R a p p ort s u r ... l o g e m e n t s ... Deuxième hausse consécutive du

R a p p ort   s u r  ... l o g e m e n t s  ... Deuxième hausse consécutive du
R
apport sur les
l o g e m e n t s l o c at i f s
Saguenay
www.schl.ca
Société canadienne d’hypothèques et de logement
Deuxième hausse consécutive du
taux d’inoccupation à Saguenay
Le marché locatif de la région
métropolitaine de recensement
(RMR) de Saguenay affiche
présentement un surplus de
logements locatifs. Le taux
d’inoccupation y était de 5,2 %, en
2003, comparativement à 4,9 %, lors
de l’enquête d’octobre 2002. Il
s’agit d’une deuxième progression
consécutive du taux d’inoccupation,
et c’est la première fois depuis 1996
que la proportion de logements
vacants excède 5 %. En fait, Saguenay
est la RMR qui connaît le taux
d’inoccupation le plus élevé du pays,
a égalité avec Saint-Jean (Nouveau-
Brunswick).
Le principal facteur qui explique la
hausse du taux d’inoccupation est le
fort volume de nouveaux appartements destinés aux personnes âgées,
arrivés sur le marché au cours des
deux dernières années. Avec pas
moins de 355 unités pour aînés
réparties entre six complexes, il est
normal que la période d’écoulement
s’échelonne sur plusieurs mois. De
plus, la construction de logements
locatifs traditionnels a explosé à la fin
2002, et cette période de croissance
s’est poursuivie en 2003.
6,3
6,3
5,7
5,4
4,8
4,9
4,1
4
4,4
4,4
4,9
5,2
3
2
1
0
1992
Source: SCHL
Enquête réalisée en octobre
2 Le taux d’inoccupation varie dans
chacune des zones
3 Les logements de deux chambres à
coucher sont les plus recherchés
3 Saguenay, une région très
abordable
4 Les loyers sont en forte hausse
4 Ailleurs au Lac-Saint-Jean
5 Au cours des prochaines années
sur le marché
7 Délimitation des zones
6
5,1
1991
camoufle la reprise de la demande
7 Méthodologie
7,1
1990
2 La hausse du taux d’inoccupation
6 À propos de la santé financière
des ménages-locataires québécois
8
5
1 Deuxième hausse consécutive du
taux d’inoccupation à Saguenay
5 La situation du marché locatif dans
les six RMR québécoises
Taux d'inoccupation (%)
6
SOMMAIRE
Analyse
H a u s s e m o d é r é e d u ta u x
d 'in o c c u p a t io n à S a g u e n a y
7
Enquête d’O C T O B R E 2 0 0 3
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
8-9 Tableaux statistiques
La hausse du taux
d’inoccupation camoufle
la reprise de la demande
De plus, l’emploi chez les jeunes de
moins de 25 ans a connu des gains
importants en 2001(+ 4%) et 2002
(+7%) dans la RMR de Saguenay.
Pour 2003, la création d’emplois a
piétinée en début d’année, mais elle
affiche des gains de 2 %.
Voyons quelques chiffres qui
expliquent bien la forte demande.
En 2003, 443 logements étaient
vacants, contre 415 en 2002, ce qui
représente 28 unités additionnelles.
À titre de comparaison, l’univers a
connu une hausse de 113 logements
pour atteindre 8 576 appartements.
Ainsi, malgré une augmentation du
nombre de logements vacants, la
demande a absorbé les trois quarts
des unités qui se sont ajoutées à
l’univers de l’enquête.
Toutefois, la demande a été freinée
par le mouvement d’accession à la
propriété qui a été facilité par les
faibles taux hypothécaires. Par
conséquent, plusieurs ménageslocataires ont fait l’achat d’une
maison, ce qui a pour effet de
réduire la demande de logements
locatifs.
Il y a présentement une demande
de logements locatifs attribuable au
nombre accru de nouveaux
ménages-locataires qui font leur
entrée sur le marché. Le contexte
démographique, explique cette
situation. Les enfants des babyboomers, qui sont nés entre 1977
et 1995, forment la génération que
l’on appelle « l’écho ». Ils sont plus
nombreux que le groupe qui les
précède, et certains sont maintenant
en âge de travailler. Depuis 1996,
le nombre des jeunes âgés de 20 à
24 ans a progressé de 9 % dans la
région.
La
La demande de logements locatifs
a également souffert de la migration
négative qui touche toutes les
tranches d’âge de la région. Ce
phénomène est plus marqué chez
les jeunes de 18 à 24 ans, qui forment
le groupe où la formation de
ménages-locataires est la plus
élevée.
Le taux d’inoccupation
varie dans chacune des
zones
Des quatre grandes zones qui
c o n s t r u c t io n d 'a p p a r t e m e n t s
a e x p lo s é e n 2 0 0 2
Mises en chantier (unités)
350
300
42
Traditionnels
Aînés
250
280
200
94
150
100
50
0
26
1999
27
46
37
44
2000
2001
75
2002
Source : SCHL
Rapport sur les logements locatifs  Enquête d’octobre 2003
2003
Taux d'inoccupation de s apparte me nts
Canada
ré gions mé tropolitaine s
Abbotsford
Calgary
Charlottetown
Edmonton
Halifax
Hamilton
Gatineau
Kingston
Kitchener
London
Montréal
Oshawa
Ottawa
Québec
Regina
Saguenay
Saint John
Saskatoon
Sherbrooke
St. Catharines-Niagara
St. John's
Sudbury
T hunder Bay
T oronto
T rois-Rivières
Vancouver
Victoria
Windsor
Winnipeg
Total Canada
Province de Q ué be c
agglomé rations urbaine s
de 50 000 à 99 999 habitants
Drummondville
Granby
Shawinigan
St-Jean-sur-Richelieu
Sous-total 50 000-99 999
agglomé rations urbaine s
de 10 000 à 49 999 habitants
Alma
Amos
Baie-Comeau
Cowansville
Dolbeau-Mistassini
Gaspé
Joliette
La T uque
Lachute
Magog
Matane
Montmagny
Rimouski
Rivière-du-Loup
Roberval
Rouyn-Noranda
Salaberry-de-Valleyfield
Sept-Îles
Sorel-T racy
St-Félicien
St-Georges
St-Hyacinthe
St-Lin
Ste-Marie
T hetford-Mines
Val d'Or
Victoriaville
Sous-total 10 000-49 999 habitants*
Total province de Q ué be c
* Incluant maintenant Rimouski et St-Hyacinthe
2002
2003
2,0
2,9
2,2
1,7
2,7
1,6
0,5
0,9
2,3
2,0
0,7
2,3
1,9
0,3
1,9
4,9
6,3
3,7
1,8
2,4
2,7
5,1
4,7
2,5
3,0
1,4
1,5
3,9
1,2
1,7
2,5
4,4
3,5
3,4
2,3
3,0
1,2
1,9
3,2
2,1
1,0
2,9
2,9
0,5
2,1
5,2
5,2
4,5
0,7
2,7
2,0
3,6
3,3
3,8
1,5
2,0
1,1
4,3
1,3
2,3
2,2
2,5
8,5
0,6
3,0
2,5
1,7
7,4
0,5
2,6
5,0
13,0
11,1
3,5
4,7
6,5
0,9
16,7
1,0
1,4
10,8
1,4
2,6
1,6
3,7
10,0
2,2
9,2
5,8
3,4
2,3
0,7
n.d.
3,1
7,9
11,7
1,8
4,5
1,2
7,0
12,0
6,9
3,8
4,9
4,5
0,8
17,4
1,8
0,4
9,7
0,3
0,9
1,0
4,0
7,9
1,5
5,2
4,3
5,0
3,6
0,5
1,7
1,3
7,1
6,4
4,0
3,6
1,3
2
É v o lu t io n d e s t a u x d 'i n o c c u p a t i o n
par zone
Taux d'inoccupation %
10
2001
8
2002
8,3
2003
7,4
7,3
6,8
6
5,1
5,1
4,8
4
4,9
4,4
3,5
5,1
4,5
4,4
4,5
4,4
4,9
5,2
3,8
2
0
Chicoutimi-Nord
Sourc : SCHL
Chicoutimi-Sud
Chicoutimi
forment la RMR de Saguenay,
toutes ont vu leur proportion de
logements vacants varier, mais une
seule a enregistré une baisse. Il
s’agit de Chicoutimi-Nord, qui
s’est démarquée lors de la
dernière enquête, alors que le taux
d’inoccupation a reculé de 2,5
points de pourcentage pour
atteindre 4,8 %. Dans les autres
zones, le taux d’inoccupation est
en hausse. La Baie, avec un taux
d’inoccupation de 8,3 %, affiche le
plus important déséquilibre de
toute la RMR. Elle est suivie par
Chicoutimi-Sud, qui a enregistré
une hausse de 0,7 point de
pourcentage, ce qui a porté son
taux d’inoccupation à 5,1 %.
Finalement, Jonquière complète le
tableau avec 4,5 % de logements
vacants, en 2003, comparativement
à 4,4 %, en 2002.
Les logements de deux
chambres à coucher
sont les plus recherchés
Les logements les plus recherchés
sont sans contredit les appartements de deux chambres à
coucher. En plus de représenter
51 % du stock de logements inclus
dans notre univers, ils affichent le
Jonquière
La Baie
RMR Saguenay
plus faible taux d’inoccupation
(3,2 %). Il s’agit d’une diminution d’un
point de pourcentage comparativement aux résultats de notre
enquête 2002.
Le resserrement du marché dans
cette catégorie s’est réalisé au
détriment des autres tailles de
logements. En fait, le taux
d’inoccupation des studios et des
appartements d’une chambre à
coucher a monté, ce qui porte leur
proportion de logements vacants à
6,8 % et à 8,9 %, respectivement. En
plus d’être les tailles de logements
les moins recherchées des
locataires, elles font présentement
les frais de la longue période
d’écoulement des nouveaux
appartements destinés à une
clientèle âgée. En effet, les
résidences pour aînés offrent
principalement des appartements
d’une chambre à coucher et des
studios, ce qui explique en partie la
remontée observée en 2003 dans
ces deux catégories.
Le dernier type de logements est
celui qui regroupe les unités les plus
spacieuses, c’est-à-dire les
appartements qui comprennent
Saguenay, une région très abordable
Lorsqu’on compare les régions métropolitaines de recensement (RMR) du
pays, nous constatons que le Québec est la province la plus abordable. En fait,
Trois-Rivières est la ville où le loyer pour un logement de deux chambres à
coucher est le moins élevé. Les trifluviens doivent débourser en moyenne
436 $ pour un logement de ce type. Saguenay arrive tout juste derrière avec
un loyer moyen de 457 $, ce qui fait qu’elle se classe parmi les villes les plus
abordables du pays. Il faut donc débourser la moitié moins qu’à Ottawa (932 $),
Vancouver (965 $) ou Toronto (1 040 $) pour un logement de taille comparable.
L o y e r m o y e n d ’u n a p p a r t e m e n t d e d e u x
ch am b res à co u ch er
RMR
O ct. 2002
O ct. 2003
$
$
T o r o n to
1 047
1 040
V ancouver
954
965
O tta w a
930
932
C a lg a r y
804
804
G a tin e a u
599
639
M o n tr é a l
552
575
Q uébec
550
567
Sherbrooke
456
471
Saguenay
440
457
T r o is -R iv iè r e s
431
436
Rapport sur les logements locatifs  Enquête d’octobre 2003
3 3
trois chambres à coucher et plus.
Ces logements ont toujours été très
recherchés, et leur taux d’inoccupation a été le plus faible une fois
sur deux au cours des 15 dernières
années. Par contre en 2003, la
situation est différente puisque le
taux d’inoccupation a progressé de
1,8 point de pourcentage pour
atteindre 5,1 %. Les conditions de
marché, qui facilitent l’accession à
la propriété, expliquent cette
progression de la proportion de
logements vacants. Un grand
nombre de ménages, qui prisaient
davantage l’espace, semblent avoir
quitté leur logement spacieux pour
une maison.
Ailleurs au Lac-Saint-Jean
On note une progression du taux d’inoccupation dans tous les centres urbains de la
région. À Alma, le taux d’inoccupation a considérablement monté pour atteindre
7,0 % en octobre dernier, comparativement à 5 %, en 2002. À Dolbeau-Mistassini,
le taux d’inoccupation est de 4,9 %, ce qui représente une légère augmentation par
rapport à l’année précédente (4,7 %). De son côté, Roberval enregistre une hausse
importante, puisque le taux d’inoccupation est passé de 3,7 %, en 2002, à 5 %, en
2003. Et pour terminer, à Saint-Félicien, l’enquête a révélé une faible remontée du
taux d’inoccupation, qui est passé de 3,4 %, en octobre 2002, à 4 %, en octobre
2003.
T a u x d 'in o c c u p a t io n d a n s le s
c e n t r e s u r b a in s d u L a c - S a i n t - J e a n
Taux d'inoccupaiton %
8
2001
7
7
5
5
Les loyers sont en forte
hausse
4,7
4,4
300
364
0
Alma
Dolbeau-Mistassini
296
302
il est étonnant de constater une
hausse des loyers supérieure à celle
du coût de la vie. Il faut donc
décortiquer la progression des frais
de location par catégorie de
logements afin de bien comprendre
la dynamique qui s’y rattache.
La plus importante augmentation de
loyer s’applique aux appartements
478
440
477
494
457
374
309
225
Studio
Source : SCHL
1 chambre à coucher
Roberval
St-Félicien
Source : SCHL
2003
370
4
3,4
1
439
375
3,7
2
525
450
4,1
3
Loyer moyen $
2002
6,8
5
4,9
3,9
P r o g r e s s i o n d e s lo y e r s m o y e n s
d e p u is 2 0 0 1
2001
2003
6
4
La progression globale des loyers a
été de l’ordre de 3,5 % dans la RMR
de Saguenay au cours de la période
à l’étude. Pour mieux comprendre
l’ampleur des changements, il faut
comparer les résultats au taux
d’inflation observé au Québec
durant la même période. Ainsi, le
taux d’inflation a été en moyenne
de 3,1 % dans la province entre
octobre 2003 et septembre 2002.
Dans un contexte où l’offre de
logements locatifs est excédentaire,
2002
2 chambres à coucher
Rapport sur les logements locatifs  Enquête d’octobre 2003
3 chambres et plus
de deux chambres à coucher
(+ 3,9 %), qui représentent 51 % du
stock de logements sur le marché.
Profitant du recul du taux
d’inoccupation à 3,2 % lors de la
dernière enquête, les propriétaires ont effectué un rattrapage
en majorant davantage leurs
loyers. En effet, nos enquêtes nous
révèlent que le loyer moyen d’un
logement de deux chambres à
coucher a progressé de 2 $
seulement, entre octobre 2000 et
2002, et de 17 $, en 2003 pour se
situer à 457 $. Ainsi, en calculant
l’augmentation enregistrée entre
2000 et 2003, nous arrivons à une
hausse moyenne de 1,4 % au cours
de cette période, ce qui relativise
la majoration observée lors de
notre dernière enquête.
Les appartements de trois chambres
à coucher et plus se retrouvent
4
Du côté des loyers, le surplus de
Les taux d'inoccupation au Q uébec
Taux d'inoccupation %
6
5
4
4,9
2002
2003
Centres de 100 000
habitants et plus (RM R)
5,2
3
3
2
1,8
1
0,5
0,3
0,7
0,7
1,2
1
1,5
0,5
Sag
ue
nay
eau
tin
Ga
Mo
ntr
éal
Tr
ois
-Ri
viè
res
Source : SCHL
She
rbr
oo
ke
0
ec
L’année 2003 a été marquée par une
hausse de la demande de logements
locatifs, qui a permis d’absorber la
majeure partie des nouvelles unités
arrivées sur le marché. Cette
demande s’est manifestée alors que
l’emploi connaissait un piétinement,
que le bilan migratoire était négatif
et que plusieurs ménages quittaient
la location pour aménager dans une
maison. Toutefois, les plus récents
indicateurs sur le marché de
l’emploi révèlent un redressement
rapide de la situation*. La création
d’emplois demeure la meilleure
arme pour contrer la migration, ce
qui laisse présager des jours
meilleurs. Du côté de l’accession à
la propriété, la progression des prix
sur le marché de la revente et la
hausse modérée des taux hypothécaires viendront freiner ce
mouvement. Par suite d’une
demande soutenue de logements
locatifs, nous prévoyons que le taux
d’inoccupation reculera pour se
situer à 4,6 %, en octobre 2004.
Parmi les 28 RMR du pays, Saguenay trône au sommet. C’est la région qui affiche le
taux d’inoccupation le plus élevé, à égalité avec Saint-Jean (Nouveau-Brunswick). À
l’opposé, on trouve Québec (0,5 %), Sherbrooke (0,7 %) et Montréal (1,0 %), qui
sont les trois RMR où les marchés locatifs sont les plus serrés, et ce, tant sur la scène
provinciale que nationale. Pour compléter le survol québécois des centres de 100 000
habitants et plus, mentionnons Gatineau et Trois-Rivières, qui ont un taux
d’inoccupation respectif de 1,2 % et de 1,5 %.
éb
Au cours des prochaines
années sur le marché
La situation du marché locatif
dans les six RMR québécoises
Qu
également en situation de
rattrapage puisque le loyer moyen
a monté de 3,6 % en 2003. Il se situe
présentement à 494 $ alors qu’il
avait baissé d’un dollar en 2002. Les
deux autres catégories de
logements affichent des hausses
inférieures à l’inflation, ce qui reflète
la forte proportion de logements
vacants sur le marché. Du côté des
studios, la progression est de 2,3 %,
ce qui porte le loyer moyen à 309 $.
Les appartements d’une chambre à
coucher arrivent en dernière place
avec un loyer moyen de 374 $, en
hausse de 1,1 %.
logements locatifs que connaîtra
encore la région, le rattrapage
observé en 2003 et le faible taux
d’inflation anticipé pour la
prochaine année, laissent présager
une hausse des loyers de 1 %. Par
conséquent, le loyer moyen des
appartements de deux chambres à
coucher sera de 462 $ lors de la
prochaine enquête, en 2004.
rappor t Actualité Habitation de
Saguenay, 1er trimestre 2004.
*Il est important de noter que compte
tenu des délais serrés, nos prévisions
n’ont pas été mises à jour suite à
l’annonce de la fermeture de l’usine
de Por t-Alfred à La Baie , qui
entraînera la perte de plus de 640
emplois directs. Le prochain exercice
de prévision sera réalisé à la fin du
premier trimestre et inclus dans le
au
Rapport sur les logements locatifs  Enquête d’octobre 2003
Pour de plus amples renseignements
sur la présente
ou pour toute autre question
sur le marché de l’habitation,
veuillez communiquer avec notre :
Service à la clientèle
1 866 855 5711
ou par courriel :
cam_qc@schl.ca
5
À propos de la santé financière des ménages-locataires québécois1
Un critère d'abordabilité qui est fréquemment utilisé est « le seuil du 30 % ». Selon ce critère, un ménage qui
affecte 30 % ou plus de son revenu brut à se loger, ne loge pas dans une habitation « abordable ». De 1996 à
2001, la proportion de ménages-locataires québécois qui dépensait plus que le seuil d’abordabilité pour se loger a
reculé. C’est ce que nous apprennent les données sur les coûts d’habitation et les revenus des ménages recueillies
par Statistique Canada lors de ces deux derniers recensements. Alors qu’en 1996, 36 % des ménages-locataires
québécois allouaient 30 % et plus de leur revenu aux coûts d’habitation, ils n’étaient plus que 31 % en 2001. À
l’échelle du Canada, la situation s’est aussi améliorée, mais dans une moindre mesure puisque cette proportion est
passée de 37 % à 35 % au cours de cette même période. En 2001, parmi les dix provinces canadiennes, c’est au
Québec que le pourcentage des ménages-locataires consacrant 30 % et plus de leur revenu au logement était le
moins élevé. Ces résultats ne surprennent pas vraiment puisque c’est au Québec que les loyers moyens sont les plus
faibles.
Le tableau ci-dessous met en relation l’évolution de l’abordabilité avec l’augmentation du loyer moyen des logements
de deux chambres à coucher entre 1996 et 2001 dans les six régions métropolitaines de recensement (RMR) du
Québec. On constate que malgré une augmentation plus soutenue des loyers moyens dans les RMR de Montréal
(7,5 %), Gatineau (6,7 %) et Québec (5,3 %), c’est dans ces régions qu’on enregistre une plus grande amélioration sur
le plan de l’abordabilité. C’est également dans ces régions que les proportions de ménages-locataires dépassant le
seuil d’abordabilité étaient les plus faibles en 2001. À l’inverse, pour les RMR où l’augmentation du loyer moyen a été
moins importante, soit à Sherbrooke (4,7 %), Saguenay (3,8 %) et Trois-Rivières (3,5 %), l’amélioration de l’abordabilité
y a été moins remarquable. De plus, les pourcentages des ménages-locataires qui dépensaient plus que le seuil
d’abordabilité y étaient plus élevés que la moyenne québécoise. On peut donc penser que les revenus des locataires
montréalais, gatinois et québécois ont progressé plus rapidement que ceux qui habitent les RMR de Sherbrooke, de
Saguenay et de Trois-Rivières et qu’ils sont financièrement plus à l’aise.
Pourcentage des ménages-locataires consacrant
Augmentation du loyer moyen
30 % et plus de leur revenu au logement
des logements de deux chambres
1996 2001 à coucher de 1996 à 2001
Québec
Canada
35,8 % 31,0 %
36,9 % 34,6 %
RMR
Gatineau
Québec
Montréal
Saguenay
Sherbrooke
Trois-Rivières
35,0
35,8
37,4
33,5
37,9
37,7
%
%
%
%
%
%
29,5
30,8
31,6
32,0
33,0
34,1
%
%
%
%
%
%
6,7
5,3
7,5
3,8
4,7
3,5
%
%
%
%
%
%
Sources : Statistique Canada et SCHL
Cet article a été rédigé à partir des informations contenues dans le rapport de recherche « Série sur le logement selon les données du
recensement 2001 : issue 1 amélioration sur le plan de l’abordabilité du logement », Le point en recherche, série socio-économique 03017, Société canadienne d’hypothèques et de logement, Septembre 2003.
1
Rapport sur les logements locatifs  Enquête d’octobre 2003
6
MÉTHODOLOGIE
En octobre de chaque année, la Société canadienne d’hypothèques et de logement réalise son Enquête sur les logements locatifs pour
déterminer le nombre de logements inoccupés et les loyers demandés dans les immeubles locatifs. L’enquête est effectuée dans toutes les
régions urbaines de 10 000 habitants et plus. L’étude vise seulement les logements offerts sur le marché depuis au moins trois mois. Bien que
la publication porte principalement sur les immeubles d’initiative privée de trois logements et plus, l’enquête de la SCHL examine aussi les
maisons en rangée, les logements locatifs d’initiative publique et les logements coopératifs.
L’enquête est effectuée par téléphone ou sur place, et les renseignements sur les loyers sont obtenus des propriétaires, des gestionnaires ou
des concierges. L’étude est réalisée durant les deux premières semaines d’octobre, et les résultats reflètent la situation du marché à cette
période.
Définitions
Logement inoccupé : Un logement est considéré comme inoccupé s’il est, au moment de l’enquête, inhabité et immédiatement disponible
pour la location.
Loyer : Les données sur les loyers correspondent au montant réel que paient les locataires pour leur logement. Les commodités et les services
tels que le chauffage, l’électricité, le stationnement, l’eau chaude et les installations de buanderie peuvent être inclus ou non dans le loyer
mensuel indiqué pour chaque logement. Les loyers moyens mentionnés dans la publication correspondent à la moyenne des loyers des différents
logements dans le secteur de marché visé. Ces loyers peuvent comprendre une partie ou la totalité des services.
Immeuble locatif : Tout immeuble de trois logements locatifs et plus.
Remerciements
L’Enquête sur les logements locatifs n’aurait pu être effectuée sans la collaboration des propriétaires-bailleurs et des gestionnaires immobiliers
de l’ensemble du pays. Nous les remercions grandement de leurs efforts et de nous avoir aidés à obtenir rapidement des renseignements précis.
Nous espérons sincèrement que les résultats de cette étude seront utiles pour ces clients et pour l’ensemble du secteur de l’habitation.
Zones
Voici les diverses zones de marché :
Zone 1 : Chicoutimi-Nord, Saint-Honoré, Shipshaw, Canton Tremblay
Zone 2 : Chicoutimi-Sud
Zone 3 : Jonquière, Larouche, Laterrière
Zone 4 : La Baie
LES RÉSIDENCES POUR PERSONNES ÂGÉES
Le Centre d’analyse de marché de la SCHL publie des études de marché sur les résidences pour personnes âgées
pour six régions métropolitaines du Québec (Saguenay, Gatineau, Montréal, Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières).
Sources incontournables pour tous les décideurs, promoteurs et investisseurs
qui s’intéressent à ce secteur immobilier d’avenir,
ces analyses ont été réalisées à partir des dernières données disponibles en 2002
et celles de 2003 seront disponibles au printemps 2004.
Service à la clientèle
au 1 866 855-5711
ou par courriel : cam_qc@schl.ca
Rapport sur les logements locatifs  Enquête d’octobre 2003
7
1. Taux d'inoccupation des appartem ents (%)
Selon les zones de m arché et le nom bre de cham bres à coucher
Région m étropolitaine de recensem ent (RMR) Saguenay
Studios
1 cham bre
2 cham bres
3 cham bres et +
Total
2002
2003
2002
2003
2002
2003
2002
2003
2002
2003
Chicoutim i-Nord
***
***
***
10,8
6,1
4,3
3,6
***
7,3
4,8
Chicoutim i-Sud
***
6,9
5,5
10,6
4,1
2,8
1,9
1,5
4,4
5,1
Chicoutim i
6,8
6,7
6,8
10,6
4,5
3,1
2,3
1,6
4,9
5,1
Jonquière
***
***
7,6
6,8
3,1
2,5
3,8
6,7
4,4
4,5
La Baie
***
***
9,3
5,6
6,9
6,4
5,5
12,7
6,8
8,3
RMR Saguenay
5,7
6,8
7,2
8,9
4,2
3,2
3,3
5,1
4,9
5,2
2. L o y ers m ensuels m o y ens des appartem ents ($)
S elo n les zo nes de m arc hé et le no m bre de c ham bres à c o uc her
Régio n m étro po litaine de rec ensem ent (RM R) de S aguenay
Z o ne de m arc hé
S tudio s
1 c ham bre
2002
2003
Chic o utim i-No rd
***
***
Chic o utim i-S ud
***
***
Chic o utim i
***
***
Jo nquière
***
***
2002
2 c ham bres
3 c ham bres et +
2003
2002
2003
2002
2003
***
***
409
408
480
***
379
386
450
485
511
525
375
381
443
472
505
514
359
375
439
451
468
501
L a B aie
***
***
380
320
431
367
406
406
RM R S aguenay
302
309
370
374
440
457
477
494
3. Nom bre d'appartem ents inoccupés et univers (unités)
Selon les zones de m arché et le nom bre de cham bres à coucher
Région métropolitaine de recensem ent (RMR) de Saguenay
Studios
Inocc.
1 cham bre
Univers
Inocc.
2 cham bres
Univers
Inocc.
3 cham bres et +
Univers
Inocc.
Univers
Total
Inocc.
Univers
Chicoutimi-Nord
***
***
14
126
20
469
***
***
37
776
Chicoutimi-Sud
24
351
118
1 120
52
1 858
9
642
204
3 972
Chicoutimi
24
363
132
1 246
72
2 327
13
812
241
4 748
Jonquière
***
***
49
719
42
1 654
35
517
134
3 000
La Baie
***
***
9
153
26
397
34
269
68
828
RMR Saguenay
33
482
189
2 118
140
4 378
81
1 598
443
8 576
4. Lo yers m ensuels m o yens des appartem ents ($) avec et sans serv ic es *
S elo n les zo nes de m arc hé et le no m bre de c ham bres à c o uc her
Régio n m étro po litaine de rec ensem ent (RM R) de S aguenay
S tudio s
A vec
S ans
servic es
servic es
Chic o utim i-No rd
***
Chic o utim i-S ud
Chic o utim i
1 c ham bre
A vec
S ans
servic es
servic es
2 c ham bres
A vec
S ans
servic es
servic es
3 c ham bres et +
A vec
S ans
servic es
servic es
***
***
***
***
407
***
***
307
***
402
357
492
483
546
516
307
273
401
349
487
472
547
507
Jo nquière
316
***
384
329
437
449
***
506
L a B aie
***
***
341
313
***
368
***
412
RM R S aguenay
309
291
391
337
460
456
522
486
* Il faut noter que les loyers moyens ne peuvent donner une mesure précise des variations de prix des appartements entre deux années, les
résultats étant basés sur un échantillonnage d’immeubles qui peut différer d’une année à l’autre. Les loyers moyens publiés dans ce rapport
donnent plutôt une indication des montants payés selon la grandeur des logements, leur secteur géographique et les services inclus (chauffage,
électricité et eau chaude).
Rapport sur les logements locatifs

Enquête d’octobre 2003
8
5. H is to rique du taux d'ino c c upatio n des appartem ents (% )
S elo n les z o nes de m arc hé
Régio n m étro po litaine de rec ensem ent (RM R) de S aguenay
Z o ne de m arc hé
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
Chic o utim i-No rd
5,9
6,9
2,4
4,2
6,0
4,7
5,1
7,3
4,8
Chic o utim i-S ud
5,8
5,2
3,6
5,9
4,8
4,4
3,5
4,4
5,1
Chic o utim i
5,8
5,5
3,4
5,6
5,0
4,5
3,8
4,9
5,1
Jo nquière
L a B aie
5,0
4,9
3,4
3,1
3,2
3,7
4,5
4,4
4,5
10,8
6,4
9,9
6,1
10,3
5,9
7,4
6,8
8,3
6,0
5,4
4,1
4,8
4,9
4,4
4,4
4,9
5,2
RM R S aguenay
6. Taux d'inoccupation des appartem ents (%)
Selon les zones de m arché et la taille des im m eubles
Région m étro politaine de recensem ent (RMR) de Saguenay
3 à 5 unités
6 à 19 unités
20 à 49 unités
50 à 99 unités
100 unités et +
2002
2003
2002
2003
2002
2003
2002
2003
2002
2003
Chicoutim i-Nord
***
***
***
4,0
***
***
***
***
***
***
Chicoutim i-Sud
3,6
***
5,1
4,3
5,0
4,7
***
***
0,3
***
Chicoutim i
4,2
3,3
5,7
4,3
4,9
4,7
***
***
0,3
13,9
Jonquière
2,8
2,5
4,9
3,6
11,9
15,1
***
***
0,0
***
La Baie
3,5
3,2
9,9
13,8
***
***
***
***
***
***
RM R Saguenay
3,5
3,0
5,8
4,9
7,7
8,8
***
***
0,2
1,8
7 . T a ux d'ino c c upa tio n (% ) e t lo y e r s m o y e ns ($ ) de s a ppa r te m e nts
S e lo n l'a nné e de c o ns tr uc tio n de s im m e uble s e t le no m br e de c ha m br e s à c o uc he r
R é g io n m é tr o po lita ine de r e c e ns e m e nt (R M R ) de S a g ue na y
S tudio s
1 c ha m br e
L o y er
$
T a ux
ino c c .
L o y er
$
3 c ha m br e s e t +
T o ta l
T a ux
ino c c .
T a ux
ino c c .
L o y er
$
E n 1 9 9 0 o u a pr è s
4 ,1
337
17
461
0 ,3
538
4 ,8
577
5 ,8
1980 à 1989
***
***
5 ,5
390
1 ,7
461
2 ,1
513
2 ,1
1970 à 1979
1 2 ,4
306
5 ,2
393
6 ,5
457
9 ,8
503
6 ,9
A v a nt 1 9 7 0
9
306
9
347
3 ,7
408
3 ,9
453
5 ,3
A nné e de c o ns tr uc tio n
T a ux
ino c c .
2 c ha m br e s
T a ux
ino c c .
L o y er
$
8. Taux d'ino c cupatio n (%) et lo yers m ensuels m o yens ($) - Lac -Saint-Jean
Selo n l'agglo m ératio n et le no m bre de c ham bres à c ouc her
Studio s
A lm a
Do lbeau-M istassini
Ro berval
Saint-Félic ien
1 cham bre
2002
2003
2002
2003
2 cham bres
2002
2003
To tal
3 cham bres et +
2002
2003
2002
2003
Ino c c.
6,9
17,9
4,0
10,2
5,8
6,7
3,5
4,2
5,0
7,0
Lo yer
290
291
334
345
396
404
429
435
n.d.
n.d
Ino c c.
14,3
0,0
6,8
5,6
3,9
4,1
2,4
8,3
4,7
4,9
Lo yer
260
277
318
327
387
392
413
469
n.d.
n.d
Ino c c.
11,1
0,0
4,1
5,8
3,9
4,3
1,3
0,0
3,7
4,0
Lo yer
263
284
328
336
403
406
447
453
n.d.
n.d
Ino c c.
8,2
0,0
4,4
2,7
2,6
6,4
2,8
5,2
3,4
5,0
Lo yer
303
293
340
340
394
391
451
482
n.d.
n.d
*** Non disponible ou échantillon trop petit pour divulguer les résultats
© 2003 Société canadienne d’hypothèques et de
logement. Tous droits réservés. La reproduction, le
stockage dans un système de recherche documentaire
ou la transmission d’un extrait quelconque de cette
publication, par quelque procédé que ce soit, tant
électronique que mécanique, par photocopie,
* Services inclus: chauffage, électricité et eau chaude
enregistrement ou autre moyen sont interdits sans
l’autorisation préalable écrite de la Société canadienne
d’hypothèques et de logement. Sans que ne soit
limitée la généralité de ce qui précède, il est de plus
interdit de traduire un extrait de cette publication dans
toute autre langue sans l’autorisation préalable écrite
de la Société canadienne d’hypothèques et de
logement. Les renseignements, analyses et opinions
contenus dans cette publication sont fondés sur des
sources jugées fiables, mais leur exactitude ne peut
être garantie, et ni la Société canadienne d’hypothèques
et de logement ni ses employés n’en assument la
responsabilité.
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising