Travail Processus pour la mise en œuvre des exigences réglementaires en matière d’ergonomie

Travail Processus pour la mise en œuvre des exigences réglementaires en matière d’ergonomie
Des milieux de travail équitables, sécuritaires et productifs
Travail
Processus pour la mise en œuvre
des exigences réglementaires
en matière d’ergonomie
LT-245-07-11
Ce document est offert sur demande en médias substituts (gros caractères, braille, audio sur cassette, audio sur DC, fichiers
de texte sur disquette, fichiers de texte sur DC ou DAISY) en composant le 1 800 O-Canada (1-800-622-6232). Les personnes
qui utilisent un téléscripteur (ATS) doivent composer le 1-800-926-9105.
© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, 2011
PDF
Nº de cat. : HS24-88/2011F-PDF
ISBN : 978-1-100-96560-4
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les droits de reproduction, veuillez communiquer avec Travaux publics et
Services gouvernementaux Canada (TPSGC) par téléphone au 613-996-6886, ou par courriel à l’adresse suivante :
droitdauteur.copyright@tpsgc-pwsgc.gc.ca.
Processus pour la mise en œuvre
des exigences réglementaires
en matière d’ergonomie
Avis au lecteur
La partie II du Code canadien du travail traite de la santé et de la sécurité au
travail. Cette partie a pour objet de « prévenir les accidents et les maladies liés à
l’occupation d’un emploi sous la compétence fédérale ». La partie II du Code et le
Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail connexe, traitent, entre
autres, de la question de l’ergonomie.
Le présent guide est conçu pour aider les employeurs, les membres d’un comité
d’orientation ou d’un comité local, ou les représentants en matière de santé et de
sécurité, à comprendre le Règlement en ce qui concerne l’ergonomie.
En vertu de la partie XIX du Règlement intitulée Programme de prévention des
risques l’employeur est responsable d’élaborer et mettre en œuvre un programme
de prévention des risques professionnels, y compris ceux liés à l’ergonomie, dans
le lieu de travail qui comporte les éléments suivants :
•
le plan de mise en œuvre;
•
la méthode de recensement et d’évaluation des risques;
•
le recensement et l’évaluation des risques;
•
les mesures de prévention;
•
la formation des employés;
•
l’évaluation du programme.
Ce guide vous permettra de mieux comprendre les exigences réglementaires.
Avis au lecteur
MODULE 1
Guide sur la prévention
des lésions musculo-squelettiques
Guide sur la prévention
des lésions musculo-squelettiques
De nombreux risques en milieu de travail peuvent mener à des lésions
professionnelles. La Partie XIX du Règlement canadien sur la santé et la sécurité
au travail renferme un programme de prévention des risques à l’intention des
employeurs relevant de la compétence fédérale. En décembre 2007, la Partie XIX
(connue sous le nom de Règlement sur le programme de prévention des risques) a
été modifiée pour inclure les risques liés à l’ergonomie qui peuvent causer des
lésions musculo-squelettiques.
Une lésion musculo-squelettique (LMS) est une lésion ou un trouble du système musculosquelettique. Le système musculo-squelettique comprend les muscles, les tendons, les
vaisseaux sanguins, les ligaments, les nerfs, les articulations, les vertèbres et les tissus mous.
D’autres termes courants sont utilisés pour désigner les lésions
musculo-squelettiques :
•
Maladies musculo-squelettiques (MMS);
•
Troubles musculo-squelettiques (TMS);
•
Microtraumatismes répétés (MTR);
•
Blessures musculo-squelettiques (BMS);
•
Lésions attribuables au travail répétitif (LATR).
Le présent guide ne traite pas des lésions musculo-squelettiques causées
directement par les incidents suivants :
•
Tomber, glisser ou trébucher;
•
Être coincé par un objet ou heurter quelque chose;
•
Être pris dans ou sur quelque chose;
•
Avoir un accident de la route.
Les risques qui peuvent entraîner des LMS sont habituellement liés aux exigences
physiques au travail. Par exemple, les employés peuvent se blesser dans les cas
suivants :
•
Soulever ou pousser des charges qui exigent une force excessive;
•
Tendre le bras ou se pencher dans une posture contraignante;
•
Être longtemps dans la même position;
•
Répéter maintes fois les mêmes mouvements et avoir peu d’occasions de
se reposer ou de reprendre des forces.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
1
L’application des principes d’ergonomie permet d’éliminer ou de réduire de tels
risques.
L’ergonomie est l’étude scientifique de la relation entre les gens et leur milieu de travail dans
la perspective d’améliorer la sécurité, faciliter l’exécution des tâches et accroître l’efficacité.
Dans les lieux de travail relevant de la compétence fédérale, les LMS représentent
environ 30 pour cent de toutes les lésions approuvées aux fins d’indemnisation.
Ces lésions causent des douleurs et des souffrances considérables aux employés.
Elles coûtent également cher aux employeurs en indemnisations et autres
dépenses engagées lorsque des employés doivent prendre congé.
L’incidence des LMS dans un lieu de travail donné peut être beaucoup plus élevée
ou faible que la moyenne, selon des facteurs comme l’efficacité du programme de
santé et de sécurité, ainsi que le type de travail réalisé dans ce lieu de travail.
La mise en œuvre de bonnes stratégies de prévention des LMS aidera à réduire le
nombre de LMS et les coûts des employeurs.
Les coûts des employeurs liés aux LMS sont les suivants :
Frais liés aux assurances
•
Couvertures;
•
Suppléments de primes liées à la mauvaise santé et au faible rendement en
matière de sécurité.
Charges salariales
•
Salaire des employés le jour de leur lésion;
•
Indemnités des employés en arrêt de travail pour cause de lésion;
•
Salaire des employés de remplacement.
Coûts administratifs
•
Formation et orientation des employés de remplacement;
•
Enquêtes et rapports sur les lésions;
•
Temps nécessaire pour remplir les formulaires et rédiger les rapports
exigés par les organismes gouvernementaux et les assureurs.
Production, qualité des services ou qualité des produits inférieures
•
Absence d’employés expérimentés;
•
Interruption de la production pendant la recherche et la formation des
employés de remplacement;
•
Affectation d’employés travaillant sur une chaîne de production à d’autres
tâches, comme mener des enquêtes sur les situations comportant des risques.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
2
Perte de ventes
•
Atteinte à la réputation;
•
Répercussions négatives sur le moral du personnel;
•
Mauvais climat de travail.
Un employeur qui réussit à prévenir les LMS ne devra pas gaspiller des
ressources financières précieuses pour assumer ces coûts.
L’employé
•
Perte de capacité physique de l’employé.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
3
Objectif du guide
L’objectif du Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS) est
d’aider les milieux de travail à mettre en place un processus de prévention des
LMS efficace et qui satisfera aux exigences du Règlement sur le programme de
prévention des risques (RPPR) ayant trait aux risques liés à l’ergonomie.
L’article applicable du Règlement figure dans chaque section à titre de référence.
Ce guide comprend aussi des pratiques exemplaires d’élaboration et de mise en
œuvre d’un programme de prévention des LMS. Les mots « devrait » et
« recommandé » sont utilisés lorsqu’il est question de ces pratiques exemplaires.
Certains lieux de travail disposent déjà d’un programme de prévention des LMS.
Dans ces cas, ce guide peut servir à évaluer si le programme satisfait à toutes les
exigences du Règlement concernant les risques liés à l’ergonomie. Il pourrait
aussi attirer l’attention sur les aspects du programme qui peuvent être améliorés.
Pour les lieux de travail qui n’ont pas encore un programme de prévention des
LMS, ce guide peut servir de feuille de route pour élaborer et mettre en œuvre un
programme conforme aux exigences réglementaires.
Ce guide ne traite que des aspects du programme de prévention des risques
propres aux risques liés à l’ergonomie. Il n’aborde pas les aspects comme la
tenue de registres et l’évaluation périodique du programme de formation des
employés qui s’appliquent à tous les risques.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
4
Prévention des LMS – Pour commencer
Afin que les efforts de prévention des lésions musculo-squelettiques donnent des
résultats durables, les lieux de travail doivent adopter une approche de
programme. Le Règlement sur le programme de prévention des risques (RPPR)
définit les principes généraux applicables à l'élaboration et à la mise en œuvre
d'un tel programme.
Article 19.1 du Règlement
L’employeur, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le
représentant et avec la participation du comité ou du représentant en cause, élabore et met en
œuvre un programme de prévention des risques professionnels, en fonction de la taille du lieu
de travail et de la nature des risques qui s’y posent, et en contrôle l’application. Ce programme
comporte les éléments suivants :
•
•
•
•
•
•
le plan de mise en œuvre;
la méthode de recensement et d’évaluation des risques;
le recensement et l’évaluation des risques;
les mesures de prévention;
la formation des employés;
l’évaluation du programme.
Le paragraphe (1) s’applique à tout lieu de travail placé sous l’entière autorité de l’employeur
ainsi qu’à toute tâche accomplie par un employé dans un lieu de travail ne relevant pas de son
autorité, dans la mesure où la tâche en cause en relève.
En vertu du Règlement, le programme doit être élaboré, mis en œuvre et surveillé
« en consultation avec » le comité d’orientation et « avec sa participation ». (En
l’absence d’un comité d’orientation, l’employeur est censé faire appel au comité
local ou au représentant en matière de santé et de sécurité.)
De plus, le programme doit comporter les éléments suivants :
•
Plan de mise en œuvre;
•
Méthode de recensement et d’évaluation des risques;
•
Recensement et évaluation des risques;
•
Mesures de prévention;
•
Formation des employés;
•
Évaluation du programme.
La première étape est d’établir un plan de mise en œuvre qui comprend tous ces
éléments, organisés d’une manière logique qui facilitera le processus.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
5
Le paragraphe 19.3(1) du Règlement exige que plusieurs sources d’information
soient prises en compte dans l’élaboration de la méthode. Pour s’assurer que
l’information tirée de ces sources est pertinente et permettra d’améliorer
l’efficacité du programme, les employés devraient recevoir leur formation au
début du processus de mise en œuvre. Cette formation s’adresse entre autres aux
personnes chargées des inspections, comme les membres du comité local.
L’organigramme de la page 9, intitulé Programme de prévention des risques liés
à l’ergonomie, donne un aperçu du processus de mise en œuvre recommandé dans
ce guide.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
6
Plan de mise en œuvre
Article 19.2 du Règlement
L’employeur doit :
•
•
•
élaborer un plan de mise en œuvre qui fait état de l’échéance de chacune des étapes
de l’élaboration et de la mise en œuvre du programme de prévention;
contrôler le déroulement de la mise en œuvre des mesures de prévention;
vérifier à intervalles réguliers l’échéancier prévu au plan de mise en œuvre et, au
besoin, le modifier.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de prévention, l’employeur veille à ce que les
risques liés à l’ergonomie soient recensés et évalués et à ce qu’ils soient éliminés ou réduits,
conformément au paragraphe 19.5(1), autant qu’il est raisonnablement possible de le faire et
que toute personne désignée pour recenser et évaluer les risques liés à l’ergonomie ait reçu la
formation et l’entraînement nécessaires.
Le plan de mise en œuvre du programme de prévention des LMS doit comprendre
les éléments suivants, dans l’ordre recommandé suivant :
ÉTAPE 1 :
Processus de consultation et de participation du comité
d’orientation (ou du comité local ou du représentant en matière
de santé et de sécurité) au cours de chaque étape du programme.
ÉTAPE 2 :
Formation des employés et des membres du comité local.
ÉTAPE 3 :
Méthode de recensement et d’évaluation des risques.
ÉTAPE 4 :
Recensement et évaluation des risques.
ÉTAPE 5 :
Mesures de prévention.
ÉTAPE 6 :
Évaluation du programme.
Le plan de mise en œuvre doit établir un calendrier d’exécution pour chaque
phase d’élaboration et de mise en œuvre du programme. Ce calendrier doit être
réaliste. Comme le programme de prévention des risques liés à l’occupation d’un
emploi n’a jamais compris la prévention des LMS, quelques années pourraient
être nécessaires avant que tous les risques liés à l’ergonomie ne soient décrits.
La dimension et la complexité des lieux de travail ainsi que d’autres priorités au
chapitre de la santé et de la sécurité seront des facteurs qui auront une incidence
sur le temps requis. Si la plupart des employés d’un lieu de travail exécutent à peu
près les mêmes tâches, la mise en œuvre du programme et des mesures pour
contrer les risques liés à l’ergonomie pourrait exiger moins de temps.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
7
Le plan de mise en œuvre doit être surveillé périodiquement pour veiller à ce que
le processus ne prenne pas de retard. Si, pour des raisons imprévues, les
calendriers d’exécution du plan de mise en œuvre ne peuvent être respectés, il
pourrait être nécessaire de les modifier.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
8
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
9
Étape 1 : Consultation et participation
Le Code canadien du travail, Partie II et le Règlement canadien sur la santé et la
sécurité au travail sont fondés sur un système de responsabilité interne. Dans le
cadre d’un tel système, l’employeur travail en collaboration avec des représentants
du personnel pour repérer les risques professionnels et réduire ces risques pour les
employés. Cela signifie que l’employeur doit consulter le comité d’orientation (en
l’absence d’un comité d’orientation, le comité local ou un représentant en matière
de santé et sécurité) et solliciter sa participation à toutes les étapes d’élaboration, de
mise en œuvre et de surveillance du programme de prévention des LMS.
Par conséquent, et pour plusieurs raisons, les membres du comité local qui
participent au programme sur le lieu de travail doivent avoir une bonne
connaissance des principes de prévention des LMS. D’abord, ils pourront
contribuer plus efficacement à l’élaboration et à la mise en œuvre du programme
de prévention des risques. En second lieu, ces connaissances les aideront
lorsqu’ils devront participer aux demandes de renseignements, aux enquêtes, aux
études et aux inspections concernant les risques liés à l’ergonomie. L’information
recueillie au moyen de ces activités doit être prise en compte dans l’élaboration de
la méthode de recensement et d’évaluation des risques.
Afin d’assurer la réussite du programme, il est donc recommandé que les
membres du comité participant au processus reçoivent une formation qui leur
permettra d’assumer leurs responsabilités de façon professionnelle. Les membres
du comité devraient :
• Comprendre le plan de mise en œuvre;
• Être capables de recenser les risques liés à l’ergonomie en milieu de
travail afin de participer aux enquêtes sur les LMS, aux inspections sur les
lieux de travail et à d’autres tâches similaires;
•
•
Comprendre les risques liés à l’ergonomie et être en mesure d’effectuer
une évaluation de base de ceux-ci afin de pouvoir remplir leurs fonctions
efficacement en tant que membres du comité;
Bien connaître le système utilisé par les employés pour signaler les LMS
et les risques liés à l’ergonomie en milieu de travail.
Si les membres du comité sont également chargés d’effectuer des évaluations
détaillées des risques, ils doivent recevoir une formation sur les méthodes utilisées
dans de tels cas.
Enfin, il faut s’assurer que les membres du comité sont bien renseignés sur les
risques liés à l’ergonomie et sur la prévention des LMS, pour une troisième
raison : l’employeur peut ensuite les charger d’enseigner aux employés des
notions d’ergonomie conformément à l’article 19.6 du Règlement.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
10
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
11
Étape 2 : Formation des employés
Article 19.6 du Règlement
L’employeur offre à chaque employé une formation en matière de santé et de sécurité qui porte
notamment sur les éléments suivants :
a) le programme de prévention mis en œuvre aux termes de la présente partie pour
prévenir les risques à l’égard de l’employé, notamment la méthode de recensement et
d’évaluation des risques et les mesures de prévention qui ont été prises par l’employeur;
b) la nature du lieu de travail et des risques qui s’y posent;
c) l’obligation qu’a l’employé de signaler les éléments mentionnés aux alinéas 126(1)g)
ou h) de la Loi et celle de faire rapport au titre de l’article 15.3;
d) les dispositions de la Loi et du présent Règlement.
L’employeur offre la formation :
a) chaque fois qu’il a accès à de nouveaux renseignements sur les risques dans le lieu de
travail;
b) peu de temps avant que l’employé soit affecté à une nouvelle tâche ou qu’il soit exposé
à un nouveau risque.
L’employeur révise le programme de formation et, au besoin, le modifie :
a) au moins tous les trois ans;
b) chaque fois que les conditions relatives aux risques sont modifiées;
c) chaque fois qu’il a accès à de nouveaux renseignements sur les risques dans le lieu de
travail.
Chaque fois que l’employé reçoit la formation, l’employeur et l’employé attestent par écrit que
la formation a été offerte ou reçue, selon le cas.
L’employeur tient, sur support papier ou informatique, un registre de la formation reçue par
chaque employé et le conserve pendant les deux ans qui suivent la date à laquelle l’employé
cesse d’être exposé à un risque.
Le Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques est
offert par le Programme du travail pour aider les employeurs à enseigner aux
employés des notions d’ergonomie axées sur la prévention des LMS. Il aborde les
sujets suivants :
•
Les exigences réglementaires propres aux risques liés à l’ergonomie;
•
L’approche de programme pour la prévention des LMS;
•
Les éléments du programme de prévention des LMS;
•
Les risques courants liés à l’ergonomie en milieu de travail;
•
La responsabilité des employés de signaler les risques liés à l’ergonomie.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
12
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
13
Étape 3 : Méthode de recensement et d’évaluation des risques
Article 19.3 du Règlement
(1) L’employeur élabore une méthode de recensement et d’évaluation des risques en tenant
compte des documents et renseignements suivants :
a) tout rapport d’enquête de situation comportant des risques;
b) le registre de premiers soins et le registre de lésions légères;
c) les programmes de protection de la santé dans le lieu de travail;
d) tout résultat d’inspection du lieu de travail;
e) tout élément signalé par l’employé au titre des alinéas 126(1)g) ou h) de la Loi et tout
rapport fait par l’employé au titre de l’article 15.3;
f) tout rapport, toute étude et toute analyse de l’État ou de l’employeur sur la santé et la
sécurité des employés;
g) tout rapport présenté sous le régime du Règlement sur les comités de sécurité et de
santé et les représentants;
h) le registre des substances dangereuses;
i) tout autre renseignement pertinent.
(2) La méthode de recensement et d’évaluation des risques comporte les éléments suivants :
a) la marche à suivre et l’échéancier pour recenser et évaluer les risques;
b) la tenue d’un registre des risques;
c) l’échéancier de révision et, au besoin, de modification de la méthode.
Documents et renseignements clés
En vertu du Règlement, la méthode de recensement et d’évaluation des risques
doit tenir compte de certains documents et renseignements clés.
1.
Méthode de recensement et d’évaluation des risques
[alinéa 19.3(1)a)] :
Afin que les renseignements contenus dans ces rapports soient pertinents, les
enquêtes doivent être menées par des personnes qui connaissent les risques liés à
l’ergonomie, ainsi que les problèmes et les lésions qui peuvent être causés par une
exposition à ces risques.
Les membres du comité local qui participent à ces enquêtes doivent donc recevoir
la formation et l’entraînement nécessaires. Le Programme du travail offre aux
employeurs qui ont besoin d’assistance un Guide pour les enquêtes relatives à des
lésions musculo-squelettiques.
2.
Résultats d’inspection du lieu de travail [alinéa 19.3(1)d)]
Encore une fois, afin que les renseignements contenus dans les rapports d’inspection
soient utiles dans ce processus, les inspections doivent être menées par des personnes
qui savent comment reconnaître et évaluer les risques liés à l’ergonomie.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
14
Les membres du comité local qui participent à ces inspections doivent donc
recevoir la formation et l’entraînement nécessaires. Les employeurs qui le
souhaitent peuvent utiliser le Guide général pour le recensement des risques liés à
l’ergonomie offert par le Programme du travail.
Certains risques liés à l’ergonomie sont associés à des mouvements tels que
soulever et tendre, ainsi que l’exécution de mouvements répétitifs. De la même
manière, des activités de la vie courante sont bonnes pour la santé lorsqu’elles
sont menées de façon modérée.
Pour faciliter le recensement adéquat des risques sur les lieux de travail, le Guide
général propose certains paramètres d’évaluation de base :
•
Ampleur (« dans quelle mesure »);
•
Durée (« pendant combien de temps »);
•
Fréquence (« combien de fois »).
Dans la plupart des cas, ce niveau de recensement et d’évaluation est suffisant
pour en arriver à des mesures de prévention.
3.
Éléments déclarés par les employés [alinéa 19.3(1)e)]
Les employés doivent signaler à l’employeur de tout ce qui pourrait comporter
des risques pour leur santé ou leur sécurité ou celles des autres.
Parfois, des employés remarqueront eux-mêmes des risques potentiels dans leur
environnement ou constateront l’apparition de signes ou de symptômes de LMS.
La formation offerte à l’étape 2 devrait accroître la sensibilisation sur les lieux de
travail et permettre aux employés de reconnaître les situations qui peuvent poser
des risques.
Lorsqu’un employeur essaie de déterminer les postes qui exigent des mesures de
prévention ou une évaluation approfondie des risques, il peut adopter une
approche proactive et demander aux employés de faire des propositions. Pour
aider les employeurs, le Programme du travail offre un guide intitulé Grille
d’évaluation de l’employé sur les risques liés à l’ergonomie.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
15
Il est important que les employés sachent que leurs déclarations et
propositions ne sont qu’une source parmi plusieurs autres sources
d’information prises en compte pour déterminer les tâches ou les postes
qui doivent faire l’objet d’une évaluation des risques ou de mesures de
prévention.
Fixer les priorités
Dans la plupart des lieux de travail, peu de ressources sont accessibles, il est
donc utile de définir un processus de recensement des tâches pour lesquelles
l’application de mesures de prévention est la plus urgente. Les situations où les
employés souffrent déjà de LMS ou signalent des signes ou des symptômes de
LMS devraient être prioritaires. Les lieux de travail devraient mettre en place un
système pour établir l’ordre de priorité des tâches auxquelles il faut appliquer des
mesures de prévention, selon les situations particulières qui leur sont propres.
Une fois que l’ordre de priorité a été établi, les tâches devraient être évaluées une
à une afin que des mesures de prévention puissent être prises afin de réduire les
risques pour les employés, autant qu’il est raisonnablement possible de le faire.
Les critères suivants permettent de déterminer ce qui est raisonnablement
possible :
•
Le nombre d’employés concernés;
•
La disponibilité des options et de la technologie pour réduire les risques;
•
La gravité des risques comparée au coût des mesures de prévention.
Les responsables de lieux de travail qui n’ont jamais eu recours à un programme
de prévention des LMS constateront qu’un grand nombre de risques liés à
l’ergonomie doivent être évalués. La meilleure approche est de les examiner un à
la fois, en ordre de priorité, à un rythme qui tient compte de la gravité des risques,
du nombre d’employés concernés et d’autres questions de santé et de sécurité
traitées en même temps sur le lieu de travail.
L’employeur d’un lieu de travail peut choisir certaines tâches auxquelles il est
possible d’appliquer des mesures, pour montrer leur engagement envers la
prévention des LMS. Il s’agit de cas où les mesures de prévention à prendre pour
un certain risque lié à l’ergonomie sont évidentes et où l’efficacité de celles-ci a
été prouvée auparavant sur ce lieu de travail ou d’autres lieux de travail
semblables. Lorsque cette situation se présente, il est possible d’accélérer le
processus et de passer de l’étape 3 (Méthode) à l’étape 5 (Mesures de prévention).
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
16
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
17
Étape 4 : Recensement et évaluation des risques
Article 19.4 du Règlement
L’employeur recense et évalue les risques professionnels, y compris ceux liés à l’ergonomie,
conformément à la méthode élaborée aux termes de l’article 19.3 et en tenant compte des
éléments suivants :
a) la nature de l’acte répréhensible;
a.1) dans le cas de risques liés à l’ergonomie, tout facteur lié à l’ergonomie tel que :
i) les exigences physiques des tâches, le milieu de travail, les méthodes de travail et
l’organisation du travail ainsi que les circonstances dans lesquelles les tâches
sont exécutées;
ii) les caractéristiques des matériaux, des biens, des personnes, des animaux, des
choses et des espaces de travail ainsi que les particularités des outils et de
l’équipement;
b) le niveau d’exposition des employés au risque;
c) la fréquence et la durée de l’exposition des employés au risque;
d) les effets, réels ou potentiels, de l’exposition sur la santé et la sécurité des employés;
e) les mesures qui ont été prises pour prévenir le risque;
f) tout élément signalé par l’employé au titre des alinéas 126(1)g) ou h) de la Loi et tout
rapport fait par l’employé au titre de l’article 15.3;
g) tout autre renseignement pertinent.
Facteurs liés à l’ergonomie
De nombreux facteurs doivent être pris en considération dans le processus de
recensement et d’évaluation des risques. Voici certains facteurs liés à l’ergonomie
qui peuvent causer des LMS ou y contribuer. Lorsqu’un employé est exposé à
deux de ces facteurs ou plus en même temps, le risque de lésion est plus élevé.
a)
Exigences physiques au travail
Les principaux facteurs qui imposent des exigences physiques à un employé sont
la force, les positions fixes ou inadéquates, les tensions par contact et les gestes
répétés.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
18
La force :
La force est l’effort exercé par les employés pour effectuer le travail. Tout travail
exige un certain niveau de force et dans la plupart des cas le travail peut être
accompli sans effets nuisibles. Cependant, des lésions peuvent être causées si la
force exercée (par exemple, soulever un objet extrêmement lourd) dépasse la
capacité du système musculo-squelettique.
Le risque de lésion augmente si une assez grande force est exercée de façon
répétée pendant une longue période de temps. Le risque de lésion est encore plus
élevé si le travail est également fait dans une position contraignante (par exemple,
soulever des objets de façon répétée en faisant des mouvements de torsion).
En plus du soulèvement, d’autres tâches courantes exigent de la force, comme la
traction, la poussée et la préhension.
Il peut être plus difficile de tenir des objets lorsque les mains sont froides ou que
les objets manipulés sont lourds. De plus, un effort supplémentaire peut être
requis en raison de la nature de la tâche à exécuter (par exemple, tenir un couteau
pour couper un objet dense).
Voici des exemples de tâches qui demandent de la force de préhension :
•
Tenir un objet glissant;
•
Saisir un petit outil ou tenir un objet pour faire un travail de précision;
•
Tenir un objet trop volumineux pour permettre une prise confortable
(c.-à-d. que les doigts ne recouvrent pas assez l’objet);
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
19
•
Tenir un objet avec les doigts et le pouce (prise en pince) au lieu d’utiliser
toute la main (prise de force);
•
Manipuler un objet de forme peu courante qui est difficile à tenir;
•
Tenir un outil ou un objet qui vibre.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
20
Les postures statiques (fixes) ou contraignantes :
La posture est la position d’une partie du corps, en relation avec d’autres parties
du corps à proximité, pendant une activité.
Une posture est considérée comme neutre si elle ne dépasse par l’amplitude
articulaire. Une posture contraignante est prise lorsque le corps est courbé ou
tourné excessivement, au-delà de l’amplitude confortable montrée ci-dessous.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
21
Les muscles, les ligaments et les tendons sont davantage sollicités pour soutenir la
partie du corps qui force lorsqu’elle est dans une posture contraignante. Plus une
articulation s’éloigne de la position neutre, plus l’effort requis pour soutenir les
tissus mous est grand.
Si une partie du corps reste dans une position fixe, ou statique, pendant une
longue période de temps, les muscles se fatiguent. En effet, sans mouvement ils
sont privés de la circulation sanguine qui leur apporte l’énergie nécessaire, ce qui
cause des douleurs.
Certaines postures contraignantes courantes sont illustrées ci-dessous :
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
22
Voici certains exemples de tâches de bureau qui peuvent forcer le corps à prendre
des postures contraignantes :
Posture contraignante de l’épaule
•
Tendre le bras au-dessus de la tête pour prendre des livres ou des dossiers
sur une tablette haute;
•
Tendre le bras pour prendre le téléphone placé à l’autre extrémité du
bureau;
Posture contraignante du cou
•
Tourner le cou pour parler à une personne assise à côté tout en utilisant un
clavier directement devant soi;
•
Pencher le cou vers le bas pour faire des dessins détaillés sur un papier à
plat sur le bureau;
•
Regarder vers le haut fréquemment un écran installé en hauteur sur le mur,
afin de surveiller des points d’accès à un bâtiment tout en travaillant à
l’ordinateur;
Posture contraignante du dos
•
Se pencher sur le côté pour atteindre un tiroir du bas tout en restant assis;
•
Se baisser pour trier des documents par terre.
Pression mécanique :
Une pression mécanique est exercée lorsqu’un objet dur ou pointu entre en
contact avec la peau. Les tissus mous, dont les nerfs et les vaisseaux sanguins,
peuvent subir des lésions causées par une pression mécanique.
Voici certaines situations pouvant mener à une pression mécanique :
Utiliser des parties du corps pour frapper des surfaces dures
•
Utiliser la main pour mettre en place des pièces métalliques afin
d’assembler un mécanisme;
•
Frapper le tendeur de moquette avec la partie de la jambe juste au-dessus
du genou pour installer un tapis.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
23
S’agenouiller sur des surfaces dures
•
S’agenouiller sur du ciment pour installer des carreaux de sol;
•
S’agenouiller sur une surface métallique pour entasser des bagages dans la
soute d’un petit avion;
•
S’agenouiller sur un parquet pour assembler un meuble.
Laisser les avant-bras ou les poignets reposer sur le rebord aigu d’un bureau
Avoir l’extrémité du manche d’un outil enfoncée dans la main lorsque l’outil
est tenu fermement
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
24
Répétition :
L’utilisation des mêmes muscles, tendons et autres tissus mous à répétition en
ayant peu d’occasions de se reposer ou de reprendre des forces peut entraîner des
lésions musculo-squelettiques lorsque les muscles se fatiguent. La répétition
augmente le risque de lésions en présence d’autres facteurs, comme l’effort
énergique et la posture contraignante.
Les tâches très répétitives peuvent avoir des conséquences sur les gros muscles
(par exemple, soulever et frapper des objets lourds de façon répétée) et sur les
petits muscles (utiliser une petite seringue à maintes reprises).
Autres facteurs qui imposent des exigences physiques :
Vibration des avant-bras
Les petits outils à main comme les perceuses et les ponceuses produisent des
vibrations qui sont transférées aux mains de l’employé qui les tient. C’est aussi le
cas avec les gros outils, comme les scies à chaîne et les marteaux piqueurs. Selon
l’intensité, la fréquence et la durée de l’exposition, les vibrations peuvent nuire au
système nerveux et circulatoire des mains.
Exposer des mains froides aux vibrations (par exemple, utiliser une scie à chaîne à
l’extérieur en hiver) augmente la prévalence du syndrome de Raynaud.
Vibration globale du corps
Lorsqu’un employé s’assoit ou se tient debout sur une
surface en vibration, comme la surface adjacente à un
gros moteur diesel, la vibration peut être transmise à
l’ensemble de son corps. Le même phénomène se
produit lorsqu’une personne conduit un véhicule sur
des surfaces accidentées.
Selon l’intensité, la fréquence et la durée de
l’exposition, la vibration globale du corps peut
entraîner des maux de dos et des problèmes de
rendement.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
25
b)
Environnement de travail :
Les principaux facteurs à prendre en considération sont les conditions de travail
chaudes et froides.
Lorsqu’ils sont exposés au froid, les muscles et les tendons deviennent moins
flexibles et moins efficaces. La circulation sanguine dans les mains et les bras est
réduite et l’employé en vient à perdre une certaine sensation dans ses mains et ses
doigts.
L’employé devra serrer les objets plus fort. Un effort accru peut mener à une plus
forte douleur aux muscles et aux tendons.
Le froid peut poser problème si les objets manipulés sont froids ou si la
température de l’air est basse.
Voici certains exemples où le froid est un facteur :
•
Manipuler des objets qui sont conservés à l’extérieur en hiver;
•
Manipuler de la nourriture congelée ou réfrigérée;
•
Travailler dehors en hiver;
•
Recevoir sur les mains et les doigts l’air froid de l’échappement d’un
marteau piqueur pneumatique.
L’exécution d’un travail dans un environnement chaud ou humide impose aussi
des contraintes au corps. Dans ces conditions, la température du corps augmente,
ce qui le déshydrate et entraîne la fatigue des muscles. Les personnes qui
travaillent dans une cuisine commerciale ou à l’extérieur en été sont exposées à
des environnements de travail chauds et humides.
c)
Procédures de travail et organisation du travail
Les procédures de travail et l’organisation du travail peuvent réduire les effets
nuisibles des facteurs mentionnés ci-dessus. Par exemple, les tâches exigeantes
physiquement peuvent être réparties entre un plus grand nombre d’employés qui
travaillent par roulement, ce qui permet de réduire les exigences auxquelles doit
satisfaire une seule personne. Le travail d’extérieur pendant les chauds mois d’été
peut être planifié de façon à ce que les tâches soient exécutées en début et en fin
de journée, ce qui réduit la quantité de chaleur supportée par les employés.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
26
Les employés ont aussi la possibilité de se donner une cadence lorsqu’ils
exécutent des tâches exigeantes physiquement et les employeurs peuvent éliminer
progressivement le travail à la pièce.
Lorsque les procédures de travail et l’organisation du travail ne tiennent pas
compte de l’environnement de travail et des exigences physiques, le risque de
lésion est plus élevé.
d)
Circonstances dans lesquelles le travail est accompli
Lorsque des employés travaillent dans des environnements à risque ou
interviennent en cas d’urgence, ils doivent utiliser divers types d’équipement de
protection. Les imperméables qui ne « respirent » pas peuvent ajouter une
contrainte de chaleur. Les filtres dans les appareils respiratoires d’épuration d’air
augmentent les exigences physiques liées à la respiration en limitant la circulation
de l’air. L’utilisation d’un appareil respiratoire autonome peut accroître
grandement le poids et le volume de l’équipement porté par les employés, qui ont
par conséquent plus de difficulté à monter des escaliers et à manœuvrer autour des
objets.
e)
Caractéristiques ayant une incidence sur la
manipulation
La forme, le volume, la texture de la surface et la présence de poignées comptent
parmi les caractéristiques qui influent sur la facilité de saisir et de déplacer des
matériaux, des marchandises ou des objets. Par exemple, les objets mouillés et
glissants peuvent être difficiles à manipuler.
Les caractéristiques des personnes et des animaux ont un effet semblable.
Malheureusement, ils ne présentent pas de poignées. Ils peuvent être lourds et peu
commodes à soulever ou à déplacer. De plus, les personnes et les animaux
peuvent être très imprévisibles. Ils peuvent sursauter ou se débattre pour fuir. Ce
facteur augmente les risques pour les employés dont le travail demande la
manipulation de gens ou d’animaux.
Les caractéristiques des lieux de travail, comme leur aménagement, peuvent
accroître les exigences physiques des tâches. Par exemple, les employés doivent
parfois tendre le bras pour prendre les matériaux dont ils ont besoin ou adopter
des postures et faire des mouvements inadéquats parce qu’ils n’ont pas assez
d’espace pour se déplacer.
Les caractéristiques des outils et de l’équipement, comme le poids, l’emplacement
des poignées et la vibration, peuvent accroître les risques de LMS.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
27
Méthodes et outils d’évaluation
La méthode utilisée à l’étape 3 permettra de recenser les tâches comportant des
risques liés à l’ergonomie. Il peut s’agir de risques potentiels ou de risques ayant
déjà été à l’origine d’une LMS entraînant une lésion mineure ou un traitement de
premiers soins, ou ayant été signalés par un employé. Dans la plupart des cas, ce
niveau d’information devrait permettre de passer à l’étape des mesures de
prévention.
Toutefois, des méthodes d’évaluation plus complexes sont parfois requises. Cela
est vrai dans les cas où il est plus difficile d’évaluer un degré de risque lié à une
tâche particulière ou lorsque les tâches comparées sont semblables.
Exemple :
Un employé est chargé de transférer des articles d’un convoyeur à un autre. Dans quel cas
est-il plus probable qu’il se blesse?
•
S’il passe quatre heures à déplacer des boîtes de 20 kg à raison de deux par minute?
•
S’il passe quatre heures à déplacer des boîtes de 10 kg à raison d’une par minute?
•
S’il passe deux heures à déplacer des boîtes de 20 kg à raison de quatre par minute?
Pour déterminer les risques relatifs que pose l’exécution d’une même somme de
travail, il faut utiliser des méthodes d’évaluation assez avancées ou détaillées.
Cela est aussi le cas lorsqu’il faut évaluer l’incidence d’une exposition à une
combinaison de facteurs, comme exercer une force dans une position
contraignante de façon répétée.
Une liste d’outils d’évaluation détaillée des risques, accompagnés de courtes
descriptions, figure dans la Trousse de prévention des LMS – En savoir plus sur
les méthodes d’évaluation détaillée des risques, qui a été élaborée par le Conseil
de la santé et de la sécurité au travail de l’Ontario. Il est important de mentionner
que pour utiliser adéquatement ces outils, il faut avoir reçu la formation requise.
Il revient aux employeurs de veiller à ce que les personnes chargées de recenser
les risques liés à l’ergonomie aient reçu la formation et l’entraînement
nécessaires, connaissent bien les principes de base de l’ergonomie et aient une
expérience pratique en la matière.
Voici quelques principes d’ergonomie :
•
Adapter l’espace et l’équipement de travail à l’opérateur et au type de
travail exécuté pour favoriser les meilleures postures;
•
Prévoir l’espace nécessaire aux mouvements du corps;
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
28
•
Varier les tâches et les mouvements pour éviter la tension corporelle
causée par les postures statiques;
•
Planifier le travail de façon à ce que les machines exécutent les tâches très
répétitives ou les facilitent pour laisser aux opérateurs les tâches plus
variées;
•
Placer les commandes à portée de la main;
•
Tenir les charges près du corps et adopter des postures neutres pour les
manipuler;
•
Adapter les exigences physiques aux capacités physiques de l’employé;
•
Utiliser une aide mécanique si la force requise excède la capacité des
groupes musculaires.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
29
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
30
Étape 5 : Mesures de prévention
Article 19.5 du Règlement
Afin de prévenir les risques qui ont été recensés et évalués, l’employeur prend toute mesure de
prévention selon l’ordre de priorité suivant :
a) l’élimination du risque;
b) la réduction du risque, notamment par son isolation;
c) la fourniture de matériel, d’équipement, de dispositifs ou de vêtements de protection;
d) l’établissement de procédures administratives.
À titre de mesure de prévention, l’employeur élabore et met en œuvre un programme
d’entretien préventif afin d’éviter toute défaillance pouvant présenter un risque pour les
employés.
L’employeur veille à ce que les mesures de prévention ne constituent pas un risque en soi et
tient compte de leurs répercussions sur le lieu de travail.
Les mesures de prévention doivent comprendre la marche à suivre pour parer :
a) dans les meilleurs délais, à tout risque nouvellement recensé;
b) aux risques liés à l’ergonomie qui sont recensés lors de la planification de la mise en
œuvre de changements au milieu de travail, aux tâches ou à l’équipement utilisé pour
les exécuter ou aux pratiques ou méthodes de travail.
L’employeur veille à ce que toute personne désignée pour mettre en œuvre les mesures de
prévention des risques liés à l’ergonomie ait reçu la formation et l’entraînement nécessaires.
Le Règlement précise l’ordre de priorité des types de mesures de prévention ou de
contrôle des risques qui doit être appliqué pour gérer les risques liés à l’ergonomie.
a)
Élimination des risques :
Il peut être possible d’éliminer les risques par des moyens techniques. Voici des
exemples courants:
•
Disposer d’une surface de travail ajustable pour éliminer les postures
contraignantes;
•
Utiliser un palan mécanique pour éliminer le soulèvement manuel;
•
Utiliser un système automatisé pour éliminer les tâches manuelles
répétitives.
Lorsque des mesures de prévention comme les modifications d’équipement sont mises
en œuvre, les caractéristiques physiques des employés qui utilisent cet équipement
doivent être prises en compte. Par exemple, la modification d’un poste de travail en
fonction des caractéristiques d’un employé de très grande taille du quart de jour peut
entraîner de nouveaux risques liés à l’ergonomie pour un employé de petite taille en
poste de nuit. Il faut s’assurer que la mesure de prévention est modifiable pour éviter
que ne surviennent de tels problèmes.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
31
Utilisez l’équipement mécanique pour transporter des
matériaux plutôt que de porter les matériaux
b)
Réduction des risques
Les risques liés à l’ergonomie peuvent être réduits en apportant des changements
au lieu de travail (par exemple, pour éviter que l’employé n’ait à tendre le bras
trop loin ou à se pencher trop souvent pour prendre des matériaux).
Un risque peut être réduit en diminuant le niveau (importance/quantité), la durée
ou la fréquence de l’exposition, ou par une combinaison de ces trois méthodes.
c)
Équipement de protection personnel
L’équipement de protection personnel peut comprendre des genouillères
permettant de travailler à genou sur des surfaces dures ou des gants amortisseurs
de vibration pour utiliser des outils manuels qui vibrent.
L’éventail d’équipement personnel de protection contre les risques liés à
l’ergonomie est très restreint. La meilleure utilisation de cet équipement est en
combinaison avec d’autres mesures de prévention, comme les procédures
administratives.
Par exemple, pour réduire les risques auxquels s’expose un employé chargé
d’installer les carreaux de sol sur une grande surface, l’employeur peut diversifier
les tâches assignées à l’employé pendant sa journée de travail afin qu’il ne passe
pas trop de temps agenouillé sur une surface dure. Toutefois, pendant que
l’employé reste agenouillé, l’utilisation de genouillères améliorera sa sécurité.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
32
d)
Procédures administratives
Un bon exemple de mesures administratives est de demander aux employés de
surveiller leur état de fatigue lorsqu’ils exécutent des tâches exigeantes
physiquement.
Il est également possible d’assigner des tâches exigeantes et moins exigeantes en
alternance à deux employés ou plus, pour leur donner l’occasion de reprendre des
forces. L’employé peut aussi répartir la partie de la journée exigeante
physiquement sur toute la période de travail au lieu de s’en charger en une fois.
Le Règlement stipule aussi qu’au cours du processus de planification des
changements à l’environnement de travail ou aux tâches, à l’équipement, aux
pratiques ou aux processus, l’employeur doit recenser et réduire les risques
potentiels liés à l’ergonomie de façon proactive.
Quant au recensement et à l’évaluation, l’employeur doit s’assurer que toute
personne responsable de mettre en œuvre des mesures de prévention liées à
l’ergonomie a reçu la formation et l’entraînement nécessaires.
L’annexe 1 de ce guide donne un aperçu de certaines mesures de prévention
courantes qui se sont révélées fructueuses pour réduire les risques liés à
l’ergonomie auxquels les employés sont exposés. Cependant, les options possibles
n’y figurent pas toutes. L’efficacité d’une mesure de prévention ou d’une
combinaison de mesures de prévention en particulier dépendra des circonstances
propres au lieu de travail.
Les aspects suivants devraient être pris en considération pour sélectionner l’option
la plus appropriée :
1. Quelle expérience les autres employés ont-ils eue avec la solution? (Existe-t-il
une solution de référence ou qui a fait ses preuves?)
2. Est-ce que de nouveaux risques seront créés?
3. Quels sont les coûts et/ou les bénéfices de la mesure de prévention?
4. Quels avantages non financiers une option offre-t-elle par rapport à une autre?
5. Est-ce que la mise en œuvre perturbe le travail, la productivité et/ou la qualité
des services? Comment le processus sera-t-il géré?
6. Quelle est la formation requise?
7. Quels ont été les commentaires des employés? Quelle option préféreraient-ils?
8. Quelles seront les exigences en matière de maintenance?
9. Comment évaluera-t-on si la mise en œuvre a porté ses fruits?
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
33
Il est recommandé de mener une brève enquête soit menée auprès des employés
pour recueillir et consigner leurs commentaires sur les mesures de prévention
mises en œuvre. Cela donne la chance à toutes les personnes concernées par la
mesure de contrôle d’indiquer leur satisfaction générale, de commenter ses
avantages et ses inconvénients et de proposer des améliorations.
Si beaucoup d’employés sont concernés, l’enquête peut être effectuée auprès d’un
échantillon d’employés.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
34
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
35
Étape 6 : Évaluation du programme
Article 19.7 du Règlement
(1) L’employeur évalue l’efficacité du programme de prévention et, au besoin, le modifie :
a) au moins tous les trois ans;
b) chaque fois que les conditions relatives aux risques sont modifiées;
c) chaque fois qu’il a accès à de nouveaux renseignements sur les risques dans le lieu de
travail.
(2) L’évaluation de l’efficacité du programme de prévention est fondée sur les documents et
renseignements suivants :
a) les conditions relatives au lieu de travail et aux tâches accomplies par les employés;
b) tout rapport d’inspection du lieu de travail;
c) tout rapport d’enquête de situation comportant des risques;
d) toute vérification de sécurité;
e) le registre de premiers soins et toute statistique sur les lésions;
f) toute observation formulée par le comité d’orientation et le comité local, ou le
représentant, concernant l’efficacité du programme de prévention;
g) tout autre renseignement pertinent.
Dans le cas des risques aux termes du Règlement sur le programme de prévention
des risques, les éléments liés à l’ergonomie doivent être évalués pour s’assurer
qu’ils sont efficaces. Les registres des traitements de premiers soins et les
statistiques sur les lésions liées au manque d’ergonomie sont utiles à cette fin.
L’efficacité des éléments liés à l’ergonomie peut être évaluée lorsque le
programme de prévention des risques est évalué globalement, et les constatations
peuvent être consignées dans le rapport d’évaluation du programme de prévention
des risques.
Le Programme du travail offre aux employeurs qui ont besoin d’assistance une
grille d’évaluation d’un programme de prévention des risques liés à l’ergonomie.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
36
Rap p o r ts e t r e g is tr e
Article 19.8 du Règlement
(1) Dans le cas où l’évaluation de l’efficacité du programme de prévention prévue à l’article
19.7 a été effectuée, l’employeur rédige un rapport d’évaluation dont il soumet copie au
ministre dans le cadre de son rapport annuel concernant les situations comportant des
risques fait au titre du paragraphe 15.10(1).
(2) L’employeur garde les rapports d’évaluation du programme de façon qu’ils soient
facilement accessibles pendant les six ans qui suivent la date du rapport.
L’article 19.8 du Règlement ne contient pas d’exigences propres à l’ergonomie.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
37
Annexe 1
Mesures de prévention fréquemment adoptées
La présente annexe contient une liste non exhaustive de mesures de prévention
fréquemment adoptées qui ont permis de réduire les facteurs de risque
ergonomiques pour les employés. La mesure ou la combinaison de mesures qui
convient le mieux dans une situation donnée dépend du contexte de travail, mais il
faut privilégier les mesures qui élimineront toute forme de danger.
Facteurs
ergonomiques
Force :
manipulation
d’outils,
d’équipement ou
d’objets
Mesures de prévention fréquemment adoptées
Recourir à des mécanismes techniques tels que des pinces et des dispositifs
automatiques afin que les employés n’aient pas à manipuler les outils,
l’équipement ou les objets dont ils ont besoin. Si cela n’est pas
raisonnablement possible, envisager les options suivantes afin de réduire au
minimum les risques pour les employés :
• Choisir des outils que les employés peuvent saisir avec toute la main
(en prise de force);
• Choisir des outils qui ont un mécanisme de déclenchement et qui se mettent
en marche par plusieurs doigts plutôt que par un seul doigt ou le pouce;
• Choisir des outils qui n’exigent ni flexion ni extension du poignet;
• Choisir des outils qui ont une fonction de réduction de la vibration;
• Choisir des outils légers et conçus pour réduire la rotation de la main
et les contrecoups;
• Vérifier que les outils sont en équilibre et qu’ils n’exigent pas d’efforts
musculaires excessifs pour les maintenir en place;
• Vérifier que la poignée des outils ne crée pas de points de pression
dans la paume de la main;
• Se servir d’outils munis d’une poignée ajustée à la main (par exemple,
privilégier une poignée à surface lisse à une poignée rigide à surface
creuse qui espace les doigts);
• Recouvrir les poignées des outils d’une surface caoutchouteuse ou
spongieuse;
• Choisir des outils que peuvent utiliser tant les employés gauchers que
les employés droitiers;
• Entretenir les outils régulièrement;
• Inspecter les outils régulièrement;
• Remplacer ou faire réparer les outils endommagés;
• Améliorer la prise pour les objets glissants à l’aide de gants ajustés
aux mains qui augmentent la friction;
• Réduire le temps total que passent les employés à manipuler des objets;
• Diviser le travail des employés en plusieurs courtes périodes plutôt que les
faire travailler sans arrêt pendant une longue période à manipuler des outils.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
38
Facteurs
ergonomiques
Force :
soulèvement,
abaissement ou
transport
d’objets
Mesures de prévention fréquemment adoptées
Recourir à des mécanismes tels que des grues, des élévateurs, des
transpalettes, des convoyeurs et des chariots afin que les employés n’aient pas
à soulever, à abaisser ou à transporter manuellement les objets dont ils ont
besoin. Si cela n’est pas raisonnablement possible, envisager les options
suivantes afin de réduire au minimum les risques pour les employés :
•
Raccourcir au minimum la distance entre l’employé et la charge à
soulever en y enlevant tous les obstacles ou en utilisant une plaque
tournante;
•
Se servir de transpalettes à hauteur réglable ou de plateformes
élévatrices pour dégager les charges du plancher et les soulever
au-delà des genoux;
•
Prévoir les emplacements où commence et se termine chaque transport
afin de limiter la hauteur à laquelle une charge doit être soulevée;
•
Éviter de soulever des charges situées au-dessous des genoux et
au-dessus des épaules (en d’autres termes, veiller à ce que la hauteur
ne soit ni trop haute ni trop basse);
•
Demander aux employés de ne pas soulever des charges de plus de
4 kg en position assise mais plutôt de se lever pour utiliser des masses
musculaires plus grosses et plus fortes;
Améliorer la prise ou les poignées des objets soulevés;
•
•
•
•
•
•
•
Diviser le poids d’une charge en charges plus petites;
Éviter de manipuler des charges mal réparties et mal équilibrées;
Vérifier que l’employé peut se déplacer aisément sans avoir à se
pencher ou à faire des rotations du tronc dans son espace de travail;
Se servir de la gravité pour faciliter le transport dès que possible (pour
les mouvements vers le bas plutôt que vers le haut);
Réduire au minimum la distance que doivent parcourir les charges;
Se servir de chariots, de véhicules motorisés, de convoyeurs ou de
systèmes de distribution par gravité pour transporter les charges au
lieu de le faire manuellement;
•
Mettre des outils ou des appareils à la disposition des employés pour
faciliter les tâches de transport (poignées de transport ou rallonges de
poignées, par exemple);
•
Montrer aux travailleurs comment évaluer les tâches de manipulation
de matériel et vérifier si la voie est libre de toute forme de danger lors
du transport de charges;
•
Ne pas monter ni descendre d’escalier en transportant une charge à
deux mains, garder une main libre pour tenir la rampe;
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
39
Facteurs
ergonomiques
Force :
poussée et
traction
Mesures de prévention fréquemment adoptées
•
Faire l’entretien des installations pour prévenir les pertes d’équilibre et
les chutes;
•
•
Porter des épaulettes pour le transport de charges sur les épaules;
Organiser les tâches à accomplir de manière à ce que les employés
n’aient pas à faire celles qui sont exigeantes physiquement sur de
longues périodes et adopter des méthodes d’enrichissement des tâches
et donner des pauses pour permettre aux muscles de récupérer après un
travail de force sur une longue période.
Recourir à des mécanismes tels que des convoyeurs, des grues et des systèmes
de distribution par gravité afin que les employés n’aient pas à pousser ou à
tirer manuellement les objets dont ils ont besoin. Si cela n’est pas
raisonnablement possible, envisager les options suivantes afin de réduire au
minimum les risques pour les employés :
•
Utiliser des chariots ayant des poignées verticales ou à hauteur
réglable afin que les mains des travailleurs puissent être placées entre
leur taille et leurs épaules peu importe leur grandeur;
•
Munir les chariots et les bennes de grosses roues qui réduisent la force
à exercer pour pousser et tirer des charges et qui facilitent le
déplacement sur les fissures et les trous du plancher;
•
Vérifier que les roues ou les roulettes conviennent à la charge
transportée et au type de revêtement;
•
Déterminer le meilleur moyen de faire pivoter le chariot (2 ou
4 roulettes, roulettes avant ou arrière);
•
Vérifier que le travailleur a assez d’espace pour ne pas avoir à adopter
de postures inconfortables pour déplacer le chariot;
•
Concevoir ou modifier la disposition de l’espace de travail de manière
à ce que l’employé n’ait pas à pousser les objets roulants sur des
pentes ascendantes ou des surfaces inégales;
•
Éviter le plus possible les changements de niveau du plancher dans des
endroits comme les entrées d’ascenseurs;
•
Vérifier que le revêtement est lisse et en bon état et que la surface
n’est pas glissante;
•
Vérifier que le plancher est propre (sans débris ni objets par terre) et
éviter les planchers recouverts de tapis épais, en peluche ou à poils
longs;
•
•
•
Veiller à ce que les travailleurs puissent voir par-dessus le chariot;
Pousser les chariots au lieu de les tirer;
Libérer l’espace de travail des employés afin que ces derniers puissent
se déplacer librement avec la charge sans s’arrêter;
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
40
Facteurs
ergonomiques
Mesures de prévention fréquemment adoptées
•
•
•
Posture de
travail :
posture fixe ou
contraignante
Entretenir les chariots, surtout les roues et les moyeux;
Munir les chariots de freins et les placer à un endroit pratique;
Organiser les tâches à accomplir de manière à ce que les employés
n’aient pas à faire celles qui sont exigeantes sur le plan physique sur
de longues périodes ainsi qu’adopter des méthodes d’enrichissement
des tâches et donner des pauses pour permettre aux muscles de
récupérer après un travail en force sur une longue période.
Éliminer les postures contraignantes au moyen de mesures de prévention,
notamment la possibilité de régler la hauteur de travail, la réduction de la
distance de travail et l’utilisation d’outils appropriés, de plaques tournantes, de
convoyeurs, de surfaces inclinées ou de surfaces à ressort. Cependant, même si
l’employé travaille confortablement, il demeure important qu’il bouge ou qu’il
change de posture régulièrement.
S’il est impossible d’éliminer les postures contraignantes pour de bonnes
raisons, envisager les options suivantes afin de réduire au minimum les risques
pour les employés :
•
Limiter les postures contraignantes pour le cou;
o Garder l’écran ou les objets à voir à une hauteur qui n’exigera ni
flexion ni extension du cou;
o Éviter de tourner le cou (en regardant une personne à côté de soi
alors que le clavier est devant, par exemple);
o Éviter de fléchir le cou (pour tenir le combiné du téléphone, par
exemple);
•
Limiter les postures contraignantes pour les épaules;
o Éviter le plus possible d’aller chercher des objets hors de portée
devant soi ou sur le côté en approchant ces objets et en réglant la
hauteur de travail (position inclinée, par exemple);
o Éviter le plus possible d’aller chercher des objets hors de portée
derrière soi en ramenant ces objets devant soi;
o Éviter le plus possible d’aller chercher des objets du côté opposé
d’un bras en rapprochant ces objets ou en transférant à l’autre
main les objets qui occupent la bonne main;
•
Limiter la rotation des avant-bras en utilisant des outils électriques ou
des retourneurs mécaniques;
•
Limiter les postures contraignantes pour les poignets en utilisant des
outils munis de poignées appropriées pour la tâche (des outils à
poignée en angle ou des outils qui s’ouvrent par le bas, par exemple);
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
41
Facteurs
ergonomiques
Mesures de prévention fréquemment adoptées
•
Limiter les postures contraignantes pour le tronc;
o Réduire la flexion du tronc vers l’avant en augmentant la hauteur de
travail ou en approchant les objets à manipuler (par l’amélioration
de la configuration de l’aire de travail, par exemple);
o Limiter la flexion latérale du tronc en réduisant la distance de
travail ou en déplaçant les objets devant soi;
o Réduire la rotation du tronc en améliorant la configuration de
l’aire de travail;
•
Limiter le nombre de fois où l’employé doit s’accroupir ou
s’agenouiller en élevant la surface de travail;
•
Privilégier des outils et de l’équipement réglables;
o Munir les postes de travail de surfaces à hauteur réglable qui
s’adaptent au type de travail effectué (travail de précision, travail
léger ou travail de force, par exemple);
o Utiliser une surface inclinée pour les dessins;
o Utiliser des poubelles inclinées et des poubelles à double fond
pour que les employés puissent jeter leurs déchets plus facilement;
Fournir des chaises à hauteur réglable;
•
•
Pression de
contact
Limiter les positions fixes;
o Varier les tâches;
o Encourager les employés à bouger ou à marcher régulièrement;
o Munir les postes de travail de tabourets pour travail debout et de
repose-pieds;
o Utiliser du tapis antifatigue là où les employés travaillent debout
et où la surface du plancher est dure.
Éliminer ou limiter les sources de pression de contact :
•
•
Changer d’équipement ou modifier l’équipement (utiliser un tournevis
à poignée longue pour empêcher que le bout du manche ne pénètre
dans la paume de la main, par exemple);
Changer d’aire de travail ou modifier l’aire de travail de manière à
éviter tout contact avec des surfaces coupantes qui peuvent transpercer
la peau (capitonner les objets coupants ou métalliques, par exemple);
•
Porter de l’équipement de protection (des genouillères pour
s’agenouiller ou des gants rembourrés pour soulever des objets lourds
à l’aide d’une courroie en plastique, par exemple);
•
Améliorer ou modifier les pratiques de travail afin que les employés
s’appuient le moins possible sur des surfaces coupantes;
•
Éviter de marteler avec des parties du corps (paume ou genou, par
exemple).
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
42
Facteurs
ergonomiques
Répétition
Mesures de prévention fréquemment adoptées
Éliminer les tâches hautement répétitives au moyen de mesures de prévention,
notamment l’automatisation et la mécanisation (les outils électriques, par
exemple). Si cela n’est pas raisonnablement possible, envisager les options
suivantes afin de réduire au minimum les risques pour les employés :
•
•
•
Environnement
de travail : froid
•
Privilégier un horaire de travail qui permet des changements de tâche
fréquents;
•
•
Encourager les employés à prendre des minipauses;
Adopter de bonnes techniques de travail et éviter la répétition
lorsqu’elle n’est pas nécessaire.
•
Demander aux employés de porter des gants bien ajustés à haut
coefficient de friction;
•
Demander aux employés de porter des vêtements qui les gardent au
chaud sans être trop gros;
•
•
Ranger les outils à main dans un endroit chaud avant leur utilisation;
Faire travailler les employés au froid et au chaud alternativement (par
la rotation des employés) et leur permettre de prendre des pauses dans
des endroits chauds;
•
Empêcher les employés d’utiliser des outils qui émettent des gaz
froids sur les mains;
Fournir une source de chauffage locale (chaufferette) pour les
employés;
Expliquer aux employés les méfaits du froid et les risques de lésions
musculo-squelettiques qui y sont associés;
•
•
Environnement
de travail :
chaleur et
humidité
Réduire la durée des tâches répétitives (par une rotation judicieuse ou
l’enrichissement des tâches);
Ajouter différentes tâches pour accroître la variété;
Faire preuve de souplesse et laisser le travailleur être maître de son
rythme;
•
Encourager les employés à boire une bonne quantité de liquides.
•
Faire travailler les employés au frais et au chaud alternativement (par
la rotation des employés) et leur permettre de prendre des pauses dans
des endroits frais;
•
Fournir une source de refroidissement locale (dispositif de
refroidissement portable) pour les employés;
•
Expliquer aux employés les méfaits de la chaleur et les risques de
lésions musculo-squelettiques qui y sont associés;
•
Encourager les employés à boire une bonne quantité de liquides.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
43
Facteurs
ergonomiques
Organisation du
travail et
méthodes de
travail
Mesures de prévention fréquemment adoptées
•
•
Entrecouper les tâches répétitives ou exigeantes de périodes de repos
ou de récupération (par exemple, donner de brèves pauses qui
permettent aux muscles de se détendre, changer les tâches ou changer
de posture ou de technique);
Varier les tâches afin que l’employé n’ait pas à répéter les mêmes
tâches durant son quart de travail ou favoriser la variété dans le travail
de l’employé en faisant la rotation des tâches ou en en augmentant le
nombre;
•
Vérifier que la charge de travail et le rythme de travail sont
appropriés;
•
Évaluer le travail à accomplir pour déterminer si les méthodes
conviennent aux capacités de chaque employé;
•
Analyser les différentes méthodes de travail des employés afin de
trouver les plus appropriées;
•
Vérifier que la méthode de travail prônée par l’entreprise est celle qui
convient le mieux et qui correspond à ce que les employés font
réellement.
Module 1 — Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS)
44
MODULE 2
Guide de formation des employés
sur les lésions musculo-squelettiques
Guide de formation des employés
sur les lésions musculo-squelettiques
De nombreux risques en milieu de travail peuvent mener à des lésions professionnelles.
La Partie XIX du Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail décrit un
programme de prévention des risques à l’intention des employeurs relevant de la
compétence fédérale. En décembre 2007, la Partie XIX (connue sous le nom de
Règlement sur le programme de prévention des risques) a été modifiée pour inclure les
risques liés à l’ergonomie qui peuvent causer des lésions musculo-squelettiques.
Une lésion musculo-squelettique (LMS) est une lésion ou un trouble du système musculosquelettique. Le système musculo-squelettique comprend les muscles, les tendons, les
vaisseaux sanguins, les ligaments, les nerfs, les articulations, les vertèbres et les tissus mous.
D’autres termes courants sont utilisés pour désigner les lésions
musculo-squelettiques :
•
Blessures musculo-squelettiques (BMS);
•
Troubles musculo-squelettiques (TMS);
•
Microtraumatismes répétés (MTR);
•
Syndrôme de surmenage professionnel.
Le présent guide ne traite pas des lésions musculo-squelettiques causées
directement par les incidents suivants :
•
Tomber, glisser ou trébucher;
•
Être coincé par un objet ou heurter quelque chose;
•
Être pris dans ou sur quelque chose;
•
Avoir un accident de la route.
Les risques qui peuvent entraîner des LMS sont habituellement liés aux exigences
physiques au travail. Par exemple, les employés peuvent se blesser dans les cas
suivants :
•
Soulever ou pousser des charges qui exigent une force excessive;
•
Tendre le bras ou se pencher dans une posture contraignante;
•
Être longtemps dans la même position;
•
Répéter maintes fois les mêmes mouvements et avoir peu d’occasions de
se reposer ou de reprendre des forces.
L’application des principes d’ergonomie permet d’éliminer ou de réduire de tels
risques.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
1
L’ergonomie est l’étude scientifique de la relation entre les gens et leur milieu de travail dans
la perspective d’améliorer la sécurité, faciliter l’exécution des tâches et accroître l’efficacité.
Objectif du Guide de formation des employés
sur les lésions musculo-squelettiques
Dans le cadre du Programme de prévention des risques (PPR), les employeurs
doivent offrir une formation en matière de santé et de sécurité à leurs employés.
En vertu des modifications apportées au Règlement, des notions d'ergonomie
doivent être enseignées. Ce guide a pour but d'orienter les employeurs au chapitre
de la formation des employés. Il renferme ce qui suit :
•
Les exigences réglementaires propres aux risques liés à l’ergonomie;
•
L’approche du Programme de prévention des LMS;
•
Les composantes du Programme de prévention des LMS;
•
Les risques courants liés à l’ergonomie en milieu de travail;
•
La responsabilité des employés de déclarer les risques liés à l’ergonomie.
Ce guide ne traite que des aspects du Programme de prévention des risques
propres aux risques liés à l'ergonomie. Il n’aborde pas les aspects (comme
l’évaluation périodique du Programme de formation des employés) qui
s’appliquent à tous les risques.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
2
Prévention des LMS et formation des employés
Pour prévenir les lésions musculo-squelettiques, les employeurs doivent mettre en
place un programme de prévention des risques (PPR) qui traite des risques liés à
l’ergonomie. Ce PPR doit être élaboré en consultation et avec la participation du
Comité d’orientation (comité local ou du représentant en santé et sécurité).
En vertu du Règlement, un PPR doit comprendre les composantes suivantes :
•
Plan de mise en œuvre;
•
Méthode de recensement et d’évaluation;
•
Recensement et évaluation des risques;
•
Mesures préventives;
•
Formation des employés;
•
Évaluation du Programme.
La formation des employés étant l’une de ces composantes, les employeurs
doivent connaître tous les volets du Programme et savoir comment ils seront mis
en œuvre.
Le Guide sur la prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS) décrit le
processus général de mise en œuvre d’un programme de prévention des LMS dans
le cadre d’un programme de prévention des risques global. Toutefois, c’est à
l’employeur, en collaboration avec le Comité d’orientation, de sélectionner et de
mettre en œuvre le Programme de prévention des LMS qui convient le mieux au
lieu de travail en question.
Les employés doivent suivre une formation qui aborde chaque volet du
Programme choisi par l’employeur. Le volet portant sur la prévention des LMS
doit traiter des sujets suivants :
•
Les risques liés à l’ergonomie en milieu de travail;
•
La responsabilité des employés de déclarer ce qui pourrait poser un risque
pour eux ou pour les autres;
•
Le processus de déclaration des accidents liés à l’ergonomie et d’autres
incidents survenus sur le lieu de travail.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
3
Formation des employés – Plan de mise en œuvre
Les employés doivent avoir reçu une formation sur la façon de mettre en œuvre le
PPR pour atténuer les risques liés à l’ergonomie. Cette formation doit, entre
autres, porter sur le processus et le calendrier de mise en œuvre de chaque volet
du Programme.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
4
Formation des employés – Méthodes de
recensement et d’évaluation des risques
Les déclarations des employés constituent une source importante d’information
pour cette partie du PPR.
Les employés doivent déclarer :
•
Tout élément ou toute situation sur le lieu de travail posant des risques
pour leur santé ou leur sécurité, celle d’autres employés et des visiteurs
ayant accès au lieu de travail;
•
Les accidents ou d’autres incidents survenus dans le cadre de l’exercice de
leurs fonctions ou liés à celles-ci ayant causé une lésion à eux-mêmes ou à
une autre personne.
Pour assumer cette responsabilité, les employés doivent reconnaître les signes et
les symptômes de LMS, de même que connaître les facteurs qui peuvent poser des
risques liés à l’ergonomie.
Signes et symptômes de LMS
Un signe est un élément qui peut être observé, comme la rougeur ou la difficulté de
bouger une certaine partie du corps. Un symptôme peut être ressenti, mais ne peut
être observé : par exemple, les sensations de douleur, d’engourdissement ou de
picotement. Il est important d’être capable de reconnaître les premiers signes et
symptômes de LMS. Un traitement pourra ainsi être suivi le plus tôt possible, avant
que l’état n’empire. Les signes et les symptômes peuvent apparaître graduellement
au fil du temps ou apparaître soudainement à la suite d’un incident en particulier.
Facteurs liés à l’ergonomie
De nombreux facteurs doivent être pris en considération dans le processus de
recensement et d'évaluation des risques. Voici certains facteurs liés à l’ergonomie
qui peuvent causer des LMS ou y contribuer. Lorsqu’un employé est exposé à
deux de ces facteurs ou plus en même temps, le risque de lésion est plus élevé.
La force :
La force a trait à l’effort exercé par les employés pour effectuer le travail. Tout
travail exige un certain niveau de force, et, dans la plupart des cas, le travail peut
être accompli sans effets nuisibles. Cependant, des lésions peuvent être causées si
la force exercée (par exemple, soulever un objet extrêmement lourd) dépasse la
capacité du système musculo-squelettique.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
5
Le risque de lésion augmente si une assez grande force est exercée de façon
répétée pendant une longue période de temps. Le risque de lésion est encore plus
élevé si le travail est également fait dans une position contraignante (par exemple,
soulever des objets de façon répétée en faisant des mouvements de torsion).
En plus du soulèvement, d’autres tâches courantes exigent de la force, comme la
traction, la poussée et la préhension.
Il peut être plus difficile de tenir des objets lorsque les mains sont froides ou que
les objets manipulés sont lourds. De plus, un effort supplémentaire peut être
requis en raison de la nature de la tâche à exécuter (par exemple, tenir un couteau
pour couper un objet dense).
Voici des exemples de tâches qui demandent de la force de préhension :
•
Tenir un objet glissant;
•
Saisir un petit outil ou tenir un objet pour faire un travail de précision;
•
Tenir un objet trop volumineux pour permettre une prise confortable
(c.-à-d. que les doigts ne recouvrent pas assez l’objet);
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
6
•
Tenir un objet avec les doigts et le pouce (prise en pince) au lieu d’utiliser
toute la main (prise de force);
•
Manipuler un objet de forme peu courante qui est difficile à tenir;
•
Tenir un outil ou un objet qui vibre.
Les postures statiques (fixes) ou contraignantes :
La posture est la position d’une partie du corps, en relation avec d'autres parties
du corps à proximité, pendant une activité. Une posture est contraignante lorsque
le corps est courbé ou tourné excessivement, au-delà de l’amplitude confortable
du mouvement de l’articulation montrée ci-dessous.
Les muscles, les ligaments et les tendons sont davantage sollicités pour soutenir la
partie du corps qui force lorsqu'elle est dans une posture contraignante. Plus une
articulation s'éloigne de la position neutre, plus l'effort requis pour soutenir les
tissus mous est grand.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
7
Si une partie du corps reste dans une position fixe, ou statique, pendant une
longue période de temps, les muscles se fatiguent. En effet, sans mouvement ils
sont privés de la circulation sanguine qui leur apporte l’énergie nécessaire, ce qui
cause des douleurs.
Certaines postures contraignantes courantes sont illustrées ci-dessous :
Voici certains exemples de tâches de bureau qui peuvent forcer le corps à prendre
des postures contraignantes :
Posture contraignante de l’épaule
•
Tendre le bras au-dessus de la tête pour prendre des livres ou des dossiers
sur une tablette haute;
•
Tendre le bras pour prendre le téléphone placé à l’autre extrémité du
bureau;
Posture contraignante du cou
•
Tourner le cou pour parler à une personne assise à côté tout en utilisant un
clavier directement devant soi;
•
Pencher le cou vers le bas pour faire des dessins détaillés sur un papier à
plat sur le bureau;
•
Regarder vers le haut fréquemment un écran installé en hauteur sur le mur,
afin de surveiller des points d’accès à un bâtiment tout en travaillant à
l’ordinateur;
Posture contraignante du dos
•
Se pencher sur le côté pour atteindre un tiroir du bas tout en restant assis;
•
Se baisser pour trier des documents par terre.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
8
Pression de contact :
Une pression de contact est exercée lorsqu’un objet dur ou pointu entre en contact
avec la peau. Les tissus mous, dont les nerfs et les vaisseaux sanguins, peuvent
subir des lésions causées par une pression mécanique.
Voici certaines situations pouvant mener à une pression mécanique :
Utiliser des parties du corps pour frapper des surfaces dures
•
Utiliser la main pour mettre en place des pièces métalliques afin
d’assembler un mécanisme;
•
Frapper le tendeur de moquette avec la partie de la jambe juste au-dessus
du genou pour installer un tapis.
S’agenouiller sur des surfaces dures
•
S’agenouiller sur du ciment pour installer des carreaux de sol;
•
S’agenouiller sur une surface métallique pour entasser des bagages dans la
soute d’un petit avion;
•
S’agenouiller sur un parquet pour assembler un meuble.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
9
Laisser les avant-bras ou les poignets reposer sur le rebord aigu d'un bureau
Avoir l’extrémité du manche d’un outil enfoncée dans la main lorsque l’outil
est tenu fermement
Répétition :
L’utilisation des mêmes muscles, tendons et autres tissus mous à répétition en
ayant peu d’occasions de se reposer ou de reprendre des forces peut entraîner des
lésions musculo-squelettiques lorsque les muscles se fatiguent. La répétition
augmente le risque de lésions en présence d’autres facteurs, comme l’effort
énergique et la posture contraignante.
Vibration des avant-bras
Les petits outils à main comme les perceuses et les
ponceuses produisent des vibrations qui sont transférées
aux mains de l’employé qui les tient. C’est aussi le cas
avec les gros outils, comme les scies à chaîne et les
marteaux piqueurs. Selon l’intensité, la fréquence et
la durée de l’exposition, les vibrations peuvent nuire
aux systèmes nerveux et circulatoire des mains.
Vibration globale du corps
Lorsqu’un employé s’assoit ou se tient debout sur
une surface en vibration, comme la surface
adjacente à un gros moteur diesel, la vibration
peut être transmise à l’ensemble de son corps. Le
même phénomène se produit lorsqu’une
personne conduit un véhicule sur des surfaces
accidentées.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
10
Selon l’intensité, la fréquence et la durée de l’exposition, la vibration globale du
corps peut entraîner des maux de dos et des problèmes de rendement.
Températures extrêmes :
Lorsqu’ils sont exposés au froid, les muscles et les tendons deviennent moins
flexibles et moins efficaces. La circulation sanguine dans les mains et les bras est
réduite et l'employé en vient à perdre une certaine sensation dans ses mains et ses
doigts. L’employé devra donc serrer les objets plus fort pour les empoigner.
Voici certains exemples où le froid est un facteur :
•
Manipuler des objets qui sont conservés à l’extérieur en hiver;
•
Manipuler de la nourriture congelée ou réfrigérée;
•
Travailler dehors en hiver;
•
Recevoir sur les mains et les doigts l’air froid de l’échappement d’un
marteau piqueur pneumatique.
L’exécution d’un travail dans un environnement chaud ou humide impose aussi
des contraintes au corps. Dans ces conditions, la température du corps augmente,
ce qui le déshydrate et entraîne la fatigue des muscles. Les personnes qui
travaillent dans une cuisine commerciale ou à l’extérieur en été sont exposées à
des environnements de travail chauds et humides.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
11
Formation des employés –
Recensement et évaluation des risques
Le recensement et l’évaluation des risques demandent un examen des facteurs liés
à l’ergonomie et une évaluation du niveau, de la durée et de la fréquence de
l’exposition pour déterminer la somme de risques qu’ils représentent.
Le niveau est la quantité ou l’ampleur du facteur lié à l’ergonomie :
•
Quelle est la quantité de force que doit exercer l’employé?
•
À quel point la posture est-elle contraignante?
•
À quel point les courroies s’enfoncent-elles dans la peau lorsque la boîte
est soulevée?
•
À quelle vitesse l’employé répète-t-il les mêmes mouvements?
La durée est la période de temps pendant laquelle l’employé est exposé au facteur :
•
Pendant combien de temps l’employé exerce-t-il de la force?
•
Pendant combien de temps l’employé adopte-t-il une posture
contraignante?
•
Pendant combien de temps l’employé porte-t-il une boîte lourde avec ses
courroies?
•
Pendant combien de temps l’employé exécute-t-il les mêmes tâches?
La fréquence est le nombre de fois que l’employé est exposé au facteur :
•
À quelle fréquence l’employé exerce-t-il une force?
•
À quelle fréquence l’employé adopte-t-il une posture contraignante?
•
À quelle fréquence l’employé porte-t-il une boîte lourde avec ses
courroies?
•
À quelle fréquence l’employé exécute-t-il les mêmes tâches?
Certains outils et certaines méthodes d’évaluation des risques sont complexes, et
les personnes qui les utilisent doivent avoir reçu la formation requise.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
12
Formation des employés – Mesures préventives
Le Règlement précise l’ordre de priorité des types de mesures préventives, ou contrôles
des risques, qui doivent être utilisés pour gérer les risques liés à l’ergonomie.
a)
Élimination des risques :
Il est peut être possible d’éliminer les risques par des moyens techniques. Voici
des exemples courants :
•
Disposer d’une surface de travail ajustable pour éliminer les postures
contraignantes;
•
Utiliser un palan mécanique pour éliminer le soulèvement manuel;
•
Utiliser un système automatisé pour éliminer les tâches manuelles
répétitives.
Lorsque des mesures préventives comme les modifications d’équipement sont mises en
œuvre, les caractéristiques physiques des employés qui utilisent cet équipement doivent
être prises en compte. Par exemple, la modification d’un poste de travail en fonction
des caractéristiques d’un employé de très grande taille du quart de jour peut entraîner
de nouveaux risques liés à l’ergonomie pour un employé de petite taille en poste de
nuit. Il faut s’assurer que la mesure préventive est modifiable pour éviter que ne
surviennent de tels problèmes.
Utilisez l'équipement mécanique pour transporter des
matériaux plutôt que de porter les matériaux
b)
Réduction des risques
Les risques liés à l’ergonomie peuvent être réduits en apportant des changements
au lieu de travail (par exemple, pour éviter que l’employé n’ait à tendre le bras
trop loin ou à se pencher trop souvent pour prendre des matériaux).
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
13
Un risque peut être réduit en diminuant le niveau (importance/quantité), la durée
ou la fréquence de l’exposition, ou par une combinaison de ces trois méthodes.
c)
Équipement personnel de protection
L’équipement personnel de protection peut comprendre des genouillères
permettant de travailler à genoux sur des surfaces dures ou des gants amortisseurs
de vibration pour utiliser des outils manuels qui vibrent.
L'éventail d'équipement personnel de protection contre les risques liés à
l’ergonomie est très restreint. La meilleure utilisation de cet équipement est en
combinaison avec d’autres mesures préventives, comme les procédures
administratives.
Par exemple, pour réduire les risques auxquels s’expose un employé chargé
d’installer les carreaux de sol sur une grande surface, l’employeur peut diversifier
les tâches assignées à l'employé pendant sa journée de travail afin qu’il ne passe
pas trop de temps agenouillé sur une surface dure. Toutefois, pendant que
l’employé reste agenouillé, l’utilisation de genouillères améliorera sa sécurité.
d)
Procédures administratives
Un bon exemple de procédures administratives est de demander aux employés de
surveiller leur état de fatigue lorsqu’ils exécutent des tâches exigeantes
physiquement.
Il est également possible d'assigner des tâches exigeantes et moins exigeantes en
alternance à deux employés ou plus pour leur donner l'occasion de reprendre des
forces. L’employé peut aussi répartir la partie de la journée exigeante
physiquement sur toute la période de travail au lieu de s’en charger en une fois.
Le Règlement stipule aussi qu’au cours du processus de planification des
changements à l’environnement de travail ou aux tâches, à l'équipement, aux
pratiques ou aux processus, l'employeur doit recenser et réduire les risques
potentiels liés à l'ergonomie de façon proactive.
Quant au recensement et à l’évaluation, l’employeur doit s’assurer que toute
personne responsable de mettre en œuvre des mesures préventives liées à
l’ergonomie a reçu les instructions et la formation nécessaires.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
14
Formation des employés –
É val u at i on d u P r o g r a m m e
Comme c’est le cas pour les autres risques visés par le Règlement sur le
programme de prévention des risques, l’efficacité des composantes liées à
l’ergonomie doit être évaluée. Les registres et les statistiques concernant les
premiers soins et les lésions liées au manque d’ergonomie sont des sources
d’information importantes à examiner au moment de l’évaluation.
L’efficacité des composantes liées à l’ergonomie peut être évaluée lorsque le
Programme de prévention des risques est évalué globalement, et que les
constatations peuvent être consignées dans le cadre de l’établissement du rapport
d’évaluation du PPR.
Module 2 — Guide de formation des employés sur les lésions musculo-squelettiques (LMS)
15
MODULE 3
Guide général pour l’identification
des risques liés à l’ergonomie
Guide général pour l'identification des
risques liés à l’ergonomie
But
Le présent Guide général pour l’identification des risques liés à l’ergonomie a été
conçu pour vous fournir un moyen relativement rapide et facile d’évaluer plus
formellement les dangers associés à l’exposition à certains risques courants de
LMS. Il confirmera, pour les risques de LMS qui y sont inclus, si les travailleurs qui
accomplissent les tâches énumérées sur la liste de vérification font face à un risque
accru de développer des LMS.
Remarque :
La liste de vérification énumère les tâches démontrant au moins un niveau modéré
de risque, soit lorsque, selon les recherches, le nombre de demandes de
prestations liées aux LMS commence à augmenter quand les exigences du travail
sont d’un niveau de risque égal ou supérieur à celui indiqué sur cette liste. De
façon générale, plus les exigences dépassent les niveaux indiqués sur la liste de
vérification, plus les risques sont élevés.
IMPORTANT – VEUILLEZ LIRE CE QUI SUIT AVANT DE CONSULTER
LA LISTE DE VÉRIFICATION
Cette liste de vérification peut faire partie d’un processus d’évaluation approfondie des
risques. Si, selon la liste, les travailleurs sont exposés à des niveaux de risques de LMS égaux
ou supérieurs aux niveaux suggérés, il y a lieu alors d’envisager si des mesures de contrôle
pour réduire les risques d’exposition sont nécessaires et d’établir le degré de priorité de ces
mesures.
Les niveaux de risques indiqués sur la liste ne visent pas à représenter des limites maximales
acceptables ni des limites légales et ils ne doivent pas être interprétés comme tels.
Un travail ou des tâches qui n’exposent pas les travailleurs à des niveaux de risques égaux ou
supérieurs à ceux indiqués dans la liste de vérification ne sont pas pour autant exempts de
risques de LMS. Si les travailleurs signalent des LMS, des douleurs ou des malaises, il pourrait
être nécessaire de recourir à une autre méthode d’évaluation approfondie plus précise ou
d’examiner les exigences des tâches ou du travail afin de relever d’autres facteurs liés au
travail qui pourraient contribuer aux LMS, aux douleurs ou aux malaises.
Cette méthode n’est pas recommandée dans les cas suivants :
•
•
•
•
Évaluation relative à un retour au travail;
Placement ou sélection d'un employé à un poste de travail;
Évaluation du lien entre un travail et une blessure ou un trouble;
Détermination des risques de LMS liés à la manutention de personnes ou d’animaux.
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
1
Directives
1. Notez le titre du poste ou de la tâche, la date et le nom de la ou des personnes
qui remplissent la feuille de travail.
2. Observez un échantillon de travailleurs qui exercent leurs activités
professionnelles habituelles.
3. Lisez les critères sur les niveaux de risques énumérés pour chaque risque.
4. Pour les tâches qui consistent à soulever et abaisser ainsi qu’à pousser et tirer,
notez si le travail est toujours effectué par des hommes seulement, par des
hommes et des femmes ou par des femmes seulement.
5. Cochez la case si les travailleurs sont exposés à un niveau de risque égal ou
supérieur aux niveaux recommandés. Posez des questions aux travailleurs si
certains éléments de la liste posent un problème.
6. Prenez des notes quand les niveaux de risques sont atteints ou dépassés afin de
bien définir la tâche ou l’activité qui présente ce risque accru.
Remarque :
Les risques associés à certains risques de LMS (comme les températures chaudes
et froides, la manutention de personnes ou d’animaux, la pression de contact, les
vibrations de tout le corps, l’éclairage ou les aspects organisationnels du travail)
ne sont pas traités dans cette liste. Si ces risques ou d’autres risques de LMS sont
présents, prenez-en note et utilisez d’autres méthodes d’évaluation des risques
pour déterminer s’ils contribuent aux risques de LMS chez les travailleurs.
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
2
Éléments à prendre en compte
dans l’utilisation du Guide général
pour l'identification
d es ri sq u es lié s à l' e r g o n o m ie
1. Si les exigences physiques varient d’un jour à l’autre, selon les besoins de la
production ou la nature des services à fournir, demandez aux travailleurs si
l’activité observée exige plus ou moins d’effort que lors d’une journée
normale.
i. Si les efforts sont moins exigeants, revenez une journée où le travail est
plus représentatif.
ii. Si les efforts sont plus exigeants, revenez une journée où le travail est plus
représentatif.
iii. Si ces efforts sont représentatifs mais plus exigeants à l’occasion,
réutilisez la liste au moment où l’exigence est plus élevée, surtout si l’on
n’a pas mentionné de risque accru lors de l’observation des efforts
habituels.
2. Pour les activités non répétitives, totalisez le nombre d’heures passées à
exercer cette activité spécifique pendant la journée. Faites vos observations les
jours où cette activité dure le plus longtemps.
3. Pour les activités répétitives, (p.ex., le même mouvement est effectué plus
d’une fois toutes les 6 à 30 secondes), totalisez le nombre d’heures pendant
lesquelles l’activité est exercée quotidiennement. Faites vos observations les
jours où la durée de cette activité est la plus longue.
4. Définition de force, se référer au Guide sur la prévention des lésions
musculo-squelettiques (LMS).
Estimation des forces exercées pour empoigner, tirer ou pousser :
La méthode qui suit peut être utilisée pour estimer les forces des prises, des
poussées et des tractions si vous ne disposez pas de jauge pour mesurer cette force.
Observez les travailleurs pendant qu’ils exercent leur activité (prise en
pince, prise de force, poussée ou traction).
Demandez aux travailleurs d’arrêter de travailler.
Dites-leur que vous voulez qu’ils évaluent, sur une échelle de 0 à 10, la
force qu’ils exercent quand ils empoignent, quand ils poussent ou quand
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
3
ils tirent. Expliquez-leur que 0 signifient une absence d’effort et que 10
signifie « aussi fort que vous le pouvez en exerçant autant de force que
cela est possible ».
Demandez aux travailleurs de recommencer la tâche pendant
quelques minutes ou quelques cycles.
Demandez aux travailleurs d’arrêter de travailler.
Si vous observez une prise en pince ou une prise de force, demandez aux
employés d’exercer ces prises sur un objet solide aussi fermement qu’ils le
peuvent pendant 3 à 4 secondes.*
S’il s’agit de poussées ou de tractions, faites-leur faire ces mouvements
sur un objet fixe avec autant de force qu’ils le peuvent pendant 3 ou
4 secondes.*
Demandez aux travailleurs d’accomplir ces actions une seule fois, puis
demandez leur de comparer la quantité d’effort déployé pour effectuer
cette tâche avec celle utilisée pour empoigner, pousser ou tirer quelques
minutes auparavant (quand vous leur aviez demandé d’exercer le plus de
force possible).* Posez leur la question suivante : « Si la plus grande force
avec laquelle vous pouvez empoigner, pousser ou tirer équivaut à 10,
quelle note accorderiez vous, sur une échelle de 0 à 10, à la force exercée
pour effectuer votre travail? »
Pour la prise en pince et la prise de force, si un ou plusieurs travailleurs
vous disent que les efforts requis pour exercer l’activité sont évalués à
5 ou plus, et que ces activités durent plus de 2 heures par jour au total,
cochez la case correspondante (page 5).
Pour les poussées et les tractions, si un ou plusieurs travailleurs vous
disent que les efforts requis pour exercer la poussée ou la traction sont
évalués à 5 ou plus, cochez la case correspondante (page 5).
* Attention : il y a un risque de blessure très faible lorsqu’on applique une
force intense à une seule reprise pour une durée très brève dans une posture
contraignante. Si les travailleurs ressentent des douleurs ou des malaises, ne
leur demandez pas d’empoigner, de pousser ou de tirer quelque chose aussi
fort que cela est possible.
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
4
Guide général pour l'identification
des risques liés à l’ergonomie
TITRE DU POSTE OU TÂCHE :
DATE :
REMPLI PAR :
Un espace est réservé aux notes et aux commentaires à la dernière page de la présente liste de vérification
FORCE DE PRÉHENSION
‚
COCHEZ SI CE
RISQUE EST
PRÉSENT
REMARQUES :
COCHEZ SI CE
RISQUE EST
PRÉSENT
REMARQUES :
Prise en pince pour empoigner des objets sans support dont le
poids est de 1 kg ou plus par main, pendant plus de deux heures
par jour au total.
OU
PRISE EN
PINCE
‚
‚
Prise en pince d’une force de 2 kg ou plus par main, pendant
plus de deux heures par jour au total.
Prise de force pour empoigner des objets sans support dont le
poids est de 5 kg ou plus par main, pendant plus de deux heures
par jour au total.
OU
‚
PRISE DE
FORCE
Prise de force pour empoigner des objets sans support dont le poids
est de 5 kg ou plus par main, pendant plus de deux heures par jour
au total.
Prise en pince : la force est surtout exercée entre les doigts et le pouce.
Prise de force : la force est surtout exercée entre les doigts et la paume.
TÂCHES DE MANUTENTION MANUELLE DES MATÉRIAUX
‚
DOS/
ÉPAULES
‚
La tâche ou le poste exige-t-il des mouvements de soulèvement /
d’abaissement? Les poids excèdent-ils les niveaux 1 ou 2 des
tableaux de la page suivante?
La tâche ou le poste exige-t-il des mouvements de soulèvement /
d’abaissement? Les poids excèdent-ils les niveaux 3 ou 4 des
tableaux de la page suivante?
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
5
Si vous devez soulever ou abaisser des charges dans votre travail, le poids de
l’objet excède-t-il la valeur mentionnée dans le tableau correspondant?
Étape 1 : Choisissez le bon tableau :
Si la tâche est exercée par des hommes seulement, utilisez le tableau 1.
Si elle est exercée par des femmes seulement, ou par des femmes et
des hommes, utilisez le tableau 2.
Étape 2 : Déterminez si le mouvement de soulèvement ou d’abaissement se fait
loin ou près du corps :
Près – les mains sont à 17 cm ou moins du corps en tout temps
pendant ce mouvement.
Loin – les mains sont à plus de 17 cm du corps en tout temps
pendant ce mouvement
Étape 3 : Déterminez si le mouvement de soulèvement ou d’abaissement est
court ou long :
Court – l’objet est soulevé ou abaissé sur une distance n’excédant
pas 25 cm.
Long – l’objet est soulevé ou abaissé sur une distance excédant 25 cm.
Étape 4 : Déterminez la position des mains du travailleur lorsqu’il a terminé son
mouvement de soulèvement ou d’abaissement.
Étape 5 : Déterminez à quelle fréquence l’objet est soulevé ou abaissé: une fois
toutes les 15 secondes, toutes les 1, 2, 5 ou 30 minutes, ou toutes les
8 heures.
Étape 6 : Comparez le poids indiqué dans le tableau au poids réel de l’objet
soulevé ou abaissé :
Exemple :
Seuls les hommes effectuent le travail évalué. Les mains sont à plus de 17 cm
(loin) du corps, l’objet est soulevé à plus de 25 cm (long), les mains du travailleur
à la fin du mouvement se trouvent juste en dessous des épaules et le mouvement
s’effectue toutes les 5 minutes. Pour cet exemple, la valeur correspondante dans le
tableau 1 est de 19 kg. Pour obtenir ce nombre :
1. Regardez les nombres du tableau 1.
2. Regardez les nombres de la rangée Loin – Long.
3. Trouvez les nombres de la rangée Loin – Long, sous l’en-tête « Les mains
aboutissent entre la mi-cuisse et l’épaule ».
4. Trouvez le chiffre correspondant aux objets soulevés toutes les 5 minutes – 19 kg.
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
6
Les valeurs indiquées dans les tableaux, pour soulever, abaisser, pousser ou tirer des charges, sont tirées et adaptées
de l’ouvrage intitulé Snook SH and Ciriello VM, (1991), The design of manual handling tasks:
Revised tables of maximum acceptable weights and forces, Ergonomics 34, 1197-1213.
TABLEAU 1 – Poids (en kg) des objets soulevés ou abaissés –
À utiliser quand les tâches sont exécutées par des hommes seulement
Soulever /
Abaisser :
type de
mouvement
Loin – Long
Loin – Court
Près – Long
Près – Court
Les mains se trouvent sous la hauteur
du coude 1 fois toutes les…
Les mains se trouvent entre la mi-cuisse
et l’épaule 1 fois toutes les…
Les mains se trouvent au-dessus de
l’épaule 1 fois toutes les…
15
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
15
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
15
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
13
15
17
21
16
19
22
26
19
22
25
30
20
24
28
32
21
24
28
33
24
28
33
38
16
20
17
21
18
23
20
26
18
24
20
27
19
25
21
28
21
27
23
31
23
30
25
34
12
15
16
20
14
18
18
24
14
18
19
25
14
19
19
26
16
21
24
29
17
23
24
31
TABLEAU 2 – Poids (en kg) des objets soulevés ou abaissés –
À utiliser quand les tâches sont exécutées par des femmes seulement OU par des hommes et des femmes
Soulever /
abaisser :
type de
mouvement
Loin – Long
Loin – Court
Près – Long
Près – Court
Les mains se trouvent sous la hauteur
du coude 1 fois toutes les…
Les mains se trouvent entre la mi-cuisse
et l’épaule 1 fois toutes les…
Les mains se trouvent au-dessus de
l’épaule 1 fois toutes les…
15
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
15
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
15
s.
1
min
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
9
11
11
13
9
11
12
14
10
12
13
15
10
12
13
15
11
13
14
17
14
18
19
23
8
9
9
11
10
12
11
13
11
13
12
14
11
13
12
14
12
14
13
16
14
17
15
18
6
8
8
9
7
9
9
12
8
9
10
12
8
9
10
12
8
10
11
14
10
12
13
16
Si le travail ou la tâche exige des mouvements de traction ou de poussée, la
force de poussée initiale pour déplacer l’objet excède-t-elle la valeur du
tableau correspondant?
Étape 1 : choisissez le bon tableau : si la tâche est exercée par des hommes
seulement, utilisez le tableau 3. Si elle est exercée par des femmes
seulement ou par des femmes et des hommes, utilisez le tableau 4.
Étape 2 : déterminez la position des mains du travailleur sur l’objet pendant
qu’il exerce ses mouvements de traction et de poussée. À mi-cuisse ou
en dessous, entre la mi-cuisse et la hauteur de poitrine, à hauteur de
poitrine ou au-dessus.
Étape 3 : déterminez sur quelle distance l’objet est poussé ou tiré : jusqu’à
2 mètres, entre 2 et 7,5 mètres, sur plus de 7,5 mètres.
Étape 4 : déterminez à quelle fréquence l’objet est poussé ou tiré : une fois
toutes les 15 / 20 / 30 s, 1 min, 2 min, 5 min, 30 min ou 8 h.
Étape 5 : comparez le niveau de force indiqué dans le tableau et la force réelle
appliquée pour la traction ou la poussée.
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
7
Exemple :
On évalue les hommes et les femmes qui exécutent la tâche. Les mains du
travailleur, placées sur l’objet tiré, sont à une hauteur inférieure à la mi-cuisse; la
traction s’effectue sur une distance de 1,5 mètre, toutes les minutes. Pour cet
exemple, la valeur correspondante dans le tableau 4 est de 17 kg.
Pour obtenir ce chiffre :
1. Regardez les chiffres du tableau 4;
2. Regardez les chiffres de la rangée « À mi-cuisse ou en dessous »;
3. Trouvez les chiffres dans la rangée « À mi-cuisse ou en dessous » placés sous
l’en-tête « Jusqu’à 2 mètres »;
4. Trouvez le chiffre correspondant à un objet qui est tiré, jusqu’à deux mètres
de distance toutes les minutes – 17 kg.
TABLEAU 3 – Force de traction ou de poussée initiale (kg) – À utiliser quand la tâche est effectuée par les hommes
seulement (p.ex. chariots, charrettes, bobines, câbles, brouettes)
Hauteur des
mains sur
l’objet qui est
tiré ou poussé
À hauteur de
poitrine ou
au-dessus
Entre la
mi-cuisse et la
poitrine
À mi-cuisse ou
en dessous
Jusqu’à 2 mètres 1 fois toutes les…
De 2 à 7,5 mètres 1 fois toutes les…
Plus de 7,5 mètres 1 fois toutes les…
15
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
20
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
30
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
19
22
22
23
24
28
15
20
20
21
21
26
18
19
19
20
20
24
27
31
31
32
33
39
21
28
28
29
30
36
25
26
26
28
28
33
30
34
34
37
37
44
24
31
31
33
34
40
28
29
29
31
32
38
TABLEAU 4 – Force de traction ou de poussée initiale (kg) – À utiliser quand les tâches sont exécutées par des femmes
seulement OU par des hommes et des femmes (p.ex. chariots, charrettes, bobines, câbles, brouettes)
Hauteur des
mains sur
l’objet qui est
tiré ou poussé
À hauteur de
poitrine ou
au-dessus
Entre la
mi-cuisse et la
poitrine
À mi-cuisse ou
en dessous
Jusqu’à 2 mètres 1 fois toutes les…
De 2 à 7,5 mètres 1 fois toutes les…
Plus de 7,5 mètres 1 fois toutes les…
15
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
20
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
30
s.
1
min.
2
min.
5
min.
30
min.
8
h.
18
21
22
24
25
27
19
19
20
22
23
24
17
17
17
19
20
21
18
21
22
24
25
27
18
20
20
22
23
25
16
17
17
19
20
21
15
17
17
19
20
21
15
17
17
19
20
21
13
14
15
16
17
18
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
8
COCHEZ ICI SI CE
MOUVEMENT
S’APPLIQUE AU
TRAVAIL OU À LA
TÂCHE
POSTURES CONTRAIGNANTES
REMARQUES :
ƒ Travailler avec le cou penché en avant ou sur
le côté à un angle de plus de 30°, pendant
plus de 2 heures par jour au total.
DE CÔTÉ
EN AVANT
(Encerclez les postures correspondantes)
ƒ Travailler avec le cou tourné à plus de 45°
d’un côté ou de l’autre pendant plus de
2 heures par jour au total.
COU
ƒ Travailler avec le cou penché vers l’arrière à
un angle de plus de 20° pendant plus de
2 heures par jour au total.
ƒ Travailler avec les mains au niveau de la tête
ou au-dessus pendant plus de 2 heures par
jour au total.
ÉPAULE
ƒ Travailler avec les coudes à hauteur d’épaule
ou au-dessus pendant plus de 2 heures par
jour au total.
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
9
POSTURES CONTRAIGNANTES
COCHEZ ICI SI CE
MOUVEMENT
S’APPLIQUE AU
TRAVAIL OU À LA
TÂCHE
REMARQUES
COCHEZ ICI SI CE
MOUVEMENT
S’APPLIQUE AU
TRAVAIL OU À LA
TÂCHE
REMARQUES
ƒ Travailler assis ou debout avec le dos penché
vers l’avant, vers le côté ou en torsion à un
angle de plus de 30° pendant plus de
2 heures par jour au total.
EN AVANT
DOS
DE CÔTÉ
EN TORSION
(Encerclez le mouvement correspondant)
ƒ Travailler assis ou debout avec le dos penché
vers l’arrière à un angle de plus de 20° sans
support dorsal pendant plus de 2 heures par
jour au total.
EN ARRIÈRE
ƒ Le travailleur s’accroupit / s’agenouille
pendant plus de 2 heures par jour au total.
GENOUX
ACCROUPI
AGENOUILLÉ
(Encerclez les postures correspondantes)
POSTURES STATIQUES DE TOUT LE CORPS
POSTURE
ASSISE
PROLONGÉE
ƒ
Le travailleur est assis pendant plus de
6 heures par jour au total
POSTURE
DEBOUT
PROLONGÉE
ƒ
Le travailleur est debout sur une surface
dure pendant plus de 4 heures par jour au
total (rester debout au même endroit sans
faire plus de 2 pas dans une direction ou
une autre).
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
10
RÉPÉTITION
COU,
ÉPAULES,
COUDES,
POIGNETS OU
MAINS
ƒ
COCHEZ ICI SI CE
MOUVEMENT
S’APPLIQUE AU
TRAVAIL OU À LA
TÂCHE
REMARQUES
COCHEZ ICI SI CE
MOUVEMENT
S’APPLIQUE AU
TRAVAIL OU À LA
TÂCHE
REMARQUES
COCHEZ ICI SI CE
MOUVEMENT
S’APPLIQUE AU
TRAVAIL OU À LA
TÂCHE
REMARQUES :
Les travailleurs répètent le même
mouvement avec le cou, les épaules, les
coudes, les poignets ou les mains en
l’espace de quelques secondes avec peu
ou pas de variation, et ce, pendant plus de
2 heures par jour au total (excluant la saisie
de données).
Cochez la ou les parties du corps auxquelles
le mouvement s’applique :
Cou
SAISIE DE
DONNÉES
‚
Épaule(s)
Coude(s)
Poignet(s)
Main(s)
Le travailleur utilise un clavier intensivement
pendant plus de quatre heures par jour.
IMPACTS RÉPÉTÉS
MAINS/
GENOUX
ƒ
Le travailleur se sert d’une des parties du
corps suivantes comme marteau plus de
10 fois par heure et plus de 2 heures par
jour au total.
Cochez la ou les parties du corps auxquelles
le mouvement s’applique:
Main (talon de la main ou base de la paume)
Genou
VIBRATION DE LA MAIN ET DU BRAS
MAINS/
POIGNETS
ƒ
Le travailleur utilise des outils à fortes
vibrations (clés à chocs, décolleuses de tapis,
scies mécaniques, marteaux dérouilleursdétartreurs, marteaux-piqueurs, marteaux à
river) pendant plus de 30 minutes par jour au
total.
ƒ
Le travailleur utilise des outils dont
les niveaux de vibration sont habituellement
modérés (broyeurs, ponceuses, scies
sauteuses) pendant plus de 2 heures par
jour au total.
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
11
Remarques :
Module 3 — Guide général pour l'identification des risques liés à l'ergonomie
12
MODULE 4
Grille d’évaluation de l’employé
sur les risques liés à l’ergonomie
Grille d'évaluation de l'employé
sur les risques liés à l’ergonomie
Cet outil de détermination des risques de lésions musculo-squelettiques (LMS) est
conçu pour vous aider à cerner les emplois ou les tâches comportant des risques
de LMS et pouvant constituer un risque accru pour les travailleurs. Il ne dégage
que les risques de LMS existants et n’évalue pas le degré de risque. Cet outil ne
doit pas être utilisé seul pour définir s’il est nécessaire de mettre en place des
mesures de contrôle des risques de LMS.
IMPORTANT – À LIRE AVANT D’UTILISER CET OUTIL
•
•
L’utilisation de cet outil ne suffit pas à déterminer si des mesures de contrôle des
risques doivent être mises en œuvre et devrait être combinée à d’autres méthodes de
détermination comme l’analyse des rapports sur les blessures, les incidents et les
traitements de premiers soins.
Cet outil N’EST PAS conçu pour être utilisé dans le cadre :
- des évaluations relatives au retour au travail;
- du placement ou de la sélection d'un employé pour un poste de travail;
- de l’évaluation du lien entre un travail et une blessure ou un trouble.
Directives
1. Consignez le titre du poste ou de la tâche, la date et le nom de la ou des
personnes qui remplissent la feuille de travail (optionnel).
2. Observez plusieurs travailleurs qui exercent leurs activités professionnelles
normales.
3. Demandez aux travailleurs qui effectuent le travail ou la tâche s’ils
considèrent que les objets sont lourds, ou que la tâche est difficile ou
fatigante.
4. Demandez aux travailleurs s’ils effectuent une tâche ou adoptent une posture
contraignante de manière répétitive ou pendant une longue période.
5. Cochez la ou les cases correspondantes pour le travail ou la tâche en question.
a. Ne cochez la case que si le risque en question existe et si
les travailleurs affirment que la tâche est difficile,
fatigante, pénible, répétitive ou est effectuée pendant une
longue période.
6. Prenez des notes pour tous les risques déterminés afin de bien définir la tâche
ou l’activité au cours de laquelle ils se manifestent.
Module 4 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie
1
7. Retournez les formulaires remplis à votre gestionnaire/superviseur, au
représentant en santé et sécurité ou à un membre du Comité de santé et
sécurité.
Remarque :
Si les exigences physiques varient d’un jour à l’autre, à cause de produits ou de
services différents à livrer ou à fournir, demandez aux travailleurs si l’activité
observée exige plus ou moins d’efforts que lors d’une journée normale.
Certains risques de LMS (p. ex., éclairage, aspects de l’organisation du
travail) ne sont pas traités par cet outil. S’il existe d’autres risques de LMS,
prenez-les en note ainsi que toute autre préoccupation.
Module 4 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie
2
Grille d'évaluation de l'employé
sur les risques liés à l'ergonomie
INFORMATION SUR LE POSTE OU LA TÂCHE :
TITRE DU POSTE OU DE LA TÂCHE :
DATE :
REMPLI PAR (optionnel) :
COMMENTAIRES GÉNÉRAUX :
RISQUES DE LÉSIONS MUSCULO-SQUELETTIQUES (LMS) – LES PRISES
Prise en pince
Cocher si ce
risque est présent
Prise d’objets avec une seule main
Empoignement ou manipulation difficile/causant de la fatigue
Serrage pour ouvrir ou fermer difficile/causant de la fatigue
Prise en force
Prise d’objets lourds avec une seule main
Empoignement ou manipulation difficile/causant de la fatigue
Serrage pour ouvrir ou fermer difficile/causant de la fatigue
Remarques :
Cocher si ce
risque est présent
RISQUES DE LMS – LA FORCE
Soulever/abaisser
Objet lourd/difficile à soulever/abaisser
(Inclure l’action de
soulever/abaisser avec une
main et avec deux
mains)
Objet soulevé/abaissé de manière répétitive
Mains au-dessus des épaules lorsque l’objet est manipulé
Mains sous le niveau des genoux lorsque l’objet est manipulé
Objet manipulé loin de l’abdomen
Charges instables, déséquilibrées, récalcitrantes ou au comportement
imprévisible
Postures contraignantes pour soulever/abaisser (penché, en torsion,
agenouillé, en extension, assis)
Remarques :
Module 4 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie
3
Cocher si ce
risque est présent
RISQUES DE LMS – LA FORCE
Pousser/tirer
Objet dur/difficile à pousser/tirer
(Inclure l’action de
pousser/tirer avec une main
et avec deux mains.
Examiner également
tout le corps et les
bras/le haut du corps
lors de la poussée/
traction)
Objet poussé/tiré de manière répétitive
Mains au-dessus des épaules lorsque l’objet est poussé
Mains sous la taille lorsque l’objet est poussé
Postures contraignantes pour pousser/tirer (penché, en torsion,
agenouillé, en extension, assis)
Remarques :
RISQUES DE LMS – POSTURE CONTRAIGNANTE/FIXE
Posture contraignante
Cou visiblement incliné vers l’avant (menton près de la poitrine)
(Prenez-vous ces postures
souvent et les gardez-vous
longtemps?)
Cou visiblement incliné sur le côté (oreille près de l’épaule)
Cocher si ce
risque est présent
Cou tourné vers un côté/menton près de l’épaule
Cou nettement penché vers l’arrière
Cou penché vers l’avant et menton sorti (tête vers l’avant)
Main(s) à la hauteur ou au-dessus de la tête
Coude(s) à la hauteur ou au-dessus de la tête
Coudes/mains dans le dos
Position assise ou debout avec le dos nettement penché vers l’avant,
sur le côté ou en flexion
Dos nettement penché vers l’arrière sans appui
Position accroupie/agenouillée pendant le travail
Poignet nettement incliné vers le bas ou vers le haut
Poignet nettement incliné vers le côté (vers le pouce/l’auriculaire)
Main retournée avec la paume entièrement vers le haut ou vers le bas
Posture statique
Position assise pendant de longues périodes sans se lever (travail de
bureau, conduite)
Position debout prolongée ou sur une surface dure
Module 4 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie
4
RISQUES DE LMS – RÉPÉTITION
Répétition
Mouvements du cou répétés
(Bougez-vous la même
partie du corps de façon
répétée et avez-vous peu
d’occasions de reprendre
vos forces?)
Mouvements des épaules répétés
Cocher si ce
risque est présent
Mouvements du coude répétés
Mouvements du poignet répétés
Mouvements de la main/des doigts répétés
Utilisation intensive du clavier
Utilisation intensive de la souris
RISQUES DE LMS – AUTRES
Impacts répétés
Utilisation de la main ou du genou comme marteau
Pression de contact
Poignées des outils s’enfoncent dans la main/paume
Cocher si ce
risque est présent
Rebords/éléments du poste de travail/équipement s’enfonce dans le corps
(mains, avant-bras, tronc, cuisses)
Vibration de la main et
du bras
Utilisation d’outils vibrants (clés à chocs, décolleuses de tapis, scies
mécaniques, détartreurs, marteaux piqueurs, marteaux à river, broyeurs,
ponceuses, scies sauteuses, marteaux perforateurs à béquille)
Vibration globale
du corps
Utilisation d’équipement/véhicules mobiles sur des surfaces rudes et
inégales
Températures
basses/élevées
Milieu de travail froid, mains/bras exposés à l’air froid
Milieu de travail chaud/humide
Module 4 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie
5
MODULE 5
Grille d’évaluation de l’employé
sur les risques liés à l’ergonomie –
poste d’ordinateur
Gr il l e d ' éval u at io n s u r le s r is q u e s lié s à
l’ergonomie – poste d'ordinateur
Cet outil de détermination des risques de lésions musculo-squelettiques (LMS) est
prévu pour vous aider à cerner les emplois ou les tâches comportant des risques de
LMS et pouvant constituer un risque accru pour les travailleurs. Il ne détermine que
les risques de LMS existants et n’évalue pas le degré de risque. Cet outil ne doit pas
être utilisé seul pour définir s’il est nécessaire de mettre en place des mesures de
contrôle des risques de LMS.
IMPORTANT – À LIRE AVANT D’UTILISER CET OUTIL
•
•
L’utilisation de cet outil ne suffit pas à déterminer si des mesures de contrôle des risques
doivent être mises en œuvre et devrait être combinée à d’autres méthodes de détermination
comme l’analyse des rapports sur les blessures, les incidents et les traitements de premiers
soins.
Cet outil N’EST PAS conçu pour être utilisé dans le cadre :
- des évaluations relatives au retour au travail;
- du placement ou de la sélection d'un employé pour un poste de travail;
- de l’évaluation du lien entre un travail et une blessure ou un trouble.
Directives
1. Consignez le titre du poste ou de la tâche, la date et le nom de la ou des
personnes qui remplissent la feuille de travail.
2. Observez plusieurs employés qui exercent leurs activités professionnelles
normales à un poste de travail.
3. Demandez aux employés s’ils considèrent que certains problèmes peuvent être
difficiles à observer (pression à l’arrière des genoux, torsion répétée du tronc,
éclairage adéquat, lumière éblouissante).
4. Demandez aux employés s’ils effectuent une tâche ou adoptent une posture
contraignante de manière répétitive ou pendant une longue période.
5. Cochez la ou les cases correspondant aux risques liés à l’ergonomie que pose
le travail ou la tâche en question.
6. Passez en revue les tâches contenues dans l’outil avec l’employé qui occupe le
poste de travail.
7. Essayez de réduire ou d’éliminer les risques déterminés liés à l’ergonomie à
l’aide de mesures correctives. Les mesures correctives mentionnées
représentent des solutions possibles, mais il ne s’agit pas d’une liste exhaustive.
Module 5 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie – poste d'ordinateur
1
8. Consignez toutes les mesures prises pour tenter de réduire ou d’éliminer les
risques liés à l’ergonomie ou toutes autres mesures requises.
Remarque :
Si les exigences physiques varient d’un jour à l’autre, à cause de produits ou de
services différents à livrer ou à fournir, demandez aux travailleurs si l’activité
observée exige plus ou moins d’efforts que lors d’une journée normale.
•
Si elle nécessite moins d’efforts, prévoyez revenir lorsque les exigences
sont plus représentatives ou, au besoin, plus élevées.
•
Si elle nécessite plus d’efforts, remplissez l’outil de détermination. Il se
pourrait que les risques liés à l’ergonomie soient préoccupants seulement
lorsqu’une activité ou une tâche précise est effectuée. Vous devriez aussi
réutiliser l’outil lorsque les exigences sont plus représentatives.
•
Si elle est représentative, mais que parfois les exigences sont plus élevées,
réutilisez l’outil lorsque les exigences sont plus élevées, surtout s’il n’y a
pas de risques déterminés liés à l’ergonomie lorsque des exigences
représentatives sont observées.
Certains risques de LMS (p. ex., éclairage, aspects de l’organisation du
travail) ne sont pas traités par cet outil. S’il existe d’autres risques de LMS,
prenez-les en note et planifiez une évaluation visant à déterminer s’ils
contribuent aux risques de LMS pour chaque employé.
Module 5 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie – poste d'ordinateur
2
Gr il l e d ' éval u at io n s u r le s r is q u e s lié s à
l’ergonomie – poste d'ordinateur
Source : Travail et Immigration Manitoba – Division de la Sécurité et de l’Hygiène du Travail « Ergonomics Risk Factor Checklist »
INFORMATION SUR LE POSTE OU LA TÂCHE :
TITRE DU POSTE OU DE LA TÂCHE :
DATE :
REMPLI PAR :
A. CHAISE
RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
LE RISQUE
EST-IL
PRÉSENT?
OUI
1. Les pieds ne peuvent pas
reposer à plat sur le sol.
2. Impossible de s’asseoir
avec les cuisses parallèles
au sol, ou avec les genoux
légèrement plus bas que
les hanches.
3. Le bord de l’avant du
siège exerce une pression
à l’arrière des genoux.
NON
MESURES CORRECTIVES
Étapes possibles pour éliminer le danger associé aux
risques liés à l’ergonomie
‚
‚
‚
‚
‚
‚
4. Le support lombaire de la
chaise ne soutient PAS le
bas du dos (c.-à-d. la
courbe du rachis
lombaire).
5. Il existe un espace entre
la colonne vertébrale et le
dossier.
‚
‚
‚
‚
‚
Monter/baisser la chaise afin que les pieds puissent
reposer confortablement à plat sur le sol.
Utiliser un repose-pied si le clavier/bureau est à une
hauteur nécessitant l’utilisation d’une chaise surélevée.
Régler la hauteur de la chaise afin que les pieds soient
bien à plat sur le sol ou sur le repose-pied et que les
cuisses soient également parallèles au sol.
Choisir une chaise permettant de conserver une
largeur de deux à trois doigts entre le rebord avant du
siège et l’arrière des genoux.
Fixer un coussin de dos amovible au dossier pour
raccourcir le siège.
Choisir une chaise dont le siège comporte un rebord
avant légèrement courbé.
Monter/baisser le dossier afin que le bas du dos soit en
contact avec les parties les plus incurvées vers
l’extérieur.
Placez une serviette roulée ou fixez un coussin de
soutien amovible au dossier existant.
Modifier le poste de travail pour permettre un bon
appui du dos (c.-à-d. placer le clavier et l’écran plus
près de l’utilisateur).
Retirer ou baisser les accoudoirs qui peuvent
empêcher un bon appui du dos en faisant contact avec
l’avant du bureau ou le tiroir à clavier.
Modifier la position du siège s’il est trop long ou s’il ne
permet pas un bon appui dorsal.
Module 5 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie – poste d'ordinateur
3
A. CHAISE
RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
LE RISQUE
EST-IL
PRÉSENT?
OUI
NON
6. Des accoudoirs ne
permettent pas un bon
appui des coudes lors de
l’utilisation du clavier ou de
la souris. Épaules
crispées; accoudoirs trop
élevés; épaules
tombantes; accoudoirs
trop bas; coudes loin du
corps; accoudoirs trop
espacés
MESURES CORRECTIVES
Étapes possibles pour éliminer le danger associé aux
risques liés à l’ergonomie
Si les accoudoirs sont trop bas/hauts :
ajouter un coussinet pour que les coudes soient à une
hauteur confortable;
‚ n’utiliser les accoudoirs que pendant de courts
instants, lorsque le clavier n’est pas utilisé;
‚ les remplacer par des accoudoirs pouvant être réglés à
la bonne hauteur.
Si les accoudoirs sont trop espacés :
‚ les régler pour les rapprocher;
‚ remplacer l’assiette du siège par un siège plus étroit;
‚ les remplacer par des accoudoirs réglables.
‚
NOTES :
B. CLAVIER ET SOURIS OU AUTRES PÉRIPHÉRIQUES D’ENTRÉE
RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
LE RISQUE
EST-IL
PRÉSENT?
OUI
1. Le poignet n’est pas à
plat, les avant-bras ne
sont pas parallèles au sol
ou les épaules sont
tendues lors de
l’utilisation du clavier, de
la souris ou d’autres
périphériques d’entrée.
NON
MESURES CORRECTIVES
Étapes possibles pour éliminer le danger associé aux
risques liés à l’ergonomie
‚
‚
‚
‚
‚
2. Le poignet s’écarte lors
de l’utilisation du clavier,
de la souris ou d’un autre
périphérique d’entrée.
3. S’étirer sur le côté ou
vers l’avant lors de
l’utilisation de la souris ou
d’un autre périphérique
d’entrée (le coude est
alors éloigné du côté du
corps).
‚
‚
‚
‚
‚
Régler la hauteur du siège afin que le clavier et la
souris soient juste sous le niveau du coude.
Augmenter ou abaisser les surfaces de travail
réglables des meubles et des systèmes afin qu’elles se
trouvent juste sous le niveau du coude à l’appui.
Placer le clavier et la souris sur un tiroir à clavier
articulé et régler la hauteur et l’inclinaison du tiroir
jusqu’à ce que les poignets travaillent dans une
posture neutre.
Replier les pieds du clavier.
Appuyer les bras sur les accoudoirs lors de l’utilisation
du clavier ou de la souris.
Laisser un espace suffisant au périphérique d’entrée.
Utiliser un clavier d’une taille convenable (p.ex.,
installer un clavier sur un ordinateur portable utilisé de
manière régulière sur un bureau).
Placer la souris/le périphérique d’entrée à côté du
clavier, à la même hauteur.
Installer un pont pour souris (surface dure placée audessus du pavé numérique du clavier).
Veiller à réserver suffisamment d’espace pour les
périphériques d’entrée sur le bureau ou sur le tiroir à
clavier.
NOTES :
Module 5 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie – poste d'ordinateur
4
C. ÉCRAN ET POSTE DE TRAVAIL
RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
LE RISQUE
EST-IL
PRÉSENT?
OUI
1. Tête inclinée vers l’avant/
arrière, de manière
répétitive ou pendant une
longue durée lors du
travail au bureau.
NON
MESURES CORRECTIVES
Étapes possibles pour éliminer le danger associé aux
risques liés à l’ergonomie
‚
‚
2. Tête tournée de côté de
manière répétitive ou
durant une longue
période.
3. Cou penché d’un côté
(p. ex., téléphone tenu
entre l’oreille et l’épaule).
4. Tête décalée par rapport
à la colonne vertébrale (la
tête est avancée et la
colonne est en retrait).
5. Pression d’objets durs/
coupants sur la peau
(p. ex., poignet, coude ou
avant-bras reposant sur
une surface ou un rebord
dur).
‚
‚
‚
‚
‚
‚
‚
‚
‚
‚
6. Torsion du torse
(p. ex., extension vers
l’arrière ou le côté du
corps).
‚
‚
‚
‚
7. Espace sous le bureau
insuffisant pour les
jambes.
‚
‚
‚
Monter/abaisser l’écran afin que les yeux soient à la
hauteur de la première ligne du texte Les personnes
qui portent des lunettes bifocales doivent baisser
l’écran si elles doivent regarder à travers la partie
inférieure de leurs lunettes.
Si le travail nécessite l’utilisation de nombreux
documents imprimés, placer le porte-copie entre le
travailleur et l’écran.
Placer l’écran directement face à l’utilisateur.
Poser les documents sur le porte-copie placé sur la
même ligne que l’ordinateur.
Tenir le téléphone d’une main.
Utiliser un appareil mains libres
(p.ex., casque d’écoute).
Modifier le poste de travail pour permettre une bonne
posture (p.ex., l’utilisateur doit s’asseoir dos à la
chaise, tirer le clavier vers l’utilisateur, changer
l’emplacement ou la hauteur de l’écran).
Déplacer le clavier/les périphériques de sortie vers le
bord du bureau pour éviter que le poignet repose sur
ce dernier.
Appuyer le poignet sur un repose-poignet lorsque le
clavier n’est pas utilisé.
Recouvrir les arêtes aigües du bureau avec de la
mousse.
Remplacer l’objet par d’autres dont les bords sont
arrondis.
Installer un tiroir à clavier muni d’un repose-poignet
pour s’appuyer lors des pauses.
Si l’utilisateur est droitier, disposer les accessoires
(sauf le téléphone) à droite de l’ordinateur.
Placer le téléphone à gauche pour pouvoir répondre
avec la main gauche et prendre des notes avec la
main droite. Disposition contraire si l’utilisateur est
gaucher.
Repérer les accessoires les plus utilisés et les disposer
plus près de l’utilisateur.
Encourager les utilisateurs à se lever pour aller
chercher des objets se trouvant derrière eux.
Retirer les objets situés sous le bureau.
Surélever le plateau du bureau si les personnes sont
plus grandes, ou baisser la chaise si les genoux sont
situés au niveau ou légèrement sous le niveau des
hanches.
Installer un tiroir à clavier pour augmenter la distance
entre l’écran et le bureau et conserver un plus grand
espace pour les jambes.
Module 5 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie – poste d'ordinateur
5
C. ÉCRAN ET POSTE DE TRAVAIL (suite)
‚
8. Inclinaison répétée ou
prolongée du tronc
(p. ex., classement de
dossiers).
Autant qu’il est possible, procéder au classement sur le
plateau d’un bureau ou sur une surface qui permet une
posture neutre du dos.
REMARQUES :
D. ENVIRONNEMENT
RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
LE RISQUE
EST-IL
PRÉSENT?
OUI
1. Trop/pas assez de
lumière.
NON
MESURES CORRECTIVES
Étapes possibles pour éliminer le danger associé aux
risques liés à l’ergonomie
‚
‚
‚
2. Régler la luminosité de
l’écran.
3. La température est
inférieure à 20°C ou
supérieure à 24°C
(en fonction des
préférences de chacun et
de la saison).
‚
‚
‚
‚
‚
‚
Réduire la quantité de lumière dans l’espace de travail,
particulièrement celui provenant des plafonniers.
Utiliser des surfaces mates dans les tons de blanc neutre.
Utiliser un bon éclairage des aires de travail.
Empêcher les sources lumineuses de se refléter sur
l’écran (stores verticaux opaques, écrans antireflets).
Placer l’écran dans le bon angle par rapport aux fenêtres.
Utiliser des écrans ACL.
Monter/baisser la température à un niveau de confort.
Porter plus/moins de vêtements chauds.
Recourir à des appareils de chauffage individuels
lorsque cela est possible.
REMARQUES :
Module 5 — Grille d'évaluation de l'employé sur les risques liés à l'ergonomie – poste d'ordinateur
6
MODULE 6
Guide pour les enquêtes relatives à des
lésions musculo-squelettiques
Guide pour les enquêtes relatives à des
lésions musculo-squelettiques
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
1
Cou, épaules, haut du dos
Risque lié à l'ergonomie : Soulever/abaisser
1.
Soulevez-vous ou abaissez-vous des objets vivants, lourds, de grande taille,
de forme irrégulière, dont la charge est déséquilibrée ou dont le centre de
gravité se déplace, tels que des contenants à moitié remplis d'eau?
Voici ce que vous pouvez faire :
2.
1a.
Éliminer ou réduire le besoin de soulever, d'abaisser ou de transporter ces
objets à la main en utilisant des appareils mécaniques tels que des outils et
des appareils de levage et des transpalettes.
1b.
Réduire la distance entre l'employé et la charge en supprimant tout obstacle
qui les sépare pour permettre à l'employé de se rapprocher de l'objet.
1c.
Réduire la distance entre l'employé et la charge en rapprochant celle-ci de
l'employé à l'aide d'un outil mécanique tel qu'une plaque tournante.
1d.
Réduire le poids total de la charge en subdivisant cette dernière en charges
plus légères.
1e.
Utiliser la pesanteur pour faciliter les manœuvres de soulèvement en
s'assurant que le point d'arrivée des charges se situe plus bas que leur point
de départ.
1f.
Rechercher et mettre en œuvre des façons de réduire les exigences
physiques du travail ou de la tâche si ces exigences, en l'état, ne sont pas
compatibles avec les capacités de l'employé.
Soulevez-vous ou abaissez-vous des objets difficiles à prendre ou à garder
en main?
Voici ce que vous pouvez faire :
3.
2a.
Faciliter la prise en main des objets manipulés en les munissant de
dispositifs d'adhérence ou de poignées ou en améliorant les dispositifs
d'adhérence ou les poignées existants.
2b.
Utiliser des gants antidérapants convenablement ajustés.
Adoptez-vous des postures contraignantes (courbées, étirées) lorsque
vous soulevez ou abaissez des charges?
Voici ce que vous pouvez faire :
3a.
Utiliser un appareil mécanique à hauteur réglable tel qu'une plateforme
élévatrice pour maintenir les charges au-dessus du niveau des genoux.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
2
4.
3b.
Éviter les manœuvres de soulèvement dont le point de départ se situe
au-dessous du niveau des genoux et au-dessus de celui des épaules, en
ajustant par exemple les tablettes de rangement.
3c.
Améliorer l'agencement de l'espace de travail pour garantir que l'employé
peut déplacer les charges sans avoir à adopter de posture courbée ou à
effectuer des torsions.
3d.
Mieux positionner l'employé ou la charge afin de réduire la distance sur
laquelle le corps doit s'étirer pour saisir l'objet.
Soulevez-vous des objets pour les déposer à des hauteurs élevées?
Voici ce que vous pouvez faire :
4a.
5.
Réarranger les points de départ et d'arrivée de la manœuvre de
soulèvement de façon à réduire la distance totale de déplacement vertical
de la charge (en modifiant par exemple les pratiques d'entreposage, la
hauteur des tablettes, etc.).
Soulevez-vous ou abaissez-vous des objets en position assise?
Voici ce que vous pouvez faire :
5a.
6.
Établir une procédure de travail ayant pour objet d'empêcher que des charges
de plus de 4 kg soient soulevées en position assise (soulever ces objets en
position debout pour utiliser des muscles plus grands et plus puissants).
Exécutez-vous des tâches de soulèvement ou d'abaissement de façon
fréquente ou répétée?
Voici ce que vous pouvez faire :
6a.
Réorganiser les tâches exigeantes physiquement afin de s'assurer qu'elles
ne sont pas exécutées de façon continue et prolongée.
6b.
Appliquer des pratiques de roulement et d'amélioration des tâches et
prévoir des périodes de repos pour permettre aux muscles de récupérer
après un effort prolongé.
Facteur ergonomique : Porter
7.
Portez-vous des objets vivants, lourds, de grande taille, de forme
irrégulière, dont la charge est déséquilibrée ou dont le centre de gravité se
déplace, tels que des contenants à moitié remplis d'eau?
Voici ce que vous pouvez faire :
7a.
Transporter les charges par chariot, chariot motorisé, transporteur,
dispositif de déplacement par gravité, etc., au lieu de les porter.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
3
7b.
Utiliser des appareils ou des outils tels que des poignées de transport et de
levage pour faciliter le transport.
7c.
Organiser les tâches de façon à réduire la distance sur laquelle les objets
sont portés.
7d.
Entretenir les locaux pour s'assurer qu'aucun obstacle n'encombre les
passages empruntés et que les personnes portant des objets ne risquent pas
de trébucher.
7e.
Éliminer la pratique de travail consistant à monter ou à descendre des
escaliers en portant un objet à deux mains. (De telles pratiques doivent
être interdites. Une main doit tenir la rampe.)
7f.
Réduire le poids total de la charge en subdivisant cette dernière en charges
plus légères. (Par exemple, il est possible de commander les produits de
certains fabricants en différents formats.)
7g.
Utiliser des épaulières pour éliminer ou faciliter la pratique de travail
consistant à porter des objets sur les épaules.
Facteur ergonomique : Pousser/tirer
8.
Poussez-vous ou tirez-vous des objets?
Voici ce que vous pouvez faire :
8a.
Éliminer le besoin de pousser ou de tirer manuellement les objets en
utilisant des appareils mécaniques tels que des transporteurs, des outils de
levage ou des dispositifs de déplacement par gravité.
8b.
Utiliser de plus grandes roues pour faciliter le passage des chariots ou des
conteneurs au-dessus des petites fissures ou des petits trous du plancher.
8c.
Utiliser des roues ou des roulettes qui sont adaptées à la charge transportée
et compatibles avec le type de revêtement du sol. (Améliorer les roues ou
les roulettes.)
8d.
Faciliter la poussée de la charge en améliorant l'agencement des roulettes
(deux ou quatre roulettes, à l'avant ou à l'arrière).
8e.
Munir le chariot de freins ou améliorer les freins existants de façon à
pouvoir immobiliser le chariot sans danger et avec moins d'effort.
8f.
Réduire l'effort physique requis par la poussée en entretenant
convenablement les chariots et les conteneurs, particulièrement les roues
et les roulements des roues.
8g.
Chaque fois que cela est possible, s'assurer que le revêtement du sol est
plat, en bon état (absence de fissures ou de trous de grande taille), propre
(absence de débris) et lisse sans être glissant.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
4
9.
8h.
S'assurer que la charge est stable avant de la pousser ou de la tirer. (Veiller
par exemple à ce que des boîtes empilées ne soient pas inclinées et soient
attachées.)
8i.
Chaque fois que cela est possible, tirer les chariots, les conteneurs, etc.,
plutôt que de les pousser.
8j.
Porter des chaussures adaptées aux conditions ambiantes pour pousser et
tirer des charges.
Adoptez-vous des postures contraignantes lorsque vous poussez (ou tirez)
des objets?
Voici ce que vous pouvez faire :
9a.
Utiliser des chariots dont les poignées sont verticales ou réglables en
hauteur afin de pouvoir les saisir dans une posture neutre (poignées
adaptées aux personnes de toutes tailles).
9b.
Agrandir l'espace du lieu de travail pour permettre à l'employé d'entamer
et de maintenir les manœuvres de poussée et de traction dans une posture
neutre ou non contraignante.
9c.
Supprimer les barrières visuelles afin de réduire le besoin d'effectuer des
mouvements de torsion ou de courber des parties du corps dans le but de
voir ce qui entoure le chariot, le conteneur, etc.
Facteur ergonomique : Tenir avec force
10. Tenez-vous ou saisissez-vous des objets en employant une force
considérable?
Voici ce que vous pouvez faire :
10a.
Éliminer le besoin de tenir manuellement les charges en utilisant des
appareils mécaniques tels que des bras de préhension ou des pinces-étaux.
10b.
Choisir et utiliser des outils et du matériel permettant une prise de force.
10c.
Choisir des outils plus légers et conçus pour réduire la torsion manuelle et
les effets de rebond.
10d.
Choisir des outils dont le poids est équilibré et dont le maintien en position
ne nécessite pas d'effort musculaire supplémentaire.
10e.
Choisir des outils pouvant être utilisés sans danger tant de la main droite
que de la main gauche.
10f.
Améliorer l'inspection et l'entretien des outils de façon à ce que leur
utilisation ne nécessite aucun effort physique supplémentaire.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
5
10g.
Soutenir les outils pesants ou dont le poids n'est pas équilibré à l'aide d'un
statif plafonnier ou d'un dispositif de soutien d'outils.
10h.
Améliorer les procédures de travail pour que le temps passé à saisir des
objets soit réduit au minimum et soit subdivisé en plusieurs périodes
courtes plutôt que d'être continu.
11. Placez-vous votre cou ou vos épaules dans une posture contraignante
lorsque vous tenez des outils, du matériel ou des objets?
Voici ce que vous pouvez faire :
11a.
Éliminer ou minimiser cette posture contraignante en évitant de saisir des
objets lourds et volumineux.
Facteur ergonomique : Mouvements répétitifs
12. Exécutez-vous des tâches de façon répétée en utilisant la même partie du
corps et sans avoir l'occasion de prendre du repos ou de récupérer, ce qui
fatigue les tissus mous de cette partie du corps?
Voici ce que vous pouvez faire :
12a.
Éliminer ou réduire les tâches répétitives grâce à la mécanisation
(l'utilisation d'outils électriques) ou à l'automatisation.
12b.
Réduire la durée d'exécution des tâches répétitives à l'aide d'un roulement
bien conçu ou d'une amélioration des tâches (ce qui permet de varier le
travail).
12c.
Assouplir les conditions d'exécution de la tâche répétitive pour permettre à
l'employé de contrôler ou de modifier le rythme de la répétition afin d'en
éviter les effets nocifs.
12d.
Entrecouper l'exécution des tâches hautement répétitives de mini-pauses
pour permettre aux tissus mous touchés de se reposer et de récupérer.
12e.
Former les employés à des techniques de travail améliorées afin de réduire
les répétitions inutiles.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
6
Facteur ergonomique : Postures de travail – Posture contraignante du cou
13. Exécutez-vous des tâches au cours desquelles votre cou se place dans des
postures contraignantes (torsions ou flexions répétées, dans n'importe
quelle direction) de façon fréquente et prolongée?
Voici ce que vous pouvez faire :
13a.
Réduire ou éliminer les reflets lumineux des moniteurs en réaménageant
l'espace de travail, en utilisant des écrans antireflets ou en appliquant un
traitement approprié sur les vitres.
13b.
Porter des lunettes de lecture appropriées (éviter par exemple les lunettes
bifocales, qui incitent l'employé à placer son cou dans une posture
contraignante, ou utiliser des lunettes spéciales pour regarder un écran
d'ordinateur).
13c.
Placer à l'avant les objets ou les personnes qui doivent être fréquemment
regardés afin d'éviter les torsions du cou.
13d.
Ajuster la hauteur des objets qui doivent être fréquemment regardés,
notamment les moniteurs d'ordinateur, de façon à éliminer le besoin
d'incliner la tête vers le haut ou le bas.
Facteur ergonomique : Postures de travail – Posture contraignante des
épaules
14. Exécutez-vous des tâches au cours desquelles vos épaules se placent
dans des postures contraignantes (coude éloigné du torse, dans n'importe
quelle direction) de façon fréquente et prolongée?
Voici ce que vous pouvez faire :
14a.
Réduire les postures contraignantes des épaules en maintenant à proximité
le matériel fréquemment utilisé afin d'éviter les étirements excessifs du
bras dans n'importe quelle direction. Une surface de travail inclinée (table
à dessin, casier de matériel) par exemple, peut être une bonne solution
14b.
Réduire les postures contraignantes des épaules en maintenant le matériel
fréquemment utilisé au-dessous du niveau des épaules afin d'éviter de
tendre le bras au-dessus de ce niveau.
14c.
Éviter de tendre le bras vers l'arrière ou en travers de la poitrine en
maintenant le matériel à atteindre devant soi, à l'endroit approprié.
14d.
Établir des procédures de travail sécuritaires afin de réduire les postures
contraignantes, en se rapprochant par exemple de l'objet à atteindre et en
transférant les objets d'une main à l'autre au lieu de tendre le bras en
travers de la poitrine.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
7
Facteur ergonomique : Postures de travail – Posture contraignante ou
statique (fixe) du cou ou des épaules
15. Exécutez-vous des tâches au cours desquelles vous maintenez votre cou
ou vos épaules dans une posture statique (fixe) et contraignante de façon
prolongée?
Voici ce que vous pouvez faire :
15a.
Réduire les postures statiques et contraignantes du cou en changeant
périodiquement de position, de façon à ce que les muscles du cou ne restent
pas assez longtemps dans une posture statique (ou fixe) pour se fatiguer.
15b.
Éliminer le besoin d'incliner la tête en réagençant l'espace de travail ou en
utilisant des appareils et accessoires fonctionnels tels qu'un téléphone
mains libres avec casque d'écoute.
15c.
Réduire les postures statiques et contraignantes des épaules en changeant
périodiquement de position, de façon à ce que les épaules ne restent pas
assez longtemps dans une posture statique (ou fixe) pour se fatiguer.
16. Votre cou, vos épaules ou le haut de votre dos entrent-ils en contact avec
le bord d'un objet?
Voici ce que vous pouvez faire :
16a.
Éviter les contacts du cou, des épaules ou du haut du dos avec un bord dur
ou coupant en matelassant ces bords ou en améliorant le milieu de travail.
16b.
Modifier ou améliorer la pratique de travail afin de réduire les occasions
de reposer ou d'appuyer la partie du corps touchée sur des bords coupants.
17. Votre cou, vos épaules ou le haut de votre dos sont-ils exposés à des
vibrations de façon prolongée?
Voici ce que vous pouvez faire :
17a.
Sélectionner des outils et du matériel dont le degré de vibration est plus
faible.
17b.
Assurer un bon entretien des outils et du matériel pour minimiser les
vibrations.
17c.
Organiser l'horaire de travail (la rotation du personnel par exemple) de
façon à interrompre temporairement l'exposition aux vibrations.
17d.
Tenter d'amortir en partie les vibrations des outils à l'aide d'accessoires
tels que des gants antivibrations.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
8
18. Votre cou, vos épaules ou le haut de votre dos sont-ils exposés au froid
lorsque vous exécutez des tâches exigeantes physiquement?
Voici ce que vous pouvez faire :
18a.
Organiser l'horaire de travail (la rotation du personnel par exemple) de
façon à alterner les périodes de travail dans un endroit chaud et les
périodes de travail dans un endroit froid afin que l'employé puisse se
réchauffer.
18b.
Utiliser des vêtements adaptés ou fournir un appareil de chauffage par
rayonnement.
19. Votre cou, vos épaules ou le haut de votre dos sont-ils exposés à la
chaleur lorsque vous exécutez des tâches exigeantes physiquement?
Voici ce que vous pouvez faire :
19a.
Organiser l'horaire de travail (la rotation du personnel par exemple) de
façon à alterner les périodes de travail dans un endroit chaud et les
périodes de travail dans un endroit froid afin que l'employé puisse se
rafraîchir.
19b.
Fournir des visières et de l'écran solaire lorsque le travail se déroule à
l'extérieur (le stress thermique augmente la fatigue).
19c.
Lorsque les employés travaillent en étant exposés à la chaleur, ils doivent
boire assez de liquide pour éviter la déshydratation (qui nuit aux capacités
musculaires).
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
9
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
10
Coudes, avant-bras et mains
Risque lié à l'ergonomie : Soulever/abaisser
20. Soulevez-vous ou abaissez-vous des objets vivants, lourds, de grande
taille, de forme irrégulière, dont la charge est déséquilibrée ou dont le
centre de gravité se déplace, tels que des contenants à moitié remplis
d'eau?
Voici ce que vous pouvez faire :
20a.
Éliminer la nécessité de soulever, d'abaisser ou de déplacer des objets en
utilisant des dispositifs tels que des appareils de levage, des palans et des
transpalettes à main.
20b.
Réduire la distance entre l'employé et la charge en supprimant tout obstacle
qui les sépare pour permettre à l'employé de se rapprocher de l'objet.
20c.
Réduire la distance entre l'employé et la charge en la rapprochant de
l'employé à l'aide d'un outil mécanique tel qu'une plaque tournante.
20d.
Réduire le poids total de la charge en la subdivisant en charges plus
légères.
20e.
Utiliser la pesanteur pour faciliter les manœuvres de soulèvement en
s'assurant que le point d'arrivée des charges se situe plus bas que leur point
de départ.
21. Soulevez-vous ou abaissez-vous des objets difficiles à prendre ou à garder
en main?
Voici ce que vous pouvez faire :
21a.
Faciliter la prise en main des objets manipulés en les munissant de
dispositifs d'adhérence ou de poignées ou en améliorant les dispositifs
d'adhérence ou les poignées existants.
21b.
Utiliser des gants antidérapants convenablement ajustés.
22. Les manœuvres de soulèvement ou d'abaissement placent-elles vos
coudes, vos avant-bras ou vos mains dans une posture contraignante (par
exemple, rotation de l'avant-bras, flexion du poignet)?
Voici ce que vous pouvez faire :
22a.
Améliorer l'agencement de l'espace de travail ou les tâches pour garantir
que l'employé peut déplacer les charges sans avoir à placer ses coudes, ses
avant-bras et ses poignets dans une position contraignante (améliorer la
méthode d'accès à l'objet).
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
11
23. Soulevez-vous des objets pour les déposer à des hauteurs élevées?
Voici ce que vous pouvez faire :
23a.
Réarranger les points de départ et d'arrivée de la manœuvre de
soulèvement de façon à réduire la distance totale de déplacement vertical
de la charge (en modifiant par exemple les pratiques d'entreposage, la
hauteur des tablettes, etc.).
24. Soulevez-vous ou abaissez-vous des objets en position assise?
Voici ce que vous pouvez faire :
24a.
Établir une procédure de travail ayant pour objet d'empêcher que des
charges de plus de 4 kg soient soulevées en position assise (soulever ces
objets en position debout pour utiliser des muscles plus grands et plus
puissants).
25. Exécutez-vous des tâches de soulèvement ou d'abaissement de façon
fréquente ou répétée?
Voici ce que vous pouvez faire :
25a.
Réorganiser les tâches exigeantes physiquement pour s'assurer qu'elles ne
sont pas exécutées de façon continue et prolongée. (Appliquer des pratiques
de roulement et d'amélioration des tâches et prévoir des périodes de repos
pour permettre aux muscles de récupérer après un effort prolongé.)
Facteur ergonomique : Porter
26. Portez-vous des objets vivants, lourds, de grande taille, de forme
irrégulière, dont la charge est déséquilibrée ou dont le centre de gravité se
déplace, tels que des contenants à moitié remplis d'eau?
Voici ce que vous pouvez faire :
26a.
Utiliser des chariots, des chariots électriques, des convoyeurs, des
dispositifs de déplacement par gravité, etc., pour déplacer des charges
plutôt que de les transporter.
26b.
Utiliser des appareils ou des outils tels que des poignées de transport et de
levage pour faciliter le transport.
26c.
Organiser les tâches de façon à réduire la distance sur laquelle les objets
sont portés.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
12
26d.
Entretenir les locaux pour s'assurer qu'aucun obstacle n'encombre les
passages empruntés et que les personnes portant des objets ne risquent pas
de trébucher.
26e.
Éviter de monter ou de descendre des escaliers en portant un objet à deux
mains. (De telles pratiques doivent être interdites. Une main doit tenir la
rampe.)
26f.
Réduire le poids global de la charge en la répartissant en charges plus
petites (il est préférable de commander des produits offerts par des
fabricants dans différents formats.)
Facteur ergonomique : Pousser/tirer
27. Poussez-vous ou tirez-vous des objets?
Voici ce que vous pouvez faire :
27a.
Éliminer le besoin de pousser ou de tirer manuellement les objets en
utilisant des appareils mécaniques tels que des transporteurs, des outils de
levage ou des dispositifs de déplacement par gravité.
27b.
Utiliser de plus grandes roues pour faciliter le passage des chariots ou des
conteneurs au-dessus des petites fissures ou des petits trous du plancher.
27c.
Faciliter la poussée de la charge en améliorant l'agencement des roulettes
(deux ou quatre roulettes, à l'avant ou à l'arrière).
27d.
Utiliser des roues ou des roulettes qui conviennent aux charges
transportées et aux revêtements du sol (meilleures roues/roulettes).
27e.
Munir le chariot de freins ou améliorer les freins existants de façon à
pouvoir immobiliser le chariot sans danger et avec moins d'effort.
27f.
Réduire l'effort physique requis par la poussée en entretenant
convenablement les chariots et les conteneurs, particulièrement les roues
et les roulements des roues.
27g.
Chaque fois que cela est possible, s'assurer que le revêtement du sol est
plat, en bon état (absence de fissures ou de trous de grande taille), propre
(absence de débris) et lisse sans être glissant.
27h.
Lorsque cela possible, les chariots, les bennes, etc., devraient être tirés au
lieu d'être poussés.
27i.
S'assurer que la charge est stable avant de la pousser ou de la tirer. (Veiller
par exemple à ce que des boîtes empilées ne soient pas inclinées et soient
attachées.)
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
13
27j.
Porter des chaussures qui conviennent aux situations où vous devez
pousser ou tirer des charges.
28. Est-ce que vos coudes, vos avant-bras ou vos mains sont dans une
position contraignante (p.ex., avant-bras tourné, poignet fléchi) quand vous
poussez ou tirez une charge?
Voici ce que vous pouvez faire :
28a.
Utiliser des chariots dont les poignées sont verticales ou réglables en
hauteur afin de pouvoir les saisir dans une posture neutre (poignées
adaptées aux personnes de toutes tailles).
28b.
Agrandir l'espace du lieu de travail pour permettre à l'employé d'entamer
et de maintenir les manœuvres de poussée et de traction dans une posture
neutre ou non contraignante.
28c.
Supprimer les barrières visuelles afin de réduire le besoin d'effectuer des
mouvements de torsion ou de courber des parties du corps dans le but de
voir ce qui entoure le chariot, le conteneur, etc.
Facteur ergonomique : Tenir avec force
29. Tenez-vous ou saisissez-vous des objets en employant une force
considérable?
Voici ce que vous pouvez faire :
29a.
Éliminer le besoin de tenir manuellement les charges en utilisant des
appareils mécaniques tels que des bras de préhension ou des pinces-étaux.
29b.
Choisir et utiliser des outils ou de l'équipement qui permettent une prise de
force et évitent une prise trop mince ou trop large, lorsque cela est
possible.
29c.
Choisir des outils plus légers et conçus pour réduire la torsion manuelle et
les effets de rebond.
29d.
Choisir des outils équipés de points de contact qui permettent de se servir
de plusieurs doigts au lieu d'un seul ou du pouce.
29e.
Choisir des outils dont le poids est équilibré et dont le maintien en position
ne nécessite pas d'effort musculaire supplémentaire.
29f.
Réduire les vibrations transmises aux mains et aux bras en choisissant des
outils pourvus de mécanismes de réduction des vibrations.
29g.
Soutenir les outils pesants ou dont le poids n'est pas équilibré à l'aide d'un
statif plafonnier ou d'un dispositif de soutien d'outils.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
14
29h.
Installer des manchons faits de caoutchouc ou de mousse synthétique pour
faciliter la prise de la poignée de l'outil, même pour les grosses mains.
29i.
Choisir des outils avec des poignées bien conçues qui ne créent pas de
pression sur la paume ou les doigts.
29j.
Améliorer l'inspection et l'entretien des outils de façon à ce que leur
utilisation ne nécessite aucun effort physique supplémentaire.
29k.
Choisir des outils pouvant être utilisés sans danger tant de la main droite
que de la gauche.
29l.
Améliorer les procédures de travail pour réduire au minimum le temps
passé à manipuler les objets et répartir la totalité du temps passé à
manipuler des objets en périodes plus courtes.
29m. Utiliser des gants adéquats pour saisir des objets froids ou vibrants.
29n.
Utiliser des gants bien ajustés pour saisir ou agripper des objets.
29o.
Utiliser des gants bien ajustés pour réduire la friction et faciliter la saisie
des objets.
30. Devez-vous utiliser votre poignet de façon contraignante (poignet fléchi)
pour saisir des outils, de l'équipement ou des objets?
Voici ce que vous pouvez faire :
30a.
Choisir des outils avec des poignées conçues pour maintenir le poignet dans
une position neutre/non contraignante, compte tenu de la tâche à accomplir.
30b.
Réduire les risques occasionnés par une posture contraignante du poignet
pour saisir un objet en faisant bien attention de le saisir en ayant le
poignet droit.
Facteur ergonomique : Mouvements répétitifs
31. Exécutez-vous des tâches de façon répétée en utilisant la même partie du
corps et sans avoir l'occasion de prendre du repos ou de récupérer, ce qui
fatigue les tissus mous de cette partie du corps?
Voici ce que vous pouvez faire :
31a.
Éliminer ou réduire les tâches répétitives grâce à la mécanisation
(l'utilisation d'outils électriques) ou à l'automatisation.
31b.
Réduire la durée d'exécution des tâches répétitives à l'aide d'un roulement
bien conçu ou d'une amélioration des tâches (ce qui permet de varier le
travail).
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
15
31c.
Assouplir les conditions d'exécution de la tâche répétitive pour permettre à
l'employé de contrôler ou de modifier le rythme de la répétition afin d'en
éviter les effets nocifs.
31d.
Des mini-pauses de travail seront plus utiles pour permettre aux tissus
mous de récupérer pendant l'exécution de tâches très répétitives.
31e.
Former les employés à utiliser de meilleures méthodes de travail et à
réduire les répétitions inutiles.
Facteur ergonomique : Postures de travail – Posture contraignante des
poignets et des avant-bras
32. Exécutez-vous des tâches qui mettent souvent vos poignets ou vos avantbras dans des positions contraignantes pendant des périodes prolongées
(fléchissement des poignets dans toutes les directions, rotation des avantbras)?
Voici ce que vous pouvez faire :
32a.
Utiliser des outils électriques ou des manivelles pour réduire la rotation
des avant-bras.
32b.
Choisir et utiliser des outils avec des poignées conçues pour maintenir le
poignet dans une position neutre/non contraignante.
32c.
L'amélioration de l'aménagement des lieux de travail et/ou des conditions
d'exécution des tâches peut permettre aux employés d'éviter d'utiliser leurs
poignets et leurs avant-bras de manière contraignante pour déplacer des
charges (amélioration de la façon de saisir un objet).
33. Utilisez-vous des outils ou exécutez-vous des tâches qui exercent une
pression sur vos mains?
Voici ce que vous pouvez faire :
33a.
Utiliser de meilleurs outils afin de réduire la « pression de contact » sur les
parties du corps concernées (p. ex. utilisation d'un tournevis à long
manche pour éviter que l'arrière du manche du tournevis ne s'enfonce dans
la paume).
33b.
Utiliser des outils au lieu d'employer la main et/ou la paume comme un
marteau.
33c.
Réduire la pression exercée par le contact de l'outil contre la paume de la
main en utilisant des gants adéquatement rembourrés pour soulever des
objets lourds au moyen de sangles très serrées entourant ces objets.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
16
34. Travaillez-vous au froid avec vos mains?
Voici ce que vous pouvez faire :
34a.
Adopter des pratiques de travail qui vous permettent de garder les mains
au chaud telles que le port de gants convenables.
34b.
Entreposer les outils et l'équipement à l'intérieur (environnement chaud)
pour que les poignées ne soient pas froides.
34c.
Choisir des outils qui ne dégagent pas de gaz froids ou utiliser de
l'équipement de protection des mains comme des gants ou des gants à
manchette.
34d.
Établir des horaires de travail (rotation des employés, par exemple) qui
prévoient des périodes de travail alternant entre le froid et la chaleur pour
favoriser le bien-être des employés.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
17
Bas du dos
Risque lié à l'ergonomie : Soulever/abaisser
35. Soulevez-vous ou abaissez-vous des objets vivants, lourds, de grande
taille, de forme irrégulière, dont la charge est déséquilibrée ou dont le
centre de gravité se déplace, tels que des contenants à moitié remplis
d'eau?
Voici ce que vous pouvez faire :
35a.
Éliminer la nécessité de soulever, d'abaisser ou de déplacer des objets en
utilisant des dispositifs tels que des appareils de levage, des palans et des
transpalettes à main.
35b.
Réduire la distance entre l'employé et la charge en supprimant tout
obstacle qui les sépare pour permettre à l'employé de se rapprocher de
l'objet.
35c.
Réduire la distance entre l'employé et la charge en la rapprochant de
l'employé à l'aide d'un outil mécanique tel qu'une plaque tournante.
35d.
Réduire le poids total de la charge en la répartissant en charges plus
petites.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
18
35e.
Utiliser la pesanteur pour faciliter les manœuvres de soulèvement en
s'assurant que le point d'arrivée des charges se situe plus bas que leur point
de départ.
35f.
Rechercher et mettre en œuvre des façons de réduire les exigences
physiques du travail ou de la tâche si ces exigences, en l'état, ne sont pas
compatibles avec les capacités de l'employé.
36. Soulevez-vous ou abaissez-vous des objets difficiles à prendre ou à garder
en main?
Voici ce que vous pouvez faire :
36a.
Faciliter la saisie et le déplacement des objets à l'aide de poignées ou avec
de meilleures poignées.
37. Adoptez-vous des postures contraignantes (courbées, étirées) lorsque
vous soulevez ou abaissez des charges?
Voici ce que vous pouvez faire :
37a.
Éviter de manipuler des objets à un niveau inférieur à celui des genoux, ou
supérieur à celui des épaules, en réglant la hauteur des étagères
d'entreposage, etc.
37b.
Utiliser un dispositif réglable tel qu'une plateforme élévatrice à ciseaux
pour maintenir les charges au-dessus du plancher et de la hauteur des
genoux.
37c.
Améliorer l'aménagement des lieux de travail pour que les employés
puissent manipuler des charges sans se retrouver dans des postures voûtées
ou contorsionnées.
37d.
Repositionner la charge et modifier la position de l'employé, ou vice versa,
pour réduire la distance entre le corps de l'employé et l'objet.
38. Soulevez-vous des objets pour les déposer à des hauteurs élevées?
Voici ce que vous pouvez faire :
38a.
Réduire la distance de soulèvement vertical d'un objet en modifiant les
points de soulèvement et de dépôt de l’objet (en modifiant par exemple les
pratiques d'entreposage, la hauteur des tablettes, etc.).
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
19
39. Soulevez-vous ou abaissez-vous des objets en position assise?
Voici ce que vous pouvez faire :
39a.
Établir une procédure de travail ayant pour objet d'empêcher de soulever
des charges alors que le bas du dos est dans une posture contorsionnée.
40. Exécutez-vous des tâches de soulèvement ou d'abaissement de façon
fréquente ou répétée?
Voici ce que vous pouvez faire :
40a.
Réorganiser les tâches exigeantes physiquement pour s'assurer qu'elles ne
sont pas exécutées de façon continue et prolongée.
40b.
Appliquer des pratiques de roulement et d'amélioration des tâches et
prévoir des périodes de repos pour permettre aux muscles de récupérer
après un effort prolongé.
Facteur ergonomique : Porter
41. Portez-vous des objets vivants, lourds, de grande taille, de forme
irrégulière, dont la charge est déséquilibrée ou dont le centre de gravité se
déplace, tels que des contenants à moitié remplis d'eau?
Voici ce que vous pouvez faire :
41a.
Utiliser des chariots, des chariots électriques, des convoyeurs, des
dispositifs de déplacement par gravité, etc., pour déplacer des charges
plutôt que de les transporter.
41b.
Utiliser des appareils ou des outils tels que des poignées de transport et de
levage pour faciliter le transport.
41c.
Organiser les tâches de façon à réduire la distance sur laquelle les objets
sont portés.
41d.
Entretenir les locaux pour s'assurer qu'aucun obstacle n'encombre les
passages empruntés et que les personnes portant des objets ne risquent pas
de trébucher.
41e.
Éliminer la pratique de travail consistant à monter ou à descendre des
escaliers en portant un objet à deux mains. (De telles pratiques doivent
être interdites. Une main doit tenir la rampe.)
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
20
Facteur ergonomique : Pousser/tirer
42. Poussez-vous ou tirez-vous des objets?
Voici ce que vous pouvez faire :
42a.
Éliminer le besoin de pousser ou de tirer manuellement les objets en
utilisant des appareils mécaniques tels que des transporteurs, des outils de
levage ou des dispositifs de déplacement par gravité.
42b.
Utiliser des chariots ou des bennes montés sur des roues plus larges qui
permettront de passer plus facilement au-dessus des fissures ou des petits
trous.
42c.
Utiliser des roues ou des roulettes qui sont adaptées à la charge transportée
et compatibles avec le type de revêtement du sol. (Améliorer les roues ou
les roulettes.)
42d.
Pousser des objets sera plus facile avec des « véhicules » dotés de deux ou
quatre roues pivotantes à billes à l'avant ou à l'arrière.
42e.
Munir le chariot de freins ou améliorer les freins existants de façon à
pouvoir immobiliser le chariot sans danger et avec moins d'effort.
42f.
Chaque fois que cela est possible, tirer les chariots, les conteneurs, etc.,
plutôt que de les pousser.
42g.
Réduire l'effort physique requis par la poussée en entretenant
convenablement les chariots et les conteneurs, particulièrement les roues
et les roulements des roues.
42h.
Chaque fois que cela est possible, s'assurer que le revêtement du sol est
plat, en bon état (absence de fissures ou de trous de grande taille), propre
(absence de débris) et lisse sans être glissant.
42i.
S'assurer que la charge est stable avant de la pousser ou de la tirer. (Veiller
par exemple à ce que des boîtes empilées ne soient pas inclinées et soient
attachées.)
42j.
Porter des chaussures qui conviennent aux situations où vous devez
pousser ou tirer des charges.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
21
43. Est-ce que le bas de votre dos se retrouve parfois dans une posture
contraignante quand vous poussez (ou tirez) des objets?
Voici ce que vous pouvez faire :
43a.
Utiliser des chariots dont les poignées sont verticales ou réglables en
hauteur afin de pouvoir les saisir dans une posture neutre (poignées
adaptées aux personnes de toutes tailles).
43b.
Agrandir l'espace du lieu de travail pour permettre à l'employé d'entamer
et de maintenir les manœuvres de poussée et de traction dans une posture
neutre ou non contraignante.
43c.
Supprimer les barrières visuelles afin de réduire le besoin d'effectuer des
mouvements de torsion ou de courber des parties du corps dans le but de
voir ce qui entoure le chariot, le conteneur, etc.
Facteur ergonomique : Mouvements répétitifs
44. Exécutez-vous, à plusieurs reprises, des tâches qui exigent un effort du
bas du dos sans avoir l'occasion de permettre à votre dos de récupérer,
d'où une certaine fatigue?
Voici ce que vous pouvez faire :
44a.
Éliminer ou réduire les tâches répétitives par la mécanisation ou
l'automatisation (p.ex., un dispositif d'empilement automatique pour
éliminer la nécessité de se pencher et de soulever à répétition des objets
pour les empiler).
44b.
Réduire la durée d'exécution des tâches répétitives à l'aide d'un roulement
bien conçu ou d'une amélioration des tâches (ce qui permet de varier le
travail).
44c.
Plus grande souplesse dans l'exécution des tâches répétitives, permettant
ainsi aux employés de maîtriser/modifier le rythme des tâches répétitives
pour prévenir les effets nuisibles.
44d.
Prendre des mini-pauses pour permettre au bas du dos de se reposer et de
récupérer dans le cas d'exécution de tâches très répétitives.
44e.
Former les employés à utiliser de meilleures méthodes de travail et à
réduire les répétitions inutiles.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
22
Facteur ergonomique : Postures de travail – Posture contraignante du bas
du dos
45. Exécutez-vous des tâches qui font en sorte que votre dos se retrouve
souvent dans des postures contraignantes pendant des périodes
prolongées (flexion dans toutes les directions ou torsion du tronc)?
Voici ce que vous pouvez faire :
45a.
Réduire la flexion avant du tronc en relevant la hauteur de l'objet à
manipuler.
45b.
La réduction des flexions avant du tronc peut se faire en rapprochant des
objets devant être déplacés.
45c.
Réduire les flexions latérales du tronc en rapprochant les objets devant
être déplacés ou en déplaçant les objets de façon à ce qu'ils soient devant
l'employé.
45d.
Réduire la torsion du tronc en aménageant mieux les lieux de travail.
45e.
Améliorer la position assise en réglant correctement les chaises pour bien
soutenir le dos et permettre une bonne posture assise.
Facteur ergonomique : Postures de travail – Posture de travail
contraignante ou statique (fixe) du bas du dos
46. Exécutez-vous des tâches au cours desquelles le bas de votre dos est en
position statique (fixe) pendant des périodes prolongées?
Voici ce que vous pouvez faire :
46a.
Éliminer ou réduire les postures statiques et/ou contraignantes du bas du
dos en améliorant l'aménagement des lieux de travail.
46b.
Réduire la tension du bas du dos pendant des périodes prolongées en
situation debout, en améliorant la surface des planchers au moyen de tapis
anti-fatigue par exemple.
46c.
Réduire la durée ou la fréquence de la situation debout en utilisant un
tabouret ou une chaise.
46d.
Éviter les situations debout prolongées, surtout sur les surfaces dures, en
appliquant de meilleures pratiques de travail et en utilisant des reposepieds adéquats.
46e.
Avoir recours à la rotation des tâches et/ou appliquer de meilleures
pratiques de travail, sans oublier les pauses, pour permettre aux muscles
des employés de récupérer s'ils doivent rester debout pendant des périodes
prolongées.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
23
46f.
Éviter les mêmes positions assises prolongées en appliquant de meilleures
pratiques de travail.
46g.
On peut réduire les effets d'une posture statique et contraignante du bas du
dos en assurant un soutien adéquat pour transférer le poids du torse
ailleurs que sur le bas du dos.
47. Êtes-vous exposé à des vibrations se répercutant dans l'ensemble du
corps pendant des périodes prolongées?
Voici ce que vous pouvez faire :
47a.
Améliorer la position assise dans les gros véhicules pour réduire les
vibrations (installation d'amortisseurs par exemple).
47b.
Réduire les vibrations en entretenant bien les gros outils et l'équipement.
47c.
Organiser l'horaire de travail (la rotation du personnel par exemple) de
façon à interrompre temporairement l'exposition aux vibrations.
48. Exécutez-vous des tâches exigeantes qui exposent l'ensemble de votre
corps au froid?
Voici ce que vous pouvez faire :
48a.
Organiser l'horaire de travail (la rotation du personnel par exemple) de
façon à alterner les périodes de travail dans un endroit chaud et les
périodes de travail dans un endroit froid afin que l'employé puisse se
réchauffer.
48b.
Utiliser des vêtements adéquats et/ou assurer un chauffage par
rayonnement sur place.
49. Exécutez-vous des tâches exigeantes qui exposent l'ensemble de votre
corps à une grande chaleur?
Voici ce que vous pouvez faire :
49a.
Organiser l'horaire de travail (la rotation du personnel par exemple) de
façon à alterner les périodes de travail dans un endroit chaud et les
périodes de travail dans un endroit froid afin que l'employé puisse se
rafraîchir.
49b.
Fournir des visières et de l'écran solaire lorsque le travail se déroule à
l'extérieur (le stress thermique augmente la fatigue).
49c.
Lorsque les employés travaillent en étant exposés à la chaleur, ils doivent
boire assez de liquide pour éviter la déshydratation (qui nuit aux capacités
musculaires).
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
24
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
25
Hanches, genoux et pieds
Risque lié à l'ergonomie : Soulever/abaisser
50. Soulevez-vous ou abaissez-vous des objets vivants, lourds, de grande taille,
de forme irrégulière, dont la charge est déséquilibrée ou dont le centre de
gravité se déplace, tels que des contenants à moitié remplis d'eau?
Voici ce que vous pouvez faire :
50a.
Éliminer la nécessité de soulever, d'abaisser ou de déplacer des objets en
utilisant des dispositifs tels que des appareils de levage, des palans et des
transpalettes à main.
50b.
Utiliser la pesanteur pour faciliter les manœuvres de soulèvement en
s'assurant que le point d'arrivée des charges se situe plus bas que leur point
de départ.
50c.
Réduire la distance entre l'employé et la charge en la rapprochant de
l'employé à l'aide d'un outil mécanique tel qu'une plaque tournante.
50d.
Réduire le poids total de la charge en la répartissant en charges plus
petites.
50e.
Réduire la distance entre l'employé et la charge en supprimant tout obstacle
qui les sépare pour permettre à l'employé de se rapprocher de l'objet.
Facteur ergonomique : Porter
51. Portez-vous des objets vivants, lourds, de grande taille, de forme
irrégulière, dont la charge est déséquilibrée ou dont le centre de gravité se
déplace, tels que des contenants à moitié remplis d'eau?
Voici ce que vous pouvez faire :
51a.
Utiliser des chariots, des chariots électriques, des convoyeurs, des
dispositifs de déplacement par gravité, etc., pour déplacer des charges
plutôt que de les transporter.
51b.
Éviter de monter ou de descendre des escaliers en portant un objet à deux
mains. (De telles pratiques doivent être interdites. Une main doit tenir la
rampe.)
51c.
Utiliser des appareils ou des outils tels que des poignées de transport et de
levage pour faciliter le transport.
51d.
Entretenir les locaux pour s'assurer qu'aucun obstacle n'encombre les
passages empruntés et que les personnes portant des objets ne risquent pas
de trébucher.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
26
51e.
Organiser les tâches de façon à réduire la distance sur laquelle les objets
sont portés.
51f.
Réduire le poids global de la charge en la répartissant en charges plus
petites (il est préférable de commander des produits offerts par des
fabricants dans différents formats.)
Facteur ergonomique : Pousser/tirer
52. Poussez-vous ou tirez-vous des objets?
Voici ce que vous pouvez faire :
52a.
Éliminer le besoin de pousser ou de tirer manuellement les objets en
utilisant des appareils mécaniques tels que des transporteurs, des outils de
levage ou des dispositifs de déplacement par gravité.
52b.
Utiliser de plus grandes roues pour faciliter le passage des chariots ou des
conteneurs au-dessus des petites fissures ou des petits trous du plancher.
52c.
Utiliser des roues ou des roulettes qui sont adaptées à la charge transportée
et compatibles avec le type de revêtement du sol. (Améliorer les roues ou
les roulettes.)
52d.
Faciliter la poussée de la charge en améliorant l'agencement des roulettes
(deux ou quatre roulettes, à l'avant ou à l'arrière).
52e.
Munir le chariot de freins ou améliorer les freins existants de façon à
pouvoir immobiliser le chariot sans danger et avec moins d'effort.
52f.
Réduire l'effort physique requis par la poussée en entretenant
convenablement les chariots et les conteneurs, particulièrement les roues
et les roulements des roues.
52g.
Chaque fois que cela est possible, s'assurer que le revêtement du sol est
plat, en bon état (absence de fissures ou de trous de grande taille), propre
(absence de débris) et lisse sans être glissant.
52h.
Lorsque cela est possible, les chariots, les bennes, etc., devraient être tirés
au lieu d'être poussés.
52i.
S'assurer que la charge est stable avant de la pousser ou de la tirer. (Veiller
par exemple à ce que des boîtes empilées ne soient pas inclinées et soient
attachées.)
52j.
Éviter les torsions du tronc quand vous poussez ou tirez des objets.
52k.
Porter des chaussures qui conviennent aux situations où vous devez
pousser ou tirer des charges.
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
27
Facteur ergonomique : Postures de travail – Posture contraignante du
membre inférieur
53. Exécutez-vous des tâches qui vous obligent à travailler en position
accroupie ou à genoux?
Voici ce que vous pouvez faire :
53a.
Réduire la nécessité de travailler en position accroupie ou à genoux par un
meilleur aménagement des lieux de travail; relèvement de la hauteur de la
surface des planchers ou rotation des tâches, par exemple.
53b.
Utiliser des genouillères et/ou des coussins adéquats pour protéger les
genoux contre le stress exercé par le contact avec des surfaces dures.
54. Vos membres sont-ils exposés à des températures froides dans le cas
d'exécution de tâches exigeantes physiquement?
Voici ce que vous pouvez faire :
54a.
Établir des horaires de travail (rotation des employés par exemple) qui
prévoient des périodes de travail alternant entre le froid et la chaleur pour
favoriser le bien-être des employés.
54b.
Utiliser des vêtements adaptés ou fournir un appareil de chauffage par
rayonnement.
55. Vos membres sont-ils exposés à des températures très chaudes dans le
cas d'exécution de tâches exigeantes pour le corps?
Voici ce que vous pouvez faire :
55a.
Organiser l'horaire de travail (la rotation du personnel par exemple) de
façon à alterner les périodes de travail dans un endroit chaud et les
périodes de travail dans un endroit froid afin que l'employé puisse se
rafraîchir.
55b.
Fournir des visières et de l’écran solaire lorsque le travail se déroule à
l'extérieur (le stress thermique augmente la fatigue).
55c.
Lorsque les employés travaillent en étant exposés à la chaleur, ils doivent
boire assez de liquide pour éviter la déshydratation (qui nuit aux capacités
musculaires).
Module 6 — Guide pour les enquêtes relatives à des lésions musculo-squelettiques (LMS)
28
MODULE 7
Grille d’évaluation d’un
programme de prévention des risques
liés à l’ergonomie
Grille d'évaluation d'un
programme de prévention des risques
liés à l’ergonomie
EXAMEN DES BASES D'UN PROCESSUS FRUCTUEUX DE
PRÉVENTION DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
1.
NON
À L’ÉTUDE/EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
La haute direction a clairement affirmé son engagement à
l’égard de la prévention des risques liés à l’ergonomie.
[Pratiques exemplaires (PE) – Ajout possible au sousalinéa 125(1)d)(ii) de la partie II du Code canadien du travail
(CCT II)]
COMMENTAIRES :
2.
À appui des efforts de prévention des risques liés à l’ergonomie, la
haute direction participe à des séances de formation [CCT II,
alinéa 125(1)z)], fait le suivi des progrès réalisés au chapitre de la
prévention des lésions musculo-squelettiques (LMS) [Règlement
canadien sur la santé et la sécurité au travail (RCSST),
alinéas 19.2(1)b) et c)] et tient les gestionnaires et les
superviseurs responsables de prendre les mesures visant à
réduire les risques liés à l’ergonomie. [CCT II, alinéa 125(1)z)]
COMMENTAIRES :
3.
La haute direction estime que la prévention des risques liés à
l’ergonomie est essentielle dans un lieu de travail concurrentiel,
rentable et sain. (PE)
COMMENTAIRES :
4.
Des politiques/procédures de prévention des risques liés à
l’ergonomie ont été créées et communiquées. [RCSST,
paragraphes 19.1(1) et 19.6(1)]
COMMENTAIRES :
5.
Des questions de prévention concernant les risques liés à
l’ergonomie ont été incluses dans les politiques d'acquisition.
[PE – mais il faut prouver leur conformité à l’alinéa 125(1)t)
du CCT II], et dans les normes de conception. [RCSST,
paragraphe 19.5(1)]
COMMENTAIRES :
6.
Les rôles et les responsabilités en matière de prévention des
risques liés à l’ergonomie ont été définis pour tous les employés
[c.-à-d. les gestionnaires, les superviseurs, les employés, le
groupe d’achat, le comité local et les représentants en santé et
en sécurité (CSS/RSS)]. [CCT II, paragraphe 126(1);
alinéa 125(1)z); paragraphe 135(7) et RCSST, partie XIX]
COMMENTAIRES :
Module 7 — Grille d'évaluation d'un programme de prévention des risques liés à l'ergonomie
1
EXAMEN DES BASES D'UN PROCESSUS FRUCTUEUX DE
PRÉVENTION DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
7.
NON
À L’ÉTUDE/EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
NON
À L’ÉTUDE/EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
Les employés participent à la prévention des risques liés à
l’ergonomie de façon significative. [RCSST, alinéa 19.4f);
paragraphe 19.5(5); alinéa 19.6 (1)c)]
COMMENTAIRES :
8.
Des ressources ont été fournies pour apprendre :
- aux employés à reconnaître les signes et les symptômes
des risques liés à l’ergonomie;
- aux gestionnaires, aux superviseurs et aux employés à
recenser les risques liés à l’ergonomie et à agir en
conséquence. [RCSST, paragraphe 19.6(1)]
COMMENTAIRES :
9.
Les superviseurs et le personnel en santé au travail ont été
formés pour prendre des mesures appropriées lorsque des
symptômes de LMS sont signalés. [RCSST, alinéa 19.3(1)e)
et paragraphe 19.6(1)]
COMMENTAIRES :
10. Des ressources ont été prévues pour apporter les modifications
nécessaires à l’équipement, aux outils, aux postes de travail et
aux méthodes de travail. [CCT II, alinéa 125(1)t); RCSST,
paragraphe 19.5(1)]
COMMENTAIRES :
11. Les gestionnaires, les superviseurs et les employés comprennent
que la prévention des risques liés à l’ergonomie en milieu de
travail est prescrite par la loi. [CCT II, alinéas 125(1)t) et z);
RCSST, partie XIX]
COMMENTAIRES :
EXAMEN DU PROCESSUS DE SENSIBILISATION
AUX RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
1.
Les gestionnaires, les superviseurs et les employés (y compris le
comité local et les représentants en santé et en sécurité ont reçu
une formation pour comprendre les risques liés à l’ergonomie.
[RCSST, paragraphe 19.5 (5) et article 19.6]
COMMENTAIRES :
2.
Bulletins internes, panneaux d’information, réunions d’équipe,
échanges informels et autres approches servent à améliorer la
compréhension des risques liés à l’ergonomie. (PE)
COMMENTAIRES :
Module 7 — Grille d'évaluation d'un programme de prévention des risques liés à l'ergonomie
2
EXAMEN DU PROCESSUS DE SENSIBILISATION
AUX RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
3.
NON
À L’ÉTUDE/EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
NON
À L’ÉTUDE/EN
ÉLABORATION
OUI,
EN PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
Les gestionnaires, les superviseurs et les employés savent en
quoi et pour quelles raisons une exposition aux risques liés à
l’ergonomie peut contribuer aux LMS. [RCSST,
paragraphes 19.5(5); 19.6(1) et (2)]
COMMENTAIRES :
EXAMEN DU PROCESSUS DE RECENSEMENT
DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
1.
Les gestionnaires, les superviseurs et les employés ont été
formés pour recenser les risques liés à l’ergonomie. [CCT II,
alinéa 125(1)z); RCSST, alinéa 19.6(1)a)]
COMMENTAIRES :
2.
Les rapports et les données portant sur les incidents/lésions
sont examinés pour déterminer quelles tâches ou quels
travaux causent des risques liés à l’ergonomie. [RCSST,
alinéas 19.3(1)a) et b)]
COMMENTAIRES :
3.
Il existe un processus bien défini et décrit pour recenser les
risques liés à l’ergonomie. [RCSST, alinéa 19.3(2)a)]
COMMENTAIRES :
4.
Les LMS signalées font l’objet d’une enquête, conforme aux
mêmes procédures/politiques applicables à tous les autres
incidents, lésions ou maladies. [RCSST, paragraphe 15.4(1) et
article 15.7]
COMMENTAIRES :
5.
Un outil de recensement ou une liste de vérification est
utilisé(e) pour recenser plus facilement les risques de LMS.
(PE)
COMMENTAIRES :
6.
Les risques liés à l’ergonomie sont examinés dans le cadre
de toutes les inspections en milieu de travail. (PE)
COMMENTAIRES :
7.
Les superviseurs examinent les risques liés à l’ergonomie
dans le cadre normal de leurs fonctions. (PE)
COMMENTAIRES :
8.
Les employés examinent les risques liés à l’ergonomie dans
le cadre normal de leurs fonctions. (PE)
COMMENTAIRES :
Module 7 — Grille d'évaluation d'un programme de prévention des risques liés à l'ergonomie
3
EXAMEN DU PROCESSUS DE RECENSEMENT
DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
9.
NON
À L’ÉTUDE/EN
ÉLABORATION
OUI,
EN PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
NON
À L’ÉTUDE/ EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
Les superviseurs et les employés examinent les facteurs de
risques liés à l’ergonomie (outils ou espaces de travail
modifiés, employés dont les membres/articulations sont
secoués ou frottés, employés portant des appareils
orthopédiques ou d’autres prothèses). (PE)
COMMENTAIRES :
10. Les employés sont encouragés à signaler les
douleurs/malaises. (PE)
COMMENTAIRES :
11. Un processus permet aux employés de signaler leurs
préoccupations quant aux risques liés à l’ergonomie concernant
les dangers de LMS. [CCT II, paragraphe 127.1(1) et
alinéa 135(7)a); RCSST, alinéa 19.3(1)e)]
COMMENTAIRES :
12. Les superviseurs parlent régulièrement aux employés des
exigences professionnelles, des tâches difficiles et d’autres
questions concernant les risques liés à l’ergonomie. (PE)
COMMENTAIRES :
13. Des enquêtes (p. ex. les commentaires, les malaises, l’effort
perçu) servent à recueillir l’information sur les LMS auprès des
employés. (PE)
COMMENTAIRES :
14. D’autres données (p. ex. l’absentéisme, le travail
supplémentaire, la production, la qualité, les propositions de
changements) sont régulièrement examinées pour trouver des
facteurs selon lesquels les risques liés à l’ergonomie peuvent
contribuer à d’autres problèmes. [RCSST, alinéa 19.3 (1)i)]
COMMENTAIRES :
EXAMEN DU PROCESSUS D’ÉVALUATION
DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
1.
Des évaluations des risques liés à l’ergonomie sont effectuées
si des demandes d’indemnisation pour LMS ont été déposées,
si des employés se disent préoccupés par une douleur/un
malaise ou si des employés estiment que des ajustements liés
aux exigences professionnelles actuelles doivent être apportés.
[RCSST, paragraphe 19.3(1)]
COMMENTAIRES :
2.
Le Comité local et les représentants en santé et en sécurité sont
avisés lorsqu’une évaluation des risques liés à l’ergonomie est
effectuée. [CCT II, alinéa 135(7)e)]
COMMENTAIRES :
Module 7 — Grille d'évaluation d'un programme de prévention des risques liés à l'ergonomie
4
EXAMEN DU PROCESSUS D’ÉVALUATION
DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
3.
NON
À L’ÉTUDE/ EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
NON
À L’ÉTUDE/EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
Des membres du Comité local et les représentants en santé
et en sécurité participent à l’évaluation des risques liés à
l’ergonomie. [CCT II, alinéa 135(7)e)]
COMMENTAIRES :
4.
Les employés dont le travail ou la tâche fait l’objet d’une
évaluation sont avisés que des évaluations des risques ont lieu
et ils sont informés des raisons qui les justifient. [CCT II, alinéa
125(1)s); RCSST, alinéa 19.6(2)a)]
COMMENTAIRES :
5.
Des employés, les gestionnaires et les superviseurs
appropriés sont recrutés lorsque des évaluations des risques
particulières sont effectuées. (PE)
COMMENTAIRES :
6.
Les personnes qui participent aux évaluations des risques
liés à l’ergonomie reçoivent une formation sur la façon
d’effectuer ces évaluations. [RCSST, paragraphe 19.2(2)]
COMMENTAIRES :
7.
Les résultats des évaluations des risques sont communiqués
aux employés qui exécutent le travail ou la tâche, au comité
chargé des politiques (le cas échéant), au comité local, aux
représentants en santé et en sécurité et aux gestionnaires.
[CCT II, alinéas 125(1)s) et 125(1)z.11); RCSST,
alinéa 19.6(2)a)]
COMMENTAIRES :
EXAMEN DU PROCESSUS D'ÉVALUATION SIMPLE
DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
1.
Les risques liés à l’ergonomie qui ont été recensés sont
examinés en collaboration avec les employés appropriés.
[RCSST, alinéas 19.6(2)a) et b)]
COMMENTAIRES :
2.
Les tâches sont examinées en collaboration avec les
employés appropriés pour déterminer quelles tâches ou
activités concernent les risques liés à l’ergonomie qui ont été
recensés. [RCSST, article 19.4]
COMMENTAIRES :
3.
Des efforts sont faits pour voir à ce que toutes les personnes
concernées par une évaluation des risques conviennent des
risques liés à l’ergonomie qui doivent être évalués et
auxquels il faudrait remédier. [CCT II, paragraphe 127(1);
RCSST, article 19.3]
COMMENTAIRES :
Module 7 — Grille d'évaluation d'un programme de prévention des risques liés à l'ergonomie
5
EXAMEN DU PROCESSUS D'ÉVALUATION SIMPLE
DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
4.
NON
À L’ÉTUDE/EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
NON
À L’ÉTUDE/EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
Les personnes concernées par une évaluation des risques
tiendront une séance de remue-méninges pour déterminer
les processus, l’équipement, le matériel, l’environnement ou
les éléments humains qui pourraient causer des risques liés
à l’ergonomie. [RCSST, article 19.5]
COMMENTAIRES :
5.
Des efforts sont faits pour voir à ce que toutes les personnes
concernées par une évaluation des risques conviennent de
la ou des causes des risques liés à l’ergonomie. [CCT II,
paragraphe 127(1)]
COMMENTAIRES :
6.
Si tous s’entendent sur la ou les causes des risques liés à
l’ergonomie, des efforts sont faits pour sélectionner et mettre
en œuvre des mesures de contrôle des risques de LMS.
[RCSST, article 19.5]
COMMENTAIRES :
EXAMEN DU PROCESSUS DE SÉLECTION ET DE
MISE EN ŒUVRE DES MESURES DE CONTRÔLE
DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
1.
Toutes les personnes concernées par des projets axés sur
la prévention des risques liés à l’ergonomie comprennent les
diverses mesures de contrôle, ainsi que les avantages et les
inconvénients de chacune. [RCSST, article 19.6]
COMMENTAIRES :
2.
Les personnes appropriées participent à la sélection et à la
mise en œuvre des mesures de contrôle des risques liés à
l’ergonomie. (PE)
COMMENTAIRES :
3.
Les risques liés à l’ergonomie et les éléments prioritaires
visés par des mesures de contrôle sont examinés en
collaboration avec les personnes qui participent à la
sélection et à la mise en œuvre des mesures de contrôle
des risques liés à l’ergonomie. [RCSST, article 19.5]
COMMENTAIRES :
4.
Diverses options de mesures de contrôle des risques liés à
l’ergonomie sont déterminées et envisagées. [RCSST,
article 19.5]
COMMENTAIRES :
5.
Des critères ont été fixés pour aider à comparer les mesures
de contrôles des risques envisagées. [RCSST, article 19.5]
COMMENTAIRES :
Module 7 — Grille d'évaluation d'un programme de prévention des risques liés à l'ergonomie
6
EXAMEN DU PROCESSUS DE SÉLECTION ET DE
MISE EN ŒUVRE DES MESURES DE CONTRÔLE
DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
6.
NON
À L’ÉTUDE/EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
Un examen et une aide supplémentaires sont requis si aucune
mesure de contrôle sélectionnée ne fait l'unanimité. [CCT II,
paragraphe 127.1(1)]
COMMENTAIRES :
7.
Avant de mettre en œuvre une mesure de contrôle
sélectionnée, tous les employés concernés par les mesures
sont informés :
- des changements qui seront apportés et des raisons qui
les justifient;
- du moment auquel seront apportés les changements;
- de l’incidence de ces changements sur eux.
[RCSST, paragraphe 19.6(2)]
COMMENTAIRES :
8.
Tous les employés concernés par une nouvelle mesure de
contrôle des risques liés à l'ergonomie reçoivent une
formation sur l’application des mesures de contrôles.
[RCSST, paragraphe 19.6(2)]
COMMENTAIRES :
REMARQUE : Si les risques liés à l’ergonomie en question, ou les causes de ces risques, ne font pas l’unanimité, il pourrait être
nécessaire qu’une évaluation des risques approfondie soit menée par une personne qualifiée.
9.
Les étapes de la mise en place d’une mesure de contrôle
des risques sont supervisées pour assurer une application
correcte de la mesure et éviter que ne soient ajoutés de
nouveaux risques. [RCSST, paragraphe 19.5(3)]
COMMENTAIRES :
10. Les commentaires des employés sont recueillis et consignés
après la mise en place de la mesure de contrôle. (PE)
COMMENTAIRES :
11. Une fois la mesure de contrôle en place, les employés
peuvent montrer qu’ils savent comment l’appliquer. (PE)
COMMENTAIRES :
12. Une fois la mesure de contrôle en place, il faut
immédiatement répondre aux préoccupations du personnel
d’entretien. [RCSST, paragraphe 19.5(3)]
COMMENTAIRES :
Module 7 — Grille d'évaluation d'un programme de prévention des risques liés à l'ergonomie
7
EXAMEN DU PROCESSUS DE SÉLECTION ET DE
MISE EN ŒUVRE DES MESURES DE CONTRÔLE
DES RISQUES LIÉS À L’ERGONOMIE
NON
À L’ÉTUDE/ EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
NON
À L’ÉTUDE/ EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
13. Une fois la mesure de contrôle en place, une vérification est
faite pour voir à ce qu’aucun nouveau risque n’ait été ajouté :
- au travail ou à la tâche en question;
- au travail ou aux tâches en aval;
- au travail ou aux tâches en amont.
[RCSST, paragraphe 19.5(3)]
COMMENTAIRES :
EXAMEN DU PROCESSUS DE SUIVI ET
DE L'EFFICACITÉ DE LA MISE EN ŒUVRE
DES MESURES DE CONTRÔLE
DES RISQUES RELIÉS À L’ERGONOMIE
1.
Les personnes concernées par les projets axés sur les
risques liés à l’ergonomie doivent faire des commentaires
sur le processus global. (PE)
COMMENTAIRES :
2.
Les aspects positifs du processus sont consignés et
communiqués aux personnes concernées et à la haute
direction. (PE)
COMMENTAIRES :
3.
Les possibilités d’amélioration sont consignées et
communiquées aux personnes concernées et à la haute
direction. (PE)
COMMENTAIRES :
4.
Un processus d’évaluation des mesures de contrôle des
risques liés à l’ergonomie a été élaboré et consigné.
[RCSST, article 19.7]
COMMENTAIRES :
5.
Les travaux et les tâches visés par de nouvelles mesures de
contrôle des risques liés à l’ergonomie sont réévalués pour
assurer l’application efficace de ces nouvelles mesures.
[RCSST, paragraphe 19.7(1)]
COMMENTAIRES :
6.
Les employés qui effectuent un travail visé par de nouvelles
mesures de contrôle des risques liés à l’ergonomie doivent
faire des commentaires détaillés sur ces mesures (après
une période de stabilisation et d'application). (PE)
COMMENTAIRES :
7.
Un processus en place permet d’examiner les
préoccupations exprimées et d’y répondre. [RCSST,
paragraphe 19.3(1)]
COMMENTAIRES :
Module 7 — Grille d'évaluation d'un programme de prévention des risques liés à l'ergonomie
8
EXAMEN DU PROCESSUS DE SUIVI ET
DE L'EFFICACITÉ DE LA MISE EN ŒUVRE
DES MESURES DE CONTRÔLE
DES RISQUES RELIÉS À L’ERGONOMIE
8.
NON
À L’ÉTUDE/ EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
NON
À L’ÉTUDE/ EN
ÉLABORATION
OUI,
EN
PARTIE/
PARFOIS
OUI,
PLEINEMENT/
TOUJOURS
Les résultats de l’évaluation sont communiqués :
- aux personnes qui participent aux processus;
- aux employés qui appliquent les mesures de contrôle;
- à la direction locale et à la haute direction.
(Si aucun nouveau risque n'est recensé aucun changement
n'est requis.) (PE) [RCSST, paragraphe 19.6(2)]
COMMENTAIRES :
EXAMEN DU PROCESSUS DE COMMUNICATION
DES RÉSULTATS ET DE RECONNAISSANCE DU SUCCÈS
1.
Un processus en place permet de tenir tout le monde au
courant des activités de prévention des risques liés à
l’ergonomie en milieu de travail :
- les employés et les superviseurs;
- la direction locale et la haute direction;
- le comité local et les représentants en santé et en
sécurité et le comité d’orientation. (PE)
COMMENTAIRES :
2.
Les projets particuliers font l'objet de discussions lors des
réunions d'équipe et des réunions ministérielles. (PE)
COMMENTAIRES :
3.
Les mises à jour sur les progrès réalisés dans le cadre des
projets de prévention des risques liés à l’ergonomie et les
résultats de ces projets sont affichés sur des babillards,
annoncés dans des bulletins d’information internes et
diffusés sur des pages Web. (PE)
COMMENTAIRES :
4.
Les personnes qui participent aux projets de prévention des
risques liés à l’ergonomie sont remerciées et les efforts de
prévention des risques liés à l’ergonomie qui portent des
fruits sont soulignés. (PE)
COMMENTAIRES :
5.
La direction locale et/ou la haute direction ont affirmé vouloir
poursuivre les efforts de prévention des risques liés à
l’ergonomie. (PE)
COMMENTAIRES :
6.
Des réunions spéciales sont prévues lorsqu’il s’agit de
souligner le fait que les risques liés à l’ergonomie sont
nettement réduits. (PE)
COMMENTAIRES :
Élaborer un plan d’action visant l’amélioration du processus de prévention des risques liés à l’ergonomie. Quelles mesures
permettraient d’augmenter le nombre de cases cochées dans la colonne « Oui, pleinement/toujours »?
Module 7 — Grille d'évaluation d'un programme de prévention des risques liés à l'ergonomie
9
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising