Environnement Canada Budget des dépenses de 2010–2011

Environnement Canada Budget des dépenses de 2010–2011
Environnement Canada
Budget des dépenses de 2010–2011
Partie III – Rapport ministériel sur le
rendement
______________________________________
Peter Kent
Ministre de l’Environnement
2
Table des matières
Message du ministre ....................................................................................................... 5
SECTION I : SURVOL DE L’ORGANISATION......................................................... 7
Raison d’être ................................................................................................................... 7
Responsabilités ............................................................................................................... 7
Résultats stratégiques et Architecture des activités de programmes (AAP)................... 9
Priorités organisationnelles........................................................................................... 11
Analyse des risques....................................................................................................... 15
Sommaire du rendement ............................................................................................... 19
Profil des dépenses........................................................................................................ 27
Budget des dépenses par crédit voté ............................................................................. 29
SECTION II : ANALYSE DES ACTIVITÉS DE PROGRAMME PAR RÉSULTAT
STRATÉGIQUE ............................................................................................................. 30
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada est préservé et restauré
pour les générations actuelles et futures ....................................................................... 31
Activité de programme 1.1 : Biodiversité - Espèces sauvages et habitats.................... 31
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 32
Leçons apprises............................................................................................................. 35
Activité de programme 1.2 : Ressources en eau ........................................................... 36
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 37
Leçons apprises............................................................................................................. 40
Activité de programme 1.3 : Écosystèmes durables ..................................................... 41
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 42
Leçons apprises............................................................................................................. 45
Activité de programme 1.4 : Promotion de la conformité et application de la loi –
Faune............................................................................................................................. 47
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 48
Leçons apprises............................................................................................................. 49
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est équipée pour prendre des
décisions éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat 50
Activité de programme 2.1 : Services météorologiques et environnementaux pour les
Canadiens...................................................................................................................... 50
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 52
Leçons apprises............................................................................................................. 53
Activité de programme 2.2 : Services météorologiques et environnementaux pour les
utilisateurs ciblés........................................................................................................... 54
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 55
Leçons apprises............................................................................................................. 56
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la pollution atmosphérique pour
les Canadiens ainsi que pour leur environnement sont minimisées.............................. 58
Activité de programme 3.1 : Gestion des substances et des déchets ............................ 58
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 59
Leçons apprises............................................................................................................. 62
Activité de programme 3.2 : Changements climatiques et qualité de l’air ................... 63
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 64
Leçons apprises............................................................................................................. 69
Activité de programme 3.3 : Promotion de la conformité et application de la loi –
Pollution........................................................................................................................ 70
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 71
Leçons apprises............................................................................................................. 72
Résultat stratégique 4 : La population canadienne tire profit du développement
responsable des ressources gazières Mackenzie ........................................................... 73
Activité de programme 4.1 : Projet gazier Mackenzie ................................................. 73
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 74
Leçons apprises............................................................................................................. 75
Activité de programme 5.1 : Services internes ............................................................. 76
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme ................................. 76
Initiatives du Plan d’action économique du Canada (PAEC)....................................... 80
SECTION III : RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES ................................. 82
Principales données financières .................................................................................... 82
États financiers.............................................................................................................. 82
Graphiques des principales données financières........................................................... 83
Liste des tableaux supplémentaires............................................................................... 87
SECTION IV : AUTRES SUJETS D’INTÉRÊT......................................................... 88
Coordonnées de la personne-ressource de l’organisation............................................. 88
Information additionnelle.............................................................................................. 88
4
Message du ministre
À titre de ministre de l’Environnement du Canada, je suis
heureux de présenter le Rapport ministériel sur le rendement
de 2010-2011 d’Environnement Canada. Ce rapport décrit les
progrès qu’a réalisés le Ministère en s’occupant des priorités
définies dans le Rapport sur les plans et priorités de
2010-2011.
Le gouvernement du Canada poursuit son engagement à
protéger et à conserver le riche capital naturel du Canada.
Nous travaillons pour élargir les zones protégées et pour
veiller au développement durable de notre patrimoine en
ressources.
Le Ministère a pris d’importantes mesures à l’échelle nationale, à l’échelle continentale et
à l’échelle internationale, afin de lutter contre les changements climatiques et de faire
progresser le programme sur la qualité de l’air. Nous avons fait des progrès vers
l’adoption de notre approche sectorielle de réglementation afin de réduire, d’ici 2020, nos
émissions de gaz à effet de serre de 17 % comparativement aux niveaux de 2005. En
effet, nous avons rendu public un règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des
automobiles à passagers et des camions légers et avons annoncé notre intention de
réglementer les émissions des centrales électriques alimentées au charbon. Ces mesures,
ainsi que d’autres initiatives fédérales et provinciales, nous ont permis d’atteindre le quart
de notre cible de 2020. À l’échelle internationale, le Canada a continué de participer
activement aux négociations pour mettre en œuvre, après 2012, un nouveau régime
international juste et efficace en matière de changements climatiques grâce à l’adoption
des accords de Cancún.
Environnement Canada, en partenariat avec Santé Canada, a collaboré avec les provinces
et les territoires, ainsi que les industries et les groupes de défense de l’environnement et
de la santé afin de créer le Système national de gestion de la qualité de l’air. On s’attend à
ce que ce système soit pleinement opérationnel en 2013. Il comprendra de nouvelles
normes réglementées pour les industries, ainsi que de nouvelles normes relativement à la
qualité de l’air à l’échelle du pays.
Nous avons aussi continué de protéger l’environnement et la santé de la population
canadienne contre les substances nocives. En 2010-2011, dans le cadre du Plan de gestion
des produits chimiques, nous avons évalué des centaines de substances nouvelles et
existantes afin de déterminer les risques qu’elles pouvaient présenter pour la santé
humaine et l’environnement et nous en avons ajouté 29 à la Liste des substances
toxiques, en plus de proposer un règlement qui interdit la fabrication, l’importation et la
vente de la plupart des produits contenant du mercure au Canada. Le Ministère cherche
aussi à renforcer la réputation d’Environnement Canada à titre d’organisme de
réglementation de classe mondiale.
5
Nous avons achevé et déposé la première Stratégie fédérale de développement durable,
offrant une approche pangouvernementale concernant la durabilité, en améliorant la
transparence du processus décisionnel dans le domaine de l’environnement.
Environnement Canada a aussi coordonné la création de la première phase d’un plan
intégré de surveillance de l’environnement pour la région des sables bitumineux.
Alors qu’Environnement Canada poursuit son travail en faveur d’un environnement
propre, sécuritaire et durable, ces réalisations nous servent de base pour s’assurer que le
Canada continue de connaître le succès en matière d’environnement et d’économie.
______________________________________
L’honorable Peter Kent, C.P., député
Ministre de l’Environnement
6
SECTION I : SURVOL DE L’ORGANISATION
Raison d’être
Un certain nombre de lois et de règlements décrivent la mission du Ministère et lui
permettent de mener ses programmes à bien. Dans l’application de la Loi sur le ministère
de l’Environnement, les pouvoirs, les tâches et les fonctions du ministre de
l’Environnement s’étendent aux questions qui ont trait :






à la conservation et à l’amélioration de la qualité de l’environnement naturel,
notamment celle de l’eau, de l’air et du sol;
aux ressources naturelles renouvelables, notamment les oiseaux migrateurs et la flore
et la faune sauvages en général;
les eaux;
à la météorologie;
à l’application des règles ou des règlements pris par la Commission mixte
internationale au sujet des eaux limitrophes;
à la coordination des plans et des programmes du gouvernement du Canada en
matière de conservation et d’amélioration de la qualité de l’environnement naturel.
En plus de la Loi sur le ministère de l’Environnement, le ministre de l’Environnement est
le principal responsable de plusieurs autres lois, dont la Loi canadienne sur la protection
de l’environnement, 1999 (LCPE 1999), la nouvelle Loi fédérale sur le développement
durable, et plusieurs autres actes législatifs en relation avec la protection de la
biodiversité et de l’eau. Ils comprennent la responsabilité quant à l’application des lois et
règlements environnementaux. Le Ministère a aussi un rôle exigeant en vertu de la Loi
canadienne sur l’évaluation environnementale, lui conférant le rôle d’organisation qui
fournit de l’information et une analyse aux autres ministères (« autorité fédérale »), et de
ministère ayant la responsabilité de prendre des décisions (« autorité responsable »).
Environnement Canada a établi des partenariats clés avec d’autres ministères fédéraux,
dans le cadre desquels des actes législatifs comme la Loi sur la prévention de la pollution
des eaux arctiques, la Loi sur la Fondation du Canada pour l’appui technologique au
développement durable, la Loi sur les pêches et la Loi sur la responsabilité en matière
maritime lui imposent une responsabilité secondaire ou partagée quant à l’exécution
réussie des mandats d’autres ministères fédéraux.
Responsabilités
Le rôle d’Environnement Canada compte de multiples volets. Le Ministère est une
autorité de réglementation, l’une des plus importantes au sein du gouvernement fédéral,
ayant des responsabilités relativement à la protection de la biodiversité et de
l’environnement dans le cadre de ses lois et programmes. Il s’agit d’un rôle complexe et
ambitieux nécessitant l’intégration de la recherche de pointe dans de nombreuses
disciplines et l’ajout des meilleures pratiques éprouvées à l’expérience des parties
intéressées ainsi que la prise en compte des priorités stratégiques et un pouvoir légal.
L’objectif est, en premier lieu, de produire des normes de pratique et des guides connexes
7
qui amélioreront le capital naturel du Canada et, en deuxième lieu, d’établir des limites et
des restrictions pour les activités qui menacent l’environnement du Canada.
En s’acquittant de ses responsabilités de nature réglementaire, Environnement Canada
assume aussi une fonction d’application de la loi nécessaire pour s’assurer que les
entreprises et les particuliers respectent les lois et les règlements sur la prévention de la
pollution et les espèces sauvages. Cet effort, qui comprend la promotion de la conformité,
est déployé en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi
qu’avec des agences et des organismes nationaux et internationaux. Il porte notamment
sur l’utilisation des substances toxiques et leur rejet dans l’atmosphère, l’eau ou le sol.
Les agents de la faune appliquent la législation canadienne sur les espèces sauvages, qui
protège les espèces végétales et animales contre les interventions humaines, notamment
la chasse ou le commerce pouvant avoir des effets nocifs sur leur conservation à long
terme.
Le Ministère est également un fournisseur de services. Par l’entremise de son
programme services météorologiques et environnementaux, Environnement Canada
produit des prévisions et des avertissements météorologiques précis et rapides au profit
de l’économie et des Canadiens; appuie les objectifs en matière de sécurité publique ainsi
que les interventions d’urgence et les plans de gestion des situations d’urgence à
incidence majeure, notamment les tornades, les inondations et les sécheresses; et met en
œuvre des programmes qui favorisent directement la durabilité de l’écosystème et la
protection de l’environnement.
Environnement Canada est un ministère scientifique et un chef de file en matière
d’innovation scientifique, y compris en météorologie et dans de nombreuses disciplines
des sciences de la vie (veuillez consulter le Plan pour les sciences d’Environnement
Canada). Le Ministère participe donc activement à l’élaboration et à l’application
d’approches scientifiques afin de comprendre les processus environnementaux d’origine
naturelle et leurs interactions. Ces connaissances lui permettent d’évaluer les effets des
facteurs de stress connus et nouveaux sur l’environnement et, de ce fait, d’appuyer la
conception et l’évaluation des mesures de protection de la biodiversité, des options
stratégiques en matière de prévention de la pollution, des mesures de contrôle, de gestion
et d’adaptation ainsi que la prestation de services météorologiques de pointe.
Environnement Canada poursuit de plus en plus ses activités par l’entremise de
partenariats efficaces. Au sein du gouvernement du Canada, les services, les règlements
et les activités scientifiques du Ministère, conjugués aux activités d’autres ministères,
répondent aux grandes priorités fédérales, telles que la préparation aux situations
d’urgence et aux pandémies, la gestion des écosystèmes et des ressources en eau, la
gestion des sites contaminés, la mise en œuvre de revendications territoriales, le
développement et la souveraineté du Nord, et la sécurité énergétique. L’exécution du
mandat d’Environnement Canada donne également lieu à de nouveaux partenariats avec
les gouvernements provinciaux, territoriaux et autochtones et les organisations non
gouvernementales. Ces partenariats appuient directement une grande variété d’objectifs
communs relatifs à la protection de la biodiversité, à l’amélioration de la qualité de l’eau,
à la réduction de la pollution et à l’application de diverses exigences réglementaires.
8
Résultats stratégiques et Architecture des activités de
programmes (AAP)
L’architecture des activités de programme (AAP) répertorie les programmes du Ministère
et constitue donc la base de mesure du rendement tel qu’il apparaît dans le rapport sur le
rendement ministériel. L’architecture des activités de programme d’Environnement
Canada pour 2010-2011 comprenait trois résultats stratégiques qui soutenaient la priorité
du gouvernement canadien relative à un environnement propre, sécuritaire et
durable :



Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens ainsi que pour leur
environnement sont minimisées.
La population canadienne est équipée pour prendre des décisions éclairées quant aux
conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat.
L’environnement naturel du Canada est préservé et restauré pour les générations
actuelles et futures.
Un quatrième résultat stratégique soutient les priorités du gouvernement canadien
relatives à une forte croissance économique :

La population canadienne tire profit du développement responsable des ressources
gazières Mackenzie1.
Le tableau des résultats stratégiques et de l’architecture des activités des programmes
ministériels pour l’exercice 2010-2011 illustrent la manière dont les programmes sont
organisés au sein d’Environnement Canada.
1
Le16 février 2011, la responsabilité du Projet gazier Mackenzie (PGM) et du Bureau du PGM de
l’administration publique fédérale a été transférée au ministre des Affaires autochtones et du
Développement du Nord. Veuillez consulter la Gazette du Canada pour obtenir davantage de
renseignements.
9
Architecture des activités de programmes (AAP) de 2010-2011
10
Priorités organisationnelles
Le tableau de la légende expliquant l’état d’une priorité définit l’évaluation du rendement
des priorités du Ministère.
Légende de l’état des priorités
Dépassé : Au cours de l’exercice financier, plus de 100 % du niveau de rendement attendu pour
la priorité précisée dans le Rapport sur les plans et les priorités (RPP) correspondant a été atteint.
Entièrement atteint : Au cours de l’exercice financier, 100 % du niveau de rendement attendu
pour la priorité précisée dans le RPP correspondant a été atteint.
Atteint en grande partie : Au cours de l’exercice financier, de 80 à 99 % du niveau de
rendement attendu pour la priorité précisée dans le RPP correspondant a été atteint.
Passablement atteint : Au cours de l’exercice financier de 60 à 79 % du niveau de rendement
attendu pour la priorité précisée dans le RPP correspondant a été atteint.
Non atteint : Au cours de l’exercice financier, moins de 60 % du niveau de rendement attendu
pour la priorité précisée dans le RPP correspondant a été atteint.
Dans le Rapport sur les plans et priorités (RPP) de 2010–2011, Environnement Canada a
déterminé trois priorités. Ces priorités appuient pleinement les efforts déployés
constamment pour obtenir les résultats de programme qui soutiennent les résultats
stratégiques du Ministère2.
Le tableau suivant détermine les priorités de 2010–2011, évalue le rendement pour
2010-2011 et souligne quelques réalisations et progrès accomplis avec ces priorités, ainsi
que les plans permettant de les respecter, tel que stipulé dans le RPP de 2010-2011.
Priorités organisationnelles pour
Type
Liens avec les résultats stratégiques
2010–2011
1- Réaliser des progrès concrets
dans le cadre des initiatives
internationales, continentales et
nationales touchant les
changements climatiques et la
qualité de l’air

En cours
Résultat stratégique 3 : Les menaces que
représente la pollution pour les Canadiens ainsi
que pour leur environnement sont minimisées.
État : Atteint en grande partie
À l’échelle nationale :

Le gouvernement du Canada a travaillé pour atteindre sa cible de Copenhague en continuant d’élaborer
et de mettre en œuvre une approche réglementaire secteur par secteur, afin de réduire les émissions de
gaz à effet de serre (GES). Il a harmonisé cette approche avec celle des États-Unis, lorsque c’était
2
Voir le RPP de 2010-2011 d’Environnement Canada : Section I : Contexte d’exploitation et priorités
d’Environnement Canada.
11
possible dans le contexte canadien. En juin 2010, le gouvernement a annoncé son intention de créer un
règlement visant les émissions de GES des centrales de production d’électricité au charbon. Ensuite, en
octobre 2010, il a dévoilé son règlement final sur les émissions de GES des véhicules de passagers et
des véhicules utilitaires légers.

Le Ministère a collaboré étroitement avec les provinces et territoires pour créer son approche quant à la
réduction des émissions. En avril 2010, Environnement Canada (EC) a signé un accord de principe avec
la Colombie-Britannique, concernant les efforts à déployer pour lutter contre les changements
climatiques et a commencé à discuter avec le Québec d’un accord de principe sur ce sujet. Depuis le
milieu de 2010, Environnement Canada collabore avec les provinces de l’Ontario, de la ColombieBritannique et du Manitoba pour élaborer des mémorandums d’accord (MOU) quant au partage des
données.

En octobre 2010, les ministres de l’Environnement fédéral, provinciaux et territoriaux ont accepté les
recommandations finales quant au système exhaustif de gestion de la qualité de l’air (CAMS) élaboré
au cours des deux dernières années. Ils ont convenu de collaborer avec les intervenants, afin d’aller de
l’avant et de finaliser le nouveau système de gestion de la qualité de l’air. Grâce à ce système, la qualité
de l’air à l’échelle du Canada sera améliorée, suite à la mise en œuvre de nouvelles normes relatives à
la qualité de l’air ambiant, des exigences relatives aux émissions industrielles et de la gestion des zones
atmosphériques locales et des bassins atmosphériques régionaux.
À l’échelle continentale :

Le Canada a respecté tous ses engagements en continuant de collaborer avec les États-Unis, par
l’entremise du Dialogue sur l’énergie propre, afin d’élaborer des technologies d’énergie propre visant à
réduire les gaz à effet de serre et les polluants atmosphériques.

En 2010, le gouvernement a adopté une approche de réglementaire secteur par secteur, afin
d’harmoniser ses efforts avec ceux des États-Unis. On a continué l’analyse générale de la conception
d’un système de plafonnement et d’échange.

Le Canada a obtenu la participation des États-Unis aux efforts déployés pour réduire le mouvement
transfrontalier de la pollution atmosphérique en vertu de l’Accord Canada-États-Unis sur la qualité de
l’air, y compris des discussions concernant l’élaboration d’une annexe sur les particules à l’Accord.
À l’échelle internationale :

Le Canada a atteint tous ses objectifs quant à une entente internationale relativement aux changements
climatiques après 2012, en adoptant l’Accord de Cancún.

Le Canada a continué de négocier des révisions au Protocole de Göteborg de la Convention de la
Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) sur le transport à grande
distance des polluants atmosphériques (Convention sur le TGDPA) qui faciliteront la ratification
éventuelle, s’il y a lieu.

Le Canada a participé à une collaboration avec d’autres parties sur la question du carbone noir. Ces
parties incluaient le groupe d’experts et le groupe de travail sur les facteurs climatiques éphémères du
Conseil de l’Arctique, qui ont finalisé le rapport d’étape et le sommaire des recommandations, ainsi que
le groupe d’experts sur le carbone noir en vertu de la Convention sur le TGDPA.

2- Améliorer la protection
environnementale grâce à la mise
en œuvre d’initiatives nationales
clés

En cours

Résultat stratégique 1 : L’environnement
naturel du Canada est préservé et restauré pour
les générations actuelles et futures.
Résultat stratégique 2 : La population
canadienne est équipée pour prendre des
décisions éclairées quant aux conditions
changeantes du temps, de l’eau et du climat.
Résultat stratégique 3 : Les menaces que
représente la pollution pour les Canadiens ainsi
que pour leur environnement sont minimisées.
État : Atteint en grande partie
 Une stratégie d’investissement de dix ans a été élaborée pour appuyer la durabilité à long terme des
services météorologiques et environnementaux. Des propositions pour obtenir le financement de la
stratégie ont été élaborées puis présentées en mettant principalement l’accent sur le fait de s’occuper
12





des principaux éléments de vulnérabilité de la surveillance des réseaux et du maintien de l’accès à une
capacité de superinformatique essentielle.
Une série de projets novateurs et transformateurs a été lancée pour permettre le renouvellement de
services météorologiques et environnementaux modernes et efficaces au Canada. Parmi les exemples, il
y a le projet de réingénierie des avertissements davantage axée sur les conséquences pour la population,
qui offrira à une meilleure aide pour la prise de décisions, pour la population canadienne et les autorités
publiques lors d’événements météorologiques violents.
La mise en œuvre de la Loi sur le contrôle d’application de lois environnementales (LCALE) s’est
poursuivie en 2010-2011 à la suite de l’entrée en vigueur des dispositions de l’étape 13. De plus, en
2010-2011, un certain nombre d’activités auxiliaires visant la mise en œuvre de la LCALE ont été
réalisées, comme la création et la prestation d’une formation aux agents d’application de la loi, la
création d’un groupe de travail pour déterminer les politiques et le contenu réglementaire des pénalités
administratives pécuniaires, et l’élaboration du registre d’entreprises fautives.
Le Ministère a respecté la majorité de ses engagements planifiés quant à la mise en œuvre de la Loi sur
les espèces en péril (LEP), afin d’empêcher des espèces sauvages de disparaître, et de prendre les
mesures requises pour assurer leur rétablissement. Le Ministère s’est concentré sur la réalisation des
stratégies de rétablissement, des plans d’action et des plans de gestion pour les espèces relevant de la
Loi dans les cas où Environnement Canada est responsable de celles-ci. Parmi les travaux prioritaires
dans ce domaine, il y a le fait de veiller à ce que les connaissances traditionnelles autochtones soient
intégrées à la stratégie de rétablissement de la population du caribou des bois de la forêt boréale.
Environnement Canada (EC) a collaboré avec ses partenaires pour réduire la pollution et rétablir
l’intégrité écologique des eaux posant problème. En vertu du Plan d’action pour l’assainissement de
l’eau, Environnement Canada a pris part à des activités de recherche et de surveillance du lac Winnipeg,
du lac Simcoe et des secteurs préoccupants dans les Grands Lacs. Le programme d’action des Grands
Lacs soutient aussi les activités permettant d’éliminer des secteurs préoccupants de la liste. Plus de
130 projets d’assainissement, de protection et de rétablissement ont reçu du financement en vertu du
Fonds d’intendance du bassin du lac Winnipeg, du Fonds pour le nettoyage du lac Simcoe et du Fonds de
durabilité des Grands Lacs.
Environnement Canada a mis en œuvre le Plan de gestion des produits chimiques. Dans l’ensemble, il a
atteint presque toutes ses cibles dans le délai prescrit4. Par exemple, en 2010-2011, 171 substances
existantes ont fait l’objet d’évaluation du risque scientifique. En raison de cette évaluation,
139 substances ont fait l’objet d’ébauches d’évaluations préalables, et 44 ont fait l’objet d’évaluations
préalables finales. Les substances considérées comme posant un risque pour la santé humaine ou
l’environnement ont fait l’objet de mesures de gestion du risque. En tout, 39 substances susceptibles de
poser un risque pour la santé ou l’environnement ont fait l’objet de mesures de gestion du risque.

3- Favoriser la capacité des
fonctions habilitantes à soutenir
les programmes

En cours


3
Résultat stratégique 1 : L’environnement
naturel du Canada est préservé et restauré pour
les générations actuelles et futures.
Résultat stratégique 2 : La population
canadienne est équipée pour prendre des
décisions éclairées quant aux conditions
changeantes du temps, de l’eau et du climat.
Résultat stratégique 3 : Les menaces que
représente la pollution pour les Canadiens ainsi
que pour leur environnement sont minimisées.
Résultat stratégique 4 : La population
canadienne tire profit du développement
responsable des ressources gazières
Mackenzie.
La LCALE est mise en œuvre en trois étapes, jusqu’en 2012-2013.
Voir l’activité de programme 3.1 : Gestion des substances et des déchets pour obtenir davantage de
renseignements sur les progrès concernant les engagements.
4
13
État : Atteint en grande partie

Selon la politique d’Environnement Canada en matière d’apprentissage, l’importance de l’apprentissage
a été réaffirmée, le Ministère s’étant assuré qu’au moins 1,5 % de l’enveloppe salariale soit dépensé
pour des activités d’apprentissage. L’importance d’avoir une main-d’œuvre représentative et diversifiée
a été soulignée grâce à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une séance en ligne sur l’équité en matière
d’emploi (EE) à l’intention de tous les employés et gestionnaires. Elle avait pour objectif d’accroître la
sensibilisation envers les quatre groupes désignés. Les engagements en EE ont été inclus aux ententes
de rendement des cadres supérieurs, afin de combler les écarts déterminés.

En 2010-2011, l’effort de planification du Ministère était axé sur l’exercice d’affectation budgétaire
pour 2011-2012.

En 2010-2011, les prévisions financières ont été améliorées pour mieux gérer et réaligner les dépenses
du Ministère. On a produit, chaque mois, des rapports ministériels sur la situation financière. Le
processus ministériel d’établissement du budget et d’affectation pour 2011-2012 a été mis en œuvre plus
tôt que prévu. On a mis à jour l’outil de production de rapports sur les écarts financiers à l’intention des
gestionnaires comme instrument stratégique de production de rapports internes du Ministère, ce qui a
entraîné une amélioration de l’exactitude.
14
Analyse des risques
L’objectif de la présente section est de résumer la réponse d’Environnement Canada dans
le contexte de chacun des six risques ministériels (comme ils apparaissent dans le
Rapport sur les plans et priorités de 2010-2011). Ces risques et les stratégies
d’atténuation connexes ont été gérés dans l’ensemble du contexte du gouvernement du
Canada qui nécessitait à la fois un stimulus et de la retenue.
Même si le budget d’Environnement Canada comporte une base de financement
permanente, son budget total a varié au fil du temps en raison du financement temporaire
d’initiatives à délai déterminé, des recettes nettes en vertu d’un crédit, et du financement
accréditif (ponctuel) à un certain nombre de fondations et de tierces parties. Tandis que le
budget de 2010 comprenait de nouvelles mesures totalisant 190 millions de dollars pour
appuyer des initiatives environnementales, le Ministère a observé une baisse de ses
dépenses planifiées en 2010-2011 en raison d’une diminution du financement des
programmes et des mesures de confinement du budget de 2010. Parmi ces mesures, on
compte les restrictions des dépenses grâce à des mesures ciblées, et l’examen des coûts
administratifs du gouvernement pour déterminer les économies additionnelles éventuelles
et l’amélioration de la prestation de service5.
En raison de cet ensemble de stimulus et de retenue, la gestion du Ministère s’avère plus
complexe, surtout à la lumière des attentes permanentes de la population canadienne à
l’égard des progrès associés aux questions environnementales, ainsi que des activités
ministérielles permanentes nécessitant une base de financement stable.
Relations de dépendance externes - risque : Dans les domaines de responsabilité
partagée, comme la protection de l’environnement et la promotion du développement
durable, la coopération et la coordination avec un vaste groupe de participants aux
programmes, de fournisseurs, d’entrepreneurs et de tierces parties s’avèrent essentielles
pour atteindre les objectifs stratégiques. Si cela n’est pas géré adéquatement, les effets
sur les programmes ou la prestation de service pourraient être négatifs.
Le Ministère s’est associé aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux
organisations autochtones, aux intervenants et aux citoyens pour faire avancer le
programme environnemental du gouvernement. Une politique relative aux consultations a
été adoptée pour simplifier le processus efficace de consultation et respecter l’obligation
de consulter les peuples autochtones. Les partenaires provinciaux et territoriaux se sont
aussi engagés, par l’entremise du Conseil canadien des ministres de l’Environnement, à
aborder les questions environnementales intergouvernementales, comme les émissions
atmosphériques, les effluents d’eaux usées municipales et la biodiversité.
À l’échelle internationale, Environnement Canada a maintenu des relations avec des pays
partenaires et des organisations internationales clés par l’entremise de forums bilatéraux,
multilatéraux ou régionaux existants. Le Ministère a participé à la négociation de
5
Tracer la voie de la croissance et de l’emploi, budget de 2010, ministère des Finances, mars 2010.
15
nouveaux accords (p. ex. les rejets de mercure, l’accès aux ressources génétiques et le
partage des avantages), a conclu un protocole d’entente sur la coopération
environnementale avec la Chine, et a mis en œuvre des plans de travail bilatéraux avec
des partenaires, comme le Pérou et le Chili. Dans le cadre de la Commission de
coopération environnementale, le Canada, le Mexique et les États-Unis ont adopté un
plan stratégique de cinq ans pour mettre en branle des projets trilatéraux mettant l’accent
sur de nouvelles priorités environnementales régionales.
En ce qui a trait aux changements climatiques, le Ministère a continué d’appuyer des
relations bilatérales stratégiques grâce à un ensemble de programmes existants et à la
formation de partenariats internationaux en matière de technologie propre, comme le
Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat, la Global Methane
Initiative et le Renewable Energy and Energy Efficiency Partnership.
Continuité des activités - risque : La montée en flèche des coûts, les progrès
technologiques et les risques que représentent des phénomènes comme les conditions
météorologiques exceptionnelles peuvent poser un risque à la prestation de services
essentiels à la mission.
Selon la Politique gouvernementale en matière de sécurité, les ministères doivent mettre
en œuvre un programme de planification de la continuité des activités pour veiller à ce
que tous les services essentiels continuent d’être offerts en cas d’interruption majeure des
activités. Les plans de continuité des activités (PCA) d’Environnement Canada sont
opérationnalisés au moins une fois par année, afin d’assurer leur intégrité permanente. En
2010-2011, le Service météorologique du Canada, qui fournit les services
météorologiques au Canada, a appliqué son PCA trois fois (après le tremblement de terre
qui a touché la région de la capitale nationale, après l’attaque virale contre Microsoft, et
durant un essai prévu).
Pour continuer d’améliorer le programme de sécurité de la technologie de l’information
(TI) du Ministère, on a mis en œuvre un processus de certification et d’agrément amélioré
et évolutif, et on a approuvé un nouveau cadre de renouvellement de la politique
concernant la sécurité de la TI. De plus, on a lancé un programme de sensibilisation à la
sécurité de la TI, et on a réalisé un plan à l’échelle de l’organisation pour contrer les
menaces touchant les systèmes essentiels.
Gestion des ressources - risque : Une période de réductions budgétaires peut réduire la
souplesse dont les décideurs jouissent pour gérer les ressources de leur ministère. La
gestion efficace des ressources dépend du fait d’avoir des données pertinentes et
opportunes sur les finances et sur les risques pour pouvoir prendre des décisions
éclairées quant à la planification, à la prestation, à la surveillance et à l’évaluation des
programmes et des services.
En 2010-2011, Environnement Canada a relevé des défis, tandis qu’il devait tenir compte
des décisions liées à l’Examen stratégique et des mesures de limitation des coûts
annoncées dans le budget de 2010. L’incidence de ces réductions, jumelée aux coûts de la
16
prestation et de l’administration des programmes, ont rendu la tâche difficile au Ministère
pour ce qui est d’offrir des résultats en 2011-2012 et durant les années subséquentes.
Les prévisions financières ont été améliorées pour mieux gérer et harmoniser les
dépenses du Ministère. Des rapports ministériels sur la situation financière ont été rédigés
chaque mois. Le processus ministériel d’établissement du budget et d’affectation pour
2011-2012 a été mis en œuvre plus tôt que prévu. On a mis à jour l’outil de production de
rapports sur les écarts financiers à l’intention des gestionnaires comme instrument
stratégique de production de rapports internes du Ministère, ce qui a amélioré
l’exactitude.
Fonctionnalités des immobilisations - risque : Puisqu’Environnement Canada est un
ministère scientifique et principal fournisseur de services météorologiques et
environnementaux, il existe un risque que ses immobilisations deviennent peu fiables ou
trop coûteuses à entretenir.
Pour atténuer ce risque, le deuxième plan d’immobilisations pluriannuel du Ministère de
2011-2012 à 2013-2014 a été approuvé. Ce plan offre la possibilité de modifier de
manière stratégique les exigences pour veiller à ce que les priorités les plus élevées soient
financées durant un des trois exercices financiers visés par ce plan, et d’offrir une
orientation pour toute réaffectation éventuelle des immobilisations durant l’exercice.
Renseignements aux fins de la prise de décisions - risque : Le mandat et la réputation
d’Environnement Canada dépendent de renseignements et de données de qualité et d’une
tenue de dossiers et d’une gestion des données rigoureuses.
En continuant de mettre l’accent sur des engagements pluriannuels pour améliorer
l’infrastructure de gestion de l’information (GI) et de technologie de l’information (TI),
on a investi fortement pour fournir des données essentielles à la mission à l’échelle du
gouvernement, y compris la modernisation du système informatique à rendement élevé, et
la mise en œuvre d’une infrastructure normalisée à l’échelle des centres de prévision des
tempêtes et des bureaux de l’aviation. On a aussi lancé un outil de gestion des actifs
ministériels pleinement intégré. Il sert à offrir une source unique de données de gestion
des actifs au sein du Ministère.
Grâce à la migration vers une version plus récente de SharePoint de Microsoft, connue
sous le nom « ECollab », on a amélioré la gestion des documents en ligne. Cet outil
permet au Ministère de mieux suivre les engagements, et de continuer d’atteindre des
objectifs et d’obtenir des résultats. Actuellement, comptant environ 400 sites et
sous-sites, et 6000 utilisateurs, ECollab est utilisé à l’échelle du Ministère aux fins de la
collaboration et de la gestion des documents.
17
Compétences des ressources humaines - risque : En raison du nombre de départs à la
retraite au sein de l’administration publique fédérale et du besoin du Ministère en
matière de compétences particulières fondées sur les connaissances et les sciences,
Environnement Canada devra faire face à des problèmes de recrutement dans les années
à venir.
Le cadre de gestion des talents d’Environnement Canada vise à déployer les talents, à
maintenir en poste les employés et à assurer leur perfectionnement, à habiliter les
gestionnaires et à obtenir l’engagement des employés. On a axé les efforts sur la
réaffectation des ressources existantes pour s’assurer que le Ministère est capable de
réagir aux priorités. On a donc mis en place de nouveaux programmes de
perfectionnement pour les économistes et les scientifiques. Plus de 50 % des
gestionnaires ont tiré profit de possibilités de perfectionnement dans le cadre du Réseau
des gestionnaires d’EC. En outre, les cadres supérieurs ont eu recours au programme de
littérature opérationnelle d’EC pour les cadres.
Environnement Canada a réalisé un examen de son approche quant à la gestion des
risques. Son objectif était de créer un processus pour intégrer l’analyse complète et
uniforme du risque à la planification et au processus décisionnel à tous les échelons de
l’organisation.
18
Sommaire du rendement
Ressources financières* pour 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Autorisations totales
Dépenses réelles
1 094,4
1 171,7
1 088,9
Il se peut que les totaux soient différents d’un tableau à l’autre ou à l’intérieur d’un même tableau en raison
de l’arrondissement des chiffres.
* Ne comprend pas les services reçus à titre gracieux et les revenus disponibles.
Les dépenses prévues du Ministère correspondent au montant approuvé par le Parlement
dans le Budget principal des dépenses, auquel s’ajoutent les autres rajustements anticipés
du solde de l’exercice. Au cours de l’exercice, les financements nouveaux et renouvelés
ont ajouté un total de 77,3 millions de dollars aux dépenses prévues, faisant monter les
autorisations totales à 1 171,7 millions de dollars. Les programmes ayant principalement
contribué à cette hausse sont le Plan d’assainissement des Grands Lacs - phase IV
(7,9 millions de dollars), l’initiative des Indicateurs canadiens de durabilité de
l’environnement (6,4 millions de dollars), le Projet gazier Mackenzie (2,5 millions de
dollars), l’aide internationale pour appuyer les pays en développement (5,0 millions de
dollars), les services de météorologie et de navigation dans des régions définies de
l’océan Arctique (2,6 millions de dollars) et un paiement législatif à Conservation de la
nature Canada (21,7 millions de dollars). Le montant des dépenses réelles, qui s’élève à
1 088,9 millions de dollars (93 % des autorisations totales), correspond aux dépenses du
Ministère consignées dans les comptes publics avec un excédent de 82,8 millions de
dollars. Une bonne partie de cet excédent est due à la décision de reporter des fonds aux
exercices futurs pour Technologies du développement durable Canada (TDCC)
(37,5 millions de dollars), le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux
(3,5 millions de dollars) et le Plan d’assainissement des Grands Lacs (3,1 millions de
dollars).
Ressources humaines pour 2010-2011 (équivalents temps plein (ETP))
Ressources prévues
Ressources réelles
Écart
6 973,0
6 775,0
(198,0)
Les ressources humaines nécessaires au maintien d’un niveau d’emploi moyen sur
12 mois sont basées sur une semaine de 37,5 heures de travail. Environnement Canada a
utilisé 6 775 équivalents temps plein en 2010-2011. Cette diminution de 198 ETP, soit
3 % de moins que les 6 973 ETP initialement prévus, est attribuable aux pressions
financières associées à la décision, dans le budget de 2010, de ne pas offrir un
financement additionnel pour couvrir la hausse des salaires annuels dans la fonction
publique fédérale.
Cette utilisation d’ETP représente une baisse de 42 par rapport à celle de 2009-2010
(6 817 ETP).
19
Sommaire du rendement par résultat stratégique
Les tableaux suivants présentent un aperçu des principales réalisations et les progrès
accomplis pour obtenir les résultats du programme au cours de l’exercice 2009-2010 ainsi
qu’un sommaire de l’information financière pour chaque activité de programme. Pour
obtenir davantage d’information sur le rendement par résultat stratégique, veuillez
consulter la section II.
Résultat stratégique no 1 : L’environnement naturel du Canada est préservé et restauré pour les
générations actuelles et futures.
Indicateurs du rendement
Pourcentage des écosystèmes
canadiens dont la santé est
évaluée comme bonne
Objectifs
Sommaire du rendement - 2010-2011
À déterminer.6
Les renseignements de surveillance
recueillis sur une longue période,
normalisés, complets sur le plan spatial et
facilement accessibles, complétés par la
recherche sur les écosystèmes,
fournissent les constatations les plus
utiles pour les évaluations de l’état et des
tendances par rapport aux politiques.
L’absence de ce type d’information dans
de nombreux secteurs a gêné
l’élaboration de la présente évaluation.
On a évalué l’état et les tendances en
assemblant des fragments d’information
tirées de sources disparates. La première
évaluation que le Canada a réalisée sur la
santé de ses écosystèmes, La biodiversité
canadienne : état et tendances des
écosystèmes en 2010, déterminait et
classait 20 constatations clés7 concernant
la santé des écosystèmes canadiens qui
pourraient servir de données de référence
lors des évaluations futures. Dans
l’ensemble, 18 % des éléments
écosystémiques et des activités humaines
connexes ont été classées comme étant
sains, 50 % étaient préoccupants, 22 %
étaient endommagés, et 10 % n’ont pas
été déterminés8.
6
Environnement Canada désire rapporter des valeurs de référence dans le présent Rapport ministériel sur le
rendement au moment où le Rapport sur les plans et priorités de 2010-2011 était préparé. Toutefois, ceci s’est
révélé plus difficile que prévu pour les raisons décrites dans la colonne « Sommaire du rendement 2010-2011 ».
7
Les constatations clés de « La biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 »
comprennent une vaste gamme de sujets portant sur l’état et les tendances de différents aspects des
écosystèmes (biomes, habitat, espèces sauvages et processus écosystémiques) et des activités humaines
ayant un effet sur ceux-ci. La santé générale des écosystèmes individuels n’a pas été évaluée. Le
pourcentage des constatations clés du rapport jugées saines, préoccupantes et endommagées n’équivaut pas
au pourcentage des écosystèmes canadiens jugés sains, préoccupants et endommagés. Il faut noter que
20 constatations clés du rapport sur 22 sont discutées ici; seul le thème Interface science-politique a été
exclu.
8
Le pourcentage de constatations clés dans chaque catégorie d’état (sain, préoccupant, endommagé) a été
calculé en additionnant le résultat des évaluations de l’état de chaque catégorie et en le divisant par 20.
20
(en millions de dollars)
Activités de
programmes
Biodiversité Espèces sauvages
et habitat
Ressources en eau
Écosystèmes
durables
Promotion de la
conformité et
Application de la
loi - Faune
Total (à l’exclusion
des Services
internes)
Dépenses
réelles en
2009-2010
2010–2011
Budget
principal
des
dépenses
Dépenses
prévues
Autorisations
totales
Dépenses
réelles
134,7
99,4
104,1
103,0
104,5
103,8
132,3
119,8
129,3
118,0
53,8
67,5
60,5
71,5
65,8
16,9
19,1
19,1
18,2
16,9
304,7
293,6
287,9
341,8
330,0
Concordance avec les
résultats du
gouvernement du
Canada
Environnement
propre et sain
Remarque : Les chiffres excluent les revenus disponibles et les services reçus sans frais, et les totaux peuvent varier entre les tableaux
et dans ceux-ci en raison de l’arrondissement des chiffres.
Dans les cas où l’état d’une constatation clé avait deux résultats (p. ex. les forêts ont eu deux résultats, sain
et préoccupant), on a attribué une pondération de 0,5 à chaque résultat. On a arrondi tous les pourcentages à
deux chiffres. Voir la synthèse des constatations clés dans les détails du rapport.
21
Résultat stratégique no 2 : La population canadienne est équipée pour prendre des décisions éclairées
quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat.
Indicateurs du rendement
Objectifs
Sommaire du rendement - 2010-2011
78 % des répondants pensent que des
alertes leur donnent suffisamment de
temps « toujours » ou « la plupart du
temps », comparativement à 84 % en
2007, et à 81 % en 2002.
Pourcentage des adultes
interrogés ayant indiqué avoir
reçu un avis approprié pour leur
permettre de réagir à une alerte
météorologique hivernale
toujours ou la plupart du temps
Pourcentage de municipalités
qui tiennent compte de la
fréquence et de la gravité des
risques météorologiques et
atmosphériques dans leurs plans
d’urgence ou de gestion des
catastrophes
85 % d’ici 2012
70 % des municipalités
canadiennes d’ici 2015
Malgré cette baisse, les demandes quant
au besoin d’obtenir un avis préalable au
moins douze heures d’avance pour ce qui
est des alertes météorologiques
hivernales ont augmenté de manière
significative au cours des dix dernières
années (de 26 % en 2002 à 39 % en
2011). De plus, la croyance de la
population canadienne à l’égard de la
clarté de l’information des alertes
météorologiques hivernales a aussi
augmenté.
Une grande majorité de répondants
(87 %) a indiqué que les données des
alertes météorologiques sont importantes.
Le Ministère s’est placé dans une
position pour maintenir sa capacité
d’offrir des services météorologiques et
environnementaux. Le prochain sondage
devrait avoir lieu durant l’exercice
2014-2015.
86 % des 440 municipalités ontariennes
qui ont participé au sondage ont déclaré
avoir intégré les risques atmosphériques à
leurs plans de gestion des catastrophes,
conformément à la loi provinciale (projet
de loi 148).
Le temps violent est le risque le plus
élevé auquel les municipalités doivent
faire face, et il a été intégré aux plans de
préparation aux situations d’urgences.
22
(en millions de dollars)
Activités de
programmes
Services
météorologiques
et
environnementaux
pour les Canadiens
Services
météorologiques
et
environnementaux
pour les
utilisateurs ciblés
Total (à l’exclusion
des Services
internes)
Dépenses
réelles en
2009-2010
155,8
2010–2011
Budget
principal
des
dépenses
Dépenses
prévues
Autorisations
totales
Dépenses
réelles
166,2
169,9
191,9
186,8
Concordance avec les
résultats du
gouvernement du
Canada
Environnement
propre et sain
15,4
22,7
23,4
23,1
23,0
171,2
188,9
193,3
215,0
209,9
Remarque : Les chiffres excluent les revenus disponibles et les services reçus sans frais, et les totaux peuvent varier entre les tableaux
et dans ceux-ci en raison de l’arrondissement des chiffres.
(en millions de dollars)
Résultat stratégique no 3 : Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens ainsi que pour leur
environnement sont minimisées.
Indicateurs du rendement
Objectifs
Sommaire du rendement - 2010-2011
Émissions canadiennes de gaz à
effet de serre (équivalents CO2)
en mégatonnes
La cible nationale est une
réduction de 17 % par rapport
aux niveaux de 2005 d’ici 2020
Les émissions nationales étaient de
690 Mt en 2009. Actuellement, les
émissions de GES sont 83 Mt supérieures
à la cible nationale de 2020. Les
émissions nationales de 2009 sont 5,6 %
inférieures aux niveaux de 2005.
Qualité de l’air ambiant au
Canada (ozone troposphérique et
matière particulaire fine)
À déterminer.
Les cibles seront déterminées
lors de la mise au point de
l’approche de réglementation sur
les polluants atmosphériques
Pourcentage de diminution des
concentrations de certaines
substances dans l’air, le sol, les
sédiments, l’eau ou les biotes
par rapport aux données de
référence
9
À déterminer.9
Diminution de 3 % des indicateurs
nationaux pondérés selon la population
pour l’ozone troposphérique et les
matières particulaires fines observée de
2007 à 2008, durant la saison chaude (du
1er avril au 30 septembre).
Les valeurs de référence qui suivent sont
des concentrations des principaux
contaminants que l’on retrouve dans le
poisson et les sédiments lacustres du lac
Ontario. Dans le futur, les concentrations
seront comparées aux directives relatives
à la qualité environnementale comme un
indicateur de l’efficacité des mesures
prises par le Ministère pour réduire le
L’établissement de valeurs de base, identifiées dans la colonne « Sommaire du rendement – 2011-2012 »,
aide à l’élaboration d’une cible future.
23
Résultat stratégique no 3 : Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens ainsi que pour leur
environnement sont minimisées.
risque que des substances toxiques se
retrouvent dans l’environnement.10
Éther diphénylique polybromé (PBDE) :
Biote aquatique (truite grise) : 125 ng/g
en poids humide
Sédiments : 23 ng/g
Perfluorooctane sulfonate (PFOS) :
Biote aquatique (truite grise) : 64 ng/g en
poids humide
Sédiments : 28 ng/g
Toutes les valeurs proviennent
d’échantillons pris dans le lac Ontario en
2000 (année de référence).
Les valeurs pourraient être révisées suite
au processus d’assurance de la qualité.
Activités de
programmes
Gestion des
substances et des
déchets
Changements
climatiques et
Qualité de l’air
Promotion de la
conformité et
Application de la
loi – Pollution
Total (à l’exclusion
des Services
internes)
Dépenses
réelles en
2009-2010
2010–2011
Budget
principal
des
dépenses
Dépenses
prévues
Autorisations
totales
Dépenses
réelles
96,5
120,6
121,9
110,3
103,7
128,1
240,1
240,2
212,6
160,8*
39,8
41,1
41,4
41,0
39,9
264,5
401,9
403,4
363,9
304,5
Concordance avec les
résultats du
gouvernement du
Canada
Environnement
propre et sain
Remarque : Les chiffres excluent les revenus disponibles et les services reçus sans frais, et les totaux peuvent varier entre les tableaux
et dans ceux-ci en raison de l’arrondissement des chiffres.
La différence entre le total des autorisations et les dépenses réelles pour l’activité de
programme « Changements climatiques et Qualité de l’air » est surtout attribuable à un
report des fonds de 2010-2011 aux années subséquentes réalisé par le Ministère pour de
nouveaux programmes et des programmes existants, comme des subventions au Fonds de
biocarburants ProGen de Technologies du développement durable du Canada (TDDC) et
des contributions au Programme national de mise à la ferraille de véhicules (assuré par la
10
Les présentes concentrations sont fondées sur un échantillon de petite taille prélevé dans un seul endroit
au Canada. En outre, les PFOS et certains PBDE sont persistants et bioaccumulatifs. Par conséquent, des
variations importantes des concentrations peuvent ne pas être visibles d’une année à l’autre.
24
Fondation Air pur à l’appui du Programme de la qualité de l’air du Canada). Des fonds
additionnels ont aussi été transférés à l’Agence canadienne de développement
international (ACDI) pour les nouvelles priorités des pays en développement, dans le
cadre du financement de la lutte contre les changements climatiques du Canada durant la
période du mandat du gouverneur général.
(en millions de dollars)
Résultat stratégique no 4 : La population canadienne tire profit du développement responsable des
ressources gazières Mackenzie.
Indicateurs du rendement
Objectifs
Sommaire du rendement - 2010-2011
Sous le régime du Bureau du Projet
gazier Mackenzie (BPGM),
Environnement Canada (EC) a assuré les
fonctions de secrétariat pour les
ministères fédéraux et des Territoires du
Nord-Ouest participant au projet,
coordonnant les communications avec les
organisations centrales et le promoteur.
Décision quant à la poursuite du
projet conforme aux
recommandations de la
Commission d’examen conjoint
et aux résultats des discussions
financières avec les promoteurs.
EC a fourni des commentaires opportuns
pour la préparation de la réponse du
gouvernement au rapport du groupe du
Projet gazier Mackenzie (PGM).
À déterminer.
EC a fourni des services de surveillance
hydrométrique à des endroits sélectionnés
le long de la vallée du Mackenzie et dans
le delta du Mackenzie.
Sous la direction du BPGM, EC a créé
des produits de communication afin de
veiller à ce que la population canadienne
comprenne le rôle du gouvernement et
l’état d’avancement du projet.
Activités de
programmes
Dépenses
réelles en
2009-2010
2010-2011
Budget
principal
des
dépenses
Dépenses
prévues
Autorisations
totales
Dépenses
réelles
3,4
0,0
0,0
1,9
1,8
3,4
0,0
0,0
1,9
1,8
Concordance avec les
résultats du
gouvernement du
Canada
Projet gazier
Mackenzie
Total (à l’exclusion
des Services
internes)
25
Croissance
économique forte
(en millions de dollars)
Activités de
programmes
Services internes
Dépenses
réelles en
2009-2010
351,3
2010-201111
Budget
principal
des
dépenses
Dépenses
prévues
Autorisations
totales
Dépenses
réelles
209,7
209,8
249,2
242,7
11
À partir du cycle du Budget des dépenses de 2009-2010, les ressources pour l’activité de programme
« Services internes » apparaissent séparément des autres activités de programmes; elles ne sont plus
réparties entre les autres activités de programmes, comme c’était le cas dans les documents antérieurs du
Budget des dépenses. Cela a eu une incidence sur la comparabilité des dépenses et des données sur les
équivalents temps plein par activité de programme d’un exercice sur l’autre.
26
Profil des dépenses
Plan d’action économique du Canada (PAEC)
En 2010-2011, Environnement Canada a reçu un financement, dans le cadre du PAEC,
pour les initiatives suivantes :
Moderniser les laboratoires fédéraux : Le financement servait à assurer l’entretien,
pendant deux ans, de six laboratoires d’Environnement Canada, qui avait été différé.
Accélérer la mise en œuvre du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux :
Le financement servait à accélérer les activités d’évaluation et d’assainissement des
sites contaminés fédéraux dans le cadre du Plan d’action pour les sites contaminés
fédéraux.
Infrastructure de recherche dans l’Arctique : Le financement servait à appuyer
l’élaboration et l’expansion des installations de recherche sur le terrain dans
l’Arctique, à de multiples endroits au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest.



Veuillez consulter la Section II pour de plus amples renseignements sur la contribution
d’Environnement Canada au PAEC.
Évolution des dépenses ministérielles
Le tableau suivant illustre l’évolution des dépenses ministérielles au cours d’une période
de six ans (dépenses réelles pour trois ans apparaissant dans les Comptes publics et
dépenses prévues pour trois ans, conformément au Rapport sur les plans et priorités de
2011-2012).
Évolution des dépenses
Dépenses réelles
Dépenses prévues
millions $
1 500,0
1 400,0
1 300,0
1 200,0
1 100,0
1 120,4 1 095,1
1 088,9
1 000,0
872,1
900,0
857,0
820,1
800,0
700,0
600,0
500,0
2008-2009
2009-2010
2010-2011
2011-2012
2012-2013
2013-2014
Comme le montre le tableau ci-dessus, les dépenses réelles d’Environnement Canada,
conformément aux Comptes publics pour 2010-2011, atteignaient 1,089 milliard de
dollars, une diminution sur douze mois de 6,2 millions de dollars, ou 0,6 %,
27
comparativement aux dépenses de 2009-2010. Cette légère diminution est principalement
attribuable aux paiements réduits versés aux fondations. D’autres écarts mineurs quant
aux dépenses, autant les hausses que les baisses, se compensent mutuellement.
On peut attribuer principalement la baisse des dépenses réelles entre 2008-2009 et
2009-2010 (25,3 millions de dollars) aux paiements réduits versés aux fondations, comme
Conservation de la nature Canada, et Technologies du développement durable Canada
(TDDC). Au cours de la même période, il y a eu une hausse des dépenses pour mettre en
œuvre le Programme national de mise à la ferraille de véhicules et des initiatives relatives
à l’eau douce, ainsi que par des dépenses supplémentaires relatives au Plan d’action
économique du Canada, comme les initiatives de modernisation des laboratoires
fédéraux.
Les dépenses prévues projetées pour 2011-2012, 2012-2013 et 2013-2014 reflètent le
résultat de la temporisation et de la réduction du financement de certaines initiatives, y
compris le Plan de gestion des produits chimiques, le Programme de la qualité de l’air et
le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux. Ces programmes éliminés
graduellement font l’objet de décisions du gouvernement à l’effet de poursuivre ou
d’accroître le financement. Dans le budget de 2011, le gouvernement du Canada a
annoncé le renouvellement de certains de ces programmes. De plus, de nouveaux
investissements et fonds à l’intention d’Environnement Canada seront ajoutés au Budget
supplémentaire des dépenses qui sera déposé devant la Chambre des communes plus tard
en 2011-2012.
Le tableau de l’évolution des dépenses illustre le Budget principal des dépenses, les
dépenses prévues, les autorisations totales et les dépenses réelles du Ministère pour les
trois dernières années.
Évolution des dépenses d’Environnement Canada
1 400
1 197
1 120
1 200
millions $
1 000
1 044
958
1 172
1 174
1 095
1 0941 094
1 089
993 993
Budget principal des dépenses
Dépenses prévues
800
Autorisations totales
600
Dépenses réelles (1)
400
Plan d’action économique du
Canada
200
18
0
2008-2009
2009-2010
17
2010-2011
(1) Les dépenses réelles comprennent le Plan d’action économique du Canada affiché séparément à des fins
d’information.
28
Budget des dépenses par crédit voté
Pour obtenir de plus amples renseignements sur nos crédits organisationnels et dépenses
législatives, veuillez consulter la publication des Comptes publics du Canada (volume II)
de 2010-2011. Vous trouverez une version électronique des Comptes publics sur la page
Web Comptes publics du Canada 2010 de Travaux publics et Services gouvernementaux
Canada12.
Évaluation environnementale stratégique
En collaboration avec des directions générales stratégiques d’Environnement Canada, le
Bureau du développement durable a élaboré la politique du Ministère quant à l’évaluation
environnementale stratégique (EES). Cette politique décrit brièvement les principales
responsabilités et procédures associées à la réalisation des EES et à l’établissement de
rapports. Le Comité exécutif de gestion l’a approuvée en juin 2011.
Conformément aux recommandations du commissaire à l’environnement et au
développement durable, un système de gestion pour appuyer les EES a aussi été mis en
place. Ce système de gestion appuie la mise en œuvre de la Politique, et permet de
s’assurer que le Ministère respecte la directive du Cabinet et qu’il produit des EES de
qualité qui tiennent compte des objectifs et des cibles de la Stratégie fédérale de
développement durable. Parmi les principaux éléments du système de gestion, il y a un
système de suivi, un site Web des ESS mis à jour, une orientation revue et des ressources
en formation.
12
http://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/recgen/txt/72-fra.html
29
SECTION II : ANALYSE DES ACTIVITÉS DE
PROGRAMME PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
Le tableau de la légende de l’état du rendement ci-dessous définit les notations du
rendement pour le niveau de rendement du résultat attendu de chaque activité de
programme.
Légende sur l’état du rendement
Dépassé : Plus de 100 % du niveau prévu de rendement (comme il est indiqué par l’indicateur et
la cible ou les activités planifiées et les résultats) pour le résultat attendu présent dans le Rapport
sur les plans et les priorités (RPP) correspondant ont été atteints au cours de l’exercice.
Entièrement atteint : 100 % du niveau prévu de rendement (comme il est indiqué par
l’indicateur et la cible ou les activités planifiées et les résultats) pour le résultat attendu présent
dans le RPP correspondant a été atteint au cours de l’exercice.
Atteint en grande partie : De 80 à 99 % du niveau prévu de rendement (comme il est indiqué
par l’indicateur et la cible ou les activités planifiées et les résultats) pour le résultat attendu
présent dans le RPP correspondant a été atteint au cours de l’exercice.
Passablement atteint : De 60 à 79 % du niveau prévu de rendement (comme il est indiqué par
l’indicateur et la cible ou les activités planifiées et les résultats) pour le résultat attendu présent
dans le RPP correspondant a été atteint au cours de l’exercice.
Non atteint : Moins de 60 % du niveau prévu de rendement (comme il est indiqué par
l’indicateur et la cible ou les activités planifiées et les résultats) pour le résultat attendu présent
dans le RPP correspondant a été atteint au cours de l’exercice.
30
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada
est préservé et restauré pour les générations actuelles et
futures
Le travail d’Environnement Canada qui contribue à ce résultat stratégique est organisé en
quatre activités de programme :
▪
▪
▪
▪
Biodiversité - Espèces sauvages et habitats
Ressources en eau
Écosystèmes durables
Promotion de la conformité et Application de la loi - Faune
Activité de programme 1.1 : Biodiversité - Espèces sauvages et
habitats
Description de l’activité de programme :
Ce programme a pour objectif d’empêcher la perte de la biodiversité, tout en maintenant
l’utilisation durable, en protégeant et en rétablissant les espèces en péril, en conservant,
restaurant et remettant en état des habitats importants et en assurant la conservation et la
gestion des populations d’oiseaux migrateurs. Il vise également à assurer une évaluation,
une planification et des mesures nationales coordonnées et cohérentes pour protéger la
biodiversité, notamment les populations viables d’espèces, les écosystèmes en santé et
diversifiés, et les ressources génétiques. Dans le cadre de ce programme, Environnement
Canada établit des partenariats stratégiques pour la gestion intégrée du capital naturel du
Canada, y compris l’intendance et la gestion durable des paysages. Ce programme appuie
également l’exécution de la Loi sur les espèces en péril, la Loi sur la Convention
concernant les oiseaux migrateurs, la Loi sur les espèces sauvages du Canada et la Loi
sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur
commerce international et interprovincial. Dans le cadre de ses responsabilités
internationales, le programme appuie la mise en œuvre de la Convention sur la diversité
biologique (1992) des Nations Unies, de la Convention sur le commerce international des
espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et de la Convention
relative aux zones humides d’importance internationale, particulièrement comme habitats
des oiseaux d’eau (connue sous le nom de Convention de Ramsar). Les contributions à
l’appui de la Biodiversité – Espèces sauvage et habitats sont une composante de ce
programme.
Ressources financières pour 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Autorisations totales
104,5
31
132,3
Dépenses réelles
129,3
Ressources humaines pour 2010-2011 (ETP)
Ressources prévues
Ressources réelles
578
Écart
519
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Les populations d’espèces
sauvages, en particulier
d’oiseaux migrateurs et
d’espèces en péril, sont
maintenues ou ramenées
aux niveaux cibles.
Proportion d’espèces
évaluées dans les Rapports
sur la situation générale
considérées comme « en
sécurité ».
(59)
État du rendement
Objectifs
70 %
Actuellement
satisfaite;
à maintenir
Entièrement atteint
2000 : 74 %
2005 : 70 %
2010 : 77 %
L’écart ci-dessus est attribuable
au fait que le nombre réel
d’espèces évaluées varie chaque
année. Environnement Canada ne
fait pas état d’un ensemble
identique d’espèces d’une période
à l’autre13.
Sommaire du rendement et analyse des activités de
programme
Biodiversité
Durant la période de rapport, le Ministère mobilisera des secteurs clés (entreprises,
municipalités, jeunes, organisations non gouvernementales environnementales [ONGE] et
collectivités autochtones) afin de positionner le Canada en vue de l’Année internationale
de la biodiversité en 2010. Cela comprend la publication d’un rapport national intitulé
« Prendre soin de la biodiversité du Canada » et le lancement d’un nouveau site Web
(BiodivCanada) qui offre un portail pour le travail de collaboration entrepris au Canada,
en matière de biodiversité par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et
leurs partenaires. Ces efforts nationaux ont défini la base de la participation du Canada à
la réunion réussie de la 10e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité
biologique (CdP 10) en octobre 2010. Lors de la CdP 10, 47 décisions ont été adoptées, y
compris un nouveau plan stratégique mondial de dix ans en matière de biodiversité, le
Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques, et le partage équitable et juste
des avantages découlant de leur utilisation.
Environnement Canada a géré et orienté l’équipe de négociation canadienne lors des
négociations fructueuses du Protocole de Nagoya qui a été adopté le 30 octobre 2010. En
collaboration avec les provinces et territoires, Environnement Canada a dirigé
l’élaboration de lignes directrices stratégiques nationales en ce qui a trait à l’accès aux
ressources génétiques et au partage de leurs avantages. Le document « Gestion des
13
Nombre total d’espèces apparaissant dans les rapports : 2000 = 1 670; 2005 = 7 732; 2010 = 11 950.
32
ressources génétiques au 21e siècle » a été adopté par les sous-ministres du Conseil
canadien des ministres de l’Environnement (CCME) en novembre 2010.
Collaborant étroitement avec d’autres ministères, tel qu’Affaires étrangères et Commerce
international (MAECI), et Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
(AADNC), Environnement Canada représentait le gouvernement du Canada auprès de
Conservation de la flore et de la faune de l’Arctique (CFFA) du groupe de travail du
Conseil de l’Arctique, a publié le rapport « Arctic Biodiversity Trends 2010 » et l’Arctic
Species Trends Index, et a réalisé un plan de surveillance de la biodiversité marine, le
premier plan de surveillance à l’échelle de l’Arctique dans le cadre du Programme de
surveillance de la biodiversité circumpolaire (PSBC).
Au début de 2009, on a lancé une initiative fédérale-provinciale-territoriale, soit l’étude
sur l’« importance de la nature pour les Canadiens ». On a pu ainsi analyser l’importance
sociale et économique de la nature pour appuyer l’élaboration de politiques, la prise de
décisions (y compris les obligations réglementaires) et la mobilisation de la population.
En 2010-2011, l’analyse comportait une évaluation des besoins d’information prioritaires,
une analyse de l’écart quant aux fonds de renseignements du gouvernement existants, et
un rapport sur les études de cas concernant les méthodologies et les protocoles
d’évaluation.
Espèces en péril
Environnement Canada a respecté la majorité de ses engagements quant à la mise en
œuvre de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en ce qui a trait à l’évaluation des espèces,
aux consultations, à l’ajout à la liste et à la planification du rétablissement. La mise en
œuvre de la LEP gagne en efficacité grâce à l’élaboration de mécanismes de
gouvernance, de politiques et de procédures. Cependant, il existe encore des défis en ce
qui a trait aux stratégies de rétablissement et de consultations requises dans les délais
imposés par la Loi qui n’ont toujours pas été traitées.
Au cours de l’exercice financier, le Ministère a publié des réponses pour toutes les
évaluations d’espèces en péril reçues en septembre 2010. Il a aussi tenu des consultations
pour toutes les espèces terrestres sous la compétence du ministre de l’Environnement et
admissibles aux modifications à la liste de la LEP.
Le 31 mars 2011, la liste de la LEP comportait 486 espèces. En février 2011, le ministre a
fait des recommandations au gouverneur en conseil pour y ajouter l’ours polaire. On
s’attend à ce qu’une décision soit prise d’ici la fin de l’automne 2011.
Le Ministère a aussi consacré énormément d’efforts à la planification du rétablissement
de nombreuses autres espèces. Le 31 mars 2011, le registre de la LEP comportait des
stratégies de rétablissement pour 153 espèces. Parmi les travaux prioritaires dans ce
domaine, on compte le fait de s’assurer que les connaissances traditionnelles autochtones
soient prises en considération lors de l’élaboration de la stratégie de rétablissement du
caribou des bois de la forêt boréale.
33
Pour appuyer la mise en œuvre de la LEP en 2010-2011, le Ministère a versé 17 millions
de dollars à différents bénéficiaires pour du travail sur le terrain. Dans le cadre des Fonds
autochtones pour les espèces en péril, 93 projets ont contribué à augmenter la
sensibilisation des Autochtones aux espèces en péril, à créer des stratégies, des lignes
directrices et des pratiques, et à réaliser des études d’observation, des relevés et des
inventaires. Dans le même ordre d’idées, dans le cadre du Programme d’intendance de
l’habitat pour les espèces en péril, 228 projets ont appuyé les activités d’intendance à
l’échelle du Canada. Cela a permis d’acquérir et de protéger 161 368 hectares de terres, et
de rétablir 11 486 hectares de terres. Dans le cadre du Fonds interministériel pour le
rétablissement, 21 projets de rétablissement et neuf relevés ont favorisé la mise en œuvre
de stratégies de rétablissement sur des terres fédérales.
Comme l’exige la Loi sur les espèces en péril, on a créé un comité parlementaire pour
examiner la Loi en 2009. Environnement Canada a offert son soutien au comité qui a
terminé ses audiences.
Oiseaux migrateurs
Environnement Canada a respecté la plupart de ses engagements quant à la surveillance et
à la protection des oiseaux migrateurs et de leurs habitats naturels. Pour assurer la
conservation efficace des populations d’oiseaux migrateurs tout en favorisant la
croissance économique durable, le Ministère élabore des pratiques exemplaires de gestion
(PEG) afin d’éviter la prise accessoire d’oiseaux migrateurs.
Le Ministère a continué de créer des plans de conservation d’oiseaux, pour les 32 régions
de conservation des oiseaux (RCO)14 et prévoit terminer tous les plans de RCO d’ici la
fin de 2011-2012. La réalisation de ce travail jettera les bases de la conservation intégrée
des oiseaux migrateurs, des espèces en péril et des aires protégées, et appuiera
l’élaboration de PEG par l’industrie, afin de gérer la prise accessoire d’oiseaux
migrateurs.
L’examen de la surveillance aviaire est terminé. Le Ministère commence à mettre en
œuvre des recommandations, y compris celles associées à la prestation du programme et
à l’harmonisation des ressources ministérielles aux aires prioritaires.
En 2010, le Ministère a continué de collaborer avec ses partenaires nationaux et
internationaux pour acquérir 65 065 hectares de terres humides et de milieux secs
environnants au Canada, en vertu du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine
(PNAGS).
Aires protégées
Environnement Canada a respecté la plupart de ses engagements pour appuyer les
espèces en péril, les oiseaux migrateurs et les autres espèces fauniques, en conservant des
habitats importants par l’entremise d’un réseau d’aires protégées et de programmes de
partenariat. Parce qu’il prévoit continuer de tenter de créer de nouvelles aires protégées,
14
Des plans marins distincts sont préparés dans la région de l’Atlantique. Il y a donc maintenant 32 plans
individuels au lieu des 22 indiqués dans le Rapport sur les plans et priorités de 2010-2011.
34
le Ministère a mis en œuvre l’Entente sur les répercussions et les avantages pour les
Inuits dans le cadre de laquelle trois nouvelles réserves nationales de faune (RNF), au
Nunavut, ont été publiées dans la Gazette du Canada au début de juin 2010. On a désigné
six autres RNF dans le cadre de la Stratégie des zones protégées des Territoires du
Nord-Ouest. Le processus de désignation est en cours. Dans le plan d’aménagement du
territoire du Nunavut, on a déterminé des aires protégées éventuelles. La commission de
planification du Nunavut a déterminé des habitats stratégiques. De plus, on a entamé des
consultations sur le projet de RFN marine dans les îles Scott. En 2010, on a annoncé que
l’île de Sable serait maintenant un parc national protégé.
Le Ministère a continué de traiter les dons écologiques.15 En 2010-2011, à l’échelle du
Canada, 79 dons écologiques d’une valeur supérieure à 34 millions de dollars ont été
faits, permettant de protéger plus de 4 600 hectares d’habitat faunique.
Leçons apprises
Environnement Canada a réalisé l’examen des programmes de surveillance aviaire
relevant du Ministère et de ses partenaires, avec l’objectif de s’assurer que ces
programmes contribuent efficacement au respect de ses priorités dans les domaines de la
conservation et de la gestion et lors de la prise de décisions. Dans le cadre de l’analyse,
on a déterminé des occasions d’améliorer notre capacité d’offrir des renseignements
complets sur l’état et les tendances des populations d’oiseaux migrateurs, et on a
recommandé des mesures pour régler les lacunes. Au-delà de l’exigence d’optimiser
l’affectation des ressources pour veiller à ce que les lacunes en matière de surveillance
soient comblées dans la mesure du possible, l’examen national a illustré que le Ministère
doit continuer de mobiliser efficacement ses partenaires, car la surveillance des oiseaux
migrateurs en Amérique du Nord est et continuera d’être réalisée dans le cadre de
partenariats fortement intégrés de gouvernements et d’organisations non
gouvernementales faisant appel à des professionnels et à des bénévoles.
En 2010-2011, le Ministère a mis à jour l’examen opérationnel de toutes les réserves
nationales d’espèces sauvages, afin de mesurer l’atteinte des objectifs en ce qui a trait à la
santé et à la sécurité des visiteurs et du personnel dans la plupart des réserves, et d’assurer
l’intégrité écologique. On a constaté des améliorations dans toutes les catégories
évaluées, surtout l’équipement et la sécurité des visiteurs. Cependant, on n’a pas
enregistré de changements significatifs quant à l’intégrité écologique générale des
réserves. Le plan d’investissement d’Environnement Canada a été structuré de manière à
aborder les lacunes déterminées lors de l’examen opérationnel.
15
Le programme canadien de dons écologiques offre une manière aux Canadiennes et aux Canadiens qui
possèdent des terres écologiquement sensibles de protéger la nature et de transmettre un héritage aux
générations futures. Rendu possible par les conditions de la Loi de l’impôt sur le revenu du Canada et la
Loi sur les impôts du Québec, il offre d’importants avantages fiscaux aux propriétaires qui font don d’une
terre ou d’un intérêt partiel dans une terre à un bénéficiaire qualifié. Les bénéficiaires s’assurent que la
biodiversité de la terre et l’héritage environnemental sont maintenus à tout jamais.
35
Activité de programme 1.2 : Ressources en eau
Description de l’activité de programme :
Ce programme aborde les risques que présentent la croissance économique et les
changements climatiques pour les ressources en eau grâce à des partenariats permettant
d’assurer une approche intégrée de résolution des problèmes liés à l’eau. La conservation,
la protection et l’utilisation durable des ressources en eau sont essentielles au bien-être
économique, social et écologique du Canada. La mise en œuvre du programme se fait en
collaboration avec des partenaires dont d’autres ministères et organismes fédéraux, les
provinces et territoires, et une gamme d’organisations non gouvernementales. Par
l’entremise de ce programme, Environnement Canada assure un leadership sur les
questions de l’eau et joue un rôle important dans l’établissement des priorités en matière
de qualité de l’eau, de quantité, et de surveillance et de recherche sur les écosystèmes
aquatiques, en fournissant des données scientifiques et des conseils aux décideurs et en
élaborant de meilleures pratiques de gestion. Ce programme appuie l’application de la Loi
sur les ressources en eau du Canada, de la Politique fédérale des eaux (1987), de la Loi
canadienne sur la protection de l’environnement, de la Loi sur les pêches et de la Loi du
traité des eaux limitrophes internationales. Les contributions à l’appui de Ressources en
eau sont utilisées comme une composante de ce programme.
Ressources financières pour 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Autorisations totales
103,8
119,8
118,0
Ressources humaines pour 2010-2011 (ETP)
Ressources prévues
Ressources réelles
770
Résultats attendus
809
Indicateurs de rendement
Dépenses réelles
Écart
39
Objectifs
État du rendement
Passablement atteint
Pourcentage des plans
Les menaces qui pèsent sur d’eau inclus dans
les ressources en eau et les l’Indicateur de la qualité de
écosystèmes aquatiques
l’eau douce des Indicateurs
sont réduites et la
canadiens de durabilité de
durabilité des ressources
l’environnement dont la
est maintenue.
qualité est cotée bonne ou
excellente.
À déterminer.16
Une cible sera
établie dès que
deux valeurs
mesurées pour cet
indicateur seront
disponibles.
L’évaluation du rendement se
fonde sur une évaluation du degré
d’avancement des travaux pour
respecter les engagements définis
dans le Rapport sur les plans et
priorités (RPP) de 2010-2011,
mettant l’accent sur le leadership
du Ministère quant à l’élaboration
d’un plan de surveillance
environnementale de classe
mondiale pour les sables
16
L’établissement de valeurs de référence, identifiées dans la colonne « Sommaire du rendement
2010-2011 » aide à faciliter l’établissement d’une cible future.
36
bitumineux et le travail réalisé
avec d’autres ministères fédéraux
pour améliorer la prestation du
Programme canadien de contrôle
de la salubrité des mollusques
ainsi que l’avancement du
programme hydrométrique par la
création et l’élaboration d’un
système moderne de production
qui utiliserait de plus en plus la
technologie hydroacoustique.
De plus, pendant trois ans de
cumul de données (2006-2008),
42 % (73/176) des principaux
sites nationaux surveillés ont été
désignés bons ou excellents selon
l’indice de la qualité des eaux
(IQE). La totalité (15/15) des
principaux bassins
hydrographiques contenaient des
sites dont l’indice de la qualité
des eaux était bon ou excellent, et
13 % (2/15) des bassins
contenaient des sites dont l’IQE
était mauvais.
Sommaire du rendement et analyse des activités de
programme
Au cours de 2010-2011, Environnement Canada a continué de collaborer avec d’autres
ministères fédéraux, les provinces et les territoires pour que la population canadienne ait
accès à de l’eau propre, sécuritaire et en quantité suffisante pour répondre à ses besoins
d’une manière qui maintient aussi l’intégrité des écosystèmes. À cet égard, le Ministère a
offert une expertise scientifique, un leadership en gestion des ressources et des activités
de surveillance permanentes sur la qualité, la quantité, la disponibilité et l’utilisation de
l’eau. Le Ministère a créé et mis en œuvre des approches pour aborder les questions
nationales et internationales relatives à l’eau, en fournissant des conseils techniques et
une surveillance stratégique en coprésidant des offices nationaux des eaux17 ou en y
participant. De plus, il examine et révise actuellement les objectifs de qualité de l’eau
pour les nutriments et les métaux dans les sites interprovinciaux/territoriaux dont on
surveille la qualité de l’eau. Environnement Canada continue de produire le rapport
annuel de la Loi sur les ressources en eau du Canada.
17
La participation aux offices des eaux comprend la Régie des eaux des provinces des Prairies, le comité
consultatif du Conseil du bassin du Mackenzie, le Conseil international de lutte contre la pollution de la
rivière à la Pluie et le Conseil international de contrôle du lac à la Pluie, le Conseil international du bassin
de la rivière Ste-Croix, le conseil du bassin de la rivière Souris et le Groupe de travail international sur le
bassin versant du lac des Bois et de la rivière à la Pluie (le rapport final et les recommandations doivent être
présentés à la Commission mixte internationale en juillet 2011).
37
Les partenariats stratégiques à différents niveaux s’avèrent essentiels pour gérer le
programme hydrométrique et sa planification. En collaboration avec les gouvernements
provinciaux et territoriaux, par l’entremise de la Table nationale des administrateurs
(TNA), Environnement Canada a respecté ses engagements en vertu des initiatives
nationales et internationales prioritaires dans le domaine de l’eau en ce qui a trait à un
service d’information sur la quantité d’eau (hydrométrie) à coûts partagés. Le Ministère
travaille aussi étroitement avec ses partenaires internationaux, par l’entremise de
protocoles d’entente (PE) officiels avec l’United States Geological Survey, qui met
l’accent sur les travaux hydrométriques, et la National Oceanic and Atmospheric
Administration (NOAA), qui est davantage axée sur les applications
hydrométéorologiques.
En vertu de l’Initiative du bassin du lac Winnipeg (IBLW), dans le cadre du Plan d’action
pour l’assainissement de l’eau du gouvernement fédéral, Environnement Canada (EC) a
assuré, pour une troisième année, des activités de recherche, d’information et de
surveillance dans le lac Winnipeg et le lac des Bois. Environnement Canada a publié un
rapport d’étape documentant les activités réalisées durant les deux premières années de
l’IBLW. Un deuxième rapport, État du lac Winnipeg de 1999 à 2007, a été préparé
conjointement dans le cadre d’un partenariat Canada-Manitoba.
Des études de cas ont été réalisées sur les pratiques de gestion bénéfiques en agriculture
et les installations de traitement d’eaux usées, afin de déterminer les bienfaits des
stratégies de réduction de la charge en éléments nutritifs.
Environnement Canada a offert des données scientifiques et une expertise dans le
domaine de l’eau, afin d’appuyer la renégociation d’ententes fédérales, provinciales et
internationales, comme les Accords Canada-Ontario et Canada-Québec, ainsi que
l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs (AQEGL) avec les États-Unis.
Environnement Canada s’est aussi penché sur le protocole d’entente avec les provinces
de l’Atlantique concernant un plan de travail et une annexe relative à l’eau, et d’autres
ententes provinciales relatives à la qualité de l’eau en lien avec des activités associées à
l’eau.
La surveillance fédérale-provinciale de la qualité de l’eau s’est poursuivie en 2010-2011,
fournissant des données sur l’état et les tendances relatives à la qualité de l’eau pour des
Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE) et d’autres mécanismes de
rapport. On a continué la mise en œuvre de l’examen du réseau réalisé l’année
précédente. Les sites fédéraux-provinciaux du bassin du Fraser ont continué de faire
l’objet d’un intérêt critique. Le personnel d’Environnement Canada a fourni des données
sur la qualité de l’eau de ces sites à la Commission d’enquête Cohen sur le déclin des
populations de saumon rouge du fleuve Fraser, dans le cadre des audiences fédérales en
cours sur le sujet.
38
Environnement Canada continue de soutenir les obligations fédérales relatives aux traités,
sous les auspices de la Commission mixte internationale (CMI) et d’autres traités. Cela
comprend des mesures détaillées, des rapports et des études sur la quantité d’eau le long
de la frontière canado-américaine, y compris la frontière entre le Yukon et l’Alaska.
Selon un protocole d’entente (PE) avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments et
le ministère des Pêches et des Océans, Environnement Canada a pris des échantillons
d’eau et a analysé la qualité d’environ 15 000 kilomètres carrés d’eaux marines le long
des côtes de l’Atlantique et du Pacifique, au Canada. Cette superficie représente près de
1 000 secteurs coquilliers visés par le Programme canadien de contrôle de la salubrité des
mollusques. Environnement Canada continue de mettre à jour et de maintenir un
répertoire important de sources de pollution terrestre ayant une incidence sur les milieux
côtiers, y compris environ 350 réseaux d’eaux usées se vidant dans des secteurs
coquilliers. En 2010-2011, on a commencé l’étude de 36 usines de traitement des eaux
usées. La majorité des études sont maintenant terminées. On a reçu les rapports finaux
des vérifications, en 2009, du Programme canadien de contrôle de la salubrité des
mollusques par la United States Food and Drug Administration (FDA) et l’Union
européenne. Le Canada y a répondu.
Environnement Canada (EC) a créé un Indicateur de la demande et de la disponibilité de
l’eau dans le cadre de la Loi sur les ressources en eau du Canada et l’a publié sur son site
Web. Cet indicateur appuiera l’élaboration de politiques et de pratiques de gestion de
l’eau durables, et communiquera la disponibilité de l’eau dans les régions et la variabilité
au Canada et à l’étranger. Dans le cadre du programme, on a aussi créé un comité de
gestion du programme de la disponibilité de l’eau qui fera preuve de leadership, sur le
plan ministériel et sur le plan fédéral, s’il y a lieu, dans le vaste domaine qu’est la
disponibilité de l’eau.
Les Indicateurs de la qualité de l’eau (IQE) des Indicateurs canadiens de durabilité de
l’environnement (ICDE) de 2010 sont terminés. Ils ont été dévoilés en mars 2011. Les
données connexes et le rapport sur les sources de données et la méthode de qualité de
l’eau sont accessibles sur le site Web d’Environnement Canada.
Au cours de la dernière année, Environnement Canada a continué d’offrir des services de
recherche, de surveillance, d’analyse et hydrologiques dans les secteurs prioritaires
essentiels pour appuyer la prise de décision responsable à tous les échelons du
gouvernement et du secteur privé. Parmi les priorités, on compte le maintien, au sein du
Ministère, d’un programme national de surveillance et de services hydrométriques en
collaboration avec les provinces, l’élaboration d’un nouveau poste de travail
hydrométrique afin de moderniser l’analyse et la gestion des données hydrométriques, et
la mise en œuvre nationale d’un Réseau canadien de biosurveillance aquatique (RCBA)
avec la mise en place de conditions nationales de référence étendues dans toutes les
régions.
39
Environnement Canada continue d’offrir un soutien stratégique quant à la réduction du
risque de catastrophe et à la gestion des inondations. Le programme national de relevés
hydrométriques a communiqué étroitement avec les provinces et les territoires et leur a
fourni des données sur l’hydrométrie durant de multiples périodes d’inondations extrêmes
à l’échelle du pays. Des investissements dans le réseau en temps réel, qui fait état, chaque
heure, des conditions hydrométriques, ont montré l’utilité importante de ce mode de
fonctionnement pour gérer les inondations.
De nouvelles connaissances et des activités de surveillance ont été créées en lien avec les
menaces à la qualité de l’eau et à l’hydrométrie, y compris l’incidence des contaminants,
la variabilité et les changements climatiques, l’utilisation des terres et l’extraction des
ressources, ainsi que les nouvelles menaces, comme les espèces exotiques et les
cyanobactéries dans les bassins prioritaires, surtout dans les Grands Lacs et le fleuve
St-Laurent. Le réseau Freshwater Inventory and Surveillance of Mercury (FISHg) en est à
sa troisième année. Il propose un indicateur des effets des émissions de mercure sur les
plans d’eau canadiens. La deuxième année de l’étude nationale de surveillance des
pesticides a été mise en branle pour la saison de 2010. Les premiers rapports sont prêts et
l’échantillonnage pour le deuxième cycle est fait. On a lancé la troisième année d’un
programme national intégré de surveillance multimédia à l’appui du Plan de gestion des
produits chimiques.
En 2010-2011, Environnement Canada a créé de nouvelles approches pour évaluer,
conserver et rétablir les écosystèmes aquatiques, et a amélioré l’intégration des données
sur la qualité de l’eau et l’hydrométrie, y compris l’élaboration de modèles intégrés de
soutien au processus décisionnel, comme l’utilisation de sondes automatisées multiples
pour surveiller l’optimisation.
Leçons apprises
On a appris un certain nombre de leçons lors de la vérification des programmes à long
terme du Ministère sur la qualité de l’eau et l’hydrométrie réalisée par le commissaire à
l’environnement et au développement durable (CEDD). Le rapport de vérification, publié
en décembre 2010, comprenait une série d’observations et de recommandations quant à la
gestion des programmes de surveillance de l’eau. Le Ministère, dans sa réponse publiée
avec le rapport, accepte toutes les recommandations du CEDD. C’est pourquoi le
Ministère a élaboré un plan d’action dont la mise en œuvre, prévue sur trois ans, est déjà
en cours. Parmi les étapes initiales, il y a l’élaboration d’une approche axée sur les
risques pour la surveillance de la qualité de l’eau douce et de l’hydrométrie,
l’officialisation d’un cadre national d’assurance de la qualité (AQ) pour gérer la
surveillance de l’eau, et l’amélioration constante des rapports sur l’état et les tendances
quant à la qualité de l’eau douce. Le plan d’action du Ministère a pour objectif
d’améliorer, à long terme, la surveillance de la qualité de l’eau et de l’hydrométrie des
rivières et des lacs au Canada, afin d’offrir des renseignements plus appropriés au
Parlement et à la population canadienne sur les ressources hydriques et la santé des
écosystèmes aquatiques du pays.
40
Activité de programme 1.3 : Écosystèmes durables
Description de l’activité de programme :
L’objectif de ce programme est de préserver les écosystèmes du Canada à long terme. Les
Canadiens, tous les ordres de gouvernement et le secteur privé doivent prendre en
considération des aspects sociaux, économiques et environnementaux lorsqu’ils prennent
des décisions et mettent en œuvre des mesures. L’approche écosystémique de la gestion
environnementale met l’accent sur le maintien de la capacité d’un système dans son
ensemble de produire des biens et des services écologiques. Ce programme est au cœur
de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques et des stratégies pour la durabilité
d’Environnement Canada, de l’information appuyant l’établissement de priorités
intégrées à l’échelle de l’écosystème, de l’engagement communautaire dans
l’assainissement des sites, de l’engagement des jeunes et de la recherche et l’élaboration
de rapports sur la situation et les tendances environnementales. Le programme vise à
faciliter la planification interdisciplinaire et intersectorielle ainsi que l’échange de
l’information entre les partenaires. Les contributions à l’appui des Écosystèmes durables
sont utilisées comme une composante de ce programme.
Ressources financières pour 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Autorisations totales
60,5
71,5
65,8
Ressources humaines pour 2010-2011 (ETP)
Ressources prévues
Ressources réelles
307
Résultats attendus
312
Indicateurs de rendement
Dépenses réelles
Écart
5
Objectifs
État du rendement
Atteint en grande partie
Pourcentage d’écosystèmes
Les Canadiens gèrent les
canadiens dont la santé a
ressources écosystémiques
été évaluée comme étant
À déterminer18.
de façon à favoriser la
stable ou en cours
durabilité de l’écosystème.
d’amélioration.
18
Les renseignements de
surveillance recueillis sur une
longue période, normalisés,
complets sur le plan spatial et
facilement accessibles, complétés
par la recherche sur les
écosystèmes, fournissent les
constatations les plus utiles pour
les évaluations de l’état et des
tendances par rapport aux
politiques. L’absence de ce type
Au moment de la préparation du Rapport sur les plans et priorités de 2010-2011, on visait à établir une définition
de la santé d’un écosystème en 2010-2011 et la valeur de référence a été reportée à l’année suivante. Seulement
alors pourrions-nous établir une cible après que deux valeurs mesurées pour cet indicateur aient été obtenues.
Toutefois, ceci s’est révélé plus difficile que prévu pour les raisons expliquées dans la colonne « État du
rendement ».
41
d’information dans de nombreux
secteurs a gêné l’élaboration de la
présente évaluation. On a évalué
l’état et les tendances en
assemblant des fragments
d’information tirées de sources
disparates. La première évaluation
que le Canada a réalisée sur la
santé de ses écosystèmes, La
biodiversité canadienne : état et
tendances des écosystèmes en
2010, déterminait et classait
20 constatations clés19 concernant
la santé des écosystèmes
canadiens qui pourraient servir de
données de référence lors des
évaluations futures. Dans
l’ensemble, 25 % des principales
constations ont été classées
comme s’améliorant ou ayant
affiché peu de changements, 58 %
s’empiraient et 17 % n’ont pas été
déterminées20.
Sommaire du rendement et analyse des activités de
programme
Le Ministère a encadré d’autres ministères fédéraux et des gouvernements provinciaux et
territoriaux pour élaborer une stratégie de développement durable et un cadre de rapport,
pour évaluer l’état et les tendances des écosystèmes au Canada, et pour faciliter les
mesures ciblées dans les écosystèmes prioritaires et dans les points chauds à l’aide d’une
approche écosystémique.
Rapport sur la durabilité
La Stratégie fédérale sur le développement durable (SFDD) a été présentée le
6 octobre 2010. Elle est le fruit de plus de deux ans d’élaboration et de consultations. La
Stratégie rend le processus décisionnel dans le domaine de l’environnement plus
transparent et responsable grâce à trois améliorations clés.
19
Les constatations clés de « La biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 »
comprennent une vaste gamme de sujets portant sur l’état et les tendances de différents aspects des
écosystèmes (biomes, habitat, espèces sauvages et processus écosystémiques) et des activités humaines
ayant un effet sur ceux-ci. La santé générale des écosystèmes individuels n’a pas été évaluée. Le
pourcentage des constatations clés du rapport jugées saines, préoccupantes et endommagées n’équivaut pas
au pourcentage des écosystèmes canadiens jugés sains, préoccupants et endommagés. Il faut noter que
20 des constatations clés du rapport sur 22 sont discutées ici; seul le thème Interface science-politique a été
exclu.
20
Le pourcentage de constatations clés dans chaque catégorie d’état (s’améliorant, peu de changements et
s’empirant) a été calculé en additionnant le nombre de tendances dans chaque catégorie et en le divisant
par 20. Dans les cas où l’état d’une constatation clé avait deux résultats (p. ex. le secteur maritime
s’améliore et s’empire), on a attribué une pondération de 0,5 à chaque tendance. On a arrondi tous les
pourcentages à deux chiffres.
42



Elle intègre les mesures et résultats pangouvernementaux pour assurer la
durabilité sur le plan de l’environnement.
Elle établit un lien entre la planification et la présentation de rapports en matière
de développement durable et le système gouvernemental de base en matière de
planification des dépenses et de présentation de rapports.
Elle propose des outils de mesure, de surveillance et de rapport efficace pour faire
le suivi des progrès et en faire état.
Le système de surveillance assurant le suivi et la déclaration des objectifs et cibles de la
SFDD comprend 43 indicateurs environnementaux et mesures du rendement. On a aussi
déterminé des mesures additionnelles pour faire le suivi des progrès relatifs aux
contributions ministérielles à la SFDD (stratégies de mise en œuvre).
Évaluation des écosystèmes et de l’environnement
Le document La biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 a
été publié en octobre 2010. Il a été bien reçu. Plus de 500 experts de tous les
gouvernements et de plusieurs ministères, d’universités et d’autres organisations non
gouvernementales ont participé à l’élaboration de ce rapport et des rapports techniques
connexes. Ce rapport est le premier de ce type. Il propose des données de référence
importantes pour appuyer la planification et la prise de décisions à tous les échelons.
Le Ministère continuera d’assumer ses responsabilités en matière d’évaluation
environnementale (EE) selon la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale en
fournissant des connaissances et des données pour appuyer l’examen des projets
proposés. Grâce aux commentaires d’Environnement Canada dans le cadre de
l’évaluation environnementale des propositions de projets, on s’assure d’aborder les
risques pour l’environnement par différents moyens, comme des modifications aux
projets ou la mise en œuvre de mesures d’atténuation. Le Ministère a fourni un soutien à
des centaines d’évaluations environnementales dans le cadre de propositions de projets,
afin d’atténuer les risques pour l’environnement, dont le projet de production
d’hydroélectricité dans le cours inférieur du fleuve Churchill au Labrador, le projet de
mine Joslyn North en Alberta, la nouvelle centrale nucléaire Darlington en Ontario et le
projet de mine d’or et de cuivre Prosperity. La contribution d’Environnement Canada aux
évaluations environnementales comprend aussi les commentaires relatifs à la réponse que
prépare le gouvernement du Canada à l’égard des commissions d’examen, comme le
projet gazier Mackenzie et le projet de forage intercalaire de puits de gaz peu profonds
dans la réserve de faune de Suffield par EnCana.
Le Ministère a aussi participé aux efforts pangouvernementaux pour améliorer
l’efficience et l’efficacité des décisions réglementaires fédérales dans le cas de projets
importants, par l’entremise de l’Initiative du Bureau de gestion des grands projets
(BGGP), et de projets d’exploitation des ressources et d’infrastructure, par l’entremise de
l’Initiative du Bureau de gestion des projets nordiques (BGPN). Dans le cadre de son
rôle, Environnement Canada devait collaborer avec d’autres ministères pour améliorer le
processus d’approbation des grands projets et hausser l’efficacité réglementaire de ce
processus. Le Ministère a aussi offert des commentaires aux premières étapes du
43
processus d’évaluation dans le cadre de l’Initiative du BGGP. En ce qui a trait à sa
participation à l’amélioration des processus d’évaluation environnementale dans le Nord,
Environnement Canada a collaboré, avec d’autres ministères, à l’élaboration du protocole
d’entente visant à définir le mandat et la portée de la coopération entre les ministères
fédéraux, les organismes et le Bureau de gestion des projets nordiques en vue de la
coordination des projets nordiques. Le Ministère a aussi participé aux comités de projets
territoriaux, et a contribué à l’élaboration du mandat de ces comités et des accords relatifs
aux projets nordiques.
Initiatives écosystémiques
Environnement Canada continue de travailler pour évaluer et agir sur les principaux
écosystèmes et points chauds au Canada. Dans chaque région, le Ministère collabore avec
d’autres partenaires gouvernementaux, des intervenants et les Autochtones, afin d’évaluer
et de réduire l’incidence éventuelle sur les écosystèmes, et de faire avancer la gestion
écosystémique. Des projets ont été financés à l’échelle de bassins hydrographiques et
d’écosystèmes, comme ceux permettant d’améliorer la qualité de l’eau à proximité du
rivage, à empêcher la perte de l’habitat de la biodiversité, ou à réduire l’effet des
changements climatiques.
On a commencé des négociations pour modifier l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans
les Grands Lacs (AQEGL) en janvier 2010. Même si elles ne sont pas terminées, elles en
sont à une étape avancée. On prévoit les terminer à l’automne 2011. Puisque l’AQEGL
n’a pas été modifié, le Canada et l’Ontario ont choisi de ne pas négocier un nouvel
Accord Canada-Ontario concernant l’écosystème du bassin des Grands Lacs (ACO). On a
plutôt modifié avec succès l’ACO actuel, signé en 2007. Il a été prolongé jusqu’en
juin 2012. Il continue d’être mis en œuvre par des partenaires, afin d’améliorer la qualité
de l’eau des Grands Lacs (obtention de 92 % des résultats à court terme).
Environnement Canada (EC) et le ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs du Québec ont négocié les modalités d’une nouvelle
entente concernant le fleuve St-Laurent. On s’attend à ce qu’elle soit signée et mise en
œuvre en 2011-2012. Huit ministères provinciaux et onze ministères fédéraux ont
participé à l’élaboration du nouveau plan d’action conjoint. Durant la période de
transition, on a maintenu les principaux programmes d’Environnement Canada afin
d’assurer la protection, la conservation et la mise en valeur de l’écosystème du
St-Laurent.
Le Plan d’assainissement des Grands Lacs (PAGL) du Canada a été renouvelé dans le
budget de 2010. Cela permet à 43 projets d’aller de l’avant en vertu du Fonds de
durabilité des Grands Lacs (investissement de 2 899 500 $ d’Environnement Canada),
afin de protéger les Grands Lacs en nettoyant les zones qui ont été jugées les plus
endommagées. On s’est servi de plusieurs recommandations faites dans le cadre de
l’évaluation IV du PAGL pour améliorer la prestation du programme. On a supprimé de
la liste des secteurs préoccupants le port Wheatley, sur le lac Érié (désigné comme tel en
1987 en vertu de l’AQEGL). La conception technique finale et le rapport d’étude
approfondie de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE) pour le
44
projet de sédiments contaminés de Randle Reef, dans le port de Hamilton Harbour, ont
été réalisés. Cependant, la mise en œuvre du projet a été retardée, car le financement local
n’a pas encore été confirmé.
Dans le cadre du Fonds pour le nettoyage du lac Simcoe, deux rondes de financement (5
et 6) ont été réalisées, ce qui a permis de financer 43 projets pour un total de
8 286 181 dollars. Les projets ciblaient des sources non ponctuelles et l’habitat, les
sources ponctuelles ainsi que la recherche et la surveillance, et mettaient l’accent sur la
réduction de la pollution et le rétablissement de l’intégrité écologique du lac et des pêches
en eaux froides.
Le Fonds d’intendance du bassin du lac Winnipeg (FIBLW) a été géré avec succès en
2010-2011. Dans le cadre de celui-ci, les rondes 2 et 3 du financement ont été réalisées
pour les projets visant à réduire les polluants, surtout la charge en éléments nutritifs, dans
les secteurs prioritaires du bassin. La ronde 5 a été approuvée. Le financement total pour
26 projets actifs en 2010-2012 atteignait 937 772 dollars.
Engagement de la collectivité
En 2010-2011, 17 versements ont été faits au Fonds pour dommages à l’environnement
(FDE). À l’échelle du pays, 22 projets ont été financés. Dans le cadre de l’engagement de
2010-2011 visant à faire la promotion d’un nouveau cadre de gestion des programmes et
à le mettre en œuvre, Environnement Canada a préparé des plans de gestion régionale qui
tiennent compte de « points chauds » écosystémiques prioritaires pour le versement en
temps opportun des fonds du FDE. On a amélioré la gestion et la promotion du FDE
grâce aux lignes directrices concernant l’utilisation de fonds à des fins administratives, à
des lignes directrices opérationnelles pour le personnel du programme, et à des mises à
jour sur le site Web du FDE, y compris des avis d’application de la loi, le dépliant à
l’intention des requérants, les fiches d’information pour les procureurs, les indicateurs du
rendement et les mises à jour sur le financement disponible.
ÉcoAction a financé des projets qui ont mobilisé environ 385 000 personnes et ont tiré
profit d’un rapport de 1:2,04 pour le financement du gouvernement fédéral et la
contribution des partenaires. Des 302 propositions reçues en 2010-2011, 125 projets
(41,4 %) ont été financés (financement restreint). Le personnel du programme a géré et
surveillé 196 projets par l’entremise d’accords de contribution (125 nouveaux projets
approuvés et 71 accords pluriannuels déjà approuvés). Au total, on a versé 1,84 million
de dollars à 53 projets dans le cadre de l’Année de la biodiversité 2010.
Leçons apprises
La Stratégie fédérale en matière de développement durable (SFDD), présentée au
Parlement le 6 octobre 2010, répond aux recommandations faites par le commissaire à
l’environnement et au développement durable en permettant que le processus décisionnel
relatif à l’environnement soit plus transparent et plus responsable. Le cycle triennal de la
SFDD fait appel à un meilleur cadre pangouvernemental appliqué au système de
planification et d’établissement de rapports, est lié à la planification et à la production de
45
rapports sur les principales dépenses du gouvernement, en plus de surveiller et de signaler
les progrès accomplis à l’aide d’un système de type « planifier, effectuer, vérifier,
améliorer » pour ainsi faire progresser le développement durable au fil du temps.
Une gouvernance solide et une structure de financement sont des éléments importants
pour permettre et faciliter l’exécution de programmes en présence de compétences
multiples. Des plans de travail quinquennaux accompagnés d’un modèle de planification
des travaux et de rapports ont été créés pour améliorer ces éléments du Plan
d’assainissement des Grands Lacs (PAGL). On a aussi mis sur pied une équipe d’examen
du plan de travail du PAGL. Ces mécanismes permettent le regroupement d’activités de
programme pour en faciliter l’examen, tout en rendant possible le repérage des lacunes et
des possibilités. La planification stratégique est ainsi facilitée, et l’exécution globale du
programme, améliorée.
Une gestion centralisée des renseignements sur les rapports financiers et le rendement du
projet facilite la responsabilisation, la production de rapports et l’évaluation. Pour
favoriser l’efficacité de la gestion centralisée des renseignements sur le PAGL, on a créé
un code d’autorisation propre au PAGL dans le Système d’information financière afin de
procéder à un suivi des dépenses exactes du programme. On a aussi créé des codes
d’autorisation spécifiques au programme pour les dépenses liées au salaire, à
l’exploitation et à l’entretien, ainsi qu’aux subventions et aux contributions du PAGL. En
plus d’améliorer la responsabilisation, ces codes permettent de voir de quelle manière les
dépenses sont liées à des activités de programme et à des résultats particuliers. Cette
amélioration donne l’occasion de réexaminer l’attribution des dépenses et de procéder à
des ajustements, selon les besoins.
46
Activité de programme 1.4 : Promotion de la conformité et
application de la loi – Faune
Description des activités de programme
Ce programme vise à conserver et à protéger l’environnement naturel par la promotion de
la conformité et l’application de la législation en matière de faune relevant
d’Environnement Canada, plus particulièrement la Loi sur les espèces en péril, la Loi sur
la Convention concernant les oiseaux migrateurs (LCOM 1994), la Loi sur la protection
d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce
international et interprovincial (WAPPRIITA) et la Loi sur les espèces sauvages du
Canada (LESC). Les mesures pour promouvoir la conformité comprennent la diffusion et
la publication d’information, l’éducation et la consultation auprès des parties visées par
ces lois. Le programme maintient un contingent d’agents de mise en application de la loi
qui visent principalement à assurer et à vérifier la conformité aux lois et aux règlements
ainsi qu’à contrôler les permis relatifs à la faune en mettant en œuvre diverses activités,
notamment recueillir des renseignements, effectuer des inspections et mener des enquêtes
afin que des mesures d’application soient prises à l’encontre des prétendus contrevenants.
Ces mesures font en sorte que les dommages et les menaces à la biodiversité sont réduits,
au profit de tous les Canadiens et de la communauté internationale.
Ressources financières 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Total des autorisations
Dépenses réelles
19,1
18,2
16,9
Ressources prévues
Ressources réelles
Écart
148
129
(19)
Ressources humaines 2010-2011 (ETP)
Résultats attendus
Les dommages aux oiseaux
migrateurs, aux habitats
protégés et aux espèces en
péril et les menaces envers
ceux-ci sont réduits ou
évités par l’application des
lois et des règlements
administrés par
Environnement Canada
21
Indicateurs de rendement
Objectifs
État du rendement
Atteint en grande partie
Volumes de pertes
actuelles et futures
d’oiseaux migrateurs,
d’espèces en péril et
d’habitats protégés évités
À déterminer21.
Le résultat est fondé sur plusieurs
grandes opérations d’application
de la loi, comme décrit ci-après,
ainsi que sur des améliorations
générales apportées aux
opérations d’application et de
promotion de la conformité.
Le Rapport sur les plans et priorités de 2010–2011 a montré l’intention au moment de rapporter les
valeurs de référence dans ce Rapport ministériel sur le rendement et l’intention d’établir une cible dans le
Plan d’application nationale pour l’année financière 2010-2011. Toutefois, ceci s’est révélé plus difficile
que prévu pour les raisons expliquées dans la colonne « État du rendement ».
47
Il a été impossible de rapporter
une valeur de référence pour
l’indicateur en raison de
difficultés imprévues rencontrées
lors la collecte de données sur la
mise en œuvre.
Au lieu de l’indicateur initial, le
nombre d’infractions aux lois et
aux règlements sur les espèces
sauvages administrés par
Environnement Canada qui a été
divulgué par le truchement de
mesures d’application de la loi
sera rapporté. Pour l’exercice
2010-2011, on compte au total
1 031 infractions, dont 533 en
vertu de la Loi sur la protection
d’espèces animales ou végétales
sauvages et la réglementation de
leur commerce interprovincial et
international; 424 en vertu de la
Loi de 1999 sur la Convention
concernant les oiseaux
migrateurs; et 74 en vertu de la
Loi sur les espèces en péril et la
Loi sur les espèces sauvages du
Canada. Cet indicateur continuera
d’être rapporté dans les prochains
RMR.
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme
Les activités de promotion de la conformité et d’application des lois sur les espèces
sauvages ont mené à l’adoption de nombreuses mesures à travers le Canada et, de façon
plus remarquable, l’importante poursuite judiciaire menée contre Syncrude Canada Ltd.
pour infractions en vertu de la Loi de 1999 sur la Convention concernant les oiseaux
migrateurs (LCOM).
Les agents de la faune de tout le Canada ont effectué plus de 7 300 enquêtes dans
l’application de chacune des quatre lois sur les espèces sauvages : LCOM, Loi sur la
protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur
commerce interprovincial et international (WAPPRIITA), la Loi sur les espèces en péril
et la Loi sur les espèces sauvages du Canada, qui portaient sur des activités allant de la
chasse illégale à de complexes réseaux internationaux de commerce d’espèces sauvages.
Deux opérations internationales de grande envergure ont été menées en 2010 : une ayant
trait à une activité de commerce illégal et de possession de tortues, de crocodiles, de
lézards, de grenouilles et de serpents, ainsi que leurs dérivés; l’autre ayant mené à une
série d’arrestations internationales et à la saisie de milliers de médicaments d’usage
48
restreint évalués à plus de 10 millions d’euros. Au total, on a procédé à près de
3 200 enquêtes dans l’application de la WAPPRIITA qui ont permis de déceler
530 infractions. L’application des règlements sur les activités commerciales et la
protection des refuges d’oiseaux migrateurs faisaient également partie des priorités clés
de 2010-2011; Application de la loi sur la faune a mené plus de 3 700 enquêtes dans
l’application de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs et a pris des
mesures contre plus de 400 infractions. Les autres mesures incluaient 86 enquêtes dans
l’application de la Loi sur les espèces en péril et plus de 400 enquêtes dans des réserves
nationales de faune et d’autres aires protégées.
Pour renforcer l’établissement des priorités axées sur les risques et les menaces les plus
graves à l’égard de la faune, on a élaboré le Plan national d’application de la loi de
2011-2012 afin de s’attaquer aux risques liés à la conformité et à la conservation aux
termes de chacune des lois sur les espèces sauvages au Canada. Résultat d’une
consultation et d’une évaluation exhaustives à l’échelle du pays, le Plan national
d’application de la loi mentionne cinq priorités opérationnelles qui ciblent d’éventuelles
infractions à chacune des lois et visent à les prévenir. Par la suite, on a déterminé des
ensembles de mesure s de rendement pour chaque priorité et objectif nationaux en
matière d’application de la loi, établis aux échelons de la région et du district pour chaque
priorité.
Leçons apprises
Le programme visait à quantifier et à mesurer le volume de pertes d’oiseaux migrateurs,
d’espèces en péril et d’habitats protégés, actuelles et à venir, que les mesures
d’application de la loi auront permis d’éviter. La mesure de cette valeur s’est toutefois
avérée beaucoup plus difficile qu’on l’avait d’abord cru. De nombreux facteurs hors du
contrôle de l’application de la loi concouraient à cette difficulté, notamment la
température, la reproduction des espèces et les apports sociaux, en plus des défis soulevés
par la méthodologie et la capture de données.
Cette expérience a montré que nous devons revoir notre méthode de mesure du
rendement global du programme pour y inclure un mélange d’information
environnementale ainsi que l’efficacité des mesures prises pour l’application de la loi.
Les indicateurs de rendement et ses objectifs du programme pour les prochaines années
sont en voie de révision afin de mieux illustrer ses résultats. De plus, le programme est
soumis à un processus de renouvellement de ses processus et de ses systèmes de gestion
de l’information afin de mieux capturer les données et d’établir des rapports plus
représentatifs de son rendement.
49
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est équipée
pour prendre des décisions éclairées quant aux conditions
changeantes du temps, de l’eau et du climat
Les travaux d’Environnement Canada qui favorisent l’atteinte de ce résultat stratégique
sont répartis dans deux activités de programmes :
▪
▪
Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens
Services météorologiques et environnementaux pour les utilisateurs ciblés
Activité de programme 2.1 : Services météorologiques et
environnementaux pour les Canadiens
Description des activités de programme
Cette activité de programme fournit des avertissements, des prévisions et des
renseignements météorologiques pour anticiper et gérer les risques et les possibilités liés
aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat, et s’y adapter. Ses fonctions
touchent la surveillance, la recherche et le développement, la superinformatique, ainsi
que la production et la prestation des services. Comme il faut un effort mondial pour
surveiller, comprendre et prévoir les conditions toujours changeantes du temps, de l’eau
et du climat, ce programme fait appel à divers collaborateurs, au Canada comme à
l’étranger; parmi les principaux, on compte l’Organisation météorologique mondiale des
Nations Unies ainsi que les médias, le milieu universitaire et tous les ordres de
gouvernement au Canada. Le programme appuie la Loi sur le ministère de
l’Environnement, la Loi sur les renseignements en matière de modification du temps et la
Loi sur la gestion des urgences (2007), ainsi que les protocoles d’entente avec les
organismes météorologiques nationaux et les agences spatiales. Cette activité de
programme est unique car elle est la seule à posséder le mandat national, l’infrastructure
et les compétences pour fournir ces services.
Ressources financières 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Total des autorisations
Dépenses réelles
169,9
191,9
186,8
Ressources prévues
Ressources réelles
Écart
1 069
1 113
44
Ressources humaines 2010-2011 (ETP)
50
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Objectifs
État du rendement
Atteint en grande partie
Les Canadiens
comprennent les
renseignements sur les
conditions
météorologiques,
aquatiques et climatiques
changeantes et savent
comment les utiliser
Pourcentage de la
population ayant indiqué
qu’elle comprenait la
différence entre une veille
et un avertissement
météorologique et leurs
répercussions sur sa
sécurité
À déterminer22.
Une proportion de 10 % des
répondants a nommé correctement
les différences entre une veille et un
avertissement météorologique, qui
constituent le moment et la
probabilité d’un événement. Plus de
60 % des répondants se sont
rappelés avoir vu ou entendu parler
de messages d’avertissement de
conditions météorologiques
dangereuses dans leur secteur au
cours des deux ou trois semaines
précédentes et, de ce nombre, 96 %
ont indiqué que les messages
d’avertissement donnaient toute
l’information ou une partie de
l’information nécessaire pour
prendre une décision ou des
précautions.
On a établi un objectif pour le
prochain sondage, prévu en 2015.
Passablement atteint
Les Canadiens, les
collectivités et les
décideurs comprennent les
risques potentiels pour la
santé et la sécurité causés
par le changement des
conditions climatiques et
de la qualité de l’air
22
Pourcentage de
municipalités qui
connaissent et
comprennent la nécessité
d’élaborer des plans
d’urgence et des plans
complets de gestion des
catastrophes en raison des
changements climatiques
80 % des
municipalités
canadiennes d’ici
2015
Des interactions continues avec les
provinces, les territoires et les
municipalités indiquent que la
sensibilisation aux dangers
atmosphériques, aux températures
extrêmes et aux changements
climatiques gagne en importance si
on se fie aux demandes
d’information, de données et de
présentations sur la température et le
climat. Le programme visait à
quantifier la mise en pratique de
renseignements dans le cadre
d’activités de planification locales,
mais la mesure de cet objectif s’est
avérée plus difficile que prévue en
raison de défis soulevés par le
méthodologie et de facteurs
atténuants hors du contrôle de ceux
qui faisaient en sorte que les
renseignements soient accessibles.
L’indicateur et l’approche seront
modifiés pour 2012-2013.
L’établissement de valeurs de référence, identifiées dans la colonne « Sommaire de rendement
2010-2011 » aide à faciliter l’élaboration d’une cible future.
51
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Objectifs
État du rendement
Entièrement atteints
Les institutions
canadiennes intègrent les
renseignements sur les
conditions changeantes du
temps, de l’eau et du climat
à leurs plans, à leurs codes
et à leurs normes
Pourcentage des valeurs de
conception climatique
révisées et mise à jour dans
el Code national du
bâtiment (CNB) et
adoptées par la suite par les
provinces et territoires dans
leurs codes du bâtiment
1) 100 % du CNB
d’ici 2015
2) 50 % des
provinces et des
territoires d’ici 2018
3) 90 % des
provinces et des
territoires d’ici 2020
Le CNB a mis à jour 60 % des
valeurs de conception liées au climat
en 2010, dont la majorité a été
adoptée.
Les renseignements sur les
changements climatiques et
l’adaptation ont facilité
l’établissement, par l’Association
canadienne de normalisation, de
nouvelles normes et de nouveaux
guides pour les fondations dans les
régions où on trouve le pergélisol et
dans les conceptions d’infrastructure
pour le ruissellement des eaux.
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme
Le Ministère a continué de jouer un rôle important dans la prestation de services
météorologiques et connexes 24 heures par jour, tous les jours. À titre d’exemple,
quelque 14 500 avertissements ont été émis, et le site Web du Bureau météorologique a
reçu environ 566 millions de visites en 2010-2011. Pour perpétuer et transformer le
programme de surveillance hydrométéorologique, on a lancé une nouvelle initiative qui
vise à maintenir ses principaux systèmes de surveillance, à créer des réseaux collaboratifs
d’observation à multiples participants et à améliorer la divulgation, l’accessibilité et
l’utilité des données.
Le Ministère a continué de jouer un rôle important en aidant lors des situations d’urgence
nationales et internationales. On a fait appel à ses capacités de modélisation de
l’écoulement aérodynamique à plusieurs reprises au cours de la dernière année pour
faciliter les efforts de planification et les interventions d’urgence, y compris le soutien au
sommet du G-8 et du G-20, en juin, afin de modéliser la dispersion théorique des matières
dangereuses pour appuyer les scénarios nationaux d’incidents de sécurité. Le Ministère a
pris part, conjointement avec de multiples organismes canadiens et internationaux, à des
activités essentielles qui confirment son rôle de chef de file sur l’échiquier mondial que
lui valent ses capacités de modélisation. Les activités comprenaient le suivi et les
prévisions du mouvement du nuage de cendres émanant du volcan islandais ainsi que la
modélisation de l’écoulement aérodynamique autour de la centrale nucléaire de
Fukushima et au-dessus du Pacifique, dans son parcours vers la côte ouest du Canada,
après le tremblement de terre de mars 2011.
Le Ministère a poursuivi la transmission de ses renseignements aux Canadiens, aux
clients et aux utilisateurs concernant les états climatiques passés, présents et à venir. Des
chercheurs du Ministère participent au 5e rapport d’évaluation du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GEIEC), dont l’achèvement est prévu
52
pour 2014, qui vise à évaluer la science actuelle et les répercussions des changements
climatiques afin de faciliter la planification de l’adaptation et de l’atténuation. Les
chercheurs participent également à un rapport spécial du GEIEC sur les événements
climatiques extrêmes.
Six provinces sur dix ont entièrement déployé la Cote air santé (CAS). La nature
collaborative du processus de déploiement de la CAS est perçue comme un point fort, tel
que mentionné dans le rapport de programme de l’an dernier, et a été désigné comme un
modèle à suivre en ce qui a trait à la consultation des intervenants.
La mesure du rendement et la gestion de la qualité constituent encore une des principales
priorités de ce programme. Depuis sa première certification ISO, en 2007, jusqu’à
ISO 9001, une norme reconnue à l’échelle internationale en matière de gestion de la
qualité, le Ministère a tiré profit de l’utilisation de son système de gestion de la qualité
pour faciliter le repérage des risques professionnels, comme les questions concernant la
Planification de la continuité des activités (PCA), pour qu’ils soient traités de manière
opportune, ce qui concourt aux accomplissements des programmes. Ce niveau plus élevé
de maturité de la gestion des risques aura joué un rôle dans l’établissement, cette année,
d’un processus formel de PCA dans le système de gestion de la qualité des Services
météorologiques et environnementaux (SME). Le renouvellement de la certification du
Ministère, en juin 2010, garantit que le Canada reste aligné sur d’autres services
météorologiques nationaux.
Leçons apprises
En tant que service gouvernemental essentiel, le Ministère a élaboré un Plan de continuité
des activités (PCA) pour la poursuite de ses opérations durant une situation d’urgence.
Après avoir soumis à des essais concluants, le Plan a fait l’objet d’améliorations grâce à
des exercices sur table et des examens faisant suite aux événements (tremblement de terre
de l’été 2010 à Ottawa et attaque par un virus informatique). Le Ministère a appris que
malgré quantité de progrès, il reste des points à améliorer. Il faut encore déployer des
efforts pour améliorer la structure de gouvernance, les processus de gestion des crises et
la communication interne afin de renforcer l’intégrité, la fiabilité et la disponibilité des
services environnementaux essentiels durant des interruptions prolongées. Il élaborera
donc des plans d’action qui ciblent ces questions.
53
Activité de programme 2.2 : Services météorologiques et
environnementaux pour les utilisateurs ciblés
Description des activités de programme
Cette activité de programme fournit à des secteurs ciblés et à leurs organismes de
réglementation des renseignements et des outils essentiels à la prise de décision, pour les
aider à anticiper et à gérer les risques et les possibilités créés par les conditions
changeantes du temps, de l’eau et du climat, et à s’y adapter. Cette activité de programme
comprend des fonctions de surveillance, de recherche et développement, de production et
de prestation de services. Elle fournit des observations, des prévisions et des
avertissements météo 24 heures sur 24, 365 jours par année, et d’autres outils adaptés aux
besoins particuliers des utilisateurs. Elle nécessite une collaboration avec divers groupes
au Canada (notamment d’autres ministères fédéraux et des organismes provinciaux), et à
l’échelle internationale avec l’Organisation météorologique mondiale, la United-States
Coast Guard et l’Organisation de l’aviation civile internationale. Ce programme appuie la
Loi sur le ministère de l’Environnement ; il aide aussi d’autres ministères
gouvernementaux à respecter leurs obligations en vertu de la Loi sur l’aéronautique, de la
Loi sur les océans et de la Loi sur les pêches, et il soutient les protocoles d’entente avec
Transports Canada, la Défense nationale et divers organismes provinciaux. Cette activité
de programme est unique car elle est la seule à posséder le mandat national,
l’infrastructure et les compétences pour fournir ces services.
Ressources financières 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Total des autorisations
Dépenses réelles
23,4
23,1
23,0
Ressources prévues
Ressources réelles
Écart
486
429
(57)
Ressources humaines 2010-2011 (ETP)
54
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Objectifs
État du rendement
Atteint en grande partie
Les secteurs ciblés
intègrent couramment des
renseignements
météorologiques et
climatiques dans leurs
activités
Pourcentage des clients des
secteurs ciblés qui ont
accès à des services ou à
23
À déterminer25
.
des renseignements
météorologiques
spécialisés
Le volume de données
téléchargées depuis Datamart, un
service conçu pour que des
utilisateurs spécialisés aient accès
à des données météorologiques, a
augmenté, passant de 94 Go par
jour en mars 2010 à 136 Go par
jour en décembre 2010, soit une
hausse de 45 %.
Atteint en grande partie
Pourcentage d’entreprises
et d’organisations des
secteurs ciblés qui
déclarent qu’elles tiennent
compte des données
météorologiques et dans
leurs décisions
24
À déterminer26
.
86 % des principaux utilisateurs
des données du Réseau canadien
de détection de la foudre, qui
représentent la grande majorité
des clients payants, ont signalé
avoir accédé à ces renseignements
tous les jours.
Une hausse de la satisfaction de la clientèle qui fait partie des utilisateurs ciblés par les
renseignements météorologiques constitue une des priorités du Ministère et un principe
directeur pour l’élaboration d’une nouvelle ébauche de stratégie pour les services
météorologiques. Cette stratégie, préparée à la suite d’un apport interne général, sera
terminée en 2011-2012, après les consultations auprès des intervenants externes. Elle
comprend des objectifs particuliers qui aideront Environnement Canada à combler les
besoins des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux dans le cadre
23
Fournir une valeur de référence pour cet indicateur s’est révélé plus difficile que prévu. Si on tient
compte du fait qu’aucune liste complète de clients n’est disponible et qu’aucun mécanisme n’est
actuellement en place pour évaluer cet indicateur, une approche de rapport différente a été adoptée pour
démontrer comment ces utilisateurs utilisent de plus en plus cette information. Pour 2012-2013 et après,
l’indicateur sera fondé sur une question précise de satisfaction du client posée aux trois principaux clients
d’Environnement Canada : NAV CANADA, la Défense nationale et la Garde côtière canadienne.
24
Rapporter une valeur de référence dans ce Rapport ministériel sur le rendement s’est révélé plus difficile
que prévu. Si on tient compte du fait qu’aucune liste complète de clients n’est disponible et qu’aucun
mécanisme n’est actuellement en place pour évaluer cet indicateur, une approche de rapport différente a été
adoptée.
25
Fournir une valeur de référence pour cet indicateur s’est révélé plus difficile que prévu. Si on tient
compte du fait qu’aucune liste complète de clients n’est disponible et qu’aucun mécanisme n’est
actuellement en place pour évaluer cet indicateur, une approche de rapport différente a été adoptée pour
démontrer comment ces utilisateurs utilisent de plus en plus cette information. Pour 2012-2013 et après,
l’indicateur sera fondé sur une question précise de satisfaction du client posée aux trois principaux clients
d’Environnement Canada : NAV CANADA, la Défense nationale et la Garde côtière canadienne.
26
Rapporter une valeur de référence dans ce Rapport ministériel sur le rendement s’est révélé plus difficile
que prévu. Si on tient compte du fait qu’aucune liste complète de clients n’est disponible et qu’aucun
mécanisme n’est actuellement en place pour évaluer cet indicateur, une approche de rapport différente a été
adoptée.
55
d’activités sensibles aux conditions météorologiques qui ont une incidence sur la sécurité
des Canadiens et possiblement sur l’économie du pays. De plus, le Ministère collabore
avec le secteur météorologique et océanographique privé pour cibler les besoins de tout
utilisateur, même le plus spécialisé, comme ceux des secteurs de l’énergie et du transport.
Une nouvelle entente décennale pour la prestation de services destinés au secteur de
l’aviation a été conclue avec NAV CANADA. En tant que fournisseur d’information
météorologique, le rendement positif d’Environnement Canada dans la présentation de
produits de prévisions fiable et de qualité supérieure ainsi que la prestation d’un service
adapté aux besoins a été signalé dans les examens des fournisseurs de NAV CANADA.
Les services météorologiques destinés au secteur maritime ont effectué un important
bond en avant avec le déploiement, en juillet 2010, d’une « capacité opérationnelle
initiale » pour la prestation de services destinés aux marins nationaux et internationaux
circulant dans l’Arctique. Cette initiative, qui reflète un engagement pris par le Canada à
l’endroit de l’Organisation maritime internationale, fournit des renseignements
météorologiques maritimes par le biais de canaux réservés (radios satellite et VHF) dans
les eaux internationales et canadiennes du Haut-Arctique. Pour respecter les engagements
du gouvernement, ce service sera pleinement opérationnel en 2011; il sera complété et
aura un rayonnement plus étendu dans les quatre prochaines années. Les renseignements
météorologiques et ceux sur les glaces favoriseront une navigation plus sécuritaire dans
ces eaux sensibles sur le plan écologique où le trafic maritime devrait s’accroître
considérablement en raison de la réaction de l’océan Arctique aux changements
climatiques et de l’intensification des activités économiques.
Les Forces canadiennes sont un client important d’Environnement Canada (EC); leurs
missions à domicile et à l’étranger dépendent de l’exactitude et de l’à propos des
renseignements météorologiques. Pour améliorer la capacité météorologique
opérationnelle des Forces canadiennes, le ministère de la Défense nationale (MDN) a
commencé à regrouper son soutien météorologique dans un Centre météorologique
interarmées (CMI) de la base des Forces canadiennes (BCF) de Gagetown. Après
l’approbation du projet final d’établissement du CMI par le ministère de la Défense
nationale, EC a entrepris la réinstallation de son personnel à Gagetown pour créer une
capacité opérationnelle.
Les compétences uniques d’Environnement Canada en matière de détection et de
surveillance des déversements de pétrole ont également été mises à contribution par le
déploiement, l’été dernier, des membres de son personnel faisant partie de l’Équipe de
reconnaissance aérienne maritime dans le golfe du Mexique, en partenariat avec
Transport Canada.
Leçons apprises
La planification du Centre météorologique interarmées et le déménagement des unités de
travail sont en cours depuis plusieurs années. Environnement Canada a appris et profité
des consultations précoces auprès des représentants du personnel, du syndicat et des
56
ressources humaines ainsi que de leur mobilisation pour la conception d’un plan de
transition et d’un concept d’opération du nouveau bureau. Cette approche a facilité
l’acceptation, par toutes les parties, de cette importante initiative.
Environnement Canada collabore avec un certain nombre d’intervenants clés, comme le
MDN, NAV CANADA et la Garde côtière, ce qui se révèle bénéfique pour toutes les
parties grâce à un accès optimisé aux données et à la participation à des capacités
d’observation et de prévisions accrues. Des ententes de collaboration exposent parfois à
des risques d’interdépendance, mais les parties sont en mesure de changer leurs modèles
fonctionnels ou de se retirer du partenariat. Au cours de la dernière année, le Ministère a
appris à atténuer une partie du risque grâce au recours à des ententes formelles avec des
partenaires et en mettant l’accent sur l’évaluation continue des risques à long terme pour
éclairer la prise de décisions concernant le programme.
57
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la
pollution atmosphérique pour les Canadiens ainsi que pour
leur environnement sont minimisées
Les travaux d’Environnement Canada qui favorisent l’atteinte de ce résultat stratégique
sont répartis dans trois activités de programmes :
▪
▪
▪
Gestion des substances et des déchets
Changements climatiques et qualité de l’air
Promotion de la conformité et application de la loi – Pollution
Activité de programme 3.1 : Gestion des substances et des
déchets
Description des activités de programme
Les activités de ce programme visent à réduire les menaces que constituent pour
l’environnement les déchets et les rejets de polluants et de substances toxiques produits
par les activités humaines. En raison de leur nature, de leur volume ou de la manière dont
elles sont rejetées dans l’environnement, ces matières peuvent avoir des effets néfastes
directs sur les végétaux, les animaux, les humains et l’environnement. Le programme
permet d’évaluer les menaces environnementales que représentent les substances toxiques
et les autres substances préoccupantes, compte tenu de leur devenir et de leurs effets, et
d’élaborer et mettre en œuvre des mesures de prévention, de réduction, d’élimination et
de gestion pour les traiter.
Ressources financières 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Total des autorisations
Dépenses réelles
121,9
110,3
103,7
Ressources prévues
Ressources réelles
Écart
781
664
(117)
Ressources humaines 2010-2011 (ETP)
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Les menaces que
Rejets canadiens de
représentent les substances certaines substances
toxiques et les déchets pour contrôlées
Objectifs
À déterminer27.
État du rendement
Atteint en grande partie
Le résultat est fondé sur
27
L’établissement de valeurs de référence, identifiées dans la colonne « Sommaire du
rendement 2010-2011 » aide à faciliter l’élaboration d’une cible future.
58
les Canadiens et l’impact
sur l’environnement sont
minimisées
l’achèvement (en partenariat avec
Santé Canada) de la majorité des
livrables, dans le respect des
échéances établies dans le Plan de
gestion des produits chimiques, ce
qui atténue les risques posés à la
fois par les substances
« nouvelles » et « existantes »,
exception faite de certains retards
dans l’achèvement des livrables
relatifs au secteur pétrolier.
Valeurs de référence pour les
substances particulières étant
surveillées :
mercure : rejet de 6 577 kg dans
l’air et de 254 kg dans l’eau en
2007;
chrome hexavalent : rejet de
3 276 kg dans l’air et de 1 656 kg
dans l’eau en 2005;
biphényles polychlorés (BPC) :
rejet de 789 kg dans l’air en
200728.
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme
La fabrication ou l’importation de substances nouvelles au Canada pourraient être
interdites, à moins qu’Environnement Canada ait reçu un avis comportant certains
renseignements prescrits et que le risque potentiel pour l’environnement et la santé
humaine ait été évalué. En 2010-2011, 461 déclarations de substances nouvelles,
notamment des produits chimiques, des organismes vivants et des nanomatières, ont été
reçues, et la totalité de ces dossiers a fait l’objet d’un tri et d’une évaluation pour
connaître leur risque potentiel pour la santé humaine ou l’environnement.
Lorsqu’Environnement Canada et Santé Canada soupçonnent qu’une substance nouvelle
pourrait présenter un risque, ils en interdisent l’usage ou émettent des restrictions pour
s’assurer que ces substances soient utilisées d’une manière qui réduit au minimum les
risques posés à la santé humaine et à l’environnement. De ces 461 déclarations de
substances nouvelles, trois substances se sont vu imposer des conditions ministérielles
et seize, un avis de nouvelle activité par le Programme des SN29. De plus, on a ajouté
173 substances à la Liste intérieure des substances, qui est modifiée régulièrement pour y
inclure d’autres substances ayant fait l’objet d’une évaluation en vertu de la Loi
canadienne sur la protection de l’environnement, 1999 et d’une autorisation au Canada,
ou pour indiquer que les dispositions de la Loi concernant la nouvelle activité
s’appliquent à certaines substances existantes.
28
Il est à noter que l’année de référence réelle pour le BPC est 2009; toutefois, les données n’existent pas
encore pour cette année. Les données de 2007 ont servi à la place de ces dernières pour la période
considérée.
29
Veuillez visiter ce site Web pour obtenir plus d’information sur l’évaluation et la gestion des substances
nouvelles.
59
Le Plan de gestion des produits chimiques est également compris dans le processus
d’évaluation des risques dus à toutes les substances dont l’utilisation commerciale au
Canada a été prolongée avant l’entrée en vigueur des exigences de la déclaration de
substance nouvelle, au début des années 1990. Environnement Canada a continué de
traiter les substances hautement prioritaires en publiant des rapports d’évaluation des
risques qui couvrent un total de 171substances. Des modifications à la Liste intérieure des
substances ont été proposées ou adoptées pour un groupe de 30 substances non toxiques
afin d’indiquer que les conditions de nouvelle activité de la Loi s’y appliquent. Ceci
garantit que toute nouvelle fabrication, importation ou utilisation de ces substances soit
soumise à d’autres évaluations et examens de gestion des risques. Le Ministère a ajouté
29 substances à la liste des substances toxiques dans l’Annexe 1 de la Loi et a amorcé le
travail pour en ajouter douze autres. En outre, seize propositions d’instruments de gestion
des risques ont été publiées pour cibler les substances qui, après évaluation, s’avèrent
présenter un risque. Le Ministère a aussi amorcé des travaux visant à contrôler
treize autres substances toxiques.
Le Ministère a proposé à deux secteurs un avis de planification de la prévention de la
pollution axé sur le secteur30. Les deux avis de planification de la prévention de la
pollution permettront l’ajout d’autres substances toxiques, qui seront peut-être
nécessaires à l’avenir, accompagnées d’objectifs et d’exigences en matière de gestion des
risques propres à chaque substance.
Environnement Canada a effectué des recherches et maintenu des programmes de suivi et
de surveillance qui permettent au Ministère de mieux comprendre l’exposition et les
effets d’une variété de produits chimiques préoccupants, plus récents et émergents,
désignés comme prioritaires par le Plan de gestion des produits chimiques (PGPC). La
recherche visait trois grands thèmes : effets, exposition et élaboration d’une méthode pour
les priorités du PGPC, comme des substances inorganiques, des produits ignifuges et des
tétrafluorométhanes. Environnement Canada au aussi réalisé des recherches sur les
pesticides, la biotechnologie et la nanotechnologie.
La complexité des mélanges qui composent les substances relatives au secteur pétrolier et
la variété d’utilisations associées à ces substances (comparées, en gros, à l’examen de
chaque substance dans la majorité des évaluations du PGPC) a occasionné des
évaluations plus complexes et nécessité des recherches et des études de marché
additionnelles pour mieux comprendre les utilisations et les compositions particulières.
Par conséquent, le début du processus d’évaluation des risques (et, par extension, la
gestion des risques, le cas échéant) a entraîné des retards dans l’achèvement de
l’ensemble des travaux. Le gouvernement tient néanmoins aussi fermement à terminer les
travaux, comme l’affichent les calendriers qi apparaissent sur le site Web du PGPC.
Environnement Canada a mis en œuvre la recommandation faite par le commissaire à
l’environnement et au développement durable (CEDD), qui voulait qu’EC et Santé
Canada préparent et mettent en application des stratégies de gestion des risques pour le
30
Les avis de planification de la prévention de la pollution exigent légalement que les personnes qui y sont
assujetties préparent et à mettent en application un plan de prévention de la pollution.
60
mercure et le plomb dont l’objectif serait d’offrir une description complète et consolidée
des progrès accomplis par le gouvernement fédéral jusqu’à ce jour. Ainsi, le
gouvernement a publié, en octobre 2010, une stratégie de gestion du risque relative au
mercure qui donne une description complète des progrès du gouvernement du Canada à
ce jour en ce qui a trait à la gestion du mercure et qui souligne les activités actuelles et
prévues dans ce domaine. Le gouvernement du Canada publiera une stratégie complète de
gestion du risque relative au plomb en 2011.
Le Ministère s’est aussi attaqué aux priorités relatives à la gestion des produits chimiques
par le truchement d’activités régionales comme l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans
les Grands Lacs et la Commission de coopération environnementale. Sur le plan
international, Environnement Canada a œuvré avec des partenaires comme l’Agence
européenne des produits chimiques, l’Organisation de coopération et de développement
économiques, et par le biais de la Convention de Stockholm, de la Convention sur le
transport à grande distance de polluants atmosphériques. Le Ministère a aussi participé
aux séances de négociations concernant un traité mondial sur le mercure, ayant force
obligatoire en vertu du Programme des Nations Unies pour l’environnement.
Environnement Canada a fourni des suggestions et des commentaires au ministère des
Pêches et des Océans (MPO) concernant l’élaboration de règlements sur l’aquaculture
(règlements proposés sur les agents pathogènes chez les poissons et la lutte
antiparasitaire). Le Ministère, conjointement avec le MPO, a respecté les engagements
pris envers le Parlement dans le rapport de mai 2009 du commissaire à l’environnement
et au développement durable (CEDD) en entreprenant l’élaboration d’un cadre de gestion
et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) pour la Loi sur les pêches en vue
d’améliorer la gestion axée sur les risques, l’établissement de priorités et la coordination
des dispositions de la Loi sur les pêches en matière de prévention de la pollution.
Après la publication dans la Partie I de la Gazette du Canada, en mars 2010, du
Règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement des eaux usées proposé, des
intervenants ont soumis 190 observations écrites. Des représentants ministériels sont en
train de mobiliser les provinces, les territoires, les municipalités et d’autres intervenants à
discuter des questions techniques soulevées par ces observations. L’objectif serait de
publier une version finale du Règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement
des eaux usées d’ici la fin de 2011.
Enfin, dans son rôle de gestionnaire du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux
(PASCF), Environnement Canada a continué d’assurer la supervision et l’administration
du programme, la formation, les directives et l’examen du projet afin d’aider les
administrateurs fédéraux à assainir les sites contaminés dont ils sont responsables. En
2010-2011, le Ministère a coordonné le déploiement des activités accélérées de la
deuxième année du PASCF en vertu du Plan d’action économique du Canada (PAEC), et
y a participé.
61
Leçons apprises
Les leçons apprises dans la première phase du PGPC, surtout celles découlant du Défi,
sont intégrées à la phase suivante du PGPC. Environnement Canada et Santé Canada
s’assureront, par exemple, que les exigences et les calendriers en matière d’évaluation et
de gestion des risques soient transmis clairement afin de conserver la confiance du public
et de fournir une certaine prévisibilité aux intervenants. Le cas échéant, les substances
feront l’objet d’une évaluation et d’une gestion regroupées afin de favoriser une
efficience maximale, d’appuyer la prise de décisions éclairées par l’industrie et de se
baser sur les données provenant d’autres administrations. Le Ministère tirera profit des
travaux d’autres niveaux de compétences et renforcera ses liens avec des partenaires
internationaux et nationaux pour atteindre des objectifs communs et améliorer l’efficacité
et l’efficience. Enfin, la mobilisation continue des intervenants sera nécessaire pour
partager le fardeau avec l’industrie et s’assurer que le public dispose des renseignements
sur les menaces à l’environnement et à la santé humaine pour être en mesure d’éviter les
risques.
Environnement Canada a aussi pris des mesures pour assimiler les leçons apprises au
cours de la vérification de la qualité des données de l’Inventaire national des rejets de
polluants (INRP) faite en 2009 par le commissaire à l’environnement et au
développement durable (CEDD). Des travaux sont en cours. Le CEDD a recommandé
qu’Environnement Canada donne aux utilisateurs des renseignements clairs pour les aider
à comprendre les données de l’INRP; les principaux progrès accomplis comprennent la
publication de documentation additionnelle pour faciliter l’utilisation et l’interprétation
des données de l’INRP.
Environnement Canada a pris des mesures pour assimiler les leçons apprises au cours de
l’évaluation formative faite en 2010-2011 du Plan d’action pour les sites contaminés
fédéraux (PASCF). On a élaboré un cadre décisionnel pour aider les ministères gardiens à
prendre des décisions plus éclairées sur l’évaluation et la remise en état de leurs sites.
Pour s’assurer que les activités de remise en état de leurs sites ont été efficaces, on a mis
au point un outil de validation de l’évaluation des risques et de clôture de projet, qui sera
achevé en 2011-2012. Enfin, on a élaboré une stratégie de gestion et de technologie de
l’information, qui sera mise en application en 2011-2012, pour régler les problèmes de
qualité et de calendrier de production des rapports du programme.
62
Activité de programme 3.2 : Changements climatiques et
qualité de l’air
Description des activités de programme
Cette activité de programme est essentielle pour protéger la santé des Canadiens et
l’environnement contre les effets néfastes des polluants atmosphériques et les
conséquences des émissions de gaz à effet de serre. Cet objectif sera atteint grâce aux
moyens suivants : élaboration d’une approche intégrée par secteur pour réglementer les
polluants atmosphériques et contrôler les émissions de gaz à effet de serre; collaboration
et établissement de partenariats avec d’autres ordres de gouvernement et avec des
organisations non gouvernementales; mise en œuvre d’activités et de programmes de
sensibilisation et de promotion invitant les Canadiens à réduire les émissions et les
polluants provenant des véhicules et d’autres produits de consommation; renforcement de
la coopération internationale (particulièrement avec les États-Unis) notamment par
l’adoption d’accords internationaux sur les émissions de gaz à effet de serre et les
polluants; promotion d’approches scientifiques et de technologies novatrices en appui aux
décisions d’investissement, à l’élaboration de politiques et à la réglementation.
Ressources financières 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Total des autorisations
Dépenses réelles
240,2
212,6
160,8
Ressources prévues
Ressources réelles
Écart
855
636
(219)
Ressources humaines 2010-2011 (ETP)
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Objectifs
État du rendement
Atteint en grande partie
Les risques que
représentent les polluants
atmosphériques et les
émissions de gaz à effet de
Émissions canadiennes de
serre pour les Canadiens,
gaz à effet de serre (GES)
leur santé et leur
environnement sont réduits de sources cibles ou
réglementées
Le résultat est fondé sur le respect
des engagements concernant
l’élaboration et la mise en œuvre
d’approches réglementaires pour
gérer la pollution de l’air et les
émissions de gaz à effet de serre,
à l’appui du Programme sur la
La cible nationale du qualité de l’air du Canada.
D’autres mesures pour réduire les
Canada est une
réduction de 17 %, émissions sont nécessaires pour
atteindre la cible de 607 Mt d’ici
par rapport aux
2020.
niveaux de 2005
d’ici 2020
Aucune évaluation par secteur des
63
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Objectifs
État du rendement
émissions de gaz à effet de serre
(GES) n’a été faite cette année au
Canada. Même si ces chiffres sont
inclus dans le Rapport
d’inventaire national de 2010 à
titre d’essai, le Ministère est
actuellement en train d’améliorer
ses méthodologies pour répartir
les émissions par secteurs
économiques. Ces travaux,
toujours en cours, devraient être
terminés à l’automne 2011.
Atteint en grande partie
Les valeurs rapportées
correspondent à 2008, année la
plus récente pour laquelle des
données sont disponibles. Les
changements par rapport à 2007
sont montrés entre parenthèses.
Émissions canadiennes de
polluants atmosphériques
de sources ciblées
À déterminer.
Les cibles seront
déterminées lors de
la mise au point de
la démarche
réglementaire quant
aux polluants
atmosphériques
Émissions industrielles
canadiennes
P10 : 169 149 t (-5 %)
SOx : 1 591 053 t (-9 %)
NOx : 891 940 t (-8 %)
COV : 645 860 t (-22 %)
Hg : 4 320 kg (-15 %)
Émissions canadiennes liées au
transport
P10 : 69 314 t (-4 %)
SOx : 93 285 t (-8 %)
NOx : 1 165 046 t (-4 %)
COV : 529 980 t (-4 %)
CO : 6 746 884 t (-2 %)
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme
À l’échelle nationale
Le gouvernement a adopté en 2010 une approche réglementaire secteur par secteur pour
sa politique relative aux changements climatiques; les travaux se sont poursuivi avec les
provinces, les territoires, l’industrie et des organismes non gouvernementaux de
l’environnement (ONG) afin d’élaborer et de mettre en application des stratégies et des
mesures scientifiques harmonisées à celles des États-Unis, étant donné que l’économie
nord-américaine est fortement intégrée.
Environnement Canada a accompli d’importants progrès dans la réduction des émissions
de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques provenant des carburants ainsi que
des nouveaux véhicules et des nouveaux moteurs, grâce à l’adoption de trois nouveaux
64
règlements alignés sur les normes de l’Environmental Protection Agency des États-Unis :
Le Règlement sur les émissions des moteurs nautiques à allumage commandé et des
véhicules récréatifs hors route, le Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des
automobiles à passagers et des camions légers et le Règlement sur les carburants
renouvelables. Environnement Canada a continué d’administrer ses quatorze règlements
relatifs aux véhicules, aux moteurs et aux carburants, qui sont actuellement en vigueur.
De plus, des règlements en cours d’élaboration qui porteront sur l’électricité provenant de
centrales alimentées au charbon permettront de réduire les émissions de gaz à effet de
serre (GES) dans ce secteur.
L’exécution de travaux stratégiques et techniques permettra de faire des progrès pour
réduire les émissions de GES provenant d’autres principaux secteurs d’émission
industriels et faciliter la formulation de recommandations sur la question des agents de
forçage climatique éphémères, dont le carbone noir, qui comprendra la création du
premier inventaire des émissions de carbone noir au Canada.
Pour faciliter l’élaboration stratégique, on a effectué des consultations exhaustives auprès
de plusieurs intervenants (provinces, industrie, organismes non gouvernementaux de
l’environnement [ONG]) sur les changements climatiques. Le Groupe de travail
fédéral-provincial-territorial sur les changements climatiques nationaux, qui s’est réuni
deux fois l’an dernier, constitue l’un des principaux mécanismes de consultation auprès
des provinces et des territoires sur les politiques visant à réduire les émissions de GES.
Le Ministère avait en outre pris un engagement permanent envers les membres
provinciaux (Ontario, Québec et Colombie-Britannique) de la Western Climate Initiative
(WCI) en participant aux réunions sur l’élaboration du système de plafond et d’échange
d’émissions de carbone du WCI. De nombreuses réunions spéciales ont eu lieu avec des
représentants de divers intervenants, dont des représentants de l’industrie et des
organismes non gouvernementaux.
Un document de travail qui mentionne les mesures proposées à mettre en place durant la
période de 2010 à 2020 pour réduire davantage les émissions de composés organiques
volatils (COV) des produits de consommation et commerciaux a été publié en 2010-2011
afin de recueillir les commentaires du public; ceux-ci seront pris en considération pour un
avis d’intention qui devrait être publié en 2011-2012.
Environnement Canada (EC) a élaboré et conclu des ententes bilatérales avec l’Alberta et
la Colombie-Britannique, et a inséré leurs exigences de rapports sur les GES à son
système de déclaration à guichet unique. Des discussions sont amorcées avec d’autres
provinces intéressées par la collecte des données sur les émissions de GES et de
substances toxiques par le biais du système de déclaration à guichet unique. De plus,
Environnement Canada collabore avec l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Manitoba
depuis le milieu de 2010 en vue d’élaborer un protocole d’entente (PE) ayant trait à
l’échange de données, et a signé, en avril 2010, une entente de principe avec la
Colombie-Britannique concernant les efforts pour régler la problématique des
changements climatiques. Le Ministère a amorcé des discussions sur l’établissement
d’une entente de principe avec le Québec à ce même sujet.
65
Environnement Canada (EC) a collaboré étroitement pendant plusieurs mois avec
d’autres ministères fédéraux, les provinces, l’industrie et des organismes non
gouvernementaux afin de mettre la dernière main à un cadre proposé pour un système de
gestion de l’air. Celui-ci a exigé un niveau sans précédent de collaboration avec d’autres
ordres de gouvernement et des intervenants pour élaborer une approche intégrée dont
l’objectif est d’améliorer la qualité de l’air. Le cadre proposé comprend la mise en
application d’exigences en matière d’émissions industrielles de polluants atmosphériques
et de normes de qualité de l’air ambiant, qui seront établies en vertu de la Loi canadienne
sur la protection de l’environnement, 1999.
En octobre 2010, le Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME) a étudié
la proposition élaborée deux ans plus tôt par le biais d’un processus multilatéral quant au
système exhaustif de gestion de la qualité de l’air (CAMS). Les ministres ont consenti à
aller de l’avant et à mettre en œuvre le nouveau système de gestion de la qualité de l’air
(SGQA). Ils ont demandé à des représentants de parachever les éléments clés du système
en 2011, notamment des normes nationales de qualité de l’air ambiant (NNQAA) pour les
matières particulaires et l’ozone accompagnées des seuils de déclenchement de la
procédure, la délimitation des bassins et des zones atmosphériques ainsi que les exigences
relatives au niveau de base des émissions industrielles dans des principaux secteurs. Le
déploiement du système débutera en 2013.
Le Programme de mise à la ferraille de véhicules a permis de retirer 70 000 véhicules de
la circulation en 2010-2011, pour une réduction évaluée à 2 550 tonnes d’émissions
responsables du smog. À peine 3 % des 348 recycleurs soumis à une vérification de leur
respect du code de pratique du recyclage des véhicules ont échoué à la vérification et ont
dû quitter le programme.
En 2010-2011, Environnement Canada a donné des avis d’expert sur la technologie
propre pour faciliter l’élaboration de politiques d’intérêt public, de réglementation et
d’investissements fédéraux. Les champs d’expertise comprenaient les carburants
renouvelables et la bioénergie; l’énergie renouvelable, comme l’énergie solaire, marine et
éolienne; la capture et le stockage de carbone; les piles à l’hydrogène et à combustible.
Le Ministère a aussi continué d’élaborer des évaluation technologiques, de superviser et
de donner des conseils concernant des programmes31 qui font progresser les technologies
propres, et de gérer le Programme de vérification des technologies environnementales
(VTE) du Canada, y compris le déploiement d’efforts pour examiner les possibilités de
projets conjoints de VTE avec les États-Unis.
L’observatoire d’Environnement Canada à Alert, au Nunavut, a continué de fournir à ses
partenaires canadiens et internationaux de nouveaux renseignements sur les rapides
31
Les programmes comprennent : Technologies du développement durable Canada (TDDC); le Fonds
municipal vert (FMV) de la Fédération des municipalités canadiennes; les Centres canadiens pour
l’avancement des technologies environnementales (CCATE); le Programme de recherche et développement
énergétiques (PRDE); l’Initiative écoÉNERGIE sur la technologie; le Fonds pour l’énergie propre (FEP).
66
changements climatiques que connaît le Canada, sur le transport à longue distance des
polluants atmosphériques et sur les impacts sur les écosystèmes.
À l’échelle continentale
En 2010-2011, Environnement Canada a concentré ses travaux sur l’élaboration de
règlements secteur par secteur, puis sur l’approche et l’harmonisation avec les États-Unis.
En raison de l’adoption d’une approche par secteur pour l’atténuation des changements
climatiques, la mise en place d’un système canadien de compensation des GES est
actuellement en attente.
Grâce au Dialogue sur l’énergie propre (DEP) entre le Canada et les États-Unis, on a
accompli des progrès pour arriver à une meilleure collaboration bilatérale en vue de faire
avancer les solutions technologiques en matière d’énergie propre qui entraînent une
réduction des gaz à effet de serre et une atténuation des changements climatiques. Vingt
projets conjoints devraient être achevé en vertu du Plan d’action du DEP. Un Second
rapport au président des États-Unis d’Amérique et au premier ministre du Canada
portant sur les progrès accomplis en vertu du DEP a été publié en février 2011.
Environnement Canada a échangé des avis et des connaissances scientifiques avec le
sous-comité sur la coopération scientifique de l’Accord Canada – États-Unis sur la
qualité de l’air. Des discussions sur une annexe relative aux particules, à joindre à
l’Accord, devraient se poursuivre une fois que les deux pays auront amélioré leurs
approches réglementaires respectives pour gérer les émissions de particules et leurs
précurseurs. Une analyse préliminaire de l’approche américaine proposée pour réduire les
émissions des précurseurs de particules de la qualité de l’air du Canada est terminée. Le
Canada continue de mobiliser des intervenants canadiens pour faciliter le parachèvement
des composantes du système de gestion de la qualité de l’air qu’il propose.
À l’échelle internationale
Environnement Canada (EC), le ministère des Affaires étrangères et du commerce
international (MAECI) et Ressources naturelles Canada (RNCan) ont participé de façon
constructive à cinq rencontres de négociations de la Convention-cadre des Nations Unies
sur les changements climatiques (CCNUCC) pour favoriser l’atteinte des objectifs
canadiens. Ces ministères ont en outre pris la défense des objectifs du Canada et dans le
cadre d’autres processus multilatéraux, comme le G-8, le G-20, le Forum des grandes
puissances économiques, la Francophonie, le groupe ministériel sur l’énergie propre et le
Conseil de l’Arctique. Environnement Canada a renforcé sa stratégie bilatérale et sa
coopération axée sur les projets avec d’importants pays (surtout la Chine et le Mexique)
et s’est engagé, avec des groupes nationaux clés (organismes provinciaux, territoriaux,
nationaux et autochtones et société civile) pour sensibiliser davantage la population aux
objectifs et aux positions du Canada dans ses négociations avec les Nations Unies. En
décembre 2010, le Canada a conclu les ententes du Cancun de la CCNUCC, qui satisfont
aux objectifs du Canada relatifs à un éventail complet d’enjeux. Le Canada a procédé à
ses versements aux organismes internationaux chargés des changements climatiques dans
les délais prescrits.
67
Environnement Canada (EC), en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères
et du commerce international (MAECI), Industrie Canada (IC) et Ressources naturelles
Canada (RNCan), a investi près de 8 millions de dollars dans des projets canadiens de
technologie propre sous forme de partenariat public-privé dans le cadre du Partenariat
Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat (PAP), l’initiative Méthane
mondial (IMM) et le Partenariat pour l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique
(PEREE). Cela s’est traduit par un investissement quadriennal total de près de 16 millions
de dollars, dont l’effet de levier a entraîné des investissements de 115 millions de dollars
de la part du secteur privé et d’autres gouvernements. Les projets ont entraîné des
bienfaits pour l’environnement (surtout par des réductions des gaz à effet de serre) et des
bienfaits économiques pour les sociétés canadiennes, en plus d’accélérer la mise au point
et le déploiement de technologies propres à travers une variété de secteurs industriels,
comme les immeubles à consommation énergétique zéro, l’énergie renouvelable, le gaz
de schiste, la production d’électricité ainsi que le pétrole et le gaz.
Environnement Canada (EC) a continué d’apporter son soutien à Transports Canada (TC)
en participant à d’importantes réunions avec l’Organisation maritime mondiale (OMM),
l’Organisation d’aviation civile internationale (OACI) et l’Association des chemins de fer
du Canada (ACFC) dans le but de réduire les polluants atmosphériques et les gaz à effets
de serre émis par le transport maritime, les chemins de fer et l’aviation. Il a collaboré
avec TC et l’ACFC pour la publication du rapport annuel sur la surveillance des
émissions des locomotives de 2008 et a initié la création d’un inventaire des émissions
pancanadiennes des navires pour appuyer les travaux de Transports Canada et
d’Environnement Canada pour la mise en place de règlements sur les émissions destinés à
l’OMM. Les données et les renseignements provenant des programmes de recherche et de
mesure des émissions d’EC éclairent encore les discussions.
En 2010, le Canada, le Mexique et les États-Unis ont soumis une proposition nordaméricaine qui visait à modifier le Protocole de Montréal de façon à éliminer
progressivement la consommation et la production d’hydrofluorocarbures (HFC).
L’intérêt pour le contrôle des HFC en vertu du Protocole de Montréal et le soutien dont il
bénéficie ont augmenté depuis que les Parties participant au Protocole de Montréal s’y
sont intéressées pour la première fois, en 2009. À la réunion des Parties du Protocole de
Montréal, en novembre 2010, 91 parties ont manifesté leur intérêt à poursuivre
l’élimination progressive des HFC en vertu du Protocole. Le Canada, le Mexique et les
États-Unis présenteront une proposition modifiée en 2011.
Le Canada a poursuivi sa participation aux négociations devant modifier le Protocole de
Göteborg de manière à s’assurer que les résultats sont conformes à nos approches
nationales et bilatérales relatives à la réduction de la pollution. Le Canada a réussi à
conserver la souplesse nécessaire qui lui permettra de présenter les prochains
engagements alignés sur son approche nationale, une fois celle-ci achevée. En décembre
2010, on a pris la décision d’inclure le carbone noir en tant que particule dans les
modifications du Protocole de Göteborg. Il s’agissait du premier traité international à
cibler officiellement le carbone noir ou d’autres agents de forçage climatique éphémères
68
(AFCE). Le Canada a activement pris part à cette décision grâce à sa participation au
groupe ad hoc d’experts sur le carbone noir.
Le Canada a aussi continué de participer activement au groupe d’experts du Conseil de
l’Arctique et au groupe de travail sur les AFCE. En mai 2011, le groupe ministériel du
Conseil de l’Arctique a avalisé les recommandations du groupe de travail concernant les
mesures non contraignantes visant à réduire les émissions de carbone noir. Le Canada
continuera de participer aux travaux permanents du Groupe de travail pour faire
progresser les travaux sur le carbone noir et formuler des recommandations pour d’autres
AFCE (méthane et ozone).
Leçons apprises
Une des grandes leçons apprises par Environnement Canada aura été l’importance de
conserver la souplesse nécessaire pour réaffecter des ressources pour réagir aux
changements de priorités et de conjoncture. En ce qui concerne la stratégie relative aux
changements climatiques, le gouvernement s’est engagé à aligner son approche sur celle
des États-Unis en raison de la forte intégration de l’économie nord-américaine. Malgré
d’importants changements apportés à la politique climatique des États-Unis, qui est
passée d’un système de plafond et d’échange d’émissions de carbone à une approche
réglementaire, Environnement Canada est parvenu à entreprendre les travaux nécessaires
pour l’élaboration d’une politique alignée sur les deux approches. Le groupe de travail
fédéral-provincial-territorial sur les changements climatiques nationaux a tenu un forum
de discussion qui s’est avéré utile pour travailler avec les partenaires provinciaux et
territoriaux du Ministère à l’élaboration d’une politique fédéral, et qui constituera un lieu
de réunion pratique pour d’autres consultations.
De plus, le processus collaboratif pour la création d’un système de déclaration à guichet
unique s’est révélé fructueux et facilitera l’éventuelle mise en application de l’approche
réglementaire visant les émissions de polluants atmosphériques. Le cadre de gestion de la
qualité de l’air est élaboré par l’entremise d’un processus collaboratif qui fait appel aux
intervenants. Les processus ainsi que le travail accompli pour terminer le système, ont
tous deux demandé beaucoup de ressources; il était difficile de prévoir les attributions de
ressources nécessaires pour s’ajuster aux changements d’orientation de la politique et à la
nécessité d’accroître l’engagement des intervenants dans l’élaboration des règlements.
Bien qu’exigeant un grand investissement en temps et en ressources, ces processus
peuvent fonctionner si les échéanciers, les rôles, les responsabilités et les procédures
décisionnelles ont clairement établies et bien comprises.
69
Activité de programme 3.3 : Promotion de la conformité et
application de la loi – Pollution
Description des activités de programme
Ce programme contribue à réduire au minimum les dommages causés à l’environnement
naturel et à la biodiversité ainsi que les menaces qui les guettent par la promotion et
l’application des lois qu’Environnement Canada gère. Les activités du programme
touchent la pollution, notamment les substances toxiques, leur rejet dans l’atmosphère,
l’eau ou le sol, et l’importation et l’exportation de déchets dangereux qui présentent un
risque pour l’environnement et/ou la santé des êtres humains. Les initiatives de promotion
de la conformité sont axées sur l’information des personnes assujetties à la
réglementation au sujet des exigences prévues par la loi, des avantages de la conformité
pour l’environnement et des peines éventuelles imposées à ceux qui ne se conforment pas
aux lois et règlements. Le programme maintient un contingent d’agents de mise en
application de la loi qui effectuent la collecte de renseignements, les inspections visant à
vérifier la conformité aux lois et règlements, la poursuite d’enquêtes et l’imposition de
peines appropriées aux contrevenants. Le programme prévoit l’analyse et la planification
de la conformité pour intégrer des données provenant de toutes les sources disponibles,
afin de permettre une rétroaction continue sur les activités et les résultats du programme.
Le financement comprend un soutien provenant de la catégorie de contributions à l’appui
des activités de recherche-développement en environnement.
Ressources financières 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Total des autorisations
Dépenses réelles
41,4
41,0
39,9
Ressources prévues
Ressources réelles
Écart
345
339
(6)
Ressources humaines 2010-2011 (ETP)
Résultats attendus
Les rejets illégaux de
substances nocives dans
l’environnement sont
évités ou réduits grâce à
l’application de la loi et à
la promotion des lois et des
règlements administrés par
Environnement Canada
Indicateurs de rendement
Objectifs
État du rendement
Atteint en grande partie
Quantité de substances
nocives illégales contrôlée
ou retirée de
À déterminer32.
l’environnement par suite
d’activités d’application de
la loi
Le résultat est fondé sur plusieurs
grandes opérations d’application
de la loi (décrit à la section
« Sommaire de rendement et
analyse de l’activité du
programme » ci-après), ainsi que
32
Le Rapport sur les plans et priorités pour 2010-2011 a tenu compte de l’intention au moment de rapporter
les valeurs de référence dans ce Rapport ministériel sur le rendement et de l’intention de fixer une cible
dans le Plan national d’application pour l’année financière 200-2011. Toutefois, ceci s’est révélé plus
difficile que prévu pour les raisons données dans la colonne « État du rendement ».
70
sur des améliorations générales
apportées aux opérations
d’applications et à celles de
conformité et de promotion.
Il a été impossible de rapporter
une valeur de référence pour
l’indicateur en raison de
difficultés imprévues rencontrées
dans la collecte de données sur la
mise en œuvre.
Au lieu de l’indicateur initial, le
nombre d’infractions aux lois et
aux règlements administrés par
Environnement Canada qui ont
été divulguées par le truchement
de mesures d’application de la loi
sera rapporté. Pour l’exercice
2010-2011, 3 084 mesures
d’application de la loi ont été
entreprises concernant des
infractions dans l’application de
la Loi canadienne sur la
protection de l’environnement,
1999, et 253 dans l’application de
la Loi sur les pêches. Cet
indicateur continuera d’être
rapporté dans les prochains RMR.
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme
Le programme a permis, par le recours à diverses mesures d’application de la loi, de
mener plus de 9 000 enquêtes sur des sites de tout le Canada afin de vérifier et de
restaurer la conformité. À l’aide d’instruments allant des lettres d’avertissement aux
ordres d’exécution en matière de protection de l’environnement, les agents d’application
de la loi d’Environnement Canada (EC) ont traité des infractions et amené les
contrevenants à se conformer. Des poursuites judiciaires constituent la solution de dernier
recours, lorsque les autres instruments n’ont pas fonctionné, et l’activité d’application de
la loi, en 2010-2011, a mené à un certain nombre de condamnations en vertu de la Loi
canadienne sur la protection de l’environnement, 1999 (LCPE) et de la Loi sur les
pêches, pour un total supérieur à 500 000 $ d’amendes, somme dont la plus grande partie
aura été acheminée vers le fonds qui finance la réparation des dommages causés à
l’environnement. L’exercice 2010-2011 a connu une intensification de l’activité de
l’application de la loi dans les sables bitumineux pour surveiller de façon proactive la
conformité dans ce secteur; ces travaux qui se poursuivront au cours des prochaines
années. Aucune valeur de référence n’est encore établie concernant la quantité exacte de
substances dangereuses illicites que les activités d’application de la loi auront permis de
contrôler ou de retirer de l’environnement (voir les leçons apprises ci-après).
71
De plus, le programme a amélioré la détermination de ses priorités axées sur les risques et
les menaces les plus graves pour l’environnement grâce à une approche consultative
systématique de l’établissement de l’ordre de priorités. Ce processus éclaire le Plan
national d’application de la loi annuel et le Plan national de promotion de la conformité,
qui mentionnent les règlements et les cibles hautement prioritaires. Les activités de
promotion de la conformité et d’application ont ensuite été orientées vers ses priorités.
Des activités de promotion de la conformité auront permis de sensibiliser davantage la
population et de lui faire mieux comprenne mieux les lois et les règlements sur la
protection de l’environnement ainsi que d’autres instruments de gestion des risques,
conformément aux priorités du Plan national de promotion de la conformité. Au nombre
des activités faisant l’objet d’un suivi pour les sept instruments hautement prioritaires de
2010-2011, le programme de promotion de la conformité a permis d’entrer en
communication avec 16 808 parties réglementées, ce qui correspond à 33 % de la
communauté des parties réglementées connues. Par le biais de ces activités, les intéressés
reçoivent des renseignements sur les éléments auxquels ils doivent se conformer, les
avantages de la conformité et les conséquences qu’entraîne le fait de ne pas se conformer.
Quantité d’approches servent à atteindre les communautés réglementées, comme les
envois postaux et les séances d’information; elles ont été menées conformément aux
exigences, en collaboration avec d’autres ministères fédéraux, les provinces et les
territoires ainsi qu’avec des organismes non gouvernementaux (p. ex. l’Institut canadien
des engrais et d’autres associations de fabricants). La promotion d’une conformité
volontaire occupe une place centrale dans le continuum de la conformité, en plus
d’éliminer le recours à des mesures d’application qui nécessitent plus de ressources.
Leçons apprises
Le programme permettait de quantifier et de mesurer le volume et la toxicité relative des
substances illicites retirées de l’environnement grâce aux mesures d’application de la loi.
La mesure de cette valeur s’est toutefois avérée beaucoup plus difficile que prévu. De
nombreux facteurs hors du contrôle de l’application de la loi sur l’environnement ont
concouru à cette difficulté, notamment les cycles de vie naturels des produits, les données
sociales et environnementales et la conformité volontaire de l’industrie, en plus des
problèmes méthodologiques et la collecte de renseignements.
Cette expérience a montré que nous devons revoir notre méthode de mesure du
rendement global du programme pour y inclure un mélange d’information
environnementale, des taux de conformité chez les communautés réglementées (si
possible) ainsi que l’efficacité des mesures prises pour appliquer la loi. Le programme est
donc en train de revoir ses indicateurs de rendement et ses objectifs pour les prochaines
années afin de mieux illustrer ses résultats. De plus, le programme est soumis à un
processus de renouvellement de ses processus et de ses systèmes de gestion de
l’information afin de mieux capturer les données et d’établir des rapports plus
représentatifs de son rendement.
72
Résultat stratégique 4 : La population canadienne tire profit
du développement responsable des ressources gazières
Mackenzie
Les travaux d’Environnement Canada liés à ce résultat stratégique font partie d’une seule
activité de programme :

Projet gazier Mackenzie
Activité de programme 4.1 : Projet gazier Mackenzie
Description de l’activité de programme
Ce programme appuie les activités du Bureau du projet gazier Mackenzie (BPGM). Le
BPGM a la responsabilité de faciliter la coordination des aspects juridiques, opérationnels
et réglementaires en ce qui a trait aux commentaires émis par le gouvernement fédéral
dans le cadre du projet gazier Mackenzie (PGM), qui comprend la construction d’un
pipeline de 1220 km traversant les Territoires du Nord-Ouest et l’Alberta afin de relier le
Nord du Canada aux marchés nord-américains.
Les principales activités de ce programme sont les suivantes : coordonner les
renseignements communiqués par le gouvernement fédéral à la Commission d’examen
conjoint (CEC), un organisme indépendant composé de sept membres qui est chargé
d’évaluer les effets éventuels sur l’environnement et la vie des personnes dans les zones
visées par le projet; diriger les échanges avec le gouvernement fédéral et appuyer les
consultations avec les promoteurs du projet, les groupes autochtones ainsi que les
gouvernements des Territoires du Nord-Ouest et de l’Alberta; préparer la réponse du
gouvernement du Canada au prochain rapport de la CEC (prévu pour décembre 2009);
faciliter le processus réglementaire de l’Office national de l’énergie afin qu’il puisse
mettre en place un régime réglementaire responsable en temps opportun; élaborer un
cadre financier pour évaluer les secteurs de participation du gouvernement fédéral; et
mettre en œuvre la Loi relative aux répercussions du projet gazier Mackenzie afin
d’administrer les 500 millions de dollars destinés aux mesures d’atténuation des
répercussions socioéconomiques du projet gazier Mackenzie.
Les autres dispositions législatives liées à ce programme sont la Loi canadienne sur
l’évaluation environnementale, la Loi sur la gestion des ressources de la vallée du
Mackenzie (LGRVM), la Loi sur le règlement des revendications des Inuvialuit de la
région ouest de l’Arctique ainsi que d’autres lois et accords similaires avec les
gouvernements autochtones.
73
Ressources financières 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Total des autorisations
Dépenses réelles
0,0
1,9
1,8
Ressources prévues
Ressources réelles
Écart
0
8
8
Ressources humaines 2010-2011 (ETP)
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Objectifs
État du rendement
Atteint en grande partie
Environnement Canada a
rapidement transmis les
commentaires pour la préparation
de la réponse du gouvernement au
rapport de la Commission
d’examen sur le projet gazier
Mackenzie
Avancement vers l’étape
réglementaire du projet
Assujetti à une décision
permettant d’aller de
l’avant; plan de mise en
œuvre en place
À déterminer.
(voir la discussion
ci-dessous sur le
Sommaire du
rendement et
l’analyse de
l’activité du
programme.)
La décision de poursuivre le
projet est maintenant entre les
mains des promoteurs. Les
certificats de l’Office national de
l’énergie donnent aux promoteurs
la possibilité de se rendre en 2013
pour prendre une décision. La
réponse du gouvernement établit
les obligations des ministères
concernant la mise en œuvre du
projet.
De plus, jusqu’à 500 millions $
seront disponibles pour soutenir
les projets régionaux qui
favoriseront l’atténuation des
répercussions socioéconomiques
du projet proposé sur les
collectivités des Territoires du
Nord-Ouest.
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme
En mai 2010, le gouvernement du Canada et celui des Territoires du Nord-Ouest
(T. N.-O.) ont parachevé les 176 recommandations faisant partie de la réponse provisoire
à la Commission d’examen conjoint et diffusé au grand public un aperçu de cette réponse.
Une consultation finale auprès des communautés des Autochtones concernées a eu lieu au
cours de l’été 2010; le rapport sur la réponse finale a été approuvé par décret et rendu
public en novembre 2010.
74
Le 16 février 2011, la responsabilité du Projet gazier Mackenzie (PGM) et du bureau
PGM de l’administration publique fédérale a été transférée au ministère des Affaires
autochtones et Développement du Nord Canada. Veuillez consulter la Gazette du Canada
pour plus d’information.
En mars 2011, l’Office national de l’énergie a approuvé par décret l’émission d’un
certificat de commodité et de nécessité publiques qui autorise le Projet gazier Mackenzie.
Le PGM est un projet du secteur privé, et la décision concernant sa poursuite ou non sera
fondée sur l’évaluation des risques des promoteurs et sur les avantages inhérents à ce
projet.
Dans le budget 2006, le gouvernement du Canada avait établi une société susceptible
d’administrer jusqu’à 500 millions de dollars pour soutenir des projets régionaux
permettant d’atténuer les répercussions socioéconomiques du projet proposé sur les
collectivités des T. N.-O. touchées pendant la période de la planification, de la
construction et de l’exploitation du PGM. Le déblocage de ces fonds dépend de la
poursuite du PGM.
Leçons apprises
En mars 2011, le Ministère a tenu un atelier sur les leçons apprises à Edmonton, en
Alberta. Les participants à l’atelier étaient des coordonnateurs d’évaluation
environnementale, des spécialistes techniques et des dirigeants des régions des Prairies et
du Nord, du Pacifique et du Yukon ainsi que de la capitale nationale. Cet atelier a conduit
au repérage de trois secteurs à améliorer : 1) établissement d’une définition plus claire
des rôles et des responsabilités; 2) renforcement du processus d’approbation; 3) présence
d’un cadre stratégique concernant les principales questions. Fort de ces leçons,
Environnement Canada est en train de rédiger un document qui servira de directives
relatives aux pratiques exemplaires pour la réalisation des prochains examens de grande
envergure.
75
Activité de programme 5.1 : Services internes
Description des activités de programme
Les services internes sont des groupes d’activités et de ressources connexes qui sont gérés
de façon à répondre aux besoins des programmes et des autres obligations générales
d’une organisation. Ces groupes sont les suivants : services de gestion et de surveillance,
services des communications, services juridiques, services de gestion des ressources
humaines, services de gestion des finances, services de gestion de l’information, services
des technologies de l’information, services de gestion des biens, services de gestion du
matériel, services de gestion des acquisitions et services de gestion des voyages et autres
services administratifs. Les services internes comprennent uniquement les activités et les
ressources destinées à l’ensemble d’une organisation et non celles fournies à un
programme particulier.
Ressources financières 2010-2011 (en millions de dollars)
Dépenses prévues
Autorisations totales
Dépenses réelles
209,8
249,2
242,7
Ressources prévues
Ressources réelles
Écart
1 633
1 817
184
Ressources humaines 2010-2011 (ETP)
Sommaire du rendement et analyse des activités de programme
Les priorités stratégiques liées aux Services internes pour 2010-2011 ont soutenu le
programme d’action d’Environnement Canada et le gouvernement du Canada, alors que
les priorités relatives à la gestion ont permis aux programmes de poursuivre le mandat
d’Environnement Canada qui vise à satisfaire aux exigences en matière d’intendance et
de rendement imposées par la Politique sur la structure de gestion des ressources et des
résultats, le cadre de responsabilisation de la gestion et les priorités propres au
programme.
Rendement à l’appui des priorités stratégiques pour 2010-2011
L’analyse et la coordination ont continué de jouer un rôle important pour appuyer
l’élaboration de politiques et la mise en œuvre du programme. Environnement Canada a
par exemple entrepris la rédaction du résumé de l’étude d’impact de la réglementation,
qui comprend des analyses coûts-avantages, pour appuyer le Règlement sur les
carburants renouvelables qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) en
exigeant une moyenne de 5 % de contenu renouvelable dans la gazoline, ainsi que le
Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des
camions légers qui établit des normes progressivement plus strictes sur les émissions de
GES des nouvelles automobiles à passagers et des camions légers pour les années
modèles 2011 à 2016, alignées sur celles des États-Unis.
76
Dans le cadre des forums internationaux, le Canada a adopté des positions cohérentes, qui
se renforcent mutuellement, concernant ses priorités en matière d’environnement,
notamment sur la biodiversité, la gestion des produits chimiques et la protection de
l’Arctique. Environnement Canada a aussi exécuté des programmes de coopération à
volets multiples, taillés sur mesure pour les intérêts du Canada et ses principaux
partenaires, comme les États-Unis, la Chine et l’Amérique latine.
Le Ministère a fait des progrès à l’égard des engagements liés à son Plan pour les
sciences en faisant avancer le perfectionnement en leadership et la planification de la
relève ainsi qu’en créant un cadre d’évaluation du rendement pour les activités
scientifiques connexes. Le Dialogue sur l’énergie propre entre le Canada et les États-Unis
a fourni l’aide stratégique nécessaire pour faire avancer la recherche et le développement
bilatéraux. Le Groupe d’experts internationaux sur l’évolution du climat a bénéficié d’un
soutien continu par le truchement de la coordination du secrétariat pour le Canada et de
conseils scientifiques.
Environnement Canada s’est engagé auprès des gouvernements provinciaux et
territoriaux, des organismes autochtones, des intervenants et des citoyens à faire
progresser le programme environnemental du gouvernement. On a adopté une politique
de consultation ministérielle. Des partenaires provinciaux et territoriaux, mobilisés par le
Conseil canadien des ministres de l’Environnement et le Conseil canadien des ministres
des Ressources, ont fait progresser les questions intergouvernementales sur
l’environnement, comme les émissions atmosphériques, les eaux usées municipales et la
biodiversité.
Rendement à l’appui des priorités relatives à la gestion pour 2010-2011
Le Ministère a accompli des progrès dans l’amélioration de sa planification financière et
de son cadre de présentation de rapports. Le Rapport sur les écarts financiers — un outil
qui permet aux gestionnaires d’avoir un aperçu instantané de leur situation financière,
habituellement mis à jour chaque semaine — aura présenté de meilleurs renseignements.
Le Ministère a procédé à deux examens budgétaires (six et neuf mois), alignés sur les
pratiques exemplaires en gestion financière. Un outil de suivi a été élaboré pour faciliter
la planification et l’affectation budgétaires pour les besoins pluriannuels.
L’examen de la structure de gouvernance du Ministère faisait partie d’un processus
d’amélioration continue de la gestion. L’issue de cet examen devrait procurer des options
pour modifier la structure, tant pour faire en sorte qu’elle soit plus adaptée aux besoins de
la haute direction que pour réorienter les responsabilités des principales entités de
gouvernance, et ce, dès l’an prochain.
Les politiques ministérielles relatives à la dotation ont été mises à jour, et la prestation de
services, surveillée. On a établi des normes de service en matière de dotation. La mise en
œuvre d’une séance en ligne sur l’équité en matière d’emploi (EE) aura servi à
sensibiliser davantage aux quatre groupes désignés. Une analyse des effectifs a été
77
entreprise pour mesurer les progrès accomplis et pour déceler les lacunes du Ministère en
ce qui a trait à l’EE. Les ententes de rendement des cadres supérieurs comportent
maintenant des engagements à combler les lacunes.
Le Ministère s’est assuré qu’un minimum équivalent à 1,5 % de l’enveloppe salariale
serait consacré aux activités d’apprentissage, conformément à sa Politique
d’apprentissage. Les directions générales ont indiqué les postes critiques et ont élaboré
des plans de relève, puis mis en application des stratégies d’engagement en réaction aux
résultats du « Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux ».
Environnement Canada a fait progresser le programme Gestion du portefeuille et des
relations-clients, ce qui a entraîné une meilleure compréhension des programmes et des
projets ministériels qui nécessitent le recours à la technologie, pour ainsi permettre au
Ministère d’utiliser de façon plus efficace les investissements en gestion de l’information
(GI) et en technologie de l’information (TI).
Le Ministère a soutenu des systèmes essentiels à la mission du gouvernement, au sein des
Service météorologique du Canada, en investissant dans le renouvellement de
l’infrastructure informatique à haut rendement. Pour la troisième année consécutive, le
Ministère a réussi à conserver sa certification internationale (ISO) pour les systèmes de
gestion de la qualité de l’infrastructure superinformatique. Cette valeur de référence a
permis à l’organisme de déceler, d’évaluer, de contrôler et d’améliorer les principaux
processus internes.
Des améliorations ont été apportées à la sécurité de l’information, aux systèmes et aux
processus connexes. Le processus de certification et d’accréditation, par exemple, a été
peaufiné, ce qui a mené à la mise en application d’une nouvelle norme pour les projets
habilités par la gestion de l’information (GI) et la technologie de l’information (TI) afin
de s’assurer que les exigences en matière de sécurité sont évaluées avant l’approbation
d’un projet. Le Ministère dispose maintenant de directives plus précises concernant
l’échange de renseignements sensibles et confidentiels avec des organismes externes. Le
Ministère a fait preuve de leadership en matière d’innovation dans l’exécution de
l’initiative Données ouvertes qui visait à rehausser la capacité du public à trouver, à
télécharger et à utiliser les données du gouvernement du Canada.
Environnement Canada a achevé la deuxième année d’un projet pluriannuel qui vise à
mettre en place un régime de gestion complet pour le cycle de vie des biens. Les
politiques et les procédures connexes sont ébauchées, et les processus de consultation et
d’examen, amorcés.
Le processus annuel de planification des publications est amélioré grâce à l’élaboration
d’une approche ministérielle intégrée, à une meilleure gestion du portefeuille et à un
guide des processus et du service mis à jour qui fournit les outils et les produits
nécessaires pour assurer une présentation plus opportune des renseignements au public.
78
La Direction générale de la vérification et de l’évaluation a concouru à accroître
l’efficacité et l’efficience des politiques, des programmes et de la gestion ministériels par
la réalisation de six vérifications internes, de onze évaluations et de cinq rapports de
vérification externe. Un suivi a été effectué pour 158 plans d’action. De ces plans, 52 sont
complètement terminés et 106 montrent des progrès. Les gestionnaires concernés veillent
toujours à la mise en œuvre de ces derniers et nous continuerons à suivre les progrès. De
plus, la surveillance des plans d’action de la direction et la production de rapports à cet
effet ont été renforcées, et les responsables du programme ont apporté un certain nombre
d’améliorations, comme ce qui suit :



progrès accomplis en sécurité TI, p. ex. en ce qui concernant la certification et
l’accréditation;
création d’un cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats concernant
les responsabilités d’EC à l’égard de la Loi sur les pêches;
élaboration de stratégies et de cadres d’évaluation du rendement concernant les
espèces exotiques envahissantes, les règlements sur la qualité de l’air et la science à
l’appui des prévisions atmosphériques et des modèles de changements climatiques.
Le Comité consultatif sur les vérifications externes et le Comité ministériel d’évaluation
étaient activement occupés, au cours de l’année, par les conseils à donner au
sous-ministre sur des questions comme les processus et les cadres de gestion des risques,
de contrôle et de gouvernance. Les fonctions de vérification interne et d’évaluation ont
régulièrement affiché l’accomplissement de progrès continus, comme en témoigne le
résultat probant obtenu à la Ronde VIII de l’évaluation du cadre de responsabilisation de
gestion.
79
Initiatives du Plan d’action économique du Canada (PAEC)33
Annoncé dans le budget 2009, le Plan d’action économique du Canada (PAEC) a fourni
des fonds à Environnement Canada pendant deux exercices. En 2010-2011, le Ministère a
dépensé 17 millions $ dans les initiatives distinctes suivantes :

Modernisation des laboratoires fédéraux :
Dépenses prévues pour 2010-2011 (autorisations totales) – 7,3 millions $
Total des dépenses réelles en 2010-2011 – 6,6 millions $
L’initiative Modernisation des laboratoires fédéraux a fourni à Environnement Canada un
budget de 13,7 millions $ sur deux ans (7,3 millions $ en 2010-2011) pour procéder à
l’entretien reporté dans quatre laboratoires situés :
 au Centre canadien des eaux intérieures (CCEI), à Burlington, en Ontario;
 au Centre national de recherche faunique (CNRF), à Ottawa, en Ontario;
 au Centre des sciences et technologies environnementales (CSTE), à Ottawa,
en Ontario;
 à l’observatoire de Veille de l’atmosphère du globe (VAG), à Alert, au
Nunavut.
Six projets d’Environnement Canada pour ces quatre laboratoires ont respecté les
objectifs du PAEC et visaient à stimuler l’économie des secteurs de la construction, de
l’architecture et de l’ingénierie, tout en aidant à maintenir et à améliorer l’excellence des
activités scientifiques de renommée mondiale d’Environnement Canada.
Environnement Canada a en grande partie atteint (état du rendement : en grande partie
atteint) les objectifs de cinq des six activités prévues au projet pour l’exercice 2010-2011,
qui ont été réalisées dans les délais prescrits et le respect du budget alloué. Les travaux
comprenaient le remplacement d’une infrastructure désuète, la modernisation des
laboratoires et des installations existants ainsi que l’aménagement de l’espace
improductif afin de répondre à la demande accrue relative à la capacité d’analyse et de
recherche du programme. Un des projets menés au Centre canadien des eaux intérieures
(CCEI) à Burlington, en Ontario, a connu des retards dans le processus de conception,
d’où des fonds du PAEC inutilisés. Ce projet se prolongera en 2011-2012 et sera financé
à l’interne. Le projet devrait être terminé vers la fin d’octobre 2011.
33
Les composantes du PAEC comprennent des contributions aux Régimes d’avantages sociaux des
employés (RASE).
80

Accélération du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux
Dépenses prévues pour 2010-2011 (autorisations totales) – 9,8 millions $
Total des dépenses réelles en 2010-2011 – 9,8 millions $
Cette initiative du PAEC fournit aux administrateurs des sites contaminés fédéraux (dont
Environnement Canada) les fonds nécessaires pour accélérer l’évaluation des risques
éventuels pour la santé humaine et l’écologie ainsi que pour accélérer les activités
d’assainissement nécessaires à la gestion de ces risques. Environnement Canada joue un
double rôle puisqu’il abrite le Secrétariat et fournit un soutien spécialisé à d’autres
ministères gouvernementaux et à des sociétés d’État consolidées, en plus de gérer
973 sites dont 348 sites soupçonnés ou actifs faisant partie des responsabilités
administratives du Ministère.
En 2010-2011, Environnement Canada (EC) s’est servi du financement reçu du PAEC
pour administrer et superviser le programme du Plan d’action pour les sites contaminés
fédéraux (PASCF), pour fournir un soutien spécialisé à d’autres organismes
gouvernementaux ainsi que pour réaliser 34 évaluations et quatre projets
d’assainissement à travers le pays, soit dans neuf provinces et trois territoires. EC a
obtenu tous (état du rendement : tous atteints) les résultats attendus, puisque ces projets
ont été exécutés dans les délais prescrits et le respect du budget alloué.

Infrastructure de recherche dans l’Arctique :
Dépenses prévues pour 2010-2011 (autorisations totales) – 0,47 million $
Total des dépenses réelles en 2010-2011 – 0,47 million $
Le financement octroyé en 2010-2011 pour achever la création et la modernisation des
installations de recherche faunique sur le terrain d’Environnement Canada, afin d’assurer
leur conformité avec les objectifs de santé et de sécurité, et de réduire leur impact sur
l’environnement local. Environnement Canada a obtenu tous (état du rendement : tous
atteints) les résultats attendus, puisque la création et la modernisation des installations de
recherche sur le terrain ont été réalisées dans les délais prescrits et le respect du budget
alloué. Environ 30 % des fonds ont servi à l’achat de fournitures pour la construction de
nouveaux laboratoires de recherche sur le terrain, dont 100 000 $ pour les systèmes
électro-solaires servant à alimenter ces installations. Quelque 36 % des fonds ont servi au
transport des matériaux de construction, à l’équipement de plomberie et aux systèmes
électro-solaires depuis le lieu d’achat jusqu’aux sites en région éloignée dans sept
emplacements différents de l’Arctique canadien. Environ 15 % ont servi aux contrats
octroyés à une main-d’œuvre qualifiée, principalement dans les communautés locales de
l’Arctique, pour la construction des installations et pour mettre en place la plomberie et
les systèmes électriques. Ces investissements ont favorisé l’injection d’un stimulus
économique à court terme, tout en renforçant le fondement de la capacité de recherche
dans l’Arctique canadien, ce qui fournit une plateforme qui facilite l’acquisition d’une
meilleure compréhension de l’environnement nordique et permet de surveiller les
changements climatiques.
81
SECTION III : RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
Principales données financières
Les principales données financières présentées dans les pages suivantes offrent un aperçu
de la situation et des opérations financières d’Environnement Canada. Les états financiers
détaillés, non vérifiés, du Ministère sont affichés sur le site Web d’Environnement
Canada.
État condensé de la situation financière
En date du 31 mars 2011 (en millions de dollars)
Variation
en %
2010-2011
2009-2010
Total des actifs
-3.0 %
606,2
625,2
Total des passifs
-7,2 %
458,0
493,6
Avoir du Canada
12,6 %
148,2
131,6
Total
-3,0 %
606,2
625,2
Variation
en %
2010-11
2009-10
Total des dépenses
0,5 %
1 231,7
1 225,3
Total des revenus
-9 %
(79,6)
(87,4)
Coût net des opérations
1,3 %
1 152,1
1 137,9
Déclaration condensée des opérations
Pour l’exercice se terminant le 31 mars 2011 (en millions de dollars)
États financiers
Les états financiers non vérifiés d’Environnement Canada sont préparés conformément
aux principes de la comptabilité d’exercice et, par conséquent, diffèrent des rapports
fondés sur les affectations de crédits, ce qui est reflété dans les sections I et II du présent
rapport. Les sections I et II sont préparées à partir d’une comptabilité de trésorerie
modifiée plutôt que sur une comptabilité d’exercice. Un rapprochement entre les crédits
parlementaires utilisés (comptabilité de trésorerie modifiée) et les résultats d’exploitation
nets (comptabilité d’exercice) est présenté dans les notes 2 et 3 des états financiers non
vérifiés d’Environnement Canada à ce site Web.
82
Graphiques des principales données financières
Le total des dépenses ministérielles par activités de programme a connu une hausse de
6,4 millions $, ou 0,5 %, pour passer de 1 225,3 millions $ en 2009-2010 à
1 231,7 millions $ au cours de l’exercice actuel. Pour qu’elles soient conformes à la
Politique sur la structure de gestion des ressources et des résultats, les dépenses ont été
réalignées sur l’architecture des activités de programmes (AAP) modifiée pour
2010-2011.
Dépenses par activité de programme
Services internes 256,6M$
21%
Services météorologiques et environnementaux pour les utilisateurs ciblés 65,7M$
5%
Projet gazier Mackenzie 2,0M$
Moins de 1%
Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens 207,4M$
17%
Écosystèmes durables 68,6M$
6%
Promotion de la conformité et Application de la loi ‐ Faune 19,0M$
2%
Promotion de la conformité et Application de la loi ‐ Pollution 44,1M$
Ressources en eau 137,6M$
4%
11%
Biodiversité ‐ Espèces sauvages et habitats 136,2M$
11%
Gestion des substances et des déchets 128,6M$
10%
Changements climatiques et qualité de l'air 166,0M$
13%
Consultez la note 13 des états financiers ministériels pour une ventilation plus détaillée des dépenses par
AAP et articles courants ce site Web.
83
Le total des revenus s’élevait à 79,6 millions $ pour 2010-2011. La majorité des revenus
de 2010-2011 proviennent des services météorologiques d’Environnement Canada,
présentés sous la rubrique « Services météorologiques et environnementaux pour les
utilisateurs ciblés ».
Les principaux articles de revenus comprennent des émissions de permis d’immersion en
mer, des services météorologiques, du laboratoire d’hydraulique et des frais de
surveillance de l’immersion en mer. La baisse de 7,9 millions $ des revenus
d’Environnement Canada en 2010-2011 est attribuable à une modification apportée à la
politique de comptabilisation des factures et des revenues, en 2009-2010.
Revenus par activité de programme
Services météorologiques et environnementaux pour les utilisateurs ciblés 39,6M
49%
Biodiversité ‐ Espèces sauvages et habitats 3,7M$
5%
Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens 6,2M$
8%
Gestion des substances et des déchets 2,7M$
3%
Services internes 1,4M$
2%
Changements climatiques et qualité de l'air 2,4M$
3%
Projet gazier Mackenzie 0M$
Moins de 1%
Écosystèmes durables 1,4M$
2%
Promotion de la conformité et Application de la loi ‐ Faune 0,1M$
Moins de 1%
Promotion de la conformité et Application de la loi ‐ Pollution 0,1M$
Moins de 1%
Ressources en eau 22,0M$
28%
Consultez la note 13 des états financiers ministériels à ce site Web – renseignements segmentés.
84
Le total des actifs, évalué à 606 millions $, accuse une baisse de 19,0 millions $. Cette
baisse de la valeur totale des actifs d’Environnement Canada est attribuable à :



une baisse de 40,5 millions $ faisant partie des Sommes à recevoir du Trésor
public;
une augmentation de 17,4 millions $ liés aux Débiteurs et aux avances;
une hausse de 5,1 millions $ des Immobilisations.
Actifs
Montant à recevoir du Trésor 181,0M$
30%
Immobilisations corporelles 389,2M$
64%
Débiteurs et avances 30,2M$
5%
Charges payées d'avance 1,5M$
Moins de 1%
Stocks 4,3M$
1%
Consultez les notes 4 et 5 des états financiers ministériels à ce site Web — Débiteurs et avances;
Immobilisations.
85
Le total des passifs était de 458 millions $ à la fin de l’exercice 2010-2011, ce qui
représente une baisse de 35,6 millions $ (7,2 %) par rapport au total des passifs de
l’exercice précédent, qui était de 493,6 millions $. Les Créditeurs et les Charges à payer
correspondent encore à la plus importante composante des passifs, soit 185,6 millions $
(41 %) du total des passifs de 2010-2011. Les Créditeurs et les Charges à payer ont
diminué en raison de la réduction d’un passif auprès de Conservation de la nature
Canada.
Passifs
Avantages sociaux futurs 114,4M$
25%
Obligation au titre d'immobilisations corporelles louées 19,9M$
4%
Revenus reportés 5,8M$
1%
Indemnités de vacance et congés compensatoires 29,8M$
7%
Passif environnemental 99,9M$
22%
Autres éléments de passif 2,5M$
1%
Créditeurs et charges à payer 185,6M$
40%
Pour plus de renseignements, consultez les notes 6 à 11 des états financiers ministériels à ce site Web—
Créditeurs et charges à payer, produits constatés d’avance, obligations locatives pour des immobilisations,
avantages sociaux futurs, passifs environnementaux éventuels, obligations contractuelles.
86
Liste des tableaux supplémentaires
La version électronique de tous les tableaux de renseignements supplémentaires qui
figurent dans le Rapport ministériel sur le rendement de 2010-2011 est disponible sur le
site Web du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada.

Sources des revenus disponibles et des revenus non disponibles

Rapport sur les frais d’utilisation

Rapport d’étape sur les projets visés par une approbation spéciale du Conseil du
Trésor

Renseignements sur les programmes de paiements de transfert (PPT)

Financement pluriannuel initial

Initiatives horizontales

Achats écologiques

Réponse aux comités parlementaires et aux vérifications externes

Vérifications internes et évaluations
87
SECTION IV : AUTRES SUJETS D’INTÉRÊT
Coordonnées de la personne-ressource de l’organisation
Pour des questions ou des commentaires à formuler sur le Rapport ministériel sur le
rendement d’Environnement Canada, veuillez communiquer avec :
Gordon Clifford
Directeur
Planification, rapports et évaluation du rendement
Direction de la gestion ministérielle, Direction générale des finances
Environnement Canada
Tél. : 819-953-3922 Téléc. : 819-953-3388
[email protected]
Information additionnelle
Les renseignements suivants sur les langues officielles, le cadre de responsabilisation de
la gestion et les indicateurs de durabilité de l’environnement font partie des Autres sujets
d’intérêt du Rapport ministériel sur le rendement de 2010-2011.
Langues officielles
En vertu de la Loi sur les langues officielles (LLO), Environnement Canada (EC) adhère
entièrement à la poursuite de la prestation de services bilingues au grand public
(partie IV) et s’assurer du respect en tout temps de la disposition relative à la langue de
travail (partie V).
À la suite des modifications apportées aux lignes directrices de la disposition sur les
services bilingues et l’offre active, EC a évalué sa conformité à la partie IV à l’aide d’un
outil de surveillance mis au point à l’interne. Les évaluateurs ont présenté aux dirigeants
de la Direction générale les résultats positifs et proposé la prise de quelques mesures
correctives mineures. Cette évaluation sera réalisée une fois par année pour veiller à ce
qu’EC continue d’offrir en tout temps des services bilingues et une offre active au grand
public. Au chapitre de la langue de travail, partie V de la LLO, EC est en train de mettre
la dernière main à un nouvel outil interne sur la langue de travail qui donnera à tous les
employés des conseils sur la manière de créer et de maintenir un milieu de travail propice
à l’utilisation des deux langues officielles. De plus, tous les employés qui seront nommés
à un poste bilingue à caractère non impératif dans l’application du Décret d’exemption
concernant les langues officielles dans la fonction publique feront l’objet d’une étroite
surveillance afin de s’assurer qu’ils satisfont aux exigences linguistiques de leur poste
après la période de deux ans qui leur est allouée. Le Ministère encourage aussi les
88
employés à acquérir des compétences en langue seconde ou à les améliorer en les
ajoutant à leurs plans d’apprentissage.
Cadre de responsabilisation de la gestion (CRG)
Dans la Ronde VIII (2010-2011) de l’évaluation du CFG), Environnement Canada a tiré
profit des importantes améliorations de l’année précédente en matière de rendement, ce
qui lui a valu trois mentions « solide », neuf mentions « acceptable », trois mentions
« possibilité d’amélioration » et aucune mention « attention nécessaire ». Le rendement
global du Ministère pourrait être considéré comme stable; le résultat s’est amélioré dans
un domaine (Leadership et culture organisationnelle axés sur les valeurs), a reculé dans
un domaine (Gestion intégrée des risques), tandis que tous les autres résultats sont restés
les mêmes que dans la Ronde précédente.
Dans ses efforts visant une amélioration continue du rendement, le Ministère a mis sur
pied un Plan d’action du CRG renouvelé pour 2011-2012. Réalisé chaque année, le Plan
d’action se fonde sur les priorités du Ministère ainsi que sur celles mentionnées par le
Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) pour indiquer les mesures qui permettront de
maintenir ou d’améliorer le rendement en matière de gestion. Le SCT a mentionné trois
secteurs prioritaires pour Environnement Canada en 2011-2012 : Gestion et contrôle
financiers; Gestion de la sécurité; Gestion intégrée des risques. Les progrès accomplis par
rapport au Plan d’action seront surveillés périodiquement pour s’assurer que le rendement
en matière de gestion satisfait aux attentes de la Ronde IX du CRG.
Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement
Environnement Canada crée et fait connaître des indicateurs nationaux de
l’environnement dans les domaines de la qualité de l’air, des émissions de gaz à effet de
serre, de la qualité de l’eau et de la nature. Ces indicateurs font l’objet de rapports dans le
cadre du programme Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE).
Le programme ICDE procure un aperçu instantané de haut niveau des principaux
problèmes concernant la durabilité de l’environnement et, à ce titre, ne brosse pas
nécessairement un portrait de la complexité et des détails qui entourent ces problèmes.
Les indicateurs sont sans cesse améliorés, mis à jour et élargis pour faire en sorte qu’ils
permettent de mieux mesurer le rendement du Canada en matière d’environnement.
Conçus pour jouer un rôle dans la politique du gouvernement, les indicateurs prennent
appui sur une méthodologie rigoureuse et sur les meilleures données disponibles, tirées
d’enquêtes et du réseau de surveillance. Ainsi, le programme ICDE réunit les données
environnementales des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, qui partagent
la responsabilité de la gestion de l’environnement au Canada. Par conséquent, les
tendances et les valeurs de ces indicateurs ne sont pas attribuables uniquement à des
actions d’Environnement Canada; elles indiquent également que les résultats
environnementaux sont obtenus de façon collective par différents ordres de
gouvernement, selon leurs responsabilités respectives à l’égard de l’environnement.
89
Le tableau suivant donne un aperçu des tendances observées et des résultats des
principaux indicateurs de durabilité de l’environnement de haut niveau rapportés dans le
programme ICDE :
Tendance
Indicateur*
Aperçu
Aucune tendance
Qualité de l’air (P2.5)
Aucune tendance
Qualité de l’eau
Aucune tendance
Taux de réduction
des émissions de gaz
à effet de serre
Les particules fines (P2.5) peuvent être émises
directement dans l’atmosphère par des activités
humaines et des sources naturelles ou être formées par
la transformation des émissions gazeuses. En tant
qu’une importante composante du smog, elles
peuvent nuire à la santé humaine et à
l’environnement. L’indicateur de la qualité de l’air
pondéré en fonction de la population montre que le
taux de P2.5 était de 7,2 microgrammes par mètre cube
en 2009. L’indicateur national n’affiche aucune
augmentation ni diminution de la tendance qui soit
significative sur le plan statistique entre 2000 et 2009,
mais on a enregistré une baisse de 14 % entre 2008 et
2009. Cette situation est à mettre en parallèle avec
une baisse similaire mesurée dans l’Est des ÉtatsUnis. Les facteurs qui concourent probablement à
cette baisse comprennent la mise en application de
règlements visant la réduction des émissions, le
ralentissement économique en Amérique du Nord et
un été frais et humide dans l’Est du Canada au cours
de cette période.
L’indicateur de la qualité de l’eau (IQE) est une
mesure de la capacité des cours d’eau à subvenir aux
besoins de la vie aquatique. Au total, 5 % des
176 sites représentatifs surveillés à travers le Canada
de 2006 à 2008 ont obtenu une mention « excellente »
pour la qualité de l’eau douce. Pour ce qui est des
autres sites, 37 % ont reçu une mention « bonne »,
40 %, « passable », 15 %, « médiocre » et 3 %,
« mauvaise ».
Dans l’application de l’Accord de Copenhague, le
Canada est tenu de réduire ses émissions de gaz à
effet de serre à 607 mégatonnes (Mt) d’ici 2020, soit
17 % sous les taux de 2005. En 2008, les émissions
s’élevaient à 734 Mt. Les mesures actuelles du
gouvernement devraient entraîner des réductions de
l’ordre de 65 Mt. Une réduction additionnelle de
178 Mt est nécessaire pour atteindre cet objectif. Le
plan du gouvernement du Canada concernant les
changements climatiques consiste à réglementer toute
les sources importantes d’émissions afin de générer
des réductions additionnelles.
90
Rendement
amélioré
Biodiversité : aires
protégées
Les aires protégées comprennent les terres où
l’exploitation et l’utilisation sont restreintes. Le total
des aires protégées au Canada a atteint 977 621 km2,
ou 9,8 % de sa superficie terrestre, en 2010. Depuis
1990, la superficie globale protégée au Canada a
presque doublé. En tant que signataire de la
Convention sur la diversité biologique, le Canada
s’est engagé à protéger 17 % de sa superficie terrestre
d’ici 2020.
*Un indicateur d'épisodes de temps violent est présentement en développement et pourrait figurer au
nombre des ICDE.
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