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Septembre 2014, volume 17, numéro 8
Tenir l’Équipe de la Défense au courant
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English on reverse
RIMPAC
2014
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Op Reassurance :
Point de vue d’un parachutiste
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SAFF - Ne ratez pas
l’occasion de vous exprimer
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100e AnniversaIRE de la
BS 2 Div CA,Valcartier
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Septembre 2014, volume 17, numéro 8
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Le Champion
de la CCMTDN espère
réhausser le moral
Faire des dons
pour appuyer
les troupes
En ce début de Campagne de charité en milieu de travail de la Défense nationale (CCMTDN),
le lieutenant-général Marquis Hainse, champion de la cause, discute avec enthousiasme du
rôle de l’équipe de la Défense et de ses objectifs pour la CCMTDN.
Quel est votre rôle en tant que champion
de la Campagne de charité en milieu de
travail de la Défense nationale?
« Je suis ravi d’agir en qualité de
champion », explique-t-il. « C’est une
excellente initiative, et j’ai bien hâte
de mettre les choses en branle. »
À mon avis, cette initiative revêt une grande importance. Je me plais
à dire que l’aide aux personnes dans le besoin fait en quelque sorte
partie de notre ADN à nous, les humains. La campagne nous
donne aussi l’occasion de montrer à la population canadienne à quel
point notre organisation contribue à améliorer les choses dans
la collectivité.
Je pourrais résumer mon rôle en quelques mots : superviser,
promouvoir et motiver les employés à participer à cette excellente
initiative. C’est avec grande fierté que j’assume cette responsabilité.
Quels objectifs avez-vous établis
pour la campagne de cette année?
Premièrement, nous allons tenter d’obtenir la participation de tous
les membres de l’ED cette année. Est-ce réalisable? Je crois que oui.
Nous avons obtenu de très bons résultats par le passé; nous n’avons
peut-être pas obtenu un taux de participation de 100 %, mais nous
avons certainement franchi la barre des 90 %. Je pense que la nonparticipation est largement le fait de personnes absentes de leur lieu
de travail pendant la campagne.
Deuxièmement, nous voulons promouvoir une participation maximale, non seulement par des promesses de dons, mais aussi par des
activités spéciales qui permettent à nos employés de constater l’impact
qu’ils peuvent avoir en venant en aide à la collectivité et à ses membres.
Troisièmement, nous voulons accroître la participation des jeunes.
Il nous faut trouver des moyens de les faire participer davantage, parce
La Feuille d’érable
SMA(AP)/DGPSAP
101, promenade Colonel-By
Ottawa ON K1A 0K2
Télécopieur : 819-997-0793
Courriel : +Internal Communications [email protected](PA)@Ottawa-Hull
[email protected]
Site Web : www.forces.gc.ca
que ce sont eux qui dirigeront les campagnes futures. Nous devons
évaluer les types d’initiatives qui les inciteront à s’impliquer.
Finalement, nous espérons atteindre notre objectif financier.
Par le passé, nous avons dépassé nos objectifs annuels, et c’est excellent.
Mais, au bout du compte, ce n’est pas un concours. Je suis convaincu
que nous y arriverons et que nous maintiendrons le même niveau de
participation financière que par le passé.
Et, comment oublier… je me suis aussi fixé comme objectif d’avoir
du plaisir et de contribuer à rehausser le moral au sein de l’ED.
Y a-t-il des organismes de bienfaisance
spéciaux qui ont influé sur votre décision
de devenir le champion de la campagne
de cette année?
Les organismes de bienfaisance qui aident les proches des membres
des Forces armées canadiennes ou de nos camarades morts pendant
leur service occupent certainement une place spéciale dans mon cœur.
Ce qui importe pour les participants, c’est de s’efforcer de choisir une
œuvre de bienfaisance avec laquelle ils ont un rapport quelconque. Ils
seront ainsi plus enclins à créer des liens personnels durables avec les
organismes de bienfaisance que nous appuyons.
Quel message voulez-vous transmettre
à l’équipe de la Défense?
Bien entendu, nous devons nous harmoniser avec la Campagne de
charité en milieu de travail du gouvernement du Canada. Tout le
monde connaît bien le thème « Soyez l’étoile dans une vie », et nous
devons nous aussi véhiculer ce thème. Malgré tout, rien ne nous
empêche de créer à l’ED un thème qui aurait une plus grande résonance
pour nous. C’est pour cette raison que nous avons adopté le thème
« La compassion par la participation ». En dernière analyse, nous
espérons inciter nos membres à faire du bénévolat, à faire des promesses
de don et à prendre part aux activités organisées.
Pour en savoir davantage, rendez-vous au site http://ndwcc-ccmtdn.
mil.ca/.
Le Fonds « Appuyons nos troupes » est dorénavant une composante précieuse du large éventail de programmes destinés à
soutenir le moral et à promouvoir le bien-être des militaires et
de leur famille. Les quatre principaux programmes qu’il comprend
sont les suivants :
1. Le Fonds du programme Sans limites offre aux membres
des FAC et aux vétérans malades ou blessés des possibilités
d’adopter un mode de vie sain et actif en participant à des
activités récréatives, sportives et physiques.
2. Le Fonds pour les familles des militaires offre aux militaires
et à leur famille des subventions et des prêts pour répondre
aux besoins uniques, imprévus et immédiats auxquels ils
font face.
3. Le fonds de bien-être dans les hôpitaux assure aux membres
des FAC qui sont hospitalisés pour plus de 48 heures, pour
des raisons de maladie ou de blessure, un certain confort
en leur procurant, entre autres, des articles de dépannage.
4. L’opération SANTA CLAUS distribue des colis de réconfort de Noël aux membres des FAC qui sont en déploiement
à l’étranger et loin de leurs êtres chers durant la saison
des Fêtes.
Le Fonds « Appuyons nos troupes » est le moyen le plus
direct pour les Canadiens de contribuer à la communauté militaire
des FAC. Les donateurs de plus de 10 $ recevront un reçu officiel
du Fonds « Appuyons nos troupes » conformément aux articles
110.1 et 118.1 de la Loi de l’impôt sur le revenu.
Appuyons nos troupes
Un réseau national de cliniques pour traumatismes liés au stress
opérationnel (TSO) offre des évaluations spécialisées et des soins
ambulatoires aux militaires de la Force régulière et de la Force
de réserve des Forces armées canadiennes, aux vétérans et aux
membres de la GRC en service et à la retraite. Les cliniques
situées au Canada sont les suivantes :
• Clinique TSO d’Edmonton, Alberta Health Services –
Northgate Centre (Edmonton, AB)
• Clinique TSO de la Colombie-Britannique (Vancouver, CB)
• Clinique TSO du Centre hospitalier universitaire de Québec
(CHUQ) (Québec, QC)
• Clinique TSO Carewest – Carewest Centre (Calgary, AB)
• Clinique TSO Deer Lodge – Deer Lodge Centre (Winnipeg, MB)
• Clinique TSO de Fredericton – (Fredericton, NB)
• Clinique TSO d’Ottawa – The Royal Ottawa Hospital
(Ottawa, ON)
• Clinique TSO Parkwood – Parkwood Hospital (London, ON)
• Clinique de traitement en résidence des TSO – Hôpital
Saint-Anne (Sainte-Anne-de-Bellevue, QC)
• Clinique TSO Saint-Anne – Hôpital Saint-Anne (SainteAnne-de-Bellevue, QC)
En appuyant les cliniques TSO, les donateurs aident les
membres de la communauté militaire des FAC et les Canadiens
touchés par des troubles de santé mentale.
Pour trouver la clinique TSO la plus proche de chez vous,
visitez l’application mobile Connexion TSO à l’adresse suivante :
http://datacloud.me/OSIConnect/fr/index.php.
Traduction : Bureau de la traduction, TPSGC
Page COUVERTURE :
Tout militaire des Forces armées canadiennes et employé civil du MDN peut proposer des articles en vue de
les faire publier. Pour connaître les lignes directrices de soumission d’articles, consultez le site Web de l’Équipe
de la Défense. Les articles peuvent être cités, en tout ou en partie, à condition d’en indiquer la provenance,
soit La Feuille d’érable, et de mentionner l’auteur du texte ou le nom du photographe, s’il y a lieu.
Des troupes du 3PPCLI et de la Marine
des États-Unis sortent d’un hélicoptère CH53
Super Stallion au secteur d’entraînement
Kahuku, à Hawaii pendant RIMPAC.
La Feuille d’érable est la publication mensuelle nationale de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes.
Elle est publiée avec l’autorisation du Sous-ministre adjoint (Affaires publiques).
Photo : Sgt Matthew McGregor
ISSN 1480-4336 • NDID/IDDN A-JS-000-003/JP-001
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Cinquantième anniversaire
du poste de chef d’état-major de la Défense
L
PHOTO : Cpl Pierre Habib
e numéro inscrit sur le chandail de hockey du chef d’état-major
de la Défense a une signification historique militaire particulière. Le général Tom Lawson est le 18e général à occuper le
poste de CEMD.
Le général Tom Lawson se prépare à décocher un tir lors d’un
match de hockey opposant les officiers généraux aux attachés
militaires étrangers tenu dans le cadre d’une activité de levée
de fonds sur la patinoire de l’Université d’Ottawa, en juin. Le
Gén Lawson porte le chandail numéro 18 parce qu’il est le
18e chef d’état-major.
Les responsabilités du CEMD
Le CEMD est le principal conseiller militaire du gouvernement, et
généralement le seul amiral ou général dans les FAC. D’après la Loi
sur la défense nationale, le CEMD a la responsabilité directe du
commandement, du contrôle et de l’administration des FAC, et il est
nommé par le gouverneur en conseil, selon les conseils du premier
ministre.
« La plupart d’entre nous avons du mal à imaginer les Forces à
l’époque où il n’y avait pas de CEMD, lorsque les chefs de la Marine,
de l’Armée et de la Force aérienne rivalisaient les uns avec les autres
pour discuter avec le ministre de la Défense nationale, et que le
gouvernement n’avait pas de conseiller principal pour les enjeux
militaires », affirme le Gén Lawson.
Chacun avait ses propres défis
En examinant les nombreux défis auxquels les forces armées ont été
confrontées au fil des ans, la plupart s’avèrent similaires, tels que
l’acquisition de matériels militaires et la gestion de nos forces. En ce
sens, le Gén Withers – le sixième CEMD – a dû surmonter beaucoup
des mêmes défis que doit affronter le CEMD actuel.
« On dirait que nous nous retrouvons au point de départ », déclare
le Gén Withers. « Autrefois, les deux défis les plus importants visaient
l’achat de nouveaux chasseurs et navires. Ça vous rappelle quelque
chose? » dit-il en riant. « C’est pendant mon mandat que nous avons
reçu les fonds nécessaires à l’achat de navires de la classe HALIFAX
et de CF18 pour remplacer les F-101 et les F-104. »
Les défis semblent avoir été doublés pour le Gén de Chastelain,
qui a servi deux mandats comme CEMD, dans le cadre desquels il a
vu la fin de la guerre froide et le début d’autres conflits qui allaient
façonner les futurs engagements canadiens et les perceptions publics
du militaire. « C’était la fin de la guerre froide, et j’avais décidé de
retirer nos troupes de l’Europe et de fermer des bases.», affirme-t-il.
« Puis, il y a eu la crise d’Oka et la guerre du Golfe, de même que le
début du conflit en Bosnie. »
Le Gén Henault, qui a été nommé CEMD en juin 2001, allait
devoir relever un défi de taille à peine trois mois après sa nomination
– dans le sillage des attaques du 11 septembre. « J’ai dû mettre en
train les activités, et cela a été un moment déterminant pour moi. »
En accord
Au moment où nous célébrons le cinquantième anniversaire du poste
de CEMD, les généraux conviennent tous que leur mandat a été une
période à la fois merveilleuse et intéressante de leur carrière. Hier
comme aujourd’hui, chaque jour présente de nouveaux défis. « Vous
composez avec la situation à laquelle vous faites face… Personne ne
peut prédire ce qui se produira par la suite, et c’est pourquoi il faut
prévoir l’imprévisible », déclare le Gén Henault
« Nous avons tout de même vécu des expériences semblables »,
affirme le Gén Lawson. « Je pense qu’il existait une certaine maturité
dans la triade formée du ministre de la Défense nationale, du CEMD
et du sous ministre. Les titulaires de ces postes sont souvent trois
personnes fortes et, ensemble, elles entretiennent une relation puissante
à l’appui des meilleurs résultats pour le MDN et les FAC. »
« Bien que je préconise les mêmes bonnes normes pour les FAC,
chaque CEMD et SM doit composer avec des circonstances particulières; pour moi, pendant la période de l’après-Afghanistan, je dois
composer avec toutes sortes d’instabilités en Europe de l’Est, au
Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Mes défis diffèrent-ils de ceux
des CEMD qui m’ont précédé? Oui. Cependant, nous travaillons à
l’atteinte de résultats qui sont pratiquement les mêmes. »
PHOTO : Cplc Matthew Ufholz
Les changements du poste
En 1964, les trois postes de commandants de service, de même que
celui de président de comité, ont été abolis, ce qui a mené à la création
du poste de CEMD, d’après le livre blanc rédigé par le ministre de la
Défense de l’époque, soit notre 14e premier ministre, Lester B. Pearson.
On y énonçait que le CEMD serait à la tête de l’ensemble des FAC
et qu’il serait appuyé par un quartier général de la Défense à la fois
intégré et restructuré afin de refléter les six commandements fonctionnels (commandements non géographiques au-delà de tout service
particulier ou de toute arme traditionnelle).
Était-ce la bonne décision de n’avoir qu’un seul poste de commandement? « Oui. Pour un pays ayant une superficie comme la nôtre, je
pense que c’était absolument la bonne décision », ajoute le Gén
(retraité) Ramsey Withers, CEMD de 1980 à 1983 et le plus ancien
CEMD toujours vivant.
Le Gén (retraité) John de Chastelain, assistant du chef d’étatmajor général de l’Armée, le Gén Walsh, en 1964, acquiesce « Le
poste de président du Comité des chefs d’état major était un poste
supérieur n’ayant aucune autorité exécutive. Les chefs de l’Armée, de
la Marine et de la Force aérienne dirigeaient leurs forces armées et
avaient essentiellement leur propre budget. »
Cela a été un changement considérable pour les FAC lorsque le
nouveau CEMD a décidé d’unir les efforts pour créer une seule structure. « Ce changement a été apporté pendant le mandat du premier
CEMD, et avec raison », explique le Gén de Chastelain. « Les efforts
déployés relativement à la logistique, à l’administration, etc. étaient
triplés. C’est pourquoi cette réorganisation avait du sens. »
Gén (retraité) Walt Natynczyk (à gauche), Gén (retraité) Rick Hillier, Gén (retraité) Ray Henault, Gén Tom Lawson, Gén (retraité)
Maurice Baril, Vam (retraité) Larry Murray, Am (retraité ) John Anderson et Gén (retraité) Paul Manson au QGDN en 2013.
la
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Pour en apprendre davantage à propos
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instructions sur comment utiliser la messagerie instantanée et les clavardoirs,
visitez le dt-ed.mil.ca.
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le Visage des opérations
Photo: Sgt Bern LeBlanc
dans un immeuble, au moyen de méthodes tactiques
d’entrée et de dégagement de pièce. Je crois que
l’entraînement nous a permis de créer une cohésion
dans l’unité en plus de développer des méthodes
plus efficaces et plus modernes pour encercler l’ennemi et le détruire. Nous avons travaillé ensemble
comme une famille, en veillant les uns sur les autres,
en communiquant et en s’assurant que la personne
à nos côtés puisse anticiper toutes les actions entreprises pendant le combat.
Op REASSURANCE:
Point de vue d’un parachutiste
Le Cpl Leadbetter du 3 PPCLI dégage le coin d’une pièce durant un exercice de combat rapproché dans la zone d’entraînement d’Oleszno en
Pologne.
Le Cpl Colton Ledbetter, a été envoyé en Pologne pour y mener des exercices aéroportés et d’infanterie avec
des alliés canadiens, dans le cadre de l’Op Reassurance, en vue de la mise en œuvre des mesures d’apaisement
de l’OTAN.
Pendant mon cours à Wainwright, en Alberta,
je suivais toujours les nouvelles. Alors qu’il ne
me restait plus qu’un mois de cours, j’ai appris
qu’un peloton de parachutistes provenant du
3e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light
Infantry (PPCLI), compagnie B, avait été appelé
à se rendre en Pologne comme équipe avant-garde
pour prendre part à des manœuvres aéroportées
interopérables avec nos alliés. À cette époque,
je ne savais pas que, le jour où j’obtiendrais
mon diplôme, plus de trois semaines plus
tard, je recevrais un appel du bataillon qui me
demanderait de me joindre à eux.
Compte tenu de ma situation, j’avais tout juste
quelques heures pour faire mes bagages et tout
préparer à la maison. Mon épouse, qui me procure
un soutien extraordinaire, a compris que ce
genre de situation fait partie de la vie militaire. Avant
de partir, je lui ai demandé si ça l’inquiétait de
rester seule.
«Tout va bien aller, ne t’inquiète pas.» m’a-t’elle
répondu. Exactement le genre de réponse qu’un
militaire a besoin d’entendre avant de partir, bien
qu’il soit possible que ce n’était pas exactement le
fond de sa pensée.
Une occasion exceptionnelle
Le fait de participer à des opérations aéroportées
en Pologne était une occasion exceptionnelle pour
Photo : Cpl Rob Stanley
LE Canada offre
du soutien à l’ukraine
La Base des Forces canadiennes Trenton. Le 5 août 2014 – Le personnel militaire de la
8e Escadre de Trenton (Ontario) prépare des coffres de matériel contenant de l’équipement
militaire non cinétique destiné à l’Ukraine.
Suite à une demande d’aide du gouvernement ukrainien, le gouvernement du Canada a choisi de
faire don de matériel militaire non létal à l’Ukraine. L’Aviation royale canadienne (ARC) effectuera
une série de vols visant à transporter ce matériel en Ukraine.
Le 7 août, le Canada a effectué le premier vol de CC130J Hercules de l’ARC pour livrer du
matériel militaire en Ukraine. L’équipement envoyé en Ukraine consiste en des sacs de couchage,
des casques, des lunettes de protection balistique et du matériel médical.
Les avions de transport CC130J Hercules sont basés à la 8e Escadre Trenton. Ces appareils sont
utilisés dans une vaste gamme de missions, notamment le transport de troupes, le transport aérien
tactique (fret sur palettes et véhicules), la recherche et sauvetage, le ravitaillement air-air et l’entraînement des équipages aériens.
Ces vols seront menés à condition qu’ils ne nuisent pas aux opérations actuelles des Forces armées
canadiennes (FAC), et le nombre de vols dépendra de la quantité de matériel devant être
transporté.
Depuis le début de la crise en Ukraine, le Canada a fièrement épaulé ses alliés de l’OTAN, et a
pris des mesures importantes pour soutenir la sécurité et la stabilité en Europe centrale et en Europe
de l’Est.
Les FAC ont déployé du personnel en Europe centrale et en Europe de l’Est dans le cadre de
l’opération Reassurance. Ceci inclut :
• Une Force opérationnelle aérienne qui inclut six avions de chasse CF188 Hornet et une équipe
de soutien;
• Le NCSM Toronto, qui mène actuellement des patrouilles dans la mer Méditerranée;
• Des membres de l’Armée canadienne qui prennent part à divers exercices multinationaux;
• 20 membres des FAC chargés de la planification opérationnelle et de la surveillance au Grand
Quartier général des Puissances alliées en Europe.
Le soutien offert par les FAC à l’Ukraine démontre non seulement la détermination du Canada
d’épauler ses alliés et de contribuer positivement à la sécurité internationale, mais également le haut
niveau de flexibilité et de disponibilité opérationnelle dont font preuve les FAC.
de nombreux membres de la compagnie. Les zones
de largage en Pologne étaient nouvelles et inconnues
pour nous, ce qui rendait la situation encore plus
excitante. Aussi, de nombreux membres du 3 PPCLI
ont pu quitter avec des insignes ailés des parachutistes américains, polonais et lettons, de même
qu’avec des certificats américains de tireurs d’élite
et de l’expérience du tir d’armes de l’armée
polonaise.
Un exercice que j’ai particulièrement aimé était
l’exercice Pegasus Korsarz, lors duquel la compagnie
a perfectionné ses aptitudes déjà rapides et agressives
en matière de combat rapproché. Chaque peloton
effectuait un raid de style infanterie légère classique
Défis et opportunités
Un des aspects difficiles de l’opération était les
communications avec la famille. Bien que la chaîne
de commandement ait essayé de nous faire sentir
comme à la maison, la réalité était autre; en effet,
nous vivions dans de vieilles casernes isolées, sans
eau potable, à plus de 10 km de la salle à manger.
Comme nous n’avions que quelques téléphones
satellites, plusieurs d’entre nous ont eu de la
difficulté à maintenir un contact régulier avec
la famille.
Nous avons aussi eu l’occasion de visiter les
anciens camps de concentration nazis d’Auschwitz
et de Birkenau, ce qui nous a fait prendre cruellement conscience de la souffrance de la Pologne aux
mains des nazis pendant la Deuxième Guerre
mondiale, seulement quelques années après
l’invasion des forces nazies et soviétiques. C’était
notre intention de veiller à ce que les Polonais
sachent que le Canada et l’OTAN leur offrent un
appui incontestable.
Pour ce qui est de nos réalisations ici, je peux
dire au public que bien que les pays demeurent
divisés par des frontières, l’OTAN et ses alliés continuent de faire face ensemble aux menaces possibles
à notre souveraineté nationale et à nos intérêts à
l’étranger. Je remercie mes collègues de m’avoir
donné cette chance et je remercie aussi les forces
armées polonaises et les Polonais. Il s’agit d’une
expérience qui restera certainement gravée dans
ma mémoire.
des soins médicaux aux membres du
personnel déployés en Roumanie
Une équipe médicale des Services de santé des
Forces canadiennes (SSFC) composée de deux
techniciens médicaux de la 1re Ambulance de
campagne à Edmonton, en Alberta, et d’un médecin
militaire/médecin de l’air de la 1re Division aérienne
du Canada à Winnipeg, au Manitoba, est actuellement déployée à Campia Turzii, en Roumanie, en
soutien à la Force opérationnelle aérienne (FOA)
en Roumanie.
La FOA en Roumanie est la composante
aérienne de l’opération Reassurance, la contribution
canadienne aux mesures de l’OTAN visant à rassurer
les alliés et à promouvoir la sécurité et la stabilité
en Europe centrale et de l’Est.
« Le soutien de la FOA en Roumanie signifie
que l’équipe médicale des SSFC permet à six
équipages de CF18 Hornet occupant des rôles
techniques, opérationnels et de soutien de mener
leur mission dans un environnement plus sain et
plus soucieux de leur santé », explique le lieutenantcolonel Jay Nelles, commandant adjoint et chef
d’état-major de la FOA en Roumanie.
L’équipe a établi et maintient une solide relation
avec les responsables médicaux du pays hôte, ce qui
signifie que, lorsque nécessaire, l’aide médicale
dépassant les capacités immédiates des installations
médicales de la FOA est beaucoup plus accessible
et fiable. Bien sûr, on espère que cette aide ne
sera jamais requise, mais il est rassurant de savoir
qu’elle est disponible dans le cadre de soins
en collaboration.
« Dans le cadre du processus d’intégration et
d’interopérabilité, des plans conjoints de préparation
aux situations d’urgence ont été mis en œuvre pour
veiller à ce que, en cas d’incident critique, les militaires des deux pays reçoivent rapidement des soins
de grande qualité, et ce, à toute heure », indique le
Lcol Nelles.
Médecine préventive
L’équipe insiste sur le fait que la médecine préventive
est une des pierres angulaires utilisées par l’équipe
médicale des SSFC pour maintenir les membres de
la FOA en Roumanie en bonne santé. Jusqu’ici, le
maintien d’une discipline de propreté au travail et
de protection contre les dangers indigènes a
constitué une stratégie efficace de prévention des
blessures et des maladies. Des initiatives simples,
comme une campagne de lavage des mains, ont aidé
à prévenir la propagation des microbes et des virus
au sein de la FOA et des membres du personnel du
pays hôte.
L’équipe a également présenté des briefings de
sensibilisation à la santé sur divers sujets et a
distribué de la lotion à base de diéthyl-m-toluamide
pour réduire davantage le risque de contracter
des maladies transmises par arthropodes. Parmi
les mesures de prévention, citons le traitement
des uniformes de combat avec de la perméthrine
pour réduire le risque de maladies transmises
par les tiques, comme la maladie de Lyme et
l’encéphalite.
Les membres de l’équipe médicale des SSFC en
Roumanie offrent leur soutien à la 2e Escadre
Bagotville, la 17e Escadre Winnipeg, la 8e Escadre
Trenton, la 14e Escadre Greenwood, la 4e Escadre
Cold Lake et la 22e Escadre North Bay.
Des membres de l’équipe médicale des SSFC
en soutien à la FOA en Roumanie avec des
responsables médicaux de la Force aérienne
roumaine pendant l’Op Reassurance.
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L’accent sur la sécurité, pari réussi au
PHOTO : Sgt Peter Moon
Camp Loon
Un Ranger junior gravit une pente abrupte sous l’œil vigilant d’un instructeur de l’Armée de terre.
L
e Camp Loon 2014 a été « un camp très réussi cette année »,
aux dires du capitaine Caryl Fletcher, le commandant de
l’Armée de terre aux commandes du groupe des Rangers
juniors canadiens du 3e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens
dans le Grand Nord de l’Ontario.
Le camp annuel, organisé en pleine nature, au nord de
Geraldton, a réuni 160 Rangers juniors de 20 Premières Nations
et comprenait huit jours d’instruction avancée faisant la promotion
de la sécurité au sol et sur l’eau, ainsi que dans la vie
quotidienne.
« Nous avons certainement réussi à faire passer le message au
sujet de la sûreté », explique le Capt Fletcher. « Nous avons insisté
sur tous les lieux d’instruction. En les observant, nous pouvions
voir qu’ils avaient écouté. Ils mettaient leurs casques et leurs gants
au site de tout-terrain sans que nous ayons à le mentionner… Une
grande partie des Rangers juniors ramènent avec eux les concepts
de sécurité enseignés et ils les transmettront aux autres. »
Le programme des Rangers juniors canadiens s’adresse aux
filles et aux garçons âgés de 12 à 18 ans qui habitent dans des
régions éloignées du Nord de l’Ontario. En tout, 750 Rangers
juniors participent au programme.
Apprentissage grâce aux activités de formation en sûreté
Le Camp Loon offrait toute une gamme d’activités de formation
qui ne sont habituellement pas offertes aux Rangers juniors dans leur
collectivité. Parmi ces activités, on retrouvait de l’instruction spécialisée
au tir (au fusil et aux balles de peinture), la navigation de plaisance
(bateaux à moteur et canots), la conduite de véhicules tout-terrain,
l’instruction de la natation de survie, le vélo de montagne, le tir à l’arc,
la crosse, de même que les arts et l’artisanat traditionnels.
Roberta Wood, une Ranger junior âgée de 14 ans et originaire de
Sandy Lake, a beaucoup aimé le défi de la tyrolienne, qui avait comme
objectif de donner confiance aux jeunes, et qui s’érigeait sur une
plateforme de 10 mètres, sur une distance de 130 mètres, au-dessus
d’une rivière. « J’avais peur au début, affirme-t-elle, mais j’ai réussi.
Après, j’ai fait le parcours presqu’une vingtaine de fois. C’était très
amusant. »
« L’Armée a certainement contribué à accroître la sécurité dans
le Nord », souligne le sergent Chris Kataquapit, un Ranger canadien
d’Attawapiskat. « Les compétences et les connaissances acquises à
Camp Loon retourneront dans les communautés avec les Rangers
juniors et bon nombre de gens en profiteront, même des adultes. La
plupart de ces jeunes savent chasser, mais ils ne sont pas au courant
des principes de sécurité dans le maniement des armes. La formation
en sécurité des armes à feu qu’ils suivent avec nous leur est très
utile. Ils pourront transmettre ce savoir aux autres. »
Nager pour survivre
Le Nord de l’Ontario enregistre le nombre le plus important de
noyades au Canada chez les Autochtones, en raison d’une population
autochtone importante et du fait que l’été est court et que l’eau est
froide, ce qui empêche les gens d’apprendre à nager. Au Camp Loon,
les Rangers juniors ont eu l’occasion de suivre un cours de la Société
canadienne de sauvetage intitulé Nager pour survivre, qui offre de
l’instruction de natation de base. Grâce à ce programme, la plupart
des participants sont rentrés chez eux capables de nager.
Chaque jour de formation, une équipe de Rangers juniors travaillait dans le parc provincial de MacLeod, près de Geralton, à battre
et à créer de nouveaux sentiers, et à peindre de l’équipement dans
le parc. « C’était notre façon de dire merci pour ce que nous a offert
la collectivité, explique le Capt Fletcher. Les équipes avaient ainsi
l’occasion de prendre une pause du camp, de faire autre chose, et
de visiter le centre d’interprétation et de faire un arrêt à un magasin,
à Geraldton. Les participants se sont amusés. »
Des organisations et des établissements
adoptent des techniques d’instruction de style militaire
Les Oilers d’Edmonton ont récemment fait appel au sergent d’état-major Lucas Carr,
personnel de l’Armée canadienne et Ranger de l’Armée américaine, afin d’organiser une
expédition de nuit pour les éventuels joueurs qui participent au camp d’orientation du club.
En intégrant des exercices militaires à l’itinéraire des participants, notamment effectuer des
patrouilles à pied, aménager un camp de base et trouver de la nourriture et de l’eau, l’objectif
était de les sortir de leur zone de confort et de mettre à l’épreuve leur force mentale.
« Nous devons travailler en équipe – sous contraintes », a déclaré le Sgt EM Carr, parlant
de l’approche militaire utilisée pour le camp d’orientation des Oilers d’Edmonton. « Pour
jouer dans la LNH, il faut posséder les compétences nécessaires et avoir du cœur au ventre ».
Se fondant sur une méthode d’enseignement semblable, l’École de commerce Ivey de
l’Université Western, en partenariat avec les Forces armées canadiennes (FAC), offre désormais le cours Leadership Under Fire: Developing Character; un cours qui s’adresse aux
étudiants en commerce et aux entrepreneurs et qui combine l’éducation en commerce et des
éléments du cours élémentaire d’officier. Ce programme unique, qui a été élaboré par deux
anciens membres de l’Armée canadienne met les étudiants au défi sur le plan physique et
mental par l’intermédiaire d’une série d’exercices et de tâches.
La FAC jouit d’une réputation de longue date en ce qui a trait à l’instruction de troupes
bien disciplinées, très efficaces et bien dirigées, ce qui pourrait expliquer pourquoi de plus
en plus d’organisations privées et publiques mettent en pratique dans leurs programmes le
modèle d’instruction militaire digne de confiance. La tendance récurrente démontre le
niveau de confiance élevé envers les Forces armées canadiennes parmi les établissements
du Canada.
PHOTO : Sgt Matthew McGregor
Les organisations du secteur privé et les établissements publics incorporent de plus en plus des tactiques de style militaire à leurs programmes afin de
favoriser un bon esprit d’équipe et d’acquérir des aptitudes en leadership et en résolution de problèmes. L’Université Western et une équipe de la Ligne
nationale de hockey (LNH) sont deux organisations qui ont récemment adopté une approche d’instruction militaire.
L’équipage à bord du Navire canadien de Sa Majesté Calgary (FFH 335) sécurise des lignes, tandis que le navire
quitte Pearl Harbor pour participer à un exercice de missiles, pendant l’exercice Rim of the Pacific.
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Annonces du mois d’août
Au moment où l’été tire à sa fin, voici des nouvelles récentes de l’Équipe de la Défense.
Le 4 août 2014
L’Armée canadienne rétablit l’insigne de grade d’officier
Les militaires de l’Armée canadienne ont amorcé l’instauration des
insignes de grade d’officier lors d’une réception qui a eu lieu au Musée
canadien de la guerre, qui marquait le centième anniversaire de la
participation du Canada à la Première Guerre mondiale et le début de
la période de commémoration des guerres mondiales.
Le 5 août 2014
La MRC célèbre 100 ans de service à bord de
sous-marins
Il y a cent ans depuis l’acquisition par le Canada de ses premiers
sous-marins, et le point saillant des célébrations de la Marine royale
canadienne (MRC) visant à honorer et à célébrer les loyaux services et
les contributions de milliers de sous-mariniers canadiens à la défense
et à la sécurité de notre nation.
Le 9 août 2014
Le Canada fournit du matériel militaire à l’Ukraine
Un aéronef rempli de matériel militaire à destination de l’Ukraine
a quitté le Canada, dans le cadre des mesures de soutien contre les
actes d’agression de la Russie. Un avion de transport stratégique
CC-177 Globemaster III, de l’Aviation royale du Canada, est parti de
la 8e Escadre Trenton.
Le 12 août 2014
Achèvement d’un nouveau projet à Edmonton
Le ministre de la Défense nationale Rob Nicholson a annoncé
l’achèvement du nouvel immeuble d’une valeur de 74 millions de dollars
qui abritera le quartier général de la 3e Division du Canada (3 Div C),
à Edmonton.
Les nouvelles installations serviront de quartier général de la 3 Div C,
de la Force opérationnelle interarmées (Ouest) et du Groupe de soutien
de la 3e Division du Canada.
Le 15 août 2014
Le NCSM Regina rentre au bercail
Le NCSM Regina a quitté l’océan Indien et a commencé son voyage
de retour vers la Flotte canadienne du Pacifique, à Esquimalt,
en Colombie-Britannique, après avoir participé avec succès à un
déploiement de huit mois en soutien aux opérations ARTEMIS
et REASSURANCE. Le NCSM Regina a été remplacé par le
NCSM Toronto, qui s’est joint à la force navale permanente de l’OTAN
dans la mer Méditerranée le 5 août.
Coordination de la
sécurité au sein de
l’équipe de la Défense
Le 20 août 2014
Un exercice dans le Nord met en valeur les FAC
L’opération NANOOK 2014, opération annuelle des FAC dans le Nord
canadien, s’est déroulée au Nunavut du 20 au 29 août. Le personnel
des FAC a collaboré étroitement avec les gouvernements et organismes
fédéraux, provinciaux, territoriaux et municipaux, ainsi que les
communautés autochtones et les forces militaires d’autres nations
de l’Arctique.
BGén Frances Allen, la nouvelle DGSD.
Depuis une dizaine d’années, un grand nombre de vérifications et
d’examens du programme sur la sécurité de la Défense ont été
réalisés par divers organismes gouvernementaux, notamment le
Conseil du Trésor et le Bureau du vérificateur général. Par suite
des conclusions obtenues, au début de 2013, le sous ministre et le
chef d’état major de la Défense ont demandé au vice chef d’état
major de la Défense de mettre sur pied une Équipe de réforme de
la sécurité (ERS) chargée d’examiner en détail le programme sur
la sécurité de la Défense et de proposer des solutions pour le rendre
plus solide et performant.
Le 22 août 2014
La Force opérationnelle aérienne canadienne a mis fin
à sa mission en Roumanie
L’ARC a terminé sa mission d’entraînement à titre de Force opérationnelle aérienne (FOA) en Roumanie, et un défilé ainsi qu’une
cérémonie de rentrée des couleurs ont eu lieu en son honneur, à la base
aérienne 71 de la force aérienne roumaine, à Câmpia Turzii.
L’aéronef CF-18 de l’ARC se rendra maintenant en Lituanie pour
appuyer la mission de police aérienne de l’OTAN dans la mer Baltique,
de septembre à décembre 2014, le Canada s’étant engagé à aider
l’Ukraine à assurer la sécurité et la stabilité en Europe centrale et en
Europe de l’Est.
Bienvenue à la nouvelle DGSD
Grâce à cette initiative de l’ERS, une nouvelle organisation a été
créée afin de renouveler le cadre et la politique en matière de sécurité
du ministère de la Défense nationale (MDN) et des Forces armées
canadiennes (FAC). Ainsi, en avril 2014, la direction générale –
Sécurité de la Défense (DGSD), dirigée par le brigadier général
Frances Allen, officier du génie électronique et des communications
de la Force aérienne pendant 31 ans, a été mise sur pied officiellement et sera composée, lorsque son effectif sera complet, d’environ
160 membres du personnel de l’Équipe de la Défense.
« Il y a tellement d’activités de sécurité en tout genre organisées
à divers endroits au sein du ministère, explique le Bgén Allen. Nous
avons besoin d’une organisation en mesure d’assurer une coordination intégrée des responsabilités et des efforts en matière de
sécurité afin de pouvoir produire le meilleur effet stratégique
possible. La DGSD a donc comme mandat de trouver des manières
plus efficaces et plus efficientes de coordonner et de contrôler les
opérations de sécurité au sein du ministère. ». Le Bgén Allen
explique également qu’il est important de veiller à avoir une compréhension commune de ce qu’on entend par sécurité et son interrelation avec les activités ministérielles et les opérations des FAC
dans leur ensemble. De plus, elle ajoute qu’il nous faut avoir une
vue globale des risques acceptables et des mesures d’atténuation.
« L’exécution des fonctions de sécurité se fait au niveau de nombreux
portefeuilles de N1, et l’un de mes rôles en tant que DGSD est de
fournir l’orientation stratégique nécessaire pour ces activités ainsi
que d’offrir des conseils au sous ministre et au CEMD, qui assument
ensemble la responsabilité générale de la sécurité ministérielle. »
Le 23 août 2014
Dernier défilé de la Garde de cérémonie
La Garde de cérémonie des Forces armées canadiennes a procédé à la
dernière cérémonie de relève de la garde de 2014 sur la colline du
Parlement, le 23 août. Ce défilé a été l’un des plus grands de la saison
de 2014, réunissant environ 350 soldats et musiciens.
Entraînement dans le Nord
Photo : Cplc Johanie Maheu
L’opération Nanook est la plus importante des opérations de souveraineté menées chaque année dans le Nord du Canada.
Cette année, elle se déroule dans la région de l’île de Baffin, au Nunavut. Elle comprend plus de 800 participants, notamment
des membres de tous les services des FAC ainsi que des gouvernements fédéral et territorial, un navire de la marine royale
danoise et un aéronef de surveillance de la United States Navy.
Possibilités et défis
Photo : Cplc Johanie Maheu
Photo : Cplc Johanie Maheu
Un pilote de CH146 Griffon discute avec deux membres de 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens, alors que des
passagers de la Marine royale canadienne sortent d’un hélicoptère après l’atterrissage au camp établi à York Sound, sur l’île de
Baffin (Nunavut), pendant l’Op NANOOK 2014.
Le major Darren Persaud, un aumônier militaire faisant partie de
la Force opérationnelle interarmées (Nord), donne la communion
à des Rangers canadiens déployés au camp établi à York Sound,
sur l’île de Baffin (Nunavut), le dimanche 24 août.
Le soldat Dave Pearson, un technicien en météorologie, se sert d’un
météomètre Kestrel pour calculer la vitesse du vent à un camp d’opérations avancées établi à York Sound, sur l’île de Baffin (Nunavut),
pendant l’Op NANOOK 2014. Le Sdt Pearson a été déployé au camp
pour fournir des observations météorologiques à jour, afin de soutenir
les opérations des hélicoptères et des aéronefs à voilure fixe.
Le Bgén Allen reconnaît que la mise sur pied d’une nouvelle organisation demande beaucoup de travail acharné, surtout lorsque
cette même organisation doit s’orienter à l’interne tout en s’efforçant simultanément de mobiliser les employés ministériels et les
membres des FAC. « Faire partie d’une nouvelle organisation est
stimulant, déclare-t-elle, mais nous avons aussi énormément de
travail à faire pour orchestrer de la meilleure façon qui soit la
création et la formation efficace de praticiens de la sécurité.
Nous mettrons l’accent sur les modifications de politique et les
changements culturels, sur l’adoption d’une approche intégrée en
matière de sécurité, sur l’amélioration continue et sur la promotion
du message selon lequel la sécurité est l’affaire de tous. »
La formation en matière de sensibilisation à la sécurité sera
très importante et constituera l’une des principales approches
utilisées pour répondre au besoin constant de l’ensemble du
personnel – militaire et civil – afin d’être en mesure de cerner et de
corriger les lacunes en matière de sécurité. « Les décisions et les
actions de chaque personne contribuent grandement à la sécurité.
Certaines des meilleures observations proviennent d’employés et
de militaires qui ne font pas partie de l’organisation de sécurité,
indique-t-elle. Les idées et les commentaires sur comment améliorer
la sécurité sont toujours les bienvenus. »
Vous pouvez faire parvenir vos idées et commentaires à la
DGSD à +DGDS Communications @VCDS [email protected]
Ottawa-Hull.
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Photo : Capt Ryan Barber
Des chefs d’entreprises rencontrent des futurs
dirigeants des Forces armées canadiennes
Le Lcol Pierre Viens (à gauche), chef d’état-major, du CFC, à Toronto, en Ontario, présente le PCEMI aux participants d’ExécuTrek,
organisé par le CLFC.
Le 11 juillet, des chefs d’entreprises et des éducateurs des quatre coins du Canada se sont rendus
au Collège des Forces canadiennes (CFC) à Toronto, en Ontario, pour participer au programme
Exécutrek du Conseil de liaison des Forces canadiennes (CLFC).
dans des conditions difficiles. Cela permet de mettre en valeur les
compétences dont ils peuvent faire profiter leur employeur civil »,
souligne le lieutenant colonel Stephen Paré, officier de liaison de
l’Ontario au CLFC. « Les compétences acquises et peaufinées dans
le cadre du Programme s’adressent à ceux qui se destinent à des postes
de commandement et de leadership, et se comparent à ce qu’on pourrait
s’attendre d’un cadre supérieur ou d’un dirigeant d’entreprise dans
pratiquement n’importe quel secteur. »
Apprentissage stratégique
« C’est merveilleux de voir que le monde militaire s’investit dans un
tel niveau d’apprentissage stratégique... et répond à un créneau qui
pourrait être utilisé de façon beaucoup plus générale dans le domaine
du leadership au Canada », affirme M. Binstead, doyen de la Faculté
de la santé et du développement social du campus d’Okanagan de
l’Université de la Colombie-Britannique. Il a trouvé remarquable la
vision du campus, qui se veut le centre d’excellence pour les niveaux
opérationnels interarmés et stratégiques nationaux du monde
militaire.
Le CLFC espère que ce type de réaction positive encouragera les
employeurs non seulement à embaucher des soldats de la Réserve,
mais aussi à comprendre le besoin pour des absences lorsque le devoir
appelle ces militaires.
« Même si nous n’étions ici qu’une journée, le programme nous
a donné amplement de temps pour voir la structure et les fonctions
Photo : Capt Ryan Barber
Le CLFC est une organisation nationale composée de cadres supérieurs
des secteurs privé et public qui consacrent de leur temps de façon
bénévole afin de favoriser l’appui des employeurs et des établissements
d’enseignement à l’égard de la Force de réserve du Canada.
Au programme de la journée, une visite du Collège, des rencontres
avec des stagiaires et des membres de l’état major, et la possibilité
d’observer des cours dans lesquels l’expérience et les connaissances
du processus de planification opérationnelle sont appliquées à des
concepts théoriques. Le Collège prépare des officiers supérieurs choisis
des Forces armées canadiennes (FAC), des dirigeants militaires de
l’étranger et des leaders de la fonction publique et du secteur privé à
des postes de commandement et d’état major interarmées ou à assumer
des responsabilités stratégiques, dans le contexte de sécurité mondiale
complexe de l’avenir ».
Pendant l’activité d’une journée, les invités ont eu l’occasion de
faire la connaissance de l’état major et des stagiaires du Programme
de commandement et d’état-major interarmées (PCEMI). Le
programme a pour but de préparer des officiers supérieurs de la Force
régulière et de la Réserve des FAC à remplir des fonctions de commandement ou d’état-major dans l’éventail complet des opérations,
à l’échelle nationale et internationale.
« C’est une occasion idéale pour nos employeurs de voir nos
officiers à l’œuvre, de constater le type d’activités menées par ces
derniers, leurs compétences en leadership et leur capacité de travailler
du Collège et pour saisir le contenu et l’importance des cours du
programme », rapporte David Gough, président de l’entreprise Export
Nova Scotia Inc., qui offre des services aux entreprises canadiennes
sur la scène internationale afin de faciliter leurs initiatives d’exportations, tout en représentant les intérêts étrangers au Canada atlantique,
dans le but d’établir et de renforcer des liens.
L’objectif du programme Exécutrek du CLFC, qui existe d’un
bout à l’autre du Canada, est de rehausser le niveau de sensibilisation
au sein de diverses organisations au sujet de l’importance de permettre
aux réservistes de poursuivre leurs carrières militaires et de démontrer
comment les compétences, les connaissances et l’instruction inhérentes
au service militaire peuvent être avantageuses dans un milieu de travail
civil. Le mandat du Conseil est d’accroître la disponibilité des réservistes pour leur permettre de réaliser leurs tâches militaires en obtenant
la collaboration des dirigeants d’organisations au Canada.
Traditionnellement, un réserviste sert une journée par semaine,
une fin de semaine par mois, et une semaine par année. Certains
entraînements et activités de perfectionnement professionnel peuvent
certainement s’ajouter aux périodes d’absence du travail et de la
maison. Les déploiements au pays et à l’échelle internationale peuvent
durer plusieurs semaines ou plusieurs mois. En Afghanistan, les Forces
armées canadiennes ont mené des opérations pendant plus de 12 ans,
pour lesquelles des ressources aériennes, terrestres et marines étaient
nécessaires. Les réservistes ont compté pour environ 20 à 25 pour 100
du personnel militaire déployé.
Des unités de la Première réserve sont situées dans des centaines
de collectivités au Canada et elles regroupent plus de 26 000 membres.
La majorité des réservistes occupent des postes civils et servent à temps
partiel. Environ le tiers des réservistes sont des étudiants.
Des stagiaires du PCEMI au CFC, à Toronto, en Ontario, analysent
des questions théoriques opérationnelles dans le cadre de leur
cours.
Salles de classe virtuelles pour le Détachement
Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes
Marie Emmanuelle Porlier (à gauche), Pascal Ntirampeba et Jacinthe Houde, à la tête du projet
pilote de classe virtuelle à l”ELFC, Détachement Saint-Jean.
Les étudiants désirant apprendre le français langue
seconde auront bientôt une autre façon de le faire
à distance grâce au projet pilote de classe virtuelle,
une initiative de professeurs chevronnés du détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces
canadiennes (ELFC).
« Si les étudiants ne peuvent pas venir en classe,
pourquoi ne pas se rendre jusqu’à eux?! », lancent
Pascal Ntirampeba, Marie Emmanuelle Porlier et
Jacinthe Houde, les instructeurs qui ont œuvré à la
mise sur pied de la salle de classe virtuelle pour le
cours de français langue seconde. Lorsque le
programme pour les stagiaires du cours de français
aura été mis à l’épreuve et passera à la deuxième
étape, un programme parallèle sera offert aux
étudiants du cours d’anglais langue seconde.
Comme les cours de français sont très populaires,
c’est avec ce cours que nous débutons.
Un modèle testé ailleurs dans
le monde
La classe virtuelle, dans laquelle les instructeurs et
les stagiaires peuvent se voir et interagir comme
dans une vraie salle de classe, est un modèle pédagogique qui a fait ses preuves aux quatre coins du
monde. Les Forces armées des États-Unis utilisent
cette méthode depuis plusieurs années pour
permettre à leurs membres d’apprendre une multitude de langues.
Les avantages pour les Forces armées canadiennes comprennent non seulement la réduction
des déplacements du personnel et la réduction des
coûts, mais aussi l’accroissement de la capacité d’offrir des cours de langue aux officiers et aux militaires
de rang, de même que l’augmentation du sentiment
d’indépendance et de responsabilité chez les
apprenants.
Les classes se composent de quatre à huit
étudiants, et sont dirigées par un instructeur. Pour
participer aux cours à partir de leur domicile, les
stagiaires n’ont besoin que d’un ordinateur, d’une
connexion Internet haute vitesse, d’une caméra Web
et d’un casque avec microphone.
exercices enregistrés, et pour donner aux stagiaires
de la rétroaction sur leur rendement. Tous les cours
de la salle de classe virtuelle répondent aux normes
testées et reconnues par l’École de langues des Forces
canadiennes.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur
le projet pilote de la classe virtuelle, consultez le site
Web ALLIÉS Web, à l’adresse suivante : https://
www.app.allies.forces.gc.ca/Loader/login-fra.aspx,
ou communiquez avec l’équipe de la classe virtuelle
par courriel, à l’adresse + [email protected]
mil.ca (sur l’intranet du MDN seulement).
Contenu en temps réel
Les cours du programme sont conçus pour couvrir
un niveau de progrès complet. Le matériel didactique comme les manuels de cours des classes régulières est complété par des ressources numériques,
comme des extraits audio et vidéo et des exercices
interactifs en ligne. La plateforme conviviale offre
aux instructeurs les outils afin de configurer des
sous-groupes de stagiaires pour le travail collaboratif, pour enseigner la prononciation grâce à des
Saisie d’écran permettant de voir la disposition
visuelle de la salle de classe virtuelle.
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La chronique « Les innovateurs » présente des membres de l’Équipe de la Défense qui ont fait preuve de grande innovation et d’ingéniosité dans leur milieu de travail. À l’aide de récits vécus, la
chronique illustre les idées innovantes proposées, celles qu’on a mises en œuvre, de même que leur incidence éventuelle sur l’Équipe de la Défense.
Un gouvernement à l’ère analogue ne sera pas
«
en mesure de bien servir une population étant passée
au numérique. »
– Comité consultatif du premier ministre
sur la fonction publique, 2012.
Pour un petit groupe hétéroclite de fonctionnaires et un officier militaire, cette
déclaration a servi d’appel à l’action.
À vos marques, prêts, passez à la
signature numérique! était le titre de la
proposition novatrice du groupe visant
l’investissement dans l’avenir de l’Équipe
de la Défense. En utilisant la technologie
qui existe aujourd’hui pour épargner du
temps précieux et des tracasseries insoutenables sur la bureaucratie déjà
débordée, À vos marques, prêts, passez à
la signature numérique! fait fond sur la
rapidité et l’efficacité du numérique à la
portée du MDN mais qui n’a pas encore
été adopté dans notre quotidien.
L’équipe, composée de la major
Sophie Toupin, du Corps dentaire royal
canadien (CDRC), de Mathieu
Carpentier, du bureau du SMA (S&T),
de Livio Dancea, du bureau de la SMA
(RH Civ), de Karen Lachapelle, du
bureau du SMA (Fin SC) et de David
Lamontagne, du bureau du SMA(Pol)
se sont réunis pour la première fois lors
de l’Op CATALYSEUR du Réseau des
jeunes de la Défense, en mars dernier,
pour échanger des idées et contribuer
au renouvellement de la Défense et à
l’exercice Objectif 2020 du MDN.
« Sortis de divers domaines d’expertise, nous avons été portés à travailler
ensemble, sans même nous connaître
auparavant », explique Livio Dancea,
membre du groupe. « Nous avons trouvé
l’idée du numérique sans vraiment croire
que ça irait quelque part. Lorsque nous
avons présenté notre idée aux autres
groupes à la fin de la séance, on nous a
encouragés à peaufiner notre présentation et c’était parti! Nous qui étions de
purs étrangers, nous nous sommes mis
à accumuler ensemble des heures supplémentaires pendant plusieurs semaines,
afin de nous préparer à présenter notre
exposé de deux minutes au sous-ministre
et au chef d’état major de la Défense. »
Comme l’utilisation de la technologie
augmente et qu’il est nécessaire de faire
en sorte que les opérations du MDN et
des FAC soient aussi efficaces et efficientes que possible, l’équipe axée sur les
objectifs a reconnu que le MDN se dirige
de plus en plus vers des systèmes électroniques. Par contre, l’équipe a remarqué
que très peu d’efforts étaient déployés
pour réduire la dépendance aux documents papier, en raison du besoin de
signer les documents à l’encre. Les signatures numériques, telles que présentées
par l’équipe gagnante de l’Op ASPIRER,
sont la première étape vers la transformation de la façon dont l’Équipe de la
Défense recueille des données, facilite les
processus d’acheminement de travail
électronique de bout en bout et améliore
la gouvernance ministérielle sur les
processus comme les demandes d’activités et de dotation.
Un plan axé sur
l’écologie, l’économie
et l’efficacité
Qu’est-ce qui est en jeu?
Selon la chef d’équipe des signatures
numériques, la Maj Toupin, l’adoption
du nouveau processus permettra au
MDN d’épargner énormément en
ressources humaines et matérielles.
« Lorsqu’on prend du recul et qu’on
songe à tout le travail administratif et au
coût associé dans notre travail quotidien,
c’est incroyable. Nous imprimons des
documents papier pour obtenir des
signatures, et ça coûte de l’argent. Puis,
il y a des coûts environnementaux, qui,
nous le savons tous, ont un certain effet.
Obtenir les signatures et les acheminer
tout en faisant notre travail signifie qu’il
faut demander à des membres du
personnel de talonner les personnes qui
doivent signer, et cela les écarte de leurs
priorités. Les coûts continuent de s’accumuler, dans un cercle vicieux sans fin,
puisque nos processus semblent
augmenter continuellement. »
L’enthousiasme de la Maj Toupin
augmente lorsqu’elle raconte l’anecdote
suivante : « Je suis dentiste militaire et
nous utilisons les signatures numériques
depuis 2007. Lorsqu’un soldat passe à la
clinique pour son examen, nous signons
son dossier de traitement grâce à une
signature numérique, et le dossier est
immédiatement mis à jour, nous n’avons
pas à retourner à notre bureau pour
remplir les formulaires et les signer sur
papier, tout se fait à la clinique. C’est très
rapide, et si le soldat doit partir pour un
exercice le lendemain et qu’il a besoin de
soins dentaires, la clinique locale aura une
copie de son dossier datant de la veille.
Ce que nous voulons, c’est d’étendre ce
processus rationalisé afin d’inclure les
demandes de remboursement des frais de
voyage, les demandes de dotation et d’activités, ainsi que les autorisations de congé
des Forces armées canadiennes. »
Imaginez le temps que vous épargneriez si vous n’aviez pas à vous rendre
jusqu’au bureau de votre patron pour
faire signer votre demande de remboursement de frais de voyage, et que vous
pouviez procéder à la vitesse de l’éclair,
grâce à la technologie des signatures
autorisées présélectionnées!
L’équipe des signatures numérique (de gauche à droite) : Karen Lachapelle,
Mathieu Carpentier, Maj Sophie Toupin, David Lamontagne, Livio Dancea
« Nous avons mis à l’essai un petit
projet pilote à MDN où nous avons
misé sur l’acheminement du travail de
manière électronique », explique
Mathieu Carpentier. « Pour réaliser
quelques tâches communes, nous avons
demandé à des scientifiques qui
travaillent à Suffield, à Toronto et à
Ottawa de s’acquitter, de ces tâches, et
ce qui nous aurait précédemment pris
des semaines à accomplir nous a pris
trois jours à l’aide des signatures numériques. Trois jours! Et maintenant que
de nouveaux militaires et fonctionnaires
nés à l’ère numérique se joignent au
MDN, nous devons miser sur le numérique pour tirer profit de leurs compétences, faute de quoi nous dilapidons les
deniers publics. »
En plus, le cadre politique existe
déjà.
« Les DOAD 6002-8 ont été mises
en œuvre en août 2013 et établissent
comment les signatures numériques
peuvent s’aligner sur le cadre du gouvernement du Canada. C’est la prochaine
étape à l’échelle nationale, et c’est un
projet ambitieux », explique M. Dancea.
Prochaines étapes
Le projet À vos marques, prêts, passez à
la signature numérique! a été choisi
comme proposition gagnante lors de
l’activité #Idéation du RJD, qui visait à
encourager le personnel de tous les
niveaux à proposer des idées pour aider
l’Équipe de la Défense à mieux mener ses
activités. Pour faire suite à sa réussite, À
vos marques, prêts, passez à la signature
numérique! a récemment présenté une
séance de suivi au sous-comité de l’Équipe
du renouvellement de la Défense qui
participera à la mise en œuvre de ce
processus.
« Nous espérons pouvoir faire
en sorte que le projet pilote débute en
avril 2015 », explique M. Dancea.
« Lorsqu’on y pense, explique M.
Carpentier, tout ce que nous faisons, c’est
de faire fond sur l’utilisation de l’infrastructure à clé publique (ICP) en utilisant cette technologie à son plein potentiel. Le système archaïque sur papier
d’antan est maintenant confronté à un
rival supérieur, avec des signatures numériques, et nous croyons qu’en rendant
possible l’acheminement électronique de
bout en bout des flux de travail, notre idée
ouvre la voie à la transformation radicale
du processus de cueillette de données et
à l’amélioration de la capacité des gouvernements au niveau organisationnel. »
À vos marques, prêts, passez à la signature numérique!
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Réseaux portables tactiques
et autoorganisateurs
Il est clair que la parfaite cybersécurité n’existe pas et que des points de communications
centraux peuvent être vulnérables à des attaques. Cependant, les scientifiques se sont
rapprochés d’une solution possible en essayant de répondre à l’une des devinettes sur
la nature : « Comment un banc de poissons se défend-il contre l’attaque d’un requin? »
Comme c’est le cas pour de nombreux
phénomènes naturels complexes
semblables, la réponse à la devinette
repose sur quelques règles simples; notamment, chaque membre du groupe répond
uniquement à son voisin le plus près.
En s’inspirant du comportement auto-organisateur des groupes d’animaux comme
les bancs de poissons ou les volées
d’oiseaux, le professeur Richard Yu de
l’Université Carleton et Helen Tang de
Recherche et développement pour la
défense Canada (RDC) et leurs étudiants
diplômés ont utilisé les percées récentes
en matière d’algorithmes consensuels afin
de concevoir un réseau mobile qui résiste
aux attaques. Les algorithmes consensuels
utilisent un processus de prise de décisions
réparti dans le cadre duquel tous les appareils d’un réseau contribuent aux résultats
des calculs d’une manière semblable à la
règle de la majorité plutôt que d’une
manière traditionnelle selon laquelle une
autorité centrale détermine les résultats
qui sont valides.
« Les soldats canadiens qui travaillent
dans le cadre d’un rôle débarqué ne
peuvent se fier à l’l’infrastructure
existante de communications civiles pour
appuyer leur schéma de manœuvre », a
indiqué le major Janus Cihlar de la
Direction des besoins en ressources
terrestres (DBRT) de l’Armée canadienne. Les soldats sur le terrain, que l’on
appelle des soldats débarqués, ont besoin
de solutions qui s’adaptent aux nouveaux
environnements dynamiques. Les réseaux
centralisés traditionnels comme les tours
de téléphonie cellulaire sont vulnérables
aux points de défaillance uniques si leur
serveur central est compromis par des
dommages matériels ou par une
cyberattaque.
« La plupart des lieux où nous allons
n’ont pas d’infrastructure de communication », a mentionné le major Cihlar.
Les réseaux tactiques souples (RTS),
une expression courante pour les réseaux
spéciaux mobiles (MANET) avancés,
sont protégés contre les cyberattaques et
les défaillances de connexion. Les
MANET sont un type émergent de
réseau sans fil dans le cadre duquel les
appareils mobiles sont branchés selon les
besoins. Ils sont autoformants et autoréparables, permettent la communication
entre les appareils mobiles des pairs sans
s’appuyer sur des ressources centralisées
ou sur une infrastructure fixe comme les
tours de téléphonie cellulaire.
Par exemple, dans un environnement tactique sans infrastructure,
chaque soldat débarqué portant un
appareil mobile branché au réseau
spécial agirait comme point de raccordement, ou « nœud », dans le réseau. À
mesure que les soldats se déplaceraient
vers les nouveaux emplacements, leurs
appareils s’adapteraient afin que les
données puissent se transmettre d’un
appareil à l’autre, autour des bâtiments
et des obstacles qui compromettraient
habituellement le réseau de télécommunications transhorizon. Même si l’un
ou plusieurs des appareils branchés
ne pouvaient établir de communication
ou perdaient la réception, les autres
appareils du réseau pourraient s’adapter
et continuer de communiquer de
manière à maintenir le réseau.
« Les appareils sans fil représentent
l’avenir. Tous les appareils seront reliés
les uns aux autres », a affirmé le professeur Richard Yu lors d’un récent
atelier à l’Université Carleton. Organisé
par RDDC, l’atelier visait à aider les
chercheurs à comprendre les besoins des
Forces armées canadiennes, à obtenir des
commentaires sur les recherches de
RDDC, à échanger des idées et à faciliter
la collaboration future.
Le professeur a aussi fait la mise en
garde suivante : « La sécurité est un
enjeu, et nous devons connaître les
besoins de l’Armée. »
Puisque les MANET n’ont pas de
responsables centraux de la sécurité, les
équipes de recherche élaborent de
nouvelles méthodes de sécurité afin que
chaque appareil du réseau reconnaisse
les autres appareils qui sont fiables, en
calculant les valeurs de confiance
de chaque appareil et en vérifiant leur
identité, entre autres techniques. Afin
de calculer les valeurs de confiance
de chaque appareil, on peut surveiller
leurs activités et les comportements
inhabituels et appliquer les algorithmes
consensuels. Pour vérifier l’identité d’un
appareil, on peut analyser sa signature
radio unique. En effet, en raison des
légères différences entre les micropuces,
une configuration unique est dissimulée
profondément dans le signal de chaque
transmission radio, ce qui signifie
que chaque appareil a ses propres
« empreintes digitales ».
« L’espace de combat moderne est
irrégulier, par rapport à un ennemi axé
sur la technologie, au sein d’environnements urbains ou de terrains complexes »,
a indiqué le major Cihlar.
Avoir recours au nombre pour dominer
les adversaires et les combattre est une
stratégie désuète. « La bataille de l’avenir
est dispersée dans le temps, l’espace et
l’objet », a affirmé le major Cihlar.
« Le combat intelligent et la prise de
décisions plus judicieuses que celles de
l’ennemi sont ce qui permet de remporter
la bataille dorénavant. De petits groupes
se disperseront, et les commandants
pourront ensuite regrouper les informations tactiques et ordonner à leurs
troupes de prendre une décision unifiée
et déterminée afin de rendre un résultat
exécutoire. »
Chaque bataille est différente et
nécessite des capacités souples.
Cependant, chaque nouvelle capacité,
comme les nouvelles radios tactiques
conçues dans le cadre du Projet d’équipement intégré du soldat de l’Armée
canadienne, s’accompagne de nouveaux
défis techniques et liés à l’humain.
« Il y a une limite au nombre
d’hommes et de femmes dans l’Armée,
a indiqué le major Cihlar. Il y a des
limites à ce que chaque soldat peut
accomplir pendant une période donnée;
par conséquent, un nouveau système ne
peut constituer un fardeau pour la charge
cognitive d’un soldat. »
Le major Ryan Grant, officier des
transmissions de la Direction de l’administration du programme de l’équipement du soldat, a souligné l’exigence
relative à la facilité d’utilisation de
l’Armée canadienne.
« On ne veut pas que le soldat
interagisse avec le réseau. Ce n’est pas le
soldat qui facilite le fonctionnement du
réseau, c’est le réseau qui facilite le travail
du soldat, a dit le major Grant. Le soldat
n’a qu’à lancer la communication et à
commencer à utiliser le réseau ». L’équipe
des opérations cybernétiques de RDDC
poursuit son travail relativement aux
techniques de sécurité qui doivent être
intégrées aux réseaux spéciaux afin que
les appareils de l’ennemi ne puissent
prétendre être des appareils « amis » et
intercepter ainsi des informations ou
provoquer des pannes du réseau. Elle
a l’intention de produire un appareil
prototype afin d’évaluer la validité et la
fiabilité des nouvelles techniques.
Un bras robotisé
pour se tenir loin
du danger
La technologie nouvelle génération de véhicules à sentinelle multi-agents tactique
(SMAT) est un exemple éloquent de la capacité de RDDC d’améliorer un système
existant en l’équipant d’une technologie de toute dernière génération afin de
renforcer les capacités des FAC lorsqu’elles enquêtent sur des incidents chimiques,
biologiques, radiologiques, nucléaires et explosifs (CBRNE). Cette technologie
permet de mieux limiter les risques associés et de prendre des décisions éclairées
lorsqu’il s’agit d’intervenir en cas de menace.
Conçu par RDDC et construit conformément au cahier des charges par
Meggit PLC, ce véhicule sophistiqué vient en aide aux FAC au cours des activités
de reconnaissance, de détection des dangers chimiques et radiologiques, de prise
d’échantillons de menaces biologiques, d’enlèvement d’obstacles et de soulèvement
d’objets lourds. Grâce à l’accessibilité intégrée des commandes, les opérateurs
peuvent effectuer leurs tâches du poste de pilotage du véhicule ou à plusieurs
kilomètres de distance grâce au poste de commande au sol.
Capacités d’essais
Deux technologues de RDDC ont effectué les essais de conducteur pour mettre
à l’épreuve la capacité du nouveau véhicule. « Nous avons formé un certain nombre
d’opérateurs des Forces armées canadiennes durant un cours de deux semaines
sur la SMAT », déclare Blaine Fairbrother, qui travaille depuis plusieurs années
à la mise au point de véhicules dotés de SMAT au Centre de recherches de Suffield.
La prochaine génération de SMAT a été livrée de l’Alberta aux FAC en octobre
2013 à l’aide d’un appareil CC-130 Hercules. Peu après, on a commencé à dispenser
de la formation aux opérateurs afin qu’ils puissent mettre les nouveaux véhicules
à l’épreuve.
« Au fil du temps, mais surtout au cours des deux dernières années, des
améliorations considérables apportées aux véhicules ont permis à la nouvelle
génération de SMAT de sortir de l’usine munis de fonctions améliorées et nouvelles »
a fait savoir l’officier supérieur responsable du développement des forces de l’Unité
interarmées d’intervention du Canada (UIIC).
« Nous [les ingénieurs et technologues de RDDC] avons collaboré directement
avec les décideurs et les utilisateurs des FAC afin de pouvoir satisfaire leurs besoins
et nous avons également proposé des améliorations, comme l’ajout d’un bras
robotisé, afin d’améliorer la fonctionnalité du véhicule », explique M. Fairbrother.
Amélioration des capacités
« Bon nombre d’améliorations ont été incluses dans les véhicules de nouvelle
génération de SMAT afin de rehausser les capacités opérationnelles des véhicules,
notamment le bras robotisé multifonctions, la vidéo numérique plutôt qu’analogique, des caméras mieux intégrées permettant l’incrustation, un système d’éclairage
à 360 degrés et un imageur thermique destiné aux opérations de nuit, des fonctions
préréglées facilitant la commande, des antennes de câble à branchement rapide
et un support absorbeur de chocs pour le détecteur chimique afin de limiter les
dommages causés par les vibrations du véhicule. »
« Des opérateurs situés à plusieurs kilomètres peuvent maintenant ouvrir
des portails, soulever des couvercles de regards, ouvrir des portes de véhicules et
entrer dans des bâtiments – quelque chose impossible auparavant. La possibilité
d’enquêter sur des terrains dont les dangers sont inconnus joue un rôle essentiel
à la prise de décisions éclairées lorsque l’on approche un environnement
potentiellement dangereux. Cela permet à l’opérateur de s’approcher, en toute
sécurité, d’objets ou de bâtiments pour les examiner de plus près, ce qui était
impossible par le passé », souligne M. Fairbrother.
Selon l’officier supérieur de l’UIIC, « RDDC excelle pour ce qui est de fournir
une technologie à la fine pointe qui permet de faire prendre les risques à des
machines plutôt qu’à des humains. L’ajout du bras robotisé au SMAT en est un
parfait exemple. Maintenant, nos opérateurs peuvent manipuler des objets à
distance, en toute sécurité. En outre, détecter des menaces CBRNE exige beaucoup
de concentration et les machines ne se laissent jamais distraire ni ne sont sujettes
à la fatigue au cours de missions prolongées.
En ce moment, les techniciens de RDDC sont occupés à tester la version
définitive de la prochaine génération de véhicules SMAT qui sera bientôt livrée
aux FAC. Outre cela, RDDC participe aussi à la mise à l’essai et à l’évaluation
d’autres types de systèmes autonomes commerciaux pouvant répondre à d’autres
besoins opérationnels des FAC.
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Pleins feux sur les gens
Ne ratez pas l’occasion de
vous
exprimer
de l’Équipe de la Défense a été formé et chargé de trouver
des façons de souligner les idées novatrices et de les mettre
en œuvre.
• Une série d’articles intitulée «Les innovateurs» a été créée pour
présenter les membres du personnel qui ont formulé des idées
novatrices.
• De même, le Réseau des jeunes de la Défense a récemment
tenu un événement de type Dans l’œil du dragon dans le cadre
duquel des membres du personnel ont présenté leurs idées à un
comité de hauts dirigeants. Deux idées ont été choisies pour être
mises en œuvre à la suite de cet événement.
• Objectif 2020 visait à obtenir la rétroaction et l’opinion des
membres du personnel en ligne et en personne au sujet de
l’amélioration de la fonction publique. En mai 2014, Destination
2020 a été lancée pour préciser le plan d’action grâce auquel
nous allons concrétiser la vision.
Aider le personnel à orienter sa carrière
Dans le cadre du nouveau Programme de gestion du rendement, la
gestion des talents vise à tirer parti du potentiel des employés selon
leurs connaissances, leurs habiletés, leurs compétences et leurs
aspirations. Le processus cherche à préparer les employés performants
à relever des défis à venir.
Le trop grand nombre d’étapes
d’approbations/la bureaucratie
Trois améliorations importantes sont apportées au RAP du Système
d’évaluation du personnel des Forces armées canadiennes. Celles-ci
Le SAFF offre aux employés civils de l’Équipe de la Défense l’occasion d’exprimer anonymement leur opinion sur le milieu de travail et ce qui compte pour eux. comprennent :
L
a nouvelle édition du Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux
(SAFF) aura lieu sous peu et il est temps que les employés civils
de l’Équipe de la Défense expriment leur opinion.
Statistique Canada administrera le SAFF par voie électronique
du 25 août au 26 septembre. Des mesures ont été implantées en vue
d’assurer que tous les employés pourront se faire entendre, peu importe
où ils se trouvent ou s’ils ont accès à un ordinateur, des copies papier
étant mises à la disposition des gestionnaires de l’ensemble du pays.
C’est l’occasion pour vous d’exprimer votre opinion au sujet du
leadership, de l’effectif et du milieu de travail en général.
L’occasion pour
vous d’exprimer votre opinion
Le SAFF offre aux employés civils de l’Équipe de la Défense
l’occasion d’exprimer anonymement leur opinion sur le milieu de
travail et ce qui compte pour eux. En participant au SAFF, vous
contribuez au mieux-être du milieu de travail et vous aidez notre
organisation à continuer d’offrir un excellent service aux Canadiens.
Afin de veiller à la réussite du sondage, Edison Stewart, SMA
(Affaires publiques), a accepté l’invitation de jouer le rôle de
champion du SAFF pour le MDN et les FAC.
« Le personnel de l’ensemble du gouvernement, et surtout ici à la
Défense, souhaite contribuer à l’amélioration du milieu de travail », dit
M. Stewart. « La réaction à Objectif 2020 et au renouvellement de la
Défense a été inspirante. Je suis très enthousiaste à l’idée de profiter de cet
élan pour continuer d’apporter des améliorations à la Défense et à la
fonction publique dans son ensemble à l’aide du SAFF de cette année. »
Résultats du sondage de 2011
Depuis la publication des résultats du sondage de 2011, des changements ont été apportés pour régler les problèmes signalés.
Les gestionnaires des bases, des unités, des stations et des autres
organisations de la Défense ont consulté les employés pour obtenir
leur aide afin de régler les problèmes cernés dans le SAFF 2011 et de
créer un Plan d’action pour les aborder. En réalité, au cours de l’année
écoulée, les employés ont pris part à plusieurs exercices de renouvellement, dont le renouvellement de la Défense et Objectif 2020. Ce ne
sont là que quelques-unes des initiatives visant à améliorer notre façon
de travailler dans le cadre desquelles nous vous demandons vos idées
sur la meilleure façon d’y parvenir.
Nos réalisations jusqu’à maintenant
Avec le lancement du renouvellement de la Défense, l’Équipe de la
Défense a établi un certain nombre d’initiatives portant sur les questions soulevées dans le SAFF 2011.
Leadership – Améliorer la circulation de
l’information
L’initiative de renouvellement de la Défense 7.3 vise à clarifier la
stratégie de l’ensemble de l’Équipe de la Défense grâce à la communication d’une vision claire et convaincante de l’objectif de l’organisation, des moyens qu’elle prendra pour y parvenir et de ce que cela
signifie pour son effectif. Des activités en cours actuellement ont pour
but de garantir que tous les membres du personnel connaissent leur
rôle et reçoivent de l’information claire, concise et facile à comprendre.
Certaines des activités suivantes assureront la réussite en matière de
leadership :
• Un nouvel espace intranet de l’Équipe de la Défense est mis au
point dans le but de communiquer toutes les initiatives de
changement (renouvellement de la Défense, Objectif 2020, le
complexe Carling, la modernisation des ressources humaines
civiles et militaires, etc.).
• Un groupe de travail composé de représentants de l’ensemble
de l’Équipe de la Défense a été formé et chargé de discuter de
méthodes de clarification de la stratégie de l’ensemble de l’ED
et de mettre ces méthodes en œuvre.
• Des trousses d’outils pour les gestionnaires supérieurs et intermédiaires sont mises au point dans le but de communiquer les
changements et de garantir que des messages uniformes sont
transmis aux membres de l’Équipe de la Défense à l’échelle du
pays. Ces trousses d’outils devraient être prêtes au début de
l’automne 2014.
• Un nouvel espace intranet pour la haute direction est mis au
point. Cet espace consacré à la direction permet aux membres
de l’Équipe de la Défense de se faire une idée claire de la vision
et de l’orientation des dirigeants de la Défense.
Créer des occasions propices à l’innovation
et à l’initiative
Parallèlement, l’initiative de renouvellement de la Défense 8.2 vise
à souligner l’ingéniosité de première ligne. Les activités liées à
l’innovation ont déjà commencé dans l’ensemble de l’Équipe de la
Défense, et elles donnent des résultats encourageants :
• Un groupe de travail composé de représentants de l’ensemble
Un membre des FAC aide à établir
un record mondial
• les RAP ne sont plus nécessaires pour le grade de lieutenant/enseigne de vaisseau de 1re classe;
• tout membre peut choisir l’option d’exemption du RAP
annuel, indiquant qu’il désire conserver son grade actuel à
court ou à long terme;
• deux parties importantes du RAP, la partie 4 « rendement »
et la partie 5 « potentiel », doivent maintenant être présentées sous forme de puces plutôt que sous forme de paragraphes descriptifs.
Prochaines étapes
Une fois que les résultats du sondage seront connus, au début de 2015,
les hauts dirigeants de la Défense s’adresseront aux employés et créeront
leur propre plan d’action relatif au SAFF pour aborder les principales
préoccupations, tout en veillant que nous continuons de maîtriser les
activités déjà réussies. C’est pour cette raison qu’il importe que tous
les membres civils de l’Équipe de la Défense répondent au sondage,
afin qu’on puisse aborder leurs préoccupations. C’est l’occasion pour
vous d’exprimer votre opinion sur ce que nous pouvons faire mieux
— prenez la parole!
Pour de plus amples renseignements sur le processus du SAFF,
consultez la page intranet du Sondage auprès des employés, à l’adresse
suivante : dt-ed.mil.ca.
Comment assurons-nous la confidentialité de vos renseignements?
Statistique Canada assure la protection de l’information pendant
la collecte des données :
• en utilisant un site Web sécurisé et réservé aux fins de sondage;
• en exigeant que les employés utilisent un identificateur unique
pour accéder au sondage;
• en s’assurant que les données sont chiffrées de manière sécuritaire durant le transfert.
L’identité des répondants est également protégée lorsque les
résultats sont diffusés :
• en communiquant les résultats du SAFF sous forme de données
compilées;
• en supprimant l’information de petits groupes de répondants.
Pour le major Serge Faucher, un coureur qui a participé à cinq reprises à ce genre d’événement dans le groupe d’âge
M50 (50-54 ans), cette année, la compétition présentait un défi additionnel. Les Championnats canadiens des maîtres en
athlétisme extérieurs se sont tenus les 12 et 13 juillet 2014 au stade d’athlétisme de l’Université de Toronto.
En juin, Paul Osland, athlète ayant participé aux Jeux olympiques de 1988, a demandé au major Faucher de participer
à la course de relais de 4 x 800 mètres. Leur but était de battre le record mondial pour la course en plein air dans la
catégorie M50. Le temps à battre, 8:39:01 minutes, était détenu par une équipe australienne depuis 2011.
Le résultat était 8:36:39 minutes, ce qui était un temps impressionnant et battait de près de trois secondes l’ancien
record dans des conditions chaudes, humides et venteuses.
« Je ne pouvais pas manquer cette occasion d’essayer de battre un record mondial quand Paul m’a demandé de me
joindre à l’équipe le mois dernier », a déclaré le major Faucher. « Il est assez difficile de trouver quatre coureurs âgés de
50 à 54 ans au Canada qui sont en mesure de courir à cette vitesse, qui ne sont pas blessés et qui peuvent tous se trouver
au même endroit le même jour. Les Championnats canadiens des maîtres en athlétisme étaient la parfaite occasion de le
tenter. »
Après avoir battu le record en plein air, l’équipe a hâte de voir quels sont les autres exploits dont elle est capable.
Le record pour la course de relais à l’intérieur de 8:32:95 minutes est détenu par une équipe américaine depuis 2005,
et le major Faucher et le restant de l’équipe ont l’intention d’essayer de le battre durant la saison de course intérieure,
qui aura lieu en février ou mars 2015.
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Pleins feux sur les gens
30
ans de reconnaissance
de service méritoire
U
La
La Croix du service
méritoire représente un outil
puissant servant à reconnaître
les réussites militaires
exceptionnelles.
ne fois que le Canada a cessé d’utiliser les distinctions honorifiques
du Commonwealth britannique
pendant les années qui ont suivi la Seconde
Guerre mondiale, il se retrouva sans
méthodes officielles pour reconnaître le
service distingué ou méritoire, civil ou
militaire. La création de l’Ordre du Canada
en 1967 et de l’Ordre du mérite militaire
en 1972 a constitué une importante amélioration. Cependant, les deux ordres
servaient principalement à reconnaître le
mérite à long terme et ne convenaient pas
à la reconnaissance d’actions précises.
Le 11 juin 1984, la Reine a créé la
Croix du service méritoire, une distinction qui est un échelon sous l’Ordre
du mérite militaire et qui reconnaît les
réalisations exceptionnelles à court
terme.
Toutefois, il était bientôt évident
que le niveau unique de la Croix manquait de souplesse. La Médaille du
service méritoire et le volet civil de la
Croix du service méritoire et de la
Médaille du service méritoire ont donc
été créés en 1991.
Contrairement à l’Ordre du mérite
militaire, l’admissibilité à la Croix du
service méritoire ne tient pas compte
du grade et du niveau de responsabilité
du candidat potentiel. C’est ouvert à
tous les grades, et le seul critère est le
mérite. La Croix du service méritoire
a donc été décernée à des membres du
personnel de tous les rangs depuis sa
création. Néanmoins, puisque cette
distinction est souvent remise pour
reconnaître le leadership opérationnel
et stratégique, elle a été offerte plus
souvent aux militaires hauts gradés.
Depuis sa création il y a 30 ans,
205 Croix du service méritoire ont été
décernées, et cette distinction est
demeurée fidèle à ses critères originaux
visant à reconnaître le mérite exceptionnel à court terme.
Seulement cinq lauréats ont reçu
une deuxième Croix du service méritoire, qui est indiquée par une barre
sur la décoration originale, tandis que
neuf personnes ont obtenu la Croix
du service méritoire et la Médaille du
service méritoire.
L’astronaute canadien Chris
Hadfield est la seule personne qui a
obtenu la Croix du service méritoire
dans la division civile et militaire.
Seulement une distinction a été
remise à un membre de la Première
réserve, soit le Brigadier-général Gary
O’Brien, pour son service en
Afghanistan.
Les titulaires d’une nomination
honorifique ont été admissibles pour
obtenir la Croix du service méritoire
depuis sa création, cependant, seulement un d’entre eux l’a remporté, la
comtesse Mountbatten de Birmanie
en 1997. Elle est aussi, par coïncidence,
la seule femme à obtenir cette
distinction.
Les membres des forces alliées sont
admissibles depuis 1990, et les premières présentations de cette distinction ont eu lieu peu de temps après
cette date, et visaient à reconnaître le
service réalisé pendant la guerre du
Golfe. Depuis, 38 Croix du service
méritoire (19 pour cent de la totalité
des distinctions) ont été remises à des
seule carte
et de voile », a expliqué le Cmdre Watson.
L’initiative de la carte 1FC ne représente que l’un des
nombreux programmes en évolution offerts par l’intermédiaire
des Services de bien-être et moral pour appuyer les communautés
militaires.
dont vous avez besoin
L
a carte 1FC est la seule carte dont vous avez besoin pour
accéder aux programmes, aux services et aux récompenses des
Services de bien-être et moral des Forces canadiennes (SBMFC)
au sein de la communauté militaire canadienne, forte d’un million
de membres.
Le commodore Mark Watson, directeur général des Services
de bien-être et moral des Forces canadiennes, a affirmé qu’il souhaite
que le million de personnes qui sont admissibles se procurent la
nouvelle carte 1FC et l’utilisent régulièrement.
« Lorsqu’on additionne les membres de la Réserve, de la Force
régulière, les personnes à charge et les anciens militaires, cela fait
plus d’un million de personnes que nous pouvons soutenir. Selon
la situation qu’elles vivent, certaines personnes ont besoin de
beaucoup de soutien, d’autres moins », a expliqué le Cmdre Watson.
La carte 1FC regroupe les fonctions de plusieurs cartes en une
seule. On peut actuellement s’en servir pour obtenir des rabais
dans plus de 3000 magasins partout au Canada, en Australie, en
Europe et aux États-Unis. La carte remplace ainsi la carte du
membres des forces alliées. Parmi
celles-ci 30 ont été décernées à des
Américains, et les autres ont été
remises à des Français, des Polonais,
des Allemands et des Britanniques.
La Croix du service méritoire
représente un outil puissant, mais
aussi souple, servant à reconnaître
les réussites militaires exceptionnelles réalisées sur une période limitée et déterminée, qu’il s’agisse de
cinq minutes ou de cinq ans. Les
critères sont généraux et permettent
la reconnaissance du mérite exceptionnelle dans diverses situations,
qui ne se limitent pas aux opérations
outre-mer.
Maintenant que les opérations
en Afghanistan ont pris fin, les membres du Comité consultatif sur les
décorations des Forces canadiennes
espèrent voir des nominations qui
maintiennent les normes élevées de
mérite ainsi que des nominations qui
sont plus représentatives de la
démographie et des activités globales
des Forces armées canadiennes.
Programme de reconnaissance des FC, le programme de rabais
officiel de la communauté des Forces armées canadiennes. Elle
remplace également la carte du Club XTra de CANEX, qui
permet d’accumuler des points dans les magasins des Économats
des Forces canadiennes (CANEX).
Le Cmdre Watson mentionne qu’il aimerait que la carte 1FC
puisse être également utilisée pour l’adhésion aux activités sportives des PSP, aux programmes et aux services de conditionnement
physique et de loisirs dans les bases et les escadres du pays.
« Dans l’avenir, la carte 1FC devrait confirmer l’accès aux
mess et à des activités spéciales, comme les clubs de golf, de curling
Les cartes 1FC sont disponibles pour de nombreuses
personnes de la communauté militaire canadienne.
• Les membres des Forces armées canadiennes et leur
famille
• Les vétérans et leur famille, y compris les familles d’un
militaire décédé
• Les membres d’une armée étrangère qui servent actuellement au Canada et leur famille
• Les employés des centres de ressources pour les familles
des militaires
• La Gendarmerie royale du Canada
• Les colonels honoraires
• Les membres du personnel actuels des Fonds non
publics, des Forces armées canadiennes et les fonctionnaires du ministère de la Défense nationale
• Les membres du personnel retraités des Fonds non
publics touchant une rente et leur famille.
Pour plus d’informations, consultez le site web des SBMFC
au www.cfmws.com/fr.
Sondage sur la santé et le style de vie :
Si vous faites partie des « heureux élus »
qui ont été sélectionnés afin de remplir le
Sondage sur la santé et le style de vie,
l’avez-vous fait?
Mené tous les quatre ou cinq ans et
rempli par des participants de la Force régulière et de la Première réserve qui sont sélectionnés de manière aléatoire, le Sondage sur
la santé et le style de vie (SSSV) sert à déterminer les besoins en santé des FAC.
Ne paniquez pas si une vague de
remords s’abat sur vous : vous êtes encore
à temps pour remplir le sondage. Que
vous soyez parti dans le cadre d’un
déploiement ou une instruction, ou que
vous procrastiniez tout simplement, vous
avez jusqu’au septembre 30 pour le faire.
Chaque réponse est importante. Afin
de formuler les meilleures recommandations sur la santé, il nous faut obtenir les
commentaires de tous les participants.
Sans un taux de participation élevé, les
résultats ne correspondront pas à l’état
de santé général des FAC. Même si vous
pensez que votre état de santé actuel ne
représente pas votre état de santé normal,
nous avons besoin de vous. Chaque participant se trouve dans une phase différente
de son état de santé et nous avons donc
besoin d’obtenir les réponses de tous les
militaires, qu’ils soient en forme, en
mauvaise santé ou en transition, afin de
fournir des renseignements valides sur la
santé des FAC.
N’oubliez pas que le sondage est
entièrement anonyme et que seuls les
comportements groupés font partie du
rapport. Aucun résultat individuel ne sera
jamais rendu public.
Si vous avez perdu votre sondage ou
l’avez-vous fait?
s’il est tombé par inadvertance dans la
corbeille du recyclage, communiquez avec
nous et nous vous enverrons une autre
copie avec plaisir. Votre sondage
comprend des renseignements importants
qui permettront d’orienter les activités du
MDN afin d’améliorer les programmes
et les services de santé pour tous les
membres des FAC. Nous comptons sur
vous!
Pour de plus amples renseignements
sur le SSSV de 2013-2014 HLIS, veuillez
consulter le CANFORGEN 126/13.
Si vous avez des questions ou si vous
souhaitez recevoir une autre copie du
sondage, veuillez communiquer avec
Barbara Strauss, coordonnatrice du
sondage, par courriel ([email protected] Chaque réponse est importante. Afin de formuler les meilleures recommanCMP [email protected]) ou par télé- dations sur la santé, il nous faut obtenir les commentaires de tous les
phone (613-945-6600, poste 3340).
participants.
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La
Un élève-officier réussit
d’expert :
Porter un appareil
à la cheville blessée!
Q : Il y a quatre mois, je me suis foulé la cheville droite
en jouant au basketball. Ma cheville a beaucoup enflé et
marcher a été douloureux pendant plusieurs mois. J’ai suivi
des traitements de physiothérapie qui ont beaucoup aidé et
je peux maintenant courir sans douleur. Mon physiothérapeute me dit que ma cheville est stable, mais j’ai peur que
si je recommence à jouer au basketball, je me blesserai à la
cheville une nouvelle fois et causerai plus de dommages.
Est-ce qu’un appareil orthopédique pour la cheville réduirait
le risque de me blesser à nouveau ou cela va-t-il uniquement
affaiblir ma cheville?
Merci, Std Panier
R : Cher Std Panier :
Les entorses à la cheville sont parmi les blessures de sport
les plus fréquentes. Nombre de personnes les considèrent
à tort comme des blessures relativement mineures au même
titre qu’un claquage musculaire. Les chevilles sont en fait
des structures extrêmement complexes et les blessures à
ces jointures peuvent causer des problèmes à long terme.
Se fouler la cheville est la façon la plus fréquente de se faire
une entorse à la cheville, mais cela peut également arriver
en fléchissant la cheville vers l’intérieur ou en retombant sur
les pieds d’une certaine hauteur. Dans les trois cas, les ligaments qui sont censés tenir la cheville ensemble subissent
plus de stress qu’ils ne devraient et cela se traduit par des
ligaments foulés, distendus ou complètement déchirés. La
gravité des dommages subis déterminera combien de temps
prendra le rétablissement et s’il y aura des conséquences à
long terme.
Dans votre cas, même si la cheville se porte beaucoup mieux,
il faudra environ neuf mois pour que les ligaments blessés
redeviennent aussi forts qu’avant la blessure. Pour cette
raison, je recommande que vous portiez un appareil orthopédique à la cheville lorsque vous participerez à des activités
qui sont une source de stress latéral pour votre cheville – les
sports comme le basketball, le soccer, le tennis et le hockeyballe. À condition de ne porter l’appareil orthopédique qu’à
ces types d’activités, les structures qui forment votre cheville
ne s’affaibliront pas.
En résumé : la meilleure façon de régler les problèmes
d’entorse à la cheville est de les prévenir. On peut y arriver
en renforçant les muscles qui supportent la cheville, en
améliorant votre équilibre et en améliorant vos habiletés
sportives précises. Des études ont également révélé que
porter un appareil orthopédique à la cheville lors de la participation aux sports qui sont une cause de stress pour les
ligaments des chevilles réduira le risque de blessure éventuelle. C’est vrai, que vous vous soyez déjà foulé la cheville
ou non. Je vous souhaite beaucoup de plaisir à la prochaine
saison de basketball.
de distance de fer
Les militaires et les civils membres de l’Équipe de la défense sont
reconnus pour leur amour du sport, des défis et des exploits athlétiques.
L’élève-officier (Élof) Jean-Charles Viens ne fait pas exception. En
juin dernier, il a participé à un triathlon de distance de fer à Dartmouth,
en Nouvelle-Écosse.
Sur la voie du conditionnement
physique
Les efforts du triathlète ont débuté en 2006 lorsque ses compagnons
d’équipage ont inscrit une équipe de trois membres au défi du conditionnement physique de la Marine. Il devait nager la portion de
300 m du triathlon super sprint comportant 300 m de nage, 6,5 km
de vélo cross-country et 2 km de course. La natation n’a jamais été
son fort, mais l’équipe a réussi et s’est bien classée. Cette activité
annuelle a encore lieu chaque année et elle a été renommée à la
mémoire du M 2 Craig Blake en hommage aux contributions du
cycliste et triathlète passionné. Le maître de 2e classe Craig Blake a
été le premier marin de la Marine canadienne à tomber au combat
en Afghanistan.
L’Élof Viens utilisait régulièrement sa bicyclette pour se rendre
au travail. Mais, à part s’entraîner aux poids et haltères pour le plaisir,
il ne s’était jamais spécialement entraîné pour un triathlon. De fait,
il a commencé à courir en 2010 seulement pour améliorer sa santé
après avoir cessé de fumer.
« J’ai commencé par courir jusqu’au panneau d’arrêt de ma rue
puis en revenir (environ 80 m) avant de faire des poids et haltères.
À l’époque, [si] vous m’aviez dit que je serais un jour capable de
courir une distance de 5 km, j’aurais ri de vous! »
Se fixer des objectifs
Il a graduellement augmenté la distance
qu’il courait et s’est donné comme
objectif de relever le défi M 2 Craig
Blake seul, mais un horaire chargé à
bord du navire et un déploiement ont
retardé son entraînement. Pour se
motiver et se préparer au
triathlon, il s’est inscrit au
camp de développement
régional de l’Atlantique
de 2012 à Shearwater, en
N.-É. Cet entraînement
intensif de trois jours lui
a donné la confiance nécessaire pour participer au
— Dr Darrell Menard, MD diplômé en médecine du sport
KEEPING THE DEFENCE TEAM HEALTHY
La réponse ci-dessus provient de l’équipe Énergiser les
Forces. Envoyez toute question connexe à +Internal
Communications [email protected](PA)@Ottawa-Hull. Seules
les questions retenues feront l’objet de chroniques
subséquentes.
Jean-Charles Viens à la fin d’une
course de 226 km. Il a terminé en
troisième position pour son groupe
d’âge.
TENIR L’ÉQUIPE DE LA DÉFENSE EN BONNE SANTÉ
triathlon/duathlon de distance sprint (750 m, 20 km et 5 km) de la
Marine la même année. Encouragé par ses résultats, l’Élof Viens s’est
fixé de nouveaux objectifs et a continué sur cette voie. « À long terme,
je prévoyais continuer à m’entraîner et à participer à un triathlon de
distance olympique et à un demi-marathon avant la fin de 2013, à
un triathlon de demi-distance de fer et à un marathon en 2014, et à
une épreuve de distance de fer en 2015 pour mon 45e anniversaire. »
Il a entrepris la course de distance de fer du Dartmouth Epic en juin
avec un plan en tête et s’est classé en bonne 16e place. « Ce qu’on éprouve
est super. [La course était] difficile, mais je crois sincèrement que réussir
un super sprint ou un sprint est à la portée de tous. J’invite tous les gens
à l’essayer au moins une fois dans leur vie. Pas besoin d’équipement
spécial, considérez l’épreuve comme un simple entraînement. »
L’Élof Viens réduira sous peu son entraînement pour suivre des
cours à l’Université St. Mary’s en septembre, mais il ne croit pas avoir
mis un point final à sa carrière de triathlète : « Je prévois déjà y revenir
lorsque mon entraînement comme officier sera achevé. On se revoit
en 2018! »
Pour améliorer votre santé et votre bien-être,
consultez le site Énergiser les forces.
L’Élof Viens sort de l’eau.
Ensuite, il termine la
portion cyclisme de
180 km et paraît en
pleine forme, au
après les 32 km de
la portion marathon
du triathlon épique
de Dartmouth,
en N.-É.
PHOTOS : Marathon-photos.com
Des conseils
un triathlon
The M
ple Leaf
La
The M
ple Leaf
13
Septembre 2014, volume 17, numéro 8
La
Événements historiques
BS 2 Div CA célèbre son
100e anniversaire
Victoire des soldats
canadiens après la
battaille de la crête
de Vimy, Avril 1917.
Première Guerre mondiale
Un assassinat perpétré dans la capitale
serbe de Sarajevo, en juin 1914, passa pratiquement inaperçu au Canada. Très peu de
Canadiens s’attendaient à ce que cet incident mène à une guerre, et encore moins
aux nombreux sacrifices que le Canada
serait appelé à faire. Pourtant, la Première
Guerre mondiale allait changer le monde
tel qu’ils le connaissaient, et l’on peut dire
que c’est réellement sur les champs de
bataille de l’Europe que le Canada, en tant
que nation, est né.
Les jours précédant
la déclaration de
guerre
PHOTO : Bibliothèque et Archives Canada
En Europe, à l’été 1914, règne une atmosphère de danger et les relations internationales entre les deux camps armés sont très
tendues. Les grandes puissances européennes forment deux camps qui
s’opposent : la Triple-Alliance (Allemagne,
Autriche-Hongrie, Italie) et la TripleEntente (France, Russie, Grande-Bretagne).
Tous les ingrédients sont réunis pour que
l’étincelle produite par un petit incident
international se transforme en gigantesque
brasier. Aussitôt qu’éclate le coup de feu
fatidique, il est impossible de faire marche
arrière.
En effet, le 28 juin 1914, l’archiduc
François-Ferdinand, héritier du trône
austro hongrois, est assassiné par un nationaliste serbe. L’Autriche-Hongrie,
persuadée que le gouvernement serbe a
trempé dans le complot et soutenue par
l’Allemagne, lance un brutal ultimatum à
la Serbie; cette dernière, bien qu’accédant
à pratiquement toutes les revendications,
se voit déclarer la guerre par une AutricheHongrie nourrissant des visées expansionnistes. La situation s’envenime. La Russie
se mobilise. L’Allemagne demande des
promesses de paix à la Russie et à la France.
Divertissement
Ne les recevant pas, elle déclare la guerre
à la Russie et, deux jours plus tard, à la
France. Cette dernière se tourne alors vers
la Grande-Bretagne pour obtenir du
soutien.
Bien que la Grande-Bretagne ne soit
pas contrainte par un traité officiel de
soutenir la France en cas de guerre, Sir
Edward Grey, secrétaire d’État aux
Affaires étrangères, avait conclu une
entente informelle avec les Français. Il
existe toutefois une vive opposition au sein
du cabinet britannique quant à la participation du pays à une guerre européenne.
Mais, le 30 juillet 1914, le chancelier allemand, Theobald von Bethmann-Hollweg,
présente une proposition qui demande
à la Grande-Bretagne de rester neutre,
ainsi qu’une indication de l’intention de
l’Allemagne de violer les frontières neutres
de la Belgique. S’il est garant de la neutralité de la Belgique, ce document ne change
pas grand-chose à l’attitude adoptée par
le gouvernement britannique.
Puis, le 4 août, l’Allemagne, marchant
contre la France, envahit la Belgique restée
neutre. La Grande-Bretagne lance alors à
l’Allemagne un ultimatum lui intimant de
retirer ses troupes et lui rappelant le traité
de 1839 qui garantit la neutralité de la
Belgique, traité que l’Allemagne a également signé. L’ultimatum, resté lettre morte,
expire le 4 août, à minuit : la GrandeBretagne est en guerre. Or, le Canada l’est
également en raison de son statut juridique
de dominion britannique, ce qui laissait
les décisions en matière de politique étrangère dans les mains du parlement
britannique.
Le Canada se mobilise
et se joint au combat
Les Canadiens d’un océan à l’autre manifestent leur appui envers la mère patrie. Le
premier ministre Robert Borden,
demandant à la nation de
donner le meilleur d’elle même,
propose l’aide de son pays à la
Grande-Bretagne, qui accepte.
On donne alors aussitôt
l’ordre de mobiliser un corps
expéditionnaire.
Le Canada, dont l’armée
régulière ne compte que
3 110 hommes et dont la marine
est embryonnaire, est mal
préparé pour s’engager dans un
conflit mondial. Le ministre de
la Milice et de la Défense,
Sam Hughes, reçoit l’ordre du premier
ministre Borden de recruter et d’entraîner
une armée pour servir à l’étranger. Alors,
de Halifax à Vancouver, des milliers de
jeunes Canadiens affluent dans les centres
de recrutement. En l’espace de quelques
semaines, plus de 32 000 hommes se
trouvent rassemblés au camp Valcartier,
et, en octobre 1914, le premier contingent
du Corps expéditionnaire canadien s’embarque pour l’Angleterre, formant le plus
important convoi n’ayant jamais traversé
l’Atlantique. Fait également partie de ce
convoi un contingent de Terre-Neuve, qui
est toujours une colonie britannique indépendante. On avait suggéré que le
contingent terre-neuvien soit intégré au
Corps expéditionnaire canadien, mais la
proposition a été poliment, mais fermement rejetée.
Une fois en Angleterre, les Canadiens
subissent un long hiver lugubre à
s’entraîner dans la boue et la bruine des
plaines de Salisbury. Puis, au printemps
1915, on les juge prêts à aller au front.
Le premier contingent canadien à
arriver en France est le Princess Patricia’s
Canadian Light Infantry, qui avait été
formé au début de la guerre avec d’anciens
soldats de l’armée régulière britannique.
Les « Princess Pats » débarquent en France
en décembre 1914 avec la 27e division
britannique et prennent part aux combats
près de Saint-Éloi et au Bois du Polygone,
sur le saillant d’Ypres.
Au début du mois de février 1915, la
1re Division canadienne atteint la France et
est initiée à la guerre de tranchées par des
vétérans de l’armée britannique. Après un
bref entraînement, la Division prend en
charge une section de la ligne de front dans
la région d’Armentières, dans les Flandres
françaises. Ses rêves de gloire militaire
s’évanouissent rapidement au contact de la
saleté, de la maladie et de la mort.
La participation du Canada à la
Première Guerre mondiale et les sacrifices
qu’il a consentis tout au long de ce conflit
a changé son histoire, lui permettant
d’acquérir une plus grande indépendance.
En effet, pour la première fois dans l’histoire, les forces canadiennes combattent en
tant qu’entité distincte, d’abord sous le
commandement d’un Britannique, puis
sous celui d’un Canadien d’origine.
À la fin de la guerre, le nombre total
de victimes canadiennes s’élevait à 67 000
morts et 25 000 blessés, sur une force expéditionnaire de plus de 620 000 hommes.
Bagotville qui ont effectué un survol
au-dessus des deux navires amarrés
aux pieds du majestueux Château
Frontenac.
Journée
portes ouvertes
Le grand public de la région de Québec
a eu l’occasion de rencontrer les militaires et les employés civils qui œuvrent
à la Base Valcartier lors de la journée
portes ouvertes. Il s’agissait de la
première fois depuis 1997 que la Base
Valcartier ouvrait ses portes au grand
public. Plus de 9 000 visiteurs se sont
présentés pour cette journée festive et
familiale.
La fin des célébrations a été
marquée par le dévoilement d’un monument commémoratif du 100e anniversaire qui sera au cœur des festivités des
anniversaires à venir. En effet, une
capsule temporelle regroupant des
lettres, des insignes et des fanions
provenant de chacune des unités de
Valcartier a été insérée à l’intérieur du
monument dans le but d’être ouverte
dans 50 ans. Pour le commandant de
la BS 2 Div CA Valcartier, le colonel
Hercule Gosselin, le monument
commémoratif représente la contribution collective aux festivités du
150e anniversaire de la Base Valcartier.
« Une autre page de l’histoire de la
Base Valcartier vient d’être tournée avec
le dévoilement du monument commémoratif du 100e anniversaire de la Base.
Ce monument est un hommage à nos
prédécesseurs, et aussi un legs unique
que nous faisons aux générations
futures de militaires et civils qui nous
succéderont. Les objets insérés dans la
capsule temporelle contribueront à
perpétuer les traditions militaires et
alimenteront les festivités en lien avec
le 150e anniversaire », a mentionné le
colonel Gosselin.
PHOTO : Cpl N.Tremblay
Le Canada et le début de la
La Base de soutien de la 2e Division
du Canada Valcartier (BS 2 Div
CA,Valcartier), créée en août 1914
alors que le Canada entrait dans la
Première Guerre mondiale, a récemment célébré son 100e anniversaire.
Plusieurs activités ont permis à la
communauté militaire ainsi qu’au
grand public de retourner dans le passé
pour redécouvrir la contribution significative de la Base Valcartier au patrimoine militaire de la région de Québec.
Sous le thème Valcartier d’hier à
aujourd’hui 1914 -2014, un livre retraçant les 100 ans d’histoire de la Base
Valcartier a été lancé, et une exposition
permanente a été dévoilée au Centre
des sports. Aussi, afin de rendre
hommage aux quelque 35 000 soldats
canadiens qui ont été déployés
outre-mer à l’automne 1914, plus de
300 militaires ont pris part à une
marche commémorative de 30 kilomètres au mois de juin dernier, entre
la Base Valcartier et le Port de Québec.
« Pour moi, faire cette marche
représentait une façon de rendre
hommage aux soldats canadiens qui
sont partis du Camp Valcartier à
l’automne 1914 pour se rendre en
Europe. Ils sont partis sans savoir quand
ils reviendraient », a mentionné le
Lieutenant Trudeau, un des marcheurs.
À leur arrivée au Port de Québec,
les militaires marcheurs ont été chaleureusement accueillis par la foule
présente avant de monter à bord du
NCSM Athabaskan et du navire américain USS Oak Hill, tous deux présents
à Québec dans le cadre du Rendezvous naval pour une brève cérémonie,
lors de laquelle chacun des marcheurs
se sont vu remettre un médaillon
commémoratif pour les féliciter de leur
participation à cette marche. Les
membres des FAC ont ensuite pu voir
deux avions CF-18 de la 3e Escadre de
Regroupés sur le pont du NCSM Athabaskan, des militaires de Valcartier qui
ont pris à part à la marche commémorative, observent un CF-18 Hornet en vol.
PHOTO : Cpl N.Tremblay
PHOTO : Bibliothèque et Archives Canada
Un hommage à nos prédécesseurs et un legs
aux générations futures
Le Col Hercule Gosselin, commandant de la BS 2 Div CA Valcartier,
le Bgén Simon Hébert, Commandant adjoint de la 2e Division du Canada
et le Col Dany Fortin, commandant du 5e Groupe-brigade mécanisé du
Canada, déposent la capsule temporelle contenant des lettres, des insignes
et des fanions de toutes les unités de la Base Valcartier à l’intérieur du
monument commémoratif du 100e anniversaire.
The M
ple Leaf
La
The M
14
Septembre 2014, volume 17, numéro 8
ple Leaf
La
Une mare ou un
océan?
Il y a quelques mois de cela, vous avez déménagé dans un
nouveau quartier à l’autre bout de la ville, et vos enfants
fréquentent une garderie qui se trouve assez près de votre
nouvelle demeure. Récemment, vous avez vu Ted, un militaire
récemment revenu d’Afghanistan, venir chercher l’un des autres
enfants. Vous savez cela parce que vous avez parlé avec sa
conjointe à quelques reprises, alors qu’elle déposait leur fils
le matin.
Lorsque vous êtes arrivé aujourd’hui, Ted criait après l’une des mères au sujet de la
nécessité de contrôler son enfant. Il lui disait de façon très agressive de « tenir son petit
monstre loin de son fils ». Il a ensuite fait entrer son garçon dans la voiture — mais sans
l’asseoir dans le siège d’auto — et il est parti furieux en faisant crisser ses pneus.
La mère à qui il s’en était pris était passablement ébranlée, et elle semblait avoir été
très intimidée par son langage corporel agressif. En fait, tout le monde était plutôt choqué.
La gestionnaire de la garderie s’est excusée en indiquant que Ted « … n’est pas le même
depuis son retour d’Afghanistan ». Elle a indiqué qu’ils avaient eu une discussion sérieuse
avec lui et son épouse.
« Comme c’est triste », pensezvous, puisqu’ils ont un bambin
adorable. Vous savez où Ted
travaille, et vous êtes en outre au
courant des problèmes de santé
mentale qui peuvent découler des
déploiements. Or, vous ne savez
pas que faire.
Points à prendre
en considération :
•D
evriez-vous parler à Ted, même si la seule pensée de le faire vous effraie?
•D
evriez-vous parler à son épouse? Ou à l’un de ses collègues que vous connaissez?
À son patron?
• S i vous êtes un employé civil, cela aurait-il une incidence sur votre réaction face à
la situation?
• Si vous êtes un membre des FAC (habillé en civil au moment de l’incident), qu’est-ce
qui constituerait une réaction ou mesure appropriée?
Il est parfois utile de faire la distinction entre les « dilemmes éthiques » et les « dilemmes
d’intégrité ». S’il est difficile de juger des mesures qui sont meilleures que d’autres sur le
plan éthique, c’est que nous avons un dilemme éthique. Par contre, si nous sommes certains
des mesures qui sont meilleures que les autres (comme ne pas s’en mêler), mais qu’il est
tentant de ne rien faire et que, sur le plan psychologique, cela représente une option réelle,
nous sommes alors aux prises avec un dilemme d’intégrité. Dans ce dernier cas, vous,
l’observateur, pourriez tourner les talons. Cependant, la situation décrite semble en être une où, dans l’intérêt de tous,
une bonne intervention s’impose et où ne rien faire ne
serait pas préférable sur le plan éthique. La question
devient alors : quelles interventions sont plus susceptibles de permettre d’atteindre le but visé, en minimisant autant que possible l’hostilité à l’égard de
l’intervenant?
Envoyez vos commentaires à [email protected]
gc.ca, de même que vos suggestions de futurs scénarios liés à
l’éthique. Pour plus d’informations sur le Programme d’éthique
de la Défense, veuillez visiter leur site web.
Parti pêcher :
Trouver un peu de tranquillité
pour l’esprit et le corps
Des vétérans blessés des Forces armées canadiennes de la section nationale du Project Healing
Waters Fly Fishing Canada participent à un atelier sur le lancer à la mouche sur la rivière Ottawa.
Les passionnés de la pêche de tout le pays se préparent
à se rendre à l’un des milliers de lacs et de ruisseaux
du Canada afin de souligner la Semaine nationale de
la pêche. L’Armée canadienne encourage cette fête
et tient à saluer un programme de pêche conçu pour
venir en aide aux militaires en service actif et aux
anciens militaires qui se rétablissent de leurs blessures
subies au service de leur pays.
Le projet des eaux curatives de Fly Fishing
Canada (Project Healing Waters Fly Fishing
Canada, PHWFFC) est un programme conçu pour
faciliter les efforts de réhabilitation de tous les militaires, nouveaux et anciens. « Pour favoriser la
guérison physique et mentale, on fait appel à la
pêche à la mouche et à d’autres activités connexes
sans frais », explique André Baril, coordinateur
de projet de la région Ottawa-Gatineau et ancien
membre du Royal 22e Régiment. « Au cours
de l’année, le projet organise des séances sur les
rudiments de la pêche à la mouche, le lancer de la
ligne et des leçons sur la façon de nouer les mouches
à la soie. Ces séances s’adressent aux débutants ainsi
qu’à ceux qui possèdent une certaine expérience de
la pêche à la mouche. »
Kurt Grant, un ancien sergent de l’Armée canadienne et participant au projet PHWFFC, explique
ce que le projet lui a apporté. « J’avais une vision de
ce que je voulais faire de ma vie, mais on m’a enlevé
les moyens de réaliser cette vision. » Il a entendu
parler du projet lors d’une réunion d’un groupe de
soutien social aux victimes de stress opérationnel.
« Pourquoi ne pas essayer? », s’est-il dit. Kurt s’est
donc rendu à Ottawa et a participé à une clinique.
« Le concept du programme est tout à fait exceptionnel. La pêche à la mouche exige que vous vous
concentriez sur ce que vous faites, ce qui vous distrait
de vos autres préoccupations. Plus vous passez de
temps à la pêche, plus vous devenez calme. »
Le capitaine de corvette Carol Bateman, elle aussi
participante au PHWFFC, présente son point de vue
sur le projet: « À mon avis, l’un des aspects les plus
intéressants du programme repose sur le concept
suivant : une activité semble difficile jusqu’à ce que
vous l’essayiez. Pour une personne blessée ou malade,
tout semble exiger un grand effort. Il faut déployer
beaucoup d’énergie simplement pour effectuer les
tâches quotidiennes ou se lever et sortir chaque jour.
La pêche à la mouche m’a rappelé qu’il est possible
d’obtenir de bons résultats avec peu d’efforts. »
Grâce à des commanditaires, à quelques enthousiastes et à des alliances avec des gens de partout au
pays, des sections sont actuellement en activité en
Colombie-Britannique, en Alberta, au Québec, en
Ontario, au Nouveau-Brunswick et en NouvelleÉcosse. L’organisation du PHWFFC travaille
en partenariat avec le Programme de soutien social
aux blessés de stress opérationnel, les Centres
intégrés de soutien du personnel, la Légion royale
canadienne, le programme Sans limites, Wounded
Warriors Canada, des clubs de pêche à la mouche
et des commanditaires locaux et régionaux.
« Ce projet nouveau et novateur peut aider nos
militaires sur le chemin de la guérison », souligne
le lieutenant-général Marquis Hainse, commandant
de l’Armée canadienne. « Nous sommes reconnaissants envers ce programme et ses bénévoles, qui
donnent à nos militaires l’occasion de voir plus loin
que leurs blessures et qui les encouragent à prendre
confiance en leurs moyens en apprivoisant un
nouveau passe-temps thérapeutique. »
Pleins feux sur l’éthique au sein du
MDN et des FAC : retour du Sondage
de l’éthique de la Défense
Saviez vous que cela fait près de 15 ans que l’Équipe de la Défense participe à une série de sondages
anonymes visant à mesurer les perceptions liées à l’éthique en milieu de travail?
Ce septembre, on procèdera au lancement du Sondage sur l’éthique de la Défense (SED) de 2014.
Cette cinquième édition du SED permettra de recueillir des données tirées d’échantillons aléatoires
représentatifs du personnel du MDN et des FAC, y compris les Réserves. Les personnes choisies
pour participer recevront une invitation à l’automne. Ce sondage rigoureux aide l’organisme à mieux
comprendre ses propres forces, faiblesses et l’évolution des tendances en ce qui concerne le climat
éthique perçu.
Selon Mme Deanna Messervey, conceptrice principale du sondage à la Direction générale –
Recherche et analyse (Personnel militaire) (DGRAPM), l’édition 2014 explorera le climat éthique,
les risques éthiques et les perceptions relatives aux conditions organisationnelles qui encouragent les
comportements éthiques. Les résultats du sondage serviront aussi dans le cadre de collaborations
internationales en recherche qui, de leur côté, pourraient permettre au MDN de tirer davantage de
conclusions des résultats tout en permettant, encore une fois, d’accroître la visibilité de la Défense
sur la scène mondiale dans ce domaine de recherche.
Le sondage de cette année parrainé par le PED, est aussi le plus convivial jusqu’à maintenant.
En effet, il sera possible d’y répondre à partir de n’importe quel ordinateur branché à Internet (bien
qu’il demeure toujours possible d’y répondre en format papier, sur demande) et de l’imprimer pour
permettre aux répondants de réfléchir aux questions hors ligne s’ils le souhaitent. Il sera aussi possible
de sauvegarder le sondage partiellement rempli s’il s’avère impossible de le terminer en une seule
session en raison de contraintes de temps.
Si vous avez été choisi au hasard pour participer au sondage, rappelez vous que chaque réponse
compte. Ainsi, les participants sont appelés à encourager leurs pairs et leurs subalternes à remplir le
sondage s’ils sont aussi sélectionnés. Les résultats du sondage seront ensuite communiqués le mois
suivant la clôture du sondage.
Photo : André Baril
Le Programme d’éthique de la Défense
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ple Leaf
La
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Septembre 2014, volume 17, numéro 8
Des essais révèlent que les nouvelles cuisines
de campagne sont prêtes à
PHOTO : Vivier Lefebvre
nourrir les troupes
Vue du couloir intérieur central de la cuisine roulante, où les cuisiniers préparent et servent le repas du soir. À gauche, on peut voir le comptoir
d’aliments froids, un cabinet-réchaud, ainsi qu’un bout de la table de préparation des aliments. À l’arrière, un cabinet où l’on range le matériel, un
panneau de commande de l’équipement pour abri, ainsi que l’alarme incendie et les détecteurs de fumée et de gaz carbonique (plus à droite).
Finalement, à droite, on voit les tables à vapeur et la grille, chacune comprenant 2 brûleurs, en dessous, et des pare-éclaboussures.
U
C’est formidable de voir à l’œuvre la
“
cuisine pleinement équipée
”
.
– Adj Stéphane Charron
bureau de la D Svc Alim, pendant l’activité
de trois jours, était composée du matelot de
1re classe Jonathan Dulude, de Valcartier, du
caporal chef Steven Moxham, d’Edmonton,
du Cplc Adrian McDonald, de Petawawa, et
de la Cplc Sandra Hargrove, de Gagetown.
L’exercice de validation représentait la
dernière étape avant que les 35 cuisines soient
livrées aux bases du pays, à l’automne 2014.
La cuisine est aménagée dans un conteneur
d’expédition standard, dotée de panneaux latéraux ouvrables et peut facilement être transportée à l’aide d’un camion ou d’une remorque.
Elle comprend de l’équipement moderne dont
certaines composantes précisément conçues
pour s’insérer dans un espace restreint et clos
tout en répondant à des exigences
rigoureuses.
PHOTO : Vivier Lefebvre
ne nouvelle cuisine de campagne de l’Armée,
capable de nourrir 250 personnes à la fois,
a reçu l’une des meilleures critiques possible
lors de ses derniers essais au Polygone de Connaught
et centre d’entraînement élémentaire des Forces
armées canadiennes (FAC), lorsque la lieutenant
colonel Julie Johnson, directrice des Services d’alimentation (D Svc Alim), a lancé « On dirait que cette
cuisine a été conçue par des cuisiniers! ».
Une équipe de cuisiniers des FAC des quatre coins du Canada a monté et démonté facilement la structure de 6,3 mètres par 4,4 mètres
plusieurs fois, en guise d’entraînement et pour
valider les instructions du manuel. L’équipe,
dirigée par l’adjudant Stéphane Charron, du
Il faut environ deux heures pour monter ou
démonter l’unité. La conception a été testée en
fonction du bruit et de la qualité de l’air, ainsi
qu’en cas de collision ferroviaire ou de la chute
du conteneur.
« C’est formidable de voir à l’œuvre la
cuisine pleinement équipée. J’avais peine à
croire tout ce que les ingénieurs lui faisaient
subir pendant les essais. C’est la preuve de sa
durabilité », rapporte l’Adj Charron.
La génératrice diésel de 17,5 kW de la cuisine de campagne sert à faire fonctionner un
poste de cuisson pour une casserole, un poste
de grillage à deux brûleurs, une table à vapeur
à deux brûleurs et deux fours. Son aménagement comprend des aires séparées de préparation, de cuisson et de services et comprend des
cuisinières, l’eau courante et des génératrices.
« L’élégance de cet aménagement découle
de l’ingéniosité qui réussit à faire entrer tout
l’équipement dans un espace restreint lorsque
les murs sont fermés en vue du transport, puis
d’installer les lieux, pour ensuite démonter la
cuisine et la remettre dans son état de transport
initial, explique Daniel Hébert, gestionnaire
de projet. L’ordre du démontage est crucial
pour installer l’équipement de façon à éviter
les dommages pendant le transport sur route
ou sur rails. »
« Par contre, le véritable test, le seul qui
compte, est celui des unités de campagne qui utiliseront cette nouvelle cuisine », ajoute M. Hébert.
Les nouvelles cuisines font partie du projet
de Système de véhicule de soutien moyen
(SVSM), qui a vu le jour en juin 2006, dans le
cadre duquel les FAC ont acquis des camions
de transport logistique pour assurer le soutien
lors des exercices et des opérations, en transportant le personnel, l’équipement et les fournitures – y compris les cuisines – là où on en a
le plus besoin. La première cuisine de campagne
sera livrée à la Garnison Petawawa.
La cuisine de campagne est l’un des 28 abris
différents que le projet de SVSM distribue cette
année et qui seront utilisés à différentes fins,
dont des bureaux météorologiques, des postes
de commandement, des centres de soins médicaux d’unité et des ateliers.
Le Cplc Steven Moxham, de la 1re Ambulance de campagne d’Edmonton, et l’Adj Stéphane Charron, de la Direction des Services d’alimentation d’Ottawa, démontent l’équipement non nécessaire
pendant le déploiement d’une escadre dans des abris.
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