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CCG
– DÉBOUCHÉS EN FISCAUX
INFRASTRUCTURE
CRISE
LE SECTEUR
AUTOMOBILE
| LEDANS
ENCOURAGEMENTS
POUR LA |R-D
NORD-EST
DES ÉTATS-UNIS
LE MAGAZINE D’EDC DESTINÉ AUX EXPORTATEURS CANADIENS
WWW.EDC.CA
Survivre au recul
économique
Comment EDC aide les
entreprises canadiennes à
affronter le resserrement
du crédit
PM40063481
Eric Siegel, chef de la direction,
nous parle du nouveau
rôle d’EDC
ÉTÉ 2009
> Pe rs p e c t i v e s
Eric Siegel Président et chef de la direction
Photo : Martin Lipman
Juste équilibre dans
le système financier canadien
ien que le resserrement du crédit con- Exportation et développement Canada.
tinue à perturber l’économie mon- Par exemple, le Canada a évité nombre des
diale, je crois que le Canada est bien problèmes liés aux prêts hypothécaires
placé pour se sortir rapidement de la réces- à risque élevé qui ont rongé le système
sion, en grande partie parce qu’il a trouvé américain grâce notamment aux garanties
un juste équilibre entre les secteurs public hypothécaires qu’offre la Société canadienne
et privé pour ses institutions financières.
d’hypothèques et de logement.
Au sortir de ce repli, les pratiques du
Le gouvernement a aussi été en mesure
financement mondial ne seront plus jamais d’élargir le mandat d’EDC afin qu’elle
tout à fait pareilles. L’un des fondamentaux puisse offrir pendant deux ans plusieurs de
du commerce international – la libre cir- ses solutions de financement et d’assurance
culation des capitaux – a été balayé par une sur le marché intérieur, car il savait
crise de confiance qui va perdurer bien au- que nous pourrions combler les écarts
delà de la reprise. La manière de commercer à grâce aux liens étroits déjà tissés avec les
l’échelle mondiale en sera
institutions financières
transformée : la donne
du secteur privé dans le
aura changé à tout jamais.
cadre de nos activités
Aujourd’hui, le monde est
Le resserrement du
internationales.
témoin d’un changement
crédit a fait nettement
La force de ces relasans précédent du rôle
ressortir les conséquences
tions s’est traduite l’an
des gouvernements et des
d’un équilibre rompu
dernier par une hausse
sociétés d’État dans les
entre libre marché et
de 20 % des activités
bonne surveillance. Le
commerciales qu’EDC
systèmes financiers.
monde doit maintenant
a menées en partenariat
se tourner vers un moavec les banques : presque
dèle ancré dans une coopération plus 4 500 transactions évaluées à plus de
forte – modèle que l’on peaufine au 14 milliards de dollars.
Canada depuis quelque temps déjà.
Si le Canada a pu trouver des réponses
En fait, je crois que le bouleversement à la récession plus rapidement que d’autres
économique que nous traversons aura pays, c’est précisément parce qu’institutions
notamment pour résultat qu’un peu et partenariats étaient déjà en place. Nous
partout, on se dotera d’institutions sem- ne sommes pas partis de rien.
blables aux nôtres.
Aujourd’hui, le monde est témoin
Le système bancaire canadien est déjà d’un changement sans précédent du rôle
la coqueluche du monde financier. Lors du des gouvernements et des sociétés d’État
récent Forum économique mondial, il a été dans les systèmes financiers. Il est assez évidésigné comme le plus solide de la planète. dent qu’à moyen terme, les banques seront
Et le FMI l’a décrit comme étant « parmi naturellement portées à prendre moins de
les plus développés au monde », ajoutant risques, compte tenu de l’envergure des
que « les mécanismes de surveillance qui interventions gouvernementales qui se
composent le système sont très évolués ». sont avérées nécessaires. Elles devront
Si notre système est hautement rebâtir leurs bilans et retrouver la confiance
« développé », c’est en partie grâce aux de leurs investisseurs, ce qui conduira à une
partenariats que les banques canadiennes plus grande prudence et créera des écarts
ont formés avec des sociétés d’État comme sur le marché du crédit qui exigeront
B
2
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> ÉTÉ 2009
des engagements plus importants de la part
des organismes de crédit à l’exportation
(OCE) comme EDC.
Cependant, les solutions que peuvent
offrir la plupart des OCE sont beaucoup
plus limitées que celles d’EDC. En Europe,
par exemple, ils peuvent offrir des garanties,
mais pas de financement.
Ce modèle fonctionne si l’on présuppose que le financement ne fera jamais
problème, ce qui est précisément la façon
dont les marchés se sont comportés avec
les liquidités. Mais ce n’est plus le cas
quand les sources traditionnelles de
crédit se tarissent. C’est pourquoi de
nombreux gouvernements européens ont
des difficultés à créer des programmes de
financement, notamment, pour combler
les écarts.
EDC, quant à elle, jouit d’une souplesse
et d’une faculté d’adaptation exceptionnelles, grâce à ses divers programmes et
options de financement, ce qui lui permet
de tenir compte des réalités actuelles du
commerce international.
Le Canada a trouvé un juste équilibre
entre les secteurs public et privé, et la réussite d’EDC en est qu’un exemple à l’appui.
Notre système financier – des services bancaires aux prêts hypothécaires en passant par
le développement des exportations – est une
hybride bien positionnée : c’est la Prius du
monde financier, à un moment où d’autres
cherchent à se débarrasser de leurs véhicules
utilitaires sports trop énergivores.
L’économie mondiale va probablement subir encore bien des secousses,
mais les institutions financières canadiennes,
dont EDC, ont beaucoup à offrir au
monde : un modèle viable qui permette
aux marchés du crédit d’avoir la capacité
dont ils ont besoin, et aux entreprises de
continuer à prospérer et à se diversifier, dans
un cadre de risque et de surveillance
responsables. ■
Exportateursavertis
> Ta b l e d e s m a t i è re s
Été 2009
12
EN COUVERTURE > Survivre au recul économique
Comment EDC aide les entreprises canadiennes à affronter
le resserrement du crédit
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18
20
22
Entretien avec Eric Siegel,
chef de la direction d’EDC
24
L’affacturage, une
solution tout indiquée
Budget 2009 – Le point sur
le rôle d’EDC
Comment EDC peut vous
aider sur le marché canadien
Conseils pour survivre
au recul économique
Les cautionnements d’assurance,
pour un travail bien fait
Investir en marketing pendant
un recul économique
Entrevue avec Arlene Dickinson
É G A L E M E N T DA N S C E N U M É R O >
4
26
Crise dans
le secteur
automobile
La restructuration
se poursuit
De l’Inde, Reliance
Communications
À la recherche
de technologies
canadiennes
Photo couverture : Martin Lipman
CONVENTION DE LA POSTE-PUBLICATIONS No 40063481
RETOURNER TOUTE CORRESPONDANCE NE POUVANT
ÊTRE LIVRÉE AU CANADA AU
SERVICE DES PUBLICATIONS
MDS
2750, CHEMIN SHEFFIELD
OTTAWA ON K1B 3V9
Courriel : mds1@bellnet.ca
28
Débouchés en
infrastructure
dans les pays du
CCG
2
8
Perspectives
31
32
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37
39
Gérer les fluctuations monétaires
Profils d’entreprises dans le
secteur de l’énergie renouvelable
Des immeubles verts
Les outils d’EDC
Ressources pour les exportateurs
Contacts
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> ÉTÉ 2009
3
Les risques
s’accélèrent
De renflouements en acquisitions, le secteur
automobile se réduit comme peau de
chagrin et doit repenser chaque facette de
ses activités. Pour les fournisseurs
canadiens de pièces d’automobile
et d’outillage qui ont grandi autour
des équipementiers, il reste une question difficile : peuvent-ils encore prospérer à
partir du Canada une fois passée cette tourmente? Oui, répondent les spécialistes
et les principaux fournisseurs, avec quelques solutions financières cruciales pour
surmonter la crise.
PAR TOBY HERSCOVITCH
4
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> ÉTÉ 2009
Photo offerte par Martinrea International Inc.
<
Le secteur automobile a-t-il touché le creux de la vague? La plupart des experts croient que ce sera pour bientôt, si ce n’est pas déjà fait, alors la situation ne peut
que s’améliorer. Entre-temps, la restructuration se poursuit.
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> ÉTÉ 2009
5
«
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> ÉTÉ 2009
EDC et le secteur
automobile
4,2 milliards de dollars
Photo offerte par CenterLine
en prêts commerciaux, garanties
et polices d’assurance crédit en 2008
595
clients
500 millions de dollars
en couverture d’Assurance
comptes clients
L’Assurance comptes clients d’EDC peut s’avérer un
outil précieux pour un fournisseur de pièces d’automobile,
surtout dans le contexte actuel de resserrement du crédit,
qui a grevé les liquidités de nombreuses entreprises.
<
Le secteur automobile est dans un
état de crise perpétuelle », explique
Rob Wildeboer, président de Martinrea
International Inc., grand fournisseur de
pièces métalliques, de sections de véhicules
et de modules ainsi que de systèmes de
gestion des fluides.
« Il y a longtemps que nous disons que
toutes les conditions sont réunies contre
notre secteur : crise des liquidités, crise de
la production et crise de confiance. Nos
clients et les équipementiers – en particulier
les Trois de Detroit, mais aussi Honda,
Toyota et Nissan – souffrent à cause de
volumes inférieurs. En fait, notre clientèle
a vécu en six mois une restructuration qui
intervient normalement sur cinq ans. Et
elle se poursuit. »
La détresse est incessante pour les fabricants de pièces d’automobile, à tous les
niveaux, y compris les assembleurs de sections de véhicules du niveau 1, les fabricants
de pièces du niveau 2, les fournisseurs de
matériel façonné et de services spéciaux du
niveau 3, plus les fabricants d’outillage.
M. Wildeboer, qui siège au Conseil
d’administration de l’Automotive Parts
Manufacturers’ Association (APMA) du
Canada, explique : « Il y aura beaucoup de
regroupements dans les années voire dans
les mois à venir. Une baisse des rentrées de
fonds alliée à une capacité excédentaire
signifie que des fournisseurs de pièces
vont faire faillite, dans certains cas tout
simplement en raison d’un manque de
liquidités. Mais des entreprises vont aussi
sombrer à cause des structures qu’elles
ont en place, que ce soit leur niveau
d’endettement, la nature de leur production ou les procédés qu’elles utilisent. »
Les ventes d’automobiles ont baissé de
près de 20 % aux États-Unis en 2008, et les
résultats globaux pourraient être pires
d’ici la fin de cette année. Gerald Fedchun,
président de l’APMA, fait le point : « En
2008, le nombre de voitures envoyées à la
casse a dépassé le nombre de voitures
produites. Les chiffres sont de 12,5 millions
contre 10 millions environ, un creux.
« Je n’ai jamais vu de situation aussi
difficile durant ma longue carrière dans
cette industrie. Pour les fabricants de
pièces canadiens, le premier trimestre de
2009 est le pire qu’ils aient jamais connu,
avec moins de 9 millions d’unités produites
en taux annualisé. Quand on pense que
l’industrie doit produire environ 12 millions
d’unités par année pour rentrer dans ses
frais, on comprend pourquoi il y a moins
d’emplois, que les salaires diminuent et
que tout est en baisse. »
Le nombre des emplois canadiens
dans le sous-secteur des pièces d’automobile et des accessoires, par exemple, est
passé d’environ 87 000 en 2007 à 62 000
à la fin de mars 2009.
L’industrie a-t-elle touché le creux
de la vague?
M. Fedchun est convaincu que des jours
meilleurs s’annoncent. « Il n’est pas
possible de descendre plus bas. Les gens
ne conduisent pas beaucoup moins, ce qui
est encourageant. En effet, les données
montrent que le kilométrage n’a baissé que
de 1 ou 2 %. En temps normal, les ventes
de voitures augmentent de 1 % environ par
an; il devrait donc y avoir une demande
comprimée. Et les mesures de relance
ont commencé à agir. » D’après lui, la
production automobile qui reste au
Canada – inférieure de 10 à 15 % à celle
de 2007 – représente de bons produits et
des établissements efficients.
« Mais entre-temps, les clients ne peuvent pas payer ou retardent les paiements.
Les fournisseurs doivent néanmoins continuer d’investir dans des machines plus
récentes et dans de meilleurs procédés et
ont besoin de financement provisoire et
d’assurance crédit pour éviter la faillite.
En dehors d’EDC par l’entremise de son
Compte du Canada, l’assurance comptes
clients pour couvrir GM et Chrysler
n’existe tout simplement pas ou coûte
trop cher et, pourtant, ce type d’assurance
est essentiel pour notre secteur. »
Paul Boothe, sous-ministre délégué
principal, Industrie Canada, est d’accord :
« Le Canada a une part très importante de
l’industrie automobile nord-américaine.
Après cette restructuration, ce sera une
industrie plus petite mais, nous l’espérons,
plus prospère. Les entreprises ont besoin
d’une marge de manœuvre d’abord pour
traverser cette période difficile. Ensuite, à
l’autre bout, elles auront besoin d’une aide
à la restructuration à long terme. Nous
sommes convaincus qu’EDC peut jouer un
rôle important à ces deux étapes pour aider
l’industrie automobile. »
EDC a accéléré ses services au secteur
canadien l’automne dernier et elle n’a pas
encore ralenti la cadence. « La demande de
financement n’a jamais été aussi grande »,
1,4 milliard de dollars
en engagement total en avril 2009
fait remarquer John Earl d’EDC, chef de
comptes stratégiques, Groupe des transports,
« et nous y répondons en proposant des
solutions pertinentes et opportunes. Nous
prenons plus de risques et en partageons
davantage aussi avec les banques ».
Dans cette conjoncture, EDC a fourni
l’an dernier des prêts commerciaux, des
garanties et des polices d’assurance crédit
d’une valeur de 4,2 milliards de dollars
à 595 clients du secteur, principalement
des fournisseurs des équipementiers des
niveaux 1, 2 et 3.
« Nous avons maintenu notre couverture d’assurance existante et continué de
faire de nouvelles affaires là où elles
s’avéraient judicieuses. Nous avons également aidé nos titulaires de police au
moyen d’arrangements aux termes de la loi
sur la faillite et d’arrangements extrajudiciaires », précise Raymond Grady d’EDC,
directeur de groupe, Assurance crédit –
Transports. En outre, EDC a restructuré des
prêts déjà consentis aux fabricants de pièces
d’automobile, modifiant les modalités
ou offrant des délais de paiement plus longs.
En avril 2009, l’engagement d’EDC en
matière d’assurance, de cautionnement et
de financement pour le secteur atteignait
presque 1,4 milliard de dollars.
Stratégies d’adaptation
Même avec l’aide supplémentaire d’EDC,
chaque entreprise devra trouver ellemême la voie du retour à la stabilité et à la
croissance. Celles qui étaient solides financièrement, dont les opérations étaient
rationalisées et qui s’étaient diversifiées
avant la crise s’en sortent généralement
mieux. Revenant à Martinrea, M. Wildeboer
explique que la compagnie de Vaughan en
Ontario s’est employée à diversifier ses
opérations aux États-Unis et au Mexique
et à se constituer un bilan solide.
« Nous avons un bon consortium de prêteurs, qui comprend EDC. Nous nous
sommes positionnés pour de plus petits
volumes et pour pouvoir affronter la crise de
liquidités. Nous avons regroupé nos activités
et nous sommes assurés d’être aussi rentables
et rationalisés que possible. Nous avons aussi
dû mettre à pied des gens à court terme. »
Martinrea, qui compte 7 000 employés
environ dans 30 filiales en Amérique du
Nord et en Europe, est reconnue dans le
monde entier pour son savoir-faire en
systèmes de gestion des fluides et ses innovations technologiques dans le formage des
métaux, y compris l’hydroformage, le
poinçonnage, les assemblages de véhicules
soudés et les systèmes de châssis.
Situation semblable pour CenterLine,
important fournisseur de pièces d’automobile de taille moyenne qui emploie
environ 400 personnes. Cette entreprise,
dont les produits relèvent tant des niveaux
1 et 2 que 3, voit déjà la demande reprendre
un peu pour certaines de ses machines
et s’attend à être occupée cet été et cet
automne. L’entreprise familiale de Windsor
compte plus de 50 années d’expérience
de la conception et de la fabrication de
produits de soudage et de transformation
des métaux pour le secteur automobile et
d’autres industries. Ces produits incluent
des électrodes de portière vendues directement aux équipementiers, des machines
spécialisées pour le formage des métaux et
des composantes d’automatisation, comme
des pistolets à souder.
« Pour nous, la crise a commencé en 2003,
avec la chute du dollar américain. Déjà, nous
avions dû apporter des tas de changements
internes – regroupement d’usines, optimisation des systèmes opérationnels et
amélioration des stratégies de couverture
pour parer aux fluctuations de change.
Nous étions donc bien plus solides
quand cette crise-ci est arrivée », commente
Michael Beneteau, chef de la direction de
CenterLine. Tout récemment, l’entreprise
a unifié ses services de marketing afin de
créer une voix plus puissante sur le marché.
CenterLine s’est également diversifiée
au-delà du Canada et des États-Unis en
suivant certains de ses clients au Mexique
et en Allemagne. « Nous continuons de
manufacturer nos principaux produits au
Canada, mais nous fabriquons de plus
petits composants et assurons un service
d’entretien sur nos marchés étrangers »,
précise M. Beneteau.
« L’Assurance comptes clients d’EDC
nous donne plus de poids auprès de nos
banques lorsque nous cherchons à financer
nos activités d’exportation, d’autant plus
que l’industrie étire davantage les paiements
depuis quelques années. Nos clients peuvent également profiter des services d’EDC
pour régler par paiements échelonnés
quand ils achètent notre matériel. »
M. Wildeboer de Martinrea compte
aussi sur EDC : « EDC comprend parfaitement
comment nous travaillons et connaît bien le
Le 7 avril 2009, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il accorderait
700 millions de dollars supplémentaires en Assurance comptes clients à
l’intention des fournisseurs directs canadiens de General Motors, Ford, Chrysler
ou de leurs sociétés affiliées. Par l’entremise du Compte du Canada, EDC gérera
ces fonds, qui s’ajoutent aux quelque 500 millions de dollars en Assurance
comptes clients déjà consentis sur le Compte de la Société au 30 avril 2009.
secteur des pièces d’automobile. Alors,
quand nous devons agir rapidement, nous
mobilisons nos partenaires et nous obtenons
très vite une réponse d’EDC. C’est pourquoi
notre relation s’approfondit depuis six ans. »
L’avenir
La leçon est dure, mais M. Fedchun de
l’APMA constate que l’industrie se rationalise
et innove plus que jamais. « Plus d’entreprises profitent de programmes de formation pour améliorer leur mode de
fonctionnement. Certaines étudient de
nouveaux procédés et de meilleures
machines. Si elles peuvent trouver l’argent
pour les acheter, elles profiteront du nouveau programme d’amortissement accéléré
du gouvernement qui permettra des
économies d’impôt.
« Dans l’ensemble, l’industrie des
pièces ne demande pas autant de maind’œuvre au Canada que sur les marchés
émergents. Nous soutenons donc bien la
comparaison avec ces concurrents si l’on
tient compte de notre efficience, de notre
expérience, de nos filiales à l’étranger et
de nos frais de transport relativement
moins élevés. Nos entreprises exportent
aussi les deux tiers de leur production. Il
s’agit donc d’une industrie nord-américaine
pleinement intégrée et pas d’une industrie
proprement canadienne. »
À l’horizon, qui est encore très flou, se
dessinent pourtant de vastes possibilités
sur des marchés comme celui de l’Inde.
L’APMA y a chapeauté une mission en janvier 2008, et certains de ses membres ont
déjà lancé des activités dans la région. Et
de nouveaux fabricants, comme Volkswagen,
continuent de s’implanter au Canada, ce
qui ouvre de nouveaux débouchés à nos
fabricants de pièces.
De plus, des entreprises comme
CenterLine mettent au point de nouveaux produits qui peuvent être utiles à
diverses industries, comme l’aérospatiale,
les transports en commun, le secteur
énergétique et l’ameublement. CenterLine
a particulièrement bon espoir pour son
procédé de revêtement par pulvérisation
à froid. « Nous pouvons appliquer des
couches anticorrosion uniques, réparer
des bosses à des endroits jusque-là
inatteignables et fournir une capacité de
conductivité électrique dans le verre »,
ajoute M. Beneteau. Parmi ses nouveaux
clients, il y a le département de la Défense
des États-Unis, Boeing (aérospatiale) et des
fabricants de panneaux solaires.
M. Beneteau et M. Wildeboer sont
tous deux optimistes, pas seulement pour
leurs compagnies, mais pour toute l’industrie. « Les entreprises qui survivront à
la crise s’en sortiront très bien. Les gens vont
continuer d’acheter des voitures et ils auront
besoin de fabricants de pièces pendant très
longtemps, l’automobile étant un bien
qui se déprécie », explique M. Wildeboer.
Les mêmes données qui peignent un
sombre tableau pour l’industrie aujourd’hui
recèlent aussi un signe d’espoir pour
son avenir. Comme nous le rappelle
M. Wildeboer, que 12,5 millions de véhicules
partent à la casse tous les ans, mais que nous
en produisions seulement 10 millions, ce
n’est tout simplement pas durable avec
notre croissance démographique.
« L’industrie automobile n’est pas
moribonde. Au contraire, elle grandit
dans le monde entier. Nous possédons
d’incroyables compétences au Canada.
Notre pays représente 9 % de la population
nord-américaine, mais produit 16 % des
véhicules. Autrement dit, nous comptons
pour beaucoup dans le secteur. Pour les fournisseurs et les entreprises automobiles
qui se restructurent comme il faut, l’avenir
est prometteur. » ■
>
En avril dernier, EDC a accompagné
13 fournisseurs canadiens de pièces
d’automobile et une trentaine de participants
lors d’une mission commerciale chez
Volkswagen à Wolfsburg, en Allemagne.
Des discussions ont eu lieu avec les
responsables des acquisitions et de
l’ingénierie du fabricant automobile, qui
est à la recherche de fournisseurs pour
sa nouvelle usine à Chattanooga, au
Tennessee. En mai, Volkswagen a annoncé
qu’elle avait attribué ou qu’elle était en
voie d’attribuer des contrats à neuf des
compagnies participantes.
INFO. . .
> jearl@edc.ca
> www.martinrea.com
> www.apma.ca
> www.cntrline.com
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> ÉTÉ 2009
7
Profils d’entreprises
dans le secteur
de l’énergie
renouvelable Au cours des dernières
années, le réchauffement de la planète, l’épuisement
graduel des réserves de pétrole et les cours élevés
de l’énergie ont contribué à creuser l’appétit pour
les énergies renouvelables dans le monde entier.
Plusieurs firmes ont heureusement concentré leurs
efforts sur des technologies qui nous aident à
réduire notre dépendance à l’égard des combustibles
fossiles. Voici trois exportateurs canadiens qui
font sentir leur présence dans les secteurs de la
récupération de chaleur et des énergies éolienne
et solaire.
8
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> ÉTÉ 2009
Photo offerte par EnerWorks
Photo offerte par Endurance Wind Power
Photo offerte par Thermal Energy International
PAR DANNY KUCHARSKY
< Grâce à son programme EnviroExport, EDC appuie les
entreprises écologiques, c’est-à-dire, au sens large,
celles qui proposent des technologies propres comme
l’énergie renouvelable, les carburants de remplacement,
la gestion de l’eau et l’épuration des eaux usées.
Thermal Energy
International
La récupération de chaleur à partir des
émissions de déchets est la source d’énergie renouvelable la plus importante, et
probablement la plus méconnue, dans le
monde industrialisé, souligne Tim Angus,
chef de la direction de Thermal Energy
International d’Ottawa, compagnie qui
essaie de récupérer autant de cette
chaleur que possible.
« La chaleur et les combustibles sont très
mal utilisés. Nous captons les émissions
générées et leur faisons prendre une voie
productive », dit-il.
La compagnie a été créée au milieu des
années 1990, lorsqu’elle a lancé sa technologie FLU-ACE, qui récupère la chaleur
à partir d’émissions de déchets produits
par des institutions comme les hôpitaux.
FLU-ACE est une tour qui remplace la
cheminée industrielle. Les gaz chauds
émanant des chaudières ou des sécheurs
industriels sont mélangés à de l’eau, et
l’énergie perdue est transformée en eau
chaude. Cette eau est alors évacuée par
des pompes pour réchauffer l’air ou
servir d’eau traitée. Les coûts de FLU-ACE
vont de 500 000 à 20 millions de dollars,
mais ils oscillent généralement entre
1 et 5 millions de dollars. L’investissement
devient normalement rentable en deux ans.
Autre technologie de l’entreprise,
DRY-REX, grâce à laquelle la chaleur
produite par les émissions de déchets et
récupérée par FLU-ACE est fournie à un
four à biomasse de 12 mètres de hauteur
et 20 de longueur. Le four transforme la
biomasse humide – de la sciure à la boue
des usines de pâtes et papiers – en combustibles viables, prêts à brûler.
« Notre système DRY-REX peut accepter
tout type de biomatériau qui peut brûler
comme combustible », explique M. Angus.
Thermal Energy s’intéresse notamment
aux peaux de raisins de l’industrie vinicole
italienne, qu’elle pourrait sécher pour les
faire brûler sous forme de combustible.
En Chine, un distributeur examine le
marché des boues d’égouts municipaux,
soit pour les éliminer, soit pour les
transformer en combustible.
La compagnie étudie aussi des projets
de bagasse en Amérique latine. La bagasse
est ce qui reste de la canne à sucre une
fois traitée. Étant donné qu’elle est
généralement humide, on lui ajoute
normalement du pétrole pour qu’elle se
consume de manière efficiente, mais si on fabrication de FLU-ACE et de DRY-REX,
peut la sécher en utilisant des émissions principalement à des fabricants canadiens
de déchets, cet apport devient inutile. et généralement ici au Canada, elle
« Les systèmes que nous avons exa- s’assure de fonctionner au plus juste.
minés permettent d’économiser entre
Outre l’industrie des pâtes et papiers,
5 et 10 millions de dollars par an en con- la compagnie se concentre sur les
sommation de pétrole par usine sucrière industries pharmaceutique et pétrochiet, en outre, de réduire considérablement mique, GlaxoSmithKline et British
les émissions. »
Petroleum figurant parmi ses clients.
Pour pénétrer le marché latinoÀ l’exception de GEM, la croissance
américain, Thermal Energy espère de Thermal Energy est cyclique en raison
pouvoir profiter de divers produits de la nature des technologies proposées,
d’assurance à l’exportation d’EDC, qui exigent beaucoup de capitaux.
notamment de son partenariat avec « Un système de récupération de chaleur
Northstar Financement du Commerce de 5 millions de dollars ne figure
International, aux termes duquel Northstar généralement pas dans le budget de nos
fournit du financement aux acheteurs clients du secteur des pâtes et papiers,
étrangers tandis qu’EDC assure les souligne M. Angus. Notre cycle de ventes
transactions contre les pertes éventuelles. est complexe et long, ce qui se répercute
À l’heure actuelle, FLU-ACE est la sur les recettes, qui subissent des hauts
technologie de Thermal
et des bas. »
Energy qui se vend le
Malgré tout, au
plus, mais M. Angus
printemps dernier,
En 2008, EDC a appuyé
croit qu’elle sera éclipThermal Energy a
215 exportateurs et des transée par le purgeur de
lancé une campagne
sactions d’une valeur de plus
vapeur d’eau GEM,
de souscription auprès
produit par Gardner
de grandes firmes
de 400 millions de dollars
Energy Management,
de placement de New
dans le secteur de l’environfabricant de composants
Yo r k , L o n d r e s e t
nement et a soutenu un
situé au Royaume-Uni,
Toronto. L’émission,
volume d’activités dépassant
que Thermal Energy
qui s’est élevée à
les 450 millions de dollars
a acquis l’an dernier.
15 millions de dollars, a
dans le secteur des technoL’économiseur de
en fait été sursouscrite
vapeur peut être utilisé
– l’entreprise n’essayait
logies vertes. EDC a fourni à
partout où il y a de
au départ que de
ces secteurs des services
la vapeur.
recueillir 12 millions
de financement, de cautionGEM, qui se vend
de dollars.
nement et d’assurance
environ 1 000 $ seuleLa compagnie a
risques politiques.
ment, a beaucoup de
aussi lancé récemment
succès, mais il est vendu
une coentreprise en
presque exclusivement
Chine méridionale,
en Europe. La stratégie est d’exporter ce Thermal Energy International Inc.
succès en Amérique du Nord et en Asie, Guangzhou Ltd., pour l’aider à pénétrer
M. Angus voyant tout particulièrement le ce marché et à naviguer entre les
marché des États-Unis comme « un différences de culture et de pratiques
débouché massif pour tous nos produits, commerciales. « Cette coentreprise est
vraiment nécessaire pour faire affaire
et notamment pour GEM ».
Thermal Energy a aussi conçu un en Chine sans accroc et administrer la taxe
programme de financement unique en à la valeur ajoutée », explique M. Angus.
Parallèlement, en Europe, Thermal
son genre appelé Alternative Utility
Delivery. Dans le cadre de ce programme, Energy apprend de dures leçons, en
l’entreprise construit et paie ses systèmes ce qui a trait notamment au droit du
de récupération de chaleur et les fait fonc- travail. Par exemple, en raison du cadre
tionner aux usines de ses clients, qui réglementaire, faire des affaires en France
et en Allemagne revient très cher, et il
achètent la production énergétique.
Entreprise cotée à la Bourse de crois- vaut peut-être mieux y traiter avec des
sance TSX de Toronto depuis 1996, distributeurs que recruter des représenThermal Energy emploie 35 personnes tants, constate M. Angus.
Il admet que le recul économique a eu
et compte environ 20 agents de ventes
indépendants. En sous-traitant la des effets néfastes, certains clients ayant
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> ÉTÉ 2009
9
réduit leurs dépenses.
Cependant, la compagnie résiste à la récession en attirant d’autres
clients qui veulent
investir leurs rares
capitaux dans des
projets susceptibles d’entraîner des économies d’énergie.
« Notre industrie est en plein essor,
et nos technologies commencent à peine
à pénétrer le marché. Avec une bonne gestion, les perspectives de croissance sont
fantastiques pour nous », conclut-il.
www.thermalenergy.com
Endurance
Wind Power
Quand vous imaginez des éoliennes, vous
avez généralement à l’esprit des structures géantes en forme de ventilateur
situées dans des régions isolées. Mais il existe
aussi de nouvelles structures, qui amènent l’énergie éolienne dans les villes et les
villages. Au début des années 2000, le
département américain de l’Énergie a
offert une subvention à trois ingénieurs
renommés mondialement en énergie
éolienne pour concevoir une éolienne
qui pourrait alimenter en électricité de
grandes maisons dans les zones urbaines,
en toute sécurité.
Cinq ans plus tard, les trois ingénieurs
avaient conçu une éolienne silencieuse,
efficiente et fiable, l’Endurance
S250, de 5 kilowatts, que l’on trouve
généralement dans des tours d’une
trentaine de mètres. Elle est vendue par
Endurance Wind Power, l’entreprise en
démarrage créée en 2007 pour la
produire et la vendre.
La fabrication a commencé l’an
dernier, à l’usine d’Endurance de South
Surrey, en Colombie-Britannique. À ce
jour, la compagnie a expédié plus de
10 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
200 éoliennes valant environ 40 000
dollars américains chacune, et en a autant
dans son carnet de commandes. Elle les
vend partout en Amérique du Nord, à de
petites entreprises, à des agriculteurs et
à des propriétaires d’un terrain d’au
moins un acre.
« Je pense que nous avons le meilleur
produit sur le marché, mais les autres
grands acteurs sont présents depuis beaucoup plus longtemps », dit Glenn Johnson,
chef de la direction chez Endurance.
Qu’est-ce qui différencie ses éoliennes
de celles de ses concurrents? Elles sont
généralement moins bruyantes et coûtent
moins cher au kilowatt. Qui plus est, « nos
éoliennes sont raccordées au réseau de
distribution d’électricité, donc l’énergie
passe directement de l’éolienne au réseau.
La plupart des produits de nos concurrents
nécessitent un onduleur pour rendre
l’énergie compatible avec le réseau. C’est
une pièce chère et moins efficiente
que le générateur asynchrone de nos
éoliennes », explique M. Johnson.
Un produit nouveau, de
deuxième génération, que la
compagnie s’apprête à lancer sur
le marché, produira entre 30 et
50 % d’énergie de plus que le
modèle courant.
Endurance réalise plus de
80 % de ses ventes aux ÉtatsUnis, ce qui est bon d’un côté,
mais décevant de l’autre. Le gouvernement américain a récemment ajouté un crédit d’impôt de
30 % pour le type d’éoliennes que
fabrique l’entreprise, et la plupart
des États ont un programme de
subvention pour l’énergie
éolienne : par exemple,
l’Oregon offre un rabais de
22 500 $, équivalent à
56,3 % du coût. Mais il
n’existe rien de tel ici.
Le meilleur programme
au Canada, offert en
Saskatchewan, couvre
au plus 25 % du coût
total. Les acheteurs
canadiens paient donc en général
beaucoup plus cher pour se procurer
les éoliennes fabriquées au pays – même
si la ressource, le vent, est légèrement
supérieure au Canada, ce qui rend
l’utilisation d’éoliennes plus avantageuse
ici que dans nombre d’États américains.
L’entreprise, qui emploie 20 personnes, est rentable depuis le quatrième
trimestre 2008. Pour répondre à la
demande aux États-Unis, elle envisage
cette année d’y faire une partie de la
fabrication, là où elle a déjà des installations d’essai.
« Comme Endurance réalise la plupart
de ses activités aux États-Unis, EDC nous
est devenue indispensable, assurant notre
marge de crédit avec HSBC, souligne
M. Johnson. Grâce à cette assurance, la
banque réduit son risque et nous avons
accès à d’autres services d’EDC. »
L’entreprise a établi un réseau nordaméricain de revendeurs. Il représente
actuellement de 40 à 50 % de ce qu’elle
envisage et devrait être complété d’ici la
fin de l’année. « Jusqu’à ce que je sois
entièrement satisfait de ce que nous
faisons en Amérique du Nord, que nous
ayons une clientèle solide et un réseau de
première classe, nous ne chercherons pas
à pénétrer d’autres marchés », précise
M. Johnson.
Il critique les exportateurs canadiens qui comptent sur le taux de change
pour faire des profits : « Si vous misez sur
la valeur du dollar pour faire grimper
vos chiffres, vous ne devriez pas faire de
Photo offerte par Endurance Wind Power
Photo offerte par Thermal Energy International
Aux termes de son nouveau mandat sur le
marché intérieur, EDC a fourni en juin 2009 une
garantie de 750 000 $ à la Banque HSBC Canada
dans le cadre d’un prêt de 1,5 million de dollars
consenti à Endurance Wind Power pour appuyer
son acquisition d’Énergie PGE.
www.endurancewindpower.com
EnerWorks
« L’énergie solaire peut servir à faire
chauffer de l’eau à peu près partout dans
le monde », dit Kathleen Barnard, directrice du marketing chez EnerWorks.
Peu importe que vous viviez sous la
pluie à Vancouver ou sous le soleil en
Californie, les systèmes d’énergie solaire
de l’entreprise peuvent aider à réduire les
coûts de l’eau chaude, l’énergie solaire
étant meilleur marché que l’électricité
fournie par le réseau de distribution.
Bonne nouvelle, étant donné que l’eau
chaude représente en moyenne 25 % de
la facture de services publics des ménages.
De la même façon qu’une voiture
hybride, le système utilise la lumière du soleil
pour faire chauffer l’eau et, quand ce
n’est pas possible, passe au système énergétique habituel du propriétaire. La technologie a été produite à l’Université
Queen’s, de Kingston, en Ontario, et
commercialisée par EnerWorks, située à
Dorchester, également en Ontario, en 1999.
La technologie fait l’objet de plusieurs
brevets, dont un pour le système de
contrôle sur les insolateurs résidentiels qui
les empêche de surchauffer ou de stagner
si les propriétaires partent en vacances.
Les systèmes d’insolateurs, qui mesurent
environ 1 mètre sur 3 et ne pèsent qu’une
cinquantaine de kilos, conviennent à
presque tous les types de toit et s’installent
aussi bien sur des maisons neuves qu’existantes. Ils coûtent environ 7 000 $ pour
une famille type de 4 personnes, et
peuvent être rattachés à n’importe quel
chauffe-eau répondant
aux normes nordaméricaines. La rapidité du retour sur l’investissement dépend
de la quantité d’eau
chaude utilisée, du prix
de l’électricité, de la
compensation de carburant et des incitatifs
ou rabais gouvernementaux, souligne
Mme Barnard.
La compagnie doit
surtout son succès
à de grands projets
aux États-Unis, dont
une vente récente de
640 unités en Caroline
du Nord. Parmi les
vastes installations au
Canada, mentionnons
un lotissement résidentiel dans la communauté soucieuse
de l’environnement
d’Okotoks, en Alberta. Mais les
systèmes se retrouvent un peu partout,
notamment dans des hôtels et des écoles.
Ils sont aussi à la portée des particuliers.
Au Canada, EnerWorks a conclu un accord
avec le magasin à grande surface Home
Depot. « Cependant, note Mme Barnard,
ce n’est pas un projet de bricolage, il faut
des installateurs qualifiés. »
EnerWorks possède un réseau de distribution aux États-Unis depuis des années
et cherchera à s’étendre au Mexique et en
Amérique du Sud dès que ses accords de
distribution seront formalisés.
Photo offerte par EnerWorks
l’exportation. Il faut penser en fonction
d’un huard équivalent au billet vert, et
être rentable de cette façon. Si je peux
profiter d’une manne circonstancielle,
tant mieux, mais mon modèle d’affaires
ne repose pas là-dessus.
« Avec le resserrement des marchés
financiers, seuls les forts survivront. »
Endurance a le vent en poupe, étant
donné qu’elle jouit d’un bon financement
et produit des éoliennes qui fonctionnent
bien, souligne M. Johnson.
« Nous pouvons être très fiers de ce que
nous avons fait jusqu’ici, en ce sens que
chacune de nos éoliennes réduit le bilan
carbone. J’espère que nous pourrons en
mettre des milliers sur le marché. »
« Nul doute qu’il s’agit d’une énergie
viable, réalisable et renouvelable », souligne
Mme Barnard, notant qu’EnerWorks a
même un distributeur en Alaska, qu’il est
difficile de classer parmi les régions
chaudes et ensoleillées du monde.
La compagnie, qui emploie 35 personnes, a en fait enregistré son meilleur
trimestre à la fin de l’année dernière,
après le début du repli économique. Selon
Mme Barnard, ce succès s’explique par
l’escalade des prix énergétiques, le virage vert et
les incitatifs gouvernementaux, qui ont rendu
les systèmes résidentiels
et commerciaux de
grande envergure plus
économiques.
EnerWorks entend
emménager dans une
nouvelle usine, qui aura
trois fois la superficie de
ses locaux actuels de
7 000 mètres carrés.
Elle envisage aussi une
unité de production
aux États-Unis, ce
qui la rapprocherait
de certains de ses
principaux marchés
et diminuerait les
délais et les coûts
d’expédition. La
compagnie étudie
par ailleurs de
nombreux produits
solaires, des thermopompes assistées
à la climatisation.
Après avoir vu doubler les ventes
de 2007 à 2008, Mme Barnard s’attend
cette année à les voir tripler par rapport
à l’an dernier : « Nous avons forgé
de solides relations avec quelques
partenaires clés. Maintenant, la croissance
est exponentielle. » ■
www.enerworks.com
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 11
Photo : © Bill Varie/Somos Images/Corbis
> Article-vedette
Survivre au recul
économique
Le commerce international est indispensable à la santé
de l’économie canadienne, et son dynamisme
dépend de l’accès au crédit.
’expression « crise des prêts hypothécaires à risque élevé »
est apparue après l’éclatement de la bulle immobilière
aux États-Unis, lorsque de nombreux ménages n’ont plus
été en mesure de rembourser leurs prêts hypothécaires à
risque. Elle a par la suite été supplantée par « crise du crédit »
ou « resserrement du crédit ».
Quel que soit le terme que vous utilisiez – resserrement, crise,
gel – pour décrire la situation actuelle, le monde n’a rien
connu de tel, du moins à cette échelle.
Les compagnies ne pouvant survivre sans crédit ferment leurs
portes, et le nombre de faillites augmente. Bref, si les banques
ne prêtent pas d’argent et les compagnies d’assurance n’assument
pas de risques, les entreprises ont de graves ennuis.
Et la tempête est loin d’être calmée.
En janvier, pour aider le pays à traverser cette période
difficile, le gouvernement du Canada a lancé un train de
mesures visant à stimuler les dépenses et les prêts grâce à une
enveloppe de 43 milliards de dollars. C’est du côté d’une
capacité de crédit accrue qu’EDC entre en jeu.
Le gouvernement a donné à la Société plus de souplesse pour
l’appui traditionnel qu’elle accorde aux activités commerciales
internationales. Par ailleurs, pour les deux prochaines années,
il lui a aussi demandé d’appliquer son expertise en assurance,
en financement et en cautionnement au commerce sur le
marché canadien.
Comment allons-nous nous y prendre? Principalement en
créant des partenariats avec les banques, les institutions financières, les compagnies d’assurance et les sociétés de cautionnement
canadiennes – afin de les aider à vous aider. Parce que les compagnies canadiennes doivent pouvoir compter sur toutes les
ressources financières à leur disposition.
À la fin de juin cette année, EDC avait acquis 925 nouveaux
clients et appuyé des transactions d’exportation et d’investissement d’une valeur de 38,4 milliards de dollars, soit plus qu’à la
même période l’an dernier. Ce n’est pas peu dire car c’est l’an
dernier que la Société a enregistré le plus important volume
d’activités de toute son histoire.
Et ces chiffres ne tiennent pratiquement pas compte des
nouvelles transactions intérieures, qui ne font que commencer.
Ce qui s’est passé en 2008, c’est que les défis croissants et
les risques plus élevés ont rendu les services d’EDC encore
plus nécessaires.
L
12 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
Nous avons servi un nombre record de clients, quelque
8 300. Nous avons en outre appuyé plus d’exportations et
d’investissements que jamais. Notre volume d’activités a atteint
86 milliards de dollars dans 184 pays, dont 145 marchés émergents, comme l’Inde, la Chine, la Russie, le Mexique et le
Brésil, qui offrent le plus de potentiel de croissance et qui, actuellement, sont en proie à moins de difficultés que les États-Unis.
Malgré la conjoncture, les débouchés existent, et un grand
nombre de compagnies canadiennes se portent bien.
Pourquoi? Notamment parce qu’elles saisissent les occasions
et se lancent à la conquête des marchés émergents. Elles ne restent
pas inactives, dans l’attente que les échanges avec les États-Unis
reprennent un jour.
En fait, les clients d’EDC diversifient plus que jamais leurs
marchés d’exportation. Et les compagnies qui prennent de telles
mesures s’en sortiront plus vite que leurs concurrentes.
Ne nous leurrons pas : le contexte économique entourant le
commerce international du Canada a changé, probablement
pour toujours. ■
>
Dans les pages qui suivent, vous découvrirez comment EDC
aide les compagnies canadiennes à survivre au recul actuel.
Vous y trouverez notamment ce qui suit.
• Un entretien avec Eric Siegel, chef de la direction d’EDC
• Budget 2009 – Le point sur le rôle d'EDC
• Comment EDC peut vous aider ici, sur le marché canadien
• Conseils pour survivre au recul économique
• L’industrie du cautionnement : comment, grâce à EDC,
plus de compagnies canadiennes peuvent remporter des
contrats au Canada et à l’étranger
• La gourou du marketing, Arlene Dickinson, en entrevue
• L’affacturage : un outil de plus pour gérer la trésorerie
Entretien avec Eric Siegel, président
et chef de la direction d’EDC
Quelle est la principale préoccupation dont les dirigeants d’entreprises
vous font part?
R
Que le crédit ne circule pas assez vite
malgré les mesures prises par le gouvernement, par EDC et par la BDC pour
faire bouger les choses. Je comprends les
pressions auxquelles sont soumises les
compagnies et j’aimerais pouvoir réagir plus
rapidement, mais il faut du temps : nous
devons agir d’une manière responsable, qui
soit saine sur le plan commercial, et nous
ne pouvons appuyer que les entreprises
solvables, dotées d’un bon plan d’affaires.
Sinon, notre propre santé financière serait
compromise et notre capacité d’aider les
compagnies, réduite, non seulement maintenant mais aussi à l’avenir.
Les processus sont toutefois en place, et
nous avons conclu des accords avec des
sociétés de cautionnement et des assureurs
privés, d’une part, et avec la BDC et les
banques pour le financement, d’autre
part. Nous avons déjà appuyé un certain
nombre de transactions de plusieurs
millions de dollars, et sommes en train
d’en examiner beaucoup d’autres. Le
crédit circule de nouveau, et pénétrera les
chaînes d’approvisionnement au fur et à
mesure que les compagnies paieront
leurs fournisseurs.
Q
Les pouvoirs d’EDC sur le marché
intérieur répondent-ils vraiment aux
besoins des entreprises?
R
Je le crois. Nous sommes constamment en communication avec nos
clients et nous suivons l’évolution de leurs
besoins de manière plus formelle au
moyen de sondages. Nous savons donc que
le resserrement du crédit les frappe très
durement et qu’ils ont besoin de solutions
financières pour s’en sortir. Par exemple, dans l’un de nos derniers sondages,
75 % des répondants ont indiqué que le
ralentissement a un énorme impact négatif
sur leur santé financière, leurs activités internationales et leur capacité d’obtenir du
financement. La nécessité de solutions
financières comme les nôtres, au Canada
et à l’échelle internationale, n’a jamais été
aussi impérieuse.
Q
R
Quels conseils donneriez-vous aux
compagnies qui éprouvent des
difficultés financières?
Veillez à bien vous informer sur les
ressources financières existantes.
Demandez à votre banquier, assureur et
société de cautionnement si votre entreprise
utilise tous les moyens à sa disposition et si
elle est admissible à l’appui d’EDC ou de
la BDC. Si vous êtes déjà client d’EDC,
appelez-nous, nous vous expliquerons
comment nous pouvons vous aider.
Je recommande aussi qu’autant que possible, les compagnies planifient la reprise.
Il est possible que vous ne retrouviez
jamais les volumes de ventes que vous réalisiez auparavant sur vos marchés traditionnels, mais la reprise se produira plus
tôt et plus rapidement sur de nombreux
autres marchés. Les compagnies canadiennes qui se sont diversifiées en s’implantant sur plusieurs marchés étrangers
se sont bien protégées contre un éventuel
ralentissement sur un marché précis. Elles
doivent être plus nombreuses à suivre
cette voie.
Q
Photo : Martin Lipman
Q
Comment le recul touchera-t-il le
Canada à long terme?
R
Une forte correction est en train de
s’opérer, mais je pense que le Canada
s’en sortira très bien. Il y aura bien sûr des
fermetures, des dégraissements et des
consolidations, qui sont des chocs terribles
pour les personnes qui perdent leur
emploi et pour les communautés qui sont
privées d’entreprises dynamiques qui contribuaient à leur prospérité. Nous devons
examiner toutes nos forces sous-jacentes
pour voir comment le Canada s’en sortira.
L’un des aspects les plus inspirants de mon
travail est le regard que je peux poser sur
les idées et technologies tout à fait extraordinaires des entreprises et sur les moyens
très originaux qu’elles emploient pour les
lancer sur le marché. Notre économiste en
chef, Peter Hall, disait récemment que des
crises naît la transformation, et je m’attends
à voir surgir des idées exceptionnelles
en matière de produits et services, et des
façons inédites de les commercialiser
pour traverser cette période de repli.
fonctionnent dans un cadre de gouvernance
et de réglementation mis en place par le
gouvernement, ce qui a permis d’éviter la
plupart des problèmes qu’éprouve le
secteur des services financiers dans d’autres
pays du monde.
D’ailleurs, EDC prend le relais lorsque ces
compagnies ont des contraintes. La Société
est entièrement intégrée à l’industrie canadienne des services financiers – elle ajoute
de la capacité là où le besoin se fait sentir.
Nous avons toujours réalisé une bonne
partie de nos activités de concert avec les institutions financières privées, et celles que
nous entreprendrons sur le marché intérieur,
à la demande du gouvernement, se feront
entièrement en partenariat.
Q
R
R
Les banquiers et les assureurs
retirent-ils leur appui aux
entreprises canadiennes?
Il est évident que le crédit s’est resserré
partout, et nos banques et compagnies
d’assurance subissent quelques contraintes
actuellement, pour des raisons indépendantes de leur volonté. Dans l’ensemble
toutefois, les compagnies canadiennes de
services financiers prennent des décisions
à partir de principes sains en matière de
gestion des risques. Elles sont solides et
Q
EDC continuera-t-elle à appuyer les
transactions sur le marché canadien
après la reprise?
La décision revient au gouvernement.
Pour l’instant, nous visons à appuyer les
entreprises canadiennes viables afin qu’elles
puissent s’en tirer et retrouver la croissance,
et nous misons à cette fin sur les forces du
système financier canadien. Le gouvernement nous a demandé de le faire pour les
deux prochaines années, et je pense que
cela aidera les entreprises canadiennes
à se sortir plus rapidement de ce recul
économique, et en meilleure position
pour retrouver la prospérité. ■
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 13
> A r t i c l e - v e d e t t e — S u r v i v re a u re c u l é c o n o m i q u e
Budget 2009
Le point sur le rôle d’EDC
Photo : © Nyul/iStockphoto
Le Budget 2009 prévoyait un train de mesures visant à favoriser la croissance
et la prospérité du Canada à long terme malgré la récession actuelle, dont un
rôle important pour EDC. Le gouvernement a doté la Société :
• de plus de souplesse financière pour appuyer les exportateurs et les
investisseurs canadiens;
• d’un mandat temporaire pour deux ans, afin d’accroître la capacité sur
le marché intérieur;
• de 350 millions de dollars supplémentaires en capital en novembre dernier.
Voici comment ces mesures vont aider les compagnies canadiennes à
traverser le recul économique.
D’abord, le gouvernement a doté EDC de plus de souplesse financière
en augmentant :
> le plafond de son capital à 3 milliards de dollars;
> sa dette éventuelle à 45 milliards de dollars;
> le plafond du Compte du Canada, qu’EDC gère en son nom, à 20 milliards de dollars.
En termes concrets
• La hausse du plafond du capital permet au gouvernement, en cas de besoin, d’injecter des capitaux dans
EDC pour lui permettre de soutenir plus de transactions.
• Grâce à l’augmentation de la limite de sa dette éventuelle, EDC peut accorder plus de prêts et de polices
d’assurance à l’appui des entreprises canadiennes.
• Le Compte du Canada sert à faciliter des contrats à l’exportation qui dépassent la capacité d’EDC, mais que
le gouvernement considère comme étant dans l’intérêt national. EDC gère les transactions portées à ce compte
mais c’est le gouvernement qui en assume les risques.
• L’augmentation du plafond du Compte du Canada a, par exemple, permis aux fournisseurs canadiens du
secteur automobile de profiter de 700 millions de dollars supplémentaires en Assurance comptes clients,
qu’EDC peut tirer sur ce compte.
Comment EDC a-t-elle utilisé les 350 millions de dollars en capital consentis par le gouvernement?
• Il faut d’abord noter qu’il s’agit d’un « investissement » de 350 millions de dollars que le gouvernement a
fait dans EDC en achetant des actions. Il a ainsi augmenté son capital social.
• Le renforcement de son capital de base donne une meilleure position financière à la Société et lui permet
par exemple d’emprunter davantage sur les marchés libres.
• Ces fonds peuvent servir à offrir des services de financement, d’assurance et de cautionnement, surtout aux
secteurs en difficulté, et correspondent à des transactions d’environ 1,5 milliard de dollars générées par
des exportateurs canadiens.
14 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
Photo : © Masterfile
Puis-je me faire renflouer par EDC?
> Non, ce n’est pas ce que le gouvernement nous a demandé de faire.
> EDC ne consent des prêts que selon des conditions commerciales.
Dans ce cas, comment EDC peut-elle m’aider?
> Si EDC réassure une police, votre fournisseur d’assurance est plus susceptible de vous
accorder de l’assurance.
> Si EDC garantit un prêt, votre banque vous prêtera plus facilement des fonds.
Que dois-je faire pour obtenir un tel appui?
> Votre compagnie est-elle solvable mais a-t-elle du mal à obtenir du crédit?
> Avez-vous un modèle d’affaires viable?
Vous avez répondu oui à ces deux questions?
> Si vous êtes un client d’EDC, communiquez avec nous.
> Sinon, communiquez avec votre banque, société de cautionnement ou compagnie
d’assurance ou encore avec la BDC si votre chiffre d’affaires est de moins de
50 millions de dollars.
Ensuite, le gouvernement a demandé à EDC d’en faire plus pour
les compagnies canadiennes au pays même.
> Le gouvernement a élargi le mandat d’EDC et lui a donné de nouveaux pouvoirs sur le marché canadien.
Que signifient les pouvoirs d’EDC sur le marché canadien?
• EDC a le mandat d’aider les compagnies canadiennes à commercer ou à investir sur les marchés mondiaux.
• Aux termes de ce mandat, il doit y avoir un volet international aux activités qu’EDC appuie.
• Cependant, en élargissant son mandat, le gouvernement a temporairement, soit pour une période de deux
ans, autorisé EDC à appuyer vos activités au Canada.
Comment EDC appuie-t-elle vos activités sur le marché canadien?
• Principalement grâce à des partenariats avec les banques, les compagnies d’assurance et les sociétés de
cautionnement du secteur privé au Canada.
• Pourquoi? Parce qu’il s’agit là du moyen le plus rapide d’accorder du crédit aux entreprises canadiennes
qui en ont besoin.
Comment EDC travaille-t-elle en partenariat avec les institutions financières privées du Canada?
• EDC accroît la capacité sur le marché intérieur essentiellement en partageant le risque au moyen de la
réassurance et des garanties de prêts.
Qu’entendez-vous par accroître la capacité sur le marché canadien?
• En raison du resserrement actuel du crédit, de nombreuses banques, compagnies d’assurance et sociétés de
cautionnement éprouvent des difficultés à accorder de nouveaux prêts, cautionnements ou polices d’assurance.
• Toutefois, si EDC peut réassurer la police d’assurance ou le cautionnement, ou garantir le prêt, elle partage
le risque, ce qui donne une capacité supplémentaire aux acteurs du secteur privé pour assumer plus de risques
et continuer ainsi à bien servir leurs clients.
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 15
> A r t i c l e - v e d e t t e — S u r v i v re a u re c u l é c o n o m i q u e
Comment EDC peut vous aider ici,
sur le marché canadien
Pour aider les compagnies canadiennes à traverser la récession, EDC peut
maintenant appuyer financièrement des transactions sur le marché intérieur.
De plus, EDC a ajouté une capacité de financement de 3 milliards de dollars
sur le marché canadien, ce qui permettra aux institutions financières du secteur
privé d’en faire plus pour leurs clients et d’assumer de nouvelles affaires.
Photo : © Neustock/iStockphoto
EDC accroît la capacité des institutions financières canadiennes en accordant :
Cautionnement sur le
marché canadien
Cautionnement. Le cautionnement aide les
compagnies canadiennes en garantissant
que les travaux visés par un contrat seront
exécutés conformément aux modalités
énoncées. Il est le plus souvent utilisé
dans les industries de la construction et des
services professionnels.
Rôle d’EDC
• EDC procure de la réassurance à l’égard
des cautionnements d’assurance.
• EDC contribue ainsi à réduire le montant
de capital dont les sociétés de cautionnement ont besoin pour assumer de
nouvelles affaires.
Critères d’application
• La réassurance vise uniquement les nouvelles transactions : contrats signés après
le 12 mars 2009 et contrats en cours non
encore cautionnés.
• EDC n’appuie que les cautionnements
d’assurance liés à l’exécution des contrats,
c’est-à-dire les cautionnements de restitution d’acompte, de paiement progressif, d’exécution et de paiement de la
main-d’œuvre et des matériaux.
16 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
• des crédits sur le marché intérieur de 1 milliard de dollars en réassurant
les garanties de contrats;
• des crédits sur le marché intérieur de 1 milliard de dollars en réassurant
les sociétés de cautionnement canadiennes;
• des crédits sur le marché intérieur de 1 milliard de dollars en réassurant
l’assurance crédit;
• des prêts et garanties sur le marché intérieur auprès des institutions
financières canadiennes.
• EDC ne réassure pas les cautionnements
de soumission, de remise en état, de
services publics ou de type réglementaire.
• L’entreprise doit être un client actuel de
la société de cautionnement privée qui
demande une capacité supplémentaire
à EDC.
• Les sociétés de cautionnement privées
doivent être prêtes à assumer au moins
50 % du risque avant de s’adresser à EDC.
• EDC doit apporter un complément
au marché intérieur actuel, afin d’en
accroître la capacité : si un cautionnement d’assurance existe déjà, c’est
que le marché a pu répondre aux
besoins de l’entreprise et l’apport
d’EDC n’est donc pas requis.
Garanties de contrats. Souvent, les entreprises sont tenues de fournir à leurs clients
des lettres de garantie bancaires pour
garantir une obligation contractuelle. Et
normalement, les banques exigent un
nantissement à cet égard.
La limite de crédit des compagnies est
ainsi grevée, ce qui peut avoir un impact
considérable sur leur capacité d’obtenir
d’autres formes d’appui, surtout en
période de resserrement du crédit.
Rôle d’EDC
• EDC renforcera la capacité de crédit des
institutions financières du Canada en leur
fournissant des garanties de contrat.
• Ces garanties aideront les banques à
appuyer un plus grand nombre de
transactions pour leurs clients.
• La garantie d’EDC couvrant 100 % de
l’engagement de la banque, celle-ci n’a
plus à exiger un nantissement.
• La compagnie conserve ainsi sa capacité
de crédit, qu’elle peut utiliser pour
financer d’autres activités.
Critères d’application
• EDC n’envisagera que les transactions
nouvelles ou complémentaires. Elle
n’appuiera pas de garanties existantes.
• EDC ne retiendra que des garanties
bancaires liées à l’exécution de contrats.
• La lettre de garantie ne doit pas remplacer un cautionnement d’assurance
déjà exigé.
Appui accordé
par EDC sur le
marché intérieur
Assurance sur le marché
canadien
EDC travaille en collaboration avec
des assureurs-crédit du secteur privé
canadien, dont Euler Hermes Canada,
La Garantie, Compagnie d’Assurance
de l’Amérique du Nord, AIG Commercial
Insurance Canada, Executive Risk
Insurance Services et Atradius, afin de
renforcer leur capacité d’appuyer des
transactions au pays et sur les marchés
internationaux.
Rôle d’EDC
• EDC fournira de la réassurance pour les
créances sur le marché canadien aux
assureurs-crédit du secteur privé qui,
grâce à cette capacité supplémentaire,
pourront en faire plus pour leurs clients
ou assumer de nouvelles affaires.
• Les assureurs privés et EDC partageront
le risque à parts égales.
• La participation d’EDC ne dépassera
pas 1 million de dollars.
Critères d’application
• EDC ne fournira pas d’assurance crédit
directement sur le marché canadien.
• Les compagnies canadiennes et les
courtiers devront s’adresser d’abord à leurs
fournisseurs d’assurance.
• Les fournisseurs d’assurance et les
courtiers maintiendront leurs relations
avec les entreprises canadiennes.
Financement sur le marché
canadien
EDC fournira du financement sur le marché
intérieur aux compagnies canadiennes
admissibles, principalement sous forme
de prêts ou de garanties auprès des
banques canadiennes, afin que les
banques puissent maintenir ou élargir
leur capacité de crédit.
EDC travaille de plus en partenariat avec
la Banque de développement du Canada
(BDC) et les institutions financières du
secteur privé au Canada dans le cadre du
Programme de crédit aux entreprises afin
d’accroître ensemble le financement offert
sur le marché canadien.
1milliard de dollars
Rôle d’EDC
• EDC fournit des garanties aux banques
dans le cadre de son Programme de
garanties d’exportations.
• EDC fournit des garanties de prêts
notamment pour financer des travaux
en cours et des stocks liés à des contrats
d’exportation uniques ou multiples ainsi
que des besoins courants en fonds de
roulement et l’achat d’équipement, entre
autres, liés à des activités d’exportation.
• Les transactions sur le marché intérieur
peuvent maintenant relever du Programme de garanties d’exportations.
Critères d’application
• La capacité d’EDC sera en grande partie
offerte par l’intermédiaire des banques.
• Les banques assumeront en général une
plus grande part du prêt.
• Le financement sur le marché intérieur
s’applique principalement aux
secteurs d’expertise d’EDC comme les
transports, l’exploitation minière, les
ressources, l’industrie légère ainsi que
les technologies de l’information.
• EDC ne participera pas au financement
par actions d’entreprises axées sur le
marché intérieur.
• Les transactions dans les secteurs
spécialisés des ventes au détail ou en
gros, du tourisme, du divertissement et
de l’immobilier ne sont pas admissibles.
• Le financement de projets d’infrastructure comme des hôpitaux, des écoles
et d’autres équipements collectifs
sont aussi exclus, car ils sont visés par
d’autres programmes incitatifs des
gouvernements fédéral et provinciaux.
• Cependant, ils pourraient relever du
programme de cautionnement d’EDC.
Dans le cadre du Programme de crédit
aux entreprises, comment le rôle
d’EDC diffère-t-il de celui de la BDC?
• De façon générale, la taille de l’entreprise
déterminera si EDC ou la BDC prendra
en charge une transaction de financement
direct sur le marché canadien.
• La BDC servira les compagnies dont le
chiffres d’affaires est de 50 millions de
dollars ou moins.
• EDC, quant à elle, servira ses clients, peu
importe leur taille.
Pour des précisions sur les nouveaux pouvoirs
d’EDC sur le marché canadien, visitez notre site
Web au www.edc.ca/nouveauxpouvoirs.
en crédits de cautionnement sur le marché
intérieur peut appuyer
2 milliards de dollars
en contrats pour les
entreprises canadiennes
1milliard de dollars
en capacité de réassurance
aide les assureurs-crédit
à appuyer
4 milliards de dollars
en transactions pour les
compagnies canadiennes
>
Exemples de
transactions facilitées
par EDC sur le
marché intérieur
Agnico-Eagle Mines
Financement de 60 millions de dollars
Cautionnement de 95 millions de dollars
International Electric Rigs
Garanties bancaires de 4,2 millions
de dollars
Canadian General Tower,
fabricant de pièces d’automobile
Financement de 7,5 millions de dollars
Clearwater Seafood
Financement de 10 millions de dollars
Wescast Industries,
fabricant de pièces d’automobile
Financement de 30 millions de dollars
New Flyer Industries,
constructeur d’autobus
Financement de 40 millions de dollars
Maxtech,
fabricant de pièces d’automobile
Financement de 1,6 million de dollars
Superior Plus,
société d’hydrocarbures
Financement de 25 millions de dollars
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 17
> A r t i c l e - v e d e t t e — S u r v i v re a u re c u l é c o n o m i q u e
Conseils pour survivre au recul économique
Photo : © christie & cole studio inc./iStockphoto
3
Selon les réponses à notre sondage, il ne faut pas réduire les activités de marketing et de ventes pendant une période de recul —
si elle perd certains clients, l’entreprise dépendra de ventes
nouvelles. Il faut cependant réexaminer ses plans pour veiller à
ce que chaque dollar dépensé rapporte le plus possible. Arlene
Dickinson de Venture Communications, gourou du marketing
bien connue pour sa participation à l’émission télévisée de la
CBC Dragons’ Den, donne quelques conseils à cet égard aux
pages 22 et 23.
4
1
Appeler EDC, elle est présente
partout au Canada et dans le
monde entier
• EDC compte 90 employés dans 14 bureaux au Canada
• Elle a 15 représentants en poste à l’étranger
• Elle dispose du plus grand nombre d’experts en commerce
international du Canada à son siège social, à Ottawa.
Faites-nous part de votre situation et nous vous dirons ce
qu’EDC et ses partenaires financiers peuvent faire pour vous.
Communiquez avec nous en ligne au www.edc.ca/infocontacts
ou composez le 1-800-267-8510.
2
Concentrer ses efforts pour avoir le
maximum d’impact
Selon un sondage récent auprès de nos clients, les activités commerciales suivantes sont jugées les plus importantes.
AC T I V I T É C O M M E R C I A L E
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
% DE FIRMES
Accroître le marketing et les ventes
S’assurer d’être payé par ses clients
Gérer les flux de trésorerie
Accroître les ventes sur les marchés étrangers
Améliorer les relations avec les clients actuels
Réduire les coûts
Accroître l’innovation en matière de produits
Attirer ou obtenir du financement
Investir dans de nouvelles technologies
Acquérir des entreprises
Délaisser certaines activités
18 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
73
69
67
65
60
58
48
46
27
10
8
Accroître le marketing et les ventes
S’assurer d’être payé
Dans le même sondage, 46 % des répondants ont indiqué que
la crise du crédit a un impact sur la capacité de paiement de leurs
clients, et 69 % ont dit que se faire payer est une de leurs grandes
priorités. Pour accroître la probabilité de se faire payer par leurs
clients, certaines entreprises :
• proposent des remises pour paiement anticipé;
• demandent des versements initiaux;
• exigent des vérifications de crédit pour les nouveaux clients;
• surveillent les comptes en souffrance et effectuent un suivi
rapidement.
L’assurance crédit, telle que l’Assurance comptes clients d’EDC
ou l’assurance sur le marché intérieur disponible auprès de ses
partenaires privés, couvre vos pertes en cas de non-paiement.
5
L’argent est maître : assurer son
financement à l’avance
Vos projections de trésorerie vous montreront l’insuffisance
éventuelle de fonds, ce qui vous permettra de chercher du financement externe pour combler les écarts. Les banques sont mieux
disposées à vous consentir du financement avant que vous en ayez
vraiment besoin. Les produits suivants d’EDC peuvent vous aider
à mobiliser des fonds :
• prêts et lignes de crédit à des entreprises étrangères qui
achètent au Canada;
• prêts permettant aux compagnies canadiennes d’investir dans
des projets ou des installations à l’étranger;
• garanties aux banques, qui prêtent ainsi plus facilement des fonds;
• financement par actions accordé directement aux firmes
canadiennes ou au moyen de fonds de capital-investissement.
Par ailleurs, si l’Assurance crédit d’EDC protège les entreprises
contre le risque de non-paiement, elle sert aussi de garantie, ce
qui augmente leur pouvoir d’emprunt auprès de leurs banques.
EDC au Canada et dans le monde
Moscou, Russie
Varsovie, Pologne
Beijing,
République populaire de Chine
Shanghaï,
République populaire de Chine
Monterrey, Mexique
Mexico, Mexique
New Delhi, Inde
Mumbai, Inde
Singapour, Malaisie
Abou Dhabi, EAU
Lima, Pérou
Rio de Janeiro, Brésil
São Paulo, Brésil
Santiago, Chili
Représentation à l'étranger
Bureau au Canada
Aller là où sont les débouchés, sur les
marchés émergents
6
Croissance du PIB (en %)
Certains marchés émergents continuent à croître et d’autres
traverseront le recul économique beaucoup plus rapidement
que les pays du G-20.
EDC peut vous aider à trouver des débouchés sur ces
marchés porteurs. La Société compte 15 représentants à l’étranger
qui cultivent des relations avec les principales entreprises et avec
les banques canadiennes et étrangères présentes sur leurs
marchés d’affectation.
8
Le gouvernement a conféré à EDC le mandat d’appuyer vos
activités au Canada pour les deux prochaines années. À cette fin,
la Société travaille en partenariat avec vos banques, assureurs
et sociétés de cautionnement. Grâce aux garanties et à la
réassurance qu’elle offre, EDC accroît la capacité des institutions
financières privées d’appuyer vos activités.
9
8
6
4
2
0
-2
G20
2009
Marchés émergents
Inde
Chine
2010
Pour communiquer avec les représentants d’EDC à l’étranger,
visitez le www.edc.ca/infocontacts ou composez le 613-598-2500
ou le 1-800-267-8510.
7
Ne pas oublier qu’aucune entreprise
n’est trop petite pour EDC
Les petites entreprises sont particulièrement touchées par le
recul – un tournant mal pris peut leur être fatal. EDC a une équipe
formée de spécialistes des petites entreprises, et nombre des
produits de financement et d’assurance qu’elle offre visent
précisément à répondre à leurs besoins. Nous pouvons entre
autres vous aider à vous faire payer, à accéder à des fonds et à
obtenir du financement pour vos acheteurs étrangers.
Pour un complément d’information sur la façon dont nous
aidons les petites entreprises, composez le 1-866-283-2957.
Savoir qu’il n’est pas nécessaire d’exporter pour obtenir un appui d’EDC
Découvrir d’autres sources de crédit
et de financement que les banques
EDC, la BDC ainsi que les banques, assureurs-crédit et sociétés
de cautionnement privés du Canada travaillent ensemble pour
accroître la disponibilité du crédit. Les garanties et la
réassurance offertes par EDC aident les banques, les assureurs
et les sociétés de cautionnement à appuyer davantage d’activités,
tant au Canada qu’à l’étranger. Et il existe d’autres services
financiers qui peuvent vous aider, comme l’affacturage, expliqué
aux pages 24 et 25.
Appelez-nous, expliquez-nous votre situation et nous vous conseillerons sur les solutions possibles. Demandez à votre institution financière si vous utilisez toutes les ressources à votre
disposition et si vous êtes admissible à l’appui d’EDC ou de la BDC.
10
Communiquer avec EDC
1-800-267-8510
www.edc.ca
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 19
> A r t i c l e - v e d e t t e — S u r v i v re a u re c u l é c o n o m i q u e
Les cautionnements d’assurance,
pour un travail bien fait
PAR KATHRYN YOUNG
Aux termes de son mandat élargi, EDC s’associe aux sociétés de
cautionnement du secteur privé dans le cadre d’accords de réassurance
pour augmenter la capacité sur le marché et ainsi aider plus d’entreprises
canadiennes à obtenir des contrats, au Canada et à l’étranger.
ls ont couvert des bateaux-pompes pour
la Marine américaine, l’amphithéâtre des
Kings de Los Angeles, le système de
traitement des données des Chemins de
fer australiens, une usine de traitement des
eaux usées au Minnesota et le nouvel
aéroport de Quito, en Équateur, en plus
de nombreux ponts, routes, autoroutes,
hôpitaux et écoles.
Ce sont les cautionnements d’assurance – des garanties offertes par une tierce
partie selon lesquelles les travaux visés
par un contrat (le plus souvent des projets
d’infrastructure financés par des fonds
publics) seront exécutés correctement et
dans les délais.
« Un cautionnement d’assurance n’est
en fait qu’un document confirmant qu’une
tierce partie couvrira le coût éventuel si un
problème surgit », explique Daniel Primeau
d’EDC, conseiller en chef, Assurances. Il
faut trois parties : la partie principale
(personne ou compagnie qui exécute les
travaux), qui signe le contrat avec le bénéficiaire (personne ou compagnie, ou
encore gouvernement, qui paie les travaux)
et la société de cautionnement. Si la partie principale ne peut pas exécuter les
travaux, la société de cautionnement
prend le relais. Parmi les formes les plus
simples de cautionnement, M. Primeau mentionne le prêt-auto que cosigne un parent
lorsque son enfant s’achète une première
voiture. Si l’enfant ne le rembourse pas, le
parent doit le faire.
De 75 à 80 % des cautionnements
d’assurance sont utilisés dans le secteur de
l’infrastructure et couvrent la construction
de routes, d’autoroutes, d’écoles et d’autres
types de projets – la plupart financés par
des fonds publics. En 2007, ces cautionnements ont visé des contrats d’environ
30 milliards de dollars. Les autres couvrent
des projets de haute technologie, des logiciels, des fabricants, des fournisseurs et des
services comme l’enlèvement des déchets.
Lorsqu’il s’agit de fonds publics, il faut en
I
20 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
général obtenir un cautionnement, quel
que soit le secteur.
Un cautionnement d’assurance coûte
en moyenne 1 % de la valeur du contrat
et, au Canada, il couvre normalement
50 % de cette valeur.
Kirk Anderson d’EDC, directeur de
groupe, Assurance et cautionnement de
contrats, prend l’exemple d’une école :
« Lorsqu’un conseil scolaire recrute un
entrepreneur pour construire une école,
sa date d’échéance est généralement en
septembre. S’il y a contretemps, il ne
peut pas tout simplement demander à se
faire rembourser – il doit veiller à ce que
l’école soit terminée et puisse ouvrir en septembre, prête à accueillir les enfants. »
Dans le cadre d’un cautionnement
d’assurance, si l’entrepreneur ne termine pas
les travaux, la société de cautionnement
intervient pour ou bien finir les travaux,
embaucher un nouvel entrepreneur pour
le faire, financer l’entrepreneur d’origine
pour qu’il puisse respecter ses engagements ou, tout simplement, payer le
bénéficiaire.
Lorsqu’il s’agit de transactions d’exportation, EDC devient souvent la quatrième
partie en partageant le risque avec la
société de cautionnement, ce qu’elle fait
depuis mai 1993, lorsqu’elle a signé son premier accord de réassurance. Si elle n’émet
pas elle-même de cautionnements d’assurance, elle crée des partenariats avec les
sociétés de cautionnement afin d’augmenter leur capacité sur le marché.
Ce qu’elle a fait pour les exportateurs,
elle peut maintenant le faire pour le
marché intérieur du cautionnement,
grâce aux nouveaux pouvoirs que lui a
conférés le gouvernement fédéral pour une
période de deux ans dans son plan de
relance économique.
Le gouvernement a demandé à EDC
d’offrir de la réassurance en cautionnement sur le marché canadien, afin de
mettre à contribution l’expertise de la
Le Canada compte
18 sociétés de
cautionnement
EDC a signé des accords
de réassurance avec
9 des 12 sociétés
canadiennes de
cautionnement tournées
vers l’exportation
en 2000, EDC aidé
28 clients à obtenir
92 cautionnements
en 2008, EDC a
porté son appui à
113 clients et 880
cautionnements
Société en réduction des risques et en
financement de projets internationaux,
et ses vastes relations dans l’industrie du
cautionnement. EDC prévoit faciliter en
2009 des crédits de cautionnement allant
jusqu’à 1 milliard de dollars; ce montant
pourrait servir à appuyer des contrats à
hauteur de 2 milliards de dollars pour
les entreprises canadiennes.
« Dans l’ensemble, l’industrie
canadienne du cautionnement est solide,
et nous ne sommes pas là pour renflouer
qui que ce soit, souligne M. Anderson.
Mais nous pouvons contribuer à rehausser
le crédit disponible. »
Il y a environ 18 sociétés de cautionnement au Canada, dont 12 tournées vers
l’exportation. EDC a signé des accords de
réassurance avec 9 de ces 12 sociétés.
En 2000, ces accords avaient aidé
28 clients à obtenir 92 cautionnements.
En 2008, les chiffres étaient passés à
113 clients et à 880 cautionnements.
Le Groupe Ace se spécialise en
cautionnements pour les secteurs hors
Les cautionnements d’assurance servent surtout à des projets d’infrastructure comme la construction
d’autoroutes et d’écoles. Ils garantissent que les travaux seront exécutés correctement et dans les délais. Aux
termes du plan de relance économique du gouvernement du Canada, EDC peut maintenant faire pour le marché
intérieur du cautionnement ce qu’elle a fait pour les exportateurs du Canada.
<
construction depuis le milieu des années
1980. « Nous faisons tout sauf la construction », remarque Alex Samarze,
directeur, Cautionnements d’assurances,
chez Ace. « C’est vraiment notre créneau,
personne au Canada ne fait réellement
la même chose. »
Ace réalise la moitié de ses activités sur
le marché canadien, et l’autre moitié
surtout aux États-Unis, mais un peu aussi
en Asie, en Amérique latine et en Europe.
EDC a un accord prête-nom avec Ace :
lorsqu’une PME ne peut obtenir un
cautionnement d’assurance et risque
de perdre un contrat, elle fait appel à
EDC qui, si après avoir effectué son
contrôle préalable peut confirmer la
solidité de la transaction, demande à
Ace d’émettre un cautionnement et le
réassure à 100 %.
« Ces transactions découlent du marché
canadien, fait remarquer M. Anderson. Le
cautionnement est vraiment une affaire de
proximité. Si la plupart de vos activités se
font au Canada, vous obtiendrez difficilement un cautionnement à l’exportation. »
Et si le contrat n’est pas dans un domaine
traditionnel, ou si la taille ou le marché sont
inhabituels, par exemple, les PME auront
aussi du mal à obtenir un cautionnement.
« Nous appuyons de nombreux exportateurs canadiens quand ils n’arrivent
pas à trouver d’aide et, bien modestement, à la manière canadienne, je m’en
réjouis », dit M. Samarze, qui travaille
dans l’industrie depuis 18 ans.
À l’autre bout du monde, au début des
années 1990, le contrat des Chemins de fer
australiens a marqué le début des relations
entre EDC et la Compagnie Travelers
Garantie du Canada, l’une des plus grandes
sociétés de cautionnement en Amérique
du Nord, explique George Petropoulos,
président de la compagnie. « Notre créneau
est formé de moyennes et grandes compagnies qui construisent routes, ponts,
écoles et hôpitaux. De 5 à 10 % de nos
Photo : © BananaStock/JupiterImagesUnlimited
EDC s’attend à faciliter des crédits
de cautionnement d’une valeur de
jusqu’à 1 milliard de dollars sur le
marché canadien en 2009, ce qui
pourrait appuyer des contrats à
hauteur de 2 milliards de dollars
pour les entreprises canadiennes.
activités sont à l’exportation, surtout aux
États-Unis, mais aussi en Australie, dans
les Antilles et en Amérique du Sud. »
« EDC est un bon partenaire », souligne
M. Petropoulos. Sa compagnie a recours
au programme de réassurance en
cautionnement de la Société et profite de
ses conseils pour travailler sur les marchés
internationaux et, sur un plan plus
technique, pour évaluer le risque des
cautionnements d’assurance.
Le Groupe Graham, de Calgary, une
compagnie de construction générale gérée
par ses employés, dont environ 10 % des
activités se font aux États-Unis, bénéficie
des cautionnements d’assurance de Travelers
depuis de nombreuses années. EDC a
appuyé des projets comme la construction
de bâtiments et de structures pour une
usine de traitement des eaux usées à
Willmar, au Minnesota.
« EDC accroît notre capacité sur
le marché américain », explique Diana
MacGibbon, directrice, Risques de contrepartie, chez Graham.
Cette capacité supplémentaire d’EDC
est maintenant offerte aux exportateurs et
aux entreprises non exportatrices afin
de répondre à leurs besoins en cautionnement sur le marché canadien. ■
INFO. . .
> www.edc.ca/cautionnement
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 21
> A r t i c l e - v e d e t t e — S u r v i v re a u re c u l é c o n o m i q u e
Investir en marketing pendant un recul économique
Entrevue avec Arlene Dickinson, gourou du marketing
« N’importe qui peut réussir dans une économie florissante,
mais il faut être vraiment intelligent et prudent pour
prospérer pendant un recul économique. »
insi s’exprime Arlene Dickinson, l’un
des entrepreneurs les plus réputés en
communications de marketing du
Canada, et la seule femme de l’émission
The Dragons’ Den, présentée à la CBC, où
les entrepreneurs en devenir mettent en valeur
leurs concepts d’affaires et leurs produits.
Et il y a une bonne raison pour ce titre : les
dragons sont impitoyables, tout comme
l’est Mme Dickinson.
Elle a propulsé sa société, Venture
Communications, parmi les chefs de file de
cette industrie. Au nombre de ses clients,
on compte Western Canada Lottery
Corporation, Toyota (Prairies), Unilever,
EnCana et le Groupe Forzani. Le talent de
Mme Dickinson lui a valu de nombreux
prix et honneurs : elle figure parmi les
100 meilleures femmes chefs d’entreprise
selon les magazines PROFIT et Châtelaine,
a reçu le Prix Pinnacle pour l’excellence
en entreprenariat et le prix Femme de vision
du réseau Global Television, et elle fait partie du palmarès des 100 femmes les plus
puissantes du Canada. Qui plus est, Venture
a été reconnue trois années de suite comme
l’une des 50 compagnies canadiennes les
mieux gérées.
Exportateurs avertis a demandé à
Mme Dickinson comment les entreprises
canadiennes devraient gérer leurs activités
de marketing pendant le repli actuel.
Exportateurs avertis : Venture
Communications offre des services de marketing et de publicité à plusieurs grandes
sociétés canadiennes. Les entreprises d’envergure réduisent-elles leurs activités de marketing à la suite de la récession mondiale?
Arlene Dickinson : Le budget de marketing
des compagnies est souvent lié aux ventes.
Si les ventes baissent, il peut en aller de
même des sommes attribuées au marketing.
Le recul économique s’est répercuté sur les
activités de marketing, notamment les
dépenses publicitaires, partout au pays, mais
les compressions varient en importance
selon le secteur industriel.
22 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
Photo : Jeffrey Kirk, CBC Television
A
Si les budgets de marketing sont
directement rattachés au chiffre d’affaires,
ils peuvent tomber en chute libre en cas de
recul des ventes, ce que personne ne
désire. Cependant, nombre de nos clients
restent optimistes, quoique prudents. Ils
pensent pouvoir se tirer des difficultés
actuelles sans trop sabrer dans leurs campagnes de marketing, mais cherchent
tout de même des moyens de les réduire.
La publicité, notamment, accuse le coup,
les entreprises économisant surtout dans
ce domaine.
EA : Comment comparez-vous ces
compressions stratégiques à celles effectuées
pendant d'autres périodes de repli?
AD : De nombreuses études montrent les
effets des difficultés économiques pendant le siècle dernier, et il est clair que les
dépenses en marketing chutent dans
ces moments-là. La situation actuelle est
certainement très mauvaise, mais il n’est
pas du tout sûr qu’elle soit pire que ce que
l’on a pu connaître autrefois.
EA : Est-ce une bonne idée pour une compagnie,
quelle que soit sa taille, de réduire ses activités
de marketing nationales et internationales
quand les temps sont durs?
AD : On peut largement démontrer le contraire selon des preuves empiriques. Les
entreprises qui investissent en marketing
pendant un recul économique réussissent mieux que leurs concurrentes, non
seulement à ce moment-là, mais aussi
au cours des années suivantes, lorsque la
reprise s’amorcera.
La question n’est pas tant de réduire les
dépenses que de les rendre plus stratégiques,
de façon à obtenir les retombées de marketing voulues. Trop d’entreprises pensent
au marketing uniquement par rapport
aux ventes, plutôt que de les voir comme
un élément essentiel de leurs activités.
C’est pourquoi je conseille à quiconque doit
diminuer ses activités de marketing par suite
de la baisse des ventes de développer une
nouvelle plateforme stratégique avant
de commencer à réduire ses dépenses.
Aborder la question sur le plan tactique
pourrait faire plus de tort que de bien.
Pour être rentable, une compagnie
doit mettre le marketing au cœur de ses
activités. On ne peut pas le cloisonner dans
la catégorie de l’appui aux ventes, par exemple. Il faut toujours se souvenir que le marketing, c’est la façon de faire savoir au
marché que vous existez et de dire aux
parties intéressées à l’interne ce que vous
attendez d’elles. Le marketing est un
catalyseur stratégique, pas une collection
de tactiques de vente.
EA : Si les compagnies diminuent
inconsidérément leurs activités de marketing,
que peut-il se passer?
AD : Si vous comprimez au point de
devenir invisible sur le marché, vous aurez
d’énormes difficultés à reprendre votre
position, même lorsque le vent aura
tourné. Il vaut beaucoup mieux continuer
d’adapter ses activités de marketing à son
marché, tout en restant responsable –
vous ne pouvez pas tout simplement disparaître pendant quelques années et
espérer que tout le monde va se souvenir
de vous quand vous réapparaîtrez. Il n’en
sera rien, et il ne sera pas facile de regagner
la confiance et la loyauté sur votre marché.
EA : Quand il est inévitable de réduire
les dépenses, que peut faire une compagnie
pour en minimiser les effets négatifs?
AD : Bien réfléchir à sa stratégie de
marketing, qui doit être conforme aux visées
de l’entreprise. La plateforme stratégique
devrait permettre aux dirigeants d’obtenir
des données quantifiables quant au
rendement sur l’investissement réalisé
pour chaque dollar engagé. Le marketing
est un catalyseur stratégique, et la prise
de décisions à cet égard devrait relever de
la direction. Il ne faut pas reléguer le
marketing à un coin isolé de la structure
organisationnelle.
Les dirigeants qui pensent que le marketing est une dépense à supprimer plutôt
qu’un investissement font fausse route. Les
compagnies doivent voir leurs firmes de marketing comme des partenaires stratégiques,
pas comme des facilitateurs de tactiques ou
des centres de coûts. Quant à la firme de
marketing, elle doit bien comprendre le
modèle d’affaires de son client et concevoir
des stratégies qui lui permettront de conserver ou de renforcer sa part de marché.
Elle doit aussi veiller à ce que les fonds
investis en marketing génèrent vraiment les
rendements nécessaires.
recours à l’expertise et aux connaissances
locales. Vous devez comprendre les sensibilités du marché ciblé pour que votre
campagne y ait un sens. J’ai toujours
trouvé qu’il était avantageux de faire
appel à des experts locaux.
EA : Inversement, quelles mesures positives
peut prendre une petite entreprise pour que ses
efforts de marketing réussissent à l’échelle
internationale?
AD : Assurez-vous d’abord de réussir chez
vous. Avant de vous lancer à l’étranger, fixez
vos assises localement – sur un marché que
vous connaissez et comprenez bien. Une
petite entreprise peut facilement se laisser
distraire par la taille des marchés internationaux, alors qu’elle devrait plutôt se
concentrer sur sa croissance et la bonne
gestion de ses affaires au pays même.
C’est seulement par la suite qu’elle devrait
envisager l’expansion à l’étranger.
EA : On dit que les entrepreneurs canadiens
ont trop peur du risque, surtout quand il
s’agit de percer à l’étranger. Pourquoi?
AD : C’est vrai, les compagnies canadiennes,
même les plus dynamiques, peuvent avoir des
réserves par rapport au risque. Elles ont vu
certains entrepreneurs moins réticents partir à la conquête du marché américain ou
d’autres marchés étrangers et avoir du mal
à survivre parce qu’ils n’avaient pas adopté
les bonnes stratégies. Avec des exemples de
ce genre, les compagnies moins aventureuses peuvent décider que le jeu n’en vaut
pas la chandelle. Et dans un contexte de
ralentissement économique, l’appétence
pour le risque se réduit encore plus.
Compte tenu de ce qui s’est passé aux
États-Unis, toutefois, la peur du risque n’est
pas toujours sans fondement. C’est pourquoi,
à mon avis, la prudence et le bon sens des
entrepreneurs canadiens peuvent bien
les servir parce qu’ils les rendent attentifs
aux fondamentaux du commerce.
N’importe qui peut réussir dans une
économie florissante, mais il faut être
vraiment intelligent et prudent pour
prospérer pendant un recul économique.
EA : Lorsque de petites entreprises essaient de
pénétrer les marchés internationaux, quelles
sont leurs erreurs les plus graves en marketing
et comment peuvent-elles les éviter?
EA : Quel est le conseil le plus important que
vous donneriez à une PME qui veut se lancer
sur les marchés internationaux?
AD : Une des grosses erreurs est de croire
qu’une campagne de marketing orchestrée
pour le marché canadien va forcément
fonctionner ailleurs. Une autre est d’essayer
de l’adapter à un marché étranger sans avoir
AD : S’assurer que son modèle d’affaires est
bien compris des parties intéressées à l’interne,
et que la stratégie de marketing internationale
s’aligne bien sur ce modèle. Puis veiller à ce
que personne ne s’égare. Je ne peux trop
souligner l’importance de bien lier tous ces
éléments, parce qu’ils sont essentiels pour
réussir sur la scène internationale.
Par ailleurs, votre marque doit être bien
exprimée et bien comprise – faire circuler votre documentation de marketing
restera sans effet si vous n’avez pas de
stratégie, ou si elle n’est pas bien pensée.
Les gens veulent trop souvent agir tactiquement en se précipitant sur leurs campagnes de marketing, mais ils devraient
résister à la tentation et prendre le temps
de bien faire les choses.
Cela étant dit, j’ai largement confiance dans les entrepreneurs canadiens.
En fait, à mon avis, l’économie mondiale
gagnerait à adopter leur approche. Pour
bien mener ses affaires, il faut bien gérer
ses risques. Au Canada, nous avons des
compagnies extraordinaires qui sauront
traverser les difficultés actuelles. Je crois
que si nous appuyons ces entreprises et leurs
dirigeants, nous contribuerons beaucoup
à la reprise de l’économie. ■
EDC est fière de commanditer la série réalité
d’affaires Dragons’ Den diffusée à la CBC
(www.cbc.ca.dragonsden).
Conseils de marketing
d’Arlene Dickinson
1
Mettez le marketing au cœur de
toutes vos activités
2 Voyez dans votre firme de marketing un partenaire stratégique, pas
un centre de coûts
3 Veillez à ce que votre stratégie de
marketing soit conforme aux visées
de votre entreprise
4 Exprimez clairement votre marque,
pour qu’elle soit bien comprise
5 Ne distribuez de documents de
marketing que si vous avez une
stratégie
6 Ne vous écartez jamais de votre
stratégie
7 Si vous le pouvez, investissez en
marketing pendant un recul
8 Si vous devez réduire vos activités
de marketing, développez une
nouvelle plateforme stratégique de
marketing avant d’entreprendre
des compressions
9 Avant de vous lancer à l’étranger,
fixez vos assises localement
10 Ne présumez pas qu’une campagne
de marketing conçue pour le marché
canadien fonctionnera ailleurs
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 23
> A r t i c l e - v e d e t t e — S u r v i v re a u re c u l é c o n o m i q u e
L’affacturage, une solution
tout indiquée
PAR KATHRYN YOUNG
Dans la conjoncture actuelle, marquée par le resserrement du crédit, l’affacturage peut
faire partie de la boîte à outils d’une entreprise soucieuse de stabiliser sa trésorerie.
lain Côté rêvait d’expansion aux États-Unis pour sa petite
compagnie de vêtements du Québec. Pour être sûr d’être
payé, il a trouvé la solution : Coface Credit Management
Canada – une société d’affacturage.
L’affacturage est un bon moyen pour les exportateurs canadiens de réunir les fonds nécessaires à l’expansion de leur
entreprise ou à la stabilisation de leur trésorerie. Les sociétés
d’affacturage achètent les factures ou les créances en échange
d’argent comptant, après avoir vérifié que l’acheteur est solide
sur le plan financier. L’exportateur n’a pas à attendre 30, 60 ou
même 90 jours pour être payé. Il reçoit son argent dès qu’il
expédie ses marchandises; c’est la société d’affacturage qui se fait
payer par l’acheteur.
« Coface nous a vraiment aidés à pénétrer le marché américain », explique M. Côté, chef de la direction de Jenexus
Canada, dont il est copropriétaire avec sa conjointe, Manon Barabé.
Une fois établie leur entreprise américaine, Rambla Marketing,
Coface a facilité leurs accords d’affacturage avec leurs acheteurs.
« Il peut être catastrophique pour une entreprise d’expédier ses
marchandises puis de ne pas être payée. Coface nous dit si on peut
se fier à un client, s’il paie ses factures à temps ou non. »
Bien que l’affacturage soit avantageux tant sur le marché canadien qu’à l’étranger, il est particulièrement intéressant pour
les exportateurs, qui ont naturellement plus de difficulté à
vérifier si leurs acheteurs étrangers sont solides et à se faire payer,
car il aplanit les difficultés que posent la distance et les différences
culturelles. Malgré tout, l’affacturage n’est pas très connu, nous
dit Daniel Primeau d’EDC, conseiller en chef, Assurances.
« Les exportateurs ont besoin d’en savoir plus, précise-t-il. En
Europe, c’est presque devenu la norme, plus qu’ici. »
A
Rôle d’EDC
Lorsque les sociétés d’affacturage achètent les créances, elles
assument le risque de non-paiement. « EDC offre de l’assurance
crédit aux sociétés d’affacturage et appuie ainsi les exportateurs
canadiens, en aidant ceux qui les aident, affirme M. Primeau.
C’est une danse à trois temps qui est étonnamment efficiente et
efficace et permet aux clients de toucher immédiatement
leur argent. »
EDC a conclu des accords avec 19 sociétés d’affacturage, ce
qui donne à penser qu’environ le tiers des sociétés d’affacturage
canadiennes s’occupent d’exportations. En 2008, EDC a appuyé
52 exportateurs et des transactions d’une valeur de 130 millions
de dollars.
Le produit Exportation, aventure simplifiée, par exemple,
offert conjointement avec Les Services de crédit Accord Inc., est
utilisé par environ 7 % des clients de cette société, surtout pour
24 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
les exportations aux États-Unis. Au nom du client, Accord
obtient les références commerciales, approuve le compte,
recouvre les créances et gère les garanties de crédit par
l’intermédiaire d’EDC.
En 2007, 59 compagnies canadiennes offraient des services
d’affacturage sur le marché canadien et à l’exportation; leur
volume d’activités s’est élevé à 4,9 milliards de dollars. Mark Perna,
président des Services de crédit Accord Inc., estime qu’environ
10 % de ce total représentaient des exportations.
Coface, Les Services de crédit Accord Inc. et NatExport (la
société d’affacturage de la Banque Nationale) sont les plus gros
acteurs, auxquels viennent s’ajouter une multitude de compagnies
plus petites, régionales, ainsi que d’autres sociétés financières et
des banques.
« Cette industrie existe depuis très, très longtemps, et elle a
connu des hauts et des bas », dit Gordon Singer, vice-président
de Coface, qui travaille dans ce secteur depuis 1975. Au milieu
des années 1980, presque toutes les banques canadiennes
avaient une division d’affacturage, mais il y en a peu aujourd’hui.
Les sociétés d’affacturage ont malheureusement acquis une
mauvaise réputation dans les années 1980, lorsqu’elles ont été
perçues comme soutenant l’industrie chancelante du vêtement. Ce stigmate existe toujours, observe M. Singer, bien que
les sociétés recherchent des clients en croissance rapide – trop
rapide pour les banques – qui ont besoin de vendre leurs créances
pour financer leur croissance et attirer de plus gros clients.
« Nous comblons un réel besoin et nous pensons croître rapidement », précise M. Singer.
Il y a deux types de sociétés d’affacturage, souligne
M. Perna : les premières, notamment les services de crédit et de
recouvrement, fonctionnent comme sous-traitants sans avancer
d’argent à l’exportateur. Une différence, importante, avec une
agence de crédit : la société d’affacturage garantit la solvabilité
de l’acheteur. Elle reçoit une commission, en pourcentage des
ventes, qui peut varier entre 2 % pour les petites entreprises et
moins de 1 % pour les plus grandes.
Les secondes fournissent du financement à leurs clients, en
achetant des créances en permanence, les commissions oscillant
entre 0,75 et 2,5 % des ventes, explique M. Perna.
Et il y a deux types d’affacturage, ajoute Christian Turenne,
récemment arrivé à EDC comme directeur du financement pour
la région du Québec après avoir passé 10 ans chez NatExport.
D’abord, l’affacturage sans recours. Dans ce cas, la société se porte
garante de l’acheteur et convient de se faire payer par lui, assumant
le risque de non-paiement. Si ce dernier ne paie pas ou fait
faillite, c’est le problème de la société d’affacturage. Ensuite,
l’affacturage avec recours. Dans ce cas, la société d’affacturage
>
Complément d’information
Les Services de crédit Accord Inc. EDC et Les Services de crédit
Accord Inc. offrent la police Exportation, aventure simplifiée, programme
global qui regroupe l’expertise d’Accord en matière de gestion des
créances et les services d’Assurance comptes clients d’EDC. Complément
d’information : 1-800-967-0015.
BMO – Banque de Montréal La solution d’achat de créances de
EDC et l’affacturage
1/3
proportion des sociétés
d’affacturage du Canada qui
s’occupent d’exportations
19
sociétés d’affacturage canadiennes
avec lesquelles EDC a signé des accords
52
exportateurs appuyés
130 millions de dollars
en volume d’activités en 2008
n’assume pas ce risque : si l’acheteur fait défaut, c’est le problème
du vendeur.
M. Turenne signale qu’un avantage de l’affacturage sans recours,
c’est qu’il peut permettre au vendeur d’obtenir les fonds dont
il a besoin sans gonfler le poste des dettes à son bilan.
« C’est en fait une solution clés en mains pour les exportateurs,
explique M. Perna. Par exemple, un client qui vend des manteaux
en cuir et en peau de mouton aux États-Unis ne voulait pas gérer
les recouvrements ou les références de crédit. L’affacturage l’a
aidé à faire croître son entreprise. »
M. Turenne indique que l’affacturage prend de l’ampleur dans
le monde, pour deux raisons : les gros acheteurs demandent de
plus en plus de temps pour payer, et plus d’acheteurs exigent des
modalités de paiement sur compte ouvert, plutôt que par ligne
de crédit. L’affacturage résout ces problèmes.
« Un exportateur (qui a l’intention d’affacturer ses créances)
peut dire à un acheteur, quelque part en Bulgarie, qu’il lui donne
60 jours pour payer, dit M. Turenne. Du point de vue marketing,
c’est la solution préférée. » L’exportateur obtient le contrat (plutôt
qu’un concurrent exigeant une lettre de crédit), évite le risque
de non-paiement et est payé immédiatement.
En raison du recul économique, les PME ont plus de difficultés
à faire augmenter leurs marges de crédit bancaires et à contracter
de nouveaux prêts, les banques revoyant leurs normes de prêts
à la hausse. D’où l’utilité des sociétés d’affacturage.
« Lorsque l’accès au crédit se resserre, l’affacturage devient
de plus en plus attirant, constate M. Turenne. Dans l’environnement
actuel, il pourrait même s’avérer un moyen de survie. » ■
BMO, assortie d’une police d’EDC, permet aux entreprises de financer leur
croissance tout en sous-traitant les tâches liées à la gestion des risques
étrangers ainsi qu’au suivi et à la perception des créances. Complément
d’information : 514-282-5938 ou visitez BMO sur le Web.
BNP Paribas SA EDC assure les créances à l’étranger affacturées par
BNP Paribas (Canada). Complément d’information : 514-285-2935 ou
514-285-6110.
Corporation financière Brome Inc. La Corporation financière
Brome offre un programme global d’assurance comptes clients qui
regroupe l’expertise de Brome en matière de gestion des créances et les
services d’Assurance comptes clients d’EDC. Complément d’information :
1-888-878-9485.
Desjardins Les entreprises commerciales membres peuvent augmenter
leur fonds de roulement en utilisant le service d’affacturage de créances à
l’étranger offert par Desjardins et assuré par EDC. Complément d’information : 1-800-508-2874 ou communiquez avec votre centre d’affaires
Desjardins.
Exportbank Les clients d’EDC peuvent obtenir des services d’affacturage auprès d’Exportbank, qui prend en charge leurs créances et les
paie immédiatement, ce qui leur permet de dégager du capital et de
disposer ainsi des liquidités nécessaires au fonctionnement de leur
entreprise. Rapide, facile et pratique, ce service est en plus déductible
d’impôt. Complément d’information : 1-800-249-6284.
HSBC Grâce à l’assurance d’EDC, HSBC offre un mécanisme de financement sans recours des factures commerciales qui permet aux entreprises
d’accroître leurs ventes à l’exportation et de disposer plus rapidement de
fonds de roulement et de liquidités par l’affacturage de leurs comptes
clients. Complément d’information : communiquez avec votre succursale
HSBC ou votre directeur des relations avec les clients.
Corporation internationale Jebco EDC et la Corporation internationale Jebco offrent la police comptes clients Jebco, programme global
qui regroupe l’expertise de Jebco en matière de gestion des créances et
les services d’Assurance comptes clients d’EDC. Complément d’information : 514-341-9788.
Société financière Maple Les clients d’EDC peuvent augmenter
leur fonds de roulement en affacturant leurs créances à l’étranger
assurées par EDC auprès de la Société financière Maple. Complément
d’information : 902-444-5566.
Corporation Financière Montcap La police Exportation, aventure
simplifiée Plus de Montcap ajoute l’affacturage ou l’escompte des
créances à l’étranger à la police Exportation, aventure simplifiée offerte
conjointement par Les Services de crédit Accord Inc. et EDC. Complément
d’information : 1-800-231-2977.
Banque Nationale du Canada EDC a établi une police d’assurance
auprès de NatExport (la société d’affacturage de la Banque Nationale
du Canada), aux termes de laquelle toutes les créances à court terme
escomptées ou affacturées par NatExport sont assurées par EDC.
Complément d’information : communiquez avec le directeur de comptes
de votre succursale de la Banque Nationale.
> Pour des précisions, visitez le www.edc.ca/affacturage.
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 25
> P ro f i l d ’ u n a c h e t e u r é t ra n g e r
De l’Inde, Reliance Communications Limited
PAR BRUCE GILLESPIE
n Inde, où l’économie est solide et la
classe moyenne en progression constante, il existe une clientèle croissante
pour les services de télécommunications à
la fine pointe. Sur ce marché très concurrentiel où la valeur est d’importance capitale, Reliance Communications Limited
mène le bal quant à la gamme des services
offerts : de la téléphonie sans fil à la télévision numérique par satellite et câble, en
passant par les services à large bande.
Cherchant à y accroître ses activités, mais
aussi à les étendre dans le monde entier,
Reliance offre d’excellents débouchés
aux compagnies canadiennes de technologie sans fil.
Dans le cadre de la stratégie d’approvisionnement mondial de Reliance, Anil
Nahata, vice-président, Approvisionnements
en électronique, est venu au Canada en
novembre dernier, accompagné de quelques
collègues, afin de participer à une séance
de jumelage organisée par EDC à Ottawa
et Mississauga. L’événement a attiré 130 compagnies de technologies de l’information,
dont 50 ont eu des rencontres individuelles
avec les représentants de Reliance et ont
ainsi pu promouvoir directement leurs produits et services.
« En faisant mieux connaître les
compagnies canadiennes à Reliance,
nous pouvons contribuer à accroître le
nombre de ses fournisseurs canadiens »,
explique Paul Day d’EDC, vice-président,
Technologies de l’information et des
communications.
« Le jumelage nous a toujours réussi
pour présenter des PME à des acheteurs
étrangers – ce sont des compagnies qui
auraient des difficultés à rencontrer
personnellement les représentants en
approvisionnement d’entreprises comme
Reliance », ajoute-t-il.
« Le consommateur indien est averti et
exigeant, souligne M. Nahata. Il faut donc
être très souple et savoir s’adapter à ce que
les gens peuvent se permettre pour faire
des affaires en Inde à l’heure actuelle. »
Le conglomérat indien Reliance Communications a établi une stratégie d’approvisionnement mondial pour
trouver les meilleures technologies aux prix les plus avantageux. En travaillant de près avec Reliance, EDC a accès
aux renseignements et aux réseaux de la compagnie sur le marché local et est donc en mesure de mieux
comprendre les besoins auxquels pourraient répondre les fabricants et les exportateurs canadiens.
<
26 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
Photo : © Dinodia/AgeFotostock
E
Marché en expansion, occasions
redoublées
Le Groupe Reliance Anil Dhirubhai Ambani
est l’un des principaux conglomérats du
secteur privé indien. Son actif net dépasse
29 milliards de dollars américains et sa
valeur nette s’élève à 13 milliards de
dollars américains. Le Groupe sert plus de
100 millions de clients en Inde, dans les cinq
grands secteurs suivants : infrastructure
énergétique, communications mobiles,
transport terrestre, médias/divertissement
et services financiers.
Située à Navi Mumbai, la division
Reliance Communications est le fleuron du
conglomérat : 73 millions d’abonnés à ses
services sans fil et 1,5 million de clients à
ses services de télévision directe à domicile
par satellite. Après avoir posé 60 000 kilomètres de câbles en fibre optique dans tout
le pays en 2002, la petite compagnie s’est
fait grande et s’est imposée comme acteur
principal en Asie et ailleurs.
En plus de ses services téléphoniques
sans fil, elle fournit aussi la télévision
numérique par câble et par satellite, des services de communication interurbaine pour
ses clients de détail dans le monde entier
et un réseau de câbles sous-marins sur quatre continents, qui relient l’Asie, l’Europe,
le Moyen-Orient et les États-Unis. Elle
possède et gère actuellement la plus
grande infrastructure de connectivité
validée IP de nouvelle génération : plus de
175 000 kilomètres de câbles en fibre
optique étendus en Inde, aux États-Unis,
en Europe, au Moyen-Orient et dans la
région de l’Asie-Pacifique.
Le cœur des activités de Reliance est
cependant le sans-fil, très populaire en Inde,
qui attire environ trois millions de nouveaux
clients chaque mois depuis le lancement
Un marché stratégique
EDC travaille avec Reliance depuis 2004.
Elle a alors financé une transaction
historique entre la compagnie et un des principaux fournisseurs canadiens de réseaux
de télécommunications.
Peter Nesbitt, vice-président régional
d’EDC pour l’Asie, explique qu’en
travaillant étroitement avec Reliance,
EDC a accès aux renseignements et aux
réseaux de la compagnie sur le marché
local et est donc en mesure de mieux
comprendre les besoins auxquels
pourraient répondre les fabricants et
les exportateurs canadiens. « S’associer à
Reliance est un excellent moyen pour les
fournisseurs canadiens de jeter des
assises en Inde puis de rayonner en Asie
du Sud-Est et même en Europe et aux
États-Unis, où les sociétés indiennes font
beaucoup d’affaires. »
« En Inde, la consommation est en
hausse et la croissance annuelle de la
classe moyenne, à 6 %, est une des plus
rapides du monde. Les industries aussi
progressent rapidement, grâce à toute la
R-D que l’on y fait », ajoute-t-il.
M. Nahata a grandement profité
de son voyage au Canada. « J’ai pu
me familiariser avec un grand nombre
d’entreprises canadiennes que je
n’aurais pas eu la possibilité de rencontrer
en Inde. Les petites compagnies n’ont
souvent pas les moyens de se rendre de
l’autre côté de la planète. »
« Nous avons été impressionnés
par le nombre de candidats
prometteurs et nous envisageons
d’entrer en pourparlers avec ces
compagnies dans les semaines
et les mois à venir pour voir si
leurs solutions répondent à nos
besoins. L’initiative d’EDC s’est
avérée très utile. »
Anil Nahata
Reliance Communications
TenXc Wireless Inc., entreprise d’infrastructure en télécommunications
installée il y a sept ans à Ottawa, travaille
avec Reliance depuis deux ans. Son président du Conseil d’administration et chef
de la direction, Rajiv Pancholy, est donc à
même de constater les occasions qu’offre
la compagnie indienne : « L’expérience a
été très bonne à tous points de vue pour
nous. Reliance comprend aisément les
nouvelles technologies et en fait rapidement
un avantage concurrentiel. »
TenXc produit des antennes spéciales
que l’on pose sur les tours de téléphonie
cellulaire et qui permettent d’économiser
près du double de la capacité du système.
Autrement dit, grâce à la technologie, les
fournisseurs de sans-fil peuvent doubler le
nombre de clients avec l’allocation du
spectre des fréquences ou d’ondes qu’ils
achètent au gouvernement. Sur un marché
comme l’Inde, densément peuplé, c’est un
avantage considérable car le spectre est
défini et coûteux.
La rapidité avec laquelle Reliance a
conclu la transaction a impressionné
M. Pancholy. Il a d’abord rencontré des
représentants de la compagnie alors qu’il
présentait un exposé à un séminaire
organisé par l’Association indienne des
entreprises de téléphonie cellulaire.
Des discussions ont eu lieu peu après et,
au deuxième semestre 2007, Reliance a
Photo offerte par TenXc Wireless Inc.
de son réseau de téléphonie mobile GSM.
Même si le pays compte presque 1,2 milliard d’habitants, c’est toute une réussite
étant donné la nature extrêmement
concurrentielle du marché.
À titre d’exemple, M. Nahata indique
que le coût d’un abonnement typique en
Inde pour la télévision par câble équivaut
à six dollars par mois pour 200 chaînes :
« Les consommateurs recherchent la plus
grande valeur possible et n’acceptent pas
de compromis sur la fonctionnalité ou
les services. »
Afin d’offrir des services de qualité
qui restent abordables, Reliance a établi une
stratégie d’approvisionnement mondial
pour trouver les dernières technologies et
les produits les plus récents au meilleur
prix. Elle se concentre actuellement sur les
outils et les technologies qui peuvent
contribuer à automatiser les processus
d’affaires, à assurer une utilisation optimale
des réseaux et à réduire les dépenses,
notamment de consommation énergétique, ainsi qu’à introduire de nouveaux
services et applications. Les services sans fil
GSM récemment lancés et les services
3G et WiMAX, à venir sans doute bientôt,
offrent de nombreuses possibilités
aux compagnies canadiennes ayant de
l’expérience dans ces domaines.
commandé deux essais pratiques d’antennes que TenXc devait réaliser avant la
fin de l’année. Quelques mois plus tard, la
compagnie avait conclu un contrat
d’approvisionnement.
Reliance comprend qu’il faut chercher
une bonne partie des innovations technologiques chez les petites entreprises,
explique M. Nahata. « Il faut toujours
voir ce qu’elles font, car souvent, ce sont
des choses que les grandes compagnies
ne peuvent ou ne veulent pas faire. »
M. Nahata estime que l’Inde va elle aussi
subir certains effets du recul économique
mondial, mais il ne s’attend pas à ce qu’ils
soient aussi prononcés qu’en Amérique du
Nord. « La croissance va continuer sur le
marché indien, dit-il. En ce qui concerne
nos perspectives, je pense que les gens
seront plus prudents dans leurs dépenses
et rechercheront la valeur beaucoup plus
qu’avant. Mais, somme toute, l’Inde, et
Reliance avec elle, continueront sur la
voie de la prospérité. »
Les entreprises canadiennes qui
souhaitent en savoir plus sur les besoins
courants en approvisionnement de Reliance
gagneraient, nous dit M. Nahata, à communiquer avec l’Équipe des technologies
de l’information et des communications
d’EDC, qui se chargera de réunir les
renseignements nécessaires et d’établir
les premiers contacts. ■
INFO. . .
> pday@edc.ca
> pnesbitt@edc.ca
> www.rcom.co.in
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 27
> P ro f i l d ’ u n a c h e t e u r é t ra n g e r
Débouchés en infrastructure
dans la région du CCG
Malgré une conjoncture économique
difficile, les promoteurs dans la région
du Conseil de coopération du Golfe (CCG)
lancent de grands travaux de construction
et d’infrastructure qui pourraient
offrir des débouchés à de nombreux
exportateurs canadiens.
PAR PETER DIEKMEYER
L
Photo offerte par ALDAR Properties
e CCG n’est pas à l’abri des récents soubresauts économiques – Dubaï est
d’ailleurs durement touché et certains grands projets y ont été annulés ou
reportés –, mais les besoins restent importants dans le secteur de la construction
et de l’infrastructure. À eux seuls, les Émirats arabes unis (EAU) et le
Royaume d’Arabie saoudite prévoient des projets dont le coût s’élèverait
entre 214 et 411 milliards de dollars.
« Les entreprises canadiennes ont une excellente réputation dans le CCG », affirme
Françoise Faverjon-Fortin d’EDC, vice-présidente, Infrastructure et Environnement.
« Beaucoup ont participé, à différentes étapes, à de grands travaux d’aménagement
dans les EAU, de l’urbanisme à la conception et aux études techniques, en passant par
la gestion de projets.
« Cette percée pourrait se révéler un gros avantage, d’autant plus que le ralentissement
économique provoque partout au monde le report ou l’annulation de nombreux
projets résidentiels et commerciaux, et que la concurrence entre fournisseurs pour
les projets qui restent s’accentue, surtout sur les marchés d’exportation traditionnels,
comme les États-Unis et l’Europe. »
La construction est l’un des principaux moteurs de l’économie canadienne,
représentant environ 12 % du PIB.
Très diversifiées, les exportations dans cette industrie comprennent notamment tout
bien et service ciblé par le secteur de la construction résidentielle, commerciale et
institutionnelle ainsi que les travaux publics. Les fournisseurs canadiens sont réputés
pour leurs excellentes méthodes opérationnelles, en particulier dans le domaine
du développement durable, dont l’importance va croissant.
28 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
<
De nombreuses entreprises canadiennes du secteur de la construction sont déjà présentes dans la région du
CCG et beaucoup d’autres y recherchent activement des débouchés. À la fin de 2008, EDC a mené une mission
commerciale dans les pays du CCG afin de présenter encore plus d’entreprises canadiennes aux grands acheteurs
de services d’infrastructure.
À la fin de 2008, EDC a mené une
mission commerciale dans les pays du
CCG afin de présenter des compagnies
canadiennes renommées à l’échelle
internationale pour leur expertise dans
les secteurs de l’infrastructure et de la
construction à des acheteurs de la région.
« L’objectif de la mission était de mettre
en rapport les responsables des achats pour
les projets d’infrastructure du CCG et des
compagnies de construction canadiennes,
qui sont parmi les meilleures du monde,
signale Mme Faverjon-Fortin. De nombreuses
entreprises sont déjà présentes dans la
région et beaucoup d’autres y recherchent
activement des débouchés, amenant ainsi
la capacité et l’expertise dont les pays du CCG
ont tant besoin. »
Deux entreprises en particulier, ALDAR
Properties, des EAU, et Saudi Oger, le géant
saoudien de la construction, ont de vastes
projets en cours qui pourraient ouvrir
des débouchés importants pour nombre des
produits et services que proposent les
fournisseurs canadiens.
ALDAR Properties
ALDAR Properties PJSC est la principale
société de développement, de gestion et
d’investissement du secteur immobilier à
Abou Dhabi. Cotée à la bourse de l’émirat
depuis 2004, son objectif est d’appuyer
l’infrastructure de la région en créant
des collectivités de qualité supérieure,
attirantes et durables, équipées d’immeubles résidentiels et commerciaux ainsi
que d’installations de commerce de détail,
de loisirs, d’hébergement, d’éducation
et de soins médicaux.
« Malgré un ralentissement général
dans le secteur immobilier, ALDAR est
mieux placée que la plupart de ses concurrentes et, bien qu’elle ait dû revoir
quelque peu ses calendriers et ses plans,
le portefeuille a été très peu touché »,
déclare Andrew Ferrier, chef de la centrale
d’achat d’ALDAR.
La société possède le plus grand portefeuille d’avoirs immobiliers de la région,
plus de 50 millions de mètres carrés, dont
la quasi-totalité est réservée à des aménagements précis, et elle a déjà annoncé
des projets de 72 milliards de dollars
américains, notamment l’aménagement de
la plage Al Raha, de l’île Yas, du marché
central et de l’île Nareel.
À la fin de 2008, EDC a annoncé
qu’elle accorderait un financement de
100 millions de dollars américains à
ALDAR pour des projets auxquels participeraient des fournisseurs canadiens.
« Avec son carnet de projets actuel,
ALDAR devrait occuper 45 % du marché
immobilier d’Abou Dhabi », explique
Jean-François Croft, représentant en
chef d’EDC pour le CCG et le Yémen.
« De plus, la nature de ses projets convient
tout particulièrement aux entreprises
de construction du Canada, réputées pour
leur excellence. »
« Les débouchés sont intéressants pour
les entreprises canadiennes, poursuit
M. Ferrier. Nous travaillons à plusieurs
grands projets qui visent non pas de simples immeubles, mais bien des collectivités
entières, pour lesquelles nous aurons
besoin d’une gamme complète de produits
et services, allant de systèmes de gestion des
immeubles et de contrôle de la circulation
aux maisons intelligentes. Nous construirons
aussi des hôtels, des écoles et des centres
de soins médicaux pour ces collectivités
intégrées, afin de répondre aux aspirations
de croissance d’Abou Dhabi. »
M. Ferrier a parlé à beaucoup d’entreprises canadiennes, notamment à
divers fournisseurs et consultants du
secteur de la construction. EDC a présenté
nombre de ces entreprises à ALDAR
au cours d’une mission du secteur de
l’infrastructure et de la construction tenue
dans la région à l’automne 2008.
Les dépenses mensuelles d’ALDAR
sont considérables, signale M. Ferrier,
étant donné l’envergure de ses projets
d’aménagement. Bien que les équipes de
chaque projet assument la responsabilité
de la livraison, un des rôles clés de la
centrale d’achat est de trouver des moyens
de faire profiter ALDAR des avantages que
lui procure l’ampleur de ses dépenses et
de sa présence sur le marché.
M. Ferrier ajoute que les consultants et
les entrepreneurs qui veulent faire des
affaires avec ALDAR doivent d’abord se
soumettre à une évaluation préalable de
leurs qualités en suivant un lien réservé à
cet effet sur le site Web de la société
(www.aldar.com/supplier_registration.en).
Quant aux fournisseurs de matériel, ils
peuvent également procéder ainsi mais
doivent en plus franchir une étape de
présélection auprès de l’entrepreneur ou
du consultant désigné par ALDAR.
Acier AGF
Acier AGF, chef de file québécois de
l’acier d’armature, de la post-tension, des
treillis métalliques et des échafaudages,
figure parmi les entreprises canadiennes
très présentes sur les chantiers d’ALDAR.
Pierre Farah-Lajoie, vice-président,
International, d’AGF, explique qu’à cause
de l’importance des travaux entrepris par
ALDAR, les fournisseurs canadiens ne
traitent pas toujours directement avec la
société, mais plutôt avec ses divers entrepreneurs et sous-traitants.
Par exemple, un des plus grands
chantiers sur lesquels Acier AGF travaille
est celui de l’armature d’un tunnel construit
par ALDAR qui reliera Abou Dhabi à l’île
Yas voisine, où devrait être aménagé un
circuit Formule 1.
Quelque 125 employés d’Acier AGF
travailleront au chantier afin d’y installer
16 000 tonnes d’acier d’armature. Même
si ALDAR est le client ultime, Acier AGF
traite avec elle par l’intermédiaire d’un
sous-traitant, le Groupe Al Naboodah.
Cependant, grâce aux contacts établis
pendant la mission commerciale organisée
l’automne dernier par EDC, Acier AGF pourrait bientôt traiter directement avec le
géant du CCG, se réjouit M. Farah-Lajoie.
« EDC nous a présentés à ALDAR, et
nous avons commencé à parler avec ses
représentants de la possibilité d’installer
une usine de coupage et de façonnage à
Abou Dhabi. »
Cette visite s’est avérée très fructueuse
parce qu’Acier AGF a également rencontré un autre entrepreneur à Dubaï, pour
lequel elle prépare un devis visant la fourniture de barres d’armature pour un
immeuble de 102 étages.
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 29
LA CONSTRUCTION EST
L’UN DES PRINCIPAUX MOTEURS de l’économie canadienne,
représentant environ 12 % du PIB. Très diversifiées, les exportations dans cette
industrie comprennent notamment tout bien et service ciblé par le secteur de la
construction résidentielle, commerciale et institutionnelle ainsi que les travaux
publics. Les fournisseurs canadiens sont réputés pour leurs excellentes méthodes
opérationnelles, en particulier dans le domaine du développement durable,
dont l’importance va croissant.
Saudi Oger
Saudi Oger Ltd. est un autre acteur clé de
la région. Cette entreprise privée, dont le
siège social est à Riyad, a plus de 30 ans
d’existence et plusieurs grands chantiers
en cours, en Arabie saoudite et dans tout
le Moyen-Orient.
Elle construit actuellement quatre
nouvelles tours résidentielles dans la
Cité économique du roi Abdullah ainsi
que des routes, des aires de stationnement
et des aménagements paysagers. L’entreprise
participe également aux travaux sur le
campus de l’Université des EAU, dans la
ville d’Al Ain.
« Nos contrats vont de quelques
millions à plus de 10 milliards de dollars.
En outre, comme bon nombre sont
financés par le secteur public, nous
ne subissons pas comme d’autres la
crise du crédit de plein fouet », explique
Oussama al Kaed, chef de l’ingénierie
chez Saudi Oger.
« Nous avons donc divers besoins
d’approvisionnement, qui vont des
services d’ingénierie aux intrants pour la
construction et l’entretien dans le cadre de
projets privés, de mégaprojets publics
ainsi que de travaux dans les secteurs
de l’éducation et de la santé. Nous
faisons affaire avec plusieurs entreprises
canadiennes et nous espérons traiter avec
d’autres encore. » À la fin de l’année
dernière, des représentants de Saudi Oger
30 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
sont venus au salon Construct Canada
2008, où ils ont noué des liens fort utiles.
Mais conclure des contrats n’est pas
facile. « À cause du ralentissement dans
d’autres pays du CCG, beaucoup de fournisseurs essaient de percer sur le marché
saoudien, ce qui fait que la concurrence
y est vive, commente M. Al Kaed. Les
fournisseurs qui veulent traiter avec nous
doivent présenter une proposition de
valeur solide et témoigner de vastes
connaissances. »
Nienkämper Furniture &
Accessories
Nienkämper Furniture & Accessories,
fabricant ontarien de meubles haut de
gamme, a signé dernièrement avec Saudi
Oger un contrat de 12 millions de dollars
prévoyant la fourniture de 4 600 chaises
de modèles Aya et Nienkämper Now et de
1 400 tables de conférence à abattant de
modèle VoxMD, destinées à l’Université des
sciences et technologies du roi Abdullah,
la KAUST.
Anne-Marie Snook, vice-présidente
des Opérations chez Nienkämper, précise que Saudi Oger a diffusé en octobre
dernier une lettre d’intention afin d’obtenir
un ameublement personnalisé, fait sur
mesure selon les indications des utilisateurs
finaux, après avoir mené un processus
de présélection rigoureux par l’entremise
Photo offerte par Niemkämper
Tr a v a i l l e r d a n s l e s E A U n ’ e s t
toutefois pas sans problèmes, précise
M. Farah-Lajoie : « Il y a une réelle pénurie
de main-d’œuvre dans la région, et nous
devons donc souvent faire venir des
ouvriers d’autres pays, comme l’Inde et la
Thaïlande. Ce n’est pas toujours évident,
surtout quand les délais sont serrés, car
il faut obtenir des visas, remplir des
formalités administratives et prendre des
dispositions pour nourrir et loger ces
ouvriers. Mais étant donné notre expérience
dans la région, nous arrivons pour
l’essentiel à bien gérer tout ça. »
de son bureau de coordination à Paris, en
France, que l’entreprise utilise aussi pour
recruter du personnel expatrié et technique.
Mme Snook estime que les fournisseurs
des grands acteurs du CCG ont beaucoup
de chance étant donné la relative stabilité
de la région en cette période difficile.
« Saudi Oger a une culture de la qualité et
de la précision, ce qui est manifestement
bon. » Nienkämper a commencé à
collaborer avec Saudi Oger il y a deux ans,
à la suite d’une recommandation de
concepteurs qui travaillaient déjà au
projet de la KAUST et qui connaissaient
la marque Nienkämper.
EDC a joué un rôle clé en facilitant le
contrat entre Nienkämper et Saudi Oger.
« Le soutien d’EDC est très important
pour nous, car nous avons obtenu un
versement initial relativement modeste
par rapport à l’ampleur du travail à faire et
aux sommes à consacrer à la production,
souligne M me Snook. En fait, sans le
financement préexpédition d’EDC, nous
aurions eu beaucoup de mal à exécuter
cette commande. »
« La demande aux États-Unis, qui ont
été pendant longtemps notre principal
marché d’exportation, fléchit ces derniers
temps, ajoute Mme Snook. Ce contrat
avec Saudi Oger ne pouvait donc pas
mieux tomber. » ■
INFO. . .
> jcroft@edc.ca
Représentant en chef pour le CCG
> faverjon@edc.ca
Vice-présidente, Infrastructure
> merian@edc.ca
Conseillère sectorielle, Infrastructure
> aferrier@aldar.com
> okaed@saudioger.com
> annmarie@nienkamper.com
> pierre.farah-lajoie@acieragf.com
Gérer les fluctuations
monétaires en période
de volatilité
PAR JASMIN VALADE
Les entreprises présentes à l’étranger ne le savent que trop : les variations de
Photo : © GettyImages
change peuvent avoir des répercussions importantes sur leur revenu net.
Depuis 2003, les exportateurs ont souffert de la hausse rapide du dollar
canadien, certains ayant même vu s’effondrer leurs bénéfices annuels. Et,
depuis le début de la crise du crédit, ce sont les importateurs qui sont touchés.
éanmoins, il y a de bonnes nouvelles, car il existe des moyens de contrôler ce risque et de rester rentable
malgré les circonstances. Lorsque les
variations de change peuvent avoir de
profondes répercussions sur les marges
bénéficiaires nettes, une entreprise, peu
importe sa taille, doit tenter d’éliminer
son risque de change.
Le processus visant à réduire ou à
éliminer le risque de change (connu sous
le nom de couverture) commence par le
budget. Lorsqu’une entreprise fixe le taux
de change cible pour l’exercice, elle
présente un budget qui devrait devenir le
premier outil de gestion des risques.
En deux mots, si le taux de change est
favorable par rapport au taux budgétaire,
elle aura avantage à couvrir son taux
budgétaire et obtenir ainsi un gain de
change pour l’exercice.
Les stratégies de couverture devraient
cependant toujours être établies une fois
que les liquidités futures de l’entreprise sont
fixées. Afin de choisir une couverture
bien proportionnée, la compagnie doit
séparer les créances des prévisions de
ventes. Étant donné l’incertitude plus
N
élevée qui se rattache à ces dernières,
leur proportion devrait toujours être
moindre. Pour les contrats à plus long terme,
l’entreprise doit évaluer les probabilités de
retard ou de rupture du contrat ainsi que
les recours possibles en pareils cas.
L’entreprise peut aussi analyser d’autres
facteurs, comme son pouvoir éventuel
de tarification en cas de fluctuations du
taux de change. Si elle peut reporter les
fluctuations monétaires à ses clients, une
stratégie de couverture à long terme n’est
pas nécessaire.
Il existe en gros deux méthodes pour
bâtir une stratégie de couverture. Il y a
d’abord les contrats à terme, qui sont
simples et populaires parce qu’ils n’entraînent pas de frais d’initiation. Le taux
est réservé pour un usage ultérieur, et vous
savez donc immédiatement à quel taux se
feront vos transferts futurs. Cependant,
puisqu’ils vous obligent à utiliser ce taux
à la date précisée, il faut être prudent et ne
pas verrouiller de montants trop élevés, au
cas où les prévisions de ventes ne se
concrétiseraient pas.
Les autres instruments financiers largement utilisés pour couvrir les taux de
change sont les options. L’entreprise est
entièrement protégée contre les risques de
détérioration, tout en ayant accès à des gains
de change illimités. Les options ressemblent
évidemment à une assurance et entraînent
des frais au départ. Pour donner plus de
souplesse à la stratégie, on peut aussi
combiner plusieurs options, ce qui élimine
le risque tout en réduisant la prime. Les
stratégies à faible coût limitent toutefois
les gains à la hausse.
En conclusion, pour établir et maintenir
une stratégie de couverture, il faut analyser
soigneusement les besoins de l’entreprise
et éviter les paris spéculatifs sur les mouvements de change. Afin de pouvoir se concentrer sur leurs activités principales, les
compagnies doivent donc formuler une
bonne stratégie qui éliminera les conséquences désastreuses sur les bénéfices.
Les services d’un spécialiste des changes
indépendant peuvent aussi s’avérer un
atout précieux en la matière. ■
Jasmin Valade (jvalade@mfglobal.com) est
cambiste chez MF Global Canada Co., filiale
de MF Global Ltd. www.mfglobal.ca
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 31
Des
immeubles
verts
Déjà amorcé, le virage vert dans le
secteur de la construction pourrait se
solder par le remplacement ou la
rénovation d’une grande partie de
l’environnement bâti du monde. Il
faudra sans doute des décennies,
mais un segment important de
l’industrie mondiale de la construction
est en passe de s’imposer.
PAR DENNIS ET SANDI JONES
es perspectives mondiales du secteur
s’accompagnent d’un certain
nombre de défis, dont les plus
immédiats sont le ralentissement
économique et le tarissement du
crédit. L’annulation, la suspension
ou la réduction des projets sont
bien sûr de mauvaises nouvelles pour les
firmes canadiennes du secteur de la construction verte, mais la plupart, fort
heureusement, sont solides, peuvent
s’adapter et sont suffisamment diversifiées pour survivre. En outre, grâce à leur
réputation en matière de savoir-faire
technique et de créativité, elles sont bien
placées pour la reprise à venir.
Photo offerte par Zeidler Partnership Architects
L
32 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
<
Les entreprises canadiennes jouissent d’une
excellente réputation dans le secteur de la construction
verte, en grande partie grâce à leur expérience des
conditions climatiques extrêmes. La plupart sont
d’accord pour dire que les meilleurs débouchés se
trouveront sur les marchés émergents, surtout le
Moyen-Orient et l’Asie. Ci-contre, le rendu des Tours
Emerald à Almaty, au Kazakhstan, par la firme
torontoise Zeidler Partnership Architects.
D’après une étude récente de McGrawHill Construction, la valeur du marché mondial de la construction verte s’élèvera à
60 milliards de dollars américains en 2010
et, au cours des trois années suivantes,
passera à 96-140 milliards de dollars
américains, en combinant les secteurs
résidentiel et non résidentiel. L’Asie en sera
le moteur : on estime que d’ici 2013, les
trois quarts des entreprises de construction
y érigeront des bâtiments verts – en fait,
60 % des projets de la région seront
écologiques. La même année, en Europe,
les deux tiers des entreprises de la construction et, en Amérique du Nord, un peu
plus de la moitié, feront la même chose.
Les firmes canadiennes, surtout les
cabinets d’architecture et d’ingénierie
ayant une expertise dans ce secteur, trouvent déjà des débouchés à l’étranger,
particulièrement au Moyen-Orient, où
des équipes canadiennes d’architectes,
d’ingénieurs et de gestionnaires ont participé à la planification et à la construction
de certains des projets les plus spectaculaires
du monde. Même si la crise financière mondiale a entraîné un ralentissement, les
débouchés seront encore plus importants
au moment de la reprise. Pour ne prendre
qu’un exemple, à Abou Dhabi, la société
d’État Future Energy Company (ADFEC)
se mobilise autour de l’énorme projet
MASDAR, qui vise la construction dans le
désert d’une ville sans déchets, émissions
de carbone ou voitures.
Les firmes canadiennes ont une
excellente réputation sur les
marchés mondiaux. Leur vaste
expérience de la conception
de structures permettant de
surmonter les rigueurs du climat
canadien est un atout précieux.
Elles sont devenues des maîtres
constructeurs en raison des
conditions climatiques extrêmes
desquelles elles doivent tenir
compte, et peuvent concevoir
des projets surmontant à peu
près n’importe quel problème
environnemental qu'elles peuvent
rencontrer à l’étranger.
Valeur du marché de la construction
verte à l’échelle mondiale
. . . d’ici
2013
de 96 à140 milliards
de dollars américains
EDC a ciblé la construction parmi ses
secteurs prioritaires dans les pays du
Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Son représentant en chef dans la région,
Jean-François Croft, y forge des relations
avec les principaux promoteurs du
secteur de l’infrastructure, comme ALDAR
Properties, Mubadala Development
Company et Emaar Properties. EDC vise ces
pays non seulement pour les débouchés
qu’ils offrent à moyen terme, mais aussi
parce que son Équipe de l’infrastructure
donne suite à l’intérêt qu’ont exprimé les
entreprises canadiennes dans le CCG et
comprend leurs capacités de répondre
aux besoins de la région.
En fait, elles sont nombreuses à avoir
déjà réussi dans le CCG, et EDC les aide à
créer des synergies avec d’autres compagnies canadiennes qui cherchent à s’y
installer. Par exemple, la Société tisse des
liens entre ces entreprises et des architectes
et entrepreneurs locaux, et les rapproche
des compagnies canadiennes déjà présentes
sur le marché qui sont à la recherche de
produits et de services canadiens. EDC peut
en outre fournir du financement aux
acheteurs du CCG, aider les entreprises
canadiennes à obtenir le fonds de
roulement nécessaire auprès de leurs
banques et leur offrir divers types d’assurance
crédit et d’assurance risques politiques
pour les protéger lorsqu’elles se lancent sur
leurs nouveaux marchés.
Qu’est-ce que la construction verte?
Le Green Building Council (Conseil de la
construction verte) des États-Unis la définit
comme toute construction visant à conserver
l’énergie, à sauvegarder les ressources
naturelles et à préserver l’environnement.
Dans les années 1970, le pic des cours
énergétiques a donné naissance à de nombreuses organisations dont la raison d’être
était d’encourager la construction d’immeubles verts adaptés au climat. Le plus
remarquable de ces organismes est le
World Green Building Council (Conseil
mondial de la construction verte) : d’abord
formé en 2002 de huit conseils nationaux,
dont celui du Canada, il en comprend
aujourd’hui douze et trois autres sont en
instance d’adhésion. Gérés par les entreprises du secteur mais sans but lucratif,
les conseils nationaux font collectivement
la promotion de la construction verte,
cherchent à établir des normes industrielles écologiques et contribuent à
développer des pratiques de conception et
des systèmes d’évaluation.
Il existe plusieurs systèmes pour
évaluer les mérites verts d’un immeuble,
notamment les suivants : Leadership in
Energy and Environmental Design (LEED)
dans plusieurs pays, dont le Canada;
BRE Environmental Assessment Method
(BREEAM) au Royaume-Uni; Green Star
en Afrique du Sud, en Australie et en
Nouvelle-Zélande; Pearl Building à Abou
Dhabi; Comprehensive Assessment System
for Building Environmental Efficiency
(CASBEE) au Japon. Il n’y a aucune
norme internationale, bien que les normes
LEED semblent les plus répandues.
Tous les systèmes visent à minimiser les
effets environnementaux de la construction
dans le monde. Ce n’est pas rien : d’après
le département américain de l’Énergie,
les immeubles représentent 30 % des
émissions de gaz à effet de serre, 36 % de
l’utilisation d’énergie et 65 % de la
consommation d’électricité. Même si l’on
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 33
L’an dernier, EDC a annoncé
la mise en chantier d’un
nouvel immeuble LEED
certifié or pour son siège
social à Ottawa. Les travaux
sont en cours et devraient
s’achever en 2011.
Par ailleurs, il n’est pas négligeable
que le siège social du Conseil mondial
de la construction verte soit maintenant à
Toronto, en Ontario. « Cela fait du Canada
le pivot de la création des conseils de la
construction verte dans le monde entier,
observe M. Salerno. Nous pouvons ainsi
favoriser la concertation dans l’industrie
mondiale de la construction et encourager
l’utilisation de notre expertise pour la
prestation de services en construction verte.
C’est un exemple probant du leadership
canadien dans l’ensemble du secteur. »
Situé à Vancouver, et fondé en 1984 par
Peter Busby, le cabinet Busby Perkins+Will
a acquis une renommée mondiale comme
praticien et partisan de la construction verte.
« Au début, nous parlions d’immeubles
hautement performants », dit Martin
Nielsen, associé de la firme. « Nous étions
déjà convaincus que l’efficacité énergétique
était une vertu parce qu’il était logique de
ne pas gaspiller une ressource précieuse.
Nous pensions aussi que l’environnement
intérieur devait offrir un milieu de travail
sain et que, par conséquent, il fallait profiter de la lumière naturelle et offrir une
bonne ventilation. Lorsque nous vendions
ces idées à nos clients, nous soulignions
les économies d’énergie et la meilleure
productivité des employés. Nous ne parlions
pas de construction verte. »
La firme a entrepris sa première initiative
de construction écologique à l’étranger en
2004, dans le cadre du projet de transport
rapide à Riyad, en Arabie saoudite.
La compagnie venait de terminer deux
stations de la ligne Millennium à Vancouver,
et ses travaux avaient attiré l’attention
de l’Ar-Riyadh Development Authority,
qui était à la recherche de plans pour les
prototypes des stations.
Depuis 2004, les travaux à l’étranger de
Busby Perkins+Will portent sur la planification de collectivités durables, notamment
en Inde, à Singapour et à Abou Dhabi.
Dans cet émirat, le gouvernement voulait
un plan de développement cadre et s’est
donc mis en quête de villes modèles quant
à la qualité de vie qu’elles offrent. Comme
Vancouver se démarque à cet égard, et
que la firme a été étroitement liée au
développement de la ville, les autorités
d’Abou Dhabi l’ont choisie pour travailler
au projet, en partenariat avec deux
compagnies locales.
Être située à Vancouver s’est avéré un
avantage indéniable pour la compagnie.
« Cette ville est l’un des endroits les plus
vivables de la planète, remarque M. Nielsen.
Des délégations de planificateurs urbains
du monde entier y viennent et, comme nous
travaillons de près avec la ville, nous obtenons
beaucoup de travail de l’étranger. »
La compagnie décroche la plupart de
ses contrats grâce à ses relations et à sa
réputation internationale. Les partenaires
locaux jouent un rôle considérable dans
les projets parce qu’ils connaissent leur
marché et peuvent efficacement traiter
avec les autorités locales, obtenir les
autorisations nécessaires et se renseigner
sur la réglementation, tout en donnant
des conseils sur la disponibilité des
matériaux, les méthodes de construction
préférées, les codes du bâtiment et une
foule d’autres questions.
La firme estime que ses meilleures
perspectives d’avenir sont au MoyenOrient, où l’appétit pour la construction
verte ne se démentira pas malgré le
ralentissement, estime M. Nielsen. La
bulle de l’immobilier à Dubaï a peut-être
éclaté, mais Abou Dhabi et l’Arabie
saoudite ont les coffres tellement garnis
que ces deux émirats sauront s’en tirer.
INFO. . .
> www.busby.ca
Depuis 2004, les travaux à l’étranger de Busby Perkins+Will de Vancouver portent sur la planification de
collectivités durables, notamment en Inde, à Singapour et à Abou Dhabi. Dans cet émirat, le gouvernement
voulait un plan de développement cadre et s’est donc mis en quête de villes modèles quant à la qualité de vie
qu’elles offrent.
<
INFO. . .
> merian@edc.ca
> jcroft@edc.ca
> www.cmhc.ca
Busby Perkins+Will
Photos offertes par Busby Perkins+Will
ne tient pas compte des questions environnementales, les coûts énergétiques à
eux seuls peuvent militer en faveur de la
construction verte.
Les compagnies canadiennes ont-elles
une place dans ce monde plus vert?
« Certainement, surtout les compagnies
offrant des services d’ingénierie et
d’architecture, précise M. Salerno. Ces firmes
sont présentes dans le secteur de la
construction écologique depuis longtemps,
elles ont acquis un savoir-faire exceptionnel et peuvent fournir tous les services et
les produits nécessaires pour lancer un
projet vert, quelles que soient son envergure et sa complexité. » Et il y a maintenant
environ 10 000 professionnels certifiés
LEED au Canada, ce qui laisse croire que
presque toutes les firmes de conception et
d’architecture canadiennes possèdent
cette expertise.
Immeuble vert = toute construction visant à conserver l’énergie, à
sauvegarder les ressources naturelles et à préserver l’environnement.
34 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
La firme montréalaise Futures Cités International
veut créer des villes à forte densité qui sont durables
sur le plan économique et offrent une meilleure qualité
de vie.
<
« Les villes sont comme des organismes
vivants, alors les aménager de façon
écologique doit se faire selon plusieurs
axes. Il faut privilégier une approche
organique d’ensemble », explique
Miguel Escobar, président de la firme
montréalaise Futures Cités® International.
« En fait, la conception urbaine va au-delà
de la simple esthétique. Nous voulons
créer des villes à forte densité qui sont
durables sur le plan économique et offrent
une meilleure qualité de vie. »
Fondée en 1985, la compagnie est
présente à l’étranger depuis 2002,
année où elle a remodelé un terrain de
200 hectares au centre de Beijing, juste à
l’Est de la Cité interdite. Elle y a construit
des résidences basses et des zones commerciales, quatre tours résidentielles et un
campus universitaire, tout en gardant
une bonne proportion d’espaces verts.
Par la suite, elle a conçu un parc industriel
dans la ville chinoise de Qujing où, au
lieu de niveler le site, remplir les étangs
et ruisseaux, et couper les arbres, l’équipe
de M. Escobar a intégré les bâtiments
industriels au paysage naturel.
De la même manière, son centre de villégiature de Serenity Point, aux Bahamas,
se marie à l’environnement local au lieu de
s’y substituer. Un réservoir souterrain permet de stocker l’eau de pluie, et l’utilisation de la flore locale pour l’aménagement
paysager réduit le besoin d’irrigation.
Comme les coûts en électricité sont
astronomiques d’après les normes canadiennes, M. Escobar envisage d’y utiliser
des panneaux solaires malgré leur prix
initial élevé.
Comme Busby Perkins+Will, Futures
Cités® International fait confiance à des
partenaires locaux, dont M. Escobar retient
les services pour obtenir des permis,
réaliser les dessins d’exécution et s’assurer que les normes et les codes locaux
sont respectés. De toute façon, de nombreux
pays exigent la création d’un partenariat.
Pour faire affaire aux Bahamas, par exemple, M. Escobar devait s’associer à un
partenaire local possédant 51 % des actions
dans le projet. Il travaille donc beaucoup
pour créer de bonnes relations avec les
firmes de conception et d’ingénierie sur
les marchés qu’il cible.
M. Escobar croit que ce sont les
économies émergentes qui offriront les
meilleurs débouchés pour la construction verte, peut-être même plus que les
États-Unis, où les firmes spécialisées
dans ce secteur sont nombreuses et où la
concurrence est donc vive. Même si les
compagnies canadiennes n’ont rien à
envier à leurs homologues américaines,
Photo offerte par Future Cités® International Inc.
Futures Cités® International Inc.
les autres marchés étrangers peuvent être
plus faciles à pénétrer et, en fait, tout
aussi lucratifs.
INFO. . .
> www.meau.ca
Zeidler Partnership Architects
La firme Zeidler Partnership Architects de
Toronto réalise des projets aux normes
environnementales élevées depuis 1988,
lorsqu’elle a participé à un projet du
district de Knightsbridge à Londres, en
Angleterre. Depuis 2000, elle a entrepris
de nombreux projets de construction
verte, au Canada et à l’étranger, dont les
spectaculaires Résidences Burj Dubai III,
un ensemble de tours résidentielles qui
font partie du complexe Burj Dubai.
« Nos immeubles répondent aux
meilleurs critères de consommation
d’énergie, de gestion des déchets et de
qualité de l’environnement intérieur
et extérieur », signale Vaidila Banelis,
associé de la firme. « Actuellement, nous
réalisons une bonne partie de nos grands
travaux à l’étranger aux Émirats arabes unis,
où les planificateurs locaux comprennent
la nécessité de la durabilité. Les nouveaux projets exigent maintenant des
normes de type LEED, et ce tournant va
s’accentuer au cours des deux à trois
prochaines années. »
Zeidler est aussi très présente en Chine,
bien que, signale M. Banelis, ce marché ne
soit pas facile pour la construction verte.
La compagnie y a appliqué ses principes de
développement durable à des projets
comme le complexe à usage mixte de
Hongrun, à Beijing, qui veut répondre aux
préoccupations environnementales locales,
et le plan cadre du projet de ville nouvelle
De Sheng, qui intègre des commerces
de détail à des modules commerciaux
et culturels dans un environnement
piétonnier. En dehors du Canada, Zeidler
a des bureaux à West Palm Beach, Berlin,
Londres, Chengdu, Shanghaï, Beijing
et Abou Dhabi.
« À l’exception des deux derniers,
indique M. Banelis, nos bureaux ont été mis
sur pied pour nous permettre d’exécuter
un contrat. Ce sont des bureaux de projets
au départ, mais nous les maintenons
lorsque nous décrochons d’autres contrats
à l’échelle locale. En Chine et à Abou Dhabi,
les débouchés étaient prometteurs alors
nous avons obtenu les permis nécessaires
pour être inscrits à titre d’entreprise. »
Les bureaux étrangers de Zeidler
emploient à la fois des Canadiens et des
nationaux, et la compagnie a de nombreux
partenaires sur place. « En Chine et aux
Émirats arabes unis, et sur d’autres marchés
où nous sommes présents depuis moins
longtemps, nous faisons généralement
équipe avec des concepteurs locaux pour
profiter de leur expertise quant aux
codes, aux matériaux et aux méthodes de
construction, entre autres, note M. Banelis.
Cependant, à mesure que nous nous
familiarisons avec un marché donné, notre
bureau local a généralement de moins en
moins recours à leurs services et nous
faisons finalement la plupart du travail
à l’interne. »
Les marchés émergents sont les destinations les plus prometteuses pour le
secteur canadien de la construction verte,
souligne M. Banelis, qui pense qu’une
fois la reprise amorcée, les perspectives
seront bonnes, non seulement en Chine et
au Moyen-Orient, mais aussi dans les
Antilles, au Mexique, en Amérique
du Sud et en Inde. Il ajoute que la
compagnie s’intéresse particulièrement
à Abou Dhabi. ■
INFO. . .
> www.zeidlerpartnership.com
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 35
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www.edc.ca/protexport
Que faire en cas d’appel injustifié du
cautionnement par l’acheteur?
Protégez-vous avec l’Assurance pour cautionnement bancaire d’EDC, qui couvre 95 % de vos
pertes en cas d’appel injustifié ou d’appel résultant d’événements indépendants de votre
volonté tels que la guerre.
Pour des précisions, visitez le
www.edc.ca/assurance.
Vous cherchez à vous informer sur le
financement à l’exportation?
Le guide Sources Finance EXPORT regroupe toute
l’information sur les outils et les services offerts
aux exportateurs. www.edc.ca/sfe
FONDS DE ROULEMENT
Vous avez besoin d’un financement accru?
En procurant à votre institution financière une
garantie aux termes de notre Programme de
garanties d’exportations, nous pouvons vous
aider à obtenir des fonds supplémentaires pour
vos activités liées à l’exportation ou vos
investissements à l’étranger.
Vous souhaitez vous protéger contre les
fluctuations de change?
Si vous achetez des contrats à terme pour
mettre vos liquidités à l’abri des fluctuations de
change, la Garantie de facilité de change (FXG)
d’EDC peut vous être utile. La FXG vous permet
de libérer votre fonds de roulement en vous
évitant de devoir fournir à votre institution
financière un nantissement pouvant aller jusqu’à
15 % sur les contrats de change à terme. Grâce
à la FXG, vous pouvez payer vos fournisseurs
d’avance sans craindre de perdre de l’argent en
raison des fluctuations du taux de change.
Pour des précisions, visitez le
www.edc.ca/sfr.
36 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
Vous voulez de l’information sur les
marchés qui soit vraiment utile à votre
prise de décisions?
Consultez les Renseignements sur les pays, des
rapports économiques qui suivent les événements politiques et économiques et évaluent
les débouchés sur plus de 200 marchés.
www.edc.ca/rapportsecono
8 h et 18 h HE. Pour les demandes d’indemnisation supérieures à 5 000 $ et les demandes de
nature générale, appelez un directeur des services
d’indemnisation d’EDC au 1-866-638-7946
ou visitez le www.edc.ca/indemnisations.
FINANCEMENT
Vos expéditions sont retardées à la frontière
américaine pour des raisons de sécurité?
Si vous expédiez aux États-Unis, vous devez connaître le Programme du partenariat douanescommerce contre le terrorisme (C-TPAT). EDC
offre aux entreprises canadiennes un programme de prêt pour les aider à se conformer
aux exigences du C-TPAT en matière de sécurité.
Vous voulez convertir vos ventes à
l’exportation en ventes au comptant?
EDC offre une gamme de solutions de financement
aux acheteurs étrangers de biens d’équipement et
de services connexes canadiens. Généralement,
la couverture peut s’étendre de un à dix ans et
aller jusqu’à 85 % de la valeur de votre vente.
EDC a également des lignes de crédit préétablies
à l’étranger qui permettent à des clients étrangers d’emprunter des fonds pour acheter des
biens d’équipement et des services canadiens.
Conseiller en ligne
Le Conseiller en ligne d’EDC est un service
simple et rapide. Vous n’avez qu’à répondre à
quelques questions et vous obtiendrez un sommaire diagnostique des solutions que vous offre
EDC en fonction de vos besoins d’exportation.
www.edc.ca/conseiller
En partenariat avec Northstar Financement du
Commerce International, EDC peut également
offrir – rapidement et efficacement – du
financement à moyen terme à des acheteurs
étrangers de biens d’équipement de moindre
envergure. www.northstar.ca
Pour des précisions, visitez le
www.edc.ca/financement.
Êtes-vous prêt à exporter?
À vous de juger! Remplissez le questionnaire
en ligne Prêt-à-l’EXPORT? qu’EDC a mis au point
pour faciliter votre entrée sur les marchés
étrangers. www.edc.ca/pretalexport
CAUTIONNEMENT
Vous devez présenter une demande
d’indemnisation?
EDC propose un outil en ligne appelé
Indemnisations express en ligne qui permet
aux clients de l’Assurance comptes clients de
présenter des demandes d’indemnisation pouvant aller jusqu’à 5 000 $. Pour y avoir accès,
inscrivez-vous à EDC en Direct, section du site
Web d’EDC réservée aux clients, en téléphonant
à votre souscripteur ou au Service d’assistance
d’EDC au 1-888-649-8287 en semaine entre
Que faire si votre acheteur exige
un cautionnement?
Vous pouvez obtenir un cautionnement auprès
de votre banque (lettre de crédit de soutien ou
lettre de garantie) ou d’une société de
cautionnement (cautionnement d’assurance).
Pour vous aider, EDC peut émettre une garantie
à la banque ou une réassurance allant jusqu’à
100 % à la société de cautionnement.
Pour des précisions, visitez le
www.edc.ca/caution.
> R e s s o u rc e s p o u r l e s e x p o r t a t e u rs
Associations et organismes gouvernementaux voués à la réussite
des entreprises canadiennes
ORGANISMES DES
GOUVERNEMENTS
PROVINCIAUX
ALBERTA
Trade Team Alberta
www.alberta-canada.com/tta
Partenariat entre les gouvernements du Canada et
de l’Alberta mis sur pied pour aider les entreprises
à saisir les débouchés à l’étranger.
COLOMBIE-BRITANNIQUE
Asia Pacific, Trade and Investment Division,
Ministry of Technology, Trade and Economic
Development
www.gov.bc.ca/tted
Aide les entreprises à percer sur les marchés
internationaux et favorise l’investissement
étranger dans la province.
ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD
Prince Edward Island Business
Development
www.peibusinessdevelopment.com
Cerne et explore les possibilités d’exportation et
d’échanges commerciaux.
MANITOBA
Commerce et Investissement Manitoba
www.gov.mb.ca/trade
Contribue à l’essor de l’économie manitobaine en
favorisant l’exportation et en attirant et conservant
l’investissement direct étranger.
QUÉBEC
Services aux entreprises
www.entreprises.gouv.qc.ca
Propose de l’information pour les investisseurs,
les immigrants, les entrepreneurs et les futurs
exportateurs.
Investissement Québec
www.investissementquebec.com
Offre des produits de financement pour soutenir
les entreprises, les coopératives et les organismes
sans but lucratif à tous les stades, qu’il s’agisse du
démarrage, de l’expansion, de l’exportation, de
la R-D ou du regroupement d’entreprises.
Direction générale des affaires
consulaires du Canada
www.voyage.gc.ca
Offre de l’information et de l’aide aux Canadiens
qui vivent ou qui voyagent à l’étranger.
Affaires étrangères et Commerce
international Canada
www.international.gc.ca
Propose de l’aide aux Canadiens à l’étranger,
favorise la réussite des entreprises canadiennes sur
les marchés mondiaux, diffuse notre culture et nos
valeurs dans le monde, participe à la construction
d’un monde plus sûr et fait la promotion de la paix.
SASKATCHEWAN
STEP : Partenariat du commerce et des
exportations de la Saskatchewan
www.sasktrade.sk.ca
Favorise l’expansion du commerce extérieur, fournit des études de marché personnalisées et facilite
le financement à l’exportation.
Équipe Canada inc
www.pch.gc.ca/pgm/route/rc-tr/
canada-inc-fra.cfm
Principale source d’information et d’outils
électroniques pour les exportateurs canadiens
novices et expérimentés.
TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR
www.gov.nf.ca/doingbusiness
Passerelle vers de l’information concernant la mise
sur pied d’une entreprise et son installation dans
la province, les activités commerciales, les
investissements et l’exportation.
ASSOCIATIONS
ORGANISMES DU
GOUVERNEMENT FÉDÉRAL
NOUVEAU-BRUNSWICK
Entreprises Nouveau-Brunswick –
Direction de l’expansion du commerce
www.gnb.ca/0398/index-f.asp
Offre des services spécialisés aux entreprises
exportatrices ou prêtes à exporter.
Banque de développement du Canada (BDC)
www.bdc.ca
Offre des services de financement, d’investissement et de consultation aux petites entreprises. Se
concentre sur les exportations et le secteur de la
technologie.
NOUVELLE-ÉCOSSE
Nova Scotia Business Inc.
www.novascotiabusiness.com
Propose divers programmes et services d’expansion des exportations afin d’aider les PME et les
exportateurs à percer de nouveaux marchés.
Entreprises Canada
www.cbsc.org
Sert de point d’accès unique pour tout ce qui
concerne les services, programmes et exigences
réglementaires des gouvernements fédéral,
provinciaux et territoriaux visant les entreprises.
ONTARIO
Développement économique et Commerce
www.ontariocanada.com/ontcan/1med
/fr/home_fr.jsp
Aide les firmes à prendre de l’expansion, à
prospérer et à créer de l’emploi grâce au commerce
international.
Corporation commerciale canadienne (CCC)
www.ccc.ca
Favorise le commerce canadien en réunissant
acheteurs et vendeurs et en veillant à ce que les
contrats d’exportation soient conclus selon les
meilleures conditions possibles.
Manufacturiers et Exportateurs
du Canada (MEC) www.cme-mec.ca
La plus grande association industrielle et commerciale du Canada. Contribue au rehaussement des
activités de fabrication et d’exportation en travaillant de près avec les gouvernements de tous
les paliers.
Chambre de commerce du Canada
www.chamber.ca
Principal défenseur des intérêts des entreprises
auprès des gouvernements. Son objectif est de
favoriser un environnement économique solide
et concurrentiel au profit du Canada.
Fédération canadienne de l’entreprise
indépendante (FCEI) www.fcei.ca
Porte-parole des PME canadiennes depuis 35 ans.
Représente plus de 105 000 membres dans tous
les secteurs.
Association canadienne des importateurs
et exportateurs www.importers.ca
Milite au nom des importateurs et exportateurs
afin d’amener les changements nécessaires à
l’amélioration du contexte commercial au
Canada. Ses membres sont des importateurs, des
exportateurs, des distributeurs et des agents, des
courtiers en douane, des avocats, des comptables
ainsi que des représentants de compagnies de
fret et de transport maritime, de lignes aériennes,
de banques et de bureaux de promotion du
commerce extérieur.
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 37
Exportateurs
avertis
Directeur de la rédaction
Derek Ferguson, directeur de groupe,
Affaires publiques, dferguson@edc.ca
Rédacteur en chef
Michael Toope, mtoope@edc.ca
Rédactrice administrative
Terri-Sue Buchanan, tbuchanan@edc.ca
Production/tirage
Deborah Chapman, dchapman@edc.ca
Direction artistique
Insight Communications
Traduction
Services de traduction d’EDC, sous la direction
de Josée Lamirande et de Joanne Durocher
Ont contribué à ce numéro
Peter Diekmeyer
Bruce Gillespie
Toby Herscovitch
Dennis Jones
Sandi Jones
Danny Kucharsky
Eric Siegel
Jasmin Valade
Kathryn Young
Impression
The Lowe-Martin Group
Pour vous abonner gratuitement à
Exportateurs avertis, pour mettre vos
coordonnées à jour ou pour consulter
d’anciens numéros, visitez le
www.edc.ca/exportateurs avertis.
Société d’État, EDC offre aux exportateurs
et aux investisseurs canadiens des services
de financement du commerce extérieur
et de gestion des risques sur quelque
200 marchés.
Le contenu de ce magazine ne peut être
reproduit, en tout ou en partie, sans
l’autorisation écrite préalable du rédacteur
en chef.
À moins d’indication contraire, tous les
montants sont exprimés en dollars canadiens.
This document is also available in
English under the title ExportWise.
38 E X P O R TAT E U R S AV E R T I S > É T É 2 0 0 9
> Contacts
BUREAUX RÉGIONAUX ET REPRÉSENTATIONS À L’ÉTRANGER D’EDC
Siège social
ATLANTIQUE
RUSSIE ET CEI
Exportation et développement Canada
151, rue O’Connor
Ottawa ON Canada K1A 1K3
Tél. : 613-598-2500 | Téléc. : 613-237-2690
www.edc.ca
contactatlantique@edc.ca
David Surrette, vice-président régional
Moscou
Rod Lever, représentant en chef
Tél. : 011-7-495-105-6095 | rlever@edc.ca
Maxim Berdichevsky, directeur régional
Tél. : 011-7-495-925-6896 | mberdichevsky@edc.ca
Bureau de Halifax
Tél. : 902-442-5205 | Téléc. : 902-442-5204
Bureau de Moncton
Tél. : 506-851-6066 | Téléc. : 506-851-6406
Bureau de St. John’s
Tél. : 709-772-8808 | Téléc. : 709-772-8693
OUEST
contactouest@edc.ca
Linda Niro, vice-présidente régionale
Bureau de Vancouver
Tél. : 604-638-6950 | Téléc. : 604-638-6955
Bureau d’Edmonton
Tél. : 780-702-5233 | Téléc. : 780-702-5235
Bureau de Regina
Tél. : 306-586-1727 | Téléc. : 306-586-1725
MEXIQUE ET
AMÉRIQUE CENTRALE
Mexico
Michel Villeneuve, représentant en chef
Tél. : 011-5255-5387-9316 | mvilleneuve@edc.ca
Nathan Andrew Nelson, directeur régional
Tél. : 011-5255-5387-9319 | nnelson@edc.ca
Bureau de Calgary
Tél. : 403-537-9800 | Téléc. : 403-537-9811
Monterrey
Marcos Pruneda, directeur régional
Tél. : 011-5281-8344-3200 poste 3360 |
mpruneda@edc.ca
Bureau de Winnipeg
Tél. : 204-975-5090 | Téléc. : 204-975-5094
BRÉSIL ET CÔNE SUD
ONTARIO
contactontario@edc.ca
Albert van Eeden, vice-président régional
Bureau de Toronto
Tél. : 416-640-7600 | Téléc. : 416-862-1267
Bureau de Mississauga
Tél. : 905-366-0300 | Téléc. : 905-366-0332
Bureau de London
Tél. : 519-963-5400 | Téléc. : 519-963-5407
São Paulo
Tél. : 011-5511-5509-4320 poste 3320
Rio de Janeiro
Fernanda de A. Custodio, directrice régionale
Tél. : 011-5521-2295-0391 | fcustodio@edc.ca
New Delhi
Peter Nesbitt, vice-président régional
Tél. : 011-91-11-4178-2603 | pnesbitt@edc.ca
Vibhav Agarwal, directeur régional
Tél. : 011-91-11-4178-2288 | vagarwal@edc.ca
Mumbai
Rajesh Sharma, directeur régional
Tél. : 011-91-22-6749-4480 | rasharma@edc.ca
Abou Dhabi
Jean-François Croft, représentant en chef
Tél. : 011-971-2-694-0376 | jcroft@edc.ca
Santiago
Christian Daroch, directeur régional
Tél. : 011-56-2-652-3807 | cdaroch@edc.ca
Bureau de Windsor
Tél. : 519-974-7674 | Téléc. : 519-974-9753
Varsovie, Pologne
Marzena Koczut, représentante en chef
Tél. : 011-4822-584-3240 | mkoczut@edc.ca
QUÉBEC
CHINE ÉLARGIE
Bureau de Québec
Tél. : 418-266-6130 | Téléc. : 418-266-6131
INDE
CHILI
EUROPE CENTRALE
Bureau de Montréal
Tél. : 514-908-9200 | Téléc. : 514-878-9891
Singapour
Rob Simmons, représentant en chef
Tél. : 011-65-6854-5949 | rsimmons@edc.ca
ÉMIRATS ARABES UNIS
Bureau d’Ottawa
Tél. : 613-597-8523 | Téléc. : 613-598-3811
contactquebec@edc.ca
Diane Dubé, vice-présidente régionale
ASIE DU SUD-EST
Grâce au Délégué commercial virtuel, vous pouvez entrer en
Shanghaï
Winston Kan, représentant en chef
Tél. : 011-86-21-3279-2832 | wkan@edc.ca
Beijing
Wang Hui, associée
Tél. : 011-86-10-5139-4126 | hwang@edc.ca
contact avec les délégués commerciaux du Canada aux ÉtatsUnis et dans 140 villes du monde! Cet outil vous fournit un
accès direct au Service des délégués commerciaux ainsi
qu’aux services de ses partenaires, y compris EDC. Pour vous
inscrire, visitez le www.deleguescommerciaux.gc.ca.
Les entreprises dont les ventes
Les entreprises dont les ventes annuelles
annuelles totales ne dépassent
pas 5 millions de dollars
totales sont supérieures à
5 millions de dollars
1-888-332-9398.
1-888-332-3777.
peuvent communiquer avec l’équipe de
spécialistes des petites entreprises d’EDC au
peuvent communiquer avec le bureau régional
d’EDC le plus près au
E X P O R TAT E U R S AV E R T I S
> É T É 2 0 0 9 39
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