Évaluation des renseignements scientifiques sur les impacts des bruits sismiques sur les poissons,

Évaluation des renseignements scientifiques sur les impacts des bruits sismiques sur les poissons,
Région de la capitale nationale
Rapport sur l’état des habitats 2004/002
Évaluation des
renseignements scientifiques
sur les impacts des bruits
sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et
les mammifères marins
Renseignements de base
Un inventaire des facteurs écologiques que le MPO
devrait considérer lors de l’examen préalable des
projets de prospection sismique dans les eaux
canadiennes a été établi lors d’un atelier de travail,
tenu en mars 2003, dont l’objectif était d’élaborer un
cadre décisionnel pour l’examen préalable de ces
projets. Les sources d’incertitude quant aux effets
des bruits sismiques sur ces facteurs écologiques et
les manières de présenter cette incertitude dans des
documents d’évaluation scientifique des impacts
possibles ont aussi été discutées. On n’a toutefois
pas tenté de faire une revue critique des ouvrages
scientifiques sur les impacts des bruits sismiques ou
l’efficacité
de
mesures
d’atténuation.
Conséquemment, ni les marges de tolérance des
impacts écologiques, s’il en existe, ni les normes
opérationnelles visant à assurer le respect de ces
marges, n’ont été couvertes.
À la suite de l’atelier de travail, des équipes de
scientifiques ont préparé une revue exhaustive des
publications spécialisées primaires et secondaires
portant sur des études expérimentales et la
surveillance sur le terrain des effets des sons, en
particulier les bruits sismiques, sur les organismes
marins. Des analyses ont aussi été effectuées par
des contractuels sur les normes et les mesures
d’atténuation appliquées par d’autres organismes
nationaux et internationaux chargés de la
réglementation des relevés sismiques effectués dans
les écosystèmes marins, ainsi que sur les forces et
les faiblesses des divers modèles de propagation des
sons dans le milieu marin. Ces documents ont été
passés en revue lors d’une réunion du Processus
consultatif national portant sur le cadre d’évaluation
des impacts des relevés sismiques, tenue en mai
2004, bien que, en raison du manque de temps, un
examen critique détaillé du document sur les normes
et les mesures d’atténuation n’a pu être effectué.
Septembre 2004
Figure 1 : Carte du Canada
Sommaire
•
D’après les données disponibles, on peut
conclure que les bruits sismiques émis
dans le milieu marin ne sont pas
complètement sans répercussions, mais il
n’est également pas certain qu’ils
résultent en dommages graves et
irréversibles
pour
l’environnement.
Toutefois, parmi la large gamme des
effets entre ces deux extrêmes, il existe
de nombreuses répercussions nuisibles
potentielles. Les risques que posent ces
répercussions sont en général mal
quantifiés,
souvent
inconnus,
et
susceptibles de varier selon les conditions
du milieu et la condition des organismes
exposés aux sons. Des relevés sismiques
sont effectués en mer depuis longtemps à
l’échelle planétaire sans qu’ils n’aient
donné lieu à des mortalités documentées
de poissons ou d’invertébrés, mais
seulement à des éléments circonstanciels
les associant à de rares échouements de
mammifères marins et de calmars géants.
Ceci suggère que des relevés sismiques
assujettis aux mesures d’atténuation
courantes en place sont peu probables de
poser un risque élevé de mortalité chez
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
évaluer
l’efficacité
de
mesures
les organismes marins. Cet énoncé doit
d’atténuation permettant de contrer une
toutefois être nuancé, parce que des
liste plus complète d’effets potentiels. À
effets sublétaux ou à plus long terme
cette fin, certains secteurs clés de
pourraient s’être produits mais ne pas
recherche sont énumérés ci-dessous.
avoir été décelés lors des programmes
typiques de surveillance mis en place.
•
•
Les
réponses
comportementales
immédiates des organismes marins à
l’exposition à des bruits sismiques, en
particulier celles des mammifères marins,
sont bien documentées. On pense entre
autres aux comportements d’évitement du
secteur où les sons sont produits ou à la
diminution
des
vocalisations.
Les
conséquences potentielles à long terme
de ces changements de comportement à
court terme sont l’objet d’un débat entre
les spécialistes. Ce débat est en grande
partie spéculatif car peu de données
empiriques sont disponibles pour établir la
probabilité que se produise la chaîne
complète d’événements menant à des
conséquences graves à long terme
résultant des réponses comportementales
à court terme. Les probabilités combinées
que tous les événements de la chaîne se
produisent constituent le véritable risque à
gérer.
Introduction
En mai 2004, un groupe de scientifiques du
MPO, d'autres agences fédérales et
internationales, de l’industrie sur l’exploration
d’hydrocarbure ainsi que des groupes
environnementaux, ont passé en revue la
littérature primaire et secondaire des études
expérimentales et de surveillance en mer sur
les effets des sons, particulièrement les sons
sismiques, sur les organismes marins. Cette
réunion a permis d’établir que l’information
disponible sur essentiellement tous les
aspects des impacts des bruits sismiques sur
les écosystèmes marins était incomplète à
divers degrés. Malgré cela, les documents de
travail et les délibérations ont permis le
regroupement
d’un
ensemble
de
renseignements qui ont permis de formuler
les conclusions suivantes.
Ces conclusions serviront de fondement
scientifique à l’élaboration d’un cadre de
réglementation de l’utilisation de sons dans
les milieux aquatiques, au moins pour les
fréquences utilisées pour la prospection
sismique. Certaines des conclusions tirées
d’études en laboratoire pourraient être
applicables à des fréquences plus élevées,
mais lors de l’évaluation, l’accent a été mis
sur les études scientifiques s’appliquant
directement aux bruits sismiques. Ces
conclusions serviront aussi de fondement
scientifique à une démarche intégrée de
gestion des incidences anthropiques sur les
écosystèmes marins et d’examen préalable
des projets de prospection sismique au
niveau régional et national au sein du MPO.
Quel que soit le niveau absolu de risque
que posent les bruits sismiques, il existe
des mesures d’atténuation qui, selon les
éléments
probants
disponibles,
permettent de réduire les risques à divers
degrés et parfois substantiellement.
L’efficacité de mesures particulières
d’atténuation n’a pas été évaluée en détail
lors de la réunion, mais on a convenu de
façon générale qu’elle dépendait de l’effet
escompté et de la mise en oeuvre.
L’impact de la mise en oeuvre de
certaines mesures d’atténuation sur les
activités de prospection sismique, tel ne
pas mener des relevés à certaines
périodes ou à des endroits critiques, est
aussi fonction de nombreux facteurs, mais
pourrait parfois être important. Il est
évident que beaucoup plus de recherche
et d'activités de surveillance sont
nécessaires afin de clarifier et de mieux
quantifier les risques et les effets
incertains, s’ils se produisent, et pour
Préoccupation relative à l’habitat
La préoccupation principale lors de la revue
était l’effet des sons, particulièrement les
2
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
des bruits sismiques aurait réduit la base
sons sismiques, sur les organismes marins.
de l’information, déjà mince, à un point qui
L’avis d’experts a été recueilli pour assurer un
n’aurait pas permis d’étayer quelque
fondement scientifique à l’élaboration d’un
conclusion que ce soit à un niveau de
cadre de réglementation de l’utilisation de
confiance acceptable. Nous avons donc
sons dans les milieux aquatiques, au moins
élargi notre champ de recherche de
pour les fréquences utilisées pour la
renseignements pertinents.
prospection sismique.
4) Ce n’est pas seulement pour des raisons
de commodité que nous avons élargi
notre
champ
de
recherche
de
renseignements au-delà des publications
sur les effets des bruits sismiques sur les
espèces marines. Étant donné la rareté
de renseignements solides sur de si
nombreuses facettes de ce problème
multidimensionnel, il est probable que
seule une vue d’ensemble de toutes les
sources de renseignements disponibles
nous permettra de faire une évaluation
utile du risque.
Considérations de gestion
Considérations générales :
1) Les énoncés et conclusions qui suivent
reposent
sur
les
renseignements
disponibles présentés lors de l’atelier de
travail sur le cadre d’évaluation des
impacts des relevés sismiques. Des
recherches supplémentaires sont requises
dans de nombreux domaines et un certain
nombre d'entre elles sont identifiées dans
le procès-verbal de la réunion. Ces
énoncés et conclusions devraient être
réévalués à mesure que de nouveaux
renseignements sont disponibles.
5) De nombreuses conclusions ont trait à la
probabilité que divers effets biologiques
se produisent si les animaux sont exposés
à des bruits sismiques. Ici, il s’agit d’une
probabilité relative, qui n’est pas le produit
d’évaluations quantitatives du risque
puisque les renseignements disponibles
ne permettent pas d’en faire. Établir qu’un
événement a une « forte probabilité » de
se produire ne signifie pas que nous nous
attendons forcément à ce qu’il se produise
chez neuf animaux exposés au bruit sur
dix, ou même dans neuf de dix
réplications d'une même expérience. Cela
signifie plutôt que, en comparaison de la
probabilité attendue pour l’événement en
l’absence de bruits sismiques, celle-ci a
augmenté considérablement, et que cet
évènement serait observé si recherché
avec une diligence appropriée. Il se peut
par ailleurs que ce ne soit pas un
événement typique. Lorsqu’il est possible
de
quantifier
la
probabilité
d’un
événement, nous utilisons le terme
« probabilité »
plutôt
que
« vraisemblance ».
2) Lorsque l’on considère les impacts
possibles des bruits sismiques sur
l’écosystème marin, il est logique d’inclure
ces considérations dans le cadre plus
vaste des incidences de tous les bruits
anthropiques sur l’écosystème. Les
principales sources de bruits anthropiques
qu’il serait approprié de considérer dans
un contexte général sont les bruits
sismiques, le trafic maritime, les explosifs,
la construction et le SONAR à basse
fréquence. En outre, la portée des
impacts du bruit dans l’environnement, s’il
y a lieu, devrait être évaluée dans le
contexte
d’autres
utilisations
de
l’écosystème.
3) En raison de la rareté de renseignements
scientifiques, notamment de ceux tirés
d’expériences en mer portant sur les
poissons, les invertébrés et les gros
mammifères marins, il est extrêmement
difficile d’évaluer les impacts d’un type
particulier de bruits sismiques, ou plus
généralement du bruit, sur une espèce en
particulier. Ne considérer que les impacts
6) Les conclusions qui suivent font souvent
allusion aux « bruits sismiques » et
« conditions de prospection en mer ». Ces
3
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
d’exposition au bruit (une mesure de la
expressions sont utilisées au sens familier
« dose » d’énergie acoustique captée sur
et ne sont pas prescriptives. Dans le
un intervalle de temps) et par d’autres
présent document, l’expression « bruits
moyens.
sismiques » désigne généralement les
ondes produites par les types de canons à
9) Les mécanismes par le biais desquels
air et les réseaux de canons à air
l’exposition à des bruits sismiques peut
normalement utilisés à l’heure actuelle
résulter en des impacts biologiques sont
dans les eaux canadiennes. L’expression
suffisamment divers qu’il se peut qu’un
« conditions de prospection en mer » fait
seul paramètre ne puisse suffire à décrire
référence aux relevés sismiques 2-D et 3le risque d’impacts d’un type particulier de
D faisant appel à des mesures comme
bruits sismiques. Certains mécanismes
l'élévation graduelle du niveau de bruit au
peuvent
être
convenablement
départ, et à la cessation de l'émission des
caractérisés
par
un
ou
deux de ces
sons lorsque des cétacés se trouvent à
paramètres,
tandis
que
d’autres
peuvent
proximité du lieu de prospection.
ne l’être par aucun d'eux. Par exemple, il
se peut que la pression acoustique de
7) Il est probable que la vraisemblance et la
crête soit le paramètre le plus pertinent
gravité des effets biologiques qui peuvent
pour ce qui est du risque de traumatisme,
résulter des relevés sismiques varient en
alors que la pression acoustique efficace
fonction
des
conditions
peut être celui qui est le plus pertinent
environnementales locales (couverture de
pour les effets non traumatiques, comme
glace, topographie du fond marin, état de
les élévations temporaires du seuil
la mer, etc.) et de la condition des
d'audition. La bande de fréquences,
organismes (état de reproduction, état
l’intensité et la durée d’exposition
nutritif, etc.). L’évaluation du risque et du
contribuent toutes aux effets auditifs parce
potentiel d’atténuation de ces effets
que, bien que l’effet auditif doit se
devrait tenir compte de ces facteurs, mais
produire dans les limites de la bande de
il n’est pas nécessaire que les cadres
fréquences d’exposition, nous prévoyons
réglementaires soient assortis de règles
qu’il sera plus grand dans les limites du
complexes pour être efficaces.
domaine des fréquences audibles par une
Limites imposées aux conclusions
espèce et diminuera aux marges de son
quantitatives :
seuil auditif.
8) On
a
convenu
que
l’aspect
biologiquement important des bruits
sismiques est le « son capté » par le(s)
organisme(s)
qui
peuvent
être
potentiellement touchés. Mais le « son
capté » est multidimensionnel. Les bruits
sismiques (ou le bruit en général) peuvent
être caractérisés par leur spectre de
fréquences
(énergie
ou
pression
acoustiques en fonction de la fréquence
acoustique), la pression acoustique de
crête (un concept du domaine temporel,
référant
à
l’amplitude
instantanée
maximale du signal de pression), la
pression acoustique efficace (moyenne
quadratique temporelle des pressions
acoustiques instantanées calculée sur un
intervalle de temps donné), le niveau
10) De nombreuses études sur les incidences
des bruits sismiques sur les animaux
marins ne rendent pas compte de tous les
renseignements sur les sons utilisés ou
captés. Cette pratique mène souvent à
l’élimination
de
renseignements
importants et rend très difficile la
comparaison des résultats d’une étude à
l’autre.
11) Bien que les expériences sérieuses
devraient être en mesure de déterminer
quelle(s) caractéristique(s) du stimulus
sonore cause (causent) les réactions
observées (lorsqu’elles se produisent), les
ouvrages publiés sur des expériences
portant sur des poissons et des
invertébrés marins décrivent rarement en
4
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
sens, quoique, dans les conclusions qui
détail suffisamment de caractéristiques
suivent, le terme « important » n’est utilisé
des sons utilisés pour permettre
que dans le contexte des secteurs de
d’interpréter
avec
confiance
les
responsabilité du MPO. Plus précisément,
observations biologiques.
le MPO est responsable de la
12) Les ouvrages publiés sur des expériences
conservation des espèces aquatiques
portant sur l’exposition des mammifères
(sauf les oiseaux) et des écosystèmes, et
marins à des stimuli sonores et sur leur
lorsque des incidences nuisibles à
observation sur le terrain suite à de tels
l’échelle
d’une
population
sont
stimuli sont plus nombreux que les
considérées comme probables, le MPO
ouvrages publiés sur les effets de ces
doit voir à ce qu’elles soient atténuées ou
stimuli sur d’autres organismes marins.
corrigées. De même, dans le cas des
Les
premiers
constituent
alors
espèces aquatiques protégées en vertu
probablement un fondement plus solide
de l’Annexe 1 de la LEP, s’il est probable
(mais encore partiel) pour établir des
que des individus soient tués, qu’ils soient
seuils. Toutefois, les résultats, lorsque
blessés ou qu’ils soient harcelés, le MPO
considérés dans leur ensemble, sont
doit soit prendre des mesures pour
complexes et incohérents et n’ont pas
réduire les impacts ou accorder un permis
permis de s’entendre sur les seuils
en vertu des dispositions de l’article 73 de
quantitatifs pour les impacts sur les
la LEP.
mammifères marins, même lorsque les
résultats étaient issus d’études donnant
Autres limites :
des
descriptions
adéquates
des
14) Des effets sublétaux sur des organismes
caractéristiques des sons. L’évaluation
marins ont été signalés dans un certain
détaillée en voie d’être faite par le groupe
nombre d’études, notamment des teneurs
d’experts sur les critères acoustiques du
élevées de composantes chimiques
NMFS couvre mieux ces renseignements,
causées par le stress et des dommages
et pourrait contenir une synthèse
aux oreilles ou à d’autres structures
quantitative des relations entre les stimuli
morphologiques. Le peu d’études à long
et les réponses reposant sur les
terme sur les organismes marins exposés
renseignements disponibles à l’heure
à des bruits sismiques signifie que les
actuelle. Cette évaluation, lorsqu’elle sera
conséquences à long terme de ces effets,
diffusée, constituera peut-être une source
lorsqu’ils se produisent, demeurent
utile de renseignements pour définir les
inconnues.
seuils de tolérance réglementaires.
Lorsque les niveaux de sensibilité des
15) Le degré de gravité des impacts au
tortues, des poissons ou des invertébrés
niveau d’une population peut être plus
marins sont documentés comme étant
élevé dans le cas d’un effet comme le
supérieurs à ceux des mammifères
masquage, s’il se produit, parce que le
marins, les normes, lignes directrices
masquage peut toucher une très grande
et/ou règlements canadiens devraient en
région géographique dans le cas des sons
tenir compte. Nous avons formulé
de basse fréquence. En outre, les signes
l’hypothèse que les espèces sédentaires
immédiatement observables qu’un effet
qui ne peuvent pas quitter un secteur
de masquage s’est produit peuvent être
exposé à des bruits sismiques peuvent
peu nombreux, de sorte qu’il est moins
connaître des niveaux plus élevés
probable que des mesures d’atténuation
d’exposition que les animaux mobiles et
soient déclenchées que cela ne serait le
les mesures de gestion devraient aussi
cas si des animaux étaient tués à la suite
tenir compte de ce fait.
d’un traumatisme (une conséquence plus
facilement observable et plus limitée sur
13) Le « degré d’importance » écologique
le plan géographique).
peut être une expression chargée de
5
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
3) Un rapport anecdotique de mortalité de
Conclusions au sujet des
poissons à la suite d’une exposition aux
poissons
émissions d’un canon à air situé à moins
de 2 m d’eux a été discuté, mais a été
Effets physiques
considéré comme étant non concluant par
rapport aux conditions de prospection en
1) Il n’existe aucun cas documenté de
mer. En général, on considère qu’il est
mortalité de poissons imputable à
peu probable que l’exposition à des bruits
l’exposition à des bruits sismiques dans
sismiques résulte en une mortalité directe
des conditions de prospection en mer. En
de poissons.
ce qui concerne la détectabilité de
mortalités de poissons, si elles se
4) Dans des conditions expérimentales, on a
produisent, on a noté qu’au Canada, les
parfois observé des effets sublétaux et/ou
relevés sismiques comprennent souvent,
physiologiques, y compris des effets sur
mais
non
systématiquement,
la
l’ouïe, chez des poissons exposés aux
participation de bateaux de queue
émissions d’un canon à air. Le protocole
chargés de déceler les mortalités de
expérimental était tel qu’il était impossible
poissons et qu’aucune mortalité n’a été
de déterminer à la satisfaction de tous les
observée. On a noté aussi que ces
spécialistes quelle intensité acoustique
dernières ne sont pas forcément des
était
responsable
des
dommages
événements cachés et les mortalités de
observés
aux
structures
de
l’oreille,
ni le
poissons causées par des conditions
degré
d’importance
de
ceux-ci
sur
le
plan
anoxiques,
des
déversements
de
biologique.
Les
expériences
simulées
en
substances toxiques, etc., sont souvent
mer
visant
à
établir
ces
effets
n’étaient
facilement décelables. Cependant, on a
pas concluantes. Les renseignements
également soutenu que l’efficacité de
dont nous disposons ne nous permettent
détection des mortalités de poissons par
pas d’évaluer la vraisemblance d’effets
les navires de queue n’a pas été vérifiée
sublétaux ou physiologiques dans des
de façon indépendante, de sorte que l’on
conditions de prospection en mer. Le
ne peut pas éliminer la possibilité que
degré d’importance écologique des effets
certaines n’aient pas été décelées.
sublétaux ou physiologiques, lorsqu’ils se
produisent,
peut
se
situer
entre
2) Dans des conditions expérimentales, des
négligeable à important selon leur nature.
chercheurs ont découvert que certains
individus de trois des quatre espèces
Effets sur le comportement
mises à l’épreuve sont morts à la suite
d’une exposition de 24 h à des tonalités
5) Les effets suivants chez certains poissons
de
fréquence
basse
(< 500 Hz)
exposés à des bruits sismiques ont une
de > 170 dB. Des participants à l’atelier
forte vraisemblance de se manifester :
ont
noté
que
les
conditions
• Une réaction de sursaut,
expérimentales
étaient
fortement
différentes des conditions de prospection
• un changement dans le comportement
sismique en mer et qu’il n’était pas justifié
de nage (y compris potentiellement
d’extrapoler les résultats de cette
des changements dans la vitesse et la
expérience aux relevés sismiques.
direction de nage),
D’autres ont toutefois soutenu que les
résultats indiquent que le risque de
• un changement dans la distribution
mortalité directe de poissons imputable
verticale.
aux sons ayant quelques caractéristiques
6) Ces effets devraient être de courte durée,
en commun avec les bruits sismiques ne
inférieure ou égale à la durée de
peut pas être complètement ignoré.
l’exposition, varier d’une espèce et d’un
individu à l’autre et dépendre des
6
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
permettre à ces fonctions de se produire
propriétés des sons captés. On s’attend à
entre les « impulsions » de sons. Certains
ce que le degré d’importance écologique
supposent aussi que les réponses
de tels effets soit faible, sauf lorsqu’ils ont
comportementales peuvent inclure l’arrêt
une incidence sur les activités de
de la production de sons. Si des
reproduction.
dommages auditifs se produisaient, on
7) Plusieurs études scientifiques ont porté
peut aussi s’attendre à ce qu’ils aient une
sur d’autres effets des bruits sismiques
incidence sur ces fonctions. Le degré
sur le comportement des poissons.
d’importance écologique de ces effets est
Certaines ont permis d’établir les effets
inconnu.
suivants et d’autres non :
• un changement dans la répartition
horizontale
du
poisson
non
étroitement associé à des éléments de
l’habitat, tels des récifs et des
pinacles;
Conclusions au sujet des
invertébrés
Effets physiques
• un changement dans la capturabilité
du poisson possiblement lié à des
changements dans le comportement.
Des différences dans les protocoles
expérimentaux
et
l’absence
de
groupes témoins adéquats dans
certaines des expériences signifient
que les résultats publiés ne permettent
pas de prédire la nature de tout
changement qui peut se produire ou
même si un changement se produira.
1) Aucun cas documenté de mortalité
d’invertébrés imputable à l’exposition à
des bruits sismiques dans des conditions
de prospection en mer n’a été trouvé. Un
rapport anecdotique de l’échouement de
calmars géants à deux reprises,
correspondant à des périodes de
prospection sismique, a été discuté mais
trouvé peu concluant.
2) Dans des conditions expérimentales, des
effets létaux et/ou sublétaux, y compris
des effets sur la structure externe, ont
parfois été observés chez des invertébrés
exposés aux émissions d’un canon à air
situé à proximité (moins de 5 m).
8) La durée de ces effets peut ou non se
prolonger
au-delà
de
la
durée
d’exposition. Ils peuvent varier d’une
espèce et d’un individu à l’autre et
dépendre des propriétés des sons captés.
On s’attend à ce que le degré
d’importance écologique des effets soit
faible, sauf lorsqu’ils peuvent mener à la
dispersion de bancs de reproducteurs ou
à la déviation des voies de migration.
L’ampleur de l’effet dans ces cas
dépendra de la biologie de l’espèce
touchée et de l’ampleur de la dispersion
ou de la déviation.
3) Par conséquent, on considère qu’il est
peu probable que l’exposition à des bruits
sismiques entraîne directement la mort
d’invertébrés.
Effets physiologiques
4) Il existe une série de publications
établissant les effets de l’exposition
prolongée à des bruits non sismiques sur
la physiologie de crustacés dans des
conditions expérimentales. Les effets
incluent une baisse des taux de
croissance et de reproduction et des
modifications du comportement, ce qui
indique que certains invertébrés sont
sensibles au bruit. Chez un gastéropode
(mollusque), les effets physiologiques
Utilisations fonctionnelles des sons
9) Le potentiel des bruits sismiques de
perturber la communication entre les
poissons, la détection de prédateurs ou
de proies, la navigation et d’autres
utilisations des sons n’a pas été étudié.
Certains supposent que la nature
discontinue des bruits sismiques peut
7
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
mais rien ne permet de supposer qu’une
(signes de stress) ont été observés dans
exposition accrue rend ces invertébrés
des conditions de prospection sismique
fondamentalement
plus
ou
moins
en mer. Chez d’autres espèces, de tels
sensibles à ces bruits.
effets étaient rarement présents, sauf
pour quelques signes d’excitation chez
11) On s’attend à ce que le degré
des crabes soumis à des sons
d’importance écologique des effets soit
comparativement à des crabes témoins.
faible, sauf si les effets de l’exposition à
des bruits sismiques avaient une
5) Le manque de renseignements ne permet
incidence sur les activités de reproduction
pas d’évaluer la vraisemblance d’effets
ou de croissance (mue) ou menaient à la
sublétaux ou physiologiques sur les
dispersion de groupes de reproducteurs
crustacés durant les périodes de prémue,
ou à la déviation des voies de migration.
de mue et de postmue.
L’ampleur de l’effet dans ces cas
6) Le degré d’importance écologique des
dépendra de la biologie de l’espèce et de
effets sublétaux ou physiologiques, s’ils
l’ampleur de la dispersion ou de la
se produisaient, pourrait varier entre
déviation.
négligeable à important selon leur nature.
Utilisations fonctionnelles des sons
Effets comportementaux
12) Le potentiel pour les bruits sismiques de
7) Il existe une forte probabilité de voir les
perturber la communication, l’orientation,
effets suivants chez certains invertébrés
la détection de prédateurs et de proies, la
exposés à des bruits sismiques :
locomotion
et
d’autres
utilisations
fonctionnelles
des
sons
par
les
• Une réaction de sursaut,
invertébrés n’a pas été étudié. Les sons
• un
changement
dans
les
forts
réduiront
l’efficacité
de
la
comportements de nage/déplacement
communication et d’autres utilisations
(y
compris
potentiellement
un
fonctionnelles des sons, mais le degré de
changement dans la vitesse de
gravité de ces effets et les conditions
nage/déplacement
et
dans
la
dans lesquelles ils se produisent chez les
direction).
invertébrés demeurent inconnus. On ne
sait pas si les invertébrés peuvent
8) Des taux de capture d’espèces pêchées
communiquer par voie acoustique durant
commercialement à la hausse et à la
les intervalles entre les impulsions de
baisse ont été documentés, mais les
bruits sismiques. Le degré d’importance
changements ne se produisent pas de
écologique de tels effets, s’ils se
façon cohérente.
produisent, est inconnu.
9) On s’attend à ce que ces effets soient de
courte durée, souvent moindre que la
durée d’exposition, qu’ils varient d’une
Conclusions au sujet du
espèce et d’un individu à l’autre et qu’ils
zooplancton, des oeufs et des
dépendent des propriétés des sons
captés.
larves de poissons et
d’invertébrés
10) Certains invertébrés sont sédentaires ou
ont peu de capacité de se déplacer. Leur
capacité d’éviter les bruits sismiques est
donc
extrêmement
limitée
en
comparaison de nombreux poissons et
mammifères marins. Cela peut les
exposer davantage aux bruits sismiques,
1) Peu d’études sur les effets des bruits
sismiques sur le zooplancton, les oeufs et
les larves ont été recensées et certaines
d’entre elles donnaient une description
inadéquate du protocole expérimental et
des propriétés des sons appliqués lors
8
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
n’a considéré qu’il existe des anomalies
des traitements, ou souffraient de lacunes
de recrutement (positives ou négatives)
dans les méthodes.
qui pourraient être liées dans l’espace ou
2) Les
données
sont
généralement
le temps à des activités de prospection
insuffisantes pour évaluer les dommages
sismique. Cette absence d'évidence
potentiels aux oeufs et aux larves de
s’applique à l’échelle des stocks, mais ne
poissons, de mollusques et de crustacés
donne pas d’information sur la possibilité
(ou d’autres organismes planctoniques)
d’effets sur la dynamique du recrutement
que peuvent causer les bruits sismiques
à l’échelle locale.
dans des conditions de prospection en
mer.
3) D’après les expériences publiées jusqu’à
maintenant, les résultats montrent que
l’exposition aux bruits peut stopper le
développement des oeufs et causer des
anomalies de développement chez une
petite proportion d’oeufs et/ou de larves
qui y ont été exposés. Toutefois, ces
résultats ont été obtenus suite à un
nombre d’expositions beaucoup plus
élevé que cela pourrait se produire dans
des conditions de prospection en mer et à
des intensités acoustiques qui ne se
produisent qu’à quelques mètres de la
source sonore.
Conclusions au sujet des tortues
marines
1) Les résultats d’études auditives donnent à
penser que les tortues marines, en
particulier la carette et la tortue verte, sont
capables d’entendre les sons graves et
d’y répondre, mais leur seuil auditif
semble élevé.
2) Lors de trois études, les réactions
comportementales suivantes de tortues
marines gardées en enclos et exposées
aux sons d’un canon à air ont parfois été
observées :
4) Les effets des bruits sismiques sur le
comportement et la perception sensorielle
des oeufs et des larves de poissons et
d’invertébrés sont inconnus.
5) En général, le niveau de mortalité des
oeufs et des larves qui pourrait résulter de
l’exposition à des bruits sismiques, établi
d’après des modèles, serait nettement
inférieur au niveau qui pourrait nuire aux
populations.
Toutefois,
certaines
caractéristiques du cycle vital, notamment
la distribution agrégée et le moment où se
produisent les événements clés du cycle
vital par rapport à la durée et à la
couverture
des
relevés
sismiques,
pourraient nécessiter une évaluation au
cas par cas.
•
une vitesse de nage plus élevée,
•
une activité accrue,
•
un changement dans la direction de
nage,
•
l’évitement.
3) Les tortues marines peuvent s’habituer
aux bruits sismiques au fil du temps, mais
les résultats de trois études étaient non
concluants à ce sujet.
4) La perte de sensibilité auditive et le stress
physiologique ont aussi été considérés
comme une conséquence possible de
l’exposition aux bruits sismiques, mais la
seule étude considérée était non
concluante.
6) Aucune étude portant spécifiquement sur
le rôle des bruits sismiques dans la
variation du recrutement chez les
poissons et les invertébrés marins n’a été
recensée. Beaucoup d’études ont été
publiées sur les causes de la variation du
recrutement chez ceux-ci, mais aucune
5) La réaction, s’il en existe une, des tortues
marines en liberté aux bruits sismiques
dans des conditions de prospection en
mer est inconnue.
9
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
sismiques.
Le rôle des différentes
6) D’après les études réalisées jusqu’à
sources sonores dans les échouements
maintenant, on considère qu’il est peu
n’a pas été établi dans cette étude. Par
probable que les tortues marines soient
conséquent, même si les échouements de
plus sensibles aux bruits sismiques que
baleines ont été liés à l’exposition à des
les cétacés ou certains poissons marins.
sons anthropiques, on considère qu’il est
Par
conséquent,
toute
mesure
peu probable que l’exposition à des bruits
d’atténuation visant à réduire le risque ou
sismiques cause la mortalité directe de
la gravité d’exposition des cétacés aux
mammifères marins.
bruits sismiques pourrait nous renseigner
au sujet des mesures visant à réduire le
2. Dans des conditions expérimentales, on a
risque ou le degré de gravité d’exposition
parfois observé une élévation temporaire
des tortues marines aux bruits sismiques.
sublétale du seuil auditif chez des
Les tortues marines sont toutefois plus
mammifères marins en captivité exposés
difficiles à détecter, visuellement et
à des sons par impulsions. La
acoustiquement, que de nombreuses
vraisemblance de ces effets n’a pas
espèces de cétacés, de sorte que nous
encore été évaluée dans des conditions
nous attendons à ce que les mesures
de prospection en mer; pour certaines
d’atténuation
reposant
sur
des
espèces de mammifères marins, les
observations ou la détection acoustique
niveaux et les types de sons qui peuvent
de tortues soient moins efficaces pour
produire une élévation du seuil auditif
celles-ci que pour les cétacés.
peuvent être prédits, de sorte que de
telles évaluations peuvent être possibles.
Le degré d’importance de ces effets sur le
Conclusions au sujet des
seuil auditif, s’ils se produisaient, serait
probablement sans importance à moins
mammifères marins
que :
a. le seuil soit haussé à maintes reprises
ou pendant une période prolongée, ce
qui
pourrait
résulter
en
un
déplacement permanent du seuil
auditif;
Mortalité et effets physiques
1. Il n’existe aucun cas documenté de
mortalité de mammifères marins à la suite
de l’exposition à des activités de
prospection gazière et pétrolière par
relevé sismique. Un cas d’échouement de
deux baleines coïncidant dans l’espace et
le temps à des activités de prospection
sismique menées par un navire de
recherche a été signalé. Un autre
échouement de baleines impliquant le
même navire et les mêmes baleines,
coïncidant dans le temps mais non dans
l’espace, a aussi été signalé, mais aucun
mécanisme évident qui pourrait relier la
distance entre le navire et le lieu
d’échouement n’est établi. Dans les deux
cas, le navire de recherche utilisait aussi
un canon à air produisant des sons de
fréquences moyennes nettement plus
semblables aux signaux de fréquences
moyennes émis par les sonars tactiques
et impliqués dans les échouements de
baleines en masse, qu’aux bruits
b. d’autres menaces sont présentes au
même
moment
que
l’élévation
temporaire du seuil auditif et que
celles-ci sont normalement évitées par
des moyens acoustiques, notamment
des prédateurs ou la possibilité
d’enchevêtrement dans des engins de
pêche.
3. Il n’existe aucun cas documenté de
mammifères marins ayant subi des
dommages à des tissus non-auditifs à la
suite de l’exposition à des bruits
sismiques dans des conditions de
prospection en mer. Par conséquent, on
considère qu’il est peu probable que
l’exposition à des bruits sismiques dans
des conditions de prospection en mer
résulte en des dommages à de tels tissus
10
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
biologique élevée occupé par d’autres
chez les mammifères marins, mais
espèces.
l’évaluation des propositions devrait tenir
compte de la présence d'autres sources
6) En résumé, l’exposition à des bruits
sonores opérant simultanément lors des
sismiques
peut
résulter
en
un
activités de prospection sismique.
déplacement et/ou une déviation des
voies
migratoires
chez
certains
Effets comportementaux directs
mammifères marins, mais ces effets
dépendent de l’espèce, de l’individu et du
Déplacement et déviation des voies
contexte.
Le
degré
d’importance
migratoires :
écologique de ces effets est inconnu,
4) Il existe des cas documentés de
mais il existe des conditions dans
déplacement et de déviation des voies
lesquelles le pire des scénarios pourrait
migratoires chez certaines espèces de
avoir de fortes incidences.
mammifères marins exposés à des bruits
Changements dans les régimes de plongée et
sismiques. La durée de ces effets peut ou
de respiration
non s’étendre au-delà de la durée
d’exposition. On s’attend à ce que les
7) Des changements dans les régimes de
effets varient selon le contexte, l’espèce,
plongée et de respiration chez certaines
le sexe, la classe d’âge et l'individu, et à
espèces de mammifères marins (p. ex.,
ce qu’ils dépendent des propriétés des
baleine boréale, phoque commun, phoque
sons captés. On s’attend à ce que le
gris) exposés à des bruits sismiques ont
degré d’importance écologique de ces
été documentés. Il y a des données
effets soit faible, mais il pourrait être plus
indiquant que la durée de ces effets peut
élevé dans les cas suivants :
aller au-delà de la durée d’exposition. On
s’attend à ce que les effets varient selon
• ils déplacent des mammifères marins
le contexte, l’espèce et les individus, et
d’aires d’alimentation pour lesquelles
qu’ils dépendent des propriétés des sons
il n'y a pas d'alternatives;
captés. On s’attend à ce que le degré
• ils déplacent des mammifères marins
d’importance écologique de ces effets soit
d’aires de repos pour lesquelles il n'y
faible, sauf dans les cas suivants :
a pas d'alternatives;
• ils perturbent l’alimentation;
• ils déplacent des mammifères marins
d’aires de
croissance,
•
reproduction
ou
de
•
ils entraînent
énergétiques.
de
grands
coûts
ils dévient des animaux en migration
de leurs voies migratoires pour
lesquelles il n'y a pas d'alternatives
ou, s’il y en a, ils devront dépenser
beaucoup plus d’énergie pour migrer.
L’ampleur des effets dans ces cas
dépendra de la biologie de l’espèce et de
l’ampleur et de la durée de la dispersion
ou de la déviation.
5) L’ampleur des effets dans ces cas
dépendra de la biologie de l’espèce
touchée et de l’ampleur et de la durée du
déplacement ou de la déviation. Il y a
aussi un risque qu’un projet de
prospection sismique mené dans un autre
secteur puisse causer l’intrusion de
compétiteurs déplacés dans l’habitat
essentiel ou l’aire de productivité
8) En résumé, l’exposition à des bruits
sismiques
peut
résulter
en
des
changements dans les régimes de
plongée et de respiration chez certains
mammifères marins, mais on s’attend à ce
que ces effets varient selon l’espèce,
l’individu et le contexte. Le degré
d’importance écologique de ces effets est
inconnu, mais il existe des conditions
11
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
exposés à ces bruits. Dans le Pacifique
dans lesquelles le pire des scénarios
Nord-Est, des rorquals bleus ont cessé de
pourrait avoir de fortes incidences.
communiquer entre eux pendant environ
Changements dans le comportement social
une heure lorsqu’ils étaient en deçà de
10 km d’un petit réseau de canons à air
9) Le comportement social peut inclure une
(1 600 po3), puis ont recommencé à
vaste gamme d’activités, notamment
communiquer lorsqu’ils s’en ont éloigné.
l’accouplement, l’alimentation coopérative,
les jeux, les interactions agressives et la
communication (voir ci-dessous). Les
études
sur
les
changements
de
comportement mentionnées dans d’autres
sous-sections de ce résumé décrivent les
effets sur certaines activités qui pourraient
être considérées comme des activités
« sociales ». Cependant, aucune étude
ciblée des effets des bruits sismiques sur
l’accouplement, l’alimentation coopérative,
les jeux ou les interactions agressives n’a
été menée.
12) Des données démontrent que l’exposition
particulière à des bruits sismiques a
parfois causé des changements dans les
patrons de vocalisation chez des
mammifères marins. Il n’a toutefois pas
été
possible
de
mesurer
les
conséquences fonctionnelles de ces
changements (comme la perte de contact
entre les individus ou la réduction de la
capacité
de
coordonner
les
comportements sociaux), s’il en existe, ni
le pourcentage de fois qu’ils pourraient se
produire.
10) En résumé, on ne sait pas si l’exposition à
des bruits sismiques peut résulter en des
changements dans le comportement
social des mammifères marins, mais s’ils
se produisaient, il existe des conditions
dans lesquelles le pire des scénarios
pourrait avoir des conséquences très
importantes.
Changements
vocalisation
dans
les
modèles
13) En résumé, on sait que l’exposition à des
bruits sismiques peut résulter en des
changements dans le comportement de
vocalisation chez les mammifères marins
et, lorsque cela se produit, il existe des
conditions dans lesquelles le pire des
scénarios
pourrait
avoir
des
conséquences très importantes.
de
Conséquences fonctionnelles des effets
physiques et comportementaux
11) Les changements dans les modèles de
vocalisation des mammifères marins que
peuvent causer les sons anthropiques ont
été l’objet d’études ciblées. Chez la
plupart des espèces étudiées, des
changements mesurables dans les
patrons de vocalisation ont été observés,
mais ces études n’ont pas été menées
dans des conditions de prospection
sismique. Au Royaume-Uni, en Norvège
et dans le goulet de l’île de Sable, les
cachalots macrocéphales n’ont pas cessé
d'émettre des sons lorsque exposés à des
bruits sismiques. Lors d’une étude menée
au large de l’île Heard, ces cétacés n’ont
pas émis de sons lorsque des bruits
sismiques ont été transmis très loin d’eux
(à une distance de 690-1 070 km) dans
certaines parties de l'étude, mais l’on fait
à un autre moment de l’étude lorsque
Efficacité réduite de communication
14) De nombreuses espèces de mammifères
marins produisent des sons et y
répondent. Des études ont démontré que
ces vocalisations servent parfois à
communiquer de l’information importante
pour l’alimentation, l’accouplement, le soin
des petits, l’évitement des prédateurs et le
maintien des groupes sociaux. Des
études ont aussi révélé que les
vocalisations peuvent se produire même
si aucune conséquence fonctionnelle n’est
observable, quoique dans ces cas, il n’est
pas clair si elles n’avaient pas de
conséquences ou si les effets étaient de
plus longue durée ou se produisaient plus
loin que la zone d’étude. Il est donc
difficile pour les recherches de donner des
12
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
marins n’a été effectuée. Par conséquent,
résultats concluants sur la fréquence et
on ne sait pas si l’exposition à des bruits
les conséquences de la perturbation de la
sismiques peut résulter en une réduction
communication imputable à des activités
de l’efficacité d’écholocation chez les
anthropiques, y compris les bruits
mammifères marins.
sismiques.
15) Aucune étude n’a été publiée sur le
potentiel qu’ont les bruits sismiques de
réduire l’efficacité de la communication
chez les mammifères marins. Les sons
forts la réduiront, mais le degré de gravité
et les conditions dans lesquelles cela se
produit chez les mammifères marins sont
mal connus. Lorsque des bruits sismiques
sont émis, les intervalles entre les
impulsions
offrent
aux
cétacés
l’opportunité de communiquer, mais ce
comportement n’a pas été observé sur le
terrain. Des données inédites révèlent en
outre que, lorsque des réflexions par
trajets multiples se produisent, comme
aux endroits où la topographie du fond
marin est complexe, les impulsions de
bruits sismiques peuvent s'étaler avec la
distance et le temps, de sorte que les
intervalles calmes entre les impulsions
peuvent être réduits ou éliminés. Les
bruits sismiques pourraient donc masquer
les appels des cétacés, notamment le
rorqual bleu, quoique les distances où le
masquage serait effectif, s’il se produisait,
sont inconnues. On ne sait pas si les
baleines peuvent réduire les effets de
masquage par divers moyens, comme
des changements dans leurs patrons de
vocalisation, et les conséquences de ces
changements (s’ils se produisent) sont
inconnues. Cette réponse facultative a été
documentée chez certaines autres
espèces de mammifères marins exposées
à des sons forts d’origine anthropique. Par
conséquent, on ne sait pas si l’exposition
à des bruits sismiques peut résulter en
une réduction de la capacité de
communication chez les mammifères
marins.
Capacité diminuée de détection acoustique
passive de proies
17) Aucune étude ciblée du potentiel qu’ont
les bruits sismiques de diminuer la
capacité de détection passive de proies
chez les mammifères marins n’a été
effectuée. Dans une étude publiée sur les
effets des bateaux d’observation des
baleines sur le comportement des
épaulards, on a formulé l’hypothèse que
les sons produits par ces bateaux
pourraient réduire la capacité de ces
cétacés de détecter des proies. On ne sait
pas si un tel effet pourrait se produire
durant l’exposition à des bruits sismiques
ou chez quelles espèces de mammifères
marins la détection passive de proies est
une importante stratégie d’alimentation.
Le potentiel d’un tel effet est toutefois plus
grand chez les mysticètes, qui entendent
mieux les sons de fréquences basses que
d’autres
mammifères
marins.
Par
conséquent, on ne sait pas si l’exposition
à des bruits sismiques pourrait diminuer la
capacité de détection acoustique passive
de proies chez les mammifères marins.
Capacité diminuée de détection
acoustique passive de prédateurs
18) Aucune étude ciblée du potentiel qu’ont
les bruits sismiques de diminuer la
capacité de détection passive de
prédateurs chez les mammifères marins
n’a été effectuée. Le potentiel d’un tel
effet est plus grand chez les mysticètes,
qui entendent mieux les sons de
fréquences
basses
que
d’autres
mammifères marins. Cependant, on ne
sait pas si un tel effet se produit durant
l’exposition à des bruits sismiques et, si
cela est le cas, dans quelle mesure. Par
conséquent, on ne sait pas si l’exposition
Réduction de la capacité d’écholocation
16) Aucune étude ciblée du potentiel qu’ont
les bruits sismiques de réduire l’efficacité
d’écholocation chez les mammifères
13
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
à des bruits sismiques pourrait accroître la
Effets chroniques (p. ex., changements
vulnérabilité des mammifères marins à
physiologiques causés par le stress,
leurs prédateurs.
fécondité réduite)
21) Aucune étude du potentiel qu’ont les
bruits sismiques de causer des effets
chroniques, comme l’immunosuppression
ou la diminution de la fécondité, n’a été
effectuée chez les mammifères marins.
Par conséquent, on ne sait pas si
l’exposition à des bruits sismiques peut
résulter en de tels effets chroniques chez
les mammifères marins.
Capacité diminuée d’évitement
des menaces anthropiques
(comme la collision avec des
navires, l’enchevêtrement dans
des filets)
19) Aucune étude ciblée du potentiel qu’ont
les bruits sismiques de réduire la capacité
des mammifères marins d’éviter des
menaces anthropiques n’a été effectuée.
Des rapports ont été publiés sur d’autres
types de sons nuisant à la capacité de
baleines
individuelles
d’éviter
des
menaces
anthropiques,
comme
la
collision
avec
des
navires
et
l’enchevêtrement dans des filets, mais on
ne sait pas dans quelle mesure cette
réaction est répandue. On ne sait pas non
plus si un tel effet pourrait résulter de
l’exposition à des bruits sismiques. Par
conséquent, le fait que l’exposition à des
bruits sismiques pourrait réduire la
capacité des mammifères marins d’éviter
des
menaces
anthropiques
est
préoccupant, mais le risque n’a pas été
prouvé.
Effets indirects (p. ex., disponibilité réduite
des proies)
22) Aucune étude du potentiel qu’ont les
bruits sismiques de réduire la disponibilité
des proies des mammifères marins, soit
par déplacement de celles-ci ou réduction
de leur capturabilité, n’a été effectuée. Par
conséquent, on ne sait pas si l’exposition
à des bruits sismiques peut résulter en de
tels effets indirects sur les mammifères
marins.
Besoins en recherche
Lors de l’examen de la documentation
disponible, un grand nombre de domaines de
recherche pour le futur ont été identifiés.
Certains se sont révélés comme étant
particulièrement utiles pour ce qui est
d’accroître la quantité de renseignements
requis par ceux qui quantifient et ceux qui
gèrent les risques que posent les relevés
sismiques effectués dans les écosystèmes
marins.
Capacité diminuée pour le soin des petits ou
la formation de liens parentaux
20) Aucune étude ciblée du potentiel qu’ont
les bruits sismiques de réduire la capacité
des mammifères marins de prendre soin
de leurs petits ou de former des liens
parentaux n’a été effectuée. Par
conséquent, on ne sait pas si l’exposition
à des bruits sismiques peut réduire la
capacité de soin des petits ou de
formation de liens parentaux chez les
mammifères marins.
1) D’autres travaux doivent être effectués en
vue d’établir les caractéristiques des sons
et les conditions environnementales qui
donnent lieu à des effets des bruits
sismiques sur le comportement, la
physiologie et le bien-être physique de
toutes les espèces marines.
2) Les renseignements disponibles sur
l’efficacité des mesures d’atténuation
doivent être évalués plus à fond à titre de
14
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
ceux prédits par les modèles de
fondement pour fournir des avis
propagation des sons et d’autres secteurs
provisoires en matière d’exigences
avec des niveaux plus faibles.
opérationnelles appropriées à court terme
et d’autres recherches en vue d’élargir
6) Aucun renseignement n’est disponible sur
nos connaissances à long terme.
les effets des bruits sismiques sur la mue
des
invertébrés
possédant
un
3) En plus de recherches ciblées, un
exosquelette.
programme de collecte structuré de
données mené en parallèle avec les
7) Les meilleurs modèles de propagation des
relevés sismiques, visant à faciliter
sons dans les secteurs où se fera
l’apprentissage par la pratique, a
probablement de la prospection sismique
beaucoup de mérite. Toutefois, de tels
doivent être davantage clarifiés, ainsi que
programmes de cueillette de données
la
mesure
dans
laquelle
les
doivent être bien coordonnés et assortis
caractéristiques
de
l’habitat
devraient
des
ressources
nécessaires
pour
influer sur le choix des modèles. La
analyser, interpréter et appliquer les
sensibilité et la précision des prédictions
nouvelles données à mesure qu’elles sont
des modèles génériques par rapport aux
recueillies et présentées aux autorités
exigences d’évaluation des impacts
scientifiques.
potentiels devraient être aussi évaluées,
quoique
l’application
de
modèles
4) Quelques études représentatives sur les
génériques à des endroits spécifiques
relations entre la distance et les effets
demeurera souhaitable.
pour tous les taxons, en particulier les
oeufs et les larves, aideraient grandement
8) De meilleures données sont requises pour
à comprendre les risques potentiels que
la modélisation du patron attendu de
posent les bruits sismiques. Les effets
dispersion des bruits sismiques lors des
potentiels
découlant
du
niveau
relevés. On devrait préconiser la prise de
d’exposition au bruit (cumulatif d’un
mesures du niveau d'intensité acoustique
relevé) ainsi que du niveau de pression
en champ proche et en champ éloigné à
acoustique de crête devraient être
titre
d’élément
des
activités
de
considérés, y compris dans des conditions
prospection
sismique
planifiées
dans
les
de relevés 3-D.
secteurs qui n’ont pas encore été
prospectés ou pour lesquels les modèles
5) Des recherches spécifiques sont requises
établis se sont révélés inexacts.
sur le niveau de sons captés par les
invertébrés sessiles et les effets des bruits
9) D’autres recherches sur les impacts
sismiques sur eux. La physique des
potentiels des bruits sismiques sur les
niveaux sonores auxquels les organismes
mammifères
marins
sont
requises
benthiques sont exposés est compliquée
d'urgence.
Les
questions
les
plus
en raison de l’interaction entre les effets
pressantes
à
examiner
qui
doivent
faire
de cisaillement et les effets de pression,
l’objet de recherches ou d’analyses plus
ainsi que de la proximité du fond. Par
détaillées des données disponibles
conséquent, il est probable que les
comprennent:
résultats de modèles génériques de la
propagation des sons soient trompeurs
a) La répartition spatio-temporelle ainsi
pour ce qui est des niveaux d’exposition
que
l’état
et
les
besoins
des espèces benthiques sessiles. L’erreur
physiologiques des populations de
pourrait se manifester dans n’importe quel
mammifères marins sont des variables
sens et, aux endroits où la topographie du
mal connues des scientifiques qui
fond est complexe, il pourrait y avoir une
limitent notre capacité de prédire les
répartition irrégulière de secteurs ayant
effets que les relevés sismiques
des niveaux d’exposition plus élevés que
auront sur elles. Si nous ne savons
15
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
Nombre de ces questions sont également mal
pas quelles espèces sont présentes
comprises pour ce qui est de nombreux
où, quand et pourquoi, il existera
taxons de tortues, de poissons et
toujours un risque de perturber et de
d’invertébrés
marins.
Bien
que
les
blesser les espèces très sensibles. On
participants à l’atelier aient donné la priorité
devrait aussi tenter de caractériser le
aux sujets énumérés ci-dessus, des
degré de variation naturelle à long
recherches qui permettraient de combler ces
terme de l’abondance et de la
lacunes, en particulier en ce qui concerne la
résidence.
répartition spatio-temporelle des proies
b) Beaucoup d’autres renseignements
importantes et leurs réactions aux bruits
sur les réactions des mammifères
sismiques, seraient de grande valeur. Un
marins (et de leurs proies) aux sons
certain nombre d’autres sujets nécessitant
provenant des réseaux de canons à
des recherches complémentaires ont aussi
air sont requis. Des études de base
été proposés et sont mentionnés dans le
menées avant les activités de
procès-verbal de la réunion.
prospection sismique, en plus de
comparaisons de leur comportement
en l’absence et en présence de bruits
Références
sismiques, permettraient de recueillir
ce type de données.
MPO, 2003. Un cadre pour aider le MPO à
c) Des renseignements plus précis sur
évaluer les demandes portant sur l’examen
les bruits d’origines naturelles et
de propositions de prospection sismique.
anthropiques dans l’océan sont
Secr. can. de consult. sci. du MPO, Rapp.
nécessaires.
sur l’état des habitats 2003/001.
d) L’efficacité de toutes les mesures
d’atténuation potentielles doit être
examinée et documentée de façon
plus détaillée. Entre autre, la mesure
dans
laquelle
la
surveillance
acoustique passive et/ou active des
mammifères marins à partir du navire
émetteur constitue une mesure
d’atténuation efficace a besoin d’être
documentée.
LGL. 2004. Assessment of Regulatory
Practices Governing the Limits of Sound
Energy
Produced
during
Seismic
Operations (draft).
LGL Limited,
environmental
research
associates,
Report TA4014-1. (non-publié)
Pour obtenir de plus amples
renseignements
e) Des études ciblées du comportement
social des mammifères marins durant
l’exposition aux bruits sismiques sont
spécialement
nécessaires,
étant
donné l’importance des activités de
prospection sismique sur leur biologie.
f)
Contactez : Hugh Bain
Sciences de l’environnement
Pêches et Océans Canada
200, rue Kent
Ottawa (Ontario)
K1A 0E6
Les
effets
de
sons
d’origine
anthropique sur les patrons de
vocalisation des mammifères marins
sont bien documentés, mais les effets
des bruits sismiques sont mal connus
et des études complémentaires sont
donc indispensables.
Tél. : (613) 990-0288
Télécopieur : (613) 954-0807
Courriel : bainh@dfo-mpo.gc.ca
16
Région de la capitale régionale
Impact des bruits sismiques sur les poissons,
les invertébrés, les tortues et les mammifères marins
Ce rapport est disponible auprès du :
Secrétariat canadien de consultation
scientifique
200, rue Kent
Ottawa (Ontario)
K1A 0E6
Téléphone : (613) 990-0293
Télécopieur : (613) 954-0807
Courriel : CSAS@dfo-mpo.gc.ca
Adresse Internet : www.dfo-mpo.gc.ca/csas
ISSN 1708-637X (imprimé)
© Sa majesté la Reine, Chef du Canada, 2004
An English version is available upon request
at the above address.
La présente publication doit être
citée comme suit
MPO, 2004. Évaluation des renseignements
scientifiques sur les impacts des bruits
sismiques sur les poissons, les invertébrés,
les tortues et les mammifères marins Secr.
can. de consult. sci. du MPO, Rapp. sur
l’état des habitats 2004/002.
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