Familles et situation des particuliers dans les ménages par Anne Milan

Familles et situation des particuliers dans les ménages par Anne Milan
No 89-503-X au catalogue
Femmes au Canada : rapport statistique fondé sur le sexe
Familles et situation des particuliers
dans les ménages
par Anne Milan
Date de diffusion : le 10 novembre 2015
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Familles et situation des particuliers dans les ménages
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Introduction
La majorité des femmes et des filles au Canada vivent dans des familles, mais il existe une grande diversité
dans leur situation. Le présent chapitre de la publication Femmes au Canada commence par un bref aperçu du
contexte familial et de la situation des filles âgées de 14 ans et moins dans les ménages, puis met principalement
l’accent sur la situation des femmes de 15 ans et plus1.
Les sujets examinés incluent la situation conjugale des femmes, sous l’angle de la proportion de femmes mariées
légalement ou vivant en union libre, la question de savoir si ces femmes font partie d’un couple de sexe opposé ou
de même sexe, et la présence ou non d’enfants à la maison. En outre, on analyse les tendances relatives aux femmes
vivant dans des familles recomposées, aux femmes divorcées ou séparées, ainsi qu’aux mères monoparentales.
D’autres situations des femmes dans les ménages seront aussi explorées, par exemple la vie avec des personnes
apparentées, avec des personnes non apparentées uniquement ou seules. Certains résultats seront examinés
en fonction de diverses caractéristiques individuelles, soit la diversité ethnoculturelle, l’identité autochtone,
le groupe d’âge et la région géographique2. Enfin, on présentera certaines tendances liées à la fécondité des femmes
canadiennes, y compris les changements dans le nombre moyen d’enfants par femme et l’âge moyen à la maternité
au cours du dernier siècle.
Les caractéristiques des femmes liées à la famille, de même que celles des hommes, sont affectées par des
changements sociétaux, législatifs, économiques et démographiques et, en contrepartie, leur situation dans les
ménages a des répercussions sur des domaines comme le logement, les réseaux de soutien et les réseaux sociaux,
ainsi que la situation financière.
La grande majorité des filles vivent dans une famille
La plupart des filles et des garçons au Canada vivent avec un parent ou les deux. En 2011, parmi les 2,7 millions de
filles et les 2,9 millions de garçons âgés de 14 ans et moins qui vivaient dans des ménages privés, la grande majorité,
soit 99,2 %, des filles et des garçons étaient les enfants d’une famille de recensement3, ce qui signifie qu’ils vivaient
avec deux parents, un parent ou, dans un petit nombre de cas, des grands-parents seulement (tableau 1).
Tableau 1
Répartition (nombre et pourcentage) des filles et des garçons de 14 ans et moins, selon la situation dans le ménage,
Canada, 2011
Situation dans le ménage
Toutes les situations dans les ménages
Dans une famille de recensement
Avec des parents en couple
Avec des parents mariés
Avec des parents en union libre
Avec des parents seuls
Avec une mère seule
Avec un père seul
Avec des grands-parents seulement
Pas dans une famille de recensement
Enfant en famille d'accueil
Autre n'appartenant pas à une famille de recensement
milliers
2 726,6
2 703,8
2 167,5
1 725,3
442,2
521,7
433,7
88,0
14,7
22,7
14,1
8,7
Filles
pourcentage
100,0
99,2
79,5
63,3
16,2
19,1
15,9
3,2
0,5
0,8
0,5
0,3
Garçons
milliers pourcentage
2 860,6
100,0
2 836,4
99,2
2 276,8
79,6
1 812,0
63,3
464,8
16,2
544,2
19,0
443,0
15,5
101,2
3,5
15,4
0,5
24,2
0,8
15,5
0,5
8,7
0,3
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2011.
De façon plus particulière, environ quatre filles sur cinq âgées de 14 ans et moins (79 %) vivaient avec deux parents
en 2011 : 63 % vivaient avec des parents mariés et 16 %, avec des parents en union libre. En outre, 19 % des filles
vivaient avec un parent seul en 2011, principalement des mères seules (16 %), et dans une moindre mesure, des pères
seuls (3,2 %). La situation des garçons dans les ménages était similaire.
1. Dans le présent chapitre, les données du Recensement de la population de 2011 et de l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 constituent les principales sources de
données, tandis que des données complémentaires proviennent de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2011 ainsi que d’autres sources. Les données de l’ENM de 2011 et de l’ESG de 2011
ont trait à la population vivant dans des ménages privés. Les données du Recensement de 2011 sont elles aussi fondées sur la population des ménages privés, exception faite de l’Encadré 1
sur les femmes et les filles vivant dans des logements collectifs, qui comprend la population vivant dans de tels logements.
2. Les familles et la situation des particuliers dans les ménages selon la diversité ethnoculturelle et l’identité autochtone seront explorées de façon plus détaillée dans d’autres chapitres de
Femmes au Canada.
3. Dans le cadre du concept de famille de recensement, les « enfants » désignent les filles et les garçons, peu importe l’âge, qui n’ont pas de conjoint, de partenaire en union libre ou d’enfants
à eux dans le même ménage.
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
3
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Les grand-parents peuvent également vivre avec leurs petits enfants, et dans les cas où les parents sont incapables
de prendre soin de leurs enfants ou ne sont pas disponibles pour le faire, pour une gamme variée de raisons, les
grands-parents peuvent assumer le rôle de parents. En 2011, environ 14 700 filles âgées de 14 ans et moins vivaient
uniquement avec leurs grands-parents, sans la présence de leurs parents, soit 0,5 % de toutes les filles de ce groupe
d’âge. Certaines filles (7,8 %) vivaient dans des foyers multigénérationnels avec leurs parents et leurs grands-parents :
5,2 % avec leurs deux parents et leurs grands-parents, et 2,6 % avec un parent et leurs grands-parents4. Les enfants
vivant dans des foyers où des grands-parents étaient présents étaient proportionnellement plus susceptibles d’avoir
une identité autochtone, d’appartenir à un groupe de minorités visibles, particulièrement les Sud-Asiatiques, de parler
le plus souvent une langue non officielle à la maison ou d’appartenir à une religion non chrétienne, que les enfants
qui vivaient uniquement avec leurs parents5. Dans l’ensemble du Canada, le Nunavut présentait la proportion de
filles et de garçons vivant avec leurs grands-parents la plus importante (16 % de filles et de garçons), suivi par la
Colombie-Britannique (12 % dans chaque cas) et l’Ontario (10 % dans chaque cas). De nombreuses raisons peuvent
expliquer le fait que des enfants partagent un foyer avec leurs grands-parents, par exemple les attentes culturelles,
les avantages économiques, un manque de logements ou une combinaison de ces facteurs.
Les autres filles qui vivaient en ménages privés (0,8 % des filles âgées de 14 ans et moins) étaient retrouvées à
l’extérieur de familles de recensement en 2011, principalement en familles d’accueil (0,5 %), ou avec d’autres
personnes apparentées, comme des tantes ou des oncles (0,3 %). Les tendances étaient similaires chez les garçons.
Encadré 1
Faible proportion de femmes et de filles vivant dans des logements collectifs
La plupart des Canadiens vivent dans des ménages privés, mais un nombre important de personnes au pays vivent
dans des logements collectifs1. Au total, 613 100 personnes au Canada vivaient dans des logements collectifs en
2011 : 356 300 femmes et filles et 256 800 hommes et garçons, représentant 2,1 % de la population totale de femmes
et 1,6 % de la population totale d’hommes.
Un faible nombre de filles de moins de 14 ans, soit environ 8 900, vivaient dans des logements collectifs en 2011,
soit 0,3 % des filles. La proportion était la même pour les garçons. La majorité de ces enfants résidaient dans
des colonies huttériennes (61 % des filles et 55 % des garçons vivant dans des logements collectifs). Une autre
proportion de 12 % des filles résidant dans des logements collectifs en 2011 vivaient dans des refuges, 11 %
vivaient dans des logements collectifs de service, comme des hôtels, motels et autres établissements offrant des
services d’hébergement temporaire, et 7,8 % vivaient dans des établissements de soins de santé et établissements
connexes. Dans le cas des garçons, les proportions vivant dans des refuges, des logements collectifs de service et
des établissements de soins de santé et établissements connexes étaient égales en 2011, à 11 % dans chaque cas.
Environ 347 400 femmes et 247 100 hommes de 15 ans et plus vivaient dans une forme de logement collectif en 2011,
soit 2,4 % des femmes et 1,8 % des hommes. Il y avait des différences importantes entre les femmes et les hommes,
toutefois, dans leur représentation dans des logements collectifs particuliers. Près de 8 femmes sur 10 (78 %) vivant
dans des logements collectifs en 2011 résidaient dans un des trois types d’établissements de soins de santé et
établissements connexes (foyer de soins infirmiers, 46 %; résidence pour personnes âgées, 28 %; hôpital2, 4,0 %), en
raison pour une large part de leur espérance de vie plus longue que celle des hommes. Moins de la moitié (47 %) des
hommes dans les logements collectifs vivaient dans de tels établissements (27 %, 16 % et 4,2 % respectivement).
Pour présenter les choses autrement, parmi la population vivant dans ces établissements de soins de santé et
établissements connexes, 70 % étaient des femmes et 30 % étaient des hommes.
De même, les hommes étaient beaucoup plus susceptibles d’être surreprésentés dans les établissements
correctionnels ou carcéraux que les femmes. Moins de 1 300 femmes se trouvaient dans un établissement
correctionnel ou carcéral en 2011 (0,4 % des femmes vivant dans des logements collectifs), mais près de 20 500
hommes (8,3 % des hommes vivant dans des logements collectifs)3. Autrement dit, parmi la population âgée de
15 ans et plus vivant dans des établissements correctionnels ou carcéraux, 94 % étaient des hommes et environ
6 % étaient des femmes.
En outre, il y avait 6 300 femmes (ou 1,8 % des femmes vivant dans des logements collectifs) en 2011 qui vivaient
dans des refuges, principalement des refuges pour les femmes battues et leurs enfants, mais aussi des refuges pour
personnes sans adresse fixe et d’autres refuges ou centres d’hébergement offrant des services d’aide4. Dans le cas
des hommes, ils étaient 11 700 (soit 4,7 % de ceux vivant dans des logements collectifs) à vivre dans des refuges,
dont la majorité dans des refuges pour personnes sans adresse fixe.
4. Au total, 8,3 % des filles âgées de 14 ans et moins vivaient dans des foyers où vivaient aussi leurs grands-parents, avec ou sans leurs parents.
5. Pour de plus amples renseignements, voir Milan, A., N. Laflamme et I. Wong. 2015. « La diversité des grands-parents qui vivent avec leurs petits-enfants », Regards sur la société canadienne,
avril, no 75-006-X au catalogue de Statistique Canada.
4
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Encadré 1
Faible proportion de femmes et de filles vivant dans des logements collectifs (fin)
Compte tenu de la plus grande longévité des femmes, une proportion plus élevée de femmes âgées que d’hommes
âgés résidaient dans des logements collectifs en 2011 (10 % des femmes de 65 ans et plus comparativement à 5,3 %
des hommes). En 2011, la proportion de femmes et d’hommes dans des logements collectifs augmentait avec l’âge,
passant de moins de 2 % dans chaque cas de 65 à 69 ans à 48 % pour les femmes et à 34 % pour les hommes à
l’âge de 90 ans et plus. Même dans ce groupe d’âge le plus âgé, environ la moitié des femmes (52 %) et deux tiers des
hommes (66 %) âgés de 90 ans et plus vivaient toujours dans un logement privé.
1. Les personnes en logement collectif sont les personnes vivant dans un établissement commercial, institutionnel ou communautaire, comme un établissement de soins
infirmiers ou un hôpital.
2. Cette catégorie comprend les hôpitaux généraux et spécialisés ainsi que les hôpitaux pour personnes souffrant de maladies chroniques et les hôpitaux de soins de
longue durée.
3. De plus, 6,5 % des femmes et 14 % des hommes vivaient dans des foyers collectifs ou des établissements pour handicapés physiques, ou encore dans des centres de
traitement, des foyers collectifs ou des établissements pour personnes ayant des troubles psychiatriques ou des troubles du développement.
4. Selon le Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire de 2013, plus de 33 300 femmes ont été victimes de crimes avec violence signalés à la
police et perpétrés par un conjoint marié ou un partenaire en union libre – actuel ou ancien. « La violence familiale au Canada : Un profil statistique, 2013 », Juristat, no
85-002 X au catalogue de Statistique Canada. Par ailleurs, plus de 2 300 femmes résidant dans des refuges le 16 avril, 2014 avaient fui la violence infligée par le conjoint
marié ou de fait (actuel ou ancien), d’après les données de l’Enquête sur les maisons d’hébergement. Beattie, S. et H. Hutchins. 2015. « Les refuges pour femmes violentées
au Canada, 2014 », Juristat, no 85-002-X au catalogue de Statistique Canada.
Près de 6 femmes sur 10 vivent en couple
Tout comme les filles, la majorité des femmes vivent aussi dans une famille de recensement, mais généralement
dans un rôle différent. En 2011, la plupart des femmes âgées de 15 ans et plus – environ 8 sur 10, soit la même
proportion que chez les hommes – vivaient dans des familles, que ce soit en couple, comme parent seul ou comme
enfant. Près de 6 femmes sur 10 (56 %) et près de 6 hommes sur 10 (59 %) vivaient en couple en 2011 (tableau 2)6,7.
Ces proportions de femmes et d’hommes vivant en couple ont peu varié comparativement à 1981, alors qu’elles
étaient de 60 % pour les femmes et de 62 % pour les hommes. Toutefois, des changements se sont produits au fil
du temps dans la situation conjugale particulière de ces femmes et hommes vivant en couple, c’est-à-dire le fait qu’ils
soient mariés légalement ou qu’ils vivent en union libre.
Tableau 2
Répartition (nombre et pourcentage) des femmes et des hommes de 15 ans et plus, selon la situation dans le ménage,
Canada, 2011
Femmes
Situation dans le ménage
Toutes les situations dans les ménages
Dans un couple
Avec un conjoint marié
Avec un partenaire en union libre
Parents seuls
Comme enfants
Avec des personnes apparentées1
Avec des personnes non apparentées uniquement
Seuls
Nombre
milliers
13 976,5
7 856,0
6 291,9
1 564,2
1 200,3
1 987,3
403,5
535,1
1 994,3
Croissance
Répartition 2006 à 2011
pourcentage
100,0
6,6
56,2
5,0
45,0
3,1
11,2
13,9
8,6
6,0
14,2
6,2
2,9
11,9
3,8
24,9
14,3
8,1
Hommes
Nombre
milliers
13 293,3
7 867,7
6 296,0
1 571,7
327,5
2 443,8
285,4
689,9
1 679,1
Croissance
Répartition 2006 à 2011
pourcentage
100,0
7,2
59,2
5,1
47,4
3,1
11,8
13,9
2,5
16,2
18,4
4,1
2,1
16,3
5,2
25,1
12,6
13,3
1. Il peut y avoir des personnes non apparentées.
Sources : Statistique Canada, recensements de la population, 2006 et 2011.
La plupart des femmes en couple continuent de choisir le mariage, mais on a assisté, au cours des dernières
décennies, à une augmentation du nombre de celles choisissant de vivre au sein d’unions libres. En 2011, parmi les
14 millions de femmes âgées de 15 ans et plus, 45 % étaient mariées, et 11 % vivaient avec leur partenaire en union
libre. En 1981, 56 % des femmes étaient mariées et 3,8 % vivaient en union libre. Dans le cas des hommes, 47 %
étaient mariés en 2011 et 12 % vivaient en union libre, comparativement à 58 % et 3,9 %, respectivement, en 1981.
Il y a certaines régions au Canada où il est plus courant de vivre en union libre (tableau 3). En 2011, la proportion de toutes
les femmes vivant en union libre était la plus forte au Nunavut (25 %), et elle était aussi relativement élevée dans les
Territoires du Nord-Ouest (20 %) et au Yukon (17 %), même si dans chacun des territoires, la proportion de femmes en
6. Un faible nombre de femmes à la fin de leur adolescence déclaraient être légalement mariées.
7. La proportion de femmes en couple était plus élevée chez celles vivant en régions rurales (67 %) que pour celles vivant ailleurs (54 %).
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
5
Familles et situation des particuliers dans les ménages
couple était légèrement plus faible que la moyenne nationale. Les territoires comptent à la fois une population
autochtone proportionnellement plus importante et une population plus jeune qu’ailleurs au Canada, et chacune de
ces deux caractéristiques est associée à une plus grande tendance à vivre en union libre.
Tableau 3
Répartition (en pourcentage) des situations dans les ménages pour les femmes de 15 ans et plus, Canada, province, territoire,
région métropolitaine de recensement et région rurale, 2011
Dans un couple
Lieu de résidence
Canada
Provinces et territories
Terre-Neuve-et-Labrador
Île-du-Prince-Édouard
Nouvelle-Écosse
Nouveau-Brunswick
Québec
Ontario
Manitoba
Saskatchewan
Alberta
Colombie-Britannique
Yukon
Territoires du Nord-Ouest
Nunavut
Régions métropolitaines de recensement
St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador
Halifax, Nouvelle-Écosse
Moncton, Nouveau-Brunswick
Saint John, Nouveau-Brunswick
Saguenay, Québec
Québec, Québec
Sherbrooke, Québec
Trois-Rivières, Québec
Montréal, Québec
Ottawa-Gatineau, Ontario/Québec
Kingston, Ontario
Peterborough, Ontario
Oshawa, Ontario
Toronto, Ontario
Hamilton, Ontario
St. Catharines-Niagara, Ontario
Kitchener-Cambridge-Waterloo, Ontario
Brantford, Ontario
Guelph, Ontario
London, Ontario
Windsor, Ontario
Barrie, Ontario
Grand Sudbury, Ontario
Thunder Bay, Ontario
Winnipeg, Manitoba
Regina, Saskatchewan
Saskatoon, Saskatchewan
Calgary, Alberta
Edmonton, Alberta
Kelowna, Colombie‑Britannique
Abbotsford-Mission,
Colombie‑Britannique
Vancouver, Colombie-Britannique
Victoria, Colombie-Britannique
Régions rurales
Région rurale
Pas une région rurale
Toutes
les
situations
dans les
ménages
Total
Avec un
conjoint
marié
Avec
un
partenaire
en union
libre
100,0
56,2
45,0
11,2
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
60,8
57,7
55,9
58,8
55,5
55,5
56,1
57,8
59,1
55,9
54,0
54,9
54,0
51,5
49,9
46,3
47,5
34,6
48,3
48,0
49,1
49,7
47,4
36,9
34,9
29,4
9,3
7,7
9,6
11,2
21,0
7,3
8,1
8,7
9,4
8,5
17,2
20,1
24,6
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
55,2
54,0
57,8
55,8
60,0
55,7
54,7
53,9
52,4
54,8
55,1
55,8
57,1
53,0
55,0
55,0
57,6
56,2
57,1
54,3
54,0
57,2
57,2
54,0
53,4
54,3
54,5
57,8
56,6
57,8
45,6
44,0
45,5
47,2
35,9
30,2
30,8
30,3
35,3
43,4
45,2
46,3
48,4
47,9
47,7
47,2
49,4
46,6
48,4
46,0
47,8
47,1
46,1
44,9
45,7
46,2
46,6
49,4
47,8
48,8
100,0
100,0
100,0
58,6
53,8
53,2
100,0
100,0
66,5
53,9
Parents
seuls
pourcentage
8,6
Avec des
personnes
Avec des
non
Comme
personnes apparentées
enfants apparentées1 uniquement
Seuls
14,2
2,9
3,8
14,3
8,9
8,8
9,4
9,0
8,4
9,0
9,0
8,8
7,7
8,0
10,1
11,0
15,1
12,6
13,9
12,4
11,9
12,8
16,0
14,3
12,3
13,2
13,6
12,3
15,7
17,7
2,7
2,1
2,5
2,4
2,4
3,2
2,9
2,4
2,8
3,2
2,9
3,5
4,5
3,0
3,5
4,3
3,7
3,3
3,5
3,0
3,8
5,2
4,9
5,9
5,3
2,9
12,1
13,9
15,4
14,2
17,6
12,7
14,8
14,9
12,0
14,4
14,8
9,6
5,8
9,6
10,0
12,3
8,6
24,1
25,5
23,8
23,6
17,1
11,4
9,9
9,5
8,7
5,2
7,2
7,8
8,1
9,6
8,7
8,3
6,2
10,1
11,1
9,1
7,7
8,1
8,0
8,4
8,8
9,0
9,7
8,9
8,3
10,4
7,0
7,1
7,7
8,4
9,2
8,5
8,4
8,5
10,0
9,5
9,3
9,6
8,7
10,4
8,0
9,1
10,5
9,5
9,0
9,6
9,3
9,6
8,5
7,4
8,3
7,5
13,8
12,4
11,1
13,0
11,7
11,3
10,9
11,0
14,1
14,2
12,5
13,1
17,1
18,1
16,1
14,5
15,4
15,1
14,0
14,1
16,2
15,9
13,1
14,1
14,9
13,2
12,8
13,8
13,9
11,2
3,1
2,6
2,5
2,4
1,9
1,8
1,7
2,0
2,8
2,7
2,2
2,4
2,9
4,3
2,7
2,4
2,7
2,4
2,7
2,4
2,6
3,0
2,1
2,1
3,3
2,7
3,0
3,1
3,2
2,4
4,9
6,3
5,4
3,7
2,3
3,6
3,9
3,5
3,7
4,5
5,4
5,0
3,0
3,9
2,8
3,2
3,7
2,7
4,8
4,1
2,6
4,1
3,3
3,0
3,4
4,3
6,2
5,7
5,3
5,8
13,3
15,8
14,9
14,7
16,9
20,6
21,2
21,2
17,8
15,3
16,4
15,1
10,0
11,2
14,1
15,3
12,0
13,2
13,4
16,0
14,2
10,4
15,4
17,1
15,8
15,9
15,0
12,3
12,7
15,3
52,2
47,0
43,3
6,4
6,7
9,9
8,2
7,9
7,6
15,0
15,8
10,5
3,7
3,9
2,5
3,6
4,9
6,6
10,9
13,7
19,6
52,2
43,4
14,3
10,5
6,3
9,1
13,7
14,3
2,1
3,1
2,1
4,2
9,2
15,4
1. Il peut y avoir des personnes non apparentées.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2011.
6
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
La proportion de femmes vivant en union libre en 2011 était presque deux fois plus élevée au Québec (21 %) que dans
l’ensemble du Canada (11 %). La popularité des unions libres au Québec est le résultat de la Révolution tranquille qui
s’est amorcée dans les années 19608, et rend compte des changements qui se sont produits partout au Canada, mais
qui ont été particulièrement importants au Québec, c’est-à-dire la baisse de l’influence de l’église sur la vie familiale,
combinée à l’essor du mouvement féministe et à un accès plus facile au divorce. Au Québec, en 2011, environ un
quart des femmes vivant dans des régions métropolitaines de recensement (RMR) de Québec (25 %), de Saguenay,
de Sherbrooke et de Trois-Rivières (24 % chacune) vivaient en union libre, et cette proportion se chiffrait à 17 %
à Montréal. Les tendances étaient similaires pour les hommes.
Les conjoints mariés sont généralement plus âgés que les partenaires en union libre. L’âge médian, c’est-à-dire l’âge
qui sépare la moitié de la population plus âgée et la moitié plus jeune, des femmes mariées était de 51,0 ans en
2011, soit près de 13 ans de plus que les femmes en union libre, dont l’âge médian était de 38,4 ans (tableau 4).
Les hommes en couple étaient légèrement plus âgés que les femmes. L’âge médian des hommes mariés était de
53,4 ans en 2011 et l’âge médian des hommes en union libre était de 41,0 ans.
Tableau 4
Âge médian (en années), selon certaines caractéristiques de la famille des femmes et des hommes de 15 ans et plus,
Canada, 2011
Caractéristique de la famille
Conjoint marié
Sans enfants à la maison
Avec au moins un enfant à la maison
Partenaire en union libre
Sans enfants à la maison
Avec au moins un enfant à la maison
Conjoints ou partenaires de sexe opposé
Conjoints ou partenaires de même sexe
Parent dans une famille intacte
Parent ou parent par alliance dans une famille recomposée simple
Parent et/ou parent par alliance dans une famille recomposée complexe
Parent seul
Jamais légalement marié
Divorcé ou séparé1
Veuf
Vivant seul
Vivant avec des personnes apparentées
Vivant avec des personnes non apparentées uniquement
Femmes
Hommes
en années
51,0
53,4
60,8
63,3
44,5
47,1
38,4
41,0
41,2
43,3
37,4
40,0
48,8
51,2
45,6
45,0
43,5
46,1
44,9
47,5
38,4
41,1
46,4
49,4
36,0
40,7
47,3
50,3
72,0
70,0
61,9
50,4
61,1
41,0
31,6
31,8
1. Comprend les personnes mariées dont le conjoint est absent.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2011.
C’est chez les femmes âgées vers la fin de la vingtaine que la proportion de la population vivant en union libre
était la plus importante en 2011 (24 %). Même si la proportion de femmes de 25 à 29 ans vivant en union libre était
nettement plus élevée en 2011 que trente ans plus tôt (7,1 %), la baisse marquée de la proportion de femmes âgées de
25 à 29 ans qui étaient mariées – qui est passée de 66 % en 1981 à 28 % en 2011 – s’est traduite par une baisse
de la proportion totale de femmes vivant en couple en 2011 (graphique 1). La tendance était similaire pour les hommes
de ce groupe d’âge, mais avec des proportions plus faibles d’hommes en couple chaque année.
8. Péron, Y. 2003. « Du mariage obligatoire au mariage facultatif », dans Piché, V. et C. Le Bourdais. La démographie québécoise. Enjeux du XXIe siècle, Les Presses de l’Université de Montréal,
article 3, p. 110 à 143.
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
7
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Graphique 1
Proportion (en pourcentage) de femmes en couple, selon la situation conjugale et le groupe d’âge, Canada, 1981 et 2011
pourcentage
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
15 à
19
ans
20 à
24
ans
25 à
29
ans
30 à
34
ans
35 à
39
ans
40 à
44
ans
45 à
49
ans
50 à
54
ans
55 à
59
ans
60 à
64
ans
65 à
69
ans
1981
70 à
74
ans
75 à
80 15 à
79 ans et 19
ans plus ans
20 à
24
ans
25 à
29
ans
30 à
34
ans
Année et groupe d'âge
Conjointe mariée
35 à
39
ans
40 à
44
ans
45 à
49
ans
50 à
54
ans
55 à
59
ans
60 à
64
ans
65 à
69
ans
70 à
74
ans
75 à
80
79 ans et
ans plus
2011
Partenaire en union libre
Sources : Statistique Canada, recensements de la population, 1981 et 2011.
À partir de 1996 et jusqu’en 2011, la majorité des femmes et des hommes de 20 à 24 ans vivant en couple ont choisi
les unions libres. Il se peut qu’une nouvelle tendance émerge, toutefois, concernant la situation conjugale des jeunes
femmes et hommes au début de la vingtaine. De façon plus particulière, la proportion de jeunes femmes vivant en union
libre a diminué légèrement, pour passer de 16 % en 2001 à 15 % en 2011, la première baisse après deux décennies
d’augmentations, de 1981 à 2001 (la proportion d’hommes a diminué légèrement, pour passer de 9,9 % à 8,9 % au
cours de la même période). Il se peut que ces jeunes adultes au début de la vingtaine reportent le moment où ils se
marient ou commencent à vivre en union libre afin de se concentrer plutôt sur les études, l’emploi ou d’autres objectifs.
Les données futures indiqueront s’il s’agit d’une nouvelle tendance ou simplement d’une fluctuation passagère.
Hausse des unions libres désormais plus rapide chez les femmes plus âgées
Même si la plupart des personnes vivant en union libre sont jeunes et même si la plupart des femmes en couple à
partir de la mi-vingtaine sont mariées, les femmes et les hommes plus âgés vivent de plus en plus en union libre.
En effet, en 1981, 17 % des femmes en union libre avaient 40 ans ou plus, cette proportion étant passée à près de
la moitié (47 %) en 2011. Les unions libres sont de plus en plus importantes pour les femmes dans la quarantaine
et plus, en raison d’un certain nombre de facteurs, y compris la plus grande acceptation de ce type d’union par les
groupes plus âgés, qui souhaitent toujours être en couple, sans le caractère formel d’un mariage légal. En outre, les
partenaires en union libre peuvent demeurer dans des unions qui ont été constituées alors qu’ils étaient plus jeunes.
Plus particulièrement, 1,7 % des femmes âgées de 50 à 54 ans vivaient en union libre en 1981, mais en 2011, cette
proportion était passée à 11 %. Les proportions pour les hommes au début de la cinquantaine étaient de 2,1 % et
12 % en 1981 et en 2011, respectivement. L’augmentation proportionnelle pour certains groupes d’âge coïncide avec
les changements dans l’état matrimonial légal des partenaires en union libre. Parmi les femmes en union libre de
moins de 50 ans, l’état matrimonial légal de la majorité est « jamais mariée », même si la proportion diminue avec l’âge
(graphique 2). Par contre, environ la moitié des femmes en union libre âgées de 50 à 54 ans en 2011 étaient divorcées
ou séparées d’un mariage précédent, cette proportion augmentant ensuite jusqu’au groupe d’âge se situant au début
de la soixantaine. Dans une moindre mesure, la proportion de femmes en union libre dont l’état matrimonial légal
était veuf commence aussi à augmenter, particulièrement à partir de l’âge de 60 ans9.
9. Même si la tendance est similaire pour les hommes qui vivaient en union libre, la proportion de ceux qui étaient divorcés ou séparés dépasse celle des partenaires en union libre jamais
mariés à des âges légèrement plus avancés, mais atteint un sommet plus élevé et à un âge plus avancé que chez les femmes. En outre, la proportion de femmes vivant en union libre qui
étaient veuves commence à augmenter à plus jeune âge comparativement aux hommes et atteint un sommet plus élevé.
8
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Graphique 2
Répartition (en pourcentage) des partenaires en union libre, selon l’état matrimonial légal et le sexe, Canada, 2011
pourcentage
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
15 à 19
ans
20 à 24
ans
25 à 29
ans
30 à 34
ans
35 à 39
ans
40 à 44
ans
45 à 49
ans
50 à 54
ans
55 à 59
ans
60 à 64
ans
65 à 69
ans
70 à 74
ans
75 à 79
ans
Group d’âge
Femmes jamais légalement mariées (célibataires)
Femmes divorcées ou séparées
Veuves
80
ans
et plus
Hommes jamais légalement mariées (célibataires)
Hommes divorcées ou séparées
Veuves
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2011.
Entre 2006 et 2011, le nombre de femmes mariées, dans l’ensemble, a augmenté (+3,1 %), mais la croissance a été
plus rapide pour les femmes qui vivaient en union libre (+14 %). Cette croissance est attribuable en partie au fait que
les membres de la cohorte importante du baby-boom, qui sont nés entre 1946 et 1965, avaient entre 46 et 65 ans
en 2011. Par exemple, la proportion de femmes mariées âgées de 55 à 64 ans a augmenté de 16 % au cours de la
période de cinq ans précédant 2011, tandis que la croissance de la proportion de femmes en union libre dans ce
groupe d’âge était plus du triple, soit 50 % (graphique 3). Toutefois, le groupe d’âge de femmes en union libre qui a
augmenté le plus rapidement est celui des 65 à 74 ans (+75 %), ce qui indique qu’il existe d’autres facteurs que le
vieillissement des baby-boomers qui incitent les femmes plus âgées à choisir cette situation de vie. Dans le cas des
hommes, l’augmentation de la proportion vivant en union libre a aussi été plus rapide chez les 65 à 74 ans (+53 %),
mais inférieure à celle des femmes. Par contre, dans le cas des femmes de 35 à 44 ans, on a noté une baisse du
nombre de partenaires en union libre et de conjointes mariées entre 2006 et 2011, mais aussi de la population totale
de ce groupe d’âge. Ces femmes faisaient partie de la cohorte plus petite ayant suivi celle, de grande taille, des babyboomers. De même, le nombre de conjoints et de partenaires chez les femmes de 15 à 24 ans a diminué au cours
de la période de cinq ans précédant 2011, même si la population totale de femmes de ce groupe d’âge a augmenté,
ce qui appuie l’hypothèse selon laquelle il pourrait y avoir, dans une certaine mesure chez certaines jeunes femmes,
un désintérêt de la vie en couple.
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
9
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Graphique 3
Croissance (en pourcentage) du nombre de femmes qui étaient des partenaires en union libre, des conjointes mariées et de
la population totale des femmes¹, selon le groupe d’âge, Canada, 2006 à 2011
pourcentage
80
70
60
50
40
30
20
10
0
-10
-20
15 à 24 ans
25 à 34 ans
35 à 44 ans
45 à 54 ans
55 à 64 ans
65 à 74 ans
75 ans et plus
Groupe d'âge
Conjointe mariée
Partenaire en union libre
Population totale
1. Population des ménages privés.
Sources : Statistique Canada, recensements de la population, 2006 et 2011.
Selon l’Enquête sociale générale (ESG) de 2011, environ le cinquième (20 %) de la population âgée de 15 ans et plus a
vécu plus d’une union — qu’il s’agisse d’un mariage ou d’une union libre — avec peu de différences entre les femmes
et les hommes de moins de 65 ans10. Dans le cas des femmes âgées de 25 à 34 ans, la proportion était de 16 %, et
elle est demeurée relativement stable pour les femmes de 35 à 64 ans, entre 25 % et 28 %. La proportion diminue
ensuite pour les 65 à 74 ans (19 % des femmes et 26 % des hommes) et les 75 ans et plus (13 % des femmes et 18 %
des hommes).
Nombre croissant de femmes vivant au sein de couples de même sexe
La plupart des femmes vivant en couple ont un conjoint de sexe opposé. Les unions libres de personnes de même
sexe ont été comptabilisées pour la première fois dans le cadre du Recensement de 2001, et 30 400 femmes et
38 000 hommes avaient alors déclaré faire partie de telles unions. Le mariage des personnes de même sexe a été
légalisé dans certaines provinces à partir de 2003 et, dans l’ensemble du Canada, en 2005. En 2011, 58 800 femmes
vivaient dans des couples de même sexe (tableau 5), soit 39 800 partenaires en union libre et 19 000 conjointes
mariées11.
Tableau 5
Répartition (nombre et pourcentage) des femmes et des hommes en couple, selon la situation conjugale, conjoints de sexe
opposé/conjoints de même sexe, Canada, 2011
Situation du couple
Tous les couples
De même sexe
Mariés
En union libre
De sexe opposé
Mariés
En union libre
milliers
7 856,0
58,8
19,0
39,8
7 797,3
6 272,9
1 524,3
Femmes
pourcentage
100,0
0,7
0,2
0,5
99,3
79,8
19,4
milliers
7 867,7
70,4
23,1
47,3
7 797,3
6 272,9
1 524,4
Hommes
pourcentage
100,0
0,9
0,3
0,6
99,1
79,7
19,4
Note : Il peut y avoir une surestimation des couples mariés de même sexe dans le Recensement de 2011. Au total, on comptait 64 600 couples de même sexe au Canada en 2011, dont 21 000
étaient mariés. La fourchette de surestimation se situe entre 0 et 4 500.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2011.
10. Selon l’ESG de 2001, environ 16 % de la population âgée de 15 ans et plus a vécu plus d’une union.
11. Il peut y avoir une surestimation des couples mariés de même sexe dans le Recensement de 2011. Au total, on comptait 64 600 couples de même sexe au Canada en 2011, dont 21 000
étaient mariés. La fourchette de surestimation se situe entre 0 et 4 500.
10
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
La proportion de couples de même sexe constituée de femmes était plus faible (45 %) que la proportion constituée
d’hommes (55 %) en 2011, avec une tendance similaire pour les couples mariés et en union libre. Au total, les femmes
vivant dans des couples de même sexe représentaient 0,7 % de toutes les femmes en couple au Canada en 2011,
tandis que la proportion d’hommes vivant dans des couples de même sexe représentait 0,9 % de tous les hommes
en couple.
Les femmes vivant au sein de couples de même sexe étaient en moyenne plus jeunes que celles vivant dans des
couples de sexe opposé, environ le quart (25 %) ayant moins de 35 ans en 2011, comparativement au cinquième
(20 %) des femmes des couples de sexe opposé. La proportion de femmes âgées de 65 ans et plus qui vivaient au
sein d’un couple de même sexe se chiffrait à 5,2 %, ce qui équivalait au tiers environ des femmes du même groupe
d’âge vivant avec un conjoint de sexe opposé (15 %). L’âge médian des femmes vivant dans les couples de même
sexe était de 45,6 ans tandis qu’il était de 48,8 ans dans les couples de sexe opposé. Dans le cas des hommes, la
différence était plus importante, soit 45,0 ans et 51,2 ans, pour ceux vivant dans des couples de même sexe et de
sexe opposé, respectivement.
Les couples de même sexe, particulièrement ceux constitués d’hommes, étaient proportionnellement plus susceptibles
de vivre dans les trois plus importantes RMR, soit Toronto, Vancouver et Montréal. En 2011, 33 % des hommes et des
femmes vivant au sein de couples de sexe opposé vivaient dans ces trois RMR, tandis que pour les couples de même
sexe, la proportion était de 39 % pour les femmes et, encore plus élevée, 51 % pour les hommes.
On observe une grande diversité parmi les femmes vivant en couple
La prévalence de la vie en couple, ainsi que la situation conjugale particulière, varient selon les caractéristiques des
femmes, par exemple, si elles déclarent une identité autochtone, sont des immigrantes ou appartiennent à un groupe
de minorités visibles12.
Les femmes qui ont déclaré une identité autochtone13 en 2011 étaient proportionnellement moins susceptibles de
vivre en couple (47 %) que les femmes non autochtones (57 %). Toutefois, les femmes ayant une identité autochtone
étaient plus susceptibles de vivre en union libre (17 %) que les femmes non autochtones (11 %), et la proportion était
la plus forte pour les femmes inuites (23 %), suivies par les femmes des Premières Nations14 (18 %) et les femmes
métisses (15 %)15.
Environ 6 femmes immigrantes sur 10 (62 %) vivaient en couple en 2011, en comparaison à 55 % des femmes non
immigrantes16,17. Les femmes immigrantes étaient plus susceptibles d’être mariées que les femmes non immigrantes
(57 % contre 42 %). La proportion de femmes immigrantes vivant en union libre représentait environ le tiers (4,1 %)
de celle des femmes non immigrantes (13 %). Il se peut que les femmes immigrantes fassent déjà partie de couples,
particulièrement de couples mariés, avant leur arrivée au Canada et qu’elles proviennent de pays où les unions
libres sont moins répandues. De plus, les femmes immigrantes sont en moyenne plus âgées que les femmes non
immigrantes, de sorte qu’elles sont plus susceptibles d’être mariées que de vivre en union libre.
La proportion de femmes vivant en union libre en 2011 atteignait un sommet chez les femmes à la fin de la vingtaine,
tant chez les femmes immigrantes (8,8 %) que chez celles nées au Canada (29 %), tandis que la proportion de
femmes mariées dans le même groupe d’âge s’établissait à 44 % chez les femmes immigrantes et à 24 % chez les
femmes non immigrantes. Parmi les femmes âgées de 25 à 29 ans qui ont immigré entre 2006 et 2011, 7,2 % vivaient
en union libre tandis que 62 % étaient mariées18.
Au total, les femmes de minorités visibles étaient légèrement moins susceptibles d’être en couple (53 %) que les
autres femmes (57 %), la différence étant attribuable à la proportion plus faible de femmes de minorités visibles en
union libre (3,9 % comparativement à 13 % pour les autres femmes). En fait, la proportion de femmes de minorités
visibles qui étaient mariées était légèrement plus élevée, à 49 %, que celle de femmes qui n’appartenaient pas
à un groupe de minorités visibles, soit 44 %. Parmi les femmes appartenant à un groupe de minorités visibles,
il y avait certaines différences : les femmes sud-asiatiques (63 %) et arabes (61 %) étaient les plus susceptibles
12. Selon la Loi sur l’équité en matière d’emploi, on entend par minorités visibles « les personnes autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n’ont pas la peau blanche ».
Il s’agit principalement des groupes suivants : Sud-Asiatique, Chinois, Noir, Philippin, Latino-Américain, Arabe, Asiatique du Sud-Est, Asiatique occidental, Coréen et Japonais.
13. Le terme « identité autochtone » désigne les personnes ayant déclaré être des autochtones, c’est-à-dire des membres des Premières Nations (Indiens de l’Amérique du Nord), des Métis ou
des Inuits et/ou ayant déclaré être un Indien inscrit ou des traités, (c’est-à-dire les personnes qui sont inscrites en vertu de la Loi sur les Indiens du Canada), et/ou ayant déclaré être membre
d’une Première Nation ou d’une bande indienne. L’article 35(2) de la Loi constitutionnelle de 1982 précise que les peuples autochtones du Canada s’entend notamment des Indiens, des Inuits
et des Métis du Canada.
14. Les répondants se sont identifiés comme « Premières Nations (Indiens de l’Amérique du Nord) » dans le questionnaire de l’ENM de 2011; toutefois, le terme « Premières Nations » est
employé tout au long du présent chapitre.
15. Les résultats pour les femmes inuites, des Premières Nations et métisses ont trait à celles ayant une seule identité.
16. La population des non-immigrants est également appelée population née au Canada, même si elle inclut un petit nombre de personnes nées à l’extérieur du Canada, par exemple, les enfants
de diplomates canadiens nés à l’étranger.
17. Si l’on normalise la structure par âge des femmes immigrantes en fonction de celle des femmes non immigrantes, la proportion de femmes immigrantes vivant en couple en 2011
s’établissait à 57 %, ce qui signifie que la proportion plus élevée de femmes immigrantes âgées explique en partie la plus forte proportion de ces femmes qui vivent en couple.
18. Au total, 9,7 % des femmes immigrantes âgées vers la fin de la vingtaine en 2011 et qui sont arrivées au Canada avant 2006 vivaient en union libre, et 34 % étaient mariées.
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
11
Familles et situation des particuliers dans les ménages
d’être en couple en 2011, alors que les femmes noires (34 %) étaient les moins susceptibles. Les proportions les plus
fortes de femmes appartenant à un groupe de minorités visibles qui vivaient en union libre étaient observées chez les
latino-américaines19 (16 %) et chez les noires (15 %), tandis que les proportions les plus faibles se retrouvaient chez
les femmes de l’Asie de l’Ouest, les femmes arabes et les femmes de l’Asie du Sud (3 % ou moins dans chaque cas).
En 2011, 4,5 % des femmes en couple vivaient dans des unions mixtes, c’est-à-dire au sein desquelles un seul
conjoint appartenait à un groupe de minorités visibles, ou encore au sein desquelles les deux conjoints appartenaient
à un groupe de minorités visibles différent. Une décennie plus tôt, soit en 2001, 3,1 % des femmes vivaient dans
des unions mixtes et, en 2006, la proportion était de 3,8 %. Entre 2006 et 2011, la proportion de femmes
dans des unions mixtes a augmenté de 24 %, comparativement à 4,6 % pour les femmes dans des unions non mixtes.
Cette croissance peut être attribuée aux plus grandes possibilités d’établir des rapports avec des personnes d’origines
différentes, ainsi qu’au plus grand nombre de personnes appartenant à des groupes de minorités visibles, ce qui
fait augmenter le bassin de conjoints ou de partenaires potentiels.
Dans l’ensemble, parmi les personnes en couple, 17 % de femmes de minorités visibles et 14 % d’hommes de minorités
visibles étaient en union mixte en 2011, proportions plus élevées que chez les autres femmes et hommes (2,0 % et
2,7 %, respectivement). On a toutefois noté des différences à l’intérieur de groupes de minorités visibles spécifiques
en 2011, par exemple, 25 % des femmes philippines en couple vivaient avec une personne n’appartenant pas à leur
groupe de minorités visibles en 2011, soit plus de trois fois plus que la proportion pour les hommes philippins (8,2 %).
En 2011, parmi les femmes et les hommes arabes en couple, 1 femme arabe sur 10 (9,8 %) et environ 2 hommes arabes
sur 10 (19 %) étaient en couple avec une personne n’appartenant pas à leur groupe de minorités visibles. Dans le cas des
femmes et des hommes noirs, 2 femmes sur 10 (20 %) vivaient dans des unions mixtes en 2011, tout comme environ
3 hommes sur 10 (29 %). Autrement dit, une proportion plus importante de femmes que d’hommes au sein des groupes
philippins (79 %), coréens (71 %), japonais (65 %), chinois (63 %), asiatiques du Sud-Est (60 %) et latino-américains
(55 %) était en union mixte, le contraire étant observé chez les groupes asiatiques du Sud (47 %), asiatiques de l’Ouest
(40 %), noirs (37 %) et arabes (32 %).
Plus de la moitié des femmes mariées ont des enfants à la maison
Un peu plus de la moitié (54 %) des femmes mariées avaient au moins un enfant vivant à la maison en 2011, tout
comme 45 % des femmes vivant en union libre. Les autres, soit 46 % et 55 % respectivement, n’avaient pas d’enfants
vivant à la maison, soit parce qu’elles n’avaient jamais eu d’enfants ou parce que leurs enfants vivaient ailleurs, étant
notamment devenus des adultes ayant leur propre ménage.
Les femmes et les hommes mariés vivant avec des enfants étaient en moyenne plus âgés que ceux vivant en union
libre avec des enfants. L’âge médian pour les femmes mariées avec enfants était de 44,5 ans en 2011 et pour les
femmes en union libre, de 37,4 ans. Dans le cas des hommes, l’âge médian des conjoints mariés avec enfants était
de 47,1 ans et des partenaires en union libre, de 40,0 ans. Du fait de leur âge en moyenne plus avancé, une proportion
plus élevée de femmes mariées que de femmes vivant en union libre avaient des enfants de 25 ans et plus vivant à
la maison, soit 6,4 % et 1,4 %, respectivement. Les échanges entre parents et enfants adultes en matière de soutien
économique, émotionnel et en situation de perte d’autonomie peuvent être dans les deux sens lorsque toutes ces
personnes partagent le même domicile, entraînant une dynamique différente de celle retrouvée au sein des familles
avec de jeunes enfants.
Les couples mariés étaient aussi proportionnellement plus susceptibles d’avoir de plus grandes familles et moins
susceptibles d’avoir des enfants qui étaient tous d’âge préscolaire comparativement aux couples vivant en union
libre. Parmi les couples mariés ayant des enfants en 2011, 38 % avaient un enfant à la maison, 43 %, deux enfants,
et 19 %, trois enfants ou plus. Près de la moitié des couples en union libre (46 %) avaient un enfant vivant à la maison,
39 %, deux enfants, et 16 %, trois enfants ou plus. Alors que 17 % des couples mariés avaient des enfants qui étaient
tous âgés de cinq ans et moins, cette proportion représentait presque le double pour les couples en union libre,
soit 32 %.
En 2011, les femmes vivant au sein de couples de sexe opposé étaient beaucoup plus susceptibles d’avoir des
enfants vivant à la maison que les femmes vivant au sein de couples de même sexe, soit 53 % et 17 % respectivement.
Les couples de même sexe féminin, toutefois, étaient plus de quatre fois plus susceptibles d’avoir des enfants (17 %)
que les couples de sexe masculin (3,8 %). Au total, environ les quatre cinquièmes (79 %) de tous les couples de même
sexe ayant des enfants étaient des couples de femmes.
19. Environ 54 % des femmes latino-américaines étaient en couple, ce qui est légèrement plus élevé que chez les femmes de minorités visibles, dans l’ensemble, mais plus faible que chez les
femmes n’appartenant pas à un groupe de minorités visibles.
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Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Les femmes sont moins susceptibles que les hommes d’être des parents par alliance
Les familles comptant un couple ayant des enfants à la maison peuvent être classées comme des familles intactes
ou des familles recomposées qui, à leur tour, peuvent être classées comme des familles recomposées simples ou
complexes20. Parmi les 4,1 millions de femmes qui faisaient partie de couples vivant avec des enfants en 2011, 88 %
étaient des mères vivant au sein de familles intactes, tandis que 12 % étaient des mères ou des mères par alliance
vivant au sein de familles recomposées, soit les mêmes proportions que pour les hommes (tableau 6).
Tableau 6
Répartition (nombre et pourcentage) des femmes et des hommes en couple avec enfants, selon la situation de la famille
recomposée, Canada, 2011
En couple avec enfants
Tous les parents en couple
Parent dans une famille intacte1
Parent et/ou parent par alliance dans une famille recomposée
Parent ou parent par alliance dans une famille recomposée simple
Parent dans une famille recomposée simple
Parent par alliance dans une famille recomposée simple
Parent et/ou parent par alliance dans une famille recomposée complexe
Parent d’enfants communs et d’enfants propres dans une famille recomposée complexe
Parent et parent par alliance dans une famille recomposée complexe
milliers
4 113,0
3 602,3
510,8
316,4
219,6
96,8
194,3
115,5
78,8
Femmes
pourcentage
100,0
87,6
12,4
7,7
5,3
2,4
4,7
2,8
1,9
Hommes
milliers pourcentage
4 105,6
100,0
3 598,9
87,7
506,6
12,3
313,0
7,6
95,1
2,3
217,9
5,3
193,7
4,7
35,0
0,9
158,7
3,9
1. Les parents avec au moins un enfant, lorsqu’il ne peut pas être déterminé s’il y a des enfants par alliance, sont considérés comme des familles intactes.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2011.
Parmi les 510 800 femmes vivant au sein de familles recomposées, 66 % avaient seulement un ou des enfants
biologiques ou adoptés à la maison, 19 % avaient seulement un ou des enfants de leur conjoint ou partenaire, et 15 %
avaient leurs enfants biologiques ou adoptés en plus de ceux du conjoint. Les femmes sont plus susceptibles que
les hommes d’avoir et de conserver la garde de leurs enfants. Par conséquent, les femmes sont non seulement plus
susceptibles que les hommes d’être des parents seuls, mais elles sont aussi plus susceptibles d’amener leurs enfants
biologiques ou adoptés dans une famille recomposée. Par conséquent, parmi les 506 600 hommes appartenant à
des familles recomposées, 26 % avaient seulement leurs enfants biologiques ou adoptés à la maison, 43 % avaient
seulement les enfants de leur conjointe ou partenaire, et 31 % avaient leurs enfants biologiques ou adoptés, ainsi que
ceux de leur conjointe ou partenaire21.
La majorité des femmes et des hommes vivant au sein de familles intactes en 2011 étaient mariés (87 %) et les
autres vivaient en union libre (13 %). Parmi les femmes qui avaient seulement leurs propres enfants biologiques
ou adoptés dans une famille recomposée simple22, toutefois, 45 % étaient mariées et 55 % vivaient en union libre.
De même, dans le cas des femmes vivant au sein de familles recomposées simples avec les enfants de leur conjoint
ou partenaire seulement23, 57 % étaient mariées et 43 % vivaient en union libre. Le fait de vivre en union libre peut
être le résultat d’un choix ou d’une contrainte, étant donné qu’il se peut que le mariage soit impossible parce qu’un
membre du couple n’a pas divorcé d’un conjoint précédent.
Les résultats pour les hommes étaient essentiellement les mêmes que pour les femmes : lorsque les hommes
appartenaient à une famille recomposée avec seulement les enfants biologiques ou adoptés de leur conjointe ou
partenaire, ils étaient moins susceptibles d’être mariés (45 %) que de vivre en union libre (55 %), mais lorsque la
famille recomposée simple comprenait uniquement les enfants des hommes, ces hommes étaient plus susceptibles
d’être mariés (58 %) que de vivre en union libre (42 %). En résumé, la proportion de femmes mariées faisant partie
d’une famille recomposée simple comptant uniquement leurs propres enfants était plus faible que chez les femmes
vivant en union libre, mais on note l’effet inverse chez les hommes.
20. Famille intacte : Une famille comptant un couple dans laquelle tous les enfants du ménage sont les enfants biologiques et/ou adoptés des deux membres du couple.
Famille recomposée : Une famille comptant un couple dans lequel au moins un enfant est l’enfant biologique ou adopté d’un seul des conjoints mariés ou des partenaires en union libre, dont
la naissance ou l’adoption a précédé l’union actuelle. Les couples avec enfants pour lesquels on ne peut déterminer s’il y a présence d’enfants nés d’une union précédente seront considérés
comme des familles intactes.
Famille recomposée simple : Famille recomposée dans laquelle tous les enfants sont les enfants biologiques ou adoptés d’un seul des conjoints mariés ou en union libre, dont la naissance ou
l’adoption a précédé la relation actuelle.
Famille recomposée complexe : Il existe trois types de familles recomposées. Tout d’abord, une famille comptant un couple dans laquelle il y a au moins un enfant des deux parents et au
moins un enfant d’un seul parent. En deuxième lieu, une famille comptant un couple dans laquelle il y a au moins un enfant de chaque parent et aucun enfant des deux parents. En troisième
lieu, une famille comptant un couple dans laquelle il y a au moins un enfant des deux parents et au moins un enfant de chaque parent.
21. Au total, on comptait 175 700 mères par alliance en 2011, soit 4,3 % des femmes en couple avec enfants. En comparaison, 9,2 % des hommes en couple avec enfants étaient des pères par
alliance. Environ 2,4 % des femmes en couple avec enfants étaient des mères par alliance dans une famille recomposée simple (comparativement à 5,3 % des hommes qui étaient des pères
par alliance), et 1,9 % des femmes étaient des mères ou des mères par alliance d’une famille recomposée complexe, tout comme 3,9 % des hommes qui étaient des pères ou des pères par
alliance d’une famille recomposée complexe.
22. Ce qui signifie que la famille était constituée d’une femme, de ses enfants biologiques ou adoptés d’une union précédente et du conjoint ou partenaire de cette femme.
23. Ce qui signifie que la famille était constituée d’une femme, de son conjoint ou partenaire, et des enfants biologiques ou adoptés de son conjoint ou partenaire d’une union précédente.
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Familles et situation des particuliers dans les ménages
Les femmes et les hommes des familles recomposées complexes, toutefois, étaient plus susceptibles d’être mariés
que de vivre en union libre lorsqu’un enfant biologique ou adopté des deux parents était présent. Par contre,
les femmes et les hommes étaient plus susceptibles de vivre en union libre que d’être mariés dans les familles
recomposées complexes où il n’y avait pas d’enfants communs.
Les femmes dans des familles recomposées complexes avaient un âge médian plus faible (38,4 ans) en 2011 que
les femmes dans des familles recomposées simples (44,9 ans) ou des familles intactes (43,5 ans). L’âge médian des
mères était plus faible que celui des hommes pour tous les types de familles, même si la tendance était similaire dans
les deux cas.
Proportion plus forte de femmes divorcées ou séparées dans la cinquantaine et plus
Selon les données de l’ESG de 2011, environ cinq millions de personnes ont divorcé ou se sont séparés à un moment
donné au cours de la période de 20 ans précédant l’enquête. Près de la moitié (49 %) de ces personnes ont mis fin
à une union libre, 44 %, à un mariage légal, et une faible proportion (7 %), à une union libre et à un mariage légal24,25.
Les données du recensement peuvent servir à examiner les tendances dans les proportions de femmes et d’hommes
dont l’état matrimonial légal est divorcé ou séparé, ce qui signifie qu’ils étaient mariés légalement et qu’ils ont divorcé
ou se sont séparés plus tôt dans leur vie et qu’ils ne se sont pas remariés26. Au cours des 30 dernières années,
la proportion de femmes de 15 ans et plus divorcées ou séparées a plus que doublé, passant de 5,9 % en 1981 à
13 % en 2011 (et de 4,3 % à 10 % pour les hommes au cours de ces années). Le divorce est devenu plus répandu
avec l’avènement de la Loi sur le divorce de 1968, qui a instauré le divorce sans faute après une séparation de
trois ans ou plus. On a observé une augmentation importante du nombre de divorces après l’entrée en vigueur
de cette loi, et à nouveau à la fin des années 1980, après la modification de la Loi sur le divorce de 1986 pour réduire
la période minimum de séparation à un an.
Au cours des 10 dernières années, toutefois, on a observé une diminution de la proportion de femmes et d’hommes
de moins de 50 ans qui était divorcés ou séparés. La baisse a commencé encore plus tôt chez certains groupes
d’âge, par exemple, 16 % des femmes à la fin de la trentaine étaient divorcées ou séparées en 1996, mais seulement
12 % en 2011. Dans le cas des hommes de ce groupe d’âge, les proportions ont diminué pour passer de 12 %
à 8,3 % entre 1996 et 201127. Parmi les raisons de la proportion plus faible de la population de moins de 50 ans
divorcée ou séparée figurent la diminution de la proportion de jeunes adultes légalement mariés et l’augmentation de
la proportion de la population jamais mariée, dont de nombreux membres choisissent de vivre en union libre.
Toutefois, la proportion de femmes de 50 ans et plus qui ont divorcé ou se sont séparées et qui ne se sont pas
remariées a augmenté et est maintenant la plus élevée pour les femmes à la fin de la cinquantaine (graphique 4).
Plus du cinquième (22 %) des femmes de 55 à 59 ans en 2011 étaient divorcées ou séparées (tout comme 19 %
des hommes), soit plus de trois fois la proportion de ce groupe d’âge en 1981, soit 6,9 % (et 5,9 % des hommes).
En 1981, la proportion la plus forte de femmes divorcées ou séparées était à la fin de la trentaine et au début de la
quarantaine (près de 10 %), tandis que pour les hommes, la proportion était la plus forte dans la quarantaine et le
début de la cinquantaine (environ 7 %). Parmi la population divorcée ou séparée, la dissolution de l’union peut s’être
produite beaucoup plus tôt dans la vie. Par exemple, pour la population âgée de 55 ans et plus en 2011, dont le
premier mariage s’est terminé par un divorce, l’union s’est dissoute en moyenne à l’âge de 40,3 ans pour les femmes
et de 37,8 ans pour les hommes28. En outre, les femmes et les hommes qui ne se remarient pas conservent l’état
matrimonial légal de divorcés ou de séparés, même celles et ceux qui vivent en union libre par la suite.
24. Sinha, M. 2014. « Rôle parental et pension alimentaire après une séparation ou un divorce», Mettre l’accent sur les Canadiens : résultats de l’Enquête sociale générale, no 89-652-X au
catalogue de Statistique Canada.
25. La population des personnes séparées dans les données de l’ESG de 2011 comprend celles qui sont séparées légalement et celles qui sont séparées d’un partenaire en union libre, tandis
que les données du recensement ont trait aux personnes séparées d’un conjoint d’un mariage légal. Pour un examen plus poussé de la mesure de la séparation et du divorce au Canada,
voir Sinha, M. 2014. « Rôle parental et pension alimentaire après une séparation ou un divorce », Mettre l’accent sur les Canadiens : résultats de l’Enquête sociale générale, no 89-652-X au
catalogue de Statistique Canada.
26. Les personnes dont l’état matrimonial légal est divorcé ou séparé conservent cet état, même si elles vivent en union libre par la suite. S’il y a un mariage légal par la suite, l’état matrimonial
légal des personnes devient « légalement marié » pour toute la durée du mariage.
27. Milan, A. 2013. « État matrimonial : aperçu, 2011 », Rapport sur l’état de la population du Canada, no 91-209-X au catalogue de Statistique Canada.
28. Milan, A., I. Wong et M. Vézina. 2014. « Nouvelles tendances dans le mode de vie et la conjugalité des personnes âgées d’aujourd’hui et de demain », Regards sur la société canadienne,
no 75-006-X au catalogue de Statistique Canada.
14
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Graphique 4
Proportion (en pourcentage) de femmes1 dont l’état matrimonial légal est divorcé ou séparé, selon le groupe d’âge, Canada,
1981 à 2011
pourcentage
25
20
15
10
5
0
15 à 19
ans
20 à 24
ans
25 à 29
ans
30 à 34
ans
35 à 39
ans
40 à 44
ans
45 à 49
ans
50 à 54
ans
55 à 59
ans
60 à 64
ans
65 à 69
ans
70 à 74
ans
75 à 79
ans
Group d'âge
1981
1991
2001
80
ans
et plus
2011
1. Population des ménages privés.
Note : En 1981, la population divorcée et séparée exclut les partenaires en union libre dont l’état matrimonial légal était divorcé ou séparé.
Sources : Statistique Canada, recensements de la population, 1981, 1991, 2001 et 2011.
Le quart des parents divorcés ou séparés avaient des enfants de 18 ans ou moins
Au moment de la dissolution légale d’un mariage, le divorce peut susciter d’autres enjeux reliés à la famille, comme la
pension alimentaire, la division de la propriété ou des ressources financières, ainsi que l’accès aux enfants et la garde
des enfants. Ces enjeux font souvent l’objet d’une entente de séparation et ne nécessitent pas de se présenter devant
les tribunaux si la demande de divorce légal n’est pas contestée.
Selon l’ESG de 2011, près de 4 personnes divorcées ou séparées sur 10 (38 %) avaient eu un enfant au moment de
la séparation ou du divorce, et le quart de ces personnes (24 %) avaient au moins un enfant de 18 ans ou moins29,30.
Comme il y a davantage de personnes mariées que de personnes vivant en union libre et comme davantage
d’enfants sont issus de parents mariés que de parents en union libre, les dissolutions de mariages légaux étaient
presque deux fois plus susceptibles que celles d’unions libres de toucher des enfants de 18 ans ou moins. Au total,
3 personnes sur 10 mariées légalement et séparées ou divorcées (30 %) avaient un enfant avec leur ex-conjoint ou
partenaire, comparativement à 17 % des couples en union libre séparés.
L’ESG de 2011 nous apprend que la majorité des Canadiens séparés ou divorcés avaient des ententes écrites
concernant les enjeux relatifs aux enfants, et d’autres avaient uniquement une entente verbale ou pas d’entente du
tout concernant les enjeux relatifs aux enfants, comme la résidence principale, le partage du temps passé avec les
enfants ou la pension alimentaire. Parmi les personnes ayant une entente écrite, certaines les avaient préparées avec
l’aide d’un avocat ou seules, tandis que d’autres avaient eu recours à des services de justice familiale, comme la
médiation ou une autre méthode de règlements des différends. En ce qui a trait à la résidence principale de l’enfant,
c’est-à-dire l’endroit où un enfant vit la plupart du temps, 59 % des Canadiens divorcés ou séparés ayant des enfants
de 18 ans ou moins avaient une entente écrite, 32 % avaient une entente verbale, et 9 % n’avaient pas d’entente
du tout31.
Toujours selon l’ESG de 2011, la plupart des parents divorcés et séparés (70 %) à qui on a posé des questions
concernant la résidence principale de l’enfant ont indiqué que celui-ci vivait principalement avec sa mère32. En outre,
15 % des parents ont déclaré que l’enfant vivait principalement avec son père, 9 % ont déclaré que l’enfant vivait
autant de temps chez l’un ou l’autre de ses parents, et environ 6 % ont indiqué qu’ils avaient d’autres arrangements33.
29. Sinha. M. 2014. « Rôle parental et pension alimentaire après une séparation ou un divorce », Mettre l’accent sur les Canadiens : résultats de l’Enquête sociale générale, no 89-652-X au
catalogue de Statistique Canada.
30. Analyse de l’ESG 2011 dans cette section fondée sur les parents ayant un ou plusieurs enfants (âgés de 18 ans et moins au moment de l’enquête), qui ne vivent pas tous dans la même
résidence principale, et qui se sont séparés ou ont divorcés au cours des 20 dernières années.
31. Allen, M. 2013. « Le profil des causes de droit de la famille visant les enfants portées devant les tribunaux civils, 2011-2012 », Juristat, no 85-002-X au catalogue de Statistique Canada.
32. Toutefois, on n’a pas posé de questions particulières aux parents divorcés et séparés concernant les modalités de garde de leurs enfants.
33. Statistique Canada. 2012. « Tableau 18 – Distribution des parents séparés ou divorcés, selon la résidence principale de leurs enfants, Canada, 2011 », Enquête sociale générale de 2011 :
Aperçu des familles au Canada – Certains tableaux sur les familles au Canada, no 89-650-X au catalogue, no 1.
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
15
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Près des deux tiers (64 %) des parents qui ne résidaient pas avec leur enfant ont déclaré lors de l’ESG de 2011
qu’ils versaient une pension alimentaire pour l’enfant à ce moment, et la plupart d’entre eux étaient les pères (92 %).
Des paiements de pension alimentaire ont aussi été déclarés par à peu près un parent sur cinq (19 %) dont l’enfant
passait autant de temps avec chacun des parents. À l’opposé, une pension alimentaire était reçue par 41 % des
parents qui résidaient avec leur enfant, et 93 % d’entre eux étaient les mères34,35.
Selon l’Enquête sur les tribunaux civils de 2013-201436,37, environ 313 200 causes portées devant les tribunaux civils
étaient des causes de droit de la famille, dont près de 37 % de causes de divorce (tableau 7). La majorité des causes
de divorce n’étaient pas contestées et ne comportaient pas d’autres enjeux. De façon plus particulière, les deux tiers
(66 %) des 114 900 causes de divorce en 2013-2014 ne comportaient pas d’enjeux déterminés d’accès, de garde ou
de pension alimentaire, tandis que le reste (34 %) comportait de tels enjeux. En outre, les autres causes de droit de la
famille, soit environ 3 sur 10 (29 %), étaient aussi liées à l’accès, à la garde et/ou à la pension alimentaire38.
Tableau 7
Répartition (nombre et pourcentage) des causes actives de droit familial de tribunaux civils, selon le type, Canada, 2013-2014
Type de cause de tribunal civil
Total des causes de droit familial
Causes de protection de l’enfant
Causes de divorce
Causes de divorce sans enjeu déterminé
Causes de divorce avec enjeu déterminé
Autres causes familiales
Causes d’accès et/ou de garde
Causes d’accès et/ou et de pension alimentaire
Causes de pension alimentaire
Autres types de causes
Types de causes inconnus
nombre
milliers
313,2
31,8
114,9
76,0
38,9
166,5
24,8
34,7
31,9
67,9
7,2
Répartition
pourcentage
100,0
10,2
36,7
24,3
12,4
53,2
7,9
11,1
10,2
21,7
2,3
Notes : Comprend uniquement les secteurs de compétence qui déclarent des données à l’Enquête sur les tribunaux civils (ETC). La Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Ontario, la
Saskatchewan, l’Alberta, la Colombie-Britannique, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut. La Saskatchewan a commencé à déclarer des données en 2013-2014, en incluant
uniquement les causes devant les tribunaux supérieurs (Cour du Banc de la Reine) dans les districts judiciaires de Regina et Saskatoon (les causes devant le tribunal provincial et le registraire en
matière de faillite de ces districts judiciaires sont exclues). L’Enquête sur les tribunaux civils est conçue pour recueillir plus d’un type d’enjeu familial lié à une cause. Par exemple, si une cause
fait intervenir un divorce, ainsi que des modalités de garde et d’accès, chacun de ces enjeux peut être compris dans l’enquête. La méthodologie utilisée pour classer les causes familiales dans
ce tableau est fondée sur tous les enjeux qui ont été déterminés pour une cause, pendant la durée de la cause. On a appliqué la hiérarchie suivante à la classification, afin de regrouper les causes
selon les enjeux en catégories s’excluant mutuellement : 1) divorce, 2) protection de l’enfant, 3) accès et/ou garde et pension alimentaire, 4) accès et/ou garde, 5) pension alimentaire. En général,
le divorce et la protection de l’enfant représentent chacun l’enjeu principal déterminé dans une cause (le premier enjeu déclaré), et seulement un très petit nombre de causes de droit familial
comportent ces deux enjeux. L’enjeu de la pension alimentaire peut comprendre la pension alimentaire pour l’enfant et/ou la pension alimentaire pour le conjoint et une pension alimentaire non
précisée. Les autres enjeux déclarés dans le cadre de l’enquête sont les suivants : séparation, tutelle, exécution de l’ordonnance alimentaire, propriété, rôle parental, adoption, protection civile,
questions de succession, questions constitutionnelles/charte et autres enjeux familiaux. La collecte des données se fait à partir des dossiers administratifs conservés dans les systèmes automatisés des tribunaux civils. Comme les données sont tirées d’enregistrements conservés à l’origine à des fins non statistiques, des données d’enquête complètes ne sont pas toujours disponibles.
Par exemple, les données relatives à l’enjeu, comme la garde, l’accès et la pension alimentaire, ne sont pas toujours disponibles dans les systèmes d’information des tribunaux et, de ce fait,
peuvent faire l’objet d’une sous déclaration.
Source : Statistique Canada, Enquête sur les tribunaux civils, 2013-2014, tableau Cansim 259-00112.
34. Sinha, M. 2014. « Rôle parental et pension alimentaire après une séparation ou un divorce », Mettre l’accent sur les Canadiens : résultats de l’Enquête sociale générale, no 89-652-X au
catalogue de Statistique Canada.
35. Certaines ententes de pension alimentaire, si elles sont imposées par le tribunal, ou si elles sont inscrites auprès d’un tribunal, peuvent être inscrites à un programme d’exécution des
ordonnances alimentaires (PEOA). De même, en date du 31 mars 2014, 96 % des destinataires d’une pension alimentaire inscrits à des programmes d’exécution des ordonnances
alimentaires étaient des femmes, selon l’Enquête sur les programmes d’exécution des ordonnances alimentaires de 2013-2014, pour huit secteurs de compétence : Terre-Neuve-et-Labrador,
Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Saskatchewan, Alberta, Yukon et Territoires du Nord-Ouest. Sont exclus les cas où le type de destinataire ou le sexe du
destinataire est inconnu, ainsi que les cas de programme d’exécution des ordonnances alimentaires dont le payeur vit à l’extérieur du secteur de compétence.
36. L’Enquête sur les tribunaux civils est conçue pour recueillir plus d’un type d’enjeu familial lié à une cause. Par exemple, si une cause fait intervenir un divorce, ainsi que des modalités de
garde et d’accès, chacun de ces enjeux peut être compris dans l’enquête. La méthodologie utilisée pour classer les causes familiales dans ce tableau est fondée sur tous les enjeux qui ont
été déterminés pour une cause, pendant la durée de la cause. On a appliqué la hiérarchie suivante à la classification, afin de regrouper les causes selon les enjeux en catégories s’excluant
mutuellement : 1) divorce, 2) protection de l’enfant, 3) accès et/ou garde et pension alimentaire, 4) accès et/ou garde, 5) pension alimentaire. En général, le divorce et la protection de l’enfant
représentent chacun l’enjeu principal déterminé dans une cause (le premier enjeu déclaré), et seulement un très petit nombre de causes de droit familial comportent ces deux enjeux. L’enjeu
de la pension alimentaire peut comprendre la pension alimentaire pour l’enfant et/ou la pension alimentaire pour le conjoint et une pension alimentaire non précisée. Les autres enjeux
déclarés dans le cadre de l’enquête sont les suivants : séparation, tutelle, exécution de l’ordonnance alimentaire, propriété, rôle parental, adoption, protection civile, questions de succession,
questions constitutionnelles/charte et autres enjeux familiaux. La collecte des données se fait à partir des dossiers administratifs conservés dans les systèmes automatisés des tribunaux
civils. Comme les données sont tirées d’enregistrements conservés à l’origine à des fins non statistiques, des données d’enquête complètes ne sont pas toujours disponibles. Par exemple,
les données relatives à l’enjeu, comme la garde, l’accès et la pension alimentaire, ne sont pas toujours disponibles dans les systèmes d’information des tribunaux et, de ce fait, peuvent faire
l’objet d’une sous-déclaration.
37. Les secteurs de compétence qui ont déclaré des données à l’Enquête sur les tribunaux civils en 2013-2014 comprennent la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Ontario, la
Saskatchewan (Regina et Saskatoon seulement), l’Alberta, la Colombie-Britannique, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut.
38. Au total, environ 42 % des causes de droit familial (peu importe s’il s’agissait ou non d’une cause de divorce) comportaient des enjeux d’accès, de garde et de pension alimentaire.
16
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Stabilité dans l’évolution de la proportion de mères seules
Les familles monoparentales sont le résultat d’un divorce ou d’une séparation, du décès d’un conjoint ou partenaire
ou de la naissance d’un enfant à l’extérieur d’une union. En 2011, les familles monoparentales ayant à leur tête une
femme représentaient 13 % de toutes les familles de recensement, et les familles monoparentales ayant à leur tête
un homme, 3,5 %. Si l’on exprime la chose selon une autre perspective, en 2011, 79 % des familles monoparentales
avaient à leur tête une mère et 21 %, un père, et ce ratio de quatre pour un est demeuré relativement constant au
cours des 50 dernières années.
Toutefois, entre 2006 et 2011, les familles monoparentales ayant à leur tête une mère ont augmenté à un rythme
plus lent (+6,0 %) que les familles monoparentales ayant à leur tête un homme (+16 %). Comme la proportion de
couples ayant la garde conjointe a augmenté, cela accroît la probabilité qu’un enfant de parents divorcés ou séparés
réside avec le père le jour du recensement. Dans nombre de cas, le parent qui ne réside pas avec l’enfant participe,
physiquement, émotivement et/ou financièrement, à la vie de cet enfant, et il se peut que l’enfant vive à temps partiel
avec lui.
Au cours du dernier siècle, les cheminements vers la monoparentalité ont évolué, tant chez les femmes que chez les
hommes. En 2011, environ la moitié (49 %) des mères seules étaient divorcées ou séparées39, 32 % n’avaient jamais
été légalement mariées, et le cinquième d’entre elles (18 %) étaient veuves. Trente ans plus tôt, en 1981, une proportion
plus élevée de mères seules mariées étaient divorcées ou séparées (56 %) ou veuves (33 %), et une proportion plus
faible d’entre elles n’avaient jamais été mariées (11 %). Dans le cas des pères seuls, 56 % étaient divorcés ou séparés
en 2011, 29 % n’avaient jamais été légalement mariés, et 15 % étaient veufs. En 1981, ces proportions pour les pères
seuls étaient de 66 %, 4,1 % et 30 % respectivement. Ce changement dans l’état matrimonial des parents seuls
rend compte de la dissolution des unions libres de nombreux partenaires jamais légalement mariés, ainsi que des
naissances à l’extérieur du mariage. Plus tôt au 20e siècle, la proportion de parents divorcés et séparés aurait été
beaucoup plus faible, avec une proportion correspondante plus importante de parents veufs, compte tenu des taux
de mortalité élevés des femmes et des hommes40.
En 2011, les mères seules étaient en moyenne plus jeunes que les pères seuls. Les âges médians étaient de 46,4 ans
et 49,4 ans respectivement. En 2011, les mères seules jamais mariées avaient un âge médian plus qu’une décennie
plus jeune (36,0 ans) que celles qui étaient divorcées ou séparées (47,3 ans), et la moitié de l’âge médian des mères
seules veuves (72,0 ans). Alors que les pères seuls qui n’avaient jamais été mariés (40,7 ans) et divorcés ou séparés
(50,3 ans) étaient plus âgés que leurs homologues de sexe féminin, les pères seuls veufs (70,0 ans) étaient plus jeunes
que les mères seules veuves, ce qui est probablement fonction de l’espérance de vie plus grande des femmes.
Parmi les familles monoparentales ayant à leur tête une femme en 2011, un peu plus de la moitié (59 %) avaient un
enfant vivant à la maison, 29 % avaient deux enfants et 11 % avaient trois enfants ou plus. Dans le cas des familles
monoparentales ayant à leur tête un homme, ces proportions étaient de 66 %, 26 % et 7,6 %. Une proportion plus
élevée de familles monoparentales ayant à leur tête une femme que de familles monoparentales ayant à leur tête un
homme comptaient des enfants de cinq ans et moins en 2011 (12 % de toutes les familles monoparentales ayant à
leur tête une femme, comparativement à 9,3 % des familles monoparentales ayant à leur tête un homme).
Alors que 8,5 % de toutes les femmes âgées de 15 ans et plus étaient des mères seules en 2011, la proportion était
d’environ le double pour les femmes qui avaient une identité autochtone (17 %). De façon plus particulière, parmi les
femmes ayant une identité autochtone unique, 19 % des femmes des Premières Nations, 16 % des femmes inuites
et 13 % des femmes métisses étaient des mères seules41. Étant donné ces proportions plus élevées de mères seules
dans la population autochtone, les proportions étaient aussi relativement élevées dans les territoires : Nunavut (15 %),
Territoires du Nord-Ouest (11 %) et Yukon (10 %). Dans le cas des hommes, 2,4 % étaient des pères seuls, et la
proportion était plus élevée pour ceux ayant une identité autochtone, soit 4,6 % – plus précisément, elle se chiffrait à
5,6 % parmi les Inuits, à 5,4 % parmi les membres des Premières Nations et à 3,4 % parmi les Métis.
Une proportion légèrement plus élevée de femmes immigrantes (9,8 %) que de femmes non immigrantes (8,1 %)
étaient des mères seules en 2011, même si ce pourcentage était plus faible pour les femmes immigrantes récentes
qui se sont établies au Canada entre 2006 et 2011 (6,9 %). Une proportion plus faible d’hommes immigrants, 2,3 %,
que de femmes immigrantes, étaient des parents seuls, et ce pourcentage était plus faible encore pour les hommes
immigrants récents, soit 1,3 %.
39. Comprend aussi les parents seuls qui étaient mariés, mais dont le conjoint est absent.
40. Par exemple, il y a 50 ans déjà, en 1961, 61 % des parents seuls étaient veufs, 36 % étaient divorcés ou séparés et 2,7 % n’avaient jamais été mariés.
41. Certaines autres caractéristiques, comme l’âge et la région de résidence, peuvent influer sur la proportion de mères seules. Par exemple, parmi les femmes âgées de 15 à 24 ans, 13 % des
femmes autochtones vivant à l’intérieur des réserves étaient des mères seules, soit une proportion six fois plus élevée que chez les femmes non autochtones du même groupe d’âge vivant à
l’extérieur des réserves (2,0 %). À titre de comparaison, 7,6 % des femmes autochtones âgées de 15 à 24 ans qui vivaient à l’extérieur des réserves étaient des mères seules.
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
17
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Environ 10 % des femmes appartenant à un groupe de minorités visibles étaient des mères seules en 2011, tout
comme 8,1 % des femmes non membres d’un groupe de minorités visibles. Toutefois, les proportions étaient plus
importantes chez les femmes noires (22 %) et latino-américaines (14 %). En comparaison, 5,8 % des femmes sudasiatiques étaient des mères seules, ce qui pourrait découler d’une combinaison d’attentes culturelles et de modèles
d’immigration, entre autre.
Parmi les familles monoparentales, 63 % des mères seules étaient employées en 2014, tout comme 70 % des pères
seuls. Cette proportion était plus significativement élevée pour les mères seules qu’en 1976 (43 %) et légèrement pour
les pères seuls (67 %)42. Il est reconnu depuis longtemps que les familles monoparentales, et plus particulièrement
les familles monoparentales ayant à leur tête une femme, font face à des défis économiques. Selon l’ENM de 2011, le
revenu médian après impôt43 des familles monoparentales ayant à leur tête une femme était de 40 554 $ et, dans le
cas des familles monoparentales ayant à leur tête un homme, de 50 627 $, tandis que pour un couple avec enfants,
le revenu médian après impôt était de 83 881 $. Pour les familles ayant des enfants de cinq ans et moins, le revenu
médian après impôt était de 74 137 $ pour les couples, de 27 554 $ pour les familles monoparentales ayant à leur tête
une femme, et de 40 404 $ pour les familles monoparentales ayant à leur tête un homme44.
Selon l’ENM de 2011, la prévalence des familles à faible revenu45 pour les familles monoparentales ayant à leur
tête une femme était de 34 % et, dans le cas des familles monoparentales ayant à leur tête un homme, de 19 %.
Cette proportion augmentait à près de 6 sur 10 (59 %) pour les familles monoparentales ayant à leur tête une femme
avec des enfants de cinq ans et moins, et à environ 3 sur 10 (28 %) pour les familles monoparentales ayant à leur tête
un homme avec des enfants du même âge. En comparaison, la prévalence du faible revenu était de 13 % pour les
couples avec enfants âgés de cinq ans et moins46.
42. Statistique Canada. Tableau 282-0211 - Enquête sur la population active (EPA), estimations selon le type de famille et la composition des familles par âge, annuel (personnes sauf indication
contraire), CANSIM (base de données).
43. Le revenu après impôt est le revenu total de toutes provenances, après déduction des impôts fédéraux, provinciaux et territoriaux pour 2010. Le revenu médian d’un groupe déterminé de
familles est le montant qui divise leur répartition de taille de revenu, classée selon la taille du revenu, en deux moitiés. C’est donc dire que les revenus de la première moitié des familles sont
inférieurs à la médiane, tandis que ceux de la deuxième moitié sont supérieurs à la médiane. Les revenus médians des familles sont calculés uniquement à partir des unités ayant déclaré un
revenu de cette source.
44. Statistique Canada. 2013. « Certaines caractéristiques des familles économiques et des personnes hors famille économique (55), statistiques du revenu en 2010(4A) et sources de revenu
(16) pour les familles économiques et les personnes hors famille économique âgées de 15 ans et plus dans les ménages privés du Canada, provinces, territoires, régions métropolitaines
de recensement et agglomérations de recensement, Enquête nationale auprès des ménages de 2011 », Enquête nationale auprès des ménages de 2011 : Tableaux de données, no 99-014X2011033 au catalogue.
45. Pour l’ENM de 2011, les statistiques sur le faible revenu sont présentées sur la base de la mesure de faible revenu après impôt (MFRAI).
46. Statistique Canada. 2013. « Certaines caractéristiques démographiques, socioculturelles, de scolarité et du travail (322), sexe (3) et catégorie de revenu en 2010 (6) pour la population dans
les ménages privés du Canada, provinces, régions métropolitaines de recensement et agglomérations de recensement, Enquête nationale auprès des ménages 2011 », Enquête nationale
auprès des ménages de 2011 : Tableaux de données, no 99-014-X2011043 au catalogue.
18
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Encadré 2
Propriété du logement et vie dans une maison individuelle plus répandues chez les
femmes mariées que chez les autres femmes
Les femmes et les hommes sont plus susceptibles d’être propriétaires que locataires et sont aussi les plus
susceptibles de vivre dans des maisons individuelles. Toutefois, cela peut varier selon la situation dans le ménage.
Dans l’ensemble, en 2011, environ les trois quarts des femmes (74 %) et des hommes (75 %) vivaient dans une maison
qui appartenait à un membre du ménage, tandis que le quart étaient des locataires (26 % des femmes et 24 % des
hommes)1. Une proportion plus faible, mais toujours la majorité, soit 6 femmes sur 10 (60 %) et 6 hommes sur 10
(62 %), vivaient dans une maison individuelle, et près de 3 sur 10 (27 % des femmes et 26 % des hommes) vivaient
en appartement2.
Les conjoints mariés étaient plus susceptibles d’être propriétaires (86 % dans chaque cas pour les
femmes et les hommes) que les partenaires en union libre (69 % dans chaque cas pour les femmes et
les hommes). Les femmes et les hommes qui étaient mariés étaient également plus susceptibles de vivre dans
des maisons individuelles, soit 71 %, une proportion qui passait à 58 % pour les femmes et les hommes vivant en
union libre.
En 2011, parmi les parents seuls, 56 % des femmes vivaient dans une maison qui appartenait à un membre du
ménage, tout comme 67 % des pères seuls. Environ 45 % des mères seules vivaient dans une maison individuelle,
et une autre proportion de 34 % vivaient en appartement. Dans le cas des pères seuls, 59 % vivaient dans une
maison individuelle et 27 %, dans un appartement.
Parmi la population qui vivait seule en 2011, 51 % des femmes et 48 % des hommes vivaient dans une maison dont
ils étaient propriétaires. Les femmes qui vivaient seules étaient plus susceptibles de vivre en appartement (57 %) que
dans une maison individuelle (31 %). Dans le cas des hommes vivant seuls, ces proportions étaient de 55 % et 35 %
respectivement.
Lorsqu’ils vivaient uniquement avec des personnes non apparentées, 47 % des femmes et des hommes vivaient en
appartement en 2011, et 39 % vivaient dans une maison individuelle. Tant chez les femmes qui vivaient seules que
chez celles qui vivaient uniquement avec des personnes non apparentées, les proportions vivant en appartement
atteignaient un sommet au début de la vingtaine, à 83 % et 63 %, respectivement. Parmi les hommes dans la même
situation, les proportions vivant en appartement étaient là aussi plus élevées chez ceux au début de la vingtaine, c’està-dire 73 % et 57 %, respectivement.
Répartition (en pourcentage) des logements structurels et du mode d’occupation, selon la situation dans le ménage
des femmes de 15 ans et plus, Canada, 2011
Caractéristique du
logement
Total des logements
structurels
Maison individuelle
Appartement
Autre maison2
Maison mobile ou
logement mobile
Ensemble des modes
d’occupation
Appartenant à un
membre du ménage
Loué
Logement de bande
Toutes
les
situations
dans les
ménages
Dans un couple
Avec des
personnes
Avec des
non
Comme
personnes apparentées
enfants apparentées1 uniquement
Total
Avec un
conjoint
marié
Avec un
partenaire
en union
libre
100,0
59,8
27,2
11,7
100,0
68,7
19,5
10,6
100,0
71,2
17,3
10,4
100,0
58,4
28,3
11,5
100,0
45,5
34,0
19,2
100,0
69,2
17,6
12,5
100,0
55,8
29,6
13,8
100,0
39,1
47,2
12,4
100,0
30,8
57,4
10,4
1,2
1,2
1,1
1,8
1,3
0,7
0,8
1,3
1,4
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
73,8
25,7
0,5
82,4
17,2
0,4
85,7
14,0
0,3
69,0
30,0
1,0
55,6
43,1
1,4
81,6
17,7
0,7
72,2
26,7
1,2
47,4
52,4
0,2
50,7
49,1
0,2
Parents
seuls
pourcentage
Seuls
1. Il peut y avoir des personnes non apparentées.
2. Comprend les maisons en rangée, les maisons jumelées ou les autres maisons individuelles attenantes.
Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2001 et l’Enquête nationale auprès des ménages, 2011.
1. Une faible proportion de femmes et d’hommes de 15 ans et plus (0,5 %) vivaient dans un logement de bande (à l’intérieur d’une réserve ou d’un établissement indien).
2. D’autres types de logements, y compris des maisons en rangée, des maisons jumelées ou d’autres maisons individuelles attenantes.
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
19
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Quarante ans de fécondité en deçà du seuil de renouvellement des générations
Les tendances relatives à la fécondité peuvent avoir de nombreuses répercussions sur le rythme de croissance de
la population, sur sa structure par âge ainsi que sur la composition des familles et des ménages. En 2011, l’indice
synthétique de fécondité47, ou le nombre moyen d’enfants par femme, s’établissait à 1,61, en hausse légère par
rapport au creux historique de 1,51 enfant par femme enregistré environ une décennie plus tôt (graphique 5).
Depuis 1972, la fécondité se situe en deçà du seuil de renouvellement des générations48 de 2,1 enfants par femme,
ce qui signifie que la population ne fait plus assez d’enfants collectivement pour se renouveler en l’absence de
migration. Par le passé, les femmes avaient des familles relativement plus nombreuses, et il était difficile de contrôler
tant le moment que le nombre des naissances. Au tournant du 20e siècle, les femmes avaient près de cinq enfants en
moyenne; toutefois, cette proportion était déjà en baisse, la société devenant plus urbanisée et dépendant davantage
d’un revenu d’emploi, et la maternité devenant relativement plus coûteuse.
Graphique 5
Indice synthétique de fécondité (nombre d’enfants par femme), Canada, 1926 à 2011
nombre d'enfants par femme
4,5
4,0
3,5
3,0
2,5
2,0
1,5
1,0
0,5
0,0
1926
1931
1936
1941
1946
1951
1956
1961
1966
1971
1976
1981
1986
1991
1996
2001
2006
2011
Note : Les naissances pour les mères dont l’âge est inconnu ont été réparties au prorata.
Sources : Statistique Canada, Statistique de l’état civil, Base de données des naissances, Enquête 3231 et Division de la démographie, Programme des estimations démographiques.
Pendant les années 1920 et tout au long des années 1930, une période d’incertitude associée à la Première et à la
Deuxième Guerre mondiale ainsi qu’à la Grande Dépression, les niveaux de fécondité ont continué de diminuer et,
en 1937, l’indice synthétique de fécondité était de 2,64 enfants par femme. De 1946 à 1965, le Canada a connu un
baby-boom, attribuable à un certain nombre de facteurs, y compris une économie d’après-guerre plus forte, des taux
de mariage élevés et des âges au mariage et à la maternité plus jeunes, ainsi qu’au fait que les femmes désiraient
également plus d’enfants. Le baby-boom a atteint un sommet en 1959, avec un indice synthétique de fécondité de
3,94 enfants par femme.
Les changements sociétaux et législatifs à partir des années 1960 ont contribué à une baisse rapide des niveaux de
fécondité dès la fin des années 1960. Parmi les changements qui se sont produits figuraient l’influence réduite
de la religion sur les décisions en matière de procréation, l’avènement de la contraception et la hausse du nombre
de femmes faisant des études supérieures et faisant partie de la population active rémunérée. Les changements à la
législation sur le divorce, à partir de 1968, ont donné un accès plus facile au divorce aux femmes et aux hommes qui
souhaitaient mettre fin officiellement à leur mariage.
En dépit du faible niveau de la fécondité observé actuellement au pays, il existe des variations. En 2011, l’indice
synthétique de fécondité le plus élevé au Canada a été enregistré au Nunavut, soit près de trois enfants par femme
(2,97), en raison de la population autochtone importante qui a une fécondité plus élevée (tableau 8). Parmi les provinces,
la Saskatchewan affichait l’indice synthétique le plus élevé, soit 1,99 enfant par femme en 2011, et la ColombieBritannique, le plus faible, soit 1,42 enfant par femme.
47. S’entend du nombre d’enfants qu’une femme pourrait avoir au cours de sa vie reproductive si elle affichait les taux de fécondité propres à l’âge observés au cours d’une année civile donnée.
Ce nombre est fondé sur une compilation des expériences de fécondité de nombreuses cohortes de femmes au cours d’une année donnée.
48. S’entend du nombre d’enfants par femme nécessaire pour que la population se renouvelle, en tenant compte de la mortalité entre la naissance et l’âge de 15 ans, et en l’absence de migration.
20
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Tableau 8
Indice synthétique de fécondité (nombre d’enfants par femme), les naissances et répartition des naissances, selon l’âge de la
mère, Canada, provinces et territoires, 2011
Région de résidence
Canada
Terre-Neuve-et-Labrador
Île-du-Prince-Édouard
Nouvelle-Écosse
Nouveau-Brunswick
Québec
Ontario
Manitoba
Saskatchewan
Alberta
Colombie-Britannique
Yukon
Territoires du Nord-Ouest
Nunavut
Indice
synthétique
de
fécondité Naissances
Total
Moins de
20 ans
enfants par
femme
1,61
1,45
1,62
1,47
1,54
1,69
1,52
1,86
1,99
1,81
1,42
1,73
1,97
2,97
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
100,0
3,6
5,6
5,8
5,7
6,7
2,5
3,0
8,0
8,1
4,0
2,6
4,2
8,1
20,8
milliers
377,6
4,5
1,4
8,9
7,1
88,6
140,1
15,6
14,3
51,0
44,1
0,4
0,7
0,8
Répartition des naissances selon l’âge de la mère
20 à 24
ans
25 à 29
ans
30 à 34
ans
35 ans
et plus
pourcentage
14,2
30,1
18,4
29,8
17,4
30,3
18,8
28,9
21,2
32,1
13,7
32,7
12,2
28,0
20,3
30,1
20,4
33,9
15,6
32,1
12,3
28,1
13,9
27,4
23,8
25,7
34,1
24,6
32,9
30,3
32,1
30,2
27,6
33,8
34,5
27,5
26,5
31,5
33,9
28,8
25,5
13,4
19,2
15,9
14,4
16,4
12,4
17,4
22,2
14,1
11,1
16,8
23,1
25,8
17,0
7,2
Note : Les naissances pour les mères dont l’âge est inconnu ont été réparties au prorata.
Sources : Statistique Canada, Statistique de l’état civil, Base de données des naissances, Enquête 3231 et Division de la démographie, Programme des estimations démographiques.
Report de la maternité à un âge plus avancé
La diminution de l’indice synthétique de fécondité au Canada au cours des 50 dernières années est généralement
le résultat de réductions dans les taux de fécondité des femmes de moins de 30 ans, et ce en dépit des taux de
fécondité plus élevés des personnes de 30 ans et plus. Plus particulièrement, le taux de fécondité des femmes de
30 à 34 ans (106 naissances pour 1 000 femmes) a dépassé, en 2005, celui des femmes de 25 à 29 ans (95), et
l’écart entre les deux groupes d’âge a continué d’augmenter depuis (graphique 6). Alors que le taux de fécondité
des femmes à la fin de la vingtaine est en baisse depuis les cinq dernières décennies environ, le taux de fécondité
de celles âgées de 30 à 34 ans augmente depuis le milieu des années 1970. Le taux de fécondité relativement élevé
des femmes au début de la trentaine ne représente pas une tendance nouvelle, étant donné qu’il était même plus
élevé entre 1926 et 1965 qu’en 2011 pour ce groupe d’âge49. Par le passé, la fécondité plus élevée des femmes dans
la trentaine était attribuable au contexte de l’époque, où les valeurs religieuses étaient davantage prédominantes,
ou la contraception était moins répandue, par exemple. Aujourd’hui, l’augmentation de la fécondité après 30 ans est
davantage le résultat du report de la procréation, les femmes désirant avoir des enfants plus tard au cours de leur vie.
49. Milan, A. 2013. « Fécondité : aperçu, 2009 à 2011 », Rapport sur l’état de la population du Canada, no 91-209-X au catalogue de Statistique Canada.
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
21
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Graphique 6
Taux de fécondité (pour mille), selon le groupe d’âge, Canada, 1926 à 2011
taux pour mille
250
200
150
100
50
0
1926
1931
1936
1941
1946
15 à 19 ans
30 à 34 ans
1951
1956
1961
1966
1971
1976
1981
20 à 24 ans
35 à 39 ans
1986
1991
1996
2001
2006
2011
25 à 29 ans
40 à 44 ans
Note : Les naissances pour les mères dont l’âge était connu ont été réparties au prorata.
Sources : Statistique Canada, Statistique de l’état civil, base de données des naissances, 1926 à 2011, Enquête 3231 et Division de la démographie, Programme des estimations démographiques.
En 2011, le taux de fécondité des femmes de 35 à 39 ans (52 naissances pour 1 000 femmes) dépassait celui des
femmes de 20 à 24 ans (46), une tendance qui s’est amorcée en 2010. Le taux pour les femmes à la fin de la trentaine est
en hausse depuis le début des années 1980. Toutefois il demeure inférieur au taux de fécondité observé en 1926 (115).
Le taux de fécondité des femmes au début de la vingtaine a atteint un sommet au début des années 1960, a diminué
depuis et, en 2011, représentait un creux record.
L’écart entre la fécondité des femmes de 40 à 44 ans (10 naissances pour 1 000 femmes) et les adolescentes de
15 à 19 ans (13) avait presque complètement disparu en 2011, par suite de la baisse du taux de fécondité pour les
adolescentes et de sa hausse pour les femmes au début de la quarantaine. De la fin des années 1940 jusqu’aux
années 1960, le taux de fécondité des jeunes femmes de 15 à 19 ans était relativement élevé – en 1959, il était plus de
quatre fois et demie supérieur à celui enregistré en 2011. La période des années 1980 à aujourd’hui, toutefois, a été
caractérisée par les taux de fécondité les plus faibles depuis 1926 chez les jeunes femmes. Le taux de fécondité des
femmes âgées dans la jeune quarantaine en 2011 a atteint son niveau le plus élevé depuis 1970, mais il était environ
cinq fois plus bas qu’en 1926.
L’âge auquel les femmes ont leur premier enfant a varié au fil du temps. L’âge moyen des mères au moment de la
première naissance était d’environ 24 ans dans les années 1950 jusqu’à la moitié des années 1970, augmentant
depuis pour atteindre 28,5 ans en 201150. Au Canada en 2011, l’âge moyen de la mère à la première naissance le
plus faible a été enregistré au Nunavut (22,1 ans) et le plus élevé, en Colombie-Britannique (29,5 ans). Non seulement
les femmes attendent-elles plus longtemps avant d’avoir leur premier enfant comparativement à il y a quelques
décennies, mais la période durant laquelle elles ont des enfants est relativement plus courte, ainsi, l’âge moyen des
femmes au moment de la deuxième naissance et des naissances subséquentes se situe dans chaque cas au début
de la trentaine à l’heure actuelle. Plus précisément, en 2011, l’âge moyen de la mère au moment de la deuxième
naissance était de 30,9 ans, de 32,0 ans à la troisième, de 32,6 ans à la quatrième et de 33,9 ans à la cinquième et aux
naissances subséquentes. Ainsi, en 2011, l’écart entre l’âge moyen à la première naissance et celui à la cinquième et
aux naissances subséquentes était de 5,4 ans. À titre comparatif, en 1979, l’écart était beaucoup plus important,
se chiffrant à presque 10 ans entre l’âge moyen à la première naissance (24,8 ans) et l’âge moyen à la cinquième
naissance ou aux naissances subséquentes (34,1 ans)51.
Pour environ une naissance sur cinq (19 %) en 2011, la mère était âgée de 35 ans et plus, ce qui est près de quatre fois
plus élevé qu’en 1981 (4,9 %). Toujours en 2011, c’est au Yukon (26 %), en Colombie-Britannique (23 %) et en
Ontario (22 %) que la proportion de naissances issues de femmes de 35 ans et plus était la plus élevée. En revanche,
la proportion des naissances au Canada en 2011 où la mère était âgée de moins de 20 ans s’est établie à 3,6 %, cette
proportion n’ayant pas dépassé 5 % depuis 2000. Parmi les provinces et les territoires en 2011, c’est le Nunavut qui
a enregistré la proportion la plus élevée de naissances issues de jeunes femmes de moins de 20 ans, soit plus d’une
50. Même si l’âge médian est souvent utilisé dans le présent chapitre pour les femmes et les hommes selon la situation conjugale et d’autres situations dans les ménages en 2011, pour
l’analyse historique de l’âge au moment du mariage et de la procréation, on utilise plus couramment l’âge moyen au moment de ces événements.
51. Milan, A. 2013. « Fécondité : aperçu, 2009 à 2011 », Rapport sur l’état de la population du Canada, no 91-209-X au catalogue de Statistique Canada.
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Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
naissance sur cinq (21 %); les proportions étaient également assez élevées dans les Territoires du Nord-Ouest et en
Saskatchewan (8,1 % dans chaque cas), de même qu’au Manitoba (8,0 %). Les proportions les plus faibles étaient
observées en Ontario (3,0 %), en Colombie-Britannique (2,6 %) et au Québec (2,5 %).
Près de 4 jeunes femmes sur 10 vivent dans la maison de leurs parents
Une proportion importante de jeunes femmes vivaient avec leurs parents en 2011. Parmi les 2,2 millions de jeunes
femmes de 20 à 29 ans en 2011, 38 % vivaient dans la maison de leurs parents52, soit parce qu’elles ne l’avaient
jamais quittée ou parce qu’elles y étaient revenues après avoir vécu ailleurs53. Cette proportion était en hausse légère
par rapport à 2006 (37 %), mais était particulièrement plus élevée qu’au cours des décennies précédentes : 26 % en
1991 et 21 % en 1981.
La proportion de femmes dans la vingtaine qui vivaient au domicile de leurs parents était plus faible que pour les
hommes (47 % en 2011)54, ce qui pourrait tenir au fait que les femmes ont tendance à former un couple et à établir un
ménage indépendant à un plus jeune âge que les hommes. La proportion de jeunes femmes vivant avec leurs parents
était plus importante chez celles au début de la vingtaine, comparativement à celles à la fin de la vingtaine, même
si pendant une part importante des dernières décennies, la proportion a augmenté pour les deux groupes d’âge.
Parmi les jeunes femmes de 20 à 24 ans, 55 % vivaient dans la maison de leurs parents, comparativement à 33 %
en 1981. Dans le cas des femmes de 25 à 29 ans, le cinquième (21 %) vivaient avec leurs parents en 2011, soit plus
du double de la proportion de 7,8 % enregistrée en 1981. En 2011, 63 % des jeunes hommes au début de la vingtaine
vivaient dans la maison de leurs parents, tout comme 30 % de ceux à la fin de la vingtaine; en 1981, ces proportions
étaient de 50 % et 15 % respectivement.
Les jeunes femmes et hommes dans la vingtaine peuvent demeurer au domicile de leurs parents ou y revenir pour de
nombreuses raisons différentes55. Des échanges de soutien se font bilatéralement entre le parent et l’enfant, même
si la perception courante est que cela est plus avantageux pour les enfants adultes. Les parents peuvent fournir une
source de soutien émotionnel ou économique aux jeunes adultes qui demeurent avec eux, parce qu’ils poursuivent
des études supérieures, qu’ils ont de la difficulté à trouver un emploi ou en raison d’autres problèmes financiers,
d’attentes culturelles variées ou de la dissolution d’une union.
En 2011, la plupart (95 %) des jeunes femmes vivant avec leurs parents n’avaient jamais été légalement mariées –
quoique certaines aient pu retourner chez leurs parents après la dissolution d’une union libre –, tandis que 2,2 %
vivaient chez leurs parents avec un conjoint marié ou un partenaire en union libre. Les autres jeunes femmes dans
cette situation (2,6 %) étaient veuves, divorcées, séparées ou mariées avec un conjoint absent. La proportion de
jeunes femmes à la fin de la vingtaine qui avaient déjà été mariées ou avaient un conjoint ou un partenaire était plus
importante que chez celles au début de la vingtaine. Parmi les femmes de 25 à 29 ans vivant dans la maison de leurs
parents, 5,8 % avaient été déjà mariées ou avaient un conjoint absent, et 4,8 % vivaient dans la maison avec un
conjoint ou un partenaire, comparativement à 1,3 % et 1,2 %, respectivement, pour les femmes de 20 à 24 ans.
La plupart des femmes ne vivant pas dans une famille vivent seules
Selon le Recensement de 2011, le cinquième des femmes et des hommes âgés de 15 ans et plus (21 % des femmes
et 20 % des hommes) ne vivaient pas dans des familles de recensement avec un conjoint, un partenaire, des
enfants ou des parents. Au total, plus de 2,9 millions de femmes en 2011 vivaient seules ou avec des personnes
non apparentées uniquement, c’est-à-dire des co-locataires, des chambreurs ou des pensionnaires, ou avec des
personnes apparentées.
Il était relativement courant chez les femmes et les hommes à la fin de la vingtaine de vivre à l’extérieur d’une famille,
22 % des femmes et 31 % des hommes de ce groupe d’âge vivant ainsi en 2011 (graphique 7). À cette étape
de leur vie, les jeunes adultes poursuivent des études, établissent leur indépendance financière et se consacrent à
l’atteinte d’autres objectifs personnels. Le fait de résider avec des personnes ne faisant pas partie de leur famille peut
représenter pour ces jeunes adultes une stratégie afin d’économiser de l’argent tout en ayant de la compagnie.
52. S’entend des filles d’une famille économique.
53. Conformément aux instructions figurant dans le questionnaire du recensement, les étudiants qui reviennent vivre chez leurs parents pendant l’année devraient être inclus à l’adresse des
parents, même s’ils vivaient ailleurs lorsqu’ils fréquentaient l’école ou occupaient un emploi d’été.
54. Milan, A. et N. Bohnert. 2012. « La situation des jeunes adultes âgés de 20 à 29 ans dans les ménages », Recensement en bref, no 98-312-X au catalogue de Statistique Canada.
55. Pour plus de renseignements, voir Beaupré, P., P. Turcotte et A. Milan. 2006. « Fiston revient à la maison : tendances et indicateurs du retour au domicile parental », Tendances sociales
canadiennes, no 11-008-X au catalogue de Statistique Canada.
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
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Familles et situation des particuliers dans les ménages
Graphique 7
Proportion (en pourcentage) de femmes et d’hommes vivant seuls, avec des personnes non apparentées uniquement ou avec
des personnes apparentées, selon le groupe d’âge, Canada, 2011
pourcentage
70
60
50
40
30
20
10
0
15 à
19
ans
20 à
24
ans
25 à
29
ans
30 à
34
ans
35 à
39
ans
40 à
44
ans
45 à
49
ans
50 à
54
ans
55 à
59
ans
60 à
64
ans
Femmes
Seuls
65 à
69
ans
70 à
74
ans
75 à
79
ans
80
ans
et
plus
15 à
19
ans
20 à
24
ans
25 à
29
ans
30 à
34
ans
Sexe et groupe d'âge
Avec des personnes non apparentées uniquement
35 à
39
ans
40 à
44
ans
45 à
49
ans
50 à
54
ans
55 à
59
ans
60 à
64
ans
65 à
69
ans
70 à
74
ans
75 à
79
ans
80
ans
et
plus
Hommes
Avec des personnes apparentées1
1. Il peut y avoir des personnes non apparentées.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2011.
La proportion de femmes vivant à l’extérieur d’une famille était peu élevée chez les femmes dans la trentaine et
la quarantaine (moins de 12 %), une période de la vie où la présence d’enfants est une situation très fréquente.
Puis, cette proportion augmentait pour chaque groupe d’âge à partir de la mi-quarantaine, principalement en raison
d’une plus forte proportion de femmes vivant seules. Contrairement à l’évolution selon l’âge chez les femmes, il y avait
une période relativement longue de stabilité dans la proportion d’hommes vivant à l’extérieur de familles. Environ un
homme sur cinq vivait à l’extérieur d’une famille entre la fin de la trentaine et l’âge de 80 ans.
La plupart des personnes qui ne vivaient pas avec des membres de leur famille vivaient seules (14 % des femmes et
13 % des hommes en 2011), comparativement à 11 % des femmes et 7,7 % des hommes en 1981. En 2011, parmi les
personnes âgées de 20 à 54 ans, une proportion plus faible de femmes que d’hommes vivaient seules; par exemple,
chez les personnes âgées de 40 à 44 ans, 7,3 % des femmes et 13 % des hommes vivaient seuls. Par contre, la
proportion de parents seuls à cet âge était de 14 % pour les femmes et de 3,9 % pour les hommes. Du milieu à la
fin de la cinquantaine, un plus grand nombre de femmes que d’hommes vivaient seules, et l’écart augmentait par la
suite. Ainsi, à 65 à 69 ans, 24 % des femmes et 15 % des hommes vivaient seuls, et à l’âge de 80 ans et plus, 51 %
des femmes et 23 % des hommes vivaient seuls. L’espérance de vie plus élevée des femmes comparativement aux
hommes explique en grande partie cette différence entre les sexes à un âge plus avancé. Ainsi, l’âge médian des
femmes vivant seules en 2011 était de 61,9 ans, et celui des hommes, de 50,4 ans.
La proportion de femmes autochtones (11 %), de femmes appartenant à un groupe de minorités visibles (6,6 %) ou
de femmes immigrantes (11 %) vivant seules était plus faible que chez celles ne présentant pas ces caractéristiques
(14 %, 16 % et 15 %, respectivement). Dans le cas des femmes immigrantes arrivées au Canada entre 2006 et 2011,
4,4 % vivaient seules en 2011.
On a noté des variations au pays dans la proportion de femmes vivant seules. Dans de nombreuses RMR, par
exemple, la proportion de femmes qui vivaient seules en 2011 se situait bien au-dessus de la moyenne nationale
(14 %) et atteignait 21 % dans plusieurs RMR dans la province de Québec : Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec.
Généralement, les RMR comptant des proportions plus fortes de femmes avaient aussi des populations plus âgées
et, compte tenu de la plus grande longévité des femmes, cela signifie qu’elles peuvent être plus susceptibles de
vivre seules à un âge plus avancé. En outre, dans certaines régions, la proportion était inférieure à celle du Canada
globalement, par exemple, 9,6 % des femmes dans les Territoires du Nord-Ouest et 5,8 % au Nunavut vivaient
seules, ce qui peut être lié à la structure par âge de ces régions ainsi, du moins en partie, au manque de logements
dans le Nord56 ainsi que les attentes culturelles ou d’autres possibilités. Dans l’ensemble, dans les régions rurales du
pays, les femmes étaient moins susceptibles de vivre seules (9,2 %) en 2011 que celles qui vivaient ailleurs (15 %).
56. Par exemple, selon Analyse des besoins en logements au Nunavut : Sondage sur les besoins en matière de logement au Nunavut 2009-2010, environ 35 % des foyers au Nunavut étaient
surpeuplés. Document de travail préparé par la Division de la statistique du revenu de Statistique Canada pour la Société d’habitation du Nunavut, octobre 2010.
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Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
Familles et situation des particuliers dans les ménages
Même si de nombreuses femmes vivent à l’extérieur d’une famille, y compris celles qui vivent seules, elles peuvent
quand même faire partie d’un couple sans partager un logement dans les faits, un groupe que l’on désigne comme
vivant en couple chacun chez soi (VCCS). Selon l’ESG de 2011, 7,5 % des femmes de 20 ans et plus vivaient en
couple chacun chez soi, avec une faible différence entre les femmes et les hommes57,58. En 2011, la proportion de
personnes vivant en couple chacun chez soi a atteint un sommet entre 20 et 34 ans, soit environ 18 % des femmes.
De 35 à 59 ans, 4,6 % des femmes vivaient ainsi, et à l’âge de 60 ans et plus, la proportion était de 1,8 %. Pour les
deux sexes combinés, comparativement à il y a une décennie, on a noté une légère baisse pour chaque groupe
d’âge avant l’âge de 60 ans et une légère hausse pour les 60 ans et plus. Même si les raisons de vivre en couple
chacun chez soi varient, le désir d’indépendance était particulièrement important pour les femmes de 60 ans et
plus, 46 % des femmes de ce groupe d’âge citant le maintien de leur indépendance comme la raison de vivre ainsi,
comparativement à 30 % des hommes du même groupe d’âge.
57. Turcotte, M. 2013. « Vivre en couple chacun chez soi », Regards sur la société canadienne, mars, no 75-006-X au catalogue de Statistique Canada.
58. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative dans la proportion de femmes vivant en couple chacun chez soi en 2011 comparativement en 2001, même si la proportion globale
pour les hommes était légèrement plus faible.
Statistique Canada – produit no 89-503-X au catalogue
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