le chauffage, la régulation, l`eau chaude - Saint

le chauffage, la régulation, l`eau chaude - Saint
Chaleur et confort sans gaspillage,
le chauffage,
la régulation,
l’eau chaude
L’ H A B I TAT I N D I V I D U E L
Chaleur et confort sans gaspillage,
le chauffage, la régulation,
l’eau chaude
SOMMAIRE
• Un confort optimal sans gaspiller l’énergie . . . . . . . . . . . . . 3
• Un système de chauffage adapté aux besoins . . . . . . . . . . . 4
• Un cerveau pour le chauffage :
régulation et programmation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
• Le bien-être au robinet : l’eau chaude sanitaire . . . . . . . . 29
• En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
• L’ADEME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
GLOSSAIRE
Capteur solaire thermique : dispositif permettant de capter
le rayonnement solaire et de le transformer en chaleur, pour
chauffer l’eau sanitaire ou alimenter un système de chauffage.
Chaudière à condensation : chaudière qui condense les produits de combustion, ce qui permet un rendement d’au moins
15 % supérieur à celui d’une chaudière standard.
Chaudière à ventouse : chaudière étanche qui prélève directement à l’extérieur du logement l’air nécessaire à son fonctionnement. Des chaudières à ventouse existent en standard,
condensation et basse température. Le procédé réduit de 4 à
5 % les consommations.
Chaudière basse température : fonctionnant à température
plus basse qu’une chaudière standard, elle permet de réaliser
des gains de consommation de 12 à 15 %.
Crédit d’impôt : disposition fiscale permettant aux ménages
de bénéficier d’une réduction de leur impôt sur le revenu s’ils
réalisent des dépenses pour certains travaux d’amélioration
énergétique de leur résidence principale, si les équipements
sont fournis par l’entreprise qui procède aux travaux. Chaque
contribuable peut bénéficier du crédit d’impôt, qu’il soit imposable ou pas.
Émetteur de chaleur : appareil ou surface qui diffuse la chaleur produite par un système de chauffage dans les pièces d’un
logement. Ce peut être un radiateur à eau chaude, un plancher
chauffant, un convecteur électrique, etc.
Pompe à chaleur : machine qui puise la chaleur dans le sol,
une nappe d’eau ou l’air, l’augmente grâce à un compresseur et
l’utilise pour le chauffage du logement. Elle permet de diviser,
en moyenne, par trois la consommation d’énergie nécessaire au
chauffage.
Ventilation mécanique contrôlée : système assurant le
renouvellement de l’air d’un local à l’aide d’un ventilateur
électrique.
2
un confort optimal
sans gaspiller
l’énergie
Le chauffage domestique et la production d’eau
chaude sanitaire sont une source importante de rejets
qui peuvent altérer aussi bien la qualité de l’air que les
conditions climatiques. Ce sont aussi de gros ­postes
de dépenses dans un logement. Leur part dans la consommation totale d’énergie d’un ménage dépasse en
général 60 % et atteint souvent 70 à 75 %.
Moderniser une installation ancienne, bien choisir le
matériel qui équipera une future maison sont des décisions majeures qui diminueront à long terme la facture d’énergie et les atteintes à l’environnement. Faire
appel à un professionnel reconnu garantit l’obtention
d’équipements et d’une installation de qualité.
Bonne isolation, systèmes performants, durables et
adaptés au logement, entretien régulier, recours aux
énergies renouvelables : les solutions sont multiples
pour réduire la consommation d’énergie, les dépenses… et les nuisances !
Pour parvenir à ce but, il ne faut pas négliger un équipement indispensable : un système de régulation et de
programmation du chauffage qui assure un confort
thermique optimal, sans à-coup et sans gaspillage.
3
un système de chauffage
adapté
aux besoins
Pour définir son mode de chauffage, il faut tenir compte de l’investissement qu’il nécessite (achat et pose),
de son coût à l’usage (consommation d’énergie, entretien), de sa durabilité, du mode de vie et des exigences
de confort des utilisateurs. Dans l’habitat existant,
on peut faire de très importantes économies en remplaçant ou en complétant une installation ancienne.
Dans les constructions neuves, la réglementation thermique impose une performance énergétique.
Ces décisions aboutissent à des rejets moins importants de gaz à effet de serre et de polluants.
Aides et incitations financières
pour faciliter l’équipement
L’installation d’une chaudière à condensation, d’une régulation ou de matériel utilisant des énergies renouvelables
peuvent donner droit à des aides financières :
• crédit d’impôt sur l’achat de matériel. Il concerne les
résidences principales de plus de deux ans, mais aussi les
résidences neuves pour l’achat d’équipements utilisant les
énergies renouvelables. L’entreprise qui fournit le matériel
doit aussi réaliser les travaux d’installation ;
[voir encadrés pages 7 et 10]
• éco-prêt à taux zéro pour la réalisation d’un « bouquet
de travaux* » éligibles ou pour une intervention améliorant
notablement la performance énergétique du logement ;
• TVA à taux réduit sur l’achat et la pose de matériel. Elle
concerne les résidences principales ou secondaires achevées depuis plus de deux ans. L’entreprise qui fournit le
matériel et assure sa pose applique la réduction de TVA ;
• aides de l’ANAH (agence nationale de l’habitat) sur les
travaux de rénovation ou d’installation de matériel. Elle est
attribuée sous conditions aux propriétaires occupants ou
bailleurs ;
• aides de certaines collectivités territoriales…
* ensemble de travaux cohérents dont la réalisation simultanée augmente sensiblement
l’efficacité énergétique d’un logement
4
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Les aides financières habitat ».
Une réglementation
pour les constructions neuves et existantes
La réglementation thermique vise à réduire la consommation d’énergie des logements et à limiter l’inconfort d’été
dans les bâtiments non climatisés.
Elle impose que les constructions neuves satisfassent à
trois exigences : une consommation d’énergie inférieure
à une consommation de référence, une température
d’été inférieure à une température de référence et des
performances minimales pour certains composants, en
particulier l’isolation et le système de chauffage.
Pour les constructions existantes, la réglementation fixe
des exigences minimales quand on réalise des travaux
destinés à l’amélioration de la performance énergétique.
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Rénover sans se tromper ».
Des contraintes à prendre en compte
■■ Les

besoins ne sont pas les mêmes partout
Où habitez-vous ?
Les besoins de chauffage sont différents au sud et au
nord de la France, sur le littoral et en montagne…
Ils le sont aussi entre une grande maison et un petit
logement, entre un bâtiment bien ou mal orienté…
Un chauffage peu coûteux à l’usage est intéressant à
installer si les besoins énergétiques sont importants, et
cela même si l’investissement est plus lourd.

Installation existante ou projet de construction ?
Une installation de chauffage de plus de 15 ans
consomme beaucoup plus qu’un système récent. Dans
un logement ancien, isoler correctement le bâti et
rénover l’installation de chauffage permettent à coup
sûr de disposer d’un confort accru, d’être plus économe
et moins polluant.
L’importance de l’isolation
Une bonne isolation thermique permet de diminuer la
consommation énergétique d’un logement. Elle concerne en priorité les toitures, les fenêtres et les baies vitrées,
mais aussi les murs et les planchers. Des aides financières
spécifiques facilitent l’achat des matériels d’isolation.
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« L’isolation thermique ».
5
Pour  projet de construction, le respect de la
réglementation thermique peut s’obtenir de multiples
manières, en combinant l’efficacité respective du
système de chauffage, de l’isolation, de la ventilation,
en profitant au mieux des apports solaires gratuits sans
nuire au confort d’été, etc.
■■Les énergies : approvisionnement,
stockage et particularités
 Les énergies fossiles :
le fioul, le gaz naturel et le propane
La première est liquide, les deux
autres gazeuses. Leurs modalités
d’utilisation sont comparables.
Certaines d’entre elles sont acheminées par réseau (gaz naturel, gaz
propane), d’autres stockées chez
l’utilisateur dans des citernes ou des
cuves, enterrées ou non (fioul, gaz
propane).
En brûlant, ces combustibles émettent des polluants et du CO2.

L’électricité
En France, la production d’électricité émet aujourd’hui peu de CO2 : la
production totale nette, en 2008, se
répartit entre le nucléaire (76,2 %),
l’hydraulique, l’éolien et le photovoltaïque (13,4 %), enfin le thermique classique (10,4 %).
Pour faire face à la progression de
la demande, des centrales fonctionnant avec des combustibles fossiles
sont utilisées, qui produisent des
polluants et du CO2 ; le recours aux
énergies renouvelables devrait permettre de limiter leur utilisation.
6

Les énergies renouvelables
• L’énergie solaire est gratuite et inépuisable, son
utilisation (hors énergie d’appoint) ne génère
pas de pollution ni de rejet de gaz à effet de
serre. Elle est transformée en chaleur grâce à des
capteurs solaires thermiques. Les matériaux sont
fiables et robustes. Une énergie complémentaire
reste toutefois indispensable sous nos latitudes.
• Le bois est abondant et son prix attractif varie
selon les régions, le conditionnement et le type
de combustible (bûches, granulés, plaquettes).
Ses principales contraintes sont la place nécessaire à son stockage (abri, silo) et, pour les bûches,
la manutention. De réels progrès ont été réalisés
sur les équipements manuels et automatiques
pour améliorer les rendements et diminuer les
rejets polluants. Le bois est considéré comme une
énergie neutre en ce qui concerne les émissions
de gaz à effet de serre (il rejette au moment de
sa combustion le CO2 qu’il avait stocké lors de sa
croissance).
• La chaleur stockée dans le sol, les nappes
phréatiques et l’air peut être captée et valorisée
à l’aide d’une machine électrique, la pompe à
chaleur. L’installation d’une pompe à chaleur
géothermique à capteurs horizontaux demande
un espace non négligeable (équivalent à la surface habitable de la maison). Lorsque l’équipement est performant, il valorise des énergies
renouvelables.
L’utilisation d’énergies renouvelables pour se chauffer
est encouragée par l’existence d’aides financières (voir
page 4), en particulier d’un crédit d’impôt pour l’achat
de certains matériels : équipements de chauffage solaire, appareil de chauffage indépendant ou chaudière à
bois, pompe à chaleur géothermique ou air / eau.
Pour en savoir plus sur les matériels éligibles au crédit d’impôt, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Les aides financières habitat ».
7
Les systèmes disponibles
Il existe deux grandes familles de chauffage : le chauffage central et le chauffage pièce par pièce.
■■Le
chauffage central
Dans le chauffage central, la chaleur est produite
en un seul endroit : par une chaudière, des capteurs
solaires thermiques ou une pompe à chaleur. Elle est
ensuite distribuée par un réseau relié à des émetteurs
de chaleur.
Une installation de chauffage central à eau chaude comprend une production de chaleur (ici,
une chaudière), une distribution (des canalisations) et des émetteurs (ici, un plancher chauffant
et des radiateurs).

La production de chaleur en chauffage central
• Les chaudières
❖ Les chaudières au fioul
ou au gaz ont fait depuis
vingt ans de gros progrès.
Elles consomment moins,
en particulier les chaudières à haut rendement
(basse température ou à
condensation).
Une forte baisse
des consommations
en vingt ans.
8
Les chaudières basse
température offrent un
confort accru :
- en fonctionnant à température plus basse, elles
apportent plus d’économies et une ambiance thermique plus agréable,
- par rapport à une chaudière moderne standard,
elles permettent de réaliser des gains de consommation de l’ordre de 12 à 15 %,
- si elles alimentent un plancher chauffant basse
température ou des radiateurs « chaleur douce », ces
chaudières procurent une sensation de confort particulièrement agréable. Elles s’adaptent à des émetteurs existants s’ils sont surdimensionnés, ce qui est
fréquent.
Les chaudières à condensation constituent un produit « écologique » :
- en condensant la vapeur d’eau des gaz de combustion, elles récupèrent de l’énergie. D’où une
notable économie de combustible, moins de gaz
carbonique et moins d’oxydes d’azote rejetés,
- elles améliorent de 15 à 20 % les résultats des
chaudières standard modernes. Elles représentent
une part importante des matériels posés au Pays-Bas
ou en Allemagne, en France elles sont de plus en
plus installées,
- ces chaudières atteignent leurs meilleures performances et procurent un grand confort quand on les
installe avec un plancher chauffant basse température et / ou des radiateurs « chaleur douce ».
Attention
Il est nécessaire, pour l’installation
d’une chaudière à condensation, de prévoir le raccordement de l’évacuation des
produits de condensation
au réseau d’eaux usées.
9
Les chaudières à ventouse offrent l’avantage de ne pas
avoir besoin de conduit de cheminée et peuvent être
installées dans un petit espace non ventilé. Elles améliorent encore la sécurité de la chaudière et réduisent
de 4 à 5 % les consommations par rapport à celles qui
n’en sont pas dotées ;
Ce système existe pour tous les types de chaudières
(standard, basse température, à condensation), qu’elles
fonctionnent au gaz ou au fioul.
Comme une voiture, que l’on change en moyenne tous
les cinq ans, une chaudière doit être remplacée tous les
quinze ans environ.
Des aides financières
pour faciliter l’équipement
Des aides financières, en particulier un crédit
d’impôt, facilitent l’achat d’un matériel
performant de chauffage au fioul ou au gaz
(chaudière à condensation) pour moderniser
une installation.
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Les aides financières habitat ».
Les chaudières modernes au gaz ou au fioul offrent des
performances en amélioration constante :
- leurs rejets ont fortement diminué
chaudière fioul
chaudière gaz
émissions d’oxydes d’azote NOx
jusqu’à - 80 % d’émissions
jusqu’à - 65 % d’émissions
émissions de dioxyde de carbone
CO2
jusqu’à - 30 % d’émissions
jusqu’à - 15 % d’émissions
émissions de dioxyde de soufre
SO2
jusqu’à - 53 % d’émissions
- elles peuvent être compactes et discrètes : leur
installation est plus facile et peut se faire dans une
cuisine intégrée,
- elles occasionnent moins de pertes de chaleur car
les fumées émises sont moins chaudes,
- l’allumage automatique permet de faire l’économie d’une veilleuse permanente (chaudière gaz).
10
❖ Les chaudières au bois sont elles aussi
devenues plus performantes. Elles ont droit
à un crédit d’impôt (voir pages 4 et 7). Les
chaudières manuelles les plus efficaces sont
celles à combustion inversée et surtout celles
à tirage forcé ou chaudières « turbo ». Les
chaudières équipées d’une alimentation
automatique (bois déchiqueté, granulés) ont
un rendement particulièrement intéressant.
Le label « Flamme Verte » octroyé à certains
appareils de chauffage au bois est une garantie de
qualité.
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Le chauffage au bois » et « Les aides financières habitat ».
Faites entretenir votre chaudière
L’entretien annuel de votre installation de chauffage et
de production d’eau chaude est obligatoire. Pour cela, il
est pratique de souscrire un contrat d’entretien qui vous
garantit :
• la visite annuelle systématique de votre professionnel
(il nettoiera votre chaudière, en vérifiera les dispositifs de
régulation et de sécurité, réglera le brûleur, contrôlera la
combustion) ;
• un intervenant compétent ;
• un contrôle annuel préventif de votre chaudière ;
• la définition des engagements de votre professionnel et
de vos responsabilités ;
• le dépannage rapide de votre installation en cas de
panne (certaines entreprises s’engagent même par contrat
à intervenir sous 24 heures) ;
• des pièces détachées disponibles, correspondant à votre
équipement ;
• un coût à partir de 100  en fonction des chaudières et
des prestations choisies.
Le ramonage du conduit de fumée et le contrôle des
conduits tubés par une entreprise qualifiée en fumisterie
sont aussi obligatoires (se renseigner sur la périodicité).
Entretenue régulièrement, votre chaudière fonctionnera 2
à 3 fois plus longtemps, avec 5 fois moins de pannes et 8
à 12 % de combustible consommé en moins.
❖ Enfin, pour toutes les chaudières :
- la régulation et la programmation permettent
de régler la température de chauffage en fonction
des conditions extérieures et des besoins qui varient
dans le temps (programmation journalière et / ou
hebdomadaire,
11
- le remplacement d’une chaudière peut être l’occasion pour réfléchir à la production d’eau chaude
sanitaire. Production instantanée ou stockage dans
un ballon, les chaudières modernes offrent des
solutions variées et performantes pour obtenir de
l’eau chaude à volonté, rapidement et à bonne
température. La meilleure solution dépend de la
composition de la famille et des caractéristiques du
logement. C’est bien entendu un moment privilégié
pour étudier l’installation de capteurs solaires.
Le tableau ci-dessous résume certains critères de choix
de chaudières en fonction de leur combustible :
Type de
chaudière
coût chaudière
gaz
fioul
2 000 à 6 000 e
crédit d’impôt
(pour chaudières à
condensation)
3 000 à 6 000 e
+ 1000 e (achat
d’une cuve)
crédit d’impôt
(pour chaudières à
condensation)
bois
3 000 à 10 000 e
crédit d’impôt (pour
chaudières à chargement manuel de
rendement ≥ 70% ou
chaudières à chargement automatique de
rendement ≥ 75%)
NB : pour le coût total, rajouter la location d’une cuve (GPL), l’abonnement
(gaz de ville), la maintenance annuelle et la consommation de combustible.
avantages
pas de stockage pour
le gaz de ville
pas d’abonnement
neutre pour l’effet
de serre
énergie renouvelable
coût du combustible
stable
contraintes
et inconvénients
stockage pour le GPL
stockage en cuve
abonnement ou
location de cuve
énergies non renouvelables
coûts des combustibles fluctuants
émissions de GES
• Les capteurs solaires
Ces capteurs transforment l’énergie solaire
en chaleur. Celle-ci est
transférée à un fluide
caloporteur. Deux cas
peuvent se présenter :
- le fluide circule dans
des tubes noyés dans
une dalle de béton qui
12
stockage : abri sec, silo
sert à la fois de stockage et d’émetteurs de chaleur :
c’est la technique du « plancher solaire direct » ;
- le fluide réchauffe l’eau d’un réservoir qui alimente
un circuit classique de chauffage central.
La surface de capteurs solaires nécessaire est de 10 à
15 % de la surface à chauffer. Ce système fournit aussi
l’eau chaude sanitaire. Son entretien régulier garantit
le maintien de ses performances.
Un système d’appoint (chaudière, émetteurs électriques,
poêle à bois, etc.) est nécessaire pour pallier les insuffisances de rayonnement solaire. Il peut être indépendant
ou couplé à la partie solaire de l’installation. Dans ce cas,
la mise en route et l’arrêt de l’appoint sont gérés par
une régulation, en fonction de l’ensoleillement, de la
demande de chauffage ou d’eau chaude sanitaire.
Le chauffage solaire peut couvrir de 25 à 60 % des
besoins de chauffage. En réduisant le recours aux
énergies classiques (électricité, fioul, gaz), il limite les
rejets de polluants et de gaz à effet de serre. C’est un
investissement important, mais qui bénéficie d’aides
financières intéressantes (voir page 7). Il se révèle économique à l’usage.
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Le chauffage et l’eau chaude solaires »
et « Les aides financières habitat ».
• Les pompes à chaleur (PAC)
Une PAC prélève de la chaleur du sol
du jardin, de l’air ambiant ou de l’eau
d’une nappe et utilise cette chaleur
pour le chauffage du logement. Son
fonctionnement peut être inversé : la
PAC est alors dite réversible et assure
le rafraîchissement du logement en
été.
Les PAC ont besoin d’électricité pour
fonctionner. Leur coefficient de performance (COP) traduit le rapport entre
l’énergie thermique qu’elles fournissent et l’électricité qu’elles consomment. Ainsi, une PAC de COP 3 fournit
L’aspect d’une pompe à
chaleur
géothermique
et de son ballon d’eau
chaude est assez proche de
celui d’une installation de
chauffage classique avec
chaudière
13
3 kWh de chaleur en consommant 1 kWh d’électricité.
C’est un équipement économique à l’usage, qui limite
les rejets polluants et de gaz à effet de serre. Il nécessite
une maintenance régulière, pour contrôler l’étanchéité
du circuit frigorifique et maintenir la performance.
Les pompes géothermiques (à capteurs horizontaux ou verticaux, ou sur eau de nappe) sont très efficaces mais plus difficiles à mettre en place que les pompes aérothermiques (pompes air / air, pompes air / eau).
Le rendement de ces dernières est moins bon et elles
nécessitent souvent un autre système de chauffage en
complément. Des aides financières intéressantes peuvent aider à l’installation de certaines PAC (voir page 7).

Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Les pompes à chaleur » et « Les aides financières habitat ».
La distribution en chauffage central
Elle véhicule l’eau de chauffage depuis son lieu de
chauffe jusqu’aux émetteurs de chaleur. Elle est constituée de canalisations en cuivre, en acier ou en polyéthylène.
Ces canalisations peuvent être apparentes ou dissimulées dans les planchers, les cloisons, les plinthes. Elles
doivent être soigneusement calorifugées dans les locaux
non chauffés pour éviter le gaspillage de chaleur.
Leur dimensionnement et leur pose sont une affaire de
spécialiste.

Les émetteurs de chaleur en chauffage central
Ils transmettent la chaleur par convection dans l’air (ce
qui assure une élévation rapide de la température) et /
ou par rayonnement (ce qui procure une température
homogène et une grande sensation de confort).
• Les radiateurs
Ils utilisent la convection et le rayonnement pour
diffuser de la chaleur. On peut les équiper de robinets
thermostatiques qui permettent de choisir la température ambiante de chaque pièce. es radiateurs « chaleur douce » fonctionnent avec une eau à 50 °C en
moyenne et sont d’une surface supérieure à celle des
14
radiateurs classiques de même puissance. Leur usage
assure un grand confort.
• Le plancher chauffant basse température
Il est constitué de tubes noyés
dans une dalle ou une chape de
béton. ans les tubes circule soit
l’eau du circuit de chauffage,
soit le fluide caloporteur venant
des capteurs solaires (plancher
solaire direct) soit du fluide
frigorigène (certains types de
pompes à chaleur). Sa surface
diffuse par rayonnement une
chaleur douce et régulière, limitée à 28 °C, qui apporte une
grande sensation de confort. Sa
mise en œuvre est lourde en rénovation.
Tous les émetteurs fonctionnant à basse température (plancher chauffant, radiateurs « chaleur douce ») engendrent des économies et sont
Des émetteurs pour une pièce à part :
la salle de bains
La salle de bains doit pouvoir profiter d’une température
confortable au moment de son usage.
Fournir cette température seulement
quand c’est nécessaire permet de réaliser des économies.
C’est facile grâce à des émetteurs de
chauffage central qui fonctionnent également à l’électricité (ils sont dits « biénergie »). Ils permettent de maintenir
la salle de bains à une température « de
base » et, pour obtenir une montée
rapide de la température, par exemple
au moment de prendre une douche, on
a recours à l’électricité… Celle-ci peut
aussi être utilisée pour chauffer la pièce en intersaison, si
la chaudière est arrêtée.
Les sèche-serviettes, équipés de barres transversales pour
recevoir serviettes, draps de bains ou gants de toilettes,
deviennent un équipement courant dans les salles de
bains. Il en existe à eau chaude, électriques et bi-énergie.
Les sèche-serviettes électriques et bi-énergie peuvent
combiner rayonnement et convection et peuvent intégrer
une fonction soufflante.
15
les compléments indispensables des équipements
performants comme les chaudières basse température
et à condensation, les capteurs solaires, les pompes à
chaleur.
• Les ventilo-convecteurs
Ils chauffent par convection en pulsant dans les pièces, à
l’aide d’un ventilateur, de l’air réchauffé au contact du
circuit d’eau de chauffage. On peut les associer à une
pompe à chaleur réversible ou à des capteurs solaires.
■■Le
chauffage pièce par pièce
La chaleur est produite dans chaque pièce par des
appareils indépendants. Comme les émetteurs utilisés
en chauffage central, ils transmettent la chaleur par
convection et / ou par rayonnement.
Le système le plus courant est le chauffage électrique.
Les autres systèmes font appel à des énergies comme le
bois, le charbon, le fioul ou le gaz.

Le chauffage électrique
Les émetteurs de chaleur électriques intègrent à la fois
la production, l’émission de chaleur et la régulation.
Ceci leur permet de prendre en compte de façon immédiate et localisée les apports gratuits de chaleur.
Il existe une grande variété d’émetteurs de chaleur
électriques :
• les convecteurs chauffent par convection : l’air froid
entre par le bas de l’appareil, est réchauffé en passant
sur une résistance électrique et ressort par une grille
frontale en haut de l’appareil. Ils chauffent surtout l’air
de la pièce ;
• les panneaux rayonnants émettent de la chaleur par une large
plaque rayonnante protégée par
une grille. Cette plaque est chauffée
par une résistance. Elle communique sa chaleur aux parois et aux
objets de la pièce, qui réchauffent à leur tour l’air ambiant, et
procure une bonne sensation de
confort ;
16
• les radiateurs offrent un bon
confort grâce à une combinaison
de la convection et du rayonnement. La façade visible de l’appareil produit une température de
contact homogène ;
• les radiateurs à accumulation chauffent par rayonnement : pendant les périodes ou le kilowatt-heure est le
moins cher, des résistances chauffent un noyau réfractaire. Celui-ci stocke la chaleur nécessaire et suffisante
pour la restituer en journée. Un véritable radiateur à
accumulation pèse plus de 100 kg et mesure environ
25 cm de large ;
• les planchers et plafonds rayonnants sont d’un
encombrement faible car intégrés au bâti. Ils sont plus
particulièrement destinés à chauffer des pièces de
grande hauteur.

Le chauffage divisé au bois
Apprécié pour son esthétique, ce mode de chauffage
permet aussi une réduction substantielle des dépenses
de chauffage. Il est intéressant en complément du
chauffage principal.
• Les cheminées ouvertes sont peu efficaces pour
se chauffer. Leurs performances sont améliorées par
l’installation d’un insert. Les foyers fermés sont aussi
performants. Tous ces matériels nécessitent un conduit
de fumée adapté.
Insert
Foyer fermé
17
• Reliés à un conduit de fumée
adapté, les poêles sont faciles à
poser. Les poêles modernes (fonte,
matériaux réfractaires) ont des rendements élevés, des émissions faibles et une autonomie importante.
Les poêles à granulés sont automatiques et nécessitent une alimentation électrique
Il faut toujours s’assurer de la présence d’une amenée d’air (conduit
ou ouverture) pour le fonctionnement de ces appareils de chauffage. En son absence, la ventilation
nécessaire du logement (en particulier avec une ventilation mécanique contrôlée) serait fortement perturbée.
Rappelons enfin que l’achat d’un appareil performant
de chauffage indépendant au bois peut donner accès à
des aides financières (voir page 7).

Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Le chauffage au bois » et « Les aides financières habitat ».
Les radiateurs à gaz et les poêles à fioul
Ces appareils indépendants sont alimentés par du gaz
naturel, du gaz propane ou du fioul. L’air frais pénètre
par le bas de l’appareil, est réchauffé en passant sur le
corps de chauffe et est diffusé dans la pièce.
Les gaz de combustion sont évacués à l’extérieur dans
un conduit de fumée (appareils au gaz ou à fioul) ou
par l’intermédiaire d’une ventouse (appareils au gaz)
qui traverse le mur extérieur de la maison.
■■Les
chauffages d’appoint mobiles
Les appareils mobiles de chauffage d’appoint fonctionnent à l’électricité (radiateur à huile, radiateur soufflant, etc.), au propane, au pétrole. Leur utilisation se
doit d’être ponctuelle et temporaire, par exemple dans
une pièce non chauffée occupée occasionnellement. Ils
ne peuvent se substituer à un chauffage permanent et
sont en général plus chers à l’usage.
18
Les appareils à combustion sont soumis à des normes
de sécurité car ils consomment l’oxygène de la pièce
et y rejettent leurs gaz de combustion et de la vapeur
d’eau. On évitera donc de les utiliser dans une chambre. Attention également aux risques de brûlures, en
particulier pour les jeunes enfants.
Comment repérer des matériels de qualité ?
Pensez aux produits certifiés ou
labélisés (NF, Flamme Verte, …).
Ayez le même réflexe pour les dispositifs de
régulation et de programmation, pour les installations
de production d’eau chaude sanitaire et pour la
robinetterie !
Pour en savoir plus sur le chauffage,
consultez les guides pratiques de l’ADEME :
« Une maison pour vivre mieux », « Le chauffage solaire »,
« Les pompes à chaleur », «Le chauffage au bois »,
« Le chauffage collectif » (installations et utilisation).
19
un cerveau pour
votre chauffage :
régulation et
programmation
La régulation et la programmation
• pilotent le chauffage. Sous leur contrôle, celui-ci fournit la bonne température quand il faut et où il faut, de
façon constante et sans à-coup ;
• permettent d’assurer le confort adapté à votre mode
de vie au meilleur coût et sans gaspillage. Leur utilisation peut réduire de 10 à 25 % la consommation
d’énergie ;
• contribuent ainsi à limiter les émissions polluantes
et les rejets de gaz à effet de serre ;
Ce sont des éléments indispensables à un fonctionnement optimum de votre installation de chauffage. C’est
pourquoi :
• assurez-vous que votre installation de chauffage est
bien dotée d’un système performant de régulation et
de programmation ;
• modernisez votre installation existante : une régulation et une programmation vous permettront de faire
d’importantes économies pour un meilleur confort.
Faire appel à des professionnels compétents pour la fourniture et l’installation de ces matériels assure une mise
en œuvre optimale et permet d’obtenir des aides financières.
20
Des aides financières pour faciliter
votre équipement dans l’existant
La régulation et la programmation du chauffage sont des sources d’économies d’énergie. C’est
pourquoi les pouvoirs publics et l’ANAH
accordent des aides financières pour
s’équiper de systèmes de régulation
et de programmation :
• crédit d’impôt sur l’achat du
matériel. Ce crédit concerne les résidences principales de plus de deux ans. L’entreprise qui fournit le matériel
doit aussi réaliser les travaux d’installation ;
• TVA à 5,5% sur l’achat et la pose de matériel. Elle
concerne les résidences principales ou secondaires achevées depuis plus de deux ans. L’entreprise qui fournit le
matériel et assure sa pose applique la réduction de TVA ;
• subvention de l’ANAH sur les travaux de rénovation ou
d’installation de matériel. Elle est attribuée sous conditions
aux propriétaires occupants ou bailleurs.
Ces aides concernent les matériels suivants : systèmes de
régulation centrale par thermostat d’ambiance ou sonde
extérieure, avec horloge de programmation ou programmateur par zone, robinets thermostatiques, systèmes de
régulation du chauffage électrique en fonction de la température extérieure, systèmes gestionnaires d’énergie ou
de délestage de puissance du chauffage électrique.
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Les aides financières habitat ».
La régulation : un chauffage
qui suit la consigne
■■ À
quoi sert la régulation ?
La régulation est là pour maintenir la température
ambiante à une valeur choisie (la température de consigne) en prenant en compte les évolutions de la température extérieure et les apports gratuits de chaleur
(soleil, appareils de cuisson, etc.). Pour ce faire, elle agit
sur le fonctionnement de l’installation de chauffage.
21
La bonne température
Pour un confort sans gaspillage, le Code de la construction
fixe la température moyenne des logements occupés à
19 °C. 16 à 17 °C suffisent dans une chambre pendant la
nuit. Si le logement est vide dans la journée, la température peut aussi être réduite.
Passer de 20 à 19 °C, c’est consommer près de 7 % d’énergie
en moins.
■■Confort sensoriel, facilité d’utilisation
et économies d’énergie
Les principales qualités d’une bonne régulation ?
Améliorer le bien-être en délivrant une chaleur constante et sans à-coup, être d’un usage simple et limiter les
gaspillages en évitant les surchauffes inutiles :
- la plage de température dans laquelle on se sent bien,
sans avoir ni chaud, ni froid, est étroite. Procurer cette
sensation en permanence exige le maintien de la température ambiante sans variations brutales. La première
qualité d’une régulation est de garantir cette stabilité
du confort thermique ;
- la plupart des appareils de régulation sont simples à
utiliser. Les installer dans un endroit facile d’accès permet de les manipuler aisément ;
- La régulation est essentielle pour optimiser le fonctionnement du chauffage et éviter les gaspillages. Elle
permet ainsi des économies d’énergie sensibles.
22
■■La
régulation en chauffage central
Le système de régulation peut prendre en compte la
totalité des besoins de l’habitation grâce à un thermostat d’ambiance et / ou une régulation en fonction de la
température extérieure. Pour cela, il agit sur la production et / ou la distribution de chaleur.
Il peut aussi prendre en compte les besoins d’une pièce
en particulier grâce à des robinets thermostatiques installés sur les radiateurs. Il agit dans ce cas sur l’émission
de chaleur.
La production d’eau chaude sanitaire peut éventuellement être pilotée par la régulation et fonctionner ainsi
en harmonie avec le chauffage.

Thermostat d’ambiance ou régulation extérieure ?
• Le thermostat d’ambiance
Il mesure la température dans une pièce de référence
(pièce de séjour…). Le système de régulation adapte la
température du logement en la comparant à la température de consigne et en agissant sur la chaudière ou la
température de l’eau du circuit de distribution.
Le thermostat d’ambiance doit être installé à environ 1,50 m du sol, loin d’une source de chaleur
(cheminée, radiateur, télévision, etc.), à l’abri des courants d’air et du soleil direct.
19°
Cet équipement est bien adapté à des logements à un
seul niveau équipés de radiateurs.
Le thermostat d’ambiance est en règle générale programmable (voir page 22).
23
• La régulation avec sonde extérieure
Sonde extérieure
La sonde mesure la température de
l’air extérieur et permet à l’installation
de chauffage d’anticiper les variations
météorologiques. La chaudière réagit
avant que le logement n’ait eu le temps
de se refroidir ou de se réchauffer.
Ce système convient bien dans une
maison à étage ou avec une grande
surface au sol. Il est recommandé si
l’on dispose de planchers chauffants.
Son fonctionnement peut être affiné
à l’aide d’une correction d’ambiance
qui prend en compte les apports
­gratuits de chaleur dans le logement.

Centrale de régulation
en fonction
de la température
extérieure
Les robinets thermostatiques
Ces robinets sont un bon complément du système de régulation. Avec
eux, on peut choisir la température
ambiante de chaque pièce. Ils permettent de moduler le chauffage en
fonction de l’usage de la pièce et
de valoriser les apports de chaleur
gratuits.
Ils permettent de réaliser des économies de chauffage et améliorent le confort. Assurez-vous qu’ils
sont certifiés NF.
Pour un bon fonctionnement…
Les robinets thermostatiques ne doivent
pas être installés dans la pièce où se situe
le thermostat d’ambiance.
À l’arrêt du chauffage, il est conseillé de les
ouvrir au maximum pour éviter un blocage
au redémarrage de la saison de chauffe.
24
■■La
régulation en chauffage électrique
Selon le type d’émetteur de chaleur, (convecteurs, panneaux rayonnants, radiateurs, sèche-serviettes, planchers rayonnants, radiateurs à accumulation), il existe
une régulation appropriée :
- thermostat électronique intégré pour les convecteurs,
les panneaux rayonnants, les radiateurs, les sèche-serviettes et les radiateurs à accumulation. La régulation
se fait ainsi pièce par pièce ;
- thermostat d’ambiance pour les planchers rayonnants, les plafonds chauffants et les radiateurs à accumulation.
Pour les planchers chauffants à accumulation, et dans
une moindre mesure les radiateurs à accumulation, on
préconise l’installation d’une régulation en fonction de
la température extérieure.
La programmation : un chauffage
qui s’adapte à votre mode de vie
■■ À
quoi sert la programmation ?
La programmation complète la régulation. Quand les
besoins et l’occupation du logement changent, elle
permet de faire varier la température de consigne :
- en fonction du moment de la journée (jour / nuit,
présence / absence) ;
- en fonction du jour de la semaine (jours ouvrables / week-end).
Ce programme est établi à l’avance. Une manipulation
simple permet de le modifier en période de vacances
ou pour faire face à une absence ou une présence non
prévues (mode dérogatoire).
25
Pour chauffer à la bonne température
quand c’est nécessaire
Week-end : température de confort toute la journée
(19 °C)
Le matin et le soir… température de confort quand toute
la famille se prépare ou dîne
La nuit… température réduite pour un meilleur sommeil
(16 °C)
Absence courte… température réduite pour faire des
économies
Absence prolongée… hors gel (8 °C).
■■La
programmation en chauffage central
Le thermostat qui régule la température ambiante
peut assurer aussi la programmation : il s’agit alors d’un
thermostat d’ambiance programmable.
Il existe de nombreux modèles de thermostat d’ambiance programmable
Un peu de technique :
le raccordement à la chaudière
Le thermostat d’ambiance programmable peut
être raccordé à la chaudière par fil ou par liaison
radio.
Cette dernière solution est idéale pour équiper
d’une programmation une installation existante
si le passage d’un fil n’est pas possible. La pose
du thermostat est facile mais son emplacement
doit être choisi avec soin.
Si la régulation est fonction de la température extérieure, la programmation est en général réalisée par
une horloge intégrée au régulateur, au niveau de la
chaudière.
Certains robinets thermostatiques sont programmables.
Les pièces qui en sont dotées bénéficient d’une programmation spécifique qui s’adapte à leur utilisation
particulière.
26
■■La
programmation en chauffage électrique
Les émetteurs de chaleur électriques performants sont
équipés d’un thermostat électronique dit « à fil pilote »
qui permet de programmer plusieurs niveaux de température.
Le fil pilote est raccordé à un programmateur centralisé
qui transmet les instructions aux émetteurs.

À chaque situation sa programmation
Il peut être intéressant de définir plusieurs zones dans
le logement (celle des chambres, celle des pièces à
vivre, celle de la cuisine) et d’affecter à chacune une
programmation particulière. C’est possible avec des
programmateurs multi-zones qui permettent de piloter
chaque secteur du logement en fonction des activités,
des heures de présence…
La salle de bains a des besoins en chauffage particuliers (montée rapide de la température à la demande,
temps d’occupation relativement faible sur la journée).
Il n’est pas judicieux de l’asservir à une programmation
générale. Il est préférable de l’équiper d’un émetteur
spécifique qui permet, quand elle est occupée, d’obtenir vite une température agréable.
Une programmation bien pensée en fonction de
l’installation de chauffage et d’options tarifaires
intéressantes permet d’optimiser les économies.
Renseignez-vous donc auprès de votre fournisseur
d’électricité pour connaître ces tarifs.

Et pour aller plus loin…
L’appareil appelé gestionnaire d’énergie permet
d’adapter le fonctionnement du chauffage au mode
de vie des habitants et à la période tarifaire : il centralise l’ensemble des opérations de programmation
(temporelle, tarifaire, gestion du délestage *). Il permet
ainsi d’avoir en permanence le chauffage qu’il faut au
meilleur coût.
* le délestage sert à couper momentanément un ou plusieurs émetteurs de chaleur si la
demande d’électricité devient trop importante par rapport à la puissance du compteur. Il permet de ne pas souscrire un abonnement de trop forte puissance qui ne serait utile que peu de
temps dans l’année, quand l’ensemble du chauffage fonctionne en même temps que d’autres
appareils électriques.
27
Le pilotage par téléphone : un chauffage
qui obéit à distance
■■ À
quoi sert-il ?
Un chauffage qui vous obéit au doigt et à l’œil quand
vous n’êtes pas là, même si vous ne connaissez pas la
date ou l’heure de votre retour, c’est possible ! Une
télécommande par téléphone permet d’arrêter ou de
mettre en marche le chauffage à distance. Vous pouvez
ordonner avant votre retour la relance du chauffage et
trouver ainsi un logement confortable.
■■ Comment
fonctionne-t-il ?
La télécommande est installée chez vous. Vous appelez
votre numéro de téléphone, puis vous composez un
code qui correspond à une instruction pour le fonctionnement du chauffage.
Ce système existe pour tous les types de chauffage
central ou de chauffage électrique. Il peut piloter
d’autres fonctions chez vous (arrosage, fonctionnement de volets roulants, de l’éclairage, etc.)
Certains modèles sont équipés d’une synthèse vocale
qui vous transmet des informations sur la température
ambiante ou qui vous guide dans l’utilisation de l’installation. Ils peuvent être compatibles avec l’utilisation
d’un répondeur téléphonique sur la même ligne.
28
Le bien-être au robinet :
l’eau chaude
sanitaire
Que demande-t-on à une production d’eau chaude
sanitaire ? Fournir cette eau en permanence, en quantité suffisante et à la température adéquate. C’est un
élément de confort essentiel dans l’habitat.
Les équipements qui satisfont à
cette demande sont nombreux
et efficaces. Leur choix dépend
de nombreux critères : installation de chauffage existante,
taille et habitudes de la famille,
énergie disponible, caractéristiques du logement, etc. L’aide
d’un professionnel permet
d’installer le matériel le mieux
adapté à une situation donnée.
Et pour économiser l’eau chaude sanitaire ? Des
moyens efficaces : réduire les distances entre son lieu
de production et ses lieux d’utilisation et surtout…
surveiller la consommation !
Un peu, beaucoup…
Quelle quantité d’eau chaude consomme-t-on chaque
jour ? Cela varie bien sûr en fonction du nombre d’utilisateurs et de leurs habitudes. Il est pourtant important
de savoir l’estimer pour choisir un équipement qui
satisfasse les besoins.
À titre d’exemple, une douche de 4 à 5 minutes
consomme entre 30 et 40 litres d’eau *, un bain entre
150 et 200 litres, la vaisselle à la main environ 50
litres par jour.
* eau chaude entre 35 et 40 ° C.
29
Comment produire de l’eau chaude sanitaire ?
■■La production d’eau chaude peut être
combinée au chauffage ou indépendante
Dans les systèmes combinés
au chauffage, l’eau sanitaire
est chauffée par la chaudière
(au bois, au fioul, au gaz naturel ou au propane), les capteurs d’un chauffage solaire
ou la pompe à chaleur.
Dans les systèmes indépendants (ballon, chauffe-bain ou chauffe-eau), l’eau
sanitaire est chauffée par un système autonome : une
résistance électrique, un brûleur (au fioul, au gaz naturel ou au propane), des capteurs solaires thermiques ou
une pompe à chaleur.
■■La production peut être instantanée
ou stockée (accumulation)
Dans l’accumulation, l’eau chauffée est stockée et
maintenue en température dans un réservoir calorifugé
(ballon d’eau chaude, chauffe-eau à accumulation). Le
débit d’eau chaude est constant et important.
Dans la production instantanée, l’eau est chauffée au
moment de la demande. L’eau chaude est toujours
disponible. Son débit dépend de la puissance de l’installation.
Certains systèmes dits « à micro-accumulation » permettent d’obtenir immédiatement un débit d’eau
chaude suffisant et constant sans avoir à installer un
équipement puissant.
Les énergies « classiques » au rendez-vous
■■Fioul, gaz naturel et propane,
une large palette de choix
Accumulation ou production instantanée, système combiné au chauffage ou indépendant, ces énergies
s’adaptent à des situations diverses pour chauffer l’eau
sanitaire.
30
Certaines installations au fioul, au gaz naturel ou au
propane peuvent être couplées à un équipement utilisant une autre énergie (solaire, électricité, …).
■■Électricité,
une solution adaptable
L’électricité est souvent utilisée pour produire l’eau
chaude sanitaire de façon indépendante, à l’aide d’un
chauffe-eau à accumulation électrique : une résistance
immergée chauffe l’eau à bonne température. Pour
que ce système soit économique, il faut souscrire
une option tarifaire qui permette de chauffer ou de
réchauffer l’eau pendant les périodes où l’électricité
est moins chère (tarif heures pleines / heures creuses).
Cette installation peut être complémentaire à un
équipement utilisant l’énergie solaire.
Les chauffe-eau électriques instantanés font appel à
de fortes puissances pour fonctionner à la demande.
Ils conviennent à un point de puisage éloigné quand
il est isolé ou utilisé occasionnellement, avec un débit
d’eau faible.
Et si on faisait participer
les énergies renouvelables ?
Certaines installations, en valorisant des énergies
renouvelables, permettent des économies d’énergie,
limitent les rejets de polluants et de gaz à effet de
serre. Elles sont aussi économiques à l’usage.
31
Cependant, une autre énergie est également nécessaire, soit pour couvrir la totalité des besoins, soit pour
assurer le fonctionnement de l’installation.
Énergies renouvelables
et crédit d’impôt
L’achat d’un équipement de production d’eau
chaude sanitaire utilisant une source d’énergie
renouvelable donne droit à un crédit d’impôt.
Sont éligibles pour cette aide certains capteurs
solaires thermiques, certaines pompes à chaleur
et certaines chaudières à bois (voir encadré page 7).
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Les aides financières habitat ».
■■L’eau
chaude sanitaire solaire
On peut chauffer l’eau
sanitaire avec l’énergie
solaire à l’aide d’un système
indépendant, le chauffeeau solaire individuel,
ou en parallèle avec le
chauffage si l’on s’équipe
d’un chauffage solaire.
Sonde de
température
Capteur
solaire
Eau chaude
sanitaire
Circuit
primaire
Selon les régions et le
Chaudière
d'appoint
type d’installation, le
solaire peut couvrir 50 à
Régulateur
70 % des besoins annuels
en eau chaude sanitaire
Ballon
de stockage
d’une famille, le reste étant
Circulateur
pris en charge par une
énergie complémentaire
Arrivée
d'eau
froide
(bois, électricité, fioul,
gaz). Suivant la région et
l’orientation, la chaudière ou l’appoint électrique
peuvent même être coupés pendant quelques mois.
Chauffe-eau solaire
à éléments séparés
avec chauffage d'appoint
(modèle à circulation forcée)
■■La
pompe à chaleur
La pompe à chaleur qui assure le chauffage de la maison peut aussi chauffer l’eau sanitaire. Quand la PAC
est à l’arrêt, ou si elle ne chauffe pas suffisamment
l’eau sanitaire, un appoint électrique assure la production de l’eau à bonne température.
32
Il existe aussi des systèmes indépendants, appelés
chauffe-eau thermodynamiques. Ils sont équipés d’une
pompe à chaleur autonome et peuvent donc fonctionner toute l’année.
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Le chauffe eau solaire individuel »,« Le chauffage et l’eau chaude solaire »,« Les pompes à chaleur ».
■■Le
bois
Une chaudière à bois peut fournir l’eau chaude sanitaire de façon économique. La production peut notamment être couplée à un chauffe-eau solaire pour
obtenir toute l’année de l’eau chaude sanitaire à partir
d’énergies renouvelables.
Pour en savoir plus, consultez le guide pratique de l’ADEME
« Le chauffage au bois ».
Questions de robinet
Le mélangeur est équipé de deux robinets et
d’un seul bec. Le mélange entre eau chaude et
eau froide se fait selon
l’ouverture de chaque
robinet.
Le mitigeur est équipé
d’une seule manette qui
règle à la fois le mélange
eau chaude / eau froide
et son débit. Il permet
d’économiser 10 % d’eau
par rapport à un mélangeur.
Le mitigeur thermostatique est équipé de deux commandes. L’une règle le débit, l’autre la température, que l’on
fixe a priori. Cette température est maintenue constante,
ce qui en fait un équipement intéressant pour une douche
ou une baignoire. Ce type de mitigeur a l’avantage de
limiter les risques de brûlures. Bien réglé et bien entretenu,
il permet des économies d’eau et d’énergie.
Le mitigeur thermostatique à double débit est équipé
d’une manette à deux positions : l’une à débit faible
(elle convient à la plupart des usages), l’autre à débit
plus important. Ce robinet permet d’éviter les gaspillages
d’eau.
33
En guise de conclusion
Des conseils utiles…
… pour éviter les gaspillages
Installer la production d’eau chaude le plus près possible
de son lieu d’utilisation (cuisine, salle de bains). Si nécessaire, installer plusieurs points de production. Ainsi, les
pertes de chaleur et d’eau sont réduites.
Calorifuger les canalisations pour éviter le refroidissement
de l’eau. À noter : dans l’habitat existant, les matériels de
calorifugeage donnent droit à certaines aides financières.
… pour limiter l’entartrage
Penser à faire entretenir régulièrement les appareils de
production d’eau chaude sanitaire ou faire installer des
appareils dotés d’un dispositif réduisant la formation de
tartre.
… pour consommer moins d’eau
Fixer des embouts réducteurs de débit sur les robinets, des
embouts mousseurs ou des douchettes à économie d’eau ou
faire installer des mitigeurs (voir encadré ci-dessus).
… pour votre santé
Éviter le développement de germes nuisibles
en maintenant la température de chauffe
à 60 °C.
S’il n’y a pas eu de soutirage depuis un certain temps
(retour de vacances, …), faire
couler l’eau chaude quelques
minutes avant de l’utiliser.
34
en résumé...
 Le chauffage du logement et la
production d’eau chaude sanitaire
sont des postes importants de dépenses et de consommation énergétique.
Ce sont aussi des sources de pollution
et d’émission de gaz à effet de serre.
 Réduire ces coûts financiers et
les impacts environnementaux est
possible. Il faut pour cela choisir une
solution durable et fiable, adaptée
au logement et au mode de vie des
habitants : chaudières et émetteurs
de chaleur performants, énergie
« classique » ou renouvelable, production d’eau chaude combinée au
chauffage ou indépendante, stockée
ou instantanée…, le tout dans un
bâti bien isolé.
 L’efficacité et les performances
des systèmes ne sont obtenues qu’avec
l’installation d’une régulation et
d’une programmation, qui améliorent
aussi le confort de l’utilisateur.
 Enfin, l’achat et l’installation
par des professionnels des équipements les plus performants en terme
d’économies d’énergie donnent droit
à des aides financières : elles facilitent
l’acquisition de ces matériels.
Crédits
Photos : ADEME (O. Sébart p. 11 et 18 ; L. Cheviet p. 12 ; J. Jaffre p. 25 ;
S. Leitenberger p. 30) ; GDF p. 6a, 24, 26 ; Chaleur Fioul p. 6b ; EDF p. 6c, 6d ;
Graphies p. 7a, 7b, 7c ; Sofath p. 13 ; GIFAM p. 16 et 17 ; Syplast p. 15.
Infographies : Graphies / Illustrations : Francis Macard
35
L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie
est un établissement public sous la tutelle conjointe du
ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement
durable et de l’Aménagement du territoire et du ministère
de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle
participe à la mise en oeuvre des politiques publiques
dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et
du développement durable. L’agence met ses capacités
d’expertise et de conseil à disposition des entreprises,
des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand
public, les aide à financer des projets dans cinq domaines
(la gestion des déchets, la préservation des sols, l’efficacité
énergétique et les énergies renouvelables, la qualité de l’air,
la lutte contre le bruit) et à progresser dans leurs démarches
de développement durable.
www.ademe.fr
Pour des conseils pratiques et gratuits
sur la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables, contactez les Espaces
, un réseau de spécialistes à votre service.
Trouvez le plus proche de chez vous en
appelant le n° Azur (valable en France
métropolitaine, prix d’un appel local) :
0 810 060 050
Siège social : 20, avenue du Grésillé
BP 90406 - 49004 ANGERS cedex 01
6591
Avril 2010
Ce guide vous est fourni par :
Réalisation : Graphies Actualisation : H. Bareau Imprimé par Caractère avec des encres végétales sur papier certifié Écolabel Nordique
l’ADEME
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