pour le développement international Centre de

pour le développement international Centre de
Centre de
recherches
pour le
développement
international
CRDI
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© Centre de recherches pour le développement
international 1995
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directeur régional.
Bureau régional du Moyen-Orient
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Rapport annuel CRDI 1994–1995, Ottawa, ON,
CRDI, 1995, 70 p. : ill.
/Rapport annuels/, /CRDI/, /recherche sur le
développement/, /programmes de
recherche/, /projets de recherche/.
CDU : 338.001
ISBN : 0-88936-769-8
ISSN : 0704-7584
Édition sur microfiche offerte sur demande.
Le Rapport est entièrement publié sur du papier
recyclé et l’encre est d’origine végétale. Pour
réduire les frais d’impression, le nombre de
copies est limité ; on trouvera cependant la partie
centrale du Rapport sur l’Internet ( idrc.ca )
TABLE DES
MATIÈRES
AVANT-PROPOS
..........................................
2
CADRES SUPÉRIEURS DU CRDI. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
MANDAT
................................................
POINTS SAILLANTS
......................................
QUESTIONS ET RÉPONSES
SURVOL
5
6
..............................
10
................................................
12
THÈMES
Biodiversité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Intégration des politiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Systèmes alimentaires menacés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Information et communication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Santé et environnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Technologie et environnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
RÉGIONS
Afrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Asie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Amérique latine et Antilles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
ACTIVITÉS MONDIALES
................................
SECRÉTARIATS INTERNATIONAUX
......................
CRDI
40
44
Centre de
recherches
pour le
développement
International
RAPPORT
ANNUEL
1994–1995
RAPPORT FINANCIERS
Exposé financier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
Rapport du vérificateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
États financiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
CRDI
C A N A D A
1 9 7 0 - 1 9 9 5
AVANTPROPOS
25 ans de science en action
e
L’année 1995 marque le 25 anniversaire du Centre de recherches pour le
développement international, une institution fondée sur la reconnaissance
de la place capitale que détient le savoir scientifique dans le développement. Le CRDI est né d’un dessein visionnaire : que la connaissance peut
changer le monde et améliorer les conditions de vie dans les pays du Sud.
Témoin exceptionnel de l’ampleur de vue et de l’initiative du Canada, le
CRDI a été le premier organisme du genre dans le monde.
Nous célébrons 25 années productives, 25 années d’apprentissage. Le
CRDI a toujours été et demeure une organisation que soulève la passion :
passion pour son mandat, passion pour les nombreux projets qui ont produit des résultats bénéfiques pour l’humanité. Nous avons beaucoup
appris de la réussite, nous avons aussi appris de l’effort de recherche qui
n’était pas à la hauteur de l’attente. Retenir les enseignements qui se dégagent du succès comme de l’échec, n’est-ce pas là ce qui forme l’essence de
la recherche et qui caractérise, depuis l’origine, l’évolution de l’espèce ? À
l’issue de 25 ans d’activité, la balance penche nettement en faveur des
actions qui ont contribué à établir la réputation internationale d’excellence
du Centre et du Canada. En tant que Canadien et président du CRDI
depuis avril 1991, je tire une très grande fierté du dynamisme du Centre,
de ses réalisations et du virage que le Conseil des gouverneurs, le personnel, les chercheurs et nos partenaires ont amorcé ensemble au cours des
quatre dernières années. Notre organisme et le Canada, son parrain, ont
toute raison de célébrer cet anniversaire.
Keith A. Bezanson
Président
2
Force est cependant de reconnaître que les dernières années ont été
tumultueuses et sujettes aux turbulences qui secouent le globe. Entre
1990–1991 et 1995–1996, par exemple, les crédits parlementaires
accordés au CRDI ont chuté de 18 millions de dollars en valeur nominale,
et de plus de 35 % en valeur réelle. Mais, durant la même période, l’occasion de nouveaux départs nous était donnée. Nous avons déployé un
effort conscient pour cibler nos actions, élargir et diversifier nos sources
financières, établir enfin des orientations stratégiques qui nous permettent
de relever de nouveaux défis et de restructurer nos services de manière
digne et avisée à la fois.
Nous savons que le CRDI est plein de vitalité parce que, au début de son
deuxième quart de siècle d’existence, il continue à mettre à contribution
l’expérience acquise et à demeurer ouvert aux nouvelles circonstances.
Cinq raisons attestent de cette vitalité. En premier lieu, il y a l’idée toujours actuelle qui est à l’origine du CRDI, à savoir que les peuples ne peuvent progresser que s’ils se donnent leurs propres capacités de recherche
et de développement pour identifier leurs problèmes, puis pour choisir et
mettre en œuvre les solutions qui conviennent. Deuxièmement, le Centre
est vital parce que la production de nouvelles connaissances et l’accès à
celles-ci, sans lesquelles il n’y a pas de développement, conditionnent
désormais le bien-être même de l’humanité. Puis il y a cette prise de conscience que le développement du Sud et la survie du Nord ne sont que
l’avers et le revers de la même médaille ; à cet égard, l’établissement d’un
véritable partenariat intellectuel apparaît plus que jamais nécessaire. La
quatrième source de vitalité du Centre repose sur la créativité et le dévouement du personnel et du Conseil des gouverneurs international qui, dans
les moments les plus difficiles, n’ont jamais perdu de vue la mission con-
fiée à l’organisme même lorsqu’ils ont dû arrêter les mesures imposées par
la réforme financière et administrative de l’appareil fédéral. Le cinquième
motif est la confiance que le gouvernement et le Parlement mettent dans
le CRDI, sa raison d’être et sa contribution envers le Canada, les
Canadiens et le monde.
AVANTPROPOS
Le CRDI veut être une institution de classe mondiale et manifester le
leadership du Canada face aux défis qui viennent. Pour cela, il suit quatre
axes stratégiques.
• Le CRDI doit être à la hauteur de ses ambitions. Le monde a de plus
en plus besoin d’un organisme comme le nôtre qui lie étroitement
savoir et développement.
• La rigueur budgétaire et la réduction du budget de l’aide publique au
développement sont inscrites dans les faits. Elles marqueront l’avenir
du développement non seulement au Canada mais également dans les
autres pays donateurs.
• Le monde est en pleine mutation et le CRDI, en tant qu’organisme de
recherche, doit assumer et devancer ce changement. La recherche de
nouveaux partenariats (Sud-Sud et Sud-Nord), de nouvelles orientations technologiques et de nouveaux dispositifs financiers s’imposent.
• Il est temps d’agir. Et il ne reste pas beaucoup de temps. Les fondations sur lesquelles l’avenir peut s’édifier sont solidement plantées. Les
orientations et les initiatives de ces dernières années ont montré la voie
et le temps est propice à l’action.
S’il convient assurément que le Centre poursuive les entreprises où il
excelle depuis le début, il nous faut épouser le changement et aviver les
initiatives visant à diversifier nos sources de financement et à préserver nos
crédits parlementaires. L’effort que nous avons consenti pour susciter la
communication — entre nous, avec les partenaires, le Parlement, les
ministères et organismes du gouvernement, le public canadien intéressé —
doit se poursuivre. Nous devons mettre en place de nouveaux mécanismes
tendant à l’excellence dans la gestion de l’innovation et du changement.
En tout cela s’impose l’innovation. Il y a 25 ans, le CRDI incarnait une
idée nouvelle et entreprenait son mandat avec détermination et audace.
Nous devons, aujourd’hui, fonder notre action sur un courage nouveau
devant des réalités nouvelles et des besoins nouveaux. La préparation et la
présentation du présent rapport annuel s’inspire de la légitime fierté
devant ce qui a été accompli dans le passé, de la conscience des formidables défis auxquels nous sommes confrontés et de la prise de conscience
que l’innovation, qui était de mise hier, est encore aujourd’hui notre lot.
3
CADRES
SUPÉRIEURS
DU CRDI
Jon K. Grant
Peterborough, Canada
Caroline Pestieau
Directrice générale,
Sciences sociales
Donna S. Kaufman
Montréal, Canada
Martha B. Stone
Directrice générale,
Sciences et systèmes
d’information
Huguette Labelle
Hull, Canada
Conseil des
gouverneurs*
‡
Flora MacDonald
Présidente du Conseil des gouverneurs
Ottawa, Canada
Joan E. Foley ‡
Vice-présidente du Conseil
des gouverneurs
Toronto, Canada
Jean-Guy Paquet ‡
Sainte-Foy, Canada
Vulimiri Ramalingaswami
New Delhi, Inde
Shridath Ramphal
Guyane
Olav Slaymaker
Vancouver, Canada
Herb Breau
Ottawa, Canada
Cadres de
direction et
directeurs
régionaux*
José J. Brunner
Santiago, Chili
Albert J. Butros ‡
Jubeiha, Jordanie
Keith A. Bezanson
Président
Saisuree Chutikul
Bangkok, Thaïlande
Raymond J. Audet
Directeur général,
Finance et administration
Jocelyne Côté-O’Hara
Ottawa, Canada
‡
Miguel de la Madrid Hurtado
Mexico, Mexique
Brian A. Felesky
Calgary, Canada
‡
Marie-Angélique Savané
Dakar, Sénégal
Keith A. Bezanson ‡
Président et
chef de la direction
Ottawa, Canada
4
Ivy F. Matsepe-Casaburri
Johannesburg, Afrique du Sud
‡
Robert Auger
Secrétaire et conseiller juridique
Pierre Beemans
Directeur général,
Initiatives et affaires
institutionnelles
Jacques Gérin ‡
Montréal, Canada
Antoine Hawara
Trésorier
Niki Goulandris
Kifissia, Grèce
Maureen Law
Directrice générale,
Sciences de la santé
Anne V.T. Whyte
Directrice générale,
Environnement et
Ressources naturelles
Gerald R. Bourrier
Directeur régional,
Afrique centrale et
occidentale ( Dakar )
Fawzy Kishk
Directeur régional,
Moyen-Orient et Afrique
du Nord ( Le Caire )
Eva M. Rathgeber
Directrice régionale,
Afrique orientale et australe
( Nairobi )
Randy W. Spence
Directeur régional, Asie
( Singapour )
Anthony Tillet
Directeur régional,
Amérique latine et Antilles
( Montevideo )
Marc Van Ameringen
Directeur régional, Afrique
australe ( Johannesburg )
* Liste à jour le 1er janvier 1995.
‡ Membre du comité de direction.
« Le Centre a pour objets
d’entreprendre, d’encourager,
de soutenir et de poursuivre
des recherches sur les
problèmes des régions du
monde en voie de développement
et sur les moyens d’application
et d’adaptation des connaissances
scientifiques, techniques et
autres au progrès économique
et social de ces régions [ ... ].
»
— Loi sur le Centre de recherches
pour le développement
international, Article 4 ( 1 ).
CRDI
: Jeanette L. Andrews-Bertheau
CRDI
: S. Colvey
MANDAT
« Le Centre est donc
chargé de créer, maintenir et
renforcer les capacités de
recherche des pays en voie
de développement pour
répondre à leur besoin d’équité
et de justice sociale.
CRDI
: Denis Marchand
»
— S’affranchir par le savoir.
Stratégie du Centre
de recherches pour le
développement international,
novembre 1991.
5
POINTS
SAILLANTS
L’esprit d’entreprise en Afrique du Sud
Habité par un souffle démocratique, ce pays dynamise ses petites entreprises avec l’aide du CRDI. Le gouvernement de Pretoria a débloqué
27 millions de dollars pour un projet, administré par le Centre, qui a pour
but d’aider les Sud-Africains de race noire à acquérir les habiletés nécessaires
dans les affaires et la gestion ; ces citoyens participeront ainsi activement à
l’économie locale. Le projet est créateur d’emploi et de stabilité sociale
( VOIR PAGE 32 ).
Rwanda, ou la voie de la reconstruction
Les
programmes
de recherche
Le projet en faveur de la reconstruction nationale de ce pays est un pas sur
la route de la paix et du progrès économique. Il appuie les efforts des
scientifiques, des professeurs, des techniciens et de bien d’autres professionnels qualifiés : demain, ils seront les leaders, les éducateurs et les
décideurs de la nation ( VOIR PAGE 30 ).
La recherche est au cœur du mandat
du CRDI. Et la recherche exige beaucoup de temps... Il est rare qu’on
puisse rapporter quelque résultat
obtenu par un projet au cours de
l’exercice financier qui l’a vu naître : il
faut compter de cinq à dix ans avant
qu’il ne produise des fruits. C’est
pourquoi les points saillants qui suivent présentent le produit de
recherches qui se sont déroulées avant
1994–1995 ; des travaux approuvés
il y a plusieurs années produisent
aujourd’hui seulement des résultats
exploitables. Certains autres projets
prometteurs, approuvés au cours du
présent exercice, tentent de cerner les
orientations et les priorités du CRDI
au cours des douze derniers mois.
Prisonniers de la faim
Sygma: Jon Jones
Qui peut ignorer qu’un milliard de personnes dans le monde souffrent
d’une carence en vitamine A, en fer ou en iode ? Que la majorité des victimes sont des femmes et des enfants ? Le CRDI lance une opération
internationale de 19 millions de dollars en faveur des populations du Sud
dont la santé est ainsi menacée ( VOIR PAGE 42 ).
6
CRDI
Nelson Mandela et Anne Whyte, du CRDI, qui
dirigeait la mission sud-africaine sur les politiques
environnementales.
: R. Poling
Eric Miller
Camp de réfugiés rwandais. Comment restaurer la capacité de recherche du pays ?
Les micronutriments : d’abord les enfants.
WETV, le service de télévision mondiale
POINTS
SAILLANTS
Un nouveau réseau télévisuel international donne la parole aux communautés du Sud : WETV permet de diffuser et de voir dans le monde entier
des programmes à prix abordable, attrayants et ouverts aux différences
culturelles. Le lancement officiel aura lieu à Beijing en septembre 1995
( VOIR PAGE 44 ).
Chasse aux paludisme
De simples moustiquaires traitées à l’insecticide sont aujourd’hui devenues
un outil très efficace pour combattre le paludisme. Si les essais en cours
connaissent de nouveaux succès, ce projet du CRDI deviendra l’une des
plus importantes stratégies de survie des enfants ( VOIR PAGE 27 ).
De meilleurs soins à un coût inférieur
Un projet innovateur, lancé en Tanzanie, permet de concrétiser une proposition de la Banque mondiale en faveur d’une meilleure santé. On applique
pour cela différentes mesures préventives, dont le coût reste minime, dans
les collectivités rurales. Si cette approche s’avérait efficace, l’expérience serait
élargie à d’autres pays du Sud ( VOIR PAGE 31 ).
Une technologie écologique
CRDI
: Claude Dupuis
Une firme canadienne et une société singapourienne de recherche et de
commercialisation s’associent pour appliquer leur technologie au contrôle
de la pollution, au recyclage des ressources et à la gestion énergétique
( VOIR PAGE 28 ).
CRDI
: S. Colvey
Sri Lanka. Meilleur traitement du thé signifie
meilleure production.
Bénin. La moustiquaire contre le paludisme.
7
POINTS
SAILLANTS
Production de revenus
Pour pallier la baisse des revenus gouvernementaux et pour satisfaire le
besoin toujours grandissant de travaux de recherche, le Centre a mené une
campagne vigoureuse en 1994–1995 pour trouver de nouvelles sources de
financement. Il a ainsi récolté 16,3 millions de dollars, ce qui représente
une augmentation de 63,5 % par rapport à l’exercice précédent. La figure
ci-contre indique la croissance des recettes extérieures depuis cinq ans et
répartit les sources de revenu pour 1994–1995.
( 000 $ )
États
financiers
La principale source de revenus du
CRDI est constituée de la subvention
que lui accorde annuellement le
Parlement du Canada. Dans les années
passées, le Centre a pu grossir cette
somme grâce à des fonds de plus en
plus généreux d’origine non parlementaire. Le Conseil des gouverneurs du
Centre a décidé, cette année, que la
production de recettes serait une priorité majeure de l’institution, fixant
l’objectif à 75 millions de dollars pour
1998–1999. Pendant ce temps, les
opérations du Centre continuent
d’êtres plus efficientes : l’équilibre
entre ses programmes et son fonctionnement s’améliore sans cesse. On
souhaite atteindre un rapport de 80 à
20 en 1998–1999.
20
15
Subvention parlementaire
111,9 millions $
10
Contrats de recherche
16,3 millions $
Revenus de placements
et d’autre sources
2,9 millions $
5
0
90-91
91-92
92-93
93-94
94-95
Affectations
Pour faire face à l’éventuelle baisse
de la subvention parlementaire en
1995–1996, le CRDI devait, en décembre 1994, réduire les affectations
réservées au programme de 31,5 %. La
figure ci-contre ventile l’ensemble des
affectations consenties en 1994–1995
( les engagements ).
Programme régulier
61 millions $
Exploitation
36 millions $
Contrats de recherche
26,2 millions $
Dépenses
Étant donné la croissance des activités
administrées par le CRDI pour le
compte d’autres agences, les dépenses
entourant les contrats de recherche ont
augmenté de 63 % en 1994–1995. La
figure ci-contre ventile les dépenses
totales du Centre au cours de l’exercice.
8
Subventions de projets
73,7 millions $
Contrats de recherche
16,3 millions $
Activités connexes
17,5 millions $
Soutien opérationnel
11 millions $
Administration générale
(dont les coûts
recouvrés)
11,4 millions $
(%)
POINTS
SAILLANTS
70
60
Dépenses de
programme
50
Dépenses
d'exploitation
40
30
20
90-91
91-92
92-93
93-94
94-95
Rapport programme-opérations
Une fois de plus, cette année, le CRDI s’est rapproché de son objectif de
réduction des coûts d’opérations par rapport aux dépenses de programme.
En 1994–1995, celles-ci étaient de 73 % et les dépenses d’exploitation, de
27 %. La figure montre comment le Centre, depuis cinq ans, a amélioré la
gestion de ses opérations.
Affectations par programme
Le CRDI a consacré 27 millions de
dollars à la recherche en faveur de six
activités thématiques qu’il privilégie :
technologie et environnement ; intégration des politiques ; systèmes alimentaires menacés ; information et
communication ; santé et environnement ; biodiversité.
Alimentation
6,5 millions $
Politiques
6 millions $
Technologie
5,3 millions $
Biodiversité
3,6 millions $
Santé
3,2 millions $
Information
2,4 millions $
Répartition de la
recherche au Sud
La carte ci-dessous indique la distribution des affectations pour le programme
du CRDI. Des trois régions du Sud,
c’est l’Afrique qui a davantage reçu.
9,1 millions $
19 millions $
Afrique
31,2%
Amérique
latine
20,9%
Asie
14,8%
12,8 millions $
Les affectations pour
les Secrétariats
internationaux et les
Activités mondiales
s’élèvent à 20,2 millions $ ( 33,1 % ).
9
QUESTIONS
ET
RÉPONSES
quelle façon les sommes que le CRDI consacre
Q De
à la recherche profitent-elles aux Canadiens ?
Certains travaux de recherche financés par le CRDI profitent
R directement
aux Canadiens. La recherche sur le canola ( colza ),
menée en Chine, a permis la sélection, au Canada, de nouvelles
souches résistantes à la maladie. Ces variétés améliorées ont accru
les rendements de 15 % et fait du canola une culture d’exportation
plus rentable que le blé ( d’autres exemples en p. 20, 28–29 et
40 ). Certains avantages sont indirects : la protection de l’environnement au Sud fait de la planète un lieu plus sûr et plus habitable ;
l’amélioration de l’état de santé où que ce soit dans le monde
réduit le risque de transmission des maladies au Canada. Malgré les
contraintes financières, les Canadiens indiquent dans de nombreux
sondages qu’ils veulent que leur gouvernement contribue à rendre
le monde plus vivable ( le CRDI contribue à la paix au ProcheOrient ; voir p. 21 et 33 ). Pour en savoir plus sur les projets du
CRDI, procurez-vous un exemplaire de 101 Technologies : pour le
Sud par le Sud.
vrai que le CRDI n’est pas assujetti à la
Q Est-ce
politique étrangère du Canada ni à la Loi sur
l’administration financière ? Or, n’a-t-il pas été
institué et financé par le Parlement du Canada ?
CRDI n’est pas, en théorie, lié par la politique étrangère du
R LeCanada
mais, en pratique, le Centre y adhère totalement.
Toutefois, l’autonomie dont jouit le Centre lui permet de jeter des
ponts lorsqu’il n’apparaît pas opportun, pour des raisons politiques, que le gouvernement s’engage officiellement. De même, le
CRDI n’est pas assujetti à la Loi sur l’administration financière
mais il respecte étroitement cette loi ; sa gestion est périodiquement scrutée par le vérificateur général du Canada. Le Centre rend
compte annuellement au Parlement de ses activités ( sur le respect
scrupuleux de l’obligation de rendre compte, voir p. 13 ).
quoi le CRDI diffère-t-il de l’ACDI ? Sont-ils
Q En
complémentaires ? L’ACDI est-elle représentée au
sein du Conseil des gouverneurs du Centre ?
R
10
Le CRDI finance des travaux de recherche à long terme et assume
le risque propre à cette activité, alors que l’ACDI applique les
résultats. L’Agence a souvent procuré des fonds pour mettre en
application les résultats de recherches subventionnées par le
Centre. Il n’y a donc pas de chevauchement et les deux organismes
ont collaboré étroitement à certains projets, chacun ayant ses compétences particulières. Le président de l’ACDI fait partie du
Conseil des gouverneurs du CRDI ( sur la collaboration entre le
CRDI et l’ACDI, voir p. 22, 27, 31–32 et 46 ).
CRDI est-il toujours financé dans sa totalité
Q Le
par le Parlement canadien ?
subvention parlementaire constitue toujours pour le CRDI la
R Laprincipale
source de recettes. Toutefois, le Centre diversifie de plus
en plus ses sources de financement en tirant parti de ses atouts et
des réseaux qu’il a constitués durant un quart de siècle. Le Centre
obtient d’autres donateurs en moyenne 4 $ pour chaque dollar
investi ( voir p. 14 et 50 pour obtenir des précisions sur le programme
de production de recettes ).
QUESTIONS
ET
RÉPONSES
Qui siège au Conseil des gouverneurs ? Quels
Q critères
président au choix des membres ?
Quelle est la durée de leur mandat ?
gouverneurs, qui sont nommés pour une période de quatre ans,
R Les
sont choisis sur la base de leur réputation. Les nominations sont
approuvées par le gouverneur en conseil, sur avis du ministre des
Affaires étrangères. La majorité des gouverneurs, y compris le président, sont des citoyens Canadiens. Un bon nombre viennent
d’autres pays, y compris des pays en développement. Parmi les gouverneurs d’hier et d’aujourd’hui, mentionnons Ted Schultz, prix
Nobel d’économie, Shridath Ramphal, ex-secrétaire général du
Commonwealth et Lester B. Pearson, premier président du Conseil
du CRDI et ex-premier ministre du Canada ( voir p. 4 la liste des
membres du Conseil ).
CRDI donne-t-il son appui aux institutions et
Q Le
aux chercheurs canadiens ?
Près de 18 % des activités du Centre sont menées de concert avec
R des
institutions du Canada et du Sud. Les projets sont élaborés à
l’instigation des chercheurs des pays en développement, mais les
institutions canadiennes y sont associées comme partenaires. Le
CRDI crée les liens entre le milieu universitaire, les ONG et les
entreprises du secteur privé au Canada et à l’étranger. Il crée des
possibilités uniques de coentreprise, de partenariat de recherche et
de partage de connaissances ( voir p. 33, 37, 39 et 40 au sujet du
programme de partenariat canadien ).
11
SURVOL
Vision d’hier,
réalité de demain
L’exercice financier 1994 –1995 du Centre de recherches pour le
développement international est marqué d’au moins deux jalons importants : la célébration de ses 25 ans d’existence, mais également l’examen
de la politique étrangère du Canada. Le 12 janvier 1995 était en effet le
e
25 anniversaire de l’ouverture du débat parlementaire autour de la Loi
sur le CRDI ; la loi a été sanctionnée le 13 mai 1970. En 1994 –1995 se
déroulait aussi une consultation approfondie sur la place du Canada dans
un monde en pleine mutation ; l’importance du rôle futur du CRDI
apparaît clairement dans certains documents publiés à l’issue de cette
consultation.
Dans l’accomplissement
du mandat du Centre
se fondent ainsi
le rêve d’hier,
les défis d’aujourd’hui
et la réalité de demain.
La vision qui a inspiré la naissance du CRDI présente des similarités frappantes avec la nouvelle ligne de pensée qui définit le rôle du Canada dans
le monde d’aujourd’hui. N’est-il pas désormais reconnu que le savoir est
l’élément déterminant du développement et du bien-être des sociétés. Le
CRDI a été la première institution fondée sur le principe du partage des
connaissances en faveur du développement international.
La Loi sur le CRDI confirme que « le Centre a pour objets d’entreprendre, d’encourager, de soutenir et de poursuivre des recherches sur les
problèmes des régions du monde en voie de développement et sur les
moyens d’application et d’adaptation des connaissances scientifiques,
techniques et autres au progrès économique et social de ces régions ». Le
Centre représente l’apport courageux et innovateur du Canada à la cause
du développement international. En présentant son projet de loi en seconde
lecture, le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères de l’époque, Mitchell
Sharp, décrivait la mesure comme « une des propositions les plus porteuses et prégnantes dont cette Chambre ait été saisie depuis longtemps »,
ajoutant aussitôt qu’elle pourrait devenir « un élément nouveau et
dynamique » de la contribution du Canada à l’amélioration des conditions
de vie des régions les plus démunies de la planète.
Les idées qui ont commandé le libellé de la Loi demeurent toujours essentielles pour le développement et la réduction de la pauvreté dans les pays
en développement. Ces mêmes idées ne le sont pas moins pour la survie
du Canada et du monde entier. Dans l’accomplissement du mandat du
Centre se fondent ainsi le rêve d’hier, les défis d’aujourd’hui et la réalité
de demain.
Dans cette perspective, le présent rapport annuel étudie :
• jusqu’à quel point le Centre réussit à devenir l’« élément dynamique »
de la contribution canadienne au développement imaginée par ses
fondateurs;
• comment le Centre relève les nouveaux défis que posent la transformation de nos sociétés et les évolutions qui se produisent au sein du Canada
lui-même.
12
Gestion responsable
SURVOL
C’est le contribuable canadien qui, pour une grande part, donne au CRDI
les moyens d’exister. Le Centre est donc pleinement comptable de l’utilisation de ces ressources ; aussi, dans l’exercice de ses responsabilités, il va
au delà des simples prescriptions réglementaires.
Le CRDI remet son rapport annuel au Parlement par l’entremise du ministre des Affaires étrangères. Dans les années récentes, le Centre a voulu
faire de ce document le véritable instrument d’une évaluation responsable.
Cette attention est liée à un examen exhaustif du système d’évaluation mis
en place par le Centre ; ce système rend plus explicite et plus transparent
les relations entre les investissements et les résultats. Le présent rapport se
propose justement de refléter certains de ces changements ; les prochaines
années iront encore plus loin sur cette voie.
Le président du CRDI comparaît régulièrement devant le Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international et d’autres
comités parlementaires ; depuis 1991, il est intervenu à sept reprises
devant ces assemblées. Lors de l’entrée en fonction de l’actuelle législature, le Centre a organisé une séance d’information à l’intention des nouveaux députés à qui il a pu faire part de son expérience et de sa réflexion
sur le développement international et les questions connexes. En plus de
présenter des mémoires, le Centre est intervenu auprès des comités d’examen de la politique étrangère, de la science et de la technologie, de l’aide
extérieure et de la dette.
À deux reprises,
le Centre a invité le
vérificateur général
à scruter son rendement.
Les attestations annuelles du vérificateur général donnent acte de la bonne
régie du Centre. Toutes les recommandations proposées en vue d’une
amélioration possible de la gestion financière sont mises promptement et
scrupuleusement en œuvre. En 1988, le CRDI était dans le peloton des
huit organismes que le vérificateur général choisissait d’inclure dans son
rapport sur les « organisations très performantes ».
À deux reprises, le Centre a invité le vérificateur général à scruter son rendement. Le dernier rapport faisait remarquer que le CRDI n’était pas tenu
de solliciter et de rendre publics les résultats d’une vérification d’optimisation des ressources ; le fait qu’une telle opération était conduite pour
une deuxième fois traduisait la détermination du Centre « d’améliorer son
rendement et de rendre compte de sa responsabilité ».
Gestion réaliste
Dans la conduite de son mandat d’optimisation, le vérificateur général se
déclarait au courant du fait « que le CRDI était engagé dans un important
processus de changement dans lequel s’inscrivaient la vérification et son
calendrier ». En effet, alors même que le dernier budget fédéral dictait des
changements majeurs au sein des ministères et des organismes administratifs, le Centre avait déjà adopté les mesures qui allaient en ce sens.
Devant la réalité financière nationale, le CRDI avait entrepris deux programmes.
• Un premier programme étendu de réduction de coûts impliquait une
diminution de ses effectifs d’environ 20 % et de ses cadres de 50 %. —
13
SURVOL
Depuis que le Centre
a adopté sa nouvelle
stratégie, en 1991,
les sommes administrées
au nom d’autres
organisations ont augmenté
de façon exponentielle.
Cette décision a été prise en 1991–1992, peu avant que le Centre n’assume de nouvelles responsabilités par suite de l’engagement du Canada
au Sommet de la Terre. De 1990–1991 à 1994–1995, la part des
dépenses totales consacrée à l’exploitation est tombée de 34 à 28 %, et
cela malgré les dépenses associées à la présence du Centre dans les
régions où la recherche s’effectue.
• Un second programme ambitieux tente de produire des recettes pour
compléter les crédits parlementaires qui demeurent cependant la principale source de financement. — Si les affectations fédérales au titre de
l’aide publique au développement ont diminué, tel n’est pas le cas des
demandes dont fait l’objet le CRDI dans l’exercice de son rôle international. Les fonds complémentaires d’aide proviennent en grande
partie d’organismes désireux de s’appuyer sur l’expertise du Centre, ses
réseaux et son système de gestion. Son expérience dans la gestion de
contrats remonte à 25 ans, lorsque le CRDI s’était engagé à gérer un
projet pour le compte de l’ACDI. Depuis, le Centre a noué des partenariats avec des donateurs privés et d’autres bailleurs de fonds comme
les fondations Rockefeller, Ford et Edna McConnell Clark, la USAID,
l’Agence suédoise de coopération en recherche avec les pays en
développement, l’OMS, l’UNICEF, la Banque mondiale et la Banque
asiatique de développement.
À l’heure actuelle, le Centre administre plus de 50 projets de recherche
financés, en tout ou partie, par d’autres organismes. Ces projets, que le
CRDI gère au nom d’une trentaine d’organismes privés, bilatéraux ou
multilatéraux, représentent près de 70 millions de dollars destinés à la
recherche en développement. Depuis que le Centre a adopté sa nouvelle
stratégie, en 1991, les sommes administrées au nom d’autres organisations
ont augmenté de façon exponentielle.
Le Conseil des gouverneurs s’est dit d’accord pour que la diversification
des sources de financement s’élargisse à de nouveaux cofinancements et
services de gestion de la recherche qui pourront atteindre 75 millions de
dollars d’ici à l’exercice 1997–1998. Les gouverneurs ont également
décidé de trouver les voies et moyens de créer une ou plusieurs fondations
à l’avantage du Centre. D’autres activités de production de recettes sont
également poursuivies :
• la vente de services de conseil et de conférences ;
• les redevances et la location financière relatives aux technologies
développées par le CRDI ;
• la participation, en collaboration avec des partenaires, à des initiatives
telles que la loterie Planète bleue en vertu de laquelle une majoration
minime du prix des vols internationaux permettrait de lever d’importantes sommes d’argent en faveur des activités de développement international ;
• un rendement plus élevé des sommes investies.
En élaborant sa stratégie de diversification des recettes, le CRDI consulte
régulièrement, tant au Canada qu’outre-mer, des organismes publics et
privés.
14
Produits de la recherche
et partenariat
SURVOL
Durant ses 25 ans d’existence, le CRDI a consenti plus de 1,5 milliard de
dollars à l’appui de plus de 5 000 projets de recherche dans 100 pays. Aux
projets ont été associés quelque 20 000 chercheurs et plus de 1 000 institutions. Les résultats ou les produits de tels efforts englobent :
• des technologies nouvelles ou améliorées, allant d’un logiciel informatique à un test peu coûteux de dépistage du virus du sida dans le plasma sanguin ;
• des options politiques, par exemple l’incidence des travaux de
recherche que le CRDI a financés sur les capacités du Chili d’attirer les
investissements étrangers ;
• la création de compétences par la formation des chercheurs en milieu
de travail ou en institution ;
• la diffusion du savoir scientifique, y compris les documents imprimés
dans les pays en développement, et les publications canadiennes et
internationales, dont celles du CRDI ;
• les systèmes et les technologies de l’information, dans lesquels le CRDI
se distingue parmi les organismes donateurs ;
• le prestige qui rejaillit sur le Canada grâce au partenariat scientifique
avec les pays du Sud et au soutien apporté à de nombreux chercheurs
qui, demain, occuperont des postes influents au sein des gouvernements, des universités, des affaires et d’autres secteurs ;
• les liens entre le milieu canadien des affaires, de la recherche et des universités, les ONG et leurs homologues du Sud, ouvrant aux chercheurs
canadiens de nouveaux champs d’expérience et aux entreprises de nouvelles occasions d’affaires.
L
«
e CRDI est
mondialement réputé
pour aider la recherche
et les scientifiques des
pays émergents à résoudre
les problèmes du
développement de manière
innovatrice et flexible. »
— Comité d’aide au développement
de l’OCDE.
Audace, persévérance,
écoute
Les résultats de la recherche en développement que soutient le CRDI sont
attestés dans un nombre considérable de publications scientifiques ainsi
que dans des périodiques aussi populaires que The Globe and Mail,
National Geographic, The Wall Street Journal, The New York Times, Life
Magazine, New Scientist, Newsweek, Le Nouvel Observateur, Le Devoir, La
Presse, Reader’s Digest et Macleans. Parmi les organes de la presse électronique, citons la CBC et la Société Radio Canada, Global et CTV.
En 1994, le Comité d’aide au développement de l’OCDE mentionnait
que « le CRDI est mondialement réputé pour aider la recherche et les
scientifiques des pays émergents à résoudre les problèmes du développement de manière innovatrice et flexible ». Le Comité spécial mixte chargé de
15
SURVOL
l’examen de la politique étrangère du Canada a distingué le CRDI pour
« son travail de haute qualité axé sur le plan d’action en faveur du
développement durable convenu au Sommet de la Terre de Rio ».
En dernière analyse, toutefois, le CRDI demeure un organisme en situation d’apprentissage. Cela signifie qu’il n’a pas réponse à tout. Le temps
est un premier facteur important de la recherche en développement. Dans
le domaine de la foresterie, par exemple, des efforts prolongés de 10 à
15 ans sont nécessaires pour que les résultats des expérimentations soient
fiables, puis applicables.
Un deuxième élément est le risque. Abstraction faite des incertitudes normalement associées à la recherche, le CRDI doit faire face à la difficulté de
travailler dans des pays où l’infrastructure, considérée comme normale
dans les pays industrialisés, fait défaut. Par son mandat, le Centre doit oser
entreprendre la recherche qui présente peu d’attraits pour le secteur privé.
Si les retombées économiques de ces expériences entreprises pour le bien
commun demeurent faibles, elles peuvent néanmoins se révéler très bénéfiques pour la santé et l’environnement.
Si les retombées
économiques de ces
expériences entreprises
pour le bien commun
demeurent faibles, elles
peuvent néanmoins se
révéler très bénéfiques
pour la santé
et l’environnement.
Les administrateurs de programme du CRDI accordent la plus grande
attention à l’élaboration et à l’évaluation des propositions de projets.
L’aval n’est donné qu’après un examen approfondi de celles-ci. Nul ne
peut cependant prédire avec certitude le résultat : certains projets
échouent, d’autres sont couronnés de succès. Les uns et les autres permettent toutefois de progresser et de mieux déterminer ce qui produit les
résultats souhaités et ce qui fait obstacle. Le succès et l’échec sont tous
deux riches d’enseignements.
Le CRDI aujourd’hui
Le système de planification du Centre a fait l’objet d’une première refonte
en 1989. Après en avoir débattu, les membres du Conseil des gouverneurs
ont sollicité l’élaboration d’un plan stratégique : S’affranchir par le savoir
a reçu l’assentiment du Conseil en octobre 1991. Par la suite, le Sommet
de la Terre a amené une nouvelle mise en perspective du plan, bientôt
accompagnée d’une réorganisation des activités autour des grands thèmes
énoncés dans le principal document publié par le Sommet, Action 21.
Le nouveau Programme institutionnel du CRDI 1993–1996 a retenu six
thèmes d’intervention en faveur de l’environnement et du développement :
• biodiversité ;
• intégration des politiques environnementales, sociales et économiques ;
• systèmes de production alimentaire menacés ;
• information et communication ;
• santé et environnement ;
• technologie et environnement.
La flexibilité du Programme institutionnel permet d’aborder une grande
variété de questions au travers d’un ensemble de programmes choisis en
vue d’un développement durable et équitable.
16
L’avenir du CRDI
SURVOL
Le Programme institutionnel du CRDI ayant été prolongé d’un an, les
mêmes thèmes continueront d’orienter les programmes, les projets et les
activités du Centre. Malgré que le contexte ait changé tant sur le plan
national qu’international, le mandat du Centre n’a rien perdu de sa
validité ; les événements récents ont plutôt mis en évidence son actualité.
Le rôle du CRDI est toujours d’améliorer durablement la condition
humaine par la voie de la recherche, notamment dans les pays en
développement.
Toutefois, le Centre s’oriente de plus en plus vers la rationalisation de ses
programmes. Les fonds provenant des crédits parlementaires seront attentivement ciblés autour de projets de recherche d’envergure, porteurs
d’avantages décisifs pour le développement et susceptibles de mobiliser
d’autres sources de financement. Déjà, les priorités des programmes sont
ancrées plus nettement dans les régions afin de répondre aux besoins et
aux capacités propres de chacune.
À cette concentration régionale accrue correspondra une convergence des
disciplines et de l’organisation. Ainsi, la volonté du Centre de devenir un
organisme orienté vers les résultats, volonté confirmée par le vérificateur
général dans son récent rapport d’optimisation, sera plus prononcée.
Entre-temps, la prudence exige que, quoiqu’il multiplie ses efforts pour
générer des recettes additionnelles, le CRDI réduise davantage ses coûts
d’exploitation. De nouvelles économies seront donc exigées pour se plier
à la rigueur budgétaire voulue par le gouvernement.
Le présent
rapport annuel
La recherche ne produit pas nécessairement des résultats prévisibles d’une
année à l’autre. Néanmoins, le CRDI intensifie ses efforts pour ordonner
ses activités afin de donner au Parlement une meilleure idée de l’efficacité
avec laquelle sont investies les ressources mises à sa disposition. En procédant à la planification, à l’exécution et à l’évaluation des activités entreprises, la direction met davantage l’accent sur les résultats.
L es fonds provenant
des crédits parlementaires
seront attentivement ciblés
autour de projets de
recherche d’envergure,
porteurs d’avantages décisifs
pour le développement et
susceptibles de mobiliser
d’autres sources de
financement.
Le présent Rapport annuel donne un aperçu des programmes du Centre
qu’il considère sous une double perspective :
• les six thèmes autour desquels s’articulent la plupart des programmes
et des projets du Centre ;
• les activités entreprises dans les régions : Afrique ( et Moyen-Orient ),
Asie, Amérique latine et Antilles, et les activités d’envergure internationale et générales.
Dans chaque cas, les objectifs escomptés sont mis en regard des résultats.
Sans oublier son mandat qui l’amène à rechercher en premier lieu le
développement du Sud, le CRDI souhaite démontrer dans ce rapport que
son action profite aussi aux Canadiennes et aux Canadiens. Cet aspect
transparaît clairement dans certains des projets et des programmes choisis
pour illustrer le rendement du Centre.
17
THÈME
Biodiversité
Objectif
Que l’on favorise le développement durable des ressources naturelles par
les collectivités elles-mêmes.
Réalisations
CONTEXTE
La crise qui touche les stocks de
poissons mondiaux a de fortes
incidences sur les collectivités
canadiennes. Qu’il s’agisse de
la morue ou du flétan noir
de l’Atlantique ou de l’industrie
du saumon en ColombieBritannique, la perte de la
biodiversité marine affecte le
mode d’existence de milliers de
Canadiens, mais aussi de millions d’habitants du Sud. Des
espèces animales et végétales
sont détruites à un rythme
alarmant. Or, la disparition des
espèces qui composent la biodiversité pourrait bien compromettre le développement.
Le Canada a été le premier
signataire de la Convention des
Nations Unies sur la diversité
biologique. Le CRDI est l’une
des rares organisations internationales qui appuient la recherche
dans des domaines-clés comme
les droits de propriété intellectuelle, la biodiversité aquatique
et la conservation des espèces
dans leur habitat d’origine. Les
ressources animales et aquatiques
étant particulièrement menacées,
le Centre, de concert avec d’autres donateurs, est en quête
des moyens pour corriger ce
regrettable état de choses.
18
• L’Université de l’Alberta se penche sur de nouveaux traitements des
problèmes immunitaires humains. Elle poursuit, avec la Fondation de
recherches scientifiques Vittal Mallya, en Inde, une étude des propriétés
du margousier à feuilles de frêne, ou neem. Les savants canadiens et
indiens vérifient les vertus prêtées à cet arbre dont il existe 20 millions
d’individus en Inde ; ses extraits sont réputés agir contre l’infécondité et
certains virus.
Si l’étude confirme les propriétés de pesticide naturel du margousier,
l’espèce aiderait à sauver l’industrie indienne du café et ses trois millions
de travailleurs. Les plantations sont la cible d’une cinquantaine d’insectes ravageurs et le quart des dépenses agricoles est consacré à l’achat
de pesticides. Un pesticide naturel réduirait aussi les dommages que
causent à l’environnement les produits synthétiques.
• Un projet de recherche subventionné par le CRDI a élaboré un
médicament pour lutter contre la fièvre du bétail. Ce médicament est
extrait de l’écorce d’une plante caractéristique de l’Inde, le rayan ; une
demande de brevet est en instance. Une autre demande sera déposée
sous peu pour le pulvérisateur d’un pesticide naturel actionné par un
bouvillon. Un troisième brevet concerne un chariot à traction
animale conçu par un artisan qui a bénéficié de l’aide du CRDI ; cette
innovation, qui pour la première fois en un siècle modifie le char à
bœufs traditionnel, améliorera l’épandage.
• Depuis 1991, les travaux de recherche soutenus par le CRDI ont permis
d’identifier de nouvelles espèces végétales indigènes de Bolivie dont on
peut extraire des huiles essentielles. Ces travaux ont donné naissance à
une industrie autonome qui assure la subsistance de 500 familles. La production annuelle dépasse les dix tonnes et vaut 500 000 $ sur le marché
international des devises.
• Selon une étude à laquelle a été associé un organisme du Québec, la
culture de la verveine marocaine est aujourd’hui quatre fois plus
rentable. La recherche, financée par le CRDI, a été réalisée par
l’Institut national vétérinaire et agronomique du Maroc et la station de
recherches de Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec. On a ainsi accru le
rendement de la verveine en huile essentielle.
Objectif
Que soient améliorées et documentées les conditions de domestication des
espèces végétales et animales à l’intention des agriculteurs et des éleveurs.
EN BREF
BIODIVERSITÉ
Réalisations
• La Banque génomique internationale d’espèces halieutiques de
Vancouver a formé quatre membres de la bande amérindienne de North
Thompson pour qu’ils conservent et expédient du sperme de saumon.
Or, la conservation est le premier pas en vue d’assurer la
sécurité de l’espèce à long terme. Elle permettra de préserver d’autres
espèces menacées qui sont des sources de nourriture et de revenu pour les
Autochtones. Établie en 1993 avec l’appui du CRDI et située au
Venezuela, la banque est la première phase en faveur de la création d’une
collection latino-américaine de gènes de poissons. L’organisme conseille
la FAO en matière de conservation génétique, de même que l’Institut
international de ressources phytogénétiques de Rome.
• Les recherches en biotechnologie de l’Université Dalhousie aideront la
Chine à sauver de l’extinction la carpe, poisson d’importance vitale pour
ce pays. Grâce aux techniques d’analyse de l’ADN, les travaux que le
CRDI finance permettent de mieux connaître ce poisson. Cette première
étape dans le processus de conservation de l’espèce sera suivie d’une
analyse des habitudes de récolte et de consommation dans les villages de
pêcheurs, puis de mesures de protection concrètes. Le projet fait également appel à l’analyse de l’ADN pour identifier les espèces halieutiques
exploitées au Malawi et en Thaïlande.
Objectif
Que soient soutenus les efforts entrepris pour connaître l’incidence des droits
de propriété intellectuelle sur l’application de la convention sur la biodiversité.
Réalisation
• Les auteurs de politiques en matière de diversité biologique ont accueilli
avec beaucoup d’intérêt une publication du CRDI traitant des droits de
propriété intellectuelle. Par le survol qu’il fait des options et des opinions
en présence, l’ouvrage a pu influer sur les négociations entourant l’application de la convention de l’ONU. Un brevet pour la vie a été rédigé par
un collectif d’auteurs et publié aux Éditions du CRDI. Ce collectif
regroupe des agents de terrain qui œuvrent auprès des paysans, des
promoteurs commerciaux et des analystes des politiques agricoles auprès
des gouvernements et de l’industrie.
Orientations
Les effets du droit de propriété intellectuelle sur le développement,
l’environnement et la culture nécessitent des recherches plus approfondies.
Au cours du nouvel exercice financier, le Centre subventionnera l’étude
des volets juridique et culturel de ce problème. Les travaux sur l’emploi des
plantes médicinales s’élargissent aux bienfaits qui en découlent mais aussi
aux conséquences néfastes qu’entraîne leur destruction quotidienne.
Grâce au CRDI, 500 familles
boliviennes enregistrent annuellement un gain en devises fortes
d’un demi-million de dollars en
produisant des huiles essentielles
extraites de nouvelles sources
végétales.
L e CRDI sauve des poissons
en voie de disparition grâce à des
banques génomiques au Canada
et en Amérique latine. Le Centre
promeut, en Chine, au Malawi
et en Thaïlande, l’analyse de
l’ADN pour identifier les meilleures lignées à protéger.
L es recherches sur le margou-
sier à feuilles de frêne, ou neem,
s’avèrent rentables pour des collectivités de l’Inde qui voient
leurs revenus s’améliorer. Ces
travaux financés par le CRDI
pourraient aussi fournir des
médicaments contre l’infécondité humaine et des insecticides
naturels pour sauver l’industrie
indienne du café.
AFFECTATIONS : 3,6 MILLIONS $
19
THÈME
Intégration des politiques
Objectif
Que les décideurs soient mieux informés sur les relations entre les politiques
sociales, économiques et environnementales.
Réalisations
CONTEXTE
La pauvreté et la détérioration de
l’environnement sont deux des
problèmes les plus graves de
notre monde. Leur solution est
loin d’être facile. Décideurs et
chercheurs ne font qu’entrevoir
les liens entre ces deux phénomènes. Économistes et sociologues n’ont jamais eu l’occasion
de collaborer avec des botanistes,
des géologues ou des écologistes ;
les relations entre les chercheurs
et les décideurs sont encore plus
rares. Le CRDI prend la tête du
peloton et jette des ponts entre
ces groupes au travers de son
thème de l’intégration des politiques économiques, sociales et
environnementales.
Le CRDI s’est taillé une réputation en amenant les scientifiques
de disciplines différentes à collaborer. Il est en voie de devenir un
centre d’expertise dans la gestion
de telles recherches. Il fournit un
effort spécial pour promouvoir la
coopération des donateurs en ce
domaine. En 1994 –1995, plus
de la moitié des projets financés
sous ce thème associaient des
partenaires comme le Programme des Nations Unies pour
le développement, la Banque
mondiale, l’Agence suédoise
de développement international
et l’ACDI.
20
• Des chercheurs qui bénéficient du soutien du CRDI tentent de savoir
comment la croissance économique et les politiques fiscales affectent la
protection de l’environnement dans les mines péruviennes, brésiliennes
et colombiennes. À cette fin, ils comparent les institutions et les lois sur
la protection de l’environnement de ces trois pays avec celles qui sont
en place en Amérique du Nord. Dans quelle mesure l’application
d’« écotaxes » et d’autres stimulants écologiques s’avérerait-elle efficace
dans ces trois pays d’Amérique latine ?
• Le CRDI a contribué à élaborer de nouvelles méthodes pour déterminer si les modifications subies par l’environnement sont susceptibles
d’affecter le développement social et économique de cinq collectivités
autochtones canadiennes. Celles-ci ont participé à la cueillette et à
l’analyse des données, puis elles ont collaboré avec des groupes
mexicains et péruviens pour adapter ces mêmes méthodes à ces deux
pays. De tels échanges ont engendré une grande confiance et suscité un
réel engagement au sein des Premières Nations et des établissements de
recherche.
Objectif
Que davantage de spécialistes en sciences sociales des pays du Sud
intègrent les problèmes environnementaux à leurs travaux.
Réalisation
• Un projet de renforcement des compétences, soutenu par le CRDI, a
permis à 35 professionnels de 10 pays d’Asie de l’Est ( Cambodge,
Chine, Indonésie, Laos, Malaisie, Papouasie-Nouvelle-Guinée,
Philippines, Sri Lanka, Thaïlande et Viet Nam ) d’améliorer leurs
compétences de chercheurs, de professeurs, d’analystes de politiques et
d’administrateurs. Le projet prévoyait une formation en économie de
l’environnement. Les chercheurs ont depuis aidé à l’élaboration des politiques minières à Sri Lanka et conduit des analyses en économie de l’environnement pour le compte des ministres de l’environnement de la
région. Le projet est secondé par l’ACDI et par des donateurs américains, britanniques et danois.
Objectif
Que l’on aide les décideurs du Sud à adopter les meilleures politiques
possibles pour gérer leurs ressources naturelles et leur environnement urbain.
EN BREF
INTÉGRATION
Réalisations
DES POLITIQUES
• Impensables il y a encore deux ans, les relations entre universitaires juifs
et palestiniens prennent forme en dehors du cadre formel du processus
de paix entamé au Proche-Orient. Un projet de recherche du CRDI,
coordonné par le Groupe de consultation de la Palestine et l’Université
hébraïque de Jérusalem, examine les moyens de protéger et de gérer
conjointement les sources d’eaux souterraines. Les décideurs nationaux
ont manifesté de l’intérêt pour ce projet.
• Le siège torontois de l’International Council for Local Environmental
Initiatives ( ICLEI ) invite treize villes à prendre en compte l’environnement dans leurs schémas d’aménagement. Ces cités d’Afrique,
d’Asie, d’Europe, d’Amérique latine et du Canada ont associé leurs
communautés locales à la planification urbaine. Certaines municipalités
latino-américaines se sont engagées à devenir des collectivités modèles
en développement et en environnement. L’ICLEI a publié un guide de
planification stratégique à l’intention des conseillers municipaux et
d’autres responsables.
• Le CRDI a amené les gouvernements, les médias et la population de
trois pays d’Amérique latine à s’interroger sur les dommages causés à
l’environnement par les grands barrages, par l’activité touristique et par
les systèmes d’irrigation. Le projet a débouché sur la formation de
centres d’action écologique en Bolivie, au Paraguay et en Uruguay. Ces
centres favorisent une meilleure prise de conscience de la part des
groupes confrontés à de graves problèmes sociaux et écologiques ;
ceux-ci peuvent ainsi faire entendre leur voix au niveau national. Par
l’entremise du CRDI, ces intervenants sont mis en relation avec des
ONG dont les ressources, les contacts et l’influence ne sont pas toujours
utilisés. Le projet rapproche chercheurs et collectivités et instaure des
contacts réguliers entre directeurs de projets et décideurs.
Des Boliviens reboisent leurs forêts avec des essences indigènes et des
Paraguayens allient les méthodes traditionnelles aux nouvelles technologies afin de gagner leur vie sans détruire l’environnement.
Orientations
En 1995–1996, deux ateliers, organisés en Asie et en Amérique latine,
tentent d’intégrer les préoccupations qui se font jour dans les domaines des
politiques sociales, de l’économie et de l’environnement. Ces activités, qui
prolongent un atelier tenu en Afrique en juin 1994, donnent au CRDI une
meilleure idée des attentes exprimées par les chercheurs et les décideurs
face à ce type de recherche. Début 1996, à Ottawa, le Centre organise un
atelier à l’intention des donateurs pour définir les possibilités d’une collaboration en ce domaine.
L e CRDI apporte son concours à la paix entre Israéliens et
Palestiniens. Un projet met en
place des dispositifs conjoints de
protection et de gestion des eaux
souterraines. Il jette des ponts
entre deux communautés universitaires jusque-là divisées.
L e CRDI participe à l’élabora-
tion de nouvelles études des conséquences d’un environnement
modifié sur le développement social et économique des Premières
Nations du Canada. Les méthodes mises au point sont
susceptibles d’adaptation dans
d’autres pays.
L e siège torontois de l’Inter-
national Council for Local
Environmental Initiatives invite
des municipalités d’Afrique,
d’Asie, d’Europe, d’Amérique
latine et du Canada à respecter
l’environnement dans leurs schémas d’aménagement. Certaines
de ces villes se sont engagées
à devenir des collectivités modèles en environnement et en
développement.
AFFECTATIONS : 6 MILLIONS $
21
THÈME
Systèmes alimentaires
menacés
Objectif
CONTEXTE
La Terre peut nourrir tous ses
habitants. Pourtant des millions
d’entre eux meurent encore de
faim à cause des problèmes de
production des aliments, de stockage, de transformation, de distribution ou même de préparation et
de consommation. Les causes sont
multiples : facteurs climatiques
( sécheresse, inondations ) ; problèmes écologiques ( terres fertiles
désertifiées ) ; conflits militaires ;
difficultés sociales, économiques
ou politiques. La recherche sur les
systèmes alimentaires menacés
doit être multidisciplinaire et axée
sur une approche globale plutôt
que parcellaire.
Que l’on vienne en aide aux paysans, aux populations autochtones et aux
autres groupes vulnérables pour briser le cycle de la pauvreté, laquelle
accélère la détérioration de l’environnement pour satisfaire les besoins alimentaires immédiats.
Réalisations
• Des travaux financés par le CRDI ont permis de distribuer à plus de
50 000 agriculteurs des semences de haute qualité mises au point au
Centre international de la pomme de terre ( CIP ) au Pérou. Grâce à un
fonds « renouvelable », on échange des semences de moindre qualité
contre des semences améliorées ou on prête celles-ci jusqu’au temps de
la récolte. Le taux de participation reflète à la fois l’appréciation des
agriculteurs et la collaboration active d’une trentaine d’organismes. Une
ONG canadienne, une Église bolivienne, la FAO, l’ACDI et des
organisations néerlandaises et italiennes sont au nombre de ceux qui
répartissent les semences et mettent en valeur de nouvelles techniques
agricoles.
Ces efforts sont menés par un réseau élargi, le Consortium du
développement andin durable ( CONDESAN ), qui s’appuie lui-même
sur les travaux que le CIP et le CRDI poursuivent dans la région
andine. Le consortium privilégie une utilisation plus efficace des résultats
de recherche. Le CIP, le CRDI et le Direction de la coopération au
développement et de l’aide humanitaire ( de la Suisse ) assurent son
financement. Selon le Groupe consultatif pour la recherche agricole
internationale ( GCRAI ), il s’agit d’un modèle de développement
durable des régions montagneuses.
• Un projet entrepris par le CRDI laisse entrevoir des revenus plus élevés
et une meilleure nutrition pour des agriculteurs vietnamiens et leurs
familles. Les chercheurs veulent donner davantage de moyens aux
exploitants en diversifiant une production dominée par la riziculture.
On a formé une centaine de spécialistes des systèmes culturaux qui, à
leur tour, transmettront leur savoir à des ouvriers, des fonctionnaires et
des agriculteurs.
Objectif
Que l’on se concentre sur trois régions écologiques où la dégradation
environnementale est plus aiguë : les zones désertiques et les terres
exposées ; les hauts plateaux fragiles ; les zones côtières.
Réalisations
22
• Le CRDI veut réduire les pertes de terres fertiles en aidant les gouvernements africains et les ONG à mettre en œuvre la nouvelle
convention des Nations Unies pour lutter contre la désertification. Un
projet permet aux ONG de mieux circonscrire la désertification et, par
la suite, d’influencer les politiques gouvernementales tout en jouant un
plus grand rôle international.
• Les conditions de vie de paysans extrêmement pauvres des hauts
plateaux du sud-est péruvien pourraient s’améliorer grâce aux résultats
d’une recherche subventionnée par le CRDI. Le projet, mené dans une
zone aux conditions climatiques imprévisibles, doit accroître la protection de ce milieu fragile et de ses ressources. Les chercheurs conjuguent
les méthodes scientifiques modernes et la technologie indigène. Une
technique locale longtemps négligée, qui consiste à élever les plates-bandes
pour protéger les cultures du gel et de la sécheresse, est remise à l’honneur
sur 500 hectares de terres. Les cultivateurs prennent une part active aux
travaux des spécialistes, techniciens et fonctionnaires locaux.
• Des chercheurs soutenus par le CRDI voudraient assurer aux populations côtières des Philippines des conditions de vie décentes sans pour
cela surexploiter ni polluer l’environnement. Quatre villages s’entraînent
à l’autonomie en tirant leur subsistance des ressources du littoral. Ils sont
appuyés par des scientifiques de l’Université des Philippines et tentent
de trouver eux-mêmes la réponse à leurs problèmes. Un groupe
d’habitants, aidés par les chercheurs, ont voulu savoir comment leur
collectivité, naturellement riche, est devenue un milieu dégradé et
appauvri ; ils désirent renverser la tendance.
Objectif
Que d’autres donateurs participent aux efforts du CRDI pour élargir
l’influence des réseaux existants et susciter des initiatives régionales d’envergure.
Réalisation
• Le projet d’exploitation agricole des hautes terres de l’Afrique orientale
a mérité l’appui de la Banque mondiale, de la Direction de la coopération au développement et de l’aide humanitaire ( de la Suisse ), du
gouvernement des Pays-Bas et de la Fondation Rockefeller. Ce projet a
été la première initiative régionale d’un nouveau réseau, l’Association de
recherche agricole en Afrique orientale et centrale ( ARECA ), qui
regroupe certains organismes nationaux financés par la Banque mondiale. On a ainsi réduit le gaspillage et les doubles emplois dans le
domaine de la recherche agricole.
Orientations
En 1995–1996, le CRDI atteindra un des objectifs de son Programme
institutionnel : tirer les leçons du passé. Certains projets sur les systèmes
agricoles seront examinés en profondeur pour déterminer quelles solutions
pratiques ils offrent aux problèmes existants. Une attention spéciale sera
portée à l’incidence des méthodes interdisciplinaires.
EN BREF
SYSTÈMES
ALIMENTAIRES
MENACÉS
Plus de 50 000 cultivateurs
ont planté des semences
améliorées au Pérou. Ce projet
du CRDI est le fruit des travaux
entrepris au Centre international
de la pomme de terre en collaboration avec une trentaine
d’organismes.
Des revenus plus substantiels et
une meilleure nutrition sont deux
des principaux résultats d’un
projet du CRDI au Viet Nam.
Le projet accroît la formation et
l’efficacité des agriculteurs.
E
n aidant les gouvernements
africains et les ONG à mettre en
œuvre la nouvelle convention
des Nations Unies pour combattre la désertification, le CRDI
contribue à la protection des
terres fertiles du globe.
AFFECTATIONS : 6,5 MILLIONS $
23
THÈME
Information et
communication
Objectif
CONTEXTE
L’ère de l’information, le village
global, l’autoroute de l’information, autant d’expressions qui
font partie du vocabulaire
courant des pays industrialisés.
Les dirigeants des pays du Sud
ont aussi besoin d’une information précise, pertinente et rapide
pour assurer la prospérité de
leurs populations. Il s’agit souvent d’une question de survie où
d’importants équilibres écologiques sont en jeu. Mais force est
de constater le grand écart entre
les besoins de ces pays et les
moyens dont ils disposent. Le
CRDI aide à combler ce fossé.
Son action s’inscrit sous le thème
de l’information et de la communication pour l’environnement et
le développement.
Peu de donateurs en dehors de la
famille des Nations Unies ont
établi des projets d’envergure en
ce domaine. Le CRDI, qui fut
l’un des premiers à mettre sur
pied un tel programme, a noué
des liens avec des donateurs et
d’autres organismes intéressés.
24
Qu’on rende disponibles une meilleure information et des instruments
adéquats pour prendre des décisions appropriées et pour mesurer les progrès accomplis dans les domaines du développement et de la protection de
l’environnement.
Réalisations
• Un organisme de surveillance de l’application des décisions arrêtées au
Sommet de la Terre est à mettre sur pied un nouveau système d’information et de communication avec l’appui du CRDI. Le Conseil de la
Terre est une organisation internationale non gouvernementale
présidée par le Canadien Maurice Strong, ancien secrétaire général du
Sommet. Le nouveau système permettra de recueillir et de diffuser
l’information nécessaire pour exercer un rôle de vigie ou d’ombudsman.
Il créera un réseau d’information entre les organismes engagés dans cette
action, puis examinera et évaluera les efforts mondiaux en faveur du
développement équitable et durable. Le Conseil, qui soutiendra
d’autres ONG intéressées par la protection de l’environnement, se
propose en outre de sensibiliser le public international aux questions
environnementales.
• Un projet du CRDI aide quatre pays du Sud à se donner les moyens
pour évaluer leurs activités de développement et pour déterminer si
celles-ci nuisent à l’environnement. En Colombie, en Équateur, en
Inde et au Zimbabwe, des équipes collaborent avec des experts internationaux pour développer des instruments appropriés à cette fin. On
doit publier deux guides sur la préparation de rapports touchant
l’environnement et le développement. Le projet, administré par
l’Alliance mondiale pour la nature, s’inspire d’une activité précédente
associant le CRDI et la Table ronde nationale du Canada sur l’environnement et l’économie.
Objectif
Que les technologies modernes de l’information et de la communication
soient appliquées pour répondre aux besoins locaux.
Réalisations
• Le CRDI aide les fonctionnaires, les universitaires, les entrepreneurs et
les organisations populaires du Pakistan à établir la liaison avec les
20 millions d’utilisateurs de l’Internet. En collaboration avec le PNUD
et l’Alliance mondiale pour la nature, le Centre permet aussi aux
groupes de mieux utiliser leurs ordinateurs pour échanger des informations et des idées, entre eux bien sûr mais également avec leurs
homologues d’autres pays et avec des organismes internationaux actifs
dans les domaines du développement et de l’environnement. Ces liens
électroniques, complétés par des réunions, donneront aux décideurs la
possibilité de prendre des mesures plus éclairées sur le plan national
aussi bien qu’international, dont celle des déversements de déchets
toxiques. Les responsables du projet pensent regrouper 500 utilisateurs
assidus ; le système devrait avoir atteint l’autosuffisance quand l’aide
extérieure cessera en 1997.
• Une technologie d’origine canadienne facilite la tâche des planificateurs
et des décideurs au moment d’élaborer des politiques environnementales. Elle permet aussi d’assurer le suivi de ces politiques et de rendre
compte des résultats obtenus et de l’incidence escomptée. Le Centre
canadien de télédétection ( CCT ), un des chefs de file mondiaux des
technologies spatiales, élabore un atlas électronique des données
contenues dans Action 21. L’atlas utilise des cartes, des tableaux, des
photos et des graphiques, le son et l’animation pour faciliter le suivi des
matières présentées dans les 40 chapitres du document. Les décideurs
seront donc amenés à ne négliger aucun paramètre important du plan
qu’ils entendent mettre à exécution.
La phase pilote du projet se concentre sur le chapitre consacré à la
biodiversité. La carte électronique permettra aux utilisateurs de
procéder à des simulations et d’imaginer des scénarios. Plusieurs partenaires internationaux collaborent avec le CRDI et le CCT : l’Institut
national de la diversité biologique du Costa Rica, Solidarités agricoles et
alimentaires de France, le Programme des Nations Unies pour
l’environnement et l’Alliance mondiale de la nature, à Genève. Le
secrétariat provisoire de la convention sur la diversité biologique a
reconnu l’utilité de l’atlas. Nombre de pays du Sud envisagent de l’utiliser
non seulement comme instrument de prise de décisions, de surveillance et
de planification, mais comme outil pédagogique.
EN BREF
INFORMATION ET
COMMUNICATION
U
ne ONG internationale
créée pour surveiller la mise en
application des décisions du
Sommet de la Terre met en place
un nouveau système d’information et de communication avec
l’aide du CRDI.
Richard Lord
L
Le Sud se branche sur
le « village global »
Orientations
En 1995–1996, le CRDI appuie des projets relatifs aux forêts tropicales
humides et aux milieux désertiques. Dans la première catégorie, il est
question d’appuyer un projet d’information et de communication lié au
programme international en faveur de la forêt tropicale de Guyane,
Iwokrama. Avec l’appui du CRDI, ce programme partagera, avec les
groupes concernés du monde entier, les enseignements recueillis afin de
tirer un meilleur usage de la forêt tropicale et de ses écosystèmes tout en
les préservant. Dans la deuxième catégorie d’activités, le Centre soutiendra pleinement l’initiative panafricaine de lutte contre la désertification.
On préconise aussi d’englober dans le projet un groupe choisi d’ONG
internationales. Le CRDI déploiera des efforts particuliers pour que le
plus grand nombre de ses projets puissent survivre sans dépendre de donateurs. Au cours de l’année qui vient, on doit dresser le bilan des enseignements accumulés à ce jour et les partager avec les partenaires canadiens et
internationaux du Centre.
e CRDI aide le gouvernement
pakistanais, le monde des
affaires, les universitaires et les
organisations populaires à mettre
à contribution leurs ordinateurs
sous-exploités afin d’avoir accès
aux 20 millions d’utilisateurs du
réseau Internet. Le service est
censé atteindre à l’autosuffisance
dès que le projet sera achevé.
Une technologie canadienne
aidera les décideurs à faire appel
au plan d’action arrêté à l’issue
du Sommet de la Terre, afin
d’élaborer, puis d’assurer le suivi
des politiques environnementales. Un projet financé par le
CRDI utilise des cartes et des
photos, le son et l’animation,
pour produire un complément
indispensable aux 40 chapitres
d’Action 21.
AFFECTATIONS : 2,4 MILLIONS $
25
THÈME
Santé et environnement
Objectif
Que les décideurs nationaux et les collectivités locales unissent leurs forces
pour prévenir la maladie et promouvoir une meilleure santé.
Réalisation
• Le Canada joue un rôle important en responsabilisant les populations
de la région amazonienne pour que leurs activités de développement
ne mettent pas en péril leur santé. Un projet financé par le CRDI
entend s’assurer que les populations et leurs gouvernants détiennent
suffisamment d’éléments d’information crédibles, précis et concrets
pour orienter leurs politiques en environnement et en développement.
Suivant une approche novatrice, le ministère de la Santé et du Bienêtre tient ici la place de partenaire canadien de premier plan. De concert avec des universités canadiennes, d’autres ministères fédéraux et
des organismes provinciaux, ce partenaire prépare les chercheurs de la
région à évaluer les incidences des activités de développement sur l’environnement amazonien et sur la santé des collectivités locales.
CONTEXTE
Même si l’on est parvenu à éradiquer certaines maladies, d’autres
épidémies nouvelles et terrifiantes
prennent leur place. Un grand
nombre des problèmes qui
affectent aujourd’hui la santé
humaine découlent de bouleversements environnementaux. Les
nouveaux projets d’établissements
agricoles latino-américains favorisent la transmission de maladies
inconnues, que véhiculent des
insectes ou des animaux que les
humains avaient peu côtoyer
auparavant. La pollution industrielle, l’explosion démographique
et la croissance urbaine ajoutent à
ces préoccupations pour la santé.
Le CRDI joue un rôle de leadership dans la recherche sur ces
questions. Son activité s’inscrit
justement sous le thème de la
santé et de l’environnement.
: Denis Marchand
CRDI
Le travail du Centre amène les
collectivités à comprendre l’influence de l’environnement sur
leur santé en les aidant à affronter
les risques inhérents et à exercer
un contrôle plus efficace sur
le milieu. On crée ainsi des conditions pour l’élaboration des
politiques de santé. Le Centre
collabore étroitement avec l’OMS
et d’autres donateurs spécialisés
dans ce domaine.
L’Association des universités amazoniennes, située au Brésil, coordonne le projet. Des chercheurs boliviens, brésiliens, colombiens,
équatoriens, guyaniens, péruviens, surinamais et vénézuéliens seront
formés au Canada ou dans la région. Ils pourront mettre à profit la formation reçue en procédant à des évaluations réelles sur le terrain.
Puisqu’ils appartiennent à des disciplines différentes, les chercheurs
seront en mesure d’apprécier également l’impact des activités de
développement sur la situation sociale et économique des groupes
locaux. Cette activité se poursuivra même après la cessation du soutien
extérieur. Les résultats seront adaptés afin d’être appliqués en Afrique
et en Asie.
Les désastres environmentaux sont souvent accompagnés de risques pour la santé.
26
Objectif
Que les collectivités puissent évaluer les risques environnementaux
pour la santé.
EN BREF
SANTÉ ET
Réalisation
ENVIRONNEMENT
• Le CRDI appuie un projet, dirigé par un groupe d’universités brésiliennes, de réduction à la fois des dommages causés à l’environnement et
des problèmes de santé engendrés par les établissements agricoles au
Brésil. Le projet intègre la gestion forestière, l’agriculture et la santé des
collectivités de petits propriétaires. Les chercheurs doivent améliorer les
politiques locales et nationales en examinant les activités des colonisateurs et en mettant à l’essai les nouvelles technologies de l’information et
de la communication. Ainsi, les populations seront promptement
alertées si elles exposent leur santé.
E
: Denis Marchand
n collaboration avec Santé et
Bien-être Canada, le CRDI aide
à la formation de chercheurs de
Bolivie, du Brésil, de la
Colombie, de l’Équateur, de la
Guyane, du Pérou, du Suriname
et du Venezuela. Ainsi entraînés,
ces chercheurs mesureront les
effets du développement sur le
milieu et sur les populations
d’Amazonie.
CRDI
Au
Les nouveaux établissements humains doivent connaître très tôt les risques pour leur santé.
Orientations
Les recherches sur la prévention du paludisme, que le CRDI, l’OMS et
d’autres donateurs subventionnent depuis une assez longue période,
s’achèvent en 1995. Un des constats de ces travaux est que les moustiquaires
enduites d’insecticide sont très efficaces pour réduire la mortalité infantile
dans les pays où l’incidence de la maladie est importante. L’ACDI, l’OMS
et le CRDI feront en sorte que — même lorsque l’aide à la recherche aura
cessé — les collectivités qui en ont le plus besoin puissent toujours se procurer ces moustiquaires sur une base équitable et abordable. Si ces efforts
sont couronnés de succès, cette simple moustiquaire enduite d’insecticide
constituera une des percées les plus importantes de ces décennies pour la
survie des enfants, spécialement en Afrique.
Brésil, la colonisation
porte atteinte tant à l’environnement qu’à la santé des
citoyens. En soutenant un
groupe d’universités du pays, le
CRDI cherche à analyser les
activités des colonisateurs et à les
prémunir des dangers qui les
menacent.
AFFECTATIONS : 3,2 MILLIONS $
27
THÈME
Technologie et
environnement
Objectif
Que les technologies servent à limiter la dégradation de l’environnement,
à réduire la pauvreté et à créer des emplois.
CONTEXTE
La création d’emplois, volet
important de la lutte contre la
pauvreté, va de pair avec l’expansion de la petite et moyenne entreprise ( PME ). Cette dernière doit
faire appel à des technologies
environnementales pertinentes,
efficaces et « douces ». Les objectifs
du CRDI dans le domaine de la
technologie et de l’environnement
sont complémentaires de ceux que
poursuivent d’autres projets internationaux. Citons, par exemple,
le Centre international d’écotechnologie du Programme des
Nations Unies pour l’environnement. Ce Centre aide les pays
du Sud à se procurer les technologies non néfastes pour l’environnement et à les adapter. Le
CRDI pondère ce transfert technologique en appuyant la volonté
des pays en développement d’assumer par eux-mêmes la recherche et de produire leurs propres
technologies.
Réalisation
• Le CRDI dote les pays du Sud des capacités qui leur permettront de
tirer avantage des avancées du Canada dans le domaine de la télédétection. Le projet doit enseigner aux chercheurs les modalités d’interprétation et d’utilisation des données recueillies par RADARSAT — le
satellite canadien de détection des ressources terrestres qui sera mis en
orbite en 1995. La recherche permettra aux pays en développement
d’utiliser les données de RADARSAT pour mieux gérer leurs
ressources naturelles dans les régions désertiques, montagneuses et
côtières, ainsi que dans les milieux fragiles. Avant même que le satellite
ne soit en fonction, le CRDI fait appel à des aéronefs spécialement
équipés pour procurer des données similaires à celles de RADARSAT.
Soixante institutions de 14 pays apprennent ainsi à interpréter ces données simulées. Dix pays sont en développement : Chine, Jordanie,
Kenya, Malaisie, Maroc, Ouganda, Tanzanie, Thaïlande et Viet Nam.
Par l’introduction des technologies de télédétection dans un certain
nombre de pays du Sud, le CRDI peut engendrer des avantages commerciaux pour RADARSAT et le Canada. GlobeSAR, projet global dont
le CRDI est une des composantes, est dirigé par le Centre canadien de
télédétection ( CCT ), à la fois chef de file mondial et centre
d’excellence dans ce type de technologie. Il travaille en collaboration avec
trois institutions canadiennes privées : Intera Technologies, Innotech
Aviation et RADARSAT International Inc. Atlantis Scientific et PCI
fournissent les progiciels indispensables dans la phase initiale du projet.
Objectif
Que soit renforcée la capacité d’utilisation locale des technologies
respectueuses du milieu.
Réalisation
28
• La décision prise par le CRDI en 1985 d’appuyer un petit groupe de
chercheurs de Singapour a conduit à une opération conjointe d’une
valeur de 2,5 millions de dollars à laquelle a été associée une société
canadienne. Cela pourrait se traduire dans l’avenir par d’autres ouvertures commerciales pour les entreprises canadiennes. QNX Software
Systems Ltd., au Canada, et Eutech Cybernetics, de Singapour, poursuivent le développement et la commercialisation d’un progiciel conçu pour
réduire la pollution industrielle par une surveillance et un contrôle
précis de la production. Le logiciel :
• permet aux fabricants d’atteindre à une plus grande efficacité ;
• limite le gaspillage d’énergie et de matières premières ;
• améliore les mesures, les normes et le contrôle de la qualité ;
• facilite le recyclage ;
• réduit donc la dégradation de l’environnement.
Dans un premier temps, la technologie a été mise à l’essai dans une
manufacture de thé. Aujourd’hui, on l’applique dans des industries de
transformation de l’huile de palme, des cimenteries, des mines, des
usines métallurgiques et des usines de pâtes et papiers.
EN BREF
TECHNOLOGIE ET
Eutech Cybernetics, qui détient la technologie, a été créée en 1990. Elle
est passée d’une petite entreprise n’employant que cinq ingénieurs à une
société qui compte une centaine d’employés. Elle vise aujourd’hui à
l’expansion de son marché aussi bien en Asie qu’au Canada. Grâce au
partenariat, QNX Software saisit l’occasion de percer les marchés lucratifs
d’Asie. Le CRDI, pour sa part, aura droit aux redevances provenant de la
vente du logiciel. Ce projet contribue également à rehausser la crédibilité
du Centre auprès du milieu des affaires.
ENVIRONNEMENT
Objectif
Que la capacité des entrepreneurs à gérer la technologie et l’innovation
soit affermie.
Réalisation
• Grâce à un projet du CRDI, l’information sur la technologie canadienne
qui convient à l’Inde deviendra accessible à des centaines de PME de
ce pays. Au travers d’une nouvelle base de données présentant nos
technologies, on ferait ainsi connaître au monde des affaires du souscontinent indien les produits laitiers, le textile, les pêcheries, la transformation alimentaire et les technologies chimiques du Canada. Le monde entier
pourrait aussi y avoir accès.
La base de données doit aider les PME indiennes à surmonter les
obstacles financiers et les problèmes liés à l’environnement et à l’ouverture de l’économie nationale aux sociétés étrangères. JPS Associates,
petite mais dynamique société de conseil en gestion à laquelle le CRDI a
octroyé ce projet, ajoutera à la base des informations sur des firmes
disséminées dans le monde.
Afin d’assurer la viabilité de la coentreprise au delà des deux années
de financement par le CRDI, JPS Associates s’engage à :
• commercialiser ses services avec détermination ;
• inclure dans sa base les seules données qui, selon les travaux
soutenus par le CRDI, intéressent les entreprises répertoriées ;
• non seulement tenir disponibles les données mais encore répondre
aux besoins des sociétés intéressées en leur donnant accès aux
technologies.
À l’issue du projet, en 1995, JPS Associates accordera 5 % de ses
bénéfices bruts au programme de valorisation de la recherche du
CRDI.
Orientations
Le CRDI s’apprête à approuver un important projet pour accroître la disponibilité de l’eau potable et salubre. L’initiative, qui sera probablement lancée au
cours du nouvel exercice, s’appuie sur les enseignements du passé et les
technologies développées antérieurement. Les résultats obtenus par d’autres
organisations seront pris en compte, sans négliger l’expertise et la technologie
canadiennes. Ce projet mettra à contribution les pratiques et les instruments
les plus connus qui répondent le mieux aux besoins et aux attentes des
populations et respectent leurs traits culturels.
La
technologie radar canadienne est utilisée pour améliorer
la gestion de l’environnement
dans le Sud. Ce transfert technologique pourrait avoir pour le
Canada des retombées commerciales chiffrables en millions de
dollars.
Une subvention consentie par le
CRDI à une firme de Singapour il
y a dix ans pour le développement
d’une technologie informatique a
débouché sur un partenariat
estimé à 2,5 millions de dollars
avec un fabricant canadien de
logiciels. Avec l’expansion de la
firme singapourienne, de nouvelles occasions d’affaires naîtront
du développement et de la commercialisation de cette technologie
qui permet une réduction de la
pollution industrielle.
AFFECTATIONS : 5,3 MILLIONS $
29
RÉGION
AFRIQUE
Objectif
Que la capacité de recherche locale soit constituée puis affermie, et que
soit encouragée toute recherche menant à l’élaboration de politiques.
CONTEXTE
L’Afrique a un immense besoin
de recherche et doit créer et consolider ses bases d’information
économique, sociale et technique
afin d’aider les décideurs à hausser
le niveau de vie des populations.
Les conditions de la recherche
sont malheureusement difficiles
aussi bien pour les établissements
spécialisés que pour les scientifiques et les donateurs.
• La double pression de la récession
mondiale et des programmes
d’ajustement structurel ont empêché les gouvernements africains
d’investir dans l’enseignement
supérieur. La qualité des institutions universitaires et des installations de recherche est mal assurée.
30
Réalisations
Les massacres dont le Rwanda a été le théâtre dès avril 1994 ont suscité
l’horreur dans le monde entier. Le CRDI a voulu agir promptement.
• Le Centre s’est déclaré très tôt en faveur du projet Semences de l’espoir
destiné à procurer, en quantités suffisantes, les semences de haricot,
maïs, sorgho, manioc et patate douce adaptées aux différentes régions
agroécologiques du Rwanda. Toutes les semences ayant été dévastées
durant les affrontements de 1994, il fallait redonner aux paysans la possibilité de replanter les cultures vivrières et de réorganiser leur secteur.
• Dès septembre 1994, le CRDI a entrepris de promouvoir un projet de
Reconstruction nationale au Rwanda, initiative d’un demi-million de
dollars pour redresser l’infrastructure de recherche et rétablir l’enseignement supérieur. Grâce à de petites subventions de recherche, des
scientifiques, des professeurs, des techniciens et d’autres spécialistes
rwandais, résidant au pays ou, pour un temps, à l’étranger, poursuivront leurs travaux jusqu’à ce qu’ils puissent retrouver sans risque leur
point d’attache. Le projet permettra aux chercheurs de contribuer par
leurs travaux et leurs analyses à la définition de projets essentiels à la
reconstruction, qu’il s’agisse du réseau de l’éducation et de la santé, de
l’économie, de l’agriculture, de l’information et de la communication
ou de l’important secteur de la production de recettes et de la petite
entreprise.
• Les professeurs d’université, en
quête d’un revenu d’appoint,
sont souvent accaparés par un
deuxième emploi qui leur laisse
peu de temps pour la recherche et
les oblige à se concentrer sur les
questions qui intéressent plutôt
les bailleurs de fonds étrangers.
Qu’on finance la recherche destinée à améliorer la sécurité alimentaire par
le truchement de stratégies familiales et communautaires ; qu’on améliore
l’état de santé et de nutrition des populations par des méthodes
respectueuses de l’environnement.
• Les travaux de recherche souffrent
d’une absence de coordination ; la
masse critique de collaboration
scientifique, que requiert l’avancement des connaissances, demeure
insuffisante.
• Entrepris en 1987 au Nigéria, un projet a rendu possible l’introduction
dans ce pays de la culture du soja — dont la valeur nutritionnelle est
reconnue — pour remplacer les graines céréalières et oléagineuses
importées. On voulait surtout améliorer la productivité des cultures et
la transformation industrielle du soja tout en s’attachant à faire œuvre
d’éducation et de vulgarisation.
• Le financement interne consenti
pour la recherche, la publication
et la diffusion de l’information
est quasi inexistant.
Grâce aux efforts conjoints du gouvernement du Nigéria et du CRDI,
la consommation du soja se généralise. Avec une superficie de 200 000
hectares cultivés, ce pays est aujourd’hui le plus important producteur
de la région. De plus, ces efforts ont permis de créer 2 200 emplois et
d’assurer la formation de 47 000 travailleurs, dont 30 000 femmes ;
65 entreprises ont vu le jour.
Objectif
Réalisation
Le Nigéria fabrique déjà plus de 140 produits à base de soja destinés à
la consommation humaine et animale. Un tel succès a incité le CRDI
à soutenir une troisième phase du projet pour introduire la culture du
soja au Ghana et en Côte d’Ivoire. Le financement de la recherche au
Nigéria se poursuit avec l’appui de la Banque mondiale.
AFRIQUE
Objectif
Que les décideurs nationaux et les collectivités locales joignent leurs forces
pour prévenir la maladie et promouvoir la santé.
Réalisation
Que les efforts de recherche pour inciter les populations à préserver
la biodiversité soient soutenus.
CRDI
Objectif
: Denis Marchand
• Un projet du CRDI en Afrique orientale, d’une valeur de 17 millions de
dollars, pourrait donner lieu à une action innovatrice élargie en faveur de
la santé à l’échelle mondiale. L’initiative, dont l’efficacité est attestée, se
fonde sur une approche communautaire et s’avère peu coûteuse. Le
projet matérialise une idée émanant de la Banque mondiale : que l’incidence des maladies dominantes pourrait beaucoup baisser par des
mesures préventives, à l’échelle nationale, qui conjuguent des traitements
peu coûteux entrepris à l’échelon local. Déjà expérimentée en Tanzanie,
la démarche implique une importante décentralisation des ressources et des
pôles de décision, depuis la capitale vers les administrations locales. Le
CRDI s’est vu confier la coordination du projet, y compris sa composante de recherche. Sont associés au projet l’ACDI, l’OMS,
l’UNICEF, la Fondation Edna McConnell Clark, le gouvernement de
Tanzanie et la Banque mondiale.
Réalisation
• Les collectivités démunies n’agiront pas en faveur de la biodiversité
animale et végétale à moins d’être en mesure de satisfaire leurs besoins
essentiels. Le Programme d’aménagement de l’écosystème Elangata
Wuas, mis en place parmi les populations de Masais du district kényan
de Kajiado en est une preuve : lorsque des stimulants économiques
existent, les collectivités locales collaborent volontiers en vue d’une
utilisation durable des ressources naturelles.
Les travaux de recherche ont touché une population de 10 000 habitants
formée principalement d’éleveurs disséminés dans une région sujette à
une pluviométrie très variable, exposée à des vents violents et à une forte
érosion. La région héberge une faune abondante ( hyènes, impalas, lions
et autruches ) et une flore riche en espèces indigènes. Associant hommes
et femmes de tout âge, le projet est l’occasion de comprendre les maintes
façons de tirer parti d’un milieu de vie particulier pour stimuler
l’économie. Les activités proposées sont nombreuses : écotourisme,
nouvelles techniques de fabrication du charbon de bois, élevage des
autruches et artisanat ; d’autres volets prévoient l’amélioration du logement et des programmes d’éducation offerts aux jeunes. Il s’agit d’un des
projets que le CRDI finance de concert avec la Fondation Ford.
31
RÉGION
Objectif
Que les liens entre chercheurs et décideurs soient resserrés afin de rapprocher
la recherche des centres de décision.
Réalisation
• Le CRDI a secondé le gouvernement sud-africain dans la formulation
d’une politique de gestion de l’information et des télécommunications.
Une mission nationale sur l’environnement composée d’experts
sud-africains et internationaux a formulé des propositions de politique
environnementale que le président Mandela a favorablement accueillies.
L’assistance prêtée au gouvernement sud-africain se poursuit pour permettre
l’ébauche d’un livre blanc sur la reconstruction et le développement et sur
l’élaboration d’une position de principe en faveur de la PME.
Le CRDI a également joué un rôle-clé dans l’établissement d’un forum
national de la science et de la technologie qui a donné vie à plusieurs
initiatives importantes concernant la politique de l’éducation, la réforme
du secteur public et la formulation d’une politique économique et commerciale aux paliers national et régional. L’ACDI a financé ce projet.
Objectif
Qu’on soutienne les écotechnologies et les PME.
Sara Moore
Réalisation
• Au Proche-Orient et en Afrique du Nord, le CRDI a appuyé le
développement d’une technologie appropriée pour la récupération de
déchets provenant de la taille des palmiers-dattiers, fort utiles pour la
fabrication de matériaux de construction tels que les panneaux de bois
comprimé. Cette technologie a réduit l’importation de bois coûteux et
accru les capacités manufacturières locales par l’emploi d’une technologie
« douce ».
Objectif
Qu’on fasse en sorte que les pays africains contribuent aux négociations
entourant la convention des Nations Unies sur la désertification.
Réalisation
• Grâce à l’Initiative panafricaine sur la désertification, les ONG du
continent ont apporté leur concours au processus de négociation entamé
en prévision de la convention mondiale sur la désertification signée à Paris
en septembre 1994. Trois ateliers traitant du lien complexe entre la désertification, d’une part, et les savoirs ancestraux, les systèmes de propriété
foncière et les politiques économiques et commerciales, de l’autre, ont pris
place respectivement au Caire, à Dakar et à Nairobi.
Une résolution adoptée à la convention a reconnu que le CRDI est un des
organismes internationaux qui ont contribué de manière importante aux
efforts déployés pour lutter contre la désertification. Cinq ONG profitent
actuellement des efforts entrepris pour renforcer leurs compétences. Cela
les rendra plus aptes à aider les populations locales à appliquer les dispositions de la convention lorsque, dans trois ans, cessera le soutien du CRDI.
32
Contribution canadienne
Dans un grand nombre de programmes africains du CRDI, il est fréquent que
les chercheurs des universités et des centres de recherches privés ou publics
puissent faire appel au savoir-faire canadien. En Tanzanie, un centre du
Québec spécialisé dans les produits du bois, Forintek, seconde les recherches
en vue de fabriquer des adhésifs pour le collage du bois. Forintek collabore
aussi à un projet de création de colles d’amidon au Malawi. D’autres
chercheurs canadiens attachés à la Direction de l’hygiène du milieu, au ministère de la Santé et du Bien-être du Canada, analysent la qualité de l’eau dans
la province zambienne de Copper Belt. En Tanzanie, des chercheurs de
l’Université McGill mettent en valeur les savoirs autochtones sur la gestion des
ressources naturelles. Au Zimbabwe, des spécialistes de Techno-Tan Inc.,
d’Ottawa, participent à une étude sur les tanneries rurales.
En Afrique de l’Ouest, le Centre des technologies textiles du Québec aide à
améliorer la production des colorants appliqués aux tissus traditionnels.
L’Université de Montréal a contribué à instaurer un programme de formation
régional en administration des services de santé, aidant de nombreux étudiants
sénégalais, maliens et béninois. Les chercheurs de l’Université McGill participent à un programme de prévention sanitaire en introduisant au Bénin des
moustiquaires efficaces contre le paludisme.
Au Proche-Orient et en Afrique du Nord, l’Université de la ColombieBritannique et l’Université de Guelph contribuent aux études sur la gestion de
l’eau et du sol dans les régions semi-arides du nord-ouest de l’Égypte ;
Agriculture Canada a aidé à la production de pesticides naturels ( Bacillus
thuringiensis ) ; un projet entre l’unité de soutien industriel nouvellement
créée en Égypte et le réseau canadien d’assistance technique industrielle accroît
le flux des technologies du Canada vers l’Égypte. En collaboration avec
l’ACDI et le ministère des Affaires étrangères du Canada, le CRDI a collaboré
activement au projet entourant le Processus de paix du Proche-Orient.
EN BREF
AFRIQUE
En Afrique du Sud, le CRDI
offre au nouveau gouvernement démocratique une aide à
la recherche dans trois domaines : environnement, science
et technologie, information et
communication.
S
uite à la flambée de violence
survenue en 1994 au Rwanda, le
CRDI a contribué à fournir des
semences aux cultivateurs démunis et à aider les chercheurs
rwandais dans les domaines de
l’éducation, de l’agriculture, des
finances, de la petite entreprise et
d’autres secteurs utiles à la reconstruction nationale.
Au Proche-Orient, réagissant
La présence du CRDI a été déterminante pour aider le gouvernement
démocratique d’Afrique du Sud à se doter de capacités économiques, environnementales et technologiques nationales. S’appuyant sur le prestige dont il jouit,
le CRDI a eu accès aux cercles politiques les plus influents de la région. Il
pourra en découler un resserrement des politiques économiques et étrangères
qui unissent la région australe de l’Afrique et le Canada.
aux mouvements politiques liés
au processus de paix, le CRDI a
prêté assistance à la population
palestinienne dans la période de
transition vers un gouvernement
autonome.
Orientations
En Afrique du Nord, le CRDI a
Trente ans après avoir accédé à l’indépendance, l’Afrique est toujours confrontée aux déséquilibres persistants dans les secteurs économique, social et politique. On constate heureusement que l’Afrique a pu se donner un nombre
imposant de diplômés ; les dernières années ont vu fleurir les ONG et les
groupes voués au développement démocratique du continent.
financé des recherches sur l’utilisation viable des terres, la gestion
efficace de l’eau et l’établissement
d’entreprises dans cette région où
l’économie est en déclin.
Le travail du CRDI en Afrique sera caractérisé, à l’avenir, par les questions de
recherche qui intéressent le continent tout entier, et notamment la création
d’emplois et de sources de revenus, la stabilité de la société civile, la sécurité
alimentaire et la durabilité de l’environnement. En outre, la collaboration avec
d’autres organismes sera resserrée pour mieux coordonner les interventions et
les résultats.
AFFECTATIONS : 19 MILLIONS $
33
RÉGION
ASIE
Stratégie nouvelle pour l’Asie
Au vu des possibilités et des conditions uniques qui prévalent en Asie, le
Conseil des gouverneurs du CRDI a adopté, en octobre 1994, une Stratégie
et un Programme propres à l’Asie. Les objectifs sont les suivants :
CONTEXTE
• renforcer le rôle du Centre en Asie en tant que facilitateur de réseaux et
médiateur de savoirs ;
L’économie régionale a connu une
croissance dynamique ces récentes
années. Mais la modernisation
s’est déroulé à un rythme tellement accéléré qu’elle accule de
nombreux pays à la pauvreté.
L’environnement subit de graves
atteintes dont les impacts se répercutent sur le niveau et la qualité de
vie en compromettant l’avenir de
millions d’êtres humains.
• créer un plus grand nombre de partenariats avec les institutions asiatiques
et les autres donateurs, les chercheurs et les décideurs canadiens ;
• accroître, en Asie, les financements extérieurs de source privée ou
gouvernementale ;
• étudier la possibilité d’implantation d’un Centre asiatique de recherches
pour le développement ;
• se concentrer sur les volets suivants : réseaux panasiatiques ; protection
et utilisation viable de la biodiversité ; gestion communautaire des
ressources naturelles ; gestion du changement social et économique ;
santé des collectivités ; technologies durables ; ressources naturelles et
humaines au Cambodge.
Le programme du CRDI en Asie
se concentre sur l’assistance aux
pays pauvres qui connaissent des
retards et des bouleversements à la
suite de l’évolution de l’économie.
La recherche s’avère urgente pour
permettre aux collectivités de
résoudre des problèmes dans les
domaines de la sauvegarde de la
biodiversité, de la gestion des
ressources naturelles, des systèmes
de santé, du changement social et
économique et de l’adoption de
nouvelles technologies.
: Neill McKee
CRDI
Les projets du CRDI en Asie ont
pour but de mettre sur pied
des coalitions régionales intersectorielles, de s’attaquer aux
problèmes environnementaux et
économiques croissants et de faire
appel à l’expertise canadienne. La
diversification de recettes est un
aspect important de cette stratégie ; le maillage électronique
apparaît comme déterminant.
Le CRDI a nommé pour la première fois un représentant au Cambodge
pour assurer le suivi d’un projet spécial en faveur de ce pays. Il a également
réuni les bureaux régionaux de Singapour et de New Delhi sous l’autorité
d’un directeur unique pour limiter les dépenses de fonctionnement ; on a
aussi opéré une réduction des effectifs.
34
Les paysans
asiatiques
peuvent encore
accroître
durablement leur
production.
Objectif
ASIE
Qu’on appuie des projets qui proposent des solutions concrètes pour
l’amélioration de la condition des agriculteurs, qu’il s’agisse des systèmes de
culture, de l’agroforesterie, de la nutrition et de la création de recettes.
Réalisations
• Au Viet Nam, où les pratiques culturales doivent se diversifier, le CRDI
finance un projet de grande envergure. Un grand nombre de spécialistes
sont formés pour être en mesure d’entreprendre des travaux de recherche
agricole sur le terrain. Les agriculteurs eux-mêmes sont associés au projet
et deviennent les évaluateurs actifs des nouveaux systèmes de culture. Cette
recherche les aidera à adopter des pratiques écologiques, tout en
contribuant à la création de recettes et à la sécurité alimentaire.
CRDI
• Le Réseau international du CRDI sur le bambou et le rotin a contribué
à ouvrir des marchés commerciaux au profit des produits fabriqués avec
le rotin et le bambou, tout en protégeant les forêts tropicales menacées
d’Asie et en préservant les arbres qui entourent les plantations.
Le Fonds international de développement agricole a contribué au
projet par un financement additionnel.
: Denis Sing
• En Chine, une évaluation des avantages financiers d’un programme de
foresterie rurale soutenu par le CRDI a révélé que les exploitants avaient
réalisé des bénéfices non négligeables. Ce projet, le plus complet que la
Chine ait jamais mis en œuvre dans ce secteur, s’est avéré utile sur le plan
de la protection de l’environnement. Il prévoyait la plantation intercalaire
d’arbres de croissance rapide ( les paulownias ) et de cultures vivrières.
Plus de 1,3 million d’hectares sont désormais consacrés à de telles
plantations en Chine. La Commission nationale sur la science et la technologie a promis d’affecter des fonds additionnels afin d’étendre à d’autres
zones rurales des résultats aussi prometteurs.
Objectif
Qu’on intègre les politiques économiques et environnementales en
renforçant les capacités locales et en créant un réseau économique
régional de l’environnement.
Réalisation
• Le programme pour le développement économique durable Viet NamIndochine a financé plus de 40 projets portant sur la création de sociétés
par actions et d’institutions de crédits agricole, sur la réforme juridique
et sur l’évaluation des incidences environnementales. Le CRDI a épaulé
le Viet Nam dans l’ébauche de sa loi sur l’investissement intérieur et de
son plan d’action national en faveur de l’environnement ; le Centre a aidé
le Cambodge dans la création de son ministère de l’environnement.
• Aux Philippines, le CRDI a contribué à la formulation de la politique
économique de la nouvelle administration Ramos ; les recommandations
ont été adoptées en 1994 par la Commission présidentielle sur la lutte
contre la pauvreté. Des projets parallèles en Inde et au Bangladesh ont
commencé à porter fruit.
35
RÉGION
Objectif
Que la PME ait accès aux technologies.
Réalisation
• QNX Software Systems Ltd., une des premières sociétés canadiennes
dans le domaine des systèmes de fonctionnement en temps réel, et
Eutech Cybernetics Pte. Ltd., de Singapour, ont travaillé en collaboration. Ils ont ainsi mis au point une technologie de régulation des
procédés industriels permettant à des entreprises manufacturières de
fonctionner de manière plus efficace, de réduire le gaspillage d’énergie et
de matières premières, d’améliorer le contrôle de la qualité et de faciliter
le recyclage.
Objectif
Que les pays du Sud aient un plus ample accès à l’information et aux systèmes
de communication appropriés afin de combler le fossé de l’information.
Réalisation
CRDI
: Neill McKee
Roger Lemayne
• Jusqu’à récemment, le Viet Nam n’envoyait qu’une centaine de messages électroniques à l’extérieur du pays par mois. Or, certains
Occidentaux envoient 100 messages par jour ! Le Réseau panasiatique
lancé au début de 1995 consolidera l’infrastructure de réseaux électroniques dans les pays peu évolués. Il élargira l’accès à l’Internet aux
régions éloignées du continent en améliorant la circulation de l’information scientifique et technique. Les liaisons avec les institutions canadiennes de R-D sont une priorité. Parmi les promoteurs, on compte Sun
Microsystems, la Banque asiatique de développement, le Programme
des Nations Unies pour l’environnement et plusieurs grands centres de
recherche et de documentation. Ils apportent leur concours en procurant l’équipement, l’assistance technique et la formation.
36
La PME a aussi besoin de nouvelles technologies.
Contribution canadienne
Les chercheurs de l’Université Simon Fraser aident les entreprises chinoises à
améliorer les capacités de production par la création de technologies locales
dans les secteurs textiles, mécaniques et électriques. Ils épaulent également la
Chine dans l’adaptation des technologies acquises auprès d’autres pays
comme le Canada.
Les chercheurs de l’Institut de développement international Lester B.
Pearson aident les collectivités des Philippines à préserver leurs ressources
marines, notamment les richesses halieutiques et les récifs côtiers.
Des chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique assistent les Chinois
dans la construction de ports qui ne rompent pas les équilibres de l’écosystème
littoral.
EN BREF
ASIE
L
e réseau panasiatique du
CRDI comble le fossé de l’information qui subsiste sur le plan
mondial. Il se propose d’amener
les pays du Sud à créer des liens
électroniques, tout en procurant
au milieu des affaires et au gouvernement du Canada une information à jour sur les pays d’Asie.
Le CRDI seconde les pays
: Chris Mayo
émergents d’Asie pour qu’ils
protègent leurs ressources forestières, aquatiques et fauniques
contre une exploitation économique à court terme.
CRDI
Le
Orientations
Le CRDI s’attachera dans les prochaines années à aider l’Asie à résoudre
ses problèmes sociaux et environnementaux avant qu’ils ne mettent en
péril la croissance régionale. En 1994-1995, à peine plus de la moitié des
nouvelles affectations du CRDI en Asie étaient financées par des collaborateurs externes. Puisque la plupart de ces bailleurs de fonds sont d’autres
organismes internationaux, le défi majeur demeure : adjoindre des intérêts
asiatiques. La création d’un Réseau asiatique de recherche en développement apparaît possible avec l’appui et la participation du Canada et
notamment du CRDI. Il se concentrera sur la gestion des affaires
publiques ainsi que sur la paix et la sécurité.
Viet Nam, la Chine et
d’autres pays asiatiques améliorent leur production agricole par
des méthodes respectueuses de
l’environnement mises au point
avec le secours du CRDI.
AFFECTATIONS : 9,1 MILLIONS $
Une deuxième orientation majeure veut accélérer la mise en place d’accords
concertés avec les secteurs privés d’Asie et du Canada. Les objectifs seront à
la fois sociaux et environnementaux, commerciaux et financiers.
Le troisième défi incite à établir des modes de fonctionnement plus efficaces.
Les réseaux électroniques sont une des nombreuses routes possibles pour
« s’affranchir par le savoir ».
37
RÉGION
AMÉRIQUE LATINE ET
ANTILLES
Objectif
CONTEXTE
La région comprend un ensemble de pays dont les économies
et les sociétés sont fort différenciées. Cette diversité s’accentue
par l’exposition constante
de cette région à l’incertitude
économique et à l’instabilité
sociale. Le travail du CRDI est
très affecté par la persistance
marquée des difficultés financières dans lesquelles la plupart
des gouvernements de la région
se débattent et par la réduction
des moyens consacrés aux programmes sociaux, à la recherche
et à l’enseignement supérieur. La
recherche manque cruellement
de fonds, notamment dans le
domaine de l’environnement et
du développement durable.
Que la capacité des pays du Sud à élaborer leurs propres politiques
économiques et sociales soit renforcée.
Réalisation
• L’Université de La Havane, de concert avec l’Université Carleton, a
élaboré un programme de maîtrise en économie pour les étudiants cubains.
Des professeurs canadiens et latino-américains composeront l’équipe
enseignante. Ce programme se propose de former une nouvelle génération
de décideurs cubains pour qu’ils relèvent les défis auxquels est confronté le
pays. Celui-ci pourra compter sur des économistes bien formés et affirmer
la compétence cubaine lors des négociations économiques internationales
et des réformes politiques internes.
Objectif
Que la recherche sur les facteurs physiques, chimiques, environnementaux
et sociaux qui affectent la santé humaine soit soutenue.
Réalisation
• Une étude que subventionne le CRDI doit déterminer dans quelle
mesure le système de santé est adapté à la structure sociale changeante
en Argentine, au Brésil, au Chili et en Uruguay . Deux travaux de
recherche doivent améliorer les services de santé dispensés aux ruraux
qui bénéficient d’habitude de moins d’assistance que les citadins : le
premier projet, de dimension communautaire, tente de contrôler le
paludisme ; le second étudie la contamination par le mercure dans les
mines d’or de la région amazonienne du Brésil où le poison a de graves
incidences sur la santé des mineurs et les collectivités en aval.
Objectif
Qu’on définisse les modalités d’une exploitation des ressources naturelles
judicieuse et créatrice d’emplois pour les populations autochtones pauvres.
CRDI
: Denis Marchand
Réalisations
38
• Plusieurs projets du CRDI donnent aux collectivités locales les moyens de
répertorier et de développer leurs ressources locales : élaboration d’un nouvel inventaire de ressources des Pirakuas au Mato Grosso ; création en
Amérique centrale d’un nouveau réseau qui se propose d’enregistrer, de
comparer et d’évaluer des plantes médicinales ; examen de plantes sauvages
au Nicaragua et génération de recettes au bénéfice des populations locales.
La recherche examine de quelle manière certaines politiques nationales
influent sur l’environnement andin.
• Le Centre d’innovation technologique de l’Université nationale
autonome du Mexique œuvre assidûment à la consolidation des liens
entre les sociétés de biotechnologie de l’Amérique latine et du Canada.
Il ouvrira le marché à l’avantage mutuel du Canada et des pays
d’Amérique latine. Le financement accordé par le CRDI à un réseau
de développement durable andin ( CONDESAN ), coordonné par le
Centre international de la pomme de terre au Pérou, se penchera sur
l’utilisation durable des terres et sur la production dans les hauts
plateaux andins.
• Le CRDI aide à faire le lien entre toutes les initiatives au moyen d’ELADA
21, un atlas électronique axé sur la biodiversité ; il soutient le système d’information et de communication du Conseil de la Terre dont le siège est au
Costa Rica ; il appuie le Centre de ressources MINISIS en Amérique latine
dont la gestion a été confiée au Centro de Información Científica y
Humanística, au Mexique.
Contribution canadienne
EN BREF
AMÉRIQUE
LATINE ET
ANTILLES
Une maîtrise en économie, créée
à l’Université de La Havane,
formera une nouvelle génération
d’économistes compétents et de
décideurs ; ils joueront un rôle
vital pour la prospérité future
de Cuba.
Les chercheurs, les universités, les sociétés privées et les ONG du Canada portent un intérêt soutenu à l’Amérique latine. Au cours de l’année dernière, tant
le Conseil canadien pour la coopération internationale que l’Association des
universités et collèges du Canada y ont entrepris des missions exploratoires. Le
Centre a approuvé un projet d’établissement d’une liaison entre les ONG
canadiennes et latino-américaines au cours de l’exercice 1995–1996.
Dans la lutte contre le paludis-
Des chercheurs de l’Université de Guelph ont collaboré avec le secrétariat de
la planification du Honduras pour analyser la biodiversité régionale. Des
collègues de la Memorial University de Terre-Neuve assistent leurs homologues du Belize pour aider le gouvernement local à former des infirmières
psychiatriques. L’Université d’Ottawa s’est associée à l’Université catholique
de Rio de Janeiro dans des travaux destinés à recycler de vieux pneus qu’on
utilise dans des ouvrages de terrassement. L’Université Carleton a élaboré le
programme de maîtrise en économie de Cuba ; l’Université du Québec à
Montréal participe à des travaux sur la contamination par le mercure au Brésil.
Les études sur l’empoisonne-
Orientations
me, le CRDI soutient la recherche
des meilleures méthodes pour
contrôler la maladie avec la participation active des populations
locales.
ment par le mercure des ouvriers
des mines d’or de l’Amazonie
n’est qu’un exemple de la
recherche que poursuit le CRDI
sur la santé et la sécurité au travail
dans cette région.
AFFECTATIONS : 12,8 MILLIONS $
Les priorités à court terme du CRDI dans les zones démunies sont la
recherche en faveur d’un environnement viable, l’élaboration de politiques sociales et économiques et l’amélioration des possibilités de
revenus. La diffusion des résultats de la recherche constitue un objectif
important du Centre dans la région. En 1994, le CRDI lançait le
bimestriel Compartimos destiné à informer et à stimuler la communication
parmi les intervenants de la région.
39
ACTIVITÉ
MONDIALE
Partenariat canadien
Objectif
Que soit encouragée la circulation des connaissances entre les chercheurs
du Canada et du Sud.
Réalisation
CONTEXTE
Le Canada et les pays du Sud ne
peuvent qu’être gagnants lorsque
leurs chercheurs collaborent. Le
programme de partenariat canadien du CRDI stimule ce type de
coopération. Non seulement il a
pris de plus en plus d’importance
au cours des dernières années,
mais il porte de plus en plus
de fruits.
ACTIVITÉ
MONDIALE
• Le milieu universitaire du Québec aura sa chaire de recherche en
développement international. Le Centre a également prévu d’aider
l’Association canadienne d’études du développement international pour
qu’elle augmente le nombre de ses adhérents et publie une revue multidisciplinaire bilingue de haut niveau. Entre-temps, le CRDI veut faciliter
la participation des chercheurs canadiens à ses projets : une subvention à
l’Association des universités et collèges du Canada permettra au CRDI
d’obtenir de l’information sur les capacités de recherche et de formation
des universités canadiennes.
Formation et bourses
Objectif
Qu’on offre la formation, l’orientation et un programme de bourses aux
chercheurs, professionnels et étudiants du Canada et du Sud.
Réalisations
CONTEXTE
Le Sud a besoin de chercheurs
bien formés et expérimentés,
d’une part, et les chercheurs et
autres professionnels canadiens
désireux de travailler dans les
pays en développement doivent
comprendre la situation qui prévaut là-bas, d’autre part. Le
CRDI finance des activités destinées à satisfaire ces deux
besoins.
40
• Grâce à une bourse du CRDI, deux journalistes canadiens ont passé
trois mois dans des pays en développement où ils ont pu faire des
reportages. Alors que l’un d’eux était stagiaire auprès de l’agence de
presse Gemini News Service, de Londres, le second était au siège de
l’Agence Periscoop de Montpellier ( France ).
• Onze Canadiens provenant de différents secteurs d’activité ont fait
bénéficier le CRDI de leurs connaissances en vertu du programme de
stages. Sous la supervision d’agents de programme, ces personnes ont
pu acquérir de nouvelles expériences dans leurs champs d’intérêt.
• Un ouvrage sur les changements intervenus dans les ONG sera publié
sous peu par Ian Smillie, boursier. L’ouvrage s’intitulera The Alms
Bazaar : Nonprofit Organizations and International Development.
ACTIVITÉ
MONDIALE
Le rôle des sexes et le
développement
Objectif
Que soit encouragée la participation des jeunes et des femmes du Sud aux
travaux préparatoires à la Conférence mondiale des Nations Unies sur la
femme qui se tient en septembre 1995 à Beijing.
CONTEXTE
Réalisation
Les professionnels du développement international ont noté
que les programmes portant
l’étiquette « Femmes et développement » sont souvent considérés
comme une affaire de femmes et
ne reçoivent pas l’attention qu’ils
méritent. Or, le CRDI estime que
les problèmes des femmes et du
développement est l’affaire de tout
le monde, sans distinction de sexe.
• Le CRDI a contribué aux discussions préalables à la Conférence de
e
Beijing lors du III Forum international de la jeunesse à Toronto où il
a financé un atelier sur le sujet. Il a également apporté son concours
financier à la Consultation des jeunes de la région Asie-Pacifique pour
qu’elle participe à une réunion tenue à Djakarta pour préparer la position
asiatique en prévision de la Conférence de Beijing.
ACTIVITÉ
MONDIALE
Valorisation de la
recherche
Objectif
Que la valorisation des résultats de la recherche soit liée à l’activité de diversification des revenus du Centre ainsi qu’au développement du secteur privé.
CONTEXTE
La valorisation des résultats
révèle l’efficacité de la recherche
pour le développement. Le
Centre a donc créé un programme spécial pour promouvoir
l’utilisation des résultats ; tout
nouveau projet n’est planifié
qu’en fonction des applications
prévisibles.
Réalisation
• Le CRDI a pris des dispositions pour commercialiser les résultats de
110 de ses projets les plus réussis. Pour intéresser le plus grand nombre
de personnes et d’organismes, il fera connaître, au secteur privé et à
d’autres utilisateurs éventuels au Canada et à l’étranger, les technologies
qu’il a aidé à mettre au point. Ainsi, la nouvelle variété de banane
écologique que le financement du Centre a permis de sélectionner sera
vraisemblablement commercialisée par des planteurs du Costa Rica, de
la République dominicaine et de Saint-Vincent-et-Grenadines.
41
ACTIVITÉ
MONDIALE
Évaluation
Objectif
Que, grâce à une évaluation précise et crédible, le CRDI améliore la qualité, la gestion et l’obligation de rendre compte de la recherche qu’il appuie.
Réalisation
CONTEXTE
Dans toute organisation, l’évaluation forme un élément capital
de la responsabilisation. Au
cours des deux dernières années,
le CRDI a élaboré un nouveau
système d’évaluation qui est
censé donner l’assurance de la
qualité et améliorer la gestion
des programmes et des projets
du Centre.
ACTIVITÉ
MONDIALE
• Un système d’évaluation intégré a été mis en place au cours de l’exercice financier 1994–1995. Pour la première fois, les rapports au Conseil
des gouverneurs sur toutes les activités de programme s’articulaient
autour d’objectifs et de résultats. Le Conseil a pu examiner et approuver
le premier rapport d’évaluation annuel couvrant l’ensemble du Centre.
Information sur le
développement
Objectif
Que le public canadien ait accès à l’information sur le développement
international.
Réalisations
CONTEXTE
Des groupes et des individus en
grand nombre, intéressés par
la cause du développement
international, ont besoin d’une
information fiable et constamment actualisée sur la recherche
en développement. La Bibliothèque du CRDI fournit cette
information.
• En utilisant un serveur Gopher, la Bibliothèque rend ses bases de
données accessibles sur l’Internet. À la suite d’ententes avec des universités et des institutions de recherche du monde entier, le CRDI
administre de nombreuses bases qu’il partage parfois avec d’autres
organismes internationaux. L’une d’elle est le Service de bases de données sur le développement ( SBDD ) qui donne accès aux 70 000 titres
de la Bibliothèque ainsi qu’à l’information sur les projets de recherche
du CRDI et de cinq autres organismes d’aide au développement qui
subventionnent des travaux de recherche. L’utilisateur a aussi accès aux
catalogues de plusieurs organismes rattachés aux Nations Unies et à la
USAID.
• IMAGES est une banque, ouverte au public, de plusieurs milliers de
diapositives récentes qui illustrent principalement les projets du CRDI.
Le Centre assure la recherche sur IMAGES ainsi que les services de
reprographie et de réimpression couleur des diapositives. De plus,
IMAGES est accessible sur l’Internet.
42
ACTIVITÉ
MONDIALE
Information sur le CRDI
Objectif
Que le CRDI soit médiateur de connaissances auprès des décideurs,
chercheurs, personnes du secteur privé et autres intervenants désireux de
s’informer sur le Centre, sur la pertinence de son action et sur les résultats
de ses recherches.
CONTEXTE
Le CRDI est fort sollicité par les
étudiants, les médias, les membres du Parlement, le milieu
universitaire, les ONG et, de
plus en plus, par le secteur privé.
Souscrivant à son obligation de
rendre compte et fìdèle à son
rôle d’organisme financé par les
fonds publics, le Centre donne
pleinement accès à l’information par l’entremise de ses programmes d’affaires publiques et
de publications.
Réalisations
• Le rôle du Viet Nam en tant qu’économie émergente et les occasions
de coentreprise avec le milieu canadien des affaires étaient au cœur des
échanges lors de la visite au Canada de quatre professionnels vietnamiens. Le voyage a été organisé par le CRDI en 1994 de concert
avec les Chambres de commerce de quatre grands centres canadiens :
Montréal, Ottawa, Toronto et Vancouver. Les délégués vietnamiens
ont été sélectionnés en fonction du rôle-clé qu’ils jouent dans les
secteurs de l’environnement, de l’économie, des services sociaux et des
affaires. Ils ont rencontré plus d’un millier de gens d’affaires et autres
citoyens intéressés à nouer des liens avec le Viet Nam. Deux des visiteurs ont déjà bénéficié de l’aide du CRDI.
• En 1994–1995, le CRDI a publié 63 titres qui répondent à l’intérêt
grandissant du public pour ses activités de recherche : Watershed expose
la place que tient l’eau potable dans le conflit israélo-palestinien ; État de
choc propose ses idées sur la restauration de l’équilibre entre la société
canadienne et l’environnement ; L’égalité devant soi compile les actes
d’un colloque tenu à l’Université Laval sur le rôle des femmes et des
hommes, les relations sociales et le développement international. La
vente des publications du CRDI a augmenté de 90 % dans les trois
dernières années. Pour sa part, le magazine trimestriel Le CRDI Explore
dévoile les résultats de recherche à plus de 150 000 lecteurs.
• Il est désormais possible d’avoir accès au CRDI par l’intermédiaire de
l’Internet. Le Gopher du Centre permet à quiconque d’obtenir électroniquement de l’information sur les recherches et programmes de l’institution. On peut ainsi obtenir copie d’exposés présentés en ateliers, de
monographies scientifiques et de conférences déjà publiées et des principaux textes du magazine, ou commander des livres et obtenir l’adresse
électronique des membres du personnel. Au cours de l’année, le CRDI
sera accessible sur le World-Wide Web ( WWW ).
43
SECRÉTARIAT
INTERNATIONAL
WETV, service de
télévision mondial
Objectif
CONTEXTE
Au sein du « village global », le
discours est encore presque
entièrement dicté par les habitants
du Nord, la partie privilégiée du
« village ». WETV, mise sur pied
à l’instigation du CRDI, se
définit comme une approche
novatrice dont la programmation
tente de rétablir l’équilibre dans
le flux de l’information. Elle
diffusera l’authentique parole des
populations, sans égard à la
nationalité, à la culture ou au
sexe. Elle fera place à des points
de vue rarement entendus, surtout s’ils proviennent du Sud.
Enfin, elle alliera le pur divertissement à l’information et au
débat d’idées sur les questions et
les événements déterminants pour
l’avenir commun de l’humanité.
Ces objectifs seront atteints grâce
à une formule originale, celle d’un
réseau mondial de télévision associant la capacité et l’innovation
d’une gamme de partenaires
variés provenant des secteurs
public et privé.
44
Que la collaboration des partenaires publics et privés permette d’atteindre
une audience mondiale au moyen d’une programmation harmonieuse qui
respecte la diversité culturelle des populations et sonne l’urgence des questions d’environnement et de développement.
Réalisation
• Au terme d’une R-D de deux ans, le lancement-pilote de WETV aura
lieu lors de la Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes,
à Beijing en septembre 1995. Le réseau mettra à la disposition des
radiodiffuseurs du monde entier des émissions pertinentes, à la fois peu
coûteuses et d’intérêt général et culturel. À mesure que, tout au cours
de la première année, les publics et les partenaires se joindront au
réseau, ce sont des millions de téléspectateurs que WETV rejoindra.
La réponse des organisations du Nord et du Sud a été réconfortante.
À la subvention d’un million de dollars accordée à l’origine par le
CRDI se sont ajoutés les appuis de partenaires publics et privés dans les
pays du Nord et du Sud, de l’ACDI, de Patrimoine Canada, de la
Banque mondiale, de l’Unesco, de Téléglobe Canada et d’autres.
Parmi les pays censés prendre part au lancement, on compte l’Afrique
du Sud, l’Australie, le Canada, la Chine, l’Inde, le Mexique, la
Norvège et la Russie. Les chaînes de certains pays intégreront les émissions de WETV à leur propre programmation. Ailleurs, par exemple en
Ukraine, le réseau sera une chaîne indépendante. Bien que WETV n’ait
qu’une programmation limitée à ses débuts, elle compte devenir un
service continu dès l’an 2000. Les médias canadiens ont favorablement
accueilli l’initiative.
Orientations
Les activités de WETV en 1995 prévoient la création d’une Société WETV à
but non lucratif qui mobilisera un capital de démarrage de 10 millions de
dollars et conclura les ententes de programmation et les dispositifs techniques
qui s’imposent pour l’inauguration du service.
SECRÉTARIAT
INTERNATIONAL
Stratégie de
recherche halieutique
internationale ( SIFR )
Objectif
CONTEXTE
Principale source de protéines
animales pour plus d’un milliard
d’habitants de la planète, la pêche
constitue un gagne-pain pour
cent millions d’entre eux. Or,
l’épuisement des ressources
marines doit faire l’objet de
recherches approfondies et coordonnées pour assurer une gestion
optimale et un développement
durable des ressources. Pour y
voir de près, le CRDI, la Banque
mondiale et le Programme des
Nations Unies pour le développement appuient conjointement la Stratégie de recherche
halieutique internationale. Situé
au siège du CRDI à Ottawa, le
secrétariat de la SIFR tire profit
de l’expérience du Centre dans le
domaine des recherches halieutiques et saisit toutes les occasions d’améliorer la coordination
mondiale des appuis offerts à ce
secteur.
Que les efforts pour contrer le faible taux de succès des projets de
développement des pêches et le manque de coordination parmi les donateurs soient encouragés par une harmonie entre les priorités de recherche
des pays du Sud et les intérêts des donateurs ; que la recherche stratégique
sur les pêches soit soutenue par l’intermédiaire du Groupe consultatif pour
la recherche agricole internationale ; que la recherche appliquée et le renforcement des compétences des instituts spécialisés dans le Sud soit appuyés.
Réalisations
• Une meilleure gestion des pêches doit accompagner les efforts entrepris
pour améliorer les sources d’information en Asie. Selon la SIFR, de telles
sources sont presque inexistantes en Indochine. Enfin, il faut consolider
les programmes et les collections statistiques sur les pêches de la plupart
des pays d’Asie du Sud. La SIFR encourage les donateurs à combler le
fossé de l’information.
• Le nombre d’organismes dont les activités s’inspirent de la SIFR va croissant. À l’origine, celle-ci bénéficiait de l’apport de 17 donateurs du
secteur public et d’une association halieutique privée. Or, ont participé à
la dernière Consultation de donateurs quelque 40 agences subventionnaires, des ONG et des organismes privés. Le soutien pour la plupart des
recherches de la SIFR converge directement vers des projets particuliers.
L’exécution de ceux-ci est prise en charge par le Centre international
d’aménagement des ressources bioaquatiques, par la FAO, par le Centre
de développement des pêches de l’Asie du Sud-Est ou d’autres agences.
• Les récentes activités lancées par la SIFR sont les suivantes :
• une série régionale d’études pour fixer des priorités, à partir de
la demande, dans les secteurs de la gestion des pêches, de l’aquaculture, de la postrécolte, de la politique socio-économique et
de l’information ;
• une série de projets de recherche à financement partagé sur des
questions telles que la gestion intégrée des zones côtières, la
génétique ou la biodiversité associées à l’aquaculture, la maladie
de la crevette, la gestion du lac Victoria et l’huile de poissons pour
la nutrition infantile.
Orientations
Le secrétariat de la SIFR poursuivra ses activités afin de répondre aux
besoins des pays en développement dans toutes les régions.
45
SECRÉTARIAT
Initiative pour les
micronutriments ( IM )
INTERNATIONAL
Objectif
Que l’élimination de la carence en micronutriments soit soutenue par des
programmes efficaces qui s’autosuffiront une fois l’aide extérieure achevée.
Réalisations
CONTEXTE
• Des millions de jeunes enfants — africains, asiatiques et latino-américains
— recevront de la vitamine A grâce à l’ACDI. Le projet a engagé
11,5 millions de dollars pour soutenir les efforts de l’UNICEF afin de
rendre la vitamine A plus accessible par divers moyens peu coûteux. Des
programmes novateurs accordant un supplément vitaminique aux
enfants d’âge préscolaire sont élaborés et mis en application avec la
participation des collectivités locales.
Des milliers de personnes, et
spécialement des femmes et des
enfants, meurent chaque année
par carence de trois micronutriments essentiels à tout régime
alimentaire. À ce sujet, la très
grande majorité des gouvernements du monde ont fixé à l’an
2000 les trois objectifs suivants :
Orientations
Au cours de la période 1995–1998, l’IM consolidera ses liens avec les
donateurs, les décideurs et l’industrie alimentaire.
• élimination des troubles attribuables à la carence en iode ;
• élimination de l’avitaminose
A et de ses conséquences,
la cécité et autres problèmes ;
• réduction, par rapport à 1990,
d’un tiers de l’anémie ( carence
en fer ) chez la femme.
CRDI
: Jaime Rajas
L’IM , qui a établi son secrétariat
au siège du CRDI à Ottawa, a été
créée en 1992 pour atteindre ces
objectifs. Elle est parrainée par
le CRDI, l’ACDI, la Banque
mondiale, le Programme des
Nations Unies pour le développement et l’UNICEF.
46
Une alimentation équilibrée qui n’est pas à la portée de tous…
RAPPORT FINANCIER
1994–1995
CENTRE DE
RECHERCHES
POUR LE
DÉVELOPPEMENT
INTERNATIONAL
EXPOSÉ
FINANCIER
Introduction
La rigueur budgétaire décrétée par le gouvernement du Canada pour
réduire les dépenses de programme a eu une incidence directe sur le CRDI.
Au cours de l’exercice 1994 –1995, les crédits parlementaires du Centre ont
subi une nouvelle réduction et s’élèvent à 111,9 millions de dollars. En
valeur nominale, cette somme est légèrement supérieure à la subvention de
108,1 millions accordée en 1987–1988, mais reste de beaucoup inférieure
en dollars constants.
Rien ne laisse entrevoir la levée de ces contraintes financières dans un avenir
prochain. La subvention parlementaire du Centre en 1995–1996 devrait
s’élever à 96,1 millions de dollars, soit une réduction de 15,8 millions par
rapport au présent exercice financier. Cela signifie que les crédits parlementaires ont subi, au cours des six dernières années, une réduction nominale de
18 millions de dollars. En valeur réelle, la réduction approche 35 %. Le
Centre, qui avait heureusement prévu l’ampleur des récentes réductions,
avait pris, dans les derniers mois de l’exercice, les dispositions suivantes :
• une réduction importante du budget des affectations de programme
en 1994 –1995 ( dépassant 30 % ) ;
• la suspension de toutes les activités d’embauche non approuvées par le
Comité de la haute direction.
FAITS SAILLANTS : 1994 –1995
• Les recettes provenant des contrats de recherche ont augmenté de 63,5 % par rapport à 1993 –1994.
• Le CRDI a conclu de nouveaux contrats de recherche d’une valeur de 26,2 millions de dollars. Cette forte
croissance permettra d’atténuer les effets de la réduction prévue de la subvention parlementaire dans les
trois années qui viennent.
• Les placements et autres revenus ont atteint la somme de 2,9 millions de dollars, soit une forte augmentation par rapport à la somme prévue de 2,1 millions et plus de trois fois le montant de 0,8 million généré
en 1993–1994.
• En décembre 1994, la direction du CRDI a réduit de 31,5 % son budget ordinaire d’affectations de programme afin de respecter la diminution escomptée de la subvention fédérale en 1995 –1996. Les dépenses de programme courantes ont diminué en conséquence.
• La réduction des dépenses d’exploitation s’est encore accentuée, atteignant 0,7 million de dollars au cours
du dernier exercice.
• Les frais généraux recouvrés des activités entourant les contrats de recherche ont atteint 1,4 million de dollars en regard de la somme inscrite en 1993 –1994, soit 0,6 million.
• Le rapport entre les dépenses de programme et les dépenses d’exploitation n’a pas cessé de s’améliorer. En
1990 –1991, ces dépenses de programme et d’exploitation représentaient respectivement 66 % et 34 %.
En 1994 –1995 les dépenses de programme avaient atteint 73 % et les dépenses d’exploitation avaient
baissé à 27 %.
48
EXPOSÉ
FINANCIER
En plus des crédits parlementaires, le chiffre global de 131 millions de
dollars comprend les contrats de recherche accrus des intérêts ainsi que les
autres sources de revenus. Ces deux postes budgétaires s’élèvent respectivement à 16,2 et à 2,9 millions de dollars. Les contrats de recherche ont
enregistré une augmentation impressionnante de 63,5 % par rapport à
l’exercice précédent et témoignent des efforts déployés par la direction et le
personnel de programme pour pallier la diminution des ressources du
Centre.
e
L’année 1995 marque le 25 anniversaire du CRDI. Le Centre s’adapte
constamment en modifiant en profondeur ses méthodes d’exploitation et
ses procédures. Le temps où il était assuré d’une subvention toujours plus
importante n’est plus. Le Centre doit poursuivre son action sur un double front : la production de revenus et la réduction des charges.
Dans la foulée des nouvelles réalités canadiennes, la direction du CRDI a
voulu, durant les trois dernières années, adopter une nouvelle stratégie
pour l’institution en modifiant les structures des programmes et des coûts.
Depuis 1991–1992, cette rationalisation lui a permis de réduire son personnel de 20 % et ses cadres supérieurs de 50 %. Le rapport entre les
dépenses de programme et les dépenses d’exploitation s’est rééquilibré de
manière continue et significative. En 1990 –1991, 66 % des dépenses
étaient consacrées au programme et 34 % à l’exploitation. En 1994 –1995,
le pourcentage consacré au programme s’est élevé à 73 %, alors que les
charges baissaient à 27 %. On vise maintenant un rapport de 80 à 20 d’ici
à 1998 –1999.
L’autre grande préoccupation du CRDI concerne l’expansion et la diversification de son assise financière. En 1994 –1995, le Centre créait les
Services du CRDI, chargés de définir et de coordonner les initiatives de
production de revenus qui combleront la baisse des crédits parlementaires.
Sans y être officiellement tenu, le Centre a demandé à faire l’objet d’une
deuxième vérification intégrée en 1994 –1995. Cette fois, à la différence
de la première vérification effectuée en 1982, le Centre a collaboré de
manière étroite avec le Bureau du vérificateur général du Canada, complétant les travaux du vérificateur général par une auto-évaluation interne.
Cette vérification concertée signifiait que le CRDI était en mesure de rendre des comptes et d’afficher sa préoccupation pour les coûts. En
1995 –1996, le Centre appliquera les recommandations émises par le
vérificateur.
49
EXPOSÉ
FINANCIER
Revenus
Les revenus totaux de 1994 –1995 se sont élevés à 131 millions de dollars,
traduisant ainsi une diminution de 21,8 millions ( ou 14,2 % ) par rapport
aux 152,8 millions de l’exercice précédent ( tableau 1 ). Cette somme comprend la subvention du Parlement de 111,9 millions auxquels s’ajoutent les
contrats de recherche d’une valeur de 16,2 millions et les intérêts accrus et
autres sources de revenus d’un montant de 2,9 millions. La figure 1 illustre
les efforts déployés par le CRDI depuis cinq ans pour compenser l’écart créé
par l’érosion continue des crédits parlementaires.
Le CRDI a dû absorber une série de coupes pratiquées au cours de l’exercice
par le plan de diminution des dépenses du gouvernement canadien. À la suite
de ces coupes, la subvention a été ramenée à 111,9 millions de dollars, montant sensiblement inférieur à celui de 1993–1994 lorsque le Centre recevait
une subvention de 142 millions, niveau jamais atteint dans le passé. Cette
somme englobait les crédits annuels de 115 millions de dollars et une subvention supplémentaire de 27 millions pour financer l’Initiative pour les
micronutriments et la distribution d’une pochette d’information sur la santé
destinée à l’Afrique. En 1995 –1996, le CRDI se voit accorder une subvention de 96,1 millions, soit une réduction de 15,8 millions de dollars, ou de
14,1 %, par rapport à 1994 –1995.
Tableau 1
Revenus ( 000 $ )
en 1994 –1995 et 1993–1994
1994 –1995
________________________________________
Budget
révisé
Réalisations
% écart
Revenus totaux
128 263 $
131 047 $
Subvention du Parlement du Canada
courante
supplémentaire
Contrats de recherche
Revenus de placements et d’autres sources
112 100
—
14 000
2 163
111 908
—
16 254
2 885
( millions $ )
15
10
5
0
90-91
91-92
92-93
93-94
94-95
Figure 1
Sources de revenus d’origine non
parlementaire de 1990 –1991 à 1994 –1995
50
– 0,2
—
16,1
33,4
%
variation
Réalisations (réalisations)
152 759 $
115 000
27 000
9 938
821
– 14,2
– 2,7
– 100,0
63,5
251,4
Les revenus tirés des contrats de recherche équivalent au coût direct des
activités gérées pour le compte d’autres donateurs. En 1994 –1995, ces
revenus sont de 16,2 millions de dollars, soit une somme bien supérieure à
1993 –1994 ( 9,9 millions ) et plus élevée de 16,1 % par rapport aux prévisions budgétaires de 1994 –1995. Cette hausse des contrats de recherche
confirme l’engagement du Centre à rééquilibrer ses ressources ; en
1995 –1996, le CRDI prévoit accumuler des revenus de 26,6 millions grâce
à ses contrats.
Placements et autre revenus
Contrats de recherche
20
2,2
1993 –1994
____________
Les 2,9 millions de dollars de revenus provenant d’intérêts et d’autres
sources en 1994 –1995 enregistrent une hausse importante de 251,4 % par
rapport au niveau de 1993–1994. Deux facteurs ont contribué à ces résultats favorables au cours de l’exercice : des taux d’intérêt plus élevés et une
nette augmentation du niveau moyen du portefeuille de placements au
cours de la période de référence. Pour 1995–1996, le Centre prévoit à ce
même poste des rentrées de 2,8 millions de dollars.
EXPOSÉ
FINANCIER
Tableau 2
Dépenses ( 000 $ ) en 1994 –1995
et 1993–1994
Dépenses
Les dépenses imputables le 31 mars 1995 totalisaient 129,9 millions de dollars ( tableau 2 ). Ce niveau est comparable aux sommes inscrites en
1993 –1994. En regard des prévisions pour 1994 –1995, les dépenses
totales étaient nettement inférieures aux 141,2 millions de dollars escomptés. Cette réduction de 11,3 millions, ou de 7,9 %, est attribuable dans une
large mesure à une baisse des dépenses d’activités de recherche pour le
développement. Cette baisse est consécutive à la décision de la direction de
réduire substantiellement le budget de programme de 1994 –1995 pour les
raisons déjà mentionnées.
1994 –1995
________________________________________
Budget
révisé
Réalisations
% écart
Dépenses totales
Activités de recherche pour le développement
Activités liées à la recherche
Soutien opérationnel de la recherche
Administration générale
Coûts recouvrés
Tableau 3
Rapport entre le financement
des programmes et les dépenses
d’exploitation ( 000 $ ) de 1990 –1991
à 1994 –1995
1993 –1994
____________
%
variation
Réalisations (réalisations )
141 166 $
129 951$
– 7,9
127 890 $
1,6
99 406
18 039
11 126
13 813
( 1 218 )
89 946
17 515
11 046
12 886
( 1 442 )
– 9,5
– 2,9
– 0,7
– 6,7
18,4
86 745
18 397
10 744
12 966
( 962 )
3,7
– 4,8
2,8
– 0,6
49,9
Le tableau 3 illustre la proportion relative aux dépenses de programme et
d’exploitation, par postes principaux et durant les cinq derniers exercices.
L’écart entre les deux variables a constamment augmenté, passant d’un rapport de 66 à 34 en 1990 –1991 au rapport actuel de 73 à 27. Cette amélioration a été rendue possible par une réforme de la structure des charges du
Centre et par le transfert vers les programmes des économies réalisées au
chapitre des dépenses d’administration.
1994–1995
1993–1994
1992–1993
1991–1992
1990–1991
Programmes
% du total
95 352
73,4
92 544
72,4
88 206
71,0
88 596
66,3
78 288
66,3
Dépenses d’exploitation
% du total
Rémunérations et avantages
Réinstallation
Services professionnels et spéciaux
Installation et amortissement
Déplacements
Communications
Autres
Programme de restructuration
36 041
27,7
22 654
337
1 246
5 620
2 786
1 271
2 127
—
36 308
28,4
22 519
372
1 389
5 814
2 894
1 237
2 083
—
36 913
29,7
22 969
553
1 415
5 761
2 832
1 220
2 163
—
45 346
33,9
25 735
258
778
5 795
3 405
1 307
2 264
5 804
39 710
33,7
25 910
395
684
5 678
3 175
1 293
2 575
—
Recouvrement des coûts
% du total
Total des dépenses
(programme et exploitation)
(1 442)
– 1,1
( 962)
– 0,8
( 902)
– 0,7
129 951
127 890
124 217
( 215)
– 0,2
133 727
—
—
117 998
51
EXPOSÉ
FINANCIER
Subventions de projets : 81,9 %
( 73 692 $ )
Contrats de recherche : 18,1 %
( 16 253 $ )
Figure 2
Dépenses : activités de recherche
pour le développement ( 000 $ )
Soutien technique : 69,1 %
( 12 109 $ )
Diffusion de l’information : 20,3 %
( 3 555 $ )
Bibliothèque : 10,6 %
( 1 851 $ )
Figure 3
Dépenses : activités liées
à la recherche ( 000 $ )
Bureaux régionaux : 56,8 %
( 6 273 $ )
Administration des divisions : 43,2 %
( 4 773 $ )
Figure 4
Dépenses : soutien opérationnel
de la recherche ( 000 $ )
Activités de recherche pour le
développement
Les activités de recherche pour le développement reflètent les coûts directs
de tous les projets de recherche scientifique et technique financés par le
CRDI dans les pays en développement ( figure 2 ). Elles sont au cœur du
mandat du Centre. Cette catégorie de dépenses comprend : les activités
de programme telles que définies, élaborées et administrées par des
chercheurs du Sud ; les projets pris en charge par le CRDI et les réseaux
internationaux de recherche ; les contrats de recherche que le CRDI
administre pour le compte d’autres donateurs.
Pour l’exercice se terminant le 31 mars 1995, les dépenses inscrites à ce
poste s’élevaient à 89,9 millions de dollars, soit 69,2 % des dépenses
totales. Lors de l’exercice précédent, elles atteignaient 86,7 millions, soit
67,8 %. En 1995–1996, le Centre prévoit 100,9 millions à ce poste, soit
71,3 % de l’ensemble des dépenses.
Activités liées à la recherche
Ce poste comprend pour l’essentiel le soutien technique et les activités relatives à la diffusion de l’information ou à l’application des résultats de la
recherche ( figure 3 ). L’une de ces activités prévoit le maintien d’une
Bibliothèque spécialisée desservant à la fois la communauté canadienne du
développement et les personnels du CRDI.
Les dépenses relatives aux services techniques comprennent le coût du
personnel de programme dont le rôle est d’aider à l’élaboration de nouveaux projets, de suivre les travaux de recherche en cours et de prêter une
assistance technique aux bénéficiaires. En 1994 –1995, ces dépenses connexes étaient de 12,1 millions de dollars, en léger déclin par rapport aux
niveaux signalés en 1993–1994. En 1995–1996, le CRDI prévoit consacrer 11,6 millions de dollars aux services techniques.
Soutien opérationnel de la recherche
Bureaux régionaux — Grâce à ses bureaux régionaux, le CRDI peut
accroître l’efficacité du soutien qu’il fournit à la recherche dans les pays en
développement. Ces bureaux établissent des liens plus étroits avec les
bénéficiaires du Centre et permettent de mieux répondre aux attentes des
populations du Sud. Les principaux bureaux du CRDI outre-mer sont en
Afrique du Sud, en Égypte, en Inde, au Kenya, au Sénégal, à Singapour et
en Uruguay. Leur coût d’exploitation total s’élevait à 6,3 millions de dollars en 1994 –1995, montant légèrement supérieur aux prévisions de 6,2
millions ( figure 4 ). Cette augmentation est surtout attribuable à la faiblesse de la monnaie canadienne dont le taux d’échange défavorable a
entraîné une perte de près de 0,6 million de dollars.
Administration des divisions — Les dépenses à ce poste se sont élevées
à 4,8 millions de dollars en 1994 –1995, somme légèrement supérieure à
celle de l’exercice précédent, mais inférieure aux prévisions de 4,9 millions
( figure 4 ). Pour 1995–1996, des dépenses de 4,6 millions de dollars sont
prévues à ce chapitre.
52
EXPOSÉ
FINANCIER
Administration générale
Afin d’atteindre à la pleine efficacité de ses opérations et de respecter ses
obligations, le CRDI assume un large éventail de fonctions relatives aux
politiques, à la direction, à l’administration et aux services. Le Conseil des
gouverneurs, le Bureau de direction et la Division des finances et de l’administration s’acquittent de ces fonctions.
Dépenses — Les dépenses d’administration générale dans leur ensemble
ont atteint 12,9 millions de dollars, somme à peine inférieure au niveau
atteint lors de l’exercice précédent ; elles traduisent des économies de 6,7 %
en regard des sommes du budget en exercice.
Coûts recouvrés — En 1994 –1995, le Centre a recouvré des contrats de
recherche et des transactions en devises étrangères pour une valeur de 1,4
million de dollars. Cela représente une augmentation de 50 % par rapport
aux sommes recouvrées en 1993–1994. Cette somme est également
supérieure de 18,4 % aux prévisions du budget de 1994 –1995.
Ressources humaines
Au cours de l’exercice se terminant le 31 mars 1995, le Centre comptait 351
personnes recrutées par Ottawa et 119 personnes recrutées par les bureaux
régionaux. Le budget de 1994 –1995 faisait état respectivement de 352 et de
128 employés. Par rapport à l’exercice précédent, le budget de 1994 –1995
compte trois postes de plus parmi les personnels employés par Ottawa ; cette
augmentation fait suite à la création des Services du CRDI. Le budget de
1995–1996 prévoit 349 employés à Ottawa et 122 employés dans les bureaux
régionaux.
En décembre 1994, un blocage de l’embauche a été décrété en prévision
d’une réduction de la subvention fédérale en 1995–1996. Des procédures ont
été mises également en œuvre pour faire en sorte qu’aucun contrat d’une
durée supérieure à six mois ne soit reconduit sans l’approbation de la haute
direction. Le tableau 4 illustre la situation de l’effectif et les vacances de postes
en 1994 –1995.
Tableau 4
Années-personnes en
1994 –1995 et 1993–1994
Employés du siège ( total )
Soutien technique
siège
étranger
activités administrées par le Centre
Gestion des bureaux régionaux
Gestion des divisions
Administration générale
1994–1995
____________________
1993–1994
_________
Budget
révisé
Réalisations
Réalisations
352
351
337
54
34
53
11
56
144
50
33
54
11
54
149
55
29
52
11
51
139
Employés recrutés par
les bureaux régionaux
128
119
127
Employés du Centre ( total )
480
470
464
10
1
24
3
Vacances ( total )
Détachements
53
EXPOSÉ
FINANCIER
Affectations
Les affectations totales du Centre pour l’exercice clos le 31 mars 1995 ont
été de 123,2 millions de dollars ( tableau 5 ), en baisse de 14,1 % par rapport à l’exercice précédent ( 143,5 millions à l’exclusion de la subvention
supplémentaire). Cette baisse peut être attribuée à la réduction du budget
courant des affectations de programmes.
Des 123,2 millions de dollars affectés, 87,2 millions ( 70,8 % ) étaient consacrés aux programmes. Le niveau aurait été sensiblement plus élevé si n’était intervenue la décision à laquelle la direction a été acculée en prévision
d’une réduction de la subvention du Parlement en 1995–1996. Cette
intervention a entraîné une réduction significative du budget ordinaire des
affectations de programme, ramené de 89 à 60,9 millions de dollars. En
excluant la subvention supplémentaire de 27 millions de dollars ( affectée
dans sa totalité au cours de l’exercice précédent ), le Centre a affecté en
1993–1994 la somme de 83,8 millions aux programmes courants. Cette
somme a été fixée à 55 millions pour l’exercice 1995–1996.
Tableau 5
Affectations ( 000 $ )
en 1994 –1995 et 1993–1994
La figure 5 illustre la répartition par région géographique des affectations
de programme en 1994 –1995. La figure 6 ventile les affectations de programme en fonction des objectifs du Programme institutionnel du
CRDI : 50 % sont consacrées aux thèmes d’Action 21 ( systèmes alimentaires menacés, etc. ) ; 40 % aux initiatives liées au développement durable
et équitable ; 10 % à de nouvelles initiatives.
1994 –1995
________________________________________
Budget
révisé
Réalisations
% écart
Affectations totales
Programme régulier
Contrats de recherche
Exploitation ( sauf coûts recouvrés )
54
113 290 $
123 248 $
8,8
60 971
15 000
37 319
61 031
26 176
36 041
0,1
74,5
– 3,4
1993 –1994
____________
%
variation
Réalisations ( réalisations )
170 490 $
– 27,7
110 775
23 407
36 308
– 44,9
11,8
– 0,7
EXPOSÉ
FINANCIER
Au cours de l’exercice, le Centre a signé de nouveaux contrats de
recherche d’une valeur de 26,2 millions de dollars. Ces affectations ont
considérablement dépassé les prévisions budgétaires de 74,5 %. Cette forte
augmentation des contrats fait suite aux efforts continus de la direction et
des personnels de programme pour contrebalancer la diminution des
sources de revenus du Centre.
Pour combler l’importante réduction de la subvention parlementaire qui
a eu un effet négatif sur le niveau habituel des affectations destinées aux
programmes, le Centre prévoit récolter 50 millions de dollars de contrats
de recherche en 1995–1996.
En 1995–1996, les affectations de programme et d’exploitation ( incluant
les coûts recouvrés ) s’élèvent à 140,3 millions, soit une augmentation de
14 % par rapport à 1994 –1995.
Amérique latine et Antilles
Asie
Afrique orientale et
australe
Afrique centrale et
occidentale
Afrique du Nord et
Moyen-Orient
Afrique australe
Canada ( comprend
l’Europe et les É.-U. )
Mondial
Administrées
par le CRDI
( 000 $ )
0$
5 000 $
10 000 $
15 000 $
Figure 5
Affectations de programme ( réalisations ) par région
en 1994 –1995 ( exclut les contrats de recherche )
Développement
durable et
équitable
42,5 % ( 23 007 $ )
Nouvelles
initiatives
7,7 % ( 4 176 $ )
Systèmes alimentaires menacés
12,0 % ( 6 514 $ )
Intégration des politiques
11,0 % ( 5 952 $ )
Technologie et environnement
9,8 % ( 5 318 $ )
Biodiversité
6,7 % ( 3 643 $ )
Santé et environnement
5,9 % ( 3 210 $ )
Information et communication
4,4 % ( 2 368 $ )
Figure 6
Affectations pour les programmes ( 000 $, réalisations) par
région de recherche en 1994 –1995 ( ne comprend pas les activités
administrées par le Centre et la recherche sous contrat ).
55
EXPOSÉ
FINANCIER
Indicateurs financiers
et tendances
Le CRDI continuera à trouver des ressources supplémentaires par des partenariats avec d’autres institutions. Il veillera en outre à ce que la plus grande part
de ses fonds soient directement investis dans l’aide à la recherche destinée aux
pays en développement. Les montants affectés aux programmes et à l’exploitation devront être dans un rapport de 80 à 20 d’ici à 1998–1999. Cela
présuppose une réduction de 20 % des dépenses d’exploitation grâce à la
réduction des dépenses et au recouvrement des coûts.
Le Centre est toujours désireux d’utiliser plus efficacement la technologie et
les systèmes d’information de pointe afin de réaliser des économies dans toutes
ses opérations. Le tableau 6 précise les principaux objectifs financiers de
1995–1996 et fait un examen rétrospectif des opérations des cinq exercices
précédents.
Tableau 6
Indicateurs financiers
et tendances ( 000 $ )
Budget
1995–1996
1993–1994
Réalisations
1992–1993
1991–1992
1990 –1991
Affectations
Programmes
Activités de soutien de la recherche
Contrats de recherche
Exploitation*
140 252
51 398
3 602
50 000
35 252
121 806
52 699
8 332
26 176
34 599
169 528
96 923
13 852
23 407
35 346
127 145
75 107
10 129
5 898
36 011
135 509
80 190
8 111
2 077
45 131
114 700
66 512
6 485
1 993
39 710
Revenus
Subvention parlementaire
courante
supplémentaire
Contrats de recherche
Revenus de placements
et d’autres sources
125 500
131 047
152 759
126 157
123 282
122 541
96 100
—
26 600
111 908
—
16 254
115 000
27 000
9 938
114 074
3 000
7 605
114 800
1 000
5 537
114 130
—
5 133
2 800
2 885
821
1 478
1 945
3 278
Dépenses
141 440
129 951
127 890
124 217
133 727
117 998
Activités de recherche
pour le développement
100 872
Activités liées à la recherche
17 361
Soutien opérationnel de la recherche 11 510
Administration générale
13 687
Programme de restructuration
—
Coûts recouvrés
( 1 990 )
89 946
17 515
11 046
12 886
—
( 1 442 )
86 745
18 397
10 744
12 966
—
( 962 )
Avoir
9 800
26 029
24 933
Affectation moyenne par
administrateur de programme
1 054
893
139 900
135 500
Employés du siège (nbre) ‡
349
‡
Employés des bureaux régionaux (nbre) 122
352
128
Engagements
56
1994 –1995
1 124 **
81 525
18 720
11 219
13 655
—
( 902 )
64
82 985
20 336
11 107
13 710
5 804
( 215 )
66 925
24 532
15 024
11 517
—
—
( 1 876 )
8 569
896
740
596
143 700
104 400
105 000
105 200
361
127
361
125
435
157
444
165
N.B. : Les données de 1991–1992 sont ajustées pour être compatibles avec celles de 1992–1993 ; les autres chiffres sont inchangés.
* Comprend les coûts recouvrés.
** Ne comprend pas la subvention supplémentaire.
‡ Niveaux prévus.
EXPOSÉ
FINANCIER
Situation financière
Éléments d’actif
À hauteur de 34,8 millions de dollars, le niveau des dépôts à court terme
excède de beaucoup ce qui est de règle. De cette somme, 20,8 millions
proviennent de montants supplémentaires prévus pour l’Initiative pour les
micronutriments et la pochette d’information sanitaire destinée à
l’Afrique ; 4,2 millions constituent des contrats de recherche avec d’autres
donateurs.
Éléments de passif
Le passif courant a augmenté de 1,3 million de dollars à cause de la hausse
des comptes créditeurs et des obligations contractuelles de recherche.
Le passif à long terme a diminué de 0,4 million de dollars à la suite d’une
réduction du loyer reporté du siège. Toute gratuité ou autre avantage lié
à des contrats de location à long terme sont reportés et amortis sur la
durée du bail selon la méthode linéaire.
Avoir
Le 31 mars 1995, le niveau de l’avoir s’établissait à 26 millions de dollars
en regard de l’objectif fixé à 16,4 millions. Deux facteurs expliquent ce
niveau inhabituellement élevé : la réduction de 31,5 % appliquée aux
sommes affectées au programme, qui a entraîné un arrêt des montants
engagés pour de nouveaux projets ; le rythme lent des dépenses que permet
la subvention supplémentaire reçue en 1993–1994. En 1995–1996, le
niveau de l’avoir est censé retomber à 9,8 millions de dollars.
Immobilisations
Tableau 7
Immobilisations ( 000 $ ) en
1994 –1995 et 1993–1994
Les immobilisations pour l’exercice 1994 –1995 ont totalisé 1,2 million
de dollars, une réduction de 33 % par rapport au montant de 1,8 million
atteint en 1993–1994. Le niveau fixé en 1995–1996 est de 1,1 million.
Les principales immobilisations concernent encore la mise à niveau du
matériel informatique du Centre. Le tableau 7 reflète les dépenses capitalisées pour les exercices 1994 –1995 et 1993–1994.
1994 –1995
________________________________________
Budget
révisé
Réalisations
% écart
Immobilisations totales
Matériel informatique
Véhicules
Ameublement et matériel de bureau
Améliorations locatives
Réseau téléphonique
1 103 $
1 191 $
728
250
59
46
20
725
173
99
179
15
7,3
– 0,4
– 30,8
67,8
289,1
– 60,0
1993 –1994
____________
%
variation
Réalisations ( réalisations )
1 792 $
– 33,9
1 209
166
133
183
101
– 40,0
4,2
– 25,6
– 2,2
– 92,1
57
EXPOSÉ
FINANCIER
Examen quinquennal
Le CRDI a vécu des changements importants depuis cinq ans.
• 1990 –1991 : Après une croissance régulière et prévisible, le CRDI a été
confronté au gel, puis à la compression de la subvention fédérale. La direction devait non seulement faire face à l’incertitude et à des prévisions à la
baisse mais elle devait également procéder à la réforme de la structure des
coûts pour s’adapter aux nouvelles réalités.
• 1991–1992 : Le Conseil des gouverneurs approuvait une nouvelle
stratégie qui devait amener des transformations profondes. Cette stratégie
tenait également compte des pressions financières qui s’exerçaient sur le
budget canadien de l’aide publique au développement. En conséquence,
le CRDI a vécu une période de transition de deux ans pendant laquelle il
a restructuré de façon importante l’orientation de son programme. La
réorganisation a nécessité une réduction de 20 % de l’effectif ainsi qu’une
décentralisation des responsabilités déléguées aux personnels du CRDI et
aux chercheurs qui sont partenaires du Centre. Le coût de la restructuration a été chiffré à 5,8 millions de dollars.
• 1992–1993 : À l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur
l’environnement et le développement — le Sommet de la Terre de
Rio —, le premier ministre annonçait que le CRDI serait appelé à devenir
un organisme d’application d’Action 21 et que le Canada continuerait
d’accorder 115 millions de dollars par année au Centre pour qu’il poursuive son action en faveur du développement durable.
En mars 1993, le Conseil des gouverneurs a approuvé un nouveau programme triennal pour le Centre. Dans les trois années à venir, le Centre
consacrerait 50 % de ses fonds pour les six thèmes relatifs à l’environnement, 40 % aux autres initiatives liées au développement durable et
équitable et 10 % à de nouvelles initiatives.
Le Centre a également ouvert un petit bureau régional en Afrique du Sud
afin de seconder le programme de recherche dans ce pays.
• 1993–1994 : Le Centre s’est vu octroyer une subvention supplémentaire
de 27 millions de dollars. De cette somme, 12 millions étaient destinés à
l’Initiative pour les micronutriments. Le restant devait servir à soutenir un
programme de distribution d’information sanitaire en Afrique.
• 1994 –1995 : À la suite des efforts concertés du Centre pour nouer des
alliances stratégiques, les recettes générées par les contrats de recherche ont
augmenté de 6,3 millions de dollars, soit de 63 % par rapport à
1993–1994. Les Services du CRDI ont été créés pour recueillir toutes les
initiatives en faveur de la diversification des sources de financement.
Le Centre a amélioré considérablement sa performance puisque le rapport
entre les dépenses de programme et les dépenses d’exploitation, qui était
de 66 à 34 en 1990–1991, est de 73 à 27 en 1994 –1995. À la suite de la
restructuration opérée en 1991–1992, les coûts opérationnels
( incluant les coûts recouvrés ) ont diminué de près de 5 millions de
dollars, soit de 12 %.
58
EXPOSÉ
FINANCIER
Responsabilité en matière
d’états financiers
Les états financiers ont été préparés par la direction conformément aux
normes comptables généralement reconnues et qui conviennent dans les
circonstances. La direction assume également la responsabilité de toutes
les autres informations contenues dans le rapport annuel qui concordent,
s’il y a lieu, avec celles qui sont contenues dans les états financiers. Pour
bien s’acquitter de cette tâche, la direction s’appuie sur des méthodes et
des systèmes de contrôle des finances et de la gestion qui garantissent,
d’une manière raisonnable, la fiabilité des informations financières, la protection des biens et l’efficacité d’exécution des activités. La section de vérification interne du CRDI est chargée de procéder à la révision périodique
des mécanismes internes de contrôle et de veiller à leur application.
C’est au Conseil des gouverneurs qu’il appartient de s’assurer que la direction assume ses responsabilités en matière de communication de l’information financière et de contrôle interne. Il remplit cette fonction, qui
comporte entre autres volets l’examen et l’approbation des états
financiers, par l’entremise du Comité des finances et de la vérification. Ce
comité, formé de gouverneurs, se réunit régulièrement avec la direction,
les vérificateurs internes et les vérificateurs externes.
Le vérificateur général du Canada procède à l’examen indépendant des
états financiers conformément aux normes de vérification généralement
reconnues et se prononce en la matière. Son examen comprend un contrôle par sondage et l’exécution de méthodes qui l’autorisent à faire état
de la justesse de la présentation des états financiers. Le Comité des
finances et de la vérification du Conseil demeure à l’entière disposition des
vérificateurs externes.
59
ÉTATS
FINANCIERS
Bilan
au 31 mars 1995 ( 000 $ )
1995
1994
35 290 $
33 367 $
966
939
1 602
1 362
37 858
35 668
5 049
5 279
Dépôts recouvrables
165
113
Fonds de dotation ( note 5 )
202
201
Actif
À court terme
Encaisse et dépôts à court terme ( note 3 )
Débiteurs
Frais payés d’avance
Autres éléments d’actif
Immobilisations ( note 4 )
Total de l’actif
43 274 $
41 261$
Créditeurs et charges à payer ( note 6 )
9 440 $
8 816 $
Contrats de recherche ( note 7 )
4 217
3 528
13 657
12 344
3 023
2 797
Loyer reporté — siège social
363
986
Fonds de dotation ( note 5 )
202
201
Total du passif
17 245
16 328
Avoir ( note 8 )
26 029
24 933
Total du passif et de l’avoir
43 274 $
41 261$
Passif
À court terme
Autres éléments de passif
Indemnités de cessations d’emploi courues
Approuvé :
le président
le trésorier
61
ÉTATS
FINANCIERS
État des résultats
pour l’exercice terminé le 31 mars 1995 ( 000 $ )
1995
1994
111 908 $
142 000 $
Revenus
Subvention du Parlement du Canada
Revenus de placements et d’autres sources
2 885
821
16 254
9 938
131 047
152 759
Subventions de projets
73 692
76 807
Contrats de recherche ( note 7 )
16 254
9 938
89 946
86 745
12 109
12 598
Diffusion de l’information
3 555
3 893
Bibliothèque spécialisée
1 851
1 906
17 515
18 397
Bureaux régionaux
6 273
6 172
Gestion des divisions
4 773
4 572
11 046
10 744
118 507
115 886
12 886
12 966
131 393
128 852
Contrats de recherche ( note 7 )
Total des revenus
Dépenses
Recherche pour le développement
Activités liées à la recherche
Soutien technique
Soutien opérationnel de la recherche
Total des dépenses ( recherche et soutien )
Administration générale
Coûts recouvrés ( note 9 )
Total des dépenses
Excédent des revenus sur
les dépenses
62
( 1 442 )
129 951
1 096 $
( 962 )
127 890
24 869 $
ÉTATS
FINANCIERS
État de l’avoir
pour l’exercice terminé le 31 mars 1995 ( 000 $ )
1995
Solde au début de l’exercice
Excédent des revenus sur les dépenses
Solde à la clôture de l’exercice
24 933 $
1 096
26 029 $
1994
64 $
24 869
24 933 $
63
ÉTATS
FINANCIERS
État de l’évolution de la
situation financière
pour l’exercice terminé le 31 mars 1995 ( 000 $ )
1995
1994
Activités d’exploitation
Encaisse provenant de ( absorbée par ) l’exploitation
Excédent des revenus sur les dépenses
1 096 $
24 869 $
Éléments sans incidence sur l’encaisse
Amortissement des immobilisations
Provision pour le programme de restructuration (ajustement )
1 390
(2)
1 541
163
Provision pour les indemnités de cessation d’emploi
319
347
Perte ( gain ) lors de l’aliénation d’immobilisations
( 18 )
119
( 623 )
( 411 )
Amortissement du loyer reporté
2 162
26 628
Variations de l’actif et du passif d’exploitation hors caisse
Débiteurs
( 27 )
( 105 )
Frais payés d’avance
( 240 )
9
Dépôts recouvrables
( 52 )
24
Créditeurs et charge à payer
681
Indemnités de cessation d’emploi
Fonds pour les contrats de recherche
Encaisse provenant d’exploitation
( 4 000 )
( 148 )
( 517 )
689
2 781
903
( 1 808 )
3 065
24 820
( 1 191 )
( 1 755 )
Activités d’investissement
Acquisitions d’immobilisations
Produit de l’aliénation d’immobilisations
Encaisse absorbée par les activités d’investissement
91
( 1 142 )
( 1 664 )
1 923
23 156
Encaisse et dépôts à court terme
au début de l’exercice
33 367
10 211
Encaisse et dépôts à court terme
à la clôture de l’exercice
35 290 $
33 367 $
Augmentation de l’encaisse
64
49
NOTES
AFFÉRENTES
AUX ÉTATS
FINANCIERS
31 mars 1995 ( 000 $ )
1. Pouvoirs et objets
Le Centre de recherches pour le développement international est une
société sans capital-actions constituée en 1970 par le Parlement du Canada
qui a promulgué, à cette fin, la Loi sur le Centre de recherches pour le
développement international. La subvention annuelle accordée par le
Parlement du Canada provient du crédit 45 du ministère des Affaires
étrangères pour l’exercice terminé le 31 mars 1995.
Le CRDI a pour objets d’entreprendre, d’encourager, de soutenir et de
poursuivre des recherches sur les problèmes des régions du monde en voie
de développement et sur les moyens d’application et d’adaptation des connaissances scientifiques, techniques et autres au progrès économique et
social de ces régions.
Le 12 juin 1992, le gouvernement du Canada a annoncé que le mandat du
CRDI serait élargi de telle sorte que le Centre puisse se concentrer sur l’étude
des problèmes de l’environnement et des thèmes de recherche connexes.
2. Principales conventions comptables
Les états financiers ont été dressés conformément aux principes comptables généralement reconnus au Canada dont ils traduisent les principales
conventions.
Immobilisations
Les immobilisations sont comptabilisées au prix coûtant et amorties sur la
durée d’utilisation prévue. Les améliorations locatives sont amorties selon
la durée des contrats de location respectifs. Les méthodes comptables et
les taux annuels prévus pour l’amortissement des immobilisations sont les
suivants :
Méthode
Matériel informatique
Améliorations locatives
Ameublement et matériel de bureau
Véhicules
Réseau téléphonique
linéaire
linéaire
solde dégressif
solde dégressif
linéaire
Taux ( % )
20
5–50
20
30
20
Constatation des revenus
Les crédits parlementaires sont inscrits selon la méthode de la comptabilité
d’exercice. Les revenus provenant des contrats de recherche sont comptabilisés lorsque les dépenses afférentes sont engagées. L’excédent des fonds
reçus pour la recherche sous contrat sur les dépenses est inclus dans le passif à court terme.
Indemnités de cessation d’emploi
Les employés bénéficient d’indemnités de cessation d’emploi calculées d’après
le niveau de traitement à la date de la cessation et selon les conditions d’emploi en vigueur. Le passif résultant desdites indemnités est comptabilisé lorsque
les sommes correspondantes sont portées au crédit de l’employé.
65
NOTES
AFFÉRENTES
AUX ÉTATS
FINANCIERS
31 mars 1995 ( 000 $ )
Loyer reporté
Les gratuités ou autres avantages liés à des contrats de location à long
terme sont reportés et amortis selon la méthode linéaire sur la durée du
contrat.
Charges de retraite
Les employés participent au Régime de pensions de retraite de la Fonction
publique administré par le gouvernement du Canada. L’employé et le
Centre sont tenus de cotiser au Régime. Ces cotisations représentent la
totalité de la responsabilité du Centre et elles sont comptabilisées sur une
base courante. En vertu des mesures législatives en vigueur, le Centre n’est
pas tenu de cotiser en ce qui concerne les insuffisances actuarielles du
Compte de pension de retraite de la Fonction publique.
Impôts sur le revenu
Le Centre n’est pas assujetti à l’impôt sur le revenu.
Conversion des devises
La conversion des devises en dollars canadiens se fait selon un taux de
change moyen qui avoisine le taux de change en vigueur à la date de
l’opération. L’actif et le passif monétaires sont rajustés selon le taux de
change en vigueur à la clôture de l’exercice. Les gains et les pertes réalisés
lors des opérations de change sont compris dans les résultats de l’exercice
courant.
3. Encaisse et placements
1995
Encaisse
535 $
Dépôts à court terme
banques canadiennes
19 114
sociétés commerciales
7 393
gouvernements fédéral et provinciaux 5 683
banques étrangères
2 565
35 290 $
66
1994
( 18 ) $
13 621
6 941
12 823
—
33 367 $
NOTES
AFFÉRENTES
AUX ÉTATS
FINANCIERS
31 mars 1995 ( 000 $ )
4. Immobilisations
1995
______________________
Amortissement
Coût
cumulé
Net
Matériel informatique
Améliorations locatives
Ameublement et matériel de bureau
Véhicules
Réseau téléphonique
1994
______
Net
7 565 $
1 770
1 545
1 002
1 004
4 765 $
751
966
511
844
2 800 $
1 019
579
491
160
3 016
973
615
477
198
12 886 $
7 837 $
5 049 $ 5 279
L’amortissement pour l’exercice terminé le 31 mars 1995 s’établissait à
1 390 $ ( 1 541 $ en 1994 ).
5. Fonds de dotation
En 1987, la succession du regretté John Bene a créé une fondation destinée à l’octroi d’une bourse d’études postdoctorales en foresterie sociale.
Durant la même année, un ancien gouverneur du Centre a constitué un
fonds pour la recherche appliquée ou menée dans le cadre d’une mission
particulière. En 1990, le Centre a reçu une contribution provenant de la
e
V Conférence internationale sur le sida et créé un fonds pour la recherche
sur cette maladie dans les pays en voie de développement.
1995
1994
Solde au début de l’exercice
Intérêts créditeurs
Dépenses
201 $
10
(9)
229 $
9
( 37 )
Solde à la clôture de l’exercice
202 $
201 $
John Bene
Gouverneur
Sida
155 $
24
23
152 $
23
26
Total des fonds de dotation
202 $
201 $
67
NOTES
AFFÉRENTES
AUX ÉTATS
FINANCIERS
6. Créditeurs et charges à payer
Charges à payer — projets
Autres
Prestations de congés annuels et autres prestations
1995
1994
4 673 $
3 392
1 375
4 655$
2 729
1 432
9 440 $
8 816$
31 mars 1995 ( 000 $ )
7. Contrats de recherche
Les travaux de recherche sous contrat sont menés à bien ou gérés par le
Centre pour le compte d’autres organismes. La recherche est financée par
des organismes internationaux, l’Agence canadienne de développement
international ( ACDI ) et d’autres agences de l’administration fédérale.
Les dépenses concernant la recherche sous contrat s’élèvent à 16 254 $
( 9 938 $ en 1994) et comprennent 9 703 $ ( 7 969 $ en 1994 ) déboursés
au nom de l’ACDI. En outre, le Centre a reçu de l’ACDI un remboursement de frais d’administration correspondant à 740 $ ( 492 $ en 1994 ).
Les éléments de passif à court terme afférents aux contrats de recherche
s’élèvent à 4 217 $ ( 3 528 $ en 1994 ) et comprennent une somme de
3 047 $ administrée pour le compte de l’ACDI ( 2 300 $ en 1994 ).
8. Avoir
En mars 1994, le CRDI s’est vu accorder une subvention supplémentaire
de 27 millions de dollars; 12 millions étaient destinés à l’Initiative pour les
micronutriments ; le solde devait couvrir la distribution de trousses de
santé en Afrique. Au 31 mars 1995, était inscrite à ce poste une somme
de 20,8 millions de dollars non encore affectée.
68
NOTES
AFFÉRENTES
AUX ÉTATS
FINANCIERS
9. Coûts recouvrés
Frais généraux
Le Centre exige des frais généraux pour couvrir les dépenses administratives indirectes relatives aux projets sous contrat qui sont totalement ou
partiellement subventionnés par des donateurs extérieurs.
1994 –1995
31 mars 1995 ( 000 $ )
ACDI
Autres
1993–1994
740 $
623
492 $
102
1 363 $
594 $
Opérations en monnaie étrangère
Le Centre a perçu 79 $ ( 368 $ en 1994 ) à la suite d’opérations en monnaie étrangère.
10. Contrats de location-exploitation
Le Centre a signé plusieurs contrats de location pour les logements qu’occupent son personnel dans différents pays et pour les locaux qu’il occupe au
Canada et à l’étranger. En décembre 1993, le Centre a signé un nouveau
bail pour son siège social d’Ottawa. Le bail commence en novembre 1995
et prendra fin en octobre 2007. Le prix total minimum du loyer annuel en
vertu des différents contrats de location sera le suivant :
1996
1997
1998
1999
2000
2001–2007
5 718$
5 280
4 944
4 909
5 002
40 988
Total
66 841$
11. Engagements contractuels —
subventions de projets et
élaboration de projets
Le Centre s’est engagé à effectuer des paiements totalisant 136 millions
de dollars au cours des quatre prochains exercices, à la condition que le
Parlement du Canada ou des donateurs externes mettent les fonds nécessaires à sa disposition et que les bénéficiaires se conforment aux modalités
de subvention des projets. Le Centre a également offert de façon officielle
des subventions à des bénéficiaires susceptibles de les recevoir pour un
montant total de 3,1 millions de dollars ; il attend que ces offres soient
acceptées.
69
NOTES
AFFÉRENTES
AUX ÉTATS
FINANCIERS
Outre les opérations entre apparentés dont il est fait état ailleurs dans ces
états financiers, le Centre a des liens, en matière de propriété commune,
avec tous les ministères, organismes et sociétés d’État créés par le gouvernement du Canada. Le Centre conclut des opérations avec ces derniers
dans le cours normal de ses activités.
31 mars 1995 ( 000 $ )
13. Éventualité
12. Opérations entre apparentés
Une créance éventuelle de 800 $ ( mille ) afférente à un bien loué pourrait être réclamée. Sur avis juridique, la direction considère improbable
que le Centre ait à défrayer une somme pour ce passif.
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