Vers l’intégration des personnes handicapées Rapport fédéral de 2007 sur les

Vers l’intégration des personnes handicapées Rapport fédéral de 2007 sur les
Les gens • Les partenariats • Le savoir
Rapport fédéral de 2007 sur les
personnes handicapées
Vers l’intégration des
personnes handicapées
ISSD-001-01-08F
Les Canadiens ont tous les jours recours aux programmes et aux services offerts par le gouvernement
du Canada. Pour en savoir plus sur ces programmes et services :
COMPSEZ
1 800 O-Canada (1-800-622-6232)
ATS : 1-800-926-9105
CLIQUEZ
servicecanada.gc.ca
VISITEZ
un Centre Service Canada
Ce document est disponible en médias substituts (gros caractères, cassette audio, braille et disquette)
en français et en anglais, en composant le 1-800-622-6232.
This document is also available in English under the title Advancing the Inclusion of People with
Disabilities 2007.
© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada 2007
N° de cat. : HS61-1/2007F
ISBN: 978-0-662-07266-9
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Table des matières
Introduction 1
Chapitre 1 : Les droits de la personne et le système judiciaire.......................................... 4
1. Protéger les droits des personnes handicapées........................................................................... 4
Chapitre 2 : Accessibilité des collectivités et mesures de soutien pour les
personnes handicapées..............................................................................10
1. Transport..................................................................................................................................... 10
2. Logement.................................................................................................................................... 13
3. Communications et culture.......................................................................................................... 20
4. Surmonter les obstacles à la participation dans la collectivité.................................................... 31
5. Service correctionnel du Canada................................................................................................ 35
6. Soutiens à l’invalidité – Accessoires fonctionnels....................................................................... 37
7. Coopération internationale.......................................................................................................... 39
Chapitre 3 : Soutien du revenu, prestations et services................................................... 40
1. Programme de prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada............................... 40
2. Prestations de maladie de l’assurance-emploi............................................................................ 41
3. Régime enregistré d’épargne-invalidité : Subventions et bons canadiens
pour l’épargne-invalidité.............................................................................................................. 41
4. Service Canada........................................................................................................................... 44
Chapitre 4 : Apprentissage, compétences et emplois...................................................... 48
1. Apprentissage et compétences................................................................................................... 49
2. Emploi......................................................................................................................................... 51
Chapitre 5 : Santé et bien-être.........................................................................................66
1. Programmes liés directement à la santé..................................................................................... 67
2. Anciens combattants................................................................................................................... 69
3. Aînés et soins à domicile et soins prolongés............................................................................... 74
4. Condition féminine....................................................................................................................... 77
5. Recherches sur des enjeux touchant la santé............................................................................ 78
6. Programmes et initiatives visant certaines affections.................................................................. 82
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Chapitre 6 : Mesures fiscales...........................................................................................88
1. Généralités.................................................................................................................................. 88
2. Mesures à l’intention des enfants handicapés............................................................................ 89
3. Régime enregistré d’épargne-invalidité....................................................................................... 90
4. Sondages et évaluations du service............................................................................................ 90
5. Organisations sans but lucratif, bénévoles et caritatives............................................................ 91
6. Prestation fiscale pour le revenu gagné...................................................................................... 91
Chapitre 7 : Autochtones handicapés . ............................................................................92
1. Mesures de soutien pour les personnes handicapées................................................................ 93
2. Mesures de soutien du revenu.................................................................................................... 95
3. Apprentissage et compétences .................................................................................................. 96
4. Programmes d’emploi et programmes liés au marché du travail................................................ 97
5. Santé100
Annexe A – Principales prestations et principaux programmes destinés
aux personnes handicapées (exercices 2005-2006 et 2006-2007)........... 103
Annexe B – Acronymes utilisés dans le rapport.............................................................106
Annexe C – Ministères et organismes participants........................................................ 108
Index par ministère et par programme ..........................................................................109
Index par sujet................................................................................................................ 111
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Introduction
Le gouvernement du Canada soutient un vaste éventail de programmes et d’initiatives dans le but de
créer une société inclusive où les personnes handicapées peuvent participer pleinement.
Au cours de la dernière année, le Canada a joué un rôle clé dans la négociation de la Convention des
Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, et il a été l’un des premiers pays à signer
ce document le 30 mars 2007. Par cette signature, le Canada montre qu’il s’engage de façon soutenue
à promouvoir les droits des personnes handicapées et les droits de la personne en général.
Parmi les autres accomplissements annoncés dans le budget de 2007 on compte les éléments
suivants :
• prolongation des Ententes sur le marché du travail visant les personnes handicapées
(EMTPH) jusqu’au 21 mars 2008 et allocation d’un financement annuel de 223 millions de dollars
aux provinces et aux territoires;
• Régime enregistré d’épargne-invalidité, pour aider les parents d’enfants handicapés ou d’autres
membres de leur famille à économiser afin d'en assurer la sécurité financière à long terme;
• mise sur pied du Fonds pour l’accessibilité, dans le cadre duquel on allouera 45 millions de
dollars sur trois ans pour couvrir les coûts liés à l’amélioration de l’accessibilité physique pour les
personnes handicapées;
• mise en place de la prestation fiscale pour le revenu gagné ainsi que du supplément pour
invalidité, destinés aux Canadiens à faible revenu.
Par le truchement de ses ministères et organismes, le gouvernement fédéral propose un grand nombre
de politiques, de programmes intégrés et d’initiatives qui facilitent la participation des personnes
handicapées dans toutes les facettes de la société canadienne.
Le Bureau de la condition des personnes handicapées fait partie de Ressources humaines et
Développement social Canada. Il est le centre de coordination du gouvernement du Canada
pour les principaux partenaires nationaux et internationaux qui s'engagent à promouvoir la pleine
participation des personnes handicapées dans tous les aspects de la vie sociale et communautaire.
Le Bureau est également responsable de s’assurer qu’on tient compte des enjeux touchant les
personnes handicapées lorsqu’on élabore les politiques et les programmes fédéraux, et il le fait en
collaboration avec divers intervenants externes, y compris des organisations non gouvernementales
(ONG) les provinces et les territoires.
Vers l’intégration des personnes handicapées
1
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Vers l’intégration des personnes handicapées 2007 est le cinquième rapport d’étape annuel du
gouvernement fédéral sur les personnes handicapées. Il offre une vue d'ensemble des principales
initiatives mises en œuvre par les ministères fédéraux, à titre individuel ou en collaboration, ou dont la
mise en oeuvre se poursuit en 2006-2007 et par la suite.
Le présent rapport contribue à améliorer l’accessibilité en fournissant de l’information sur l’ensemble
des initiatives et des programmes fédéraux liés aux personnes handicapées. Il met à jour et complète
les renseignements sur les programmes fédéraux visant directement et indirectement les personnes
handicapées. Il est divisé en chapitres thématiques, qui décrivent en détail le vaste éventail d’initiatives
et de programmes destinés aux personnes handicapées. En réponse aux commentaires reçus à propos
des rapports antérieurs, les renseignements relatifs aux Autochtones, aux mesures de soutien du revenu
et aux mesures fiscales font maintenant chacune l’objet d’un chapitre distinct.
Description des chapitres thématiques
Chapitre 1 : Les droits de la personne et le système judiciaire
Le Canada dispose d’un cadre législatif solide favorisant l’égalité des chances pour les personnes
handicapées. Le chapitre 1 décrit les initiatives mises sur pied par le gouvernement du Canada pour
promouvoir les droits des personnes handicapées et l’émergence d’une culture axée sur l’intégration.
Il met l’accent sur le travail du ministère de la Justice et de la Commission canadienne des droits de la
personne, et fournit également de l’information sur la nouvelle Convention des Nations Unies sur les
droits des personnes handicapées.
Chapitre 2 : Accessibilité des collectivités et mesures de soutien pour les personnes handicapées
Dans le chapitre 2, nous décrivons les principales initiatives et les principaux programmes fédéraux
liés à l’accessibilité et aux mesures de soutien pour les personnes handicapées, y compris le transport,
le logement, les communications et la culture. Ces mesures d’amélioration de l’accessibilité et de
soutien pour les personnes handicapées constituent le fondement de l’intégration et de la pleine
participation des personnes handicapées à la société canadienne. Le chapitre 2 fournit également
de l’information sur les travaux réalisés par le Service correctionnel du Canada pour répondre aux
besoins des délinquants et des employés handicapés. Enfin, ce chapitre décrit le soutien fédéral fourni,
par l'intermédiaire de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), aux personnes
handicapées vivant à l’étranger.
2
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Chapitre 3 : Soutien du revenu, prestations et services
Le chapitre 3 fournit de l’information sur les initiatives et les programmes mis en place par le
gouvernement du Canada pour fournir un soutien du revenu et des prestations connexes aux personnes
handicapées. Les programmes visent à réduire l’incidence des forces du marché, ainsi que les risques
de pauvreté et d’exclusion qui pèsent sur bon nombre de personnes handicapées.
Chapitre 4 : Apprentissage, compétences et emploi
Les possibilités d'apprentissage et l’acquisition de compétences sont essentielles pour permettre
aux personnes handicapées de réaliser leur plein potentiel. Cependant, ces dernières sont parfois
confrontées à des obstacles qui les empêchent d'accéder à ces possibilités. Dans le chapitre 4, nous
examinerons des programmes de soutien des personnes handicapées qui veulent participer à des
activités d’apprentissage et à des activités professionnelles. Ce chapitre met l’accent sur les initiatives
lancées par le gouvernement en ce qui concerne les prêts étudiants, la réadaptation professionnelle et
les programmes d’emploi.
Chapitre 5 : Santé et bien-être
Il est moins probable que les personnes handicapées affirment être en bonne santé que les
personnes sans invalidité. Dans le chapitre 5, nous décrirons les principales initiatives mises sur
pied par Santé Canada et par l’Agence de la santé publique du Canada afin de venir en aide aux
personnes handicapées. En outre, dans ce chapitre, nous fournirons de l’information sur la recherche
et les programmes visant expressément le bien-être des anciens combattants, des aînés et des
femmes handicapées.
Chapitre 6 : Mesures fiscales
Les personnes handicapées doivent souvent engager des dépenses liées à leur incapacité et composer
avec un revenu inférieur. Le gouvernement du Canada propose des mesures fiscales aux personnes
handicapées et à leurs soignants, en tenant compte du fait que ces derniers doivent parfois engager
des dépenses supplémentaires liées à l'invalidité, ce qui peut réduire leur capacité de payer l'impôt.
Dans le chapitre 6, nous décrirons les mesures fiscales visant à aider les personnes handicapées à
assumer les coûts liés à leur invalidité.
Chapitre 7 : Autochtones handicapés
Les Autochtones handicapés sont souvent aux prises avec de nombreux inconvénients qui représentent
des obstacles à leur participation. Dans le chapitre 7, nous décrirons les programmes et outils mis
en place pour répondre aux besoins des Autochtones handicapés, y compris les programmes de
soutien pour les personnes handicapées et de soutien du revenu, les programmes d’apprentissage et
d’acquisition de compétences, ainsi que les programmes d’emploi et de promotion de la santé.
Vers l’intégration des personnes handicapées
3
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Chapitre 1 : Les droits de la personne et le système judiciaire
1. Protéger les droits des personnes handicapées
L’approche actuelle du gouvernement du Canada en matière d’invalidité est fondée sur la notion de
participation – la participation totale et équitable de tous les membres de la société dans tous les
domaines de la vie. Grâce à un certain nombre d’initiatives permanentes, le gouvernement tente de
créer une société qui favorise la participation pleine et entière de tous ses membres.
Le Canada dispose d’un cadre législatif solide favorisant l’égalité des chances pour les personnes
handicapées. Au Canada, la Charte canadienne des droits et libertés garantit l’égalité de tous et, à
l’article 15, interdit la discrimination fondée sur la déficience mentale ou physique en sol canadien.
La Charte limite la capacité des gouvernements d’adopter des lois ou de prendre des mesures
pouvant porter atteinte aux droits de la personne. Selon l’article 15 de la Charte, la loi ne fait
exception de personne (y compris des personnes handicapées) et s’applique également à tous, et
tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi. La Charte a servi de fondement à
un certain nombre de litiges clés liés à l’invalidité, et elle a permis au Canada à devenir une société
plus accessible et plus inclusive.
En plus de la Charte, le gouvernement du Canada a mis en place une loi visant à prévenir la
discrimination contre les personnes handicapées et à améliorer leur accès à l’emploi, aux services
et aux installations dans les domaines de compétence fédérale. La Loi canadienne sur les droits de
la personne (LCDP) interdit toute discrimination à l’encontre des personnes handicapées dans les
domaines de l’emploi et à l’égard de la prestation des services, des installations et des logements
habituellement accessibles au grand public. La LCDP exige des employeurs des secteurs privé et
public, des syndicats et des fournisseurs de services qu’ils prennent des mesures d’adaptation pour
répondre aux besoins des personnes handicapées (dans la mesure où cela ne constitue pas une
contrainte excessive).
La Loi sur l’équité en matière d’emploi est associée à la LCDP. Son objectif est d’assurer que les
membres des quatre groupes visés – les femmes, les Autochtones, les personnes handicapées et les
minorités visibles – ont un accès égal à l’emploi et sont représentés équitablement en milieu de travail.
Son but est de favoriser l’équité en milieu de travail et d’éliminer les obstacles à l’emploi auxquels sont
confrontés les membres de ces groupes.
La Charte canadienne des droits et libertés garantit l’égalité de tous et, à l’article 15, interdit la
discrimination fondée sur la déficience mentale ou physique en sol canadien.
4
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
a. Système judiciaire
Au Canada, le ministère de la Justice et la Commission canadienne des droits de la personne appuient
directement le système judiciaire.
Le ministère de la Justice veille à ce que les Canadiens bénéficient d’un système judiciaire
équitable, accessible et efficace. Le Ministère aide le gouvernement fédéral à élaborer des
politiques et à promulguer et à modifier des lois, au besoin. Un des éléments de sa mission consiste
à offrir des services juridiques et des conseils de qualité au gouvernement fédéral et à promouvoir
le respect des droits et libertés, de la loi et de la Constitution, pour le bien de tous les Canadiens,
y compris les personnes handicapées.
Le Programme judiciaire de partenariats et d’innovation est un programme de subventions et de
contributions discrétionnaires qui finance des projets à court terme visant à améliorer le système
judiciaire, y compris son accessibilité. En 2005‑2006 et en 2006‑2007, le ministère de la Justice a
consenti du financement à Reach Canada, un organisme ayant pour mission d’améliorer l’équité dont
jouissent les personnes handicapées. Reach Canada a utilisé les fonds pour produire des brochures
expliquant les enjeux liés à l’invalidité et à la loi.
La Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) administre la Loi canadienne sur les
droits de la personne et surveille l’application de la Loi sur l’équité en matière d’emploi.
La CCDP tente de régler les plaintes de discrimination déposées contre des fournisseurs de services,
des syndicats et des employeurs assujettis à la réglementation fédérale. Pour atténuer l’impact du
caractère accusatoire d’un système axé sur les plaintes, la CCDP propose la médiation comme solution
de rechange au début du processus de règlement. Si l’affaire n’est pas réglée de cette manière, le
plaignant peut présenter une plainte officielle. Si la plainte ne se règle toujours pas, la CCDP peut
enquêter davantage et, au bout du compte, demander au Tribunal canadien des droits de la personne
d’entendre la cause1.
La CCDP2 reçoit beaucoup de plaintes liées à des conflits relatifs au retour au travail d’employés après
une absence prolongée. La CCDP est déterminée à aider les employeurs à gérer ces situations de
manière à ce qu’un employé puisse retourner au travail de façon sécuritaire, rapide et efficiente. Elle
a conçu le Guide de la gestion du retour au travail afin d’aider les gestionnaires et les superviseurs à
gérer ces situations. Ce guide inclut un résumé des principaux principes juridiques s’appliquant aux
situations de retour au travail, des procédures par étapes permettant d’orienter la gestion de cas, et une
série d’études de cas3.
1
2
3
La description détaillée du processus de plainte figure dans le chapitre 1 de Vers l’intégration des personnes handicapées 2006 (p. 11).
Pour en savoir plus sur la CCDP, consultez le site Internet suivant : www.chrc-ccdp.ca/default-fr.asp.
Ce guide est disponible à l’adresse Internet suivante : www.chrc-ccdp.ca/pdf/GMRW_GGRT_fr.pdf.
Vers l’intégration des personnes handicapées
5
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
À la lecture des rapports annuels de la CCDP, on découvre que les plaintes de discrimination déposées
par les personnes handicapées constituent la catégorie la plus importante de plaintes acceptées. En
2006, par exemple, la déficience était mentionnée dans 41 p. 100 (344) des plaintes signées. Cette
année, la CCDP a entrepris une recherche pour analyser les dossiers de plaintes liées à la déficience
que la CCDP a menés à terme du 1er janvier 1997 au 31 décembre 2006. Dans le cadre de cette
recherche, elle mettra l’accent sur les plaintes relatives au refus présumé d’offrir un bien, un service ou
l’accès à des installations ou à un logement, ainsi que les plaintes mettant en cause une politique ou
une pratique discriminatoire présumée qui provoque une discrimination systémique.
L’objectif de la CCDP est de dresser un inventaire des obstacles à l’équité mentionnés dans les plaintes
déposées par les personnes handicapées. En procédant à cet exercice, la CCDP espère tracer le
profil du plaignant et du défendeur type, cerner les secteurs d’où proviennent les plaintes et déterminer
précisément la nature de la discrimination dont les plaignants se disent victimes. La CCDP pourra
également déterminer s’il y a eu des changements, au cours de la période de 10 ans, dans les types
de discrimination allégués par les plaignants. Finalement, les résultats de la recherche permettront de
mieux comprendre les besoins des personnes handicapées et, par conséquent, d’orienter la stratégie
à long terme de la CCDP visant à éliminer les obstacles systémiques à l’équité auxquels font face les
personnes handicapées.
En plus de la CCDP, les commissions et les tribunaux des droits de la personne des provinces et des
territoires s’efforcent aussi de favoriser l’équité et de réduire la discrimination dans certains domaines.
D’année en année, la déficience, quelle soit mentale ou physique, continue d’être le motif de distinction
le plus fréquent dans les plaintes présentées dans l’ensemble des provinces et des territoires, si on la
compare à d’autres motifs de distinction illicites comme le sexe, l’âge, l’origine nationale ou ethnique, la
religion, l’état matrimonial et la situation familiale, la source de revenu, l’état de personne graciée et les
condamnations criminelles, l’orientation sexuelle et les croyances politiques.
En outre, le domaine où se produisent le plus souvent des actes discriminatoires est le domaine de
travail et de l’emploi. Par conséquent, avec le temps, les plaintes de discrimination fondée sur la
déficience dans le domaine de l’emploi continuent d’être le type de plainte le plus souvent déposé
devant les commissions et les tribunaux des droits de la personne de toutes les administrations à
l’échelle canadienne.
6
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Tableau : Plaintes liées au motif de la déficience en pourcentage du nombre total de plaintes (par rapport
à l’ensemble des motifs) présentées à la Commission canadienne des droits de la personne et aux
commissions et aux tribunaux des droits de la personne des provinces et des territoires durant l’exercice
2005‑2006
Canada/Provinces et territoires
%
Commission canadienne des droits de la personne
41 %
Commission des droits de la personne et de la citoyenneté de l’Alberta
50 %
Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique
38 %
Commission des droits de la personne du Manitoba
37 %
Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick
46 %
Commission des droits de la personne de Terre-Neuve
44 %
Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse
45 %
Commission des droits de la personne des Territoires du Nord-Ouest
21 %
Tribunal des droits de la personne du Nunavut
14 %
Commission ontarienne des droits de la personne
54 %
Commission des droits de la personne de l’Île-du-Prince-Édouard
21 %
Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec
26 %
Commission des droits de la personne de la Saskatchewan
52 %
Commission des droits de la personne du Yukon
17 %
Source : Commission canadienne des droits de la personne, commission et tribunaux des droits de la personne des
provinces et des territoires
b. Promotion des droits de la personne
Le ministère du Patrimoine canadien joue aussi un rôle important afin de garantir la promotion et
l’exercice des droits de la personne au Canada4. Pour y arriver, le Ministère offre un certain nombre de
subventions et de contributions à des organismes admissibles voués à la promotion des droits de la
personne5. Le Ministère est aussi chargé de coordonner, en collaboration avec les gouvernementaux
provinciaux et territoriaux, la mise en œuvre à l’échelle nationale des instruments internationaux relatifs
aux droits de la personne, et de préparer les rapports du Canada à l’intention des Nations Unies.
Patrimoine canadien administre aussi des initiatives et des programmes visant à promouvoir la
participation pleine et entière des personnes handicapées dans différents domaines, y compris la
culture, la vie communautaire et les sports. Ces activités seront décrites en détail dans le chapitre 2.
4
5
Pour en savoir plus sur le ministère du Patrimoine canadien, consultez l’adresse Internet suivante : www.canadianheritage.gc.ca/progs/pdp-hrp/
index_f.cfm.
Pour en savoir plus sur ce programme de financement, consultez l’adresse Internet suivante : www.pch.gc.ca/progs/pdp-hrp/canada/grant_f.cfm.
Vers l’intégration des personnes handicapées
7
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
D’année en année, la déficience, qu’elle soit mentale ou physique, continue d’être le motif de distinction
le plus fréquent dans les plaintes présentées.
Les plaintes de discrimination fondée sur la déficience dans le domaine de l’emploi continuent d’être
le type de plainte le plus souvent déposé devant les Commissions et les tribunaux des droits de la
personne de toutes les administrations à l’échelle canadienne.
c. Convention des Nations Unies
Depuis 2001, le Canada participe activement à la création de la Convention relative aux droits des
personnes handicapées des Nations Unies (ONU). Même si des traités internationaux garantissent les
droits de la personne et les libertés fondamentales de toutes les personnes, y compris les personnes
handicapées, la communauté internationale reconnaît de plus en plus que les personnes handicapées
sont victimes de discrimination systémique. La nouvelle Convention interdit la discrimination contre
les personnes handicapées dans tous les aspects de la vie, et décrit les efforts que les pays doivent
déployer pour promouvoir et protéger les droits des personnes handicapées. Les négociations touchant
le texte de la Convention ont pris fin en août 2006.
Le 13 décembre 2006, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté par consensus la Convention
relative aux droits des personnes handicapées et son protocole optionnel. L’adoption du texte définitif de
la Convention met fin à cinq ans de négociations serrées et de compromis par les délégations des États
membres des Nations Unies avec la participation active d’organisations non gouvernementales. Le
Canada a joué un rôle actif tout au long du processus, exerçant souvent son leadership dans le cadre
des négociations.
L’objectif de la Convention est de promouvoir, de protéger et d’assurer le plein et équitable exercice
par les personnes handicapées de tous leurs droits et de toutes leurs libertés fondamentales.
Elle promeut également le respect de leur dignité inhérente. Aux termes de la Convention, les
personnes handicapées sont celles qui ont une déficience physique, mentale, intellectuelle ou
sensorielle à long terme qui, jumelée à divers obstacles, peut les empêcher de participer pleinement
et efficacement dans la société sur un pied d’égalité avec les personnes non handicapées. La
Convention ne crée pas de nouveaux droits; en fait, elle décrit des mesures précises permettant
de s’assurer que les États reconnaissent aux personnes handicapées les droits de la personne
reconnus par la communauté internationale.
8
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
La signature de la Convention des Nations Unies par le Canada montre l’engagement continu du pays
à promouvoir les droits des personnes handicapées et les droits de la personne en général.
Il est possible de signer la Convention depuis le 30 mars 2007. Le Canada était présent lors de la
cérémonie de signature à New York et comptait parmi les premiers pays à signer cette convention
historique. La signature du Canada montre l’engagement continu de notre pays à promouvoir les
droits des personnes handicapées et les droits de la personne en général.
Bon nombre des dispositions contenues dans la Convention relèvent, au Canada, de la compétence
provinciale et territoriale. Par conséquent, le gouvernement du Canada procédera à un examen
détaillé du traité avec les provinces et les territoires avant sa ratification. Vingt États doivent ratifier la
Convention avant qu’elle n’entre en vigueur et ne devienne un traité international ayant force exécutoire.
Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, Justice Canada et Ressources
humaines et Développement social Canada (RHDSC) sont les principaux ministères qui ont participé à
l’élaboration et aux processus de signature et de ratification de la Convention. Le MAECI dirige l’apport
canadien à l’élaboration de tous les traités internationaux. Justice Canada est responsable de l’analyse
juridique du traité. Le Bureau de la condition des personnes handicapées de RHDSC a participé à
l’élaboration du contenu de la Convention.
Pour en savoir plus sur la Convention, consultez le site Internet suivant :
www.un.org/esa/socdev/enable/rights/adhoccom.htm (en anglais seulement).
Vers l’intégration des personnes handicapées
9
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Chapitre 2 : Accessibilité des collectivités et mesures de
soutien pour les personnes handicapées
Le concept d’accessibilité désigne la création d’environnements où l’on a réduit au minimum ou éliminé
les obstacles systémiques à la participation pleine et égale des personnes handicapées dans toutes
les sphères de la société. Alors que l’accessibilité est un thème qui concerne la collectivité dans son
ensemble, les mesures de soutien pour les personnes handicapées sont adaptées aux besoins individuels
des personnes. Ces biens, ces services et ces mesures de soutien favorisent la participation active à la
maison, à l’école et dans la collectivité, et aident à maximiser l’autonomie personnelle et économique6.
Dans le présent chapitre, nous décrirons les principales initiatives et les programmes clés mis en
place par le gouvernement du Canada afin d’assurer l’accessibilité des collectivités canadiennes
et de dispenser des services de soutien aux personnes handicapées. Nous fournirons également
de l’information sur certaines des mesures prises par le gouvernement du Canada pour garantir
l’accessibilité de services adaptés, de même que sur le rôle qu’il joue pour soutenir les personnes
handicapées vivant à l’étranger.
1. Transport
a. Transports Canada
Transports Canada exerce un leadership stratégique afin d’améliorer l’accessibilité et d’éliminer
les obstacles indus du système de transport fédéral. Le Ministère consulte à cet égard les aînés,
les personnes handicapées, les organismes gouvernementaux et l’industrie du transport et facilite
l’adoption de solutions et l’amélioration du système.
Transports Canada a élaboré et mis en place un programme de sensibilisation à l’invalidité, Tous
à bord, destiné aux petits fournisseurs de services de transport œuvrant au sein du système de
transport national. La trousse de formation et de sensibilisation comprend une vidéo où l’on présente
des témoignages de personnes handicapées et des simulations d’interactions entre des personnes
handicapées et des employés de l’industrie du transport, un manuel de formation et de sensibilisation
aux déficiences, un guide d’atelier et un guide sur les façons d’aider physiquement les personnes ayant
un problème de mobilité.
Le Ministère continue à mettre à jour son site Web Voyage accessible, qui fournit des renseignements
sur le transport et les déplacements accessibles à l’échelle du Canada, dans le but de faire du voyage
une expérience plus simple et plus plaisante pour les Canadiens handicapés.
6
À l’Unisson 2000 : Les personnes handicapées au Canada. Sur Internet : www.socialunion.ca/In_Unison2000/iu00300f.html.
10
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Transports Canada a été l’hôte de la 11e Conférence internationale sur la mobilité et le transport des
personnes âgées ou à mobilité réduite (COMOTRED). Cette conférence, tenue du 18 au 21 juin 2007
à Montréal, s’intitulait « Analyse comparative, évaluation et vision pour l’avenir ». Cet événement a
permis aux experts internationaux d’échanger des idées et de présenter des solutions technologiques
et innovatrices pour répondre aux besoins en matière de transport d’une population vieillissante et
des personnes handicapées ou ayant des besoins spéciaux. On déposera un rapport détaillé de la
Conférence durant la conférence du U.S. Transportation Research Board, en janvier 2008.
En outre, le Centre de développement des transports de Transports Canada gère un programme de
recherche et de développement qui aborde tous les modes de transport et qui vise à améliorer la
sûreté, la sécurité, l’efficience énergétique et l’accessibilité du système de transport du Canada tout en
protégeant l’environnement.
b. Office des transports du Canada
La mission de l’Office des transports du Canada est d’appliquer les lois et les politiques du gouvernement fédéral liées aux transports afin de maintenir un système de transport efficient et accessible, grâce
à des activités de sensibilisation, de consultation, d’évaluation des plaintes ainsi qu’à l’adoption de
règlements essentiels. L’Office se penche sur les préoccupations soulevées par des personnes handicapées confrontées à des obstacles lorsqu’elles utilisent le système de transport réglementé par le gouvernement fédéral. Grâce à la facilitation, à la médiation et à l’évaluation des plaintes, l’Office examine
les préoccupations au cas par cas. Il s’attaque aussi à ces problèmes de manière systématique en élaborant des règlements, des codes de pratiques et des normes concernant le niveau d’accessibilité.
Jusqu’à présent, l’Office a établi deux ensembles de règlements. En vertu des conditions de transport
des personnes handicapées, le transporteur aérien doit fournir tous les services permettant de faciliter
les déplacements de ces dernières7. Selon le Règlement sur la formation du personnel de l’Office, le
personnel du réseau de transport aérien, ferroviaire et marin du gouvernement fédéral doit posséder
les connaissances, compétences et attitudes nécessaires pour aider efficacement et avec sensibilité les
personnes handicapées.
En plus de ses règlements, l’Office a publié cinq codes de pratiques volontaires, dont un nouveau code
de pratique lancé en juin 2007 : Accessibilité des gares de voyageurs (le code des gares)8. L’objectif de
ce code est d’améliorer l’accessibilité des aéroports, des gares et des quais d’embarquement pour les
personnes handicapées.
7
8
Par exemple, les appareils d’aide à la mobilité comme les cannes, les fauteuils roulants, les fauteuils roulants électriques et les ambulateurs doivent
être transportés gratuitement à titre de bagages prioritaires et, si l’espace le permet, dans la cabine de l’avion.
Les autres codes de pratiques volontaires de l’Office sont les suivants : Accessibilité des aéronefs pour les personnes ayant une déficience;
Accessibilité des traversiers pour les personnes ayant une déficience; Accessibilité des voitures de chemin de fer et conditions de transport ferroviaire
des personnes ayant une déficience; L’Élimination des entraves à la communication avec les voyageurs ayant une déficience et son guide connexe.
Vers l’intégration des personnes handicapées
11
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Le code des gares s’applique aux aéroports faisant partie du Réseau national d’aéroports9, aux
gares ferroviaires et aux gares maritimes où plus de 10 000 passagers embarquent et débarquent
annuellement. En outre, toute agence de sécurité ou autorité responsable de contrôler le
préembarquement des passagers et de leurs biens dans une gare visée par le code doit en respecter
les dispositions.
Le code des gares inclut des spécifications techniques en matière d’accessibilité et aborde différents
aspects comme les installations, les services et les vérifications de sécurité. Le code s’assortit de
dispositions sur l’aménagement physique des gares conformément aux Normes pour la conception d’un
environnement accessible de l’Association canadienne de normalisation (CAN/CSA‑B651).
De plus, l’Office a publié un guide sur l’accessibilité des gares de voyageurs. On y trouve des
ressources, des conseils et les coordonnés de personnes-ressources. Ce guide vise à aider les
exploitants de gares de voyageurs à respecter les critères du code en matière d’accessibilité10. Il
fournit aussi des exemples de pratiques exemplaires et présente des entreprises qui ont aménagé des
installations ou qui offrent des services accessibles aux personnes handicapées.
Gestion des plaintes
Facilitation
Un voyageur handicapé peut avoir des préoccupations liées à l’accessibilité des installations et
des services lorsqu’il planifie un voyage ou fait une réservation. Le personnel de l’Office prend
rapidement des mesures afin d’éviter ou d’atténuer les situations pouvant causer des obstacles
à la mobilité de personnes handicapées et pour régler des situations, évitant ainsi qu’une plainte
officielle soit déposée. Dans certains cas de plaintes déposées par des personnes handicapées, la
plainte a été retirée à la suite de consultations entre les fournisseurs de services de transports, le
personnel de l’Office et le voyageur.
Médiation
On offre toujours le recours à la médiation pour régler rapidement et efficacement un différend lié au
transport adapté. Les médiateurs formés de l’Office et les parties travaillent ensemble afin de résoudre
le problème et de trouver une solution adaptée à chaque situation.
Au début de 2006, quatre affaires étaient en cours de traitement, et on a présenté quatre nouvelles
demandes de médiation au cours de l’année. Les huit dossiers ont été réglés durant l’année.
9
Le Réseau national des aéroports est composé d’un certain nombre d’aéroports canadiens déterminé par Transports Canada, et inclut les aéroports
servant les capitales (nationale, provinciales et territoriales). Pour en savoir plus, consultez le site Internet suivant : www.tc.gc.ca/programmes/
aeroports/politique/pna/RNA.htm.
10 Les codes de pratique et les lignes directrices sont disponibles sur le site Internet de l’Office à l’adresse suivante : www.cta-otc.gc.ca.
12
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
L’Office a réglé des conflits touchant l’accessibilité du transport impliquant VIA – le plus important
transporteur ferroviaire de passagers canadiens – les Administrations aéroportuaires canadiennes,
plusieurs grands transporteurs aériens et des particuliers. On a eu recours à la médiation pour
s’attaquer à des enjeux liés aux problèmes de mobilité, de vision, d’ouïe et de déficience intellectuelle.
Règlement de plaintes
En vertu de la Loi sur le transport au Canada, une plainte peut être déposée devant l’Office lorsqu’on croit
qu’il y a un obstacle indu à la mobilité des personnes handicapées au sein du réseau fédéral de transport.
Selon le paragraphe 172(1) de la Loi, l’Office doit étudier les plaintes à l’aide d’un processus en trois
étapes afin de déterminer :
• si la personne a une invalidité au sens de la Loi;
• s’il y a un obstacle à la mobilité de cette personne;
• si l’obstacle est abusif.
Si on détermine qu’il y a un obstacle abusif au déplacement d’une personne handicapée, l’Office peut
exiger la mise en place de mesures correctives. Il peut imposer l’adoption de mesures comme l’achat
ou la modification d’équipement, la modification ou l’élaboration d’une politique ou d’une procédure,
la formation du personnel, l’amélioration d’un programme de formation ou le remboursement des
dépenses résultant d’un obstacle abusif.
En 2006, l’Office a reçu 46 plaintes officielles liées à l’accessibilité. L’Office a pris 42 décisions, dont
certaines visaient des plaintes reçues avant le 1er janvier 2006 et d’autres, des plaintes reçues en 2006.
De ce nombre, 21 ont permis de résoudre de nouvelles plaintes, et 20 ont permis de déterminer si
on avait mis en place les mesures correctives exigées par l’Office dans des décisions antérieures.
Une décision a été prise au sujet d’une demande d’examen d’une décision de l’Office. Cent‑vingt‑huit
décisions procédurales et interlocutoires ont été prises concernant des affaires encore en litige. Vingtet-un dossiers ont été résolus de manière informelle grâce à des activités de facilitation, et huit l’ont été
grâce à la médiation. Enfin, huit plaintes ont été retirées, et dix ont été annulées en raison de l’absence
de réponses des plaignants.
2. Logement
a. Société canadienne d’hypothèques et de logement
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est responsable de certaines initiatives
qui contribuent à offrir des logements accessibles aux personnes handicapées : (i) le Programme d’aide
à la remise en état des logements pour personnes handicapées; (ii) le programme Logements adaptés :
aînés autonomes; (iii) le Programme d’aide à la remise en état des logements – Logement accessoire/
Vers l’intégration des personnes handicapées
13
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
pavillon‑jardin; (iv) le Programme d’amélioration des maisons d’hébergement; et (v) le programme
Bâti‑Flex. Généralement, l’aide est offerte sous forme de prêts-subventions assortis d’une clause
dispensant l’emprunteur d’effectuer les remboursements s’il respecte les conditions du programme.
En décembre 2006, le gouvernement du Canada annonçait qu’il réservait 256,2 millions de dollars à la
prolongation pendant deux ans des programmes de rénovation de la SCHL. Cela s’ajoute à l’annonce
de novembre 2005 d’une prolongation d’un an des programmes de rénovation de la SCHL en 20062007 (financement de 128,1 millions de dollars).
Dans certaines régions canadiennes, le financement de ces programmes est fourni conjointement
par le gouvernement du Canada et le gouvernement provincial ou territorial. Dans ces régions,
l’agent provincial ou territorial responsable de l’hébergement peut être responsable de l’exécution du
programme, et le contenu des programmes peut varier d’une région à l’autre.
(i) Programme d’aide à la remise en état des logements pour personnes handicapées
Dans le cadre du Programme d’aide à la remise en état des logements pour personnes
handicapées (PAREL‑PH), la SCHL offre une aide financière aux propriétaires‑occupants et aux
propriétaires‑bailleurs afin qu’ils entreprennent des travaux de modification visant à améliorer
l’accessibilité des unités d’habitation occupées par des personnes handicapées à faible revenu (ou
destinées à de telles personnes). Le PAREL‑PH est offert à l’échelle du pays, y compris dans les
réserves11. L’aide prend la forme d’un prêt‑subvention. Dans le cas des propriétaires-occupants, l’aide
couvre 100 p. 100 du coût total des rénovations, sans dépasser le montant maximum du prêt établi pour
la région (qui va de 16 000 $ dans le Sud à 24 000 $ dans le Nord).
Dans le cas des propriétaires-bailleurs, le prêt-subvention peut couvrir jusqu’à 100 p. 100 des coûts
des rénovations, sans dépasser le montant maximal du prêt pour la région (qui va de 24 000 $
dans le Sud à 36 000 $ dans le Nord). Les propriétaires‑bailleurs de maisons de chambres peuvent
aussi avoir accès à une aide12. Les modifications visent, par exemple, la construction d’une rampe
d’accès extérieure, l’installation d’une alarme d’incendie visuelle ou l’aménagement d’un éclairage
des aires de travail. Une aide supplémentaire de 25 p. 100 du montant du prêt est disponible pour les
propriétaires‑occupants et les propriétaires-bailleurs dans les régions éloignées.
11 Le PAREL‑PH a été modifié au fil des ans en vue d’augmenter le nombre de logements accessibles aux personnes handicapées à faible revenu.
Il est particulièrement important dans les cas où une personne qui vient de devenir handicapée désire demeurer dans son domicile ainsi que dans
les régions rurales, où les autres possibilités de logement sont peu nombreuses. En outre, le crédit d’impôt fédéral pour personnes handicapées
est reconnu comme une réduction de revenu quand un ménage présente une demande dans le cadre du PAREL‑PH et d’autres programmes de
rénovations de la SCHL.
12 Les propriétés doivent satisfaire aux exigences minimums en matière de santé et de sécurité.
14
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
En se fondant sur une évaluation récente (Évaluation du Programme d’aide à la remise en état des
logements, mai 2003) des programmes de rénovation de la SCHL, les responsables du PAREL‑PH ont
encouragé les propriétaires-occupants et les propriétaires-bailleurs à modifier leurs unités d’habitation
pour les rendre plus accessibles.
Le PAREL‑PH a une incidence positive considérable sur l’accessibilité des unités modifées dans le
cadre du Programme et, par le fait même, sur la capacité des personnes handicapées de se livrer à
leurs tâches quotidiennes. Au total, 87 p. 100 des propriétaires-occupants de logements rénovés dans
le cadre du PAREL‑PH ont déclaré que les modifications apportées avaient amélioré la qualité globale
de leur logement. En outre, 92 p. 100 des bénéficiaires ont signalé que les modifications les avaient
aidés ou grandement aidés à exécuter leurs tâches quotidiennes
Les propriétaires-occupants sont admissibles au PAREL‑PH si la valeur du logement est inférieure
à un certain montant et si le revenu du ménage est égal ou inférieur à la limite établie en fonction
de la taille du logement et de la région. Le propriétaire-occupant ou un membre du ménage doit être
une personne handicapée. Les propriétaires-bailleurs ont droit à une aide pour modifier leurs unités
si le montant des loyers est égal ou inférieur à un niveau préétabli et si l’unité est occupée par
une personne handicapée dont le revenu est égal ou inférieur au plafond établi. Les propriétairesbailleurs qui possèdent des maisons de chambres dont les loyers sont inférieurs aux plafonds
établis peuvent également recevoir de l’aide.
En 2006, on évalue que 1 605 ménages ont reçu une aide sous forme de prêt‑subvention (quelque
16,6 millions de dollars au total) des gouvernements fédéral, provinciaux ou territoriaux dans le cadre
du PAREL‑PH.
En 2006, on évalue que 1 605 ménages ont reçu une aide sous forme de prêt-subvention (quelque
16,6 millions de dollars au total) des gouvernements fédéral, provinciaux ou territoriaux dans le cadre
du PAREL‑PH.
(ii) Programme Logements adaptés : aînés autonomes
Lancé en 1992 en tant que projet pilote de deux ans, le programme Logements adaptés : aînés
autonomes (PLAAA) offre de l’aide financière aux propriétaires‑occupants et aux propriétaires-bailleurs
afin qu’ils apportent de légères modifications à un logement pour aider les personnes âgées à faible
revenu à y vivre de manière indépendante plus longtemps.
Vers l’intégration des personnes handicapées
15
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
L’aide prend la forme d’un prêt-subvention d’une valeur allant jusqu’à 3 500 $. Le prêt n’a pas à être
remboursé si le propriétaire-occupant reste dans le logement visé pour toute la durée de la période de
radiation de dette, qui est de six mois. Le propriétaire‑bailleur qui apporte de légères modifications à son
logement doit s’engager à ne pas augmenter le loyer en conséquence.
Les modifications sont des adaptations relativement légères qui répondent aux besoins de personnes
âgées ayant une incapacité liée au vieillissement. Les adaptations doivent également être permanentes
et indissociables du logement. Il peut s’agir, par exemple, de mains-courantes, d’aires de travail et
d’entreposage faciles à atteindre (dans la cuisine), de becs-de-canne pour les portes, de douches de
plain-pied avec barres d’appui ainsi que de barres d’appui et de sièges pour le bain.
Dans le cadre d’une consultation publique récente sur les programmes de rénovation de la SCHL, on
apprenait qu’un grand nombre de répondants considéraient le PLAAA comme un programme souple
et adapté qui permet de répondre rapidement aux besoins, y compris aux besoins urgents. En outre,
dans bien des cas, les maisons des aînés n’ont besoin que de légères modifications peu coûteuses;
le programme permet donc aux aînés de demeurer chez eux malgré leur âge (Consultation sur les
programmes de rénovation – Rapport sommaire, SCHL, décembre 2002). Le PLAAA est aussi offert
dans les réserves aux Autochtones handicapés.
La plupart des clients du PLAAA (80 p. 100) ont répondu que les adaptations apportées à leur logement
ont rendu celui-ci plus confortable et plus sûr, ce qui leur a permis de vivre de manière autonome. La
plupart d’entre eux ont aussi dit que, sans ces adaptations, ils auraient dû quitter leur logement. Bon
nombre des clients du PLAAA (40 p. 100) n’auraient pas fait ces rénovations sans ce programme
(Évaluation des initiatives de logement dans le cadre de la Stratégie nationale pour l’intégration des
personnes handicapées, mars 1998).
Les propriétaires-occupants et les propriétaires-bailleurs peuvent être admissibles à l’aide financière à
condition que l’occupant de l’unité d’habitation où seront effectués les travaux respecte tous les critères
d’admissibilité suivants :
•
•
•
•
il est âgé de 65 ans ou plus;
il a de la difficulté à mener ses activités quotidiennes en raison de son âge;
le revenu total de son ménage est équivalent ou inférieur à une limite spécifiée pour la région;
l’unité d’habitation est sa résidence permanente.
En 2006, on estime que 1 945 ménages ont reçu quelque 5,3 millions de dollars sous forme de
prêt‑subvention des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux dans le cadre du PLAAA.
16
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
La plupart des clients du PLAAA (80 p. 100) ont répondu que les adaptations apportées à leur logement
ont rendu celui-ci plus confortable et plus sûr, ce qui leur a permis de vivre de manière autonome.
(iii) Programme d’aide à la remise en état des logements – Logement accessoire/pavillon-jardin
Le PAREL – Logement accessoire/pavillon-jardin aide à créer des logements abordables pour les
personnes âgées et les personnes handicapées à faible revenu, en fournissant une aide financière
permettant de convertir ou de transformer convenablement une propriété résidentielle pour y aménager
un logement autonome accessoire13.
Les clients admissibles sont des propriétaires-occupants, des entrepreneurs privés et des membres
des Premières nations qui possèdent des immeubles résidentiels et peuvent les convertir en logements
locatifs autonomes abordables. Seuls les logements familiaux situés sur des propriétés existantes
où on prévoit aménager un logement autonome de type logement accessoire ou pavillon-jardin sont
admissibles. La propriété doit en outre respecter les exigences de l’autorité compétente, y compris
en matière de zonage et de construction. Les propriétaires sélectionnés doivent conclure une entente
d’exploitation qui impose un plafond aux loyers qui peuvent être demandés pendant la durée de
l’entente. On a aussi imposé un plafond sur le revenu des ménages qui occuperont les nouvelles unités
de logements construites.
L’aide est versée sous forme d’un prêt-subvention dont le montant maximal est de 24 000 $ dans le
Sud, de 28 000 $ dans le Nord et de 36 000 $ dans le Grand Nord. Le prêt n’a pas à être remboursé si
le propriétaire respecte les modalités du Programme. Une aide supplémentaire de 25 p. 100 est offerte
dans les régions éloignées.
En 2006, on estimait que 82 ménages avaient reçu une aide sous forme de prêt‑subvention (1,8 million
de dollars au total) des gouvernements fédéral, provinciaux ou territoriaux dans le cadre du Programme.
(iv) Programme d’amélioration des maisons d’hébergement
Le Programme d’amélioration des maisons d’hébergement (PAMH) offre une aide financière pour
réparer, remettre en état et améliorer les maisons d’hébergement pour les femmes et leurs enfants,
les jeunes, ainsi que pour les hommes qui sont victimes de violence familiale. Ce programme aide
également à acquérir ou à construire, là où le besoin se fait sentir, des maisons d’hébergement
d’urgence et des foyers d’hébergement transitoire14. Le PAMH aide aussi à améliorer l’accessibilité des
maisons d’hébergement aux clients handicapés.
13 Cette initiative a été annoncée dans le discours du budget de février 2004. La SCHL a créé et annoncé le PAREL – Logement accessoire/pavillonjardin en mai 2005.
14 Sont admissibles les réparations et les travaux requis pour rendre les maisons d’hébergement d’urgence et les foyers d’hébergement transitoire
conformes aux normes de salubrité et de sécurité minimales, pour permettre l’accessibilité aux occupants handicapés, pour fournir des programmes
sûrs et appropriés ainsi que des aires de jeux pour les enfants, et pour assurer que les occupants sont en sécurité.
Vers l’intégration des personnes handicapées
17
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
S’il s’agit d’une nouvelle construction, la contribution de la SCHL peut atteindre jusqu’à 100 p. 100
des coûts en immobilisations d’un ensemble. Cette aide doit être garantie par un prêt hypothécaire
de 15 ans. S’il s’agit de rénovation, le prêt maximum disponible varie selon le nombre de logements
ou de lits existants dans l’ensemble et selon la région géographique où ils se situent (le montant varie
de 24 000 $ dans le Sud, à 36 000 $ dans le Grand Nord canadien). Dans les régions éloignées, une
aide supplémentaire équivalente à 25 p. 100 du montant du prêt peut être offerte.
Le PAMH a débuté en 1995‑1996; il disposait d’un financement annuel de 1,9 million de dollars dans
le cadre de l’Initiative fédérale de lutte contre la violence familiale. Sa portée a été élargie en 1999 afin
d’inclure les jeunes et, en 2003, les hommes victimes de violence familiale.
Selon une évaluation du PAMH réalisée en 2002, les réparations et les améliorations apportées aux
maisons d’hébergement ont eu des effets positifs sur divers plans : sentiment d’une plus grande
sécurité chez les femmes; réponse aux besoins des enfants; estime de soi accru et bien-être de la
clientèle; et meilleur accès pour les personnes handicapées. Les clients ont mentionné que l’état
physique des maisons d’hébergement serait un facteur important contribuant à leur satisfaction. À cet
égard, des clients réguliers ont remarqué des améliorations liées à l’état des maisons d’hébergement
depuis la mise sur pied du PAMH.
En ce qui concerne l’accès, l’évaluation a permis de conclure que le PAMH contribuait à améliorer
l’accessibilité pour les personnes handicapées. Près de 40 p. 100 des maisons d’hébergement
financées par le PAMH ont mentionné que l’accessibilité de leurs immeubles pour les personnes
ayant une déficience physique s’était améliorée. Plus des deux tiers des maisons d’hébergement pour
personnes victimes de violence familiale sont actuellement accessibles en fauteuil roulant15.
Les clients admissibles comprennent les sociétés sans but lucratif et les organismes de bienfaisance
qui s’occupent avant tout d’exploiter des maisons d’hébergement pour les femmes et leurs enfants, les
jeunes ainsi que pour les hommes qui sont victimes de violence familiale. Comme l’aide financière est
donnée strictement pour le financement du capital, l’aide au fonctionnement doit être garantie par les
organismes subventionnés16. Dans le cas des maisons d’hébergement transitoire, on s’attend à ce que
les occupants versent de modestes contributions pour compenser les coûts d’exploitation d’ensemble.
En 2006, environ 130 maisons d’hébergement (représentant 1 875 unités d’hébergement) ont
reçu 27,8 millions de dollars en aide fédérale-provinciale-territoriale susceptible de remise dans le
cadre du PAMH.
15 D’après les enquêtes sur les maisons d’hébergement pour femmes battues de Statistique Canada, le pourcentage des maisons d’hébergement qui
étaient accessibles en fauteuil roulant est passé de 44 p. 100 en 1993‑1994 à 64 p. 100 en 1997-1998 et à 68 p. 100 en 1999-2000 (Statistique
Canada, Juristat, Les refuges pour femmes violentées au Canada, 1997-1998 et 1999-2000). Comme le nombre de maisons d’hébergement a
augmenté durant cette période et que les nouvelles maisons d’hébergement sont généralement conçues pour être accessibles en fauteuil roulant, le
nombre de maisons d’hébergement accessibles a doublé depuis 1994 (passant de 146 à 305).
16 Les provinces, les territoires ainsi que le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien doivent aussi fournir des fonds de fonctionnement
réguliers aux maisons d’hébergement pour familles victimes de violence dans leur administration.
18
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Près de 40 p. 100 des maisons d’hébergement financées par le PAMH ont mentionné que l’accessibilité
de leurs immeubles pour les personnes ayant une déficience physique s’était améliorée. Plus des deux
tiers des maisons d’hébergement pour personnes victimes de violence familiale sont actuellement
accessibles en fauteuil roulant.
(v) Bâti-Flex
Bâti‑Flex est une approche pratique et innovatrice à la conception et à la construction de logements
qui permet aux résidents de convertir leur espace pour combler les besoins changeants. Fondé sur
les principes de l’adaptabilité, de l’accessibilité, du prix raisonnable et du climat sain, Bâti‑Flex répond
aux besoins des familles d’aujourd’hui et soutient la vie autonome des personnes handicapées et
des aînés17. Par exemple, Bâti‑Flex est conçu pour être pleinement accessible en fauteuil roulant,
possède de larges corridors qui facilitent les déplacements à l’aide d’un ambulateur et contient des
caractéristiques spéciales à l’intention des personnes muettes, malentendantes, aveugles ou qui ont
une déficience visuelle. Bâti-Flex présente aussi de l’intérêt pour les personnes qui souhaitent vieillir
dans leur logement puisqu’il n’y a pas de rénovation coûteuse à effectuer quand vient le temps de
rendre le logement plus accessible à cause d’une déficience visuelle ou d’une diminution de la mobilité.
En 1999, on a entrepris un examen pour vérifier la mesure dans laquelle les principes de Bâti‑Flex
(p. ex. accès de plain-pied, escaliers droits, étage principal contenant la cuisine, le salon, les
toilettes et suffisamment d’espace pour une chambre à coucher ou un bureau à la maison) étaient
adoptés dans la conception des maisons comme des caractéristiques normales. En général, selon
l’examen, les principes de Bâti‑Flex sont de plus en plus présents dans l’industrie de la construction
de nouvelles maisons.
La SCHL a consacré un peu plus de 66 000 $ en 2006 à la promotion de Bâti‑Flex auprès de
l’industrie de la construction de maisons et du public grâce à des produits d’information et à des
activités de diffusion.
Recherches sur le logement et évaluation des programmes
La SCHL effectue aussi des recherches sur le logement afin d’améliorer les choix d’hébergement et
le caractère abordable des logements pour les Canadiens. Cela inclut des recherches sur les besoins
particuliers des aînés et des personnes ayant une déficience intellectuelle ou physique. Par exemple,
en 2007, la SCHL a effectué des recherches visant à étudier les conditions de logement des Canadiens
handicapés à la lumière des données de l’Enquête sur la participation et les limitations d’activités
17 Les professionnels du logement (p. ex. les constructeurs, les rénovateurs, les concepteurs et les architectes) sont essentiels à la mise en œuvre
fructueuse de la norme Bâti-Flex.
Vers l’intégration des personnes handicapées
19
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
(EPLA) et des résultats de son sondage de 2001 sur les conditions de logement. On peut consulter
l’EPLA 2006 sur le site Internet de Statistique Canada, au http://www.statcan.ca/bsolc/francais/
bsolc?catno=89-628-X2007001.
Dans le cadre de cette recherche, on a examiné les liens entre les conditions de logement, les
caractéristiques du ménage et d’autres facteurs comme l’éducation, l’activité sur le marché du travail
et le revenu. Diverses mesures des conditions de logement figurant dans l’EPLA et le recensement
feront l’objet d’un examen par types d’invalidité, y compris le besoin d’apporter des modifications aux
logements en fonction du type d’invalidité. Les caractéristiques personnelles et les caractéristiques du
ménage visées par l’EPLA incluent l’âge, le sexe, la scolarité, la gravité de l’incapacité, l’emplacement
géographique et le type de ménage. On prévoit terminer la recherche en 2008.
La SCHL évalue actuellement le PAREL, le PLAAA et le PAMH. Ces évaluations, qui devraient
prendre fin à l’automne 2008, permettront de déterminer dans quelle mesure ces programmes ont
atteint leurs objectifs.
3. Communications et culture
a. Radiodiffusion et télécommunications
Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) est un organisme
public autonome chargé de réglementer et de surveiller la radiodiffusion et les télécommunications au
Canada18. Le CRTC, qui sert l’intérêt public, est régi par la Loi sur la radiodiffusion de 199119 et la Loi
sur les télécommunications de 199320.
18 Le CRTC a également entrepris des initiatives internes visant à rendre le milieu de travail plus accessible. Une description de ces mesures figure au
chapitre 3.
19 Selon l’alinéa 3(1)p) de la Loi sur la radiodiffusion : « Le système devrait offrir une programmation adaptée aux besoins des personnes atteintes d’une
déficience, au fur et à mesure de la disponibilité et des moyens ».
20 L’article 7 de la Loi sur les télécommunications établit les objectifs relatifs à la politique canadienne sur les télécommunications. Les objectifs liés aux
personnes handicapées sont les suivants :
a) Favoriser le développement ordonné des télécommunications partout au Canada en un système qui contribue à sauvegarder, enrichir et renforcer la
structure sociale et économique du Canada et de ses régions;
b) Permettre l’accès aux Canadiens dans toutes les régions – rurales ou urbaines – du Canada à des services de télécommunication sûrs, abordables
et de qualité;
[…]
h) Satisfaire les exigences économiques et sociales des usagers et des services de télécommunication.
20
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
(i) Radiodiffusion
Accès pour les personnes qui sont sourdes ou malentendantes
Le sous-titrage codé pour malentendants21 est une mesure d’adaptation destinée aux sourds et aux
malentendants. Le 17 mai 2007, le CRTC présentait sa Nouvelle politique de sous-titrage codé pour
malentendants (avis public 2007‑54). Selon cette politique, les télédiffuseurs devront sous-titrer
100 p. 100 de leur programmation quotidienne22. Cependant, tenant compte du fait qu’il est impossible
d’offrir un sous‑titrage complet sans erreur, principalement en raison d’erreurs techniques et humaines,
l’exigence de 100 p. 100 fait l’objet d’exceptions qui tiennent compte de cas, mais non de tendances,
de bris d’équipement, d’erreurs humaines et de problèmes techniques indépendants de la volonté du
radiodiffuseur, ou de circonstances exceptionnelles indépendantes de la volonté du radiodiffuseur, où le
sous-titrage peut ne pas être accessible. En cas de plainte, il reviendra au radiodiffuseur de prouver que
la situation constitue une exception.
Comme on peut le lire dans l’avis public 2007-54, le CRTC croit que la justification sous‑jacente de cette
politique s’applique à tous les radiodiffuseurs, y compris ceux qui offrent une programmation éducative
ou spécialisée, ou des services d’abonnement, de radiodiffusion à la carte ou de vidéo sur demande.
Le CRTC s’attend généralement à ce que tous les radiodiffuseurs tentent d’améliorer la qualité, la
fiabilité et l’exactitude du sous-titrage et qu’ils travaillent avec des représentants du milieu des sourds et
des malentendants afin de s’assurer que le sous‑titrage continue à répondre à leurs besoins.
Vu que la qualité du sous-titrage est une préoccupation croissante, le CRTC a demandé à l’industrie
d’établir des groupes de travail dans les marchés anglophone et francophone afin d’élaborer et de
mettre en place des normes universelles et de proposer et d’adopter des solutions concrètes à l’égard
d’autres aspects de la qualité du sous-titrage, y compris des mécanismes visant à réduire les erreurs et
les problèmes techniques.
Le CRTC a demandé à l’Association canadienne des radiodiffuseurs de coordonner la création des
groupes de travail. Au moment de la rédaction du présent rapport, on s’attend à ce que l’Association
présente un plan d’action au CRTC aux fins d’approbation en novembre 2007.
Pour l’instant, le CRTC s’attend à ce que tous les radiodiffuseurs prennent les mesures nécessaires
pour assurer un contrôle plus vigilant de la qualité du sous-titrage et pour réagir plus rapidement aux
plaintes des téléspectateurs.
21 Le sous-titrage codé pour malentendants présente sous forme de texte à l’écran la partie auditive d’une émission.
22 Avant d’émettre la nouvelle politique sur le sous-titrage (avis public 2007-54), le CRTC a demandé aux services de langue anglaise de sous-titrer
la totalité des bulletins de nouvelles et 90 p. 100 du reste de la programmation. Les services de langue française ou d’une autre langue devaient
respecter d’autres exigences compte tenu de certaines particularités techniques associées au sous-titrage dans ces langues, comme l’utilisation
d’accents ou de symboles.
Vers l’intégration des personnes handicapées
21
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Accès pour les personnes aveugles ou ayant une déficience visuelle
Le CRTC s’assure que les radiodiffuseurs fournissent un meilleur accès aux personnes aveugles ou
ayant une déficience visuelle. Les radiodiffuseurs utilisent deux méthodes pour y arriver : la description
sonore et la vidéodescription23. On s’attend à ce que tous les radiodiffuseurs fournissent une description
auditive et diffusent des versions décrites de leurs programmes partout où ils sont offerts. Le CRTC
exige généralement des grandes stations de télévision conventionnelle qu’elles décrivent une quantité
minimale d’émissions canadiennes, de deux heures par semaine jusqu’à quatre heures par semaine.
Des exigences similaires sont imposées dans le contexte du renouvellement des licences ou des
demandes de nouveaux services payants, ainsi qu’aux chaînes spécialisées qui se consacrent aux
émissions dramatiques, aux documentaires et aux émissions pour enfants, parce que ces émissions
se prêtent particulièrement bien à la description. Les distributeurs, y compris les télédistributeurs et les
diffuseurs par satellite, doivent généralement transmettre toutes les émissions vidéos décrites qui leur
sont fournies par les services de programmation24.
Services nationaux de programmation sonore
Le CRTC a aussi accordé une licence à deux services nationaux de programmation sonore afin
qu’ils présentent des émissions aux personnes aveugles, qui ont une déficience visuelle ou qui
sont incapables de lire des textes imprimés. VoicePrint et La Magnétothèque offrent la lecture
complète de récits, de renseignements, d’actualités et d’articles publiés dans certains journaux,
magazines et périodiques.
Présence, représentation et participation des personnes handicapées à la télévision
Le CRTC demande également que les radiodiffuseurs assurent une plus grande présence des
personnes handicapées dans leurs programmes, en améliorent la représentation et accroissent leur
participation à l’industrie de la radiodiffusion. Le CRTC s’attend à ce que les radiodiffuseurs définissent
des objectifs, les lui soumettent et élaborent des initiatives précises afin de les atteindre25. Les
radiodiffuseurs sont tenus de rendre compte chaque année des progrès réalisés dans la mise en œuvre
de leurs plans, que l’on peut consulter sur le site Web du CRTC26.
23 Le CRTC distingue les deux types de description. La description sonore se fait par l’intermédiaire d’une voix hors champ qui raconte l’action ou décrit
les images apparaissant à l’écran, comme les résultats sportifs, les prévisions météorologiques et les cotes de la bourse. On s’attend en général à ce
que tous les radiodiffuseurs offrent ces services. La vidéodescription offre une description orale des éléments visuels clés d’une émission, de telle
sorte que les malvoyants peuvent se faire une image mentale en rapport avec le déroulement des images à l’écran. Cela est généralement offert dans
un format fermé et est accessible par l’entremise d’un second canal d’émission d’émissions sonores. Il exige une technologie spéciale et suppose
certaines dépenses; les obligations sont donc établies au cas par cas.
24 Les distributeurs (c.-à-d. les entreprises de câblodiffusion ou les entreprises de radiodiffusion directe à domicile) doivent prendre le signal qui vient
du radiodiffuseur (p. ex. Radio-Canada) et le transférer à l’abonné. Ils doivent transporter le signal d’une place à une autre et le transférer sans le
supprimer ou le modifier. Il y a certaines exceptions pour les petits distributeurs, tel qu’annoncé dans l’avis d’audience publique 2006-6, que l’on trouve
à l’adresse suivante : http://www.crtc.gc.ca/archive/eng/notices/2006/pb2006-6.htm.
25 On a annoncé cette exigence dans Introduction aux décisions de radiodiffusion, CRTC 2004‑6 à 2004‑27 pour le renouvellement de 22 services
spécialisés (avis public du CRTC 2004‑2), 21 janvier 2004. Sur Internet : www.crtc.gc.ca/archive/frn/notices/2004/pb2004-2.htm.
26 Jusqu’ici, 17 diffuseurs sont tenus de déposer des plans d’entreprise et des rapports annuels. Ce sont CTV, CanWest Global, TVA, TQS, Corus,
Vision, Pelmorex, Astral (comprend Teletoon), MusiquePlus, Rogers, CHUM, CPAC, TV5, LTA, Alliance Atlantis, The Score et Canal Évasion. Les plans
d’entreprise et les rapports annuels présentent des initiatives visant à améliorer la représentation des minorités ethnoculturelles, des Autochtones et
des personnes handicapées.
22
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Afin d’aider l’industrie de la radiodiffusion à élaborer des stratégies visant à mieux intégrer les
personnes handicapées à la télévision, le CRTC a également invité l’Association canadienne des
radiodiffuseurs à dresser un plan d’action et à le lui soumettre afin d’examiner les enjeux entourant la
présence, la représentation et la participation des personnes handicapées.
À la suite de son rapport de septembre 2005, l’Association s’est engagée à donner suite à ces
conclusions en lançant des initiatives visant à :
•
•
•
•
•
•
conscientiser les radiodiffuseurs et le public;
influencer les perceptions du public;
faire en sorte que les personnes soient fidèlement représentées dans les émissions;
fournir de l’information utile à l’industrie et aux personnes handicapées;
favoriser le dialogue entre les radiodiffuseurs et les personnes handicapées;
créer un milieu favorisant l’intégration des personnes handicapées à l’industrie de la
radiodiffusion.
Chaque année, l’Association rend compte au CRTC des progrès réalisés à l’égard de la mise en
œuvre des initiatives proposées. Dans son rapport de 2006-2007, l’Association a fait état de la
mise en œuvre des initiatives suivantes : l’élaboration d’un communiqué d’intérêt public concernant
les personnes handicapées; la création et la diffusion d’une brochure d’information à l’intention
des personnes handicapées portant sur les occasions d’emploi dans le secteur canadien de la
radiodiffusion et de la production; et la création et la diffusion d’une brochure pour les salles de
nouvelles de radio et de télévision (en collaboration avec l’Association canadienne des directeurs
de l’information en radio‑télévision) intitulée : Lignes directrices recommandées touchant le langage
et la terminologie à l’endroit des personnes handicapées : Manuel à l’intention des professionnels
responsables des nouvelles. Enfin, l’Association a aussi créé un code sur la représentation
équitable afin d’améliorer la représentation des personnes handicapées et de tous les autres
groupes visés par la Charte des droits et libertés.
(ii) Télécommunications
Les objectifs établis dans la Loi sur les télécommunications sont appliqués conformément à un décret
publié par le gouverneur en conseil le 27 décembre 2006 (Décret donnant au CRTC des instructions
relativement à la mise en œuvre de la politique canadienne de télécommunication, C.P. 2006‑1534). Le
décret exige, entre autres, que le CRTC fasse ce qui suit :
• se fier, dans la plus grande mesure du possible, au libre jeu du marché comme moyen d’atteindre
les objectifs de la politique (article 7 de la Loi sur les télécommunications);
• lorsqu’il a recours à la réglementation, prendre des mesures qui sont efficaces et proportionnelles
aux buts visés et qui ne font obstacle au libre jeu d’un marché concurrentiel que dans la
Vers l’intégration des personnes handicapées
23
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
mesure minimale nécessaire pour atteindre les objectifs. Si ces mesures ne sont pas de nature
économique, on devrait les mettre en œuvre, dans la mesure du possible, de la manière la plus
symétrique et la plus neutre possible sur le plan de la concurrence.
Services de télécommunication pour les personnes handicapées imposés par la CRTC
Divers services destinés aux personnes handicapées ont été imposés par le CRTC. Les services
de relais électroniques sont des services offerts par l’entremise de téléphonistes qui permettent aux
personnes sourdes ou devenues sourdes, et aux personnes malentendantes ou qui ont des troubles
d’élocution, de téléphoner à des utilisateurs du réseau téléphonique ordinaire grâce à un téléscripteur
(ATS), un dispositif électronique qui permet de communiquer par texte sur une ligne téléphonique. Ces
messages écrits sont transmis vocalement par un téléphoniste des services de relais téléphoniques,
lequel se charge également de transmettre la réponse écrite. Toutes les compagnies de téléphone
qui offrent des services de télécommunication résidentielle doivent offrir ces services. Les utilisateurs
enregistrés de l’ATS bénéficient aussi d’une remise de 50 p. 100 sur les tarifs interurbains de base
(appel interurbain chargé conformément au barème des tarifs de base). Certaines compagnies de
téléphone offrent à leurs clients handicapés une remise sur les appels interurbains.
Pour ce qui est des personnes aveugles ou ayant une déficience visuelle, on leur offre l’option de
recevoir leur facture, les encarts, ainsi que les renseignements établissant les tarifs et les modalités
d’un service sur un autre média substitut (p. ex. en braille, en gros caractères ou en version
électronique). Les médias substituts de facturation doivent être accessibles aux personnes qui en font la
demande; il s’agit d’une condition pour offrir des services de télécommunication aux consommateurs.
On offre également l’assistance-annuaire et l’établissement automatique des communications sur
demande d’assistance-annuaire. Grâce à ces services, offerts gratuitement, les personnes handicapées
enregistrées comme tel auprès de leur compagnie de téléphone peuvent trouver et composer des
numéros de téléphone. Toutes les entreprises qui offrent des services d’annuaire offrent aussi une
assistance‑annuaire aux personnes handicapées, et un certain nombre d’autres compagnies offrent
l’assistance-annuaire gratuitement ou à moindre prix à leurs clients handicapés.
Le CRTC a aussi imposé diverses exigences à l’égard des téléphones publics. Lorsqu’elles remplacent
ou améliorent ou installent de nouveaux téléphones publics, toutes les compagnies de téléphone
doivent fournir les fonctions suivantes afin d’aider les personnes handicapées :
•
•
•
•
24
claviers avec des boutons plus gros et plus espacés;
utilisation des numéros et des lettres habituels sur le clavier;
mécanismes de paiement (pièces de monnaie ou carte) de couleur vive et contrastée;
fonction permettant à l’utilisateur de recommencer l’appel s’il a fait une erreur;
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
• écran affichant des directives d’appel contextuelles en grosses lettres;
• lecteur de cartes acceptant diverses cartes téléphoniques;
• messages parlés afin d’aider la personne à téléphoner ou à utiliser les fonctions de l’appareil.
En outre, on doit assurer l’accès aux personnes ayant une déficience physique, et les téléphones
publics doivent être compatibles avec les aides à l’audition. Les entreprises doivent aussi installer un
nombre minimum de téléphones publics dotés d’un ATS.
Décisions et instances publiques émises en 2006‑2007 concernant l’accessibilité pour les
personnes handicapées
Dans l’Examen des propositions d’utilisation des fonds accumulés dans les comptes de report, avis public de
Télécom CRTC 2006‑15, le 30 novembre 2006, le CRTC invitait les intervenants à formuler des commentaires
sur les propositions présentées par Bell Aliant Communications régionales, société en commandite, Bell
Canada, MTS Allstream Inc., Saskatchewan Telecommunications et TELUS Communications Company
en vue d’améliorer l’accessibilité des services de télécommunications aux personnes handicapées dans
leur territoire respectif. Une instance publique visant à examiner les propositions est actuellement en cours.
Cette instance suit une décision rendue par le CRTC le 16 février 2006 (Utilisation des fonds des comptes
de report, décision de Télécom CRTC 2006‑9), où le CRTC a fait observer que l’accessibilité aux services
de télécommunications pour les personnes handicapées est un objectif d’intérêt public important et que
l’utilisation des fonds des comptes de report contribuera à fournir des services de télécommunications aux
Canadiens sans faire de discrimination.
Dans Bell Aliant Communications régionales, société en commandite, et Bell Canada – Demande visant
la prolongation de certains délais pour équiper de téléscripteurs les téléphones payants, tel qu’établi dans
la décision de Télécom CRTC 2004‑47, le 27 février 2007, le CRTC approuvait la demande de Bell Aliant
Communications régionales, société en commandite, et de Bell Canada concernant la prolongation de
certains délais pour installer des téléscripteurs Millenium pour téléphones publics. Ces unités ont été conçues
conjointement par Bell Aliant, Bell Canada et un fournisseur en réaction aux difficultés opérationnelles
rencontrées par les deux compagnies de téléphone qui voulaient mettre à niveau leurs téléphones publics en
les dotant de téléscripteurs durant la phase initiale de déploiement. Ces difficultés incluent le vandalisme, les
importantes tâches d’entretien et la résistance de certains fournisseurs locaux. La décision CRTC 2007‑12 fait
suite à une décision rendue le 15 juillet 2004 (Accès au service des téléphones payants, décision de Télécom
CRTC 2004‑47), où le CRTC a conclu qu’Aliant Telecom Inc., Bell Canada, MTS Communications Inc.,
Saskatchewan Telecommunications, Télébec, société en commandite, et TELUS Communications Company
devaient mettre en place un programme d’ATS dans certains téléphones publics.
Dans Accès par les personnes aveugles à des services, à de l’équipement et à de l’information spécialement
conçus pour elles, décision de Télécom CRTC 2007‑19, du 30 mars 2007, le CRTC a conclu qu’il est peut-être
opportun d’élargir la portée des obligations touchant les médias substituts et d’exiger que les renseignements
Vers l’intégration des personnes handicapées
25
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
électroniques soient accessibles aux personnes aveugles. Le CRTC a annoncé son intention, à la suite de la
diffusion d’une décision liée à l’avis public 2006‑15, d’introduire une instance afin de s’attaquer aux problèmes
non résolus en matière d’accessibilité pour les personnes handicapées. Le CRTC estime qu’on devrait
examiner ces problèmes dans le cadre de l’instance prévue.
Dans Accès à certains services de télécommunication par les personnes aveugles, décision de Télécom
CRTC 2007-20, du 30 mars 2007, le CRTC a déterminé qu’il n’était pas justifié d’intervenir en ce qui
concerne la réglementation liée à l’équipement terminal à l’intention des personnes aveugles. Le CRTC
a conclu qu’un marché de l’équipement terminal possédant des caractéristiques visant à favoriser l’accès
des personnes aveugles a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie, qu’il y a toute une gamme de
caractéristiques et de prix et que rien ne donne à croire que l’essor de ce marché ne se poursuivra pas.
Le CRTC a aussi déterminé qu’un service résidentiel filaire ne serait pas accessible aux personnes aveugles
si le service comporte une composante visuelle pour laquelle il n’y a pas de solution de rechange non
visuelle. En outre, le CRTC a souligné que, dans certaines circonstances, l’accès à un service équivalent
peut ne pas être fourni. Par exemple, une mesure d’adaptation consistant à faire intervenir une tierce partie,
ce qui pourrait soulever des problèmes de protection des renseignements personnels, ne constitue peut-être
pas une solution de rechange équivalente. À la suite de l’instance relative à l’avis public 2006‑15, le CRTC a
annoncé son intention d’introduire une instance visant à s’attaquer aux problèmes d’accessibilité non résolus
vécus par des personnes handicapées. Le CRTC estime que l’on devait déterminer ce qui constitue un
service équivalent raisonnable dans le cadre de l’instance prévue.
Enfin, le CRTC a déterminé que les renseignements sur l’équipement terminal accessible aux personnes
aveugles peuvent être difficiles à obtenir. Le CRTC a encouragé tous les fournisseurs de services de
télécommunications à fournir ces renseignements sur leurs sites Web.
b. Initiatives culturelles
Patrimoine canadien exécute plusieurs programmes et initiatives visant à promouvoir la participation
pleine et entière des personnes handicapées dans différents domaines, notamment la culture, la
collectivité et les sports.
Par exemple, son programme Culture canadienne en ligne, qui contribue à la promotion d’une présence
proprement canadienne sur Internet, a financé certains sites culturels canadiens visant les personnes
handicapées. Mentionnons, par exemple, le site de l’Office national du film du Canada (Fonds Mémoire
canadienne, 2006‑2007), qui a numérisé et rendu accessible un total de 224 films, dont 79 étaient
accompagnés d’une description vidéo et 63 étaient sous-titrés. Tous les sites financés par Culture
canadienne en ligne doivent soit respecter les lignes directrices 1.0 de l’Initiative d’accessibilité aux
contenus Web (WAI) du W3C, soit fournir des versions qui respectent ces lignes directrices.
26
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
En outre, Patrimoine canadien finance des projets qui font la promotion de l’inclusion des personnes
handicapées27. Cette année, le Ministère a financé une nouvelle initiative avec l’Université Ryerson.
Cette initiative, SignLink Studio, vise les membres du milieu des sourds qui utilisent le langage gestuel
et des moyens de communication autres que le texte pour interagir avec leurs concitoyens. L’objectif est
de créer des technologies innovatrices qui permettent aux personnes sourdes de produire des pages
Web en langage gestuel et ainsi, d’assurer un accès en ligne à leur culture et à leur identité dans leur
propre langage. Les résultats de ce projet serviront également au développement des normes Web
internationales quant à l’accès au contenu en langage gestuel.
La Direction de la participation jeunesse de Patrimoine canadien soutient en outre des programmes
d’échange et de discussion entre jeunes à l’échelle du Canada. Par le truchement du programme
Échanges Canada, la Direction finance les frais de transport aller-retour et toutes mesures spéciales
requises (p. ex. interprètes du langage par signes, accompagnateurs, personnel médical et transport
adapté) de façon à garantir que les jeunes handicapés participent pleinement. Au total, 473 jeunes
handicapés ont participé à des échanges ou à des forums dans le cadre du programme Échanges
Canada en 2005-2006. En 2006-2007, plus de 500 devraient y avoir participé.
Au total, 473 jeunes handicapés ont participé à des échanges ou à des forums dans le cadre du
programme Échanges Canada en 2005-2006. En 2006-2007, plus de 500 devraient y avoir participé.
L’échange jeunesse de Alliance de vie active permet chaque année à des jeunes de toutes les
provinces et de tous les territoires de passer cinq jours à Ottawa pour souligner la Fête du Canada.
On trouve le site Web de Alliance de vie active à l’adresse suivante : www.ala.ca/content/home.
asp??langid=2. Dans le cadre de ce séjour, les jeunes participent à une foule d’activités et vivent une
expérience culturelle grâce aux échanges avec des jeunes venus de partout au Canada; l’Échange
jeunesse leur donne aussi l’occasion d’améliorer leurs qualités personnelles de chef de file. Les jeunes
pourront se renseigner sur l’engagement communautaire et le processus de défense des droits et faire
l’essai de nouvelles activités physiques. En 2005-2006, 49 jeunes et 33 chefs de file, accompagnateurs
et organisateurs ont participé à ce programme; en 2006-2007, 53 jeunes handicapés y ont pris part.
En collaboration avec la Commission canadienne des droits de la personne, Patrimoine canadien
contribue aussi à la promotion et à la protection des droits de la personne au Canada. Ceux-ci sont
décrits en détail dans le chapitre 1.
27 Les documents mentionnés dans la version 2006 du présent rapport sont disponibles à l’adresse Internet suivante : www.hrsdc.gc.ca/fr/pip/bcph/
documents/versIntegration06/index.shtml.
Vers l’intégration des personnes handicapées
27
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Office national du film du Canada
L’Office national du film du Canada (ONF) est un organisme culturel fédéral qui relève de
Patrimoine canadien. L’Office a été créé par le Parlement en 1939 et portait alors le nom de
Commission nationale sur le cinématographe. Son mandat, tel qu’il est établi par la Loi nationale
sur le film de 1950, est de : « Produire et distribuer des films destinés à faire connaître et
comprendre le Canada aux Canadiens et aux autres nations, et promouvoir la production et la
distribution de tels films ».
Le mandat de l’ONF a été révisé plusieurs fois au fil des ans afin de tenir compte de l’évolution du
milieu audiovisuel et de la situation financière et sociale.
Le plan stratégique de 2002‑2006 établit le mandat initial de l’ONF grâce à l’énoncé de mission
suivant : « Produire et distribuer des œuvres audiovisuelles distinctes, audacieuses et pertinentes
qui reflètent la diversité culturelle et qui présentent au Canada et au monde un point de vue
authentiquement canadien ».
Voici des exemples de films produits et distribués par l’ONF qui reflètent l’expérience des
personnes handicapées :
-SHAMELESS: The ART of Disability [2006]
-Citizen Sam [2006]
-I Can Make Art ... Like Maud Lewis [2005]
-Harvest Queens [2005]
-The Ties that Bind [2004]
-Médecine sous influence [2004]
-Témoignage – Luke Melchior [2003]
-Mothers of Courage [2003]
-OCD The War Inside [2001]
-Une nouvelle cartographie : comment répondre à la violence faite aux femmes handicapées
[1996]
-De quel droit pouvez‑vous me faire ça? [1991]
-Jeter des ponts [1988]
Pour en savoir plus sur ces films et d’autres films de l’ONF, consultez le site Web suivant : www.onf.ca.
c. Sports
En 2006‑2007, on a commencé à mettre en œuvre le plan d’action associé à la Politique sur le sport
pour les personnes ayant un handicap de Sport Canada (publiée en 2006). On verse des contributions
aux principaux événements sportifs (Jeux paralympiques, Jeux olympiques spéciaux et Jeux
olympiques des sourds), aux programmes des équipes nationales et à l’organisation d’événements
sportifs internationaux importants à l’intention d’athlètes handicapés, ainsi que des subventions de
28
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
soutien remises directement aux athlètes. On a augmenté les investissements visant à favoriser la
participation sportive. On a investi 1,45 million de dollars afin de favoriser la participation sportive des
personnes handicapées, y compris à l’appui de l’initiative de recrutement pour les sports d’hiver « Vivre
l’adrénaline » du Comité paralympique du Canada.
Le gouvernement du Canada appuie la relance du programme ParticipACTION par le truchement
de Sport Canada (programme de Patrimoine canadien). Conformément aux objectifs de la Stratégie
pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains, même si le public cible de la stratégie
de communication de ParticipACTION est constitué de Canadiens de tous les âges et de toutes les
origines, les Canadiens handicapés seront l’une des priorités28.
Le gouvernement du Canada s’est engagé à faire des Jeux olympiques de 2010 les jeux olympiques les
plus accessibles de l’histoire.
En outre, afin de faire la promotion de la bonne forme physique, du sport et des habitudes de vie saines,
le gouvernement du Canada a aussi mis en place des mesures, y compris un crédit d’impôt pour la
condition physique des enfants, dont les critères ont été modifiés afin de renforcer les avantages offerts
aux personnes admissibles au crédit d’impôt pour personnes handicapées. On décrit ce crédit d’impôt
au chapitre 6.
Le gouvernement du Canada soutient aussi les initiatives hiverActif et étéActif afin de permettre
aux familles de participer aux activités communautaires. Cela inclut la diffusion de renseignements
à l’intention des personnes handicapées, particulièrement les aînés, et d’une liste de conseils de
motivation pour les Canadiens handicapés29.
(i) Jeux olympiques et paralympiques
Le gouvernement du Canada verse une contribution de 552 millions de dollars aux Jeux olympiques
et paralympiques de 2010 de Vancouver. Un certain nombre de ministères fédéraux s’efforcent
de coordonner les activités qui auront lieu dans ce cadre de cet important événement. Grâce à la
création du Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques de 2010 au sein du ministère du
Patrimoine canadien, et à la nomination d’un ministre responsable des Jeux olympiques de VancouverWhistler, le gouvernement du Canada fait état de son engagement à soutenir la coordination et une
28 Patrimoine canadien, Le gouvernement du Canada relance le programme ParticipACTION, Communiqué, 19 février 2007. Sur Internet : www.pch.
gc.ca/newsroom/index_f.cfm?fuseaction=displayDocument&DocIDCd=CHG060916.
29 Dans le cadre de étéActif, on a fournit des renseignements aux Canadiens handicapés, particulièrement les aînés, une liste de conseils de motivation
(sur Internet : www.summeractive.org/fr/index.php?section=t_sa2007_pa_disability) et le document Vaincre les obstacles à l’activité physique (sur
Internet : www.summeractive.org/en/index.php?section=t_sa2007_pa_overcoming_barriers). Des renseignements semblables sont aussi accessibles
au sujet de hiverActif.
Vers l’intégration des personnes handicapées
29
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
vaste participation fédérale à la planification, ainsi que la prestation de services de qualité pour les Jeux
d’hiver olympiques et paralympiques de 2010.
Le Secrétariat fédéral des Jeux de 2010 travaille à l’échelle horizontale dans le cadre d’ententes
et de partenariats officiels et officieux avec des intervenants et des partenaires dans le but d’offrir
des conseils stratégiques et des services de coordination au nom du gouvernement du Canada.
En collaboration avec ses partenaires et d’autres intervenants, le Secrétariat soutient et favorise la
mobilisation du Canada pour les Jeux d’hiver de 2010 et veille à ce que les valeurs et les intérêts des
Canadiens soient respectés. Grâce à sa coordination des engagements du gouvernement du Canada
en matière de prestation des services essentiels, le Secrétariat pourra s’assurer que la planification,
l’exécution et le profil international des Jeux d’hiver de 2010 reflèteront les initiatives du gouvernement
fédéral en matière d’immobilisations et de patrimoine.
Le Secrétariat fédéral des Jeux de 2010 collaborera avec ses partenaires et divers intervenants afin de
profiter des Jeux de 2010 pour faire connaître les priorités stratégiques de la fonction publique.
Le saviez-vous?
La Monnaie royale canadienne mettra sur le marché dix pièces de 25 cents qui représentent
diverses épreuves des jeux d’hiver en guise de soutien aux Jeux Olympiques et paralympiques
d’hiver de 2010. Deux des pièces représentent des événements paralympiques : le curling en
fauteuil roulant (présentée en juillet 2007) et le hockey sur luge (la pièce sera présentée en
juin 2009). L’objectif est de célébrer et de soutenir les athlètes olympiques et paralympiques d’hier
et de demain.
Pour en savoir plus sur les pièces commémoratives de la Monnaie royale canadienne, consultez
l’adresse Internet suivante : www.mint.ca.
Le gouvernement du Canada s’est engagé à faire des Jeux olympiques de 2010 les jeux olympiques les
plus accessibles de l’histoire.
d. Réseau de bibliothèques
Bibliothèque et Archives Canada (BAC) doit s’assurer que les connaissances sont accessibles à tous,
de façon à contribuer à l’avancement culturel, social et économique du Canada. Afin de favoriser un
accès équitable aux personnes handicapées, BAC a mis au point des outils et des publications afin
d’assurer l’accessibilité de ses propres installations et d’accroître celle de toutes les bibliothèques et
archives canadiennes.
30
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Les édifices publics de BAC sont pleinement accessibles aux personnes handicapées. Ses salles de
documentation et de consultation comprennent des appareils d’aide pour les personnes handicapées.
BAC offre un service téléphonique aux clients qui veulent communiquer par l’entremise d’un ATS et a
intégré de nombreuses et importantes caractéristiques en matière d’accessibilité à son site Web.
Le Conseil sur l’accès à l’information pour les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire des
imprimés, groupe d’utilisateurs relevant de BAC, formule des conseils, définit les besoins en matière de
financement, surveille les progrès et fait des recommandations concernant l’accès à l’information pour
les personnes qui se disent incapables de lire des imprimés.
AMICUS, le catalogue gratuit du BAC, dresse la liste des fonds des bibliothèques de l’ensemble
du Canada, y compris des éléments sur des médias substituts, et favorise la mise en commun des
ressources entre les bibliothèques du Canada.
La Bibliothèque canadienne accessible II est un outil de référence qui permet aux bibliothèques offrant
des services aux personnes handicapées d’évaluer et d’améliorer leurs services.
4. Surmonter les obstacles à la participation dans la collectivité
a. Fonds pour l’accessibilité
Dans son budget de 2007, le gouvernement annonçait la création du Fonds pour l’accessibilité,
qui contribuera à l’amélioration de l’accessibilité physique des personnes handicapées. Le Fonds
versera 45 millions de dollars sur trois ans pour aider les Canadiens, peu importe leurs capacités
physiques, à participer pleinement à leur collectivité. Il sera administré par RHDSC.
b. Programme de partenariats pour le développement social
Le Programme de partenariats pour le développement social (PPDS) de RHDSC est un instrument de
subventions et de contributions vaste et souple, par le truchement duquel on fait des investissements
en vue d’améliorer la qualité de vie des enfants, des familles, des personnes handicapées et d’autres
personnes vulnérables. Les objectifs du PPDS sont de contribuer à la mise en place de programmes et
de services communautaires efficaces pour les Canadiens et d’orienter les politiques, les programmes
et les services gouvernementaux grâce à des connaissances et de l’information.
Le financement est octroyé à la suite d’un processus de demande de propositions ciblant les priorités de
financement. Ces priorités orientent les décisions en matière d’investissements et tiennent compte des
objectifs clés du gouvernement et du Ministère, ainsi que de leur évolution. En 2006-2007, le PPDS-PH
a permis de verser plus de 14 millions de dollars sous forme de subventioins ou de contributions.
Vers l’intégration des personnes handicapées
31
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Les subventions sont versées aux organismes nationaux sans but lucratif afin qu’ils exercent un leadership dans le but d’améliorer les programmes et services offerts par leurs organismes communautaires
membres. On peut utiliser le financement pour mettre au point des outils de sensibilisation communautaire ou de planification stratégique, ou pour assurer une meilleure gestion financière et administrative
– ce qui dépasse souvent les moyens et capacités des organismes communautaires. Les contributions
sont versées à des organisations sans but lucratif nationaux et communautaires afin qu’elles puissent
déterminer et mettre à l’essai des programmes ou services innovateurs ou créer et partager de nouvelles
connaissances et de l’information. Le financement peut être pluriannuel et durer jusqu’à cinq ans.
Volet pour les personnes handicapées du Programme de partenariats pour le
développement social
Le Bureau de la condition des personnes handicapées de RHDSC exécute le Programme de
partenariats pour le développement social – Personnes handicapées (PPDS‑PH). Ce programme est
une importante composante de l’aide offerte aux personnes handicapées par le gouvernement du
Canada. Chaque année, le PPDS‑PH fournit 11 millions de dollars sous forme de subventions et de
contributions à des organismes du secteur bénévole et social pour des activités faisant la promotion
de la pleine participation des personnes handicapées dans les domaines de l’apprentissage, du
travail et de la vie communautaire. Depuis 2003, le PPDS-PH a fournit plus de 23 millions de dollars
en subventions à 18 organisations sans but lucratif servant les personnes handicapées, et plus de
31 millions de dollars en contributions pluriannuelles dans le cadre d’environ 254 projets.
Des subventions s’inscrivant dans le PPDS-PH (5 millions de dollars) peuvent être versées à des
organismes nationaux sans but lucratif au service des personnes handicapées afin d’améliorer
la prestation des services. Les mandats et les principales activités de ces organismes nationaux
favorisent l’habilitation personnelle et l’indépendance des personnes handicapées, ainsi que leur
pleine intégration à un ou plusieurs aspects de la société canadienne. Les organismes qui demandent des subventions dans le cadre du PPDS‑PH doivent également prouver qu’ils sont contrôlés par
des consommateurs ou axés sur les consommateurs. Ces conditions ont une signification historique
pour les personnes handicapées et sont intégrées aux critères d’admissibilité, afin de veiller à ce
que les organismes défendent véritablement les intérêts des personnes handicapées.
Dix‑sept organismes reçoivent actuellement un financement sous forme de subventions pluriannuelles
dans le cadre du PPDS‑PH. Chacun de ces organismes doit présenter des rapports d’étape semestriels
sur les objectifs convenus.
32
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Financement des projets sous forme de contributions
En ce qui a trait au financement par contributions de projet (3 millions de dollars), le rôle du
PPDS‑PH relativement au financement de projets de développement social comporte deux aspects.
Premièrement, le financement du programme pour les projets de développement social vise à
encourager la collaboration et l’épanouissement des personnes handicapées au sein de leur collectivité,
plutôt que la concurrence. En d’autres mots, on cherche à favoriser la confrontation des idées, plutôt
que la concurrence entre les organismes bénévoles qui mettent ces idées de l’avant. Deuxièmement,
le PPDS‑PH vise à atteindre les meilleurs résultats possibles. Autrement dit, le programme devrait
être en mesure de montrer en quoi ces ressources ont des incidences mesurables sur les progrès
réalisés ou encore sur la valeur ajoutée relativement aux problèmes, aux organismes, aux programmes
ou aux processus auxquels ces ressources sont affectées. Les contributions versées dans le cadre
du PPDS‑PH se répartissent entre trois grands types de projets : le développement social, le Fonds
d’adaptation et l’Initiative pour l’intégration communautaire.
En 2007-2008, les projets de développement social mettront l’accent sur les aînés handicapés, les
jeunes handicapés et la promotion de l’accessibilité. On favorisera les projets qui améliorent la qualité
de vie des personnes handicapées vivant dans des régions rurales ou éloignées.
Le financement du PPDS-PH a permis au Conseil canadien de la réadaptation et du travail de
collaborer avec des entreprises de taille diverse dans tous les secteurs dans le cadre de ses
programmes Service des aménagements du lieu de travail et Partenariats en acquisition de
compétences et à des cours de formation offerts dans le cadre de l’initiative Intégration des
personnes handicapées sur le marché du travail. Le Conseil offre aussi de l’aide aux particuliers
qui cherchent un emploi grâce à son Portail WORKinkMC et élabore, à l’intention des enfants de la
troisième à la cinquième année, des documents pédagogiques positifs sur l’invalidité.
Le financement du PPDS-PH permet de maintenir l’Online Work System (NOWS) de l’Association
nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire. Grâce à cet outil en ligne
gratuit, les employeurs peuvent afficher des offres d’emploi et trouver des candidats handicapés
prêts à travailler. Ces candidats sont des étudiants ou des diplômés qui se décrivent comme
ayant une déficience ou une incapacité. Le système est très efficace, et il est utilisé par diverses
organisations (p. ex. les organisations de ressources humaines et d’équité en matière d’emploi, des
universités, des banques et des ministères fédéraux).
Vers l’intégration des personnes handicapées
33
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
En 2007‑2008, le Fonds d’adaptation du PPDS-PH fournira jusqu’à 20 000 $ aux organismes admissibles afin de permettre aux personnes handicapées de participer à des conférences en s’assurant que
les événements sont accessibles. Les dépenses admissibles incluent des services d’adaptation comme
l’interprétation gestuelle, le sous‑titrage en temps réel, les lecteurs et transcripteurs, les préposés au
soutien et les intervenants.
L’Initiative d’intégration communautaire reçoit 3 millions de dollars par année du PPDS-PH afin d’aider
les collectivités à renforcer leurs capacités d’inclure les personnes ayant une déficience intellectuelle,
de manière à promouvoir le rôle de ces dernières en tant que citoyen à part entière. L’Initiative,
lancée en 1997 en tant qu’initiative nationale de développement communautaire, fait la promotion de
l’inclusion économique, de la pleine participation et de la contribution civique des Canadiens ayant une
déficience intellectuelle. Elle finance des activités et des projets liés au renforcement des aides aux
particuliers et aux familles, y compris des efforts visant à faciliter et à enrichir les relations personnelles,
à promouvoir l’emploi, à renforcer la participation civique et à favoriser des collectivités qui peuvent
soutenir les personnes et les familles au moyen de diverses mesures, comme changer les structures
communautaires, influer sur les activités associatives dans les collectivités et réviser les systèmes, les
règlements et les politiques communautaires.
En 2007‑2008, le Fonds d’adaptation du PPDS-PH fournit jusqu’à 20 000 $ aux organismes admissibles
afin de permettre aux personnes handicapées de participer à des activités en s’assurant que les
événements sont accessibles.
L’Initiative d’intégration communautaire reçoit 3 millions de dollars par année du PPDS-PH afin d’aider
les collectivités à renforcer leurs capacités d’inclure les personnes ayant une déficience intellectuelle, de
manière à promouvoir le rôle de ces dernières en tant que citoyens à part entière.
c. Programme nouveaux horizons pour les aînés
Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés verse des subventions aux projets communautaires
qui encouragent les aînés à contribuer à leur collectivité en participant aux activités sociales et en
adoptant un mode de vie actif. Même si le programme ne cible pas directement les aînés handicapés,
les projets financés dans le cadre de ce programme ont un effet direct et indirect sur eux. Le programme
a consenti un financement à des projets d’organismes œuvrant auprès des personnes handicapées.
Parmi les activités de projet financées, mentionnons : le renforcement des aptitudes à la vie quotidienne
pour les aînés ayant des pertes de la vision, de la formation sur les ordinateurs et Internet pour les
aînés handicapés, ainsi que des stratégies d’adaptation et de la formation en lecture phonomimique
pour les aînés malentendants.
34
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
d. Élections canada
Qu’il s’agisse d’une année électorale ou non, Élections Canada continue à respecter son engagement
à mieux informer les électeurs et à améliorer ses programmes d’information à l’intention des personnes
handicapées. Cela inclut les améliorations continues à son site Web afin de le rendre plus accessible.
Tout le nouveau contenu Web est élaboré conformément aux lignes directrices du Secrétariat du
Conseil du Trésor du Canada en matière d’accessibilité.
Une description des améliorations apportées pour la 39e élection générale tenue le 23 janvier 2006
figure dans le document intitulé Vers l’intégration des personnes handicapées 200630.
5. Service correctionnel du Canada
Le Service correctionnel du Canada (SCC) continue de travailler à l’amélioration des ressources qui lui
permettent de répondre aux besoins des délinquants handicapés et de ses employés handicapés.
Les taux de représentation du SCC se sont maintenus durant la dernière année, et ils reflètent
quasiment la disponibilité au sein de la population active (DPA) par classification. Seul le groupe
professionnel des agents de correction pose des problèmes au SCC en matière de représentation.
Par conséquent, le SCC examinera les exigences professionnelles justifiées des agents de correction
afin de déterminer si la DPA pour ce groupe est valide.
En outre, à l’issue de négociations entre le SCC et le Syndicat des agents correctionnels du Canada
en juin 2006, le Programme de retour au travail du SCC inclut maintenant la création de comités
patronaux-syndicaux conjoints de retour au travail à tous les échelons (local, régional et national). Ces
comités examinent les dossiers d’employés qui sont en arrêt de travail en raison de blessures ou de
maladies liées au travail ou non. Ils fournissent les recommandations afin de favoriser un retour au
travail réussi.
Les objectifs du Programme de retour au travail sont les suivants :
•
•
•
•
•
•
•
réduire au minimum les effets négatifs de la maladie ou de la blessure;
encourager une intervention précoce;
gérer les blessures et les maladies liées ou non au travail;
s’assurer de la prestation de services médicaux appropriés;
s’assurer qu’il y a des mesures raisonnables de remplacement du revenu;
faire preuve de flexibilité, de soutien et de bonne gestion;
promouvoir un retour au travail sécuritaire et convenable dès que l’état de santé de la
personne le permet.
30 Vers l’intégration des personnes handicapées 2006, chapitre 2, pp. 32 et 33.
Vers l’intégration des personnes handicapées
35
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Beaucoup de ressources au sein du SCC appuient les efforts touchant le retour au travail, dont un guide
de retour au travail, des lignes directrices internes en matière d’aménagement du milieu de travail, une
directive sur le retour au travail (faisant partie de la Directive du commissaire no 254), diverses politiques
du Conseil du Trésor et d’autres ressources externes. On procède actuellement à l’examen de ces
ressources afin d’assurer une exécution optimale du Programme.
Parmi les activités favorisant les progrès continus du SCC en ce qui a trait aux besoins des délinquants
handicapés, mentionnons les suivantes :
• Examiner les options permettant de continuer à procéder à des évaluations et à l’établissement
de stratégies spécialisées à l’intention des délinquants ayant des problèmes d’apprentissage.
• Continuer à examiner et à donner suite aux signalements/avertissements/besoins liés à
l’invalidité dans le système de gestion opérationnelle. On a examiné la liste des signalements/
avertissements/besoins afin de déterminer s’ils respectaient les dispositions de la Loi sur
la protection des renseignements personnels. Seuls les éléments pertinents à la gestion
quotidienne du délinquant qui influent sur sa capacité de respecter son plan correctionnel ont été
conservés dans la liste du Système de gestion des délinquants.
• Continuer de s’assurer qu’on examine tous les établissements du SCC afin de déterminer de
quelle manière on peut y accueillir des détenus handicapés. Le SCC a une politique exigeant
que 1 p. 100 des cellules ou des chambres à coucher dans tous ses établissements soient
accessibles, quel que soit le niveau de sécurité. Le SCC a aussi prévu la construction d’un
nouvel établissement ou la réalisation d’importants travaux de réaménagement afin d’assurer une
accessibilité totale conformément à la norme CAN/CSA B651-04 en matière d’accessibilité, qu’il
s’agisse d’installations à l’intention du personnel, des visiteurs ou des détenus.
• Adapter les programmes correctionnels afin de répondre aux besoins particuliers des délinquants
dans les centres régionaux de traitement. On a aussi élaboré plusieurs programmes à l’intention
des délinquants qui sont incapables de participer aux programmes correctionnels nationaux,
et l’ensemble des programmes nationaux prévoit des séances individuelles à l’intention des
délinquants qui éprouvent des difficultés.
• Modifier les documents de base des programmes de prévention de la violence, de prévention
de la toxicomanie et de prévention de la violence familiale, afin de les rendre plus accessibles
aux délinquants ayant une déficience intellectuelle, des difficultés d’apprentissage ou un
déficit d’attention.
De plus, en tant que membre de la fonction publique fédérale, le SCC s’engage à se doter d’une maind’œuvre qui est représentative de la société canadienne et des clients qu’il sert.
36
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
6. Soutiens à l’invalidité – Accessoires fonctionnels
Industrie Canada a pour mission de favoriser l’essor d’une économie canadienne concurrentielle,
axée sur le savoir. Le Ministère travaille avec les Canadiens de tous les secteurs de l’économie et de
toutes les régions du pays à instaurer un climat favorable à l’investissement, à stimuler l’innovation, à
accroître la présence canadienne sur les marchés mondiaux et à créer un marché équitable, efficace
et concurrentiel. Les programmes visent à encourager le développement industriel et technologique,
à stimuler la recherche scientifique, à établir la politique des télécommunications, à promouvoir
l’investissement et le commerce, à favoriser la croissance de la petite entreprise et l’essor du tourisme,
et à élaborer les règles et les services qui assureront le bon fonctionnement du marché.
Industrie Canada gère le Bureau de l’industrie des appareils et accessoires fonctionnels (BIAAF), qui
aide ce type d’industrie. Ses clients proviennent des secteurs des technologies d’aide et de l’ingénierie
de la réadaptation. Le BIAAF produit aussi le communiqué trimestriel « Nouvelles accessibles » et
héberge les sites Web « La boîte à outils pour l’approvisionnement accessible » (www.apt.gc.ca)
et « Liens de technologie d’aide » (www.at-links.gc.ca). Tous les sites Web d’Industrie Canada sont
conçus conformément aux lignes directrices relatives à la Normalisation des sites Internet. Le BIAAF
participe aussi à l’élaboration et à la promulgation de normes nationales et internationales en matière
d’accessibilité dans des domaines comme les communications électroniques, les environnements bâtis,
les guichets automatiques, les dispositifs interactifs et le service à la clientèle.
Le BIAAF fournit des conseils, du soutien et des renseignements sur les marchés aux concepteurs,
aux producteurs et aux fournisseurs d’appareils fonctionnels, ainsi qu’aux fournisseurs de services.
Le BIAAF communique également à ses collègues des autres secteurs d’Industrie Canada les
renseignements dont ils ont besoin pour faire en sorte que les droits et les besoins des consommateurs
âgés ou handicapés soient respectés. En dépit de sa petite taille (il compte seulement trois employés)
et de son budget limité (70 000 $), le BIAAF joue un rôle de premier plan afin d’assurer la disponibilité
d’appareils et de dispositifs fonctionnels.
Exemples de programmes financés par l’ACDI visant les personnes handicapées (2006-2007)
Action intégrée contre les mines antipersonnel : L’ACDI a contribué 500 000 $ en 2006‑2007
pour soutenir les travaux du Programme d’action intégrée contre les mines antipersonnel de
l’Organisation des États américains. Ces fonds soutiennent le déminage humanitaire, l’éducation
sur les dangers causés par les mines et l’aide aux victimes dans cinq pays d’Amérique centrale
et d’Amérique du Sud. Grâce à ce programme, on repère les victimes et on leur offre une aide
à la réadaptation physique et psychologique ainsi qu’une formation professionnelle et un suivi,
de manière à s’assurer que les victimes se rétablissent et réintègrent la société comme membre
productifs de leur collectivité.
Vers l’intégration des personnes handicapées
37
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Projet pour le développement de la démocratie au Népal : En 2006‑2007, l’ACDI a
contribué 90 000 $ à la Nepal Society for the Disabled pour soutenir ses travaux de promotion
et de protection des droits des personnes handicapées. Le projet a pour objectif d’améliorer les
connaissances et la compréhension qu’on a des personnes handicapées en ce qui a trait à leurs
rôles, à leurs droits et aux possibilités de participer aux activités de l’assemblée constituante,
organe qui rédigera la nouvelle constitution du Népal. Le projet vise aussi à accroître la participation
des personnes handicapées au processus électoral démocratique en cours qui mènera à la
formation d’une assemblée constituante socialement inclusive. En outre, le projet vise à informer
les femmes et les hommes handicapés et à renforcer leur capacité de participer dans des débats
éclairés sur la démocratie, l’inclusion et d’autres enjeux constitutionnels, y compris la mise en place
de pratiques électorales équitables.
Christian Blind Mission International (CBMI) : Depuis 1990, l’ACDI soutient des projets de
la CBMI en Jordanie, au Burkina Faso, en Tanzanie, au Malawi, au Kenya et en Uganda qui
ont des répercussions sur les personnes pauvres qui sont aveugles ou qui ont une déficience
physique ou sensorielle. Ces projets ont augmenté l’établissement de diagnostics et l’accès à
des traitements, renforcé les programmes de réhabilitation communautaires et à domicile, et
amélioré les programmes d’intervention précoce auprès des enfants handicapés. Les projets
ont aussi permis de réduire la stigmatisation des personnes handicapées en encourageant les
familles et les collectivités locales à les accepter, à investir dans leur développement et à utiliser
leurs capacités, ce qui, au bout du compte, augmente leur qualité de vie. Par ailleurs, les projets
de CBMI permettent de sensibiliser les Canadiens aux enjeux liés à la pauvreté et aux personnes
handicapées dans les pays en développement. L’ACDI a contribué 82 272 $ en 2006‑2007 pour
appuyer les projets de CMBI au Malawi.
Soutien à la phase II de la Fondation pour les victimes d’agression à l’acide : En 2006‑2007,
l’ACDI a consenti un financement de 156 743 $ afin de renforcer la gestion et les capacités en
matière de programmation de la Fondation pour les victimes d’agression à l’acide. Les principales
activités de l’organisme consistent à repérer les cas d’agression à l’acide, à prendre en charge le
traitement médical et psychologique des survivants, à aider les victimes à intenter des poursuites
contre les agresseurs, à aider les survivants à réintégrer la société en leur fournissant une aide
(formation axée sur les compétences; éducation; recherche d’emploi; et activités productrices de
revenus). La Fondation travaille aussi avec le gouvernement et la société civile afin de sensibiliser
la population au problème des agressions à l’acide et de tenter de l’éliminer.
Recherche
L’Université du Nouveau-Brunswick a préparé une étude quantitative détaillée du secteur canadien
des dispositifs fonctionnels, en partenariat avec le BIAAF et le Bureau de la condition des personnes
handicapées. Le rapport a été diffusé à la fin de l’été 2007.
38
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
7. Coopération internationale
Par l’entremise de la coopération internationale, le gouvernement fédéral dispense une aide aux
personnes handicapées à l’étranger. Les personnes handicapées sont parmi les personnes les
plus pauvres et les plus marginalisées dans les pays en développement. L’Agence canadienne de
développement international (ACDI), la principale agence du Canada pour l’aide au développement,
s’est engagée à réduire la pauvreté, à promouvoir les droits de la personne et à appuyer le
développement durable dans les pays en développement. L’aide au développement de l’ACDI
comprend du financement visant à atténuer les effets de la pauvreté parmi les groupes les plus
vulnérables, tels que les personnes handicapées, et à promouvoir leur participation active à la vie
politique, civile, économique, sociale et culturelle.
L’aide au développement accordée par l’ACDI s’attaque directement et indirectement aux problèmes
des personnes handicapées, notamment ceux qui ont trait aux conflits armés, aux mines terrestres,
aux désastres naturels, à la discrimination, à la mauvaise santé et à la mauvaise nutrition. Grâce
aux programmes élaborés dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la gouvernance,
entre autres, l’ACDI cherche à promouvoir les droits de la personne et des chances égales pour les
personnes handicapées en favorisant la sensibilisation à la condition des personnes handicapées,
en s’attaquant aux préjugés et à la discrimination dont elles font l’objet, en réduisant les obstacles
à l’intégration des personnes handicapées dans leur société et en améliorant la santé globale,
l’éducation et le bien‑être économique et social des personnes et des collectivités. Voici quelques
exemples de programmes visant les personnes handicapées menés par l’ACDI et des dépenses qui
y ont été consacrées en 2006‑2007.
Vers l’intégration des personnes handicapées
39
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Chapitre 3 : Soutien du revenu, prestations et services
Des recherches ont révélé que les personnes invalides sont plus susceptibles d’avoir un revenu peu
élevé et de dépendre des programmes du gouvernement. Selon l’Enquête sur la dynamique du travail
et du revenu, en 2005, les Canadiens en âge de travailler et atteints d’une invalidité avaient un revenu
moyen de près de 10 p. 100 inférieur à celui des non invalides (33 600 $ par rapport à 37 200 $). La
même année, 59 p. 100 des personnes invalides affirmaient que leur principale source de revenu n’était
pas leur rémunération. Le gouvernement du Canada souhaite améliorer la situation des personnes
invalides par l’entremise de nombreuses initiatives et de nombreux programmes de soutien du revenu
et de prestations connexes qui s’adressent directement à ces personnes, comme les programmes
d'invalidité du RPC et de l’assurance‑emploi, et le nouveau Régime enregistré d'épargne-invalidité. Le
gouvernement du Canada tente, d’améliorer l’exécution de ses programmes et la prestation de ses
services destinés aux personnes atteintes d’une invalidité.
1. Programme de prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada
En 2006‑2007, près de 304 000 personnes atteintes d’une incapacité grave et prolongée, et
90 000 enfants à la charge de ces personnes, ont reçu des prestations d’invalidité mensuelles du Régime
de pensions du Canada (RPC), d’une valeur totale de 3,4 milliards de dollars. En 2007, la prestation
mensuelle maximale s’établit à 1 054 $ et la prestation mensuelle moyenne est de 777 $. La prestation
mensuelle pour enfants, au cours de cette même année, est de 204,68 $ par enfant admissible.
Le RPC est géré conjointement par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux; en juin 2006,
les ministres des Finances ont approuvé la modification des exigences en matière de cotisation aux
fins de l’obtention de prestations d’invalidité du RPC pour les personnes qui cotisent depuis 25 ans
ou plus. On a inclus ces changements dans le projet de loi C‑36, qui a modifié le RPC en mai 2007.
Ces modifications permettent aux personnes qui cotisent depuis 25 ans ou plus au RPC de respecter
les exigences en matière de cotisation du Programme de prestations d’invalidité lorsqu’elles ont des
cotisations valides dans trois des six dernières années, plutôt que dans quatre des six dernières
années, comme c’était le cas précédemment. La modification entrera en vigueur une fois qu’on aura
reçu l’approbation officielle des provinces et des territoires. Les demandeurs devront tout de même
prouver qu’ils respectent les critères d’admissibilité liés à l’état de santé. Cette modification étendra
la couverture du Programme de prestations d’invalidité du RPC à des milliers de cotisants qui ont fait
partie de la population active durant de longues années et à leurs enfants.
Depuis le 31 janvier 2005, les personnes dont les prestations d’invalidité du RPC ont été interrompues
parce qu’elles sont retournées au travail ont droit au rétablissement automatique de leurs prestations
si leur incapacité se manifeste à nouveau durant une période de deux ans et les empêche de travailler.
En 2006‑2007, 319 personnes touchant des prestations d’invalidité du RPC ont vu leurs prestations
rapidement rétablies grâce à cette disposition. C’est encourageant, car tout porte à croire que plus
40
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
de bénéficiaires des prestations d’invalidité du RPC tentent de retourner au travail. Le rétablissement
automatique des prestations est en quelque sorte un filet de sécurité pour les personnes qui veulent
essayer de retourner au travail, mais qui ont peur de perdre leurs prestations du RPC.
En 2006‑2007, près de 304 000 personnes atteintes d’une incapacité grave et prolongée, et
90 000 enfants à la charge de ces personnes, ont reçu des prestations d’invalidité mensuelles du
RPC, d’une valeur totale de 3,4 milliards de dollars.
2. Prestations de maladie de l’assurance-emploi
Le régime d’assurance-emploi prévoit jusqu’à 15 semaines de prestations de maladie pour aider les
personnes qui ne peuvent pas travailler en raison d’une maladie de courte durée, d’une blessure ou
d’une mise en quarantaine. Les prestations de maladie servent de complément à une gamme d’autres
moyens actuellement offerts aux personnes atteintes d’une maladie ou d’une invalidité de longue
durée, notamment les prestations versées dans le cadre de régimes d’assurance collective offerts par
l’employeur ou de régimes d’assurance privée et les prestations d’invalidité prolongée du RPC et des
régimes provinciaux ou territoriaux. En 2005‑2006, les dépenses annuelles liées aux prestations de
maladie de l’assurance-emploi atteignaient 859,2 millions de dollars.
3. Régime enregistré d’épargne-invalidité : Subventions et bons canadiens
pour l’épargne-invalidité
Il est important pour les parents d’enfants gravement handicapés de déterminer la meilleure manière
d’assurer la sécurité financière de l’enfant quand ils ne seront plus en mesure de le faire. Dans le
budget de 2006, le gouvernement annonçait qu’il voulait charger un petit groupe d’expert d’examiner la
question et de prodiguer ses conseils. En juillet 2006, on a nommé les membres du Groupe d’experts
au sujet de la sécurité financière des enfants gravement handicapés. Le Groupe a présenté son rapport,
Un nouveau départ, en décembre 200631.
Dans le budget de 2007, le gouvernement annonçait son intention de donner suite aux
recommandations du Groupe en annonçant la création du Régime enregistré d’épargne‑invalidité
(REEI). Tel que proposé, le REEI sera accessible à compter de 2008 et sera inspiré, de façon générale,
de l’actuel Régime enregistré d’épargne‑études.
Un REEI pourra être constitué par le particulier admissible au crédit d’impôt pour personnes
handicapées, l’un de ses parents ou son représentant légal. Le bénéficiaire du régime sera le particulier
admissible à ce crédit d’impôt. Le REEI comportera trois grands volets :
31 Ministre des Finances, Le rapport du Groupe d’experts du ministre des Finances au sujet de la sécurité financière des enfants gravement handicapés,
2006. Sur Internet : www.fin.gc.ca/activty/pubs/disability_f.html.
Vers l’intégration des personnes handicapées
41
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
32
1. Les parents, les bénéficiaires et les autres personnes qui veulent épargner pourront verser des
cotisations au REEI. Le montant cumulatif maximum des cotisations pour un bénéficiaire donné
sera de 200 000 $. Les cotisations seront autorisées jusqu’à la fin de l’année au cours de laquelle
le bénéficiaire atteint l’âge de 59 ans.
2. Les cotisations annuelles à un REEI donneront droit à des versements au titre de la Subvention
canadienne pour l’épargne-invalidité, le taux de contrepartie de ces versements variant selon le
revenu familial et le montant des cotisations versées. Le plafond cumulatif de la Subvention est
fixé à 70 000 $. Quand le revenu familial net ne dépasse pas 74 357 $, le taux de contrepartie
sur les premiers 500 $ de cotisation serait de 300 p. 100, et le taux sur la prochaine tranche
de 1 000 $ de cotisations serait de 200 p. 100. Quand le revenu familial net dépasse 74 357 $,
le taux de contrepartie sur la première tranche de 1 000 $ de cotisations serait de 100 p. 100.
Ces seuils de revenu visent l’année d’imposition 2007 et seront indexés en fonction de l’inflation
en 2008, quand le REEI entrera en vigueur, et les années d’imposition suivantes. Le versement
de la Subvention à un REEI pourra se poursuivre jusqu’à la fin de l’année au cours de laquelle le
bénéficiaire atteint l’âge de 49 ans.
3. Les Bons canadiens pour l’épargne-invalidité d’un montant pouvant atteindre 1 000 $ par année
seront versés dans les REEI constitués par des familles à revenu faible ou modeste. Le plafond
cumulatif des BCEI est fixé à 20 000 $, et ces bons ne seront pas conditionnels au versement
de cotisations. Le montant maximum de 1 000 $ sera versé à un REEI lorsque le revenu familial
net ne dépasse pas 20 883 $. Le montant des Bons diminuera progressivement pour les familles
dont le revenu net se situe entre 20 883 $ et 37 178 $. Ces seuils de revenu s’appliquent à
l’année d’imposition 2007; pour 2008, année où les REEI seront instaurés, et pour les années
d’imposition suivantes, ils seront indexés selon l’inflation. Les Bons pourront être versés aux
REEI jusqu’à la fin de l’année au cours de laquelle le bénéficiaire atteint l’âge de 49 ans.
Améliorations apportées aux prestations et aux services du PPIRPC
En vue d’améliorer le service offert aux personnes qui présentent une demande de prestations
d’invalidité du RPC, Service Canada a mis à l’essai un nouveau processus de demande par
téléphone. Des projets pilotes en Alberta et en Nouvelle‑Écosse ont montré que l’approche était
très utile pour un certain nombre de personnes qui, autrement, auraient de la difficulté à remplir
les demandes elles-mêmes. Puisque la composante Vérification préliminaire du projet a été si bien
reçue, on a entrepris un suivi en vue de créer des mécanismes pour intégrer cette fonction à tous
les modes de prestation de services. On pourra ainsi demander aux clients de présenter une seule
demande s’il est à peu près certain qu’ils ont suffisamment cotisé au RPC. La mise à l’essai du
processus de demande par téléphone devrait commencer à l’automne 2007 et, par la suite, s’étendre
aux autres modes de prestation de services.
Une autre initiative consiste à améliorer le formulaire de demande de prestations d’invalidité du
RPC32. On a conçu un nouveau formulaire de demande destiné aux demandeurs en phase terminale
32 En 1999, un vote tenu par le magazine Maclean a révélé qu’on considérait ce document de 33 pages comme le pire formulaire gouvernemental.
42
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
et on l’a mis à l’essai de juin à septembre 2007. On a aussi mis à l’essai une initiative visant à obtenir
l’aide de professionnels du milieu communautaire qui travaillent déjà avec des patients en phase
terminale pour aider ces derniers à remplir le nouveau formulaire avec l’aide de Service Canada.
On espère que cela réduira considérablement le temps nécessaire pour remplir une demande.
On s’affaire aussi à simplifier le formulaire de demande régulier et à adapter certaines questions
en fonction de types d’invalidité particuliers. On évalue actuellement la possibilité de créer des
formulaires distincts en cas de maladie mentale et d’invalidité épisodique; on consulte actuellement
les groupes communautaires. Service Canada espère avoir un produit à mettre à l’essai avant la fin
mars 2008.
Seul le bénéficiaire du REEI ou son représentant successoral pourrait en recevoir les paiements. Les
paiements d’un REEI devraient commencer à la fin de l’année au cours de laquelle le bénéficiaire
atteint 60 ans.
De façon que les versements faits à même un REEI n’entraînent pas une diminution des prestations
fédérales fondées sur le revenu, les sommes versées à même un REEI ne seront pas prises en compte
dans le calcul des prestations de cet ordre qui sont versées dans le cadre du régime d’impôt sur le
revenu, par exemple, la Prestation fiscale canadienne pour enfants et le crédit pour la taxe sur les
produits et services. De même, les montants versés à même un REEI n’auront pas pour effet de réduire
les prestations de Sécurité de la vieillesse ni les prestations d’assurance-emploi.
Les provinces et les territoires accordent un soutien du revenu aux personnes handicapées, par
l’entremise de programmes fondés sur les ressources. Selon le Groupe d’experts, pour que le
programme des REEI soit efficace, il ne faut pas que les actifs des REEI empêchent un bénéficiaire de
recevoir le soutien de revenu que les provinces ou les territoires accordent aux personnes handicapées.
Le Groupe d’experts ajoute que les paiements faits à même ces régimes devraient bonifier – et non
réduire – le soutien du revenu prévu par ces programmes, à tout le moins jusqu’à ce que la somme du
soutien de revenu et des paiements provenant des REEI dépasse le seuil de faible revenu en vigueur
dans la province ou le territoire en question.
Le ministre des Ressources humaines et du Développement social, de concert avec le ministre des
Finances, collaborera avec les provinces et les territoires pour s’assurer que le REEI constitue un
instrument d’épargne efficace en vue d’accroître la sécurité financière et le bien-être des enfants
gravement handicapés.
On estime que cette mesure fera augmenter les dépenses fédérales de 25 millions de dollars
en 2007‑2008, et de 115 millions de dollars en 2008‑2009.
Le REEI permettra de mieux préparer l’avenir des enfants gravement handicapés et d’assurer une
tranquillité d’esprit aux parents qui le planifient.
Le REEI permettra de mieux préparer l’avenir des enfants gravement handicapés et d’assurer une
tranquillité d’esprit aux parents qui le planifient.
Vers l’intégration des personnes handicapées
43
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
4. Service Canada
Service Canada fournit un accès facile et unique aux prestations et aux services du gouvernement du
Canada par l’entremise de la « voie préférée » du citoyen : en personne, par téléphone, par la poste ou
par Internet.
Le protocole de service de Service Canada engage l’organisme à fournir aux personnes :
• un choix de moyens pour communiquer;
• de l’information facile à comprendre;
• un service dans la langue officielle de leur choix.
Les personnes handicapées rencontrent de nombreuses difficultés dans l’accomplissement de leurs
activités quotidiennes. Service Canada veut réduire au minimum ces défis et s’assurer de tenir compte
des difficultés des personnes handicapées qui utilisent ses services.
À cette fin, en décembre 2005, le Conseil de gestion de Service Canada a approuvé un plan qui
vise à rendre les bureaux, les sites Web, les formulaires, les demandes et les services de téléphone
et de courriel de l’organisme plus accessibles. Dans la même veine, on a aussi créé une direction
responsable des besoins des personnes handicapées en matière de services. Une partie de ce travail
comprend des améliorations des services offerts aux personnes sourdes ou malentendantes. Par
exemple, les services d’ATS de l’assurance‑emploi ont été améliorés au cours de l’année et regroupés
sous un seul numéro : 1-800-678-2785.
En juin 2006, le Conseil de gestion a approuvé une stratégie de trois ans axée sur les personnes
handicapées et visant à transformer les services qui leur sont offerts. À cette fin, la stratégie prévoit
élargir l’accessibilité des services, peu importe le mode de prestation (par Internet, courriel, téléphone et
en personne). Elle prévoit aussi simplifier et regrouper les services offerts aux personnes handicapées.
On cherche ainsi à offrir à ces dernières des services gouvernementaux de classe mondiale qui
s’inspirent des meilleures pratiques. On travaille déjà à améliorer les services en ce qui touche les
prestations d’invalidité, et ce, en simplifiant les formulaires et les processus ainsi qu’en créant des liens
internes et externes. De cette façon, il sera plus facile pour les personnes handicapées de transiger
avec Service Canada et elles obtiendront des renseignements au sujet des programmes et des services
auxquels elles ont droit.
a. Groupe consultatif externe
Le groupe consultatif externe aide Service Canada à obtenir des conseils, des renseignements et des
commentaires auprès d’organisations non gouvernementales qui servent les personnes handicapées
sur les manières d’améliorer l’accessibilité et l’exécution des programmes et des services de Service
Canada à l’intention des personnes handicapées. Les membres, qui représentent un large éventail de
types d’invalidités, proviennent de partout au Canada.
44
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
b. Recherche
Service Canada a demandé à un conseiller stratégique de mener une recherche sur l’opinion publique
auprès d’organismes qui aident les personnes handicapées. Le contrat a été établi en 2005, et le
rapport final a été reçu en mars 2007.
Service Canada a aussi obtenu, en décembre 2006, les résultats d’une recherche sur les pratiques
exemplaires internationales dans le domaine de la prestation de services à l’intention des personnes
handicapées. La recherche a été menée par Michael Prince, de l’Université de Victoria.
Voice les points saillants de ces études.
Recherche auprès d’organismes soutenant les personnes handicapées
Cette étude, qui misait à la fois sur une approche qualitative et une approche quantitative, avait
pour objectif d’améliorer notre compréhension des besoins, des préférences, des services et des
milieux opérationnels des divers organismes offrant des services aux personnes handicapées.
L’étude a aussi illustré les perceptions des organismes de soutien en ce qui concerne les besoins
des personnes handicapées en matière de prestation de services. Elle a aussi permis de cerner des
occasions d’améliorer les services et les communications du gouvernement fédéral destinés à ces
organismes (p. ex., augmenter les rencontres en personne, mieux faire connaître les programmes
et services de Service Canada et du gouvernement, et simplifier les processus de financement).
Pratiques exemplaires internationales en matière de prestation de services aux
personnes handicapées
Dans le cadre de cette étude, on a examiné des renseignements provenant du monde entier
au sujet des personnes handicapées afin d’en tirer des pratiques exemplaires applicables à la
situation de Service Canada. Le Centrelink de l’Australie, avec lequel Service Canada a beaucoup
en commun, et le secteur de la santé et de l’invalidité de la Nouvelle‑Zélande sont les réseaux de
services les plus intégrés et les plus innovateurs. Dans le rapport, on mentionne des pratiques
exemplaires comme : augmenter le nombre de langues dans lesquelles on offre les services;
tenir compte de l’ampleur de l’invalidité; améliorer la prestation de services accessibles intégrés à
l’échelle des organismes nationaux; créer des normes universelles en matière d’aménagement des
bureaux; valoriser l’interaction humaine dans le service à la clientèle; et s’assurer que les groupes
visés par l’équité en matière d’emploi sont bien représentés au sein de la population active.
c. Communications
Service Canada a installé des postes de travail adaptés dans certains de ses centres afin d’améliorer
l’accès des personnes handicapées. Le site Web de Service Canada inclut l’option « lisez-moi », qui est
un service automatisé de lecture pour les utilisateurs ayant une déficience visuelle. Les 11 formulaires
les plus souvent demandés sont accessibles en ligne sous des formes tenant compte des besoins des
personnes handicapées. Toutes les publications de Service Canada sont produites en gros caractères
et sont disponibles sur des médias substituts.Voici les points saillants de ces études. Vers l’intégration des personnes handicapées
45
Initiatives régionales
Service Canada a le mandat d’améliorer la prestation
des services et l’exécution des programmes du
gouvernement du Canada à l’intention des citoyens
grâce à un service facilement accessible et
personnalisé.
À cette fin, beaucoup d’initiatives régionales sont
nécessaires.
Nouveau-Brunswick
• En collaboration avec le Conseil du Premier ministre sur la condition des personnes handicapées,
Service Canada a mis sur pied une stratégie de sensibilisation à l’invalidité dans la région du
Nouveau-Brunswick. Les Centres Service Canada dans la région ont planifié et organisé des
activités de sensibilisation à l’invalidité à l’interne et à l’externe. Un rapport final assorti de
pratiques exemplaires et de recommandations a été préparé et distribué au réseau de Service
Canada au Nouveau‑Brunswick.
• On dresse actuellement un profil visant à améliorer la prestation de services, et on a créé un
groupe témoin. Le groupe de travail a terminé la première des trois phases du profil du segment
des clients handicapés et se consacre actuellement à la deuxième.
• La phase I comprend un diagnostic (un instantané de la situation des personnes handicapées
au Nouveau-Brunswick) et un inventaire des programmes et des services.
• La phase II inclut l’évaluation des besoins et une analyse des lacunes. On a créé un groupe
de consultation au début de 2007 afin d’obtenir des commentaires sur les groupes de service
et les lacunes en matière de service.
• La phase III prévoit la formulation de recommandations à l’intention de la direction, fondées
sur les phases précédentes.
Manitoba
• À Winnipeg, Service Canada assume un rôle de leader et fournit des commentaires au groupe
de planification communautaire du Fonds d’intégration qui se réunit chaque trimestre pour
aborder les enjeux communs et fournir des commentaires au sujet des programmes du Fonds
d’intégration.
• À Brandon, le projet du Fonds d’intégration (service amélioré d’aide à l’emploi) est situé dans un
Centre Service Canada pour jeunes. Les services professionnels et d’aide à l’emploi à l’intention
des jeunes fournissent aux personnes handicapées des services d’évaluation des clients et
de gestion de cas et qui misent sur des interventions adéquates qui aideront les personnes
handicapées à réussir leur intégration au marché du travail ou au système scolaire.
Saskatchewan
• Dans le Sud-Ouest de la Saskatchewan, Service Canada participe à un comité ciblant les jeunes
handicapés qui terminent leurs études secondaires. Le personnel fournira des services de
transition en vue de résultats propices à la transition des études au travail.
• Dans le Nord de la Saskatchewan, Service Canada participe à une initiative de réseautage en
emploi. Cette coalition d’organismes de services de soutien fournit des services intégrés aux
personnes handicapées, favorisant ainsi, au bout du compte, leur participation pleine et entière et
leur réussite professionnelle.
• En Saskatchewan, Service Canada a terminé le profil communautaire des personnes
handicapées qui aidera la province à s’assurer que les groupes de services à l’intention des
personnes handicapées sont pertinents et efficaces.
46
Vers l’intégration des personnes handicapées
Ontario
• Dans le cadre des activités du Fonds d’intégration pour les personnes handicapées, la région
de l’Ontario a établi un partenariat avec le Groupe de travail canadien sur le VIH et la réinsertion
sociale, afin de parrainer un événement visant à sensibiliser le public aux problèmes en milieu de
travail liés à l’embauche de personnes frappées d’incapacités épisodiques, en vue de réduire les
obstacles systémiques à leur participation au marché du travail.
• À Windsor, le poste de travail qui tire profit des technologies d’adaptation est doté de
caractéristiques uniques permettant aux personnes de l’adapter à leur situation (p. ex. volume
ajustable et ajustement de la table, écran tactile ou divers dispositifs de pointage pour aider les
personnes dont la dextérité est limitée, différents claviers et tailles des polices variables et dispositif
grossissant afin d’aider les personnes dont la vision est réduite).
• Tous les agents de service aux citoyens des Centres Service Canada ont reçu une formation
liée aux compétences non techniques (ADAPT) afin d’éliminer les obstacles au service et de
mieux préparer les agents à accueillir les personnes handicapées et à les aider.
• Dans le cadre d’un partenariat entre Service Canada et le gouvernement de l’Ontario, la région
de l’Ontario de Service Canada et le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées
(POSPH) de la région de Toronto ont mis en œuvre un projet pilote visant à regrouper les
renseignements sur les prestations du PPIRPC et les prestations du POSPH dans les Centres
Service Canada (Toronto Est/Ouest) et les bureaux régionaux torontois du POSPH.
• Ce regroupement permettra d’offrir une approche holistique en matière de renseignements liés
au soutien du revenu offert aux personnes handicapées dans les Centres Service Canada et les
bureaux de soutien du revenu du POSPH.
Alberta/T.N.-O./Nunavut
• Dans le Centre de l’Alberta, les clients ont évalué de manière très positive le projet pilote de revenu
garanti pour les personnes gravement handicapées du PPIRPC. Ce partenariat permet d’améliorer
l’expérience des clients qu’ont en commun Service Canada et la province de l’Alberta. La phase 2
(Sud de l’Alberta) a commencé en février 2007.
• Six diplômés en médecine de l’étranger se sont vus offrir un mandat d’un an à titre d’agents
responsables des questions relatives à l’invalidité et ont acquis de l’expérience en sol canadien.
• La région a communiqué avec le gouvernement provincial et les administrations municipales afin
de déterminer s’ils étaient intéressés à collaborer à la création d’un centre d’excellence pour les
personnes handicapées en Alberta.
Colombie-Britannique et Yukon
• Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action en matière d’invalidité, la région de la
Colombie-Britannique et du Yukon s’est engagée à élaborer une approche coordonnée en matière
de politiques et de programmes à l’intention des personnes handicapées. Le plan d’action régional
permet au personnel provenant de divers secteurs de responsabilité ministérielle de mieux
coordonner les programmes grâce à la communication des renseignements liés à l’invalidité.
• Dans la région de la Colombie-Britannique et du Yukon, Service Canada travaille en étroite
collaboration avec le gouvernement de la Colombie-Britannique par l’intermédiaire d’un comité
fédéral-provincial régional de haut niveau, afin de se pencher sur des enjeux communs en
matière d’invalidité. Cela inclut des initiatives sur des mesures d’aide personnelle dans le cadre
de la stratégie du gouvernement de la Colombie-Britannique en matière d’invalidité, ainsi que
l’amélioration de la coordination fédérale-provinciale des programmes d’emploi pour les personnes
handicapées.
• Service Canada a fait un premier pas vers l’intégration du versement des prestations des deux
ordres de gouvernement. Une entente entre Service Canada et le ministère de l’Emploi et du
Soutien du revenu de la Colombie-Britannique permettra aux clients de consentir à ce que le
même dossier médical soit utilisé aux fins de l’évaluation des demandes liées aux programmes
fédéral, provinciaux et territoriaux. Les clients bénéficient donc d’un processus de présentation de
demandes plus simple et économique.
Vers l’intégration des personnes handicapées
47
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Chapitre 4 : Apprentissage, compétences et emplois
Les personnes handicapées sont moins susceptibles que les autres d’atteindre un niveau de
scolarité élevé et de travailler à temps plein. Par ailleurs, qu’elles soient handicapées ou non, les
personnes possédant un diplôme d’études postsecondaires sont plus susceptibles d’occuper un
emploi. De manière générale, 61,6 p. 100 des personnes handicapées titulaires d’un diplôme d’études
postsecondaires ont un emploi, par rapport à 40 p. 100 chez les personnes handicapées ayant un
diplôme d’études secondaires ou moins. Cela donne à penser qu’on pourrait améliorer les débouchés
professionnels des Canadiens handicapés en améliorant l’accès aux études. Cependant, la scolarité
n’explique pas toutes les différences entre la situation professionnelle des personnes handicapées et
celles des autres. Même avec un niveau d’études semblable, les personnes handicapées n’affichent
pas le même taux d’emploi que les personnes non handicapées. Il y a beaucoup d’autres obstacles
qui empêchent les personnes handicapées d’être sur un pied d’égalité avec le reste de la société
canadienne, comme les attitudes négatives, l’infrastructure inaccessible et l’absence de diverses
mesures de soutien.
Les personnes handicapées font face à des obstacles lorsqu’elles veulent faire des études
postsecondaires ou passer du milieu scolaire au monde du travail. Mentionnons les suivants :
• obstacles financiers;
• infrastructure physique inaccessible qui empêche de se rendre aux cours, de circuler
sur le campus, d’utiliser diverses installations, de mener des recherches ou d’utiliser les
bibliothèques et les laboratoires;
• absence de mesures de soutien nécessaires, comme des services de counseling d’emploi et
d’orientation professionnelle, ce qui rend leur entrée sur le marché du travail plus difficile.
D’après les données tirées de l’Enquête sur la participation et les limitations d’activité de 2001, nous
savons que des 52 p. 100 de personnes handicapées absentes du marché du travail, 28 p. 100
veulent travailler et font valoir que ce sont des obstacles environnementaux – et non leurs limitations
fonctionnelles – qui les empêchent de travailler. Pour réduire au minimum ces types d’obstacles, le
gouvernement fédéral, en collaboration avec d’autres ordres de gouvernement et avec les organismes
de services aux personnes handicapées et le secteur privé, a mis en place un certain nombre de
politiques et de programmes décrits ci-dessous. Vu le nombre croissant de travailleurs de la génération
du baby-boom prenant leur retraite, on prévoit que l’offre de main‑d’œuvre par habitant commencera à
baisser vers 2010. Par conséquent, les personnes handicapées, ainsi que les jeunes et les immigrants,
sont une importante solution aux futures pénuries de main-d’œuvre.
48
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
D’après les données de l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu :
Le pourcentage de personnes handicapées qui travaillaient à temps plein est passé de 42,4 p. 100
en 1999, à 48,9 p. 100 en 2005. Cette augmentation du taux d’emploi des personnes
handicapées est supérieure à celle des personnes non handicapées (6,5 p. 100 contre 2,6 p. 100,
respectivement). Cependant, en 2005, les personnes handicapées étaient encore beaucoup
moins susceptibles que les autres de travailler à temps plein tout au long de l’année (48,9 p. 100
contre 65,4 p. 100, respectivement).
Les personnes handicapées ont un salaire moyen inférieur à celui des personnes non handicapées.
En 2005, la rémunération des personnes handicapées s’élevait, en moyenne, à 33 600 $, par
rapport à 37 200 $ chez les personnes non handicapées (la rémunération moyenne des Canadiens
s’élevait à 36 100 $).
1. Apprentissage et compétences
a. Aide financière pour les étudiants
Le Programme canadien de prêts aux étudiants (PCPE) promeut l’accessibilité aux études
postsecondaires pour les étudiants ayant un besoin financier manifeste.
Le gouvernement du Canada reconnaît les difficultés financières auxquelles se heurtent les étudiants
ayant une incapacité permanente qui veulent faire des études postsecondaires. Dans le cadre du
PCPE, les étudiants de niveau postsecondaire ayant une incapacité permanente reçoivent de l’aide en
fonction de critères d’admissibilité élargis à des études à temps plein ou à temps partiel et une durée
prolongée à vie de 520 semaines d’aide sous forme de prêt. Les étudiants sans incapacité permanente
ont droit seulement à 340 semaines d’aide.
Le PCPE offre aussi deux subventions ciblant les étudiants ayant une incapacité permanente. Dans
le cadre de la Subvention canadienne d’accès pour les étudiants ayant une incapacité permanente,
on remet jusqu’à 2 000 $ par année de prêt aux étudiants ayant une incapacité permanente qui ont un
besoin financier manifeste. Dans le cadre de la Subvention canadienne visant les mesures d’adaptation
pour étudiants ayant une incapacité, on offre jusqu’à 8 000 $ par année de prêt afin de couvrir des
frais exceptionnels liés à l’éducation associés à l’incapacité des étudiants, comme des tuteurs, des
interprètes et des aides techniques.
Au cours de l’année de prêt 2005-2006, 9 794 étudiants atteints d’une invalidité permanente ont reçu la
Subvention canadienne d’accès, pour un total de 18,8 millions de dollars, et 8 488 étudiants ont reçu la
Subvention canadienne visant les mesures d’adaptation pour étudiants ayant une incapacité, pour un
total de 19,4 millions de dollars.
Vers l’intégration des personnes handicapées
49
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
En outre, le PCPE comprend une disposition, sous forme de radiation de dette, applicable aux étudiants
ayant une incapacité permanente qui ne peuvent pas rembourser leurs prêts sans subir une contrainte
excessive. Au cours de l’année de prêt 2005-2006, 482 étudiants atteints d’une invalidité permanente
ont profité de cette radiation, ce qui représente environ 5,2 millions de dollars.
Tableau : Montants consentis dans le cadre du Programme canadien de prêts aux étudiants
Montant*
(en millions de
Bénéficiaires*
dollars/année de prêt
2005‑2006)
Programme/initiative
Subvention canadienne d’accès pour les étudiants ayant une
incapacité permanente
18,8 $
9 794
Subvention canadienne visant les mesures d’adaptation pour les
étudiants ayant une incapacité
9,4 $
8 488
Disposition applicable aux étudiants ayant une invalidité
permanente
5,2 $
482
* Données préliminaires
b. Apprentissage, alphabétisation et compétences essentielles pour les adultes
Les personnes handicapées sont moins susceptibles que les autres d’avoir de bonnes compétences
de lecture et d’écriture33. Le Programme d’apprentissage, d’alphabétisation et d’acquisition des
compétences pour les adultes34 vise à promouvoir l’alphabétisation en tant que composante essentielle
d’une société du savoir. Il cherche aussi à rendre la vie sociale, économique et politique plus accessible
aux Canadiens ayant peu de compétences de lecture et d’écriture. On compte parmi ces personnes
les sans‑emploi et les sous-employés, les Autochtones, les nouveaux Canadiens et les personnes
ayant des incapacités comme la surdité, la cécité ou des difficultés d’apprentissage. En 2006‑2007, le
Programme a financé 34 projets ciblant principalement les personnes handicapées. Le financement
total de ces projets s’élevait à 3 088 443 $.
Au cours de l’année de prêt 2005-2006, 9 794 étudiants atteints d’une invalidité permanente ont reçu la
Subvention canadienne d’accès, pour un total de 18,8 millions de dollars, et 8 488 étudiants ont reçu la
Subvention canadienne visant les mesures d’adaptation pour étudiants ayant une incapacité, pour un
total de 19,4 millions de dollars.
De plus, 482 personnes atteintes d’une invalidité permanente ont profité d’une radiation de dettes dans
le cadre de la disposition applicable, ce qui représente environ 5,2 millions de dollars.
33 Costa Kapsalis, The Effect of Disabilities on Literacy Skills, Nepean (Ontario), Data Probe Consulting, 1999.
34 Programme autrefois connu sous le nom du Bureau national de l’alphabétisation et de l’apprentissage. Pour en savoir plus sur le Programme,
consultez l’adresse Internet suivante : www.hrsdc.gc.ca/fr/pip/daa/bta/PAAACEA.shtml.
50
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
En 2006‑2007, le Programme a financé 34 projets ciblant principalement les personnes handicapées.
Le financement total de ces projets s’élevait à 3 088 443 $.
2. Emploi
a. Ententes relatives au marché du travail pour les personnes handicapées
Dans le cadre des ententes relatives au marché du travail pour les personnes handicapées, le
gouvernement du Canada partage avec les provinces et les territoires les coûts des programmes et
des services visant à améliorer la situation d’emploi des Canadiens handicapés en améliorant leur
employabilité, en augmentant les possibilités d’emploi qui leur sont offertes et en misant sur la base de
connaissances existantes.
Les programmes et services provinciaux et territoriaux du marché du travail qui sont financés dans le
cadre de ces ententes sont conformes à des priorités définies, dont l’une est de créer des liens entre les
employeurs et les personnes handicapées.
Les ministres provinciaux ont accepté de rendre compte des indicateurs sociétaux de la participation
au marché du travail pour leur province ou territoire, ou à l’échelle nationale, sous réserve des données
disponibles. Ils ont accepté de rendre compte des indicateurs communs suivants :
• le taux d’emploi des personnes handicapées en âge de travailler;
• le revenu d’emploi;
• le niveau de scolarité atteint.
Le gouvernement du Canada contribue pour 50 p. 100 des coûts que les provinces et les territoires
assument pour les programmes et les services financés, jusqu’à concurrence du montant de l’allocation
fédérale précisé dans chaque entente bilatérale.
Les ententes arrivent à échéance le 31 mars 2008. On discute actuellement de leur avenir dans le cadre
des travaux de RHDSC sur la nouvelle structure du marché du travail.
On déploie aussi actuellement des efforts afin d’évaluer officiellement les ententes au Manitoba, en
Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard dans le cadre d’un partenariat avec le gouvernement
du Canada. Les travaux ont commencé dans les trois cas, mais c’est au Manitoba qu’ils sont le plus
avancés. Ces évaluations sont dispendieuses et prennent beaucoup de temps. On a conçu l’évaluation
du Manitoba en 2003‑2004, et on s’attend à la terminer en décembre 2007. Le coût total est estimé
à 300 000 $.
Vers l’intégration des personnes handicapées
51
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Contribution fédérale en 2006‑2007 pour les ententes relatives au marché
du travail pour les personnes handicapées
Terre‑Neuve‑et‑Labrador
4 578 367 $
Île‑du‑Prince‑Édouard
1 375 659 $
Nouvelle‑Écosse
8 290 346 $
Nouveau‑Brunswick
5 950 848 $
Québec
45 892 915 $
Ontario
76 411 477 $
Manitoba
8 964 971 $
Saskatchewan
10 852 608 $
Alberta
25 190 332 $
Colombie‑Britannique
30 744 084 $
Contribution totale
218 251 611 $
Source des fonds : Trésor
b. Fonds d’intégration pour les personnes handicapées
Le Fonds d’intégration est conçu pour aider les personnes handicapées à retourner au travail
lorsqu’elles ne sont pas admissibles aux programmes d’emploi offerts dans le cadre du Programme
d’assurance‑emploi.
Les objectifs du Fonds d’intégration sont les suivants :
• Aider les personnes handicapées admissibles à se préparer à travailler, à trouver un emploi ou à
devenir travailleur indépendant, ainsi qu’à acquérir les compétences dont elles ont besoin pour
conserver leur emploi.
• Soutenir un éventail d’activités efficaces et innovatrices qui consistent, entre autres :
• à encourager les employeurs à embaucher des travailleurs handicapés et à leur fournir des
occasions d’acquérir de l’expérience professionnelle;
• à aider les travailleurs à améliorer leurs compétences professionnelles;
• à les aider à lancer leur entreprise.
• Travailler en partenariat avec des organismes qui œuvrent auprès des personnes handicapées,
notamment le secteur privé, dans le but de soutenir des démarches efficaces et innovatrices
visant à intégrer les personnes handicapées à l’emploi ou au travail indépendant et à éliminer les
obstacles qui entravent la participation des gens au marché du travail.
52
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Les résultats portent sur la mesure dans laquelle le programme a aidé les personnes handicapées à
atteindre une plus grande employabilité, à trouver un emploi ou à retourner à l’école.
Bénéficiaires du Fonds
Le Fonds d’intégration offre des services aux entreprises, aux organisations (comme les établissements
de santé publique et d’enseignement), aux conseils tribaux et de bande, aux administrations
municipales et aux particuliers. Les ministères et organismes provinciaux et territoriaux doivent obtenir
l’approbation du ministre pour faire partie de la catégorie des bénéficiaires.
Sommaire des activités
En 2006‑2007, il y avait plus de 700 ententes fournissant une aide financière directe aux personnes
handicapées afin qu’elles obtiennent les compétences nécessaires pour décrocher un emploi ou lancer
une nouvelle entreprise, ou obtiennent l’aide et les services nécessaires pour être employées.
Environ 500 ententes sont conclues chaque année avec des employeurs et des organisations non
gouvernementales, dont sept à neuf projets par année exécutés dans le cadre des projets nationaux du
Fonds d’intégration.
Depuis la création du programme en 1997, une moyenne d’environ 4 800 clients par année ont
reçu des services. Ce nombre a augmenté dans les trois dernières années et devrait atteindre plus
de 5 000 clients en 2007. Environ 33 p. 100 des clients qui ont obtenu des services ont trouvé un
emploi. Le reste des clients continue de collaborer avec les fournisseurs de services pour réaliser leurs
plans de retour au travail. Certains clients retournent à l’école, d’autres sont dirigés vers une ressource
plus appropriée et d’autres abandonnent pour des raisons de santé.
Dépenses totales du Fonds d’intégration pour les personnes handicapées
Le Fonds d’intégration est un programme de contributions de 30 millions de dollars par année. Les
ententes de contribution visant à aider les personnes handicapées à se préparer à l’emploi, à en trouver
un et à le conserver comptent pour 26,7 millions de dollars35. On octroie environ 21,5 millions de dollars
(80 p. 100) du budget de contributions par le truchement des Centres Service Canada; les 20 p. 100
(5,2 millions de dollars) qui restent sont réservés aux projets nationaux du programme. Les fonds
proviennent du Trésor.
35 Les 3,3 millions de dollars qui restent sont affectés aux coûts de fonctionnement du Programme.
Vers l’intégration des personnes handicapées
53
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Les résultats du Fonds d’intégration portent sur la mesure dans laquelle le programme a aidé les
personnes handicapées à atteindre une plus grande employabilité, à trouver un emploi ou à retourner
à l’école. En 2006‑2007, il y avait plus de 700 ententes fournissant une aide financière directe aux
personnes handicapées afin qu’elles obtiennent les compétences nécessaires pour décrocher un
emploi ou pour lancer une nouvelle entreprise, ou obtiennent l’aide et les services nécessaires pour être
employées.
c. Diversification de l’économie de l’Ouest Canada
Diversification de l’économie de l’Ouest Canada (DEO) aide les personnes handicapées grâce à un
programme ciblé, le Programme d’aide aux entrepreneurs ayant une incapacité (PAEI), et à une aide
financière accordée à des projets visant l’une des priorités stratégiques du Ministère.
Programme d’aide aux entrepreneurs ayant une incapacité
En 2006‑2007, DEO a consacré 1,5 million de dollars au PAEI36. Le PAEI fournit un large éventail
de services aux entrepreneurs des collectivités urbaines et rurales de l’Ouest canadien qui veulent
démarrer ou agrandir une petite ou moyenne entreprise, y compris les suivants :
•
•
•
•
•
•
aide à l’élaboration de plans d’entreprise;
services de mentorat et de counseling;
formation en gestion des affaires;
aide pour cerner les besoins en équipement spécialisé;
aiguillage vers d’autres ressources gouvernementales;
accès à des prêts commerciaux.
Modes de prestation
Les personnes handicapées de l’Ouest canadien peuvent accéder à un réseau de professionnels du
monde des affaires et à toute une gamme de ressources par le truchement du PAEI.
Dans les collectivités rurales, le Programme est exécuté par les bureaux des Sociétés d’aide au
développement des collectivités37. En milieu urbain, DEO travaille avec un certain nombre de
partenaires afin d’exécuter le PAEI.
36 En avril 2006, DEO a fusionné le PAEI avec l’Initiative pour les entrepreneurs urbains, et a approuvé un engagement de cinq ans à fournir
annuellement jusqu’à 1,5 million de dollars en financement. Le financement des anciens programmes s’élevait à 775 000 $ par année.
37 Pour en savoir plus sur les Sociétés d’aide au développement des collectivités, consultez l’adresse Internet suivante :
www.wd.gc.ca/pos/cfdc/xindex_f.asp.
54
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Province
Sociétés d’aide au développement des collectivités
Colombie-Britannique
Community Futures Development Association of BC
Alberta
Community Futures Network Society of Alberta
Saskatchewan
Community Futures Partners of Saskatchewan
Manitoba
Community Futures Partners of Manitoba
Ville
Agent responsable de l’exécution du Programme
Vancouver (C.-B.)
Coopérative d’épargne et de crédit VanCity
Victoria et vallée du bas-Fraser (C.-B.) Coast Capital Savings
Calgary (Alb.)
Momentum
Edmonton (Alb.)
Distinctive Employment Counselling Services of Alberta
Regina (Sask.)
South Saskatchewan Independent Living Resource Centre
Saskatoon (Sask.)
North Saskatchewan Independent Living Resource Centre
Winnipeg (Man.)
Independent Living Resource Centre
Clauses des contrats de prêt
Le PAEI fournit un accès à des prêts commerciaux aux entrepreneurs handicapés incapables d’obtenir
un prêt d’une institution financière classique. Les modalités des prêts sont souples et adaptées aux
besoins des entrepreneurs.
Renseignements généraux
Depuis sa création en 1997-1998, jusqu’en 2005, le PAEI se composait de deux programmes :
l’Initiative pour les entrepreneurs handicapés en milieu urbain et le PAEI en milieu rural. Ces deux
programmes ont été fusionnés en un seul : le PAEI.
Depuis la création de l’Initiative et du PAEI en 1997, et jusu'en 2005 :
• 765 prêts totalisant 16,2 millions de dollars ont été versés à des clients en vertu des
deux programmes;
• 65 p. 100 des clients exploitent actuellement des entreprises, soit 54 p. 100 de plus
qu’avant qu’ils ne fassent appel aux programmes;
• parmi la proportion de 89 p. 100 des clients qui n’étaient pas en affaires, 69 p. 100 ont
démarré des affaires par la suite et, de ce nombre, 55 p. 100 étaient encore en affaires à
la fin de 2005.
Vers l’intégration des personnes handicapées
55
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Au cours de cette période, le PAEI a engendré :
• 3 400 années-personnes d’emplois additionnels;
• 145 millions de dollars en recettes additionnelles (9,16 $ pour chaque dollar prêté).
Soutien offert par l’intermédiaire d’autres initiatives dont les priorités
stratégiques concordent avec celles de DEO
DEO appuie également des projets individuels qui profitent aux personnes handicapées en
améliorant leur mieux-être économique par le biais d’activités qui favorisent la croissance de
l’entrepreneuriat, améliorent la qualité de vie grâce à la recherche et au développement, élargissent
l’accès aux installations communautaires et rehaussent la capacité des organisations qui servent
les personnes handicapées.
En 2006‑2007, DEO a approuvé le versement d’un total de 2,07 millions de dollars en soutien à
six projets dans le cadre de divers programmes. Le financement a généré des investissements
supplémentaires d’autres sources s’élevant à 8,16 millions de dollars.
Exemples de projets financés
En juin 2006, DEO a fourni 27 000 $ au projet d’analyse sur les espaces urbains accessibles du Forum
urbain mondial entrepris par le Social Planning and Research Council of British Columbia (SPARC BC).
Le projet a favorisé l’interaction et la communication entre les participants internationaux, nationaux,
régionaux et locaux au sujet de l’aménagement des espaces urbains et de l’impact de ces activités sur
l’inclusion sociale dans divers milieux culturels et économiques. Le SPARC BC a travaillé de manière
proactive afin de s’assurer que des personnes handicapées participent à ces discussions et qu’on
réponde à leurs besoins en ayant recours aux technologies requises et en aménageant l’espace de
manière adéquate.
DEO a contribué 475 000 $ à Cosmopolitan Industries Ltd. (Cosmo) de Saskatoon pour un projet
de 1,5 million de dollars visant à agrandir et à moderniser les installations de recyclage de papier de
l’entreprise. Cosmo est une entreprise sans but lucratif créée en 1970 par le bureau de Saskatoon de la
Saskatchewan Association of Community Living, en coopération avec le Mental Health Saskatchewan
Abilities Council. Cosmo fournit du travail aux personnes ayant une déficience intellectuelle qui
participent à des programmes pour adultes. On s’attend à ce que le projet améliore grandement
l’efficience des activités et triple la capacité de recyclage de papier, augmentant ainsi les occasions
d’emploi des participants au programme.
56
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
d. Emploi au sein de la fonction publique
Le gouvernement du Canada s’est engagé à favoriser l’accessibilité des emplois au sein de la fonction
publique. La Commission de la fonction publique et le Conseil national des employés handicapés
fédéraux ont tous deux joué un rôle important afin de s’assurer qu’on apporte des améliorations à
l’échelle du gouvernement. En outre, chaque ministère est responsable de veiller à ce qu’on tienne
compte des préoccupations liées à l’équité en matière d’emploi et à ce qu’on élimine les obstacles.
(i) La Commission de la fonction publique
La Commission de la fonction publique (CFP) s’efforce de mettre en place une fonction publique vouée
à l’excellence. Elle assure le respect des valeurs du mérite, de l’impartialité, de la représentativité et de
l’utilisation des deux langues officielles. La CFP assure l’intégrité des processus de dotation au sein de
la fonction publique ainsi que l’impartialité des fonctionnaires.
La CFP élabore des politiques et des directives à l’intention des gestionnaires de la fonction publique et
les tient responsable de leurs décisions en matière de dotation. Elle procède à des vérifications et à des
enquêtes afin de confirmer l’efficacité du système de dotation et de l’améliorer. En tant qu’organisme
indépendant, la CFP relève du Parlement.
Programmes et initiatives de la CFP
La CFP est responsable de l’équité en matière d’emploi dans toutes les activités de dotation qu’elle
gère ou supervise en vertu de la Loi sur l’emploi dans la fonction publique (LEFP). En outre, la Loi sur
l’équité en matière d’emploi (LEE) exige que la CFP cerne et élimine les obstacles et qu’elle instaure
des politiques et des pratiques positives associées au système de nomination de la fonction publique,
de manière à favoriser la mise en place d’un effectif représentatif.
La CFP a un cadre de nomination qui inclut une politique relative à l’équité en matière d’emploi et à
l’obligation de prendre des mesures d’adaptation en dotation. En outre, la CFP compte sur des guides
et des outils lui permettant d’aider les ministères à intégrer l’équité en matière d’emploi dans leur
processus de nomination38. La CFP continuera à surveiller leurs répercussions sur les activités de
recrutement et de dotation.
38 L’orientation sur la manière d’intégrer l’équité en matière d’emploi, y compris le devoir de prendre des mesures d’adaptation, à toutes les étapes du
processus de nomination figure dans le site Web de la CFP, à l’adresse suivante : www.psc-cfp.gc.ca/psea-lefp/guides/equity/guidance_f.htm.
Vers l’intégration des personnes handicapées
57
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Faits saillants de l’étude sur le déclin du taux de nominations chez les membres des
groupes visés par l’équité en matière d’emploi
À l’automne 2005, la CFP a commandé une étude des processus de recrutement externes de 2000
à 2005 afin de déterminer l’ampleur et les principales tendances du déclin des nominations des
membres de chacun des groupes visés par l’équité en matière d’emploi. On voulait aussi fournir
plus de renseignements en vue d’étayer de futures recherches et analyses sur les causes et les
facteurs. Le « déclin du taux de nomination » est la différence entre le pourcentage de demandes
d’emploi et le pourcentage de nominations dans le cadre des processus de recrutement externes.
Ce renseignement est important parce qu’il peut indiquer des obstacles systémiques ou autres
qui ne sont pas liés au mérite dans le processus de nomination, ce qui peut avoir un effet négatif
sur l’atteinte d’une fonction publique représentative. Des études antérieures sur le déclin du taux
de nominations chez les membres des groupes désignés aux fins de l’équité en matière d’emploi
(Autochtones, femmes, personnes handicapées et minorités visibles) ont confirmé son existence,
spécialement chez les minorités visibles.
Dans son étude de 2005, la CFP a découvert que les taux de nominations des membres des quatre
groupes visés par l’équité en matière d’emploi étaient supérieurs à leur disponibilité sur le marché
du travail. Même si l’étude a confirmé qu’il y a un déclin du taux de nominations des membres des
minorités visibles, elle n’a pas révélé de déclin global à l’égard des autres groupes désignés, y
compris les personnes handicapées. La CFP entreprendra d’autres recherches afin de déterminer
si le déclin persiste après l’entrée en vigueur de la LEFP et, le cas échéant, de cerner les causes et
les facteurs.
Source : www.psc-cfp.gc.ca/ee/drp-dcln/highlights_f.htm.
La CFP met à jour ses systèmes et ses outils et en élabore de nouveaux afin d’aider les ministères
et les organismes à appliquer la LEFP. Des outils comme le site Web emplois.gc.ca, le Système
de ressourcement de la fonction publique et le service Infotel (au 1‑800‑645‑5605), sont contrôlés
et maintenus afin d’assurer qu’ils favorisent l’inclusion tout en étant exempts d’obstacles. Tous les
Canadiens, y compris les personnes handicapées, ont accès aux occasions d’emploi dans la fonction
publique fédérale. On révise actuellement les lignes directrices de la CFP relatives à l’évaluation des
personnes handicapées afin de s’assurer qu’elles sont conformes aux exigences législatives et aux
politiques actuelles, et afin de les rendre plus conviviales.
Dans le cadre de sa contribution à l’examen quinquennal de la LEE par le Parlement, la CFP a souligné
ses objectifs et soulevé un certain nombre d’enjeux touchant le fonctionnement et l’efficacité de la
LEE dans un document de consultation. Ce document a été utilisé afin d’obtenir les commentaires
d’intervenants clés, y compris des administrateurs généraux, les chefs des agents négociateurs et
58
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
les présidents des conseils nationaux d’employés sur l’équité en matière d’emploi39. Les principaux
enjeux de la consultation sont les suivants : le mérite et la représentativité, la déclaration volontaire
et l’autodéclaration, l’accès et le taux de déclin chez les membres des groupes désignés, les plans et
les programmes d’équité en matière d’emploi et l’obligation de prendre des mesures d’adaptation. Les
commentaires reçus seront utilisés afin d’élaborer la position de la CFP.
La Loi sur l’équité en matière d’emploi exige que la Commission de la fonction publique cerne et élimine
les obstacles et instaure des politiques et des pratiques positives associées au système de nomination
de la fonction publique de manière à favoriser la mise en place d’un effectif représentatif.
(ii) Conseil national des employés handicapés fédéraux
Le Conseil national des employés handicapés fédéraux (CNEHF) représente les intérêts des employés
de la fonction publique fédérale ayant une déficience apparente ou non. Les champs d’action du
CNEHF comprennent, notamment, la sensibilisation, toutes les activités liées à la dotation (recrutement,
maintien en poste, cheminement de carrière, etc.), les mesures d’adaptation, l’accessibilité et la
formation. Le CNEHF fournit de l’information, des avis, des analyses et des recommandations sur
des questions pertinentes, ainsi que les mesures pour y répondre, à la haute direction de la fonction
publique fédérale et aux autres parties intéressées importantes. Le but ultime est de créer un milieu de
travail respectueux et inclusif.
L’accès facile aux accommodements appropriés est l’élément le plus évident pour l’inclusion des
employés handicapés. La vision du CNEHF cible aussi les changements plus subtils et profonds à la
culture interne des ministères et des organismes fédéraux. L’environnement de travail est plus qu’un
milieu de travail. Comme le milieu de travail doit être accessible, l’environnement de travail doit l’être
aussi, ce qui englobe les relations des membres du Conseil avec leurs collègues de travail, leurs
surveillants, leurs cadres hiérarchiques et les cadres supérieurs.
Le CNEHF regroupe neuf fonctionnaires fédéraux handicapés élus par des fonctionnaires
fédéraux, ainsi que deux employés à temps plein. Leur travail, effectué à titre gracieux, s’ajoute à
leur travail quotidien40.
39 Le document est disponible à l'adresse suivante : www.psc-cfp.gc.ca/ee/consultation/index_f.htm.
40 Pour en savoir plus sur le CNEHF, consultez le site Internet suivant : www.hrma-agrh.gc.ca/ee/ncfpsd-cnehfpf/index_f.asp.
Vers l’intégration des personnes handicapées
59
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Exemples des principales activités et réalisations du CNEHF
Le CNEHF a joué un rôle crucial dans le lancement d’un projet pilote visant à soumettre la « période
de questions » de la Chambre des communes au sous‑titrage en français, grâce aux technologies
de reconnaissance de la voix. On espère que ce projet mènera prochainement à la prestation de
services d’interprétation par écrit aux fonctionnaires ayant un déficit auditif.
Le CNEHF poursuit sa collaboration avec les organismes homologues, c’est‑à‑dire le Conseil
national des employé(e-s) fédéraux autochtones et le Conseil national des minorités visibles, afin
de discuter d’enjeux communs. On a tenu des réunions conjointes avec l’Alliance de la fonction
publique du Canada qui ont mené à l’établissement au sein de l’agence d’un secrétariat ayant pour
mandat d’aider les trois groupes à atteindre leurs objectifs.
Le CNEHF continue à promouvoir le code du bâtiment fondé sur la « conception universelle »
élaboré par le ministère de la Défense nationale et Forces canadiennes, et à encourager son
adoption par d’autres ministères et organismes à l’échelle de la fonction publique.
Le CNEHF a participé et contribué à l’élaboration des modifications proposées de la LEE et a veillé
à ce qu’on reconnaisse les besoins des fonctionnaires handicapés et qu’on en tienne compte.
La région de la capitale nationale, la région de l’Ontario et la région du Québec ont organisé des
séances plénières pour informer les commettants et les inciter à participer aux travaux du CNEHF.
La région du Pacifique a tenu des séances d’information à Victoria et à Vancouver en collaboration
avec le Pacific Visible Minority Council et le Conseil fédéral du Pacifique. En avril 2007, un
kiosque d’information sur le Forum de perfectionnement professionnel de cadres intermédiaires
du gouvernement fédéral a suscité beaucoup d’intérêt. On a procédé à bon nombre d’activités de
sensibilisation au cours de la dernière année.
Le CNEHF concentrera ses efforts afin d’obtenir et de s’assurer un soutien durable et continu
à l’égard de la mise en œuvre de projets clés et de la résolution de problèmes. Il doit bénéficier
du soutien concret du greffier du Conseil privé, du Conseil du Trésor, de l’Agence de la fonction
publique du Canada et de tous les ministères et organismes gouvernementaux. Mais la clé du
succès est la participation active de tous les ministères à la résolution de problèmes auxquels sont
confrontés les fonctionnaires fédéraux handicapés.
(iii) Exemples d’initiatives ministérielles
En plus des initiatives pangouvernementales mentionnées plus tôt, des ministères et des organismes
fédéraux s’efforcent de favoriser la création d’un milieu de travail accessible. La présente section décrit
les efforts de certains d’entre eux.
60
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
(i) Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC)
Le CRTC est un organisme de réglementation qui compte environ 420 employés. En juin 2006,
35 employés s’étaient déclarés volontairement comme des personnes handicapées, et diverses
mesures d’adaptation en milieu de travail ont été prises pour répondre à leurs besoins particuliers.
Le CRTC dispose d’un comité sur la diversité et l’équité des plus dynamiques. Son mandat est
notamment de :
• créer un milieu de travail accueillant pour les employés de divers horizons, exempt de
discrimination fondée sur la religion, le sexe, l’orientation sexuelle, la déficience, l’ethnie, la
culture, l’opinion politique et l’âge;
• favoriser le cheminement de carrière de tous les employés en éliminant les obstacles et les
comportements pouvant entraver leurs progrès ou être discriminatoires;
• mettre en place des mesures visant à rectifier les désavantages historiques sur le plan de
l’emploi pour les groupes visés par l’équité en matière d’emploi et à promouvoir leur emploi au
sein de la population active.
À cette fin, le CRTC a mené cette année plusieurs initiatives directement liées aux personnes handicapées.
Comité directeur de l’inclusion
Le CRTC offre, depuis 16 ans, un programme d’emploi à l’intention des personnes ayant une déficience
intellectuelle. Le programme emploie actuellement cinq personnes et vise à s’assurer qu’elles
continuent de vivre une expérience professionnelle satisfaisante, tout en favorisant l’intégration.
Au fil du temps, en raison de la réorganisation, du déploiement de superviseurs à d’autres postes
et des constants changements liés à la technologie, il est devenu évident qu’un examen des tâches
de ces employés était nécessaire afin d’améliorer leur expérience de travail. En outre, puisque leurs
compétences informatiques varient, certains d’entre eux n’avaient pas accès aux communiqués
internes en ligne et n’étaient donc pas au courant des événements sociaux organisés dans les bureaux.
L’objectif était d’offrir à ces employés un environnement de travail plus inclusif.
Le Comité directeur, qui est composé de superviseurs, d’un représentant du comité sur la diversité et
l’équité et d’un représentant des ressources humaines, a été créé afin d’examiner les affectations de
ces employés, de créer des réseaux de soutien, de donner suite aux préoccupations et de promouvoir
les avantages associés à ce programme et à ces employés à l’échelle du CRTC. Un des problèmes
cernés concernait le manque d’occasions de formation pour ces employés. Par conséquent, ils
reçoivent maintenant de la formation hebdomadaire sur une diversité de sujets ou de compétences.
Vers l’intégration des personnes handicapées
61
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Séances d’information et cours d’American Sign Language
Tout au long de l’année, le Comité sur la diversité et l’équité présente des séances d’information
sur des sujets intéressant les quatre groupes désignés. En janvier 2006, le groupe responsable
des technologies informatiques adaptées d’Environnement Canada a organisé une séance sur les
technologies informatiques adaptées.
Le CRTC a aussi offert des cours d’American Sign Language de niveau 1 et de niveau 2 aux employés
intéressés de diverses divisions, entre septembre 2006 et avril 2007.
(ii) Environnement Canada
En mai 2006, Environnement Canada a adopté la Stratégie d’inclusion en milieu de travail afin de
favoriser et de soutenir une culture inclusive qui prospère en misant sur la diversité des habilités et des
compétences de ses membres, dans la poursuite d’un objectif commun. Les éléments clés d’une telle
stratégie visaient à mettre à jour des stratégies et des pratiques clés liées à la gestion du personnel,
à assurer la représentativité, à instaurer des méthodes de financement nationales pour les priorités
ministérielles, à réexaminer l’établissement de bonnes relations et à procéder à une refonte du système
de responsabilisation.
À la suite de l’adoption de cette stratégie, le Ministère a créé un fonds central pour répondre aux
besoins des employés en matière d’adaptation. On y a initialement versé 100 000 $, et on en versera
davantage au besoin.
On a élaboré une politique ministérielle sur les mesures d’adaptation, des procédures relatives aux
demandes de mesures d’adaptation, des lignes directrices sur les mesures d’adaptation durant un
processus de dotation et des lignes directrices concernant les employés qui se blessent ou qui sont
malades en milieu de travail. On a aussi produit un feuillet décrivant le fonds central.
Environnement Canada dispose également d’un programme de technologies informatiques adaptées
très utile et performant. Le programme a le mandat d’appuyer l’intégration en milieu de travail des
employés d’Environnement Canada qui ont une déficience, des limitations fonctionnelles, des blessures
ou des besoins ergonomiques spécifiques, grâce aux technologies informatiques adaptées. Dans le
cadre du programme, on offre directement des services aux clients dans les bureaux d’Environnement
Canada et dans d’autres ministères fédéraux.
Depuis 1991, le programme de technologies informatiques adaptées est un chef de file dans le
domaine de l’accessibilité et des technologies informatiques adaptées. D’ailleurs, on reconnaît à
l’échelle internationale sa prestation de services uniques à l’intention des personnes handicapées. Les
62
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
employés fournissent un large éventail de services, y compris l’évaluation des besoins des clients, la
formation des clients, le soutien aux clients, l’évaluation de l’accessibilité d’applications et de sites Web
et la formation spécialisée à l’intention du personnel technique pour l’aider à soutenir les personnes
handicapées et à concevoir des applications et des sites Web accessibles à tous.
L’objectif du programme est d’offrir un accès aux ressources informatiques en compensant les
déficiences visuelles, sensorielles ou motrices. Chaque année, le programme de technologies
informatiques adaptées répond à des milliers de demandes de renseignements, tient plus
de 250 séances d’information, fournit des formations multidimensionnelles à plus de 300 développeurs
et techniciens, et gère plus de 75 projets à l’intention de clients actifs. Enfin, le programme offre des
services de consultation et d’essai dans le domaine de l’accessibilité.
(iii) Ressources naturelles Canada
Depuis sa création, Ressources naturelles Canada (RNCan) travaille auprès des Canadiens afin
d’exercer un leadership responsable et une gérance efficace de nos ressources naturelles. Le Ministère
mobilise actuellement tous ses employés dans le cadre du programme « Étoile polaire », dont l’objectif
est de s’assurer que RNCan continue à être un leader, un champion et un centre de connaissances
dans le domaine des ressources naturelles au Canada. L’engagement à l’égard du programme
Étoile polaire est en harmonie avec les initiatives de modernisation de la fonction publique et de
renouvellement des ressources humaines.
Au cœur des activités de renouvellement de RNCan se trouve l’engagement de tous les employés.
La participation des employés à tous les niveaux renforce les valeurs, l’utilisation des talents et la
diversité des points de vue que les membres des groupes désignés, particulièrement les personnes
handicapées, offrent au Ministère. Cette participation appuie la mise en œuvre du troisième plan
d’action stratégique d’équité en matière d’emploi (2006‑2011) de RNCan qui vise à favoriser un milieu
de travail inclusif, à maintenir en poste les employés membres de groupes désignés, à encourager leur
cheminement professionnel et à se doter d’un effectif représentatif.
Les principales réalisations des plans d’action stratégique d’équité en matière d’emploi à l’égard des
personnes handicapées sont la politique sur la réintégration au milieu de travail et des lignes directrices
sur les arrangements de travail flexibles. En outre, le centre d’accessibilité de la technologie a été créé
afin d’aider les employés ayant besoin de telles technologies.
Au cours de la dernière année, on a complètement réaménagé les installations du centre en faisant
l’acquisition de nouvelles technologies. Le champion ministériel de l’équité en matière d’emploi
et de diversité, le Réseau des personnes handicapées, la Journée internationale des personnes
Vers l’intégration des personnes handicapées
63
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
handicapées (le 3 décembre) et la Journée de sensibilisation à l’accessibilité permettent de mieux faire
connaître aux employés du Ministère les questions liées à l’invalidité, aux mesures d’adaptation, à la
santé et à la sécurité.
On a mis en place et perfectionné des procédures relatives à la plupart des demandes d’adaptation des
employés. Ces mesures incluent le télétravail, les évaluations de la condition physique pour travailler,
les considérations ergonomiques, les mesures d’adaptation pour les tests durant les processus de
dotation et les mesures d’adaptation durant la formation linguistique.
RNCan a mis en place une procédure permettant d’assurer un suivi systématique des renseignements
relatifs aux mesures prises par le Ministère à l’égard des demandes d’adaptation. On utilise ces
renseignements pour cerner les améliorations qu’on pourrait apporter en vue de créer un milieu de
travail accueillant pour les personnes handicapées.
RNCan collabore aussi actuellement avec les organismes centraux à l’élaboration d’une approche
stratégique horizontale en vue de fournir des services d’interprétation en langage gestuel aux
Canadiens qui sont sourds ou qui ont des troubles auditifs lorsqu’ils ont accès aux services et aux
programmes du gouvernement ou qu’ils consultent ses représentants.
(iv) Service Canada
Le Centre de technologies informatiques adaptées (CTIA) fournit des renseignements, des outils et du
matériel aux employés handicapés de Service Canada et de RHDSC pour les aider à créer des postes
et des espaces de travail plus accessibles et plus efficaces. Le CTIA donne aussi des directives et des
conseils sur diverses technologies d’adaptation qui peuvent servir à créer des documents, des pages
Web et des programmes en vue de garantir une accessibilité accrue aux personnes handicapées. Les
solutions ciblent les besoins des employés individuels.
Service Canada cherche à être un chef de file mondial de la prestation de services gouvernementaux
accessibles. Pour atteindre cet objectif, le Conseil de gestion a approuvé l’élargissement du mandat du
CTIA : il devra désormais fournir des services accessibles aux personnes handicapées par l’entremise
de Service Canada. D’ailleurs, le CTIA passe de la Direction générale de l’innovation, de l’information et
de la technologie à la Direction des services aux personnes handicapées.
(v) Secrétariat du Conseil du Trésor
Le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) est déterminé à respecter ses obligations liées à la prise de
mesures visant à promouvoir un milieu de travail accueillant, diversifié et inclusif fondé sur le respect et
l’équité. Parmi les initiatives entreprises, mentionnons les suivantes :
64
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Mesures d’adaptation pour l’emploi et le travail
– Afin de faciliter l’emploi et le travail, on fait respecter les lignes directrices sur les mesures
d’adaptation et d’autres documents du gouvernement à l’intention des employés et des gestionnaires.
On affiche en permanence ces lignes directrices et ces documents sur le site intranet du SCT. Les
employés peuvent avoir recours à ces mesures en communiquant directement avec leur gestionnaire.
Les gestionnaires doivent réserver des fonds dans leur budget à cet effet.
Activités en ressources humaines
– Les personnes qui participent aux activités touchant les ressources humaines (comme les concours,
la formation et les cérémonies) se voient offrir l’occasion d’indiquer le type de mesures d’adaptation
dont elles ont besoin pour participer de manière équitable et sans obstacle.
Guide des employés sur les situations d’urgence
– Le SCT a lancé une initiative visant à préparer les employés aux situations d’urgence, dont un guide des
employés qui `a été distribué à chaque poste de travail. Le guide contient des renseignements pratiques
et de l’information sur les ressources. On y couvre beaucoup de situations d’urgence potentielles, et on y
décrit les procédures d’évacuation à l’intention des personnes ayant besoin d’aide spéciale.
Protocole de retour au travail après un accident ou une maladie
– On a élaboré l’ébauche d’un protocole sur le retour au travail après un accident ou une maladie.
Le protocole permettra aux employés qui ont été victimes d’un accident ou atteints d’une maladie de
retourner au travail graduellement.
e. Anciens combattants
Programme d’aide au placement d’Anciens Combattants Canada
Ce programme offre une aide pratique à la recherche d’un emploi civil. Il est offert à tous les membres
libérés des Forces régulières.
Services de réadaptation professionnels d’Anciens Combattants Canada
Ces services favorisent l’autonomie et sont conçus de façon à permettre aux anciens combattants qui
ont récemment quitté les Forces canadiennes d’avoir accès à une formation appropriée et, si possible,
d’utiliser l’instruction et les compétences acquises dans leur carrière militaire afin de les appliquer dans
le cadre d’un emploi civil semblable. Si cela se révèle impossible, les anciens combattants peuvent
avoir droit à une formation relative à un autre type d’emploi.
Vers l’intégration des personnes handicapées
65
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Chapitre 5 : Santé et bien-être
Les personnes invalides sont moins susceptibles que les autres de se prétendre en bonne santé41 et
ont une espérance de vie plus courte42. Même si seulement 12 p. 100 des Canadiens ont déclaré avoir
été atteints d'une incapacité, à un moment donné, la plupart d’entre eux en feront l’expérience au cours
de leur vie. Pour certains, il s’agit d’un mal épisodique. Bien souvent, cela arrive avec l’âge : plus de la
moitié des gens âgés de 75 ans et plus ont une incapacité.
60
50
Taux d’invalidité selon l’âge et le sexe, 2001
52
54
Hommes
40
30
30
Source : EPLA 2001
20
10
0
Femmes
32
16
4 3
4 4
0-14
15-24
18
7 8
25-44
45-64
65-74
75+
Groupes d’âge
Il existe deux points de vue généraux sur l’invalidité. Le point de vue médical considère l’invalidité
comme une affection individuelle qu’on doit « guérir ». Par contre, le point de vue social considère que
ce sont les obstacles créés par la société qui posent problème, et que c’est eux qu’on doit éliminer. Or,
c’est justement lorsqu’il est question de la santé et du bien-être des personnes handicapées que ces
deux points de vue s’affrontent. Pour les personnes handicapées comme pour les autres, la santé peut
être conçue de deux manières : dans le sens médical étroit et dans le sens plus général de
bien-être : « sensation agréable procurée par la satisfaction des besoins physiques » (Le Petit Robert).
41 Shelley Hourston, « Health Learning and People with Disabilities », Abilities magazine, juillet 2007, p. 45.
42 Mary Ann McColl, Jerome Bickenbach, William Boyce, Janice Miller, Louise Ogilvie, Sam Shortt et Daryl Sturtevant, « Access to Primary Health Care
New Information for People with Disabilities », Queen’s University Centre for Health Services and Policy Research, 2003. Sur Internet : http://chspr.
queensu.ca/downloads/Reports/Consumer_Fact_Sheet.pdf.
66
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
De nombreuses études ont démontré que, peu importe l’acception retenue, l’expérience des personnes
handicapées est beaucoup plus négative que celle des personnes non handicapées.
Qui plus est, du point de vue plus général du « bien-être » (qui inclut le bien-être social), les personnes
handicapées sont, de manière générale, moins avantagées. Le bien-être, pris dans cette acception, est
lié au concept de capital social. Essentiellement, le capital social, englobe les relations qui permettent à
l’individu de réussir dans la société grâce aux diverses ressources et formes d’aides que procurent ces
relations. Les gens qui comptent sur un plus grand capital social ont tendance à être plus heureux et
plus en santé et à vivre plus longtemps.
On qualifie d’« inclusive » une collectivité qui offre des débouchés à tout le monde. Les personnes
handicapées, tout comme la société canadienne dans son ensemble, forment un groupe diversifié,
et on ne pourra atteindre l’inclusion totale qu’en reconnaissant ces différences. Par conséquent, il
est important de reconnaître, par exemple, que l’expérience des femmes43 ou des Autochtones44
handicapés peut être très différente de l’expérience des autres personnes handicapées. Dans le présent
chapitre, nous mettrons l’accent non seulement sur les programmes sanitaires généraux, mais aussi
sur les programmes qui font la promotion du bien-être, y compris les programmes et les initiatives qui
appuient les personnes handicapées en tenant compte de leurs appartenance à des groupes multiples.
Nous décrirons les programmes sanitaires généraux et les programmes visant des groupes particuliers
(comme les anciens combattants ou les aînés), et nous fournirons aussi des renseignements sur les
conditions et les enjeux sanitaires généraux.
Même si seulement 12 p. 100 des Canadiens ont déclaré avoir été frappés d’incapacité, à un moment
donné, la plupart d’entre eux en feront l’expérience au cours de leur vie.
1. Programmes liés directement à la santé
Le gouvernement du Canada crée, par le truchement de Santé Canada et de l’Agence de la santé
publique du Canada (ASPC), plusieurs programmes fondés sur une compréhension des relations
complexes entre la santé et l’invalidité. Ces programmes visent à éliminer les obstacles au bien-être.
Santé Canada est le ministère fédéral responsable d’aider les Canadiens à conserver et à améliorer
leur santé, tout en respectant les choix et la situation de chacun. Le Ministère y travaille en exerçant
un leadership national en matière d’élaboration de politiques de santé et de mise en application des
règlements sanitaires. Santé Canada est aussi responsable d’administrer la Loi canadienne sur la
43 Helen Wagle, Women with Disabilities: The revolving door of training, 1993.
44 Douglas Durst et Mary Bluechardt, Urban Aboriginal Persons with Disabilities: Triple Jeopardy!, 2001.
Vers l’intégration des personnes handicapées
67
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
santé. L’ASPC, quant à elle, met l’accent sur la prévention des maladies chroniques et des blessures
et l’intervention en cas d’urgence sanitaire publique et de flambée de maladie infectieuse. Elle travaille
en étroite collaboration avec les provinces et les territoires afin de favoriser la santé des Canadiens et
d’aider à réduire les pressions sur le système de santé. Santé Canada et l’ASPC travaillent de concert
afin d’adapter les programmes aux besoins de tous les Canadiens.
Prévention des blessures, santé en milieu de travail et sécurité publique
a. Santé au travail et sécurité du public
Le Programme de santé au travail et de sécurité du public a pour mandat d’aider les employeurs
canadiens du secteur privé et du secteur public à faire en sorte que leurs employés restent en santé ou
améliorent leur état de santé. Le Programme assure un rôle de leadership, à l’échelle nationale, dans
l’élaboration de politiques relatives à la santé et de pratiques exemplaires en milieu de travail, et dans
l’amélioration des habitudes de vie de tous les travailleurs canadiens.
b. Prévention des blessures
Les blessures constituent un important problème de santé publique. Santé Canada gère la sécurité des
produits en veillant à l’application de la Loi sur les produits dangereux. Le Ministère gère également
divers programmes et initiatives portant sur la promotion de la sécurité, l’éducation du public, la
surveillance et la prévention des blessures. En collaboration officielle avec d’autres ministères fédéraux
et d’autres administrations, l’ASPC propose une gamme de programmes et d’initiatives afin de réduire
le nombre de blessures subies au Canada45. Ces initiatives ont une large portée, allant de la prévention
primaire à l’amélioration de la santé en passant par les possibilités qui s’offrent aux Canadiens ayant
une déficience ou une incapacité.
Par le biais du Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des
traumatismes, l’ASPC recueille et analyse des données sur les blessures traitées dans les services
d’urgence de 15 hôpitaux pédiatriques et généraux répartis à la grandeur du pays. Les intervenants
en matière de prévention des blessures se servent des renseignements obtenus sur la nature des
blessures et sur les circonstances dans lesquelles elles ont été subies pour élaborer des programmes
et des politiques.
45 Cela inclut les programmes liés à la sécurité routière, à la sécurité nautique, à la sécurité incendie, à la santé mentale ainsi qu’à la prévention du
suicide et de la violence.
68
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
2. Anciens combattants
La mission du ministère des Anciens Combattants (ACC) est de fournir des services et des prestations
exemplaires axés sur le client qui répondent aux besoins des anciens combattants, d’autres clients et
de leur famille, en reconnaissance des services qu’ils ont rendus au Canada46.
Pension d’invalidité et indemnité d’invalidité
ACC administre la Loi sur les pensions, qui prévoit le versement d’une pension d’invalidité visant à
indemniser les anciens combattants et les personnes à leur charge si l’ancien combattant est atteint
d’une invalidité permanente ou décède en raison de son service militaire47.
Depuis avril 2006, ACC met également en œuvre la Loi sur les mesures de réinsertion et
d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, qui offre une indemnité d’invalidité
forfaitaire aux membres et aux anciens combattants des Forces canadiennes, et dans certains cas,
aux époux ou conjoints de fait survivants et aux enfants à charge survivants, pour les répercussions
non financières d’une invalidité imputable au service. Ces répercussions peuvent comprendre la
douleur et la souffrance, la perte fonctionnelle et la baisse de la joie de vivre imputable à une incapacité
permanente, ainsi que l’incidence qui en découle sur l’aptitude du membre ou de l’ancien combattant à
contribuer au ménage ordinaire. L’indemnité consistera en un paiement forfaitaire non imposable établi
d’après la gravité de l’invalidité.
Anciens Combattants Canada vient en aide à plus de 3 000 anciens combattants qui résident
dans 172 établissements disposant de lits retenus par contrat dans l’ensemble du pays,
et à 7 500 autres anciens combattants vivant dans plus de 1 500 établissements de soins
communautaires.
46 Les anciens combattants englobent les anciens combattants traditionnels du Canada ayant servi en temps de guerre – les hommes et les femmes
ayant servi durant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée –, ainsi que les anciens membres des Forces
canadiennes en reconnaissance des services rendus pour le Canada dans le cadre d’opérations contemporaines, comme des missions internationales
de maintien de la paix. Les clients comprennent également les membres actifs des Forces canadiennes, les anciens membres et les membres actuels
de la GRC, leurs survivants et les personnes à leur charge, ainsi que certains anciens combattants alliés et des civils admissibles. Le Ministère sert
aussi les citoyens d’une façon plus générale à travers des activités de commémoration, à la fois au Canada et à l’étranger. Pour en savoir plus sur
ACC, son mandat et ses services, consultez le site Internet suivant : http://www.vac-acc.gc.ca/generalp. 1005Ff/.
47 Les personnes qui reçoivent des prestations d’invalidité peuvent aussi avoir droit à une allocation spéciale, comme une allocation pour soins, une
allocation d’incapacité exceptionnelle ou une allocation vestimentaire.
Vers l’intégration des personnes handicapées
69
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Programme des prestations de traitement
Le Programme des prestations de traitement veille à ce que les clients admissibles reçoivent les
prestations de traitement raisonnables et opportunes que le Ministère estime être une réponse
appropriée à leurs besoins en matière de santé. Bon nombre de ces prestations sont disponibles par
le biais des « Programmes de libre choix », grâce auxquels les clients ayant des besoins spéciaux
en matière de santé peuvent obtenir des prestations de la part d’un professionnel de la santé ou d’un
fournisseur de soins de santé de leur choix48.
Programme pour l’autonomie des anciens combattants
Le but du Programme pour l’autonomie des anciens combattants (PAAC) est d’aider les clients à
demeurer en santé et autonomes à domicile et dans leur collectivité49. Les services offerts comprennent
les soins à domicile (comme l’entretien du terrain et l’entretien ménager), les services de soins
personnels ainsi que les services de soins de santé et de soutien. Le PAAC est accessible aux
bénéficiaires d’une indemnité ou de prestations d’invalidité d’ACC dont les besoins sont liés à l’affection
pour laquelle ils reçoivent l’indemnité ou les prestations d’invalidité50, ainsi qu’aux vétérans ayant servi
en temps de guerre et aux civils à l’étranger admissibles en raison d’un faible revenu.
Soins de longue durée
Anciens Combattants Canada vient en aide à plus de 3 000 anciens combattants qui résident dans
172 établissements disposant de lits retenus par contrat dans l’ensemble du pays, et à 7 500 autres
anciens combattants vivant dans plus de 1 500 établissements de soins communautaires51.
48 Les anciens combattants touchant une pension d’invalidité sont les principaux clients du Programme des prestations de traitement. Les autres clients
doivent d’abord recourir aux programmes de soins de santé provinciaux. Les clients englobent :
• les pensionnés du temps de guerre ayant une invalidité importante (pensionnés au taux de 78 p. 100 ou plus) ou une invalidité moyenne
(pensionnés à un taux qui se situe entre 48 et 77 p. 100);
• les anciens prisonniers de guerre qui sont totalement invalides et qui sont admissibles au Programme pour l’autonomie des anciens
combattants.
Les prestations de traitement englobent tout examen médical, chirurgical ou dentaire ou tout traitement fourni par un professionnel de la santé; la
fourniture de tout instrument chirurgical ou de toute prothèse, ou de toute aide approuvée par le ministre, l’entretien de la prothèse ou de l’aide et toute
adaptation du domicile qui en permet ou en facilite l’utilisation; les soins préventifs approuvés par le ministre; tout médicament prescrit par un médecin,
un dentiste ou toute autre personne habilitée à prescrire des médicaments en vertu des lois en vigueur dans la province, le territoire ou le pays où le
médicament est fourni.
49 Pour en savoir plus sur le PAAC, consultez l’adresse Internet suivante : www.vac-acc.gc.ca/clients_f/sub.cfm?source=services/vip.
50 Les pensionnés atteints d’une invalidité moyenne ou grave, ainsi que ceux touchés par des affections multiples qui, associées à l’affection ouvrant
droit à pension dont ils sont atteints, les mettent en danger en raison de leur fragilité, peuvent recevoir des services dans le cadre du PAAC pour tout
besoin en matière de santé. Les prisonniers de guerre non pensionnés atteints d’invalidités importantes et d’autres pensionnés admissibles (qui n’ont
peut‑être pas d’invalidité) peuvent accéder aussi à cet avantage.
51 Les anciens combattants admissibles ayant servi en temps de guerre et certains civils peuvent avoir droit à des soins de longue durée à l’Hôpital
Sainte‑Anne, qui est administré par ACC, dans des établissements où ACC a retenu des lits par contrat, et dans des établissements communautaires
de leur choix. Les pensionnés des Forces canadiennes peuvent avoir droit à une aide pour des soins en établissement dans un établissement
communautaire si le besoin en soins est lié à une affection ouvrant droit à pension imputable au service. Pour en savoir plus sur les soins de longue
durée, consultez le site Internet à l’adresse suivante : www.vac-acc.gc.ca/clients_f/sub.cfm?source=salute/summer2002/long_term_care.
70
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Programme de réadaptation
Le programme de réadaptation d’ACC vise à aider les anciens combattants qui ont récemment
quitté les Forces canadiennes à obtenir des soins médicaux ou, s’ils sont invalides, à réintégrer la
vie civile. Ce programme soutient l’autonomie et le bien-être et aide les anciens combattants à être
le plus actifs possible à la maison, au travail et dans leur collectivité. Des spécialistes de la santé
les aideront à stabiliser et à améliorer leur état de santé, à faire face à leurs problèmes de santé
et à être fonctionnels sur le plan physique et psychologique. Des services psychosociaux aideront
les anciens combattants à retrouver leur autonomie et à s’adapter à leur situation. Ils auront aussi
accès à des services professionnels.
Avantages financiers pour les anciens combattants
Les avantages financiers sont des indemnisations de diverses formes offertes aux anciens combattants
qui subissent une perte à cause d’une invalidité ou d’une blessure subie dans le cadre de leurs
fonctions ou mettant fin à leur carrière. Parmi les avantages, mentionnons une aide temporaire pour
les anciens combattants qui perdent leurs revenus pendant leur réadaptation, ainsi qu’une aide à
long terme pour les anciens combattants qui ne peuvent plus travailler parce qu’ils sont atteints d’une
invalidité permanente52.
Services de santé mentale
Anciens Combattants Canada consacre ses efforts à répondre aux besoins de clients ayant un
problème de santé mentale imputable au service militaire. S’appuyant sur l’expérience solide acquise
dans le domaine des services et des prestations qui aident les anciens combattants traditionnels
ayant servi en temps de guerre à vivre dignement et de façon autonome, la nouvelle Charte des
anciens combattants utilise les principes de la gestion saine des limitations fonctionnelles. Elle fournit
ainsi aux anciens combattants des Forces canadiennes et à leurs familles un accès aux services et
programmes conçus à leur mesure, en augmentant leurs chances de réussir leur transition de la vie
militaire à la vie civile. L’adoption de la Charte a joué un grand rôle dans la réalisation de cet objectif.
Elle a permis de moderniser les programmes et les services ministériels offerts aux clients des Forces
canadiennes grâce à la création d’un programme de réadaptation qui tient compte des liens entre la
réadaptation physique, psychosociale et professionnelle. La Charte garantit aussi un revenu familial et
un soutien continu.
Plus particulièrement, la Stratégie ministérielle en matière de santé mentale vise à offrir un continuum de
politiques et de services de santé mentale afin d’aider les anciens combattants, les membres admissibles
des Forces canadiennes et de la GRC, ainsi que les membres de leur famille à recevoir l’aide dont
ils ont besoin, compte tenu de leur état de santé mentale. Afin de soutenir ce continuum de modes
52 Selon la nouvelle Charte des anciens combattants, les anciens combattants atteints d’une invalidité liée au service ou entraînant la fin de leur carrière
peuvent avoir droit à la compensation pour perte de revenus, à l’allocation pour déficience permanente, à la prestation de retraite supplémentaire ou à
l’allocation de soutien du revenu des Forces canadiennes.
Vers l’intégration des personnes handicapées
71
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
de soutien et de services de santé mentale, ACC a mis sur pied un réseau national de cliniques de
traitement des traumatismes liés au stress opérationnel, au sein desquelles une équipe interdisciplinaire
de professionnels de la santé mentale offre des services d’évaluation, de traitement et d’intervention. Le
gouvernement du Canada a reconnu l’importance de ces services et a annoncé, dans le budget de 2007,
que 9 millions de dollars par année seraient octroyés à la création de cinq nouvelles cliniques partout
au pays. ACC s’occupe aussi, en étroite collaboration avec le ministère de la Défense nationale, de
l’élaboration et de la gestion du programme de soutien social aux victimes de stress opérationnel. Il s’agit
d’un réseau de soutien par les pairs dont la mission consiste à établir, à renforcer et à améliorer des
programmes de soutien social offerts aux membres des Forces canadiennes, aux anciens combattants
et à leur famille touchée par le stress opérationnel. Le budget de 2007 prévoyait aussi un million de
dollars par année pour l’amélioration des services aux familles des membres des Forces canadiennes
et des anciens combattants touchés par le stress opérationnel. En outre, ACC élargit son réseau de
fournisseurs de services à l’échelle locale et a nommé des gestionnaires de soins cliniques qui peuvent
s’occuper de la gestion des cas de clients ayant de graves problèmes de santé mentale.
Programme d’assurance‑santé collective
Le Programme des soins de santé de la nouvelle Charte des anciens combattants garantit l’accès à la
protection en matière de santé aux anciens combattants des Forces canadiennes et à leurs familles,
de façon que les besoins en soins de santé ne les empêchent pas de réussir leur transition à la vie
civile. Pour ce faire, il offre aux anciens combattants admissibles la possibilité d’acheter volontairement
une protection en matière de santé à vie, après leur libération, pour eux‑mêmes et pour leurs familles
par le biais du Régime de soins de santé de la fonction publique (RSSFP). Les changements apportés
en 2006 ont élargi l’admissibilité à ce programme afin d’inclure les anciens membres des Forces
canadiennes qui ont droit aux avantages prévus dans le cadre du Régime d’assurance-revenu militaire
– Programme d’invalidité prolongée, mais qui ne sont pas, par ailleurs, admissibles au RSSFP, ainsi que
les anciens combattants des Forces canadiennes ayant, selon ACC, besoin de réadaptation liée aux
services et qui ne sont pas, par ailleurs, admissibles au RSSFP après la libération53.
53 Le Programme des soins de santé vise à combler les vides dans la protection de santé après la libération. Il garantit que les anciens combattants des
Forces canadiennes admissibles libérés pour des raisons médicales, les anciens combattants ayant un besoin de réadaptation et certains survivants
ont accès à une assurance-santé de groupe familiale par le biais du RSSFP. Depuis le 1er avril 2006, l’admissibilité au RSSFP a été étendue :
• aux anciens membres des Forces canadiennes qui ont droit aux avantages prévus dans le cadre du Régime d’assurance-revenu militaire – Programme d’invalidité prolongée, mais qui ne sont pas, par ailleurs, admissibles au RSSFP;
• aux anciens combattants des Forces canadiennes ayant un besoin de réadaptation lié au service, repéré par ACC, qui ne sont pas, par ailleurs,
admissibles au RSSFP après la libération;
• aux survivants d’anciens combattants et de membres des Forces canadiennes dont le décès est lié au service militaire lorsque que les
survivants ne sont pas, par ailleurs, admissibles au RSSFP.
Pour en savoir plus sur le Programme des soins de santé et le RSSFP, consultez le site Internet à l’adresse suivante : www.vac-acc.gc.ca/clients_f/
sub.cfm?source=forces/nvc/programs/ghi&CFID=5467333&CFTOKEN=69962369.
72
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
L’adoption de la nouvelle Charte des anciens combattants a joué un grand rôle dans la modernisation
des programmes et des services d’ACC et peut aider les anciens combattants à augmenter leurs
chances de réussir leur transition de la vie militaire à la vie civile.
Mécanismes de recours
Le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) est un tribunal quasi judiciaire qui fonctionne
indépendamment d’ACC et qui offre des voies de recours aux demandeurs insatisfaits des décisions
sur l’allocation d’invalidité liée au service. Le Tribunal veille à ce que chaque personne soit traitée en
toute équité, avec efficacité et conformément à la loi. La principale priorité du Tribunal est d’accomplir
son mandat, qui consiste à rendre des décisions éclairées sur les pensions d’invalidité, les indemnités
d’invalidité et les allocations d’ancien combattant, tout en travaillant à la mise en œuvre de priorités
relevées dans son plan stratégique. Le tableau ci-dessous résume le nombre de décisions rendues par
le Tribunal au cours des cinq dernières années.
Tableau : Tribunal des anciens combattants (révision et appel), résumé des décisions
rendues de 2002 à 2006
Décisions rendues
2002-2003
2003-2004
2004-2005
Révisions
5 213
5 015
4 911
4 870
5 743
Appels
1 363
1 755
1 756
1 532
1 271
120
258
194
222
107
56
26
23
21
11
6 752
7 054
6 884
6 645
7 132
Réexamens
Allocation d’ancien combattant
Total
2005-2006 2006-2007
En plus du Tribunal des anciens combattants (révision et appel), ACC compte sur de nombreux
mécanismes de recours internes. Il vient de créer la Déclaration des droits des anciens combattants et
le poste d’ombudsman des anciens combattants.
Services juridiques
Le Bureau de services juridiques des pensions d’ACC offre gratuitement des conseils, de l’aide
juridique et des services de représentation aux personnes insatisfaites de la décision rendue par ACC
à l’égard de leur demande de prestations d’invalidité ou de toute évaluation relative à leur affection
ouvrant droit à pension54.
54 Pour en savoir plus sur le Bureau de services juridiques des pensions, consultez l’adresse Internet suivante : www.vac-acc.gc.ca/clients_f/sub.
cfm?source=department/organization/bpa1.
Vers l’intégration des personnes handicapées
73
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Déclaration des droits des anciens combattants et ombudsman des anciens combattants
Le 3 avril 2007, le gouvernement annonçait la création du poste d’ombudsman des anciens combattants
et de la Déclaration des droits des anciens combattants. Cette dernière est une déclaration exhaustive
des droits fondamentaux de tous les anciens combattants ayant servi en temps de guerre, les anciens
combattants et les militaires des Forces canadiennes (force régulière et réserve), des membres actifs et
retraités de la GRC, des époux et des conjoints de fait, des survivants et les principaux aidants naturels,
des autres personnes à charge et des membres de la famille ainsi que d’autres clients admissibles.
L’ombudsman des anciens combattants est un agent impartial et indépendant chargé d’évaluer
les plaintes des personnes et les problèmes systémiques mentionnés par les anciens combattants
concernant les prestations et les services offerts par ACC. Il ne peut toutefois pas évaluer les décisions
qui peuvent faire l’objet d’un appel devant le Tribunal des anciens combattants (révision et appel).
L’ombudsman fera respecter la Déclaration des droits des anciens combattants et aura le pouvoir
discrétionnaire de répondre aux problèmes systémiques découlant de ses fonctions. On prévoit, dans le
budget de 2007, un montant de 13,7 millions de dollars pour améliorer les services offerts aux anciens
combattants et pour réagir aux problèmes soulevés par le nouvel ombudsman.
3. Aînés et soins à domicile et soins prolongés
a. Aînés
La Division du vieillissement et des aînés de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC)
est responsable des enjeux relatifs à la santé des personnes âgées ou vieillissantes, y compris
des aînés handicapés)55. La Division sert de centre de renseignements et de centre d’expertise
dans le domaine. Dans cette optique, elle consacre beaucoup de son temps à la prévention des
blessures et de l’invalidité. En outre, Santé Canada et l’ASPC appuient beaucoup d’organes
intergouvernementaux et intragouvernementaux dont les activités influent de différentes manières
sur les aînés handicapés, et y participent.
En 2006, l’ASPC a organisé l’Atelier national des intervenants sur la maladie d’Alzheimer et les
démences apparentées. Elle travaille actuellement avec des partenaires fédéraux et des partenaires
non gouvernementaux, comme les Instituts de recherche en santé du Canada et la Société Alzheimer
du Canada, afin de donner suite aux recommandations découlant de l’atelier.
55 Pour en savoir plus sur le vieillissement et sur la santé des aînés, consultez le site Internet suivant : http://www.phac-aspc.gc.ca/seniors-aines/index_
pages/whatsnew_f.htm.
74
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Le tableau suivant fournit des renseignements sur des projets ayant obtenu du financement
grâce au Fonds pour la santé de la population en 2006-2007.
Demandeur : VON Canada
Titre du projet : Senior Health: VON Canada’s Functional Fitness Continuum – A Population Health
Approach
Résumé : Élaborer, mettre en place et évaluer un modèle holistique innovateur d’interventions liées
aux activités physiques destiné aux aînés isolés, confinés à la maison et non participants. Ce projet
s’appuiera sur un autre projet de VON Canada, Seniors Maintaining Active Roles Together (SMART),
aussi financé par le Fonds pour la santé de la population.
Exercice 2006‑2007 : 92 385 $
Demandeur : Association canadienne des ergothérapeutes
Titre du projet : Soutien à la suite d’une chute : Promouvoir l’autonomie chez les aînés
Résumé : Élaborer un modèle et des stratégies connexes à l’intention des aînés victimes de chute
afin de leur permettre de poursuivre ou de reprendre leurs activités personnelles et communautaires.
Les aînés victimes de chute risquent de tomber à nouveau et de moins s’engager dans les activités
quotidiennes. Dans le cadre de ce projet, on abordera la peur de tomber et les facteurs de risque
(qu’ils soient personnels, liés à l’environnement ou aux activités) de chute subséquente.
Exercice 2006‑2007 : 151 710 $
Demandeur : Neil Squire Foundation
Titre du projet : A Community Based Approach to Reducing the Barriers to the Acceptance of New
Assistive Technologies by Older Adults
Résumé : Élaborer et mettre à l’essai un programme d’information et de soutien communautaire qui
présentera aux aînés de nouvelles technologies et leur apprendra à les utiliser efficacement.
Exercice 2006‑2007 : 82 169 $
Demandeur : Institut de technologie de la Colombie-Britannique (Technology Centre)
Titre du projet : Overcoming Assistive Device Stigma: A Campaign to Improve the Daily Lives of
Non-Metropolitan Canadian Seniors
Résumé : Élaborer, exécuter et évaluer un programme qui mettra l’accent sur l’exécution en personne
d’un programme communautaire de lutte contre les préjugés associés aux appareils fonctionnels.
Cela inclura l’élaboration de contenu et la présentation de documentation par des aînés pour des
aînés. Le projet sera pertinent tant du point de vue personnel que communautaire et favorisera le
dialogue sur les obstacles à l’utilisation d’appareils fonctionnels.
Exercice 2006‑2007 : 101 426 $
Vers l’intégration des personnes handicapées
75
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Demandeur : Institut national canadien pour les aveugles
Titre du projet : Perte de la vue liée à l’âge : Les faits
Résumé : Permettre aux aînés de mieux gérer leur santé visuelle en créant des outils d’information
à l’intention du public au sujet de la perte de la vue liée à l’âge et de la réadaptation en déficience
visuelle.
Exercice 2006‑2007 : 147 045 $
Demandeur : Organisation mondiale de la santé
Titre du projet : Favoriser un vieillissement actif et sain
Résumé : Un des résultats majeurs du projet (qui s’inscrit dans l’une des trois principales
composantes de ce dernier) sera l’élaboration d’une trousse d’outils à l’intention des personnes
âgées et visant les collectivités urbaines dans plusieurs pays, y compris la production et la diffusion
d’un index mondial des « villes-amies » des aînés qui orientera des activités intersectorielles visant
à améliorer l’aménagement adapté aux besoins des aînés dans les collectivités urbaines à l’échelle
internationale.
Exercice 2006‑2007 : 258 386 $
TOTAL DES CONTRIBUTIONS DE LA DIVISION DU VIEILLISSEMENT ET DES AÎNÉS DANS LE
DOMAINE DE L’INVALIDITÉ POUR 2006‑2007 : 833 481 $
Il convient de signaler que le présent résumé fait état de contributions du Fonds pour la santé de la
population, sous la direction de la Division du vieillissement et des aînés. Cela ne constitue pas le
montant total du Fonds et des subventions liées au domaine de la santé.
b. Soins à domicile et soins continus
Santé Canada et l’ASPC ont tous deux entrepris des programmes liés aux soins à domicile et aux
soins continus. L’Unité des soins à domicile et des soins continus de Santé Canada est chargée de
donner des conseils d’orientation stratégique en matière de prestations et de soins de longue durée
aux Canadiens, tant à domicile que dans la collectivité ou dans des établissements. En plus de financer
des rapports, l’Unité collabore avec des partenaires, dont les provinces et les territoires, dans le but
de réaliser l’un des objectifs du gouvernement fédéral, soit donner à tous les Canadiens un accès
comparable aux soins à domicile et aux soins continus.
Une des préoccupations liées aux soins à domicile et aux soins continus est la violence familiale. Le
Centre national d’information sur la violence dans la famille de l’ASPC est responsable de créer et
de diffuser des documents, de distribuer des vidéos, de coordonner les enjeux liés aux personnes
handicapées au sein du Ministère et de présider le groupe de travail de l’ASPC sur l’incapacité56.
56
Pour en savoir plus sur la prévention de la violence familiale et de la violence, consultez le site Internet suivant : www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/
violencefamiliale/famvio_f.html.
76
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Le saviez-vous?
Les résultats initiaux d’une étude sur les personnes recevant des soins continus dans un contexte
hospitalier ont révélé que :
• presque une personne sur cinq a moins de 65 ans;
• près du quart (24 p. 100) des patients montrent des signes de dépression;
• parmi les patients recevant des soins continus qui étaient hospitalisés depuis plus
de 15 semaines, 59 p. 100 participaient peu, voire pas du tout, à la vie en société,
probablement en raison de leurs graves affections ou de leur invalidité.
Des données recueillies auprès d’un échantillon de maisons de soins infirmiers de la
Nouvelle-Écosse donnent à penser que, en 2004‑2005, en moyenne, les résidents de ces foyers :
• avaient huit ans de plus que leurs homologues dans des centres hospitaliers;
• bénéficiaient d’une santé plus stable et étaient moins susceptibles d’être totalement
dépendants des autres pour mener leurs activités quotidiennes (15 p. 100).
Source : ICIS, « Pas seulement pour les Canadiens âgés », Soins de longue durée en établissement au Canada en
2004–2005. Sur Internet : http://secure.cihi.ca/cihiweb/dispPage.jsp?cw_page=media_22mar2006_f. Cette analyse
porte sur des données provenant d’établissements de l’Ontario et de la Nouvelle‑Écosse.
4. Condition féminine
On reconnaît depuis longtemps que l’expérience des personnes handicapées varie selon leur sexe.
Les femmes représentent la majorité des personnes handicapées au Canada. En outre, elles vivent
habituellement plus longtemps que les hommes, ce qui les rend plus susceptibles d’être victimes
d’affections chroniques associées au vieillissement. L’expérience des femmes à l’égard de l’invalidité est
aussi différente, puisque la fréquence, le type et la gravité de l’invalidité varient selon le sexe.
Condition féminine Canada (CFC) est un organisme du gouvernement fédéral qui fait la promotion de
la pleine participation des femmes à la vie économique, sociale et culturelle au Canada. Les priorités
stratégiques actuelles de CFC sont d’améliorer la sécurité économique des femmes et de prévenir la
violence à leur égard. Ces priorités sont particulièrement pertinentes pour les femmes handicapées; leurs
revenus sont parmi les plus bas, et elles sont vulnérables à la violence.
Le Programme de promotion de la femme de CFC continue de financer des initiatives appuyant les
femmes handicapées. En 2006‑2007, le Programme a soutenu des organismes qui :
• documentent l’expérience de femmes handicapées victimes de violence;
• formulent des recommandations touchant les défis liés au logement et les défis socioéconomiques;
• cernent les obstacles auxquels font face les immigrantes handicapées;
Vers l’intégration des personnes handicapées
77
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
• font la promotion du bénévolat chez les jeunes femmes handicapées;
• élaborent des solutions afin de s’assurer que les services sont accessibles aux femmes sourdes
victimes de violence familiale;
• améliorent le système de santé en cernant les lacunes ainsi que les difficultés causées par de
multiples motifs de discrimination;
• donnent de l’information aux femmes aînées au sujet du RPC;
• renforcent le soutien communautaire pour les soins à domicile accessibles.
5. Recherches sur des enjeux touchant la santé
Au-delà des secteurs de recherche soutenus par divers ministères et des recherches entreprises par
Santé Canada et l’ASPC, deux instituts sont responsables des recherches sur la santé au Canada :
l’Institut canadien d’information sur la santé et les Instituts de recherche en santé du Canada.
a. Institut canadien d’information sur la santé
L’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) est un organisme sans but lucratif indépendant qui
produit des données et des analyses essentielles sur le système de santé canadien et la santé des
Canadiens. Ces données et ces rapports permettent d’étayer les politiques sur la santé, d’appuyer la
prestation efficace de services de santé et de sensibiliser les Canadiens aux facteurs qui contribuent à
une bonne santé.
L’ICIS suit les données touchant de nombreux domaines, grâce aux renseignements fournis par les
hôpitaux, les régies régionales de la santé, les professionnels de la santé et les gouvernements. L’ICIS
utilise d’autres sources afin d’étayer ses rapports d’analyse approfondie.
Les données recueillies et les rapports produits par l’ICIS portent sur :
•
•
•
•
les services de santé;
les dépenses dans le domaine de la santé;
les ressources humaines de la santé;
la santé de la population.
L’ICIS se charge également de cerner et de promouvoir les indicateurs nationaux sur la santé (des
mesures comme l’espérance de vie ou les dépenses en santé par habitant), qu’on utilise pour comparer
l’état de santé des habitants, le rendement et les caractéristiques du système de santé. Afin de
s’assurer que ces mesures sont comparables et respectent les mêmes exigences en matière de qualité,
l’ICIS coordonne l’application de normes nationales aux renseignements sur la santé.
78
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Même s’ils mettent l’accent sur la santé plutôt que sur l’invalidité, plusieurs rapports de l’ICIS mettent
en relief des domaines qui chevauchent ceux de la recherche portant sur l’invalidité. Par exemple, dans
son rapport de 2006 intitulé Soins de longue durée en établissement au Canada en 2004‑2005, l’ICIS
s’est penché sur ce type de soins, offrant un aperçu des établissements de soins de longue durée et
de leurs patients57. Dans son rapport de 2007 intitulé Disponibilité des données sur la santé mentale en
milieu hospitalier, 2004-2005, l’ICIS aborde les congés accordés aux personnes atteintes de maladie
mentale en 2004‑200558. Parmi les autres analyses et rapports à paraître en 2007, mentionnons les
renseignements supplémentaires sur le Système d’information sur les soins de longue durée et un
rapport spécial sur le fardeau des maladies, des troubles et des blessures neurologiques au Canada.
b. Instituts de recherche en santé du Canada
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont été créés en 2000 en tant que principal
organisme responsable de la recherche en santé du gouvernement du Canada. Aujourd’hui plus
que jamais, plus de chercheurs dans plus de disciplines et plus d’établissements bénéficient d’un
financement, et les niveaux de financement n’ont jamais été aussi élevés. Depuis leur création, les
IRSC ont fait passer d’environ 5 600 à plus de 11 000 le nombre de chercheurs et de stagiaires
bénéficiant de leur soutien; beaucoup d’entre eux s’attaquent aux enjeux auxquels font face les
Canadiens handicapés.
Le soutien à la recherche sur l’invalidité est principalement offert par le truchement des concours publics
relatifs à l’octroi de subventions et de prix. Grâce à ces programmes, les IRSC financent un large
éventail de projets de recherche sur la santé liés à l’invalidité, notamment :
•
•
•
•
•
•
la dépression – la principale cause d’invalidité (OMS);
les maux dans le bas du dos – une invalidité commune chez les adultes;
l’invalidité du fœtus ou de l’enfant liée à des complications durant la grossesse;
l’arthrite et l’arthrose – qui entraînent des douleurs aux articulations et une piètre qualité de vie;
les blessures cutanées et les fractures qui exigent de longs délais de guérison;
la douleur chronique et les difficultés connexes associées à l’accomplissement des
activités quotidiennes;
• la cécité et la surdité;
• les invalidités physiques, développementales et neurologiques (p. ex. sclérose en plaques,
traumatismes médullaires, autisme, Parkinson, Alzheimer);
• les maladies mentales (p. ex. schizophrénie, troubles de la personnalité).
57 Le rapport Soins de longue durée en établissement au Canada en 2004‑2005 est disponible à l’adresse Internet suivante :
http://secure.cihi.ca/cihiweb/dispPage.jsp?cw_page=PG_390_E&cw_topic=390&cw_rel=AR_103_F.
58 Le rapport Disponibilité des données sur la santé mentale en milieu hospitalier, 2004-2005 est disponible à l’adresse Internet suivante : http://www.cihi.
ca/cihiweb/fr/downloads/hmhdb_disponibilite_des_donnees_sur_la_sante_mentale_en_milieu_2004_2005_f.pdf.
Vers l’intégration des personnes handicapées
79
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Volet sur les enfants et les jeunes de la Classification internationale du fonctionnement, du
handicap et de la santé
En tant que nouvelle classification internationale de l’OMS, la Classification internationale du
fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) décrit comment les personnes vivent avec
leur affection. La CIF est une classification portant sur la santé et les domaines liés à la santé
permettant de décrire les fonctions et les structures corporelles, les activités et la participation.
On classe les domaines selon les points de vue corporel, individuel ou sociétal. Puisque le
fonctionnement et le handicap d’une personne s’inscrivent toujours dans un contexte, la CIF inclut
aussi une liste de facteurs environnementaux.
La CIF est utile pour comprendre et mesurer les résultats en matière de santé. On peut l’utiliser
dans un contexte clinique ou dans le cadre de la prestation de services de santé ou d’enquêtes, au
niveau de l’individu ou de la population.
En octobre 2007, l’OMS a lancé officiellement le volet sur les enfants et la jeunesse de la CIF. Avant
la création de cet outil, il n’y avait aucune classification propre aux enfants et aux jeunes. Cela était
très problématique, puisque le fonctionnement des enfants tient souvent à l’âge et est différent
de celui des adultes. Par conséquent, le volet sur les enfants et les jeunes de la CIF contient
de nouvelles catégories et définitions permettant de décrire le fonctionnement en fonction des
différentes phases de développement et des nombreux facteurs qui influent sur l’environnement
d’un enfant ou d’un jeune. Le volet sur les enfants et les jeunes de la CIF offre un langage commun
pour décrire les besoins fonctionnels des enfants et les obstacles environnementaux auxquels ils
doivent faire face.
La conception de ce volet de la CFI respecte l’organisation et la structure générale de la CIF.
Cependant, la classification a été élargie afin d’inclure les fonctions et les structures corporelles, les
activités, la participation et les facteurs environnementaux associés aux enfants et aux jeunes (de
la naissance jusqu’à 18 ans). On a retenu les codes de la CIF qui s’appliquent à ce groupe d’âge,
et on en a ajouté (p. ex. l’organisation comportementale, l’exploration sensorielle, la communication
préverbale, la coordination motrice, les jeux symboliques et sociaux et les environnements à
la maison, à l’école et dans la collectivité). La nouvelle classification compte 237 nouveaux
codes : 33 sont liés aux fonctions corporelles, 7 à la structure corporelle, 168 aux activités et à
la participation et 29 à l’environnement. Le volet sur les enfants et les jeunes de la CFI permet
de procéder à des examens relatifs aux enfants et aux jeunes, ce qui aurait été impossible ou
extrêmement imprécis avec la CIF.
Pour en savoir plus sur la CIF et son volet sur les enfants et les jeunes, consultez le site Internet
suivant : www.who.int/classifications/icf/en/ (en anglais seulement).
Source : www.cihi.ca/cihiweb/en/downloads/10NACC_Conf_Report_FINAL_e.pdf (en anglais seulement).
80
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Initiatives et programmes stratégiques
L’Initiative sur les blessures des IRSC a réuni des chercheurs et des décideurs représentant quatre
domaines de recherche : prévention des blessures non intentionnelles; prévention des blessures
intentionnelles; soins actifs; et réadaptation à la suite d’une blessure. Les activités de recherche visent
à trouver des solutions pour améliorer la qualité de vie grâce à des stratégies de prévention et à des
approches innovatrices permettant d’aider les personnes handicapées. En 2005‑2006, les IRSC ont
investi 32 millions de dollars dans la recherche sur les blessures.
L’initiative Réduire les disparités sur le plan de la santé et promouvoir l’équité pour les populations
vulnérables a été conçue pour renforcer les capacités de recherche affectées à l’évaluation de
la réduction des disparités en matière de santé et à la promotion de l’équité pour les populations
vulnérables, comme les personnes handicapées. L’initiative permet à des groupes interdisciplinaires
de chercheurs du domaine de la santé et d’autres secteurs d’élaborer des programmes de recherche
visant à décrire, à examiner et à réduire les disparités en matière de santé. Depuis sa création en 2002,
l’initiative a investi plus de 5 millions de dollars.
Grâce à des programmes de subventions comme les subventions « Des connaissances à la pratique »,
qui ciblent l’application des connaissances, on favorise l’inclusion d’utilisateurs des fruits de la
recherche dans les activités de recherche. Par exemple, AutismCONNECTS est une collectivité virtuelle
d’intervenants du domaine de l’autisme soutenue par les IRSC. Les membres du consortium ont créé
un programme d’application des connaissances visant à communiquer les résultats de recherches et à
favoriser la communication entre les intervenants du domaine de l’autisme (p. ex. les personnes autistes
et leur famille, les bénévoles, les organismes, les groupes de défense, les chercheurs et les décideurs).
Les IRSC appuient un projet de recherche ayant pour but d’aider le grand public à mieux comprendre
diverses déficiences physiques et mentales. Cette recherche, menée en collaboration avec des
professionnels de la santé, des représentants gouvernementaux, des défenseurs des droits des patients
et d’autres intervenants, voit à ce que les résultats de recherche se traduisent par des politiques, des
programmes et des produits plus efficaces. Grâce à ces efforts, les IRSC espèrent améliorer la santé et
la qualité de vie des Canadiens handicapés et des membres de leur famille.
c. Fondation Rick Hansen
Le gouvernement du Canada appuie aussi la recherche sur les traumatismes médullaires. En
février 2007, le gouvernement a annoncé son intention d’offrir une contribution de 30 millions de dollars
sur cinq ans au Réseau d’application de la recherche sur les traumatismes médullaires mis sur pied par
la Fondation Rick Hansen59.
59 Pour en savoir plus sur cette annonce, consultez le site Internet suivant : www.pm.gc.ca/fra/media.asp?id=1516.
Vers l’intégration des personnes handicapées
81
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
6. Programmes et initiatives visant certaines affections
Diverses administrations, et même divers ministères au sein d’une même administration, peuvent
adopter des approches très différentes pour ce qui est de définir l’invalidité. Par conséquent, certains
types d’invalidité sont reconnus dans le cadre de certains programmes, alors que d’autres ne le sont
pas. Cela s’applique tout particulièrement aux problèmes de santé qui ne font pas l’unanimité, comme
l’obésité, les infections à VIH asymptomatiques et la sensibilité à des facteurs environnementaux60.
Le saviez-vous?
Pourcentage de personnes qui croient que l’obésité et le VIH/sida sont des invalidités :
• Obésité : 44 p. 100
• VIH/sida : 42 p. 100
Source : « Comment les Canadiennes et les Canadiens définissent-ils une ‘‘invalidité’’? », Conceptions du public sur les
invalidités humaines, 2004, Enquête de référence.
a. Diabète
Depuis 1999, le gouvernement du Canada dirige la Stratégie canadienne sur le diabète. Cette initiative
fédérale, qui rassemble les provinces, les territoires, diverses organisations nationales de la santé et
divers groupes d’intérêt, a pour mandat de prévenir et de contrôler le diabète. La Stratégie a jeté les
fondements sur lesquels s’appuient les activités de prévention et de contrôle du diabète au Canada. Elle
a permis de sensibiliser le public canadien au diabète et à ses facteurs de risque et de créer la première
initiative de surveillance nationale intégrée portant sur les maladies chroniques, qui mise sur les
données des administrations sanitaires provinciales et territoriales. La Stratégie a aussi permis à tous
les intervenants pertinents d’établir des objectifs et des orientations stratégiques en vue d’une stratégie
canadienne sur le diabète.
En 2006-2007, compte tenu des autorisations et des ressources consacrées aux maladies chroniques
et aux modes de vie sains, 18 millions de dollars sont affectés à la Stratégie renouvelée. À la lumière
des leçons tirées des évaluations de la première Stratégie, l’orientation de la Stratégie renouvelée est la
suivante : soutenir des approches visant le dépistage précoce du diabète de type 2 et la prise en charge
des diabètes de types 1 et 2; et prévenir le diabète parmi les populations qui sont le plus à risque de
développer un diabète de type 2.
60 Bureau de la condition des personnes handicapées, Définir l’incapacité : une question complexe, 2003. Sur Internet :
www.hrsdc.gc.ca/fr/pip/bcph/documents/Definitions/Definitions000.shtml.
82
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
En 2005, on a élargi l’admissibilité au crédit d’impôt pour personnes handicapées. Grâce à ces
changements, on s’attendait à ce que des enfants atteints de diabète de type 1 qui ont besoin de
beaucoup d’injections d’insuline et de plusieurs tests de glycémie afin de contrôler leur affection,
bien souvent sous la supervision de leurs parents, soient ainsi admissibles au crédit d’impôt61. Les
dépenses associées à l’insuline, aux pompes à perfusion d’insuline, aux dispositifs de mesure de la
glycémie, aux aiguilles, aux seringues et aux lancettes sont admissibles aux fins du crédit d’impôt
pour frais médicaux62.
b. Sensibilité aux facteurs environnementaux
La sensibilité aux facteurs environnementaux est un groupe d’affections mal comprises où des gens
réagissent négativement à des stimuli environnementaux. En 2007, la Commission canadienne des
droits de la personne a publié deux rapports de recherche63 sur le sujet.
Dans Le point de vue médical sur l’hypersensibilité environnementale64, on résume les renseignements
scientifiques sur la sensibilité aux facteurs environnementaux. Ce rapport aborde des enjeux comme :
la définition et la prévalence de la sensibilité aux facteurs environnementaux; la reconnaissance
par les autorités médicales; la sensibilisation et la formation dans le milieu médical; les origines, les
déclencheurs et les symptômes de la sensibilité aux facteurs environnementaux; les répercussions
de la sensibilité aux facteurs environnementaux en milieu de travail; les politiques et les normes
gouvernementales régissant les codes du bâtiment, la qualité de l’air et les systèmes de ventilation qui
ont un effet sur les personnes sensibles aux facteurs environnementaux; les coûts et les avantages
associés aux mesures d’adaptation en milieu de travail; et les lignes directrices en matière de mesures
d’adaptation en milieu de travail.
Dans le document Sensibilités environnementales : du point de vue juridique65, on examine la sensibilité
aux facteurs environnementaux à la lumière des définitions internationales de l’invalidité, ainsi que les
difficultés auxquelles pourraient faire face les parties à un litige en raison du fait que le milieu médical
comprend mal cette affection. Les chercheurs ont évalué les types de mesures d’adaptation que peut
demander une personne sensible aux facteurs environnementaux, ainsi que le caractère raisonnable,
du point de vue de la jurisprudence, de ces mesures d’adaptation au Canada, aux États‑Unis et en
Australie. Les chercheurs ont examiné des obstacles ou des lacunes particulières des codes du
bâtiment et des normes gouvernementales en matière de construction qui ont des effets négatifs sur les
personnes sensibles aux facteurs environnementaux. En fin de rapport, on fournit aux employeurs, aux
fournisseurs de biens et services, d’installations ou de logements, ainsi qu’aux organismes syndicaux
61
62
63
64
Cette expansion a déjà été mentionnée dans le rapport fédéral de 2005.
Pour en savoir plus sur le crédit d’impôt pour personnes handicapées et le crédit d’impôt pour frais médicaux, lisez le chapitre 6 du présent rapport.
Les rapports sont accessibles sur le site Internet de la CCDP, à l’adresse suivante : www.chrc-ccdp.ca/.
Margaret E. Sears, Le Point de vue médical sur l’hypersensibilité environnementale, Commission canadienne des droits de la personne (2007). Sur
Internet : www.chrc‑ccdp.ca/research_program_recherche/esensitivities_hypersensibilitee/toc_tdm-fr.asp).
65 Cara Wilkie et David Baker, Sensibilités environnementales : du point de vue juridique, Commission canadienne des droits de la personne (2007). Sur
Internet : www.chrc‑ccdp.ca/research_program_recherche/esensitivities_legal_hypersensibilitee/toc_tdm-fr.asp).
Vers l’intégration des personnes handicapées
83
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
visés par la Loi canadienne sur les droits de la personne, des descriptions de pratiques exemplaires
liées aux mesures d’adaptation associées à la sensibilité aux facteurs environnementaux et aux
principes de la conception universelle. L’analyse inclut un examen d’un échantillon de politiques portant
précisément sur les mesures d’adaptation liées à la sensibilité aux facteurs environnementaux, comme
les politiques sur le parfum et le tabagisme.
c. VIH/sida
L’Agence de la santé publique du Canada est responsable de la coordination de l’Initiative fédérale
de lutte contre le VIH/sida au Canada. Les objectifs de cette initiative sont les suivants : prévenir les
infections et leur transmission; ralentir la progression de la maladie et améliorer la qualité de vie;
atténuer les répercussions sociales et économiques du VIH/sida; et contribuer aux efforts mondiaux
en vue de réduire la propagation du VIH et d’atténuer les répercussions de la maladie. L’Initiative
fédérale soutient la prise de mesures plus poussées dans les domaines de la prévention et de l’accès
au diagnostic, des soins, du traitement et du soutien aux populations les plus touchées par l’épidémie
de VIH/sida. Au-delà des considérations biologiques, on aborde également le VIH/sida du point de
vue social et économique et du point de vue des droits de la personne, en tenant compte des causes
profondes, des déterminants de la santé et d’autres dimensions de l’épidémie.
Personne vivant avec le VIH66
À la fin de 2005, on estime que 58 000 personnes vivaient avec le VIH au Canada. Ces personnes
peuvent être confrontées à des défis et à des problèmes liés aux fonctions ou aux structures
corporelles, à des limites sur les activités quotidiennes et à des restrictions sur la participation, qui
peuvent être modérées et constituer un inconvénient ou être graves et débilitantes.
VIH/sida et invalidité
Pour soutenir la réalisation des objectifs de l’Initiative fédérale, l’ASPC gère plusieurs programmes
nationaux et régionaux de financement associés au VIH/sida.
Le Groupe de travail canadien sur le VIH et la réinsertion sociale (www.hivandrehab.ca), la Société
canadienne du sida (www.cdnaids.ca), la Coalition interagence sida et développement (www.icadcisd.com) et le Réseau canadien d’info-traitements sida (www.catie.ca) sont autant d’exemples
d’organisations recevant un financement de projet, dans le cadre de l’Initiative fédérale, qui appuie
diverses initiatives liées au VIH/sida et à l’invalidité. Parmi les enjeux pertinents qui ont été examinés,
mentionnons : les liens entre le VIH, l’invalidité et la réadaptation, au pays et à l’étranger, les mesures
provinciales et territoriales de soutien du revenu pour les personnes vivant avec le VIH/sida; les
obstacles liés à l’invalidité qui empêchent les personnes de faire du bénévolat; et les préoccupations
66 D. Boulos, P. Yan, D. Schanzer, R.S. Remis et C.P. Archibald, « Estimations de la prévalence et de l’incidence du VIH au Canada, 2005 », Relevé des
maladies transmissibles au Canada, 32, 15 (2006). Sur Internet : www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccdr-rmtc/06vol32/dr3215f.html.
84
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
professionnelles des personnes vivant avec le VIH/sida et d’autres invalidités épisodiques. En outre,
des ressources documentaires et des feuilles d’information ont été élaborés à l’intention des personnes
vivant avec le VIH/sida et des fournisseurs de soins. Grâce à des programmes de subventions et de
contributions régionales et nationales, on a financé des ateliers et des consultations dont l’objectif était
de cerner les besoins des personnes vivant avec le VIH et d’autres invalidités, ainsi que des activités de
soutien adéquates.
d. Santé mentale
L’Organisation mondiale de la santé définit la santé mentale comme suit : « La capacité de l’individu, du
groupe et de l’environnement de réagir de manière à favoriser le bien‑être personnel, le développement
et l’utilisation des habiletés mentales (cognitives, affectives et relationnelles), l’atteinte des buts
individuels ou collectifs compatibles avec la justice, l’atteinte et la préservation des conditions
d’égalité »67. Les troubles mentaux, comme la dépression ou les troubles anxieux, sont considérés
par certains comme la principale cause d’invalidité à l’échelle mondiale, car ils peuvent empêcher les
personnes de fonctionner au quotidien68. Comme c’est le cas avec les autres formes d’invalidité, on a
tendance à envisager les troubles mentaux du point de vue médical au lieu de reconnaître les forces
sociales qui exacerbent les désavantages associés à certains troubles mentaux.
Dans le cadre de l’Enquête sur la participation et les limitations d’activité, on considère qu’une
personne a une invalidité associée à la santé mentale si ses activités sont limitées en raison de troubles
émotionnels, psychologiques ou psychiatriques. En fonction de cette définition, en 2001, 2,2 p. 100 des
personnes âgées de 15 ans et plus déclaraient avoir un problème de santé mentale. En outre, selon
une autre étude, les problèmes de santé mentale coûtent 14,4 milliards de dollars par année (1998)69.
Des études portant sur la capacité des gens à conserver leur emploi ont révélé qu’un diagnostic et
un traitement précoces influent énormément sur la capacité d’une personne de rester au travail ou de
retourner travailler. Les personnes qui ont eu un problème de santé mentale qui ont été traitées dans
les quelques mois suivant l’apparition de leur maladie sont plus susceptibles de se remettre rapidement,
et leurs problèmes de santé mentale étaient moins susceptibles de devenir chroniques. Quand une
invalidité à court terme devient une invalidité à long terme, il est moins probable que la personne puisse
atteindre à nouveau ses niveaux de compétence antérieurs70. Un traitement rapide peut entraîner
d’importantes économies associées aux ordonnances, aux congés de maladie et aux indemnités
67 Organisation mondiale de la santé. Sur Internet : www.who.int/fr/.
68 Kristy Sanderson et Gavin Andrews, « Mental Disorders and Burden of Disease: How was Disability Estimated and is it Valid? », Australian and New
Zealand Journal of Psychiatry, 35, 5 (2001), pp. 668-676.
69 Thomas Stephens et Natacha Joubert, « Le fardeau économique des problèmes de santé mentale au Canada », Maladies chroniques au Canada, 22,
1 (2001). Des calculs plus récents, qui incluent les coûts indirects, suggèrent que c’est plus de 30 milliards que perd l’économie canadienne chaque
année en raison des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.
70 Mental Health Works, Why Mental Health in the Workplace Matters. Sur Internet : www.mentalhealthworks.ca/facts/why_it_matters.asp#note5 (en
anglais seulement).
Vers l’intégration des personnes handicapées
85
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
salariales. Les employés chez qui on diagnostique une dépression et qui prennent les médicaments
appropriés manqueront, en moyenne, 11 jours de travail de moins71.
En octobre 2006, l’Agence de la santé publique du Canada a publié le rapport intitulé Aspect humain
de la santé mentale et de la maladie mentale au Canada 200672, en collaboration avec plusieurs
partenaires externes, afin de sensibiliser davantage le public à la maladie mentale, cause importante
d’invalidité au Canada. On poursuit les travaux afin de cerner de nouvelles sources de données qui
permettront de mieux comprendre les effets de la maladie mentale sur les personnes au Canada.
En 2001, 2,2 p. 100 des personnes âgées de 15 ans et plus déclaraient avoir un trouble de
santé mentale.
e. Obésité
De nos jours, on considère généralement l’obésité comme une épidémie. Selon l’Organisation mondiale
de la santé (OMS), l’obésité est un excès de tissus adipeux ayant des conséquences négatives sur la
santé (rapport de 1997). En 2005, selon l’OMS, il y avait environ 1,6 milliard d’adultes (15 ans et plus)
ayant une surcharge pondérale, et aux moins le quart de ceux-ci étaient obèses. En outre, on prévoyait
dans le rapport que, au cours des dix prochaines années, le nombre de personnes ayant une surcharge
pondérale augmenterait de plus de 40 p. 100.
Une étude canadienne a montré que les problèmes de poids sont un phénomène quasiment
irréversible. Une fois qu’ils ont un excédent de poids, les gens sont plus susceptibles de devenir obèses
(25 p. 100) que de reprendre leur poids santé (10 p. 100). Cela se traduit par l’ajout d’un million de cas
d’obésité durant les années visées par l’étude (de 1994‑1995 à 2002‑2003).
On a établi un lien entre l’obésité et des problèmes de santé chroniques comme le diabète de type 2,
les maladies cardiovasculaires, l’hypertension et certaines formes de cancer. En 2001, les coûts liés à
l’obésité représentaient 4,3 milliards de dollars, soit 2,2 p. 100 du budget total de santé du Canada.
Peu d’études ont tenté d’expliquer les répercussions de l’obésité sur les activités quotidiennes et la
participation. Cependant, une étude sur le sujet utilisant les données de l’Enquête nationale sur la
santé de la population de 1994 a révélé que les personnes obèses (IMC ≥ 27) étaient 1,39 fois plus
susceptibles d’avoir des limitations d’activités.
71 Wilson, Joffe et Wilkerson.
72 On peut consulter ce rapport à l’adresse Internet suivante : www.phac-aspc.gc.ca/publicat/human-humain06/indexf.html.
86
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Le gouvernement a tenté de s’attaquer au problème de l’obésité, en partie, en appuyant les recherches
sur l’obésité. Par exemple, par le truchement des Instituts de recherche en santé du Canada, le
gouvernement du Canada a investi environ 19,9 millions de dollars en 2005‑2006 dans la recherche sur
l’obésité au Canada73.
Afin de s’attaquer aux problèmes croissants liés à l’obésité, le gouvernement du Canada a aussi appuyé
le renouvellement du programme ParticipACTION par le truchement de Sport Canada (programme de
Patrimoine canadien). Ce programme est décrit au chapitre 2 du présent rapport, dans la section portant
sur le sport.
73 Instituts de recherche en santé du Canada, Recherche sur l’obésité : financement et tendances, 2006. Sur Internet : www.irsc.gc.ca/f/34292.html.
Vers l’intégration des personnes handicapées
87
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Chapitre 6 : Mesures fiscales
Les mesures fiscales, particulièrement les dispositions relatives à l’impôt sur le revenu des particuliers,
sont l’un des moyens utilisés par le gouvernement du Canada pour aider les personnes handicapées et
les aidants naturels.
Deux organismes fédéraux jouent un rôle clé dans l’élaboration et l’administration du régime fiscal.
Le ministère des Finances analyse et formule la politique fiscale et propose de nouvelles lois fiscales.
L’Agence du revenu du Canada (ARC) est responsable de l’administration du cadre fiscal ainsi que
de l’exécution de divers programmes d’incitatifs à caractère social ou économique, par le truchement
du régime fiscal. De plus, le ministère de la Justice fournit des conseils juridiques et des services en
matière de contentieux à l’ARC et au ministère des Finances.
En plus du Régime enregistré d’épargne-invalidité, nouvelle initiative annoncée dans le budget
de 2007, il y a diverses mesures fiscales de longue date qui offrent un allègement fiscal aux personnes
handicapées. Ces dernières bénéficient aussi des mesures fiscales à l’intention de tous les Canadiens.
1. Généralités
Le régime d’imposition sur le revenu des particuliers offre plusieurs crédits d’impôt et déductions aux
personnes handicapées et aux aidants naturels, dont les suivants :
•
•
•
•
•
•
•
•
le crédit d’impôt pour personnes handicapées;
le Supplément pour enfants du crédit d’impôt pour personnes handicapées;
le crédit d’impôt pour frais médicaux;
le crédit d’impôt pour aidants naturels;
le crédit d’impôt pour personnes handicapées à charge;
la déduction pour produits et services de soutien aux personnes handicapées;
la prestation fiscale pour le revenu gagné;
le supplément remboursable pour frais médicaux.
Par ces mesures fiscales, le gouvernement reconnaît que l’incapacité occasionne des dépenses
supplémentaires aux personnes handicapées et aux aidants naturels, ce qui limite leur capacité de
payer de l’impôt. En reconnaissant l’existence de ces coûts, le régime fiscal contribue à égaliser les
chances pour les personnes handicapées et les aidants naturels.
En plus d’offrir ces mesures fiscales, le gouvernement du Canada verse, par le biais du régime fiscal, la
Prestation pour enfants handicapés aux familles qui prennent soin d’un enfant handicapé.
88
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Quelle est la différence entre un crédit d’impôt et une déduction fiscale?
Un crédit d’impôt est un montant non remboursable déduit directement de l’impôt sur le revenu
payable, p. ex. le crédit d’impôt pour personnes handicapées.
Par contre, une déduction fiscale est un montant déduit du revenu total avant de calculer le revenu
imposable. La déduction pour produits et services de soutien aux personnes handicapées en est un
exemple.
Sources : www.fin.gc.ca/gloss/gloss-c_f.html#TaxCredit et www.fin.gc.ca/gloss/gloss-d_f.html#TaxCredit.
2. Mesures à l’intention des enfants handicapés
Il y a deux mesures qui visent spécialement les familles comptant des enfants handicapés :
• Supplément pour enfants du crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH) : Ce
supplément offre un allègement fiscal supplémentaire aux familles prenant soin d’enfants qui sont
admissibles au CIPH. Pour 2007, le supplément s’élève à 4 019 $, ce qui signifie une réduction
de l’impôt fédéral pouvant atteindre 623 $. Le montant du supplément est toutefois réduit d’une
somme rigoureusement équivalente au montant des frais de garde ou de préposés aux soins
qu’on souhaite réduire du revenu imposable au-delà du seuil de 2 354 $.
• Prestations pour enfants handicapés : Ces prestations sont un supplément de la Prestation
fiscale canadienne pour enfants qui est versé aux parents d’enfants qui répondent aux critères
d’admissibilité du CIPH. Les contribuables admissibles reçoivent les prestations annuelles
auxquelles ils ont droit dans le cadre du versement mensuel de la PFCE. En juillet 2006, on a
fait passer le montant maximal des prestations de 2 044 $ à 2 300 $; en juillet 2007, ce montant
maximal a été indexé à 2 351 $.
En outre, l’admissibilité au CIPH entraîne une majoration de certaines autres mesures fiscales :
• Majoration du crédit d’impôt pour la condition physique des enfants : On propose que
les enfants admissibles au CIPH aient droit à un montant supplémentaire de 500 $ (sous
réserve d’un montant minimal de droits d’inscription), en guise de reconnaissance générale
des coûts supplémentaires à assumer quand les enfants handicapés tentent de devenir
plus actifs. On propose aussi que la limite d’âge soit augmentée à 18 ans et qu’on réduise
les exigences en matière de programmes d’activité physique, afin d’accepter un plus large
éventail de programmes.
Vers l’intégration des personnes handicapées
89
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
• Majoration de la déduction pour frais de garde d’enfants : La limite de cette déduction est
habituellement de 7 000 $ pour les enfants âgés de moins de sept ans, et de 4 000 $ pour les
autres. La limite est plus élevée pour les enfants qui sont admissibles au CIPH (10 000 $).
En outre, les enfants handicapés sont admissibles, quel que soit leur âge.
3. Régime enregistré d’épargne-invalidité
Comme nous l’avons mentionné au chapitre 3, le gouvernement a annoncé dans le budget de 2007
l’introduction du Régime enregistré d’épargne-invalidité. Tel que proposé, ce régime sera accessible à
compter de 2008 et, de manière générale, sera inspiré de l’actuel Régime enregistré d’épargne-études.
Pour en savoir plus, lisez les pages 41 à 43 du présent rapport.
4. Sondages et évaluations du service
Dans son rapport de 2004 intitulé Une fiscalité équitable pour les personnes handicapées, le
Comité consultatif technique sur les mesures fiscales pour les personnes handicapées traitait de la
sensibilisation à l’existence du crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH). Il recommandait
notamment d’évaluer de manière plus poussée dans quelle mesure les bénéficiaires du PPIRPC qui
ne demandent pas le CIPH dans leur déclaration de revenus connaissent ce crédit d’impôt. On a
donc décidé de mener un sondage téléphonique auprès de 500 personnes dans cette situation. On a
sélectionné ces personnes à même la base de données d’évaluation de l’ARC pour l’année d’imposition
2005. Même si la plupart des bénéficiaires avec lesquels on a communiqué ne seront pas admissibles
au CIPH, on a pu mieux les informer sur ce dernier et sur d’autres mesures fiscales.
Depuis 2004, l’ARC mène des consultations auprès de partenaires non gouvernementaux,
notamment des avocats, des médecins et des représentants de diverses organisations du domaine
de la santé. À l’issue de ces consultations, l’ARC a apporté des modifications très utiles au
formulaire T2201 (Certificat pour crédit d’impôt pour personnes handicapées) et aux lettres qu’elle
expédie aux contribuables.
Dans le but de mieux faire connaître les mesures fiscales dont les personnes handicapées
peuvent se prévaloir, l’ARC continue de participer à plusieurs conférences, tant à titre d’exposant
que de conférencier.
90
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
5. Organisations sans but lucratif, bénévoles et caritatives
Les organisations sans but lucratif, bénévoles et caritatives sont essentielles au bien-être des
collectivités. Un des moyens utilisés par le gouvernement du Canada pour promouvoir la pleine
participation à la vie communautaire des Canadiens handicapés consiste à offrir des avantages fiscaux
aux groupes qui travaillent avec des personnes handicapées et qui protègent leurs intérêts.
La Loi de l’impôt sur le revenu fait une distinction entre les organisations sans but lucratif et les
organismes de bienfaisance enregistrés. Une organisation sans but lucratif est une association visant
exclusivement le bien-être collectif, l’amélioration des institutions civiques, le plaisir, les loisirs ou tout
autre objectif autre que le profit (p. ex. un club, une société ou une association). À l’opposé, pour qu’une
organisation puisse être enregistrée comme étant un organisme de bienfaisance, son objectif doit être
caritatif74. Même si les deux types d’organisations sont partiellement ou totalement exonérés d’impôt,
les organismes de bienfaisance enregistrés ont l’avantage supplémentaire de pouvoir émettre des reçus
officiels de don. Les donateurs peuvent utiliser les reçus officiels de don pour demander une déduction
fiscale. Les crédits d’impôt fédéral et provincial ou territorial combinés réduiront le don de 0,45 $ par
dollar. Les organismes de bienfaisance, pour leur part, doivent rendre des comptes publiquement par
l’entremise de l’ARC et respecter des exigences opérationnelles plus strictes75.
Beaucoup d’organisations qui travaillent auprès des personnes handicapées sont admissibles au statut
d’organisme de bienfaisance enregistré. Cela contribue au renforcement des capacités des personnes
handicapées grâce aux avantages fiscaux associés aux organismes de bienfaisance enregistrés et
aux dons des gens. Sur les 79 828 organismes de bienfaisance enregistrés qui ont présenté une
déclaration en 2005, 1 946 (ou 2,44 p. 100) indiquaient que leur domaine d’activités le plus important
consistait à offrir des « services aux personnes ayant une déficience physique ou intellectuelle ». Un
autre 1,06 p. 100 indiquait qu’il s’agissait de leur deuxième (579) ou de leur troisième (266) domaine
d’activité en importance.
6. Prestation fiscale pour le revenu gagné
Le budget de 2007 a annoncé la mise en place de la prestation fiscale pour le revenu gagné, dont le
montant maximal est de 500 $ pour un célibataire et de 1 000 $ pour une famille. À cela peut s’ajouter le
nouveau supplément pour invalidité, d’un montant maximal de 250 $, destiné aux travailleurs canadiens
à faible revenu.
74 Les tribunaux ont reconnu comme étant des organismes de bienfaisance les organisations créées afin de prévenir et de soulager la maladie
et l’invalidité (qu’elle soit physique ou mentale). Cela inclut, par exemple, les hôpitaux, les cliniques, les résidences de soins infirmiers ou de
convalescence et les services de soins à domicile. Pour en savoir plus sur les organismes de bienfaisance enregistrés, consultez le site Internet
suivant : www.cra-arc.gc.ca/taxe/charities/menu-f.html.
75 Pour en savoir plus sur les différences entre les organismes de bienfaisance enregistrés et les organisations sans but lucratif, consultez le Bulletin pour
les organismes de bienfaisance enregistrés no 19. Sur Internet : www.cra-arc.gc.ca/F/pub/tg/charitiesnews-19/charitiesnews-19-f.pdf.
Vers l’intégration des personnes handicapées
91
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Chapitre 7 : Autochtones handicapés
Au Canada, les Autochtones ont toujours été désavantagés, et le sont souvent encore, en raison
de divers obstacles sociaux. Les lois, les politiques publiques et les attitudes et les gestes négatifs
minent la capacité de beaucoup d’Autochtones de participer de manière significative à la société
canadienne. Les Autochtones handicapés sont souvent confrontés à un double désavantage76. Il y a
peu de recherches sur les Autochtones handicapés. Cependant, les recherches existantes donnent à
penser que, non seulement le taux de personnes handicapées est plus élevé parmi les Autochtones
que dans la population en général mais en outre, la présence d’une invalidité peut aggraver d’autres
désavantages auxquels sont confrontés les Autochtones. En outre, les désavantages associés à
l’invalidité peuvent être plus fréquents et plus graves que pour les autres Canadiens handicapés.
Par exemple :
• 30 p. 100 des Autochtones adultes déclarent avoir une invalidité – soit presque le double du taux
national. Parmi les Autochtones, le taux d’invalidité du groupe d’âge des 15-34 ans est trois fois
plus élevé que la moyenne nationale77.
• 3,9 p. 100 des Autochtones handicapés obtiennent un diplôme universitaire, contre 5,8 p. 100
pour les Autochtones non handicapés78.
• Le revenu moyen des ménages d’Autochtones adultes handicapés représente 85 p. 100 de celui
des Autochtones adultes sans invalidité (16 755 $ contre 19 800 $)79.
• Les niveaux d’emploi des Autochtones adultes handicapés sont plus bas que ceux des
Autochtones adultes non handicapés (41 p. 100 contre 61 p. 100)80.
• 0 p. 100 des Autochtones handicapés qualifient leur santé de moyenne ou de mauvaise; ce taux
est de seulement 5 p. 100 chez les Autochtones non handicapés81.
Dans le présent chapitre, on décrit certains des programmes et des instruments en place pour répondre
aux besoins des Autochtones handicapés. Ces programmes sont offerts principalement par le ministère
des Affaires indiennes et du Nord canadien (AINC) et la Direction des affaires autochtones de RHDSC,
ainsi que par le truchement de secteurs et de programmes ciblés de Santé Canada et de l’ASPC.
76
77
78
79
80
Durst et Bluechardt.
À l’Unisson 2000 : Les personnes handicapées au Canada.
Statistique Canada, Recensement de 2001.
Enquête sur la santé et les limitations d’activités, 2001.
Bureau de la condition des personnes handicapées, Vers l’intégration des personnes handicapées 2004, pp. 45-46. Sur Internet : www.hrsdc.gc.ca/fr/
pip/bcph/documents/versIntegration04/index.shtml.
81 L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2002‑2003 est une enquête transversale dans le cadre de laquelle on a recueilli des
renseignements sur l’état de santé, le recours aux soins de santé et les déterminants de la santé parmi la population canadienne.
92
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Le principal rôle d’AINC est d’aider les Premières nations et les Inuits à créer des collectivités saines
et durables et à réaliser leurs aspirations économiques et sociales. Le Ministère est chargé d’offrir
aux Indiens inscrits qui vivent dans une réserve des services comme l’éducation, le logement et
l’infrastructure communautaire ainsi que des services d’aide sociale et de soutien social aux personnes
admissibles qui vivent habituellement dans une réserve, afin de leur donner un accès à des services
comparables à ceux dont jouissent les autres Canadiens. Par conséquent, les programmes d’AINC
visent plus d’un domaine82.
En outre, Santé Canada et l’ASPC ont des programmes de santé à l’intention des Autochtones.
Tableau : Taux d’invalidité des groupes identitaires autochtones et de la population canadienne
en général (recensement de 2001)
TOUS LES ÂGES
GROUPE DES 15-64 ANS
Population totale
Population
totale
Personnes
handicapées
Pourcentage de
personnes handicapées
Population canadienne
29 639 035
20 276 510
2 629 355
13,00 p. 100
Ensemble des Autochtones
976 305
596 720
113 250
19,00 p. 100
Indiens de l’Amérique du Nord
608 850
371 155
66 765
18,00 p. 100
Métis
292 310
195 095
41 465
21,30 p. 100
Inuits
45 070
26 200
3 685
14,10 p. 100
1. Mesures de soutien pour les personnes handicapées
a. Programme d’aide à la vie autonome
Le Programme d’aide à la vie autonome83 d’AINC fait partie de la politique générale du gouvernement
fédéral visant à faire en sorte que les membres des Premières nations vivant dans les réserves aient
accès à des soins raisonnablement comparables à ceux offerts par les provinces et les territoires aux
autres Canadiens. Ce programme a vu le jour en 1981‑1982.
Le Programme d’aide à la vie autonome permet aux membres des Premières nations qui ont des
limitations fonctionnelles en raison de leur âge, de problèmes de santé ou d’une incapacité de
conserver leur autonomie, de maximiser leur niveau de fonctionnement et de vivre dans des conditions
saines et sécuritaires.
82 Vous trouverez plus d’information sur AINC à l’adresse Internet suivante : www.ainc-inac.gc.ca/index_fra.html.
83 Pour en savoir plus sur le Programme d’aide à la vie autonome, consultez le site Internet suivant : www.ainc-inac.gc.ca/ps/mnl/alp/alp_f.html.
Vers l’intégration des personnes handicapées
93
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Le Programme comporte quatre volets :
• Soins à domicile – Aide financière permettant d’obtenir des services de soins personnels non
médicaux, comme des services de soins auxiliaires, d’entretien domestique et de préparation
de repas.
• Soins en établissement – Remboursement de certaines des dépenses engagées par les
personnes qui reçoivent des soins dans les établissements désignés.
• Soins en famille d’accueil – Aide financière pour la supervision et les soins offerts dans un
cadre familial aux personnes qui sont incapables de vivre seules, mais qui n’ont pas besoin de
soins constants.
• Initiative en faveur des personnes handicapées – Financement de projets visant à améliorer la
coordination et l’accessibilité de programmes existants destinés aux personnes handicapées
vivant dans une réserve. Ces projets peuvent notamment viser la défense des droits, la
sensibilisation des citoyens ou la tenue d’ateliers régionaux.
Objectifs du Programme et services offerts
Le Programme d’aide à la vie autonome fournit des services de soutien social établis en fonction des
besoins particuliers cernés chez les personnes qui ont des limitations fonctionnelles en raison de
leur âge, d’une maladie chronique ou d’une incapacité. Ces services doivent répondre à des normes
comparables à celles en vigueur dans la province ou le territoire de résidence de la personne, quel que
soit son âge.
Le Programme offre des services de soutien social et de l’aide afin que les personnes puissent
accomplir leurs activités quotidiennes et continuer à vivre à domicile et dans leur collectivité, dans
la mesure du possible. Lorsqu’il est impossible de fournir les services nécessaires à domicile et
que la personne a besoin de soins en établissement, le Programme peut fournir une aide financière
qui couvrira les frais liés aux soins non médicaux dans certains établissements provinciaux ou
territoriaux désignés.
Incidence et résultats du Programme
Les résultats prévus sont les suivants :
• atténuer les difficultés;
• aider ces personnes à conserver leur autonomie fonctionnelle à domicile, dans des logements
supervisés ou des familles d’accueil, dans leur collectivité ou à proximité. Cette aide est fournie
au moyen de services de soutien social comparables à ceux offerts à l’ensemble de la population
par la province ou le territoire en cause;
• favoriser une plus grande autonomie chez les membres et dans les collectivités des
Premières nations.
94
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
En 2006‑2007, l’allocation nationale à l’égard du Programme d’aide à la vie autonome était de
89 millions de dollars; en 2007-2008, elle atteindra 90,6 millions de dollars.
2. Mesures de soutien du revenu
Comme c’est le cas chez l’ensemble des Canadiens, les Autochtones handicapés ont tendance à
gagner des revenus moins élevés que les personnes non handicapées.
• Les revenus des membres des Premières nations handicapés sont les plus bas parmi les
Autochtones âgés de 15 ans et plus, et ce, qu’ils vivent dans une réserve ou à l’extérieur
(13 848 $ et 16 226 $, respectivement). C’est chez les Métis que le revenu est le plus élevé
(18 984 $).
• Lorsqu’on se tourne vers les populations qui restent à l’extérieur des réserves, les Autochtones
handicapés sont plus susceptibles de vivre dans un ménage dont le revenu est inférieur au seuil
de faible revenu brut que les Autochtones non handicapés (42 p. 100 contre 32 p. 100).
Selon les données de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2001, ce sont les personnes dont
les revenus sont les plus faibles (de 10 000 $ à 14 999 $) qui déclarent le plus souvent des limitations
d’activité. Trente-huit pour cent des personnes handicapées des Premières nations âgés de 55 ans et
plus et vivant dans une réserve comptent sur des revenus de ménage inférieurs à 20 000 $. Il n’est pas
étonnant que ce soit parmi les groupes à faible revenu qu’on retrouve le taux les plus élevé d’invalidité,
puisque d’autres enquêtes ont mené aux mêmes conclusions, y compris l’EPLA de 2001.
a. Programme d’aide au revenu
Dans le cadre du Programme d’aide au revenu84, les collectivités des Premières nations reçoivent des
fonds afin de gérer des activités d’aide au revenu destinées à permettre à toutes les personnes et
à toutes les familles admissibles vivant dans une réserve de répondre à leurs besoins essentiels en
matière d’alimentation, d’habillement et de logement. AINC applique les taux et critères d’admissibilité
des programmes d’aide au revenu en vigueur dans la province ou le territoire en cause. Le Ministère
peut également, en fonction de ces critères, fournir une aide financière afin de répondre à des besoins
spéciaux, notamment des exigences particulières en matière de diététique, des frais accessoires
personnels, des articles de maison, des chiens-guides, des services de transport et d’hébergement et
de l’équipement jugés essentiels au bien‑être physique ou social du bénéficiaire définitif, mais qui ne
font pas partie des nécessités. Les besoins financiers des bénéficiaires sont évalués selon le critère du
revenu et d’autres conditions d’admissibilité.
84 Pour en savoir plus sur le Programme d’aide au revenu d’AINC, consultez le site Internet suivant : www.ainc‑inac.gc.ca/ps/mnl/afv/afv_f.html.
Vers l’intégration des personnes handicapées
95
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
En 2005‑2006, les dépenses associées au Programme s’élevaient à 682 millions de dollars et
étaient divisées de la manière suivante : 611 millions de dollars pour les besoins essentiels,
31 millions de dollars pour les besoins spéciaux et 40 millions de dollars pour la prestation de
services et l’exécution des programmes. Même si certains bénéficiaires de soutien du revenu
peuvent avoir une invalidité, le montant exact d’argent remis à des bénéficiaires d’aide au revenu
handicapés n’est pas calculé séparément.
3. Apprentissage et compétences
Les étudiants autochtones sont moins susceptibles de poursuivre leurs études et de les mener à terme
que les non-Autochtones. Les taux de réussite sont encore plus bas parmi les personnes handicapées.
a. Programme d’éducation spéciale
Le Programme d’éducation spéciale d’AINC a été créé en 2002-2003 pour offrir des programmes et
des mesures de soutien essentiels aux enfants des Premières nations du primaire et du secondaire
qui vivent dans les réserves et qui sont aux prises avec des besoins particuliers en matière d’éducation
auxquels il est impossible de répondre à l’aide des ressources prévues pour la population des élèves
en général. De tels services sont des composantes fondamentales de tous les programmes d’études
primaires et secondaires au Canada.
Toutes les provinces et tous les territoires offrent des programmes d’éducation spéciale,
habituellement dans le cadre d’une loi ou d’un règlement sur l’éducation. Ce type de programmes
a pour but de répondre aux besoins particuliers des élèves qui subissent les effets d’une
déficience physique, affective, comportementale ou cognitive, ou les effets de troubles de la
communication ou d’apprentissage. Cette déficience ou ces troubles peuvent aller de moyen à
grave et de grave à profond.
Objectifs et services du Programme d’éducation spéciale
Le Programme cherche à améliorer le niveau de scolarisation des élèves des Premières nations vivant
dans les réserves en leur donnant accès à des programmes et à des services d’éducation spéciale
en fonction de leur culture et répondant aux normes provinciales ou territoriales, dans la localité où ils
vivent. Les ressources visent à améliorer la qualité de l’enseignement et des services de soutien offerts
aux élèves admissibles du primaire et du secondaire qui ont des besoins spéciaux pouvant aller de
moyens à graves et de graves à profonds.
96
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Le Programme est axé sur les interventions et exige des évaluations officielles des élèves, ainsi que
l’élaboration de plans d’enseignement personnalisé. Les écoles doivent toutefois offrir suffisamment de
souplesse pour que l’on puisse employer les stratégies d’intervention visant à répondre aux besoins
immédiats des élèves en attendant les évaluations officielles. Le Programme constitue un investissement
dans des programmes et des services, comme l’embauche de personnel en enseignement spécialisé et de
paraprofessionnels qui travaillent en classe, l’élaboration et le suivi de plans d’enseignement personnalisé,
l’accès à des services professionnels (comme ceux d’orthophonistes, de psychologues de l’enseignement
et de conseillers), ainsi que l’accès à des programmes spécialisés et à des technologies d’aide.
Pour 2007-2008, le financement du PES est de 129 millions de dollars85.
4. Programmes d’emploi et programmes liés au marché du travail
Les Autochtones handicapés font face à de nombreux types d’obstacles lorsqu’ils s’aventurent sur le
marché du travail (p. ex. manque d’information au sujet des emplois disponibles, attitudes négatives
des membres du public, stigmatisation sociale et faible estime de soi, absence des mesures de soutien
nécessaires pour poursuivre des études, une formation ou obtenir un emploi et préoccupations liées
à la possibilité de perdre certaines prestations de santé lorsqu’ils entrent sur le marché du travail)86.
Lorsqu’ils tentent de suivre un cours de formation ou d’occuper un emploi, les Autochtones handicapés,
comme toutes les personnes handicapées, sont confrontés à d’importants éléments dissuasifs de
nature financière.
En plus d’être moins susceptibles d’avoir un emploi que les Autochtones non handicapés, les
Autochtones adultes handicapés sont presque deux fois plus susceptibles de ne pas faire partie de la
population active (48 p. 100 contre 25 p. 100), moins susceptibles d’avoir un emploi à temps plein toute
l’année (21 p. 100 contre 35 p. 100), et plus susceptibles d’avoir un emploi à temps partiel ou saisonnier
(31 p. 100 contre 40 p. 100).
Parmi les Autochtones adultes handicapés, les membres des Premières nations qui vivent dans des
réserves affichent le taux d’emploi le plus bas (35 p. 100); c’est chez les Métis que le taux est le plus
élevé (48 p. 100). Parmi les Autochtones adultes handicapés, les Métis sont aussi les plus susceptibles
d’avoir un emploi à temps plein durant toute l’année (25 p. 100)87.
La Direction des affaires autochtones de RHDSC est responsable de la conception de politiques
et de programmes liés à l’accès au marché du travail des Autochtones et est responsable de
l’administration et de la gestion de la prestation de services associés aux deux principaux programmes
85 Pour en savoir plus sur le Programme d’éducation spéciale, consultez le site Internet suivant : www.ainc‑inac.gc.ca/ps/edu/rep03/educ_f.html.
86 Leah Fleetwood et Liz Parkin, Stratégie de RHDSC après 2009 – Cahier sur la situation des Autochtones handicapés, 16 mai 2007, ébauche, p. 3.
87 Vers l’intégration des personnes handicapées (2004), p. 53.
Vers l’intégration des personnes handicapées
97
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
du gouvernement du Canada : la Stratégie de développement des ressources humaines autochtones et
le programme Partenariat pour les compétences et l’emploi des Autochtones.
(i) Stratégie de développement des ressources humaines autochtones
Au nom de RHDSC, Service Canada gère l’exécution régionale des ententes de développement
des ressources humaines autochtones (EDRHA), élément clé de la Stratégie de développement des
ressources humaines autochtones. Les EDRHA contiennent des pouvoirs et des dispositions permettant
de concevoir et de mettre en place :
(i)
(ii)
(iii)
des programmes de développement du marché du travail visant à aider les Autochtones, y
compris les Autochtones handicapés, à se préparer à obtenir un emploi durable et valorisant;
des programmes spéciaux visant à aider les jeunes Autochtones à faire la transition de l’école
au travail ou à retourner aux études;
des programmes de garde d’enfants.
La Stratégie est une initiative de 1,6 milliard de dollars lancée en 1999 et renouvelée au même niveau
de financement jusqu’au 31 mars 2009. Depuis avril 1999, la Stratégie a permis d’aider les collectivités
autochtones à renforcer les capacités des Autochtones afin qu’ils soient concurrentiels sur le marché
du travail canadien. Soixante-dix-neuf signataires d’EDRHA exécutent la Stratégie. Cette dernière a
été conçue de manière souple afin qu’elle puisse répondre aux besoins des collectivités autochtones
et respecter la vaste diversité culturelle de ces collectivités, et ce, tout en s’assurant que des mesures
d’imputabilité sont en place. La Stratégie aide les Autochtones à renforcer leur autonomie, à bâtir des
collectivités plus solides et à promouvoir l’emploi à long terme. La plus grande part du financement est
consacrée à la création et à l’exécution de programmes et de services liés à l’emploi.
Même si la Stratégie comprend une composante à l’intention des personnes handicapées, quand cela
est possible, RHDSC encourage les détenteurs d’entente, les organisations nationales autochtones
et d’autres partenaires du marché du travail à inclure les personnes handicapées dans l’ensemble
des services et des activités. À cette fin, le défi collectif est de s’assurer que les Autochtones
handicapés tirent avantage de tous les aspects de la Stratégie, y compris des fonds alloués aux autres
composantes de la Stratégie (marché du travail, milieu urbain et jeunesse).
Dans le cadre des EDRHA, le budget des programmes et des services à l’intention des Autochtones
handicapés s’élève à 3 millions de dollars par année à l’échelle nationale. Cependant, les signataires
d’EDRHA peuvent aussi appuyer des programmes et des services pour les Autochtones handicapés
grâce aux enveloppes budgétaires consacrées au marché du travail et à d’autres volets de leur entente.
98
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Depuis avril 1999, la Stratégie de développement des ressources humaines autochtones a permis
d’aider les collectivités autochtones à renforcer les capacités des Autochtones afin qu’ils soient
concurrentiels sur le marché du travail canadien.
(ii) Programme Partenariat pour les compétences et l’emploi des Autochtones
Le programme Partenariat pour les compétences et l’emploi des Autochtones (PCEA) est une initiative
axée sur les occasions lancée initialement en 2003 (85 millions de dollars) et élargie en 2007 (grâce
à un financement supplémentaire de 105 millions de dollars) afin de maximiser la création d’emplois
durables pour les Autochtones en misant sur les grandes occasions économiques à l’échelle du pays.
Des partenariats officiels d’organisations autochtones, d’employeurs et d’autres intervenants élaborent
et gèrent des cours de formation pluriannuels et des stratégies d’emploi qui sont financés conjointement
par les provinces, les territoires et le programme PCEA.
(iii) Recherche et évaluations
On a entrepris un certain nombre de recherches et d’évaluations afin de s’assurer que les
programmes liés au marché du travail répondent aux besoins des collectivités ciblées. On en fait
une description ci-dessous.
Un document sur la Stratégie concernant les personnes handicapées, dans lequel on examine la
mobilisation des intervenants par rapport aux enjeux liés à l’invalidité dans le domaine de la formation et
de l’emploi, devrait paraître au début de 2008.
Rapport de synthèse sur les pratiques exemplaires dans le domaine de l’invalidité, par la
Dre Rose-Alma J. MacDonald (2007) – On met la dernière main au rapport final. On a organisé trois
groupes de discussion en 2007 (Assemblée des Premières nations, Ralliement national des Métis et
Inuits Tapiriit Kanatami) pour déterminer si certaines stratégies d’emploi efficaces liées à l’invalidité
pourraient être étendues ou adaptées à l’ensemble des collectivités autochtones.
Parmi les questions abordées par les groupes de discussion, mentionnons les suivantes :
• En quoi la fourniture et l’obtention de renseignements sur les options et les mesures de soutien
en matière d’emploi favorisent-elles le succès des stratégies?
• De quelle manière devons-nous procéder pour échanger et communiquer efficacement des
renseignements sur nos réussites?
• Y a-t-il des lacunes évidentes en matière de renseignements et de sensibilisation qui limitent les
options offertes aux Autochtones handicapés sur le marché du travail?
Vers l’intégration des personnes handicapées
99
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
• Y a-t-il d’autres options dans le cadre de la Stratégie (p. ex. marché du travail, jeunesse, etc.)
qu’on pourrait mieux intégrer dans les programmes à l’intention des personnes handicapées?
• Y a-t-il des obstacles qui rendent plus difficile l’application d’options générales aux besoins des
Autochtones handicapés?
• Y a-t-il à l’égard des programmes des lacunes d’information qui devraient être comblées au
moyen de recherches stratégiques supplémentaires?
Étude sur le coût des services d’emploi et de perfectionnement des compétences à l’intention des
Autochtones dans les collectivités nordiques et éloignées : L’objectif de l’étude est de fournir une
analyse des coûts et des répercussions, dans les régions nordiques et éloignées, de la prestation de
services d’emploi et de renforcement des compétences, y compris de l’incidence sur les politiques et les
programmes à l’intention de sous-populations autochtones, y compris les personnes handicapées.
Évaluation formative et sommative des EDRHA : On a entrepris une évaluation formative et sommative
des EDRHA en procédant à des études de cas visant 13 EDRHA. Dans le cadre de l’évaluation
formative, on utilise plusieurs voies d’enquête, y compris un examen et une analyse des données
administratives des clients, un examen et une analyse des dossiers et des documents, des entrevues
auprès de répondants clés et des groupes de discussion. L’évaluation sommative évaluer la pertinence,
le succès et la rentabilité du programme. Les résultats de ces évaluations seront disponibles en 2008.
5. Santé
a. Généralités
Les objectifs des Programmes de santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada sont
d’améliorer les résultats en matière de santé, d’assurer l’accessibilité et la disponibilité de services de
santé de qualité et de permettre un meilleur contrôle du système de santé par les Premières nations et
les Inuits88. L’Agence de la santé publique du Canada gère le Fonds pour les projets sur le VIH/sida des
communautés hors réserve des Premières nations, des Inuits et des Métis.
b. Affections particulières
(i) Diabète
Le taux de diabète chez les Autochtones du Canada est de trois à cinq fois plus élevé que celui de
la population canadienne générale. On a élaboré l’Initiative sur le diabète chez les Autochtones en
partenariat avec les peuples autochtones afin de les aider à s’attaquer au problème du diabète dans les
réserves et hors réserve.
88 Pour en savoir plus sur les Programmes de santé des Premières nations et des Inuits, consultez l’adresse Internet suivante : www.hc-sc.gc.ca/fnihspni/index_f.html.
100
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
On assure la gestion du programme pour les Premières nations vivant dans les réserves et les
Inuits habitant les collectivités inuites par l’entremise des bureaux régionaux, en partenariat avec
les Premières nations et les Inuits de la région. Grâce à ce programme, l’Initiative sur le diabète
pourra assurer l’accès à des programmes de prévention et de promotion, de soins de traitement et
de soutien au style de vie aux membres des Premières nations dans les réserves et aux Inuits dans
les collectivités inuites.
Le Programme de prévention et promotion auprès des Métis, des Autochtones hors réserve et des Inuits
en milieu urbain offre du financement limité dans le temps à des projets de prévention du diabète et de
promotion de la santé89.
(ii) VIH/sida
Les Autochtones sont surreprésentés parmi les personnes vivant avec le VIH au Canada. Le
gouvernement fédéral du Canada, par l’entremise de l’Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au
Canada, s’est engagé à élaborer des approches distinctes pour s’attaquer à l’épidémie de VIH/sida
dans huit populations cibles, y compris les Autochtones90.
Le taux de diabète chez les Autochtones du Canada est trois à cinq fois plus élevé que celui de la
population canadienne générale.
c. Autres initiatives de promotion de la santé et de prévention et contrôle des
maladies chroniques
Même si elle ne vise pas directement les Autochtones handicapés, l’ASPC a plusieurs programmes de
soutien visant le bien-être de tous les Autochtones.
Dans le cadre du Programme d’aide préscolaire aux Autochtones et du programme de développement
de la petite enfance (programme de paiements de transferts), on a consenti du financement à diverses
organisations et institutions autochtones afin de leur permettre d’élaborer des programmes de
développement de la petite enfance à l’intention des enfants autochtones d’âge préscolaire et de leur
famille. Un des résultats attendus de ce programme est l’augmentation des débouchés de formation
offerts au personnel de projet dans des domaines comme la prestation de services à l’intention
d’enfants ayant des besoins spéciaux91. Les Programmes d’aide préscolaire aux Autochtones dans
89 Pour en savoir plus sur ce programme, consultez le site Internet suivant : www.hc-sc.gc.ca/dc-ma/diabete/aborig-autoch/index_f.html.
90 Les prévisions pour 2005 montrent que les Autochtones comptent pour 6 à 9 p. 100 des personnes vivant avec le VIH, et pour 6 à 12 p. 100 des
nouvelles infections à VIH, bien qu’ils ne représentent que 3,3 p. 100 de la population totale.
Pour en savoir plus sur l’Initiative, consultez l’adresse Internet suivante : www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/fi-if/indexf.html.
91 Agence de la santé publique du Canada, Rapport sur les plans et les priorités 2006‑2007, 2006. Sur Internet : www.tbs-sct.gc.ca/rpp/0607/PHACASPC/PHAC-ASPC_f.asp.
Vers l’intégration des personnes handicapées
101
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
les collectivités urbaines et nordiques sont un programme de développement de la petite enfance
financé par Santé Canada à l’intention des enfants des Premières nations, et des collectivités inuites et
métisses et de leur famille92.
Le Centre national de collaboration en santé publique de la Colombie-Britannique (l’un des six centres
qui coordonnent à l’échelle nationale l’examen des priorités en santé publique) se spécialise dans le
domaine de la santé des peuples autochtones. Il travaillera en étroite collaboration avec des groupes
autochtones et évaluera une diversité de moyens et de stratégies permettant d’améliorer l’état de santé
des Autochtones du Canada. Par exemple, le Centre a commandé un rapport de recherche sur le
syndrome d’alcoolisme fœtal et l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale qui permettra
d’évaluer de manière générale l’ampleur réelle du problème au sein des Premières nations du Canada,
et des collectivités inuites et métisses. En outre, il s’agira d’un bon point de départ pour la tenue de
recherches concrètes93.
Dans le cadre du Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières
nations et des Inuits, financé par Santé Canada, on fournit des soins de base à domicile et en milieu
communautaire qui répondent aux besoins particuliers en matière de santé et de services sociaux
des Premières nations et des Inuits. Les services coordonnés offerts dans le cadre du Programme
permettent aux personnes handicapées, aux personnes atteintes de maladies chroniques ou graves
et aux aînés de recevoir des soins à domicile ou dans leur collectivité. Les services de soutien offerts
varient en fonction de la disponibilité de ressources permettant de répondre aux besoins qu’on a
cernés durant la phase de planification. Dans les collectivités où certains services sont déjà offerts,
le Programme peut les améliorer en tirant profit d’investissements existants dans le domaine des
services de santé et des services communautaires. En 2004‑2005 et en 2005‑2006, le financement du
Programme s’élevait à 90 millions de dollars.
92 Pour en savoir plus sur ce programme, consultez le site Internet suivant : www.phac-aspc.gc.ca/dca-dea/programs-mes/papa_apercu_f.html.
93 Michael Pacey, Research Perspectives on Fetal Alcohol Syndrome & Fetal Alcohol Spectrum Disorder : Prevalence and Future Research, à paraître.
Sur Internet : www.unbc.ca/nccah/english/papers/index.html (en anglais seulement).
102
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Annexe A – Principales prestations et principaux programmes
destinés aux personnes handicapées (exercices 2005-2006 et
2006-2007)
PROGRAMME/INITIATIVE
MONTANT
(millions
de dollars/
exercice
2005-2006)
MONTANT
(millions
de dollars/
exercice
2006-2007
Participation et soutiens
Programmes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement
(PAREL-PH, PLAAA, PAREL– Logement accessoire/pavillon-jardin, PAMH) (1)
40,4
51,5
Programme culture canadienne en ligne (Patrimoine canadien)
2,57
1,9
Programmes de l’Office des transports du Canada – Volet invalidité
2,1
2,1
Jeux paralympiques (Patrimoine canadien) (2)
9,8
7,59
13,6
11,0
0,9
1,97
Subventions et contributions du Programme de partenariats pour le
développement social (RHDSC)
Jeux olympiques spéciaux et sports olympiques des sourds (Patrimoine
canadien)
Participation au sport – volet invalidité (Patrimoine canadien) (3)
*
1,45
Soutien du revenu
Programme de prestations d’invalidité du RPC (RHDSC)
3 300,0
3 376,4
2,8
2,8
Prestation pour enfants handicapés (ministère des Finances et ARC)
90,0(4)
115,0(5)
Allocation pour perte de revenus et prestation de retraite supplémentaire (ACC) (6)
*
Prestations de maladie de l’assurance-emploi (RHDSC)
859,2
Prestations d’indemnisation des travailleurs fédéraux (RHDSC) (7)
155,1
157,5
1 656,0
1,790,9
Programme de réadaptation professionnelle du Régime de pensions du Canada
(RHDSC)
Pension d’invalidité à l’intention des anciens combattants et Programme
d’indemnités d’invalidité (ACC)
Vers l’intégration des personnes handicapées
3,5
*
103
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Apprentissage, compétences et emploi
Programme d’apprentissage, d’alphabétisation et d’acquisition des compétences
essentielles pour les adultes (RHDSC) (8)
*
3,1
Subvention canadienne pour l’accès aux études à l’intention des étudiants ayant
une incapacité permanente (RHDSC)
18,8
*
Subvention canadienne pour études concernant les mesures d’adaptation
destinées aux étudiants ayant une incapacité permanente (RHDSC)
19,4
*
Programme d’aide aux entrepreneurs ayant une incapacité (DEO)
Ententes sur le marché du travail visant les personnes handicapées (RHDSC)
Fonds d’intégration (RHDSC)
0,8
1,5
219,9
218,3
23,6
26,7
Disposition applicable aux étudiants ayant une invalidité permanente (RHDSC)
5,2
*
Assistance professionnelle (ACC) (6)
*
0,2
Santé et bien-être
Alliance de vie active pour les Canadiens/Canadiennes ayant un handicap
(ASPC)
0,4
0,4
Stratégie canadienne sur le diabète (Santé Canada)
18,0
18,0
Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des
traumatismes (ASPC)
1,54
1,54
1,2
1,49
Ensemble de troubles causés par l'alcoolisation foetale/composante Premières
nations et Inuits (Santé Canada)
16,7
16,7
Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada
55,2
63,2
6,0
6,0
Programme pour l’autonomie des anciens combattants (ACC)
273,6
286,7
Programme des avantages médicaux pour les anciens combattants (ACC) (9)
293,2
290,9
(10)
(11)
80,0
80,0
5,0
8,0
Initiative sur le SAF/EAF (ASPC)
Fonds pour la santé de la population et autres subventions et contributions pour
des programmes liés à la santé (Santé Canada)
Mesures fiscales (ministère des Finances et ARC)
Crédit d’impôt pour aidants naturels
Déduction pour produits et services de soutien aux personnes handicapées
104
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Crédit d’impôt pour personnes handicapées (y compris le Supplément pour enfants)
430,0
445,0
6,0
6,0
Crédit d’impôt pour personnes handicapées à charge
Crédit d’impôt pour frais médicaux
855,0
(12)
925,0(12)
Supplément remboursable pour frais médicaux
105,0(12)
110,0(12)
3,0
3,0
Autochtones
Stratégie de développement des ressources humaines autochtones – Volet
personnes handicapées (RHDSC)
Partenariat pour les compétences et l’emploi des Autochtones (RHDSC)
Programme d’aide à la vie autonome (AINC)
Programme d’éducation spéciale (AINC)
*
*
86,0
89,0
106,0
118,08
Remarque : Les chiffres qui figurent dans le tableau sont fondés sur des estimations internes.
Certaines estimations pour 2005-2006 ont été modifiées depuis le rapport de 2006.
* Ce montant n'est pas encore disponible.
(1)
Montant des engagements pour les exercices 2005 et 2006 respectivement.
(2)
Y compris les contributions versées au Comité paralympique canadien et aux organismes nationaux de sport, et les subventions versées dans le cadre du Programme d’aide aux athlètes.
(3) On ne connaît pas les montants liés à l’invalidité pour 2005-2006. Pendant cet exercice, 3 millions de dollars ont été versés pour le financement de la participation sportive, incluant le volet invalidité.
(4)
Estimation du ministère des Finances en fonction des paiements effectués pendant l’année, publiée dans le rapport de
l’exercice précédent.
(5)
Estimation du ministère des Finances des paiements effectués pendant l’année de prestations (de juin à juillet).
(6) Il n’y a pas eu de dépenses en 2005-2006, puisque le programme a été lancé en avril 2006 seulement.
(7) Ces prestations sont prévues dans la Loi sur l’indemnisation des agents de l’État. Elles comprennent :
a) les prestations d’indemnisation (ce qui comprend le remplacement du salaire, les avantages médicaux, la pension et d’autres avantages sociaux) : 107,7 millions de dollars en 2005-2006 et 110,3 millions en 2006‑2007;
b) les frais administratifs des commissions des accidents du travail (notamment le règlement des demandes, le suivi des dossiers, le retour au travail, etc.) : 26,4 millions de dollars en 2005-2006 et 26,2 millions en 2006‑2007;
c) les congés d’accident du travail (payés par les ministères et par les sociétés d’État comme le prévoit la Loi sur l’indemnisation des agents de l’État) : 21 millions de dollars en 2005-2006 et en 2006‑2007 (cette somme approximative correspond à ce qui a été attribué par les commissions des accidents du travail).
(8)
Ce programme a débuté en avril 2006 et remplace le Programme national d’alphabétisation (dépenses de 0,9 million de dollars en 2005-2006) et le programme du Bureau des technologies d’apprentissage (dépenses de 1,6 million en 2005-2006).
(9)
Même si la plupart des clients du Programme des avantages médicaux pour les anciens combattants sont des personnes
handicapées, le Programme offre des avantages médicaux liés à la santé en général qui ne sont pas nécessairement liés
à une invalidité.
(10) Les montants des dépenses fiscales sont des estimations pour l’année d’imposition 2006 plutôt que pour l’exercice 2005-2006. Source : ministère des Finances, Dépenses fiscales et évaluations, 2007.
(11) Les montants des dépenses fiscales sont des estimations pour l’année d’imposition 2007 plutôt que pour l’exercice 2006-2007. Source : ministère des Finances, Dépenses fiscales et évaluations, 2007.
(12) Les dépenses fiscales pour le crédit d’impôt pour frais médicaux et le supplément remboursable pour frais médicaux comprennent l’allègement fiscal offert à tous les contribuables.
Vers l’intégration des personnes handicapées
105
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Annexe B – Acronymes utilisés dans le rapport
ACC
ACDI
AINC
ARC
ASPC
ATS
BAC
BIAAF
CCDP
CFC
CFP
CIF
CIPH
CNEHF
CRTC
CTIA
DEO
EDRHA
EPLA
GRC
ICIS
IMC
IRSC
LCDP
LEE
LEFP
OMS
ONU
ONF
PAAC
PAEI
PAMH
PAREL-PH
PCPE
PFCE
PLAAA
POSPH
106
Anciens Combattants Canada
Agence canadienne de développement international
Affaires indiennes et du Nord Canada
Agence du revenu du Canada
Agence de la santé publique du Canada
Téléscripteur
Bibliothèque et Archives Canada
Bureau de l’industrie des appareils et accessoires fonctionnels
Commission canadienne des droits de la personne
Condition féminine Canada
Commission de la fonction publique
Classification internationale des fonctionnalités, incapacités et états de santé
Crédit d’impôt pour personnes handicapées
Conseil national des employés handicapés fédéraux
Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes
Centre de technologies informatiques adaptées
Diversification de l’économie de l’Ouest Canada
Entente sur le développement des ressources humaines autochtones
Enquête sur la participation et les limitations d’activités
Gendarmerie royale du Canada
Institut canadien d’information sur la santé
Indice de masse corporelle
Instituts de recherche en santé du Canada
Loi canadienne sur les droits de la personne
Loi sur l’équité en matière d’emploi
Loi sur l’emploi dans la fonction publique
Organisation mondiale de la santé
Organisation des Nations Unies
Office national du film
Programme pour l’autonomie des anciens combattants
Programme d’aide aux entrepreneurs ayant une incapacité
Programme d’amélioration des maisons d’hébergement
Programme d’aide à la remise en état des logements pour personnes handicapées
Programme canadien de prêts aux étudiants
Prestation fiscale canadienne pour enfants
Programme Logements adaptés pour aînés autonomes
Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
PPDS
PPDS-PH
PPIRPC
REEI
RHDSC
RNCan
RPC
RSSFP
SAF/EAF
SCHL
SCT
VIH/SIDA
VON
Programme de partenariats pour le développement social
Programme de partenariats pour le développement social – Personnes handicapées
Programme de prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada
Régime enregistré d’épargne-invalidité
Ressources humaines et Développement social Canada
Ressources naturelles Canada
Régime de pensions du Canada
Régime de soins de santé de la fonction publique
Syndrome d’alcoolisme fœtal/effets de l’alcool sur le fœtus
Société canadienne d’hypothèques et de logement
Secrétariat du Conseil du Trésor
Virus de l’immunodéficience humaine/syndrome de l’immunodéficience acquise
Infirmières de l’Ordre de Victoria du Canada
Vers l’intégration des personnes handicapées
107
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Annexe C – Ministères et organismes participants
Les ministères et les organismes énumérés ci-dessous ont apporté leur contribution au présent rapport
en fournissant des renseignements, en participant au processus de révision et en formulant des
commentaires. Nous leur savons gré de leur participation.
Affaires indiennes et du Nord Canada
Agence canadienne de développement international
Agence de la santé publique du Canada
Agence du revenu du Canada
Anciens Combattants Canada
Bibliothèque et Archives Canada
Commission canadienne des droits de la personne
Commission de la fonction publique du Canada
Condition féminine Canada
Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes
Conseil national des employés handicapés fédéraux
Diversification de l’économie de l’Ouest Canada
Élections Canada
Environnement Canada
Finances Canada
Industrie Canada
Institut canadien d’information sur la santé
Instituts de recherche en santé du Canada
Justice Canada
Office des transports du Canada
Patrimoine canadien
Ressources humaines et Développement social Canada
Ressources naturelles Canada
Santé Canada
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
Service Canada
Service correctionnel du Canada
Société canadienne d’hypothèques et de logement
Transports Canada
108
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Index par ministère et par programme
• Affaires indiennes et du Nord canadien (AINC) : page 92
• Programme d’aide à la vie autonome : page 93
• Programme d’aide au revenu : page 95
• Programme d’éducation spéciale : page 96
• Agence canadienne de développement international (ACDI) : page 39
• Agence de la santé publique du Canada (ASPC) : page 67
• Agence du revenu du Canada (voir Finances*) : page 88
• Anciens Combattants Canada (ACC) : page 69
• Pension d’invalidité et indemnité d’invalidité : page 70
• Programmes de prestation de traitements : page 70
• Programme pour l’autonomie des anciens combattants : page 70
• Services d’avantages de réadaptation d’Anciens Combattants Canada : page 65
• Stratégie en matière de santé mentale : page 71
• Programme des soins de santé : page 72
• Bibliothèque et Archives Canada (BAC) : page 30
• Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) : page 5; Sensibilités aux facteurs
environnementaux : page 83
• Commission de la fonction publique (CFP) : page 57
• Condition féminine Canada (CFC) : page 77
• Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) : page 20;
page 61
• Conseil national des employés handicapés fédéraux (CNEFH) : page 60
• Diversification de l’économie de l’Ouest (DEO) : page 54
• Programme d’aide aux entrepreneurs ayant une incapacité (PAEI) : page 54
• Élections Canada : page 35
• Environnement Canada : page 62
• Finances Canada : page 88
• Prestation pour enfants handicapés : page 89
• Crédit d’impôt pour personnes handicapées (Supplément pour enfants) : page 89
• Prestation fiscale pour le revenu gagné : page 91
• Régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI) : page 41 et page 90
• Industrie Canada : page 37
• Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) : page 78
• Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC): page 79
• Initiative Réduire les disparités sur le plan de la santé et promouvoir l’équité pour les
populations vulnérables : page 81
• Justice Canada (ministère de la Justice) : page 5
• Programme juridique de partenariats et d’innovation : page 5
• Office des transports du Canada : page 11
Vers l’intégration des personnes handicapées
109
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
• Patrimoine canadien : page 7
• Programme culture canadienne en ligne : page 26
• Promotion des droits de la personne : page 7
• Sport Canada : page 28
• Ressources humaines et Développement social Canada (RHDSC) : page 31
• Stratégie de développement des ressources humaines autochtones : page 98
• Partenariat pour les compétences et l’emploi des Autochtones : page 99
• Programme d’apprentissage, d’alphabétisation et d’acquisition des compétences essentielles
pour les adultes : page 50
• Programme de prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada (PPIRPC) :
page 40
• Programme canadien de prêts aux étudiants (PCPE) : page 49
• Prestations de maladie de l’assurance-emploi : page 41
• Ententes sur le marché du travail visant les personnes handicapées : page 51
• Nouveaux Horizons pour les aînés : page 34
• Fonds d’intégration : page 52
• Programme de partenariats pour le développement social – Personnes handicapées
(PPDS‑PH) : page 32
• Ressources naturelles Canada (RNCan) : page 63
• Santé Canada : page 66
• Stratégie canadienne sur le diabète : page 82
• Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada : page 84
• Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) : page 64
• Service Canada (voir RHDSC) : page 44
• Programme de prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada (PPIRPC) :
page 40
• Initiatives régionales : page 46
• Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) : page 13
• Bâti-Flex : page 19
• Programme Logements adaptés pour aînés autonomes (PLAAA) : page 15
• Programme d’aide à la remise en état des logements pour personnes handicapées
(PAREL‑PH) : page 14
• Programme d’aide à la remise en état des logements – Logement accessoire/pavillon-jardin :
page 17
• Programme d’amélioration des maisons d’hébergement (PAMH) : page 17
• Transports Canada : page 10
Le ministère des Finances et l’Agence du revenu du Canada ont été regroupés, puisqu’ils partagent la
responsabilité de programmes liés à l’impôt. L’ARC est responsable de l’administration et de l’exécution
de la Loi de l’impôt sur le revenu, tandis que le ministère des Finances est responsable des politiques
relatives à l’impôt.
110
Vers l’intégration des personnes handicapées
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
Index par sujet
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Apprentissage et compétences : page 49; Autochtones : page 96
Collectivité : page 31
Communications : page 20
Coopération internationale : page 39; olympiques et paralympiques page 28; Convention des
Nations Unies : page 8; Classification internationale des fonctionnalités, incapacités et états de santé
(enfants et jeunes) : page 80
Diabète : page 82; Autochtones : page 100
Droits de la personne : page 4
Droits : page 4
Éducation (Apprentissage et compétences) : page 49; étude de la Commission de la fonction
publique (CFP) : page 57
Élections : page 35
Emploi : page 51; Autochtones : 97; équité en matière d’emploi : page 57
Enfants : mesures fiscales page 88; Classification internationale des fonctionnalités, incapacités et
états de santé (enfants et jeunes) : page 80; crédit d’impôt pour la condition physique des enfants :
page 89; Régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI) : page 41 et page 90; Programmes de
développement de la petite enfance et d’éducation spéciale à l’intention des Premières nations :
page 96
Environnement : page 62
Hébergement : page 17
Initiatives culturelles : page 26
Logements adaptés : page 15
Obésité : page 86
Œuvres de bienfaisance, mesures fiscales : page 91
Olympiques et paralympiques : page 29
Prévention des blessures : page 68
Programmes autochtones : page 92; soutiens à l’invalidité : page 93; éducation (apprentissage et
compétences) : page 96; emploi : page 97; Santé : page 100; soutien du revenu : page 95
Radiodiffusion et télécommunications : page 20
Recherche : évaluations et recherches sur les Autochtones : page 99; Sensibilité aux facteurs
environnementaux : page 83; santé : page 78; pratiques exemplaires internationales dans
le domaine de la prestation de services : page 45; Centre national de collaboration en santé
publique (santé autochtone) : page 102; opinion publique : page 45; Étude sur le déclin du taux de
nominations chez les membres des groupes visés par l’équité en matière d’emploi de la Commission
de la fonction publique : page 58
Remise en état des logements : page 14
Vers l’intégration des personnes handicapées
111
Rapport fédéral de 2007 sur les personnes handicapées
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Réseau de bibliothèques : page 30
Santé : page 66; Autochtones : page 100
Santé mentale : page 85
Sécurité publique : page 68
Sensibilité aux facteurs environnementaux : page 83
Soins à domicile et soins prolongés : page 74
Soutien du revenu : page 40; Autochtones : page 95
Soutiens à l’invalidité : page 40
Soutiens pour les Autochtones handicapés : page 93
VIH/sida : page 84; Autochtones : page 101
Violence familiale : soins à domicile et soins continus : page 76, amélioration des maisons
d’hébergement : page 17; femmes : page 77
112
Vers l’intégration des personnes handicapées
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertisement