POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL

POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL
P R O G R A M M E D ’ A C C O M P A G N E M E NT D E S P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
GuIDE
POMPES À CHALEUR
À ABSORPTION AU GAZ NATUREL
INSTALLATION
ET MISE EN SERVICE
NE
NOvEMBRE 2015
u F-R
é N OvATI O
N
éDITO
L e Grenelle Environnement a fixé pour les bâtiments neufs et existants
des objectifs ambitieux en matière d’économie et de production
d’énergie. Le secteur du bâtiment est engagé dans une mutation de très
grande ampleur qui l’oblige à une qualité de réalisation fondée sur de
nouvelles règles de construction.
Le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a pour
mission, à la demande des Pouvoirs Publics, d’accompagner les quelque
370 000 entreprises et artisans du secteur du bâtiment et l'ensemble des
acteurs de la filière dans la réalisation de ces objectifs.
Sous l’impulsion de la CAPEB et de la FFB, de l’AQC, de la COPREC
Construction et du CSTB, les acteurs de la construction se sont rassemblés
pour définir collectivement ce programme. Financé dans le cadre du
dispositif des certificats d’économies d’énergie grâce à des contributions
importantes d’EDF (15 millions d’euros) et de GDF SuEZ (5 millions
d’euros), ce programme vise, en particulier, à mettre à jour les règles de l’art
en vigueur aujourd’hui et à en proposer de nouvelles, notamment pour ce
qui concerne les travaux de rénovation. Ces nouveaux textes de référence
destinés à alimenter le processus normatif classique seront opérationnels
et reconnus par les assureurs dès leur approbation ; ils serviront aussi à
l’établissement de manuels de formation.
Le succès du programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
repose sur un vaste effort de formation initiale et continue afin de renforcer
la compétence des entreprises et artisans sur ces nouvelles techniques et ces
nouvelles façons de faire. Dotées des outils nécessaires, les organisations
professionnelles auront à cœur d’aider et d’inciter à la formation de tous.
Les professionnels ont besoin rapidement de ces outils et « règles du jeu »
pour « réussir » le Grenelle Environnement.
Alain MAUGARD
Président du Comité de pilotage du Programme
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Président de QuALIBAT
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Les Recommandations Professionnelles « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents techniques de
référence, préfigurant un avant-projet NF DTu, sur une solution
technique clé améliorant les performances énergétiques des
bâtiments. Leur vocation est d’alimenter soit la révision d’un NF
DTu aujourd’hui en vigueur, soit la rédaction d’un nouveau NF
DTu. Ces nouveaux textes de référence seront reconnus par les
assureurs dès leur approbation.
PROFESSIONNELS
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Afin de répondre au besoin d’accompagnement des professionnels du
bâtiment pour atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle Environnement,
le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a prévu
d’élaborer les documents suivants :
PROGRAMME
AVANTPROPOS
Les Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » sont
des documents techniques sur une solution technique innovante
améliorant les performances énergétiques des bâtiments. Leur
objectif est de donner aux professionnels de la filière les règles
à suivre pour assurer une bonne conception, ainsi qu’une
bonne mise en œuvre et réaliser une maintenance de la solution
technique considérée. Ils présentent les conditions techniques
minimales à respecter.
Les Calepins de chantier « Règles de l’Art Grenelle Environnement
2012 » sont des mémentos destinés aux personnels de chantier,
qui illustrent les bonnes pratiques d’exécution et les dispositions
essentielles des Recommandations Professionnelles et des
Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 ».
Les Rapports « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
présentent les résultats soit d’une étude conduite dans le cadre
du programme, soit d’essais réalisés pour mener à bien la
rédaction de Recommandations Professionnelles ou de Guides.
L’ensemble des productions du programme d’accompagnement des
professionnels « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » est mis
gratuitement à disposition des acteurs de la filière sur le site Internet du
programme : http://www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
NEuF-RéNOvATION
Les Recommandations Pédagogiques « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents destinés à alimenter
la révision des référentiels de formation continue et initiale. Elles
se basent sur les éléments nouveaux et/ou essentiels contenus
dans les Recommandations Professionnelles ou Guides produits
par le programme.
3
PROFESSIONNELS
Slmmaire
PROGRAMME
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
1 - Domaine d’application................................................................ 7
2 - Références............................................................................................. 8
2.1. • Références réglementaires.......................................................................................... 8
2.2. • Références normatives................................................................................................ 9
2.3. • Autres documents...................................................................................................... 10
3 - Définitions............................................................................................11
4 - Description des pompes à chaleur
à absorption.............................................................................................. 12
4.1. • Système à absorption................................................................................................ 12
4.1.1. • Principe........................................................................................................... 12
4.1.2. • Technologie actuelle...................................................................................... 13
4.2. • Pompe à chaleur air/eau............................................................................................ 14
4.2.1. • Modèles non réversibles.............................................................................. 14
4.2.2. • Modèles réversibles..................................................................................... 14
4.3. • Pompe à chaleur eau/eau.......................................................................................... 15
4.3.1. • Sur sondes géothermiques.......................................................................... 15
4.3.2. • Sur eau de nappe.......................................................................................... 15
4.4. • Système pré-assemblé (pompe à chaleur et chaudière)........................................ 16
4.5. • Caractéristiques de puissances................................................................................ 17
4.6. • Températures d’eau délivrées................................................................................... 17
4.7. • Coefficient de performance gaz................................................................................. 18
5 - Implantation des pompes à chaleur.............................. 20
5.1. • Spécifications acoustiques réglementaires............................................................. 20
5.1.1. • Réglementation sur le bruit intérieur........................................................... 21
5.1.2. • Réglementation sur le bruit de voisinage................................................... 21
5.1.3. • Préconisations acoustiques.......................................................................... 22
5.2. • Entretien et maintenance.......................................................................................... 22
Neuf-Rénovation
6 - Mise en œuvre du circuit hydraulique
de production........................................................................................... 23
4
6.1. • Diagnostic de la distribution hydraulique existante................................................ 23
6.2. • Composants du circuit de production...................................................................... 24
6.2.1. • Circulateur..................................................................................................... 24
6.2.2. • Volume tampon............................................................................................. 24
6.2.3. • Tuyauteries et calorifuge.............................................................................. 24
6.2.4. • Réseau hydraulique...................................................................................... 25
6.2.5. • Passage des parois intérieures.................................................................... 26
6.2.6. • Compensation des dilatations..................................................................... 27
6.2.7. • Liaisons aux appareils.................................................................................. 27
Conception : LENOX – Illustrations : COSTIC – Éditeur : AQC – ISBN : 978-2-35443-360-4
7.1. • Principe de régulation................................................................................................. 38
7.2. • Pose des sondes......................................................................................................... 39
7.2.1. • Sonde de température extérieure................................................................ 39
7.2.2. • Sondes de température d’eau...................................................................... 40
7.2.3. • Sonde de température ambiante................................................................. 43
8 - Raccordement en gaz naturel............................................. 45
8.1. • Matériaux.................................................................................................................... 46
8.2. • Mise en œuvre........................................................................................................... 46
8.2.1. • Nature et supportage des conduites........................................................... 46
8.2.2. • Organes de coupure..................................................................................... 47
8.2.3. • Raccordement terminal de la pompe à chaleur......................................... 48
PROFESSIONNELS
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7 - Mise en œuvre de la régulation......................................... 38
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
6.2.8. • Autres composants et accessoires.............................................................. 28
6.3. • Composants du réseau d’eau chaude sanitaire...................................................... 33
6.4. • Qualités d’eaux exigées............................................................................................ 34
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
9 - Évacuation des produits de combustion................... 49
10 - Raccordements électriques................................................ 51
10.1. • Circuits spécialisés................................................................................................... 51
10.2. • Canalisations électriques......................................................................................... 52
10.3. • Armoires électriques................................................................................................ 52
11.1. • Nettoyage ou désembouage de l’installation......................................................... 54
11.2. • Rinçage...................................................................................................................... 54
11.3. • Mise en eau............................................................................................................... 55
11.4. • Vérification de l’installation...................................................................................... 56
11.4.1. • Conformité au dossier de conception........................................................ 56
11.4.2. • Implantation de la pompe à chaleur.......................................................... 57
11.4.3. • Pose de la pompe à chaleur........................................................................ 57
11.4.4. • Eléments principaux de la distribution hydraulique................................. 57
11.4.5. • Les tuyauteries hydrauliques...................................................................... 58
11.4.6. • Le calorifuge................................................................................................ 58
11.5. • Repérage.................................................................................................................... 58
11.5.1. • Repérage des appareils............................................................................... 58
11.5.2. • Repérage des circuits et des fluides........................................................... 58
11.6. • Essais......................................................................................................................... 60
11.6.1. • Essais et réglages de la pompe chaleur et des chaudières...................... 60
11.6.2. • Essais et équilibrage sur le circuit hydraulique de production................ 61
11.6.3. • Essais du réseau gaz................................................................................... 61
11.6.4. • Essais du réseau électrique........................................................................ 62
11.7. • Paramétrage de la régulation................................................................................... 62
11.8. • Contrôle du bon fonctionnement de l’installation complète................................ 63
11.9. • Réception de l’installation........................................................................................ 63
12 - Mise en main de l’installation.......................................... 65
12.1. • Couverture par les assurances................................................................................ 65
12.2. • Particularités d’une pompe à chaleur gaz à absorption........................................ 65
12.2.1. • Acoustique................................................................................................... 66
12.2.2. • Animaux divers........................................................................................... 66
12.3. • Obligations d’entretien et de maintenance............................................................ 66
Neuf-Rénovation
11 - Mise en service et mise au point................................... 53
5
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PROGRAMME
Neuf-Rénovation
6
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
12.4. • Préconisations d’entretien et de maintenance...................................................... 67
12.5. • Spécificités de l’installation.................................................................................... 67
13 - Annexes.............................................................................................. 69
ANNEXE 1 : Exemple de fiche d’autocontrôle pour la verification
de l’installation d’une pompe à chaleur à absorption au gaz.................. 70
ANNEXE 2 : Exemple de fiche de rapport de mise en service........................... 73
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1
PROGRAMME
Domaine d’application
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Ce guide a pour objet de fournir les prescriptions techniques pour
l’installation et la mise en service d’installations comportant des
pompes à chaleur à absorption fonctionnant au gaz naturel, mises en
œuvre dans des configurations de puissance thermique inférieure à
2 MW, dans des bâtiments neufs ou rénovés relevant des secteurs
résidentiel collectif et tertiaire.
Les pompes à chaleur (PAC) concernées sont des modèles aérothermiques et géothermiques, utilisant le couple fluide « frigorigène/
absorbant » (ammoniac/eau).
Ce guide traite de l’installation et de la mise en service des installations de chauffage/rafraîchissement et d’ECS utilisant une ou plusieurs
pompes à chaleur associées ou non à un système d’appoint. Sont
également traitées les composants du circuit hydraulique primaire
(volume tampon, disconnecteur, circulateur…), la régulation ainsi que
les spécifications des raccordements hydrauliques, gaz et électriques.
Ce document concerne spécifiquement la partie production d’énergie par des pompes à chaleur à absorption. Ne sont en conséquence
pas traités : les circuits de distribution de chauffage et leurs émetteurs
ainsi que les distributions d’eau chaude sanitaire.
Neuf-Rénovation
L'installation doit être réalisée par une entreprise qualifiée et ayant
reçu une formation adéquate de le part du fabricant du système.
7
Références
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
2.1. • Références réglementaires
■■ Circulaire du 9 août 1978 modifiée relative à la révision
du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT).
■■ Arrêté du 2 août 1977 modifié relatif aux règles techniques
et de sécurité applicables aux installations de gaz combustibles
et d’hydrocarbures liquéfiés situées à l’intérieur des bâtiments
d’habitation et de leurs dépendances (articles 13 et 14).
■■ Arrêté du 23 juin 1978 modifié relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire
des bâtiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public (ERP).
■■ Arrêté du 25 juin 1980 (règles dites ERP – articles CH5 et CH6) relatif
au règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique
dans les établissements recevant du public du premier groupe.
■■ Arrêté du 25 juin 1980 (règles dites ERP – articles GZ) relatif
au règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique
dans les établissements recevant du public du premier groupe.
Neuf-Rénovation
■■ Arrêté du 25 juin 1980 (règles dites ERP – articles PE) relatif au règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique
dans les établissements recevant du public du second groupe
(5ème catégorie).
8
■■ Arrêté du 31 janvier 1986 modifié relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation.
■■ Arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques
des bâtiments d'habitation.
■■ Arrêté 15 mars 2000 modifié relatif à l'exploitation des équipements sous pression.
2.2. • Références normatives
■■ Règlement Sanitaire Départemental Type.
■■ NF DTU 24.1 : Travaux de fumisterie — Systèmes d'évacuation
des produits de combustion desservant un ou des appareils.
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■■ Code de la santé publique.
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■■ Arrêté du 30 novembre 2005 modifiant l'arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation
en eau chaude sanitaire des bâtiments d'habitation, des locaux
de travail ou des locaux recevant du public.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
■■ NF DTU 61.1 : Installations de gaz dans les locaux d'habitation.
■■ NF DTU 65.11 : Dispositifs de sécurité des installations de chauffage
central concernant le bâtiment.
■■ DTU 65.4 : Prescriptions techniques aux chaufferies au gaz
et aux hydrocarbures liquéfiés.
■■ NF C 15-100 : Installations électriques à basse tension.
■■ NF P 52-612 : Systèmes de chauffage dans les bâtiments – Méthode
de calcul des déperditions calorifiques de base – Complément
national (français) à la norme NF EN 12831.
■■ NF EN 378 : Systèmes de réfrigération et pompes à chaleur –
Exigences de sécurité et d'environnement.
■■ NF EN 12309 : Appareils de climatisation et/ou de pompes à chaleur à ab– et adsorption fonctionnant au gaz de débits calorifiques
sur PCI inférieur ou égal à 70 kW.
■■ NF EN 12831 : Systèmes de chauffage dans les bâtiments – Méthode
de calcul des déperditions calorifiques de base.
■■ NF EN 14511 : Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide
et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération des locaux.
■■ NF EN 12831 : Systèmes de chauffage dans les bâtiments – Méthode
de calcul des déperditions calorifiques de base.
■■ NF X 08-100, Tuyauteries rigides – Identification des fluides par couleurs conventionnelles.
Neuf-Rénovation
■■ NF EN 1717 : Protection contre la pollution de l’eau dans les réseaux
intérieurs et exigences générales des dispositifs de protection
contre la pollution par retour.
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
2.3. • Autres documents
■■ Guide technique relatif à l’implantation de pompes à chaleur
à absorption dans le secteur résidentiel, CNPG (à paraître).
■■ Cahier des charges ATG CCH 2006-02 : Implantation des unités
de production thermodynamique à combustion fonctionnant à l’air
libre et desservant des immeubles de bureaux.
■■ Cahier des charges ATG CCH 2010-01 : Implantation des unités
de production à cycle thermodynamique à combustion de gaz fonctionnant à l’air libre et desservant les immeubles d’habitation.
■■ Cahier des Charges ATG C. 321.4 pour les mini-chaufferies
■■ Cahier des charges AFG CCH 2007-01 : Kits de tuyaux onduleux pliables en acier inoxydable pour le gaz dans les bâtiments
avec une pression de service inférieure ou égale à 0,5 bar (kits
« PLT »).
■■ Cahier Technique Professionnel (CTP) pour le suivi en service
des systèmes frigorifiques sous pression.
■■ Eau chaude sanitaire – Concevoir les systèmes (AICVF, 2004).
■■ Guide Chaufferie d’implantation d’une nouvelle chaufferie gaz (GDF
Suez, édité par le CEGIBAT, 2008).
■■ La réglementation commentée des installations gaz dans les établissements recevant du public (GDF Suez, édité par le CEGIBAT,
2013).
■■ Articles parus dans la revue technique CFP « Pompes à chaleur
à absorption, Quels usages, quelles hydrauliques ? » (Octobrenovembre 2012, n°760 et 761).
Neuf-Rénovation
■■ Les documentations du fabricant.
10
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Définitions
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Mise en service
La mise en service correspond au démarrage de l'installation et à
toutes les vérifications connexes.
Mise au point
Neuf-Rénovation
La mise au point est l'ensemble des opérations qui, par l'ajustement
des réglages et par les mesures de contrôle, permettent de livrer une
installation apte à rendre les services pour lesquels elle a été conçue.
11
Description des pompes
à chaleur à absorption
PROFESSIONNELS
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
4.1. • Système à absorption
4.1.1. • Principe
Comme une pompe à chaleur à compression électrique, une pompe à
chaleur à absorption puise une partie de son énergie de l’air extérieur
ou du sol par son évaporateur, pour la fournir à l’eau de chauffage via
son condenseur.
Les pompes à chaleur présentées dans ce guide utilisent comme
fluide réfrigérant l’ammoniac ; leur cycle à absorption utilise les affinités de ce fluide avec l’eau.
La vapeur de fluide frigorigène (générée dans l’évaporateur) est
« aspirée » dans l’absorbeur par de l’eau (Figure 1). La compression du
mélange s’effectue via une pompe de circulation par chauffage de la
solution. L’ébullition sous l’effet du brûleur gaz, permet de séparer
les vapeurs d’ammoniac de l’eau. Après rectification (élimination des
dernières gouttelettes d’eau), le fluide peut se condenser et céder sa
chaleur au réseau externe ; il est ensuite détendu pour être ramené
en basse pression. L’eau est recyclée dans l’absorbeur après récupération interne de chaleur.
Neuf-Rénovation
En conséquence, la pompe à chaleur à absorption comporte quatre
éléments spécifiques : l’absorbeur, la pompe de la solution, le bouilleur et le rectifieur (Figure 2).
12
On notera que l’énergie rejetée dans l’eau de chauffage provient de
trois sources différentes afin de maximiser l’efficacité énergétique :
• le condenseur du fluide frigorigène ;
• l’absorbeur ;
PROFESSIONNELS
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PROGRAMME
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• et dans une plus faible quantité, la condensation des fumées
du brûleur permet d’augmenter l’efficacité énergétique de
quelques points de rendement.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 1 : Cycle thermodynamique d’une pompe à chaleur à absorption au gaz
4.1.2. • Technologie actuelle
Comme mentionné précédemment, la technologie actuelle des
pompes à chaleur à absorption au gaz naturel met en œuvre le couple
ammoniac/eau (NH3/H2O).
Neuf-Rénovation
s Figure 2 : Schéma de principe simplifié d'une pompe à chaleur à absorption au gaz de type
aérothermique (mode chaud)
13
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les modèles disponibles sur le marché sont :
• des pompes à chaleur aérothermiques (air/eau) d’une puissance calorifique de l’ordre de 37 kW (7°C air/50°C eau) de type
moyenne température ou haute température (65 °C) ;
• des pompes à chaleur géothermiques (pour raccordement sur
nappe ou sur sondes) d’une puissance calorifique de l’ordre
de 42 kW (0°C eau glycolée/50°C eau) moyenne ou haute
température ;
• des pompes à chaleur aérothermiques ou géothermiques réversibles, dotées d’une puissance frigorifique de 17 kW (35°C
eau/7°C air) ;
• des unités pour la production simultanée d’eau chaude et d’eau
glacée ;
• des producteurs d’eau glacée (non réversibles).
Une modulation de puissance est également effective par variation de
la puissance du brûleur. Elle peut être associée à la commande du circulateur à vitesse variable sur le circuit primaire.
Tous ces modèles peuvent être couplés avec des équipements « classiques (chaudières ou producteurs d’eau glacée), afin de répondre
aux besoins de chauffage, rafraîchissement et/ou eau chaude sanitaire
d’un projet.
4.2. • Pompe à chaleur air/eau
Point inhérent à toutes les machines thermodynamiques captant des
calories sur l’air extérieur, du givre peut se former sur l’évaporateur.
Ici, le dégivrage de l’évaporateur de la pompe à chaleur à absorption s’effectue par irrigation de celui-ci en vapeur surchauffée de
réfrigérant.
Le cycle n’est cependant pas inversé et la pompe à chaleur fournie
encore l’énergie thermique de la réaction d’absorption à l’eau de
chauffage.
4.2.1. • Modèles non réversibles
Neuf-Rénovation
Les machines non réversibles ne présentent pas d’organe d’inversion
de cycle et ne peuvent fonctionner qu’en un seul mode : chaud ou
froid.
14
4.2.2. • Modèles réversibles
Les machines réversibles sont munies d’une vanne d’inversion pour
pouvoir inverser le sens de circulation du fluide frigorigène sur le
cycle thermodynamique.
4.3. • Pompe à chaleur eau/eau
4.3.1. • Sur sondes géothermiques
Une pompe à chaleur eau glycolée/eau permet de puiser de la chaleur
dans le sol par l’intermédiaire d’un capteur géothermique.
PROFESSIONNELS
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Elle diffère des vannes à 4 voies classiques utilisées dans les pompes
à chaleur à compression électrique.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Cette vanne d’inversion doit également permettre d’évacuer la chaleur
de l’absorbeur, d’une part dans l’échangeur extérieur en mode froid et
d’autre part dans l’échangeur intérieur en mode chaud.
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Du fait de la technologie de la pompe à chaleur à absorption et de
ses performances, la puissance à prélever au terrain par l’échangeur
géothermique est de l’ordre de 0,3 à 0,4 fois la puissance utile, cette
valeur variant selon les régimes de température.
Il convient d’utiliser des fluides caloporteurs non polluants pour
l’environnement.
!
Dans l’état actuel des connaissances, il n’y a pas d’évaluation reconnue sur les risques environnementaux. A défaut,
dans le cas d’un mélange eau et antigel, le produit utilisé
bénéficie d’un avis favorable de la part de l’agence nationale
de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement
et du travail (ANSES) pour ne pas constituer un danger de
pollution de l’environnement.
Il est, par exemple, préféré le mono-propylène glycol au mono-éthylène glycol.
Le principe de remplissage en eau puis antigel puis brassage ne peut
être appliqué. Il ne peut garantir le bon mélange eau/antigel.
!
Le remplissage s’effectue avec un mélange eau+antigel
dans la bonne proportion.
4.3.2. • Sur eau de nappe
Une pompe à chaleur eauglycolée/eau permet de puiser de la chaleur
dans une source froide constituée par l’eau d’un puits ou d’une nappe
aquifère.
Neuf-Rénovation
Il est recommandé d’utiliser un produit formulé.
15
PROFESSIONNELS
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
L’exploitation des eaux souterraines fait l’objet d’une réglementation
assez stricte et il convient de s’assurer des pérennités du débit et de la
température.
La captation sur eau de nappe phréatique nécessite un échangeur
intermédiaire pour protéger l’évaporateur des impuretés présentes
dans l’eau de nappe.
Le fluide secondaire doit être glycolé afin de protéger l’évaporateur
des risques de gel liés à des températures de réfrigérant proches de
zéro à l’entrée de cet échangeur.
Il convient d’utiliser des fluides caloporteurs non polluants pour
l’environnement.
!
Dans l’état actuel des connaissances, il n’y a pas d’évaluation reconnue sur les risques environnementaux. A défaut,
dans le cas d’un mélange eau et antigel, le produit utilisé
bénéficie d’un avis favorable de la part de l’agence nationale
de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement
et du travail (ANSES) pour ne pas constituer un danger de
pollution de l’environnement.
Il est, par exemple, préféré le mono-propylène glycol au mono-éthylène glycol.
Le principe de remplissage en eau puis antigel puis brassage ne peut
être appliqué. Il ne peut garantir le bon mélange eau/antigel.
!
Le remplissage s’effectue avec un mélange eau+antigel
dans la bonne proportion.
Il est recommandé d’utiliser un produit formulé.
4.4. • Système pré-assemblé (pompe
à chaleur et chaudière)
Neuf-Rénovation
Les systèmes pré-assemblés forment un bloc monté sur rail, composé
d’une ou plusieurs pompes à chaleur à absorption accompagnée ou
non d’une ou plusieurs chaudières gaz condensation en appoint ou
dévouée(s) aux besoins d’ECS.
16
Chacune des unités sont raccordées hydrauliquement entre elles et
sont gérées par un régulateur commun.
Ces systèmes présentent des fonctions combinées. Voici une liste non
exhaustive des combinaisons possibles :
• chauffage seul avec appoint ;
• chauffage et eau chaude sanitaire (ECS) ;
4.5. • Caractéristiques de puissances
Les caractéristiques des gammes les plus présentes sur le marché
sont en (Figure 3). Ces données sont issues des notices des fabricants.
Modèle
Puissance
(kW)
Aérothermie réversible
35,3
Mode Chaud
Température
Tempérad’eau de ture source
consigne froide (°C)
(°C)
Puissance
(kW)
Mode Froid
Température
Température
d’eau de
de source
consigne chaude (°C)
(°C)
50
7
16,9
7
35
Aérothermie (basse/
35,4/34,9
haute température)
50
7
-
-
-
Géothermie
(basse/
37,6/37,7
haute température)
50
0
-
-
-
PROFESSIONNELS
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• climatisation et eau chaude sanitaire (ECS) avec récupération
sur la pompe à chaleur.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
• chauffage/Climatisation et eau chaude sanitaire (ECS) ;
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 3 : Exemples de caractéristiques nominales de différents modèles aérothermiques et
géothermiques de pompes à chaleur couramment installés utilisant l’ammoniac
Les deux facteurs influençant la puissance disponible sont la consigne
d’eau chaude et la température de la source froide.
En revanche, la pompe à chaleur à absorption, de par son fonctionnement (brûleur gaz et réaction d’absorption) est moins pénalisée
par les températures extérieures négatives que les pompes à chaleur
électriques.
4.6. • Températures d’eau délivrées
Modèle
Température
maximale de
retour (°C)
Aérothermie
haute température
55
Température
Ecart de temd’eau de
pérature d’eau
consigne (hors
standard (K)
mode ECS*) (°C)
65
10
Débit d’eau
standard (l/h)
3000
Neuf-Rénovation
Les températures d’aller et de retour d’eau dans la pompe à chaleur
à absorption sont limitées par les caractéristiques intrinsèques de
la machine et de son fluide frigorigène. Voici des valeurs indicatives
annoncées par les fabricants pour différents modèles.
17
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DES
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Température
Ecart de temd’eau de
pérature d’eau
consigne (hors
standard (K)
mode ECS*) (°C)
Modèle
Température
maximale de
retour (°C)
Aérothermie
basse Température
45
55
10
3000
Aérothermie
Réversible
40
50
10
3040
Débit d’eau
standard (l/h)
*Les machines proposant un mode ECS peuvent fournir une température d’eau jusqu’à 70°C en départ
du circuit primaire.
s Figure 4 : Exemples, en conditions nominales, de températures et de débits d’eau de fonctionnement
en mode chaud de plusieurs modèles de pompe à chaleur à absorption à l’ammoniac
Température
Ecart de temd’eau de
pérature d’eau
consigne (hors
standard (K)
mode ECS) (°C)
Modèle
Température
maximale de
retour (kW)
Aérothermie
Réversible
45
3
5
2900
Aérothermie
Froid uniquement
45
3
5
2270
Débit d’eau
standard (l/h)
s Figure 5 : Exemples, en conditions nominales, de températures et de débits d’eau de fonctionnement
en mode froid de plusieurs modèles de pompe à chaleur à absorption à l’ammoniac
Commentaire
La différence de température d’eau en entrée-sortie en mode froid est divisée
par deux par rapport au mode chauffage : 5 K pour 10 K. En effet, en mode froid,
l’échangeur extérieur doit évacuer la chaleur puisée à l’évaporateur et celle
dégagée par la réaction d’absorption.
A l’inverse, en mode chaud, l’énergie dégagée par la réaction d’absorption est
récupérée.
Les pompes à chaleur à absorption ont comme principale destination la satisfaction des besoins de chauffage.
4.7. • Coefficient de performance gaz
Neuf-Rénovation
On caractérise la performance de la pompe chaleur gaz par le rapport
entre l’énergie utile et l’énergie consommée. On appelle couramment
ce coefficient le COP ou GUE (Gas Utilization Efficiency ou Rendement
d’utilisation du gaz) en mode chaud et l’EER (Energy Efficiency
Ratio) (ou COPfroid) en mode froid.
18
COP=
Energie utile
Energie consommée
Dans le cas d’une pompe à chaleur à absorption au gaz naturel.
• En mode chaud :
• En mode froid :
EER=
Qf
Qgaz
Avec Qc, l’énergie totale fournie par la pompe à chaleur en mode
chaud et Qf, l’énergie totale puisée par la pompe à chaleur en mode
froid. Qgaz représente l’énergie fournie par la combustion du gaz
naturel.
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Qc
Qgaz
PROGRAMME
COP=GUE=
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
Ces coefficients sont calculés selon des normes d’essai européennes bien définies.
Pour effectuer un calcul de performance plus complet, il faut intégrer dans la part
d’énergie dépensée, les consommations d’auxiliaires utilisés par la machine et
ses cycles usuels de fonctionnement (circulateur d’eau, ventilateur, pompe de
solution, cycle de dégivrage…). Ainsi, la norme EN 12309 définit des coefficients
de performance intégrant à la fois l’énergie gaz consommée (Qgaz) et la consommation des auxiliaires. La norme permet aussi de définir de manière harmonisée
avec les normes sur les pompes à chaleur à compression électriques une efficacité saisonnière sur énergie primaire (SPER).
L’énergie fournie par la combustion du gaz naturel (Qgaz) est toutefois prédominante et est de l’ordre de 90% à 97% de l’énergie finale totale (suivant les
modèles et le fonctionnement).
Des valeurs indicatives de COP (issues de notices des fabricants) pour
une pompe à chaleur à absorption haute température à l’ammoniac
sont données en (Figure 6).
Point de fonctionnement
T_Air (°C)/T_eau(°C)
PAC Air/Eau Haute Température
Puissance therCOP sur PCI
mique (kW)
COP sur PCS
A7/W50
35,4
1,52
1,37
A7/W65
27,5
1,19
1,07
A-7/W50
31,5
1,25
1,13
L’énergie consommée au brûleur (Qgaz), est donnée soit en kWh PCI, soit en kWh PCS. En général, les
fabricants donnent par défaut les caractéristiques en PCI (norme NF EN 12309).
Les COP donnés en PCI sont environ 11% supérieurs aux COP donnés en PCS pour le gaz naturel.
Les factures du fournisseur de gaz sont par contre données en kWh PCS consommés.
!
Le COP/EER dépend des quantités d’énergies échangées
à l’évaporateur et au condenseur (Qf et Qc), directement
impactées par les températures des sources froides et
chaudes (régimes d’eau de chauffage, température extérieure de reprise d’air…).
Neuf-Rénovation
s Figure 6 : Exemple des COP d’une pompe à chaleur à absorption gaz Air/Eau Haute Température
19
Implantation des pompes
à chaleur
5
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les principales règles d’implantation sont régies par des aspects de
sécurité vis-à-vis de l’ammoniac, des produits de combustion et de
l’incendie.
Les dispositions vis-à-vis de l’ammoniac seront traitées dans le
« Guide technique relatif à l’implantation de pompes à chaleur à
absorption dans le secteur résidentiel » rédigé par le CNPG.
Des obligations réglementaires acoustiques sont également à respecter (cf. 5.1).
Par ailleurs, l’implantation des machines doit permettre les tâches
d’entretien et de maintenance (cf. 5.2).
5.1. • Spécifications acoustiques
réglementaires
La pompe à chaleur et ses équipements doivent respecter les réglementations en vigueur concernant le bruit généré à l’intérieur du bâtiment desservi et le bruit généré au voisinage.
Neuf-Rénovation
Ces spécifications reposent sur la connaissance des puissances
acoustiques des pompes à chaleur gaz. Ces données sont fournies par
le fabricant.
20
!
Pour faciliter le respect de ces réglementations, le niveau
de puissance acoustique de la pompe à chaleur exprimé
en dB(A) doit être choisi en fonction des conditions
d’installation.
5.1.1. • Réglementation sur le bruit intérieur
En habitat collectif
L’article 6 de l’arrêté du 30 juin 1999 impose des valeurs maximales du
niveau de pression acoustique normalisé LnAT du bruit engendré dans
des conditions normales de fonctionnement par les équipements collectifs de chauffage ou de rafraîchissement.
PROFESSIONNELS
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Le référentiel NF PAC impose des niveaux de puissance acoustique en fonction
des puissances calorifiques de la pompe à chaleur.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Commentaire
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
La pression acoustique ne doit pas dépasser 30 dB(A) dans les pièces
principales et 35 dB(A) dans les cuisines de chaque logement.
En tertiaire
Les arrêtés et la circulaire du 25 avril 2003 relative à la réglementation
acoustique des bâtiments autres que d’habitation (dans les établissements d’enseignement, dans les établissements de santé, dans les
hôtels) fixent les niveaux de pression acoustique normalisés à ne pas
dépasser par un équipement du bâtiment.
5.1.2. • Réglementation sur le bruit de voisinage
L’article R1334-33 du Code de la santé publique fixe les valeurs limites
d’émergence sonore admises :
• 5 dB(A) en période diurne (de 7 h à 22 h) ;
• 3 dB(A) en période nocturne (de 22 h à 7 h).
Un terme correctif en dB (A) peut s’ajouter en fonction de la durée
cumulée d'apparition du bruit particulier.
Le bruit résiduel est le bruit moyen que l’on mesure sur une période
de référence lorsque l’équipement incriminé ne fonctionne pas. Il
s’agit du bruit de fond.
Le bruit ambiant est le bruit mesuré pendant une période équivalente
lorsque l’équipement fonctionne : le bruit ambiant est donc la somme
du bruit de l’équipement seul et du bruit résiduel.
Les modalités de mesure de l’émergence sont stipulées dans l’arrêté
du 5 décembre 2006 modifié.
Neuf-Rénovation
L'émergence est définie par la différence entre le niveau de bruit
ambiant, comportant le bruit particulier en cause, et le niveau du bruit
résiduel constitué par l'ensemble des bruits habituels, extérieurs et
intérieurs, correspondant à l'occupation normale des locaux et au
fonctionnement habituel des équipements, en l'absence du bruit particulier en cause.
21
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
La norme NF S 31-080 fixe des exigences de performance acoustique pour les
bureaux et les espaces associés.
5.1.3. • Préconisations acoustiques
Lorsque la pompe à chaleur est placée en intérieur ou en extérieur, le
bruit peut se transmettre par voie solide jusqu’aux émetteurs de chaleur par la tuyauterie.
Il faut donc mettre en place :
• des manchons anti-vibration pour les générateurs de chaleur et
les circulateurs. Il existe aussi des raccords flexibles ou des raccords spécifiques de plus courte longueur en matériau synthétique qui limite les vibrations ;
• des plots anti-vibratiles (« silent-bloc ») lorsque la machine n’en
est pas munie ;
• un supportage de tuyauterie avec des matériaux absorbant les
vibrations.
Commentaire
Certains distributeurs fournissent des machines avec une émission sonore atténuée par isolation phonique renforcée de la carrosserie.
Lors d’une implantation en toiture-terrasse, il est aussi d’usage de
positionner les machines au centre de celle-ci.
5.2. • Entretien et maintenance
Pour faciliter les opérations d’entretien et de maintenance, des distances suffisantes doivent être laissées entre la pompe à chaleur et les
parois du local ou les autres générateurs.
En particulier, l’espace doit être suffisant pour permettre d’intervenir
sur le brûleur.
Neuf-Rénovation
Les préconisations du fabricant doivent être suivies.
22
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6
PROGRAMME
Mise en œuvre du circuit
hydraulique de production
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Sont rappelées ici les spécifications d’installation des principaux composants du circuit de production, en insistant sur les équipements de
sécurité et les précautions vis-à-vis de la propagation du bruit.
Il importe également de suivre les préconisations indiquées dans les
notices du fabricant et/ou du distributeur le cas échéant.
6.1. • Diagnostic de la distribution
hydraulique existante
Dans le cas d’une opération de rénovation, un diagnostic de l’installation hydraulique doit être réalisé. Il permet de déterminer les points
suivants :
• la nécessité et la faisabilité d’un désembouage ;
• la méthode de désembouage adaptée ;
• les équipements à ajouter éventuellement pour le désembouage (vannes de chasse, dispositif de captation des boues…).
•Un examen visuel du réseau afin de juger de l'état de l'installation consistant à ausculter les tuyauteries, les radiateurs, l'adhérence ou non des dépôts…
•Un examen d'un échantillon d'eau de chauffage prélevée en
point bas permettant d'obtenir des indications sur l'origine des
désordres ;
• Les opérations de nettoyage sont présentées au chapitre (cf. 11.1).
Neuf-Rénovation
Le diagnostic de l'installation comprend notamment les opérations
suivantes :
23
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
6.2. • Composants du circuit de production
6.2.1. • Circulateur
Selon la gamme, le circulateur peut être installé en amont de
l’échangeur de la pompe à chaleur (condenseur/absorbeur en mode
chauffage).
Sauf spécifications contraires du fabricant, un circulateur peut être
monté sur une tuyauterie verticale ou horizontale. L’axe moteur doit
cependant toujours rester horizontal.
Le raccordement à l’installation s’effectue par raccords-union ou par
contre-brides PN 10 à souder ou à visser selon le diamètre.
Commentaire
De manière générale, le fabricant ou les distributeurs proposent systématiquement un circulateur de charge adapté au fonctionnement de la machine.
6.2.2. • Volume tampon
Pour un volume tampon à quatre piquages, il est nécessaire de respecter un débit au primaire supérieur à la somme des débits secondaires. Le surdébit au primaire ne doit toutefois pas être trop prononcé. Il convient de se limiter à un seuil de surdébit de l’ordre de 10
à 30 % au primaire par rapport au secondaire.
La vitesse des jets entrants doit être réduite au minimum en choisissant un volume tampon avec des diamètres de piquages les plus
importants possibles ou bien qui intègre un brise-jet.
Il est important que toute la surface du volume tampon soit calorifugée. En effet, les pertes thermiques peuvent être multipliées par trois
si le fond du volume tampon n’est pas isolé (par rapport au même
volume entièrement calorifugé).
Il convient également de penser :
• à isoler du sol les supports de pose des volumes tampons :
patins, supports en matériaux conducteurs…
• à isoler les raccordements connectés et à utiliser des bouchons
isolés dans le cas où ils ne sont pas utilisés.
Neuf-Rénovation
6.2.3. • Tuyauteries et calorifuge
24
Les tuyauteries de distribution peuvent être :
• en acier noir, qualité chauffage, avec un traitement anti
corrosion ;
• en cuivre recuit et tube ecroui (barre) ;
• en matériaux de synthèse.
• les tubes en composite ou multicouches (EX : PER, aluminium, PE).
La réalisation du calorifuge doit être compatible avec le fait de supporter tous les équipements.
Les tuyauteries sont calorifugées sur tout leur parcours pour les installations réversibles mais seulement dans les locaux non chauffés
pour les installations avec chauffage seul.
Une marque durable dans le temps (peinture, ruban adhésif…) est
apposée sur l’isolant à l’endroit des raccords afin de les visualiser.
PROFESSIONNELS
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• le polybutène (PB) ;
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• le polyéthylène réticulé (PER ou PE-X) ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Les principaux types de matériaux de synthèse utilisés sont :
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Les tronçons de réseaux hydrauliques situés dans des locaux ouverts
vers l’extérieur sont calorifugés. Ils doivent être pourvus d’un traceur
de mise hors gel sauf si le fluide caloporteur comprend de l’antigel.
Ce traceur est constitué, par exemple, par un ruban chauffant, électrique, autorégulant posé le long des tuyauteries.
6.2.4. • Réseau hydraulique
Sur le réseau hydraulique, les pentes doivent être régulières, de
l’ordre de 1,5 mm/m, de façon à permettre les purges et la vidange
totale de l’installation.
La robinetterie et les accessoires sont installés partout où cela est
nécessaire. Tous les circuits et les appareils doivent pouvoir être isolés.
En cas d’alimentation de plusieurs colonnes, au pied de chacune ou
de chaque partie de réseau à équilibrer, il est installé sur l’aller un
robinet d’isolement avec vidange et sur le retour, une vanne d’équilibrage pour le réglage du débit (elle assure aussi les fonctions d’isolement et de vidange). Elle peut être à mesure de débit.
Les points hauts sont prévus avec une purge d’air. Il convient de prévoir un système de purge efficace en sortie de pompe à chaleur (par
exemple une bouteille de purge et un purgeur automatique) (Figure 7).
Les purgeurs sont de bonne qualité avec un diamètre minimum de
15x21 (1/2’’).
Neuf-Rénovation
Pour les purges manuelles, les tuyauteries sont en cuivre et les vannes
sont ramenées à hauteur d’homme.
25
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
5xD
3xD
D
s Figure 7 : Exemple de bouteille de dégazage
Les assemblages des tuyauteries en polyéthylène par polyfusion ainsi
que par raccords électrosoudables sont autorisés.
Les raccordements avec les équipements sont réalisés soit au moyen
de raccords mécaniques à compression, à douille à sertir ou à bague
à glisser, soit par des raccords sertis (sertissage mécanique).
Dans le cas d’utilisation de tuyauteries métalliques, celles-ci ne comportent pas de coude à faible rayon, ni de brusque changement de
direction. Il peut être fait emploi de coudes spéciaux à souder, mais
en aucun cas, la section des tuyauteries ne doit être réduite du fait de
leur mise en œuvre.
6.2.5. • Passage des parois intérieures
Tous les passages des parois verticales s’effectuent dans des fourreaux en tube incombustible qui dépassent de part et d’autre des
parois de 20 mm.
Pour les parois horizontales, les fourreaux sont arasés au nu du plafond et dépassent le nu du plancher comportant son revêtement de
sol d’au moins 0,03 m dans le cas d’une pièce humide et d’au moins
0,01 m dans les autres cas.
Pour la traversée d’un plancher d’une pièce humide, les fourreaux
sont en matériau non corrodable par l’eau et les produits de nettoyage
domestique.
Le diamètre des fourreaux doit permettre la libre dilatation des tuyauteries et tous leurs déplacements résultant des conditions de pose.
Neuf-Rénovation
Le vide entre la tuyauterie et le fourreau est bourré d’un matériau
élastique et incombustible empêchant la transmission du bruit d’un
local à un autre.
26
Dans le cas d’une tuyauterie possédant déjà son propre fourreau, ou
pré-gainée (sauf s’il s’agit de gaines adhérentes), il n’est pas nécessaire d’installer un fourreau supplémentaire.
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
s Figure 8 : Exemple de rebouchage entre fourreau et tuyauterie
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Dans l’obligation de passage des tuyauteries au travers de joints de
dilatation du bâtiment, il doit être prévu des fourreaux distincts de
part et d’autre des joints, avec un vide au-dessus des tuyauteries suffisants pour compenser le tassement éventuel de l’immeuble.
6.2.6. • Compensation des dilatations
Lorsque le tracé des tuyauteries ne permet pas le rattrapage des dilatations, celles-ci doivent être compensées par des lyres, de préférence
à tout autre dispositif (compensateur à rotule, à soufflet…).
La dilatation doit se faire sans fatigue des joints et sans bruit. Les
points fixes sont prévus aux raccordements des différents appareils et
partout où cela est nécessaire. L’écoulement de l’eau doit se faire sans
provoquer de vibrations, ni coup de bélier.
6.2.7. • Liaisons aux appareils
Pour les raccordements au circuit d’installation, les pompes à chaleur sont équipées de manchons antivibratoires (Figure 9) ou de flexibles
(Figure 10).
s Figure 9 : Manchons antivibratoires de raccordement
Les flexibles sont de grandes longueurs, généralement de l’ordre de
40 fois le diamètre nominal. Au montage, ils ne doivent pas être tendus ni pliés.
Neuf-Rénovation
Les manchons antivibratoires permettent une bonne désolidarisation
de la tuyauterie.
27
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Leur diamètre intérieur ne doit pas être supérieur à celui de la sortie
de l’échangeur car la rigidité est alors trop grande. Les flexibles utilisés ne doivent pas être surdimensionnés. Les flexibles destinés à des
pressions de service de plusieurs dizaines de bars offrent une trop
grande rigidité (on atteint au plus 5 bar).
Commentaire
Deux dispositions donnent de bons résultats : en cor de chasse ou en oméga.
La première est utilisée lorsque le débattement entre machine et tuyauterie est
faible, la seconde s’il est important. Toutefois la disposition en cor de chasse
donne de meilleurs résultats.
B
A
A
B
2A
2A
Raccordement en oméga
Raccordement en cor de chasse
s Figure 10 : Montages types des flexibles de raccordement
Diamètre
nominal
D
R
A
B
Y
H
X
20
50
150
55
35
325
60
180
26
60
180
65
45
390
70
220
32
70
210
100
49
455
80
30
40
80
240
135
55
550
90
380
50
90
270
210
60
585
100
540
Cotes en mm
s Figure 11 : Dimensionnement des flexibles de raccordement à respecter
6.2.8. • Autres composants et accessoires
Neuf-Rénovation
Disconnecteur
28
Conformément au règlement sanitaire de 1978 (Art 16.7) modifié, l’installation de chauffage ne doit pas permettre un quelconque
retour, vers le réseau d’eau potable, d’eau des circuits de chauffage
ou de produits introduits dans ces circuits pour lutter contre le gel ou
d’autres substances non autorisées par la réglementation.
A cet effet, l’installation ne doit pas être en relation directe avec le
réseau d’eau potable ; un ensemble de protection est installé.
!
Un clapet anti-retour ou deux vannes d’isolement en série
ne sont pas considérés comme un ensemble de protection
adapté sur l’alimentation en eau d’une pompe à chaleur à
absorption.
Selon la puissance de l’installation, il convient d’installer soit un disconnecteur de type CA (puissance inférieure à 70 kW) soit un disconnecteur de type BA (puissance supérieure à 70 kW).
PROFESSIONNELS
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Un ensemble de protection comprend le dispositif de protection (surverse, disconnecteur…) et les éléments associés (vannes d’isolement, filtre…).
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Commentaire
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 12 : Disconnecteur de type CA
s Figure 13 : Disconnecteur de type BA
!
Dans le cas où l’installation existante ne comporte pas
d’ensemble de protection, il est nécessaire de l’installer à
l’occasion de la mise en place de la pompe à chaleur.
Le dispositif de protection de la tuyauterie de remplissage doit être
équipé des éléments suivants :
• du disconnecteur adapté à la situation ;
• d’une vanne d’isolement en amont et en aval ;
• d’une tuyauterie d’évacuation de la décharge du disconnecteur
pouvant recevoir tout le débit de décharge.
L’emplacement du dispositif de protection de la tuyauterie de remplissage du circuit de distribution doit être choisi à moins de 3 mètres du
piquage sur le réseau d’eau potable.
Neuf-Rénovation
• d’un filtre en amont avec vanne de rinçage ;
29
PROFESSIONNELS
Un clapet de non-retour anti-pollution contrôlable de type EA doit être
prévu en complément. Celui-ci est prévu au plus près du piquage et
dans tous les cas à une distance inférieure à 3 mètres.
Si un compteur d’eau est prévu pour pouvoir quantifier les apports
d’eau, il est situé en amont du dispositif de protection. Une ou des
vannes d’isolement sont prévues.
6
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
6
5
1
4
6
3
1 bis
9
4
8
2
7
6
5
3
2 bis
5 - Compteur d’eau éventuel
6 - Vanne d’isolement
7 - Piquage sur réseau d’eau potable
8 - Piquage sur réseau de distribution de
chauffage
9 - Vanne d'isolement avec robinet d'essai
1 - Disconnecteur type BA
2 - Disconnecteur type CA
1 bis & 2 bis - Canalisation de décharge
3 - Clapet de non-retour type EA
4 - Filtre avec robinet de rinçage
s Figure 14 : Constitution de l’ensemble du dispositif de protection
Le dispositif de protection est installé dans le lieu prévu à cet effet.
Il est positionné à une hauteur comprise entre 0,50 et 1,50 m.
L’ensemble est positionné horizontalement. Des points de fixation
(colliers, équerres par exemple) maintiennent solidement l’ensemble
de protection.
Ensemble
de protection
Hauteur :
0,5 m minimum
1,5 m maximum
Neuf-Rénovation
Sol
30
s Figure 15 : Installation du dispositif de protection
Commentaire
Un positionnement vertical n’est possible qu’avec un disconnecteur prévu à cet
effet.
• l’orifice de décharge est orienté vers le bas ;
• l’entonnoir de décharge fourni avec le disconnecteur est impérativement utilisé ;
• la tuyauterie de décharge du disconnecteur est raccordée au
réseau d’eaux usées via une tuyauterie rigide. Par son diamètre,
elle permet l’évacuation du débit de décharge. L’écoulement
s’effectue sans gêne avec un supportage suffisant et adapté.
Des points de fixation sur la tuyauterie (grâce à des colliers
de fixation par exemple) disposés à proximité de la rupture de
charge évitent tout déplacement vertical ou latéral. Une pente
minimale de 3% est conservée. La tuyauterie ne comporte pas
de contre-pente. Un siphon est interposé sur la tuyauterie de
décharge ;
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• le sens du flux indiqué par une flèche sur le corps des composants est suivi ;
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Les exigences suivantes sont respectées :
PROGRAMME
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• en cas d’installation de compteur d’eau, celui-ci est positionné
de manière à faciliter la lecture (horizontalement ou en rotation
autour de son axe sans que la tête soit dirigée vers le bas).
E
E
E
S1
b
e
S2
S3
Caniveau
G
G
Rupture de charge par disconnexion totale
Exigences :
Rupture de charge
par entrées d’air
G≥E
b ≥ G avec b = 2 cm minimum
S1 + S2 + S3 + ... ≥ (b x 2 π x G) / 3
avec S1, S2, S3, ... : sections pour le passage d’air
e ≥ 4 mm (plus petite dimension pour le calcul d’une section)
s Figure 16 : Exigences concernant les ruptures de charge (selon NF EN 1717)
Si la pompe à chaleur n’est pas équipée d’usine d’une soupape de
sécurité, cet élément doit être installé.
La soupape de sécurité est dimensionnée pour répondre à la pression
totale développée dans l’installation à proximité du générateur. Elle
doit s’ouvrir à une pression correspondant à la pression maximale
d’utilisation de l’installation et doit pouvoir empêcher tout dépassement de cette pression supérieur à 10%.
Neuf-Rénovation
Soupape de sécurité
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PROGRAMME
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!
Le montage de la soupape est fait à un endroit accessible.
Son raccordement s’effectue à proximité immédiate sur le
départ de la pompe à chaleur. Aucun dispositif d’isolement
n’est prévu entre la soupape et la pompe à chaleur.
La conduite de raccordement de la soupape au circuit de chauffage
doit être réalisée de manière à ce que sa perte de charge n’excède pas
3% de la pression de tarage de la soupape de sécurité.
Cette conduite doit être la plus courte possible. Son diamètre ne doit
pas être inférieur au diamètre nominal d’entrée de la soupape de
sécurité.
La soupape doit pouvoir décharger en toute sécurité de sorte à ne
mettre aucune personne en danger et ne pas porter dommage à son
environnement :
• dans le cas d’une soupape à échappement canalisable, une
tuyauterie de refoulement est réalisée, à l’abri de tout choc
mécanique et avec une perte de charge la plus faible possible.
Le diamètre de refoulement est, à minima, celui de la sortie
d’échappement de la soupape de sécurité. La perte de charge de
la conduite de refoulement ne doit pas dépasser 10% de la pression de tarage de la soupape de sécurité. Cette tuyauterie peut
déboucher vers les égouts ou, si le circuit comporte du liquide
antigel, dans un récipient prévu pour récolter le liquide caloporteur échappé. Des dispositifs de rupture de charge sont exécutés conformément aux dispositions de la (Figure 16) ;
• dans les autres cas, des dispositifs adaptés doivent être installés en conséquence.
!
Le fluide caloporteur doit être recyclé ou traité comme un
produit dangereux et ne doit donc pas être rejeté à l’égout.
Ce point est d’autant plus important en présence de glycol.
Vase d’expansion
Neuf-Rénovation
Le vase d’expansion est raccordé sur le retour du circuit de chauffage,
en entrée de la pompe à chaleur. A cet emplacement :
32
• la membrane ou la vessie se trouve soumise aux températures
les plus faibles de l’installation ;
• le vase est sensiblement à la même hauteur donc à une pression proche de celle des soupapes de sécurité en sortie de
pompe à chaleur.
Il est préférable de placer le vase en amont du circulateur afin de
maintenir l’ensemble du réseau en surpression pour éviter les infiltrations d’air, notamment au niveau des purgeurs.
Les fabricants commercialisent des ensembles comprenant une vanne
d’isolement et une vanne de purge, ainsi qu’un éventuel manomètre
pour contrôler la pression de l’installation (Figure 17).
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Lors de l’opération de rinçage de l’installation neuve, la vanne d’isolement doit être fermée afin de ne pas introduire de résidus dans le
vase.
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Une vanne d’isolement et une vanne de purge sont installées pour les
besoins de la maintenance (contrôle de la pression de gonflage). La
vanne d’isolement doit être verrouillable ou, à défaut, son volant ou
levier de manœuvre doit être retiré en dehors des interventions.
PROGRAMME
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s Figure 17 : Vase d'expansion fermé
Il est recommandé de laisser un espace suffisant :
• sous le vase à membrane pour le contrôle de la pression de
gonflage ;
• au-dessus du vase à vessie pour permettre le remplacement de
celle-ci.
Le vase d’expansion et sa canalisation de raccordement au circuit ne
doivent pas être calorifugés.
Les déplacements d’eau dans le vase, au gré des variations de la pression, peuvent entraîner des dépôts de boues dans le vase. La disposition du conduit de raccordement ne doit pas favoriser ces dépôts.
6.3. • Composants du réseau d’eau chaude
sanitaire
L’arrivée d’eau froide du ballon d’ECS doit être munie d’un clapet
de non retour anti-pollution (type EA) ainsi que d’une soupape de
sécurité.
Neuf-Rénovation
La pression de remplissage de l’installation est généralement supérieure d’environ 0,2 bar à la pression de gonflage du vase.
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PROGRAMME
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Un vase d’expansion est également nécessaire. Il sert de protection
au ballon d’ECS en absorbant la dilatation de l’eau contenu dans ce
volume. Il permet également des économies d’eau en évitant à la soupape de sécurité de s’enclencher trop souvent.
6.4. • Qualités d’eaux exigées
Un pot de décantation ou tout autre dispositif de préférence avec
captation magnétique est installé en partie basse de l’installation.
Des vannes d’isolement sont prévues afin de faciliter la maintenance
ultérieure.
Sortie
Entrée
Séparation
hélicoïdale
Vanne de
chasse
Captation
magnétique
s Figure 18 : Exemple de pot de décantation cyclonique avec captation magnétique
Commentaire
Les pots de décantation par gravitation ou par centrifugation favorisent le dégazage. Un dispositif de purge d’air est installé en partie haute des appareils.
Un filtre à tamis peut également être installé en amont de la pompe à
chaleur, de préférence à l’intérieur en local technique et d’accès aisé
pour le remplacement du tamis. Des vannes d’isolement sont prévues
afin de faciliter la maintenance ultérieure.
!
Ne pas hésiter à surdimensionner le diamètre du filtre à
tamis pour éviter un colmatage trop rapide.
Neuf-Rénovation
!
34
L’absence de mise en place de ses éléments peut entrainer
une rupture de garantie de la part du fabricant.
La mise en place d’un dispositif d’injection de réactifs est indispensable sur une installation de chauffage. Les quantités de réactifs introduits doivent être dosées en fonction du volume en eau de l’installation, des volumes d’appoints et/ou des résultats d’analyses.
• vérifier que les vannes 1 et 3 sont fermées ;
• s’assurer que la bouteille est vide en ouvrant la vanne de purge
4 et la vanne de remplissage 5 ;
• refermer la vanne 4 et introduire les réactifs dans la bouteille
par l’entonnoir. Fermer ensuite la vanne 5 ;
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Elle peut être réalisée via une bouteille d’injection placée en dérivation sur la canalisation. La procédure d’introduction des réactifs est
alors la suivante (Figure 19) :
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L’injection de réactifs doit être effectuée sur le réseau de chauffage.
Elle est en général localisée sur la canalisation de retour, avant l’entrée des pompes à chaleur.
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• injecter les réactifs dans le circuit de chauffage : ouvrir les
vannes 1 et 3, fermer la vanne 2 ;
• après injection, réouvrir la vanne 2 et refermer les vannes 1 et 3 ;
• purger la bouteille : ouvrir la vanne de purge 4 et la vanne de
remplissage 5.
s Figure 19 : Schéma d’installation d’une bouteille d’injection de réactifs en dérivation sur l’installation
de chauffage
Neuf-Rénovation
L’introduction des réactifs peut également être réalisée par une pompe
doseuse, permettant d’ajuster directement les réactifs avec précision
(Figure 20).
35
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s Figure 20 : Schéma de mise en place d’une pompe doseuse en piquage sur l’installation de chauffage
Les réactifs sont stockés dans un bac et injectés à l’aide d’une pompe
doseuse volumétrique asservie à un comptage d’impulsions. Cet
asservissement permet d’introduire un volume déterminé de produit pour un volume donné d’eau de remplissage de l’installation ou
d’appoint.
La pompe doit comporter une possibilité de mise en marche manuelle
pour permettre l’injection de réactifs indépendamment des appoints
d’eau, suite à des analyses par exemple.
La mise en place de vannes d’isolement de part et d’autre du point
d’injection est conseillée, ainsi qu’une prise d’échantillon en aval.
La fiche de données de sécurité du réactif contenu dans le réservoir
doit être affichée à proximité.
Un entretien de la pompe doseuse est nécessaire : vérification de la
présence de produit dans le bac et vérification de la propreté du bac
pour éviter l’obturation du dispositif d’injection.
Commentaire
Neuf-Rénovation
Il existe également des pompes d’injection actionnables manuellement montées
sur réservoir. Il s’agit de dispositifs mobiles transportables qui se raccordent sur
le réseau de chauffage par des flexibles.
36
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Utiliser des produits adaptés aux réseaux de chauffage et
à la pompe à chaleur (données fabricant). La liste des produits antigel et des additifs autorisés lorsque l’installation
de chauffage est utilisée pour la production d’eau chaude
sanitaire (avec fonctionnement en simple échangeur) est
donnée dans la circulaire du 2 mars 1987.
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Respecter les consignes de manipulation des réactifs énoncées dans la fiche de données de sécurité du produit. La
fiche de données de sécurité est disponible auprès du
distributeur.
Vérifier la non-toxicité des rejets vis-à-vis de l’environnement.
Neuf-Rénovation
!
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37
Mise en œuvre
de la régulation
PROFESSIONNELS
7
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7.1. • Principe de régulation
Le régulateur peut être implanté dans le coffret comprenant l’alimentation électrique ou bien dans un coffret dédié séparé.
Les régulations existantes sont très spécifiques et propres aux fabricants et distributeurs. Elles impliquent de suivre les préconisations de
conception hydraulique fournies par les fabricants afin d’assurer un
fonctionnement optimal de l’installation.
Voici quelques exemples de fonctions de régulation envisageables
avec une ou plusieurs pompes à chaleur gaz à absorption :
• Les pompes à chaleur peuvent être gérées en cascade avec une
ou plusieurs chaudières en appoint ;
• La pompe à chaleur peut être commandée en tout ou rien ou en
progressif selon la mesure de température de départ du circuit
de distribution ;
•Une sonde de température en entrée de pompe à chaleur permet d’arrêter la machine en cas de détection de train de chaleur
à température trop élevée ;
Neuf-Rénovation
• La mise en marche et l’arrêt de la pompe à chaleur est déclenché par un jeu de 2 sondes placées sur le volume tampon, attestant de la charge ou de la décharge du ballon : c’est un fonctionnement en hydro-accumulation ;
38
• La température en sortie de générateur(s) peut être asservie à la
température extérieure (loi d’eau) ;
• La pompe à chaleur peut être paramétrée pour fonctionner en
priorité ECS, à l’aide d’un jeu de sondes placées sur le ballon
d’ECS (permettant de détecter l’état de charge du ballon) selon
les prescriptions du fabricant. Une sonde en sortie du ballon
Commentaire
Pour plus d’informations concernant les variantes de régulation et de conception
hydrauliques, le lecteur pourra se renseigner auprès des différents distributeurs
et fabricants.
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• Certains régulateurs permettent de raccorder une sonde de
température ambiante pour compenser la température d’eau
délivrée. Cette sonde sert à adapter la courbe de chauffe pour
atteindre la consigne d’ambiance fixée.
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peut également déclencher l’appoint si la pompe à chaleur ne
parvient pas à satisfaire les besoins d’ECS dans un temps défini ;
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7.2. • Pose des sondes
Commentaire
Les spécificités de la régulation du fabricant doivent être prises en compte lors
de l’installation.
7.2.1. • Sonde de température extérieure
La sonde de température extérieure doit être placée à l’abri de l’ensoleillement, sur une paroi nord. S’il n’existe pas de paroi nord, elle est
installée sur une paroi nord-ouest.
Elle doit être hors de portée et éloignée des sources de chaleur parasites : cheminée, sortie d’air du bâtiment…
Sonde de température
extérieure
NW
NE
E
W
S
La sonde de mesure de température extérieure placée contre le mur
du bâtiment est fixée à l'aide de vis accessibles de l'extérieur ou bien
de l'intérieur du capot ou du boîtier après son ouverture.
Le positionnement doit être conforme aux prescriptions de la notice
technique. En particulier, le presse-étoupe ne doit jamais être dirigé
vers le haut afin d'éviter les infiltrations d'eau dans le bâtiment.
Neuf-Rénovation
s Figure 21 : Emplacement de la sonde de température extérieure
39
PROFESSIONNELS
Le passage du câble de raccordement de la sonde doit respecter
quelques règles illustrées par la (Figure 22).
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
s Figure 22 : Mise en œuvre de la sonde de température extérieure
Les opérations sont les suivantes :
• percer le mur de façon à ce que le câble soit incliné vers l’extérieur, évitant tout risque d’écoulement d’eau de pluie dans le
bâtiment ;
• passer le câble dans un fourreau sur toute l’épaisseur du mur ;
• poser la sonde à une distance suffisante (4 à 5 cm) du point
de traversée du mur. Cette précaution permet de minimiser
l’échauffement de la sonde par l’arrivée d’air chaud en provenance du bâtiment s’il est en surpression et d’éviter l’accumulation d’eau à proximité de la sonde.
!
La mise en place d’une sonde extérieure ne doit en aucun cas
dégrader les performances thermiques (ponts thermiques)
et d’étanchéité à l’air (infiltrations) de la paroi concernée et
plus largement du bâtiment.
7.2.2. • Sondes de température d’eau
Les sondes de température d’eau se présentent sous les formes
suivantes :
• sondes d’applique, utilisées pour leur simplicité de pose ;
Neuf-Rénovation
• sondes à plongeur, plus rapides, montées directement ou dans
un doigt de gant.
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Sonde en applique
Montage de la sonde
en doigt de gant
s Figure 23 : Les différents types de sonde de mesure de température d’eau
Emplacement
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Huile conductrice
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Sonde à plongeur
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La sonde est éloignée des points où la température dans la tuyauterie
risque de ne pas être homogène : en sortie de pompe à chaleur, d’un
ballon qui peut être stratifié et en particulier en aval d’un mélange.
Commentaire
Après un mélange d’eaux à des températures différentes, il s’établit une stratification des filets d’eau chaude et des filets d’eau froide. Le mélange est effectif
après une longueur droite suffisante ou bien après un coude vertical.
Dans le cas d’une vanne à trois voies de mélange, il faut placer la
sonde après le circulateur pour bénéficier de son effet de brassage,
le circulateur étant disposé le plus près possible de la vanne de
régulation.
Pour un temps de réponse correct, une distance maximale de 3 m
entre la sonde et la vanne est recommandée.
3 m au maximum
Sonde de
température
d’eau
T
Circulateur
s Figure 24 : Montage de la sonde de température d’eau en cas de mélange en amont
Pose d’une sonde d’applique
• nettoyer et limer la tuyauterie pour éliminer la couche de rouille
ou de peinture ;
• étendre une couche de pâte conductrice sur la tuyauterie à l’endroit où est prévu le contact avec la partie sensible de la sonde ;
• mettre en place la sonde en serrant correctement le collier afin
d’assurer le contact entre la partie sensible et la tuyauterie ;
• isoler la sonde avec la tuyauterie.
Neuf-Rénovation
Elle s’installe sur la partie supérieure d’une tuyauterie horizontale.
L’opération se déroule selon les étapes suivantes :
41
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s Figure 25 : Exemple de pose d’une sonde d’applique
Commentaire
Le soin apporté lors de la pose de la sonde d’applique permet de garantir une
mesure satisfaisante, c'est-à-dire représentative et rapide. Il s’agit de minimiser
le temps de réponse et de minimiser les écarts de température entre le fluide et
le détecteur.
Pose d’une sonde à plongeur
Elle s’installe dans les conditions suivantes :
• Soit sur une tuyauterie droite, la sonde est alors inclinée d’un
angle de 45° à 90° et placée à contre courant du sens de circulation du fluide. L’extrémité sensible de la sonde doit être localisée au centre de la tuyauterie. Dans le cas de tuyauteries de
faible diamètre, un agrandissement est réalisé ;
• soit dans un coude. Dans ce cas, la sonde doit être placée au
centre du coude.
Commentaire
L’installation d’une sonde dans un coude permet d’améliorer la représentativité
de la mesure grâce aux phénomènes de turbulence et permet l’implantation de
sondes de longueurs variables.
Cependant, le montage d’un manchon à souder dans un coude est plus difficile
que sur une tuyauterie droite.
Neuf-Rénovation
Lors de l’installation, un espace suffisant d’environ 30 cm est prévu
au-dessus du doigt de gant ou de la sonde afin de permettre leur
introduction et leur retrait aisé.
42
PROGRAMME
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DES
45°
PROFESSIONNELS
90°
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s Figure 26 : Exemples de pose de sondes à plongeur
7.2.3. • Sonde de température ambiante
Il s’agit d’une sonde de paroi placée dans le local.
Emplacement
L’emplacement de la sonde d’ambiance doit être représentatif des
conditions d’ambiance du local. La sonde d’ambiance ne doit pas être
soumise à des influences perturbatrices locales. Elle est placée à environ 1,50 m du sol, à hauteur d’homme.
Dans le cas d’une sonde d’ambiance intégrée à un thermostat
réglable, la hauteur d’implantation doit être comprise entre 0,90 et
1,30 m pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.
Commentaire
Cet impératif conduit à exclure les emplacements suivants :
– contre les murs extérieurs,
– à proximité des sources de chaleur telles que les radiateurs, lampes murales,
appareils ménagers…
– à proximité des ouvertures telles que les fenêtres, portes donnant sur l’extérieur
ou sur un local non chauffé…
– dans les angles, les niches où la circulation de l’air est mauvaise ainsi que dans
certaines zones mal irriguées,
– derrière des rideaux ou sous un boîtier non conforme,
– à proximité d’un éventuel point humide (lavabo, point d’eau…).
Neuf-Rénovation
– aux endroits exposés au soleil,
43
PROGRAMME
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s Figure 27 : Exemple d’emplacement d’une sonde de température ambiante
Pose
La pose d’une sonde de paroi doit être conforme aux préconisations
du fabricant afin d’assurer une bonne ventilation de l’élément sensible comme l’orientation des fentes du boîtier où est localisé l’élément sensible.
Fourreau dans saignée
réalisée dans le mur
Sonde
de température
ambiante
Bouchon d’étanchéité
entre le câble et le fourreau
s Figure 28 : Exemple de pose et raccordement d’une sonde de température ambiante
L’étanchéité à l’air sur tout le pourtour du fourreau ainsi qu’à l’intérieur doit être respectée.
Commentaire
Le produit utilisé peut être sous les différentes formes suivantes :
– mousse expansive à structure à cellules fermées ;
Neuf-Rénovation
– mastic utilisé comme joint.
44
Un bouchon d’étanchéité est mis en place entre le câble et le fourreau
afin de ne pas perturber la mesure.
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8
PROGRAMME
Raccordement en gaz naturel
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Le raccordement, comme l’alimentation en gaz naturel, doit être en
conformité avec les réglementations suivantes :
• Le NF DTU 61.1, relatif aux installations de gaz dans les locaux
d’habitation ;
• L’arrêté du 2 août 1977 relatif aux règles techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz combustibles et d’hydrocarbures liquéfiés situées à l’intérieur des bâtiments d’habitation ou de leurs dépendances.
La pression d’alimentation en gaz doit être adaptée à la pression
requise par la pompe à chaleur.
Commentaire
Dans les bâtiments d’habitation collectifs, tout travail sur une installation de gaz
existante ou neuve doit faire l’objet d’un certificat de conformité.
Quatre modèles de certification gaz existent à ce jour. Seul le modèle 3 concerne
les canalisations et accessoires d’alimentation des chaufferies et mini-chaufferies.
Les chapitres suivants présentent quelques points réglementaires
et normatifs à respecter sur des installations gaz mais ne constitue
pas une liste exhaustive. Il convient donc au lecteur de se référer aux
textes en vigueur pour assurer la conformité de l’installation.
Neuf-Rénovation
Pour les bâtiments recevant du public, suivant les catégories, un certificat de
conformité pourra être exigé par les autorités compétentes. Actuellement,
il n’existe pas de modèle type, néanmoins, des organismes tels que Certigaz,
Norisko… proposent des modèles valides. Il est également possible d’attester
sur papier libre des opérations réalisées complétées de certaines informations
(nom de la société, travaux effectués, essais d’étanchéité…), indispensables pour
assurer la validité du document.
45
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PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
8.1. • Matériaux
Les tuyaux véhiculant le gaz doivent être exclusivement en acier ou
en cuivre.
Une attestation d’aptitude est requise pour les travaux gaz effectués
sur les installations collectives neuves ou rénovées.
Les diamètres des tuyauteries gaz doivent être choisis selon la puissance de l’installation, le type de matériau de la canalisation, la perte
de charge admissible (maximum 5%), la pression d’alimentation et le
type de gaz utilisé (gaz naturel).
Les détails concernant ces données sont disponibles auprès des
fabricants et des documents de travail des distributeurs de gaz (voir
NF DTU 61.1.) (cf. 7).
Les kits « PLT » (Pliables Linear Tube) peuvent également être utilisés
pour alimenter la chaufferie uniquement pour les pressions d’utilisation inférieures à 500 mbar.
!
L’ensemble tuyau et raccords formant le kit « PLT » doit
provenir du même fabricant.
Ce type de tuyauterie s’assemble uniquement par raccord
mécanique et doit respecter les prescriptions décrites dans
les règles RC ATG, RS ATG PLT et dans le cahier des charges
AFG CCH 2007-01.
8.2. • Mise en œuvre
8.2.1. • Nature et supportage des conduites
Les conduites de gaz peuvent être réalisées en acier ou en cuivre et
un traitement anticorrosion devra être pratiqué sur celles-ci (peinture,
galvanisation…).
Les raccords sont à effectuer conformément aux prescriptions du
NF DTU 61.1 P2.
Neuf-Rénovation
Le support des canalisations est assuré par des colliers conformes
aux prescriptions détaillées dans le NF DTU 61.1 P2, ou par un support
rigide adapté guidant la conduite.
46
Cette obligation s'applique également pour l'assemblage
par électrosoudage des conduites en polyéthylène enterrées à l’extérieur des bâtiments et alimentant des minichaufferies gaz. »
!
PROFESSIONNELS
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Le NF DTU 61.1 précise que « Les conduites d'alimentation des mini-chaufferies gaz doivent être réalisées par des
ouvriers munis d'une attestation d'aptitude professionnelle
spécifique du mode d’assemblage du matériau concerné.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
!
PROGRAMME
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Pour les bâtiments d’habitations, toute modification de
l’installation de gaz doit faire l’objet d’un contrôle. Suite
à ce contrôle, si aucun défaut n’est relevé, un certificat
de conformité gaz validée par une personne certifiée est
édité et remis au client. Ce certificat fait foi auprès de son
assurance.
Si l’installateur est qualifié Professionnel du Gaz (PG), il
peut lui-même délivrer ce certificat.
Dans le cas contraire, il doit passer par un organisme accrédité qui contrôle l’installation.
8.2.2. • Organes de coupure
Plusieurs organes de coupure doivent être prévus sur l’alimentation
en gaz de la chaufferie :
•Un organe de coupure générale muni d’une plaque d’identification indélébile (en limite de propriété en générale et pénétration
de l’immeuble) ;
•Un organe de coupure de chaufferie, dans le cas d’une implantation des machines à absorption dans un local spécifique ;
•Un organe de coupure par un appareil raccordé (robinet de
commande).
En ERP (établissement recevant du public), un organe de coupure
supplémentaire est demandé en pied de bâtiment.
Neuf-Rénovation
Un organe de coupure automatique est obligatoire si le réseau d’alimentation comporte un parcours intérieur au bâtiment et si sa pression est supérieure à 400 mbar.
47
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
8.2.3. • Raccordement terminal de la pompe
à chaleur
La pompe à chaleur peut être reliée sur une longueur maximale de
2 m par des flexibles à armature métallique (type INOX – certifié NF
GAZ) résistant à 2,5 fois la pression maximale de distribution et à
durée de vie illimitée.
Les tuyaux flexibles doivent être montés par des raccords filetés ou des brides. Ils ne doivent pas être bridés sur leur parcours.
Leur emploi permet d’éviter la propagation des vibrations dans les
tuyauteries.
Neuf-Rénovation
s Figure 29 : Organes de coupure gaz et raccordement terminal à la pompe à chaleur
48
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Évacuation des produits
de combustion
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
La combustion du gaz naturel par la pompe à chaleur à absorption
est réalisée par l’intermédiaire d’un brûleur à air soufflé standard.
L’évacuation des produits de combustion ainsi que des condensats
générés se fait classiquement, comme pour toute installation de
fumisterie en respectant les règles de l’art et les textes réglementaires
en vigueur.
Pour une implantation intérieure, la pompe à chaleur gaz peut être
raccordée :
• à un conduit de fumée traditionnel (selon les spécifications du
NF DTU 24.1) ;
• à un système d’évacuation des produits de combustion spécifique aux appareils étanches. Selon le système, il doit être
conforme au NF DTU 61.1 P4 et au Cahier des prescriptions
techniques communes n°3592 du CSTB ou aux Avis Techniques
ou Documents Techniques d’Application.
Quelle que soit la solution, les préconisations du fabricant sont à
respecter.
Commentaire
La mise en place d’un système de neutralisation des condensats peut être nécessaire dans le cas d’exigences départementales fortes sur l’acidité des rejets aux
eaux usées.
Neuf-Rénovation
Le circuit d’évacuation des condensats doit être conçu pour limiter
les risques de corrosion en créant notamment des contre-pentes pour
éviter la stagnation des condensats et en utilisant des canalisations en
matériaux tel que le PVC ou un métal inoxydable.
49
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Neuf-Rénovation
50
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
!
Avant la pose des conduits, un contrôle de la conformité
entre le produit livré (voir plaques signalétique des conduits
et accessoires) et les prescriptions du fabricant sera effectué : diamètre, température maximale des fumées, pression
à la buse, matériau…
Dans le cas d’une implantation extérieure, les distances de sécurité d’implantation indiquées par le fabricant sont à respecter. Elles
doivent respecter les réglementations en vigueur.
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Raccordements électriques
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Le branchement et les raccordements électriques doivent respecter
les exigences des norme NF C 14-100, NF C 15-100 et les spécifications du fabricant de la pompe à chaleur.
Le raccordement de la pompe à chaleur doit s’effectuer sur un circuit
d’alimentation spécifique.
!
Ne jamais raccorder la pompe à chaleur sur un circuit électrique alimentant un autre appareil.
10.1. • Circuits spécialisés
La pompe à chaleur gaz fait appel à une puissance électrique inférieure à 1 kW contre 25 kW de puissance gaz. Plus de 90% de la puissance sollicitée par la pompe à chaleur provient de l’énergie gaz.
Les seules consommations électriques recensées sont liées aux auxiliaires de la machine :
• ventilateur (pour les machines air/eau) ;
• pompe de solution ;
• brûleur ;
L’alimentation des pompes à chaleur doit comporter une protection
différentielle de 30 mA.
Neuf-Rénovation
•régulation.
51
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
10.2. • Canalisations électriques
Le passage des canalisations électriques non nécessaires au fonctionnement de la chaufferie est interdit.
Par ailleurs, les canalisations électriques ne doivent pas être placées
au dessous des canalisations pouvant fuir ou condenser. Un espace
de 3 cm en parcours parallèle, 1 cm en croisement doit être respecté
entre des canalisations gaz et électriques apparentes. Ces distances
sont portées à 20 cm pour des canalisations enterrées.
10.3. • Armoires électriques
L'armoire électrique du local doit comporter une borne de terre pour
relier les conducteurs de protection connectés aux masses des équipements du local. Un conducteur de terre doit relier cette borne principale de terre à la prise de terre.
La porte de l'armoire est raccordée à la structure par une tresse métallique souple.
Toutes les masses des équipements doivent être mises à la terre.
Dans l'armoire électrique, les borniers à contrôler doivent être clairement repérés : borniers des régulateurs, des circulateurs…
L'alimentation générale doit être facilement accessible.
Neuf-Rénovation
Les mesures d'intensité avec pince ampère-métrique doivent être facilitées en laissant une place suffisante autour du conducteur. Chaque
raccordement est repéré par un numéro correspondant à celui du plan
de câblage détaillé.
52
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11
Mise en service et mise
au point
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
La mise en service correspond au démarrage de l'installation et à
toutes les vérifications connexes. La première action à mener est de
vérifier la conformité de l'installation par rapport au schéma et notamment la présence des organes de sécurité et de mesure, là où il est
prévu qu'ils se trouvent.
Les principales étapes de la mise en service d’une installation de
pompe à chaleur gaz à absorption sont détaillées dans ce chapitre.
Elle se découpe de la manière suivante :
• Le nettoyage, le rinçage et la mise en eau ;
• la vérification de l’installation et le repérage ;
• les essais, les réglages et le paramétrage de la régulation ;
• le contrôle de bon fonctionnement et la réception.
Après chaque phase de la mise en service, les différentes données de
l’installation (produits injectés, pressions d’essais...) sont consignées
sur les procès verbaux.
En vue de la maintenance de ces installations, renseigner un tableau
de procédures qui retrace les opérations de mise en service et de mise
au point est indispensable. Un exemple est fourni en [ANNEXE 2].
La mise en service des appareils est faite selon les prescriptions du fabricant.
Dans la majorité des cas, la mise en service se fait en présence d’un technicien
agréé par le fabricant.
Neuf-Rénovation
Commentaire
53
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11.1. • Nettoyage ou désembouage
de l’installation
Ce chapitre s’applique uniquement dans le cas d’une opération de
rénovation.
Si les résultats du diagnostic du réseau de distribution hydraulique
fait apparaître une concentration importante de boues dans l'eau, il y
a lieu de procéder au désembouage du circuit.
Les procédures de désembouage varient selon la nature des matériaux présents, l'état des réseaux, la nature et la quantité de boues
présentes…
Des nettoyages mécaniques ponctuels à l'aide d'un furet ou sous pression d'eau, voire des remplacements de tuyauteries peuvent s'avérer
nécessaires si certaines parties sont obstruées.
Lorsqu'un désembouage à l'aide d'additifs chimiques est réalisé, il est
indispensable de suivre les consignes du traiteur d'eau concernant
les dosages, les durées d'action, les organes fragiles à démonter de
manière à éviter d'éventuels désordres tels que des percements ou la
détérioration de joints.
11.2. • Rinçage
Le rinçage de l’installation ne peut se faire composant par composant que si des vannes d’isolement ont été placées judicieusement
à la conception de l’installation pour isoler chaque tronçon (ballon
4 piquages, ballon ECS, générateur, circuit de distribution…).
Il faut, de plus, que les débits dans les canalisations lors du rinçage
soient suffisants pour déplacer les particules solides présentes dans
les tuyauteries.
Quelques débits minimaux conseillés : 0,20 l/s dans une tuyauterie
DN25 ; 2,45 l/s pour du DN50 et 10,5 l/s pour du DN 100.
Le rinçage s’effectue aussi bien sur le réseau de chauffage que sur le
réseau de préparation d’eau chaude sanitaire. L’ordre usuel de rinçage
est le suivant : réseaux principaux, branches secondaires, branches
terminales (émetteurs).
Neuf-Rénovation
Commentaire
54
Le rinçage permet d'éliminer au maximum les particules qui auront été mises en
suspension par l'opération de désembouage.
Pour collecter les particules restantes, il est souhaitable d'ajouter un dispositif
efficace de captation des boues sur le retour du circuit de chauffage en partie
basse et de venir nettoyer ce dispositif quelques temps après la remise en service
de l'installation.
Afin de prévenir l’embouage du réseau dans le temps, en complément
de l’installation des équipements cités précédemment (dispositifs de
captage de boues, filtres, dispositifs de dégazage, purgeurs d’air…),
un traitement préventif de l’eau de chauffage est préconisé.
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Lors du remplissage, il faut ouvrir les purgeurs et les vannes de régulation à 100%. On vérifiera que les filtres sont propres et en place,
que les pots de décantation sont en place et que les circulateurs fonctionnent tous normalement. Et, en particulier, qu’ils n’émettent pas de
vibrations importantes sur les tuyauteries ; qu’ils sont montés dans le
bon sens et que leur vitesse est conforme aux prescriptions du bureau
d’étude.
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11.3. • Mise en eau
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Ce traitement doit respecter les recommandations du fabricant
de la pompe à chaleur et tenir compte des matériaux présents sur
l’installation, de la qualité d’eau de ville et des températures de
fonctionnement.
La qualité d’eau de chauffage est primordiale pour assurer la durabilité de l’installation.
Dans le cas d’utilisation d’antigel, son dosage doit permettre le fonctionnement à une température minimale en accord avec la température de base du lieu d’installation.
Commentaire
Il est préférable d’utiliser un produit formulé prêt à l’emploi.
Dans le cas de l’utilisation de monopropylène glycol comme antigel, il est possible de se reporter aux valeurs indiquées dans le tableau ci-après.
Il présente également les différentes températures de protection selon le pourcentage de glycol dans l’installation ainsi que les coefficients de correction à
prendre en compte sur les pertes de charge et le débit d’eau glycolée par rapport
à de l’eau pure à une température moyenne de 80°C.
Concentration en antigel
(monopropylène glycol)
30%
35%
40%
45%
Température de protection (°C)
-16
-20
-25
-30
Coefficient de correction de charge
1,15
1,20
1,25
1,30
Coefficient de correction de débit
1,05
1,10
1,10
1,10
Note : Attention au risque de corrosion quand la concentration d’antigel est inférieure à 1/3.
En cas d’injection de glycol sur site, le mélange est parfaitement
homogénéisé avant le remplissage de l’installation.
Le contrôle du taux de glycol est mesuré par pesée ou à l’aide d’un
réfractomètre ou également d’un densimètre.
Neuf-Rénovation
s Figure 30 : Coefficients de correction de charge et de débit pour de l’eau glycolée par rapport à de
l’eau pure à une température moyenne de 80°C
55
PROFESSIONNELS
Le circuit hydraulique doit être indépendant du circuit eau de ville
pour ne pas risquer de détruire le produit antigel par des appoints
effectués avec de l’eau brute.
Les vannes d’isolement comprennent une manœuvre par carré et une
sortie munie d’un bouchon.
La vidange à l’égout est interdite quand il y a présence d’antigel dans
l’eau ou de tout autre produit additif introduit.
!
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Il faut également indiquer au régulateur de la pompe à chaleur à absorption la nature et la teneur en antigel.
!
Ces produits présentent des risques pour la santé et l’environnement. Ils convient de respecter les préconisations
des Fiches de Données Sécurité. Il est également interdit de
rejeter ces produits dans l’environnement. Ils sont à traiter
ou à recycler dans les décharges adaptées.
Si aucun antigel n’est prévu, les tronçons du réseau hydraulique situés à l’extérieur sont calorifugés et pourvus d’un
traceur de mise hors gel.
!
Le traceur ne doit pas être mis en fonctionnement pendant
le mode rafraîchissement. Ce traceur est constitué par un
ruban chauffant, électrique, autorégulant posé le long des
tuyauteries.
Il convient de s’assurer d’un maintien de l’alimentation du
traceur en cas de coupure électrique.
11.4. • Vérification de l’installation
Neuf-Rénovation
Les points de contrôle présentés ci-après permettent une vérification de la bonne mise en œuvre de l’installation. La liste n’est pas
exhaustive.
56
Un exemple de fiche d’autocontrôle est proposé en [ANNEXE 1].
11.4.1. • Conformité au dossier de conception
• Existence d’une note de calculs sur le dimensionnement de la
pompe à chaleur basé sur une étude thermique ;
• installation de la pompe à chaleur à l’emplacement prévu dans
le dossier ;
• présence des organes de sécurité (soupape de sûreté…) ;
• présence d’un volume tampon.
11.4.2. • Implantation de la pompe à chaleur
• Accessibilité facile à la pompe à chaleur ;
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• La puissance de l’appoint correspond à celle écrite dans la note
de calculs ;
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• les puissances calorifiques et le nombre de pompes à chaleur
correspondent à ce qui est décrit dans la note de calculs ;
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• espaces suffisants pour le démontage des tôles d’habillage ;
• espaces suffisants pour l’accès aux différents composants
à entretenir (brûleur, soupape de sécurité, ventilateur…) ou
conformes aux préconisations du fabricant ;
• respect de l’ensemble des distances de sécurité suivant l’emplacement dans le bâtiment et la proximité des ouvrants.
11.4.3. • Pose de la pompe à chaleur
• Pose du support sur matériau résilient ;
• pose de la pompe à chaleur sur plots antivibratiles M0 ;
• liaisons souples entre générateur et tuyauteries d’eau (flexibles,
manchons antivibratoires) en coude ou en cor de chasse ;
• évacuation correcte des condensats ;
• respect de l’ensemble des distances de sécurité sur l’implantation des pompes à chaleur à absorption gaz mentionnées par le
fabricant.
11.4.4. • Eléments principaux de la distribution
hydraulique
• Existence d’une note de calculs sur le dimensionnement du
réseau hydraulique (circulateur(s), capacité tampon, vase
d’expansion…) ;
• installation correcte d’une soupape de sécurité, y compris
l’échappement orienté vers le bas pour éviter les brûlures et
avec un dispositif de rupture de charge ;
• installation correcte du ou des circulateurs ;
• installation d’un ensemble vannes et manomètre de lecture de
hauteur manométrique totale (HMT) sur chaque circulateur ;
Neuf-Rénovation
• installation d’un disconnecteur (si connexion au réseau eau de
ville) ;
57
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• installation d’un volume tampon, position, volume ;
• installation d’un vase d’expansion, position, volume, pression
initiale, pression de remplissage ;
• présence d’une vanne d’isolement ou d’un dispositif obturateur
pour la maintenance.
11.4.5. • Les tuyauteries hydrauliques
• Existence d’une note de calculs sur le dimensionnement des
tuyauteries indiquant les diamètres des tubes à respecter ;
• installation correcte de la robinetterie et des accessoires (pot de
décantation, bouteille de purge, vannes d’isolement, compensateur de dilatation…) ;
• utilisation de supports adéquats pour bonne fixation des
tuyauteries ;
• installation de collecteurs de distributions pour les planchers
chauffants ;
• calfeutrement correct au niveau des fourreaux de traversée des
murs ;
• rebouchage des percements de murs ou de cloisons ;
• remblaiement des fouilles pour cheminement des tuyauteries
enterrées.
11.4.6. • Le calorifuge
• Calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours ;
• traceur de mise hors gel pour les tuyauteries extérieures ;
• protection mécanique sur l’isolant à l’extérieur sur une hauteur
de 2 m.
11.5. • Repérage
11.5.1. • Repérage des appareils
Tous les appareils et appareillages sont repérés par une étiquette gravée indiquant leur fonction.
Neuf-Rénovation
Les étiquettes sont fixées sur les équipements.
58
11.5.2. • Repérage des circuits et des fluides
Chaque circuit hydraulique doit être repéré par une étiquette avec l’indication de la fonction.
Couleur
Fluide
Couleur de
fond
Couleur
d’identification
Couleur d’état
Eau chaude (circuit
primaire ECS et
circuit chauffage)
Vert – jaune
Noir
(eau non potable)
Orangé gris
(fluide chaud ou surchauffé)
Eau froide
Vert-jaune
Gris clair (eau potable)
Violet moyen (fluide
froid)
Eau chaude sanitaire Vert-jaune
Gris clair (eau potable)
Orange gris (fluide
chaud)
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L’indication du sens d’écoulement doit également apparaître sur les
tuyauteries (Figure 33) (Figure 34) (Figure 35) (Figure 36).
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Le repérage des fluides dans les tuyauteries rigides est effectué
au moyen de trois séries de couleurs conformément à la norme
NF X 08-100 (Figure 31) (Figure 32).
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Exemple des différentes couleurs utiles pour repérer les fluides les plus utilisés dans le cas des installations comprenant une pompe à chaleur gaz.
s Figure 31 : Couleurs de repérage des fluides utilisés dans une installation de pompe à chaleur
Couleur d’identification
Couleur d’état
Couleur de fond
s Figure 32 : Exemple de repérage
ou
s Figure 33 : Fléchage d’écoulement en cas de simple sens pour couleur de fond continue
s Figure 34 : Fléchage d’écoulement en cas de double sens pour couleur de fond continue
ou
s Figure 35 : Fléchage d’écoulement en cas de simple sens pour couleur de fond discontinue
ou
Neuf-Rénovation
s Figure 36 : Fléchage d’écoulement en cas de double sens pour couleur de fond discontinue
59
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11.6. • Essais
11.6.1. • Essais et réglages de la pompe chaleur
et des chaudières
Il est nécessaire d’effectuer la mise en route en respectant les exigences du fabricant.
Notamment, avant d’allumer la pompe à chaleur il faut vérifier que :
• Le robinet de gaz est ouvert ;
• la pression d’alimentation en gaz naturel (qui doit être comprise
entre 17 et 25 mbar pour la pompe à chaleur à absorption) ;
• la pompe à chaleur et son régulateur sont sous tension ;
• le circuit hydraulique est en fonctionnement correct.
Commentaire
Le temps de mise en route peut prendre jusqu’à 5 min sur certaines machines
avant de pouvoir espérer voir la pompe à chaleur fonctionner correctement.
Il faut ensuite vérifier a minima les points suivants sur les systèmes
de production :
• l’étiquette de l’étalonnage des appareils ;
• l’analyse de combustion et régler si nécessaire la proportion
d’excès d’air selon les indications fabricant ;
• le type et la proportion d’antigel ont été entrés dans la machine ;
• à partir des courbes annoncées par les fabricants, les températures d’entrée et de retour, le débit (par mesure de DP) d’eau ;
• le bon fonctionnement du contrôle de la température (en modifiant le point de consigne de la pompe à chaleur) ;
• l’enclenchement et la coupure de la pompe de solution et du
brûleur ;
• le bon fonctionnement des sécurités ;
• la bonne inversion de cycle (si système réversible) ;
• la tension d’alimentation.
Il est nécessaire également de vérifier pendant la mise en route les
points complémentaires suivants :
Neuf-Rénovation
• la vitesse du ventilateur de l’échangeur air/eau ;
60
• le sens de rotation du ventilateur ;
• si possible la bonne régulation du processus de dégivrage.
11.6.2. • Essais et équilibrage sur le circuit
hydraulique de production
Après les essais il faut procéder aux réglages des équipements sur les
différents circuits suivant la notice du fabricant, en particulier :
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Il est très important de ne jamais interrompre le cycle de
mise à l’arrêt de la machine, au risque de dégrader son bon
fonctionnement ultérieur : la chaleur produite par la réaction chimique d’absorption doit pouvoir être évacuée à l’arrêt et non être accumulée dans la machine.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
!
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
• la purge du circuit hydraulique et le réglage des débits d’eau ;
• le réglage des régulateurs.
A partir des éléments donnés dans l’étude technique, l’équilibrage de
l’installation est réalisé.
Commentaire
L’étude technique donne notamment les éléments suivants :
– le diamètre de tube ;
– la longueur de chaque boucle ;
– le débit d’eau dans chaque boucle ;
– le nombre de tours à effectuer sur l’élément de réglage…
L’équilibrage peut nécessiter la mise hors service du ou des régulateurs, et le
décalage de certains points de consigne. Il est nécessaire de désaccoupler de
leurs moteurs toutes les vannes automatiques de régulation.
D’une façon générale, il convient de court-circuiter tout automatisme pouvant
entraîner des modifications de débit au cours du réglage.
11.6.3. • Essais du réseau gaz
La procédure à suivre est la suivante :
• Fermer les extrémités amont et aval du tronçon à tester ;
• Raccorder le manomètre ;
• Mettre le circuit en pression à l'aide d'une pompe ou d'un dispositif équivalent pour obtenir la pression d'essai ;
•Vérifier l'étanchéité du raccordement du manomètre ;
Neuf-Rénovation
Le DTU 61.1 P3 sur les installations de gaz dans des locaux d’habitation précise que « l’essai d’étanchéité d’une installation de tuyauterie
est destiné à vérifier l’absence de fuite liée à un défaut d’assemblage
ou à une détérioration de la tuyauterie et de l’ensemble de ses accessoires. Durant cet essai les appareils d'utilisation doivent être déconnectés de l'installation. »
61
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• Constater l'absence de rupture de la tuyauterie (absence de
chute de pression).
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POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
Pour plus de détails sur les conditions d’essais d’étanchéité (notamment sur les
pressions d’essai), se référer au chapitre 11 du NF DTU 61.1.
11.6.4. • Essais du réseau électrique
Vérifier que l’ensemble des dispositifs de protection électrique fonctionnent correctement :
• Interrupteur positionné à l’extérieur de la salle des machines ou
dans l’armoire électrique alimentant la pompe à chaleur dans le
cas d’une implantation extérieure ;
• Tests sur les relais, disjoncteurs…
11.7. • Paramétrage de la régulation
On vérifie sur la partie production (circuit primaire) :
• le bon fonctionnement de la régulation de la température des
générateurs (vérification de la loi d’eau, c’est à dire du réglage
de la consigne de la température de départ en fonction de la
température extérieure) ;
• les valeurs des régimes d’eau (débit et écart de température) du
côté chauffage conforme aux indications fabricant et, dans le cas
des pompes à chaleur géothermiques, du coté source froide ;
• le bon fonctionnement de la cascade et des vannes d’isolement ;
• le bon fonctionnement de la vanne à trois voies pour basculer
en production ECS ;
• la consigne de production d’ECS ;
• les différentes valeurs de température d’eau du ballon, de différentiels déclenchant le mode ECS ;
• les différents seuils d’alarmes.
Les paramètres fréquents de réglage de la cascade sont les suivants :
• la température d’eau de consigne (loi d’eau éventuelle) (en °C) ;
Neuf-Rénovation
• les différentiels de température d’enclenchement et d’extinction
des générateurs (pompes à chaleur et chaudières) (en K) ;
62
• la temporisation de la pompe à chaleur avant enclenchement de
l’appoint par la chaudière (en sec. ou K.sec.) ;
• la température extérieure de seuil au dessus de laquelle les
chaudières d’appoint ne fonctionnent pas pour éviter les surconsommations dues à l’enclenchement intempestif des chaudières à mi-saison (en °C) ;
On vérifie sur la partie production d’ECS :
• que les températures de retour de bouclage ECS et de consigne
ballon sont conformes face aux risques sanitaires ;
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11.8. • Contrôle du bon fonctionnement
de l’installation complète
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• la température extérieure de seuil en dessous de laquelle la
pompe à chaleur ne fonctionne pas pour éviter un fonctionnement dégradé.
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• que la fonction surchauffe « périodique » lutte-légionnelle est
opérationnelle ;
• que les vannes de priorité ECS et d’appoint chaudière fonctionnent correctement.
On vérifie sur la partie distribution :
• le bon débit des émetteurs de chaleur pour chaque branche de
distribution (équilibrage) ;
• le bon fonctionnement de l’organe de découplage (température
de départ production = température de départ distribution) ;
• le bon fonctionnement de la régulation des branches de distribution (vanne à trois voies ou à deux voies). Pas de signe de
pompage (ouvertures et fermetures répétées des vannes) ;
• le bon fonctionnement des thermostats d’ambiance et des robinets thermostatiques ;
• le bon fonctionnement des soupapes de pression différentielle
(si présentes).
Un relevé du bon fonctionnement est alors consigné sur une fiche de
mise en route. Les résultats sont vérifiés par rapport aux données du
fabricant.
Un exemple de rapport de mise en service est présenté en [ANNEXE 2].
Commentaire
11.9. • Réception de l’installation
A la fin des travaux, lorsque l'installation fonctionne parfaitement,
l'entrepreneur doit fournir les résultats détaillés obtenus lors des
réglages et essais.
Neuf-Rénovation
Ce relevé constitue une référence comparative pour tous les contrôles ultérieurs
et doit servir de base pour le carnet d’entretien de la machine.
63
PROFESSIONNELS
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Il fournit au maître d'ouvrage ou à l'utilisateur a minima les éléments
suivants :
• des plans définitifs d'implantation des installations, du local
technique, des réseaux de tuyauteries et éventuellement de
conduits aérauliques avec tout le matériel installé (plans de
récolement) ;
• les schémas électriques détaillés ;
• la documentation technique en langue française sur chacun des
appareils installés ainsi que la liste des pièces de rechange avec
les références ;
• les fiches de mise en route ;
• un schéma de principe de l'installation ;
• une notice de fonctionnement de la régulation (avec notification
de la pente et des points de consignes) ;
• une notice de fonctionnement claire et précise de l'ensemble de
l'installation ;
Neuf-Rénovation
• le numéro de téléphone de la société assurant la maintenance
et l'après-vente.
64
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
12
PROGRAMME
Mise en main de l’installation
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Une personne qualifiée ayant participé à la mise en œuvre doit préciser à l'usager les conditions d'installation et les limites d'emploi de
son installation.
12.1. • Couverture par les assurances
Un dossier doit être remis au client. Celui-ci recense l’ensemble des
pièces décrivant l’installation (plan, notices, notes de calculs…) ainsi
que celles nécessaires à son entretien et à sa maintenance futurs.
L’installateur doit également réaliser son devoir de conseil quand aux
préconisations d’entretien.
12.2. • Particularités d’une pompe à chaleur
gaz à absorption
Le premier allumage de l’appareil se fait dans la majorité des cas en
présence d’un technicien agrée par le fabricant/distributeur. La garantie fabricant en dépend.
•Vérification de la conformité de l’installation par rapport au projet initial, conformité des divers raccordements (hydrauliques,
gaz et électriques) ;
•Vérification et réglage des paramètres de combustion : ratio du
mélange air/gaz, pression d’alimentation en gaz…
• Réglages des paramètres de fonctionnement de l’installation
(consignes et différentiel de températures, seuil d’alarmes…).
Neuf-Rénovation
Ce premier allumage regroupe les opérations suivantes :
65
PROFESSIONNELS
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Commentaire
Si le technicien estime, au cours des vérifications préliminaires, des non-conformités il est en droit de ne pas mettre en service la machine et le client devra
procéder aux modifications nécessaires pour mettre en conformité l’installation.
12.2.1. • Acoustique
Lors de l’installation d’une pompe à chaleur, l’installateur préconise
un produit et choisit une implantation (en accord avec le client final)
afin que les éventuels effets sonores soient les plus réduits possibles
(résultant d’une étude amont).
Certains éléments pouvant émettre des ondes sonores difficiles à filtrer sur certaines fréquences, une gêne sonore peut en résulter.
Il ne peut être reproché à l’installateur que les équipements soient
générateurs de bruit à moins que ceux-ci dépassent les limites données par le fabricant dans sa fiche technique.
12.2.2. • Animaux divers
Une pompe à chaleur à absorption implantée à l’extérieur est susceptible de servir d’abris aux rongeurs, insectes ou autres petits animaux.
Ils peuvent entraîner des dégradations diverses, des éventuels dysfonctionnements, voire même des pannes qui ne peuvent être couverts par la garantie de l’installateur ni du fournisseur.
Commentaire
Il convient au client de veiller à ce que les petits animaux ou insectes ne puissent
pénétrer dans les différents éléments extérieurs ou faire en sorte qu’ils en soient
chassés.
12.3. • Obligations d’entretien
et de maintenance
Commentaire
Il convient d’informer par écrit le client final des obligations d’entretien et de
maintenance à prendre en compte pour la pérennité de l’installation.
Neuf-Rénovation
Les obligations concernées :
66
• Selon le Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT), l’entretien annuel de tout générateur de chaleur est obligatoire.
La pompe à chaleur à absorption devra donc être entretenue
comme l’est une chaudière (entretien du brûleur, ramonage…) ;
• La Directive européenne DEPB (art. 9) impose une Inspection
périodique des systèmes frigorifiques. Il en est de même avec
l’arrêté du 16 Avril 2010 relatif à l’inspection périodique des
Il convient de suivre les prescriptions du fabricant dans le cas où un
entretien plus régulier doit avoir lieu.
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
• La requalification des installations sous pression (Directive
DESP) s’effectue conformément à l’arrêté du 15 mars 2000 et
au cahier technique professionnel n°2 pour « l’inspection en service des équipements sous pression constitutifs d’un ensemble
sous pression utilisé en réfrigération et conditionnement de
l’air » (Voir la partie Entretien et Maintenance du programme
RAGE sur les pompes à chaleur à absorption).
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
systèmes de climatisation et des pompes à chaleur réversibles
dont la puissance frigorifique est supérieure à 12 kW ;
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
12.4. • Préconisations d’entretien
et de maintenance
Commentaire
L’installateur doit informer le client final de la nécessité d’un entretien et d’une
maintenance de son installation.
Par exemple, les opérations de maintenance ont pour but :
• De fournir des performances optimales ;
• D’allonger la durée de vie du matériel ;
• De fournir une installation assurant le meilleur confort dans le
temps au client.
Ces arguments sont accompagnés des exemples suivants :
A chaque visite périodique, il est effectué un relevé des données utiles
au contrôle du bon fonctionnement de l’installation (températures…).
Ce relevé est reporté sur le carnet d’entretien et comparé avec les
données consignées sur la fiche de mise en route. Toute anomalie est
signalée.
A chaque visite périodique, il est effectué des vérifications et des
contrôles sur l’installation (nettoyage du filtre à eau…) pour le bon
fonctionnement de l’installation.
Commentaire
Il convient d’informer le client final des précautions à prendre pour le bon fonctionnement de l’installation.
Neuf-Rénovation
12.5. • Spécificités de l’installation
67
PROFESSIONNELS
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
A titre d’exemples, les précautions suivantes sont à suivre :
• Personne ne doit procéder à une intervention susceptible d’altérer la constitution de la machine ;
• Seul un technicien agrée par le fabricant peut rajouter du fluide
frigorigène (NH3) dans la machine ;
• Seul un technicien rajoute de l’eau dans l’installation.
En cas de chute de pression d’eau dans l’installation, cela peut
provenir d’une fuite d’eau anormale soit sur le réseau soit dans
un élément de l’installation (vase d’expansion par exemple).
Il convient de faire appel à un technicien afin de rechercher la
cause du manque d’eau.
Dans le cas d’une installation avec un produit formulé, une eau
traitée ou contenant un antigel, l’ajout d’eau brute du réseau
d’eau de ville provoque des conséquences non négligeables :
corrosion, risque de gel accru...
Neuf-Rénovation
• Le nettoyage périodique, par l’exploitant, des grilles de prise
d’air ou de rejet en cas de pompe à chaleur installée en local
technique. Ceci afin d’éviter toute obturation des grilles.
68
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13
PROGRAMME
Annexes
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
[ANNEXE 1] : EXEMPLE DE FICHE D’AUTOCONTRÔLE POUR LA
VERIFICATION DE L’INSTALLATION D’UNE POMPE À CHALEUR À
ABSORPTION AU GAZ
Neuf-Rénovation
[ANNEXE 2] : EXEMPLE DE FICHE DE RAPPORT DE MISE EN SERVICE
69
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
ANNEXE 1 : EXEMPLE DE FICHE
D’AUTOCONTRÔLE POUR LA VERIFICATION
DE L’INSTALLATION D’UNE POMPE À CHALEUR
À ABSORPTION AU GAZ
L’exemple de fiche d’autocontrôle suivante recense les différents
points énoncés précédemment pour vérifier les bonnes conditions
d’implantation de la pompe à chaleur.
POMPE À CHALEUR A
ABSORPTION AU GAZ
Fiche d’autocontrôle
Repère :
__________
Date :
__________
Dossier de conception :
Existence de l’étude thermique
¨ oui
Existence du dossier de dimensionnement
¨ oui
Dimensionnement correct PAC
¨ oui
Dimensionnement correct PAC + Appoint
¨ oui
Dimensionnement réseau de gaz (Volume tampon, détendeur, pression d’admission conformes aux préconisations fabricant, tuyauteries)
¨ oui
Dimensionnement réseau hydraulique (Volume tampon, circulateur, vase
d’expansion, tuyauteries)
¨ oui
Schéma électrique d’alimentation
¨ oui
Pompe à chaleur :
Marque : …………………..
Type :……………………….
Modulante (oui/non) : ……………………………..
Masse Ammoniac [kg] : ……………………………..
Puissance brûleur [kWh] : ……………………………..
Placée en extérieur (toiture, RDC…) (oui/non) : ……………………………..
Placée en local des machines (oui/non) : ……………………………..
Neuf-Rénovation
Boucle primaire avec antigel :
Type d’antigel : …………………………….. Proportion : ……… %
Quantité : …………………………….. l
70
Situation du volume tampon (4 piquages, 3 piquages,…) :
Intégré à l’élément de découplage: ……………
¨ oui
Accès aisé à la PAC
¨ oui
Espaces suffisants pour démonter l’habillage
¨ oui
Accès aisé aux différents composants
(ou conforme aux préconisations du fabricant)
¨ oui
Support ventilé pour mise hors d’eau (20 cm mini)
¨ oui
Pose du support sur matériau résilient
¨ oui
Pose de la PAC sur plots anti vibratiles
¨ oui
Liaisons souples entre PAC et tuyauteries hydrauliques (en coude, en cor de
chasse…)
¨ oui
Liaisons souples entre PAC et tuyauteries gaz (en coude ou en cor de chasse…)
¨ oui
Evacuation correcte des condensats
Pose correcte de l’évacuation des fuites d’ammoniac par la soupape de sécurité
¨ oui
Evacuation correcte des produits de combustion
¨ oui
Evacuation correcte des condensats de la partie combustion
¨ oui
Alimentation en gaz :
Installation d’organes de coupure : sur chaque machine, entrée de propriété, en
entrée de chaufferie (si implantation intérieure)
¨ oui
¨ oui
Installation d’un détendeur en amont de la PAC
¨ oui
Installation d’une capacité tampon (si nécessaire) en amont du détendeur
¨ oui
Serrage des colliers de fixation sur les tuyauteries
¨ oui
Pose des fixations et accrochage des tuyauteries
¨ oui
Bons sens d’écoulements vers les appareils
¨ oui
Traversées des parois avec fourreau
¨ oui
Etanchéité passages de tuyauteries dans parois
¨ oui
Réseau hydraulique de distribution :
Installation d’un disconnecteur
(si connexion au réseau d’eau de ville)
¨ oui
Evacuation correcte vers égout
¨ oui
Installation d’une soupape de sécurité
P tarage [3bar] :
¨ oui
Evacuation correcte vers égout
¨ oui
Installation correcte du ou des circulateurs
(sens de circulation, vitesse de sélection, …)
¨ oui
Installation d’une vanne de réglage de débit
¨ oui
Installation d’un vase d’expansion
Volume [l] :______ P gonflage [bar] : ____
¨ oui
Installation d’une vanne d’isolement ou autre dispositif pour la maintenance
¨ oui
Serrage des colliers de fixation sur les tuyauteries
¨ oui
Pose des fixations et accrochages des tuyauteries
¨ oui
Bons sens d’écoulements vers les appareils
¨ oui
Pot de décantation sur le retour de la PAC
¨ oui
Manchons anti vibratiles sur départ/retour à la PAC
¨ oui
Filtre à tamis
¨ oui
Vidanges en points bas
¨ oui
Bouteille de purge et purgeur automatique (en points hauts)
¨ oui
Installation distributeur-collecteur pour plancher chauffant
¨ oui
Traversées des parois avec fourreau
¨ oui
Etanchéité passages de tuyauteries dans parois
¨ oui
Calorifuge des tuyauteries sur tout leur parcours
¨ oui
Traceur mise hors gel pour tuyauteries extérieures
¨ oui
Protection mécanique sur l’isolant à l’extérieur
¨ oui
Etiquetage des appareils
¨ oui
Repérage et fléchage tuyauteries de distribution
¨ oui
PROFESSIONNELS
DES
Installation d’un ensemble robinet + manomètre
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Date :
__________
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPE À CHALEUR A
ABSORPTION AU GAZ
Fiche d’autocontrôle
Repère :
__________
PROGRAMME
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Vérification de la tension d’alimentation
¨ oui
Présence d’un disjoncteur différentiel
¨ oui
Valeur de coupure [A] : …………………………
Disjoncteur courbe D pour la PAC
¨ oui
Présence interrupteur de proximité sur PAC
¨ oui
Vérifications des sections de câbles
¨ oui
Vérifications des isolements
¨ oui
Neuf-Rénovation
Raccordements électriques :
71
PROFESSIONNELS
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
Neuf-Rénovation
72
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
Repère :
__________
POMPE À CHALEUR A
ABSORPTION AU GAZ
Fiche d’autocontrôle
Date :
__________
Bon serrage des connexions électriques
¨ oui
Bon raccordement à la terre
¨ oui
Etanchéité des passages de câbles à travers les parois
¨ oui
Etiquetage des câbles
¨ oui
Repérage des bornes en armoire
¨ oui
Coordonnées installateur :
Coordonnées metteur au point :
Coordonnées utilisateur :
Ets :
Ets :
Nom :
Adresse :
Adresse :
Adresse :
CP + ville :
CP + ville :
CP + ville :
Marque PAC : ______ Type : ____________ N° série : __________ Complément : ______
Nature du fluide frigorigène :
Température extéMasse :_____ kg
_______________
rieure [°C] : ____
Vérification fiche autocontrôle correctement remplie : O/N :
PAC A ABSORPTION
Paramétrage de la
Réglage du circulateur
Réglages
Réglage brûleur (O/N) :
régulation (O/N) :
de la PAC (O/N) :
Raccords flexibles à la
Présence d’une vanne
Alimentation gaz
Diamètre : _______
PAC (O/N) :
d’arrêt (O/N) :
Pression d’alimentaDébit de gaz :
Présence d’un volume
tion en gaz : ________ ________
tampon (O/N)
CIRCUIT HYDRAULIQUE
Emetteurs :
Plancher
radiateurs
Ventilo-convecteurs
Présence d’un clapet de
Contenance du balPrésence d’un bounon retour anti-pollution
lon :______
clage O/N :
ECS
O/N :
T° ballon ECS
T° départ ECS
T° retour bouclage
Présence filtre à tamis
Présence pot décanTuyauteries PAC
Diamètre : ______
O/N :
tation O/N :
Présence de la soupape
Présence de raccords
de sécurité en sortie de
souples O/N :
machine O/N :
Marque circulateur :
Type : ____________
Débit [m3/h] : ______
HMT [mCE] :
Vitesse rotation :
______
T° départ Chaudière :
T° retour Chaudière :
T° départ PAC : ____
T° retour PAC :____
____
____
Soupape de sécurité
Pression de tarage
Contenance [l] :
Vase d’expansion :
O/N : ______
[bar] :
Pression [bar] :
Série en amont PAC
Intégré à l’élément de
Volume tampon O/N : Volume [l] : ____
O/N :
découplage O/N :
Ajout glycol O/N :
Marque : __________ Nature :__________
% : ____
CIRCUIT ELECTRIQUE
Tension alimentation :
Mesures ventilateur
Mesures circulateur
Tension [V] :____
Intensité [A] : ____
Tension [V] :____
Intensité [A] : ____
Disjoncteur protection 10A (O/N) :
Calibre :
Type :
OBSERVATIONS :
VISA METTEUR AU POINT :
VISA MAITRE D’OUVRAGE :
L’original de la fiche de rapport de mise en service doit être placé dans
le carnet d’entretien de la pompe à chaleur. Une copie est à remettre
au maitre d’ouvrage.
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Date :
PROGRAMME
RAPPORT DE MISE EN SERVICE
D’INSTALLATION
AVEC PAC À ABSORPTION GAZ
Neuf-Rénovation
Repère
DES
ANNEXE 2 : EXEMPLE DE FICHE DE RAPPORT
DE MISE EN SERVICE
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
POMPES À CHALEUR À ABSORPTION AU GAZ NATUREL – INSTALLATION ET MISE EN SERVICE
73
PARTENAIRES du Programme
« Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 »
■■ Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(ADEME) ;
■■ Association des industries de produits de construction
(AIMCC) ;
■■ Agence qualité construction (AQC) ;
■■ Confédération de l’artisanat et des petites entreprises
du bâtiment (CAPEB) ;
■■ Confédération des organismes indépendants de
prévention, de contrôle et d’inspection (COPREC
Construction) ;
■■ Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ;
■ électricité de France (EDF) ;
■ Fédération des entreprises publiques locales (EPL) ;
■ Fédération française du bâtiment (FFB) ;
■■ Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) ;
■ Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI) ;
■■■Fédération des syndicats des métiers de la prestation
intellectuelle du Conseil, de l'Ingénierie et du Numérique
(Fédération CINOv) ;
■ GDF SuEZ ;
■ Ministère de l'écologie, du Développement Durable et de
l'énergie ;
■ Ministère de l'égalité des Territoires et du Logement ;
■ Plan Bâtiment Durable ;
■ SYNTEC Ingénierie ;
■■ union nationale des syndicats français d’architectes
(uNSFA) ;
■ union nationale des économistes de la construction
(uNTEC) ;
■ union sociale pour l’habitat (uSH).
N
BAT I M
D
UR
ENT
PLA
Les productions du Programme « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont le fruit d’un travail collectif
des différents acteurs de la filière bâtiment en France.
ABL
E
GuIDE
POMPE À CHALEuR
À ABSORPTION Au GAZ
NATuREL
INSTALLATION ET MISE
EN SERvICE
NE
NOvEMBRE 2015
u F-R
éN OvATI O
N
Ce guide expose les bonnes pratiques ainsi que les points de vigilance à
respecter pour garantir la qualité de mise en œuvre et de mise en service d’une
installation de pompes à chaleur à absorption au gaz naturel dans le cas de
bâtiments neufs ou rénovés.
Il traite des configurations de puissance thermique inférieure à 2 MW, dans des
bâtiments relevant des secteurs résidentiel collectif et tertiaire.
Les spécifications des raccordements hydrauliques, gaz et électriques sont
également traitées.
Ce guide se veut pratique. Il est illustré et propose des fiches d’autocontrôle et
de mise en service à usage des entreprises.
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
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