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© Centre de recherches pour Ic
developpement international I 998
La Bibliotheque nationale du Canada a catalogue
cette publication de Ia façon suivante
Centre de recherches pour le developpement
international (Canada)
RAPPORT ANNUEL CRDI 1997-1998
Annuel
1970/71 -
Texte en français et en anglais.
Titre de Ia page de titre addit.
IDRC Annual Report 1997-1998
ISSN 0704-7584
ISBN 0-88936-866-X
338.917101754
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ie- Ic- dec-Jemeit.
Le rapport est entièrement rnprime sur du
papier recycle et J'encre est dorigine vegetale.
Pour réduire les frais d'irripression, Je nombre
d'exemp!aires est limité; on trouvera ceperidant le
rapport integralement sur Ic site Web du CRDI a
http://www.idrc.ca/library/document/annual/
ra9798/. Une edition microfiche est aussi offerte
sur demande. Vous pouvez avoir accès a one
version electronique des documents cites dans
Ic rapport en faisant parvenir un courriel a
getwebiunganisha.idrc.ca, portant uniquement
a mention suivante dans Ic corps du texte
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Credits photographiques
Périodiques.
I. Titre.
HC6O
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I'adresse URL requise).
I. Assistance technique canadienne - Periodiques.
2. Aide économique canadienne
iei
C75-743379F
leanette L. Andrews-Bertheau: p. 6 (bas, gauche),
12, 39 (haute, droite)
Peter Bennett: p.20 (bas, droite), 21, 25
Daniel Buckles: p. 2 (bay, gauche), 3, 8 (bas,
droite), 10, II (haute, droite), 19, 24 (centre Pt
bas, droite), 30, 39 (has, droite)
Jean Lebel: pp. 16 (centre et bas, droite), 17
MIMAP, Philippines: p. 28 (centre)
Roger Lenloyne: pp. 22, 23
Photos ACDI
David Barbour: pp. 8 (haul, gauche), 29, 33, 38
Peter Bennett: p. 32 (centre)
Patricio Baeza: p. 40 (has, droite)
David Eijserick: p. 41
Photos CRDI
David Barbour: pp. II (bas, gauche), 26, 30, 34,
35, 36, 37
Kevin Conway: p. 9, 15, 40 (centre)
Claude Dupuis: p. 2 (haut, droite)
Denis Marchand: pp. 14, 31, 32 (bas, droite)
Chris Mayo: p. 28 (bas, droite)
NeiJI McKee: pp. 18, 20 (centre)
Photos UNICEF
Ref. D0I95-042I/David Barbour: p. 6
(haut, droite)
HQ97-0977/Horner p. 27
Table des matières
TABLE DES MATIÈRES
L’INSTITUTION
L’essentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Les principales informations
Vous avez des questions ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
De la création du CRDI à son influence sur le monde en développement
Message de la présidente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Maureen O’Neil sur le rôle du CRDI dans le monde
LES PROGRAMMES
De la parole à l’action . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Le mandat du CRDI et ses activités sur le terrain
Stratégies et politiques en faveur de sociétés en santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Une recherche menée au Brésil remet en question les niveaux
d’exposition au mercure jugés sans danger
Sécurité alimentaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Minga : tous unis pour déplacer des montagnes
Protection de la biodiversité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Le Programme sur le savoir indigène, synonyme de survie et de respect mutuel
Emploi durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
MIMAP ou comment restructurer l’économie pour tenir compte des pauvres
Information et communication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Bellanet : de nouveaux partenariats pourraient changer
le visage du développement international
Exploitation équitable des ressources naturelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Le Réseau international des forêts modèles : un modèle de gestion
durable des ressources forestières qui fait consensus
Programmes complémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
L’évaluation : un choix stratégique pour améliorer l’efficacité des réseaux de recherche
L’EXPLOITATION
Structure organisationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
Un Conseil des gouverneurs d’envergure internationale et un personnel
multiculturel veillent à représenter les priorités des pays en développement
Pour joindre le CRDI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
Toutes nos coordonnées, au Canada et à l’étranger
RAPPORT FINANCIER
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
Le point sur nos ressources et notre rendement
L’essentiel
L’ESSENTIEL : L’INSTITUTION
Gordon S. Smith, ancien sous-ministre des Affaires étrangères,
En 1997, le Réseau international sur le bambou et le rotin (INBAR),
a été nommé à la présidence du Conseil des gouverneurs du CRDI en
qui jusqu’alors faisait partie du bureau régional du CRDI à Singapour,
juin 1997 par le premier ministre du Canada, le très honorable Jean
est devenu le premier organisme de recherche et de développement
Chrétien. Il accédait à ce poste après 31 ans de service à la Fonction
international basé en Chine. La signature du traité par les représentants
publique fédérale. Au même moment, il a aussi été nommé associé
du Bangladesh, du Canada, de la Chine, de l’Indonésie, du Myanmar,
principal au Liu Centre for International Studies nouvellement créé
du Népal, du Pérou, des Philippines et de la Tanzanie a eu lieu à Beijing
à l’Université de la Colombie-Britannique et conseiller en mondiali-
sous l’œil attentif du premier ministre de Chine, Li Peng. Les cérémonies
sation auprès du président de l’Université de Victoria.
entourant l’événement ont aussi marqué l’achèvement de plus de
15 ans de recherche financée par le CRDI et d’autres donateurs.
– Voir les notes biographiques sur Gordon Smith à :
http://www.idrc.ca/media/news-07_f.html
– Voir le site Web d’INBAR à :
http://www.idrc.org.sg/inbar/index.html
Marie Ann Battiste, professeur agrégé au sein du programme d’études
indiennes et du Nord de l’Université de la Saskatchewan et directrice
exécutive de l’Apamuek Institute, à Eskasoni, en Nouvelle-Écosse, a
été nommée au Conseil des gouverneurs du CRDI. Au cours de l’année,
un autre nouveau gouverneur a aussi été nommé : il s’agit de Paulynn
Sicam, chargée du secteur de la paix et des droits de la personne à la
Fondation Benigno Aquino, aux Philippines. Voir la liste des membres
de la haute direction du CRDI, p. 42.
– Pour plus de détails sur ces nominations, voir :
http://www.idrc.ca/media/news-04-98_f.html
Le gouvernement du Viet Nam a décerné la Médaille d’Amitié à Ferdinand
Bonn, professeur et fondateur du Centre d’applications et de recherches en
télédétection (CARTEL) de l’Université de Sherbrooke. Cet honneur lui échoit
pour la mise au point, avec une équipe de chercheurs vietnamiens, d’un système
d’information environnementale sur le delta du fleuve Rouge, région d’une
importance économique capitale pour le Viet Nam. Ferdinand Bonn est le
deuxième Canadien à obtenir cette médaille, la plus haute distinction accordée
à des étrangers.
– Voir le compte rendu de ce projet financé par le Centre dans Explore,
le Webzine du CRDI à : http://www.idrc.ca/reports/read_article
_french.cfm?article_num=169
E
n 1997, le CRDI a officiellement lancé son projet An 2000 afin
de s’attaquer aux problèmes des systèmes informatiques alors que
prend fin le xxe siècle. Le projet englobe tous les bureaux du CRDI
et a deux objectifs :
• évaluer tous les systèmes en service et remplacer ou
remodeler les éléments des processus opérationnels indispensables qui ne fonctionneront pas après le 1er janvier 2000;
• mettre en place des plans d’urgence pour les processus
opérationnels indispensables, c’est-à-dire ceux qui, s’ils
n’étaient pas accessibles, causeraient un grave préjudice
au Centre et à ses bénéficiaires.
Ce dernier objectif est particulièrement important pour les questions
sur lesquelles le Centre n’a pas droit de regard, comme les communications internationales. La principale opération à laquelle le CRDI
devra se livrer est le remplacement de son système financier d’ici
2
le 31 mars 1999.
L’essentiel
L’ESSENTIEL : LES PROGRAMMES
En 1997, Julia Carabias, ministre de l’environnement du Mexique
Les réseaux de recherche jouent un rôle de plus en plus important
la création de la troisième forêt modèle du Mexique, la Forêt modèle
la question à laquelle le Service d’évaluation du CRDI tente de
du papillon monarque. Couvrant 795 000 hectares entre l’État du
répondre dans une étude récente. Voir « Les réseaux : Une approche
Michoacán et celui de México, elle est située dans une des régions
efficace », p. 38, pour savoir comment les résultats de cette étude
les plus pauvres du pays. « La gestion durable de cette nouvelle forêt
influent sur les activités du Centre.
et Maureen O’Neil, présidente du CRDI, ont signé une entente pour
dans le travail quotidien du CRDI. Mais sont-ils efficaces ? Voilà
modèle vise à protéger un environnement dont dépendent pour
survivre non seulement les papillons monarques, mais aussi presque
un million de personnes », affirme Julia Carabias. Pour en savoir plus
sur le concept de développement durable mis en pratique dans cette
forêt modèle, voir p. 34.
La perte des systèmes de savoir indigène qui depuis des millénaires contribuent à la protection de la diversité biologique est
une des menaces les plus sérieuses qui pèsent sur la biodiversité
de la planète. Le Programme sur le savoir indigène parrainé par
Des chercheurs travaillant à un projet de dépistage de la contami-
le CRDI aide les populations autochtones à valider ce savoir,
à le préserver et à l’utiliser en vue d’en tirer des avantages
nation par le mercure en Amazonie forcent les autorités sanitaires
économiques. Les plus récents moyens d’action du CRDI pour
du monde entier à repenser la notion de niveau de contamination
préserver le savoir indigène et les droits de propriété intellectuelle
dit « sécuritaire ». L’étude a démontré que des villageois souffrent de
sont décrits p. 22.
troubles neurologiques même s’ils sont exposés à des concentrations
de mercure jusqu’ici considérées comme acceptables. Voir le compte
rendu détaillé des résultats de la recherche, « Le mercure qui laisse
des traces », p. 14.
1997 a été l’année du lancement de la nouvelle initiative de
recherche sur les politiques minières et le développement
durable dans les Amériques. Elle a pour objectif de contribuer
à l’élaboration de la politique des secteurs public et privé sur
Des chercheurs philippins participant à un projet financé
par l’initiative de programme MIMAP du CRDI ont mis leur
les activités minières tout en protégeant les intérêts des
collectivités et limitant les dommages causés aux écosystèmes.
savoir au service du gouvernement des Philippines pour l’aider
L’initiative est dirigée par une équipe formée de représentants
à faire face à la crise économique de plus en plus aiguë qui
de l’industrie minière, de groupes environnementalistes,
sévit en Asie. L’idée-force derrière MIMAP réside dans une
d’organismes de développement international et de chercheurs
étroite collaboration entre décideurs et chercheurs. Pour en
du Canada et d’Amérique latine.
apprendre davantage sur la façon dont MIMAP aide les pays en
développement à minimiser les effets néfastes des programmes
de stabilisation économique et d’ajustement structurel sur les
– Voir le site Web du CRDI sur l’initiative de recherche
sur les politiques minières à : http://www.idrc.ca/
mpri/index_f.html
groupes vulnérables, voir « Pour une économie qui tienne
compte des pauvres », p. 26.
Comment les technologies de l’information et de la communication
(TIC) peuvent-elles améliorer la vie des collectivités de l’Afrique
Les collines, les hautes terres et les lisières des forêts d’Amérique
centrale et du Sud sont parmi les écosystèmes les plus fragiles
et les plus menacés de cet hémisphère. Mais le Consortium pour
le développement durable dans les Andes (CONDESAN) a décidé
d’aborder la recherche au service du développement sous un angle
nouveau : régénérer l’environnement perturbé pour réduire l’extrême
pauvreté qui afflige les peuples montagnards. Pour plus de détails,
subsaharienne ? En 1997, le CRDI a lancé l’initiative Acacia, un
partenariat entre le Canada et l’Afrique, en vue de répondre à cette
question. Au départ, Acacia englobera quatre pays : l’Afrique du Sud,
le Mozambique, le Sénégal et l’Ouganda.
– S’il vous intéresse de savoir pourquoi le CRDI
croit que les TIC ont un rôle crucial à jouer dans
le développement de l’Afrique, voir le site Web :
http://www.idrc.ca/acacia/acacia_f.htm
voir « Tous unis pour déplacer des montagnes », p. 18.
“Avec peu, faire mieux » : facile à dire, mais difficile à mettre en
pratique. Un des secrétariats du CRDI, Bellanet, aide les organismes
donateurs à travailler « plus intelligemment » en recourant aux
technologies de l’information et de la communication pour éliminer
le chevauchement des programmes et former des partenariats.
Le réseau mondial Bellanet est présenté p. 30.
3
L’essentiel
L’ESSENTIEL : L’EXPLOITATION
AU COURS DE 1997-1998, LE CENTRE A CONTINUÉ DE RÉDUIRE SES FRAIS D’EXPLOITATION ET D’AUGMENTER SES
REVENUS POUR COMPLÉTER LE CRÉDIT PARLEMENTAIRE ANNUEL QU’IL REÇOIT. GRÂCE À L’ACCROISSEMENT DES
ACTIVITÉS LIÉES À L’AUGMENTATION DES REVENUS ET AUX EFFORTS QU’IL A FAITS POUR RATIONALISER SES OPÉRATIONS,
LE CENTRE A PU CONSACRER CETTE ANNÉE ENCORE UNE SOMME ÉLEVÉE À SES DÉPENSES DE PROGRAMME.
Non-Parliamentary Revenue
Revenus d’origine non parlementaire (millions $)
LES REVENUS
35
30
Les fonds provenant des activités liées à l’augmentation des revenus
ont atteint un nouveau sommet en 1997-1998. Ils ont totalisé
29,5 millions de dollars, soit 9 millions (ou 43,8 %) de plus que
l’an dernier. Ce montant supplémentaire a permis au Centre de
compenser la réduction de 8 millions de dollars du crédit parlementaire qui lui a été alloué. En outre, grâce à la gestion de fonds pour
le compte d’autres organismes, il a pu augmenter sensiblement
l’enveloppe de l’aide à la recherche.
25
20
15
10
5
0
93/94
Revenus
94/95
95/96
96/97
97/98
Subvention
(88,1 millions $)
Augmentation des revenus
(29,5 millions $)
LES AFFECTATIONS
Revenue
En 1997-1998, les affectations pour la formation de nouveaux
120 se sont élevées à 32 millions de dollars,
partenariats de recherche
grâce à l’accroissement100
des activités liées à l’augmentation des
revenus. En revanche, les affectations afférentes à l’exploitation
80
ont diminué. Les graphiques ci-dessous illustrent les affectations
60
pour le programme régulier,
l’exploitation et les activités liées
à l’augmentation des revenus.
40
Revenus de placement
et autres revenus
(2,9 millions $)
(millions $)
Crédit supplémentaire
(1,8 million $)
Dépenses
que
%)
Operational Highlights
20
Program & Operational
Appropriations
Administration
(9 %)
Diffusion de l'information
(3,9 %)
le
ent
%)
(millions $)
Augmentation des revenus
(25,1 %)
0
93/94
40
35
Gestion – siège social
(2,9 %)
Program & Operational
Gestion – bureauAppropriations
régionaux
Program & Operational
94/95
95/96
96/97
97/98
98/99
120
100
Human Resources
80
60
400
(3,9 %)
30
(millions $)
350
Exploitation
300
120
250
25
100
200
93/94
Research 80Appropriation by Program
aire
s $)
60
ble
loitation
$)
40
94/95
95/96
96/97
93/94
100
50
Biodiversité
(4,4 millions $)
20
0
93/94
Ressources naturelles
$)
94/95(7,5 millions
95/96
96/97
Sociétés en santé
(11,6 millions $)
4
Augmentation des revenus
0
93/94
97/98
94/95
95/96
96/97
97/98
Appropriations – Region
Financial Overview
Program & Operational
Expenditures
Asie
Amérique latine
et Antilles
(millions
$)
Afrique centrale et100
occidentale
Afrique orientale et australe
Employés
40recrutés par le siège social
Employés recrutés par les bureaux régionaux
Projets spéciaux – recouvrement des coûts
20
0
97/98
150
Programme régulier
Information et communication
(13 millions $)
(millions $)
Programme
94/95
95/96
(3,9 %)
Research Appropriation by Program
Revenus
LES DÉPENSES
Sécurité alimentaire
(9,6 millions $)
Subvention
(88,1 millions $)
Emploi durable
(12,5 millions $)
De 119 millions de dollars qu’elles étaient en 1996-1997,
Augmentation des revenus
les dépenses sont passées à 117,7 millions
dollars
au
(29,5de
millions
$)
cours du présent exercice. Les dépenses afférentes à la
recherche et aux activités liées à la recherche
ont continué
Revenus de placement
et autres revenus à
d’augmenter par rapport aux dépenses consacrées
(2,9 millions $)
l’administration, en raison de l’accroissement des activités
Crédit supplémentaire
million $)
liées à l’augmentation des revenus et à la(1,8réduction
des
frais d’exploitation. Au cours des cinq dernières années,
le Centre a réduit de 23 % ses frais d’exploitation.
Sociétés en santé
(11,6 millions $)
Cette
année, le Centre
a consacré, au total,
Financial
Overview
58,6 millions de dollars à la recherche pour le
Appropriation by Themes
développement, soit une hausse de 2,6 % par
rapport aux 57,1 millions de dollars
affectés
Information et communication
Sécurité alimentaire
(13,018
$)
(9,611
à $)ce poste en 1996-1997. La figure
ci-dessus
Emploi durable
indique (en millions de dollars) les montants
(12,498 $)
dépensés pour chacun des six thèmes
du
Biodiversité
(4,413 $)
programme institutionnel.
Augmentation des revenus
(25,1 %)
Gestion – siège social
(2,9 %)
Gestion – bureau régionaux
(3,9 %)
LA RÉPARTITION DE LA
ResearchDANS
Appropriation
RECHERCHE
LE SUDby Program
Sécurité alimentaire
(9,6 millions
$)
Comme
le montre la répartition
Emploi
durable
géographique
des affectations de
(12,5 millions $)
programme du Centre, l’Afrique
a bénéficié du soutien le
plus important au cours
du présent exercice.
LES AFFECTATIONS SELON
LES THÈMES DU PROGRAMME
Administration
(9 %)
Diffusion de l'information
(3,9 %)
Recherche pour le
développement
(47,9 %)
Biodiversité
(4,4 millions $)
Ressources naturelles
(7,5 millions $)
Dépenses
Soutien technique
(7,3 %)
Information et communication
(13 millions $)
Sociétés en santé
(11,558 $)
Ressources naturelles
(7,494 $)
Information et communication
(13 millions $)
Biodiversité
(4,4 millions $)
Ressources naturelles
(7,5 millions $)
Sociétés en santé
(11,6 millions $)
9,6 millions $
22,9 millions $
Afrique (33,2 %)
Asie (14 %)
Amérique latine (13,2 %)
Une somme de 27,3 millions
de dollars (soit 39,6 % du total)
a été affectée à des activités
mondiales et institutionnelles.
9,1 millions $
Financial Overview
Appropriation by Themes
Sécurité alimentaire
(9,611 $)
Information et communication
(13,018 $)
Emploi durable
(12,498 $)
Biodiversité
(4,413 $)
LES SYSTÈMES ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION
Sociétés
en santé
Les systèmes
(11,558 $)
et technologies de l’information
(STI)
jouent un rôle de premier plan dans l’exploitation du Centre et la recherche
Ressources
naturelles
(7,494 $)
qu’il finance. Afin que l’affectation des ressources en réponse aux multiples demandes relatives aux STI se fasse de façon plus
systématique et transparente, la haute direction a approuvé un plan d’action triennal. Ce plan décrit les priorités du Centre
et garantit que les investissements proposés sont indispensables et conformes à ces priorités. Le Centre étant de plus en plus
tributaire des STI, le plan triennal veille à ce que le CRDI soit en position de force et pourvu de l’équipement nécessaire pour
satisfaire à ses besoins, présents et futurs, en matière de programme et d’exploitation.
5
Questions ?
VOUS AVEZ DES QUESTIONS?
1. POURQUOI LE CRDI ?
Le CRDI a été créé parce qu’un groupe de Canadiens, dirigés
par Lester B. Pearson, estimaient qu’il fallait diminuer l’écart
qui existe entre les pays riches et les pays pauvres. Les
fondateurs du Centre ont compris que les sociétés bâtissent
elles-mêmes leur avenir et ils partageaient la conviction que
la science et la technologie avaient un rôle important à jouer
dans le développement. Aussi ont-ils proposé la constitution
d’un organisme qui aiderait les pays du Sud à se doter des
capacités scientifiques et technologiques nécessaires pour
satisfaire aux besoins de leurs populations. Vingt-huit ans
après la création du Centre, l’idée d’une organisation axée
sur la science et la technologie, fondée par un gouvernement
national mais dont les recherches sont orientées par des
scientifiques étrangers, est toujours un concept audacieux.
Voilà sans doute pourquoi le CRDI, première institution du
genre, compte encore parmi les rares agences de ce type qui
subsistent. La détermination du Canada de tenter une expérience aussi hardie et son soutien constant aux chercheurs
du Sud lui a valu une réputation digne de respect.
Voir la Loi sur le CRDI à : http://www.idrc.ca/institution/fact.html
2. QUE FAIT LE CRDI ET
POURQUOI EST-CE IMPORTANT ?
Le CRDI a pour principal objectif d’aider les scientifiques
des pays en développement à déterminer et effectuer des
recherches leur permettant de trouver des solutions pratiques et durables à leurs problèmes de développement.
Ces problèmes, on le sait, ne connaissent plus de frontières.
Aider dès maintenant les pays en développement dans leur
recherche de solutions est de loin préférable à l’adoption
ultérieure de mesures de redressement avec les coûts
effarants que cela comporte.
Pour en savoir plus sur le CRDI et ses programmes de recherche, voir
http://www.idrc.ca/institution/fprogram.html
3. QUELLES SONT LES SOURCES
DE FINANCEMENT DU CRDI ?
Le financement du CRDI provient principalement de crédits
annuels accordés par le Parlement. Pour 1997-1998, ce
dernier a affecté au Centre 88,1 millions $, soit 4,2 % de
l’enveloppe de l’aide internationale du Canada. Ces crédits
sont indispensables à la réalisation des programmes du CRDI,
mais la Loi sur le CRDI autorise l’organisation à diversifier ses
sources de financement. Le cofinancement, notamment avec
d’autres organismes donateurs, s’est avéré un moyen efficace
pour le CRDI d’augmenter ses contributions financières et
de mener à bien un programme de recherche plus ambitieux.
Le rapport fait état de deux programmes de cofinancement
qui ont porté fruit : le Consortium pour le développement
durable dans les Andes (CONDESAN; voir p. 18) et le
Programme sur le savoir indigène (voir p. 22).
Le CRDI s’intéresse toujours à la recherche sous contrat
avec le secteur privé. Il se borne toutefois à un rôle de
soutien dans le processus d’appel d’offres et à des domaines
conformes aux priorités du Centre dans lesquels il a une
compétence reconnue.
Pour plus de détails sur les compétences fondamentales du CRDI, voir
http://www.idrc.ca/institution/fcompete.html
6
4. EN QUOI LE CRDI EST-IL DIFFÉRENT
DES AUTRES ORGANISMES ET MINISTÈRES
GOUVERNEMENTAUX VOUÉS AU
DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL ?
Le mandat qui a été confié au CRDI (« lancer, encourager,
appuyer et mener des recherches sur les problèmes des
régions du monde en voie de développement ») est aussi ce
qui le distingue. Pour relever les défis que pose ce mandat,
les fondateurs du CRDI ont jugé nécessaire d’accorder à
l’organisme un degré d’autonomie dont ne jouissent pas
habituellement les sociétés d’État. La Loi sur le CRDI stipule
que le Centre n’est pas un « mandataire de Sa Majesté ».
Le CRDI n’est donc pas strictement lié par la politique
étrangère du gouvernement et il s’est à l’occasion prévalu
de cette autonomie pour faire avancer des dossiers
importants pour le Canada. Ainsi, le CRDI a pu aider le
mouvement démocratique dans sa lutte contre l’apartheid
en Afrique du Sud avant même que le gouvernement
canadien ne puisse officiellement intervenir.
Malgré cette autonomie politique, le CRDI est tenu de rendre
compte au Parlement. Le Centre se soumet chaque année
à l’examen du vérificateur général du Canada. Au cours des
trois dernières années, le CRDI a gagné le Prix d’excellence
des rapports annuels des sociétés d’État accordé par le
Bureau du vérificateur général ou a fait partie des finalistes.
Une autre caractéristique qui fait du CRDI un organisme
unique réside dans la structure même de l’organisation. Le
Centre est dirigé par un Conseil de gouverneurs d’envergure
internationale : onze Canadiens, dont la présidente, et dix
experts d’autres pays. La tradition veut que sept d’entre
eux soient des scientifiques de pays en développement, les
trois derniers venant de pays industrialisés. La structure
organisationnelle et les membres de la haute direction du
CRDI sont présentés p. 42.
5. QUELLE A ÉTÉ L’INFLUENCE
DU CRDI SUR LA RECHERCHE ET
SUR LE DÉVELOPPEMENT DU SUD ?
Le CRDI est reconnu dans les pays en développement
pour l’énergie qu’il consacre à l’édification de capacités de
recherche. Il a offert des programmes de formation à des
milliers de chercheurs du Sud et aidé à créer une masse
critique de personnel qualifié qui peut exercer ses talents
à l’échelle locale, régionale et internationale. Qui plus est,
le CRDI a fourni l’occasion à plusieurs d’acquérir une
expérience professionnelle précieuse et d’établir des relations
qui leur ont permis d’asseoir leur réputation au pays et à
l’étranger. Il n’est pas rare que des chercheurs financés par
le CRDI aient du poids à l’extérieur des sphères de la
recherche. Au Chili, par exemple, trois ministres du gouvernement sont d’anciens scientifiques parrainés par le CRDI.
Par ailleurs, le CRDI a appuyé la mise au point par des
chercheurs du Sud de nombre de technologies novatrices :
des moustiquaires traitées aux insecticides pour contrer le
paludisme et un fertilisant bon marché fait à partir de roche
phosphatée n’en sont que deux exemples. La recherche
axée sur l’élaboration de politiques a aussi l’appui du CRDI.
Ainsi, en Afrique du Sud, la collaboration du Centre avec le
mouvement démocratique de 1991 à 1995 a jeté les bases
de politiques nationales sur l’environnement, la science et
la technologie et a influé sur les politiques en matière de
développement urbain et d’économie. L’initiative du CRDI
sur les impacts micros des politiques macro-économiques
et d’ajustement (MIMAP), décrite p. 26, est un autre exemple,
plus récent, de l’intégration de la recherche prévisionnelle
aux programmes du Centre. MIMAP a été mis sur pied afin
de réduire l’impact négatif que peuvent avoir sur les plus
démunis les politiques de stabilisation économique et
d’ajustement structurel.
Le CRDI a aussi laissé sa marque sur la façon dont les
recherches sont effectuées dans les pays en développement.
L’appui du Centre à la recherche pluridisciplinaire et à
l’approche participative (qui tient compte de l’incidence
des projets sur les femmes et les hommes) a contribué à la
promotion de méthodologies plus modernes et englobantes
auprès de ses partenaires du Sud. Ces concepts rapprochent
les chercheurs, les collectivités locales et les décideurs,
augmentant d’autant les chances que la recherche puisse
véritablement répondre aux besoins des populations et que
les résultats des travaux puissent avoir une réelle influence
sur la prise de décisions. Depuis ses tout débuts, le CRDI
a fait valoir l’importance des réseaux comme moyen de
partager les résultats de la recherche et de briser l’isolement
des scientifiques des pays en développement. Les nouvelles
technologies de l’information et de la communication
facilitent les choses, mais rien ne remplacera jamais
les contacts personnels que le CRDI continue de prôner.
Déterminer l’incidence des programmes du CRDI est le
souci premier du Service d’évaluation. Voir la description
de ses activités, p. 38.
Le lecteur trouvera d’autres exemples des
technologies financées par le CRDI à
http://www.idrc.ca/nayudamma/index_f.html
La collaboration du CRDI avec le mouvement
démocratique contre l’apartheid en Afrique du Sud
fait l’objet d’un livre en quatre volumes,
Building a New South Africa, qu’on trouve à
http://www.idrc.ca/books/785.html
7
7. PAR QUELS MOYENS LE CRDI ENCOURAGE-T-IL
LA PARTICIPATION DES CANADIENS ?
L’objectif premier du CRDI est d’aider les scientifiques des pays
en développement. Les chercheurs, universitaires, organisations
non gouvernementales (ONG) et entreprises privées du Canada
ont toujours joué un rôle sur ce plan. Consultants, formateurs
et collaborateurs canadiens fournissent les connaissances et
l’expérience qui font défaut à leurs partenaires du Sud.
6. COMMENT LES CHERCHEURS OBTIENNENT-ILS
DES FONDS DU CRDI ?
Avant de présenter un projet au CRDI, les chercheurs doivent
s’assurer que leur domaine d’intérêt correspond aux priorités
des programmes du Centre. Il s’adresseront ensuite à l’agent de
programme du secteur qui les intéresse. Les bureaux régionaux
du Centre, principaux points d’entrée des scientifiques des pays
en développement qui veulent se mettre en rapport avec le CRDI,
aident souvent les chercheurs à cette étape.
Qu’ils travaillent dans les bureaux régionaux ou au siège social
du CRDI à Ottawa, les agents de programme sont en mesure
d’évaluer rapidement si l’idée proposée risque de retenir l’attention
du CRDI. Si l’idée semble prometteuse, les chercheurs qui
proposent la recherche devront présenter un résumé du projet
d’une à trois pages qui sera soumis à l’examen du personnel
du programme. Si le projet reçoit une approbation de
principe, le chercheur pourra être prié de soumettre
un plan de recherche complet. Comme il s’agit de
documents fort détaillés, les agents de programme
aident ordinairement les chercheurs à les remplir
pour s’assurer qu’ils satisfont à tous les critères
énoncés. Selon le niveau de financement requis,
l’examen et l’approbation peuvent exiger
plusieurs mois.
Pour tout savoir sur la façon d’obtenir des fonds du CRDI
et sur les critères d’évaluation des projets de recherche, voir
http://www.idrc.ca/institution/proposition_f.html
ou s’adresser à l’un des bureaux du CRDI pour obtenir
copie de la brochure Proposer une recherche.
8
En 1980, à la demande du gouvernement canadien, le Centre
lançait un programme à l’appui de projets de recherche concertés
entre chercheurs canadiens et scientifiques du tiers-monde.
Le programme des Partenariats canadiens honore toujours cet
engagement. Le programme Formation et bourses permet à de
jeunes chercheurs canadiens intéressés par la recherche pour
le développement, au niveau de la maîtrise ou du doctorat,
d’acquérir de nouvelles expériences dans leurs champs d’intérêt.
Les journalistes canadiens, francophones et anglophones, ont la
possibilité de travailler dans deux agences de presse spécialisées
dans les questions de développement. Le CRDI collabore aussi
avec des entreprises et des organismes de développement
canadiens qui veulent puiser dans les vastes relations et les
compétences particulières du Centre. Le désir de contribuer
au mieux-être des hommes, des femmes et des enfants du Sud
est la pierre angulaire de ces initiatives.
Pour de plus amples renseignements sur le programme de bourses du CRDI, voir
http://www.idrc.ca/awards/findex.html. Les chercheurs canadiens intéressés
à participer à des projets en collaboration avec le CRDI parcourront
avec profit notre Guide à l’intention des scientifiques à
http://www.idrc.ca/institution/guide_index_f.html
Message
MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE
« [...] THE BEGINNING WAS HARDEST, THEN WHAT THEY MADE WAS MADE OUT OF
WHAT THEY HAD BEGUN. NO MATTER. THE PRESENT IS SHAPED OUT OF THE FIRST
SHAPED STONES [...] »
Louis Dudek, “From Europe” ( Penguin Books, Toronto, Canada, 1971 )
Ce fragment de poème du Montréalais Louis Dudek, écrit il
y a plus de trente ans, rend bien ce qu'est le CRDI au seuil
du nouveau millénaire.*
La première pierre fut posée dès 1967 alors que le premier
ministre de l'époque, Lester B. Pearson, parlait de créer un
centre de recherches pour le développement international.
Il y voyait une contribution du Canada à la communauté
internationale, une initiative qui permettrait de s'appuyer
sur les progrès scientifiques et techniques pour résoudre les
problèmes économiques et sociaux. Lorsque, trois ans plus
tard, le Centre était créé, Pearson assumait la présidence de
son premier Conseil des gouverneurs. Depuis lors, le CRDI
a travaillé dans 142 pays et mis sur pied un impressionnant
réseau regroupant près de 20 000 chercheurs, scientifiques
et décideurs. Il a financé plus de 6 300 projets et 2 600 institutions. Malgré l'érosion de l'aide publique au développement,
le Centre est resté fidèle à son mandat original : améliorer
les conditions de vie des populations du Sud par la recherche
et l'application du savoir.
Ces premières assises viennent consolider la démarche
du Centre en cette année décisive. Il se trouve aujourd'hui
de nouveau sur un terrain solide après avoir, pendant des
années, tenté d'atteindre l'équilibre malgré une conjoncture
incertaine. Le CRDI a su traverser une période difficile de
réduction du personnel, de restructuration et de réorientation. Il peut aujourd'hui envisager l'avenir et explorer de
nouvelles avenues en toute confiance.
L'évolution du CRDI s'inscrit dans la réforme amorcée par le
nouveau programme institutionnel adopté en 1997. Ce cadre
de travail triennal répartit les ressources du Centre en fonction de six thèmes axés sur l'atténuation de la pauvreté et
le développement durable et équitable : sécurité alimentaire;
exploitation équitable des ressources naturelles; protection
de la biodiversité; emploi durable; stratégies et politiques
pour des sociétés en santé; information et communication.
Ces thèmes, dictés par l'expérience et le savoir acquis par
le CRDI, recoupent les priorités des chercheurs et des
institutions des pays en développement.
Le programme institutionnel remodèle la structure du Centre
en fonction de problèmes de développement particuliers.
Auparavant, le CRDI fonctionnait un peu comme une université,
avec des départements ou des divisions qui représentaient
des disciplines précises. Aujourd'hui, des équipes pluridisciplinaires sont chargées de la mise en ouvre des initiatives
de programme, véritable moteur des activités du Centre.
À ce jour, le Centre a mis en place 14 initiatives de programme
qui financent des projets de recherche conformes à sa
démarche thématique. Quatre initiatives de programme sont
décrites dans le présent rapport. Elles retracent le chemin
parcouru, de la théorie à la pratique, par la définition
d'objectifs de recherche, la constitution de vastes réseaux
entre chercheurs et la volonté de faire preuve d'ingéniosité
pour s'attaquer aux problèmes de développement.
Chaque initiative produit régulièrement une série de documents qui font partie d'un système complet de planification,
de présentation de rapports, de revues et d'évaluations.
Certes, ces rapports répondent aux besoins du Centre et lui
permettent de s'acquitter de l'obligation de rendre compte
de son rendement, mais leur rôle le plus important consiste
à faire en sorte que les programmes du CRDI prennent en
considération l'évolution des priorités de développement :
un défi de taille et de tous les instants.
Le Centre s'efforce par tous les moyens de répondre aux
problèmes de développement définis par ses partenaires du
Sud. La recherche n'est utile que si elle satisfait à des besoins
réels. Il faut pourtant en arriver à un équilibre entre les projets
axés sur des résultats concrets, entrepris avec des scientifiques
établis, et ceux qui servent à renforcer la capacité des nouveaux
chercheurs. Deux exemples illustrent comment le Centre
tente d'atteindre cet équilibre. Cette année, le programme
Écoystèmes et santé humaine a lancé une demande de
propositions de recherche en vue d'améliorer la santé
humaine dans les écosystèmes agricoles. Cette demande
s'adresse particulièrement aux instituts internationaux de
recherche agricole afin qu'avec la collaboration de chercheurs
locaux ils puissent intégrer les questions de santé à leurs
projets en cours.
9
Seul, le CRDI ne peut apporter qu'une maigre contribution
à ce nouveau domaine de recherche qui évolue rapidement.
Mais en utilisant ses ressources pour influer sur un programme
de recherche plus vaste, le Centre accroît son influence
tout en s'assurant qu'un projet mené par un organisme
international correspond bien aux besoins locaux.
Les programmes de subventions sont un mécanisme auquel
le Centre a recours pour découvrir de nouveaux chercheurs.
Un programme de ce genre, la Bourse agrodiversité, aide des
groupes locaux en Asie du Sud à mener à bien des projets de
recherche fondamentale et de conservation afin de protéger
la biodiversité agricole. Des chercheurs d'un de ces groupes,
membres de la Société de développement du plateau du
Deccan à Andhra Pradesh, en Inde, ont entrepris une étude
auprès des femmes de la basse
caste Dalit pour connaître leur perception de la diversité des terres
sur lesquelles elles travaillent
comme ouvrières non qualifiées.
Ces initiatives attestent que le
Centre peut continuer de faire
montre d'imagination dans la mise
en œuvre de son programme institutionnel. Bien que ce programme
l'aide à tenir son cap, il reste libre
de s'aventurer hors des sentiers
battus. Ainsi, en septembre, le
CRDI annonçait une initiative de
recherche sur les politiques minières et le développement
durable dans les Amériques. Étant donné l'essor de l'exploitation minière dans cette région, les gens veulent éviter la
destruction de l'environnement et l'éparpillement des collectivités qui ont résulté de cette activité par le passé. Le CRDI
financera des recherches sur les politiques des secteurs
public et privé afin que l'activité minière contribue au
développement durable au lieu de le mettre en péril. Une
équipe formée de chercheurs du Canada et d'Amérique
latine, de représentants de l'industrie minière, d'environnementalistes et d'organismes de développement prendront
part à la recherche financée par l'initiative de programme.
L'accès mondial aux technologies de l'information et de la
communication (AMTIC) est une autre initiative qui vient
d'être lancée. Au cours des trois prochaines années, on
s'attend à ce que les technologies de l'information et de la
communication deviennent l'industrie la plus importante
du monde, générant chaque année en revenu la faramineuse
somme de 3,5 billions de dollars US. Assurer que les pays
en développement peuvent tirer profit des occasions et des
bénéfices offerts par ces technologies est un impératif
économique et social incontournable.
10
L'AMTIC propose la création d'un réseau international qui
permettrait l'accès universel aux technologies grâce à des
activités comme la promotion et la défense des droits, la
recherche, l'élaboration des politiques et le renforcement
des capacités. Le CRDI, de concert avec les gouvernements,
les institutions multilatérales et bilatérales de développement, le secteur privé, les fondations internationales et les
organisations non gouvernementales, examine comment
faire de cette vision audacieuse une réalité.
En cherchant de nouveaux partenaires par le truchement
de ces initiatives, le Centre démontre l'importance de la
collaboration dans la recherche pour le développement.
Favoriser la coopération entre organismes de développement
est essentiel pour répondre à trois besoins vitaux : accroître
l'incidence des programmes; éviter les
dédoublements; réduire les coûts. Les
secrétariats du CRDI, qui sont des
consortia de recherche regroupant
plusieurs donateurs, sont un des
principaux mécanismes auxquels
le Centre fait appel pour susciter
cette collaboration.
Tout comme il regroupe diverses
disciplines pour s'attaquer à
un problème, le CRDI incite de
multiples donateurs à travailler à
la réalisation d'objectifs communs.
Le Réseau international des forêts
modèles, par exemple, favorise le développement durable des
ressources forestières grâce à la collaboration de donateurs
de cinq pays. Bellanet aide les organismes de développement
à tisser des liens en utilisant les technologies de l'information et de la communication. Ces deux secrétariats sont
présentés dans le rapport.
La capacité de Bellanet de tisser des liens dans les milieux du
développement vient étayer une recommandation du rapport
En prise sur le monde : Priorités de l'internationalisme canadien
au xxie siècle. Fruit d'un groupe de travail parrainé par le
CRDI et dirigé par Maurice Strong, le rapport s'interroge sur
la contribution du Canada aux défis mondiaux que posera
le développement. Le rapport recommande notamment la
création de réseaux axés sur l'information afin de former des
partenariats pour résoudre les problèmes qui préoccupent
la communauté internationale.
Le rapport Strong reflète lui aussi le CRDI d'aujourd'hui
tel que l'ont façonné les « pierres » posées dans le passé;
Maurice Strong a joué un rôle de premier plan dans la
conception du CRDI et a fait partie de son premier Conseil
des gouverneurs. Son influence continue de se faire sentir
avec la commande d'une étude menée par Howard Clark, un
éminent scientifique qui jusqu'à l'an dernier était président
de l'Université Dalhousie. L'étude porte sur un thème clé du
rapport Strong, selon lequel la prospérité future du Canada
et son rôle dans les affaires mondiales sont fonction de la
production du savoir. Howard Clark s'est penché sur les
succès du Réseau des centres d'excellence (RCE) fondé par
le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), le
Conseil de recherches médicales et le Conseil de recherches
en sciences naturelles et en génie du Canada. Il a déterminé
que leur singularité constitue une réelle innovation canadienne qui peut servir à rehausser la position du pays dans
le milieu international de la recherche scientifique. Le CRDI
explore présentement la possibilité de conjuguer les travaux
du RCE aux vastes réseaux internationaux du Centre.
Autre tentative pour allier les intérêts nationaux aux préoccupations internationales : un nouveau programme de
bourses mis sur pied par le CRDI et le CRSH. Le programme
de subventions Le Canada dans le monde permettra aux
chercheurs canadiens de se pencher sur des questions qui
influeront sur nos relations avec l'Asie et l'Amérique latine
au cours des années à venir. La démarcation entre les politiques nationales et internationales étant de plus en plus
ténue, ce programme conjoint reconnaît que le Canada doit
engendrer des projets de recherche de premier ordre afin
de continuer de jouer un rôle important dans les affaires
internationales.
Le CRDI occupe une place unique parmi les organismes
chargés de participer à la politique étrangère canadienne.
Sa situation particulière et son autonomie lui permettent
d'intervenir là où la présence officielle du Canada est limitée.
Dans le passé, il a ainsi pu accorder son appui à des spécialistes en sciences sociales que leurs opinions exposaient à
des représailles dans les anciennes dictatures d'Argentine
et du Chili. Le CRDI a aussi appuyé les forces démocratiques
dans leur lutte contre l'Apartheid en Afrique du Sud, en
aidant l'ANC (le Congrès national africain) à formuler
d'importantes politiques économiques, environnementales
et d'urbanisme avant qu'il ne prenne le pouvoir. Aujourd'hui,
le Centre est toujours actif dans les secteurs névralgiques,
notamment dans les pays fragiles et déchirés par la guerre,
comme le Cambodge et le Laos. Dans un effort pour remettre
en état les principaux secteurs de ressources naturelles de
ces économies chancelantes, le CRDI appuie la recherche
qui améliore la durabilité et élargit la participation dans la
gestion des ressources naturelles. Travaillant directement
avec les institutions et les groupes locaux, le Centre atteint
non seulement le peuple, où le besoin d'aide est le plus
aigu, mais aussi l'élite intellectuelle qui façonne la pensée
nationale sur le développement.
En même temps, plusieurs des programmes et des activités
du Centre sont l'expression du désir des Canadiens de créer
un monde plus sûr. L'initiative de programme Consolidation
de la paix et reconstruction contribue directement et visiblement à la stabilité mondiale. Les projets du CRDI qui s'intéressent à la dégradation de l'environnement, à la gestion des
ressources en eau, à la sécurité alimentaire, à l'amélioration
de la santé humaine et aux inégalités entre les riches et
les pauvres servent tous à réduire, et à longue échéance
à éliminer, la menace de conflits.
L'optique sous laquelle le CRDI aborde la recherche, qui tient
compte de l'égalité hommes — femmes et de la participation
pleine et entière des gens touchés par les résultats des
projets, renferme une seconde clef de voûte de la politique
étrangère canadienne : la projection des valeurs du pays. Le
respect des droits de l'homme est implicite dans les activités
du Centre. La publication de ce rapport annuel coïncide avec
le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits
de l'homme qui, au Canada, a des résonances particulières.
John Humphrey, professeur de droit à l'Université McGill, a
joué un rôle déterminant dans la rédaction de la déclaration
et dans son adoption par l'Assemblée générale des Nations
Unies. La déclaration souligne l'indivisibilité des droits
civils, sociaux, politiques et économiques. En appuyant la
recherche qui prône des changements progressifs dans ces
domaines, le CRDI aide à l'édification d'un environnement
dans lequel les droits de l'homme et la démocratie peuvent
s'enraciner et s'épanouir. Bien que le Centre n'ait pas le
mandat précis de financer la recherche qui favorise le respect
des droits de l'homme, il a tout de même eu une profonde
influence sur les chercheurs en accueillant ceux qui fuient
la répression et les représailles des régimes tyranniques.
Les Canadiens peuvent à juste titre s'enorgueillir de la tradition d'aide au développement du pays et du rôle qu'y joue le
CRDI. Dans les années à venir, le Centre veillera à informer
les Canadiens des moyens qu'il compte prendre pour tabler
sur les assises posées par Lester B. Pearson lorsqu'il nous
a légué sa vision du CRDI : un organisme qui représente
un précieux apport du Canada au concert des nations.
Maureen O’Neil
Présidente
11
De la parole
à l’action
LE MANDAT
Lancer, encourager, appuyer et
mener des recherches sur les
problèmes des régions du monde
en voie de développement.
LES THÈMES
• Protection de la biodiversité
• Exploitation équitable des
ressources naturelles
LES OBJECTIFS INSTITUTIONNELS
• Favoriser et appuyer la production
et l’application de résultats de
recherche susceptibles de mener à
des politiques et à des technologies
pouvant améliorer les conditions de
vie dans les pays en développement.
• Mobiliser et consolider les capacités
de recherche indigènes dans le Sud,
en particulier les capacités ayant
trait aux politiques et aux technologies qui favorisent la santé et la
prospérité des sociétés, la sécurité
alimentaire, la biodiversité et l’accès
à l’information.
• Sécurité alimentaire
• Information et communication
• Stratégies et politiques pour
des sociétés en santé
• Emploi durable
LES PROGRAMMES
COMPLÉMENTAIRES
• Le programme des Partenariats canadiens
• L’Évaluation – Les réseaux :
Une approche efficace (voir p. 38)
• Le Programme sur le genre
et le développement durable
• Le Bureau du partenariat et
du développement des affaires
• Le Soutien aux programmes
• Les Affaires publiques
• Les Services de gestion de
l’information sur la recherche
• Les publications
12
• La formation et les bourses
LES INITIATIVES DE PROGRAMME, LES SECRÉTARIATS
ET LES AUTRES ACTIVITÉS DE RECHERCHE
• Acacia : Collectivités et société
de l’information en Afrique
• Agriculture urbaine
• Bellanet – Partenariat pour les
technologies de l’information et
de la communication en Afrique
(voir p. 30)
• Bureau pour les initiatives en Europe
centrale et de l’Est
• Commerce, emploi et compétitivité
• Consolidation de la paix et reconstruction
• Minga : solutions de rechange pour la
gestion des ressources naturelles en
Amérique latine et dans les Antilles –
Consortium pour le développement
durable dans les Andes (voir p. 18)
• Petites, moyennes et micro-entreprises :
Innovations et technologie
• Politiques environnementales
nationales : Projet de transition
• Projet d’interventions essentielles
en santé
• Des gens, des terres et de l’eau
• Programme d’économie environnementale pour l’Asie du Sud-Est
• Développement économique durable
au Viet Nam
• Réseau d’étude sur les politiques
technologiques africaines
• Écosystèmes et santé humaine –
Contamination par le mercure en
Amazonie (voir p. 14)
• Réseau international sur le bambou
et le rotin
• Foodlinks
• Réseau panasiatique
• Évaluation des politiques sociales
• Secrétariat du Réseau international
de forêts modèles – Les forêts modèles
du Mexique (voir p. 34)
• Gestion communautaire des ressources
naturelles
• Secrétariat Gestion de l’environnement
• Impacts micros des politiques
macro-économiques et d’ajustement –
MIMAP–Philippines (voir p. 26)
• Stratégie pour la recherche halieutique
internationale
• Initiative de recherche sur les politiques
minières
• Utilisation durable de la biodiversité –
Programme sur le savoir indigène
(voir p. 22)
• Initiative internationale sur le tabac
• Initiative pour les micronutriments
• Systèmes d’apprentissage (Afrique)
• Secrétariat sur les politiques
industrielles et le commerce
• Unganisha (connectivité)
13
LE THÈME
STRATÉGIES ET POLITIQUES
POUR DES SOCIÉTÉS EN SANTÉ
« En dépit des progrès remarquables
réalisés ces 50 dernières années par
tous les indicateurs du développement humain, 1,3 milliard de
personnes vivent encore dans
une pauvreté absolue.
L’espérance de vie mondiale
demeure amputée chaque
année de 1,2 milliard
d’années-personnes en raison
d’invalidités et de
décès prématurés. »
Programme institutionnel du CRDI :
http://www.idrc.ca/cpf/
index_f.html#strategies
14
INITIATIVE
ÉCOSYSTÈMES
ET SANTÉ HUMAINE
CONTEXTE
OBJECTIFS
Pensons à un œuf. Si le blanc est gâté, l’œuf entier est
immangeable. Ainsi en est-il des gens et de l’écosystème qui
les environne. Si le milieu physique est perturbé, la santé et
le bien-être des êtres humains en souffriront inévitablement.
L’initiative Écosystèmes et santé humaine
Des chercheurs canadiens se sont penchés sur la relation
qui existe entre la santé et les écosystèmes. L’initiative
du CRDI Écosystèmes et santé humaine tient compte de ce
rapport pour résoudre les problèmes de santé dans les pays
en développement. Au lieu de se centrer sur un problème
particulier, l’approche écosystémique considère sous divers
angles plusieurs domaines de recherche connexes. Par
exemple, la région de Lushoto en Tanzanie est un des rares
endroits du monde où la peste endémique, transmise par
les rongeurs et les puces, demeure un sérieux problème de
santé. La recherche conventionnelle se concentrerait sans
doute sur la seule maladie. L’approche écosystémique ajoute
une dimension supplémentaire : elle examine comment les
facteurs environnementaux et le comportement des gens
peuvent influer sur la propagation de la maladie. L’initiative
favorise la recherche axée sur des stratégies créatives
qui aident les gens à rester en santé et à mener une vie
productive dans des écosystèmes salubres.
• décrit, met au point et essaie des outils et des méthodes
de recherche nouveaux et améliorés, fondés sur la
durabilité des écosystèmes;
• étudie la relation entre la santé humaine
et les écosystèmes;
• détermine des modes de gestion des écosystèmes
qui permettent d’améliorer la santé humaine et les
met à l’essai en accordant une attention particulière
à la participation communautaire;
• répand l’idée que des écosystèmes sains et durables
contribuent à la santé humaine.
EXEMPLES DE PROJETS
• Des chercheurs canadiens et brésiliens travaillent avec des collectivités amazoniennes
afin de réduire la concentration de mercure
dans l’environnement.
• L’Association pour le développement de la riziculture
en Afrique de l’Ouest étudie l’incidence possible de la
riziculture sur l’augmentation des taux de paludisme et
de schistosomiase parmi les petits exploitants agricoles.
• Un réseau de recherche en Amérique du Sud s’intéresse
aux répercussions du développement économique sur
l’environnement et sur la santé des habitants de l’Amazonie.
• Des chercheurs de l’Université de Guelph évaluent la durabilité des écosystèmes agricoles dans 14 fermes du Kenya.
CRÉDITS BUDGÉTAIRES 1997-1998 : 2,3 millions $
15
LE MERCURE QUI LAISSE DES TRACES
L
es habitants des villages situés le long du rio
Tapajós, au Brésil, sont contaminés par le mercure
alors qu’ils sont exposés à des niveaux de concentration
jadis jugés sans danger. Contre toute attente, le mercure ne
provenait pas de l’exploitation des mines d’or de la région.
Des chercheurs canadiens et brésiliens ont démontré que le
déboisement contribuait au problème : l’érosion qui en
résulte entraîne le rejet dans les cours d’eau du mercure
présent dans le sol et contamine le poisson. Ils cherchent
maintenant à convaincre les villageois de manger moins de
poisson afin de réduire leur consommation de mercure.
130 tonnes de mercure dans l’environnement. Presque la
moitié se retrouve dans les affluents de l’Amazone où la
température, l’acidité et la forte concentration de matières
organiques créent un bouillon de culture idéal pour les
bactéries qui transforment ce mercure inorganique en
méthylmercure, substance extrêmement toxique. Sous cette
forme, le mercure fait aisément son chemin dans la chaîne
alimentaire. De la bactérie au poisson pour finalement
aboutir dans l’organisme humain, il s’accumule dans les
tissus en quantité toujours plus grande.
Les études brésiliennes ont révélé que la contamination par
le mercure se propage. Les chercheurs ont trouvé du mercure
dans les sédiments recueillis, dans les poissons qu’ils ont
pris dans leurs filets ainsi que chez les personnes habitant
le long de la rivière. Ils ont aussi mesuré dans les cheveux
de 97 % des villageois des concentrations de mercure de
15 parties par million (niveau d’exposition inférieur au seuil
de 50 ppm établi par l’Organisation mondiale de la santé).
Mais même exposés à cette faible
concentration, les villageois en
ont des séquelles : baisse de la
dextérité manuelle et de certaines
fonctions visuelles (comme la
capacité de distinguer les lignes
contrastantes). Cette étude est
la première à démontrer aussi
Les efforts de ce pionnier pour
clairement les effets néfastes de
découvrir les effets sur la santé de la
l’exposition à de faibles concentracontamination par le mercure présent
tions. « La majorité des premières
dans l’Amazone ont posé les jalons
études portaient sur l’exposition à
d’une recherche exhaustive menée
de fortes concentrations de mercure
par des scientifiques de l’Université
L’EXPOSITION AU MERCURE ENTRAÎNE DES TROUBLES
pendant de courtes périodes »,
du Québec à Montréal (UQAM),
NEUROLOGIQUES CHEZ LES HABITANTS DES VILLAGES.
dit Jean Lebel qui participait
de l’Universidade Federal do Pará et
au projet pendant ses études
de l’Universidade Federal do Rio de Janeiro au Brésil. En 1993, ils
de doctorat et qui, depuis, s’est joint au CRDI comme agent
ont étudié les conséquences de l’exploitation minière le long
de programme. « Dans la nôtre, le degré d’exposition était
de la rivière Tapajós, tributaire de l’Amazone, et qui regorge
peu élevé mais s’étendait sur des dizaines d’années. »
d’or. Pour évaluer avec plus d’exactitude l’incidence du merL’exposition à long terme vient étayer une autre constatation
cure, les chercheurs ont étendu la portée de l’étude au-delà
importante mais étonnante. L’étude révèle qu’il n’y avait
des risques pour la santé associés à l’exposition au mercure
pratiquement aucune différence entre le degré de contaminaet ont examiné le degré de contamination dans le milieu
tion par le mercure des villageois habitant 100 km en aval
ambiant. L’équipe de recherche comprenait une pléiade de
et ceux vivant à 300 km des mines d’or.
spécialistes : des biogéochimistes, des infirmières, des agents
« À notre grande surprise, la contamide santé communautaire, un cytogénéticien, des spécialistes
nation
ne semble pas causée par le
des sols et de la salubrité de l’environnement, un neuromercure
dont on se sert dans les
physiologue, un ichthyologue et, bien sûr, le Dr Branches.
mines
d’or,
mais plutôt par le
Ce projet d’une durée de trois ans a donné lieu à plusieurs
mercure
présent
dans le
découvertes scientifiques et a permis de présenter les effets
sol
»,
déclare
Donna
Mergler,
toxiques du mercure sous un jour nouveau.
un des chefs du projet et
L’équipe a commencé ses recherches autour de deux villages
membre de l’équipe
riverains en aval des mines d’or. Chaque année, les techniques
de chercheurs
d’extraction de l’or entraînent le déversement d’environ
de l’UQAM.
Il y a une douzaine d’années, un chercheur d’or se présente
à la clinique du cardiologue brésilien Fernando Branches.
Bien que l’orpailleur se plaigne de malaises cardiaques, le
Dr Branches ne trouve aucun problème cardiovasculaire.
Intrigué, il cherche ailleurs la cause de l’indisposition.
Branches savait que son patient faisait partie des nombreux
Brésiliens (1 million selon les estimations) qui cherchent de
l’or dans l’Amazone. Il savait aussi que
l’exposition aux vapeurs de mercure
pouvait être responsable des ennuis de
santé de son patient. Des recherches
plus poussées ont confirmé son
diagnostic : le mineur souffrait
d’empoisonnement par le mercure.
16
Au cours des 40 dernières années, les rives de
l’Amazone ont été dénudées par un déboisement
intense. L’érosion qui en résulte rejette dans la rivière,
où il s’accumule depuis des siècles, le mercure présent
naturellement dans le sol. Le projet montre aussi que
les gens sont exposés à de plus fortes concentrations
de mercure durant la saison des pluies et des crues
alors que les poissons prédateurs, dont la chair contient plus de mercure, sont plus abondants et accessibles. Les villageois de la région du Tapajós préfèrent
cette espèce de poisson aux poissons herbivores chez
qui la concentration de mercure est plus faible.
Ces observations, d’une importance capitale, n’auraient
pas été possibles sans la participation des villageois.
« Tout le monde s’est intéressé au projet, souligne
Mergler. Nous avons parlé aux gens et écouté ce qu’ils
avaient à dire. »
Les chercheurs ont travaillé en étroite collaboration
avec les chefs des villages, les professionnels de la
santé, les pêcheurs et les enseignants. Les villageois
ont fourni de bonne grâce cheveux et prélèvements
sanguins et donné d’importants renseignements sur
l’écosystème local. Ainsi, ils ont indiqué aux
chercheurs que la consommation de poisson varie
selon les saisons, information qui a aidé l’équipe à
établir un parallèle entre les fluctuations des niveaux
d’eau dans la rivière et l’exposition au mercure. Les
membres de l’équipe ont fait part de leurs constatations
aux villageois et discuté avec eux des moyens de réduire
la contamination par le mercure en mangeant des
poissons herbivores, par exemple, au lieu des prédateurs.
Un conseil qui leur a été resservi lors d’une visite à
l’école locale. Les enfants ont joyeusement accueilli
les chercheurs en leur disant : « Mangez des poissons
qui ne mangent pas d’autres poissons ! »
Regard sur l’avenir
L
e projet sur le mercure entame une seconde phase de trois
ans. Les chercheurs inciteront les populations locales à
réduire leur consommation de mercure en modifiant leurs habitudes
alimentaires, leurs méthodes de pêche et leurs pratiques culturales
et en mettant sur pied des programmes de reboisement. L’exposition
des êtres humains au mercure et la contamination de l’écosystème
seront mesurées pour permettre à l’équipe de répertorier les
changements survenus pendant une période de six ans et d’évaluer
l’efficacité des nouvelles stratégies proposées pour réduire l’exposition
au mercure. En outre, la seconde phase permettra d’homologuer
un test simple de coordination et de dextérité, mis au point par
le Dr Branches, qui aidera les chercheurs à déceler les problèmes
de motricité parmi les villageois. D’après Jean Lebel : « Il s’agit de
connaissances fondamentales captées sur le terrain et systématisées
par le projet. De tels résultats ouvrent la voie à nombre d’autres
recherches. » Le test a, par exemple, été utilisé au Canada où il
a révélé que les gros consommateurs de poissons pêchés dans
le Saint-Laurent souffrent de troubles neurologiques.
L’étude du rapport entre la santé humaine et les écosystèmes est
encore un tout nouveau domaine de recherche. L’initiative de programme Écosystèmes et santé humaine appuie des petits projets
de recherche, des ateliers et des colloques qui visent à faire valoir
ce concept et à animer le débat scientifique sur ce sujet. L’initiative
cherchera à l’avenir à diffuser davantage les résultats des projets
dans le cadre de conférences et de symposiums internationaux.
Ressources
Ressources
• Site de travail :
http://www.idrc.ca/ecohealth/indexf.html
• Magazine électronique Explore,
« Le méthylmercure : un risque non négligeable » :
http://www.idrc.ca/reports/read_article_french.cfm?
article_num=168
• Magazine électronique Explore,
« Contamination par le mercure en Amazonie » :
http://www.idrc.ca/books/reports/1997/19-01f.html
17
LE THÈME
SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
« Afin de réduire l’insécurité
alimentaire, les producteurs
vivriers, en majorité des femmes,
doivent rechercher une plus
grande efficacité et minimiser les
effets néfastes de leur activité
sur l’environnement. »
Programme institutionnel du CRDI :
http://www.idrc.ca/cpf/
index_f.html#securite
18
INITIATIVE
MINGA : S
OLUTION DE RECHANGE POUR LA GESTION DES RESSOURCES
NATURELLES EN AMÉRIQUE LATINE ET DANS LES ANTILLES
CONTEXTE
OBJECTIFS
Dans les régions rurales partout dans le monde, les
semailles, la récolte et la construction d’habitations sont
l’occasion de corvées communautaires. En langue quechua,
un mot désigne cette collaboration : mingk’a. Ce mot a
non seulement inspiré au CRDI le nom de cette initiative
de programme, mais il souligne en outre la nécessité de
la participation pleine et entière de tous les membres de
la société pour régler les problèmes aigus que constituent
la dégradation de l’environnement et la pauvreté en
Amérique latine et dans les Antilles.
L’initiative de programme Minga
La mondialisation, l’ajustement structurel et la démocratisation, qui ont profondément modifié la conjoncture économique
en Amérique latine et dans les Antilles, ont exacerbé ces
problèmes. Ces processus ont réduit le rôle de l’État et
augmenté l’influence des multinationales, des institutions
créées par des accords internationaux et de certains groupes
sociaux. Le développement des institutions démocratiques
est cependant en retard par rapport à l’évolution économique,
très rapide, de la région. Les groupes les plus vulnérables (les
pauvres, les femmes et les populations autochtones) sont
exclus des décisions prises par les principaux utilisateurs des
ressources naturelles, comme les industries agro-alimentaire
et forestière, les compagnies minières et les sociétés hydroélectriques. Ces décisions mènent souvent à la dégradation
des ressources et à la paupérisation, conditions qui sont
particulièrement évidentes dans les collines, dans les hautes
terres et à la lisière des forêts en Amérique centrale et du Sud.
L’initiative Minga a pour but de promouvoir la gestion
durable et équitable des ressources naturelles dans les
écosystèmes fragiles de la région en assurant une meilleure
diffusion de l’information et en favorisant la participation des
collectivités aux décisions qui influent sur leur vie.
• détermine les méthodes et les modes d’action qui permettent d’obtenir de l’information et en favorise l’utilisation
optimale dans la gestion des ressources naturelles;
• préconise un modèle plus global de prise de décisions afin
d’améliorer les conditions des pauvres des régions rurales;
• évalue les répercussions de ces processus sur l’équité,
l’efficacité et l’efficience de la gestion des ressources
naturelles.
EXEMPLES DE PROJETS
• Un consortium de recherche pour le développement
durable dans les Andes sert de modèle pour réduire la
pauvreté dans les écosystèmes fragiles de cette région.
http://www.idrc.ca/minga/97-8754_f.html
• Les systèmes de production agricole qui sont à la fois
durables et rentables améliorent la vie des paysans
pauvres qui pratiquent l’agriculture dans les collines
d’Amérique latine.
http://www.idrc.ca/minga/96-8756_f.html
• Une étude porte sur le conflit relatif à un parc national qui
oppose depuis 25 ans une petite communauté de la côte
antillaise du Costa Rica et les organismes de protection de
la nature de la région.
http://www.idrc.ca/minga/97-0016_f.html
• Un chercheur de l’Université de Guelph travaille avec des
agriculteurs pauvres du Honduras afin de trouver d’autres
options agricoles que l’habituelle culture sur brûlis.
http://www.idrc.ca/minga/97-1001_f.html
CRÉDITS BUDGÉTAIRES 1997-1998 : 2,4 millions $
19
TOUS UNIS POUR DÉPLACER DES MONTAGNES
L
a prochaine génération des programmes de
développement et de recherche sur les ressources
naturelles miseront sur une alliance pluridisciplinaire
d’instituts de recherche et la participation pleine et entière
des populations concernées. Les 60 partenaires réunis au
sein du Consortium pour le développement durable dans les
Andes (CONDESAN) font partie de cette nouvelle génération.
Ils comptent mettre sur pied une série de projets et d’activités
dans plusieurs villes-repères de la Bolivie, de la Colombie,
de l’Équateur et du Pérou. Ils veulent ainsi réduire l’extrême
pauvreté qui frappe les peuples montagnards et remettre
en état l’environnement perturbé.
L’histoire est courante dans les montagnes des hautes Andes.
Les collines qui s’élèvent au-dessus de la ville de Cajamarca
au nord du Pérou ne sont que broussailles et fonds rocheux :
nul arbre, ni sol arable ne s’y trouvent. Les jeunes de la place
ont buriné les montagnes de graffiti et, dans les faubourgs,
le bétail et les cultures se disputent un sol épuisé où les
cultivateurs triment pour gagner de
400 à 2 000 $ par année.
Les premiers programmes de développement mis sur pied dans
cette région portaient sur un aspect particulier du problème;
ils embrassaient une seule discipline ou touchaient un produit
agricole précis. Étant donné la complexité des zones montagneuses, ces programmes sont restés pratiquement sans effet.
Le CONDESAN propose une approche plus globale qui privilégie la participation directe des populations locales tant
pour diagnostiquer le problème que pour guider la recherche
de solutions. Les recherches menées dans les hautes plaines
de la Bolivie et du Pérou illustrent cette approche. Dans une
communauté, un projet mettant à contribution des agriculteurs
a donné lieu à la construction de serres rustiques, à l’installation de réseaux d’irrigation goutte-à-goutte ainsi qu’à la
construction de collecteurs et d’installations de stockage des
eaux de ruissellement. Ces mesures pratiques ont stimulé la
production de fruits et de légumes et ont permis aux agriculteurs d’accroître leur revenu de 25 % en cinq ans, grâce à
la vente de leurs produits sur les marchés locaux.
Créé il y a six ans, le CONDESAN
est considéré comme un important
mécanisme de collaboration dans
Toutefois, grâce à un important proles domaines de la recherche et du
gramme de recherche sur le développartage de l’information sur la
pement, cette kyrielle de problèmes
gestion des ressources naturelles
fait place à des succès répétés. Les
dans les Andes. Les membres du
agriculteurs construisent des terrasses
consortium font le meilleur usage
pour retenir le sol et l’eau et diversifier
possible des ressources limitées
ainsi leurs cultures en échangeant
dont ils disposent en veillant
des semences à la foire annuelle.
ensemble à la planification et à
L’utilisation de robots culinaires perla surveillance des projets. Boutros
mettra bientôt de préparer une farine
Boutros-Ghali, ancien secrétaire
CONDESAN OFFRE AUX AGRICULTEURS DES MOYENS
enrichie à l’intention des enfants
général des Nations Unies, a
DURABLES D’AMÉLIORER LA PRODUCTION AGRICOLE ET
qui souffrent de malnutrition. Des
souligné
que le consortium était
DE RÉDUIRE LA PAUVRETÉ.
matériaux locaux, facilement accesunique en ce qu’il propose « une
sibles, ont été mis à profit pour améliorer la production
nouvelle approche du développement et de la recherche sur
agricole. Qui plus est, des scientifiques rencontrent tous les
les régions montagneuses, en étudiant en profondeur les
mois les autorités municipales, des ONG, des établissements
problèmes touchant les écorégions et en accueillant sans
d’enseignement et des associations agricoles autour de mesas
réserve les partenaires les plus divers ».
de concertación, ces tables rondes où ils font le point sur les
Elias Mujica, directeur adjoint du CONDESAN, précise :
activités de développement et planifient les projets à venir.
« Dans les réseaux traditionnels, chaque institution mène
Ces activités se déroulent toutes dans le bassin versant de
à bien son propre projet, puis en communique les résultats.
Cajamarca. Comme d’autres initiatives semblables en Bolivie,
Nous préférons former des alliances stratégiques avec
en Colombie et en Équateur, elles font partie des travaux du
différents organismes (ONG, universités, secteur privé,
Consortium pour le développement durable dans les Andes
gouvernements) pour réaliser un projet en particulier. »
(CONDESAN), réseau de 60 membres résolus à améliorer la
Les critères d’admissibilité sont souples, ajoute-t-il.
vie des collectivités rurales. Plus de 80 % des terres agricoles
« N’importe qui peut se joindre au réseau.
de la région se trouvent sur de fortes pentes qui se caractérisent
La seule obligation est le
par divers types de sols, un climat et un apport d’eau variables.
partage : des ressources,
Les cultures vivrières varient selon le pays, l’altitude et la
des programmes, des
latitude. Mais la pauvreté et la dégradation des ressources
solutions et des fonds. »
naturelles ne connaissent pas de frontières.
20
Les travaux du CONDESAN sont centrés sur six sites
choisis (dont le bassin versant de Cajamarca) qui
représentent les divers caractères de l’écorégion
andine. Il peut s’agir de projets sur la biodiversité, les
pâturages et le bétail; de modèles de simulation par
ordinateur de phytotechnies fondées sur le savoir
indigène; d’économie des ressources naturelles; de
développement communautaire; ou de l’application de
technologies de l’information et de la communication.
Sur tous les sites, les travaux se font en collaboration
avec les collectivités locales. La mesa de concertación
reflète cette participation généralisée. Lors d’une
réunion à l’hôtel de ville de La Encañada à Cajamarca,
20 délégués ont convenu de coordonner leurs activités
afin d’améliorer l’alimentation des enfants et de promouvoir les programmes intégrés de lutte contre les
ravageurs. Ces délégués étaient des cultivateurs et des
représentants d’organismes associés au site-repère.
Selon les estimations, l’investissement fourni par
le CONDESAN à Cajamarca serait décuplé par ses
partenaires locaux.
D’importants travaux ont également lieu au-delà des
sites, comme la récolte et la préservation des plantes
andines. Plusieurs projets visent à protéger la diversité
génétique de ces récoltes, précieuse tant sur le plan
économique que nutritionnel pour les agriculteurs.
Autre initiative digne de mention : Infoandina, le réseau
de communication du consortium, qui appuie l’échange
d’information parmi les partenaires, publie un bulletin
électronique et organise des forums de discussion.
Regard sur l’avenir
D
ans sa planification des cinq prochaines années, le CONDESAN
prévoit élargir le rôle d’Infoandina. Le consortium songe
à établir un nouveau site au Venezuela. Tout en consolidant ses
relations avec ses partenaires actuels, le CONDESAN cherche
à accroître la participation du secteur privé. Fort de l’influence
que ses travaux de recherche exercent déjà sur l’élaboration de
politiques (le plan directeur pour la province de Cajamarca s’inspire
largement des travaux réalisés), le consortium cherche à accroître
son impact sur les décideurs. Enfin, il explorera de nouvelles
avenues de recherche, telles que l’agrotourisme, et tentera
d’accélérer les travaux. Devant des problèmes de développement
aussi pressants, Mujica affirme : « Il nous faut trouver des
réponses beaucoup plus rapidement. »
De 1997 jusqu’en l’an 2000, l’initiative Minga aura financé entre
15 et 20 projets de recherche dans les quatre écorégions où sont
concentrées ses ressources : les zones côtières, les hautes terres
andines, les collines d’Amérique centrale et les plaines d’Amazonie.
Ce soutien devrait permettre aux décideurs de parfaire leurs connaissances quant à la gestion des ressources naturelles dans ces
régions et, partant, de faire un usage plus judicieux des ressources.
Ressources
Ressources
• Site de travail :
http://www.idrc.ca/minga/index_f.html
• Site Web du CONDESAN :
http://www.condesan.org/index.htm
• Magazine électronique Explore, « Vers l’amélioration de
la gestion des ressources naturelles au Pérou » :
http://www.idrc.ca/reports/read_article_french.cfm?
article_num=165
• Magazine électronique Explore, « Savoir cultiver dans les hautes
Andes » : http://www.idrc.ca/books/reports/f233-09.html
• Cover Crops in Hillside Agriculture: Farmer Innovation with Mucuna,
par D. Buckles, B. Triomphe et G. Sain (IDRC/CIMMYT 1998) :
http://www.idrc.ca/books/focus/841/resume.html
21
LE THÈME
PROTECTION DE
LA BIODIVERSITÉ
« La diversité biologique (soit
la variété des organismes vivants
et leur variabilité) est le capital
à partir duquel nous produisons
des aliments, des médicaments
et des produits industriels. »
Programme institutionnel du CRDI :
http://www.idrc.ca/cpf/
index_f.html#protection
22
INITIATIVE
UTILISATION DURABLE
DE LA BIODIVERSITÉ
CONTEXTE
Le savoir indigène est vital pour la survie de l’humanité.
C’est là une réalité dont nous sommes de plus en plus
conscients. Selon une étude commandée par le Programme
des Nations Unies pour le développement (PNUD), sans le
savoir indigène sur les plantes, les animaux, les insectes,
les micro-organismes et les systèmes agricoles, les deux tiers
de la planète ne pourraient sans doute pas se nourrir. Voilà
pourquoi il est urgent de favoriser le dialogue et la coopération entre les instances gouvernementales, les scientifiques
et les collectivités indigènes afin de protéger la biodiversité,
d’éviter les conflits et de faire en sorte que les fruits de
l’ingéniosité humaine puissent servir le bien commun.
OBJECTIFS
L’initiative Utilisation durable de la biodiversité
• préconise l’utilisation, la conservation et la mise en
valeur du savoir, des innovations et des pratiques des
peuples autochtones et des collectivités locales qui
prônent l’utilisation durable de la biodiversité;
• appuie l’élaboration de modèles de politiques et de lois qui
reconnaissent, dans des régimes de propriété intellectuelle,
les droits des populations indigènes et des collectivités
locales aux ressources génétiques et aux bénéfices tirés
de ces ressources;
EXEMPLES DE PROJETS
• Grâce au projet sur le savoir indigène, des
groupes indigènes font de la recherche, créent
des capacités de recherche et influencent les
politiques nationales et internationales sur le
savoir indigène et la biodiversité.
• Les travaux du CRDI pour la protection et la promotion
de la diversité et des droits des collectivités appuient des
recherches qui influencent les débats à l’Organisation des
Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
et lors d’autres forums internationaux.
• Un réseau de recherche sud-asiatique accorde des
subventions aux groupes et aux établissements de
recherche pour les encourager à étudier comment la
diversité agricole répond aux besoins des ménages
agricoles tout en protégeant l’environnement.
• Un réseau de recherche d’Amérique du Sud permet
aux pays du Cône sud de travailler ensemble à des
programmes et à des activités portant sur les plantes
médicinales.
CRÉDITS BUDGÉTAIRES 1997-1998 : 3,8 millions $
• favorise l’adoption de mesures, de méthodes et de politiques
qui incitent les collectivités à participer à la conception
et à la mise en œuvre de stratégies de protection et de
développement de la biodiversité agricole et aquatique;
• soutient les moyens d’existence qui contribuent à la
durabilité des ressources et les mesures incitatives qui
prônent l’utilisation durable de produits naturels,
en particulier les plantes médicinales.
23
UNE QUESTION DE SURVIE ET DE RESPECT MUTUEL
I
l n’y a pas si longtemps, les peuples autochtones
étaient considérés comme des obstacles au développement. Aujourd’hui, ils échangent d’égal à égal avec les
mandataires officiels lors de rencontres internationales.
Le Programme sur le savoir indigène, parrainé par une petite
organisation d’Ottawa, accélère cette évolution en Afrique,
en Asie et dans les Amériques. Le programme permet aux
indigènes en groupe ou à titre individuel et souvent pour
la première fois, de faire de la recherche et de contribuer
à la pensée nationale et internationale sur la conservation
et d’autres questions écologiques connexes.
intérêts des populations indigènes. La Fédération se servira
des résultats de l’étude pour tenter d’accroître l’influence des
populations indigènes sur l’élaboration de politiques et de
lois pertinentes comme le récent projet de loi sur l’accès à la
diversité génétique. Ce projet de loi a été conçu afin d’établir
les principes directeurs pour l’étude, la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité au Venezuela. Les chefs du
projet ont souligné que les peuples autochtones n’avaient
pas été consultés sur le projet de loi. La Fédération soutient
que cette omission atteste à quel point le savoir des 28
populations indigènes du pays est encore sous-évalué.
Dans son rapport final, la Fédération s’est montrée particulièrement critique à l’égard de la loi relative aux peuples autochtones.
Les chercheurs estiment que les lois vénézuéliennes en
vigueur manquent de cohérence. « Elles ne garantissent pas
le respect des droits fondamentaux des populations indigènes
et ne reconnaissent ni leur unicité en tant que peuple ni leur
différence culturelle. » Les chercheurs affirment qu’en dépit
des mesures légales adoptées pour
protéger les droits des peuples
autochtones, dont la Convention
sur la diversité génétique, les populations indigènes du Venezuela sont
juridiquement l’équivalent d’orphelins
dont les droits sont « inexistants ».
Ils en veulent pour preuve ce qu’ils
appellent « l’absence de lois précises
et cohérentes qui permettent à la
population indigène, toutes choses
étant égales par ailleurs, d’exercer
pleinement leurs droits territoriaux
et d’autres droits fondamentaux ».
LE SAVOIR INDIGÈNE SUR LA BIODIVERSITÉ DE LA PLANÈTE
Un atelier sur la biodiversité tenu à Madrid en novembre
1997 s’est ouvert par une prière récitée par des représentants des peuples autochtones avant que ne commence
la réunion proprement dite. Les leaders indigènes ont traité
d’égal à égal avec les diplomates et les spécialistes de 62 pays
et ont coprésidé plusieurs groupes de travail.
Cet événement marque un tournant
dans les relations historiques entre les
peuples indigènes et les populations
non indigènes. Ce nouveau climat de
coopération est attribuable, en partie,
à l’entrée en vigueur de la Convention
des Nations Unies sur la diversité
génétique, en vertu de laquelle les
États membres conviennent de
respecter la contribution des peuples
autochtones aux efforts de conservation. Dans un modeste bureau situé
à une quinzaine de minutes du centre-ville d’Ottawa, le Programme sur
EST MENACÉ D’EXTINCTION.
le savoir indigène (PSI) fait sa part
pour que soit respecté le point de vue
indigène. Le PSI appuie la recherche, soutient l’action populaire parmi les groupes indigènes et milite en leur faveur.
L’appui qu’accorde le CRDI au PSI, minime sur le plan monétaire, n’en est pas moins important. Les fonds du Centre sont
principalement affectés au petit programme de subventions
du PSI pour financer des projets qui représentent en moyenne
près de 17 000 $ chacun. Chaque projet apporte un soutien
concret à des activités communautaires. Globalement, ils
favorisent la recherche et la création de capacités de recherche
et ils influencent les politiques nationales et internationales.
Un projet de la Fédération des peuples autochtones de
l’État de Bolivar au Venezuela illustre bien cette vocation.
Les chercheurs ont étudié les lois vénézuéliennes et en ont
fait l’analyse. Ils voulaient déterminer dans quelle mesure
elles protégeaient la biodiversité ainsi que les droits et les
24
Le rapport conclut que la loi
vénézuélienne s’engage implicitement
à protéger la diversité génétique. Le pays « dispose de bons
instruments juridiques dans le domaine environnemental qui,
s’ils sont correctement utilisés, garantiront la protection et la
conservation de l’environnement et de la biodiversité ». Mais,
affirme la Fédération, les chercheurs ont été étonnés de constater que bien peu de ces mesures sont mises en œuvre.
Dans certains cas, les conventions internationales pertinentes ne sont pas ratifiées.
Les consultations permanentes des collectivités indigènes
entreprises par la suite par la Fédération sont tout aussi
importantes que la recherche officielle et le rapport qui s’en
est suivi. L’atelier national réunissant les chefs autochtones
en a constitué l’élément principal. Le rapport final en résume
les points saillants. Selon José Luis Gonzáles, directeur de
la Fédération, on veille ainsi à ce que les recommandations
relatives aux mesures à prendre coïncident avec les souhaits
des organisations indigènes. Les consultations sur la
recherche aident aussi la Fédération à se préparer aux
échanges nationaux et internationaux sur ces questions.
L’exemple du Venezuela illustre bien l’objectif premier du
PSI : créer la capacité dont les groupes indigènes ont
besoin pour planifier, effectuer et gérer la recherche.
Le processus de sélection adopté par le PSI facilite la
création de cette capacité de recherche. Les projets sont
approuvés (généralement la moitié des projets présentés)
par un comité de sélection formé de cinq personnes :
trois provenant du comité directeur du PSI, qui regroupe
des représentants des peuples autochtones des principales
régions du monde, et deux du comité consultatif, lequel
comprend des représentants d’organismes donateurs,
comme le CRDI, ainsi que des spécialistes, des scientifiques et des représentants des peuples autochtones.
Selon Andrea Lindores, coordonnatrice administrative
du PSI, cette méthode permet de conjuguer les connaissances éprouvées du personnel régional du PSI au
jugement qu’exercent les représentants des organismes
donateurs lors de l’approbation des projets.
Lindores estime que le CRDI a été particulièrement
utile pendant la période de transition où le PSI a passé
du statut de demandeur de fonds à celui d’organisme
de financement. Le CRDI a accepté de se charger de
l’administration de l’organisation et a ainsi grandement
aidé à obtenir des fonds de contrepartie d’autres donateurs. « Sur le plan financier, le CRDI n’est pas notre
donateur le plus important, dit-elle, mais il l’est manifestement pour ce qui est du soutien technique. » Le PSI
subventionne présentement environ 35 projets qui en
sont à divers stades de développement ou de mise en
œuvre. En outre, il a mis sur pied pour ses propres
besoins un système administratif fort efficace.
Ressources
Ressources
• Site de travail :
http://www.idrc.ca/institution/f1_susbio.html
• Magazine électronique Explore, « Le savoir écologique traditionnel » : http://www.idrc.ca/books/reports/f211/ecol.html
• Magazine électronique Explore, « Protection de la biodiversité :
Vers un partage juste et équitable des ressources naturelles » :
http://www.idrc.ca/books/reports/1997/24-01f.html
• Convention sur la diversité génétique :
http://www.biodiv.org/convtext/cbd0000.htm
• Enclosures of the Mind: Intellectual Monopolies – A Resource Kit
on Community Knowledge, Biodiversity, and Intellectual Property
(Rural Advancement Foundation International, Winnipeg) :
http://www.rafi.ca/eotm/index.html
Regard sur l’avenir
A
lors que s’achève la première série des projets financés
par le PSI, il est clair que la plupart d’entre eux nécessiteront un suivi : action communautaire, recherche supplémentaire
ou initiative de politique. Selon José Luis Gonzáles, il faudra au
Venezuela de nouvelles recherches et d’autres interventions pour
convaincre le gouvernement de mettre en place des mécanismes
adéquats de protection du savoir indigène. Le PSI cherchera
de nouvelles sources de financement pour assurer ce suivi et
prendra part à l’effort mondial pour définir plus clairement
les droits des peuples autochtones aux termes de la Convention
sur la diversité génétique.
De plus en plus, l’initiative Utilisation durable de la biodiversité
réunira les représentants de diverses disciplines tant pour la définition des problèmes de recherche que pour la recherche elle-même.
L’initiative continuera d’appuyer les réseaux de recherche et les
efforts pour en accroître l’efficacité. Pour s’assurer que les résultats
des recherches qu’elle subventionne sont mis à profit, l’initiative
suivra de près la mise en œuvre de la stratégie de diffusion axée
sur des auditoires cibles comme les collectivités locales, les
chercheurs et ses partenaires canadiens. Elle compte atteindre
aussi, outre les ONG, les organismes qui s’occupent de politique
environnementale et d’aide au développement.
• Working with Indigenous Knowledge: A Guide for Researchers,
par Louise Grenier (CRDI 1998) :
http://www.idrc.ca/books/847.html
• Le marché mondial de la propriété intellectuelle :
Droits des communautés traditionnelles et indigènes,
par Darrell A. Posey et Graham Dutfield (CRDI 1996) :
http://www.idrc.ca/books/823.html
• Un brevet pour la vie : La propriété intellectuelle et ses effets
sur le commerce, la biodiversité et le monde rural, par
The Crucible Group (CRDI 1994) :
http://www.idrc.ca/books/734/734.html
• Traditional Ecological Knowledge: Concepts and Cases, par
J.T. Inglis (CRDI 1993) : http://www.idrc.ca/books/683.html
• Lore: Capturing Traditional Environmental Knowledge,
sous la direction de Martha Johnson (IDRC 1992) :
http://www.idrc.ca/books/644.html
25
LE THÈME
EMPLOI DURABLE
« Il doit y avoir harmonisation
entre, d’une part, la création
d’emplois et, d’autre part, la
protection de l’environnement,
l’amélioration des conditions de
travail et la participation des
groupes défavorisés. »
Programme institutionnel du CRDI :
http://www.idrc.ca/cpf/
index_f.html#emploi
26
INITIATIVE
IMPACTS MICROS DES POLITIQUES
MACRO-ÉCONOMIQUES ET D’AJUSTEMENT
CONTEXTE
Les programmes de stabilisation économique et d’ajustement
structurel ont été instaurés dans les années 1970 pour venir
à bout des déséquilibres économiques dans les pays en
développement. Des mesures comme la dévaluation monétaire, la réduction des importations et la compression des
dépenses relatives aux programmes sociaux ont été mises de
l’avant. Il est rapidement apparu toutefois que les sociétés
les plus vulnérables allaient faire les frais de ces changements. En 1987, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance
(Unicef), comme plusieurs autres organisations nationales
et internationales, demandait d’humaniser les politiques
d’ajustement. Malgré ce plaidoyer, les décideurs n’ont su proposer une solution de rechange qui permette d’améliorer les
perspectives économiques de leur pays tout en minimisant
l’incidence négative des mesures d’ajustement. En 1989,
le CRDI créait l’initiative Impacts micros des politiques macroéconomiques et d’ajustement (MIMAP) afin d’aider le gouvernement des Philippines à donner suite aux programmes de
stabilisation économique et d’ajustement et à en tempérer
les effets sur les pauvres. Depuis lors, MIMAP a lancé des
projets dans une dizaine de pays d’Asie et d’Afrique.
OBJECTIFS
L’initiative MIMAP du CRDI
• améliore la capacité des pays en développement à
analyser l’incidence des politiques macro-économiques
sur les citoyens;
• donne aux pays du Sud de nouveaux outils d’élaboration
et d’analyse des politiques grâce à des instruments
analytiques et à des systèmes de surveillance de
la pauvreté très précis;
• favorise le dialogue sur les orientations politiques, à
l’échelle nationale et régionale, entre les chercheurs,
les politiciens, les hauts fonctionnaires et les ONG;
• facilite l’échange des résultats de la recherche et les consultations sur les politiques entre les pays concernés.
EXEMPLES DE PROJETS
• Les organismes philippins sont à mettre sur
pied un système intégré de surveillance de la
pauvreté et un système de collecte d’indicateurs
afin d’aider les décideurs à mieux comprendre
les répercussions des politiques sur les groupes
marginalisés.
http://pdfi.pids.gov.ph/mimap/index.htm
• Un projet pilote définit une série d’indicateurs de la
pauvreté multidimensionnels et propose à des institutions
nationales du Bangladesh une méthode pour la surveillance régulière de la pauvreté et de l’impact des politiques
macro-économiques sur les pauvres.
http://www.panasia.org.sg/mimap/bd/index.html
• La Commission nationale de planification du Népal utilise
les résultats d’une recherche pour élaborer le Neuvième
plan quinquennal du pays.
• MIMAP lance un projet pour améliorer la capacité du Viet
Nam d’analyser les programmes de lutte contre la pauvreté.
• Une nouvelle approche fondée sur la collecte de données
sur les ménages agricoles des régions rurales du Bénin
et du Burkina Faso pourra servir à de nombreux pays.
CRÉDITS BUDGÉTAIRES 1997-1998 : 2,6 millions $
• donne aux décideurs une plus grande marge de manœuvre
dans leurs négociations avec les instances internationales
comme les banques et autres organisations bilatérales et
multilatérales;
27
POUR UNE ÉCONOMIE QUI TIENNE COMPTE DES PAUVRES
A
ux Philippines dans les années 1980, les décideurs
manquaient d’outils pour analyser l’incidence des
politiques macro-économiques sur les pauvres et les groupes
vulnérables. En 1989, décideurs, chercheurs et dirigeants des
collectivités locales ont joint leurs efforts, avec l’appui du CRDI,
pour se doter de tels outils. Pendant la crise monétaire qu’a
traversée le Sud-Est asiatique en décembre, cette recherche
audacieuse a permis d’offrir au gouvernement philippin les
conseils dont il avait grand besoin pour préparer un plan
national d’urgence afin de rétablir l’économie du pays.
À la fin de décembre 1997, l’économiste philippine Celia
Reyes entamait sa première semaine de vacances de Noël.
Se détendre ne l’empêchait pas de suivre de près l’aggravation de la crise financière en Asie du Sud-Est. Un appel
téléphonique le lendemain de Noël mit fin à ses vacances et,
pour quelques jours au moins, la crise a occupé la première
place à son calendrier de travail.
On a demandé à Reyes de se servir
des modèles qu’elle avait mis au point
au cours des huit années précédentes
dans le cadre d’un projet du CRDI
qu’elle dirige. Ces modèles allaient
aider le gouvernement des Philippines
à faire face à ses problèmes économiques. Ce genre de collaboration
entre chercheurs et décideurs est
exactement ce qu’avaient à l’esprit
les responsables de l’initiative
Impacts micros des politiques macroéconomiques et d’ajustement (MIMAP)
lorsqu’ils ont créé le programme.
Outre les Philippines, MIMAP a des programmes dans neuf
autres pays d’Asie et d’Afrique. Pour être choisis, les pays
doivent avoir une expérience appréciable dans la mise en
application des programmes d’ajustement structurel. Ils
doivent également déterminer l’impact micro des politiques
d’ajustement structurel, par exemple leurs effets sur les
femmes ou sur l’état nutritionnel des familles pauvres. Il faut
aussi que soit établis une capacité de
recherche locale et des liens solides
entre les chercheurs et les décideurs.
Qui plus est, le problème abordé
doit avoir de l’importance pour le
reste de la région.
CELIA REYES (DEUXIÈME À PARTIR DE LA DROITE)
ENTOURÉE D’UNE PARTIE DE SON ÉQUIPE.
MIMAP a vu le jour en 1989 dans les Philippines. Le pays
était aux prises avec une restructuration économique pénible.
Il négociait les modalités relatives à une ancienne dette et un
nouvel emprunt. Depuis les années 1970, des politiques de
stabilisation économique et d’ajustement structurel avaient
été introduites pour aider les pays du Sud à redresser leur
économie et améliorer leurs perspectives économiques à long
terme. Les effets des mesures adoptées, notamment la compression des dépenses publiques et l’ouverture des économies
locales à la concurrence étrangère, ont été ressentis surtout
par les pauvres.
Dans son rapport L’ajustement à visage humain, l’Unicef
demandait au nouveau gouvernement des Philippines, après
le règne de Marcos, d’amorcer un programme de relance
de l’économie qui mettrait l’accent à la fois sur l’ajustement
structurel et sur l’amélioration des conditions de vie. Selon
Ponciano S. Intal, alors de la Commission du développement
économique national (NEDA), les décideurs se concentraient
sur les questions macro-économiques « en partie en raison
du manque de données sur leurs répercussions réelles sur
28
les pauvres ». Le personnel du programme du CRDI et les
spécialistes philippins, dont Intal, estimaient important
d’examiner l’impact « micro » de ces politiques, c’est-à-dire
leur incidence sur la famille, l’entreprise ou l’individu. Ils ont
proposé une approche qui conjugue les principes de l’étude
économique la plus rigoureuse à l’efficacité des politiques.
Intal dirige présentement l’Institut d’études du développement des Philippines (PIDS) d’où est administré le projet
MIMAP–Philippines.
Chaque programme comporte trois
volets pour s’attaquer au problème.
D’abord, l’élaboration de modèles
économiques. Ils aident à comprendre
et à évaluer comment et dans quelle
mesure les politiques macros ou
nationales affectent les entreprises,
les familles et les individus.
Ensuite, un programme MIMAP met au point un système
de surveillance de la pauvreté, principalement en fonction
de nouveaux indicateurs du mieux-être. Ceux-ci vont plus
loin que les indicateurs classiques fondés sur le revenu et le
niveau des dépenses. Dans certaines collectivités, l’accès aux
terres et à l’eau est beaucoup plus important que le revenu.
Dans les Philippines, les indicateurs comprennent les taux de
prévalence de la malnutrition et d’analphabétisme. Ils portent
aussi sur des mécanismes d’habilitation comme la participation
aux élections et l’adhésion à des groupes communautaires.
Les questions de sécurité, comme la fréquence des heurts
armés, sont aussi extrêmement importantes.
Le troisième volet comprend une série d’études centrales qui
aident à combler de sérieuses lacunes décelées dans un pays
particulier quant aux données sur la pauvreté. Toutefois,
certains domaines, communs à tous, donnent lieu à la création
de « réseaux thématiques » au sein de MIMAP. Deux de ces
réseaux ont été créés, l’un sur l’environnement, l’autre
sur la santé.
La recherche de MIMAP ne serait pas aussi valable si
elle n’était efficace sur le plan politique. Il est vrai que
les chercheurs de MIMAP ne prétendent pas que leurs
études ont influé sur l’élaboration des politiques. Mais,
alors que le gouvernement des Philippines était enclin
à réagir à la crise asiatique par un important excédent
financier d’environ 16 milliards de pesos (600 millions
de dollars), le modèle informatisé de MIMAP, lui,
indiquait un excédent moins élevé. Au moment de mettre
sous presse le présent rapport, le gouvernement
philippin semblait privilégier un surplus de 1 milliard
de pesos (37 millions de dollars).
Intal signale que MIMAP travaille en étroite collaboration
avec divers organismes (qui d’ailleurs le consultent
souvent), notamment la NEDA, la Commission présidentielle de lutte contre la pauvreté, le ministère de la
Sécurité sociale et du développement et l’Office national
de la statistique. Les membres des organes exécutif et
législatif du gouvernement font aussi partie du Comité
consultatif sur la politique de MIMAP–Philippines.
MIMAP–Philippines reste en contact avec les ONG
et le grand public grâce à des bulletins d’information
et à l’Internet. En outre, Reyes et d’autres chercheurs
organisent régulièrement des réunions avec les dirigeants
des collectivités locales et les groupes marginalisés
et tiennent compte de leurs rétroactions. Récemment,
ils ont mené une enquête auprès des 104 ménages
du barangay (Commune) de Real de Cacarong dans le
cadre d’un essai pilote du système communautaire de
surveillance de la pauvreté. L’enquête a été effectuée
par des chercheurs comme Celia Reyes, avec la
participation des fonctionnaires locaux ainsi que des
dirigeantes de groupes de femmes et chefs d’autres
groupes communautaires.
Regard sur l’avenir
L
es liens créés entre chercheurs et décideurs à MIMAP–
Philippines porteront leurs fruits lorsque la responsabilité
de l’utilisation du modèle sera transférée à la NEDA. Les
chercheurs continueront de parfaire le modèle de sorte qu’il puisse
répondre même à des questions qui n’avaient pas été envisagées
lors de la création de MIMAP.
Un programme offert par l’Université Laval et le Centre canadien
d’étude et de coopération internationale fournira formation et
soutien quant aux méthodes instaurées par MIMAP. Les étudiants
pourront ainsi améliorer leurs connaissances des mécanismes
de surveillance de la pauvreté et utiliser les modèles afin de mieux
comprendre et prévoir les répercussions des mesures économiques.
La formation sera dispensée dans tous les pays où MIMAP est
présent : Bangladesh, Bénin, Burkina Faso, Inde, Laos, Népal,
Pakistan, Philippines, Sri Lanka et Viet Nam. Trois nouveaux
projets nationaux (au Ghana, au Maroc et au Sénégal) débuteront
au cours de l’exercice 1998-1999.
Un troisième réseau thématique, axé sur les effets des politiques
économiques sur les hommes et les femmes, sera aussi financé au
cours du prochain exercice. Un autre réseau, qui s’occupera des
questions d’ajustement économique et de la crise financière en Asie
du Sud-Est, est en voie de planification; il examinera dans quelle
mesure les politiques d’ajustement peuvent contribuer à redresser ou
empirer la débâcle économique de la région. En quelques semaines
à peine, la crise a coûté 100 milliards de dollars environ en prêts et
subventions, dont au moins 2 millions ont été fournis par le Canada.
Les chercheurs de MIMAP n’auraient certes pu prévenir cet
effondrement, mais ils peuvent encore aider les gouvernements à
éviter qu’il n’ait des retombées sur les plus démunis d’entre eux.
Ressources
Ressources
• Site de travail : http://www.idrc.ca/institution/f1_mimap.html
• Banque d’information Nayudamma, « MIMAP :
Des politiques économiques pour tous » :
http://www.idrc.ca/nayudamma/mimap_f.html
• Banque d’information Nayudamma, « Modèle informatisé d’analyse
des économies du Tiers Monde » :
http://www.idrc.ca/nayudamma/computer_101f.html
• Environment, Poverty, and Implications for Sustainable Development
in Bangladesh (Centre de développement rural intégré pour l’Asie
et le Pacifique [CIRDAP], Bangladesh, 1994):
http://www.cirdap.org.sg/index.htm
• Poverty, Growth and the Fiscal Crisis, par Emmanuel S. de Dios et al.
(Institut d’études du développement des Philippines [PIDS],
Philippines, 1993) : http://www.pids.gov.ph/special_pubs.html
• Cornia, G.A., Jolly, R. et Stewart, F., L’ajustement à visage humain : protéger
les groupes vulnérables et favoriser la croissance, Paris, Economica, 1987.
29
LE THÈME
INFORMATION ET
COMMUNICATION
« Les technologies de l’information et
de la communication offrent des possibilités extraordinaires pour allier
les connaissances entre les pays en
développement, dans les organismes
de développement et entre ces deux
groupes. Le CRDI s’engage à
exploiter au maximum ces
technologies pour en optimiser
les répercussions. »
Programme institutionnel du CRDI :
http://www.idrc.ca/cpf/
index_f.html#commun
30
SECRÉTARIAT
BELLANET
CONTEXTE
OBJECTIFS
Le Secrétariat Bellanet a été créé pour favoriser la collaboration
entre les organismes de développement grâce à l’exploitation
des technologies de l’information et de la communication
(TIC). Bellanet est né à l’issue d’une série de rencontres tenues
à Bellagio, en Italie, en 1993 et 1994. Ces réunions portaient
sur les TIC et sur leur rôle dans l’amélioration de l’efficacité
des donateurs, en réduisant ainsi le dédoublement et le
coût des programmes.
Le Secrétariat Bellanet
Bellanet estime que les TIC sont des outils qui, en offrant
de meilleurs moyens de communication et de partage de
l’information, aident les organisations à raffermir leurs
partenariats. Leurs efforts se sont déjà traduits par :
• la mise au point de listes électroniques pour permettre
à un comité de planification œuvrant sur trois continents
d’accélérer ses communications en faisant fi des contraintes de temps et d’espace;
• le développement d’un outil permettant aux abonnés du
courriel de lire des pages Web, même sans fureteur;
• la création de sites Web communs où les divers organismes
de développement décrivent leurs activités et discutent en
ligne leurs plans de travail.
En donnant aux organisations l’occasion de tisser des liens,
Bellanet permet de conjuguer leurs connaissances pour
résoudre d’importants problèmes de développement.
Le Secrétariat Bellanet a été créé par le CRDI, le PNUD,
la Fondation Rockefeller, la Fondation John D. et
Catherine T. MacArthur, l’Agence suédoise d’aide au
développement international et la Direction générale
néerlandaise pour la coopération internationale.
• aide les organismes de développement à utiliser les TIC
pour mieux collaborer et partager l’information;
• définit et résout les problèmes qui nuisent à la collaboration entre organismes de développement;
• aide les institutions des pays en développement à acquérir
les compétences nécessaires pour utiliser les TIC dans
le cadre d’activités de collaboration;
• tire des leçons et détermine les meilleures pratiques
d’utilisation des TIC, en informe les organismes
concernés et veille à leur reproduction.
EXEMPLES DE PROJETS
• Un système de gestion de données en ligne, qui
fournit une information constamment actualisée
sur les applications des TIC en Afrique, sert de
modèle à une initiative d’envergure internationale.
http://www.bellanet.org/partners/picta/index.html
• Un site Web et des listes électroniques offrent aux ministres
et aux organismes de développement en Afrique une
tribune où discuter des programmes d’éducation.
http://www.bellanet.org/partners/adea/fr_default.html
• infoDev, un programme administré par la Banque mondiale
pour aider les pays en développement à tirer parti des TIC,
présente autant son portefeuille de projets que ses projets
approuvés sur l’Internet.
http://www.bellanet.org/partners/infodev/index.html
CRÉDITS BUDGÉTAIRES 1997-1998 : 64 000 $
31
L’INFORMATION QUI NE CONNAÎT PAS DE FRONTIÈRES
L
es bases de données institutionnelles sont, généralement, privées et inaccessibles au grand public. Afin
de favoriser le libre échange de cette information sur le
développement, le Secrétariat Bellanet soutient les organisations dans leurs efforts pour publier sur l’Internet de telles
bases de données. D’abord mis au point à l’intention
d’institutions africaines qui croient aux technologies de
l’information et les utilisent, le système a maintenant
le monde entier pour horizon.
De tous les pays du globe, l’Afrique est celui qui fait face aux
problèmes de développement les plus urgents : une pauvreté
alarmante; une espérance de vie limitée; une situation sanitaire déplorable; un taux d’analphabétisme considérable. Il
est difficile, sur pareille toile de fond, d’imaginer comment
les habitants des régions rurales de la Côte d’Ivoire ou du
Kenya peuvent tirer profit des technologies de l’information
et de la communication (TIC). Les TIC pourtant pourraient
changer le visage du développement
international en Afrique. Grâce
à elles, les donateurs échangent
des informations, des idées et des
expériences. Ils conçoivent ainsi
de meilleurs programmes de
développement, plus performants,
pour approvisionner les villages
en eau saine, améliorer la santé
et l’éducation des populations, et
augmenter l’emploi en Afrique.
la promotion des technologies de l’information au service
du développement. « Avant d’amorcer un projet, c’est là qu’il
faut d’abord se rendre pour prendre le pouls de la recherche.
On peut ensuite approfondir la communication avec les gens
qui travaillent déjà dans le domaine qui nous intéresse. »
Hakfin ajoute qu’avant la participation de Bellanet, il y avait
un sérieux dédoublement de programmes parmi les organismes
de développement : un problème que l’Afrique n’a pas les
moyens de résoudre. « C’est un lieu commun de dire que la
collaboration et le partage de l’information sont nécessaires,
mais Bellanet est une des rares initiatives qui aident vraiment
les gens à y parvenir », conclue-t-elle.
Bellanet applique maintenant ce modèle sur une grande
échelle grâce à sa participation au Partenariat sur le savoir
mondial. Ce partenariat regroupe divers organismes de
développement qui poursuivent les travaux entrepris lors
de la conférence Le savoir mondial 1997, tenue à Toronto en
juin 1997. Cette conférence, organisée par
la Banque mondiale et le gouvernement
du Canada, étudiait le rôle essentiel
du savoir et de l’information dans
la promotion du développement
durable. « On a conclu que les pays
du G-7 et le reste du monde industrialisé évoluaient dans des sociétés
de l’information de plus en plus
éloignées des capacités des pays du
Sud et que cet écart serait plus grave
que les disparités économiques qui
Ainsi, Bellanet a mis au point un
les séparent », souligne Jean Bourassa,
L’OBJECTIF DE BELLANET EST DE PROPOSER DE MEILLEURS
site Web novateur à l’intention du
agent responsable du Partenariat sur
PROGRAMMES DE DÉVELOPPEMENT.
Partenariat pour les technologies de
le savoir mondial au ministère des
l’information et de la communicaAffaires étrangères et du Commerce
tion en Afrique (PICTA), groupe informel de donateurs et
international. « Cette éventualité a été jugée inacceptable. »
d’organismes de développement formé en vue de tirer le
Ce point de vue coïncide avec les objectifs de Bellanet qui
meilleur parti possible des TIC. Chacune de ces organisations
mise
sur la collaboration pour colmater la brèche. « Le but
a sa propre base de données, généralement inaccessible
de
la
conférence et le mandat de Bellanet se complètent :
aux utilisateurs externes. À l’aide d’un progiciel commercial,
la
promotion
de partenariats, la transparence de l’action
Bellanet a trouvé le moyen de mettre en ligne toutes les
et
l’utilisation
des nouvelles technologies pour aborder le
ressources et toutes les informations sur un site de travail
développement
sous des perspectives toutes nouvelles »,
où chaque organisme maintient à jour ses propres données.
déclare David Balson, directeur
Grâce au Système de gestion des technologies de l’information
exécutif de Bellanet.
et de la communication en Afrique (AI–AIMS), les membres
du PICTA peuvent ainsi échanger des renseignements sur des
propositions de projet et des programmes, planifier de nouveaux projets et organiser la tenue de réunions. En facilitant
l’accès du plus grand nombre à ce genre d’information, le
système améliore la collaboration entre les organismes.
« AI–AIMS est un outil de travail indispensable », affirme
Nancy Hafkin, directrice de l’équipe de la Commission
économique des Nations Unies pour l’Afrique chargée de
32
Leur participation à la conférence de Toronto a donné
à Balson et à ses collègues de Bellanet l’occasion de
mieux faire connaître leurs efforts, dont le système
AI–AIMS. Par la suite, les membres du Partenariat sur
le savoir mondial ont demandé à Bellanet de créer une
base de données sur les ressources mondiales en technologies de l’information, inspirée du modèle AI–AIMS.
Les organismes intéressés pourront ainsi mettre leurs
données à jour instantanément sur l’Internet et les
présenter sur un site commun, appelé GK–AIMS. Le
site publiera le profil des organisations engagées dans
les TIC, leurs projets (passés, présents ou futurs)
et un service d’archives présentant des documents
en version intégrale. Toute cette information sera
immédiatement accessible sur l’Internet.
Bellanet fera la démonstration du GK–AIMS lors d’une
réunion du Partenariat sur le savoir mondial qui aura lieu
en juin 1998 et en fera le lancement officiel peu après.
Outre le soutien de Bellanet et du Partenariat sur le
savoir mondial, GK–AIMS reçoit l’appui du programme
InfoDev et de l’Institut de développement économique
de la Banque mondiale.
Regard sur l’avenir
GK–AIMS représente un progrès remarquable dans la gestion de
l’information, mais Bellanet ne voit en ce système qu’une étape
intermédiaire. Il cherche à faciliter la tâche aux organisations pour
qu’elles puissent améliorer l’accès à leurs données et assurer ainsi
la durabilité du partage de l’information mondiale. Bellanet veut
mettre en place un mécanisme qui permettra aux organismes de
publier de l’information sur un site Web sans avoir à contribuer
à une base de données comme GK–AIMS. Les organismes devront
donc normaliser la mise à jour de leurs données. Les explorateurs
du Web pourront ainsi naviguer sur le site et produire une trousse
complète d’information qui corresponde exactement aux besoins
de n’importe quel organisme ou utilisateur.
En 1997, à mi-période de son mandat, Bellanet a été soumis à
une revue de programme qui a confirmé la nécessité d’affiner sa
stratégie pour augmenter son rayonnement. Bellanet s’intéressera
ainsi moins à des questions de développement précises qu’à travailler
avec des organismes de développement convaincus des bienfaits
de la collaboration et disposés à utiliser les TIC pour atteindre leurs
objectifs. Bellanet, qui préconise la transparence des activités,
a publié intégralement cette évaluation sur son site Web.
http://www.bellanet.org/partners/ldia/bellanet/index.html
« GK–AIMS est un des outils essentiels pour que ces
organismes puissent travailler en étroite collaboration
en vue d’échanger de l’information sur leurs programmes,
leurs projets et leurs activités de diffusion, dit Balson.
Sans ce savoir, la formation de partenariats est
sérieusement compromise. »
Ressources
Ressources
• Site Bellanet : http://www.bellanet.org/francais/indexf.html
• Partenariat pour les technologies de l’information
et de la communication en Afrique (PICTA), outre
les ressources regroupées sous AI–AIMS :
http://www.bellanet.org/partners/picta/index.html
• Système de gestion de l’information sur
le savoir mondial (GK–AIMS) :
http://resources.bellanet.org/gkaims/index.cfm
• Du bureau à l’espace : travailler
efficacement avec les listes électroniques
par Maureen James et
Liz Rykert (CRDI 1998) :
http://www.idrc.ca/books/
863/index_f.html
33
LE THÈME
EXPLOITATION ÉQUITABLE
DES RESSOURCES NATURELLES
« Il faut des politiques et des
programmes de gestion axés sur la
durabilité pour que les ressources
puissent continuer d’apporter la
croissance économique; il faut aussi
pouvoir accéder de manière
équitable aux ressources et qu’on
puisse les adapter à des régions et
à des groupes sociaux donnés. »
Programme institutionnel du CRDI :
http://www.idrc.ca/cpf/
index_f.html#exploitation
34
SECRÉTARIAT
RÉSEAU INTERNATIONAL
DE FORÊTS MODÈLES
CONTEXTE
OBJECTIFS
L’importance des forêts sur le plan socioéconomique et
environnemental n’est plus à démontrer. Mais on sait aussi
qu’elles disparaissent à un rythme effarant. Dans cet esprit,
la « forêt modèle » évoque sans doute la forêt vierge, une
zone protégée, à l’abri de l’intrusion des hommes. En réalité,
forêts modèles et êtres humains sont indissociables. Le concept s’applique à l’interaction des gens avec l’écosystème
forestier et à l’utilisation qu’ils font des nombreuses
ressources qui y sont liées, comme le sol, l’eau et la faune.
Dans plusieurs de ces forêts, les parcs (aires protégées)
côtoient des terres qui servent à d’autres fins productives,
notamment à l’agriculture.
Le Secrétariat du RIFM favorise la coopération et la collaboration en vue d’améliorer la gestion, la conservation et
le développement durable des ressources forestières par
l’entremise d’un réseau mondial de forêts modèles.
Les forêts modèles favorisent aussi la formation de partenariats
communautaires et la prise de décisions collectives. Les
partenaires locaux essaient de réunir tous les intervenants
qui valorisent la forêt : industries, groupes écologiques,
associations communautaires, populations autochtones,
propriétaires fonciers et gouvernements. Cette mise en
commun des intérêts permet aux membres du partenariat
de définir une vision commune du développement durable
et de la gestion saine et durable des forêts.
Une forêt modèle, donc, est un concept selon lequel la
collectivité décide quel usage elle entend faire de la forêt et
de ses ressources pour répondre à ses besoins. Le Réseau
international de forêts modèles (RIFM) permet aux partenaires
locaux de partager leur savoir avec d’autres. De fait, le
réseautage est un élément essentiel de la forêt modèle.
Le RIFM est la route qui relie les tenants de la forêt modèle
les uns aux autres, les met en contact avec les organismes
internationaux pertinents et facilite leur participation
à des forums thématiques mondiaux.
• encourage la coopération internationale et l’échange
d’idées sur la durabilité des forêts;
• appuie la coopération internationale dans les domaines
cruciaux des sciences forestières et des sciences sociales
qui sous-tendent la recherche de nouveaux modèles
de gestion des forêts;
• soutient les discussions internationales en cours sur
les critères et les principes du développement durable.
LES FORÊTS MODÈLES
DANS LE MONDE
• Mexique : la forêt modèle de Calakmul, la
forêt modèle de Chihuahua, la Forêt modèle
du papillon monarque.
• Canada : Dix forêts modèles, dont la forêt modèle de
Fundy, la forêt modèle de Waswanipi, la forêt modèle de
l’est de l’Ontario, la forêt modèle du Manitoba, la forêt
modèle de Foothills et la forêt modèle de Long Beach.
• Russie : la forêt modèle de Gassinski.
• États-Unis : la forêt modèle de Cispus, la forêt modèle
d’Applegate, la forêt modèle de Hayfork.
CRÉDITS BUDGÉTAIRES 1997-1998 : 4 millions $
Le RIFM regroupe présentement des pays comme le Canada,
le Chili, les États-Unis, le Japon, la Malaisie, le Mexique et la
Russie. Le réseau a été créé par le CRDI, l’Agence canadienne
de développement international, le ministère des Affaires
étrangères et du Commerce international et le Service
canadien des forêts du ministère des Ressources
naturelles. Ensemble, ces partenaires affectent environ
1,3 million de dollars par an à l’aide aux pays membres
du réseau et à l’appui de ceux qui veulent s’y joindre.
35
CES ARBRES QUI NE CACHENT PAS LA FORÊT
L
es ressources naturelles sont souvent source de conflit.
Le Réseau international de forêts modèles réunit les
utilisateurs des forêts des milieux les plus divers pour former
des partenariats et élaborer un plan de gestion durable des
ressources naturelles que toutes les parties peuvent appuyer.
Au Mexique, les forêts modèles sont devenues un moteur
du développement communautaire appuyé sans réserve par
le gouvernement central. Chaque forêt modèle répond aux
besoins particuliers des collectivités qui vivent à l’intérieur
de ses frontières. Pour que les enseignements tirés de l’expérience mexicaine profitent à tous, le réseautage à l’échelle
locale, régionale et internationale doit être prioritaire.
« Le concept de la forêt modèle paraît simple en théorie mais,
en fait, il est fort complexe », affirme Frédéric Johnson, directeur
exécutif du RIFM. Chacun des membres du partenariat de la
forêt modèle utilise diversement la forêt et ses ressources.
Chacun a des demandes et des attentes différentes quant
à l’écosystème forestier selon des
points de vue socioéconomiques et
environnementaux qui souvent entrent
en conflit. Le défi consiste à trouver
un équilibre entre ces demandes conflictuelles et à bien comprendre les
répercussions et les objectifs des
interventions et des activités afin de
pouvoir prendre des décisions éclairées. »
Ce défi, chaque forêt modèle le pose
car chacune est unique. Le partenariat
et les activités de toute forêt modèle
doivent tenir compte des différences
sociales, culturelles, économiques
et politiques de la région où se trouve
la forêt modèle.
L’éducation revêt une importance particulière pour la saine
gestion de la forêt modèle de Calakmul. Des quelque 16 000
personnes qui y vivent, la moitié ont moins de 15 ans. Ce
sont aux jeunes et aux femmes, deux des groupes les plus
marginalisés de la région, que sont surtout destinés les
programmes d’éducation.
Les programmes d’éducation écologique favorisent la
participation des collectivités locales à la gestion durable
des ressources régionales. Ils constituent un des meilleurs
moyens de modifier les attitudes et les comportements quant
à l’utilisation des ressources naturelles. De nombreux outils
sont mis à contribution, notamment :
• des ateliers et des cours de formation (à l’intention
des groupes de femmes, des enseignants, des enfants,
des étudiants et d’autres);
• des réunions communautaires afin
d’échanger expériences et information sur les plantes comestibles et
le gibier des forêts tropicales;
LES PROGRAMMES DES FORÊTS MODÈLES RÉDUISENT LES
CONFLITS SOUVENT LIÉS À L’UTILISATION DES RESSOURCES
NATURELLES.
Bien qu’elle soit structurée et exploitée selon son contexte
particulier, chaque forêt modèle a cette caractéristique commune : elle fait partie d’un partenariat qui souhaite partager
ses expériences et l’information qu’elle possède avec les
autres membres du réseau. Chaque forêt modèle comprend
une foule d’activités dans les domaines de la recherche,
de l’éducation et de la diversification économique.
Les forêts modèles du Mexique illustrent bien la diversité et
l’étendue des activités qui peuvent se dérouler dans différentes
localités. Comme toutes les forêts modèles, il s’y fait des
expériences sur une grande échelle qui couvrent un territoire
assez vaste (un bassin hydrographique, par exemple).
Les forêts modèles de Chihuahua et de Calakmul ont été
créées en 1993. Une troisième, la Forêt modèle du papillon
monarque, s’est ajoutée en 1997. Chacune démontre à
sa façon comment une action commune peut favoriser
la reconnaissance et la mise en valeur des mérites socioéconomiques et écologiques de la forêt.
36
La forêt modèle de Calakmul,
État de Campeche, Mexique
• la présentation de vidéos afin
d’attirer l’attention et de favoriser
les discussions publiques sur
des questions environnementales
vitales telles que le rôle des forêts
dans la chaîne alimentaire, leur
importance pour l’écosystème
et leur valeur pour combler
les besoins familiaux.
La forêt modèle de Chihuahua,
État de Chihuahua, Mexique
Dans toute forêt modèle, il est essentiel de bien connaître
l’état des ressources locales afin de prendre des décisions de
gestion éclairées. Sans information fiable et à jour, les décisions
relatives à l’exploitation et à la conservation des ressources
naturelles seront futiles, et il sera impossible d’en évaluer
avec exactitude les effets positifs ou négatifs. Il faut mettre
au point des outils, comme l’inventaire des ressources, pour
colliger l’information de base et permettre aux partenaires
d’élaborer et d’adopter des stratégies conformes à leurs
objectifs socioéconomiques et environnementaux.
Pour la forêt modèle de Chihuahua, la recherche a aidé à
mettre au point un système d’information géographique (SIG)
qui dresse la carte des 110 100 hectares de la forêt modèle
et en fait l’analyse. Ce système informatique permet aux
partenaires d’examiner différents scénarios de gestion et
de développement qui tiennent compte des dimensions
socioéconomiques et écologiques et de leurs répercussions sur les ressources naturelles. Le programme réunira en une seule base de données une série de cartes
thématiques sur les données climatiques, l’infrastructure
et les routes, les établissements humains, les activités
touristiques, le sol et la végétation, la production
forestière, les habitats fauniques et la répartition
d’essences forestières particulières.
La Forêt modèle du papillon monarque,
États de Mexico et du Michoacán, Mexique
La sécurité alimentaire et les nouvelles perspectives
de développement économique, besoins fondamentaux
des collectivités locales, dépendent dans une large
mesure des forêts modèles.
Jadis, la forêt était exploitée surtout pour le bois
d’œuvre et le déboisement effectué à des fins agricoles.
La diversification économique examine les bienfaits
possibles des autres usages.
La Forêt modèle du papillon monarque a adopté un
programme de diversification économique pour réduire
la pression que ses 900 000 habitants exerçaient sur
les terres et les ressources forestières. Ce programme
propose aux communautés locales de nouvelles activités
rémunératrices, comme le tourisme.
Regard sur l’avenir
L
a création de la Forêt modèle du papillon monarque marque
une étape importante dans la mise sur pied d’un réseau de
forêts modèles au Mexique et l’adoption d’une stratégie nationale en
vue de la mise en œuvre, à l’échelon local, de politiques de gestion
durable. La participation des collectivités locales, qui possèdent
80 % des terres forestières du pays, est essentielle à l’élaboration
de tout plan de développement durable des ressources forestières
du Mexique.
Vers la fin de 1997, les partenaires canadiens membres du RIFM
ont laissé entendre que leur expérience au sein du réseau avait été
fort positive, tant au Canada qu’à l’étranger. Ils ont indiqué aux
membres du réseau et aux autres pays intéressés qu’ils continueraient à appuyer le RIFM et son Secrétariat jusqu’en mars 2000. Ils
ont souligné toutefois que le Canada cherchait des partenaires pour
façonner avec eux l’avenir du RFIM et définir un mécanisme qui
permette de lui assurer une place sur la scène internationale. Lors
d’une réunion informelle tenue lors du Congrès forestier mondial à
Antalya, en Turquie, douze pays ont convenu d’un mécanisme pour
atteindre cet objectif. Des négociations sont en cours.
Chaque année, d’octobre à mars, des millions de papillons
monarques trouvent refuge dans les montagnes des
états du Michoacán et de México. Grâce à cette spectaculaire migration, et à d’autres attraits de la région,
le tourisme a pris de plus en plus d’importance pour
plusieurs des 22 municipalités situées dans les limites
de la forêt modèle. Le partenariat local incite les collectivités ainsi que d’autres organismes et institutions
à améliorer les installations touristiques et la gestion
globale de la forêt de façon à générer un revenu
supplémentaire pour les populations locales tout
en préservant l’habitat du papillon monarque.
Ressources
Ressources
• Site du secrétariat : http://www.idrc.ca/imfn/findex.html
• Rapport annuel 1996-1997 du RIFM :
http://www.idrc.ca/imfn/ar9697_f/index.html
• Page index de la trousse d’information :
http://www.idrc.ca/media/for-index_f.html
• Magazine électronique Explore, « Le programme de la forêt
modèle Calakmul et la protection des forêts tropicales » :
http://www.idrc.ca/books/reports/1996/23-01f.html
• Tuyaux 9 (2) : « Nouvelle forêt modèle au Chili :
La plus récente forêt modèle sur une île chilienne »,
http://www.idrc.ca/media/Tuy-9-2.html#NouvForêt
• Bourse John G. Bene en foresterie sociale
(orientation de recherche : Jean-Philippe Linteau) :
http://www.idrc.ca/awards/flint.html
37
PROGRAMMES
COMPLÉMENTAIRES
La recherche subventionnée par le
CRDI est aussi appuyée par neuf
programmes complémentaires,
dont l’évaluation.
« Au CRDI, l’évaluation
constitue un mécanisme
d’apprentissage et non d’examen
de la conformité. »
Programme institutionnel du CRDI :
http://www.idrc.ca/cpf/
index_f.html#evaluation
38
ÉVALUATION
CONTEXTE
S’assurer que la recherche donne les résultats escomptés est
un impératif de tous les instants pour le CRDI. La demande
pressante de fonds publics pour l’aide au développement
et la constante obligation de rendre compte du rendement
de l’organisme ont amené un examen plus minutieux que
jamais des programmes et activités du Centre. Le CRDI s’est
engagé à prioriser les résultats de recherche et, pour ce
faire, il a décentralisé ses programmes en s’assurant qu’ils
recoupent divers secteurs et disciplines. Cette nouvelle
orientation exige une surveillance plus serrée du rendement
et une évaluation plus stricte des programmes. Un Service
d’évaluation a donc été créé en 1991, dix ans après
l’établissement, au CRDI, d’une unité logée dans l’ancien
Bureau de la planification et de l’évaluation.
OBJECTIFS
La responsabilité de l’évaluation est décentralisée dans tous
les bureaux du CRDI. Chargé de la coordination, le Service
d’évaluation
• élabore des modèles d’évaluation et coordonne leur
mise en œuvre;
• consolide la capacité d’évaluation du Centre;
• améliore les méthodes et les outils d’évaluation;
• favorise la diffusion de l’information sur l’évaluation
et incite le CRDI, les organismes bénéficiaires et d’autres
institutions de recherche à en tenir compte lors de la
prise de décisions.
EXEMPLES D’ACTIVITÉS
• L’évaluation des réseaux de recherche
financés par le CRDI et l’examen de leur rôle
dans les programmes de développement.
• Le Service contribue aux efforts d’évaluation de tout le
CRDI en intégrant les évaluations à l’échelle des projets,
des programmes et de l’institution. Elle participe ainsi
activement aux objectifs d’auto-évaluation de l’organisme
et s’assure de contribuer directement aux orientations
politiques du Centre.
• Le Service offre le détachement, le soutien technique et
la formation spécialisée nécessaires pour renforcer les
capacités institutionnelles en évaluation.
• Un projet financé par le CRDI et l’Union mondiale pour
la nature a permis de mettre au point des outils et du
matériel de formation pour évaluer la contribution des
programmes au développement durable.
CRÉDITS BUDGÉTAIRES 1997-1998 : 0,8 million $
39
LES RÉSEAUX : UNE APPROCHE EFFICACE
C
onscient de l’importance des réseaux dans la
recherche pour le développement, le CRDI a mis sur
pied un tel réseau d’échange portant sur le développement
régional et les collectivités indigènes en Asie du Sud-Est.
Si la valeur de la recherche effectuée par les membres du
réseau a été jugée incontestable, il n’en a pas été de même
du réseau proprement dit. Au lieu d’occulter cet échec relatif,
le CRDI a chargé son Service d’évaluation d’en tirer des
enseignements valables.
« Malgré l’intérêt manifeste des travaux réalisés, l’avis unanime
est que le fonctionnement du réseau a été un échec. » C’est
en ces mots qu’un document commandé par le CRDI décrit le
réseau sur le développement régional et les minorités indigènes
en Asie du Sud-Est (RDIMSEA) financé par le CRDI. Ce rapport
fait partie d’une étude plus vaste portant sur l’expérience du
CRDI en matière de réseautage. L’objectivité du rapport et la
bonne foi des auteurs témoignent de l’importance qu’accorde
le CRDI à l’évaluation et à la possibilité d’apprendre autant des erreurs
que des succès.
Peu après la parution du rapport, fin
1996, le Centre a jugé que les réseaux
devraient être au cœur de sa stratégie
et de ses programmes jusqu’à
l’avènement du prochain millénaire.
Ainsi, le CRDI tient à consolider ou
à établir, d’ici l’an 2000, au moins
15 grands réseaux de recherche
régionaux et interrégionaux de même
que 12 consortia ou secrétariats
regroupant plusieurs donateurs.
• la nécessité du réseau n’avait pas, dans ce cas précis,
été clairement établie;
• les groupes sollicités n’avaient guère montré d’empressement à en faire partie;
• les chercheurs universitaires et les scientifiques qui travaillaient sur le terrain vivaient des divergences culturelles,
linguistiques, religieuses, politiques et économiques qui
compliquaient les échanges;
• le projet ne prévoyait pas explicitement la participation des
minorités indigènes à la recherche et à la prise de décisions.
La principale conclusion de l’étude
invitait le CRDI et les autres donateurs à participer aux réseaux, à
« rester en contact sans prendre
le contrôle ».
APPRENDRE AUTANT DES ERREURS QUE DES SUCCÈS DES
PROJETS PERMET AU CRDI D’AMÉLIORER SES PROGRAMMES.
Les réseaux ne sont pas une nouveauté au CRDI. Pour
chaque dollar dépensé par le Centre, environ 30 cents vont
au soutien d’un réseau de recherche. Cette priorité découle
tout naturellement des relations qu’entretient le CRDI avec
les chercheurs du Sud. Ces relations sont devenues beaucoup
plus formelles au cours des dernières années. « L’étude sur
les réseaux, affirme Terry Smutylo, directeur du Service
d’évaluation, a été prête à temps pour étayer nos conclusions. Celles-ci recommandaient que le réseautage soit
plus formellement intégré aux programmes du CRDI d’ici
l’an 2000. » Les évaluations précédentes avaient examiné
des réseaux, mais uniquement par rapport à des projets
précis. Cette dernière étude allait plus loin et présentait
la proposition que le CRDI intègre davantage la constitution
de réseaux dans sa stratégie de programmation.
40
Coordonnée par Anne Bernard, l’étude confirme une opinion
de plus en plus populaire au sein des milieux du développement : les réseaux sont indispensables pour mener à bien la
recherche scientifique et pour s’adapter aux nouvelles technologies. L’échec du réseau RDIMSEA a été attribué, pour
sa part, à diverses raisons :
L’étude propose quatre moyens
d’assurer le succès des réseaux.
En premier lieu, la propriété.
À moins que les membres d’un
réseau ne soient suffisamment
intéressés pour contribuer à sa
réussite, un réseau n’a guère de
chance de survivre après le départ
des donateurs.
En second lieu, la diversité d’apprentissage. Selon l’étude, les
réseaux doivent donner à leurs membres l’occasion de faire
une multitude d’expériences et les encourager à exploiter leurs
intuitions et leurs intérêts. Les réseaux sont donc source de
nouvelles connaissances, de nouvelles idées et de nouvelles
compétences. Toutefois, comme le montre bien le cas à
l’étude, il faut aussi éviter les conflits qu’engendrent les
différences ou réussir à les surmonter.
Avoir des aspirations et des objectifs communs est
un autre facteur de réussite. Les objectifs doivent être
clairement définis afin que les organismes se joignent
au réseau en toute connaissance de cause. Ils doivent
être assez souples pour permettre des changements.
Enfin, la quatrième clé du succès, qui découle de la
précédente, est la capacité d’adaptation au changement. L’évolution et l’adaptation sont inévitables. Ces
étapes peuvent être bien gérées si certaines conditions
sont réunies : stabilité de l’effectif, coordination entre
le réseau et les donateurs et compétences en gestion,
en communication et en négociation.
L’étude fait aussi état des risques liés au réseautage.
Par exemple, la souplesse qui rend les réseaux plus
efficaces peut aussi les rendre difficiles à surveiller
ou à contrôler. En outre, il est rare que les réseaux
anticipent la conjoncture et déterminent les problèmes.
Qui plus est, ils exigent énormément de temps et
d’énergie et sont lents à produire des résultats. L’étude
indique à cet égard, « qu’il faut de 5 à 7 ans pour
qu’un réseau parvienne à une légitimité suffisante
pour influencer les politiques. »
Ressources
Ressources
• Site de l’évaluation au CRDI http://www.idrc.ca/
evaluation/index_f.html
• Magazine électronique Explore,
« Sur la trace des chercheurs du CRDI » :
http://www.idrc.ca/books/reports/1996/14-01f.html
• Évaluation institutionnelle : Cadre pour le renforcement
des organisations partenaires du CRDI (CRDI 1995) :
http://www.idrc.ca/books/focus/798/798.html
Regard sur l’avenir
L
e CRDI accorde son appui de préférence aux projets
regroupés en réseaux plutôt qu’aux projets individuels.
Cette décision tient compte des chercheurs eux-mêmes qui veulent
briser leur isolement et s’assurer que les résultats de leurs recherches
atteignent les utilisateurs. Toutefois, comme le montre le rapport
Bernard, le réseautage n’est pas une panacée. Le choix des gestionnaires et des coordonnateurs est un élément crucial de leur succès.
Ces derniers doivent avoir le temps et les ressources nécessaires
pour bâtir le réseau, déterminer ses objectifs et les règles de
procédures et de participation de sorte qu’aucun participant ne
se sente lésé au chapitre de la propriété. La Direction générale des
programmes et le Service d’évaluation, de concert avec le personnel
des programmes, chercheront à consolider et à améliorer les
réseaux financés par le CRDI au cours de la prochaine année.
Tant au CRDI que dans le milieu de l’évaluation du développement
et de la recherche, la tendance est à l’approche participative. Le
Centre explorera de nouvelles façons d’accroître la participation
des institutions bénéficiaires et celle des personnes et groupes
profitant des résultats de la recherche, que ce soit sur le plan
de l’élaboration des programmes, de la collecte de données, de
l’analyse ou de l’interprétation des résultats. Il incitera aussi les
établissements de recherche à prévoir, dès la conception de leurs
projets et programmes, une composante évaluation. L’évaluation
sera ainsi considérée de plus en plus comme un outil de gestion
auquel l’organisation a normalement recours plutôt que comme
une mesure de contrôle.
Déjà, les équipes responsables des programmes du CRDI fixent
des normes de rendement dans le plan de travail que doit approuver
le Conseil des gouverneurs. Les directeurs des programmes et
leurs équipes sont chargés de la surveillance et du respect de
ces normes. Ce mode d’évaluation par objectifs concertés sera,
à l’avenir, de plus en plus privilégié.
• Méthodes d’évaluation des progrès
accomplis vers le développement durable :
Outils et matériel de formation
(Union mondiale pour la nature, Suisse, 1997) :
http://www.iucn.org/index.html
• En direct : Entretiens avec des chercheurs
d’Afrique, d’Asie et des Amériques (CRDI 1995) :
http://www.idrc.ca/books/739/739.html
41
Structure
STRUCTURE ORGANISATIONNELLE
LE LEADERSHIP DU SUD
Pour véritablement tenir compte des priorités des pays en
développement, la Loi sur le CRDI exige un Conseil des gouverneurs d’envergure internationale. Ses membres sont nommés
en fonction de leur intérêt et de leur expérience des questions
de développement. Le Conseil examine toutes les activités du
CRDI et veille à ce que le Centre s’acquitte de son mandat.
Les 21 gouverneurs sont désignés par le gouverneur en conseil
sur l’avis du ministre des Affaires étrangères. La Loi sur le CRDI
stipule que le président, le vice-président et neuf autres
membres du Conseil des gouverneurs doivent être des citoyens
canadiens. Des autres gouverneurs, la tradition veut que sept
soient des scientifiques de pays en développement de réputation internationale et que les trois derniers viennent de pays
industrialisés. Le président du Conseil est nommé pour un
mandat d’une durée maximale de cinq ans et les autres
gouverneurs pour des mandats de quatre ans au plus.
Concrétiser dans les activités quotidiennes du CRDI la
direction que veut lui imprimer le Conseil des gouverneurs
requiert de nombreuses fonctions : politiques, administratives et de service. Ces rôles incombent au personnel du
bureau de la présidente, des bureaux régionaux et des trois
directions générales du Centre : la Direction générale des
programmes, la Direction générale des services institutionnels
et la Direction générale des ressources.
Le personnel du CRDI reflète aussi les différentes collectivités
que dessert l’organisation. Originaire de 50 pays, il parle
60 langues et a accumulé des centaines de diplômes universitaires. Les gouverneurs et le personnel du Centre sont vraiment
les dignes ambassadeurs du Nord et du Sud.
LE CONSEIL DES
GOUVERNEURS
Gordon S. Smith, président, Conseil des gouverneurs,
Victoria, Canada
Ancien sous-ministre des Affaires étrangères et représentant
personnel du premier ministre du Canada pour les sommets
économiques
L’honorable Flora MacDonald, présidente, Conseil des
gouverneurs, Ottawa, Canada*
Ancien membre du Parlement et ancienne ministre
42
Maureen O’Neil, présidente, CRDI, Ottawa, Canada
Ancienne présidente de l’Institut Nord-Sud et ancienne présidente du
Centre des droits de la personne et du développement démocratique
Marie Ann Battiste, Saskatoon, Canada
Ancien professeur agrégé au sein du programme d’études indiennes
et du Nord de l’Université de la Saskatchewan et directrice exécutive de l’Apamuek Institute, à Eskasoni, en Nouvelle-Écosse
Herb Breau, Ottawa, Canada
Homme d’affaires et ancien membre du Parlement
José J. Brunner, Santiago, Chili
Ministre de la Présidence, Cabinet du ministre secrétaire général
du gouvernement, Chili
Albert J. Butros, Jubeiha, Jordanie
Professeur d’anglais, Université de Jordanie, ancien conseiller
spécial auprès du prince héritier Hassan de la Jordanie et ancien
ambassadeur de la Jordanie au Royaume-Uni
Jocelyne Côté-O’Hara, Ottawa, Canada**
Présidente et chef de la direction, Stentor Telecom Policy Inc.
(société canadienne de télécommunications)
Brian A. Felesky, Calgary, Canada*
Avocat, fiscaliste et partenaire principal, Felesky Flynn Barristers
Joan E. Foley, Toronto, Canada
Professeur de psychologie, Université de Toronto
Jacques Gérin, Montréal, Canada
Consultant, Hatch & Associés, Inc., ancien sous-ministre de l’environnement et ancien vice-président de l’Agence canadienne
de développement international
Jon K. Grant, Toronto, Canada
Président, Table ronde de l’Ontario sur l’environnement et
l’économie et ancien président et chef de la direction, Quaker Oats
Donna S. Kaufman, Toronto, Canada
Avocate, conseillère juridique et consultante
Huguette Labelle, Ottawa, Canada
Présidente, Agence canadienne de développement international
Miguel de la Madrid Hurtado, Mexico, Mexique
Directeur, Fondo de Cultura Económica et ancien président
du Mexique, Mexique
Dan M. Martin, Chicago, États-Unis
Directeur, World and Environment Resources Program,
Fondation John et Catherine T. MacArthur
Ivy F. Matsepe-Casaburri, Bloemfontein, Afrique du Sud
Premier ministre, État libre d’Orange et ancien président du conseil
d’administration de la South African Broadcasting Corporation
Jean-Guy Paquet, Québec, Canada
Président et chef de la direction, Institut national d’optique, ancien
président de l’Université Laval et ancien chef de la direction,
Laurentienne Vie Inc.
Vulimiri Ramalingaswami, New Delhi, Inde
Professeur en recherche nationale, département de pathologie,
All-India Institute of Medical Sciences, médecin et chercheur médical
Sir Shridath Ramphal, Guyana
Coprésident, Commission sur la gouvernance mondiale et ancien
secrétaire général du Commonwealth
Marie-Angélique Savané, Dakar, Sénégal
Consultante, sociologue et ancienne directrice, Division Afrique,
Fonds des Nations Unies pour la population
Paulynn Sicam, Makati City, Philippines
Chargée du secteur de la paix et des droits de la personne de la
Fondation Benigno Aquino aux Philippines et ancien commissaire
chargée de l’éducation et de l’information, Commission des droits
de la personne des Philippines
Olav Slaymaker, Vancouver, Canada
Professeur de géographie,Université de la Colombie-Britannique
Note : un poste restait à combler au 31 mars 1997.
* Les mandats de Mme MacDonald et de M. Felesky
ont pris fin en juin 1997.
** Le mandat de
Mme
Côté-O’Hara a pris fin en mars 1998.
LES CADRES SUPÉRIEURS
Maureen O’Neil, présidente
Ancienne présidente de l’Institut Nord-Sud et ancienne présidente
du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique
Caroline Pestieau, vice-présidente, Programmes
Économiste, membre permanent du Conseil économique du Canada
(aujourd’hui dissout), ancienne directrice de la recherche et ancienne
directrice de la section montréalaise de l’Institut CD Howe
John Hardie, directeur, Politiques et planification
Ancien économiste spécialisé en agriculture, Overseas Development
Administration (Royaume-Uni) et Agriculture Canada
Roger Finan, directeur régional, Asie du Sud
Gestionnaire et comptable en management disposant d’une vaste
expérience internationale acquise dans les secteurs privé et public,
en Europe et dans les pays en développement.
Eglal Rached, directeur régional, Moyen-Orient
et Afrique du Nord
Experte en agriculture et en ressources renouvelables, chercheuse
spécialisée dans les domaines de l’aridoculture et de la désertification
Eva M. Rathgeber, directrice régionale,
Afrique orientale et australe
Ancienne chercheuse universitaire, Centre for Developing
Area Studies, Université McGill, Montréal, Canada
Randall W. Spence, directeur régional,
Asie du Sud-Est et de l’Est
Ancien économiste principal, Gouvernement du Kenya
Carlos Seré, directeur régional, Amérique latine et Antilles
Économiste agricole et ancien économiste principal du programme
des pâturages tropicaux, Centre international d’agriculture
tropicale (CIAT)
Sibry Tapsoba, directeur régional,
Afrique centrale et occidentale
Ancien professeur, Institut des sciences de l’éducation,
Université de Ouagadougo et chargé de cours à l’École nationale
d’administration et de magistrature, Burkina Faso
Marc Van Ameringen, directeur régional, Afrique du Sud
Ancien consultant et responsable d’études de marché, Investment
and Hotel Consultants Inc.
Raymond J. Audet, vice-président, Ressources,
et directeur des finances
Monsieur Audet a quitté Canadair Ltd en 1971 pour devenir
contrôleur financier du CRDI; nommé en 1983 vice-président,
Ressources, il est aussi, depuis 1995, directeur des finances
Pierre Beemans, vice-président, Affaires institutionnelles
Expert en développement et ancien directeur général de l’Agence
canadienne de développement international
43
Adresses
POUR JOINDRE LE CRDI
SUR L’INTERNET
Web : http://www.crdi.ca
Courriel : info@idrc.ca
reference@idrc.ca
order@idrc.ca
pub@idrc.ca
mag@idrc.ca
(renseignements généraux)
(service de référence à la bibliothèque)
(commande de livres ou abonnement à Explore)
(renseignements sur les publications du CRDI)
(correspondance adressée à la rédaction du magazine électronique Explore)
Telnet :
(accès direct aux catalogues et aux bases de données de la bibliothèque)
SIÈGE
ddbs.idrc.ca
SOCIAL
Bureau régional de l’Afrique centrale et occidentale
BP 11007, CD Annexe, Dakar, Sénégal
BP 8500, Ottawa (Ontario), Canada K1G 3H9
Adresse municipale :
250, rue Albert, 5e étage,
Ottawa (Ontario), Canada K1P 6M1
Tél. :
Téléc. :
(+ 1.613) 236.6163
(+ 1.613) 238.7230
Adresse municipale :
Avenue Cheikh Anta Diop, Angle Boulevard de l’Est, Dakar, Sénégal
Tél. :
Téléc. :
Courriel :
Web :
(+ 221) 824.4231, 824.0920
(+ 221) 825.3255
kndiaye@idrc.ca
http://www.idrc.ca/braco/index_f.html
AFRIQUE
ASIE
Bureau régional de l’Afrique orientale et australe
Bureau régional de l’Asie
PO Box 62084, Nairobi, Kenya
Tanglin PO Box 101, Singapour 9124, République de Singapour
Adresse municipale :
Adresse municipale :
RELC Building, 7e étage, 30 Orange Grove Road, Singapour 258352,
République de Singapour
Liaison House, 2e et 3e étages,
State House Avenue, Nairobi, Kenya
(N.B. Tout courrier doit être
adressé à la directrice régionale)
Tél. :
(+254.2) 71.31.60/1, 71.32.73/4, 71.33.55/6,
71.35.78/9, 71.36.90/1, 71.36.99
Téléc. :
(+254.2) 71.10.63
Courriel :
chunja@idrc.ca
Tél. :
Téléc. :
Courriel :
Web :
(+ 65) 235.1344, 235.1576, 235.1865
(+ 65) 235.1849
rspence@idrc.org.sg
http://www.idrc.org.sg/index_f.html
Bureau de l’Asie du Sud
17 Jor Bagh, New Delhi 110003, Inde
Bureau régional du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord
PO Box 14 Orman, Giza, Le Caire, Égypte
Adresse municipale :
3, square Amman, 5e étage,
Dokki, Le Caire, Égypte
Tél. :
Téléc. :
Courriel :
Web :
(+ 20.2) 336.7051/52/53/54/57
(+ 20.2) 336.7056
ckameel@idrc.ca
http://www.idrc.ca/cairo/index_f.html
Bureau régional de l’Afrique australe
PO Box 477, WITS 2050, Afrique du Sud
Adresse municipale :
Braamfontein Centre, 9e étage,
23 Jorissen Street, Braamfontein,
Johannesburg 2001, Afrique du Sud
Tél. :
Téléc. :
Courriel :
Web :
44
(+ 27.11) 403.3952
(+ 27.11) 403.1417
hpapacom@idrc.ca
http://www.idrc.org.za
Tél. :
Téléc. :
Courriel :
(+ 91.11) 461.9411/12/13
(+ 91.11) 462.2707
postpe10@idrc.ca
AMÉRIQUE
LATINE ET
ANTILLES
Bureau régional de l’Amérique latine et des Antilles
Casilla de Correo 6379, Montevideo, Uruguay
Adresse municipale :
Plaza Cagancha 1335, Piso 9, 11100 Montevideo, Uruguay
Tél. :
Téléc. :
Courriel :
Web :
(+ 598.2) 92.20.31 à 92.20.34; 92.20.37 à 92.20.44
(+ 598.2) 92.02.23
arichero@idrc.ca
http://www.idrc.ca/lacro/index.html
97
98
RAPPORT FINANCIER
E X P O S É
F I N A N C I E R
L’Essentiel
L’ESSENTIEL
CRÉDIT PARLEMENTAIRE
Par suite de l’augmentation de l’enveloppe de l’aide internationale survenue après la présentation
du budget, le crédit parlementaire du CRDI pour l’exercice 1998-1999 sera de 86,1 millions de
dollars, soit beaucoup plus que les 80,9 millions de dollars prévus.
FRAIS D’EXPLOITATION
Au cours des cinq dernières années, le CRDI a réduit de 23 % ses frais d’exploitation, grâce au
recouvrement des coûts et à la réduction de ses dépenses.
PLAN D’ACTION TRIENNAL
L’exercice 1997-1998 marque la première année de mise en application d’un plan d’action
Operational
Highlights
triennal en matière de systèmes et technologies de l’information (STI). Ce plan vise à mieux
Program & Operational Appropriations
Program
& Operational Appropriations
intégrer les systèmes d’information sur les finances, la gestion des projets, les déplacements
(millions $)
(millions $)
et les ressources humaines.
40
120
AUGMENTATION DES REVENUS
100
35
Les fonds provenant des activités liées à l’augmentation des revenus
80 ont atteint un nouveau sommet.
Ils ont totalisé 29,5 millions de dollars, soit 9 millions de plus qu’au cours de l’exercice précédent.
Programme régulier
60
30
Exploitation
25
Introduction
INTRODUCTION
93/94
94/95
95/96
96/97
97/98
40
Augmentation des revenus
20
0
93/94
94/95
95/96
96/97
Pour donner suite au programme de réduction du déficit du gouvernement fédéral, le CRDI s’est efforcé,
cette année encore, de diminuer ses frais d’exploitation. Depuis 1993-1994, il a réduit de 23 % ses
frais d’administration. Pendant la même période, il a pu maintenir ses dépenses de programme à
un niveau élevé grâce à l’accroissement des activités liées à l’augmentation des revenus. La figure 1
résume les dépenses de programme et d’exploitation des cinq dernières années.
Financial Overview
de programme et d’exploitation, de 1993 -1994 à 1997-1998
Figure 1
Program
&Dépenses
Operational
Expenditures
(millions $)
100
Programme
80
60
40
Exploitation
20
93/94
46
Revenue
(millions $)
30
94/95
95/96
96/97
97/98
97/98
E X P O S É
F I N A N C I E R
Même s’il est encore nouveau dans cette sphère, le Centre a montré que les activités liées à l’augmentation des revenus peuvent susciter une pensée novatrice, accroître les possibilités d’adaptation
et le placer au premier rang des organismes qui s’intéressent à la recherche et à l’application du
savoir dans les pays en développement. Ces activités lui donnent également les moyens de continuer
d’aider ses bénéficiaires, actuels et futurs. Afin d’appuyer les efforts faits en ce sens, un groupe de
travail réunissant des représentants de toutes les directions générales a été mis sur pied pour assurer
une démarche concertée dans tout le Centre à l’égard de l’augmentation des revenus.
Le CRDI a ouvert la voie dans le jeune domaine des technologies de l’information au service du
développement. D’importantes initiatives reposant sur ces technologies ont été lancées. Aussi le
Centre doit-il rester à la fine pointe du progrès et savoir investir judicieusement dans ce domaine
afin de soutenir les activités qui en découlent. Certains de ces investissements s’imposent pour éviter
les problèmes anticipés en l’an 2000. D’autres visent à doter le Centre de l’infrastructure nécessaire
pour améliorer les communications, entre autres entre le siège social et les bureaux régionaux.
Voilà pourquoi la haute direction a approuvé, en juillet 1997, un plan d’action triennal en matière
de systèmes et technologies de l’information (STI).
REVENUS
Tableau 1
Revenus (000 $) en 1997-1998 et 1996-1997
1997-1998
Budget
révisé
Revenu global
Réalisations
118 501 $
122 278 $
Crédit parlementaire
Subvention régulière
Supplémentaire
88 111
4 950
88 111
1 800
Activités liées à
l’augmentation des revenus
22 380
Revenus de placement
Autres revenus
1996-1997
Écart par
rapport au
budget (%)
3,2 %
Réalisations
Écart entre
les réalisations
(%)
121 115 $
1,0 %
0%
–63,6 %
96 100
1 427
–8,3 %
26,1 %
29 487
31,8 %
20 512
43,8 %
2 260
1 832
–18,9 %
2 046
–10,5 %
800
1 048
31,0 %
1 030
1,7 %
Au cours du présent exercice, les revenus se sont élevés à 122,3 millions de dollars, soit une légère
augmentation (1,2 million de dollars ou 1 %) par rapport au revenu global de l’exercice précédent
(121,1 millions de dollars).
47
Non-Parliamentary Revenue
E X P O S É
F I N A N C I E R
35
30
25
20
15
Operational
10Highlights
Le crédit parlementaire
(subvention) constitue la principale source de revenu du CRDI. Pour 1997-1998,
Operational
Appropriations
Program
& Operational
Appropriations
il s’est chiffré
à5 88,1 millions de
dollars, soit une réduction de 8Program
millions de &
dollars
(ou 8,3 %) par
rapport à(millions
l’exercice
précédent. Le Centre s’attendait à une autre réduction de ce crédit, de 7,2 millions
$)
0
(millions $)
94/95
95/96
96/97
97/98
de dollars40cette fois,93/94
en 1998-1999,
ce qui l’aurait
ramené à 80,9 millions de dollars (le montant le plus
120
bas en dix ans). Après la présentation du budget toutefois, la modification
du montant attribué à
l’enveloppe de l’aide internationale a résulté en une baisse beaucoup
100moins importante pour le CRDI.
Le crédit parlementaire
pour 1998-1999 s’élève à 86,1 millions de dollars. La figure 2 illustre les
35
réductions successives du crédit parlementaire depuis 1993-1994. 80
Figure 2Revenue
Crédit parlementaire, de 1993-1994 à 1998-1999
30
Exploitation
120
25
40
Augmentation des revenus
20
100
93/94
94/95
95/96
96/97
0
97/98
(millions $)
93/94
94/95
95/96
96/97
80
60
40
20
0
93/94
94/95
95/96
96/97
97/98
98/99
Financial
En 1993-1994,Overview
le CRDI a reçu une subvention supplémentaire de 15 millions de dollars pour la mise
Program
& Operational
en œuvre d’une
initiative d’appuiExpenditures
Human
Resourcesà la santé en Afrique. Pour cette activité entreprise en 1997-1998,
des revenus de
1,8$)million de dollars ont été enregistrés. La portion non dépensée de la subvention
(millions
est comptabilisée
dans le bilan comme revenu reporté.
100
400
Programme
Afin de compenser
la diminution constante du crédit parlementaire
au cours
dessocial
dernières années,
350
Employés recrutés
par le siège
80
Employés
recrutés
par les
bureaux
régionaux
le CRDI s’est efforcé
de
diversifier
ses
sources
de
revenu.
Les
activités
liées
à
l’augmentation
des
300
Projets spéciaux – recouvrement des coûts
revenus comprennent
tous
les
fonds
que
le
Centre
gère
pour
le
compte
d’autres
organismes
et
qui
250
sont destinés60200
à des projets conformes à son mandat. Il peut s’agir du cofinancement de projets, de
l’administration des secrétariats ou des services du personnel du CRDI pour la gestion ou la conduite
150
d’activités de40recherche au nom d’autres organismes. Au 31 mars 1998, ces revenus et dépenses
100
totalisaient 29,5 millions de dollars, soit une augmentation de 9 millions de dollars (ou 43,8 %) par
Exploitation
50
rapport à l’exercice
précédent. De cette somme, 18 millions
de dollars étaient réservés à l’Initiative
20
0
pour les micronutriments.
En
le96/97
CRDI prévoit
tirer des recettes de 30 millions de dollars
93/94
94/951998-1999,
95/96
97/98
93/94
94/95
95/96
96/97
97/98
des activités liées à l’augmentation des revenus. La figure 3 montre la croissance des revenus
provenant de ces activités depuis cinq ans et fait état des prévisions pour l’exercice 1998-1999.
Revenue
Region des revenus, de 1993-1994 à 1998-1999 (prévisions)
Figure 3 Appropriations
Fonds provenant de–l’augmentation
(millions $)
30
Asie
Amérique latine et Antilles
25
Afrique centrale et occidentale
20
Afrique orientale et australe
Afrique australe
15
Moyen-Orient et Afrique du Nord
10
Activités mondiales
Activités administrées par le CRDI
5
$
0 $93/94 5 000
1095/96
000 $
94/95
48
Programme régulier
60
25 000 $
15
000 $ 97/98
20 000 $ 98/99
96/97
97/98
E X P O S É
F I N A N C I E R
DÉPENSES
Tableau 2
Dépenses (000 $) en 1997-1998 et 1996-1997
1997-1998
1996-1997
Budget
révisé
Réalisations
Écart par
rapport au
budget (%)
117 349 $
117 671 $
0,3 %
119 033 $
–1,1 %
61 387
56 381
–8,2 %
63 174
–10,8 %
22 380
9 351
5 235
29 487
9 063
4 816
31,8 %
–3,1 %
–8,0 %
20 512
9 983
6 026
43,8 %
–9,2 %
–20,1 %
4 763
3 664
4 569
3 623
–4,1 %
–1,1 %
4 693
3 912
–2,7 %
–7,4 %
Administration
11 767
11 188
–4,9 %
12 400
–9,8 %
Frais généraux recouvrés sur
les activités liées à l’augmentation
des revenus
(1 680)
(1 456)
–13,3 %
(1 667)
–12,7 %
Total des dépenses
Réalisations
Écart entre
les réalisations
(%)
Activités de recherche et dépenses afférentes
Recherche pour le développement
Activités liées à l’augmentation
des revenus
Soutien technique
Gestion des bureaux régionaux
Diffusion de l’information et
bibliothèque
Gestion du siège social
Fonds d’exploitation spécial
482
—
–100,0 %
—
—
En 1997-1998, le total des dépenses a été de 117,7 millions de dollars contre 119 millions de dollars en 1996-1997.
Activités de recherche pour le développement — Les dépenses liées à la recherche pour le développement correspondent aux coûts directs de tous les projets de recherche scientifique et technique
financés par le CRDI. Elles sont au cœur du mandat du Centre. Cette catégorie de dépenses comprend
les activités de programme telles que définies, mises en place et gérées par des chercheurs des pays
en développement et les projets pris en charge par le Centre. En 1997-1998, les dépenses inscrites
à ce poste ont totalisé 56,4 millions de dollars, soit 47,9 % des dépenses totales. Cette diminution
de 6,8 millions de dollars (ou 10,8 %), comparativement à l’an dernier, est attribuable aux dépenses
moins élevées que prévues pour le portefeuille de projets et à la réduction de la subvention supplémentaire. En 1998-1999, le CRDI prévoit affecter 63,3 millions de dollars au poste de la recherche
pour le développement.
Activités liées à l’augmentation des revenus — Les dépenses engagées pour les activités liées à
l’augmentation des revenus reflètent les coûts directs des activités de recherche gérées par le CRDI au
nom d’autres organismes pour des projets conformes au mandat du Centre. Ces activités comprennent
le cofinancement de projets, l’administration des secrétariats et les services du personnel du CRDI
pour la gestion ou la conduite d’activités de recherche pour le compte d’autres organismes. En 19971998, les dépenses à ce titre se sont élevées à 29,5 millions de dollars, soit une hausse de 9 millions
de dollars (ou 43,8 %) par rapport à l’exercice précédent. Cette augmentation est surtout attribuable
aux dépenses élevées engagées dans le cadre de l’Initiative pour les micronutriments.
Soutien technique — Les dépenses relatives au soutien technique représentent les coûts afférents au
personnel de programme chargé d’aider à la conception de nouveaux projets, de surveiller des projets
de recherche en cours et d’apporter un soutien particulier aux bénéficiaires. Ces dépenses se sont élevées
à 9,1 millions de dollars en 1997-1998, soit 0,9 million de dollars (ou 9,2 %) de moins que l’an dernier.
Gestion des bureaux régionaux — Les bureaux régionaux permettent au CRDI d’être plus efficace
dans la conduite de ses activités de recherche dans les pays en développement. La présence du Centre
sur le terrain est l’occasion d’élargir ses connaissances et de se sensibiliser davantage aux conditions
de la recherche et du développement dans les pays du Sud. Les bureaux du CRDI outre-mer sont situés
en Afrique du Sud, en Égypte, en Inde, au Kenya, au Sénégal, à Singapour et en Uruguay. Leur coût
d’exploitation en 1997-1998 s’est élevé à 4,8 millions de dollars, soit une réduction de 1,2 million
de dollars (ou 20,1 %) par rapport à l’exercice précédent.
49
E X P O S É
F I N A N C I E R
Diffusion de l’information et bibliothèque — La diffusion de l’information et le fonctionnement
d’une bibliothèque spécialisée font partie intégrante du rôle que le CRDI est appelé à jouer dans la
promotion de la recherche pour le développement. Outil indispensable pour le personnel, la bibliothèque est également ouverte au public. Les frais d’exploitation des services de bibliothèque et de
diffusion de l’information ont été de 4,6 millions de dollars en 1997-1998, soit 0,1 million de dollars
(ou 2,7 %) de moins qu’au cours de l’exercice précédent.
Gestion du siège social — L’équipe de gestion du siège social est chargée d’appuyer et d’orienter le
programme de travaux du CRDI. Les dépenses à ce chapitre se sont élevées à 3,6 millions de dollars,
soit une diminution de 0,3 million de dollars (ou 7,4 %) comparativement à l’an dernier.
Non-Parliamentary Revenue
Administration — Afin de mener à bien ses activités et d’être en mesure de respecter ses engagements,
le CRDI assume un large éventail de fonctions relatives aux politiques, à la direction, à l’administration
35
et aux services. Le Conseil des gouverneurs, le bureau du président et la direction générale des
30
ressources s’acquittent
de ces fonctions. Les dépenses d’administration pour l’exercice visé ont totalisé
11,2 millions de
25 dollars, en baisse de 1,2 million de dollars (ou 9,8 %) par rapport à 1996-1997.
20
Frais généraux
recouvrés sur les activités liées à l’augmentation des revenus — Le CRDI recouvre
15
les dépenses administratives
indirectes engagées dans le cadre de ses activités liées à l’augmentation
des revenus en10facturant un pourcentage desdites dépenses. Au cours du présent exercice, une somme
de 1,5 million de dollars a été recouvrée, contre 1,7 million de dollars l’an dernier.
5
Exploitation —0 Le tableau 3 indique la part relative des dépenses de programme et d’exploitation
93/94
94/95
96/97 entre
97/98 le financement des programmes et les dépenses
au cours des cinq dernières
années.95/96
Le rapport
d’exploitation s’est s’amélioré de façon constante au fil des ans en raison de l’essor des activités liées
à l’augmentation des revenus et de la baisse des frais d’exploitation du Centre.
Tableau 3
Dépenses de programme et d’exploitation (000 $), de 1993 -1994 à 1997-1998
Revenue
Programme
% du total
120
Exploitation*
% du total
(millions $)
100
1997-1998
1996-1997
1995-1996
1994-1995
1993-1994
90 437
76,9 %
88 379
74,2 %
81 530
71,3 %
93 989
72,9 %
91 950
72,2 %
27 234
23,1 %
30 654
25,8 %
32 828
28,7 %
34 865
27,1 %
35 346
27,8 %
80
* Après recouvrement des frais généraux sur les activités liées à l’augmentation des revenus. Les dépenses d’exploitation comprennent les frais 60
de soutien technique, de gestion des bureaux régionaux, de gestion du siège social et d’administration, mais
excluent les coûts de la restructuration de l’année 1995-1996.
40
20
RESSOURCES
HUMAINES
0
Au 31 mars 1998, le93/94
CRDI94/95
comptait
employés
par le siège social, 81 employés recrutés par
95/9625196/97
97/98 recrutés
98/99
les bureaux régionaux et 94 employés affectés à des projets particuliers ou pour lesquels il y a recouvrement des coûts. Au cours des cinq dernières années, le Centre a considérablement réduit son personnel.
Human
Resources
Années-personnes, de 1993-1994 à 1997-1998
Figure 4
400
350
Employés recrutés par le siège social
Employés recrutés par les bureaux régionaux
Projets spéciaux – recouvrement des coûts
300
250
200
150
100
50
0
50
93/94
94/95
95/96
Appropriations – Region
96/97
97/98
20
15
E X P O S É
10
F I N A N C I E R
5
0
93/94
94/95
95/96
96/97
97/98
AFFECTATIONS
Tableau 4
Affectations (000 $) en 1997-1998 et 1996-1997
Revenue
1997-1998
120
Budget
révisé
(millions $)
100
Affectations totales
Programme régulier
Réalisations
1996-1997
Écart par
rapport au
budget (%)
Réalisations
Écart entre
les réalisations
(%)
80
134 499 $
129 530 $
–3,7 %
120 218 $
7,8 %
70 000
68 887
–1,5 %
68 784
0,2 %
34 000
31 952
–6,0 %
19 113
67,2 %
30 49994/95
95/96
–5,9 %
98/99
32 321
–11,2 %
60
40
Activités liées à l’augmentation
des revenus
20
0
Exploitation*
93/94
28 691 96/97
97/98
* Exclut les coûts recouvrés.
Human Resources
400
Pour l’exercice clos le 31 mars
1998, les affectations totales du CRDI se sont élevées à 129,5 millions
350
Employés recrutés
par le siège social
de dollars, soit une augmentation
de 9,3 millions de dollars par rapport à l’exercice
précédent.
Employés recrutés par les bureaux régionaux
Projets spéciaux – recouvrement des coûts
300
Les affectations du programme
régulier correspondent au financement des activités autorisées durant
250
l’exercice. Les débours pour ces activités pourront à l’avenir s’étaler sur cinq ans ou plus. En 1997200
1998, ces affectations ont totalisé 68,9 millions de dollars, soit une légère hausse comparativement à
150
l’an dernier. La haute direction a retardé l’approbation de certaines activités de programme au cours
100
du dernier trimestre de l’exercice
parce qu’elle s’attendait à une réduction du crédit parlementaire
(subvention) pour 1998-1999.50 Pour le prochain exercice, les affectations du programme régulier ont
été établies à 72,2 millions de 0dollars. La figure 5 présente les affectations de programme de l’exercice
93/94
94/95
95/96
96/97
97/98
1997-1998, par région, et la figure 6 les indique selon les thèmes de recherche.
Figure 5
Affectations de programme par région en 1997-1998
Appropriations – Region
Asie
Amérique latine et Antilles
Afrique centrale et occidentale
Afrique orientale et australe
Afrique australe
Moyen-Orient et Afrique du Nord
Activités mondiales
Activités administrées par le CRDI
0$
5 000 $
10 000 $
15 000 $
20 000 $
25 000 $
51
Sociétés en santé
(11,6 millions $)
E X P O S É
F I N A N C I E R
Figure 6
Financial Overview
Appropriation
by Themes
Affectations de programme (000 $) selon les thèmes de recherche en 1997-1998
Sécurité alimentaire
(9,611 $)
Information et communication
(13,018 $)
Emploi durable
(12,498 $)
Biodiversité
(4,413 $)
Sociétés en santé
(11,558 $)
Ressources naturelles
(7,494 $)
Au cours de l’exercice, le CRDI a signé des accords avec d’autres organismes donateurs pour l’administration d’un montant global de 32 millions de dollars. De cette somme, 19,5 millions de dollars sont
réservés à l’Initiative pour les micronutriments. Il s’agit là aussi d’activités qui peuvent s’étaler sur
plusieurs années. En dollars, environ 30 % du portefeuille de programme du CRDI vont à des activités
liées à l’augmentation des revenus. Le Centre prévoit signer l’an prochain de nouveaux accords d’une
valeur de 38,9 millions de dollars pour la conduite d’activités liées à l’augmentation des revenus.
Une somme de 28,7 millions de dollars a été affectée aux frais d’exploitation du CRDI au cours de
l’exercice 1997-1998.
RESPONSABILITÉ EN MATIÈRE D’ÉTATS FINANCIERS
La direction assume la responsabilité des états financiers exposés dans le présent rapport annuel,
lesquels ont été examinés et approuvés par le Conseil des gouverneurs du CRDI. Ces états financiers,
qui comprennent des chiffres que la direction a appréciés en se fondant sur son expérience et son
jugement, ont été correctement préparés dans les limites matérielles acceptables et sont conformes
aux principes comptables généralement reconnus. La direction assume aussi la responsabilité de
toute autre information présentée dans le rapport annuel, cette information étant conforme, s’il y
a lieu, aux données contenues dans les états financiers.
La direction s’appuie sur des méthodes et des systèmes de contrôle financier et de gestion qui garantissent, d’une manière raisonnable, la fiabilité des informations financières, la protection des biens et
l’efficacité des activités, comme le stipulent la Loi sur le Centre de recherches pour le développement
international et les règlements du Centre. Le Service de la vérification interne du CRDI est chargé de
procéder à la révision périodique des mécanismes internes de contrôle et de veiller à leur application.
C’est au Conseil des gouverneurs qu’il appartient de s’assurer que la direction assume ses responsabilités en matière de communication de l’information financière et de contrôle interne. Il remplit
cette fonction, qui comporte entre autres volets l’examen et l’approbation des états financiers, par
l’entremise du Comité des finances et de la vérification. Ce comité, formé de gouverneurs, se réunit
régulièrement avec la direction, les vérificateurs internes et les vérificateurs externes.
Le vérificateur général du Canada procède à une vérification indépendante des états financiers,
conformément aux normes de vérification généralement reconnues. Sa vérification comprend les
sondages et autres procédés nécessaires pour lui permettre d’exprimer une opinion sur les états
financiers. Le Comité des finances et de la vérification du Conseil des gouverneurs demeure
à l’entière disposition des vérificateurs externes.
52
La présidente,
Le vice-président, Ressources,
et directeur des finances
Maureen O’Neil
Raymond J. Audet
Ottawa, Canada
le 24 juin 1998
É T A T S
F I N A N C I E R S
Financier
BILAN
au 31 mars 1998 ( 000 $ )
1998
1997
13 162
20 575
4 989
5 035
13 229
20 153
14 535
1 377
43 761
49 294
7 079
4 554
153
348
–
3 631
161
202
55 895
53 288
6 925
562
24 417
7 271
1 550
24 356
31 904
33 177
6 394
2 808
662
348
7 774
2 575
388
202
42 116
44 116
13 779
9 172
55 895
53 288
ACTIF
À court terme
Encaisse et placements à court terme ( note 3 )
Non affectés
Affectés
Débiteurs ( note 4 )
Frais payés d’avance
Placements à long terme ( note 5 )
Immobilisations ( note 6 )
Dépôts recouvrables
Fonds de dotation ( note 7 )
PASSIF
À court terme
Créditeurs et charges à payer ( notes 4 et 8 )
Provisions pour la restructuration ( note 9 )
Revenus reportés ( note 10 )
Revenus reportés à long terme ( note 10 )
Indemnités de cessation d’emploi courues
Loyer reporté – siège social
Fonds de dotation ( note 7 )
AVOIR
Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.
Approuvé au nom du Conseil :
la présidente
54
le vice-président, Ressources,
et directeur des finances
É T A T S
F I N A N C I E R S
Financier
ÉTAT DES RÉSULTATS
pour l’exercice terminé le 31 mars 1998 ( 000 $ )
1998
1997
88 111
1 800
96 100
1 427
29 487
1 832
1 048
20 512
2 046
1 030
122 278
121 115
56 381
29 487
9 063
4 816
4 569
3 623
63 174
20 512
9 983
6 026
4 693
3 912
107 939
108 300
Frais d’administration
11 188
12 400
Frais généraux recouvrés sur les activités liées
à l’augmentation des revenus ( note 12 )
(1 456 )
(1 667 )
REVENUS
Crédit parlementaire ( subvention )
Crédit parlementaire supplémentaire ( subvention ) ( note 11 )
Fonds pour activités liées à l’augmentation
des revenus ( note 12 )
Revenus de placement
Autres revenus
DÉPENSES
Activités de recherche et activités liées à la recherche
Activités de recherche pour le développement
Activitiés liées à l’augmentation des revenus ( note 12 )
Soutien technique
Gestion des bureaux régionaux
Diffusion de l’information et bibliothèque
Gestion du siège social
Excédent des revenus sur les dépenses
117 671
119 033
4 607
2 082
Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.
55
É T A T S
F I N A N C I E R S
Financier
ÉTAT DE L’ÉVOLUTION DE L’AVOIR
pour l’exercice terminé le 31 mars 1998 ( 000 $ )
Investi
en
immobilisations
Solde au début de l’exercice
Total
1998
Total
1997
3 631
5 541
9 172
7 090
Excédent des revenus sur les dépenses
–
4 607
4 607
2 082
Investissement net en immobilisations
923
–
–
13 779
9 172
Solde à la fin de l’exercice
4 554
Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.
56
Non
affecté
( 923 )
9 225
É T A T S
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Financier
ÉTAT DE L’ÉVOLUTION DE
LA SITUATION FINANCIÈRE
pour l’exercice terminé le 31 mars 1998 ( 000 $ )
1998
1997
Excédent des revenus sur les dépenses
4 607
2 082
Éléments sans incidence sur l’encaisse
Amortissement des immobilisations
Gain sur cession d’immobilisations
Indemnités de cessation d’emploi
Amortissement du loyer reporté
1 267
(118 )
489
274
2 544
(27 )
341
(6 )
6 519
4 934
4 367
(1 380 )
(2 305 )
(4 258 )
9 506
(1 629 )
Flux de trésorerie – activités d’investissement
Acquisitions d’immobilisations après déduction
du produit des cessions de matériel
Acquisitions de placements à long terme
( 2 072 )
( 7 079 )
(1 720 )
–
Sorties de fonds nettes – activités d’investissement
( 9151 )
(1 720 )
355
( 3 349 )
Flux de trésorerie – activités d’exploitation
Variations nettes du fonds de roulement à l’exclusion de
l’encaisse et des placements à court terme
Variations des revenus reportés à long terme
Rentrées ( sorties ) de fonds nettes – activités d’exploitation
Augmentation ( diminution ) nette de l’encaisse
Encaisse et placements à court terme au début de l’exercice
33 382
36 731
Encaisse et placements à court terme à fin de l’exercice
33 737
33 382
Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.
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É T A T S
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Notes
NOTES COMPLÉMENTAIRES AUX ÉTATS FINANCIERS
En milliers de dollars, sauf indication contraire.
1. POUVOIRS ET OBJETS
Le Centre de recherches pour le développement international (le Centre) est une société sans
capital-actions créée en 1970 par le Parlement du Canada qui a promulgué, à cette fin, la Loi sur le
Centre de recherches pour le développement international. Ses activités sont financées principalement
au moyen d’un crédit parlementaire annuel (subvention). Le Centre est réputé être une œuvre de
charité enregistrée aux termes de la Loi de l’impôt sur le revenu.
Le Centre a pour objet de lancer, d’encourager, d’appuyer et de mener des recherches sur les
problèmes des régions du monde en voie de développement et sur les moyens d’application
et d’adaptation des connaissances scientifiques, techniques et autres au progrès économique
et social de ces régions.
2. PRINCIPALES CONVENTIONS COMPTABLES
Les états financiers ont été dressés conformément aux principes comptables généralement reconnus
et suivent les principales conventions comptables énoncées ci-après.
CONSTATATION DES REVENUS
Le crédit parlementaire annuel (subvention) est comptabilisé comme revenu durant l’exercice pour
lequel il est approuvé. Les crédits parlementaires destinés à des projets particuliers et les fonds reçus
ou à recevoir pour des activités liées à l’augmentation des revenus sont reportés et comptabilisés
comme revenus lorsque les dépenses afférentes sont engagées. Tous les autres revenus sont
comptabilisés selon la méthode de la comptabilité d’exercice.
AMORTISSEMENT
Les immobilisations sont comptabilisées au coût et amorties de façon linéaire sur leur durée de vie
utile prévue. Pour chaque catégorie d’immobilisations, la durée de vie utile prévue est la suivante :
Matériel informatique
Logiciels d’application
Mobilier et matériel de bureau
Véhicules
Réseau téléphonique
Améliorations locatives
3 ans
3 ou 5 ans
5 ans
3 ans
5 ans
Durée non écoulée du bail
PLACEMENTS
Les placements sont comptabilisés au moindre du coût et de la valeur du marché.
FONDS DE DOTATION
Les fonds de dotation comprennent les sommes reçues sous forme de legs, de cadeau ou de don
et sont généralement destinés à des fins précises. Les dépenses afférentes sont imputées aux fonds
appropriés durant l’exercice où elles sont engagées.
58
É T A T S
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CONVERSION DES DEVISES
Les opérations en devises sont converties en dollars canadiens soit selon un taux de change moyen
qui avoisine le taux de change en vigueur à la date de l’opération, soit selon le taux de change en
vigueur le jour de l’opération. Les actifs et passifs monétaires en devises sont convertis au taux
de change en vigueur à la fin de l’exercice. Les gains et les pertes sur change sont inclus dans les
résultats de l’exercice courant.
INDEMNITÉS DE CESSATION D’EMPLOI COURUES
Les employés bénéficient d’indemnités de cessation d’emploi calculées d’après leur salaire à la date
de cessation et selon les conditions d’emploi en vigueur. Le passif résultant desdites indemnités est
comptabilisé lorsque les employés y deviennent admissibles.
LOYER REPORTÉ
Toute période de loyer gratuite et les autres avantages incitatifs liés à des contrats de location à long
terme sont reportés et amortis de façon linéaire sur la durée du contrat.
CHARGES DE RETRAITE
Les employés du Centre participent au Régime de pension de retraite de la Fonction publique
administré par le gouvernement du Canada. Les employés et le Centre sont tenus de cotiser au
régime. Ces cotisations représentent la totalité des engagements contractés par le Centre au titre
du régime de pension de retraite et elles sont comptabilisées sur une base courante. En vertu des
mesures législatives en vigueur, le Centre n’est pas tenu de cotiser pour les insuffisances actuarielles
du Compte de pension de retraite de la Fonction publique.
3. ENCAISSE ET PLACEMENTS À COURT TERME
Encaisse
Placements à court terme
Banques à charte canadiennes
Sociétés commerciales
Banques étrangères
1998
1997
2 193
(3 516)
17 515
13 889
140
20 844
13 897
2 157
33 737
33 382
Le Centre est autorisé à investir dans les titres productifs d’intérêt des institutions mentionnées
ci-dessus. Ces fonds sont placés dans des effets du marché monétaire à court terme qui doivent
bénéficier d’une notation équivalente ou supérieure à R-1 selon l’évaluation d’une agence reconnue
de cotation des titres. Les moyens d’investissement consistent principalement en acceptations
bancaires, en dépôts à échéance fixe et en billets à court terme.
Le rendement moyen du portefeuille détenu au 31 mars 1998 était de 4,83 % (3,12 % en 1997)
et la durée moyenne des placements était de 76 jours (82 jours en 1997). La juste valeur marchande
des placements au 31 mars 1998 équivaut approximativement à leur valeur comptable nette.
L’encaisse et les placements à court terme comportent un solde de 20 575 $ (20 153 $ en 1997)
affecté à des activités de recherche particulières comme suit :
Activités liées à l’augmentation des revenus
Appui à la santé – Afrique
1998
1997
14 440
6 135
8 121
12 032
20 575
20 153
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É T A T S
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Notes afférentes
4. DÉBITEURS ET CRÉDITEURS
Les débiteurs et les créditeurs sont enregistrés dans le cours normal des activités. Ils sont payables
sur présentation et ne portent pas d’intérêts. La valeur comptable de ces comptes avoisine la juste
valeur en raison de leur brève échéance. Une fraction importante (21,6 %) des débiteurs est due par
l’Agence canadienne de développement international ( ACDI ) et ne présente aucun risque notable
de crédit. Du montant total des débiteurs, 3 417 $ (13 585 $ en 1997) étaient affectés à des activités
liées à l’augmentation des revenus.
5. PLACEMENTS À LONG TERME
Ces fonds sont investis sur le marché obligataire, dans des obligations du gouvernement du Canada.
Au 31 mars 1998, le rendement moyen du portefeuille détenu était de 5,63 % et la durée moyenne des
placements de 4,6 ans. La juste valeur des placements à long terme était de 7 279 $ au 31 mars 1998.
Du montant total des placements à long terme, 4 096 $ étaient affectés à la recherche axée sur l’appui
à la santé en Afrique.
6. IMMOBILISATIONS
Amortissement
cumulé
Coût
Matériel informatique
Améliorations locatives
Logiciels d’application
Mobilier et matériel de bureau
Réseau téléphonique
Véhicules
Valeur comptable
nette
1998
1997
1998
1997
1998
1997
6 904
1 710
555
1 604
1 273
826
6 968
1 793
—
1 475
995
866
4 738
854
—
1 226
900
600
4 793
908
—
1 235
849
681
2 166
856
555
378
373
226
2 175
885
—
240
146
185
12 872
12 097
8 318
8 466
4 554
3 631
Durant l’exercice, le Centre a commencé à capitaliser les coûts liés aux logiciels d’application.
L’amortissement de ces coûts débutera durant l’exercice où les logiciels seront mis en service.
L’amortissement relatif à l’exercice est de 1 267 $ (2 544 $ en 1997).
60
É T A T S
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7. FONDS DE DOTATION
En 1987, la succession du regretté John Bene a créé un fonds qui octroie une bourse d’études postdoctorales en foresterie sociale. Outre celui-ci, le Centre administre d’autres fonds de dotation, dont
les fonds des gouverneurs et le fonds pour la recherche sur le sida.
1998
1997
Solde au début de l’exercice
Nouveaux apports
Intérêts créditeurs
Dépenses
202
142
10
(6)
208
—
8
(14)
Solde en fin d’exercice
348
202
John Bene
Autres
287
61
159
43
Total des fonds de dotation
348
202
1998
1997
2 122
1 996
1 882
925
2 016
2 416
1 814
1 025
6 925
7 271
8. CRÉDITEURS ET CHARGES À PAYER
Charges à payer – projets
Fournisseurs
Congés annuels et autres congés à payer
Autres
9. PROVISION POUR LA RESTRUCTURATION
Au cours de l’exercice terminé le 31 mars 1996, le Conseil des gouverneurs a approuvé la restructuration des programmes et des activités du Centre tant au siège social que dans les bureaux régionaux.
Le coût total de cette restructuration comportant des indemnités de départ accordées en vertu du
programme spécial de compensation et d’aide ainsi que d’autres frais connexes a été estimé à
5,5 millions de dollars. Au 31 mars 1998, un montant de 0,6 million de dollars (1,5 million de dollars
en 1997) reste à payer. Une somme de 0,9 million de dollars (2,5 millions de dollars en 1997) a été
payée au cours de l’exercice.
61
É T A T S
F I N A N C I E R S
10. REVENUS REPORTÉS
Les revenus reportés comprennent la portion non dépensée des fonds reçus ou recevables pour des
activités liées à l’augmentation des revenus ainsi que la fraction du crédit parlementaire supplémentaire (subvention) accordé au mois de mars 1994 et qui n’avait pas encore été utilisée au 31 mars
1998. Ces soldes se lisent comme suit :
À court terme
Activités liées à l’augmentation des revenus
Crédit parlementaire supplémentaire (subvention)
Appui à la santé — Afrique
À long terme
Crédit parlementaire supplémentaire (subvention)
Appui à la santé — Afrique
Total
1998
1997
20 579
20 098
3 838
4 258
24 417
24 356
6 394
7 774
30 811
32 130
Du montant reporté au poste des activités liées à l’augmentation des revenus, une somme de 15 285 $
(3 517 $ en 1997) a été reçue de l’ACDI et un montant de 1 078 $ (12 147 $ en 1997) était dû par cette
dernière à la fin de l’exercice. Un montant additionnel de 3 600 $ (néant en 1997) a été comptabilisé
au titre de frais payés d’avance.
11. CRÉDIT PARLEMENTAIRE SUPPLÉMENTAIRE (SUBVENTION)
En mars 1994, le Centre s’est vu accorder un crédit parlementaire supplémentaire (subvention) de
27 millions de dollars, affecté au financement d’un programme d’appui à la santé en Afrique (15 millions
de dollars) et à celui de l’Initiative pour les micronutriments (12 millions de dollars). La somme destinée
à l’Initiative pour les micronutriments a été entièrement dépensée en 1995-1996, mais les activités du
programme d’appui à la santé en Afrique se poursuivent toujours. Durant l’exercice, les revenus constatés
pour ces activités s’élevaient à 1,8 million de dollars (1,4 million en 1997). La portion non dépensée
de 10,2 millions de dollars (12 millions en 1997) a été inscrite comme revenu reporté (voir la note 10).
12. ACTIVITÉS LIÉES À L’AUGMENTATION DES REVENUS
Les activités liées à l’augmentation des revenus désignent plus particulièrement les activités de
recherche exécutées ou gérées par le Centre au nom d’autres institutions. Ces activités de recherche
sont financées par l’ACDI et par d’autres organismes, dont certains du Canada. Voici la ventilation
de ces activités :
ACDI
Autres organismes
Autres organismes du gouvernement du Canada
1998
1997
24 399
4 345
743
11 053
6 112
3 347
29 487
20 512
Le Centre recouvre les frais généraux sur les activités liées à l’augmentation des revenus. Les sommes
ainsi récupérées s’établissaient à 1 456 $ (1 667 $ en 1997), dont 1 000 $ (735 $ en 1997) recouvrés
auprès de l’ACDI.
62
É T A T S
F I N A N C I E R S
13. CONTRATS DE LOCATION-EXPLOITATION
Le Centre a signé des contrats de location pour loger son personnel dans différents pays et pour
les locaux et biens d’équipement qu’il utilise au Canada et dans les bureaux régionaux. Le contrat
de location des locaux du siège social d’Ottawa expire en 2007. Les paiements minimaux futurs
en vertu des différents contrats de location sont les suivants :
1998-1999
5 144
1999-2000
4 893
2000-2001
4 660
2001-2002
4 683
2002-2003
4 784
2003-2007
24 361
Total
48 525
14. ENGAGEMENTS CONTRACTUELS —
SUBVENTIONS ET PRÉSENTATION DE PROJETS
Le Centre s’est engagé à effectuer des paiements totalisant 135,3 millions de dollars au cours des
quatre prochains exercices, à la condition que le Parlement du Canada ou des donateurs externes
fournissent les fonds nécessaires et que les bénéficiaires se conforment aux modalités de subvention
des projets. Le Centre s’est officiellement engagé à verser des subventions totalisant 1,7 million de
dollars à des bénéficiaires lorsqu’ils auront confirmé leur acceptation.
15. OPÉRATIONS ENTRE APPARENTÉS
Outre les opérations entre apparentés dont il est fait mention ailleurs dans les présents états
financiers, le Centre entretient des liens en matière de propriété commune avec tous les ministères,
organismes et sociétés d’État du gouvernement du Canada. Le Centre fait affaire avec ces derniers
dans le cours normal de ses activités.
16. ÉVENTUALITÉ
Une réclamation d’environ 0,8 million de dollars afférente à un bien loué en Inde demeurait en suspens
à la fin de l’exercice. En se fondant sur les avis juridiques reçus, la direction estime qu’il n’est pas
possible de déterminer le montant du passif pouvant découler, le cas échéant, de cette poursuite.
Le Centre est défendeur dans d’autres poursuites en instance. La direction considère toutefois comme
improbable qu’il en résulte des passifs significatifs.
17. CHIFFRES COMPARATIFS
Certains chiffres de l’exercice précédent ont été reclassés de façon à être conformes à la présentation
adoptée en 1998.
63
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