ENVIRONNEMENT CANADA RAPPORT MINISTÉRIEL SUR LE RENDEMENT 2012-2013

ENVIRONNEMENT CANADA RAPPORT MINISTÉRIEL SUR LE RENDEMENT 2012-2013
ENVIRONNEMENT CANADA
RAPPORT MINISTÉRIEL SUR LE
RENDEMENT
2012-2013
_____________________________________
L'honorable Leona Aglukkaq, C.P., députée
Ministre de l'Environnement
1
Rapport ministériel sur le rendement 2012-2013
Publié aussi en anglais sous le titre :
Departmental Performance Report 2012-13
No de cat. : En1-47/2013F-PDF
ISSN : 2292-1249
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Photos : © Environnement Canada
© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par la ministre de l’Environnement, 2013.
Also available in English
TABLE DES MATIÈRES
Message de la ministre ........................................................................................................... 1
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE ....................................................................... 3
Raison d’être ........................................................................................................................... 3
Responsabilités ....................................................................................................................... 3
Résultats stratégiques et Architecture d’alignement des programmes ..................................... 5
Priorités organisationnelles 2012-2013.................................................................................... 7
Cinq principaux indicateurs environnementaux d'Environnement Canada ............................. 12
Analyse des risques .............................................................................................................. 14
Résumé du rendement .......................................................................................................... 16
Profil des dépenses ............................................................................................................... 21
Budget des dépenses par crédit voté .................................................................................... 22
Participation à la Stratégie fédérale du développement durable ............................................ 22
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE .................... 23
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada est préservé et restauré pour
les générations actuelles et futures. ...................................................................................... 23
Programme 1.1 : Biodiversité – Espèces sauvages et habitats ............................................. 23
Sous-programme 1.1.1 : Politiques et priorités sur la biodiversité.......................................... 26
Sous-programme 1.1.2 : Espèces en péril ............................................................................. 28
Sous-programme 1.1.3 : Oiseaux migrateurs ........................................................................ 29
Sous-programme 1.1.4 : Conservation des habitats fauniques .............................................. 31
Programme 1.2 : Ressources en eau .................................................................................... 33
Sous-programme 1.2.1 : Qualité de l’eau et santé des écosystèmes aquatiques .................. 35
Sous-programme 1.2.2 : Gestion et utilisation des ressources en eau .................................. 37
Sous-programme 1.2.3 : Service et relevés hydrologiques .................................................... 39
Programme 1.3 : Écosystèmes durables ............................................................................... 41
Sous-programme 1.3.1 : Politiques et rapports axés sur le développement durable .............. 42
Sous-programme 1.3.2 : Évaluation et approches axées sur les écosystèmes...................... 44
Sous-programme 1.3.3 : Mobilisation communautaire ........................................................... 45
Sous-programme 1.3.4 : Initiatives axées sur les écosystèmes ............................................. 46
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est outillée pour prendre des décisions
éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat. ....................... 51
Programme 2.1 : Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens et
Canadiennes ......................................................................................................................... 51
Sous-programme 2.1.1 : Observations, prévisions et avertissements météorologiques ........ 54
Sous-programme 2.1.2 : Information météorologique liée à la santé ..................................... 56
Sous-programme 2.1.3 : Information, prévisions et outils climatologiques ............................. 57
Programme 2.2 : Services météorologiques et environnementaux pour des utilisateurs
ciblés ..................................................................................................................................... 59
Sous-programme 2.2.1 : Services météorologiques de soutien à la navigation aérienne ...... 61
Sous-programme 2.2.2 : Services météorologiques et des glaces pour la navigation
maritime ................................................................................................................................ 62
Sous-programme 2.2.3 : Services météorologiques de soutien aux opérations militaires ...... 64
Sous-programme 2.2.4 : Services météorologiques pour les secteurs économiques et
commerciaux ......................................................................................................................... 65
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens et
Canadiennes ainsi que pour leur environnement sont minimisées. ....................................... 66
Programme 3.1 : Gestion des substances et des déchets ..................................................... 67
Sous-programme 3.1.1 : Gestion des substances ................................................................. 69
Sous-programme 3.1.2 : Gestion des déchets....................................................................... 71
Sous-programme 3.1.3 : Urgences environnementales ......................................................... 74
Sous-programme 3.1.4 : Sites contaminés ............................................................................ 76
Programme 3.2 : Changements climatiques et qualité de l’air ............................................... 78
Sous-programme 3.2.1 : Programme de réglementation sur les changements climatiques
et la qualité de l’air ................................................................................................................ 81
Sous-programme 3.2.2 : Partenariats Internationaux sur les changements climatiques et la
qualité de l’air ........................................................................................................................ 84
Sous-programme 3.2.3 : Technologie environnementale ...................................................... 86
Programmes 3.3 : Promotion de la conformité et application de la loi – Pollution 1.4 :
Promotion de la conformité et application de la loi – Faune ................................................... 88
Services internes ................................................................................................................... 91
SECTION III : RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES ........................................................ 96
Faits saillants des états financiers ......................................................................................... 96
Tableaux de renseignements supplémentaires ................................................................... 101
Rapport sur les dépenses fiscales et les évaluations........................................................... 101
SECTION IV : AUTRES SUJETS D’INTÉRÊT .......................................................................... 102
Coordonnées de la personne-ressource de l’organisation ................................................... 102
Information supplémentaire ................................................................................................. 102
NOTES EN FIN DE TEXTE ...................................................................................................... 103
Message de la ministre
À titre de ministre de l’Environnement du Canada, j’ai le plaisir de vous
présenter le Rapport ministériel sur le rendement de 2012-2013. Ce rapport
souligne les progrès réalisés par Environnement Canada en vue de respecter
les priorités et les engagements énoncés dans le Rapport sur les plans et les
priorités de 2012-2013.
L’environnement du Canada nous touche tous, et nos gestes, que ce soit
individuels ou collectifs font une différence. Je remercie les Canadiennes et
les Canadiens de leur engagement et je me réjouis à la perspective de
travailler avec eux pour faire face aux défis et responsabilités communs qui
nous attendent tous.
Environnement Canada s’est engagé à agir à titre d’organisme de
réglementation de calibre mondial. Il faut donc assurer que les mesures que nous prenons pour protéger
notre environnement sont fondées sur la science, efficaces, efficientes, transparentes et adaptables au fil
du temps.
Environnement Canada continue de progresser dans la lutte contre les changements climatiques et
l’avancement du programme de la qualité de l’air. De nouvelles règles rigoureuses sur les émissions
produites par les centrales thermiques alimentées au charbon ont été instaurées dans le cadre de notre
approche de réduction des gaz à effet de serre, ce qui a fait du Canada le premier pays au monde à
interdire la construction de centrales traditionnelles alimentées au charbon. Nous avons également établi
des règlements encore plus rigoureux pour les véhicules légers des années modèles 2017 à 2025.
En collaboration avec les provinces et les territoires, nous avons mis au point un système national de
gestion de la qualité de l’air et nous élaborons la première série d’exigences visant les émissions
produites par les grandes industries à l’échelle du Canada.
Sur la scène internationale, nous avons terminé nos travaux avec le Conseil de l’Arctique sur les polluants
de courte durée de vie ayant un effet sur le climat. De plus, nous sommes fiers d’être un membre
fondateur, partenaire principal et contributeur financier majeur de la Coalition pour le climat et l’air pur, un
organisme créé au cours de l’année dernière en vue de réduire les polluants de courte durée de vie ayant
un effet sur le climat, notamment le carbone noir, le méthane et certains hydrocarbures fluorés.
Dans le cadre du Plan de gestion des produits chimiques, nous avons continué de protéger la population
canadienne et son environnement grâce à différentes mesures, notamment en exigeant que les fabricants
créent un plan de prévention de la pollution traitant de substances comme le bisphénol A et l’isoprène et
qu’ils fassent des déclarations à ce sujet.
Sur le plan de la biodiversité, nous avons poursuivi la protection des espèces en péril (dont le caribou de
la population boréale) et les espèces préoccupantes (dont l’ours blanc) et nous avons augmenté la
superficie des habitats protégés. En 2012-2013, Environnement Canada a maintenu et géré des réserves
nationales de faune et des refuges d’oiseaux migrateurs dont la superficie représentait 12 448 961 hectares.
Cette superficie équivaut à plus de 2 fois la taille de la Nouvelle-Écosse. Nous avons aussi fait appel aux
intervenants au cours de l’élaboration d’un plan de conservation national.
Au chapitre de l’eau, nous avons mis au point les modifications à l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans
les Grands Lacs, un accord qui permettra de sauvegarder ce précieux écosystème pour les années à
venir. Nous avons continué de fournir aux provinces et aux territoires des données sur la surveillance de
l’eau et des prévisions de crues. Nous avons également investi dans de nouvelles technologies sur le
terrain pour évaluer le niveau et le flux des cours d’eau en temps réel.
Nous avons fourni à la population canadienne des prévisions météorologiques ainsi que des
avertissements sur les phénomènes météorologiques violents, tels que l’ouragan Sandy. Certains
investissements que le gouvernement du Canada avait annoncés dans les budgets de 2010 et de 2011
ont servi à renforcer la capacité de surveillance et de prévisions météorologiques, ce qui comprend des
1
mises à niveau du réseau canadien de radars météorologiques, des réseaux canadiens d'observation
météorologique et climatique, du réseau canadien de détection de la foudre et de la surveillance
météorologique dans l’Arctique. Dans le Budget de 2013, le gouvernement du Canada a annoncé une
somme additionnelle de 248 millions de dollars sur cinq ans, afin de moderniser davantage les services
météorologiques au pays.
Environnement Canada a exercé des activités de surveillance intenses dans la région des sables
bitumineux, et ce, dans le cadre des activités surveillance de l’air, de l’eau, du sol et de la biodiversité
réalisées de façon transparente et à grande échelle dans cette région. Le Plan de mise en œuvre conjoint
Canada–Alberta pour la surveillance visant les sables bitumineux constitue la plus importante initiative de
surveillance entreprise par Environnement Canada.
Cette année, nous avons aussi déposé le deuxième Rapport d’étape sur la Stratégie fédérale de
développement durable et avons publié la version provisoire de cette stratégie visant la période de 2013 à
2016 aux fins d’une période de consultation publique, ce qui a fait progresser davantage notre
engagement à accroître la transparence et la responsabilisation du processus décisionnel relatif à
l’environnement.
Je vous invite à lire le rapport pour en apprendre davantage sur ces initiatives et d’autres activités
entreprises en vue d’assurer un environnement propre, sécuritaire et durable aux générations
d’aujourd’hui et de demain.
_____________________________________
L’honorable Leona Aglukkaq, C.P., députée
Ministre de l’Environnement
2
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
Raison d’être
Environnement Canada est le ministère fédéral responsable d’un vaste éventail de questions
environnementales qui affectent la population canadienne. Le Ministère joue également un rôle
d’intendance dans la réalisation et le maintien d'un environnement propre, sécuritaire et durable. En tant
que ministère à vocation scientifique, Environnement Canada aborde les enjeux par la surveillance, la
recherche, l’élaboration de politiques, la prestation de services à la population canadienne, la
réglementation, l’application des lois environnementales, l’avancement des technologies propres et des
partenariats stratégiques. Les programmes du Ministère sont axés sur un environnement propre, en
minimisant les menaces que représente la pollution pour la population canadienne ainsi que pour leur
environnement; un environnement sécuritaire, en équipant la population canadienne pour prendre des
décisions éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat, et un
environnement durable, en préservant et en restaurant l’environnement naturel du Canada. L'orientation
du programme du Ministère reflète l'interdépendance de plus en plus évidente entre la durabilité de
l'environnement et le bien-être économique.
Responsabilités
Un certain nombre de lois et de règlements décrivent la mission du Ministère et lui permettent de mener
ses programmes à bien. Aux termes de la Loi sur le ministère de l'Environnement, les pouvoirs, les tâches
et les fonctions du ministre de l’Environnement s’étendent aux domaines suivants :
 la conservation et l'amélioration de la qualité de l'environnement naturel, notamment celle de l'eau, de
l'air et du sol, et la coordination des politiques et programmes pertinents du gouvernement du
Canada;
 les ressources naturelles renouvelables, y compris les oiseaux migrateurs ainsi que la flore et la faune
sauvages en général;
 l'eau;
 la météorologie;
 l’application des règles ou règlements institués par la Commission mixte internationale au sujet des
eaux limitrophes.
Outre les pouvoirs que lui confère la Loi sur le ministère de l'Environnement, la ministre de
i
l'Environnement exerce des pouvoirs supplémentaires prévus par d'autres lois et règlements , notamment,
mais sans s'y limiter, la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999), la Loi fédérale sur le
développement durable et plusieurs autres mesures législatives visant la protection de la biodiversité et
de l'eau ainsi que l’application des lois et règlements environnementaux (p. ex., la Loi sur les espèces en
péril). En vertu de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale, le Canada fournit des
renseignements et des analyses aux autres ministères, à titre d’autorité fédérale, pour soutenir des
évaluations environnementales étoffées.
Le Ministère est un partenaire important pour d'autres ministères fédéraux (y compris ses partenaires
ministériels de portefeuille, l’Agence canadienne d’évaluation environnementale et Parcs Canada),
lorsque des lois lui confèrent des responsabilités secondaires ou partagées pour exécuter avec succès
les mandats d’autres ministères fédéraux. Parmi ces lois, on compte, entre autres, la Loi sur la prévention
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
3
de la pollution des eaux arctiques (Transports Canada, Affaires autochtones et Développement du Nord
Canada, Ressources naturelles Canada), la Loi sur la Fondation du Canada pour l'appui technologique au
développement durable (Ressources naturelles Canada), la Loi sur les pêches (Pêches et Océans
Canada) et la Loi sur la responsabilité en matière maritime (Transports Canada).
Environnement Canada jouit d'une longue histoire. Environnement Canada a été créé en 1971.
Cependant, certaines de ses organisations ont été mises sur pied bien avant, telles que le Service
canadien de la faune, créé en 1947, la Division des relevés hydrologiques du Canada, créée en 1908, et
le Service météorologique du Canada, créé en 1871.
Environnement Canada compte des effectifs nationaux. Environ 60 % de nos effectifs se trouvent en
dehors de la région de la capitale nationale. Les employés du Ministère travaillent partout au Canada,
d’Iqaluit à Burlington et de Vancouver à St. John’s, œuvrant dans des bureaux et laboratoires régionaux,
des réserves fauniques naturelles et des stations météorologiques.
Environnement Canada est un ministère à vocation scientifique. Le Ministère consacre un budget et
une main-d’œuvre significatifs à des activités scientifiques et technologiques dans différents domaines,
notamment la biologie, la chimie, les sciences atmosphériques et environnementales, l’hydrologie, la
météorologie, le génie et l’informatique. La science et les technologies sont à la base du travail du
Ministère. Elles sont au cœur de la capacité d’Environnement Canada de réaliser son mandat et de
respecter ses obligations législatives. Le Ministère recueille et diffuse des connaissances afin d’appuyer la
prise de décisions informées dans le domaine de l’environnement et d’encourager l’innovation scientifique
et technologique.
Environnement Canada collabore avec de nombreux partenaires. Les enjeux environnementaux ont
de vastes répercussions sur les décisions sociales et économiques. Environnement Canada collabore
avec de nombreux partenaires, notamment d’autres ministères fédéraux, des gouvernements provinciaux,
territoriaux et autochtones, les gouvernements d’autres nations, des institutions universitaires, des
organisations non gouvernementales engagées dans le domaine de l’environnement et des organisations
internationales. Cette collaboration stimule les efforts que déploient tous les partenaires pour assurer la
préservation d’un environnement propre, sécuritaire et durable.
Environnement Canada s'engage à fonctionner à titre d'organisme de réglementation de calibre
mondial. En tant qu'important organisme de réglementation du gouvernement fédéral, Environnement
Canada fonctionne au sein du vaste système de réglementation fédéral axé sur le rendement, élaborant
un vaste éventail de règlements destinés à protéger la population canadienne et son environnement,
encourageant le respect de ces règlements et assurant leur application. Environnement Canada s’est
engagé à offrir un système réglementaire fondé sur des preuves, efficace, efficient, transparent et
adaptable.
4
ENVIRONNEMENT CANADA
Résultats stratégiques et Architecture d’alignement des programmes
Environnement Canada remplit son mandat en faisant la promotion de trois résultats stratégiques, chacun
contribuant au résultat du gouvernement du Canada pour un environnement propre et sain.
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada est préservé et restauré pour les
générations actuelles ou futures.
Ce résultat stratégique vise à assurer la durabilité des terres, de l’eau et de la biodiversité, afin que la
population canadienne puisse jouir et tirer profit de son patrimoine naturel à long terme.
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est équipée pour prendre des décisions
éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat.
La population canadienne doit disposer de l’information et des services nécessaires pour pouvoir réagir et
s’adapter aux changements immédiats et à plus long terme relativement aux conditions du temps, de
l’eau et du climat qui ont une incidence sur sa santé, sa sécurité et son bien-être économique.
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens et
Canadiennes ainsi que pour leur environnement sont minimisées.
Ce résultat stratégique porte sur la gestion et la réduction de la pollution et des déchets ayant un effet
nocif direct ou indirect sur la santé humaine ou sur l’environnement.
Architecture d’alignement des programmes
Neuf programmes et 25 sous-programmes sont alignés afin d’appuyer la réalisation des trois résultats
stratégiques du Ministère. Ensemble, les programmes, sous-programmes et les résultats stratégiques
permettent d’accomplir des progrès lors de l’exécution du mandat d’intendance du Ministère; c’est-à-dire,
assurer un environnement propre, sécuritaire et durable. En plus de réaliser ces programmes,
Environnement Canada offre des services ministériels internes de base.
Tous les résultats stratégiques, programmes et sous-programmes et les services internes du Ministère
figurent dans le tableau de l’Architecture d’alignement des programmes d’Environnement Canada pour
2012-2013 à la page 6.
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
5
6
ENVIRONNEMENT CANADA
1.2.1 Qualité de l’eau et
santé des écosystèmes
aquatiques
1.2.2 Gestion et utilisation 1.3.2 Évaluation et
des ressources en eau
approches axées sur les
écosystèmes
1.1.1 Politiques et
priorités sur la
biodiversité
1.1.2 Espèces en péril
4.1.2.5 Voyages et autres
services administratifs
4.1.3 Services de gestion
des biens
4.1.3.1 Biens immobiliers
4.1.3.2 Matériel
1.3.3.3 Programme
d’emploi jeunesse en
environnement
1.3.3.4 Éducation et
mobilisation
1.3.4 Initiatives axées sur
les écosystèmes
1.3.4.1 Grands Lacs
1.3.4.2 Saint-Laurent
1.3.4.3 Lac Simcoe
1.3.4.4 Lac Winnipeg
1.3.4.5 Partenariats
communautaires sur les
écosystèmes
1.1.4 Conservation des
habitats fauniques
1.1.4.1 Partenariats pour
la conservation des
habitats
1.1.4.2 Partenariats pour
la conservation des
habitats
1.1.4.3 Aires protégées
3.2.3.2 Innovation dans la
technologie environnementale
3.2.3.1 Technologies de
développement durable
3.2.3 Technologie
environnementale
3.2.2 Partenariats
internationaux sur les
changements climatiques et la
qualité de l’air
3.1.4 Sites contaminés
4.1.2.4 Technologie de
l’information
4.1.2.3 Gestion de
l’information
4.1.2.2 Gestion financière
4.1.2.1 Gestion des
ressources humaines
4.1.2 Services de gestion
des ressources
4.1.1.3 Services juridiques
1.1.3 Oiseaux
migrateurs
3.2.1.4 Mécanismes de marché
3.1.3 Urgences
environnementales
3.2.1.3 Secteurs des produits
de consommation et
commerciaux
4.1.1.2 Communications
1.3.3.2 Fonds pour
dommages à
l’environnement
3.1.2.2 Pollution marine
3.2.1.2 Émissions du secteur
des transports
4.1.1.1 Gestion et
surveillance
1.1.2.3 Programme
d’intendance de l’habitat
2.2.4 Services météorologiques
pour les secteurs économiques et
commerciaux
3.1.2.1 Réduction et gestion
des déchets
3.2.1.1 Émissions du secteur
industriel
4.1.1 Soutien à la
gouvernance et à la gestion
1.3.3.1 Financement
communautaire ÉcoAction
2.2.3 Services météorologiques
pour les opérations militaires
3.1.2 Gestion des déchets
3.2.1 Programme de
réglementation sur les
changements climatiques et la
qualité de l’air
3.3 Promotion de la conformité 4.1 Services Internes
et application de la loi –
Pollution
1.1.2.2 Fonds
autochtones pours les
espèces en péril
2.1.3 Information, prévisions et
outils climatologiques
2.2.2 Services météorologiques et
des glaces pour la navigation
maritime
3.1.1 Gestion des substances
3.1 Gestion des substances et 3.2 Changements climatiques
des déchets
et qualité de l’air
1.3.3 Mobilisation
communautaire
2.1.2 Information météorologique
liée à la santé
2.2.1 Services météorologiques
pour la navigation aérienne
PROPRE
Résultats stratégiques 3: Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens
ainsi que pour leur environnement sont minimisées.
1.1.2.1 Opérations liées 1.2.3 Service et relevé
hydrologique
aux espèces en péril
1.3.1 Rapports axés sur le
développement durable et
indicateurs
2.1.1 Observations, prévisions et
avertissements météorologiques
1.2 Ressources en eau
1.1 Biodiversité –
Espèces sauvages et
habitats
2.2 Services météorologiques et
environnementaux pour les
utilisateurs ciblés
2.1 Services météorologiques
et environnementaux pour
les Canadiens
Résultats stratégiques 1: L’environnement naturel du Canada est préservé et restauré
pour les générations actuelles et futures.
1.3 Écosystèmes durables 1.4 Promotion de la
conformité et application
de la loi – Faune
SÉCURITAIRE
Résultats stratégiques 2: La population canadienne est équipée
pour prendre des décisions éclairées quant aux conditions
changeantes du temps, de l’eau et du climat
DURABLE
PRIORITÉ DU GOUVERNEMENT DU CANADA : ENVIRONNEMENT PROPRE ET SAIN
Architecture d'alignement de programmes d'Environnement Canada 2012-2013
   Résultats stratégiques
 Programmes
 Sous-programmes
 Sous-sous-programmes
Légende
Priorités organisationnelles 2012-2013
Environnement Canada a respecté ses priorités en 2012-2013. Des exemples de la progression sont détaillés
ci-dessous.
Un environnement propre : gestion des substances et des déchets, réduction de la pollution
qui nuit directement ou indirectement à la santé humaine ou à l’environnement.
Type : permanent (énoncé de nouveau)
Liens avec les programmes :
3.1 Gestion des substances et des déchets
3.2 Changements climatiques et qualité de l’air
3.3 Promotion de la conformité et application de la loi – Pollution et
1.4 Promotion de la conformité et application de la loi – Faune
Liens avec le résultat stratégique 3 :
Les menaces que représente la pollution
pour les Canadiens et Canadiennes ainsi
que pour leur environnement sont
minimisées.
Progression :
Émissions des gaz à effet de serre



Règlements finaux publiés pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) issus de la production
d'électricité à partir du charbon et des nouveaux véhicules routiers lourds (années de modèle 2014 et
ultérieures).
Règlements proposés, élaborés et publiés afin de définir des normes d'émissions de GES plus strictes pour
les véhicules légers des années de modèles 2017 et ultérieures, s'alignant ainsi sur les normes des
États-Unis.
Poursuite des travaux pour faire avancer la réglementation sectorielle, afin de réduire les GES.
Système de gestion de la qualité de l'air



Accord conclu entre les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux pour progresser dans la mise en place du
nouveau Système de gestion de la qualité de l'air (SGQA) en collaboration avec les provinces et les
territoires. Dans le cadre du SGQA, le gouvernement fédéral est responsable de l'élaboration et de la
publication des normes canadiennes de qualité de l’air ambiant (NCQAA) et de la mise en place des
exigences de base relatives aux émissions industrielles (EBEI) conformément à la Loi canadienne sur la
protection de l'environnement (1999).
Nouvelles NCQAA finalisées pour les particules de matières fines (MP2,5) et l’ozone et publiées dans la
Gazette du Canada, Partie I, le 25 mai 2013.)
Élaboration et consultations préréglementaires terminées pour la première phase des EBEI réglementées
pour le secteur du ciment ainsi que pour les chaudières et générateurs de chaleur industriels hors services
publics et les moteurs alternatifs au gaz naturel.
Efforts de collaboration sur les changements climatiques et la qualité de l'air




Travail achevé dans le cadre du Groupe de travail du Conseil de l’Arctique sur les polluants atmosphériques
de courte durée de vie ayant un effet sur le climat, notamment l'élaboration de recommandations pour la
limitation des polluants atmosphériques de courte durée de vie. Le rapport final a été approuvé par les
ministres pour l'Arctique en mai 2013.
Participation active continue du Canada (en tant que membre fondateur et partenaire de premier ordre) au
sein de la Coalition pour le climat et l'air pur visant de réduire les polluants atmosphériques de courte durée
de vie. Le Canada a fourni 13 millions de dollars pour soutenir la Coalition ainsi que 7 millions
supplémentaires pour des projets bilatéraux favorisant la limitation à long terme des polluants atmosphériques
de courte durée de vie dans les pays en développement.
Représentation du Canada aux négociations permettant de finaliser et d'adopter les révisions apportées au
Protocole de 1999 (de Göteborg) visant à réduire les niveaux d'acidification, d'eutrophisation et d'ozone
troposphérique dans le cadre de la convention de la Commission économique des Nations Unies pour la
Convention européenne sur la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance. Ce travail permettra
probablement au Canada de ratifier le prochain protocole.
Représentation du Canada aux négociations relevant du Programme des Nations Unies pour l’environnement,
afin de finaliser le texte d'un accord mondial juridiquement contraignant permettant d’empêcher les émissions
et décharges de mercure (traité qui s'intitulera la Convention de Minamata sur le mercure).
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
7

Contributions de plus de 49 millions de dollars versées dans le cadre du programme de financement accéléré
pour financer les mesures prises dans les pays en développement dans le but limiter les changements
climatiques.

Poursuite de la coopération avec les États-Unis dans le cadre de l’Accord Canada–États-Unis sur la qualité
de l'air pour réduire les mouvements transfrontaliers des polluants atmosphériques, particulièrement ceux qui
sont responsables des pluies acides et du smog.
Poursuite de la surveillance de la qualité de l'air et des sciences connexes dans tout le Canada, notamment
pour soutenir le SGQA et le Plan conjoint Canada-Alberta de mise en œuvre pour la surveillance des sables
bitumineux.
Rapports et articles publiés dans des revues scientifiques étudiées par les pairs sur des sujets concernant le
smog, aux dépôts acides et au mercure, ainsi que rapports et articles sur la compréhension des
répercussions sur la qualité de l'air de polluants provenant de sources telles que les secteurs du transport et
du carburant.


Substances existantes et nouvelles

Mesures ciblées prises relativement à des substances du Plan de gestion des produits chimiques (PGPC),
allant de la mise en place d'exigences de planification de la prévention de la pollution pour des substances
(notamment le bisphénol A et l'isoprène) à l'interdiction de l'utilisation, de la vente et de l'importation de
substances telles que l'aminobenzène, les N-phényl-, les produits réactionnels avec le styrène et le
2,4,4-Triméthylpentène (BNST), additif utilisé dans l'huile de moteur de véhicules.
Eaux usées

Règlements finaux publiés pour réduire les décharges de substances nocives dans les effluents provenant de
systèmes de traitement des eaux usées, l'une des plus importantes sources de pollution des eaux
canadiennes.

Établissement d'un système électronique national de rapport réglementaire et de négociations avancées sur
des accords bilatéraux avec les provinces et le Yukon.
Promotion de la conformité et application de la loi - pollution et faune


Plus de 16 000 inspections concernant l’application des règlements effectuées dans le cadre de 6 lois,
notamment la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999), la Loi sur les pêches et la Loi sur
les espèces en péril. Près de 60 000 activités de promotion de la conformité effectuées, notamment toutes
celles soumises à des instruments de gestion de nombreux risques dans le cadre du PGPC.
Poursuite de la production de rapports sur les activités de promotion et d'application de la conformité
conformément à plusieurs lois.
Un environnement sécuritaire : fournir aux Canadiens et Canadiennes les renseignements
pertinents sur les conditions environnementales immédiates et à long terme.
Type : permanent (énoncé de nouveau)
Liens avec les programmes :
2.1 Services météorologiques et environnementaux pour les
Canadiens et Canadiennes
2.2 Services météorologiques et environnementaux pour les
utilisateurs ciblés
Liens avec le résultat stratégique 2 :
La population canadienne est équipée pour
prendre des décisions éclairées quant aux
conditions changeantes du temps, de l’eau et
du climat.
Progression :
Offrir des services météorologiques et environnementaux de première classe à la population canadienne
et aux utilisateurs ciblés

Communication continue réussie et opportune de prévisions météorologiques ainsi que d'avertissements de
phénomènes météorologiques violents (tels que l'ouragan Sandy) à la population canadienne.

Utilisation innovante des médias sociaux et autres applications Internet (p. ex., Google Alert ) pour fournir à la
population canadienne des informations nécessaires de manière opportune, notamment les avertissements de
phénomènes météorologiques violents.

Poursuite de la mise en place de projets de transformation organisationnelle, notamment la refonte du
système d’avertissements météorologiques et de prestation de services ainsi que l’élaboration et la mise en
place de la nouvelle génération de systèmes de prévisions météorologiques.
8
ii
ENVIRONNEMENT CANADA

Prestation de services météorologiques vitaux (24 heures sur 24 / 7 jours sur 7) afin de répondre aux besoins
d'utilisateurs ciblés.

Mesures prises pour conserver une main-d'œuvre bien informée durable et un lieu de travail sain, notamment
des mesures pour développer, recruter et conserver les compétences et le savoir-faire permettant la
prestation de services météorologiques et environnementaux.

Prestation de soutien scientifique dans le cadre d'initiatives au Canada et à l'étranger, notamment dans le
domaine des changements climatiques (p. ex., Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat,
Conseil de l'Arctique) et établissement du Cadre mondial pour les Services climatologiques au sein de
l'Organisation météorologique mondiale.
Améliorations importantes apportées à l'infrastructure



Utilisation de l'investissement de 78,7 millions de dollars du gouvernement fédéral attribué dans le Budget
2011 pour commencer à renforcer l'infrastructure de surveillance météorologique, notamment la mise à niveau
de 22 stations météorologiques de surface, le réseau canadien de radars météorologiques, les réseaux
canadiens d'observation météorologique et climatique et le réseau canadien de détection de la foudre.
1
Progression dans le cadre du projet METAREAs de l'Arctique, notamment l'extension de la couverture des
prévisions, l'installation de stations météorologiques de surface dans l'Arctique et le déploiement de bouées
(en partenariat avec le ministère de la Défense nationale).
Partenariat avec Services partagés Canada (SPC) pour remplacer l'ordinateur à haut rendement du Ministère
à Dorval au Québec. Ces capacités superinformatiques soutiennent les modèles météorologiques améliorés
fournissant des prévisions et des avertissements précoces à la population canadienne et aux utilisateurs
ciblés et facilitent le transfert de recherches météorologiques, climatiques et relatives à la qualité de l'air au
service opérationnel.
Un environnement durable : veiller à la durabilité des terres, de l’eau et de la biodiversité.
Type : permanent (énoncé de nouveau)
Liens avec les programmes :
1.1 Biodiversité – Espèces sauvages et habitats
1.2 Ressources en eau
1.3 Écosystèmes durables
1.4 Promotion de la conformité et application de la loi – Faune
(détaillée sous le point 3.3, Promotion de la conformité et
application de la loi – Pollution)
Liens avec le résultat stratégique 1 :
L'environnement naturel du Canada est
préservé et restauré pour les générations
actuelles et futures.
Progression :
Biodiversité

Poursuite de l'application de la Loi sur les espèces en péril, notamment la publication dans le Registre public
des espèces en péril de la version finale du programme de rétablissement de la population boréale du caribou
des bois et de documents de rétablissement d'autres espèces.

Publication d'un rapport scientifique majeur sur les oiseaux du Canada en partenariat avec une organisation
non gouvernementale, finalisation et mise à la disposition du public de huit plans de conservation des oiseaux,
ébauche de 14 plans de gestion de réserves nationales de faune et lancement d'un projet pilote pour les
oiseaux des prairies dans le cadre d'un projet conjoint.
Poursuite de la participation active à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de
flore sauvages menacées d’extinction (CITES), notamment en ce qui concerne le problème du commerce
international de l'ours blanc.
Progression de la préservation d'habitats importants pour les espèces en péril. Par exemple, en 2012-2013,
une superficie de 173 668 hectares d’habitat, qui équivaut au tiers de la superficie de l’Île-du-Prince-Édouard,
a été protégée au Canada dans le cadre du Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril.
Ce sont 404 espèces jugées en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada qui en
bénéficieront.


1
Zones météorologiques
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
9


Poursuite de l'élaboration du plan de conservation national en faisant intervenir tout un éventail de parties
prenantes et en se basant sur les résultats des études récentes sur la conservation du comité permanent de la
Chambre des communes relatif à l’environnement et au développement durable.
Progression dans la recherche, la modélisation et d'autres sciences qui permettent de réaliser les objectifs et
priorités en matière de biodiversité.
Eau

Négociations réussies sur des amendements à l'Accord Canada–États-Unis relatif à la qualité de l’eau dans
les Grands Lacs, les premiers depuis la dernière révision de l'accord en 1987.

Surveillance étroite des niveaux d'eau des Grands Lacs et de l'Arctique et aide aux provinces et territoires en
fournissant des données sur les niveaux d'eau et des prévisions d'inondations.

Surveillance de la qualité de l'eau et de sa quantité dans tout le Canada et réalisation d’activités scientifiques
connexes, notamment dans le cadre du Plan conjoint Canada–Alberta de mise en œuvre de la surveillance
des sables bitumineux.

Collaboration avec d'autres ministères fédéraux pour accroître les échantillons d'eau dans les zones de prises
de fruits de mer.

Début de l'élaboration d'une approche axée sur les risques en matière de surveillance de la qualité de l'eau.

Poursuite de l'investissement en nouvelles technologies de terrain dans toutes les régions du Canada, en
mettant l'accent sur un nouvel équipement hydroacoustique permettant des estimations de niveau et de débit
en temps réel lors d'événements violents tels que des inondations.
Durabilité





Investissements relatifs aux écosystèmes dans tout le pays (notamment les Grands Lacs, le Saint-Laurent, le lac
Winnipeg, le lac Simcoe et l'Atlantique) et progression de l'application du Plan d'action pour l'assainissement de
l'eau par le biais de projets de gestion des sédiments.
Poursuite de la collaboration avec le gouvernement de l'Alberta et les parties prenantes afin de mettre en
place, pendant trois ans, une approche intégrée financée par le secteur pour surveiller, évaluer et signaler
l'importance des voies des polluants environnementaux dans l'air et dans l'eau, des effets biologiques de tels
polluants et des répercussions d'une perturbation de l'habitat, comme ils sont décrits dans le Plan conjoint
Canada–Alberta de mise en œuvre pour la surveillance des sables bitumineux.
Présentation au parlement du deuxième rapport d'étape sur la Stratégie fédérale de développement durable
(2010-2013) et publication de la version provisoire de la Stratégie fédérale de développement durable
2013-2016 pour consultation publique.
Poursuite de l'élaboration et de l'application des modèles de services d'évaluation économique, sociale et
écologique des écosystèmes afin de faciliter les prises de décision en faveur du développement durable.
Ajout de 15 nouveaux indicateurs et mise à jour de 21 indicateurs de durabilité environnementale, dans le
cadre de l'initiative des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement. Communication de
renseignements scientifiques pour les rapports sur les indicateurs de la qualité de l'eau à l'aide de données
provenant de plus de 300 sites et maintien de l'assurance et du contrôle de la qualité.
Priorité en matière de gestion : Transition et harmonisation – Les activités et les ressources
sont harmonisées afin d’appuyer de la meilleure façon possible la prestation des programmes
et des services en période de restrictions budgétaires.
Type : permanent (énoncé de nouveau)
Liens avec les résultats stratégiques 1, 2 et 3
Liens avec tous les programmes
Progression :
iii

Projet pilote d'Environnement Canada pour contribuer au Portail de données ouvertes du gouvernement
fédéral (lancé en juin 2013) terminé.

Collaboration avec le gouvernement de l'Alberta pour finaliser et lancer le Portail d'information sur la
iv
surveillance environnementale des sables bitumineux , afin de fournir au public l’accès aux nombreux
résultats de la surveillance de l'air, de l'eau, des sols et de la biodiversité dans la région des sables
bitumineux.
10
ENVIRONNEMENT CANADA

Mise en place terminée des nouveaux modèles de prestation de service des ressources humaines et des
services financiers. Ce travail comprenait plusieurs initiatives importantes destinées à améliorer l'efficacité,
l'efficience et la responsabilité des ressources humaines et des services financiers au sein du Ministère.

Nouveau processus périodique mis en œuvre pour surveiller la progression des programmes en réponse aux
recommandations des rapports de vérification et d'évaluation de périodes antérieures.

Accords de travail signés avec Services partagés Canada (SPC) en vue d'établir des relations et préciser la
répartition des responsabilités entre Environnement Canada et SPC et assurer l'appui continu aux services
vitaux du Ministère, notamment jeter les bases de l'acquisition et de la configuration d'un nouveau
superordinateur nécessaire pour faciliter le travail du Ministère.

Progression des priorités des politiques gouvernementales avec nos partenaires canadiens et internationaux,
notamment pour soutenir la Stratégie commerciale mondiale, le travail du Conseil de l'Arctique et les relations
bilatérales avec d'autres pays.

Mise en place d'un nouveau processus de planification des subventions et contributions afin d'améliorer le
délai de la prise de décisions de financement et de mieux aligner les ressources par rapport aux initiatives et
programmes prioritaires.

Examen terminé du plan de continuité opérationnelle du Ministère et poursuite de l'élaboration des plans au
niveau des régions et des sites.

Introduction de mesures de rendement des services de sécurité et présentation de sessions de sensibilisation
aux questions de sécurité à 92 % des employés ministériels (y compris des activités en classe et en ligne).

Amélioration des stratégies de communication, des produits et d'outils innovants pour soutenir les exigences à
la fois internes et externes en matière de communication.
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
11
Cinq principaux indicateurs environnementaux d'Environnement Canada
Les programmes d'Environnement Canada visent à fournir à la population canadienne un environnement
propre, sécuritaire et durable. Cinq indicateurs environnementaux principaux ont été élaborés pour
représenter globalement la progression dans ces trois domaines.
Les résultats de ces indicateurs ne sont pas attribuables uniquement aux actions d’Environnement Canada;
mais signalent qu'ils sont obtenus de façon collective par différents ordres de gouvernement et partenaires,
selon leurs responsabilités respectives à l’égard de l’environnement.
Environnement Canada élabore et communique ces indicateurs ainsi que d'autres indicateurs
environnementaux nationaux, par le biais de l'initiative des Indicateurs canadiens de durabilité de
l’environnement (ICDE). De plus amples renseignements sont disponibles sur le site Internet de l'ICDE v. Ces
indicateurs font également l'objet d'un rapport au sein du Cadre de mesure du rendement d'Environnement
Canada.
INDICATEURS ENVIRONNEMENTAUX
MANDAT EN MATIÈRE
D'INTENDANCE
PROPRE
Les menaces que représente
la pollution pour les
Canadiens ainsi que pour leur
environnement sont
minimisées.
INDICATEURS CLÉS
RÉSULTATS
Qualité de l’air
La valeur maximale nationale annuelle
e
(98 percentile) de la concentration de PM2,5 pendant
24 heures est stable depuis l'an 2000. En 2011, la
valeur était de 22,1 microgrammes par mètres cubes
3
(µg/m ), ce qui est inférieur à la norme canadienne de
3
qualité de l’air ambiant de 28 µg/m pendant
24 heures ciblée pour 2015.
Concentrations ambiantes de
2
particulaires fines (PM2,5)
Cible : Inférieures à la norme
canadienne de qualité de l’air
3
ambiant de 28 µg/m pendant
24 heures d’ici 2015
Changements climatiques
Émissions de GES
Copenhague
Cible : 17 % inférieur au niveau
de 2005 d'ici 2020
SÉCURITAIRE
La population canadienne est
équipée pour prendre des
décisions éclairées quant aux
conditions changeantes du
temps, de l’eau et du climat.
2
Les émissions totales de gaz à effet de serre (GES)
du Canada en 2011 ont été de 702 mégatonnes (Mt)
d'équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2) ou 5 %
(35 Mt) en dessous des 737 Mt d’émissions de 2005
L'Indice d'avertissement météorologique était de 7,9
Phénomènes météorologiques
(selon les données de 2010 à 2012), ce qui est une
violents
amélioration par rapport au résultat de 7,5 de l'année
Indice d'avertissement
passée (basé sur les données de 2009 à 2011).
météorologique
L'indice est basé sur une échelle de 0 à 10, où 10
signifie que tous les avertissements ont respecté les
délais ciblés, qu'aucun événement n'a été ignoré et
Cible : 7,6 d'ici 2015
qu'aucune fausse alarme n'a été émise.
Révisées pour refléter les normes de qualité de l’air ambiant pour le Canada annoncées en octobre 2012 par le Conseil canadien des
ministres de l’environnement.
12
ENVIRONNEMENT CANADA
DURABLE
L’environnement naturel du
Canada est préservé et
restauré pour les générations
actuelles et futures.
2
Biodiversité
Aires protégées
Cible : 17 % de la superficie
3
terrestre du Canada d'ici 2020
En 2012, 10 % (1 003 818 km ) des terres et de l'eau
douce (superficie terrestre) du Canada et environ
2
0,7 % (49 326 km ) de son territoire marin étaient
reconnus comme étant protégés; cela équivaut à
environ la taille de la Colombie-Britannique.
Qualité de l'eau
Globalement, l'Indicateur national de la qualité de
Indicateur national de la qualité de l’eau douce est demeuré stable entre 2003 et 2010.
Pour la période de 2008 à 2010, la qualité de l'eau
l’eau douce
douce a été jugée excellente à bonne pour 44 % des
stations, satisfaisante pour 39 %, douteuse pour
Cible : 50 % des principaux sites 16 % et mauvaise pour 1 %.
de surveillance nationaux ont
obtenu un résultat excellent ou
4
bon en 2015
3
Les Parties de la Convention sur la diversité biologique ont défini une cible ambitieuse en octobre 2010, qui était de 17 % des terres et
des eaux intérieures et au moins 10 % des zones côtières et marines, d'ici 2020. Le Canada, en tant que signataire de cette Convention,
contribue à cette cible mondiale. Une cible nationale spécifique au Canada est en cours d'élaboration par le biais de consultations avec
les provinces, territoires et parties prenantes, pour démontrer que cette cible est à l'échelle de tout le Canada et non une cible du
gouvernement fédéral.
4
En fonction de l'ensemble de données de 2010–2012.
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
13
Analyse des risques
Cette section décrit les risques ministériels d'Environnement Canada, tels qu'ils sont définis dans le Rapport
sur les plans et priorités (RPP) de 2012-2013, résume la réponse d'Environnement Canada à l'égard de ces
risques et fournit les liens pertinents vers l'Architecture d’alignement des programmes du Ministère ainsi que
vers les priorités organisationnelles. Les mesures d'atténuation prises pour répondre à ces risques visent à
limiter les menaces qu‘ils peuvent poser à la capacité du Ministère de respecter son mandat et ses priorités
opérationnelles et de gestion.
Risque
Stratégie de gestion du risque
Lien vers
l'Architecture
d’alignement des
programmes
Lien vers les priorités
organisationnelles
Transition : Risques liés

aux restrictions budgétaires
Le Ministère a rapidement

progressé dans la mise en œuvre
de nouvelles mesures de
rationalisation et d’efficacité et
poursuit l’harmonisation entre les
ressources et les priorités. La
plupart des mesures de retour à
l'équilibre fiscal a été appliquée. Par
conséquent, le risque de transition
n'est plus considéré comme un
risque ministériel clé.
Tous les
résultats
stratégiques et
le programme
4.1 (Services
internes)

Toutes les priorités
sont énumérées
pages 7 à 11.
Engagement : Risques
liés aux partenariats et à
l'engagement de
principales parties
prenantes
Le Ministère tire profit de solutions 
innovatrices ainsi que des
consultations et rencontres
permises grâce à la technologie
(c.-à-d. webinaires).
L'approche du secteur en matière
d'initiatives réglementaires clés
accroît la connaissance des
secteurs et des relations de travail
avec les principales parties
prenantes nationales et
internationales, telles que de
nouveaux groupes de travail
fédéraux/provinciaux/territoriaux
établis pour étudier les aspects de
l'adaptation aux changements
climatiques et des données/analyse
de ces changements.
Création du bureau de liaison
d'Environnement Canada–Services
partagés Canada (SPC) pour
garantir le maintien des intérêts du
5
Ministère.
Tous les
résultats
stratégiques et
le programme
4.1 (Services
internes)

Toutes les priorités
sont énumérées
pages 7 à 11.



5
Le bureau de liaison d'Environnement Canada–Services partagés Canada (SPC) a été créé pour garantir le maintien des intérêts du
Ministère. Cette tâche est accomplie en

facilitant la communication entre le Ministère et SPC;

participant à l'établissement et à la révision des processus et activités relatifs aux services des technologies de l'information
entre le Ministère et SPC;

faisant participer SPC dans les cadres de priorité pertinents aux activités et services SPC–Environnement Canada;

négociant des contrats et relations de travail pour définir clairement les responsabilités.
14
ENVIRONNEMENT CANADA
Continuité des activités : 
Risques dus à la continuité
des services essentiels


Compétences : Risques
liés à une main d'œuvre
durable et compétente




Des services essentiels
correspondant à une période
d'interruption autorisée de 0 à
4 heures maximum ont été
déterminés dans tout le Ministère.
Des plans de continuité des
activités ont été établis pour les
sites ministériels critiques et
présentant les risques les plus
élevés.
Le Ministère continuera de
collaborer avec d'autres ministères
fédéraux pour élaborer des plans
fédéraux de gestion des urgences.

Tous les
résultats
stratégiques et
le programme
4.1 (Services
internes)

Toutes les priorités
sont énumérées
pages 7 à 11.
Les plans des ressources humaines 
sont mis à jour chaque année et
comprennent la planification de la
relève, l'équilibre travail-vie privée
et la formation.
Des approches novatrices sont
prises dans tout le Ministère pour
faciliter la rétention, le recyclage et
la motivation du personnel.
Le Ministère met en place son plan
d'action en réponse au Sondage
auprès des fonctionnaires fédéraux
réalisé en 2011.
Importante participation du
sous-ministre et de la direction
supérieure à l'élaboration et à la
mise en œuvre des stratégies de
gestion du personnel dans le
contexte de la transformation des
activités, du renouvellement et de
l'ajustement des effectifs.
Tous les
résultats
stratégiques et
le programme
4.1 (Services
internes)

Toutes les priorités
sont énumérées
pages 7 à 11.
Description des risques
Les objectifs et les résultats stratégiques d’Environnement Canada, de même que les risques auxquels le
Ministère fait face, dépendent de l’environnement dans lequel il fonctionne. Voici les éléments externes
principaux figurant dans le Profil du risque du ministère 2011-2013 et le RPP 2012-2013 pris en
considération :



les attentes accrues sur le plan national et international en matière de gestion de l’environnement;
le rythme en continuelle accélération des percées scientifiques et technologiques;
le passage à une prestation centralisée des services (p. ex., SPC).
La gestion des risques demeure donc une activité importante du Ministère, appuyant le cadre de priorités
ministérielles, la planification des activités et des ressources et la prise de décisions, et contribuant à ces
activités.
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
15
Résumé du rendement
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses budgétaires
totales (Budget
principal des
dépenses)
2012-2013
972,7
Dépenses
prévues
2012-2013
Total des autorisations
(disponibles à
l'utilisation)
2012-2013
Dépenses réelles
2012-2013
Différence
Dépenses prévues
/ dépenses réelles
997,6
1 116,8
989,7
7,9
* Tout au long de ce document, les totaux peuvent différer à l’intérieur des tableaux et d'un tableau à l'autre en raison de
l’arrondissement des chiffres.
Les dépenses planifiées du Ministère représentent le montant que le Parlement a approuvé, par l'entremise
du Budget principal des dépenses, et harmonisé par d'autres ajustements anticipés pour le reste de l'année.
Tout au long de l'année, de nouveaux fonds et un financement renouvelé ont augmenté le montant des
dépenses planifiées de 119,2 millions de dollars; les autorisations totales ont ainsi atteint 1 116,8 millions de
dollars. Parmi les principaux programmes contribuant à cette hausse, on compte un financement accéléré
supplémentaire dans le cadre de l'Accord de Copenhague (21,1 millions de dollars), un paiement législatif à
Conservation de la nature Canada (24 millions de dollars), le Programme des espèces en péril (12,5 millions
de dollars) et un financement par le biais des crédits centraux reçus du Conseil du Trésor (p. ex., indemnités
de cessation d'emploi, congés de maternité).
Les dépenses réelles de 989,7 millions de dollars (89 % des autorisations totales) ont été légèrement
inférieures aux dépenses prévues et reflètent les dépenses du Ministère, telles qu'elles ont été déclarées
dans les Comptes publics.
Les dépenses réelles ont diminué au cours des dernières années à cause de l'élimination graduelle du
programme de mise à la ferraille de véhicules, du Plan d’action économique 2009, du transfert de
responsabilités vers Services partagés Canada et de la mise en œuvre de nouvelles mesures de
rationalisation et d’efficacité. La diminution des dépenses prévues au cours des prochaines années est due à
une mise en œuvre continue de nouvelles mesures d’efficacité et l'élimination graduelle, ou la réduction de
financements nécessaires pour certaines initiatives, notamment Conservation de la nature Canada, le
Programme réglementaire sur la qualité de l’air et le financement accéléré dans le cadre de l'Accord de
Copenhague. Un paiement législatif prévu à Technologies du développement durable Canada engendre une
augmentation ponctuelle des dépenses prévues en 2014-2015.
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
6 237
Réelles
2012-2013
6 284
Différence
2012-2013
(47)
* Tout au long de ce document, les totaux peuvent différer à l’intérieur des tableaux et d’un tableau à l’autre en raison de
l’arrondissement des chiffres.
L'exigence en matière de ressources humaines de maintenir un niveau moyen d'emploi d'un équivalent temps
plein (ETP) sur 12 mois est basée sur une semaine de travail de 37,5 heures. Environnement Canada a
employé 6 284 ETP en 2012-2013, légère hausse de 47 ETP (0,8 %) par rapport aux ETP prévus de 6 237.
Les ETP prévus et réels doivent être envisagés par rapport aux dépenses prévues et réelles, respectivement,
du tableau de Ressources financières 2012-2013 ci-dessus.
16
ENVIRONNEMENT CANADA
Tableaux de résumé du rendement (en millions de dollars)
L’environnement naturel du Canada est préservé et restauré pour les générations actuelles et futures.
Programme
Biodiversité –
Espèces sauvages
et habitats
Ressources
aquatiques
Écosystèmes
durables
Promotion de la
conformité et
application de la loi Faune
Sous-total
Dépenses
budgétaires
totales
(Budget
principal des
dépenses
2012-2013)
2012-2013
2013-2014
2014-2015
Autorisations
totales
(disponibles
à l'utilisation)
2012-2013
88,3
88,3
99,8
96,9
129,6
124,3
138,8
129,3
95,9
95,9
96,8
98,7
109,5
108,6
107,6
118,0
61,6
61,6
71,6
75,9
70,2
67,5
66,2
65,8
17,2
17,2
16,8
16,4
17,9
16,7
17,5
16,9
263,1
263,1
285,0
287,9
327,2
317,0
330,1
330,0
Dépenses prévues
Dépenses réelles* (dépenses
autorisées utilisées)
2012-2013
2011-2012
2010-2011
Concordance
avec les résultats
du gouvernement
du Canada
Un environnement
vi
propre et sain
* Les totaux peuvent différer à l’intérieur des tableaux et d'un tableau à l'autre en raison de l’arrondissement des chiffres.
Les dépenses réelles de 2012-2013 ont été supérieures aux dépenses prévues pour 2012-2013 principalement à cause d'un financement reçu pour
Conservation de la nature Canada, le renouvellement du Programme des espèces en péril et l'Initiative sur les éléments nutritifs des Grands Lacs.
Les dépenses réelles de 2012-2013 ont été inférieures aux dépenses de 2011-2012 à cause d'une réduction du financement nécessaire pour
Conservation de la nature Canada.
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
17
La population canadienne est équipée pour prendre des décisions éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du
climat.
Programme
Services
météorologiques et
environnementaux
pour les Canadiens
Services
météorologiques et
environnementaux
pour les utilisateurs
ciblés
Sous-total
Dépenses
budgétaires
totales
(Budget
principal des
dépenses
2012-2013)
Dépenses prévues
2012-2013
2013-2014
2014-2015
Autorisations
totales
(disponibles
à l'utilisation)
2012-2013
Dépenses réelles* (dépenses
autorisées utilisées)
2012-2013
2011-2012
2010-2011
191,3
191,3
153,5
159,1
177,2
167,7
172,4
186,8
25,8
32,3
25,5
25,5
26,7
23,0
24,1
23,0
217,0
223,5
179,1
184,6
203,9
190,7
196,5
209,9
Concordance
avec les résultats
du gouvernement
du Canada
Un environnement
vii
propre et sain
* Les totaux peuvent différer à l’intérieur des tableaux et d'un tableau à l'autre en raison de l’arrondissement des chiffres.
Les dépenses réelles de 2012-2013 ont été inférieures aux dépenses prévues pour 2012-2013 principalement à cause du réalignement entre les
programmes dans le cadre du transfert des financements et des responsabilités vers Services partagés Canada. Le transfert vers Services
partagés Canada a également engendré une réduction des dépenses réelles entre 2010-2011 et 2012-2013. L'augmentation des dépenses prévues
pour 2012-2013 est due au financement accéléré reçu dans le cadre de l'Accord de Copenhague.
18
ENVIRONNEMENT CANADA
Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens ainsi que pour leur environnement sont minimisées.
Programme
Gestion des
substances et des
déchets
Changements
climatiques et
qualité de l'air
Promotion de la
conformité et
application de la loi
- Pollution
Sous-total
Dépenses
budgétaires
totales
(Budget
principal des
dépenses
2012-2013)
Dépenses prévues
Autorisations
totales
(disponibles
à l'utilisation)
2012-2013
Dépenses réelles* (dépenses
autorisées utilisées)
2012-2013
2011-2012
2010-2011
Concordance
avec les résultats
du gouvernement
du Canada
87,7
79,3
83,3
103,7
Un environnement
viii
propre et sain
229,9
240,2
157,5
118,3
160,8
44,0
42,3
47,3
41,7
43,3
39,9
298,1
340,7
375,2
278,5
244,8
304,5
2012-2013
2013-2014
2014-2015
81,7
81,7
74,6
68,5
193,2
211,5
179,5
45,5
45,5
320,4
338,7
* Les totaux peuvent différer à l’intérieur des tableaux et d'un tableau à l'autre en raison de l’arrondissement des chiffres.
Les dépenses réelles de 2012-2013 ont été inférieures aux dépenses prévues pour 2012-2013 principalement à cause de financement non
dépensé pour Technologies du développement durable Canada. Les dépenses prévues sont inférieures en 2013-2014 à cause de la diminution du
financement pour Technologies du développement durable Canada. L'élimination progressive du financement accéléré dans le cadre de l'Accord de
Copenhague et les diminutions chaque année du financement pour le Programme réglementaire sur la qualité de l’air en 2013-2014 et 2014-2015
contribuent également à la diminution des dépenses prévues en 2013-2014. L'augmentation des dépenses prévues en 2014-2015 est due à un
paiement législatif prévu pour Technologies du développement durable Canada. Les dépenses réelles ont été supérieures en 2010-2011
principalement à cause du programme de mise à la ferraille de véhicules et ont augmenté en 2012-2013 grâce au financement accéléré dans le
cadre de l'Accord de Copenhague.
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
19
Services internes
Services internes
Dépenses
budgétaires
totales (Budget
principal des
dépenses
2012-2013)
172,2
Sous-total
172,2
Dépenses prévues
2012-2013
2013-2014
2014-2015
172,2
189,4
177,9
172,2
189,4
177,9
Autorisations
totales
(disponibles
à l'utilisation)
2012-2013
Dépenses réelles* (dépenses autorisées
utilisées)
2012-2013
2011-2012
2010-2011
210,5
203,4
237,1
242,7
210,5
203,4
237,1
242,7
* Les totaux peuvent différer à l’intérieur des tableaux et d'un tableau à l'autre en raison de l’arrondissement des chiffres.
Les dépenses réelles de 2012-2013 ont été supérieures aux dépenses prévues pour 2012-2013 à cause des réalignements internes des
financements dans les comptes pour le transfert des responsabilités à Services partagés Canada. Les dépenses réelles de 2012-2013 ont été
inférieures à celles de 2011-2012 à cause de la réduction des dépenses financées par les crédits centraux reçus du Conseil du Trésor ainsi que du
transfert des responsabilités vers Services partagés Canada.
Tableau de résumé total du rendement (en millions de dollars)
Résultats
stratégiques et
Services internes
Total
Dépenses
budgétaires
totales (Budget
principal des
dépenses
2012-2013)
972,7
Dépenses prévues
2012-2013
2013-2014
2014-2015
997,6
951,6
991,1
Autorisations
totales
(disponibles
à l'utilisation)
2012-2013
* Les dépenses réelles totales de 2010-2011 comprenaient 1,8 million de dollars pour le Projet gazier Mackenzie.
20
ENVIRONNEMENT CANADA
1 116,8
Dépenses réelles* (dépenses autorisées
utilisées)
2012-2013
2011-2012
2010-2011*
989,7
1 008,5
1 088,9
Profil des dépenses
Le tableau suivant illustre l'évolution des dépenses du Ministère pendant une période de sept ans. Pour la
période de 2009-2010 à 2012-2013, les dépenses réelles sont celles rapportées dans les Comptes publics.
Pour la période de 2013-2014 à 2015-2016, les dépenses prévues correspondent au financement approuvé
par le Conseil du Trésor pour atteindre les résultats stratégiques du Ministère et appuyer la mise en œuvre de
nouvelles mesures de rationalisation et d’efficacité.
Remarque : Les valeurs des dépenses prévues dans l'évolution des dépenses sont celles du Rapport sur les plans et les priorités
2013-2014.
Comme l'indique le tableau ci-dessus, les dépenses réelles d'Environnement Canada, telles qu'elles
apparaissent dans les Comptes publics de 2012-2013, étaient de 989,7 millions de dollars, soit une baisse
sur douze mois de 18,8 millions de dollars (1,9 %) par rapport aux dépenses de 2011-2012. Cette baisse est
principalement attribuable à la mise en œuvre de nouvelles mesures de rationalisation et d’efficacité, à un
paiement inférieur à Conservation de la nature Canada et au transfert des financements et responsabilités
d'une année complète à Services partagés Canada. Ces réductions ont été compensées par l'augmentation
des dépenses pour soutenir le financement accéléré dans le cadre de l'Accord de Copenhague.
La diminution des dépenses réelles entre 2009-2010 et 2010-2011 est principalement due au paiement réduit
à Conservation de la nature Canada. Les autres variations des dépenses, qu'il s'agisse d'augmentations ou
des diminutions, se compensent en grande partie.
La diminution des dépenses réelles entre 2010-2011 et 2011-2012 est principalement due au transfert des
responsabilités à Services partagés Canada à compter du 15 novembre 2011 et à l'élimination progressive du
financement fourni pour le programme de mise à la ferraille de véhicules et le Plan d’action économique
2009.
La diminution des dépenses prévues entre 2013-2014 et 2015-2016 provient de la mise en œuvre de
nouvelles mesures de rationalisation et d’efficacité ainsi que de l'élimination progressive ou la réduction du
financement de plusieurs initiatives, notamment Technologies du développement durable Canada,
Conservation de la nature Canada, Programme réglementaire sur la qualité de l’air, Programme des espèces
en péril et la mise en œuvre du financement accéléré du Canada dans le cadre de l'Accord de Copenhague.
Les programmes faisant l'objet d'une élimination progressive sont soumis aux décisions du gouvernement
quant à l'extension ou l'augmentation du financement. Les répercussions de ces décisions seront par
conséquent reflétées dans les prochains exercices budgétaires et documents d'estimation du Ministère.
SECTION I : VUE D'ENSEMBLE DU MINISTÈRE
21
Budget des dépenses par crédit voté
Pour de plus amples détails sur les crédits organisationnels et/ou les dépenses législatives d'Environnement
ix
Canada, veuillez consulter les Comptes publics du Canada 2013 (Volume II) . Vous trouverez une version
électronique des Comptes publics 2013 sur le site Internet de Travaux publics et Services gouvernementaux
Canada.
Participation à la Stratégie fédérale du développement durable
La Stratégie fédérale de développement durable (SFDD) exprime l'engagement du gouvernement du Canada
à améliorer la transparence de la prise de décisions environnementales en détaillant ses principaux objectifs
et ses principales cibles stratégiques en matière d'environnement. Environnement Canada s'assure que ces
résultats font partie intégrante des processus de prise de décisions. Le Ministère contribue aux thèmes
suivants de la SFDD 2010-2013 (chacun est exprimé par un identifiant visuel) au sein des trois résultats
stratégiques suivants.
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada est préservé et restauré pour les
générations actuelles et futures.
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est équipée pour prendre des décisions éclairées
quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat.
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens ainsi que pour
leur environnement sont minimisées.
En 2012-2013, Environnement Canada a étudié les répercussions environnementales des initiatives faisant
l'objet de la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de
x
programmes. Dans le cadre du processus d'évaluation environnementale stratégique, des initiatives
ministérielles se sont avérées avoir des répercussions environnementales sur les objectifs et cibles de la
SFDD 2010-2013 du thème 1 – Relever les défis des changements climatiques et de la qualité de l’air et du
thème 2 – Maintenir la qualité et la disponibilité de l’eau.
Pour de plus amples renseignements sur les activités d'Environnement Canada favorisant le développement
durable et les évaluations environnementales stratégiques, consultez la section II du rapport ministériel sur le
xi
rendement et le site Internet du Ministère. Pour les données complètes de la SFDD, veuillez consulter le site
xii
Internet d'Environnement Canada.
22
ENVIRONNEMENT CANADA
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES
PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
La section suivante développe la discussion stratégique en se concentrant sur les priorités ministérielles
et fournit un examen plus détaillé du rendement atteint en 2012-2013 en réponse aux engagements au
niveau des programmes et des sous-programmes.
Résultat stratégique 1 :
L’environnement naturel du Canada est préservé et restauré pour les générations actuelles et
futures.
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats réels
Pourcentage de zones terrestres
6
protégées comme mesure de
l'effort de conservation.
17 % d’ici 2020
En 2012-2013, 10 % (1 003 818 km ) des
terres et de l'eau douce (superficie terrestre)
2
du Canada et environ 0,7 % (49 326 km ) de
son territoire marin étaient reconnus comme
étant protégés; cela équivaut à environ la
taille de la Colombie-Britannique.
2
.
Programmes pour le résultat stratégique 1
1.1 Biodiversité - Espèces
sauvages et habitats
1.2 Ressources en eau
1.3 Écosystèmes durables
1.4 Promotion de la conformité
et application de la loi - Faune*
* Le programme 1.4 : Promotion de la conformité et application de la loi - Faune est décrit page 89.
Programme 1.1 : Biodiversité – Espèces sauvages et habitats
Sous-programmes du programme 1.1 Biodiversité – Espèces sauvages et
habitats
1.1.1 Politiques et priorités sur la
biodiversité
1.1.2 Espèces en péril
1.1.3 Oiseaux migrateurs
1.1.4 Conservation des habitats
fauniques
Description du programme
Ce programme a pour objectif d’éviter une perte de biodiversité tout en permettant encore l’utilisation
durable grâce à la protection et au rétablissement d’espèces en péril, à la conservation, à la restauration
et à la réhabilitation d’habitats importants, ainsi qu’à la conservation et à la gestion des oiseaux
migrateurs. Il permet également d’assurer la réalisation d’une évaluation, d’une planification et d’une
action nationales coordonnées et cohérentes en vue de protéger la biodiversité, qui comprend des
6
Une zone « protégée » est un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace,
juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs
culturelles connexes.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
23
populations viables d’espèces, des écosystèmes sains et diversifiés et des ressources génétiques. Ce
programme fait appel à la formation de partenariats stratégiques qui ciblent une gestion intégrée du
capital naturel du Canada grâce, par exemple, à l’intendance et à la gestion durable des paysages. Les
responsabilités prévues par la loi relatives à ce programme comprennent la Loi sur les espèces en péril,
la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, la Loi sur les espèces sauvages du
Canada, la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et le règlement sur leur
commerce international et interprovincial. Les responsabilités internationales comprennent la Convention
des Nations Unies sur la biodiversité (1992), la Convention sur le commerce international des espèces de
faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et la Convention sur les zones humides
d’importance internationale, particulièrement l’habitat de la sauvagine (connue sous le nom de
7
Convention Ramsar) . Les contributions au programme Biodiversité – Espèces sauvages et habitat sont
utilisées en tant que composantes de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses
budgétaires totales
(Budget principal
des dépenses)
2012-2013
88,3
Dépenses prévues
2012-2013
Autorisations
totales
(disponibles à
l'utilisation)
2012-2013
Dépenses réelles
(dépenses
autorisées
utilisées)
2012-2013
Différence
2012-2013
88,3
129,6
124,3
(35,9)
Remarque : L'augmentation des dépenses réelles par rapport aux dépenses prévues et des ETP est principalement due à
l'augmentation du financement du Programme des espèces en péril et d'un paiement à Conservation de la nature Canada.
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
451
Réelles
2012-2013
531
Différence
2012-2013
(80)
Programme 1.1 : Biodiversité – Espèces sauvages et habitats
Résultats attendus
Les populations d’espèces
sauvages, en particulier
des oiseaux migrateurs et
des espèces inscrites sur
les listes fédérales des
espèces en péril, sont
maintenues ou rétablies.
Indicateurs de rendement
Proportion des espèces
d'oiseau migrateur
évaluées dans des
Rapports sur la situation
générale considérées
comme étant « en
sécurité »
Cibles
Augmentation de 2 %
par rapport à la valeur
figurant dans chaque
Rapport sur la situation
générale pendant
5 ans.
Résultats réels
2000 : 80 %
2005 : 81%
2010 : 77%
Cet indicateur a été révisé depuis le
rapport précédent pour inclure
uniquement les espèces protégées
dans le cadre de la Loi de 1994 sur la
convention concernant les oiseaux
migrateurs.
Le nombre d'espèces classées
comme étant « en péril » indique une
augmentation régulière et a
pratiquement doublé depuis le
premier rapport de 2000. Entre les
années de rapport, certaines espèces
présentaient un niveau de risque
supérieur, un niveau de risque
inférieur ou ont peut être été ajoutées
ou supprimées de la liste des
espèces. De nombreuses explications
peuvent permettre d'interpréter ces
7
Les responsabilités internationales comprennent également désormais le groupe de travail du Conseil de l'Arctique sur la
Conservation de la flore et de la faune arctique (CAFF).
24
ENVIRONNEMENT CANADA
variations, notamment les variations
biologiques de la taille de la
population, la répartition des espèces
ou les menaces auxquelles elles sont
confrontées, une évaluation plus
détaillée préparée par le Comité sur
la situation des espèces en péril au
Canada, une erreur de classement
précédent, une meilleure
connaissance de l'espèce, une
modification de procédure ou un
changement taxonomique.
Analyse du rendement et leçons apprises
Résumé des réalisations et activités d'Environnement Canada au sein de ce programme :

a continué à mettre en œuvre la Loi sur les espèces en péril, notamment la publication de
41 programmes de rétablissement finaux ou proposés dans le Registre public des espèces en
péril de 2012-2013. Le programme de rétablissement final de la population boréale du caribou
des bois a été publié;

a progressé dans l'établissement et l'application des modèles de services d'évaluation
économique, sociale et écologique des écosystèmes afin de faciliter les prises de décision en
faveur d'un développement durable;

a établi des partenariats avec plusieurs autres ministères et organismes fédéraux pour régler les
problèmes de conservation afin d’aider les oiseaux marins et avec une organisation non
gouvernementale pour publier un rapport scientifique majeur sur les oiseaux;

a poursuivi sa participation active à la Convention sur le commerce international des espèces de
faune et de flore sauvages menacées d’extinction, notamment concernant la question du
commerce international de l'ours blanc;

a progressé dans la préservation d'habitats importants pour les espèces en péril et a travaillé
pour s'assurer que les données provenant de programmes de surveillance aviaire soient
facilement disponibles pour étayer la prise de décisions. Par exemple, en 2012-2013, une
2
superficie de 173 668 hectares (ou 1 736,68 km ) d’habitat, qui équivaut au tiers de la superficie
de l’Île-du-Prince-Édouard, a été protégée au Canada dans le cadre du Programme d’intendance
de l’habitat pour les espèces en péril. Ce sont 404 espèces jugées en péril par le Comité sur la
situation des espèces en péril au Canada qui en bénéficieront;

a finalisé et rendu public huit plans de conservation des oiseaux, ébauché 14 plans de gestion de
réserves nationales de faune et initié un projet pilote pour les oiseaux des prairies dans le cadre
d'une coentreprise;

a commencé à travailler sur une démarche stratégique de conservation des habitats par le biais
de l'évaluation et de la planification des paysages et a collaboré avec d'autres ministères et
organismes fédéraux sur les espèces exotiques envahissantes.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
25
Sous-programme 1.1.1 : Politiques et priorités sur la biodiversité
Description du sous-programme
Ce programme permet à Environnement Canada de jouer un rôle de coordination au niveau national en
faisant participer les parties prenantes et d'autres ministères gouvernementaux à la mise en œuvre au
Canada de la Convention des Nations Unies sur la biodiversité et de représenter les intérêts nationaux du
pays sur la scène internationale. Il fait appel à l'action conjointe des sciences, d'outils réglementaires, de
recherches et de partenariats avec des organisations non gouvernementales, des organisations
autochtones, des entreprises et le milieu universitaire pour élaborer et mettre en place des cadres
réglementaires et des stratégies au niveau national (p. ex., la stratégie canadienne de la biodiversité, le
Cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité, l'Accès aux ressources génétiques et partage des
avantages) et faire progresser les objectifs du Canada en matière de biodiversité au niveau international
(p. ex., la Convention des Nations Unies sur la biodiversité, la Plateforme intergouvernementale sur la
biodiversité et les services écosystémiques, un régime international d'accès et de partage des avantages,
la responsabilité et les réparations dans le cadre du Protocole sur la biosécurité, la Conservation de la
flore et de la faune arctique dans le cadre du Conseil de l'Arctique). Le financement de ce programme
comprend la contribution annuelle du Canada au Secrétariat international des Nations Unies sur la
Convention sur la diversité biologique et le soutien aux groupes de travail internationaux. Les
contributions au programme Biodiversité – Espèces sauvages et habitats peuvent être une composante
de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
2,1
Dépenses réelles
2012-2013
2,0
Différence
2012-2013
0,1
Ressources humaines 2012-2013 (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
11
Réelles
2012-2013
10
Différence
2012-2013
1
Sous-programme 1.1.1 : Politiques et priorités sur la biodiversité
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats réels
Les objectifs et les cibles
en matière de biodiversité
sont intégrés aux stratégies
et aux plans fédéraux,
provinciaux et territoriaux
qui ont des répercussions
sur la biodiversité.
Pourcentage des
100% d’ici 2014
ministères fédéraux ayant
des mandats relatifs aux
ressources naturelles ou
environnementales,
provinces et territoires qui
ont déterminé ou
appliquent des mesures en
faveur de la biodiversité
Cet indicateur sera évalué en 2014
dans le cadre du processus
e
d'élaboration du 5 rapport national
du Canada pour la Convention sur la
diversité biologique (CBD).
Les ententes multilatérales
sur la biodiversité et les
plans de travail tiennent
compte des priorités et des
intérêts canadiens.
Pourcentage de décisions 100 %
de la Convention sur la
diversité biologique
conformes aux objectifs
canadiens
97 % en 2012
26
ENVIRONNEMENT CANADA
La Conférence des Parties de la CBD
(COP-12) a pris 33 décisions au total,
32, soit 97 %, étaient conformes aux
objectifs canadiens. L'une de ces
décisions sur la mobilisation des
ressources était contraire à la position
du Canada, qui était d'élaborer des
cibles quantitatives sur la mobilisation
des ressources seulement après que
les Parties aient fourni des données
de référence solides.
Analyse du rendement et leçons apprises
Dans le cadre de ce sous-programme :

a progressé dans l'établissement et l'application des modèles de services d'évaluation
économique, sociale et écologique des écosystèmes afin de faciliter les prises de décision en
faveur d'un développement durable; le modèle intégré du Ministère a été examiné par les pairs
lors d'une conférence internationale et, en collaboration avec Statistique Canada, le Ministère a
entrepris un projet sur les paramètres et les mesures des services écosystémiques pour la
comptabilité nationale;

a dirigé un groupe de travail faisant intervenir d'autres ministères fédéraux (Agence canadienne
d’inspection des aliments, Pêches et Océans Canada et Ressources naturelles Canada) pour
soutenir la gestion des espèces exotiques envahissantes;

a utilisé un processus interministériel étendu pour la CBD afin d'assurer que les positions de
négociation soient conformes à la politique du gouvernement et que les négociateurs connaissent
bien les questions scientifiques, réglementaires et transsectorielles;

a terminé et publié 48 % (21 sur 44) des rapports techniques pour le Rapport sur l’état des
écosystèmes et les tendances;

a réussi à promouvoir les projets prioritaires du Canada afin d’y inclure la biodiversité, en
préparation de la présidence du Canada au Conseil de l'Arctique de 2013-2015;

a collaboré avec les provinces et territoires pour élaborer des objectifs et cibles proposés en
matière de biodiversité pour le Canada pour 2020, avec la participation d'organisations
autochtones et de parties prenantes;

a étendu la surveillance de la biodiversité dans la région des sables bitumineux, en mettant
l'accent sur l'évaluation de la biodiversité terrestre et aquatique et sur les répercussions des
polluants et de la perturbation des habitats; ce travail a inclus la collecte (par l'Alberta Biodiversity
Monitoring Institute) de données sur la biodiversité de 64 sites de surveillance de terres humides
et 64 sites de surveillance terrestres à travers 38 catégories d'habitat dans toute la région des
sables bitumineux, ainsi que de données sur plus de 1 000 espèces de mammifères, oiseaux
migrateurs, plantes vasculaires, mousses, lichens et invertébrés du sol. D'autres activités de
surveillance incluaient la surveillance des causes et effets, notamment la prévision des
répercussions du développement industriel et des changements climatiques sur les oiseaux de la
région des sables bitumineux, ainsi que la collecte et l'analyse de données relatives à la santé
des oiseaux (voir l'encadré : La science à l'œuvre).
La science à l'œuvre — Gestion de la biodiversité dans la région des sables bitumineux
Un aspect important de la surveillance de l'air, de l'eau, du sol et de la biodiversité entreprise par le Plan
conjoint Canada–Alberta de mise en œuvre pour la surveillance des sables bitumineux est de surveiller les
oiseaux et les amphibiens et d'entreprendre des études sur la toxicologie et les effets des polluants sur les
populations d'oiseaux et d'animaux sauvages. Par exemple, des œufs d'oiseaux aquatiques vivant en
colonie (p. ex., les goélands, les hérons et les aigrettes) ont été prélevés au lac Athabasca occidental et
sur un site de référence (parc national Wood Buffalo) pour être analysés en laboratoire. Pour des
renseignements continus sur les activités de surveillance et leurs résultats, consultez le nouveau Portail
xiii
d'information sur la surveillance environnementale des sables bitumineux , lancé en 2013.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
27
Sous-programme 1.1.2 : Espèces en péril
Description du sous-programme
L’objectif de ce programme est d’assurer la mise en œuvre de la Loi sur les espèces en péril (LEP) dans
le but d’empêcher l’extinction des espèces sauvages et de mettre en place les mesures nécessaires à
leur rétablissement. Il prévoit la protection juridique des espèces sauvages en péril et la conservation de
leur diversité biologique. Les programmes de financement tels que le programme d’intendance de
l’habitat (PIH), le Fonds autochtone pour les espèces en péril (FAEP), le Fonds pour le rétablissement
des espèces en péril et le Fonds interministériel pour le rétablissement en permettent en partie la
réalisation. Le programme repose sur des partenariats avec les gouvernements provinciaux, territoriaux
et d’autres gouvernements, ainsi qu’avec les peuples autochtones et d’autres organismes (p. ex., des
organismes environnementaux non gouvernementaux, des associations professionnelles des secteurs de
l’industrie). On a mis sur pied un certain nombre d’organismes et de comités consultatifs pour permettre
aux principaux partenaires de s’engager dans ce programme qui résulte de la mise en œuvre de la
Stratégie canadienne de la biodiversité, définie pour donner suite à la Convention sur la diversité
biologique des Nations Unies. Les pouvoirs sont conférés au programme aux termes de la LEP et des
obligations du Canada en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et
de flore sauvages menacées d’extinction et de la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales
sauvages et la Réglementation de leur commerce international et interprovincial.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
34,2
Dépenses réelles
2012-2013
45,2
Différence
2012-2013
(11,0)
Remarque : L’augmentation entre les dépenses prévues et les dépenses réelles, ainsi que l’augmentation des ÉTP est
principalement attribuable à l’augmentation du financement pour le Programme de rétablissement des espèces en péril.
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
163
Réelles
2012-2013
213
Différence
2012-2013
(50)
Sous-programme 1.1.2 : Espèces en péril
Résultats attendus
L’habitat essentiel est
protégé.
28
Indicateurs de
performance
Cibles
Pourcentage des espèces À déterminer
menacées et des espèces
en péril dont est
responsable
Environnement Canada et
dont l’habitat essentiel est
situé en tout ou en partie
dans des aires protégées
d’EC et fait l’objet d’une
description dans la Gazette
du Canada.
ENVIRONNEMENT CANADA
Résultats actuels
L’habitat essentiel de 6 des
12 espèces en péril dont l’habitat
essentiel est situé dans les aires
protégées d’EC est décrit dans la
Gazette du Canada (50 %).
Objectif 5 : Conservation
de la faune – Maintenir ou
rétablir les populations
fauniques à des niveaux
sains.
Pourcentage des espèces
inscrites pour lesquelles le
rétablissement est jugé
réalisable lorsque les
tendances de la population
(si disponibles) au moment
de la réévaluation
concordent avec le
programme de
rétablissement.
Cible 5.1 de la Stratégie
fédérale de
développement
durable : Conservation
de la faune terrestre et
aquatique – La
tendance des
populations (lorsqu’elle
est disponible) au
moment de la
réévaluation cadre avec
le programme de
rétablissement pour
100 % des espèces en
péril inscrites (dont le
rétablissement a été
jugé réalisable) d’ici
2020.
La tendance des populations de 32 %
(7) des 22 espèces dont le
rétablissement a été jugé réalisable et
qui ont été réévaluées depuis la
diffusion de la stratégie de
rétablissement, évolue de sorte que
les objectifs énoncés dans la
stratégie de rétablissement sont en
voie d’être atteints, tandis que dans le
cas de 9 % (2) des espèces, les
preuves sont mitigées. La tendance
des populations chez 32 % (7) des
espèces indiquait que l’on n’évoluait
pas encore vers l’atteinte des
objectifs. Chez 27 % (6) des espèces,
il n’y avait pas suffisamment de
preuves pour établir la tendance des
populations au cours de la
réévaluation.
Analyse du rendement et leçons apprises
Résumé des résultats 2012-2013 pour ce sous-programme :

a continué de mettre en œuvre la Loi sur les espèces en péril (LEP),
notamment en affichant dans le Registre public de la LEP
41 stratégies de rétablissement sous forme de proposition ou sous
forme finale. Plus particulièrement, on a affiché la stratégie de
rétablissement définitive pour le caribou des bois, population boréale,
dans le but de rendre les populations viables et autonomes dans
toutes les aires de répartition du caribou boréal au Canada dans la
mesure du possible;
e
Le saviez-vous?
En 2012-2013,
Environnement Canada a
maintenu et géré des
réserves nationales de
faune et des refuges
d’oiseaux migrateurs
couvrant au total
12 448 961 hectares, soit
plus de 2 fois la superficie
de la Nouvelle-Écosse.

a participé activement à la 16 Conférence des Parties à la CITES,
notamment en faisant la promotion du succès de la gestion
canadienne de l’ours blanc, permettant ainsi de maintenir le
commerce de cette espèce. La menace que pose le commerce de cette espèce est minime,
parce qu’elle est bien gérée. Le maintien du commerce de l’ours blanc est un élément important
de l’économie locale des collectivités autochtones nordiques;

a continué de préserver des habitats importants pour les espèces en péril grâce au programme
d’intendance de l’habitat. En 2012-2013, 173 668 hectares d’habitat avaient été préservés au
Canada grâce au Programme d’intendance de l’habitat des espèces en péril, au profit de près de
404 espèces ayant été évaluées comme étant en péril par le Comité sur la situation des espèces
en péril au Canada;

a maintenu et géré des réserves nationales de faune et des refuges d’oiseaux migrateurs
couvrant au total 12 448 961 hectares.
Sous-programme 1.1.3 : Oiseaux migrateurs
Description du sous-programme
Ce programme permet de protéger et de conserver les populations d’oiseaux migrateurs. Il est
responsable de la mise en œuvre de la Convention concernant les oiseaux migrateurs signée avec les
États-Unis en 1916, par le biais de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs.
La mise en œuvre réussie comprend les activités suivantes : conservation des populations, mesures de
conservation continues pour préserver les oiseaux et leurs nids, intendance, élaboration de politiques et
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
29
mise en application de la Loi et de ses règlements, protection d’importants habitats pour les oiseaux,
réduction des autres éléments de stress qui ont une incidence sur la situation des populations, gestion
des urgences concernant les questions de santé et de sécurité associées aux oiseaux migrateurs. Le
programme est réalisé en partenariat avec d’autres gouvernements et des organisations non
gouvernementales. Les groupes de clients ciblés par le programme sont, notamment, le public canadien,
les chasseurs d’oiseaux migrateurs, les peuples autochtones (récolte de subsistance), les secteurs
économiques des ressources naturelles et les utilisateurs de ressources naturelles, les autres
gouvernements (provinciaux/territoriaux, étrangers). Les contributions au programme Biodiversité –
Espèces sauvages et habitats peuvent être une composante de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
28,9
Dépenses réelles
2012-2013
29,6
Différence
2012-2013
(0,6)
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
165
Réelles
2012-2013
183
Différence
2012-2013
(18)
Sous-programme 1.1.3 : Oiseaux migrateurs
Résultats attendus
Les populations d’oiseaux
migrateurs sont
maintenues selon les
objectifs de populations
établis.
Objectif 5 : Conservation
de la faune – Maintenir ou
rétablir les populations
fauniques à des niveaux
sains.
8
Indicateurs de rendement
Proportion des espèces
d’oiseaux migrateurs dont
la population varie dans les
limites acceptables des
buts établis. (Remarque :
les tendances des
populations d’oiseaux
migrateurs sont déclarées
en 2012-2013.)
Cibles
Cible du cadre de
En moyenne, les populations
mesure du rendement à canadiennes d’oiseaux nicheurs ont
déterminer
diminué de 12 % entre 1970 et 2010.
Cible 5.2 de la Stratégie
fédérale de
développement
durable : Conservation
de la faune terrestre et
aquatique – Une cible
pour la proportion
d’espèces d’oiseaux
migrateurs dont la
population varie dans
des limites acceptables
des objectifs relatifs à la
population sera établie
en 2011 après que la
base de données sur la
situation des oiseaux
sera terminée 8.
Les objectifs de population des espèces d’oiseaux migrateurs sont en cours d’élaboration.
30
ENVIRONNEMENT CANADA
Résultats actuels
Les populations d’espèces d’oiseux
qui passent toute l’année au Canada
ont augmenté en moyenne de 68 %
entre 1970 et 2010. Les espèces
d’oiseaux qui migrent hors du Canada
ont généralement diminué davantage
et celles qui migrent le plus loin (en
Amérique du Sud) ont affiché un
déclin plus important, certaines
populations diminuant de 53 %. Le
déclin des oiseaux migrant aux
États-Unis est de 10 % en moyenne,
tandis que le déclin des oiseaux
migrant en Amérique Centrale est de
14 % en moyenne.
Analyse du rendement et leçons apprises
Résumé des résultats 2012-2013 pour ce sous-programme :

a finalisé et diffusé, en collaboration avec l’Initiative de conservation
des oiseaux de l’Amérique du Nord au Canada, L’état des
xiv
populations d’oiseaux du Canada , un rapport scientifique qui
s’appuie sur 40 années de données et résume la situation des
populations d’oiseaux dans huit régions du Canada;

a mis sur pied un comité qui s’assure que les programmes de
surveillance aviaire sont examinés régulièrement et que les résultats
et les analyses sont mis à la disposition des décideurs en temps
opportun;

a mis en route un projet pilote pour les oiseaux des prairies, faisant
partie d’un programme plus vaste de projets conjoints permettant de
réaliser des activités de conservation pour toutes les espèces
d’oiseaux;

a finalisé huit des vingt-cinq plans de conservation, ceux qui restent
devant être finalisés en 2013-2014, puis affichés sur le site Internet
du Ministère.
Le saviez-vous?
Les oiseaux sont un indicateur de la
santé des écosystèmes; des
changements dans les populations
d’oiseaux indiquent des
changements dans les écosystèmes
dont les humains dépendent pour la
nourriture, la qualité de l’air et l’eau.
Alors que les populations
canadiennes d’oiseaux ont diminué
de 12 % dans l’ensemble depuis les
années 1970, certaines espèces ont
augmenté en raison des initiatives de
conservation. Par exemple, les
populations de rapaces (notamment
le Faucon pèlerin, le Balbuzard
pêcheur et le Pygargue à tête
blanche) ont augmenté depuis les
années 1970.
Sous-programme 1.1.4 : Conservation des habitats fauniques
Description du sous-programme
Ce programme permet la conservation et la protection d’habitats qui abritent des espèces en péril et des
oiseaux migrateurs en établissant des aires protégées et en favorisant et permettant l’intendance de
l’habitat par les propriétaires fonciers et les gestionnaires. Une partie de ce travail est réalisé en faisant
l’acquisition de terres ou en les gérant grâce à la législation d’Environnement Canada. On en fait encore
plus en travaillant avec des partenaires pour protéger et conserver l’habitat faunique. Environnement
Canada régit plusieurs programmes qui favorisent et encouragent des organisations non
gouvernementales et les Canadiens et Canadiennes à conserver et protéger l’habitat de la faune ainsi
que celui des espèces en péril. Parmi les lois habilitantes, on compte la Loi de 1994 sur la convention
concernant les oiseaux migrateurs, la Loi sur les espèces sauvages du Canada, la Loi sur les espèces en
péril et la Convention sur les zones humides d’importance internationale (connue sous le nom de
Convention de Ramsar). Les contributions au programme Biodiversité – Espèces sauvages et habitats
peuvent être une composante de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
23,1
Dépenses réelles
2012-2013
47,5
Différence
2012-2013
(24,4)
Remarque : L’augmentation entre les dépenses prévues et les dépenses réelles est principalement attribuable au financement reçu
pour Conservation de la nature Canada.
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
113
Réelles
2012-2013
126
Différence
2012-2013
(13)
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
31
Sous-programme 1.1.4 : Conservation des habitats fauniques
Résultats attendus
Indicateurs de
Cibles
performance
Les habitats nécessaires
pour atteindre les
objectifs de populations
de sauvagine sont
préservés.
Terres protégées par
Environnement Canada
et ses partenaires en
pourcentage de la
quantité totale
nécessaire pour atteindre
les buts définis pour la
population pour tous les
oiseaux migrateurs
prioritaires.
70 % d’ici 2012
Objectif 6 : Conservation
et protection des
écosystèmes et des
habitats – Conserver des
écosystèmes productifs
et résilients ayant la
capacité de se rétablir et
de s’adapter; et protéger
les zones de façon à ce
qu’elles ne soient pas
altérées pour les
générations actuelles et
futures.
Terres conservées sous
forme de pourcentage de
la quantité totale
nécessaire pour atteindre
les buts définis pour la
population, et ce, pour
tous les oiseaux
migrateurs et toutes les
espèces en péril
prioritaires.
Cible 6.1 de la
Stratégie fédérale de
développement
durable (SFDD) :
Écosystèmes et
habitats terrestres,
habitats non protégés
dans un parc - La
cible pour les habitats
afin d’appuyer la
conservation des
oiseaux migratoires et
les espèces en péril
prioritaire sera fixée
d’ici 2015.
À déterminer
Cible 6.4 de la
SFDD : Gestion des
menaces pour les
écosystèmes – Les
menaces posées par
l’entrée au Canada
de nouvelles espèces
exotiques
envahissantes sont
comprises et réduites
d’ici 2015.
32
ENVIRONNEMENT CANADA
Résultats actuels
98 % en décembre 2012 pour ce
qui est de la sauvagine.
Comprend les terres protégées par
le biais du Plan conjoint des
habitats de l’Est, du Plan conjoint
des habitats des Prairies (à
l’exclusion de la forêt boréale de
l’Ouest) et le Plan conjoint de la
côte du Pacifique (portion
canadienne) sous l’égide du Plan
nord-américain de gestion de la
sauvagine (PNAGS). L’objectif et
les cibles actuels de conservation
de l’habitat on été définis dans la
mise à jour de 2004 du PNAGS et
couvrent l’objectif pour ces trois
plans conjoints de 1986 à 2009.Les
plans conjoints sont en train
d’élaborer de nouvelles cibles qui
devraient être finalisées en 2014,
dans le but d’atteindre les objectifs
énoncés dans la révision de 2012
du PNAGS.
En décembre 2012, environ
8 millions d’hectares d’habitat de la
sauvagine, une superficie 2,5 fois la
taille de l’île de Vancouver, avaient
été protégés au Canada grâce au
PNAGS.
À la fin de 2012-2013,
173 668 hectares d’habitat
supplémentaires, ce qui équivaut
au tiers de la superficie de l’Île-duPrince-Édouard, avaient été
préservés au Canada grâce au
Programme d’intendance de
l’habitat des espèces en péril, au
profit de près de 404 espèces ayant
été évaluées comme étant en péril
par le Comité sur la situation des
espèces en péril au Canada
(COSEPAC).
Des options pour un indicateur sont
en cours d’évaluation et seront
communiquées ultérieurement.
Analyse du rendement et leçons apprises
Points saillants des résultats 2012-2013 pour ce sous-programme :

a mis sur pied des comités de cogestion pour trois nouvelles réserves nationales de faune
établies au Nunavut en 2010, et a défini des habitats importants et leurs besoins en matière de
protection. Le Ministère a progressé dans l’établissement de nouvelles réserves nationales de
faune dans les Territoires du Nord-Ouest (notamment le lancement de consultations pour le
premier candidat, Edéhzhíe);

a élaboré une approche stratégique de l’évaluation et de la planification du paysage pour soutenir
la protection d’importants habitats de la faune. Le travail a porté sur l’élaboration d’options
stratégiques et de recommandations, ainsi que de plans stratégiques et de plans de mise en
œuvre. Le Ministère a également désigné d’importants habitats au Nunavut et mené des
analyses des lacunes pour répertorier les données et les cartes manquantes, les menaces et les
possibilités, et les mesures de conservation actuelles. On a également élaboré une trousse
d’outils pour la désignation de l’habitat essentiel, ainsi qu’une base de données géographiques et
un modèle de données pour faciliter les activités de planification de l’évaluation du paysage;

a commencé à mettre en œuvre, en collaboration avec Affaires autochtones et Développement
du Nord Canada et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, les recommandations de
groupes de travail locaux sur les frontières des réserves nationales de faune dans les Territoires
du Nord-Ouest;

a mis à jour la base de données du Système de rapport et de suivi des aires de conservation
(SRSAC) pour y intégrer de nouveaux renseignements et le rendre conforme aux normes
internationales;

a rédigé 14 plans de gestion pour les réserves nationales de faune établies, et institué une
planification de gestion pour les refuges d’oiseaux migrateurs;

a mis sur pied un groupe de travail Environnement Canada – Pêches et Océans Canada pour
traiter des questions de conservation relatives aux oiseaux de mer.
Programme 1.2 : Ressources en eau
Sous-programmes du programme 1.2 : Ressources en eau
1.2.1 Qualité de l’eau et santé
des écosystèmes aquatiques
1.2.2 Gestion et utilisation des
ressources en eau
1.2.3 Service et relevés
hydrologiques
Description du programme
Ce programme gère les conséquences de la croissance économique, des changements climatiques et
d’autres facteurs sur les ressources en eau, en s’assurant que les menaces qui pèsent sur les ressources
et les écosystèmes aquatiques du Canada sont réduites au minimum, et que la durabilité de la ressource
est maintenue. La conservation, la protection et l’utilisation durable de ces ressources constituent des
aspects fondamentaux du bien-être économique, social et écologique du Canada. Le programme est
exécuté en collaboration avec des partenaires, notamment d’autres ministères fédéraux, des provinces et
des territoires, et une variété d’organismes non gouvernementaux. Le programme englobe la contribution
d’Environnement Canada en vue de régler les problèmes concernant l’eau ainsi que son rôle de
collaborateur avec d’autres ministères en vue d’établir des priorités en matière de qualité de l’eau, de sa
quantité, de surveillance et de recherche sur les écosystèmes aquatiques grâce à la présentation aux
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
33
décideurs de données et d’avis scientifiques et à l’élaboration de pratiques exemplaires de gestion. Le
programme favorise la mise en œuvre de la Loi sur les ressources en eau du Canada, de la Politique
fédérale relative aux eaux de 1987, de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999), de
la Loi sur les pêches et de la Loi du traité des eaux limitrophes internationales. Les contributions au
programme Ressources aquatiques peuvent être une composante de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses
budgétaires totales
(Budget principal
des dépenses)
2012-2013
95,9
Dépenses prévues
2012-2013
Autorisations
totales
(disponibles à
l’utilisation)
2012-2013
Dépenses réelles
(dépenses
autorisées
utilisées)
2012-2013
Différence
2012-2013
95,9
109,5
108,6
(12,6)
Remarque : Le montant des dépenses réelles est supérieur à celui des dépenses prévues du fait, principalement, des crédits
centraux reçus du Conseil du Trésor.
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
736
Réelles
2012-2013
783
Différence
2012-2013
(47)
Programme 1.2 : Ressources aquatiques
Résultats attendus
Indicateurs de
rendement
Cibles
Les menaces qui pèsent
sur les ressources en eau
et les écosystèmes
aquatiques du Canada
sont réduites au minimum,
et la durabilité de la
ressource est maintenue.
Pourcentage des
principaux sites de
surveillance nationaux,
compris dans l’Indice de la
qualité de l’eau douce des
Indicateurs canadiens de
durabilité de
l’environnement, dont la
qualité de l’est est bonne
ou excellente.
50 % des principaux
sites de surveillance
nationaux à l’intérieur
du groupe de données
de 2010-2012 dont la
qualité de l’eau était
bonne ou excellente*.
Résultats actuels
44 % dans le groupe de
données 2008-2010
Dans l’ensemble, l’Indicateur de la
qualité de l’eau douce est demeuré
stable entre 2003 et 2010.Pour la
période de 2008 à 2010, la qualité
de l’eau douce a été cotée comme
étant excellente ou bonne dans 44 %
des stations, moyenne dans 39 %, à
peine acceptable dans 16 %, et de
piètre qualité dans 1 % des stations.
*En se basant sur les classifications de qualité de l’eau du Conseil canadien des ministres de l’Environnement
Analyse du rendement et leçons apprises
En 2012-2013, le Ministère a respecté ses engagements en vertu du Programme sur les ressources en
eau, notamment en réalisant les activités suivantes :
34

a effectué de la surveillance sur la qualité et la quantité de l’eau, et fourni de l’information
scientifique à ce sujet partout au Canada, notamment aux termes du Plan de mise en œuvre
conjoint du Canada et de l’Alberta pour la surveillance des sables bitumineux, où l’on a augmenté
la surveillance et où les résultats ont été mis à la disposition du public par le biais d’un nouveau
xv
portail d’information;

a clarifié la question de la gouvernance dans la région des sables bitumineux, ce qui s’est traduit
par une plus grande efficacité de la surveillance environnementale effectuée par les
gouvernements et les organismes de surveillance. Un engagement et une participation
significatifs des peuples autochtones et des intervenants locaux sont une priorité constante en
vue de renforcer l’approche de surveillance d’ensemble;
ENVIRONNEMENT CANADA

a accru l’échantillonnage dans les zones de récolte de mollusques et a atteint ses cibles en
matière d’échantillonnage dans cinq provinces;

a respecté ses engagements de fournir de l’information scientifique permettant d’établir des
rapports au regard des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement, en se servant des
données recueillies sur plus de 300 sites afin de maintenir les orientations et l’assurance de la
qualité ainsi que des procédures de contrôle relativement à la qualité de l’eau;

a contribué à la gestion de l’eau en effectuant une surveillance étroite et en partageant les
résultats sur les niveaux d’eau dans les Grands Lacs et dans l’Arctique, et a soutenu les
provinces et les territoires en leur fournissant des données sur les niveaux d’eau et des
prévisions de crues afin d’atténuer les répercussions attribuables aux fluctuations des niveaux
d’eau;

a continué d’assurer la surveillance de l’eau et des interventions d’urgence, particulièrement dans
les régions touchées par les crues, grâce à une utilisation continue des données sur les niveaux
d’eau et des mesures de débit.
Sous-programme 1.2.1 : Qualité de l’eau et santé des écosystèmes aquatiques
Description du sous-programme
Ce programme procure aux Canadiens et Canadiennes, aux responsables des politiques, aux décideurs,
aux gestionnaires des ressources en eau, aux secteurs, aux gouvernements fédéral, provinciaux et
territoriaux, à l’industrie et aux municipalités des connaissances et une compréhension des répercussions
des activités humaines sur la qualité et la santé des écosystèmes aquatiques et des risques de ces
activités pour ces systèmes. Il soutient le respect des obligations relatives à la qualité de l’eau aux termes
de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999), de la Loi sur les ressources en eau du
Canada, de la Loi sur les pêches, de la Loi du traité des eaux limitrophes internationales, et des accords
fédéral-provinciaux-territoriaux et Canada–États-Unis sur la qualité de l’eau. Grâce à ce programme,
Environnement Canada est un chef de file en matière de surveillance et d’établissements de rapports sur
la qualité de l’eau en présentant des rapports annuels sur l’Indicateur de la qualité de l’eau douce, ainsi
que des rapports de situation et de tendances sur la santé des écosystèmes aquatiques. Le programme
produit et diffuse des connaissances et de l’information scientifiques qui mettent en lumière les activités
humaines ayant des répercussions importantes sur les écosystèmes (aquatiques et autres), définissent
les zones vulnérables et les zones prioritaires, et répertorient les mesures qui permettraient de réduire au
minimum ces répercussions. Il comporte, pour Environnement Canada, des responsabilités aux termes
des composantes de science et de gouvernance de l’Initiative du bassin du lac Winnipeg (Plan d’action
pour l’assainissement de l’eau) ainsi que des responsabilités de surveillance des zones de mollusques en
fonction du protocole aux termes du Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques, qui
est administré conjointement par le biais d’un protocole d’entente entre l’Agence canadienne d’inspection
des aliments, Environnement Canada et Pêches et Océans Canada. Les contributions au programme
Ressources aquatiques peuvent être une composante de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
68,3
Dépenses réelles
2012-2013
84,8
Différence
2012-2013
(16,5)
Remarque : Le montant des dépenses réelles est supérieur à celui des dépenses prévues du fait, principalement, des crédits
centraux reçus du Conseil du Trésor.
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
467
Réelles
2012-2013
520
Différence
2012-2013
(53)
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
35
Sous-programme 1.2.1 : Qualité de l’eau et santé des écosystèmes aquatiques
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats actuels
Les répercussions des
activités humaines sur la
qualité de l’eau et les
écosystèmes aquatiques
sont comprises et prises en
charge par les
compétences appropriées.
Pourcentage des enjeux
À déterminer
sur la qualité de l’eau
définis dans le rapport
Menaces pour les sources
d’eau potable et les
écosystèmes aquatiques
au Canada auxquels
s’attaquent les politiques
fédérales, provinciales ou
territoriales ou les plans ou
programmes de gestion
dans les principaux
bassins hydrographiques
du Canada.
On s’occupe actuellement de 14 des
15 menaces définies dans Menaces
pour les sources d’eau potable et les
écosystèmes aquatiques au Canada,
ce qui sert à éclairer l’élaboration d’au
moins 12 initiatives prioritaires du
gouvernement du Canada telles que le
Plan d’assainissement des Grands
Lacs, l’Initiative sur les éléments
nutritifs des Grands Lacs et des
initiatives ou programmes sur la lutte
contre les contaminants dans le Nord
et le lac Winnipeg. Le programme
s’est également attaqué à 8 des
15 menaces par le biais de services
offerts à d’autres secteurs du Ministère
et à des clients externes.
Objectif 3 : Qualité de l’eau
– La qualité de l’eau est
protégée et améliorée pour
qu’elle soit propre, saine et
sécuritaire pour tous les
Canadiens et qu’elle
soutienne des
écosystèmes sains.
Changements annuels
apportés aux classements
recommandés des aires de
croissance des mollusques
en fonction des mesures
historiques de la qualité de
9
l’eau .
En 2010, 73 % des secteurs
coquilliers du Canada ont été classés
dans la catégorie secteur approuvé
ou secteur approuvé sous condition
pour la récolte de mollusques
destinés à l’alimentation humaine.
Entre 2006 et 2010, le pourcentage
des secteurs coquilliers approuvés et
approuvés sous condition n’a pas
changé de manière notable.
Cible 3.8 de la Stratégie
fédérale de
développement
durable : Qualité de
l’eau de mer – Réduire
les risques pour les
Canadiens et les
incidences sur le milieu
maritime posés par la
pollution causée par les
activités terrestres.
Analyse du rendement et leçons apprises
Points saillants des résultats 2012-2013 d’Environnement Canada pour ce sous-programme :

a collaboré, aux termes du Plan de mise en œuvre conjoint Canada-Alberta pour la surveillance
des sables bitumineux, avec le gouvernement de l’Alberta au lancement d’un portail en ligne sur
la surveillance des sables bitumineux pour soutenir l’engagement à veiller à ce que les données
scientifiques provenant des activités de surveillance soient transparentes et accessibles (voir
l’encadré : Science au travail);
Science au travail – Surveillance de la qualité l’eau dans les sables bitumineux
La surveillance de la qualité de l’eau dans la rivière Athabasca et ses affluents en vue de quantifier et évaluer
les contaminants de sables bitumineux aux termes du Plan de mise en œuvre conjoint du Canada-Alberta
pour la surveillance des sables bitumineux est vitale pour la protection des écosystèmes aquatiques. En 20122013, la surveillance portait sur la qualité de l’eau dans le cours principal et les affluents au moyen
d’échantillons et d’analyses effectuées régulièrement et fréquemment. Par exemple, on a maintenu
14 emplacements d’échantillonnage mensuel dans 6 des principaux affluents de la rivière Athabasca. Une
vaste gamme d’autres activités de surveillance ont également eu lieu, notamment la surveillance de la neige,
des sédiments et des populations de poissons sauvages. Les données de surveillance et autres
xvi
renseignements sont mis à la disposition du public dans le portail d’information.
9
S’applique aux océans.
36
ENVIRONNEMENT CANADA

a fourni l’information scientifique et la surveillance nécessaires pour soutenir les engagements du
gouvernement du Canada, notamment de la recherche portant sur la réduction de la charge
d’éléments nutritifs dans le lac Winnipeg et sur l’assainissement des écosystèmes du lac Simcoe
et du fleuve Saint-Laurent. En collaboration avec d’autres ministères, Environnement Canada a
surveillé la qualité de l’eau sur les terres fédérales (voir aussi le programme 1.3, page 41);

a continué de réaliser les activités scientifiques et celles de surveillance de la qualité de l’eau et a
élaboré un outil d’évaluation fondé sur les risques afin de mieux orienter l’exécution du
programme. Il a également mis en application des approches d’évaluation axée sur les risques
pour évaluer les activités de surveillance de la qualité de l’eau qui soutiennent la Régie des eaux
des provinces des Prairies;

a poursuivi la surveillance de la contamination fécale et des sources de pollution des zones de
récolte des mollusques en appui au Programme canadien de contrôle de la salubrité des
mollusques. Le Ministère a augmenté la fréquence de la prise d’échantillons sur la qualité de
l’eau pour répondre à la norme de la Food and Drug Administration des États-Unis dans toutes
les zones de croissance des mollusques;

a continué de fournir des renseignements fondés sur la recherche scientifique et cohérents à
l’échelle nationale, pour l’établissement de rapports annuels sur la situation et les tendances de
l’Indicateur de qualité de l’eau des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement en se
servant des données de surveillance de la qualité de l’eau douce de 312 sites partout au Canada,
y compris des données du Québec (un accord Canada–Québec sur la qualité des eaux a été
signé au cours de l’année 2012-2013).
Sous-programme 1.2.2 : Gestion et utilisation des ressources en eau
Description du sous-programme
L’objectif du programme de gestion et d’utilisation des ressources en eau est d’assurer la conservation et
l’utilisation durable des ressources aquatiques du Canada. Le programme fait la promotion d’une gestion
et d’une utilisation efficaces des ressources en eau en vertu de la Loi sur les ressources en eau du
Canada et de la Politique fédérale relative aux eaux de 1987. Le programme élabore des concepts, des
principes, des pratiques exemplaires, des lignes directrices et des approches de gestion durable et
coopérative de l’eau et en fait la promotion auprès des secteurs, des gouvernements fédéral-provinciauxterritoriaux, des gestionnaires des ressources en eau, de l’industrie, des municipalités et des Canadiens.
Ce programme procure également le leadership fédéral nécessaire pour faciliter la gouvernance des
ressources en eau par le biais de conseils transfrontaliers et intergouvernementaux de gestion de l’eau.
Les contributions au programme Ressources aquatiques peuvent être une composante de ce
programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
3,8
Dépenses réelles
2012-2013
4,6
Différence
2012-2013
(0,8)
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
37
Réelles
2012-2013
33
Différence
2012-2013
4
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
37
Sous-programme 1.2.2 : Gestion et utilisation des ressources aquatiques
Résultats attendus
Les Canadiens gèrent et
utilisent les ressources en
eau de façon à assurer la
durabilité de la ressource.
Indicateurs de rendement
Utilisation de l’eau par les
principaux secteurs, tirée
d’enquêtes sur l’utilisation
10
de l’eau .
Objectif 4 : Disponibilité de
l’eau – Améliorer
l’information pour que les
Canadiens puissent gérer
et utiliser les ressources en
eau d’une manière qui
cadre avec la durabilité de
la ressource.
Cibles
Résultats actuels
Cible du cadre de
mesure du rendement :
Moins que ou égal à
3
45 milliards de m en
2012.
En 2009, l’année la plus récente pour
laquelle les données sont
accessibles, environ 38 milliards de
3
m d’eau ont été prélevés des
rivières, des lacs et des sources
d’eau souterraines au Canada. Les
Cible 4.1 de la Stratégie centrales thermiques d’énergie
fédérale de
électrique ont prélevé la plus grande
développement
quantité d’eau, suivie des réseaux
durable : Gestion et
municipaux, des secteurs de
utilisation des
l’industrie manufacturière, de
ressources en eau –
l’agriculture, de l’exploitation minière
Promouvoir la
et de l’industrie gazière et pétrolière.
conservation et
La plus grande partie de l’eau utilisée
l’utilisation avisée d’eau a été remise en circulation dans le
pour effectuer une
plan d’eau où elle a été puisée.
réduction de 30 % ou
3
En 2009, environ 3,4 milliards de m
une efficacité accrue
d’eau ont été consommés ou n’ont
dans l’utilisation de
pas été retournés à leur source
l’eau dans divers
secteurs 11 d’ici 2025
d’origine.
(d’après les niveaux
d’utilisation de l’eau en La quantité totale d’eau prélevée est
3
2009).
passée de 41 milliards de m d’eau
3
en 2005 à 38 milliards de m en 2009.
La consommation d’eau au cours de
la même période a diminué
légèrement, passant de 3,5 milliards
3
3
de m en 2005 à 3,4 milliards de m
en 2009.
Analyse du rendement et leçons apprises
Le Ministère a continué à assurer les activités de gestion et d’utilisation des ressources en eau. Les
principales réalisations et activités pour l’année 2012-2013 comprennent notamment les suivantes.
10
11

a continué de surveiller les niveaux d’eau dans Grands Lacs et à partager les résultats avec une
vaste gamme d’intervenants, dont beaucoup ont des exigences de plus en plus grandes pour
obtenir de l’information à jour, étant donnée une période récente de faibles niveaux d’eau;

a travaillé en collaboration avec les offices des eaux et les commissions de contrôle pour faire en
sorte qu’il y ait suffisamment d’eau en aval au Québec à la suite des faibles niveaux d’eau dans
les Grands Lacs. La régulation des eaux dans le lac Ontario a contribué à maintenir les niveaux
d’eau afin de préserver la navigation maritime et d’autres activités;

a signé un accord avec la Commission mixte internationale (CMI) pour surveiller les niveaux
d’eau dans les Grands Lacs, importante ressource économique et récréative;

a fourni une expertise scientifique pour s’attaquer aux problèmes de niveaux d’eau dans les
Grands Lacs d’amont (faisant partie de l’Étude internationale des Grands Lacs d’amont);

a consolidé la gouvernance des commissions intergouvernementales sur l’eau au sein du
Ministère pour mieux servir ses membres;
En raison de modifications apportées au programme, cet indicateur sera remplacé pour l’année 2013-2014.
Des négociations sont en cours et incluront, entre autres, les secteurs municipaux, agricoles et industriels.
38
ENVIRONNEMENT CANADA

a fait progresser les priorités aux termes de l’annexe relative aux eaux du Protocole d’entente sur
la coopération environnementale au Canada atlantique afin de définir les nouvelles priorités en
matière d’eau dans les régions.
Une des principales réalisations de 2012-2013 a été l’élaboration d’un protocole d’entente sur la gestion
de l’engagement du Ministère auprès de la CMI. Le protocole d’entente présente une liste consolidée des
rôles et responsabilités de tous les employés d’Environnement Canada participant au travail de la CMI. Il
définit également les procédures pour régir la manière dont la CMI dialogue avec le Ministère, notamment
en ce qui a trait à la responsabilité ministérielle et aux approbations des nominations à tous les conseils
de la CMI. Entre autres éléments, il comprend des lignes directrices adressées au personnel
d’Environnement Canada sur les enjeux tels que la gestion des responsabilités, des priorités et des
coûts. De façon importante, il appuie également le jalonnement et la prévisibilité accrue du déroulement
du travail à long terme, en se fondant sur l’expérience et les défis antérieurs.
Sous-programme 1.2.3 : Service et relevés hydrologiques
Description du sous-programme
L’information sur le cycle de l’eau au Canada est essentielle pour la santé et la sécurité (prévision et
prévention des crues) et l’efficacité économique (agriculture, hydroélectricité et marine marchande
internationale). Le programme fournit des données hydrologiques, de l’information et des connaissances
dont ont besoin les diverses administrations canadiennes pour prendre des décisions éclairées en
matière de gestion de l’eau. Ce programme appuie les buts et les mandats de tous les niveaux de
gouvernement participant à la gestion de l’approvisionnement en eau. Les agences internationales,
fédérales, provinciales, territoriales et municipales se servent des données hydrologiques, de
l’information météorologique et de l’information supplémentaire fournies par Environnement Canada pour
réglementer les changements de niveaux et de débit d’eau au Canada et dans les plans d’eau qui
traversent les frontières, et pour composer avec ces changements. En vertu de la Loi sur les ressources
en eau du Canada, les aspects de ce programme liés à la surveillance sont réalisés grâce à ces ententes
bilatérales à coûts partagés entre Environnement Canada, chacune des provinces, le territoire du Yukon
et Affaires autochtones et Développement du Nord Canada, qui représente le Nunavut et les Territoires
du Nord-Ouest. Ces ententes constituent le cadre national permettant à Environnement Canada de
recueillir, d’interpréter et de fournir des données sur le niveau et le débit, en plus de faciliter les enquêtes
scientifiques. L’exécution du programme fait appel à du personnel de l’administration centrale
d’Environnement Canada et de chacune des régions. Les contributions au programme Ressources
aquatiques peuvent être une composante de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
23,8
Dépenses réelles
2012-2013
19,2
Différence
2012-2013
4,6
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
232
Réelles
2012-2013
229
Différence
2012-2013
3
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
39
Sous-programme 1.2.3 : Service et relevé hydrologique
Résultats attendus
Les Canadiens et leurs
institutions ont les données
hydrologiques, l’information
et les connaissances dont
ils ont besoin pour prendre
des décisions en matière
de gestion de l’eau.
Indicateurs de rendement
Cibles
Niveau de satisfaction des 7,5 sur 10 utilisateurs
principaux utilisateurs
principaux.
envers les données et les
services offerts par
Environnement Canada.
Résultats actuels
On a élaboré un sondage qui sera
diffusé aux clients à l’automne 2013.
Analyse du rendement et leçons apprises
Résumé des résultats 2012-2013 pour ce sous-programme :
40

a surveillé et établi des rapports sur les niveaux d’eau dans les Grands Lacs, en collaboration
avec ses homologues de l’U.S. Geological Survey. Les renseignements générés ont servi à
éclairer l’élaboration des besoins fonctionnels, ainsi que les options pour les futures stratégies de
contrôle et d’amélioration;

a réagi à l’inondation de 2011 dans la rivière Richelieu et le lac Champlain et ses affluents en
demandant, conjointement avec le gouvernement des États-Unis, que le CMI examine une étude
exhaustive de mesures visant à atténuer de telles inondations et leurs répercussions et fasse des
recommandations à cet égard. Un plan d’étude a été réalisé pendant neuf mois en 2012 et en
2013, le Service météorologique du Canada de la région du Québec étant le codirigeant du
groupe d’étude pour le Canada. Ce plan a été approuvé par le CMI au printemps 2013 et est
actuellement en processus de consultation publique;

a effectué des visites de services spéciaux aux régions touchées par les crues dans le nord de la
Colombie-Britannique et le sud du Yukon, pour s’assurer de la bonne transmission des données
sur les niveaux d’eau et pour mesurer les crues élevées afin d’établir les crues de pointe;

a fourni son appui aux provinces sur les questions des niveaux d’eau et des prévisions de crues,
notamment pour les rivières Assiniboine (Manitoba et Saskatchewan), Rouge (Manitoba), Moose
(Ontario), des Outaouais (Ontario et Québec) et Coulonge (Québec);

a élaboré une approche fondée sur les risques de la surveillance de la qualité de l’eau (en
réaction aux recommandations contenues dans le rapport de 2010 du vérificateur général du
Canada) et a établi des rapports sur les outils élaborés. Le Ministère a travaillé en collaboration
avec des experts de la Canadian Water Resources Association et de l’Université McMaster, et il
continuera à élaborer et mettre à l’essai des outils en appui à une approche fondée sur les
risques;

a terminé une première année complète d’exploitation (2012-2013) de la nouvelle station de
travail hydrométrique, un système informatisé permettant de gérer le processus complet de
production de données aux termes du programme hydrométrique national du Ministère;

a continué les activités de la table nationale de consultation fédérale-provinciale-territoriale qui
procure un forum pour la gestion et la coordination de la surveillance de la quantité d’eau et des
services en appui aux objectifs des administrations participantes;

a fait progresser de nouvelles ententes hydrométriques avec plusieurs provinces, et prévoit
finaliser des ententes avec la Colombie-Britannique et le Yukon en 2013. Il a contribué à la
surveillance et à la compréhension des apports d’eau douce dans l’océan Arctique par le biais
d’une participation à l’initiative internationale HYCOS (système d’observation du cycle
hydrologique) dans l’Arctique;
ENVIRONNEMENT CANADA

a continué à investir dans les nouvelles technologies de terrain (plus particulièrement
l’équipement hydroacoustique) dans toutes les régions du Canada afin d’améliorer la mesure de
la vitesse d’écoulement et l’estimation des données sur le débit (voir l’encadré : La technologie
au travail).
Technologie au travail – L’équipement hydroacoustique à l’action
L’utilisation d’équipement hydroacoustique permet de produire des estimations en temps réel
des niveaux et du débit de l’eau dans des situations extrêmes lors desquelles les gestionnaires
ont besoin de renseignements à jour sur les conditions pour prendre des décisions informées
qui auront une incidence sur la sécurité et les biens du public. Cette technologie est également
importante du point de vue de la santé et de la sécurité des travailleurs, puisqu’elle permet à un
technicien de passer moins de temps dans les conditions dangereuses que constituent les
courants rapides des rivières en crue.
Programme 1.3 : Écosystèmes durables
Sous-programmes du programme 1.3 : Écosystèmes durables
1.3.1 Rapports axés sur le
développement durable et
indicateurs
1.3.2 Évaluation et approches
axées sur les écosystèmes
1.3.4 Initiatives axées sur les
écosystèmes
1.3.3 Mobilisation
communautaire
Description du programme
L’objectif de ce programme est de préserver les écosystèmes du Canada à long terme en travaillant en
collaboration avec la population canadienne, les différents paliers gouvernementaux et le secteur privé en
leur fournissant les renseignements environnementaux et les outils nécessaires afin qu’ils puissent tenir
compte des aspects sociaux, économiques et environnementaux dans leurs décision et leurs actions, y
compris par le biais d’évaluations environnementales. L’approche écosystémique de la gestion
environnementale est axée sur le maintien de la capacité d’un système entier à produire des biens et des
services écologiques, comme des ressources en eau, la qualité de l’air et de l’eau, et des ressources
génétiques, qui préservent notre économie, notre sécurité, notre santé et notre bien-être. Ce programme
est la référence en ce qui a trait à l’élaboration et à la mise en application de politiques et de stratégies de
durabilité d’Environnement Canada, aux renseignements à l’appui d’un établissement intégré des
priorités à l’échelle écosystémique, à la mobilisation communautaire pour la remise en état des sites, à la
mobilisation des jeunes, ainsi qu’à la recherche et à la production de rapports sur la situation et les
tendances de l’environnement. Le programme facilite la planification interdisciplinaire et intersectorielle,
et l’échange de renseignements entre partenaires. Les contribution au programme Écosystèmes durables
peuvent être une composante de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses
budgétaires totales
(Budget principal
des dépenses)
2012-2013
61,6
Dépenses prévues
2012-2013
Autorisations
totales
(disponibles à
l’utilisation)
2012-2013
Dépenses réelles
(dépenses
autorisées
utilisées)
2012-2013
Différence
2012-2013
61,6
70,2
67,5
(5,9)
Remarque : Le montant des dépenses réelles est supérieur à celui des dépenses prévues du fait, principalement, de nouveaux
financements pour l’Initiative sur les éléments nutritifs des Grands Lacs.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
41
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
319
Réelles
2012-2013
329
Différence
2012-2013
(10)
Programme 1.3 : Écosystèmes durables
Résultats attendus
Les Canadiens gèrent les
ressources
écosystémiques de façon à
favoriser la durabilité de
l’écosystème.
Indicateurs de rendement
Cibles
Pourcentage des
À déterminer
écosystèmes canadiens où
la santé de l’écosystème a
été évaluée comme stable
ou en cours d’amélioration.
Résultats actuels
Dans le rapport Biodiversité
canadienne : état et tendances des
écosystèmes en 2010 on a évalué la
santé des écosystèmes dans
20 régions, y compris les principaux
biomes canadiens; les interactions
homme-écosystème; et les processus
liés à l’habitat, à la faune et aux
écosystèmes. L’évaluation indique
que dans le cas de 25 % de ces
constatations clés, la situation
s’améliore ou manifeste un faible
changement. Le rapport complet est
xvii
accessible sur ce site Internet .
Analyse du rendement et leçons apprises
En 2012-2013, Environnement Canada a réalisé la plupart de ses engagements aux termes de ce
programme. Les principales réalisations et activités comprennent notamment les suivantes :

a achevé les modifications à l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs, un
processus complet qui s’est traduit par un accord modifié dans le but de préserver le plus grand
système d’eau douce au monde et qui profitera à des millions de personnes des deux côtés de la
frontière. Cette expérience a permis de confirmer que les négociations complexes sur les enjeux
horizontaux entre les deux pays (tels que l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands
Lacs) exigeaient beaucoup de temps et d’efforts, et que cet investissement en valait la peine;

a continué d’assurer les activités du Plan d’action pour l’assainissement de l’eau par la réalisation
de projets de gestion des sédiments dans les Grands Lacs et en respectant ses engagements
envers des initiatives sur les écosystèmes dans les Grands Lacs, le lac Simcoe, le lac Winnipeg
et les écosystèmes du Saint-Laurent et de l’Atlantique. Les initiatives sur les écosystèmes (telles
que le Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026) exigent des engagements solides de la part de
tous les partenaires pour atteindre les résultats prévus à long terme;

a déposé le deuxième rapport d’étape de la Stratégie fédérale de développement durable et a
diffusé la version préliminaire de la Stratégie fédérale de développement durable 2013-2016 à
des fins de consultation publique. Le Ministère a publié 15 nouveaux indicateurs et mis à jour
21 indicateurs de durabilité environnementale.
Sous-programme 1.3.1 : Politiques et rapports axés sur le développement durable
Description du sous-programme
Par le biais de ce programme, Environnement Canada travaille en collaboration avec Statistique Canada
et Santé Canada pour établir des rapports, grâce à l’initiative des Indicateurs canadiens de durabilité de
l’environnement (ICDE), sur les indicateurs qui permettent de suivre trois enjeux préoccupants pour les
Canadiens et Canadiennes : la qualité de l’air, la qualité de l’eau et les émissions de gaz à effet de serre.
Ce programme s’occupe également de la mise en œuvre de la Loi fédérale sur le développement
durable, qui confie à Environnement Canada le mandat prescrit par la loi de piloter la mise en œuvre de
42
ENVIRONNEMENT CANADA
la Stratégie fédérale de développement durable. La Loi exige que le ministre de l’Environnement dépose
au parlement une Stratégie fédérale de développement durable qui comprend les objectifs, les cibles et
les stratégies de mise en œuvre. Conformément à la Loi, les ministères et organismes fédéraux doivent
déposer des stratégies distinctes pour indiquer en quoi les programmes qu’ils proposent soutiendront la
Stratégie fédérale de développement durable au cours de l’année suivant son dépôt à la Chambre des
communes. Ces stratégies favoriseront et appuieront une plus grande transparence et une plus grande
responsabilisation, tant envers le public qu’envers le Parlement. Les contributions au programme
Écosystèmes durables peuvent être une composante de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
6,9
Dépenses réelles
2012-2013
7,6
Différence
2012-2013
(0,7)
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
53
Réelles
2012-2013
54
Différence
2012-2013
(1)
Sous-programme 1.3.1 : Politiques et rapports axés sur le développement durable
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats actuels
Utilisation accrue des
Indicateurs canadiens de
durabilité de
l’environnement (ICDE)
dans les politiques et les
rapports sur le
développement durable.
Nombre annuel de
70 publications d’ici
publications et politiques
2013
imprimées ou en ligne pour
lesquelles les ICDE ont été
adoptés comme mesures
de publication ou
d’analyse.
84 publications en 2012.
Les politiques et les plans
des ministères du
gouvernement fédéral
reflètent les objectifs et les
cibles de la Stratégie
fédérale de développement
durable.
Pourcentage des objectifs, 100 % d’ici 2013
cibles et stratégies de mise
en œuvre de la Stratégie
fédérale de développement
durable inclus dans le
système de gestion des
dépenses (Rapports sur
les plans et les priorités,
Rapports ministériels sur le
rendement)
95 % en fonction d’un examen des
Rapports sur les plans et les
priorités 2013-2014 et des Rapports
ministériels sur le rendement 20112012.
Analyse du rendement et leçons apprises
Points saillants des travaux d’Environnement Canada en 2012-2013 pour ce sous-programme :

a déposé le deuxième rapport d’étape de la SFDD (en février 2013), qui représente les efforts
collaboratifs de plus de 27 ministères fédéraux. On y décrit l’avancement vers la durabilité
environnementale et y souligne les défis qu’il reste à surmonter;

a diffusé la version préliminaire de la SFDD pour consultation publique. Le processus de
consultation publique de 120 jours donne à la population canadienne une occasion de faire des
commentaires sur les progrès réalisés par le gouvernement fédéral en matière de développement
durable et souligne les buts et les objectifs pour les années à venir;

a publié 15 nouveaux indicateurs et mis à jour 21 indicateurs en vertu de l’initiative des ICDE,
fournissant ainsi aux Canadiens et Canadiennes davantage de renseignements sur la durabilité
de l’environnement.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
43
Sous-programme 1.3.2 : Évaluation et approches axées sur les écosystèmes
Description du sous-programme
Ce programme offre une expertise, des recommandations et des conseils scientifiques aux décideurs des
différents niveaux de gouvernement, des organismes environnementaux et non gouvernementaux, des
secteurs industriels, de la communauté de recherche et du public général de sorte qu’ils puissent prendre
en compte, dans leurs décisions, cette information sur les écosystèmes, notamment les répercussions
environnementales des propositions d’aménagement et de lotissement. À cette fin, le programme mène
des activités de recherche, de surveillance, d’évaluation et de rapports sur la santé des écosystèmes et
sur la biodiversité. Il effectue également une analyse des politiques, la coordination et l’élaboration
d’outils et de mécanismes pour appuyer la planification et la gestion intégrées axées sur l’écosystème,
notamment dans les régions côtières et les océans, en mettant l’accent sur les écosystèmes
12
vulnérables . Environnement Canada participe aux évaluations environnementales fédérales des projets
du secteur privé et de la corporation de la Couronne en tant qu’autorité fédérale ou responsable
13
apportant également son expertise scientifique aux évaluations environnementales des provinces . La
participation d’Environnement Canada à l’évaluation stratégique régionale et l’évaluation de projets
procure au Ministère une plateforme pour contribuer à la santé des écosystèmes au Canada.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
20,6
Dépenses réelles
2012-2013
23,0
Différence
2012-2013
(2,3)
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
155
Réelles
2012-2013
161
Différence
2012-2013
(6)
Sous-programme 1.3.2 : Évaluation et approches axées sur les écosystèmes
Résultats attendus
Les importants effets
potentiellement néfastes
pour l’environnement des
projets, plans, programmes
ou politiques soumis à la
législation fédérale sur
l’évaluation
environnementale et aux
directives du Cabinet sont
évités ou atténués.
Indicateurs de rendement
Proportion des projets
référés à une commission
d’évaluation
environnementale pour
lesquels Environnement
Canada a fourni des avis
d’experts sur d’importants
effets potentiellement
néfastes pour
l’environnement, et pour
lesquels ces avis ont été
intégrés et ont éclairé la
décision du Cabinet.
Cibles
100 % d’ici 2012-2013
Résultats actuels
100 % en 2012-2013
12
Ce programme comprend aussi des projets au nord du 60e parallèle en appui aux accords complets de revendications
territoriales.
13
Le rôle d’Environnement Canada a changé depuis juillet 2012 alors que la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale
(2012) est entrée en vigueur. Depuis lors, le Ministère a participé à des évaluations environnementales fédérales à titre d’autorité
fédérale, fournissant les services de spécialistes ou des renseignements et des connaissances d’experts aux autorités
responsables, aux médiateurs et aux commissions sur les questions environnementales.
44
ENVIRONNEMENT CANADA
Analyse du rendement et leçons apprises
Points saillants du rendement du Ministère en 2012-2013 :

a reçu environ 300 nouveaux projets à évaluer (petits et grands projets) et a appuyé des
examens approfondis d’experts dans la majorité de ces projets, ainsi que l’examen de nombreux
projets reportés des années financières précédentes. Le Ministère a fourni une expertise
provenant des divers programmes que couvre notre vaste mandat environnemental;

a ébauché des résultats et des objectifs pour orienter l’utilisation de l’évaluation
environnementale comme outil de protection environnementale à Environnement Canada. Cela
comprend des résultats et des objectifs à l’échelle du Ministère pour les questions touchant la
qualité de l’eau et de l’air, les gaz à effet de serre et la biodiversité, accompagnés de
sous-résultats propres aux secteurs pour orienter les interventions ministérielles dans les
évaluations environnementales des principaux projets;

a progressé dans l’élaboration d’outils de gestion de projets pour formaliser ses contributions aux
évaluations environnementales fédérales en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation
environnementale (2012).L’outil principal, un système de gestion de la qualité qui impose des
jalons et des livrables intermédiaires, servira de feuille de route pour les responsabilités
d’évaluation environnementale du Ministère. Le système améliorera la cohérence et la
transparence, tout en procurant un processus d’information et d’approbation simplifié pour
favoriser la conformité aux échéanciers des projets. L’outil est élaboré en collaboration avec les
groupes de soutien d’experts scientifiques du Ministère et les équipes de consultation
autochtones pour s’assurer que leurs besoins sont pris en compte dans l’outil définitif;

a contribué à l’élaboration et à la mise en œuvre d’évaluations environnementales stratégiques
dans les zones de développement « névralgiques » (notamment les sables bitumineux de
l’Alberta et l’initiative du cercle de feu de l’Ontario). Dans les deux cas, les évaluations continuent
à rassembler et à intégrer des données de base afin de mieux s’attaquer aux effets cumulatifs du
développement dans ces régions et pour éclairer l’examen de projets subséquents.
Sous-programme 1.3.3 : Mobilisation communautaire
Description du sous-programme
Ce programme invite les Canadiens et les collectivités à s’engager dans la protection et la restauration de
l’environnement en modifiant leurs comportements, en renforçant des capacités, en participant à des
programmes de financement communautaire et des activités de mobilisation. Les principales activités
faisant partie de ce programme comprennent des programmes de financement tels que le Fonds pour
dommages à l’environnement et ÉcoAction, qui permettent aux Canadiens et Canadiennes de passer à
l’action sur des enjeux environnementaux prioritaires, ainsi que la gestion de la Biosphère, musée de
l’environnement, un lieu exceptionnel pour mieux comprendre les principaux enjeux environnementaux,
notamment ceux qui concernent la qualité de l’eau et de l’air, les changements climatiques, le
développement durable et la consommation responsable. Les contributions au programme Écosystèmes
durables peuvent être une composante de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
16,0
Dépenses réelles
2012-2013
14,2
Différence
2012-2013
1,8
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
45
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
49
Réelles
2012-2013
49
Différence
2012-2013
0
Sous-programme 1.3.3 : Mobilisation communautaire
Résultats attendus
Engagement accru des
Canadiens dans les
activités individuelles et
collectives en vue de
protéger, conserver ou
restaurer l’environnement
naturel.
Indicateurs de rendement
Cibles
Nombre de Canadiens
40 000 Canadiens
mobilisés dans des actions
individuelles et collectives
en vue de protéger,
conserver ou restaurer
l’environnement naturel.
Résultats actuels
363 655 Canadiens
Analyse du rendement et leçons apprises
Points saillants du rendement du Ministère en 2012-2013 :

a financé 142 stages en vertu du programme de stages pour les jeunes Horizons Sciences et du
programme Service écojeunesse international; 72 % des stagiaires ont obtenu un emploi à la fin
de leur stage et 16 % sont retournés à l’école pour poursuivre des études supérieures;

a restauré ou amélioré plus de 1 300 hectares d’habitat, ce qui équivaut aux deux tiers de la
superficie de la ville de Victoria, et a mobilisé près de 1000 Canadiens et Canadiennes dans des
actions profitant au capital naturel dans le cadre de projets financés par les amendes et les
montants accordés par la cour au Fonds pour dommages à l’environnement.
Sous-programme 1.3.4 : Initiatives axées sur les écosystèmes
Description du sous-programme
Ce programme met de l’avant la mise en œuvre d’une approche écosystémique en procurant les
fonctions de coordination et de contrôle pour des initiatives sur l’écosystème, qui ont vu le jour comme
moyen d’obtenir des résultats en réaction à l’intérêt grandissant envers la réalisation de progrès
environnementaux mesurables en élaborant des outils non réglementaires et en allant au-delà des
préoccupations juridiques. Le programme cherche à établir et procurer un soutien à des mécanismes de
gouvernance partagée ainsi qu’à mettre sur pied des programmes de subventions et contributions pour
des projets d’assainissement et des programmes communautaires. Il cherche également à gérer des
arrangements administratifs ou d’autres types de financement ainsi que des partenariats avec les
provinces, le gouvernement des États-Unis, les groupes autochtones ou des intervenants régionaux.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
18,0
Dépenses réelles
2012-2013
22,7
Différence
2012-2013
(4,7)
Remarque : Le montant des dépenses réelles est supérieur à celui des dépenses prévues du fait, principalement, de nouveaux
financements pour l’Initiative sur les éléments nutritifs des Grands Lacs.
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)
Prévues
2012-2013
62
46
ENVIRONNEMENT CANADA
Réelles
2012-2013
66
Différence
2012-2013
(4)
Sous-programme 1.3.4 : Initiatives axées sur les écosystèmes
Résultats attendus
Indicateurs de
rendement
Environnement Canada
et ses partenaires
réalisent des objectifs à
court terme pour des
améliorations
environnementales dans
des écosystèmes
d’importance nationale.
Progrès estimés réalisés
à l’égard des buts à court
terme et/ou projets
définis dans les accords
fédéral-provinciaux
relativement aux
initiatives sur les
écosystèmes.
Cibles
Grands Lacs : 100 %
d’ici mars 2013
Saint-Laurent : 100 %
d’ici mars 2016
Résultats actuels
Grands Lacs : 93 % en mars 2013
176 des 189 engagements faisant partie
de l’Accord Canada–Ontario de 20072012 concernant l’écosystème du bassin
des Grands Lacs ont été réalisés, tandis
que les efforts pour réaliser le reste des
engagements continuent.
Saint-Laurent : 70 % en mars 2013
56 des 80 projets en cours du plan
d’action Saint-Laurent 2011-2026 (inclus
dans les annexes de l’Accord)
progressent comme prévu. Les autres
projets ont été révisés et continuent en
conséquence. Les projets en cours sont
inclus dans 1) le plan d’action conjoint sur
le Saint-Laurent s’attaquant aux trois
principaux enjeux des écosystèmes :
amélioration de la qualité de l’eau,
utilisation durable et conservation de la
biodiversité; 2) le programme de suivi de
l’état du Saint-Laurent; 3) le Programme
de prévision numérique environnementale
sur le Saint-Laurent; 4) les programmes
d’aide financière pour le Saint-Laurent : le
Programme interactions communautaires
(PIC) et le Programme zones
d’interventions prioritaires (ZIP).
Objectif 3 : Qualité de
l’eau – La qualité de
l’eau est protégée et
améliorée pour qu’elle
soit propre, saine et
sécuritaire pour tous les
Canadiens et qu’elle
soutienne des
écosystèmes sains.
Dans le cas des secteurs
préoccupants des Grands
Lacs, le suivi de la
situation relative à
l’utilisation bénéfique doit
afficher le changement
de « altéré » ou « requiert
une évaluation plus
poussée » à « non
altéré » ou « restauré ».
Cible 3.1 de la Stratégie
fédérale de
développement
durable : Qualité de
l’eau douce – Mesures
fédérales complètes
pour restaurer
l’utilisation bénéfique
des secteurs
préoccupants des
Grands Lacs d’ici 2020.
La qualité de l’environnement dans les
secteurs préoccupants des Grands Lacs
au Canada s’est améliorée depuis le
début du programme de remise en état en
1987. Entre 1987 et 2012, les conditions
environnementales dans 3 des
17 secteurs préoccupants du Canada ont
été entièrement restaurées (Collingwood
Harbour, Severn Sound, Wheatley
Harbour) et deux autres secteurs sont en
rétablissement (Spanish Harbour et
Jackfish Bay).
Indicateurs
écosystémiques
harmonisés aux objectifs
généraux et particuliers
de l’Accord Canada–
États-Unis relatif à la
qualité de l’eau des
Grands Lacs.
Cible 3.2 de la SFDD :
Qualité de l’eau douce
– Contribuer à la
restauration et à la
protection des Grands
Lacs en élaborant des
objectifs et des
stratégies pour la
gestion des éléments
nutritifs dans les
Grands Lacs d’ici 2015,
et les faire accepter à
l’échelle binationale.
Les concentrations de phosphore* posent
toujours problème dans les eaux libres de
trois des quatre Grands Lacs du Canada.
Les concentrations dans le bassin du
centre et le bassin ouest du lac Érié
demeurent supérieures aux objectifs en
matière de qualité de l’eau, alors que les
concentrations de phosphore dans les
lacs Huron et Ontario et dans la
baie Georgienne ont diminué sous les
objectifs de qualité de l’eau. Les
concentrations en phosphore dans le
centre du lac Supérieur et le bassin est du
lac Érié satisfont actuellement aux
objectifs de qualité de l’eau.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
47
En 2012, les gouvernements du Canada
et des États-Unis ont modifié l’Accord
relatif à la qualité de l’eau des Grands
Lacs, qui comporte plusieurs
engagements visant à aborder la question
de la teneur en phosphore dans les
Grands Lacs.
Évaluer les indicateurs de
santé des écosystèmes
aquatiques harmonisés
avec les objectifs de
l’Accord Canada–Québec
sur le Saint-Laurent et
établir des rapports.
48
Cible 3.3 de la SFDD :
Qualité de l’eau douce
– Terminer les mesures
fédérales pour réduire
les polluants et rétablir
les utilisations
bénéfiques dans les
zones sensibles du
fleuve Saint-Laurent
d’ici 2016.
Les concentrations de phosphore* dans
six des neuf des stations de surveillance
de qualité de l’eau le long du fleuve SaintLaurent dépassaient les valeurs
recommandées pour la qualité de l’eau
entre 2009 et 2012. On retrouve des
concentrations plus élevées de phosphore
dans des zones agricoles de la rive sud
du lac Saint-Pierre.
En 2011, le gouvernement du Canada a
signé une entente de 15 ans avec le
gouvernement du Québec, afin de
poursuivre leur collaboration visant à
protéger et à rétablir l’écosystème du
fleuve Saint-Laurent. Le Plan d’action
Saint-Laurent appuiera la conservation et
l’amélioration du fleuve St-Laurent,
maintiendra et créera des programmes de
surveillance et de prévisions scientifiques,
et jettera les bases d’une gouvernance
intégrée de l’écosystème.
Réductions estimées des Cible 3.4 de la SFDD :
éléments nutritifs dans le Qualité de l’eau douce
lac Simcoe.
– Réduire l’apport en
éléments nutritifs dans
le lac Simcoe d’ici
2012.
En mars 2012, on estime que les projets
d’intendance soutenus par le Fonds pour
l’assainissement du lac Simcoe
empêchaient 900 kilogrammes de
phosphore par an d’atteindre le lac
Simcoe et ses rivières.
Concentrations et
charges de phosphore
dans le lac Winnipeg
En 2010, les concentrations de
phosphore* dans les bassins nord et sud
du lac Winnipeg étaient supérieures aux
recommandations sur la qualité de l’eau
pour la protection des plantes d’eau
douce et des animaux alors que les
concentrations d’azote étaient égales ou
inférieures aux recommandations sur la
qualité de l’eau. Les concentrations de
phosphore sont systématiquement
supérieures aux recommandations sur la
qualité de l’eau dans la rivière Rouge,
alors qu’un peu plus de 20 % des
échantillons de phosphore prélevés dans
la rivière Saskatchewan entre 2008 et
2010 dépassent les recommandations.
Dans la rivière Rouge, presque tous les
échantillons d’azote excèdent les
recommandations sur la qualité de l’eau
pour cette période. Dans la rivière
Winnipeg, les concentrations de
phosphore et d’azote sont toujours
inférieures aux valeurs recommandées.
ENVIRONNEMENT CANADA
Cible 3.5 de la SFDD :
Qualité de l’eau douce
– D’ici 2012, par des
collaborations
stratégiques et une
augmentation des
connaissances
scientifiques, contribuer
à l’établissement de
cibles pour réduire les
éléments nutritifs dans
le lac Winnipeg et son
bassin afin d’appuyer la
durabilité du lac.
Cet objectif a été atteint, tandis que les
objectifs de réduction des éléments
nutritifs dans le lac Winnipeg et son
bassin ont été établis en 2011. En
septembre 2010, les gouvernements du
Canada et du Manitoba ont signé un
protocole d’entente de cinq ans pour
coordonner la collaboration concernant
l’assainissement du lac Winnipeg.
* Les objectifs/recommandations relatifs à la qualité de l’eau et la surveillance constante servent à protéger la vie aquatique et la
santé de la population canadienne. Le phosphore, quelque soit sa teneur dans l’eau, n’est pas toxique. Cependant, lorsque la
concentration en phosphore excède les objectifs, cela peut nuire aux plantes aquatiques et favoriser la croissance d’algues.
Analyse du rendement et leçons apprises
Points saillants du rendement 2012-2013 d’Environnement Canada pour les Initiatives axées sur les
écosystèmes :
Grands Lacs

a terminé la modification de l’Accord Canada–États-Unis relatif à la qualité de l’eau dans les
Grands Lacs, accord signé par les gouvernements du Canada et des États-Unis, reflétant un
engagement envers une vision partagée de santé et de prospérité pour la région des Grands
Lacs. Les modifications à l’Accord modernisent et confirment le travail systématique sur les
produits chimiques, les rejets par les navires et les secteurs préoccupants. Cela comprend un
renforcement des mesures pour anticiper et prévenir les dommages écologiques ainsi que de
nouvelles clauses sur les espèces aquatiques envahissantes, la dégradation de l’habitat et les
effets des changements climatiques;

a continué les négociations d’un nouvel accord Canada–Ontario sur les Grands Lacs avec la
province de l’Ontario. On prévoit qu’un nouvel Accord sera mis en place en 2013-2014;

a continué de mettre en œuvre des projets de gestion des sédiments contaminés à l’aide du
financement du Plan d’action sur l’assainissement de l’eau dans huit secteurs préoccupants :
rivière Détroit, baie de Quinte, rivière Niagara, Peninsula Harbour, rivière St. Marys, Thunder
Bay, rivière Sainte-Claire et Hamilton Harbour;

a effectué sept croisières scientifiques dans le lac Érié pour recueillir des échantillons d’eau, de
plantes et de moules dont l’analyse permettra d’améliorer la compréhension des facteurs qui
contribuent à la prolifération des algues et la compréhension des répercussions des algues
toxiques et nuisibles sur la qualité de l’eau et la santé des écosystèmes. Il a également examiné
des pratiques exemplaires pour la gestion du phosphore dans les régions urbaines et les régions
agricoles;
Lac Simcoe

a renouvelé, en 2012-2013, le Fonds d’assainissement du lac Simcoe (29 millions de dollars sur
5 ans) et l’a amélioré pour y inclure le sud-est de la baie Georgienne;
Lac Winnipeg

a annoncé le renouvellement de la phase II de l’Initiative du bassin du lac Winnipeg (IBLW) et de
son fonds d’intendance, le programme de financement du Conseil du Trésor ayant été approuvé
en septembre 2012;
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
49
Saint-Laurent

a mis en œuvre l’Accord Canada–Québec sur le Saint-Laurent avec les ministères participants,
comme prévu. Douze projets communautaires ont également été financés par le biais du
programme Interactions communautaires, un programme fédéral-provincial. Le Ministère a
collaboré avec la province de Québec à l’organisation d’un forum visant à rapprocher tous les
intervenants (gouvernements, peuples autochtones, industries et organismes non
gouvernementaux) pour discuter des zones d’intérêt écologique sur le fleuve;
Écosystème de l’Atlantique

a investi 1,27 million de dollars pour procurer du financement à plus de 20 groupes pour terminer
quelque 52 projets, notamment ceux portant sur la qualité des eaux sublittorales, la perte
d’habitat et de biodiversité et les répercussions des changements climatiques.
Collaboration avec le Japon

Le Ministère a collaboré avec le gouvernement de la Colombie-Britannique à un accord visant à
14
transférer une subvention d’un million de dollars du Japon à la Colombie-Britannique . Les deux
gouvernements coprésident le Comité de coordination relatif aux débris du tsunami, supervisent
la répartition des fonds et veillent à l’établissement de rapports sur le projet de nettoyage. Le
projet est destiné à présenter des mesures coordonnées axées sur la gestion des préoccupations
et des attentes du public. Le comité (par le biais de Sécurité publique Canada) a tenu un exercice
de planification pour évaluer une proposition d’approche; dix autres ministères et organismes
fédéraux et dix ministères de la Colombie-Britannique ont participé à cet exercice. Le comité
continuera de travailler avec la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis
et avec les États de la Californie à l’Alaska et d’Hawaii pendant la période de nettoyage.
14
En reconnaissance de l’aide apportée au Japon en mars 2011 à la suite du tremblement de terre et du tsunami, le gouvernement
du Japon a offert au Canada une subvention unique d’un million de dollars pour le nettoyage des débris.
50
ENVIRONNEMENT CANADA
Résultat stratégique 2 :
La population canadienne est outillée pour prendre des décisions éclairées quant aux
conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat.
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats actuels
Indice d’avertissement
météorologique (un indice
pondéré de l’actualité et de
l’exactitude d’un avertissement
météorologique)
7,6 sur une échelle de 0 à 10 d’ici
2015 (amélioration de 1,3 % par
rapport à la valeur actuelle)
L’indice d’avertissement
météorologique était de 7,9, selon
les données de 2010 à 2012.
Ceci représente une amélioration
par rapport à la valeur de 7,5 de
l’année dernière (en utilisant les
données de 2009 à 2011). L’indice
est basé sur une échelle de 0 à 10,
où 10 signifie que tous les
avertissements ont respecté les
délais ciblés, qu’aucun événement
n’a été ignoré et qu’aucune fausse
alarme n’a été émise.
Programmes pour le résultat stratégique 2
2.1 Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens
2.2 Services météorologiques et environnementaux pour les utilisateurs
ciblés
Programme 2.1 : Services météorologiques et environnementaux pour les
Canadiens
Sous-programmes du programme 2.1 : Services météorologiques et
environnementaux pour les Canadiens
2.1.1 Observations, prévisions et
avertissements météorologiques
2.1.2 Information
météorologique liée à la santé
2.1.3 Information, prévisions et
outils climatologiques
Description du programme
Ce programme fournit des avertissements, des prévisions et des renseignements météorologiques pour
anticiper et gérer les risques et les possibilités liés aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du
climat, et s’y adapter. Ses fonctions touchent la surveillance, la recherche, la production et la prestation
des services en vue d’aider les Canadiens à prendre des décisions éclairées dans un contexte de
conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat. Comme il faut un effort mondial pour surveiller,
comprendre et prévoir les conditions toujours changeantes du temps, de l’eau et du climat, ce
programme offre un appui et fait appel à divers collaborateurs au Canada comme à l’étranger. Parmi les
principaux, on compte l’Organisation météorologique mondiale des Nations Unies et le Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat ainsi que les médias, le milieu universitaire et tous les
ordres de gouvernement au Canada. Le programme aide le Ministère à assumer les obligations et les
responsabilités conférées en vertu de la Loi sur le ministère de l’Environnement, de la Loi sur les
renseignements en matière de modification du temps et de la Loi sur la gestion des urgences (2007),
ainsi que des protocoles d’entente avec les organismes météorologiques nationaux et les agences
spatiales. Ce programme fournit également des prévisions et des renseignements en cas d'urgences
environnementales en lien avec le rejet de matières toxiques ou radioactives dans l'atmosphère.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
51
Ce programme du gouvernement du Canada est le seul à posséder un tel mandat national, et il dispose
de l’infrastructure et des compétences pour fournir ces services. Subventions à l'appui de Services
météorologiques et environnementaux pour les Canadiens et Contributions à l'appui de Services
météorologiques et environnementaux pour les Canadiens sont utilisés comme composantes de ce
programme.
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses
budgétaires totales
(Budget principal
des dépenses)
2012-2013
191,3
Dépenses prévues
2012-2013
Autorisations
totales
(disponibles à
l’utilisation)
2012-2013
Dépenses réelles
(dépenses
autorisées
utilisées)
2012-2013
Différence
2012-2013
191,3
177,2
167,7
23,6
Remarque : Le montant des dépenses prévues est inférieur à celui des dépenses réelles du fait, principalement, du transfert de
responsabilités et de fonds à Services partagés Canada. Cette diminution a été partiellement compensée par le financement
accéléré reçu dans le cadre de l’Accord de Copenhague.
Ressources humaines (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
1 031
Réelles
2012-2013
1 014
Différence
2012-2013
17
Programme 2.1 : Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens et Canadiennes
Résultats attendus
Les Canadiens
comprennent l’information
sur les changements
météorologiques, l’eau et
les conditions climatiques,
ainsi que les risques
connexes pour la santé et
la sécurité.
52
Indicateurs de rendement
Pourcentage de la
population ayant indiqué
qu’elle comprenait la
différence entre une veille
et un avertissement de
temps violent et leurs
répercussions sur sa
sécurité.
Cibles
20 % d’ici 2015
Résultats actuels
21 % dans l’enquête 2012
Le pourcentage de répondants qui
ont choisi avec exactitude les
différences, le moment et la
probabilité d’un événement est de
21 %, comparativement à 10 % en
2011. Cet indicateur est en cours de
modification pour mettre l’accent sur
le refroidissement éolien dans les
rapports de 2013-2014.
Pourcentage de la
30 % d’ici 2014
population d’une région
visée par un avertissement
qui a pris des mesures en
réponse à un
avertissement
météorologique.
43 % dans l’enquête 2012
Pourcentage des
populations vulnérables
ciblées dans des régions
sélectionnées qui reçoivent
des renseignements sur la
Cote air santé (CAS) qui
établit des changements
de comportement
potentiels en réaction aux
niveaux actuels ou prévus
de la CAS, conformément
aux messages sur la santé.
42 % dans l’enquête de juillet 2012
ENVIRONNEMENT CANADA
10 % à 20 % de la
population vulnérable
(l’écart provient de la
variation régionale) d’ici
2016
Une valeur de 42 % a été obtenue
lors d’une enquête faite à la suite
d’un épisode de smog à Windsor,
Ontario, en juillet 2012 et lors d’un
sondage omnibus national en octobre
2011.
Au cours de l’année, la CAS a été
élargie à douze collectivités réparties
dans cinq provinces.
Analyse du rendement et leçons apprises
Environnement Canada a atteint le rendement et respecté les engagements, comme prévu. Les faits
saillants des réalisations et progrès de 2012-2013 comprennent notamment les suivants.

a progressé avec la transformation interne de ses
services de prévisions d’avertissement
météorologique, y compris des services liés à la
qualité de l’air et à la santé, offrant aux
Canadiens et Canadiennes des renseignements
météorologiques plus rapides, accessibles et
précis;
Technologie au travail - Investissements dans
l’infrastructure météorologique
Les conditions météorologiques et climatiques qui
changent de façon importante au Canada et partout
dans le monde mettent en évidence le rôle des
services météorologiques du Ministère par rapport à
la santé, à la sécurité et au bien-être économique
des individus et collectivités. En reconnaissance de
ce rôle, le Budget 2011 a annoncé un financement
de 78,7 millions de dollars sur cinq ans pour
renforcer l’infrastructure de surveillance
météorologique - plus particulièrement pour les
mises à niveau du réseau canadien de radars
météorologiques, des réseaux canadiens
d’observation météorologique et climatique et du
réseau canadien de détection de la foudre. Ces
travaux moderniseront les systèmes de surveillance
du Ministère pour améliorer l’accès des Canadiens
et Canadiennes aux renseignements de surveillance
sur la météo, les eaux et le climat, et amélioreront
les prévisions et les avertissements
météorologiques d’EC.

a renforcé et modernisé l’importante infrastructure
de surveillance météorologique (voir l'encadré);

a soutenu l’adoption du système de gestion de la
qualité de Service météorologique du Canada
(certifié par l’Organisation internationale de
normalisation - ISO) par d’autres partenaires
importants dans la prestation de services
météorologiques et environnementaux (y compris
Services partagés Canada - SPC). Il s’agit d’un
développement important, car une certification
ISO est requise pour répondre aux nouvelles
exigences de l’Organisation de l’Aviation Civile
Internationale et de l’Organisation météorologique
mondiale. C’est la première fois qu’un tel effort permet à deux organisations indépendantes
(Environnement Canada et SPC) de se retrouver dans une certification ISO unique. D’importants
travaux ont été nécessaires de sorte que Service météorologique du Canada et SPC étaient
alignés sur la mission, la vision et les objectifs - pour faire en sorte que les services essentiels à
la mission continuent de fonctionner au haut niveau requis;

a renforcé la résilience des programmes de services météorologiques et environnementaux par
une planification intégrée efficace, la gestion du rendement en mettant l’accent sur le risque, la
planification de la continuité dans l’organisation du travail et des essais.
Sur la scène internationale :

a développé, en collaboration avec des partenaires américains dans le cadre d’un protocole
d’entente avec la National Oceanic and Atmospheric Administration, une meilleure
compréhension des capacités, des systèmes et des pratiques de gestion des données pour une
intégration plus poussée de nos systèmes de prévisions connexes, réseaux d’observation,
services climatiques et hydrologiques dans des domaines d’intérêt commun (régions de l’Arctique
et des Grands Lacs, intervention en cas de déversements accidentels de pétrole et prévisions
marines);

a contribué par un apport scientifique à des ébauches du Cinquième rapport d’évaluation du
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ainsi qu’à des rapports techniques
du Conseil de l’Arctique sur les polluants de courte durée ayant un effet sur le climat. Le Canada
est aussi un des principaux partenaires et un contributeur financier majeur de la Coalition pour le
climat et l’air pur, un organisme créé au cours de l’année dernière en vue de réduire les polluants
de courte durée de vie ayant un effet sur le climat;

a tenu un atelier international sur la surveillance de la neige comme contribution du Canada au
programme de Veille mondiale de la cryosphère de l’Organisation météorologique mondiale
(OMM);
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
53
 a assuré, avec l’OMM, un leadership sur le plan international pour l’établissement d’un Cadre
mondial pour les Services climatologiques ;
 a renouvelé un certain nombre de projets de recherche communs avec la Chine, dans un
protocole d’entente avec l’Administration météorologique de Chine, pour faire progresser le
développement des prédictions climatiques et météorologiques.
Sous-programme 2.1.1 : Observations, prévisions et avertissements
météorologiques
Description du sous-programme
Ce programme fournit, 24 heures sur 24, 365 jours par année, des avertissements, des prévisions et des
renseignements météorologiques avec des préavis de quelques minutes à quelques semaines. Il permet
surtout à la population canadienne d’anticiper les événements météorologiques dangereux pour qu’ils
aient le temps nécessaire pour se protéger et protéger leurs biens. Ses activités conjuguent des fonctions
centralisées comme la superinformatique et la recherche avec la surveillance régionale et la prestation de
services. Le programme est mis en œuvre par des collaborations sur des données, des recherches
scientifiques et la diffusion de renseignements au Canada et à l’échelle internationale. Les principaux
collaborateurs comprennent les médias, tous les différents paliers de gouvernement, ainsi que les milieux
universitaires au Canada, les autres services météorologiques nationaux, les centres de recherches et
les agences spatiales, ainsi que l’Organisation météorologique mondiale des Nations unies à laquelle ce
programme offre annuellement un montant d’environ deux millions de dollars pour soutenir les
engagements internationaux du Canada en matière de météorologie et d’hydrologie. Les responsabilités
prévues par la loi pour ce programme comprennent la Loi sur le ministère de l’Environnement et la Loi sur
les renseignements en matière de modification du temps. En outre, un soutien est offert aux autres
ministères qui agissent dans le cadre de la Loi sur la gestion des urgences (2007). La prestation du
programme comprend la contribution obligatoire à l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et peut
comprendre des subventions et des contributions à l’appui des services météorologiques et
environnementaux pour les Canadiens et Canadiennes.
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
165,0
Dépenses réelles
2012-2013
140,1
Différence
2012-2013
25,0
Remarque : Le montant des dépenses prévues est inférieur à celui des dépenses réelles du fait, principalement, du transfert de
responsabilités et de fonds à Services partagés Canada. Cette diminution a été partiellement compensée par le financement
accéléré reçu dans le cadre de l’Accord de Copenhague.
Ressources humaines (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
821
Réelles
2012-2013
808
Différence
2012-2013
13
Sous-programme 2.1.1 : Observations, prévisions et avertissements météorologiques
Résultats attendus
Les Canadiens
disposent des
renseignements dont
ils ont besoin sur les
conditions
météorologiques
actuelles et
changeantes.
54
Indicateurs de rendement
Le pourcentage de la population 90 %
qui est quelque peu ou très
susceptible d’accéder aux
renseignements météorologiques
lors d’une journée normale.
ENVIRONNEMENT CANADA
Cibles
Résultats actuels
90 % dans l’enquête 2011 sur la
qualité des services
météorologiques et
environnementaux
Le site Web météo.gc.ca a reçu plus
de 590 millions de visites cette
année.
Pourcentage de la population qui 85% d’ici 2015
indique que les prévisions
météorologiques sont « toujours »
ou « habituellement » utiles.
82% dans l’enquête 2011 sur la
qualité des services
météorologiques et
environnementaux
Analyse du rendement et leçons apprises
Les faits saillants des réalisations et progrès pour ce sous-programme en 2012-2013 comprennent
notamment les suivants.

a mis en œuvre des versions nouvelles et améliorées de systèmes de prévisions
météorologiques pour permettre des prévisions plus précises - y compris une prévision avec un
gain de dix heures en prédictibilité, ce qui représente la plus importante amélioration de
prédictibilité pour la saison hivernale au cours de la dernière décennie;

a accru la portée des avertissements météorologiques à tous les Canadiens et Canadiennes en
xviii
concluant une entente avec Google pour diffuser des avertissements sur Google Alertes ;

a bien progressé sur le projet de réingénierie des avertissements météorologiques. De nouvelles
approches de production de prévisions ont été testées lors d’essais pilotes qui ont amélioré le
rendement du système d’avertissements météorologiques;

a investi dans la technologie HOGEN (générateur d’hydrogène) - une mesure proactive contre les
coûts croissants (et la rareté croissante) de l’hélium pour le lancement de ballons sondes
météorologiques - et a lancé la première série HOGEN à Terre-Neuve-et-Labrador dans le cadre
du réseau aérologique;

a participé, comme responsable, à une initiative pluriannuelle de l’OMM (expérience
d’intercomparaison des précipitations solides - SPICE) pour vérifier des technologies dans le but
d’améliorer la mesure des chutes de neige et améliorer la qualité et la fiabilité des observations
sur la neige au Canada et partout dans le monde;

a mis à niveau 22 stations météorologiques de surface et plusieurs installations radars dans le
cadre d’une plus importante initiative de modernisation de la surveillance atmosphérique, et a
amélioré la capacité des prévisions météorologiques par l’utilisation ou l’acquisition de nouveaux
radars;

a progressé dans les préparations pour le projet des Jeux panaméricains, qui ont vécu le
développement et la démonstration réussis de nouveaux outils pouvant être utilisés, par exemple,
comme systèmes d’alerte rapide, pour les indices de chaleur et de qualité de l’air et l’acquisition
de données.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
55
Sous-programme 2.1.2 : Information météorologique liée à la santé
Description du sous-programme
Ce programme offre des prévisions, des outils et des renseignements sur les conditions atmosphériques
qui touchent la santé, comme le rayonnement UV (ultraviolet), les températures extrêmes et la qualité de
l’air. Il soutient les mandats d’Environnement Canada, de Santé Canada et de nombreux organismes de
santé publics et non gouvernementaux. Les services du Programme aident les Canadiens dans le
processus décisionnel au sujet de leur santé à court et à long terme, et permettent aux organismes de
santé d’aider les populations vulnérables à réagir aux conditions atmosphériques changeantes. Ce
programme est réalisé partout au Canada par des collaborations qui comportent la diffusion de données
et de renseignements. Les collaborateurs incluent les médias, les organismes publics de santé de tous
les paliers de gouvernement, les organismes environnementaux provinciaux et les organismes non
gouvernementaux. Ce programme comprend également le Centre mondial de données sur l’ozone et le
rayonnement ultraviolet, exploité au nom de l’Organisation météorologique mondiale et utilisé par plus de
75 organismes gouvernementaux de partout dans le monde. La prestation du programme peut
comprendre des subventions et des contributions à l’appui des services météorologiques et
environnementaux pour les Canadiens.
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
9,2
Dépenses réelles
2012-2013
8,8
Différence
2012-2013
0,4
Ressources humaines (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
65
Réelles
2012-2013
63
Différence
2012-2013
2
Sous-programme 2.1.2 : Information météorologique liée à la santé
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Les Canadiens ont les
renseignements dont ils ont
besoin pour protéger leur
santé contre les risques
attribuables à la qualité de
l’air et à d’autres conditions
atmosphériques.
Pourcentage des
populations vulnérables
ciblées dans des régions
sélectionnées recevant de
l’information sur la Cote air
santé (CAS) qui a déclaré
se souvenir avoir vu ou
entendu de l’information
sur cette cote.
10 % à 20 % de la
17 % dans l’enquête nationale 2011
population sensible
sur la CAS
(l’écart provient de la
variation régionale) d’ici
2016
Pourcentage de la
population générale dans
des régions sélectionnées
recevant la Cote air santé
(CAS) qui indique qu’elle
se souvient avoir vu ou
entendu de l’information au
sujet de cette cote.
3 % à 8 % de la
15 % dans l’enquête nationale 2011
population générale
sur la CAS
(l’écart provient de la
variation régionale) d’ici
2016
56
ENVIRONNEMENT CANADA
Cibles
Résultats actuels
Analyse du rendement et leçons apprises
Les faits saillants des réalisations et progrès de 2012-2013 pour ce sous-programme comprennent
notamment les suivants :
15

a réalisé des travaux continus avec Santé Canada sur la Cote air santé (CAS) . La Cote
respecte pleinement l’objectif d’être offerte dans toutes les provinces et tous les territoires d’ici
2016. Au cours de l’année, elle a été élargie à douze collectivités réparties dans cinq provinces.
Le développement s’est également poursuivi sur une version haute résolution (2,5 km) du modèle
de prévision de la qualité de l’air;

a poursuivi son travail avec Santé Canada et d’autres partenaires qui se traduira par la
présentation d’avertissements de températures extrêmes aux Canadiens et Canadiennes par une
approche semblable à celle de la CAS, en reconnaissance du fait que des températures
extrêmes peuvent être dangereuses pour la santé, en particulier pour celle de certaines
populations vulnérables;

a continué à suivre les modifications de la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique (voir
l’encadré : Science au travail).
Science au travail - Surveillance de l’ozone stratosphérique
Environnement Canada est un chef de file à l’échelle mondiale dans la science de l’ozone atmosphérique
depuis 50 ans et continue de suivre les changements de l’appauvrissement de la couche d’ozone. Les
données recueillies sont accessibles par le Centre mondial de données sur l’ozone et le rayonnement
ultraviolet et seront utilisées dans le programme de l’environnement des Nations Unies/Organisation
météorologique mondiale (PNUE/OMM) « Évaluation scientifique de l’appauvrissement de l’ozone : 2014 ».
Sous-programme 2.1.3 : Information, prévisions et outils climatologiques
Description du sous-programme
Ce programme fournit des renseignements sur les conditions climatiques passées et produit des
prévisions, des outils et des renseignements sur le climat actuel du Canada et ses changements pour
éclairer l’élaboration des politiques et les décisions en matière d’adaptation et d’atténuation des risques.
Cette gamme de produits comprend des prévisions et des renseignements qui portent sur les dangers
pour la gestion des catastrophes, des données climatiques de calcul pour les codes et les normes en
matière d’infrastructures, et des renseignements dont ont besoin les Canadiens et Canadiennes et leurs
institutions sur les effets du climat et de ses changements sur la sécurité, la santé et l’économie. Ce
programme est réalisé, aux échelles nationale et régionale, par des collaborations qui comportent des
données, de la science et la diffusion de renseignements. Les principaux collaborateurs incluent les
médias, tous les paliers de gouvernement et les universités au Canada, en plus d’organismes
internationaux tels que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, l’Organisation
météorologique mondiale des Nations Unies et diverses agences nationales sur le climat. Les
responsabilités prévues par la loi pour ce programme comprennent la Loi sur le ministère de
l’Environnement, la Loi sur la gestion des urgences (2007) et la Loi sur le Conseil national de recherche
(Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies). La prestation du
programme peut comprendre des subventions à l’appui des Services météorologiques et
environnementaux pour la population canadienne ainsi que des subventions et des contributions à l’appui
des Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens et Canadiennes.
15
Les données pour la CAS sont obtenues par le programme national de surveillance de la pollution atmosphérique
(www.ec.gc.ca/rnspa-naps) d’Environnement Canada.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
57
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
17,0
Dépenses réelles
2012-2013
18,8
Différence
2012-2013
1,8
Ressources humaines (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
146
Réelles
2012-2013
143
Différence
2012-2013
3
Sous-programme 2.1.3 : Information, prévisions et outils climatologiques
Résultats attendus
Les clients et les
utilisateurs disposent de
l’information dont ils ont
besoin sur les projections
climatiques et les
ensembles de données
climatiques sur diverses
échelles temporelles et
spatiales.
Indicateurs de rendement
Moyenne quinquennale
courante du nombre de
téléchargements des
ensembles de données
climatiques
Cibles
Résultats actuels
9 000 téléchargements 21 298 téléchargements en 2012jusqu’à mars 2013
2013
Les données disponibles étaient
insuffisantes pour calculer la
moyenne sur cinq ans.
Analyse du rendement et leçons apprises
Les faits saillants des réalisations et progrès de 2012-2013 comprennent notamment les suivants :
58

a commencé à mobiliser les parties intéressées, y compris d’autres ministères fédéraux, les
provinces et les territoires, ainsi que le secteur privé sur l’offre et l’utilisation de données et de
renseignements climatiques à jour pour faciliter l’adaptation aux changements climatiques au
Canada;

a continué d’améliorer les projections climatiques à l’échelle mondiale et régionale pendant des
périodes qui s’étendent sur des décennies et des siècles pour soutenir, entre autres, une
planification à plus long terme dans les secteurs sensibles au climat et la planification de
mesures d’atténuation;

a mis à la disposition du public une gamme de données et de renseignements, y compris ce qui
suit : des renseignements et des données de ses modèles climatiques mondiaux et régionaux
xix
(sur le site Internet du Centre canadien de la modélisation et de l’analyse climatique); des
renseignements et des données sur les scénarios canadiens de changements climatiques (sur le
xx
site Internet du Réseau canadien des scénarios de changements climatiques); et des données
xxi
climatiques homogénéisées du Canada (sur le site Internet de Données climatiques
canadiennes ajustées et homogénéisées d’Environnement Canada);

a relancé le site Internet climat.meteo.gc.ca , qui offre des données climatiques historiques,
avec une nouvelle présentation qui améliore la convivialité et l’accessibilité des données, et qui
aide à présenter les produits les plus populaires en matière de climat. Le site Web sur le climat a
reçu 3,9 millions de visites lors de l’exercice financier 2012-2013;

a répondu à 1 627 demandes pour des analyses de pression du vent pour des régions
particulières en soutien à la construction de tours de téléphonie cellulaire, ainsi que plus de
200 autres demandes pour des données de conception climatique en soutien au Code national
du bâtiment du Canada et autres normes d’infrastructure;

a fourni des services de données climatiques spécialisées partout au pays, y compris en
répondant aux demandes de clients et en fournissant des commentaires dans des domaines
xxii
ENVIRONNEMENT CANADA
généraux en matière de données climatiques, d’extraction et de traitement des données
climatiques;

a élargi le réseau canadien d’observations des gaz à effet de serre (deux nouveaux
emplacements dans l’Arctique), portant le total à quinze sites au Canada;

a participé à une campagne de recherche sur le terrain
pour caractériser les propriétés de la couverture de neige
dans l’Arctique de l’Ouest. Les climatologues ont publié
des articles dans des publications scientifiques
approuvées par des collègues et qui couvrent des
thèmes comme le développement de modèles
climatiques mondiaux et régionaux et les résultats, les
tendances climatiques et les analyses de variabilité, les
extrêmes climatiques, la modélisation des gaz à effet de
serre, la couverture de neige arctique et la glace marine
dans l’archipel Arctique canadien.
Le saviez-vous?
Environnement Canada a enregistré une
hausse de 20 % (de mars 2012 à mars
2013) de l’utilisation de son service
électronique de données
météorologiques et environnementales
(Datamart du Service météorologique du
Canada), reflétant 410 visiteurs uniques
par jour.
Programme 2.2 : Services météorologiques et environnementaux pour
des utilisateurs ciblés
Sous-programmes du programme 2.2 : Services météorologiques et
environnementaux pour des utilisateurs ciblés
2.2.1 Services météorologiques
pour la navigation aérienne
2.2.2 Services météorologiques
et des glaces pour la navigation
maritime
2.2.3 Services météorologiques
pour les opérations militaires
2.2.4 Services météorologiques
pour les secteurs économiques et
commerciaux
Description du programme
Ce programme fournit aux secteurs visés et à leurs organismes de réglementation les outils et les
renseignements essentiels à la prise de décisions relatives aux changements climatiques pour les aider à
prévoir les risques et les possibilités créés par des conditions météorologiques et climatiques
changeantes, les gérer et s’y adapter. Il fait appel à la surveillance, à la recherche, à la production et à la
prestation de services en vue de faciliter, pour les secteurs visés, la prise de décisions durable face aux
conditions météorologiques, hydrologiques et climatiques changeantes. Il procure des observations, des
prévisions et des avertissements sur une base ininterrompue, qui s’accompagnent d’autres outils adaptés
aux besoins particuliers des utilisateurs. Il exige diverses collaborations à l’échelle nationale (y compris
d’autres ministères gouvernementaux et organismes provinciaux) et internationale, avec l’Organisation
météorologique mondiale, l’Organisation de l’aviation civile internationale, ainsi que d’autres institutions
gouvernementales des États-Unis. Ce programme aide le Ministère à respecter les obligations et les
responsabilités qui lui sont conférées par la Loi sur le ministère de l’Environnement; aide d’autres
ministères gouvernementaux à respecter leurs obligations dans l’application de la Loi sur l’aéronautique,
la Loi sur les océans et la Loi sur les pêches; et appuie les protocoles d’entente conclus avec Transports
16
Canada, la Défense nationale et différents organismes provinciaux.
16
Ce programme soutient également un protocole d’entente avec Pêches et Océans Canada.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
59
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses
budgétaires totales
(Budget principal
des dépenses)
2012-2013
25,8
Dépenses prévues
2012-2013
Autorisations
totales
(disponibles à
l’utilisation)
2012-2013
Dépenses réelles
(dépenses
autorisées
utilisées)
2012-2013
Différence
2012-2013
32,3
26,7
23,0
9,2
Remarque : La baisse des dépenses prévues et des ETP par rapport aux dépenses réelles provient principalement de la
redistribution du financement reçu pour un financement accéléré dans le cadre de l’Accord de Copenhague pour les services
météorologiques et environnementaux du programme à l’intention des Canadiens et Canadiennes.
Ressources humaines (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
427
Réelles
2012-2013
416
Différence
2012-2013
11
Programme 2.2 : Services météorologiques et environnementaux pour des utilisateurs ciblés
Résultats attendus
Les secteurs ciblés
disposent des
renseignements et des
services météorologiques
et environnementaux
nécessaires pour
fonctionner de façon
efficace et sécuritaire.
Indicateurs de rendement
Cibles
Niveau combiné de
7,5 sur 10 des
satisfaction des principaux principaux clients en
clients du Service
2012-2013
météorologique du Canada
(SMC), à partir de l’énoncé
« Les services fournis par
SMC répondent à mes
besoins ».
Résultats actuels
7,8 sur 10 des principaux clients
La valeur repose sur des enquêtes
officielles administrées à NAV
CANADA et aux clients du Réseau
canadien de détection de la foudre.
Une enquête officielle a également
été administrée à la Défense
nationale, mais le nombre de
réponses était trop faible pour être
inclus.
Analyse du rendement et leçons apprises
Environnement Canada a atteint le rendement et respecté les engagements prévus pour ce programme.
Les principales réalisations et activités de 2012-2013 comprennent notamment les suivantes :
60

a continué la prestation de services aux principaux utilisateurs ciblés, y compris NAV CANADA,
Transports Canada, la Garde côtière canadienne et la Défense nationale, et des investissements
par effet de levier dans les infrastructures du Programme 2.1 pour améliorer les services aux
utilisateurs ciblés;

a continué de tirer partie de manière efficace de la capacité et de l’infrastructure de prévision et
d’avertissement décrite dans le Programme 2.1, y compris des investissements récents
(78,7 millions de dollars sur cinq ans du Budget 2011) dans la modernisation des systèmes de
surveillance du Ministère pour soutenir un accès continu aux Canadiens et Canadiennes - ainsi
qu’aux utilisateurs ciblés d’Environnement Canada - aux données météorologiques,
hydrologiques et climatiques, ainsi qu’à des prévisions et à des avertissements météorologiques
améliorés;

a terminé un second élargissement des services météorologiques et des glaces dans l’Arctique
grâce à l’initiative METAREA;
ENVIRONNEMENT CANADA

a travaillé en partenariat avec l’Aviation royale canadienne pour lancer des balises à glace qui
aident à transmettre des données sur la pression de l’air, la température et le mouvement des
glaces (voir l’encadré : Partenariat au travail).
Partenariats au travail - Lancement de balises avec l’Aviation royale canadienne
Environnement Canada (Service météorologique du Canada) a fait équipe avec l’Aviation royale canadienne
dans une mission novatrice pour déployer des balises à glace sophistiquées dans la région la plus au nordouest de l’océan Arctique. Une entente entre les deux organisations a permis de larguer les balises à partir d’un
avion Hercules, ce qui a permis à l’équipe de s’aventurer dans des régions au-delà de la portée de la plupart
des petits avions, pour trouver une glace qui resterait intacte pendant deux ou trois ans (la durée de vie
moyenne d’une balise à glace). En vertu d’une entente de trois ans, Environnement Canada continuera à
déployer des balises qui transmettent des données horaires sur la pression de l’air, la température et le
mouvement des glaces.
Sous-programme 2.2.1 : Services météorologiques de soutien à la navigation
aérienne
Description du sous-programme
Ce programme fournit à l’industrie aéronautique et à son organisme de réglementation des services
météorologiques (observations, prévisions et avertissements) 24 heures sur 24, 365 jours par année. Il
soutient les buts et les missions de NAV CANADA et de Transports Canada, et soutient les compagnies
aériennes nationales et internationales qui exercent leurs activités en territoire canadien dans leurs prises
de décisions tactiques requises pour maximiser leur efficacité et leur sécurité. Ce programme comprend
également le Centre d’avis de cendres volcaniques (VAAC), un des centres de ce type autour du monde
qui fonctionnent sous l’autorité de l’Organisation de l’aviation civile internationale. Le VAAC prévoit le
transport de cendres volcaniques aériennes pour réduire le risque de catastrophe aérienne et offre un
soutien et une ressource auxiliaire opérationnels pour d’autres VAAC dans le monde. Ce programme,
offert dans le cadre d’un contrat entre Environnement Canada et NAV CANADA, est essentiel à la
capacité de Transports Canada dans le cadre de la Loi sur l’aéronautique.
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
5,7
Dépenses réelles
2012-2013
5,1
Différence
2012-2013
0,6
Ressources humaines (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
161
Réelles
2012-2013
155
Différence
2012-2013
6
Sous-programme 2.2.1 : Services météorologiques de soutien à la navigation aérienne
Résultats attendus
NAV CANADA et l’industrie
aéronautique ont les
renseignements et les
services météorologiques
dont ils ont besoin pour
maximiser leur efficacité et
la sécurité aérienne.
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats actuels
Indice global de la
Égal ou supérieur à 7,5 8 sur 10
satisfaction de la clientèle, Actuellement atteint; à
sur une échelle de 1
maintenir
(insatisfaisant) à 10
(excellent)
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
61
Analyse du rendement et leçons apprises
Les réalisations et activités de ce sous-programme comprennent notamment les suivantes :

a continué de tirer profit des contributions internationales par le développement d’un nouvel outil
(NINJO) pour produire des avertissements de l’aviation (SIGMETS); cet outil a également été
adopté par un consortium international de services météorologiques (notamment l’Allemagne, la
Suisse, le Danemark), assurant l’optimisation de l’argent des Canadiens;

a participé activement, par le Centre d’avis de cendres volcaniques canadien, à la fois en
améliorant la réponse opérationnelle par une mise à niveau logicielle et l’utilisation d’images de
spectroradiomètre imageur à résolution moyenne, et en contribuant au groupe de travail
international sur les cendres volcaniques à la suite de l’éruption de l’Eyjafjallajökull en avril 2010;

a continué d’offrir un soutien important à NAV CANADA sur le déploiement de sa prochaine
génération de stations d’observations météorologiques pour l’aviation;

a réalisé des progrès sur un projet de modernisation de la production de prévisions pour les
aéroports.
Sous-programme 2.2.2 : Services météorologiques et des glaces pour la
navigation maritime
Description du sous-programme
Ce programme offre aux industries marines et aux organismes réglementaires des prévisions sur l’état de
la mer, l’état des glaces et la météo, 24 heures sur 24, 365 jours par année. Les services de ce
programme appuient les buts et les mandats de la Garde côtière canadienne de Pêches et Océans
Canada, et soutiennent l’industrie maritime et les autres groupes qui opèrent en eaux canadiennes,
comme la marine marchande, les pêcheries et les entreprises qui exploitent les ressources naturelles,
dans leur prise de décisions tactiques (p. ex., la trajectoire des navires) qui visent à optimiser leur
efficacité et leur sécurité. En tant que collaborateur clé, la Garde côtière canadienne diffuse aux parties
intéressées de l’information sur les glaces produite par Environnement Canada et procure des
renseignements produits sur place concernant la météo et l’état de la mer à Environnement Canada. Ce
programme est essentiel à la sécurité et à l’efficacité des opérations de la Garde côtière canadienne et
de Pêches et Océans Canada. Il est dirigé en partie par un protocole d’entente avec Pêches et Océans
Canada pour des services liés aux conditions des glaces sur les eaux navigables canadiennes. Les
responsabilités prévues par la loi pour ce programme comprennent la Loi sur le ministère de
l’Environnement et la Loi sur les océans et la Loi sur les pêches. Le programme soutient également les
engagements internationaux de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en
mer, 1974 (SOLAS), du Système mondial de détresse et de sécurité en mer et du Service nord-américain
des glaces.
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
18,7
Dépenses réelles
2012-2013
12,0
Différence
2012-2013
6,8
Remarque : La baisse des dépenses prévues par rapport aux dépenses réelles provient principalement de la redistribution du
financement accéléré dans le cadre de l’Accord de Copenhague pour les services météorologiques et environnementaux du
programme à l’intention des Canadiens et Canadiennes.
62
ENVIRONNEMENT CANADA
Ressources humaines 2012-2013 (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
146
Réelles
2012-2013
148
Différence
2012-2013
(2)
Sous-programme 2.2.2 : Services météorologiques et des glaces pour la navigation maritime
Résultats attendus
Les collectivités maritimes
possèdent l’information sur
la températures, les vagues
et les glaces dont elles ont
besoin pour fonctionner en
toute sécurité et de
manière efficace dans les
eaux canadiennes
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats actuels
Pourcentage des
À déterminer
navigateurs qui indiquent
une satisfaction par rapport
à la capacité d’accéder à
l’information
91 % basée sur l’enquête de 2012
Nombre de demandes des 0 à la fin de 2012-2013
utilisateurs pour des
renseignements
supplémentaires (ad hoc /
sur demande)
En 2012-2013, dix demandes ont été
reçues pour des renseignements
supplémentaires sur les glaces et
cinq pour des renseignements
météorologiques et l’état des glaces.
Les participants à l’enquête ont été
fortement axés vers les plaisanciers
(70 %) qui se trouvaient
principalement sur la côte du
Pacifique et les Grands Lacs (60 %).
Une stratégie est en cours
d’élaboration pour atteindre d’autres
types d’utilisateurs.
Le programme vise à minimiser le
nombre de demandes par des
améliorations aux bulletins et aux
prévisions standard.
Analyse du rendement et leçons apprises
Les éléments suivants résument le rendement de ce sous-programme :

a renouvelé (jusqu’à 2017) un partenariat stratégique entre le Service canadien des glaces et le
Programme national de surveillance aérienne de Transports Canada. Ceci permettra
l’élargissement des activités multiservices sur les eaux canadiennes en soutien à la prévention
de la pollution, à la sécurité et à la souveraineté;

a continué d’offrir des services tous les jours, 24 heures sur 24, pour soutenir la Garde côtière
canadienne et pour soutenir une base de clientèle toujours plus diversifiée pour les produits et
services des glaces, y compris des organisations de gestion des urgences (OGU) provinciales et
nationales;

a progressé sur le projet METAREA avec l’élargissement de la couverture des prévisions sur les
eaux internationales, l’installation de stations météorologiques de surface dans l’Arctique et le
déploiement de balises, en partenariat avec la Défense nationale (voir Partenariats au travail plus
tôt à l’encadré de la page 61);

a contribué, en soutient à d’autres ministères, au document de la Garde côtière canadienne
xxiii
« Navigation dans les glaces en eaux canadiennes », de Pêches et Océans Canada en ligne
xxiv
« Arctic Mariners Routing Guide » (Guide de planification de navigation en Arctique), et a
fourni des renseignements sur les glaces pour faciliter l’expédition Franklin.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
63
Sous-programme 2.2.3 : Services météorologiques de soutien aux opérations
militaires
Description du sous-programme
Ce programme fournit au ministère de la Défense nationale (MDN) les renseignements, les prévisions et
les outils météorologiques et océanographiques nécessaires aux opérations des Forces canadiennes
(FC) au Canada comme à l’étranger. Il s’agit d’un programme de collaboration réalisé en vertu d’un
protocole d’entente officiel avec le MDN qui répond aux besoins particuliers des Forces canadiennes et
qui permettra de recouvrer ses coûts marginaux auprès du ministère de la Défense. Ce programme est
essentiel aux opérations des FC, contribuant à l’efficacité et à la sécurité des manœuvres tactiques et
stratégiques au Canada et dans diverses zones militaires actives dans le monde.
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
3,4
Dépenses réelles
2012-2013
2,5
Différence
2012-2013
0,9
Ressources humaines (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
87
Réelles
2012-2013
80
Différence
2012-2013
7
Sous-programme 2.2.3 : Services météorologiques de soutien aux opérations militaires
Résultats attendus
Le MDN possède les
renseignements et les
connaissances
météorologiques et
océanographiques dont il a
besoin pour optimiser ses
opérations au Canada et à
l’étranger.
Indicateurs de rendement
Cibles
Indice de la satisfaction de 7,0 sur une échelle de 1
la clientèle, sur une échelle (insatisfaisant) à 10
de 1 (insatisfaisant) à 10
(excellent) en 2012
(excellent), qui combine les
entrées des données de
l’enquête et les
commentaires de la
direction du MDN
Résultats actuels
Une consultation permanente auprès
des clients suggère qu’ils sont
satisfaits des services reçus.
La mise en œuvre d’une enquête en
ligne est à l’étude.
Analyse du rendement et leçons apprises
Dans le cadre de ce sous-programme :
64

a continué d’offrir un soutien sous la forme de services de prévisions météorologiques promptes
et précises aux missions et exercices militaires au Canada et à l’étranger, tout en mettant en
œuvre la transformation du Service météorologique et océanographique des Forces
canadiennes;

a terminé la mise en œuvre du Centre météorologique interarmées à Gagetown.
ENVIRONNEMENT CANADA
Sous-programme 2.2.4 : Services météorologiques pour les secteurs
économiques et commerciaux
Description du sous-programme
Ce programme fournit à divers secteurs économiques (comme les médias, les secteurs des ressources
naturelles et les utilisateurs spécialisés) des services météorologiques et climatologiques. Ces
renseignements et outils sont utilisés pour prendre des décisions tactiques et stratégiques et maximiser
leur efficacité économique et commerciale, leur compétitivité, leur rendement environnemental et leur
sécurité à court et à long terme. Ce faisant, il facilite les mandats de Ressources naturelles Canada,
d’Agriculture et agroalimentaire Canada et autres organismes (tels que des organismes provinciaux). De
nombreux secteurs économiques sont sensibles aux conditions météorologiques et climatiques
changeantes en ce qui concerne la sécurité et le rapport coût-efficacité de leurs opérations (p. ex., la
livraison juste à temps, la lutte antiparasitaire), la demande pour leurs services (p. ex., la production
d’énergie hydroélectrique) et le futur de leur industrie. Les services de données spécialisées permettent
aux utilisateurs d’obtenir des renseignements pertinents au moyen de mécanismes tels que des liens
vers des données spécialisées ou des consultations individuelles. Ce programme est offert partout au
Canada par des collaborations comportant des données et la science, souvent sur une base de partage
ou de recouvrement des coûts.
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
4,5
Dépenses réelles
2012-2013
3,5
Différence
2012-2013
1,0
Ressources humaines 2012-2013 (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
33
Réelles
2012-2013
33
Différence
2012-2013
0
Sous-programme 2.2.4 : Services météorologiques pour les secteurs économiques et commerciaux
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Les secteurs économiques Niveau de satisfaction des médias
canadiens ciblés possèdent concernant les services offerts par
les données
Environnement Canada, sur une
météorologiques dont ils
échelle de 1 (insatisfaisant) à 10
ont besoin pour leur
(excellent).
processus décisionnel.
Cibles
À déterminer
Résultats actuels
7,4 sur 10 basé sur
l’enquête 2012 auprès des
clients médias
Analyse du rendement et leçons apprises
Les réalisations de 2012-2013 en appui à ce sous-programme comprennent notamment les suivantes :

a fourni des données sur la foudre à tous les Canadiens et Canadiennes sous la forme de
nouvelles cartes de risque de foudre sur le site Web de météorologie, mises à jour toutes les
dix minutes — une amélioration rendue possible par les investissements du Budget 2011 dans le
Réseau canadien de détection de la foudre. Environnement Canada a également élargi les
produits du Réseau canadien de détection de la foudre et a conclu de nouvelles ententes avec
des clients;

a exécuté un travail financé par l’Initiative écoÉNERGIE sur l’innovation de Ressources naturelles
Canada sur des projets destinés à améliorer la capacité du Canada à évaluer les niveaux de
production potentiels des parcs d’éoliennes en utilisant des modèles numériques de prévisions
météorologiques.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
65
Résultat stratégique 3 :
Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens et Canadiennes ainsi que pour
leur environnement sont minimisées.
Indicateurs de rendement
Cibles
Émissions canadiennes de gaz à
effet de serre (GES) (équivalents
de dioxyde de carbone
(équivalent CO2) en mégatonnes
(Mt))
Objectif du cadre de mesure du
rendement : L’objectif national du
Canada est d’atteindre une réduction
de 17 %, d’ici 2020, par rapport aux
niveaux de 2005 (c.-à-d., 607 Mt).
Objectif 1.1 de la Stratégie fédérale
de développement durable :
Atténuation des changements
climatiques - par rapport aux niveaux
d’émissions de 2005, réduire de
17 % les émissions totales de GES
au Canada d’ici 2020.
Qualité de l’air ambiant au
Canada (particules fines et ozone
troposphérique)
Objectif de concentrations ambiantes
de particules fines (MP2,5) :
inférieures aux normes de qualité de
l’air ambiant pour le Canada pendant
24 heures, MP2,5 de
28 microgrammes par mètre cube
3
(µg/m ) pour 2015
Objectif de concentrations ambiantes
de l’ozone troposphérique :
inférieures aux normes de qualité de
l’air ambiant pour le Canada pendant
huit heures de 63 parties par milliard
(ppb) pour 2015
Résultats actuels
Les émissions totales de gaz à effet
de serre au Canada en 2011 étaient
de 702 Mt en équivalent CO2, ou 5 %
(35 Mt) sous les émissions de 737 Mt
en 2005.
En partie en raison des mesures
fédérales et provinciales annoncées,
le Canada prévoit réduire ses
émissions de 130 Mt en 2020 par
rapport aux émissions de GES
tendancielles prévues initialement
pour cette année.
Ces deux indicateurs correspondent
aux normes canadiennes sur la
qualité de l’air ambiant (NCQAA)
pour les particules fines et l’ozone,
élaborées selon le système de
gestion de la qualité de l’air et
acceptées par le Conseil canadien
des ministres de l’Environnement en
octobre 2012.
En 2011, la moyenne nationale des
e
concentrations maximales (98
percentile) de MP2,5 sur une période
3
de 24 heures était de 22,1 µg/m , ce
qui est inférieur aux NCQAA sur
3
24 heures de 28 µ g/m pour 2015.
En 2011, la moyenne nationale de la
e
concentration maximale (98
percentile) de PM2.5 sur 24 heures
était de 14 % inférieure à celle de
2010. Entre 2000 et 2011, l’indicateur
est resté inférieur aux NCQAA de
2015 et aucune tendance n’a été
détectée. Certains facteurs qui ont
probablement contribué aux
changements de concentration entre
2010 et 2011 comprennent une
réduction des émissions qui
contribuent à la pollution par les
particules au Canada, une diminution
de la pollution transfrontalière en
provenance des États-Unis, une
saison des feux de forêt moins grave
et une variation à la fois des
conditions météorologiques qui
influent sur la formation des
particules et des modèles régionaux
de transport.
66
ENVIRONNEMENT CANADA
En 2011, la moyenne nationale des
e
concentrations maximales (4 plus
élevée) d’ozone sur huit heures était
de 57 ppb, ce qui est inférieur aux
NCQAA sur huit heures de 63 ppb
pour 2015. Entre 1997 et 2011, la 4e
concentration d’ozone annuelle la
plus élevée a diminué de 15 %.
Une réduction des émissions des gaz
précurseurs d’O3 troposphérique
(oxydes d’azote (NOx) et composés
organiques volatils (COV)), à la fois
au Canada et aux États-Unis,
représente un facteur important pour
cette tendance à la baisse de
l’indicateur.
Programmes pour le résultat stratégique 3
3.1 Gestion des substances et des déchets
3.2 Changements climatiques et qualité de
l’air
3.3 Promotion de la conformité et application
de la loi - Pollution
Programme 3.1 : Gestion des substances et des déchets
Sous-programmes du programme 3.1 : Gestion des substances et des déchets
3.1.1 Gestion des substances
3.1.2 Gestion des déchets
3.1.3 Urgences
environnementales
3.1.4 Sites contaminés
Description du programme
Les activités de ce programme visent à réduire les menaces que font peser la pollution et les déchets qui
découlent des activités humaines sur la santé et l’environnement. Le programme évalue les risques pour
la santé et l’environnement que posent des substances ayant déjà un usage commercial (substances
existantes) et celles qu’on propose d’introduire au Canada (nouvelles substances). De plus, il élabore et
met en place des mesures pour prévenir ou gérer les risques posés par ces substances et ces déchets.
Les contributions qui facilitent la gestion des substances et des déchets sont utilisées en tant que
composantes de ce programme.
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses
budgétaires totales
(Budget principal
des dépenses)
2012-2013
81,7
Dépenses prévues
2012-2013
Autorisations
totales
(disponibles à
l’utilisation)
2012-2013
Dépenses réelles
(dépenses
autorisées
utilisées)
2012-2013
Différence
2012-2013
81,7
87,7
79,3
2,4
Ressources humaines (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
593
Réelles
2012-2013
578
Différence
2012-2013
15
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
67
Programme 3.1 : Gestion des substances et des déchets
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Les menaces que font
peser les substances
toxiques et les déchets sur
les Canadiens et leurs
effets sur l’environnement
sont réduits.
Pourcentage des régions
de drainage où les
recommandations
canadiennes ou fédérales
pour la qualité de
l’environnement (RCQE RFQE) ne sont pas
dépassées pour des
substances sélectionnées
Objectif 3 : Qualité de l’eau qui sont présentes dans les
sédiments, l’eau ou le
– La qualité de l’eau est
protégée et améliorée pour biote.
qu’elle soit propre, saine et
Substances actuellement
sécuritaire pour tous les
signalées en raison de cet
Canadiens et qu’elle
soutienne des écosystèmes indicateur :
sains.

polybromodiphényléth
ers (PBDE)

sulfonate de
perfluorooctane
(PFOS)
Cibles
PBDE :
80 % en 2012-2013
PFOS :
80 % en 2013-2014
Résultats actuels
PBDE : 10 % pour les poissons et
60 % pour les sédiments pour la
période de 2007 à 2010
Les concentrations de PBDE dans les
poissons et les sédiments étaient
inférieures aux RFQE dans la plupart
des régions de drainage étudiées au
Canada. On a observé des teneurs
excessives principalement pour le
PentaBDE dans les poissons dans la
plupart des régions de drainage
étudiées, et le tétraBDE, le pentaBDE
et le décaBDE dans les poissons et
les sédiments dont on a recueilli des
échantillons dans quatre des treize
régions de drainage étudiées.
PFOS : 100 % pour l’eau et les tissus
de poissons et 40 % pour les
poissons en tant que nourriture pour
la faune pour la période de 2006 à
2010
Les concentrations dans les tissus
des poissons étaient inférieures aux
RFQE provisoires pour la santé des
poissons chez tous les poissons dans
toutes les régions de drainage
étudiées. Parmi les treize régions
étudiées, huit présentaient des
concentrations de PFOS qui
excédaient les RFQE provisoires pour
le régime de la faune pour la
protection des mammifères et des
oiseaux qui mangent ces poissons.
Aucun échantillon d’eau provenant de
onze régions de drainage n’a excédé
les RFQE provisoires pour l’eau.
Ce ne sont pas toutes les 25 régions
de drainage du Canada qui ont été
échantillonnées. Le choix de ces
régions est fondé sur les régions qui
sont le plus à risque de dépasser les
RFQE.
Objectif 2 : Pollution
atmosphérique – Minimiser
les menaces à la qualité de
l’air afin que les Canadiens
puissent respirer de l’air pur
qui appuiera également des
écosystèmes sains.
17
Degrés d’exposition à des
substances préoccupantes,
par substance (pollution
atmosphérique
17
seulement)
Cet indicateur est généré par Santé Canada.
68
ENVIRONNEMENT CANADA
Les résultats doivent être rapportés
xxv
dans le RMR 2012-2013 de Santé
Canada.
Analyse du rendement et leçons apprises
Le rendement et les réalisations d’Environnement Canada ont progressé comme prévu en 2012-2013.

a respecté la seconde phase du Plan de gestion des produits chimiques (PGPC) en collaboration
avec Santé Canada. Il a continué d’évaluer et gérer les risques potentiels pour la santé humaine
et l’environnement associés à environ 1 500 substances existantes (d’ici 2016) et a évalué toutes
les déclarations de substance nouvelle (plus de 500) reçues pendant l’année. Environnement
Canada a également développé des outils de gestion des risques de plus de 30 substances, ou
groupes de substances, évaluées comme étant les plus nocives pour l’environnement ou la santé
humaine;

a effectué des recherches et surveillé les produits chimiques préoccupants existants et
émergents, y compris ceux largement utilisés, comme des produits ignifuges, qui peuvent avoir
une incidence sur les fonctions hormonales;

a mis sur pied des activités de gestion de risques ciblées pour gérer 32 substances existantes.
Ces travaux comprenaient la planification d’avis finaux de prévention de la pollution pour le
bisphénol A, l’isoprène et le siloxane D4, et la modification du Règlement sur certaines
substances toxiques interdites de 2012 pour y ajouter quatre substances;

a contribué aux principaux efforts d’envergure internationale qui soutiennent les priorités
nationales, y compris les initiatives qui ont trait aux polluants organiques persistants, le mercure
et le mouvement transfrontalier des déchets dangereux;

a poursuivi l’élaboration de règlements, ajoutant quatre substances au Règlement sur certaines
substances toxiques interdites de 2012 existant; a élaboré des règlements pour les effluents qui
proviennent de systèmes d’eaux usées; a commencé une révision du Règlement sur les effluents
des mines de métaux; et a lancé des mises à jour du Règlement sur l’immersion en mer;

a réalisé des initiatives en appui à des engagements en matière d’urgence environnementale en
vertu du PGPC et pour élaborer et maintenir une analyse des données de la promotion de la
conformité. Le Ministère a poursuivi son évaluation continue de substances qui présentent des
taux élevés de déversement et de celles identifiées comme étant prioritaires en vertu du PGPC;

a continué à soutenir les ministères fédéraux qui sont des gardiens de sites contaminés et a
poursuivi avec des sites d’assainissement et d’évaluation dont il est le gardien.
Sous-programme 3.1.1 : Gestion des substances
Description du sous-programme
Ce programme est mis en œuvre conjointement par Santé Canada et Environnement Canada pour
réduire les risques des substances nocives pour la santé humaine et les rejets dans l’environnement. Le
programme cible la gestion efficace des risques posés par des substances par l’établissement de
priorités et la prise de mesures réglementaires efficaces (ou d’autres mesures le cas échéant) basées sur
une évaluation du risque fondée sur les données scientifiques. La gestion adaptive et les améliorations
des substances sont poursuivies par de nouvelles découvertes en recherche et en surveillance, ainsi que
par une collaboration internationale. La transparence avec les parties intéressées est maintenue en
fournissant l’occasion d’apporter des conseils et des suggestions sur la mise en œuvre du programme
par des processus de consultation réglementaires et institutionnels/particuliers à un enjeu. Une législation
pertinente comprend la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999), la Loi sur les aliments
et drogues, la Loi sur les produits antiparasitaires et la Loi sur les produits dangereux. Les obligations
internationales comprennent la convention de Rotterdam, la convention de Stockholm, la Convention sur
la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance et le Protocole de Montréal. La prestation du
programme comprend la contribution obligatoire à l’Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE). 18
18
Des travaux appuyant le Protocole de Montréal sont rapportés en vertu du Programme 3.2.2.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
69
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
47,1
Dépenses réelles
2012-2013
45,1
Différence
2012-2013
2,0
Ressources humaines (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
358
Réelles
2012-2013
346
Différence
2012-2013
12
Sous-programme 3.1.1 : Gestion des substances
Résultats attendus Indicateurs de rendement
Réduction des rejets Rejets canadiens de
de substances
certaines substances
toxiques et d’autres contrôlées
substances
préoccupantes dans
l’environnement
Cibles
Résultats actuels
Objectifs du cadre de
mesure du rendement :
Chrome hexavalent :
1 900 kg de rejets (air
et eau) d’ici 2015
Chrome hexavalent : rejet de 1 563 kg
dans l’air et dans l’eau en 2011, tel que
rapporté à l’Inventaire national des rejets
de polluants pour l’année de
déclaration 2011
BPC : 10 kg d’ici 2012
19
L’objectif de 1 900 kg a été atteint.
BPC : 1,15 kg
Objectifs 2.3 et 3.12 de
la Stratégie fédérale de
développement durable
20
(SFDD) : Gestion des
produits chimiques –
Réduire les risques
pour les Canadiens et
les répercussions sur
l’environnement
attribuables aux
substances toxiques
sur l’environnement à la
suite d’une réduction
des concentrations
dans l’environnement et
de l’exposition humaine
à de telles substances.
L’objectif de 10 kg a été atteint. Cette
quantité a été calculée à partir de
rapports individuels pour une exactitude
améliorée plutôt qu’à partir de
moyennes.
Comparativement à 1990, les émissions
de mercure dans l’air en 2011 avaient
diminué de 90 % (31,3 t).
Depuis 2005, il y a eu une baisse des
rejets de chrome hexavalent dans l’air et
dans l’eau.
La quantité de mercure, de cadmium et
de plomb rejetée dans l’eau était
inférieure en 2010 à celle de 2003.
Analyse du rendement et leçons apprises
Les points saillants des réalisations d’Environnement Canada pour 2012-2013 comprennent notamment
les suivants :

a continué, en partenariat avec Santé Canada, à mettre en œuvre la seconde phase du Plan de
gestion des produits chimiques en publiant sur le site Web consacré aux substances chimiques.
Par conséquent, cinq instruments proposés de gestion du risque (GR) ont été publiés pour
dix substances; de plus, quatorze instruments finaux de gestion des risques (GR) de
22 substances ont été publiés. Le Ministère a également modifié le Règlement sur certaines
substances toxiques interdites (2012), en ajoutant des substances telles que des alcanes chlorés
19
Cet objectif a trait aux rejets contrôlés par le Règlement sur les BPC en vertu de la Loi canadienne sur la protection de
l’environnement (1999).
20
Ces deux objectifs sont codirigés par le ministre de l’Environnement et le ministre de la Santé.
70
ENVIRONNEMENT CANADA
et des tributylétains. De plus, quatre directives fédérales sur la qualité de l’environnement ont été
publiées. Ceci constitue un réel progrès vers le traitement d’environ 1 500 substances d’ici 2016;

a évalué les 504 avis de nouvelles substances reçus en 2012-2013. Un instrument approprié de
gestion des risques de 23 substances jugées nocives pour la santé humaine ou l’environnement
a été élaboré dans le délai prescrit;

a continué les recherches sur les substances, y compris celles qui peuvent causer des problèmes
aux fonctions hormonales. Le Ministère a également poursuivi la surveillance des produits
chimiques prioritaires pour enrichir les activités d’évaluation et de gestion des risques — y
compris la publication d’une fiche d’information multimédia sur les polybromodiphényléthers
(PBDE), souvent utilisés dans les produits ignifuges.
Sur la scène internationale, le Ministère a continué à contribuer au soutien des efforts nationaux, y
compris :

en terminant la mise à jour du plan de mise en œuvre nationale du Canada pour la Convention
de Stockholm qui indique comment le Canada s’acquittera de ses obligations en vertu de la
Convention;

en concluant avec succès des négociations pour un accord international permettant de réduire
les émissions mondiales de mercure lors de la Convention de Minamata sur le mercure, conduite
sous les auspices du Programme des Nations Unies pour l’environnement (voir l’encadré
ci-dessous).
Sur la scène internationale — Réduction des émissions mondiales de mercure
Environnement Canada a conduit les négociations du Canada pour un accord mondial ayant force
obligatoire sur le mercure en vertu du Programme des Nations Unies pour l’environnement afin de réduire
les émissions mondiales de mercure qui présentent des risques pour les humains et leur environnement,
en particulier pour l’écosystème de l’Arctique et les populations nordiques du Canada. Les négociations
étant terminées avec succès, le traité sera adopté officiellement lors de la Convention de Minamata sur le
mercure en octobre 2013.
Sous-programme 3.1.2 : Gestion des déchets
Description du sous-programme
Ce programme cible les risques pour les Canadiens et Canadiennes et leur environnement posés par le
rejet et le dépôt de résidus de déchets en provenance des secteurs publics et privés. Le Programme de
gestion des déchets permet de prévenir et de gérer les risques posés par ces résidus pour
l’environnement et la santé humaine par l’évaluation des menaces qu’ils engendrent et par l’élaboration
et la mise en œuvre de mesures de prévention, de réduction et d’élimination qui permettent de composer
avec des polluants terrestres et marins. Les contributions à l’appui de la gestion des substances et des
déchets peuvent constituer une composante de ce programme.
Ressources financières (millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
15,4
Dépenses réelles
2012-2013
14,6
Différence
2012-2013
0,8
Ressources humaines (Équivalents temps plein - ETP)
Prévues
2012-2013
121
Réelles
2012-2013
116
Différence
2012-2013
5
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
71
Sous-programme 3.1.2 : Gestion des déchets
Résultats attendus
Réduction des rejets de
substances toxiques et
d’autres substances
préoccupantes dans
l’environnement par les
déchets
Objectif 3 : Qualité de l’eau
– La qualité de l’eau est
protégée et améliorée pour
qu’elle soit propre, saine et
sécuritaire pour tous les
Canadiens et qu’elle
soutienne des
écosystèmes sains.
Indicateurs de rendement
Cibles
100 % en mai 2013
Quantité annuelle (en
Moins de 200 kg en
kilogrammes) de rejets de 2012
BPC rapportés dans
l’environnement
1,15 kg de BPC rejetés en 2012, selon
des rapports soumis par des parties
réglementées
Changement du
pourcentage de réseaux
d’assainissement qui
atteignent les normes
nationales en matière de
qualité des effluents
Objectif 3.7 de la
Stratégie fédérale de
développement durable
(SFDD) : Qualité de
l’eau douce – Réduire
les risques associés aux
effluents des eaux
usées d’ici 2020 en
collaboration avec les
Réduction de la charge de provinces et les
territoires.
matière exerçant une
Traitement des eaux usées municipales
(indicateur intérimaire)
Pourcentage des activités
de surveillance de site
d’immersion qui ne
déclenchent pas de
mesures de gestion du site
Entre 2001 et 2009, le pourcentage de
sites d’immersion en mer autorisés et
ne nécessitant aucune mesure de
gestion a été supérieur à la valeur cible
de 85 % d’Environnement Canada.
demande biologique en
oxygène (DBO) et de
solides en suspension
72
Résultats actuels
Pourcentage cumulatif des 100 % pour 2012
biphényles polychlorés
(BPC) connus en
entreposage le
5 septembre 2008, qui ont
été détruits depuis la
promulgation du
Règlement sur les BPC
ENVIRONNEMENT CANADA
Objectif 3.9 de la
SFDD : Qualité de l’eau
de mer – Prévenir la
pollution marine causée
par l’immersion non
contrôlée. S’assurer que
l’immersion autorisée
soit durable de manière
à ce que 85 % des
activités de suivi
environnemental des
sites d’immersion ne
font pas ressortir la
nécessité de prendre
des mesures de gestion
à l’égard des sites
(comme la fermeture
des sites).
En décembre 2008, il y avait environ
117 tonnes (t) de BPC connus en
entreposage (y compris 6 t à une usine
de destruction). Alors que le système
de déclaration ne s’adapte pas au suivi
direct d’un entreposage à la destruction,
la quantité de BPC envoyée pour une
destruction en 2010 et 2011 (128 et 83 t
respectivement) excluait ceux qui se
trouvaient dans un entreposage connu
en 2008. À partir de ceci, nous pouvons
voir que les BPC entreposés en 2008
ont été détruits, en tenant compte d’un
délai de deux à trois ans avant la
destruction.
Le pourcentage de la population
canadienne liée à un réseau d’égouts
municipaux avec traitement secondaire
ou supérieur a augmenté, passant de
40 % en 1983 à 69 % en 2009.
Dès 2013, le suivi du chargement de la
charge de matières DBO et des solides
en suspension dans tous les systèmes
d’eaux usées visés par le Règlement
sur les effluents des systèmes
d’assainissement des eaux usées sera
fait. En 2015, on établira les données
de référence pour la déclaration.
Analyse du rendement et leçons apprises
Les réussites et les réalisations du Ministère au cours de 2012-2013
concernant la gestion des déchets sont les suivantes :
Un organisme de réglementation
de classe mondiale —
Environnement Canada au travail
En 2009, le gouvernement fédéral
s’est engagé, par la Stratégie
pancanadienne pour la gestion des
effluents d’eaux usées municipales
du Conseil canadien des ministres de
l’Environnement (CCME), à
s’attaquer aux égouts non traités
rejetés dans les voies d’eau du
Canada — plus de 150 milliards de
litres d’eaux usées non traitées et
insuffisamment traitées sont rejetés
chaque année. En 2012-2013,
Environnement Canada a édicté le
Règlement sur les effluents des
systèmes d’assainissement des eaux
usées.

a continué de rédiger le règlement pour les produits qui
contiennent du mercure qui doit être publié en 2013. Le
règlement interdirait la fabrication, l’importation et la vente de
produits qui contiennent du mercure, avec certaines
exemptions pour les produits essentiels pour lesquels il n’y a
pas de solutions de rechange viables;

a mis en œuvre un système d’échange de données
électroniques qui permet aux organismes environnementaux
du Canada, du Mexique et des États-Unis de transmettre des
demandes d’exportation et des documents de consentement
par voie électronique pour les mouvements de déchets
dangereux et de matières recyclables dangereuses;

a établi le Règlement sur les effluents des systèmes
d’assainissement des eaux usées pour obtenir un traitement
secondaire minimal des eaux usées à travers le pays et réduire le rejet de substances nocives
(voir l’encadré : Un organisme de réglementation de classe mondiale). Les normes du Canada
sont en harmonie avec celles des États-Unis et de l’Union européenne, et assurent une
coordination encore plus efficace entre le Canada et les États-Unis en ce qui concerne la qualité
des eaux transfrontalières;

a continué sa prévention de la pollution marine, par une implication active dans le Protocole de
Londres, qui comprenait un rôle de chef de file reconnu aux réunions du Groupe scientifique et à
la Réunion des Parties;

a continué de travailler avec d’autres pays pour empêcher la pollution marine — y compris des
travaux sur un mécanisme mondial pour contrôler la fertilisation des océans et d’autres
géoingénieries marines possibles;

a effectué une révision complète du Règlement sur les effluents des mines de métaux en vertu
de la Loi sur les pêches, y compris la prise en considération de l’élaboration du règlement pour
inclure les mines de diamant et de charbon, le renforcement des limites d’émission pour de
nombreuses substances existantes, et l’ajout de limites d’émission pour plusieurs nouvelles
substances;

a fait des progrès vers l’introduction de délais de service et l’amélioration de la capacité de
renouveler un permis en vertu du Règlement sur l’immersion en mer; les lignes directrices du
demandeur sont mises à jour pour refléter les changements de la Loi canadienne sur la
protection de l’environnement (1999) (LCPE 1999) et de la Loi canadienne sur l’évaluation
environnementale. Les réalisations comprenaient également l’atteinte des normes du service de
délivrance de permis (91 permis, dont 95 % ayant été émis en moins de 120 jours) et des normes
de la stratégie fédérale de développement durable pour l’utilisation durable des sites d’immersion
en vertu des permis de la LCPE 1999 (93 % ne nécessitant pas de mesures de gestion pour
modifier la manière d’utiliser les sites);

a continué de gérer la Loi sur la protection de l’environnement en Antarctique et le système de
permis connexe. Plus précisément, le Ministère a examiné et délivré trois permis selon
l’échéancier réglementé; a créé de nouvelles lignes directrices pour l’évaluation des permis qui
simplifient et clarifient l’examen du permis; et a participé au Système du Traité sur l’Antarctique et
s’est engagé avec Transports Canada sur l’élaboration du code polaire pour les bateaux qui
naviguent dans des eaux entourées par les glaces. Un écrasement d’avion dans une région
éloignée de l’Antarctique a déclenché la révision des procédures, des rôles et des responsabilités
en cas d’urgence.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
73
Sous-programme 3.1.3 : Urgences environnementales
Description du sous-programme
Ce programme fournit de l’information et vise à réduire la fréquence et les conséquences des déversements et
des urgences environnementales connexes en rapport avec des substances toxiques et d’autres substances
dangereuses. Voici les cinq principales activités du programme : prévention – réglementation des installations
de produits chimiques, afin qu’elles créent et mettent en œuvre des plans d’urgence environnementale;
préparation – coordination des mesures de préparation nationales et régionales en cas d’urgence
environnementale; intervention – supervision des mesures d’intervention adoptées par la ou les parties
responsables, prestation de conseils scientifiques et techniques sur la météorologie et l’état de la mer, ainsi
que le comportement et les effets des produits chimiques, le prélèvement d’échantillons et l’analyse, les contremesures, la cartographie des zones vulnérables, la modélisation de la trajectoire, et l’exploitation en tout temps
du Centre national des urgences environnementales à Ottawa 21; rétablissement – évaluation des dommages et
prestation de conseils aux pollueurs sur la manière de rétablir un environnement endommagé suite à une
urgence environnementale; recherche et développement – création de modèles de déversement, méthodes
d’analyse, algorithmes sur le devenir et le comportement, mesure et télédétection, protocoles de
décontamination et contre-mesures utilisées lors d’incidents. Les pouvoirs dans le cadre de ce programme se
fondent sur le Règlement sur les urgences environnementales en vertu de la Loi canadienne sur la protection
de l’environnement de 1999, ainsi que les articles 34 à 36 de la Loi sur les pêches. La prestation du
programme peut comprendre des contributions pour le programme Gestion des substances et des déchets.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
9,7
Dépenses réelles
2012-2013
10,0
Différence
2012-2013
(0,3)
Ressources humaines (équivalent temps plein – ETP)
Planifiées
2012-2013
66
Réelles
2012-2013
65
Différence
2012-2013
1
Sous-programme 3.1.3 : Urgences environnementales
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Cibles
100 % d’ici 2013-2014
Les personnes
réglementées connaissent
et comprennent les
exigences et obligations
relatives au Règlement sur
les urgences
environnementales.
Parmi les installations qui
doivent disposer de plans
d’urgence
environnementale,
pourcentage de celles-ci
qui en ont un,
conformément au
Règlement sur les
urgences
environnementales
Réduction de la fréquence
des urgences
environnementales dans
les installations visées par
le Règlement sur les
urgences
environnementales
Pourcentage des
À déterminer
installations qui ont signalé
une urgence
environnementale parmi
celles qui ont informé
Environnement Canada
qu’elles disposaient d’un
plan d’urgence
21
Résultats actuels
98,5 % au 31 mars 2013
2 556 installations avaient l’obligation
d’avoir un plan d’urgence
environnementale; de ce nombre,
2 517 ont informé Environnement
Canada qu’elles avaient mis en
œuvre et à l’essai le plan.
0,40 % en 2012-2013
La fonction d’intervention en cas d’urgence environnementale de ce programme a depuis été centralisée à Montréal.
74
ENVIRONNEMENT CANADA
environnementale,
conformément au
Règlement sur les
urgences
environnementales,
Objectif 6 : Conservation et Suivi des urgences
protection des
environnementales
écosystèmes/des
habitats – Conserver des
écosystèmes productifs et
résilients ayant la capacité
de se rétablir et de
s’adapter; et protéger les
zones de façon à ce
qu’elles ne soient pas
altérées pour les
générations actuelles et
futures.
Cible 6.5 de la Stratégie
fédérale de
développement
durable : Gestion des
menaces pour les
écosystèmes – Réduire
la fréquence et les
conséquences des
urgences
environnementales qui
frappent le Canada
Une évaluation des options pour
établir un indicateur a commencé et
seront présentés à une date
ultérieure.
Analyse du rendement et leçons apprises
Voici des faits saillants concernant le rendement d’Environnement Canada dans le domaine des
urgences environnementales en 2012-2013 :

a continué d’évaluer les propriétés dangereuses en cas d’urgences environnementales des
substances du Plan de gestion des produits chimiques et des substances dont le taux de
déversement est élevé, afin de prendre des décisions éclairées concernant l’ajout futur de
nouvelles substances (en vertu de modifications futures au Règlement sur les urgences
environnementales). Les efforts et les résultats montrent que la conformité est accrue par les
visites sur les lieux et une mobilisation proactive;

la fonction d’intervention en cas d’urgence environnementale est assurée par le Centre national
des urgences environnementales (CNEE) à Montréal. Entre son déménagement à Montréal en
juillet 2012 et la fin de 2012-2013, le CNEE a reçu de 15 à 25 appels relatifs à des incidents
polluants et y a répondu. En fonction de l’expérience antérieure, le Ministère songe à revoir son
système pour gérer le nombre et la nature des appels d’urgence qu’il reçoit, et les connaissances
scientifiques requises pour y répondre;

a créé le plan opérationnel d’intervention en cas d’urgence environnementale, afin de redéfinir les
rôles et responsabilités opérationnels de différentes directions générales du Ministère lors
d’urgences environnementales;

a montré avec succès, par l’entremise d’un partenariat avec l’Agence spatiale canadienne,
comment l’imagerie satellite de Radarsat-2 peut servir à déterminer les caractéristiques des
rivages, les habitats côtiers et les ressources en péril – plus de 14 000 km de côtes dans
l’Arctique canadien ont été cartographiés;

a continué de créer un système de cartographie Web national pour les urgences
environnementales, afin de permettre un accès rapide aux données géospatiales
environnementales à l’appui du processus décisionnel lors de la planification pour les urgences
environnementales, de la préparation et de l’intervention;

a mis en œuvre des modifications au Règlement sur les urgences environnementales qui sont
entrées en vigueur en 2011. En vertu du Règlement, plus de 4 250 installations sont
enregistrées. De ce nombre, 2 550 doivent avoir un plan d’urgence environnementale. Plus de
98 % de ces installations ont créé et mis en œuvre un tel plan. Parmi les travaux réalisés, il y a
l’envoi de rappels aux personnes réglementées, et la réponse à plus de 2000 demandes
présentées par ces dernières ainsi que la participation à 30 activités de promotion de la
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
75
conformité. Ces efforts de promotion de la conformité ont permis de réduire la fréquence et les
conséquences des urgences environnementales. Une mobilisation plus précoce des intervenants
en ce qui concerne les changements aux exigences relatives aux plans aurait pu permettre
d’accroître la compréhension du rôle du Ministère en matière de gestion des urgences.
Sous-programme 3.1.4 : Sites contaminés
Description du sous-programme
Ce programme appuie principalement les responsabilités d’Environnement Canada découlant du Plan
d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF), une initiative horizontale du gouvernement du
Canada échelonnée sur 15 ans qui a débuté en 2005 et qui vise à résoudre le problème des sites
contaminés fédéraux qui sont la propriété ou sous la responsabilité du gouvernement fédéral
(18 organisations fédérales prennent actuellement part à ce programme, y compris Environnement
Canada à titre de gardien de sites dont il est responsable). Parmi les responsabilités d’Environnement
Canada, il y a la prise en charge du Secrétariat du PASCF et la prestation de conseils d’expert à d’autres
gardiens fédéraux sur la réduction du risque pour l’environnement. Le Secrétariat du PASCF
d’Environnement Canada est aussi chargé de coordonner la mise en œuvre du cadre politique sur les
sites partagés. En outre, les responsabilités d’Environnement Canada dans le cadre du projet
d’assainissement des étangs de goudron de Sydney, où le Ministère doit fournir des conseils techniques
et scientifiques sur des questions environnementales et faire appliquer la loi et les règlements, relèvent
aussi de ce programme. Comme demandé, le programme appuie aussi la haute direction pour les
principaux dossiers des sites contaminés qui ne relèvent pas du gouvernement fédéral. La prestation du
programme peut comprendre des contributions au programme Gestion des substances et des déchets.
Le Tableau des renseignements supplémentaires sur les initiatives horizontales du RMR de 2012-2013
xxvi
d’EC comprend des données sur le rendement pour tous les autres ministères et organismes fédéraux
qui reçoivent des fonds en vertu du PASCF.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
9,5
Dépenses réelles
2012-2013
9,6
Différence
2012-2013
(0,1)
Ressources humaines (Équivalent temps plein – ETP)
Planifiées
2012-2013
47
Réelles
2012-2013
51
Différence
2012-2013
(4)
Sous-programme 3.1.4 : Sites contaminés
Résultats attendus
Réduction du passif
dans les lieux
contaminés fédéraux à
risque supérieur
76
Indicateurs de rendement
Cibles
Changement net du passif À déterminer
total pour tous les sites de
classe 1 et de classe 2
financés par le Plan
d’action pour les sites
contaminés fédéraux
(PASCF)
ENVIRONNEMENT CANADA
Résultats actuels
Hausse de 77 millions de dollars (de
2 296 milliards de dollars en 2010-2011 à
2 373 milliards de dollars en 2011-2012),
principalement attribuable aux hausses des
estimations de coûts plus exactes pour
l’assainissement des sites.
Réduction du passif pour 94 % des
dépenses d’assainissement du PASCF pour
les sites de classe 1 et de classe 2
(dépenses pour l’assainissement de
372 millions de dollars au lieu de
397 millions de dollars).
Réduction du risque que
posent les sites
contaminés fédéraux
pour l’environnement et
la santé humaine
Nombre et proportion de
470 (50 % des sites
sites de classe 1 et de
financés) d’ici 2015classe 2 financés par le
2016
Plan d’action pour les sites
contaminés fédéraux
(PASCF) où des activités
de réduction du risque ont
été réalisées
Réduction du risque achevée à 77 sites.
L’objectif de cinq ans pour cet indicateur est
maintenant de 368 sites d’ici 2015-2016
(révisé en janvier 2012). En 2012-2013, les
activités de réduction du risque avaient été
réalisées à 77 sites (20 % de l’objectif).
Analyse du rendement et leçons apprises
Le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) a maintenant terminé la première moitié de
son mandat de 15 ans (voir l’encadré : Assainir les sites contaminés). Environnement Canada agit à titre
de Secrétariat du PASCF, à titre de ministère apportant un soutien spécialisé qui propose des conseils et
de l’information aux ministères fédéraux gardiens de sites, et à titre de gardien responsable de gérer son
propre inventaire de sites. Dans ces rôles, le Ministère :

a appuyé les ministères gardiens sur le plan de la gestion de
leurs sites contaminés, notamment :
Assainir les sites contaminés
En 2012-2013, on a lancé la
phase II du Plan d’action pour les
sites contaminés fédéraux.
Représentant un investissement
de plus de 1 milliard de dollars sur
trois ans, la phase II misera sur
l’assainissement de plus de
1 000 sites parmi les plus
prioritaires à l’échelle du pays, et
l’évaluation de quelques
1 650 sites dont le gouvernement
fédéral est responsable.
•
en élaborant un processus décisionnel en ligne pour aider
les gardiens fédéraux à mieux comprendre les activités
d’évaluation et d’assainissement d’un site contaminé;
•
en finalisant un outil de déclaration de fermeture de site
pour fournir des critères et des directives uniformes à
respecter en vue de la fermeture d’un site contaminé
lorsqu’on juge que le risque est acceptable et que d’autres
travaux ne sont pas nécessaires;
•
en étudiant des options pour mieux gérer les données sur
les sites contaminés fédéraux;
•
en continuant d’assurer l’administration générale du programme, y compris la planification et
l’analyse, les rapports sur le rendement de ce programme, et la coordination des réunions du
comité de gouvernance;
•
en dirigeant les communications du programme avec les intervenants;

a fourni des conseils et des directives techniques aux gardiens sur des questions
environnementales, y compris les risques écologiques que posent les sites contaminés. Parmi les
travaux réalisés, il y a eu l’élaboration d’importants documents d’orientation, de lignes directrices,
d’outils, de formation et de pratiques de gestion exemplaires en vue de l’évaluation et de la
gestion des risques écologiques;

a réalisé 8 projets d’assainissement et 20 projets d’évaluation de sites contaminés dont le
Ministère est le gardien, lui permettant de minimiser les menaces que pose la pollution pour les
Canadiens et Canadiennes et leur environnement. Selon l’expérience, on a pu confirmer que le
fait de lancer des projets au début de l’exercice financier est la clé de la réussite; cela permet de
jouir de la souplesse requise pour faire face aux priorités changeantes et aux défis sur le plan de
la logistique.
Parmi les autres principales réalisations de cette année, il y a :

la réalisation d’un projet d’évaluation pluriannuel à un site de la baie Mould (dans le
Haut-Arctique). Les travaux ont nécessité une énorme planification et une grande coordination
avec de multiples groupes;
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
77

la coordination avec des groupes des Premières nations dans le cadre de deux projets ayant
favorisé la compréhension du rôle du Ministère sur le plan de la gestion des sites contaminés
chez ces Premières nations;

la collaboration avec Pêches et Océans Canada pour faire avancer les activités d’assainissement
à trois îles de la Réserve nationale de faune des îles de l’estuaire.
Programme 3.2 : Changements climatiques et qualité de l’air
Sous-programmes du programme 3.2 : Changements climatiques et qualité de
l’air
3.2.1 Programme de
réglementation sur les
changements climatiques et la
qualité de l’air
3.2.2 Partenariats internationaux
sur les changements climatiques
et la qualité de l’air
3.2.3 Technologie
environnementale
Description de programme
Les émissions de gaz à effet de serre et les polluants atmosphériques menacent d’avoir des effets
néfastes sur la santé des Canadiens, de détériorer l’environnement, d’exacerber les changements
climatiques et d’avoir des répercussions négatives sur l’économie. Ce programme vise à protéger la
santé de la population, l’état de l’environnement et l’économie des répercussions néfastes des polluants
atmosphériques et des impacts des émissions des gaz à effet de serre grâce à l’élaboration de
règlements et d’autres mesures de contrôle des émissions de gaz à effet de serre qui permettront
d’améliorer la qualité de l’air. Pour ce faire, on fera appel à une solide analyse scientifique et économique
ainsi qu’à des activités de surveillance des émissions et de préparation de rapports. Le programme fera
aussi appel à une collaboration soutenue avec d’autres gouvernements et intervenants; aux conseils
scientifiques et technologiques d’experts en environnement, à des évaluations et à la gestion de
programmes en appui aux décisions en matière d’investissements technologiques, à l’élaboration de
politiques et aux règlements; et à la coopération avec les États Unis en vue d’harmoniser les règlements
sur les gaz à effet de serre au besoin, de réduire la pollution atmosphérique transfrontalière et de
favoriser la mise au point de technologies propres. Il fera enfin appel à la participation, et à la contribution
continues, aux négociations internationales sur les changements climatiques et la pollution
atmosphérique transfrontalière ainsi qu’aux processus bilatéraux et multilatéraux qui viennent compléter
les négociations internationales ou appuyer les positions et les objectifs du Canada dans le cadre des
22
négociations internationales . Les contributions au programme Changements climatiques et de la qualité
de l'air sont utilisées comme une composante de ce programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Total des dépenses
budgétaires
(Budget principal
des dépenses)
2012-2013
193,2
Dépenses prévues
2012-2013
Total des
autorisations
(pouvant être
utilisées)
2012-2013
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2012-2013
Différence
2012-2013
211,5
240,2
157,5
54,0
Remarque : La baisse des dépenses réelles par rapport aux dépenses prévues est principalement attribuable aux fonds non
dépensés par Technologies du développement durable Canada et le Programme de réglementation de la qualité de l’air, ainsi qu’à
la mise en œuvre de nouvelles mesures de rationalisation et d’efficacité. Les baisses ont été légèrement compensées par des fonds
reçus pour le financement accéléré en vertu de l’Accord de Copenhague, versés plus tard durant l’année, et des fonds provenant du
crédit central du Conseil du Trésor.
22
Cela comprend aussi une participation et une contribution constantes aux négociations internationales pour lutter contre les
substances appauvrissant l’ozone.
78
ENVIRONNEMENT CANADA
Ressources humaines (équivalent temps plein – ETP)
Planifiées
2012-2013
748
Réelles
2012-2013
661
Différence
2012-2013
87
Programme 3.2 : Changements climatiques et qualité de l’air
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Les menaces que posent Émissions canadiennes de
les polluants
GES de sources ciblées ou
réglementées
atmosphériques et les
émissions de gaz à effet de
serre (GES) pour les
Canadiens, leur santé et
leur environnement sont
minimisées.
Cibles
Résultats actuels
Objectif du Cadre de
mesure du rendement :
Cible nationale
canadienne de
réduction de 17 % des
GES par rapport aux
niveaux de 2005 d’ici
2020
Émissions des secteurs visés par
l’approche sectorielle
d’Environnement Canada
(changements par rapport à 2005
illustrés entre parenthèses).
Toutes les valeurs sont en
mégatonnes (Mt) d'équivalent en
dioxyde de carbone (CO2e). Ce sont
les données de 2011, telles qu’elles
apparaissent dans le rapport sur
l’Inventaire national du Canada le
plus récent (publié en 2013).
Transport : 170 Mt (hausse de 1,2 %)
Électricité : 90 Mt (baisse de 26 %)
Pétrole et gaz : 163 Mt (hausse de
0,6 %)
Industries touchées par les échanges
et rejetant de grandes quantités
23
d’émissions : 78 Mt (baisse de
10 %).
En partie en raison des mesures
fédérales et provinciales annoncées,
le Canada prévoit réduire ses
émissions de 130 Mt en 2020 par
rapport aux émissions de GES
tendancielles prévues initialement
pour cette année.
Émissions canadiennes de Baisse annuelle de la
polluants atmosphériques moyenne mobile sur
de sources ciblées
3 ans de toutes les
substances suivies
Substances déclarées
dans les deux secteurs
dans le cadre de cet
indicateur :
 Sources industrielles et
sources mobiles
(déclarées
séparément) : matières
particulaires de moins
de 10µm (MP10);
oxydes de soufre (SOx);
oxydes d’azote (NOx);
et composés
organiques volatils
(COV)
 Sources industrielles
Sources industrielles (y compris la
production d’électricité) :
MP10 = Réduction de 3 %
(de 160 228 à 154 994)
SOx = Réduction de 11 %
(de 1 383 049 à 1 229 591)
NOx = Réduction de 3 %
(de 847 730 à 820 285)
COV = Hausse de 2 %
(de 677 997 à 693 577)
Hg = Réduction de 18 %
(de 3 855 à 3 165)
Sources mobiles :
MP10 = Réduction de 2 %
(de 68 611 à 67 258)
SOx = Hausse de 1 %
(de 94 459 à 94 981)
NOx = Réduction de 3 %
23
Voici les secteurs compris parmi les industries touchées par les échanges et rejetant de grandes quantités d’émissions :
aluminium, fusion de métaux de base, ciment, pâtes et papiers, fer et acier, chaux et produits en gypse, produits chimiques et
engrais, potasse, et boulettage de minerai de fer.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
79
seulement : mercure
(Hg)
 Sources mobiles
seulement : monoxyde
de carbone (CO)
(de 1 145 183 à 1 108 511)
COV = Réduction de 4 %
(de 510 349 à 490 431)
CO = Réduction de 2 %
(de 6 622 419 à 6 479 560)
Les valeurs déclarées les plus
récentes sont pour la période de
2009 à 2011. Les changements en
pourcentage sont indiqués par
rapport à la période de 2008 à 2010.
Objectif 2 : Pollution
atmosphérique – Minimiser
les menaces à la qualité de
l'air afin que les Canadiens
puissent respirer de l'air
pur qui appuiera également
des écosystèmes sains.
Indicateurs d’émissions
atmosphériques d’oxydes
de soufre, d’oxyde d’azote,
de composés organiques
volatils, de matières
particulaires, de monoxyde
de carbone et d’ammoniac
Objectif 2.1 de la
Stratégie fédérale de
développement
durable : Polluants
atmosphériques Réduire les polluants
atmosphériques afin de
Tendances de la qualité de maintenir ou
l'air liées aux résultats pour d'améliorer la qualité de
24
l'air au pays et atteindre
la santé
les cibles fixées pour
les émissions, qui sont
en voie d'élaboration de
concert avec les
provinces et les
intervenants
En 2010, les émissions de polluants
atmosphériques étaient de 22 % à
60 % inférieures aux niveaux des
émissions de 1990. Seules les
émissions d’ammoniac (NH3) étaient
supérieures aux niveaux des
émissions de 1990.
Santé Canada fera état des résultats
xxvii
dans son RMR de 2012-2013 .
Analyse du rendement et leçons apprises
Voici les faits saillants des réalisations et des activités :

a finalisé et publié un règlement pour réduire les émissions de GES de deux secteurs émetteurs
importants (transport et électricité) et a continué le travail sur l’élaboration d’approches de
réglementation des GES pour d’autres secteurs émetteurs importants;

a conclu une entente avec les ministres provinciaux et territoriaux de l’Environnement, afin d’aller
de l’avant avec la mise en œuvre du nouveau système de gestion de la qualité de l’air (SGQA).
Le Ministère a :
•
a publié les nouvelles Normes nationales sur la qualité de l’air ambiant pour les matières
particulaires et l’ozone dans la Partie I de la Gazette du Canada;
•
a tenu des consultations étendues auprès de multiples intervenants, dont d’autres
ministères fédéraux, les provinces, les territoires, l’industrie et des organisations non
gouvernementales, afin de finaliser les exigences de base relatives aux émissions
industrielles (EBEI) pour réduire les polluants atmosphériques des principales sources
industrielles, sauf les centrales thermiques alimentées au charbon et les raffineries. Le
Ministère a aussi obtenu l’accord des sous-ministres de l’Environnement pour renouveler
le protocole d’entente concernant le Réseau national de surveillance de la pollution
25
atmosphérique (RNSPA) conclu par les gouvernements fédéral, provinciaux et
territoriaux. Toutes les parties à l’accord pancanadien sur le RNSPA l’ont signé en
juin 2013, à l’appui de la mise en œuvre du SGQA.
24
Cet indicateur est produit par Santé Canada.
Le Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique est un programme de surveillance de la qualité de l’air ambiant dirigé
par Environnement Canada. Il met principalement l’accent sur les zones urbaines. Sa prestation est assurée par un accord de collaboration
avec les provinces et les territoires. Le programme a été tout d’abord mis sur pied en 1969, afin de mettre en œuvre des approches solides
pour mesurer la qualité de l’air à l’échelle du Canada, grâce à des normes de qualité des données uniformes.
25
80
ENVIRONNEMENT CANADA

a continué d’assurer la prestation du Plan de mise en œuvre conjoint du Canada et de l’Alberta
pour la surveillance des sables bitumineux. Le public a accès aux résultats des mesures de la
qualité de l’air dans cette région sur le nouveau portail (voir l’encadré : La science à l’œuvre);

a compilé et publié des inventaires des GES et des polluants atmosphériques. L’expérience
vécue en 2012-2013 montre qu’il est bénéfique de mobiliser de manière précoce et permanente
les provinces et territoires et les principaux intervenants en ce qui a trait à l’élaboration
d’approches de réglementation des GES et des polluants atmosphériques.
La science à l’œuvre — Surveiller la qualité de l’air dans la région des sables bitumineux
La surveillance de l’air, de l’eau, des sols et de la biodiversité réalisée dans le cadre du Plan de mise
en œuvre conjoint du Canada et de l’Alberta pour la surveillance des sables bitumineux a été
étendue à plusieurs domaines. En 2012-2013, le réseau de surveillance de la qualité de l’air ambiant
a été élargi. Un nouveau site de surveillance écosystémique a été installé en aval de la région des
sables bitumineux, et trois autres sont en cours d’installation. Des mesures additionnelles sont
adoptées pour combler les lacunes dans les données. La répartition spatiale des observations par
satellite pour le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre a été cartographiée. On réalise aussi une
surveillance de l’exposition des écosystèmes, afin d’évaluer la portée et les niveaux de contaminants
atmosphériques auxquels les espèces aviaires sont exposées. Pour obtenir des renseignements à
jour sur les activités de surveillance et les résultats, consultez le nouveau Portail d’information
xxviii
Canada-Alberta sur la surveillance environnementale des sables bitumineux
lancé en 2013.
Sous-programme 3.2.1 : Programme de réglementation sur les changements
climatiques et la qualité de l’air
Description du sous-programme
Ce programme a été mis sur pied pour élaborer des approches propres à chaque secteur afin de
réglementer les polluants atmosphériques et de contrôler les émissions de gaz à effet de serre, de même
que pour faire la promotion d’approches fondées sur la science permettant l’élaboration de nouvelles
normes et de nouveaux règlements. Les activités du programme se concentrent sur la réduction des
émissions provenant des industries, du transport, des produits commerciaux et des biens de
consommation, de même que sur la prise en charge de mécanismes du marché pour favoriser la
réduction des émissions. Les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre
constituent des menaces importantes pour la santé et le bien-être des Canadiens et Canadiennes, et ont
des répercussions négatives importantes sur l’environnement, l’économie et la qualité de vie. Des
consultations avec l’industrie, les gouvernements provinciaux, les autres ministères fédéraux et les autres
intervenants sont tenues dans le cadre du processus continuel d’élaboration, de mise à jour et de mise
en œuvre de normes et de règlements efficaces.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
110,9
Dépenses réelles
2012-2013
104,9
Différence
2012-2013
6,0
Remarque : La baisse des dépenses réelles par rapport aux dépenses prévues et des FTE est attribuable aux fonds non dépensés
du Programme de règlement de la qualité de l’air, ainsi qu’à des réductions découlant de la mise en œuvre de nouvelles mesures
de rationalisation et d’efficacité. Les baisses sont compensées par des fonds provenant du crédit central du Conseil du Trésor.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
81
Ressources humaines (équivalent temps plein – ETP)
Planifiées
2012-2013
694
Réelles
2012-2013
611
Différence
2012-2013
83
Sous-programme 3.2.1 : Programme de réglementation sur les changements climatiques et la qualité de l’air
Résultats attendus
Réduction des
émissions des
polluants
atmosphériques et
des GES des sources
réglementées ou
ciblées
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats actuels
Émissions industrielles au
Sera déterminé par
Canada de matières
l’approche
particulaires 10 (MP10);
réglementaire
d’oxydes de soufre (SOx);
d’oxydes d’azotes (NOx); de
composés organiques
volatils (COV) et de mercure
(Hg)
MP10 = 154 994 t
SOx = 1 229 591 t
NOx = 820 285 t
COV = 693 577 t
Hg = 3 165 t
Émissions du secteur du
Sera déterminé par
transport au Canada :
l’approche
matières particulaires 10
réglementaire
(MP10); oxydes d’azotes
(NOx); composés organiques
volatils (COV) et monoxyde
de carbone (CO)
MP10 = 67 258 t
SOx = 94 981 t
NOx = 1 108 511 t
COV = 490 431 t
CO = 6 479 560 t
Toutes les valeurs représentent des
moyennes de trois ans, de 2009 à 2011.
Toutes les valeurs représentent des
moyennes de trois ans, de 2009 à 2011.
Analyse du rendement et leçons apprises
Voici les faits saillants des réalisations et activités du Ministère en 2012-2013, à l’appui de ce
sous-programme :
À l’appui de la réduction des émissions de gaz à effet de serre
Le Ministère a respecté des engagements importants à l’appui de son approche réglementaire sectorielle
visant à réduire les émissions de GES au Canada. L’expérience vécue tout au long de l’année montre
qu’il est très important d’établir des mécanismes coordonnés et uniformes pour assurer l’engagement
permanent des provinces et des intervenants de chaque secteur visé par l’approche sectorielle du
règlement sur les GES.
Voici des réalisations et des progrès accomplis :
82
Le saviez-vous?
On prévoit que le projet de règlement le
plus récent du Canada concernant les
émissions de GES des automobiles et des
camionnettes entraînera une réduction
cumulative nette des équivalents en
dioxyde de carbone (CO2e) des émissions
de gaz à effet de serre d’environ 162 Mt
pendant la durée de vie de tous les
véhicules des années modèles de 2017 à
2025 au Canada.

a publié le Règlement final sur la réduction des
émissions de dioxyde de carbone - secteur de
l’électricité thermique au charbon. La norme de
rendement prévue par ce Règlement entrera en
vigueur en 2015. On s’attend à ce qu’elle entraîne une
réduction cumulative nette des émissions de GES
d’environ 214 Mt entre 2015 et 2035;

a publié le projet de règlement final pour les émissions
des véhicules lourds pour les années modèles de
2014 à 2018, ainsi que le projet de règlement des émissions des automobiles et des
camionnettes pour les années modèles 2017 et ultérieures. Ce dernier s’appuie sur le règlement
déjà en place pour les années modèles de 2011 à 2016, et établirait des normes moyennes
annuelles de plus en plus strictes d’émissions de GES provenant du parc des véhicules légers
des années modèles de 2017 à 2025. Les deux règlements vont de pair avec les normes
américaines;
ENVIRONNEMENT CANADA

a continué de mettre en œuvre des règlements pour contrôler les composés organiques volatils
(COV) dans les produits de consommation et les produits commerciaux. Le Ministère a aussi
publié un document de consultation pour recueillir l’opinion des intervenants concernant la teneur
en COV dans certains produits;

a appuyé Transports Canada en ce qui a trait à la mise en œuvre de l’indice nominal de
rendement énergétique des bâtiments neufs de l’Organisation maritime internationale dans le
secteur de l’expédition maritime, grâce à la publication d’un projet de règlement en juillet 2012;

a fait avancer l’élaboration d’approches réglementaires pour les secteurs industriels touchés par
les échanges et rejetant de grandes quantités d’émissions. Selon l’expérience, il est important de
discuter des besoins en données dès les premières étapes du processus d’élaboration de
règlements et d’obtenir rapidement des données à jour pour les secteurs ciblés. Toutes les
données très précises ne sont pas sont facilement accessibles;

a créé et présenté l’Inventaire national des gaz à effet de serre à la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques;

a co-rédigé, avec Santé Canada, un résumé de l’Évaluation scientifique canadienne du smog ,
une évaluation scientifique faisant état d’études complètes et l’objet d’un examen indépendant
par les pairs qui porte sur la formation et le devenir du smog au Canada, ainsi que ses
répercussions sur la santé de la population canadienne et son environnement;

a fait avancer la surveillance, l’analyse et la
modélisation des GES et des aérosols, afin de
caractériser les sources et les puits au Canada,
ainsi que les répercussions climatiques
régionales et mondiales;

xxix
a assuré, grâce aux résultats d’études
scientifiques d’Environnement Canada sur le
mercure, l’élaboration de la première évaluation
scientifique canadienne sur le mercure (sera
publiée par le Conseil canadien des ministres
de l’Environnement en 2013-2014).
À l’appui de la qualité de l’air
La collaboration avec les intervenants tout au long de
l’année a permis de mieux appuyer les instruments de
réglementation de la qualité de l’air et des autres
instruments, afin de réduire les émissions
atmosphériques qui ne l’auraient peut-être pas été
autrement. Dans le même ordre d’idées, les accords de
contribution se sont ajoutés aux efforts scientifiques
déployés à l’interne, et continuent d’être un
investissement important pour accroître la capacité en
recherche au Canada.
Voici les faits saillants sur le plan du rendement et des
progrès réalisés dans le dossier de la qualité de l’air :
Le saviez-vous?
Les scientifiques, les chercheurs et les ingénieurs
d’Environnement Canada collaborent étroitement
avec plusieurs partenaires pour fournir des avis sur
la gestion de la qualité de l’air au Canada. En
2012-2013, les données scientifiques
d’Environnement Canada sur la qualité de l’air
ont :

servi à définir les nouvelles normes nationales
sur la qualité de l’air ambiant pour les matières
particulaires (MP2,5) et l’ozone;

amélioré les prévisions concernant les
répercussions des exigences de base
relatives aux émissions industrielles prévues
et du règlement sur la qualité de l’air du
secteur de la production d’électricité thermique
au charbon;

servi lors des négociations concernant une
entente mondiale sur le mercure s’avérant
contraignante sur le plan juridique dans le
cadre du Programme des Nations Unies pour
l’environnement;

fait avancer les connaissances sur le devenir
des polluants atmosphériques dans l’air,
surtout ceux du transport transfrontalier;

permis de collaborer avec Santé Canada dans
le cadre de l’évaluation des risques de la
production, de la distribution et de l’utilisation
du biodiesel au Canada.

a finalisé, en collaboration avec les provinces et
territoires, le nouveau Système de gestion de la qualité de l’air, y compris une entente pour aller
de l’avant;

a continué de réaliser des études pour améliorer les modèles de la qualité de l’air, en mettant en
œuvre une analyse novatrice des résultats des modèles et des observations en temps réel, ainsi
que pour évaluer un modèle de qualité de l’air en réalisant des comparaisons avec des études
d’autres pays (en Amérique du Nord et en Europe);
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
83

a consulté, en 2012-2013, des intervenants et élaboré des instruments pour mettre en œuvre des
exigences de base relatives aux émissions industrielles (EBEI); ces consultations se poursuivront
en 2013-2014. Il a finalisé les EBEI pour tous les secteurs, à l’exception du secteur de la
production d’électricité thermique au charbon et des raffineries; a préparé la version préliminaire
de règlements pour la production de ciment, les moteurs alternatifs fonctionnant au gaz naturel et
les chaudières et fournaises industrielles indépendantes d’électricité;

a finalisé et publié, dans la Partie I de la Gazette du Canada, le 25 mai 2013, les nouvelles
« Normes nationales sur la qualité de l’air ambiant pour les matières particulaires (MP2,5) et
l’ozone », conformément à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement de 1999. Ces
normes protègent mieux que les normes pangouvernementales précédentes. Des travaux ont
aussi été entamés pour élaborer des normes de qualité de l’air ambiant pour le dioxyde de soufre
et le dioxyde d’azote;

a publié le règlement final exigeant un système de dépannage à bord dans les véhicules lourds
routiers, afin de déceler les défaillances dans les moteurs et les systèmes de lutte contre les
émissions de polluants atmosphériques, et finalisé les modifications au règlement sur la teneur
en soufre dans le diesel, afin de permettre la mise en œuvre de la zone de contrôle des
émissions du commerce maritime en Amérique du Nord;

a collaboré avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, dans le cadre du Groupe de
travail du Conseil canadien des ministres de l’Environnement chargé des sources mobiles, afin
d’améliorer le partage de l’information sur les émissions dans le secteur du transport;

a présenté l’Inventaire des émissions de polluants atmosphériques à la Convention sur la
pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance et à l’Accord Canada–États-Unis sur la
qualité de l’air. L’Inventaire national des rejets de polluants est une composante clé de cet
inventaire.
Sous-programme 3.2.2 : Partenariats internationaux sur les changements
climatiques et la qualité de l’air
Description du sous-programme
Ce programme porte sur l’élaboration et la mise en œuvre d’ententes bilatérales et internationales, afin
de lutter contre les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre, ainsi que la
coordination des politiques, des positions de négociation et de la participation du Canada lors de forums
internationaux pertinents importants à l’échelle mondiale. Parmi les activités à l’appui de ce programme, il
y a l’élaboration d’une annexe à l’Accord Canada–États-Unis sur la qualité de l’air, afin de réduire les
déplacements transfrontaliers de matières particulaires; la participation au Protocole de Montréal et à la
Convention sur la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance et la mise en œuvre de
ceux-ci, afin d’adopter des mesures mondiales/transfrontalières pour réduire les émissions de substances
appauvrissant l’ozone, le smog et les pluies acides; l’alignement amélioré, en collaboration avec d’autres
ministères, de programmes internationaux avec les priorités nationales, le Sommet des leaders
nord-américains; la participation au processus de la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques (CCNUCC) et à des processus internationaux complémentaires, afin de
négocier une entente internationale complète et contraignante sur le plan juridique en matière de
changements climatiques; et la participation à des partenariats internationaux qui appuie les principaux
processus bilatéraux canadiens avec les principales économies (p. ex, la Chine) et nos positions et
objectifs de négociation dans le cadre de la CCNUCC.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
33,9
Dépenses réelles
2012-2013
47,7
Différence
2012-2013
(13,8)
Remarque : La hausse des dépenses réelles par rapport aux dépenses prévues est principalement attribuable au financement reçu
en vue du financement accéléré prévu par l’Accord de Copenhague reçu plus tard au cours de l’année.
84
ENVIRONNEMENT CANADA
Ressources humaines (équivalent temps plein – ETP)
Planifiées
2012-2013
38
Réelles
2012-2013
37
Différence
2012-2013
1
Sous-programme 3.2.2 : Partenariats sur les changements climatiques et la qualité de l’air
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Les négociations et
accords internationaux sur
les polluants
atmosphériques et les GES
vont de pair avec les
priorités et intérêts du
Canada.
Pourcentage des objectifs
énoncés à atteindre dans
les négociations ou
accords internationaux qui
ont été atteints ou atteints
en grande partie
Cibles
50 % des négociations
et 50 % des accords
respectées ou
respectées en grande
partie en 2013-2014
Résultats actuels
Négociations : 81 % en 2012-2013
Parmi les 6 volets des négociations
de la CCNUCC, 81 % (en moyenne)
des objectifs du Canada ont été
atteints. On peut attribuer le fait que
des objectifs n’ont pas été atteints ou
ont été atteints en partie à des
facteurs externes (p. ex., manque de
temps pour aborder la question, pays
incapables ou peu désireux d’en
venir à une décision).
Accords : 100 % en 2012-2013
À la fin de 2012, la CCNUCC a été en
mesure de négocier la Passerelle de
Doha sur le climat, qui s’inspire de la
plateforme de Durban approuvée
antérieurement. Elle respecte les
objectifs généraux du Canada, et est
pleinement conforme au mandat de
négociation du Canada.
Analyse du rendement et leçons apprises
Voici les faits saillants des réalisations :

a poursuivi les négociations internationales en cours en ce qui a trait à la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques;

a supervisé la prestation réussie du financement accéléré de 1,2 milliard de dollars du
gouvernement du Canada, et a contribué directement au soutien aux pays en développement sur
26
le plan des changements climatiques en versant plus de 49 millions de dollars en 2012-2013 ;

a poursuivi les travaux pour réviser le Protocole pour réduire l’acidification, l’eutrophisation et
l’ozone troposphérique (Protocole de Göteborg) en vertu de la Convention des Nations Unies sur
e
la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance. EC a pris part à la 50 séance du
e
Groupe de travail des stratégies et de l’examen, et à la 30 séance de l’organe exécutif. Le
Protocole révisé a été adopté en avril 2012. Les révisions permettront possiblement au Canada
de le ratifier dans un avenir rapproché;

a conclu les travaux dans le cadre du Groupe de travail du Conseil de l’Arctique sur les facteurs
climatiques éphémères (ou polluants de courte durée de vie ayant un effet sur le climat), y
compris la formulation de recommandations à l’intention des ministres du Conseil de l’Arctique
sur l’atténuation de ces polluants;
26
La contribution d’Environnement Canada de plus de 49 millions de dollars en 2012-2013 a été répartie entre différents
programmes dans le cadre des Résultats stratégiques 2 et 3.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
85

a continué de prendre part à la Coalition pour le climat et l’air pur et de faire la promotion du
leadership au sein de celle-ci. Cette Coalition a pour mandat de réduire les polluants de courte
durée de vie ayant un effet sur le climat. Le Canada en est un membre fondateur, un partenaire
27
clé et un contributeur financier majeur ;

a continué de collaborer avec les États-Unis et le Mexique, afin d’accroître le soutien à l’égard de
la proposition nord-américaine visant l’élimination graduelle des hydrurofluorurocarbones dans le
cadre du Protocole de Montréal;

a appuyé les travaux de Transports Canada auprès de l’Organisation maritime internationale, afin
de lutter contre le carbone noir associé au commerce maritime, et a contribué à l’élaboration
d’une définition et d’une méthode de mesure du carbone noir, ainsi qu’à la détermination des
technologies et stratégies de lutte éventuelles;

a continué de collaborer avec les États-Unis, par l’entremise de l’Accord Canada–États-Unis sur
la qualité de l’air (AQA), pour réduire le déplacement transfrontalier des polluants
atmosphériques, surtout ceux causant les pluies acides et le smog. Plus précisément, les
deux pays ont préparé et publié le rapport d’étape biennal de 2012. Environnement Canada a
aussi été l’hôte de la réunion annuelle du Comité canado-américain sur la qualité de l’air (a géré
les travaux et a examiné les progrès relatifs à la mise en œuvre), et a continué les travaux
scientifiques permanents qui servent à prendre en considération l’ajout d’une annexe sur les
matières particulaires à l’AQA;

a été l’hôte de l’exposition biannuelle de Méthane Expo à Vancouver (mars 2012) ayant regroupé
425 participants de 41 pays. Le Canada a présenté des technologies canadiennes permettant
des pratiques de réduction des émissions de méthane dans cinq secteurs : l’agriculture,
l’extraction du charbon, les eaux usées, les déchets solides municipaux et le pétrole et le gaz.
Sous-programme 3.2.3 : Technologie environnementale
Description du sous-programme
Ce programme propose des conseils d’experts, en matière de sciences et de technologies écologiques,
d’évaluations et d’une gestion de programme à l’appui des décisions relatives à l’investissement
technologique du gouvernement du Canada en matière de qualité de l’air et de gaz à effet de serre
(GES), et de l'élaboration de politiques et de règlements. Parmi les principales activités, il y a la
supervision des activités de Technologies du développement durable Canada (TDDC) et d’une gamme
d’autres programmes de Sciences et technologie; la prestation de conseils d’experts et d’évaluations afin
de faire avancer les technologies propres, de manière à respecter les priorités du gouvernement, comme
la qualité de l’air, les changements climatiques et l’infrastructure verte.
Ressources financières (en millions de dollars)
Dépenses prévues
2012-2013
66,7
Dépenses réelles
2012-2013
4,9
Différence
2012-2013
61,8
Remarque : La baisse des dépenses réelles par rapport aux dépenses prévues est principalement attribuable aux fonds non
dépensés de Technologies du développement durable Canada.
27
Le Canada a versé 13 millions de dollars à l’appui de la Coalition pour le climat et l’air pur, en plus d’un engagement de 7 millions
de dollars pour des projets bilatéraux à l’appui de l’atténuation à long terme des polluants de courte durée de vie ayant un effet sur
le climat dans les pays en développement.
86
ENVIRONNEMENT CANADA
Ressources humaines (équivalent temps plein – ETP)
Planifiées
2012-2013
15
Réelles
2012-2013
13
Différence
2012-2013
2
Sous-programme 3.2.3 : Technologie environnementale
Résultats attendus
Réduction des émissions
découlant de la mise en
œuvre de nouvelles
technologies
environnementales
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats actuels
Réduction annuelle des
12,5 Mt d’ici 2015
émissions de GES (en
équivalent de dioxyde de
carbone) découlant de
l’utilisation de technologies
environnementales
Réduction des GES de 1,22 Mt en
2012
Réduction annuelle des
émissions de polluants
atmosphériques
(principaux polluants
atmosphériques) découlant
de l’utilisation de
technologies
environnementales
Réduction du total des contaminants
atmosphériques de 16 t en 2012
D’ici 2015, réduire :
Oxydes d’azote (NOx)
de 21,8 Kt
Oxydes de soufre (SOx)
de 0,8 Kt
Matières particulaires
(MP) de 1,36Kt
Composés organiques
volatils (COV) de 2,3 Kt
Monoxyde de carbone
(CO) de 0,9 Kt
Quantités pour les substances
individuelles non disponibles en ce
moment
Analyse du rendement et leçons apprises
Voici des faits saillants des réalisations du Ministère en 2012-2013 :

a fourni des analyses et des évaluations des répercussions environnementales des nouvelles
technologies (p. ex., technologies de captage et de stockage de carbone, et technologies
d’énergie renouvelable) afin d’aider le gouvernement à prendre des décisions;

a codirigé, avec Ressources naturelles Canada, la négociation et la conclusion d’une nouvelle
entente de financement (somme de 40 millions de dollars annoncée dans le Budget de 2011)
avec Technologies du développement durable Canada (TDDC), afin de financer des projets de
technologie propre pour lutter contre les changements climatiques et assainir l’air;

a participé à différents programmes technologiques fédéraux, afin de promouvoir leur
harmonisation avec les priorités du Ministère en ce qui a trait à la réduction des émissions de
GES et de polluants atmosphériques, et à l’optimisation des avantages environnementaux. En
2012-2013, les technologies ayant reçu de l’aide ont permis de réduire annuellement les GES de
1,22 Mt, et les polluants atmosphériques, de 16 t. Parmi les programmes inclus, il y a TDDC, les
Centres canadiens pour l’avancement des technologies environnementales, les Fonds
municipaux verts, le Programme de vérification des technologies environnementales (VTE), et le
Groupe de travail sur la recherche et le développement en matière d’énergie propre et l’efficacité
énergétique du Dialogue États-Unis–Canada sur l’énergie propre;

a continué de diriger l’élaboration de la norme VTE et a finalisé deux nouveaux protocoles VTE;

a continué de collaborer avec le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) afin d’élaborer un
protocole d’entente entre le BNQ, la Fondation GLOBE et le Ministère du Développement
durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs du Québec, afin d’harmoniser les
procédures de vérification du BNQ avec VTE en ce qui a trait aux technologies de traitement des
eaux usées. Les discussions se sont aussi poursuivies pour harmoniser le processus VTE dans
tous les secteurs.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
87
Programmes
3.3 : Promotion de la conformité et application de la loi — Pollution
1.4 : Promotion de la conformité et application de la loi — Faune
Description des programmes
Programme 3.3 (Pollution) : Ce programme contribue à réduire au minimum les dommages causés à
l’environnement naturel et à la biodiversité ainsi que les menaces qui les guettent, par la promotion et
l'application des lois administrées par Environnement Canada, appuyées par des analyses et des
conseils scientifiques fondés sur des données probantes. Les activités du programme sont axées sur la
pollution, notamment les substances toxiques, leur rejet dans l'air, l'eau et le sol, de même que
l'importation et l'exportation de déchets dangereux qui présentent un risque pour l'environnement et/ou la
santé humaine. Le programme maintient un contingent d’agents de promotion de la conformité et de
l’autorité. Les agents de promotion de la conformité procurent des renseignements aux parties
réglementées concernant les exigences prévues par la loi, les bienfaits pour l'environnement de la
conformité et les peines éventuelles qu'entraîne la non-conformité. Les activités des agents de l’autorité
comprennent la collecte de renseignements, la tenue d’inspections pour vérifier la conformité aux lois et
aux règlements, et la poursuite d’enquêtes pour prendre les mesures d'application de la loi pertinentes
contre les contrevenants. Le programme effectue également une analyse de la conformité afin de fournir
une rétroaction continue sur la planification et les résultats du programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Total des dépenses
budgétaires
(Budget principal
des dépenses)
2012-2013
Dépenses prévues
2012-2013
Total des
autorisations
(pouvant être
utilisées)
2012-2013
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2012-2013
Différence
2012-2013
45,5
45,5
47,3
41,7
3,8
Ressources humaines (équivalent temps plein – ETP)
Planifiées
2012-2013
391
Réelles
2012-2013
346
Différence
2012-2013
45
Remarque : La baisse des ETP réels par rapport aux ETP planifiés est attribuable à la réorganisation des activités d’évaluation
environnementale du programme Écosystèmes durables.
Programme 3.3 : Promotion de la conformité et application de la loi - Pollution
Résultats attendus
Respect des lois et
règlements de lutte
contre la pollution
gérés par
Environnement
Canada
Indicateurs de
rendement
Cibles
Conformité aux
exigences réglementaires
des règlements
sélectionnés dans le
cadre de cet indicateur :
Règlement sur le
tétrachloroéthylène
(utilisation pour le
nettoyage à sec et
rapports) :
Hausse de 10 % de
la conformité en
2015-2016
comparativement à la
valeur de référence
de 2012-2013
Règlement sur le
nettoyage à sec (projet
pilote initial; autres
28
règlements à ajouter)
28
Résultats actuels
51 % en 2012-2013 (avec un pourcentage
d’erreur de 5,51 %)
Cette valeur est le taux national de conformité
pour le Règlement sur le tétrachloroéthylène
(utilisation pour le nettoyage à sec et rapports) en
2012-2013.
Dès 2013-2014, le Ministère mettra en œuvre des
stratégies de conformité, afin d’accroître la
conformité du secteur du nettoyage à sec, en
On met à l’essai une méthode valide sur le plan statistique pour mesurer les taux de conformité à l’aide du Règlement sur le
tétrachloroéthylène (utilisation pour le nettoyage à sec et rapports). On a opté pour ce Règlement en fonction de plusieurs critères
associés à la faisabilité du calcul des taux de conformité valides. À la fin de l’essai, on considérera l’ajout d’autres règlements à cet
indicateur.
88
ENVIRONNEMENT CANADA
prenant en considération que les changements de
propriétaire sont très fréquents dans ce secteur.
En 2014-2015, le taux national de respect des
dispositions environnementales du Règlement sur
le nettoyage à sec sera mesuré grâce à la même
méthodologie statistique utilisée en 2012-2013
pour déterminer dans quelle portée les stratégies
de conformité ont influé sur le taux de conformité.
Programme 1.4 (Faune) : Ce programme vise à conserver et à protéger le milieu naturel grâce à la
promotion de la conformité et à l’application des lois suivantes relatives à la faune qui sont administrées
par Environnement Canada, avec l’appui d’analyses et de conseils scientifiques fondés sur des données
probantes : la Loi sur les espèces en péril, la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux
migrateurs, la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de
leur commerce interprovincial et international, et la Loi sur les espèces sauvages du Canada. Les
mesures prises pour promouvoir la conformité comprennent la communication et la publication de
renseignements, l’éducation et la consultation auprès de parties touchées par ces actes législatifs. Le
programme maintient un contingent d’agents d’application de la loi dont les actions sont axées sur la
vérification de la conformité aux lois, aux règlements et aux permis ayant trait à la faune, et ce, par le
biais de quelques activités – notamment le rassemblement de renseignements, la réalisation
d’inspections et la poursuite d’enquêtes en vue de prendre les mesures de coercition appropriées contre
les présumés contrevenants. Ces actions permettent de s’assurer que les dommages à la biodiversité et
les menaces envers elle sont réduites, au profit de la population canadienne et de la communauté
internationale.
Ressources financières (en millions de dollars)
Total des dépenses
budgétaires
(Budget principal
des dépenses)
2012-2013
17,2
Dépenses prévues
2012-2013
Total des
autorisations
(pouvant être
utilisées)
2012-2013
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2012-2013
Différence
2012-2013
17,2
17,9
16,7
0,5
Ressources humaines (équivalent temps plein – ETP)
Planifiées
2012-2013
140
Réelles
2012-2013
133
Différence
2012-2013
7
Programme 1.4 : Promotion de la conformité et application de la loi – Faune
Résultats attendus
Respect des lois et
règlements relatifs aux
espèces sauvages gérés
par Environnement Canada
Indicateurs de rendement
Cibles
Pourcentage de la
90 % d’ici 2012-2013
communauté réglementée
inspectée qui est conforme
aux exigences
réglementaires de la Loi de
1994 sur la convention
concernant les oiseaux
migrateurs
Résultats actuels
93 % en 2012-2013
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
89
Analyse du rendement et leçons apprises
En 2012-2013, Environnement Canada a fait les réalisations et progrès planifiés en lien avec ces
programmes. Voici les faits saillants des réalisations et des activités :

a réalisé environ 8 700 inspections du respect des règlements en vertu de la Loi sur la protection
de l’environnement (1999), (LCPE, 1999) et de la Loi sur les pêches. A réalisé plus de
7 600 inspections en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la Loi sur les espèces
sauvages au Canada, la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs de 1994, et la
Loi sur la protection d'espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur
commerce international et interprovincial de 1994 (WAPPRIITA). Ensemble, ces inspections ont
permis de déceler plus de 5 300 infractions. Le Ministère a continué sa déclaration permanente
des activités de lutte contre la pollution, conformément à différentes lois (comme la LCPE de
1999), et des activités de protection de la faune, conformément à la LEP et à la WAPPRIITA;

s’est associé à des gestionnaires de terres de Premières nations pour réaliser des activités de
promotion de la conformité (voir l’encadré : Partenariat en action);
Partenariat en action — Collaborer avec les gestionnaires de terres des Premières nations
Réunion annuelle de Manitoba Uske (terres), le Pas, Manitoba, 31 octobre 2012
Environnement Canada a participé à la réunion annuelle des gestionnaires des terres autochtones au Manitoba. Des agents
de promotion de la conformité ont présenté de l’information sur les dispositions relatives à la prévention de la pollution en
vertu de la Loi sur les pêches et du Règlement de la LCPE à 16 gestionnaires de terres autochtones. La séance a porté sur de
multiples instruments, soit le Règlement sur les systèmes de stockage de produits pétroliers et de produits apparentés et le
Règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement des eaux usées, le Règlement fédéral sur les halocarbures (2003)
et le Règlement sur les urgences environnementales.

a réalisé plus de 59 000 activités de promotion de la conformité en 2012-2013. La plupart de ces
activités faisaient la promotion des 9 instruments de gestion du risque à priorité élevée en lien
avec deux lois, soit la LCPE de 1999 (plus précisément le Plan de gestion des produits chimiques
et le Programme de réglementation de la qualité de l’air), et la Loi sur les pêches.
Environnement Canada a pris part aux stratégies et plans de
promotion de la conformité réglementaire en ce qui concerne les
modifications au Règlement sur les oiseaux migrateurs (chasse) et
l’ajout à la liste des EP, et les a mis en œuvre. Il s’est aussi associé
à d’autres organismes (p. ex., Agence des services frontaliers du
Canada et Affaires étrangères et Commerce international Canada)
pour assurer la promotion de la conformité avec les lois sur la faune,
xxx
ainsi qu’avec la Fédération canadienne de la faune pour assurer
l’éducation et la mobilisation (La faune et flore de l’arrière-pays).
Voici d’autres réalisations et activités. Le Ministère :
90
Le saviez-vous?
En vertu d’une entente avec INTERPOL,
organisation internationale regroupant
quelque 190 pays membres qui collaborent
ensemble pour lutter contre le crime à
l’échelle mondiale, Environnement Canada
a commencé à offrir une formation adaptée
aux agents de la faune conçue pour lutter
contre le commerce illégal d’espèces en
péril. Cette formation met l’accent sur
l’Afrique. En 2012-2013, une formation
pilote a été offerte à des agents de
11 pays. Des formations additionnelles
sont prévues à l’avenir.

a fait de la surveillance permanente des sables bitumineux;

a pris part à 23 poursuites, qu’il a gagnées, en vertu des lois
sur la faune et la pollution à l’échelle du Canada selon les
xxxi
Notifications d’application de la loi ;

a commencé à élaborer un modèle pour totaliser les dommages environnementaux, les prendre
en considération et les évaluer. Sa priorité, Le règlement concernant les moteurs de véhicules;

a modifié la documentation et les façons d’intervenir dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi
sur le contrôle d’application de lois environnementales, afin qu’elles reflètent les répercussions de
la Loi sur les interventions opérationnelles;

a mis en œuvre le projet pilote sur le Règlement sur le nettoyage à sec — taux de conformité
national de 51 % (+/- 5,51 %).
ENVIRONNEMENT CANADA
Services internes
Catégories du programme de Services internes
Soutien à la gouvernance et à la gestion
(comprend Gestion et surveillance,
Communications et Services juridiques)
Services de gestion des ressources
humaines
(comprend Gestion des ressources
humaines, Gestion financière, Gestion de
l’information, Technologie de l’information
et Voyages et autres services
administratifs)
Services de gestion des actifs
(comprend Biens immobiliers, Matériel et
Acquisition)
Description du programme
Les Services internes sont des groupes d’activités connexes et de ressources administrées de manière à
répondre aux besoins des programmes et à d’autres obligations générales d’une organisation. Voici ces
groupes : services de gestion et de contrôle, services de communications, services juridiques, services
de gestion des ressources humaines, services de gestion des finances, services de gestion de
l’information, services des technologies de l’information, services immobiliers, services des matériaux,
services des acquisitions, services de voyages et d’autres services administratifs. Les Services internes
incluent seulement les activités et les ressources qui s’appliquent à toute une organisation et pas celles
qui sont fournies de façon spécifique à un programme.
Ressources financières (en millions de dollars)
Total des
dépenses
budgétaires
(Budget principal
des dépenses)
2012-2013
172,2
Dépenses prévues
2012-2013
Total des
autorisations
(pouvant être
utilisées)
2012-2013
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2012-2013
Différence
2012-2013
172,2
210,5
203,4
(31,2)
Remarque : La hausse des dépenses réelles par rapport aux dépenses prévues en 2012-2013 est attribuable à un réalignement
interne des fonds pour tenir compte du transfert des responsabilités à Services partagés Canada.
Ressources humaines en 2012-2013 (équivalent temps plein – ETP)
Planifiées
2012-2013
1,400
Réelles
2012-2013
1,494
Différence
2012-2013
(94)
Analyse du rendement et leçons apprises
Pour aider le Ministère à exécuter son mandat de gérance et à respecter les exigences en matière de
rendement de la Politique sur la structure de gestion des ressources et des résultats, du Cadre de
responsabilisation de gestion et des priorités spécifiques des programmes, des priorités en politique et en
gestion ont été élaborées.
En 2012-2013, le Ministère a respecté ses engagements en matière de services internes. Voici les faits
saillants des réalisations.
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
91
Données ouvertes pour un gouvernement ouvert

a réalisé un projet pilote dans le cadre de la contribution d’Environnement Canada au Portail des
xxxii
données ouvertes .

a finalisé et lancé (conjointement avec le gouvernement de l’Alberta), conformément à l’initiative
élargie des données ouvertes du gouvernement fédéral, le Portail d’information Canada–Alberta sur
xxxiii
la surveillance environnementale des sables bitumineux . La création de ce portail sur les sables
bitumineux a été appuyée par un projet pilote de catalogue de données d’Environnement Canada,
qui sera opérationnel à l’échelle du Ministère au début de 2013-2014. Il offrira un guichet unique
pour accéder aux données environnementales et scientifiques du Ministère.
Ressources humaines et prestation de services financiers novatrices
Environnement Canada a terminé la mise en œuvre de son nouveau modèle de prestation de services.
L’achèvement de la mise en œuvre du nouveau modèle a offert de nouvelles possibilités sur le plan des
initiatives, afin d’améliorer l’efficacité, la souplesse et la responsabilité des fonctions de ressources
humaines et de services financiers à l’interne, dont les suivantes :
•
•
•
•
•
•
•
•
•
a formé des liens plus solides entre les disciplines;
a fait preuve de leadership au sein des fonctions du ressourcement ministériel, de l’équité en
emploi et des langues officielles;
a créé une équipe de réaménagement des effectifs centralisée pour rationaliser les
processus;
a réorienté les fonctions et les procédures de la Direction de la planification stratégique des
RH, de mesure, d'intégration et des systèmes, afin d’inclure la gestion d’initiatives
ministérielles novatrices, y compris les processus opérationnels communs en ressources
humaines et la modernisation de la gestion de l’information;
a mis en œuvre le nouveau modèle de prestation de services financiers et la structure
organisationnelle pour offrir des services financiers obligatoires/de base;
a mis en œuvre un modèle rationalisé en vue de l’examen des services financiers, de
l’approbation des accords et contributions et autres ententes financières, et du soutien à
ceux-ci;
a obtenu l’approbation du plan d'investissements ministériel intégré et l’a mis en œuvre;
a continué d’accroître la capacité grâce à la mise en œuvre du cadre de gestion financière;
a employé une approche structurée et coordonnée pour améliorer les données financières,
les rapports et les outils;
Améliorer le service et la responsabilité grâce à des vérifications et à des évaluations pertinentes,
crédibles et pratiques

a maintenu des fonctions de vérification et d’évaluation internes fortes et indépendantes à l’appui du
sous-ministre dans son rôle d’agent comptable et de la gestion des résultats. Cette année, le
Ministère a mis en œuvre un nouveau processus périodique pour surveiller les progrès des
programmes en réponse aux recommandations formulées dans les rapports de vérification et
d’évaluation antérieurs. Grâce à cette surveillance active, le Ministère a réduit grandement le
nombre de recommandations non suivies, ainsi que le délai moyen pour y répondre;
Moderniser la gestion et les opérations technologiques à l’appui du modèle de Services partagés
Canada

92
a conclu un protocole d’entente, afin de définir les services, rôles et responsabilités de Services
partagés Canada (SPC), conformément à des ententes semblables conclues avec 42 autres
ministères et organismes partenaires. Cela fait suite à la création de la Direction générale des
services ministériels (2011-2012) et à l’intégration connexe des responsabilités concernant la gestion
et la technologie de l’information, la gestion des actifs, la passation de marchés, l’approvisionnement
et la sécurité. Selon l’expérience vécue en 2012-2013, on a constaté que, tandis que SPC transforme
ENVIRONNEMENT CANADA
la manière dont le gouvernement du Canada offre des services de technologie de l’information (y
compris les réseaux, les centres de données et les courriels) aux ministères, la collaboration étroite
avec SPC est essentielle pour assurer la continuité des activités, le maintien des niveaux de service
existants et la formation de bonnes relations de travail;
a terminé certaines initiatives et en a fait avancer d’autres à l’appui de ses ententes ave SPC
conçues pour promouvoir l’efficacité, réaliser des économies d’échelle et assurer l’uniformité de la
prestation de service. Le modèle de relation entre Environnement Canada et SPC est considéré
comme un modèle dont l’ensemble du gouvernement devrait tenir compte. Le Ministère :

•
•
•
a mis en place des mesures de gestion et de gouvernance de projets en vue de l’acquisition
et de la configuration d’un nouveau superordinateur;
a créé une nouvelle communauté d’intérêts conjointe d’Environnement Canada et de SPC,
ainsi qu’un nouveau processus pour partager de l’information et des commentaires sur les
plans, les initiatives et les domaines grandement touchés;
a créé et mis en œuvre des processus et mécanismes pour communiquer les priorités
ministérielles à SPC et les coordonner.
Faire avancer les priorités stratégiques du gouvernement avec les partenaires canadiens et
internationaux
Environnement Canada a continué de collaborer avec des partenaires au Canada et à l’étranger, afin de
faire avancer des priorités pangouvernementales.

À titre de responsable fédéral de l’adaptation aux changements climatiques, Environnement
Canada a continué de miser sur une meilleure coordination des efforts fédéraux en matière
d’adaptation et de faire avancer le Cadre stratégique fédéral sur l'adaptation;

a continué d’interagir avec d’autres ministères fédéraux et des intervenants externes pour faire
avancer l’élaboration du Plan national de conservation;

Voici des réalisations faites à l’échelle internationale. Le Ministère :
•
•
•
•
•
a appuyé la Stratégie commerciale mondiale afin de veiller à ce que le commerce et
l’environnement s’entraident;
a contribué, dans le cadre de la présidence du Canada du Conseil de l’Arctique, à des
enjeux de développement durable et de protection de l’environnement;
a fait le suivi concernant la Conférence des Nations Unies sur le développement durable
(sommet Rio +20), tout particulièrement les questions relatives au renforcement du
Programme des Nations Unies pour l’environnement;
a renforcé ses relations bilatérales avec d’autres pays, y compris des nouvelles économies
en Asie et dans les Amériques;
a continué de solidifier ses liens avec les États-Unis et le Mexique, par l’entremise de la
Commission de coopération environnementale. Le Ministère a commencé à préparer le
e
6 rapport de communications nationales du Canada et le premier rapport biennal à la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques;
Respecter les exigences en matière de continuité des activités ministérielles et les priorités sur le
plan de la sécurité

a terminé un examen du Plan ministériel de continuité des activités approuvé en décembre 2012;
cela a contribué au lancement d’un cycle d’examen de trois ans du programme de continuité des
activités, afin d’orienter l’étude des analyses des répercussions sur les activités et l’élaboration de
plans régionaux et locaux;

a commencé, dans le cadre d’une approche graduelle de mise en œuvre du Plan de sécurité
ministériel, à mesurer le rendement des services de sécurité, a élargi la gamme de politiques en
matière de sécurité, a lancé la modernisation des systèmes de contrôle de l’accès aux bâtiments, et
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
93
a créé et mis en œuvre un programme de sensibilisation en ligne en matière de sécurité, joignant
92 % des employés d’Environnement Canada grâce à des séances en classe et à des jeuxquestionnaires en ligne;
Améliorer les stratégies, produits et outils novateurs de communication

a adapté un certain nombre de stratégies et de produits à l’appui de nombreuses annonces
fortement médiatisées soulignant les progrès que le Ministère a réalisés pour exécuter son mandat
dans différents domaines, notamment la qualité de l’eau et de l’air, la conservation et les mesures
nationales et internationales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre;

a créé et mis en œuvre une série d’outils électroniques novateurs pour normaliser les pratiques
opérationnelles et établir efficacement un équilibre entre les besoins opérationnels et les besoins en
communication stratégique dans certains domaines, comme les relations avec les médias,
l’élaboration de produits, et des activités à l’appui de la planification, du suivi de la production de
rapports.
94
ENVIRONNEMENT CANADA
Écologisation des opérations gouvernementales
Environnement Canada participe à la Stratégie fédérale du développement durable (SFDD) et contribue à
atteindre ses cibles d’Écologisation des opérations gouvernementales par l’entremise du programme des
services internes. Le Ministère contribue aux domaines ciblés suivants du Thème IV de la SFDD :

bâtiments écologiques;

approvisionnement écologique;

déchets électroniques, impression gérée, consommation de papier et réunions vertes;

émissions de gaz à effet de serre.
Pour obtenir davantage de renseignements sur les activités d’écologisation des opérations
xxxiv
gouvernementales d’Environnement Canada, veuillez consulter ce site Internet .
SECTION II : ANALYSE DES PROGRAMMES PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
95
SECTION III : RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
Faits saillants des états financiers
Les principales données financières présentées dans les pages qui suivent offrent un aperçu de l’état des
résultats d’exploitation, de la position financière nette du Ministère et de son bilan. Vous trouverez les
xxxv
d’Environnement Canada.
états financiers détaillés non vérifiés du Ministère sur le site Internet
Bilan sommaire et position financière nette du Ministère
Bilan sommaire et position financière nette du Ministère (non vérifié)
Pour l’exercice terminé le 31 mars 2013
(en millions de dollars)
Résultats
prévus en
2012-2013
Total des dépenses
Total des revenus
Coût net d'exploitation
avant le financement et
les transferts du
1
gouvernement
Position financière
nette du Ministère
Montant
réel en
2012-2013
Montant
réel en
2011-2012
Changement
en dollars
(montant
prévu par
rapport au
montant réel
en 20122013)
Changement
en dollars
(montant réel
en 2012-2013
par rapport au
montant réel en
2011-2012)
1 145,3
1 100,3
1 139,4
45,0
(39,1)
67,8
84,9
60,0
(17,1)
24,9
1 077,5
1 015,4
1 109,7
62,1
(94,3)
135,6
143,6
93,6
(7,8)
50,0
1
En 2011-2012, le coût net d'exploitation avant le financement et les transferts du gouvernement comprend une somme de
31,5 millions de dollars en dépenses et une somme de 1,3 million de dollars en revenus jugés avoir été inscrits par Services
partagés Canada (SPC).
Dépenses par résultats stratégiques
En 2012-2013, les dépenses totales du Ministère par résultat stratégique ont totalisé 1 100,3 millions de
dollars. La baisse de 39,1 millions de dollars, ou 3,4 %, du total de 1 139,4 millions de dollars enregistré
en 2011-2012 est principalement attribuable à ce qui suit :
96

la mise en œuvre de nouvelles mesures de rationalisation et d’efficacité pour réduire les coûts
d’exploitation et de programme, afin d’atteindre les objectifs du Plan d’action économique du
Canada;

une hausse des responsabilités transférées à Services partagés Canada;

un nouveau financement accéléré dans le cadre de l’Accord de Copenhague et une diminution
compensatoire du financement à Conservation de la nature Canada (CNC) a permis une hausse
de 29,8 millions de dollars des paiements de transfert.
ENVIRONNEMENT CANADA
Dépenses par résultats stratégiques
Services internes
16.4 %
RS 1
32.5 %
RS 1: L’environnement naturel du Canada est
préservé et restauré pour les générations actuelles
ou futures 357,1 millions $
RS 2: La population canadienne est équipée pour
prendre des décisions éclairées quant aux
conditions changeantes du temps, de l’eau et du
climat 252,4 millions $
RS 3: Les menaces que représente la pollution pour
les Canadiens ainsi que pour leur environnement
sont minimisées 310,1 millions $
RS 3
28.2 %
Services internes 180,8 millions $
RS 2
22.9 %
Voir la note 15 des états financiers du Ministère pour obtenir une répartition détaillée des revenus – données sectorielles par article
courant et résultats stratégiques.
Revenus par type
En 2012-2013, les revenus ont totalisé 84,9 millions de dollars. Ce montant ne comprend pas les
13,9 millions de dollars obtenus pour le compte du gouvernement. La majorité des revenus proviennent
d’Environnement Canada (Service météorologique du Canada), dans le cadre du résultat stratégique 2,
et comprend des articles comme les demandes de permis d'immersion en mer, les services
météorologiques, le laboratoire d'hydraulique et les frais de surveillance d'immersion en mer.
En 2012-2013, la hausse des revenus nets d’Environnement Canada de 24,9 millions de dollars, ou
41,5 %, est attribuable aux activités relatives au Plan conjoint de surveillance des sables bitumineux et
aux revenus découlant de projets conjoints et d’ententes de partage des coûts, tout particulièrement un
projet d’assainissement des sédiments du havre Peninsula (entente conclue par le gouvernement du
Canada et l’Ontario, secteur des Grands Lacs).
Revenus par type
Ventes de biens et services 78,3 millions $
79.2 %
5.1 %
6.7 %
Ventes de biens et services gagnés pour le
compte du gouvernement 5,0 millions $
Autres revenus 6,6 millions $
9.0 %
Autres revenus gagnés pour le compte du
gouvernement 8,9 millions $
TOTAL : 98,8 millions $
Voir la note 15 des états financiers du Ministère pour obtenir une répartition détaillée des revenus - données sectorielles par type et
résultats stratégiques.
SECTION III : RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
97
Bilan condensé de la situation financière
Bilan condensé de la situation financière (non vérifié)
Au 31 mars 2013
(en millions de dollars)
2012-2013
2011-2012
Changement (en dollars)
Total du passif net
419,2
450,0
(30,8)
Total des actifs financiers nets
163,7
156,5
7,2
Dette nette du Ministère
255,5
293,5
(38,0)
Total des actifs non financiers
399,1
387,2
11,9
Position financière nette du
Ministère
143,6
93,7
49,9
Passifs par type
À la fin de 2012-2013, le total du passif atteignait 419,2 millions de dollars, ce qui représente une baisse
de 30,8 millions de dollars, ou 6,8 % par rapport au total du passif de 450,0 millions de dollars de l’année
précédente. Les comptes créditeurs et les charges à payer, en plus du passif environnemental,
représentent la majeure partie du passif, soit 264,0 millions de dollars (63,0 % du total du passif) en
2012-2013.
On peut attribuer principalement la baisse de la valeur du total du passif net d'Environnement Canada à
ce qui suit :
 une réduction de l’ensemble des charges à payer, y compris une réduction de 24,0 millions de
dollars d’un paiement à Conservation de la nature Canada et une réduction de 12,0 millions de
dollars quant à la divulgation obligatoire des indemnités de départ associées aux coûts de
réaménagement de l'effectif estimatifs;
 une baisse de 23,7 millions de dollars du passif lié aux avantages sociaux futurs des employés
expliquée par l’abolition des indemnités de départ dans certaines classifications.
Ces réductions ont été compensées par :
 une hausse des créditeurs des parties externes de 17,1 millions de dollars;
 une hausse de 13,2 millions de dollars du passif environnemental en raison d’un nouveau passif
de 12,8 millions de dollars relatif au site de la baie Mould.
98
ENVIRONNEMENT CANADA
Passifs
28.8 %
Indemnités de vacances et congés
compensatoires 28,3 millions $
17.7 %
8.1 %
2.9 %
1.5 %
Créditeurs et charges à payer 143,2 millions $
Revenus reportés 6,5 millions $
Obligation au titre d'immobilisations
corporelles louées 12,4 millions $
6.8 %
Avantages sociaux futurs 74,3 millions $
34.1 %
Passif environnemental 120,8 millions $
Autres éléments de passif 33,8 millions $
TOTAL : 419,2 millions $
Voir les notes 4 à 8 et 12 des états financiers du Ministère pour obtenir davantage de détails – créditeurs et charges à payer;
revenus reportés; obligation au titre d’immobilisations corporelles louées; avantages sociaux futurs des employés; passif
environnemental et passif éventuel; obligations contractuelles.
Actifs par type
En 2012-2013, le total des actifs, évalués à 562,8 millions de dollars, a augmenté de 19,1 millions de
dollars, ou 3,5 %. Les immobilisations corporelles continuent de représenter la partie la plus importante
des actifs, soit 389,5 millions de dollars (69,0 % de la totalité des actifs) en 2012-2013.
La hausse de la valeur totale des actifs nets d'Environnement Canada est principalement attribuable à ce
qui suit.
Actifs financiers
 Une baisse de 6,1 millions de dollars des sommes à recevoir du Trésor public;
 Une hausse de 13,7 millions de dollars des comptes débiteurs et des avances principalement
attribuable à la facturation en lien avec le Plan conjoint de surveillance des sables bitumineux.
Actifs non financiers
 Une hausse de 4,0 millions de dollars de l’inventaire;
 Une hausse de 8,2 millions de dollars en immobilisations corporelles; les principales acquisitions
comportaient de la machinerie et de l’équipement, ainsi que des actifs en construction.
Actifs
24.0 %
Montant à recevoir du Trésor 135,1 millions $
5.1 %
Débiteurs et avances 28,6 millions $
70.9 %
Actifs non-financier 399,1 millions $
TOTAL : 562,9 millions $
Voir les notes 9 à 11 des états financiers du Ministère pour obtenir davantage de détails - comptes débiteurs et avances;
immobilisations corporelles; inventaire.
99
ENVIRONMENT CANADA
États financiers
Les états financiers non vérifiés d'Environnement Canada sont préparés conformément aux politiques du
Conseil du Trésor qui se fondent sur les normes comptables du secteur public canadien et diffèrent donc
des rapports sur les crédits qui apparaissent dans les sections I et II de ce rapport. Les sections I et II
sont préparées en fonction de la comptabilité de caisse modifiée, au lieu de la comptabilité d'exercice.
Les notes 2 et 3 des états financiers non vérifiés d'Environnement Canada comportent un rapprochement
entre les crédits parlementaires utilisés (comptabilité de caisse modifiée) et le coût net d'exploitation
xxxvi
(comptabilité d'exercice). Ils sont accessibles sur ce site Internet .
100
ENVIRONNEMENT CANADA
Tableaux de renseignements supplémentaires
Les tableaux suivants sont fournis par voie électronique, sur le site Internet
xxxviii
dans le cadre du RMR de 2012-2013
:









xxxvii
d’Environnement Canada,
Renseignements sur les programmes de paiements de transfert (PPT)
Écologisation des opérations gouvernementales
Initiatives horizontales
Vérifications et évaluations internes
Réponses aux Comités parlementaires et aux vérifications internes
Sources des revenus disponibles et des revenus non disponibles
Rapport d’étape sur les projets visés par une approbation spéciale du CT
Financement pluriannuel initial
Rapport sur les frais d’utilisation
Rapport sur les dépenses fiscales et les évaluations
Il est possible de recourir au régime fiscal pour atteindre des objectifs de la politique publique en
appliquant des mesures spéciales, comme de faibles taux d'impôt, des exemptions, des déductions, des
reports et des crédits. Chaque année, le ministère des Finances publie des estimations des coûts et des
xxxix
projections pour ces mesures dans le document Dépenses fiscales et évaluations . Les mesures
fiscales exposées dans ce document ne relèvent que du ministre des Finances.
SECTION III : RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
101
SECTION IV : AUTRES SUJETS D’INTÉRÊT
Coordonnées de la personne-ressource de l’organisation
Si vous avez des questions ou des commentaires sur le Rapport ministériel sur le rendement
d’Environnement Canada, veuillez communiquer avec :
Karen Turcotte
Directrice générale
Direction de la gestion ministérielle
Direction générale des finances
Environnement Canada
Tél. : 819-953-5842
Téléc. : 819-953-3388
Courriel : Karen.Turcotte@ec.gc.ca
Information supplémentaire
Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie
Le gouvernement du Canada a annoncé son intention de dissoudre la Table ronde nationale sur
er
l’environnement et l’économie (TRNEE) d’ici le 1 avril 2013. Cette dissolution a été approuvée par
l’adoption (sanction royale) de la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité durable (projet de loi C-38)
le 29 juin 2012.
La TRNEE a préparé ses états financiers pour 2012-2013 sur la base de la liquidation en raison de l’arrêt
des activités de la TRNEE au 31 mars 2013. Les passifs non acquittés de la TRNEE au moment de la
liquidation deviennent des passifs de Sa Majesté la Reine du chef du Canada.
Les états financiers finaux de l’organisation sont accessibles dans la section des états financiers non
xl
vérifiés sur le site Internet du Ministère.
102
ENVIRONNEMENT CANADA
NOTES EN FIN DE TEXTE
i
Lois et règlements : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=48D356C1-1
Google Alert : www.google.org/publicalerts
iii
Portail de données ouvertes : data.gc.ca/
iv
Portail d'information sur la surveillance environnementale des sables bitumineux : www.jointoilsandsmonitoring.ca/
v
Site Internet de l’ICDE : www.ec.gc.ca/indicateurs-indicators/Default.asp?lang=Fr&n=A073189E-1
vi
Un environnement propre et sain :www.tbs-sct.gc.ca/ems-sgd/wgf-ipp-fra.asp
vii
Un environnement propre et sain :www.tbs-sct.gc.ca/ems-sgd/wgf-ipp-fra.asp
viii
Un environnement propre et sain :www.tbs-sct.gc.ca/ems-sgd/wgf-ipp-fra.asp
ix
Les Comptes publics du Canada 2013 (Volume II) : www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/recgen/cpc-pac/index-fra.html
x
Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes :
www.ceaa.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=B3186435-1
xi
Site Internet d’Environnement Canada : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xii
Site Internet d’Environnement Canada : www.ec.gc.ca/dd-sd/default.asp?lang=Fr&n=C2844D2D-1
xiii
Portail d'information sur la surveillance environnementale des sables bitumineux : http://www.jointoilsandsmonitoring.ca/
xiv
L’état des populations d’oiseaux du Canada : www.etatdesoiseauxcanada.org/
xv
Nouveau portail d’information : www.jointoilsandsmonitoring.ca/
xvi
Portail d’information : www.jointoilsandsmonitoring.ca/
xvii
Biodiversité au Canada : Rapport sur l’état et tendances des écosystèmes en 2010 :
www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=FR&n=83A35E06-1
xviii
Google Alertes : www.google.org/publicalerts
xix
Site Internet du Centre canadien de la modélisation et de l’analyse climatique : www.ec.gc.ca/ccmaccccma/Default.asp?lang=Fr&n=4596B3A2-1
xx
Site Internet du Réseau canadien des scénarios de changements climatiques : www.cccsn.ec.gc.ca/?page=main&lang=fr
xxi
Site Internet de Données climatiques canadiennes Ajustées et Homogénéisées : www.ec.gc.ca/dcchaahccd/Default.asp?lang=Fr&n=B1F8423A-1
xxii
Site Internet climat.meteo.gc.ca : climat.meteo.gc.ca/
xxiii
Document de la Garde Côtière du Canada « Navigation dans les glaces en eaux canadiennes » : www.ccggcc.gc.ca/Glace_accueil/Glace_publications/Navigation-dans-les-glaces-en-eaux-canadiennes
xxiv
Document de Pêches et Océans Canada « Arctic Mariners Routing Guide » : geoportal.gc.ca/eng/Maps/Viewer/5
xxv
RMR 2012-2013 de Santé Canada : www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/performance/estim-previs/dpr-rmr/index-fra.php
xxvi
Tableau des renseignements supplémentaires sur les initiatives horizontales du RMR de 2012-2013 d’EC :
www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xxvii
RMR 2012-2013 de Santé Canada : www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/performance/estim-previs/dpr-rmr/index-fra.php
xxviii
Portail d’information Canada–Alberta sur la surveillance environnementale des sables bitumineux :
www.jointoilsandsmonitoring.ca/
xxix
Évaluation scientifique canadienne du smog : www.ec.gc.ca/Publications/default.asp?lang=Fr&xml=AD024B6B-A18B-408DACA2-59B1B4E04863
xxx
La Fédération canadienne de la faune : www.hww.ca/fr/
xxxi
Notifications d’application de la loi : www.ec.gc.ca/alef-ewe/default.asp?lang=Fr&n=8F711F37-1
xxxii
Portail des données ouvertes : data.gc.ca/
xxxiii
Portail d’information Canada–Alberta sur la surveillance environnementale des sables bitumineux :
www.jointoilsandsmonitoring.ca/
xxxiv
Site Internet sur l’Écologisation des opérations gouvernementales : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xxxv
Site Internet d’Environnement Canada : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xxxvi
Site Internet d’Environnement Canada : //www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xxxvii
Site Internet d’Environnement Canada : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xxxviii
RMR du Ministère (2012-2013) : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xxxix
Document Dépenses fiscales et évaluations: www.fin.gc.ca/purl/taxexp-fra.asp
xl
Site Internet d’Environnement Canada : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
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