CRDI Rapport Annuel 1975/76

CRDI Rapport Annuel 1975/76
Rapport Annuel
CRDI
1975/76
Centre de recherches
pour le développement
international
Le Centre de recherches pour le développement
international est une corporation publique, créée
par loi du Parlementcanadien, dont les buts sont
"d'entreprendre, d'encourager, de souten ir et de
poursuivre des recherches sur es problèmes des
regions du monde en vole de développement et
sur les moyens d'application et d'adaptation des
connaissances scientifiques, techniques et autres
au progrès économique et social de ces regions
et, dans Ia réalisation de ces objets,
de s'assurer les services de scientifiques et
techniciens des sciences naturelles et des
sciences sociales tant du Canada que de
l'etranger;
d'aider es regions en voie de développement
a se livrer a Ia recherche scientifique, a
acquérir les techniques innovatrices et es
institutions requises pour résoudre leurs
problemes;
(C) d'encourager en general Ia coordination de
a recherche pour le développement international; et
(d) de promouvoir Ia cooperation en matière de
recherche portant sur les problèmes de
développemententre les regions developpées et les regions en voie de déve loppement, a leur avantage réciproque."
IDRC-003/76 e,f
ISBN 0-88936-095-2
1976: Centre de Recherches pour
le Développement International
Adresse postale: B.P. 8500, Ottawa,
Canada K1G 3H9
Siege social: 60, rue Queen, Ottawa
(Edition sur microfiche $1)
Rapport annuel 1975-1976
Centre de recherches pour le développement international
IDRC
ORLI
IkI ¶IIl I l I I\\ \II\
279395
Table des matières
Lettre du président du Conseil transmettant le Rapport
3
Conseil des gouverneurs
4
Avant-propos
5
Compte-rendu des activités du Centre
8
Projets ayant fait 'objet d'affectation de
fonds au cours de 'exercise 1975-76
3
Analyse financière
44
Projets prél iminaires aux programmes
52
Ressources humaines
54
Publications et textes
61
Photos:
NeiH McKee - pp.8, 11, 16,20,24,29,30
Ron Polingp. 15
INTERNATIONAL DEVELOPMENT RESEARCH CENTRE
CENTRE DE RECHERCHES POUR LE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL
BOX 8500
OTTAWA, CANAOA
LOUIS RASMINSKY
CHAIRMAN
KIG 3H9
le 26 juillet 1976
L'Honorable Allan J. MacEachen
Secrétaire d'Etat aux Affaires Extrieures
Ministre des Affaires Extérieures
Ottawa, Canada
Monsieur:
J'ai l'honneur de vous faire parvenir, sous
ce ph, he Rapport Annuel du Centre de recherches pour
le développement international pour l'annde financire
qui se termine le 31 mars 1976, afin qu'il soit prdsenté
l'article 22 de
au Parlement selon ce qui est stipulé
la loi sur le Centre de recherches pour le développement
international (Statuts rdvisds du Canada, 1970, ler suppldment, chapitre 21).
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression
de mes sentiments les plus distingués.
L.
Louis Rasminsky
Président du Conseil
Le Conseil des gouverneurs
°tLouis Rasminsky
Président du Conseil des gouverneurs
Ottawa, Canada
Louis Berlinguet
Vice-Président du Conseil des gouverneurs
Président du Comité de direction
Québec, Canada
°tW. David Hopper
PrésidentetAdministrateur en Chef
Ilunga Kabongo
Kinshasa, Zaire
°tArchie R. Micay
Winnipeg, Canada
R. Stephen Milne
Vancouver, Canada
°L'honorable Rex M. Nettleford, O.M.
Kingston, Jamaique
Ottawa, Canada
°Manuchehr Agah
Téhéran, Iran
AkIilu Habte
Addis-Abeba, Ethiopie
°T.W. Schultz
Chicago, E.-U.
Dr Soedjatmoko
Jakarta, lndonêsie
VictorL. Urquidi
°Pierre Bauchet
Paris, France
*John Milton Bell
Mexique
°Sir Geoffrey Wilson
Londres, Angleterre
Saskatoon, Canada
°tRogerA. Blais
Montréal, Canada
Sir John Crawford
Deakin, Australie
°tNorman T. Currie
Président du Comité des finances
Toronto, Canada
Paul Gérin-Lajoie
Ottawa, Canada
PeterG. Green
Halifax, Canada
4
oWilliam C. Winegard
Guelph, Ontario
tNommé en aoCit 1975
oMembre du Comité de direction au 31 mars 1976
lMembre du Comité des finances au 31 mars 1976
Avant-propos
La croissance est l'élément dominant qui se dégage d'une retrospective
des cinq premieres années d'opération du Centre de recherches pour le
développement international. Et même si le personnel actuel de plus de 300
personnes réparties a travers le monde n'est pas très important, compare a
plusieurs autres organismes internationaux, ce nombre marque une hausse
considerable depuis les debuts du Centre, alors qu'une vingtaine de
personnes seulement en assuraient le fonctionnement.
Cependant, au cours de l'année dernière le taux de croissance du
personnel s'est stabilisé et nous croyons que son augmentation éventuelle
sera grandement ralentie. Cette politique ne signifie aucunement que le
Centre, au debut de cette seconde période quinquennale, envisage un
ralentissement ou un retrait de ses activités. Au contraire, l'année qui vient de
se terminer fut tout aussi stimulante et dynamique que les précédentes et je
suis confiant que le Centre, au cours des prochaines années, elargira ses
compétences a fournir le type de service d'experts, d'encouragement et
d'aide pour lesquels il fut créé.
Le Conseil des gouverneurs a approuvé, au cours des douze derniers mois,
le financement de 109 nouveaux projets, soit des affectations financières
totalisant23,5 millions de dollars, ce qui setraduit par 366 projets misen
ceuvre par le Centre depuis sa creation et par une somme totale des fonds
affectés par Ic Centre de 67,3 millions de dollars. Environ 52 projets sont
maintenant terminés, dont 14 au cours de l'année dernière.
L'attention particulière que le Centre porte a Ia recherche susceptible de
veniren aide aux milieux rurauxdes pays en voiededéveloppementse
concrétiseen 44 nouveaux projetstotalisantlo,9 millionsdedollarsau sein
de a Division des sciences de 'agriculture, de 'alimentation et de a
nutrition. La Division des sciences sociales et des ressources humaines a,
pour sa part, entrepris 31 nouveaux projets pour un montant de 5,5 millions
de dollars; 1 5 nouveaux projets a Ia Division des sciences de Ia population et
de Ia sante pour une somme de 4,5 millions de dollars et 17 nouveaux projets
a Ia Division des sciences de l'information, pour un montant de 2,3 millions
de dollars. Quanta Ia toute nouvelle Division des publications, les activités
de sa premiere année de fonctionnement sont traitées plus loin dans le
present document. Pendant I'année écoulée, une somme de 1,9 millions de
5
dollars a été affectée a 1 77 projets préliminaires aux programmes des
différentes divisions dont les activités, telles que séminaires et seances de
travail, précèdent généralement Ia mise en cuvre d'un projet (par exemple le
Centre subventionne cette année un projet de recherche de deux ans pour
mettre au point une technique de traitement de Ia pomme de terre appropriée
aux basses terres des tropiques - ce projet faisait suite a une recommandation soumise au cours d'un séminaire subventionné par le Centre l'année
précédente).
Et finalement, le programme de bourses des Ressources humaines du
Centre, qui investit dans Ia formation et le perfection nement de jeunes
spécialistes, a octroyé 63 bourses aux chercheurs engages dans le domaine
du développement international, pour une somme totale de $1 .082.265.
Parce qu'elles sont réduites a leur plus simple expression, ces statistiques
ne présentent qu'une image partielle de Ia réalité. Le texte descriptifqui suit
cette courte introduction complètera les chiffres en donnant un aperçu
général des activités du Centre pendant l'année qui vient de s'écouler.
Le gouvernement du Kenya et le Centre ont signé au cours de l'année un
accord permettant I'établissement d'un bureau regional a Nairobi. Ce
nouveau bureau, dont Ia direction a été confiée a Anthony Price, autrefois
directeur du Bureau regional pour l'Afrique de l'Ouest a Dakar, assurera Ia
liaison avec les pays de I'Afrique de I'Est et de I'Afrique centrale. La creation
dece Bureau regional a Nairobitemoignede l'interêtcroissantque leCentre
porte a Ia recherche sur le continent africain. Quant au Bureau regional pour
I'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, l'instabilité du climat dans Ia capitale
libanaiseen rendaitla marche si difficilequ'ilfuttemporairementdeplace au
Caire.
Permettez-moi de passer au plan personnel: j'ai eu l'honneur d'être choisi
par le Canada comme candidat officiel au poste de Directeur general de
l'OAA, laissé vacant a Ia fin de 1 975. Le resultat de cette election fait
maintenant partie de l'histoire; sans que cela fut une grande surprise, les
delegues ont choisi le candidat de l'un des pays du Tiers Monde, ce qui m'a
permis d'accepteravec plaisir l'offre du Conseil des gouverneurs pour un
second mandat de cinq ans a titre de président du Centre. Et comme je
l'affirmais au debut de Ia campagne, le poste de l'OAA était bien le seul qui
pouvait m'arracherdu Centre. Par consequent ma reaction a une seconde
place dans cette course en fut une a Ia fois de regret et de soulagement.
Cependant, le temps consacré a cette cam pagne ne fut pas perdu. Les
nombreux déplacements que j'ai d effectuer m'ont donné l'occasion a Ia fois
de renouer d'anciennes connaissances et d'en acquérir de nouvelles, sans
oublier les visites aux sites de plusieurs projets subventionnés par le Centre.
En distillant mes impressions de voyages, je retiens des éléments positifs et
d'autres negatifs.
D'une part, les cadres des gouvernements que j'ai rencontrés, et cela a
tous les niveaux, sont plus que jamais conscients du fait que Ia réussite des
programmes de développement depend de Ia recherche autochtone. A
l'avenir, les programmes du Centre devront obligatoirement prendre en
consideration cette conscientisation chez les responsables politiques du Tiers
Monde de l'importance de Ia recherche. D'autre part, il faut souligner Ia
singuliere faiblesse des programmes nationaux de recherche dans Ia plupart
des pays du Tiers Monde. Les chercheurs sont trop souvent isolés des grands
courants de recherche internationale et sont lamentablement pauvres en
équipement, main-d'oeuvre et ressources qui leur seraient nécessaires pour
évaluer l'applicabilité des nouvelles technologies.
6
Dans cette optique, je crois que le Centre dolt porter une attention
particulière a Ia diffusion des technologies actuelles, y compris en
administration et en gestion sociale, et qu'il devra, au niveau des organismes
nationaux de recherche, intensifier Ia competence qui leur permettra
d'adapter ces technologies aux besoins de leur propre plan de développement.
C'est une tâche difficile qui exigera beaucoup d'efforts, d'expérience et
d'innovation. Mais elle sera a Ia fois passionnante et rémunératrice.
W. David Hopper
Président
Cadres supérieurs du Centre
Président
W. David Hopper
Vice-Président, International
Cheikh Hamidou Kane
Vice-Président, Relations canadiennes
et avec organ ismes donateurs
Lucien F. Michaud
Directeur de l'administration
john j. Comeau
Secréta ire
James C. Pfeifer
Directeurs régionaux
Asie
Nihal Kappagoda
Afrique de '[st
E. Anthony Price
Afrique de l'Ouest
Stan islas Adotevi
Moyen-Orient et Afrique du Nord
Salah Dessouki
Amérique latine
Henrique Tono T.
Trésorier et Contrôleur
Raymond J. Audet
Directeur, Sciences de l'agriculture,
de l'alimentation et de Ia nutrition
Joseph H. Hulse
Directeur, Sciences de l'information
John E. Woolston
Directeur, Sciences de Ia population et de Ia
sante
George F. Brown (jusqu'au 26 septembre 1975)
John Gill (a partir du 26 septembre 1975)
Directeur, Publications
David Spurgeon
Directeur, Sciences sociales et ressources
humaines
Ruth K. Zagorin
7
II faut manger
pour vivre
La culture du triticale en Ethiopie.
La population mondiale a dépassé, le 26 mars 1976, le cap des 4 billions
d'habitants. Quatre billions de personnes dont le dénominateur commun est
de manger pour vivre.
Parallèlement, les stocks alimentaires mondiaux fléchissaient jusqu'à a
cote dangereuse de 31 jours d'approvisionnement seulement. Cette situation,
dans le cas oi une grande sécheresse provoquait de mauvaises récoltes a
l'échelle planétaire, priverait de nourriture des millions de personnes, dont Ia
plupart au Tiers Monde.
A Ia Conference Mondiale sur l'Alimentation, réunie a Rome 1 y a deux
ans, on avait fixé a 10 millions de tonnes le volume sécuritaire de reserves
alimentaires. La constitution d'un stock de cette importance, si sa réalisation
était possible, coiterait environ $40 billions ou davantage. Une somme egale
permettrait de développer les grandes possibilités de production alimentaire
existant dans des regions telles que le Soudan meridional ou les Plaines du
Gange en Inde: projets qui pourraient doubler Ia production alimentaire
mond ale.
Ce sont les simples statistiques du problème alimentaire mondial. Face a
un problème de cette envergure et de cette complexité, seule une action
concertée des gouvernements et des autres agences pourrait apporter 'espoir
d'une solution durable. Compare a ces chiffres, méme l'ensemble des
ressources du CRDI semble negligeable. Néanmoins, le Centre a un role
important a jouerdans Ia recherche de cette solution: d'abord comme
catalyseur, en réunissant les gouvernements, es agences et les institutions sur
un problème de recherche particulier, ensuite comme banque d'experts et de
capitaux spéculatifs pour compenser les maigres ressources des chercheurs
du Tiers Monde et, non moms important, comme diffuseur des découvertes
resultant des recherches.
Le CRDI fait partie du groupe consultatifformé d'environ 30 organ ismes
donateurs qui subventionne tin réseau de centres internationaux de
recherche agricole. Les travaux de ce groupe sont aujourd'hui une des
activités principales de Ia Division des sciences de 'agriculture, de
l'alimentation et de Ia nutrition: pour l'année qui vient, le CRDI contribuera
directement environ deux millions de dollars a ce réseau, et indirectement
une somme plus importante par l'entremise de programmes régionaux et
8
nationaux qu'il appuie et qui sont relies d'une facon ou d'une autre aux
travaux de ces centres.
Les centres internationaux, en plus de jouer un role vital dans Ia recherche
agricole, offrent des programmes deformation a l'intention des scientifiques
des pays moms industrialisés. De cette façon, us constituent une source
permanente, non seulement de connaissances nouvelles, mais aussi de
nouvelles compétences. us sont egalement en mesure, et cela est tout aussi
important, d'aider directement et indirectement les programmes de recherche
nationaux et régionaux, essentiels pour atteindre l'auto-suffisance alimentaire
dans les pays en voie de développement.
L'appui que le Centre accorde aux services d'information agricole lui
permet de jouer un role international plus important dans Ia recherche
agricole. Dans ce domaine, le centre d'intérêt demeure le système
d'information international de I'OAA pour es sciences et Ia technologie
agricoles, connu sous le nom d'AGRIS, et dont 'exploitation regulière est
assurée depuis le debut de 1975. L'AGRIS a pour tâche de colliger es
bibliographies des centres régionaux et nationaux et d'en produ ire des
bibliographies periodiques dressant Ia liste des publications agricoles
mondiales. L'importance de ce réseau de collecte se manifeste déjà: de
précieux documents inédits qui autrefois n'étaient disponibles qu'aux
instituts ayant effectué les recherches sont maintenant groupés dans ce
système.
De plus, le Centre appuie dans les centres régionaux en Amérique latine et
en Asie du Sud-Est l'établissement de réseaux régionaux pour Ia collecte des
données et Ia diffusion de 'information d'AGRIS aux intéressés de leur
region. Le nombre considerable de documents produits necessitant un
traitement mécanisé, des techniques mnformatiques y sont graduellement
introduites.
Plusieurs pays en développement ne possédant pas Ia technologie
nécessaire a Ia transformation de leurs données en forme convenable au
système AGRIS, le CRDI, en collaboration avec l'OAA, a participé a
l'établissement d'une unite spéciale qui traduit les données de ces pays en
bandes magnétiques telles que requises par I'ordinateur central.
A un niveau plus modeste, le CRDI subventionne des centres d'information specialises qui sont souvent l'unique source exhaustive d'information sur
un sujet specifique ou une récolte particulière. On prévoit que ces centres
serontéventuellement intégrés au réseau de services specialises qui
formeront le système AGRIS.
Grace a une subvention du CRDI, le nouveau Centre international
d'information sur I'irrigation (CIII), établi en Israel, fut mis en operation en
1975 pour une période d'essai de deux ans. Ce centre a pour but de diffuser
l'information sur Ia science de I'irrigation, ses techniques et ses installations,
ainsi que sur 'usage de I'irrigation au niveau de Ia ferme. Son service de
publication d'abregés et de bulletins de nouvelles, ainsi que son service de
référence sur demande, sont adressés a un grand nombre de specialistes chercheurs, ingénieurs et vulgarisateurs agricoles - oeuvrant principalement
dans les regions semi-andes du Moyen-Orient, de certaines regions d'Afrique
et d'Amérique latine, d'Inde et de l'Asie centrale.
A I'Institut international d'agriculture tropicale au Nigeria, le CRDI
subventionne egalement l'établissement d'un centre d'information sur les
legumineuses a grains, appelé a devenir le point de relais mondial de
I'information sur le pois-cajan et autres legumineuses, sources de protéines
souvent negligées dans une grande partie du Tiers Monde.
L'augmentation de Ia production alimentaire n'est pas que le fait des
9
spécialistes de l'alimentation et de I'agriculture; elle exige également Ia
collaboration de statisticiens, d'administrateurs, d'informaticiens, de bibliothécaires. . .et de spécialistes des sciences sociales.
Au Sénégal, vers Ia fin des années '60, le Centre national de recherches
agronomiques a procédé au decoupage de plusieurs "unites expérimentales". Chaque unite, comprenant plusieurs villages avec les fermes
avoisinantes, sert de laboratoire a l'introduction de nouvelles techniques
agricoles, de cultures expérimentales et de technologies agricoles.
Les premiers résultatsfurentexcellents mais il futviteevidentque le
problème de Ia propriété des terres entravait Ia marche du progrès. Pour
obtenirdes bénéf ices maximum de ces ameliorations il serait nécessaire de
procéder a un réaménagement des terres, ce qui, évidemment, serait souvent
venu en conflit avec es traditions et les lois régissant Ia propriété. Un projet
subventionné par Ia Division des sciences sociales et des ressources
humaines du CRDI vise depuis deux ans a faciliter les remembrements
fonciers au niveau des unites expérimentales. Jusqu'à maintenant les résultats
sont prometteurs: les champs moms nombreux, plus vastes et plus uniformes
sont plus faciles a exploiter et permettent l'introduction de nouvelles cultures
et une augmentation des rendements. Ce réaménagement fut l'occasion de
regler d'anciennes disputes au sujet de Ia propriété. Et comme exemple de
collaboration entre les sciences sociales et l'agriculture, signalons que le
projet sur le régime fonder est attentivement suivi par plusieurs pays africains
faisant face a ce même problème de réforme agraire.
Bien que Ia réforme agraire permette d'augmenter Ia production vivrière,
Ia restauration des terres désertifiées en offre aussi l'occasion. Aujourd'hui, là
même oü existaient auparavant forêts et champs, il n'y a que deserts et zones
andes. Des exemples de cette désertification, due principalement a une
mauvaise uti lisation des terres, se trouvent partout: dans les Amériques du
Nord et du Sud, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. Lorsque disparaIt Ia
végétation, que ce soit par Ia destruction des forêts ou Ie surpâturage,
l'érosion se produit rapidementet le desert s'installe. A ces problèmes s'en
greffe un autre, bien connu dans Ia region sub-saharienne de I'Afrique depuis
quelques années: Ia surexploitation des terres arables et des pâturages par les
populations reculant elles aussi devant l'avance du desert.
De Ia récente prise de conscience des dangers inhérents a cette situation
est né un réseau coopératif de recherches qui englobe actuellement 11
projets portant sur divers aspects de Ia foresterie des savanes, plusieurs
d'entre-eux subventionnés par le CRDI. Les recherches prioritaires de ce
réseau furent arrêtées au cours d'une reunion d'un Groupe de travail sur Ia
foresterie des savanes, tenue sous l'égide du CRDI en 1974.
En tête de liste des ces priorités sont Ia plantation de brise-ventde longs
rideaux d'arbres résistants a Ia sécheresse - pour freiner l'érosion des terres
arables, et l'établissement de bois de villages pour servir d'abri et
approvisionner les populations en bois de combustion et en matériaux de
construction. Aussi important est l'augmentation de Ia production de Ia
gomme arabique suc d'un arbre du genre acacia - utilisée dans les
industries alimentaire, chimique et pharmaceutique. Son commerce est une
importante source de devises pour plusieurs pays de Ia zone soudanosahélienne. Les projets mis sur pied parce réseau comprennent, en outre, des
recherches sur l'utilisation et Ia preservation du bois, les produits forestiers
secondaires et les plantations sylvicoles.
Toute recherche forestière est nécessairement une entreprise de longue
haleine dont on ne peut attendre de résultats immédiats. A long terme
cependant, l'action concertée des gouvernements de Ia region devrait
10
Les casuarinas, plantés en torrne de brise-vent,
protè gent les terreS arab/es pour/a culture.
sensiblement améliorer l'envi ronnement et bénéficier les populations
habitant Ia vaste region de I'Afrique sub-saharienne.
Les regions semi-andes du Moyen-Orient oü peu d'espèces d'arbres
survivent aux conditions climatiques présentent les mêmes problémes. Aussi,
le CRDI subventionne en Egypte un projet pour l'établissement de brise-vent
utilisant le Casuarina, arbre a croissance rapide originaire de l'Australie. En
Jordanie oi toute végétation est rare et oi les surfaces boisées représentent
moms de un demi de un pour cent de I'ensemble des terres, le CRDI appuie
un programme national de reboisement visant a produire 9 millions de
pousses annuelles d'ici es prochaines années.
Ce projet de trois ans étudiera de nouvelles techniques de plantation
d'arbres en zones desertiques en utilisant les eaux de ruissellement, et
assurera a formation des agents forestiers autochtones aux méthodes
expérirnentales dans le but de constituer une banque de travailleurs
spécialisés pour un éventuel programme sylvicole elargi.
Ot il est impossible d'accroItre les terres disponibles pour exploitation
agricole, 'augmentation de Ia production peut être réalisée par I'amélioration
de Ia plante elle-même. Les rapports annuels précédents ont décrit Ia creation
de nouvelles variétés de céréales a haut rendement de même que du triticale,
hybride mis au point au Centre international pour 'amelioration du maIs et
du blé, a Mexico.
Plusieurs programmes de selection du triticale, sorgho, mil, maIs et
man bc sont en cours en Afrique, en Asie et en Amerique latine et de
nouveaux projets ont été approuvés cette année. Un important aspect de
l'introduction de nouvelles céréales, telles que le triticale, ou de variétés
améliorées de récoltes connues, comme le sorgho, est l'accueilque cur
reserve le consommateur. Aussi es programmes comprennent souvent une
composante sur l'utilisation de Ia récolte dans le but de définir a meilleure
façon de presenter une nouvelle céréale dans les foyers. C'est le cas, par
exemple, du projet actuel sur l'utilisation du triticale en Ethiopie (voir
l'encadré), et d'un nouveau projet, approuvé cette année, sur t'introduction
du triticale dans es conditions ecologiques extrêmement variées du Liban.
Le CRDI porte un intérêt croissant a Ia prevention du gaspillage, autre
moyen d'augmenter es stocks alimentaires. Dans plusieurs pays en
développement, es prédateurs, un entreposage inadequat et de nombreux
autres facteurs occasionnent des pertes après-récolte pouvant atteindre
au-delà de 30 pour cent. Ce problème complexe s'étend aux niveaux de a
récolte, du sechage, et de l'entreposage, de l'emballage, du transport, du
11
Pour freiner I'avance
du desert
II n'y a rien d'innovateur dans l'usage
du brise-vent. Depuis des siècles, l'agriculteur français protege ses terres avec
des peuplierset l'austraiien avecdes
eucalyptus qu'il fut le premier a utiliser.
Mais aujourd'hui que les Etats arabes et
africains doivent contrôler l'avance du
désertet intensifier Ia production alimentaire pour nourrir leurs populations
toujours croissantes, il s'impose d'identifier les essences les plus convenables
pour l'établissement de brise-vent et les
méthodes culturales espacement,
cycle de repiquage, etc. - es plus
efficaces.
En Egypte, devant le surpeuplement
de a Vallée du Nil, les planificateurs
projètent établir de nouvelles collectivités dans les villes et les campagnes
situées plus a l'ouest, tout en peuplantles
regions inhabitéesen direction du Canal
de Suez. Ce territoire a des reserves d'eau
suffisantes pour irriguer des millions
d'acres mais le sable, soufflé par le vent
de l'ouest, recouvre les terres autrement
arab I es.
M. Hosny El-Lakany, du département
de foresterie de l'université d'Alexandrie,
poursuit des travaux sur le casuarina,
arbre qui présente les qualites de résistance req uises pour servir de brise-vent.
Originaire de l'Australie et de lAsie du
Sud-Est, le casuarina, arbre a feuilles
persistarites, ressemble au pin mais possède es propriétés des essences latifoliées qui fournissent les bois durs a
l'industrie. II s'est répandu dans les
regions andes et semi-andes du monde et
on le trouve un peu partout en Egypte.
Des quatre essences poussant dans Ia
rég ion, Ia plus prometteuse est le
casuarina equisetifolia dont le bois dur
d'un brun rougeâtre résiste aux termites.
II possède aussi Ia propriété de fixer
l'azote atmospherique dans les nodules
de ses racines et peut ainsi pousser dans
des sols pauvres en azote sans en priver
les cultures vivrières.
Les agniculteurs en connaissent deja
les avantages. Ainsi dans un village du
district de Thawra, situé en bordure de a
12
route du Desert a quelque 35 kilomètres
d'Alexandrie, des rangées d'espèces variées de casuarina protègent les cultures.
Grace aux brise-vent qu'ils ont planté 1 y
a douze ans les fermiers venus du Delta
et installés a l'est, sous le vent, obtiennentaujourd'hui de bonnes récoltes de
mals, de fèves et de trèfles. Et ces villages
existent par centaines.
M. Hosny nourrit de grandes ambitions. II projette de planter un brise-verit
d'une longueurde 30 kilomètres sur 50
metres de profondeur, en direction
nord-sud. Devant ce mur de casuarina i
l'extrême ouest, on plantera des acacias
et des arbustes susceptibles de réduire Ia
vitesse du vent et d'empêcher les retombées de sable. A Ia ferme mécanisée
de West Nubaria, mise sur pied grace a
l'aide soviétique, Ia production de plants
de casuarina en pépinière est passée de
50.000 a 1 million en une seule année.
L'équipe de chercheurs, sous sa direction, a également amélioré diverses
techniques dont le repiquage.
Ce projet de plantation d'un brise-vent
ne prendra sans doute que trois ans, mais
M. Hosny forme des projets a plus long
terme. Dans le but d'obtenir des semences aux caractéristiques supérieures,
on plantera des vergers a partir de clones.
Pour ce faire, on a sélectionné parmi les
meilleurs sujets de différentes regions
200 casuarina destinés a fournir des
scions pour Ia plantation de ces vergers.
Grace a une subvention de 134.000
dollars du CRDI, M. Hosny se rendra en
Australie ofi il étudiera pendant 3 mois
quelques-unes des 40 essences de
casuarina que I'on ne trouve que dans ce
pays. Pour sa part, Ia section de
technologie des bois de l'université
d'Alexandrie étudiera les qualites du
casuarina pour divers usages tels que Ia
fabrication de parquets, de meubles ou
de panneaux de fibre. Pour que les
brise-vent soient plus rentables il faudrait
que le cycle de croissance passe de 12 a
7 ans, objectifque M. Hosny compte
réaliser avec des essences améliorées.
traitement et de l'utilisation. Chaque culture et chaque produit exigent une
approche différente.
Au cours de l'année dernière, le Centre a souscrit des engagements pour
un certain nombre de projets dans cet important domaine de Ia recherche
agricole. Aux Philippines et en ThaIlande, trois projets de recherche sur les
techniques post-messiales du riz sont déjà en cours et le Centre vient aussi de
publier un manuel unique de formation sur le sujet. Des projets de recherche
sur les technologies post-messiales du sorgho et du mil se déroulent dans
plusieurs pays africains, et en Amérique latine les récoltes étudiées s'étendent
au man ioc et a Ia pomme de terre. Le Centre maintiendra son aide a Ia
recherche sur le développement de systèmes post-messiaux et encouragera
tout effort international coordonné visant a réduire ces pertes alimentaires.
Jeter les résidus d'une plante après en avoir extrait le produit désiré veut
aussi dire gaspiller. En Amérique centrale, plusieurs projets en cours portent
sur les moyens de réduire ces pertes en récupérant les sous-produits du café
et de Ia canne a sucre pour les utiliser comme rations animates. Cependant,
deux problèmes majeurs doivent être résolus: Ia reduction de Ia toxicité des
sous-produits, et leur transformation en nourriture acceptable parle bétail. La
réussite de ces projets serait, de toute evidence, intéressante non seulement
pour les producteurs de sucre et de café, mais elle pourrait aussi être
appliquée a une grande variété de cultures dont on jette tout simplement Ia
plus grande partie de Ia plante.
On peut considérer Ia sous-utilisation des terres comme une autre forme
de gaspillage susceptible d'être corrigée. II existe, en plus de l'utilisation des
variétés de semences améliorées susvisées, deux facons d'augmenter Ia
production d'une ferme sans en épuiser le sol: Ia culture intercalaire,
c'est-à-dire Ia culture simultanée de deux récoltes ou plus; et Ia culture d'une
deuxième récolte (par exemple, Ie sorgho après le riz) pendant Ia période de
jachère. Les domaines connexes de Ia culture intercalaire et du développement des systèmes culturaux font l'objet de plusieurs projets en cours
subventionnés par le Centre; au cours de I'année dernière, une aide
additionnelle a été engagée pour des projets au Sri Lanka, au Sénégal et en
Tanzanie.
Bien sOr, toute Ia nourriture ne provient de Ia terre. Le Centre est toujours
engage dans un certain nombre de projets aquicoles, forme de production
alimentaire dans laquelle ii existe peu de gaspillage parce que le Poisson qui
vit en vivier peut être nourri de déchets végétaux et animaux et même de
poissons de rebut. Trois projets aquicoles ont été approuvés durant l'année. A
Sabah, Malaysia, un projet de trois ans portera sur Ia selection de sites
appropriés a l'ostréiculture, sur le développement de Ia production, du
traitement, et des techniques d'approvisionnement en naissains et sur Ia
formation de personnel autochtone pour Ia vulgarisation. Au Canada, on
procède a Ia creation d'un système commercial pour Ia cueillette des glandes
pituitaires du saumon utilisées pour I'induction du frai des poissons
tropicaux. Aux Philippines, un projet de deux ans est en cours pour mettre au
point un équipement économique et efficace pour le traitement, l'ernballage
et l'entreposage des produits halieutiques.
Le present exposé ne pouvait que survoler quelques-unes des activités
dans le domaine de Ia production alimentaire que le Centre a subventionnées
au cours de l'année dernière. Comme on a pu le voir, cette question intéresse,
dans une certaine mesure, toutes Ies divisions du Centre. En termes de
finance, étant responsable de plus de 40 pour cent des dépenses des cinq
13
dernières années, Ia production alimentaire est devenue l'activité principale
du Centre.
Cependant, comme en témoignent les chapitres qui suivent, le Centre
s'intéresse egalement a une gamme d'autres activités dans le domaine du
déve loppement.
Triticale: nouvelle céréale
au menu éthiopien
Dans le district d'lndibir, situé a 150
kilomètres au sud-ouest d'Addis Abeba,
es sois sont genéralement considérés
comme impropres a a culture. A cette
altitude d'environ 2.000 metres a précipitation est raison nable mais les terres
communes de pacage sont surpâturées et
es pentes de a vallée érodées. Les
bovins éievés par es fermiers servent a
l'aiimentation familiale mais non aux
labours. Les fermiers labourent a Ia main,
près de leurs maisons, de petits lopins de
terre qu'ils peuventfertiliser (Ia terre est
pauvre en phosphate) et y récoltent un
peu de blé et d'orge; leur nourriture
principale provient de i'ensete, ou
'fausse banane" dont a tige et Ia racine
supérieures sont coupées, mises a fermenter pendant des mois et ensuite
pilées pour en faire des galettes qu'on
appelle kemuse. Cette alimentation
féculente provoque a malnutrition dont
le corps des enfants malheureusement
témoigne. Dans cette partie de Ia province du Shewa, le peuple Guragie
qu'on appelle parfois "les ailemands de
-
l'Ethiopie", - est industrieux et es
hommes émigrent vers les villes pour
établir de petits commerces afin de
suppiéer aux maigres revenus des fermes
familiales. Is ont peu d'encouragements
a demeurer fermiers.
Quand le programme de recherche
sur le triticale, réaiisé au Manitoba et au
Mexique, fut étendu a I'Ethiopie et a cinq
autres pays, Hailu Gebramariam, directeur du projet, réussit a convaincre es
fermiers du district d'lndibir de Ia valeur
de cette nouvelle céréale et persuada
eurs épouses de l'incorporer aux plats
traditionnels pour en augmenter Ia valeur
nutritive. Six families de Gura, près
d'lndibir, participèrent au projet.
Hailu Gebramariam expérimente uimême, a Ia station de recherche
d'Holetta, desespèces detriticale hybride
a partirdubléduKenya,duCanada
et du Mexique et des ignées de triticale
provenant du blé d'hiver de a Nongrie. II
14
distribua es semences de q uatre espéces
stabilisées aux fermiers près d'Indibir et,
sur un terrain d'étude de cinq hectares
entreprit l'expérimentation d'autres variétés dans les conditions locales. Ces
experiences sont dirigées par un technicien adjoint, Getachew Kassaye; mais
l'équipe d'Holetta, y compris Maaza
Kersi, assistante en nutrition, se rendent
réguiièrement a Indibir.
La visite régulière des champs des
fermiers a permis a Hailu d'évaluer Ia
performance de chacune des quatre
variétés: le Bacum, croisement de Maya
2, est sans contredit Ia meilleure variété
chez Ata Berga Sorballa comme partout
ailleurs. Bezunesh Fasha, son épouse, a
préparé des kemuses en utilisant un quart
de triticale ettrois-quart de kocho (le
produit de I'ensete). Une autre villageoise, Murgat Sefraga, épouse d'!mam
Kedir, a même augmenté Ia proportion
de triticale: Ia mie de a galette étaittrès
légère.
Selon un rapport officiel, compile par
Maaza, les fermières d'lndibir considèrent que l'usage du triticale a permis
d'améiiorer quatre piats régionaux - le
debo, le genfo, le kemuse et l'injera
(quoique ce plat favori soit devenu "un
peu collant"). Bezunesh affirme: "La
couleur, i'odeur et a texture du kocho
sont meilleurs"; Ato Berga confiait a un
visiteur, en termes plus colorés: "J'habte
ici depuis vingt ans; j'avais presque envie
de partir m'installer ailleurs. Mais depuis
deux ans, avec les nouvelles céréales, je
peux enfin nourrir mes enfants convenablement". Et Imam Kedirajouta: "Le
kocho ordinaire provoquait des brulires
d'estomac. Le nouveau mélange est bien
me ill cur".
Un nombre plus important de viilageols participera aux recherches futures. Cependant, les familIes d'Indibir,
et le groupe correspondant a Suba, ont
donné au projet un depart des plus
e nco u rageant.
Satellites et
vitraux
En Amerique Ia tine les scientifiques étudient
I'acquisition de Ia technologie importée.
L'écart entre es pays dits développés et es pays en vole de
développement est surtout technologiq ue. Cette situation se maintient parce
que Ia majorité des pays du Tiers Monde dependent virtuellement de a
technologie importée: machines et méthodes qul sont a Ia lois complexes et
coCiteuses sont aussi souvent inappropriées et inutiles.
On retrouve cet écart non seulement dans I' industrie, mais aussi dans es
domaines de l'agriculture et de a nutrition, des services sanitaires, de
'education et du logement. Les ruraux en sont affectés tout autant que es
citadins et son impact s'étend a I'emploi et au niveau de vie, en effet, a tous
les aspects de Ia vie. Aussi, Ia recherche sur I'élaboration de techniques
nouvelles et adequates et sur le transfert et l'adaptation de techniques
actuelles constitue un des roles principaux du CRDI, interessantchaque
programme de ses divisions.
Dans cette perspective, Ie projet Instrument des politiques scientifiques et
technologiques (IPST) représente certainement une action importante, en fait
Ia plus importante jamais entreprise dans ce domaine. En collaboration avec
I'Organisation des Etats américains, le CRDI subventionne ce projet depuis
1973 et s'apprête, dans I'année qui vient, a fournir une aide additionnelle
pour Ia diffusion des résultats de Ia recherche collective effectuée en
Argentine, au Brésil, en Colombie, en Egypte, en Corée, en Inde, au Pérou, au
Venezuela et en Yougoslavie, pour a determination des moyens qui
permettront d'appliquer a politique établie. Cette politique scientifique et
technologique est trop souvent abstraite ou ne tient aucun compte des réalités
du développement de Ia technologie, qu'eIIe soit autochtone ou importée.
Ce projet - conçu, mis sur pied et réalisé par des chercheurs du Tiers
Monde - devrait aider a développer eta mieux utiliser es compétences
locales et, là oi 'importation de Ia technologie s'avère essentielle, a relier
cette technologie a 'action des pays intéressés, en minirniser les effets
nuisibles et en maximiser es effets benefiques. II fournira par dessus tout aux
participants I'occasion de rattacher directement Ia science et Ia technologie
aux objectifs du développement national.
Les problèmes suscités par le transfert de Ia technologie sont egalement a
Ia base de deux projets régionaux réalisés en Amérique latine oü, malgré le
taux élevé des importations de machinerie venant surtout des Etats-Unis et de
I'Europe, peu de recherches ont été faites sur es méthodes d'acquisition du
materiel ou son utilisation.
15
Les agents de vulgarisation du réseau TECHNONET visitent une petite industrie a
Mani!Ie, aux Philippines.
D'une part, quatre pays d'Amérique latine collaborentau projet sur Ia
gestion de a technologie dont lestravaux se concentrent sur I'industrie de
I'alimentation, notammentles produitset Ieurtrarisformation. Grace a cette
recherche, es chercheurs d'écoles d'administration du Brésil, de a
Colombie, du Mexique et du Pérou espérent s'informer davantage sur le
processus de prise de decision sur le choix et l'utilisation de a technologie
dans une entreprise.
D'autre part, Ia Colombie et le Mexique participent au projet sur le marché
de a technologie qui étudie I'acquisition de Ia technologie importée. Cette
étude porte sur trois industries Ia fibre synthetique, a conservation des
ailments et Ia fabrication des chemises - et les chercheurs tentent d'identifier
es sources d'approvisionnement, de determiner es modes d'achat, I'étendue
de I'information reçue, Ia concurrence du marché, et es critères du choix des
acheteu rs.
Un autre projet mis en route cette année, en Uruguay, consiste a étudier
l'industrie de l'imprimerie qui, selon 'Association des imprimeurs du pays,
est dans un état précaire. Le projet de 'Uruguay vise a rationaliser l'achat
d'équipement - souvent usage et toujours importé - et a développer Ia
competence technique dans cette industrie nationale vitale. Le projet reçoit
'aide de I'Association des imprimeurs de 'Uruguay qui présentera le rapport
final.
Au Centre international de a pomme de terre, au Pérou, le CRDI
subventionne des recherches sur une technologie économique et consommant peu d'energie pour Ia transformation et Ia conservation des pommes de
terre. Les incidences du projet vont bien au-delà de l'Amérique latine, vu que
c'est en majeure partie le problème de l'entreposage qui a empêché Ia culture
de Ia pomme de terre dans es basses terres des regions tropicales du monde,
oii elle pourrait devenir une source additionnelle de nourriture riche en
protéines. L'entreposage frigorifique tel qu'on le pratique dans les pays de
I'Ouest est trop coOteux, tout comme le sont les techniques generalisees de
production de pommes de terre déshydratées "prêt-a-manger". Appliquant
des méthodes simples de deshydratation et utilisant l'energie solaire et autres
sources d'énergie naturelle, es scientifiques tentent d'arriver a une
technologie convenant a I'échelle de production du village et qui assurerait
un approvisionnement économique de pommes de terre d'une année a
I' a ut re.
16
Le développement des petites industries est aussi important en Asie du
Sud-Est oi le CRDI subventionne, depuis 1973, le service de vulgarisation
industrielle connu sous le nom de TECHNONET (voir l'encadré). Ce projet a
pour mission de fournir des services d'information et de vulgarisation
techniques aux petites et moyennes industries autochtones et de former des
agents de vulgarisation industrielle. Ces services s'adressent a de nombreuses
industries depuis celles des systèmes d'échappement de 'automobile
jusqu'aux vitraux, des sous-produits du Poisson jusqu'aux briques faites de
papierde rebut.
Au service de Ia
petite industrie
asiatique
Lorsque le réseau TECHNONETfUt mis sur
pied en avril 1973, on recorinaissait que
ce projet innovateur pourrait certainement Se heurter aux obstacles qui entravent a marche de toute nouvelle entreprise, surtout dans le domaine de Ia
vulgarisation industrielle, nouveau
champ d'activité en Asie. TECHNONET a
cependant réalisé des progrès considérables depuis son établ issement ii y a trois
ans. Au debut, le projet prévoyait a
participation de six organisations au
réseau: aujourd'hui, 11 organisationsde
neuf pays en sont membres. Des programmes deformation ont été organisés a
I'intention d'agents de vulgarisation industrielle en Inde, au Canada et aux
Philippines: U en est né un groupe
professionnel avec ses propres ambitions
et exigences. Le Conseil TECHNONET
compose de représentants des 11 organ isations membres assure Ia direction du
réseau. Et, par I'entremisedu Forum
d'agents asiatiques de vulgarisation industrielle que les agents ont eux-mêmes
établi, es liens entre eux serontdavantage renforcés.
LeTEcHNoNETpublie un bulletinde
nouvelles mensuel et emmagasine I'mformation technique pouvant être
récupérée au besoin. II offre aussi, sur
demande, un service de renseignements
techniques qui sertde pointde relais
pour Ia region et ii appuie a publication
de compte-rendus de Ia situation actuelle
de divers secteurs de l'industrie.
Mais Ia réussite du réseau TECHNONETeSt
des plus évidentes au niveau des petites
et moyennes industries auxquelles s'adresse son service de vulgarisation indus-
trielle. Deux exemples illustrent le genre
d'aidequ'iI leurapporte.
LE "patis", sauce de poisson, est un
ingredient populaire dans Ia cuisine des
Philippines et de certains pays voisins. II
est produit d'une saumure de poissons ou
de crevettes, fermentée pendant trois
mois, puisuiltrée et diluée pour produire
une sauce claire, d'un brun ambré. Aux
Philippines un producteur de "patis"
désirait augmenter et amél iorer le rendement de son entreprise. En partant du
simple déplacementde l'equipement et
allant jusqu'à l'introduction d'une
méthode de production semi-mécanisée,
un agent de vulgarisation industrielle a
éaboré un programme pouvantaboutirã
augmenter de 150 pour cent Ia production de "patis" de cette industrie.
En Malaysia, 'Office de l'artisanat demanda son concours au service de
vulgarisation pour accroItre Ia vitesse a
laquelleon pouvaitfendre le long tronc
du bambou, matière premiere de l'industrie locale. La méthode traditionnelle
était de fendre le tronc en deux, puis de
répéter cette operation jusqu'à ce que les
morceaux soient de Ia largeur requise.
Un agent de vulgarisation industrielle a
perfectionné un couteau a six lames
fixées a l'intérieur d'un cercle. Le
nouveau couteau connut un succès
immédiat et on en fabrique maintenant a
huit lames. Désormais es artisans locaux
pourront travailler - et gagner leur vie
-. plus rapidement.
Au fur eta mesure du rayonnement de Ia
vulgarisation industrielle en Asie, les
organ isations participant au réseau
TEcHN0NET se consulteront directement.
Le projet aura alors réalisé ses objectifs.
Entretemps, TEcHNONET appuie Ia cons-
titution d'une banque de connaissances
techniques et 'augmentation des compétences industrielles, essentielles dans
cette region oü l'avancement rapide de
l'industrie s'impose.
17
C'est au cours de l'année écoulée qu'a eu lieu Ia deuxième reunion du
Conseil autonome de TECHNONET et Ia premiere conference des agents
asiatiques de vulgarisation industriel le, de laq uel le est née une association
professionnelle des agents de vulgarisation industrielle. La premiere phase du
projet est pour ainsi dire maintenant terminée et les 11 organismes de neuf
pays y participant Ia considèrent comme un succès. Les travaux d'élaboration
d'une deuxième phase sont déjà avancés.
Par ailleurs, dans Ia region, le projet visant le développement des Centres
régionaux d'adaptation de Ia technologie s'adresse aussi aux petites
industries. II s'agitd'exploiter les ressources des universités nonmétropolitaines et ainsi encourager l'évolution technique dans les centres de
production. Dans ce but, les Centres régionaux d'adaptation de Ia
technologie, orientés vers Ia petite entreprise, sont établis dans des
universités provinciales et, grace a des équipes pluri-disciplinaires, us
peuvent dispenser formation et conseils aux entrepreneurs en plus de
promouvoir Ia recherche et le développement. En outre, les équipes
effectuent des sondages détaillés sur les operations des entreprises locales. Le
premier centre a être ainsi établi est situé a I'université Yuengnam, en Corée
mérédionale. Cette tentative unique de relier les connaissances techniques
des universitaires aux problèmes qui surgissent dans les districts oü se déroule
leur activité fournit un important exemple aux autres universités nonmétropolitaines, non seulementen Corée maisdanstoute I'Asie du Sud-Est.
Jusqu'ici nous avons parlé uniquement des projets portant sur I'application
industrielle de Ia technologie. Toutefois, en Inde, le CRDI, en collaboration
avec plusieurs agences internationales, subventionne un projet de grande
envergure dont le but est de développeret d'améliorer Ia technologie
contraceptive. D'autre part, en Afrique, quelques projets amorcés cette année
sa rapportent a un autre aspect essentiel de Ia sante: I'hygiene et l'élimination
des déchets humains.
Les installations sanitaires de type occidental exigent d'énormes investissements pour Ia construction des égouts et un approvisionnement en eau
presque illimité. .. deux choses pratiquement introuvables dans l'Afrique en
développement. Les systèmes traditionnels d'élimination des déchets
existent, mais ils sont inefficaces, non hygieniques et dommageables sur le
plan ecologique. En Tanzanie, on recherche depuis 1 974 un autre système
d'élimination des déchets. Dans ce pays, les scientifiques tentent d'adapter
aux conditions tropicales des technologies telles qu'une méthode de
compostage d'origine suédoise qui transforme les déchets humains et ceux de
Ia cuisine en fertilisant.
Au Botswana un projet amorcé au cours de I'année est axe sur les
problèmes d' hygiene en regions urbaines dépo urvues d' installations
sanitaires. Les chercheurs vont, dans un premier temps, adapter ou inventer
des techniques et, dans un deuxième temps, tester dans divers endroits les
prototypes les plus prometteurs. Au Ghana, un projet similaire concernant les
habitudes hygieniques en milieux ruraux fut aussi entrepris.
Ces trois projets porteront egalement sur l'étude des facteurs secondaires
tels que le coat et les meilleurs moyens de diffuser les techniques
avantageuses. Des etudes ayant démontré que jusqu'à 75 pour cent des
maladies contagieuses dans les pays en voie de développement sont
transmises a cause d'un manque d'installations sanitaires - maladies telles
que Ia gastro-entérite, principale cause de Ia mortalité infantile - ces projets
sont des plus importants pour I'Afrique entière.
En dépit des coüts astronomiques, il y a place pour une technologie de
I'ère spatiale dans le monde en voie de développement. En utilisant Ies
18
données fournies par les satellites existants tels que le LANDSAT américain,
les pays en développement peuvent avoir accès, a un coit minime, a une
technologie de premier ordre pour développer leurs richesses naturelles. Le
CRDI subventionne un réseau de plus en plus étendu de scientifiques du Tiers
Monde qui acquièrent de l'expérience dans l'interprétation et l'usage des
données transmises par satellite.
Ainsi en 1 974, le Centre subventionnait, au Soudan et en Bolivie, deux
projets LANDSAT qui ont maintenantterminé le stade de Ia formation. Durant
l'année sous étude, le feu vert est donné pour un troisième projet en
Tanzanie. La premiere étape consiste a former des scientifiques tanzaniens
aux techniques complexes de Ia cartographie par satellite. On s'intéressera
ensuite aux enquêtes sur le terrain et a Ia production d'une série de cartes
thematiq ues sur Ia végétation, l'utilisation des terres, les sols, l'hydrologie, et
si possible, le potentiel agricole de Ia region de Rukwa, choisie par le
gouvernementtanzaflien comme site du projet.
Malgré une pluviosité plus élevée que Ia moyenne, Ia region de Rukwa a
une faible den site de population, composée en majeure partie de petits
exploitants agricoles. LANDSAT fournira aux chercheurs les informations de
base essentielles a Ia plan ification de Ia mise en valeur des terres. L'utilisation
des images du satellite réduitconsidérablement letemps requis pour Ia
cueillette de telles données, procure une vue d'ensemble plus precise, et
cela, pour un-vingtième du coCit normal de Ia cartographie.
Le Centre a aussi maintenu l'appui qu'iI accorde a DEVSIS, programme
visant l'établissement d'un réseau informatique international de rassemblement et de diffusion de l'information sur le developpement social et
économique. En plus de détacher des membres de son personnel a l'équipe
de Genève chargée d'en définir Ia structure operationnelle, le Centre
expérimente l'entrée au système des données pertinentes canadiennes et, en
collaboration avec l'Unesco, s'occupe de Ia production d'éditions française,
anglaise et espagnole du thesaurus DEVSIS et d'un bulletin de nouvelles sur
I'avancement des travaux. Dans le but d'assurer I'efficacité du système au
niveau regional et national, le Centre subventionne aussi plusieurs projets
dans les instituts de pays en developpementqui leur permettront non
seulement de bénéficier pleinement du système mais aussi d'y contribuer. Un
important premier résultat pour les pays en développement est que leur
participation au système DEVSIS leur permettra de mieux contrôler leur
propre documentation.
La technologie - qu'iI s'agisse de satellites ou de vitraux, de
transformation des pommes de terre ou des don nées informatiques - est
essentielle pour atteindre un développement equilibré. Mais combler I'écart
technologique veut dire choisir Ia bonne technologie - sélectionner, tester,
adapter, innover - sans quoi l'auto-suffisance ne peut être qu'un slogan.
19
Participation,
information,
education
La mouche tsé-tsé, vecteur de Ia ma ladle du
somme ii.
Une bonne sante? voilà quelque chose d'aussi important qu'une bonne
alimentation, peut-être même un droit fondamental de l'homme, direz-vous.
Et pourtant jusqu'à un milliard d'habitants du Tiers Monde souffrent d'une
forme ou d'autre de maladie débilitante. La plupart d'entre eux habitent les
regions rurales ou les campements de squatters et sont sans accés aux
services de sante.
C'est aces gens que le CRDI songe en tout premier lieu lorsqu'il finance
des programmes se rapportant directement ou indirectement aux soins de
sante. Nous avons vu dans le chapitre précédent les tentatives d'adaptation
de Ia technologie moderne aux problèmes locaux d'hygiene. Le CRDI
s'intéresse également aux problémes connexes tels que l'approvisionnement
en eau douce potable. Sans compter le risque evident que présente Ia
consommation d'eau impure, une récente étude menée en Afrique de l'Est a
montré que Ia plupart des fractures chez les femmes étaient dues a des chutes
faites en transportant de lourds bidons d'eau.
L'eau! Sans elle il ne pourrait y avoir de vie, et pourtant c'est aussi le lieu
privilegié des insectes et des parasites qui véhiculent es maladies tropicales
es plus répandues - Ia malaria, Ia schistosomiase (fièvre parasitaire),
l'onchocercose (cécité des rivières), Ia trypanosomiase (ma ladle du sommeil)
et les diverses formes de leishmaniose. L'une ou l'autre de ces maladies peut
rendre inuirme ou même causer Ia mort et selon les statistiques es plus
modérées jusqu'à un milliard de personnes souffrent actuellement d'une ou
de plusieurs d'entre elles.
Ce prohlème de taille dépasse aujourd'hui a competence d'un seul
gouvernement ou d'un seul organisme. C'est pourquoi le CRDI collabore
avec l'Organisation mondiale de Ia sante et d'autres institutions internationales a Ia lutte contre les maladies tropicales dans le cadre d'un
programme intensifà long terme préparé a cet effet. L'un des buts principaux
de ce programme est Ia formation de scientifiques africains. Ironie de a
chose, es spécialistes dans ce domaine ne vivent pas dans es tropiques, mais
dans l'hémisphère nord industrial isé! On établ it actuellementdes réseauxde
laboratoires pour des recherches collectives dont es travaux seront appuyés
par des groupes de scientifiques formés pour s'attaquer a des problèmes
particuliers.
Le CRDI finance depuis plusieurs années un certain nombre de
20
programmes de lutte contre certaines maladies tropicales. II en est ainsi
depuis 1972 des travaux d'un groupe de scientifiques de l'Afrique de l'Ouest
et du Canada, visant Ia découverte de moyens d'appliquer Ia lutte biologique
a Ia mouche noire Simulium damnosum, vecteur de Ia cécité des rivières,
dont sont atteintes un million de personnes dans Ia seule Afrique occidentale.
Durant l'année a l'étude, le Centre a approuvé une subvention
supplémentaire pour Ia seconde phase de ce programme, dont l'exécution
durera trois ans et durant laquelle les travaux déborderont de leur cadre
actuel pour tenter de produire en masse un ver parasite, prédateur de cette
mouche noire. Des recherches antérieures ont permis de decouvrirque
l'introduction de ce ver parasite dans les aires de reproduction de Ia
Simulium damnosum produisait Ia stérilisation ou Ia mort d'un pourcentage
élevé de ces mouches.
C'est avec les mêmes armes qu'un nouveau programme a été entrepris
dans le cours de l'année passée. II s'agit cette fois de Ia lutte biologique
contre Ia mouche tsé-tsé, vecteur de Ia maladie du sommeil, une des
principales maladies tropicales pouvantêtre mortelle si elle n'est pas soignée.
Le projet fait suite aux recommandations d'un symposium finance par le
CRDI en 1974. A l'unanimité, les participants ont reconnu qu'il fallait pousser
les recherches sur Ia lutte biologique contre Ia mouche tsé-tsé, domaine peu
étudié jusqu'ici.
Le programme est exécuté en cooperation avec l'Institut de lutte
biologique du Commonwealth par I'entremise de ses installations en Afrique
de I'Est. L'objectif premier est de colliger et de répertorier toutes les données
scientifiques existantes sur le sujet, travail qui sera par lui-même d'une valeur
extraordinaire pour les futurs chercheurs.
En outre, les scientifiques étudieront deux ennemis naturels de Ia mouche
tsé-tsé, Ia mutilla ou mutillidée et Ia bombylidée, espèces communes au
Kenya. Une fois connue Ia biologie de ces deux prédateurs, des techniques de
reproduction massive seront mises au point et les insectes obtenus introduits
dans une aire infestée par Ia mouche tsé-tsé oü I'on pourra étudier les
résultats de cette "invasion".
Durant les deux années du programme, une équipe de jeunes scientifiques
et techniciens africains recevront une formation en cours de travail qui leur
permettra de continuer leurs travaux sur Ia lutte biologique après Ia fin de Ia
période expérimentale.
Les pays en développement ont un immense besoin d'information relative
a tous les aspects des soins de sante. Aussi, depuis 1973, Ia Division des
sciences de l'information du CRDI a recueilli et assemble Ia documentation
nécessaire a ceux qui veillent a Ia mise en place des structures qui
permettront d'assurer des soins aux populations du Tiers Monde, en
surveillent le fonctionnement et en font 'appreciation critique. Grace a ISIS,
ou système intégré de récupération de l'information du Centre, deux
bibliographies ont déjà été publiées et deux autres volumes paraItront I'an
prochain.
Ce programme unique rassemble I'information sur les soins de sante, jadis
éparpillée a travers le monde, et diffuse de précieux documents de recherche
dont les rares exemplaires n'étaient autrefois pas accessibles aux utilisateurs
potentiels. Les bibliographies sur les soins de sante, bien qu'étayées par un
service de photocopie, contiennent des résumés précis offrant habituellement
au lecteur tous les renseignements nécessaires. Les pays dotes de systèmes
informatiques pourront éventuellement obtenir les données, transformées par
ordinateur, en forme convenable a Ia lecture automatisée.
Autre initiative marquante dans le domaine de l'information médicale:
21
Le dossier de Ia
médecine
trad itionnelle
Conime dans Ia plupartdes pays
d'Afrique, Ia plus grande partie de Ia
population du ZaIre, a recours a Ia
médecinetraditionnelle plutotqu'à Ia
médecine moderne, Mérne lorsqu'ils en
ont le choix, les Africains s'adressent
habituellementaux guérisseurs plutôt
qu'aux médecinsou ils consultent es
deux.
Avec le concours du CRDI, Ic
gouvernement du Zaire cherche maintenant a établir le dossier complet de Ia
médecirie traditionnelle, de ses pratidens et de ses clients dans le but
d'integrer les services des guérisseurs au
système national de distribution de soins
de sante. Pour réatiser cet objectif, une
équipe de chercheurs iriterrogera quelque 250 guerisseurstraditionnels, fera
une étude détaillée des rites
therapeutiques et réalisera deux films en
collaboration avec Ia "VoixduZaIre",
réseau national de radio ettélédiflusion.
En novembre 1975, Ic Dr George
Brown de Ia Division des sciences de Ia
population et de a sante se rendit au
Zaire. Accompagné des membres de
l'équipe de recherche, il put rencontrer
plusieurs guérisseurs et assister a leurs
seances de guérison. II décrit Ia pratique
d'ur groupe de 13 guérisseurs travaillant
en collaboration avec le centre medical:
"Chaque guérisseur se spécialise dans un
certain groupe de maladies: l'un d'eux,
par exemple, estspécialiste de folie,
depression, migraine et désordres
neurologiques y compris Ia polio; un
a utre, de prohlèmes gynécologiq ues et
un troisième, des maladies infantiles.
Travaillant par roulement ils s'adressent
mutuellement des cas ou les renvoient au
centre medical."
"A tour de role, les guérisseurs
présentèrent chacun un ou deux patients
guéris ou sous traitement. II y avait deux
22
cas de folie, un enfant atteint de polio et
une femme souffrant de douleurs au
bas-ventre. II me fut évidemment impossible d'évaluer les traitements administrés, mais j'ai constaté que les malades se
portaient relativement bien.. . et que
l'enfanttraité pour Ia polio pouvait en
effet marcher."
Le rapport du Dr Brown décrit egalement Ia pratique de M. Kobi, guérisseur
pratiquant a thérapeutique fondée sur a
prière et Ia suggestion: "M. Kobi travaille
dans le decor très moderne de sa maison
00 de nombreuses photos témoignent de
ses "guérisons": pour Ia plupart ce sont
des couples, autrefois inféconds, maintenant entourés d'enfants. Dans e jardin,
attendaierit quelque 60 personnes.
M. Kobi recoit souvent un individu
pendant quelques minutes, se penche sur
ses problèmes, se perd dans une vision
ou un rêve et ensuite communique a
I'intéressé a révélation qul Ic concerne".
Age d'LIne vingtaine d'années seulement, M. Kobi travailte de cette man ière
depuis dix ans. II n'a reçu aucune
formation comme guérisseur; sa vocation
lui fut révélée au cours d'une vision. II a
aujourd'hui plusleurs assistants et semble
avoir atleint un certain degre d'aisance
matérielle. II est persuade de ses pouvoirs
psychiques et sa reputation est certainement très grande."
Le Dr Brown fut aussi témoin d'une
séance de clOture des traitements d'une
femme qui avait été soignée pour ce qui
"semblait être un cas classique
d'anorexie nerveuse." "Alignees, les
femmes se deplacaient grad uel lement
autour d'un cercle. Elles paraissaient
complètement intériorisées, daris wi état
presque transcendent. Quelques-unes
avaient atteint un état émotif trés profond
et Ce spectacle était extraordinairement
beau."
"La patiente dansait avec les autres et
j'ai eu I'impression que son allure était,
peut-être, plus fermeet plus fierequ'avant Ia cérémonie. Toutes les autres
avaient une élégance et une presence
frappantes", racontait Ic Dr Brown.
Cette étude qui devrait se terminer
l'année procliaine, fournira une vue
objective du role des guérisseurs. Mais
plus important, ajoute le Dr Brown, est
q ue "Ce projet reconnait 'existence des
guérisseurs et Is en soot extrêmemerit
fiers."
une revue de vulgarisation, intitulée "Famille et Développement", est lancée
en Afrique de l'Ouest francophone a Ia fin de 1974. Depuis Ia réussite du
numéro échantillon, le magazine, finance pour ses trois premieres années par
le CRDI et publié a partir du bureau regional du Centre a Dakar, paraIt
regulièrement et attire un nombre considerable de lecteurs de cette region
francophone.
Traitant en langage simple de questions telles que Ia sante familiale, le
contrôle des naissances et l'éducation sexuelle, de même que des sujets plus
généraux se rapportant au développement, Ia revue a suscité de nombreux
commentaires favorables et ses numéros sont extrêmement recherchés,
particulièrement dans les villages et regions rurales. "Vous ne pouvez
imaginer tout le bien que ce periodique fait a nos jeunes", écrit un lecteur.
Un autre lecteur, un directeur d'école, s'exprime en ces termes: "Ce
periodique.. . . arrive juste au bon moment pour notre continent
sera un des instruments les plus intéressants pour nos maisons d'éducation".
Le magazine a été concu par des Africains et est dirigé par un comité
représentant huit nations de cette region. Les nouveaux abonnements, au
rythme de 500 a 600 par mois, annoncent un brillant et long avenir pour
"Famille et Développement".
En programmant son activité dans le domaine de Ia sante, le Centre s'est
intéressé aux soins traditionnels et au role qu'ils pourraient jouer dans un
système moderne de distribution des soins de sante. Le Centre a donc finance
une étude, terminée en 1974, sur le rOle des sages-femmes traditionnelles en
Thallande et, l'année dernière, une étude de 18 mois sur Ia médecine
traditionnelle et ses praticiens au Zaire (voir I'encadré). Dans plusieurs pays ii
est parfaitement impossible de doter toutes les localités rurales de médecins
et de services hospitaliers. On tente alors de résoudre le problème autrement,
par I'emploi de villageois formés en soins de sante, ou d'auxiliaires, qui
assurent a Ia population les services médicaux et sanitaires essentiels tout en
adressant aux specialistes les cas plus difficiles.
Au cours de l'année, le CRDI a finance au Mexique un programme
experimental aux termes duquel des infirmières en obstétrique travaillent
avec des auxiliaires et des volontaires de sante pour assurer des services
médicaux de base aux habitants des regions les plus isolées du pays. Avant
d'entreprendre leur stage dans les regions rurales du Mexique, ces infirmières
en obstétrique, recemmentdiplOmées, suivent un cours intensif detrois mois
sur le planning familial, Ia reproduction humaine et Ia dynamique de Ia
population. Affectées dans quatre regions choisies, leur travail consistera a
informer les habitants en matière médicale et sanitaire, et a assurer des
services d'éducation et de planning familial.
Une fois établie son unite sanitaire, I'infirmière recrutera et formera une
auxiliaire qui Iui servira d'assistante. Elle entreprendra alors une série de
visites a domicile dans le but de faire connaItre au public l'existence du
service medical et de trouver les personnes susceptibles d'offrir leurs services
a titre bénévole pour promouvoir l'hygiène et le planning familial et
distribuer des contraceptifs.
La gestion du programme est assurée par un organ isme non gouvernemental, Ia Fondation d'études sur Ia population qui, en outre, veille au
fonctionnement de quelque 90 centres de soins médicaux et de contrôle des
naissances par tout le pays et dispense une education théorique et pratique au
personnel medical et paramedical. Une evaluation entreprise après 1 8 mois
d'expérimentation décidera des possibilités de rayonnement du programme,
offrant ainsi les soins de sante a des milliers de gens qui autrefois n'y avaient
pas accès.
23
Le volonta ire est
un des nôtres
Un recent sondage effectué dans es
regions rurales de Ia Thallande démontre
que trois mères sur quatre, conscientes
qu'une famille moms nombreuse est
souvent plus heureuse et en meilleure
sante, ne veulent plus avoir d'enfants. On
pourrait donc penser que tout va bien
pour Ic ministère de Ia Sante et son
ambitieux projet de réduire le taux de
croissance démographique. II reste un
problème a résoudre: comment
généraliser les services de planning familial Iorsqu'un seul village sur dix est
desservi par un auxiliaire medical?
Le probleme exigait une nouvelle
approche et le ministère, de concert avec
Ia Faculté de médecine de l'université
Mahidol de Bangkok et Ic CRDI, semble
avoirtrouvéla solution: ils'agitde
recruter et de former des volontaires
villageois pour distribuer des contraceptifs, prodiguer des conseils en planning
familial etdirigercertainscasvers le
spécia liste competent. Le département de
Ia sante publique de cette université
terminait une étude ayant abouti a
'integrat ion des sages-femmes traditionnelles aux services de sante lorsque Ic Dr
Debhanom Muangman, son jeune et
dynamique doyen, s'attaqua au problème de mettre es services de planning
familial a Ia disposition du plus grand
nombre de villageois et au plus bas prix.
La chose n'a pas été facile. Choisi
comme site du projet-pilote, Ic district de
Po-Thong compte 52.000 habitants. Arrivant sur es lieux, en mai 1 975, pour
mener une enquête détaillée prélimmnaire
aupresdequelque 1000 familIes,
I'équipe s'est heurtée a des difficultés
inattendues. 'Les pires obstacles que
nous avons rencontrés furent les plumes
diluviennes, les routes impraticables et
es cobras qui étaient forces pour respirer
de sortir de leurs trous inondés: nous en
avons tue tous les jours", raconte le Dr
Debhanom.
Une fois Ic travail debase terminé, il
s'agissait de choisir un volontaire pour
chaque village. Cest au cours de l'été
dernierque les chefs de village et les
24
Comment assurer les services de planning
familial dans les regions rura!es?
auxiliaires médicaux entreprirent cette
tâche. Au mois de décembre, 28 auxiIiaires médicaux et 92 volontaires, Ia
plupart manes, ont suivi ensemble leur
deuxième cours de formation. Environ Ia
moitié d'entre eux sont des petits exploitants agnicoles, les autres, petits marchands. Peu du nombre choisi ont
démissionné depuis le lancement du
programme.
Les volontaires travaillent sous Ia
surveillance d'auxiliaires niédicaux et
sont les premiers qui ne font pas partie
Is
des services de sante a être diplômés du
ministère. De plus, Is reçoivent une
petite prime sur Ia vente des anovulants
et des préservatifs.
II est encore trop tot pour affirmer que
le projet sera un succès, mais les premiers rapports sont très encourageants.
Du mois d'aojt au mois de décembre,
700 nouvelles femmes ont accepté de
prendre es anovulants et es ventes de
preservatifs ont aussi considérablement
augmenté. En outre, Ic coCit unitaire du
projet est peu élevé: $1.67 (caniadiens)
comparativement a Ia moyenne
nationale de huit a neuf dollars. Mais
sans doute le plus important facteur est Ic
degre d'engagement des villageois euxmêmes. Ils s'affirment satisfaits d'avoir un
volontaire qui "est un des nOtresetses
services sont i portée de Ia main".
Selon le Dr Debhanoni, l'objectif
principal sera désormais de maintenir
l'enthousiasme du debut et d'évaluer le
genre de volontaire le plus efficace. Et a
long terme? Le doyen entrevoit le jour oé
les services dispenses par les volontaires
comprendront d'autres soins de base tels
que les conseils sur Ia nutrition et Ia lutte
anti-parasitaire, services dont les villageois ont tant besoin.
Pendant l'année a 'étude le Centre a finance un programme similaire en
Thallande, oii l'objectif est d'employer des autochtones spécialement formés
en vue de renseigner Ia population sur le planning familial et de distribuer des
contraceptifs (voir l'encadré).
Les squatters urbains - emigrants des campagnes qui affluent vers les
villes par dizaines de milliers - constituent un important secteur de Ia
population du Tiers Monde aussi dépourvu de services médicaux et
sanitaires. Netrouvantaucun endroitoi s'installer, ilscréentleurs propres
'pueblosjovenes" (nouveaux villages), comme on les appelle au Pérou, en
banlieue des grandesvilles.
On estime a 120.000 personnes Ia population des quelque 95 nouveaux
villages de Ia ville d'Arequipa, dans le sud du Pérou. Ces nouveaux villages
sont souvent, en réalité, Ia pire sorte de taudis, des bidonvilles construits de
matériaux ramassés au hasard par leurs habitants et habituellement
dépourvus des installations les plus essentielles.
Un projet expéri mental, mis sur pied par les autorités locales et fin ancé par
le CRDI, vise a fournir des services médicaux et sanitaires de base a 48.000
squatters habitant cinq de ces bidonvilles. L'expérience est conduite sur le
modèle d'un programme similaire appliqué a Cali en Colombie et dont les
résultats oft été divulgues lors d'un séminaire finance conjointement par le
CRDI et Ia Fondation Ford en 1974. L'expérience péruvienne constitue Ia
premiere tentative sérieuse d'adapter a un autre pays le programme
colombien.
L'expérience actuelle est au moms partiellement Ia suite de reclamations
de "corn ités de promotion et de développement" constitués au sein des
nouveaux villages en vue d'obtenir de meilleurs services. Elle sera donc
appuyée par une forte collaboration communautaire a tous les niveaux.
Participation, information, education: voilà trois activités qui, ensemble,
pourraient grandement aider les populations du Tiers Monde a obtenir ce
droit fondamental, le droit a Ia sante.
25
Des projets au
service
des hommes
La radio, moyen d'éducation en Bolivie.
L'expression "développement international" est couramment employee
depuis 25 ans, par suite de a proliferation des programmes et des organismes
d'aide au développement et de l'inauguration des différentes "décennies du
développement" par les Nations Unies. Pourtant, Ic terme "développement"
et ses dérivés ne sont pas faciles a définir. Nul n'a encore pu décrire l'état de
développement parfait.
Le terme "moms développé" tend de plus en plus a supplanter ceux de
"sous-développé" et de "en voie de développement", fort opportunément
d'ailleurs car ii traduit mieux le fait que le développement est une notion
relative: ii n'existe pas en effet de pays développé, 1 y a seulernent des pays
plus, ou moms, developpesqued'autres. Etledéveloppementou le
sous-développement---.-- s'applique essentiellement aux individus eta leur
mode de vie.
Les pages qui suivent traitent de projets que 'on pourrait ranger sous les
rubriques "alimentation", "technologie" ou "sante" même si, par bien des
aspects, ils déborderit largement le cadre de ces categories. ii s'agit de projets
conçus en fonction des individus dont Ic mode de vie est inévitablement
affecté par Ic changement inherent au développement même.
Au cours de ces dernières années, le CRDI a apporté son concours a un
certain nombre de projets dans des regions rurales d'Afrique et d'Asie, qui
permettront d'appréhender les meilleurs moyens d'introduire es changements et de mieux connaItre les effets de ces changements sur les
populations, ainsi que curs causes. Au Nigeria, au Kenya, en Tanzanie, en
Malaysia, en Corée, en Indonésie, aux Philippines et au Sri Lanka, des
chercheurs tentent de démêler l'écheveau des interrelations qui constitue Ia
clé de Ia réussite - ou de l'échec - des programmes de développement
rural.
Ces projets touchent souvent a de nombreux domaines: modern isation
agricole, irrigation, approvisionnement en eau, routes, écoles, logement,
sante; us peuvent être imposes par différerits niveaux de gouvernement ou
bien être mis sur pied grace aux demandes et aux efforts des populations
rurales elles-mêmes. En étudiant les repercussions de ces projets, les
chercheursespérent mettreen evidence les meilleurs moyens, pour es
gouvernements, de répondre a ces demandes et d'encourager les pro26
grammes d'entraide tout en aidant les populations a harmoniser leurs efforts
aux objectifs des dirigeants qui tentent de moderniser le pays sans détruire
pour autant es modes de vie traditionnels.
Par exemple, Ia Republique de Corée procède actuellement a une
evaluation du Mouvement dit 'ides nouveaux villages", qui semble connaItre
une brillante réussite. Ce projet, qui touche plus de Ia moitié des 62.000
villages du pays, met tout particulièrement I'accent sur les programmes
d'entraide a caractère ecologique et économique, en vue de freiner
'important exode rural. L'examen approfondi des forces et des faiblesses de
ce Mouvement sera fort utile, non seulement pour le gouvernement coréen,
mais aussi pour beaucoup d'autres nations confrontées a des problèmes
analogues.
Le CRDI, qui fait le lien entre ces etudes indépendantes, contribue ainsi a
Ia formation d'un réseau de chercheurs qui lui fournissent une masse
croissante de données sur les processus de modernisation et d'évolution.
Cette mise en commun des informations devrait s'avérer, dans les années a
venir, extrêmement profitable pour les responsables, les planificateurs et les
individus.
Autre problème commun a de nombreux pays du Tiers Monde: Ia
predominance des jeunes au sein de Ia population. Dans beaucoup de ces
pays, plus de Ia moitié de Ia population a moms de 25 ans, ce qui ne va pas
sans susciter de fortes pressions au sein du système d'enseignement et sur le
marché du travail. Des millions de jeunes (instruits ou non) se retrouvent
donc sans emploi ou, dans le meilleur des cas, sous-employés.
Bien qu'il s'agisse là d'un problème relativement nouveau, certaines
experiences ont été tentées pour améliorer Ia condition des jeunes et pour
canaliser leur énergie dans un effort national de développement. Parmi ces
experiences, mentionnons les programmes etudes-service, mis en oeuvre
dans plusieurs pays au cours de Ia dernière décennie. Même si ces
programmes se présententsous des modalités très diverses, Is onten general
pour objectif de faire participer les jeunes a certains services communautaires
tout en leur donnant une formation valable (scolaire ou non).
L'essor de ces programmes, souvent couronnés de succès, a incite le CRDI
a en subventionner une evaluation plurinationale. En ThaIlande, en
Indonésie, aux Philippines et au Sri Lanka, des équipes de recherche ont
commence des 1974 a recueillir des données sur les programmes
etudes-service eta étudier certains projets communautaires particuliers.
Grace a cette étude on tente également de mettre sur pied un réseau
d'echange d'informations, non seulement entre les équipes participantes,
mais également avec les groupes intéressés d'autres pays. Autre objectif
important: determiner le meilleur type de programme, afin que tous les
intéressés en retirent le maximum d'avantages et que I'on puisse généraliser
au niveau national des projets-pilotes expérimentés a petite échelle.
Au cours de I'année 1975, promue "Année internationale de Ia Femme",
on a beaucoup discuté du role socio-économique des femmes dans le
développement, et particulièrement de Ia participation accrue des femmes a
Ia main-d'oeuvre. Cependant, dans Ia plu part des pays en développement,
peu d'information existe sur l'importance réelle du rOle économique des
femmes, tant au sein de Ia famille qu'au niveau national; sur les tâches
qu'elles accomplissent, et pourquoi; enfin, sur l'impact probable, sur le
développement national, d'une augmentation substantielle de Ia maind'oeuvre feminine, compte tenu en particulier des hauts niveaux actuels du
chômage et du sous-emploi.
27
Apprendre en
servant
C'est en vain que 'on cherchera un
programme-type "etudes-service" I Is
sont presque aussi diversifies que Ia
culture des rnilieuxoà Is sont implantes;
leur structure, leur organisation, leur
recrutement et leur fonctionnement diffèrent. Certains sont mis en oeuvre par des
maisons d'enseignement, d'autres par
des ministères, quelques-uns résultent du
travail de base effectué par des groupes
ou des person nes engagées. Les formes
du service sont multiples: volonta ire ou
obligatoire, a p1cm temps ou àtemps
partiel, a long ou a court terme.
Tous ces programmes etudes-service
partagent cependant un objectifcommun. II consiste a confler a des jeunes
gens des tâches pratiques qui leur permettent d'acquerir une experience
éducationnelle valable tout en satisfaisant des besoins fondamentaux de Ia
collectivité. C'est unefaçon deservirtout
en apprenant.
Le Mouvement Sarvodaya
Shramadana du Sri Lanka est le plus
ancien programme "etudes-service" du
réseau de rechercheet d'information
subventionné par le CRDI. C'esten 1958
qu'il débuta alors qu'un professeur de
biologie d'une école supérieure, M. A.T.
Ariyaratne, sélectionna un groupe de
jeunes gens dans une école réservée a
l'élite de Colombo, Ia capitale, et l'envoyatravailler avec les habitants d'un
village isoléet démuni. Ni les differences
socio-économiques qui les séparaient, ni
les reserves exprimées par es "experts",
n'ont empêché que ne s'établissent entre
villageois et jeunes gens de chaleureuses
relations qui firent du projet une réussite.
Au cours des années, Ic mouvement
s'est mérité 'attention d'autres enseignants et étudiants, d'organismes
sociaux, de groupes communautaires et
de syndicats, qui ui ont accordé leur
appui. En 1972, le mouvement avait
atteint une envergure nationale et ses
20.000 volontaires travaillaient au
28
développement rural avec 80.000 familIes réparties dans 500 villages; M.
Ariyaratne dut renoncer a l'enseignement
pour se consacrer a plein temps a ses
fonctions de secrétaire.
Aujourd'hui, le mouvement dispense
des cours deformation avancée dans ses
quartiers généraux près de Colombo et ii
estprésentdans presque 1.000 villages;
son importance et sa renomrnée ne
cessent de grandir. Et bien quil hénéficie
d'importantes subventions gouvernementales, ii n'en a pas moms conserve un
statut souverain.
Une demande d'assistance est
habituellement a l'origine d'un programme: les premieres discussions entre
les villageois et les représentants du
mouvement portent sur 'identification
un reservoir
des besoins prioritaires
d'irrigation ou Ia construction d'une
nouvelle route, peut être! Le mouvement
aide alors le village a organiser un
Shramadana, c'est-à-dire un camp de
travailleurs bénévoles: villageois de l'endroit, habitants des villages environnants
participant deja au mouvement, et volontaires des cites et villes. La journée est
partagée entre huit heures de travail
manuel et quatre heures d'instruction aux
villageois par le biais de rencontres, de
chants et de danses.
Dans les camps, les villageois sont
répartis par groupes: enfants, adolescents, femmes, agriculteurs, et ainsi de
suite. Ces groupes constituent Ia base du
futur développement du village, le point
de rencontre des villageois qui viennent y
discuter, entre eux ou avec des responsables, de leurs difficultés, de leurs besoins
ou de leurs désirs et planifier leur action
sans dépendre du gouvernement.
Le succès rem porte par le Sarvodaya
s'explique en partie par le solide fonde-
ment philosophiquequi l'inspiresans
parler du dynamisme et de Ia qualité
d'animateur de son chef. Cette
philosophic allie Ia spiritualité de Gandhi
a celle du bouddhisme, et rejoint les
racines de Ia culture nationale et de Ia
tradition. Dans les campagnes du Sri
Lanka, le travail en commun est une
pratique qui remonte bien avant l'ère
colon iale. Et c'est peut-être cet aspect du
mouvement qui relic le Sarvodaya - mot
qui signifie "réveil" ou "liberation" aux a utres programmes etudes-service
actuellement en cours dans le Tiers
Monde.
A a suite d'un séminaire organisé en juin 1975 sous es auspices du
CRDI - sur le theme du role économique des femmes, trois pays
latino-américains ont sollicité l'aide du Centre pour une étude qui devrait
permettre de répondre a quelques-unes de ces questions essentielles et qui
fournirait aux responsables plus d'informations pour l'élaboration de leurs
plans. En Argentine, en Bolivie et au Paraguay, des équipes séparées de
chercheurs feront des etudes détaillées sur le travail des femmes et sur Ia
main-d'oeuvre dans son ensemble, et analyseront es changements intervenus dans a population active de leur pays au cours des 25 dernières
années. En comparant les résultats de leurs travaux, ils pourront isoler es
principales tendances dans ce secteur et, par là même, étayer de nouvelles
politiques conduisant a une plus grande participation des femmes dans Ia vie
de leur pays.
Le CRDI a pris part, presque depuis ses debuts, a une experience de
développement rural dans Ia region montagneuse du Cundinamarca oriental,
en Colombie. Bien qu'il alt pour objectif principal d'accroItre le revenu des
agriculteurs en améliorant es méthodes d'exploitation agricole, le programme touche egalement a Ia gestion domestique", notamment a Ia sante,
a l'hygiene, a Ia nutrition et a 'education. Ce programme est entré au cours
de l'année dans une nouvelle phase après qu'un projet-pilote préscolaire ait
été expérimenté avec succès.
Une étude antérieure des habitudes alimentaires de quelque 259 familIes
de a region avait montré que Ia plupart d'entre elles ne consommaient pas
assez de calcium et de vitamine A. A Ia suite de ces recherches, deux centres
préscolaires furent créés en 1 974, avec Ia collaboration des enseignants
locaux. Les enfants venaient assister deux fois par semaine a des seances de
preparation a l'école - et recevaient par Ia même occasion un repas simple
mais riche en protéines tandis que leurs mères suivaient des cours sur
l'amélioration de Ia nutrition.
Les centres étaient animés par des jeunes filles de Ia region formées a cette
intention. Les résultats obtenus a Ia fin de Ia premiere annéefurent si
ericourageants que I'on décida de créer 11 autres centres en 1975. En outre,
le ministére national de Ia Planification offrit, devant Ce succès, de financer le
programme de formation ainsi que les dépenses de fonctionnement de Ia
premiere année.
Les travailleurs bénévoles d'un programme etudes-service rencontrent les families
d'un village thaIlandais.
29
Le becak: plus qu'un
simple mode de
transport
Les véhicules-moteurs nuisent au monopole du
bécak dans les systèmes de transport urbain.
Dans les rues de Ia plupart des villes
indonésiennes, le cr1 "becak, becak"
poursuit le piéton, devenant plus aigu sur
Ia place du marché øü des douzairies de
petits véhicu es s'entassent le long de a
chaIne de trottoir. Ces triporteurs pittoresques, aux couleurs vives et aux
clochettes en guirlande, mus par l'énergie humaine, sont le principal moyen de
transport de Ia classe urbaine
défavorisée.
Pour ceux qui émigrent vers es villes
et sont inexpérimentés Is fournissent un
emplol valable mais souvent fatiguant.
Pour d'autres, conduire un "becak" est
un emploi saisonnier leur permettant
d'augmenter leur revenu lorsque les
travaux de Ia ferme sont au ralenti.
Mais, tout comme l'arrivée du "becak" avait mis un terme au règne de Ia
voiture hippomobible, vers les années
1 930, Ia croissance incessante des flottes
de mini-bus et autres véhicules-moteurs
nuit au monopole du "becak" dans le
système de transport urbain. Li oà us
étaient efficaces, ils ne le soft plus.
L'évolution rapide des villes modernes
exige qu'on aille plus vite. Lents et
encombrants, les "becaks" soot responsables de Ia plupart des accidents et des
embouteillages.
Les longues distances qu'ils doivent
parcourir dans des villes devenues tentaculaires se traduisent par des augmen-
tations de tarifqui inévitablementforcent
Ia clientele a emprunter les transports en
commun. Cette forte concurrence pousse
souventlesconducteursà ignorerou
même a violer les règlements de Ia
circulation.
30
Pour diminuer es inconvénients qu'ils
occasion nent es autorités municipales
ontadopté plusieurs reglements. Ainsi, a
Jakarta, les "becaks" sont interdits dans
le centre-ville et sur les routes principales. Danscertainsquartiers, des
ruel les leur ont été aménagées et, selon
un code de couleur, ils soot restreints a
des zones précises nécessitant au passager plusieurs correspondances avant
d'atteindre sa destination. Le public s'est
souvent vigoureusement oppose a cette
rég le me ntatio n.
Voulant aider les dirigeants a mieux
comprendre Ia fonction du "becak", a Ia
fois comme moyen de transport et source
d'emploi, des chercheurs de I'uriiversité
Gadjah Mada et de l'lnstitut de technologie du Band ung ont entrepris de
rassembler et d'analyser l'information
concernantces véhicules, leurs propriétaires, conducteurset clients. Cette
étude fait partie d'une analyse des
systèmes de transport économiques, subventionnée par le CRDI dans plusieurs
pays asiatiques ob, si les véhicules soot
différents, Is créent sensiblement les
niêmes problèmes.
Tel que I'étude maintenant complétée
sur le role des colporteurs et étalagistes
dans les villes asiatiques, ce projet vise a
veniren aide aux autorités municipales
dans leurs efforts pour organ iser et
intégrer ces véhicules a I'ensemble du
système de transport urbain dune manière qui soit acceptable aux
planificateurs urbains, aux propriétaires
et conducteurs de "becak", de même
qu'aux citad ins.
Ces centres préscolaires continueront a servir de terrain d'observation
pour d'autres recherches sur es effets de Ia malnutrition. Les chercheurs de
l'lnstitut agronomique de Colombie - qui gère l'ensemble du programme espèrent determiner ultérieurement s'il existe ou non un lien entre Ia facilité
d'apprentissage et Ia carence de vitamine A. Si Ia réponse a cette question
s'avérait positive, elle tendrait a expliquer, au moms en partie, les difficultés
qu'éprouve I'enfant au niveau des cours primaires. Une telle découverte
serait d'une extreme importance pour les zones rurales défavorisées de
l'ensemble du Tiers Monde.
Pour Ia plupart des habitants des regions isolées d'Amérique latine, Ia
radio constitue Ia seule forme de communication regulière avec I'extérieur et,
bien souvent, leur seul moyen d'accès a l'éducation. En Bolivie, oü Ia
population rurale est estimée a 4 millions, le CRDI subventionne une étude
sur 12 postes de radio communautaires indépendants, qui ensemble forment
une association non-formelle, I'ERBOL (Ecoles radiophoniques de Bolivie).
Cette étude cherche a determiner s'il est possible (ou souhaitable) de créer, a
partir de 'association actuelle, un réseau de radio entièrement intégré, et si
une telle action permettrait aux stations d'offrir a Ia population rurale une
meilleure programmation educative.
En République dominicaine, le Centre collabore a une autre étude sur des
emissions de radio communautaire. II s'agit d'analyser les reactions des
auditeurs a une série d'émissions sur l'éducation sexuelle et le planning
familial. En plus d'évaluer ces emissions et de fournir des lignes directrices a
leurs réalisateurs, l'étude fournira une experience très enrichissante pour le
personnel du CIACOP (Centre interaméricain de formation en sciences de
communication sur Ia population et le planning familial), qui mènera
l'enquête et en diffusera les résultats.
Cette année s'est aussi term me le projet d'étude du role des colporteurs et
étalagistes - marchands ambulants - dans plusieurs grandes villes d'Asie. A
Ia fin de l'enquête, une conference a réuni en octobre dernier, a Kuala
Lumpur, des maires et des responsables municipaux, devant lesquels les
chercheurs ont présenté leur rapport final accompagné de recommandations.
Ce rapport, airisi qu'un diaporama et une brochure résumant les conclusions
des travaux reçurent un très bon accueil et aideront certainement a clarifier
les données du problème, pour le plus grand bénéfice des commerçants, de
leurs clients et des autorités municipales.
Un autre aspect tout aussi pittoresque des villes asiatiques concerne les
divers moyens de transport public qui vont de Ia bicyclette-carriole au
mini-bus. Comme dans le cas des marchands ambulants ils s'adressent
essentiellement aux couches défavorisées et constituent souvent un veritable
casse-tête pour les planificateurs urbains (voir l'encadré). Le CRDI subventionne une étude visarit a aider les responsables de politiques a mieux
comprendre le rOle de ces véhicules a bon marché et de leurs conducteurs, et
de proposer les moyens de les intégrer a I'ensemble du système de transport
urbain.
II n'était pas possible en quelques pages de faire un tour d'horizon complet
de tous les projets auxquels participe le CRDI. Nous avons préféré illustrer
par quelques exemples Ia complexité et I' interdépendance des obstacles
auxquels se heurtent es pays du Tiers Monde. Le CRDI ne pretend pas
résoudre ces problèmes: il cherche plutOt a fournir les ressources, Ia
formation, les informations, I'encouragementet, au besoin, le personnel
qualifie qui permettront aux pays en voie de developpement de résoudre
eux-mêmes leurs problèmes en fonction de leurs propres priorités.
31
PROGRAMMES DES PROJ ETS
APPROUVES AU COURS DE L'EXERCISE 1975-76
(en milliers de dollars)
Territoire
DIVISIONS DES PROGRAMMES
Sciences de
Sciences
de Ia
l'agriculture,
de l'alimen-
Sciences
population
tation et de
Ia nutrition
de I'mformation
et de
Ia sante
Sciences
sociales et
ressources
humaines
Publications
TOTAL
DU TOTAL
%
Afrique
3,259
106
942
874
-
5,181
22.0%
Asie
5,430
575
3,142
2,218
72
11,437
48.6%
3,029
12.9%
365
1.6%
3,514
14.9%
23,526
Caralbes &
Amérique
latine
1,583
547
155
744
Divers
113
252
-
-
Canada
520
860
266
1,868
-
TOTAL
1 0,905
2,340
4,505
5,704
72
% DU TOTAL
46.4%
10.0%
19.1%
24.2%
0.3%
Sciences
sociales et
ressources
humaines
Publications
TOTAL
DU TOTAL
100%
PROGRAMMES DES PROJETS
APPROUVES AU 31 MARS 1976
(en milliers de dollars)
Territoire
DIVISIONS DES PROGRAMMES
Sciences de
I'agriculture,
de I'alimen- Sciences
tation et de
de I'mIa nutrition formation
Sciences
de Ia
population
et de
Ia sante
%
8,278
1,343
2,379
2,637
-
14,637
21.8%
13,413
1,976
4,728
7,863
72
28,052
41.7%
5,605
1,229
2,210
3,839
12,883
19.1%
281
1,402
1,244
3,465
6,392
9.5%
Canada
1,645
1,192
340
2,171
-
5,384
7.9%
TOTAL
29,222
7,142
10,901
19,975
72
67,312
% DU TOTAL
43.4%
10.6%
16.2%
29.7%
0.1%
Afrique
Asie
Caralbes &
Amérique
Iatine
Divers
32
100%
Projets ayant fait I'objet
d'affectation de fonds
au cours de I'exercise
1975-76
d'encourager et de financer dans es pays
asiatiques producteurs de maniac d'une part, et
entre ces pays et le CIAT d'autre part, des
recherches collectives visant a améliorer Ia
production et les modes d'utilisation du maniac,
et assurer Ia demonstration des résultats utiles et
l'adoption des nouvelles méthodes par les
1e manioc en Equateur (CIAT)
producteurs asiatiques et plus particulièrement
Centre international d'agriculture tropicale, Cali, par les petits producteurs. $440 000 3 ans
Colombie. Fournir des renseignements sur les
Microbiologie du manioc (Guelph), phase Ill
méthodes de production du maniac, en vue de
Université de Guelph, Ontario, Canada. Perfixer des priorités en matière de recherche et de
politique gouvernementale en ce qui concerne le mettre de continuer ses recherches sur Ia mise au
paint de méthodes peu coCiteuses de fabrication
maniac en Equateur. $5578 6 mois
de nourritures animales riches en protéines par a
transformation d'amidon de maniac et d'azote
Manioc (Inde)
non organique en pratéines microbiennes.
Conseil indien de recherches agricoles (ICAR),
$7500i an
New Delhi. Elargir et consolider le potentiel de
recherche sur le manioc de l'lnstitut central de
Polyphénols (Sheffield)
recherches sur les récoltes de tubercules de
Université de Sheffield, Angleterre. Permettre au
l'ICAR, a Kerala, et créer des techniques écoDr F. Haslam de recruter en Inde un boursier de
namiques et viables de diffusion des résultats de
cette recherche aux petits cultivateurs. $361 000 niveau past-doctoral et, en se servant d'une
technique avancée de chromatagraphie
- 3 ans
bidimensionnelle sur papier, tenter d'isaler et
Recherches collectives sur le manioc (Amérique d'identifier les principaux polyphenals qui Se
latine)
trouvent dans les sorghos a teneur élevée en
tanin. $25 100-2 ans
Centre international d'agriculture tropicale
(CIAT), Cali, Colombie. Creation d'un réseau de
Sorgho/mil/legumineuses (ALAD), phase II
programmes natianaux de recherche sur le
maniac pour garantir Ia demonstration et l'appli- Fondatian Ford, New York, E.-U. Financer les
recherches du programme de dévelappement
cation des résultats de Ia recherche effectuée au
CIAT et ailleurs, chez les producteurs de maniac agricole des terres andes (ALAD), Beyrauth,
Liban, sur l'amélioration et l'adaptation du
du pays et surtout chez les petits exploitants
sorgho, du mil et des légumineuses, en attendant
agricoles. $379 000-4 ans
que I'ICARDA, le nouveau Centre international
Recherches collectives sur le manioc (Asie)
de recherches agricoles en rég ions séches dont Ia
creation est envisagée, prenne charge du proCentre international d'agriculture tropicale
gramme. $600 000 1 an
(CIAT), Cali, Colombie. Permettre au CIAT
Sciences de Vagriculture, de I'alimentation et
de Ia nutrition
33
Hybride sorgho/maIs (LRP)
Laboratoire regional des prairies, Saskatoon, du
Conseil national de recherches du Canada.
Effectuerdes recherches en vue de determiner
s'il est possible decreer, grace a des cultures de
tissus, un hybride fertile viable alliant es
caracteristiques avaritageuses du maIs et du
sorgho. $104 500-2 ans
Sorgho/triticale/oleagineuses (Ruanda)
Institut des sciences agronomiq ues, mm istère de
l'Agriculture du Ruanda. Sélectionner et adapter
des variétés de sorgho, de triticale, de tournesol
et de colza a rendement stable et élevé et
résistantes aux maladies et former des chercheurs ruandais aux techniques de culture et de
selection des plantes. $197 000 3 ans
Moulin a sorgho (Botswana)
Office commercial des produits agricoles du
Botswana, Gaborone. Etablirun système de
mouture a l'éclielle d'un village, pour a transformation du sorgho en farine dont Ia qualite et
le prix peuvent concurrencer Ia farine de maIs
importée. $125 000-2 ans
Amelioration du sorgho (Ethiopie), phase II
Un iversité d'Addis-Abeba. Poursuivre et développer Ia recherche entreprise au cours de Ia
premiere phase du projet visant l'amelioration
dans Ia region de Ia culture du sorgho par Ia
Striga (Sussex), phase II
Université de Sussex, Angleterre. Pour continuer
Ia synthèse des substances organiques du strigol
et faire des essais quanta leur capacité de
provoquer Ia germination des semences du Striga
et de l'Orobanche. $44 500 16 mois
Striga (Sussex), phase II, supplement
Université de Sussex, Angleterre. Payer les coCits
de Ia protection juridique des techniques
découvertes dans ce projet et les frais de Ia
négociation de leur mise en marché. $43 000
Culture intercalaire (Tanzanie), phase II
Université de Dares-Salaam. Etudier le rendement de diverses cultures mixtes faites dans des
sols de fertilité différente et sous des regimes
pluviometriques variables et mettre au point des
varietes stables et a haut rendement de sorgho,
de mil, de doliques etd'autres légumineuses.
$597 000-3 ans
Polyculture (Philippines), phase II, supplement
Institut international de recherche sur le riz,
Manille. Defrayer les augmentations des salaires,
des frais de deplacement et des i ndemnités
sociales. $9250
Polyculture (UPLB)
Université des Philippines a Los Baños. Poursuivre Ia demonstration, le testage et l'évaluation
cuei I lette, Ia selection et le testage de variétés
d'une technologie de polyculture, mettre sur
améliorées, pardes essais réalisés par les
pied et évaluer un programme de formation et de
fermiers dans leurs propres champs, etétablirdes recherche appliquee au niveau des etudes
installations d'évaluation culinaires et de consupérieures. $174 000 2 ans
trôle de Ia qualite. $560 000 3 ans
Légumineuses a grains (Antilles), phase II
Selection du sorgho, culture intercalaire, conUniversite des West Indies, Kingston, JamaIque.
servation des grains (Senegal), supplement
Gouvernement du Senegal. Permettre au Centre Etendre le programme de selection des pois
cajan a Ia Trinite eta Tobago, effectuer des
national de recherches agronomiques de Bambey de poursuivre dans es communautés rurales recherches sur des modes d'agriculture avec des
son programme d'integration de varietes
améliorées de sorgho aux cultures intercalaires
de mu, de doliques et d'arachides. $160 000
Triticale (Liban)
Université américaine de Beyrouth. Explorer es
meilleures méthodes de culture du triticale dans
des conditions ecologiques très diverses au
Liban, et comparer le rendement et Ia qualite de
diverses variétés de triticale a ceux du blé
durum, du froment et de l'orge. $107 000 2 ans
Rotations culturales (Kenya)
Universite de Nairobi. Etudier divers assolements
et plus particulièrement, examiner les effets de
differentes rotations sur Ia croissance et le
rendement du mals, Ia culture principale.
$87 400-4 ans
34
legummneuses a grains et elaborer un programme
d'amélioration du dolique. $309 500-2 ans
Légumineuses a grains (ICRISAT), phase II
Institut international de recherches sur les
cultures en regions tropica les semi-andes,
Hyderabad, lnde. Appuyer son programme de
recherches sur Ia mise au point de variétés
stables eta haut rendement de pois cajan et de
pois chiche. $998 000 2 ans
Tubercules alimentaires (Antilles), phase II
Université des West Indies, Kingston, JamaIque.
Poursuivre ses recherches visant a augmenter a
production des tubercules alimentaires de Ia
region, en particulier celle des ignames en
JamaIque, étudier es techniques de production
du manioc et intégrer le programme regional de
recherche sur le manioc au nouveau réseau
international de testage. $156 100 - 2 ans
Tubercules alimentaires (Philippines)
Conseil de recherche agricole des Philippines,
Los Banos. Etablir un réseau national de recherche, de demonstration et deformation sur
les tubercules alimentaires, et développer des
liens efficaces avec les responsables du système
international d' information sur les tubercules du
Administration des pâturages (Mexique)
Institut national de recherches agricoles, Mexico.
Intensifier Ia production fourragère a partir de
mélanges simples de graminées et de
legumineuses, maximiser l'utilisation de ces
cultures pardes méthodes améliorées de pacage
et de gestion de pâtu rages et former de scien-
tifiques mexicains en production et utilisation
fourragères. $330 000-3 ans
Centre international d'agriculture tropicale
(dAT), Cali, Colombie. $302 600 4 ans
Maladies des bovins (Guelph), phase II
Université de Guelph, Ontario, Canada. Mieux
définir Ia pathogénie de Ia trypanosomiase
Le pois cajan (Kenya)
animale en Afrique et particulièrement celle de
Universitéde Nairobi. Entreprendre un prol'infection causée par le Trypanosoma congramme d'amélioration génétique et de selection golense chez es bestiaux, pour aider a Ia
du pois cajan afin de procurer aux fermiers des
recherche simultanément poursuivie en Afrique
variétés amél iorées, a rendement plus élevé, plus de l'Est. $219 800-2 ans
résistantes aux maladies, et qui soient adaptées a
toutes es conditions agroclimatiques du Kenya. Transformation des legumineuses alimentaires
$103 000-2 ans
(LRP), phase II
Conseil national de recherches du Canada.
Sesame (Inde)
Permettre au Laboratoire regional des Prairies
Conseil indien de Ia recherche agricole, New
Saskatoon, de poursuivre l'évaluation de
Delhi. Créer des types de sesame d'une plus
l'outillage très simple pour Ia mouture des grains
grande variabilité par l'intensification du proet d'étudier l'action de Ia décortication augramme de selection afin que es nouvelles
tomatique sur a qualité nutritive des grains et
variétés réunissent les qualités d'un plus haut
légumineuses au Nigeria. $44 000 2 ans
rendement et d'une résistance accrue aux insectes, aux maladies eta Ia sécheresse. $167 000 Utilisation des légumineuses alimentaires (Sas3 ans
katoon), supplement
Université de Ia Saskatchewan, Canada. EntreSesame (Israel)
prendre des recherches sur Ia fabrication d'un
Faculté d'agriculture de l'université hebraique de pain de type africain a partir de farines cornJerusalem, Rehovot. Effectuer des recherches
posées et sur Ia fermentation et autres qualités
visant a réduire, grace a un programme de
des farines a base de doliques. D'autre part,
selection par mutation, es pertes de sesame par continuer a financer Ia cuisine expérimentale de
induction d'indéhiscence et par placentation
Maiduguri, Nigeria, afin de determiner le degré
intense, ou par l'une ou l'autre. $69 700 3 ans de sensibilisation de Ia population aux aliments
riches en protéines nouvellement mis au point.
Systèmes culturaux (Indonésie)
$16 000
Institut international de recherche sur le riz,
Manille, Philippines. Permettre a l'lnstitut central Transformation ménagère des grains (Inde)
de recherches agricoles du ministère indonésien Conseil indien de Ia recherche agricole, New
de 'Agriculture de mettre au point, a 'intention
Delhi. Mise au point de techniques pour
de petits agriculteurs, des systèmes améliorés de augmenter a quantité et a qualité des aliments a
culture dans des conditions agronomiques et
base de céréales et de legumineuses préparés de
cl imatiques particulières, et pour procéder a des
facon traditionnelle et offerts aux consomessais-pilotes de ces systèmes dans des condimateurs, grace a des procédés amél iorés de
tions agricoles réelles. $230 250-2 ans
Systèmes culturaux (Sri Lanka)
Ministère de l'Agriculture, gouvernement du Sri
Lanka. Mettre au point des systèmes culturaux
plus productifs au niveau des petites exploitations rizicoles et des regions d'agriculture d'altitude alimentées par les pluies ou partiellement
irriguées et former des vulgarisateurs de recherche en méthodologie des systèmes cul-
turaux. $201 000 2 ans
manutention, detraitementetd'utilisation au
niveau du village. $72 500 3 ans
Traitement de Ia pomme de terre (CIP)
Centre international de Ia pomme de terre, La
Molina, Pérou. Developperetévaluer une
méthode pratique, économique eta fort coefficient de main d'oeuvre pour Ia production
villageoise d'une pomme de terre deshydratée.
$156000 2 ans
35
Agriculture des zones sèches (ICARDA)
Division des sciences de I'agriculture, de
l'alimentation et de Ia nutrition du CRDI.
Concours apporté aux premieres recherches du
Centre international de recherche agricole en
regions sèches, récemment établi pour desservir
les regions andes et semi-andes du Proche-
Orient et de l'Afrique du Nord. $550 000 1 an
Ostréiculture (Sabah)
Division des pêches du ministère de 'Agriculture, Sabah, Malaysia. Faire l'inventaire, a
Sabah, des zones convenant a l'ostreiculture;
créer des techniques pratiques et économiques
de production et de traitenient; établir un poste
d'approvisionnement en niaissains et former le
personnel local aux travaux de vulgarisation.
$105 600-3 ans
Technique post-messiale du riz (Indonésie)
Badan Urusan Logistik (BU LOG), gouvernement
de l'lndonésie, Jakarta. Etudier les techniques de
traitement du riz d'lndonésie et d'autres pays
asiatiques et determiner si elles conviennent au
niveau technique et économique des petites
exploitations. $200 000 3 ans
Technique post-messiale du riz (Philippines)
Université des Philippines a Los Banos et le
Service national du grain, Quezon City. Etudier
les nouvelles méthodes de man utention et de
traitement du riz offertes aux agriculteurs et aux
meuniers ruraux pour maximiser Ia rentabilité de
Ia production. $241 000 3 ans
substances toxiques de Ia pulpe de café, afin de
a rendre inoffensive dans l'alimentation
animale, et de tester ces nouvelles techniques a
l'échelle cornmerciale. $246 800 3 ans
Extraits pituitaires de Poisson (B.C. Research)
B.C. Research, Vancouver, Canada. Mettre au
point un procédé commercial de cueillette et de
preparation de glandes pituitaires de saumon,
qui seront utilisées pour déclencher le frai chez
les poissons tropicaux. $128 200-1 an
Traitement du Poisson (Philippines)
Université des Philippines a Los Banos. Mettre au
point et faire l'essa i d'installations économiques
et efficaces de sechage, d'empaquetage et
d'entreposage des produits halieutiques.
$78 400 2 ans
Agrosylviculture (Ghana)
Conseil de recherches scientifiques et industrielles, gouvernement du Ghana, Accra. Permettre a
son Institut de recherches sur les produits
forestiers, en collaboration avec d'autres institutions ghanéennes, d'augmenter Ia production
d'aliments et de bois en créant un système
agrosylvicole qui augmenterait a a fois Ia
prod uctivité des terres et es revenus des petits
fermiers. $280 000 - 3 ans
Brise-vent (Nigeria)
Direction de a recherche forestière du ministère
fédéral de l'Agniculture et des Richesses naturelles du Nigeria. Etudier es techniques demise en
place de brise-vent stir les terres agricoles andes
et en évaluer les effets économiques et agronomiques pour le fermier. $274 000 4 ans
Technique post-messiale du riz (Thallande)
Ministère thaIlandais de l'Agriculture. Prolonger
Casuarina (Egypte)
Ia période de récolte grace a des systèmes
sélectionnés et éprouvés de sechage du riz, du
Faculté d'agriculture, université d'Alexandrie.
mais et des legumineuses, et former des techniInitier tin programme de selection dans le but
ciens et des fermiers a l'utilisation eta l'entretien d'améliorer les espèces de casuarina destinées a
d'installations efficaces de sechage. $78 000 être plantées comme rideaux protecteurs, mettre
2 ans
au point des techniques de reproduction végétative et former des agents agricoles se consacrant
Stockage des grains (Swaziland)
au boisement. $134 400 3 ans
Université du Botswana, du Lesotho et du
Boisement (Jordanie)
Swaziland, Malkerns. Effectuer une recherche
comparative sur les techniques et es cofits de
Conseil national de planification, Amman.
stockage des grains chez les petits fermiers du
Améliorer les méthodes de boisement des terres
Swaziland afin d'orienter adéquatemment les
érodées et biologiquement dégradées; évaluer le
futures recherches et es activités de rayonnepotentiel de certaines regions andes pour a
ment. $3500 2 ans
croissance arboricole et former des chercheurs
locaux en recherche forestière expérimentale.
$168 200-3 ans
Utilisation des sous-produ its (Guatemala),
phase II
Organisation panaméricaine de Ia sante. Permettre a l'lnstitut de dietetique de l'Amérique
centrale et de Panama, au Guatemala, de
poursuivre ses recherches visant a éliminer les
36
Relations canadiennes
et avec organ ismes
donateurs
Macrothesaurus: version indonésienne
Université d'lndonésie, Jakarta. Permettre a Ia
Faculté d'économique de produire une edition
indonésienne du Macrothesaurus afin de faciliter
l'emmagasinage et l'extraction de l'information
sur le développement socio-économique en
ACEA - secretariat national
Indonésie. $13 600 8 mois
Association canadienne des etudes asiatiques
(ACEA). Permettre a I'ACEA d'établir un secrélariat permanent a Ottawa et de continuer ses
activités organisationnelles et scientiuiques et
ainsi promouvoir Ia collaboration entre les
chercheurs asiatiques et canadiens. $77 200-
Thesaurus DEVSIS
2 ans
ACEIAsecrétariat national, phase II
Division de Ia documentation et de l'inIormation
scientifique et technologique de l'Unesco, Paris,
France. Diriger, en collaboration avec d'autres
organismes, Ia preparation d'èditions anglaise,
française etespagnole du Thesaurus DEVSIS;
publier le thesaurus et le rendre disponible sur
bandes magnétiques; publier tin bulletin d'informations pour renseigner les utilisateurs sur
'avancement des travaux. $75 000 2 ans
Association canadienne des etudes latinoaméricaines (ACELA), Ottawa. Permettre a
I'ACELA de poursuivre ses activités visant a
DEVSIS Canada
intensifier les contacts fructueux entre es savants
et les chercheurs canadiens et latino-américains Division des sciences de l'information du CRDI.
et pour assurer I'indépendance financière de cet Colliger les publications canadiennes sur le
développement socio-économique confororganisme. $57 750 3 ans
mément aux directives proposèes pour le
système DEVSIS, les indexeret publier tine
bibliographie complete. $37 900 18 mois
Sciences de
I' nformation
Bibliographie sur l'éducation (Antilles)
Centre de documentation sur I'éducation de
Abrégés de triticale
Centre international d'amélioration du mals et
du blé (CIMMYT), Mexique. Permettre au CIMMYT de collaborer avec es Bureaux agricoles du
Commonwealth, a a publication de Ia revue
trimestrielle "TriticaleAbstracts". $19 700
2 ans
Banque d'informations agricoles pour l'Asie,
phase II
Centre regional d'études supérieures et de
Faire une compilation definitive, éditeret publier recherches en agriculture du Sud-Est asiatique,
es listes des documents actuellement sur fiches
Los Baños, Philippines. Consolider une banque
et distribuer cette bibliographie aux gouverned'informations agricoles pour l'Asie, et fournir
ments et organismes s'intéressant a l'éducation
aux organismes nationaux un mécanisme de
aux Antilles. $4000 8 mois
participation au Système international d'information sur les sciences et les techniques agricoles
Bibliographies sur les soins médicaux
(AGRIS) de l'OAA. $564 600 3 ans
Division des sciences de l'information du CRDI.
Publier deux bibliographies stir les services de
Service de consultation industrielle (Asie du
distribution de soins médicaux. $121 000 1 an Sud-Est et Canada), supplement
Division des sciences de l'information du CRDI.
Service de référence stir le développement (SID)
Prolonger l'aide apportèe a TECHNONET, serDivision des sciences de 'information du CRDI. vice d'information et de consultation technique
Détacher a Paris une bibliothécaire de référence pour les petites et moyennes industries aubilingue du CRDI, qui sera chargée de renforcer tochtones du Sud-Est asiatique. $162 000
le Service de référence sur le développement de
Centre d'information sur les légumineuses a
a Société pour le développement international,
grains, supplement
de collaborer a Ia reorientation de son programme et d'entreprendre des etudes relatives au nstitut international d'agriculture tropicale, baSystème d'information sur les sciences du déve- dan, Nigeria. Payer les augmentations de salaires
loppemerit (DEVSIS). $49 500 1 an
et l'achat d'èquipement. $26 200
l'université des West Indies, Kingston, JamaIque.
37
Étude de faisabilité du SIN POP
Division de Ia population. Programme des
Nations unies pour le développement, New
York. Permettre a un Comité directeur
intérimaire eta un Groupe d'étude technique
d'étudier les possibilités d'établir un réseau
mondial de diffusion d'information sur Ia population, a être appelé SIN POP, Système d'informaPopulation
tion sur Ia population (POPINS
Information System). $27 1 00 9 mois
Étude générale des écoles radiophoniques de Ia
Bolivie (ERBOL)
Université catholique de Ia Bolivie, La Paz.
Etudieretdécrire les activités des 12 postes
affiliés aux Ecoles radiophoniques de Ia Bolivie
(ERBOL) eu egard a leur orientation, structure et
fonctionnement, et définir dans queue mesure
ces postes forment un système. $37 965 - 2 ans
Planification des naissances et education
sexuelle radjodjffusées (CIACOP)
Centre interaméricain deformation en communication sur Ia population et le planning
familial, San José, Costa Rica. Examen minutieux
d'un echantillonnage de lettres adressées a
l'émission radiophonique "Hacia una Nueva
Familia" par es auditeurs des villes et particulièrement des campagnes et suggérer des
lignes directrices aux réalisateurs d'émissions.
$9875 - 6 mois
Service latino-américain de documentation sur
Ia population (DOC PAL)
Centre latino-américain de demographie, Santiago, Chili. Améliorer Ia diffusion des informations en matière de population grace a Ia mise en
place et au fonctionnement dun système
latino-américain de documentation sur Ia population (DOC PAL). $392 600 2 ans
Rayonnement d'ISIS
Division des sciences de I'information du CRDI.
Recruter un informaticien qui conseillerait les
pays en voie de développement et les organ isations internationales sur I'emploi d'ISIS (Integrated Set of Information Systems - ensemble
intégré de systèmes d'information) et les aiderait
a le mettre en oeuvre. $80 000 2 ans
IJtilisation de mini-ordinateurs (ISIS)
Division des sciences de l'information du CRDI.
Transposer le système ISIS du Centre sur un
miniordinateur maison, et créer un ensemble
electronique économique qui pourrait servir aux
institutions des pays en voie de développement
utilisant les systèmes AGRIS/DEVSIS/ISIS.
$409 457 18 mois
LANDSAT Tanzanie (Region du Rukwa)
Université de Dares-Salaam. Produire une série
de cartes thematiques portant sur l'hydrologie,
les sols, Ia végétation, I'utilisation et le potentiel
des terres de Ia region du Rukwa par I'analyse de
l'imagerie et des données transmises par LAN D-
Cassettes-forums d'animation rurale
SAT (Satellite terrestre, ex-ERTS, Satellite
Institut de promotion socio-éconornique
technologique des ressources terrestres) et
d'Uruguay, Montevideo. Réaliser une
expérience-pi lote systèmatiq ue et contrôlée por- former le personnel requis. $105 990-2 ans
tant sur l'introduction en Uruguay des cassettesforums d'animation rurale (messages enregistrés
sur rubans a l'intention de groupes de discussion
dirigés) comme moyen d'améliorer Ia communication sociale entre es paysans. $42 834 29
mois
AGRIS Amérique latine (préliminaire),
supplement
Institut interaméricain des sciences agricoles,
San José, Costa Rica. Pourvoir au traitement d'un
spécialiste en informatique pour deux ans, et
payer ses frais de déplacement et de formation en
techniques d'AGRIS ainsi que du temps-
ordinateur. $82 500
Banque d'informations agricoles pour I'Asie,
supplement
Centre regional d'études supérieures et de
recherches en agriculture du Sud-Est asiatique,
Los Banos, Philippines. Permettre a Ia Banque
d'informations agricoles pour l'Asie de poursuivre ses travaux pendant 'elaboration de son
programme dactivités futures. $10 400 5 mois
38
Sciences de I'industrie et
de I'ingénierie
Cooperation industrielle régionale (Asie du
Sud-Est)
Institut des normes et de Ia recherche industrielle
de Singapour (SISIR). Répondre dans le domaine
de Ia recherche industrielle, aux demandes
d'information et d'aide émanant d'organismes
du Sud-Est asiatique. $30 000-2 ans
Sciences de Ia
population et
de Ia sante
Bacille de Shiga (Bangladesh)
Laboratoire de recherches sur le cholera a
Dacca. Etudier les facteurs responsables de Ia
transmission du bacille de Shiga (dysenterie)
dans les regions rurales du Bangladesh, et mettre
au point une méthode thérapeutique simple et
efficace, pouvant s'appliquerdans d'autres
zones d'épidémies. $170 000-3 ans
Lutte biologique de a mouche tsé-tsé (Kenya)
Institut de lutte biologique du Commonwealth,
Curepe, Trinité. Permettre a l'lnstitut de contribuer a l'éradication de Ia trypanosomiase par
des recherches sur Ia lutte biologique contre Ia
mouche tsé-tsé. $42 400 2 ans
Inventaire de Ia littérature: techniques
nouvelles de pompes manuelles
Institut de recherche de Waterloo, Ontario,
Canada. Examiner a littérature en ingénierie
traitant particulièrement de pompes a eau a
haute sécurité de marche et inventorier, dans le
domaine des fluides, les techniques innovatrices
pouvant être utilisées pour le développement
d'un système de pompage écononiique et 5Cr
pour les campagnes. $7180 6 mois
Role et comportement des femmes a l'egard de
Ia fécondité (Corée)
Université Yongsei, Seoul. Permettre au Centre
pour Ia population et le planning familial de
cette université de définir le rOle de Ia Coréenne
et son incidence sur le comportement
procréateur et sur l'organisation économique et
sociale de Ia famille et de a communauté.
$48 000 1 an
Sondages sur Ia fécondité en milieu rural
Contrôle du vecteur de l'onchocercose (Afrique (Amérique latine)
Centre latino-américain de demographie, Sande I'Ouest), phase II
Organisation de coordination et de cooperation tiago, Chili. Publier en espagnol un volume
résumant les principaux résultats des séminaires
pour Ia lutte contre les grandes endémies,
sur Ia recherche et a formation en matière de
Bouaké, Côte-d'lvoire; et l'université Memorial
fécondité.
de Terre-Neuve, Canada. Poursuivre les recherches entreprises dans a phase I sur
Recherche sur Ia fécondité (Canada)
contrôle biologique de Ia simulie, vecteurde
Comité canadien de recherche sur Ia féconditè,
'onchocercose (cécité des rivières en Afrique),
Montréal, Canada. Appuyer Ia creation d'un
grace a l'utilisation d'un Mermithidé, nematode Corn ité scientifique consultatif, ainsi que l'élaparasite, insistant sur es travaux effectués sur
boration et Ia mise en oeuvre de projets de
place, en Afrique de 'Quest. $393 233 - 3 ans
recherches. $259 000-3 ans
Assainissement des quartiers de squatters
Auxiliaires médicaux de campagne (Iran), sup(Botswa na)
plément
Division des affaires urbaines, ministère du
Gouvernement local et des Terres. Développer
Université Pahlavi, Shiraz. Assumer les frais d'un
des techniques d'élimination des déchets huséminaire sur les auxiliaires médicaux de cammains convenant aux projets de parcelles aspagnequiaeu lieu du6aull marsl976à
sainies et d'aménagement des bidonvilles et les
Kavar, en Iran, et en publier les débats. $24 600
projets d'amélioration des campements de squatTravailleurs médicaux bénévoles (ThaIlande)
ters. $95 890 26 mois
Université Khon Kaen. Former des travailleurs
Purification des eaux souterraines (Ghana)
médicaux bénévoles qui assureront les soins de
tJniversité des sciences et de Ia technologie,
sante dans les villages thaIlandais et relieront les
Kumasi. Adapter et mettre au point des procédés villages aux services de sante existants, et
connus pour séparer le fer et le manganese de
évaluer leur efficacité. $253 500-3 ans
l'eau, dans les villages du Ghana. $42 95030 mois
Programme de médecine simplifiée (Pérou)
Elimination des déjections humaines en zones
rurales (Ghana)
Université des sciences et de Ia technologie,
Kumasi. Recueillirdes renseignements
techniques et évaluer les procédés existants de
traitement des excrements en vue de selectionner et d'adapter un système répondant aux
besoins des regions rurales. $146 070 3 ans
Association péruvienne de facultés de médecine,
Lima. Fournir des services de sante a prix
modique a de nombreux bidonvilles ou "Pueblos
JcIvenes" (nouveaux villages) de Ia ville
d'Arequipa, et examiner Ia possibilité d'y adapter
te programme colombien de développement de
services de sante en milieu rural, appelé
PRIMOPS. $254 200 3 ans
39
Médecine traditionnelle (Zaire)
Commission nationale de recherche et de développement, gouvernement du Zaire. Effectuer
une analyse de Ia médecine traditionnelle en
milieu rural et urbain dans le but d'établir un
système permettant 'integration de Ia médecine
tradition nelle aux autres services de sante.
$133 200l8mois
lnfirmières en obstétrique - planning familial
(Mexique)
Fondation de recherches demographiques,
Mexico. Mettre sur pied et évaluer un programme restreint visant a offrir des services de
planning familial etde soins de sante debase,
utilisant les infirmières en obstetrique pendant
leur service obligatoire dans les regions rurales.
$38 600 18 mois
Evaluation des équipes de supervision (République Dominicaine)
Conseil national de Ia population etde Ia famille,
Saint-Domingue. Evaluer les fonctions et a
performance de cinq équipes regionales de
direction de programmes de planning familial et
decider des changements susceptibles d'aug-
menter leur eflicacité. $14 450 15 mois
Chefs de "bans": sante/planning familial
(Corée)
Institut coréen de planning familial, Seoul.
Determiner si l'utilisation des chefs de corn-
munautés d'un réseau administratifde "bans",
comme bénévoles non-médicaux, pourrait contribuerà maximiser l'acceptation des méthodes
contraceptives eta améliorer Ia sante dans les
bidonvilles. $49 500-30 mois
Participation des sages-femmes traditionnel les
aux programmes d'hygiène maternelle et infantile et de planning familial (Philippines)
Institut de sante familiale et communautaire,
Quezon. Experimenter 'usage de sages-femmes
traditionnelles (Hilots) en tant que surveillantes
d'autres Hilots, dans le butde promouvoir les
programmes nationaux de sante maternelle et
infantile et de planning familial dans es regions
rurales reculées. $18 000 15 mois
Technologie anticonceptionnelle (ICCR
(11)/I nde)
Conseil de Ia population, New York, E.-U.
Institut des sciences médicales pour l'lnde,
New-Delhi, Institut central de recherches pharmaceutiq ues, Lucknow. Permettre aux réci piendaires sus-mentionnées d'aider le Comité international de recherches sur les méthodes contraceptives (ICCR) a accroItre ses travaux de
recherches biomédicales sur divers genres de
technologie anticonceptionnel le et entreprendre
des recherches visant a développer un vaccin
anticonceptionnel sCir et efficace. $3 000 000 3 ans
Programme d'aide a Ia recherche en matière de
population (Asie du Sud.-Est), supplement
Programme de bourses de recherche demographique en Asie du Sud-Est (SEAPRAP). Permettre au SEAPRAP, programme subventionné
conjointement par le CRDI et Ia Fondation Ford,
de continuer a offrir des bourses d'un an aux
jeunes chercheurs asiatiques. $42 500
Volume et determinants de Ia migration
(Haute-Volta), supplement
Centre voltaique de recherches scientifiques et
Direction de Ia statistique, gouvernement de
Haute-Volta. Permettre determiner Ia col lecte et
'analyse des données et payer l'augmentation
des salaires, des frais de déplacement et du
materiel. $92 570
Valeur des enfants pour les parents (Asie), phase
II, supplement
Institut coréen de recherches sur les sciences du
comportement, Seoul. Permettre l'organ isation
d'un atelier de travail réunissant les enquêteurs
du projet Valeur des enfants pour les parents, qui
s'esttenu a Seoul du 30 juin au 4 juillet 1975.
$10 000
Valeur des enfants (Corée)
Institut coréen de recherche sur les sciences du
comportement, Seoul. Décrire et sérier Ia valeur
et les coüts des enfants pour es parents, et
degager les principes directeurs d'éventuelles
politiques demographiques susceptibles d'influer
sur es motivations de leur comportement
Méthode contraceptive post-partum (Egypte)
Centre islamique international d'études et de
recherches sur Ia population de l'université
Al-Azhar, Caire. Effectuerdes recherches sur
procréateur. $46 500 18 mois
I' uti lisation d' injections d'acétate de med roxy
progesterone (MPA) comme technique contraceptive post-partum, celle-ci présentant, au
sein des populations rurales une solution de
rechange aux anovulants et aux stéri lets.
valeur et les coCits des enfants pour les parents
$87 970-2 ans
40
Valeur des enfants (Turquie), sondage national
Université Bogazici, Istanbul. Décrire et sérier a
turcs, a l'échelle nationale, et dégager es
principes di recteurs d'éventuel es p01 itiq ues
dernographiques susceptibles d'influer sur les
motivations de leur comportement procréateur.
$47000i an
Méthodologie de coliecte des données
demographiques
Union douanière et économique de l'Afrique
Centrale, Bangui, Republique Centrairicaine.
Elaborer et surveiller du point de vue technique,
au Congo et au Cameroun, des projets visant a
améliorer les statistiques demographiques, a
former un personnel autochtone et a financer un
congrès regional. $197 670 2 ans
Cooperatives sucrières/évoiution de Ia famille
Sciences sociales et
ressources humaines
Comité consuitatif de recherche sur l'éducation
Division des sciences sociales et des ressources
humaines du CRDI. Convoquer un groupe
d'envirori 15 participants de pays industrialisés
et de pays en voie de développement a une série
de reunions pour évaluer les priorités de
recherche dans les pays en vole de développe(Pérou)
ment, recommander des domaines oà une mise
développeCentre d'études de population et de
au point s'imposerait et commissionner ces
ment, Lima. Formuler des hypotheses concernant travaux, et identifier les domaines necessitant de
'influence de 'evolution sociale récente sur Ia
plus amples recherches. $414 000-2 ans
famille et étudier les mécanismes grace auxquels
le
taux
de
les changements sociaux ont influé sur
Développemerit regional (Corée)
fécondité. $61 000-15 mois
Centre asiatique de recherches de l'université de
Corée. Evaluer de facon critique l'établissement
de parcs industriels dans Ia region d'Ulsan(Bangladesh)
Commission chrétienne pour le développement, Masan et leur introduction dans celle de Chonju,
Dacca. Evaluer dans une optique fonctionnelle, en tant que "poles de croissance" pour encourager es investissements dans des regions en
le projet de sante Companyganj (réalisé conjointement par le gouvernement du Bangladesh dehors de Seoul, et ainsi favoriser un developpementrégionaléquilibré. $80 000-2 ans
et Ia Commission) de man ière a constituer une
base pour les changements et les recommandaFormation en recherches stir les sciences
tions futures eta faciliter a prise-en-charge du
sociales (Indonésie)
$50
000
projet par des responsables bengales.
Université d'lndonésie, Jakarta. Subventionner
2 ans
un programme deformation en recherches sur
les dynamiques urbaines au sein de sa Faculté
des sciences sociales en vue d'accroItre le
développement des sciences sociales en In-
Analyse fonctionnelle du projet Companyganj
donésie. $200 000 2 ans
Division des
publications
Parcelles assainies et aménagement des bidonvi lies
Fondation salvadorienne de développement et
de logement modique, Sari Salvador, El Salvador;
Office des habitations a loyer modéré, Dakar,
Senegal; ministère du Gouvernement Local et de
Service d'information scieritifique et
technologique (Asie du Sud-Est)
Press Foundation of Asia, Manille, Philippines.
Distribuer aux journalistes asiatiques de bons
écrits scientifiques qui leur serviront de modèles
et encourageront l'amélioration des reportages
scientifiques en Asie. $10406 - 1 an
l'Habitation, Lusaka, Zambie. Contrôleretévaluer un projet de développement de parcelles
assainies et d'amenagement de bidonvilles
choisis dans leur pays respectif; développer
'information susceptible de conduire a l'élaboration de politiquesetde permettre une
comparaison internationale de l'impact de
semblables projets d'habitation urbaine.
Service d'actualités scientiuiques (Asie)
Press Foundation of Asia, Manille, Philippines.
Mettre sur pied un service d'informations scientifiques dans le but de permettre aux media
asiatiques d'augmenteret d'améliorer leurs
reportages scientifiq ues et technologiques,
d'aider es journalistes asiatiques a devenir de
meilleurs rédacteurs scientifiques, et d'établir
des rapports entre les scientifiques, es media et
$365 000 3 ans
le public. $62 000 2 ans
Instruments des politiques scientifiques et
technologiques, (supplement)
Permettre aux équipes de recherche des pays
participants de completer leurs programmes de
recherche pour Ia dernière reunion de synthèse
qui doit se tenir en juillet 1976 et payer Ia hausse
des traitements, des frais de réunions et de
déplacements. $1 63 205
41
Instruments des politiques scientifiques et
technologiques, phase II (diffusion)
Division des sciences sociales et des ressources
humaines du CRDI. Diffuser, au moyen de
publications et de séminaires, les résultats du
projet "Instruments des politiques scientifiques
et technologiques" subventionné par le Centre et
conséquemment, contribuer a Ia sensibilisation a
Ia valeur potentielle de a recherche en politique
technologique. $285 000 1 an
Marché de Ia technologie (Amérique latine)
Pour le college de Mexico et Fedesarrollo,
Bogota, Colombie. Analyser les différents facteurs qui influent sur l'offre et Ia demande de
technologie chez es manufacturiers de fibres
synthetiques et de chemises, ainsi que chez les
entreprises engagées dans des techniques de
conservation de produits alimentaires (a l'exception de Ia mise en conserve) en Colombie et au
Mexique. $165 750-20 mois
Gestion de Ia technologie (CLADEA)
Conseil latino-américain des écoles d'administration, Bogota, Colombie. Etudier les modes de
gestion technologique ado ptés par l'entreprise
privée et le secteur public au Brésil, en
Colombie, au Mexique et au Pérou, et apprécier
l'incidence de ces divers modes de gestion
technologique sur es profits réalisés par les
entreprises étudiées. $264 000 18 mois
Programme deformation CRDI/IRPS
lnstitut de Ia recherche en politique scientifique
de l'université de Sussex, Angleterre. Elaborer,
organiseret mettre sur pied un programme de
formation en politique scientifique et
technologique a l'intention des pays en vole de
développement. $564 500 - 4 ans
Colporteurs et étalagistes (Conference sur les
politiques)
Division des sciences sociales et des ressources
humaines, CRDI. Diffuser es résultats du projet
de recherches sur les col porteurs et etalagistes
réalisé dans six villes d'lndonésie, de Malaysia et
des Philippines, discuter de a portée de ces
résultats sur les programmes et les politiques et
formuler des recommandations précises, lors
d'une conference qui a eu lieu a Kuala Lumpur,
en Malaysia, en septembre 1975. $49 950 9
mois
Transport a coüt mod ique (Asie)
Institut d'études rurales et regionales de l'universite Gadjah Mada et Institut de technologie de
Bandung, Indonésie; université de Ia yule de
Manille, Philippines; Département de sociologie
et d'anthropologie de l'université Chiengmai,
ThaIlande; et lnstitut d'urbanisme de l'université
technique d'lstanbul et Greater Istanbul Electricity and Public Transportation Authority, Turquie.
Recueillir, analyser et mettre a Ia disposition des
intéressés les données économiques et sociales
sur le secteur des transports a coat modique dans
les villes de Band ung et Yogyakarta en Indonésie, de Manille aux Philippines, de
Chiengmai en ThaIlande, et d'Istanbul en
Turquie. $250 000-18 mois
Fondations nationales de développement
(Amérique latine)
Conseil des fondations latino-américaines de
développement, Saint-Domingue, Republiq ue
Dominicaine. Etudier l'incidence socioéconomique des programmes des fondations sur
des col lectivités latino-américaines sélectionnées, évaluer les objectifs de ces fondations
et determiner si leurs méthodes d'organisation et
d'administration contribuent a Ia réalisation
maximale de leurs objectifs. $221 000 18 mois
Réinstallation et transmigration (Asie du
Sud-Est)
Université Gadjah Mada, Yogyakarta, Indonesie;
ministère des Affaires sociales du gouvernement
du Laos, Vientiane; Administration fédérale de
l'aménagement des terres, Kua Ia Lumpur,
Malaysia; université De Ia Salle, Manille, Philippines; et ministère de l'Agriculture du
gouvernement de a ThaIlande, Bangkok. Eval uer
I'efficacité et l'impact social de programmes
gouvernementaux de reinstallation dans ces
pays, et formuler des recommandations visant a
améliorer les programmes actuels. $220 00018 mois
Comportement des bureaucrates (Asie)
Institut national d'admin istration, Jakarta, Indonésie; École supérieure d'administration publique de l'université nationale de Seoul, Corée;
College d'administration publique, Manille,
Philippines. Etudier les codes juridiques et les
reglements administratifs des pays participants
afin de determiner et d'analyser ce qui est
Colporteurs et etalagistes (Sud-est asiatique),
considéré comme un comportement negatifchez
supplement
les bureaucrates, estimer es coats de ce comportement du point de vue économique et social
Division des sciences sociales et des ressources
humaines du CRDI. Payer les frais encourus pour et évaluer son influence sur le succès ou l'échec
l'organisation des conferences et des séminaires des politiques et des programmes de déve loppement. $1 11 000-2 ans
du réseau d'étude. $5400
42
Centre régionaux d'adaptation de Ia technologie
Université Yeungnam, Kyungsan, Corée. Aider
son Centre regional d'adaptation de Ia
technologie a etablir un lien entre les cornpetences techniques des universités non
métropolitaines, les prod ucteurs prives et es
autorités gouvernementales en vue d'encourager
et de susciter des changements technologiques
dans des secteurs locaux de production. $65 500
- 18 mois
E
tude sur Ia fécondité et Ia mortalité (thiopie)
Office central de Ia statistique, Addis-Abeba.
Recueillirdes informations confirmant Ia probabilité des faibles taux de fécondité et de
mortalité dans certaines regions determinees de
'Ethiopie, et pourvoir a Ia formation eta
l'entraInement de deux Ethiopiens en Ia conduite
d'enquête sur place et en Ia formulation
d'hypothèses emanant des don nees du sondage.
$23 350-l8mois
Participation économique des femmes
(Amérique latine)
Conseil des etudes sur Ia main-d'oeuvre
Centre d'etudes demograph iq ues, Buenos Aires,
Argentine; Centre de recherche sociale, La Paz,
Bolivie; et Centre d'etudes sociologiques dii
Paraguay, Asuncion. Etudier le genre et l'étendue
Conseil des etudes sur Ia main-d'oeuvre
asiatique, Ltee, Makati, Philippines. Financer es
projets de recherche de deux comités du CAMS:
asiatique (CAMS) - II
Comite I - Main-d'oeuvre et Corn ité Ill -
de a participation economique feminine a divers Education. $29 500 - 1 an
secteurs, en Argentine, en Bolivie et au
Conseil des etudes sur Ia main-d'oeuvre
Paraguay. $60 050- 18 mois
asiatique (CAMS) - Ill
Conseil des etudes sur Ia main-d'oeuvre
Aménagement de nouveaux villages (Corée)
Universite nationale de Seoul. Evaluer l'efficacite asiatique, Ltee, Makati, Philippines. Continuer
de subventionner les comités du CAMS sur Ia
du programme des nouveaux villages (un programme gouvernemental pour le developpement disponibilité de Ia main-d'oeuvre, l'éducation et
le développement de Ia main-d'oeuvre, Ia
rural) et verifier es résultats de l'éval uation au
technologie et le developpement de Ia mainmoyen d'experiences effectuées dans des vild'oeuvre, le commerce exterieur et l'emploi, de
lages choisis. $66 000- 2 ans
même que le secretariat central. $50 000- 18
Modernisation des institutions (Nigeria),
mois
supplement
Société royale/Fondation internationale des
Université du Nigeria, Nsukka. Défrayer les
sciencesIl (1976)
augmentations des salaires etdes frais de
Société royale du Canada. Permettre a Ia
déplacenient. $15 450
Fondation internationale des sciences d'apporter
aux jeunes scientifiques des pays en voie de
Industrie de l'imprimerie (Uruguay)
developpement l'aide necessai re pour entreCentre de Ia recherche et des sciences sociales
prendre des recherches en sciences naturelles
de 'Uruguay, Montevideo. Effectuer une revue
sur des problèmes particuliers a leurs pays, et
exhaustive des différents facteurs contribuant a
permettre a Ia Société royale dii Canada de
l'evolution technique de l'industrie de Vimparticiper activement aux activités de Ia Fondaprimerieen Uruguay. $27 235-14 mois
Programme d'appui a Ia recherche en matière
de population (Asie du Sud-Est), phase II
Division des sciences sociales et des ressources
humaines du CRDI. Maintenir 'aide accordée au
SEAPRAP, programme consistanten octroi de
bourses d'une annee au bénéfice de jeunes
scientifiques asiatiques désirant effectuer des
recherches sur les problèmes de Ia population.
tion. $1 70 000-i an
Programme regional de recherche et de formation (Asie)
Conseil de développement agricole (ADC), Singapour. Permettre a I'ADC d'elargir encore son
programme de recherche et formation
regionales. $825 000-2 ans
$190 500-3 ans
Développement des ressources humaines
Division des sciences sociales et des ressources
humaines du CRDI. Financer pour une sixième
année son programme de bourses pour Canad iens et non-Canadiens, destine a encourager et
a promouvoir es aptitudes individuelles dans le
domaine du développement. $1 810 000
43
ANALYSE FINANCIERE
Budget 1975-76
Le Program me des Travaux et Budget
pour l'année 1975-76 avait été établi
sur Ia prevision de liquidites potentielles, pour l'année en cours, de $32.368
millions. Line subvention de $27.0
millions était liée a un vote du Panement. A cette somme se seraient ajoutés
les intérêts produ its par cette subvention estimés a $1 .635 million et le solde
créditeur de l'exercice 1974-75, soit
$3733 millions.
Sur a base de ces ressources es-
comptées, le Conseil des gouverneurs
était en mesure de decider des affectations budgetairesd'un montant total de
$47109 millions. Ces affectationsfurent réduites par Ia suite a un montant
de $46.467 millions, soit un budget
d'affectations en augmentation de
35.6% sur celui de l'année précédente.
Selon les estimations, es engagements de l'année en cours s'élèveraient
$38909 millions et les paiements de
caisse a $29.1 25 millions.
Ces operations devaient laisser au
Centre, au 31 mars 1976, pour $19079
millions d'affectations non engagées et
$28.538 millions d'engagements en
cours, ces deux montants devant être
reportés a l'année financière 1976-77.
Par consequent, le Centre devait se
retrouver avec un solde comptant de
$3514 millions.
Situation actuelle
Le Centre a effectivement reçu Ia
subvention demandée de $27.0 millions. Cependant, les intérêtscréditeurs
de $1 .281 million se sont situés audessous des projections alors que le
solde comptant s'est élevé a $4,293
millions. Le Centre, par consequent,
disposait d'un montant global de
$32.574 millions.
Les previsions budgetaires du Centre
ont été rencontrées avec succès dans Ia
plupart des cas. C'est ainsi que les
affectations ne dépassèrent pas $38.1 02
44
millions, soit 82% du budget, alors qu'il
restait $8365 millions a utiliser.
L'année précédente les affectations représentaient 94% du budget. De ces
$38102 millions, $34,572 millionsou
90.7% du total furent attribués au
soutien financier des programmes. Les
engagements de I'année se chiffrèrent a
$38.633 millions, soit99.3% de l'objectif budgetaire. Les dépenses de
caisse atteignirent $2 7.990 millions, ou
96.1% de l'objectif.
D'une facon genérale les operations
du Centre reflètent en 1975-76 Ia
courbe de croissance établie au cours
des dernières années. Les affectations
effectivement real isées augmentèrent
de 18.3% par rapport a l'année
precedente; l'augmentatiori était de
32.4% pour les engagements et, pour
es dépenses de caisse, de 38.4%. Le
lecteur trouvera aux tableaux let lIla
repartition des affectations et des
dépenses entre les operations des diverses divisions.
Ala fin de l'année financière es
affectations non engagées plafonnaient
a $9805 millions et les engagements en
cours s'élevaient a $29400 millions,
soit un total de charges financières
d'une valeur de $39205 millions. Liii
excédentde caisse de $4560 millions
sera reporté a l'année suivante.
Frais de gestion generale
Au cours de l'année a l'étude, urie
nouvelle division fonctionnelle a été
créée au Centre afin de traiter des
questions relatives aux publications et
aux relations publiques. Les dépenses
relatives a ces operations, autrefois a Ia
charge de l'Administration, sont maintenant imputées a Ia Division des
publications. Afin d'obtenir des chiffres
comparables pour les années 1975-76
et 1974-75, il a été jugé nécessaire de
retrancher ces dépenses d u poste correspondant de Ia Gestion generale.
Après cette rectification comptable, les
liaison dans les dépenses globales
s'établissait a 5.6%, diminution de
0.4% par rapport au 6.0% de 1974-75.
dépenses de Ia Gestion genérale pour
1974-75 n'étaient plus que de $3. 121
millions. Celles de 1975-76, totalisant
$3.530 millions, ne représentant alors
qu'une augmentation de 13% sur les
Letableau Ill fait ressortir lafaçon dont
sont réparties es dépenses selon les
différentes fonctions.
dépenses de l'année précédente.
Compte tenu de l'augmentation du
volume des activités et de Ia poussée
inflationniste qui a caractérisé l'année
financière, un tel résultat na pu être
obtenu que grace a un contrôle financier satisfaisant. La part des dépenses de
Ia Gestion générale dans les dépenses
globales était de 12.6%, accusant ainsi
un dépassement léger (0.4%) de I'ob-
Projets spéciaux
A a suite de discussions avec les
représentants de l'Auditeur general, le
Centre décida en mars 1976, de comptabiliser de différente facon les fonds
fournis par d'autres organ ismes pour le
financement des projets spéciaux. Ces
fonds apparaissent maintenant dans Ia
colonne Revenus" de l'Etat des revenus et des dépenses, pendant que Ia
dépense correspondante est portée a
rubrique des dépenses entraInées par
les programmes. Dans un souci de
coherence il n'a pas été pris en compte,
au cours du précédent exposé financier,
de l'incidence éventuelle de ce
changement.
Au cours de l'année 1975-76 le
nombre et Ia valeur des projets dont Ia
mise a execution a été prise en charge
par le Centre pour le compte d'autres
organ ismes a augmenté considerablement. Deux nouveaux projets, celui de
jectifdéfini au budget 1975-76. Le
ch iffre comparable (après aj ustement)
pour l'année 1974-75 étaitde 16%.
Les dépenses de gestion des divisions
se sontélevées a $4640 millions,
equivalant ainsi a 93.7% de l'allocation
budgétaire et 1 6.6% des dépenses
globales, correspondant a peu près aux
prévisionsde 17%. Lesdépenses relatives a 'entretien des bureaux
régionaux et des bureaux de liaison se
sont élevées a $1 .568 million, ce qui
représente une augmentation de $0346
million sur celles de l'année 1974-75.
Bien que es tendances inflationnistes
aient incontestablement contribué a
cette augmentation des coats, il faut
évidemment faire entrer dans ces derniers lactivité du Bureau de Beyrouth
maintenue toute l'année malgré les
troubles intérieurs, et l'ouverture du
Bureau de Nairobi. Malgré cette augmentation des dépenses, Ia part des
bureaux régionaux et des bureaux de
l'accord intervenu avec 'Agent de
direction pour Ia creation du Centre
international de recherches agricoles en
regions sèches (ICARDA) et un programme visant au contrôle de Ia faune
au Kenya. Les dépenses de l'année
s'élevèrent a $2,475,763. Les dépenses
d'administration supportées par le
CRDI ont été estimées a $24,330.
INDICATIONS GENERALES PORTANT SUR LES QUATRE
DERNIERES ANNEES
(en millions de dollars)
1972-73
1973-74
1974-75
1975-76
Dépenses
Dépenses
Dépenses
réelles
réelles
réelles
Depenses
réelles
13.4
9.8
22.6
18.2
32.2
29.2
38.1
4.9
9.2
11.5
9.8
ENGAGEMENTS EN
COURS
4.6
REVEN US
DEPEN SES
8.3
6.6
9.8
14.8
EXCEDENT
2.8
AFFECTATIONS
ENGAGEMENTS
AFFECTATIONS NON
ENGAGEES
1 3.0
4 5*
18.8
20.3
20.3
4 3*
38.6
29.4
28.3
28.0
4.6
*Ces montants ont été redresses pour refléter une rectification d'une année
précédente qui a été portée en corn pte au cours de ía présente période financière.
45
REPARTITION DES AFFECTATIONS PAR SPHERE D'ACTIVITE
15
RESERVE
PUBLICATIONS
1.0
DEPENSES PAR SPHERE D'ACTIVITE
Tableau I
Tableau II
3.2 RELATIONS EXTERIEURES
42
3.6
ADMINISTRATION
36
6.6
SI/SIl
30
7.8
SPS
08
-2.5
3.5
283.5
4.1
24-
6.4
24
2.3
32
2010.3 SSRH
18
8.2
16
ADMIN
RELATIONS
EXT
SI/SIl
12
12
12.5 SAAN
6
8
12.6
4,4
2.2
3.6
2.99
1.2
6.0
3.6
SpS
(Millions $) AFFECTATONS
BUDGETAIRES
$46.5
AFFECTATONS
4- SSRH
2.6
SAAb
3.2
(MiIlions$)
REELLES
$38.1
7.8
1973-74 1974-75 1975-76
DIvision des Publications
Rapport de Gestion
(en milllers de dollars)
1e31 mars 1976
(A l'exclusion des Projets spéciaux)
Pour es douze mois se terminant
Budget
Secteur/Activité
1. Activités des programmes
Sciencesde l'agriculture,
de l'alimentation etde a nutrition
Sciencesde l'industrie etde l'ingénierie
Sciences de 'information
Sciences de a population et de Ia sante
Publications
Sciences sociales et ressources humaines
2. liaison et relations extérieures
3. Administration
Gestion générale
Reserve non affectée du Centre
TOTAL
Solde
d ispon ible
solde
Affectations
approuvées
approuvé
affectation
12,533
250
6,280
7,820
1,018
10,293
3,178
12,553
3,595
3,530
-
65
1,500
38,102
8,365
141
(20)
109
4,032
6,405
799
8,156
2,486
2,248
1,415
219
2,137
692
1 ,500
46,467
Affectation des revenus aux projets et a I'administration - 1975-76 et 1974-75
(en milliers de dollars)
Affectations approuvées
Activités du CRDI
1975-76
Projets des programmes
Projets préliminaires des Divisions
69.4
Bureau regionauxetde liaison
Administration des programmes
Administration génerale
26,449
1,915
1,568
4,640
3,530
12.2
9.3
1,222
3,584
3,258
TOTAL
38,102
100.0
32,213
46
1974-75
%
5.0
4.1
22,066
2,083
%
68.5
6.5
3.8
11.1
10.1
100.0
Tableau Ill
REPARTITION DES DEPENSES
REELES ET BUDGETAIRES
(en millions de dollars)
j
REELES
BUDGETAIRES
$28.0
$29.1
PROJETS
PROJETS
$18
$18.3
BUREAUX
REGIONAUX
BUREAUX
REGIONAUX
$1.6
$1.7
GESTION
DEN ERALE
GESTION
DEN ER ALE
$3.6
$3.5
GE ST ON
GESTION
DES D VISIONS
DES D VISIONS
$4.6
$5.0
Engagements
cumulatifs
Engagements
1 975-76
10,855
19,538
141
146
Versementsde
numéraires
au cours
de 1975-76
5,074
6,120
799
9,715
2,399
9,531
799
13,902
2,504
7,824
120
3,101
4,375
737
5,986
2,317
3,530
3,530
3,530
38,633
57,390
27,990
7,440
au 31 mars 1976
Créd its
non engages
-
4,084
1974-75
%
4,339
5,156
3,872
54
62
7,916
187
11,788
9,805
29,400
39,205
1974-75
%
%
8.4
10,480
1,683
1,222
3,584
3,258
51.8
4.4
5.6
16.6
12.6
100.0
27,990
100.0
20,227
100.0
38,981
8,1
241
60.8
100.0
57,390
2.7
62
17,025
1,227
1,568
4,640
3,530
6.2
4.2
15,798
26
4,676
6,614
337
1,458
1975-76
%
72.4
6.9
78.8
11,714
Dépenses courantes
28,244
2,673
1,222
3,584
3,258
45,229
2,423
1,568
4,640
3,530
Total des
imputations
26
Engagements cumulatifs
1975-76
Engagements
en cours
3.1
9.2
8.3
6.1
17.7
16.1
47
Ottawa (Ontario)
KJA 0G6
le 15 juin 1976
Centre de recherches pour le développement international
et
L'honorable Allan J. MacEachen, C.P., député
Secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures
Ottawa (Ontario)
Messieurs,
J'ai examine le bilan du Centre de recherches pour le développement
international au 31 mars 1976, ainsi que l'état des revenus et dépenses
pour l'année terminée a cette date. Mon examen a comporté une revue
générale des méthodes de comptabilité et les sondages de registres
comptables et de pièces justificatives que j'aijugés nécessaires dans les
circonstances.
A mon avis, ces états financiers présentent un aperçu juste et fidèle
de la situation financière du Centre au 31 mars 1976, ainsi que les
résultats de son exploitation pour l'année terminée a cette date,
conformément aux principes comptables généralement reconnus, et
appliqués de la même manière qu'au cours de l'année précédente, compte
tenu de l'effet rétroactifde la modification de la méthode de
comptabilisation des prestations de cessation d'emploi mentionnée dans
la note 3.
De plus, je declare que le Centre, a mon avis, a tenu des livres de
comptabilité appropriés, que les états financiers sont conformes aces
derniers et que les operations dontj'ai eu connaissance ont été effectuées
dans le cadre de ses pouvoirs statutaires.
Je vous prie d'agréer, Messieurs, l'assurance de ma très haute
consideration.
J. J. Macdonell
L'Auditeur général du
Canada
48
CENTRE DE RECHERCHES
POUR LE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL
(Constitué par Ia Loi sur le Centre de recherches pour le développement
international)
Bilan au 31 mars 1976
Actif
1975
1976
Actif a court terme
Encaisse
$
Placements a court terme, au prix
coütant
Comptes a recevoir et intérêts courus
Avances de voyage au personnel
Dépenses payées d'avance
124,881
6,025,186
121,766
81,026
$
143,068
46,124
4,950,562
100,013
72,854
59,590
33,280
6,567,574
5,359,367
126,758
6,784
1 71,084
119,974
166,675
$6,687,548
$5,526,042
168,591
Dépôtsàrecouvrer
Total de l'actifà court terme
I mmobil isations, au prix cotant
Residence
Moms l'amortissement accumulé
4,409
Passif
1976
1975
Passif a court terme
Comptes a payer et passif couru
- Projets
- Autres
$
Fonds fournis par d'autres pour des
projets spéciaux
Total du passif a court terme
Passifà long terme
Provision pour prestations de cessation
d'emploi (note 3)
908,631
226,343
$ 604,966
343,235
88,363
1,478,209
897,253
649,467
335,663
4,628,789
4,589,545
335,663
90,214
203,924
Avoir
Excédent
Solde au débutde l'année
Solde déjà déclaré
Red ressement a l'egard des années
précédentes (note 3)
Solde redressé
Excédent des revenus sur les dépenses
4,293,126
266,746
4,499,331
(206,205)
Solde ala fin de t'année
4,559,872
4,293,126
$6,687,548
$5,526,042
Les notes ci-jointes font partie intégrante des états financiers.
Approuvé: W. D. Hopper
Certifié exact: R. j. Audet
Président
Trésorier
49
CENTRE DE RECHERCHES POUR LE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL
Etat des revenus et dépenses pour I'année term inée le 31 mars 1976
1976
1975
$27,000,000
$19,000,000
1,826,648
624,784
1,280,851
2,009,921
45,761
1,296,185
30,732,283
22,351,867
7,823,809
5,986,231
4,375,127
3,101,051
2,316,674
120,236
2,475,762
5,462,178
3,682,798
3,644,890
2,264,595
1,764,134
32,875
2,084,402
26,198,890
18,935,872
736,707
500,706
26,935,597
19,436,578
1 ,81 4,192
195,1 55
1,434,464
586,170
217,082
135,469
183,330
1 74,238
107,643
99,918
81,682
Revenus
Octroi recu en conformité du credit
30 des Affaires extérieures
Fonds fournis pour des projets spéciaux
ACDI
Autres
Intérêts et autres revenus
Total des revenus
Dépenses
Programmes
Sciences de 'agriculture, de
l'al imentation et de Ia nutrition
Sciences sociales et ressources humaines
Sciences de Ia population et de Ia sante
Sciences de 'information
Liaison et relations extérieures
Sciences de l'industrie et de l'ingénierie
Projets spéciaux
Dépenses rel iées aux programmes Publications
Total des dépenses de programmes
Administration
Traitements, allocations et prestations
Locaux
Communications
Services professionnels et spéciaux
Voyages et demenagements du personnel
Assemblées des Gouverneurs,
honoraires et voyages
Fournitures de bureau
Impression et reproduction
595,009
250,993
Mobilier etéquipement
55,1 14
Assurances
Divers
48,850
98,054
141,827
112,354
73,387
141,449
18,453
86,601
3,529,940
3,121,494
30,465,537
22,558,072
Total des depenses d'administration
Total des dépenses
Excédent des revenus sur les dépenses
$
266,746
Les notes ci-jointes font partie intégrante des états financiers.
50
$
(206,205)
Notes jointes aux états financiers
31 mars 1976
Conventions corn ptables
Les coits du Centre sont inscrits
selon Ia méthodedecomptabilité
d'exercice. Cependant certains
coats de projets, lies aux paiements
prévus par contrat, sont inscrits au
corn pte des dépenses au moment du
déboursé.
Les corn ptes en devises étrangères
ont été convertis en dollars canadiens selon a moyenne mobile des
taux du change en vigueur pendant
l'annee.
Les immobilisations sont portées
au compte des dépenses dans
l'année de leur acquisition, a I'exception d'une maison de rapport qui
est inscrite au prix coitant et amortie a 4% 'an, selon Ia rnéthode de
l'amortissement linéaire.
Engagements et passiféventuel.
Sous reserve de fonds attribués par
le Parlement, le Centre s'est engage a
verser des contributions total isant
$28,940,81 9. Le Centre avait
egalement contracté des engage-
ments totalisant $3,310,632 devant
êtreacquittés par des fonds provenant d'organismes donateurs en
vertu d'accords intervenus avec ces
derniers a l'egard de projets de
recherches pour le développement.
En outre, le Centre a fait a des
donataires éventuels des offres officielles total isant $1,089,790 mais
ces offres n'avaient pas encore ete
acceptées.
Provision pour prestations de cessa-
tion d'emploi
En 1976, le Centre a adopté
comme politique d'inscrire dans ces
comptes une provision pour es
prestations de cessation d'emploi,
gagnées mais non encore payées.
Dans le passé, ces prestations
n'étaient enregistrées qu'à Ia date
réelledu paiementdans I'annéede
Ia cessation de I'emploi ou de Ia
retraite.
Cette politique s'est traduite en
1976 par des dépenses supplémentaires de $313,804 déclarées au
chapitre des dépenses des Programmes et de l'Admin istration.
Cette convention comptable a
également été app! iquee rétroactivement pour fins de comparaison;
ii en résulte, pour 1975, des
dépenses supplémentaires de
$245,449.
Rérnunération des cadres
Des traitements total isant
$435,604 ont été payés a douze
cadres.
Chiffres cornparatifs
Certains chiffres de I'an née
précédente ont été réagencés pour
les rendre conformes a Ia présentation de I'année en cours.
51
Projets préliminaires
aux programmes
Les projets préliminaires aux programmes consistent en deux genres d'activités principales:
Les consultances, soit a court terme en vue de Ia
preparation de projets déterminés, soit pour
différentes périodes de temps pour le developpement de questions intéressant le Centre dans
l'organisation de son programme general. A ces
fins le Centre a passé cette année 61 contrats de
consultance.
Réun ions, seances de travail et colloques organisés soit dans l'intention d'aider des projets
précis, soit pour explorer de nouvelles possibilités pouvant se concrétiser pardes projets.
Au cours de l'année le Centre a participé a 116
reunions qu'il a par ailleurs subventionnées.
Au cours de l'exercise 1975-76, un montant de
1.914.795 dollars a été affecté aux projets
préliminaires aux programmes.
au3l mars,1976
DIVISIONS DES PROGRAMMES
Sciences de l'agriculture, de
l'alimentation et de Ia nutrition
CONSULTANCES
REUNIONS
TOTAL
369,590
$ 657,930
48,685
207,590
256,275
Sciences de l'industrie et de l'ingénierie
9,000
24,000
33,000
Sciences de Ia population et de Ia sante
182,624
168,666
351,290
72,304
274,122
346,426
46,375
46,375
20,000
115,915
135,915
4,784
82,800
87,584
$625,737
$1,289,058
$1,914,795
Sciences de l'information
Sciences sociales et ressources humaines
Publications
Vice-Président, international
Vice-Président, relations canadiennes et
avec organismes donateurs
TOTAL GENERAL
52
$288,340
-
$
Reunions
Au cours de l'année, le Centre a également
subventionné, seul ou en collaboration avec
d'autres organismes, 116 reunions, ateliers et
conferences dont voici quelques exemples:
un séminaire de dix jours sur es organismes
de développement social organisé a Lesotho par
le Coady International Institute de I'université
St-Francois Xavier, Canada. Des leaders en
développement cooperatif et communautaire du
Botswana, du Lesotho et du Swaziland se
réunissaient pour étudier Ia politique gouvernementale touchant le developpement
coopératifet rural et en analyser les problèmes.
une série d'ateliers de travail organisés en
d'un groupe travaillant a 'université d'Alberta
Europe, Asie, Amérique latine etAustraliesur les systèmes post-messiaux.
mission aux Philippines d'un éducateur de Ia Nouvelle Zèlande pour discuter des lacunes de
Ia formation et de Ia recherche en foresterie dans
Malaysia chargé d'étudier les conclusionsdu
le monde et pour formuler des programmes de
Projet IMPACT sur l'utilisation de materiel
recherche visant a I'utilisation maximale des
auto-didactique dans Ia formation des enseiterres des pays en developpement situés dans es
gnants.
voyage en Indonésie d'un expert canadien en regions tropicales. Employes et consultants du
CRDI et spécialistes locaux en sylviculture ont,
pêcheries, pour collaborerà Ia luttecontre un
en collaboration, propose les moyens susceptiparasite nuisant a l'industrie aquicole.
bles de réaliser de telles recherches et dressé un
aide consentie a un enquêteur latinoplan d'action visant a obtenir I'aide des
américain pour visiter sept instituts qui étudient
donateurs internationaux.
les rapports entre Ia mortalité infantile et Ia
vingt-et-un rédacteurs en matière de developfécondité et pour presenter un rapport sur Ia
pement des pays and ins se sont réunis pendant
methodologie utilisée et les conclusions obdix jours a Bogota pour examiner les projets de
ten ues.
développement menés dans Ia region et se
étude de cinq mois entreprise par deux
scientifiques latino-américains sur les secteurs de renseigner sur I'élaboration, Ia redaction et Ia
production de materiel destine aux programmes
I'agriculture et de Ia production alimentaire en
Equateur et a Panama afin de conseiller le Centre d'éducation et de vulgarisation. Des atel iers sur
des questions d'ordre pratique venaient comsur des projets de développement et des repléter Ia session.
cherches prioritaires.
des représentants de six instituts interappreciation des programmes expérimentaux
nationaux de geotechnique et des agents de
de plantations forestières en Afrique et en
liaison du nouveau Centre asiatique d'informaAmérique atine afin d'aider Ie Centre établ ir
tions en géotechnie, rassemblés en atel ier par
es priorités en recherche dans ces regions.
Consultances
Les services de 61 consultants ont été retenus
pour voyager et presenter des rapports sur divers
problèmes intéressant le Centre. Une somme de
$625.737 a été engagée en 1975-76 pour ces
consultances dont voici quelques exemples:
consultations entre un médecin américain et
des représentants de services de sante en Syrie,
en Jordanie et en Iraq sur Ia faisabilité d'une
étude regionale des services intégrés de sante en
milieu rural et d'une aide possible du CRDI.
- étude du système post-messial des grains
alimentaires en Afrique semi-aride effectuée par
deux scientiuiques canadiens avec le concours
I'lnstitut asiatique detechnologie, a Bangkok,
ont étudié le role de ce centre et élaboré un plan
d'action en matiére de cueillette et de diffusion
rassemblement, Ie traitement et Ia diffusion
d'information geotechnique.
d'information sur Ie commerce a I'intention des
sous le patronage de Ia Faculté de droit de
pays and ins désireux de mettre sur pied des
'université du Ghana et du Centre juridique
centres d'information dans ce domaine.
subvention de deux ans consentie a M. Walter international, un atel ier groupant des professeurs
Mertens et au Population Institute de l'université de droit d'Afrique de I'Ouest et de spécialistes
d'Indonésie pour leurs travaux sur I'avancement des sciences sociales a examine 'application de
Ia methodologie des sciences sociales dans Ia
des etudes demographiques dans es universités
recherche juridique sur es problémes de déveindonésiennes.
loppement rural et sur I'économie.
- participation d'un consultant mexicain a Ia
conception d'un cours deformation sur le
53
Ressources humaines
Fidèle a Ia I igne de conduite qu'iI s'est tracée
a cet egard, le Centre prend soin d'inclure dans
a presque total ite des projets qu'il finance des
fonds spécifiquement affectés a Ia formation de
jeunes special istes et au développement de leur
talent.
En complement de cette formation prévue
dans le cadre des projets, le Centre finance
d'autres programmes destinés a promouvoir Ia
competence professionnelle d'hommes de
science dans les pays en développement. En
1 975-76, le programme de bourses de recherches sur es problèmes de Ia population en
d'améliorer les capacités pour Ia recherche et a
formation des jeunes chercheurs et professionnels expérimentés travaillant dans les instituts
universitaires et gouvernementaux; d'offrir aux
scientifiques des possibilités accrues de recherche sur les sérieux problèmes régionaux; et
de mettre a Ia disposition de Ia region des
matériaux de formation et de recherche pertinents.
Le programme de bourses au titre des
Ressources humaines a été renouvelé pour une
sixièmeannée par leCentre. II se propose deux
objectifs: d'une part, de venir en aide a des
Asie du Sud-Est (SEAPRAP), subventionné conchercheurs du Tiers Monde, d'autre part, d'augjointement par le CRDI et Ia Fondation Ford, a
menter au Canada même le nombre de personoctroyé deux series de bourses. Ce programme
nes au niveau dit professionnel initiées aux
vise a accroItre es capacités pour Ia recherche
problèmes de développement. (I y a eu cependemographique en Asie du Sud-Est en endant des changements au programme durant
courageant es jeunes chercheurs a élahorer et a 1975-76: les demandes de "bourses de reexecuter des projets de recherche, dans leur
cherches et de voyages" n'ayantjamais ete
milieu et sous a direction d'un conseillerde
nombreuses, cette catégorie fut annulée. Une
recherche seniorde leur iristitut. Un comité de
nouvellecategorie, celledes "boursesde redirection compose de spécialistes des sciences
cherches - these de doctorat" fut ajoutée pour
socialesdela region établit les lignesdirectrices les étudiants des pays en développement inscrits
du programme, étudie les demandes de bourses
aux universités canadiennes et possédant un visa
recues et decide des octrois. Un coordonnateur
d'étudiant.
de projet asiatique occupe le poste d'agent
On trouvera dans les pages suivantes un
d'exécution du programme. Le 31 mars 1976 se
exposé sur les sept categories de bourses
terminaient les deux premieres années d'opéra- ci-dessous énoncées, de même qu'une liste des
tion du programme au cours desquelles 31 des
candidats qui bénéficieront d'une bourse au
127 projets de recherche soumis avaient été
cours de I'année prochaine:
approuvés et subventionnés. Vu (a réussite de ce - Bourses de recherches - these de doctorat
programme le Centre financait en 1975-76 une
(étudiants canadiens)
deuxième phase qui assurera 'operation du
Bourses de recherches these de doctorat
programme, sous sa forme actuelle, et l'octroi
(étudiants des pays en voie de developannuel de deux series de bourses, pour les deux
pement)
prochaines années.
- Bourses aux associés de recherche (Canada)
Le Centre a aussi approuvé un renouvelleBourses aux associés de recherche (pays en
ment du programme regional de recherche et de
voie de développement)
formation en Asic, dirige par Ie Conseil de
Bourses aux associés de recherche senior
développement agricole. Ce nouvel octroi perFellows de recherche
mettra l'elargissement de ce programme au cours - Bourses deformation ante-post projet
des deux années commencées le 1 janvier, 1976.
On trouvera de plus un résumé des travaux
Les objectifs de ce programme sont de stimuler et entrepris par les boursiers de l'année 1975-76.
54
Bourses de recherches - these de doctorat (étudiants canadiens)
Files visent a permettre au boursier, une fois
terminées les etudes prescrites, de faire des
recherches pour Ia preparation d'une these de
doctorat. [lies sont réservées aux dipiômés
universitaires canadiens qui, par ie choix du
sujet de eur these, se trouvent déjà engages dans
le domaine du développement. En general Ia
recherche aura lieu dans un pays en vole de
développement.
Ces bourses sont accordées a des citoyens
canadiens ala suite d'un concours annuel. Le
montant de chacune de ces bourses comprend
des emoluments s'élevant a 5.500 dollars, une
allocation de 1.000 dollars au maximum pour les
frais occasionnés par Ia recherche et en plus, les
frais de déplacement aller-retour au site du
travail. Par ailleurs, des fonds sont mis a Ia
disposition du directeur de these pour Iui
permettre de rencontrer le boursier sur place. En
agissant ainsi, le Centre espère, d'une part,
assurer aux bénéficiaires des bourses Ia direction
et le contrCle nécessaires, et d'autre part,
consolider les liens qui unissent les universitaires
canadiens a ceux du monde en voie de
développement.
En 1975-76 six bourses furent accordées et
cinq diplômés ont été recommandés pour ce
type de bourse:
BOURSES OCTROYEES
Boursier
Johannes I. Bakker
Université de Toronto
Toronto, Ontario
Daniel I. G. Hazlett
Université de Guelph
Guelph, Ontario
S. Ragnarjohnson
Institut d'anthropologie
sociale
Université Oxford
johanna M. Lafranco
Université McMaster
Hamilton, Ontario
Chukuma Nwachuku
Université de Waterloo
Waterloo, Ontario
Denis Turcotte
Université Laval
Québec, Québec
Sujet de These
Systémes de culture et de
lieu des travaux
Université d'lndonésie
consignation a Java: colonisation,
sous-développement et
modernisation.
Virologie et immunologie
Laboratoire de recherche
vétéri naire
vété rina ire,
Ministére de 'Agriculture,
Rapport entre le changement
social et le "symbolisme
du pouvoir" chez es habitants
de Ia Papouasie
Nouvelle-Guinée
Le Systéme Panchayat du Nepal
Utilisation de Ia houe comme
principal outil agricole dans
le contexte rural nigerian
Line evaluation comparative des
politiques linguistiques de Ia
Côte d'Ivoire et de Ia HauteVolta
Kabete, Kenya
Hautes-terres
orientales, Papouasie
Nouveile-Guinée
Université Tribhuvan
Katmandou, Nepal
Université d'Ibadan
Ibadan, Nigeria
Institut de hnguistique
appliquée Abidjan,
Côte d'Ivoire
BOURSES RECOMMANDEES
L. G. Clarke, Département d'économie politique, Université de Toronto
Dennis Keith Freisen, Département des sciences agricoles, Université de Guelph
Mile Barbara M. Jamieson, Département d'économique, Université de Toronto
Gordon Mace, Département des sciences politiques, Université de Genéve
Kenneth W. Riley, Département de phytopathologie, Université du Manitoba
55
Bourses de recherches - these de doctorat (étudiants des pays en voie de développement)
Cette bourse permettra aux étudiants diplomés
des pays en voie de développement, inscrits aux
universités canadiennes, de faire leurs travaux de
these dans leur pays d'origine. Les candidats
doivent être citoyens de pays en voie de
développement et être en possession d'un visa
d'étudiant au Canada. Les modalités financières et
universitaires de ces bourses sont les mêmes que
pour les étudiants canadiens.
Ce programme a été instauré aux fins de
contrer, dans une certaine mesure, "l'exode des
cerveaux". Plusieurs étudiants des pays en voie de
développement sont obliges de passer une these
"canadienne" parce qu'ils n'ont pas les fonds
suffisants pour entreprendre leurs travaux
pratiques dans cur pays d'origine. Cette bourse
permettra a un certain nombre d'étudiants de faire
les travaux de these se rapportant aux problèmes
du developpementetétre ainsi plus facilement
intégrés a Ia communauté scientifique de leur
pays.
Cette année, Ic Centre a accordé une bourse de
doctorat et recommandé l'octroi de quatre autres
bourses.
BOURSE OCTROYEE
Boursier
Taisier M.A. Ali (Soudan)
Département d'economie
politique, (Jniversité
de Toronto
Sujet de These
Pni nci pales causes déterminantes
Lieu des travaux
Khartoum, (Soudan)
des strategies de développement
de l'agriculture dans un pays en
voie de développement au niveau
des politiques nationales, de
l'aide étrangère et de Ia fonction publique au Soudan
BOURSES RECOMMANDEES
Teshome Akalehiywot, Département de biologie, Université de Calgary (Ethiopie)
Mme Olivia C. Caoili, Département de sciences politiques, Université Queen's (Philippines)
Mme Rose G.F. Leke, Département de microbiologie et d'immunologie, Université de Montréal
(Cameroun)
C.L. Odimuko, Département de géographie, Université Queen's (Nigeria)
Bourses aux associés de recherche (Canada)
Le Centre s'est attaché a améliorer es
connaissances de certains Canadiens de niveau
professionnel qui ont consacré une dizaine
d'années de leur vie active a une carrière
déterminée. En offrant a ces person nes a
possibilité de se livrer pendant un an a des
travaux de recherche, souvent accompagnés de
formation, le Centre espère fournir a des
Canadiens qui s'intéressent au développement
international Ia possibilité de parlaire leurs
connaissances et d'aiguiser leurs aptitudes pendant qu'il encourage ceux qui ont peu ou pas
d'expérience des pays en développement a
explorer ce champ d'activité. Les bourses offrent
donc les moyens matériels d'un an de recherche,
deformation spécialisée ou d'enquête sur es
problèmes des pays en voie de développement.
Dix bourses sont accordées a chaque année a
des Canadiens. Chaque bourse comprend des
emoluments qui peuvent atteindre 17.500 dollars, es frais de deplacement du boursier et de sa
famille, ainsi que les frais de recherche et de
formation jusqu'à concurrence de 2.000 dollars.
La selection des candidats qui recevront une
bourse en 1976-77 aura lieu dans les prochains
mois. Ci-après les dix bourses accordées en
1975-76:
BOURSES OCTROYEES
Boursier
MIle Monique Gauthier
Laval-des-Rapides, Québec
56
Sujet de These
Recherche sur l'approvision-
nement, l'identification des
operations, méthodes et
équipement pour Ia pêche
Lieu des travaux
Seccion de Pesca y Caza
Maritima,
Ministerio de Economia
El Salvador
Milan B. Havlin
St-B runo, Québec
Kelvin A. Jarvis
Welland, Ontario
Zdenek Kalensky
Ottawa, Ontario
La production de plantes
tropicales décoratives
Dresser une bibliographie des
articles publiés dans des
périodiques sur les relations
Canada/Antilles, en particulier
surTrinidad etTobago
Cartographie thématique aérienne
et par satellite des richesses
nature lies
Alain Maillard
Ste-Foy, Québec
Norman B. McLeod
Toronto, Ontario
Robertj. Ogle
Saskatoon, Sask.
Michael). Porter, m.d.,
Thornhill, Ontario
Les transformations de l'habitat
etdu mode d'habiteren milieu
rural ouest-africain et leurs
implications socio-culturelles
et économiques
Vie et travail dans le projet de
cooperative d'habitation pour
enfants abandonnés 'El Pueblito
cultivable de mis hijos"
Etudes des effets durables des
projets finances par les Agences
volontaires canadiennes dans les
pays en voie de développement
Diplôme de médecine tropicale
Garden Club de Portau-Prince, Haiti
Département de bibliothéconomie, Université de
technologie, Loughborough,
G.B.
Institut mondial de météoro logi e,
Nairobi, Kenya
Centre de recherches
architecturales et urbaines,
Université d'Abidjan
Paraiso de Cartago,
Costa Rica
Caritas, Indes
Centre de développement
économique et social,
Colombo, Sri Lanka
École d'hygiéne et de
médecine tropicale,
Londres, G.B.
Escuela Nacional de
Ingeniera Tecnica,
Pérou
Université de Washington,
Seattle, E.-u.
Apprentissage de l'acquisition
et de Ia commercialisation
économique de Ia technologie
Amelioration desétudesdans les
Mile H. Miriam Ross
écoles d'infirmières des pays
Springhill, Nouvelle-Ecosse
en voie de développement afin
que les étudiantes soient mieux
préparées a faire face aux
besoins de leur pays
Deux étudiants, Gaétan Sirois et Alan Grant, dont es noms apparaissaient sur a liste des boursiers
recommandés au rapport annuel de l'an dernier, n'ont Pu accepter leur bourse. Celle-ci a été offerte a
John Ritchie
Hudson, Québec
d'autres candidats.
Bourses aux associés de recherche (pays en voie de développement)
Dans cette catégorie les bourses sont destinées a permettre aux scientifiques du Tiers
Monde dont les travaux portent sur le developpement de leur pays de con sacrer une année a Ia
recherche ou a Ia formation nécessaire a Ia
pleine réussite de leur carrière. Les boursiers sont
choisis parmi les candidats mis en nomination
plutôt que par voie de concours comme c'est le
cas pour les bourses canadiennes. En 1 975-76,
20 bourses ontété octroyées et neufautres
recommandées:
BOURSES OCTROYEES
Boursiers
Mohamed Hagi Abucar
Somalie
Sujet de recherche
Participation du travailleur algérien:
une étude sur Ia participation et le
développement
Lieux des travaux
Université d'Algérie
57
John Bosco Adotevi
logo
Emajuddin Ahamed
Bangladesh
Desmond Ariph All
Trinidad et Tobago
Wilfred R. Chan
Jamaique
Hyung-Joon Chi
Corée
Guido Delgadillo
Bol ivie
Ashok Vaiji Desai
Inde
Mbaye Diao
Senegal
Antoine N. Kabwasa
Zaire
Beatriz Eugenia Lepe
Mexique
Etude sur le meilleur usage de Ia
presse en faveur du développement
Côte d'Ivoire et
Ghana
Role de Ia Fonction publique
supérieure dans le développement:
étude de cas: le Pakistan et le
Bangladesh
Fermentation du liquide résiduel
dans une distillerie de rhum
Queen's University
Kingston, Ontario
Etude de l'application des plus
nouvelles techniques analytiq ues
en chimie et de a méthodologie
de recherches, ainsi que des
changements dans les programmes
d'étude et les méthodes d'enseignement
Creation de nouvel es techniq ues
et de nouveaux mécanismes contraceptifs pour I'établissement d' un
centre qui dispenserait des services de dosage radio-immunologique
des hormones en Corée
Efficacité de l'utilisation de phosphore dans des espèces fourrageres
indigenes adaptées aux zones a pluviosité élevée dans des regions a
sol allique de I'Amérique du Sud
tropicale.
Ecônomie de consommation
énergétique et substitution
entre es sources d'énergie
Regimes fonciers et associations
cooperatives
Developpement de Ia vulgarisationenseignement aux adultes dans les
pays francophones d'Afrique
Les alkylguanidines comme
inhibiteurs du transport ionique
dans les membranes isolées du
plasma et Helminthospororium et
guanidines comme modificateurs du
transport ionique dans es cellules
et Bangladesh
Université de Ia Colombiebritann iq ue
Vancouver, C.B.
Université de Toronto
et Université de Ia
Co tombie-britan n iq ue
Queen's University
Kingston, Ontario
College MacDonald,
Université McGill,
dAT, Call, Colombie
Université de Sussex,
Angleterre
École pratique des
hautes etudes de Paris
Ontario Institute for
Studies in Education,
Toronto, Ontario
Purdue University
Indian College of
Agriculture,
Montana State University,
Etats-Unis
végéta es
Simon I Malya
Tanzanie
Formation en methodologie de
recherche
Jahangir Mehrabanpour
Etudes pour I'obtention d'une
maitriseen hygiene publique
Iran
Lusibu Kkanza
Zaire
D. I. Obeyesekere
Sri Lanka
L'intégration nationale, bourgeoisie
d'etat, groupes ethniques et pouvoir
économique étranger
Etudes au Columbia School of
Business
Ontario Institute for
Studies in Education
Toronto, Ontario
Université du Minnesota,
Minneapolis, Minnesota
Université Harvard et
Université d'Ottawa
Université Columbia,
New-York, N.Y.
Etats-Unis
58
Programmes de formation en bibliothéconomie des sciences de Ia sante
les besoins des
et en information
pays en voie de développement
Application de Ia théorie et des techniques psycho-analytiques aux
problèmes de réforme
administrative
Méthodes de pilonnage et autres
domaines de Ia chimie du bois
ayant trait a a composition des
substances des bois de Guyane
Redaction d'une oeuvre de fiction
ou autre qui dépeindrait le paysage
et Ie climat social de Ia Barbade
Etudes de doctorat en education des
adultes
Solomon Oyesola
Nigeria
lkram Y. Sayed
Egypte
George L. Walcott
Guyane
John Wickham
Barbade
Abdelwahid Yousif
Soudan
lJniversité de Lagos,
Lagos, Nigeria
Center for International
Affairs,
Université Harvard,
Etats-Unis
Commonwealth Scientific
and Industrial Research
Organization,
Melbourne, Australie
Commonwealth Caribbean
Resource Centre,
Barbade
The Ontario Institute
for Studies in Education,
Toronto, Ontario
BOURSES RECOMMANDEES
Rehman Sobhan
Mohammed Riad
M. F.S.J. Oldfield
Afaf Deeb Kandis
Isais Flit Stern
Edward Cumberbatch
R.W.M. Cuthbert
- Institut des etudes de développement, Bangladesh
M. Sixte Butera
A. Adeniji
Gouvernorat du Caire, Egypte
Services de sante gouvernementaux, Gambie
- Directeur de Ia recherche, Isticharat, Beyrouth, Liban
Institut de Ia recherche industrielle et des normes, Pérou
Corporation du développement de l'agriculture, Barbade
Action chrétienne pour le développement des
Caralbes, jamaIque
- Ministère de a Sante, Rwanda
Département de géographie, Université de Lagos,
Nigeria
Bourses aux associés de recherche senior
Cette bourse, introduite en 1974-75, est
octroyée a des professionnels senior q ui ont été
longtemps actifs dans le domaine du développement et elle intéresse les deux categories d'assoclés (Canadiens et non-Canadiens). Comme
dans le cas des associés de recherche appartenant
aux pays en voie de développement, es titulaires
Boursiers
Enrique Oteiza
Conseil latino-américain
des sciences sociales,
Buenos Aires,
Argentine
Constantine Vaitsos,
Politiques scientifiques
et technologie,
Lima, Pérou
sont choisis et nommés par un comité présidé par
Ic président du Conseil des gouverneurs, et non
par concours public. Dix bourses annuelles
comprennant des emoluments de base de 25.000
dollars sontoffertes. Ci-après les deux bourses
accordees en 1975-76:
Sujet de recherche
Aide étrangère corn me institution internationale postseconde guerre mondiale
Lieux des travaux
Institute of Development
Studies,
Université de Sussex,
Angleterre
Deux volumes sur l'intégration économique et sur
"Economics, Law and Technology in the Patent
System: their relevance
in developing countries",
et un manuel: "Technologia
para el Desarollo".
Lima, Pérou
59
Fellows de recherche
Outre I'encouragement qu'il apporte aux
jeunes scientifiques et autres personnes de niveau
professionnel en vue de développer leurs aptitudes, le Centre a aussi voulu reconnaItre, par ses
bourses aux fellows de recherche, les hauts
niveaux atteints et es contributions apportées par
certaines personnalités dans le domaine du
développement. Ces bourses leur procurent Ia
possibilité de tirer le meilleur parti de leur
experience passée grace a une année de re-
Fellows
M. Daniel Hillel,
Département de pedologie
et d'hydrologie,
Université hebraIque,
Faculté d'agriculture,
Rehovot, Israel
Professeur Nurul Islam
Bangladesh
cherche, de réflexion et de composition d'ouvrages. La nature et le lieu d'attache sont a
I'entière discretion du bénéficiaire. Les nominations sontfaites par le Comité de direction du
Conseil des gouverneurs sur recommandation du
président. Depuis 1971, 15 fellows de recherche,
dont es noms ont paru dans les précédents
rapports ont terminé leurs travaux. Les fellows de
recherche pour cette année sont au nombre de
tro is:
Sujet de recherche
Mise au point de méthodes
susceptibles de conduire
a une meilleure utilisation
de l'eau en agriculture
sèche et irriguée, et étude
de méthodes de simulation
mathématiques qui puissent
servir a l'analyse des relations climatiques solplante-atmosphère
Preparation d'un livre sur
a planification et le développement économiques au
Ueux des travaux
Texas A & M University
College Station,
Texas, Etats-Unis
Queen Elizabeth House,
Oxford, Angleterre
Bangladesh
M. K.K. Singh,
Directeur du personnel
administratifde recherche,
College of India
Hyderabad
Travaux complémentaires
portant sur les conclusions
du Projet international
sur les valeurs sociales
et Ia responsabilité politique
Centre for International
Studies,
Université Cornell,
Ithaca, New-York,
Bourses de formation ante-post projet
Cette catégorie de bourses, crée en 1 974-75,
vise, d'urie part, a pousser a formation de
personnes originaires de pays en développement
qui ont collaboré a des projets finances par le
CRDI et, d'autre part, a assurer a formation
d'autres personnes préalablement a leur participation aux projets subventionnés par le Centre.
La presentation des candidats et leur selection
sonteffectuées par Ia Division intéresséeen
collaboration avec Ia Division des sciences
sociales et des ressources humaines. Le nombre
de bourses annuelles est variable, comme le sont
leur montant. La nature et le lieu d'attache
varient évidemment d'après les candidats
choisis. Les bourses octroyées en 1975-76 sont
allées a:
BOURSES ANTE-PROJETS
Boursiers
Deepak Bajracharya,
Nepal
Danilo Baldos
Philippines
Mme M.A. Dia Gaye,
Senegal
60
Domaine de formation
Docto rat en histoire et
sociologie de a science
Doctorat en sciences agronomiques
Etudes en sciences domestiques et économiques
rurales
Lieux des travaux
Université de Sussex,
Angleterre
Université de Guelph,
Guelph, Ontario
Université Laval,
Québec, Québec
Sakarno Hard in
Malaysia
Méthodologie d'une enquête
sur Ia pêche fluviale et
ac U st re
Central In land
Fisheries Research
Institute,
Barrackpore, Inde
BOURSES POST-PROJETS
Rod rigo Arboleda
Colombie
MaItrise es-sciences en
formation industrielleet
Université du Maryland,
Etats-Linis
profess ion ne lie
Mauricio Culagovski
Chili
Doctorat en sociologie et
en anthropologie
Mile P. Thambipillai
Malaysia
tiqUes
Malt rise en sciences poli-
Fordham University,
Bronx, New-York
Etats-Unis
Université d'Hawaii
PUBliCATIONS El TEXTES
La listecomplètedes ouvrages publiés par leCentre
au cours de cette année se trouve sur es pages
inverses de ce rapport. Cette liste comprend, avec
titres en français, en anglais et en espagnol, es titres
de a série des monograph ies du CRDI, es autres
publications du CRDI, ainsi que les publications
ayant bénéficié de l'aide financière du Centre et
toutes autres publications red igees par es cadres et
les conseillers du Centre en 1975-76.
61
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Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

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