outre, le soutien à des
groupes de réflexion (ou « think
tanks ») indépendants peut contribuer à
consolider la démocratie en éclairant le
débat public.
Dans les pays pauvres, cependant, ces
groupes sont souvent vulnérables et
marginalisés, et ils manquent de
financement. Pour résoudre ce problème, le CRDI s’associe à la Fondation
William et Flora Hewlett en vue de
lancer l’initiative Think tank, qui a pour
objet de renforcer, sur une période de
dix ans, les instituts voués à la
recherche sur les politiques dans les
pays en développement. L’initiative
vise à pallier la faiblesse chronique du
soutien apporté à ces instituts. En
effet, les bailleurs de fonds internationaux ont plutôt tendance à soutenir
des projets ponctuels, qu’ils conçoivent
et dirigent d’ailleurs souvent euxmêmes, et négligent d’investir pour
assurer la viabilité à long terme des
instituts.
Les activités démarrent en 2008 en
Afrique, un continent qui a un urgent
besoin de compétences en recherche
sur les politiques, et viseront par la suite
l’Asie du Sud et l’Amérique latine. Les
instituts recevront un financement de
base afin de planifier leurs activités à
long terme, d’établir leurs propres
priorités et de se doter de programmes
de recherche solides. De 30 à 40 instituts seront aidés de la sorte.
Le CRDI administrera l’initiative avec
l’aide d’un groupe consultatif international, dont sont membres plusieurs
spécialistes renommés. L’initiative
appuiera aussi des activités de renforcement des capacités qui porteront sur
trois grands éléments : les méthodes et
les compétences de recherche, les
communications et le rayonnement, le
développement organisationnel général
(notamment le leadership et la gouvernance, la gestion financière et la gestion
des ressources humaines, ainsi que la
planification stratégique).
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 31 ]
MUTUALISATION DES CONNAISSANCES À L’ÉCHELLE MONDIALE
« Le CRDI s’emploie à faciliter l’accès, en temps opportun,
à de l’information exacte et pertinente répondant
aux besoins de la recherche. » Stratégie générale et
Cadre programmatique 2005–2010 (SG, paragraphe 77)
La production, la mutualisation et l’utilisation des connaissances sont essentielles à l’édification de sociétés
meilleures et plus équitables. Le CRDI contribue à la
mutualisation des connaissances en donnant accès à la
documentation scientifique et en offrant des services de
soutien à la recherche aux bénéficiaires qu’il subventionne.
Ainsi, la Bibliothèque numérique du CRDI, un dépôt institutionnel
en libre accès, diffuse les résultats des travaux de recherche
financés par le Centre. Elle renferme une collection de plus de
34 000 documents de recherche résultant de près de 40 années
d’activité. On peut obtenir 30 % des documents de la collection
dans leur intégralité.
Non seulement la Bibliothèque numérique permet-elle au CRDI
de mieux rendre des comptes à la population et d’être plus transparent, mais elle contribue également au débat public sur les
questions de développement. Le CRDI est le seul organisme
subventionnaire canadien à diffuser ainsi ses résultats
de recherche.
Le CRDI appuie en outre ses partenaires de recherche dans leur
quête de savoir en mettant à leur disposition 13 bases de données
de recherche. Sont ainsi accessibles des références renvoyant à
plus de 40 000 revues spécialisées, dont 10 000 comprennent
des liens vers le texte intégral numérisé. Il existe en outre un
service de fourniture de documents gratuit; en 2007–2008, le
Centre a fourni plus de 1 000 articles à ses partenaires. Un outil
Web de gestion de données bibliographiques, RefWorks, permet
également aux bénéficiaires de gérer leurs sources et de les
mettre à la disposition des autres chercheurs.
Enfin, tout le milieu de la recherche peut prendre connaissance
des activités de financement du CRDI en consultant IDRIS+, la
base de données sur les projets de recherche du Centre, à partir
de son site Web. Le site offre également une foule de renseignements sur le CRDI et sur ses activités; on y trouve, entre autres,
toutes les publications du Centre offertes gratuitement en ligne,
et ce, en texte intégral.
[ 32 ]
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
« Au cours de la dernière année, j’ai pu
disposer d’un espace intellectuel et de
temps comme jamais auparavant. »
Sridharan Sethuratnam
(à droite), de Guelph,
en Ontario, à l’oeuvre
dans l’État du Tamil
Nadu, en Inde.
Sridharan Sethuratnam, stagiaire au programme
Pauvreté rurale et environnement du CRDI
ENCOURAGER L’ACQUISITION D’EXPÉRIENCE EN DÉVELOPPEMENT
BOURSES ATTRIBUÉES EN 2007–2008
1
11
1
bourse de formation
Écosanté attribuée
à un étudiant
d’Afrique de l’Est ou
d’Afrique australe
bourses de
recherche et de
design ÉCOPOLIS
pour les cycles
supérieurs
bourse Écosystèmes
et santé humaine
pour les cycles
supérieurs
3
2
35
bourses en
journalisme
spécialisé en
développement
international
bourses Regard
canadien sur
le développement
international
bourses du CRDI
aux chercheurs
candidats
au doctorat
18
1
2
stages rémunérés
au CRDI
bourse Recherche
pour la lutte
mondiale contre
le tabac (RMCT)
bourses de travail
libre
2
1
TOTAL
bourses de
perfectionnement
professionnel
chercheure invitée
en perspectives
féministes sur
la mondialisation
77
Le CRDI favorise depuis longtemps le perfectionnement
professionnel des chercheurs en offrant des bourses de
formation et de recherche à des scientifiques du Canada et
de pays en développement qui sont en début ou en milieu
de carrière.
Au cours de l’exercice 2007–2008, le CRDI a accordé plus
de 70 bourses de recherche à des étudiants des cycles
supérieurs dans des disciplines reliées à ses domaines de
programme. Études, recherches sur le terrain et travaux
pratiques permettent aux boursiers d’acquérir une expérience internationale et de prendre conscience concrètement des défis à relever en matière de développement.
Par ailleurs, au moyen de bourses de travail libre et de bourses
accordées à des chercheurs invités, le CRDI appuie des
chercheurs chevronnés qui apportent de nouveaux points de vue
au Centre ainsi qu’à d’autres organismes canadiens. Au cours de
l’exercice, le CRDI a accueilli
■
Howard Alper, ancien vice-recteur à la recherche à l’Université
d’Ottawa. En 2000, il a été le premier récipiendaire de la
Médaille d’or Gerhard-Herzberg en sciences et en génie du
Canada, le plus prestigieux prix décerné dans ce domaine au
Canada. Howard Alper a été nommé président du nouveau
Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation du
gouvernement du Canada;
■
John Stone, professeur adjoint à l’Université Carleton,
également l’un des vice-présidents du Groupe de travail II, et
membre du Bureau, du Groupe d’experts intergouvernemental
sur l’évolution du climat (GIEC). Il faisait partie de l’équipe du
GIEC qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2007;
■
John Githongo, ancien secrétaire permanent auprès du
Bureau du président du Kenya pour les questions de
gouvernance et d’éthique et actuel vice-président, politiques
et défense des droits, de l’organisme Vision mondiale.
Cette forme de soutien ne cesse de croître. La stratégie générale
quinquennale du CRDI prévoit une augmentation de l’aide
apportée aux étudiants des cycles supérieurs des pays en
développement. À cet égard, on a déjà élargi les programmes de
bourses actuels de sorte que les étudiants des pays en développement qui étudient au Canada en bénéficient.
Le lancement, en 2007–2008, des bourses du CRDI aux
chercheurs débutants du Sud constitue une autre mesure importante. Ces bourses viennent en aide aux étudiants inscrits aux
cycles supérieurs dans des universités d’Afrique subsaharienne.
Sont ciblés tout particulièrement les sujets de thèse portant sur
l’économie, la paix et la sécurité, ainsi que les systèmes de santé.
Il arrive aussi à l’occasion que ces bourses servent à appuyer des
programmes complets d’études de doctorat ou, dans quelques
cas, de maîtrise. Outre la qualité des chercheurs, le choix des
bénéficiaires se fonde sur l’équilibre à respecter entre les sexes,
les régions et les langues. On entend favoriser les candidats
provenant de pays jusqu’à maintenant sous-représentés dans le
programme de bourses et de pays qui se relèvent d’un conflit.
Le CRDI souhaite offrir ces bourses en Amérique latine et
dans les Caraïbes en 2008.
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 33 ]
PESER DANS LA BALANCE
« Pour moi, le CRDI est un creuset d’idées,
un lieu où l’on n’hésite pas à [repousser]
les limites du savoir et à essayer de nouvelles
façons de faire. Toute notre action est façonnée
par une volonté sans faille de servir les
véritables intérêts des populations du Sud, et
non seulement ceux des institutions. C’est une
attitude que l’on retrouve partout dans
l’organisation, chez tous les employés. »
Merle Faminow, chef de programme, EGRN
Depuis des décennies, les recherches subventionnées par
le CRDI améliorent les conditions de vie des populations des
pays en développement. Ces améliorations sont le fruit du
travail accompli dans l’ombre par les membres du personnel
qui collaborent directement avec les chercheurs ou les
appuient. Ces recherches et ces personnes pèsent dans
la balance.
Toutefois, en raison de la nature et de l’ampleur des activités
du CRDI, les employés peuvent difficilement avoir une vue
d’ensemble de la manière dont toutes ces activités contribuent à la réalisation de la mission du Centre et à la
création d’un organisme dont eux-mêmes, et tous les
Canadiens, peuvent être fiers. Afin de remédier à cette
lacune, le CRDI a lancé, en 2006, une campagne de
sensibilisation des employés dont le slogan est Peser dans
la balance.
[ 34 ]
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
Cette campagne permet aux employés du Centre de prendre
connaissance de certaines des plus belles réalisations du CRDI
et des efforts qu’ont déployés certains de leurs collègues
pour qu’elles puissent se produire. L’objectif est de renforcer
l’esprit de collégialité qui fait partie intégrante de la culture
organisationnelle du Centre et de renseigner les employés
sur les répercussions des travaux subventionnés. Somme
toute, il s’agit de fournir aux employés l’information dont ils
ont besoin pour jouer encore plus efficacement leur rôle
d’ambassadeurs du CRDI. Une évaluation exécutée cette
année a confirmé l’efficacité et la popularité de la campagne.
« Le travail absorbe tellement toute mon attention
qu’il m’est difficile de suivre ce qui se passe ailleurs
au CRDI. Cependant, grâce au site Peser dans la balance,
je peux mieux me renseigner sur les remarquables
réalisations du CRDI, et cela ne prend que quelques
minutes. » Diane Ryerson, adjointe principale, Bureau de direction
Les cinq volets lancés au 31 mars 2008 décrivent de quelle
manière
■ des chercheurs dont les travaux sont financés par le
CRDI partout dans le monde contribuent à la transformation de terrains vagues dans les villes en sources de
nourriture et de revenu tout en solutionnant les
problèmes reliés à la santé et à l’environnement
qu’occasionnent l’eau contaminée et le manque
de salubrité;
■ une équipe de chercheurs de la Bolivie a contribué à la
rédaction d’une nouvelle loi équitable sur l’eau, qui a
mis fin à un conflit concernant les droits relatifs à l’eau
qui durait depuis plusieurs décennies;
■ des chercheurs du monde entier ont aidé des agriculteurs
à passer de la culture du tabac à des cultures vivrières de
remplacement et ont fourni les données probantes dont
les gouvernements ont besoin pour contrer l’influence
des multinationales du tabac;
■ des chercheurs d’Asie rendent les technologies de l’information plus pertinentes et plus accessibles aux pauvres
en adaptant des logiciels dans les langues locales.
L’an dernier, la campagne a été élargie au grand public par
le truchement du site Web du CRDI
(www.crdi.ca/peser_dans_la_balance). Deux autres volets
sont prévus en 2008–2009.
■ des travaux de recherche sur le déploiement du traitement antirétroviral en Afrique du Sud ont amélioré le
système de santé tout en garantissant un traitement
aux personnes atteintes du VIH/sida;
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 35 ]
LA RECHERCHE… POUR INFLUENCER LES POLITIQUES
Des décisions éclairées,
des changements visibles
OBJECTIF – « Le CRDI s’emploiera à favoriser et à appuyer la production, la diffusion
et l’application de résultats de recherche qui débouchent sur des pratiques, des technologies,
des politiques et des lois modifiées de façon à promouvoir le développement durable et
équitable et la diminution de la pauvreté. »
CRDI : A. Ait Lhaj
Stratégie générale et Cadre programmatique 2005–2010 (SG, paragraphe 67)
Au Maroc, des chercheurs et
des membres de la collectivité
discutent de la meilleure façon
de se préparer aux effets qu’aura
un nouveau barrage.
La recherche met à la disposition du système de santé
publique de l’Afrique du Sud, débordé, les outils nécessaires
pour faire face à la crise déclenchée par le VIH/sida. Grâce à
l’appui du CRDI, dès 2002, le Lung Institute de l’Université
du Cap a mis à l’essai, dans la province de l’État libre, un
programme de formation visant à confier au personnel
infirmier davantage de responsabilités reliées au diagnostic
et au traitement de la tuberculose et du VIH/sida. Un projet
distinct appuyé par le CRDI permet au personnel infirmier
et autre d’avoir accès à un système d’information, de
communication et de gestion des données.
Le programme est une réussite en ce qui concerne le suivi
attentif de la façon dont les malades réagissent au traitement antirétroviral. En effet, selon une étude internationale
publiée au début de 2008, le programme déployé dans la
province de l’État libre permet de sauver autant de vies que
des programmes semblables menés dans des pays à revenu
élevé.
Le programme a maintenant été étendu à tous les établissements de soins de santé primaires de la province ainsi qu’à
ceux de la province du Cap-Ouest. Le ministère de la Santé
de l’Afrique du Sud prévoit sa mise en oeuvre à l’échelle
nationale. En outre, en février 2008, le Lung Institute a
entrepris la réalisation d’un programme parallèle au Malawi,
en collaboration avec Dignitas International, un organisme
de Toronto.
Cette mise en oeuvre progressive du programme, c’est-àdire sa mise à l’essai, puis son déploiement à l’échelle
provinciale, nationale, et enfin internationale, peut sembler
tout à fait naturelle. Pourtant, chaque étape est le fruit d’un
travail acharné qui a nécessité une planification soignée,
de la diligence et un engagement ferme de la part des
chercheurs. Pour parvenir à agir sur les politiques, la
recherche, elle aussi, est une entreprise de longue haleine.
Le CRDI a scruté les relations entre la recherche, les politiques et la pratique. Une étude de l’influence sur les
politiques, réalisée de 2001 à 2007, s’est penchée sur la
manière dont les gouvernements des pays en développement formulent leurs politiques et sur l’influence plus ou
[ 36 ]
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
APERÇU
STATISTIQUE
de l’influence
exercée sur
les politiques
en 2007–2008
43
180
nouveaux projets
de recherche ayant
pour objectif explicite
l’exercice d’une
influence sur
les politiques
projets ayant comme
objectif explicite
l’exercice d’une
influence sur les
politiques en cours
à la fin de l’exercice
43
183
205
nouvelles activités
de recherche ayant
comme objectif
explicite l’exercice
d’une influence sur
les politiques
activités ayant comme
objectif explicite
l’exercice d’une
influence sur les
politiques en cours
à la fin de l’exercice
établissements
de recherche
bénéficiaires
moins marquée qu’ont exercée des chercheurs appuyés par
le CRDI sur les décisions gouvernementales. Les 23 études
de cas exécutées sur des projets menés dans toutes les
régions démontrent que les stratégies conçues par les
chercheurs doivent prendre en compte le degré de réceptivité
du gouvernement. Les possibilités d’influer sur les politiques
sont ténues et occasionnelles, aussi les chercheurs doiventils être fin prêts à saisir les occasions qui se présentent.
Le CRDI transmet régulièrement ses nouvelles connaissances
sur les moyens d’influencer les politiques à ses partenaires
de recherche. Le personnel et les partenaires du Centre
abordent en effet fréquemment la question, surtout à l’étape
de l’élaboration des projets. Ensemble, ils discutent de la
meilleure manière de consulter les responsables des politiques, de les faire participer à la recherche et de les
informer des résultats. Les lignes directrices des concours de
subventions tiennent compte de la capacité d’influencer la
conception de politiques et, dans certains cas, notamment
dans le cas de l’initiative Villes ciblées, elles encouragent
fortement la présence de représentants des pouvoirs publics
au sein des équipes de recherche.
Toujours d’après l’étude, la communication est essentielle
si l’on entend exercer une influence. Au cours des dernières
années, le CRDI a accru le soutien apporté aux chercheurs
pour qu’ils perfectionnent leurs compétences en communi-
cations. En 2007-2008, la Division des communications a
conçu un ensemble d’outils visant à aider le personnel et
les partenaires du Centre à mieux planifier leurs communications, à mieux rédiger des exposés de politiques et à
améliorer, entre autres compétences, leurs relations avec
les médias.
L’appui consenti aux réseaux joue également un rôle en
matière d’influence sur les politiques. En effet, des représentants des instances gouvernementales participent à bon
nombre de réseaux, lesquels constituent des tribunes où
peut s’exercer l’interaction entre la recherche et les politiques. Par exemple, l’Initiative régionale concernant les
politiques de santé des pays de la Communauté de l’Afrique
de l’Est (REACH-Policy), appuyée par le CRDI, regroupe des
chercheurs et des représentants des autorités sanitaires du
Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda qui s’emploient à
établir les meilleures stratégies à adopter pour attirer l’attention des responsables des politiques sur des recherches pertinentes, dans le but d’améliorer la santé des populations et
l’équité en santé en Afrique de l’Est.
Plusieurs autres projets du CRDI portent directement sur le
besoin qu’ont les chercheurs et les responsables des politiques de se comprendre mutuellement. À ce chapitre,
Recherche, moteur d’action, une initiative conjointe du CRDI
et de la Direction du développement et de la coopération de
la Suisse, rapproche les responsables des politiques, les
praticiens et les chercheurs appuyés par le CRDI qui se
penchent sur l’efficacité de la prestation des services de
santé publics. Depuis 2003, Recherche, moteur d’action a
attribué 80 subventions à des projets qui préconisent de
nouvelles manières de créer des liens entre chercheurs et
utilisateurs de la recherche, de consolider les connaissances
dans le domaine de la santé et de diffuser largement les
résultats de recherche fondés sur des données probantes.
Le CRDI a également appris qu’il faut du temps et de la
patience pour exercer une influence sur les politiques. Le
Centre noue des relations durables grâce auxquelles des
chercheurs parviennent à cette étape. C’est ce qu’il a fait
notamment avec le Centre latino-américain pour le
développement rural (RIMISP), établi au Chili. Depuis plus
de 20 ans, le CRDI appuie les efforts déployés par le RIMISP
pour concevoir et mettre en oeuvre des moyens de réduire
la pauvreté et les inégalités dans les régions rurales
d’Amérique latine. Le RIMISP a également eu recours à des
fonds du CRDI pour mettre au point des outils visant à
évaluer l’incidence des politiques gouvernementales sur les
populations vivant en milieu rural. En 2007, le CRDI a aidé
le RIMISP à contribuer au Rapport sur le développement
dans le monde 2008 — l’agriculture au service du
développement, publié par la Banque mondiale. Cette
contribution a entraîné des modifications importantes aux
grands messages contenus dans le rapport et l’inclusion de
nouvelles sections, dont une qui traite de l’importance des
politiques pour qu’une plus grande attention soit accordée à
l’agriculture au service du développement. Le CRDI a
octroyé un financement de base au
RIMISP en 2007 afin qu’il poursuive
son travail auprès des responsables
« Cela ne signifie pas, honorables sénateurs,
des politiques en Amérique latine.
que les résultats du CRDI se limitent aux pays
La collection un_focus est un autre
en développement. Il est aussi possible de les
moyen qu’utilise le Centre pour
appliquer ici, au Canada. Cultiver de
tenter d’éclairer les politiques. Les
meilleures villes bénéficie à tous les ordres
ouvrages publiés dans cette collecde gouvernement et à tous les groupes
tion présentent les résultats de
d'intérêt du Canada en maximisant
recherches menées sur des quesl’utilisation possible de ce qu’on appelle
tions pressantes. Le titre publié
l’agriculture urbaine, afin de transformer
cette année, La concurrence et le
les villes canadiennes en lieux écologiques. »
développement : la puissance des
L’honorable Donald H. Oliver, à propos du livre Cultiver
marchés concurrentiels, fait la synde meilleures villes — agriculture urbaine et
thèse de leçons et recommandadéveloppement durable, publié par le CRDI dans
tions importantes sur l’adoption et
la collection un_focus en 2006.
l’application de politiques susceptiDébats du Sénat (hansard), le 8 mai 2007
bles de favoriser une concurrence
juste sur les marchés.
Il est rare de pouvoir exercer une influence directe sur les
politiques, et il est souvent difficile d’attribuer un changement de politique à des résultats de recherche précis.
Pourtant, même là où l’influence semble partielle et diffuse,
le CRDI a constaté que l’interaction entre les chercheurs et
les responsables des politiques contribue en soi à améliorer
le processus décisionnel. En effet, lorsque les responsables
des politiques sont à l’écoute des chercheurs, ils sont réceptifs aux idées nouvelles, ils élargissent leur processus de
consultation et sont en mesure d’apprécier les éléments
probants. Or ces pratiques sont le fondement même de
l’élaboration de politiques judicieuses et d’une bonne
gouvernance.
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 37 ]
LA RECHERCHE… POUR INFLUENCER LES POLITIQUES : QUELQUES EXEMPLES
Mieux vivre dans les villes
Contribution du CRDI :
1 200 000 $ par équipe
CRDI : P. Bennett
Durée du projet :
de 2005 à 2012
Eau potable non salubre, fleuves et
autres cours d’eau contaminés, services
d’élimination des déchets et d’assainissement inadéquats, voilà
quelques-unes des pressions qui s’exercent sur l’environnement des
populations pauvres des villes des pays
en développement. Huit équipes de
villes de différentes parties du monde
s’affairent à trouver des moyens novateurs de remédier à ces problèmes.
Les équipes font partie de l’initiative
Villes ciblées du CRDI, dans le cadre de
laquelle des citadins et des administrations municipales participent à des
recherches appliquées visant à créer
des milieux de vie sains.
Le CRDI a choisi les huit équipes par
voie de concours. La capacité d’influer
sur les plans d’aménagement urbain
était l’un des critères d’évaluation des
propositions. Les équipes devaient
également démontrer que les autorités
locales s’engageaient à participer à
la recherche.
Le projet de ville ciblée mené
à Jakarta vise à améliorer les
conditions de vie des habitants de
cette importante agglomération.
L’équipe indonésienne, par exemple,
comprend des représentants du bureau
d’aménagement urbain de Jakarta
Nord et du conseil d’urbanisme de la
province de Jakarta. Dirigée par l’ONG
Mercy Corps, l’équipe a terminé
l’analyse des problèmes qui affligent le
quartier de Penjaringan, un des plus
grands bidonvilles de Jakarta. Les
chercheurs s’affairent maintenant à
déterminer les services que les habitants sont en mesure d’offrir afin
d’améliorer leurs conditions de vie et
de produire des revenus.
[ 38 ]
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
Dans l’un des projets pilotes exécutés
par l’équipe, les ménages et les
exploitants des étals alimentaires du
quartier ciblé apportent leurs déchets
organiques à un poste communautaire
qui produit et vend du compost.
L’équipe travaille par ailleurs à la mise
au point de pompes à main en vue de
recueillir les boues et eaux d’égout.
Ces projets, tout comme d’autres,
contribuent à éliminer une importante
source de contamination et de maladies
dans le quartier. La présence de
représentants de l’administration
municipale au sein de l’équipe permettra d’assurer l’appui de la municipalité
aux activités et, une fois que le projet
se sera révélé concluant, de l’étendre à
d’autres quartiers de Jakarta.
Les autres équipes de l’initiative Villes
ciblées sont à Lima, au Pérou,
Cochabamba, en Bolivie, Moreno, en
Argentine, Soukra, dans le gouvernorat
d’Ariana en Tunisie, Dakar, au Sénégal,
Kampala, en Ouganda, et Colombo, au
Sri Lanka. Chacune compte au moins
un représentant de l’administration
municipale, qui tirera des enseignements de la recherche même et aussi
de l’échange d’information entre les
différentes équipes.
L’innovation chez les géants en émergence
Durée du projet :
de 2007 à 2009
Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et
l’Afrique du Sud (dits pays BRICS) se
démarquent parmi les économies
émergentes. Leur vaste superficie, leur
population et leur économie les distinguent des autres, tout comme leur
fort potentiel de croissance
économique soutenue. Autre trait
d’importance : l’innovation est au
coeur de leur stratégie de développement. Toutefois, on ne connaît guère
les systèmes d’innovation de ces pays
et l’incidence qu’ils ont sur leur
économie.
Grâce au soutien du CRDI, Global
Network for the Economics of
Learning, Innovation, and Competence
Building Systems (GLOBELICS) a lancé,
en septembre 2007, des recherches en
vue de mieux comprendre cette incidence. L’organisme examine les liens
entre l’éducation, les sciences et la
technologie, par exemple, à l’aune de
divers facteurs, notamment du cadre
juridique et politique, des mécanismes
d’investissement et du système financier de chaque pays. GLOBELICS
analyse aussi l’interaction entre les
différents intervenants au sein des
systèmes d’innovation des pays BRICS
et compare l’efficacité de la stratégie
de chacun en la matière.
l’innovation. Dans chaque pays, les
équipes font participer les responsables
des politiques aux ateliers. Les constatations seront communiquées aux
intervenants clés des pays BRICS et
d’autres pays.
Compte tenu de leur population
nombreuse, et en majorité pauvre, le
développement rapide des pays BRICS
pourrait contribuer à ouvrir une brèche
importante dans la pauvreté mondiale.
Cette étude comparative aidera à
tracer des voies pouvant permettre à
chaque pays de réaliser son potentiel
socioéconomique. En outre, il s’en
dégagera des incidences sur le plan
des politiques qui seront utiles tant
aux pays BRICS qu’à d’autres pays.
CRDI
Contribution du CRDI :
470 000 $
À l’étude : les systèmes
d’innovation en Afrique du Sud.
RedeSist, un réseau brésilien de
recherche sur les systèmes d’innovation membre de GLOBELICS, coordonne l’initiative, qu’appuie également
l’agence brésilienne chargée de
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 39 ]
LA RECHERCHE… POUR INFLUENCER LES POLITIQUES : QUELQUES EXEMPLES
Des outils pour soulager les souffrances infligées par la guerre
Contribution du CRDI :
1 500 000 $
Durée du projet :
de 2007 à 2011
En décembre 2007, le Centre international pour la justice transitionnelle
(ICTJ) a reçu l’appui du CRDI afin de
poursuivre son programme de
recherche sur les mesures de justice
transitoire : poursuites judiciaires,
commissions Vérité et réconciliation,
réparations et réformes institutionnelles. La justice transitoire représente
une nouvelle voie en matière de justice
et de défense des droits de la personne. En effet, elle aide les sociétés à
guérir au sortir d’une période de
répression ou d’un conflit armé en
reconnaissant les crimes perpétrés,
puis en y faisant face. De plus en plus,
on considère la justice transitoire
comme un élément clé dans l’établissement d’une paix durable et l’édification d’États efficaces et justes.
Issu de l’expérience sud-africaine,
l’ICTJ a été fondé en 2001 en vue
d’aider les pays à exiger des comptes
des responsables de violations des
droits de la personne ou d’atrocités à
grande échelle. Il offre aux responsables des politiques et aux intervenants de la société civile des services
d’évaluation des besoins, des conseils
au sujet des politiques, de la formation
et des recherches stratégiques en
matière de justice transitoire. L’appui
du CRDI a déjà permis à l’ICTJ de
mener plusieurs études remarquées et
a contribué à asseoir la réputation
dont il jouit à titre de source crédible
de recherches pouvant inspirer des
politiques. Ainsi, l’ouvrage The
Handbook of Reparations (Oxford
University Press, 2006) a jeté les bases
de la recherche à venir dans le
domaine et servi à la conception de
[ 40 ]
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
programmes de réparations au Maroc
et au Pérou, entre autres.
Approuvée au début de 2008, la
subvention du CRDI permet à l’ICTJ de
réaliser un programme de recherche
d’une durée de trois ans sur des questions reliées à la justice transitoire et à
la consolidation de la paix. Entre
autres, l’ICTJ produira des données
probantes sur la façon dont les
mesures de justice transitoire sont
appliquées et font renaître la confiance et sur ce qui en résulte dans
des sociétés où l’intolérance et la
haine caractérisent les relations entre
les groupes sociaux. L’ICTJ examinera
également la possibilité d’associer ces
mesures à des pratiques traditionnelles
et en évaluera la pertinence pour ce
qui est des efforts devant être faits en
vue de la consolidation de la paix et
de la quête de justice en Israël, en
Cisjordanie et à Gaza.
Les résultats seront communiqués au
moyen de rapports de recherche, de
rencontres réunissant spécialistes et
responsables des politiques et de
publications. Ils aideront à déterminer
si, et comment, la justice transitoire
peut contribuer à restaurer la confiance
entre les citoyens et dans les institutions publiques, et ainsi à établir les
bases de la paix et de l’État de droit de
même que les conditions nécessaires à
cette fin. Des membres du personnel
du CRDI et de l’équipe de recherche
de l’ICTJ se réuniront une fois l’an
pour discuter des progrès et décider
de moyens de diffusion et de stratégies en vue d’influer sur les politiques.
Des cliniques en ligne pour lutter contre le VIH/sida
Durée du projet :
de 2004 à 2009
En 2004, le gouvernement de l’Afrique
du Sud a décidé d’administrer des
médicaments antirétroviraux à toutes
les personnes atteintes du sida.
Cependant, en raison de la pénurie de
médecins et de personnel infirmier et
des communications irrégulières avec
les cliniques rurales éloignées, les
autorités sanitaires n’avaient pas les
moyens de donner suite à cette
décision.
Le traitement exige une supervision
attentive. Les autorités sanitaires
doivent suivre de près les malades, afin
de leur prodiguer les soins adéquats et
de comprendre les effets des médicaments. Or, le système de santé ne
recueille pas systématiquement les
données relatives aux malades. Si le
déploiement n’est pas administré avec
le plus grand soin, le traitement peut
s’avérer moins efficace et même donner
lieu à la création d’une souche de VIH
résistant aux médicaments.
Grâce à un projet de recherche appuyé
par le CRDI, les autorités sanitaires disposent désormais d’une technologie de
l’information qui les aide à offrir un
accès universel aux médicaments
antirétroviraux. Le personnel des
cliniques de la province de l’État libre
peut maintenant saisir les données
ayant trait aux malades dans un
programme facile à utiliser, installé
dans des ordinateurs de poche ou
personnels. Ces dossiers médicaux
électroniques sont envoyés quotidiennement à un dépôt de données central
où l’on surveille la résistance des
malades aux antirétroviraux. Le programme fournit également aux cliniciens
des mises à jour, des messages-guides
et des aide-mémoire sur les soins à
accorder, tout en gérant les inventaires
de médicaments.
Le South African Medical Research
Council s’est associé au Lung Institute
de l’Université du Cap pour mettre au
point la technologie, qui est complémentaire du programme mis en oeuvre
par l’institut dans les provinces de l’État
libre et du Cap-Ouest pour former le
personnel infirmier et élaborer des
lignes directrices relatives au suivi des
adultes souffrant de tuberculose, du
VIH, d’infections sexuellement transmissibles ou de maladies respiratoires.
Le système de collecte de données
fournit de l’information précieuse aux
reponsables des politiques. Il indique,
par exemple, que les médicaments
antirétroviraux sont efficaces : on
observe en effet une baisse de 75 %
des décès chez les malades traités. Les
autorités sanitaires peuvent non seulement dépister les cas de résistance aux
médicaments, mais peuvent également
suivre l’évolution du VIH. Les données
du Lung Institute alimentent les bases
de données épidémiologiques internationales pour l’évaluation du sida, qui
regroupent des données provenant de
différentes régions du monde à des
fins de recherche.
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 41 ]
CRDI : C. Lombard
Contribution du CRDI :
650 000 $
Un suivi rigoureux est crucial au
traitement des patients atteints
du VIH/sida en Afrique du Sud.
É TA B L I S S E M E N T D E PA R T E N A R I AT S A V E C D E S C A N A D I E N S
Une collaboration accrue,
des solutions novatrices
OBJECTIF – « Au Canada, le CRDI mobilisera d’autres ressources pour la recherche au
service du développement en créant, consolidant et finançant des partenariats réunissant des
établissements canadiens et des établissements de pays en développement et en participant à
de tels partenariats. »
Stratégie générale et Cadre programmatique 2005-2010 (SG, paragraphe 68)
CRDI : H. Barrios
Le CRDI est un organisme de financement relativement
modeste, mais il peut accroître son incidence sur la
recherche dans les pays en développement en collaborant
avec d’autres bailleurs de fonds de la recherche. Pour le
CRDI, un partenariat n’est pas une fin en soi, mais plutôt un
mécanisme important lui permettant de remplir sa mission.
Le Centre cherche à établir des partenariats sur un pied
d’égalité, sachant bien que deux ou plusieurs organismes
peuvent accomplir ensemble davantage que ce que chacun
pourrait accomplir seul.
La collaboration entre des
chercheurs canadiens et des
chercheurs de pays du Sud est
mutuellement avantageuse.
Le Centre s’est longuement penché sur les modèles de
partenariat fructueux et en a aussi expérimenté de nouveaux. Le Fonds d’encouragement des partenariats de
recherche, établi en 2005, a donné un élan à ces efforts.
Le Fonds a incité les organismes canadiens à appuyer les
collaborations internationales qui sont mutuellement avantageuses et permettent à chacun de respecter sa mission et
ses publics cibles. Ainsi, les organismes canadiens voués au
financement de la recherche appuient les chercheurs du
Canada, alors que la contribution financière du CRDI est
réservée aux partenaires des pays en développement.
Le Fonds d’encouragement a aidé le CRDI à établir de
nombreux partenariats novateurs avec des organismes subventionnaires canadiens, accroissant sensiblement, pour les
chercheurs canadiens et pour ceux du Sud, les occasions de
collaborer et d’apprendre les uns des autres. Ces partenariats fournissent au CRDI de nouveaux moyens de « faire
appel à des spécialistes et techniciens en sciences naturelles
et sociales, tant du Canada que de l’étranger » et de
« promouvoir, en matière de recherche sur les problèmes
de développement, la coopération — à leur avantage
mutuel — entre les régions développées et celles en
développement », comme le stipule la Loi sur le CRDI.
Un partenariat lancé cette année permettra à des équipes
d’universitaires du Canada et de pays en développement de
comparer leurs recherches et de collaborer tout en travaillant
avec des collectivités qui bénéficieront directement de leurs
travaux. Depuis près d’une décennie, le Conseil de
recherches en sciences humaines (CRSH) attribue des subventions de recherche par voie de concours à des universi-
[ 42 ]
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
APERÇU
STATISTIQUE
de l’appui aux
établissements
canadiens
en 2007–2008
30
94
nouveaux projets
de recherche
projets
de recherche
en cours
à la fin de
l’exercice
47
159
129
nouvelles activités
de recherche
activités de recherche
en cours à la fin de
l’exercice
établissements
canadiens participant
à des recherches
en cours
12,9
61,8
millions de dollars
millions de dollars
accordés par le CRDI à
des activités financées
en 2007–2008
accordés par le CRDI
à des établissements
canadiens participant
à des recherches
en cours
taires et à des groupes de citoyens qui s’allient pour s’attaquer à des problèmes touchant des collectivités au Canada.
Maintenant, grâce aux Alliances internationales de recherche
universités-communautés, le CRDI et le CRSH conjuguent
leur savoir-faire et leurs ressources en vue de reproduire ce
modèle à l’échelle internationale. Les projets appuyés permettront de relier entre eux des chercheurs du Canada, des
chercheurs de pays en développement et des collectivités.
Par ailleurs, le CRDI accroît le rayonnement international
d’un autre programme canadien établi, le Programme des
chaires de recherche du Canada. L’Initiative internationale
des chaires de recherche, également lancée cette année,
suscitera la collaboration entre des chefs de file de la
recherche dans des universités du Canada et leurs homologues dans des universités de pays en développement.
Le CRDI créera jusqu’à cinq chaires de recherche auxquelles
seront nommés des chercheurs d’universités de pays à faible
revenu et de pays à revenu intermédiaire. Chaque titulaire
d’une chaire du CRDI élaborera un programme de recherche
de cinq ans en collaboration avec un titulaire d’une chaire
Appui aux établissements canadiens
FONDS REÇUS
DE PARTENAIRES
CANADIENS
2007–2008
70
2006–2007
(en millions de dollars)
60
50
2005–2006
2006–2007
2007–2008
19 nouveaux
accords
10 nouveaux
accords
3 nouveaux
accords
10,3
8,8
4,8
millions de dollars
millions de dollars
millions de dollars
61,8
40
30
2005–2006
45,5
« Ces partenariats sont essentiels au maintien de l’excellence de
la recherche au Canada et dans le reste du monde. Grâce à cette
collaboration internationale, le Programme des chaires de recherche
du Canada permettra au pays de tirer davantage parti de la réserve
mondiale de talents et d’idées. » Chad Gaffield, président du Conseil
33,1
20
10
9,4
12,6
12,9
0
de recherches en sciences humaines et président du Comité directeur du
Programme des chaires de recherche du Canada, le 3 décembre 2007
Activités financées durant l’exercice
Ensemble des activités en cours à la fin de l’exercice
de recherche du Canada. Les équipes se pencheront sur des sujets qui
préoccupent tant le Canada que les pays en développement.
Au fil des ans, de nombreux universitaires canadiens ont participé à des
projets financés par les Partenariats canadiens du CRDI, qui ont accordé
plus de 110 subventions au cours de l’exercice. Outre les chercheurs
universitaires, les subventions visent également des associations professionnelles, des entreprises privées axées sur la collectivité, ainsi que des
groupes de jeunes et des groupes communautaires qui apportent leur
concours à des homologues des pays du Sud. Cette année, les
Partenariats canadiens ont entre autres appuyé la production d’un atlas
sur le thème les jeunes, un atout pour la société, orchestrée par l’organisme Environmental Youth Alliance de Vancouver, en collaboration
avec des partenaires brésiliens et canadiens. Le projet vise à susciter,
chez les jeunes, un dialogue quant au rôle qu’ils peuvent jouer et au
leadership qu’ils peuvent exercer afin de contribuer à faire de la société
brésilienne une société saine qui n’exclut personne.
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 43 ]
LA PUISSANCE DES PARTENARIATS
Au CRDI, l’établissement de partenariats est un mode de fonctionnement
fondamental. Le Centre considère que les partenariats constituent une
excellente façon d’harmoniser ses efforts avec ceux d’autres bailleurs de
fonds et d’éviter les dédoublements. Les partenariats ont pour effet
d’accroître les ressources mises à la disposition des chercheurs du Sud
de même que la portée des travaux de recherche que le CRDI finance.
Ces dernières années, les partenariats se chiffrant à plusieurs millions de
dollars ont sensiblement augmenté. Parmi eux, citons les nouveaux partenariats avec la Fondation William et Flora Hewlett et la Fondation Bill et
Melinda Gates. Le CRDI continue de collaborer étroitement avec le
Department for International Development du Royaume-Uni. L’Agence
canadienne de développement international demeure cependant le
principal partenaire du Centre au Canada.
Partenariats
2007–2008
2006–2007
2005–2006
37 millions de dollars
27,2 millions de dollars
14,8 millions de dollars
Acords
39
39
68
Bailleurs de fonds
23
21
37
Plus de
17 millions de dollars
Plus de
15 millions de dollars
Plus de
35 millions de dollars
Projets
45
52
53
Bailleurs de fonds
54
66
64
Bailleurs de fonds partenaires avec
lesquels le CRDI a des activités
en cours
42
27
31
Bailleurs de fonds partenaires
depuis 1979
174
170
167
Affectations de programme
découlant de partenariats avec
des bailleurs de fonds
(cofinancement)
Financement parallèle estimatif
[ 44 ]
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
É TA B L I S S E M E N T D E PA R T E N A R I AT S A V E C D E S C A N A D I E N S : Q U E L Q U E S E X E M P L E S
Une « plongée » au coeur d’Internet en Asie
Durée du projet :
de 2007 à 2009
On trouve en Asie à la fois les pays les
plus branchés et les pays les moins
branchés du monde. En effet, le pourcentage de citoyens qui ont accès à
Internet varie de 1 % à plus de 70 %
selon le pays. À mesure que se répand
la technologie se multiplient également les possibilités. Cependant, les
répercussions ne sont pas toutes positives, car, du coup, les gouvernements
et les organisations ont davantage de
possibilités de surveiller les citoyens et
de contrôler l’accès au savoir.
Le CRDI subventionne un important
projet d’une durée de deux ans qui a
pour but d’établir, en Asie du Sud et
du Sud-Est, un réseau de chercheurs
dans le domaine de la surveillance et
de la censure numériques. Lancé à la
fin de 2007, le volet asiatique de
l’OpenNet Initiative, ONI-Asia, réunit
16 groupes partenaires qui mènent des
activités de recherche, de plaidoyer et
de réseautage dans 13 pays. Le projet
a pour but de constituer une communauté d’experts qui suivra de près la
censure d’Internet et dont l’action se
poursuivra une fois le projet terminé.
ONI-Asia fait fond sur les compétences
de plusieurs chercheurs canadiens qui
sont au coeur de l’OpenNet Initiative
(ONI), un partenariat regroupant des
experts de l’Université de Toronto, de
l’Université Harvard, de l’Université de
Cambridge et de l’Université d’Oxford.
Depuis 2002, l’équipe de l’ONI travaille
à mettre au jour, analyser et faire
connaître la censure d’Internet partout
dans le monde. Le CRDI a financé la
production d’une affiche et d’une
carte (interactive et en ligne) du
filtrage d’Internet à l’échelle internationale résumant les constatations
de l’ONI.
L’ONI met à contribution des collaborateurs qui sont à l’affût des signes de
censure d’Internet dans une soixantaine
de pays. ONI-Asia représente une rare
occasion de réaliser une « plongée »
au coeur d’une région, c’est-à-dire de
mieux comprendre la situation grâce
au concours de spécialistes crédibles
qui, à l’intérieur des pays, orientent les
recherches et signent leurs propres
rapports. Les partenaires d’ONI-Asia
s’attachent aux enjeux qu’ils estiment
les plus importants pour leurs pays
respectifs et qui intéressent le plus
leurs propres organismes. Certains
sujets concernent des pays donnés,
tandis que d’autres ont une portée
régionale, notamment les aspects
sexospécifiques de la censure
d’Internet.
OpenNet Initiative
Contribution du CRDI :
709 362 $
Pilotée depuis Toronto, l’OpenNet
Initiative a été lancée dans le but
de faire la lumière sur la censure
numérique exercée dans différents
pays de la planète.
Certains travaux de recherche portent
sur la surveillance par l’État de la navigation sur le Web, des blogues et des
courriels. Une activité réalisée dans
cinq pays porte sur la surveillance des
communications par téléphone mobile.
Il s’agit d’une question de plus en plus
préoccupante, car ces téléphones sont
l’outil de communication de choix
dans beaucoup de pays en développement et, pour plusieurs de leurs
habitants, le mode d’accès à Internet.
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 45 ]
É TA B L I S S E M E N T D E PA R T E N A R I AT S A V E C D E S C A N A D I E N S : Q U E L Q U E S E X E M P L E S
Universités et communautés : l’union fait la force
Contribution du CRDI :
3 300 000 $
CRDI : M. Batal
Durée du projet :
de 2007 à 2013
Les organismes communautaires
regorgent d’énergie, d’innovation et
du savoir-faire de la base. Quant aux
chercheurs universitaires, ils sont en
mesure, grâce à leurs connaissances et
à leurs compétences, de jeter un nouvel
éclairage sur les problèmes et de proposer des moyens novateurs de les
résoudre. Le CRDI et le Conseil de
recherches en sciences humaines du
Canada ont lancé un programme visant
à tirer le meilleur parti de ces deux
milieux.
Les nouvelles Alliances internationales
de recherche universités-communautés
(ARUC internationales) favorisent la
collaboration entre des chercheurs
universitaires et des groupes communautaires du Canada et de pays en
développement. Les équipes conjugueront leurs efforts afin de s’attaquer
à des problèmes qui sont importants à
la fois pour des collectivités du Canada
et pour des collectivités d’un ou de
plusieurs pays en développement.
Au Liban, une chercheure
travaille avec un regroupement
de femmes en vue d’améliorer
les techniques de
transformation des aliments.
Les organismes communautaires participeront directement à la recherche
tout en en profitant; en effet, les
collectivités jouiront des fruits de la
recherche, et les organismes locaux
auront amélioré leurs capacités de
recherche et de résolution de problèmes
grâce à l’apprentissage et à la formation. Quant aux chercheurs des pays en
développement, ils auront l’occasion de
constater comment d’autres pays abordent des problèmes semblables à ceux
auxquels le leur fait face.
[ 46 ]
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
Voici quelques idées mises de l’avant
dans le cadre des ARUC
internationales :
■
l’incidence des changements
climatiques et le renforcement des
mesures d’adaptation dans des
collectivités côtières des Caraïbes
et des collectivités des côtes de
l’Atlantique, du Pacifique et de
l’Arctique canadiens;
■
différents modèles et moyens
efficaces permettant à des ONG
de plaider en faveur de la sécurité
alimentaire en milieu urbain et de
soutenir des actions à cet égard au
Canada et en Amérique latine;
■
l’incidence des zones protégées sur
les moyens de subsistance des
collectivités des alentours aux prises
avec la pauvreté et des problèmes
environnementaux, en Afrique de
l’Ouest, en Afrique de l’Est et au
Canada.
Neuf équipes ont reçu des subventions
allant jusqu’à 30 000 $ afin d’élaborer
des propositions détaillées. Ces
dernières seront soumises à un comité
de sélection international, lequel recommandera trois alliances qui auront droit
à un financement pouvant atteindre
2 millions de dollars sur cinq ans.
Favoriser l’émergence d’une culture de recherche
Durée du projet :
de 2005 à 2013
Les problèmes de santé ne connaissent
pas de frontières. De modestes
investissements dans la recherche sur
les problèmes de santé des pays en
développement et sur les priorités en
matière de santé mondiale peuvent
avoir une grande incidence sur
l’amélioration de la santé des populations et l’adoption de politiques plus
efficaces. Dans cet esprit, le CRDI participe à un partenariat exceptionnel qui
vise à s’attaquer aux priorités des pays
en développement en matière de santé
tout en contribuant à la santé et au
bien-être des citoyens du monde entier,
y compris du Canada.
Mise en oeuvre en 2001, l’Initiative de
recherche en santé mondiale (IRSM)
regroupe les forces et les ressources de
quatre organismes fédéraux, à savoir le
CRDI, les Instituts de recherche en
santé du Canada, Santé Canada et
l’ACDI. En permettant de jeter des
ponts entre les pays et les disciplines,
cette alliance favorise la formation de
partenariats de recherche qui renforcent la contribution du Canada à la
solution d’importants problèmes de
santé mondiale.
La plus importante activité de l’IRSM
à ce jour, le Programme de partenariat
Teasdale-Corti de recherche en santé
mondiale appuie des équipes composées de chercheurs canadiens et de
chercheurs de pays en développement
dans près de 40 pays. Les sujets
étudiés par les 14 premières équipes
à recevoir une subvention vont de
grandes questions en matière de politiques à des problèmes de santé
publique émergents et parfois négligés.
Des membres des équipes se sont
réunis pour la première fois en
novembre 2007 au Centre afin
d’échanger sur leurs projets, dont voici
quelques exemples.
■
Un projet codirigé par des
chercheurs de l’Université McGill
vise à réduire les problèmes de
santé mentale de populations civiles
exposées à de la violence politique
de longue date ou à des catastrophes naturelles épisodiques, grâce à
l’adoption de meilleures politiques
et à la prestation de meilleurs
services en matière de santé
mentale dans les pays participants.
■
Des scientifiques de l’Université
Brock et de l’Universidad Nacional
Autónoma de Honduras aident le
département de microbiologie de
cette dernière à accroître son
efficacité dans la lutte contre les
maladies infectieuses au Honduras.
La mise sur pied d’un programme
universitaire de deuxième cycle permettra de former des spécialistes et
de renforcer la capacité de
recherche du département.
■
Des chercheurs de l’Université de
Calgary et du Ministry of Estate
Infrastructure and Livestock
Development du Sri Lanka se
penchent sur la transmission des
maladies animales à l’être humain
en vue de mieux comprendre la
propagation des maladies et
d’éviter les pandémies.
Le programme offre également des
bourses de leadership en santé mondiale, qui contribuent au perfectionnement professionnel de futurs chefs
de file dans le domaine des politiques
de santé et de la recherche en santé
dans les pays en développement.
L A R É A L I S AT I O N D E S O B J E C T I F S
[ 47 ]
CRDI : G. Toomey
Contribution du CRDI :
12 892 000 $
L’Initiative de recherche en santé
mondiale favorise la création de
partenariats en vue de résoudre
des problèmes de santé urgents.
{
Un e g e s t i o n e t
un leadership
responsables
CRDI: N. Lessard
{
Une gestion et un leadership
responsables
La gouvernance concertée
Un Conseil des gouverneurs de composition internationale,
qui compte 21 membres, a pour mandat de surveiller les
activités du Centre. Il travaille en partenariat avec la direction
à l’établissement des orientations stratégiques du CRDI et à
la réalisation de ses objectifs. En novembre 2004, le Conseil
a approuvé la Stratégie générale et Cadre programmatique
2005–2010 (SG+CP) du CRDI. La présidente du Conseil des
gouverneurs du CRDI rend compte au Parlement du Canada
par l’entremise du ministre des Affaires étrangères.
À titre de première dirigeante et en sa qualité de membre
d’office du Conseil des gouverneurs, la présidente du CRDI
surveille les travaux du Centre et en dirige le personnel, avec
le concours du Comité de la haute direction (CHD) [voir
page 63]. Le Conseil a créé quatre comités permanents,
garants d’une plus grande efficacité opérationnelle.
En 2007–2008, le Conseil s’est réuni à cinq reprises à
Ottawa. Il a tenu ses réunions ordinaires en juin et en
octobre 2007 et en mars 2008; deux réunions extraordinaires ont eu lieu au cours de l’exercice — l’une pour choisir
la personne appelée à remplacer la présidente sortante du
CRDI, Maureen O’Neil, l’autre en vue d’approuver le
document présenté au Conseil du Trésor aux fins de
l’examen stratégique du Centre.
L’engagement à l’égard de
la reddition de comptes
Le Centre s’est engagé à respecter le principe de la reddition
de comptes, et il a mis en place de nombreux mécanismes
qui contribuent à la transparence de ses activités. De fait, le
CRDI respecte, voire surpasse, les normes établies par le
Secrétariat du Conseil du Trésor à l’égard de la transparence
et de la reddition de comptes en matière de gouvernance
organisationnelle. Le Bureau du vérificateur général (BVG) a
d’ailleurs présenté une opinion sans réserve à l’issue de
chacune de ses 38 vérifications annuelles des états financiers
du CRDI.
Voici quelques données essentielles en ce qui a trait aux
mécanismes de reddition de comptes du CRDI.
■
Le Comité des finances et de la vérification du Conseil
des gouverneurs, qui se réunit habituellement quatre fois
l’an, surveille les activités du Centre sur le plan financier.
■
Chaque année, le BVG vérifie les états financiers du CRDI.
■
Le Centre doit se soumettre à un examen spécial du BVG
tous les cinq ans. Le dernier, effectué par le BVG en
2007–2008 à l’invitation du CRDI, n’a pas relevé de
lacunes importantes dans les systèmes et les pratiques
examinés. Le rapport souligne que, dans plusieurs
secteurs, notamment dans celui de la gestion du
financement de ses projets de recherche et celui des
ressources humaines, ces systèmes ont contribué au
succès du Centre. Le rapport du BVG est consultable sur
le site Web du CRDI.
■
En juillet 2007, le CRDI a présenté son rapport annuel
au Parlement par l’entremise du ministre des Affaires
étrangères. Ce rapport est consultable sur le site Web
du CRDI.
■
Le CRDI est assujetti à la Loi sur l’accès à l’information et
à la Loi sur la protection des renseignements personnels.
En 2007–2008, il a reçu trois demandes de renseignements en vertu de la Loi sur l’accès à l’information; il
n’en a reçu aucune en vertu de la Loi sur la protection
des renseignements personnels.
■
Le CRDI se conforme à la politique du gouvernement
du Canada sur la publication obligatoire des frais de
déplacement et des dépenses d’accueil des hauts
responsables de l’administration fédérale et affiche
l’information qui s’y rapporte sur son site Web.
■
Le CRDI a présenté des rapports annuels sur l’application
de la Loi sur le multiculturalisme canadien, de la Loi sur
les langues officielles et de la Loi sur l’équité en matière
d’emploi.
■
L’agent supérieur du CRDI a présenté son rapport annuel
au commissaire à l’intégrité du secteur public pour
satisfaire aux exigences de la Loi sur la protection des
fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles.
■
En vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques,
le CRDI est tenu d’effectuer des vérifications internes de
ses documents, mécanismes de contrôle, systèmes et
pratiques, afin de s’assurer de la gestion économique et
efficace de ses ressources ainsi que de l’efficience de ses
activités. En 2007–2008, le CRDI a effectué quatre
vérifications internes.
■
Les résultats des évaluations des programmes et des
projets du CRDI sont consultables sur le site Web du
Centre.
UNE GESTION ET UN LEADERSHIP RESPONSABLES
[ 49 ]
Reddition de comptes aux Canadiens
■
Le CRDI a collaboré avec l’ACDI à l’organisation d’un
forum ayant pour thème La démocratie dans les
Amériques : les Canadiens et les Latino-Américains sontils sur la même longueur d’onde ?, dont l’objectif consistait à explorer des points de vue sur la démocratie en
cette période cruciale en Amérique latine.
■
Le CRDI a travaillé à l’organisation de diverses activités
publiques avec d’autres organismes oeuvrant au
développement, notamment la Fondation Aga Khan
Canada, Ingénieurs sans frontières, l’Institut Nord-Sud et
le Conseil canadien pour la coopération internationale.
■
Le Centre est demeuré en contact avec le milieu de la
recherche et le milieu universitaire au Canada en participant à des manifestations comme la Conférence de
Montréal, le Congrès des sciences humaines, le congrès
annuel de la Latin American Studies Association, l’assemblée annuelle de la Middle East Studies Association et la
Semaine du développement international.
■
Le CRDI a publié 10 numéros de son bulletin électronique, le Bulletin du CRDI, transmis à près de
13 000 abonnés et consultable sur son site Web.
■
Le CRDI a publié 18 ouvrages en collaboration avec des
éditeurs universitaires et commerciaux reconnus dans le
monde entier. Il est possible d’obtenir la version intégrale
de ces publications auprès de certains distributeurs de
livres électroniques, et le Centre les met à disposition
gratuitement sur son site Web, dans le but d’offrir un
accès mondial aux résultats des travaux de recherche
qu’il finance. Plus de 260 ouvrages sont maintenant
accessibles en ligne.
■
Lancée en avril 2007, la Bibliothèque numérique du
CRDI permet de consulter les résultats de tous les projets
de recherche, offrant l’accès en ligne à une collection de
plus de 34 000 documents qui sont le fruit des travaux
financés par le Centre depuis près de 40 ans. Le CRDI
est le premier organisme fédéral du Canada à créer un
dépôt institutionnel en libre accès.
■
Le site Web du CRDI a accueilli plus de 2,6 millions de
visiteurs distincts qui ont consulté plus de 113 millions
de pages, soit une augmentation de 5 % par rapport à
l’exercice précédent.
■
La couverture médiatique du CRDI s’est accrue de 78 %
durant l’exercice; le Centre a été mentionné dans
974 reportages, dont un bon nombre ont fait l’objet
d’une diffusion nationale à CBC Radio One, à la
télévision de la CBC et à la chaîne d’affaires publiques
par câble (CPAC).
Le CRDI est déterminé à faire valoir aux Canadiens l’importance et les avantages de la recherche qu’il parraine. Au
cours de l’année écoulée, le Centre a mené diverses activités
qui lui ont permis d’atteindre des millions de Canadiens.
CRDI
■
Le professeur M.S. Swaminathan,
père de la révolution verte en
Inde, a été l’un des conférenciers
invités dans le cadre des
Conférences du CRDI.
L’ancien président du Chili
Ricardo Lagos s’est adressé à une
salle comble lors de la conférence
qu’il a prononcée à Ottawa
en décembre 2007.
À l’invitation de l’Agence canadienne de développement
international et du ministère des Affaires étrangères et
du Commerce international, le CRDI a organisé deux
activités publiques sur l’Afghanistan, la première, pour
faire connaître les expériences des Canadiens qui travaillent dans ce pays, et la seconde, afin de permettre à six
parlementaires afghanes de faire part des défis qu’elles
doivent relever.
CRDI : I. Bourgeault-Tassé
CRDI : M. Brunelli
■
Le Centre a organisé cinq activités publiques à Ottawa
dans le cadre des Conférences du CRDI, inaugurées
en 2006 afin d’offrir à des penseurs de renom et à des
praticiens du développement une tribune où aborder des
questions importantes en matière de développement.
Ont été invités à prononcer une conférence
M.S. Swaminathan, père de la révolution verte en Inde,
Rory Stewart, auteur et ancien diplomate britannique qui
a livré ses vues sur l’Afghanistan, Ricardo Lagos, ancien
président du Chili, John Githongo, militant anticorruption
du Kenya, ainsi que des journalistes de pays en
développement connus pour leur lutte contre l’apartheid,
la tyrannie, la censure et la corruption. Les médias locaux
et nationaux ont fait état des conférences et des tables
rondes.
Sabrina Saqib, Fauzia Kofi, Nasima Neyazi, Fariba Ahmadi et
Safura Elkhani, parlementaires afghanes.
[ 50 ]
UNE GESTION ET UN LEADERSHIP RESPONSABLES
Une administration
efficace
Un régime de gestion
du rendement judicieux
La fonction de gérance, qui relève de la présidente du
Centre et de deux vice-présidents — le vice-président,
Programmes, et le vice-président, Ressources —, permet au
CRDI d’assurer l’excellence de la gestion de ses programmes
et de ses finances et de remplir son obligation de rendre
compte.
Le régime de gestion du rendement du CRDI comporte
divers éléments, soit la planification stratégique, la gestion
intégrée du risque, la vérification interne et l’évaluation. Le
Centre a établi des indicateurs de rendement pour ses cinq
secteurs de gestion des ressources — finances et administration, administration des subventions, ressources humaines,
technologie de l’information et gestion de l’information.
Ces trois dernières années, un rapport de rendement annuel
a été préparé pour chaque secteur. Comme le signale le
rapport de l’examen spécial du BVG, « [d]epuis 2006, les
gestionnaires utilisent des rapports périodiques sur ces
indicateurs pour prendre des décisions et administrer les
programmes ».
En exerçant ses activités, le CRDI ne cherche pas seulement
à obtenir des résultats, mais veille également à adopter de
saines pratiques de gestion et des principes qui garantissent
la transparence, la reddition des comptes et l’efficacité. Au
cours de l’exercice, afin d’accroître encore davantage
l’efficacité, la direction du Centre a examiné quelques-uns
des processus d’administration des subventions de même
que les systèmes mis en place pour gérer les partenariats
avec des bailleurs de fonds, toujours plus nombreux. Les
lignes directrices et les outils d’évaluation du risque que
présentent les établissements bénéficiaires ont été
améliorés. L’automatisation des demandes internes de
versement de subvention a réduit la charge de travail et
amélioré l’exactitude. Le CRDI suit également de près en
temps réel les affectations et les engagements de fonds à
l’égard de projets et les dépenses à ce chapitre.
En outre, en raison de l’importance de ses systèmes d’information pour rester en contact avec ses employés et bénéficiaires partout dans le monde, le CRDI a mis à jour son
règlement administratif portant sur la sécurité des technologies de l’information, entré en vigueur en 2005. Le Centre a
émis à l’intention du personnel des lignes directrices sur
l’utilisation sécuritaire des ressources informatiques à
l’étranger. Au début de 2008, des consultations ont été
amorcées afin d’évaluer l’efficacité de la Stratégie de soutien mondial du CRDI, qui doit permettre aux employés du
Centre de travailler de manière efficace où qu’ils soient
affectés et lorsqu’ils voyagent.
Le rapport conclut :
« Dans l’ensemble, nous avons constaté que le CRDI
possède une bonne structure et de bons processus
pour mesurer son rendement. Le Centre a établi un
ensemble détaillé de mécanismes au fil des ans
pour recueillir et évaluer les résultats des activités.
Nous avons aussi constaté que le CRDI continuait
de chercher des moyens d’améliorer l’évaluation
des incidences et des impacts de ses programmes. »
Le rapport de l’examen spécial a incité le CRDI à améliorer
ses rapports externes afin d’indiquer plus clairement aux
parties prenantes et au Parlement dans quelle mesure le
Centre réussit à atteindre ses objectifs, à gérer efficacement
ses ressources et à assurer la gestion des principaux risques
avec lesquels il doit composer. Le CRDI s’est engagé à
améliorer ses rapports externes et il a déjà pris des mesures
en ce sens.
Le mode de gestion du CRDI a été qualifié d’« exemplaire »
par les conseillers externes retenus aux fins de l’examen
stratégique des activités du Centre mené pour le Secrétariat
du Conseil du Trésor en 2007–2008. Le CRDI a diminué
progressivement la proportion de ses ressources affectées
à l’administration — voir l’analyse de l’état des résultats
produite par la direction, à la page 64.
UNE GESTION ET UN LEADERSHIP RESPONSABLES
[ 51 ]
Planification stratégique
La Stratégie générale et Cadre programmatique 2005–2010
(SG+CP) constitue le plan stratégique du Centre. Le document décrit comment le Centre interprète la Loi sur le CRDI,
et comment il entend mettre la loi en application durant
cette période.
La SG+CP est fondée sur une évaluation minutieuse des
contextes international et national dans lesquels le Centre
exerce ses activités. Cette évaluation, débutée en 2003 par
la commande à des spécialistes indépendants du Canada et
de pays en développement de onze documents de réflexion
sur des questions de développement cruciales, a donné lieu
à des consultations approfondies avec des spécialistes du
Sud, ainsi qu’avec les partenaires du CRDI oeuvrant dans les
milieux de la politique étrangère et de la recherche au
Canada, et à des discussions avec ses partenaires de projet
et d’autres bailleurs de fonds. Les examens externes et les
évaluations des programmes du Centre ont alimenté la
planification et les consultations qui ont suivi avec les
membres du personnel et du Conseil des gouverneurs
du CRDI.
En juin 2007, le Conseil des gouverneurs a examiné le
processus de planification stratégique en vue de la préparation de la Stratégie générale et Cadre programmatique
2010–2015, processus qui sera amorcé en 2008.
Gestion éclairée du risque
et vérification interne
Gestion éclairée du risque
Le Centre oeuvre dans un contexte rempli d’incertitudes
— d’ordre financier, géographique, politique, environnemental et scientifique. Depuis près de 40 ans qu’il appuie les
chercheurs et les établissements des pays en développement,
le CRDI a mis au point un mode de gestion du risque fiable
et facilement adaptable, qui lui permet de tirer parti de
diverses possibilités, d’accroître la prévisibilité et de protéger
ses éléments d’actif. Entre autres dimensions essentielles, la
gestion du risque fait en sorte que le personnel des bureaux
régionaux du CRDI connaît bien les réalités locales, que le
personnel professionnel évalue les milieux où les projets se
déroulent et que l’information émanant de la veille
stratégique est échangée avec les autres bailleurs de
fonds et les organismes du Canada et d’autres pays.
[ 52 ]
Le CRDI s’est engagé à adopter une démarche proactive,
systématique et soutenue à l’égard de la gestion du risque,
mise en oeuvre par le Conseil, la direction et le personnel
du Centre. En 2007–2008, la haute direction a approuvé
une politique en matière de gestion du risque et un profil
de risque organisationnel qui énoncent les risques à propos
desquels la direction prend des mesures et établit leur degré
de priorité. Les auteurs de l’examen spécial ont recommandé
d’autres améliorations en matière de gestion du risque, que
le CRDI s’engage à mettre en oeuvre en 2008–2009.
Les plans de poursuite des activités sont régulièrement
examinés afin que le CRDI puisse assurer la sécurité de son
personnel même en exerçant ses activités dans des conditions difficiles. Au cours de l’exercice, l’importance de ces
plans a été clairement démontrée : en dépit de l’agitation
politique à Nairobi, au Kenya, les activités du Bureau
régional de l’Afrique orientale et australe n’ont guère été
perturbées.
Vérification interne
La vérification interne est une activité indépendante qui
donne une assurance quant à l’efficacité et à l’efficience des
mécanismes de gestion du risque, de contrôle et de gouvernance du CRDI et prodigue des conseils impartiaux à ce
sujet. Pour ce faire, on procède à un examen objectif des
secteurs d’activités du Centre retenus dans le plan de travail
annuel de la vérification interne. L’appréciation qui en est
faite repose sur des données probantes et détermine dans
quelle mesure les systèmes et pratiques du CRDI contribuent
à la réalisation des objectifs visés, à quel point les ressources
du Centre sont gérées de manière efficiente et si le contrôle
et la protection des éléments d’actif sont appropriés.
La vérification interne a toujours fait partie des activités du
CRDI. En mars 2006, le Conseil des gouverneurs a approuvé
une nouvelle Charte de vérification interne qui donne au
Centre la marge de manoeuvre nécessaire pour impartir, en
totalité ou en partie, la fonction de vérification interne.
Ainsi, en 2006–2007, le CRDI a adopté une nouvelle formule
permettant d’impartir partiellement la vérification interne, et
il a retenu les services d’un fournisseur externe pour mener
à bien ses vérifications internes. Cette formule a évolué
depuis sa mise en oeuvre, il y a deux ans. À la fin de
2007–2008, la direction du CRDI, appuyée en cela par le
Comité des finances et de la vérification du Conseil, a créé à
l’interne au sein de la haute direction un poste de dirigeant
principal de la vérification.
UNE GESTION ET UN LEADERSHIP RESPONSABLES
Chaque année, le Comité de la haute direction (CHD)
examine le plan de travail établi pour la vérification interne,
qui est approuvé par le Comité des finances et de la vérification. En 2007–2008, ce plan prévoyait quatre vérifications
internes, à savoir celles des Services de traduction, des
mécanismes de contrôle du traitement des revenus et de la
santé et de la sécurité du personnel appelé à voyager, ainsi
qu’une vérification de gestion du Bureau régional de l’Asie
du Sud. De plus, une évaluation de la qualité de six vérifications internes — soit trois effectuées l’ancienne formule et
trois selon la nouvelle formule — a été réalisée et présentée
au Comité des finances et de la vérification.
« Dans l’exécution de son programme de travail, le
Centre fera preuve de probité et administrera de
façon judicieuse les ressources publiques qui lui
sont confiées. Reconnaissant l’élément de risque
inhérent à toute activité de recherche, le Centre
entend gérer les risques de façon responsable et
éclairée en recherchant un équilibre entre probité
et innovation. » SG+CP 2005–2010
Culture d’évaluation
Le CRDI reconnaît le rôle essentiel de l’évaluation dans la
gestion efficace des projets de recherche et dans la
production de résultats pertinents. Il aborde l’évaluation en
accordant une égale importance au recours à des méthodes
d’évaluation rigoureuses et à l’adoption et à l’utilisation des
constatations qui en émanent. Sa démarche est axée sur les
résultats, la réflexion, le questionnement et l’utilisation de
données probantes pour vérifier des hypothèses. Les
évaluations portent sur
■
les projets : sept rapports d’évaluation de projets ont été
présentés en 2007–2008;
■
les programmes, dans le cadre d’examens externes et
d’évaluations : six rapports d’évaluation ont été préparés
au cours de l’année écoulée;
■
l’ensemble du Centre, par le truchement des évaluations
stratégiques : trois évaluations stratégiques sont en
cours.
Les résultats de ces évaluations sont consultables sur le site
Web public du CRDI.
UNE GESTION ET UN LEADERSHIP RESPONSABLES
[ 53 ]
La gestion des ressources
humaines — appuyer
l’excellence
■
il a conçu de nouveaux outils en vue d’atteindre des
candidats susceptibles d’occuper des postes au CRDI;
■
il a amélioré les principes régissant la classification des
postes et la rémunération des employés recrutés sur
place à l’étranger.
L’effectif diversifié et hautement qualifié du CRDI est la clé
de son succès.
Étant donné les difficultés associées aux nombreux déplacements des membres du personnel dans certains des endroits
les plus dangereux dans le monde, la santé et la sécurité des
employés revêtent une importance toute particulière. Les
Services de santé du CRDI s’occupent de la santé des
voyageurs. De leur côté, les membres de l’Équipe de planification des mesures de sécurité et d’urgence et ceux du
Groupe chargé d’autoriser les déplacements suivent de près
l’actualité et sont prêts à réagir quand la situation se
dégrade, comme cela s’est produit au Kenya au cours de
l’exercice. Le personnel du Centre peut consulter sur
l’intranet des conseils aux voyageurs régulièrement mis à
jour, et il a accès, 24 heures sur 24, à un numéro de
téléphone d’urgence.
À la suite d’une consultation menée dans tout le Centre et
grâce à la collaboration de l’Association du personnel, le
CRDI a élaboré, en 2007–2008, un nouveau plan
stratégique des ressources humaines. Ce plan, qui s’inscrit
dans le droit fil de la Stratégie générale et Cadre programmatique 2005–2010, expose trois grands thèmes en matière
de ressources humaines que le Centre s’engage à faire progresser au cours des trois prochaines années : investir dans
les employés, améliorer la capacité de gestion des ressources
humaines, attirer et conserver du personnel talentueux.
Le Centre a fait des progrès à l’égard de plusieurs aspects de
ce plan au cours de l’exercice :
■
il a élaboré une nouvelle politique et de nouvelles lignes
directrices en matière d’apprentissage et de perfectionnement professionnel;
■
il a amélioré le programme d’orientation des nouveaux
employés;
■
il a mis en oeuvre un programme complet de mieux-être
englobant un grand nombre de questions reliées à la
santé et au mode de vie;
Les salaires et les avantages sociaux font l’objet de rajustements annuels afin que le CRDI puisse conserver une position enviable sur le marché et, tous les trois ans, le Centre
procède à un examen exhaustif; le prochain examen des
salaires et avantages sociaux des employés recrutés à
Ottawa aura lieu en 2008–2009. Des consultations
fréquentes avec l’Association du personnel et les réunions
tenues chaque année avec les employés dans le cadre des
discussions ayant trait au Code de conduite permettent de
juger de la satisfaction du personnel. Un sondage sera
d’ailleurs mené à cet égard auprès de tous les employés
en 2008–2009.
Personnel du CRDI – équivalents temps plein au 31 mars 2008
Budget
2008–2009
Siège du CRDI
2007–2008
Budget
révisé Réalisations Écart
Réalisations
2006–2007
289,5
278
268
10
264
Employés des bureaux régionaux
recrutés à Ottawa
42,5
43
43
0
38
Employés des bureaux régionaux
recrutés sur place
103
102
99
3
95
Total partiel
435
423
410
13
397
50
47
45
2
49
485
470
455
15
446
Employés des projets financés par
des fonds de sources externes
Total
[ 54 ]
UNE GESTION ET UN LEADERSHIP RESPONSABLES
Reconnaissance de l’excellence
du personnel
Le Centre tire fierté de la grande compétence de son
personnel. Cette excellence est également reconnue dans
les pays où oeuvre le CRDI par l’attribution de distinctions
et de prix.
■
En janvier 2008, Maria Ng, spécialiste de programmes
principale du domaine de programme TIC–D en poste
au bureau de Singapour, s’est vu décerner la médaille
Monisaraphon, attribuée pour des services distingués
dans les domaines de la culture, de l’enseignement et
de la religion par le gouvernement du Royaume du
Cambodge. Elle a mérité cet honneur pour la mise
au point d’une capacité de traitement informatique en
langue khmère dans le cadre d’un projet portant sur la
conception de technologies en langues locales en Asie.
Le 15 septembre 2007, Ronnie Vernooy, spécialiste de
programmes principal d’EGRN au siège du CRDI à
Ottawa, a été nommé professeur honoraire par
l’Environmental Education and Research Institute
Eco Asia de la Mongolie.
■
Gilles Forget, directeur du Bureau régional de l’Afrique
occidentale et centrale, s’est vu décerner le titre
d’Officier de l’Ordre national du Mérite par le président
du Sénégal, Abdoulaye Wade. Ce titre vise à reconnaître
la contribution de personnes et d’établissements,
sénégalais et étrangers, à l’avancement du pays.
CRDI : Teckles Photography Inc.
■
Maria Ng recevant la médaille
Monisaraphon de l’ambassadrice
du Cambodge à Singapour,
Son Excellence Madame Sin Serey.
Le Forum annuel sur l’apprentissage constitue pour l’ensemble
du personnel une occasion d’apprendre et d’échanger.
UNE GESTION ET UN LEADERSHIP RESPONSABLES
[ 55 ]
Un organisme éthique
Le CRDI a à coeur de respecter les normes d’éthique les plus
rigoureuses dans toutes ses activités. Ainsi, le respect de
normes d’éthique internationalement reconnues est une
condition essentielle à l’obtention d’une subvention du
CRDI; les bénéficiaires des subventions doivent faire rapport
sur leur respect de normes ayant pout but de protéger la
dignité et le droit à la vie privée et de ne pas nuire à la santé
des participants aux projets ni à leurs conditions de vie.
Voici quelques-unes des mesures de protection de l’environnement mises en place par le CRDI en 2007–2008.
■
Le Centre a compensé le bilan carbone produit par
les déplacements en avion des employés par l’achat de
5 700 tonnes métriques de crédits CO2, au coût de
18 525 USD.
■
Le nouveau siège du CRDI à Ottawa a reçu la certification
Visez vert de l’Association des propriétaires et administrateurs d’immeubles du Canada.
Le CRDI souscrit également aux objectifs de la Convention
sur la diversité biologique adoptée en 1992, en particulier à
celui qui prône le partage juste et équitable des avantages
résultant de l’utilisation des ressources génétiques.
■
Le Centre a mis en place à son siège, à Ottawa, un
programme de recyclage par lequel il encourage la
conservation du papier, de l’eau et de l’énergie.
■
Tous les bureaux régionaux du CRDI prônent la conservation de l’énergie, de l’eau et des ressources.
Éthique en milieu de travail
■
Tous les documents publiés par le Centre sont imprimés
sur du papier recyclé, ou provenant de forêts gérées de
manière responsable et recyclable. L’encre et les enduits
sont d’origine végétale.
■
Le CRDI encourage l’utilisation des transports en commun
en participant au programme ECOPASS d’OC Transpo, à
Ottawa. De plus, les employés qui se rendent au travail à
bicyclette peuvent la garer en toute sûreté dans l’espace
fermé réservé à cette fin.
Le Code de conduite du CRDI — adopté en 2006-2007 —
favorise un milieu de travail qui encourage la créativité,
l’innovation, la compétence et le travail d’équipe ainsi que
la gestion juste et équitable. Le Code de conduite du CRDI
englobe la philosophie du CRDI en matière d’emploi. Dans
le cadre de l’évaluation annuelle de leur rendement, les
employés font état de leurs réalisations quant à la promotion et au respect de la philosophie en matière d’emploi.
Le Code de conduite satisfait aux exigences de la Loi sur
la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes
répréhensibles, qui est entrée en vigueur le 15 avril 2007.
Le CRDI, par le truchement de sa politique en matière de
harcèlement et de discrimination en milieu de travail, met
en application les principes de la Loi canadienne sur les
droits de la personne.
L’environnement
Le CRDI est un organisme vert. Les engagements que le
CRDI a pris à l’égard de l’environnement se manifestent
surtout dans les activités du domaine de programme
Environnement et gestion des ressources naturelles. En
effet, ce dernier soutient le travail à l’échelon local et
s’intéresse en particulier à la recherche qui, en matière de
politiques, offre de nouvelles solutions viables ou améliore
les méthodes de gestion de l’environnement et les établissements qui oeuvrent dans cette sphère. En outre, le
CRDI tient compte des risques d’atteinte à l’environnement
lorsqu’il évalue les projets qui lui sont présentés, peu
importe le domaine de programme.
[ 56 ]
Engagement social
Une fois de plus, les employés du CRDI se sont
montrés généreux. En 2007–2008, ils ont versé
48 783 $ à la Campagne de charité en milieu
de travail du gouvernement du Canada,
atteignant ainsi 116 % de l’objectif visé par
le Centre.
Deux équipes du CRDI ont concouru dans le
cadre du Festival des courses de bateaux dragons
d’Ottawa. Elles ont récolté près de 1 700 $
pour des organismes de bienfaisance locaux.
UNE GESTION ET UN LEADERSHIP RESPONSABLES
{
CRDI : J. Kassay
La gouvernance
{
La gouvernance
Un Conseil des gouverneurs formé de 21 membres originaires de plusieurs pays oriente l’action du CRDI. La présidente du Conseil rend compte au Parlement du Canada par
l’entremise du ministre des Affaires étrangères. La Loi sur le
CRDI stipule qu’une majorité de gouverneurs, « dont les
président et vice-président du Conseil, doivent être des
citoyens canadiens ». Jusqu’à 10 gouverneurs peuvent être
des citoyens d’autres pays. La composition du Conseil du
CRDI aide à faire en sorte que les programmes et activités
du Centre répondent de façon efficace aux besoins des pays
en développement, respectent les bonnes pratiques de
gouvernance et servent l’intérêt public.
La gérance du Centre
L’engagement du Conseil des gouverneurs du CRDI à l’égard
de la transparence et de la reddition de comptes est manifeste dans toutes ses pratiques. Il lui incombe
■
de déterminer l’orientation stratégique du Centre;
■
d’examiner et d’approuver le budget et les états
financiers du Centre;
■
de veiller à l’appréciation du risque associé aux activités
du Centre et à la mise en place de systèmes de gestion
du risque;
■
d’assurer l’intégrité des systèmes d’information de
gestion et de contrôle interne;
■
de suivre de près le rendement du Centre en fonction
des plans stratégiques et des plans d’activités;
■
d’évaluer dans quelle mesure le Conseil s’acquitte de ses
responsabilités;
■
de suivre de près et d’évaluer le rendement de la
présidente et première dirigeante du Centre;
■
de veiller à ce que le Centre ait une stratégie de
communications efficace.
Orientation stratégique
L’exercice 2007–2008 a marqué la troisième année d’application de la Stratégie générale et Cadre programmatique
2005–2010 et du document qui l’accompagne, le Cadre
opérationnel.
À l’été 2007, à la demande du Secrétariat du Conseil du
Trésor, le Centre, à l’instar de 16 autres organismes du gouvernement fédéral, dont tous ceux qui reçoivent des fonds
de l’enveloppe de l’aide internationale (EAI), a entrepris un
examen stratégique de ses programmes et de ses dépenses.
[ 58 ]
LA GOUVERNANCE
En août 2007, dans le cadre de cet examen, le Conseil a
tenu une réunion extraordinaire pour discuter des réaffectations de fonds proposées par la direction et les approuver.
En octobre 2007, les gouverneurs ont approuvé la création
de l’initiative Think tank, financée par le CRDI et la
Fondation William et Flora Hewlett, établie aux États-Unis.
Cette initiative a pour but de renforcer des institutions
indépendantes de recherche sur les politiques d’Afrique,
d’Asie et d’Amérique latine en leur offrant un soutien
financier et technique.
Dans son budget de février 2008, le gouvernement du
Canada a annoncé la création d’un fonds d’innovation pour
le développement doté de 50 millions de dollars sur deux
ans, dont la mise en oeuvre sera confiée à des partenaires
stratégiques du milieu de la recherche, en collaboration avec
le CRDI.
Surveillance et assurance
Le Comité des finances et de la vérification aide le Conseil
des gouverneurs à s’acquitter des responsabilités qui lui sont
confiées en matière de surveillance et travaille en étroite collaboration avec le chef de la direction financière, le dirigeant
principal de la vérification et le Bureau du vérificateur
général du Canada. Les responsabilités du Comité consistent, notamment, à déterminer les principaux risques associés aux activités du Centre et à donner l’assurance qu’ils
sont gérés convenablement et que les éléments d’actif sont
protégés comme il se doit. L’établissement, chaque année,
du profil de risque organisationnel par l’équipe chargée de
la gestion du risque et de la vérification interne aide le
Comité dans cette tâche.
En mars 2008, les gouverneurs ont approuvé la version
révisée de la Résolution financière générale de même que
les modifications mineures proposées à la politique en
matière de placements et à la politique relative aux capitaux
propres.
Communication efficace de l’information
Tous les ans, le Conseil des gouverneurs reçoit un rapport
sur l’état des programmes et des activités du CRDI au regard
de la Stratégie générale et Cadre programmatique. En mars,
le Programme des travaux et budget prévu pour l’exercice
qui suit est soumis à l’étude et à l’approbation du Conseil.
À la réunion qu’il tient en juin, le Conseil reçoit un rapport
sur les activités de l’année écoulée de la part de la Section
de l’évaluation et de la Division des communications. Le
rapport sur la vérification financière annuelle du Bureau du
vérificateur général et les états financiers vérifiés de l’exercice lui sont présentés à cette occasion. C’est également à
cette réunion que les directeurs régionaux et les directeurs
des domaines de programme lui présentent, en alternance,
le rapport sur l’état des programmes.
À chacune des réunions du Conseil des gouverneurs, les
présidents des comités du Conseil présentent un rapport sur
les questions traitées au cours des réunions de leur comité.
Tous les deux mois, la présidente du Centre remet au
Conseil des gouverneurs un rapport détaillé sur les activités
du CRDI. En outre, les gouverneurs peuvent communiquer
entre eux et avec le personnel du Centre au moyen d’une
liste de diffusion spéciale. Ils reçoivent aussi le Bulletin du
CRDI, le mensuel électronique du Centre.
Régime de vérification
Le régime annuel de vérification prévoit des vérifications
internes et externes. Le Bureau du vérificateur général se
charge de toutes les vérifications externes, y compris de la
vérification d’attestation annuelle et de l’examen spécial
réalisé tous les cinq ans. Deux fois l’an, le Conseil des
gouverneurs est mis au courant de l’état d’avancement des
vérifications internes prévues dans le plan de vérification
interne de l’exercice en cours.
Les objectifs liés aux politiques publiques
La Loi sur le CRDI, qui a porté création du Centre en 1970,
définit toujours sa mission et ses pouvoirs, et elle témoigne
à la fois de la vision de l’avenir et de la perspicacité des fondateurs du CRDI. Le Conseil des gouverneurs veille à ce que
le Centre respecte l’esprit et la lettre de la loi qui le régit de
même que la mission qui lui a été confiée, à savoir lancer,
encourager, appuyer et mener des recherches sur les problèmes des régions du monde en voie de développement.
Les communications
Le rapport annuel du CRDI est le principal instrument de
communication avec le Parlement, avec le gouvernement du
Canada et avec les Canadiens. Le CRDI consulte régulièrement, sur des enjeux importants, le milieu de la politique
étrangère du Canada — dont le ministère des Affaires
étrangères et du Commerce international, l’Agence canadienne de développement international et le Bureau du
Conseil privé —, le milieu scientifique et celui de la
recherche.
Le CRDI présente en outre les résultats des travaux de
recherche qu’il subventionne par le truchement de son site
Web, de ses publications institutionnelles et d’activités
tenues dans tout le Canada.
La collaboration avec la direction
Les relations entre le Conseil et la direction
Les relations qu’entretiennent le Conseil des gouverneurs et
la direction sont empreintes de transparence, tous deux
croyant fermement que la reddition de comptes et les
bonnes pratiques de gouvernance de la chose publique sont
essentielles à un rendement organisationnel optimal.
Il incombe au Conseil des gouverneurs de suivre de près le
rendement de la présidente du Centre à l’aide des indicateurs prévus à cette fin. Le Conseil discute chaque année
avec la présidente de l’évaluation de son rendement. Selon
la Loi sur le CRDI, la présidente du Centre doit surveiller les
travaux de l’organisme et en diriger le personnel. Au début
de l’exercice, les objectifs de la présidente du Centre et les
indicateurs qui serviront à mesurer son rendement sont
établis de concert avec le Conseil.
Le fonctionnement quotidien du CRDI relève de la présidente du Centre, qui s’acquitte de cette tâche en collaboration avec le Comité de la haute direction (CHD), formé
d’elle-même, du vice-président, Programmes et Partenariats,
du vice-président, Ressources, et chef de la direction
financière, des directeurs régionaux, du directeur du Groupe
des politiques et de la planification, de la secrétaire et
conseillère juridique, des directeurs des quatre domaines de
programme, ainsi que du directeur des Finances et de
l’administration, de la directrice des Ressources humaines et
de la directrice des Communications et des affaires
parlementaires. Le Comité se réunit régulièrement et formule
des recommandations sur la plupart des questions dont le
Conseil est saisi. Tout le personnel peut avoir accès aux
procès-verbaux des réunions du CHD sur le site intranet
du CRDI.
La planification de la relève
La démarche adoptée par le CRDI à cet égard consiste en
partie à former les candidats les plus prometteurs parmi son
personnel afin de se doter d’une prochaine génération de
dirigeants voués à l’excellence. Chaque année, la présidente
du Centre et les deux vice-présidents examinent les dossiers
du personnel de direction afin d’assurer la cohérence organisationnelle et de satisfaire aux besoins éventuels du Centre.
La présidente du Centre renseigne le Conseil sur l’évolution
démographique de l’effectif et sur les activités et stratégies
de planification de la relève, qu’il s’agisse d’offrir une formation plus poussée à des candidats internes de talent ou de
prévoir le recrutement à l’extérieur.
LA GOUVERNANCE
[ 59 ]
L’indépendance du Conseil
Le Conseil a mis en place des structures et des processus qui
lui permettent de fonctionner indépendamment de la direction. Le rôle de la présidente du CRDI, qui est aussi sa première dirigeante, et celui de la présidente du Conseil sont
distincts; cette dernière gère les affaires du Conseil, tandis
que la présidente du Centre veille au fonctionnement au
jour le jour de l’organisme. Tous les membres du Conseil
sont nommés par le gouverneur en conseil.
Le Conseil des gouverneurs tient trois réunions par année.
(En 2007–2008, il a convoqué deux réunions extraordinaires.) Chaque réunion comprend une discussion à huis
clos et la présentation des rapports des comités permanents
du Conseil, qui sont au nombre de quatre, soit le Comité de
direction, le Comité des finances et de la vérification, le
Comité des ressources humaines et le Comité de sélection.
Les membres des comités sont élus en tenant compte de
leurs intérêts, de leurs compétences et de leur disponibilité.
Au besoin, le Conseil crée également des comités spéciaux
chargés de questions particulières. Le Comité de recrutement, un comité spécial créé par le Conseil en mars 2007,
a terminé ses travaux en décembre 2007.
Le Conseil des gouverneurs s’est doté de lignes directrices
rigoureuses en matière de conflit d’intérêts afin d’assurer
la plus stricte intégrité de ses membres.
Comité de direction
Membres : Gordon S. Smith (président – dont le mandat a
pris fin le 14 août 2007), l’honorable Barbara McDougall
(présidente – nommée le 3 décembre 2007), Mary Coyle,
Denis Desautels, Ged Davis, Faith Mitchell, Maureen O’Neil,
Francisco Sagasti.
Comité des finances et de la vérification
Membres : Denis Desautels (président), Mary Coyle,
Ahmed Galal, Andrés Rozental.
Comité des ressources humaines
Membres : Faith Mitchell (présidente), Amina Ibrahim,
W. Andy Knight, Maureen O’Neil, Linda Sheppard Whalen.
Comité de sélection
Membres : Gordon S. Smith (président – dont le mandat
a pris fin le 14 août 2007), l’honorable Barbara McDougall
(présidente – nommée le 3 décembre 2007), Mary Coyle,
Denis Desautels, Faith Mitchell, Maureen O’Neil.
[ 60 ]
LA GOUVERNANCE
Comité de recrutement
En mars 2007, le Conseil a formé un Comité de recrutement
en vue de trouver la personne appelée à remplacer la présidente du Centre, Maureen O’Neil, dont le mandat se termine à la fin de juin 2008. Le Conseil a approuvé, en juin
2007, l’embauche d’une firme de recrutement de cadres
afin d’aider le Comité dans cette tâche. En décembre 2007,
lors d’une réunion extraordinaire du Conseil, le Comité de
recrutement a présenté aux gouverneurs le candidat de son
choix. Le candidat retenu a été recommandé au ministre des
Affaires étrangères en vue de sa nomination par le
gouverneur en conseil.
Membres : Mary Coyle, Ged Davis, Denis Desautels,
l’honorable Barbara McDougall, Francisco Sagasti.
Le fonctionnement du Conseil
Le renouvellement du Conseil
La Loi sur le CRDI stipule qu’au moins 11 des gouverneurs
doivent avoir de l’expérience dans le domaine du développement international ou dans celui des sciences naturelles, des
sciences sociales ou de la technologie. Le Conseil tient
compte de ces prescriptions dans le profil des compétences
et de l’expérience qu’il élabore en vue de déterminer les
candidats aptes à combler les vacances en son sein.
Les gouverneurs sont nommés pour un mandat de
quatre ans, qui peut être reconduit pour quatre autres
années. En 2007–2008, deux gouverneurs ont été nommés
au Conseil, et une nouvelle présidente du Conseil a été
nommée pour un mandat de cinq ans.
La formation
Les nouveaux membres du Conseil prennent part à des
séances d’orientation et reçoivent une documentation complète sur le Centre et ses activités. On encourage les gouverneurs à faire, au moins une fois pendant leur mandat, un
séjour dans une région où sont exécutés les projets du CRDI
afin d’échanger avec les partenaires et de constater de visu
le mode de travail du Centre et les répercussions des travaux
de recherche qu’il finance. En novembre 2007, une visite de
terrain a été organisée en Afrique du Sud et au
Mozambique.
La rémunération
La rémunération des membres du Conseil est fixée conformément aux Lignes directrices concernant la rémunération
des titulaires à temps partiel nommés par le gouverneur en
conseil dans les sociétés d’État.
Ces lignes directrices prévoient les taux suivants :
■
indemnité journalière versée aux gouverneurs
— de 390 $ à 420 $
■
honoraires annuels des présidents de comité
— de 4 600 $ à 5 400 $
■
honoraires annuels du président du Conseil
— de 9 200 $ à 10 800 $
La responsabilité à l’égard de la gouvernance
Il incombe au Conseil des gouverneurs de définir la manière
d’envisager les questions de gouvernance au CRDI. Sous la
direction de la présidente du Conseil, les gouverneurs procèdent à une autoévaluation tous les deux ans, afin d’examiner
leurs pratiques et leur rendement au chapitre de la gouvernance. En mars 2007, le Conseil a décidé que cette autoévaluation aurait lieu dorénavant chaque année et serait
approfondie.
Chaque année, la composition et les responsabilités des
comités sont passées en revue.
En mars 2007, le Conseil a approuvé le plan de l’examen
spécial du CRDI par le Bureau du vérificateur général du
Canada. Les vérificateurs se sont penchés sur les systèmes
et les pratiques du Centre et ont présenté leur rapport au
Conseil en mars 2008. Le Conseil des gouverneurs a
approuvé, en juin 2007, les versions révisées du mandat du
Comité des ressources humaines et du mandat du Comité
des finances et de la vérification. En décembre 2007, le
Conseil a tenu une réunion extraordinaire dans le but
d’approuver le choix du candidat pressenti pour la présidence du CRDI et de recommander au ministre des Affaires
étrangères sa nomination par le gouverneur en conseil. Le
candidat retenu, David Malone, a été nommé en
février 2008; il entrera en fonction le 1er juillet 2008.
Le Conseil des gouverneurs
du CRDI en 2007–2008
GORDON S. SMITH, PRÉSIDENT DU CONSEIL, VICTORIA, CANADA
(dont le mandat a pris fin le 14 août 2007)
Directeur exécutif, Centre for Global Studies, Université de
Victoria; ancien sous-ministre des Affaires extérieures
L’HONORABLE BARBARA MCDOUGALL,
PRÉSIDENTE DU CONSEIL, TORONTO, CANADA
(nommée le 3 décembre 2007)
Conseillère en expansion du commerce international, en
gouvernance organisationnelle et en relations avec le
gouvernement au cabinet d’avocats Aird & Berlis LLP;
ancienne secrétaire d’État aux Affaires extérieures et
ancienne ministre de l’Emploi et de l’Immigration
MARY COYLE, PRÉSIDENTE PAR INTÉRIM DU CONSEIL
(du 15 août au 2 décembre 2007); VICE-PRÉSIDENTE DU
CONSEIL, Antigonish, Canada
Vice-présidente et directrice, Coady International Institute,
Université St. Francis Xavier; ancienne directrice générale,
Calmeadow, Toronto
MAUREEN O’NEIL, PRÉSIDENTE DU CRDI, OTTAWA, CANADA
Ancienne présidente (par intérim), Centre international des
droits de la personne et du développement démocratique;
ancienne présidente, Institut Nord-Sud
LALLA BEN BARKA, ADDIS-ABEBA, ÉTHIOPIE
Secrétaire exécutif adjoint, Commission économique des
Nations Unies pour l’Afrique; ancienne directrice,
Bureau régional de l’UNESCO pour l’éducation en Afrique
CLAUDE-YVES CHARRON, MONTRÉAL, CANADA
(nommé le 28 février 2008)
Vice-recteur, Université du Québec à Montréal; secrétaire
général, Orbicom; conseiller auprès de l’Alliance mondiale
pour les TIC au service du développement (UN-GAID)
JOCELYN COULON, MONTRÉAL, CANADA
Chercheur invité, Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM), et directeur,
Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix
du CÉRIUM; ancien directeur, Centre Pearson pour le maintien de la paix, bureau de Montréal
ANGELA CROPPER, TRINITÉ-ET-TOBAGO
Directrice exécutive adjointe, Programme des Nations Unies
pour l’environnement, avec rang de Sous-secrétaire
générale; cofondatrice et présidente, Fondation Cropper
GED DAVIS, SEVENOAKS, ROYAUME-UNI
Coprésident du conseil de Global Energy Assessment,
Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués
(IIASA); ancien vice-président du conseil d’administration,
EcoCities plc
DENIS DESAUTELS, OTTAWA, CANADA
Cadre en résidence, École de gestion de l’Université
d’Ottawa; ancien vérificateur général du Canada
AHMED GALAL, LE CAIRE, ÉGYPTE
Directeur général, Forum de recherche économique; ancien
directeur exécutif et directeur de la recherche, Centre
égyptien d’études économiques
ROBERT GREENHILL, GATINEAU, CANADA
Président, Agence canadienne de développement
international; ancien cadre supérieur invité, CRDI, et ancien
président et chef de l’exploitation, Bombardier International
LA GOUVERNANCE
[ 61 ]
AMINA J. IBRAHIM, ABUJA, NIGERIA
Adjointe spéciale principale auprès du président du Nigeria
chargée des objectifs du Millénaire pour le développement;
ancienne coordonnatrice nationale du programme Éducation
pour tous de l’UNESCO, ministère de l’Éducation du Nigeria
W. ANDY KNIGHT, EDMONTON, CANADA
Directeur exécutif, Centre mondial pour la responsabilité de
protéger; professeur de relations internationales, département
de science politique, et directeur du programme de certificat
en études sur la paix et l’après-conflit, Université de l’Alberta
PRATAP MEHTA, NEW DELHI, INDE
(nommé le 1er août 2007)
Président, Centre for Policy Research, New Delhi; ancien
professeur d’études gouvernementales, Université Harvard
FAITH MITCHELL, WASHINGTON, ÉTATS-UNIS
Vice-présidente, Programme et stratégie, de l’organisme
Grantmakers in Health; ancienne administratrice de
programmes principale, Institute of Medicine, The National
Academies
ANDRÉS ROZENTAL, MEXICO, MEXIQUE
Président, Consejo Mexicano de Asuntos Internacionales;
ancien ambassadeur du Mexique auprès du Royaume-Uni
et ancien sous-secrétaire aux Relations extérieures
FRANCISCO SAGASTI, LIMA, PÉROU
Président, FORO Nacional/Internacional; ancien chef de
la planification stratégique, Banque mondiale
LINDA SHEPPARD WHALEN, ST JOHN’S, CANADA
Rédactrice en chef, The Newfoundland Quarterly;
présidente et directrice générale, Centre for Long-term
Environmental Action, Terre-Neuve-et-Labrador; ancienne
coprésidente du Réseau canadien de l’environnement
SHEKHAR SINGH, NEW DELHI, INDE
(dont le mandat a pris fin le 27 mai 2007)
Responsable de la National Campaign for People’s Right
to Information; ancien directeur, Centre for Equity Studies
XUE LAN, BEIJING, RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE
Vice-doyen, École de politiques publiques et de gestion,
Université Tsinghua; vice-président administratif de la
Development Research Academy for the 21st Century,
Université Tsinghua; ancien professeur adjoint de gestion
en génie et affaires internationales, Université George
Washington
PRÉSENCES AUX RÉUNIONS DU CONSEIL DES GOUVERNEURS,
DU 31 MARS 2007 AU 31 MARS 2008
Lalla Ben Barka
1 réunion sur 5
Angela Cropper
2 réunions sur 5
Claude-Yves Charron
(nommé le 28 février 2008)
1 réunion sur 1
L’honorable
Barbara McDougall
4 réunions sur 5
Pratap Mehta
(nommé le 1er août 2007)
2 réunions sur 3
Faith Mitchell
5 réunions sur 5
Jocelyn Coulon
4 réunions sur 5
(en congé au moment de la tenue d’une réunion)
Maureen O’Neil
5 réunions sur 5
Mary Coyle
5 réunions sur 5
Andrés Rozental
4 réunions sur 5
Ged Davis
4 réunions sur 5
Francisco Sagasti
5 réunions sur 5
Denis Desautels
5 réunions sur 5
Shekhar Singh
aucune réunion
(dont le mandat a pris fin le 27 mai 2007)
Ahmed Galal
5 réunions sur 5
Robert Greenhill
2 réunions sur 5
Amina J. Ibrahim
4 réunions sur 5
Gordon S. Smith
3 réunions sur 3
(dont le mandat a pris fin le 14 août 2007)
W. Andy Knight
4 réunions sur 5
Xue Lan
Linda Sheppard Whalen
[ 62 ]
LA GOUVERNANCE
5 réunions sur 5
3 réunions sur 5
Le Comité de la haute direction
Sous réserve de la fonction de surveillance qui incombe au
Conseil des gouverneurs et de la responsabilité qu’a la
présidente du CRDI de surveiller les travaux du Centre et
d’en diriger le personnel, comme le stipule la Loi sur le
CRDI, le Comité de la haute direction (CHD) exerce les
fonctions suivantes :
■
■
aider la présidente du Centre à s’acquitter de ses
obligations envers le Conseil des gouverneurs et, ce
faisant, formuler les principaux objectifs, politiques et
programmes qui sont soumis au Conseil, puis incorporés
dans la Stratégie générale et Cadre programmatique, le
Cadre opérationnel, le programme annuel des travaux et
budget, le système d’évaluation, le rapport annuel et
d’autres documents, le cas échéant;
promouvoir, protéger et faire connaître les valeurs et les
intérêts du Centre; prévoir les faits susceptibles d’avoir
une incidence sur le Centre; encourager le travail en
équipe, la faculté d’adaptation au changement et la
collaboration entre les différents centres de
responsabilité.
Les membres du Comité
de la haute direction en 2007–2008
MAUREEN O’NEIL, PRÉSIDENTE DU CENTRE
(QUI PRÉSIDE LE COMITÉ)
FEDERICO BURONE, DIRECTEUR RÉGIONAL, AMÉRIQUE LATINE
CARAÏBES
ET
MICHAEL CLARKE, DIRECTEUR DU DOMAINE DE PROGRAMME
TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION AU
SERVICE DU DÉVELOPPEMENT
SYLVAIN DUFOUR, DIRECTEUR, FINANCES ET ADMINISTRATION
GILLES FORGET, DIRECTEUR RÉGIONAL, AFRIQUE OCCIDENTALE
ET CENTRALE
CONSTANCE FREEMAN, DIRECTRICE RÉGIONALE,
AFRIQUE ORIENTALE ET AUSTRALE
RICHARD FUCHS, DIRECTEUR RÉGIONAL, ASIE DU SUD-EST
ET DE L’EST
BRENT HERBERT-COPLEY, DIRECTEUR DU DOMAINE DE
POLITIQUE SOCIALE ET ÉCONOMIQUE
PROGRAMME
RICHARD ISNOR, DIRECTEUR DU DOMAINE DE PROGRAMME
INNOVATION, POLITIQUE ET SCIENCE
JEAN LEBEL, DIRECTEUR DU DOMAINE DE PROGRAMME
ENVIRONNEMENT ET GESTION DES RESSOURCES NATURELLES
STEPHEN MCGURK, DIRECTEUR RÉGIONAL, ASIE DU SUD
CHINE
ET
ROHINTON MEDHORA, VICE-PRÉSIDENT, PROGRAMMES
ET PARTENARIATS
LAUCHLAN T. MUNRO, DIRECTEUR DU GROUPE DES POLITIQUES
ET DE LA PLANIFICATION ET RESPONSABLE DE LA VÉRIFICATION INTERNE
ANNETTE NICHOLSON, SECRÉTAIRE ET CONSEILLÈRE JURIDIQUE
LINE NOREAU, DIRECTRICE, RESSOURCES HUMAINES
EGLAL RACHED, DIRECTRICE RÉGIONALE, MOYEN-ORIENT
ET AFRIQUE DU NORD
CHANTAL SCHRYER, DIRECTRICE, COMMUNICATIONS
ET AFFAIRES PARLEMENTAIRES
DENYS VERMETTE, VICE-PRÉSIDENT, RESSOURCES,
ET CHEF DE LA DIRECTION FINANCIÈRE
LA GOUVERNANCE
[ 63 ]
{
Analyse de
la direction
CRDI : J.Taylor
{
Analyse de la direction
Analyse de l’état des résultats
Revenus
2008–2009
2007–2008
2006–2007
Réalisa- Écart entre les
tions
réalisationsa
(en milliers de dollars)
Budget
Budget
révisé
Total des revenus
200 740
181 710
182 093
383
170 065
7,1 %
Crédits parlementaires
163 337
145 415
149 742
4 327
144 760
3,4 %
31 685
29 873
26 091
(3 782)
18 618
40,1 %
3 168
2 983
2 729
(254)
1 908
43,0 %
Revenus de placements
1 550
2 173
2 377
204
2 210
7,6 %
Autres revenus
1 000
1 266
1 154
(112)
2 569
-55,1 %
Partenariats avec des bailleurs de fonds
Financement des programmes de
recherche pour le développement
Recouvrement des coûts
d’administration
a
Réalisations
Écart
Écart en pourcentage entre les réalisations de l’exercice 2007–2008 et celles de l’exercice 2006–2007
Aux fins de l’analyse, les crédits parlementaires sont inclus dans les revenus même s’ils ne font pas partie des revenus dans
l’état des résultats. Les revenus du Centre proviennent de cinq grandes sources : crédits parlementaires, partenariats avec des
bailleurs de fonds, recouvrement des coûts d’administration, revenus de placements et autres revenus.
Le Centre reçoit différents types de crédits parlementaires, le plus important correspondant à la part de l’aide publique au
développement (APD) du Canada qui lui est attribuée. En 2007–2008, les revenus provenant des crédits parlementaires ont
été supérieurs de 4,3 millions de dollars aux prévisions budgétaires en raison d’un transfert de 4,8 millions reçu tard durant
l’exercice. Grâce à ce transfert, le Centre pourra mener des recherches en santé et en environnement en Amérique latine,
sur la prévention de la dengue et sur la dynamique pauvreté–environnement. De temps à autre, le Centre reçoit des crédits
parlementaires supplémentaires ponctuels pour des projets ou des programmes précis (voir la note 11 des notes afférentes
aux états financiers, à la page 95), qui sont inscrits à titre de revenus reportés et comptabilisés quand les dépenses connexes
sont engagées. Les revenus comptabilisés de cette façon durant l’exercice ont trait à un crédit approuvé en septembre 2001
au titre de l’Institut pour la connectivité dans les Amériques (ICA). Les revenus de l’ICA sont inférieurs de 0,5 million aux
prévisions, les activités de l’ICA ayant été réduites de manière à permettre la restructuration de sa programmation.
Le montant des crédits parlementaires du Centre pour l’exercice 2008–2009 devrait être supérieur de 9,1 % à celui des
réalisations de l’exercice 2007–2008, par suite de la participation du Centre au processus dans le cadre duquel diverses
parties prenantes se font concurrence pour l’obtention d’une part de l’augmentation annuelle dont le gouvernement du
Canada fait bénéficier l’enveloppe de l’aide internationale (EAI), et d’un report moindre au titre des acquisitions
d’immobilisations.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 65 ]
Figure 1. Composition des revenus (réalisations et prévisions)
de 2003–2004 à 2008–2009
2%
2%
2%
3%
2%
1%
12 %
11 %
12 %
12 %
16 %
17 %
86 %
87 %
86 %
85 %
82 %
82 %
2003–2004 2004–2005 2005–2006 2006–2007 2007–2008 2008–2009
Réalisations
Crédits parlementaires
Partenariats avec
des bailleurs de fonds
Prévisions
Autres
Bon an, mal an, les crédits parlementaires du Centre représentaient environ 85 % du total des revenus. En raison de
l’augmentation récente des activités en partenariat avec des bailleurs de fonds, la part relative des crédits parlementaires
dans le total des revenus n’est plus que légèrement supérieure à 80 %, et ce, malgré les hausses des crédits parlementaires
(voir la figure 1).
Les revenus tirés de partenariats avec des bailleurs de fonds proviennent soit de sommes recues pour des projets de
recherche bien précis exécutés ou administrés par le Centre pour le compte d’autres organismes dans le cadre des
programmes de recherche pour le développement existants, soit de contributions destinées à des programmes complets de
recherche pour le développement. Les revenus de cette source pendant l’exercice se sont élevés à 26,1 millions de dollars et
ont été inférieurs de 3,8 millions aux prévisions. Cela est attribuable principalement au fait que l’initiative Think tank a
démarré en retard, la dotation en personnel ayant pris beaucoup plus de temps qu’on ne l’avait prévu compte tenu des
compétences particulières exigées. Autre facteur, le nombre d’accords conclus au cours de l’exercice n’a pas été aussi élevé
que l’on s’y attendait.
[ 66 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
Figure 2. Composition des revenus provenant de partenariats avec des bailleurs de fonds
Revenus réels, par bailleur de fonds,
en 2007–2008
Autres (27)
17,2 %
Revenus réels, par bailleur de fonds,
en 2003–2004
Autres (44)
26,8 %
ACDI
26,4 %
ACDI
36,7 %
DDC
6,0 %
Microsoft
8,0 %
Industrie
Canada
6,0 %
DGIS
4,5 %
DDC
5,8 %
USAID
8,2 %
DFID
36,4 %
MAECI
5,7 %
Industrie
Canada
12,3 %
Gouvernement du Canada
ACDI = Agence canadienne de développement international
DDC = Direction du développement et de la coopération de la Suisse
DFID = Department for International Development du Royaume-Uni
DGIS = Direction générale de la coopération internationale des Pays-Bas
MAECI = ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada
USAID = United States Agency for International Development
La composition du financement reçu des bailleurs de fonds a beaucoup changé ces dernières années. Alors qu’en
2003–2004, près de 55 % de ce financement provenait d’autres organismes du gouvernement du Canada, ce pourcentage
n’était plus que de 32 % en 2007–2008 (voir la figure 2).
Le budget de l’exercice 2008–2009 prévoit une hausse de 21,4 % du financement provenant de bailleurs de fonds,
attribuable à l’expansion du cofinancement avec le Department for International Development (DFID) du Royaume-Uni,
à l’étoffement de l’initiative Think tank et à de nouveaux partenariats prévus avec des fondations états-uniennes comme
la Fondation Bill et Melinda Gates et Google.org, avec lesquelles des discussions sont en cours.
Les revenus provenant du recouvrement des coûts d’administration correspondent aux sommes que le Centre perçoit
pour l’administration des fonds de sources externes. Les coûts recouvrés ne comprennent pas les coûts d’exploitation de
base déjà couverts par les crédits parlementaires. Ils comprennent toutefois tous les coûts d’administration réels pouvant être
attribués à l’administration des projets et au soutien apporté au personnel affecté aux projets. La méthodologie utilisée pour
calculer le taux de recouvrement des coûts se fonde sur les principes comptables de gestion généralement reconnus et fait
l’objet d’un examen au moins une fois l’an. En 2007–2008, ces revenus ont été légèrement inférieurs aux prévisions
(de 0,3 million de dollars). Le recouvrement des coûts d’administration afférents aux contrats avec des bailleurs de fonds
partenaires étant proportionnel aux revenus comptabilisés à cet égard, l’écart total est proportionnel à l’écart observé dans
les revenus comptabilisés au titre des partenariats avec des bailleurs de fonds. Le montant prévu au budget de l’exercice
2008–2009 est proportionnellement plus élevé en raison de la hausse prévue des revenus provenant de partenariats avec des
bailleurs de fonds.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 67 ]
Figure 3. Recouvrement des coûts d’administration par rapport
aux revenus tirés de partenariats
12,0 %
Revenus tirés de partenariats avec des
bailleurs de fonds (en milliers de dollars)
35 000
30 000
25 000
✦
✦
✦
✦
10,0 %
✦
20 000
15 000
✦
8,0 %
10 000
5 000
6,0 %
2003–2004
2004–2005
2005–2006
2006–2007
Réalisations
Revenus tirés de partenariats
avec des bailleurs de fonds
2007–2008
2008–2009
Prévisions
✦
% de recouvrement des coûts
d’administration
Comme le montre la figure 3, en 2003–2004, le pourcentage moyen de recouvrement des coûts d’administration était
d’approximativement 8 %. Ces dernières années, ce pourcentage est passé à 10 % environ, principalement en raison de
l’application plus systématique de la politique de recouvrement des coûts d’administration. En 2007–2008, le Centre a
procédé à un examen détaillé de son taux de recouvrement, afin de s’assurer qu’il est adéquat compte tenu des coûts réels
d’administration. En 2008–2009, le Centre soumettra son mode de calcul du recouvrement des coûts à un examen externe.
Le Centre est autorisé à investir les liquidités dans des instruments bien cotés du marché monétaire. Les revenus de
placements de l’exercice 2007–2008 se sont élevés à 2,4 millions de dollars. On anticipe une baisse de ces revenus dans
les prévisions budgétaires du prochain exercice en raison de taux d’intérêt inférieurs et d’une légère baisse de la valeur
moyenne prévue du portefeuille de placements.
Les autres revenus comprennent les revenus tirés de la sous-location de locaux pour bureaux, des installations de conférence
et de restauration, des droits perçus pour le stationnement et de diverses autres sources. Ils ont atteint 1,2 million de dollars.
Le montant prévu pour les autres revenus en 2008–2009 est moindre parce que les activités de sous-location ont diminué
depuis que le siège du Centre a déménagé en octobre 2007.
[ 68 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
Dépenses
2008–2009
2007–2008
2006–2007
Réalisa- Écart entre les
tions
réalisationsa
(en milliers de dollars)
Budget
Budget
révisé
Total des dépenses
204 734
195 842
189 870
(5 972)
160 616
18,2 %
105 084
102 121
100 167
(1 954)
82 677
21,2 %
31 685
29 873
26 091
(3 782)
18 618
40,1 %
Soutien à la recherche
pour le développement
38 866
35 735
35 811
76
32 604
9,8 %
Services administratifs
29 099
28 113
27 801
(312)
26 717
4,1 %
Programmes de recherche
pour le développement
Financés par les crédits
parlementaires
Financés par des bailleurs
de fonds partenaires
a
Réalisations
Écart
Écart en pourcentage entre les réalisations de l’exercice 2007–2008 et celles de l’exercice 2006–2007
Les dépenses du Centre sont réparties en fonction d’une structure de coûts à trois volets, qui établit une distinction entre
les programmes de recherche pour le développement, le soutien à la recherche pour le développement et les coûts
d’administration.
Les dépenses relatives aux programmes de recherche pour le développement correspondent aux coûts directs (surtout
sous forme de subventions) des projets de recherche scientifique et technique qu’administre le Centre dans le cadre de ses
programmes. En 2007–2008, la partie des dépenses afférentes aux programmes de recherche qui a été financée au moyen
des crédits parlementaires s’est élevée à 100,2 millions de dollars, en hausse de 21,2 % par rapport à l’exercice précédent.
L’écart de 2 millions de dollars (ou 2 %) entre les dépenses prévues et les dépenses réelles financées par les crédits
parlementaires est attribuable à la cadence plus lente des dépenses effectuées au titre de l’Institut pour la connectivité dans
les Amériques (0,5 million de dollars — plus de précisions à l’analyse des revenus, à la page 65), à des modifications dans les
tendances des dépenses relatives aux projets et à des changements dans la composition du portefeuille de projets. En ce qui
concerne les deux dernières causes (modifications dans les tendances des dépenses et dans la composition du portefeuille),
la proportion des budgets de projet administrés par le Centre a diminué et se situe en 2007–2008 au niveau le plus bas
jamais atteint, ce qui témoigne de la plus grande capacité des établissements bénéficiaires de gérer les fonds qu’ils reçoivent
pour l’exécution des projets. Le Centre approuve moins de projets de soutien à la recherche de courte durée, ce qui diminue
les décaissements dans la première année d’exécution des projets. Ce changement en ce qui a trait aux dépenses de
programme aura des répercussions sur les décaissements relatifs aux anciens projets dans deux ou trois ans. Enfin, plus
s’accroîtra le pourcentage de projets cofinancés et plus l’impact des retards touchant ces projets se fera sentir sur l’ensemble
des dépenses de programme (sur les deux postes de financement des projets) tout comme sur les coûts d’administration
recouvrés auprès des bailleurs de fonds partenaires. Au cours de l’exercice qui vient, le Centre incorporera ces tendances
dans le modèle mathématique qu’il utilise pour établir les prévisions des dépenses de programme. Somme toute, l’écart
de 2 % en 2007–2008 représente une amélioration importante par rapport à l’écart de 6 % observé un an plus tôt sur
une somme bien inférieure.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 69 ]
Figure 4. Fonds du Centre et des bailleurs de fonds consacrés aux dépenses
des programmes de recherche pour le développement
2007–2008
2006–2007
Cofinancement
9,6 %
Cofinancement
15,4 %
Bailleurs
de fonds
18,4 %
Bailleurs
de fonds
20,7 %
CRDI
63,9 %
CRDI
72,0 %
Comme le montre la figure 4, le pourcentage des dépenses consacrées aux programmes de recherche pour le développement
du Centre utilisées en contrepartie (cofinancement) des sommes venant des bailleurs de fonds partenaires a augmenté
durant l’exercice. De 9,6 % qu’il était en 2006–2007, ce pourcentage est passé à 15,4 % en 2007–2008. À mesure qu’ont
augmenté les activités en partenariat avec des bailleurs de fonds, les dépenses des programmes de recherche pour le
développement à l’égard de projets financés par le Centre seul ont diminué (de 72 % en 2006–2007 à 63,9 %
en 2007–2008).
Les dépenses au titre des programmes de recherche pour le développement augmenteront de 10,5 millions de dollars
en 2008–2009 par rapport aux réalisations de l’exercice 2007–2008. La hausse d’une année à l’autre des affectations de
programme, qui découle de fonds supplémentaires reçus du Parlement et des bailleurs de fonds, explique l’augmentation
de ces dépenses.
La partie des dépenses des programmes de recherche pour le développement couverte par les bailleurs de fonds partenaires
s’est élevée à 26,1 millions de dollars, soit 3,8 millions de moins que ce qui était prévu au budget. Les raisons de cet écart
sont mentionnées dans la section précédente portant sur les revenus.
Le soutien à la recherche pour le développement regroupe les coûts reliés au soutien aux programmes de recherche
pour le développement, qui comprend le soutien technique interne, les éléments complémentaires des programmes et la
gestion des programmes. Les dépenses à ce chapitre se sont élevées à 35,8 millions de dollars, soit 100,2 % de la somme
prévue au budget. En 2008–2009, on prévoit une augmentation de 8,5 % de ces dépenses par rapport aux réalisations de
l’exercice 2007–2008, en raison de rajustements apportés en fonction de l’inflation aux postes des déplacements et des
salaires et avantages sociaux et d’équivalents temps plein additionnels qui viendront appuyer l’initiative Think tank et
d’autres programmes du Centre.
[ 70 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
Figure 5. Coûts d’administration par rapport aux dépenses totales
Dépenses totales (en milliers de dollars)
250 000
200 000
25,0 %
20,0 %
✦
✦
✦
✦
150 000
✦
✦
15,0 %
100 000
10,0 %
50 000
5,0 %
0
–
2003–2004
2004–2005
2005–2006
2006–2007
2007–2008
Prévisions
Réalisations
Dépenses totales
✦
2008–2009
% des coûts d’administration
Sous les services administratifs sont regroupées les diverses fonctions d’orientation, de direction, d’administration et de
services qui appuient le fonctionnement du Centre et aident ce dernier à assumer ses responsabilités organisationnelles. Les
dépenses relatives aux services administratifs ont été de 27,8 millions de dollars. L’écart de 0,3 million par rapport au budget
est attribuable principalement à des activités inférieures aux prévisions en ce qui a trait aux déplacements et aux services
professionnels. Les dépenses prévues pour les services administratifs en 2008–2009 sont supérieures de 4,7 % aux dépenses
réalisées en 2007–2008, surtout en raison de rajustements en fonction de l’inflation et de certaines adaptations aux services
organisationnels rendues nécessaires par la croissance du Centre.
Comme le montre la figure 5, les coûts d’administration ont augmenté beaucoup moins rapidement que les dépenses
totales. En fait, les coûts d’administration, qui représentaient 18 % des dépenses totales en 2003–2004, ne devraient plus
en constituer que 14 % en 2008–2009 (selon les prévisions). En matière d’affectation des ressources financières, le Centre
s’efforce d’atteindre un équilibre entre les dépenses de programme et les coûts d’administration.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 71 ]
Analyse du bilan
Actif
2007–2008
Réalisations
2006–2007
Réalisations
Écart entre
les réalisationsa
Total de l’actif
83 807
71 762
16,8 %
Trésorerie et équivalents de trésorerie
Placements
Créances et frais payés d’avance
Immobilisations corporelles
22
38
10
12
21
32
11
6
(en milliers de dollars)
a
450
891
382
084
941
102
600
119
2,3 %
21,1 %
-10,5 %
97,5 %
Écart en pourcentage entre les réalisations de l’exercice 2007–2008 et celles de l’exercice 2006–2007
Le montant qu’atteignent la trésorerie, les équivalents de trésorerie et les placements est tributaire des fonds que le
Centre reçoit avant d’avoir à les dépenser. Ces fonds sont investis dans des instruments du marché monétaire à court terme.
Les équivalents de trésorerie sont des placements facilement convertibles venant à échéance trois mois ou moins après la
date d’acquisition. Il incombe au Centre de payer ses employés, de couvrir les coûts d’exploitation engagés dans l’exécution
de sa mission et de verser les subventions à ses bénéficiaires conformément aux dispositions prévues dans les contrats. Le
Centre a recours à la trésorerie et aux équivalents de trésorerie, ainsi qu’aux placements, pour satisfaire à ces obligations
au cours de l’exercice.
Trésorerie, équivalents de trésorerie et placements
2007–2008
Trésorerie
et équivalents
de trésorerie
Total
Fonds non affectés
Fonds grevés d’affectations
d’origine externe
Fonds grevés d’affectations
d’origine interne
(en milliers de dollars)
a
2006–2007
Placements
Réalisations
Réalisations
Écart
entre les
réalisationsa
22 450
38 891
61 341
54 043
13,5 %
15 710
12 841
28 551
31 070
-8,1 %
6 740
24 980
31 720
18 554
71,0 %
—
1 070
1 070
4 419
-75,8 %
Écart en pourcentage entre les réalisations de l’exercice 2007–2008 et celles de l’exercice 2006–2007
Le Centre comptabilise les fonds reçus à des fins précises à titre de fonds grevés d’affectations d’origine externe. En outre,
le Centre peut grever d’affectations d’origine interne une partie des capitaux propres aux fins de grands projets
d’immobilisations pluriannuels. Les restrictions auxquelles sont assujettis la trésorerie, les équivalents de trésorerie et
les placements en témoignent directement. Toutes les autres liquidités sont considérées comme non affectées.
[ 72 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
La hausse de 13,2 millions de dollars au titre des fonds grevés d’affectations d’origine externe est attribuable à des fonds
reçus à l’avance pour des activités financées par des bailleurs de fonds partenaires, les décaissements devant se faire
ultérieurement.
Au 31 mars 2008, la trésorerie, les équivalents de trésorerie et les placements grevés d’affectations d’origine interne s’élèvent
à 1,1 million de dollars. Cette somme sera utilisée en 2008–2009 pour des améliorations locatives et pour l’acquisition
d’immobilisations corporelles (voir l’analyse des capitaux propres à la page 74).
Les créances et les frais payés d’avance atteignent 10,4 millions de dollars et comprennent des crédits parlementaires de
5,5 millions de dollars qui sont dues au Centre. Le total de cette année représente une baisse de 1,2 million de dollars par
rapport à celui qui figurait au bilan du 31 mars 2007. Cela est attribuable principalement à des créances moindres au titre
des partenariats avec des bailleurs de fonds à la fin de l’exercice.
Les immobilisations corporelles s’élèvent à 12,1 millions de dollars au 31 mars 2008, en hausse de 6 millions par rapport
au total qui figurait au bilan du 31 mars 2007. Cette hausse est attribuable presque entièrement aux coûts des améliorations
locatives effectuées aux nouvelles installations du siège.
Passif
(en milliers de dollars)
Total du passif
2007–2008
Réalisations
2006–2007
Réalisations
Écart entre
les réalisationsa
68 789
48 972
40,5 %
Créditeurs et charges à payer
18 126
15 890
14,1 %
Revenus reportés
44 919
27 434
63,7 %
5 744
5 648
1,7 %
Avantages sociaux futurs
a
Écart en pourcentage entre les réalisations de l’exercice 2007–2008 et celles de l’exercice 2006–2007
Les créditeurs et les charges à payer sont enregistrés dans le cours normal des activités du Centre. Il s’agit, entre autres,
des paiements dus aux fournisseurs, des subventions à verser aux bénéficiaires et des salaires et congés annuels devant être
payés aux employés. À la fin de mars 2008, ils s’élèvent à 18,1 millions de dollars, ce qui représente une hausse
de 2,2 millions de dollars par rapport au 31 mars 2007. Cette hausse est attribuable à un montant plus élevé de subventions
à payer à la fin de l’exercice, lequel est une conséquence du plus grand nombre d’anniversaires de projets approuvés durant
le quatrième trimestre d’exercices précédents.
Les revenus reportés comprennent la partie non dépensée des sommes reçues ou à recevoir au titre des activités menées
dans le cadre de partenariats avec des bailleurs de fonds, la partie du crédit parlementaire servant à l’acquisition d’immobilisations corporelles et la partie non dépensée des crédits parlementaires reçus aux fins de projets et de programmes précis. Le
solde de fin d’exercice est de 44,9 millions de dollars, supérieur de 17,5 millions à celui de 2006–2007, en raison de fonds
reçus par suite de la signature d’accords de partenariat avec la Fondation William et Flora Hewlett et la Fondation Bill et
Melinda Gates pour des programmes d’envergure et du report du coût d’améliorations locatives pour les nouvelles installations du siège (voir le paragraphe concernant les immobilisations corporelles ci-dessus).
Les avantages sociaux futurs comprennent une provision pour les prestations de retraite et indemnités de départ des
employés (se reporter à la note 2.g. des notes afférentes aux états financiers, à la page 89). À 5,7 millions de dollars, ils sont
au même niveau qu’à la fin de l’exercice précédent.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 73 ]
Capitaux propres
2008–2009
2007–2008
2006–2007
Budget
Budget
révisé
Réalisations
Écart
Réalisations
Écart entre les
réalisationsa
Total des capitaux propres
6 454
8 268
15 018
6 750
22 790
-34,1 %
Bénéfices non répartis
6 454
8 268
15 010
6 742
22 790
-34,1 %
—
—
8
8
—
—
(en milliers de dollars)
Cumul des autres éléments
du résultat étendu
a
Écart en pourcentage entre les réalisations de l’exercice 2007–2008 et celles de l’exercice 2006–2007
Les bénéfices non répartis à la fin de l’exercice sont supérieurs de 6,8 millions de dollars aux prévisions budgétaires. Comme
cela a déjà été mentionné, le Centre a reçu une somme additionnelle de 4,8 millions de dollars du Parlement. Cette somme
additionnelle ayant été approuvée et reçue durant le dernier trimestre de l’exercice, il ne restait pas assez de temps pour
affecter les fonds de manière responsable avant la fin de l’exercice. L’autre partie de l’écart observé dans les bénéfices non
répartis résulte d’une sous-utilisation (de l’ordre de 2 millions de dollars) des fonds destinés aux programmes de recherche
pour le développement provenant des crédits parlementaires (voir l’analyse des dépenses à la page 69 pour plus de
précisions).
À la suite d’un changement de méthode comptable (voir la note 3 des notes afférentes aux états financiers, page 90),
les instruments financiers disponibles à la vente sont évalués à leur juste valeur, et les gains et pertes latents sont comptabilisés
dans le cumul des autres éléments du résultat étendu. Cette année, le résultat étendu s’élève à 8 000 $ (voir les notes
afférentes aux états financiers, page 91, pour plus de précisions).
Bénéfices non répartis
2008–2009
(en milliers de dollars)
Total des bénéfices non répartis
2007–2008
Budget
Budget
révisé
Réalisations
2006–2007
Écart
Réalisations
Écart entre les
réalisationsa
6 454
8 268
15 010
6 742
22 790
-34,1 %
Fonds non affectés
—
—
7 950
7 950
12 959
-38,7 %
Fonds affectés
—
2 278
1 070
(1 208)
4 419
-75,8 %
Fonds réservés
6 454
5 990
5 990
0
5 412
10,7 %
a
Écart en pourcentage entre les réalisations de l’exercice 2007–2008 et celles de l’exercice 2006–2007
Les bénéfices non répartis du Centre sont constitués de fonds non affectés, affectés et réservés.
Les capitaux propres non affectés sont les capitaux propres qui ne sont pas mis de côté pour couvrir soit la réserve constituée
à des fins de planification financière, soit les capitaux propres affectés devant servir à des acquisitions d’immobilisations.
[ 74 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
Le Centre a affecté en 2007–2008 une partie des capitaux propres, soit 1,1 million de dollars, à des améliorations locatives,
ainsi qu’à des immobilisations corporelles dont l’acquisition se fera en 2008–2009.
Dans le but d’assurer sa situation financière, le Centre a établi une réserve à des fins de planification financière qui s’élève à
6 millions de dollars (ou 4 % des crédits parlementaires comptabilisés). Cette réserve est importante pour un certain nombre
de raisons : les dispositions contractuelles visant les bénéficiaires et les modalités de financement des projets évoluent; le
moment où s’effectuent les dépenses de programme ne dépend pas uniquement du Centre puisqu’il est en grande partie
subordonné au rendement des bénéficiaires; de petites variations enregistrées dans les tendances prévues pour les dépenses
de programme ont un effet considérable sur les dépenses totales; le financement reçu du gouvernement du Canada (les
crédits parlementaires) n’est pas entièrement prévisible; enfin, la direction du Centre souhaite que le niveau des affectations
de programme demeure relativement stable au fil des ans.
Autres aspects importants de la gestion financière
Engagements en cours à l’égard de programmes de recherche
pour le développement
(en milliers de dollars)
2006–2007
Réalisations
Écart entre les
réalisationsa
Total des engagements en cours
192 761
130 720
47,5 %
Financés par les crédits parlementaires
162 579
110 030
47,8 %
30 182
20 690
45,9 %
Financés par des bailleurs de fonds partenaires
a
2007–2008
Réalisations
Écart en pourcentage entre les réalisations de l’exercice 2007–2008 et celles de l’exercice 2006–2007
Au 31 mars 2008, le Centre est engagé à l’égard de versements pouvant atteindre 192,8 millions de dollars sur les cinq
prochaines années relativement à des projets et activités de recherche. Cet engagement est assujetti, premièrement, à
l’attribution des fonds nécessaires par le Parlement et par les bailleurs de fonds partenaires et, deuxièmement, au respect
des dispositions des accords de subvention par les bénéficiaires. L’augmentation d’une année à l’autre des affectations de
programme conjuguée à des engagements plus élevés à l’égard des projets au cours de l’exercice ont donné lieu à une
hausse de 62,1 millions de dollars des engagements en cours, lesquels atteignent 192,8 millions, comparativement à
130,7 millions l’an dernier (voir l’analyse de l’état des résultats à la page 69 pour plus de précisions sur le décaissement des
fonds destinés aux projets). Au cours du prochain exercice, la proportion des dépenses au titre des programmes de recherche
pour le développement ayant trait à des engagements en cours sera plus élevée. S’il devait y avoir des retards dans l’utilisation des fonds destiné aux projets, cela aurait des répercussions considérables sur le niveau des dépenses de programme.
La direction suivra de près les dépenses au sein des programmes de recherche pour le développement et prendra des
mesures si jamais cette tendance venait à se concrétiser.
Du total des engagements en cours, une somme de 162,6 millions de dollars doit être couverte par les crédits
parlementaires, et le solde, soit 30,2 millions, doit provenir de sommes reçues dans le cadre de partenariats avec des
bailleurs de fonds. Un pourcentage de 22,9 % de cette somme de 162,6 millions a trait à des projets cofinancés en
vertu d’accords de partenariat.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 75 ]
Affectations de programme
2008–2009
2007–2008
2006–2007
(en milliers de dollars)
Budget
Budget
révisé
Total des affectations
170 596
158 889
183 717
24 288
141 442
29,9 %
124 500
120 500
145 033
24 533
112 832
28,5 %
1 564
889
1 643
754
1 426
15,2 %
44 532
37 500
37 041
(459)
27 184
36,3 %
Programmes de recherche
pour le développement
Financés par les crédits
parlementaires
Financés par le crédit
parlementaire
supplémentaire — ICA
Financés par des bailleurs
de fonds partenaires
a
Réalisations
Écart
Réalisations
Écart entre les
réalisationsa
Écart en pourcentage entre les réalisations de l’exercice 2007–2008 et celles de l’exercice 2006–2007
Les affectations de programme correspondent aux fonds approuvés pour de nouveaux projets s’inscrivant dans les
programmes de recherche pour le développement du Centre. Les affectations au titre des programmes financés par les
crédits parlementaires ont atteint 145 millions de dollars en 2007–2008. De cette somme, 27,8 millions sont reliés à des
projets et programmes cofinancés dans le cadre de partenariats avec des bailleurs de fonds. Le montant réel des affectations
de programme financées au moyen des crédits parlementaires est supérieur de 24,5 millions aux prévisions budgétaires. Il y
a eu hausse du niveau des affectations de programme en cours d’exercice par suite de fluctuations dans les variables clés
influant sur les tendances en matière de dépenses de projet. La hausse du crédit parlementaire du Centre s’est traduite par
une augmentation d’une année à l’autre des affectations de programme financées par ce crédit. Il en résulte une hausse des
engagements en cours quand des fonds sont engagés à l’égard des projets approuvés. Les affectations au titre des
programmes financés par des bailleurs de fonds partenaires s’élèvent à 37 millions de dollars et sont inférieures de
0,5 million aux prévisions parce que les accords conclus au cours de l’exercice n’ont pas été aussi nombreux qu’on l’avait
prévu. La plus grande partie (87,3 %) des affectations de programme de 183,7 millions de dollars de l’exercice 2007–2008
ont été engagées au cours de ce même exercice. Par conséquent, les dépenses à l’égard des projets faisant l’objet de ces
engagements ont commencé en 2007–2008, et elles se poursuivront pendant le cycle de vie respectif des projets.
[ 76 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
Perspectives d’avenir
Exercice 2008–2009
L’analyse de l’état des résultats comporte des explications détaillées des écarts importants entre le budget de l’exercice
2008–2009 et celui de l’exercice 2007–2008. Le Conseil des gouverneurs a approuvé le Programme des travaux et budget
(PTB) 2008–2009 en mars 2008. Les paragraphes qui suivent font ressortir les écarts les plus notables quant aux revenus et
aux dépenses qui sont prévus pour l’exercice 2008–2009 et précisent les capitaux propres prévus à la fin de cet exercice.
Le PTB 2008–2009 a été préparé à partir de données connues en date de mars 2008. Le budget du Centre fait l’objet de
révisions périodiquement tout au long de l’exercice à mesure que l’on dispose de nouvelles données. Durant le premier
trimestre de l’exercice, le budget des programmes de recherche pour le développement est révisé pour tenir compte des
soldes d’ouverture réels du portefeuille de projets. À la fin du deuxième trimestre, les budgets du soutien à la recherche pour
le développement et des services administratifs sont révisés de manière à réaffecter les fonds aux secteurs prioritaires. Enfin,
vers la fin de l’exercice, le budget tout entier fait l’objet d’un nouvel examen à la lumière des tendances en matière de
dépenses.
Le budget du Centre pour l’exercice 2008–2009 comporte une augmentation de 10,2 % des revenus et une augmentation
de 7,8 % de l’ensemble des dépenses par rapport aux réalisations de l’exercice 2007–2008. Le Centre a obtenu confirmation
d’une hausse de 17,9 millions de dollars de son crédit parlementaire pour l’exercice 2008–2009. Cette hausse résulte surtout
de la participation du Centre au processus dans le cadre duquel diverses parties prenantes se font concurrence pour
l’obtention d’une part de l’augmentation annuelle dont le gouvernement du Canada fait bénéficier l’enveloppe de l’aide
internationale et d’un report moindre au titre des acquisitions d’immobilisations. La hausse des activités exécutées dans le
cadre de partenariats avec des bailleurs de fonds contribue elle aussi à l’augmentation des revenus en 2008–2009.
La hausse de 7,8 % des dépenses de l’exercice 2008–2009 est inférieure à l’augmentation de 10,2 % des revenus. Cela
s’explique par le fait que des dépenses de 12 millions ont été couvertes par une réduction des capitaux propres (bénéfices
non répartis).
Le budget de l’exercice 2008–2009 prévoit que les dépenses au titre des programmes de recherche pour le
développement couvertes par les crédits parlementaires s’élèveront à 105,1 millions de dollars, ce qui représente une
hausse de 4,9 millions par rapport aux réalisations de l’exercice 2007–2008. La croissance des dépenses au titre des
programmes de recherche pour le développement qui sont couvertes par les crédits parlementaires résulte de la hausse,
plusieurs années de suite, des affectations de programme, et elle témoigne de la volonté du Centre d’augmenter les
ressources mises à la disposition des activités de programme.
Le budget 2008–2009 des dépenses afférentes au soutien à la recherche pour le développement et aux services
administratifs est de 68 millions de dollars, supérieur de 4,4 millions aux réalisations de l’exercice 2007–2008. Cette hausse
s’explique entre autres par les rajustements apportés en fonction de l’inflation aux salaires et avantages sociaux et aux frais
de déplacement, ainsi que par les équivalents temps plein additionnels approuvés pour l’exercice 2008–2009.
Le Programme des travaux et budget approuvé par le Conseil des gouverneurs prévoit des capitaux propres de 6,5 millions
de dollars en fin d’exercice, lesquels représentent la réserve à des fins de planification qui permet au Centre d’assurer sa
situation sur le plan financier. Quand il réexaminera son budget 2008–2009, le Centre pourra décider d’affecter une partie
des capitaux propres au financement de futurs projets d’immobilisations et à la bonification de sa réserve de planification
financière afin de parer aux incertitudes.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 77 ]
Les affectations destinées aux programmes de recherche pour le développement provenant des crédits parlementaires
sont établies à 126,1 millions de dollars; 17 % au moins font l’objet d’un cofinancement par des bailleurs de fonds. Les
affectations de programme financées en vertu d’accords de partenariat avec des bailleurs de fonds devraient s’élever
à 44,5 millions de dollars. Le niveau des affectations de programme sera révisé périodiquement, à la suite des analyses faites
par la direction des tendances prévues en matière de dépenses pour les engagements en cours au titre du portefeuille de
projets.
Exercice 2009–2010
Le Centre prendra une part active à tout processus mis en place pour déterminer la part de l’enveloppe de l’aide
internationale à attribuer aux parties prenantes. Le Centre espère ainsi obtenir une augmentation additionnelle de son crédit
parlementaire. Le Centre compte également poursuivre l’examen de nouvelles possibilités de partenariats avec des bailleurs
de fonds. Grâce au financement supplémentaire obtenu de ces deux sources, le CRDI pourrait affecter davantage de
ressources à ses programmes de recherche pour le développement.
La décision du gouvernement de créer un fonds d’innovation pour le développement pourrait avoir de profondes
répercussions sur les activités du Centre. De fait, il est mentionné, dans le budget de 2008 du gouvernement du Canada,
que « la mise en oeuvre du fonds sera confiée à des partenaires stratégiques de la communauté de la recherche, en
collaboration avec le Centre de recherches pour le développement international ».
Les dépenses afférentes au soutien à la recherche pour le développement et aux services administratifs seront rajustées pour
tenir compte de l’inflation et d’autres facteurs jugés nécessaires pour le fonctionnement du Centre. En déterminant les
ressources affectées aux coûts d’administration, le Centre cherchera à assurer un équilibre adéquat entre les dépenses ayant
trait aux programmes et celles qui relèvent de l’administration.
[ 78 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
Les cinq dernières années
Budget
(en milliers de dollars)
Réalisations
2008–2009
2007–2008
163 337
149 742
2006–2007a 2005–2006b
2004–2005b
2003–2004
État des revenus
Revenus
Crédit parlementaires
Partenariats avec des bailleurs de fonds
Financement des programmes de recherche
pour le développement
Recouvrement des coûts d’administration
Revenus de placements
Autres revenus
31
3
1
1
144 760
131 955
122 340
107 932
685
168
550
000
26
2
2
1
091
729
377
154
18
1
2
2
618
908
210
569
16
1
1
1
010
572
406
837
14
1
1
1
399
380
224
423
14
1
1
1
508
162
303
413
Programmes de recherche pour le développement
Financés par les crédits parlementaires
105 084
Financés par des bailleurs de fonds partenaires
31 685
Soutien à la recherche pour le développement
38 866
Services administratifs
29 099
100
26
35
27
167
091
811
801
82
18
32
26
677
618
604
717
79
16
30
24
229
010
709
931
77
14
24
24
094
399
078
867
62
14
21
24
561
508
632
469
Dépenses
Résultats nets des activités poursuivies
Résultats nets des activités abandonnées
(3 994)
—
(7 777)
—
9 449
(155)
1 901
(1 802)
328
1 957
3 148
—
145 033
112 832
97 249
86 275
75 265
1 643
37 041
1 426
27 184
1 415
14 797
7 038
14 302
4 389
16 797
2007–2008
2006–2007
2005–2006
2004–2005
2003–2004
22
38
10
12
450
891
382
084
21
32
11
6
941
102
600
119
33
10
5
5
839
338
471
375
32
11
5
7
946
753
397
296
38
2
4
5
277
983
514
805
18
30
14
5
126
765
154
744
15
21
6
5
890
165
269
648
12
16
5
7
842
286
375
024
13
18
5
6
044
099
945
907
9
18
5
6
575
788
805
301
Affectations de programme
Programmes de recherche pour le développement
Financés par les crédits parlementaires
124 500
Financés par le crédit parlementaire
supplémentaire — ICA
1 564
Financés par des bailleurs de fonds partenaires
44 532
Réalisations
(en milliers de dollars)
Bilan
Actif
Trésorerie et équivalents de trésorerie
Placements
Créances et frais payés d’avance
Immobilisations corporelles
Passif
Créditeurs et charges à payer
Revenus reportés — à court terme
Revenus reportés — à long terme
Avantages sociaux futurs
Capitaux propres
Bénéfices non répartis
Cumul des autres éléments du résultat étendu
15 010
8
22 790
—
13 496
—
13 397
—
11 112
—
162 579
30 182
110 030
20 690
93 619
17 288
84 864
18 382
72 446
15 908
Engagements en cours
Financés par les crédits parlementaires
Financés par des bailleurs de fonds partenaires
a
Certains comptes ont été reclassés afin de correspondre à la présentation de l’information financière de l'exercice.
b Les
chiffres réels des exercices 2005–2006 et 2004–2005 comprennent l’actif, le passif et les résultats de Cyberlien des Amériques (voir la note 16 des
notes afférentes aux états financiers, page 96, pour plus de précisions).
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 79 ]
{
États financiers
Responsabilité en matière d’états financiers
La direction assume la responsabilité des états financiers exposés dans le présent rapport annuel, lesquels ont été examinés
et approuvés par le Conseil des gouverneurs du Centre. Ces états financiers, qui comprennent des chiffres que la direction
a appréciés en se fondant sur son expérience et son jugement, ont été préparés comme il se doit en fonction d’un seuil
raisonnable d’importance relative et sont conformes aux principes comptables généralement reconnus du Canada. La direction
assume aussi la responsabilité de toute l’information présentée dans le rapport annuel, cette information étant conforme
à celle qui figure dans les états financiers.
La direction s’appuie sur des méthodes et des systèmes de contrôle financier qui garantissent, d’une manière raisonnable,
la fiabilité des données financières, la protection des biens et l’efficacité des activités, le tout conformément à la Loi sur le
Centre de recherches pour le développement international et au Règlement général du CRDI. Pendant tout l’exercice, le
Centre a fait appel à un fournisseur indépendant de services de vérification interne, qui était chargé, entre autres, de procéder
à l’examen périodique des mécanismes de contrôle interne et de leur application. À l’interne, une spécialiste principale en
gestion du risque a accompli un travail complémentaire à celui de ce fournisseur.
C’est au Conseil des gouverneurs qu’il incombe de s’assurer que la direction assume ses responsabilités en matière de
communication de l’information financière et de contrôle interne. Il remplit cette fonction, qui comporte entre autres
l’examen et l’approbation des états financiers, par l’entremise du Comité des finances et de la vérification. Ce comité, formé
de gouverneurs, rencontre régulièrement la direction, les vérificateurs internes et les vérificateurs externes.
La vérificatrice générale du Canada procède, en toute indépendance, à une vérification des états financiers conformément
aux normes de vérification généralement reconnues du Canada. Sa vérification comprend les sondages et autres procédés
nécessaires pour lui permettre d’exprimer une opinion sur les états financiers. Le Comité des finances et de la vérification
du Conseil des gouverneurs demeure à l’entière disposition des vérificateurs externes.
La présidente du Centre,
Le vice-président, Ressources,
et chef de la direction financière,
Maureen O’Neil
Denys Vermette
Ottawa, Canada
Le 4 juin 2008
[ 80 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 81 ]
Bilan
31 mars 2008
(en milliers de dollars)
2008
2007
Actif
À court terme
Trésorerie et équivalents de trésorerie (note 4)
Placements (note 5)
Créances (note 6)
Créances au titre de crédits parlementaires
Frais payés d'avance
22
38
3
5
1
71
Immobilisations corporelles (note 7)
450
891
234
497
651
723
21
32
4
5
1
65
941
102
352
600
648
643
12 084
6 119
83 807
71 762
18 126
30 765
48 891
15 890
21 165
37 055
14 154
5 744
68 789
6 269
5 648
48 972
15 010
8
15 018
22 790
—
22 790
83 807
71 762
Passif
À court terme
Créditeurs et charges à payer (note 6)
Revenus reportés (note 8)
Revenus reportés (note 8)
Avantages sociaux futurs (note 9)
Capitaux propres
Bénéfices non répartis
Cumul des autres éléments du résultat étendu
Engagements (note 12)
Éventualités (note 13)
Les notes afférentes et le tableau font partie intégrante des états financiers.
La présidente du Conseil des gouverneurs,
Le président du Comité des finances
et de la vérification,
L’ honorable Barbara McDougall
Denis Desautels
[ 82 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
État des résultats
Exercice terminé le 31 mars 2008
(en milliers de dollars)
2008
2007
Revenus
Partenariats avec des bailleurs de fonds
Financement des programmes de recherche pour le développement (note 10)
Recouvrement des coûts d’administration (note 10)
Revenus de placements
Autres revenus
26
2
2
1
32
091
729
377
154
351
18
1
2
2
25
618
908
210
569
305
Dépenses
Programmes de recherche pour le développement
Financés par les crédits parlementaires
Financés par des bailleurs de fonds partenaires
100 167
26 091
126 258
Soutien à la recherche pour le développement
Soutien technique
Éléments complémentaires des programmes
Gestion des programmes
20
8
6
35
Services administratifs
Administration
Administration des bureaux régionaux
773
872
166
811
82 677
18 618
101 295
18
8
5
32
473
264
867
604
21 378
6 423
27 801
20 494
6 223
26 717
Total des dépenses (tableau I)
189 870
160 616
Coût d’exploitation avant crédits parlementaires
Crédits parlementaires (note 11)
(157 519)
149 742
(135 311)
144 760
Résultats nets des activités poursuivies
Résultats nets des activités abandonnées (note 16)
(7 777)
—
9 449
(155)
Résultats d’exploitation nets
(7 777)
9 294
Les notes afférentes et le tableau font partie intégrante des états financiers.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 83 ]
État des variations des capitaux propres
Exercice terminé le 31 mars 2008
(en milliers de dollars)
Bénéfices non répartis au début de l’exercice
Capitaux propres non affectés
Début de l’exercice
Effet de l’adoption des nouvelles normes comptables
en ce qui concerne les instruments financiers
Résultats d’exploitation nets
Virements des (aux) capitaux propres réservés et capitaux propres affectés
Solde en fin d’exercice
2008
2007
22 790
13 496
12 959
8 496
(3)
(7 777)
2 771
7 950
—
9 294
(4 831)
12 959
Capitaux propres réservés
Début de l’exercice
Augmentation de la réserve servant à la planification financière
Solde en fin d’exercice
5 412
578
5 990
5 000
412
5 412
Capitaux propres affectés
Début de l’exercice
Dépenses en immobilisations corporelles engagées
Provision pour les dépenses en immobilisations corporelles
Solde en fin d’exercice
4 419
(4 419)
1 070
1 070
—
—
4 419
4 419
Total des bénéfices non répartis en fin d’exercice
Cumul des autres éléments du résultat étendu
Début de l’exercice
Effet de l’adoption des nouvelles normes comptables
en ce qui concerne les instruments financiers
Autres éléments du résultat étendu
Solde en fin d’exercice
Total des capitaux propres en fin d’exercice
Les notes afférentes et le tableau font partie intégrante des états financiers.
[ 84 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
15 010
22 790
—
—
(9)
17
8
—
—
—
15 018
22 790
État du résultat étendu
Exercice terminé le 31 mars 2008
(en milliers de dollars)
Résultats d’exploitation nets
Autres éléments du résultat étendu
Gains latents nets sur les instruments financiers disponibles à la vente
Ajustement de reclassement pour les pertes incluses dans les résultats
d’exploitation nets
Résultat étendu
2008
2007
(7 777)
—
8
—
9
17
—
—
(7 760)
—
Les notes afférentes et le tableau font partie intégrante des états financiers.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 85 ]
État des flux de trésorerie
Exercice terminé le 31 mars 2008
(en milliers de dollars)
2008
2007
(7 777)
9 294
2 716
(2 716)
72
95
—
1 459
(3)
1 623
2 484
(2 484)
(13)
789
(798)
(1 305)
—
(1 327)
1 221
(3)
2 236
(6 643)
320
1 681
10 061
13 515
6 334
1 692
7 361
9 659
Partie du crédit parlementaire servant aux immobilisations corporelles
8 681
3 228
Rentrées de fonds liées aux activités de financement
8 681
3 228
(110 993)
104 213
(8 786)
33
(101 180)
79 457
(3 236)
21
(15 533)
(24 938)
Activités d’exploitation
Résultats d’exploitation nets
Éléments sans incidence sur la trésorerie
Amortissement des immobilisations corporelles
Amortissement des revenus reportés — immobilisations corporelles
Perte (gain) sur l’aliénation d’immobilisations corporelles
Avantages sociaux futurs
Loyer reporté
Revenus reportés — à long terme (note 8)
Effet de l’ajustement transitoire en ce qui concerne les prêts aux employés
Variation des éléments d’exploitation sans incidence sur la trésorerie
Créances
Frais payés d’avance
Créditeurs et charges à payer
Revenus reportés au titre des partenariats avec des bailleurs de fonds
— tranche à court terme (note 8)
Rentrées de fonds liées aux activités d’exploitation
Activités de financement
Activités d’investissement
Achat de placements
Placements arrivés à échéance
Acquisitions d’immobilisations corporelles
Produit de l’aliénation d’immobilisations corporelles
Sorties de fonds liées aux activités d’investissement
Augmentation (diminution) de la trésorerie et des équivalents de trésorerie
509
(12 051)
Trésorerie et équivalents de trésorerie au début de l’exercice
21 941
33 992
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la fin de l’exercice
22 450
21 941
3 713
18 737
22 450
3 503
18 438
21 941
Consistent en
Trésorerie
Placements à court terme
Les notes afférentes et le tableau font partie intégrante des états financiers.
[ 86 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
Notes afférentes aux états financiers
Exercice terminé le 31 mars 2008
(en milliers de dollars à moins d’indications contraires)
1. Pouvoirs et mission
Le Centre de recherches pour le développement international (le Centre) est une société sans capital-actions créée en 1970
par le Parlement du Canada qui a promulgué, à cette fin, la Loi sur le Centre de recherches pour le développement
international. Ses activités sont financées principalement au moyen d’un crédit parlementaire annuel. En vertu du
paragraphe 85(1) de la Loi sur la gestion des finances publiques, le Centre n’est pas assujetti aux sections I à IV de la partie X
de cette loi, exception faite des articles 131 à 148 de la section III. Organisme de bienfaisance enregistré, le Centre est
exonéré d’impôt en vertu de l’article 149 de la Loi de l’impôt sur le revenu.
Le Centre a pour mission de lancer, d’encourager, d’appuyer et de mener des recherches sur les problèmes des régions du
monde en voie de développement et sur la mise en oeuvre des connaissances scientifiques, techniques et autres en vue du
progrès économique et social de ces régions.
2. Sommaire des conventions comptables importantes
Les états financiers sont établis conformément aux principes comptables généralement reconnus au Canada. Les principales
conventions comptables du Centre sont énoncées ci-après.
a. Comptabilisation des revenus
i) Crédits parlementaires
Exception faite des parties destinées à l’acquisition d’immobilisations corporelles et à des projets et programmes précis,
les crédits parlementaires sont inscrits à titre de revenus de l’exercice pour lequel ils sont approuvés par le Parlement.
La partie du crédit parlementaire qui sert à l’acquisition d’immobilisations corporelles est inscrite au bilan comme revenu
reporté et est amortie en résultat selon la même méthode et sur la même période que les immobilisations connexes. Les
crédits parlementaires supplémentaires reçus aux fins de projets et de programmes précis sont reportés et comptabilisés
quand les dépenses connexes sont engagées.
ii) Partenariats avec des bailleurs de fonds
Le Centre conclut des accords de partenariat pour des travaux de recherche qu’il mène ou administre pour le compte
d’autres organismes. Les montants reçus ou à recevoir en vertu d’accords conclus avec des bailleurs de fonds sont inscrits
à titre de revenus reportés et comptabilisés comme revenus dans l’exercice où les dépenses connexes sont engagées.
iii) Revenus de placements et autres revenus
Les revenus de placements sont inscrits selon la comptabilité d’exercice et comprennent les gains et pertes réalisés sur
l’aliénation de placements. La comptabilisation de tous les autres revenus se fonde également sur la comptabilité d’exercice.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 87 ]
b. Versements de subvention
Tous les versements de subvention prévus par contrat sont tributaires de l’attribution du crédit parlementaire. Ils sont
inscrits à titre de dépenses de l’exercice durant lequel ils deviennent exigibles, conformément aux dispositions des accords
conclus. Les remboursements afférents à des versements de subvention effectués antérieurement sont comptabilisés en
réduction des dépenses de l’exercice tant que le projet est en cours et dans les autres revenus quand le projet est clos.
c. Immobilisations corporelles et amortissement
Les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût et amorties de façon linéaire sur leur durée de vie utile
prévue. Pour chaque catégorie d’immobilisations, la durée de vie utile prévue est la suivante :
Matériel informatique
3 ans
Logiciels
de 3 à 10 ans
Mobilier et matériel de bureau
5 ans
Véhicules
de 3 à 7 ans
Systèmes de communication
5 ans
Améliorations locatives
durée non écoulée du bail
d. Trésorerie et équivalents de trésorerie
La trésorerie et les équivalents de trésorerie comprennent les soldes bancaires et les fonds placés dans des instruments du
marché monétaire à court terme venant à échéance 90 jours ou moins à partir de la date d’acquisition.
e. Placements
Les placements sont constitués d’instruments du marché monétaire de qualité supérieure dont l’échéance varie de 91 jours
à un an. Le Centre peut vendre des placements pour satisfaire à ses besoins de liquidités. Par conséquent, il s’agit
d’instruments disponibles à la vente. Ces placements sont d’abord comptabilisés à leur juste valeur, établie en fonction
de leur cours officiel dans un marché actif. Les actifs financiers disponibles à la vente sont par la suite évalués à leur juste
valeur. Les gains et pertes découlant de modifications de la juste valeur, sauf les pertes résultant d’une moins-value, sont
comptabilisés sous Autres éléments du résultat étendu jusqu’à ce que les actifs en question soient vendus ou décomptabilisés. Au moment de la décomptabilisation, les gains ou pertes cumulés préalablement comptabilisés dans les capitaux
propres sont virés à l’état des résultats. Les acquisitions et ventes de placements sont inscrites à la date de règlement. S’il
y a lieu, les frais de transaction reliés à l’acquisition des placements sont passés en charges.
f. Conversion de devises
Les éléments d’actif et de passif monétaires qui sont libellés en devises sont convertis en dollars canadiens au taux de
change en vigueur à la date du bilan. Les éléments non monétaires sont convertis au taux qui était en vigueur au
moment où le bien a été acquis ou l’obligation, contractée. Les éléments de revenus et de dépenses sont convertis au
taux de change hebdomadaire moyen. Les gains et pertes de change sont pris en compte pour l’établissement des
résultats nets de l’exercice. Le Centre n’a pas recours à des instruments de couverture pour se protéger contre les
fluctuations du taux de change.
[ 88 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
g. Avantages sociaux futurs
i) Prestations de retraite — siège
Tous les employés recrutés au siège qui y sont admissibles participent au Régime de retraite de la fonction publique
administré par le gouvernement du Canada. Les cotisations versées à titre d’employeur représentent le coût complet pour
le Centre. Ce montant est équivalent à un multiple des cotisations versées par les employés et pourrait changer au fil du
temps selon la situation financière du Régime. Les cotisations du Centre sont imputées à l’exercice au cours duquel les
services sont offerts par les employés et représentent l’ensemble de ses obligations en matière de prestations de retraite.
Le Centre n’est pas tenu à l’heure actuelle de verser des cotisations au titre des insuffisances actuarielles du Régime de
retraite de la fonction publique.
ii) Prestations de retraite — bureaux régionaux
Le Centre participe à certains régimes à cotisations déterminées offrant des prestations de retraite et d’autres avantages
aux employés qui y sont admissibles. Les cotisations versées à titre d’employeur représentent le coût complet pour le
Centre. Ce montant est équivalent à un multiple des cotisations versées par les employés à ces régimes. Les cotisations
du Centre sont imputées à l’exercice au cours duquel les services sont offerts par les employés et représentent l’ensemble
de ses obligations.
iii) Indemnités de départ
Les employés ont droit aux indemnités de départ que prévoient leurs conditions d’emploi. La direction détermine l’obligation au titre des indemnités constituées en utilisant une méthode fondée sur des hypothèses et ses meilleures estimations.
Selon cette méthode, les employés ayant plus de cinq années de service ont habituellement droit à une indemnité de
départ calculée à raison d’une semaine de salaire par année de service. L’obligation à ce titre est passée en charge au fur
et à mesure que les employés fournissent les services donnant droit à l’indemnité.
h. Bénéfices non répartis
Les bénéfices non répartis du Centre sont constitués de l’excédent des revenus sur les dépenses d’exploitation et
comprennent des fonds non affectés, affectés et réservés. La direction a décidé qu’une partie du crédit parlementaire de
l’exercice 2007–2008 serait grevée d’une affectation d’origine interne afin de couvrir le coût de l’expansion du siège du
Centre en 2008–2009 et le coût d’un nouveau système de gestion des frais de déplacement. Les écarts dans les dépenses
de programme peuvent avoir des effets notables sur le solde des bénéfices non répartis. L’un des objectifs de la politique
concernant les capitaux propres du Centre est de veiller à conserver un solde suffisant pour absorber les écarts dans les
dépenses de programme. La direction affecte au moins 4 % et au plus 7 % du crédit parlementaire à une réserve servant
à la planification financière. Le montant de la réserve est établi pour chaque exercice au moment de la préparation
du budget.
i. Utilisation d’estimations
Pour préparer les états financiers conformément aux principes comptables généralement reconnus, la direction doit
effectuer des estimations et formuler des hypothèses qui ont une incidence sur les montants de l’actif et du passif
constatés à la date des états financiers, ainsi que sur les montants des revenus et des dépenses constatés au cours de
l’exercice. Les indemnités de départ, la durée de vie utile prévue des immobilisations corporelles, la juste valeur des
instruments financiers et les éventualités sont les éléments les plus importants faisant l’objet d’estimations. Les chiffres
réels pourraient différer des estimations.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 89 ]
j. Modifications comptables à venir
En décembre 2006, l’Institut Canadien des Comptables Agréés (ICCA) a publié trois nouvelles normes comptables : le
chapitre 1535, Informations à fournir concernant le capital, le chapitre 3862, Instruments financiers — informations à
fournir, et le chapitre 3863, Instruments financiers — présentation. Ces normes s’appliquent aux états financiers du
Centre à compter de l’exercice débutant le 1er avril 2008. Le chapitre 1535 précise que l’entité doit fournir i) des informations sur ses objectifs, politiques et procédures de gestion du capital; ii) des données quantitatives sur les éléments inclus
dans la gestion du capital; iii) une indication du fait que l’entité s’est conformée aux exigences en matière de capital; iv) si
elle ne s’est pas conformée, les conséquences de cette non-conformité. Les nouveaux chapitres 3862 et 3863 remplacent
le chapitre 3861, Instruments financiers — informations à fournir et présentation; ils contiennent des exigences révisées
et améliorées en matière d’informations à fournir et reprennent telles quelles les exigences du chapitre 3861 en matière
de présentation. Les nouveaux chapitres mettent davantage l’accent sur la communication d’informations, sur la nature
et l’ampleur des risques associés aux instruments financiers et sur la façon dont ces risques sont gérés.
3. Changement de méthodes comptables
Le 1er avril 2007, le Centre a adopté de nouvelles normes comptables pour la comptabilisation et l’évaluation des instruments
financiers, pour les informations à fournir et la présentation desdits instruments financiers, pour le résultat étendu et pour
les capitaux propres. L’adoption de ces normes a entraîné des modifications dans le traitement comptable des instruments
financiers de même que dans la comptabilisation de certains ajustements transitoires. Conformément aux exigences de
l’ICCA, les états financiers comparatifs de l’exercice précédent n’ont pas été retraités.
Le chapitre 3855, Instruments financiers — comptabilisation et évaluation, établit des normes pour la comptabilisation
et l’évaluation des instruments financiers (actifs financiers, passifs financiers et dérivés non financiers). Il prévoit le classement
de tous les instruments financiers dans l’une ou l’autre des catégories suivantes : détenus jusqu’à leur échéance, prêts et
créances, détenus à des fins de transaction et disponibles à la vente. Les actifs et passifs financiers détenus à des fins de
transaction sont évalués à leur juste valeur, et les gains et pertes sont comptabilisés en résultat dans l’exercice au cours duquel
ils se matérialisent. Les actifs financiers détenus jusqu’à leur échéance, les prêts et créances et les passifs financiers non
détenus à des fins de transaction sont évalués au coût après amortissement. Les instruments financiers disponibles à la vente
sont évalués à leur juste valeur, et les gains et pertes latents sont comptabilisés sous Autres éléments du résultat étendu.
Les instruments financiers du Centre comprennent la trésorerie et les équivalents de trésorerie, des placements, des créances
et des créditeurs et charges à payer. Il a été décidé de classer ces instruments de la façon suivante à compter du 1er avril 2007.
Instrument financier
Classement
Trésorerie et équivalents de trésorerie
Détenus à des fins de transaction
Placements
Disponibles à la vente
Créances
Prêts et créances
Créditeurs et charges à payer
Autres passifs financiers
[ 90 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
Il faut traiter séparément les dérivés incorporés et les évaluer à leur juste valeur dans la mesure où certaines conditions sont
réunies. Le Centre a établi la date de la transition au 1er avril 2003, et seuls les instruments financiers et les contrats conclus ou
modifiés après cette date ont été examinés pour déterminer s’ils comportaient des dérivés incorporés. L’examen des contrats a
permis à la direction d’établir qu’ils ne comportaient aucun dérivé incorporé nécessitant un traitement comptable distinct.
Le chapitre 3861, Instruments financiers — informations à fournir et présentation, décrit la présentation à suivre et
les informations à fournir au sujet des instruments financiers.
Le chapitre 1530, Résultat étendu, fait état des exigences en matière d’informations à fournir et de présentation du
résultat étendu, des composantes du résultat étendu et des variations connexes aux capitaux propres. Le résultat étendu
comprend le bénéfice net et les variations des capitaux propres au cours d’un exercice, découlant d’opérations et d’autres
événements et circonstances sans rapport avec les propriétaires, et les éléments qui ne doivent pas encore être comptabilisés
en résultat, tels les gains et pertes latents sur les instruments financiers disponibles à la vente. Les états financiers
comprennent désormais un état du résultat étendu par suite de l’adoption de cette norme.
Un ajustement transitoire a été comptabilisé dans les états financiers du Centre au 1er avril 2007 : dans le solde en début
d’exercice du cumul des autres éléments du résultat étendu, une perte latente de 9 $ est comptabilisée sur les placements
disponibles à la vente qui n’étaient pas auparavant présentés à leur juste valeur et, dans le solde de début d’exercice des
bénéfices non répartis, une réduction de 3 $ est comptabilisée dans les créances, qui correspond à un ajustement au coût
après amortissement.
Le chapitre 3251, Capitaux propres, établit les normes que suit le Centre pour la présentation des capitaux propres et des
variations survenues dans les capitaux propres au cours de l’exercice.
4. Trésorerie et équivalents de trésorerie
2008
15 710
6 740
—
22 450
Fonds non affectés
Fonds grevés d’affectations d’origine externe
Fonds grevés d’affectations d’origine interne
2007
15 688
3 834
2 419
21 941
Le Centre investit dans des instruments du marché monétaire, dont du papier commercial, des acceptations bancaires et des
billets de dépôt au porteur, qui doivent bénéficier d’une cote équivalente ou supérieure à R-1 (faible risque) selon
l’évaluation du Dominion Bond Rating Service. Le rendement moyen au 31 mars 2008 est de 3,71 % (4,31 % en 2007),
et la durée moyenne des placements au moment de l’acquisition est de 64 jours (80 jours en 2007).
La trésorerie et les équivalents de trésorerie sont grevés d’affectations d’origine externe aux fins des partenariats avec des
bailleurs de fonds et des crédits parlementaires reçus pour des projets précis.
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 91 ]
5. Placements
2008
12 841
24 980
1 070
38 891
Fonds non affectés
Fonds grevés d’affectations d’origine externe
Fonds grevés d’affectations d’origine interne
2007
15 382
14 720
2 000
32 102
Le Centre investit dans des instruments du marché monétaire, dont du papier commercial, des acceptations bancaires et des
billets de dépôt au porteur, qui doivent bénéficier d’une cote équivalente ou supérieure à R-1 (faible risque) selon l’évaluation
du Dominion Bond Rating Service. Le rendement moyen au 31 mars 2008 est de 4,06 % (4,28 % en 2007), et la durée
moyenne des placements au moment de l’acquisition est de 128 jours (146 jours en 2007). Les placements sont grevés
d’affectations aux fins des partenariats avec des bailleurs de fonds et des crédits parlementaires reçus pour des projets précis.
La direction a grevé d’une affectation d’origine interne une partie du crédit parlementaire de l’exercice 2007–2008 afin de
couvrir le coût de l’expansion du siège du Centre en 2008–2009.
6. Créances et créditeurs
Les créances et les créditeurs sont enregistrés dans le cours normal des activités. Ils sont payables sur demande et ne portent
pas intérêt. La valeur comptable de ces comptes avoisine la juste valeur en raison de leur échéance brève. Une partie des
créances (14 %) est due par l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et ne présente aucun risque
notable de crédit. Du solde total des créances, 1 552 $ (3 195 $ en 2007) se rapporte à des programmes de recherche pour
le développement financés dans le cadre de partenariats avec des bailleurs de fonds.
7. Immobilisations corporelles
2008
Coût
Améliorations locatives
Logiciels
Matériel informatique
Mobilier et matériel de bureau
Véhicules
Systèmes de communication
9
7
3
2
865
857
870
045
953
756
25 346
Amortissement
cumulé
999
6 775
3 117
1 433
778
160
13 262
Valeur
comptable
cumulée
8 866
1 082
753
612
175
596
12 084
2007
Valeur
comptable
cumulée
2 420
1 401
1 233
619
320
126
6 119
La charge d’amortissement de l’exercice s’élève à 2 716 $ (2 484 $ en 2007).
8. Revenus reportés
Les revenus reportés comprennent la partie non dépensée des fonds reçus ou à recevoir au titre des activités menées en
partenariat avec des bailleurs de fonds, la partie non amortie du crédit parlementaire servant à l’acquisition d’immobilisations
corporelles et la partie non dépensée des crédits parlementaires supplémentaires reçus pour des projets et des programmes
précis (voir la note 11).
[ 92 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
En voici les soldes.
a. Fonds reçus de bailleurs de fonds et destinés aux programmes de recherche
pour le développement
À court terme
À long terme
2008
2007
25 762
3 154
16 149
1 477
28 916
17 626
Du montant total reporté relativement au financement obtenu dans le cadre de partenariats avec des bailleurs de fonds,
une somme de 4 829 $ (3 747 $ en 2007) venait de l’ACDI. De cette somme, 4 387 $ (1 409 $ en 2007) ont été reçus
durant l’exercice, et 442 $ (2 338 $ en 2007) sont à recevoir à la fin de l’exercice.
b. Crédits parlementaires — dépenses en immobilisations corporelles
Solde au début de l’exercice
Partie du crédit parlementaire destinée aux immobilisations corporelles
Amortissement
Solde à la fin de l’exercice
Tranche à court terme
Tranche à long terme
2008
6 119
8 681
(2 716)
12 084
2007
5 375
3 228
(2 484)
6 119
2 255
9 829
12 084
2 716
3 403
6 119
2008
2 748
1 171
3 919
2007
2 300
1 389
3 689
c. Crédits parlementaires — projets et programmes précis
Tranche à court terme
Tranche à long terme
9. Avantages sociaux futurs
a. Prestations de retraite — siège
Le Centre et tous les employés recrutés au siège qui y sont admissibles cotisent au Régime de retraite de la fonction
publique. Ce régime offre des prestations fondées sur le nombre d’années de service et sur la rémunération moyenne à
la retraite. Les prestations sont entièrement indexées en fonction de la hausse de l’indice des prix à la consommation.
Les cotisations du Centre et des employés au Régime de retraite de la fonction publique au cours de l’exercice sont
les suivantes :
Cotisations du Centre
Cotisations des employés
2008
3 892
1 994
2007
3 543
1 793
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 93 ]
b. Prestations de retraite — bureaux régionaux
Le Centre et les employés des bureaux régionaux qui y sont admissibles cotisent à des régimes de retraite à cotisations
déterminées, selon les modalités prévues pour ces régimes. Les cotisations du Centre à cet égard s’élèvent à 356 $
(233 $ en 2007).
c. Indemnités de départ
Le Centre verse des indemnités de départ à ses employés qui sont fondées sur les années de service et le salaire en fin
d’emploi. Ce régime n’est pas capitalisé et n’a donc aucun actif, ce qui fait qu’il présente un déficit égal à l’obligation au
titre des indemnités constituées. Les indemnités seront payées à même les crédits parlementaires futurs. À la date du
bilan, les données concernant ce régime sont les suivantes :
Obligation au titre des indemnités constituées au début de l’exercice
Coût pour l’exercice
Indemnités versées au cours de l’exercice
Obligation au titre des indemnités constituées à la fin de l’exercice
Tranche à court terme
Tranche à long terme
2008
5 914
878
(604)
6 188
2007
5 140
1 227
(453)
5 914
444
5 744
6 188
266
5 648
5 914
10. Partenariats avec des bailleurs de fonds
Le financement obtenu dans le cadre de partenariats avec des bailleurs de fonds et destiné aux programmes de recherche
pour le développement a trait à des activités de recherche exécutées ou administrées par le Centre pour le compte d’autres
organismes. Ces activités de recherche sont financées par l’ACDI, par le Department for International Development (DFID) du
Royaume-Uni, par nombre d’entités du gouvernement du Canada et par d’autres organismes bailleurs de fonds. Les revenus
et les dépenses comptabilisés se répartissent ainsi entre ces différentes sources :
DFID
ACDI
Autres entités du gouvernement du Canada
Autres organismes bailleurs de fonds
2008
9 529
6 792
1 666
8 104
2007
3 376
5 696
3 070
6 476
26 091
18 618
Le Centre recouvre les coûts engagés pour l’administration des sommes obtenues dans le cadre des partenariats avec les
bailleurs de fonds. Pour l’exercice, les sommes recouvrées s’établissent à 2 729 $ (1 908 $ en 2007), dont 824 $ (542 $
en 2007) provenant de l’ACDI.
[ 94 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
11. Crédits parlementaires
Crédits parlementaires approuvés
Partie reportée pour des projets et des programmes précis
Report pour les acquisitions d’immobilisations corporelles durant
l’exercice (note 8)
Amortissement de la partie du crédit parlementaire reportée
pour des projets et des programmes précis
Amortissement de la partie du crédit parlementaire reportée
pour des dépenses en immobilisations corporelles
Crédits parlementaires comptabilisés dans l’état des résultats
2008
155 937
(2 000)
153 937
2007
143 616
—
143 616
(8 681)
(3 228)
1 770
147 026
1 888
142 276
2 716
149 742
2 484
144 760
12. Engagements
a. Engagements au titre des programmes
Le Centre s’est engagé à effectuer des versements de subvention pouvant atteindre 192,8 millions de dollars
(130,7 millions en 2007) au cours des cinq prochains exercices, dans la mesure où le Parlement et les bailleurs de fonds
lui octroient les sommes nécessaires et où les bénéficiaires respectent les dispositions des accords de subvention. Du total
de ces engagements, 162,6 millions de dollars (110 millions en 2007) doivent provenir de futurs crédits parlementaires,
le solde de 30,2 millions de dollars (20,7 millions en 2007) devant être obtenu dans le cadre de partenariats avec des
bailleurs de fonds.
b. Engagements au titre de l’exploitation
Le Centre est tenu de respecter divers engagements contractuels visant la location de locaux pour bureaux et des
améliorations locatives au Canada et à l’étranger, ainsi que le logement de son personnel dans différents pays. Les
contrats expirent à des dates différentes, et le dernier prend fin en 2022. Au 31 mars 2008, les paiements à effectuer
en vertu de ces engagements contractuels sont les suivants :
2008–2009
2009–2010
2010–2011
2011–2012
2012–2013
De 2013 à 2022
6
5
5
5
5
61
016
831
634
591
861
604
Total des paiements à effectuer
90 537
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 95 ]
13. Éventualités
Divers recours ont été intentés contre le Centre. Les procès sont caractérisés par l’incertitude, et leur issue est impossible
à prévoir. En se fondant sur l’avis de la conseillère juridique, la direction estime qu’il n’est pas possible de déterminer le
montant du passif pouvant en découler, le cas échéant. La direction considère comme improbable qu’il en résulte des
éléments de passif importants.
14. Opérations entre apparentés
S’ajoute aux opérations entre apparentés dont il est fait mention aux notes 6, 8 et 10 qui précèdent le fait que le Centre est
apparenté, en propriété commune, à tous les ministères, organismes et sociétés d’État du gouvernement du Canada. Dans le
cours normal de ses activités, il conclut des opérations avec ces entités selon les conditions qui s’appliquent aux opérations
avec des parties non apparentées. Les opérations sont constatées en chiffres réels, que l’on estime correspondre à la valeur
du marché.
15. Instruments financiers
Les instruments financiers du Centre comprennent la trésorerie et les équivalents de trésorerie, des placements, des créances
et des créditeurs et charges à payer, qui découlent du cours normal des activités. Le Centre gère le risque qu’il court en
matière de crédit en ne concluant des contrats qu’avec des contreparties solvables qui bénéficient d’une cote équivalente ou
supérieure à R-1 (faible risque) selon l’évaluation du Dominion Bond Rating Service. Le Centre n’est pas exposé à des risques
importants, liés au taux d’intérêt ou au change, découlant de ces instruments financiers étant donné leur brève échéance et
le faible risque de change.
16. Activités abandonnées
En vertu de la résolution adoptée le 25 janvier 2006 par son Conseil d’administration, Cyberlien des Amériques a cessé ses
activités. Au 31 mars 2008, toutes les immobilisations corporelles ont été aliénées ou radiées, l’organisme a été dissous, et
toutes les sommes restantes ont été remises au Centre.
17. Chiffres correspondants
Certains chiffres de l’exercice 2006–2007 ont été reclassés en fonction de la présentation adoptée pour le présent exercice.
[ 96 ]
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
Tableau des dépenses
Exercice terminé le 31 mars 2008
(en milliers de dollars)
Tableau I
2008
Programmes
Soutien à
de recherche
la recherche
pour le
pour le
Services
développement développement administratifs
Subventions
2007
Total
des dépenses
105 287
—
—
105 287
82 167
Salaires et avantages sociaux
6 527
25 824
14 498
46 849
44 264
Services professionnels
6 039
1 237
2 053
9 329
8 954
Déplacements
3 423
4 218
923
8 564
8 044
286
2 705
3 418
6 409
6 489
2 323
502
859
3 684
2 004
—
73
2 643
2 716
2 484
1 714
170
198
2 082
1 581
109
110
1 284
1 503
1 807
Fournitures de bureau
et dépenses connexes
41
55
881
977
950
Formation
11
193
377
581
519
147
250
40
437
199
—
—
224
224
222
351
474
403
1 228
932
126 258
35 811
27 801
189 870
160 616
Locaux
Communications
Amortissement
Réunions et conférences
Mobilier de bureau, matériel
et entretien
Livres et périodiques
Assurances
Autres
Total des dépenses
à l’état des résultats
A N A LY S E D E L A D I R E C T I O N
[ 97 ]
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[ 98 ]
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