Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : Sites contaminés fédéraux

Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : Sites contaminés fédéraux
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir
les sites contaminés fédéraux :
une priorité environnementale et économique
Juillet 2005
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
Canada
Vedette principale au titre :
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Texte en français et en anglais disposé tête-bêche.
Titre de la p. de t. addit. : Taking action on federal contaminated sites: An environmental and economic priority
“Sites contaminés fédéraux”.
Également disponible sur l’Internet.
ISBN 0-662-69124-5
No de cat. En84-22/2005
1.
2.
3.
I.
II.
III.
IV.
Sites contaminés–Politique gouvernementale–Canada.
Dépôts de déchets dangereux–Restauration–Canada.
Terres publiques–Canada.
Canada. Environnement Canada
Titre.
Titre : Taking action on federal contaminated sites : an environmental and economic priority
Titre : Sites contaminés fédéraux
TD878.4.C2C36 2005
363.739’6’0971
C2005-980175-1F
L’emploi du masculin est utilisé pour alléger le texte et désigne autant les hommes que les femmes.
Mention de source, photos de la page couverture
Professeurs Jim Germida et Richard Ferrell – Université de la Saskatchewan
Mention de source, photos à l’intérieur
Page ii : Mine United Keno Hill © Gouvernement du Yukon
Page 1 : Caserne Harvey © ministère de la Défense nationale
Page 2 : Base militaire Wing © Environnement Canada 2004
Page 7 : Mine Colomac © Affaires indiennes et du Nord Canada, photographie : Le Programme des sites contaminés
Page 8 : Mine Faro © Gouvernement du Yukon
Page 9 : Mine United Keno Hill © Gouvernement du Yukon
Page 10 : Mine Mount Nansen © Gouvernement du Yukon
Page 11 : Île Résolution © Affaires indiennes et du Nord Canada, photographie : Le Programme des sites contaminés
Page 12 : Île Nookta © Pêches et Océans Canada, photo : Mike Mitchell
Page 13 : Rock Bay © Transports Canada
Page 14 : Parc national Banff © Ken Schroeder, Agence Parcs Canada
Page 15 : Caserne Harvey © ministère de la Défense nationale
Page 16 : Port pour petits bateaux de Belleville © Pêches et Océans Canada, photo : Mike Mitchell
Page 17 : Base militaire Wing © ministère de la Défense nationale
Page 18 : Saglek © ministère de la Défense nationale
© Sa Majesté la Reine du chef du Canada (Environnement Canada) 2005
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Table des matières
Introduction ....................................................................................................................................... ii
Une réussite au cœur d’une grande ville ......................................................................... 1
Responsabilité du gouvernement fédéral
à l’égard des sites contaminés ............................................................................................... 2
Les problèmes majeurs : le temps, l’argent et la logistique ............................... 2
Accélérer l’assainissement des sites contaminés fédéraux ................................ 2
Évaluer les risques et classer les sites .............................................................................. 3
Comment assainir un site contaminé? .............................................................................. 3
Projets d’évaluation ...............................................................................................................................4
Projets d’entretien et de suivi ...............................................................................................................4
Projets d’assainissement et de gestion des risques ...........................................................................4
Objectifs de l’assainissement des sites contaminés fédéraux .......................... 5
Qui en profite? .................................................................................................................................. 5
Progrès réalisés à des sites fédéraux particuliers ..................................................... 6
Territoires du Nord .................................................................................................................................6
Colombie-Britannique ..........................................................................................................................12
Provinces des Prairies .........................................................................................................................13
Ontario ..................................................................................................................................................16
Québec .................................................................................................................................................16
Provinces de l’Atlantique ....................................................................................................................16
À l’horizon ........................................................................................................................................ 19
Renseignements ............................................................................................................................ 19
Bibliographie ................................................................................................................................... 19
Carte ..................................................................................................................................................... 20
i
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Une réussite au cœur d’une
grande ville
Entre 1910 et 1981, la caserne Harvey à Calgary a été un centre
de formation très actif des Forces canadiennes. Faisant partie de
l’ancienne base des Forces armées canadiennes (BFC) Calgary, la
caserne a été utilisée par de nombreuses unités militaires illustres,
notamment la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry et le Lord
Strathcona’s Horse. Des soldats qui ont servi leur pays pendant la
Première Guerre mondiale, la guerre de Corée et des dizaines de
missions de maintien de la paix dans le monde se sont entraînés
et ont vécu sur ce site de 380 hectares isolé dans la partie sudouest de Calgary.
Les soldats canadiens ont exercé diverses activités d’entraînement
militaire à la caserne Harvey. On trouvait sur le site un polygone
de tir d’artillerie, un champ de tir pour armes portatives, un
parcours du combattant, des logements, un mess, une salle de
tir et un hôpital. Lorsque la BFC Calgary a été fermée dans les
années 1990, la caserne Harvey portait les cicatrices de toutes ces
années de formation et d’autres activités militaires. Le site a été
contaminé par des résidus de munitions explosives non explosées
(UXO), le polygone de tir d’artillerie était jonché d’UXO, une
partie de la base était contaminée par le plomb et on trouvait des
déchets dans deux autres secteurs, notamment de la peinture,
des solvants, des produits chimiques dangereux et des métaux.
Depuis 1994, le ministère de la Défense nationale (MDN) a investi
plus de 66 millions de dollars pour nettoyer la caserne Harvey.
En 2003, le gouvernement du Canada l’a désignée comme site
potentiel d’action prioritaire. Aujourd’hui, grâce à l’accélération
des travaux, la restauration du site est pratiquement terminée
et on pourra bientôt l’utiliser à des fins domiciliaires.
La caserne Harvey n’est qu’un des 4 000 sites contaminés
identifiés au Canada qui sont du ressort de l’administration
fédérale. Beaucoup de ces endroits menacent sérieusement la
santé humaine et l’environnement, dont certains entraînent de
lourdes responsabilités environnementales. Citons des mines
abandonnées dans le Nord, des sites militaires, des havres et
des phares ainsi que d’anciens sites d’entreposage de carburants.
Il existe également d’autres endroits plus petits dont les niveaux
de contamination sont moins élevés, comme des aéroports, des
laboratoires gouvernementaux, des décharges et des terres de
réserve. La responsabilité financière de tous les sites contaminés
relevant du gouvernement fédéral est estimée à 3,5 milliards
de dollars.
Caserne Harvey, Calgary
1
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Responsabilité du
gouvernement fédéral à
l’égard des sites contaminés
Les problèmes majeurs :
le temps, l’argent
et la logistique
Le gouvernement fédéral appuie le principe du « pollueur payeur »,
en vertu duquel c’est au responsable de la contamination, quel
qu’il soit, de payer pour la restauration. Ce principe oriente les
mesures prises par le gouvernement fédéral relativement aux
sites contaminés.
Beaucoup de sites sont contaminés après des décennies de
manipulation et de stockage inappropriés de divers types de
déchets. Il faudra de nombreuses années pour restaurer certains
d’entre eux. Déterminer la nature de la contamination et ses effets
actuels sur l’environnement et la santé peut exiger beaucoup de
temps. Dans de nombreux cas, il n’existe aucun dossier historique
adéquat, et les scientifiques doivent découvrir la nature et l’ampleur
de la contamination par un suivi et des analyses approfondies.
Dans certains cas, le gouvernement fédéral est directement
responsable à cause des opérations militaires ou des autres
activités gouvernementales qui ont contaminé les sites. Dans
d’autres cas, la responsabilié du gouvernement fédéral provient
des activités comme l’extraction minière ou l’exploration qui ont
été menées sur des terrains de l’État ou sur des terrains qu’il a
acquis depuis.
Répertoire des sites contaminés fédéraux
Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada tient à jour
le Répertoire des sites contaminés fédéraux. Ce répertoire
contient la liste de tous les sites contaminés identifiés qui
sont de la responsabilité des ministères et organismes
fédéraux, soit environ 4 000. Plus du quart d’entre eux
sont actuellement en cours de restauration ou font l’objet
de mesures de gestion des risques. Près de 2 000 sites
sont toujours en cours d’évaluation et environ 1 000 sont
considérés comme restaurés. On peut consulter le répertoire
sur le site Web du Secrétariat du Conseil du Trésor à :
http://www.tbs-sct.gc.ca/dfrp-rbif/cs-sc/
Le ministère de la Défense nationale (MDN) et le ministère
des Affaires indiennes et du Nord canadien (AINC) ont la
responsabilité de bon nombre des sites les plus contaminés,
notamment des installations militaires et d’autres endroits où se
sont déroulées des activités de défense nationale sur des terres
de la Couronne fédérale datant d’il y a plus d’un demi siècle, bien
avant que les effets sur l’environnement de ce genre d’activités
ne soient adéquatement compris ou gérés. Au cours des 25
dernières années, AINC a également « hérité » de la responsabilité
de nombreuses anciennes mines dans le Nord après qu’elles ont
été abandonnées ou à la suite de procédures de faillite ou de
décisions judiciaires.
Beaucoup de sites contaminés fédéraux sont situés dans
des endroits reculés où le climat est rigoureux. Il est souvent
impossible de travailler dans ces endroits pendant toute l’année,
ce qui augmente encore le temps nécessaire à la restauration.
On ne peut se rendre sur certains sites éloignés que par avion
ou par bateau, occasionnant ainsi des frais de transport élevés.
Le mauvais temps peut limiter l’accès par avion ou par bateau et
causer des retards coûteux. Certaines voies d’accès ne sont pas
praticables toute l’année. De plus, le matériel requis pour travailler
sur de nombreux sites est bien souvent volumineux et coûteux
à déplacer.
Accélérer l’assainissement
des sites contaminés
fédéraux
En 2003, le gouvernement du Canada a annoncé un plan pour
s’occuper des sites contaminés fédéraux en les identifiant et en les
classant en fonction de la gravité des risques qu’ils représentent
et en allouant des fonds pour assurer une évaluation efficace,
la gestion des risques et/ou l’assainissement des sites les plus
dangereux. Les activités d’assainissement visent principalement à
Base militaire Wing, Happy Valley – Goose Bay
2
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
protéger la santé humaine et l’environnement et à réduire
les responsabilités financières connexes.
Comment assainir
un site contaminé?
Les ministères conservent la responsabilité de sites contaminés
précis relevant de leur administration, mais ils ont maintenant
recours à des experts d’Environnement Canada, de Santé Canada
et de Pêches et Océans Canada, ainsi qu’à des fonds additionnels
depuis les annonces de 2003 et de 2004.
Les activités d’assainissement sont basées sur le processus en
Dix étapes pour décontaminer un site (voir l’encadré), qui intègre
une approche fondée sur les risques dans la gestion des sites
contaminés. Ces Dix étapes décrivent les trois principales phases
de la gestion des risques sur un site contaminé : l’évaluation;
l’entretien et le suivi; l’assainissement et la gestion des risques.
Depuis la création du programme, plusieurs réalisations
ont eu lieu. Alors qu’au tout début, les efforts portaient
principalement sur l’établissement des procédures et des
structures administratives nécessaires pour administrer
ce genre de programme, un certain nombre de grands
objectifs ont été atteints en seulement deux ans, notamment :
•
•
•
la mise au point d’un système appuyé sur la science
de classement des risques pour l’environnement et
la santé humaine;
le financement d’environ 400 projets d’évaluation pour
déterminer l’état des sites contaminés fédéraux partout
au Canada;
des activités de financement pour les projets d’entretien et
de suivi, ainsi que d’assainissement et de gestion des risques
des 57 sites fédéraux présentant le plus de risques pour la
santé humaine et l’environnement.
Évaluer les risques
et classer les sites
Une des premières priorités a été d’établir un système de
classement appuyé sur la science afin de s’assurer que les sites
qui constituent le plus grand risque pour l’environnement et la
santé humaine sont traités en priorité.
Le processus de classement et de choix des sites, mis au point
avec l’aide d’experts-conseils, d’ingénieurs et de scientifiques,
est basé sur des méthodes nationales uniformes d’évaluation
des risques pour la santé et l’environnement. La gravité du risque
dépend de divers facteurs, notamment de la nature et du degré
de la contamination, de la fragilité du secteur environnant et de
la présence de certaines substances dans l’environnement.
Une liste de sites prioritaires a été établie en 2003 basée
principalement sur les risques pour la santé humaine et
l’environnement. Les 50 premiers sites de la liste ont été alors
réévalués et des facteurs non scientifiques ont été pris en compte
afin d’identifier les sites devant faire l’objet de mesures prioritaires.
Dix étapes pour décontaminer un site
Étape 1 : Identification des sites suspects – Identifier un
site potentiellement contaminé en se basant sur
des activités (passées ou actuelles) sur ou près
du site.
Étape 2 : Rappel historique – Rassembler et examiner tous
les renseignements rappelant l’historique du site.
Étape 3 : Programme d’essais préliminaires – Fournir
une évaluation préliminaire des caractéristiques
de la contamination et de l’état du site.
Étape 4 : Classement du site contaminé à partir du
Système national de classification du Conseil
canadien des ministres de l’environnement
(CCME) – Assigner un ordre de priorité au site
pour de futurs examens et/ou des mesures
d’assainissement/gestion des risques.
Étape 5 : Programme d’essais détaillés – Mettre l’accent
sur les secteurs préoccupants identifiés à l’étape
3 et procéder à une investigation et une analyse
approfondie.
Étape 6 : Reclassification du site à partir du Système
national de classification du CCME – Mettre
à jour la classification à partir des résultats
des essais détaillés.
Étape 7 : Élaboration d’une stratégie d’assainissement/
gestion des risques – Mettre au point un plan
conçu pour un site particulier afin de résoudre
les problèmes de contamination.
Étape 8 : Mise en œuvre d’une stratégie d’assainissement/
gestion des risques – Mettre en œuvre le plan
conçu pour le site particulier dans le but de
résoudre les problèmes de contamination.
Étape 9 : Échantillonnage de confirmation et rapport
final – Vérifier et documenter le succès de la
stratégie d’assainissement/gestion des risques.
Étape 10 : Suivi à long terme – Le cas échéant, garantir que
les objectifs de l’assainissement et de la gestion
à long terme des risques sont atteints.
Source :
Approche fédérale en matière de sites contaminés, 1999,
Groupe de travail sur la gestion des sites contaminés.
3
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
La gestion adéquate d’un site contaminé n’exige pas nécessairement
l’assainissement ou le nettoyage de tout le site. La meilleure
approche pour chacun d’eux est déterminée au moyen d’une analyse
coûts-avantages qui tient compte de l’ampleur du risque pour la
santé humaine et l’environnement et d’autres facteurs, notamment
l’état du site et l’existence de technologies appropriées. Ainsi, les
ressources seront affectées là où elles donneront le meilleur résultat.
Les projets de gestion des risques et d’assainissement pour les
sites contaminés fédéraux peuvent faire l’objet d’une évaluation
environnementale en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation
environnementale.
Projets d’évaluation
L’évaluation du niveau de financement nécessaire constitue une
part importante du programme sur les sites contaminés fédéraux.
Les projets d’évaluation comportent des analyses détaillées pour
déterminer la nature et l’ampleur de la contamination, ce qui
permet d’évaluer l’importance des risques pour la santé humaine
et l’environnement.
L’évaluation approfondie de la gravité de la contamination
d’un site particulier est un processus long et complexe (voir
les étapes 1 à 5 des Dix étapes pour décontaminer un site).
L’évaluation des sites contaminés permet au gouvernement
fédéral de déterminer plus précisément le niveau de sa
responsabilité financière.
Jusqu’à présent, environ 400 sites ont été évalués.
Projets d’entretien et de suivi
Des projets d’entretien et de suivi sont mis en œuvre dans
des circonstances exceptionnelles pour empêcher que des
dommages graves ne soient causés à l’environnement avant
qu’on ait procédé à l’évaluation d’un site. Ces projets sont
entrepris lorsqu’il faut agir d’urgence pour empêcher une
catastrophe environnementale imminente dommageable aux
humains et à la faune. Habituellement, ces projets concernent
des mines abandonnées ou qui tournent au ralenti, ou d’autres
sites gravement contaminés. À cause de l’imminence du danger
dans ces endroits, des mesures à court terme d’entretien et de
suivi sont prises pour empêcher la contamination de se répandre
et laisser le temps d’étudier et de mettre au point des solutions
d’assainissement mûrement réfléchies (voir les étapes 1 à 4
des Dix étapes pour décontaminer un site).
4
Ces projets nécessitent la gestion des préoccupations sanitaires et
environnementales, de même que le maintien des infrastructures
nécessaires, par exemple des ouvrages de soutènement et
d’autres mesures de gestion des risques pour recueillir et traiter
l’eau. Diverses méthodes et approches peuvent être utilisées
en fonction des circonstances, notamment : surveiller le site;
installer des panneaux d’avertissement; restreindre l’accès au
site; modifier l’utilisation traditionnelle du terrain sur le site ou
autour de celui-ci; isoler les contaminants ou les polluants en
les stabilisant, en érigeant des cloisons, en les recouvrant ou en
assainissant partiellement le site. L’approche pour chaque site
diffère selon le type de risques présents.
La mine Giant, dans les Territoires du Nord-Ouest, et la mine
Faro, au Yukon, sont deux exemples de mines qui ont reçu des
fonds pour des projets d’entretien et de suivi. Dans la plupart des
cas, tout projet est précédé d’importantes consultations avec la
collectivité avoisinante.
Projets d’assainissement et de gestion
des risques
Une fois l’évaluation d’un site terminée, un plan d’action
d’assainissement/gestion des risques est élaboré pour les sites
prioritaires. Le plan décrit les diverses options considérées et
indique celle qui est privilégiée pour réduire les risques pour
la santé humaine et l’environnement.
La méthode d’assainissement choisie l’est en fonction de la
situation précise du site où elle sera utilisée. Le ministère fédéral
responsable supervise l’élaboration du plan d’assainissement
et travaille en étroite collaboration avec les experts-conseils, les
entrepreneurs et les gens de métier embauchés pour le concevoir
et le mettre en œuvre. Les activités d’assainissement habituelles
consistent, entre autres, à réduire l’exposition aux contaminants
dangereux en les éliminant, en les détruisant ou en les confinant.
Les consultations publiques et la participation de la collectivité
sont des éléments majeurs du processus d’assainissement et les
renseignements sont partagées avec les collectivités avoisinantes
par des séances d’information, des ateliers ou d’autres activités
de communication.
Un site « assaini » en est rendu à l’étape 9 des Dix étapes pour
décontaminer un site et un suivi à long terme est assuré lorsque
c’est nécessaire.
Les sites du réseau d’alerte avancé (DEW) dans le Nord et la
caserne Harvey à Calgary sont des exemples de sites contaminés
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
fédéraux qui ont reçu des fonds pour des projets d’assainissement
et de gestion des risques.
Fonds pour des projets d’évaluation, d’entretien
et de suivi ainsi que d’assainissement/gestion
des risques, 2003–2005
Type
Nombre
Montants
de projet
de sites
alloués
Évaluation
2003–04
218
3 400 000 $
2004–05
1
175
4 480 000 $
6
29 344 000 $
9
10 245 900 $
2003–04
12
35 356 000 $
2004–05
46
74 874 100 $
Total des sites2 (entretien et suivi et assainissement/
57
157 700 000 $
2
Entretien et suivi
2003–04
2004–05
2
Assainissement/gestion des risques
gestion des risques uniquement)
1 Approximation; le nombre définitif n’est pas encore disponible.
2 En tout, 57 sites ont reçu des fonds pour des projets d’entretien
et de suivi ainsi que d’assainissement/gestion des risques entre
2003–2005. Le total n’est pas exact parce que certains sites ont reçu
des subventions pour les deux années.
Objectifs de l’assainissement
des sites contaminés
fédéraux
Les sites contaminés fédéraux reçoivent des fonds grâce à un Plan
d’action pour les sites contaminés fédéraux dans le but de réduire
les risques pour la santé humaine et l’environnement. En même
temps, ces activités génèrent des retombées économiques pour
les collectivités et l’industrie.
Qui en profite?
Le programme offre beaucoup d’avantages. Par exemple, il
a déjà aidé à créer de nouveaux emplois dans l’industrie de
l’environnement et il ouvre des possibilités économiques pour
les collectivités touchées, particulièrement dans le Nord. Dans
certains cas, des sites antérieurement contaminés pourront
même être réaménagés.
Ce programme stimule aussi les économies locales autour
des sites contaminés. Des projets de formation seront intégrés
lorsque cela est possible pour développer les compétences des
gens qui vivent et travaillent dans les secteurs entourant les
sites contaminés.
Dans certains cas, les projets incluent des possibilités de
formation et d’emploi pour les Autochtones. Des peuples
autochtones participent déjà à l’assainissement d’un certain
nombre de sites contaminés fédéraux. Par exemple, la Nation
Tsuu T’ina a acquis d’importantes connaissances techniques en
matière d’assainissement de l’environnement à la suite de son
travail avec le MDN en vue de la restauration de la caserne Harvey.
Le programme aide aussi l’écoindustrie canadienne à mettre
au point de nouvelles technologies pour l’assainissement de
l’environnement.
Pour sa part, la communauté scientifique canadienne profite de
l’acquisition de compétences dans le domaine de l’assainissement
et de la gestion des risques des sites contaminés.
Enfin, les contribuables canadiens tirent également parti du
programme. Le passif financier des sites contaminés fédéraux est
estimé à environ 3,5 milliards de dollars, somme qui sera réduite
à la suite d’activités d’assainissement. De plus, les panneaux de
mise en garde disparaîtront dans beaucoup des sites assainis, et
ils laisseront place au retour des habitations, des entreprises et
des activités de loisirs.
5
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Progrès réalisés à des sites
fédéraux particuliers
possible que de la poussière d’arsenic soit libérée de sources
contaminées à la surface.
En un peu plus de deux ans, 57 sites contaminés fédéraux
prioritaires ont été identifiés en vue d’interventions accélérées.
On trouve ci-dessous une brève description de chacun des
sites et du travail accompli pour les restaurer.
Le trioxyde de diarsenic a été produit au cours de la production
de plus de sept millions d’onces d’or entre 1948 et 1999. La pierre
extraite de la mine Giant est riche en or et en arsénopyrite, un
minerai au contenu en arsenic élevé. Quand la pierre était grillée
pour libérer l’or, l’arsenic était également libéré sous la forme de
trioxyde de diarsenic. La poussière de trioxyde de diarsenic est
une poudre grise toxique, et son ingestion, même en petite
quantité, peut entraîner la maladie ou la mort.
Territoires du Nord
Il y a 16 sites contaminés fédéraux dans le Nord qui ont reçu
un financement jusqu’ici. Dix d’entre eux sont des mines, et
six sont des installations militaires ou des emplacements
radar abandonnés du réseau DEW.
Répartition des 57 sites financés1
Des sites contaminés fédéraux de toutes les régions du
Canada ont reçu un financement pour des projets d’entretien
et d’assainissement/gestion des risques depuis 2003.
Région
Nombre de sites
Nord (Yukon, Nunavut, Territoires du Nord-Ouest)
16
Colombie-Britannique
23
Provinces des Prairies
6
Ontario
4
Québec
1
Provinces de l’Atlantique
7
1 Un des projets des provinces de l’Atlantique ayant été reporté,
le site en question n’a pas été inclus dans les descriptions
de projet.
Mine Giant
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
La mine Giant est une ancienne mine d’or située dans les limites de
la ville de Yellowknife. Depuis que le premier lingot d’or a été coulé
en 1948, la mine a joué un rôle important comme grand employeur
et moteur économique dans le Nord canadien. Maintenant, plus
de 50 ans plus tard, à la suite de la mise sous séquestre de l’ancien
propriétaire de la mine en 1999, elle entre dans le dernier chapitre
de son histoire. Un plan est en cours d’élaboration pour fermer
le site de manière responsable et efficace, offrant la meilleure
protection possible aux gens de l’endroit et à l’environnement.
Environ 237 000 tonnes de trioxyde de diarsenic hautement
toxique sont entreposées sous terre à cet endroit. En outre,
des bâtiments, des sols et des résidus contaminés à l’arsenic
constituent un danger pour la santé humaine. Il est également
6
Presque tout le trioxyde de diarsenic de la mine Giant est
entreposé dans 15 chambres souterraines entourées de roc.
Chacune des chambres est taillée dans la pierre et scellée par
une cloison en ciment. Au début, cette méthode d’entreposage
profitait du pergélisol de la région, qui constituait naturellement
un obstacle gelé. Cependant, le pergélisol a dégelé en raison des
activités minières, et de l’eau s’infiltre dans certaines des aires
d’entreposage ou en sort. Toute l’eau contaminée de la mine
est actuellement recueillie et pompée dans une installation
de traitement de l’eau à ciel ouvert sur place.
Après avoir consulté longuement la communauté et tenu
compte des recommandations du conseiller technique du
projet et d’un groupe d’experts indépendants, l’équipe du projet
d’assainissement de la mine Giant a commencé à travailler à
un plan pour congeler les matières toxiques et le roc qui l’entoure.
Les blocs gelés impénétrables contiendront le trioxyde de
diarsenic et l’isoleront de l’environnement. Après avoir examiné
une longue liste de solutions de rechange, l’équipe a choisi cette
méthode, qui lui paraissait le meilleur choix pour protéger la
population et l’environnement du Nord.
L’entretien du site se poursuit alors que sont entreprises des
évaluations additionnelles du site et des études techniques.
Des puits ont été installés pour surveiller les conditions de l’eau
souterraine et le flux naturel afin de fournir des données de base.
Un plan officiel d’assainissement pour le site, qui porte à la fois
sur l’assainissement sous le sol et en surface, est dans les derniers
stades de son élaboration. Il inclura la démolition complète des
bâtiments, le nettoyage du matériel contaminé, l’installation
d’une couverture sur les résidus et des détails sur la mise en
œuvre du plan de gestion du trioxyde de diarsenic souterrain.
L’assainissement du site durera plusieurs années.
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Mine Colomac
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
La mine Colomac, qui se trouve à 222 kilomètres au nord-ouest
de Yellowknife, est une mine d’or qui a été exploitée de 1989
à 1997. C’est une des trois mines qui ont été rendues à l’État
quand le propriétaire de l’époque, Royal Oak Mines Inc., a été
mis sous séquestre.
Depuis la fermeture de la mine en 1997, l’aire de confinement
des résidus, qui a été conçue pour qu’ils ne soient pas
rejetés dans l’environnement, s’est remplie d’eau provenant
de l’écoulement naturel et des précipitations. Jusqu’ici, les
activités ont consisté à éviter un débordement d’eau de résidus
contaminée au cyanure, à l’ammoniaque et aux métaux ainsi
qu’à traiter l’eau. Parmi les autres problèmes du site figurent
la contamination aux hydrocarbures, la contamination due
aux résidus et à d’autres déversements, outre la présence de
nombreux produits chimiques dangereux.
Le rejet de cyanure et de métaux dans l’environnement a une
incidence sur la chaîne alimentaire, car le caribou, l’orignal et
d’autres animaux sont directement exposés aux résidus dans
l’aire de confinement des résidus. La santé humaine est affectée
en raison de la consommation généralisée de ces « aliments
du pays », particulièrement chez les Autochtones qui ont une
alimentation traditionnelle. Les travailleurs et les visiteurs qui
circulent sur le site sont également touchés.
Le rejet d’eau contaminée aurait aussi une incidence sur
les poissons et l’eau en aval et donc, encore une fois, sur
l’alimentation traditionnelle. On s’inquiète de la contamination
aux hydrocarbures près d’un parc de stockage sur place.
La restauration du site de la mine Colomac comportera des
activités d’entretien et de suivi et des activités d’assainissement
au cours de six ans, jusqu’en 2010. Un assainissement progressif
sera réalisé tout au long des six années, les principales activités
étant prévues pour 2006–2008. Le plan d’assainissement
comprend des activités de traitement de l’eau et d’assainissement
des sols, le confinement, le traitement ou l’enlèvement de déchets
dangereux ou non dangereux, le recouvrement des bassins de
résidus et des activités pour garantir que les infrastructures (piste
d’atterrissage, routes, électricité, combustible, hébergement)
soient adéquates pour soutenir d’autres activités sur place. Vers
la fin de la période d’assainissement, ces installations et les
bâtiments seront enlevés.
Mine Colomac, Territoires du Nord-Ouest
Mine Silver Bear
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
La mine Silver Bear compte cinq propriétés dans la région de la
rivière Camsell, à 280 kilomètres du nord-ouest de Yellowknife, qui
ont produit de l’argent, du cuivre et du bismuth entre 1960 et le
début des années 1980. Les propriétés de Silver Bear sont les mines
Terra, Northrim, Norex, Graham et Smallwood.
Les sites sont contaminés à l’arsenic et d’autres métaux lourds. Des
études supplémentaires seront réalisées en 2005, dont une nouvelle
évaluation de la qualité de l’eau, des études sur le traitement et
d’autres évaluations de l’exhaure de formations rocheuses acides.
Parmi les activités de nettoyage au cours du programme de l’été
2005 figure l’incinération des huiles et combustibles usés. Les
produits chimiques entreposés à ces endroits seront conteneurisés
et mis en sûreté pour être enlevés plus tard. Des panneaux de mise
en garde seront également installés, et les bâtiments du site seront
surveillés pour des raisons de santé et de sécurité.
Mine Discovery
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
La mine Discovery est une ancienne mine d’or située sur la rive
ouest du lac Giauque, à environ 80 kilomètres au nord-est de
Yellowknife. Elle était la propriété de Discovery Mines Ltd. et
elle a été exploitée de 1949 à 1969. Au moment de la fermeture,
environ 1,1 million de tonnes de résidus contaminés au mercure
étaient dispersés sur plus de 32 hectares de terre et 3,7 hectares
de sédiments lacustres au-dessus du niveau des basses eaux.
Une plage de résidus a été créée dans le lac Giauque. La majorité
des résidus ont été recouverts en 1999 et en 2000, mais certains
demeurent exposés. Il y a aussi de vieux bâtiments, des structures
de mine et des ouvertures de mine non scellées qui présentent
des risques de contamination et/ou de sécurité.
7
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Un plan d’assainissement a été élaboré et accepté. Les permis
d’utilisation du sol nécessaires ainsi que les permis requis pour
commencer les travaux d’assainissement ont également été obtenus.
Les grands travaux de démolition et d’assainissement devraient
débuter à l’été 2005.
Mine Port Radium
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
La mine Port Radium se trouve sur une péninsule le long de la
rive orientale du Grand lac de l’Ours, dans les Territoires du NordOuest, à 440 kilomètres au nord de Yellowknife et à 265 kilomètres
à l’est de la communauté dénée de Déline. On a exploité l’argent
et le radium du site de 1929 à 1940; on a extrait de l’uranium de
1942 à 1960, et de l’argent de 1964 jusqu’à la fermeture du site
en 1982.
Environ 1,7 million de tonnes de résidus d’uranium et d’argent
demeurent sur place (contenu) et dans le Grand lac de l’Ours
(non contenu). Parmi les dangers figurent des risques d’origine
radiologique et la toxicité des métaux.
Un plan d’assainissement sera soumis cette année à l’organisme
de réglementation, et les travaux d’assainissement doivent
débuter l’an prochain. Des études sanitaires permanentes
et une certaine surveillance du site se poursuivront.
Mine Tundra-Taurcanis
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
La mine Tundra-Taurcanis est une ancienne mine d’or située à
240 kilomètres au nord-est de Yellowknife. Les opérations ont
débuté en 1964. C’est une des trois mines qui ont été rendues à
l’État en 1999 quand le propriétaire de l’époque, Royal Oak Mines
Inc., a été mis sous séquestre. Des concentrations élevées de
métal ont été mesurées en aval de la mine. L’eau du bassin de
résidus contient des niveaux élevés d’aluminium, d’arsenic, de
chrome, de manganèse, de cuivre, de fer et de plomb; elle serait
la source de la contamination en aval. La contamination sur le site
est associée au bassin de résidus, aux métaux lessivés depuis les
amas de stériles et aux hydrocarbures (combustibles et pétrole)
libérés lors des opérations minières.
Depuis 1999, le site est en mode entretien et suivi. Ce travail
se poursuivra en 2005, et des options de plan de fermeture
seront élaborées. L’an dernier, d’importantes réparations ont été
effectuées à la digue à rejets pour protéger le milieu récepteur.
Un travail d’évaluation supplémentaire sera réalisé sur la qualité
8
de l’eau ainsi que sur les sols contaminés, les résidus et les
stériles. Une fois toutes les études environnementales terminées,
un plan d’assainissement sera préparé et soumis cette année à
l’Office des terres et des eaux de la vallée du Mackenzie.
Mine Faro
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
À son apogée, la mine Faro était la plus importante mine de zinc
et de plomb du Canada. Elle a ouvert en 1969 et été exploitée
jusqu’en 1998. Aujourd’hui, le site est constitué d’amas de stériles,
d’installations de traitement de minerai, de stations de traitement
d’eau, d’installations de stockage de résidus, ainsi que de
bureaux, d’ateliers et d’autres bâtiments. Il y a aussi trois grosses
fosses ouvertes contenant de l’eau où se trouvent des niveaux
élevés de métaux.
Une grosse retenue de résidus contient environ 57 millions
de tonnes de résidus métallifères. On s’inquiète de la stabilité
chimique des solides des résidus. L’eau de surface des résidus
est contaminée et doit être traitée avant d’être libérée dans
l’environnement. Des études sur l’eau souterraine sont en
cours pour évaluer la contamination potentielle sous la
retenue des résidus.
Les activités d’entretien et de suivi se poursuivront, se concentrant
sur les opérations de traitement de l’eau, l’entretien des chenaux
de dérivation, l’inspection et l’entretien de toutes les structures
de rétention d’eau ainsi que l’entretien des infrastructures.
Un plan d’abandon complet sera finalisé en 2006. Il exigera une
analyse de l’environnement et l’obtention d’un permis avant que
la fermeture soit mise en œuvre. Le Conseil dena de Ross River
et la Première nation de Selkirk participent à l’élaboration du plan
de fermeture. Des enquêtes, des évaluations et une surveillance
du site sont en cours.
Mine Faro, Yukon
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Mine Clinton Creek
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
La mine d’amiante Clinton Creek a été exploitée de 1967 à 1978.
Elle se trouve à 86 kilomètres au nord-ouest de Dawson City
(Yukon) et est constituée de trois mines à ciel ouvert situées au
sud de Clinton Creek. Pendant la période d’exploitation, 940 000
tonnes de fibre d’amiante chrysotile, 60 millions de tonnes de
stériles et 10 millions de tonnes de résidus ont été produits.
Les résidus étaient placés sur un banc du ciel dans la vallée du
ruisseau Wolverine. À l’époque de l’exploitation, l’amas de résidus
s’est effondré et a glissé sur les pentes jusque dans le chenal
du ruisseau Wolverine. Le ruisseau continue d’éroder le pied de
l’amas de résidus, et une petite quantité d’eau a été retenue.
En 1974, le terril est tombé dans la vallée du ruisseau Clinton, ce
qui a entraîné l’endiguement du ruisseau et la retenue de l’eau.
L’éboulis a formé un lac d’environ 114 hectares et déplacé le
ruisseau contre la paroi de la vallée, du côté nord. Un glissement
de la décharge du lac risquait vraiment de se produire, ce qui
pouvait libérer 12 millions de mètres cubes d’eau, causant une
inondation, d’éventuelles pertes de vie, la destruction de biens et
la disparition de l’habitat de poissons. Le ruisseau Clinton se jette
dans la rivière Forty Mile, qui est un affluent du fleuve Yukon,
à 55 kilomètres en amont de la frontière américaine.
Le possible rejet de fibres d’amiante dans l’atmosphère a
constitué une préoccupation, mais pour les activités normales
du site le risque de répercussions sur la santé de ce rejet est
de nul à très faible.
Une solution à moyen terme du problème de stabilisation du
ruisseau Clinton a été appliquée en 2004, éliminant ainsi le risque
immédiat d’inondation due au glissement de la décharge du
lac. Également en 2004, la démolition d’un certain nombre de
bâtiments, réservoirs et autres dangers physiques sur le site a été
entreprise. L’entretien et le suivi des structures de stabilisation
du ruisseau, la revégétation, la sauvegarde de décombres de
démolition et la surveillance de l’air, de l’eau et du mouvement
des pentes se poursuivront en 2005.
Mine United Keno Hill
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
Des dépôts d’argent et de plomb ont été découverts en 1903
au site de la mine United Keno Hill, à environ 350 kilomètres au
nord de Whitehorse (Yukon). La mine a été exploitée jusqu’en
Mine United Keno Hill, Yukon
1989, où on l’a fermée en raison de la faiblesse du prix de
l’argent et des coûts d’exploitation élevés. Un certain nombre
d’exploitations souterraines rejettent de l’eau à haute teneur
en zinc et d’autres métaux. Ces eaux doivent être traitées
avant d’être libérées dans l’environnement. Un traitement
conventionnel à la chaux est régulièrement appliqué.
Une grande retenue de résidus comportant environ cinq millions
de tonnes de résidus contenant du zinc occupe la vallée de la
rivière McQuesten. Trois barrages qui retiennent les résidus et
l’eau se trouvent sur un pergélisol qui fond. Ils sont instables
et exigent un entretien constant. Le site est entretenu de façon
active, et un préposé est sur place en tout temps. Tous les
polychlorobiphényles (PCB) et produits chimiques dangereux
seront enlevés du site en 2005 et déposés dans des décharges
appropriées.
Le site a été mis sous séquestre en avril 2004, et on compte
vendre la propriété d’ici l’automne 2005. Ce processus est
en cours.
Mine Mount Nansen
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
De l’or placérien a été découvert dans le ruisseau Nansen en
1899. Le site de la mine Mount Nansen se trouve à 60 kilomètres
à l’ouest du village de Carmacks (Yukon) et couvre une superficie
de 53 kilomètres carrés.
L’exploration à la recherche d’or filonien a débuté dans les années
1940. Avant les années 1990, deux tentatives d’exploiter le dépôt
Mount Nansen ont échoué. La dernière tentative d’exploitation a
commencé en 1996 et s’est poursuivie sporadiquement jusqu’en
1999, où l’exploitant, BYG Natural Resources Inc., a fermé, s’est
mis sous séquestre et a abandonné la propriété par la suite.
9
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Au moment de l’abandon, des niveaux élevés de cyanure étaient
présents dans l’étang, et ce qui s’écoulait du barrage passait dans
le ruisseau Dome. Le barrage n’est pas stable et est susceptible
de glisser. Au cours des étés de 1999 à 2004, l’eau contaminée
accumulée a été retirée du bassin de résidus, traitée et évacuée
dans l’environnement, pour faire place à l’eau de la fonte des
neiges de l’hiver suivant et à celle déchargée pendant l’été. L’eau
qui s’écoule continue d’être bloquée par un petit barrage en aval
et est pompée dans la retenue principale.
Les niveaux de cyanure et de métal ont été réduits au point où un
traitement biologique sur place pourrait répondre aux normes de
déversement et être tenté en 2005.
Le puits Brown McDade contient de l’eau qui ne peut être déversée
directement en raison des niveaux élevés de zinc qu’elle contient.
L’eau du puits est pompée et traitée au besoin pour éviter qu’elle
ne s’écoule à cause de travaux souterrains dans le puits.
L’entretien et le suivi permanents du site se poursuivent tandis
qu’un plan de fermeture définitive est en cours d’élaboration,
en 2005, en consultation avec les Premières nations et les
intervenants. Le plan sera mis en œuvre après les étapes de
l’évaluation environnementale et de l’obtention de permis.
chrome, du plomb, des hydrocarbures pétroliers et des
hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Le site de
la baie Byron comporte des BPC dans les surfaces peintes de
diverses structures, alors que celui du cap Dyer comporte des
concentrations élevées de métaux de fond, notamment du plomb,
du cuivre, du cadmium et du zinc.
Ces projets d’assainissement ont débuté en 1998 et se
poursuivront jusqu’en 2008. L’objectif est d’empêcher la
contamination chimique d’atteindre la chaîne alimentaire et
de faire en sorte que les sites soient remis dans un état sans
danger pour l’environnement.
Les activités de nettoyage comportent la démolition et la mise
en décharge des infrastructures inutilisées subsistantes et des
débris du site; la réparation, le confinement et la surveillance des
décharges; l’enlèvement des matières dangereuses; l’extraction
et le traitement ou l’élimination des sols contaminés; le contrôle
pour s’assurer que le sol n’est plus contaminé; le nivellement et
la restauration du terrain.
Les travaux d’assainissement auront lieu pendant les mois d’été.
Le projet se déroule en vertu d’un accord entre le MDN et
Nunavut Tunngavik Inc., qui veille à ce que les promesses faites
dans l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut
soient réalisées. Cet accord comporte des dispositions sur l’emploi
d’un nombre minimal d’Inuits, dispositions que les entrepreneurs
doivent respecter pour leurs travaux (environ 75 p.100) et un plan
de formation au nettoyage du réseau DEW pour maximiser
l’emploi d’Inuits.
CAM-F (Lac Sarcpa)
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
Mine Mount Nansen, Yukon
FOX-M (Hall Beach), PIN-4 (Baie Byron) et
DYE-M (Cap Dyer)
(Ministère de la Défense nationale)
Ces trois sites du Nunavut étaient des emplacements radars du
réseau DEW construit à la fin des années 1950. Ils sont maintenant
abandonnés.
La contamination de ces trois sites est semblable : sols
contaminés par de l’arsenic, du cadmium, du cuivre, du
10
CAM-F se trouve près du lac Sarcpa, à 85 kilomètres à l’ouest
de Hall Beach (Nunavut). Il y a eu à cet endroit une station du
réseau DEW de 1957 à 1963. Le site présente un certain nombre
de dangers pour la santé et la sécurité qui sont préoccupants,
car il a servi de campement à des chasseurs d’Igloolik et de
Hall Beach. Parmi ces dangers figurent des débris, des fûts
abandonnés et des sols contaminés contenant des niveaux élevés
de BPC et d’éléments inorganiques tels que le zinc, le cadmium,
le plomb et le cuivre. Des sols ont été enlevés du site et détruits
dans une installation approuvée en 2005.
Un plan d’assainissement quadriennal pour le site a été
proposé. Il prévoit l’extraction et la conteneurisation des sols
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
contaminés, l’envoi des déchets dangereux hors du site pour leur
élimination, la démolition de toutes les structures, le ramassage
des débris et l’enfouissement de matières dans des décharges.
L’assainissement débutera en 2005, avec la mobilisation de
l’équipement à Hall Beach.
Ce projet est susceptible d’améliorer les compétences de la
main-d’œuvre locale d’Igloolik et de Hall Beach. Les compétences
pourraient notamment être rehaussées dans les domaines de
la menuiserie, du soudage, de la plomberie, de l’électricité, du
grutage, du suivi environnemental, de la mécanique et de la
conduite de machinerie lourde, de même que dans les premiers
soins et les interventions en cas d’urgence.
En 2003, 91 p. 100 des 78 travailleurs à plein temps du projet
étaient inuits. En 2004, cette proportion était passée à 95 p. 100.
Les travailleurs ont acquis expérience et formation; beaucoup
d’entre eux ont appris de nouveaux métiers et ont obtenu une
reconnaissance professionnelle. Des travailleurs de 12 localités
du Nunavut sont maintenant reconnus pour leurs compétences
dans le domaine des sites contaminés.
Jusqu’ici, l’approvisionnement lié au projet de l’Île Résolution
a généré plus de 7 millions de dollars de possibilités d’affaires
pour le Nunavut. On croit que plus de 30 organisations profitent
indirectement du projet.
FOX –C (Fjord Ekalugad)
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
BAF-5 (Île Résolution)
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
Ce site, qui se trouve dans l’Île Résolution, au large de la côte
sud-est de l’Île de Baffin (Nunavut), a été exploité dans le cadre
du réseau Pole Vault par la U.S. Air Force de 1953 à 1972. Le
site comporte un certain nombre de dangers pour la santé et la
sécurité, dont des bâtiments plus ou moins délabrés, des sols
contaminés aux BPC, au plomb, au cobalt, aux hydrocarbures,
au mercure et au cuivre, diverses matières dangereuses et huit
décharges. Il est actuellement en cours d’assainissement.
Le plan révisé d’assainissement élaboré en 2002 pour le projet
de l’Île Résolution prévoit que le site soit nettoyé à la fin de 2005
et que tout l’équipement et le personnel l’aient quitté à la fin
de 2006.
Les sols contaminés ont été extraits et conteneurisés de façon
à pouvoir être envoyés dans le sud pour y être éliminés.
L’assainissement de vieilles décharges se poursuit, une nouvelle
décharge à écran d’étanchéité artificiel est achevée et le site
sera désaffecté.
En 1957, un emplacement radar du réseau DEW a été construit
sur le fjord Ekalugad, à environ 200 kilomètres au sud de la rivière
Clyde, dans le Nunavut. L’emplacement a été abandonné en 1963.
Des travaux d’assainissement ont été exécutés en 1985, mais le
site demeure jonché de débris (10 000 fûts, bâtiments délabrés,
équipement) et contaminé par des BPC, de l’amiante, des
hydrocarbures pétroliers et des métaux lourds.
Un plan d’assainissement sur trois ans a été proposé. Il
comportera la caractérisation des déchets, l’aménagement d’une
décharge, l’élimination des poussières d’amiante, la démolition
de bâtiments, la manutention de fûts et l’extraction de sols
contaminés. L’assainissement débutera en 2005, avec mobilisation
vers le site.
Ce projet fournira des possibilités de formation et de
perfectionnement professionnel à la main-d’œuvre locale
de Clyde River et d’Qikiqtarjuaq. Les travailleurs devront utiliser
et améliorer leurs compétences dans divers domaines, dont la
menuiserie, le soudage, la plomberie, l’électricité, le grutage et
les services mécaniques pour le petit équipement. Le projet
donnera aussi la possibilité de suivre une formation dans les
procédures relatives à la santé et à la sécurité sur les sites
contaminés, de même que dans les premiers soins et les
interventions en cas d’urgence.
Île Résolution, Nunavut
11
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Colombie-Britannique
Il y a 23 sites en Colombie-Britannique sur la liste de 57 sites
contaminés fédéraux prioritaires financés depuis 2003. Parmi
eux figurent 20 phares :
îles Trial, pointe Scarlett, Chrome Island Range, Quatsino (île
Kains), île Pine, pointe Pachena, île Nootka, île McInnes, île
Merry, île Green, pointe Estevan, île Entrance, île Lennard, pointe
Carmanah, île Egg, île Langara, cap Beale, île Ivory, cap Mudge et
pointe Chatham (tous de Pêches et Océans Canada)
Île Nootka, côte du Pacifique
Ces 20 sites, situés dans des zones côtières du continent et dans
l’île de Vancouver ou dans les environs, sont tous des phares
occupés à plein temps par des gardiens de phare et leurs familles.
L’utilisation passée de peintures au plomb, l’incinération et le rejet
de déchets solides, ainsi que les déversements de carburant et
les fuites, ont produit une contamination par des métaux et des
hydrocarbures pétroliers.
De nombreux phares de la Colombie-Britannique se trouvent
dans des zones fragiles sur le plan écologique, dont le tiers
environ sont situés dans des parcs ou d’autres secteurs protégés.
Il y a plus de 300 cas d’espèces rares à proximité de ces phares
pourvus de personnel.
Le plan de gestion des risques comporte des mesures pour
réduire les risques et détecter tout élément préoccupant
provenant de toutes les sources d’exposition. Voici les
éléments du plan :
•
assainissement ciblé ou gestion des risques des sols de jardin
contaminés et des poussières intérieures;
•
mise en œuvre d’un plan de gestion de l’eau potable;
•
contrôle constant volontaire du plomb dans le sang pour
tous les occupants et membres du personnel d’entretien
des phares;
•
un programme de sensibilisation et d’éducation pour tous les
occupants et membres du personnel d’entretien des phares.
Centre de l’environnement du Pacifique
(Environnement Canada)
Les eaux souterraines de ce site de Vancouver, qui se trouve sous
le pont Lion’s Gate dans la réserve indienne no 5 de Capilano, sont
contaminées par des métaux lourds, dont du cuivre et du zinc.
Le site sera assaini à l’aide d’une technologie mise au point par
l’Université de Waterloo. Au lieu de pomper et de traiter les eaux
souterraines et d’extraire de grandes quantités de terre et d’en
disposer, une paroi appelée paroi réactive drainante sera installée
sous terre pour intercepter et traiter l’eau souterraine contaminée.
Rock Bay
(Transports Canada)
Rock Bay, dans le havre de Victoria, est un des sites les plus
contaminés de la Colombie-Britannique. C’est l’emplacement
d’une ancienne usine de gazéification du charbon qui a fonctionné
des années 1860 au début des années 1950. Le goudron de
houille, qui est la source principale de contamination à Rock Bay,
était surtout un déchet du processus de gazéification du charbon,
lequel a produit du gaz pour éclairer la ville et chauffer la localité
pendant plus de 90 ans. En outre, le site est également contaminé
par des métaux lourds (tels que le plomb et le mercure), de
l’azote ammoniacal, des sulfates, du cyanure, des HAP, des
hydrocarbures pétroliers et des BPC. La contamination résiduelle
présente des risques minimaux pour la santé, mais elle dépasse
les niveaux admissibles et limite la plupart des activités futures à
cet endroit.
Les travaux sur le site ont débuté en 2004 et devraient être
achevés en 2007. Plus de 36 000 mètres cubes de sol et de
sédiments contaminés, l’équivalent de 4 000 chargements de
camions à bennes, seront retirés du site et transportés dans des
installations de traitement ou d’élimination approuvées hors site.
12
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Le plan d’assainissement de Rock Bay a été élaboré avec la
participation d’organismes environnementaux tant fédéraux
que provinciaux, de la ville de Victoria, d’experts techniques
et universitaires, ainsi que de divers groupes communautaires.
L’approche de l’assainissement comporte la mise en œuvre d’un
plan de gestion complet des eaux de ruissellement permettant
à la ville de Victoria de s’occuper de la contamination en cours
due aux deux émissaires d’évacuation déversant des déchets
dans la baie.
Rock Bay, Victoria
Colwood Aggregate
(Ministère de la Défense nationale)
Ce site, situé à Esquimalt, a été contaminé à la suite de
l’entraînement de pompiers et de déversements passés de
carburants. La contamination par les HAP est très susceptible
de se répandre hors site s’ils ne sont pas enlevés ou traités.
La proposition d’assainissement consiste à enlever les
infrastructures existantes qui recouvrent les zones contaminées
et de procéder à l’assainissement, à l’extraction et au contrôle
des sols contaminés, qui seront ensuite transférés dans une
alvéole construite sur place. Le processus d’assainissement
comporte l’ajout de nutriments et d’oxygène pour les microbes
des sols. Le projet comportera également le remblayage du site
avec des matériaux de remblai sains selon les besoins du site
ou le plan d’aménagement.
Provinces des Prairies
Il y a six sites dans les provinces des Prairies sur la liste de
57 sites contaminés fédéraux prioritaires financés depuis 2003.
Lac Goodfish
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
Ce site, qui se trouve dans le centre-est de l’Alberta, près de Fort
McMurray, a été contaminé par des rejets de boues contenant du
tétrachloroéthylène (ou perchloréthylène) provenant d’une grande
installation de nettoyage à sec exploitée par la Première nation
no 128 de Whitefish (Goodfish) Lake depuis 1977. Des déversements
et des rejets additionnels de tétrachloroéthylène sur des terres
entourant l’usine ont aussi considérablement contribué à la
contamination du secteur.
Une évaluation a déterminé que le sol est contaminé jusqu’à
plusieurs mètres de profondeur. Le sol constitue un danger pour
l’environnement naturel et présente des risques pour la santé
des ouvriers de l’installation de nettoyage à sec.
La plus grande partie du sol contaminé a été extraite, et le secteur
a été remblayé avec du remblai sain. Une partie du sol contaminé
a été transféré dans une décharge enregistrée, mais environ
14 000 tonnes de sol mis en dépôt en tas attendent d’être enlevées.
Des travaux additionnels seront réalisés sur le site à la suite de la
désaffectation de l’installation de nettoyage à sec. Une nouvelle
installation de nettoyage à sec est en cours de construction.
Outre l’enlèvement du sol contaminé, des siphons ont été installés
sous le bâtiment pour dissiper les vapeurs toxiques pénétrant
dans l’installation à travers la dalle de béton. Le bâtiment a aussi
été muni de ventilateurs pour aider à évacuer les vapeurs de
tétrachloroéthylène de l’installation.
Pour ce projet, on s’est servi dans la mesure du possible de
l’équipement des Premières nations.
13
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Parc national Banff
(Agence Parcs Canada)
(Note : Deux endroits distincts dans le parc national Banff
sont considérés comme un seul site)
Rue Cougar, Banff
Ce site dans un quartier résidentiel de Banff a été contaminé
par du plomb, du cuivre, du zinc, de l’arsenic, du baryum, du
mercure et du chrome. On croit que la contamination provient
d’une vieille décharge utilisée entre 1901 et 1907 pour jeter
des cendres d’appareils alimentés au charbon ou au bois,
ainsi que d’autres débris.
L’assainissement a comporté l’extraction d’environ 1 600 mètres
cubes de sols sur huit terrains résidentiels des rues Cougar
et Marten, à Banff. On a pris grand soin, au cours de la phase
préparatoire, de photographier le secteur des travaux, le paysage
et les constructions. On a aussi fait des levés des caractéristiques
de la propriété et des clôtures. Ce travail préparatoire a été effectué
en vue de restaurer le site dans son état paysagé originel une fois
les excavations terminées.
En tout, 2 461 tonnes de sols métalliques lourds ont été enlevées,
déposées dans une décharge accréditée par la province et
remplacées par une terre arable et un sous-sol sains. Le site
est maintenant pleinement restauré.
l’élimination. En tout, 357 tonnes de sols contaminés
à l’essence dans le secteur de l’ancien réservoir de stockage
d’essence souterrain, ainsi que 15 tonnes du secteur des huiles
usagées, 30 tonnes du secteur du champ de tir et de celui où
tombaient les balles ainsi que 60 tonnes du secteur du bâtiment
des génératrices. Les sols extraits ont été transportés dans
une décharge industrielle, et les secteurs de l’ancien réservoir
de stockage d’essence souterrain et des génératrices ont été
remblayés avec du gravier sableux. Dans le cadre du projet,
six puits de surveillance des eaux souterraines ont été installés.
Les eaux souterraines seront contrôlées pour garantir que
les hydrocarbures subsistants ne dépassent pas les normes
acceptables. Reste une zone touchée par le sel de la pile de
stockage d’abrasifs pour la voirie. Ce secteur sera assaini quand
on disposera d’une installation de stockage convenable.
Banff, Alberta
Poste des gardes de parc de Saskatchewan
Crossing, Banff
Suffield Experimental Proving Ground
(Ministère de la Défense nationale)
Le poste des gardes de parc de Saskatchewan Crossing
se trouve dans le parc national Banff, en Alberta, à environ
75 kilomètres au nord du lac Louise. Ce site multifonctionnel
comporte des logements pour des employés du parc, un pavillon
de renseignements, des dépendances et des corrals. De plus, il
a été utilisé comme halte pour le service des gardes et comme
dépôt pour l’entretien des routes. On y trouvait autrefois des
réservoirs d’hydrocarbures, des génératrices, un champ de tir et
une aire d’entreposage du sel de voirie. Avec le temps, le sol s’est
contaminé du fait des hydrocarbures du réservoir de stockage
d’essence souterrain, de l’huile des génératrices, du carburant
diesel d’un réservoir de stockage en surface, du plomb de
l’ancien champ de tir et du sel de voirie.
Ce projet prévoit l’assainissement de parties de la BFC Suffield
contaminées par des produits chimiques et des armes biologiques
ou leurs résidus. La BFC Suffield se trouve dans le sud-est de
l’Alberta, à environ 225 kilomètres au sud-est de Calgary.
En octobre 2004, l’assainissement de quatre zones touchées a
commencé par le creusement et l’aération des sols pour réduire
les vapeurs de produits volatils à un niveau acceptable pour
Des travaux seront réalisés à six endroits précis à l’intérieur du
champ d’essais. Tous les sites présentent des toxines liées à la
destruction ou à l’enfouissement d’agents de guerre chimique.
14
On croit que des produits chimiques et des armes biologiques
subsistent dans certaines parties du champ d’essais de 431
kilomètres carrés, alors que d’autres parties sont contaminées
par les sous-produits de leur dégradation. Parmi les agents les
plus susceptibles de subsister figurent le gaz moutarde et le VX.
L’analyse de secteurs où le gaz moutarde a été détruit par le feu
ou stocké a indiqué des niveaux élevés de plusieurs composés,
dont l’arsenic, le bore, le cuivre, le soufre et le zinc.
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Ces lieux sont considérés comme toxiques et, si des animaux
ou des humains les perturbent ou y creusent, l’exposition à ces
produits pourrait être fatale.
Le travail d’assainissement exige des compétences, un personnel
et du matériel particuliers. Les travaux commenceront par les
sites à risque plus faible, et le personnel du projet augmentera
ses compétences, ce qui lui permettra de s’occuper des sites à
risques élevés, qui exigent des ressources considérables avec
des considérations stratégiques pour l’avenir.
Oxford House
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
Dans le cadre de ce projet, on effectuera le nettoyage d’un site
de stockage de carburants en vrac sur le terrain d’une école
élémentaire dans une réserve amérindienne du Manitoba. Le
sol contaminé par des hydrocarbures sera enlevé et remplacé
par un sol sain.
L’économie amérindienne connaîtra un nouvel essor par suite de
l’utilisation de matériel et d’équipement lourd leur appartenant.
Le personnel de bande a également participé à l’évaluation et
à l’extraction.
Terres stériles (Brochet)
(Affaires indiennes et du Nord Canada)
Ce projet a pour objectif d’assainir un site de stockage
de carburants en vrac et d’entretien de matériel près de
Brochet (Manitoba). Le sol de l’endroit est contaminé par
des hydrocarbures. L’évaluation est terminée et, en 2005,
on s’occupe d’extraire le sol contaminé et d’en disposer.
L’endroit sera remblayé avec du sol sain.
considérablement selon les endroits et en fonction des activités
qui s’y déroulaient. Parmi les contaminants détectés à la caserne
Harvey, on trouve des hydrocarbures pétroliers (notamment du
benzène, du toluène, de l’éthylbenzène et du xylène, ou BTEX) des
métaux, des HAP et des composés organiques volatils (COV).
Le projet de la caserne Harvey est pratiquement terminé. Jusqu’à
maintenant, on a procédé à l’assainissement du site Buffalo
Buttress, qui était contaminé par le plomb; deux autres sites sur
l’escarpement de la rivière Elbow, où l’on retrouve des déchets, de
la peinture, des solvants, des HAP et des métaux, ont été assainis,
et les déchets se trouvant dans une ancienne aire de stockage de
matériel de guerre chimique ont été extraits et séparés.
Les travaux d’extraction et de séparation des déchets sont en
cours sur les lieux d’une ancienne installation médicale. Ils
devraient être terminés en 2005. À cause de la nature de la
contamination et de l’efficacité du plan d’assainissement, on
n’aura pas besoin d’exercer un suivi à long terme sur le site
une fois les travaux terminés.
Conformément à une entente à l’amiable conclue en 1991, le
MDN rétrocédera les terrains de la caserne Harvey à la Nation
des Tsuu T’ina. En travaillant à ce projet en partenariat avec la
Nation Tsuu T’ina, le MDN a partagé avec les Autochtones une
bonne quantité de compétences techniques et de connaissances
sur l’assainissement de l’environnement et sur les munitions
explosives non explosées. Ces connaissances ont aidé la
Première nation à mettre sur pied ses propres entreprises ayant
les compétences nécessaires pour travailler dans d’autres sites
contaminés partout au pays.
Des ouvriers amérindiens effectuent des travaux de construction
sur le site, et de l’équipement et du matériel appartenant aux
Autochtones sont utilisés.
Caserne Harvey
(Ministère de la Défense nationale)
Le site de la caserne Harvey est divisé en deux secteurs : le
secteur d’entraînement constitué par d’anciens champs de tir
pour armes portatives, un parcours du combattant et des zones
d’entraînement sans munitions; le secteur de la caserne constitué
de l’ancien secteur des logements, du mess, de la salle de tir, de
l’hôpital, etc. Le type et l’ampleur de la contamination varient
Caserne Harvey, Calgary
15
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Ontario
Quatre sites de la liste des 57 sites contaminés fédéraux
prioritaires financés depuis 2003 sont en Ontario, dont
trois anciens postes de soins infirmiers sur des réserves
amérindiennes.
presque une décennie d’études environnementales, un projet
d’assainissement du site s’étalant sur plusieurs années a été
lancé en 2004.
Le projet comporte le traitement du sol contaminé et des mesures
pour empêcher les contaminants dans les eaux souterraines de se
déverser dans la baie adjacente de Quinte.
Lac Weagamow
(Santé Canada)
Québec
L’ancien poste de soins du lac Weagamow est contaminé
par des hydrocarbures pétroliers. Des travaux d’extraction
sont nécessaires pour enlever les contaminants. Pour cela,
il faudra désaffecter et enlever l’ancien édifice du poste de
soins. On procède actuellement au pompage et au traitement
de contaminants liquides. On prévoit également construire un
bassin pour l’épandage agricole.
Un seul des sites de la liste de 57 sites contaminés fédéraux
prioritaires financés depuis 2003 est situé au Québec.
Valcartier
(Ministère de la Défense nationale)
Lansdowne House et lac Kasabonika
(Santé Canada)
Un important aquifère régional a été contaminé par du
trichloroéthylène. Cet aquifère est utilisé comme source d’eau
potable par la population avoisinante (canton de Shannon).
Le sol près de deux anciens postes de soins situés à Lansdowne
House et au lac Kasabonika est contaminé par du carburant
diesel. Le sol contaminé sera extrait et envoyé dans un bassin
de biorestauration.
Le site a été évalué et des stratégies d’assainissement pour
le décontaminer ont été élaborées. Ces stratégies pourraient
comporter des mesures d’assainissement ou de gestion des
risques ou une combinaison des deux.
Port pour petits bateaux de Belleville
(Pêches et Océans Canada)
Provinces de l’Atlantique
Le port de Belleville a servi pendant 50 ans de port commercial,
surtout pour l’entreposage du charbon et des carburants. Des
décharges ont fonctionné sur les lieux pendant un certain nombre
d’années. À cause de ces activités, les terrains sont maintenant
contaminés par des hydrocarbures pétroliers et des métaux
lourds. Les terrains ont été loués à la ville de Belleville pour
être utilisés comme parc et pour des activités récréatives. Après
Sept sites de la liste des 57 sites contaminés fédéraux prioritaires
financés depuis 2003 se trouvent dans les provinces de
l’Atlantique.
Ancienne station de radar 59,
Terre-Neuve et Labrador
(Transports Canada)
Sur cet ancien site militaire américain se trouvant à l’aéroport
international de Gander, à Terre-Neuve, on trouve plusieurs
secteurs ponctuels fortement contaminés aux BPC. Cette
contamination s’est produite lors de la démolition des bâtiments
où se trouvait le radar. Divers débris, y compris des éléments
contenant des BPC ou qui en étaient recouverts ont été mélangés
au sol, produisant ainsi plusieurs contaminations ponctuelles.
Port pour petits bateaux de Belleville, Ontario
16
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Le plan d’assainissement du site combine mesures
d’assainissement actif et gestion des risques. La plus grande
partie du sol contaminé a été envoyée dans une installation de
traitement des déchets dangereux, et on recouvrira d’une couche
d’un mètre de matériau sain les endroits contaminés par des
niveaux moindres de BPC. Le reste du travail sera probablement
terminé en 2005–2006.
Divers débris et infrastructures abandonnées seront enlevés du
site. Au terme de l’assainissement, on effectuera un suivi continu
des eaux souterraines, des sédiments et du sol. Des échantillons
de petites mammifères (lièvres, musaraignes et campagnols), de
baies et de tissus de poissons seront aussi examinés pour garantir
le succès du projet.
Parc de stockage, parc de réservoirs
supplémentaires
(Ministère de la Défense nationale)
Ces deux sites sont situés sur la base aérienne de la 5e Escadre,
à Happy Valley – Goose Bay. La plus grande partie de la
contamination de l’environnement peut être attribuée aux
pratiques passées d’entreposage et de manutention d’un vaste
éventail de contaminants environnementaux, notamment des
hydrocarbures, des métaux lourds, des produits chlorés comme
les BCP et des pesticides comme le DDT.
Les contaminants qu’on retrouve dans le parc de réservoirs
supplémentaires sont, entre autres, des hydrocarbures pétroliers
(y compris des BTEX), des métaux et des HAP. La contamination
a vraisemblablement dégradé la qualité des eaux de surface du
marais, ce qui pourrait avoir affecté la vie terrestre et aquatique.
Neuf réservoirs de stockage seront enlevés, ainsi que toutes les
structures associées. Puis on procédera à l’assainissement du sol
contaminé et des eaux souterraines.
Environ quatre millions de litres de carburant ont été déversés
pendant les années 1960 dans le parc de stockage. Un projet de
récupération du carburant est en cours depuis 1991. De nouvelles
technologies sont à l’étude pour accélérer la récupération.
Ce projet profitera à l’économie locale et offrira de nouvelles
perspectives d’emploi dans la région du lac Melville.
Base militaire Wing, Happy Valley – Goose Bay
Parc de stockage du secteur sud de
St. John’s/Shea Heights
(Ministère de la Défense nationale)
Shea Heights et Southside sont des parcs de stockage comportant
plusieurs réservoirs de stockage en surface. Le site est gravement
contaminé par des hydrocarbures pétroliers. On soupçonne la
présence de sol contaminé près des limites des terrains à Shea
Heights. Un ensemble résidentiel s’élève près du site contaminé.
Une reconnaissance des sols plus poussée (prélèvement
d’échantillons d’eaux souterraines, d’eaux de surface, de sédiments
et de sol) est nécessaire pour mieux délimiter les zones de
contamination par des hydrocarbures pétroliers, des HAP et des
métaux. Une connaissance plus approfondie de la gravité de la
contamination aidera à déterminer le type et l’ampleur des mesures
d’assainissement requises, qui devraient débuter en 2005–2006.
Saglek
(Ministère de la Défense nationale)
Le nettoyage de sols contaminés aux BPC, le plus ambitieux
entrepris au Canada à ce jour, est actuellement en cours sur le site
éloigné de Saglek, sur la côte nord-est du Labrador (Terre-Neuve
et Labrador). Ce projet constitue un énorme défi non seulement à
cause de la quantité de sol qui doit être traitée ou enlevée, mais
aussi en raison des difficultés causées par le terrain accidenté et le
climat rigoureux de Saglek.
Au cours d’une étude environnementale effectuée en 1996, une
quantité importante de BPC a été détectée dans le sol sur le site
de l’ancien poste de radar, et des BPC ont été découverts dans
des échantillons de faune et de flore marines pris dans la baie
de Saglek. Depuis cette découverte, une bonne partie du sol
contaminé a été extrait.
17
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Greenwood
(Ministère de la Défense nationale)
Saglek, Terre-Neuve et Labrador
Le projet d’assainissement du sol à Saglek a pour objectif
de traiter 20 000 mètres cubes de sol contaminé aux BPC qui
ont été extraits sur les lieux de l’aire de préparation. Ce sol
est actuellement entreposé temporairement sur le site. Il faut
procéder à l’assainissement de ce sol, car l’entreposage dans
l’aire de préparation n’est pas une solution qui permettra de
protéger à long terme la santé humaine et l’environnement.
18
Au fil du temps, les activités militaires de la 14e Escadre à
Greenwood (Nouvelle-Écosse) (entre autres, formation, entretien,
stockage, mise en décharge) ont provoqué la contamination
de certains secteurs de la plus grande base aérienne de l’Est
canadien. Le sol, les eaux souterraines, les sédiments et les eaux
de surface dans un secteur connu sous le nom de North Side
Lower Zeke’s Brook sont contaminés par des métaux (y compris
du mercure), des HAP, des COV et des hydrocarbures pétroliers
(notamment des BTEX). D’autres produits chimiques ont été
détectés, dont des produits inorganiques solubles et
des sulfonates.
On procédera à l’enlèvement du sol contaminé ou on mettra
en place un système d’extraction en plusieurs étapes. Il faudra
également installer des puits de contrôle et des puits de
reconnaissance dans le cadre du programme d’assainissement.
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
À l’horizon
En seulement deux années, le gouvernement fédéral a accompli
des pas importants vers la mise en œuvre de mesures accélérées
sur de nombreux sites contaminés fédéraux partout au pays. Le
budget de 2004 intensifiera encore cet élan grâce à l’annonce d’un
engagement à long terme du gouvernement de traiter les sites
contaminés fédéraux qui sont les plus dangereux pour la santé
humaine et l’environnement.
La nature des mesures prises par le gouvernement pour traiter
les sites contaminés continuera d’évoluer au fur et à mesure que
de nouveaux sites nécessitant un traitement prioritaire seront
répertoriés chaque année.
Renseignements
Pour de plus amples renseignements sur le Plan d’action pour
les sites contaminés fédéraux, prière de communiquer avec le :
Secrétariat des sites contaminés fédéraux
Environnement Canada
Gatineau (Québec) K1A 0H3
(819) 934-2155
Bibliographie
Gouvernement du Canada, Groupe de travail sur la gestion
des sites contaminés. Approche fédérale en matière de sites
contaminés, Ottawa, 1999.
Disponible à :
www.ec.gc.ca/etad/csmwg/pdf/fed_aprch_f.pdf
19
20
0OINTE0ACHENA
0OINTE#ARMANAH
#AP"EALE
¸LES4RIAL
0OINTE%STEVAN
¸LE,ENNARD
¸LE%NTRANCE
#HROME)SLAND2ANGE
¸LE-ERRY
¸LE.OOKTA
0OINTE#HATHAM
#AP-UDGE
¸LE%GG
¸LE0INE
1UATSIMOÔLE+AINS
0OINTE3CARLETT
¸LE-C)NNES
¸LE)VORY
¸LE'REEN
0(!2%3
¸LE,ANGARA
,AC'OODFISH
-INE'IANT
-INE&ARO
-INE3ILVER"EAR
#!-&n,AC3ARCPA
0)."AY"YRON
3UFFIELD%0'
4/
3AGLEK
"!&nÔLE2ÏSOLUTION
4RANSPORTS#ANADA
0ÐCHESET/CÏANS#ANADA
3ANTÏ#ANADA
!GENCE0ARCS#ANADA
"
%SCADRE'REENWOOD
(ALIFAX
./
/56%,,%
³#/33%
!5
!5
5
+
¸,%$5
02).#%
³$/5!2$
³
0ORTPOURPETITSBATEAUXDE"ELLEVILLE
-ILLES
+ILOMÒTRES
4%22%.%56%
ET,!"2!$/2
0ARCDERÏSERVOIRSSUPPLÏMENTAIRES
2IVIÒRESOUFLEUVES
#APITALEDELAPROVINCEOUDESTERRITOIRES
#APITALENATIONALE
&RONTIÒREPROVINCIALEETTERRITORIALE
!NCIENNESTATIONDERADAR
%NVIRONNEMENT#ANADA
-INISTÒREDELA$ÏFENSENATIONALE
&RONTIÒREINTERNATIONALE
!FFAIRESINDIENNESETDU.ORD#ANADA
0ARCDESTOCKAGEDUSECTEURSUDDE3T*OHNS
BASEDE6ALCARTIER
#ANADA
-INISTÒRE/RGANISME
0ARCDESTOKAGE5PPER4ANK&ARM
&OX#FJORD%KALUGAD
$9%-#AP$YER
&/8-(ALL"EACH
+ASABONIKA
,AC7EAGAMOW
,ANSDOWNE(OUSE
/XFORD(OUSE
4ERRESSTÏRILES"ROCHET
-INE4UNDRA4AURCANIS
-INE$ISCOVERY
-INE#OLOMAC
-INE0ORT2ADIUM
#ENTREDELENVIRONNEMENTDU0ACIFIQUE
0ARCNATIONAL"ANFF
2OCK"AY
#OLWOOD!GGREGATE #ASERNE(ARVEY
-INE#LINTON#REEK
-INE5NITED+ENO(ILL
-INE-OUNT.ANSEN
3ITESAUXQUELSONAAFFECTÏDESFONDSENn
ETENnPOURACCÏLÏRERLASSAINISSEMENT
3ITESFÏDÏRAUXCONTAMINÏSDEHAUTEPRIORITÏ
Sites contaminés fédéraux
Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertisement