PROGRÈS TECHNIQUE INCORPORÉ AU CAPITAL ET RALENTISSEMENT DE LA CROISSANCE

PROGRÈS TECHNIQUE INCORPORÉ AU CAPITAL ET RALENTISSEMENT DE LA CROISSANCE
DOCUMENT DE TRAVAIL
PROGRÈS TECHNIQUE INCORPORÉ
AU CAPITAL ET RALENTISSEMENT
DE LA CROISSANCE
DE LA PRODUCTIVITÉ AU CANADA
Document de travail no 21
Avril 1998
DOCUMENT DE TRAVAIL
PROGRÈS TECHNIQUE INCORPORÉ
AU CAPITAL ET RALENTISSEMENT
DE LA CROISSANCE
DE LA PRODUCTIVITÉ AU CANADA
par Surendra Gera, Wulong Gu et Frank C. Lee,
Industrie Canada
Document de travail no 21
Avril 1998
Also available in English
Données de catalogage avant publication (Canada)
Gera, Surendra
Progrès technique incorporé au capital et ralentissement de la croissance
de la productivité au Canada
(Document de travail ; no 21)
Texte en français et en anglais disposé tête-bêche.
Titre de la p. de t. addit. : Capital-Embodied Technical Change and the
Productivity Growth Slowdown in Canada
Comprend des références bibliographiques.
ISBN 0-662-63524-8
No de cat. C21-24/21-1998
1.
2.
3.
I.
II.
III.
IV.
V.
Industries – Innovations – Canada.
Capital – Productivité – Canada.
Productivité – Canada.
Gu, Wulong, 1964Lee, Frank C. (Frank Chung)
Canada. Industrie Canada.
Titre.
Coll. : Document de travail (Canada. Industrie Canada).
HC79.T4S87 1998
338'.06'0971
C98-980160-8F
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier James Brock, Rick Harris, Serge Nadeau, Keith Newton, Someshwar Rao, Andrew Sharpe et
deux lecteurs indépendants pour les commentaires utiles qu’ils nous ont présentés. Les auteurs acceptent toutefois
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Analyse des investissements stratégiques
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TABLE DES MATIÈRES
RÉSUMÉ.............................................................................................................................. i
1. INTRODUCTION........................................................................................................... 1
2. MODÈLE EMPIRIQUE.................................................................................................. 5
3. DONNÉES ET STATISTIQUES DE BASE .................................................................. 9
4. ANALYSE EMPIRIQUE.............................................................................................. 19
Corrélations brutes ................................................................................................ 19
Analyse de régression............................................................................................ 21
5. SOURCES DE RALENTISSEMENT DE LA PRODUCTIVITÉ................................ 27
CONCLUSIONS ............................................................................................................... 31
NOTES .............................................................................................................................. 33
APPENDICE..................................................................................................................... 37
BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................. 41
PUBLICATIONS DE RECHERCHE D’INDUSTRIE CANADA................................... 45
RÉSUMÉ
Les auteurs d’études empiriques antérieures sur la croissance de la productivité ne sont
pas parvenus à déterminer les causes du ralentissement observé depuis 1973. Notre étude
vise à jeter un meilleur éclairage sur les causes de ce ralentissement par une estimation
des effets du progrès technique intégré au capital (l’effet de génération) sur la croissance
de la productivité au Canada. Plus précisément, nous analysons les effets possibles de
trois grands facteurs. Premièrement, nous nous demandons si l’effet de génération a joué
un rôle important. Deuxièmement, nous examinons les conséquences de l’effet de
« rattrapage » pour les industries canadiennes. Troisièmement, nous analysons
l’incidence de la croissance du rapport capital-travail sur la performance des industries
canadiennes. Nous sommes en mesure de conclure qu’il existe des preuves empiriques
significatives et robustes de la présence d’un effet de génération parmi les industries
canadiennes et que ce phénomène explique, en moyenne, environ 14 p. 100 du
ralentissement de la croissance de la productivité totale des facteurs et près de 7 p. 100 de
la décélération du rythme de croissance de la productivité du travail depuis 1973. L’effet
de génération s’est surtout manifesté sous la forme d’un ralentissement du taux de
progrès technique incorporé au stock de capital, notamment dans le secteur des machines
et des biens d’équipement. Nous avons aussi constaté que l’effet de rattrapage, même s’il
représente une source importante de croissance de la productivité, n’a pas joué un rôle
important dans le ralentissement de la productivité. Enfin, nous avons pu conclure que,
contrairement à la situation qui a prévalu dans d’autres grands pays industrialisés, le taux
de croissance du rapport capital-travail au Canada a augmenté dans presque toutes les
industries depuis 1973. Cette accélération a eu pour effet de stimuler et non de ralentir la
croissance de la productivité. Nous avons aussi pu déceler la présence d’une
complémentarité entre l’accumulation de capital et le progrès technologique. Cette
interaction fait en sorte que l’accumulation de capital permet aux industries canadiennes
de se rapprocher graduellement des niveaux de productivité de leurs rivales aux ÉtatsUnis. Nous interprétons ce résultat comme un élément supplémentaire à l’appui de
l’hypothèse de l’intégration du progrès technique au capital dans l’industries canadienne.
i
1. INTRODUCTION
La stagnation des niveaux de vie dans les pays industrialisés peut être attribuée en
définitive au ralentissement de la croissance de la productivité observé depuis 1973. À
vrai dire, ce ralentissement a été l’une des préoccupations majeures des responsables des
politiques dans les principaux pays de l’Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE). Au Canada, la productivité du travail dans le secteur des
entreprises a crû à un taux moyen de 2,9 p. 100 entre 1960 et 1973. Mais, entre 1973 et
1996, la croissance moyenne de la productivité du travail a ralenti à 1,1 p. 100 par année.
Par ailleurs, l’augmentation de la productivité du travail aux États-Unis est passée de
2,6 p. 100 par année durant la période 1960-1973 à 0,7 p. 100 par année entre 1973 et
1996 (OCDE, 1997).
Les études empiriques antérieures sur l’évolution de la productivité au Canada
n’ont pas permis d’isoler les causes de ce ralentissement. Parmi les explications
proposées figurent les suivantes : une progression moins rapide de l’intensité des activités
de recherche et développement (R-D); un ralentissement des dépenses d’infrastructure;
une absence de progrès technique dans plusieurs industries parvenues à maturité; des
déplacements intersectoriels de la production et de la main-d’œuvre vers le secteur des
services; et l’importance réduite de l’effet de rattrapage (voir, par exemple, Daly et Rao,
1985; Denny et coll., 1992; Rao et Lemprire, 1992; Morrison, 1992; Mullen et Williams,
1994; et Fuss et Van den Berg,1995)1. Mais, aucune de ces études n’a considéré l’« effet
de génération » comme explication possible du ralentissement de la productivité; selon
cette notion, le capital nouveau est plus productif que l’ancien capital par dollar
(constant) de dépenses.
Dans une étude récente, Wolff (1996) a conclu que l’effet de génération avait
fortement contribué au ralentissement de la productivité observé depuis 1973 dans les
pays de l’OCDE. En utilisant des données allant de 1950 à 1989 pour six pays de
l’OCDE (France, Allemagne, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni et États-Unis), Wolff a pu
constater que l’effet de génération, mesuré à partir de la variation de l’âge moyen du
stock total de capital (structures, machines et biens d’équipement), expliquait en moyenne
environ 40 p. 100 du ralentissement de la productivité2. Parmi les autres facteurs qui ont
contribué à ce ralentissement, l’auteur a mentionné la décélération du rythme
d’augmentation du rapport capital-travail, qui est responsable d’une autre tranche de
36 p. 100 de la baisse du rythme d’expansion de la productivité, la décélération de la
croissance du PIB, qui explique une tranche de 25 p. 100, et la diminution de l’effet de
rattrapage, qui ne représente que 3,6 p. 100 du ralentissement observé. La partie non
expliquée du phénomène de ralentissement de la productivité se limite donc à 5 p. 1003.
Deux autres études récentes (Hulten, 1992; et Abramovitz, 1994), qui s’appuient
sur un cadre de quantification comptable de la croissance, permettent aussi de confirmer
le rôle important du progrès technique incorporé au capital en tant qu’élément de
croissance de la productivité aux États-Unis. Hulten a calculé qu’environ 20 p. 100 de
l’ensemble du progrès technique dans l’industrie manufacturière américaine entre 1949 et
1983 pouvait être attribué au progrès technique incorporé aux machines et aux biens
2
Introduction
d’équipement. Selon cette méthodologie, l’effet d’incorporation est évalué directement, à
l’aide des mouvements de prix (hédonistes) réels corrigés en fonction de la qualité des
composantes des machines et des biens d’équipement, plutôt qu’à partir de l’âge du stock
de capital. Abramovitz a estimé qu’en moyenne, environ 16 p. 100 du ralentissement de
la croissance de la productivité entre 1950-1973 et 1973-1984 pouvait s’expliquer par la
variation de l’âge moyen du capital4.
Dans cette étude, nous nous penchons sur la question de savoir si l’effet de
génération a contribué de façon importante au ralentissement de la productivité au
Canada5. En particulier, nous considérons trois facteurs pour expliquer le ralentissement
observé : l’effet de génération, l’effet de rattrapage et la hausse du rapport capital-travail.
Premièrement, l’effet de génération ou l’hypothèse d’incorporation donne à
penser que le capital nouveau est plus productif que l’ancien capital parce que le
nouveau capital a plus de chance d’incorporer les technologies les plus avancées.
Par conséquent, l’augmentation de l’âge du stock de capital a une incidence
négative sur la performance au chapitre de la productivité. Nous nous demandons
donc dans cette étude si le progrès technique incorporé au capital (l’effet de
génération) peut être retenu comme facteur explicatif du ralentissement de la
productivité au Canada.
Deuxièmement, des études économiques récentes indiquent que l’effet de
rattrapage joue un rôle important dans le processus de croissance économique.
Selon cette hypothèse, les technologies des pays plus avancés sur le plan
technique se diffusent vers les pays qui tirent de l’arrière. Dans notre étude, nous
supposons que l’effet de rattrapage permet aux industries qui tirent le plus de
l’arrière par rapport à celles des pays en avance sur le plan technologique
d’enregistrer les taux de croissance les plus rapides de leur production. Cette
approche représente un aspect innovateur de notre étude puisque, dans la plupart
des travaux déjà publiés sur la convergence, les chercheurs ont analysé
l’hypothèse de rattrapage à l’échelle de l’ensemble de l’économie et non à celle de
l’industrie6.
Troisièmement, nous considérons les répercussions de l’augmentation du rapport
capital-travail dans les industries canadiennes comme élément explicatif du
ralentissement de la croissance de la productivité.
Notre analyse se fonde principalement sur la base de données KLEMS de
Statistique Canada, qui renferme des observations sur chacune des 22 industries du
secteur canadien des entreprises au cours de la période allant de 1963 à 1992.
Nos résultats peuvent se résumer comme suit :
L’effet de rattrapage semble avoir joué un rôle important puisqu’il permet
d’expliquer, en moyenne, environ 14 p. 100 du ralentissement de la productivité
totale des facteurs (PTF) et 7 p. 100 de la décélération de la productivité du travail
au Canada à compter de la fin de 1973. L’effet est surtout attribuable au
ralentissement du taux de progrès technique incorporé au capital depuis 1973. Ce
ralentissement fut beaucoup plus prononcé dans le secteur des machines et des
biens d’équipement (MBE) que dans celui des structures non résidentielles.
Introduction
3
Bien que l’effet de rattrapage soit une importante source de croissance de la
productivité, il n’a pas exercé une incidence déterminante sur le ralentissement de
la croissance de la productivité.
Il existe un lien de complémentarité significatif entre l’accumulation de capital et
le progrès technologique. En d’autres termes, l’accumulation de capital a pour
effet d’accélérer le processus de rattrapage puisque des biens d’équipement plus
récents, qui incorporent une technologie plus avancée, sont alors utilisés dans le
processus de production.
Le taux de croissance du rapport capital-travail s’est accru dans presque toutes les
industries de notre échantillon à compter de la fin de 1973, ce qui a eu pour effet
de stimuler et non de ralentir la croissance de la productivité du travail.
Dans la prochaine partie de l’étude, nous présentons le modèle empirique utilisé
pour évaluer l’effet d’incorporation et déterminer son apport au ralentissement de la
croissance de la productivité dans les industries canadiennes. La partie suivante renferme
une description des données et des statistiques de base utilisées dans notre analyse
empirique. Les résultats de nos régressions sont présentés dans la partie intitulée
« Analyse empirique ». Sous le titre « Sources du ralentissement de la productivité », la
partie suivante renferme une analyse de l’importance relative de chacun des facteurs qui
expliquent le ralentissement de la productivité observé dans les industries canadiennes
depuis 1973, en décomposant l’augmentation de la productivité en fonction des résultats
empiriques obtenus. Enfin, nos conclusions sont présentées dans la dernière partie.
3. DONNÉES ET STATISTIQUES DE BASE
Notre analyse empirique porte sur un groupe de 22 industries appartenant au secteur des
entreprises au Canada pour la période allant de 1963 à 1992. Nos principales sources de
données sont la base de données KLEMS de Statistique Canada, les données sur les stock
et les flux de capital fixe de l’OCDE et la base de données sectorielles internationales
(ISDB) de l’OCDE.
Les données sur la production brute totale, le capital (K), le travail (L), l’énergie
(E), les matières premières (M) et les services (S) pour la période 1961–1992 proviennent
de la base de données KLEMS. Nous avons intégré les intrants énergie, matières
premières et services en une seule grande catégorie des biens et services intermédiaires en
utilisant la formule de Tornqvist11. La production brute, l’intrant travail et les biens et
services intermédiaires ont aussi été agrégés pour passer de 127 à 22 industries à l’aide la
formule de Tornqvist12.
Les données sur le stock de capital brut et l’âge de ce stock proviennent des
données sur les stocks et les flux de capital fixe. L’estimation du stock de capital brut
repose sur une méthode d’inventaire permanent faisant appel à une structure
d’élimination aléatoire axée sur une durée de vie décroissante13 (à partir de données
recueillies dans l’enquête annuelle sur les dépenses d’immobilisation et de réparation).
Par exemple, la durée de vie des bâtiments est passée de 38 ans en 1971 à 37 ans en 1994.
Durant la même période, la durée de vie a diminué de 36 à 30 ans pour les travaux de
génie et de 15 à 11 ans pour les machines et les biens d’équipement14. L’estimation de
l’âge moyen du stock de capital brut a donc été obtenue en calculant la somme pondérée
de l’âge du capital survivant pour l’ensemble des générations, en utilisant le capital
survivant comme facteur de pondération.
Les données utilisées pour calculer les écarts de PTF entre les industries
canadiennes et américaines proviennent de la banque de données ISDB et de CANSIM
pour plusieurs industries canadiennes15. Tel qu’indiqué plus haut, nous avons mesuré
l’écart de PTF en calculant la différence en pourcentage entre le niveau de PTF d’une
industrie canadienne et celui de l’industrie correspondante aux États-Unis; à cette fin, le
niveau de productivité totale des facteurs ( TFPit ) d’une industrie i au temps t a été
calculé à l’aide de l’expression suivante :
(10)
ln( TFPit ) lnQit Lit ( 1 )lnQit Kit Dans cette équation, Qit désigne la valeur ajoutée convertie en dollars américains en
employant les parités de pouvoir d’achat (PPA) de 1985 de l’OCDE. Par ailleurs, Kit
représente le stock de capital brut exprimé en dollars américains d’après les PPA de 1985,
Lit désigne l’emploi total et indique la part du travail16.
Les données sur l’utilisation de la capacité proviennent de CANSIM (Statistique
Canada, no 31-003 au Catalogue). Malheureusement, ces données n’étaient pas
disponibles pour plusieurs industries de services de notre échantillon17. Par conséquent,
10
Données et statistiques de base
nous avons employé le taux d’utilisation de la capacité pour l’ensemble des industries
non agricoles productrices de biens en tant qu’indicateur approximatif de la capacité de
production de ces industries de services. Enfin, les données sur le stock de capital en R-D
furent calculées en utilisant la technique de l’inventaire permanent18.
Nous passons maintenant à l’examen des données de base qui ressortent de notre
analyse de régression (tableaux 1 à 7).
Le tableau 1 renferme des données sur les niveaux de productivité du travail pour
trois années choisies (1963, 1973 et 1992), ainsi que sur la croissance annuelle moyenne
de la productivité du travail pour les périodes 1963-1973 et 1973-1992. Le tableau
illustre le ralentissement bien connu de la productivité depuis 1973. Le niveau de
productivité du travail, mesuré à l’aide de la production brute (en dollars constants de
1986)19 par heure ouvrée, affiche une variation considérable d’une industrie à l’autre. En
1992, la productivité du travail variait d’un sommet de 138,66 $ par heure dans les
industries des produits chimiques, des produits pétrochimiques, du charbon, du
caoutchouc et des matières plastiques à un seuil de 21,99 $ par heure dans la restauration
et l’hôtellerie. Dans l’ensemble, le niveau de la productivité du travail dans les industries
de services est inférieur à celui des industries manufacturières.
Le tableau 2 indique que l’âge moyen du stock de capital brut a diminué pendant
la période 1963-1973 dans presque toutes les industries sauf quatre : mines et carrières;
métaux de base; électricité, gaz et eau; et commerce de gros et de détail. L’âge du stock
de capital dans ces industries a augmenté légèrement. Toutefois, la tendance vers une
diminution de l’âge moyen du capital s’est renversée ou a ralenti durant la période
1973-1992. Ce revirement de tendance de l’âge du stock de capital à compter de la fin de
1973 soulève la possibilité que l’effet d’incorporation soit responsable du ralentissement
de la croissance de la productivité.
Dans les tableaux 3 et 4, l’âge moyen du stock total de capital brut est décomposé
en deux segments : machines et biens d’équipement et structures non résidentielles.
L’évolution de l’âge des machines et des biens d’équipement (MBE) suit généralement
celle du stock total de capital (tableau 3). Durant la période 1973-1993, l’âge des MBE a
diminué dans presque toutes les industries. Seules trois industries de services transport
et entreposage, communications et services personnels, sociaux et communautaires font
état d’une légère augmentation de l’âge de leurs MBE. Au cours de la période 19731992, l’accumulation de capital en MBE a accusé un ralentissement dans presque toutes
les industries, sauf les industries de services, ce qui a eu pour effet de renverser ou de
ralentir le mouvement de réduction de l’âge des MBE. Dans la plupart des industries de
services, l’âge des MBE a diminué à un rythme plus rapide entre 1973 et 1992 qu’entre
1963 et 1973.
Comme on pouvait s’y attendre, l’âge des structures non résidentielles dépassait
celui des MBE (tableau 4), ce qui est le reflet de la durée de vie utile plus longue des
structures. Contrairement à l’âge des MBE, qui a diminué dans la plupart des industries
(bien qu’à un rythme plus lent à compter de la fin de 1973), l’âge des structures non
résidentielles a affiché une baisse continuelle entre 1973 et 1985, qui s’est poursuivie
jusqu’en 1992.
Données et statistiques de base
11
Tableau 1
Productivité du travail1
Industrie (CITI – deuxième révision)
1. Agriculture, foresterie et pêche
Productivité du travail
($ de 1986 par heure)
1963
1973
1992
10,46
17,17
29,49
Taux annuel de
croissance (%)
1963–1973 1973–1992
4,96
2,85
2. Mines et carrières
65,95
112,87
134,26
5,37
0,91
3. Aliments, boissons et tabac
56,48
77,98
105,37
3,23
1,58
4. Textiles, vêtement et cuir
16,73
26,13
41,24
4,46
2,40
5. Produits du bois et meuble
26,06
36,21
58,34
3,29
2,51
6. Papier, produits du papier et impression
42,01
57,30
72,22
3,10
1,22
7. Produits chimiques
78,46
120,14
138,66
4,26
0,75
8. Produits des minéraux non métalliques
39,52
58,27
66,30
3,88
0,68
9. Industries des métaux de base
62,33
83,17
129,39
2,88
2,33
10. Produits métalliques
32,34
45,62
54,38
3,44
0,93
11. Machines agricoles et industrielles
26,34
39,09
74,70
3,95
3,41
12. Appareils et matériel électriques
26,11
39,30
81,30
4,09
3,83
13. Matériel de transport
46,45
84,17
122,74
5,95
1,99
14. Autres industries manufacturières
27,36
40,87
44,58
4,01
0,46
15. Électricité, gaz et eau
50,81
85,14
111,37
5,16
1,41
16. Construction
35,24
45,17
57,07
2,48
1,23
17. Commerce de gros et de détail
15,32
19,03
24,31
2,17
1,29
18. Restauration et hôtellerie
21,52
24,42
21,99
1,26
-0,55
19. Transport et entreposage
20,26
35,02
50,16
5,47
1,89
20. Communications
16,62
30,38
89,49
6,03
5,69
42,90
50,86
63,96
1,70
1,21
24,63
27,30
30,13
1,03
0,52
2
21. Finances, assurance, immobilier et
services commerciaux
22. Services personnels, sociaux et
communautaires
1 La productivité du travail est mesurée à l’aide de la production brute par heure ouvrée.
2 Produits chimiques et pétrochimiques, charbon, produits en caoutchouc et en matière plastique.
Dans le tableau 5, nous présentons une mesure de l’intensité en capital (le ratio du
stock de capital brut aux heures ouvrées) pour trois années choisies (1963, 1973, 1992) et
son taux annuel moyen de croissance durant les deux périodes 1963-1973 et 1973-1992.
La croissance de l’intensité en capital s’est accélérée dans 17 des 22 industries20 entre les
périodes 1963-1973 et 1973-1992, en dépit d’un ralentissement de la croissance de la
productivité. Ce résultat donne à penser que le ralentissement de la croissance de la
productivité au Canada à compter de la fin de 1973 ne peut pas être attribué aux
variations de la croissance de l’intensité en capital. On a toutefois observé une légère
baisse de la croissance de l’intensité en capital entre 1972 et 1979 (non indiquée dans le
tableau).
12
Données et statistiques de base
Tableau 2
Âge moyen du stock brut de capital (années)
Variation
annualisée
Âge moyen
Industrie (CITI – deuxième révision)
1. Agriculture, foresterie et pêche
1963
11,01
1973
10,33
1992
11,58
7,34
8,14
9,11
0,08
0,05
3. Aliments, boissons et tabac
12,74
12,14
11,29
-0,06
-0,04
4. Textiles, vêtement et cuir
14,46
11,44
10,76
-0,30
-0,04
5. Produits du bois et meuble
12,53
9,04
8,93
-0,35
-0,01
6. Papier, produits du papier et impression
13,46
10,85
9,11
-0,26
-0,09
7. Produits chimiques
11,26
10,58
10,92
-0,07
0,02
8. Produits des minéraux non métalliques
11,22
10,14
10,13
-0,11
-0,00
9. Industries des métaux de base
10,45
10,97
10,82
0,05
-0,01
10. Produits métalliques
12,34
11,38
10,62
-0,10
-0,04
11. Machines agricoles et industrielles
12,28
10,72
9,21
-0,16
-0,08
9,73
9,64
8,07
-0,01
-0,08
13. Matériel de transport
13,09
10,32
7,60
-0,28
-0,14
14. Autres industries manufacturières
12,19
10,64
9,43
-0,16
-0,06
15. Électricité, gaz et eau
13,68
13,82
15,64
0,01
0,10
6,71
6,61
6,53
-0,01
-0,00
17. Commerce de gros et de détail
13,48
13,54
11,18
0,01
-0,12
18. Restauration et hôtellerie
17,99
16,07
9,83
-0,19
-0,33
19. Transport et entreposage
21,74
19,08
17,20
-0,27
-0,10
20. Communications
14,04
12,13
10,99
-0,19
-0,06
15,85
11,55
9,91
-0,43
-0,09
12,97
12,26
16,49
-0,07
0,22
2. Mines et carrières
1
12. Appareils et matériel électriques
16. Construction
21. Finances, assurance, immobilier et services
commerciaux
22. Services personnels, sociaux et
communautaires
1963–1973 1973–1992
-0,07
0,07
1 Produits chimiques et pétrochimiques, charbon, produits en caoutchouc et en matière plastique.
Wolff (1996) a observé que l’augmentation du rapport capital-travail avait ralenti
à compter de la fin de 1973 dans les autres grands pays industrialisés (France, Allemagne,
Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni, États-Unis) et que ce ralentissement expliquait environ
36 p. 100 de la décélération de la productivité dans ces pays à compter de 1973.
L’accélération de l’augmentation du ratio capital-travail au Canada à compter de la même
année contraste donc fortement avec la décélération de la croissance de ce ratio dans les
autres grands pays industrialisés.
Données et statistiques de base
13
Tableau 3
Âge moyen des machines et des biens d’équipement (années)
Variation
annualisée
Âge moyen
Industrie (CITI – deuxième révision)
1. Agriculture, foresterie et pêche
1963
1973
1992
6,55
5,60
5,82
-0,10
0,01
2. Mines et carrières
7,19
6,11
6,34
-0,11
0,01
3. Aliments, boissons et tabac
9,21
8,48
6,50
-0,07
-0,10
4. Textiles, vêtement et cuir
9,98
7,44
5,68
-0,25
-0,09
5. Produits du bois et meuble
9,04
6,88
6,69
-0,22
-0,01
6. Papier, produits du papier et impression
8,62
8,55
7,25
-0,01
-0,07
7. Produits chimiques
8,27
7,96
7,20
-0,03
-0,04
8. Produits des minéraux non métalliques
7,91
8,25
7,61
0,03
-0,03
9. Industries des métaux de base
8,31
8,49
8,35
0,02
-0,01
10. Produits métalliques
8,52
6,52
6,01
-0,20
-0,03
11. Machines agricoles et industrielles
7,35
6,13
4,30
-0,12
-0,10
12. Appareils et matériel électriques
7,64
6,05
4,55
-0,16
-0,08
13. Matériel de transport
9,61
7,30
5,21
-0,23
-0,11
14. Autres industries manufacturières
5,59
5,49
4,52
-0,01
-0,05
11,48
9,93
9,72
-0,16
-0,01
16. Construction
5,86
5,27
5,24
-0,06
-0,00
17. Commerce de gros et de détail
6,97
6,16
4,24
-0,08
-0,10
18. Restauration et hôtellerie
4,79
4,07
3,42
-0,07
-0,03
19. Transport et entreposage
10,82
11,22
8,08
0,04
-0,16
8,54
8,71
7,09
0,02
-0,09
4,59
3,95
3,33
-0,06
-0,03
6,03
6,05
4,17
0,00
-0,10
1
15. Électricité, gaz et eau
20. Communications
21. Finances, assurance, immobilier et
services commerciaux
22. Services personnels, sociaux et
communautaires
1963–1973
1973–1992
1 Voir la note 1 du tableau 2.
Afin d’analyser les causes de l’accélération de la croissance du rapport capitaltravail à compter de la fin de 1973, nous avons décomposé cette croissance en fonction de
l’augmentation du capital et de celle du travail. Le tableau 6 indique que l’accumulation
de capital a diminué entre les périodes 1963-1973 et 1973-1992 dans la plupart des
secteurs et tout spécialement dans les industries manufacturières. Toutefois, la croissance
de l’emploi (en termes d’heures ouvrées) a connu une diminution encore plus prononcée
que celle de l’augmentation du capital, ce qui s’est traduit par une hausse du taux de
croissance du rapport capital-travail dans presque toutes les industries.
14
Données et statistiques de base
Tableau 4
Âge moyen des structures non résidentielles (années)
Variation
annualisée
Âge moyen
Industrie (CITI – deuxième révision)
1. Agriculture, foresterie et pêche
1963
1973
1992
14,70
14,52
14,99
-0,02
0,02
7,38
8,48
9,44
0,11
0,05
3. Aliments, boissons et tabac
16,56
15,96
18,64
-0,06
0,14
4. Textiles, vêtement et cuir
21,63
17,57
19,92
-0,41
0,12
5. Produits du bois et meuble
16,75
12,49
13,90
-0,43
0,07
6. Papier, produits du papier et impression
20,88
15,24
15,56
-0,56
0,02
7. Produits chimiques
12,85
11,83
14,55
-0,10
0,14
8. Produits des minéraux non métalliques
15,27
13,15
15,96
-0,21
0,15
9. Industries des métaux de base
13,83
15,48
16,23
0,16
0,04
10. Produits métalliques
16,24
17,36
17,32
0,11
-0,00
11. Machines agricoles et industrielles
15,79
13,72
15,48
-0,21
0,09
12. Appareils et matériel électriques
12,05
13,14
15,58
0,11
0,13
13. Matériel de transport
17,35
14,54
13,97
-0,28
-0,03
14. Autres industries manufacturières
15,44
13,87
15,57
-0,16
0,09
15. Électricité, gaz et eau
13,97
14,48
18,15
0,05
0,19
16. Construction
10,37
12,48
10,16
0,21
-0,12
17. Commerce de gros et de détail
15,75
16,27
16,81
0,05
0,03
18. Restauration et hôtellerie
19,05
17,75
15,80
-0,13
-0,10
19. Transport et entreposage
25,17
21,67
20,87
-0,35
-0,04
20. Communications
18,62
15,38
15,13
-0,32
-0,01
16,46
12,08
12,38
-0,44
0,02
13,34
12,66
19,35
-0,07
0,35
2. Mines et carrières
1
21. Finances, assurance, immobilier et
services commerciaux
22. Services personnels, sociaux et
communautaires
1963–1973 1973–1992
1 Voir la note 1 du tableau 2.
Enfin, nous comparons dans le tableau 7 les niveaux de productivité totale des
facteurs dans les industries canadiennes par rapport à ceux des industries américaines
pour quatre années choisies : 1963, 1973, 1985 et 1991. Dans l’ensemble, le Canada a
traîné de l’arrière par rapport aux États-Unis quant au niveau de la productivité totale des
facteurs dans presque toutes les industries, ce qui est le reflet du niveau inférieur
d’efficience de la production dans ces industries au Canada21. Pendant la période 19631973, il s’est produit un important rattrapage pour la plupart des industries canadiennes.
Mais le rythme de rattrapage fut beaucoup plus lent au cours de la période 1973-1985. À
compter de la fin de 1985, l’écart de PTF avec les États-Unis s’est creusé dans toutes les
industries manufacturières canadiennes. Ce n’est que dans une industrie primaire
Données et statistiques de base
15
Tableau 5
Ratio du capital brut aux heures ouvrées
Ratio du capital brut au travail
($ de 1986 par heure)
Taux annuel de
croissance (%)
1963
1973
1992
23,55
40,76
47,44
5,49
0,80
127,52
219,90
539,70
5,45
4,73
21,67
30,04
54,18
3,27
3,10
4. Textiles, vêtement et cuir
9,43
10,55
19,73
1,13
3,29
5. Produits du bois et meuble
15,19
17,79
38,03
1,58
4,00
6. Papier, produits du papier et impression
42,37
57,16
125,36
2,99
4,13
7. Produits chimiques
63,77
83,05
177,14
2,64
3,99
8. Produits des minéraux non métalliques
25,25
38,42
82,14
4,20
4,00
9. Industries des métaux de base
61,78
82,38
217,64
2,88
5,11
14,74
17,40
25,77
1,66
2,07
11. Machines agricoles et industrielles
9,82
12,54
30,55
2,44
4,69
12. Appareils et matériel électriques
9,45
11,41
31,73
1,89
5,38
20,92
22,80
57,79
0,86
4,89
7,94
10,62
22,68
2,92
3,99
487,31
617,58
1009,18
2,37
2,58
5,43
6,01
13,51
1,02
4,26
10,02
9,42
11,68
-0,62
1,13
18. Restauration et hôtellerie
9,62
11,49
27,31
1,77
4,56
19. Transport et entreposage
62,66
86,17
137,17
3,19
2,45
125,75
156,92
303,06
2,21
3,46
26,50
36,60
112,10
3,23
5,89
26,07
34,46
65,11
2,79
3,35
Industrie (CITI – deuxième révision)
1. Agriculture, foresterie et pêche
2. Mines et carrières
3. Aliments, boissons et tabac
1
10. Produits métalliques
13. Matériel de transport
14. Autres industries manufacturières
15. Électricité, gaz et eau
16. Construction
17. Commerce de gros et de détail
20. Communications
21. Finances, assurance, immobilier et
services commerciaux
22. Services personnels, sociaux et
communautaires
1 Voir la note 1 du tableau 2.
1963–1973 1973–1992
(agriculture, foresterie et pêches) et dans trois industries de services (commerce de gros et
de détail, communications et services personnels, sociaux et communautaires) que le
Canada a connu une amélioration relative de la PTF par rapport aux industries
américaines durant la période 1985-1992. En somme, les données du tableau 7 appuient
de façon générale l’hypothèse du rattrapage et elles indiquent que ce rattrapage pour les
industries canadiennes s’est produit en grande partie avant 1973.
16
Données et statistiques de base
Tableau 6
Décomposition du taux de croissance du ratio capital-travail
(pourcentage par année)
Croissance du ratio du
capital aux heures
ouvrées
Industrie (CITI –
deuxième révision)
19631973
1. Agriculture,
foresterie et pêche
2. Mines et carrières
3. Aliments, boissons et
tabac
4. Textiles, vêtement et
cuir
5. Produits du bois et
meuble
6. Papier, produits du
papier et impression
1
7. Produits chimiques
8. Produits des
minéraux non
métalliques
9. Industries des métaux
de base
10. Produits métalliques
11. Machines agricoles et
industrielles
12. Appareils et matériel
électriques
Croissance du capital
19731992 Variation
Croissance des heures
ouvrées
19731992 Variation
19631973
19631973
19731992 Variation
5,49
0,80
-4,69
2,47
-0,05
-2,52
-3,02
-0,85
2,17
5,45
4,73
-0,72
7,45
4,72
-2,73
2,01
-0,00
-2,01
3,27
3,10
-0,16
3,44
2,76
-0,68
0,17
-0,35
-0,52
1,13
3,29
2,17
1,21
0,74
-0,47
0,08
-2,55
-2,64
1,58
4,00
2,42
3,70
3,35
-0,35
2,12
-0,65
-2,77
2,99
4,13
1,14
4,55
4,32
-0,23
1,55
0,18
-1,37
2,64
3,99
1,34
5,09
4,70
-0,39
2,45
0,71
-1,74
4,20
4,00
-0,20
6,04
2,60
-3,44
1,85
-1,39
-3,24
2,88
5,11
2,24
4,84
3,55
-1,29
1,97
-1,56
-3,53
1,66
2,07
0,41
4,01
1,43
-2,58
2,35
-0,64
-2,99
2,44
4,69
2,25
5,53
5,06
-0,47
3,09
0,37
-2,71
1,89
5,38
3,49
4,23
4,58
0,35
2,34
-0,80
-3,14
13. Matériel de transport
14. Autres industries
manufacturières
0,86
4,89
4,03
5,20
5,37
0,17
4,33
0,48
-3,86
2,92
3,99
1,07
4,76
4,19
-0,58
1,85
0,19
-1,65
15. Électricité, gaz et eau
2,37
2,58
0,22
5,89
5,17
-0,72
3,52
2,59
-0,94
16. Construction
17. Commerce de gros et
de détail
18. Restauration et
hôtellerie
19. Transport et
entreposage
1,02
4,26
3,24
2,91
4,87
1,96
1,90
0,61
-1,29
-0,62
1,13
1,75
2,46
2,89
0,43
3,07
1,75
-1,32
1,77
4,56
2,79
6,13
8,30
2,18
4,35
3,74
-0,61
3,19
2,45
-0,74
4,13
2,82
-1,32
0,95
0,37
-0,58
2,21
3,46
1,25
4,79
4,60
-0,19
2,57
1,13
-1,44
3,23
5,89
2,66
7,58
8,90
1,32
4,35
3,01
-1,34
2,79
3,35
0,56
9,84
8,21
-1,63
7,05
4,86
-2,18
20. Communications
21. Finances, assurance,
immobilier et services
commerciaux
22. Services personnels,
sociaux et
communautaires
1 Voir la note 1 du tableau 2.
Données et statistiques de base
17
Tableau 7
Niveaux de productivité totale des facteurs au Canada
par rapport aux États-Unis
Industrie (CITI – deuxième révision)
1963
1973
1985
1991
1. Agriculture, foresterie et pêche
0,95
1,04
0,81
0,90
2. Mines et carrières
1,06
1,18
0,84
0,70
3. Aliments, boissons et tabac
0,87
0,95
0,88
0,84
4. Textiles, vêtement et cuir
0,75
1,04
0,99
0,83
5. Produits du bois et meuble
0,59
0,72
0,82
0,73
6. Papier, produits du papier et impression
0,57
0,66
0,73
0,64
7. Produits chimiques
0,50
0,62
0,65
0,60
8. Produits des minéraux non métalliques
0,73
1,05
0,92
0,77
9. Industries des métaux de base
0,55
0,68
0,88
0,76
10. Produits métalliques
1,01
0,89
0,91
0,80
11. Machines agricoles et industrielles
0,62
0,66
0,89
0,75
12. Appareils et matériel électriques
1,17
1,26
1,10
0,79
13. Matériel de transport
0,45
0,82
0,89
0,83
14. Autres industries manufacturières
0,75
0,78
0,74
0,59
15. Électricité, gaz et eau
0,45
0,48
0,59
0,46
16. Construction
0,49
0,82
1,10
1,07
17. Commerce de gros et de détail
0,63
0,78
0,84
0,87
18. Restauration et hôtellerie
1,32
1,43
1,03
0,70
19. Transport et entreposage
0,39
0,49
0,71
0,59
20. Communications
0,37
0,47
0,53
0,58
21. Finances, assurance, immobilier et services
commerciaux
0,87
0,78
0,81
0,78
22. Services personnels, sociaux et communautaires
0,50
0,53
0,64
0,76
1
1 Voir la note 1 du tableau 2.
4. ANALYSE EMPIRIQUE
La présentation de nos résultats se divise en deux parties : nous présentons d’abord
certaines corrélations brutes, suivies des résultats des régressions.
Corrélations brutes
Nous présentons dans les figures 1 à 4 certaines corrélations empiriques pertinentes à
l’analyse de l’effet d’incorporation du progrès technique et à l’hypothèse d’un rattrapage.
Elles donnent un aperçu de la dispersion partielle du logarithme de la productivité du
travail par rapport, successivement, à l’âge moyen du stock total de capital brut, à l’âge
moyen des machines et des biens d’équipement, à l’âge moyen des structures non
résidentielles et à la variable de rattrapage. Dans toutes les figures, les effets fixes par
industrie furent neutralisés en reliant les déviations du logarithme de la productivité du
travail par rapport aux moyennes industrielles aux déviations de la variable explicative
par rapport aux moyennes industrielles. Les figures donnent le profil des données
annuelles couvrant la période 1963-1992 pour 22 industries.
La figure 1 montre un effet de génération à la fois fort et significatif : le stock de
capital plus récent est associé à une croissance de la productivité du travail plus rapide.
Cette corrélation devient plus étroite dans le cas des MBE, comme l’indique la figure 2.
Toutefois, la figure 3 ne révèle que peu d’indice de la présence d’un effet d’incorporation
attribuable aux structures non résidentielles dans le processus de croissance de la
productivité.
Figure 1
Productivité du travail et âge du stock de capital
Coeff. = -0,89; t = -11,49
Log de la productivité du travail
1
0.5
0
-0.5
-1
-6
-4
-2
0
Âge moyen du capital
2
4
6
20
Analyse empirique
Figure 2
Productivité du travail et âge des machines et des biens d'équipement
Log de la productivité du travail
1
0.5
0
-0.5
-1
-3
-2
-1
0
1
2
3
Âge moyen des machines et des biens d'équipement
Figure 3
Productivité du travail et âge des structures non résidentielles
Coeff. = -0,012; t = -1,59
Log de la productivité du travail
1
0.5
0
-0.5
-1
-4
-3
-2
-1
0
1
2
Âge moyen des structures
3
4
5
6
Analyse empirique
21
Figure 4
Productivitédu travail et écart de PTF
Coeff. = 0,027; t = 38,82
Log de la productivité du travail
1
0.5
0
-0.5
-1
-20
-10
0
10
20
Écart de PTF multiplié par la tendance chronologique
La figure 4 présente un diagramme de dispersion du logarithme de la productivité du
travail par rapport à la variable de rattrapage. Le tracé révèle la présence d’un effet de
rattrapage important : une croissance plus rapide de la productivité est associée à des
industries dont l’écart de PTF est plus prononcé par rapport à leurs rivales aux États-Unis.
Les quatre figures mettent en relief l’importance des effets d’incorporation et de
rattrapage pour la croissance de la productivité. Nous passons maintenant à l’analyse de
nos résultats de régression portant sur la mesure des effets de génération et de rattrapage.
Analyse de régression
Dans le cadre de l’analyse empirique présentée ci-dessous22, nous nous intéressons avant
tout à trois variables. La première et la plus importante est l’effet de génération, c’est-àdire, l’importance de l’hypothèse d’incorporation pour expliquer la croissance de la
productivité dans les industries canadiennes. La deuxième est la variable de rattrapage :
Dans quelle mesure l’effet de rattrapage a-t-il contribué à la croissance de la productivité
au Canada ? La troisième est l’augmentation du rapport capital-travail : Celle-ci a-t-elle
contribué à la croissance de la productivité dans les industries canadiennes ?
Avant de présenter les résultats des régressions, il nous faut examiner une
question préliminaire concernant le caractère non stationnaire des variables utilisées dans
les équations de régression. Le tableau A-1 de l’appendice renferme les résultats de tests
de racines unitaires regroupées portant sur l’hypothèse nulle, à savoir que les séries
chronologiques pour chaque industrie ont un caractère non stationnaire, par rapport à
22
Analyse empirique
l’hypothèse opposée, à savoir qu’elles ont un caractère stationnaire. Les valeurs des tests
de racines unitaires regroupées sur une série chronologique sont obtenues à partir d’une
régression qui comprend la tendance chronologique, la dérivée première décalée de la
variable et les variables auxiliaires représentant les industries. Ces valeurs du test sont
ensuite comparées aux valeurs critiques contenues dans le tableau 5 de l’étude de Levin et
Lin (1992) 23. Selon les résultats des tests de racines unitaires, les variables suivantes ont
un caractère non stationnaire : le logarithme de la productivité du travail, le logarithme du
rapport capital-travail, le logarithme du rapport des biens et services intermédiaires au
travail, la variable de rattrapage, la variable de rattrapage en interaction avec le
logarithme du rapport capital-travail et le logarithme du stock de capital en R-D. Par
contre, l’âge moyen du stock total de capital, l’âge moyen des machines et des biens
d’équipement, l’âge moyen des structures non résidentielles et les taux d’utilisation de la
capacité sont des variables qui ont un caractère stationnaire.
Compte tenu du caractère non stationnaire de certaines variables entrant dans nos
équations de régression, nous vérifions la présence d’un effet de co-intégration. Les
résultats du test pour les six spécifications présentées au tableau 8 indiquent que
l’hypothèse nulle du caractère non stationnaire des résidus peut être rejetée au seuil de
5 p. 10024. Par conséquent, nous ne pouvons pas rejeter l’hypothèse nulle selon laquelle
les variables de nos régressions sont co-intégrées. En d’autres termes, les résultats
indiquent qu’il existe un lien à long terme entre les variables qui nous intéressent. Mais,
il faut toutefois être prudent avant de tirer des conclusions au sujet des estimations des
paramètres, car les écarts types calculés risquent d’être biaisés à moins que les variables
indépendantes ne soient strictement exogènes (Coe et Helpman, 1995).
Les résultats des régressions sont présentés au tableau 8. Les résultats estimatifs
de la spécification (1) indiquent que le coefficient de l’âge du stock de capital brut, qui
mesure l’effet de génération, affiche le signe négatif attendu et qu’il est significatif au
seuil de 1 p. 100. Le coefficient indique qu’une diminution d’un an de l’âge moyen du
stock de capital s’accompagne d’une hausse de la croissance de la productivité du travail
de 0,37 p. 100 par année. Bien que cet effet ne soit pas aussi important que celui que
Wolff (1996) a calculé dans son étude, on peut conclure que l’effet de génération a une
incidence importante sur la croissance de la productivité dans les industries canadiennes.
En se fondant sur ce coefficient et sur celui du rapport capital-travail, le taux de progrès
technique incorporé au capital dans les industries canadiennes a atteint 2,8 p. 100 par
année pendant la période 1963-199225. Notre estimation, contrairement à celle de Wolff
(1996) qui a calculé une valeur très élevée pour cet effet (18,9 p. 100 par année), se
compare davantage à l’estimation du progrès technique incorporé obtenue par Hulten
(1992) pour les États-Unis au cours de la période 1949-1983 (3,4 p. 100 par année)26.
Le coefficient du rapport capital-travail est positif et significatif au seuil de
1 p. 100. Cet effet semble être très important puisque l’estimation indique qu’une hausse
de 1 p. 100 du rapport capital-travail s’accompagne d’une augmentation de la croissance
de la productivité du travail de 0,13 p. 100 par année.
Analyse empirique
23
Tableau 8
Résultats des régressions, 1963–19921
Variable dépendante : logarithme de la productivité du travail (production brute / heures ouvrées)
Variables indépendantes
Constante
Tendance chronologique
Tendance chronologique* variable
auxiliaire pour les industries
primaires
Tendance chronologique* variable
auxiliaire pour les industries de
services
Tendance chronologique après
1973
Âge du capital total
- Âge des machines et biens
d’équipement
- Âge des structures
(1)
-0,6998
(7,60)
0,0025
(5,05)
-0,0065
(4,28)
(2)
-0,6065
(7,02)
0,0027
(5,78)
-0,0061
(3,72)
(3)
-0,7230
(7,63)
0,0027
(5,34)
-0,0074
(4,86)
(4)
-0,6473
(7,13)
0,0028
(5,45)
-0,0069
(4,10)
(5)
-0,7715
(7,96)
0,0065
(10,39)
-0,0058
(3,54)
(6)
-0,7214
(7,85)
0,0060
(7,88)
-0,0058
(3,45)
-0,0034
(5,44)
-0,0037
(5,47)
-0,0045
(7,92)
-0,0050
(8,14)
-0,0044
(7,87)
-0,0042
(6,85)
——
——
——
——
-0,0037
(3,21)
——
——
-0,0052
(4,60)
——
——
-0,0051
(8,43)
-0,0042
(3,41)
——
-0,0047
(6,34)
——
——
-0,0071
(4,57)
-0,0094
(10,72)
——
——
-0,0061
(3,74)
-0,0098
(10,35)
——
——
——
——
0,0047
(8,79)
——
-Âge des machines et biens
d’équipement après 1973
- Âge des structures après 1973
——
——
——
——
——
——
Logarithme du ratio du capital au
travail
Logarithme du ratio des biens et
services intermédiaires au travail
Variable de rattrapage2
0,1343
(18,27)
0,657 8
(77,91)
——
0,1230
(16,81)
0,659 8
(83,27)
——
Variable de rattrapage* logarithme
du ratio capital-travail
Logarithme du capital en R-D
——
——
0,0188
(3,86)
0,0029
(34,34)
0,99
0,0193
(4,06)
0,0030
(34,53)
0,99
0,1216
(16,02)
0,657 2
(74,72)
0,0059
(4,84)
0,0021
(5,80)
0,0229
(4,82)
0,0029
(35,08)
0,99
0,1147
(14,47)
0,656 4
(74,80)
0,0063
(5,09)
0,0020
(5,37)
0,0240
(4,87)
0,0030
(34,47)
0,99
0,1427
(18,60)
0,641 7
(72,05)
0,0054
(4,07)
0,0019
(4,76)
0,0172
(3,58)
0,0029
(37,35)
0,99
0,0066
(6,71)
0,0004
(0,79)
0,1274
(15,23)
0,640 6
(70,89)
0,0059
(4,72)
0,0020
(5,18)
0,0193
(3,85)
0,0030
(35,33)
0,99
1 954,15
1 948,57
1 957,75
1 946,79
1 962,36
1 952,17
-17,71
660
-17,80
660
-17,77
660
-17,91
660
-17,83
660
-17,86
660
Âge du capital total après 1973
Taux d’utilisation de la capacité
R2
Logarithme du rapport de
vraisemblance
Tests de co-intégration ADF3
Dimension de l’échantillon
——
——
——
-0,0108
(5,88)
-0,006 2
(6,36)
——
1 Toutes les régressions comprennent des variables auxiliaires pour 22 industries; les valeurs du test t
figurent entre parenthèses.
2 Par définition, la variable de rattrapage s’obtient en multipliant l’écart de PTF par la tendance
chronologique.
3 Les tests ADF sont des valeurs de t obtenues à partir d’une régression des résidus différenciés par
rapport aux résidus retardés, aux résidus différenciés retardés et à des variables auxiliaires pour
l’industrie.
24
Analyse empirique
L’estimation de la variable de la tendance chronologique, qui représente une
mesure du taux de progrès technique pur dans les industries manufacturières27, donne un
taux de 0,25 p. 100 par année. Comme on pouvait s’y attendre, le taux de progrès
technique pur est moins élevé dans le secteur primaire et dans les industries de services
que dans le secteur manufacturier, comme en témoigne le coefficient négatif et
statistiquement significatif des termes d’interaction de la tendance chronologique avec les
variables auxiliaires qui servent à identifier le secteur primaire et les industries de
services.
Enfin, le coefficient du ratio des biens et services intermédiaires au travail est
aussi significativement différent de zéro au seuil de 1 p. 100. Le coefficient de la variable
du capital en R-D affiche le signe positif attendu et il est significatif au seuil de 1 p. 100.
Bien que l’ordre de grandeur du coefficient soit beaucoup plus faible que celui des
coefficients comparables calculés aux États-Unis, ce résultat est conforme à ceux obtenus
par d’autres (voir, par exemple, Gera, Gu et Lee, 1998). Le coefficient positif et
statistiquement significatif du taux d’utilisation de la capacité est le reflet du caractère
procyclique de l’évolution de la productivité du travail dans les industries canadiennes.
Afin de vérifier la présence d’écarts possibles entre le taux de progrès technique
incorporé aux MBE et celui intégré aux structures non résidentielles, nous avons ajouté
l’âge moyen des machines et biens d’équipement et des structures non résidentielles dans
la spécification 2. Les coefficients de l’âge des MBE et celui des structures non
résidentielles sont tous deux statistiquement significatifs et ils possèdent le signe négatif
attendu. Soulignons que les deux coefficients ne sont pas statistiquement différents l’un
de l’autre.
Dans les spécifications (3) et (4), nous avons introduit la variable de rattrapage et
un terme d’interaction entre la variable de rattrapage et le rapport capital-travail. L’effet
de toutes les variables indépendantes précédentes demeure significatif et robuste. La
variable de rattrapage est statistiquement significative au seuil de 1 p. 100 dans les deux
spécifications. Il est intéressant de souligner que le terme d’interaction entre la variable
de rattrapage et le rapport capital-travail est aussi positif et corrélé significativement avec
la croissance de la productivité. Les résultats indiquent que l’accumulation de capital
joue un rôle important dans le processus de rattrapage. Comme nous l’avons mentionné
plus haut, l’écart de PTF entre les industries canadiennes et les industries américaines
offre la possibilité aux premières de faire reculer plus rapidement leur frontière
technologique. L’accumulation de capital permet d’accélérer le processus de rattrapage
par l’intermédiaire de l’interaction de la formation de capital et du progrès technologique.
Par conséquent, le coefficient positif du terme d’interaction entre la variable de rattrapage
et le rapport capital-travail contribue aussi à appuyer l’hypothèse d’incorporation qui
forme l’élément central de notre étude.
Dans les spécifications (5) et (6), nous avons fait intervenir deux autres variables
indépendantes : une variable de tendance chronologique postérieure à 1973 et une
variable d’interaction entre l’âge du stock total de capital et la variable auxiliaire pour la
période postérieure à 1973. Dans la spécification (6), cette dernière variable fut insérée
en décomposant le stock total de capital en fonction des MBE et des structures non
Analyse empirique
25
résidentielles. Ces variables devraient contribuer à mettre en relief les causes du
ralentissement de la productivité observé dans les industries canadiennes.
Dans les deux spécifications, le coefficient de la variable chronologique pour la
période postérieure à 1973 est négatif et statistiquement significatif au seuil de 1 p. 100.
Ce coefficient représente en fait une mesure de la variation du taux de progrès technique
pur à compter de la fin de 1973. Les résultats indiquent que le taux de progrès technique
dans le secteur manufacturier est passé de 0,65 p. 100 par année durant la période
1963-1973 à 0,14 p. 100 par année durant la période 1973-1992. Dans le cas des deux
industries primaires, le taux annuel de progrès technique est passé de 0,02 à –0,45 p. 100
entre les deux périodes. Le taux annuel de progrès technique dans le secteur des services
a aussi diminué, passant de 0,18 à –0,29 p. 100.
Le coefficient du terme d’interaction entre l’âge du stock total de capital et la
variable auxiliaire pour la période postérieure à 1973 est positif et statistiquement
significatif au seuil de 1 p. 100. Ce résultat donne à penser qu’il s’est produit une
diminution du taux de progrès technique incorporé au stock total de capital : ce taux
s’établissait à 2,9 p. 100 par année au cours de la période 1963-1973, mais il a fait une
chute de 3,3 points de pourcentage entre 1973 et 1992 pour se situer à –0,4 p. 100 par
année.
Dans la spécification (6), les deux termes interactifs de la variable auxiliaire pour
la période postérieure à 1973 avec l’âge des MBE et l’âge des structures sont positifs, ce
qui indique un taux de progrès technique incorporé plus lent tant pour les MBE que pour
les structures à compter de la fin de 197328. Le taux de progrès technique incorporé
semble avoir diminué beaucoup plus pour les MBE que pour les structures non
résidentielles. Il est étonnant de constater que le taux de progrès technique incorporé aux
MBE a fait une chute spectaculaire, passant de 8,5 p. 100 par année avant 1973 à
3,3 p. 100 par année après 1973. Par contre, le taux de progrès technique intégré aux
structures non résidentielles n’a connu qu’une faible baisse pendant la période postérieure
à 1973 (de 4,9 à 4,6 p. 100 par année). Le ralentissement significatif du taux de progrès
technique intégré aux MBE laisse penser qu’il s’écoule peut-être un délai avant que l’on
puisse retirer des avantages des nouveaux types d’investissements comme ceux qui se
rattachent aux technologies de l’informatique et des communications. En d’autres
termes, pour pouvoir utiliser ces investissements de façon efficace et rehausser ainsi les
niveaux de productivité, il faut que les organisations et les travailleurs modifient leurs
méthodes de façon fondamentale afin de faciliter l’apprentissage et les communications.
Voici, en résumé, nos principaux résultats empiriques.
Le progrès technique intégré au capital (effet de génération) et les possibilités de
rattrapage en matière de technologie avancée par rapport aux industries
américaines sont deux éléments importants de la croissance de la productivité
dans les industries canadiennes.
Il y a un lien complémentaire entre l’accumulation de capital et le progrès
technique. L’accumulation de capital a pour effet d’accélérer le processus de
rattrapage à mesure que des biens d’investissement plus récents, qui incorporent
des technologies plus avancées, sont utilisés dans le processus de production.
26
Analyse empirique
Les industries canadiennes ont connu un ralentissement tant du taux de progrès
technique intégré au capital que du taux de progrès technique pur à compter de la
fin de 1973. Le ralentissement du taux de progrès technique intégré aux machines
et aux biens d’équipement fut beaucoup plus prononcé que celui du taux de
progrès technique incorporé aux structures non résidentielles.
5. SOURCES DU RALENTISSEMENT DE LA PRODUCTIVITÉ
Dans cette partie, nous déterminons l’apport de divers facteurs à la croissance de la
productivité dans les industries canadiennes. Cette décomposition se fonde sur notre
spécification de régression (6) la plus complète apparaissant au tableau 8. Dans le but
d’isoler les causes du ralentissement, nous avons décomposé la croissance de la
productivité séparément pour deux périodes, 1963-1973 et 1973-1992, pour chaque
industrie. Les résultats sont présentés dans les tableaux A-2 à A-4 de l’appendice. Pour
avoir une idée du ralentissement global, nous avons tenu compte de la taille de chaque
industrie en utilisant la production brute comme facteur de pondération dans le calcul des
résultats de la décomposition de la productivité29.
Les données indiquent que la croissance de la productivité du travail dans les
industries canadiennes a été en moyenne de 3,44 p. 100 par année pendant la période
1963-1973 (tableau 9, colonne 1). De ce chiffre, 2,31 points de pourcentage peuvent être
attribués au ratio des biens et services intermédiaires au travail, 0,34 point de pourcentage
au progrès technologique pur, 0,30 point de pourcentage à l’augmentation du rapport
capital-travail, 0,14 point de pourcentage au progrès technique intégré au capital, 0,26
point de pourcentage à l’effet de rattrapage et 0,19 point de pourcentage à l’accumulation
de capital en R-D (ce qui laisse un résidu non expliqué de –0,10 point de pourcentage).
Toutefois, la période 1973-1992 fut témoin d’un revirement marqué, puisque la
croissance de la productivité du travail a ralenti pour s’établir à 1,50 p. 100 par année
(tableau 9, colonne 2). De nouveau, le facteur le plus important fut la hausse du ratio des
biens et services intermédiaires au travail, dont l’apport à la croissance a atteint 1,23 point
de pourcentage. La contribution de l’augmentation du ratio capital-travail est passée de
0,30 point de pourcentage durant la période 1963-1973 à 0,46 point de pourcentage
durant la période 1973-1992. Toutefois, le progrès technique intégré au capital, qui avait
contribué à la croissance de la productivité pendant la période antérieure à 1973, n’a joué
aucun rôle durant la période postérieure à 1973. L’effet de rattrapage devint un peu plus
important comme facteur de croissance de la productivité après 1973. Le ralentissement
de la croissance de la productivité à compter de la fin de 1973 est en grande partie
attribuable au taux de progrès technique pur, dont l’apport à la croissance est passé de
0,34 point de pourcentage entre 1963 et 1973 à –0,13 point de pourcentage durant la
période 1973-1992. L’apport de l’accumulation de capital en R-D est demeuré à peu près
inchangé.
Les colonnes 4 et 5 du tableau 9 indiquent aussi l’apport de chacun des facteurs au
ralentissement de l’augmentation de la productivité en termes absolus et en pourcentage.
En se fondant sur la moyenne des industries, la croissance annuelle de la productivité du
travail a diminué de 1,94 point de pourcentage entre les périodes 1963-1973 et
1973-1992. La décélération de l’augmentation du ratio des biens et services
intermédiaires au travail fut le facteur le plus important, puisqu’il explique en moyenne
environ 56 p. 100 du ralentissement de la productivité du travail. Cette baisse représente
peut-être l’effet de chocs négatifs ressentis du côté de l’offre durant les années 70,
attribuables aux fortes augmentations des prix de l’énergie et des matières premières
28
Sources du ralentissement de la productivité
un changement qui a peut-être rendu désuet une partie du stock de capital. Elle est
peut-être aussi le reflet de problèmes de mesure reliés aux activités de services30.
Le taux du progrès technique pur permet d’expliquer, en moyenne, 24 p. 100 du
ralentissement. L’effet de génération est responsable d’une autre tranche de 7 p. 100 du
ralentissement de la productivité. L’effet de rattrapage et l’accumulation de capital sous
forme de R-D n’ont pas joué un rôle significatif dans la décélération de la croissance de la
productivité. La hausse du rapport capital-travail s’est accentuée dans les industries
canadiennes à compter de la fin de 1973, ce qui a eu un effet positif sur l’augmentation de
la productivité. Cette tendance s’écarte de celle observée aux États-Unis, où une
progression plus lente du rapport capital-travail a contribué à expliquer une tranche de
8 p. 100 du ralentissement de la croissance de la productivité (Wolff, 1996).
Tableau 9
Apports des facteurs au ralentissement de la productivité
à compter de la fin de 19731
(Taux moyen de variation annuelle)
Croissance de la
productivité du travail
Croissance du ratio du
capital au travail
Croissance du ratio des
biens et services
intermédiaires au travail
Croissance de la
PTF2
Progrès technique
normal
Progrès technique
intégré au capital
Effet de rattrapage
Accumulation de capital
en R-D
Résidu
Apport en
pourcentage
au ralentissement de la
productivité
du travail
Apport en
pourcentage
au ralentissement de la
PTF
(Pourcentage)
(Pourcentage)
1963–1973
1973–1992
(Pourcentage)
(Pourcentage)
Ralentissement en
termes
absolus
(Point de
pourcentage)
3,44
1,50
1,94
100
——
0,30
0,46
-0,16
-8,2
——
2,31
1,23
1,08
55,6
——
0,83
-0,19
1,02
52,6
100
0,34
-0,13
0,47
24,2
46,1
0,14
0,00
0,14
7,2
13,7
0,26
0,31
-0,05
-2,6
-4,9
0,19
0,18
0,01
0,5
1
-0,10
-0,54
0,44
22,7
43,1
1 Ces calculs sont fondés sur la spécification (6) du tableau 8. Ils représentent des moyennes pondérées
entre les industries pour les deux périodes 1963-1973 et 1973-1992, les facteurs de pondération étant la
production brute moyenne au cours de ces deux périodes.
2 La croissance de la PTF est calculée en soustrayant de la croissance de la productivité du travail les
apports de la croissance du rapport du capital au travail et de la croissance du rapport des biens et
services intermédiaires au travail.
Sources du ralentissement de la productivité
29
La colonne 5 du tableau 9 indique l’apport en pourcentage de chaque facteur au
ralentissement de la croissance de la productivité totale des facteurs31. Le taux de progrès
technique pur fut le facteur prédominant, puisqu’il explique en moyenne 46 p. 100 du
ralentissement de la PTF. Environ 14 p. 100 de la décélération de la PTF est attribuable à
l’effet de génération (effet d’incorporation) 32. Encore une fois, l’effet de rattrapage et
l’accumulation de capital sous forme de R-D n’ont que peu contribué au ralentissement
de la PTF.
L’apport de chacun des éléments au ralentissement de la productivité varie entre
les industries, comme l’indique le tableau A-4 de l’appendice. Dans le secteur de la
production des biens, l’effet de génération s’est révélé être le facteur le plus important
dans l’industrie des produits électriques et dans celle des produits du bois et du meuble,
avec un apport de 58 et de 56 p. 100, respectivement, au ralentissement de la croissance
de la productivité. L’effet de génération a aussi contribué fortement au ralentissement
dans le secteur des finances, de l’assurance, de l’immobilier et des services commerciaux,
et dans celui des services de communications. Par ailleurs, l’effet de rattrapage fut une
source importante du ralentissement surtout dans les industries de services, comme celles
des services personnels, sociaux et communautaires, de la construction, des
communications et du commerce de gros et de détail.
6. CONCLUSIONS
Les auteurs d’études canadiennes antérieures sur la croissance de la productivité ne sont
pas parvenus à déterminer les causes du ralentissement observé à compter de la fin de
1973. Les facteurs les plus plausibles sont une croissance plus lente de l’intensité en
R-D, le ralentissement des dépenses en infrastructure, une absence de progrès technique
dans plusieurs industries parvenues à maturité, des déplacements intersectoriels de la
production et du travail vers les industries de service et l’importance décroissante de
l’effet de rattrapage. Toutefois, aucune des études n’a abordé la question de savoir si le
progrès technique intégré au capital (l’effet de génération) avait été un élément important
du ralentissement de la croissance de la productivité observé dans les industries
canadiennes à compter de la fin de 1973.
Dans cette étude, nous avons considéré l’effet de génération, l’effet de rattrapage
et le ratio capital-travail pour analyser la décélération de la croissance de la productivité
du travail à compter de la fin de 1973. De plus, nous avons examiné s’il existait une
complémentarité entre l’accumulation de capital et le progrès technique, étant donné que
l’accumulation de capital permet d’accélérer le processus de rattrapage à mesure que des
biens d’équipement plus récents incorporant une technologie plus avancée sont utilisés
dans le processus de production. Nous avons aussi examiné le taux de progrès technique
incorporé au capital en établissant une distinction entre les MBE et les structures non
résidentielles. Enfin, nous avons utilisé une base de données unique sur l’âge du stock de
capital dans les industries canadiennes. Cette base de données n’a pas encore été
exploitée par d’autres chercheurs.
Nos principaux résultats peuvent être résumés comme suit :
Premièrement, nous avons trouvé des preuves empiriques significatives et
robustes de l’existence d’un effet de génération (progrès technique incorporé au capital),
qui permet d’expliquer (en moyenne) environ 14 p. 100 du ralentissement de la
croissance de la PTF et 7 p. 100 de la décélération de l’augmentation de la productivité du
travail à compter de la fin de 1973. L’effet de génération a été alimenté principalement
par deux facteurs. Le premier est un ralentissement prononcé du taux de progrès
technique incorporé au capital à compter de la fin de 1973, notamment pour ce qui est des
MBE. Le taux de progrès technique intégré aux MBE a diminué de façon spectaculaire,
passant de 8,5 p. 100 par année durant la période 1963-1973 à 3,3 p. 100 par année entre
1973 et 1992. Toutefois, le taux de progrès technique incorporé aux structures non
résidentielles n’a diminué que de façon marginale, passant de 4,9 à 4,6 p. 100 par année à
compter de la fin de 1973.
Il ne faut pas s’étonner de ce ralentissement du taux de progrès technique
incorporé au capital. Les investissements en MBE, notamment depuis 1985, ont été
fortement orientés vers les techniques informatiques. De tels investissements nécessitent
des changements fondamentaux de la part des travailleurs et des organisations afin d’en
retirer les avantages. Dans une étude devenue classique, Paul David a expliqué les raisons
pour lesquelles l’adoption de la dynamo électrique au début des années 1880 (qui a ouvert
la voie à l’utilisation commerciale de l’électricité) avait pris 40 ans avant de donner des
32
Conclusions
résultats significatifs sur le plan de la productivité : « La croissance de la productivité
dans les économies industrielles a en fait enregistré un ralentissement à compter de la fin
de 1890 et elle n’a pas connu de regain avant les années 1920. Cette situation reflète en
partie le rythme lent d’adoption de l’électricité et la longue période de gestation qui a été
nécessaire pour apprendre à organiser les processus de production en fonction de
l’électricité » (passage cité dans The Economist, le 28 septembre 1996). Nos résultats
semblent appuyer l’hypothèse du retard : le progrès technique incorporé au capital a
ralenti depuis 1973, ce qui laisse entendre que les nouveaux investissements prennent du
temps avant de contribuer à l’amélioration de la performance au chapitre de la
productivité. Une autre force motrice liée à l’effet de génération est le ralentissement de
la tendance vers le rajeunissement du stock de capital à compter de la fin de 1973. Ce
ralentissement fut causé par la décélération de l’accumulation de capital dans la plupart
des industries canadiennes après 1973.
Deuxièmement, nous avons constaté que l’effet de rattrapage, bien qu’il soit une
source importante de croissance de la productivité, n’a pas été un facteur ayant contribué
au ralentissement de la productivité à compter de la fin de 1973. Un résultat peut-être
plus important encore est le rôle joué par l’accumulation de capital dans le processus de
rattrapage des industries canadiennes. Nos constatations tendent à appuyer l’existence
d’une complémentarité entre l’accumulation de capital et le progrès technique. Par cette
voie, l’accumulation de capital permet d’accélérer le rythme de rattrapage des industries
canadiennes, les rapprochant ainsi des niveaux de performance de leurs rivales
américaines. Nous interprétons cette observation comme un élément supplémentaire à
l’appui de l’hypothèse d’incorporation du progrès technique au capital dans l’industrie
canadienne.
Troisièmement, nous avons observé que la croissance du rapport capital-travail
s’est accélérée dans presque toutes les industries canadiennes à compter de la fin de 1973,
contribuant ainsi à une augmentation et non à un ralentissement de la croissance de la
productivité du travail. Cette tendance s’écarte de celle observée aux États-Unis et dans
d’autres grands pays industrialisés.
Quatrièmement, la baisse de la croissance du ratio des biens et services
intermédiaires au travail permet d’expliquer une autre tranche de 56 p. 100 du
ralentissement de la productivité du travail. Cette constatation donne à penser que des
chocs négatifs sur l’offre (c’est-à-dire, les hausses des prix de l’énergie et des matières
premières durant les années 70) ont joué un rôle important en contribuant à ralentir la
croissance de la productivité après 1973. Ce résultat est peut-être aussi le reflet de
problèmes de mesure de la production dans le secteur des services.
Cinquièmement, une croissance plus lente du stock de capital en R-D n’a pas
semblé contribuer au ralentissement de la productivité.
Enfin, la décélération du taux de progrès technique a été responsable, en
moyenne, de 24 p. 100 du ralentissement de la croissance de la productivité du travail et
de 46 p. 100 de la décélération de la croissance de la productivité totale des facteurs. Ce
déclin prononcé du taux de progrès technique pur dans les industries canadiennes à
compter de la fin de 1973 demeure encore un mystère et mérite d’être étudié plus à fond.
NOTES
1
Des études portant sur le ralentissement de la croissance de la productivité aux
États-Unis ont permis d’isoler les facteurs suivants pour expliquer cette tendance :
la décélération du taux d’accumulation du capital, des changements dans la
composition de la population active, le rôle des chocs des prix de l’énergie, une
baisse des dépenses de R-D, l’emploi d’une main-d’œuvre excédentaire (par
rapport aux autres pays industrialisés) par suite d’une baisse du salaire minimum
réel et une réglementation gouvernementale plus lourde (Baily, 1981; Morrison,
1992; Griliches, 1994; et Baily et Gordon, 1988). Wolff (1991) a fait valoir que la
baisse de l’investissement semble avoir joué un rôle majeur puisqu’elle
expliquerait entre un quart et un tiers environ du ralentissement de la croissance
de la productivité à compter de la fin de 1973. De plus, des études récentes ont
mis en relief des distorsions dans la mesure de la croissance de la productivité
(voir, par exemple, Griliches, 1994; et Baily et Gordon, 1988).
2
L’effet varie d’un pays à l’autre, d’un seuil de 23 p. 100 au Japon à un sommet de
69 p. 100 en France. Dans le cas des États-Unis, l’effet de génération intervenait
pour 55 p. 100 du ralentissement.
3
Une étude antérieure du même auteur (Wolff, 1991) a révélé que le progrès
technique incorporé au capital avait joué un rôle important dans le processus de
ralentissement de la croissance de la productivité pendant les années 70. L’étude
portait sur les pays du G-7 pour la période allant de 1880 à 1979.
4
Voir Baily et Gordon (1988) pour des précisions sur les études américaines
consacrées à l’hypothèse d’incorporation. Contrairement aux études mentionnées
dans le texte, McHugh et Lane (1987a, b) ont conclu que le taux de progrès
technique incorporé au capital avait peut-être augmenté pendant les années 70, ce
qui tranche par rapport à la tendance générale d’une diminution de la croissance
de la productivité durant cette période.
5
Bien que les modèles de générations de capital décrits formellement par Johansen
(1959) et Solow (1960) soient disponibles depuis plus de 30 ans, aucune analyse
empirique de ces modèles n’a été entreprise au Canada, même si nous disposons
de données d’excellente qualité sur le stock de capital.
6
L’étude de Dollar et Wolff (1993) représente toutefois une exception importante.
7
L’affectation du travail se poursuit jusqu’à ce que le produit marginal du travail
s’équilibre entre les unités de capital de différentes générations. De plus,
l’affectation des biens et services intermédiaires se poursuit jusqu’à ce que leurs
produits marginaux s’équilibrent.
8
Wolff (1991) a examiné plusieurs façons dont le processus de rattrapage pourrait
être lié à l’accumulation de capital, notamment l’« apprentissage par la pratique »,
l’effet positif de l’augmentation de l’investissement et de la production sur la
conception et la gestion organisationnelles, l’effet de Verdoorn ou de Kaldor
34
Notes
(l’investissement peut lui-même engendrer des possibilités de croissance) et
l’effet de stimulation exercé par les occasions d’investissement.
9
Les résultats fondés sur les valeurs moyennes de l’écart de PTF au cours des deux
années précédentes ne sont pas significativement différents.
10
Par ailleurs, l’équation peut être estimée en tant que forme de croissance en
prenant la dérivée première de l’équation (8). Toutefois, nos données sur les
industries canadiennes, que nous présenterons dans la prochaine partie, indiquent
que les variations de l’âge du capital sont minimes au fil du temps et entre les
industries. Par conséquent, l’effet d’incorporation a tendance à se fondre avec
ceux d’autres variables et il devient difficile de l’isoler statistiquement. Par
contre, l’âge moyen du stock de capital exprimé sous forme de niveaux affiche de
fortes variations dans le temps et entre industries. Donc, l’estimation de
l’équation (8) sous forme de niveaux semble être plus appropriée à l’analyse de
l’hypothèse d’incorporation.
11
Il s’agit précisément de la production exprimée sous forme logarithmique.
12
Soulignons que, lorsqu’on procède à l’agrégation de l’intrant travail (nombre
d’heures ouvrées) à l’aide de la formule de Tornquist en utilisant les parts de la
rémunération du travail comme facteurs de pondération, l’intrant travail est dans
une certaine mesure corrigé pour tenir compte des variations de qualité.
13
Voir Huang (1988) pour une description détaillée de la méthodologie.
14
Toutefois, Wolff (1996) utilise l’hypothèse d’une durée de vie fixe de 39 ans pour
les structures non résidentielles et de 14 ans pour les machines et les biens
d’équipement des six pays à l’étude (France, Allemagne, Japon, Pays-Bas,
Royaume-Uni et États-Unis).
15
Machines agricoles et industrielles, appareils et matériel électriques, et matériel de
transport.
16
La part du travail peut se calculer de diverses façons. Elle peut être calculée par
industrie pour chaque pays au fil du temps. Une autre possibilité consiste à
calculer la part moyenne entre les pays au fil du temps (Wolff, 1991; Bernard et
Jones, 1996). Dans notre étude, la part du travail peut varier d’une industrie à
l’autre, mais elle doit être la même entre deux pays.
17
Il s’agit du commerce de gros et de détail, de la restauration et de l’hôtellerie, du
transport et de l’entreposage, des communications, des finances, de l’assurance,
de l’immobilier et des services commerciaux, ainsi que des services personnels,
sociaux et communautaires.
18
L’estimation du stock de capital en R-D a été faite à l’aide de l’équation
Rt= (1–)Rt-1+It-1, dans laquelle et It-1 désignent successivement le taux
d’amortissement (de 10 p. 100, par hypothèse) et les dépenses en R-D. Le niveau
de départ de la R-D a été calculé à l’aide de l’équation R0=I0/(g+), dans laquelle
g est le taux de croissance moyen des dépenses en R-D pendant la période
1964-1992. L’indice 0 désigne l’année 1963.
Notes
35
19
Nous avons utilisé la production brute pour tenir compte de l’apport productif des
biens et services intermédiaires et non de leur utilisation, comme c’est le cas pour
la valeur ajoutée. Voir Basu et Fernald (1996).
20
Soulignons que les données sur le stock de capital brut des 22 industries visées
par notre analyse ont été obtenues en agrégeant les données de 121 industries à
l’aide de la formule de Tornquist, en utilisant les parts de la rémunération du
capital comme facteurs de pondération.
21
L’écart de PTF entre le Canada et les États-Unis fait peut-être l’objet d’une erreur
de mesure dans le cas des industries de services. Le stock de capital réel des
industries de services au Canada, tiré de la base de données sectorielles
internationales de l’OCDE, a été corrigé pour tenir compte des changements de
qualité qui se sont produits dans le secteur des investissements en informatique.
Cette correction n’a pas été apportée au stock de capital réel des industries de
services aux États-Unis.
22
Dans le contexte de notre analyse de régression, nous avons accordé une attention
toute spéciale aux questions économétriques suivantes : Premièrement, nous
avons tenu compte de caractéristiques industrielles non observées comme la
structure de l’industrie, le degré d’ouverture de l’industrie et (peut-être plus
important encore) de la qualité de la main-d’œuvre de l’industrie en ajoutant des
variables auxiliaires. Deuxièmement, nous avons tenu compte d’écarts possibles
dans le taux de progrès technique normal entre les industries en ajoutant aux
équations des termes d’interaction entre les variables auxiliaires des industries et
la tendance chronologique. Troisièmement, nous avons tenu compte de la
corrélation des erreurs résiduelles entre les industries puisque ces dernières
subissent l’influence de fluctuations macroéconomiques semblables d’origine
intérieure et extérieure. Quatrièmement, nous avons introduit un processus
d’autorégression de premier rang [AR(1)] au niveau des erreurs résiduelles
puisque les données ont révélé qu’il y avait un degré élevé d’autocorrélation entre
les industries. Enfin, nous avons tenu compte de l’hétéroscédasticité entre les
industries. Les hypothèses selon lesquelles il n’y a aucune autocorrélation, aucune
hétéroscédasticité transversale et aucune corrélation transversale furent toutes
rejetées en se fondant sur un test des rapports de vraisemblance. Voir Kmenta
(1986) pour une analyse détaillée de cette question.
23
Aux fins des tests de racines unitaires regroupées de Levin et Lin (1992), on
suppose qu’il y a indépendance des erreurs résiduelles entre les unités
transversales. O’Connell (1996) a démontré que le fait de tenir compte de la
corrélation croisée, comme nous l’avons fait dans notre analyse de régression,
permet d’augmenter la valeur nominale de ces tests.
24
Les tests de racines unitaires regroupées de Levin et Lin sont utilisés pour vérifier
le caractère non stationnaire des résidus pour la co-intégration.
25
Le taux de progrès technique incorporé au capital est calculé à l’aide du ratio
a2 a3 , dans lequel a 2 est le coefficient de l’âge du stock de capital et a 3 est le
36
Notes
coefficient du rapport capital-travail. Voir l’équation (7) pour un aperçu de la
dérivation du ratio.
26
Dans le cas des États-Unis, Intriligator (1965) a calculé que le taux de progrès
technique intégré au capital s’établissait à 4,0 p. 100 par année pendant la période
1958-1983. Toutefois, Wolff (1996) a obtenu des estimations beaucoup plus
élevées du taux de progrès technique pour les pays du G-6 (à l’exclusion du
Canada), variant entre 2,63 et 7,18 p. 100 par année.
27
Le taux de progrès technique pur n’était pas statistiquement différent entre les
industries manufacturières. Par conséquent, des termes d’interaction furent
ajoutés seulement pour tenir compte des écarts entre les industries primaires,
secondaires et tertiaires.
28
Le coefficient du terme interactif de la variable auxiliaire pour la période
1973-1992 par rapport à l’âge des structures n’est pas statistiquement significatif.
Toutefois, la somme des coefficients de l’âge des structures et de son terme
interactif par rapport à la variable auxiliaire pour la période 1973-1992 est
statistiquement significative, ce qui indique que l’estimation du taux de progrès
technique intégré aux structures pour la période postérieure à 1973 est
statistiquement significative.
29
Toutefois, les résultats obtenus en utilisant des moyennes simples ne sont pas
différents.
30
Nous sommes reconnaissants à Richard Harris d’avoir attiré notre attention sur ce
point.
31
La croissance de la PTF au tableau 8 est égale à la croissance de la productivité du
travail moins les apports à la croissance du rapport capital-travail et du ratio des
biens et services intermédiaires au travail.
32
Par ailleurs, Wolff (1996) a calculé un effet de génération plus important, qui
explique environ 40 p. 100 du ralentissement de la productivité totale des facteurs,
à l’aide d’un échantillon de six pays. Une partie de cet effet estimatif plus élevé
peut être attribuée à l’utilisation de la valeur ajoutée au lieu de la production
brute, comme nous l’avons fait dans cette étude.
APPENDICE
Tableau A1
Test des racines unitaires regroupées
(Données annuelles portant sur 22 industries pour la période 1963–1992, 660 observations)
Variables
Logarithme de la productivité du travail
-4,29
Âge du stock de capital total
-7,33
Âge des machines et des biens d’équipement
-9,54
Âge des structures non résidentielles
-8,89
Logarithme du ratio capital-travail
Logarithme du ratio des biens et services
intermédiaires au travail
-6,58
Variable de rattrapage
Variable de rattrapage* logarithme du ratio du
capital au travail
-5,98
Logarithme du stock de capital en R-D
-5,28
Taux d’utilisation de la capacité
1
2
Valeurs du test ADF1
-5,00
-5,81
-15,73
Les tests ADF sont des valeurs de t obtenues à partir d’une régression de la dérivée première d’une variable par
rapport à la variable retardée, la dérivée première retardée de la variable, la tendance chronologique et les variables
auxiliaires.
Les valeurs critiques du test de racines unitaires sont les suivantes : –7,07 au seuil de confiance de 5 p. 100 et –6,78
au seuil de confiance de 10 p. 100 (Levin et Lin, 1992).
38
Appendice
Tableau A2
Apport à la croissance de la productivité du travail de chaque composante, 1963–1973
(Points de pourcentage)1
Industrie (CITI – deuxième
révision)
1. Agriculture, foresterie et
pêche
2
Tend Âge
chro MBE
Âge
struct
Klgrt Xlgrt
Ratt
Ratt
*kl
Rdgrt
Rési
4,96
0,02
0,10
0,01
0,70
4,77
-0,02
-0,03
0,68
-1,28
2. Mines et carrières
5,37
0,02
0,12
-0,07
0,69
3,50
0,05
0,09
0,15
0,82
3. Aliments, boissons et tabac
3,23
0,60
0,08
0,04
0,42
1,86
0,01
0,01
0,13
0,10
4. Textiles, vêtement et cuir
4,46
0,60
0,27
0,25
0,14
3,08
0,00
0,00
0,03
0,06
5. Produits du bois et meuble
6. Papier, produits du papier
et impression
3,29
0,60
0,23
0,27
0,20
2,38
0,21
0,21
0,18
-0,99
3,10
0,60
0,01
0,35
0,38
2,33
0,21
0,29
0,06
-1,12
7. Produits chimiques
8. Produits des minéraux non
métalliques
9. Industries des métaux de
base
4,26
0,60
0,03
0,06
0,34
2,58
0,27
0,40
0,11
-0,12
3,88
0,60
-0,04
0,13
0,53
2,11
0,06
0,08
0,15
0,26
2,88
0,60
-0,02
-0,10
0,37
1,87
0,20
0,30
0,08
-0,41
10. Produits métalliques
11. Machines agricoles et
industrielles
12. Appareils et matériel
électriques
3,44
0,60
0,22
-0,07
0,21
2,09
0,08
0,08
0,23
0,01
3,95
0,60
0,13
0,13
0,31
3,41
0,19
0,16
0,17
-1,15
4,09
0,60
0,17
-0,07
0,24
2,37
-0,11
-0,09
0,16
0,82
13. Matériel de transport
14. Autres industries
manufacturières
5,95
0,60
0,25
0,18
0,11
3,36
0,12
0,13
0,10
1,11
4,01
0,60
0,01
0,10
0,37
2,59
0,17
0,14
0,16
-0,12
15. Électricité, gaz et eau
5,16
0,18
0,17
-0,03
0,30
2,21
0,31
0,67
0,43
0,94
16. Construction
17. Commerce de gros et de
détail
2,48
0,18
0,06
-0,13
2,23
0,08
0,05
0,19
-0,31
2,17
0,18
0,09
-0,03
0,13
0,08
0,71
0,12
0,09
0,21
0,88
18. Restauration et hôtellerie
1,26
0,18
0,08
0,08
0,23
0,70
-0,21
-0,18
0,21
0,17
19. Transport et entreposage
5,47
0,18
-0,04
0,22
0,41
3,93
0,29
0,43
0,15
-0,09
20. Communications
21. Finances, assurance,
immobilier et services
commerciaux
22. Services personnels,
sociaux et communautaires
6,03
0,18
-0,02
0,20
0,28
1,95
0,30
0,50
0,30
2,34
1,70
0,18
0,07
0,27
0,41
1,84
0,16
0,19
0,21
-1,64
1,03
0,18
-0,00
0,04
0,36
0,43
0,30
0,36
0,21
-0,85
3,44
0,34
0,08
0,06
0,30
2,31
0,11
0,15
0,19
-0,10
Moyenne
1
Lpgrt
2
Lpgrt = Taux annuel de croissance de la productivité du travail
Âge MBE = Variation annualisée de l’âge moyen des machines et des biens d’équipement
Âge struct = Variation annualisée de l’âge moyen des structures non résidentielles
Klgrt = Taux annuel de croissance du ratio du capital brut au travail
Xlgrt = Taux annuel de croissance du ratio des biens intermédiaires au travail
Ratt = Variable de rattrapage qui, par définition, correspond au produit de l’écart de PTF par la tendance
chronologique
Ratt*kl = Terme d’interaction entre la variable de rattrapage et le logarithme du ratio capital-travail
Rdgrt = Taux annuel de croissance du stock de capital en R-D
Rési = Fraction non expliquée
Moyenne pondérée, les facteurs de pondération étant les valeurs moyennes de la production brute pour la période
1963–1973.
Appendice
39
Tableau A3
Apport à la croissance de la productivité du travail de chaque composante, 1973–1992
(Points de pourcentage)1
Industrie (CITI –
deuxième révision)
1. Agriculture, foresterie
et pêche
Tend
chro
Âge
MBE
Âge
struct Klgrt
Xlgrt
Ratt
Ratt
*kl
Rdgrt
Rési
2,85
-0,45
-0,00
-0,01
0,10
1,90
0,07
0,09
0,31
0,84
2. Mines et carrières
3. Aliments, boissons et
tabac
4. Textiles, vêtement et
cuir
5. Produits du bois et
meuble
6. Papier, produits du
papier et impression
0,91
-0,45
-0,01
-0,03
0,60
1,87
0,24
0,51
0,07
-1,90
1,58
0,13
0,04
-0,08
0,40
1,20
0,14
0,19
0,04
-0,47
2,40
0,13
0,04
-0,07
0,42
1,40
0,13
0,13
0,05
0,18
2,51
0,13
0,00
-0,04
0,51
1,72
0,12
0,18
0,16
-0,27
1,22
0,13
0,03
-0,01
0,53
1,22
0,20
0,35
0,01
-1,24
7. Produits chimiques
8. Produits des minéraux
non métalliques
9. Industries des métaux
de base
0,75
0,13
0,02
-0,08
0,51
0,12
0,23
0,44
0,08
-0,69
0,68
0,13
0,01
-0,09
0,51
0,79
0,07
0,12
0,04
-0,92
2,33
0,13
0,00
-0,02
0,65
1,66
0,04
0,11
0,05
-0,29
10. Produits métalliques
11. Machines agricoles et
industrielles
12. Appareils et matériel
électriques
0,93
0,13
0,01
0,00
0,26
0,69
0,12
0,14
0,08
-0,51
3,41
0,13
0,04
-0,05
0,60
2,50
0,11
0,16
0,07
-0,15
3,83
0,13
0,03
-0,08
0,69
2,57
0,23
0,24
0,12
-0,11
13. Matériel de transport
14. Autres industries
manufacturières
1,99
0,13
0,05
0,02
0,62
1,38
0,06
0,12
0,10
-0,49
0,46
0,13
0,02
-0,05
0,51
0,12
0,29
0,33
0,15
-1,04
15. Électricité, gaz et eau
1,41
-0,29
0,00
-0,11
0,33
2,35
0,32
0,77
0,20
-2,15
16. Construction
17. Commerce de gros et
de détail
18. Restauration et
hôtellerie
19. Transport et
entreposage
1,23
-0,29
0,00
0,07
0,54
0,60
-0,15
-0,11
0,21
0,35
1,29
-0,29
0,04
-0,02
0,14
0,93
0,02
0,02
0,33
0,12
-0,55
-0,29
0,01
0,06
0,58
0,23
0,32
0,32
0,33
-2,12
1,89
-0,29
0,07
0,02
0,31
1,44
0,16
0,29
0,09
-0,20
5,69
-0,29
0,04
0,01
0,44
2,74
0,22
0,47
0,25
1,81
1,21
-0,29
0,01
-0,01
0,75
1,77
0,12
0,22
0,33
-1,70
0,52
-0,29
0,04
-0,21
0,43
0,95
0,06
0,13
0,33
-0,93
1,50
-0,14
0,02
-0,02
0,46
1,23
0,11
0,20
0,18
-0,54
20. Communications
21. Finances, assurance,
immobilier et services
commerciaux
22. Services personnels,
sociaux et
communautaires
2
Moyenne
1
2
Lpgrt
Voir la note 1 du tableau A2.
Moyenne pondérée, les facteurs de pondération étant les valeurs moyennes de la production brute pour la période
1973–1992.
40
Appendice
Tableau A4
Apport au ralentissement de la productivité du travail de chaque composante
durant la période postérieure à 1973
(Points de pourcentage)1
2
Tend
chro
Âge
MBE
Âge
struct
Klgrt
Xlgrt
Ratt
Ratt
*kl
2,11
0,47
0,11
0,03
0,60
2,87
-0,10
-0,12
0,37
-2,12
2. Mines et carrières
3. Aliments, boissons et
tabac
4. Textiles, vêtement et
cuir
5. Produits du bois et
meuble
6. Papier, produits du
papier et impression
4,46
0,47
0,12
-0,04
0,09
1,63
-0,19
-0,43
0,09
2,72
1,64
0,47
0,03
0,12
0,02
0,65
-0,14
-0,18
0,09
0,57
2,05
0,47
0,24
0,33
-0,28
1,69
-0,13
-0,13
-0,02
-0,11
0,78
0,47
0,23
0,31
-0,31
0,66
0,10
0,03
0,02
-0,73
1,88
0,47
-0,02
0,36
-0,15
1,10
0,01
-0,07
0,04
0,12
7. Produits chimiques
8. Produits des minéraux
non métalliques
9. Industries des métaux
de base
3,51
0,47
0,02
0,15
-0,17
2,45
0,04
-0,04
0,03
0,57
3,20
0,47
-0,05
0,22
0,03
1,32
-0,01
-0,04
0,10
1,17
0,56
0,47
-0,02
-0,08
-0,28
0,21
0,16
0,19
0,03
-0,11
10. Produits métalliques
11. Machines agricoles et
industrielles
12. Appareils et matériel
électriques
2,52
0,47
0,21
-0,07
-0,05
1,40
-0,04
-0,06
0,15
0,52
0,54
0,47
0,09
0,18
-0,29
0,91
0,08
-0,00
0,09
-0,99
0,26
0,47
0,14
0,01
-0,45
-0,20
-0,34
-0,33
0,03
0,93
13. Matériel de transport
14. Autres industries
manufacturières
3,96
0,47
0,20
0,16
-0,51
1,97
0,06
0,01
-0,00
1,60
3,56
0,47
-0,01
0,15
-0,14
2,46
-0,11
-0,19
0,00
0,92
15. Électricité, gaz et eau
3,75
0,47
0,16
0,08
-0,03
-0,15
-0,01
-0,10
0,23
3,09
16. Construction
17. Commerce de gros et
de détail
18. Restauration et
hôtellerie
19. Transport et
entreposage
1,25
0,47
0,06
-0,20
-0,41
1,63
0,23
0,16
-0,02
-0,67
0,88
0,47
0,05
-0,02
-0,22
-0,22
0,10
0,07
-0,11
0,76
1,81
0,47
0,06
0,02
-0,36
0,47
-0,54
-0,50
-0,11
2,29
3,58
0,47
-0,11
0,19
0,09
2,48
0,13
0,15
0,06
0,11
20. Communications
21. Finances, assurance,
immobilier et services
commerciaux
22. Services personnels,
sociaux et
communautaires
0,35
0,47
-0,05
0,19
-0,16
-0,79
0,07
0,03
0,05
0,53
0,50
0,47
0,05
0,28
-0,34
0,07
0,04
-0,03
-0,11
0,06
0,51
0,47
-0,04
0,25
-0,07
-0,52
0,23
0,23
-0,11
0,07
Moyenne
1,94
0,47
0,06
0,08
-0,17
1,08
0,01
-0,05
0,01
0,44
Industrie (CITI –
deuxième révision)
1. Agriculture, foresterie
et pêche
1
2
Lpgr
Rdgrt
Rési
Voir la note 1 du tableau A2.
Ralentissement du taux annuel de croissance de la productivité du travail entre la période 1963–1973 et la période
1973–1992 (points de pourcentage).
BIBLIOGRAPHIE
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vol. 19, 1988, p. 347–420.
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Research, Cambridge (Mass.), 1996.
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Recent Productivity Slowdown, and Their Policy Implications », Analyse de
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Modern Productivity Paradox », American Economic Review, vol. 80, mai 1990,
p. 355–361; cité dans The Economist, le 28 septembre 1996.
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Manufacturing Industries, Canada, Japan and the United States, 1953–1986: Was
the ‘Productivity Slowdown’ Reversed? », Revue canadienne d’économique,
vol. 25, 1992, p. 584–603.
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Johansen, Leif, « Substitutability versus Fixed Production Coefficients in the Theory of
Economic Growth: A Synthesis », Econometrica, vol. 27, 1959, p. 157–176.
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McHugh, Richard et Julia Lane, « The Age of Capital, the Age of Utilized Capital, and
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Mullen, John K. et Martin Williams, « Convergence, Scale and the Relative Productivity
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O’Connell, Paul, « The Overvaluation of Purchasing Power Parity », document
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Wolff, Edward N., « Capital Formation and Productivity Convergence over the LongTerm », American Economic Review, vol. 81, juin 1991, p. 565–579.
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Wolff », American Economic Review, vol. 86, décembre 1996, p. 1239–1252.
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1929–1968 », Review of Economics and Statistics, vol. 58, février 1976, p. 123–
127.
PUBLICATIONS DE RECHERCHE D’INDUSTRIE CANADA
COLLECTION DOCUMENTS DE TRAVAIL
No 1
L'intégration économique de l'Amérique du Nord : les tendances de
l'investissement étranger direct et les 1 000 entreprises les plus grandes,
Industrie Canada, personnel de la Direction de l’analyse de la politique microéconomique, notamment John Knubley, Marc Legault et P. Someshwar Rao,
1994.
No 2
Les multinationales canadiennes : analyse de leurs activités et résultats,
Industrie Canada, personnel de la Direction de l’analyse de la politique microéconomique, notamment P. Someshwar Rao, Marc Legault et Ashfaq Ahmad,
1994.
No 3
Débordements transfrontaliers de R-D entre les industries du Canada et des
États-Unis, Jeffrey I. Bernstein, Université Carleton et National Bureau of
Economic Research, dans le cadre d’un contrat avec Industrie Canada, 1994.
No 4
L'impact économique des activités de fusion et d'acquisition sur les
entreprises, Gilles Mcdougall, Direction de l’analyse de la politique microéconomique, Industrie Canada, 1995.
No 5
La transition de l'université au monde du travail : analyse du cheminement
de diplômés récents, Ross Finnie, École d’administration publique, Université
Carleton et Statistique Canada, 1995.
No 6
La mesure du coût d’observation lié aux dépenses fiscales : les stimulants à la
recherche-développement, Sally Gunz, Université de Waterloo, Alan
Macnaughton, Université de Waterloo, et Karen Wensley, Ernst & Young,
Toronto, dans le cadre d’un contrat avec Industrie Canada, 1996.
No 7
Les structures de régie, la prise de décision et le rendement des entreprises en
Amérique du Nord, P. Someshwar Rao et Clifton R. Lee-Sing, Direction de
l’analyse de la politique micro-économique, Industrie Canada, 1996.
No 8
L’investissement étranger direct et l’intégration économique de la zone
APEC, Ashfaq Ahmad, P. Someshwar Rao et Colleen Barnes, Direction de
l’analyse de la politique micro-économique, Industrie Canada, 1996.
No 9
Les stratégies de mandat mondial des filiales canadiennes, Julian Birkinshaw,
Institute of International Business, Stockholm School of Economics, dans le cadre
d’un contrat avec Industrie Canada, 1996.
No 10 R-D et croissance de la productivité dans le secteur manufacturier et
l’industrie du matériel de communications au Canada, Jeffrey I. Bernstein,
Université Carleton et National Bureau of Economic Research, dans le cadre d’un
contrat avec Industrie Canada, 1996.
46
Publications de recherche d’Industrie Canada
No 11 Évolution à long terme de la convergence régionale au Canada, Serge
Coulombe, Département de sciences économiques, Université d’Ottawa, et
Frank C. Lee, Industrie Canada, 1996.
No 12 Les répercussions de la technologie et des importations sur l’emploi et les
salaires au Canada, Frank C. Lee, Industrie Canada, 1996.
No 13 La formation d’alliances stratégiques dans les industries canadiennes : une
analyse microéconomique, Sunder Magun, Applied International Economics,
1996.
No 14 Performance de l’emploi dans l’économie du savoir, Surendra Gera, Industrie
Canada, et Philippe Massé, Développement des ressources humaines Canada,
1997.
No 15 L’économie du savoir et l’évolution de la production industrielle, Surendra
Gera, Industrie Canada, et Kurt Mang, ministère des Finances, 1997.
No 16 Stratégies commerciales des PME et des grandes entreprises au Canada,
Gilles Mcdougall et David Swimmer, Direction de l’analyse de la politique microéconomique, Industrie Canada, 1997.
No 17 Incidence sur l’économie mondiale des réformes en matière d’investissement
étranger et de commerce mises en oeuvre en Chine, Winnie Lam, Direction de
l’analyse de la politique micro-économique, Industrie Canada, 1997.
No 18 Les disparités régionales au Canada : diagnostic, tendances et leçons pour la
politique économique, Serge Coulombe, Département de science économique,
Université d’Ottawa, 1997.
No 19 Retombées de la R-D entre industries et en provenance des États-Unis,
production industrielle et croissance de la productivité au Canada, Jeffrey I.
Bernstein, Université Carleton et National Bureau of Economic Research, dans le
cadre d’un contrat avec Industrie Canada, 1998.
No 20 Technologie de l’information et croissance de la productivité du travail :
analyse empirique de la situation au Canada et aux États-Unis, Surendra
Gera, Wulong Gu et Frank C. Lee, Direction de l’analyse de la politique microéconomique, Industrie Canada, 1998.
No 21 Progrès technique incorporé au capital et ralentissement de la croissance de
la productivité au Canada, Surendra Gera, Wulong Gu et Frank C. Lee,
Direction de l’analyse de la politique micro-économique, Industrie Canada, 1998.
COLLECTION DOCUMENTS DE DISCUSSION
No 1
Les multinationales comme agents du changement : définition d'une nouvelle
politique canadienne d'investissement étranger direct, Lorraine Eden,
Université Carleton, 1994.
Publications de recherche d’Industrie Canada
47
No 2
Le changement technologique et les institutions économiques internationales,
Sylvia Ostry, Centre for International Studies, Université de Toronto, dans le
cadre d’un contrat avec Industrie Canada, 1995.
No 3
La régie des sociétés au Canada et les choix sur le plan des politiques, Ronald
J. Daniels, Faculté de droit, Université de Toronto, et Randall Morck, Faculté
d’administration des affaires, Université de l’Alberta, 1996.
No 4
L’investissement étranger direct et les politiques d’encadrement du marché :
réduire les frictions dans les politiques axées sur la concurrence et la
propriété intellectuelle au sein de l’APEC, Ronald Hirshhorn, 1996.
No 5
La recherche d’Industrie Canada sur l’investissement étranger :
enseignements et incidence sur les politiques, Ronald Hirshhorn, 1997.
No 6
Rivalité sur les marchés internationaux et nouveaux enjeux pour
l’Organisation mondiale du commerce, Edward M. Graham, Institute for
International Economics, Washington (DC), dans le cadre d’un contrat avec
Industrie Canada, 1998.
COLLECTION DOCUMENTS HORS SÉRIE
No 1
Obstacles officiels et officieux à l'investissement dans les pays du G-7 :
analyse par pays, Industrie Canada, personnel de la Direction de l’analyse de la
politique micro-économique, notamment Ashfaq Ahmad, Colleen Barnes, John
Knubley, Rosemary D. MacDonald et Christopher Wilkie, 1994.
Obstacles officiels et officieux à l'investissement dans les pays du G-7 :
résumé et conclusions, Industrie Canada, personnel de la Direction de l’analyse
de la politique micro-économique, notamment Ashfaq Ahmad, Colleen Barnes et
John Knubley, 1994.
No 2
Les initiatives d'expansion commerciale dans les filiales de multinationales
au Canada, Julian Birkinshaw, Université Western Ontario, dans le cadre d’un
contrat avec Industrie Canada, 1995.
No 3
Le rôle des consortiums de R-D dans le développement de la technologie,
Vinod Kumar, Research Centre for Technology Management, Université
Carleton, et Sunder Magun, Centre de droit et de politique commerciale,
Université d’Ottawa et Université Carleton, dans le cadre d’un contrat avec
Industrie Canada, 1995.
No 4
Écarts hommes/femmes dans les programmes universitaires, Sid Gilbert,
Université de Guelph, et Alan Pomfret, King's College, Université Western
Ontario, 1995.
No 5
La compétitivité : notions et mesures, Donald G. McFetridge, Département
d’économique, Université Carleton, 1995.
48
Publications de recherche d’Industrie Canada
No 6
Aspects institutionnels des stimulants fiscaux à la R-D : le crédit d'impôt à la
RS&DE, G. Bruce Doern, École d’administration publique, Université Carleton,
1995.
No 7
La politique de concurrence en tant que dimension de la politique
économique : une analyse comparative, Robert D. Anderson et S. Dev Khosla,
Direction de l’économique et des affaires internationales, Bureau de la politique
de concurrence, Industrie Canada, 1995.
No 8
Mécanismes et pratiques d’évaluation des répercussions sociales et
culturelles des sciences et de la technologie, Liora Salter, Osgoode Hall Law
School, Université de Toronto, dans le cadre d’un contrat avec Industrie Canada,
1995.
No 9 Sciences et technologie : perspectives sur les politiques publiques, Donald G.
McFetridge, Département d’économique, Université Carleton, dans le cadre d’un
contrat avec Industrie Canada, 1995.
No 10 Innovation endogène et croissance : conséquences du point de vue canadien,
Pierre Fortin, Université du Québec à Montréal et Institut canadien de recherches
avancées, et Elhanan Helpman, Université de Tel-Aviv et Institut canadien de
recherches avancées, dans le cadre d’un contrat avec Industrie Canada, 1995.
No 11 Les rapports université-industrie en sciences et technologie, Jérôme
Doutriaux, Université d’Ottawa et Margaret Barker, Meg Barker Consulting, dans
le cadre d’un contrat avec Industrie Canada, 1995.
No 12 Technologie et économie : examen de certaines relations critiques, Michael
Gibbons, Université de Sussex, dans le cadre d’un contrat avec Industrie Canada,
1995.
No 13 Le perfectionnement des compétences des cadres au Canada, Keith Newton,
Industrie Canada, 1995.
No 14 Le facteur humain dans le rendement des entreprises : stratégies de gestion
axées sur la productivité et la compétitivité dans l’économie du savoir, Keith
Newton, Industrie Canada, 1996.
No 15 Les charges sociales et l’emploi — Un examen de la documentation, Joni
Baran, Industrie Canada, 1996.
No 16 Le développement durable : concepts, mesures et déficiences des marchés et
des politiques au niveau de l’économie ouverte, de l’industrie et de
l’entreprise, Philippe Crabbé, Institut de recherche sur l’environnement et
l’économie, Université d’Ottawa, 1997.
No 17 La mesure du développement durable : étude des pratiques en vigueur, Peter
Hardi, Stephan Barg et Tony Hodge, Institut international du développement
durable, 1997.
No 18 Réduction des obstacles réglementaires au commerce : leçons à tirer de
l’expérience européenne pour le Canada, Ramesh Chaitoo et Michael Hart,
Centre de droit et de politique commerciale, Université Carleton, 1997.
Publications de recherche d’Industrie Canada
49
No 19 Analyse des mécanismes de règlement des différends commerciaux
internationaux et conséquences pour l’Accord canadien sur le commerce
intérieur, E. Wayne Clendenning et Robert J. Clendenning, E. Wayne
Clendenning & Associates Inc., dans le cadre d’un contrat avec Industrie Canada,
1997.
PUBLICATIONS CONJOINTES
Capital Budgeting in the Public Sector, en collaboration avec l’Institut John
Deutsch, sous la direction de Jack Mintz et Ross S. Preston, 1994.
Infrastructure and Competitiveness, en collaboration avec l’Institut John
Deutsch, sous la direction de Jack Mintz et Ross S. Preston, 1994.
Getting the Green Light: Environmental Regulation and Investment in
Canada, en collaboration avec l’Institut C. D. Howe, sous la direction de Jamie
Benidickson, G. Bruce Doern et Nancy Olewiler, 1994.
Pour obtenir des exemplaires de l’un des documents publiés dans le cadre du
Programme des publications de recherche, veuillez communiquer avec le :
Responsable des publications
Analyse de la politique micro-économique
Industrie Canada
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Ottawa (Ontario) K1A 0H5
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No de télécopieur : (613) 991-1261
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