Revue de l`Orient chrétien

Revue de l`Orient chrétien
•4.1
1
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MAY 22
1956
PER BR 140 .R42 v. 23-24
Revue de l'Orient chr etien
>
MAY
%
REVUE
DE
L'ORIENT CHRÉTIEN
DIRIGEE
Par R. GRAFFIN
TROISIEIHE SÉRIE
Tome
III
XXIII
QS""
volume.
—
1922-1923
9.2
1^5G
«,S
LES MOMIOLS ET LA
DilCUMEXTS
M.
PALI.
NOrVEALX
KDITES,
PAPAL'Tl':
TRADLITS
KT
COMMENTES
AVEC LA COLLABORATION DE MM.
PEI.LIOT,
PAR
ItORCHr.ZIo,
MASSÉ ET TISSERAXT.
INTRODUCTION
En
1-2-21,
les
Mongols envoyés par Gengis-khan avaient
leur apparition au Caucase; deu.x ans plus tard,
ils
lait
infligeaient
grande défaite de la KalUa. La mort de
donna quelque répil au monde chrétien.
Mais, en 1-241, les cavaliers mongols s'avançaient jusqu'en Silésie et en Hongrie. Il fallut une nouvelle mort, celle du grand
khan Ogodâi, pour faire tourner bride aux envahisseurs. L'Occident se reprit à espérer, et cherclia à se prémunir contre de
nouveaux dangers. Avant tout, on souhaitait de savoir à quoi
s'en tenir sur ces nomades mystérieux brusquement surgis des
aux princes slaves
Gengis-klian en
steppes
leurs
la
1-2-27
de l'Asie la
d'un
plus lointaine. Le bruit courait
potental chrétien
qui
d'ail-
habitait, disait-on, en ces
régions. Et c'est ainsi qu'au printemps de 121.), juste avant
concile de
Lyon qui
allait
déposer Frédéric
II,
et
le
après s'être
Dominicains, Innocent IV
Mongols de la Russie méridionale la mission
franciscaine de Jean du Plan Carpin; une mission dominicaine,
celle d'Ascelin de Lombardie, sur laquelle les données chronologiques sont moins précises et surtout moins étudiées, entreprit de se rendre auprès du général qui gouvernait pour les
Mongols dans le nord-ouest de la Perse. Plan Carpin comme
Ascelin demandaient au grand khan de se faire chrétien;
ils furent éconduits. Quelques années plus tard, saint Louis
n'eut pas un meilleur succès avec Guillaume de Rubrouck. Mais,
l'onsulté avec les Franciscains et les
dépêcha vers
les
[1]
4
REVUE DE
L
ORIENT CHRETIEN.
même
dès ce moment, on voit poindre un projet d'accord et
les Mongols. C'est
un ennemi commun, l'islam, repivsenti' surtout à
cette époque par les sullans mamlouks d'Ég-ypte qui dominent
la Syrie. Les ambassades se multiplient, les promesses s'échangent. Mais on est trop loin à tous points de vue chaque lois,
l'un ou l'autre des alliés manque au rendez-vous. Enfin, au
début du XIV'" siècle, la conversion décisive des princes mongols
de Perse l'islam ruine à l'avance tout nouveau projet de coopération militairi' contre les Mamlouks. Ces missions en appa-
d'alliance entre les chrétiens d'Occident et
qu'ils ont
;
;'i
rence stériles et ces tentatives avortées n'en constituent pas
moins un des épisodes
les
plus curieu.x dans l'histoire des reia-
tionsanciennes entre lahauleAsieetl'Occident.Ellesont été souvent étudiées, au xviiT siècle par Mosheim, au xix'^ par Abel
sat, d'Oiisson,
d'Avezac, Yule, plus
M. Cordier, M. Beazley,
.M.
récemment par
Rému-
Rockhill,
Chabot, M. G. PuUé, M. Malein, hier
MM. Moule
et Golubovich, et aussi par moi-même.
cependant qu'elles n'aient plu.s rien à nous livrer.
Des recherrhes récentes ont fait retrouver dans les archives
du Vatican des documents aussi sensationnels que l'original
persan de la réponse du grand khan Giiyiik à Innocent IV,
encore par
11
s'en faut
rapportée par Plan Carpin, et plusieurs lettres en mongol des
W
Mongols de Perse. Par l'aimable entremise de
Tisserant,
M^'''G. Mercati, préfet de la Vaticane, m'a vivement engagé à
publier dans la Ileviie de FOi ieiit rlirétieii toute la série de
ces monuments, ainsi que ipielques études qui traitent de
sujets connexes. Le présent travail se divise par suite en plusieurs chapitres, qui sont consacrés
r La
aux
sujets suivants
cachet mongol de Guyiik (déliut de novembre 12 IG);
déchiffrement du texte persan est dû à M. Massé;
•2"
le
premier
le
Le nestorien Siméon Rabban-ata, André de Longjumeau
Ascelin
3°
:
réponse en persan de Giiyiik à Innocent IV, avec
et
;
Une
lettre latine
par M"' Tisserant
d'Abagha au pape, datée de I2GS
;
publiée
;
Un document
latin émanant des envoyés d'Abagha au conde Lyon de 1274; découvert et communiqué par M. l'abbé
Borghezio;
-P
cile
[2]
LES MONGOLS ET
5"
G"
7°
8"
Une
PAP.VITE.
mongole d'Arghun, datée de 1-290;
Un saufconduil mongol émanant d'Argliun, daté de 12!»l
Une lettiv mongole de Gliazan, datée de I3(i-2:
et 9" Deux lettres arabesdii patriarche nestorien Màr Yalililettre
;
alalià
.M«'
I.A
III,
datées
ilr
i:>(i-2
et
1:>01,
publiées et traduites par
Tisserant; traduction du cachet ouigour par
Kt°
<v>uelq;ies
papauté
et
précisions
nouvelles
sur
les
moi-même;
rapports de
la
des .Mongols de Chine dans la première moitié du
XIV* sièile (I).
Ces chapitres seront loin d'épuiser les renseignements nouveaux que j"ai groupés et qui font mieux connaître la situation
du rhristianisme en Asie Centrale et en Extrême-Orient au
xiii" et
au
\i\' siècles.
Mais
la
plupart des autres documents dont
langue
pour une autre publication, que l'abondance seule des matériaux risque de relarder
encore assez longtemps.
je dispose coni-ernent
chinoise
les seuls
(2). .I"en rései've
nestoriens, et sont en
l'étude détaillée
P. Pelliot.
annoncé à l'.Vcadémie dos Inscriptions et Bellos-Lcttres la découverte
documents du Vatican dans les séances des 20 janvier, 17 février et 7 juillet
VJii; j'ai parlé en outre de Rabban-ata dans la séance du 4 août l!>2-2 (cf. les
(1) J'ai
lies
et B.-L., 1922. pages 11, 52-53, 231-235, 268à la séance des cinq Académies du 25 octobre 1922 un e.xposé
as.sez liref, Miiur/dU el l'apea au-r XIIl' cl X/V siècles, qui a été publié depuis
lors par l'Institut avec les autres mémoires lus à cette séance.
(2) On trouvera un aperçu très sommaire de ces documents dans un article
Chréliens d'Asie Centrale et d'Eilrémc-Orient, piihVic par le T'ouny Pao en 1914
(pages 623-611); bien d'autres sources me sont devenues accessibles depuis
Com/iles rewtu.t de l'Ar. des Inscr.
2(J0l.
Enlin
j"ai lu
cette date.
[3]
CHAPITRE PREMIER
LA LETTRE UU riRAND K1L\N GUVi'lK A INNOCENT IV (1216).
Le Franciscain Jean du Pian Carpin quitta Lyon le 16 avril
1215, quand s'appivtait le concile qui s'ouvrit dans cette même
ville le 28 juin (1). 11 était muni d'une lettre en date du 5 ou plus
mars, adressée « au roi et au peuple des Tarproltablement du
tares » (2 > Innocent IV y reprochait aux Mongols leurs destruc1 :!
tions et leurs massacres et les exhortait à résipiscence en des
termes qui ne leur pouvaient pas agréer; toutefois le pontife
s'efforçait visiblement à la modération et souhaitait une explication et un accord. Dans cette lettre, de caractère presque
entièrement politique,
il
demandé au grand khan de
n'est pas
même
temps que
du Pian Carpin,
ou plutôt huit jours avant, si cette lettre est bien du 13 mars,
Innocent IV en écrivait le 5 mars une autre, « Dei patris immensa », adresséeelle aussi « au roiet au peuple des Tartares »,
Laurent de
et qui devait être portée par le Franciscain
se convertir à la
cette lettre
«
foi
Cum
(1) Cf. crA\e7.ac,
chrétienne. Mais,
non solum
Relation des Mongols on Tarlarcs
de Carpin, dans Reeiieil
ilr
en
confiée à .Jean
»
par
le
voi/ages et de mémoires publié
frère Jean du Plan
par
la Société
de
lléo-
IV [1839], p. 4(34 (le travail de d'Avezac, qui n"a pas encore été remplacé, occupe les pages 399-TTO do ce t. IV; il sera cité par la suite sous la seule
mention de d'Avezac, telle iiago). D'Avezac se trompe en plaçant au 20 juin la
première session du concile de Lyon, do même que Rockhill {The Jouincy uf
Friar William of Huhruck, [). xxn) en la mettant au 26; les indications de Jlas
r/raphie,
Latrie,
t.
Trésor de chronologie,
col. 1301, et
laissent pas de doute sur la date
du
de Potthast, Regesta,
II,
]i.
'Mi, ne
28.
(2) Wadding {Ann. Min., a,a. 1215, n° 4), Sliaralea (iîiiW. franc, I, :Kîi, Eubol
(Epitome, n" 361), Potthast {Regesta, II, n" 11072) datent la lettre 3 non. martii,
c'est-à-dire du 5 mars; mais les registres du Vatican ont 3 idus martii, autrement
dit le
que donnent Theiner,
13 mars, et c'est cette dernière date
Ilungariae,
Biblioteca
I,
p.
195, E.
bio-bibtiogr.
d.
Berger, Rcg. d'Inn.
Terra Sanin,
II
1887,
(Rubruck,
p.
in-4",
.xxn)
t.
II,
p.
74-75).
;1913], 322,
(le
]'el.
Monuni.
P. Golubovich,
n. 2, écrit
par lapsus
Mon. tierm. Hist.,
La date du 9 mars donnée par Rockhill
n° 1364), et K. Rodenberg, Ep. saec. XIII
Berlin,
IV, n° 1365
ne repose sur rien.
['1]
sel.,
n° 105 (dans
LES MONT.Ol.S HT
l'orlugal;
dans
cell.--ci,
d'amener
s'a-il
Cette lettre
le
il
'
i'APAUTÉ.
n'est question
que de religion,
ei
il
destinataire à se faire baptiser.
remise à Laurent
nui n-est pas encore résolu:
loinden exposer
t,-op
I.A
il
et d'.-n
.le
Portugal pose un problème
long et entraînerait
tous les éléments. Le
serait trop
peser
iei
premier tenté de trouver une
Golubovicli (IL 319-3^1) a le
grande majorité des documents
solution en s'appuyant sur la
porteur dune
D'après lui, Laurent de Portugal,
1>
accessil.les.
peuple des Tartares »,
adressée simplement « au roi et au
prince tartare quelconque du Caucase
aurait été envoyé vers un
Carlettre remise à Jean du Plan
ou de la Perse, tandis que la
aurait
Tartares
»,
des
et au peuple
pin, adressée « au qrand roi
de Karakorum en personne Je
khan
gran.i
été destinée au
ne soit pas Lien solide (1,.
crains que retle argumentation
des deux lettres ne rne
D'abord la ditlTTenee dans l'intitulé
A& Sbaralea
BaUarUnn
le
garantie
lettre
|.as
parait
autrement
:
deux cas, et VEpitomeA Eubel,
préfixe magno
pour la lettre remise a Plan Carqui est d'accord avec Sbaralea
inentre crochets il est vrai, dans
pin, donne aussi le mmjno,
Wadremise à Laurent de Portugal; mais m
à régi dans les
1
titulé .le la lettre
dino-
n'ont
n'en
(n- 1U2 et lOo)
Theiner, ni Potthast, ni Rodenberg
M. E. Berger
nmfjno » dans aucun des deux intitulés;
ne l'ont pas (2). La
pas; les registres du Vatican
ni
«
t-arle
part qu'elle ne me paraîtrait
dillérence existât-elle quelque
tire le P. Golubovich (3).
qu'en
conséquences
pas entraîner
les
vue de la
travaux sont si précieux du point de
h>stou-o et d.
d
matiè.-e
sùren
aussi
pas
docu.^o„,;tion f.anciscaino, nost
arrive de Pologne eti Hussu,Me
'eoTaphi. orientales; à la p. 318, Pla.t Carpin
passer par K.ev; a la p. 319, e
de
avant
•,
.
Moscou
à
?ait en Volhvnie), et non
Baicu-noyan, et non - Ba.du
s'appelait
nord-ouest
chef monc-ol" de la Por.e du
et non en U\b, etc.
1211,
en
mort
est
.Ociidai
320.
p. o-v.
àla
la 1).
Kan
l\an ., a
Vatican, au
u
n„iMn^. du
Usait aan^ as ro^islres
,1
,
Le P «iolubovich. dont
les
que Iheincr, 1, 194,
remise à Laurent de Portugal,
i.n.ensa comme on l'a fait avant et ap.-és
(2) .J'ajouterai
début de
la
lettre
/>e.
patri.
wuversa elnon
sa ec ur.
le
Sbaialea
sortir
pu
a
niagno
ce
(3)A vrai dire, je ne vois pas bien d'où
mais lui-,nem ne
I, 353-354
iBuUar.,
lettres
deux
des
donne dans l'intilulé
^u
que par les archives du X atican ,en
di, connaître les deux lettres
dan.
maf,no. Si Eubel l'a conserve
pas
n'ont
qui
Wadding,
par
liegi^.resi .t
copie la purement
qu'il
a
doute
sans
c'est
sulwn,
lintitulé de la lettre f»m non
pour la lettre r>ei
nplement Sbaralea. Mais s'étant aperçu
e
néanmoins laisse entre c. ochets
aura
l'y
il
magno,
pas
que les sources navaient
TiJrl
lui
sans
"-uter
,
pa^^^^
i
[51
REVUE DE
e
Quand Innocent
IV,
L
ORIENT CHRETIEN'.
ne
qui
sait
encore rien de
précis sur
rorganisalion des Mongols, envoie une lettre à leur
à leur
«
peuple
»,
sans
cette lettre, avec ou
destinée à qui on pourra la remettre,
le
«
«
roi
tiiagno
»,
»
et
est
plus haut possible,
au grand klian lui-même si les circonstances font arriver
jusqu'à lui (I). Plus admissible serait cette autre idée du
et
P. Golubovich que Laurent de Portugal a pu être envoyé vers
les
Mongols de l'Arménie
et
de
la
Perse, tandis que Plan Carpin
moins
une hj'pothèse gratuite, puisque nous ne savons rien de la
route prise par Laurent de Portugal, si tant est qu'il se soit mis
en route. Par ailleurs cette divergence dans la route éventuelle
de deux missions envoyées, somme toute, aux mêmes gens, ne
rend aucunement compte de la différence fondamentale entre les
deux lettres pratiquement de même date qui leur sont confiées,
et dont l'une est toute religieuse, l'autre presque exclusivement
se rendait vers ceux de la Volga. Mais ce n'en est pas
politique (2).
—
Mon impression
sans plus
—
est assez éloi-
gnée de celle du P. Golubovich. Il me semble vraisemblable
que Laurent de Portugal ait bien reçu mission, comme le
veut la letlre du 3 mars 1-24.5, de se rendre chez les Mongols.
Mais quelques jours plus tard on aurait renoncé à faire appel
à lui; Plan Carpin fut désigné, à qui on confia la lettre « Cum
non solum » du 13 mars. Pourquoi cette rédaction nouvelle si
différente?
est aujourd'hui difficile de le dire. Peut-être
Plan
vraisemblablement de beaucnup Fainé de Laurent de Portugal, estima-t-il peu opportun
d'aller entretenir les Mongols de dogme et uniquement de
dogme quand la vie même de tous les peuples chrétiens était
en si gravepéril. Je n'y insisterais pas, si la réponse de Giiyiik ne
Il
Carpin, plus que cinquantenaire
supposait, dans le
message
et
qu'il reçut
d'Innocent IV, une invi-
par fidclilé pour Sbaralea et, par analogie avec
niégarde dans le numéro précédent.
(1)
Quand Plan Carpin rencontre
l'interrogent,
il
les preniiei's
leur dit être envoyé
••
avait garde par
Mongols sur sa route
et qu'ils
regem quam ad principes et
ne distingue pas entre un « grand roi »
tani
ad
Tartaros ouines » (d'Avezac, p. 739); il
et un ou des princes subalternes qui seraient « rois
(2) Les deu.x lettres ont toutefois un passage
demandée pour
le litre qu'il
»
tout court.
commun
sur
la
protection
envoyés pontificaux et les raisons qui les ont fait choisir.
tJne partie de ce passage se retrouve, un peu modifiée, dans la lettre Cumsimus
super des 21 et 25 mars 1245 dont il va être question un peu plus loin.
les
[6]
LES MoNOnLS KT LA PAP.VITK.
tation à se faire baptiser i|ue la lettre liu 13
pas. Uaiilre part, quanti i'iau t'arpin arrive
miers .Mongols dans
la
9
mars ne contient
au contact des
Riissir nu'ridionale,
quelle est sa mission (dWvezac, p. 739); c'est
il
le
le
seul [tassago
contenu de la lettre
en première liune,
où Plan Carpiii donne
ponlilicale au nà et au peuple tartare; et
d'après Plan Carpin, « monebat eos tam per nos
des indications sur
pi'e-
leur e.xplique
quam
per
lit-
Dominus i'apa. quod Cliristiani efficm-entur et fidem
recipereut Domini Nustri Jesu Christi, quia aliter salvari non
possent ». Et seulement ensuite vient un résume de ce que
nous trouvons etïective;nent dans la lettre « Ciim non solum »
du i:î mars P21.">. Ce premier paragraphe est-il un simple comteras suas
nn'ntaire oral ajouté par Plan Carpin? C'est possible, mais on
ne voit pas qu'il en ail pu être de même lors des traductions assez minutieuses qui furent faites pour Giiyuk. Peut-être
n"est-il pas exclu que Plan Carpin, en dehors de la lettre du
13 mars spécialement rédigée à son intention, ait emporté
mars
une expédition de la lettre du
Laurent de Portugal, et où le nom de Laurent de Portugal aurait été simplement remplacé par le sien (1).
Parti de Lyon le 16 avril 121."), Plan Carpin mit près de dix
aussi, en cas de besoin,
.">
établie d'abord pour
Plan Carpin devait emporter d'ailleurs d'auties lettres pontificales que
destinées aux Mongols. Lui-même nous dit, au déljut do son ouvi-age
ad Tartaros et
(d'Avezac. p. 6*Mi, qu'il «'tait envoyé par le .Souverain l'ontile
(Il
relies
ad uatioues alias Orienlis • et que c'est à raison du danger de la clirétiimté
qu'il a résolu de se rendre chez les .Mongols (» Tartares -i en premier lieu; il
autres nations de l'Orient -. Nous poudevait avoii' eu des lettres pour ces
vons même, je crois, dire quelles étaient ces lettres. Quand sa route vers les
.Mongols fait passer Plan Carpin par la Volhynie, le duc Vasilko rassemble
les évêquos. et Plan Carpin leur lit
litteras Domini Papae in quibus monebat
eos quod deberent redire ad Ecclesiae unitatem sanctae matris " c'est donc
que Plan Carpin avait apporté ces lettres avec lui. Il n'est pas impossible
que Plan Carpin ait eu d'abord l'idée de passer par l'Orient méditerranéen, et
qu'à ce premier projet et à son changement se rapportent certaines des données
rapportées par Golubovich, 11, 316 et 317. En ce cas, les lettres au nom des
évéques russes n'auraient été écrites qu'après que Plan Carpin eut décidé de
passeï' par la Bohème et les autres pays slaves. Mais ces lettres ne devaient
être que des expéditions nouvelles de la lettre Cum simiis shii'T adressée le
mars li-15 au roi Coloman et le "25 mars aux chefs de toutes les églises chr'-tiennes dissidentes de l'Orient iPolthast, n" UGutJ, 11013; Golubovich. Il, p. 31iii.
Innocent IV spécifie que les porteurs de cette lettre sont des Franciscains, et
demande aux destinataires d'aider ces envoyés à passer chez les Mongols; il
doit bien s'agir la de la mission de Plan Carpin.
;
"•'1
[7]
REVUE DE
10
mois
E
ORIENT CHRETIEN.
travei'ser l'Europe et
à
ne quitta Kiev que
le
3 février
Vingt jours plus tard, il rencontre les premiers
leur donne quelques infurmations sur sa mission
ft
Mongols,
en leur résumant les lettres du pape. Le clief « Corenza », com1216
(1).
du Dnieper, veut se faire traduire
mais l'interprète amené de Kiev se révèle
insuftisant, et « Corenza » fait poursuivre aux voyageurs jusqu'à la Volga, où commandait en chef Batu, petit-tils de Gen-
mandant sur
message
le
la rive gauclie
pontifical,
gis-khan. Hatu fournit des interprètes; et
pontificales furent traduites
et in litterà
Tartarorum
russe, en
sarrasin
t-il,
«
»
»
«
(1
avril les lettres
in litterà rutlienicâ, saracenicà,
p. 7 15), autrement dit en
en mongol; Batu qui, semble-
(d'Avezac,
(2), et
examina de près
savait lire,
le
cette dernière version;
et
il
décida d'envoyer Plan Carpin jusqu'au grand klian en pleine
(3). Plan Carpin arriva le 22 juillet 12 IG au campement impérial de Sira-Ordo, situé à une demi-journée de Karakorum; il y resta jusqu'au 13 novembre, et fut ainsi témoin,
entre autres, de l'intronisation deGiiyuk le 21 août.
Batu avaittransuiis au grand khan les traductions des lettres
Mongolie
pontiiicales, ainsi
que
celle des déclarations orales
pin (d'Avezac, p. 751).
les
lettres
Qadaq,
»
et
Cinqai
étaient chrétiens,
amené par
repri.ses,
on
lit
(p.
763-764)
;
mais ncstoriens:
le
de Plan Car-
encore traduire
répéter les déclarations devant
et
Bala
«
A deux
premier
un certain
-les
ministres
et le troisième
«
Temer
»,
duc russe Yaroslav, servait d'interprète (1). Pour
que Giiyiik répontlit nu pape, on demanda si quelqu'un dans
l'entourage du pape comprenait le russe, le » sarrasin » ou le
(1)
la
•
le
Secuiulà
l'iirifli-ation
ilio
post
est le 2
tance que d'Avozai- (p.
la
'I
fran^'aise
<•
deux
festuiii
féxrier;
48-2),
jour.s
le
.suivi
après
nostrae •; la fête do
départ est donc du 3. C'est par ina.d\erpar Kockliill (Rubruck, p. 8), a compris à
pour
socuudà die », et fixé le départ au
l'iirificationis iJuiriinae
»
••
février.
à revenir tout à l'heure sur le sens à donner ici à ce mot.
Plan Cai'piu s'en serait volontiers tenu, semble-t-il, à remettre enti'e les
mains do Bain le message d'Innocent IV; lui et Benoit de Pologne ne continuèrenl leur route que « cum multis lacriniis, neseientes ntrum ad mortem vel
ad vitam iremus »; cette émotion était d'ailli'urs naturelle au moment où ils se
(2) .J'aurai
ÇA)
séparaient de
(A)
Deux
leui's
compagnons.
clercs assistaient en outre, l'un de l'cnlourage de Yaroslav, Tauli'e de
celui de l'empereur; RocUhill iRubrurl,,
lui-même l'un des clercs.
p. 27)
a
fait
par erreur de
•
Temer
»
LES MON
.i(LS
i;ï
1.A
PAPAlTi;.
Il
(mongol) 1). Plan Carpin déclara qu'on n'y entendait
aucune de ces langues, e1 qu'il y avait bien en Occident dos
« Sarrasins ». mais qu'ils étaient loin du pape; il proposait que
la réponse du grand khan au pape fiit écrite en mongol
et
qu'on la lui expli(iu;'it; il rappiirterait au pape l'original et la
traduction (p. TG'r. Le 11 novembre, les trois ministies interprétèrent mot pour mot à Plan Carpin la réponse de Giiyiik,
puisse firent expliquer minutieusement, dopeur dcmalentcmlu,
la traduction que Plan Carpin en notait au fur et à mesure en
latin. Finalement ils « récrivirent » la lettre en « sarrasin »,
dans l'idée qu'on trouverait en Occident, si on le voulait, quelqu'un qui la sût lire. Le 13 novembre, la réponse do Giiyiik,
scellée du sceau impérial, était définitivement remise à Plan
Carpin, qui le jour même prenait le chemin du retour. A la
lin de 1:217, l'envoyé d'Innncrnt IV. heureusement revenu de
son dur voyage, remettait au pontife la réponse du grand khan.
Ainsi, la réponse de Ctuyïik a existé en trois états un origi-,
nul mongol, une version latine faite sur ce texte mongol, et une
version » sarrasino
établie au dernier moment le 11 novemlai'lare
(
:
>i
bre. Plan Carpin rapporta-t-il
ces trois
textes'.' .-Vbel
Rémnsat
la admis sans discussion, disant que les envoyés pontificaux
rapportèrent la lettre de (uiyuk « en trois langues, en tartare,
en latin, et en langue sarrasine, c'est-à-dire en arabe ou en
persan
(2).
»
parlé aussi des trois textes rapportés par
J'ai
Plan Carpin dans
j'ai
au
la brève communication où, le 20 janvier 1922,
annoncé à l'.Académie des Inscriptions la découverte faite
\'atican.
Il
me
parait aujourd'hui que le doute est au
moins
possible. Plan Carpin établit sa version latine le II novi-mbre
d'après un original mongiil;
ce jour, les Mongols
«
sarrasin
•>,
«
récrivirent
cette lang
:e
interprètes en Occident; et
(1)
On
la
lettre
autres princes
de
-
Giiyiilc
»
à la fin de
il
comme
la
conférence de
{rescripaerunt) la lettre en
pouvant à
noiera, sans qne je voie à en
considéniit
aux
mai.--,
la
rigueur trouver des
n'est question le
13
novembre
rien tinîr de préci.s, que Pl.nn Carpin
de.stinéc
non seulement au pape, mais
(p. .767).
(i) Mémoires sur les relaliuns /lotUiques ihs /iriiices chrétiens, el pnrlivuliéremenl des rois de France, avec les empereurs mongols, \" Mémoire, Mem. de
fAc. des I. el B.-L., t. VI [ISii], p. m. La date de novembre 1247 indiquée
par Abel Uêmusat pour la réponse de Giiyiik est un lapsus pour novembre 1246.
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
12
que de
remise finale d\ine seule lettre scellée du sceau impéJe crois donc que Plan Carpin ne rapporta, en dehors
la
rial (1).
de sa traduction latine, qu'un état original de
à savoir la rédaction
au
mongol
te.xte
sarrasine
«
»
de Gtiyfik,
la lettre
substituée
le
novembre
11
primitif.
pas insérée dans la recension couMonijiilonnn
de Plan Carpin et, pendant
rante de Vliistnria
longtemps, rédaction « sarrasine » et version latine restèrent
inconnues des érudits. Encore en 18-2-2, Abel Rémusat (p. 428)
La réponse de
(iiiyiik n'est
manière dont Plan Carpin parle de
du temps pour conclure que,
réponse ne fut pas conforme aux vues d'Inno-
invoquer
était réduit à
la
Giiylik et les échos des chroniques
sans doute,
»
cent
»
Enfin,
ÔO.'i)
la
(2).
la
publia
version latine de Plan Carpin retrouvée par
manuscrit de
Colliert
Benoit de Pologne.
plet.
en 1S38-1.S30, d'Avezac
Un
Il
où
elle fait suite
à
la
(pp.
lui
591-
dans
le
courte relation de
s'avère aujourd'hui que ce texte est incom-
texte assez différent, et complet celui-là, a été publié
en 1913 par M. G. Pullé dans son édition de VHisloria Mongale manuscrit latin .jI2 de Vienne (3). La même
Holder-Egger publiait un autre texte complet de
cette réponse, et préférable dans plusieurs cas à celui de
M. Pullé, d'après un autre manuscrit de Vienne, latin 389 (1).
lorum d'après
année, M.
(1)
La brève
rour renvoya
que l'Empcsuo signatis ad Dominuiu
relation de Benoit de Polo^'ne (d'Avezac, p. 779) dit
les
ambassadeurs
«
cum
litteris sigillo
Papam reportandis », ee qui ne prouverait rien, lltlcrae pouvant signifier aussi
bien une ou plusieurs lettres. Mais cette amphibologie n'exisie pas cliez Plan
Carpin lui-même
c|ui écrit (p. 767;
raloris sigillo siL'natam
dedei'unt nobis licenciam et litteram Inipe-
».
Le P. Golubovich (\, 192i se trompe en disant qu'Abel Hémusat a publié
de la réponse de Giiyuk.
(3) Cette édition a paru au t. IX des Sixidi ilaliani di /ilolor/ia indo-iranica
publiés par 51. F. L. Pullé. La version latine de la lettre de Giiyiik est à la
p. 125 (il y a au moins une faute manifeste • lui gratiam suam » pour • oui
gratiam suam .). D'autre part, M. G. Pullé reproduit aussi, p. 125-126, le texte
du manuscril do Colbert, non sans quelques erreurs. Le P. Golubovich donne
de son coté |l, 214) le texte du minusci'it de Colbert d'après d'Avezac, mais,
puisqu'il con-igeail au début la mauvaise ponctuation de d'.-Vvezac qui mettait
un point après « viarpio Popae », il ne f.allait pas conserver le > per • introduit
ensuite arbiti'airement par d'Avezac comme « exigé parle sens de la phrase »;
•
.Moraviorum • pour - Moravorum • i)araît être une inadvertance de d'Avezac
que M. Pullé ne reproduit pas.
(4) Cf. Holder-Egger, Cronlca de Salimbene, éd. critique des Mon. Germ. Hiat.,
{î)
le texte latin
[10]
LES MONGOLS ET LA PAPAITK.
Mais
meilleur tHat que nous ay^ns de
le
établie K'
novembre avec
1 1
dans
inséré
celui
l'avait copié
sur
tant
13
la
version
latine
de soin par Plan Carpin est
chronique par Salinibene, et celui-ci
texte même de Plan Carpin. soit lorsqu'au
sa
le
début de novembre
1-2
17,
un peu au Nord de Lyon (1), il avait
alors presque au terme de sa
rencontré l'envoyé pontifical
lointaine ambassade, soit lorsqu'il avait passé quelques jours
en sa compagnie à Sens
de
la
réponse do
(iiiyiik,
m
mars
124S. Cette version latine
mise en lumière dès
aide trop à comprendre l'original
P. Oolubiivich,
«
omnium
Dei fortitudo,
papam Innocentium
liominiim impenitor
(3),
le
sarrasin
retrouvé au Vatican pour que je ne la reproduise pas
Epistola domini Tattarorum ad
par
litnii
ici (2)
»
:
IV.
magno pape
litteras
ccrtissimas atque veras. Habito consilio pro pace habeiida noijiscum, tu papa
et
omncs
Cliristiani, iiuntiuiii
tuum
nobis trausmisisti, sicut ab ipso audi-
viinus. et in tuis litteris liabcbatur. Ijritur
tu
(leratis,
venirc
papa
iiuilo
paritcr
modo
at(|ue
dcbemus
et
si
pacem nobiscum habere
desi-
oiunes rcges et poteiites, pro pace diffinieiida ad
me
luuc nostram audietis responsionem
Tuarum continebat séries litterarum quod
postpoiiatis, et
voluntatem.
baptiçari et effici Christiani.
Ad
(juod lioc
non intolligimus, qualiter
(.tiam in
tuis litteris iiabebatur, scilicct
iioc
lioc tibi
breviter respondemus.
Ad aliud, quod
quod miraris de tanta occisione
facere dcbeamus.
iii-l', t. XXXII [1913;, |). il)':. M. l'ullo, qui a étudié deUx inss. de Plan Carpin
conservés à Vienne, ne parait pas avoir étudié celui-ci, encore que son analogie
avec le Colbertinus et le nass. latin ôpi fasse supposer qu'il contienne lui aussi
i\)
de licnoit de Pologne.
Sans doute à Villel'ranche, comme
(•2)
Je suis
la relation
suppose .M. Ilolder-Egger (p. iOG).
l'JI3 par M. Ilolder-Egger (p. iOT),
très supérieur à celui de l'édition de IS57 dont avait dû se contenter lo
P. f.iolubovich (1, 192-103). Un manuscrit de Turin, qui contient un abrogé, parfois
aberrant, de Vllisloria M'inf/ulnruiii, a été publié par le P. Golubovich (I, -JOi-ïl^).
On y trouve une réponse du grand khan à l'empereur, très abrégée, et qui
s'apparente en réalité, comme le P. Golubovich ei'il pu le dire plus foiinellement.
non pas à la réponse de Gii.viik rapportée par Plan Carpin, mais à celle qui
fut remise au nom du grand khan par Baiéu-noyan à la mission d'Ascelin.
(3) On leinarqueni qu'il n'y a ici aucun nom de grand khan. Le manuscrit
de Colbert a absurdemcnt
Chingiscan
le mss. de Vienne latin '512 donne
- Kuiukan •. .Mais ce doivent être des interpolations, car on verra que le texte
•
sari-isin •, d'accord avec la version latine copiée par Saliml)ene et avec le
mss. de Vienne latin 389, ne contient au début aucun nom propre. 11 semblerait
donc qu'il y ciit eu une innovation dans les habitudes mongoles après 1216.
car les • ordres • postérieui's nomment toujours, au début du texte, la pei'sonnc
de qui ils émanent.
lo
texte
<lo
le
Salinibene publié en
;
[H]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
14
hominum
et
maxime
Moravorum
Christianoriim et potissime Pollonorum,
Ungarorum, tibi taliter respondemus, quod etiam lioc non intelligimus. Verumtamen ne hoc sub silentio omnimodo transire videamur,
Quia littere Dei et precepto Cyngistaliter tibi dicimus respondendiim
Chan et Chan (1) non obedierunt et magnum consilium habentes nuntios
occiderunt, propterea Deus eos delere precepit et in manibus nostris tradidit. Alioqnin,quod si Deus non fecisset, homo homini quid facere potuisset? Sed vos homines occidentis solos vos Cliristianos esse creditis, et
alios despicitis. Sed quomodo scire potestis cui Deus suam gratiam conferre dignetur? Nos autem Deum adorando in fortitudine Dei ab oriente
usque inoccidentem delevimus omnem terram; et si liée Dei fortitudo non
esset, homines quid facere potuissent? A'os autem si pacem susripitis et
vestras nobis vultis tradere fortitudines, tu papa cum potentibus Christianis ad me venire pro pace facienda nuUo modo dilï'eratis et tune seiemus,
quod vultis pacem habere iiobiscum. Si vero Dei et nostris litteris non
et
:
;
non audieritis, ut ad nos veniatis. tune pro certo
seiemus, quod guerram habere vultis nobiscum. Post hec quid futurum .sit,
nos nescimus, solus Deus novit (,2). Cyngis-Chan primus Imiieratur.
credideritis et consilium
Secundus Ochoday-Chan. Tertius Cuiuch-Chan.
in lilteris Domini Tattarorum missis ad Papam.
à
La version
latine de la lettre de Giiyiik était ainsi revenue
lumière,
plus ou moins mutilée, en 1838-1839, puis de
la
complète dans
façon plus
Salimbene. Mais on
«
sarrasin
».
de ce terme.
en
— Non plus continebatur
«
était
«
la Chroniijtie
Abel-Rémusat avait varié dans
A
propos de
la
aral>e
»
à
«
de
l'interprétation
traduction des lettres d'Innocent H'
rutliène, sarrasin et tartare
substitué
éditions de
les
toujours dans l'ignorance de l'original
sarrasin
», il
»
avait, sans autre
(p. 4"27),
remarque,
mais, à la page sui-
>, employé pour le
novembre 12 Ki, par
« c'est-à-dire en arabe ou en persan ». Dans le premier cas,
pour ce qui se passa chez Batu, d'Avezac (p. 18.j) exprima en
vante,
il
expliquai!
le
terme de
«
sarrasin
texte de la réponse de (Hiyiik établi le 11
note l'opinion que
«
sarrasin
»
signifiait
généralement
«
arabe
»,
Ce second » Chan », comme je le montrerai plus loin, reprcsento i/aVoi et
à lui seul à dosignei' Otjodiii.
Los noms suivants des trois
(2) La kHtre de Guylik s'arrête en réalité ici.
liremiers grands khans, njal lus dans l'édition de 1857 que le P. Golubovich
pouvait encore seul connaître en 11J06, sont une information indépendante que
Salimbene avait rocnoillie auprès do Plan Carpin, La date finale n'est traduite
dans aucune des recensions de la version latine de la lettre; Plan Cai'idn l'avait
peut-être laissée de cOlé: mais peut-être aussi le to\te mongol n'en iMjrtail-il
pas encore.
(1)
suffit
Li^J
1")
LES MONGOLS ET LA TAPAUTÉ.
mais que dans
le
tuniiie;
laii,i:uc
cas présent
[)ar
dit sans hésitation (p. 593) qu'
version arabe
dit ce qu'ils
d
Ni Ixockliill
».
probablement de la
du 11 novembre, il
on leur remit on outre une
s'aiiissait
il
contre, pour la
entendaient
ici
«
),ni
par
lettre
M. Tulle,
sarrasin
«
».
ni
M. Maleiu n'ont
Le P.
(iolubovicli
y a vu un équivalent d' « arabe ». La découverte récente
montre que, bien au contraire, « sarrasin » n'a ici le sens ni
(I, -il;!!
d'arabe, ni de turc, mais seulement de persan (-). Voici
comment
cette découverte s'est produite.
Le
P.
M*-''
Cyrille
pour
N'atican
Ivarale\skyj,
la
Mission
en faisant des recherches au
ruthène fondée par
historique
.\ndré Szeptyckyj, truuva en
ves vaticanes appelé
«
l'J-20,
dans
Archivio di Castello
le
»
fonds des archi-
pour provenir des
anciennes archives du Château Saint-Ange, un certain nombre
de documents en écritures orientales,
W
reconnut dans
torien
qu'il
communiqua
Tisserant, bibliothécaire à la V'aticane.
E.
le lot
Màr Yalibalahà
l'original d'une lettie
111 (il
W
à
Tisserant
du patriarche nes-
en devait par la suite découvrir une
un en
Une photographie de ce document persan fut envoyée
.Massé, qui procéda à un déchilTrement et à une traduc-
seconde), puis trois documents en écriture mongole et
persan.
à
.M.
tion provisoires; mais, pressé par d'autres travau.x, et voyant
en tète de
la
pièce des lignes qui
lui
parurent être du turc,
sans compter un double cachet en écriture ouigoure ou mon-
envoya la photngrapliie à .AI. Deny, qui à son
un coup d'œil sur le déchiffrement provisoire
de .M. Massé suffit à me montrer que nous avions là l'original
« sarrasin » de la réponse de Giiyiik à Innocent IV, et que cet
gole, M. Massé
tour
me
l'apporta;
original était en persan.
M*-"
A. .Mercati, aussitôt pressenti, don-
nait liien volontiers l'autorisation nécessaire à la
du document. Pour mener à bien
publication
cette publication, j'ai pris,
au
point de vue persan, des avis de .MM. Cl. Muart et .Mirzà Mul.iam(IJ
Toutefois liockhili [Hubruck, p. 48) se trompe absolument en identifiant
le nom de suri, sartn'ul, sarla'/ci)i, et celui dos Sarrasins.
Ce n'est pas à dire que le mot que Plan Carpin rend par
sarrasin
(sans doute sarla'ul) n'ait eu que le sens do
persan . au-i yeux des Mongols;
mais c'était réquivalenl de • musulman -, et tout texte écrit en cariii-léres
arabes, quelle qu'en fût la langue vérit;ible, était pour eux > sarrasin -. tout
comme il aumit été /louci-honei pour des Chinois.
C^lymologiiiuement
f2)
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
16
mad, à qui j'adresse tous mes remerciements; mais
je
tiens
surtout à dire tout ce que je dois au déciiiffrement préliminaire
de M. Massé. Je n'en reste pas moins seul responsable des opinions auxquelles je
me
pas échappé,
je n'ai
suis arrêté,
— aussi
— et des erreurs auxquelles
bien en mettant au point la tra-
la lettre persane proprement dite qu'en déchillrant
préambule turc et le cachet mongol/
Voici la note que le P. Karalevskyj m'adressait le 12 janvier 10:22 quant à l'apparence extérieure du document
duction de
le
:
«
Cette lettre est écrite à l'encre noire sur papier de coton (1)
sans filigrane, d'une couleur jaunâtre qui semble être naturelle..
Les dimensions totales du document sont de r"12>< tr20.
est
le
11
formé de deux morceaux collés, longs le premier de O^GT,
second de (r IS.'i, non compris la partie collée qui est de
A
trouve une
marge de
gauche il n'y
en a aucune; il n'y a pas d'encadrement. Les deux sceaux en
mongol sont imprimés à l'encre rouge; ils ont, le premier
0°" M.5
0"1 15, et le second trUô
U"'15
(2). Chacun comprend six lignes et est entouré d'un tilet simple. Au bas du verso
est écrit à l'encre, d'une main du xvi'' siècle, « n° 80. Arabica ».
Ceux (les anciens index ou registres d'entrée aux archives du
Château Saint-Ange que j'ai examinés ne mentionnent pas cette
pièce. Les index ne sont d'ailleurs pas méthodiques et ont été
0"'01.
di'oite se
x
X
rédigés
0"'03; à
par divers,, entre
autres
par Conlalonieri, custode
des archives au xvii" siècle, en vue de travaux particuliers.
Leur dépouillement complet aurait demandé un temps considérable.
»
Les deux planches jointes au présent travail dispensent d'une
description plus détaillée; en particulier
le
cachet rouge de
heureusement isolé par M. Pompeo Sansaïni,
piiotographe à Rome, des lettres noires sur lesquelles il était
Giiyulv a été très
apposé.
On
quo cette
• papiers de coton
risque fort
de 1922 Totcasion de voir le document
original; il m'a paru être écrit sur un papier analogue à ceux employés un
peu plus tard par les filongols de Perse et que les recherches poursuivies à
Vienne ont montré n'être aucunement à base de coton.
(•,')
C'est le même sceau, et il est carré; la différence dans les mesures pi'o\it'iit d'un retrait inégal du pa]iier.
(l)
sait
d'être controuvée.
.l'ai
vieille
tradition des
eu dans
l'été
[14]
••
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ.
17
*
TFA'TE
PERSAN DE LA RÉPONSE DE GiiYUK A INNOCENT
O-yy ^J-J w-vj
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ORIENT CURETIEN.
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.24
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
18
Ui.
I
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^
.29
^l=v >_t^ aL=^
^'j^
.l»y jitj
TRADUCTION
Dans
du Ciel éternel, [nous]
la force
le
peuple tout entier; notre ordre (1).
Ceci est un ordre (2) envoyé au grand pape
comprenne
le
Après
(1)
(2)
(5)
Khan océanique du grand
(3)
pour
qu'il le
connaisse et
(4).
en avoir tenu conseil
(6)
dans
les....
des territoires du
Je reviendrai plus loin en détail sur ce début, qui est en turc.
Le mot JLo» mi^âl a
sens précis d'ordre du souverain, de firman, dans
le
persans de l'époque mongole; cf. par ex., en dehors de VuUers, Blochet, Hisi. des Mongols, II, 39'^.
(3) Pâpài-kalân. Le texte n'ayant pas de points diacritiques, je n'ose affirmer
que les scribes aient voulu écrire vraiment pùpâ, et non bâbâ à la mongole (le
mongol du Moyen Age n'avait pas de p, encore que les Mongols le prononles textes
çassent peut-être dans
(4)
••
Dans toute
comprendre
..J_JI.Jp
d' •
et
•,
'^
ilz*^
accepter
(5)
»,
mots d'origine étrangère).
les
la lettre,
'
^^
(y**
..\^f
non de
•
"''^)'
^^^
employé au sens de
faire connaître
»
l'expression a en outre plus ou
prendre acte de
»
connaître
(pour lequel on a
moins
•,
causatif
le
la
valeur
(dérivant du sens de connaître).
Je traduis tant bien que mal cette phrase fort difficile en
me
fondant sur
du déchiffrement qui sont assurées et sur la correspondance avec le
texte latin. J'ai inséré dans le déchiffrement les lectures qui m'ont été pro
posées, sous réserves, par l'érudit éditeur de Juwainî, M. Mîrzâ Muhammad
Qazwlnî. Le mot ij^A^ rubïst pourrait être une forme archaïque de ,_;;,^ J
les parties
nXiclk ou nûunst,
'
langue
^ ki
»,
cette
«
écrit
forme
après nïbïït, et
«,
•
lettre
•.
Quanta
U: zifûn pour
\j\
zXbân,
dans Juwainî. 11 faut alors sous-entendre
y a de toutes façons une rupture de construction entre
se rencontre
il
le mû, - nous », qui commence la phrase à la première personne, et son achèvement à la troisième personne en construction passive. Ce qui m'a ampèché
d'adopter
ici
dans
ma
traduction
les
conjectures de M. Mîrzâ
Muhammad,
c'est
amènent à parler de la « lettre [rédigée] dans la langue des gouvernements du karàl .. Or il n'y a pas trace de cela dans la version latine, en
qu'elles
somme
de ]a
(6)
assez fidèle, mais seulement d'un conseil tenu préalablement à l'envoi
lettre.
Kanijas
e.st
bien
la
forme ouigoure de ce mot emprunté au turc par
[16]
le
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ.
(1), vous nous avez envoyé une requête
nous avons entendue de vos ambassadeurs (4).
kâràl
persan du Moyen
kanfjàh
15"
;
silio
de
•
\S
(1)
(cf. le
la
Vullers,
que
dictionnaire de Radlov); on trouve aussi en persan
version latine.
liûrùl
est
évidemment
mot que Slaves, Hongrois,
le
etc.,
ont
tiré
en leurs langues le nom du • roi •. Cermot sous la forme métathétique Ji5' kaldr,
faire
tains historiens persans emploient le
l'appliquent aux rois de Hongrie ou de Pologne; on voit
Guyûk
(3),
II, ï)00),
du nom de Cliarlemagne pour en
et
de soumission
par exemple dans Blochet, llist. des Mmxgols, II,
Le sens de bangas est • conseil •, • délibéi-alion •; cf. le • habite con-
(cf.
51".
Age
(2)
19
que
la
lettre
de
a encore la forme correcte; contrairement à ce qu'a dit Bretschneider
(Med. Reaearches,
suppose d'ailleurs
de transcription du temps, un original kûrdl
(' kaial serait possible théoriquement, mais
peu vraisemblable en fait), et non
kular. Dans la suite de la lettre, on trouve deu.x fois kardl au pluriel. Ici le
mot est au singulier; il doit donc s'agir d'un roi en particulier. A la fln du
.xiii" siècle, le
roi de France • est connu dans le monde oriental sous le titre
de • redifrans •, qui a alors passé même dans la langue de la chancellerie mongole en Perse; mais il n'en allait pas de même cinquante ans plus tùt. Encore
que j'ignore de quelle • délibération • il s'agit, peut-être est-ce lui, si j'ai bien
compris le passage, qui est visé ici. La.Chronique de Salimbene (p. 207) contient
sur les conversations de Giiyuk et de Plan Carpin un passage dont Vllisloria
Mongalorum n'offre pas l'équivalent
... Etquod inquisivit [Giiyuk], quot essent
qui dominabantur in partibus occidentis; et respondit quod duo, papa videlicet
et imperator, et ab istis duobus omnos alii habebant dorainia. Iterum quesivit,
quis istorum duorum esset maior. Cumque frater lohannes dixisset, quod
papa, protuiit litleras pape et dédit ei . D'après ce passage, on serait tenté de
penser que kàral pourrait viser ici l'empereur, n'était qu'Innocent IV n'avait
aussi,
l,
331), la transcription chinoise k'ic-lien
d'après les habitudes
:
évidemment pas consulté Frédéric
à faire déposer. Peut-être
qui a fait disparaître cette conversation lors de la rédaction linale de VHisluria Mongalorum. La note de Quairemère, Hisl. des Mongols, p. 72, sur kâlâr, etc., est en partie erronée.
qu'il se préparait
II
est-ce d'ailleurs la déposition de Frédéric
(2)
Le mot .^C^.l Olûg,
•
prière
contré jusqu'ici en persan, et
le
-,
•
II
requête
•,
ne
s'est pas, je
crois,
ren-
dictionnaire de Radlov ne connaît encore en
turc que la forme otiinc; mais otiig est aujourd'hui bien attesté dans les textes
//, p. 16*-; Le Coq, Tiirk. Manichaica aus Cholsvho,
dans T'oung Pau, 191-4, p. 265); et, tant pour la forme que
pour le sens, le mongol iJcik lui correspond rigoureusement.
(3) L'idée de • soumission » est exprimée par deux abstraits persans en -î, mais
formés le premier du mot turc il (qui a passé aussi en mongol; cf. aussi Quatremère, Uist. des Mongols, p. 73), le second d'un mot ii'anien. Contrairement aux
habitudes persanes, ils ne sont pas réunis par une copule. De même, aux
lignes 17-18, le mot • envoyé •, • ambassadeur », est exprimé par deux mots,
ouigours(cf. MùUer, C'igurica
I,
p.
112; pelliot,
l'un turc, l'autre persan (en réalité arabe), placés l'un après l'autre
sans copule.
semble qu'il y ait là un phénomène un peu analogue à celui qui a fait juxtaposer dans l'Indochine et l'Insulinde un mot sanscrit et son équivalent en une
langue indigène (cf. Huber, dans B. E. F. E.-O., V, 173).
Il
(4)
Le mot pour
•
ambassadeurs
•
est ici la
[17]
mot
turc iici
{el'ci).
Le
pluriel
20
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
vous agissez selon vos propres paroles (1), toi qui es le grand
(2), venez ensemble en personne pour nous rendre
hommage, et nous vous ferons entendre à ce moment-là les ordres [résultant] du ijûm (3).
Autre [chose]. Vous avez dit que si je recevais le baptême (4), ce serait
bien tu m'en as informé moi-même et tu m'as envoyé une requête. Cette
tienne requête, nous ne l'avons pas comprise.
Et
si
pape, avec les rois
;
emplo\'é dans la réponse de Giiyuk
•
rois
sagers.
Quand
(1) J'ai
semble pas
(i!)
Ici
me
paraît s'adresser à la fois au pape et aux
abouché avant de faire partir ses mespape seul, il lui dit - tu ».
traduit littéralement. Le sens indiqué par VuUers pour l'expression ne
avec
»
lesquels le pape s'était
Giiyiik vise le
aller bien ici.
comme
ktiralân, et
il
à la ligne 27, le pluriel de kâràl est écrit kârâllân au lieu de
en est de même pour le pluriel rasTiUân au lieu de rasïdân <à la
ligne 17.
(3) Il est intéressant de trouver ainsi attestée sans conteste dès 1246 la forme
yâsâ des historiens persans, au lieu qu'en turc et en mongol on a généralement
la forme régulière yasaq. Le « yâsâ • est la loi arrêtée sous Gengis-khan.
(4) Mot à mot " entrer dans le sUâm ». Ce mot n'est pas persan, et il était
inconnu jusqu'ici en turc comme en mongol. Il est certain que l'expression
répond au « baptizari et effici chrisliani » de la version latine. D'autre part,
dans une lettre mongole d'Arghun datée de 1290 et qui sera publiée au cours
du présent
travail,
Arghun
parle des
•
peuples chrétiens
de sa grand'mère qui était sUâmtai; cet adjectif
silcim, et le sens en est sûrement « baptisé » ou
mentionne l'avis qui lui a été donné à lui-même
{silâmlii)' oralii-^ai), et cette
même
est
«
-
»
(kirislan irgân) et
normalement dérivé de
chrétien
»;
enfin
d'entrer dans
le
Arghun
siUim
•
construction reparait encore deux fois dans
sa lettre {silttm-liir orabasu, silàm-tur oraxsat); c'est l'équivalent exact, en
mon-
tournure que nous avons ici en persan. Mais qu'est-ce que le mot
si/iim, suffisamment technique pour qu'un scribe per.san l'ait employé ici tel
quel;' Notons d'abord qu'en écriture persane comme en écriture mongole, on
pourrait aus.si lire silàm; le mongol moderne prononce toujours x- devant i.
mais un certain nombre de ces si- actuels sont d'anciens si-, en particulier
lorsqu'il s'agit de mots étrangers arrivés au mongol par le tui-c. J'avais pensé
à un emprunt qui relierait siUim ou sildm à la racine sémitique exprimant
l'idée de salut; arrivant normalement par le syriaque, l'initiale y serait /-,
mais slmn a en syriaque le sens de • paix ., et non de • baptême ». Si je me
suis décidé pour « baptême », c'est qu'il y a dans le mongol écrit classique un
verbe silâindâ-, • humecter », « tremper dans l'eau », qui a des dérivés causatifs et passifs réguliers, et qui serait lui-même tiorraalcment un verbe dénominatif issu de silàm. Ce silum, aujourd'hui inconnu en mongol tout comme
l'adjectif sitamldi, était-il primitivement un mot étranger? C'est possible sans
plus; on peut invoquer en faveur de cette origine étrangère qu'il n'y a pas un
seul autre mot mongol dans toute la lettre; mais les verbes dérivés issus de
ce mot n'ont dans le mongol écrit classique aucun sens religieux. J'ajoute enfin
que le rattachement de silamdâ- à sildm, qui me parait avoir de grandes
chances d'être fondé, suppose une priorité de la forme sildmdd- recueillie
par Kovalovskiï par rapport à la forme sildmddd- indiquée par certains dictionnaires indigènes et par Golstunskiï.
gol, de la
[18]
LES MONGOLS LT LA PAPAUTÉ.
Autre [chose]. Vous m'avez envoyé
«
(1)
ces paroles
tous les territoires des Mâjar et des kirisliïn
(2)
;
je
21
« Vous avez pris
m'en étonne. Ditcs:
€ nous (luelle était la faute de ceux-là? (3) » Ces tiennes paroles, nous
ne les avons pas comprises non plus. L'ordre de Dieu, Cingiz-kliân et le
Qâ'ân (4) l'ont envoyé tous deux pour le faire entendre. .Mais à l'ordre de
(1) Ici et plus loin, je lis -'il, forme archaïque de la i° personne du pluric
pour -M.
(2) La traduction latine parle ici de la mise à mort de tant d'hommes, • et
ma.\imc christianorum, et potissime Pollonorum, Moravorum et Ilungarorum .
La forme Mâjar est r('j,'ulii're pour le nom des Magyars ou Hongrois. Kirislân
ne peut représenter que le nom des • chrétiens • en généial; j'ai signalé dans
une note précédente la présence du même mot, sous la même forme, dans unn
lettre mongole d'Arghun do l-'90. On voit que la traduction latine introduit des
noms de peuples que la lettre persane de Giiyiik ne contenait pas, et qu'il n'y
a guère de vraisemblance qu'ils se soient trouvés dans sa lettre mongole. On
remarquera toutefois que la vereion latine de la réponse /de Guyiik est ici
étrangement voisine du contenu de la lettre d'Innocent IV
Cum non solum tel qu'il est exposé par Plan Carpin aux premiers Slongols qu'il rencontre en
• ... mandabat praeterea [Dominus Papa] quod mirabatur
Russie méridionale
:
de tant<à occisione
hominum
et
maxime Christianorum,
et potissime Ilungaro-
rum, Moravorum, Pollonorum ...
L'énumération n'est pas dans la lettre
même d'Innocent IV, et, où que Plan Carpin l'ait prise, il a du se souvenir
de sa traduction latine de la réponse de Guyiik en résumant rétrospectivement dans son récit de voyage sa conversation avec les Mongols de la Russie
méridionale.
mirnrl non
(3) La lettre d'Innocent IV (d'Avezac, p. 479) disait en effet
immerilo cogimur ve/iemenler ... à propos des dév;istations des pays chrétiens
et non chrétiens, et demandait quUI vos ad i/entium exlerminium moveril aliarum; mais elle ne nommait, nous l'avons vu, aucun peuple en particulier.
Chingiscan • (d'Avezac, p. 5!)5; G. Pullé,
(4) Le mss. de Colbert a seulement
cingis kan et kan • (G. Pullé,
p. 126); mais le mss. lat. 512 de Vienne porte
p. 125), et on a • Cyngis-Chan et Chan • dans la chronique de Salinibene
(cf. supra, p.
12). Même avec ce nom double, rien dans la version latine
n'implique qu'il s'agisse de deux personnages, et on serait assez tenté à première vue de comprendre que Guyiik ne nomme que Gengis-khan, qui est à la
fois khan et qayaii (tja'an). Je ne crois pas qu'il y ait lieu de s'arrêter à cette
:
explication. Le .i ^s
•
tous deux
du
texte persan implique Ijicn qu'il s'agisse
de deux personnages. Or c'est une tradition ancienne, qui se retrouve dans les
textes chinois de l'époque mongole
encore que l'histoire mongole moderne ne
la connaisse plus
que Gengis-khan n'a pas porté le titre suprême de r/ayan ;
ce titre n'aurait été pris que par son successeur Ogôdâi. En fait, nous connaissons nombre de cas où qa-fon (qa'an, qa'an), sans autre spécification,
est une désignation suffisante d'Ogodài (cf. par e.xemple Chavannes, dans
T'ounij Pao, 1908, p. 376; Chavannes a bien vu qu'il s'agissait d'Ogodui, mais
n'a pas reconnu le titre de qayan, donné cependant par les versions mongoles; je pourrais ajouter bien des exemples aux trois que Chavannes a
cités). Gùyùk mentionne donc ici les ordres envoyés en Occident par ses deux
—
—
prédécesseurs.
[19]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
22
Dieu [ces gens] n"ont pas cru (1). Ceux-là dont tu parles ont même tenu un
grand conseil (?) (2), ils se sont montrés arrogants et ont tué nos envoyésambassadeurs (3). Dans ces territoires, les hommes [c'est le] Dieu éternel
qui les a tués et anéantis (4). Sauf par l'ordre de Dieu, quelqu'un, par sa
comment
seule force,
Et
tu dis
si
autres]
f
(1)
^1
» (7),
On
au
tuerait-il,
comment
«
pourrait également comprendre
lieu
prendrait-il (5)?
Je suis chrétien (6); j'adore Dieu; je méprise
comment sais-tu qui Dieu absout et en faveur de qui
:
«
vous n'avez pas cru
»
et...
il
[les
octroie
en ponctuant
de jj'.
(2) Je ne suis sur ni de la lecture ni du mot à mot. Ma traduction s'inspire
du • magnum consilium habentes » de la version latine; kalân, « grand »>
répond bien à magnum, mais j'ai des doutes sur ce qui précède kalân.
(3) Sur la double forme rasftllân-Uciyân, cf. supra, p. 18, n. 2. Ainsi que
d'Avezac l'a supposé (p. 595), Gûyiik doit faire ici allusion à la mise à mort des
envoyés mongols par les princes slaves en 1223, peu avant la bataille de la
Kalka. C'est sans doute sous l'inlluence de cette réponse que Plan Carpin note
(d'Avezac, p. 767) que • consuotudo enim est Tartarorum nunquam facere
pacom cum hominibus illis qui nuncios eorura occiderunt, quin de ipsissumant
vindiciam
».
aurons encore plusieurs fois, dans cette lettre de
convient de rendre par Dieu. Mais c'est là, dans le
texte persan, une traduction un peu infidèle à l'original mongol qui avait certainement ((Mî^rr*, leCiel(divinisé); et-leDieu éternel», ojjj
c|j.à., quedonne
(4)
Nous avons déjà eu
Guytik,
le
mot ^tj.:i.
la présente
et
qu'il
phrase, habille d'un vêtement arabo-persan
le
mongka
tàngri,
«
le
que portait sOirement l'original mongol; c'est aussi là le mdngû
tàngri par lequel débute en turc la présente lettre de Giiyuk. Les notions
exprimées par tàngri, yiidâi et même màngii (mongka) étaient d'ailleurs assez
voisines pour que Tangriberti, Khudâiberti et Mangiiberti soient pratiquement
autant d'équivalents turcs de Dieudonné.
(5) Le texte latin est moins précis « ... homo homini quid facere potuisset ».
J'ai admis que les deux verbes se rapportaient aux deux actions dont le pape
avait marqué sa surprise, le > meurtre - des populations et la « prise » des territoires. Le mot pour • tuer • est généralement écrit en persan
jJxS kusian,
Ciel éternel
mais notre
»,
lettre
a toujours
j;±,S kûslan,
comme dans
le
cas présent. Je ne
pense pas d'ailleurs qu'il y ait lieu d'attacher grande importance à cette scriptio
plena, pas plus par exemple qu'à la double leçon .^si— suyjtn des lignes 8 et M,
'
mais
.^jdï—' siixiin de la ligne 16.
(6) " Chrétien » est exprimé ici par le vrai mot iranien tarsâ, > trembleur •
on sait que ce mot existait déjà avec ce sens en pehlvî, sauf qu'il a pu désigner
au début les . moines •; comme tel, lise trouve déjà en transcription chinoise
dans l'inscription syro-chinoise de 781.
(7) Je ne suis pas sur du sens; le mot
J; -ârï a le double sens de > lamen-
^
mépris » je me suis inspiré du • alios despicitis « de la version
latine; le second verbe m'échappe. Vu l'entourage nestorien de Giiyuk, je me
demande s'il n'y a pas ici une allusion aux Nestoriens méprisés par les chrétiens d'Occident; la version latine, établie en présence des chrétiens Cinqai
tation
•
et de
«
;
[20]
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ.
la
comment
miséricorde,
pour que tu prononces de
sais-tu
le
23
telles
paroles (1)?
Dans
de Dieu
la force
depuis
(2),
le soleil
levant jusqu'à son occident,
tous les territoires nous ont été octroyés. Sauf par l'ordre de Dieu, com-
ment quelqu'un
cœur sincère
pourrait-il rien faire?
Nous serons
A
présent, vous devez dire d'un
nous [vous] donnerons
ensemble, sans
exception (â), venez (6) nous offrir service et hommage. A ce moment-là
nous connaîtrons votre soumission (7). Et si vous n'observez pas (?) l'ordre
de Dieu et contrevenez (8) à nos ordres, nous vous saurons [nos] ennemis (9).
Voilà ce que nous vous faisons savoir. Si vous [y] contrevenez, en quoi
en connaitrions-nous? Dieu en connaitra.
Dans les derniers jours de jumâda le second de l'année 644 (3-11 novem«
:
notre force
(4) ».
[vos]
Toi en personne, à
sujets
la
(3);
des
tète
rois, tous
bre 1246) (10).
et
Qadaq, prête à cette interprétation quand
clic dit
:
Sed vos, horaines occi-
dentis, solos vos christianos esse creditis, et alios despicitis.
•
Le texte persan doit subir ici rinfluence de la terminologie musulmane, et
ne donne sans doute pas une impression absolument fidèle de l'original mongol.
(1)
L'original
(2)
mongol avait sûrement
formule à laquelle correspond en turc
tiingri kucun-diir, c'ost-à-dire la
[miiniju] liingri
mOme
kûciindà au début de
la
lettre.
L>l
(3)
il.
Sur ce mot
turc, passé
en mongol
mes notes
et
en persan,
cf.
Qualremèrc,
au cachet de Guytik.
force • est ici kiic, au lieu qu'aux lignes 20
(4) Le mot que je traduis par
et 24, il répondait à l'arabo-persan ^.^3. U est certain que le mongol avait
des Moiiijols, p. U-15, et infra,
Ilist.
relatives
même équivacorrespondant turc du mongol kiicUn est kiic, et
on emploie en turc une expression kiic ber-, tout comme en mongol kiiciin
6(1; - donner [sa] force , au sens de • servir [quelqu'un] •. Sous les Mongols,
ou peut-être avant eux, l'expression a été copiée, en gardant le mot turc kiic,
dans le persan ,^1.5
''exemple que fournit la lettre de Giiyiik est plus
kùciin dans tous les cas, et la traduction latine a bien partout la
lence
•
fortitudo
-.
Mais
le
?-^
\
ancien que ceux réunis déjà par Quatremère, Hisl. des Monr/ols,
(5)
J'emploie
sans exception
ne pas répéter
tous ensemble
(6)
Au
(7)
C'est-à-dire
(8)
Aux
(9)
lieu
de JjLj,
que
il
•
comme un
comprendra alors
pour
mot
il
turc.
de
la sincérité
de cette soumission.
x^
Quatremère
lui
a consacré une note
(Itisi.
n'y a à changer que l'hypothèse selon laquelle
(W) On a vu plus haut que cette
novembre 1216. D'autre part, si
aucune date, peut-être est-ce parce
Il
n'être
afin
•.
lignes 20 et 30, jcL^est
des Mongols, p. 128-129), où
ySyl pourrait être mongol.
l'avis
p. S-lS-S-ig.
rl^-~
faudrait J_)L>.
(juyiik
-ivj yâyi. C'est le
équivalent de
lettre
persane a été écrite exactement
le
version latine de Plan Carpin n'indique
qu'il la lit sur le texte mongol, qui pouvait
la
qu'un brouillon, et ne pas porter encore de date; j'ai exprimé, plus haut,
été finalement mis de côté.
que ce texte mongol avait
[21]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
24
J'ai traduit,
la
mais sans
les discuter, les trois lignes initiales
importe d"y revenir maintenant, en donnant d'abord
transcription et la traduction de ce préambule en turc, et
en turc.
ensuite
Il
déchiffrement et la traduction du
le
apposé à deux reprises sur
en partie l'un par
mongol
l'autre.
Préambule en tnrc
1°
cachet
Les deux textes s'éclairent
la lettre.
:
M{â)ngu t{a)nQri kuc{û)ndà kïir {u)l{xiy; ulus n{u)ng taluï
yan y{a)rl(iy(g)m{i)z.
« Dans la force du ciel éternel, [nous] le khan océanique du
grand peuple tout entier; notre ordre ».
|
nung
\
Cachet en mongol en six lignes
2°
Mongka
t{a)ngri-yin
yanu
dalai-in
\
Dans
kûcûn-dûr yàkâ mong^ol
j{'/)rl{'i)y
iràtugui ayutu'iai
«
\
la force
:
il-
bol-(a
\
\
ulus-un
irgàn-diir kurbàsii bûs-
.
\
du
ciel éternel,
du khan océanique du peu-
ple des grands Mongols, l'ordre. S'il arrive à des peuples sou-
mis, qu'ils
le
respectent et qu'ils craignent!
»
La première ligne turque ne fait pas difficulté;' c'est la formule initiale de tous les édits mongols.
Je lis, au début de la deuxième ligne turque, kilr ou gïn\
que je rends par « tout entier ». Ce mol n'a pas survécu en turc
avec ce sens précis, mais il a laissé des traces. C'est à lui que
se rattache le gïn-,
«
abondant
»,
»
puissant
»,
de Tosmanli,
inséparable lui-même du kïir des dialectes de l'Altaï, aux sens
En mongol
une expression kïir ulus, « tout
être qu'un emprunt au turc, et
encore plus évolués.
rapprocher de notre kïir
idit-^
littéraire,
le
peuple
qu'il
Kovalevskiï a relevé
»,
qui ne peut guère
convient en tout cas de
ulus. Enfin et surtout,
le
vieux
de gur-yan, gurkhan, qui a été porté par les souverains
des Keraït etdes Karakhitai, est toujours expliqué dans l'His-
titre
Mongols en traduisant gûr {kiir) par p'ou,
En somme, un souvenir de la titulature du gur-
toire secrète des
«
universel
».
[22]
nuc.
\4b^..
-
'W
*»^
rv^MJfefiMSâBL..
^^5'^!&*^'î^^^"^"'2j»
Pl. II.
—
Sceau du grand khan
Voir page
[â-2].
r.ûjùl;.
25
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ.
khan
se retrouve dans celle que prend
Le mot suivant
^-'1
l'empereur mongol.
ici
ne peut guère être qu'w/My,
répond d'ailleurs à yalui du cachet, qui a
mongol
le
«
grand
même
», et
sens en
(1).
Ulus existe en turc
et
en mongol et se trouve
ambule turc ciimme dans
le
J'aurais fort hésité à proposer
de cette deu.xièrae ligne turque
mongol
n'était
venu
la
ici
dans
le
pré-
cachet mongol.
mon
interprétation de la fin
le
déchifTrement du cachet
si
On
confirmer.
sait
que
le
turc taluï,
mongol sous la forme dalai; or, au
taluï nung yan du préambule turc le cachet mongol répond
rigoureusement par un dalai-in yan; il n'y a donc pas, à mon
«
océan
»,
se retrouve en
sens, de doute à garder sur la lecturo.
titre.
Reste à expliquer ce
L'idée première doit être celle de l'ucéan qui entoure le
monde;
le
souverain
«
océanique
» est celui
qui domine aux
rives de cet océan, c'est-à-dii'e le souverain universel.
Il
n'est
.M. Ramstedt et moi-même ayons eu raison quand
nous avons songé, indépendamment l'un de l'autre, à voir dans
le nom de Gengis-khan, Cingiz-yan, une forme palatalisée de
Tengiz-7an,oii f('ngi:,« mer »,jou<'rait le même rôle que joue ici
talu'i (dalai) (2). Mais il est bien connu en tout cas que l'image
d' « océanique » a fait une grande fortune lorsque le dalailama de Lhasa a reçu ce titre mongol au milieu du xvii" siècle.
pas établi que
On
savait
d'ailleurs
rQija-mcho,
«
océan
que
l'épithète
», figurait
tibétaine équivalente de
déjà dans les
noms de
plusieurs
grands lamas avant cette date. Nous n'en serons plus surpris
en constatant que, dès la première moitié du xiii"' siècle, cette
même image entrait dans la tilulalure des Gengisklianidcs (3).
La fin du préambule turc n'offre pas de difficultés.
(1)
Je
lis
bien àj| et non
Les alternances
<
jj'
;
il
n'y a pas de
dans
c
final.
correspondances turcomongoles devant les voyelles palatales; on on connaît même quelques exemples
dans d'autres cas, par exemple la forme turque Tusi ou Tosi do Jo6i, nom du
fils aine de Gengis-khan. L'explication du nom de Gengis-khan par tanr/iz a été
proposée par M. Ramstedt dans ses Mog/iolica, p. -iô; sans connaître son travail,
je l'ai proposée plusieurs fois à mes cours, l'cut-étre n'est-ce pas un hasard si
Ibn Batûtah a Tangiz-/Sn comme nom de Gengis-khan.
(3) Cette partie de mon travail était déjà rédigée quand je me suis rappelé
que j'avais déjà rencontré un autre exemple du litre que prend ici Giiyiik,
encore que cet autre exemple n'ait pas été, lui non plus, relevé jusqu'ici. Dans
(2)
l
c sont fréquentes
&3]
les
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
26
Le début du cachet mongol est conforme à toutes les formules
nous sont déjà connues, y compris l'ortho(mais
inexpliquée) mongka (1).
graphe consacrée
Le préambule turc faisait du khan le souverain du « grand
peuple », sans nommer autrement ce peuple. Le cachet mongol
spécifie au contraire qu'il s'agit des Yaka-Mongyol ou « Grands
Mongols ». Les Yàka-MongYoI sont l'un des quatre peuples
Mongols proprement dits qu'énumère Plan Carpin (d'Avezac,
initiales d'édits qui
645), et c'est à eux qu'appartenait la famille
IV,
de Gengis-
khan.
Le mot jarliy
même
la
du
est le yarlî-^
turc, passé ici
en mongol avec
orthographe, c'est-à-dire avec l'omission des
qui est usuelle pour ce
mot en
voj'elles
écriture ouigoure ou arabe; l'écri-
ture mongole postérieure adoptera la scriptio plena.
Dans
il bol'ict,
c'est-à-dire
il,
il
rencontré dans
s'agit sans
soumis
«
le
corps
»;
ce
même
aucun doute des gens qui sont
mot turc que nous avons déjà
de
la lettre
de Guyiik, avait plus
ou moins passé en mongol ancien (2). Pour le second mot, je
ne puis lire autre chose que bolya, qui serait le participe passé
« non achevé » de bol-, « être », « devenir »
ce qui me surprend
est que je ne me rappelle pas avoir déjà rencontré cette forme
de participe dans le texte mongol de VHistoire secrète des
;
Mongols.
Les textes d'édits de l'époque mongole se terminent régulièrement par des défenses, suivies de la formule que si on agit
autrement, est-ce donc qu'on est sans crainte? Autrement dit,
craignez de désobéir. L'impératif à la 3° personne ayutu-(ai
(du verbe ayii-, « craindre »), qui termine ici le texte, est
280 de Vllisloire secrète des Monr/ols, Ogodai, le prédécesseur de Guyùk,
de dalai-in qa'an, ce que la traduction chinoise interlinéaire rend
par « empereur de l'intérieur des mers • {hai-nei houang-ti). Giiyiîk n'est donc
le
S
est qualifié
premier Gengiskhanide à s'être qualifié d'. océanique ». Peut-être est-ce
titre que veut rendre Etienne Orbelian quand il qualifie Mongka de
« maître de la terre et de la mer » (cf. Saint-Martin, Méin. sur l'Arménie, ii,
131, 277; Brosset, Hist. de la Siounie, p. 229), mais j'en doute assez fort.
pas
le
le
même
(1) Cf. J.
(2)
On
A., mars-avril 1913, pp. 452-453.
que ce mot, en turc comme en mongol, a des formes
sait
les dictionnaires
mais
de Radiov
et
Lt pourrait
de Kovalevskiï).
ouigouro-mongole ne prête pas
Guyiik garantit, dans le cas présent, la lecture
l'écriture
[24]
ici
il.
et
il
se lire
à confusion, et
le
il
lil
ou
(cf.
el,
cachet de
27
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ.
donc tout à fait à sa place. Le mot précédent ne prête pas
non plus au doute; je le lis hiisirâdigiii, où je ne puis voir
qu'une orthographe un peu anormale de VïmpéraWf busiradiffài
d'un verbe buéirà-. Quant à bûsirà-, c'est là le verbe qu'on
écrit actuellement
nérer
».
hUirà-, et qui signifie
«
respecter
», «
vé-
La forme biiSirà- était celle en usage pour ce mot au
qui est employée, en écriture 'pliags-pa
xiii" siècle; c'est celle
en écriture ouigoure, dans les dcu.x tablettes ou p'ai-tseu
qui sont reproduites dans Yule-Cordier, Marco Polo, i, 352,
et
355.
Ce document
seulement intéressant au point de
papauté et des Mongols; il nous fournit
n'est pas
vue des rapports de la
aussi quelques indications sur
avant que
les
l'état de la civilisation mongole
Mongols n'eussent penché définitivement vers la
Chine.
Jusqu'ici, en dehors de la pierre dite de
est conservée
Gengis-khan qui
au Musée Asiati(iue de Petrograd
et qui
porte
cinq lignes mongoles, de déchiffrement malaisé, écrites sans
doute vers 12-20-1225, on n'avait aucun
langue mongole qui
fût
monument
original en
matériellement antérieur à deux ins-
criptions 'phags-pa de 127G et 1280 et à la lettre envoyée par
Arghun à Philippe le Bel en 1289; les six
mongol de Giiytik viennent heureusement
route.
Voilà
pour
le
point
de vue
lignes
se
du cachet
mi-
placer à
linguistique.
.Mais,
point de vue des habitudes de la chancellerie mongole,
le
du
docu-
ment prête à des remarques non moins importantes.
1°
Au
point de vue de la disposition matérielle, la lettre
rapportée par Plan Carpin offre déjà la plupart des caractéris-
documents mongols de
du xiii« et du commencement du xiv" siècle, à savoir
Le nom du Ciel Éternel et celui du khan dépassent les
tiques que nous connaissons dans les
la fin
a)
:
lignes voisines sur la droite. .Vutrement dit, en écrivant de
haut en bas, ces
noms
particulièrement vénérables sont placés
au début d'une ligne et plus haut que
la pierre
de Gengis-khan nous montre
les lignes voisines.
le
nom
Déjà
de Gengis-khan
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
28
une autre ligne un
un moindre degré.
Il n'y a pas à douter que ce soit là un usage venu de la Chine
et, pour que les Mongols l'aient connu du temps de Gengiskhan, il est bien vraisemblable qu'ils l'aient reçu des Ouigours
qui l'auront emprunté à la Chine avant eux.
|3) Les lignes 2 et 4 à 7 sont seules en retrait; nous retrouvons le même usage de ne mettre en retrait] que quelques
lignes du début dans les inscriptions mongoles de la fin du
xiiT siècle. Je pense que c'est parce qu'après avoir ainsi mis en
vedette l'éminente dignité du Ciel et du grand khan, on ne
tenait pas à perdre une telle marge tout au long du texte. Mais
le résultat est que lorsqu'au début de la ligne 15 on va à la ligne
pour le nom de Gengis-khan, ce nom n'est plus placé au-dessus
du début des lignes qui l'entourent. Enfin l'usage de la fin du
XIII' siècle et du début du xiv" voudrait qu'on allât à nouveau à
la ligne pour le qa'an, c'est-à-dire pour Ogodài mais je connais
deux inscriptions de 1276 et de 1280 qui, dans le même cas,
très en vedette en haut de ligne, puis à
nom
de prince distingué de
même, mais
à
;
ont encore la disposition de
la lettre
de 1216.
y) La formule initiale, quoique en turc, est conforme en gros
aux habitudes que nous trouvons dans les lettres et édits à partir de 1276, à savoir la mention du Ciel, puis celle du khan,
ensuite celle du destinataire avec l'indication que le documen
lui est
adressé pour qu'il
le
connaisse. Mais tous les textes qui
s'échelonnent à partir de 1276 donnent
du document, au
o)
le
nom même de
lieu qu'ici Giiyûk n'est désigné
La date du document
est
donnée
comme
mais, contrairement à l'usage courant,
document eût
l'auteur
que par un
titre.
toujours à la fin;
elle est
indiquée d'après
remis à Plan Carpin en mongol,
il est probable qu'il eût été daté d'après le cycle des douze animaux. Une autre différence est que tous les documents mongols
que nous connaissons par la suite spécifient toujours l'endroit
où ils ont été rédigés. J'aurai l'occasion de revenir sur ce point
l'hégire. Si le
été
la suite du présent travail.
Le cachet est apposé à la fin du document, ce qui est de
règle absolue. En outre, conformément à un usage que nous
dans
s)
retrouvons sur tous les
apposé,
comme
monuments analogues,
le
cachet est
garantie, à cheval sur la jonction des deux
[26]
29
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ.
feuilles
de papier que l'étendue du document a contraint de
coller bout à bout.
Le document qui fut d'abord montre à l'ian Carpin était
en mongol. Finalement on le récrivit en persan. Mais pourquoi
alors les trois premières lignes sont-elles en turc? J'avoue ne
pouvoir répondre que par voie d'hypothèse. Le persan, langue
do Musulmans, déplaisait sans duute aux ^IongoIs pour ce
préambule consacré et presque sacré. D'autre part, le mongol
était tout à fait inconnu en «Jccidont, et surtout, je pense, ne
s'était jamais écrit en écriture arabe. Le turc offrait cet avantage d'être une langue à certains égards voisine du mongol,
•2''
ayant en outre avec lui de nombreu.x points de contact culturels,
et (jue cependant on avait dû déjà écrire avec l'alphabet arabe
fois. C'est pourquoi, j'imagine, nous avons, en tète
de cette lettre persane traduite du mongol, un préambule de
bien des
trois lignes
Un
en turc.
nombre de mots turcs se trouvent dans la lettre
persane (mais aucun mot vraiment mongol, si du moins iilain
est bien un mot étranger arrivé en mongol par le turc); la
3"
certain
plupart sont de ceux que les historiens persans de l'époque
mongole ont adoptés. Jusqu'ici on tendait plutôt à admettre
que ces mots étaient entrés en persan lors de la conquête mongole. .Mais nous les trouvons déjà employés couramment dans
la lettre de Giiyak;, douze ans avant la chute du khalifat de
Bagdad. Sans doute, à ce moment, les Mongols occupaient
déjà une bonne partie de la Perse, et beaucoup des fonctionnaires qu'ils
employaient en
pays persan étaient d'origine
ouigoure. Mais on peut aussi se
demander
si
cette invasion
du
vocabulaire admini.stratif persan par des mots turcs n'est pas
antérieure aux Mongols, et due à l'influence des hordes turques
qui, dès la fin
du
à toute une partie
4°
Une
x" siècle et
du monde
tradition, qui
même
avant, se sont imposées
iranien.
prend dans les textes chinois
et
mon-
gols anciens des formes assez divergentes et d'allure légendaire,
prétendait qu'au début de son règne Gengis-khan n'avait pas
de cachet et en ignorait
même
l'usage.
En
tout cas,
il
n'y a
pas à douter quUgodâi en ait possédé, et sa chancellerie avait
même
pour l'expédition des pièces des règles assez compliquées
[27]
30
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
qui ne sont pas encore tirées bien au clair. Quant à Guyiik,
le
que nous avons ici offre un intérêt tout particulier.
Plan Carpin (d'Avezac, p. 715) nous avait donné de son inscription une prétendue traduction que Qadaq, « Bala » et Cinqai
cacliet
n'avaient pas revue assurément Deus in cœlo, et Cuyuc-Can
super terram. Dei fortitudo, omnium hominum imperatoris
sigiUum (1). Qu'il s'agisse bien cependant du même sceau,
c'est ce dont les termes de Plan Carpin et les circonstances
mêmes ne permettent pas de douter. Gûyiik venait d'être proclamé et intronisé le 24 août. Il y avait alors à la cour mongole
un artisan russe nommé Cosmas qui se montra compatissant
envers Plan Carpin et son compagnon quand les Mongols
leur mesuraient la nourriture trop chichement. Cet artisan
russe avait fabriqué le trône de Giiyûk; mais il avait aussi
gravé son sceau. Et voilà comment la réponse de Guyiik rapportée à Innocent IV par Plan Carpin et qu'on vient de retrouver au Vatican nous vaut par surcroît une double empreinte
du cachet qui avait été gravé pour le grand khan par le Russe
Cosmas.
:
P. Pelliot.
(1) Rockhill (Rubriœk, p. 26) avait supposé que ce cachet devait être mi-partie
en mongol, mi-partie en caractères sigillaires chinois; nous voyons aujourd'hui
qu'il était uniquement en mongol.
[28]
RAVAGES DE TIMOUR-LENG
EN ARMÉNIE
Au muinent où
nier roi par les
l'Arméno-Cilicie se voyait arracher son der-
Mamelouks d'Egypte, un autre conquérant,
incomparablement plus puissant
et
plus cruel, surgissait à
l'Orient. Entraînant à sa suite des hordes dévastatrices, toujours
grossissantes, dont son génie organisateur avait su former une
armée redoutable,
sie et jusqu'à la
il
subjuguait
les principales
nations de l'A-
Russie d'Europe, substituant à leurs princes en
ou exterminés ses lils et ses petits-fil.s. Tous les peuples
placés sur les pas de l'envahisseur furent sans doute meurtris.
fuite
Mais l'un des plus broyés, ce fut le peuple arménien; car la
vague de fer et de l'eu passa et repassa plusieurs fois sur l'Arménie.
Timour, l'homme de fer, surnommé aussi Lenk, le Boiteux,
par suite d'une blessure reçue au siè^-e de la capitale du Sistan,
se distinguait par une grande et vive intelligence, une vaste
mémoire, une fermeté inébranlable, dons rarement unis au
même degré, mais qui, mis au service d'une ambition insatiable et d'une cruauté inouïe, allaient faire de cet
homme
l'un
des plus formidables fléaux qui aient jamais désolé l'Asie. Des-
cendant de Genghis-Khan par sa mère, il dépassa son aïeul
par l'étendue de ses exploits et aussi de ses ravages. Devenu
chef de la tribu de Bêlas par la mort de son oncle Seïf-Eddyn,
en 1360, Tamerlan, comme l'appellent les Occidentaux, conquit
successivement Balkli, Buchara, Samarkand dont il fit sa
capitale, puis envahit le
Ahmed
Khorassan
et la
Perse septentrionale.
Djélaïr, l'Ilkhan, après avoir essayé
de l'arrêter, s'enfuit
de sa capitale Sultanieh et se réfugia à Bagdad auprès de son
frère. Tamerlan franchit l'Araxe sur le gigantesque pont de
[1]
32
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Djoulfa et entra en Géorgie par Kars qui lui ouvrit ses portes.
Au
de guerre des Tartares Sûrûn, en avant, la capitale de
Géorgie Titlis et toute la contrée furent conquises en peu de
cri
:
temps. Bagarat, prince des Géorgiens, ou mieux des Aghouans,
conserva sa principauté, mais en abjurant
la foi
chrétienne
promenèrent le fer et le feu
Touroubéran et le Vaspourakan.
(1387). Les hordes dévastatrices
danslaSiounie, l'Ararat,
le
le Kour et le lac de Van fut
moine arménien Thomas de
Medzopli, témoin des événements (1). Cet historien, tant que
Toute
la
région comprise entre
abreuvée de sang, raconte
son fanatisme contre
le
le
concile de Chalcédoine n'a point l'occa-
sion de se déployer, doit être consulté sur les événements de
cette époque.
ménie,
cas,
les
11
complète, heureusement, en ce qui touche l'Ar-
musulmans Chalchondylos, DuTout en tenant compte de sa crédulité,
historiens grecs et
Cherefeddin.
on peut d'ordinaire lui faire crédit sur les atrocités qu'il
raconte. Ce qu'on sait de la barbarie du conquérant mongol
dispose assez à admettre tels autres excès, si horribles
soient-ils.
Bagarat, qui par son apostasie avait trouvé grâce devant
Timour, chercha bientôt l'occasion de secouer un joug odieux.
S'étant fait confier par son vainqueur le commandement de
quelques milliers d'iiommes, sous le prétexte de lui assujétir
toute sa nation, il engagea les troupes dans un défilé, et fit
secrètement avertir ses trois fils Georges, Constantin et David
de sa manœuvre. Les princes se portant au secours de leur
père le délivrèrent et firent un grand massacre des troupes
Timour ajourna sa vengeance qui
marche du Touroubéran
vers les régions de Taron. Le commandant de la contrée dépendait de Kara-Youssouf, prince de la dynastie du Mouton-Noir,
dont
il
avait la conduite.
devait être terrible.
Il
poursuivit sa
(1) Histoire de l'impie Thamour, ea arménien; ras. 96 de la Bibliotli. nation,
de Paris, ancien fonds, du fol. 57 au fol. 84. Voir F. Macler, Catalogue des
Mss. armén. et géonj., n. 192.
Ui%t. de Timour et des Timourides, dans le
même catal. de la Bibliotli. nation, de Paris, n. 232. Le texte a été édité par
G. Schanazarian, Paris, 1S60. Les principaux passages de l'œuvre de Thomas
de M. ont été traduits en français par F. Nève
Exposé des guerres de
Tamerlan et de Schah Rokh, Bruxelles, 1860; voir aussi Tchamtchian, Hist.
d'Arménie, III, 419-430; Alichan, Aïrwral, pp. 321 sq. Aïapatoum, 503 sq.
—
:
m
RWAiiKS DE TIMOfR-LENG EN ARMÉMK.
sit-geant à Diarl^ikir. Kara-.Maliiuat, c'était
défendre
le
pays
d..>nt
il
33
son nom, essaya
avait la garde; mais
il
île
fut rejeté vers
lian<le>> de maraudeurs animées de
sauvage de leur grand ciief. ïamerlan, pour alii'ger ses
propres dépenses et diminuer les richesses excessives de ses
généraux, leur avail imposé la rliargc d'enirelenir à leurs frais
les troupes dnnt ils avaient le commandement. Le eonquérant y
irouvait si in compte; mais c'était aussi un encouragement au
|iillage:et il n'est pas d'excès auxquels ne se portassent ces
Mouscli, où se piirtèreut des
l'esprit
ramassis de peuples divers, sous l'empii-e des
mêmes
passions
lirutales et de. la mèmc.voraciti-.
Les habitants de Bdcheni. au canlon de Nig, dans l'Ararat,
n'avaient eu d'autre alti-rnativi' que l'apostasie ou la mort par
tranchant du glaive ou la pendaison; et l'i-vêque de la ville
Vanak avait subi un douloureux martyre. Les mêmes atrocités
le
se renouvelèrent
dans .Mousch
et les villages
de Sassoun. Les
du feu et celle du
glaive: mais heaucoup déjeunes femmes et déjeunes garçons
n'étaient soustraits à la mort que pour devenir la proie de ces
forcenés. Ne voulant pas subir la honteuse captivit»- qui l'attendait, une femme de .Mousch, à l'approche des soldats
musulmans, égorgea de sa main son enfant au visage angélique; puis, ayant gravi une roche élevée, elle se précipita en
bas. ne laissant aux infâmes ravisseuis que deux cadavi-es (1).
Actes r.'préhensibles. il est vrai, mais dont rinspiratinn n'était
pas sans noblesse et que pouvait excuser la bonne foi.
Les impitoyabli's rigueurs des troupes mongoles envers les
chrétiens étaient tantôt commandées, tantôt encouragées par
ïamerlan. Toutefois le potentat, avec son sens politique proliordcs déchaînées faisaient fort larges la part
I
ind et ses inspirations intermittentes
lois,
même
de justice, oubliait par-
en face des chrétii-ns, ses instincts féroees
et leur
une grâce inespérée. .Après la prise de Hagran. ou
selon d'autres, de Kars, il ht ranger en deux troupes 3D0 musul-
aceordait
mans
les
et 3(10
chrétiens; puis
Thomas de
deux
.Moil/.o|>li,
frères
ms.
!Hi.
On va mettre à mort
aux musulmans ». .V cette
leur dit
chrétiens et rendre la liberté
déclaration, les
(Il
il
:
«
arméniens de l'évèque de
fol.
OJ
ville
la
et IJI.
[3]
ORUJIT
r.lIRÉTIEN.
3
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
34
le groupe des musulmans.
Timour ordonna d'épargner les
deux apostats (1). La franchise, d'ail-
appelé Meghertitscli passèrent dans
Mais, contre l'attente générale,
chrétiens etd'égorger les
grand assassin; souvent il
princes et aux souvesans arrière-pensée il demandait
leurs, était l'une des qualités de ce
l'honorait
même
chez ses ennemis.
rains qui se soumettaient
Aux
seulement un tribut avec des renforts de soldats. D'ordinaire,
avant d'en venir aux mains, il proposait la paix aux conditions précédentes mais la captivité ou l'extermination étaient
;
des vaincus,
le lot
si
avant de combattre
ils
avaient rejeté ses
offres.
L'historien déjà cité raconte
d'une
cité,
il
un
dressait d'abord
quait qu'il ferait grâce aux
immédiatement. Se
qu'en arrivant sous
p;nilliin blanc.
habitants
heurtait-il à
s'ils
Par
il
murs
indi-
se soumettaient
quelque résistance,
un pavillon rouge
les
là,
substi-
il
marquait par ce
signe que la ville pouvait encore ne subir que les ravages du fer
et du feu. Les assiégés s'obstinaient-ils à ne point capituler, un
troisième pavillon, de rouleur noire, leur annonçait que leur
ville était vouée à une entière destruction. La garnison et les
habitants de Van n'avaient pas été intimidés par les ravages de
la belle plaine de Mousch et ils soutinrent un siège qui dura
vingt jours au dire de Cherefeddin, et quarante jours d'après
Thomas de Medzoph. La ville ayant été prise par la rigueur de
la famine plus encore que par la force des armes, Timour
ordonna de réserver pour la captivité les jeunes garçons et les
jeunes femmes. Les défenseurs de la ville, chrétiens et infidèles, furent précipiti'S du haut des remparts. Le sang arménien
continua découler à Ilots des bords du Kour jusqu'aux rives du
lac de Van. La famine suivit la dévastation des campagnes.
<Jn vit des malheureux se nourrir de chair humaine; la disette
augmenta le nombre des apostats, que la peur de la mort avait
tuait au pavillon blanc
et
déjà multipliés.
Le
Ilot
des envahisseurs roula ensuite ses vagues sur
distan, puis sur la Mésopotamie.
pendant que son prince
t.
(1;
Thomas
m,
p. -126, le place
(fol.
05) l'attache
après la
Ahmed
ce
pi-i.se
Bagdad ouvrit
le
Kur-
portes,
Djelaïr s'enfuyait vers
fait à la prise de Bagrau.
de Kars.
[4]
ses
l'Eu-
Tchamtchiaii.
plirate.
Ces! pendant son
tout
vin
le
.Mardiii
l't
st'joiir
à
Bagdad que Timour, qui
troupes bien en main,
vniilait avoir ses
35
DE TIMOUR-LENO EN ARMÉNIE.
R.\VA(ii:S
ilo la ville.
jeter
fit
dans
ie
Tigre
D'autres villes de Mésopotamie, surtout
Ainid, oppnsèrent une vive résistance. Le conquérant
vengea de son échec devant .Mardin en prenant d'assaut Amid et en la livrant au |iillage. Par une étrange inconséquence, tandis qu'il autorisait ses soldats à s'enivrer de sang
et à se charger de butin, il donnait vingt mille copecs pour que
les chrétiens élevassent deu.\ dômes sur les tombeaux de Jonas
tatarc se
de saint Sergius, qu'il visitait en pèlerin,
et
tout sur son passage de
ville
»
.A|irès
la
distribuant par-
aumônes aux pauvres de
riches
la
(1).
avoir de nouveau poussé contre
Ti'katmisch, ses hordes redoutables,
tiu
«
Térek,
13!)4,
avoir passé
le
l'avoii-
le \'olga, le
prince de Kiptscliak.
écrasé sur les bords
Don,
le
Dnieper, ravagé
région jusqu'à Moscou, entraîne à .Samarkand une foule de
captifs, et
parmi
après avoir
des savants, des devins et des ouvriers,
cu.\
porti'
sou épée, toujours victorieuse et toujours
ensanglantée, jusqu'aux sources du Gange, rasé et pillé Delhi,
Guèbres, écorché vifs les haliilants de Mj'rtlié,
gorgé sa propre capitale de richesses, Timour reparut en Géorgie et en Arménie. Melek-Gourghen, ou le prince Georges, fils
capitale des
de Bagarat,
s'était révolté, à la tète
sait de livrer
réfugié près de
I
d'Ahmed
le fils
lui.
de ses Aghouans,
DJelaïr, souverain
Pour atteindre
les vaillants
et refu-
de Bagdad
Albanais du
aucase, jusque dans les retraites qu'ils jugeaient inaccessibles,
Timour fit monter ses soldats dans d'immenses corbeilles,
suspendues à des cordes de luu ou 200 mdres de longueur et
mues au moyen de poulies; arrivés devant l'ouverture des
retraites où s'abritaient les fugitifs, ils les criblaient de flèches;
ou entassaient à l'entrée de leurs refuges des matières combustibles; les malheureux étaient ainsi consumes dans les llammes
ou étoufft'S par la fumée. Les forteresses n'étaient pas un abri
plus sur. Il y en eut vingt-deux de prises; leurs murs furent
rasés et leurs défenseurs égorgés.
La plupart des princes d'Arménie n'avaient pas attendu ces
(I)
ClierefedUin, ch. 37,
trad. II.Mlert. U,
\>.
\>.
ilb cité par de llamiucr,
37.
[5J
IJisl.
de
l'ICm/j.
utlumau,
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
36
sanglantes exécutions pour renouveler leur soumission. Talier-
venu se prosterner devant Tiinour,
et, se conformant à l'usage des
ten, prince d'Ezendjan, était
avait baisé neuf fois la terre
Tatares, pour lesquels le
nombre 9
est sacré, avait offert à son
suzerain neuf espèces de présents, dont chacune comprenait
neuf
En échange de son humble hommage,
objets.
souverain
timbales symbolisant son
titre
de prince vassal de l'empire, et
main trempée
avait signé son diplôme en y appliquant sa
il
dans l'encre rouge.
Peu de temps après
le terrible
l'étendard de queue de cheval et deux
lui avait offert
la
dernière
campagne de Timour en
Géorgie, Taherten, de concert avec d'autres princes dépossédés, implorait le secours
qui
lui avait
du conquérant contre
le
sultan Bajazet
enlevé ses trésors et son harem, insulte abomi-
nable aux yeux d'un musulman. Bajazet avait d'autres torts
plus graves encore au regard du souverain tatare
la
main sur Aniasia
asile
et d'autres villes
à ses ennemis.
Aux menaces de
répondit par des insultes, et
lui
:
il
avait mis
arméniennes
et
donné
l'empereur,
le
sultan
déclara qu'il s'emparerait de
son harem. Le défi était jeté et la collision entre les deux puissants souverains devenait inévitalile; mais cette collision allait
broyer encoie bien des Arméniens. Timour se dirigea d'abord
sur Sivas, l'ancienne Sébaste, reconstruite par
le
prince seldjou-
kide Alaeddin-le-Grand, et qui comptait alors, dit Chalchondyle, I20.U0U habitants (1).
La nature
fortes
et l'art en avaient fait lune des villes les plus
du royaume. Elle était entourée d'un mur élevé et de
larges fossés remplis d'eau sur trois de ses cùtés.
taqua du
mineurs se mirent à saper
Timour
l'at-
côté de l'ouest qui était seul abordable. Huit mille
les
souterrains, en soutenant les
planches, puis, mettant
le feu
fondements;
ils
creusèrent des
murs avec des poutres
au bois accumulé,
ils firent
et
des
crouler
une partie des murailles. Au bout de dix-huit jours, les assiégés
dé.sespérés offrirent de capituler. Le vainqueur promit tl'épargner les musulmans; mais il déclara que les ciirétiens et, en
particulier, les l.dOU Arméniens qui s'étaient distingués par
leur inln'pidité .seraient réduits en esclavage. Or, après la reddi[l) L. 111, p.
M7,
OU. .Niebuhr.
37
ItWAGES DE TIMOin-LEXr, EN ARMÉNIE.
barbare reniant son serment, donna l'ordre d'enterrer
vivants les 1.000 Arméniens. Ils furent placés dix à dix dans de
larges fossés, la tète assujétie au moyen de cordes entre les
lion, le
jel>' un plancliei- couvert de terre,
fût plus lente et plus
malheureux
alin qu.' la niort de ces
alïrense
.\ beaucoup de femmes fut iniligé un suppliée non
moins barbare; attacliées par la chevelure à la queue do jeunes
chevaux fougueux, elles furent mises en pièces. Dans la plaine
cuisses, et sur les fosses fut
(
).
I
même
où leurs parentes venaient d'être écartelées, nombre de
jeunes garçons furent jetés pieds et mains liés pour être broyés
sous
le
champ
sabot des chevaux. Le
ihnmp
ihéàtre de ces horreurs
moyens que le conquérant forçait les survivants à lui livrer leurs trésors. Le
bourreau qui ne riait jamais ne dédaignait pas toujours les
plaisanteries les plus sinistres. Il (it étrangler les cproux
fut ap|iel<' le
d'Amasia,
noir. C'est par de tels
alin. disait-il,
de préserver
les
bien portants
d<'
la
rnntagion.
Hajazet, qui assiégeait alors Byzance, en abandonna le siège
pour se porter au-devant de Timour. Celui-ci continuait sa
marche triomphante, répandant partout la terreur. Cené'tait pas
seulement Bajazel
d'Egypte
comme
mamelouk, qui
qu'il combattait.
avait anéanti
Léon VI, avait été
Il
considérait aussi
son ennemi déclaré. Berkouk,
le
le
sultan
souverain
royaume arméno-cilicien de
le
sommé naguère
de'
reconnaître la suprématie
avait répondu
en décapitant le principal
Scheikh Sawé. Le fils et successeur de
Berkouk, Ferroudj, au lieu d'accorder à Timour les satisfac-
lie
Tiinuur,
et
ambassadeur
tions
il
tatarc,
demandées, avait emprisonné ses envoyés.
.Vussi le con-
quérant mongol se dirigea-t-il vers .\lep, place frontière de
l'erroudj en Syrie. En route, il s'empara do Malatia, Aïntab.
Le 30 octobre 1 KKt, il é'tait sous les murs d'Alep. Placé au
centre de ses troupes, derrière la redoute que formaient des
éléphants montés par des archers lançant, avec des flèches
enflammi'cs, du feu grégeois,
dirigea lui-même l'attaque. La
il
déroute des Égyptiens fut complète, et les représailles des vain-
queurs furent horribles. Le sang des habitants fut répandu à
Ilots sans distinction d'âge ou de sexe. Tandis que le sauvage
(1)
Corp. scripl.
Ilisl.
byzanl. Ducas,
1.
[7]
XV,
p. 59-60.
RKVl'R DE lVjRIENT CHRÉTIEN.
38
guerrier prenait part aux cérémonies religieuses
célébrait sa victoire par
le
un grand
musulmanes
festin, ses soldats
et
continuaient
pillage et le massacre.
Quelques semaines après, Timour se dirigea vers Damas, en
passant par Hama, Homs (Ilems) Balbêk, ville alors très peuplée. Le 5 janvier 1 101, il écrasait près de Damas ce qui restait
de Tarraée égyptienne. Les débris des troupes de Ferroudj
purent entrer et s'enfermer dans la ville. Mais les assiégés,
certains de n'être point secourus, négocièrent. Au nombre des
messagers di'pulés vers Timour se trouvait
le
fimieux historien
compliments
terrible
Il
fut
convenu que
bonnes
grâces
du
despote.
gagner
Damas, en payant un million de ducats, échapperait au pillage.
Après ];\ reddition de la ville, les savants, les ouvriers d'art et
arabe Ibn-Kiialedoun, qui sut
par
ses adroits
les
les artisans,
comme
il
avait été fait à l'égard des autres villes
payement d'un
livrée aux
sa population massacrée. On raconte que de l'im-
conquises, furent envoyés à Samarcand. Mais
le
million de ducats ne sauva pas Damas. Elle fut
llammes
mense
et
brasier formé partiellement par des boiseries de cèdre et
de cyprès, vernies de sumac
fum qui
et
desandarac, se dégageait un par-
s'étendait à plusieurs lieues à la ronde. Le
dôme
de
la
grande mosquée des Jmmiades, ehef-d'uîuvre de l'architecture
sarrasine, fut consunn'. Il n'y eut qu'un minnret qui échappa
aux flanimes, le minaret d'Aarous, sur lequel, d'après une
légende musulmane, descendra J.-C. venant juger les vivants
la préservation de ce dôme, entièrement recouet les morts
vert de bois, fut considérée comme un miracle par les musulmans, 25 mars 1 101. Trois mois plus tard, le conquérant était
devant Bagdad.
Les ai'deurs d'un soleil de feu, réfléchies par un sable brûlant, l'intrépiditi' des d('renseurs, commandés par le gouverneur
Ahmed-Djélaïr tout dévoué à Ferroudj, tenaient en l'Chec les
assaillants, quand une grave négligence des assiégés permit à
Tin:iour de les surprendre. Celui-ci remarqua que les soldats de
la garnison, aux heures où le soleil était le plus ardent, quittaient les remparts, en laissant leur casque au bout de leur
lance et s'abritaient dans les casemates. Dans l'un de ces moments, un assaut général fut donné; et peu de temps après,
(
;
[8]
RAVAOFS
tataro.
l'rtondaiil
TIMOfR-I.RNr;
r)K
V.S
ARMKME.
orné d'une queue de cheval,
romiiarts. Alinird-Djelaïr s'écliappa avec sa
f^iO
llnttait
fille;
sur
li's
mais, suivi do
ils se jetèrent dans IRuphrale et
Bagdad détruite jadis par le Khan Ilnulagoii, suiiit
le même sort. Tamerlan ne laissa debout que les «Voles, les
mosquées et les couvents avec les imans, les professeurs et les
pivs par dos soldats mongols,
se noyèrent.
juges. Les habitants au-dessus de huit ans furent égorgés et
leurs tètes,
comme
servirent
la
;\
jadis celles des 70.<l0<l victimes d'Ispaliau,
construction de sept hautes pyramides.
Kn regagnant
la plaine
quartiers d'hiver (1401
dedorgui.
au
lieu
le
il
».
de Kaiabagii. pour y prendre ses
reiut à .NaUhtchévan la soumission
prince gtVirgien. .\u printemps suivant, Bajazet,
des satisfactions attendues,
lui
ayant
parvenir
lait
les
messages insultants dont nous avons parlé, Timour activa .ses
préparatifs formiilables. .V cette époque, une comète gigantesque apparut prnilant trois mois dans le firmament, en se
dirigeant de l'iiceidenl vers l'Urienl. Les astrologues de Timour
ne manquèrent pas de lui représenter le météore comme un
signe de sa prochaine victoire; aussi sa confiance en fut-elle
accrue.
\u début du
bataille avec
le
cnnilit,
il
semble avoir voulu éviter une
il avait été blessé dans son
puissant sultan. .Mais
orgueil, et sa résolution pri.se était,
retour.
Il
se mit en
marche vers
comme
«l'ordinaire, sans
en passant
l'Asie .Mineure,
reçut dans
une dernière réponse de Hajazet, qui le sommait
impi-rieusement de comparaître devant lui. .Maîtrisant sa colère,
Timour chargea les ambassadeurs ottomans de dire à leur
maître qu'il consentait encore à lui pardonner, mais à la condition qu'il rendît au prince d'Erzendjan Taherten, se.s sujets
retenus prisiinniers et que le sultan lui envoyât son propre lils
eu otage. En présence des envoyés ottomans, qu'il voulait cduvaincre de sa formidable puissance, il passa la revue générale
de ses troupes. Les gén<M"au.\, défilant l'un après l'autre devant
par
la
plaine d'Erzendjan iKrzenga) et par Sivas.
Il
cette ville
leur souverain, mettaient pied à terre, s'agenouillaient et féliI
liaient
le
conquérant
«
toujours victorieux
par quelque chaude
».
Celui-ci répon-
d'encouragement il complimenta surtout son petit-lils .Mirza .Mohammed-sultan, qui, le
premier en Orient, venait de vêtir ses soldats d'un uniforme et
ilait
[larole
[9]
;
40
REVCE DE l'orient CHRÉTIEN.
de former deux régiments de cuirassiers. La revue fut terminée
par la priore.
Les deux souverains étaient
Mais, cette
fois
é.Li'aux
du moins, Timour
par l'orgueil
fut
et le
courage.
incomparablement plus
prévoyant que son rival. 11 envoya des émissaires auprès des
troupes tatares qui servaient dans l'armée ottomane, afin de les
rallier à sa cause.
En
six jour,s,
Timour
atteignit Césarée; six
jours plus tard, averti de l'approche de Bajazel,
Angora
rivière
il
arrivait à
et choisissait une forte position sur les bords de la
Tchibukabad. Bajazet la Foudre (Yildirim) avec une
armée de cent mille hommes exténuée de fatigue, privée d'eau,
mal payée et mécontente, n'hésita pas à risquer une bataille
contre une armée de 1 ou 500.000 hommes, ayant une foi
aveugle en son chef. Le combat acharné de part et d'autre,
de quelques troupes ottomanes, se
complète de Timour, que ne purent que
signalé par la défection
dénoua par
la victoire
retarder la vaillance de 10.000 janissaires et 10.000 cliréliens,
de Servie. Bajazet fut fait captif. L'empire ottoman, déciiiré à
l'intérieui'
par
les rivalités
des
fils
de Bajazet, semblait devoir
s'écrouler.
Ce ne sera qu'après ilix ans de lutte que le plus jeune, le plus
modéré et le mieux doué de ces princes, achèvera de vaincre
ses frères et n'unira en un seul faisceau toutes les forces ottomanes.
Le \" décembre 1102, Timour arrivait devant Smyrne. Cette
ville était occupée depuis un demi-siècle par les chevaliers de
Rhodes. Sommés de payer tribut ou de devenir musulmans,
les hospitaliers commandés par le grand-maître Frère Guillaume de Mine, rejetèrent avec mépris ces offres et ces menaces. La place ayant été prise d'assaut, les chevaliers se
frayèrent un passage à travers l'armée mongole et arrivèrent
à la mer où les attendaient des galères: mais les chn'tiens de
l'île furent immolés, et leurs têles unies à des pierres furent
employées au trophée dont la vue délectait ce monstre à face
humaine. Quelques jours plus tard, aux environs d'Éphèse, des
musulmans vinrent processionnellement en récitant les
sourras du Coran, faire appel à sa générosité. Il leur répondit en
enfants
les faisant
écraser sous
la
charge d'une troupe de ses cavaliers.
[10]
RAVAGES
Timour, au
faite
DF.
de
la
d'iiuiui'nst'S ruines;
il
Il
puissance, revint triomplialement
L'impitoyaljlc
Samarkiintl.
et,
TIMOLR-LF.NG EN ARMIÎXIE.
despote
;'i
accumulé partout
avait
avait rasé maintes cglises-arménienncs,
paruii celles-ri, l'église des
martyrs de Sivas couronnée
10
de 40 coupoles. Plusieurs des nombreux chrétiens immol(''S par
son ordre méritent bien
le
nom
de martyrs.
.-Vinsi
en
est-il
de
parmi les di-portés qu'on
peut estimer au di'là de 200.000, combien ne comptait-on pas
d'.Vrmr-niens'.' Ce conqut-rant qui entassa plus de ruines que
Tévèque de
Sébasti', .Stepliauos. Et
tous les
souverains vandals, protégea, à l'intérieur de
royaume,
les lettres et les arts.
tion d'envoyer
dans ses
de ses États
comme
:
là,
le
son
sa constante préoccupa-
villes prim-ipales,
ceux qui pouvaient contribuer
périt»'
De
plus à
surtout à Samarkand,
la
gloire et à la pros-
artisans, maçons, tailleurs de pierre, ou-
d'armes de Damas, enfin, letou savants en toute sorte de sciences. Dès le début de snn
règne, il avait donné à Kescli, sa ville natale, le nom quelque
peu prétentieux de Dôme de la science et de la civilisation
vriers d'art,
les fabricants
trés
(1379). Son code législatif et militaire, appelé ïouzoukal, malgré ses défauts et ses lacunes, révèle son esprit d'organisation,
et sa fameuse bibliothèque de Samarkand, son goût pour les
sciences et les lettres, qu'il n'eut jamais les loisirs de cultiver.
Les colons chrétiens, transportés dans le Turkestan et le Kliorassan. servirent aussi son dessein. Mais nombre d'entre eux, en
parmi ceux qui furent transportés des rives du Kour
Kandahar, ne tardèrent point à passer à l'islamisme et ne gardèrent guère d'autre indice de leur ancienne religion que la
coutume de tracer un signe de croix sur leur nourriture au
moment du rejjas. Celui que la conquête de vingt-sept royaumes
ne pouvait satisfaire, entreprenait celle de la Chine, quand il
mourut àotrar,. à l'âge de soixante et onze ans (I 1()!)).
Placée sous les continuelles menaces de hordes avides de
jullage et de sang, la vie spirituelle des Arméniens était trop
paralysée par la crainte, trop dominée par la violence puur
s'épanouir et prospérer. Ils ne manquèrent pias les Arméniens,
qui. afin de sauver leur situation, leur avoir ou même leur
existence, renièrent, du moins des lèvres, le Christ puur .Mahomet. Mais un certain nombre de ceux qui défaillirent ainsi par
particulier
à
[U]
12
re\'i;e
peur de
mort, de
la
de l'orient chrétien.
la confiscation
rejetèrent la profession de foi
de leurs biens ou de l'exil,
qu'ils le purent
musulmane, dès
sans de trop gros risrpies. Tel fut l'Ischkhan Sembat,
lils
d'Ivanè,
petit-neveu de r('vêque Klienne Orpélian de Sunie. Sembat, qui
gouvernait
la partie
supérieure de cette province, sauva sa
en embrassant l'islamisme.
Il
à Samarkand par Timour. .\u retour,
tif
\
ie
n'en fut pas moins entraîné cap-
revenir au christianisme sans e.xciter
il
fut assez habile
la colère
pour
de ses maîtres.
Son fils Péliguiné, nakhai'ar plein de ressources, chrétien aussi
ferme que prudent et bienfaisant, hérita du gouvernement de
son père;
lui
et maints Arinéuieiis persécutés trouvèrent près de
encouragements et appui (1).
D'autres
Omar,
nobles
petit-fils
.arméniens qui, à
l'instigation
de Timour, avaient renié
le
de
Mélik
Christ, firent aussi
cite parmi eux le frère de Semgouverneur d'Orotn; Tarsaidj, seigneur d'Ekéghiats; Souratmisch, seigneur de Makou, et un personnage de
l'Ararat, nommé Aghidan (1 l-'l).
Plusieurs des chefs de l'Église arménienne périrent victimes
de la barbarie musulmane. Mais quelques-uns d'entre eux, s'ils
ne connurent pas les hontes de l'apostasie, ne méritèrent pas
davantage les honneurs du martyre. Ainsi, ce fut à l'instigation
des chrétiens que Mélik Omar lit saisir et égorger le catholicos
Théodoros (1.377-1393). Avec lui, raconte Thomas de iMedzoph,
furent immolés seize notables chefs de famille arméniens. Plus
triste encore fut lu lin ties deuxième et troisième successeurs
de Tliéuduros. A la mort de Garabed I, le vartabed Hakob ou
plus tard
amende honorable. On
bat, Bourthel,
III de Sis avait été investi du patriarcat par la protecdu gouverneur musulman. Bien qu'il fût mal affermi sur
son siège et que son élection fût fort contestée, il faillit un
moment, à la faveur des divisions des suffragants d'Aghthamar,
réunir ce siège sous sa dépendance. Mais loin de réussir dans
cette tentative, il ne put déjouer les complots de son entourage
et il fut empoisonné par quelques-uns de ses moines (-2); non
Jacques
tion
moins lamentable,
enfermé dans une
il)
(2)
ïchamtchian.
Tchamtchian,
111.
de son
successeur Grégoire VIII,
forteresse, puis
mis à mort. Un peu aupa-
le
llo.
sort
Nous aurons
l'occasion de reiiarlei- de Péliguiné.
111, -157.
[12]
I
nAVAOES DE
iMvant.
Wtc
I.a
ARMKXIF..
F.\
13
étf'- excommunié, en punition do f=;on apostasie.
moins la conclusion, d'ailleurs assez flottante,
avait
il
Tcilo est du
du
TIMOt'R-l.i:\r,
Tiliaintchian
1
(
).
des pastiiirs
iilupart
encore qur leur vie
l'Arinéiiie,
di'
-piriluelle lût aiipauvrie par leur séparation de TKglise univer-elle. i^ardaient
ct'pondant une
Christ, .appartenant par leur
lique, des
liquos,
Arniénii'n.-;
île
foi
bonne
inviolable en la divinité
foi
à
l'àiiie
du
de l'Église catho-
toute classe, de tout âge: occlésias-
hommes, femmes, jeunes gens continuaient de donner à
témoignage de leur sang. Ce n'est pas que, chez les
les guuverneurs îles provinces arméniennes, il y eùl
alors un système arrèti' de persécutions en vue d'amener les
.Vrméniens au niahomélisme. .Mais, ta part quelques chefs vraiment modérés, la plupart considéraient leurs sujets chrétiens
comme des gens corccab/cs et taillables à merci, comme des
esclaves dont les délits, vrais ou supposés, à l'égard du Gouvernement perse ou ottoman, se transformaient vite en crime capital. Ainsi prévenus, les gouverneurs ubi'issaient aveugli'ment à
.'ésus le
maîtres ou
prompts à
ne laissaient qu'un
leur barbarie native et à leur fanatisme. Ils étaient
lancer une sentence de mort, à laquelle
moyen d'éehapper
:
ils
l'apostasie.
.Ahmed I Bonrhaneddin [Preuve de la Foi) ayant mis la
main sur Sivas, tandis que d'autres émirs s'arrogeaient le Gouvernement de Tokat, d'Amasia, etc., eut à réprimer plusieurs
auxquelles étaient mêlés ses
révoltes,
signala
lui
comme
chevêque de
>V//»/ Signe, dont
seul
instigateur de
Stéphanos, et
la ville,
moyen de
il
propres
soldats.
On
l'un de ces complots l'arles
moines du couvent du
Le prince lui offrit un
était l'aradchenord.
se justifier et de
prouver son loyalisme
:
c'était
de devenir musulman. Stéphanos et deux de ses moines,
."^yl-
mourir cl). Le bourreau dut s'y
pour trancher la tète de l'évèque dont
gigantesque et la force extraordinaire. Son visage
vestrios et Thorps, préférèrent
prendre à plusieurs
la taille était
(1)
|2|
Ouvr.
Voir
Manandian
les
lois
cité, p. 457.
llnvits
nor
Vkaner, Xouvfniu- martyr» itrmèiiiens (1105-18131, par
et .\djarian, Valarcliapat, 1003, p. 137-100,
sources et la confrontation des mss. Revue
1848, p.
131.
Tchamtchian,
111, -131-433.
ouvrage
critir)ue d"aprés
liazmuve/i, article d'.Vlichan,
Ilaisinavouri], 3* éd., p. i^l-iGii.
[13]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
44
fut broy»' sous les
coups
et
son corps dépecé (1387, 836 de l'ère
le Saint
armén.). Quelques monastères arméniens, notamment
pillés, grevés d'impôts. Le supérieur
moines ayant refusé d'accepter la foi mahométane,
furent associés au martyre de Stéplianos. La même année,
Signe, furent ensuite
Micliel et 36
après la prise de Bdschni, l'évêque Vanakan
et
plusieurs chré-
mouraient aussi témoins du Glirist par Tordre de Timour.
les catliolicos d'Aghtliamar, qui formaient un
schisme dnns le schisme, il en est un qui peut être considéré
comme martyr, bien qu'au récit de sa mort, il se mêle certaines
circonstances assez romanesques. On raconte que le sous-gouverneur Djafar, siégeant à Ostan, proposa au catholicos Zacharias (1378-1393) de lui confier un dépôt, pour avoir le moyen
de le compromettre. L'archevêque flairant un piège refusa; de
là, altercidJoni't violences exercées sur Zaeharias. Des Arméniens
di'livivrenl alors ce dernier des mains du sous-gouverneur.
Celui-ci, feignant d'être victime, s'arracha les cheveux, se
meurtrit le corps et accusa l'archevêque auprès du gouver-
tiens
Même parmi
neur Izdin. Que les griefs deDjafar fussent fondés ou non, il paraît
du moins que le gouverneur lui promit son acquittement à la
condition qu'il renierait
le
le
Christ.
« .Je
suis innocent, répondit
catholicos; mais, fussé-je coupable, serait-ce
renier
le Chi-ist
dépouillé
(le
qui ne m'a jamais renié?
foule l'accablait, sa tète fut
Si la loi
une raison de
Zaeharias,
le
corps
dans les
coups de pierre et de bâton dont la
brisée et sa cervelle répandue sur le
ses vêtements, la corde au cou, fut traîné
rues de la ville: et sous les
sol (1393,
»
842 de
l'ère
musulmane
arm.)(l).
jugeait digne de mort un catholicos qui
ne voulait point payer son acquittement par l'apostasie, quelle
condamnation ne devaient pas encourir ceux qui, regardés à
tort ou à raison comme ayant embrassé l'islam, revenaient
ostensiblement au culte chrétien? L'Eglise arménienne compte
parmi ses martyrs un homme île Bitlis, nommé Avag, Grand.
.\ttaché penilant trente ans à un Perse de Salamast, en qualité
d'intendant, il s'i'lait probablement associé à ses usages religieux. Mais revenu dans sa ville natale, il se remit à fréquenter
1)
Xouv. matiyrs,
p.
170-183.
[1-1]
RAVAGES DE TIMOUR-LEyC EX AHMENIE.
l'église chrétienne. Saisi
r<T, ft
par les musulmans,
frappé à coups
fut
rendit losprit
Plus d'une
février
(-j:!
fois, le
li;\ton
i\o
et d'épée
il
-Il
refusa d'abju-
jusqu'à ce qu'il
\'.)00) (1).
martyre
conséquence d'un jugement
fut la
ayant, à son point de di'part, la passion impudique de quelque
malionii'-lan
ou
même
de quelque musulmane qui, rebutés, se
liient accusateurs. Et, ici encnre, la seule voie
tien uu à la chrétienne
en
i:î9S, fut
I.3!>S, la
jeune
et lieau
et le
une musulmane
suivi par
ouverte au chré-
justifier était l'apostasie, .\insi,
lapidée à Oslan.
de .Mokq
la perle
pour se
surnommée
belle Tliamar,
Khosrov de
(iant/.ak. pour-
(2).
Plus extraordinaire encore,
le
martyre de cette pénitente
d'.Ardjesch, appelée Klisabeth, qui d'abord entraînée par de
j''unes
musulmans
persans, avait trafiqué de sa beauté et aban-
tlnnné sa religion, à Bergri. Après plusieurs années d'égare-
ments,
elle s'était retirée à
inconnue,
le libre e.xercice
place publique, discutant
Van, sans doute
afin il'y
reprendre,
du christianisme. Un jour, sur une
avec un chrétien et voulant con-
vaincre sou interlocuteur de la vérité de son affirmation, elle
s'écria
:
«
de Dieu.
»
Ce que je dis est certain, je le jure par la .sainte Mère
Des musulmans, qui conilaissaient sa vie passée,
l'entendirent. Ils voulurent
parole contraire à
reniiT
la
la foi
maternité divine de
pacha Khatlmun
contraindre de rétracter ime
la
des mahonn'tans. Elisabeth refusa de
la
^ierge Marie. Conduite devant
malgré les promesses et les
menaces de ses juges, à confesser que le Christ est Dieu, et la
le
\
ierge Marie,
et,
persistant,
mère de Dieu,
elle fut
condamnée à
être lapidée
I3i)l)(:j).
.\insi, les
dénonciateurs des chrétiens, qu'ils fussent perses ou
"Uomans, étaient d'ordinaire favorablement écoutés des juges
mahométans et les victimes étaient souvent réduites à cette
alternative la mort ou l'apostasie. -Si confiante qu'elle fut dans
:
1
1)
.\ouv. martyrs, p. 15--l(j5.
Tliamar, .Voiir. marlyr*. |i. 186-107; siii' Khosrov, p. 23-3'.i; /lanëi/yr.,
par Mkliitliar liolscli, 32-3'.i; citations de.s llaïxuiiiriÊurq. 13-15. La date de ci'
{i) .Sui
iiiailj re est
^3; .Voui'.
fautive cliez Tcliamtcliian;
martyrs,
\>.
lOC-lC'J.
il
eut lieu en 1107, 10 janvier.
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
46
le
verdict de ses chefs, une foule fanatique ne l'attendait pas tou-
jours; et
comme les
lapidateurs du premier martyr Etienne, elle
se laissait aller, contre le
ments de son
prévenu chrétien,
zèle sauvage.
Dans
les récits
vés par les traditions arméniennes,
il
à
tous les emporte-
des martyres conser-
n'est pas le
moins
inté-
ressant celui de la pauvre Ilimar de ^'an. Après avoir vu périr
son mari par
la
main des
soldats de Timour, dans
le
carnat;e
qui suivit la prise de Van, elle avait été recueillie par un Kurde
et était
devenue sa femme, sans toutefois abjurer
nisme. Un jour, cependant, menée par
devant
l'église
les
le
christia-
parents de son époux
chrétienne, elle consentit à jeter, en signe de
la nef du lieu saint, \ingt ans
remords assoupi ou combattu linit par l'emporter.
S'étant réfugiée à Makou, dont le gouverneur était chrétien,
reniement, trois pierres dans
plus tard,
le
voulut y reprendre ses anciennes praticiues chrétiennes.
Mais on lui déclara que c'était à \"an, devant les témoins de ses
elle
scandales, qu'elle devait se rétracter. Revenue à Van, et recon-
nue au sortir de l'église par des Perses musulmans, elle avoua
ses remords cl son repentir. Avec une satisfaction qui se trahissait sur son visage, elle se laissa mener sur une place
publique et tomba, vraie martyre, sous les pierres dont on
l'accabla,
«
ayant reçu ces pierres à l'instar de roses
»,
disent
ses .lc/t's( 1-118) (1).
r.
Fr. TOURNKBIZE,
lirofosseiir à l'Univei-sité
(1)
\ûiii\
i/iiirli/is,
|i.
.!:il-v;iS.
[16]
Saint-Joseph, Beyi'outli,
.Syrie.
LES i>s(:iuPiio.\s \i{>ii:menm:s
dam
DE BALIXAIR ET DH MAHMACHl^N
(Sifife.)
16
A.NI.
—
Sur
le iiiiir
des Apuugliamriens
I.
extérieur de léglise de Saint-Grégoire
{\e n"
.">
du Plan), coté septentrional
:
-/M'/''/''///.('.'//'.'j,/.///////'."i/.'/.('./'/'"i:('.///;//v'./'.'r'//'.v,
lll"hl''N'l''l-lirilhl'
l;lll:l'hir.hl'l:
;i.
hni:!{(\njVhi\'hi\(sic!)'ii'iihi'ni>i'H;r:i.rMi.ir.riihr,i'.
I'h-'l,ll'l.l'.li(':i.lll'l'llil'hl;l>
',
rj'-ijr:iHii\Hn:,i':i,'hiisi'.i'r:i.u\i>i'hini'i-i'i''i-iii'iihi'h
'i.r-r.i'i'hiiiiir.ir
:..
<ihhlhH'hlllhll'llllh-'ll'.l>hhr,l--i.hm'llh'h Ul\hl''JM-
iisi;<i>r:i,-i,iiiii,-i>oiii'(,.
iN'hiisr.<i>iii'hV''u\Hin\vi'-i\^Vhi\(U'nnuwhiii'ui'.
iriyt.iii>fNU->-i'iii'iii'.
7.
LSh<i>i\iri,iiii:\ji\in.hiiiir.i<i%r.iiiu^i\u\i'.i'i'.ii:iiA.h
hUhr.i-r.i'i'hhir
.s.
U\hl'i/H'hUIII'lll;hl^Wfl'NISl'.'l>ni'OV.m:'i,ni'rr-l\
l'fhll'ri;ll-l,lll;'l('.l>
'.».
^•/^'^^/wwW'^•^/'/J77'/./!^./•/'•^('./'"J,i(•^);^.«'/>./.^^•^/'./^^.
.v.i'iirrM'hiih
10.
/VW:/'^/•^///.r.'i.;•;r./^^///./'/'•/•./'^/'/^//;T^'/'//^/•.•^î{r./'^.'^.
UV.hlIhl'I'-'i.n
il.
rrJI!lh'inil\hin\nhlH;lirM'l\U\iA\Hil;hl;nj;lihn
!niU'.in,H\ii'h
REVUE DE l'orient CHRETIEN.
48
i'>i\'i>VM-(''i''ii^'U'rihru\bi'i\hinvhiyi.iyh<W'UdUx
12.
hni'l'UM'I'hl;!'
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i;j.
4
1
(uih'hnh
.
in\s'i.!>i''id\ii'ni:i'tni'ii\sv,i'i'i>'H'ii({iii\i'i':,
'iMUJ.Hih H-III'H
Transcription
uuin II III mil,
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m m m/i
Ll
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II \'
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7*ii/iiiiniiii/inii
(/iiliiii
Ii
Iiu
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itl
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<*/f'l,
:
liiiiil
fci.
tinniii
uiLn^^liLtui
ii/iiiiii
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tlinltn—
i//iiiiliii,
iiuianli
iïi.
Liuuuunu
illlliimilll
mmi/lmli^, Ll
^iiiiiimiii/iiiiiiiiiii,
.
nii
(lULnuilnui
-^'"liiç,
/i
nUiiLiiti
Il
P^i/
wnh
'
:
Traduction
En
«
:
de Grigor
moi, Aplgharip, inarzpan d'Arménie,
IS'.),
et petit-fils
oijligé
par l'amour
connu
mon
Grigor, de
iii^
ni
cl
ii^iiiiîiiihtu
iil
i|m(i| oiililli
/iiihi/ijiiii
ç,
miimifiiiili
iiiLiiLiinli
iiiiiiAiii/i
mlitiliç,
IIILII
'»l
•
Uiînuitjif
P"J'l h""i
t"*-
l/iiiLi/iiiiiiliiiii
uuiliiIi
hnlinnpnt
pkiiJi
pm^iilliiiii/iii /i/i/iiiliiiliiiiiiii
fiL
llnLnn
fils
nu
nu
alunit
«^luliiifiiniiiiiiiiu
niiiiii
*^""''/t/'i
nl/iiLiii»
niii^iiiLiiii/iiiii iiiiii
iiiiiiiiJfii/i
*^iiiLiili
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nLnniuhJ
/•,
iir/liLiii/i
f/Liii/ii/iiiililiiiii]
nniur;h
/'""(
lii/uiiii-n
"*-
''n/"f"n"()
hnjuiu—
•.iiiinii
Mii'ima" /iiiii/jIhilk/Luiu,
Pilht
cfl ^/liinti/i
ti/iiinili,
^'u^nij
t^ii^^ijinji^m^,
'«iiiiii iiiiiiiii/i,
<Juii-nç
II
o ti II II luuiti II
II
in/
|r7ni_iui^iiiî(|iii,
uL lannAi
ç/i
iiiliinbii
^[thlinn
Ifi-
.
'hS(<f'
l'nj'fi'l'i'l,
/(içuiçiiifei-
liiiiii,
/'
:
père,
mon
filial,
j'ai
d'Apougliamr, princes d'Arménie,
bien que,
comme
fils
cadet, je n'aie pas
construit ce lieu de repos de
frère Hairizé
construit deux chapelles
:
[et|
de
ma
[sœjiir
de Saint-Etienne
mon
j'ai
père
aussi
de Saint-[Cliris-
el
tophe. Ejt les conditions pour lespnMres sont
Séda;
:
qu'ils célèbrent
chaque vendredi l'office, dans la (chapelle) de Saint-É[-tienne],
pour ma mère Chouchan, et le samedi pour mon père Grigor;
qu'ils célèbrent aussi {rorfice)chaque vendreili,daus la(cliapelle)
de Saint-Christophe, pour
mon
frère
ma sœur
Hamzé; mais au
lieu
Séda, et le samedi pour
du vendredi du jeûne pré-
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES d'aM.
49
liminaire ou
du vendredi de carême ils célébreront 8 jours
des jours libres. Or, si l'un des prêtres de
ces
églises s'oppose à cet ollice, ou le néglige et
laisse passer les
j'>urs, qu'il soit maudit du Père,
du Fils, et du Saint-Esprit
et des :US Pères, et que sa part soit
avec Judas
(ruffice), à
le
mais que
Guéorg. »
LiLTiie
P'jur
celui
I
unMh, du
pour
la
—
chapelle
..
accomplira cet écrit
:,„„5 pour tu.^n^
:
(i«iji«,j„.
tra.liiit
qui
:
»,
comme
verbe u,n.Uâ
.
nLpp,..pn,.g, génitif
d.'sinence vulgaire
ipL pour
Il
:
pour
iiiïiyLt
.
uLUmli
.5
lulijnLgiullç
[,âh
:
«
chambre
sens l'exigeait.
10
:
_
12
mais
»,
—9
:
le
...^.Lt
j'ai
pour
vulgaire
dernier "avec
nominatif pluriel.
u^^bp^.u
:
l'ar
^.m,,„,„„j,„
.
nLpp„/J,„L"j forme
forme
traître;
—
béni.
pour/,.Mt
pluriel de nLpp,„p, ce
-„,t/,
t^t.
.{
signilie
le
—
—
soit
pour
—
u,;jt,.,.„L„,
.
La date 489 de l'ère arménienne correspond
à
de notre ère.
Figure n' 4.
—
la
date
1040
17
—
ANI.
n" 6
(le
Sur le mur extérieur de
du Plan), côté oriental
+ l'inïHi'Hihi'.iiu.hi'iihin'.'iii
1
.
l'église
de Saint-Sauveur
:
'I
lU'Minh'hbdh^-
a
//•/.
2.
UhbHIU'lW'H'UilMill'hl'VXll'UllNl.i'il'
Transcription
:
/•
'/.l'/J-
f7„..„^„,î,/,„,
^
Traduction
et j'ai
donné
La date
de notre
:
.
En
189,
/,./
('.7,
»•.„,,,;,„,./,„,,
^/.i,/,,/,
moi, Aplgharip, jai conslruit
:{....
à ce Saint-.Sauveur des hôtelleries de rapporte?)...
IS'J
de
l'eic
arménienne correspond à
la date
.
1040
ère.
18
A.M.
(le
n
r,
—
Sur le mur extérieur de léglise de
Saint-Sauveur
du Plan), côté méridional
:
[29]
OKIE.NT ClIflKTIKN.
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
50
1
_|_
.
]>vij<t-i>u\in'ivHhsiihi'i-bivin'iVfiusriiuKn(innh
ni<HVU>hllllhhl'l'>lVhl\hniUlhl'thl\V(,nUT'l\SL\lir
1.
'/•/•//'yr.'/'/r.(îr.;(r»,(î(i;/'////7'-/'/'f/.s'r.'/'///'}>T.//-/'.r.f/fVï
VJ'l'^Uil\)IJUiyirinihl'i-l>hV(dUil;l'hllN>l'iihiillbSllh
PJ'UldVhUlVhh^UUU'h^M'llhSIII''hhlir'<l>riihUlhlX\
;î.
m, ïïh'ixMU' iriini'iii'i.iiM'f-hiVhbhiim'ii'i>riiiih
/'^t(r^///••'i(U'i7•vAi(;:m,llf^/i///i•/'/''fl>/^s'f{r.w7/^r./^•
4.
a
hiinriihiih'i.b(ii"rs(ibiib'i.b!ii''i'-
ni'hintr
=
(•./K»W;/.(r*,/''iî'/'m,w7''(,i'///'/''/-(;/.///'//.s"*,/'-/'r./'VL-/''[,-
.-,.
ià'biifiU'U'n(iUi\imi'Sniuif':,n'ii\n-vji:,ii'hhiii'U'
;;^.!^s^/y«î'i^L•/•^.lî/^!L'a•^(^.)7•^//t'.//^('.^'/'/i.•;/<^^./^^/.•//
G.
hhirs'i,brii(iii(nvu,svjii:'iv,sivu\i'Sbv,i.b
ihvx'hbiuih.
8.
v.hn(sk.')b'ib'i.bnbi\nsbi'Hi>irs
'hbi'ii{i'hiin^ir,si\iji.'iii\mrn
/''7'/'VMS'n7i^/'/r/,7,/>/;'M.-r./././'/'7'/'//'/'*(î,s7;/'M>'/-/7'//
'.).
tî/' /';*, /////;/'
/'
Transcription
'Ininnnupf
(
L^niinn
nntjLiii
/'j,
laiiinni-Oni,
"J/'/. /Jiilhi/iiiiÎi/hi,
:
/iiii/(/ii>ii/i/i/iii/i,
/'iiiu/iifii
uliiuun jtiinn
niiiyiiliiiii
nunïth
uiiiii/i
nu
.'
:
n
iiiLii
l»;"li
iiiiiinliciiii/i,
|aiiii^iniii/it7,
Iii.
iip
/'
(iMiiî
/iiiiiniiin/i\
Traduction
:
«
iiii)/i,
luhjuiiitliiiihf
feii/iii/i
Min»
/i
tlInixtiL
uiunttin
inùiiti (luiil
iii/ii/iiii/i/
:
n
uiuii,
oiâifLiiii
i/iiliiu '''n/i/i»ii,
iL/iii-
iiiiifiiLiiiiiIj
7'n/iu<)iiui.iii
iiiil/iç,
/ii_
C/i- ttitiininlnt
:
i^iii/iiiiiLiiiu
/i
;iii
UnLni!
Ii
r./i/iii/iii/inui
Iii.
/«l
niliçon
niLiil /)/i/i/in/iiiCiiniii/i
iML/i^u/i«ii/i
En
U
7'ii/iiiinniiç,
iiuiiiini/iinuli 7'n/iiiinnii/i,
0(iiuiiniinL)/w/iLIi(p)
'f/'/>>'
inniM
1^
Cil
<^ntiLni ijtnljm-loLitth
iimnAiiiliuianbuijn
ouiiLiiilinliuitç
|uiiii4niiii/iç
iiii/i
/i/c
nniuiiiiiiiiiinin/îini
iiiiiinuiiii/iiii/i )("l/'
liiiiliu
tiniAtlii
r/iiiil
ul
iiiiiJç/i
'/'iili»/iui,
//»r.
cliiuiuLOni
^tiimbhhpu
l/imiiiiiiiiii
7'/i/ii;»iiiii/init,
ffii
iniiniiiIiiL/J/iLUU
hinnni^lffcîiiili
J/iiLiiM
/(/iiiuiiii-iiniii./r/t<iiilili
lii.
^ffi<)fii/fpiif*)/f,
((«)
iiiiiiiiiL/iliiiuii
'/'ii/i/uii, [71IIII1- q/iil iiiiiut\iiiu/u/
ijitiiiii
A ÇunumulitnnLpiuti'ii uiLiuni
tîL
f)»'7,/iiiJ/
ni) uilitiiiniii
iliiiiiiiii
/iiliiii
ilninnl/O/j/iiiiinii
inhLnniii
litinilLiiii
//"//'•
:
190, sous
[3UJ
le pontificat
de
dom
l'étros,
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES d'aM.
callioHcos des Arméniens,
(ils
(iaguik
(le
Saint-Sauveur,
deniers
donné
mes
mes péchés
pour
et
de
et
mon Ame.
le
Les
prêtres de
Saint-Sauveur doivent célébrer chaque année, dans
quatre
les
chapelles de l'église, six offices, sans opposition, jusqu'à
venue du Christ. Or,
et s'il
désir,
négligeai( ce qui est inscrit
s'il
mes maisons, qu'il soit condamné par
coupable de mes péchés lorsque viendra
usurpait
qu'il soit
malédiction perpétuelle.
et qu'il iiérite la
la
quelqu'un des miens ou un étranger
si
mon
se déclarait contre
ce
de mes
pardon de
achetées
propriétés
de
salut
le
(III),
Christapor, serviteur de
misérirurJo de Dieu
la
maisons,- à ce Sainl-.Sauveur, pour
7
:
j'ai
règne de Sembat
le
clialinciiah. moi,
(II,
m'élant réfugié lians
Dieu,
sous
et
51
(Si
le Christ,
le
Christ,
quelqu'un) acca-
mes chapelles
parait
qu'il soit
et mes maisons, ou bien (les) ven(dait?),
maudit des 318 (Pères) mais que celui qui accomplira
;
cet écrit soit liéni.
Ligne
/iiii|3iiiii/i/^iin
:
I
pour
/,/|/,ijIiy|ij)iii
—
est à noter.
'/'ji/j^/uj
tj
fnrinc vulgaire
^iiii/miiihi/iÇ
»
et
S
de
p'ur
el
/./j/.<j/.i;/i^if
mlLp,
:
mnLl/^,
/^iii|(?ii(i/i/jnii
il
—
.
.
—
.")
:
\
est tivs curieux
écrite
en
lu 11;
'/'ji/zt/mi
:
la foi'me
/./J/.
de voir
ici
et
[)l.
la
pour
[ttiii^2"'"'^ih
.
La date
de
!'.•<.'
l'ère
arménienne correspond à
la date
1041.
19
ANI.
de
la
—
Sur un fragment de
Sainte-.Mère
niitre IMan)
provenant de
de l'acropole
(le
l'église
n"
.s
de
:
Transcription
Traduction
La date
pierre,
de Dieu, près
:
191
:
«
de
/'
En
'\i'l,{\ ^Jml/iÎ.
:
l'an l'.U. »
arménienne correspond à
l'ère
la
date
1042
de notre ère.
20
AM.
riaii),
— Sur
le
mur
côté uccidental
exti'rieur
:
[ai]
de
la
Cathéilrale
(le ii°
I
du
REVUE DE l'orient CHRETIEN.
52
nd\i''i.iiuT/hhiisi'iiiilnnfh'i\rbVJj-(rbh'i\M\n4iivn\Nir
llhl'i-hVXn'h
2.
[/'7-//'/./>r./"/-///'///'/vS'/'///7'n'///-]///'/'''Kn,/'Wv///'//';;i'./'
;!.
[//"Hy//r/.7,'/r./''ir./M'.'/««.sr./']i2iai'./'f-t/«;n//.s'[î;fr
^//;{»^J/Yv//•/'^///w/7W//>/^';/w/7//{M^î)T,îr^./»'^lr^,y///'îJr.îr^
mvi.hh>)MN'(iiin'nNiN''i'iri-mwrii(iNi(iiihi'ni»
'..
nbi'iH'i,hhh<in'ix\!uihU"h(H\i'i\i<fA\!i
n-rNiuiii'imsu
-.
'hbl\h
[7•/'/'lîii^US7//•/'^tr;^S/''^r^tl'/]^./.•o^/'m,//"oK^/'^lî'/•
5.
,S'JÎ/''*,
[rj/v{Jwrt-i>r.«/'///'/''7'/;/,.s7//'î;.ii3]/.f//'/'/"'j<7-/7i/'*^/"m,
G.
///•/i^'r./;///"r,«/'(ri,t/i/'///'i>'//'/'.s7y/''j///'/{/.<s'L-/'/w///'.s'r.f{/wr
aiM'-'i>iauitii\in/h
7.
Transcription
onif
ifU
L/'
llUfiùLLiu, M
fllCfiiffi/iL<fiff
innnninnLlu
:
uiiiim
'f"'/
CL
/i
llbnijii
i/iilnii
l'I'l'h "11///1
innujiïi
li^luuilinLnnuinu
i?iil/<7[u/ii!Îi iiiiiiii
Traduction
ui/iii
Il
M
*/f /f
:
Ciiiiî
aiui/iiifrL
MiiffrAnilffini-an
.
UL
/uiiii/iiiili/iii/i
\iiii/i
/il
/i
iiu/iliii
"'//'
piULiu/iiifif/i
0"Ln
nniliutuiLifù
rtui-
iniiiliii
hlH/iii
lotiiatuLn^
liuni
Li'"'"/"-
uinuiinuLlilnuih
iiiiii/uiii/iii
iiiiiî^
fei_
t.iiiiini_-
^iiiiif/iifi<)/ifiri|tf
aiuliXnLit iiio/i
L(|/'/>
i/iiiiiti
iICi
uiuhnjnLJfJlituli
n Ln tu lu iilIiI II lÎi
i
It
piu]nfeiiiiiii/iîi
tun]i.\iuhuiLn
ilboaiaiiilu
iiiiiimiiîi/iiiii_
/i/iiiiinL>^i_iii/<,
iiiiii
t)u^ttinLiui
Ll.
LllinliuiiLlulinitn
h i)ç]0 uiilniinhti,
jiluiuutuiljliU,
juuitnni
niunniiL
n/ffi/iii/iiu^^u
A/iiiiiilili(\/iii
nnnnSnupLiutlii
uiiialtuuinnutif
iffifi/lUf
iiiùiinLlitliiiiilii,
nniLDiuii
['/iiiiÎiulp
l
LlfLiiii-(iif
iiriLH/jiii/iiiu
.i
n/ilinliiii/ijiiii
piii/imn/iii
iiii/iiiii
/.ii/iiilii
.
"<l]/
iiiiLiiii
/il
'-l'
/i
/iiiii
(«ij^ïi :]
[Par la volonté et la misjéricorde du Dieu
Aron magistère, honoré par leurs augustes
suis venu, [en grande pompe et à la fleur] de
:
«
bienfaisant, moi,
majestés, je
en Orient, dans cette ciiarmanle forteresse d'Ani, j'en
exhaussé toutes les murai[lles par des monceaux de bljocs
l'âge,
ai
03
LES INSCRIPTIONS ARMI-ÎNIENNES d'aNI.
d'une solidité absolue, et
j'ai fait des dépenses considérables,
de mes deniers personnels pour amener [avec efl'ort de l'eau
abondante dan]s la citadelle, pour la réjouissance et pour
calmer
soif des altérés. J'ai apporté de l'impératrice
la
auto-
une bulle d'or [de franohise,] pour le
sort des maisons de cette ville et pour le tliaslak qu'elles
donnaient, annuellement une quantité de 8 litres; et] aussi,
à la demande des notables, j'ai supprimé le prélèvement de
deux litres que payait le con|trnl('ur. Amen.] »
Ligne
n^m^uin est certainement le mot persan ^JUi-f
crlate porphyrogénète
.')
sort
=
:
—7
».
SnL^}u\i^i est
:
l'arabe ,^.~.:^''
Restauration d'après Sarguissian (ro/wyr.,
kian {Vojiiuje en l'oloijnc, p.
Sans date; mais
—
«
p.
1
».
19) et Bejech-
T.'l).
a dû être tracée entre
elle
contrôleur
1045
et
1054.
21
ANI.
—
Sur
mur
le
Plan), côté méridional
extérieur de Saint-Sauveur
(le n"
6 du
:
-fVr/s-////(7r.:/''//////'/w/7//''/-/'//'/.r./''///,s'///-r./'-/>//7;/'
I.
filll"hnr,hi,(\h'Sni'l.lll;h!{IH'.iillhllll}>l'M>rii
2.
l'UIII;hhlll'lUIH':i,hl;ll'f''(i'^'f'-f<i'''il>ll
Transcription
iiiiiLttin
nillin
:
'li'ï,t^'
/trifiririf
.
'^[tutti^
feu'
(musJ^i/ju,
ijiriLllll
fel_
fec
nnjlllni
^mÎ
h
nji/j^m'
l/fiLlll»
'/.mjKju,
7'fi/l/l\ïl
fcl-
Traduction « 109. Moi, Chahik, et mon fils, Vard, nous avons
donné à ce Saint-Sauveur et à Saint-Jean les maisons et les
bergeries que nous avons construites sur notre friche, en
souvenir
de...
»
L'inscription reste inachevée.
La date
199 de l'ère
arménienne correspond à
la
date
1050
de notre ère.
22
—
ANI.
Sur une pierre provenant de l'église de
de Dieu (le n" 8 du Plan), près de l'acropole
.Mère
:
[33J
la Sainte-
KEVUr;
51
niilENT CIIRETrEX.
I,
hiiiui-u\Vhhuiii''i-Minyiirin,hiMnvh2
+/.(î'/-: /'':
I.
nie
vxv.H'-:ii'nb!iii'...:i
sivi/hm,i7i'(uihni\m;i\ijiii'i.iif'iriii'i-i'hhV(,'hni'i>vi.
±.
'nwsnhiirhni'Hii'UViniisv.unm
^•/W/^7//-/'WWîn-Jîîr/''(,///-'lWnW//w^['/.]/;;'J'/.K;/;'/m77!7'
:].
bhh'hI'IJIIOrh'l.bl'VMT-b'ibl
V7nhn;tllll-IMI'IJ''hhllinWh(/l,(mU%-^n;}^lUI'h
4.
/s
.
:
iihhiv. mvhhr.HVhiiru iM'hi
hNtlfS'I.nhh'lVf.l'l'U'ILfl
IM'I'
:
(5.
i'U'h'(,iiH'hm\:.ri\hnn'bi'H-biiu'ii'Uih(iha-'i> ..... jo
7.
b'I.Nihirisir) U'b'I.VShiW'llVhhUh
Transcription
nnunhli,
i/i
l/innL
innuh
WnLiiu
/i
.
UL
iiffLifCtf
iiiLnu
iil.
'•'l/i
tïi-
/'
.
IJ
lui
iuLiiîi
"iii>5iiiiii/i
cTiuiJ
En
.j03,
.
.
,
ti_
'•/•'t
nil
nn
iiiulvuiijtiuhf
aiuLnh
ifcui
'"
Iii_
kl
'rnjiii-
(/'"/'
iiu[,Ji}h
Il niltii^ii,
(/i)il
"/'
ni*
s^
i/iu/iiZ^iiili/i
bniinli
Lii/"(/iii'iil/'"('J
iniLuiiin/iiiii
niii'^kliiu'i
L'/J"')
blibjnkuLniii
'«/"Il
:
.
cl
[i/iiiuiniiibniij,
ijiil
II
Wn-
n^uj^i
f/mj|iiiîiîito,
J "ii""'' otuifLO,
/uiiiopnLfl
aiuu
ifft-fi
iiii/fu
ilixj^ni-iiiilii
unijiuhjiun
II
•
iiL'iLnp
i///niiii
/i
fiiil/i
liîin^ïi,
/iiî
•
fcu'
hiiiiiiiiinuiLnnbnjt
lluiunLiiiouio/ilni
innV
<JiiiLiili,
iiiLii
rijiiii)
^nLni^iiiTi^ni,
f»'/-
unn/io
jfiiiliil/iiiju
liil
/'
:
iiiiuAuiuiULp, l/'J"'/[/'
inniiniInL/ff/iLulr
/"'"I
/iCtïi
.
.
.
.
iliiiiiiiiili
:
Traduction
:
«
plein de [)écliés, je
et,
n
:
esp('rant
me
moi, Hovliannès,
suis souvenu... de la
en sa miséricorde,
j'ai
de Sogliomon,
fils
maison du Seigneur
coopéré avec mes [biens] et
donné à cette Sainte-Mère de Dieu, discrètement (?), [s]ix besants
du Christ, et j"ai imposé à qui que ce soit de cette s[ainte
ég]lise, qu'on célèbre deux jours d'offices, chaque année, sans
opposition, comme il suit
un jour pour mon père et un jour
pour ma mère, et, après mon décès, un jour pi an- ma femme,
Or. si moi, Movsès, cet office... par la mort de...
Zalira.
:
—
qu'il soit |chargé| des
Ligne
1
:
péchés de m(oi), Hovliannès.
jihÎiaiiiÎiuilj»
pour
imliniiiiituLp
trouve dans aucun dictionnaire;
[Si]
il
y
.
a
—
;!
:
»
/iimiîpnL^
ne se
seulement ^^y'^^ en
iNfiCiiiPTioxs .\inri:\ri;NNi;s
i.KS
p<Tsan
qui signifie
passade
j'ai
si)
(<>i-,
traduit
"
"
n a.vi.
silencieux «; mais d'aprc'S
discrètement
».
—G
:
,^)
•
à partir
le
sens du
du
lî^i^ /.|i?t
est ajoute par iMovsès, priUre
La date
de
ij03
l'ère
de l'église.
correspond
à
arménienne
la
1054
date
de notre ère.
23
.\M.
—
Sur
mur
le
i-xtèrieur de la Cathédrale (le n"
autre Plan), coté occidental
I
dr
1
:
+ iVhiihi\iir^A\iit''hi\hi\ij-hi<injirinihiH;i\iir-W-
.
l;l^l^'h^ln.^\h^\lJ^^^^\'ll\l<lll'l•^l.hlllls^\vhh^\'Hlhhl'hl\ll^^V'^
hhiir-ivhi'svjir.'ihiisnniihii
hhi'.i'hhhiNiiii'.sv."n':hhii'ihiir.r,n(iti
1.
rwiihi'ii'i'i.iir.iîi'i'.fv.'i.i'.i'Mnvhhii
.
.
v.u-hhi.ii'i.ii
(uihii'.iiT.n-hhtisii
hllhSrilhl't-hh'i.Uirhhl'fl'J'MH'.
.s'///n,';/^s7'^///"^/'^^•/v/'^•v•///'/.r."/^./'.^'/'.'/r.///"/•/••^//
:',.
"H'.l'i'V.I'iil'.hiihSr.S-h
l;hlH'.l"ll'in'.l'SUhL\HlUII"hh'i,ll'H\
:
IH'.l'hlVi. h hsr.S'h l;hl\!il\Sh
'h'hr.ri'in.
h-hiiv.sivinvhihihhi.h'hhsr.iihrii':
.
il
irin
.
hi/i,i-i'i'h\vi.nsi\iiT-ni'iiu\in.hi'mvi,i'ii!>i''h!in!Uh
.-,.
.
.
///•v./•vw;/•///w^^///;/•///'^/.•M^.!{/.//•/././''/.'^/'^.//.s7/•/./w•.»/•f,lî/>('.
.S7.-
///'
:
IVhhHhni'l'hl'hVh irill'l<fl;iM'-
7v,/./w'../v,/'./>r..s7.-
c.
l'l'.,lh'i,iil:in,l'JU\SI:
'N'I'.IITMIISlVh
7.
:
:
7- :7s
hi'hr.ir.iir.i'iinvhhni'i'.in/i.mvi.
:
hl>hiir."lA'l'hSI'.l'-h'hl\U;iilVi,l''h
/
:
'./^. /'. .S7,-
:
-.
5
=
hl' H'IIV,
'llinrhhl<N/ill'J"ri:l'IJ''hl'U-IJIhl-'hlH:IIUK\l'HV^
•hSV,iil:ll'i.V.!U\SI:
-.
bb\>uUH\i\
l'-\,UUi'l.l:'b{sic)t\ 'll'V.in,l\!^.
l\SI:
Transcription
i/HLiiii
/il?"
niu,
Ll
:
VAmutuSii
/lunliiii/iuii
/iiiuiimiiii,
lunAiii
Sbiuii.'h luiîtïmi/jiiii/i
'/niiiniiiliiiciui
Irriiiniiii-nn/ili
i)'uiii/iiiiiiii iiii/iii
fin(iniîni_H/iL}i
Ll
(.n{,i./>i/iii
iîiii(niiipiiiniiip/iii
toà]
II III
Ll
nnn^nîriL^J/fio/î^!
/•nLli/i,
iiiiiil
tn ai ui lis II h u
l«ULni,
0(|/il
'/,/ii/piiij-
ninaïui)
uin-bU
RRvriî PE l'orient chrétien.
56
ninuilinuuinni.piuliii'
{.uiiuuiuoniii/iiKi
Liiinuii miii/iî<,
nuiiiii/i,
fci_
inuii
iitiicî
ilnnldlimn
/>L
// lî/iil,
lin
^
f'
/•
.
:
i/l
iiiiiititn
t.7«ç mjtiiiinji
clémence du saint
eu
le
désir,
iniiii/iî/
iiiiiii,
unhhi-nn
''•-
l<ul.ii/i
ç
//'''/'
liiiinn/iii(
/i
tak, ainsi
que
échevins,
ils
empereur Constantin Ducas,
magistère
de Vlchek,
lîagrat
l'i^cuver
Sarguis,
lils
et
fléau, et (d'autres) angaries; et le
(?)
fils
)
j'ai
catapan
nommés
du chariot, du
:
catapan quel qu'il
de semence,
le
de Lapaa-
d'Artavaz, furent
ont exempté (Ani) des six corvées
nera 600 boisseaux
:
tout-puissant et par la
consul Mkhilliar, fds deKourt, et l'écuyer Grigor,
le
'1""/
miiiiil
.
de faire du bien à cette métropole d'Ani, lorsque
d'Orient,
neurs;
»•;
uiiii/iiiiç/i
l»L
:
/iLiifili/i
iiii/çli
(«iil/ii/i
iiiiiyi/iiiili/iL
fe/oç
(•lifiiy^i,
iiii
:
et autocrate
ninj,
:
C/l
iiiniiiin
l/çiil»
Au nom du Seigneur
«
:
Ç
ç
:
SutuannCfn
I/l
l;
"I"
(il //'"('
iii^
«iii'iuiiLiiit/'P" iiifLlifcli
i/l ^iiiiuiuiiiliiii
:
/iiiiiiit\/iî[
ii/içii//
/llini^L( rj/l nniuith lunilltn
Traduction
ç
/i
l/iup^/iu, l.jiiniu-
Iii_
/iiiiiiiiiiiiiiiiIi
il^HI''
luniuui
tuiiali
•iinttiin
(!'""•'
ul.
:
.
1'"'/' "* /'"*
/i
'//ȍ imiiii/iiini/,
ij''ti
iniiiîi'
ainiAii
iiii/irt/iiiiiu
«<JiiiiiL/i
uiiiJ/iîi litfiiïi iiiiiiiiiii
tuiu
(\iii/iiM
/*jibijnji,
uintinnlinlui luILnljl^ Imiu
cl
iiiiiiinitiiinnli
/iL
nnnbu, bL
'Ininjih
/iiiili/i/iiiiiiiinu,
/iiiiîi/i/iiniiiinï(,
iiiiiiif/c/iiiii
/iLfifeiiiîiii iiiiiiiîp,
fe/J^ iiiiiiini/,
iiiiiiii/Jiiin
iiiiiili'li,
ii/iiiii')7i)i,
/.i-
luuuimnui,
Il liililihun
don-
soit,
des moisson-
et les frais
ce seront les échevins, avec leur maison, qui
le reste,
fourniront, pour qu'aucune charge ne pèse sur Ani.
P]t
les
marchands de vin (?) d'Ani, soit qu'ils emploient des chariots
ou des bêtes de somme, sont affranchis de péage; de même
tout habitant d'Ani qui achète une bête à aiiattre est exempt de
péage; aussi chaque portefaix d'Ani est exempté de la mmtié
de toute sorte de péages. Un payait pour chaque chénice 6
besants; on payera
s'il
s'agit
drachmes, 2 sont supprimées. Le bouclier,
de bœufs ou de moutons, il ne donnera que la moitié,
l'autre moitié est
primées.
1
supprimée;
Lignes 2
et
1
:
/jniinuiujiuii,
moyen âge rdtapaïut^ r=
<Ç^Li»|iiiiniiii,dugr('C j::a-:îç
iiiiiiiiMidii
du grec
et le...
60U drachmes sont sup-
»
/iiiiL/i/iiniiiiii
=
pour
a-aOap;y.xvsiîàT:;.
c'est le
grec
catapan
«
«
».
consul».
miiiii/Jiiiii
—4
:
it^TïTrâvio et le
—
— 3:
:
du
pour
latin
ynipmiiiii/
=
pour '/•ji^hjh^i
« écuyer »,
c'est le
grec àyYapeia
V'jifeijiiji
/iiiiîiii/iiiiiiin
iiiîiijiiip/i/iîi,
[3ti]
%'.\
.
ARMKMENNES
LES INSfRIPTIONS
=
corvée, angarie
»
par
:
l)oisseau ».
«
pas ce mot;
que
j'ai
trouve
dans
—
esl certain.
Snq, c'est
le latin
ij/iîitLnji,
:
:
«
:
uiuij
modius que j'ai
traduit
dictionnaires ne donneiil
:
mais
les dictionnaires,
(j
les
mot « celui qui tient du vin
marchand de vin ». lîiiji^Jt^ip, ne
signifie nint à
il
traduit par
[tas
».
—5
07
d'aNI.
pour
<i'"f
•
le
sens
jniim/jim-nj»,
«
»,
se
ixHe à abattre
ne se trouve
»
pa.s
non plus dans les dictionnaires, mais, d'après la composition
7 et 8
le dernier
du mut, signifie sûrement « portelai.x ».
iliisil/jcs.
1.
sont
mot de la 1. 7 et les premiers mots de la
8
Sans date, mais elle esl sûrement écrite entre 1057 et 1063.
—
— Fiijitre
II"
:
.").
24
AM.
n'
—
.Vu-dessus de la porte
principale de
ville (le
la
-21
du IMan\ e\térieurcment
I.
'/./''///•/''/'••/,//7'./"/-r.///'/'/''(,///'r.'/,//T.:/w'.'j,/''iW'.[//.s7//'?)-
:
//f;/;/'MW/'^/;^•/''/r./'^//'^7•(r^///•/'^//r/^r./'•^•r..•;/^-{^./'•/'•^.;;/'•^
fw/.s'///'/'.?rr.]7-/-/''/'r./''<7/'.:/'"j,
1.
hhi\h'hin\iisi'r,hr:hi\!U-rj''r:hh-i.r.r,H\r:r.r,i:'i,hi'h
/''•[r.'/r./'///7//'/''//('.'f,'/./'r.;"/:o/"/'./':/'/////'/y7.///-/yi'.;{/'r.7'r.
%l\N\hhH\llin,})lll'V>l'hShl'lll>l'ilrl'l'.'l.l'.f:}.
hiirjisiihi\hTJii:i''iir.si'nu\:iVH'i'iiirr,y''i>i'i'^iii
•l.lVl/l,l'lll-l;l'lil;'ilhlliill''llllllll<l'l-hSI'i!UlilVh'hhlll>ll'IJII'IIT.
h--hl\(,-LrMhr,rJ>h'l,lllhl\l'lll<l'ihN\lJ\f'hllhl'l''lll'LIII'l''iq
l'i'.i'i'h'r.'ihni'iihrs'iir.i'
',.
IIU\r/i/hl'N.JnHJII'HI'l\'IJ\l'llll'hl''hlll'll'hhl/>h^
/o,///^o/w/•//^^.,T^:^J'0[^/'/^.:r.v>///'/'^//'•r./^i.'/•^/i//'...
/,/.
:>j'i-i\'ij\i'!{U;h'hijinji<i>uvii''i,!{rj''iiri'>rjn\i%h
.-,.
i>!vin-i,i\'hi>rhhiu\,ii'ni\njnihi'hinii>in\iih'in,'hi\r
l'///'/;/'^^•/^''.r./'^[/////''^;r./•'/"^///';;^•^7//'i'/'./•/•./{'^/'^.?)7,•/'/>'/
i\'u\i:h(ih'ihiihii'iiiiiii;hiH\i'uhyhLi^m\ii'i\}>i''i,iii\iir
TranSiTiptinn
I
•L"u>''>-o'>l,
OL
i/iiiiili
iiiuinniiuOiiiJfi/rfi
iiiMiiiiiii«,iii'i/^li
.
'h^luLpiimlnli
:
i/iii/iiiiM
i/iiiih/-<ii/'.,/i/i
/.L
/i
Ll
ifiiijinnni/m/iii
/i/fli)iiii/iriL/f>/iliili
/,i.
iiiifJiiis,'
ttinnuiijin
i>iiii//i7i
ii/nniii(/i}<
iiiiii/iiii ii><\/ii)iiiiiiii ji^jiiiiiliiiin ji'^jiiiiilijiii
/(/[iiiriiiiLiinrii fr//iiii/(
'/iiiiiii
iii^liiiiiji'^jiii,
nn
LiiLl.
UKVIi':
.)S
Hiumiiminniiin
itLiiioiiiiiçii
IWi/i,
Ilf//1LIIIIIIM /J/ilÎi
/.L
llHfllinillll,
unie/,
lliuiiil
lill
Il (?)
Traduction
aimant
r(
mil
.
iiu
niii!(l[_nn tih
pour
|et
.
fci-
,
/i
<,iiiii(i)i
piiini\/l]li
.
:
miséricorde du VcrWe d[ivin],
hommes,
.
.
IIIIIL/lIlin/lIll/,
fcl.
cl
li
«l/llIUI
/i
linnntiL[iti)l
lîlîri
UllllltWlIl
iblll/lll/lllillllliç/l
ii/iiiiiiiiiiiIi
>Çiiiiiiiiiiiin/iM/ili)
l'ar la
«
:
çii,
iiiiiimN
iiiii^il(
les
(iiiiiiÀiilii/i/i
^iiiinniui.
Olllll/lll
/iniiiiiiimti
iiii
iiiiii/i-
iLiiilni-
iïl
ItuinnLiiio
IËIIIIi/i
IIIIl/lIllIlHlHOUllIII,
ilnLiiiiii/iiii/i
/i
Mllllllin
II
iiiiii iii'i)/iJi
î)ni/iiiii/i/iii/i,
lIIII(l/n](ILII,
fl<ili<\/il,
Ijl
nii/iniîiiidli
/lllin <J|ILMII J
Li.
piiiiiiiip/iii
iliiiliiiiililuili,
/il
•^llin/l[llIllIlll'Çllll/Vl|II_w/lLO
lllllll/llfllllll
iiiiirii^ii,
/i
infeiinL/t/niiil;
iiiii/ili
<>[ii<Çiii)ili/iii/i,
/l
h
lit,
l'njinnn
I>IIIIIIIII>/i|I,
/•ii/iiiii!i/i
iiiiiifiii/iiiiii/i
OrilKNT rilHKTIF.X.
l,
/iiiiiii/iÎi<)iilJ,
iiiiiiinniiTiiiiiiIi
liniiiiuintpiiiiiii iiitli
l/lïitll/lîl,
riK
iiianoi-tei,
longvvité du roi des rois,|
la
|iadicliah étab|lipar Dieu|, prince des princes, qui a la sagesse
qui
(le IMi'u et
rautoi'itc sur
Ilovliannès,
pays; sous la ro[yauté des Géorgiens
métropole Ani fut domaine royal,] sous
a eiid^elli le
dans ce pays dont
la
cette
ville
sous
et
des
miséricordieux observa
maîtres Grigor-agha et
pieux
de
l'évèché
dom H|ovhannès,
de cette
les difficultés
dans le
bonne [pen-
canir des barons Grigor et Ilovliannès naquit la
sée!
^'6
restaurer et
supprimé tous
les cavaliers,
les
impôts
les
sur
reconstruire notre
de
permis d'entrée,
ville;
sur
et ils (les)
el
ils
ont
de denrées, sur
sur..., sur les sacs
bouch|ers,
les
Dieu
le
ville, et]
les a/.iisrt/iamar,
et
sur
ont changés en péage, en timbre
en contrôle, de même ils [ont supprimé la taxe que les
méchants avaient ultérieurement imposée à l'évèché, et ont
et
retiré les concessions qu'avait révêque,[ et (?) (ils ont rétabli)
l'ancien ré(gime).
Ligne 1
narque ».
—
do
^i/iiiii
(ar.
domaine).
—
«
'.]
:
liâron
turc
1'.
Lil
2
:
»,
=
La forme
=
mot
c'est le
/uiiiii^iîi^nL, je
^»^'-^
lijuiiiijiiiîi
=
»
ilmi/J^in»,",
:
de ^iLoul (djagiiataï
royal) et
pour
in/fjniLp^iLTi
«
iiit/>"<-/t'/'«-ï'
patron
inailre,
».
et
mots français; V. à ce sujet N" 56.
«
agha, monsieur
N. .\kinian, le turc
pour les denrées
«
boucher », avec
».
la
j'»-=,
—
».
1
:
c'est
le
mi^iii,
=
_??^"''
est à noter.
=
11111111111
:
c'est le
mot
d'après
le
«
sac de cuir, mesure
mot arabe >_jL^
désinence turqui'
L38]
3-1
/Jimjiuji c'est,
qui signifie
«jm/i^,
« nii, momot un composé
turc sliolj :=
crois voir dans ce
=
;=-
=
«
fabricant
INSCRIPTinxs ARMKVIEN.NES n'.WI.
LF.S
maivhand
de,
lii/:irri',
ciiles
—ô
seulement.
un autre
T)
iloutnixi
/l
i.'st
emplovéo dans les lettres iiiinusijrLiiuiif^ifi, je nai pas trouvé ce mot dans
:
cs(
dnit siiinilier
il
mut
(^iiiiJijiii,
ligne
[ol
car cette liaison
les dictionnaires:
pniu-
L
».
«le
7>0
'-»-^
iiuv
«
:
ou
permis d'entrée
'-^..^
^
timbre,
«
».
/{mij^Jm
droit
de
» (1). SnLuiujjitn, n'est sûrement pas l'arabe ^^^^l-^a* =
« négligeant », mais
compagnon, courtisan >, ni -;--.—'»
^.^vm»;:^^-"
:= « contrôleur ».
mut
if/ii_pii^^
'est le même
que
diiuane
"
l
^
=
/fii>iifiii|l
est
mot
II'
=
turc «•%'
à forfait, concession
« pri.x
».
I.'inscriptiun est restée inachevée.
Hestitutinn d'après Sarguissian {Topographies, p. llM).
^ans date, mais
probablement de 1072.
elle est
25
.\M.
—
Sui-
mur
le
cuuveni de Békhentz
gravée à
!
.
'1.
•
l'aide
n"
i:!
d'un couteau
:
<np
iiLpu
>.
[>u
I
Ilflfljfllj
.
à di'ime du
du Plan), côté nord, écriture
extérieur de la chapelle
(le
tuinnh
5
(>.
/...,/.../f
/
iiiuinii
.
S.
I
//// p./[.î,
ranSCription
Traduction
couvent.
En
Ligne 3
pnLiii/^iiiîi^iï/
La date
=
(jU3
/iiii/iii/iiiiiuiii/
:
grâce) du Seigneur, Nersès, évèque du
pour hbpul^u
évêque
«
«
(la
mimiuiiuin/tîi
><
'l>LfiuLu
r=
hhnubu,
ofcimnîii,
Par
«
tiiCj.
:
/.ii|^iii/^.iiijfiu
:
:
en l'an
de
l'ère
».
—
—
.
s
:
O-'
^/i//i)>
_
^ni^^iii/^iun^iii/
pour
^Jol/iL
pour
ou bien
».
arménienne correspond à
la date
1156
de notre ère.
(Il
le
ChCif les .Mongols les droits de
nom
de tamga.
(C.
D'Ohsson,
douane
llixl. i^es
[39]
et de transit étaient désignés sous
Momjols, t. IV, p. 386.)
REVIE DE l'orient CHRÉTIEN.
60
26*
—
ANI.
tout à
I
fait
Sur
mur
le
extérieur de la ville, côté occidental,
l'extrémilé
il
:
NII'il'H'N'iV.'l'lM'Iirill'l'fblVh
.
1.
'hl'V.Si'hlIiihir.itl'lV'lhSIlhl'H.'lVfri,
3.
WlH\l'll'l.hhlH\N'l\U\ll'(;l>'i,hnh
',.
oi'-iii'i'MiiKi'jjM.iWhhiVhni'irii
5.
!iiil>t,l\Sl\iiFh!>hhh%ll'lfJil>iril':i
G.
iiri'M\n-niH'-iiMihhh%iiyihir
Transcription
uni,
/i
pLiiilnuilui, A |Jiii^uii_n^ni_p/jiiiîiTi '/'muimuiç/i
<)iiiiniimffeinni_/(/Liiiou
h
iiiinLnV^ii,
f/fip
/' lil'^'
:
^liffiiif
IjuifffifiJf
iiiiiiiiilh/u
n
Traduction
«
:
liuiitif
cfhniiu
u<-
'//>if,
(/ï^"t'V*/ip
hu
l'uiniinp,
ilintinniuli
m),
cïi.
npliLnli
llpniii»)iiiii,
/tua
aunntttn nunn
(ii-
n t^fLiiiptïiiij
ilutniiiuuibui
En
009, sous la royauté de Phadloun, sous
Barsegh, moi, Abraliam,
mes ressources
j'ai
et
moi
légitimes, en souvenir de
de vardapet Araqial, dans (vos) prières.
Cette inscription n'existe plus.
.Je
la
le
construit cette
et
de mes
parents. Vous qui lisez (ceci), souvenez-vous de moi, de
parents
;
:
dom
pontificat de
tour de
luniiLuilin
mes
»
donne d'après Kastner,
(Les liuiiies d'Ani, p. 59), et d'après Sarguissian {Topographies, p. 111). Ces deux auteurs ne sont pas
cité par Brosset
d'accord pour la ligne G.
—
le
«
1
tour
1
:
fJi-
pour
ne se trouve pas dans
pni_pO,
:
turc ~ ji
—
=
«
tour
», écrit ici
piii_(ni/^iiiïi^ni)
=
les dictionnaires;
pour
^ni-pn
=
«
en l'an
mais
».
c'est
gr. T^ôpyos
=
'-.
La date 609 de
l'ère
arménienne correspond à
la
date
1160
de notre ère.
27
—
.\N1.
En dehors de l'enceinte, à 600 mètres de la ville, au
bord du fleuve Akiiourian (^ Arpa-tchaï), en amont, sur le
mur
extérieur de
l'église
rouge), côté méridional
dite
:
[10]
«
Karmir-vanq
»
(=
.couvent
.ïillriî'
£>
iiî:i]T.}r^^'l1Xiii
j||,||(-.''|-(!Mfffn('l!ll!fl!l!(ï
''""uH.lii:.{j,ii.N,i)i,iu:-
jj-Vr
ff
\i-
i
---'->'*^. *»*«:
S>i;iAl:ijillil[|J'(IUI:IVpll!H:M:ll;i
,). ^'- '•'"f-Tjr'.'r'
-
fi'
il
-'F^i!iiiH>i^!'li!iin"
( 'ir^!"J).'illlii:)f)OMIiriilf;|'i-^>l|ii
^^-
'Jllj!lffil-f]||IJJ;lir)lli)liiiii^''ll
/
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Usine
11
lii-cni'ii
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pages
i<ll|-[4tj.
f
G1
LES INSCRIPTIONS Alt.MKNIENXES d'vXI.
-^ i'i'>-iihii,hrhiiriiHh!iN;u:\
.
I
2.
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Transcription
ttjLtn
:
Ihh'h, LnjimjCLij^i L»']
^JdLni/jmîi^io
/'
•iimim-
:
Traduclion
1
Kn
«
:
La date 01
de
|miii|,
lil I,
Ilaïrapet,
rostauré.
[j'ai]
aiménienno correspond à
l'ère
la
date
»
1165
de noire ère.
28
ANl.
sur
— Sur
le
inur extérieur de l'église de Saint-Jean, située
rochers de <^iz-qualé
les
méridional
(le
[/',/r. //T.», r.]
.
de
nutre
l'Iaii);
côté
:
Colonne
I
n" 9
'////'.
I.
nsiii'ivo'i\'in\shhr.h\r
2.
a'f'.ISI'iri.ll}>.V;hl'i-l'.'hll
h U-l'MH-r.
3.
vHiici'ii(ii;Vi:.r.hi'.si'.i'i>inri'.n-
4.
U'.iii
:,.
\.iihrii'inrjirjj\i'ii>rj'unri:ij'hiir.niihmvh'hv.
(5.
isiii'iH\vii'hiii'':ihiir.irhi'ii'iir.in'.i.i\rr,i\L'hr,i\
u'hh'hhr.i-ivi.i'jihr.hrxh'i.v.
7.
Li!{r.yi'rj'i;hi\in\i'-hrMhiVh'h'i,hni'!{r.i'iir.
s.
n-//'/./'//']r./"y///'.v^(/r.;f/'///.///-/////>/7/!'/r./''7/'/.
'.).
[/•'//.//
10.
.vi.h'i'i' in:'i.r.iisi':i.i'iiin;i"jr.ihi:'ii-'iJ'-">h
.
a\niiv>i''hhi\i.hi.iii'iii'.hiii'!>i:i,irhi'tiiiii'rii(n,'i-rh
'l'iir
.
I
ai(t.
12.
.
.
]///''//'.
.s'/'.M'///'
u
.
.
.
v'-i\i'bm\-]r,Ht.i\n\\m\
i'hiihi>iii"Hir,irhi'ii!ir,r.iLhr,r.^:.i'hi>r.hi\
'Ih'b
I
.;
hhithr.iisvji u'hr
:
bbh''i,n'if.r,irhi'iini:Siihhiihi:i'
l'i.
/•./•.'{.'>/'r.'/-r»M'»,///'/.:/'.v,'/-/.-"/'M';/,/'/;/////..'u/'''/»,///''///
15.
ui>v.i'hr<i>r:h'ijihiihi'!ii;i'i;i'ni<in'.in;'hrM'i.u'.'iiN
hl.-h
ic.
.
.
.
//•/'î)-r.'i.'////rj,/'. '//,///.!
>)
:
it(?)
..
.v.'i.i'.nnr.'iin.iih
DE I/OIUKNT CHRETIEN.
liKVI'E
(V2
/! .'hriui'H.iihiinriiiii/hivi-hsivi.n
JU'iif'i.
17.
.
is.
!ii;i'!VJiii'r/ii\rKV\'ij\!n%iiii'hin'M-rMh
I'.).
i'ii'Fh'hhi><vu[i\si;<iii(ui'iisiiriisn'i/if:hH}
.
20.
iii;hohh!iNn\Hiiiii[:u'r:iJhiji''n\i'Shiiiii\H
21.
lin\U'h'hlUmr(r(\ni\llhl'fhhVi,hl'Win\Ul\hllil'-l'Ulll
/'M
1 rail^CriptiOIl
Ifl/l/l/flIV^J
iHi<\/ij
(/*|,
fiiriiffffif
ll/i/lÀ
/•|i/iiiiiiiLmi
nniinn
iiL.
o/llinnill
IjtiiîïtttLli
.
.
.
]/i/i
/^lllllL
l/lll/>/lllli,
/iL ll»J/ll;/l
^llllllli/ll
liL
4\iiii/ili
.
.
.
IiL
/"
l|/l'l\
Olllll IIIIII1.»7/|1.U1I
;
/l
n
n/i/i/iiiii
.
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oiiiii/iiillli
M
.
Ll
inii.-'t,
,
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fiL
/.
llnniiili
lîtillllç
iiiànLtilihii
')'iiiii[iiiiijiiiiii
f/loflflflfjf/i
lîll
/;"
ll/ill
/»L
'^lllhllt^ltt
llt/lldnllLII, lllini/lllllll
Vilinillll
(.')
nauiniiinuin
fei.
llll III II II II
LU
nanniiiiiuiti
iiiiL
utnniininnil
/llllllHl)
IIIl)LlIlllMU
iiiiiiiiiiiiii^iiii
iti.
Illll^l)lll£llll/ll
'i>ni"i\riMi\siii'
(?)
i//it)Jifiitfi-
u^uii/iji/iiiin/iii,
/i
M / 'llfflllf V^fl,
/.iiLiiiiiiiiiiçu,
niii^hniti[^'^
niiffi^xiirLiiii
Jrii^^fif
.
'/'lllIlfll)L/l,
lllllllllllf^ll
llJlTIIllI
folonne
I
.
1 «Lllffl/l/f
iil/ili,
f/l. IIIIJlIlllIIlLIlC/iP
iitnilltniijttln
i/tLlilllLllIiiÇll
nU,.\ltllhn
Inil^t^n
iiiiiiii)
.
tiiiiintiiiiKjiiii
.
oiiiiliiiiiil/ii/ii-u/i,
V^iiiiiiiiiiiiiiiiiili
llllltiltllll,
llll
/iLii
iiiLiipîi,
.
ilttll_<^tt^tu]^h
î)tiniui
tïtinilllf
...
/iiii
il/iiiiiniiiiAf^i/ili
iiiiijiiiiiiuiiiiit
luillin
luinLnii Intililnni^lilit^u
ifii.ufii
OlflfL[llll
^llJLIlflfllJfff/llI
/>Jtl
liitihiiliunli
«ifi/iiiLOfti
(
l^ljlintitiL[_iunilJ
lillL
iiiLilmi
HLninLni^u
fWiflf/llifLililili/Jilf J
,
.-{iif Jfiniii/;'
/ififif,
/t'iIlL^nL^I-IM,
/M/iiiiiu/iii
/it/iiiiiliiiiii
f/iiffififf/f
iii(iiuiiiLumiiiuiiiim/iL) iiiLat'><"f
C/' f/miliiilmij/in
;
H/llfllllL*)nfiffI
lil^
II.
irh}va\h n'i-h'iirii
wh-hUhh
A
,s ('.[/' /,-]
/,.
\.r,iir.-]si\riihii%su\i'iiwi,hh(nuiiiv'ir.isi'iihi:n,isù)
.-,
'i.lll<'hh%ll'l.l\ni;l'ri;r!ih iril!illlVIV:in\l'!Jl\'t,
c.
i\'ii'hi\ij:hi'ij'r,hirjisr.siii>i.iihrh)Uhi'i'h'ivi'iii'in.
i.U':hi\"H'.!ihii'i!ii'r:hi:sr.rii n'i.
hl'fhlII'WMUhlVihhhithUV.
7.
lirNIii'hrMiU.-l'irhNi
s.
i''ihn'hr>ii'in\ui\iihmii>nir:hi:hiqir:i.hi.>>A':hi\ii
'.).
'iM-i'ni'jMi.iîv.
.
.
.
:
ihr.'i'r.ri.htnii-bhuvi.r,
I
LES IXSCIUI'TIONS ARMKXIENNKS d'aM.
Wrll r.Sh.U-'hV.hlir
10. hU'hV.i^i
.
'i,
NI'i ih 'iV.S
.
r.i'hui''i-rii\_ii}inir:i,i-iir:i,v.i.i>ifi'irh
\i.
iiH'i:i''(tiiiVih'i>'ir:i.i'i:!ir.hi>sbr:hii
railSCripIlOll
fiiiijiniiffiiiifiu,
fiif i)lf
^.
iflflt.Aflf
Ifi.
i<i
J
^fiiLfi/7 iiuiii
i//"i[(]"
uni i/j
.*),
I
I
Ml>
i/A'/^
:
>jlliu/.l
I
P"Ptl
ouiinii/if f«L
m/
(i/>
I?)
/.L
,
|_/j/i//flllflj/l^
rifi
Tr;i«Juclion
:
«
|.\u
temjps de
des reines,
manda torlha-ouklioutsès
"/>L<(/J'»"
.
.
i/i
.
/i
.
.
.
,
;
le
lirigor
|)ieu|se
et
monastère, prés des
(et) légit|im]e
ffiifi/ffii ii/i-
.1 /ifiii/iiffii/ivii
/^/.mlm
f«il/;;lf
^i
;
[daine oinjte et (honorée de)
la
aniir spaçalar,
et
ser vitour
fiilèle
prince des princes et a[niir
Mère de Lumière,
l'Illuminateur
(«it-
I.
spjaçalar, j'ai érigr, par la volonté de Dieu, |ce]
dans
fi/iiifiifi
|nin]i, |Za'cii;ina (II). clialinciia[li|,
g-randj Sarguis ndviiargrtzel.
pier]rc, cette
("M"
{.jillllijuiiiuLiiill,
/>f'//
miiniiilfii J
/f
iiiiikXiiilfiJi'
intiécliiriVahle)
fifft
Colonne
.
//i.
iiinfiLiiil/ifif
r/lll
'l/'"*
(un mot
/iiiMiii>l//i//
^iif/fiiiiiififii,
oiifiiiiLi/lf
Il
•iiuifiLiiia iJ^iiiuv^ulJiiiLnif
«iilfiriLonf
I»ieu, la rfeine
Ll
/"l',.
r.iriyh
uiLiii/iriJili
/x^'i'li
iUf(/j)\Li.
'^fii/jffffl iff/f/l
Oïlililil^,
o
ififiifiiiiL/il'J/
fif/ifii.)f
f/ii)
r.iinh'i,iii;r:t.
•
iinnunt
iILêi
Lii/iiif JifififfifiLi/lf
^iiifffiififinfiLli,
i;iiii//iiJiiiîiii/^i
7'fl/liflfirlif/^
ffiiri,
tlliuxUL
f/i'l/>
i/îri/iu/ifi
ililLllLi""/^
'^itiinm uiiLli
i/iii/iiiiiii/,/i
fjjjLnLij
L!ifiifji/if>/ii-l;'/il'
itiiiiini
:
inijffifiiu
ii/jfiMiiiljJ^
du
.
II.
1
Ll
.
C>?,
monument
en
sainte catliédr[ale,|...
cette]
bùties par notre saint
donné, en mémoire de ma
éiijlises]
jai
femme, pour nos
fils,
Clia[hnclia|li
et
Avag, en souwnir de nous et de nos parents, cumme présents
lauadj (|ui est en face de ce couvent, et qui anciennement
s appelait « Ruine F'anghouk », ainsi que Érérouq, avec tous ses
terrains et les sources de son jai-din de fleurs, et aussi 8
mipulins dans la vallée des palais
lusage des moulins sur
;iu
le
(?),
drachmes de Loustzrotz,
fleuve et dans
l;i
vallée,
des jardins
pied de ce couvent, ainsi que [tonte| la jouissance du jardin
l'ontenu
il;iii<
ces limites. Kt
le-
<eivite|urs| de [c|o
Colonne
en
I
(?)
récompense nous ont assun-
couvent)
II.
la
l'autel principal, qu'ils dir[unlj toujours
messe quotidienne de
en mon nom, depuis le
RKVUE DE l'ORIEXT CHRÉTIEN.
G'I
commencement jusqu ['à la flinde ra[nn|ée; et que cette [rec|ommandation au nom de mes parents et de mes sœurs soit observée
coin[m
ciel.
est inscrit, ju|s]qu'à
je il
quelqu'un, qui que ce
Si
rapparition du Fils de Dieu au
soit, s'y
ceux qui exécuteront cet
('^)
I,
=
ligne 5
uii^nmiu^m/i est
«uJ/i^i
:
du
écr|i|t, l'inconcevaljle
Amen.
Christ Dieu, qui [est vivant éternellement.]
Col.
dimi[nue ou]
Dieu (?) éternel;
et
mes dons
tente de soustraire les revenus de
mais
oppose
»
composé du mot arabe
= « commandant
du persan
en chef de l'armée », donc notre mot signifierait
» généralissime ». iJ^uiKjiijjiÂtf est un nom de famille composé du géorgien
j^A
prince, chef
«
^i-^-i.-.^
» et
:
=
uii.Koo
épaule
«
»
du
et
—
au Longuemain historique.
un
est
géorgien signiliant
titre
;i.)ri(ii.i(')(0('^)(ii
J^iiiiiui/iiiiTi
tuiHL pour
le
—
N° 9.
— 18
:
;')l'r)ù;)'"'-
et
Col.
Ô-6
longue
:
]'t yiiij
pour
»,
m-^um-^liu
géorgien
et
Oimiiiinn
10
.
:
t/ifeiifen/i.
que
pOUr
«iiiiiiîrnLii
— 18
et
'21
:
j'ai
—
—
[)
13
:
:
avancé dans
luii^iiijiiiiL^iij
.
pour
AmiLiunL/J/iLTi
.
ligne
I
iijiiiuijini_t{i
:
pour niimnnLtf
•
Sans date, mais elle est sûrement postérieure
Figure if G.
de notre ère.
qui correspond
lîdiL/jmi/injipixi
ShltinuinuiL
—
pour ^nn.
pour
»,
chef des adjudants
«
ce qui prouve encore ce
OiiKiiiiiiiiiïi/i
Il,
«
nuarie que Siuïinnnnnnpiu lunLni^u.
^/i/iiitii/i
/.uiiii.;
oiii(i_iiiiiil/i;/ii_/j
le
=
ô^^aîr^o
—
à l'année
1191
29
ANI.
sur
les
— Sur
le
mur
intérieur de l'église de Saint-Jean, située
rochers de Qiz-qalé
porte gauche de la sacristie
1.
(le n°
9 du Plan); au-dessus de la
:
iiri>iiin\iiv,sr.i'hiii'.:,nii'hi'>siih
:{.
h%nh'l,hHl\IHU'hnhhN'i\
',.
'hhhi'Hvii\i'nri\im\;{iin
1
ranSCriptlOn
/^Ull/IIIip^I,
l/nL^ip
:
//lIlVll/j<^/lIIIllI^
jihiiiiiin iiiiiiiii
«iiiiiiii
:
/^,
tL
JLiiiiiiipuii_/i<
l\ilI.lLIj/l
uiiuiniunuittL
HtlH>Uip^llUj^
(/'•)
nn
11
uiiiu
i,L /'Lllll/t/l (7'.),
w>r.
iiii'<îi::.iiirHT.'ii»i'(ii-^<i<n.
uifM'irrnni-.niii
ii"iiL.i'^ii-iai'.
iliU'.IU:|l,l1:Jl!lr,
i:ui;-iiHiiiirn!'jii'!iir!Ji.:
riU',i!r/rLi/fJi{i-H|iiriri-â(j^fvij.5ii:.r.
.:
__
llfH.-s/'L-^f^U-lJ'IJiyiiruOUf^lOIrni-K
[ijr/!">rr/;rfijii;;if(,f:(rui(n;fifK.ri:^it(:fi;
W(fr() i:iiilHi:ll,i,f^ïil^(iiriK:ill
.
_
o "(l'eHm'lKlS
a''
rf(//oiioiirni7.:Qijiriur[;^Gr:ii:Vij;i:0(jniJiJr;i,i:Fi-r"
fûiiw;;,iT:h]c'i:Mi/îifjii/:ira:i'HiA^i;z.'^!.t!''.>'ir
|[wf•l-;l,J.ll::(iH'^l'l''l•,^l^-IJ^>^(^HJ=iJ^lLr|
,ri.i.f::i!;ij!rMi^i;jr]iff,ii(iiîii
'
1
iiKJi.i:H-uiir.ii!.in;i.i!f
\i
Figure
II
7.
—
inscription S-
M.
Voir pages [4.VJ7.
LES I.VSCRIPTIOXS
ARMK.MEXNKS d'am.
fir,
Traduction
« La sainte messe
:
expiatoire qui s'v "'i
,iit est
e.-,i ae
de
tealiakdouk ht, ni.Te desroi<!/c;V.n,ioc A
"
'^^^'^O'MS^^.') (les Arméniens,
Zaci.aria(II)
ot Ivané(I). I
•
Il
V
en
e.
est
.Hrange de voir
i.-i
Zacl.aria et Ivané
^'"^^
;;:::
^^
3;v',r" ^'""'"^t
^'^"'
Nr^nr-^ un
Nm.1,g..
•
''^'
^^^
"-^
nommés
«
rois
.-n^ror
"^'^'•^^«i' l>l"s;
de
certain
mémo
Sembat se nommera /roi do
V^
""
pou a an ., après la ci.u.e
de ce royaume local
(l.„a
^ans date, ma,s, sans
aucun doute, postéri.-ure
à
'
-
l'a'n
1191.
30
ANI.
— Sur
le
mur
extérieur de ré"-lise dp Saint
sans date; postérieure
à
l'an
1191.
31
ORIENT CHRÉTIEN.
[45]
in.r.
.
REVUE DE l'orient CHRETIEN.
gQ
'^
:'''///''/./.['j/7./'//T.;yv//..s/./J///r'.'n'.''.//'-ii/.-''
"''
.,.t././»/"Muw.(i'y-/;/'/./;/;ii/'^//({
\
=
=
'f'-"'''
=
uhm'iiv.hi'.Hn'ii
rt^/5^^.//^f//'(/v./;^•(w•s'N'./^a9/.^''/^.îro•^.«•ft/./.^;•/•'^'^
'''',0.
^
,,,.//.;.r,r./'//^r./uw'M.'.aNr.rLN'îWNr.'JTH./:'.,îrU3n
'"
Tk
'""r,.
M/^J•f////w.^(r^///':/wr(W/^;(/i>;^///w/;'^»•/;^ïî}i^lv^/'
/./.^',(l//r.;T.,;n^/'•'JnNW'r^,
o/'V-f/or./w/j/T../r.fm
/'///(,
,(•,.
•MV'ir.;r./;,r./''/-L-/AS'/''/-r.N^/'/.-/W//'/>-n'//-.-./.(/
''^'7''•^^^r/^'r;^'^///•/'^/;^;(,^w.//''»^
//•{,s'///«a-/'-
[4U]
67
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES d'aNI.
UIII'lll\in-hiirj'lllu^\}{'U\'^\rbl'li<)U'h'i,hl'!{hllh{?)
18.
l'I'.h-hhh
hh
W).
A.
ni,.
/t
:
•IJ'.l'hr.UIll'Ml.
:
/'•
:
SllhiJ;hhnj;r,l<llii-l/lhlirJUn;h'l\l'SI'-bH;-h
:
iir.'iiAii.
2U.
iri-'i,hiri'i-i:in,i'>)i'
<l>ll'l.l'l.l-l;hl;'i.r,i,r.iilll:h'il'l,ri.hii. ('J'I-ll'h'hVMUI'V.
ol"r.SIII'l-il;hh'iir.l"l'hl'h
2\.
''/r./^sV'^./•^J^r;^v•///''^•/'•w>';v,^//7//•'/r..sr./'///./•J/7/•^
±2.
h:
:
Sl>lll''hhllhr,lll'r,h-I,l;h
/'•
:
:
IH'.I"HI 'l r.l/hll l"hll II
ii'ijiinn,hr:i,i"r.<i>r.
'hf|^\s^\l'hlJiiu><)^\s^\hllu^'rl^^VJhl';m'.'l^lll'lrhll
2:\.
ni'iid'h
VI, hh in'iii'hi^hhiinhrjiiuH-i.nr.n-hiVhniiLiwsn
2\.
si-ijini'^
2.K W-<l>l'h!2l:IIJ\'iU\IH:lim\Sllhlir,l:hhlll'llhhlir,l;^^^
26.
(ihoi\Sl\hllU'l;l'hl'l>lrr-hlll'lir,l;linhh'l>l\IH'.!ilini>ll
2:.
a'ni>rhPJhKhl\IJ;'IJ'!il'hiri\lhbMiblVirr-Ul\Sr.ri'!ir-
2H.
u'ij'Hi'i.. r.u'i/h.
1
rnnSCriptlOn
/ 'fiffilffi/i,
^fiffnil
l7'/;(
l/iii iiiiii/i/i,
lll"l'
uhtLitiliiiihliu
iiinil,
.
llilliii/ii/il/
i/iutiiiiin
i/Iiiiiiiiift/ili
n\
liL
•fiiili/ili
Ll
'«uiiii^/,
iii)/iii
oiiiiiuin
IiIhilIi
II
piu'Çiiiliiiii,
.
/.(.
(jl
•^iiimlilijtpii,
linpnnLiiiiin
iiiiii
iiiO/id
IIIIIIIIIIIILII
ii/,iiiiili,
iliuuiiiiiiiiiii
:
iifiiiiiii
/l
iiiiiiiiiiiintfL
tiluiLniiip
uiliiJ
.
111(11
sj/iiii//!
>'•-
iil/uiiiLiui
JiiiuiuinnLUU
[-17]
11111.11111/1/111
'/'/i/i/i»ii
m
/J/ii iiii
iiiiiiL/iiuiii/i,
,
ii'{iiiàiii/i)i
iiiiJiuniuiliiii
/ni
l.iiiflllLO/li
iii/iiliii'
iiiiiiiiiii iiiAiiiii/i(\
/lllllllllllllll
iiill)'/l
i//iiii?/-}i/^i/
iiiiiii<\iiiii
lihcliuiiilllLn
»I11IlL||/|I1
inbiuiili
nttinhiutinLli
mil il L\l^ji,
>>/>'l/'
inniijiilni.MJ}iiili
iiiLliiililii/
luiiliXiiinnh
uiui/]llinl<llilili
iliiiii«)ii
Illllllllllll
/i
^naliLnn
iiiip iiiiiiliiii/iiiil/, iiilil iWiiiii/i iii'iiii iii/iiiilili
III l/fii/ti/
liiiiiiifiiillliill»
uni
bu
iiinj/iruiiiif /ii/iiiL/J/tiifflu
U lll)l)ltLUtll,
00
7'ii/iiiiiinii/l,
iiii/iliiiilirilL/</Liiii)i>
iiiiii/l/i
Ll
/"ÇLiiniiiii^, lULiiin Lii/iiirii («nâfii,
/"(iL'illLj,
jiliiii
niuinnuiuattiuiiuinlii.
t.ll/l/i
"l"tl'
HiKtli
fiiiiyi>uiu^/i,
muJu
:
Iffff/r/rlft/i/inif/i,
Lniiip
/i
iiiini/
nui.
1111111/1111111)1111
llllll
n
.
llIllllIllLnll'll
liiiidiuiili
/.l
/i
c\
«iiiiii
J/<iiiui}ini
,
CHRETIEN.
REVUE DE l/ORIENT
gg
.../"""-P'-'^ '- T-cH^-t
V, cV-'/'
'^"^-
L^if., 43/'
/•
''"^Ù^
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'''""'P
-rcf '—];
''"'
""'"""''''^'^
*"'
=
'
ann.es du seigneur
f^^f^J^^^^^
le cal at
des Arméniens, e sous
de Dieu, Barsegh, catholicos
prt Malimoud
renom, lils d'Amir
de (Key Sultan, de bon
or, moi, le prêtre 1
fiUle Ilanoulclié, en l'an G 12;
;J^^
-^^f ains,
Guêorg, cure d Aroutcl
du prêtre So.thùnès, petit-fUs de
espou
servante du Oiir.st. ayant
ue mon q.ouse Khouchouch,
beauc.^p
avec
reconstruit,
avons
n la miséricorde do Dieu, nous
propn.'te achetée de nos
:
«
Dans
les
,
Saint-Sauveur, notre
dans sa splendeur P^/'^'^i^^e
deniers, et nous Pavons restauré
ayant suffisamment d ai^^n
sans aucune aide de personne,
ns
pu (le) laire et nous (1 av
pour tout, avec lequel nous avons
inspire pai D eu
aussi apporté des présents;
d'effort,
?ait:
ce
nous y avons
dons aux '^"^•^"«'^^^.^
nous avoiis ajouté de nouveaux
aute s des ornement pu,
quatre
nous avons (donné) pour les
1.
sur l'autel, sacr.l.ce leelleservice, qu'on s'est hâté d'exposer
Nous avons cons-
et agréable à la volonté du
a\ons
estivaux et hivernaux, et nous y
presbytères
truit des
Lntin,
voyageurs.
vie, les hôtes
servi, pendant la durce de notre
Père.
mcnl dédié
nous avons
Khouchouch,
prêtre Tiridate, et mon épouse
besoins
le service de^
p-nir
donné de notre héritage paternel,
Aroutch ceux de Vaghai
du pain el du vin, quatre vignes à
labourés à Khatchik, ainsi
(Uilik et de Rou(?)ratz, 2 terrains
moi,
le
:
,U.
m
^
'
1
60
LES INSCRIPTIONS ARMl^NIENNES D'aNI.
que
maisons en face de
(itnix
l'église,
à Békiieiitz, un (autre)
cliéiiices,
d'eau de Béklieiitz,
un grand champ de 100
Miqès, du côté de la conduite
à l'eghpeghik. Maintenant pour
c'est-.'i-dire
ce travail et ces dons
;i
les héritiers
doivent dire, après nous,
une quarantaine (de messes) par an
20 pour Tiridate et 20
pour la dame Klioucliouch, ainsi que 2 pour Sargsik, fils de
:
Soglioinon; faire notre mention, sans opposition, jusqu'à l'apparition du Fils de Dieu, et personne n'osera détourner les
revenus de Saint-Sauveur, établis par nous. Si quelqu'un ôtait
que lui-même
et éloignait notre int'moire,
soit éloigié
de
la
gloire du Fils de Dieu, (et qu'il soit) maudit, dans la mort et
dans
sont
par
la vie,
Li;jne
'i'ii"i;t{,
I
»
//nu^tit" pour
:
donc
318 (Pères). Ceux qui exécuteront cet écrit
les
Amen.
liénis.
forme très ancienne
la
llnupi.iilçu.
n se prononçait vo,
en 1103!
m^ij i)our la
—
—
i\i)/iiiiii^Ln^
pour
—
10).
(1.
15
i()
.
lu/ii/ifii/in
iiiiîiiifiiiiîtn
:
24
.
:
et
pOUr
i^iuhuiiumsi
:
^muuiuiinti
:
'hi;Lnfiq
et 10
forme courante
à côté d'une expression tout à fait moderne,
n/iiliiiii
.j
»\iî/iniiiLn
pOUr
pour
on notera
mj^,
comme
âuiijiiiii>iiin<Ç
pOUr
:
surtout
t^ti^feijLn^î.
iiiiîiuniiiiîrni
1/
.
:
l't
uiliinnlin
*Ju»uiniuinfci
Je dois noter particulièrement l'emploi, dans cette inscription,
de
la
dans
virgul.^ qui
les
N 39
et
manque dans
d'autres inscriptions, excepté
214.
La date 612 de l'ère arménienne correspond à l'année 1193
de notre ère.
Figure n° 7.
—
32-
AM,
— Sur
Cathédrale
1
ranSCriptlOn
Traduction
Tour d.-molie, entre
du Pian)
la
n"
(le
:
1.5
:
«
l/p ^uiumuiuintli
Ceux qui
bénis de Dieu. .\men.
la porte
principale et la
:
uiw'^Lli,
veilleront
uiLn^^îi/iIr
iL.umnLèni
:
à la conservation, sont
»
Cette inscription n'existe plus. Je la
[49]
donne d'après Khanykof,
70
liicvuiî
rcproduito dans
le
3^
DE l'orient chrétien.
Rapport de
\'.
Brosset. p. 130.
aussi le
N" 60.
Sans date, mais
elle est
probablement de l'année 1199.
33
— En dehors de l'enceinte, à GOO mètres de
ANl.
bord du fleuve, en amont, sur
«
Karmir-vanq
mur
côté méridional
»,
r,'hiii't.M''hVj{\:hi
1
le
II
v.u'hrii'inwv.ijM'mr-
2.
3.
UINIhKShll
^uipuin/im
(/Lii^i^/ilÎt
(•'), çintiL
Tratluction
spaçalar, j'ai
marg.
:
au
:
nri'V.hsiihiVii'.ru'hnmr'hh'h .Ji
Transcription
la ville,
extérieur de l'église dite
.
nvhii
llumnLfmi, [t]u'
n'Iiiinùlin uiiinnjib
h
mSlin
iiiiiiiitiiuiiiin
nuihliu miLiiii nt-luifi/iu
:
Par la grâce de Dieu, moi, Zacharia (II), amir
donné à ce saint couvent les 2 deniers de Karmir«
:
»
Ligne 2
:
kmnL pour
Sans date, mais
tmni.; V. à ce sujet N" 9.
elle est écrite
entre
1199
et
1215.
34*
ANL
— Sur une des tours de la muraille, non loin de
principale
:
1.
Wm]
2.
t,bV.PMVI'V.ri'
;l
IMtWbWihhHlin'h'hV.
:^.
i>M'hn-iin-h^iMriMnv,srhiiii
6.
llt,V:iA,hlJU'l"NH\r
Tianscription
linnii/iîi]
l\uwni.iuf>,
u^m-Çtii'i
Li
ij/^m^iHji/iiin
d'iS
(/'),
[fei-
'l.lllOlui J llilliinil/i/l, niiyil/jLçil,
:
Traduction
fils|
:
(>iiiyiniii<Ç (l«), n/'li/iniin,
f/'/,./.fJ.,,,.
la porte
:
«
Chahnchah
Dieu! protège Zacharia
(I),
llovhannès, Mkhithar.
(ainsi
que) Grigor,
>>
[50]
(II) le
le
Grand,
[et
son
patrice \'ahram,
LKS INSCRIPTIONS AR.MKNFENNES d'aNI.
.le
pas vu cotte inscription; je
n'ai
npnuluitt'
p;u' lîrnsset
la
71
donne d'après
{Les Ihiincs d'Ani,
p.
1199
el
Kiistnor,
581, et recons-
par moi.
tituét'
Sans
liate,
mais
entre
elle est écrite
1215.
35
— Sur l'extérieur d'une
AXI.
tale di' la Miuraillt'
1.
i>ïiyri;i<f-iih(ri,iir:.i-i'i,
2.
lÏÏ-hlIIIT.'i.'hI'.SIII'l-ir.l"
:}.
iih!>i:in'.irhi'ii'iir.in\i.r.i'
:,.
h'hhni'!U\r2r:hiihi<!V'i
G.
i\ri'ii"iihij'.in.ni-(-,r.s
7.
r.iii'ii'huhh'o'hinj'.nirhi'iir,
Transcription
ifiiiîiiiiiiiniinilrliu
ifif/irifi
tours, à rextréniité orien-
/iini_iiçii,
.
pm-iul^wlltu,
iiiil/iii
:
^inp<ijtLi
iiii/uiiiiiiiiiiii,
iiiiiiiiii/iiiiiiii,
i/iiiiiu
2"'V'2"'S
WMiiiiniii/j/i
"fipliuinnuji,
Lu
»''iipi"/i/iiii
(•*)»
ùLa bl dunnuin
:
Traduction
truit ce
:
«
En
057, par la grâce du Christ, moi, Zacharia,
mandatortha-khoutsés, amir spaçalar,
chalinchali,
monument
nos parents.
Lignos 2-3
liant
IITPI;
/'
:
ntunXiuliu bu
o/iliiiii/i
le
lies
au-dossus d'une petite porte étroite
et cette muraille,
que
cons-
»
:
lîiuÎKjimnnjipiii ^iinLijtii est
chef des adjudants
«
même
j'ai
en souvenir de nous et do
lîu/ldiiiiuinnWiii
La date 057 de
l'ère
>.
géorgien
un
titre
géorgien signi-
i1.-ir)a>.)5o:iô)m
1'>36<')'>"ï
nL/unLiit».
arménienne correspond à l'année 1208
de notre ère.
36
ANI.
de
la
1.
—
Sur
l'extérieur d'une autre tour, vers le nord, près
porte de Kars
:
rilhWh UT:h'l'L\SIH'IH\HINi
[51]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
72
;{.
i;iia\iri'nmiwni.j\rr,n:,'hnn
4.
i<ir.i'r.i'hv.hiiinMvi-hniir'hi'n-:i
:,.
iin-i\h'i\ihni'hr,hChhr,h<a\i'!J2
(;.
iVhihijuih'i'riiiihi'f-han'hhiii'U'in
7.
r:i,'i'hin''t,hi'iu\^'i''ns
Transcription
nitLklLnili
^uinmnjuiÊi
rtpLÏ'till/l
/•
:
jiinLnl^u,
lliiipi.ahu,
il'), fe"
[.tuilpn
ii]uiiiiiiiiiiiiin,
/'çjnnniiii,
nniili
l/lll/(flL«/(jlllU
l/lllll/i
flllin4.\Jfllf/lf
llh^h, ^mp^^^iJi llouini.Anj,
|3i_io/^iiiîi/iii
ihiiiiiiiiitnnnjîliu
Aihiliiii
^i
«i^-
riiii<|li^i/i<Ç
'/'n/iuiiinii/i,
"lihli
LS"'î'^"( /'""IJ< /'"'/
"L
uiunjiiiii'n ;
Traduction
Zacharia
de
En
«
:
(II),
G57, par
chahnchah,
sjpaçalar, moi, Sar[guis,
[j'ai
grâce de Dieu, sous
le
mandatortlia-klioutsés,
règne
[nniir
de GJuéorg, serviteur du Christ,
monu|meut pour
construit ce
que...
fils
la
le
salut de
[mon âme]
ainsi
»
La dernière phrase est resti'e inachevée.
La date 657 de l'ère arménienne correspond à l'année 1208
de notre ère.
37
ANI.
porte
—
Sur
le
mur
extérieur de l'église décagone (Saint-
derrière l'acropole
Élie),
(le
n" 7
du Plan), à gauche de
la
:
1.
Wil'f-
:j.
JMTbV.
4.
«....
.5
Transcription
Traduction
:
:
«
//'/
/Jm-u/^mî/^u, i/m^iAiiiiîtiu^
En 6GU
(?) l\
:
»
Le reste iliisilile. Ce n'est pas une inscription proprement
maisiuie entaille faite sur pierre à laide d'un couteau.
La date (iOO de l'ère arménienne correspond à l'année 1211
dite,
de notre ère.
73
h'ani.
iNsritiiTioN's Ai!\ii':\if;.\Nr.s
i.i:s
38-
—
ANI.
iiiic.
/•
Sur
.v.hi'iii'ifhr.nr-i,
('.UN'
!ii:ii
rn face de
iino tour,
hii
:
invi/icsni'i-t-r. hiih
nr.rr.ri'r.
l'.rbhhi'.siihi'ibivi,
'i.vMi.
iir.i".2i':i.ii
r-h
oi'rjhhV.ii'
ii'in'.iir.ij'.r
minée
porte
la
mu
r.h-i.hni'
hh nrihiin
l'Unn
Transcription
ni ni
MifiiniirrJffiif
iiiil/fn
niff/f Afifuif i/iififu
a/i/jLii/i
Traduclioii
Zacliaria
lar. j"ai
(II),
uilfilliffjffiiiri,
la
(
La date
(JGl
"/"/' "'/ jiànti
puissance du
monument pour
ifn/).-
(1*)^
:
Clirisl,
moi,
spa(,-a-
notre longcvité et pour
»
Cette inscription n'exisie plus.
Topograp/i ics,
Lt.
Lu'
,\iiinitinpitl
uiandatortlia-khoutsès, amir
cliaiincliali,
fd.s.
par
(lt>l,
'l'fi^uunnu^i,
^111*^11^11/^/1
tiipLLntutnnLHiLiuu uLii
iùi
«
:
construit ce
de mes
celle
ii/^'ii,
i^nn j.m ^J/,lillJpîi
//'//'..
/'
:
p.
de
1
1
1
-
l'cre
1
1
J
Ma
copie est de Sarguissian
)
arménienne correspond à l'anme 1212
de notre ère.
39
ANI.
—
.Sur le
mur
extérieur de
notre Plan), côté méridional
la
Cathédrale
i^ie
n"
1
de
:
//'^^7.////'//'.^^.H7w7n/(:î/(//y^7•7•/'r/(/o•^w^^.5i7w•(î^^t
1.
lihir.lJ'.IJl'hUl'H'l'U'Il'I.
u^\r>sl',^^\'hhl'll^l^^h'^\^l^^\ll^llrNlim\l'|ll'lJ•ul.l•ll!{llr
2.
hi'-v.uni'ir
r./rr./;;/;.s7./"('./'/"/'././//'./7./'^'/'//.s7//''f,///'/./'7'-/'///'-'/r./''-
;î.
llV'hI.IIUh
/r/-r/(,i.'r.7-/''»,'////'7."//'.'/j,///'/'';r.-s'-s"(,///;/''/,/.//.s7//>/,/''/
\.
///•.S7'./''J,
r.iiiVhhi'iir-'i-i'h'iiirim,, hi'i;i'iiiii>,
.V
r./'r.7/"///'r/j, /»,/;/'
(i.
'H>ijihh-i''i,hi'i'.ii'in\iir.i'iirv.r>iiiii'r.hsi\ri'h {laciine)
"ir.sr.i'i'.'ihiji
7
.
iiiii>r.i'h'r.i<tH'-
/.-
IVhlIh'hh inm.Shn-V.l.llh IIS'irN'
m
REVfE DK
74
Transcription
Âiiiriiiii
iS/iiiniiiïi,
l^lll'l>/<llll
ti-
t;n
"
I"i
t'i/'
iMiiiMiiiatii
/'
Traduction
serv'itenr
:
En
(IG-',
du Christ,
marches de
détruites
mi, u/iu\/iL
«
la très
.
j"ai
/i
luiiiinLil
/i
iiiii/i/nii/i/i/711
biniiL.
iiiiiiin/i-
>JLinç
iiiiliuii
ii/iil
bnlinL.
fei/
aiiitiAiii-
iSiulLiii/iuiL,
iiinrtiuW/in iiiLiiin /unnmîi/iîi
ii/i/i
iiiiiini-iiinu
/i
i/iiiiii/iîi
'riiliuuiniiji
h/rllJU')
{
iiiiii-
:
par la volonté de Dieu, moi, Tigran,
consiruil
de
ma
fortune légitime les
glorieuse et sainte cathédrale, qui étaient
depuis nombre d'années;
sainte cathédrale
iiiiii
i/iiiiiiiiiiiLnniun iinniii
illiiiiiii
iiuliiii-Ti
kl. fenuiiL
nh\liLn hilniT
*|iiiiiiii
t;
ïîuumLàn^,
/^iuiÎiul^Îj
iinLnn
/i
'luiiiiiiilinnjiU
/i
hnliann ilnh,
l/nLniî
nliliLiili
hinriL- hriLt^iip
un
HhJ',
/iiiinTiiii/i/iyiii,
iiiiuiii
CL
.
liiiLntiiiiilili,
n/iî/
ti_
'l' Il II II III 11 II II,
iWirtiiii/iiiiiL
jiiiiiiiliiiiijlinii
pLni^iiii/ni
/'
:
I.'ORIENT riIRÉTIEN'.
ma
J'ai
donné à
aussi
cette
boutique de Kattnotz, achetée de mes
deniers, ainsi que deux Lectionnaires, dont l'un à Saint-Grégoire, et deux calices d'argent pour l'autel
principal,
et j'ai
imposé aux serviteurs de cette église de dire {lacune) messes
par an en mon nom, jusqu'à la venue du Ciirist. »
Lignes ô-G
un
t^/i pour iyij/»; V. à ce sujet N" 9.
G
—
:
:
espace vide pour marquer le nombre de messes.
La date 6G2 de l'ère arménienne correspond à l'année 1213
de notre ère.
40
ANL
—
Sur le mur extérieur de l'église de Saint-Grégoire
riUuminateur (le n"
du Plan), côté méridional
1
1.
+
:
i<H.:n.h.'h:<ri'iir:.hi''i.hi'ii'i.iii'iriii'i'i-i'-i.in,iii'U'
iiNH'--i.(sk!)i\(UiiirM\u\shrir;uwi'ji\ii\SN'hn(sir!)fdVi
ni'hiirxiiii
2.
:
naM'n-hShhn
hi'i\hi\ij\im'ii'in\in\iA\i'hhiriVh'hi\siii'riHn'i''iih
nhinuvi'v.i'hiuthh
iin-i>'iri, ///•
i\
nr,
c; v,
r,
(i;
////.s'/-'/-/'
m.
MUI:!.
rMi'.iiiini'iiiirnsr.hri/hniiiihi.hirr.
4.
ni>PAA\'bi'uui'-ui''Hii'noiinhî,hVbiri\sihi]'bJi\Tiw]'
[54]
.
iUMVi-iMii'h
75
LES INSrRrPTION'iî AHMKNIENNKS n'.WI.
•^'»//i'///v//7;/'7Wl/'^.'/'^//^////7•./;r.//•.s7/'/./'r./.•^7>///'/•//•:r./.
r.i.'hiVh'jihi'hh
lr:ihlCI;l'l:lJ:Shl'l\r,l;l>IU'.!UII'in'.r.hr.SIII'IH;l'-l;l''ir.
;,.
'i.uihi:>irj'ii''iir:iiu^iii>i\'>jvt,i\hi>r.i''i,i;!ih!{t;iii.-'i.i.-r,hiii{r:i,ii
hhlll'inn.ljlh
iirj<iirui''i,'i'i'i''HiiU'hi<!{i\i''i't\i'ifnNu\!{iii'U'!{rj"i-h
(\.
l'H'i'iir. hr.'i/hr.i\'iA\i'riii'hi\2hi>iiiiuM'hhrjnt-r.i'>M'.i;i.
"ir.siihi'i'.'hiii'i,/"/'..V/;/'//'/,''/'./"/-/'./'/;/. ////';///./;//•./'?»•»'./''•//•/.///•
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r.i'r.i'i'iiriinr.nr.i'hiji
riiirj\shhi'iiiirjii;hiir.iii\iiT-i'.h'r'i,ii('.ij;i>sriii''hr.ii
s.
l\lJ-'l\l>l'-lJ;l'l\lll;l.l\in.!il;in'!ir.lll'Hlllliilll;l'l'.l'h-r.l'Hlhl'
iH\!iiii'iiyj\i''hi\M'ni--i.i;ni'iinirh-hVM'i.r,h'i.
!).
!{r-hi\hrj'i\'h'ij\i,i\hn'hrJihi'h^hi\'iA\r,hhhi\riir:ihi'
///^:;^/!r.:/^^^.îT/••''//;^wI/wy^//^7w^/w/'^// /;///• r,/'//V(,7W'//
rr.'hhr.'i'r.i.'iir.sr.rr.'iin'.sui-iju'.n-h
Kl.
hr.siii<iH;sl\'ir:U'ininh([ii.r,i\ii'i;hiir'Hi:ii'hrii:ih
l''IJII'Nl'IJII'l'N;llhUJ\!ihininhhl;SIII'i:-h2l\iniHJ':i,l'-lllir-
•ll'h'hlII'linH'Ml'h'i.l-rmin-'i'hl.hh
11. 7-/:(,i'//'/.///''/..»'//r.//7';/*.;{/7/j,
/.-.s'/'/'r./; ///•/>///'/;
///•:/'
r.r:,sh'hh'i-r:i,iri,iiT,r.iiiii''hir:',iii.in.
12.
hr/i:ijii'r,i,hi:irhnrjn\i'h-ihi:i,iuiijii'j"iii'!ii\h'im
Linii>'i/ii'hrj'iihr,in;riii>n.iii'ij:i/hiii{T-'hr:i.'i''i,.
l'V.niwu
r:i,-i,.:.ii'ij;fhhi"i>'i,'i-iii'ii'h
i;;.
i>i'i\nj\i'hiiu\in'irhH-i'-r.'i:i.i'irhiii>in'i:i.hini'i-t':h
hllhr:hl\'iirrhhlll''l.''irJi'i,ll'i:hllhhl[UTJ'L\iil\'il'l>i.'HII>iihll
i'im'r.'i-'i,U;SN'.'i:i,i;ni,si'iir.niii'
I
'.
.
r.hiiih'hiih in'.rr.ri.niirri.hnhiir.ii.hhi'-r.ii'i.'ji-i-i-r.
llVirN;hl\hlin-i,hllhUrj'l\'l-iJ'-IJVhhr,llh'hlHVhtl'U\'h
r.ii-.u-i'''i('.'J:!>j,iii'i.i':i.>>:i.i''i.L>iih
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[bô]
REVUE DE
70
I.'ORIENT CHRÉTIEN.
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LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES D'aXI.
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77
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REVUK DE l'orient CHRÉTIEN.
78
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grâce et
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iiiii/it
iiiiii
/iii\j>iitiiii
liliiii)itiiint ii/i
^niiHfr;
i/iuLiuiiu ç/i inJui
iiiiiiUuiiiiinntii/i,
:
miséricorde de
la
conquérant, amir
et le
spaçalar et mandatortha-khoutsès, ainsi que son
fils
Chalincliah
(D, dominaient dans cette ville d'Ani. moi. Tigran. serviteur
de Dieu, lils de Soulem des Sembatorenlz, de la famille des
Ilonentz, j'ai construit, pour la longévité de
leurs
lils,
mes maîtres
et
de
ce couvent de Saint-Grégoire, qui s'appelait ancien-
nement « Notre-Dame de la Chapelle », sur un bord escarpé et
de tout temps broussailleu.x'. Je l'ai acheté au.x propriétaires, avec
ma
et, avec beaucoup deffoi't et de dépenses,
environné d'une enceinte. .J'ai construit cette église au
fortune légitime,
l'ai
nom
de Saint-Grégoire l'illuminateur, et je
l'ai
embellie de
beaucoup d'ornemenis, de Signes du Salut de saintes croix, eu
or et en argent, d'images peintes, ornées d'or et d'argent,
:
(le
])ierierios et
reliiiues
de perles, de tlambeaux en or et en argent, de
des saints apôtres
(et)
martyrs,
croix du Seigneur, qui a porté Dieu, et
et
(j'ai
d'une parcelle de
la
donné) toutes sortes
du culte en or et en argent. J'ai aussi construit, avec
beaucoup li'ornements, toutes sortes d'habitations pour les religieux et pour les princes. J'ai établi des prêtres olfrant le sacrilice du corps et du sang du Christ, afin qu'on puisse offrir ce
d'oijjets
sacrifice sans obstacle jidur la longévité de
ciiah (1) et ses
fait
fils,
et
pour
la
mes
maîtres, Chahn-
n^mission de mes péchés; et
j'ai
dun à ce cuuvenl de Saint -Grégoire des propriétés achetées
[58]
70
LES INSCRIPTIONS ARMKNIF.NXES d'aNI.
avec (mon) trésor et avec
décision des propriétaires, que
la
la muilié du village
du marteau; la innilio de
Mcliakounenq, la moitié de Kaglighouq avec tout son continent,
le terrain (?i taillé dans les pays de Kars et les deux deniers
dr la liaratle, Khatchorkan, ses terres et son hôtellerie; dans
cette ville même les bains, ma propriété, ainsi que la stèle de
le fondique
l;i place publique, le marché ('?) avec ses boutiques,
voûtée et le fenil, avec les bains, l'écurie et le fenil que j'ai
achetés de dom Sarguis, l'aire et deux meules d'huileries, des
j"ai
bâties depuis les fondements, ce sont
(les
Goroklmnenq
et
les
7>
curies et des fenils de ce couvent:
I
devant
la
Glidzor,
porte de ce couvent,
jusquà
:
di'niers
et
jardin potager qui est
le
la côte,
jusqu'à
la
porte de
la rivière et jusqu'au potager du quai que
j'avais acheté et bâti à la porte
de Dowin; une demi-pièce de
fois par semaine,
moulin, un duit entier, et un autre duit, deux
dans le moulin de Glidzor; (encore un duit, deux fois par
Semaine. Depuis Béchqénakap jusqu'au pont la moilii' de la
i
Les quatre deniers du marché des
maisons de la rue
des llatétzonq, beaucoup de terrains près de cette porte de la
ville, (siint) achetés (par moi); une vigne à Érivan, une vigne
rivière a été achetée par moi.
Papenq
et la
Imutique de
la porte, toutes les
à Ochakan. une vigne à Koch, une vigne à Aroutch appelée
« Mazot B, une vigne à .Mrén, une vigne à Tsmak appelée « la
terre de
Katoghikus
», (tout)
cela
que
j'avais aciieti', ainsi
que
lieaucoup d'autres qui ont été payés (par moi) et que je n'ai pas
donnés à ce couvent. Si les possesseurs de ce
cuuvent le dépouillent de son or que j'ai inscrit avec précision
dans mon testament, ainsi que du couvent dit « Békhentz » que
j'ai bâti, reconstruit et enrichi de dons de toutes sortes; que le
surveillant de l'e couvent de Saint-Grégoire le surveille dans
ces conditions. .Maintenant, si quelqu'un des grands ou des
petits, des miens ou des étrangers, tente de mettre obstacle à
ce qui est tracé dans cette insei'iption, ou dérobe quelque
chose des produits qui y .sont conlirmés, uu supprime le
souvenir de ce pécheur serviteur de Dieu, pour n'importe quels
uiutifs, que celui-là soit exclu de la gloire du Fils de Dieu;
qu'il hérite en sa personne des châtiments de Gain et de
.ludas; qui! soit maudit par les trois saints conciles et par
inscrits, je les ai
[59]
REVUE DE l'orient CHRETIEN.
80
rendent (.s/c) compte de nos
qui
exécuteront mon désir,
ceux
mais
péchés devant Dieu;
ainsi que ceux qui observeront la conservation, qu'ils soient
les 9 cliu'urs des anges, et qu'ils
— Israël l'écrivain.
—3
bénis de Dieu.
Lii^ne
1
l'indique la ligne Ki
=
iiiJ^ui
pour
pour
"Çiiuntî/imn/ipiiin
tji,
piiur
=
«
K
iiii-tui
^miiiii-^)
t/i
'20
signilier
pour
:=
désinence
10 et
le
«
baratter
pas dans
puiqliliij
et
«
la
13
»;
—
«
iiijiiiïrfeiun
.
«
pierre
»,
signification
"/'"S'.'ff
ger
»
»,
—
'^hSfhli
.
2^î''f[ t/i;
10
:
—
11
:
pOUr
'^hânitil;
:
—
ne signilie pas
du verbe
mais
il
ct 13
».
—
i^îrijni_^
1
1
:
cst
m/jîi
et
formes vulgaires pour
un
place
marché
«
uu
iiiot
signifie
iu/uniL-l<|i,
thtiptun'h^t,
«
».
arabe,
a:'il
»,
IG
:
/iL^iiLj..//.
lî/iL^fei.
=
«
et
jusqu'à
pour
ijiliuÎ/
signifie
1.')
pluriel avec
«
/'*<»'/[',
:
».
—
niquant avec une rivière pour attraper des poissons;
Les .\nnénioii'< de Karaljagli rapiicUenl uitymi.
ijjuuîr.
jardin pota-
15
d'après les dictionnaires, c'est un creux dans la terre
ili
«
la
ne trouve
je
doit signifier
'.
=
^.l'-V
^uiiiîiuipmji,
:
ave("
n'est pas
lîuijiiiîi
:
mot arabe-persan
17
pluriel
Çui-bp,
1.3
:
peut
signifierait
qu'il
^ïr>j, [pï-'ini^, ici
1- et 17
— 12
12
.
ne trouve pas non
est peut-être la racine
Arméniens de Van,
11-1.")
:
les dictionnaires; cela
qui est tout à fait vulgaire.
d'après les
(I).
il
à ce sujet N" 175.
îr^i,
désinence
la
mais ici signifierait probablement une
que je ne trouve pas dans les diction-
aussi
\'.
iJuim^mlf
"Çfeiitîit'"/'/"",']
:
avcc
me semble
il
fondique, entrepôt
désinence
.1
et 15
lîiu^Jntîi/j, je
:
^uaiLiuu^iu^ et
:
H
t/";
à la ligne 7.
c'est le
moule
naires;
IJ
les dictionnaires;
pour p
=
^jj.9
ijîifej
:
contexte.
».
comme
—
—
».
kinnn-bji, pluriel
1.")
—
gencive
la
».
pour
JkiukliuÎi
:
ce snot des Ibrmes vulgaires.
».
mot arménien, mais
publiqu(;
:
4
'^itiinLiiiutnliniuti
«
tji,
7
comme
imuïitj lire uifejiuiîrij,
:
toujours
«
dictionnaires;
d'après
».
=
ne trouve pas dans
je
les
sûrement
jîiij-i,iî
—
continent
«
plus dans
terrain
—
/,iîijji/,j;
:
miuï/u.
:
iiut-tm
.
—
mot n'est pas arménien, mais c'est l'arabe k:^
qui signifierait, avec le mot ui^unnl^Lfiiut^nph,
ce
»,
».
Vii^ji/ilitm^ijuiiii
yiiiiîiiipA-di^,
«
;
ligne, raie
image peint
">i/fc{;
»
des mots répétés.
:
sont des
:
/«'"i/n/i,
commu-
j'ai
traduit
LES INSORIPTIONS ARMKXIENNF.S
ce
/,ji,
mot par
comme
<<
duit
plus haut.
=
c'est l'arabe Ji^^j
17
pour
:
iiniiii tiilituhixia
v"/""/"'/
.
pour
parlé dans le N' 9.
liiiiiiMiiLç
rue
pour
de notre ère.
uii/Li.
IJ. ijul/^ui^ n'est
—
l'crc
22
.
—
».
—
m^ij^i
|inur
vii^mi^nij.
/iiiiii/iiiiuç
La date UGl do
mh-L^,, pluriel avec la désinence
:
7 et
Il
«
forme vulgaire pour
t^^,
21
—
».
:
:
18
«
//^lu/^uiî»
:
vigne
i/iiil(>u/i
^,^11,
».
—
nLithn
piiur ipki
pas arménien,
pour Ojm/jmîi.
10:
ij^imi/jlninV
pUUT nnnn
dont
j'ai
/umpiuLt^ pour /iimi/miîit^.
—
•
—
déjà
2;j
:
nLnn^/ji poUI' "ri'i^Liui
arménienne currrespond à l'année 1215
— Fiytirc
ii'
8.
K.
[61]
URIEKT CHRÉTIEN.
81
I)\\NI.
.).
Basm.\djian.
UN RECUEIL D'HOMÉLIES
DU
l\'
SIÈCLE EN LANGUE SYRIAQUE
(Suite.)
II
l'Ai\NÛN-CIAT10.\
Le deuxième chapitre
de la sainte VIERiiE.
de l'Annonciation do
traite
la Sainte
Vierge, en corrélation avec l'Évangile du deuxième dimanche
ne présente pas les mêmes caractères que
le morceau précédent; d'abord beaucoup moins étendu (huit
colonnes et demie seulement), c'est plutôt une dissertation
de l'Avent syrien.
Il
la
Il comprend deux parties bien distinctes
employée uniquement à montrer pourquoi l'Annonciation eut lieu le Kl du sixième mois, c'est-à-dire le 10
d<; Nisan
la raison ou les raisons en sont symboliques. La
deuxième partie d'allure apologétique est consacrée à la réfu-
qu'une homélie.
première
:
est
:
tation de l'objection
:
comment
est-il
conccAoir sans rapports avec un
possible à une vierge de
homme?
C'est
un miracle,
répond Bar-Kepha, miracle qui n'est pas plus difficile à concevoir que tous les autres miracles que Dieu a faits au cours
du temps
et il énumère toute une série de miracles presque tous tirés de l'Ancien Testament, tantôt d'une façon très
:
claire, parfois
sous forme d'allusion très vague, ce qui rend
assez difficile l'intelligence
Au nombre
de
faits
dont
la
dont_ la
du
texte.
de ces miracles, l'auteur range un certain nombre
cosmologiques, par exemple
:
«
Comment
le
soleil,
nature est feu brûlant, tourne-t-ii sous le firmament,
nature est eau, sans qu'il le fasse fondre en rien,
depuis près de T.OdO ans? Comment le lirmament n'éteint-il
pas ce soleil, tout en étant eu eau et plus grand que lui? »
[1]
'}
f
:
IN REfl
Il
y a
1h.
à
pas
n"eii
iloiiti r,
83
EU, d'homélies.
des ri'miniscenoos des écrits apo-
Dans l'apocryphe syriaque « la
Caverne des Trésors » se trouve une description de l'œuvre des
six jours. Le deuxième jour, y est-il dit, Dieu créa le ciel
inférieur ou firmament, ainsi appelé parce qu'il a la nature
condensée de l'eau. Bar-Kepha était d'ailleurs au courant de
toute cette littérature puisqu'il conipusa lui-mèiiie un Hexa-
cryplies de l'Ancien Testament.
inéron.
L'énuraération des miracles terminée, l'auteur conclut d'une
faeun qui peut paraître quelque peu simpliste, mais
ferme lieaucoup de sai^esse,
trop raisonneurs
—
et
—
dont certains
pourraient faire leur profit
:
« Il
(pii
ren-
chercheurs
est certain
nous sachions comment,
parce que c'est un miracle, miracle qui ne peut être compris
par des intelligences créées, car s'il était compris, ce ne sei-ait
qu'une vierge a conçu
plus im miracle.
sans
que
»
une dissertation qu'une homélie, disions-nous
plus haut; elle ne parait pas en eiïet avoir été composée pour
lire prononcée dans une assemblée de fidèles; son titre d'ailleurs indique qu'il s'agit d'une sorte de commentaire sur ces
mots de saint Luc » Dans le sixième mois fut envoyi- l'ange
("est plutôt
:
Gabriel... etc.
On pourra
»
s'en convaincre
en lisant
le
chapitre que nous
reproduisons in exlenso, non point tant à cause de sa valeur
que pour bien montrer qu'à celte époque et dans
domaine de l'allégorie mystique on savait pousser jusqu'à
l'outrance la recherche du symbolisme.
exégi'tique,
ce
TEXTE SYRIAQUE
REVUK DE l'orient CHRÉTIEN.
84
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TRADUCTION
Dissertation de
Bar-Kepha sur rAiinonciation de Marie.
» Dans
Explication première sur les paroles de saint Luc
:
sixième
le
envoyé l'ange Gabriel... etc. »
Saint Luc décrit et expose l'Annonciation de la \ierge Marie. Le temps
est déterminé, c'est le sixième mois qui est ici indiqué. Ce sixième mois
n'est pas celui qui, comme d'ordinaire, se compte à partir de iNisan,
premier mois des Hébreux
le sixième mois après iNisan, c'est Eioul
et
son caractère remarquable et spécial désigne ici, selon moi, le
en sorte que le sens
sixième mois après la conception d'Elizabetli
du te.xte est le suivant
Eli/.abeth se tint cachée pendant cinq mois,
mois
fut
:
:
:
:
c'est-à-dire
Adar
—
:
Tischri second,
puisque
c'est le dix
que Zacharie reçut
exposé plus haut.
tiation,
Konoun premier, Konoun second, Sebot
de Tischri premier, en
le
message de l'Ange,
la fête
de
et
la propi-
comme nous
l'avons
Kt dans le sixième mois, qui est Nisan, l'ange Gabriel fut envoyé à
Marie,
et
comme en commençant
à compter par Tischri
sixième mois qu'on rencontre est Nisan,
ici est
le
premier
le
sixième mois que Luc désigne
bien Msan, puisque c'est en Tischri premier qu'Elizabeth est cen.sée
avoir conçu.
de l'ange
Il
le 10
convient de savoir que le prêtre Zacharie a reçu le message
de Tischri premier, mois lunaire, et non pas mois solaire,
m
L.v
r.\nnonri;ition
et
lio
M;irio eut lieu
Tischri on effet au 10 de Nisan
niessai-'o
l'ne
do l'ange
le
SO
nnrfRii. o'iinMKi.if:?;.
le
10 do
Nisan. lun.iire.
Du
10 de
y a six mois. Marie reçut donc bien
10 de Nisan, ou ",'"> d'Adar mois du soleil.
il
deuxième explication nous
fora
connaître pour quelle cause
le
la
conception du Seigneur fut annoncée dans le sixième mois et non pas
dans un autre. Et nous dirons qu'il y a à cela plusieurs motifs d'abord
:
Soigneur ayant créé le monde en six jours, il convenait que
dans le sixième mois fût annoncée sa conception qui rénove ce monde
vieilli dans le péché. En second lieu comme le sixième jour il créa
parce
(juc lo
l'tiomme (1) et que celui-ci tomba dans le péché le sixième jour, il était
convenable qu'au sixième mois fut annoncée cette conception qui rachète
l'honinie et le justifie de son péché. In troisième motif, c'est qu'en ce
sixième jour l'ut unie la matière à l'esprit, et des deux l'homme se trouva
composé; mais parce qu'un commandement fut transgressé, il s'ensuivit
une inimitié entre les êtres matériels et les êtres spirituels, il convenait
donc ([ue dans le sixième mois fut annoncée la conception du Seigneur
pour qu'il brisât en son corps l'obstacle qui sépare les anges et les hommes.
Kn quatrième lieu, puisque c'est dans la six millième année du monde
(|ue lo Sauveur prit chair et se fit homme, il convenait que sa conception fut annoncée dans le sixième mois. Enfin comme il devait souffrir la
passion et la mort en le sixième jour de la semaine, il était convenable
que sa conception fût annoncée dans le sixième mois.
L'ne troisième explication nous fera comprendre pour quelle raison
c'est en Nisan et non pas dans un autre mois qu'eurent lieu l'.Xnnonciation et la conception du Sauveur. .\ cela plusieurs raisons. La première
c'est que .Nisan est le premier et le principal mois: et le Seigneur lui
aussi est le premier, et le premier-né parmi un grand nombre de frères,
au témoignage de Saint Paul ('21. L'ne deuxième raison, c'est qu'à l'origine
Dieu fit les créatures dans le mois de Nisan. 11 était donc convenable, que
par sa conception, un créateur nouveau les recréât dans ce même mois.
En
premier agneau pascal, qui
donné en symbole
agneau
pascal; et c'est dans ce mois des fleurs qui est Nisan, qu'il fut immolé.
Puis c'est dans ce mois qu'il devait souffrir et mourir et aussi ressusciter. Et enfin puisque c'est en ce mois que fut promise sa conception à
son premier avènement, il convenait bien que son deuxième avènement
troisième lieu,
le
par Moïse et Aaron, figurait,
comme
il
fut
est écrit, le Seigneur, notre
dans ce mois de Xisan.
maintenant en une quatrième explication dire pourquoi il a été
conçu le 10 du mois, et non point, d'après un autre compte, avant ou
après. Et à cela encore, nous dirons qu'il y a de multiples raisons.
D'abord parce que le nombre dix est le nombre parlait. Il n'y a pas de
nombre au-dessus de dix, car si vous montez au-dessus de dix c'est
se
fît
Il
faut
(I) D'après une tradition, .\dani aurait été créé le tide Nisan; dans les
cODditions N.-S. aurait clé lui aussi conçu en Nisan (cf. Payne-.Sniilli
Syr., au mot »W).
r2). Rom., viii. 29.
—
18]
mêmes
:
Thés.
HKVLK DK l"OKIENT CHRETIEN.
00
toujours
prcniitTo et deuxiéuie numération que vous retombez et
d.iiis la
youd (1) placé en tète du nom de
complet qu'est dix; et à cause de cela,
c'est le dix Nisan que Jésus a été conçu. Enfin parce que l'agneau pascal
qui précéda et figura le Seigneur, fut immolé le 10 de Xisan, au temps
où les Israélites sortirent d'Egypte. Bien qu'il soit entendu que ce n'est
de
ainsi
Ensuite parce que
suite.
Jésus, indique le
pas
celui-ci (2)
nombre
qui prit naissance à cause de celui-là
qui préfigura celui-ci
lui (4)
le
parfait et
(5)
mais ce
(3j,
fut
par des traits et des allégories.
ne cinquième explication maintenant, à propos de ce que certains
Comment est-il jiossible à une vierge de concevoir sans rapports
avec un homme? \ous leur répondons ([ue ce qui nous est impossible à
nous, e.st possible à Dieu; et c'est pourquoi dit le prophète David « Tout
l
disent
:
:
ce que veut
Seigneur,
le
le fait
il
dans
le ciel et
sur
la terre
»
(0).
Et interrogeons-les à notre tour sur les prodiges que Dieu a faits, et
nous répondent à ce sujet Comment a-t-il fait de rien la crcatureV
(|u'ils
!
Gomment
terre se tient-elle sur rien?
la
Comment
tourne
le soleil
dont
la
firmament dont la nature est -eau, sans
qu'il le fasse fondre en rien, depuis près de sept mille ans? Comment le
firmament ne l'éteint-il pas, puisqu'il est en eau et plus grand que lui?
Comment tourne le cycle planétaire alors que rien d'extérieur ne le fait
nature est feu brûlant, sous
tourner et
les
privé d'intellect?
qu'il est
alors
étoiles,
le
qu'il
Comment
tournent
le soleil, la lune,
n'y a rien qui les fasse tourner?
Comment
se
maintiennent-ils, alors qu'ils ne sont suspendus à rien ni appuyés sur
rien?
Comment Adam enfanta-t-il Eve? Comment l'arbre produisit-il un
Comment le feu allumé dans le buisson s'acharnait contre
bélier (7)?
celui-ci,
sans que
Comment
le
buisson se consumât (8)?
verge de Mo'ise devint-elle un vrai serpent qui dévora les
autres serpents? Comment les eaux du iNil devinrent-elles du sang, sans
être changées de nature? Comment la cendre de fournaise produisaitelle
la
des cancers sur les corps qu'elle touchait (9)?
Comment
le
feu et la
grêle tombèrent-ils ensemble sur la terre d'Egypte sans se détruire réci-
proquement, alors que ce sont deux corps opposés? Ces gréions qui
tombaient là se composaient également de feu et de grêle, c'était donc
une pierre à la fois de feu et de grêle et le feu et la grêle qui étaient
ainsi mélangés l'un à l'autre ne se détruisaient pas mutuellement, et ça
ne faisait qu'une seule pierre.
;
Comment
mer
fut-elle divisée
par une verge
dans
flotte
(10), alors qu'une verge
emportée par les eaux?
Comment un petit rocher laissa-t-il couler douze fleuves, qui en coulant
abi'euvérent des milliers et des myriades tout en progressant? Comment
quand on
(1)
bre
—
-
—
Abraham
(i)
(.0)
C'est-à-dire
:
le
Le Seigneur.
se disposait à
Ex., i,\-8-10.
— (lU)
mer,
la
Le youtl qui coinmnnce
10.
pascal.
(9j
la
la jette
et
est
le iioiu de Jésus ^o».., sert à désigner le nomSoigneur.
(H) L'agneau pascal.
(-1) L'agneau
—
—
(ti)
immoler
Ps.
113.
—
Un
(7)
des arbres du
bois
Le buisson de Moïse, Ex., m.
mer Rouge.
Isaac.
Passage de la
—
—
19]
(8)
,
où
—
01
UN HECLKIL U HO.MKLIES.
verge sèclie d'Aaron produisit-elle des feuilles? Comment cette mâchoire
dune mort laissa-t-elle couler de l'eau et abreuva-t-elle
Samson? Comment l'ànesse de Italaam le devin parla-t-clle? Comment
1.1
tlesséchée
un morceau de
bois c-oula-t-i!
dans
l"eau et le fer
Comment le soleil rccula-t-il de
Comment un gâteau de figues jjlacé
surnagea
dix degrés à cause
{!)?
du
roi
K/écliias?
sur ses plaies guérit-il celles-ci. alors
forme des plaies quand il tombe sur des corps? Comment le feu fut-il
conservé dans une fosse pendant les soixante-dix ans de captivité des Juifs?
Comment un poisson apportât-il du fond de la mer un stator (3 ? Comment
les ]iains furent-ils multipliés dans les mains du Messie, et plusieurs
milliers d'hommes en furent-ils rassasiés? Comment se sont-ils opérés
<|u'il
si vous nous répondez
nous aussi nous vous dirons
conmient une vierge a coni;u. Mais si vous dites • Toutes ces choses, nous
savons bien qu'elles se sont vraiment jiassées. mais comment cela put-il
« une vierge
se faire, nous l'ignorons », nous vous répondrons de même
a réellement conçu, sans que nous sachions comment elle a conçu » parce
que c'est un miracle; miracle qui ne peut être compris par des intelligences créées; car s'il était compris ce ne serait plus un miracle. Donc il
est notoire qu'une vierge a conçu vraiment et réellement un fils, le Messie.
Amen.
Gloire soit à lui, avec son Père et son Ksprit-Saint pour toujours.
tous les autres miracles qu'a faits le Seigneur? Et
comment
ces choses
se
sont
produites,
:
:
—
H. BÉGUIN.
Longchamps
(1) II
Reg.,
(Eure), 15 février
VI, 6.
—
(2)
l'-^U.
Matth., xvii, 26.
[10]
SÉVÈRE D'ANTIOCHE EN EGYPTE
I
l'état déplorai île de la littérature copte,
nous est parvenue, que l'on doit d'èlre si médiocrement renseigné sur la vie de Sévère pendant les longues
années de son exil en Egypte (518 à 538). Que les Égypiicns
d'autrefois n'étaient point sans connaissances de la période préC'est,
telle
sans dinilc à
qu'elle
cédente, c'est ce que nous prouvent les restes coptes des biogra-
phies que
hasard nous
a conservés.
En
la
\'ie
(1),
le
l'on avait comjiosé,
en Egypte
même, une
adaptée au goût national et dont
il
effet,
outre
de Jean de Beith Aphthonia, traduite directement du grec
tout autre Vie,
existait
mieux
une récension
sa'i-
dique et une bohaïrique. De cette composition, d'un style tout
copte et d'une valeur historique presque nulle, découla la version arabe, perdue à ce qu'il paraît,
mais dont l'hypothèse
est
indispensable pour expliquer
la traduction éthiopienne que
nous possédons en son entier (2). Autrefois on possédait sur le
grand patriarche d'autres histoires encore du moins le frag:
ment que nous publions plus
loin (III) semble-t-il
en faire
(1) Voir CalnL /{i/lands, n- 99 et un autre frag. du même Ms. à la Bibliothèque
de .Munich, dont je dois la photographie à l'obligeance de il. le Dr. X. Reich et
ijui correspond aux p]i. i\l à 214 de la version syriaque (P.O., Ilj. Provenance
inconnue; proliablement du Monastère Blanc, dont le catalogue des livi'es
énumère en effet une (Vie de) Sévère {Journ. Tkeol. Sliid., IV, 5G.5). Un autre
extrait de cette même Vif sa trouve sur un ostracon de la collection du .Musée de
New York (.\' !<1 tie ma prochaine publication). Pour se convaincre (si toutefois
il y en a
encore lieu) que la version copte dérive immédiatement du grec, il
suflit d'examiner la grande quantité, et surtout le genre, des mots grecs qui
d'un côté se rencontrent à chaque phrase de nos deux feuillets, et qui de l'auli-e
ne figurent point dans les parties correspondantes de la version syriaque.
(2) Éditée par M. Goodspeed, P. 0., IV.
[1]
I
03
SVhKIlE d'antioi'iif. kn kgypte.
(bi (1);
tandis que l'Histoire des l'alrinrdies (2), les récils du
Si/iia.raire (3) et les liyinuos de VAutip/ionaire
d'iuie iraditioa
(
1)
ti-moignent
indigène assez éloiynée des sources où ont puisé
les biograpiics ^-itcs.
nous faut donc renoncer à lu l;iclie de reconstituer l'histoire
exil. Tout ce que nous en savons c'est que bientôt ("?)
après son arrivée à Alexandrie, Sévère fut obligé de quitter la
métropole et de se n'fugier dans les déserts, d'abord sans doute
>
dans celui de Scété (5). Déguisé en nmino
moine étranger », nous dit le Si/iiaxaire (6)
il fut sans cesse forcé de se
dé|>laceret de se cacher. Ses propres lettres nous le disent (7)
Il
de ce long
—
—
:
à l'un de ses correspondants,
ignorais où j'étais
»
«
je
à un autre,
;
me
«
tenais, dit-il, caché... tu
quoique je demeure en
...
que j'habite en dilïérents endroits »; àun troisième
du ilésert, où je demeure inaperçu "; et encore « des
changements de demeure auxquels je suis contraint». Il errait
cachette
il
parle
et
«
constamment de
ville en \ille. d'un couvent à l'autre, assidu à
encourager ses lidcles, ne négligeant jamais sa
vaste corres|)ondance. Les amis d'Alexandrie trouvent moyen
de lui faire parvenir son courrier (8); de sa part il est obligé
furlifier et à
d'être Sun propre notaire; ce dont
Quelle fut
ou lard
tôt
la
le
durée de ces
il .se
plaint (9).
i»éripéties'.'
patriarche revint vers
le
Nous
l'ignorons.
Que
nord, en passant par
Sakha-Xois, au centre du Delta, c'est ce que nous disent elles
(Il I.«^ t'atalogiie d'Abou'l-Harakàt ((-/. Kieclel, Oolliii;/. .Vachr., 1902, 675) parle
d'une Histoire de Sévère
laquelle, nous l'ignorons.
:
P.O.. I. '1.03 s.'(|q.
Le calendrier officiel enregistre, comme l'on sait, 3 fôtes de Stivère
au
ibeli, au 10 Kiliak et au 11 Aiuschir. Quant au vieux calendrier sa'idique,
M" doit truère être le hasard qui n'en a conservé que la mention delà dernière
i/w. co/iles... Lcide 108, l'aris copte ii'.Y-", f. 173), jour du décès et seule vraie
if di' Sévère, dont l'importance se trouve confirmée par le lectionnaire n-S**?)»-!
'lu Caire, qui signale le 14 iMesoré comme • fètc de six mois du patriarche Sévère
-'i
il
;
i'
'l'Antioche
1
.
P. 0., 1, 314: IV, 71 1. Sur les déserts et couvents immédiatement à l'ouest
voyez E. Schwartz dansWoess, Asylirese», 1923, p. 258 sqq.
•
/4.,
.1
:
.
Catal. RijlaiiJs, p. 21
1
I
^1
'I
1,314.
Selecl Lctiers, Brooks, pp. 138, lOI, 208, 341.
Op.
cit.,
195.
O/j. cil.,
Iir^.
REVUE DE
91
l/OfîIENT CHRÉTIEN'.
clironiqiicurs syriaques (1) et (ce qui est plus signifiant) Vllis-
n'en parvint pas au delà; c"est
toire des
Patriarches
(2).
selon
à Saklia qu'il
mourut
(>u.\
Son corps
(P.).
au dire du Sf/naraire
fut enseveli,
lère (lu Vitrier (5),
Il
à l'ouest d'Alexandrie. Or
il
au Monas-
(4).
paraît que ses
reliques furent par la suite dispersées; on en parle, en effet, au
Samnàt (?)dans le Delta oriental (6), tanque d'autres seraient parvenues même jusqu'à Edesse(7).
Jusqu'où Sévère avait-il poussé ses errements vers le midi'?
Personne, que je sache, ne se l'est demandé. Or il est au moins
deux indices qui manjuent d'une manière assez intéressante
son passage à travers le Sa'id. Au village de Rifeh, à peu de
distance au delà de l'Asiout, on remarqua, il y a trente ans, une
dalle en marbi'C, dont l'inscription a été publiée par M. Griffilh (S). C'est une prière à l'intention de [ceux du nionaslére de
village de Beit(Mît?)
dis
Saint-SévèreJ, patriarche de
la ville
d'Antioche, qui en avaient
construit (ou rétabli) la porte. Cette inscription se trouve être
datée de l'an 181 de l'Hégire
l'an 1091
de J.-C.
('!)
Il
(le
3''
chill're est
abîmé), c'est-à-dire
ne peut guère être douteux qu'elle appar-
tenait au monastère nommé plus d'une fois dans la littérature
égyptienne du moyen àgc. D'abord dans la dédicace d'un codex
de l'an KH};! de J.-C. (9), qui fut offert à « l'église et monas-
du
tèi-c
(Rifeh),
(2)
p. 0.,
['ij
A
quoi
iKjint la tradition ùtait
Alexandrie, à un endroit
y. 0.,
(4)
III,
(5) ZuijijiUj
Voir
nommé
devenue vague
p. i-13). où il
II,
alors, c'est ce
est
dit
que
qui
.s.
l'cssorl
mourut
à
Ksouta.
Cf.
:501.
non
Cr.
'verre',
comme
on a coutume de
Munyat ul-Zayyà;,, Kindi
le
rendre.
36.
Rcnaudot, Hhl., 231.
11.
(8) Iiiscrijiliijiis
(il)
Puis par Abou Sàlih, qui
418; XI, 825; Cf. IV, 717.
X, 471.
COI'.O., X,
(Chabot,
est 'vitrier' et
PSBA., XXIX,
(0) /'. ().,
>>.
457-8.
I,
C/ii-onique de Michel
la
de Siout
la ville
300, :!14.
(Il /'. U.. !1,
lie
du mont d'Erèbé
patriarciie Sévère, sui- la pente (10)
au sud de
ofSlul
(1889),
Crum, Papi/riiscodex,
l'Ic.
planche
17.
(1915), p. 105;
Amélineau,
r,fy,;/r.,
127.
IG5.
permis d'observer que le mot ïAllTOO'i", qui y désigne
remplacement du monastère, i)arait correspondre à Vluif/ii- du passage de Makrizi
cité plus loin. C'est ce que je n'aurais pas dû oublier en rédigeant ma note sur
liàf/ir dans ]i(i<U Sai(/u, p. 7. .l'ai noté depuis
que Wilkinson en a déjà
(Kl)
i,)u'il
nie soit
ildimé re.vplicaliou
ii
la p.
III
de sa
Tii/,n, /,;i/, /,,/,,/
T/n'hfs.
SEVERE D ANTIOCriE EN EdYPTE.
placo
le
9.1
nionaslère d'Abou Sawirus en haut de la monta,i;'ne de
Siout(l); enfin par Makrizi, auquel nous devons une légende
non sans intérêt pour la matière qui nous occupe (2).
elle, ce Sévère fut un des grands moines et devint
patriai'clie. Kn train de partir pour le Sa'id (3), il prédit qu'au
nn'inenl de sa mort, un grus éclat de rocher tomberait sur l'église
du monastère. Ce qui, en ellèt, arriva; car les moines, la nouvelli' du di'Oi's t\r Sévère étant survenue, purent constater un
accord parfait entre les liâtes des deux r-véneiuents. Donc, suivant une tradition longtemps subsistante dans le pays, Sévère
d'.\Mtii)Che
car il ne peut guère s'agir que de celui-ci (voyez
plus loin)
aurait pénétré au delà de Siout (4). Et c'est ici que
vient s'ajouter notre seul et unique témoignage matériel de son
séjour dans la Haute-Thébaïde
liicale
Selon
—
—
(.">
.
y a quarante ans, L. Stern a publié un court graffito, copié
dans un tombeau thébain, sans tnulefois réussir à idenlilier le
Il
nommé (6). De ce petit texte j'ai sous
yeux un calque gracieusement communiqué par M. N. de
li. Davies. Le texte, écrit sur la paroi du couloir principal,
y
parait entouré d'un cadre rectangulaire de 9
9 cm. L'écriture,
persunnag'e qui s'y trouve
l''s
x
qui devrait bien être des environs de l'an 600, n'est ni régulière, ni
1
1)
'.')
soignée; bref, nullement
Churches and Munasierics.
Miiniisiéres,
v.";iVïf Tiiufik,
(:î)
n" 50.
.le
89
Le Caire, 1898,
Le tombeau (Stern
a.
cite le texte
Ji j__, UJ. Sur
J_»-a3l
f.
officielle.
arabe d'après
la
petite édition de
la
p. 81.
le
sens et letenduc de ce terme voir
J.
.Maspero
Wiet, Malciiniix, etc.. p. 117.
I) -N'était-ce
qu'une tradition indigène {voir ci-dessus) ait li.xé le lieu do
inoit de Sévère dans le Delta, nous serions lonti'-s de le clierclicr plutôt en
Tliébaïde. En effet colle forme syriaque de Ksoua-Ksouta se jjrète à des inlerprélions tout autres que Xois.
.l'avais cru pouvoir reconnaître, dans le calendrier lestai dit d'O.xyrliyn'
<j.
.'>)
une allusion au retour de .Sévère vers le nord. .Mais
de KÔr.a; s'y oppose et, de plus, l'exil contemporain on Tliébaïde
ilu patriarche Théodose (P.O., I, 4W, ICS) offre une explication plus probable
cette - descente vei-s Alexandrie •, en l'an ô:î5.
(j) Dans la ZeiUchrift, 1.S8Ô, p. 98, il s'est évertué à découvrir un Sévère convenable, mais sans succès. Il s'est pourtant heurté en pa.ssant au bon
car c'est
nis (/•. Oiy.. XI, p. 43),
.ibord le titre
!
:
juslement
d'.\ntioche qui a,
comme
trouvé place aux diplyehes
'pies (voir Calai. Copte du Mus. Uril., au n° 817). Stern est revenu sur nolnAie dan.s \'L'iic>jclu/j'-ilir d'Ersch et (Iruber. i* sect., t. XXXI.X, p. 19.
S.
l'on
sait,
UEVUR DK L'oRIKNT CIIRKTIEX.
9G
avait oublié de le noter) est celui (\\[m-n:h, approprié plus tard
par Mer;/. Il se trouve sui' la eollinc iFAbd el-Gourneh et porte
le n" SI dans le Catalufjiie Gardincr-Weigall. Ses textes hiéroglyphiques ont été publiés par M. Virey, qui parle à plusieurs
« barbouillages coptes » dont furent couverts les
mais qui n'a eu soin de n'en rien copier. Voici ce
notre graf/itu : « Jésus-Ciirist, Amen. Le lieu de repos
reprises des
parois
(1),
que dit
du patriarciie Sévère. Priez pour moi, mes pères.
Que
entendre
faiit-ii
guère qu'un sens
dire ou
«
:
La locution ha nnuoru n"a
mots
et -/.sity; et veut
»
couche dans le sens de concubitus.
là?
pai'
elle traduit les
ou bien
lit »,
«
-/."/.(vri
Souvent ce n'est qu'une simple variante de
Une seule fois elle correspond à y.aTc./.Tripiiv
boliaïrique, a\ec
lecte
sa'idique
ma
tombeau
«
»
variante
lia
{cf.
«
demeure
»,
cr.voo-,
«
«
lit »
(3), et ceci
iioutoii
iiovcoe. Aussi est-ce par
tout au plus par
»
lieu
qu'il faut la
équivalent
et
de repos
rendre
ivixajju) elle ne m'est pas connue
(2).
en dia-
ici.
(4).
ou
Pour
»,
Est-ce
donc dans ce tombeau que le sou\enir |)ieu\ de la génération
suivante mettait l'asile du patriarche fugitif? Je ne vois guère,
si l'on veut prendre notre texte au sérieux, d'autre explication
possible. D'ailleurs, ces « barbouillages » méprisés nous auraient
1res probablement l'enseigné là-dessus; car parmi eux il doit y
en avoir où des visiteurs coptes ont marqué, comme de cou-
tume
ailleurs, leur vénération
pour l'endroit ainsi
Soixanle-dix ans en\iron après sa mort,
la fête
sanctifié.
de Sévère était
un jour solennel à Thèbes. Le biographe de l'évêque Pesenthius
(5) que tel év(''nement eut lieu « le jour de
rarchevêquc et patriarche Apa Sévère, le patriarche d'An-
a soin de noter
tioche
»,
sans doute
le
14
Amschir
Pesenthius en célébrant une
(1) .)/-//(,
-M.
lii-ilTitli
ii) l'ar
itll et
(3l
(1)
-/.
qu'honora
franc., V, pp. 341, 353, Recueil, VII, pp. 11, 43. C'est à
rcdcvablo de ces renvois.
Gen., .xi.viii, t; Luc. v, 18. A noter IVmploi dans Lagarde, Aeg.,
/((
.!/;.«.
(pic je suis
e.\.,
dans Actes,
Apoc,
(8 février), jour
y.aOoXaï; c7Ùv:(çi; (6).
v, 15.
.wni, 2.
Stcrn, lue.
De son coté
cil.,
xaToix. est régulièrcmonl
pourtant
l'a
compris
ainsi,
LIA llî'ULHin-
mais sans en
l'ournir de^
prouves.
(5)
Budge, A/jucrypha,
((1)
Ce
\).
ipie sii/niliriit ees
120
= Ahhii.
mots une
I,is:l.
ridiiii|ue
Ér/l/pl., II,
ilii
.Als.
:'.!>:!.
cojjte, l'aris 12il-",l'.
1
lU^",
97
SÉVÈKt: d'aNTIOCIIE KN KiiYPTE.
II
Parmi
le
les
nom de
luoinosqui
peiiplaii'iit
alurs les tuiiilieaux tlicbains,
Sévéïv était toujours vénéré; ses écrits, traduits en
copte, leur étaient familiers.
Nous en possédons,
soit copiés
sur
des ustraca(l), soit servant de décor aux parois des cellules(2).
texte de ce genre provient du tombeau de Daga {« le
monastère d'Épipliane »)où il fut copié jadis par Wilkinson ('.3) et
plus récemment par Bouriant (4). J'ai parcouru tnutcr qu'il y
a de publi(' jusqu'ici drs écrits de Sévère (5), dans l'espoir de
L'u
retrouver notre morceau; mais en vain.
rations de
foi
Immélies, soit dans ses lettres
texte,
que
il
est évident, d'après ses
d'une
c'est
De semblables décla-
se rencontrent d'ailleurs, enfoncées soit dans ses
lettre
Pour
(C).
ce qui est de notre
premières et dernières phrases,
qu'il a été
extrait,
non pas d'une
et
homélie.
+
(Mr.'iipo-.-
iiicTevocro
iKV
LiirriiovTi:
AirriDXOiAC
neio^fi]
:
mu
|
qt>
|
no'.'lui Tio"
iiiii io'.-a'
ri'jouifj
rerpiAC
ag
j
|
luiii'
(ii.o.v
nz'."iio«iiAcic
on
(jbo.v
-j-
oviiovre
cvrpiAf; ocijno'.-iin to.'a
(ic^no'.' i|)iA(;'
n<ivu)i •
TA(no
|)iA()Vo."
triiov e]Aon
noL'rtojT cfuioï niiAï
iinr'rovA
I
|
iiiuiv.vco'.—
eniMii-
A<iriinrt)'i'A
• Ensuite les (leeonsj
nous le dit
qu'il convient de lire aux xa9o"/.ix«i et aux
grandes ttles de l'année. • Comparez Mss. copies... Leidc 133 • Si c'est une grande
xi9o>.ixTi, où l'on récite les grands caivjns, tu diras ceux-ci, selon leur ordre. »
(1) P.O., XIV, 290, un ostracon qui va être publié au-x Annales du Sereice
par M. Engelbach et 2 ostraca de la collection de New York, en outre de l'extrait
de sa Vie, cité plus haut.
(2) .Mem. de la Miss, franc., I, pp. 41 à 40.
(3) Copie conservée dans une collection particulière.
(4) Mission, 1, p. 13 D. voyez llyvernat, .Album Vlll, 5.
(5) Une source riche, mais, senible-t-il, jusqu'à présent ignorée, c'est le3
Calenae bohaïriqucs, publiées par Lagarde (1880). Elles contiennent plus de
1 10 citations des écrits de Sévère, qui s'y trouve fort souvent nommé tout court
• le Patriarche -.
C'est qu'en effet pour ses admirateurs égyptiens il est resté
:
:
toujours
(0)
Par
le
patriarche
ex. Catal.
y.a-' iloyjiv.
Copte du Mus.
Brit., n^ 217, 2 p,
ou P.
0., IV, 650.
[6]
ORIENT CURÉTIEN.
7
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
f)^
nmiovTO
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,„M.
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Ava.
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1
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Xl^^h^up.^ AXii.uopx
I
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n;'JOur(3 nApvi.
_.in|.^..nA_(novAAB
npu.i.-J.ipo
iAp2nnn.a)Ti.o
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I
I
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."Ku,iuolpx
avu, _iuu|Ma.p.x.
."..v<|m«.|'^
1
.m-rciiipioii rA|.
iiniu=..nA (novKvAii
iinii:'M.|..:
nroipiAr.
n;viiocrAci(; orolnei-
ccimv oÂu^ouio
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nvn-
nzvl.io-
CApH" T[..n]Tpt3C|TAVfi ZAZ
n.i2eA.\.iir
rA[p] l'OHovro [TA]n(;()(boo oT:yoT|eiTTu
nceiue
i.n2(n..ioTlTe
n|y(H.i.ovT(3 nzom-T
CTACiC OAT()/(M .Tei.TOV
.XI
1
fiviAvo'
Tum.M)v.n lAp
1
i-'opie
(2)
La lacune pourrait, à en croirn
(3)
Copie
(4)
Lalacune ne permettrait guère
ciui
(1)
e.ce.uo
un
enul.
0)
ce
nzoovr
..ui;..«)[pA]
la copie,
porter 2 ou 3 lettres.
.inoVA.
UBOA;
exclut l'n- que l'on y attendrait.
or la lettre qui
la suit
porte
le trait,
.SKVKRK
(!)
l'CIIOIT*»'
loyiicr^
nlroov
1"
A'.'UI
t)
^
[.
.
(lïO-.ir
«•.•lAT'f"
AI;
[nZ(;.\.\]llll
m;ninnii|ii()v,\T (2) u[
crrBC5nA[
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d'a.NTKjCIIK
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n|iMr.ii<)-.ri:
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Ci-O.ll
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(3)
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niiKiiov[T6] eBo.v
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a-6[o]va^ [au]iiieTn iH\n n||)«;<|+CB[u)]
(;LTA]p<nil linlll[
iiA'.Aoc cïAï
.
.
xiif
]2Al[
.
]U[
.
]
«lOG
(III
(1)
nTAIIIU)]
nniKr.'Tc emuiin-
o()o'i'|()(:
CtOIIA
TRADUCTION
Z£jr,3:j Ux-iiipyzj 'AvTt:-/£{a;.
«
Amen.
Cl'ois
donc
[r.iz'î-Js.v))
avant toute chose à un seul Dieu, celui que l'on reconnaît
(vîeîv)
une unité dans une
Trinité (7,5.). L'unité d'abord ((aév), parce que c'est une seule divinilé, les trois hypostases (Jz.) en ce même honneur; et puis (àé)
la Trinité, parce que l'unité de Dieu s'applique à trois hyposune Trinité
("tre
{-six:)
dans une unité
et
tases (ù-.), à savoir le Père et le Fils et le Saint-Ksprit (-v.).
Carc.'ip) le
mystère
pas. D'abord
mais
(;a.£v)
(:ï) elle
de la Trinité se divise et ne se divise
en (ce qui est des) hypostases (j-.),
(;j.'ji-:.)
elle se divi.se
ne se divise pas en (ce qui est de)
la divinité.
Et
quand nous le disons, nous ne proclamons point trois commencements {xpyT,);
-;îv:tTî. Plutôt {x/Xx) Comme (ûç) (partant)
ceci,
[).T,
d'un seul
commencement
(àp.),
Saint-Esprit (-v.) existant
division, sans
(1)
MOI
comparer
TO
temps
est écrit
le
IIOV
a été inséré à
à savoir
avec
(-/pîv:;);
[lui
car
le
Père,
depuis]
{-^ip) ils
de
lIOVTe
de
en
lin
de
Copie p<iii<)iiiU(}V,\c.
(3)
Pas de lacune;
(4)
Copie Cl[.].
[8]
sans
l'ij,
Pi en-dessous.
A
ligne. Celte ligne étant déjà longue, le
la précédente.
(2)
Fils et le
sont (sortis) du Père,
en monogramme, l'o au-dessus de
la lin
le
l'éternité,
REVUE DE l'orient CHRETIEN.
100
quoiqu'
(/.5v) ils
nité (-p.),
de plus
n'aient pas pris existence après celui-ci
car [yip)
;
même
temps, depuis l'éternité, la Sainte Triavant tout siècle (aîwv) et temps (-/p-)- Reconnais (vssW)
en
elle existe (1)
(îî)
(iuerunedeshypostases(6-.) de la Sainte Trinité
(xp.),
Verbe (Xiyjç), celui qui fut avant
à cause de nous une chair (œ.) semblable à
la nôtre, raisonnable [Kz-;i.v.ii;) et intelligente (vispi;), aucun
yâviiT:; ayant accompli
signe (s«c) de péché n'étant en elle;
l'économie (c!xovsiJ.(a) en vérité et non en (xa-:â) apparence (i^avà savoir Dieu
a pris chair
les siècles (aîtiv),
le
(t:ip;)
:
;j.r,
homme,
Dieu et
-ï-îa); étant et
ce seul qui est aussi
le
même
et
deux natures {fùiji.ç), différentes
Ce seul qui est aussi
le même est venu ('! s'est appliqué), sans être partagé en deux
natures (?.);
-(i'/zi-o. Un est donc Dieu, qu'adorent les pieux
(£jiT£6r,ç) en trois iiypostases (û-.), dont l'une a pris chair (a.). Or
parfait;
colonuL') ('tant de
{2''
l'une de l'autiv, la divinité et l'humanité.
[j.r,
la
{'(ip)
proclamation de plusieurs dieux, c'est
vains sages
mâles
Car
et femelles.
et femelle
;
infinie et illimitée.
langes (pluriel?)
(1)]
Mais
(2)
]
[
dieux.
ensemble avec
pétries
pollution, en [en] faisant
dieu par ta vie
sage
(jir.;x3;).
la
(a;?;;)
toi
(ce)
les
]
[
C'est
vertu
Paul
passions
{masculin), célèbre
(àpsT/i) et les
((i)
:
<'
Glorifiez
[
mé-
pourquoi
(-iOî;)
une liturgie (? un
(montrant) de quelle sorte
(nt:;),
une qui enseigne
corps
leurs
(3)],
service) à leurs dieux. Mais
écrit le
ne se sépare pas en mâle
Hellènes, eux
les
(-îé)
dieux
elle est incorporelle (àŒÛiAaToç) et
(-(-âp)
à la
[
[
(vip) la divinité
'-huxz; car
[j/r,
des
(l'affaire)
des Hellènes, qui proclament des
(î:?2ç)
(5)
ton
elle est, étant
],
comme
l'a
donc Dieu en votre
»
m
Le fragment de texte reproduit
ici
façon trop sommaire d'ailleurs, dans
(1)
(l)
(;i)
(i)
mon Catalogue du Musée
La leroii proposée serait diflicile à juslifler, quoiqu'un verbe s'impose.
Locution rare se retrouve au Catal. du Caire de M. Rlunier, p. 171.
Mot grec iirobablement, se terminant en -o;.
:
Verbe grec?
(5) C'est le
((i)
se trouve décrit, d'une
1
Cor.,
mot qui rend
\ 1,
si
souvent
é5o[jio>,oY£i;(jOai.
20.
[91
SÉVÈRE d'axtiociie kx khvpte.
Britannique sous
273.
le n°
rus ti'asscz grand format
appartenait à un volume de papy-
Il
\o louillet
:
101
mesurait i9
x
"21
cm., et
provenait selon toute proijabilitc de Tlièbes. L'écriture est du
type angulaire représenté par
le
n° 274 de la planche S
du
dit
Catalogue; elle est donc apparentée au n" 5 de la planche 8 de
l'Album d'Hvvernat, ce qui la (ixe à la première moitié du
vil" siècle. Ce n'est point ici If seul fragment signalé dans la
notice précitée; il nous on est parvenu d'autres; mais c'est le
seul qui ait de l'importance immédiate pour l'Iiistoire de
Sévère; il est en outre de beaucoup le plus considérable. Le
texte est riche, hélas, en lacunes, dont la plupart sont demeurées
pour moi impossibles à suppléer. Même sur des questions primordiales mes hésitations ne sont guère apaisées. Lequel est le
vrai /ccto (1)".' Est-ce un écrit du « patriarelie » qui parait se
terminer au bas du verso, ou bien est-ce un discours qu'il tient
à l'impératriee'? .\vant tout, est-ce bien de Sévère qu'il s'agit'?
L'on i)our
en
rait,
effet, tout
ment à Constantinople
et
aussi bien y voir Théodose, égale-
longtemps caché au
jialais
de Théo-
dora(2). Mais là les premières phrases du texte devraient suffire,
ce
me
semble,
satisfaire
à
x-eauxest prise dans
le
aux doutes. La similitude des deux
Ki'tliseoursdeGrégijin' di'Nazianze (3);
or c'en est une qu'affectionne tout spi-cialement Sévère, là où
il
comme
traite
ici
du caractère de
marge
Ilcclo
()|)c>
oAogoc
Fibres
riTc
]av<() riiKO
.
.
Aiiiic
la prêtrise (4).
marge
]'erso
:
Fibres
ue]evj: f^po-L
.]
T«;ii(;pr<:i
.\i
nTOOT(|
fi]
[nii-
othI
nzniiiipAgnK;-
m-,-
c;a<|
AA'.'
....
j(()(;
riTTUBe
HZ
L'on pourrait, à
dont Pobjet serait
eA(t)<)'."
la
I.
26
du
verso, suppléer
un verbe à
OYnic[Ti(; ii()p]ooAt)EOC.
dans PIÎE'.,
(2)
.Jean d'Éphè.se, cité
(3)
P. G.,
(4)
Select Lellers, Brooks, p. 477
;!6,
(jor
ii(|
niiAi-iMiii
[lIOVTtî]
ClITti
(Il
nrAii.xAOf;
C;<|Ttj)
.XIII, p. "01.
306 C.
de
la
traduction.
[10]
la 2" pers.
fém.,
REVUE DE L ORIEXT CHRETIEN.
102
rAp
nnniGTo[c
uiovcMc]
n TAiieoEpAioc
xoo[c
5 nota
iiiiTcno'
nzUvr'
5 [rn-ro'
n-iA^,-
novcoT
G|)cii]fic<|)pAru;
nA(j
(;F>o.\
iinT()-/()"nz
«;iK
niio-
iiovie]
pu xn-
n;'io
ixAAi)
iiHTpo
\(opi(;
A'/(()
T
Cllll
lu K.Micic"
ciKnoiiiiK.Mi-
{Q
nTo[K
iiuiiaii
nreTii
eiiOA iinq.iAei' iiAq
ciiA;'M()no
rAp
au
m—
leiiiio'i"
^
MOV
(;(|XAi>ii
II
e iico-
oviio-e
iK|iiif3r
MAT
:vet|()'
ih-uJa-
n[.
novA2iiec|
15 ?piiniiov[Te]
Ail
peiiiiovT[e
.ov]iihb'
n()vc[iA
KAJii
qWBBU V
—
r
KAII (|,\A?ir
.\to]
riiioov
OToq
nuTTAVo [quJoov IIAVnée
InTAqxooG lijAq seiiAï
nui
nriiiciiG"
avio ac-
tiere
,"yeii(|iiA(;i' aii[.
riiiiiAV
Avco
niiA
A-.u)
sooc;
^yAse iTTiuAii
,,,iovto
OTlill
in HT<|"
xe
^Ase
scoK
iiiiB
n[nG-
«|1IA
iiAq
nnoviiiiB ziiKeuA tgt-
<ru
niiicToc
xqov uav evsco nuoG
CIO l'Ap
nc;'
uiiet:ir[iic
iiAi-
Avu) n
iiAiiiii(»VT«;
no-.coTiK;'
2iinTpe[n-
ii(]c)voei;H
n^AC;'
ri[nii()niK
n]
1—
(iq[
MCIK
r
;)!
.
[llA.XOOV
eillljï
niAKU)B
iiro'/
20 iioqeBiiTG
ii<|Ai
!ia[
no'rKA.[
gboa elfiiMHpe
nniGpA
20 [oiieoT
eoei]
[ii.v
iiAnoviinJB
(V<|(;I1G
[11]
ÎApO
aii-
I
SÉVÈRE D'aNTIOCHK EN ÉGYPTK.
on Aooc
H»;
n?ii Tirr
103
t aiiiic-
iu\;\\ai\ a.\.\a
riv.ru'
nexAv xeeTBe[
]n<;iin;
.\«;iiiii:
[tic
(ocK (;m,"i\ha[
JAï
noi
IIIIAT|)IA|>
•25
paohÎt
;'jAi|ei
25
Arpixo'
[\iir.
eAVTp[
()(;()A(()
[pA
."Jllllo
ncAo-.'iiic
marge
...
de
foi
orthodoxe
[(1)
d'entre
(?) (2)
(:îO.)
].
[
les
mêmes empreintes
ce sont] ces
[
paraissent sur
Et ce n'est point à
toi
œuvres [r-pilt'.;). Quand il a
deux cachets (3), celui d'argent et
(les
]
plomb,
marge
dernier pain (l)et Csur)
le
même
ce sont celles du
]
celui de
(ispavî;) [qui] ap-
premier
le
(fém.)
[
]pain]; car
Dieu. Et sans {/wpL} l'cpirlèse (;-.)
—
car (yi?) ce fut l'épiclèse {ï-.) du prêtre (prononcée) ailleurs qui
compléta
—
il ''5) ne lui serait pas venu du tout (ï/.wç).
adviendra que l'on (0) trouve le prêtre souillé et
qu'il ne vienne pas à cause de lui. Et (7) [.
l'on ne] dira pas
qu'il ne viendra pas à tout prêtre, àrheuredusacririce(0'jaia)(8),
Car
(l'acte)
("isi,
il
.
qu'il soit (y.iv) pur, qu'il soit
(I)
'Douter, juger, distinguer".
(Budge, Mise,
;-2)
?
OVT
134),
(y.i'v)
souilli': (tandis) qu'il
AICTAÏ.O
AI A K pu M; ne
(l)G. Mais quel verbe
.
|
]
réclamerait un (;- du complément
parait guère en place.
précède?
le
(3) TBBe 6axrJ).io;, ofpaYÎ;, mot des plus rares. Sauf les endroits cités par
Peyron (= Rossi, Pap., 1, i. 30, '>i), je ne le connais que dans II. Thompson,
Thebnn Osir., n" •.».
(1) Il est à remarquer que c'est de la cire dont parle saint Grégoire, auss;
bien que Sévère dans ses Lettres (voyez ci-dessus), tandis qu'ici il s'agit des pains
eiN-'iaristiqucs.
(0
.ju'est-ce
Dieu, ou
(6) Lit.
le
qu'indique ce
pronom
Saint-Esprit, ou bien
la
(qui se retrouve
aux
11,
bénédiction due à l'épiclèse
16, 23)?
Est-ce
?
'que tu [mnsc.) trouves*.
(7)
La portée de cette phrase à double négatif m'échappe.
(8)
ovciA
n'est pas bien;
iKr.'iiAi'e); mais
la
place
il
faudrait plutôt
manque.
[12]
le
verbe
OVClAï.C
[cf.
miA'.'
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
104
la foi
(tJ.-.)
œuvres seront
ses
1
f
K'auCuns aussi
recevra un |(1)
nous"?
j, en disant, « A cause de
|
viendra,
[il
[
Ve7'so.
.
.
mise [du[ prêtre, [que]
eux devant [L)ieu[. Car
Insensés,
j
penser à
.]
et
il
[
qu'ils ont[
]
qui agit (âvspYeîv) par l'entre-
J
[
]
parmi [eux?
nous] persistons à
[
prier
[
[ont?] dit
peuple {Xxzz) a entendu prier pour
le
au fidèle (t.igxôç) [Moïse (2),
auquel] parlaient jadis les Hébreux, du temps où [Dieu] le leur
avait ('tabli en médialeur {^.nh-qç) [et] témoin fidèle (zitts;) de
[cequ"[Il allait leur dire, en lui disant (3),« Parle-nous toi-même
{-{ip)
pareil
que Dieu ne nous parle pas, (de peur) que nous ne mour» Et nous savons en elïet qu'il leur servait d'interprète 1)
devant Dieu et les choses que Dieu leur [dit], ce fut lui qui les
leur communiquait. Ainsi [qu'il] lui [dit (5),] « Voici ce que tu
[diras à la] maison de Jacob et que tu [déclareras aux| enfants
d'Israël. » 11 n'est donc pas (question) du prêtre seul, [mais] de
la foi (zt.j.)
] de savoir que c'est la foi (-w.)
patriarehe
le
(-a-p.) (G)
la reine Théodora [
]
et
rions.
(
[
[
]
[
s'enquérir] d'une foi (-w.)
|
VV. E.
La
(I)
3° lettre est
Hébr., IH,
(2) Cf.
Exod.,
(1)
Le mot 0VA2lin(| est nouvean.
XIX,
(6) ("est
le
eTA(|3;G
pour
licri
le
plutôt
que KiVt[a.
19.
:i.
patriarche qui
est
ici
sujet
le
IiJaI 'Ayant dit cela', c'est priver
compléter; car
la
nn. [gtotaab
comme
je
l'ai
(il(ri)
il'uii
^]aT|)|)(1)
proposé déjk,
Ou
verbe à la
i" pers.
verso enrcclo.
[13]
Lier
indispensable
bien
Le saint patr. écrivit à
le
le
vei'be perdu.
TIIICTIC du mot
lacune dis[ionible est limitée.
dernière ligne on supposerait alors
poserait,
KAB-,
D.
(3)
(ô) Ib.,
la
XX,
de forme arrondie; donc
Crum.
AqcîJAI
:
la
reine'.
A
fém. et l'on trans-
DANS
L'ÉGLTSE BYZANTINE
LE CULTE DE PlIOTIUS
Le cardinal Ilergenrotlier a consacré quelques pages de sa
sur Photius au culte dont celui-ci a rié l'objet
dans l'Kg-lise grecque dissidente (1). Apres un examen attentif
lies sources dont il disposait, il a conjecturé que ce culte ne
remontait pas au delà du xv" siècle ("2). On ne peut plus, de
nns jours, s'arrêter à cette conclusion. Papadopoulos-Kérameus
l'avait déjà fortement ébranlée dans un article donné à la
I nia^-istrale étude
Ili/zanlinisc/ie Zeitschrift, en 1890, sous le titre
:
Le patriarche
considéré
connue sainl Père de l'KijUsn ortho-
dn.re cat/ioliqite (3)
Elle apparaît tout à fait fausse depuis la
J'/tolius
publication
du Synaxaire de l'Église de Constantinople par
Ilippolyte Delehaye (1). Mettre en lumière ces nouvelles
le P.
données
et
quelques autres, que nous avons pu recueillir, en
même temps que
critiquer certaines afiirmat ions aventureuses
ou nettement fausses de Papadopoulos-Kcrameus,
tel
est le but
de ce petit travail.
Le principal argument positif que
1
faisait
ardinal pour appuyer sa conclusion, était
le
valoir
le
savant
témoignage de
Grégoire Mairinias, patriarche uni de Constantinople, de
à
1
t.jo.
(1)
l>ans son
Apologie confre
Marc
HERfiENRÔTHER. Pholius, Potriarck von Constanlinopfl,
bonne,
1
143
d'Éphése, écrite après
t. II, ji.
7I7-7iI. Ratis-
18(>7.
i2i Ibid.. p. Tin. Nous avions nous-m<"'mc reproduit cette affirmation dans
notre élude donnée au Bessarione, t. XXV, Wrîl
De Photii niorali effi>fie.
;
|3|
PAPADOPon.os-KlciiAMr.is, 'O naTfiâpyr,; *o>tio;
x»6o).ixf,; 'ExxXriaia;.
i4i
II.
Dkiehave,
fl>/zantinische Zeitschrift,
t.
i.i;
VIII
narrip âyio;
(I8;19), p.
:>);
of'JoôôSou
647-G71.
l'ropylneum ad Acta Snnclorum .Vovembris. Synaxarium
Sirmondiano nunc Berolinensi, adjeclis
Erclexiae Constantinopolilanne e codice
$ijna.Tariis selectis. Bruxelles, 1902.
[1]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
lOG
.
de B'iorence, Grégoire apostrophait en ces termes
le concile
le
grand adversaire de l'union
« Photius, nous dis-tu, a enseigné que le Saint-Esprit ne
procède que du Père; mais songe que Photius n'a pas été mis
au nombre des saints. Photius et Ignace vécurent à la même
époque; mais tandis que ce dernier est compté parmi les saints,
et que son nom figure dans les Synaxaires au 23 octobre,
Photius n'a jamais été catalogué parmi les saints (1). »
Une déclaration si nette, en l'absence de témoignages contraires, autorisait légitimement Hergenrôther ù conclure que
le culte rendu à Photius dans l'Église grecque avait dû ne
commencer que sur la fin du xv" siècle. En fait, cependant,
:
Mammas
Grégoire
trompé, et
s'est
le
nom
de Photius paraît
dans certains Synaxaires de l'Eglise de Conslantinople bien
« dans certains
avant le concile de Florence. Nous disons
Sijna.raires » et non dans tous, comme il ressort de la savante
:
du P.
pulilication
dans
les
Deleliaye.
II.
Alors qu'Ignace est
nommé
plus anciens et les principaux exemplaires parvenus
jusqu'à nous, Photius est absent d'un grand nombre. Cette
absence explique
les
paroles de Grégoire.
Il
est
vraisemblable
qu'à son époque, très rares étaient les manuscrits qui portaient
le
nom
de Photius
(2).
manque
dans le plus ancien exemplaire
Cad. 266 de la bibliothèque du couvent de S. Jean
l'évangéliste de Patmos, qui remonte au x" siècle. Il est également absent du Ménologe dit de Basile II (963-1025), rédigé
sous le règne de cet empereur et contenu dans le Vatie. graePiiotius
connu,
tout d'abord
le
siècle. On ne le trouve pas non plus
dans le Cod. Mediceo-Laurent., San Marco 787, écrit en 1050;
ni dans le Cod. Paris. ir,f)0, fonds grec, daté de 1063; n'
dans le Cod. Paris. r,S9, fonds grec, du xii' siècle.
cus 1613, qui est du
xi"
Son nom figure pour
(I
)
yE cv
Et
s" 6
T(Ti
aOtcïi
xaî VI
<l>(i-io;
'% xy'
xatpw
Te xai évi
En
t.
fait, le
hrque de
(XX,
col.
nom de
Bàle, riui est
première
sTnev,
àXV
'lyvaTtoç,
toï; dUvaÇaptoiç
c!uvripi'û|x-(iTai.
fois
dans
opa, ôti èv âytoi;
<1>ûtio; xac
Toû 'UxTwêpîou èv
oùSaiiû; toi; âyioi;
sium. P. G.,
(2)
'I>wTtt itaTpiipxi?
la
a>X
|xeTà
le
Cad. iO du
où suvieTaxtai' xottTOi
ô[ji£V
oùv àyîoi; tÉraxTai
twv àyimv auvrâTTEiai'
ô 6è
Greyorii Afammae Apologia coiilra Ephe-
7(>.
Piiotius
du
xv
p.-irait
dans
sièrlo.
[21
le
Cod.
A. 111-16, de
la
biblio-
107
CULTE DE PlIOTILS DANS l'ÉGLISE BYZANTINE.
I.E
couvent Sainte-Croix de Jérusalem, qui d'après l'apadopoulosKénim.'us, date du x'-xT siècle (1). Au loi. 1<mi rei-to de ce
luauuscrit, à la date
vante
Mvr,)Air;
<•
du G
février, se
lit
courte notice sui-
la
:
v:'jr;"/.£ii)^
«vt'îu
tsû Èv
â"''îi5
T^AEÎTat Cî
'^tl>T{;•J
rp:sr|-:ïj
~x~pï^
-/.xl
^x~-i~-ij
r,[Awv xaî xpy_'.i~{-Y.i~zj
ajTsU oûvaçiç èv -m
y;
'Iioiwîu,
tw
îvt'.
âv
KwvjTavTt-
r.pzor^iiiu}
tîî;
t:0
EpT;|j.{a;.
Mémoire de notre saint Père et archevêque de (Jonstantinople, Photiiis. Sa fête est céléljrée dans le couvent du
saint prophète et baptiste Jean, situé dans
Eremia
te
quartier de
{i) ».
même
mot pour mot, sauf le nom
dans le fameux synaxairc dit
de Sirmond, aujourd'hui le Cod. 219 de la bibliothèque royale
de Berlin, transcrit au xir-xiii" siècle. Le Cod. Paris. I'>9'i,
fonds grec, du xiT siècle, présente une variante importante
Photius y est qualifié de thaumaturge -lû.t'-x'. li r, -z^i zziz-j
La
de
'Epr,t(.â;.
notice est reproduite
qui devient
'y\zt\jJ.xz,
:
:
iraTpsç
f,;j.(ôv
-/.x).
loin ce qui a
pu
manuscrits où
la
(ix-j[j.x-z'jp-;o'J
gj-/xz'.;
v-'k.
Nous Verrons plus
Les
Cod.
AmOrosianus C. 101, du supplément, xii" siècle; i" Cod. 227
de la bibliothèque impériale de Pétrograd, du xii"" siècle 3° Cod.
351, de la liibliothèque synodale de Moscou, transcrit en 1295;
4° Cod. lo'.i de l'Université de Messine, xii* siècle, où le nnm
de Photius a été effacé dans la suite; 5° Cod. 231 de la bibliothèque impériale de Pétrograd, du xiv' siècle; 6° Cod. A.
m, 11] de la bibliothèque de Bàle, du xv' siècle.
attirer à Photius cette nouvelle auréole.
même notice apparaît sont
les
suivants
:
1"
;
Ces indications des Synaxaires sont corroborées par certains
manuscrits des Évangiles et des Épitres des diverses fêtes de
l'année, où la péricope à lire le 6 février pnur la fête de saint
Photius se trouve marquée. Papadopoulos-Kéranieus a signalé
quelques-uns de ces manuscrits. L'un remonte au
xi* siècle,
P'après le P. Delehaye, Prolegomena, op. cil., p. i.v, le nom de Photius
ne figurerait pas dans ce manuscrit. Mais à la page «l^^Me, en note, il donne
une indication contraire, qui concorde avec l'affirmation très nette de Papadopoulos-Krrameus, dans son article.
(i) Sur le manuscrit du couvent do Sainte-Croix, voir Pap.\dopoli.os-Kéramei;s,
'lêpoooJuii'.T'.xr) giSXioOr.xr,, t. III, S9-90, 4K, et les Prolegomena du P. Delehaye.
(
1
1
[3]
REVUE DE l'orient CHRETIEN.
108
un autre au
mi'' (1). S"il
faut en croire le
est représenté avec Tauréole des saints
de
la laure saint Atiianase
même
savant, Photius
dans un manuscrit do
les néjwuscs à
contenant
l'Atlios
manuscrit seraient du
en
ne
Ampldlochiana,
datait
des
édition
question en tête de son
le tout que du xiii" siècle. C'est une question à reviser de près,
Amphiloque
La peinture
(2).
et
le
qui reproduit l'image
Soplioclès Oekononios,
siècle.
x°
car l'enthousiasme de Papadopoulos-Kérameus pour Pliotius a
pu
tromper inconsciemment sur l'âge de
le
même
la
miniature
et
sur celui du codex.
Quoi qu'il en
de ce dernier point,
soit
il
n'est pas contes-
mis au nombre des saints
dans l'Église byzantine, dès la tin du x" siècle ou au commencement du \\\ Mais nous prétendons contre PapadopoulosKérameus, qu'on ne saurait faire remonter ce culte plus avant.
Cet admirateur décidé de Photius a écrit que son héros fut
table que le père du schisme n'ait été
canonisé quelques jours après sa mort, arrivée, d'après
G février 897
(1)
(3).
Dès
le
dimanche de l'Orthodoxie de
Papaiiopoi'i.os-Kérameis, art.
cil.,
celui de l'église de Kertchi, et celui
Le manuscrit du
p. 6fi8 sq.
du
xii'
appartenait à
la
la
lui, le
même
xi" siècle est
bibliothi'que de
l'Académie eccli^siastique de Moscou.
(2) Photius est représenté assis, la tète entourée de l'auréole, et bénissant le
métropolite do Cyzique, Am|)hiloqiio.
(3) La date de la mort de Photius est loin d'être encore définitivement fixée.
Jusqu'à ces derniers temps, on plaçait généralement cette mort en l'année 891.
Le
P. A. Lapôtiu;,
Éludes relif/ieuscs, 1891,
t.
I,
p.
252, et
Le Pape Jean
VIII,
00 en note, a mis en avant la date du 6 février 898. Sa principale preuve est tirée des paroles obscures qu'on rencontre dans le chap. 88 de
la Myslaijogie du .^aint-Espril sur le compte d'un Pape, que Photius ne nomme
Paris,
188."),
p.
Pape aurait abrogé le prétendu décret de S. Léon III (ou plutôt de
Léon IV, d'après les dires de Photius) obligeant sous peine d'anathème les
Romains et tous les Latins à réciter en grec, sans aucune addition, le symbole
de Nicée-Constantinople. En punition de ce forfait, -au:, Ttï/ajivatou? :ipâ$£ii;, ce
Pape aurait fini misérablement [iâ)).ov 6è Titxfwî olSsv t-St) xal àùXiio; tjjv Sixyiv
pas. Ce
:
èxsïOev EcoTtpaTTOiXcVo;
(!>)
Ixiiv) £Î; Ta
voit là
'.fi-,
ûpiXo'J
Tri;
(jiYîit
une allusion à
T(S).[jitj;-
àW
aTtEppffOw y^Mpiov. P.
la
èxEÏvo;
(!.,
t.
[lèv
(diT? fàp xat oOtôç, e! xoù
Le P. Lapôtre
Cil, col. 377 B.
dégnulatinn posthume du pape Formose, en 897. C'est
loin d'être convaincant, d'autant plus i|ue l'ouvrage de Photius, en cet endroit,
abonde en erreurs et en inexactitudes de tout genre. Quant à PapadopoulosKérameus, il adopte la date du 6 février 897, parce qu'il fait commencer l'intrusion de Photius en ilécembrc 8.57, au lieu de décembre 858. Il admet, par
ailleurs, l'opinion du I'. Lapôtre sur l'allusion au pape Formose dans la M'jstagogie du Sainl-Ksprit. L'histoire de la fin du schisme pholicn demeure encore
[1]
lUO
LE CULTK DK PIIOTIUS DANS L'kgLISE liVZANTlNK.
année, on aurait crié par trois fois du haut de l'annljon de
Tw
Sainte-Sophie
:
"/.2/,r,0iv:2
-/îiîï'vTa
y.2'.
iviOsua
r.x-.z'.xpyC,)/,
mémoire
ip'jîîirw -x-^<.T.z-/r^ «l'u-rCw
clcrnelle.
/.aTa
.1
:
—
(^
"lY'/a-i'îu
1.%'.
l'altiuichi'
aîu-n'a
^wti's'j,
|J.vr,;j.'»;
orlliodu.ce,
AnatliOme à tout ce
—
Ti
twv âyM^"^"'^''
tjui
PItutius,
a été dit
et
Ignace et
l'hotius (I). La même acclamation et le même anathèmc
auraient été répétés dans le tome dit do Vunion, promulgué
en laii 9-2U, pour mettre tin au schisme occasionné par la
ijucstion de la tétrayamie. Bien plus, sous la poussée de la
tl>-votiun populaire, les reliques du patriarche exilé, qui avait
expiré dans le couvent des Armuniaki ou Armeniald i'I),
autrement dit couvent de Bordon ou de Gordon (3), auraient
été transférées sans retard au couvent de Krémia, fondé par
l'hotius lui-n>r'me, et où son culte ne cessa pas, dès ce moment.
rcrit contre les très saints patriarches orthodoxes,
Des miracles sensatiunnt'ls auraient
été'
opérés sur sa tombe,
au point que l'irréductible antipliotien qu'avait été jusque-là
Stylicn de Néocésarre,
d'écrire à
Rome
ému
par ces prodiges, se serait empressé
qu'il était prêt à faire sa paix
avec
le parti
de
Photius et à reconnaître les ordinations de ce dernier.
D'affirmations
si
étonnantes Papadopoulos-Kérameus n'ap-
porte absolument aucune preuve. C'est par
singulier que
de
l)-20
du
ix""
En
fait,
et
le
dans
siècle,
savant grec a transporté dans
l'office
du dimanche de l'Orthodoxie de
«
la fin
l'acclamation et l'anathème signalés ci-dessus.
cette acclamation,
ajoutés au
un anachronisme
le tome de l'union
et peut-être cet
T:;j.:; -f,^ évoiîem; »,
SOUS
le
anathème, furent
patriarche Sisinnius
Euthymiens, partisans des
quatrièmes noces, firent leur soumission à l'Église officielle.
Cela ressort de la rubrique placée en tète des acclamations dans
les textes imprimés (-4). Le texte des acclamations dans la
(996-998),
lorsque
les
derniers
envclopiice d'épaisses ténèbres.
A
pi'ine
est-on
arrivé
à dOtenniner que ce
schisme avait pris lin aux environs de ran OiJO.
(tl Papadopollos-Keramels, article cité, p. OCiC.
(2) Èv
n'oserai
•
T5 (lov^ Tîiv 'Ajjiîviaxûv, ou, suivant
traduire avec
l'Abbé Makin,
une variante, tûv
'Apjxovtxvûv. Je
Les Moines de Constantinople,
p.
221
:
dans le couvent des Arméniens. •
(3| TaÉoPHANE coNTiNLK, lib. VI, 2. P. G., t. CIX, col. .%9.
(4) Le tome de l'union de 'J20 n'est suivi d'aucune acclamation et ne renferme
...
[5]
RKVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
110
collection des conciles de Mansi ne porte pas l'anathèine
Ix'/afivKx
jointe à
7pxiîVTa
-îi
mémoire
éternelle
«
:
Ti
mais simplement l'acclamation,
etc.,
»
beaucoup d'autres
«
Au patriarche orthodoxe Photius,
(1) ». Il faut peut-être
conclure de laque
les
document quelque
passèrent dans le Syno-
paroles de cet anathème furent ajoutées au
temps après, en même temps qu'elles
clicon du dimanche de l'Orthodoxie. Il est vraisemblable que
cette addition date du patriarcat du successeur de Sisinnius,
Sergius
II
(999-lUIO), qui, d'après les chroniqueurs, était de la
parenté de Photius
(2).
donc par cette voie des acclamations et des anathèmes
insérés dans un document officiel sous le patronage de deux
patriarches iiostiles à l'Église Romaine (3), que le front de
Photius commença à s'auréoler aux yeux des Byzantins. Il est
C'est
aucune allusion au schisme de Photius. Voir Leunclavius, Jus Graeco-Homanum,
I,
lib. n, p. UM-IOS. Mansi, Concil, t. XVIIl, col. ^35-342. La rubrique à
laquelle nous faisons allusion suit immédiatement. En voici les passages essent.
tiels
:
Taùta
Toij; r^5T]7rpb
UpeTç xai
TÎvou
(làv,
w; ôeorjXwTai,
évevi^xovTa
[lOviÇovToii;
(iuvii'|/é
-fi
Te xai
/Çi6'^tù^
ûtco
£V£X£v
twv
TiâXat
patriXeia tû>v OeodTeçàJv
<juvt)VM(Je
xo!
PaaiXeucâvrtov èupâj^byidaV vûv oh
-riîç 7ipooT]Xti)6£c<Tr,ç
|j.îav
atTia; xai àçop^J-ïî; aTroppa^vÉTa;
PaciXÉMV
:?i|jimv
Konjùdo-j xai Kùjvotoiv-
xaOoXixfiv xai à7io(7ro).ixriv
pYocsato" éiOev Xp^"'' àvaXYip'JtTEoOaî xe xai
(iiyaXOveffOai toùç
'ExxXyiaîav xatei-
to toio-jtov OeojiXéç xai
àlioXo^ov ëpyov TïETrXTjpwxÔTa;.
(1) HEitr.ENitoTiiEK, op. cit., t.
thème dans
III,
le texte de. .Mansi,
p. 72G,
qui ne
uotc 94, pense que l'absence de l'ana-
fait
d'ailleurs
que rejiroduire
celui
de
Leunclavius, est due à quelque négligence de copiste, et il ajoute que plusieurs
manuscrits, entre autres le Cod. Monac. 380, fol. 40, portent les paroles en
il est tout aussi probable que
l'analhéme a pu être ajouté par un successeur de Sisinnius et, par exemple, par
Sergius II. Il ne faut jias oublier, en effet, que l'Église byzantine célébra pendant
deux siècles, au premier dimanche de juillet, l'annivei'saire de l'union de '.120996. Comme llergenruther le constate lui-même pour le Cod. Monac. 380, qui
date du xiv siècle, le nombre des acclamations et des anathèmes augmenta avec
le temps. Ces sortes de documents sont voués aux interpolations.
(2) Cedrenus dit positivement de Sergius II
tô yé-vai âvapepMv Ttpb; <Jia)Tiov rbv
question. Cette hypothèse a sa probabilité; mais
:
7iaTpi£xp/_»iv. /'.
(!., t.
CX.XII, col. 181.
(3) Il y avait eu des difficultés entre le Saint-Siège et la cour de Byzance à
propos de Francon (Bouiface VU, élu en 974), que soutenait le basileus. Ces
difficultés duraient-elles encore à la fin du x° siècle? 11 est difficile de répondre.
Toujours est-il que Sisiiuiius et Sergius H passent pour avoir repris contre
l'Eglise occidentale
les griefs de Photius et avoir promulgué de nouveau sa
fameu.se encycli(|ue aux Orientaux. Cf. Hergenrotheh, op. cit., 111, 727. Le seul
fait que Sisinnius inséra dans le tome de l'union l'acclamation à Pliotius est
déjà suffisamment significatif.
[6]
I.E
CULTK nn
DANS l'kOLISE BVZAXTlNi:.
l'IIOTIUS
I
I
1
poriuis de conjecturer que c'est à cette époque, c'est-à-dire sur
(
.
tte
lieu
du
de Sergius
II,
qu'eut
Armo-
x''
siècle, et
à celui de Eremia.
niai<i
par
tianslation des restes de Piiulius du couvent des
(in
i;i
comme nous
En
l'initiative
tout cas, c'est juste à ce luuraent,
nom commence
l'avons vu plus haut, que son
Synaxaires
paraître
dans
L'Église
Romaine traverse alors
On peul dire que
les
autres
et
la
à
liturgiques.
livres
plus mauvaise période de
schisme existe déjà virtuellement, sinon formellement. L'épitaphe du pape Jean XVIII
liMi:j-l(M)) fait allusion à une réconciliation des Églises arrivée
son histoire.
le
(
s"us son pontificat
ouverte, au début
(1).
Cela insinue qu'il y avait eu rupture
du patriarcat de Sergius
De
II.
fait, c'était
lien le schisme que l'on proclamait tout haut, à Constantinople,
quand on y
disait
anathème
vrrit contre P/iolius
le
».
«
à tout ce qui avait cld dit
huitième concile œcuménique et les nombreuses condamna-
tions prononcées par les Papes de la seconde moitié
contre l'intrus qui
s'était
souvent
si
Saint-Siège. Chose plus grave encore
<
et
Cela revenait à tenir pour non avenus
sous
rétalilie
pape
le
ix" siècle
moqué de l'autorité du
En criant « Mémoire
:
on canonisait par le fait même
procession du Saint-Esprit. L'union
hruelleà rorthodoxe Pliotius
sa doctrine hérétique sur la
du
»,
Jean .XMII
ne
devait
pas persister
longtemps. Il y a, en effet, de bonnes raisons d'affirmer que le
schisme définitif commença, non pas sous Michel Cérulaire,
comme
on
le dit
communément, mais en
l'ambassade que
le
patriarche
10-2
Eustathe
1,
envoyée au pape Jean XI.X pour en obtenir
officielle
(1)
du
titre
de patriarche œcuménique
Cette épitaphe est ainsi conçue
Ooctrinis
complus
après l'échec de
(1020-1025)
la
(2).
avait
confirmation
Le
nile
de
:
sacris et
dosmatc
cl.irus.
Per patrias sancla scmina fudil o>ans.
Nam Graios superans, cois partilius unam
Schismata pcllendu rcddidit Ecclesiam.
WATTEitirii, VUae Ponlifirum, I, p. 8'X Par ailleurs, Pierre (r.\ntioche, écrivant
à Michel Cérulaire, qui avait prétendu que le Pape n'était plus inscrit dans les
diptyques de Sainte-Sophie depuis le sixième concile, affirme avoir vu de ses
yeux le nom du Pape dans ces nièraes diptyques, en l'an lOU'J. .P. O., t. CXX,
col. 800.
(i) Sur celte ambas-sade voir Altiskba (Leqliex), Panoplia contra schisma
Graecorvm, p. 197.
m'
REVUE DE
112
1,'OIUE.NT CHRETIEN'.
Cérulaire consista à empêcher une nouvelle réunion des Églises,
Léon IX et la cour de Byzance,
comte Argyros (1).
désirée à la fois par le pape saint
et
habilement préparée par
le
Mais revenons au culte de Pliotius. Pour établir que ce culte
a commencé dès la fin du ix'' siècle, Papadopoulos-Kérameus ne
se contente pas de supposer gratuitement que le nom de son
héros a été inséré aussi
l'Orthodoxie que dans
le
bien dans l'office du dimanche de
tome de l'union de 920. Il fait valoir
encore d'autres arguments. Tout d'abord,
dit-il,
ce qui dépose
du culte qu'on a du lui
rendre sans retard, c'est qu'il est mort un dimanche. Le 6 février 897 tombait, en effet, un dimanche (2). Or « toute mort
de chrétien survenant un dimanche est considéré comme
bienheureuse. L'âme d'un tel défunt est regardée comme sanctifiée en quelque façon et agréable à Dieu par le fait d'une telle
occurence » (3). Éviilemment, s'il suffisait, à Byzance, de mourir
un dimanche pour être canonisé, Photius aurait pu avoir cette
chance. Malheureusement Papadopoulos-Kérameus ne prouve
ni que Photius soit mort un dimanche, ni que les Byzantins
aient été si accommodants pour grossir leur's Synaxaires.
Le savant grec apporte ensuite, à l'appui de sa thèse, un
cei'tain nombre de témoignages du x^ siècle favorables à la
mémoire de Photius. C'est d'abord celui de l'un de ses disciples,
AnHhas de Césarée, qui n'hésite pas, en effet, à placer son
ancien maître en paradis, à côté de saint Jean Chrysostome et
de saint Nicéphore (4). Un autre ancien élève, Nicolas le mysen faveur de la sainteté de Pliotius et
(Ij Ce point a été déjà mis en lumière par J. Gay, L'Italie méridionale et l'empire byzantin, l'aris, 1901, pp. 4-^7 et 4'.tl-5Û0. Plusieurs des lettres échangées
entre Rome et liyzance, eu 10ô3-10ûk1, supposent que la rupture entre les deux
Églises existait déjà avant cette correspondance.
Nous avons vu plus haut que rien n'était plus problématique que cette date,
établir sa chronologie, Kérameus pai't, du reste, d'une fausse donnée,
l'intrusion de Photius s'étant produite non en 8ô7 mais en 858.
("i)
l'our
(;î)
ToiaÙTr) rinépa
Tri; ij/u-^i;; tO'j
êïi>,oû[j.evo;,
6iva-:o;
«IouStitivo;
-/pKiTiavoû
GeMpeirai
Ovri(7xovTO; ÈxXaiiêavoiiivy); TpOTtov Tivà ri-j-iaditév»]; xai tii
(i«xâpco;,
0£m
âpEOTîîc.
I'ai'auoi-oli.os-Kekajieus, art. cité, p. 657.
(IJ
A la
lin
de son oraison funèbre de saint Eutliyme, patriarche de Constants]
LE CCLTi:
I)K
l'MOTIL'S
Uli
DANS L'ÉGLISE BYZANTINE.
tique, doux fois patriarche de Constautiiiople (de 901 à 907, et de
!Mi à 9-25), parle également dans ses écrits « de l'homme de
Dieu, du (n>s saint patriarche ijrand et célèbre entre tous les
Un liagiographe
ponli/'es de fHeu, qui s'appelait Pliotius » (1
Thessalonique,
auteur de la
archevêque
de
Basile,
de l'époque,
lie desainl Euthyme de Thessalonique, et peut-être, lui aussi,
uu ancien diseiple, s'exprime eu termes fort élogieux sur le
cninpte « du bienheureux l'hnlius, qui lire son nom de la
lumière et a illuminé toute la terre par ses enseignements.
Cl insacré au Christ, dès le berceau, il partayea les glorieux
iiudiats de son père, qui subit l'exil et la confiscation de ses
iiiens pour la défense des saintes images » (2). Après ces
1.
liiiople
('.W7-0Iii,
Ari'Uias dit.
on
c(Tt>t
:
[tetà
toO
Xp-jïoO
'lioàwo-j
iv
èÇopta
Ntxti^tipou x»! •I'coti'cj tûv àoiôs'iiuv 7taTpiap-/wv tôt;
îiMYiioT; xat (lotvâiot; >î-jv«o5i!;oii£v£. Celte oraison funèbre, d'abord publiée par
l'\i'Ai>npoLi.os-KKnAMF.is, a été rééditée par nous avec une traduction latine
ijjvOavaTO'j[iEve, (isTi
:
de Ghakkin-Nau, l. XVI, p. 4118. Le même
des .\rraéniens, conservée dans le cod. 111
bibliothèque synodale de .Moscou, dit également do Pliotius ce qui suit
la
iiis
Oricnlalis
Pnlrolo:/ia
\r.thas, dans une réponse à une
la
!.•
;jL=')'
Ictti'e
:
y.»i
l'ii
6 /fOi; t£ xit
itpa)r,v
iepb; (lèv rb YJvo;, iepioTîpoc 8j t^v dOBtïv, oTr] te Oeix
'*•
toï; oCpxvloi; àoùxoi; -i. vCv
Ti xa-:' àv'jpionou; Xo^i'etw. Ti;o'J*o;;
xa7oixi;6|i:vo; >l>roTt&;. Texte cité par I'ai'Aimipollos-Kéuamels, d'après le
loi. l:>"-ll' du codex moscovite, loc. cit., p. ()62-(j6:î. L'opuscule d'.Vrétha.s a été
juiblié pari'. Kkkvmei s dans ses .l/yni(»i<;ni(i graecn et latina ail hisloriam Pholii
jiatriarchae perlinenlia. Pétrograd, ISOil-l'JOT. Il ne faut pas oublier qu'aux yeux
lies BvMniins la seconde déposition de Photius, en 88t), avait paru absolument
injuste et odieuse. .Sa rupture .avec le Saint-Siège comptait bien peu à leurs
yeux. Léon VI, du reste, n'avait pas fait valoir ce motif pour le dépcser. Il avajl
•li oar,
•;
'
>sayé de l'impliquer dans un complot de lèse-majesté. Mais cette tentative
Photius sut garder, en cette circonstance, une attitude pleine de
dignité. Voir le récit du continuateur de Théophane. P. G., t. CIX, col. 372.
(l) àYiwTatTOv 7ïaTptap)^Tri/, £v àpy^tîpEC'ît 6îoO [lÉYtff'Ov xotl ào(ct{iov, Etiov (ièv £v
•
'•lioua.
llv£*j[ixtt
P.
C.
t.
àyi*!»
T.^-iyx,
('XI, col. :W,
iv(»pu):tov
:t7,
toC HïO'j xat noÀ'Jv ri zi
OîTa xa:
ri àvOpw~'.va.
36.0.
yàp V' * iJ-ïxipio;, ô îtoTo; àxTÎçt ses(iiv'J|jliii; toO ovotiaro;, nÀ^Osi Si5ai7xaxiTi/àa{/ï; Ti rjpaTa, ô êÇ aÙTÛv citapYavuv à^ispuOEi; tiS .XpiOTiTi, û; OnÈp tt)
ri) <l>u)Tto;
)tâ>i
iOtoO
E'.'Ovo; ôriji^î'jfi
vuvTioi;
T.ji
xii £;opia, toJtoi;
-(vtfrr.o'^i.
St]
toï? àOi.riTixoî; £X i:pooi|xi<>>v
Papauopoulos-Kéuamels avait
cité
àyû^i, ff-yxoi-
ce passage, dans sou
Depuis, la Vie de saint Euthyme a i;té publiée par M«' L. Petit,
Hevue de COrienl Chrétien, t. VIII 19(61, p. 108-205. Le passage eu
question se lit à la page 170. On voit par ce qui précède et parce qui suit, que
Basile donnait toutes ses sympathies à Photius et à son parti. Pour lui, le
xal
successeur d'Ignace était orné de toutes les vertus et bien orthodoxe
tïOti op'Jo5ô;o'j ôvro; xat :tàTai; tiî; ipstaî; à— aotpdirrovTo; toû veVj narpiàpyou •,
et il a peineà comprendre que Nicolas, l'Iiygoumène du monxstére de l'Olympe
article, p. tW».
clans la
(
:
OHISNT CURÉTIEN.
8
REVUE DE l'orient CHRETIEN.
111
derniers mots, on
lit
dans
le
texte de Basile
:
«
auYy.oivwvv-jaç
tw
« Pliotius partagea
». Xous traduisons
combats de son père, dont la vie fut admirable et la mort
digne d'envie, marquée par Dieu du sceau des miracles. »
Papadopoulos-Kérameus n'est pas de cet avis, et rapporte le
relatif « :5 » non pas au père, mais au fils, à Photius, bien que
le substantif « --r/vY-Tjpi » précède immédiatement. Nous soumettons le débat au jugement des hellénistes. Rappelons seulement que le père de Pliotius, Sergius, est porté dans les
Synaxaires, et en termes autrement élogieux que Phofius luimême. Son nom apparaît dans ces sortes d'ouvrages, au moins
dès le xi' siècle (1). Cela suffit, semble-t-il, pour enlever tout
fondement sérieux à la traduction de Papadopoulos-Kérameus.
Un Photien fanatique seul eût pu trouver admirable la vie du
patriarche intrus; et l'on ne voit pas comment sa mort eût pu
lui paraître si digne d'envie; tandis que ces expressions se
comprennent fort bien de Sergius, martyr des saintes images,
sous rimpieThéoi>hilo, morten exil, après avoir été dépouillé de
tous ses biens et avoir subi toutes sortes de persécutions et de
mauvais traitements, comme nous l'apprend la notice des
6aÛ!J.a(jt [j.xp-uf îjsv.-vîv
:
les
Synaxaires.
Cepiîndant, nous avons vu plus haut que dans un manuscrit
du xif
Cod. Paris. d59k du fonds grec, Photius
siècle, le
est
pu lui venir une pareille
renom niée? Papadopoulos-Kérameus nous en indique la source
probable. 11 s'agit d'une courte phrase de la chronique du
qualifié de tliaicmaturge. D'oix a bien
où vivait Eutliyme, ait refusé d'entrer en communion avec lui. Dans un lonp
passage assez alamliiqué, il rejette sur le démon les scandales qui suivirent et
qui éçlabousséreut i|uclqne peu
il est obligé d'en
convenir
la gloire ilc
l'Iiolius. Au moment où il écrit, le schisme a enlin cessé.
(I) Il est nonimé notamment dans le ('od. Paris. 1617, du fonds gi'ec, transcrit
en 1U71. Sa fête se célèbre le 13 mai. La notice qui le concerne est ainsi conçue
—
—
;
[XvriiiY]
ToO ûoiou iia-pôç
(i£Yà).ov, £v
6£0[iEÏTai
eiTa 9'jXaxT)
Eipf.vr,
xat
J7io[ieivai
lEpyiou
70"j â[j.ù>OYr]ToO.
KuvuTavTivoujti^îi ^ewriOei;,
<iéyti»fi^i.roy>.
vtciiç
rjixùjv
napiuiaTOi ouv
nô
xoc
èTui
Ti6pta\j)[évioî,
Kat
iiapeô^Ori.
toîç TÉxvot;
npoç Kùpiov
(jTSpTiOsi;
'JTtspopiîjETai'
£$65ïifj.ri<rev.
II.
twv Oeîuv xoi
7ipo(jX'jv»i-i?iç
Siwxtt)
xrjç
"0; yévo'jç uTtâp^tùv. £v6ùÇo'j xai
xai
àOéw
paffiXeï
àyopâ; àfeiat xai
tiXoijtou iTA£t(rTO'j
b'vOa
noXXà;
itepidcYE-ai
navoixt
ÙXi'iJ/ei;
/.ad
eîxôvwv
o-/oï-
w; xaxoûpïoç"
(jOva[J.a
xoi JtoixiÀo-j;
Dei-BIIaye, op. cit., p. Ci8i.
[lOJ
asitxiûv
QEOjjiXw'
t^
yuvaixi
7t£ipa5|j.ci'j;
LE CULTE DE PHOTIUS DANS l'ÉOLISE BYZANTINE.
113
lontinuatfur de Théophane se rapportant au '.siège de Consta,ntinople par les Russes en 860 (1). Le chroniqueur anonyme
semble attribuer aux prières de Photius la tempête subite qui
brisa ilaiis le Bosphore les vaisseaux des barbares et les força
à lever le sièL:e de la ville
ti OîCsv
zl/.xli
de
la
:
tîû
â;'.Xïi>)7a|J!.î'vs'j,
-f,:
'Ev.v.'/.r^'^'.x:
-z-j:
ilay.zç
ïyz-/-:^,
Mais les barbares furent alors abreuvés
coupe du courroux divin, Photius, qui tenait le gouky.r.tT.zptj^-i
:
cernail de l'Eglise, avant apaisé
retournèrent chez eux (i). »
la
divinité;
et
ils
s'en
grand miracle que certains Byzantins ont attribué
le titre de thaumaturge. S'étant
produit en 800, à une époque où le patriarche intrus n'avait
Voilà
le
à Photius, et qui lui a valu
rompu avec
pas encore
sur
le
Saint-Siège ni enseigné son hérésie
procession du Saint-Esprit,
la
reste de sa vie; et la phrase
il
ne saurait auréoler
le
du chroniqueur ne prouve nulle-
ment qu"au moment où
blablement dans
la
elle a été écrite, c'est-à-dire vraisemseconde moitié du x" siècle (3), Photius
d'un culte liturgique. Remarquons, du reste, que
chroniqueur regarde Photius comme un intrus, durant son
était l'objet
le
premier patriarcat,
même
science et
bien
qu'il
lui
de la vertu, au
reconnaisse beaucoup de
moment où
choix de Bardas pour remplacer Ignace
il
fut l'objet
du
(1).
Mais sommes-nous vraiment en présence d'un miracle upéré
par les prières de Photius? Le récit un peu plus développé de
Syméon Logothéte, dont la chronique a été jointe à celle de
Georges
le
Moine
(Il
des Russes se produisit en juin SCO. Cf. II. Gei.zf.u, dans la
der bijzantinistlien LUteralur de Kiumbacuer, 2* éd. Munich, 1897,
L'invasion
(ieichiclile
vl)
nous présente le fait sous un tout autre
nous dit qu'à l'arrivée des Russes, Photius
(.j),
jour. Cet historien
Theoph.
conl., lib. IV, Ï3. /'. G-,
(3) Cf. KiasiiiACiiKii,
op.
Ml Voir, par exemple,
xa^û;
Tfp
xavovixti;
it6).C{i>v.
(
|1T,
xx)û:
l-j
(iT.v
lib.
V, 41
<l>aïTiov
oOôè Tcpô TOUTOU
KitiuBicHEK, p. 355.
«TtEÔMxev [BaaO.eio;] aùOt;
:
npivepav Sô|avTi, x«i xiTÉ(mi(jev
èni
GtÈXctne
Syméon
ff^o/.àsO'jTav
tyiv
aJTôi TcavToSaxi) çosCav te xai âpïT^v. /'.
(5) Cf.
CIX, 212 A.
t.
348.
i/Ti-0'.eT5'Ja'. t"o
ffO^ÛTaTOv
TÔv
cil., p.
xaOioçav
ti^v
'Ex/.),T,(jtav
Èvv6|jUi>;
rr,;
-à'Z xal
^aotyiôo;
tùv
3i>09povo'j[X£vo; aÙTÔv xal Tt[xûv Sià tt.v èv
(i..
ibid., col.
292 D.
écrivait vers l'an 903-%9.
[11]
REVUE
110
—
l'orient CHRÉTIEN.
1)K
de Miciiel III l'Ivrogne, que personne,
jamais
à canoniser,
se rendirent à
je pense, ne songera
l'église des Blakhernes, dédiée à la Mère de Dieu, où ils implorèrent la miséricorde deJ3ieu et cherchèrent à apaiser sa justice
puis, prenant Yomophoriun ou manteau de la sainte Théotocos,
l'empereur
et
s'agit
il
—
;
conservé dans
sanctuaire,
le
cantiques, sur le bord de
la
et là
la sainte relique. Aussitôt s'éleva le
en grande partie
au chant des
trempèrent dans les eaux
rendirent,
se
ils
mer,
vent violent qui détruisit
des barbares et les contraignit à une
la flotte
retraite précipitée (I).
D'après ce récit,
rolc de Pliotius
le
culeuse prend un
dans
d'Élie intercédant pour le peuple de Dieu.
pas seul acteur:
fidèle,
avec
a,
il
lui, le
qui implore dans une
corde de Dieu et
prononça après
même un
l'empire
délivrance mira-
la
aspect que celui
autre
tout
Le patriarche
chef de l'État
commune
et tout le
le
discours qu'il
départ des barbares, l'hotius nous
le
n'est
peuple
supplication la miséri-
secuurs de la Vierge. Dans
le
de Moïse ou
fait lui-
tableau saisissant de l'aspect que prit la ville sous
île la
11 y eut un mouvement général de péniOn passa des nuits entières en prière; on
expiatoires. On recourut spécialement à la
crainte.
tence et de ferveur.
fit
des processions
protection maternelle de la sainte Théotocos; et c'est à elle,
la relique
à.
le patriarche lui-même
Nous ne sommes donc pas en présence
bénie de son manteau, que
attribue la délivrance
(2).
/lamartoU chroniuon, lib. V, 21. P. (i., t. CX, col. 1053.
Voir cette homélie clans l'édition (I'Aristarchis, Photii orationes cl /lomUiae,
Constantinoplc, l'.tOÛ, t. II, p. SÙ-Ô?
ô-c -à Osiov ),i-aïç xii Ojivoi; èSexaXo-V^ûa,
(1) (ietiriju
(2)
:
ÔTï
xapS'ï;
(j'jvTpi(iH(T)
(lerâvoiav
7T]v
itpoffîjipojiev,
vjy.Tà; UxTiXovivTe; Trj; a-jro'lii iiXscvfJptoTia;
ivOptixwv
Osi/te; 7.at Trj; è;
y.ai
ToO
Oîo'j
r,u.<7)v
sitiêotinevci
Eiç
'II;
£;iAaT|j.6v
xai
Si TôJv noXiopx'juiisvcov
-rii
XiTavîîav
ânio-/];
t/,'/
ôXi(jfJ/i|jiàTuv,
È|Xoi
iKv.ojft.ill x,
if'
Tiina
o'iç
Wïfjv
Si'
6>.ï-,;
poy)0£i'a; àïtoy-jjxviju-
vj
|ièv
TrapdtxXriTiv
xivo'jvtî;
-cwv îtoXiQpxoOvTuv, çuXotxrlv
jtôXic iitiîep(5(ji£voi -rà?
à^aTu
eI;
TauTï]; Trjv itappriaiav si; aMTï)p;av
ii£pi6oXT|V ei; àva>TToX:?)v
(7'jv
xai tô OcTov
tmv
''^fd
ÈîriHop/ijiÉvoi ini raî; itapà ira |jir)7po; to-j Aovo'j
inî-^ovTe; ^ipoaSoxicti; S'iu/aYioyoùpisOi, aOirjv
aùtï)v
l'io-j,
ijO|jL(jia);ta;
OTS x-'P"?
èSsôjjietla
IçiXavOptoTti'a,
é*ouaia; éxo-jaiiÇotieùa,
[iriTpixT);
nappyiTiacraixévr);
Sur cet événement, voir un autre
document conteuiporain, ii savoir une liomélie de l'ami de Pliotius, Georges de
Nieoiiiédie, prononcée vers 800-807 et publiée par CoMUKns dans son .Xovuni
Auclarinni t. II, l'aris, 1018, pp. 7."Jl-780. Georges fait allusion à la supplication
générale de Coustantinople. mais il ne parle pas du miracle opéré par le m;iu-
évTdOÇst.);,
teau de
la
iKty.'i.iOn.
Ibid., p.
10-12.
Vierge.
[12]
LE CULTR
PIIOTII >
riE
PANS
l.'ÉfiLISi:
BYZANTINE.
117
ilun thaiimaturgo invitant Dieu h opérer un prodige par la
force de sa seule prière et de sa sainteté personnelle.
riiotius,
<li'
reni|ilir
en Cflte
circc instance,
lut
Le mérite
autre. Ce fut de
toul
sa charge de pasteur, charge d'ailleurs usurpée, en
peuple à la prière et à la pénitence dans un sermon
que nous possédons encore, et où l'on ne peut s'cmpéchcr de
trouver un peu trop de rhétorique (1).
Tels son) les témuignages qu'apporte Papadopoulos-Kérameus pour établir que Photius était honoré comme un saint,
antérieurement à l'apparitinn de son nom dans les .Synaxaires,
c'est-à-dire avant la lin du \" siècle uu le début du x\'. On
conviendra qu'aucun ne prouve précisément ce que le .savant
grec en voudrai! tirer. Ce qui en ressort hien, c'est que, à côté
d'adversaires déclarés et d'historiens le clouant au pilori,
Photius a trouvé, à Byzance, pendant sa vie et après sa mort,
des amis fidèles et des admirateurs (2).
Celte double altitude des esprits à son égard a persisté, après
sa canonisation discrète de la lin du x'" siècle, pendant toute la
période byzantine, et n'a pas complètement disparu même
dans la période moderne. S'il fut un saint pour une certaine
catégorie de Byzantins, il fut pour d'autres ce qu'il est pour
l'histoire impartiale
un mélange bizarre de vertus et de vices,
qui n'aurait jamais dû être présenté à l'imitation des chrétiens
par un culte public. Ce qui prouve l'existence de ce double
courant ù son sujet, c'est dabord l'absence de son nom dans
de nombreux exemplaires des Synaxaires, parmi les plus
anciens et les principaux. On trouve même dans certains de
ces ouvrages, à la date du -23 octobre, fête de saint Ignace, une
excitant
le
:
allusion transparente à .son intrusion
(1)
Voir ce discours,
f'2)
I,e
a,
ensuite, les
comme
étant favorable
(3). Il
y
ihid., p. b-îl.
P. Lapùtiie, op. cil., p. 65, note 3, signale
encorr
à Photius l'auteur anon)'nio de la l'ie de S. .\icolas .Stndite. On lit, en elïet,
dans co document. le passage suivant 'Ex-ivov i= Ignace) Tjpawixûc iîwT^évTo;,
:
oûtoi Ttfoêi/XovTiî Tf.a, «l>ÙTiov (lèv.npooaYopôjOiiîvov, -ptoTOsrjxpr.rr.; -it-i ÙTtdf/ovTa,
l'. G., t. C\', col. 9il8. Ce passage
biographe rapporte plus b;is, col. ;tl2.
que S. Nicolas ne voulut jamais se joindre à Photius, et déclina ses avances,
en prenant la fuite.
En'
tViièila ii taX
-rvwos'.
r.ttù.r,
çinjuIJoiiEvov.
n'a rii^n de bien spécialement flatteur.
(3) Cf.
Deubave,
op.
I.e
cil.
[13;
RRVIE DE l'orient CHRÉTIEN.
118
épithètes péjoratives et les critiques sévères que l'on rencontre
çà et là sur son compte dans les écrits de plusieurs historiens
Pères du concile constantinopolitain de
1156 lui empruntent des textes comme à un Père de l'Eglise,
pour corroborer une thèse dogmatique (1); si le patriarche
et théologiens.
Si les
Michel d'Anchialo (1170-1177), un antilatin farouche, cherche
à justifier la conduite qu'il tint au concile de 879-880, contre
ceux qui l'accusaient de versatilité (2); si à partir du xiii' siècle,
justement par l'effet des attaques des unionistes et parce que
le schisme se fortifie de plus en plus, le nombre de ses disciples
et de ses panégyristes augmente considérablement (3), il trouve
cependant, à toutes
les périodes,
des censeurs sévères de sa
conduite.
Voici d'abord Nicétas de Nicée, qui dans son opuscule sur
schismes entre
les
deux Églises antérieurs à
les
celui
de
Michel Cérulaire, relève l'inconséquence de Photius dénonçant
d'abord dans son encyclique aux Orientaux plusieurs erreurs
et
usages abusifs des Occidentaux,
avec eux, sans
et se réconciliant ensuite
examen préalable des
griefs susdits. S'il y avait
vraiment quelque chose de répréhensible dans
la discipline
de l'Église
latine,
il
fallait, dit cet
la
croyance
et
auteur, essayer
de corriger ces abus, et en cas d'insuccès, continuer à protester
énergiquement, mais non renouveler l'union, comme on le
fit
alors (4).
Les Actes de ce concile ont <Hé publiés par Mai, Spicilegium Romanum,
38 sq. On y agita la question de savoir si le sacrilice de la M(>sse est offert
à toute la Trinité, ou seulement au Père et au Saint-Esprit, le Fils étant le
(1)
X,
p.
sacrificateur et la victime.
Voir le texte de Michel d'Anchialo dans Allatius, De perpeliui coitsetisione,
Papadopoui.os-Kérameus le reproduit, lue. ci/., p. 665.
(3) C'est au xiv siècle que, pour laver Photius du reproche de versatilité, on
invente la fameuse lettre de Jean VIU à Photius, dans laquelle le Pape anathématise le l'iliaque.
(2)
p. 555.
(4)
'AXX'
el
|JL£v
àyvota ^v
7(ûv
p(o[iaVxo)V
(7ya).[xà7wv,
ti^v
è[AÎ[£9&T0. 'Ettei 5£ aTià T>iç £xtt]ç (T'jvôoou èYvtÔTOïiaav, xai eut
(isiXTTréa
Et ce T^v
Ëvwat;"
t|
êùva|jiiv
è/pïiv
yàp o Ixpivav xaxov,
ÛTtîpéëaivev
t|
SiopOuxjiç, téu;
Graecorum, P.
xai
Stà
xotvtovtav
toù
L(7a);
«l^wrio-j
o'joe t;
TpavwTSpov,
^
ûiopOwTafffJat.
Xofutw àvTi(rT?,vai.
De schismale
aTioffTpêçeffOat,
(!., t. CXX, col. 714. Cf. Ai.i..\Tius, Ue oclavu si/nodu photiana,
En terniinaot son opuscule, Nicétas fait retomber sur les (jrecs la
responsabilité de tous les schismes qu'il a énumérés. Aveu d'autant plus digne
p. 20j--.;05.
d'être relevé, qu'il est jilus rare.
[M]
PHOTHS PANS
LE CULTE DE
Nicétas de Nicée n'était pas
la lin
du
siècle,
xii""
seul
le
penser de
i\
110
BYZANTINE.
I.'lVil.ISE
la sorte.
Sur
Michel (i'Aiichialo nous apprend que plu-
sieurs Byzantins, parmi les plus fanatiques
ennemis des Latins,
ne craignaient pas d'appeler Photius un cxrollenl schisnia-
un mauvais tinionisle
/i(jue et
Au
en d'autres termes
Photius,
«
du
(I).
\v" siècle, Georges Scliolarius formulait
reproche
de la divergence sur la procession
dit-il, se servit
.'-^aint-Esprit
eomme
nouveau,
puis, do
même
le
:
d'un prétexte pour st'parer les Églises;
réconcilia pour des motifs d'intérêt
les
il
personnel, faisant cesser un mal moindre pour en amener un
plus grand.
tenir le
vaut mieux parler ainsi de cette
Il
langage habituel
[•]ucori'
en plein wii"
un antipapiste décidé
(2).
affaire,
siècle. Nectaire, patriarche
s'il
que de
->
en
de Jérusalem,
déclarait avec une franchise
fut,
qui n'était pas sans mérite de sa part, que tout n'était pas à
ajiprouver dans
amour de
son
la
conduite de l'hotius.
Il
louait son ortlioiloxie,
la discipline ecclésiastique (!), vantait sa science
des choses divines.
a divisé et uni
Mais
«
est manifeste, ajoutait-il, qu'il
il
les Églises,
au
(jré
de ses intérêts. Et nous
ne saurions approuver son intrusion et
les
persécutions qu'il
Sans savoir exactement pourquoi, nous
conjecturons qu'il anathématisa le pape Nicolas moins par
amour de la justice que sous l'impulsion de la haine. Car Nicolas, et après lui, Hadrien, avaient pris contre lui la défense
lit
subir
à Ignace.
d'Ignace
»
xai toCtov aÙTÔv xa/ov StaipÉTr.v xïi xaxbv oovayéa tivè; Einsïv oOx
(1)
Loc.
(3).
(2)
'0 làp
/pTiffàjjLÊvoc,
ÙTio;
liltvi
T)
"p. cil.,
xal
5'.e>.£ïv
Ta; 'ExxXTiaia; npoiixOr), -/ptiiiaTi t^ ô'.iyop^ tt; ôô^/i;
xai niXiv ta; lûv 'Exxàtiiîiwv oufiôiiei; (ituOov <i:céSbixE t<ôv iSiuv
povTtov aJTiT), ïva
xaxoû tô xaxr>v
EÏuÔE )iY£o6ai.
(leiÇovo;
Ve proccssione
ùviî'jr,':ai TO'j),),aTTOv
Spiritus sancti,
I,
oûxu yàp
cap.
Seï
ir-jiifE|jiâ>.)ov
3. IIergenrotiier,
II, 52<î.
Quae circa Photium
vixpnint omnia probantur
(3)
ïi8é(rt»iiTa[v.
cit.
•
facta sunt,
neque nobis, neque
illis
qui post ipsum
Quod ob proprium commodum, non vero ob
lomniune, conciliaverit et divisent Ecclesias, nianifoslurn est
Quoil ille piaotcr
Ifgem. priiisquam baculum pastoralom accopisset, sanctissimum Ignatiuni
expulerit, et contra illum multa insidiose molitiis fuerit, iieque nepamus.
neque laudamus. Quod autcm Nicolauin papam anathematizaverit, et propirr
quae crimina, non invenimus e.xpressuui quod auteni magis hostili aniino
;
quam j usia ratione idem
fecerit, conjicimus.
[15]
•
Ilepi tt,; àpx>iî
toC Ddna. Jassy, 1682
REVI'E DR l'orient CHRÉTIEN.
120
Plusieurs chroniqueurs et historiens postérieurs au schisme
de Miciiel Cérulaire ne se gênent pas plus que les théologiens
préci'dcnts'pour dire son fait au père du schisme. Ils n'ont
nullement
saints.
d'apercevoir son front
l'air
Au
siècle,
\ii'
l'auréole des
Manassès ne craint pas de
un mauvais sujet (1). Au xu'*" siècle,
Constantin
un orgueilleux
l'appeler
nimbé de
et
chroniqueur Ephrem parle de son astuce et de sa fourberie (2),
flétrit son orgueil et son ambition, et déclare qu'il s'empara comme un voleur du trône
le
tandis que Nicéphore Grégoras
patriarcal (3).
On
pourrait glaner chez des historiens dissidents
plus récents des
vorables
Nous citons
Au.ix sous
(1)
De 'impcrio Papae, Londres,
:
(3)
CXXVII, col. 413.
TravoûpYov mi aoycoratov
o'jôèv
Ta P'/isapa Meoû
.5160-
>.iav.
Ephrucm'i'i i:hroiiolo</l Cacsares P.
(t.,
col. 365.
ÈTTotïWtv
no)-),yiv
çi).apy_£aç
Oiiîto;
Cf>mpendium\chronicum, vers.
t.
'AvSpa
CXLIII,
fa-
1708, p. 36 sq.
"O Se xaxrjOpyo; 'I'wtioç ÈxëâX^ETai toû Opovou.
5163. P.C.,
(2)
guère plus
traduction latine do cet ouvra{,'e rarissime, publiée par l'Anglican
la
le titre
ôtSpiaxEt. oOtm; àvraitoSiSiùai Osb; {iTOpricfàvoi;.
t.
ne sont
appréciations qui
(1).
viyoc
p>.£çopo'j;, xol
à^oa(jL:av
tô toO <î>WTtoy
Tta^ù te xat (lo).Epbv
iitOTpÉ/rjv
auvopâv oOSapiû; o-jve-^wpEi,
tîj;
(pîXap'^ov
ufôôpa
à-/.o\a'Jio\jni.
xaOïÎTtep Xr,iti\; tôv jraTpiapxixbv àSixio; ÈmÉêri Opôvov, xai
Tô
xaî çtXôooçov
ÈTtEffXOTSi Toù;
ttj;
xïj;
Siotvoiï;
toïç TipâyiiaCTiv à|jioi6ai
aÙTÔv fiaxpaî; xai itoix'lat;
tûepiéôiXe tov
'lyvâuov. Citation tiréo de la Vie inédite du patriarche
Antoine Cauléas par Nicéphore Grégoras, et produite par HEur,E\niVniEii, op. cit., 11,
719-720, ea note, d'après le cod. graec. .x de la bibliothèque de Jlunich.
xo/âaeci
(1)
•1"
Le canoniste
ru.sse
Souvorov, dans
.son
Manuel de Droit ecclésiastique,
du Pape Nicolas dans
édition, l'elrograd, 191i, justifie pleinementla conduite
l'affaire
de
Pholius, et
donne
tort à ce dernier, p. 52-54. L'historien grec K.
dans son Histoire de la nation hellénique, parle de Photius à
peu près dans les mêmes termes que Nectaire. Il déclare qu'il eut à la fois tous
les défauts et toutes les qualités de ses contemporains, et qu'il faut faire deux
parts dans sa vie
1° ce qu'il fit ou laissa l'aire pour s'emparer du trône
patriarcal et le garder, et en cela, dit-il, sa conduite fut condamnable sous bien
des rapports, eIç noiXà àÇioxa-àxpiTov 2° .ses efforts pour défendre, justifier et
maintenir les droits de l'Église orientale contre les empiétements incessants de
l'évéque de Rome; et en cela, on ne peut pas non plus le regarder comme
absolument irréprochable, xaÎTÔ êsOrEpov Sàv SùvaTai va loyiaôri xaO' oXa àva|iipTïjTov.
P.^i'AKniGOPOiu.os,
:
;
reconnaît ensuite que ses compatriotes, pous.sés par leur reconnaissance et
le grand défenseur de l'Église orientale, se sont écartés de la
vérité historique, en voulant à tout prix trouver Photius impeccable en tout,
Il
leur piété envers
YlOEÎ.rjirav
va TtapaTTiicruiîiv a-jrbv èv TtavTl ôitTaiTTOv.
m,
'IffTopi'a
toO
é/Xr,vixO'j
ë6vo-j;,
Athènes, 1887, p. 727-728. Plus loin, dans le même volume, p. 757, parlant
de la conduite de Photius, à l'assassinat de Bardas, et de ses basses flatteries à
l'adresse de Michel 111 l'Ivrogne, il dit que l'histoire digne de ce nom ne peut ni
cacher ni ajiprouver ce di-rnier degré de l'avilissement de la dignité humaine
t.
[16]
LF
nr piiotiis pans i.'komsf. ryzantine.
cri.TP:
\~\
donr de <es quciquos lémoifrnages. qui ne sont
les seuls dans l'immense champ de la littérature bvzantini' éditée ou iui'ilile, qur si Pliotius a été honoré
lomiiie un saint jiar certains, d'autres n'ont pas Ccrnié 1rs yeux
-nr les tares qui déparent sa longue vie. Le P. Lapôtre a écrit
ressort
Il
certainement pas
lui
lie
à la fuis assez de vertus et assez de
qu'il possédait,
«
défauts pour être proclamé un saint ou un inisérahlc, suivant
jugé par l'amitié ou par
qu'il était
de l'amitié et de
la
<ation de l'hulius.
de Florence,
u'oire
Il
il
ait
»
n'est
En dehors
(1).
jugement impar-
y a place pour le
n'est pas favorable à
jugement
la
eanoni-
pas étonnant qu'à l'i'poque du roneile
.son culte fût
Mammas
haine
tellement tombé en oubli que Gré-
conclu à sa non-existence.
Il
a repris quelque
depuis, sous l'inlluenee de l'hostilité grandissante contre
]>eu,
la
haine,
l'quitable, et ce
tial et
la
Papauté dans
les
milieux dissidents.
11
est resté
cependant
un ou deux monaslimites du patriarcat de
rontiné jusqu'à ces derniers temps dans
tères
(-2).
et
n'a
jamais dépassé
Cipnstantiu'iple. Les Églises
les
slaves
ne
paraissent
pas
avoir
jamais célébré sa fête, bien qu'il existe de vieilles traductions
slavonnes de Synaxaires constantinopolitains oii son nom
était marqué CA). Tout au plus, l'a-t-on proclamé, au moins
durant un certain temps, à côté d'autres patriarches anciens
nouveaux, dans la cérémonie des acclamations et des anathèmes du dimanche de l'Orthodoxie (4). On l'acclame aussi
et
varit le
violateur
--o-..5x;av îcTopiav
rti'
va
toutes les lois divines et humaines,
xa).'j'î/rj
àÇ'.OTTpsTCÊî'ot; sSeuTe).nj(jLov
t;
va SixatoÀOYTidîj TÔv
îtsy^T-'O-i
ô'vi
â-iTfeîTeTa! eî; tr,/
toûtov
évÛTEtov toC Tiapaoiro'j êzeivou ô>.cav Toiv
0£t'b>v
tt,; àvôptoTtïvT];
xai àvOptoîïivwv
v<â[i(ov.
(1)
Op.
En
cit.,
p.
&").
du mona-stère de Eretnia. qui a disparu depuis longtemps, et
dont on ignore l'emplacement, le culte de Pholius trouva un refuge dans le
couvent de la Sainte-Trinité de llalki. D'après une tradition, dont il est bien
difficile de vérifier les titres, Photius lui-même aurait fondé ce couvent sous le
nom de Nouvelle-Sion. Cf. IlEBiiENKiiTiiER, op. cil., II, p. 710.
(2)
dehorïi
du moins ce qu'affirme Papadopoi.i.os-Kéhamels, art. cit., p. 668, note 1.
donnait aux .le/a Sanclnrum son Annus ecclesiaslicus f/raeco-slaiirus,
Oduhrc: t. XI. p. W-til, le P. .1. .Maktinov affirmait encore que le Synaxaire de
Sirmond était le seul à porter le nom de Photius : - Caeterum in nullo alto
Menologio graeco nul .ilnvico menlio fit de f'hotio. ul jure direris cum Pinio illum
ab aliquo privalu el avdaci schismalico in sanclorunt album fuisse insrriptum. •
(3) C'est
Quand
il
(4) L'office du dimanche de l'Orthodoxie dans l'Église russe, qui était autrefois
calqué sur celui de l'Église grecque, a été complètement modifié sous Catherine II,
REVUK DE
I-2i?
[.'orient CHRETIEN.
dans l'Kglise grecque actuelle, le mardi après la Pentecôte (1).
Quant à son insertion dans les anciens Synaxaires dont nous
avons parlt', il ne faudrait point y attacher une importance
excessive. On a remarqué qu'un grand nombre d'exemplaires
des Synaxaires portaient le nom d'un hérétique manifeste, le
patriarche iconoclaste Anastase (730-75~)
(2).
Par
ailleurs,
tous les patriarches de Constantinople, depuis l'origine jusqu'à
Sisinnius
II
(990-998) inclusivement, figurent dans ces sortes
d'ouvrages, à l'exception des grands hérétiques
nommément
condamnés parles sept premiers conciles œcuméniques, et de
quatre ou cinq autres noms, dont l'absence ne s'explique
guère (3). On ne peut quand même s'empêcher d'éprouver un
certain étonnement, en voyant, dans cette longue
liste, le
de Photius suivre immédiatement celui d'Ignace.
En
dans un
même
cuteur et
le
nom
associant
culte l'intrus et le patriarche légitime, le persé-
persécuté, l'adversaire de la Papauté et celui qui
proclama d'une manière
si
nette ses droits et ses privilèges,
sinon toujours par sa conduite, du moins
dans ses appels
qu'augmenter d'une unité
le nombre considérable des incohérences qu'un remarque dans
l'Église grecque dissidente.
réitérés, le clergé byzantin
n'a fait
Rome.
M. JUOIE,
des Augustins do l'Assoiuption.
17(jl. Ou n'y voit plus paraître les longues acclamations et les interminables
anatliématismes introduits, au xiv siècle, par le patriarclio palamite Pliilotliée
Kokl<inos, et Photius n'y est plus nommO.
(l) Constantin Typaldos, mi'tropolile de Stauropolis, 'AnùXo-jefa toù év àyioiç
TtaTfo; r||j.ûv xil iija7io/jTÔ)o-j '1>wtl'ou, p. à\ Constantinople, 18-18. Cf. AiiiSTARCins,
op. cit., t. 1, p. pv;'. Photius fut aussi acclamé dans l'Église byzantine, le premier
dimanclie de juillet, jour où l'on faisait mémoire de l'union de 920 et 096. Cette
fètc'dura environ deux siècles. Cf. Papadopoulos-Kérameis, loc. cit., p. Ci6l.
cil
Ç2) II.
Kki.i'.havk, o/i.
cit.,
p. i.wui-lxxiv et
4.58.
Le
nom
d'Anastase parait au
10 février.
des patriarches de Constantinople nommés dans les Synaxaires a
par le P. Dei.ahave, op. cil. p. lxxhi. Parmi les noms qui manquent,
il y a celui
d'Euthyme, patriarche do 907 à 912, mort en 917, l'un des personnages qui méritaient le plus de figurer dans les registres de la sainteté. Il est
vrai que il. (iEUEON a trouvé trace du culte qui lui a été rendu dans un manus(lij
Fia liste
été dressée
crit
des Évangiles,
le
Constaniinop.
i2l'i.
Cf. Bu^avrivciv éopTo),6Yiov, p. 149.'
[18]
LA
DKS P.VTRIVRCIIKS I)'ALEXA.M)KH:
l.lSTi:
DANS QALQACHANDI
L'extrait suivant est tiré
cliandi, le Siibfi el-A'c/n'i,
du volumineux ouvrage de Qalqala Bibliothèque sultanienne du
dont
Caire vient de donner lï'dition complète
(
1 ).
Conçue sur un vaste plan, tel que les aimaient les auteurs
œuvre a pour luit de faire connaître aux futurs
arabes, cette
secrétaires de la Chancellerie égyptienne la suddiic des rensei-
gnements qui leur étaient nécessaires. Pour l'Egypte, ce fut un
besoin périodique, qui, à côté des épigraphes, nous initie
heureusement aux protocoles successifs d'une administration
rigide et compliquée. Ibn el-Seïrafi nous renseigna sur l'époque
Mammàti et Ibn Cliith (2) nous donnèrent
un aperçu du régime ayyoubide: sur la chancellerie mamluuke, on connaît le Ta' ri f à' Van Fadl-Allah, complété par le
des Fatinudes; Ibn
Tatliqif de Taqi el-Din Ibn Nàzir el-Djeïch (3), et, après Qal-
qachandi, la
inédit
Du
dit le
il)
Ji
Zubdah de
?àhirî et le
Diwdn
el-Inchâ, encore
1).
tous ces ouvrages, celui de Qalqachandî est sans contre-
plus vaste
:
le
copieux énoncé des chapitres et de leurs
Quatorze volumes, éditfe de
Cf. ADFL-wi,
p/i'
sa'id, éd.
I'.U:3
à
l'.ilO.
du Caire (19U),
p.
IDe-lnS; Z.D.M.G., I.XX,
p. û«Jb Pl seq.
Hartmann,
Mamlukenreichs, Z.D.M.Ii., L.V.\, p. 9.
'Abd el-Rahmàn et était le fils du qài.li .Muhibb
el-Din, mUir el-djeïch (AsuRi, in .1». ReaL Acad. Lincei, 1884-8."), p. 7). D'autre
part, Ibn lyàs (I, p. ÎUI, HU, 316) signale un m'izir el-djcïh, nommé Taqi
(3)
Cf.
Polit.
Oeogr. d.
L'intéressé s'appelait Taqi el-Din
el-Din '.\bd el-R;ilimàn ibn .Mul.iibb el-Din el-l'eimi
bien être l'auteur du Talhqif.
(4)
Telles sont les
lerie d'Élal, Bull,
œuvres
de
l'Insl.
(+ 786
principales. Voir encore Massé,
franc-, XI, p. 66-67.
[1]
1381),
qui pourrait
Code de
la chancel-
lîEVUK DE
1-21
I,
ORIKNT CIIHKTIEX.
subdivisions, qui comporte près de vingt pages de texte
permet en outre de suivre
la
(1),
pensée directrice de l'auteur.
Celui-ci expose tnut d'abord le rôle et la composition
du person-
non sans avoir lait l'éloge de l'écriture,
et, ceci (ait, il passe on revue tout ce que doit savoir un bon
calligraphie, gramsecrétaire. L'énumération en est longue
nel de la Chancellerie,
:
maire, élégance de style, géographie, histoire,
du
l'orme la plus grosse part
et, enfin,
ce 'qui
el-A'châ, la technique du
Siib/j
métier. Les titres protocolaires sont soigneusement examinés,
nombre considérable de pièces officielles montre
difiérentes sortes de documents qui arrivaient à
en outre, un
et,
d'une part
les
Chancellerie ou en émanaient,
la
(ju'il
convenait d'adopter suivant
Une
certaine
officielles, et,
comme
méthode
et,
d'autre part, les formules
les cas.
au classement de ces pièces
a présidé
après avoir lu l'ouvrage, on ne peut plus affirmer
certains l'ont dit à tort qu'il est en réalité une sorte de
pot pourri.
Pourtant,
Qalqachandî ne
sait
comme beaucoup
de ses congénères,
pas résister au charme d'une association
d'idées, laquelle ne dérive
pas toujours de la plus saine lo-
gique, et quelques titres de chapitres sont ainsi trompeurs.
Piiur ne retenir
que
le
morceau traduit ci-dessous,
la liste
des
Patriarches d'.Mexandrie ne se trouve pas dans la section historique relative à l'Egypte, ni
même
dans la notice consacrée
remplace le catalogue des
anciens rois d'Abyssinic, sur lesquels Qalqachandî avoue ne
posséder aucun renseignement.
ii
la
mais
religion chrétienne,
Ci^te
liste
patriarcale,
elle
comme
on peut
s'3
attendre, étant
donnée l'époque de l'auteur (756-S21/13ÔÔ-1418), n'apporte pas
de vues nouvelles
dénuée
sur
la
question
:
pourtant
elle
n'est pas
d'intérêt.
permet notamment de connaître pour ce chapitre la
source de Qalqachandî, qui ne cite là aucun auteur, et, en
outre, de préciser les rapports qui peuvent avoir existé entre
Elle
conlemporain un peu plus jeune, Maqrizî.
que ce dernier, à la fin de ses Khiiat (-2), a étudié aussi
cet écrivain et son
On
sait
les
patriarrhes d'Alexandrie.
(1)
Vol. 1(1" éd.), p.
('i)
.MAQRizi, Khital,
(j-i2.
II, p. 48'l-500.
LA LISTE
[1ES
l'ATlUARCIIES D ALEXANDRIE.
I>ans la préface de la
l..i
traduction de la partie du
Siib(i cl-
qui traite de l'Egypte, Wiisteafeld (1) insinuait que les
deux liisloriens avaient dû se connaître personnellement et
lui
I
que, iiir-me, Maqrizi avait utilisé (Jalqacliandi. Kvideiiinient.
et Wiistenfeld l'a
observé
premier,
le
— ceitains
Qalqacliandi se retnnivent dans les KUiiat et
ils
—
passages de
même
sont
plus
nombreux que ne h- pensait l'orientaliste allemand. .Mais cela
l>rovient uniquement de ce lait que tous deux ont puisé aux
mes sources. La lecture intégrale du Suhh el-A'c/id et des
ixintai
permet de se
opinion à ce sujet;
faire uni^
il
ressort
netti-ment que .Maqrizi n a pas mis à o>ntriliiitiun l'ouvrage de
>
devancier. D'ailleurs
Il
le
plan adopté dans \esK/iitat ne per-
mettait guère l'utilisation de
nombreux passages du >^iiO/i, et
fait qu'il n'a connu qu'une
Wiistenfeld a été hypnotisé par ce
partie
du chapitre consacré à l'Egypte (-'l.
en tout cas, un sujet pour lequel Maqrizi pouvait
S'il est,
co|iier
.son
devancier, c'était
lire.
:
bien
l'histoire
des
patriarches
un examen superlieiel pourrait le laisser
Pour ne retenir que la partie antérieure à l'islam, l'or-
d'Alexandrie,
et
Ihugraphe des noms propres est presque toujours
la
même
(réserve faite des points diacritiques placés par les copistes au
deux chronologies concordent presque abdeux auteurs arrêtent leur liste au dernier patriarche cité par el-Makin. Pourtant, si l'on examine les
niiticesdes patriarches du vi" siéi-le, on perçoit des dilTérences
importantes
.Maqrizi et Qalqachandi ont tous deux utilise elMakin sans le citer (3), mais .Maqrizi eut à sa disposition les
^l/(/(i://(.'.sd'Eutychius, ou encore une copie de l'œuvre d'el-.Makin
remaniée d'aprcs Eutychius, analogue au manuscrit arabe de
Paris n° 4729(4). Cette source supplémentaire a permis à Maqrizi de connaître un certain nombre de pati'iarches melkites
et jacobites dissidents du vi"= siècle, Zoile, .Vliiauase et deux
petit
bonheur),
et les
solument. En outre,
les
:
WûsTF.NPELU. Die Géographie and
1
.
En
l'envitliiin;/
von Aeijypten,
p.
ti.
une toute petite partie du Subli, III, p. 28-2-."j32.
Qalqacliandi ne mentionne pasel-.Makin à propos des patriarches d'.VIoxanmais il le cite en d'autres passages (V. p. 32.'!, :îS3-:W6, 3.s'.I: XIII, p. .'75.
.S'il. On chercherait en vain son nom dans .Maqrizi.
'•
Tout ceci a été IjnguomMit exposé dans .Ikas .Maspeuo. /IIxI. des pdlriarréalité
'•
'.
ches d'Alexandrie, p. il9--iJ2, noie
13]
REVUK DE l'orient CHRÉTIEN.
1-26
palriarclies
du nom de Jean
Qalqachandî n'a pas soupçonné
:
leur existence.
examine, d'aulre part, l'étude consacrée par les deux
(1), on se rend compte qu'ils ont
probablement une source commune, mais que Maqrîzi
Si l'on
auteurs aux fêtes des Coptes
utilisé
na
pas copié Qalqachandî, qui donne certains détails absents
des K/tita/.
Ce chapitre
pas Seiden à
aux
relatif
du
la fin
des Coptes a été édité
fêtes
xvii''
récemment par
publiés par Aniari (3), et plus
mens
M. Gaudefroy-Demombynes
et
(4),
prochainement
la
et traduit
siècle (2). D'autres extraits ont été
géographie
Lani-
le P.
étudier
doit
tout
l'administration de la Syrie
et
d'après Qalqachandi.
(Qalqachandî, V, 308) Liste des Patriarches d'Alexandrie.
...Les Patriarches représentent,
aux yeux des Chrétiens,
les
successeurs des Apùtres, lesquels furent les compagnons du
Clii-ist
(sur
Lui
soit
le
Les Chrétiens
salut!).
possédaient
un à Rome, capitale des Itûni: un à
Alexandrie, en Egypte; un à Antioche, capitale de la province
d'el-'Aivàsiiii (,j), en Syrie; un à Jérusalem. Le siège de
autrefois quatre sièges
Rome
:
échut aux Melchites, et leur Patriarche, appelé Pape, y
réside encore aujourd'hui. Le siège d'Alexandrie passa plus
tard au Patriarche des Jacobites, placé sous la protection des
Musulmans d'Egypte, depuis
conquête islamique jusqu'à
la
notre époque. Les sièges de Jérusalem et d'Antioche ont dis-
Q.u.QALiiAMii,
(1)
clia)).
X, p.
or.,
(2)
•2-20;
(3)
11,
ll.>l-,'0;
1-1.
ic; trad. Casanova,
[i^-:,!]
Seuies,
p.
.MAijRîzi,
37-5-1;
Khihil, éd.
(iiuvEAu,
de
Lex frles
litùli clie
Fi'aiu>,
l'inst.
îles
IV,
Copies, l'atrol.
;u,^-3i:i.
De synedriis velerum Ebrueorum, Amsterdam
l-'riincfoi't (I6iiG),
Uc'
III,
p. 12!)8-130G
{= QALyACHAXDÎ,
usava la cimcellaria de' sullani di
(I07!l).
111,
p.
iOl-
p. 415-425).
II,
Et/ilto in Atl. Real.
Acad.
Lincei, 1884-85.
(4)
Lammens,
d'iir/yple et
3f)2
(=
les
Correspondiinrex
dijiloinaUi/ues
enlre
QAi.(^\ciiAMii, VIII,
sa traduction d'un court
ji.
critiiiuc
—
1904, p.
pouvons que sousciirc à son jugement.
(5i .Sur cette dénomination, xo\r Encyclojiedie de l'Jstam. 1,
p. 132, 103; TAbAKi, 111, [}. tJUl; La»ime.\s, Lt Sy}-ic, I, p. 13G.
[4]
151-187, 359-
Le P. Lammens a l'ait précéder
de l'ccuvre de Qalqach:indi nous ne
33-53, 121-12.5).
examen
mamelouks
suUinis
les
puissances chréliennes, Heo. Or. chrétien,
:
p.
5_';;:
IUi.aiihi ni,
127
LA LISTE DES PATRLVRCHES d'ALEXANDRIE.
paru par
le
l'ail
dans ces deux
Lursi|Uo
le
do l'établissement do
musulmane
la religion
villes (1).
siège d'Al<'.\aiidrie doviiit
partage dos jacnbites,
lo
y était instaili', eut
autorité sur les Abyssins, les Nubiens et le reste des Chrétiens
l'atriarclio,
lo
île
croyance jacobile,
((ui
comme
(du Pays) dos Ko'irs (el-Sialàn), et fut considéré par eux
le
chof suprême (Khalifoli) de
chez oux,
lo
trniu' d'uii
C'est
droit de
nommer
la religion clirotienno (t).
et île
révoquer
;
11
eut,
et l'accession
au
de leurs rois ne fut valable que par son investiture.
au point que l'autour du
Tarifa pu
chapitre relatif à la correspondance avec
le
dans
dire,
le
souverain d'Abyssi-
un article de foi, pour la secte jacobite, de croire
qu'un baptême n'est valable que s'il est donné par (une personne qui) dépend du Patriarche. Or, le siège du Patriarche
nie
«
:
C'est
liant l'ogliso d'.VIoxandrie, cela exige la présence permanente,
(nommé) par
Abyssinie), d'un évêque
(iii
ce Patriarche. S'il
bien trop fier
n'en était pas ainsi, (le roi d'.Vbyssinie) serait
jMiur
cnrrespondre (avec le Patriarche)
Les ordres du Patriarche
«
(3),
mais
:
il
ajoute (le
y
est contraint.
»
même écrivain),
même respect
sont considérés par (le roi d'Abvssinie) avec le
que
la loi
religieuse. Lorsqu'une lettre écrite (par le Pâtriarciie)
arrive à la frontière de son royaume,
gouverneur de
lo
vince frontière se rend (au-devant du courrier)
:
la
placée en haut (p. 309) d'une bannière Ca/nni), que
la
pro-
lettre est
le
gouver-
neur porte lui-même jusqu'à la limite de son territoire. Il est
accompagné des principaux dignitaires de la province, prêtres
et diacres, qui marchent en encensant. A leur arrivée à la
limite de la province,
province voisine; et
ils
il
sont rejoints par une délégation de la
en est ainsi dans chaque province jus-
qu'à ce que l'on parvienne à
en personne, et
le
l'évêquequi porte
même
la lettre
Amharà. Son souverain
cérémonial
:
so
sort alors
produit: mais c'est
ce n'est pas que le roi s'abstienne par
dédain, mais le rang considéré de l'évêque l'exige ainsi. Le roi
n'accomplit ensuite aucun acte de gouvernement, quelle qu'en
(1)
Sur
(i) Cf.
A~j«
.'.'"'',
(3)
les
sièges patriarcaux,
SïNAXAiKE, Patrul. or..
lo
cf.
en outre QALQACiiANui. VI,
XV,
p.
[92^] iSi
:
ïs)}^
p.itriarcat qui est lo califat clinHicn.
(jalqBcliandi cilc ailleurs ce pxs-age (ViK. p.
Il|.
p.
j<
'.fi;
XIII, p.
J'
ïf,j
i'i\.
^tJI
HKVHK
12S
soit
rimportance, avant que
un dimanche. Le
ré_ylise,
il
l'oRIEXT CHRÉTIEN.
I)K
la lettre n'ait été lue
en public, à
roi assiste à cette lecture debuut, et
ne siège pas sur son trône avant tl'avoir mis à exécution
ordres contenus dans cette
Ktant donné qu'il est
lettre.
les
»
de connaître l'hisloire des rois
nous nous contentons de mentionner ici les
ce sont
Patriarclies, dont les souverains tirent leur autorité
difficile
d'Al»yssinie,
:
eux, en
leurs
effet,
\
éritidiles rois.
premier Patriarche de l'église d'Alexandrie
l'évanoéliste (1), disciple de l'Apôtre Pierre, lequel
Le
à Rome- par
le
Christ (sur Lui soit
Marc
le salut!).
VEvangélistc pour cette simple raison que
rL\*angile, qu'il avait
.Marc resta
préchant
Barqah
et
lui-même
pendant sept ans sur
réiligé
le
dans
le .Alaghrib. Il fut
.Marc
envoyé
surnommé
fut
F'ierre lui
attribua
en grec (rùmiijah)
(2).
siège patriarcal d'Alexandrie,
doctrine chrétieinie à .'\iexandrie
la
fut
fut
à
(3).
.Misr,
à
ensuite mis à mort par Néron
fils de Claude (Iqliyùdich César, le sixième des Césars (1).
Son successeur, AxNHCN IJ and nii/à), qu'on nomme en iK'brcu
Aiuhiiijù, mourut en 87 du Messie (5).
Son successeur fut Mh-hjs [Filibù), qui mnurut après treize
César,
)
{
ans de pontilicat
((>).
Son successeur
fut ('eiuiox
onzième année de son
('laranbich) César
(p.
{Knrliijnnù)
sous
pontifical,
:
le
il
mourut dans
l'ègnc
de
la
Trajaii
(7).
310) Son successeur. Prime (Iriinù) fut patriarche pen-
dant douze ans
(8).
Juste (NasUn;)
lui
succéda sous
rijânùs) César. Savant et éminent,
règne d'Hadrien (Anda-
le
il
mourut après onze ans de
pontificat (9).
(I) Cf. (jALcjACHANui,
XllI, p. iî^-iri.
(i) El-.Makiii, l'aris,
1521, p. lôo.
—
CI'.
Eurvciiius,
I,
p. !)0;
Q^ujalhanhî, XllI,
p. 2;ti.
CS}
EWIakin,
^ll
Kl-.MaUin, p.
lieu
dans
la
p.
101.
l'ib.
{:<)
EI-.Makin, p.
l.')5,
IIJI
Eutyclùus,
p.
(7)
El-Makin,
(8)
El-Makîti. p. \m.
(Ui Kl
—
ijulqai-haiuli
ddU/iùms aimée du
I,
p.
.Mukiii. p.
101
;i!i.
16a.
liiO.
rè^^iio
imcoiiI" ailleurs (V, p. 38j)
de Xérou.
que cela eut
,
^
129
L\ LISTE DES PATRIARCHES D'ALEXANDRIE.
Son successeur, Eumène {Anndniyim), resta patriarche
aussi sous le règne
il mourut
pendant onze ans également
d" Hadrien César.
Sun successeur, Maroiex (Mùqii/ànû), resta patriarche pendant maïf ans il mourut dans la cinquième année du règne
:
:
.[ii/ànis) Césai
d'Antoiiin
Sun
'
de
ans
mourut après
{Kalùtujànù),
Célauiu.n
successeur,
quatorze
\\
sous
pontilicat,
le
règne
d'Antonin
Cé-
I-C2).
Son successeur, Ahkiim-inus {Agritûs), mourut après douze
ans de pontilicat
.liLiF.N
(H).
succéda, sous
lui
ans de pontilicat
ilix
L)i:MKriin s
règne de
le
succéda, sous
lui
....
Il
mourut après
(4).
le
règne d'Aurélien,
resta
et
patriarche pemlant trente-trois ans (5).
Son successeur. WmkCLK^ {Tâwaklâ), mourut après seize ans
ili'
jiontificat (6).
Son successeur, De.nys {Dùtiùchiijùch), mourut après dixneuf ans de pontificat (7).
.Son successeur. Maxime, mourut après ilouze ans de ponti^ficat
(8).
B^Son
^«(D).
successeur, Tiiéo.nas,
mourut après dix ans de
Les chrétiens avaient jusqu'alors accompli
^TCur religion en secret
ménagea par des cadeaux
!
pontifi-
les rites
de
à sou avènement, ce patriarche se
:
la bienveillance
des Rihn, qui l'autori.
publiquement.
mis à mort par Dioclétien César.
lent à fonder l'église de .Marie et à y prier
Son successeur. Pikrkk.
fut
après dix ans de pontifical (10).
IW.
(l)El-.Makiii, p.
—
Iti6.
Ccladion mourut (lendant le règne de Marc-.\urèle, ce
que précise el-Makin, mais il donne la nolice de Céladiou dans le chapitre consacré à Antonin. ce qui est la cause de la confusion de Qalqachandi.
i:!) El-Makin. p. 167.
{i)
El-.Makin. p.
ili
El-.Makin, p. U-i.
(5)
El-Makin,
El-Makin.
(C)
— DéouHrius devint patriarche sous
p. 171.
p.
(7)
El-M:)kin, p. 178.
(8)
El-.Makin, p. 181.
(!•)
El-M:ikin
(10)
(p.
Eutychius,
I,
le rèjrne
de Commode.
177.
ISil
p
donne
110.
:
9 ans et
!i
mois.
— Entre l'ierrect Alexandre, Qalqacliandi omet Achille.
[7]
ORIENT CURÉTIEN.
9
REVUR
]30
(P. 311)
DlC
l'orient CHRÉTIEX.
succéJa
disciple, Ai.kxandke, lui
Son
:
il
était le plus
resta i)atriarche pendant vingtil
important de ses disciples
ou
même pendant seize ans (3).
ans
trois 1) ou vingt-deux
(2),
11 détruisit l'idole de cuivre qui se trouvait dans le temple de
:
(
Saturne, à Alexandrie, et convertit ce temple en église. Cette
démolie plus tard par
les 'Ubeidites
église
l'ut
qu'ils
s'emparèrent d'Alexandrie
dans la vingt
des Ihhn.
Son
et
disciple,
(Fatimides) lors-
Ce patriarche mourut
unième année du règne de Constantin, roi
(1).
Atiianase {Inâsiyùs), lui succéda. Le peuple
d'Alexandrie se révolta contre
lui et
voulut
le
mettre à mort,
parce qu'il avait adopté une doctrine différente de
Atiianase s'enfuit alors
Li (ILS [Lùqiyûcli)
sienne
la
:
(.")).
lui
succéda. Mais
il
fut chassé
au bout de
cinq mois, et on rétablit sur son siège Atiianase, qui resta
patriarche jusqu'à sa mort
Son disciple
(7),
Pierre,
,
((J).
lui
suco'da pendant deux ans, mais
dut s'enfuir devant une révolte des partisans de Lucius, qui,
il
rétabli sur son siège, resta patriarche
alors
pendant
trois ans.
Il
fut
chassé (de nouveau)', et on rétablit Pierre qui mourut
dans l'année niém(> (S). Mais on prétend aussi
sonné et remplacé' par Ariiis de Samosate (9).
qu'il fut
empri-
Puis vint TiMOTiiÉE (T/inàndirfh), frère de Pierre, qui mourut après avoir siégé sept ans (lU).
nase, dont
et
il
mourut alors
(I)
El-Makiii, p.
(i)
Ibn Uàhib,
li)
On
prétend aussi qu'Atlia-
a été question plus haut, fut rétabli sur son siège
(11).
18G, 132.
p.
110 (22 ans et
PM
joui-s);
el-Makîn
(p.
192)
:
22 uns et
mois.
(:?)
Kutycliius,
(•1)
Cf. "maqrizî, A7«7«(, éd.
('j)
lîl-Makîn, p. 193, 200.
(6)
El-]Makin, p. 200.
I,
p. 121.
(7)
Disciple (l'Athanase.
(8)
El-.Makin, p. 200.
de
l'iiist.
Franc..
111,
\i.
1
11-112, 325.
EI-Makîn, p. 201.
El-Makin, p. 202-203.
(II) I.'orisine de cotte confusion n'a pu être retrouvée, ni dans Eutycliius, ni
dans 11)11 Ràhil), Agapius de Manbidj. el-Makîn.
.Maqrizî no dit rien de seniblable.
Qaliiachandi a-t-il trouvé extraordinaire qu'un secrétaire d'Ailianase'
succédât à Timotliéo?
(9)
(10)
—
—
,
I.A
LISTE DES PATRIARCHES D'ALEXANDRIE.
\?<\
Son secrétaire (secrétaire (rAtliana.se), Théophile (Tàwnfim't), lui succéda (1)... Après sa mort,
siégea son neveu, Cyrille (2)... Après sa mort,
Dioscoke lui succéda. Comme il avait inauguré une hérésie
ilans la croyance admise par (les clirétien's), ceux-ci, d'un com-
mun
accord, l'exilèrent (3)
(P. 312) et établirent à sa place I'rotéuils {IJartàrus)
partir de ce
1
moment que
c'est
:
chrétiens se divisèrent en jaco-
les
bites et en melchites (l).
Puis, les habitants d'Alexandrie s'insurgèrent contre
pa-
le
triarche Protérius, qu'ils mirent à mort dans la sixième année
de son pontificat.
Ils lui
donnèrent
comme
successeur Timotiiée
premier patriarche jacobite
[Tiitiitii'nviis). jacobite, et ci' fut le
d'Alexandrie. Lorsqu'il eut siégé trois ans, un
ul'licier (i/'iid)
arriva de Constantinople, exila Timolhéc, qu'il remplaça par
Slkls (5) (.s'»/v's), melchite, lequel siégea pendant neuf ans.
Le précédent, Timothée, fut ensuite rétabli sur .son siège, par
ordre de l'empereur Léon
on dit que jusqu'à sa mort Timo:
thée avait siégé vingt-deux ans
((i).
Son successeur, Pierre, rauuriitaprés avoir siégé huit ans
Atiianase, qui lui succéda,
pontificat de
d'Alexandrie
Pierre,
il
mourut après sept ans
avait été
desservant
(8)
:
(9).
il)
El-Makin, p. 203.
{ij
El->Iakin. p.
(3|
Cette façon de s'exprimer prouve
Qak'\c
(
^(Js;.
lit
—
Cf.
pas
(10).
Qalqachasdï, XIII. p. 280.
que Quiqacliandi a
cette
plirasc
te.xtuellemont
utilisé ici un auteur
dans Eutvcliius.
Cf.
—
XIII, p. 278-280.
El-.M.ikin, p. 212-213.
1;
'lupi; (liutschinid,
i.'j)
lie
Ou ne
iiANijï,
le
d'une église
Son successeur, Jean, jacobite, nu lu rut au bout de sept ans
mcicliitc.
(7).
suus
\'er:eichniss..., in
AV. Schriften,
II,
p.
152).
Il
s'agit
Tiuiotliée Salopliaciole.
(Gl
(7)
El-Makin, p. 2U.
El-Makin, p. 215.
Nous traduisons ainsi l'arabe qayyim. Qalqacliandi (XIII, p. 27-1) en fait
du diacre (chammâs). On le rend habituellement par sacrislain
(8i
T'équivalent
Vansleb,
|..
llist.
de
l'éijl.
d'Alexandrie, p. 38; Uctler, Ane. Copt. Churc/ies,
(9)
El-Makin, p. 215.
(lOi
II
fau: prolialilemcnt lire neii/' (confusion entre
a—,
*'-'
:
II,
-2781.
2U..
et
«-~j*i.
^
— El-Makiii,
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
132
Son successeur, Jean
ans
mourut au
reclus,
le
bout de onze
(1).
Son successeur, Dioscore le jeune (el-djadid, io nuuveau),
mourut au bout de deux ans et demi {i).
Son successeur, Timothée, jacobite, siégea pendant trois ans,
ou, ù ce (lue d'autres disent, pendant dix-sept ans, puis il fut
exilé (3).
Son successeur
Paul, melcliite:
fut
sans avoir l'agrément des Jacobitcs
il
siégea pendant deux ans,
(1).
L'empereur désigna alors un de ses
officiers,
nommé
Apolli-
naire {Atliàli,nà)-iyùii). Celui-ci pénétra dans l'église en tenuo
le costume des patriarches. Il pressa
vivement les Alexandrins à adopter la doctrine jacobite (.")),
tuant ceux qui s'y refusaient, au nombre de deux cents (0)
militaire et revêtit ensuite
Apollinaire mourut ai^rès avoir siégé dix-sept ans.
{sic).
Son successeur, Jean, mourut au bout de trois ans (7).
Mais les Jacobites d'Alexandrie, en grande partie Coptes,
fii'ent bande à part et choisirent Théodose, qui pendant trentedeux ans, fut leur Patriarche. De leur côté, les Melchites
(313)
comme
désignèrent
patriarche Gaïanus
[Dà(jiijàiiûs)
(8)
et
chassèrent Théodose de son siège durant six mois. Ensuite,
sur l'ordre de l'Empereur, Théodose fut rétaldi, puis, dans
la
suite, exilé (9).
Paul
Tabennésiote (10) {el-Tinnisi)
le
El-iMakin, p.
(1)
-.ili).
El-M:ikin, p.
2-21.
— Sur
(1) El-JlaUiii, p. ii'i.
m
p.
jusqu'à
T."),
Damieii,
-.JlS-îI!).
succéda, mais les
-iV.K
(2) El-M:il;iii, p.
(3)
lui
cf.
lu
.Iican
désoriiro dos auteurs arabes depuis Timotiiéc
.Maspeuo,
Nous relrouvoroas
des
Uiitl..
Patriarches
d'ailleurs plus loin
l'aul (do
d'Alexandrie,
Tabenne) après
'i'iiéodose.
^',
(^) >--J_jï«j'
Qalqacliaiidi,
J^
chose évidente (El-Mal<in,
El-MaUin, qui est
(G)
ici
deux cent mille (CL
(?)
El-Makin,
(8)
CL
p.
la
Voir plus
Il
1,
n, 8.
ti').
n.
précisément
source de Qalqachandi, et
.)ean Maspeiio. op. cil., p.
tih.
liant,
lit
sauter quel(|ues mots
di"i
le
contraire,
et
(|iii
rendaient
la
p. -J-^X-^ÎS).
.lEAN AIasi'Eho, op. cil., p.
(9) EI-.'\Ialdn, p.
(10)
»^U'.^. Apollinaii'e
ou ses copistes, ont
•!.
[lUj
les
IBÎ).
aulres auteurs ilMiiicut
PATItlAîiCIlKS n'AI.F.XANDIlIF..
riKS
I.ISTI
I.A
Alexandrins ne l'acceptèrent pas
et
méconnurent
I-"i3
ses décisions.
Vprès sa mort, on ferma les églises des Coptes jacoMtes, qu'
.iiiliirèri-nt île violentes persécutions des Melchites. Tliéodose
mourut en exil (1 ).
Le patriarcat fut ensuite dévolu à I'ikiîrk. qui muurut au
bout de deux ans (-2).
Son successeur, Damif.n, siégea pendant trente-six ans les
:
.ouvents lurent détruits sous son pontificat
1
Alexandrie
liitos,
drie
un
(3).
i.'ArMÔNiKR devint ensuite patriarche pour les
Ji:a\
Mi^r
et
pour
linpital
les
:
c'est lui qui
malades
des Perses sur l'Lgypte,
il
(1;.
fit
construire
à
.Mel-
Alexan-
Lorsqu'il apprit la
marche
Chypre, où
mourut,
s'enfuit à
il
dix ans après son intronisation. Le siège ilu patriarcat melchite
d'Alexandrie fut alors vacant pendant sept ans (5).
Les Jacobiles avaient alors comme patriarche An'astase, qui
siégea pendant douze ans, et récupéra avant sa mort les églises
jacobites dont les Melchites s'étaient
Son successeur A.nuromc
Jacobites
A
:
les
fut
emparés
(G).
durant six ans
le
patriarche des
couvents furent détruits sous son pontificat
(7).
sa moi't,
Benjamin
lui
succéda, dans la première année de l'hégire et
siégea pendant trente-neuf ans. Sous son pontificat, Héraclius,
des Rthn, s'empara de l'Egypte
roi
P.
:>1 I)
11
nomma
(8).
son frère Manàniyà, qui était melchite,
(9). Suivant un avertisdonné dans un songe, Benjamin se cacha.
Puis Héraclius se fâcha contre son frère, Menas [Manàniyà), à
patriarche et gouverneur d'Alexandrie
sement qui
lui fut
(llEl-MaUin,
(21
p. 22.5.
Hl-Makin, p. 225.
(3i i:i-.Makin, p. 22t>.
(I)
El-.Makin, p. 231.
(5)
\!à)
El-Makin, p. 232.
El-Makin. p. 233.
(7)
El-.Makin, p. 237.
(8)
(!l)
El-Makin.
p. 2:î7.
CiMie phrase étrange est très facilo à morlilicr à
l'aide
du
texte d'el-.Makin
compris, omettant Cyrus et confondant - maiiicliéen • Cyrus, qui était
faut remplacer cette phrase par la suivante
'.lalqacliandi n'a rien
•>t
Menas.
Il
manichéen [inandniyan),
El-Makln.
:
devint
patriarche
p. 237-238).
[11]
et
gouverneur d'Alexandrie
RKVLt: DE l'orient chrétien.
131
cause
fit
(le
sa croyance religieuse, puis
il
ordonna de
le
brûler et
jeter sa dépouille dans la nier. Quant à Benjamin,
il
resta
caché jusqu'à la prise d'Alexandrie par les musulmans. C'est
alors que, sur une sauvegarde écrite par '.\mr ibn el-'As, il
revint à .\lo.\andrie qu'il avait quittée depuis treize ans (1).
conserva son siège jusqu'à sa mort, survenue en l'an 39 de
(6.'J9) (2). A dat<M' de cette époque les patriarches jaco-
11
l'hégire
bites furent seuls à dispnser de l'autorité religieuse en Egypte,
et ils installèrent sur tous les sièges des évêques jacobites; ils
envoyèrent aussi leurs évêques en Nubie et en .\byssinie, qui
devinrent jacobites.
AdATiioN lui succéda, et mourut en l'an 36 de l'hégire (076),
après avoir siégé pendant dix-sept ans (3). C'est sous son
aux
un patriarche, après être
sans patriarche près de cent ans à compter du califat de
pontifical, (1)
que
églises inelchites furent arrachées
les
Jacobites. Les Melchitcs eurent alors
restés
'Umar la dignité de patriarche appartenait auxpacobites, qui
nommaient les évêques dans les diocèses. C'est à dater de
:
cette période
que
Nubie, et plus loin l'Abyssinie, devinrent
la
jacobites. C'est (Agathon) qui
lit
construire l'église de (Saint-)
Marc, laquelle fut démolie sous
d'Abù Bakr (5).
Le patriarche qui
lui
le
règne d'el-'Adil Ayyùb,
succéda se nommait Jean
lils
(6).
Le patriarcat échut ensuite à Isaac, qui siégea deux ans et
onze mois. Son intronisation eut lieu dans la dix-huitième (année)
de Jusliiiien (Vùchilii/dri),
les
roi
des
Rûui
:
il
fut alors décidé
patriarches seraient toujours intronisés un dimanclie
que
(7).
(1) Kl-.MaUin, p. 238. La promiri-e pai'lie do la clironique s'arrèto là: les rciisoigiiemoiits qui suivront, sur Ronjariiin et ses successeurs, sont emprnutés à la
deuxiénu- parlio, éditée et traduite par Erpénius en 162o sous le titre û'Ilisloria
Saracenica {Hist. Sar.). Sur le retour de lienjaniin, avec le motif et la date
cl", flist. Sar., p. 30 et 43.
(2) HixI.
Sai:, p.
(3) llhl.
Sar., p. 43 et
(4)
'13.
.50.
EI-.M ikîu ne dit rien
.lacobites; voir plus
(5) Hlsi.
Sar., p.
ici
des Melchites, ni
l'extension de l'autorité des
r>0.
Sar., p. 50: 8 ans de ponlilii-at.
(7) Ilhl. Sar., p. (17-G8, avec la référence à .Justinien et la décision relative à
ntronisation du patriarche. Cf. Vansleb, Hisl. de l'église d'Alexandrie, p. 163.
(6) Ilisl.
l'i
d.»
lias.
[12]
LISTF DKS PATRIARflIKS n'AI.FXANDRIE.
I.A
'MT>)
V.
ibii
remplacé par Simkox
fut
Il
demi
sept ans et
MarwAn,
mounil sous
et
le
1
qui siégea
Sj'rion,
le
de
califat
3")
AIkI-cI Malik
abib 4 k) des Martyrs (IS juillet 70l).
le.-21
la visite d'un ambassadeur de l'Inde qui
<lemander de désigner pour son pays un évêquc et
(•a dit qu'il reçut
venait
lui
des prêtres. Le patriarche n'en voulut rien faire avant d'avoir
reçu des ordres du gouverneur de l'Kgypte. L'ambassadeur
une autre personnalité, qui
s'adressa alors à
lui
donna
satis-
faction (1).
fut
Il
le
remplacé par
jour de
Martyrs
(i.")
en
.\Li:\A\:rinf:
de saint Marc
fête
la
avril 705).
Il
l'an SI
de l'hégire
I'Im angélisto
de
l'an
(TCH>),
120 des
siégea pendant vingt-quatre ans et
demi, ou, suivant une autre version, pendant vingt-cinq ans.
soumis deux fois à la
Il subit une pi'uible persécution et l'ut
confiscation (2), devant payer à chaque reprise une
trois mille dinars (3).
de l'hégire (720)
Il
mourut
amende de
à Alexandrie en l'an 108
(s^'c)
(1).
Son successeur, Co.me {Quseimn), mourut au bout de quinze
mois (3).
Son successeur. Tmkodokk, nomu)é en 109 (727), mourut
après avoir siégé onze ans
MicHKL [Djàtil)
lui
dant vingt-trois ans.
Wbd
el-.Malik ibn
(G).
succéda en l'an 120 (738) et siégea peneut à subir des persécutions du fait de
Il
nom
Mùsà, gouverneur au
tlo
Marwàn
el-
l>ja'di(7), puis
de .Marwàn lui-même, lorsque ce dernier arriva
en Kgypte.
fut alors
(Il
emprisonné)
avec (d'autres) chVétiens que par
.Vbù l-".VIibàs el-SalTàh, après
le
(i)
i-5j~=.
Voir sur
I-XIV, p. 481 soq.;
(3)
HUl. Sar.,
(4) ffist.
[ilKj]
fut
dans
à .\bùslr.
Hist. S'ar., p. 68. Cf. Illst. des
scq.
;i»i
sens de musàdarah,
le
LXV,
ne
meurtre de .Marwàn
(l)Toiilos lesilonnoes relatives à Simi^on
Patriarches, Palrul. or., V, p.
le
remis en liberté
gouverneur (nommi' par)
et
'/..
D.
.AI.
(1..
I.XllI, p.
Sô^i
seq.;
p. 392.
p. 68.
Sar.. p. 82.
(5) Ibid.
(6) Ibid.
(7) Ilisl. .S'oc, p. 8-2-8:?
.\b(l eI-.M:ilik
:
la libération
de .Michel y est attribuée au gouverneur
la suite d'un Ireniblciiient do terre.
ibn .Miisà, qui pn-ml peur à
Les persécutions de .Marwàn contre les chrétiens et
libération par
le
lo patriarche, ainsi que
lieutenant de Saffàh sont racontées p. 99.
[13]
Kur
liKVUK
136
I1K
l,"nHIK\T
CHRÉTIEN.
donné en Egypte de restituer
prises les Jacobites.
avaient
leur
que
aux
Ceci fait, les Melchites se désignèrent un patriarche or les Melchites étaient restés sans patriarche durant quatre-vingt-dix-
En Tan
loi (M!)), l'orrln' avait été
Mclcliiles les églises
:
du
sept ans,
de
jusqu'au
califat
316)
(P.
Michel
de "Uniar ibn el-khattàb (que Dieu soit
moment de la conquête musulmane,
califat
satisfait
au
lui!),
de llichàm ibn 'Abd
En Tau
(2), le
Muhammad
Abu Djafar el-Mansùr déposa
117 (761),
patriarche jacobite, et
siégea pendant neuf ans et
el-iMaliic (1).
le
remplaça par Miînas, qui
mourut sous
ibn el-Mahdî (sic)
le
califat
d"el-Hàdi
(3).
Son successeur, ,Ika\, siégea pendant vingt-trois ans et
mourut le 16 tûbah de l'an 515 des martyrs (11 jan\ier
800)
(4).
En
l'an 172 (5) (788), sous le califat d'El-Rachid,
le
patriar-
vingt (6) ans et soixantedonna l'ordre de respontificat,
el-Rachîd
Sous
son
jours.
dix
jacobites s'étaient
églises
les
dont
tituer aux melchites les
che Marc
le
jeune
lui
succéda
et siégea
emparés pour la seconde fois (7). Les Arabes bédouins et les
Maghrébins causèrent du dé'sordrc et démolirent les couvents,
dans le Wàdi Hubeïb (8) il n'y resta qu'un nombre infime de
moines. Marc mourut en l'an 211 (826) (9).
Son successeur, Jacques, reçut la dignité patriarcale dans
:
Hisl. Sar., p. 83-81; c'est ici que se trouve dans el-JIakiii lo passage reà la juridiction des patriarches jacobites qu'on a vu plus liaut (p. 128)
répété deux fois à propos des patriarcats de Menas et d'Agathon.
(2) El-Makin ne parle pas de cette déposition et donne 145 comme date de
(1)
latif
l'élection {Hisl. Sar.. p. lOû).
(3)
Il
faudrait
pour
la
correction du
nom
Jlûsà el-Ilàdi
fils
(l'el-Malidi,
ou
de Mul.iammad cl-.Mahdi. Jlais el-Uàdi n'est devenu calife
qu'en 16'.i, et les neuf ans de pontificat de Menas (sept dans Jlaqrizi) n'aboutissent qu'à l.J6 ou l.'iB, suivant qu'on les fait comnjencer on 117 ou en 145,
comme cI-.Makin. Quoi qu'il en soit, le renseignement semble tiré de VHist. S'ar.,
p. 111, où il est dit que Jean, successeur de Menas, fut élu patrian-lie en la
première année du règne d'el-Hàdi.
Jlùsà el-IIàdî,
(4) Ilist.
(5) 11
fils
Sar., p. 111.
faut
évidemment
lire V.H (808), VHisl.
Sar., p. 122, jiorte
(6) Hisl.
Sar., p. 122
(7j //is(.
Sar., p. 123, où el-Makin cite Eutychius.
(8)
Le désert de
:
.Scété
:
l9'o.
dix ans.
(Cf.
J.
JIaspero et Wiet, .Malériau.v pour seri'ir à la
géogr. de l'Egypte, p. 22G).
(9) Hisl. Sa7'., p.
i
140.
[14]
LISTE PKS PATRIARCHE? P'AI-EXANDRIE.
I.A
tfoisiôme
la
(Jitl/8lt)) (I)
même
ncmiiil
à
ci-
qu'on
dit
le califat
(S:î7)
2-2-2
('.i).
d"el-.Mu'tasim, cul lieu Tavè-
de son successeur, Siméon, qui siégea pendant une
même,
après sa mort,
vingt-neuf jours
En
d'el-.M;\niLiii,
furent alors restaurés et les moines
inoui-ut on l'an
Il
année, sous
seule année, ou
i'uis.
règne
les couvents-
y rrvinient cJl.
La
du
aniii'O
:
1''T
(
le
dit-on. pendant sept
siège
mois
et seize
jnurs.
demeura vacant pendant un an
et
1).
227 (812), on élut patriarche I'ierre, ou, dit-on, Joseph )'i'/s<'(l)). au couvent de Macaire, dans le \\ ïidi llubeïb. le
11 liàlùr (."il de l'an Til? des martyrs (7 novembre <S:'>1|. Suivant
l'an
(
une autre version, intronisé sous le règne d'el-Màmùn (5), il
il envoya des évèques en Afrîsa
mort, survenue en 212 (800),
Cairouan
Après
qlyah et <i
(7).
le siège demeura vacant pendant trente jours (8).
(P. 317) En la dixième année du califat d"el-Muta\vakivil
siégea pendant dix-huit ans
i212'8jG).
dii-on,
il
eut
comme
:
successeur AIichel {Djàt/l), qui
prêtre au couvent de
dune année
pontilicat
couvent de Macaire
ce fut
:
cinq mois
et
même
était,
H mourut après un
Vûliannis.
fut
et
enterré dans le
premier patriarche enterré
le
dans ce couvent. Après une vacance de quatre-vingt-un jours(9),
il
eut pour successeur, en l'an 244 (8ô8), qui est la douzième
année du califat d'el-.Mutawakkil, Côme {Qusehnà), diacre au
couvent de Macaire. Il mourut au bout de sept ans et cinq
niois et fut entern- à Danùcliir, puis le siège demeura vacant
pendant cinquante
et
un jours
treizième (211/826)
(1)
Lire
1,2)
llUt. Sar., p.
au
lieu
Sar., p. 14 1.
(4) Hisl.
.Sar.,
111
:
et
lofrie
troisième
..
an
lieu
de
le
2i)
deuxième coniput, d'après
:
confusion classique entre
ùu_j
(5) H'isl.
(6)
•
donne que
ol-.Makin ne
lisloire des Patriarches, puis 27 jours
.
de
UO.
(3) llisl.
p.
•
(10).
Sar.j p.
14-1,
où manque
.Màmùn étant mort en
le
nom
de Pierre, avec
218/8:13, ce détail serait plus
la
date du 21
conforme
;ï
liàtiir.
la clirono-
de Tère des .Martyrs.
Sar., p.
(7)
l/isl.
(8)
Hinl. .Sur., p.
(9) //..«/. .Vn;-., p.
U.'i.
II.",
et 152.
l,-)-2.
(10) Hisi. Sar., p. 152. Suivant el-Makin,
^on élection.
[15]
il
n'était
que diacre au moment de
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
138
Ckenoudi (Asâ.'^û ou Sàlûsû] (\) lui succéda dans la première
année du califat d"el-.Mutazz (2.J-2/866) e1 pendant le gouvernement, en KgTple. d'Alimad ibn Tùiùn. Il mourut après un
pontificat de onze ans et trois mois. C'est lui qui fit construire
les- conduits souterrains pour amener l'eau du canal d'Ale.xandrie
dans
maisons de
les
la ville.
le califat d'el-Mu'tamid, en l'an 261
vingt-cinq ans. Pour payer une
pendant
(878), et siégea
amende de 20.000 dinars, que leur avait intligée Ahmad ibn
MiriiKL lui succéila. sous
Tùlùn,
dut vendre des immeubles (affectés à l'entretien) des
il
dans l,i lianlieue
du Vieux-Caire. Après sa mort,
le siège demeura vacant pendant quatorze ans, soit jusqu'à
l'au 300 (913) (2). (C'est à ce moment) que fut incendiée la ca-
églises, à Alexandrie, et à Birkat-el-l.labach,
tliédrale d'Ale.xandrie, édifice bâti autrefois par ordre
pàtre, reine d'Egypte,
En
(91
la
1),
de Cléotemple consacré à Saturne ^3).
septième année du califat d'el-Muqtadir,
Gabriki, fut choisi
de onze ans
(Il
comme
comme
patriarche
:
soil
en
l'an
301
mourut au bout
il
(1).
rr qu'il si-rubli', ûv ce
Crs deux versions du nom <lc' Cliriioiidi vii'nni'iit,
dans lo<|ncl ont |inisé yali|aeliandi ri .\Iai|rizi, parle do ce pa:i
qu'cl-.Maliîn,
à deux
triai-i-lic
.Alusta'in, et p.
Mu'lazz.
rr]n'i><es,
Kjl,
.Mat)i-izi
,
Hisl. Sur., p.
donne une
Wiisteiifeld. p. ii, trad. p.
1 :uis et
r>
!.')!•,
«^::.-;'™oj
élection sous
,', élection dans la preniièfc
^»~.'
:
après
Cômc
califat d'elp.
401:=
(Quseimà), élu on 214, qui
rv^w
série clironologiquenient
lil)
le califat d'el-
année du
impossible
(II,
mois, vacanc(^ de 51 jours, puis Sàtir pendant 19 ans, enfin Yùsàuiyù
au commencement du
c-alifat d'el-.Mu'tazz. Or el-.Mu'iazz devient calife on 254,
ans de Sàtir conduiraient à 270 au plus tôt. Il faut donc admettre qui'
Asàsi'i et SàU'isù d'une part, Salir et Yùsàniyijs de l'autre, ne sont qu'un seul personnage, Clienoudi, qui fut patriarche pondant 11 ans. Los deux passages d'el.Makin donnent comme durée de son patriarcat 11 ans et II ans 3 mois; on ne
sait d'où vient à .Maqrizi \r ehilTi-e 10 attribué à Sàtir. Un annotateur d'el-Makin
avait déjà remarqué (llisl. Sar., p. Kil) qu'il n'y avait pas deux personnages,
mais un seul Clienoudi, élu en 27)2 de l'hégire, année où el-.Musla"in billah lui
déposé du califat et remplacé par cl-!Mu'tazz. On ni' sait dans l'édition d'Erpenius
où se termine la note, c'est à la .suite de l'observation sur l'élection de Clienoudi
que se trouve la uieution des aqueduc< d'.Vlexandrie et celle d'.Vl.unad ibn Tùlùn.
et les
l!i
:
(2)
Hisl.
(:t)
i:i-Makin
lumli
:î
lire 13
(4)
(
.s'ar.,
p.
i;i;.
(//is/. .sV;r., p. lor>)
donne, après Eulychius
(II,
p. 70), la
date du
chawwàl 300 (jeudi 13 maiOI3) reproduite par Maqrizi; peut-être
= dimanche 23 mai).
Hisl. Sar., p. 106.
IIG]
faut-il
i
mstf: pks PATRiAnriiEs o'Ai.F.x.wnRiF..
i.\
318) Son successeur, ''ôme,
(!'.
anm-e de son
Icrnière
musulmans
et
soit
Dans
douze ans.
sié;,'ea
en
l'an
;!l.{
la
(925), les
iucenlii'ivnt l'éi:iise de Marie, à Uaïaas, et la pil-
(dans
lii-enl; ils fouillèrent
Mtes
pontificat,
ir$n
des Nestoriens
même
le
buli les églises des .laco-
(1).
mort de Côme, on choisit un patriarcln^ dont je n'ai pu
iiinailre le nom (-2)
il mourut au bout de vingt ans.
Puis, TiiKOPiiANE lutciioisi tomme patriarche en la onzième
année du califat d'el-Muti' (3l5,îiô6). Il siégea rjuatre ans et
A
la
:
mois
-i\
et fut
assassiné en l'an
Menas,
•Son successeur,
du
Il
siégea onze ans
{'.]).
en
la
quinzième année
gouvernait
KiMiRKM
le
après sa mort,
et,
lacobites fut vacant durant une
année
(
le
siège des
1).
Syrien lui succéda en l'an 306 (977).
Il
siégea
mois et mourut à .Misr, sous le règne d'el-'.\ziz
Fatimide, empoisonné par un secrétaire chrétien, à qui il
trois
I.'
IS (îTiO)
fut intronisé
califat d'el-.Mut.!' (349/960), alors qu'cl-Ikîichid
Kgypto.
1
'.]
ans
et si.v
a\ait interdit le concubinage. Ce secrétaire
iivoir la
main coupée, ce dont
Sun supplice. Puis
le
mourut
il
fut
condamné
à l'instant
même
siège fut vacant pendant six mois
à
de
{')).
Pnii.oTUKE {Filâijâious) lui succéda en l'an 369 (979), ou,
une autre version, en la cinquième année du règne
il mourut après avoir siégé
le Fatimide (370/980)
vingt-quatre ans et six mois (G).
livant
d'ol-Aziz
:
année de la iiioit de
du patriarche; or d'après
i-.MakIn, c'est sous Gabriel, prcdéces-seur de Crmie. que l'incendie aurait eu
li''u, ce dernier n'ayant éti' élu qu'en :îl'J. La tradition d'Erpeuius • eodem aniio
'entesimo primo • est en désaccord avec le texte imprime ^_5-'-=' J^—
El-Maqri/i place l'incendie en
'1) ffisl. .S'or., p. 196.
iipereur Léon. Qalqaeliandi
aura cru
:j(C,l,
qu'il s'agis.sait
^
nom
également laissé en blanc dans .Maqrizi (M, p. 195); il s'agit du
dont le nom se trouve dans //isl. Sur., p. 208. Wiistenfeld
:i|ipelle ce patriarche Cùnie, comme son prédécesseur, sans indiquer rien d'anoril dans son ms.
mais l'erreur prouve bien que l'original de Jlaqrizi ne devait
:- contenir de nom. Maqrizi et Qahiachandi auraient
donc utilisé un même
-. d'el-Makin, ou des copies d'un même exemplaire défectueux.
î) llis. S(ir.. p. SîS. Le détail de l'assassinat manque dans Mafirizi.
lij
Le
|i;itriarchp
est
.Macaire,
;
.
flisl.
Sar., p.
I.J)
Hisl.
.S'ar.,
i6)
Hifi. Sar., p. 246
l;
-230.
p. 2-16
:
:
élection en 367.
élection
en
371, pontificat
[17]
de 24 ans et 7 mois.
KFVI-K DE I.'ORfENT rURKTlEN.
110
nommé
Puis, Zacharie {l)al:haryas) fut
reine d'el-l.làkim
(l(»(i3l,
sous
bout
ving't-iuiit
cil'
le
kat el-I.Iabach; et
dant
7
I
jours
ans
le
enterré dans
et fut
patriarche en 393
I-'atimide.
le
(le
Il
mourut au
quartier de) Hir-
siège (p. ;îl9) des Jacobites fut vacant pen-
(1).
1
[
Après
sous
\int Curistoulle, intronisé en
lui,
le califat d'i'l-iMuslansir le
mourut en
quarante
la
et
{'2).
l'i'glise
l'église
Il
siégea trente ans et
unième année du
califat
du
même
el-Mu'allaqah, au Vieuxrang d'églises patriarcales (3)
de Saint-.Mercure (lia Martjihri/i), au Vieux-Caire, et
Notre-Dame [el-Sayyidah), dans (le quartier de) Hàrat
el-Miislansir (I6S/1076),
Caire
f^alimide.
{'M (1013),
l'an
à
l'église
C'est lui qui éleva au
el-Rùm.
Son successeur, Cyrille, siégea quatorze ans et trois mois et
demi. Il mourut à l'église el-Mukhtàrah, dans l'île de Raudiih
{Djazirah Misr), le dernier jour de rabi' II de l'an 185 (8 juin
10U2). Tnis le siège
jiiui-s
(
demeura vacant pendant
cent vingt-quatre
1)..
Michel
succéda en 182
lui
Mustansir
[sic
(.">)
1089), sous le règne d'el-
:
Fatimide, souverain de l'Egypte.
le
vant reclus à Sindjàr
:
il
Il
était
aupara-
mou-
siégea neuf ans et huit mois et
rut à la Mu'allaqah, au Vieux-Caire.
On
pour, le remplacer, en
choisit,
l'an
qui se trouvait au cou\ent de Macaire.
et intronisé à
Alexandrie.
Il
192 (1099), Macaire,
élu en ce couvent
au X'icux-Caire, puis
fut
11
alla ensuite
célébra la messe au conveiit de Macaire et enfin à l'église el-
(1) Hht. Stir.,p. 20:î--2(j4. Nous ne traduisons pas le passage concernant Clicnoudi II (= fiiM. Sai:. p. iOIÎ). que le manuscrit de Qalqacliandi ne donne pas
et que les éditeurs ont inséré entre crochets, jjrenant le texte de .Alaqrizi.
(i) Ilisl. .sv;r., p. 279.
C'est aussi de cette façon qu'il faut coiniirendro le texte
(3)
111,
[il'J]
p.
l.ô.j),
tamment Abu
Sàlili, p. 121). C'est
duit .Maqrizi, dont le texte est
(1) llisl. s;ir.,
(."))
Corriger on
cette erreur,
de
la
du Synaxaire {P. 0.,
lui-même ces églises (voir no"
que Wiistenfeld (p. tiO) a tra-
Cliristodulc n'ayant pas fondé
aiusi d'ailleurs
corrompu dans
l'édition de
Roulaq
(11.
p.
-W):
p. 27ÎI-280.
I8Ô
:
el-.MaUin,
commune
— ou
un de
.ses
copistes,
à .Alaqrîzi et Qalqacliandi
:
il
—
donne
est
responsable de
d'ailleurs le
moyen
corriger, en olîrant pour cette date un. double comput, celui des Martyrs
et celui
de l'hégire, où la première date, 809 A. M. .est exacte
[18]
:
//ù(. Sar., p. 281
LA LISTE DES PATRLVIICIIES DALEXANDRIE.
Mu
Sous son pontilicat, cl-Af(.lal, lils île ruinîr
démolit dans l'ile do Itaudali, une église située
.ilkiqah
(I).
el-iljuyi"icli,
,
dans un jarJin
A sa mort,
l'an
qu'il avait ai'lieté (i).
siius le
:ii:itara\ant diacre
p.ilriarclie (p.
remplacé par («AiiuiKi.. Aliù'l-'Alà SiVid, en
règne d'ol-I.Iàfiz le Fatimiilc il était
fut
il
ll.ir,
."ijri
:
de Saint-Mercure.
à l'église
3"2o) à la Mu'allaqali, et intronisé
siégea quatorze ans et
Il
141
mourut à
l'église
fut
Il
institui-
à Alexandrie.
Saint-Mercure; puis
siège resta vacant pendant trois mois.
il'
In
patriarche du
suoréda en
était
il
la
il
fut intronisé
Son successeur,
On
ni'
d'el-Taqadùs?
laurede Dainliiii
cniiipi'entl
ggèie dans
le
I).
(
lui
,
14)
1
Elu à
:
la
mourut au cuuvent
mars 1117). l'uis le
Il
et soixante-dix joui's.
Ji:a\, fds d'Abù'l-l'atl.i,
au Vieux-Cain-,
(M
d'el-l.làli/. (r)3!l/l
1
à la Mu'allaqali.
1)
la
à .Alexandrie.
le
chawwàl de l'an 511 ,!J
demeura vacant pendant une année
.Macaire
siégo
lils
.Miciir.i,.
auparavant moine dans
Mu'allaqali,
.!'
nom de
i|uinzième année du lalilat
dont l'électinn
faite
condrinée à Alexandrie.
fut
texte de Qalqafliandi pourquoi
il
est
f;(it
nlion des messes célébrées par le patriarche d.ms les diverses églises citées.
la
trouve dans el-.Makin
clef se
patriarclie est élu
le
il
est
(f/isl.
Snr..
\>.
au couvent de .Macaire
conllrmé à Alexandrie
arrive au Vieu.\-Caire
le
dimanche
samedi 21
298), ()ui
le
indique
dimanche
les
dates
:
13 liàtùr,
11 kiliak,
mais ne céléjbre pa.s la liturgie,
va au couvent de .Macaire et y célèbre le dimanche 1:! tiibali,
enfin, il revient au Vieu.x-Caire et y célèbre le dernier dimanche de tùbah.
Le Chroniqueur quo reproduit el-.Makin, a voulu probablement relever que le
il
.le
kiiiaU,
il
nouveau patriarche était allé célébi'er dans son ancien couvent, avant de célébrer dans les églises patriarcales du Vieux-Caii-e, où cependant il était passé, et
en y arrivant un .samedi. Il n'y a plus rien de cotte anomalie dans Qalqacliandi.
(2) 11 s'agit
La ruine
di'
de
l'église
el-Mukhtàrah, dont
il
a été question ci-di^ssus
cette église aurait été accidentelle d'après
.Maqri7.i
(j).
131).
(Wiistcnfeld,
- En sou temps, un violent tremblement de terre eut lieu
p. 27, trad., p. 67i
en Egypte dans lequel fut détruite Téglise el-Mukhtàrah dans l'ile de Uaudah;
mais on soupçonna el-.Vfdal, lils de l'amir cl-djuyùch, de l'avoir démolie, parce
qu'elle était située dans son jardin. - El-Makîn (fihi. Sar., p. 2',»!S) dit jdus brutalement
" Il y eut en Egypte un violent tremblement de terre le vendredi
3 tùt {sic dans la traduction, mais tùbah dans le texte arabe) de l'an 828 des .Martyrs à la troisième heure du jour. Or cette nuit-là el-Afdal, amir el-djuyùch
(si,:), détruisit l'église el-I.Iarirah et raconta que le tremblement de terre l'avait
détruite. • El-.AIakin ne dit p;is que l'église fût située dans le jardin de l'émir.
Ici se termine la chronique d'el-.Makin daas l'édition d'Erpenius.
I
:
:
(3)
Originaire de Taqadùs
(I)
.Maqrizi
:
i.Vmki.isf.ai-,
Gnii/rnnhlr. p. Oô).
Damchiri.
19
uk i.'oriknt ciirktien.
nicviii;
|-2
1
dix-noufans
siége.i
inourul
et
le "27
djumàilàll 551
(1).
Le siège
pendant ((uarante-trois jours.
L'élection 'de son successeur, Marc, Abû'i-FaradJ, fils de
Zur'ah, fui faite au Vieux-Caire, en 561 (llGt)). e1 confirmée à
Alexandrie. 11 siégea vingt-deux ans, six mois et vingt-cinq
resta vaeant ensuite
jours. Sou» son puntificat, l'église Saint-Mercure, au Vieux-Caire,
fut inccndiiv.
Après sa mort,
le
vacant pendant
siège resta
vingt-sept jours.
.Ii;\N,
(;j()
(diàlib, lui
d'.\bi'i
(ils
janvier 1189)
succéda
le
dliù'l-[ddjj;di .581
l(t
son élertion eut lieu au Vieux-Caire, et son
:
intronisation à Alexandrie. Après avoir siégé vingt-six ans,
un/e mois
et treize jours,
l'année 012
fut enterré
((>
il
mourut
14 ramadan vénéré de
le
janvier 121()) à la Mu'allaqali, au Vieux-Caire, et
(dans
quartier de) Birkat-el-Habach.
le
Son successeur, Dàwud,
(ils
de Jean, appelé
Ibn Laqlaq, fut impo.sé parel-'Adil,
Egyptiens, ne l'ayant pas a.yn'é,
(ils
communément
d'el-Kâmil, mais
les
son élection au
annulèrent
Le siège resta alors sans palriarclie pendant dix-
pali-iarcal.
neuf ans.
(P. 321) Puis on dr^sii^na
ibn Laqlaq
rannée
jours,
12
qui fut
{yx\ (G juin
mourut
et
\:',):
siège
(2),
12.')G).
pat riarclie Cviui.i.E,
11
le
Dàwud
29 ramadan vénéré de
siégea sept ans, neuf mois et dix
ramadan vénéré de l'année 610(10 mars
le 17
tut entei'ré
il
comme
intronisé
au couvent d'id-Ciiam' a el-Djîzali. Puis
demeura vacant i)endant sept ans,
mois
six
le
et vingt-six
jours.
11
remplacé par
fut
.Makàrim,
le
1
.\tu.\nasio {Saijns), fils
fut faite à .\lexandrie.
cinquante-cinq jours
ram 000
.ôGl
{i) C'est
un
après sa mort, survenue
le
(3)
ans
et
3 muliar-
pendant trente-
(4).
(30 avril lIGfi)
Ijien
(:i)
Lire onze,
('I)
A
mort
siégea pendant vingt et
11
et,
(23 noveml)re 1201), le siège fut vacant
cinq jours
(.1) I.ii-e
du prêtre Abù'l-
radjab 018 (2 octobre 1250); son intronisation
entendu
comme
le
dans Maqrîzi.
que le précédent.
remarquer l'éditeur. ,
mC'infi ci'reur
:
même
le fait
partir d'ici Qalqaeliandi cl .Alaqrizi sont désorientés; c'est l'époque de la
d'ol-Maliin. Nous avons vu plus haut que l'édition d'Erpenius s'arrête au
ponUllcat de Macairp.
jusqu'au
déljiii
,lu
lin
du
califat d'el Mustazliir,
rè.^ni'
de
lieïljars
m
m
\-M).
Dans
mqis
la
chroidques'étendait
les K/iikil, .Maqrizi
ne
cite
>
I
I.A
LISTE DES PATRIARCHES d'aLEXANDRIE.
Ben.iami.v fut
nommé
gouvernement
palriarclie sous le
ibnQahïwun
Nà.-ir.MuluiMimail
(1) :il lut le
1
lo
d'il-
l'unteuiporain de son
rapporla il'après
Kxcelli-nre Cliiliàb fl-Din ilm Faill-Allali. qui
certains évi-nements il'Abyssinic {2).
lui
Vint ensuite el-Mùtaman Georges
(3), (ils
du pnHre Mufaddal,
lins le cours de l'année 7(il (i:Ui3).
Knsuilc vint .MArTiiiiL, dont
qui uiiuinit <ians
t
•
l'uis,
:iiinée, lut
le
cours de l'année 812/1409
glorieux
le clii'ïkh
puntilicat fut de
le
Rai'iiai'i,
(."j),
vers la
longue durée
(4).
de
fin
la
même
nonimi-, et c'est aituellcnirnt le patriarclio en fonc-
Ilnlis.
E. Tisserant et G.
K aucun
!i
.
.yi(/i(A-
p:ilnarclie, c'est d'autant plus
(Quatri'inèro, Uisl.
iliacliaodi
m
!
__».—
1)
i2l
cinq paliiarclifs
Vlll et .lean l\.
qu'il est
I
siiuto
En
ilrs siitlaiis
S'il
:
étonnant
qu'il
mami-loulm.
Gabriel
II,
en
cite
b, p.
.lean
111,
Wiet.
d'autres dans
177, 180, t-fJ, 230),
VII,
Théodose
11,
nes'agit p:isd'un palriai-clie molchite, c'est do Jean VII
question dans un traité
di'
Loi (QAI.gACHANDi, XIV,
Qalàwun avec l'empereur
Conslantinopli'.
«le
p. 76).
1227 (GuUicliinid, Vcrzeiuhnis.t..., p. 510).
EnelTet, Qalqacliandi
ce patriarche est cité
(31 .Vu lieu
de
(III,
«s..^,
donne des extraits du Masàlili
el-Absiir.
dans lesquels
p. :305, ri07).
il
faut
probablement
lire
-.x=»..j
:
ce serait .lean X.
Pourtant. Qalqacliandi <lonne ailleurs (XI. p. .'Î;I7-IIX)) le te-tte d'un arrêté
"ii/i'), adressé .à ce patriarche, qu'il nomme encore DJirdjis
il est
vrai que
:
ur sa
liste
il
a
pu prendre
le
nom dans cet arrêté, car
Qalq.achandi siiute Pierre IV et
U
(."jl
Cf. QALQACiiANDi,
C'est le
V, p. 333.
nom que
—
."^larc
sa chronolOKîe est vague.
IV.
Qalqacliandi a sauté Gabriel IV.
portait Gabriel
V
Verzeichniss, p. 516).
I21j
avant son intronisation (Gutschmid,
MACxVlUOS CALORITKS ET CONSTANTIN
ANAGNOSTÈS
LE PROFESSEUR
A l'UOPOS DK i/AHTICLE DE M.
Ce n'est que maintenant que
j'ai
(i.
pu prendre connaissance de
dans le n" de la Bévue de
rarticlc public par M. G. S. Mercati,
litrieiil
Chrélien sous
Anagnostès
».
Enti-e
le titre
:
«
"2
Macaire Caloritèset Constantin
temps, j'avais déjà
Bi/zaii/in/S(/i-.\eii;/riec/iisc/ie
MERCATI.
S.
paraître dans les
fait
Jahrbïicher,
t.
III,
\-i
(1922)
une nouvelle contribution qui venait à l'appui de l'opinion que
j'avais expriniL'e à l'éijard du nom grec Caloritcs, rattaché au
célèbre "Avtsv "Opiç (1).
M. G. S. Mercati nous a fait l'honneur de discuter longuement
(pp. 162-19;]) nos opinions consignées dans les huit pages qui
pri'cèdenf le lexte grec de la brochure « Deux poètes byzantins
inédits du xiii'' siècle », parue en 1913 à Bucarest (Imprimerie
de la Cour Royale, F. G<")bl lils). Sans le suivre dans son ('rudite
argumentation,
à
comme
ne s'agit que de courtes poésies qui,
il
part leur importance au point de vue de la langue, n'ont à
Coup sûr aucune autre valeur, nous tenons toutefois
à rectilier
là-dessus ses opinions.
D'abord, en ce
1.
(jui
deu.\ choses irréfutables
vivait ne peut être
(jui
fix('e
concerne Calorilùs, nous avons
:
l'une, c'est
car
veut qui'
le
le
('tabli
moine,
qu'au preiiuer tiers du XIII' siècle, ce
a été confirmé d'ailleurs par
même,
que l'époque où
AI. le
Professeur G. S. Mercati lui-
martyre des treize moines, du nombre desquels
il
que
sous le nom de Caloritès se cache un moine d\)ri(jine grecque
et non pas occidentale [Belmontinus ou Buondelmonte) comme
il)
•
l'article
.soit
Riiciiro
de
.\1.
le
notre Macarios, eut lieu en 1231
:
l'autre, c'est
une fois stir Macar'ion f.'idoi-Urs -. I.p riMivni,
Professeur .Mercati est dû :i la Rédaction.
d:iiis
uno
iintc, à
MViAItlOS CALORITÈS KT CONSTANTIN ANAGNOSTÉS.
Auaslasiewië
nom
le
I
1")
supposait. Ladérixatiun de ce patronymiquo du
de KjcXbv "Ops; était évidente. D'autre part, vu les persé-
cutions endurées par les Athonites de
de rétablissement de
l'occasiiin
des Latins.
la part
à Constantinople,
ceu.x-ci
;i
il
que trop naturel de mettre le nom de Caloritès en rapport
avec la célèbre Montagne. Dès le premier abord, nous avons donc
n'était
exclu
le Kx/.'zi
"0:;ç de r.\sic
(
Prulésseur G. S. Mercati
1). .M. le
revient pourtant à cette dernière hypothèse et se donne toutes
les peines
le
du monde pour expliquer
"Opz; asiatique.
Ka/,bv
Mais
le
nom
de notre moine par
savant italien n'en
le
fournit
aucune preuve, et se borne tout simplement à invoquer en
faveur de son opinion l'unique considération de la proximité de
ce dernier Calonoros par rapport à l'Ile de Chypre, où eut lieu
le martyre des treize moines, dont Caloritès aurait fait partie.
La ressemblance entre le récit contenu dans le Marli/rùnn
13
monachoruia Cijprivruin
éjîdiv
twv
(A'.r,-;r,5'.;
i-,'''""'
"r'-^'
la poésie-préface
de Caloritès
fait
croire à M.
Menati que notre moine doit être
supplii'iés de Chypre qui porte le
G. S.
''-'-^
''^'-
zx-Tîîuv etc.) et les incidents des persécutions relatées
dans
Professeur
le
avec celui des
identifié
13
même nom (2). Il y a
cependant une sérieuse difficulté à admettre ces conclusions. Le
moine écrivain nous dit expressément dans un de ses vers
:
et cette indication gi'nérali' 1/
qu'à la
-ôi
"Oii<.
ne pourrait se rapporter
montagne depuis longtemps célèbre par
tique qu'elle abritait. C'est en raison
put l'appeler tout simplement]
ile
tî "Op:ç,
la vie
monas-
cette céléiirit'- qu'on
car c'était entre toutes
la .Montagne /.x-/ ïlzyr,'. On n'a qu'à feuilleter le Catalogue des
mss. d'Atlios, publié par .Sp. Lamiiros, pour se con\aincre que
-l 'Op:r fut en quelque sorte dans le monde des religieux
(1)
le
Iv
Le
ti'xlc t'ico
iin-mo invoque par notre cntir|Uf rijxclue.
commencement, à propos
T'.vi
Tûv
di;
loaii it
£X£î'j£ (lOvioTTif ;'tDV àsxo'jitivoi
Conon,
(l'j
oi
x»l ir^f/ov
.Varti/rhiiH aj'.
é/.
En
on lit des
Ka/oO "Ufj-^;,
cITot,
roJ
Satljas. Mea.
B'.^)..
II,
Venise, 187Si.
Le nombre de 13 ne prouve rien à lui seul; lo moines ont sulà aussi
martyre à Vatojiedion sous f'aléologue. Sp. Lamhros, Ta IlàTf.a «ri iy'-o''
'Opou;, dans le Nio; 'EUiivoiivr.iiuv,
dlllii, p. 15!>.
(2)
le
'.)
[2!
OIIIENT r.Ml:illK>(.
10
DK LOlilE.NT CHRETIEN.
I!i;VlE
|(i
1
l'expression consacive pour la fameuse l'épubliquc des moines.
On
courammcnl
dit
z/.y:/iy.'KM/
ju;x;iiv-(.)v
i;vii-/(.>:r,-J(.)ç
tï;ç
tm
NsiÀsu
Opti..',
yxzùJ.-Tr,;
t?;:
tsj
iv.
"Opcuç;
-:~j
Tj-i/.:v -putiv
:
âv
-;ii
"Opî'jç;
ïltp:
'AOwvtTOU
II:ûv
sf);c
xwv
xspl
tb
de Trnovo
'^-.iya
rpbç "Ops;, œwJîj 0îa[;,i; Mavouv^X
Op:jç; llîfî. .ÎA^S'/;; B3!pAaâ,u. v.xl
îîas'.Aïii);... î!ç Tb IlpcôtaTiv - ; u
Ilzipia t:3 'A-'iju
etc. Dans les
'Ay.'.vs'jv:u siçTS "Op:;etc.
le
Néo;
'EX/.r(v:;ji.vv;]j,())v,
Lambros
dans
par
publi(''s
Sp.
"Opcjr,
mi'me
chose.
9 ^iyi'2), ou Constate toujours la
'Opîç
o = j-;î
-/.x-àa-aaiv;
(iu'/f,
Une
Tx;
dans
-^lOivi;,
de Joseph
les
^i'J':t
être opposée à
seule objection sérieuse pouvait
opinion, et M.
:
;
le Prol'esseui'
G. S. Mercati
l'a
soulevée
:
—
—
«
notre
Nous ne
dit-il
que l'appellation
pouvons nous résigner à admettre
moines Athonites soit KaAsp£iVr,ç, tant qu'on n'a pas à ce
sujet -des documents positifs (1). » Or, maintenant ce document
inêmeaété produit. \^a.nii\esJii/:afiti)iisrh-Xeugr. Jahrbiiclter,
nous avons prouvé que déjà du temps de l'empei'eur Constantin
le Porpliyrogénète l'Athos était connu sous ce nom de KaXbv
"Opir. Dans la « Continuation » de Théophanès, l'expression
(les
Ts xaAbv
Xîyî;j,£v:v
:JT(.)
'
Ops; se rapporte sans contredit à la
Sainte-Montagne.
Quoi
dans
en
qu'il
où se passent
soit, le lieu
Marlyriura et l'origine du
le
clioscs tout à fait différentes. Et
nom
M.
le
les incidents
racontés
deCaloritès sont deux
Professeur G. S. Mercati
« document positif
qui nous obligea croire
de Caloritès dérive du Calonoros de l'Asie. Jusqu'à
preuve contraire, nous nous en tenons donc à l'opinion qui le
n'a point produit de
(jue le
nom
=
venir du nom de K3:"Abv Op:;
'Avr.:v "Opo^ (2).
La question que M. le Professeur G. S. Mercati pose si gravement " S'agit-il d'un livre écrit, copié parMaeaire simplement
fait
:
copiste, ou bien d'un livre écrit,
i'auieur?
ïkicfxr.y.
»
—
Revue de VOr. Chn'Iien. U«l-v'l, N"
(2)
l.i-
vers
le
C.ian.
milieu
|i.
froid.
-;i£tv que lie
une pareille question.
(Il
nom
l'écrivain,
Ce serait, certes,
Se poser, à propos d'une insigni-
£/. jj.jù.:
liante poésie,
composé parMaeaire
nous laisse absolument
i, p. IG-I.
Uuques aussi. Panai les nobles île .Messine,
a un Ja<;/i(es Cnlorilés. y. Nso: 'E).Xrivo|xv., Il
se reiiconti-c clie/ les
du
xvi" siéclr,
il
\-
1111.
m
M.Vi-AUins lAI.ORlTKS KT
CONSTANTIN ANAGXOSTKS.
1
17
Notre al'firiuation, concernant la particularité de la langue
employée lians la poésie-préface de Caloritès, nii « les vulgarisnii's comnienront à se f;iiro jour >, est mise en iloute par le
critique, qui croit que res vulpirismes « se rencontrent éj^ali'raent nombreux dans la premii re poésie ». C'est une appréciation
t'Ut à lait subjective. Au contraire, tout lecteur non prévenu
peut facilement se convaincre qu'entre les deux morccMux il y a
une proportion tie 1 lî.
:
Mais ce qui nous parait une véritable fantaisie, c'est de
.luper en deux le vers de l(i syllaiies employé par l'auteur
assez connu dans la poésie ilos Byzantins. Notre érudit va
M loin qu'il ne se défend pas, après une longue et savante
I
t
'
digression sur les procédés métriques des Byzantins, de briser
les
vers originaux en octosyllabes, de les masser en strophes
de quatre vers,
se
tle
présente pas, dans
ménager des lacunes
le seul
là
où
le
texte ne les
bui de pouvoir iibtenir le
nombre
exact desstroplies imaiiinées. Iians cette construction arbitraire
Marlyriain prête ses
el risquée, le
pas de
services, bien
entre la prose de ce récit et
llliation
la
fiu'il
n'y ait
poésie-préface du
moine. Une chose est cependant certaine et on no saurait la
que dans le manuscrit, attril'ué jusqu'à
présent par les savants au même copiste, le morceau en vers
lieptasyliabes de Constantin Anagnostès est correctement
tiansciit dans leur mètre. Rien ne prouve donc qu'une faute de
transcription ait pu modifier le caractère métrique des poésies
(le Caloritès. Les S-i'/î'. May.:zpi:j,
tirés de la poussière du
même manuscrit par M. le Professeur G. S. Mercati, sont écrits
dans l'original, d'après son propre tcmoignaije 1). de la même
méconnaître
façon
:
n'hésite
c'est
:
ce sont
pas
-'.2
à
vers de seize syllabes, auxquels
appliquer son système,
en
les
le
eriliquo
en
brisant
-H octosyllabes. De cette manière un arrive à un inextricable
fatras d'hypothèses,
de corrections
et restitutions
d'un texte,
qui doit à tout prix se conformer à des moules forgés par
un
effort capricieux.
Nous niMisiiornonsà rappeler la traduction on langue vulgaire
,
de
1
l'Iliade
1
par Mcolaos
L'If. 'il., p. KCi.
I.nul.niiis;,
publiée
la
première
fois
|S
1
en
lU'.VLK
l.J-.Ti
seize
(1).
HE l'orient CHRÉTIEN.
œuvre de longue haleine, composée en vers de
de la même facture. En voici, au hasard,
syllabes,
deux vers
(p.
11)
"A-/.:j-£, A'.iç Wr(j-r^^,
"Av
qui.
T.i-.î 7.x:
-M
mis en parallèle avec
Caloi'ilc'S
C>
hix
-3.-p'. ;;.;j,
les
y.i'j;
tw
tcj -îj î:û/,;'j,
-:/.î;j.'./.(o
Tjiii...
deux premiers vers de notre
:
l'iYpjz-Ta',
r,
jiîÎAi; tj-t,
-xf
llî'vriT:; y.a' '.v.toTîj, ïévî'j
feront voir
combien
l'effurt
-oO' î/.jc/t'jrîu,
£;j.îij
y.:;'.
-Twyoj twv •nâvTwv
du savant
—
italien se présente
sans
fondement.
Quant à Anagnus/ès, nous avuus rectifié l'opinion de
qui, trompé par la fausse transcription de Stevenson, a pu croire que le terme de r,[j.'.iij.i'.y. désignait le vers politique, tandis qu'en réalité nous avions affaire au vers de sept
syllabes, pour lequel le terme convenait assez bien. « L'auteur
ajoutiiins-nous
aura songé à la moitié du vers politique
ou du telrametre ïambique. » .Al. le Professeur G. S. Mercati
aime à nous faire toute une dissertation prosodique, pour
arriver à la déclaration que ce sont « des anacréontiques heptasyllabiquos (dimètre ïambique catalectique) ». Franchement,
nous devons avouer que nous ne comprenons guère quelle
2.
Krumbacher
—
—
y avoir entre « la moitié du tétramètre
dimètre ïambiriue catalectique ».
différence peut-il bien
ïamliique
»
et le
«
ijuaud nous disions ensuite que
le
vers est construit d'après
l'accent,
nous prenions cette expression dans
iiiiiércnt
à la versification byzantine de l'époque. M.
le
sens relatif
le Professeur G. S. Mercati estime que les vers sont basés sur la quantité.
Mais il ne peut être question de la quantité seule dans des
vi-rs
où l'accent en certains endroits est une règle habituelle.
Dans
les iii'unambi;!, on lésait, ladouxième et la sixième syllabe
sont ordinairement marquées par l'accent, ijuant aux syllabes
moyennes, l'accent tombe également sur
(Il
i~i
Fi-.
Hi^proiluite jiar Éiii. I.egrainl (hiiis
\V.
Clirist-I'anmiUas,
Ilaiisseii,
Aiilhol.
.sa (Joli,
yracca
la
quatrième
de mimum.,
cnnn.
ii" o,
chrisl.,
(2).
Des
Taris, 1870.
l'rolcpomena;
Aojenlu.s </rummalhi otc, dans le /Vii/ufo//»*-, 5' Supplenientbaïul.
MACARIOS CALORITKS ET CONSTANTIN ANAGNOSTKS.
vers
1
comme
les
suivants
onforme à ces principes
-.r,v
forment
y.xOapiv
r,'/-tp
£/.
une
|0
st-rie
:
x'{i~r,-/
Y.xl r/;v î'.âOcîtv
\
évidemment
1
Sîu
y.a/.M; ipyjffivi
-/.aXcYviojj.CTJvriÇ
V/Zî'.V.''J~T. -•vy;7"!<i)ç
y.aXtoc z;c.".(j)0£Ï7av.
Mais
demander à un
comme Ana-
versificateur maladroit
gnostès d'observer rigoureusement une technique qu'il ne possé-
demander un peu trop.
Nous relevions enfin « la tendance du poète à faire rimer
ses vers ». Nous ajoutiuns qu'on distinsui- dans sa poésie « des
groupes de vers qui présentent du moins une assonance
dait pas. c'est lui
>>.
Professeur G. S. Mercati réfute aussi cette opinion. Tout en
reconnaissant que les groupes indiqués par nous font « la pro.M. le
portion considérable de 30
est pas
% de rimes ou assonances
moins d'avis que cesontdes assonances
ou inévitables
être exclus
».
».
il
n'en
occasionnelles
Les vocatifs, prétend notre critique, doivent
j:r,lx[jM: et T.i-:'.')M:
;
«
><
brisent le sens
»
;
->,r,6j7;j.;ç
et
calembour >. Néanmoins, on ne peut nier
l'homophonie
la place que
tient même dans la prose rimée.
C'est un des moyens les plus usités chez les rhéteurs. .Agapétos
fait rimer ï/.v.lizv.i-yi: avec î7.t.x:Iiji-.x:, i^'.y. avec -pihva (v. K.
Praeciitei-. Iit-r Rtunan Barlaam u.Joasaph inseineni Verhiillitis zu Agapels Kiinigsspiegel, dans la Byz-Zeitsclir., II (1893),
p. 151 suiv. Cf. Krumbacher, BLG-, p. 7(K"i), et on voudrait voir
le pauvre Anagnostès mieux faire et satisfaire à des exigences
tout à fait incompatililes avec son talent et avec sou époque!
z"/,zt'j7;a:;
forment un
«
;
N. Banescu.
CluJ,
Roumanie.
[6]
CATECHESE
ATTIIIBUÉE A SAINT BASILE DE CÉSARÉE
l.KTTHK APOCRVrill': DK SAINT LUC
IN|-
ne nous fourdans la
utilisé
souvent
procédé
d'un
exemple
nouvel
qu'un
nit
récits
certains
accréditer
pour
orientale,
littérature clirctienne
qui
pour
ce
intérêt
(lu .i;-enre nii'rveilleux. Elle n'a pas d'autre
L'atlriliulion dv cette catéchèse à saint Basile
regarde Tliistoin^ de l'archevêque de Césarée.
ture, le faux apparaît manifeste.
Comme
l'indique le
sommaire du
A
la
simple
lec-
scribe, cette cathéchèse
chacune, un sujet distinct. Le
cuniprend deux
premier de ces récits nous raconte la construction de la première église dédiée à la Vierge par les Apôtres. L'autre nous
parties traitant,
rapporte l'histoire d'une église dédiée également à la X'ierge,
consiruite par l'auteur de notre composition.
première église dédiée à
de cette litti'rature apocryphe
L'histoire de la constructiun de la
Vierge par
les
florissante jadis
Apôtres,
dans
relè\r'
la vallée
du
Nil,
la
si
dontles fouilles modernes
nous ont apporté déjà tant de débris. Elle appartient à l'ensemble des compositions qui constituent comme le cycle de la
Vierge. On peut la rattacher également aux actes apocryphes
des Apôtres, soit du fait que la rédaction en est attribuée à
saint Luc, soit du l'ait qu'elle se rapporte aux prédications de
saint l'aul et de saint
doute à un
moment où
Barnabe. Sa rédaction remontant sans
apocryphe surabondait, où
de pareils récits, l'auteur en fait
un ouvi'age retrouvé, qui était tombé dans l'oubli jusqu'à son
temps. 11 lait même l'historique de sa découverte. Dans la maiil
la littérature
était difficile d'accréditer
son de Marie, mère de Jean Marc,
11]
il
trouve une foule de livres
ATTHIHLKK A SAINT
lATÉCIlivSK
parmi eux une
ItASILK
DK iKSAKKi:.
l.'il
dernière est écrite en
aracliM-es grecs, elle est de la main de saint Luc, le médecin
iiiciens et
lettre. Cette
au cours li'un vo\age à .li'rusalem.
Nous retrouTOns cette particularité de l'invention ilans maints
autres documents du même genre et de même valeur. Tels les
« .\cta Hilati
La plupart des manuscrits de ces derniers ont
comme titre « tiesta .Salvatoris Domini Nostri Jesu (Jliristi
d'Antioclie. C'était
<•.
:
Magno imperatore
inventa Theodosio
turjd
Pontii
decimo.
encore
Tel
»
codicibus
in
Pilati.
Testament des
le
.Vhraham, Isaac et Jacob, dont
Atlianase d'Alexandrie
saint
in Jérusalem,
publicis,
trois
dans
nono
patriarches
bouche de
Le patriarche nous assure
le récit est rais
',V'-
in prae-
anno
in
la
dans îles recueils anciens provenant des
une manière de s'exprimer pour dissimuler
un manque de preuves, c'est une formule pour déguiser l'apoqu'il a trouvé ce ri'cit
Apôtres. C'est
h'i
crvpiie.
en
<^uoi qu'il
fond
soit
néanmoins de son
même de la narration,
autlienticité
comme du
notre récit renferme plusieurs détails
intéressants, tant au point de vue de la chronolugie qu'il sup-
pose que pour les personnages qui y sont nommi'S. Dans les
maison de .Marie ci), il nous semble
livres anciens trouvés à la
reconnaître Josèplie, l'auteur des Antiquités judaïques..Nicodème
est
sans doute lauleur supposé des Ac((i
sous
nom
le
du maitre de
les
que nous
fois
désignés aussi
lui
la .Mishna.
la distinction
pourraient voir établie entre deux personnages du
il) Cf.
I.\,
liendiconti délia
I.
s'agit
Giuii,
ft.
teslo
Jl
que
C'est
voyons attribuer quelque ouvrage
ne particularité à noter aussi est
vul.
s'il
saint Paul, nous ne connaissons guère de lui
quelques décisions qu'en a conservé
première
l
l'ihiii.
d'évangile de Nicodème. De Gamaliel,
la
(3).
que d'aucuns
nom
de Luc.
Ac. deiLIncei; Classe di Scieinemorati,e\c., ser. V,
teslamenio di Ahraïuu, p. 173. Text.s anu
coplo del
Mont VOIE
.Iaïies Kiiude-., The Testament of Ahraliam, p. U-l.
apocrypha, Lipsiae, 1870, p. 333.
[i] Sur celte mnison de Marie, mère de jMn Marc, cf. .-Vctes, XII, 12. LAOiiANt.E,
La Dormilion de la Sainte i'ienje et la maison de Jean Marc, dans Revue
sTiDiEs, vol.
Il,
2.
TisciiF.NuoRK, Eianifelia
iii/iViu-, 1899, p. .'«t-GiXl.
(3)
Dans
la
de Nicodème,
lettre
of.
de
Lucien, .Gamaliel apparaît à ce dernier en compagnie
ad omnem ecciesiam. Pal. Lai., t. XLI,
Epistola Luciani
col. S»:.
m
\~y>
RKVn-,
IJi:
I.'ORIIONT
CHRETIEN.
nous est parlé, en effet, d'un Luc scribe ou docteur et d'un
autre (lualifié du tili'e do médecin originaire de la ville d'Antioclic. Ce n'esl là, croyons-nous, qu'une distinction apparente,
nous nous trouvons simplement en présence de deux épithètcs
employées indifféremment par l'auteur de notre récit: touteIl
fois, la
manière du rédacteur peut laisser place au doute.
La seconde partie de la catéchèse n'appartient h l'histoire
dans aucun de ses détails, tout y est du plus pur merveilleux.
On peut classer celte composition à côté des prodiges qui
accompagnent la plupart des récits hagiographiques de la littérature orientale. Elle nous atteste cependant, tout
comme
sode concernant les Apôtres, sinon la vérité des
rapporte, du moins l'existence et la popularité
Vierge dès
les
premiers
siècles. C'est
du
l'épi-
faits qu'elle
culte de la
l'âme de vérité que con-
tiennent CCS légendes, et par ce sentiment dont elles témoi-
gnent elles peuvent se rattacher à l'histoire. Notons également
la proclamation de la primauté de Pierre. Elle n'a aucune
relation avec la nature du fait rapporté, son insertion au cours
de la narration paraît être bien intentionnelle, dans un but
uniquement disciplinaire.
Nous n'avons aucune donnée positive pour déterminer la date
de composition de nos deux
séparément,
l'origine
récits. Peut-être existèrent-ils à
ce
jusqu'à
qu'un
moine compilateur
d'anecdotes édifiantes les adaptât sous forme de sermon pour
servir de lecture dans les monastères. Ils sont de source grecque,
langue l'indiquent ainsi que l'auteur auquel est attribuée notre catéchèse. Nous ne trouvons aucun détail qui soit
le style, la
proprement égyptien.
Nulle part, dans la littérature copte, nous n'avons trouvé trace
de ces deux récits. Le Synaxaire arabe de l'Église d'Alexandrie
qui les contient tous les deux, n'est qu'un résumé de notre
document
(1).
Ct.Sj/naxariiim
A Ifi-Tmidr! nom ihms
C. S. C.O., aev. III, t. XIX, p. IRO; P. 0.,
dmis notre catécliése .se trouvent aussi dans
le recueil Vdes Mirurles île la Vierge dont les bibliothèques d'Kurope possèdent
do nomlirenx exemplaires; cf. Paris, BUdiothèque Xationale, dis. CO, p. IC.T K''
- 171 V a. Notre catéchèse elle-même se rencontre dans la littérature éthiopienne traduite par l'interniédi.aire de l'arabe; cf. Paris. Mfiwisrrils il'Ahhadie,
(1)
t.
I,
ms.
p.
Ol.'i.
l.")S:
Les
niir.u-los
l'apportés
Londres, Britisii MfSF.isi, or.
Cft2.
m
CATKCIIKSE
.\TTr(ll!Li:i;
>A1\T
A
DE f'KSARKE.
11A?;|I.F.
I.t.«
Lo manuscrit du Vatican, auquel nous lavons emprunté,
n'est pas le seul cependant qui contienne celte catt-chèse. Dans
l(^
fond-! des manuscrits coptes de la Bibliotiièquc du Leipzig,
nous trouvons la seconde partie, riiistuire de la construction de
église de la
1
Vierge par saint Basile
qui fn est donni-e.
n'est point
il
(11.
parli- d.> la
Dans
la description
lettre
de saint Lue:
d après les quelques indications fournies éizalcnicnt par Cruiu,
il
qu'il contient a|>parlient A
parait évident qui^ le récit
une
rédaction diflerente de la nôtre.
Le manuscrit du \atican (Copte UT, fol.
avons utilisé semble appartenir au \' siècle,
Gl)-S9)
que nous
c'est aussi la date
supputée pour celui de Leipzig.
TEXTE
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[4]
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lllUABUTUC OTe nAVAOC
ne uevcoii fixe "feuic-
(|)ai
TOAII Ae(.1
suivre.)
TRADUCTION
(69 i") Catéchèse (|ue i)i'ononça saint Basile, le vénérable
•vêque de Césarée de Cappadoce, pour la conimémoration do
celle qui
fut
toujours revêtue de pureté,
la
mère de Dieu
véri-
table, sainte Marie.
Cette catéchèse fut prononcée dans la
grande église neuve
Euménius.au levant de la ville (2), quand
saint Basile la consacra, le 21 du raoisde Paoni.
Le vénérable écrivain saint Basile nous y montre que le jour
construite par
le préfet
!
(Ij
Poiu nill."H()AUU.
j
tiaductcnr copte s'est mépris ici en face du texte grec; il s'agit du
Préfet de l'Orient. Ce titre qu'il ne connaissait pas lui a fait faire un contre(2) I.e
j
|
sens.
!
[-1
157
(ATticHÈSi; ATTRIBUKI-; A SAINT BASILE DE CÉSARÉE.
OÙ
de
Apôtres construisirent et achevèrent une église, au
les
Vierge, lut
l;i
Il
le "21
nom
du mois de Paoni.
parle •'galoment, dans cette catéciièse, des débauchés, des
adultères, des ridios sans cœur, pour qui les tourments sont
leurs
demeures jusque dans
léternité.
Dans
la paix
do Dieu;
amen.
I
Venez à nous, aujouid'hui. ù peuple ami du Christ, fils que
mis au monde! \'enez à nous,
aujourd'hui, vous les amis de la doctrine, le peuple docile et
obéissant à la parole de Dieu! Venez, mes fils et mes filles,
rassemblez-vous autour de moi en ce saint lieu (69 V) aujourd'hui, pour que nous célébrions ensemble, dans la joie, la fête
virginale et prophétique, la fête universelle, en laquelle se
réjouissent ceux qui sont dans le ciel et ceux qui sont sur la
l'Kglise catholiqu<' a enfantés et
terre!
Pourrais-je
parler
des
seuls
liabltants
de
la
terre,
oubliant les chœurs des Anges, des Archanges, des Chérubins,
des Séraphins, des Trônes, des Dominations, des Principautés,
des Puissances, oubliant les Patriarches et les Prophètes, les
.luges, les Apôtres, les Confesseurs, les saints élus des Ascètes,
qui se sont
consumés dans
avec nous en cette
le
désert? Tous ceux-là sont réunis
fête sainte,
aujourd'hui, pour célébrer la
dédicace en l'honneur de celle que Dieu a comblée de toutes les
Mère de Dieu, sainte Marie. Ce n'est pas
une dédicace comme la dédicace de ces temps antiques, que
'élébraient nos pères, nos devanciers et les rois qui régnaient
sur la terre. Lorsque les rois de la terre jettent les fondements
d'un palais (7n r"), d'un temple, ils immolent des taureaux sur
les fondations, des boucs et des animaux sauvages. C'est là, en
gloires, la Vierge et
ce qu'ils font. Et lorsqu'ils ont terminé
du palais, leurs amis royaux s'y réunissent;
elfet,
des présents, de
l'or,
la construction
ils y apportent
de l'argent, des bois, des pierres de grand
prix pour l'achèvement de ce palais, et
ils font un festin. Ils
amènent
des
joueurs de cythare, de tambours, de cymbales,
y
de
tlùte.
traînent
de léu.
jjour
y exécuter des chants d'abomination, qui enceux qui les exécutent, dans la géhenne
l'àme de
lîKVÛK
158
Mais
pour
le
Anges,
I.'OIUCXT CHRETIEN.
ces lioinraes agissent ainsi pour des objets sensililes,
si
poui' irs
LiK
demeures de
temple de
réunion des
lieu de
le
combien plus devront-ils Caire
pour son palais, la demeure des
l'impiété,
la Reine,
fidèles, l'endroit
générale de tous les saints! Je vois, en
de l'assemblée
une foule de
effet,
rois
(70 v") qui sont assemblés dans ce saint lieu, aujourd'hui, mais
ils ne sont pas de la terre. Je vois une foule de puissants vêtus
de
l'étole,
réunis avec nous, mais
temps. Je vois
des
ils
n'appailiennent pas
multitudes de trompettes
et
à
ce
de hérauts
incorporels groupés avec nnus, tous en fête, en joie et ornés
palais de la reine de toutes les femmes, la'
Mère de Dieu, sainte Marie.
Mais, revenons au sujet de la catéchèse, que nous avons entre
nous, celui qui nous est proposé pour la gloire et l'honneur de
sainte Marie, la Vierge
celle (|ue nous fêtons aujourd'hui
sans tache, afin de satisfaire tous les saints convoqués avec
mais à ce saint banquet en ce jour, afin que nous vous instruisions vous, peuple ami de Dieu. Mais comment oseronsnous ouvrir la bouche pour parler en cette grande fête e.xtraord inaire qui s'offre à nous
11
marriva une fois, tandis que j'étais prêtre, moil'humble
Basile (71 r"), avant qu'on m'eût appelé, malgré mon indignité,
à la charge de l'épiscopat, d'aller un jour à la sainte ville de
de
l'étole,
dans
Vierge sainte,
le
la
:
!
Jérusalem. C'était
prier sur le
le
tombeau
jour de
la
sainte résurrection. Je voulais
tlans lequel
on déposa
le
corps de
mon
Seigneur, et adorer dans les sanctuaires construits par
le roi
ami de Dieu, Constantin.
jours
J'étais à
Jérusalem pendant
saints; je vénérai les églises et j'y priai.
Il
les
m'arriva, un jour,
maison de Marie,
la mère de Jean, celui qu'on
digne second de Barnabe. Je visitai les lieux
ilu haut (le la maison, ceux d'en lias, |)uis je trouvai une
petite pièce en forme d'église. Je i^erçus ^1), en cet endroit, une
odeur de parfum telle, que je n'en avais jamais senti nulle
d'aller à
la
appelle Mare,
le
autre part. Je pénétrai à l'intérieur et je trouvai une foule de
livres anciens
ceux écrits par losippos (Josèphe) (71 v")
compilateur, ceux de Gamaliel le docteur, eeux de Luc
1)
Nous avons
cO])lo.
Il
:
ici iiiio
a In lo wrlio
l'aii.s,se
du te.Me
Ifclui-f
ôfiw pour
le
5,'rec
de
la
verbi- oiyjfaivw l'ormo
[ilj
le
le
part du traducteur
moyenne
ÔTppxivoiJiai.
I
ATKflIKSE ATTRIBLKE A SAINT BASILE
CÉSARKE.
VF.
150
Nicomède le lévite. Je les trouvai tous ensemble,
avec soin j3armi eux, je trouvai, en dierchanl, une
scribe, ceux de
l'ouillaiit
de l'Esprit apostolique, écrite de la main de Luc le
médeein d'Antinciic. adressée aux frères de la .Uidée et de
.lérnsalem, car on avait misa mort Jacques le frère du Sauveur,
lettre
et les
Gentils qui
croient
en Notre-Seigneur
frances salutaires s'étaient multiplies.
caractères grecs avec des
l'intermédiaire
La
témoignages
fidèles,
de Tite, l'aimona, Polycarpe
Thessaloniciens disciples de Paul. Voici
la lettre
et
en ses souf-
lettre était écrite
la
et
.Vchanatite,
reproduction de
:
(A suivre.)
M.
I
[10]
en
envoyée par
(.'iiAi.Ni;.
LA MORT DU KHAGHAÎV KOUYOUK
Six des nianuscrils de l'histoire des Mongols, écrite par 'Ala
ad-Din 'Ata Malik al-Djouwaïni, soas le titre de Tarikh-i.
Djihamjousha
conservés à la Bililiothèque nationale de
(1), et
(1) I,a division primitivo de cet ouvrage comprenait deux tomes, l'iiistoire
des rois du Kliarizm tHant un appendice au piemiei- de ces volumes. Chacun de
un ouvrage indépendant, comme le montre le fait
deu\ par l'Invocation à Allah, et par une préface
spéciale. C'est sous cette forme primordiale que se présente le texte du Djikanr/ou.ili(i
dans le man. 61', le seul qui ait été connu par Quatremére et par
d'Ohsson, et c'est avec une entière raison qu'ils ont écrit que cette chronique
ces tomes formait presque
qu'ils
commencent tous
les
en deu."; tomes, d'autant plus qu'on lit, à la fin de l'histoire des rois
du Kliarizm, une souscription dans laquelle le copiste insiste sur ce fait,
qu'avec elle se termine le tome premier du DJiliangousha de Djouwaïni
se divise
:
^LiAJL^
Jj_»=^
fort
mal
l'arabe, et
Jj' jJar' Ai >L*j".
point du tout le turk, encore moins
Le copiste de ce volume savait
\\
le
mongol, mais tout
le
monde
s'accordera à reconnaître qu'il était assez soigneux pour ne pas avoir
reporté sa souscription
ici finit le tome premier du Djihangousha de Djou-
«aini
rois
»,
de
la fin
de
l'histoire
de Tchagliataï, aux dernières lignes de celle des
du Kharizm.
Cette division fut
immédiatement modifiée, puisque
le
texte
du man.
1563,
qui a été copié sur un exemplaire daté de %'}') de l'hégire, est divisé en trois
tomes, l'histoire des rois du Kharizm formant le second, celle de Jlonkké-
Kliaghan,
le
troisième; or,
le
man. écrit en 6.VJ était certainement l'an des exemd"Ala ad-Din 'Ata Malik al-Djouwaini, qui a
plaires copiés sur l'autographe
lerminé sa chronique entre l'un des mois de 658, la dernière année qui s'y trouve
en laquelle année on en avait déjà tiré des copies.
citée, et 650,
Il ''St
caractéristiqui- i|u".\la
nioni'Mit pri'cis
où
ad-Uin
a,
arrêté
le
fil
de sa narration en 655, au
Iloulagou va entreprendre son expédition contre
Hagl](hul; 'Ala ad-Din, sous les règnes d'iloulagou et d'Abagha, qui étaient
le piinci;
bouddliistes, a jugé
prudent de ne pas écrire sur ce sujet dangereux la façon
Ismadieus, qui, après tout, étaient des Musulmans, fait présumer des sentiments qu'il nourrissait à l'égard des infidèles, des idolâtres, qui
avaient porté une main sacrilège sur le trùne des Abbassides. Sans doute, Nasir
dont
il
:
traite les
ad-Din Tousi a écrit un récit détaillé des opérations contre Baghdad, et Rashid
ad-Din s'est l'tendu a\ec complaisance sur les péripéties de la lutte; mais Nasir
[1]
MORT
LA
l'aris, disent,
KIIACHAN KOUYOUK.
ni'
au sujet de
IGl
de Kouyuuk, khaglian des
la uioit
Mongols, que ce prince, parti de Ivara-korouin ji^SLJU* ^^^ Ji»,
se L'oiiduisil foniiiic
ilictions sinistres
uitables
mmit
c:ilaiiiiti'S,
l'inlauiii'
un
lenétrat, le
de rastroloj-'ue
s'il
jour où
!<•
prince lloulagou s'inquiét.i des pré-
ad-Uin.
llosaiii
<|ui
le
nienarait des plus épou-
aux descendants d'Alibas, aloi'S qu'il
mon^^'ol que jamais la colère céleste no
osait s'allaquer
do prouver au
clief
exercée pour venger l'assiissinat d'un khalife. Jlaljrré ses protesUitions
tait
la foi musulmane, et encore a-t-il éciit
oonquélode Haghdad sous le règne d'un prince, Mahmoud (ihazan,
'{ui avait abjuré le Kouddhismo.
A une date très postérieure, en (j80, 'Ala ad-Din rédigea, sous le titre de
Tnsliat nl-ilihvan. un tJ'aité, dans lequel il expose dos ciioonstancesqui lui furent
|iorsonnelles, en relation avec l'histoiro des Mongols, ainsi que des faits qui
Islamisme, liashid était un juif passé à
l
récit
l"
de
la
et, eniWI, à la veille de sa
une continualion de cet opuscule. Ce supplément au Taslial al-ikhwan se trouve à la lin d'un manuscrit de luxe, décoré
de peintures, qui fut copié en l'année 811, dans la dernière période du long
règne de .Shah lîokli, par un certain Abou Ishak ibn Mohammad ibn .Ahm.'id
al-Souli al-Samarkandi, et on lit, après les derniers mots, au folio 11 v°, car l'ordre
liparlienncnt exclusivement à l'histoire des Mongols,
MOrl,
des
il
écrivit, s;ins
feuillets
-•UoU:'»
i^'
a été interverti
^rr^;^i
Ajovl
.CJ..O^v,^'!
:
•
,,^
spécial,
titri'
:
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J-»s-'
^LiXjLj^a.
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J'y^
^li-^
y^
i^s—l
^„^j^\ v_jLxJi
(^-^ -'
»j1
Ici linil le livre intitulé Tnrilili-i
yJUli]
.Ji,^
J"-" {^.y>: _$^>^
.-isr-'l
,",.»J'
Ujlhfin;/ou.shaiU'
Xi
JU
Djouwaïni
jour du mois di' .Shawwal de l'année .'<ll. par les soins de l'esclave misérable c-t pauvre, .Mjou Ishak ibn Mohammad ibn Aliniad al-Soufi al-Samarkandi -, ce qui indique, à n'en point douter, que ce personnage a reproduit le
lo.xto d'un manuscrit, dans lequel l'appendice au Tastiiil al-ikhwan, vraisemlilablement le Taslial lui-même, étaient comptés comme des parties intégrantes do
l'ivuvri' de Djouwaïni; tout ce que l'on connaît des habitudes des copistes des
livres de luxe ét;ililit d'une façon irréfutable que Abou Ishak a reproduit lidèlement l(îs dispositions de l'exemplaire enluminé qu'il copiait; il n'y a pas un seul
exemple d'un manuscrit illustré, dont les peintures ne soient les répliques tradile
l(i'
ou moins modifiées, quelquefois très altérées dans les livres de
un manuscrit exécuti' immédiatement
après la conqiosition de l'ouvrage, .sous la direction de l'auteur; à tel point qu'it
est évident qu'il existait, dans les at<'liers de peinture, un manuel d'iconographie
et d'enluminure des c|uelques livres qui éUiient destinés à recevoir des illustrations; il n'y a pas un seul exemple il'un copiste qui se soit permis <raltérer la
disposition et de changer l'arrangement d'un manuscrit de luxe dont il reproduisait le texte, et l'on ne trouve jamais, dans les livres enluminés, les erreurs
de division qui déparent quelquefois les manuscrits médiocres, exécutés par des
copistes sans soin le fait n'est pas surprenant, si l'on remarque que l'exécution
des livres de luxe était n.iturellemcnt confiée à des artisans très scrupuleux; ce
n'est pas à dire que leur texte soit très correct, car un calligraphe peut manquer de IcUre.s, et Abou Ishak. évidemment, ignorait l'arabe, le turU, et jusqu'au
tionnelles, plus
basse époque, de celles qui décoraient
;
[2]
OHIEXT CUBÉTIICN.
11
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
162
pour se rendre dans l'Occident, aux rives de l'Émii,
WC '^
nom
(le
i^i
Chinois,
''"^^
l'auteur dont
il
do
lin
au
lorsqu'il arriva à la limite
^W
du pays
copiait la chronique, lequel, d'ailleurs, au ix° siècle de
l'hégire, n'était point très
l'appendice
«
le
connu
Taslial
;
mais tout cela n'empêche que
al-ikhiran
^^~^'-'^
:
^j^
s'il
a
écrit, à la
p~-.*.M .^L;X_'
^J^-^-iJ
termine le livre intitulé Tarikh-i
a trouvé cette épigraphe dans le
manuscrit qu'il reproduisait, sans qu'il soit possible d'y voir le résultat d'un
déplacement des feuillets de cet exiimplaire, puisque cette phrase, au lolio 41
verso, termine explicitement l'apiiendice au Tnslial, et non une autre partie de
(lire
c'jrr')
DjiluDir/oushn,
la
ç'j^
par Djouwaïni
»,
'
•
c'est
Ici
se
qu'il
chronique.
11
est visible i|ue,
que liashid
si'
sentant parvenu au terme de sa carrière, et apprenant
ad-l)in. '.Vbd .\llali al-lvashani,
Ahmad
ibn
Mohanimad
al-Boukhari.
conçu le projet d'éci'ire l'histoire des .Mongols.
'Ala ad-Din a regretté de laisser inachevés les fastes d'une époque dont il
connaissait mieux que personne les péripéties et les seci'ets; mais le récit de
.ses aventur(;s personnellrs l'ut tout ce qu'il jugea prudent, à la fin du règne
d'Abagha, en Ii80, d'écrire sur cotte période affreuse, où l'Islam, en Perse,
tomlia sous le joug des lamas tibétains. Quand Sultan Ahmad, le premier prince
mongol qui se fit musulman, le 20 JIohaÈ-ram 681, arriva au trône, il était bien
trop tai-d pour que 'Ala ad-Din put reprendre le fil interrompu de sa chronique, et en conduire la trame jusqu'aux derniei's jours du règne d'Abaglia.
Il en faut conclure que '.\la ad-Din, en
081, constitua un exemplaire de son
œuvre, de la partie de sa chronique terminée entre (i.ô8 et 659, du Taslial, composé en (i80, de l'appendice au Tnslial, écrit en 681, le tout, sous le titre de
Djihannouslui, et que ce fut cet exemplaire qui lut copié par Abou Ishak, à la
fin du i-ogne de Shah lîokh Bahadour; ou bien, ce qui est encore très possible,
que les amis de Djouwaïni, trouvant, après sa mort, les autographes de ses
ouvrages, eurent la piété de les réunir en un .seul volume, pour éviter que les
diverses parties ne s'en perdissent, comme le fait ne s'était que trop souvent
et d'autres littéi'ateurs avaient
pioduit.
H est hors de doute qu'à lépoqui' timouride, sous les règnes de Tianour,
de Shah UoUli, d'Oulough Heg, on rechercha avidement les histoires des Mongols, et qu'elles étaient alors
d'hui,
comme
le
montre
connues sous un état i|ue nous ignorons aujourdans un manuscrit qui appartint à
l'attribution,
Oulough Beg, à un certain Ahmad ibn Mohammad ibn Alohammad al-Boukhaii,
d'une portion de la Djami'al-tawankk de liashid ad-Din, dont la paternité est
il'ailleurs revendiquée en termes foi-mels par un autre écrivain, 'XhA Allah
al-Kashani (Inlroduclion à l'IIisloire des Mongols, p. 396). Quoi qu'il en soit, le
texte du Taslial n'existe pas dans le man. ïdfi, entre la fin du troisième tome
du Djikanijousha, au
folio 1 ri'cto, et le commencement, au verso de ce même
de l'appendice au Taslial; le Taslial ne figurait pas dans le manuscrit
qui fut copié par Aliou IshaU, lequel est entré incomplet de tout son commencement à la Bibliothèque nationale, cette pai'lie initiale étant restée à Constanfeuillet,
tinople, où elle lut acquise,
beaucoup plus tard, par M. Clément lluart.
problème me parait insoluble, et qu'il ne
.l'avoue que, posé en ces termes, le
me
semble pas que
l'on puisse
jamais expli{|uer pourquoi,
[3j
et
comment, le
Taslial
^
I.A
MORT DU KHAGHAN KOL'VOLK.
163
de Samarkanii, dans un endroit qui est distant de Bcsli-baligii
d'une soniaini' de niarclie, le terme fixé pour chaque homme
l'atteignit
j.™,,
»
^i-C
:
V* -j^y
Jr"'
àJo
-^-^->
^/>~i
'S
U
Lsr'l
•^^^-
;l
^
j.^, ^jjj^^
j^ j^
CV'st co texte qui se
lit
à
la
(lu premier volume de la chronique d"Ala ad-Din,
que Mirza Moliammad Kazw ini a publié dans la siTie des GibI)
Trustées; c'est ce même lexie, à quelques variantes insigai-
page
>!.".
liantcs près
j.~-,
,J
:
-^^''
] aS' j.~w, j^^*^
'-==^1
^J^^ ^j^^ ^
J^' --^-J »|i i'^», qui a été copié par
i^xs^.
^ys.
Rashiil ad-
Din, tians l'histoire de Ivouyouk, telle qu'il l'expose dans la
7'ari/,/i-i
))ioubarak-i Ghazaiti, et c'est cette
même
phrase
dans la partie de cette chronique que j'ai publiée
aux Irais des Gibb Trustées (p. -250).
Cette phrase, telle qu'elle se trouve dans les manuscrits de
ces deux histoires, est une pure absurdité, car l'on sait, par
DJouwaïni bii-mème, que Hatou. itant parti de son ordou, sur
la Volga, pour marcher contre Kouyouk, apprit la mort de ce
princf à Alakmak, à sept jours de Kaynligh, c'est-à-dire, approximativement, sur le 71'' méridien \.-E. de Paris, environ
à 550 kilomètres dans l'Est de Samarkand, ;i prés de 340 kilomètres H l'Orient du point oii Kouyouk serait mort, si l'on
adoptait la leçon de Rasliid ad-Din et de Djouwaïni.
qui se
lit
al-ikhwan disparut de l'œuvre de 'Ala ad-Din, tandis qu'on y fit entrer Tappendice au Taslial. Il n'en reste pas moins certain que la division du Djihangousha,
dans sa disposition première, de 609, conservée dans le man. 69, comprend deux
volumes; quatre tomes, le quatrième formé du T'aida/ et de son appendice, dans
la recension qui; l'auteur fit en 681, qu'il consacra dans un manuscrit de luxi'.
.destiné à être oiTert au prince de l'erse, ou à un puissant seigneur, et non trois,
ce qui i-eprési'nte une division secondaire de la première rédaction faite en
659, pour répartir d'uue façon plus égale le texte de cette chronique. L'édition
partii-ulière tlu Djihangousha, faite en 681, par '.\la ad-Din, ne sortit dr" la
bibliothèque du haut personnage à qui elle avait été oITerte. et de sa famille, i|ue
pour iHre copiéi', à la fin du règne de Sliali Uokh, puis elle disparut, ce qui
explique comment piesque tous les exem|)laires connus du Djihangousha, ù
du man. i06, reproduisent l'édition en trois tomes de (>')!•, qui est celle
'.\la ad Din, à une époque bien antérieure à celle à laquelle il eut l'occasion d'écrire le Taslial et son appendice. Cette circonstance n'empêche point
que la <livision de cette chronique en quatre tomes ne soit l'expression de la dernière volonté de '.\la ad-Din 'Ata .Malik al-Djouwaïni. ou qu'elle ne marqui' une
intention formelle de la personne qui fit exécuter les clauses de son testament.
l'exception
que publia
j
[4]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Ig4
Kouyouk est
que Djouuaïni, écrivant que
Samarkand, ait éprouve le besoin
mort dans les environs de
en Perse
"situer la position de cette ville, qui,
''^f^^-^
Be.hpar rapport à une localité,
Il
est bien étonnant
Unn.e lest à Londres,
était
importante, dont le nom n
baligli, infiniment moins
serait
il
quelques erud.ts;
parvenu qu'à la connaissance de
événement survenu a
d'un
étrange qu'un historien, parlant
Sud-Est des Gaules est a
Lyon ajoute que la métropole du
de Néris-les-Bains.
une semaine, par la route, de Gray, ou
conserve
Shiliab ad-Din al-'Omari nous a
Mais il y a plus
J/asa/^'A- al-absar, la mention
dans son encyclopédie, intitulée
avec une lacune produite par la
très précise, mallieureusement
ou plutôt des relais de
riéo'lio.ence d'un scribe, des distances,
comme
:
chemins de
lal)oste, sur les
l'Asie centrale
:
«
De Samarkand
Almaligb, vingt jours;
y a vingt jours; de Yengi à
de Kara-Khotcho a
d'Almaligh à Kara-Khotcbo, (vingt jours)
Khan-baligh,
Kam-tchéou, quarante jours; de Kam-tchéou à
à Ycngi,
il
;
qui, au moyen
quarante jours », d'où il suit que Besh-baligli,
point a
n'était
>uroumtsi,
âge, s'élevait dans les environs d'<
Samarkand,
jours, de
sept jours, mais bien à cinquante-cinq
du Masalik al-absnr,
comput
le
dans
une semaine de marche,
distance de 210 kiloune
à
correspondant approximativement
mètres
(1).
Qu"Ala ad-Din
l'évaluation de la
commis une erreur aussi grossière dans
la cite
distance qui séparait Samarkand de
ait
aucune personne
des Ouighours, c'est un fait que n'admettra
est un historien
ad-Din
'Ala
qui a lu le texte de sa chronique;
il a été
auxquels
événements
précis, qui raconte exactement les
à
foulé,
avoir
en
mêlé, et qui connaissait l'Asie centrale, pour
et
câpres
plusieurs reprises, du chef de ses fonctions, les routes
pas croyable qu'il ait commis la niaiville ignorée, à
serie de situer Samarkand par rapport à une
ait commis une
il
plus,
4.000 kilomètres de Tauris, et que, de
avait suivie
qu'il
erreur aussi grave, en parlant d'une route
désolé(;s. Aussi, n'cst-il
en se rendant à Kara-koroum, à
(1)
(i)
Hcmti'
l'ii
04
(le
1
la
cour du khaglian
(2).
t'Oricnl Chrcticn, uniu'e 190S, pages 357 et :i5S.
ou
(il.")
lois notaminent, quand il aeconisecrétairos, lequel se rendait a
des
était l'un
(l-il(i-li47), la
pagiia l'émir Arglioun, dont
il
première
[5]
Lhistoire de la Chine, parlant de
|.iimo en ces termes
^
5â
<:.
-l-U
165
MORT nu KMAOIIAN KOUYOIK.
LA
mort de Koiiyouk,
la
M^ M ^ m
:H^Xlc^
^ 1i H ^ #
Mk
+^
«
(1)
s'ox-
^
t^
La
troi-
-ième année (de son règne), en l'année méou-shen (1248), au
printemps, le troisième mois, k' i<iiagh;in expira dans le pays de
avait occupé le trône
liininu-siang-i-eni (Ivhounsangir)
il
;
durant
trois ans;
il
avail vécu quarante années (2).
»
cour de Kouyouk. Art.'lioun et sa suite apprirent à Taraz, la ville actuelle do
l;i mort de Kouyouk. puis,
après un certain temps, ils rentrèrent en
l'erse: il est à présumerque 'Alaad-Din 'Ata.Malik al-njouwaïni, à Taraz, entendit
prononcer d'une façon exacte le nom de la localité, où le kliaghan était mort,
l'jouw.aini retourna par la suite deux fois en Asie centrale, se rendant à KawIl
iirkistan,
I
koroum avec
l'émir
Arghoun
(617 liég.
=
li-10;&IO liép.
=
1251); or, la route
qui conduisait de Perse à la cour mongole passait par -Samarkand et Besli-baligli
il
est impossible
d'admettre qu"Alaad-Din, qui
— Besh-baligh, àcheval,au soleil et à
séparent ces deux villes.
(1) Yuan-shi, chapitre ii, tout à
lit le
;
ruban de route Samarkand
oublié les seize cents kilomètres
la pluie, ait
(|ui
(2)I.atranscription
J^ iH
la fin.
^
È3
lloung-siang-i-eul du nomdi>cettelocalité,
qui a été faite au xiir siècle, d'après une forme vivante, a été modinéc parles
du Yuan-shi, dans la période kliien-loung, d'une façon tout à fait arbi-
'•diteui-s
coutume, en
traire, suivant leur
^ ^ 9# j^
lloung-si-ya-eul, avec
une
en lettres mandclioues {buique du Yuan-shi, cliap. iv,
qui est absolument impossible, et qui ne correspond même pas à la
t'-anscription refaite, ce qui est un comble. La personne qui a inventé celte
restitution Kenkisiyar,
page
10),
rme
ignorait
que
le
caractère
mongol que par
transcrite en
\f.i
les
houn^
est
de
la
classe-^
,
qui ne peut être
aspirées kh, gh, à l'exclusion de k et
transcrivent toujours les caractères de la classe
S-,
et
jamais
»/,
qui
d'autres. C'est
de fantaisies analogues, et tout aussi inexcusables, que les éditeurs de l'édition remaniée du }'uan-shi ont changé l'excellente transcri|itioii du
>us l'influence
\m'
•^
siècle
/\
ÇA. ^Pa-ho-tha, du
Pa-ho-thaï, avec
rcxplicalion
adjectif
ho-li-fa
t^
iff-
du
titre
'
ription absurde
le
aimer vivement
arabe, khalifa, du
mandchou'!^
chef d'un village
eux,
la ville
de Baghdad, en
d^'
ji-
yJW
-,
9^
(sic), ôlklia,
-,
des Croyants,
signifiant
comme
Y uan-shi, chap.
[6]
0^
ils
Jj^^
^
sont allés
ironiquement
te
et qu'ils lui ont substitué la trans-
fa-la-ho, ce mot,
nom d'un roj-aume (Lexique du
et
de cette forme, qui ressemble à un
Commandeur
cinq c^nts hal'itants
îfll
gj 5^
Bakhataï, en caractères mandchous,
une restitution
-
do
mongol. C'est de même que, dans la transcription très exacte
chercher un mot
•
nom
Baghdad, étant, suivant
m, page
18).
Par contre,
inn
REVt'E
l'orient chrétien.
np:
Transcrit en caractères arabes, d'après les constantes phoné-
nom
tiques du Mil" siècle, le
de Khounsangir se présente sous
première vue, est incompatible avec
du Dj i hangousha et de la
^x:»,*-.
le nom de Samarkand
Tarikh-i moiibarak-i Ghazani.
L'un des plus mauvais manuscrits de la chronique de "Ala
forme
la
laquelle, à
t-C~j.ii,
ad-Din. qui porte
au
lieu
tique
nom
du
^O,
(JJLj
le
bien
dans
à.^^ Lj
numéro 69 dans l'ancien fonds persan, a,
connu de Samarkand, la leçon énigmaphrase
la
Ls-»!
:
;l
j.^,^0
ji"
j-s-t
un autre, encore plus défectueux,
(1);
le
,.^
plus
mauvais exemplaire qui existe de cet ouvrage historique,
quoique copié à une date ancienne (2), l'année 700 de l'hégire
(1300), porte très distinctement la forme ^w.», qui diffère à
peine rle^C-,-, dans
la
^
inie^&
phrase... j^-, ^-Cs
ils
ont
liicii
est
^p
tivinr/. et la ti'anscriptioni|ii'ils lui
vu
lui est ri^'oureiiS('m(>nt
jamais
été,
qui, dans
comme ils
l'ni-alic stil/an.
prétendent,
le
nom d'un i-oyauinc;
le
lui
ont donné
et ces fantaisies,
la
ren.ard
-
form(>]®
<lissimulent
mal
..
seigneur
et les
'jn^
(oi.
dont l'équivalent chinois
ont substituée. gJX
Yuan-ski, traduit l'arabe malik
le
.,_jr>.
ffifl
équivalente, bien (jue ce mot, pas plus que
malaklii, qui signilierait^^
Vuan-shi
sou-tmi est
3.s^'
»,
^i&
srrait
éditeurs de
-W
le
BB
sou-lc-lhan,
suivant, n'ait
y^':
muu-li-hi,
un mot mandcliou
l'éililion
remaniée du
^y: ma-la-hi. Cet étalage d'érudition,
l'iiçnoranee,
souvent excusable,
de
leurs
auteurs.
(1) l'olio CiO
pour y^^~',
une
elle
verso;
le
~
le
manuscrit
sln étant
ili'l'ormation
de
S,^=, ce qui est une graphie douteuse,
jiorte
mal tracé par
»X~x~, avec
le
le
copiste; peut-être cette forme est-
sin et. le
nonn
intervertis, par suite
d'une mauvaise graphie de l'original; la cliose, d'ailleurs, a peu d'iuqiortauce,
car
il
est
certain
que
c'était bien
ou une forme altéive de
J^u^^
Xl^l,
sous une forme diflicilement
lisible,
qui se trouvait dans l'exemplaire sur lequel a
été copié le
manuscrit 6!) de l'ancien fonds persan de la Bibliothèque nationale.
Ce manuscrit a été rapporté, vers 1894, de la Transoxiane, par .M. Edouard
Ulanc, qui voyagea dans ces contrées; son texte est inutilisable; sans compter
des lacunes énormes, les erreurs et les fautes les plus grossières ne s'y dénom(-')
brent pas, tant
il s'en trouve; les noms turks et mongols qui fourmillent dans le
d"Ala ad-Din sont impitoyablement massacrés, ce qui n'empêche pas
d'y rencontrer, à l'orcasion, comme dans le cas présent, des formes qui sont
plus voisines de la véritable leçon que les variantes de tous les autres manu.scrits.
récit
(3) l'olio
105 verso.
[7]
I,.\
MÛRT nf
J'avais riMiiarqiif ces
KOlYOt
deux formes en
lîashid ad-Din,
soiiproiinais
cl je
que
de l'Asie centrale, où mourut
le
167
K.
quand
190"),
de l'histoire de Koiiyouk, dans
sais le texte
localité
KII.\r,H.\\
nom
le
j'établis-
la clironique
v.
de
ritahie de la
kliaghaii. se dissimulait
>ous ces deux variantes; mais, outre que je ne trouvais rien
qui s'en rapprochât, ni sur les cartes russes à
du Turkestan,
pouvait
dans
question
iHre
leçons dans
ni
le
nom
le
grande échelle
Hsi-tiu-thoimg-iven-tchi
d'introduire
l'une
ou
(1),
l'autre
il
de
ne
ces
texte de Rashid ad-Din, qui a indubitablement
Copié un manuscrit de
lisait
le
l'iiislnire
Samarkand,
de
d"Ala
et
qui
ad-l)in,
portait
dans lequel se
certainement
aux rives de l'Émil, le khaghan devait pasOuroumtsi; rien, dans les textes persans
et chinois, ne permet de déterminer si Khounsangir se trouvait sur la route de
Kara-koroum à Besh-baligli, nu sur le chemin qui conduit de iiesh-baligh à
riùiiil. Les relais de la premirre partie de son trajet, la route dans l'Est de Heshlialigh =
(ui'oumtsi, sont indiqués ainsi qu'il suit, dans le Usi-yu-lhoung-wcn-tchi
(chap. I, pages 6 et sq.) Oulan-ousou Oulyusoutaï; Aktas; Ilbar-Khosho; Mourouï; Téguéré-khoutoulaï; Tobotchok; Obdang-toraï; Dcurbeltchin; Narit; Heshi.Tek; Saïn-tara; Kuriétou; Témégucr. Cette route est, en partie, celle que sui\it le prince Iloulagou, quand il vint de Kara-koroum en Perse; elle rejoint,
près Besli-lérek, le chemin de Besh-balighàGutchen, Barkul, Khamoul, An-hsitoliéou, Sou-tchéou, qui double la route Besh-baligh, Tourfau, Pitchan, Khamoul,
An-hsi-tchéou. L'auteur du llsi-yu-lhoun;/-wen-lchi a commis dos interversions
dans les noms de ces stations, car les cartes russes de l'Asie Centrale les donnent, au-dessous de Besh-térck, dans l'orvlre; Bcsii-térek; Narit; Kuriétou T/.eu-nishouan; Saïn-tara; Fuken; Gumudi; Tchilayan; Ouroumtsi. Si le khaghan est
mort sept jours avant d'arriver à Besh-baligh, Khounsangir est, soit Kumurnia,
à 7ô kil. N.-E. de Gutchen, ou liashioun, à t>j kil. X.-E., à environ 210 kil., soit
sept jours, de Besh-baligh
Ouroumtsi. La route qui. dans l'Ouest, conduit de
l;esli-b:iligli à l'Éuiil (iiiV/., page B») passe par Tchangguï; Lokhion; Yang-balgha-oun: Hek-khousou; .Manas; Boro-téké-turuku
Khorghos; Kuïtoun (= Kweioung); (jurtu; .\ntcliikaya; Ising; Boulkhatchi; Boro-tala; 'l'odok; Oroï-dchalaui; Tchaghan-baïshing; Yar; .Narin-khobok; Dchckdélik
Kété-khobor; (iuerurgué; Shibartou; Khongkhor-oloung; Sari; Urlu;
Tchaghan-khoutchir;
Tohorgho; Oulan-klioutchir: Kilghasountchibghatasoun; Tarbaghataï (Tchou-'houlchak); Emin
^comme dans le Taï-T/isiny-yi-llioung-lcIii, pour Émil
(1)
Pour
se rendre de Kura-korouin
ser nécessairement par 13esli-baligh
=
(
:
;
;
=
:
;
^5 ^S
î5^
'
'^^^*^
"'•
comme dans
nom du
le
Ichingguil; .\ikhous; Kholong-obo; Ouyengtchi
sur
le
neuve de ce nom; Yol-yar; Mogholtaï-odot;
Wi /K jW
^;
TarUimtou Soukhaïtou
;
;
fleuve); puis elle continue sur
;
Bodongtchi; Ertchis
Nam
(sur le fleuve
Nitchuguen-boughoutou
;
(Irtish),
Nam-ghol
Ikir; Tchalii-
Bourghasoutaï: Tchokhor. Sur cette route, les sipt
JMUisde chemin correspondent à peu près à la position de K«eï-loung, ou d'une
localité assez importante, Shi-houo, dont le nom ne se trouve pas indiqué dans
le Hsx-yu-thoung-wen-lchi, dont la rédaction parait bien défectueuse.
.liui;
Mo'lotou lioughoutou
;
[«]
RTViE nE l'orient chrétien.
108
j.^. -v:3^*_ jUrf
Samarkand
«
.,_^
quand
nrriva à la limite du pays de
(1) ».
Li's foniies
J-3^w de
six
des manuscrits conservés à la Biblio-
llièquc nationale, la graphie
du manuscrit de
mont
il
de
70(t
explicables
^.w du
l'iicgire,
du nom
manuscrit 69,
celle
^.Cs
sont des déformations facile-
^C-.;s,
qui
se
dans
lisait
le
manuscrit autograplie d"Ala ad-Din 'Ata Malik al-Djou\vaïai,
qui avait écrit
a~-..
:
limite de la ville de
Comme
Jc-as
y^
^sr'.
Khounsangir
«
.,_j;^
verront immédiatement les
le
quand
il
arriva à la
».
personnes qui con-
naissent les caractéristiques du nasklii cursif du
xiii"
siècle,
dans l'écriture personnelle et rapide d''Ala adDin, devait se présenter sous la forme A..-y yC.
^^k—'> ^'^'^^
séparation aucune entre les mots, le sin de Khounsangir étant
cette phrase,
rendu par une allonge, sans dents, ou les dents du ~ étant
indistinctes, le kaf de ce mot écrit on deux parties qui ne se
rejoignaient pas (2), les points diacritiques étant oubliés, ou
un copiste de
dispersés, de telle l'açon qu'il était impossible à
savoir à quelle lettre les attribuer, suivant l'habitude des auto-
graphes de cette époque lointaine. Les deux
ont trouille la vue du copiste
(3),
en
,
ra consécutifs
même temps
qu'il prenait
visible que Rashid a copié le manuscrit qui est aujourd'liui conservé
supplément du l'onds persan sous le n" 205, comme je l'ai imprimé dans
Vlnlrodiiclion n l'histoire dus Mongols, page 118; un manuscrit de la Tarikh-i
mouharnii-i (Hiazani de Rashid ad-Din, contenant le même texte que celui du
man. supp. persan 208, a été copié dans l'atelier d'édition de Rashid, à Tauris.
tout au commencement du vni" siècle de l'hégiro, en une année dont les cen(1) Il est
clans le
taines seules sont indiquées w'-*
f-^
i^~, par Rashid
al-Kli\vali.
!equel,quclquo vingt années plus tôt, avait copié \c Djihangousha qui est aujourd'hui le n" 20ô du supplément persan. Ces faits établissent que Rashid alKhwafi était depuis longtemps au service de Rashid ad-Din, et que ce personnage,
comme
gols,
il
fallait s'y
attendre, travaillait depuis des années à son histoire
dosMon-
lorsqu'il eut l'habileté
de s'en faire donner l'ordre par Ghazan, l'œuvre
étant presque entièrement terminée. 11 est clair que l'on n'improvise pas en
quelques années une chronique de celte importance.
(2)
avec
La graphie
le
* mhn
•;-
est
poui-
le
hë
est constante à cette
époque
une source inépuisable d'erreurs dans
la
;
sa ressemblance
lecture des
noms
propres.
(;i)
C'est la
une conlusion qui
se remai'que
[9]
constamment dans
les nianu.scrits,
LA MORT Dr KUAOIIAN KOUYOUK.
barre non jointe du
la
("rps du
l;af
pour un dal
i
imposé, pour peu que
cursive de
(1),
:>
le
^
de^i
Telle esl l'origine
..•
manuscrits de
lies
a de x^j
l;af pour la voyelle
i
de
sorte
telle
c'ost-à-dire .v~_, ^^j^~^, ce qui lui
_^^,j.o,*_,
j
IfiO
la
ihronique
—^LJ
La forme yCw-
la
île
d'
leeon
fiCL-ij
est
une forme
Samarkand de
devenu par
chute du mot
la
la
Is^
j-,~
:
t^-i-
:
donné d'un coté
mots sont serrés
les
011
I
l
^
quaml
les
X^,
:
uns contre
I
'i'>
I)
jj.i^' surtout quand il
Celte graphie du iT par
conslanto dans
s'a^rit
.,^3.
disparition des points, est devenu
puis
les
JLJ
autres, et
trouve des complexes
l'on
six
is-" ^j_j^,
X—
en quelques stades, dont rertains peuvent être confondus,
attention
lui.
presque
des deux autres manuscrits s'explique
x~^j ^L^i. pui> fC-^, par
qui a
h;
Ala ad-Din.
encore plus facilement par les étapes suivantes
.--wj
qu'il
él.iit
se présentât sous
el
tels
^s,
ce qui est la
(2),
faut faire une pi-ande
il
que -^—i
i-^i-iJ,
y^ y '•
-^-— l,•^•
^^
de noms propres.
sa partie inférieure x,
sans la barre trans-
manuscrits anciens, des xii'-xiv" siècles; elle y
ii^litue une véritable plaie
elle a été la cause d'erreurs sans nombre, car rien
11'
ressemble plus à un daf j que co knf incomplet, à ce point qu'il est courant
voir les t\poj,'raphes, distribuant un paquet de composition, placer les kaf
dont la barre transversale s'est brisée, dans le cassetin des dal. Le nombre des
-alc, esl
les
;
il
d'un kaf réduit à sa partie inférieure i
fi^rmes qui sont nées de la confusion
c un
dal ^^ et de
la
confusion inverse, est incalculable; c'est ainsi, à
mon
sens,
le nom du ^r-^ Henkesh, que cite al-Masoudi. dans
comme étant Tun des principaux livres des Gucbres, et qui est évidemment,
comme j'ai eu l'occasion de le faire remarquer, il y a fort longtemps, le nom du
que s'explique
ses Prairies
d'or,
Buundahish, en
pelilvi
Roundahishn, i^r-*-^» dans lequel
a i se sont soudés pour former un
tion ilu
dans
dans
la
,
irH^'
(l'ou
le
i/*'^'
graphie arabe, se réduit souvent à un
la
voyelle
''^'^c la
dispari-
dal et
trait
minuscule,
manuscrits, est une lettre de petite dimension, moins importante
IV'crituro que dans la typographie. C'est de môme que s'explique la
dans
qui,
qui,
5_
•>
forme
les
,'-l.»=>.
Khamdan, que Masoudi donne au nom delà
Empire, laquelle
est
du
Céleste-
une corruption ancienne de ^j-^^*^ Djam-gan, avec m-n,
qui transcrit exactement
Thanj.
capitale
-^ ^C
Tcl'l'ang-an,
nom
de
la
Cour Impériale sous
que
l'on dit que les .Musulmans connaissent la capiUile
de Khumdan
ce nom ne se trouve dans <ii«;»n livre
chinois, sous une forme qui ressemble à Khumdan.
les
C'est à tort
des Tliang sous
(2) Il
n'est
le
nom
:
pas impossible que la forme j^—* ne soit née directement de celle qui
[10]
tîKVrE DE l/ORIEXT rURETIEN.
I7n
du manuscrit de 700 de
leçon
l'hégire, et de l'autre
du
suite do la confusion fréquente
du
s et
puis ^.C^o,
j,
par
,.C™.0".
yr„.xj, et
du manuscrit 09 de l'ancien fonds persan, car il
constant, rians la graphie des noms propres, de
voir les éléments ->, à l'initiale, se fermer, et devenir un", cju'il
faut n'soudre on ses deux crochets pour retrouver la forme
JC~^. leçon
est
en
effet
primitive.
Hien que cette généalogie d'erreurs graphiques soit certaine,
il
est déconcerfant de trouver le
nom
de
la ville
de
Samarkand
manuscrit 205, qui a été copié en 689 de l'hégire, huit
ans, jour pour jour, après la mort d' 'Ala ad-Din (1), et qui
n'est postérieur que d'une ti'entaine d'années à la date à laquelle
cet homme d'état acheva sa chronique; il l'est encore plus de la
remarquer dans le manuscrit 1563, qui a été copié sur un
exemplaire écril en 659 de l'hégire, très probablement sur
dans
le
d"Ala ad-Din,
l'autiigraphe
tout au
moins sur
l'une des copies
qui furent exécutées de l'original d"Alaad-l>ia pnur en publier
le
terminé entre les années
au moins aussi inattendu de trouver la forme
texte, puis(|ue le DjUiniigniislia a été
(i5S et 659.
la
Il
est
meilleure du
nom
de cette
localité, celle
plus de la leçon originale, dans
le
qui se rapproche
manuscrit qui
est daté
700 de l'hégire, car, malgré cette circonstance qui montre
reproduit
le
texte d'un exemplaire ancien,
évidemment
nique
lait
le
plus
qu'il
celui de
l'une des copies laites en 659, le peu de soin avec lequel
exécuté en
le
de
il
a été
médiocre exemplaire de cette chro-
[i).
déjà eu l'occasion de faire remarquer qu'il s'est glissé
dans ces manuscrits des formes qui semblent inexplicables, à
si peu de distance de l'original, lesquelles ne sont point impuJ'ai
tables à 'Ala ad-Din, qui connaissait très
et
la
prononciation des
liguraient
se trouvait
ilans
noms propres
l'histoire
de
ses
dans l'autographe U"Ala ad-Diu j>^''
exaclement
et
contemporains.
—^
,
la
graphie
géogi-aphiques qui
Certaines
par un processus qui
est
trop
évident pour qu'il soit nécessaire de l'expliquer.
(I) Introduction à l'/tixloire des Mongols, 1910, page ILJ.
cl) Ce manusci'it, copié en 700 de l'hégire, et le manuscrit 69 de l'ancien fonds
persan, pi-ésentcnl cette particularité, qui leur est commune, à l'exclusion absolue
lie tous les autres exemplaires du Djihaïujomha,
de remaniements dans le texte
[11]
I,A
MORT
Ot'
^
do ces erreurs, romnio celle qui
\
peuvent guère s'interpréter que par
'
I
[
ta
il
récriture
Le
île
l'auteur
:
171
KHAr.IIW Kni'YniK.
fait
l'oljjet
de cette note, no
que présen-
les difficultés
II.
on lui-mènie présente un intérêt restreint;
lait
il
importe
du monde de connaître le nom de la bourgade
ilans laquelle un homme, fiU-il l'eniperour dos Mongols, a terminé sa carrière; mais il est un exemple typique de la fragilité
il.' la méthode gei-manique, qui consiste à prendre connue base
d'une édition le manuscrit le plus ancien d'un livre, à substituer
lutomatisme à l'intolligenre, à reli'guor dans les notes les
peu à
l'histoire
1
variantes de tous les autres, sans s'inquiéter de leur valeur.
K.
Bl.OCIIET.
cotte ctironiquo, et de
la suppression îles passages d'une inli^lUircnce diflicile;
des possesseurs du manuscrit copié en 7û(J a pris la peine d'écrire ces passages
mis, dans les marges, d'après un exemplaire complet du texte de la chronique
'Ip
l'nii
d'Alaad-Din. Ces similitudes, jointes à
la
leoon t^—-"
—j^~^,
jilus
la leçon
i|iic
i'ituellesdu
1
commiinaulé de
voisine de la forme qui se lisait dans l'original d"Ala ad-Din
--9 j-*— do tous les autres manuscrits, tendent à prouver l'existence
'leux familles des exemplaires du Djihangousha, l'une comprenant tous les
nuscrits qui existent à Paris, à l'exclusion du manuscrit 6'J. l'autre, le ma-rrit 0!» et le manuscrit de M. E. Blanc. Le fait ne pourrait être prouvé que
une étude particulière du texte de ces documents: il est assez remarquable
illeurs que, pour cette chronique orientale, on retombe sur les deux faniillos
infiniment
'
la
s-héma de
la
dérivation par classes des manuscrits des textes
en vii;nl à se domandor si ce schéma ne cons-
issiquos, si habituelles, qu'on
pas un procédé aussi
que traditionnel.
par la négligence des scribes persans, qui mettent
'i.vant eux le manuscrit dont ils sont chargés de reproduire le texte, et le
:ient à vue de nez, sans se donner la peine de suivre les lignes du doigt, ce
,1 leur procure l'occa.sion fréquente de sauter des lignes entières, tout un
fragment de texte, môme de plusieurs lignes, qui se trouve entre la répétition
•l'un même mot, et le plaisir d'opérer des soudures arbitraires. Les copistes des
uiuscrits arabes et turcs se sont toujours montrés beaucoup [ilus soigneux
'iiie les Persans et que les katib-i khounsari qui écrivent les textes destinés à
iiiiii;
I
)
Ce
fait
artificiel
s'explique assez
être litliographiés.
[12]
CHYPRE
ILE DE
NOTICES DE MANUSCRITS ARMÉNIENS
Thakworian
de me communiquer les notices de 65 manus-
Le R. P. Sérop(' vardapet Samouélian et
ont eu l'oliligeance
arméniens, conservés dans
crits
l'île
D' H.
le
de Chypre.
Ces notices ne sont pas rédigées dans la forme que nous leur
donnons actuellement.
Cependant,
et,
crois utile de
je
donner en traduction française
partiellement dans l'original arménien
notices qui m'ont été
si
(1), le
contenu des
aimablement communiquées par
les
deux savants arméniens ci-dessus mentionnés.
Haïsmawourq (Ménologe).
Grand format. Écrit en partie à Jérusalem, et en partie à
Chypre dans le couvent-désert de saint Makar; copie achevée
en
iLiS'^q,
A.
11:J3 É.
(=
1681 de J.-C.),
le
copiste étant
le
moine
Thounia, de Halou (Palou).
AlGIIWI'lfd
pnii)
IL
Jll.lll^
i^
^
ij
—
.
:
ll/.AlllIipilJjAllllL
^/iiLiiiiij iiij>/,i|iiiyi
(I) l.e i)i-iiicip;il
i-ii|iie.s,
^'l"l '/"""'"/'"iiiuL,
/j|m^jinii
'/i
est
:
np
intt^rrl
(ronli-e
/ji^i^m
J>îi/j
(li>
'j,
ces
h lanLuiLpu ilt-
:
«ini^iiiLtiuL
lllÂlllÂ7>|lll /l tlnnillîl
lit)
q/iiipu
iiii
Jlll/llllIlUil
up
L
iluurLiuLn-
<Jfen_UJlîli
ipuLtuiil^\i piHiLiii ni_ii uiliiil «i/'/'"
mémoriaux,
piiiloio^'ique.
Ils
à côté des
présentent
luliSliui
S"i"("';
renseignements histo-
des textes eu arménien de
qui a été l'objet de bonnes
langue qui a son importance propre et
monographies, notamment du professeur .Joscf Kakst, Hislorische Grammatik
Cilicie,
dcsIxUtkiscIfArmenischeii. Strasbourg,
l'JOl, in-8°;
[1]
xxin
+
-444
pages.
ihunniuujuinnu ùLunititiiui
i)/jA
liiiitntun
luituninuquiL.
II.
lulin nniiniUL
inu^tniiihu
inn/ti/tinn
iinliofiir
nn
:
ti^itiintttuiLtnu
uinLtuh
nuit)
un
i)/jfiAiiiLfiM»ii
/l
il
IL
liLnLiu ri
IL
"'"
'
"'ir^lr
iifii
i)/jn
lunnuiin
nn
iHi ii
ntitintlji Mlm-tiiuijib
nuintuubiuttu
fiiiiiiiniu
LuLnLnnLU uLn
nuiuuft
II.
njutt§\uiuinLnu
il
nnnunu
II
iMiinrii
i)iiiiiii
m/
rm
nLiuhti
ttuiuiLindt juiunCili
II.
Lntujuutjtn
iJciii
iiniiiiulin—
jutun^u
n/i
i)tttiih
tiLn
II
iii^/ifiijinnriiiiriu
ifiiifj
ma
nttuihh utinnnt Mlsh
II *>'»/iu i)/iii/it^iiin/ili il
imntn/i\(i Iinnnntïiiiii
iiinlttiuitu
liLiintunnu tiLn
t)Ln
i/ii
/ii
Il
^uitui-
lu tut)
njifiit iltuî
(/''^''/"(
:
It-
iILii
i/iliLintii
tjiunnuf^nitnnLti ll*"h
tli2h
lÊnulinti
itLUuiuunu ^ntiLLunh nLuncttiuliniitunu
fiiiiiilj
LliLtui ituutn
II.
nn Lutui untuiuuh
ntuih
uiiihr^n
utiiluiinti
nuii/fiiifiifLinu
II
iiLuLtui
.
ùiulnuntui finLiLii nnLnttn
iii*
iiiaiifouiiii
/i_
tçtl
nnt.nuihl,
tunaiulin
II.
nt)Lmtuutiu
i)Lfi
n un
:
iiiifi
a nriLfLU nu
i/miii/j
fiiiijin
mu
It.
173
CHYPRE.
ILE DE
titu
t)t»nh uttinjtfuiiliu
Ltn
tuvi
uniinillt
;
TRADUCTION
"
Or, co saint livre fui achevé en notre
.l.-C),
clans l'Ile
r-re 11153
de Chypre, à l'umbre de
la
(= 1G81 de
sainte Mère de
Dieu, sainte, glorifiée et brillante, et de saint Makar, par
la
main de moi, Thomas, moine ignorant, qui suis de la province de Balou, où fut donnée l'écriture arménienne au grand
vardapet Mcsrop (1). Commencé dans la sainte Jérusalem, [ce
ici, comme on s'en aperçoit, par
que mentionne le moine de Jérusalem, concernant ce qui a
lé écrit à Jérusalem, et ce qui a été écrit à la porte de saint
Makar. Nous avons mis le mémorial à la porte de l'église de
la- sainte Mère de Dieu, à cause de nous et de tous les croyants,
afin que vous teniez pour dignes d'être mentionnés, mui, le
moine Thouma et nos parents, i^nion pure) Méliton, et ma mère
livre] fut
^li
achevé et terminé
Balou ou l'alou, ville située sur l'Arsanias (Euphratc oricnlalj; des ins-
criptions cunéiformes, gravées sur les rochers environnant celte antique ville,
ont donné naissance à la tradition d'après laquelle ilesrop s'en inspira pour
inventer les caractères de l'alphabet arménien. Sur la population arniéno-
kurde
cf.
II.
moderne de
F. B.
Palou et sur l'inscription
Lynch, Armenin, Iravels and
yji. et la référence à la publication
.iholifs...
de Sayce.
Ci]
cunéifoime du
iLondon. l'J'lli,
Ihl,l.,
p. 392, n.
1.
roi
t.
.Menuas,
Il, \>.
iWI-
REVUE DE l'orient THRÉTIEN.
174
mes
Oski, et
sœurs,
Khatchatour et mes
et ceux qui ont
qui nous ont aidés, ceux qui nous ont
frères Hayrapet, Knrapct, et
mes consanguins proches,
tous
et
ti'availlé
pour nous,
enseigné
les
et
choses spirituelles, et ceux qui nous ont montré
Nous, étant pauvres, que celui qui assumera les trais
que Dieu le récompense, et qu'il ait sa part dans
le bien.
[de ce travail|
le
royaume [de l»ieu|.
Que Dieu ail piti(' de Thouma 1),
de sa mère Marlha, et do toute sa
«
et
m
!
de
les trais
cuupoir.
le
Dieu
reliure.
la
lit
réparer
»
{Ménologc).
formai
:
parchemin; des
écrit à Constantiniiple en /Lû^it,
j)ar les
l'amille, car c'est lui qui
ait pitié d'Esaï, qui
IIaïsma\\iil'R(j
<,;rand
de sou père Miridjan,
et
feuiiiels
soins de lloiiannès iérets (Jean
manquent au début;
(=
A.
11:*7 K.
1078 de.I.-C),
prêtre).
le
3
Haïs.m AwouRQ
Grand format. Ecrit à
Tsoroh
Ménologe).
dans
«
la sainte
Copie aciievëe en l'an
».
dans
Sis et, en partie, à Djokhath,
couvent des Syriens, puis
lée
(
i}{,
le
cohgrégation appe-
760 È. A. (=; 1311 de
J.-C).
MciHOnCtV.r.
iiinnnninnij tuoiiiituiu'^
iiiiiiiiiinii ii/iii iiii 1, iii/L
iii/iijjiijiii />i/i
"".'/'"}
iiiiii^fjiiiit,
"''"'j/'
iliiilili jiliK
h
liiOiiiA/i^i/i,
>,lll^lllll/illlL
{\\
ilu
11
"'î"/"/'''/m
i\uluiiiUlli
Il
III!
liiiiii/i
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s'atrit il'iiM
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yiiLuiuiiuii,
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Itii
II
1"W
uliu
<Jiii/iiiL/iiiil
i/i"î'P
/iiisJiiiLiiii
que celui qui exécuta
manuscrit.
n liuiinuii-
:
la copie
Il
II.
uil
liî"»
IlllILUllllU-
d'une
pai'lie
[
CHYPRE.
ILE DE
linchlLu
yiiifiii
/jLiifiiniifiiii^lf
nniini ilLiiult
Il
uiniiitti *)iiiiiJiiJi
^iifL/i
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V /'"t/"/
i/iiir/ji/^fi
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iii/iiiiiiiiriLN//i
lin
Il
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ç
/i
ninLp
iifLfiu
nutni
^iiiMiJj
II.
fi^iiim
/;^ri
u.
titiini^lutULii
iiuhnLiiiul^ h
II,
linnlih
iiintmau
l«/ii|
/l
Lniitiin
il
iiiliiliiIi
tiitiitin^lih
tituin
/i
liituuinL. niiat) Il li/i^ui
ifpu
*)iii/ifinL—
tinihnn
linnitinili
/ifiiif/iinnuiiif
pu
it*^ttiinh
It.
«^iiiiiiiii/ififin
urlniiii
(/>?''i'(lO/f
hniiliu
tiuniin
JinrLiuI/linri/i
iiiiiïjiiiiiiifrL
in^nniuain
/iii/i.
lit)
.
iiiiIiiiil-
iiui^iiiif
liittijtlnL.h
ittilinnnii
tiiunbuU
aiiiilnLU
innattiit
,
[4J
ttiutn
tinniitiii
ilitiiiLn
il
/i
ulittiittiriu
Ùttinintiiniii-
uliitint
ntAtLjnil
lit^iiitinitttixliLn
li'yltitiihnLulhLU
iitn-jitnutuhu ituLhtnLuItu tttùt^h
•1"! 1311.
ifiLliiiin/i
ii^iii/ifiiiL-
'i-
ùiuuiLuliti
nnnCipli jJtntiitiLnnuu
«^lULiiipLiiii
P
*^tuiitunuili
iiiil
uin ilan nniiLiJ tliuiLir;
(l
Ittiiittii^iaii
l/''^''/
/i_
hunh
fiini
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irt/iiiir
iii^iiiu/iu
II,
nu /lu
inntiilimi iiiim iiiiiiu/tiifL lunintiinnL.jap.
'^ttnnnuint^
">/>
i/ifiiiLU
dinttiLn
iiiiiinnLiiiiiiii
nLJumh ZinjutuMU ituuuLtuuli
iiiiiiiii(i/iif
niitiiiitlitt-lfjli
nu
nn
ui>
/i
HiiLiniiii
uLvili
It
untjJnLuph niiiupb
nliiiiutnlt
liunli
:
mIm
fltittlttihtultii
inns^inhtyU Intintlnn
lit)
iiiii'<)iiiiniii/if(iiii
niunniiihjilt
"P'^t
^lUliiifïnACrfnLuli
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.
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iiio
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il/iOiiJfi
11. Il
:
REVUE DE
176
lViRIEN'T CHRÉTIEN.
TRADUCTION
Or,
"
rachèvement de ce
livre eut lieu
dans
la capitale
de
qui est au pied de la forteresse, gardée par Dieu, et que
Sis,
Seigneur Jésus protégera toujours comme imprenable. Et
on ne pouvait être tranquille nulle part, une partie de
ce Inianuscrit) fut écrite a Sis, une autre partie à Djokhath (1),
qui est un couvent de la nation ssrienne, sous rin\ ocation de
le
comme
la sainte
Mère de Dieu,
dans
et certaine partie
gation du couvent appelé Tsoroli
la sainte
sous
(2),
congré-
rin\ocation des
Mère de Dieu, et de la sainte Sion;
grande ère arménienne 760 (= 1311 de J.-C),
sous le pontificat du Seigneur Konstantin, de Césarée, et sous
le règne d'Oclnn (3), pieux et dévot, fils de Léon (1), fils de
Uétliouin (.")); de même que dans l'ancien temps, Dieu choisit
David parmi les fils de Jessé, de même, dans le [temps] présent,
ses sept frères et l'oignit roi de la
|il| choisit Ocidn parmi
de la nation de llaïk (7); afin qu'il
Thorgom
et
maison de
(6)
puisse lire librement la parole du prophète inspiré par Dieu,
« J'étais le plus jeune parmi mes frères, et le cadet
|i|ui (lit|
de la maison de mon père (8). »
iiien que celui-ci ne fit pas paître les troupeaux de son
saints signes, de la sainte
en Tan de
la
:
<'
Alii'liiin
(Ij
Sis, et
niciitiomio
r.
(s.
Tciiokli:iUli
distingue Tckokhiikli. supri-irur et
ou Tcliokat) un village au nord de
'fc/ink/tiikh inférieur (cf. Ai. khan,
Sixsuuiin... tVonise, 1899]), p. 205.
Tzoï'o-vanq
(2)
ment
est difficile
couvent du valluu
-
à
(/lixtijirc polUii/iic..., p.
nom,
l'épartis
monastère de
dont remplacetîS. Tournebize ^
mentionne d'autres couvents, du même
»,
l'Uj,
150,
155)
sur différents cantons de l'Arménie.
(3)
Ocliin, roi dWrmèno-Cilicie, 1308-1320.
(-1)
l.ron
(5)
Ilèlhoum
(6)
Forme arménienne de Thogarma
111,
Cilicic,
identifier, d'après Ai.icei.w, Sis.iuudu..., p.
roi
1"',
d'Arméno-Cilicie, 1301-1307.
roi d'Arméno-Cilicie, 1220-1270.
prétendent descendre. Sur
la
valeur
{Gi'néat',
généalogies établies par Jloïse de Khoren,
/rs (leiwdloj/iesjiatriarcatcs... (Paris,
,\,
historique
cf.
3),
les Arméniens^
peut attribuer aux
Maïsc de Khurcn et\
ancêtre dont
que
l'on
A. CAiian'iRE,
passim.
Ancêtre légendaire de la nation arménienne, qui serait lils de Thorgom,!
de la famille de .Japhet. Moïse de Khoren a complai.samment raconté l'histoire
de ce personnage, devenu le héros éponyme des Arméniens.
(8) Réminiscence pi'obable de l Samuel, xvn, M.
1891), in-8°,
(7)
[h]
ii.r
père,
11
fail
comme
David,
177
m: thyphe.
reçut de Dieu l'onction et
il
la
couronne.
paitre en paix le troupeau raisonnable de la nation
nienne. |troupe.iu|
(|ui
armé-
était de It-nips en temps inquiété par
les inlidflos; qu'il reçoive la
paix céleste de notre Dieu
le
Christ,
au bout d'un long temps et de longues années.
« Or. je prie tous reux qui jouiront, après notre départ
bas, de la
réunis les
eonsulatiun spiriiuelle de ce saint livre,
mémoires des
d'ici-
où sont
saints martyrs, très suppliciés, de se
moi l'iiuinble évoque Constantin,
que de mon uncle, qui repose dans le Christ, et de
Hovhannès de Karmir vanq (1), auquel je dois beaucoup, et de
ma douce mère, la dame Aghvor et, avec elle, de mon père
\asil; ainsi que de mon propre frère Sargis qui, encore jeune,
fui martyrisé et égorgé par les infidèles, et de son fils Uchin,
qui mourut en paix, dans le Christ, l'année dernière, et qui
est conservé [enterré] dans la sainte congrégation de Djokhath,
souvenir, dans leurs prières, de
linsi
le
un samedi.
Avec ceux-ci, mentionnez Sargis, le feu père de Hakob,
sa mère Melham Khathoun: et Stéphannos, père du noble
3 janvier qui était
«
et
Andranik. qui est
.Stépiiannosj,
que dans
Que [Dieu]
ainsi
et
le frère de Hakol». héritier de ce livre; (à
Seigneur rende ses infiuis bienfaits, ici-bas,
le
l'autre
monde.
ait pitié
de tous ceux que vous aurez mentionnés,
de vous qui aurez mentionni', à
jour, lorsque
œuvres
les
régneront; n'ayant
[seules]
liiacun des saints réunis
digne de la gloire, de
et toujours et
l'iieure effroyable
du grand
paroles éloquentes auront cessé et que les
dans
la
ici.
au
pour
nom
intercesseurs
que
de \.-S. J.-C, qui est
puissance, de l'honneur, aujourd'hui
des siècles.
les siècles
Amen.
»
(couvent rouge) désigne plusieurs monasErzcroum, dans Journal asiatique, 1919,
I, p- '^IS, n.
1. Comme il s'agit, dans le mémorial qui nous occupe, d'événements se passant en Cilicie, dans la région de Sis, je suppose que ce karmir
vanq doit être identifié avec celui que cite Alichan {S'issouan, \>. UU), expression
i|ui désignait à la fois une montagne, une forteresse et un couvent, dans le
voisinage de Zéithoun (s. r. G.irmir). Ce couvent fut détruit par le sultan
Moliamnied ill3i-li;57 J.-C). si l'on se réfère à un renseignement de .Matthieu
d'Edesse. utilisé par J. de Morg\x. Histoire du peuptr arménien... (Paris, 1919)
il) Celti'
tères en
p.
expression
Arménie;
karmir vanq
mon
cf.
•
article
i:i-17."..
m
UIUENT
r.lIKtlIKN.
.
\'i
178
REVUi-:
DE l'okiext chrétien.
Notes complémentaires du D' R. Thakworian
Le relieur est le prêtre Hakob, fils du grand baron,
:
—
etc.;
deuxième relieur l'archiprétre
Chypre.
Le père de cet archiprêtre
Grigor, en 151G de J.-C, à
date
:
la
ligne est déchirée;
le
le village de Kaurnodjibu, appartenant au couvent
de saint Makar. Ce village était arménien jadis, et est habité
a été tué dans
par
musulmans
les
aujourd'hui.
4
Qarozagirq ou D.iARENTiR [Recucil de sermons
ou
de discours).
Clioi.r
Grand format. Agé de près de 500 ans; n"a pu
de la rédaction de la notice arménienne par
Samouélian (note de M. R. Thakworian).
lors
être retrouvé
le
P. Séropé
5
DjACiioTs (Missel).
Grand format.
Vieu.x d'environ
500 ans. N'a pas de mémorial.
6
Charakan {Hymnaire).
Grand format. Copie commencée à Nikosia par llovhannès,
le couvent de saint Makar en
évêque de Ch.ypre, achevée dans
1G70.
QAROZAfiiRQ (Recueil dc sermons).
Gi'and format. Écrit par
Un autre
il)
le II"
le
cf.
3
nianuscril autograiihe
SI des inss. aririrniens
mars
F.
C.
Miixi'iiiii.
le
l/'ô et l'acheva
CONYDinKK,
.'1
le
patriarche
ilo
Agop Nalian
ce |iatriarchc
(1)
en
do Constantinople est
du Gritish Muséum. Nalian en commença la copie
l!i juin 1758; c'est également un recueil de sermons;
calaloi/ue of
(I.ondon, 1913), p.
llic
aniic/iian
mainiscri/jls in tke Brithli
Ce patriarche occupa le siège de Constantinople, une première fois de 1711 à 17-19, une deuxième l'ois de 1752 à 17(11:
cf. .1. de MoiuiAN, llistuin' du iicai.irarmrii'u'ii... (Pai'is,
1919), p. 369.
.
lltO
6.
probablement de
1753,
179
DE CHYPRE.
II.F
main môme de
la
l'auteur,
à Cons-
tantinople.
8
Sacmimos (Psautier).
Grand format.
Écrit dans
le
Césaréc de Cappadoco), par
le
nS^p,
1
139 È. A.
(=
do Mouqassa (près de
Astwadzatour,
prêtre
en l'an
village
1690 de J.-C).
9
Saghmos [Psautier).
Grand format.
Offert
en 1G76
Alixan, notable d'Amasia.
saint Makar, par Mahtési
;\
a été écrit probablement à cette
Il
époque.
MÉMORI.\L.
/'
I
tr7iiLUil/iiiiffiL/iii
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Itnlttitth
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uinïtitinnuiLiln i)onh uiiiiith
Ltnnt.n ninitin.u ni^tnliji
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III'
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•fiiinilll II
,
.
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.
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1.)
/ii.vi
.
inn^itn^li
•^niiLfij
liLlinuiun nptiLnn
II)
l(>
,
:
ttiiuiuuntunlt
O
(1-
noiiuju/iiu/j/i
tulini-li lin\it
ffff/inuijju
'2
ini'LiUliU II •^lunjiLnLnnnnn
niuniun/l
utu*^uiLun
I
iiJfiiiiijLiiilfif
luiuuiuiuiin/i li/iuinnu/i,
liiïa ni/îi
/
.
luiùiutlltiu
nn utiLnn
(
I
<|iiiinn
'2
Lniiiuniiii
:
iiiiiiiit/ii) llil/<iiii|(iiiLiui
iliif^inLun uii/in—
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
180
viiî(i|ijj
iip
uuiiiii
ij/jLîi(jiiiî/|ip
utui^p.
p,"
iz"!^(î
/ii-{i
,j/jnijiii/j/iijîi
iiriji/ilj
iniiiii
II.
t ""^
tiiSLHinnL.1i Àt/j /l
['
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'^'"^r""/'"'j/7 '"i<>P"
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iÎ/<i[
nijn^iî^i
'<-
"C'il'R^
uiiit;U
'
'<-
'IJ"'/'"'-/''''
:
TRADUCTION
=
x
50
1000)
« L'an de l'ère arménienne mille (20
2rj)[112DÈ.A.= 1676J.-C.](1).
2 Centvingt-cin(i(5x5
3 Lorsque Sargis vardapet était abbé,
4 Vint de la ville d'Amasia,
1
=
Au
5
désert de Ciiypre,
6 Qui s'appelle saint Makar,
7 Un grand notable d'Amasia,
8 du
nom
9 Dieu ait
de Mahtési Aliqsan,
pitié de son âme défunte,
10 Car [pour] ses
11
et le
12
[et
13
il
fils
vivants dont l'ainé
[est]
Harouthiun
cadet Ilovannès,
pour] leur mère laborieuse,
paroles des iirophètes (2) en souvenir
offrit les
11 au désert de saint Makar.
15 Pour toute sa famille
16 dites de tout
cœur un
« ayez pitié »
vous prie, saints pères et frères, de mentionner dans le Christ, dans vos prières pures, le feu Mahtési
Aliqsan ci-dessus mentionné, et ses [parents] vivants, sa femme
Méléq, et ses fils Harouthiun et Ilovannès, et tous ses consanguins proches; mentionnez-les et dites « Dieu ait pitié d'eux ».
Et que l'Espoir de tous ait pitié de vous et de nous. Amen. »
«
(\)
2.
«
Encore une
fois, je
LilliTaloment
:
en cinq
soit
1.
••
fois cinq, l'cro
on
;
armùnienno vingt du jubilé
l'ore
aramiane
est
contonuo .
:
20 X
ûO
100
h X
Z^
=
=
1000
=
25
100
112D K. A.
(2j
C'est-à-diro lo psaulirr Uout
il
=
est quostion
[91
107G J.-C.
dans cette notice.
et
conlièuie.
ILE
ISI
DE CHYPRE.
10
Tagiiaran {Recueil de cantiques).
Graiiil
vt'qiie
formai. Ecrit à Constantinople en 1773 par l'arche-
Martiros.
Il
renferme
des mémoriaux [provenant de|
.lénisaleiii.
Manque en
place. Introuvable lors de
sente notice par
la
n'd action de la pré-
P. Séropé v. Samouélian.
le
11
Taiiuahan {Recueil de cantiques).
liiand format. Écrit à Constantinople en 1776.
vation que pour
lo
numéro
Même
obser-
Même
obser-
ci-dessus.
12
Taouarax {Recueil de cantiques).
Grand format. Écrit à Constantinople en 1773.
numéros 10 et 11.
vation que pour les
13
Machtots
Format moyen.
Gandzaran [Rituel
et
et Recueil).
Écrit en l'an 1539 de J.-C, par le dpir (clerc)
Gabriel. Lieu de copie
:
inconnu.
14
Vies des pères
Format moyen. Scribe
:
(1).
Karapet. Écrit àTokat (Eudocie), en
1616.
(1) Cette indication est trop vague pour préciser de quel recueil il s'agit. Un
des plus connus, au moyen âge. est celui que constitua N'ersès de Lanibroii
i\ii' sièclei d'après ililïorentos sources et eu traduisant surtout du grec et du
latin.
I.aprciuière l'dition fut ijnpriméc
siANN,
Versuch
einer Geschichie der
;i
Constantinople en 1720.
armenUchen
p. 173.
[10]
Literatur...
Cf. C. F. Ntir-
(Leipzig,
1830J,
HEVUK DE l'orient chrétien.
182
15
Awé.TARAN {Évangile).
Format moyen. N'a
ni
mémorial, ni date. Semble âgé d'en-
viron 300 ans.
16
I.
nom
Explication de divers discours. N'a aucun mémorial. Le
de l'auteur est inconnu. Semble âgé de GOO à 700 ans.
Fii.\(:iMENT
II.
III.
du Endlianrakan
(1) (pi/ij'Ç"'V"''/"'^)
•
"Vision de saint Nersès, relative à la nation des Nétogh
(Archers
= Mongols), écrit (ou
à Erzenka, par Pétros iérets
IV. Vision de saint Saiiak
Arméniens,
et
:
(le
copié) en
Tan i^i_ (1307
.I.-C),
prêtre Pierre).
Partbew
(le
Parthe), pontife des
autres discours, reliés ensemble.
17
Histoires morales.
Format moyen. N'a
ni date ni
mémorial. Semble âgé d'en-
viron 200 ans.
.1)
.\dji'i-til'
pour que
signiliant
:
géin'i-il,
l'on pnisse dire avi'C
universel, catholique. Ce titre est ti-op vague
précision de quelle
(eiivi-e
il
s'agit.
Je suppose
^nLijP j'in^^JujjLfij, cette IcUre encyclique de Ncr.sès Clayensis dont Suidas Somal {Quadro... [Venezia, 1859], p. 85)
dit que. > é bcUissima altresi la sua Enciclica Pastorale, clie nel IKiO. scrisso a
tutti gli Armeni, ai qnali annunzia la sua elezione, esalta la digniUi ed eccellenza deir episcopato, e propone poscia une professione di fede, esponendo con
Sur les différentes éditions de
quai sentitnenti dobbasi questa i)roferire...
qu'on a
ici
un
extrait de n}in<Çui)iiiui/iiuL,
—
cette lettre,
in
cf.
P.
Jacobus D'
D.tsiii.vN,
Colalof/ der armenischcn llandscktiflen
—
der MechUharixIcn-ISihliolhekzn Wien... (Wien, 1895), in-l", p. 1131, col. 3.
Klayétsi ou Chnorhali se nomme
universelle ., parce qu'elle est adressée à toutes les classes du peuple
Cette Icllre paslara/e du patriarche Ner.sès
•
arménien, à partir des évoques jusqu'aux simples soldats et
[11]
au.x
paysans.
CHYPRE
ILE OE
183
18
Discours
divers,
Tathéwatsi
(2). etc.
de
Hohannès
Orotnétsi
(1),
de Grigor
Renleriiie, en outre. Vllis/oire, par IVersès Balients (3), îles
Arméniens
Seiulile
latins fincomplet). N"a ni date, ni
âgé dVnviron
mémorial.
-150 ans.
19
Théologie
N'a ni date,
ni
(?).
mémorial. Semble âgé d'environ 200 ans.
20
TiioM.\s d'Aqli.v (1).
Écrit avant «/'/t (1118 .I.-C).
Conseils, par Hohannès (5) Erzenkatsi (Jean d Eizenka).
(l»Un dos principaux ailversaires des Unitaires (Frères
au
uni.s)
xiv" siècle;
I
if.
P. Sukias SoMAi,,
p. 132-133,
—
et
C.
Quadro
F.
delta Sloria letteraria di armenia... (Venise, 18i9i,
Neumann,
Versnch einer Geschichie
LUeralur... (Leipzig, 1836), p. 214-215.
(2) Gréa^oire de Tathew, successeur
du
der armenischcn
préci'-dent; cf. Soual,
»/>. cil.,
p.
1.33-
136. et Xet' MANX, o/i. cit., p. 215-217.
(3i
Ce personnage, originaire de
Cilicie et
cvêque d'Ourniia
(1348)
partie des if'iH'iiifs lounitor), qui se proposaient de réunir l'église
1
p.
Sur ces dominicains arméniens, cf.
dans lifvur de COrienl ohnlirn, 3* série,
l'église latine.
iinileurs....
faisait
d'Arménie
F. TorRSF.BizE, Lfs frèn-st.
II
(xxri). 1920-1921,
n"
2.
144 et suiv. et n" 3. p. 2IS-279.
(4i II s'ai-'it
vraiseniblablenient de la
irménion au xiv
Somme
thêologique, qui a été traduite
l'n
Ce manuscrit serait contemporain ilu n» 134 des tuss.
:irméniens île l.i Biblioiliùiiue nationale de Paris. L'ne traduction de la Somme
de Thomas d'Aquin est due à .lean d'Erznka, lors du séjour que celui-ci lil en
Cilicio; cf. A. T' iionx\[AN. Lex Irinn^èrex nrméniens... (Paris. I9l>îi, p. .S4.
(5) Ou Jean lilouz, le dernier des écrivains arméniens dont le style est tenu
pour classique: néon 1271 à Erznka (Erzindjan); auteur de différents ouvrages
dont la liste est donnée par Sukias Somal, Quadru delta sloria lelleraria di
Armenia... (Venise, 1829), p. 115-117, et reproduite par C. F. Nei'mann, Versuch
iner Geschichie der armenischen LUeralur... (Leipzig, 1836», p. 193-196.
.\. Tchobanian (Les trouvères arm^'niens... [Paris, 1906], p. 83-85) lui a consacré
une notice et, p. 86-92, a traduit une partie de ses .Védilcilions.
siocli-.
—
m
REVUK DE I.ViHlENT CHRETIEN.
181
Scribe
de
vardapet,
Araqél
:
(1434 J.-C). Lieu
Bitlis.
Copié
lan «/A^
en
inconnu.
:
22
ExPLiCx\TioN de V Apocalypse (1),
du
livre
de Daniel
(2), et
Vie de saint Jean TÉvangéliste.
N'a ni date ni mémorial.
23
Évangile.
1
Format moyen.
Stephannos
Mémorial
Écrit
.
—
'hwn-p
tnnnniinLHtïiîi ^«/lh
nujîru
/i
iLnlilinli
Ll
enJ^fm
ua tn-UiLÀLLiu
(î/miiiLiii/iiiiî/
II
L. 'Çnnnili tinan iii^d...
aiiiiLtitijintiiu
:
l'nii
u. pinn_iimni_/iin
h puinuipu /.uiLniiiLjç
Lliuinnuli
nlf/l
ui^hiui tuatuàhnu ixbiLiuûa inauiuÙDn
unnnt-'Çni luiîl^u
inani uinti/iiulinu
ar<«(>
t
"/•
(1677), par
de Frnouz.
miîfeîiui
nnnn
It-
tu LUI nui Lu tut- piiiiLiii^iiii,
Nicos
;i
iérets (prêtre),
""'
"PHPh"
li
uinuinni.
up
iiii-feuiiu-
<Jni/iiiufcmi-
II
h
up
iiuuijfeitiiij
p
iniuiiiniiiu
nunOt" ^"-~
un uni. (3).
/i
fîi//iîr
^"'("T H'ûl'H
l»nuin/iiui/ili L.
up
Uiu'^uiLliu
luiî/iL
.
II.
/i
/lUi^ni-n/iAnu/JL Llii^liitiLnii inLiuuM
iiuinÀuiui ihnlsuÇJip n
pu uio nuiniuunn
lUL.
TRADUCTION
«
Gloire à la très sainte Trinité, en trois personnes et une,
au Père, au Fils
et
au Saint-Esprit, maint[enant]...
(1) Je ne sais s'il s"agit ici du commentaire de l'Apocah'pse, d'Andréas, arclievèque de Ccsarée de Cappadoce, traduit du grec en arménien par Nersès de
Lambron
{\n° sièclei;
cf.
S. Som.u,, Quridro..., p. 98.
arménienne possède un commentaire du livre du prophète
Daniel, du à la plume de Thomas de Jledzoph (xv* siècle), également auteur
d'une histoire de Tamerlan; cf. S. Somal, Quadro..., p 14)^. Un autre commentaire sur le même sujet, du à la plume de Vardan vardapet, date du xiu" siècle;
voir le n" 71 des mss. arméniens de la bibliothèque Bodlélenne (Oxford, l'JlSj.
(2)
La
(3)
Lisez 4'n.linuiii.
littérature
[13]
»ii.r;
I
I
DE CHYPRE.
185
Or, fut torminé et achevé cet évanjrile à quatre sources,
«
à quatre rivières et à quatre torrents,
dans
la ville
pays de Chypre,
le
la
mains du gi'and pécheur el
Tétourdi Stéphanos, qui est du pays de Maracli (1),
de Frnos (2), l'an des Arméniens n.a/iij 12G (= 1677
Mère de Dieu, très bénie,
du scribe,
du village
dans
de Lauqauchê (Leucosie), sous l'invocation de
|>ar les
1
de J.-C), sous
le
catholicat en Cilicie des seigneurs Azaria(3)
otSahakd).
«
Et,
de nouveau, souvenez-vous, dans
l'acquéreur de [ce saint évangile...
Christ Dieu, de
le
»
24
ÉvANiilLE
Format moyen. Écrit en 1G71
qu'au n"
Mêmes renseignements
J.-C.
-23.
25
Maciitots (Rituel).
Format moyen. Incomplet. N'a
ni date ni
mémorial. Semble
âgé d'environ 300 ans.
26
Char.\kan (Hymnaire).
Format moyen. Même observation que pour
le n" 6.
27
Gantzaran {Trésor d'hymnes).
Format moyen.
(l)
i2i
Écrit en ^^^ (1437 J.-C), à Tiflis, dans le
Au N.-E. de la Cilicie; l'ancienne
Ou Fernouss ou Fernouz, bourfr
prés de .Marach et de Zéythouii:
p.
193et
cf.
(jermanicia.
et district
211--.;i3,
i3)
Azaria
II,
(4)
Sahak
I,
de la haute vallée du Djahan,
Ai.icinv, Sissouan... (Venise, 189f»), in-fol..
antipatriarche. 1683-1688.
catholicos de Cilicie, 1673-1683.
[14]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
ISG
Bethlahem
désert de
(1),
par
main de Karapet abégha
la
(moine).
28
David l'Invincible
Format moyen. N'a
ni date, ni
(2).
mémorial. Semble âgé d'en-
viron 250 ans.
(I)
La fornip
hi'braïijiio
l'orme
^
elle est
employée par
roi David.
-
j
DHi
ir'/ /<(/(//(•
Pt^,
bri Irliètn signifie
maison do
la
viande
u
«
maison du pain
est peiit-Otrc aussi
les Arabes de nos jours pour désigner la
Le tétraévangile arménien de Moscou, copié en 887
actiiellement connu) porte
p/;iiniii<Çti{
tétraévangile arménien, maintenant à
«
liédghahém
Tubingue
»
ville
(le
•
la
;
ancienne
;
natale du
plus ancien
(Matthieu, n,
5).
—
Un
provient de l'église
de liethléhem à Tiflis; cf. F. X. Finck et L. G.rANDSciiEzux, ]'crzeichnis dcr nrmcnischen l/andschrifle» dcr kôniijUchrn UnwcrxitmsbihlitAhck... (Tiibingen, 1907),
(Ma., xni,
3),
—
En ce qui concerne la solitude do Bethléhem, près do Tillis, je
heureux il'offrir aux lecteurs de la HOC. un passage de l'historien Wakhoucht
dont la traduction par Brosset a été aimablement revisée à mon intention par
«
le R. I'. Paul Peeters
iKazbek)
Dans un rocher très élevé du Mqinvare
• sont creusées des cavernes, appelées Bethléem;
mais l'accès en est difficile,
car une chaîne de fer pend do la caverne et c'est par là qu'on y monte. On dit
que là se trouvent le berceau du Seigneur et la tente d'Abraham qui se tient
drossée sans piquets ni cordes, et d'autres merveilles, dont je ne dis rien. Au
il
'bas du rocher est un monastère creusé dans le roc, pour servir d'ermitage
est aujourd'hui désert • (cf. Description i/cogfap/tiqiie de tu Géorgie, par le
tsarévitch Wakhoucht, éd. M. Brosset, Saint-Pélei'sbourg, 1842, p. 226-228).
11
sera également intéressant de rappeler qu'une localité nommée Béthanie se
trouve dans le voisinage do Tillis; c'est à la fois un couvent et le lieu do
.sépulture delà famille des Orbéliants; on y ensevelit le brave Libarid (Liparit);
cf.
Ki'HiuKiAN,
Palkérazard biiitclikharhili bararnn... (Venise, 1903-l!)0ô),
1, p. 111. ("est dans ce couvent de Béthanie près Tillis que fut instruit et élevé
(iiorgi (en i-eligion ProUhoril, qui se rendit au mont Atlios, puis en Palestine
où il fonda le célèbre couvent géorgien de la .Sainte-Croix, près de Jérusalem,
au début ilu xi° siècle; cf. J. 0. Wahohop, apud F. C. Conybearu, A cnlnlugiir uf
llie arineiiiim ma»HX):ripl.t in Ihe firilish Muséum... (London, 1913), )). 101 b.
1^1 Ce titre, beaucoup trop vague.ne permet pas de préciser les auivres de
David Anhaght (v siècle), dont il est ici question. Sur cet auteur, voir, entre
autres, la notice que lui consacre P. S. So.mai,, Quadro..., p. 29. Cf. également
F. C. CoNViiEAiîE,
raUdogue uf Ihe ariiieiiitin manvscripls in l/ie British
Muscnui... (I.ondon, l'.lllîi, s. v. David luvictus.
in-1", p. GG.
suis
:
:
—
."^.
,-1
[1]
u.E
Dr riiYPRE.
187
29
Commentaire des
Format moyen. N'a
apostoliques
i';pîtres
ni date, ni
(1).
mémorial. Semble Agé d'en-
viron 300 ans.
30
Livre d'ordination.
Renferme
en l'an
n.
fu
les règles
d'ordination des évéques. Écrit à
(1591 J.-C), par Minas
Sarkawag
Amasia
(-2).
31
Qarozaijirq {Recueil d'homélies).
moyen. Éirit fn Kp'.vpte, en 1850, par Araqél varMazlmian, de Tliekirdagli (:!).
l-Mi'iuat
ilapct
Introuvable au
par
le 1'.
moment de
rédaction de
la
la
présente notice
Samouélian.
32
Recueil et Sermons.
Révélation de
Thomas Kembatsi (Thomas
de mémorial. Écrit en
n-ZJiu
(=
a Kempis). N'a pas
1652 de J.-C).
On
connaît en arménien ancien les Commentaires sur les If tires de saint
par Jean il'Orotn (S. Somal, Quadro..., p. 132), et chez les niodenies, le
coiiiiiienlaire îles lettres de saint Paul, par le P. fiabriel Avedikian lAuclieri,
Mkhilhariste de Venise. 11 s'agit peut-être ici du premier de ces recueils.
(Il
l'aul,
nom commun,
diacre -.
ce mot sip:nifie
à n'en pas douter, de Thèqirtagli ou Tht^qfourtagli ou Rotostlio.
u Rodosto, ville qui se trouve sur la rive européenne de la mer de Marmara,
quelques kilomètres il'.Andrinople. C'est une ville épiscopale arménienne.
ntenant It.OCKJ familles arméniennes, i.'.000 mahomotanes, l.OCK} grecques,
Kl juives et 30 arméniennes protestantes. Les .Vrménions y possèdent
ou y
possédaient
Saint- Tliagawor, Sainte-Croix et Saint-Sauveur;
trois églises
li) Coniiiii;
'3l
II
s'agit ici,
1
—
—
:
une quatrième, en ruines,
baiaran... (Venise,
altitude de
•
Portes de
3.'X)i)
1!I07),
est Saint-Jean. Cf. Èpbikian, Piitliérazardlmtn-hliharhili
II,
p.
S;)-:?."!.
pieds au-dessus
la Cilicie -, et
que
fit
du
—
On' cite un village de Tt-ltir, à une
de la mer, dans la région des
Mehémet-Ali, en 1839-1840; cf. Alicii.\n,
nive;»u
fortifier
Sissouan... (Venise, 1890i, p. 133-131.
[16]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
188
33
ÉVANfilLE.
Format moyen. Ecrit à MUosia en
(1676 J.-C), par
n_a*^ife
vStt'phannos, de Maracli.
MCïllOVHll
.
—
'•/'ï '""'/''"/ ii'Liiiiiuj/ïiiiiiiL
uj/if UL. piiifLiiitifiL/iJ
pun
it^ihynntiitç
U ittnnitli
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niuL-ntuiltiiiiliu
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iiiiiçu
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•
*
abîmées)
ligiies
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'hmptjbtiii
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uniini.'^li
.Jiîn.fiiiJp
phpho'lr
iliuttinujbnnh
*^iuiiiii
t/L piiin iiiiiin-
b biujannlibniint-lfJb limlibbnLnn tnbuitvh
,
^rLÎiiu/^iii^nL^tJtiuîr
^1
ntinolau ntluihnb
/ii-ii
:
rbnùiuhjibn,
ifcii/ini^îi
tt
piiiiLiii'^iiii
unt-nn tui-biniuntuh h ili^nunu bnuipnuli n piuntupli
/f
i^l'2bghg
iiiLbtniiiniuuu
ohnniunh biibl^htnt^nbu
i/i^uiuiiii/ili
ui^m-laii uiui'^buat^
•
TRADUCTION
Or,
«
fut
terminé
et
achevé ce saint
Évangile à quatre
sources, à quatre fleuves et à quatre torrents, dans
Cliypre, dans la
ville
le
pays de
de Lêvqocliaê, sous l'invocation de
la
mère de Dieu, la très bénie et de saint Sargis (Serge),
le général, par la main du scribe Strphannos, plein de péchés,
et indécis, qui est du pays de Germanik (1), qui s'appelle
Marach, en l'an des Arméniens n.zî/>fe (= 1676 de J.-C), sous
le catholicat en Cilicie du Seigneur Sahak (2), et sous la
sainte
tyrannie de... (deux lignes abîmées)
.(1)
âge
(3).
Ou
et
lo)'i('iix
(iermaiiicia, nom latin de Mararli. .Sur l'histoire de cette ville au nio3'eii
sur son état actuel, voir la notice de l'ulaurier dans Recuril ilrs hiscroisades...
(les
Documents arméniens...
ii)
Sahak
Ci)
Le texte poile an.^iiuliiuini.p\it^i
I,
(Paris, 1869), in-l'ol.,
t.
1. ]i.
xi.v.
catholicos de Cilicie, 1GT3-1()83.
tyrannie
,
»,
«
despotisme
»,
»
pouvoir
Etant donné la date, il doit s'agir ici de la domination turque qui,
sous le règne de Mahomet IV, après s'être emparée de Candie en 1670 et après
avoir i-èvé de conquéi-ir la Pologne jusqu'à Dautzig, fut refoulée par Sobiesky à
despiitique
».
Lemberg en
la
Podolic
et
1675. La paix fut signée en 1676
une partie de l'Ukraine.
[17]
et la
Turquie gardait Kaminiec,
[
189
ILE DE CHYPRE.
Souvenez-vous de nouveau, dans vos prières, de Mirvèn,
Van, qui acheta ce saint
évangile de ses deniers bien acquis, et le donna, en souvenir
de son pèro, Iskendor, e( de sa mère, Cliaiizédé, pour leur)
«
[originaire] de Qirich, [province) de
âme; que Dieu conserve sa mémoire avec bénédiction. Amen.
Notre père...
»
34
G.\\DZAR.\N {Trésor d' hymnes).
Format moyen. N'a
•^(?)(= 13G0[?]de
ni
ni date,
A
mémorial.
été relié
en
J.-C).
35
Commentaire de l'évangile selon Jean.
Format moyen. Composé par Grigor Tatliéwatsi
(1).
N'a ni
date, ni mémorial. Texte incomplet.
36
Pauai'mants {Occupa tio)is), de saint Cyrille d'Ale.vandrie
Format moyen. Incomplet.
(2).
Écrit en 1391 de J.-C.
37
TlIÉOLOOIE.
Format moyen. N'a
3U0 ans environ.
ni date, ni
mt'niorial.
Semble âgé de
38
^
ÉVANXilLE.
Format
niuyeii.
Lieu, scribe et date inconnus.
Agé
d'en-
viron 300 ans.
(If
Né en
niaitre.
1310,
mort
des Uniinires:
l'ii
111 J; ilisciple
do Jean d'Orotii; ennemi,
composa de nombreu.x ouvrages, dont
comme
la liste est
son
donnée
par SoMAL. (Jaaiiro..., p. l:i^l-l:5G.
'it Sur cet ouvrage, voir, du point de vue arménien, la note bibliographique
que je donne dans ma traduction d'ETiENNK Asolik de Taron. lUMuirc unicrrKlle..., Impartie... (Paris, 1917), in-8'. p. OS, ii. .'..
llSJ
REVUE DE l'orient CHRETIEN.
190
39
ÉvANiilLE.
Fonnat moyen. Scribo
salem sous
et
de
la très
Grigor Ardzgétsi
:
(1).
(=
bénie Mère de Dieu, en l'an "/i
1
du Seigneur Grigor
sultanat, en Egypte, de Tchaklimakh (3).
sous
en
le catliolicat,
Écrit à Jéru-
des saints archanges Gabriel etiMiqaël,
la protection
Gilicie,
141 de J.-G.),
(-2),
et
sous
le
40
Discours.
Format moyen.
Agé d'environ
inconnus.
Scj-ibe, lieu et date
-100 ans.
41
Gandzar.w (Trésor d'hymnes).
Format moyen.
Scribe, lieu et date inconnus.
moment
100 ans. Manquait en place au
pri'sente notice par le F.
de
la
Agé d'environ
rédaction de la
Samouélian.
42
Machtots
Format moyen.
Écrit à Kharpert (4) (dans le quartier Sina-
(=
muud), en Tan ^^t
(Il
1468 de J.-C.). Scribe
au nord du
OrigiiiaiiT de .Vrdzjîè ou Ardzkr,
Erzci-iiiiiH...,
dans
[Rituel).
Juariuil. iisinl'iqiu',
1919,
lac.
187, n.
p.
1,
:
llakob qalianah
de Van.
I,
et p.
Macler,
du tirage à
Cf. F.
'i\>
pai't.
cJi
11
s'agil
de Gi'igor
séparation entre
initmnulhiun
(V('ni.se,
f'.h
De
li")l
les
saïd .lacniac,
(4)
Mousabêkcnts, sous
I
le
patriarcat duquel eut lieu
siège de Sis et celui d'Etchmiadzin:
(Vienne,
IIiûdIs...
18971.
in-8",
p.
11!"),
cf.
et
la
H. Gelzeii, IhuiKin'it
Alicii.\n,
Sissuium...
1899.1, iu-4°, p. 2.')0.
dynasties,
/iii/ii:
le
à
I.JIT,
mort
tl'hi-iliilre et
les
Bordjitcs.
février 1453;
i,
QarbiM-d.
p. 218, n.
—
cf.
11
par
les
s'agit ici
iPuria, 18S9|, in-fol., col. 1830.
!/ifiigriip/iii\..
Ou Kharbord, ou
ji(ihix;,iri,jnc,\\n'j.
i!l
le 13
(II'
Mamelouks, avec deux
de Jlelek el-Daljor AbousM.\s-L.4trie (C" de), Trésor dr rhrniid.
l'Egypte fut gouvernée
Biilwrilfs
(Ui
Kliarpnut;
1.
llUJ
cf.
mou
/Cr^rmiini....
dans .hmr-
'
ILE DE CHYPRE.
prùtre Jacques), suus
lie
Ils prélats
lif'ni.
nuinLnnli
nn
l'iiiii/iiuiuiu
u.
l/'7Ç
nnnpùn
Liulib iuilf;u
LtiuLiuiiL.
l
nnnnli
.
(ifiiifirifMj
uiuuiu/tiii^lj
luut;
iii(>
jitiut)nLnli
.
tltiinniiiu
.
.
unnnài;
.
II
niiitiLuLtiLtiih
tilluu\Lt)
.
^liiui/flif
Un
II.
li
.
iil
/"-P" "nnpùLtinp
II.
linniuliUiiU
hnintiinlt
>)^/i/ip^u
tluinLiiiUh
.
nnijni
nt^Lunnn
:
p ûpniu luunuiù
II.
nu
iiiuiuui-
:
^sic)
ppùillhpu
iiin/i
piit^tuunLklp
Atwf
fiif/inf'O
et Araqél.
•^uii^p
LfiiiiifiiiriLlr/tiiiiu
fjfu/fLifff
iijiriiiJLHflf
liLa
11.
ittiLu
Il'/*'/
ilttinniiitliiun
Il
nn^jiunlf
évéques Scipion
les
Viun-p utù up
MélllOnol.
^rilifiMi
1
catholicat de Ter Aristakês (1),
le
du diocèse étant
1(1
mp
(2)
p
/>
P'^l" "UinLU
<ÇiiimiijiiitinriLK//i
puuiLtptuhntiph
(!i
I
ri
aLilu ^/lfLllll^^LUUUi^/llUliinnnilph
inn
—
iSir)
Il
:
TRADUCTION
«
Gloire à la très sainte Trinité, au Père et au Fils et au
Saint-Esprit. Or, face contre terre, je vous prie tous
:
men-
Monnez dans vos pures prières M. Thamour, sa femme Gohar
son lils aine Hakob [et] Vardan. Habib, et Nohqar; et ses
filles
Bazkhat, Mananah, Soghomè, Mariam. Quiconque les
mentionnera et dira un Dieu ail pitié, [que Dieu] ait pitié de
lui à sa seconde venue. Amen.
[Et fut écrit ceci] en l'an..., par la main du jeune diacre
:
— sous
le pontificat du seigneur Poglios(l);
du Seigneur Stéphanos. »
|,)iman, sous
prêtrise
la
43
COMME.\T.\IRE SUR MATTHIEU.
Composé par Grigor Tathé\\ atsi
inionnus. Agé d'environ 50u ans.
Petit format.
et
date
ill
Aristakés
r2)
A
lire
coadjutcur
II.
probablement
:
L
Texte incompréhensible.
sans doute par le copiste.
(3)
(Il 11
s'agit ici
dont dépendait
lôj Cf.
1
H8-llt)6. seul catholicos UtJ6-l 170.
nphgiuL.
Il
•
et fut écrit
devait y avoir
probablement d'un
le
Scribe, lieu
(5).
ici
•.
l'indicalion de la date,
omise
l'aul (Pogliosi qui était évê(iuo du diocèse
diacre qui écrit ce deu.xiéme luéiiiorial.
su/iia, p. 178, n. ^.
I20j
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
192
44
Explication
liali
i.atiiolioles, par Sargis
LPiTRKs|
[des
Cliiior-
(1).
dans
Petit format. Écrit
désert de TchorlDert (2). Scribe
le
:
Stéphannos. Copié... (manque la date) sous le catliolicat du
Seigneur Constantin (o) et sous le règne de la reine Zabei (1)
couronnée par
le
Christ, qui est la
fille
du
rui
Léon.
45
Narek
(5).
Petit format. Scribe, lieu et date inconnus.
Agé d'environ
GUO ans.
46
Discours.
Petit format. Écrit à Sébaste en l'an 1528 de J.-C. Scribe
Thadêos
McïllOl'idl
—
.
ua
P<)Ç
:
inLuuiiLnn(/iu
/''"/ '^ntliiitiLitiL. iiiiiuhiui^n<^hbtui
aLii
iiiiiiiil/i/u
uniiiiii
ii/i
i/ifliiiuiui/i <,niini
Sur
n iti S m nui la nli
.
iiiiiniiiiiiiii-
jiLpui II
cL
|i.
S.
—
/iii/iiiiii
luait/au/iu
.
Hl'jpu
/i
niuiuinnihh
?)
.
h
iiiiniiiiin
i/iflfciiçn
un
/i
iluiuinuilinn liLpna
:
So.mal, Qiimlro délia sluria lellcraria
et Ai.iciian, Sissuuan...
(Venise,
189'.t),
1,S9-190.
{'it
Il
(
/iLiifui
l'.
di Armi'niii... (Yenezia,. 1H29), p. 89;
un
:
nun nnnnu
oLiiiiiiiii
cet auteur (xii" siècle),
jJuinçnii
linLuiuin
ADii-Uiup.
,
IL p/i i/iiun.p ^uiLJiutbuiuu itiil^ii
./{uuiiiiiinii
(I)
tnnitihthnii litutntunlïnuiL. nutipiltnnnna
LUii/iuiuiiiLn
h piunitipu ubiituuuinni,
It-
:
iérets (prêtre)
le manuscrit que nn' communique le II 'l'IiaUttorian.
Tscrberd ou Tzorbei-cl, à rapprocher de Tzoro-vank « cou.
cité par Alichax, Sixsoitini... (Venise, 18991, ji. 68. Semble
Lecture douteuse sur
laut peut-être lire
vent du vallon
devoir
l'P.
être
»,
identifié avec
Berdtzor [nkniiÀnn) où
Mkliitharistes de Vienne (voir
(II)
Constantin
(1)
Ou
(T))
Recueil de prières, du
1,
le
fut
copié
le ras.
u»
27'1
des
catalogue du P. Dachian).
catholicos d'Etchmiadzin, 1221-1207.
Isabelle, reine d'Arniéno-Cilicie, 1219-1202.
cf. S. Slp.mal,
(Jiiiidi u..., p.
nom
de son autour, Gri'goire de Nai-ek
01.
[21]
(.x°
siècle);
K.r
ini iiiiiLii/irMiiuiif/iiif/i
7*iii/iii/i
nh
.
Il-
nhinit$uLtitli
unutnninhh
/i
If
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.
*)iiiiiiii
nhwfin jiinnn.
/rifiriii
*^uiLnh ni niti lunui ^[tu U,
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Li/iu. IL
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II.
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tjutuh "/">l l'-nnnnnLiuttL h tii^nh
•
ii.
tunnluunnh
llllslnlo) IL nniîtnnt liLniii
MM inLuiuLant^ nh^-P S"^/'"
Jff/(U
{hu
.
19/5
[p/'.'J '- m'^iifiniufi ^nniii nt-iini.
tittijii
tiinnjutuMnLuItli
Iiiiii iiilifi
nn
nai/ili
tun lunltuitiut^n
HiiiLiij/i
rnYPRr:.
UF.
-
ufliV^fi-
:
TRADUCTION
Ici
terminé ce oskiphorifj
lut
dans
(1),
la ville
de Sébaste
-vas), sous rinvocation de la sainte mère de Dieu, très bénie,
et
du saint Illuminateur, par
dèiis,
en
l'an
^l't,
la
077 K. A.
Christ, pour l'éternité.
main du modeste prêtre
(=
I.rJ8
Tlia-
de J.-C); gloire au
Amen.
Mentionnez dans vos saintes prières l'acquéreur de ces livres,
l'atran, qui acquit ces saints livres de ses propres
Aiiiaratli
('.')
deniers bien gagnés, en souvenir de son
«
àme
et
de ses parents.
Car, d'après la parole lumineuse et heureuse, qui dit
«
hciireu.x celui qui
Jérusalem
»,
aura un
fils
à cause de cela,
l'amour du Christ.
Et
le
dans
:
Sien ot une famille en
pieux Patran fut enflammé de
acquit et
il
la
fit
écrire
ce livre de
ses
deniers sacrés (halal). Par crainte [du Christ?) et en souvenir
de son Ame, et de ses parents, son père Arewcliin, de sa mère
Marklialhoun, et surtout de Markhathoun; car c'est en son
nom que
ce livre fut écrit et (illisible)... et [en souvenir) de son
de tous ses consanguins rapprochés. Que le
Christ ilinnùne son àme et celle de ses parents, et les rende
dignes du royaume des cieux. .Vmen. .Notre Père. Au frère de
Patran, Antjrew, et à ses fils Daulvatliiar et Chirin. »
fils
.Vlpiiiar et
(\)i)n Osh'iilwriq
varié.
Un des
•
fosse d'or
-,
•
mine d'or
-,
désigne un recueil de contenu
plus connus est celai de Urégoire de Tatliow, publié
à
Constaiiti-
noplo eu 174t«. On se fera une idée de ce genre de recueil, en consultant
tenu du n" 119 des mss. arméniens des Mkliitbaristcs de Vienne.
le
m]
OllIENT CHRÉTIEN.
13
con-
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
194
47
Charakan
{II y ni)} a ire).
Petit foriuat. Incomplet. Scribe, date et lieu inconiuis.
Agé
d'environ 400 ans.
48
Charakan {Hymnaire).
Petit format.
Même
observation que pour
le n° 47.
49
Maciitots {Rituel d'ordination).
Petit format. Écrit
Apaliouniq, (1) dans
par
le
en
le
».\ij
(=
1335 de J.-C); dans
villaye dit Tjourtcli[ejkali
le
pays des
OnL/'t/^iu^l (i),
scribe Sargi.s.
50
Charakan {Hymnaire).
Petit format. Incomplet. Scribe, date et lieu inconnus.
Agé
d'environ 400 ans.
51
Charakan {Hymnaire).
Petit
format. Incomplet.
Même
observation
que
pour
le
n" dU.
52
A(;HOTHAr;iRQ {Livre de prières).
Abîmé
et
mangé par
les
mites.
(1) Un dos cantons de la province de Touroubéran, sur les bords de l'Aradzani,
ou /Vrsanias, ou Mourad-Sou, ou Euphrate oriental; cl'. II. IliJRSiiiMANX. D!e
ailarmenhchcti Or(s)/(rt»ic?i... (Strasbourg, 1901). p. 323 et 328-330.
(",')
I.itlrralcnKMit
•
il
n'y a pas d'eau
•.
[23]
ILE
DE CHYPRE.
195
53
Maciitots [Rituel).
Pelit format. Scribe, ilate et lieu
incomius.
.\j;t'
ti'envirun
2ôO ans.
54
CiiARAKAN (Hi/mnaire).
Ibimat.
Petit
Ecrit
en
n.",*^
('')
[^
Lieu
l(r2l?|.
et
scribe
inconnus.
55
Jor.HOVADzmi (Recueil).
Age
Lieu, date et scribe inconnus.
Petit format.
d'environ
'400 ans.
56
Enterrement des prêtres
Petit format. Scribe
(1).
Mkrtitch. Écrit en
:
n.<Jp
(^
1023
de
J.-C). Lieu inconnu.
An'tyiOt'H/l
i\n(i
lun^p
(/i^/iiiO/i
IL.
-j'^-
.
i>
II
tui
ttiliiijjnntuh
niuinuin/i
(iiiMiin?
fiiiiiiiiWi
iihnn^^htAt
.
luuiunii
•vbrLLiuilp
iilLiuiL
limiif
•^nn
[Ull
nnnntini
lu
i/in^/i
VlOt
A'/'u
ttn
lULttininLniuL.
uju/iLiiiLilr!
illisible)
tlliitiiu
ipLâitAi
lî/i
tunjiuli nâlininh\ nnnnti ujuiuinui lu (i-^ioLnnLiu/iu/iiuL
iiuniuL*/!/
""i/{i/i;'
/";
iNl.ii
'>/'/'"
moiuiiiLO»
(III
ç
£'>''(
/»""/.
.
.^
/''/•
:
TRADUCTION
«
Par
la
grâce de Dieu,
de Dieu, ceci
Il
C(. F.
-•icnle
?,.
l'ut
Maclf.r. Xi'licex...,
p.
•,'."i9
j'ai
achevé, par
ot suivantes.
commencé, et par la miséricoi'de
la main du vil et inutile scribe
dans limie des
eluilrs iinnénieniii's (U>21|,
t. I,
REVUE DU l/ORIENT CHRÉTIEN.
19G
Mkrtih'li, qui n'est
ait pitié
de
que poussière...; rendez-le digne d'un Dieu
lui.
Mentionnez dans vos prières cet
«
écrit inspiré par Dieu, qui
est l'enterrement des itrétres, l'an 1072
21 aviil
(=
16-23
de J.-C),
le
(?) ».
57
Sagiimos
Petit format.
(
Psautier).
date et lieu inconnus.
Scribi',
Agé d'environ
250 ans.
58
SaghiMos {Psautier).
format.
Petit
Lieu
el
Scrilie
date inconnus.
Dawitli sarkavag (le diacre David).
:
Agé d'environ 230
ans.
59
Vie des saints.
Petit format. Texte aliré'gé.
en
Écri1
lG(î:3.
Lieu
et
scribe
inconnus.
60
CiiARAKAN (Hymnaire).
La moitié est en parcheiuin.
Agé d'environ 600 ans.
Petit format.
lieu
inconnus.
Scribe, date et
61
Saoomos {Psautier).
Petit
Copié en
formai.
Parchemin. Scribe
l'an id^^l, 1(»6!)
au moment de
(=
la lédaclion
de
1620
:
Israël.
di> ,I.-C.).
la notice.
[25J
Lieu
:
Stambol.
Manque en
place
.
rinpnE.
ILE DE
197
62
TôNATSOLiTs {Calendrier des
Petit iVinnat. Scribe
:
Amirklian sarkawag
date inconnus. Agé irenviron 3(Mi ans.
moment
/'êtes).
(diacre). Liou et
Manque en place au
de la rédaction de la notice.
63
AoHOTHAWRQ {Recueil de
A
prières).
l'usage des catiioiiques. Scrilie, date et lieu inconnus. .Agé
Manque en place au moment de
d'environ 150 ans.
la
rédaction
de la notice.
64
(Psautier).
S.\iiii.\ios
Vieux, abimé et
mangé par
les mites.
65
ÉvAXlilLE. LlVRi: DE LA Ri:VÉL.\TIOX
I
{.{
pocal l/pSC).
.\i'TKS
DES
APOTRES. Proverbes. Des épItres et du repos de Jea.v.
I-'ormal
-'lUS le
moyen. Écrit en
règne de Hétlioum
iholicos,
cause de sa
le
foi
le
(1),
sous
È. A.
le
(=
|-29o
de J.-C),
pontilicat de Stéphanos,
qui fut emmené en captivité à
pays des Ciiiciens, près de la grande et
Confesseur
dans
t^up, 71-2
(2),
célèbre capitale Sis. dans la sainte congré[gation...]
Il
IlOtlioumIl, roi d'Arraéno-Cilicic,
12.f!9-I2fJT.
Etienne IV. à Romkla, I-2W-li93. C'est
Ronikla: cf. «Jelzek, llamarûl pathmottlhiuii
•-')
fut élu
en
12!)),
emmené
le
dernier calliolicos nui siégea à
(Vienne, 18îl7i, p. 111. II
llnïuls...
prisonnier en 1202 et mourut en 1203; cf. Or>ianiv\.
La ville do Romkla fui prise d'ju'^aut
L'Kglixr arménienne... (Paris. 1910), p. 176.
12!»2 par Mélik-Achraf-Klialil, fils de Kélaoun: les hommes furent passés an
de l'épée: le catholicos Etienne, les femmes, les enfants furent emmenés en
"l'tivité; cf. J. de Morca.n, Histoire du peuple arménien... (Paris, 1919), p. 210.
on
fil
:2C]
19S
UFVt'F DK l/ORIEXT riIRÉTIF.N.
M ('i}}(irUf
Mfii_/JLiiiuu
I
.
'Çii/mii
tnhtnni-ItlLttih
ntiin
utunnnni
•Çiiiii/i/i/i
niniiintun
/i
:
—
/i
uhvtnn
lani.tulttinint^Mliiu ^fiiinii
^Lhh)ni iitihititinLuinn
juntiinntliuhnn
innntltuitil^
tri_
^fiiinuiiijLin/il/
hnuunniin
nuaiunlittiL nLJuinnu t)Lcitiiin
tuniiinxnhbiui innnni-'^ni cl tuutniuo
.
.
,
II.
tun.
-
:
/»
Li_
hhiiiiitiLn/i
^iifiniu-
uinlitlttulinuli
inîi
iltiinLnniL
iLnlijinu liJiilitiLnLnn t)LnX n ur;h
iiliu
v/"/'
lucituunnh
n aLtinLloliL-U
nn
(/'/"/>
n ^n \iultuit_nn tiiinnnuiu luuuhtiiLn^^iiLtui
.
TRADUCTION
<'
(le
L'an de la giamlc èiv arménienne ^«p, 7 12 K. A. (= 1293
sous le régne en Arménie de Héthoum, austère et
.l.-C),
du seigneur Stéphanos, le Confesseur,
qui, à l'instar de Jérémie purifié dés le sein de sa niére (1), fut
emmené en captivit('' après ses ouailles, dans le pays des Cilipieux, et sous
le pontificat
ciens, près de la
grande
dans la congréNotre-Dame,
au
pied
de
(2),
créateur, et Mère de Dieu. »
et célèbre capitale Sis,
gation habitée par Dieu, Mecha'ir
très bénie, qui conçut le
(1)
(i)
Voir Jéromie,
Ou Medz
1,
5 et Conda.min, Le Livre de Jeremic (Paris, 1920), nd locnm.
qar. Cf. Alichan, Sissouaii... (Venise, 1899), p. 68 et 216-217.
[27
MÉLANGES
POIR
l'IilKRK
DEMONS
CON.fUUFJî LES
Toul orientaliste sait que, dans les manuscrits éthiopiens,
sont Iri'quentcs et que lieaucoup de celles-ci
les interpolations
consistent
en de simples prières,
soit
soit
en des prières
magiques.
La présente
iiis.
l'rière
pour conjurer
les
démons,
extraite
n" 3 de M. Emile Delorme. nous apparaît plutôt
une prière mixte, car
«^^•C
[•]
hf\F'C
•
du
comme
cinq mots cal)alistiques de la lin
les
Wl-
hiLi'
t^fitl
•
hânàl, 'Adèrâ, Rodas ne sauraient
•
:
Sàdor, 'Alâdor,
justifier
son classement
[)armi les prières magiques.
Nous
l'éditons
pour deux raisons
:
d'abord, parce qu'elle est
déjà intéressante par son seul contenu; ensuite et surtout, parce
davantage à raison de
qu'elle l'est bien
quelle apporte à
la philoloirie
aux annotatiiins du texte
Le
nom
pnipre
de
et
mt\?,
•
l'utile
comme on
éthiopienne,
la
contribution
le
verra
traduction.
1'nfrh.A
M'akla-Gabr'él, qui est
répète plusieurs fois, di'-signe soit le possesseur du manuscrit,
soit leserilie
lui-même,
la
prière ayant
été-
composée en faveur
de l'un ou de l'autre de ces deux personnages.
[I]
REVUE DE l'orient
200
i'IIKÉTIEN.
TEXTE
[Scriptio continua dans
15S
(F.
wr
flA-P
if:hr
^..p.-vr
:
ri
ntioD
:S^.A
?
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:
fr
(I
•
h'rf\m
"/A'/'
mhrhy^
flft'^w
(1)
acili.
1° h)
l')8
.
Forme
'ïnv.
(
H^^feA-'Afl»-?»
rionAVi-iî
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ïf-A-tfi»-
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•
:
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A» rh-C
rare (au Ik'u de
••
•
I
:
••
•
1
?i"ÏH.h'nrh.C
•
-ïf/l
ai?x'(\ih
••
y. Al
:
A'JA
(
))
Jl«wAïi
•
oja
n/^'A^nV-
Cotte l'orme n'est pas indiquée dans
'ï?-!»»).
(3)
•
h"ïn.h-nrh.e:
A7'n<:
•
.
\\h.i!.iP
HKrh-ii
'•
hft
•î-nc^.A
(^i)
;
ft-nrhl-
:
WKiWh
(2) 'in-h
•
f-
u/v-v
©Ae:
waï
A-ii
t\(m
llfiil'i
:
n '>.<-'!--
:
ifA*
-J?^/**
I
whn-'/
?
rtnhC-] flj/w»Ahyil:
•
:
•
/^A-ft
:
••
nii-i-
\
A-jnch
ajaïp'j
•
lO^J.
:
"i^r
•
tthittA
•i'^i'^'P.
"/'/'
!
HhHîA
hin.h-tt,h.c
s
hr-iin
:
»»
Uh'HlA
'/'Mi^'i-
••
h'rnLjp
:
hnw.hnth.V.
:
fmt?{,i\
:
Hrii/-
:
Whao
1" a)
ins.)
le
le
:
Lex.
de liillmann.
(il UAIÎ («'(-) l-a l'orme qu'on doit lire est i)'»iî. Primitivement, il y avait la
forme a/\y. La scribe a corrigé trop liàtivement rectiflcalion des première et
dei'nicrc lettres (u au lieu de i) et «B au lieu de jp, mais maintien par inadver:
tance do la lettre médialo A),
(oj
Primitivement
(4) Cl',
(ï))
supra,
"Ifin")! (sic). I^e
;
noti!
Primitivement
scribe a ol'facé (grattage) la
lotti'O (1.
1.
:
fi-ll/li-l'
(s'f).
l^e
scribe a bilîé
le
pétiole supérieur
du
A
primitil.
(0)
Ici
et plus
ajouté après coup,
(7)
Le mot "ihV
bas, le
la
i
nom propre
place ayant été
711(:^.A l.de seconde main) a été
en blanc pour cette insertion.
en surcharge.
<nA.C
laissi-e
(do seconde main) est
:
201
MÉLANGES.
uhtii;'iu
Ali-
(n{\A.i-
:
i/A-i:
:
««wiAA
>•}
flJA.p.
>il-
%
:
?i"ïii.hnrh.c:
:
:
M-i'
'/"Aîl'l-
/"A^V
"7'ï%
otAÏ1->
'^1
:
«"Aïl'l-
OSA
M
Primitivement
(I)
addition cVun
Le
nom
note
propre '^C^!'"
est
sir).
est
:
.'_>.
Cf. infra,
la
graphe fautive du manuscrit.
(7) Cf.
(8)
Ms.
(9) Ici
(10)
«nAïl'l-
-nCV,
'.
)
=
>
1
1
1
:
•
PA
«w"\
:
?i«ï
otAÏ1>
«î'^'r
••
•
:
^
^Wl}
:
<>nf
a''/A'w>
'P/>
""A
•
••
/«'Aïiii-
••
(~
'•
ffnAïl'1-
Ainfih
:
:
hO*
'/.P.'
'/VlV*
:
h'?',"i
:
:S
:
.«l'A
?\e.n
:
•'
'•
«"A
\\Ç[h
:
"/Ar
?
Le scribe a corrigé n en II. par la simple
former, dans l'esprit du correcteur, le
la lettre II,.
de seconde main.
la
forme fWf,.
Cl',
infra,
11.
fllsC ide (1^:4,
Nous
i,
1)
laissons subsister
Cf. infra, p. 206,
T" ide seconde main)
lettre
note
p. ZKj,
forme
(sans signification possible ici.
La
<wAill-
bien moins fn'quentf que
Le scribe a confondu
(6)
:
.•
:
:
«"•Aiil-
:
:
«nAil'l-
8.
Mot arabe
Il
(.">)
JT/.
«"Aïl'l'
iOi /,.e."vr
îi"Jll>if
.
^.(1/.
(S)
:
hm;
ftïA
:
M'ii
-•
=
:
:
rto^C
••
:
-.
WiO
:
f^M^'l'
nv'i.
OT.e.'nr*
iii tiiat-
«"Aïl'l-
•
:
•
point, ce point (levant
forme AO-f.
l-a
(3)
p. 205.
I
ft^.'J
<wA1t1-
:
:
a)
ir.s v
-niîô
:
,t'.i-
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.1
Prl^V
:
fitt'/
:
:
HA.U
:
aH)-?.
:
OTAlll-
infiTieur de la hastr droite de
pétiole
("2)
aaip%
ll-.e.A
:
•
;
•
t\y.i.
:
:
Vl>
>iroc.
OTAii'i-
^/nAïi>
••
«/"fl^4'
:
li')
••
c:nv
otAÏi'I-
:
158 V°
(F.
:
(
•
fmMi-1'
•
\'i\\
"/M"
:
'/""/
:
ttnhvi
:
•
"vcj?'/'
=
V(lAnA
:
(4) fliA;i•
)ni:{ifl\
••
at-h-y.
-•
^/"tlrt.P.-
:
:
i)
vriAHA
n^,'r
(
:
'/"AÏVV
:
VC
•
Vwli'W
:
Aov-
:
a''/A^/«
•
otaja^.
foMl-l'
•
?,^/o'}a'i-
•
fi«hr
•
>y.[:] '/"AÏVl-
')
tùvc.
•
•
/"Il
C:fl»-A
(
(
.e>fl»"î
?r>i/
•
wiri
:
^.Prt-ft
I
f^ny,i'']{,
•
:
••
riiya»-
•
«nAïl-Tl-
:
nh»»
:
vfA-
:
hhluM
•
ICI
:
•1-
-va.!»-
(o/i^.i-i,
ï^A•
'•
nm?;
•
a'/"U';i'
•
nri^'/'^nv-
:
y.{\.'Ç\,h'
^/DAiil-
:
flj'/'rt./-
-ïn-f
Al^^.
:
•
:
r/uAïl-l-
e
•
•
OT.n/.«^
JB^
rtfih
•
est
note
avec
telle
la
forme
flli-C
quelle l'ortlio-
2.
en surcharge.
Cf. infra,
note
0.
lègèi'C et
à
p. 20ij.
infra, p. 206, note 13.
:
n+'V
(sic).
le texte est
îi^flc
(Uj Ms.
:
!
Cf. infra, p. 21)6,
(de seconde
ïim-flctl
note
1.").
incomplet.
S''').
main)
Deu.x
est
en surcharge.
trail.s
horizontaux (d'une graphie
;3i
Rr;vuE PK l'orient chrétien.
202
-fil-
Hh-ncir
:
o»-
/iao'/y.'j»*;-}
(2i
:
Hn'l•^'JP•
/'«prtl-
-jArh
tù
••
'•
•
A>
:
nxrt-;Jî»"
7)
:
-jnhA»
fl»flXA-|-
WA"<n»-
et
considérée
avant A7-nn*l,
150
(I
:
A'JA»»
(orvi
••
XA^
rtA«»
•
!
"/Al»"
Aï
:
•
ôv-
Hi:K
(3)
:
hx
ffoM'i\
bo
•
r" a)
«wft+A-
L'7^11
:
•
œ- -.Kltliao
^ti-v-
•
*.e."fil!
*-S«ï'J
!
HÏM"-
'
n,7i'^«»-
•
n+A»»
.^o»-
•
•
•
î
:V«ifl>-Â.>
^-nA
(6)
••
flin}\A"|-
Vth'itl
!
aifl'"1fi^
:
hA
••
•
«.aft
l:)iffé(\ I^a
présence
indique nettement que
ici
le
de cette lettre
scribe avait
'hV"OC, qui /ut ajouté ultérieurement en surcharge
(cf.
•
•
He'^C^
^T'/**
Â/^/wCÎ"
photographie du ms.) indiquent que
la
comme
:
hî'"Ah
•'
peine perceptible sur
être
h«»
ns.fl
•
.e./'V.jp.
••
n-W
•
'Ti<«..c.-
••
!
flïA'î.'ï•'
Al'fK-
!
AhTHhlV
:
•
ht:
•-
hCft-fcJP'J
'n?irt.
:
T-'iy.
(;i^
:
hri^v
!
•-
^
•
"ica
•
?i'>'l"[!]
(O'tï'l'
••
In
:
:
tD^^ao'
flj,e,?,H.3r
rfih
^.
.
«^JihA
:
ai%A\é,
flj-
h,
:
An.h
•
HrtA'i-
'j}^.,-h[.]
i4i
Jt/.*!-.'!'
,?bCO'
l'fmC'i'P
:
:
•
at-
:
hs
ofh
AXA«n'l-
•
la
j,
:
I
A
lettre îi doit
hK'^V
après
commencé à
écrire
note précédente).
-
de f\T/i9" un signe de renvoi, constitué par deux
petits traits en forme de nos acct^nts graves, indique le mot "i4>-fl-|- : (de seconde
(1)
Au-dessus de
la lettre 7
main), qui a été inséré après coup dans
ainsi
:
A'V+'tl'/'
•
T/'/V",
la
marge gauche du
ijurdirm de la yéhenne.
'«'s
Comme
étendu sa correction au pronom suffixe du verbe qui précède
lolio. t)n
le
obtient
scribe n'a pas
(llh.Ç'V?}', lequel
dû être corrigé en nh.?"/??*"»-), nous n'avons pas tenu compte, dans
l'édition du texte, de la note marginale.
aurait
(2) Cl",
(3)
aelh.
(4)
infra, p.
Forme
2(17,
note
2.
rare (au lieu de C.t-'W). Cette forme n'est pas indiquée dans
note
Cf. hifra, p. 207,
6.
(.""j)
Cf. infra, p. 207,
note
(G)
Primitivement
rt4>£-ft-V.
7)
le
de Dillmaun.
Le
nom
:
11.
propie •"IC.^T'
Le scribe a
est
efl'acé
de seconde main.
[4]
(grattage) la lettre A.
Cf.
supra, p. 201, note
2.
Lcx.
20^
MKLANGES.
yxomi'i»'
:
Art.f.'Ti'-l-
I
fU'nAïi-l-
••
h-n
•
•
rnfliA.P.'
m
:
^K tro
nh'tt
?il'BhA
•
?»7.AA
t\
:hh
159
hCft-f-n
?i'1'lrLAA
:
•
f,*:^'
b) h'\?'i:
r
n|:
••
Ainch
:
r/»nfl»A.e.-
«Ml'W><<.ft
••
:
^yi'
:
(!'
f\F'{:{/\
tï-fi
:
••
«»AP.
ArtWi
••
•
.lini-
••
h9„/.-
A'/"'|-
a'^a^
7-nL7i.A
••
•
(i)
v:i',i\
H>-/-/"P«l'rn
•
'i^'r
•••
h"Vi
•
•
TRADUCTION
158 r° a) Au nom du Seigneur, premier sans au(F.
jourd'hui; dernier sans hier; médial sans demain; ancien
mer de
unique
{en
son)
existence
(6);
(7)
Par ces noms, (noms) du Père, du Fils et de
des jours sans année; auteur de tout sans fatigue;
miséricorde sans limite
éternelle
plus bas, htoiVao- au lieu de >,«DT|i<n»-.
(1) Ici et
(2)
(3)
I^
(8).
lettre >i est
Ms.
:
>i?"
1
de seconde main.
M-O-
(sic).
cacograpliie propre au scribe.
ti4.1i
(4)
LcT.
au
de
lieu
Forme
La mise de
Cl',
supra,
4.
p. 201
au
,
lieu
de
^
semble
note 8 (cas où
le
être
une
scribe a écrit
ft4.Tr).
rare (au lieu do >i;>TrTr^). Cette forme n'est pas indiquée dans
de Dillmann.
infra, p. 2ii8, note
le
aetli.
(5) Cl",
5.
04"?" signifie
(Cl
L'expression lOi'VflA
Cl)
Dillmann. dans son Les. aelh.,
>
:
infini [illimilé).
col. 7,
ne donne au mot uft-ï que
de essenlia.
(8) JI.
à m.
:
unique d'existence jusqu'à jamais.
(5
le
sens
I.'ORIEXT CHRÉTIEN.
RKVUE DK
201
l'Espril-Saini, sauve,
Jjagèwon
Dàryà
Seigneur), de
(ô
et {de)
(1)
ton serviteur Walda-Gabr'él.
(2),
Au nom du
Seigneur Fils, (du nom du Seigneur) qui est trin
personnes el est un dans In dirinilé; Dieu des dieux :
roi des rois; qui es/, g/ori/ié par la houc/ie de toute créature,
sur la terre, dans lescieux, dans lu mer et dans les abîmes,
dans
tes
pour
les siècles
Amen.
des siècles.
An nom du Seigneur trin,
consubstantiel; {être) caché qu'on
ne voit pas; feu quon ne touche pas; esprit qu'on ne palpe
pas; puissance (3) (F. 158 r" 1)) qu'on ne comprend pas; roi
qu'on ne prépose pas; )iotre Dieu par sa divinité; notre
adoré par les
pour les siècles des siècles!
Par ces noms, le nom du Seigneur dans la divinité et le nom
des trois personnes, sauve du maléfice {b) de l'homme et de la
Père par sa houle ;
lui qui , à la fois (1), est
Iiornmes et les anges.
A
lui gloire
Le surnom de OCP, Biiri/n, donné
(1)
corruption
au démpn,
ici
certainement une
est
-flCPA, BrryiU, Bept'aX {Ascension d'Isaïe) et probablement aussi
ilc
une corruption
n.A/»<C, Bclhor, B;>iap (Sl'lS^,
ilo
Cor.,
Bcî.iaX). Cf. II
vi, 1.0
:
Ti;
XoioTM xpo: liE/.îa). Cl'. S. GniinAUT, Les Trois derniers traile'x ilu
Livre des mystères du ciel et de la terre, p. 1 18 (au sujet des noms de Satan, des
noms des djels de son armée et de l'équivalence numérique de ces noms)
81 -jujj.ïûvTidi;
;
:
my.y/xioy.
."î.uiwv;
H.C.n.V.
!
m-U'rl:
:
n :ft.('."rV:-(lV.A
•s.
:
Ce
(démons);
soitt
il
hll-n-
Tiû
<i.yt\IVl\ V-
.'tJ.
.ç_
:
O»
::
les
hfl''7-tl''<n>-
:
noms
veut dire
Le
nom
de
l'orme
Dillmann signale
(0)
.M.
(1)
hitti'
;'i
m.
...
:
la fi/ix. est ail)ré
;i
.l'Iiii
(pie
:
(Bs^c'ap);
.S.
:!('.
:
=
-tt'LA
'
:
il'iA
:
et
]).
et
IK.
Dans
•'?",
(persécuteur;;
que
y
(diable).
celui de l'KvanP. l'IaU.
uetk., col.
Le.r.
le
.en.
dire îi;j'Vï->
vent
.S..lWlrt"fl
n'est autre
=
ll.A<l-r.
ù SOU, au 200,
h
^ft.!"
>,.JVV^
!
Dans son A'ovum Testamentum, Th.
71
p.
=
It
:
«•7f|-I;'»y
veut dire
au démon,
ici
ensenihle, à
/.(/.
y.m.P:
par
•
Ivs
nei/i.
Dillmann donne
simnt
(.Oi
du
-.'(JO,
h
i
nir/.A
anëv
:]
6'J,
H,"iyi {Mytùrj).
force.
;
si^'tiilie
llhrh/-
=
veut dire
<n»
formes AjU**"/
ment. Le texte très clair du
(I
rtj:[V
:
Aft,t'."rV
:
.('..('.
!
.1'
noms de Satan, h
(\,g\,H'.
A.'/.}""/,
les dcu.x
:=:
(Satan);
donné
\m,
AV.}*""/,
,hi-V-
:
YiftV
:
des ehefs des armées de Satan-
ft.Rni'î
gile; cf. .Marc, v, 9 et Luc,
donne l'nniqne
-IIV.A
:
dire les
veiil
vent dire flfi; 0, veut dire
(J)
hOiflI-
"7fl/: "/
:
Afl.&oi"/
i
>iy"->n
:
fois
n»
et
A-(lîi
!
en
aussi
de
3
M.
même
Delorme
mon'\>,\i.'i-
:
:
trui/is,
simultané-
y,"in.h-tttiuC
Le Se'ujneur
:
/"A-
trin... qui,
les ani/es, parce qu'il se trouve être identique
de \'Orf/anon .\Iari<ic), corrobore le sens .second
homnu'set
(i;itation
à.
In
ms.
hM'.
88. Tiinitas, llhWrJ-
:
Cf. op. (il., col. T-'3
.ftftV,^-
:
:
«
h/lil*
i
a.)
semel... p) "n/i,
(quae simul adoratur), Org.
Sens de cnchanlemeni, sortilège, charme.
[6]
1. -
20'»
MKLANtiKS.
de la main de fous les dénions le serviteur du
Sei[/n('ur Watda-dahr'él paiir les siècles des siècles.
Au uoni du Seiijncur (/ui a dispose l'aurore {\\ et le malin
par sa puissance; qui a hien réglé {i) le crépuscule et le soir
par sa doniination (3); {cola) en allongeant le jour et la nuit,
c/iai/ue {augmentation) en ses proportions {convenahles : le
jour plus que la nuit) et la nuit aussi plus que le jour;
chaque {augmentation} à ses époques; lui que tous {les êtres)
glorifient, (chacun) selon que parle sa langue
l); chacun
en le suppliant dans la surface de tout lieu (Tj) pour les
vl
feiitiHi'
(
siècles des siècles.
\'iens vers
moi, n
du Seigneur
mon Seigneur
Jésus-Christ, (F. lûS v" a)
de Marie incarné; éclair de
li(
divinité terrifiant; charbon (6) de la divinité allumé;
flèche de la divinité rapide (7) ; feu de la divinité ardent;
soleil de la divinité brillant (8); flamme de la divinité
resplendissante; pierre de la divinité lourde; majesté (9) de
la divinité effraganle ; flamme de la divinité ardente' (10);
ardeur de la divinité embrasée (11); bouclier de la divinité
Fils
(I
M. à m.
viva)it; Fils
pointe du jour, aude.
;
Sens de • suo quidque loco ponere, ordine disponere, benecomponere... •;
cf. Dillmann, Lex. aeth., col. 652.
• lerautorité (empire). Le sens second donné par Diiltuaiin
(3) M. à m.
(2)
:
:
riloriuin jurisdictioni vcl poteslali
praeferlura, imperium
Lonvcnir
(-1)
Le
-,
suhjectuni, dilio, provincia, dominiiim,
alcjs
dans son Lex.
aelh.,
col.
857, est trop étroit
pour
ici.
distriijutir n'est
pas exprimé
par
préposition proclitique (a ou n), mais
il
la rédiiplication
est
impliqué dans
do l^A- ou d'une
le
sens général de
la plirase.
(6)
JL à m.
M. à m.
(7)
Le sens de rapide,
(5)
comme au
:
son
:
charbon ardent, pruna.
lieu.
vif,
pressé,
(iguré. Les significations
que possède C'V'A, s'emploie au propre
données par Dillmann,
Le.i: aelh., col. 308,
ont moins d'o.xlension.
Sens dcnilidus. La l'orme AO'fi est assez rare. Cf. supra, p. 201, note 3.
M. à m.
majeslas verenda Del roirisvc, maijnificenlia veturanda vcl
formidahilis •; cf. Dillmann, Le.r. aeth., col. Il.>l.
(8)
(9)
(10)
:
M. à m.
(111 .M.
Nous
le
l'iinnie).
à m.
:
:
flamme. Les mois
feu.
L<'
considérons
mot Tc ne
comme
la
ïnAlA
et
>^
se trouve pas
signifient tons
dans
le Lejc.
transcription de l'arabe
,'j,
deux
:
flamme.
aelk. do Dillnmnn.
feu (cas d'arabo-
REVUE
200
l'orient chrétien.
nie
de la divinité perforante (i): ardeur (3) de
dévorante; force de la- divinité remplissant {l'univers) (4); puissance de la divinité victorieuse; fulguration (ô) de la divinité puissante; feu de la divinité brillant (6); glaive de la divinité aigu; parole [l)de la divinité
redoutable (8); llamme de ta divinité merveilleuse; hache
de la divinité tranchante (9); or de la divinité rouge;
perle 10) de la divi)iité pure; hache de la divinité aiguisée;
montagne de la divinité élevée; ardeur (11) de la divinité
brûlante (12),- foi'ce de la divinité puissante (13); majesté (M)
de la dviinité (F. 158 v° b) suréminente (15); lumière de la
divinité parfaite; {Fils du Seigneur) véritable, sauve de
r Ennemi (16) toti serviteur pour les siècles des siècles.
Jésus-Christ est la verge qui a frappé Satan; Jésus-Christ
utile (1): lance
la divinité
{
(I)
Le
• jucundus.
col. iob
Le texte de Jéréniie, x.\iv, '2,
second indiciué par Dillinann, Lex. aelh.,
"sens
bonus, pulchcr...
pour convenir
est troji étroit
»
ici.
:
que cite Dillmann
f^ao-c.
-/p^istd; (opp. oo-ft-Tr :),
0»+ flAfl
"VAr
montre que le sens de bonne qualité, bon pour l'iisaye, qui peut bien serrir
(signification du grec x?litôç) est jiri-fi'ralile dans le cas qui nous occupe.
=
:
:
:
:
:
[i)
de
s'agit ici
II
forme
la
n>JîC (de ù^<;.,
i,
Le sens que nous donnons
1).
(à
cause du contexte) n'est pas indiqué par Dillmann.
(3) Sens .de blancheur causée par le feu.
"
Christus on^h,
(4)
Cf.
l'exemple de VOrganon Mariae cité par Dillmann, Lex. aelh.,
:
\{-tf
i
",([9"
:
Org.
1.
col. L'iO
•.
(>)
Sens do lueur relatante, lueur de la fondre,
(G)
Nuance de sens
:
ici
éclai)-.
éclatant.
Autre sens voix.
Autre sens vénérable, auyuste.
(9) Cette forme ne se trouve pas dans Dillmann; cl. Lex. aelh., col 1190.
(10) Nuance de sens grosse perle (îraio) autre sens pierre précieuse {gemma}.
(II) Sens premier
llamme.
(12) Sons premier
chaud.
(7)
:
(y)
:
:
,•
:
:
:
(13)
(v.
Sur
>iTÇ"V
le
mot hTÇ-'/ Dillmann. dans son Lex.
s) n.
prgr. corruptura, se. «Tvavsîv v.
respondet: mi-m.
-V.ert
-.
:
iihTî'V
t
(v.
II>,tVV
ocispootarum Abyssinorum repetitur, ut
IDeg.; "LBAïl
H-i
I
Org.
G.
"
Cf.
fl4.'V
:
Eliae The-sliitae) -JjeA
n->,i'.A
:
;)
1
>iTVV
:
•
Reg U, 48;inde
>iTT'V
=
:
Ji-rW
eui in textu llcbr.
l
H'J"><
Eue. lied.
=
•
uiliil
variis in
Art.ft'n'i I ...
:
Mhf
40,'5,
dit:
I3;->^.A
...
(M) M. à m.
(15)
(sc.
:
.
aelh., col. 1236, dit
àTvai'v,
grandeur.
supra, p. 201, note
:
.^.
Dillmann, dans
part, praevalens, principaiis, ut
[supereminens], Lurl. e
(10) C'esl-à-dire
.Mss.
Satan.
Colb.
•
:
U'^'RIJ'
.son
:
Lex. aelh., col.
A^.'V
!
subslanlia ejus potior
-Ô?
MÉLANGES.
glaive qui a épouvanté la géhenne; Jésus-Christ est
tfui a chassé les ténèbres; Jésus-Christ est. la
lampe gui a illuminé les ténèbres; Jésus-Christ est la tour
solide devant la face de l'Ennemi (1) et le mur de salut qui
est
le
la lumière
prutégi'
Jésus-Christ est l'Agneau égorgé
les fidèles;
(-2)
au.r trois conics et au.vsejit geu.r; Jésus-Christ est
l'
{?,),
Epoux
au Calvaire {4), a épousé (5) l'Eglise; Jésussacrifice pur qui, le jour du vendredi, sur le
bois de la croix, a été immolé (G); Jésus-Christ est l'homme
flagellé et répudié qui, par ses plaies mortelles (7), nous a
rachetés; (qui), par sa résurrection, nous a consolés; qui a
céleste qui,
Christ est
le
démoli
mur
le
à-dire (F. 159
intermédiaire
(8)
{entre Dieu et nous), c'est-
par sa Passion;
r" a) l'inimitié (9),
et (qui)
a
inscrit pour nous, dans le tronc de sa croix, la paix, avec
l'encre (\0) de son sang. {C'est pourquoi demandons) qu'on
fasse cesser {l'inimitié) et qu'on établisse {la paix) {II)' pour
son serviteur pour les
siè'cles
des siècles.
Maintenant aussi demandons-lui de nous pardonner nos
péchés et de nous effacer nos fautes.
l'ar la prière de .\otre-Dame la Sainte Vierge, doublement (vierge : en corps et en esprit), Marie, génératrice de
Dieu (12); par la prière de Jean-Baptiste; par la prière de
tous les saints et martyrs qui ont plu au .Seigneur, sauve de
l'Ennemi (13) ton serviteur Walda-Gabr'él pour les siècles
des siècles.
(1) Cf.
1/
p. 206,
Douille sens
Cîi
1
supra,
Forme verbale
(2)
+^'VV^
:
note
16.
a.ssez rare.
percé de coups el éyorgé.
est la transcription ilu grec xpav£o-j (touo;).
(7)
Verbe einployé surtout au sens iii_vsti(|uo.
Sens do pro holocanslo o/ferri; cf. l'illnianii. A'r.
M. à m. sa blessure de mort.
'81>
M. à m.
(5)
(6)
JfrA>.
>
:
le
(10)
(I:!
de milieu. Cf. Éph., n,
Test.,
1
I
;
:
>u»t
édition Th. P. PlatI, p.
éy6pav, Iv -^ Tipxi aÙTO-j).
Nuance de sens
(9)
(li)
mur
ttt^po-s Xov.
7oaY|jLO'j >'J5a;, Tr,v
(lll
ncl/i.. l'ol.
\2Xl'i.
:
hnine.
Sens assez peu fréquent.
I-acunes évidentes dans le texte éthiopien.
Sens de Bîotôxo;.
Cl. supra, p. iOti, note 16.
i
)xi,v.-\-
Kî;
(...
:
"V>iliA
>
>i"/t
'
tô pleooto'./.ov toO
ni:vuE de l'orient chrétien.
208
J'exorcise (1)
les
Satans par la 0vinité du Père, du
Fi/s et dit Sainl-Ksp)-i(, un seul Seigneur, de la bouclie de
qui suri un glaive de feu, afin i/u'ils n'approchent pas de
niiii. J'exorcise les
démons méchants, afin ijiiils {demeurent) éloignés (2)
de moi.
Dans le Père je me confie; dans le Fils Je me couronne (3); dans le Saint-Esprit je me couvre d'ombre (1).
Sâdor. (F. 109 r" b) 'Alâdor, Dàiiàt, 'Adèrà, Rodas (i3).
Par ces noms, par les cinq plaies (G) (faites sur) la croix à
Xolre-Seigneur Jésus-Christ, par lui (7) le poison (8) de la
mort derient inefficace (*.)) et la puissance des Satans est
brisée. (Fais,
Seigneur), qu'ils (10) n'approchent pas de
rame et du corps de ton serviteur Walda-Gabr'él pour les
siècles des siècles.
Amen. Amen.
Sylvain GiiÉiiAUT.
XcMil'inarclic (Si-iiu'-Inlëricurc). le i
(li
Sons gi'Urral
(i)
Nuance de sens
(3)
Le sens à
cl'.
Ux.
Voir
(5)
Noms
(IJI
l,e
la
in(lii|iii'
par Dillniann
;
cl',
up.
cit.,
col.
12ô()-l-..'ri7.
nés.
onlinairement des
clous. I/expression
/j4''ï<P-'i*
cinq plaies (de Jésus-Ckrist).
Notre-Seigneur Jésas-Chrisl qui vient d'être
l'ar
(8)
Nuance de sens
(9)
Ici
(10)
mélapljorique n'est pas
81G-SI7.
(7)
le
s'éloignent.
pluriel >t'"i<p^- ilésigne
sij,'nilie lex
par
:
noie précéilento;
niai,'iq
19-o.
charger d'imprécalions. diris devuvcre.
la lois ivllrchi et
(lelh., col.
(4)
:
mars
:
et plus bas, le verbe est
au passé. Le sens du présent
contexte.
M. à m.
:
nommé.
venin.
afin qu'ils.
tlOJ
n'est
indiqué que
~09
MKLANGES.
II
NOTE SUR L'EXPRESSION COPTE
(M)()-.(HIÏ nilOA
Il
y a vinjit ans, lorsqu'il publiait ses Ostrara, \V. K. Cruin
souliirnait l'ipithète qui se trouve
dans l'expression
ncMK)-.' coo-.oiii" ci.o.v
la
l'tudiaul les iiiamisirits
l'L'niversité
iiicnts
le
expression,
iiiay
que
texte suivant
npioiii
o'.-oi
rih'.piAMi
is
iiii.cii
Après
(
n.')iii(|
1).
relevait cette
— HKvpiAKii
n^ovo
eBo.v
s'agissait
snii
T'tude
:
1)1:11
(;ii()'.'<;|)M()'.'
iia.mcia
it
du
imii^'j'f
IIIU^OO.' CTCI A|)(t)0'."r flTO
I
iiKiïoov
iiuu
Il
ne donne pas dans
(;niKvu|>AiiAiri'Aii
wlience
«hjo.v
».
tiDOVAr.
Gaselee étudiant des fragments de
de son travail avec
a
ovioii?
ni(-;
+AriA
3).
lui,
nationale
<<
liere too précise
\V. K. Cruiu
iKvpiA
m.-it
',
:
flC-OO'.' «;0()VOII^ (ÏBOA IKMI
nii(;()()'.Ar>
m
de TiscliciidKrr lègues par re dernier à
niupcviKvricHi:
o'.'(:?()«)'.'
:
signalait de nouveau, en
("2).
écrivait
il
that E|)ipliany
lie
11
Dans une noie, à propos des fnigmanuscrit XXV dans lesquels se trouve
de Leipzig
qui forment
iiiitre
il).
la
lin
A(;
emioo- niiA<;\A
même
là
Bibliothèque
expression que nous extrayons
traduction qu'il nous en donne lui-même.
nc(jVA un
n;'JA niurro-.AAii (iTttvoni"
on iineua oeoov (jtovaab ^Airrovei
Dominicas et primos mensium
(rrovA.vr. ...
dies et lestas sacras manifestationis sed praecipue
draginta sacros dies donec perveniant ad
autem qua-
magnum
Pascha
E. Criiin, Cuptic Osiraca from the collections ofllie Efjypt ExploraIheCairo Muséum and olhers. I.ondon, lfl02, OstniM, ir -29.
(il Cf. W. E. Crum. Itai/iugraphica from Leipzig manuscripts dans Proceedings of the Socicl;/ of Dibliral A rcliaeologie, Ueceinher, 1907, p. 301. Voir un
inventaire du fonds Tiscliendorf di> Leipzig dans: Lripoldt Katalog derislamis(1) cf.
W.
lion hunil,
:
phen
(3)
Ilandschriften,
Leipzig, copte,
(4i l'aris.
etc.
XXV\
lupte. nis. \i'X\
Leipzig, ItOi.
fol. .50.
fol. IXi.
[1]
OIUENT CUKÉTIEM.
14
REVIÎE DE l'OHIENT CHRÉTIEN.
210
corum.
»
ajoute dans
Il
coo'.-oiiy
fnii-oo-.-
une note sur l'expression
(Mio.v,
dont
il
fait
m
l'équivalent des
iii."if
mots
« Epiplianiam noslram
n^^A niKiTovAAii oTovoiie eiioA
non duco, quae apud orientales Tiieophania nuncupatur, scd potius D. N. lesu Chrisli manifestationem inter
:
sig-nifiari
Resurrectionem
et
Ascensionem
(1).
»
Cette interpnHalion de notre locution,
donnée par Gaselee,
Sa véritaMe l't totale explication nous
est luurnie, croyons-nous, par un des papyrus du musée de
Turin puMié par Rossi dont nous trouvons le parallèle en grec.
parait i)lus que douteuse.
Ce papyrus nous sert également à préciser comment il nous
faut entendre la fête di'signée par Crum sous le nom d'Epiphanie
(2).
Le papyrus publié par Rossi s'exprime
no
un
lllipilA|)AI>A
TIIIICTIA flTC; TlXOeiO
un
iiiApACKc;-.
iicoo.-
\(()|)i(: iicii'i'CKoc'i'ii
(1) Cf.
note
(2)
Il
niiATc-
CTU
comme
Slcph;inus Gaseli'C, l'arerç/d coptica
?n
:
o'i-.'ncoiuî
nvoo'i' e'ro'.'one
II.
suit
IIAI 116 llf;(|T()()V
(iiiiirrei nreir.G
un
il
(3i'.{)\
Cantabrigiae, 1914, p. 3 et
iliid.
2.
L'acception du
mot Théoplianie que Gaselee affirme employé dans l'église
du mot Epiphanie lui-même, pour dési-
orientale, à l'exclusion de tout autre,
Occidontaux appellent communément la l'été des Rois, est
moins jionr l'époque à laquelle remontent les manuscrits
Cdjites dont nous nous occupons ici. Ces deux mots se trouvent, en elïet,
employés chez les Orientaux pour' désigner deux fêtes distinctes ai éopi-ai rfi-r\
uïprjî'Jrjv là TE 'jEojivia xai ÈTtiçâvia ^P. G. 1, col. 859, note 62). Jlais nous ne trouvons pas cependant toujours i>n leur emploi cette rigueur (|ue veut bien dire
l'auteur des Ptn-enja. Ainsi le mot de Oeoyâvta est employé ))Our désigner les
fêles delà Nativité par saint Basile de Césarée (P. G., XXXI, 1473), saint Grégoire deNazian?.e(P. (;., XXXVl, 313), saint Grégoire de Nysse (P. G., XLVI,584);
pour désigner la fête de l'Epiphanie par saint Jean Clirysostome (P. G., XLVll,
lor, I.IV, '275). Ce dernier appelle aussi cette fête de l'Epiphanie
Èniyâvta (P.G.,
.M. VIII, 459), il se sert encore du même mot pour signifier la Nativité (P. ('.,
XI, VIII, 15S; I,\'l, 29). Saint Grégoire de Xazianze appelle également la fête de
l'Kpiphanie imçâvia {l'-G., XXXVI, 5G1). Le double emploi de ce mot nous est
expliqué par .saint Isidore de Séville - Duae sunt autem Epiphaniae i)rima in
qua natus Christus pastoribus Ilebraeorum angelo nuntiante apparuit; secunda,
in qua ex gentium populis Stella indice praesepis cunabula magos adoraturos
l'.xhibuit (Originum, VI, 18). Nous trouvons par ailleurs le mot èitiyivia dès les
pi-cmicrs siècles de l'Église. .N'ous lisons dans les ConsiUulions apustnlii/iies :
Observez, mes frères, les jours de fête et par-dessus tout le jour de la .Xativité
du Seigneur que vous célébrez le 25 du neuvième mois « et, après ce jour, que
le jour (|r l'Épiiibanie tj è-iti^fàvto.- soit le |4n<' honoré • (V. 13.2).
gner ce
ijne
inexacte
tout au
les
:
:
:
1^1
î
MKLANOES.
nri:
T«H:cA()AK()(;rii
movAAii
Kn
«no'.'oiii'
n;'iA
ii^ai-ioii
eA|j«;ï (;|)«»<r/ irn
211
o-.tïTmj
(1).
mêmes
nous possédons l'cnumération des
jeune dans la « Didasralie des 318 Pères »
irrec,
v£r::ûv
:r72'. '/_Mz:z
I
-zj-i-zi -î-.pizx
-/.jpizj
'.%:
-vt-.i/.z--.f,z
-xp3GViz\>r,v,
-/.xl
\i-z-)r,z
T(ov
y.a'i
manuscrit de \enise, nous fournit
II
-lïiîa'.vî vï;7T-;av
;-'.
3î'i?^"2'.
v;j(.i
-iVTïxc-Tf,;
7.a'.
"''î'
X*^?'-î
Twv
t'.v.
\t.r,
tt-.v
vîîw ^î6i-
i~t53!V''(.)V
('2).
variante suivante
zapaî-z-syriV, s!
y.al
zir/a
àvisu
-ij
ïizz'iJ.xizç
î!
jours de
zx^Ht./-
;xt;
àY'''''''
la
TîTpâîa
î7T'.
èipTwv tûv
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/.:'.zi; T,;x£'p3[ç ày.p'.6tôç
A
tî'jt
v.jZ'.zj
a'.mo
ci.o.v
îtosîy.i
:
ja-J;
iti
-f,^
-/.a;
y.x'!
;j.ï;
txç îà
çûXaTTS (3).
documents nous pouvons encore ajouter le suivant qui
roprodutiun des deux que nous venons de citer. 'Ep(',)-r,v.;.
ces
fst la
Azi
-.f,z
v.i')
r,J.xi
vr,sT£Jî'.v
-/.xi
xzù.^zz
;j.:vv',r
~p'z:.
x-txz'.z-zT-.zz
r,;ji(7)v
-zr,'/
-'.:
ôf[»ù::j'/r,-t
r.zz -zW/.z'j
j'^îif/
tw
vi x'jzf) Tf; ~v/zv/.Z'zfi v.xi
izzzrx/.r,
kpu)-:f,GX'.
-xpx
Trj;
Ïti
Sît
v.x':
5tosîy.ar,[JLip(ï), '/Mp'::
Tijç ïiiz[>.xzz: -f,: z'.xy.'.'rr,7i\i.zj.
'0->. ;j
ov.
zz'j-iz-\)
T?,;
r.xpxzx':iv.t
-.t-.pxzx
T=vTîy.;iTf;r
-/.x'.
y.xl
(y.'jpiîj)
-iTiZ-.v.x'i
zapajy.Eurjv,
î!
]i.r,
-.<.
TÔv
ï-\
|ji:va'/;v
vÎtw
r,
ùpEa
tsv
^zSxpr,-x'.
"/«pU
Ttôv iziiavfijv (1).
D'après ces textes, on le vuit, l'interprétation de Gaselee est
inanifostement erronnée et celle donnée par
W.
rendue plus précise, plus exacte. En comparant
trrec, nuus avons les équivalents suivants
Crum
E.
le
est
copte et ie
:
nv«)()/ ("ro'.oiii'
Twv aviuv îzifav'.wv.
(;ii().\
TÔJV 2î-T:5Tly.<ôv ÉCÎTÔiv TIOV
îd')-
17.x.
TiT)
Zh)zv/.xr,\j.ipM.
TÔJV IT.lSXHiàf*.
Non transsredirc
Il
lia
I'
il
digiuno del Signoro, che cnde nella quart.i c scsta
ad ecc>>-
ni'Ua vifrilia del sabbato salvo clio tu sii travafjliato da malattia
/lono solo délia l'i-ntocosle c dei ^'iorni délia iiianifestazione (del sitrnorel. La
qiiaresimae la settimana santi délia Pasqua, osservarle dili^'entamente • Kossi,
Ipapiri
coi>li
Torino,
XXXVll.
(•2)
del
musea egizio
p.
Cf. lialtilol. iJidascalif
(3)/'.C.,XXXVIll.
(4)
P.
C,
.
1.
di
Torino dans ilemorie délia U. Ac. délie Se. di
1».
des .118 Pères. Paris. 1887.
IGIO.
903. noloUJ.
;3]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
212
Les ^ours de
minés.
fête
dont
il
s'agit
ici
sont parfaitement détor-
n'y a rien qui permette l'étrange explication donnée
Il
par l'auteur dos Parcrrja. La manifestation dont
de l'Epiphanie. A
ne désigne pas le jour seul de
do temps qui existe entre elle
qui séparent ces deux fêtes
est parlé
il
noter de plus que notre expression
est celle
mais, avec
la fête
elle, l'intervalle
et la nativité, soit les
comme
douze jours
portent deux de nos
le
textes grecs.
otovoh?
L'expression
eBo.v ne se
suffit
pas cependant à
elle-même pour signifier l'époque dont nous parlons. Nous ne
connaissons aucun substantif issu de la forme de ce verbe employé en ce sons
(1). C'est
d'après
contexte qu'on peut déter-
le
miner l'accoption de cette locution. Nous on relevons un exemple
dans
papyrus de Hossi
le
voiie
oiio.v signifie
haut
cite plus
manifestement
n^AllOll
:
la fête
n^A gto-
de Pâques.
Parfois elle est employée pour désigner un simple jour de
fête iiidoiminê ac.'mcoiii a(; (uio'.'n^c.o'.- e()()^•()ll^
iii.xpicTiAiioc
D'autres fois elle désigne certaines solen-
(2).
comme dans
particulières
nités
nc(;(:i (;^|>Al i>n n."iA(;
un nnotr
ri,")A
neiiAA'.-
np(()ii(;
comme
do
donne
Dans
la
11-
I9JI,
n toikk;
ii."ia
(£7:t-Y;;/c;)
(3).
hotaiiaii
()V<OM?
W.
n.vAAi-
ei
un niunioo-
n,"JA
ovtoil?
Crum pour désigner la fête de
laquelle il renvoie citant comme référence le traparlé, Proceedinr/s, December, 1907, \V. E. Crum
substantif indicjué par
m!Uiiisci-it
(:lîO\;
comme
suivants nceiiie
E.
eiU).\, qu'on peut inférer d'après
le texte, qu'il s'agit
de l'Epiphanie, ne rapporte lias la forme du texte qu'il étudie, il
forme radicale à laquelle il faut raaieuer la forme du tCNtr étudi('.
lëte
la.
(nu).\
textes
niiceou-i- niKi-piAKii
Dans la note, à
dont nous avons déjà
ajoutant après
'
rKHiicouioii
(ri()-iAn?
l'Épiplianie.
vail
les
à tort que Spiegelberg dans son lexique copte donne
(1) C'est
fiBO.V
nrv.
(3r>().\
y a
il
de Leipzig, nous avons llllli;'J'i~
ici
ncî^OO'i'
(U)0'i"()ll?
une forme qualitative employée cOMune épithèto
substantif. Cf.
Spiogelberg
:
Koptisches
/landwurlerburk.
et
non
l/cidelheri/,
p. 17(1.
(2) Cf.
('.
S. C. U. Scriptoros Coptici. .Séries III.
Tome
1,
p.
-.'03
du
texte, p. 124
de la traduction. Voir au.ssi la mèine expression dans 0. von Lemm
Ka/ilisc/ie
MixMllcn, n" VM.
(IS) Stei-n
Dus Tcshuiiinil der Suzaiiiia dans /eitschi-ifl /'»/ Oyi/plisclie Spi'ache,
/6'M, p.
ir.
:
;
1
[4]
213
MÉLAXOES.
«novdii? GBo.\
(I).
Il
esl possible
que dans ces
textes,
dont
l'expression se rapprociic de celle employée par le manuscrit
ipte
.
(es
Taris,
(le
nous devions
comprendre
qu'il
s';igit
des
de rKpiplianie au sens que nous avons expliqué. Néan-
moins, d'une part, au lieu du mot (ieoov que nous trouvons
dans
les
passages où
mot
il
s'agit
certainement de ces
fêles,
nous
nous
aucun art^ument topique pour nous en tenir à cette
interprétation, à l'exclusion de toute autre. Les éditeurs de
ces textes ont traduit ces mots par « les grandes fêtes connues ». Cette vague traduction, sans rien préjuger, sauvegarde
les précisions que l'étude suijséquente des manuscrits pourra
nous permettre et, sans aucun doute, avant de se prononcer sur
nnturc particulière des fêtes connues dont il s'agit ici, il nous
faut attendre que l'expression qui les détermine, nous soit à
nous-méme plus et mieux connue.
avons
ici
le
.-kv, et,
d'auti'e part, le
contexte ne
fournit
i;i
M. Chaîne.
(1)
C. Sclimidt,
Fragmente einer Sckrifl des Marlyrer-bischofs Petrus von
A'exandrien, dans T. und U.
n. f. v, 4, p. 6.
l5]
21
RKVL'E DE l'orient CHRETIEN.
1
III
LA DURÉE DU PATRIARCAT D'ISAAC
PATRIARCHE d'aLEXANDRIE
Xl.r'
Dans
la
Vie d'hivir, patriarche d'Alexandrie, publiée par
M. E. Porcher, au tome XI de la Patj ologia orientalis, nous
lisons dans la préface cette note due à M. F. Nau. « Les auteurs
ne sont pas d'accord sur l'époque et la durée du patriarcat
Son patriarcat aurait duré deux ans
d'isaac.
et
neuf mois ou
ans (P. 0-, \, i&); ou deux ans et 336 jours, Cf. Pierre
ibn Rahib, C/axniicon Orientale, trad. Cheikho, Paris, 1903,
trois
p.
131
ou
;
demi (P. 0., III, 268).
ordonné un dimanelie 8 Koiak
ans
trois
Si Isaac a été
et
d'isaac, p. 57, ce ne peut être qu'en 684 ou 69U.
mardi 9 Ilathour
nov.),
(f)
peut être qu'en 687 ou 692;
cf.
il
(4 déc), cf. Vie
S'il est
Pierre ibn Rahib, loc.
mort un
ce ne
cit.,
aurait donc été patriarche de 684 à
687, car 690 à 692 ne donnerait pas une assez longue durée à son
patriarcat; mais les jours delà semaine sont-ils authentiques"?
L'auteur de
suit
note ne nous indique pas la chronologie qu'il
la
ni quelles sont les sources
ici,
»
Apparemmeni,
de sa chronologie.
chronologie employée est
la
la
chronologie
dionysienne. Los dates qu'il nous donne nous fournissent en ce
cas les concordances suivantes d'années avec l'ère égyptienne
de l'Incarnation.
681 A. D. 670-677 E.E.
687 A.D. 679-680 E.E.
690 A. D. 682-683 E. E.
692 A. D. 68^-68.) E.E.
Ces
mêmes années nous donnent pour
respondants du calendrier Julien
les
mois
et
jours cor-
:
681 A.D. (677 E.E.) 8 Koiak, dimanche (4 décembre).
687 A. D. (680 E.E.) 9 Athor, mercredi (6 novembre).
()90 A.D. ((i83E.E.) 8 Koiak, dimanche (4 décembre).
692 A.D.
(1)
(68.J K. E.)
Ces années do
snivant.s
:
G"
:
l'in-e
liuidi;
9 Athor, mardi (5 novembre)
égyptienne de l'incai'nation eomnieneent par
vendredi; 683 lundi; 685 jeudi.
G80
;
;
[1]
:
(1).
les
jours
I
215
.\ii5i.ANnEs.
Nons avons en 687 A.D.
Afhor, mercredi, de l'an 68UE.E.
:
année
680 E.E. et relanie d'un jour toutes les concordances de cette
année de|)uis le 1 Totli au
Piiamenot.
il résulte de là que la durer du patriarcat d'Isaac ne saurait
être fourni par ces dates. De 6'.tn A. D. à 602 .\. D. la durée du
patriarcal ne se tniuve pas vérifiée de l'aveu même île l'auteur
de la note. De 681 .\. D. à 687 .\. D. nous n'avons pas toutes les
dunnées requises pour justifier ces dates.
Nous avons dit que nous pensions qu'il s'agissait ici de la
h raison de l'an bissextile (iTO E.E. qui prérèdc cette
1
chronologie dionysienne; en ce cas les dates sont inacceptables
y a eu méprise chez l'auteur de
des jours de la semaine.
la
il
de
S'il s'agit
la
;
note dans la détermination
elironologie suivie par Pierre ibn Rahib. les
dates données sont incapables de nous fournir la durée voulue
du patriarcal dont nous nous occupons. Les jours de la semaine
s'y opposent. Nous avons alors en effet
:
681
600
602
687
durée de
682 E.E.
ce
E. E. (6!U A. D.) 8 Koiak, mardi.
E.E. (697 A. D.) 8 Koiak, mardi.
E.E. (699 A. D.) 9 Athor, jeudi.
E. E. (601 A. D.)
patriarcat,
le
lait
Athor, jeudi
(1).
commencer en 6182
terminer en 618") A. M.
\. M.
nous
de plus que le patriarche Jean, prédécesseur d'Isaac, mourut
le l Koiak. comme nous l'apprend aussi Sévère d'.Vschmounein,
cf. /••. U.,l, llislorjj of f/ie Patriarchs, p. 27."); il ajoute que
et le fait se
(JS."}
E. E.
11
dit
c'était
un samedi.
mardi
fixe
11
la
date
de
mort d'Isaac au
la
.\thor.
Koiak en 682 E.E. était un samedi, on eutee mois-là
samedi; les jours 2, 0, 16, 23, 30
15, 22, 20
dimanche. Ce jour de semaine, samedi, 1 Koiak 682 E.E. se
trouve etïectivement vérifié par le comput
Toth commença
cette année par un dimanche.
Si le
1
les jours 8,
:
:
:
(l)
XoDS avons comme jour de semaine
H92 samedi 687
samedi.
mercredi
;
:
;
:
le
1
Toth de ces aunécs
:
684
:
RKVLK DE l'orient CHRÉTIEN.
216
Les années fournies par Pierre ibn Rahib nous donnent
concordances suivantes avec l'ère dionysienne
les
:
C82 E. E. 689-690 A. D.
685 E. E. 692-693 A. D.
Nous avons pour
les
concordances des mois
tion des jours, ce qui suit
samedi 689 A. D.
mardi 692 A. D.
682 E. E. 8 KoiaU,
685 E. E. 9 Athor,
Mais
le
et la
(1
(5
texte de la Vie d'Isaac porte qu'il
dimanche;
y a
il
môme une remarque
tamment observé dans
falloir rejeter les dates
la
détermina-
:
décembre).
novembre).
lut
ordonné
le
au sujet de ce jour cons-
consécration des évoques
(1). Va-t-il
de Pierre ibn Rahili?
Nous avons donné les éléments de la réponse plus haut.
Le 1 Koiak fut effectivement un samedi. Pierre ibn Rahib est
exact. L'erreur est dans la Vie copte qui donne le 8 de ce mois
comme un dimanche. Le 8 fut un samedi; le dimanche fut le 9.
Nous nous trouvons ici en face d'une erreur de scribe ou d'une
il faut h au lieu de h.
fausse lecture de la part de l'éditeur
Cette correction au texte copte absolument nécessaire faite,
:
nous avons
:
682 E. E. 9 Koiak, dimanche 689 A. D.
692 A. D.
685 E. E. 9 Athor, mardi
(5
décembre).
(5
novembre),
nous trouvons très exactement les deux ans 336 jours indiqués
par Pierre ibn Rahib pour la durée du patriarcat d'isaac. En
nous portant ici garant de l'exactitude chronoloo-ique du présent
calcul, nous ne saurions en faire autant pour ce qui regarde
l'exactitude historique des dates auxquelles nous nous sommes
arrêtés. Ces deux questions distinctes el tout à fait différentes
ne ressortissent pas à la même science.
M. Chaîne.
et
Ils imposeront l'étolc à Georges pensant le laire arciicvéqin' au milieu
semaine
ils voulurent accomplir un acte contre les canons. .Vussitùt,
l'archidiacre s'écria du sanctuaire, comme s'il avait été poussé par Dieu
»
11
n'en sera pas ainsi, que nous fassions un acte contre les canons; attendons,
jusqu'au dimanche.
]"u! il'JstKic, p. 51.
- 11 arriva qu'au jour du saint dimanche, pendant que tous les évoques étaient
rassemblés dans l'église de Saint-Serge, le saint Isaac entra. Pendant qu'il priait,
voici que, soudain, la lampe se brisa sur lui et l'inonda tout entier. Sur-le-champ,
(1)
de
"
la
:
:
>•
la
foule s'écria
:
•
Isaac l'archevêque.
11
»
est di{;ne,
il
est digne,
Jhid., p. 53.
L3J
il
est digne, le treizième apùtre,
BIBUOGKAPIIIE
"SOTTAS ET DtiiOTON, hUrodurtion à l'étwU' des hiéro'jhjpliex. .wi-lOÔ pp.,
Paris. Ceuthner, \{vn (.'O fr.V
J'imaaine volontiers que plus d'un compa^rnon de liouaparte ci'it
dans un coin de sa giberne le volume de MM. Sottas et Dbioton,
-lisse
si le livre avait paru
en mars ou avril 17<t8, quelques semaines avant
rembarquement du corps expéditionnaire qui avait pour mission de con-
quérir l'Egypte. La lecture de cet ouvrage est aussi intéressante qu'instructive,
même
pour
le
profane qui ne s'adonne pas à l'étude de
«
l'écri-
car on y trouve des données précises et' des
vues suggestives sur l'un dos points les plus importants de l'histoire de
ture des divines paroles
•,
l'écriture.
La première partie de ce
petit livre traite
du système hiéroglyphique,
envisagé successivement dans son principe et son application, et retrace
les différentes phases qui ont marqué l'extension de ce mode d'écriture.
On
suit
l'évolution de
la
graphie dans
la
furme des signes, dans leur
groupement
autant
apparition et disparition, dans leur emploi et leur
(le
:
variations ou de fluctuations inhérentes à ce qu'on pourrait appeler la
On
parenté des trois types d'écriture,
le second dérivant du premier et
le troisième du second par l'application des mêmes principes de simplification et de codification. On se rend compte des lois empiriques auxvie de l'écriture.
saisit
l'étroite
hiéroglyphique, hiératique, démotique,
quelles obéissait, pour la disposition matérielle des
(pii
gravait les hiéroglyphes sur le
marbre ou
le
signes, soit l'artiste
granit, soit le scribe dont
calame dessinait les caractères mystérieux sur du papyrus, des
de bois ou des ostraca.
La seconde partie offre un conspeclus /lisinrictis de la connaissance des
hiéroglyphes d'abord chez les Egyptiens eux-mêmes, puis dans l'antiquité
classique et chez les Pères de l'Eglise, enfin dans les temps modernes
xvr' et .wu" siècles). Le secret de la lecture des t divines paroles » avait été
perdu presque au début de l'ère chrétienne il fallut le génie de Champollion
le
tablettes
:
pour
le
l'xcitcnt
Les pages consacrées à l'histoire du déchill'rement
notre admiration pour celui à qui des qualités de premier ordre,
retrouver.
notamment une
curiosité toujours en éveil, une imagination créatrice, un
des plus avertis, permirent de réussir et de triompher là
où tant d'autres avaient échoué l'œuvre de Champollion est de celles
esprit critique
:
[1]
REVUR DK
•21S
l'OHIF.NT CHRETIEN.
qui ;issu:c!it l'immorUilité a leur autour et enricliisseut à l'infini le patriintellectuel de l'humanité.
moine
cliHaillé des principaux hiéroglyphes et l'analyse méthodique
de quelques textes égyptiens complètent le volume.
Ce livre est destiné avant tout aux néophytes et, dans la pensée des
auteurs, il n'est que le premier-né d'une série de manuels qui assureront en
France la continuité de la science égyptologique. La langue en est claire
et précise, le plan bien distribué, l'érudition .si'ire et discrète, la méliiode
scrupuleusement scientifique. On a la sensation de trouver dans ces pages
l'écho d'un enseignement éprouvé et contrôlé par l'expérience, chose
Un
tableau
estimable entre toutes.
phique
11
convient d'ajouter que l'exécution typogra-
est des plus soignées.
A. Tkicot.
Pmtirrium palacosluveniciim
licum
e
codicilius
Pragensi
rroalicoijtiigolilicHm.
et
—
Tr.iiiiiii
annolnlionihiiii variis leclianibus reliquonim
codicum
glossai'io instriixit
Dr. Jos. V\js, in C. R. l'niversitate Boh. Pragensi docen.s.
Textus.
Annotatioiies,
ijlfujoli-
Parisiensi liUeris cijrillicis exscriplum
Tabulae.
Pragae,
MCMXVI. -^
— Tomus
1
Ciii.lectihn
:
:
Glagolitica. Publicatiimes .Xcademiaê Palaeo slavicae Veglensis.
Le docteur Jos. Vajs publie dans ce premier volume le texte du Psautier
en slavon ecclésiastique serbo-croate, d'après les manuscrits écrits en
caractères glagolitiques.
une courte description des treize manuscrits du
où est contenu ce psautier (p. ix-xi). Le Codex LobkowiczianusPragensis (1359) y fait l'objet d'une étude toute spéciale (p. xi-xv:
xvii-xxiii). Les particularités phonétiques et graphiques qu'il présente i)ar
rapport au manviscrit de Paris (écrit circa 1380), le second en importance,
L'Introduction contient
xw"
et
xV
siècles,
sont signalées avec brièveté et précision
Le Texte du Psautier
(p. xvi-xvii).
donné sur deux colonnes parallèles en caractères cyrilliques, d'après ces doux manuscrits principaux. On a ainsi
face à face les deux transcriptions, ce qui facilite singulièrement la comest
paraison.
le glossaire sont renvoyés à un second volume.
Les (luatre-vingt-huit dernières pages de ce premier volume contiennent des spécimens tirés des manuscrits de Paris, de Prague et de Zagreb.
L'apparat critique et
Les reproductions sont remarquablement nettes. et seront précieuses pour
les étudiants slavi.stes désireux de se familiariser avec l'écriture glagolitiquc.
f.iite avec beaucoup de méthode et avec grand soin.
une contribution importante à la littérature slave et (|ui complète
heureusement la célèbre édition du Psautier de Bologne par \". Jagic.
L'édition parait
C'est
là
Louis Mariés.
m
I
210
BIBMOr.RAPHIE.
Anton Bm'MSTark, Geschichte der nyrischen Lileralnr mit Atisclilwi.f
christlirh-palaslinensischi-n Ti-.rti', .\vi-378 pp. Bonn, A. Marciis
E.
Webcrs
L'ouvrafre
Verl.ifr,
10-J2.
pour l'étmnger 18
fr.
iler
un<l
suisses.
que présente au public M. Baumstark, dans un temps
((ui
défavorable aux travaux de pure érudition, est
à ce
peut sembler
si
di'i,
aux invitations de l'éditeur et du ])rofossein- Mans Lietzinitiative! Depuis longtemps, M. Baumstark avait songé
à la rédaction d'une histoire de la littérature sjTiafjue, et depuis 1900,
n'avait pas cessé de s'y préparer, mi'me aux époques où il avait le
il
moins d'espoir de voir son projet se l'éaliser. Uuatrc ans de séjour au
Ciimpu Santo dei Tedeschi de Kome lui ont permis de prendre contact
avec les manuscrits syriaques de la Bibliothèque Vaticane et ceux du
fonds Borgia, transportés au Vatican en 1902; puis, en Palestine, où il
passe un an. il étudie, malgré de nombreuses difficultés, les manuscrits
du couvent de Saint-Marc à Jérusalem et ceux de Damas. Rentré en Allemagne, et, pour gagner son pain <iuotidien, obligé d'enseigner dans un
établissement d'enseif:nemcnt secondaire, il reste fidèle aux études orienla
tales. Aussi bien, la constance de son effort a été récompensée
direction de VOriens Christianus lui est revenue en 1911. après qu'il en
nous
(|uil
dit.
mann. Heureuse
:
en 190."), et l'.Allemagne. qui a plusieurs chaires officielles
pour l'enseignement du syriaque, lui a confié à l'Université de Bonn
un enseignement de sa spécialité.
La Geschichle der syrischen Lileralnr est dans la ligne des ouvrages
capitaux de Krumbacher et de Brockelmann pour les littératures byzantine et arabe musulmane. Ce n'est pas un livre d'une lecture attrayante,
mais c'est un livre qui, pour longtemps, fera autorité en la matière. .\u
lieu d'adopter, comme l'a fait Rubens Duval. une division en deux parties
histoire des genres littéraires, histoire des auteurs, M. B. applique
avait été évincé
:
à
un cadre chronologique
une subdivision en
très large
bite et littérature nestorienne. Cette subdivision
sition
des
membres
christologique
littérature jaco-
est justifiée par l'oppo-
des deux grandes sectes issues de
la
controverse
v* siècle, car les ouvrages de l'une sont, en général,
du
inconnus à l'autre, et, même lorsqu'il s'agit d'ouvrages grecs, les attaches
dogmatiques des interprètes et des copistes leur imposent des préféA. Littérature de langue syriaque
rences. Voici les titres principaux
avant l'islam 1° jusqu'au temps des controverses théologiques: 2" littérature ne.storienne .3" littérature jacobite. B. Littérature de la période isla:
:
;
mique
:
1" littérature
nestorienne jusqu'à
la fin
du
x' siècle;
'2"
littérature
jacobite; 3° littérature nestorienne des .m-.mv siècles et renaissance de
jacobite aux xii" et xin"^ siècles. Un court paragraphe traite
pour finir des œuvres liturgiques et autres d'origine melkite ou jacobite.
Pour chaque auteur, une notice biographique, généralement très succincte, dans certains cas trop succincte, nous semble-t-il. est suivie de la
entre les notices, quelques
liste des ouvrages connus, conservés ou non
aperçus d'ensemble sur le mouvement littéraire d'une époque ou d'un
la littérature
;
13]
nEVT'E DE l'orient chrétien.
220
mili":i
f(i:'.;)oiit
les't:Mnsi'Jj.i.i.
Au bas des pages, une abondante
série de
notes donnent les sources des renseignements contenus dans les notices
biographiques et indiquent pour chaque ouvrage les témoignages anciens,
les manuscrits, les éditions, les traductions et travaux divers. C'est
par là surtout que l'ouvrage rendra service. Quiconque voudra dorénavant préparer soit une édition de texte, soit une étude sur n'importe
quel sujet de la littérature syriaque, textes bibliques, traductions du grec,
ouvrages originaux, devra, s'il ne veut se condamner à perdre du temps,
commencer par consulter son t liaumstark ».
iVous avons relevé, au cour.s d'un premier examen, quelques défauts
que nous croyons utile de signaler p. .\ni et passim. l'auteur écrit N-Dsém,
avec un accent, comme abréviation de Notre-Dame des Semences; c'est
une faute due à son séjour à Rome, où les typographes ornent volontiers
d'un accent l'e muet français; ibiil. et possim, Vahré\'ia.tion T//? pour désigner les manuscrits syriaques du fonds Borgia ne me parait pas heureuse,
surtout en opposition avec VIS
Vatican syriaque, et 17.-1
Vatican
arabe, car il n'y a pas que des manuscrits syriaques dans le fonds Borgia:
il aurait été plus cohérent d'abréger BgS, avec une contre-partie Bf/Ar,
pour les manuscrits arabes du même fonds, dont plusieurs auraient
mérité d'être cités; p. .\iv, 1. ïl
Sér.] lire
PO]
Ser.
p. .\iii. n. 2
lire : PS; p. 20, n. 6
le ms. du Diatessaron arabe au fonds Borgia porte
depuis 1902 la cote Borr/ia arabe 250; p. 29, n. 6.: au lieu île VtS 92.
4" 39, citer VtS 92, 4° 39": p. 31, I. 21
8. 445] lire
8. 345; ibid. 1. 26
:
^
r=
:
;
:
;
:
:
:
J 23/4] lire
gomenis]
:
323/4: ibid. n. 2
.]
lire
prolcgomenis;
:
co] lire .•co;p. 50, n.
:
VtS
:
p. 35, n.
5
:
:
11/23; p. 32, n. 8 prodoTuSt] lire
TaSt; p. 43, n. 9
11/234] lire
:
:
:
92. 4° 1/4.0/8.17/23] lire
:
:
VtS
92. 4". 1/4.
VtSOO 8" f. 822] lire : VtS 00 8° f. 277; p. 55, n. 5 VtS
160 (10 Jh)] les diverses parties de ce manuscrit appartiennent, la pre-
6»/8». 17°/23"; ibid.
mière certainement, et probablement aussi les deux autres au V"
ainsi que j'ai eu occasion de le dire dans Anal. BolL, xxxi.\ (1921),
siècle,
p. 338,
après avoir déjà corrigé l'erreur des Assémani dans Specimina codicum
orientalium, Bonn, 1914, p. xxu. Biffer en conséquence ce qui est dit jilus
loin de l'exemplaire du v'' siècle sur lequel aurait été copié ce manuscrit;
la référence du début 90. 30>';20'' doit être complétée Dijarb.
p. 56, n. 5
96. 30o/20°; p. 59, n. 7 : MedPalOr] lire : PalMedOr pour se conformer à la
:
table des abréviations;
il
y a d'ailleurs à la n. 8 une autre abréviation
qui doit se rapporter à la même collection on aurait pu choisir comme
abréviation MedOr ou LaurMedOr, l'abréviation Pal étant mieux réservée aux
;
manuscrits provenant de l'ancienne bibliothèque d'Heidelberg
la n. 2
;
p. 73,
1.
6 de
Hss 747] lire : Hss BrM 747; p. 94,
n. 2 VtS 401] lire
VtS 161; p. 94, n. 6
les Actes de S. Agnès se trouvent deux fois en effet dans le ms. VtS 160, mais dans deux parties diffé:
1617] lire
:
16.17; p. 82, n. 2
:
:
rentes du ms.,
:
deuxième
et la troisième, et aux numéros 23 et 38, non
VtB 81] lire VtB 82; p. 140, n. 4 la référence à Labbe
(et non Labbé) ne se vérifie pas dans l'édition de
1671, s'agit-il d'une
réimpression de Venise? p. 144, n. 13, lire
Le edizioni e i manoscritti
la
28; p. 130, n. 3
:
:
:
[4]
~1\
lltnLIOliRAPIIIE.
Vorsioni siriache...; p. 1+1. n.
Ifi
le ms. A. '2.18 de la Itibliothi-quo
de Uoinc a été décrit par Ipnazio Guidi dans Calaluyhi dei codici
iirientnli di nlcurw bihlioteche d'Ilalia, fasc. i, Florence, 187S, p. 60 sq.
1. fiiiidi le date du i.\= ou x' siècle, son jupement doit être préféré à celui
de Bernstein {.\i''-\ii« siècle): p. 15!!, n. 1, homélie sur la tour de ISahcl
L'If).;!";
lire : llô.3'>: p. 2ô4, n. 8
Séert 69 \n";
Sécrt t')9 xi"] lire
}). 2r>0 n. 7 de la page précédente
Le Canoniste contemporain, "28] lire
(lelle
:
AUfTi'lica
:
:
:
:
:
-?7; p.
200, n. 12
Vtn 81 (K VI
manque
26.16"] lire
3
3): p. 315, n.
26.15°; p. 287, n. 4
:
VtS 256/7]
:
du manuscrit;
cote
la
:
lire
p. 324. n. 4
:
:
:
VtB 81 (K VI
.356/7; p. 3:î8, n.
mention du
la
nis.
4)] lire
1
:
de
:
VtB]
Paris,
copie de \fS 245, doit être bilïéc et reportée ;i la note
ces deux
ne contiennent pas le nonioc.inon d'Ebcdjésus, mais bi(>n son « jai'din d'Eden ».
Le lecteur ne s'étonnera pas de ce que dans un livre aussi dense et
rempli de citations, nous ayons trouvé passil)lement à reprendre
à un
M"
28î^.
:
MISS,
:
répertoire
est toujours possible d'apporter quçl(|ue p(îri'cctii)nnement.
il
Mais nous tenons
M. H. est
(i
déclarer de nouveau, en terminant, que l'ouvrage de
un de ceux que
l'on
ne saurait ignorer.
Eugène
Kome,
SkRIKTEn
le
TissEn.ANT.
20 août 1923.
ITC.IFN.V
OF KVSO. IILM A.MSTIKA VETES.SKAl>S-S.\MKUNnET
tomes .Wll, .Wlll
et .\IX
[Ouvrages publiés par
Sciences et des Lettres d'Upsal.
I
la Société
Ij'SAI.A. 8°,
royale des
8"].
Ces volumes que donne au public la Société Royale d'L'p.sal. renferessais, les uns fort longs, les autres beaucoup plus courts, sur
des sujets très variés. \ous insisterons davantage sur ceux qui intéressent
spécialement les lecteurs de la Revue de l'Orient Chrétien. .Nous indique-
ment des
rons simplement
Tome XVII.
1.
—
—
le sujet
des autres.
Upsal et Leipzig, 1915-1917.
G. P. Vetter, Phôs
Elude sur
(*ûi;).
tribution à l'intelligence (ht manichéisme.
Ce
travail très instructif, fait
et Reitzenslein, décrit le rôle
le
la piété hellénistique et con-
— iv-189pp.
dans
de
la
l'esprit de l'école d'Usener, Dietrich
lumière et de l'idée de lumière dans
.syncrétisme hellénistique. M. V. étudie d'abord la lumière physique et
son usage dans
le culte et
dans
la
magie.
Il
montre
le
symbolisme de
l'emploi des lampes et des torches. Mais l'œil corporel, à lui seul, serait
parfaitement incapable de contempler la lumière. Il faut, pour la saisir,
que l'homme soit illuminé intérieurement et identifié avec elle. Cai' le
semblable seul connaît le semblable. Nous avons ici la transition qui nous
amène
du gnosticisme. La lumière transforme
l.i forme
même du salut. La
déitication (Oehosiç) n'est rien autre chose que cette transformation. Mais,
la conséi|uence, r'i-^\ (|uc la lumii're sen!^ peut appréhender la lumière.
à la conception essentielle
l'homme en lumière. Et
c'est là l'origine et
RKVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
222
Tout ce groupe d'idées, on le rotrouve fréquemment dans la littérature
hermétique chez les gnostiques, dans les écritures mandéenncs et manichéennes. M. V. cherche à démêler leur origine, leur développement et
leur influence. 11 traite en passant de nombreux points de détail qui se
lapportent aux origines chrétiennes.
Gu.NN.VR Rk.xius, Origine el caractère du système suédois des deu.r
2.
—
Chambres.
— viii-355 pp.
la Suède comporte, depuis 1866, deux Chambres
des représentants. C'est l'histoire des discussions qui, amorcées dès 1830,
aboutirent à cette réforme, que M. R. retrace dans cet important travail.
GuN.N'-Ut RtiniiEKt;, Le texte du Nouveau Testament et les « Xomi/ia
3.
Le gouvernement de
—
sacra
On
— 8S pp.
i.
que la critique textuelle du N. T. entend par Nomina sacra un
nombre de mots qui reviennent couramment chez les écrivains
et qui se présentent, dans les plus anciens manuscrits, sous une
sait
certain
sacrés,
graphie abrégée. Ainsi
Oîoç (0;), zùptoç (z;),
'Iriooû;
[h ou lï;), Xpiaxo;
(.\;
ou
Traube avait attiré l'attention sur ces
paléographe Ladwig
les rattachait à la Scriptio brevior des noms divins dans
l'A. T. Elles seraient donc, à l'origine, de véritables hébraïsmes paléographiques. iM. R. n'admet pas cette théorie. .Mais il se demande si l'on ne
Xp;). L'illusti'e
abréviations.
Il
pouri'ait les utiliser jiour la construction et
même
reconstruction de
la
la
émet sur ce sujet une série de brillantes
hypothèses en partant des résultats bien connus de von Soden et des
théories beaucoup moins répandues du philologue anglais Albert C. Clark
{Tlie primitive lext of ihe Gospels ami Acts, Oxford, l'.tl2). Toutes ces
hypothèses auraient besoin de justifications un peu plus fei'mes.
4.
C. A. Reutkrskiold, Loi ecclésiastique et loi civile étudiées au
tradition manuscrite
du N.
T.
11
—
point de vue de
cultés
du
—
matrimoniale.
43 pp.
intéressante sur les accords, les désaccords et les
la législation
l'étude juridicpie
du droit ecclésiastique dans
propos du mariage.
droit civil et
lation suédoise à
ToMi; XVlll.
—
de
la
diffi-
légis-
Upsal et Leipzig, l'J15-1917.
—
GusNAR Rexius, Études sur les
règne de Karl Johan XIV.
100 pp.
1.
l'histoire
luttes
au
sujet des finances sous
le
—
M. Rexius étudie
les
controverses sur
la
politique budgétaire et le con-
règne de Karl Johan XIV à partir de
1809. Cette étude d'histoire du droit constitutionnel en Suède fait pendant
à celle du mémo auteur, dans le tome précédent, sur le sy.stème des deux
Chambres en Suède.
2.
AUGUST Hamr, Eludes sur Part de la ficnaissance dans les p((gs du
financier
trôle
(jui
l'emplirent
le
—
Nord.
—
1V-106-X pp.
Cotte étude est la 2" partie d'un ouvrage important dont
dans un volume précèdent de
))arties
:
la
même
collection. Elle
l'une sur riiifluence de l'art de
Cracovie en
la
I'''
a paru
comprend deux
luiriiculiei' et
de
223
BiRLionnAPHiK.
on général sur l'arcliitocturo sc.iniiin.ivo au wr" siècle;
du système des arcades tel qu'on le trouve dans
les châteaux des Piast, à Briei; et en Silésie, dans toutes les régions du
Nonl. A la fin, il donne un résumé en allemand de son travail. De noml'art poloiiri-slave
l'autre sur l'expansion
lireuses et excellentes illustrations enrichissent le texte.
3.
— GrsTW
Lerons sur l'Elhiqni' du profi-ssfiir C. G. liox-
Ki.iNr.iiF.RG,
Irôin pemldiit l'année
1X61
—
140 pp.
Publication des lcçi>ns iné<litcs d'un dos maîtres les plus influents en
>uède sur
le
.
développement des études philosophiques. Les lecteurs
français seront étonnés de voir l'auteur placer La Rochefoucauld
immé-
diatement à ciité d'Holvotius. Et les lecteurs théologiens ne le seront pas
moins de la position prise par IJostrom vis-à-vis île la théorie calviniste
du décret divin.
—
4.
Jakl Cii.VRi'ENTiEB, Lrs torminaisimx verbales en
lani/ues indo-européennes.
—
l'20
—
r.
danx
lea
pp.
Travail important sur un problème de linguistique indo-européenne.
On
sait que dans certaines langues de cette famille, en latin par exemple,
os terminaisons sont devenues la caractéristique de la forme déponontiolle et de la forme passive. Quelle est leur origine? Quelle était leur
signification et leur rôle primitif. .M. Charpentier traite la question dans
toute son ampleur, en faisant appel même aux dialectes tochariques. Il
fait appel, sur ce point, aux beaux travaux des linguistes français Meillet,
s. Lévi et Vandryès.
â.
.\.\EL Brusewitz, Etude sur ht crise conslilulionnelle de l'année
—
1809.
-
1
1:5
pp.
rapprocher ces pages de celles de M. Gunnar liexius que nous
avons analysées plus haut. M. Brusewitz étudie le développement des
idées politiques au moment de la réforme constitutionnelle de ISO'.)-1810
d'abord chez les publicistes Hans .liirta. Poppius. .Momer,
Il les étudie
Silfverstolpe et Maunerhenn. Puis il recherche leur influence sur les
Il
faut
partis politiques et leurs positions respectives.
ToMF. XLK.
1.
—
—
L'psal et Leipzig, 1917.
Georo WiTTROCK, La
lùirl
Xf, depuis
Win.
4'."'i-.\.\iv
le
polilif/ue financière
pehdanl la minorité de
Livre Bleu jusqu'à l'alliance franraisr^ i('>G8-W>7'2.
pp.
Cet ouvrage très considérable ne traite pas la question financière en
Suède, pendant cette période mouvementée, du point de vue de l'histoire
'conomique. mais du point de vue de l'histoire politiijae. C'est la continuation du travail dont la première partie a paru dans le tome .\\ de
la même série sous le titre
La polilique financière pendant la minov'-té
de Karl .\'l : L'administration ftnaneièrc de Guxtof Boude et la crUe pendant la guerre de Uréme. IG6t-iCt(u. Cet ouvaage est absolument indisjiensable â tous ceux qui veulent comprendre la politique européenne
(londant la seconde moitié du .wii' siècle. La Suède y joua un rôle de
IMomior plan. Les luttes de Maenus '^:^hn'el c^e La Gardie contre les
:
REVUE nE l'orient chrétien.
221
partisans de la réforme (|ue lioiide avait préconisée, Bielke, Gyllenstiorna,
Per
expli(|uent les attitudes diverses qu'elle prit dans les conflits
liralié,
européens.
2.
—
—
AxEl, llAGERSTRÙM,
.\ii-168
Sur
la qursliori de la
notion du droit
L'auteur traite un problème important de
ci doit-il être
considéré
comme
la
philosophie du droit. Celui-
l'expression de la
Est-ce de là qu'il tire sa force? M.
«
volonté
3.
(jui, d'une façon ou d'une autre, ramènent
au placet du souverain, quel qu'il soit.
—
du prince?
le droit,
quel qu'il
Harald LlNDQVlST. La Meditatio de Pnxsiunf Domini de Richard
Bolle, publiée d'après
notes.
»
Hiigerstrom expose et critique les
théories
soit,
olijrclif.
pages.
— 78 pp.
le
ms. d'Upsal C. 494, arec une iniruduclion
Dans l'introduction qui précède
la
publication de ce texte en
et
des
moyen
ms. d'Upsal, puis le ms. de Camqui renferme d'autres œuvres de Richard de llampole,
anglais, M. Lindquist étudie d'abord le
bridge LL.
I.8.,
auxquelles il a donné lieu. Il se demande ensuite si la
Meditatio est une œuvre originale, ou une traduction, ou une imitation:
il cherche à dégager la personnalité de l'auteur et sa place dans la littéra-
et les di.scussions
ture médiévale de r.Vngleterre; puis enfin -— et
intéressante de son travail
—
indique
c'e.st là
la
partie
la
plus
de développement de
la littérature mystique en Suède, et particulièrement le monastère de
Vadstena et ses relations avec les couvents du Yorkshive.
il
les centres
Auguste HUMUERT.
Paris.
Le
Directeur-Gérant
l\.
iypngrapliic l'irmin-Diilc:!
ISJ
cl
C".
—
GUAI-I'IN.
Paris.
:
.
L'ONOMASTICON D'EUSEBE
DANS UNE ANCIENNE TRADUCTION SYRIAQUE
Sa Béatituiio
Ignare Éphivai
.M"'
II
Italimani,
patriarche
syrien catholique d'Antiociic, a bien vouhi mius donner pnur la
Revue de
l'Orient chrétien
texte syriaque et la traduction
le
française d'un fragment important d'une version inconnue de
YOiioinaslicon d'Eusèbe
lui
appartenant. Alin de rendre cette
nous a autorisé à y joindre un
Power, S. J., professeur à l'Institut
Pontifical Biblique de Rome, nnus a remis une abondante
annotation géùgraplii(|ue, dont nous avons largement profite
idition plus utile, M^'' Rahniani
bref
commentaire
:
le
R. P.
:
M"''
Eugène Tisserant, de
la
Bibliothèque Vaticane, et M. l'abbé
Robert Devreesse, chapelain de l'Église Saint-Louis des Français à
Rome, ont étudié
grec et
la
les relations
traduction de S. Jérôme.
syrien, qui a
si
ijien
trois collaborateurs,
X
du syriaque avec le texte
Sa Béatitude le Patriarche
mérité des études orientales, et à ses
nous adressons, au
nom
de nos lecteurs et
au notre, l'expression de notre vive reconnaissance.
LA DIRECTION.
Lesouvragesd'EusèbedeCésaréefurentconnusde bonne heure
dans les chrétientt'S de langue syriaque (1); plusieurs d'entre
eu.\ ont été traduits dés le iv" siècle, les cinq livres de la Théo-
(Il
\. lÎAiMSTABK,
0. Bardkmikw
Brisgau,
l(il2,
F.R,
OeschicMe der syrischen Literalar, Bonn,
(ii'schicMe der aUkirchticlien
Lileratur,
t.
lihJi,
III.
pp. .OS-OJ
pp. 212-202.
[Il
ORIENT CURÉTICN.
;
l"iibourir-en-
15
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
226
phanie, perdus en grec, nous sont parvenus dans un ms. de411,
le plus ancien manuscrit syriaque connu. Nous possédons
encore une recension du traité Sur les Martyrs de Palestine
et un Sermon sur
original,
comme celui de
texte
le
martyre,
dont
f honneur du
manusplusieurs
la Théophanie, n'a pas été retrouvé. Il existe
crits, plus ou moins complets, de Y Histoire ecclésiastique ; la
Lettre à Carpien et les canons de concordance des Évangiles
ont passé dans un très grand nombre de manuscrits syriaques
du Nouveau Testament. D'autres ouvrages d'Eusèbe, qui
a\'aient été traduits en syriaque, sont mentionnés dans les
listes de la Chronique de Séert et d'Ébcdjésus ou ont été cités
et utilisés de diverse manière par des auteurs de toute époque
plus longue que celle conservée en grec,
;
que la Chronique a fourni aux historiens syriens la
partie de ce qu'ils savent sur les origines de
grande
plus
l'Église. On reconnaît dans le Livre de la figui'e du monde,
ij«i^ Lîoj. ^^^3 cité par Ebeiljésus (1), l'ouvrage géographique,
dont VOnomasticon devait former la quatrième partie; cette
mention est la seule trace de VOnomasticon dans la littératui'e
syriaque, relevée par M. Baumslark.
Le texte que nous éditons est contenu dans quatre pages de
c'est ainsi
papier, écrites, à ce qu'il semble, au xiv" siècle, qui se trouvent
actuellement à
Sont assez
d'un manuscrit. Les bords des feuillets
la fin
endommagés
un fragment du deuxième
et
à l'angle inférieur interne, a complètement disparu.
11
feuillet,
en résulte
quelques difficultés de lecture aux extrémités de certaines
lignes et la perte de dix à douze lettres au début des dix-sept
dernières lignes de
la
page 3
et
d a peu près autant à
la fin
des seize dernières lignes de la page 4.
Comme
on
chapitres ou
sait, les
noms
de VOnoniasticon sont disposés par
sTîr/îîa d'après leurs
initiales, puis à l'intérieur
des chapitres suivant l'ordre des Livres saints et de leur pre-
mière citation dans chaque livre. Notre extrait n'a retenu que
le premier paragraphe de chaque chapitre, c'est-à-dire habituellement
les seuls
mençant par Z, que
(IJ
noms de
le
Bibliolheca Ùrientalis,
la
sous-titre
t. III,
pari
Genèse;
annonce
1, p. 18.
il
a omis
le
nom com-
comme emprunté
au
l'oxomasticon d'euskbe dans u.vk traduction syriaque. 227
livre
des Juges, mais
Tentatenque,
i'absenc-e
si l'on
il
comme
a Pétra, donné
en croit
d'un sous-titre dans
témoignage de
le
grec actuel.
le
Il
du Pentateuque commençant par F, parce
réunis en un même paragraphe.
Le début de
provenant du
en
S. Jérùine,
a tous les
qu'ils
la lettre .\ fait défaut, et le texte est
noms
sont tous
interroiupu
que dans le cadre où le copiste s'est
enfermé le texte est presque complet.
Limiii' comme il est, le fragment syriaque n'en est pas moins
très important
les témoins de VOnomasticon sont fort peu
nombreux, un seul manuscrit grec du xii" siècle, le Vaticaiius ijraeciiii l'i'tH dont tous les autres manuscrits dépendent,
et la traduction de S. Jérôme. Lorsque les témoignages de ces
deux autorités sont discordants, il n'y avait donc jusqu'ici aucun
au milieu de
c'est dire
'I»;
:
moyen de
départager, sauf
les
le
cas de citation ancienne. La
version syriaque intervient à point. Assurément ce n'est pas
un témoin parfait, il a des lacunes et qui-iques erreurs, mais
dans l'ensemble, ses leçons sont bonnes, il a moins d'omissions
que notre unique manuscrit grec, une seule par homoioteieuton. alors que le Valiranus en a fréquemment; il permet donc
généralement de retrouver ce que ce manuscrit a perdu.
D'autre part, le traducteur syriaque a exécuté son travail
avec une telle littéralité que sous sa version l'original qu'il a
traduit se retrouve .sans hésitation;
il
a
scrupuleusement
res-
pecté l'ordre des mots, a traduit de quelque manière les moin-
dres particules, rendu l'article par
le
démonstratif, rindéfnii
par^r^, etc. La seule fantaisie qu'il s'octroie est l'addition
du verbe substantif, encore l'ajoute-t-il presque toujours à la
fin de la proposition, de sorte que la construetion n'en est point
:.:
modifiée.
si
l'on
En
outre, le traducteur a bien traduit; c'est à peine
trouve deux eontre-sens dans tout
(nn. 3 et 89).
La plupart du temps,
transcrits, plusieurs fois
même
si
les
le
fragment conseivé
noms propres
sont
servilement qu'ils ont eon-
servé leur terminaison casuelle au lieu d'être au nominatif.
Quelques noms, tout à fait communs, sont sous leur forme
syriaque habituelle, très peu s'écartent à la fois du grec d'Eusèbe et de la Pesitto.
Le lecteur se rendra compte, à
la
13]
simple lecture des variantes,
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
228
de ce que le fragment syriaque apporte à la critique textuelle
de VOiiomastivoit: la traduction de S. Jérôme est si large que
dans cette édition d'un document nouveau nous n'avons pas
cru devoir rapporter toutes ses variantes; ses leçons ne sont
produites que dans la mesure où elles servent à comprendre les
du syriaque et du grec.
Les sigles employés pour désigner
relations
l'annotation sont
G
les autorités citées
dans
:
texte grec de
ïOnomasticon, tel qu'il a été édité par
Onomaslikon der bibUschen
E. KIostermann, Easebius
Ortsnamen dans Griechische
Leipzig, V:m.
Cliristliche Scriftsteller,
traduction latine de S. Jérôme, ibid.
11
P ms. Parisinus gvaecus
-iGi,
du
xvi" siècle,
dépendant de
V, retouché d'après la traduction latine, cité d'après
KIostermann.
S fragment syriaque.
V ms. Vaticanus graecus
J'tôU, cité
d'après KIostermann,
avec certaines vérifications sur l'original.
Les autres abréviations sont
/?.
B.
Z.D.P.
:
Bévue Biblique.
V. Zcitsc/irift
des Deutscheii Palaestina-Vereins.
f
l/ONOMASTICON D'EUSf:BE PANS INE TRADUCTION SYRIAQUE. 220
Traduction.
—
...1
Bataloua,
neuf milles entre Deri'at
Le début de
la
phrase
ili.stantes
cl la ville
manque dans
S;
Tune de
l'autre de
d'Abilis.
il
n'est pas sûr
que
le
prcrnior
—
Le traducteur a rendu 'Aoâpojv par un mot de forme
sémitique analogue à la forme arabe moderne Der'a; il a transcrit 'Aiî;Xr,ç,
sans chercher la forme du nominatif.
mot
soit IqHI-'-
|pa^:>o
JS^Ja^o
:)K^VJt
wwU^/« vm
«NaSoy-^^^^.^ y^L,^
I
Ui^ji
)jL:>a.«l
)jloC^
j>^A
^ ^;
01t-â.A
n
{
vS/
« ..i
.j-o-^op^ K..^^t
yOOt\^ll
)^Q^^^.30
^^ot
.S2l3
^^
),_m
j-X. jibCUi-CD
I
Traduction.
— .\rboq
[....]
village aujourd'hui important, qui
auparavant métropole des Philistins, et séjour des géants,
et résidence royale de David dans la suite. Elle échut en partage à la Iriliu de Juda, et elle était ville sacerdotale, un des
lieux de refuge, éloignée au sud d'Aelia de 22 milles. Le chêne
d'Abraham, ainsi que son tombeau, s'y voient jusqu'à mainétait
[5]
230
REvrE DK l'orient chrétien.
tenant; c'est sous
d'Abraliam
lui
que
Hébron]
l/X/flii
pr. G.
un groupe de quatre
respondre au grec
c
—
On
oS-.n
ènv..
—
autres de tribu, hétérogènes
ou^/
t^ .oiloJ^; oôi
yOJÔtAo
ooi
.).^k^ooV;
)>o
»
eo
...
.
.y
^^,
)t-m^;
om. G.
sait]
comme on
de Caleb,
— Entre
peine visibles en
lettres à
les
appelée Arboq, mais ensuite
fut
fils
l'hospitalité
vénéré solennelieiaent par
et ce Icn'binthe est
Gentils. Primitivement, elie
Hébron, d'Hébron l'un des
Paralipomènes.
anges reçurent
les
sait
par
a^aJ>( et ^ovjl- se
les
trouve
de ligne, qui doit corPhilistins] S a traduit àXXo^uXûiv de G par
tin
».
[
xmco
n
^îj-io ^ioj
^'-^-^
)j>eL.
^^Ao )
yOJÔjA
ojK^VJt. uwUfL«./;
)ooi
^oioK^/
|la3LS.:>a,3
v> .1
O^ji;
)J^.*j-au._^l^io
V^^ V> V"^^
ia^a.^CL^;a3 |jlS_^
i
•)->t-ioi
^-^;
|;o|)
J^.'ioN «\i
.VuIS^
\^'r-*h \-»t
—
Traduction.
Élam est à l'extrémité de la Palestine, située
dans le désert, face au sud et sur la Mer Rouge, qui est contre
celui-ci, étant le port de ceux qui passent d'Egypte et de ceux
qui (viennent) de l'Inde. La dixième légion des Romains y
tient garnison on l'appelle aujourd'hui Aïlon, elle était auparavant au peuple des Élamites, dont fut roi Kodologoinor; il y
;
a aussi une autre Élim dans
L'orthographe
0"
^ —
é.
désert rend
le
royaume des
du début correspond bien
Palestine S H] om. G.
mal
le
le
grec
— La
napaxeifiévri
syriaque porte Aïlon au lieu de
Philistins.
à la prononciation
grecque
traduction syriaque située dans
le
— Gomme forme récente du nom,
'AïXi G H. — Royaume des Philistins est
-rr)...
un contresens de
S; à restituer d'après G
(le
... aux Philistins dans
liais.— A'ila., à l'angle nord-est du golfe Élanitique, où des ruines
à un kil. 1/2 environ de Qala'at al'Aqabah sont encore appelées Ila(MusiL,
Arabia Petraea, t. 11, part. 1, pp. 260-305).
:
livre) des
[0]
d'eUSKBF MANS U.VE TRAniTTION' SYRIAQUE.
I.'o\OMASTir-r.\
-231
4
jK
:^oof_£D<
'i.,v>
—
Tradictiox.
^-^
vjL2ieLM
AJama
est
jf^
ô(->l^/
une des cinq
l-^l;/
villes
—
de Sodome,
qui fut détruite avec les autres.
Cinq
G.
villes] IlEVTanéXeojî
.5
UVo^o/
[»ftm!°>; vQJÔi
|,^^ vm
ôi^K^/
.
fn'=^)v>
tailla
ooo« ^^.^clI^;
^-^ )n
«..?;
wô( j-o^jl vOi-suM
)jioi;
Traduction.
iQue
-
— Assasantaniaroù
).a-./
-.y^lKj)
Ji)-^)i
[k]^
eo[ roi
—
^«-^ )^t-o
\*-^)l
y-^
^^
^;
).:>oo.^
habitaient les Amorrhéens,
en pièces Kodolo'omor, située dans
le
désert de Kadès.
|0n dit aussi qu'il y a un village de Tamara, distant de Mapsis
une journée de marche quand on va d'Hébron à Aelia c'est
^aujourd'hui un poste de soldats.
;
A noter
^^ pour exprimer
ti;.
— Tamara
(Ez., xi.vii, 29) est située
Qurnub, à 20 kil. environ à
[Mer Morte. Ma(m)psis, suivant MusiL. AraLia Petraea, t. II,
lia plupart des auteurs près de
par
l'O.-S.-O. de la
part.
I,
pp.
10-1,
Hauser, Palestine Exploration Fund Quarterly Statemenl, I90f>. p. 144, aujourd'hui al-Mesas, à 26 kil. environ au
N. de Qurnub, mais d'après Ptolémée et la carte de Madaba, Mapsis était
197;
t.
II,
part.
à l'ouest de
KtOS, pp.
p. 147. et
II.
Tamara
Hartmann, Z. J). P. V..
Mampsis près de Qurnub et Tamara près de 'Ain
environ à l'est de Qurnub dans T'Arabah.
et à l'estd'Élusa. C'est pourtiuoi
nom, place
al-'Arous, à 18 kil.
6
[7]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
•232
Traduction.
située
—
Alloud est
maintenant près de
la
la ville
région des princes d'Édora,
de Gabalène, Pétra.
—
manque dans
L'ordre des derniers mots est
G.
entendre d'après G contrée des princes d'Édom
Le nom de
dans la Gabalène d'aujourd'hui, près de la ville de Pétra.
cette localité n'est pas Alloud comme SV (AXXoùS), mais 'AXojâ aujourd'hui
Udrul.i, à 14 kil. environ à l'est de Pétra: le mot arabe udruh est le pluriel
S soutient Edom. qui
troublé dans S;
de darih
«
il
faut
:
—
colline, région élevée
»,
et parait ainsi être
une traduction du
mot hébreu mSy.
...ex
)K.>va
j»i/
aujourd'hui,
situé
..^Jl3
—
Énan
Énan
est
Traduction.
elle, est
^oi
|.Aoi!^ l-^t->>;
est
un
•jxMJK^
^io
\oQ\
dans
le
l^^u^i); -.vJj/
y Cl
.K.^;
ou^~>/
r|1pK.3
)ooi
passage de Tamna, mais
lieu désert
proche de Tamna, qui,
jusqu'à maintenant un village important et habité,
entre Aelia et Diospolis.
Il
y a une source à l'endroit
appelé Énan, près de laquelle était une idole vénérée par les
habitants de la région.
Énan
est
à clierchor dans la région de Tamna, aujourd'hui Tibné, au sud
de Lydda.
(1)
Corr. ex
Wl
[8]
l'oXOMASTICOX D'EITSÈBE DA\S VNE TRADlTTinN PYRI.VQIT. 233
— L'airo
Tradittiox.
d'Atad est au passage du Jourdain, où
fut pleuré Jai'ob trépassé, éloignée de Jériclio de trois railles et
deux milles.
.liiurdain d'environ
(lu
nant Beit
l.lagla,
parce que c'est
qui est interprétée
(Elle est) appelée mainte«
la
maison du cercle
»,
tournèrent en pleurant Jacob.
là qu'ils
L"ensomble de cet article est omis par V. La première partie jusqu'à
Jacob est suppléée dans l'édition de Klostcrniann d'après Jérôme et les
seconde partie d'après P
^t'ptante, la
a^.2i!S..3l/i
.-)
)ooi;
» »i
I
0ISJ3
^oi^
^
.\\
1
^
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i.a
Traduction.
confusion
».
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W^J^; i'f'^^ ^7*^ y»
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«
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(jjlJUls;
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vOOuN_>/ jLo 1'^
K.i.
.oaIiU/ jJ^^:^\ ^t^o<i v^oi;
vQ-io(;
^j
m
otlotXv)
!Ot-=!>-'!
yo[jo 001 t^ 001
«
Jérôme.
et
^; )oC^
'»'
1
/
:oooi
.|.*.>fl
t\
Babel, c'est-à-dire Babylone. est interprétée
C'était
la ville
royale
du géant Nabrud, où
furent confondues les langues de ceux qui alors songeaient à
la tour,
et
ceux dont
comme témoin
le chef, comme dit Josèphe, était Nabrud;
de l'histoire relative à la tour, il (Josèphe)
produit la sibylle païenne, quand
[9]
il
écrit ainsi
:
le lieu
dans
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
•231
lequel
bâtirent la lour est appelé maintenant Babylone, à
ils
cause de la confusion manifeste qui survint auprès de cette
première tom', car les Juifs appellent la confusion Bal>el. Au
sujet dos langues et de la diversité de la parole des
hummes,
la
Alors que tous les
témoigne encore en disant ainsi
certains
bâtirent
une
voix,
une tour très
avaient
même
hommes
élevée, dans l'intention de s'élever par elle jusqu'au ciel, mais
les dieux envoyèrent des vents, renversèrent la tour et donnèrent à chacun un langage particulier, c'est pourquoi il arriva
sibylle
:
cette ville fut appelée confusion.
que
—
—
—
pa'ienjie] hellénique G.
alors] om. G.
C'est-à-dire] om. G.
Va
perdu par homoioteleuton un passage qui s'étend de confusion 1° à confusion 2". La première partie du texte restitué par Klostermann roO-lvspyoù; ne répond ni à H sermonis eorum qui allissimam lurrim omni studio
fnbricabanlur, ni à S; celui-ci a lu
)Lc^
qui survint
€
»
;
;:pGiTOv et
d'autre part, S a en
probalîlement ivapYou;
commun
avec H turrim.
=
Il
semble que S ait omis à tort la mention de la langue, mais soit juste dans
le second membre de phrase qui survint auprès de la tour. L'altissimam
J° de S. Jérôme semble dû à l'influence à'allissiinam 2°. Dans le passage
qui suit au sujet des langues G H ont au sujet de la tour, leçon certainement
préférable. A noter que le syriaque rend toujours çwvr; (ici dans àXXoywviaçj
par
iLo
i-.^.
p. 14; éd.
—
Le passage de Josèphe est Arch.,
Naber, pp. 24
1,
2, éd.
Dindorf, 18G5,
sq., § 118.
10
•:>c>i.aLb«:>a.x
Traduction.
—
^^"-^^ t^ ^qju.
>*
^ »
^j
j;oi^o .«.iwjo
maintenant un village
quand on va à Néapolis, à
appelée d'abord Oullamaous et
Béthel est encore
éloigné d'Aelia de douze milles,
droite
Louza;
Beit
du chemin. Elle
était
de la tribu de Benjamin, dans le voisinage de
de Nephtali et de 'Ai, que Josué assiégea après en
elle était
Auga
avoir tué
le roi.
[10]
l'O.VOMASTICON D'ElîSÈnE DANS L'XE TRADUCTION SYRIAQUE. 235
de Klostermann d'après IMI inHSvToiv eî; Ne»;:oXiv
oji) pour représenter tout ce membre
ilo phrase.
D'autre part, S correspond à la leçon de V Hr|0a3 tï,; xaX
N-ïTiXi;;! où Thom^en, L(ic/t sacra. p. :>[. a reconnu une glose marginale
se rattachant au mot OjXXïaà (cf. Klosteiim.vnn, p. 14'.t, 1. lô). Beit Auga
(ou Auge) semble formé par la réunion de Br.'iaû et -fa: (prononcé f/éj. S a
reconnu ensuite qu'il s'agissait de la ville d'Aï au détail de la prise par
Josué et il a inséré ce nom une seconde fois sous sa forme syriaque
S justifie
la restitution
osjiï- OjXXajiaoD;,
V ayant seulement
—
normale.
11
.jLâ;o
yo V)|
m\j-3
oiio^
w^ojio
—
Bala, qui
est
Traduction.
ôu)^/ |liâ.^
.)..xCS3;
appelée
Sigor, aujourd'hui
Zoora, la seule qui ait échappé de la région des Sodoniites.
p]lle est
habitée jusqu'à maintenant, située près de la Mer Morte,
et c'est
un poste de soldats auprès
et le
Sur
;
palmier, preuve de l'antique
le site
de Zoora,
cf.
d'elle croissent le
fertilité
Abel, Une croisière à la
des
baumier
lieu.\.
Mer
Morte, R.B.,
t.
.\IX
(1910), pp. 100-105.
12
Tr.\duction.
— Le chêne
de deuil;
c'est celui
sous lequel on
enterra à sa mort la nourrice de Rebecca.
13
•:*t.^^;
ot'f^cd
;)«)-3o >JUi;)j3
K^po
;)i)-^
—
REVUR DE l'oRIEXT CHRÉTIEN.
236
— Barad.
Traduction.
Entre Kadès
et
Barad
(est)
le
puits
d'Agar.
Eusébp
de situer
serait
contenté de citer pour Barad l'expression de la Genèse afin
d'Agar. Klostermann a eu tort d'ajouter d'après
H
ïti vOv
—
Barad est probablement Djebel
Bared, à 40 kil. environ au S.-S.-E. de 'Ain Kadès. Le puits d'Agar
alors le Bir Ma'in, à mi-chemin entre Kadès et Barad, Jaussen, Le
Scc'zvuTat,
Umm
s'est
le puits
qui ne semble pas primitif.
puils d'Agar, R.B.,
t.
XV
(1906), pp. 595-598.
14
^)
looi
).y^l^^ .jo^K:» ^•o;;o
—
Traduction.
est né notre
montre aussi
le
oiV-SbA
^/t
).x./
Bethlreni est la ville de David où également
Sauveur,
de 6 milles vers
^^>-*/;
le
île
la tribu
de Juda, à une distance d'Aelia
mène à Hébron; on y
de David. Bethléem fut
sud, sur la route qui
tombeau de Jessé
appelée au.ssi Maison d'Éphrata,
et
comme
on
le
trouve dans
les
Paralipomènes.
S permet de restituer
le début de la notice perdu dans G, où la mention
naissance du Sauveur prenait place avant œuX^; 'Ioû2a, l'article précédent se terminant, comme nous l'avons indi([ué, au mot 'Ayap. Cet
de
la
—
exemple montre combien le latin est peu sur pour restituer le grec.
En
ce qui concerne la mention d'Éphrata, S a interprété la leçon d'Eusèbe
Bethléem était aussi le nom d'vn fih d'Éphrata comme dans les Paralipomènes (I Par., II, 50; iv, 4), probablement sous l'influence de l'expression
évangélique Bethléem Éphrata.
15
[1-2]
l'onomasticox d'eusèbe dans vne traduction syriaque.
— Gihon est
Tr.\ductio\.
est
appelé Nil
sortant
:
ilu
le fleuve qui,
Paradis,
il
237
chez les Égyptiens,
entoure toute
la
région
de Cus.
Esl appelé] om. G.
16
OJ-.K.*/ yooy.£0^^
Tradui.tiox.
JKjl:;^ lojLj^ia-* ^io »— jiioiOQ^
—
Gomorrlie est une
ville
de
la
—
Pentapole de
Sodoine, qui a disparu avec les autres.
17
I
•;
l.\
^;
J
^1
I
V)C> ..À
yau,^ n,^
loOl
Traduction.
V*'^-
— Gérar, d'où
de 25 milles vers
des Cananéens vers
Kadés
comme
et
dit
le
le
sud
il
w^ZajJ
l'^^p^^ t-sl^ V^h.
U^^^l
appelée maintenant la UérariDaromas, distante d'Éleutliéro-
sud;
elle était autrefois la frontière
des Philistins. Elle est
et ville royale
l'Écriture, à
mi-chemin de deux déserts,
Sour; celui qui touche à l'Egypte, est celui où par-
le
Mer Rouge; quant à
s'étend jusqu'au désert des Sarrasins.
Située à 25 milles seulement au sud
vers
OiS
.).L^a«l
vint le peuple après son passage de la
Kadès,
w^IIâjJ
est
tique, est situé au-dessus de
située,
.jjL:)Cui.
.U'KiJ^^; jl^^O^^o I^OLi^oo
|..^CL->.£D
|ooi; .^o-CDo sju.;).^ -li^t.^
polis
O^lS'^l
entre Sour et
Umm
de Beit Djibrin, probablement
Djérar actuel, Gérar ne peut être dite exactement
Kadès, mais plutôt entre les chemins qui mènent à Sour ou
Hirbet
à Kadès, lorsqu'on vient
du nord.
[13]
REVUE DE l'orient chrétien.
238
18
^
^''^
on ON.
\jo\
o»ju.j
.j-t^oJ^ys/
vA
0|.^j
>îsJLio
ooi
oôi
oôt va...*.JP
Kj/
JÎQ^ «-oio^/ ;)^]l|.^
)ooi
otA Uax K-qjl )KjL.po i)^jJ)^
TftADUCTioN.
—
Galaad
est la
ooo .-^mq^ ^io
V^o^j
;):s.jjj^ ..v*io/
—
).-.io;|^o .v,^)aio;
^-;
^;
«3/
K-./
.
y^l
^\
;
montagne où parvint Jacob
fuyant Laban après avoir marché sepi jours depuis Haran de
Mésopotamie. Elle est située à cheval entre la Phénicie et
l'Arabie, touchant au Liban, elle s'étend à travers le désert
jusqu'au passage au-dessus du Jourdain. C'est
là qu'habitait
donnée en partage aux fils de
Ruben et de Gad et à la moitié de la tribu de Manassé. Et il est
dit dans Jérémie
Galaad, tu es pour moi la tête du Liban. Il
y a aussi Galaad, ville du même nom que la montagne, située
sur celle-ci; elle fut prise à l'Amorrhéen par Galaad, lils de
Machir, fds de Manassé.
Séhon l'Amurrhéen. Elle
fut
:
Nous avons traduit littéralement
le
passage qui
dain une expression qui doit correspondre
le
mot
!t;f.av.
C'est de ce
à
un
est
au-dessus du Jour-
original grec où entrait le
mot que proviendraient
les leçons fautives
de V
y a dans V entre ujtsp et
TÔv 'lopoivriv l'espace de huit à dix lettres, ce qui insinue que l'état actuel
du texte n'est pas primitif. Ajoutons que le latin porte trans Jordanem,
qui répond à népav toO 'lopSivou.
néTpa; et de
(1)
P
IlEpafas;
il
est à noter d'ailleurs qu'il
Tria vel quatluor verba suprascripla quae légère neqMivimus.
ex Uw-
(2) t'orr.
LU]
l'onomasticon d'eusèbe dans une tilvduction syriaque. 230
19
I
—
TuADucTioN.
Ruben
habitait,
En hébreu Migdol
environ à
l'est
Gader
est
une tour où. tandis que Jacob y
viola Bilha.
du troupeau, à un mille
'Eder. c'est-à-dire la tour
de Bethléem.
20
03»
..«
Ij»/;
I.
«
)KjL.^io
\)-s).^
TiîADLCTioN.
le
K-.)o/
p^Jxi.
-6(
-.CH-ts.-./
).AOij
^-./;
-.ot
)-fci^-.^i»
— Géthem, selon l'hébreu
.A
^Ul-v^
—
^o?)-^ y^'-^/?
waith. ville d'.A.dda,
quatrième qui régna en Édom, appelée aujourd'hui Gaba-
lène.
G a un
—
S a ensuite la leçon
de l'Onomasticon, qui prend Édom
S soutient "Ao5i de V.
à l'usage
doublet
•f'i:
'Eob;! et
h
t^ 'ISojaaii.
la
plus brève et conforme
comme nom
de contrée.
H a une leçon composite,
in terra
Idumea. Le doublet du grec doit provenir d'une note marginale introduite
à tort dans le texte.
21
Tkaduction.
— Gessen
est
une région en Egypte où Jacob
habita avec ses pères.
s a faussement écrit avec
tes pères
au
[15]
lieu
de avec
ses
/ils.
REVUE DE l'orient CHRETIEN.
210
22
Traduction.
— Dasem,
importante des Assyriens, que
ville
construisit Assour entre Ninive
et
kalah.
En hébreu Rosem, aujourd'hui probablement Sélamiyyeh, ou Fou trouve
des ruines entre Ninive et Kalah, sur la rive orientale du Tigre.
23
— Cliéne
de Mambré, qui est auprès d'ilébron,
montre
un térébinthe à la place où campa
et jusqu'à présent on
Abraham, et il est adoré par les Gentils.
Traduction.
24
•:>)ooi
Iv^o^s.^
Traduction.
^ool^3/t oiN.*.^
l,»>i^^
— Damas {Damasqos),
vâ„cD|.^o;
ville
également que s'appelait
clave domestique d'Abraham.
nicie; c'est ainsi
25
L16J
ôiv^o
V-»^
renommée de Phé-
le fils
de Masel<,
l'es-
L'ONOMASTrCON d'eUSÈBE DANS UNE TRADUCTION SYRIAQUE. 241
Traduction.
(|u'à
lui
présent, à
— Dan est un
i
village, qui est ainsi appelé jus-
milles de Pani'as sur le cliemin de Tyr; c'est
I
qui était la limite septentrionale de la Judée; de là aussi
sort li'.lourdain.
1-1 milles au lieu de 4; il est remarquable que cette leçon
de Procope.
G omet, vraisemblablement à tort, septentrionale, représentée par S H.
Dan, aujourd'hui Tell al-Qâdi, ;i 4 kil.
environ à l'ouest de Banyâs.
s porte à tort
—
-oit aussi celle
—
26
:>oo;/j
)jlS^^ »q^|-3j
SM ^^s-^
jK
^«
.yQjW
K.«/
»•,
n
jjioi
^'k^jJ
o|-»^
^jj)-»;
ouN->/o
^^'J
/
oiNj^po
oo.»/
)^)j);
yNv>/»
r^ v.m »\.3o)
y \
^^
o6i
) .
—
iK.d
vi
.
tn
—
Danaba, villede Balac, fils de Béer, roi d'Édom,
régna Job. Elle est maintenant un village à
8 milles d'Aréopolis, quand on va vers l'Arnon. 11 y a aussi un
autre Danaba, sur la montagne de Phogor, à7 milles d'Hesbon.
Traduction.
après lequel
le nom de Dannéa, laissant anonyme le village proche d'Aréomaintenant Denn,
11 kil. environ au nord d'ar-Habbeh (MrsiL,
Araijia l'elraen, t. 1, pp. 376, 381). Le nom de la Danaba de Job s'est conservé au village dad-Duneibé, au sud-ouest de la Ledjah (Dhorme, Le pays
Quant à l'autre Danaba, elle a
de Jié. H. R., t. .\1X (Util), p. 102-107.
été identifiée avec IJirbet as-Siyagà, à mi-ehemin entre ar-Romeh et IJesbàu,
S a omis
polis,
;i
—
cf. TiicjMSE.N,
Loc. sac, p. 54; Z.
ft.
P.
V., 1903, p. 187.
27
:> .«..N»
yS
v^oicLmJJ
Traduction.
il) .Ms.
>3j»(X.
— Dotaïû, où
U»-U» corr.
iii
ww^sa/)
|.â^/
-.^eullov
—
Joseph trouva ses frères paissant
U"H;[17]
ORIENT CHRETIKN.
16
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
212
(les
elle subsiste
troupeaux);
jusqu'à présent sur les frontières
de Sébaste, distante de celle-ci de douze milles dans la direction
du nord.
s suppose que
comme
ëti v3v,
grec traduit portait après
lo texte
usque hodie de H.
—
quelque chose
ota|isvEi
Tell Dôtaii, à 17 kil. environ au nord
de Samarie (Sabastiyyah).
28
—
Traduction.
est interprété
Édem,
délices
«
le lieu
du paradis divin vers
l'Orient,
»
29
vjr>Q.i...'=»aia
^^^
s..oicLw/
V>- p^
jf-^s/;
oôi
.'jooi
>^oioJ^/
V^^ÇL^;
vJpgaL^jpQ-. )L^.Kjl^ ÔiIqlS,; j-^f-Aj» ^^.^o -.j^^oi; ))0|J
j^sK^
't-^/;
oèusi -.iLoi^)
Traduction.
turquoise;
(sort)
—
I.Iévila
d"où est
une région à
c'est
du paradis,
le
V^jK^ ^;
)v-3pa.3
l'or,
l'est
'^j.jt^oaoA
l'escarboucle et la pierre
qu'entoure
Gange des Grecs,
le
Pison,
qui
se portant vers l'Inde.
le nom d'un des petits-fds de Noé, lequel ainsi
que raconte Josèphe, habita avec ses frères sur le fleuve Ko-
Hévila était aussi
phinos de l'Inde
et vers la Série,
maël habita dans
le
qui
lui
touche.
Il
est dit qu'Is-
désert d'Hévila, lequel, dit lÉcriture, est
[18]
l'oxomasticox d'eusèbe dans une traduction syriaque.
au milieu du désert de Sour, face
jusqu'à la terre des Assyriens.
à
et
l'Kirypte,
-213
s'ricnd
S a préservé une leçon très intéressante où V a un texte corrompu. Tijî
apta;; il justifie la correction tî)? -yii aÙTi; i^rjciaç. Par Sôrio. il laut
entendre évidemment le pays des Sères. DAREMUERti-SAni.ii), Dictionnaire
r.f'oi
des Anlii/iiilds greci/iies
et
Romaines,
V, col. rJOl, n. 8.
t.
30
Traduction.
sort
—
Euphrate
un
est
lleuve de Mésopotamie, qui
du Paradis.
31
Traduction.
Etlasar
G
H.
— Telasar
— Larsa,
sur
est la ville royale d'Arioch.
la
rive orientale de l'Euphrate, à 160 kil.
environ en amont de son confluent avec
I
le
Tigre, aujourd'hui Senkéreh.
32
Ot-i.fl
ouxto/ ^'^OkO
Tr.\duction.
E»avid
où est né
—
le
.|;oou>i
jl^'f-»^
Éphrata, région
de
\-^ ^>^^î
[^^».ys
Bethléem,
ville
Christ, de la tribu de Juda.
la
de
Sur son chemin,
on enterra Rachel, à 1 milles do .l'rusalem au lieu dit Hippodrome. On montre ce tombeau jusqu'à maintenant. Le père de
10
244
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Bethléem
était aussi
nommé
Éplirata,
comme on
sait par les
Paralipomènes.
Judo] Benjamin
G H
:
S a corrigé d'après la FMble
33
Traduction.
— Zapiioïm, région des princes d'Édom, dans
la
Gabalèiie d'aujourd'liui.
34
•>|..^f.:»o
Traduction.
ville d'Ésaii,
—
wJIâjl
Iv^l^; JV-co^; va^L^a-«.jD
Élatli, aussi
"^^
région des princes d'Édom et
à 10 milles de Pétra vers
l'orient.
Eusèbe semble identifier Elatli à Udruh située à 10 milles environ à l'est
de Pétra, mais plus probablement, à cause de l'identité des noms, il vise
Ijirbet Ail à 10 milles environ au sud de Pétra, MusiL, Aralna Petraea,
t.
11,
part.
1,
pp. '275 sq.
35
^^/;
l'']^
Traduction.
ôu^>-•/
— La
^^peua -Jy^i^; jKjL.^
ville
—
des géants est en Egypte, là où Joseph
rencontra son père.
Aujourd'hui Tell el-Masuta, un peu à l'ouest d'Isma'ilia, dans
le
wady
Tumilat, appelé par les Égyptiens Thekou et identifié à tort par les Septante avecGosen.
36
jL^fjSL^t
mÔC^ .^tOCLS jKl^po
|;0| va/ vrf>>\°K>
»\./
—
I
l'oxomasticon d'eusèbk dan's une traductiox syriaque. 245
Traduction.
—
HtMiopolis est aussi une ville (i'Éfrypte, que
riu'brcu appelle On, dont
dans
citée aussi
il
est dit
que Petepheros
L'orthographe s'écarte de celle du grec
de
était prêtre;
Ézécliiel.
IIïTEopi;;,
mais
n'est
pas celle
ta Pesitto.
37
Traduction.
— Étam, qui est aussi
Butam,
est
une étape des
enfants d'Israël au désert.
GH
placent en
fin
de phrase la mention du second
nom qu'ils
orthogra-
phient Buliin.
38
.).>,y> «
>â->^
â/
ou y^l
CD
;>^).^|1 6u^~>/ |l^'«-o
^^ n
.<o oua;
^^ .sâ_l^ pL^,3i
» .«i;
I
jooi ''^>^.^^too |.â90(
.)_«V^1^00
Traduction.
lite,
[|'^^j)3
JJ.30I
J.W
.1
lo^;
v^ô(
I^Oo; ^^oo .j^bs.^
— Téman, région dos princes d'Édom, en Gaba-
Téman
de
)
Ji.«
tils
d'Élipliaz,
fils
d'Ésaii;
mais maintenant
y a une bourgade de Tém/n, éloignée de Pétra d'environ 15 milles, où réside aussi un détachement de soldats;
encore
c'est
il
de
là
que
sortit Éliphaz, roi
[21]
des Témanéens; et Ismaël
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
246
eut un
fils
appelé Téman, et toute cette région-là qui est vers
est appelée
sud
par les Hébreux.
le
ainsi,
lléhrcux de S
II.
Téman
:
«
«
sud
»
ra[3aXiTizïj.
à 30 milles environ au nord de Pétra, d après
VI, 33
est inteiprété
— G n"a rien qui corresponde à;;^»— On a proposé d'identifier Téman avec at-Tavaneli,
s a Gabalite au lieu de
les
car
un
texte de Pline, Hist. nal..
nunc sunt Taveni », cf.
Mais plus généralement, on
15 milles environ au nord de Pétra, cf.
Nabateis Tliimneo.s iunxerunt veteres,
MusiL, Arabia Petraea,
t.
II,
part.
I,
p. 158.
pense (ju'il s'agit de as-Sobak, à
Lagrange, Noire explonition de Pétra, R. B., t. VI (1897), p. 217; Dhorme,
Le pays de. lob, R. B., t. XX (101 1), p. 107 Hartmann, Z. D. P. V., 1013, p. 188.
;
39
Ijooi-.;
o/ y^j; |.^ 1
Traduction.
1, -)
^j
looi o«..*K../
.I-»!^!!
^-*^*j/
— Thamnat où Juda tondit ses brebis. Elle reste
jusqu'à présent un gros village aux confins de Diospolis, à mi-
chemin pour ceux qui vont
à Aelia. Elle était
dans
la tribu
de
Dan ou de Juda.
Cf. ci-de.ssus, n° 7.
4U
Traduction.
— Une autre Thanina,
ville
des princes d'Édom;
y avait une autre Thamna, servante d'Élipliaz, fils d'Ésau,
qui lui enfanta Araalec, d'où (viennent) les Amalécites.
il
41
[22]
l'onomasticon d'eusèbe dans lne traduction syriaque. 217
oco
^^>-.)i.xa-/
t^Ji/
^/; i^-l .-oi^
o^MO^kj) t-^Xi-M
TruDUCTioN.
— laboq, fleuve,
l'avoir traversé
que Jacob
yO^ei)-^;
couli' entre
il
Gérasa à quatre
mêle au Jourdain.
railles
S permet de reconstituer mieux que ne
du syriaque GerasOn
—
lire uLîTa^J
r.3.\
et la leçon
Pr.paswv inb o
perdus par homoioteleuton
..
vi
roi
,.
;
c'est-à-dire torrent; c'est après
Pliilailelpliie, et
sation
^ON jiKal/
)[
lutta avec celui qui lui
aussi qu'il fut appelé lsrai-1;
se
s^>-*l/« 061
3r,u.£;'ov
de
apparut
Amman,
avant Gérasa
et [...|
il
Klostermann la vocali
montrent qu'il faut
Lcs mots disparus ont été
l'a fait
V
et là
qui est
:
rr.paawv
l\^c,xoùii.
rr,paawv... rr.paawv.
42
1)V^)l3 la^j
Traduction.
nom, car
1
^j
^6t )lv— /o
il ...
— Edom.
ts^l .|ooi
Jv^too
région d'Esaii, qui de
était appelé
Édom.
11
lui
J)0o;/
a reçu son
y en a aussi une autre près
de Pétra, qui est appelée Gabalène.
Au
lieu
Pesitto.
—
à'Édom, G H ont lo'/jfiati. S a pris la forme habituelle de la
La dernière phrase de S diffère de G H, dont le texte semble
incomplet. La Gabalène, dont la partie septentrionale porte encore
d'al-Djébal, est
la
Mer Morte
une région montagneuse, située à
et le golfe d".\qabah.
43
(1) Vi.l.
^..«0
[23]
l'est
le
nom
de T'Arabah, entre
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
248
—
Traduction.
later, région
des princes d'Édora, dans la
même Gabalène.
Musii., Àrahia Peiraea, t. II, part. I, p. 77, 240, retrouvo le nom de later
dans wady al-Watar, situé à l'ouest du Djebal Umm 'Urkan, à 32 kil.
environ au sud de Birseba'.
44
ts^l l.oo^)] oi^^.*^ ^^ci^>o jln viN-iL^
I
<.)->^f
|.^eLXjSD
^^; ^/;
jjji)^ j^'t^/
l^t~o
J.X./
^;
—
Traduction.
Karnaïm Astarotli. Il y a maintenant un
grand village ;ï l'angle [...] de l'Arabie Batanée, qui est appelé
Karnéa, au delà du Jourdain, où d'après la tradition on montre
la maison de Joli. Il y a un autre village de Karnéa (?) milles
d'Aelia.
Tandis
(jue S a
Karnaïm
AsUirolli
illisibles
sur
la
Karnaïm une seule
Karnaïm.
—
fois
au début de
l'article,
G H
ont
lettres
y a entre antjle et Arabie 5 ou
photographie; telle quelle, la leçon du syriaque participe
Il
du grec vT\^ Apï^ta; et du latin in angulo Bataneae. Le mot ytovia,
simplement transcrit en syriaque, devrait être substitué à xXîtei dans la
restitution que Klosterniann propose en note.
A la fin de l'article, en
face des deux leçons de (i âv opiocç 'AiX{a; et de H in nono ab Aclia milliarn,
à la
fois
—
il
de
est impossible
lire tioa-t
«
confins
»
;
la
leçon
i
vi
.
m
aucun espace entre ce motet
placer une préposition et un chiffre.
bable; toutefois
il
n'y a
semble plus proprécédent pour
lo
45
Traduction.
— Kadès,
c'est oii (se trouve) la
source du juge-
ment.
46
J.^^ wK.^V
OÔ(
Jt-df.^ «Oio)^-./
[24]
w^l^l^^N
JUjljLo
I
l'onomasticon d'el'skbe dans une traduction syriaque. 249
).|jia^oo
.|oo«
*
)
^|-po
)ot|»
).^Q.\\
-«;"
.^a_v.io;
fcocLboL
)..
oi_35
^^JJ
nt
)-^^)»/;
i3|j^
m \o
.
)-w..ioo
[^^
[)jLio|a-.\
6«V-^-o
v
'=^
)v.^|.iL^
'fX^l
j^j
ji^— '^'-^'oo
I
—
Kadès do Baranée est le désert qui s"étend
mourut Marie et (où) Mnïse
étendit (la main), frappa le rocher pour donner à boire au peuple
qui était alté'ré. On montre jusqu'à ce jour le tombeau de
.Marie, et c'est là que Kodulo'oinor tailla on pièces les chefs
Traduction.
jusqu'à rétrapolis d'Aral>ie, où
d'Amalec.
S a réuni en un seul mot
àva,3iîa.
M.irie
—
IliTpa noXi;
de G.
—
'Ain Qades, à 80
Aujourd'hui
G
ajoute à propos de
kil.
env. au S.-S.-O. de
Birseba'.
47
I
Traduction.
— Kénaz
est
une région des princes d'Édom.
48
1—s),.
^...V»;
<^a.Ofl-«.m
^;
Ti'.AïuTTiuN.
^Jtf .jllj^ojs
— Kouritiarim.
ville
j-pojK^t
:|^k^|i/i
dos oflram les de Ruben, et
y a tout un village cle chrétiens, près de jMadaba,
ville d'Arabie, qui est appelé Karéata, à 10 milles de Madaba,
actuellement
il
vers l'occident, dans la direction de Baré.
S a écrit Kouritiarim, en pensant ;i la localité bien connue des environs
\eçon off'randes de Ittiben au
G et H ont Karialhaïm.
—La
de Jérusalem;
il
c^iao cancell.
l2d]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
250
lieu
de que bâtirent
survenue dans
Mj
le
de Ruben provient, semble-t-il, d'une corruption
les fils
cours de
— On
la
transmission du texte syriaque m^ïoc prove-
ici la servilité du traducteur syriaquBj
au mot Mr^Sa^àv sa terminaison casuclle.
Bari est
Aujourd'hui Kourayat, à '20 kil. environ au S.-S.-O. de Madaba.
avijourd'hui Hamman Zerka' Ma 'in, à l'embouchure du Zerka' Ma 'in, cf.
nant de
ajji.
qui a laissé
la
première
Manfredi, CalUrhoc
Croisière à la
peut relever
Mer
—
fois
—
Baarou, R. B.. t. XII (1903); p. 260-271, Abel,
t. XVllI (1909), pp. 231-237.
cl
Morte, R. B..
49
^'^.^X
»af jL^et^eo
Traduction.
vOt»i.^
ÔW.N-/
— Kouriatarba",
c'est
)joi
—
<^c»i)I^^QJ3
Hébron
citée plus haut.
50
p^kio
i)j)LD
Traduction.
naiil est
Naboth;
JjLoib.
—
|.iop.;
).-.:»)
»/î
|^~.'i-o
Kanat, bourg d'Arabie, qui jusqu'à uuiinte-
appelé Kanat: lorsque Nabau l'eut pris,
il
de
fut
—
.^UU»
la tribu
Maiiassé;
de
il
est
l'appela
il
situé jusqu'à
présent dans la Trachonitide près de Pétra.
S justifie les restitutions
H, mais
il
est à noter
(ju'il
vuv
KavaOà et iXwv ôNaJîau de Klostermann d'après
aucun espace entre hi et zotXrjuijivT) tandis
n'y a
—
S supy a l'espace de treize lettres environ entre rjv et wvo'jiaaEv,
la leçon de V TpayCivi et non TpaycovÎTiSi de Bonfrère et de H.
Aujourd'hui al-Kanawat, en Trachonitide, à 20 kil. au N.-N.-E. de Bosra,
qu'il
—
pose
nom est généralement identifiée avec Kerak,
au N.-O. de Bosra, Tiiomsen, Loc. sac., pp. 7C sq.
niais la ville bibliiiue de ce
à 15 kil, environ
51
).ij)bo ^^-is-iô;
la^)
^;
)t-=i-ix^ voot-.^-/
jpojK.^
.jw^DojMj
j'io^
^^^K^
[•261
))_cDop|.^|.£»
—
)jia^ >>3.^; vOJÔi
l'onomasticon
^^
oooi
>
.
d'euskhI':
1.^
—
dans une traduction syriaque. 251
.^>--t^.io
vOJot
)jio»»
)ju-J»
]J).i:^|.io
Ce sont des inontagrirs dans
éloignées de treize jours
de la montaj:nc d'Horeb, près desquelles Moïse écrivit le Deuroncime. On dit que les monts des mines d'or étaient proches
TiiAiiii TinN.
Kata
désert, pleiiifs de
11'
ta cliruséa.
dor
|>aillett('S
et
1.
des mines d'airain, qu'on montre maintenant.
aiitrefuis
s a omis une
li
:
liofrue
nùn
à
t'st
syllabe la par haplngraphie.
fois la
donnent onze.
II
celle
—S
montre ensuite
V
de
èiisiivi;/
qu'il avait
au lieu de
aujourd'hui llirbet Fenàn, à
Morte, Lagihnoe, Plwunon. Il B..
t.
h
— Au
de
lieu
çaivwv de l'^Faeiio
environ au sud de
.35 kil.
treize,
sous les yeux une leçon
II).
—
Mer
la
VII (1898), pp. 112-115.
I
g..
TnAnucTioN.
—
.
m
lo^
Kadémoth, désert d'où Moïse envoya des
luis.saires vers Sélion.
.m
."S^ o>^-
^
.
Nrt
TRAUucTinN.
N,..i„i»l
—
.,OuK^/
Kariatli est
une
|KjL,>t^O
ville
-.ij-iil-O
sous la métropole de
Galiatha.
V
a
I'o,;aOi
et
non
rajJcK.'iv,
Klostermann Gnlia H.
de Jérusalem.
ainsi qu'a édité
Aiijourd'iiui Kiriat al-'Énab, à 12 kil. O.-N.-O.
—
'A
Traduction.
— Kadès
ville
que prit Josué ayant tué son
Elle fut de la tribu de Juda.
[27]
roi.
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
252
30
i
Le Kadùs dont Josuc tua le roi (Jos., xii, 22) est Kadès de Nephtali,
kil. env. E.-S.-E. de Tyr ou Tell Abu Qadis au S.-E. de Megidda.
à
55
Traduction
—
Kadémoth
est
une
des enfants de Ruben.
ville
56
— Kedson,
Traduction.
aussi ville de la tribu de
Ruben;
réservée aux Lévites.
Kedson
Jos.,
.\.\i,
dans
est
37.
Kedson. aussi
11
les
mss. grecs Bclu
est à noter
ville
que
le texte
et la
version arménienne
de
grec a perdu par homoioteleuton
de la tribu de Ruhen.
57
Traduction.
—
Lasa, frontière des Cananéens du côté de la
Sodomite.
Aatjeiv
sur
la
V.
—
Lasa
était selon les Juifs Gallirhoé,
rive orientale de la
Mer Morte, à
UAUER, Géographie du Taiiimd,
14. kil.
aujourd'hui 'Aïn az-Zarka,
au nord de l'Arnon,
cf.
Ned-
p. 254.
58
).^f^
^;
)t-*-^°>^ ."'^s^jK.K-â
•;. v>) «
I •>!»
oon\.» oi^aA
J.^«^.2lJl^
iooi
— Louza, que Jacob
);oi!^
>^o{
A)'^
—
.»m »\n°>))j
^^
dénomma Béthel; habitée
jusqu'à maintenant, c'est un village à gauche du chemin qui
mène de Néapolis à Aelia; elle fut de la tribu de Benjamin.
Traduction.
Cf.
plus haut, n" 10.
[28]
l'onomasticon d'eusèbe dans une traduction syriaque. 253
59
^
— Autre
Traduction.
de Sichem, à
!)
Louza, qui fut aux
fils
d'Ésau, proche
milles de Nt-apolis.
Le syriaque porte à
tort Esaii
au
lieu
de Joseph
G
H.
60
Traduction.
Traduction.
de lectan,
fils
— Lotan est une
—
ville
des princes d'Édom.
Massé, région de l'Inde, qu'habitèrent les
fils
d'Éber.
—
comme H et Procope, .\//fssé (uiesse), V MavaaoTi.
Il
pays de Mas des Assyriens, autrement dit la région située entre,
l'estuaire du Tigre et de l'Euplirate et le désert arabique, Hagen, liealia
s a correctement,
s'agit (lu
bihlica, p. 263-
62
^j
'-i-sj-io
.^'^s^X
^-io
^l
•>^ooit^/;
TraoucTioN.
s^oto.acL^''»'
.yoy^l
^-:)0
^^o
— Ma(rn)bré: c'est Hébron, où
beau de ceux d'Abraham.
des amis
\^&^£0
d'Abraham
Il
K»«^» v5^^>
jooi
)^K^
se trouve le tomen est aussi question plus haut. Un
s'appelait aussi
[29]
Mambré.
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
254
S confirme
la restitution
de tûv dans tmv àufl
tbv \^pxâfj..
—
Cf.
plus
haut, n" 23.
63
)KjU;.>o
w^
Traduction.
fils
>cl.;).^;
— Madicin,
d'Alii'aham et de
bie, vers le
sud dans
Rouge; de
là tirent
aujourd'hui
Moab
filles
montrée
jKJLs 0)0^0; jKJLa^o
•.JLâlS>J
^)
dénommée d'après un des
Céthura, Madiam: située au delà de l'Ara-
le
ville qui est
désert des Sarrasins, à l'orient de la
leur
nom
les
Mer
Madianites et ce qui est appelé
Madianè; l'Écriture nomme aussi les fdles de
de Madian, d'une autre ville, qui est aujourd'hui
di'serte.
premirro fois Madian. les deux autres fois Madiam, comme G H.
la lin de l'article un texte semblable à celui de V où une ligne
est tombée. (Jette phrase doit être restituée iTÉpa lottv mXtç oaclJvu|j.o; aÙT^
sXriaiov -ou 'Apvwvi xiî 'ApîojtdXew;, OÙ l'on voit que la perte du membre de
phrase est due à la répétition de la syllabe r.aX...
Le ms. V porte ÉTipa;
S a lu
—
la
S a lu à
—
61
TiiADiJcnoN.
—
Moal), ville d'.Vrabie, de Moab, fils de Loth;
maintenant Y\réopolis, citée plus haut. La région s'appelle ausisi AJoab, mais la ville Rabbath-Moab.
c'est
L'oNOMASTICON D'RUSÈBE dans INE TRADUCTION- SYRrAQUE.
Ci II
l'.!kil.
ont
ville d'.Xratiif
après pis de
environ au N.-N.-E. de Kérak,
l.itlii.
Mi'siL,
—
Aujourd'hui
Arubia
i')5
.ir-Uablicli.
l'clraea,
t.
i,
pp.
.'i
'M^),
:tsi.
65
Tkadultion.
—
Masreka,
ville
du royaume d'Édom, vers
la
Gabalène.
66
I
TitADiCTiox.
—
.Mapsaris, jusqu'à uiaiiitenanl eucore
un village important (sous
soumis à Pétra.
le
nom) de Mapsar dans
la
il
reste
Gabalène,
Klostermann a édité d'après Jérôme Mijisao si; ëti /.ai v3v; S a réuni au
la préposition cî; comme V Mimiç. Le .sj'riaquo a préféré la labiale
forte p au lieu de la douce 6. sous l'influence plionétique de s. Le ^tos
liyuri; de Mabsara est probablement Mamopsora de la descri])tion de
deorgesdeChj-pre, Abel, £'7)i'^ra/*/i('c5cec7Me /^rt/e.s/iHie/ine. R.li., t. .Wlll
lOOlti, p. 06, que Musil identifle avecBosra de Gen., .\.\.\vi, 33; Is., x.xxiv,
>; I.X1II, I. reconnue dans Bu-^ra, à 40 kii. environ au S.-S.E. de la Mer
Morte, Arabia Peiraea, t. Il, part. I, pp. 3'..'0, 3.'37.
nom
•
('.7
TiiADUCTiox.
la
— Magédiel
est aussi des princes
d"Édom, dans
Gabalène.
68
•:-j^oj
^j
l-ûJLâKio .CH-K-/ ^l-o ^;^a^;
[31]
jju./ j^i.;/ ,^)j
—
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
256
TiiADiuTioN.
terprète
—
Naïd est
tremblement
«
la terre
où demeura Caïn
:
on
l'in-
».
69
p^KjbOf
[)^',LaL^f]
jNjUf.:»o |jLO(A
j^^t^o
.j^i^^li/;
Traduction.
sa sortie de
[des Juil'sl,
Par
— Ninive,
ville
^;
K>/ .yMflP
).^ua^
•.s^ojuu
des Assyriens, que bâtit Assur à
y a aussi jusqu'à maintenant une ville
qui s'appelle Ninive, à l'angle de l'Arabie.
Sennaar.
l'autre. N'inivo,
Il
on entend an-Na\vali, où les Arabes du moyen âge
Sur « angle de l'Arabie » cf. ci-dessus
—
localisaient le souvenir de Job.
n" 44.
70
Traduction.
— Nahaléel, dans
pement des enfants
le
voisinage de rArnon, cam-
d'Israël.
Probablement le wady al-Walé, affluent de l'Arnon, qui vient du nordMusn., Arabia Petraea, t. I, pp. 244, 253.
est,
71
â^>^'^/
^-^noN ^MO^
Traduction.
— Nabau,
^^
''^.^^
IT'^
<>)^-^|
—
montagne au-dessus du Jourdain, en
face de Jéricho, dans la terre de I\Ioab; on l'indique mainte-
nant encore à 6 milles d'IIesbon vers
Moab]
iiù
mourut Moïse,
aj.
G H.
[3^J
l'ouest.
I
l'oxo.masticôn u'eusèbe dans lxe traduction syriaque. iT»!
72
^;
ts^l
.t^>.:M«/
terre de Galaail
aussi
et
homme,
qui
•.
0)0^0 "^i.»
— Naliau est une
Traduction.
Moali.
3/0
ville
oot
des
)o>w>.i_:»
fils
)-.^xii/
r...l
de Ruben, dans
la
|que mentionne! Isaïe dans la vision contre
Mais Nabau]
.léréinie.
d'après
est aussi le
dénomma Kanath
soi
et
nom
ses
d'un
environs
Naboth; on montre cette Naboth à présent [déserte, distante^ de
Hesbon de S milles vers
Xa/io] NaJi.ioV.
le
— Naboth]
sud.
—
Na^aj G, Xaha H.
Aujourd'hui llirbotaldu Nébo, cf. Mlsil, Aiabia Petntea. t. I.
Mul.iaj^ah sur le versant sud
pp. 337-347.
73
TuADUCTioN.
A
la fin
de
— Nageit,
l'article,
GH
sud chez
c'est le
ajoutent 1'
uLsoriji^pia
les
Hébreux.
quod Symmachus
est inler-
vrelatus meridie H
74
Traductiox.
.1
— Arrch,
Babel, c'est-à-dire
t
[ville]
du royaume de Nebrod à Babel.
en Babylonie
».
— Aujourd'hui Warka.
7.5
«•,_a-Do
^)0or^/; >.^a-»/ v^ot ^--wio; |.X./ -.^'t^O; ;©/
—
[33]
ORŒNT
CBRETIS.t.
17
RETUE DE l'orient CHKÉTIEN.
2ii8
Traduction-.
—
mourut Harran,
montré jusqu'à mainte-
Ur, ville des Chaldéens, où
frère
d'Abraham, dont
nant,
comme
le
tombeau
est
écrit Josèphe.
Comme] om. G.
—
écrit] latopeT G, refert
H.
— Aujourd'hui
al-Mughayir.
76
Traduction.
Ensuite
Mais
il
—
Oulamaous, que
l'hébreu
fut appelée Béthel; elle est
elle
nomme
Louza.
indiquée plus haut.
y a [aussi une autre OuJIamma à 12 milles de Dio-
césarée, vers l'orient.
Cf. plus haut, n" 10.
77
Trabuctiox.
— Olibaraa,
des princes d'Édom.
ville
—
Cet article inan<iue dans G.
Peut-être à identifier avec l'Ellebana de
Bersabée, CLERMONT-GANNEAr, L'édit byzantin de Bersabée, H. S., t. XV
(1900), p. 42G, aujourd'hui ai-La 'bani, près d'at-Tafileh, à 30 kil. environ
au sud de
la
Mer Morte.
78
Traduction.
Aujourd'hui
— Odollam, citée plus haut; Isaïe
'Id al-Ma, à
10
kil.
la
mentionne.
environ à l'E.-N.-E. d'Éleuthéropolis.
[3-1]
l'oNCMASTICON D'KtSÈHK DANS LNK TRADUCTION SYRIAQUE.
','5Î>
79
^;
m
.f\i
^^o
viX3j
^
—
[Roholiotlij est uac ville des Assyriens, que
Assour en sortant de Senna'ar. Il y en a aussi une autre.
Traduction.
bâtit
h^l
80
)vi>
•>)-iVA&Oo |jO(
*>;
)K_dt |K.>Vfio
I
I
—
Rohoboth [près du fleuve], où était le roi
d'Édom, et maintenant il y a un poste dans la Gabalène, et un
grand village, qui est appelé de ce [nomj.
TuADLCTioN.
G omet
tout ce qui suit Gabalène.
81
—
Tkaduction.
Egypte; ainsi
Jacob avec ses
Ilnmessi-
Ramsès,
était
ville
que bâtirent
appelée autrefois (toute^
les fils d'Israrl
la
flls.
G II.
82
K_i/o
'Il
.->ti.ajL«
^eii^j yû-ioi
j^iiu.^ ^ir^^î
<5»J-^;
Librarius scripsil >-» in (iac lineae, deinde expun.xit.
[3ô]
«n
région où habita
oo—i
'
—
L'ORIf:NT CHRÉTIEN.
REVCK DE
260
—
Traduction.
[Roliob, par où] passèrent les espions qui
(étaient) avec Josué, et
de Scythopolis
Autre om.
G
y a un autre village de Rohobà
était réservé
il
;
il
1
milles
aux Lévites.
— Aujourd'hui Say har-Rhahâb.
H.
83
TiîADUi'Tiox.
—
Ralaka,
campement des
fils
d'Israël [dans le
désert].
En hébreu Dophka,
Bible,
t.
I,
col.
LECESimE,
cf.
s. v.
Daphca dans Dictionnaire de
la
12'.ll.
84
TiîADUcTioN.
—
du désert, près de la mondu rocher qui est dans la montagne d'Horeb,
[Rafildim, lieu
tagne d'Horeb, où,
coulèrent des eau.x; elle lieu est appelé
au.ssi
Wady
Arfayid, à 10
tentation
».
C'est là
environ au \.-0. du Djebel Mû.sa, Lagrangk,
du pays de Gessen aux Lords du Jourdain, E. B.,
kil.
L'ilincrnire des Israélites
t.
«
que Josué combattait contre Amalec, près de Farân.
IX (1900), p. SO.
85
^^j^CQ-,/
«.*JL3J
(jlSUULiO
•.\jt>]'l
[36]
.rt\â
io^jf .1^1)»
—
L'oNOMASTICOX d'kUSKBE dans IXK TnADUCTIO.N SYRIAQUE. -Hl
—
TnADUiTiox.
lians le désert.
fils (l'Israi'l
G
l'âOixa.
:
Israël.
Ratham. Ranioth Parés, Rasa, étapes des
rraOaô; Tûiv uiûv
Hemmon
Farea.
itlii
lîo»/,).
filii
:
II
:
/Uit/ima in ilesirto casira ptioritm
Israël raslraini'laii sunl.
Res.ta
castra
filiorum Israël. S se place entre les deux textes et pourrait rej)résenter
l'état primitif.
Klostermann a
restitué d'après H.
86
.
v^
.^^j j-^ 1
Traductiun.
i;
)K—uoi_3
— Ranintli,
un des refuges dans
.-01
l^s.
.»
I
v> laio/i
—
de la tribu de Gad,
maintenant elle fsi
ville sacerdotale
la Galaaditide,
et
à 15 milles de Philadelphie vers Touest.
S donne raison à
G
contre
H
(contrit orienlem).
87
Trai>lction.
— Rékem,
c'esl
régna Rékem, que tuèrent
de Madian.
Sur Pétrapolis,
comme
Pétrapolis d'AraMe, sur laquelle
les lils d'Israi'l.
ci-dessus n"
On
le dit
aussi roi
4''>.
88
V*Ji/;
{.^^..aj^o
."'^i^|i..ûû-.;
jlolv.-;
[37]
looi
..*ot
>â/;
'"''iSs^wio
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
262
yx^il
).^>.jl» chjlîo
j.^^/;
—
Traduction.
de
la
-.j-sto
pè/
)!/
..j-maLs
K^oo
Sidon, ville célèbre de Phénicie; autrefois
elle était la frontière
nier lieu
)ii
septentrionale des Cananéens,
et
en der-
Judée, car elle fut de riiéritage d'Israël: elle
échut en partage à
la
tribu d'Aser,
mais l'Écriture
que
la
du grec, rendu par
le
dit
tribu d'Aser n'en chassa pas les étrangers.
Nous avons traduit
jiar
àXXoçùXou;
étrangers
89
vrr>n°>
rem .o
.
^ocsK.:^
^;
oi^ «ot^
•.i<.\,.3L.s
...^ai^wl^ jjuâo ..ioi/
oôi lil\-s
V\i.ff>
vn^v
i;
)jL*f
j^ji^^^) ^6i )£o_aâ
— Senna'ar, plaine
de Babylone, où la tour fut
Assour pour bâtir Ninive. Josèphe le mentionne
en ces termes au premier (livre) de l'Archéologie « Au sujet
de la plaine qui s'appelle Senna'ar, dans la région babylonienne, Estiaios s'(en) souvient quand il dit Après donc que les
prêtres eurent pris ce qui avait été sauvé de Zeus guerrier, ils
vinrent à Senna'ar, qui est Babel avec des holocaustes. »
Tradi;ctiûx.
bâtie, d'où sortit
:
:
Arch.,
I.
1, "i,
éd. Dindorf, p. 14; éd.
Nabor,
p. ?5, 2 119.
—La
dernière
a été mal traduite par S à la suite d'une mauvaise coupure: la
phrase doit être restituée d'après G
« Les prclres qui purent s'échapper,
phrase
:
prirent
les objets
sacres de Jupiter
na'ar de Babijlonie.
le
guerrier ('EviiaXiou)
»
[38]
et
vinrent à Sen-
l'oNOMASTICOX D'KUSÈBE DAX3 UNE TRABOCTIOX SYRIAQUE. 263
90
• .
.)b«.3'»_«<
oi^^jo
:
-.ouAs^/
y-<^^a..a/
VLX^io-.
^^
.-|oo(
^CL.t.3/»
^
3/«
Nn-«^j>
^«
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3/^
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.
otv-o^w^
jv^l^^-^ ^a^a^;
TiiAiiLi TioN.
—
oi,-3
^j
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1
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V)
n{\
^;
^^
- n
est aussi
v>
vl«
U^o^l
.»
n v>
m
i
3/t
•)....N
v>
>a3a.a> .)o_.^/«
K-/ .jKso;
maintenant
—
yoQ^ojD
JjlL.^*
sâ/o
)oo»
Sichem, qui
autrefois ville de Jacob,
oilS>
ton
.sâ-iKs
oiM-..fi/
jio^^k^ yn-yr\%o
..'^
.^
^o» »a/j
Sichima
est détruite.
et
ooi
Salem;
On montre
son oniplacement dans les faubourgs {-pzx7-v.x) de Néapolis où
tombeau de .losi'pli. Abimélecli la renversa et
comiue il est écrit dans les Juges. Jéroboam la
releva, comme il est exposé dans les Kois. Elle se trouve aux
limites dans le lot d'Éphraïm. Un fils de Hamor était aussi
appelé Sicliem, d'où lo lieu. Il y avait aussi Sicliem dans la
montagne d'Flphraïm, ville de refuge.
aussi se trouve le
y sema du
sel,
Aulrefois] oin. G.
— détruite]
lpTi[jioçG.
G; oglenditur iuxia H; S suppose
om. G.
I
le seul
— se trouve]
/.v.-x:.
?£:/.vjTa: /.anzaoix.v.-xi
— Il est
écrit, it est exposé]
91
o6» .-^^^^^.io/
TitADLCTiox.
)ooi w.oioK_/;
—
)j^/
^^
-Jbf^l \\in>
—
Autre Senna'ar, d'où était Amrapliel, qui
la maison de Sodome.
combattit contre ceux de
Autre] om.
G
H.
— Amrapher\ om. G. — de
— Cf. a" 89.
TOJ; i^ïii TTjv iIo3o;ii. cf. Il" 62.
139]
la
maison de .S'odome traduit
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
264
92
laJ^
..K.fc.^o.1/;
—
Traduction.
<
près de
)_b^.*AV
1^^»^?
—
)Kju^ ^o,jo
Sodorne, ville des impies qui fut anéantie,
Mer Morte.
la
93
—
Traduction.
détruite
>
S a perdu
<
Seboïm, une
ville
des impies, qui a été
près de la Sodomite.
la fin
de
par homoioteleuton
l'article
lai.
..
précédent
et le
commencement de
celui-ci
loi..
94
j-Kl,^^
jJULii
tsXl;
|jLaj
^^^ yQ^oni\o,«\
^;
sa/
jKjoi.^
Traduction.
\^ioi
laSsv
^^
[looi]
— Sophira, montagne dans ITnde orientale, près
de laquelle demeurèrent les
fils de loctan, fils d'Éber, lesquels,
depuis le Kophène, fleuve de ITnde, et
à partir de la Série, qui est près d'elle; c'est de là aussi que
durant trois années une flotte transporta une cargaison jiour
dit Josùphe, possédèrent
Saloraon.
Bans
l'Inde
orientale] Cpo; àvaioXaiv
ophinos. sans remonter
[l]
llaec
verba cecidorunt
'.\
la
r.pi;
-fi
'IvStzî)
forme du nominatif.
pi'0|itor
homoiolcleuton.
[40J
G.
—
—
Sa
transcrit
Kophène- Inde] du
l.<iNnMASTICON D'eUSÈHE DANS
G
—
L
NE TRADUCTION SYRIAQUE.
fleuve
Kophène
même
passage de Josèphe se retrouve sous
et
de l'Inde
M.ANN, p. 1"G, d'act-ord
11.
avec S. ce
de la Série]
<|ui
montre
Svipia;
V,
cf.
—
n» 23.
le
mot
la
valeur de celui-ci.
"205
Le
éd. Kloster-
Opliir,
93
Traduction.
—
Soora, des environs
(r.ipîyiùps^)
Sodo-
des
aussi appelée Ségor et Zoora.
luites, laquelle est
Sodomites] SoSéjKDv G.
— Cf.
plus haut
n'^
II.
96
««ôi
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W.CH
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Traduction.
— Saweh,
mitide, où demeurait
ville
>-o|a
—
\o
\o
vv>o>
ancienne au-dessus de
«
as
Sodo-
la
peuple des Amorrhéens que massacra
le
Kodolii'oraor.
97
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Po/
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Traduction.
Séir est la montagne d'Édom. où hal>itait
Ésaù dans la Gabalène: elle tire son nom d'Ésaii, car il était
entièrement velu et il était épais; .Séir, en effet, est interprété
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
266
«
poilu
».
Séïr avant Ésaii,
la'omor;
et Isaïc
Édom\ de
de
était appelé Horréen, celui que massacra Kodomi'ntionne Séïr dans sa vision sur Édom.
L'Écriture dit aussi que celui qui habitait
la terre pr.
fàp, SXo; Saajî
(ov
G.
—
G: 5aaJ; a
entièrement velu
les
deux sens de
épais] TEtp'/r.JTo
et il était
«
velu
«
le lieu
et
«
épais
•,
S a
choisi le second.
98
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1
Vil;
vQ..».aO...
^o-nl^^^ ôt^J^^/ ^CL^ );oi;
Traductiox.
comme
) .
— Salem,
po/
''^.^
^.«j
.)Kn O
s£oaq
.
OIi
'i
tV)Q-.
de Sicliima, qui estaussi Sichem,
ville
y a aussi jusqu'à maintenant un autre
voisinage d'Aelia, à l'occident. Il y a aussi une
dit l'Écriture.
village dans le
,<T>
Il
autre Silumiya dans la plaine au huitième mille de Scytho-
Josèphe dit que
polis.
Melchisédech
et
il
celle-ci est
dit qu'elle
Salem, sur laquelle a régné
estlerosolyma, et a été finalement
appelée Jérusalem.
—
^lus.s-/] om. G, qui finit à autre village.
Silumiya, aujourd'hui Tell arRidga, où se trouve le wely Sayli Salim. est le lieu où baptisait Jean-Bap-
—
Le Salim, voisin de Jérusalem, serait
environ au S.-S.-E. d'Kmmaus-Nicopolis.
tiste.
Ilirbet
Dor Sellam.
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à
4
kil.
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It-^t^o
[4-2]
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I
L'oNOMASTICON d'ÈUSÈBE dans une Ta,VDUCT10N SYRIAQUE.
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—
Sour, où
io-ûD;
'\-'^P°•;•!
TriADLCTioN.
'267
f>v>o tp
trouva Agar, entre Kadès
ran,i;'e
et
entre Barad; et ce désert s'étend
également jusqu'à la .Mer
Kouge et arrive jusqu'aux confins de l'Egypte. Kadès est le
désert qui est situé au-dessus de la ville de Pétra: et l'Écriture
dit que le désert de Sour
s'étend en face i-pzzià-z-/) de
l'Egypte, où arrivèrent les fds d'Israi-l après le passage de la
Mer Rouge.
G
a perdu
Codes H: S
cet article.
est ainsi
—
—
Agar] ancillam Sarae pr. 11.
Sour 2"]
E.x., .\v, 22, où saint Jérôme a lu aussi
d'accord avec
Cades.
ICHI
•]Loi<nJ
Tradui.tmx.
— Les campements
[lieu où|
habita Jacob à son
retour de Mésopotamie.
s a omis l'article Ségor
précède
—
Ahel, //./y., t. .XIXilOlO),
Ahsas t colline des tentes ».
1.3(X) mètres environ de Tell Deir'Alla au nord du Yiiboq, là où il s'infléchit avant d'arriver au Jourdain.
p. 556, a
i[ui
retrouvé la tradition de ce
celui-ci.
nom
h Tell
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101
l^j/o
yâ.;sÙJ
t.nv>off> |.^A^-a
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•
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J_flû_.5,3
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OC>o1S.Jl^OO
[43]
i
oo\ l^sto
.«XDOâuiw
V-^/< U'O^l
£00^ t-^/^
\->OkSl
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
•268
—
Traduction.
paradis [se porte],
dans
la
Le fleuve Tigre
comme
le
Mer Rouge, comme
du
est celui qui, sortant
vers Assour, tombe
dit l'Écriture
dit Josèplie;
[il
est aussi appelé]
Tigrios à cause de sa rapidité, semblable à l'impétuosité de
l'animal de ce
nom.
1Ô2
<'ôi^h^l vm .\n°i))j; )-3>f>n-> -.{-.paj
Traduction.
cacha
les
—
]Térébinthe de Sicbem],
dieux étrangers, est dans
le
sous lequel Jacob
voisinage de Néapolis.
103
ooC^ tjîow ^;
iyL^i
^l
».*oioK-./ .)lo|
pojKjM
[s\so vfiOsjiKj/o
Traduction.
.
,^tv)
.|.^eu^^ \N,a.jL>n
)-2l1^
— Pison
oÔi )-aoi;;
[^sfi
t°iK.^;
yQJu^J
—
JK^IK.^ ^3 jK^o^Joi
JLo—
[jji-/
;
i-^^il
multitude
[est interprété] «
»
;
^t
oCSj^
c'est le
fleuve que les Grecs appellent Gange, qui [sortant] du paradis,
]allant]
vers l'Inde, se jette dans la mer.
Il
est dit qu'il entoure
toute la terre de ]Hévila. où| est le bel or et l'escarboucle et la
pierre turquoise.
104
^^m)V.IX1^/
wJLs
O'^.'tN
Ôi^l
.-jt •^^>0.S;
[44]
yOJOI
j-*-^
lo^
l'onomasticox d'elsèbe dans unk traduction syriaqli:. JGO
— Pharan est
Thaductiux.
la ville
qui est situé.' au-dessus de
du désert des Sarrasins, par où passèrent les
quand ils quittèrent le Sinai; [elle est située]
au delà de l'Arabie, vers le sud, éloignée dAila vers l'orient à
[l'Arabie], près
enfants d'Israël,
de route; [dans le désert] de Pharan, dit l'Éiriture,
de qui viennent les Ismaélites. Il est dit aussi que
Kodolo'omor tailla en pièces ceux qui étaient dans Pharan,
[trois jours]
haliita Ismaél,
c'est-à-dire
dans
le désert.
—
Dans le iléxerl de f /laran om. (;,(|ui
Sarrasinx a été rendu U^ par S.
S, quoique eu partie perdue, est certiine et confirme 11.
aoi;la leron de
105
Traductiox.
—
Pulistim,
maintenant Asconnue (sous le nom de)
qui est appelé
cal]on; et la région qui l'entoure est
Palestine.
lOG
«ot
Traductiox.
(Abraham, où]
—
il
Le puils du serment; i-'est celui que crrusa
11 est maintenant appelé Birseba' dans la
jura.
Géraritique.
107
''^
-
'•"
-/
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pô^i
[sl,1
ly-nyiat
)
oy^i
jtj-s
—
•ou J^l
[40]
UEVUK DE
-270
TiiADUcTio.N.
tait
I,
— Le puits de
ORIENT CHRETIEN.
la vision est
au désert,
là
où habi-
Jacob.
lus
Je
—
Le puits du jugement jusqu'à maintenant
Berdan
dans la Géraritique.
village de
Traduction.
Cf. Jacsskn,
Herdan
[le -puits
du Jugement). B.
B-,
t.
XV
est
(1906), pp. 598-
600.
109
va/
>n
..
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Cl
./
>>»-.;
j-^-»/
JN-
v^« N«.
))|_â
.
Th.vductiox.
Abimélech
—
.
.
—
y^aa
Le puits des serments, où jurèrent Isaac
[...
Ignace ÉniREM
II
Rahmani,
Patriarche syrien d'Antioclie,
E. TiSSERANT.
E. POWIÎR, S. J.
1.46]
s/
-n-
R. Devreesse.
et
caté<:hese
ATTRIBUÉE A S.UXT BASILE DE CÉSARÉE
INE LETTRE APOCRYPHE DE SAINT LUC
{F m.)
TEXTE
m»;
^(UIICTOMI
lll.\lll\A(;<:ll+
+RKK.MI(;iA
fil»:
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TOIITAIIO
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meïOOV (3T(31IUAV nOVeZOOV nGABBATOII 0V02 AIIIAOVOZ
(I)
MIS.
(|IIA()IK-H|
('2)
eAlIG.hAI. —ci) Pour (|11A(>B:^(|.
[12]
273
CATÉCHÈSE ATTRIBUKF: A SAINT BASILE DE CÉSARÉE.
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ntiedov novneod'.- ncAHRAToii
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[13]
ORIENT CHRÉTIEN.
18
RKVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
274
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A(|epAcnAï.ecee
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CATÉCHÈSE ATTRIBIKE A SAINT RASILE
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REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
288
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c|>+
ncl)HeoiiA-
nAopec|Gco-
T<|)e.
TRADUCTION
Lettre de la fondation de l'Église
parmi
I
les gentils.
Nous vous informons, disciples de choix, qui êtes dans la
et .Jérusalem et la Galilée tout entière, que nous vous
Judée
adressons cette lettre (72 r°) par l'intermédiaire de Tite, de
Pannona(l), de Polycarpe et d'Achanatite, disciples de Thiessa(1;
cité
Parmona, dont
dans
le
il
est parlé ici, est le diacre jtap(i.eiaç. Cf. Actes, v, 5.
Pscudo-liippolytc et
le
Pseudo-Dorothée.
[28]
Il
est
289
CATÉCHÈSE ATTRIBUÉE A SAINT BASILE DE CÉSARÉE.
Nous vous l'adressons, pour vous instruire des grùces
nous ont été faites par le Seigneur, notre Dieu, notre
Ionique.
qui
niaitrc et notre docteur le Clirist.
par
Il
Au temps où
il
fut crucifié
il ne nous caclia pas sa sainte résurrection.
mère, la Vierge, pour être notre consnlation,
les juifs athées,
nous
fortifiant par sa doctrine
nous
son
laissa sa
le
fils,
tout
fils
homme;
de
vie. Or,
de Dieu, vint la visiter,
elle fut
advint que Dieu
il
trépassa connue
f^lle
enlevée auprès de lui, pour recevoir
le
don de TEsprit-Saint
celui qui l'avait consacrée pour luimême en un trône sublime. Et le Seigneur Dieu tout-puissant
voulut qu'on bâtit des églises en son nom dans les villes et les
campagnes, pour qu'on y offrit le sacrifice au nom de sa mère,
la Vierge sainte {li v"), qu'on priât Dieu son fils parmi les
Gentils en son nom, et que tout le monde offrit la dimeavec
des présents en son saint temple. Pour ce motif, nous vous
écrivons pour vous instruire de ee qui est advenu et de ce que
Dieu nous a dit de faire, ainsi que de la manière dont se sont
:
multipliés les Gentils qui connaissent le Christ. Et la lettre
poursuivait, ainsi rédigée.
Il
arriva,
quand nous eûmes achevé nos prédications à
que des multitudes considiTaldes et des
Corintlie, disaient-ils,
sans nombre crurent au Christ, et
foules
d'église
pour
les contenir, à
n'y avait point
il
cause de leur affluence. Nous nous
réunissions, nous les apôtres avec les principaux du peuple,
dans
la
maison dWristorouchos,
le fils
de Panera
(1), et le reste
de la foule demeurait hors de l'assemblée, sans participer au
corps et au sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
grave à Paul
et
à Barnabe,
(73 r°) et d'Éphèse.
Ayant
ils
— Le
écrivirent à l'Église de
écrit à Pierre et à
d'Antioche, leur avis ne concorda point.
«
Jean
Il
et
parut
fait
Rome
—
à l'Église
est impossible,
répondirent-ils, de faire quoi que ce soit sans l'assentiment
de notre maître, jusqu'à ce qu'il nous ait
commandé de
faire
sa volonté. Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a envoyé pour la
prédication et la vocation des Gentils;
si
donc
il
veut accéder à
votre sentiment, pour qu'on bâtisse des églises en votnafin d'y
nom,
réunir la foule des Gentils, imposons-nous la prière,
(I)Cf. Actes, \\,
1; xxvii,
-2.
129]
ORIEM CHRÉTIEN.
•
19
REVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
290
jeûne elles veilles avec constance. Il ne manquera pas, notre
Maître et notre Docteur, de venir nous instruire sui- rexécution
le
de notre désir.
»
Et lorsque les lettres furent parvenues à Barnabe et à Paul,
ceux-ci les lurent devant le peuple et la foule des Gentils.
C'était le
samedi
et
douze du mois de Paoni; ce jour-là même était un
les apôtres imposèrent un jeûne et une pénitence de
sept jours.
Au terme du septième jour,
comme on était dans la maison
(73 v°)
heure,
le
samedi,
troisième
à la
d'Aristarque pour vaquer
à la prière, une foule étant assemblée en ce lieu, voici qu'une
nuée amena Pierre de Rome et le déposa au milieu de la
foule (1). Nous étions encore dans l'étonnement de ce prodige
et la nuée alla à Éplièse et amena l'apôtre Jean. Avant même
qu'il se fût écoulé deux heures, la nuée assembla les apôtres
des extrémités de la terre, elle les amena au lieu où nous
étions. Ils se tinrent avec nous en prière et nous étions dans
une grande joie. En nous embrassant mutuellement, nous leur
« Pour quel motif ètes-vous réunis en ce lieu
Les apôtres nous répondirent en disant « Nous ne
connaissons pas pour quelle cause on nous a conduits ici.
C'est par l'ordre de Notre Sauveur Jésus-Christ qu'on nous a
amenés en cet endroit, nous ne savons pas cependant pour
demandâmes
aujourd'hui
:
? »
:
quelle raison ou pour quel motif (74
r")
nous sommes venus.
Mais demeurons en prière, juscju'à ce que nous voyions ce que
nous ordonne notre maître, Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Et
nous restâmes ainsi en prière avec persévérance, persistant à
prier le Seigneur.
étions encore en oraison devant le Seigneur, quand
que Noire-Seigneur Jésus-Christ apparut au milieu de
nous, porté sur un char de chérubins. Marie sa mère était
Nous
voici
portée avec lui sur son char: des multitudes d'anges et d'ar-
changes se tenaient devant
lui.
Il
y avait l'archange Michel
(I) Ce transfert miraculeux sur une nuée, nous le trouvons dans plusieurs
Apocryphes. Cf. Tischendokk, Apocalypses apocryphae, pp. xxxvi, 09. Whioht,
Contributions to the upocryphal lileralure of the New Testament, dans Journal of
sacred lileralure, .lanuar, April, séries IV, VI, VU. Encer, Joannis apostoli de
transitu lieatae Marine l'iryinis, Elberfeld, 185^1. M. Chaîne, Liber de transita
\'iryinis Mariae, C. S. G. 0.,sér. I, t. VII.
[30]
I
CATKCItÈSE ATTRIRIKE A SAINT BASILE DE CKSARÉE.
lebout à sa droite et Gabriel à sa gauche. Les quatre
récitaient
le
cantique du
ciel
animaux
Glulro à Dieu au plus haut des
:
hommes!
lieux, iiaix sur la terre et joie aux
vue
291
Sauveur, se prosternèrent et l'adorèrent. Lorsqu'il leur eut donné la paix, il embrassa chacun
d'eux. Sainte Marie aussi les embrassa; (7 1 v°) et ainsi le Christ
Les apôtres, à
la
«lu
nous donna sa paix. .\près
tonnés, se
cela, les
Apôtres s'assirent en silence,
demandant qui pourrait avoir
hardiesse de
la
l'interroger sur notre venue en ce lieu, pour quel motif,
quelle affaire, nous étions venus
ici.
L'apôtre Pierre s'en prit à Jean et
amenés
c'est
ici'.'
:
"
.Mon frère Jean,
est possible d'aborder le
il
Jean répondit à Pierre
:
«
Seigneur,
mon
père,
qui es plus digne de l'interroger que moi, car tu es
toi
notrt!
:
»
lui dit
Sauveur de bonté,
Tour quelle raison, pour quelle cause nous as-tu
tu es celui à qui
demande-lui
pour
père à tous.
»
Pierre reprit en disant
le
quelque mystère,
ici,
toi
étant
:
«
Jean,
il
ne
Seigneur, pour l'interroger sur
m'est pas possible d'aborder
parce que tu es celui que
le
Seigneur a ceint durant sa sainte vie et de qui il a écarté
toutes les sources de mauvaise mort de la part de l'ennemi.
Maintenant donc,
fais-toi violence, interroge-le
sur ce
mystère, sur la cause pour laquelle on nous a amenés
En entendant
ceignait et la
11
se prosterna, l'adorcj et lui dit
pitié
a[)ùtri's
de
qui
»
ces paroles, Jean se leva, délia la ceinture qui
donna à Pierre.
le
aie
(7.j r")
ici.
ma
faiblesse et
Il
alla ainsi vers notre
Sauveur.
Mon Seigneur et mon Dieu,
aussi de mes compagnons les
:
«
sont avec moi. Apprends-nous pour quel motif,
nous as conduits en ce lieu. » Notre Sauveur répondit à Jean et
«
lui dit
Jean mon élu, je ne vous cacherai rien des desseins
qu'a formés mon Père avec moi etavccl'Esprit-Saint. Le dessein
tu
:
par Barnabe et Paul,
mon
conçu avec
les cieux
bâtir des églises dans le monde entier, en
mon nom et au nom de Marie ma mère, pour qu'on y offre le
sacrilice. jour et nuit. Maintenant donc, vous, je vous ai
transportés en ce lieu pour que vous y bâtissiez une église. Ce
jour est celui voulu (75 v°) par mon Père, pour que vous en
jetiez les fondements. » Et alors, le Sauveur conduisit les apôtres
vers l'oi'ient de la ville de Piiilippes; il leur indiqua un lieu
en
effet projeté
moi dans
:
[31]
Père
l'a
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
292
spacieux.
dit à Pierre
Il
:
«
Toi, prends
un côté de
cette pierre et
que Paul prenne l'autre côté; faites ensuite le contour des
fondements: moi-même, je vous verserai l'eau (1). » Et le Sauveur signifia de la sorte sa volonté en cet endroit. Pierre prit
un
alors la pierre, en soutint
côté,
Paul soutint l'autre côté,
et
Sauveur marils
quait sur le sol. La pierre était molle comme une cire, allant
avec eux tranquillement, sans effort et sa hauteur s'élevait de
douze coudées comme une colonne. Puis le Sauveur commanda
à des colonnes qui se trouvaient en cet endroit et elles allèrent
et s'établirent au milieu. Personne ne voyait le Sauveur, sauf
la firent suivre les contours du tracé que
apôtres
les
Gentils (TG
ment en
seuls
et
les disciples
moindres,
voyant tout ce qui se passait,
r°)
le
et
était
la foule des
dans l'étonne-
face de tout ce dont elle était témoin.
Selon l'ordre de Dieu, l'église fut établie sur trois pierres et
dressa
elle se
comme
pour l'achever. Après
après trois ans qui se seraient écoulés
cela, le
Sauveur commanda à une table
d'or que supportaient cinq colonnes de pierres précieuses et
elle vint se fi.ver
au milieu du sanctuaire. Des vases d'or vinrent
aussi, avec des plats d'argent, des patènes, des étoffes de lin
l'aménagement de tout l'autel. Les préparatifs de l'autel
furent tous faits ainsi que l'édification de l'église le 2U du
mois de Paoni, sans parler de l'arrangement du haut de l'église
pttur
et
de
la
Quand
construction
vint
le
des parties intérieures du cimetière.
moment où
le soleil allait
se coucher, le
Sauveur
bénit ses disciples et les frères qui se trouvaient avec eux.
donna
leur
et leur dit
la pai.x
Philippes (70
v°) et
:
«
Prêchez à tout
le
Il
peuple de
de Corintlieque personne ne fasse un travail
manuel au matin du
liturgie de la fête.
»
21, avant que vous ayez accompli la
Le Sauveur s'éleva ensuite dans les cieux
avec Marie sa mère, monté sur les chars des chérubins, des
myriades d'anges chantant devant lui.
Après cela, les apôtres prêchèrent à tout le peuple suivant
l'ordre du Sauveur et tous les peuples qui sont parmi les nations
exécutèrent
(1)
A
noter
cet
ici
ordre
propiiùtô, au
Nous
faire
voyons
chez
les
que
personne
ne
fit
d'un champ, d'une
avec de l'eau répandue.
premiers lîoniains avec do la farine.
la façon orientale
bâtisse, d'une
le
commandant
de déterminer
moyen d'un
[32]
tracé
les limites
l'ait
CATÉCHÈSE ATTRIBl-KE A SAINT BASILE DE CÉSARÉE.
œuvre manuelle
293
du mois de Paoïii. Les apôtres s'assemblèrent ensuite à l'églisi' le 21 du mois de Paoni. Ils demeu-
rèrent
cliantani
lever, tnut
(77
r")
se levât.
Comme
peuple des Gentils se réunit à
le
Tout
l'aoni.
tnute
Dii'u,
le
la
soleil allait se
l'c-glise le 21
du
peuple étant assemblé, l'ierre se leva,
le
que Paul et Barnabe. Ils instruisirent tout le
du Seigneur et des commandements de
ainsi
peuple de
cantiques et iiénissant
di-s
que l'aube
nuit jusqu'à ce
mois de
21
le
la iloetrine
Notre-Seigneur .Jésus Christ. Les apôtres prêchèrent aussi
doctrine à la foule des Gentils dis((iil
:
descendu des deux,
i^neur .lésus-Christ est
est
Il
milieu des .\pùtres mnnté sur des chars de chérubins.
la \'ierge était
la
Voici que Notre-Sei-
venu au
.Sa mère
parée, ornée de franges travaillées en or, cou-
un diadème d'or sur la tète, avec
une couronne de perles au-dessous du diadème. Des myriades
leur de jacinthe. Elle avait
d'anges l'environnaient. Prosti-rnés
sa
mère
la N'ierge.
temple et
le
\'ierge.
Sauveur
Et
et
un
lieu
alors
les
mains sur
la l'iiule
le
comme
sa tète et le
de tous
mains sur
par trois fois dans
plaça SCS
les
nom
le
:
Christ avec
Préparez
jour que
le
mon
lit
le
même
le
temple
et
temps. Pareillement,
prince des .\pôtres.
11
plaça
père de toutes les nations et
Apôtres. Or à l'instant, où
la tète
ma mère,
de Marie
Apôtres préparèrent
Notre Sauveur prit Pierre
de
adoraient
aux apôtres
de réunion, au
77 V") tout ce qu'il renferme en
SCS
ils
dit
Saint-Esprit ont déterminé pour qu'un construise
un sanctuaire
la
M- le
table et l'offrande car celui-ci est
la
Père avec
<
le
Sauveur
de Pierre, voici que des voix crièrent
le ciel
Digne, digne, digne est l'archevêque selon l'ordre de Melchisédeqh. Il assembla aussi des
évcques à leur tour, des prêtres, des diacres, des sous-diacres,
lies lecteurs, des chantres et le mobilier de la maison de Dieu
:
pour l'achèvement de la disposition de l'église.
Telle est la manière suivant laquelle fut établie
la première
parmi les églises, au nom de la Sainte Marie,
la mère de Notre Sauveur Jésus-Christ.
Voilà ce que nous avons trouvé dans Jérusalem, au milieu
dhistoires anciennes écrites par les Apôtres (78 r°) à ceux qui
demeuraient dans la Judée et Jérusalem.
Maintenant, ô mes lils, célébmns avec joie, la fête de l'im-
église construite
[33]
REVUE DE i'ORIENT CHRÉTIEN.
294
celle qui a enfanté pour
maculée, la vénérable Sainte Marie
personne
ne pénètre en ce
l'univers.
Que
créateur
de
nous le
d'ostentation
ou de passaint lieu aujourd'hui, avec des dehors
:
sion,
la
que ce
magie,
riche sans
c'est la
sodomie,
soit l'impuretcS l'adultère, la mollesse, la
la sorcellerie, la divination, la prédiction.
cœur m- pénètre en
maison de
la nièi-e
Qu'aucun
ce saint lieu aujourd'hui, car
du grand
roi, le
mondes, Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Voilà ce que j'ai trouvé dans Jérusalem
riche de tous les
ainsi rédigé
:
Malheur
à tout riche sans pitié qui est sur la terre, car sa demeure est
le
puits de l'abîme pour l'éternité.
(78 v°) Désormais, soyons miséricordieux, au nom de NotreSeigneur Jésus-Clirist et de sa mère, la 'Vierge, afin qu'il nous
fasse miséricorde à son tribunal terrifiant, car celui-ci est le
lieu où nous trouverons pour nous miséricorde. Malheur,
malheur, malheur, ti'ois fois, à l'homme sans affeclion et sans
pitié, soit pauvre, soit riche, au jour du jugement, sa demeure
est le feu qui ne s'éteindra pas jusque dans l'éternité avec le
ver qui ne meurt point, les ténèbres extérieures, les grincements de dents
Vous n'êtes pas sans connaître le riche sans pitié, celui tout
adonné à ses affaires, celui que nous fîmes venir à propos d'un
bloc de jacinihe, sur lequel nous voulions tracer les traits de
Sainte .Marie, et ce qu'il nous répondit à propos de ce bloc.
« Qu'est-ce donc que l'Église? Qu'est-ce que Marie, à qui on
!
temple? Basile ne
que mange-t-il le soir?
Mes enfants ont besoin de ce bloc de jacinthe. Si je meurs, ils
le vendront pour une somme d'or afin de (79 r°) se nourrir.
Maintenant, en aurais-je un millier de cette espèce en ma possession, je ne vous en donnerai pas un ni rien de mes biens
et de ma cliarité. Qu'est-ce que la charité'.' » Le mot n'était
pas encore achevé dans la bouche de cet impie, quand il tomba
et rendit l'esprit. Ses fils et ses filles furent témoins de ce qui
était arrivé à leur père, pour avoir peu auparavant prononcé
des paroles extrêmement insolentes. Lorsqu'il eut expiré,
une grande crainte s'empara de ses fils et de ses filles. A l'instant, ils prirent la tablette de jacinthe avec 20 mesures d'or
et une quantité de pierres précieuses et des perles et me les
bâtit ce
le sait-il
[34]
pas,
205
CATKCIIÈSE ATTUinUKF. A SAINT BASILE DE rÉSARÉE.
apporti'i-ent.
moi l'huntble
;\
avfc d'aiiondaiites larmes
et
Basile, l'évoque.
Ils
avec force prières
ils
pleuraient
disaient
:
pardon de notre père car notre père a péché
qu'il a rendu le dernier
p;ir son lanf^age sans pitié. Voici
de
Dieu parce qu'il a blasl'ordre
suivant
S'iiipir, il est mort
(7'.t
v°) sa mère la Vierge, \oiri la tablette
pliémé lontre Dieu et
de jacintiie et 20 mesures d'or, des pierres précieuses et
quantité lie perles, pour que tu fasses graver l'image de Sainte
.Marie. » Kn entendant ces paroles, moi l'humble Basile, je
m'étonnai grandement. Je glorifiai Notre-Seigneur Jésus-Christ
au .sanctuaire du
t sa mère, la Vierge, et nous travaillâmes
«
Accordô-nnus
le
.
lemple.
Je pris la tablette de jacinthe avec
les
20 mesures d'or,
les pierres précieuses et les perles, j'allai chez un peintre,
excellent ouvrier, connaissant parfaitement le dessin. Je lui
dis
:
Je voudrais que tu nie dessines l'image de Sainte Marie
"
sur celte tablette de jacinthe avec de
peintre prit la tablette, la céruse,
les [perles
(80
r") et les
les pierres
mon
»
Le
précieuses et
Cnmme
plaça dans sa maison.
coucher, je pris
allait se
pur, et des perles.
l'or
l'or,
le soleil
repas selon la coutume, dans
ma
chambre, puis je me couchai sur ma natte.
Tandis que j'étais couché, j'eus une vision. Il m'apparut une
femme brillante comme le soleil. Ses vêtements étaient éclatants
de lumière, deux jeunes vierges l'accompagnaient, extrêmement belles. Elle me dit dans la vision « Seigneur Basile, tu ne
:
sais pas qui je suis?
viens, n
lonne.
»
ma
Elle
Je
»
n-pondis
lui
:
«
Puis-je savoir d'où lu
souveraine, avec cette grande gloire qui t'en\
me dit
:
"
i-
Je suis Marie, la Vierge, celle à qui tu as
construit ce grand sanctuaire et pour qui tu t'es donné cette
grande fatigue. Ces deux jeunes vierges qui m'accompagnent,
sont Irène et Sophie, celles qui se sont faites les émules de ma
virginité depuis leur enfance et qui ont versé leur sang pour le
nr.m de
pour
la
mon
fils
bien-aimé Jésus-Christ
celui qui l'a
11
(SO
v"")
Maintenant,
que tu as reçue de l'homme riche,
image, car c'est une injure pour
reçue. Pour moi, mon esprit ne l'accepte point,
tablette de jacinthe
garde-toi d'y faire tracer
1
(1).
s'agit
mon
de sainte Sophie et
Ale.xandrin rappelle la
mémoire au
de
le synaxaire copte
de Messori.
sainte Irène dont
2 de Paoni et
[35]
au
21
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
296
mon
Si tu y as déjà fait dessiner
l'huile d'un pécheur coule
que
mon
sur ma tète. Lève-toi, au matin, va à l'orient de la ville, à
l'endroit où se trouvent de vieilles meules. Tu creuseras en
terre, la profondeur de deux coudées et ainsi tu trouveras une
ainsi
que
volonté de
la
imatje,
fils.
n'est pas possible
il
tablette couleur d'escarboucle.
Mon image
non point de main d'homme,
et ces
mes
sentées à
côtés
placeras devant
le
:
sanctuaire de l'autel et par
prodiges au jour de
mon sanctuaire. »
mon songe « Ma
:
sais qu'il
dans
le
ma
quand on
dédicace,
Moi, l'humble Basile (81
souveraine et
»
trouve dessinée,
elle, je ferai
r"),
des
placera dans
la
je lui dis
dans
mère de mon Seigneur,
la
nous faut deux colonnes pour
temple.
s'y
deux vierges sont reprél'une à droite, l'autre à gauche. Tu la
Cette toujours vierge
le culte,
me
pour
tu
les placer
répondit en songe en
« Va chercher la tablette couleur d'escarlioucle, apportedans mon église. Je t'enseignerai l'endroit des deux colonnes
pour que tu les transportes dans le sanctuaire. » Après m'avoir
disant:
la
dit cela, la
Quand
femme
me
je
devint invisible.
levai, le
matin,
j'allai
chez
le
peintre, je rap-
portai la tabletj-e de jacinthe, l'or, les pierres précieuses ainsi
les perles. Je pi'is avec moi Nérée l'archiprêtre, Calinique
avec Pastamon, les diacres de Damas. Je les conduisis en secret
que
lieu que sainte Marie m'avait désigné en songe. Lorsque
nous eûmes creusé un peu, la profondeur de deux coudées, je
trouvai la tablette couleur d'escarboucle
(SI v") un voile de
au
:
En
soie la recouvrait.
je m'écriai
Voici
«
:
du Seigneur
s'est
la
voyant, je fus rempli d'admiration,
un jour de paix,
manifesté.
»
celui
Je retirai
vis la figure dessinée de sainte Marie,
visage. Je
me
dans lequel
le voile de
avec
les traits
le
signe
soie, je
de son
prosternai, je vénérai l'image bénie. Elle était
extrêmement grande, nous étions en peine pour savoir
comment nous transporterions une telle image. Nous délibérions entre nous sur le moyen de la transporter. (»r la
tablette se remua d'elle-même dans la fosse et s'éleva, se dressa
de
la cavité
avec
le voile
de
soie.
A
cause de sa largeur
et
de
sa longueur, nous étions, saisis de crainte de ne pouvoir la
monter. Voici qu'une voix survint de la tablette (82
laquelle étaient tracés les traits
[36]
tie
sainte Marie
:
«
r°)
sur
Pourquoi
rATKCHÈSE ATTRIBUÉE A SAINT RASILF
tardez-vous à
me
porter?
Me
voici
légère,
lounl(\ nio voici prête à marciier avec toi.
me
paroles, je
hF.
CKSARKK.
je
ne suis point
Kn entendant
»
^^l
ces
réjouis grandement. Moi et les clercs qui nfac-
compa!.rnaient, nous soulevâmes la tablette avec facilité, nous
portâmes à l'église et nous la déposàim-s devant le sanctuaire.
Lorsque la foule vit la tablette déposée, elle fut remplie d'admiration pour sa masse, sa qualité de choix. Le dessin de l'image
était caché par le voile de soie, et la foule ne savait pas qu'une
la
iinajxe
Une
y était tracée.
fois déposée, la tablette laissa couler
remplit la place.
A
ce
moment, tous
une huile qui
gens accoururent,
les
pourvoir le prodige. Or, voici qu'il vint
une femme qui avait péché (S2 v"l en sa chair. Lorsqu'elle
vit la tablette qui répandait de l'huile, elle prit de cette huile
et s'en fit une onction. A ce moment, elle fut couverte entièrement de lèpre, sur le corps et sur, le visage. Les gens qui virent
les
uns sur
les autres,
ce qui lui était arrivé, se .saisirent d'elle et la conduisirent chez
Nérée l'arehiprétre. Lorsque celui-ci
chez moi. l'humble Basile. Cette
Pour
ma
la vit,
femme
il
était
la prit et
l'amena
remplie de terreur.
la voyant, je demeurai stupéfait de ce qui
femme. Je l'interrogeai « En quel péché es-tu
tombée, ou bien que t'est-il arrivé, pour que cette lèpre soit
en
part,
était arrivé à cette
:
survenue sur tout ton corps et sur ton visage? » Elle confessa,
en di.sant « Mon seigneur et père, pardonne-moi, car j'ai péché
devant Dieu et en ta présence. » .Je lui dis « Ma fille, découvre
ton péché devant tout le peuple. » Elle me répondit
« Malheur
à moi, mon ()<:i r°) père! mon péché dépasse tous les péchés!
:
:
:
.l'avais
et je
une sœur
:
mariée.
elle était
désirais son mari. Je
me
.le
n'étais
levai, j'allai
point mariée
chez un magicien.
empoisonna pour moi une coupe, je la donnai à ma sœur, et
le venin du poison qu'elle contenait, ses entrailles et ses
jambes furent endolories. Après de longs jours de maladie, elle
rendit le sang et ainsi elle expira et mourut. Je violentai ensuite
le mari <le ma sœur; je le pris pour mari. Voici déjà treize ans
depuis que ces événements se sont passés. Je demeure avec lui
11
par
comme
sa
là tniit
ce qui m'est arrivé, je
femme
En apprenant
et
je lui ai enfanté trois
t'ai
fils
et trois filles. C'est
tout appris, ô père saint.
»
ces laits, moi, l'humble Basile, je fus dans une
[37
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
298
grande crainte
«
Mallicur à
une grande terreur.
et
o ]iervers(>, tu as
toi,
donnables à jamais, à
criminel
Ilérodc
sans cesse
Je lui dis
v")
trois
et sa
mère,
la Vierge,
peut-être leur
leur iionté te placeront ensemble
et
et tu seras purifiée
:
péchés impar-
toi revient le sort du miserai île Caïn, du
du déicide Judas! Implore maintenant
Seigneur
le
miséricorde
et
(83
commis
avec nous,
de ta lèpre et de ton grand péché.
»
Vous voyez, ô mes bien-aimés, que tout fornicateur est impur
devant Dieu et devant sa mère, la Merge, et que le bien ne se
reposera jamais sur toute chair qui est impure, comme le dit
Pierre, le chef
jugera
votre corps
«
:
Les fornicateurs
comme
le
et les adultères,
Dieu
les
de vous, ô mes enfants, gardez
temple de Dieu (2) et de sa mère, la
Pour ce qui
(1). »
est
Vierge, par un mariage saint et une virginité parfaite. Malheur
à nous, ô mes enfants, lorsque Dieu nous interrogera sur nos
(84 r") péchés et ceux que nous avons commis entre nous!
Malheur à tout homme qui aura convoité la femme de son
voisin; le lieu de son repos sera le puits de l'abîme et
le
ver qui
ne meurt
Maintenant donc, ômes bien-aimés, conservons-nous en toute
pureté pendant les jours fêtés partout ou le jour de réunion,
surtout les grands jours marquants, le saint jour de sainte
Marie et le saint jour du Dimanche, conservons-iions dans toute
la pureté du cnrps, afin que nous soyons le temple de Notrepoint.
Seigneur Jésus-Christ, notre véritable Dieu.
Revenons au
récit de l'histoire, voijoiis
comment on
établit
l'image de sainte Marie, la Vierge sans tache.
arriva donc qu'on avait placé l'image de sainte Marie, la
Il
Vierge, en face du sanctuaire. De nouveau, tandis que j'étais
couché, la Vierge se manifesta à moi
me
comme
la
première
fuis
Pourquoi es-tu aflligé et tardes-tu de la
sorte"? Tu n'as pas cherché les colonnes pour dresser mon image. »
Je lui répondis « Ma souveraine, tu sais que j'ai parcouru bien
et elle
dit
«
:
(8
I
v")
:
des endroit s, cherchant des colonnes qui soient vraiment dignes,
pour
me
(1)
les élever
répliqua
:
«
devant
le
Épitre aux Ilrbn.'ux, mu,
(2) I
sanctuaire avec la sainte image.
»
Elle
Si tu veu.\ l'érection des colonnes, voici qu'il y a
I;
I
l'iene, iv, 3-û.
Coi-., vi, 9.
[38]
rATF.rHÈRF, ATTRIRUKE A SAINT BASIKF, DE rÉSARKE.
299
li'inple à l'occident de la ville. Ces colonnos sont dressées
au milieu du sanctuaire du temple. Tnules deux sont érip'es
un
depuis l'époque des ^^éants; des représentations diaboliiiues
les recouvrent. Il est impossible à un Imuime de les renverser
si ce n'est avec Tordre de mon (ils biin-aimé. Lorsque tu te
lèveras au matin, n'oublie pas d'emplpyrr tes soins à propos
de ces deu.\ colonnes, jusqu'à ce que tu les aies amenées et
dressées en face du sanctuaire, (S5
mon image au-dessus
aimé.
que
suivant l'ordre de
d'elles,
tu aies établi
mon
lils
bien-
»
femme disparut à mes yeux et je
En me levant, j'étais soucieux,
.\pres m'avoir dit cela, la
m'éveillai ainsi
disant
r°) et
:
mon
<le
Comment
rêve.
pourrai-je porter de pareilles colonnes pour
amener en face du sanctuaiie. Je méditais ces considérations
mon cœur durant la nuit, car c'était une grosse affaire,
prodigieuse, quand une voix vint jusqu'à moi me disant
1rs
en
:
Basile,
Basile,
pourquoi
te
préoccupes-tu au sujet de ces
"lionnes? Dieu qui souleva jadis Ilabacuc, portant son repas
dans ses mains, et le transporta à Babylone pour le donner à
Daniel dans la fosse aux lions,
(s.')
v')
Dieu lui-même ébranlera
ces colonnes de leur emplacement, par l'ordre de Dieu et ûc
comme
lumière est distribuée.
Le soleil allait monter, je convoquai tout le peuple à une
réunion en ce saint lieu même. Les ouvriers, le clergé, tout le
sa mère, la Vierge,
la
->
peuple orthodoxe se rassembla et je les informai de ce que
j'avais vu.
Le prêtre Xén'C m'interpi'llanl
me
dit
:
«
Mon
Père,
exécutons cette affaire, je crois que Dieu nous consolera dans
notre poursuite de la volonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Prenons une
croix
sainte,
feuille,
inscrivons sur elle
inscrivons-y
le
nom
le
signe salutaire
di> la
de Notre-Seigneur Jésus-
lirist et le nom de Sainte .Marie, la Vierge (80 v") sainte et
prenons un bâton pour y fixer le signe de la croix du salut.
Allons ensuite vers l'endroit du temple, nous y déposei'ons le
t
le nom de Notre-Seigneur Jésus-Clirist
de sa mère, nous croyons vraiment que Dieu réalisera
signe de la croix avec
et celui
nos désirs.
'
En entendant
ces propos de Nérée l'arehipréti-e, je connus
que Dieu parlait en
lui.
Je pris alors une feuille, j'y écrivis ce
(39]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
300
qu'avait dit
le
Nous prîmes des croix
prèlre.
encen-
d'or, des
soirs d'argent et les quatre évangiles;
endroit, distant de la ville
nous allâmes vers cet
de cinq railles et demi. Il était situé
en une région déserte tout à fait terrifiante (86 v°). Des multitudes de magiciens venaient en ce lieu pour y apprendre
quantité de sorcelleries diaboliques. Lorsqu'ils connurent nos
projets, ils partirent avec une grande crainte et avec peine,
et ils faisaient de grands signes diaboliques.
Arrivés en cet endroit, nous nous tournâmes
L'archidiacre
l'Orient.
mit en
se
tête
la face
vers
et je récitai la priéi'e
d'action de grâces avec celle des esprits impurs. Les clers, les
zélés (1) et la foule des orthodoxes élevèrent la voix en disant
Kyrie eleison! Puis prenant
A
colonnes.
le
:
plaçais sur les deux
des fentes se produisirent aussitôt aux
l'instant,
pieds des colonnes.
bâton, je
le
Elles se soulevèrent avec leurs bases et
mirent à rouler jusqu'à ce qu'elles fussent arrivées à
Nous trouvâmes des
débauchés, des malfaiteurs, des magiciens, ceux dont nous
avons déjà parlé, qui exécutaient dés œuvres de sorcellerie.
Leur action magique fut telle, qu'ils arrêtèrent les deux colonnes
au milieu de la ville. Tout le peuple criait
Kyrie eleison!
elles se
l'endroit des stades (87 r°) de cette ville.
:
mais les magiciens arrêtaient les colonnes au milieu de
Or il advint que le soleil se coucha, ce fut la nuit. Par
l'excès de fatigue de la journée,
peuple jusqu'au lendemain et
certains indociles
parmi
le
nous donnâmes
rentra chez
la
la ville.
suite de
paix au
y avait
peuple qui demeuraient incrédules
il
lui attristé.
Il
dans la vertu de sainte Marie. Pour moi, je rentrai à ma
maison; je ne pris aucune nourriture ni aucune boisson, mais je
demeurai en faisant à Dieu cette prière « Seigneur, si ta volonté
:
est telle
que ces pervers l'emportent sur
mon
fasse donc, ô Christ,
Dieu
!
»
toi,
que
(87 v°) J'étais
ta volonté se
encore en prière
quand un sommeil extatique s'appesantit sur moi. Je vis comme
une femme qui se tenait debout en ma présence. Elle me dit
:
«
Basile, tu es attristé â cause des colonnes, or voici
fils
(1)
Jésus-Christ a
commandé
Sur celle classe do
Caialorjue of Ihe coptic
n» 1013.
Jt.
0.
C,
fidèles,
que
mon
à ces colonnes de se dresser sur
voir Échos
d'Orient (1901),
manuscripts in the Brilish
190(3, p. 47.
[40]
p.
341;
Muséum, London,
Crum,
1905,
301
rATÉCIIÈSE ATTRIBUÉE A SAINT BASILE DE CÉSARÉE.
leurs bases devant le sanctuaire.
Quant à ceux qui ont accompli
mauvaise de l'art di' la magie, les voici n'ollement
aveugles. La tablette sur laquelle se trouve mon image avec les
deux vierges, a été dressée sur les colonnes, devant le sanctuaire. Prends garde de touciier la tablette dans Télat où elle
l'oeuvre
est,
cet ordre appartient à
mon
(ils
bien-aimé. Je veu.\ faire
une fontaine de la culonne qui est à. droite du sanctuaire.
Quiinnque s'y lavera, s'il est malade, recouvrera la santé de
mon nis bien-aimé. Et les hommes qui accompliront (88 r") le
mal de la surcellerie par la magie, qui sont devenus aveugles,
ainsi que la femme qui a la lèpre, s'ils descendent pour s'y
laver, j'y ferai s'entr'ouvrir un gouffre pour les engloutir de
siirte qu'on ne les retrouve plus jamais. Pour toi, ù Basile,
prends bien soin de l'église, je t'aiderai en toute chose, tu la
consacreras le -21 de Paoni. C'est le jour où mon fils me fit
construire une église par les apôtres. » En disant cela, la femme
jaillir
devint invisible.
Avant
le
lever
du
soleil, j'allai
à
l'église, je vis
les
deu.x
colonnes dressées en face du sanctuaire. La tablette était placée
aucune
,iu-dessus, de sorte qu'elle faisait corps avec elles sans
séparation.
trouvai
.le
la
source jaillissant à droite de la
coloime placée auprès du sanctuaire,
une grande stupeur
et
comme
En voyant
depuis longtemps.
ité creusée là
une grande
joie.
A
si elle
(88 v") eût
dans
du jour,
cela, je fus
l'apparition
toute la foule se réunit à l'endroit où les colonnes avaient été
laissi'es, elle
les
les y
trouva pas. Elle courut à
colonnes dressées sur leurs
tuaire,
La
ne
comme
si
elles
ijases,
comme
si elle
Et la foule criait avec de grandes clameurs
eleison.'
en
:
faisait
Kijrie
Seigneur Dieu tnut-puissantl Grand est
Dieu. Jésus-Christ, dans toutes ses
sublimes qu'il
fait
mère de Dieu
Et tous
s'y
placées auprès du sanc-
eussent été érigées depuis longtemps.
tablette était posée au-dessus d'elles
partie.
l'église, elle vit
!
lavaient et
ils
par Sainte Marie,
les
le Seigneur
grands prodiges
Vierge immaculée et la
œuvres
malades
la
et ses
se réunissaient à la fontaine,
recouvraient la santé grâce au Dieu bon,
89 r") et à Sainte Marie la Vierge immaculée. Pour les hommes
adonnés aux u'uvres de magie, qui étaient devenus réellement
aveugles, ils apparurent tels à la fuule ainsi que la femme
[41]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
302
couverte de lèpre.
Ils
vinrent pour se laver aux eaux de la
source. Mais à l'instant, la terre s'entr'ouvrit,
gloutis. Ils étaient
Depuis ce jour,
ils
furent en-
au nombre de seize avec la femme lépreuse.
s'empara de tout le peuple ortho-
la crainte
doxe en présence de Dieu. Toutefois, Dieu ne nous oublia point,
il exerça son œuvre en ce saint lieu, jusqu'à ce qu'il fut achevé.
Voici le -21 du mois de Paoni, nous vous avons déjà enseigné
que c'est le premier jour où l'on édifia une église au nom de
Sainte Marie (89 v°). Maintenant donc rassemblons-nous avec
empressement poui- la consécration de cette église catholique,
pour glorifier la toute glorieuse et honorable Sainte Marie, la
Vierge immaculée. Heureux celui qui fera miséricorde aux
pauvres en ce jour, car il participera au festin des mille ans!
Heureux celui qui transcrira cette catéchèse pour en transmettre le souvenir à ses parents, car dans leurs prières, devant
Dieu et sainte Marie, son souvenir sera rappelé par les anges
de Dieu, afin
monde,
qu'il leur fasse miséricorde,
durant leur vie en ce
en sortiront; que cette catéchèse ne leur
fasse jamais voir les tourments. Heureux celui qui viendra
et lorsqu'ils
entendre cette catéchèse, car Dieu
louanges de
la
Jérusalem
lui fera
entendre aussi
céleste.
M. Chaîne.
[42]
les
LES CANONS DU CONCILE DE CANCRES
Le texte suivant provient du manuscrit éthiopien n" Gû de
Bibliothèque Nationale (fonds d'Abbadie). Il occupe les fol.
127r"a (le
l-2.')r"a (à partir de la moitié de la colonne)
premier tieis de la colonne) (1 Ce manuscrit est du xv" siècle.
la
—
.
annonce vingt et un canons, mais en réalité nous
n'en avons que ving't, bien que la numération soit complète
dans le texte jusqu'à vingt et un. De plus, il n'y a pas concordance parfaite entre la table et le texte dos canons. Tout
d'abord
mais ici le copiste n'est sans doute pas en faute
le
numéro
apparaît
premier
qui, dans la table,
en marae est
le nuiiit'ro iJ; les préiédents, semlile-t-il, ont été pris dans la
coulure de la reliure européenne. Or, dans la môme table des
titres des canons, avant le titre du canon 9, nous avons non pas
huit, mais neuf titres. L'un de ces titres n'a pas de canon correspondant; c'est le quatrième titre Au sujet de la prière.
Et comme nous ignorons la numérotation donnée par le copiste
pour les neuf premiers titres, nous avons l'té fort à l'aise pour
numéroter
ce titre intrus, et ainsi n'avoir i)as à mudifier
les chiffres du copiste. Cependant, dans la table encore, il
manque le numéro et le titre d'un des canons du texte, le n° IG
Au sujet {(/es enpmls) i/ui estimenl peu leurs /lorenis.
Nous avons cru qu'il était préférable, afin de maintenir la
Le
titre
—
—
:
:>''''
:
il)
L'iiidioation
iiiic
donne
le
K. P. CmiNF. dans son Catalogue des manuscrilx
Il, est incomplète. L« H. P. écrit
Fol. l-.!9 v°. VingtVi\ Vingt et un canons du concile de <iangres.
ipiatre canons du concile d'Anliocln'. • Entre les deux séries do canons, il y
'Il a une autre
c'est la série des canons du concile de Sardiquc qui commence
.iu fol. 127 r a (aux deux tiers de la colonne).
Les caiiuns du concile de
Sardique ne sont pas indiqués, nnn plus, par M. Conti Rossim dans sa .Vo/iVe sur
hiopiens de
lu
roUeiiion Atiloinc d'Abbadie, p.
:
—
Fol.
:
—
les
manuscrits éthiopiens de la collection d'Abbadie,
[1]
p. lUti.
REVLE DE l'orient CHRÉTIEN.
304
correspondance que nous avons essayé d'établir, d'insérer ce
titre avec son numéro dans la traduction de la table; nous
l'avons mis en italiques pour indiquer que ce canon appartient
au texte
Dans
et
le
non à
la table.
texte
des canons qui sont,
nous l'avons
dit,
au
nombre de vingt et non de vingt et un, le canon 7 porte deux
numéros 7 au titre, et 8 au texte du canon lui-même. Tout en
respectant la numérotation du manuscrit, nous avons introduit,
entre parenthèses, les numéros qui correspondent à ceux de la
:
table.
elle peut
La date du concile de Gangres est incertaine
340 et 380.
Le concile était dirigé surtout contre
:
—
flotter entre
les théories
d'Eustathe de Sébaste (qui devait, après sa con-
version, devenir le maître de saint Basile) et de ses partisans;
aussi contre
certain
moines, presque
vers
«
fort
ignorants, étaient
» (1).
de l'Église..., IV, Le Chrislianisme
trouvera quelques indications bibliographiques.
DiJFûL'RCQ, Histoire
011 l'on
entraînés
des pratiques plus ou moins suspectes, des idées plus ou
moins hérétiques
(1)
nionacliisme d'ordre inférieur »; ces
«
toujours
et
l'Empire, p. 130,
TEXTE
(Fol.
125r''a) Tf-J-I:
KhVV
nA.C)
XA-l?iA
:
:
:
f^'P
»/AA
=
••
:•:
ha»'{ï{['
.(1) +^fl»-ft1-
n?i'>/-
(1)
Ms.
:
rt.S"^A « h/i
hnft-.
[2]
:•:
••
'\'PiÙ\^
m
H^.i»"n
i\h'i\-
n?i>/-
ï
hA
•
nh-j/'
ï:»;
AôA
••
b)
r
1,':.
An.i-
•
l
•
v»:n/;jp'>
Mf'.n
:
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:•:
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ha>-fi(\'
:
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y.t\-i\fï
•
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••
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•
fl>^.>OTrt
•
•
An'JA
OB'}-!:
a
H^.^OT
•
:
rtvni-
mhJAtn
:
"Ihhty'i
-
:
•
fi'nyl'
-flrh-C
:
K^'ià
Ce canon
et le
•
tthm-flO
:
mtm-ff:
atd,m6
•
?im.'j-
:^)
:
:
flJ.e.flA
ricMiy'i'
'
•'
n>i'>J-
<•
.•
précédent sont numérotés par g, ce qui, au
lieu
de
ttohlilt,
[3]
OKIEM CHRÉTIEN.
:
t\ïxiiihntb.
28, 29.
:
at
:•:
-if^A^-}
"j/^h
Ms.
•
"loo^ :
.e.l-.'ï'nh.
(2)
^'>ni-
:
n?»'}J-
:
1'hX\t\
(1)
y.1'"ïïl,h-
•
:•:
09^F'
donne
oï-n/y"//'
"ir'i- (Fol.
•
•
:
:i:
ïi:
V
'j/'v.-i-
••
Hjl'.h'i'.A-
tth'il'
•
A'flA
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300
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TRADUCTION
(Fol. 12rjr'>a)
Troisième synode.
à Gang;res et édictèrcnt vingt et
1.
Au
sujet
s'agit
des évéques qui se réuniront
mariage comme illicite.
de la chair immolée.
de celui qui ordonne aux serviteurs de se rebeller contre
«le
celui qui s'abstient ilu
2.
.\u sujet (le l'interdiction
3.
Au
.sujet
11
ua canons.
do
rnaii.;.x»r
leurs maîtres.
3
4.
ï).
0.
'"'•.
Au
Au
Au
Au
sujet de la prière.
sujet des prêtres qui sont mariés.
sujet de ceux qui méprisent les réunions de l'église.
sujet de
ceux qui font hors de
l'église
ce qu'on
fait
à
l'intérieur.
riEVUE DE l'orient chrétien.
310
Au
7.
sujet de celui
donne
qui
dîmes
les
offrandes votives à
et les
l'église.
Au sujet de ceux qui distribuent les dîmes (Fol. 125 r" b) aux pauvres.
Au sujet des iidèles qui se font moines.
10. Au sujet de ceux qui se glorifient de laisser le mariage, en se mettant
8.
9.
au-dessus de ceux qui sont mariés.
Au
Au
11.
12.
méprise
sujet de celui qui
les invités
pauvres.
sujet de celui qui se glorifie de revêtir le cilice,
en se mettant
au-dessus de celui qui ne le revêt pas.
1!{. Au sujet des femmes qui revêtent des habits masculins
l'aspect
Au
Au
14.
15.
et
prennent
d'hommes.
mariage avec l'intention de fuir le péché.
abandonne ses enfants pour le monasticat.
sujet de celui qui fuit le
sujet de celui qui
IC).
Ati sujet des enfants qtd méprisent leurs parents.
17.
Au
sujet des
femmes
qui se rasent les cheveux pour s'adonner à
la
dévotion.
18.
Au
sujet de celui qui
ne jeûne pas
les
jours des sabbats et ne
pas
fait
de distinction entre les sabbats et les autres jours de l'année.
l'.l.
Au sujet de ci'hii (|ui n'observe pas les jeûnes de l'Église.
20. Au sujet de celui qui ridiculise les membres de l'église qui se
réunissent jjour une
1'''"
Si
j)récepte.
fête.
— Au sujet de celui qui s'abstient du mariage comme
comme
quelqu'un s'abstient du mariage
illicite
et
illicite.
considère qu'il est
impur pour l'homme de coucher avec sa femme,
alors que les fidèles
mariage; s'il dit au sujet du coit qu'il est
impur et illicite, qu'à cause de cela ils ne pourront pas entrer dans le
royaume des cieux, qu'ils seront exclus de l'Église du Seigneur: s'il pense
cette chose, il est anathéme par la parole du Seigneur, puissant et
(Fol.
12.")
va)
sont purs dans
le
créateur.
2° précepte.
Si
— Au sujet de l'interdiction de manger de
quelqu'un reproche à un
la chair immolée.
de manger de la chair immolée; s'il
se reg.irde lui-même, par contre, comme
homme
que cet homme se souille; s'il
un fidèle pur; (s'il dit que pour celui qui a mangé de
impure et immolée aux dieux, il n'y a pas d'espoir
dit
la chair)
sans sang,
(de salut), qu'il soit
anathéme.
3''
précepte.
relieller
Si
—
Au
sujet de celui
iiui
ordonne aux serviteurs de
quelqu'un enseigne à un serviteur h peu estimer son maître
quitter son service pour s'adonner à la prière,
tait
se
contre leurs maîtres.
plus pour lui;
s'il
ne
lui
comme
si le
et à
service n'exis-
ordonne pas de servir son maître
et
de
l'honorer, car c'est ce qu'on doit faire, qu'il soit anathéme.
—
précepte.
Au sujet des prêtres qui sont mariés.
quelqu'un hésite à recevoir rEucliari.stie de la main d'un prêtre qui est
marié s'il le cunsidère comme impur (Fol. 125 v° b) s'il dit qu'il ne doit pas
4''
Si
:
;
consacrer rKucharistio.
i)uisqu'il est
marié, que cet
[8]
homme
soit
anathéme.
f
LES CANONS DU CONCILE DE CANCRES.
311
—
Au sujet do celui qui estime peu l'assemblée de l'église.
quelqu'un enseijrne à mépriser l'église du Seigneur et les gens qui
s'y réunissent, qu'il soit anathémc.
6'' précepte.
Au sujet de ceux- qui font hors de l'église ce qu'on fait
5" précepte.
Si
—
en
elle.
Si
quelqu'un refuse soumission à l'Kglise par dédain et
fait
chez
lui le
baptême et l'eulogie. comme si on (les) faisait à l'église, sans se trouver
avec un prêtre ayant l'autorisation de l'évéque, (lu'il soit anathème.
7"^
— Au sujet des offrandes votives et de
précepte.
qu'on apporte à
8" précepte.
("•I
—
charge de ministère
à l'église
:
toutes (les offrandes)
l'église.
Si
qucNju'un est hors de
et retient
par devers
l'Église, n'a
offrandes votives, prémices et dimes, sans que l'évéque
autorisé; ou
s'il
donne inconsidérément: ou enfin
(les)
veut sans l'autorisation (de ses supérieurs), qu'il soit
r'a) Pareillement (que soit
le droit),
(s'il)
anathème) celui
alors qu'il savait (ce qu'il)
(|ui a
l'ait
donne à qui il
anathème. (Fol. 126
s'il
reçu
les
(1),
(sans en avoir
fai.sait.
—
précepte.
Au sujet des dimes qu'on distribue aux pauvres.
quelqu'un prend (une partie) des aumônes (destinées) au.\ pauvres;
donne ;ce prélèvement), sans que l'évéque (le) sache: ou (s'il) fait
(8«) 9'
Si
pas en elle
offrandes qu'on apporte
lui les
un bénéfice sur les aumônes, (au lieu) de (les) distribuer (intégralement),
que soient anathùmes conjoinlciuent et celui qui a donné et celui qui a
revu.
—
in»-) précepte.
.\u sujet de celui qui se fait moine et solitaire.
quelqu'un se détourne du mariage par dédain, en le considérant
comme impur; s'il désire devenir moine, sans se détourner du mariage,
ne comprenant ])as l'excellence de la j)ureté et de la virginité, qu'il soit
9''
I
Si
anathème.
—
lO' ,11') précepte.
Au sujet du chaste qui se glorifie, en se mettant
au-dessus de celui qui est marié.
Si quelqu'un fait partie des chastes par (amour) du Christ et se glorifie,
(en se mettant) au-dessus de celui qui est marié, qu'il soit anathème.
11''
il2«)
précepte.
— Au
sujet de celui qui ridiculise le festin (offert)
aux pauvres.
Si quelqu'un veut, par mansuétude, avec foi et par bon sentiment, faire
un festin ou une fête pour les pauvres (et les invite) à entrer chez lui et
à manger de la part du Seigneur, il agit bien envers les pauvres. Si quelqu'un refuse de s'a.ssocier (Fol. rjOr^b) au festin par dédain des pauvres,
du Seigneur et de celui qui a fait le festin, qu'il soit anathème.
12« (13") précepte. — ^u sujet de celui qui revôt le cilice et se glorifie,
en se mettant au-dessus de celui qui ne revêt pas le cilice.
Si quelqu'un revêt le cilice par motif de sainteté et croit que par là il a
acquis
la sainteté,
comme
s'il
avait fini de faire le bien et
humilité et sa voie étaient bonnes
(I)
M. à m.
:
:
s'il
a donné.
[91
méprise
comme
le fidèle qui
si
son
revêt seule-
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
312
ment
comme
habits vulgaires,
les
c'était
l'usage d'autrefois, qu'il
soit
anathéme.
13°
—
précepte.
(14'^)
Au
sujet des
femmes qui revêtent des
habits
prennent l'aspect d'hommes.
Si une femme se fait moniale et revêt d'autres habits (jue les liabits
féminins; (si elle ne ressemble pas à) celles qui sont moniales comme
elle; (si) elle prend un autre aspect, en revêtant des habits masculins,
masculins
et
anathéme.
qu'elle soit
14'-
précepte.
(lu")
— Au sujet de celle qui
du mariage.
Si une femme se détourne de
.son
se fait
moniale
et se
détourne
mari, refuse de l'approcher
interdit sa personne, en considérant qu'il est
impur de
et
lui
se livrer à l'acte
Seigneur a créé la femme pour l'homme, afin
de cette manière; si elle regarde (Fol. 12G w" a)
refuser
si enfin il ne lui suffit pas de
cet acte bon comme mauvais
d'approcher de son mari; mais si, au contraire, elle considère le mariage
(comme) impur, qu'elle soit anathéme.
15° (16=) précepte.
Au sujet de celui qui abandonne ses enfants pour
(du mariage), alors que
de
le
faire subsister la race
;
—
s'adonner à
la dévotion.
quelqu'un abandonne ses enfants, sans les élever; s'il fait cela par
s'il estime que le fait de les abandonner et d'entrer
Si
crainte du Seigneur;
au Seigneur, est préférable au fait
Or demeurer avec ses enfants
les élever est préférable au monasticat, où l'on s'offre au Seigneur.
lH" il7«) précepte.
Au sujet (des enfants) qui estiment peu leurs
dans
la vie
monastique, où l'on
s'otïre
d'élever ses enfants, qu'il soit anathéme.
et
—
parents.
.\u
sujet des enfants qui
s'adonner à
la
abandonnent leurs parents sous prétexte de
dévotion, surtout dans le cas où les parents sont des fidèles
:
n'ont pas soin d'eux et ne s'acquittent pas de ce que le Seigneur a
s'ils
ordonné envers les parents, qu'ils soient anathèmes. On doit craindre le
Seigneur (et) accomplir ses commandements. Or, parmi tous (ses) commandements, le Seigneur a ordonné d'honorer les parents et de persévérer
dans (l'accomplissement) de (leurs) ordres et de leur volonté.
17'
(18'^)
126v''b)
précepte.
— Au
texte par là de quitter le
une femme ayant
Si
sujet des
femmes qui
se rasent la tête, (Fol.
pendant qu'elles se trouvent avec leur mari,
prennent pré-
et
monde.
la crainte
du Seigneur
se
met à
se raser la tête et
à se raser les cheveux, pendant qu'elle est liée par les liens conjugaux
si
elle
son mari;
(si) elle
par
;
Seigneur l'obéissance à
veut atteindre au relâchement de son rôle, qu'elle soit
viole la régie directrice établie
le
:
anatlième.
18''
(19")
précepte.
des sabbats et ne
Si
— Au sujet de celui qui n'observe pas
(le
jeûne) les jours
pas do distinction entre les sabbats et les autres jours.
quelqu'un ne jeûne pas les jours des sabbats par motif de pureté ; s'il ne
fait
célèbre pas les jours des sabbats par motif de pureté;
[10]
s'il
les
regarde
comme
LES CANONS Dr CONCILE DE CANCRES.
les
autres jours
;
s'il
ne reçoit pas
313
précepte des Apôtres et des anciens
le
Pères, qu'il soit anathème.
19'
StK) précepte.
—
Au
sujet de celui
cjui
n'observe pas les jeiines de
l'Église.
Si
quelqu'un
mange en
jeûnes que
l'un des
les
Pères ont prescrit
aux moines et aux enfants de l'Eglise,
sauf (dans le cas de) maladie évidente ou d'empêchement grave; mais
(s'il
agit) par (Fol. 127 roa) impertinence; s'il lui semble que le jeune
d'observer, dans leur
loi et
leur
rèjrle,
n'est pas nécessaire, .sous prétexte qu'il
lie
science;
s'il
ne veut pas jeûner,
20' ^31') précepte.
iiu'il
—
accomplit
la loi et qu'il
est rempli
qu'il soit anattiéme.
Au
sujet de celui que l'orgueil vainc au point
martyrs qui ont été tués pour le nom de Notreque (celui-là) soit anathème.
rejette les fêtes des
Seigneur Jésus-Christ
:
L.
I
[11]
Guerrier
et S.
Grébalt.
LES INSCRIPTIONS ARMENIENNES D'ANI
DE BAGNAIR ET DE MARMACHÈN
(Suite.)
41
AM.
le
—
Sur l'extérieur d'une des tours, en se dirigeant vers
nord, près d'Igadzor
I
.
:
iWhînFîr,'i,iir:,i'h'h¥hi'Shriihi<t-hu invh'hi\siii'iH\h
2.
;}.
/,.
i\ui-rii'iir.(n\i.i\rt,i\^'hrd\:,iiv.r'Hihhii(rh'hi'f-
iiI'HI:
l\l'l'iillUVi,Ul\hh!il'M\n-l\H¥T-himn-l\M.lWSl\
'////;r./w'r.:r.w7//<//'<./ir./'/'/'fn/:{fW''j,//f{/'.'>(î/'i'jn,//'/.(!
5ja'/'/'^///'/''/y://'/-/'//"j,///'fy,-/'.-{/'(^jîNr.'W'W-t/>t-/'îr*f,//'/.
Transcription
uibnnLuibitniu
uuÊliituiinnnlatu
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En GHl, par
uiifinijuiiuin,
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Il
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cl
7'ii/iuinnii
fi
[i
oiii^lf^uj*)
o<ii;mih 'l'iiliinnnuli,
i/iniuiniu/i/i
/t|î illluniu'^iiiu
'l'itlnunnuji,
ouniiiuii
î»/iuni_ii
:
grâce du Christ, sous le gouvernement de cliahncliali Sai'guis (II), mandatortlia-khoutsès
Traduction
:
«
et aniir spaçalar,
moi, Mkliitharitch de Gandzak. sei'vileur du
Ciu'isl.j'ai construit ce
mon
frère,
la
monument
Abraham, pour
le
avec
les
gains légitimes de
salut de son
L«2]
àme
et
en notre
ROC.
Figure
II
».
—
liisciiptiuii
>
k).
Voir pages
[oij{i>lj.
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES d'aNI.
315
-oiivoiiir, ainsi
qu'en celui de nos parents. Vous qui lisez (ceci),
souvenez-vous
li'Abrali.iiii
Liune
1
uiL^nL^^iLÎ/
:
La date
(KJl
de
l'ùro
en .Icsus-Christ.
pour
»
inl;pnLpfti.i, est
à noter.
arménienne currespond à l'année 1215
de notre ère.
42*
—
AM.
Dowin
I
Sur l'extérieur de
'M de notre Plan)
(le n"
la
tour contiguë à la porte de
:
H-i'hlIII'iViC. UT.I'f'Il'Ull' IIT.h-h'irN'I'ilb
.
2.
siii'H-hivi, iiT:i,'hr.siii'i'>r.hiih!ii:in'. iri'i'ii'U'.
;{.
u^\l^\lu^,^\L^l,rA\l!inf^^\rl>^'.l•llr'll>ll{n,r,r.l
4. 'i.r,r.:in'.i"i-iii'hiiin'.i"hi-iiiii"ii'iu\ii'iii<i;ih
.-,.
},TJhrMf-hicnij\i.'ij\iisniiii!ihini!ir,h-i,i;ni'!i
{\.
l\l'2l\'t.llhiU'r,l\S(\hl-h'JI;hh''hll'l.r.r,hl<!i('.l'l'.ii
7
v.n uhi'iiniiri' iii'j"ii'.-:ifiihr,hni-i'-u u-hni-rii
.
Hin\i"hi'Uni'r,bnh'i'
s.
Transcription
:
Il
UiLtitnLHfLtuh
Mii'^U'iio»)
^luniiin/iiuWi
innij/i,
ùLnnn
'iHiLnji
:
liniltntuinnnjjtn
/
,
nnnLnnt
/y.mîniLp
n/jn^iJimS^iî. •/'^|iu-
liinLnr^ti
tiiùhn
llnp
niunXiuUu, h
lltiittittinp
Traduction
:
«
En
i/i<)iuiiiiii/i
ijtnLnt^iy
,
«iii'Çu^iii'^
"P'ih 1/iuuni.çi/i, ouin.iui 'l'phtnnntijt,
I/iuiiii/mi,
nùnn
//'/'/•,
/'''iii//jiiil|iii
jihX
't"h^l
/'
Il
unniniiiiiiap^
llwnnuli
l'/wMli/inu
Ll
iiiiilhi/iiiiii
^Ulttnunu
:
604, par la volonté du Christ miséricor-
dieux, sous la domination du clialinchah Zacharia (II.
manda-
tortha-khoutsès elamir spaçalar, fds de ciialincliah Sarguis
moi, Sarguis, fds de Samuel, serviteur du Christ,
j'ai
(1),
construit
monument de mes gains
ce
mes parents
\uiis
je
tu
ilujuiniiilinn
'^luiiui
Ll alinniun
(Ij),
légitimes, en souvenir de moi, de
de nos enfants. Vous qui lisez (ceci\ souvenez-
de nous auprès du Christ.
Ligne
7
donne
ici,
pi.
et
:
ijiîtij_
pour
^iîti(_i
— Souvenez-vous de Sarguis.
d'après
la
•>
copie de Kâstner que
reproduite par Brosset {Les Jiuines d'Ani, p. 71 et
XLIi. car cette inscription n'existe plus.
[63]
—
Il
me semble
REVUE DE
316
L
ORIENT CHRETIEN.
que la ligne 8 est écrite par un autre Sarguis, qui est le fils de
Guéorg.
La date 064 de l'ère arménienne coi-respond à l'année 1215
de notre ère.
43*
—
Sur la croix d'une tour contigur
ANl.
n" 37 de notre Pian), sur l'extérieur
(le
à la porte
de Dow in
:
ain'.n-NJiihnifiihf'
Transcription
:
Hlliupt^ltu j/'^'-yt^
=
Souvenez-vous de Sarguis.
Traduction
D'après Mkliilliariantz {]'oijage à Ani,
«
;
»
p.
et d'après
.j9)
Sarguissian (Topographies, p. 110). L'inscription et la croix
n'existent plus.
Sans date, mais
elle est
probablement de 1215.
44*
ANI.
— xVu-dessous de
la
même
croix
du
n° 43.
i.wunr'hhuv.
2.
hrhhiiiin-iih
;{.
Hiii'nmiri'i'
Transcription
Traduction
Amen.
:
«
:
WnLjip
Wm^ij^io,
«uLijîri^
/Jui^i^u^
Saint Sarguis, assiste à Sarguis
(fc»-)
'hl^njt-
à Guéorg.
(et)
»
D'après Mkhithariantz (Voyage à Ani, p.
et d'après
."iO)
Sarguissian (rojoo^/rajo/aes, p. 110). L'inscription n'existe plus.
Lignes 1-2
:
"n-ijî't
Sans date, mais
pour
elle est
iiinjîitiu
probablement de 1215.
45
AM.
Apùtres
— Sur
(le n"
le
mur
intérieur du porche de l'église des Saints-
2 de notre Plan), côté droit de la porte
m
:
i
I
ARMÉMENNKS
INSCRIPTIONS
I.KS
VMM l'.A'iKihh i':i,'ii'hv.ijir' ii'hr.ifhr.
.
317
I)*A\I.
'»
hv.nh'HVi.'jr. 'i
i\tnn\hi\<iii\si'hi;r,hrjj"iisi\ATj'i\hhhr:hSi;Ui>(n\i'
2.
Vil'.h'i.Sh
lllll'l'>l;H-f'-'i'i>M'l'''IJ\fllfn;l'l'Sllh!IllhlH:H-'i'î^f^
;;,
//./•/w/T.în,:/'/'.//-
I
lVhhSI:Ll\lll;l\l/l>llhlr:UU'l>IIT.Shi:M-'hl\hlll' {sir/)
'i.
hh
v:i.in,i;hi'H\'i.hnr.i>'in\
'h'hhsr.hi'i;
:,.
h'hhn-!f irr:hin\r,i"i\i'U'JiiVhrjii;h'hi'
•(,
r-Niriiinihi'Vjyi,iir
^\r•Jl:r.hlll>l'lT•rJl^'l.l:^\ul;^h^^iiu\h'Sl\M\SluuJl^^;U}W
i\.
'H'h'hiiriir.:
"ii'.sr.rr.'ihiji
8. 7w///'/;r'.M"rj/7//'.s'/:i,/'(7r./''/////.//:r.v,//'/(w/v;///'/>///./'
r.K'iirMiyhhhi'dii
9. U''hl\h!>-il\<l>l,l,!in']J;V.IJ,''l.l'nKt,
Transcription
liLiunh
OL
iiiliifi/iii
ilinliiLniiii.
tUL.nt^ih'f
IVl
I
nn
(.iiuifiLort^
/jij
litLnh iiiiunLli
Lri/in/ili
Traduction
:
niiiMiiinii
«Jniiiiiioli
I/l
m
I
i/ni
/i
i/irii
•^iiiuLtiii
,
WioiÇo/i
:
// i/
tl_
nutiLntun
iii»
:
•ifijifiLiiiOiif off
ij'hnlittinnii
h'^jul^,
fthpp
iii/iiiniiio/iuiiiiii
titii*^t)tiihtitin
inuiiLj
:
utn,
SLitiiiAil^
/i
J/iiiiiifiii-
/uninuiâuinui/i
tt LliunLtiiuL uiuilirijum—
//Liiiuiili.
(.S'Z''.')
itiiiitnttinttinLi
limi)
•^il/li/;^,
pLht;, Llih h
inLiiiii
iiiilÎ/ç iiii)LIiiiii(>
/i/iiiifj
ui»i_m'
/liiiifiiiti,
fifp/ifiif/i«)fif/jiii//iurf
l'nliiinn^
i/i/,fi
nUnnLiui
fet
lua iiuhuiujiuuin
(aiLUuiOiiiib
:
n tiLtiLnùtuhu
(liiWn/LÇu
itlt'lt
I
h J^inUM ObUixi-nn
iidji^lini Uliili
hniulLiiii
l^iii/ini_iijAiu<Çiiiùni
i)iiiniiliiinjih
/i
xnijilt^lil^u
hnniu
:
/'iiiLc\iii/fL(i/i,
/m
fiui)ifj
/j/ii niif/ii^li
linLinnu
«JuLl/iiiii/i
/i
\Jiiii/i/j
:
«
Le
saint ermite de Gandzat;, élu et aprrralile à
Dieu, apivs avoir vécu 05 ans dans la sulilude, se nourrissant
d'herbe
et
sans être vu des
A
hommes,
vint à notre ville, par
même
recevant l'ordre du
l'inspiration
divine.
Seigneur,
passa dans la vie éternelle et fut enterré
il
l'instant
[65]
comme
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
318
un étranger dans
la
sépulture laïque. Le tombeau de ses saints
restes guérit tous les malades.
Moi,
«
Dieu
dom
messe
la
Grigor,
j'ai
dimanche de
prescrit que le
revenu à notre siège, ou qui ose y prétendre, soit
que Caïn et Ju[das|. »
Ligne
1
pour nLmpfemi
nï/ij^tmi
:
4
uini-<nLhriîOÇ.
oii/ilinOfei/uiLnn
:
Sans date; mais
elle a
Mère de
la
en son nom. Celui qui en enlé\
soit célélDrée
du
;}
.
pOUr
:
innLtnLptîit pOLir
Ofltn(n l/(>c(iiiii_nn
1215
être tracée entre
e le
maudit autant
et
.
1227.
46
!
—
ANL
Sur l'extérieur de
la
porte de
:
/''///•...
l.
1.
tour contiguë à
la
Glidzor, au-dessous d'une croix
iiv.imh'hVJihuijn'iinsnn
4. i{h(:i\SlVil''h!>bhh%ll'l,i\{il'U'n
.5.
nbhonrifhnv.siihi'ihr.iM,'!.
6.
r,n:,hii"ii\i'mhsi'-i,Nn\iiwi\ii
8.
W'mrii'ijinrbiMjihiinsh'hiurh'i,
Transcription
"P'jh
Ll
/''•ni_(^Ir)
:
''nh't"P"li ph"''']!'
^iiinti-^iuuinLW/iLlr
/'
iiiiil/iniiini-h/bluîr
n^ii
l«i<ini7Liiid,
Traduction
Loussot,
fils
:
«
iiuiuiniiiuitin/iL
(»ii/<Çîrjiu<Ç/i( il)
'/.iii<Çniuiîi(ji
rninniltri/i
En
de Grigor,
Knmm-An^,
l^uitiiuJi
...,
feii'
/.ni_iinujii,
aiuntMuhu, inniutniuL /lUA cl ohnniun ntlnn,
i"an
j'ai
;
liuiiniunljnuiu iinup^u
i.nLunin/iu
:
(«iJçlf
:
:
la
volonté de Dieu, moi,
construit ce
monument, en souvenir
...,
par
de moi, ainsi que de mes parents, et pour la longévité du
généralissime Chahnchaii (I).
Cette tour fut terminée sous
le
gouvernement de Valiram.
Seigneur Dieu, aie pitié de Loussot! Amen. »
Ligne (i juiiî^ipimiLptiuî/ pour iiuiJ/iiiu/inL/3feuiïr
:
Sans date; mais
elle
a dû être tracée entre
[66]
1215
et
1230.
319
LES INSCRIPTIONS AKJIÉNIENNES h'aNI.
47
AM.
—
Sur ICxlérieur de la seconde tour, à gauclie de
porte principale (le n" 21 de notre Plan)
la
:
I.
l'I'tlIhlIiil.-r.hlII'U'
2.
h'hfhl'Sh-l'llhl'fl.-llinVh'h
.{.
r..s7//7'r./"///'/;/.///'//7'/'
',.
ii"n'.iu\i.i\i'()r.:.o.r.i'.Lhr,i'-i,i;ni>
:,.
in'.i'2i':i,iiviri-iir.i"i'iu{i'
7.
nhfM'innii'srirhi'
Uhu'hin.
8.
Transcription
llhb,
jîïnLiui^iuîj^ui
/'
:
inLiiiiLM/iinljn iliuliniuui/mtrriu /unLnl~u,
((•
^/luLn/i
fifiiriAlJjJjii
'hnhuuinu untinLii^ n
Tratlurtion
iiç"/'
En
«
:
;J
/'f>P
liuli
Oiiri,
par
vernement de Cha|lincliah]
spaçalar,
construit ce
j'ai
nous vous prions,
Licrne 2
La date
:
forme
la
de
6G.j
:
giàce du Christ, sous
la
^i
P funlu^LlJp, nuLu llt2Lnqp n
Ifniil^nu
(I),
7'ji^n(innii^i,
iiuiiKiiiuiiun (»in'^L"J'«u">/'
le
gou-
mandatortha-kliousès et amir
monument|. Vous qui
lisez (ceci),
souvenez-vous de nous en Jésus-Christ,
— Siniéon.
Notre Seigneur.
/fli'/rfllllf
:
jîinjj^J^LL
iiii)/in
»
pour
int{ini_pLiuL
l'ère
in/,^iniptiiiîi
est à noter.
arménienne correspond à l'année 1216
de notre ère.
48*
AM.
— Sur
mur
le
de l'église géorgienne, côté méridional
:
hlà-llh. llUh.
him'l''HII'l;<ilhllhir'llllll;h'il\U'l\U'''ll\Slunrl''l'.'IA'.'l'hll
L(\usi\sbii'i'<iU'r.invi,iiiii'j'i-ii'i.hiiiiiii'h
Transcription
Ll
'I,uj>jiiujiJ,
lititijut
:
/•
OnLIuitiuli/iu)
llhb.
Lu' 'hnliann itiiluiLnuinu,
uiuimpnh piiiiuunhu, ^uiuinutmuup
nOiiiii)iiilj»
/iiiiHiin/i-
:
Traduction
;
"
En
66.').
.Moi
[67]
l'évèque Grigor, et \'ahram,
REVUK DE l'orient CHRÉTIEN.
320
mailre de cotte
ville,
nous confirmons
les
Cette inscription n'existe plus; je la
ordres du catholicos. »
donne d'après Eugène
Bore, citée par Alishan [Chiral:, p. 49).
A noter Tomploi du mot u^mm^nli; V. à ce sujet le n" 56.
La date 663 de
de notre ère.
l'ère
arménienne correspond à l'année 1216
49
AXI.
— Sur
le
mur
de l'église des Saints-Apôtres
notre Plan), côté méridional, qui formait jadis
d'une autre église, aujourd'hui tout à
I.
[...'/.
fait
le
2 de
,
mur mitoyen
\
(le n"
tombée en ruines
hlThhllIlhllT.iri'Virhri'i'llhllhn'iAÏlM.
:
'ilMI'
3. [//w';tw^/«K•/••fiî'./^'^^./.5//^]//r.U(î^'//JR/"^^.^^./^/,•
llf^hrVMlbh
\
.
a'f'ivu\f'i'tik^bxbnifVMmi>iiivi.ii(wj'Ui\t irivhhi'h
5.
arbu\ovhbV:kriiiti<vhrhhu\8ia\iàiiii'nsi\i.bf'M'
G.
Cf;r.y7/^r.î?'j,f'}//'/t'ï.fc/i/']Wo/'/'''/w/"/'W'!r.,s''//''f,,s'/î/«'j,
IM'U-U(i
7.
avuvi'ij({bi'hnrhb^ivjm\sriiu\m,]'irii(ibhiwd\
H.
a-hbVHwiU'U-iinbh'U\w'hiii'i-i'iinvhMhni:iji!iui-i'
iini'Hi'i.Himti
9.
L^i\nin\u%'^im/hby'irbiiThbh4'ii'Nihbi>PMsiihïrii
ri'i-i''hi\u-b't.n;ri.bii
\0.lb'IJ;!Wi{bhUnh'hhllf'lH^I»lVhllhl<hl>h'h^m\UVl'M-I.U'
FhUI-'hlMJIh lIS'irFJ'lVilV.blàII.
[/.•
Vd\Sl\l'hUf'Shr,l\SlViNI
i-2
ni>'h(nu{bh(mirb'bi\;rhiii'NUi
13
'ibf':hnvhnhWbbhsnh{n)%
[68]
!
t;y^rAV\.:
LKS INSCRIPTIONS ARMÉN'IENNES D'aNI.
v.ni'hrbiVhii
I',
1.-).
.
.
///"/•/.•
.
['///•f,]'/-('.i,///'7W;"/r.[.S7']///,/M//'////
IG.
Transcription
:
/iiiii)[iiiLpu
iiin>)/i
/,iii/iii/iniiiLnii,
hlinitlllllll
tuft^t-tl
/i
tilinntiiuh;
/i
niuniiin/iii
(•rin,
Lti
//iilliiiiil,
Ll
iÎ/ilciuliÎ
"it/i
iLn/iniM
.
niiiiiAiiiij
niuinLiiuiu 7'n/iuuinii/i
:
iifiii iriff
.
.
.
vci|lûnté
*>'"ii
/i
i)LJ(\/i
(<iiiiu
np
/il
ijtnniiL,
/ii_
:J
ti.
dl uinLlnjn
:
fiifitllff-
li^linil
fJii'l/i
i)iijijtlji]i
iWiiix
iiiiii>^ii>IiV^/ii
twLç
ot_
iniiiL.ui jih\
^uiiii/i/i
/ii/iiiii/iiilH/ii IjJ
M .iiiiiiiLcViii
iiiiil-
lllff*)l)llllf
ntijJntvti tniur,
/iiWiit,
Ll
i)''ii
ii/i
r^iiiui/i/ili
(M/nin/i
L'/''''J'I'"''ni A'"'!'"
:
Viifi/i
iftfiiii,
/l
|l?nLiii/jiuî<u
l«iiinLiiiiiiJii/i,
'/iiiiniiin/itp
"p[i-
iiiiiIlfUiuiu
iiiul—
L
:
npilti
Trailuctioii
t^i
i/iiiju// •^(iiiLiiii lili'^t;iil^jiin
/iLiiiliiiiiiliiiLhrLiuu
jtLnbluUn
iii/fjiifn
'Ip/'l
tinniill) iWi/i
iiiLn>jl/tuJii/io
L
m^i
"J/"l/'
ii/^iij/.i/ii
iilitinltnLilinuJ
liLhjiiin
»nLo/i
(.i_
iinî/i],
l'njiniiti,
qUitt^ Lfi/jricJ
imitljiuilj iiLmJi,
nn
la
liiiiiHiiiiiin
L/i piffrillip/llf
iiiiLiWjUiiii/i
/./i[/.riLiini
in^iiiuiiii/i/iii
[•
Lu
Ll'""uuiiiiu iLliLiiLiinin
iLiiirtifinif
iui)Luiiiili
/i
I^-
.
["L Lni'iitnn liùnn, Lu
[*>""/"
iiiiH»
L
Lauuini-Oni,
ll'l.i,
çn
321
«[...
iiiiiiL'"/']"''/'"
dans l'année suivante] qui
de Dieu,
moi,J l'arclievêlque
fut l'an
dom
l'^'H
ijijij,
(Irigor,!
par
^i^"'
d'Apoughamr, [nous avous voulu suppi-imer| la taxe |impo]sée
à notre canton de Chirak et [aux églises de notre ville] d'Aiii,
ear il avait été décidé dès le commencement que [chaque village
donnerait [deuxj setiers de blé à notre siège, et que [toutes les
églisesl de cette ville donneriiient une peau, à PAques. Maintenant
moi, p(our la longévi|to de
frères et p[our l'âme
les villages,
mes maîtres, de ma
gra nds et
petits,
parenté, |de
mes
supprimé ce [lilé de tous
ainsi que la peau de Pâques de
de nos morts,
j'ai
toutes les égjlises; personne n'a le droit] de réclaim-r jusqu'à
venue du Christ. Doni;, si [quelqu'un faisait le euntraire.
soit maudit: mais| ceux qui observeront ce mémorial
»
[.... soient bénisj par Dieu et par tous les saints
la
qu'il
[69]
ORIE.NT CURCTIE.N.
,
21
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN-
3-22
Ligne
tijtuii;
~
:
pour
N" 9
t"//'"^""/""
V. à ce sujet
le
feu^^u^nu^nn, et
7 et
rinscription précédente; V. len°56.
ïiîiOtotinn lîtnnn
13
.
me semble
:
—8
3
ki^">[ pour
:
comme dans
iijiuuijmîr,
îiîi^tgtf"^
:
^hp"^ pour
tfeiiioniuunLHtîHil» pOUl" u'/uniiiîinLlrffcuiîi
:
.
(Topographies, pp. 133-134).
llestitution d'après Sarguissian
Il
1(5
I.
commence une
qu'à partir de la ligne 15
autre
malheureusement tout à lait mutilL^e.
La date 666 de l'ère arménienne correspond à l'année 1217
Figure n" 9.
de notre ère.
inscription,
—
50
AM.
—
Sur une pierre provenant de l'église de la SainteMère de Dieu (le n° S de notre Plan), près de l'acropole
:
i
.
[/•/''•.//]
ha'W'buuiiNi irsi'ii-]
iiiir.hiii'i
1. ih'hU'Hihvisr;iii'i,i\'i.hiii''ij/i'tisi>Vhiirai'hi
3.
Lbin'muiHWi\h'h'hiii'^\ii\ijmr'i'hi\o>n^
4.
a'iriivu;Nii''hhhii'iUA,i'r.a\^'pnH\ri;'i.iv.siihi
5. vil'^hlll^'PJ;l<h%ll'l^'.r,^^bl•alnll'rlv,l^v.h:i
'
(5.
inni'iiiii'i\hsi\i'h'hhi'hi'r.hivn\si\rivhiq
7
f-iia
.s
.
.
9.
m- fi'h h'hUL nii'ii irsh 'n, vjn uh wi...
/' '/"// ('.
.s
u'h 'l'hiv/h ht,
[(î/'/'];"f,/''f,Hî/..:r.
Transcription
:
[/•
{'.: /'/,[
Il
.
.]
r.si\riivi''i'i
'/!'.// r.'/[//'/.-rf,.'>//'/././'/}/''j,]
/J(ji-iii/^iiiÎ//iu
//]'i/t 2^nj7',"^i[L
7'^i^7iiinnii/T,
^nn.nu mnlipliu, nnijuinn
'inijiuhjitin, ilbnutiinh 7iiiii[iin/,ii/i
(•uuinLiuAiiirt/ilru, h
itunn LiifCLii /iiîn]n,
'/'ii|iiiiijit^îi
ji
iiiiiiji^i/i
ut^i/j/iiii,
<|uiiiiii
'^iiiuini_n/iîr] iJtii
n^ifen iiiLn
iuljiH'JÎj^iÎ/ ^i
'r^i^iuinniil;
Traduction
ui^i/jLiii,
.
ti_ ";"//' /iiî /<feîj/iji[iii'Ç
:
ÂIinniiKi iîtii[nii, uuiiiiiiiiii_nri]p unnui,
[iiiiiiuiiuimiii /i]
]
ij[iî/;^/^ïi'
fei_
tu'
ii]l'nLna
'/n/imnnu
Sl^LV
.
ii
St^bii' liltÀ,
iil^lili2Ui'^hli
vntiuiLiutCnnp' îinm/
i/iii/iîi
:
^niLnâ
[''""""«/iniinîj
:]
[En 6|GU, par la grâce |du Christ, moi, la
dame Horom, fil|Ie de Ilovliannès, j'ai de nouveau resftauré]
cette sainte (église) de la Sainte-Mère de Dieu, de [me]s res:
«
sour[cesJ légitin.ies, et (avec le concours de)
en récompense
mon
fils
Zénich[ah;
les serviteurs de| cette église [ont assuré]
•
['01
pour
LES INSCRIPTIONS ARMKNIENNES
323
1>'aNI.
nous et pour n|os) parents trois jours |de messes au) Christ par
an une pour moi, la danir Horoiu, u|ne ptuir la liame... (et)
une pour Zénichaii. |Ceu\ qui observeront (cela) sont bén|is
par le Christ; (et; ceux qui feront obsta[cle sont maudits.] »
m^i^Liu pour ui^i/iîmO
Lignes 7 et 8
:
.
:
dapns Marr
Rrstauration
La date
.
de
iHiÙ
l'ère
(/{uf/etin etc.. Inscription n°
l».
arménienne correspond à lannée 1217
do notre ère.
51
A M.
— Sur l'extérieur dune tour, près de
entre cette dernière et la porte principale
hl-H,Ml.lliil:.
2.
r.ChlIl'hlIiih'hV.
:i.
'i .
5.
porte de
Dowin,
iilMIT.hrhlÛihU
1.
.
la
:
iiNil"V.!2hl'hlll'i.
iVh'hr.r'jii-i,
i"i'.uui'bui''h(i
'
i''hbni'Ui'ni'mi'
6. riiid-rd'.sr.iiirbu
Transcription
:
h
pifjtu
^u, uLuujujin /"fi/vLfifeii/iL,
hunu, ni^tutntub dLn
Traduction
:
«
II 'il;,
feu'
r,iuinL-
'^/TuLn/f
uiinLn^*
liiuSwLgb llumnLftm,
iii/jriiijrrAnif
.'
I
I
r'tuxLnuunh
;
En
667, par la voluntc de Dieu, moi, Clianoucli,
épouse de Kiiatcliérès, j'ai construit ces t"urs en notre mémoire,
avec les fonds de Khatchérès.
Ligne
la
1
:
p^f^u
pour pnc/m.
désinence plurielle -Lp de
»
—
la
Tj-ii
:
la
forme
pnLpoLfep, avec
langue moderne ou dialectale,
attire notre attention.
La date 667 de
l'ère
arménienne correspond à l'année 1218
de notre ère
52
ANI.
— Sur rextérieur d'une tour des murailles de Nord-Est,
vers Glidzor
I.
:
Hlh[llà-lurhlirU>h'i,¥hhUllT.U'h'V.là'llh'himiNISI'l>'
[71]
.
REVLE DE l'orient CHRÉTIEN.
324
2.
J//'<////'^[.[l/'/ifrS/iC"b*/-IÎM7'W7-"J,K5/-r{/'U":r./'A''J,/':
3.
i\Ul'hlll'Fi.2Sllhbi\lllT:ir3l'0nSlM-Hh'bb3mr'll
/'/'>.
irbâi^ii'i.
i\hlH'yu'hVb{i}:f'hW:
5.
Transcription
nnLuuin
futuPtiiAiu,
«ÇiuLnlr
ifiiî
Ojiunnn
nnp
/'
:
iiiinLnOuf'i
^np'^jiLU 7'ji^iuuinu^i, hu
j^nLJiïi,
/"iinfciiou/iîi
itniiiuhu
'Çiuiuii
/i
//'//'
i/ipiumiu/i
l^muruanni, uihaïuù n 'l'nputnnu
nn
/iÎia
/i/i.\
irniLUiin
iiiil
/i
nlriiiii/i
luui/i'iiuuiiuu
'l'nhuiniiu
HnnnLW/ii_î( /uLiintii^p
/imnniiiip' ilLu
çn,
:
l«f"Jt
'l'nhuuinui^
WuiJ
ç/i
.
:
luniuxaù,
:
moi, Mamde Katcliérès de Lori, je suis allée au Christ
par une mort prématurée (et), avec l'argent légitime qui me
revenait de mon père, je n'avais pas laissé de souvenir. (Alors),
Traduction
Iviiatoun,
j'ai
«
:
En
668, par la grâce du
fille
construit cette tour en souvenir de
Je vous prie donc, vous qui lisez
Christ pour nous.
Ligne
=
.y^
Clirist,
1
«
le
:
moi auprès du Christ.
demandez pardon au
»
mot
dame
(ceci),
»,
/uiup.iLÎr,
qui est le turc ^yi^^ ou mieux
ne se trouve pas dans
les
j
dictionnaires
arméniens.
La date 068 do
l'ère
arménienne correspond à l'année 1219
de notre ère.
53*
ANL
tour
I.
— Sur
une pierre proljablement de provenance d'une
:
i'ii:,i\ià-}'(rhiu'i,N''i.f-i'hSbi'n
2.
a'I'i-VfllWrlWhnUHUH'Jihh CM-h
;{.
bi'r,i\:,'(.f;i\:,i'bhi\i'ivhh'hbub'i,
/,.
i'rMrh'iai<ni\ni\(m,i>wn(isi'
5. 'hri%i\hiii'i''hn'iMrinihi<H.'V.iiT''hr,]'
[7-2]
t
P
325
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES d'aNI.
c. ci.v;!ii':n'.i"jv:hiiiii'<-)i\s(\iiih:\
O'iiV.-i'h'hinj'Mi-hur.hr.iiLVJiiii
7.
TranSiTiptiOll
LIJLitihii
Ll
/'
:
//»/'. jU.n/iL, Ainp-^liLh /'n/ioi/mn^i,
fifMriffiMii/i
iiiiii/tni.fijaiuif/;'ri
I «1 iiffi/flf
,
Lif
f/fii'iif
(fi/iMii,
luiitnîini pLnii)iui
itnnhti
'^lii.lijLnlt
iNuniiiijfi, Li- iiait.iii/jLiJ'ifiiJ
Traduction
:
«
/'Liifu/^/il
njiiiri lui
I * I,
inLiiiriIi
lliiifiAill/iii,
i^i
hiL^uiCl-
^i
f/iif^/i^iff^/ij il),
/>i^iM
f/Miiliriiii/i
o liurifiiulill,
L/'"»^].
"L
:
Kii (571,
par
la
grâce du Christ, sous le gou(I),
de Chalinchah (I) et
vernefmentj du pieux atabek Ivané
d'Avag, moi, Éghbaïrifk, sjerviteur de Tigran, monseigneur,
j'ai cons irjuit ce monument en souvenir (de
par sa charité
de mes parents
nioi|,
Lignes 1-2
:
et [de
mlipni.pitJi
mes en
pour
fants.
»
uit/'nL|i?^7LL est
à noter.
— D'apiès
Marr [liiiUctiii etc.. Inscription n" -2).
La date 671 de l'ère arménienne correspond à l'année 1222
de notre ère.
54
ANI.
— Sur une tour en
au-dessous d'une croix
1.
ïïi'i"i\i>iirv.i'hi"i'.hu^l,u.
Transi'iiptlon
Traduction
671.
face de la double porte de Glidzor,
:
:
«
:
llnup^- Imu^^n ^m^i/Juiiitu
(^.'i
twL/in\/i/.
Cette sainte croix est l'intercesseur
(?)
/,
:
ll^i',
-.
d'.\rlutz.
»
La date 671 de
l'ère
arménienne correspond à l'année 1222
de notre ère.
55
—
.\M.
Derrière la citadelle, sur une tour contiguë à
menant vers Tsaghkadzor, au-dessuus d'une croix
:
1.
1.
IIW.
tiV.irilh'hî\ribUUV.I"hl'
L'3]
la porte
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
326
3.
in-m^ivxni'r.h'hhnh
4.
pj''iihri>:hUhU\iMK'i
5.
v.iisiviiinhwiuiiir
7.
VJ'I'lIKihr.biih'l'
Transcription
n/i
(
?),
apu
n/iLLii/i
//sK
:
niini-nOuii,
nuntuujiTU ipnuat^n
Traduction
hiuSiuiî [îuuini-àii^, tu' //lupij^u
A ^'"lu'l
JuiuintuLnn bûnn
:
'y-tijuiL-
llpp liiupnt^p,
:
071. Par la volonté de Dieu, moi, Sarguis de
«
:
:
Guézan (?), j'ai construit cette tour, de mes gains légitimes.
Vous qui lisez (ceci), souvenez-vous de moi dans (vos) prières. »
Ligne G limnnl^n pour /iiunniuip
La date 671 de l'ère arménienne correspond à l'année 1222
:
.
de notre ère.
56
AXI.
—
Sur l'extérieur du mur contigu à
l'inscription n°
52
1.
l'HJ'U
2.
M
4.
bmpj\vr'V.rh:\
-^
5.
mbhiifinriru,
^
^
7. ^'Ul/';r.//""i(Î.S7' /•'/;{
8.
nUVf'l.'U in"hl<l-i\r
Transcription
iijiuuip^i/^,
:
:
«
(riultpiun,
En
c-
WhhlHM'hU'l,
A'"i/iii/;iiiî./iii
(in'^iu'Ll^u,
Traduction
tour portant
c=
6. lU'f,«7(!;^V-//'/-///'
,
la
:
ll!2
-.
Sl^p V.umnLmèt, •iilu,^upiii'\biL
W/ii/iHiun/i*îj
:
Uiunnltu
:
680. Seigneur Dieu, protège Zacharia
(III)
baron Cliahnchnli (I), Gugor, le patrice Vahram, Hovhannés, Mkhithar, Mkhitharitch.
Sarguis. »
Ligne 5 Donc le titre de u^ui^nL (= baron) était en usage en
et le
—
:
[74]
f
Ml
LES INSCRIPTIONS An.MÉNIE.VNES d'aNI.
dehors de la Cilicie même, au \iii' sitclc \'. aussi les n' 24,
66, 67, 71 iu,..,p„îi-„../J/,L}is 72, 74, 83, 87, 155, 181. Cela peut
aussi
l'ti-e
dérivé du mut
criptions, p.
iijiii.iiji.iÎj
t= latiMii. maiti') dos ins-
V. les N" 24, 48, 49, 68, 76, 87, 88, 89, 138,
e.
174, 180, 214.
—
La date 680 de
T
:
'/.mjiv.Kf
l'ère
pour
'/.ui-ijimi)'
arménienne correspond à l'année 1231
de notre ère.
57
AM.
sur
— Près d'Igadzor, à l'angle de l'enceinte septentrionale,
mur
le
extérieur d'une tour, au-dessus d'une ^-ande croix
en miisaïqui'
:
r.'hlirLhKl.N'hhlI'l.
i.
2. nru'iii'i'ihi'.ui'U'.h
;{.
n,hrii'i,r.i'iii'i',^j>"ii;S
',.
ni'i'ib'hr.i'tv.i''r.iii'i'i\
G. I"l'llhl;lliri"hl'i-l\ri''r.h
7.
IJ-hhnh-rM-ni'-hl;l'!J>h
8.
h'hr.iii":ii>u'invhV.t:r.Lh
9.
^\•m'.r2^':l,^iil'r,^•.sv.|||•^h
>,r,hhbn
10. Uhl'h'i,ll'I.V.!i'i.h'l,l'-l\iil'....
irhriiH.
il.
IranSCription
Lnljiiiut.nnlt
fliunnuji
niii/i/iii
!
?),
(
/'),
/ij
Il
tu
:
.
.
'rnliuutnuli Ll
Oltnn-^liL.ii
iiii>inni-J()LiiiLL iiiUiupiu/i
U lulikliiin
II lu II lu ^ lit •^U
{.'],
/"iiilwLuii,
^/ilj/iiiiiip
corde du
Ivané
:
»
l'ar
père céleste
la
('.'),
niinpânLBLtuSui
/'lii»Iiç/i
i
t«|
nilinAiiiuii,
...
le
Ll
(/i<iiiiiniiili
/lli.\
la
miséril'atabek
du chalmchah Sarguis (11 moi, Mkhithar de la
du Christ, et mon épouse Sananous avons construit ce monument en mon souvenir
(I) et
(?),
Ll
gouvernement de
,
famille des Klioths, serviteur
cliah
(i/il-
:
grâce du Christ et par
sous
«ÇuiLtiL
CL «"S"?'"*»/'
oiuiLtui 'hnnumniilt,
uLpni.
olinntiinh^ Lntîiiiin
Traduction
.
et en celui des parents, frère
notre.
L75]
...»
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
328
LicTies 7-8
^li^iu^^iij poui' ijnLijiu^|iij
:
Sans date, mais elle est sûrement de 1231 de notre
à laquelle est mort l'atabek Ivané l".
ère, date
58
— Sur
ANl.
n°
(le
hM.hlIhi
1.
du mur méridional de
l'extérieur
de notre Plan)
1
la cathédrale
:
(rM//';/'/.UÎ3t/75///';«/.«'/r,/7.'c}/'///'
ll'J'I'i
'M''hlll"liilVi,-hU'hl\r-
2. m,///{r.y//WW'iî//-/y/i'/r./''-//'/./''/t-/'/////'/.-.s7//.r./'/y.siî/'
iui'hi'im\in\hiir'Niri'-iwuUwsi\sbiii''birb2hsnni'
3.
i\hn.'IJ',:,l'.rUT.Hbhii
bSllTXllhlVi'1-ll'll((l''h!mih'i.b'i,bhiib'hVJiSh'hl'irnSS
5.
i''ù,ni>hiii\si\rii'i:i'V-i'i'^'i'bnr,h
TiaUSCription
^luiii
'/iiifiiiii/i,
/iiii/Jnii/i/it/iii,
//L
II
ifiî'
/iiî
fils
onuhnib
huni
Traduction
:
«
En
(58
l/uiiii/i,
•^iiiuinujuifcn/iu
uiuiLu/i uiiunii
L»u
Ll
ùbàtuihiun.
illiiuniuhaauii
(;i_feiiiiiiniiiîi,
ununuu
bniiuiLit'L 'l.iu^niiiîuii,
ficiiiiii/in/iu
Kars,
/'iiiiu/yiiiïiî/,
l^innL.
ti.
/i
P'Ihn h- II2'I'. ^np-^lidi Kumm-in^, tu' HnL-
"("//'
ui lu uilll-nnn
uiiuuiiuniun,
/'
:
m n uiu oui ah nli,
nniuiili
'huuiutnnnu lULn^bbuuh
;
1,
de Gorguik, je
par
me
la
uiuin/iu
/l
iîiu<Çni.uiL /lU"!
ifeui
bL
^("OnV^'""-,
lifcll
uni-iiu
i^iui-
lULn
:
ij/lli
bu ubunuili/i
nliA
lunLUfcu,
cl
:
grâce de Dieu, moi, Zoulial de
suis affilié à la glorieuse et sainte
cathédrale, et je lui ai donné (un) Évangile, (un prophète) Isaïe,
(une) chasuble et (une) orifiamme; et les serviteurs des saints
de cette (église) nous ont lixé une messe par an, à la lète de la
Sainte Mère de Dieu, pour mon frère Vahram tant que je serai
en
vie,
mais après
ma
mort
ils (la)
diront pour moi et pour
mon
épouse Tikin. Celui qui accomplit (ceci) soit béni. »
Ligne 2 t^umi. pour tuiuL. //um^^i pour //uuij^i; V. à ce sujet
:
le n" 9.
jji^uiii.
pour
^nLji^iun.
^
[76]
<>
chasuble
».
—3
:
J/iîi
pour
i
Él^èiLiJ^JàÂ
LES INSCRIPTIONS AHMKNIENNES d'aNI.
un
=r
"/'
>'.
I
debouth
L'oniploi
pour
'/.iii>,"iinjiiii
:
'/.niOiniiîuii
."529
.")
.
:
iS'/i//îin<
pause d'une demi-virgule, est à
(pni.p'),
signaler dans cette inscription, ligne 2; V. à «e sujet
le
n" 214,
qui est de l'année 1220.
La date
de
()84
l'ère
— Figure
de notre ère.
arménienne correspond h l'année 1235
n" 10.
59-
—
ANI.
sur
En dehors de
piédestal d'une
le
du
l'enceinte, près
énorme
croix
village turc Ani,
:
/^////^/vw//^q^/^rJ'^.^v>^^.i'//^.//^7//>r.•o7.'•^'^/•././//'/'•/,•^////•
l;^\lJ'llurJ\^l,(lTr^ll^ll^l;^\lsl:l%ll^^r•l^^lllll'frrrJll<^'.llr^hh
r.i"i-huiir.i{hi'iiiii"h
l^lul•l^\'hur.u'.nllt{:i!{uv.u\r,l.^^\l:l•^ll.
i'(i'i;i>inj'ur:i/i-'ht;r,hi{in\h(\riinjihi'i-h('.im'-hiih'i,iiiii'n
;7/w^r.Nr.^/'/,i'^-/'?»'^//rr./;/w/'///»7;/'///'.///'/'///.r./7//'V,r./''r.)
/•'•/'./•
.
.
.
/'.//(•./"/•///'///•!</'."j,r./'/7/»,/''7//'/'7'r.;Tf,r.:r..s7'.'///7./,-
/^•</^^//7:/'77^l'r.JT^.s7/7./•//i'.///7:^'^//^7'/•7'•7•w/'.^^r./':^./>
't,
I
'ii'i;iji'ija\i'h'i-f\h-hiVhin':i,i;'if-r.iin,i'Uyjii''i'Shhh>
iirr.'hiih
(,
hurjuirshurj'hi,
:///7'7W'./7'./''7'.7./'./'r./7'.o\
/w^/w^rj'wni/'/r^//fr/,//i^'/r./7'/'o7',v,///./>;/,r../irj^///>//'r.o/''
r.siihi'ii-r. iir-r-hi'hij;'ih(H'M
I
ranSCription
nn nLt.hn.Ltui
1,1
nlin
,
^iifuiifLnr,»
ninhi.n
ht), nitn
uiun
ht)titi,
ht^u
r^'nt.nntuq
lutnimntutn
UntvLtui
nh
tiiith
tttiiitiLLi
iiiij^/uijin^(ui_u
juiintuiinnh
It
ttipLuiiikltiiUiiipi
Traduction
huinnnnt
:
«
ttinhiJttti\
\
(
Lnp
clou-'
le
ùLn
.
iiifwi,
nhn
hhu
irahr.b
ijattiL.
i*nlttiiniittf
np
liiii^—
'httithnti, '*P*lh
hti
.
.
iiiutnnt iiiAnLauji,
Itu iinnttif ni'^tttiniiili
.
.
iifjiii^iijnrifiJAiif
tu
lu
utpttiptuci
pittniiiPittn
n\
hiiipph
itutiitlli
La croix sainte
laquelle était
r.'i.v.ub
/lUA
Uuintiiiji,
inLit/ii/
lin
'l"f>
i}P"l"tl niii/iLnin/iliiu/juiiflJ /«niMiimli
'^nnli,
t)tttpilUnilt
il
?\
htiLc
.
nlinuxti
int^nu
hlhttiiln
uiu^uitntuh
iU2hituinni.klLtiti)pphpL\iu
sur
Ll.
iuui)ttis^
hiiiunlihtiji niitti,
Ll \hnitiuti
inin
^unt-nn
in.sh'i.h
ht nnij tuhùtw^uitinni tii)itf)Httihiuinit
nLiiii)('ij
U
:
111)111
/i
ii
et
tithtjli
vtiiiltLi
:
:
/'
/'iiinni-u
iiliiii
ItttttixLt)^
i^iiiiinii-
(/T
'i^^
)
'
immaculée qui a porté Dieu,
mort immortel, Notre -Seigneur
n7]
330
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
(.l.-)Christ,
or,
de
qui par sa mort immortalisa nous autres mortels;
moi, Kazer, fils de Mévon, j'ai érigé ceci, par la puissance
charge (= Christ) de cette (croix), en souvenir de moi et
la
de mes parents, bien plus encore (en souvenir) de l'ensanqui, dans un endroit inhabité, fut
Turcs criminels, .... j'ai trouvé mon frère,
semblable au soleil, dans un fossé très profond, enseveli sous
les pierres; à cause de sou corps mazortn ensanglanté je pouvais à peine le reconnaître; avec grand'peine je l'ai apporté (et)
mis en ce lieu. Je vous prie, souvenez-vous (de lui). »
Je donne cette inscription d'après Sarguissian {Topogra-
glanté ... de
martyrisé par
Sarguis,
les
phies, p. 170), car l'inscription et la croix n'existent plus. J'en
relève les
^unjiuii^nL.
mots suivants
pour
jun^uii^niji
signification;'
;
lîiunnjiinïr,
Amî'fef
'/""c/'/'
Sans date, mais
uiumnLuiAjriîiijui^
:
elle est
pour
pour
imiuinLiuÂ^ïr/^iu^
;
dont je UB connais pas
//"«pt/i
la
ùmï/imt^; ^'«^"^ p^ur
postérieure à 1236.
60*
ANI.
—
Transcription
Traduction
de Dieu.
mur
Sur l'extérieur du
n" 11 de notre Plan)
:
:
iiiiW^nnpU
«^iiiuiniuuiULU
Ceux qui
«
occidental du tribunal
(le
:
iui_n'Çu/iu
iHuuinLOni
:
veillent à la conservation, sont bénis
»
Cette inscription n'existe plus. Je la
riantz (Voijage
à Aid,
p. 78),
donne d'après
d'après Sarguissian {Topogra-
phies, p. 137) et d'après Khanykof, reproduit dans
port de Brosset, pp. 139-MU. V. aussi le n" 32.
Sans date, mais
elle est
.Alkhitlia-
le 3"
Rap-
probablement de l'année 1237.
61
-VXIla
—
Sur un fragment de pierre provenant de l'église de
(le n" 8 de notre Plan), près de l'acro-
Sainte-Mère de Dieu
pole
:
[7S]
LES INSCRIPTIONS ARMKNIENNES DANl.
I
2.
iîSl
l-M.h
IIII!2I:
l'ranscription
Traduction
:
1121;
/• /Ji/[iii
:
En
«
La date 687 de
tiST.
l'ère
-.
»
arménienne correspond à l'année 1238
de notre ère.
62
AM.
la
— Sur une
croix taillée dans une des pierres,
voûte de la tour, contigue à la porte principale
I.
l'orinaiit
:
in.l'l-'l.
2,
Transcription
Traduction
ll'l, /3i/(/ii»i
:
En
«
:
La date GOu de
...»
(J'.)(J
l'ère
arménienne correspond à l'année 1241
de notre ère.
63
A.Nl.
nance
—
Sur un fragment de
pierre, dont j'ignore la prove-
:
là-
u
Transcription
Traduction
La date
«
:
En
/''•/[il/,
TO.i.
70(i rie l'ère
U
-.
»
arménienne correspond à l'année 1251
de notre ère.
64-
AXI.
l'église
—
Sur
la face
extérieure du
de Saint-Grégoire l'Illuminateur
[7H]
mur
(le
de l'abside, dans
n"À de notre Plan)
:
332
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
/•/'•///.
h'hU. Nii\inviA\tiUi\(HM'4\iiV.
irN'imMini. v,r r,nt,
'hf;n:,i'r.i''bh{iv,hunhnrbiibVfnNi
Transcription
iiiuiiiin
(/ui'^îifliii'^/il t«)
Traduction
fl/iïifcuiiii.
iiOLnu clibiiunjiu
Cette église a vU'
«
:
IJin-hl il, U JiuStulnuLu nipiuuniL
/'
:
spaçalar, Chahncliali
Cette inscription
700 e. a. »
n'est connue que par Klianykof qui ne
mais seulement la traduction française,
(I),
l'an
j'ai rétabli le texte
La date 700 de
de notre
:
construite sous l'ataliek
donne pas le texte,
publiée dans le 3' Rapport de Brosset
traduction,
wSjin uunu-
(p.
liS). D'après cette
arménien.
arménienne correspond à l'année 1251
l'ère
ère.
65
—
AM.
Sur une pierre provenant de l'église de la SainteMère de Dieu (le n° 8 de notre Plan), près de l'acropole
:
iifi.rA,iii'i:.hi'h
1.
]
snmi
2.
iriiMi
:{.
vJibrbi?)iinhN;n-i''(,]>irpj'Shi\i?)nr
.
.
.
h3llh'hl\'flhl,nn'llh'hllhimm'V.W''hU
/i.
Ti|?)</-rj/-"Hî.s'r./'r.'/-.
.5.
6
.
ii'i.mKus
U'br'hillhlMUihimt
Transcription
wl^bpli
(?)
np
11
:
Ht'
Lijiii^/iii/^
resse
.
.
j'ai
.
:
«
ma
:
La date 702 de
de notre ère.
/'
n/i
i^,')
uiLiii(P) nii
] iÎhli^
/i
l'ère
.
.
.mji!».
iinLiiiiiiiiLïin
Jtuâ uiiuinuinwii ...
:
II'
J
;
nndiu
iiiiiiu ui.
.
it
.
.
:
dans ma fortemaison de llounapenq à cette Sainte
702. [Par la] grâce [de
donné
Mère de Dieu, (contre)
maudit de Dieu. »
Ligne
i^mï/ j)our
1
.
/iiî,
jMuiniiLÂni
^
Traduction
illnpl-^lid,
-.
pt^iii/iïi
llni.pp (iuuiiiLiuÀiiiÂ^iLii
SLji,
.
2 (?i
inndi
J
messes. Celui [qui
=
«
maison
s'y oppose,] soit
y.
arménienne correspond à l'année 1253
LKS INSCIUI'TION.S AltMKMKNNKS DANI.
;>33
66
—
AM.
|-
\
Au-dessus de
la
du porche de
[lorte
Saints- Apôtres (le n" 2 de notre Plan)
«les
iilll'lllhl.'hlll'l'.n-
1.
2.
VJi'hl'Ilhn.lll'hhhlI'iir.
.{.
rin.r.'if'iii''i.r.i{iiiii"ii-i'.irhi'
//"//'.
'..
'(,
:,.
/.r./'(7r.:'i,or.:/'/''////-
///'.
U'hh'l''i.!U'.l'r.l'hl'.lil'l;l>hll
a.
"n'.rin.i'i-v.in'.rii'iiihiisrhhhr.
7.
W.ni'hh'IVhMH'.l'in.l-llh'iSi'.
s.
iii''(.shin'.i'!{r:hiir.i'>iin-
9.
iihNihrhmvhhiiiirw.n'i
iii:i'i''U;ri;'bi''i,uiii'
10.
ranSCriptiOIl
1
IV^glise
:
:
tuuipnu lanpnLniiiiu
jiInnAi
i)Lo/iii
If^liiiiilittin
(l/in/lfiiiju/ltf
unLunihi nn hkl
(
(• \
"f"j/'
»'fifnfffn/iiui/f
li^jtiitiun
*^lllnli
rifl
irhni'J"
|/'),
tiitunnh
L,tiinnLiaa
"làtin
"L
Il
tinunnh
oï'
l'itt^ninitiinh
Li^p (SV'*)
Ll.
iiiiiiu( iiui liiiiii
l'''tiiuttinii^
ni, Uni
inutitiin
,
îinn/iL,
iir;n
(«iif^/iiiii^)/!
l/Lr*V''/''' '7"/' l)''/!
If 11/ /ij
fi
tu"
(.),
iinnitnn
lu/r/rirLii
/m...
i
/it.
;
Ayant Tespoir eu Dieu et son auinur, moi, le
baron Aglibouglia I), fils de lamir spaçalar Chalinchali (I),
petit-fils du grand Zacliaria II), et moi la baronne ïlianiar,
fille du baron Boughta, prince des princes, nous avons vu le
siège d'Ani et ses prêtres qui payaient l'impôt que nos ancêTrailuctioii
itres.
.
.].
:
>i
»
L'inscription n'est pas aelievée.
Lignes 2-3
m.","^
9
:
r=
t
la
:
baronne
/ip^iijioîi^,
=
uiuipHi
».
«
existait »;
», et
G
Pour l'emploi de
:
ii^iii^uiL
i^L^/;îi|iîi
Sans date, mais
pour
—
=
le jiluriel.
i^tpiuîi^îi
elle est tracée
entre
181]
«
pour
uiiunnli-
u^iupnL voir le n" 56.
forme vulgaire pour hplt^mlp ou
une disinence -mL/i pour
«
baron
lu
:
[iplufnJj^,
^tp puur
sur eux
1253
et
».
1276.
—
avec
/^myi
^^
L ORIENT CHRETIEN.
REVUE DE
331
67
— A rintcrieur du porclie de
ANI.
(le n" 2 de notre
arcades
1
Plani,
l'église
des Saints-Apôtres
sur une colonne soutenant une des
:
<rhiirLi>h'hniisiih\rn(ibjnhf'finr'H'
.
'2.
'//iv'/'/r.vo///"'//'./'//'f,r..T(,:/'r./na(î/>"r,
3
m,ii anvi. htm i'hi"Ui"iv.rin, ivif-ni'
.
6.
p/hninj/hi'ivi.ivi'hiihhiirh'hrnNi'h
7.
iuuirimiR'y:(,uhi'ij.],bWhifrfii\
8.
nw%îi'i.iuv.n'hinri'VMVhi'iii>i\ii-'h
9.
b^ INJiriiiMiinM'm'hUMW'lVhi:
10.
n\sf'iiJ\ïïin\u'i.bhr-v,ihi''hâ
11.
llh'hV.!{l''i.VM-ni:^\llSV.SIIh'i.
\-2.
"n\:.ii'if-'hVJ'i':,'hh'hiiiûi
13.
h'ilMM'i'bH'llSllhrb'i.b'l,
Transcription
nn ttiuinnuiuuu
:
(/Ln^i'i^i-î/
*)ntiiutuhtuL.h
iifrir/f-^uffnrif^/Jlïfifuu
iifiLii/in
jf
.
CL
iitiii/iiiiiiiiifiu fii/fiit^iiffi./i/i{j
tir;
:
4i^iifiiU)iiiinnL.u
unn^nnnli
(•Ml itinhli uiiLiiiOunnii
Tradurlion
ititiinnh
nn n
t^bf
fei_
tiiuinnh
iliuiih
nniiLii U'"î,
niLn^^hnh
(/ iiliiiiiiuiÇIi
"/"j/' "'"i"/'^i"î'ï',
(«ri—
,\ninitimh ^niiniL
niifiiin/i/i/i
ntinnn iL^utsint-anij ûuiuu
lunAiiiuu niiuiiiniit^
in n
•.-
riif/riiJuf\/i
tliuuh
uptiiutublihli unîiiunt^u nttintuphii Li_
ilj(ui
VMUi'-vxi'iMhiMi'hiir'hirn
lîuuim-An^, tu' 'l'hi"<
(«uni
ti_
.
L
nn
MutvhLli
l.
iiiin_iiiO/i \/;"n
Il tl
:
niualni
i(*ifuini-an|
/(rnn/i
fi(
nn niuin
OjnLnninilf
;
'l'njiuuinuinnLn tiitiU
:
Papik, qui étais,
Par la grâce de Dieu, ludi, Guêcli, fils de
par ordre des liarons, douanier d'Ani, j'ai
abandonné, puur
la
:
«
l'àmc du baron Zaza,
longévité du baron Aghbouglia et
pour
de qaçanik de cette ville et de
ce qui vient du dehors, droits qui n'existaient pas autrefois,
ainsi qu'on ne doit pas percevoir des droits de qaçanil,- sur les
brocantes de teinturier. Quiconque s'oppose au contenu de cette
les droits
LES INSCRIPTIONS ARMENIENNES h'aNI.
inscription, qu'il soit
jugé de Dieu
335-
part de
et qu'il reçoive la
.hidas: ceux qui l'oliservont sont bt-nis de Dieu.
Ce
«
-2,
et
'.i
droit de
douane
turc
—
'•*»>'
-11
:
:
iifwpnL
=
baron
«
un mottun- dérivé de
et qui signifie
»
:
//l/jiii
pour
|t|
"
P"Ui- f^Lijiu.
^'
—
elle
12
=
'-»*-•
douanier
lin"!
forme vulgaire piuL pi'ur i^npA
Sans date, mais
V. à ce sujet
».
timbre, droit de douane
«
7
HLUin.
I
c'est
ijiiiijiîiu-^i,
:
ont obfenu
cette
»
Lignes
:{
Mougliaitc et Ciiiist".stour qui
suiit
faveur.
:
«
».
:
/•
ou
».
'-»*^
—G
On
=;
«
56.
—
timbre,
«jiiiiî»jt,
mot
\"<uv m/imiu^-
'//""^y
/umuiiilif;
:
le n"
puUr
/uiin/iiiiLt.
notera l'emploi de la
œuvre
».
a dû être tracée entre 1253
1276.
et
68
ANI.
— Sur
le
mur extérieur du porche
.\pôtres (le n" 2 de notre Plan),
hl.'I.V.
il
1
1.
de l'église des Saintsdans une des niches
,hi:
'hh'i,
:i.
(ri.lll'ihh'hl'.iHnrl'Sl'.'IJir.A
',.
M'-lhlJI-{hl'iiV.I'hhh'ir:i.lll>l'lh
.-,.
///••/.// (sn-)
7.
bH'i'.i'i>ur.'hh'i.h'i,rr.i"jr.f'i'
8
(UVhll N' NU'Xn h lWJ''l\,l'hl>.H
.
^).
10.
1
1
"iv.si'iiU'Mirhi'iuuir.
l'hllii!{N':i,l:r.!>J'.SI:l'irhMJ;
i'(isi'i.r.ism\ii,si'.sh!u\-runh-h
1
NH'hr.i-r:f,nhi'ti'r'i'..hiih!ii:i.
2.
llhllUI>'hiH\i{'lll'I.Nil:in'iir.
1:5.
'inyiJII'l.h'hhlhl.r.iU.H'.hlirLV.IIhl
14.
iil'.Wl'.'l.
1.5.
/.///
Ki.
Vt.iWU'.'ifhil'.IISV.lSIlhVU'.l
:
inVhl'M-l'l'-'KIII'Hhl
(t,i-i:
:
:r.î/[/'r."///.s'/'./{]
[83]
:
REVUE DE L'ORIExM CHRÉTIEN.
336
Transcription
Ll Juiiiu {sic]
Uiii'^iliutijni
np
ilnubli
ijnp
l/iîr/i
/.^(fmîr/iîr
i^n
iJ.uinnLdni
Traduction
iiiiirf
ç
«
71S.
i(«tini
/i
ni_ii^inL nt,
/iïp*
/in/iitiultni_ii
uni
iiiliç,
>iuiji/iuiLmnL.u
:
hnç,
puia
»'i;i
cl
nijijirfîi,
^^luutniuinhnttip
luiianil
uinUuiu
'l"iu
/'[iinuiiçij «jp/'»]
:
:
Lbuiiuihni.-
rpLuiunu,
lliii'^nui
ilbnutnliu
""P
ilf/'l, <^iufLn(iiii/uinfijf)Jli hiinijtiia
L/iîi
ubnnn
piiiiiAiiip
.
/uiiiLup L'""Çi]
/' 1/ '"Il
:
uiiiiiiiÎh/ù/iijii, i/iuiilr ^Ln/iutri
7'iiiii/iiliiiii/iu/ili,
liL.
/i^/uiiiîiniLl(//>i-U
:
—
Hiiiluinnuiiin
uliniiiuhç tuniiiin
/»
•
ocp
l'iiuini-Ani,
(/îinii^/ii-li
jiHiiu'b
fin/i
iitHl
:
:
liiiiuil^
[ni_iiçjini_,
tffiif J<^ni]
pu
iiii-n^-
:
(Au nom) de
l'il-klian.
« Par la grâce de Dieu, nous, douaniers, pour la longévité de
nos maîtres, Saliip-Divan, Sahmad et (iarimadin, avons supprimé d'Ani l'iinpiit pour les prêtres que cette ville ne payait
pas primitivement; nous confirmons de nouveau (cet affran-
Personne n'a
chissement).
le
droit de
demander
l'impùt, de
ciuelque nationalité ou de quelque famille qu'il soit. Celui qui
|ditj autrement ou qui tracasse pour [demander] l'impôt, est
maudit par les 318 Pèrfes]; ceux qui ob[serventJ (ceci) sont
—
bénis de Dieu.
Lignes 3ijiiiiîijiii^.
tinguer du
8
1
:
1
:
"L'it/
iiiLt^
mais
:
je
il
bonnement
:
«
/l i/u
même mot
pour
baron
13
PLi^ti.
que
à supprimer,
maitre
patron,
V. ce qui est dit
».
»,
ipu/jiîim/i
ii^nim^iiîi
faut
qu'il
V. à ce sujet
le
précédemment dans
le
pour
14
:
i^n^
np.
ou
signidis-
—
n' 66. —
n" 56.
:
lunSmi
ne trouve pas ce mot dans les dictionnaires arméniens;
doit signifier
La date 718 de
de notre
—5
titre u|iiipnîr ir= «
/ip^gmli/i,
:
l[srai'l l'écrivain]. »
umifjJuia"^, c'est le
n° 67.
\'.
tout
ici
fie
1
«
l'ère
tracasser
».
arménienne correspond à l'année 1269
ère.
69
ANT.
Apôtres
1.
2.
3.
— Sur
(le n°
le
mur
extérieur du porche de l'église des Saints-
2 de notre Plan), dans une des niches
l<HM{?)l'f;,/.'/.«'»,/••»,
hhlirLI'h'bWibU'bllhriMi'h
[84]
:
LKS INSCRIPTIONS AUMKXIEXNES O'aNI.
/,.
l'-h'i'ni't-i'i'tiihnn.iii.rr.hruh
:,.
'ii-in':i.i:sv.ir'ihihi,i.-i'rMsi;in'.m'.
C.
hllitl'rHH'.i.llhlIUhr.lll.hhhi.il'
7.
l'.in'.hi'hiii'i'iiiiiii'rMi'VJiihsr.
s.
in.l\UI:h'l,S'IJ;IJ;IH'Ml.i
0.
b!ihhin:i,iil;l'l'.l<rillll'ilUN'.,ISIVi,
Kl.
I
l'.
Il
'.V.il
SV.S
lll'lli>Sl\in.l'.;Sl{l>hUI'l'.IIIJ;l"h'i,il'
l\IIT:h-l'i.l:l'l'lll'l.l\l''l.lli{l;l'iil'.l'iih'l,
I
\-2.
'i'i':i.iii'i'f-i;<i'i\H-hi'.ihi.ii'ijirrM
IJH\JIII':>J:iil\ll\SI\lllJ\;n\iUlhhVhhMJiri.h'hhlll'
\:\.
'l.iill'I.IWrl;
1
',
I
;,.
.
(ui'.WMi'i'.d'iihsi'jyi. iir.in.n
iiiii''ir.i{i'i.hi'<fiiVMh-i,i>-i,r.
16.
n'iii::.(i'.iiisi'.siii'i.'in\ii'.i'H''i,r.i'
17.
l'L'hh'hVJunVi.l'.llh'H'hU
Transcription
^(<li/i
nfi
*)UJui/iiiii/iLfi/i
iniiijiJniu^^hh
/iiiji/iu
II il
i/io/i,
IfL
tiltiinttthk^
If
nn
«
En
7
11»
<»(//.
/,
«.MU
iijiLii/-
ipl'*
(".').
d'impôt
avec
et
d'octi'oi
qu'ils
ttin
ti
.
'll'"^
tniiiuiitui
(«ifijirii.An^f
nfint-
i)iiitiii
iifiif*)iijL/upu
iil
iiiLii'^hnh
'
j'ai
l'il-kan.
«Jolliitli.
je suis
venu
reniarqui' sur cet octroi que,
les prêtres
priniitivemonl;
mes camarades,
L
liLhiiiiiliiiLklLiiili
>)Uifnii/^iii/<iiiiiiiiL.
(Au nom) de
Par
grâce île
à Ani avec mes camarades;
daprés les ordres du décret,
.
iniui)riiiJt
ri\
iLnliiiin
)iJmiifi/inL/j
nhliLpiiiLiyu
ii/iii/ii iL/ii^i/i
uiilLi
^lifth
miuh nL
Dieu, moi, Noured<iin
la
«
nu
jijtjiniiihniii
Iniiu
riLtit;
=
'l'nUltflu,
i/iiifi)riiif
nt vtiué
niuil
Il iiiUuiut^
:
i'raductioii
I1L
tîtiÊij
nii
Unntun, Jtuuh
Ijiini/iiio
iiL
'/iiif/ju/i/i
li|l<uinnLOni
iiiff
/.-^.j.,,},/.},
iil.ïiiii
uitiiiiiti
m) nuif/inuicpu,
•^ntuùuiupu çit
hiiin iLjiijiU
phaLlUilitn
/i
_
-.
hnLniuitinU
i/liniiii
iriiiiilii/iii
.
<}|iiifi)fiiuplj
eu
(•uuinLOni,
(lunn-^ItLli
tli/i
fà-if^l 2(h{?)là-
:
:
d'Ani ne payaient pas
moi aussi
j'ai
approuvé,
ne payent ni imp^'l, ni nclroi; nous
que les ordres du décret, pour la longévité du
padicliah. Quiconque demande un autre impôt ou un octroi de
avons laissé
ORIENT
tels
Clint:llE><.
T2
UKVUE DE l'orient chrétien.
338
Dieu, ou lesétMblitc'), est
— Manas?!'
Dieu.
Ligne 5
=
Li*j'
(<
maudit par
les
318 Pères,
et
il
recueille
part de Judas et de Caïn; ceux qui l'observent sont bénis de
la
«
I"écri\aiii. »
;
timbre, droitde douane
—
octroi ».
(>
mot dans
les
qui signifie
13
:
'
h
«
—
maisici
li^v^
pour
je
/i
iilinauiLl;
le
1()
:
précédemment
mot
:
le
—
sens.
1 1
:
tatare
^f.
innLfcmi
».
.
les dictionnaires,
pour
'Ç"'(f"'j"ifc'"
pour •II"'V"'->IP
arménienne correspond
ujiii<Çuii./up
l'ère
pOUT
uijtl
ne trouve pas ce mot dans
par conséquent j'en ignore
La date 710 de
8
:
ne trouve pas ce
/muL^t/u, je
.
ou
signifierait plutôt
il
ce qui est dit
:
turc
ijunJijt.
dictionnaires arméniens: c'est
/lîiijt/iJi^nji,
.
Id
et
que
ordre impérial, ordonnance du monarque, décret
ii/iKUiiiîit
^luinuiiuDui
»,
/iji/nj-mL/i, ^'.
:
sur ce mot, au n" 66.
—~
même mot
uiuulq^ui, c'est le
.
à l'année
1270
de notre ère.
70
ANL
— En dehors de l'enceinte,
à
GOO mètres de
bord du fleuve Akhouriant. en amont, sur
l'église dite «
1.
•2.
4.
Karmir vanq
»
(=
le
mur
la ville,
au
extérieur de
couvent rouge), côté oriental
:
hlà'llhhU
Ub
/•«'"/^."/7wr^•/.lî/-'/'^/^/•^/////"^//'•//^./"^w/•/'^/y/^'^;//'y
'NI
(5.
l>hl'JMrh'i,l\srhin\L mVhV.hrilLII'i
in l;hmN.hhf'l''i>
m
7
nri'hnniuufhpxi'ninkmvrirmin'hf'bhi-rhui
8.
/'•/W//'/ri/î>-r.^-.';r./'-//'i//'i. /,/{//.•{///> //7//''/-K'f,/>r//-/'"j,
10.
r.''//'V>'/.///'///."?,///./r»////'/w;/«'j,///./>:r./'(r./')///'''«'/.'/'
iviri.
11.
hiihnjmhiVhii'i.Ujhivai'i'irhhrdii-riVhans'hbtnn,
'
330
LES INSCRIPTIONS ARMKNIENNES d'aNI.
12
hh!>J\l'llShhiil\''i'i,l;h!>.H\!>N''lllllin
i:i.
^\n^\r,ll^\iu•ll^\n'l'lll;l<l\iUJ;'lf^^\rl'll^l>lll•^^\l'h•hir.
'h
.
'hlVh'i'i.hl'
.
su h a
l'-i.nr.u'h'hi'.ii-hr.v.i'V.H-hV.hi'
r,.
.
'i-
.
hiirv.hi.ut.-ru'.h
n.iir.niihhi'
llhl-il:hhin;l'L!h'H\Sl\l\lWH;'hhh
i;..
'/
-.
:
l\hl'Hl\l"ll>
in\rr-r.iii''i,i''i,
irH'l'HWbii'Il'i'il
Transcription
Lt.
LLLnLnmu
aùLn
linnùiuhu,
iifLn,
h
ttiiiip tu
nl/Aiu
UL
Ll
Ll
tiLli
Ll h
iiiin
nuiui/iL
tlttijuttipLu
lltttpnjiii
/i
I
Tradurtion
:
«
En
"'l'il'
ttl^tu^ltlttiinni
Ll.
^^ntiijf
ul.
tiltutuiin
'>ltltLtitiip
nUoiu
i)uiiiiip
niiililiu,
)lut
ul iihunpULh ul it^ujn{tiiL]nL
<^/>
l'itinnuth,
/'
nttthithf
*)
ut tu n L 11 Itti
.
ulu
iiinniiinLu/lu
:
tu Ut n lu ii,
njuiithiuui[iun
.
h
Utiipntip
'hpliuinnul^
ul.
lit
Ll anuhiuLPf
ittILnuLUf
lunpiiihhf tlLp *)itiLpu
/inu
'^nnntl
^iitntLltltnh
finil/m
'/.ll»/liniiifl/i/<ii,
hittujintui
fii)
iittiiutijiLp
'^ttt^tttttijih
Lnniiinpii
luii
^iii/iiiu
niuhXuitljllt
Ijiufjju,
'/uillipuill
iiiij*^t)iiiuujLnu,
IjnLntiiiiilititUntjli,
Ll iil»putrtlth
.
IL^iul
Lu'
V.utnnLhni^,
jïinjis'/n-ïi
lia
/ji_
nttipnuinunitip
liu^tttLnLh t^n^
lltitntipu
Lniiium
itttjLhtiim
ht-tt
Ititnijti^,
nit
pn^liu iih,
hlntiM «.nanffj,
f/iii/ififf/i,
iiilttiuntt
v.irb'h
:
.•
/'
:
Ll
7'ii;nhi)iii(i/iliii,
It
iiMVt.i]'i.M\Num\sh'hm
iiri'u\'ii\iiv.
Ki.
LtâLh
:
Ll
lut il Lu
m
ni
cl uLp
pfol^
:
liu>m(<>)llinu,
ii^ittniiintt
l'pP V"/(mri
^utut
:
2'"t'"'r'"
uiui —
iL'f
m
/i
(/ /u/i Wuiii/i s
720. par la grâce de Dieu, moi.
liiiiu
I
<}/'/'>
=
Ouqan
de Sarguis,
','arimailin, et mon frère, Papqan ^akhrac^in,
petit-fils de Hogui, et ma bru, Dapta-kliatoun, nous avons acheto
fils
(!<
terrain de) ce couvent avec toutes ses dépendances, avec les
terres et les eaux;
nous l'avons construit sur
la friche,
nous
(r)avons enrichi d'objets du culte et de livres, et nous avons
fait
don à cette église de notre propriété, achetée de nos deniers
le denier du marché, qui était la moitié (?), le haut de la
propriété du maire, le bas et le coté sud, avec les boutiques, et
aussi une vigne à lîagran (sivec) le vigneron, le lien d'Aqsout,
les quatre deniers de Kiiatchikhor et des moulins. En réconi:
[87]
REVCK DE L ORIENT CHRETIEN.
340
pense, chaque samedi
le
mes
père Sarguis et
autres frcres
des messes, devant les trois autels, pour notre père
Sarguis; et si ce n'est pas pour notre (père), ils diront quatre
diront
jours de messe pour l'archonte Sarguis. Ceux qui s'opposent
à
dons seront jugés
ces
tharitch l'écrivain.
Ligne 8
:
.
lî/ipiuLptîf
.
— 11
:
le
iiî/Aïuifeiiuip
pour
iii^ijfe<îiu^
Amen.
Christ.
»
nLAuitnu/n pour
fiiuiLi»tuiun/il/
<Çuif iiii-nL
par
.
iî^(»xui-£itî'
—9
— 10
:
•
—
hmiLniuiliL
:
.
pOUr
naire manuel
S'"p"'-
—
ce
mot
—
:
luuiuiuinumfeîr
(llfuÀtiLÎr
orthodoxe! Xi l'un ni l'autre;
français par
n.iu/i
.
car c'est le
le
mot
«
La date
de
^t-
ainsi appelé par les Tatares;
»
il
archonte
.
les
signifie tout
mot grec
nLAui/inu pOUl' nL5iui/inu
7-20
:
punLui^iuL) des Mekhitharistos de Venise,
signifierait « chrétien
»,
13
•••
d'aprèS le DtCtlOU-
iiinpujni_î/,
.
mais d'après N. Marr, ce mot désignait
magistrat
pnur
pour
n'existe pas dans les dictionnaires
arméniens; il signifie probablement « vigneron ».
i^n^iiufitL pour i^in^iii^t^j
/i/St •••
15
i^ pour fept
uiiuuiitinalii
Mkhi-
».
Arméniens de rite
bonnement « chef,
qu'on peut traduire en
<îm/ju»ii-m pour ^m^ui10
à::7<ov
—
:
luSLi pOUr
iiiiît^
.
arménienne correspond à l'année 1271
l'ère
de notre ère.
71
ANI.
—
En dehors
des enceintes, près de la porte d'Igadzor,
à l'extérieur d'une des deux ciiapelles
de tuf
:
2.
hmirirhiih
A.
Wbiwm
4.
nhiurhrmiiin
7.
...
8.
nnf'irbrt^nuM.nr'h
«).
IfV.UT-îih'ib'IMhU
10.
ii/3''j,iî'i(?)/;.sr.
i-i.wn.uurhnn
[88]
taillées
dans
le
rocher
LKS INSfRIPTIOVS AUMKXIEX.NES D'aNI.
1
1
[.Hhriir.l'lll<l'il;V-hl'-l'IJ''h'l>l:
.
invhhiir.l'hii.
\:i.
iii'siihhirr.'ij'.r-
Transcription
.
hu
i_>
.
huiSluiJi
:
UlUlUUlUlllIn
llfl)/in
Il^llll^
341
llltr/liiii/i
(
.
llLn
liuillinilip
I,
l'.tiuinL^i^,']
(/lU-^/lIl^IilvJ/l
(
•^luillli
(.
,
l'un) iiiuiiiup[/iu, H1//111] iJl'
Traduction
|Far
«
:
la]
vol[onté
«le
/•
:
(/iuria|/iii
:
/."'ItlM/l
iiiiill//iiii)i!
/^L]îiiuij i^Lpl^iiipitLJiil.m'li'] /'^iji^i^iL, i^i^iiiiib
•nLhn-
uiiunnlinLLILiii)!
y.
Lu'
ii
L
I
?
/l/<)llll^/l/lll
,
11 /• Il Ii f l /l II
/iiiil/;ii
f;
.
[i/iiiilti
,
nnn
innut;!
:
I
Dieuj, sous la baronnie do
amir spaçalar, moi, M^rdi
(?), épouse
nous avuns acheté cette église de nos ressources légitimes
IP'iur la lon|gé|vité] de Bibil, (notre) gendre. Elle est en tuf;
(nous) l'favons) donnée à [notre] ville, |en) 720.
Sarg(ui.s). »
Ligne - u^mjmîinLp^LÎi est sûrement le mot franrais « baron-
l'atabi'k Chahncliali (I),
de
....
—
:
nie
pour
«
le
G
.
i^itiiiuj.
traduis
—
pour
V.
».
hw^lj'"'^
en tuf
u^mfin}. le
/jiiliiin/^^g
:
—
mot
12
»,
:
/i
n
pOUI'
i/i"t-t
pane que
—
56.
/^/lîiiii/i/in
signifie
«
.">
:
(Tiu^Ç/iL^m^*
11-12
.
en argile
»,
:
pour
i/it"'"
mais je
ce rnclier est en tuf volcanique.
13 innL^^ pour uini.fc|_ OU miCUX inni-tiui
La date 720 de Tère arménienne correspond
.
:
à l'année
1271
de notre ère.
72
ANT.
— Sur
le
mur extérieur du
de l'église dos Saints-Apôtres
1.
2.
;{.
(le
porehe, dans une des niches
n" 2 de notre IMan/
M,I>!>N;.
hl.'i.VXh'i.
•H'.ll'htil.-l'iir.l'iih'i/hlVhlIhl'iIrhr.
\.
i<>-r.r.:.hi,hhin'.h"i'i-hi'i':i.i--i,irhr-r.
.).
'hn'hV.'i.in\i2H'iii'i.'hiii<Ltr.hii'iir.i'
G.
IIVhl\Sl'.'IJII'h'i,ni"l-l'i,l:Hl\sa'-lh'i'
7.
ni'!iiii«i>ii'hiii'V.si''i,'hiii"ii.-i'r-r.
s.
hijyi,i'."iri>hir
r.
'l'iii'h-i.-h'hii-iVh'h
:
KliVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
342
'hrh'iPxainhns'inM'xn irnhf-
9.
10.
hriihriih'hShin\i'ni'iih,hi'ri\ri\m\
1 [
'hi'i'iU'nvi.
.
u lU'hniihb'mi'svji'H'r.
'inWhlIhh'h
U'lrM.bl'V''l'l'
12.
IlSI/hiihll
13.
b iM'hm. '/'î/ï M'ii'ijWh obr '/ i\r 'i
14.
b^nVhlINà-b'l'V.l'ir.V.:,!''!.!'}-!!'!,
Transcription
'l.imili
Jfcp"
t^tfj^li
:
2l'b
—
-.
nm(ium»/jnu,
*,unni_*ui/uu,
hnuiuint^h
bL
nn
'/i^u
lui-LUtiLnu
/
hnnn,
ibnljtun libhnuihnulabiiih i/iiulJjn/'Ç/iu, Wnnliupj
Traduction
Pour
«
En
«
:
douaniers d'Ani
:
uuiitu
:
nom) de l'il-kiian.
du padicliah et du .Saip-Divan, nous,
Hindoutchakli, (qui) est
:
cniup iniuL
nt-
725. (Au
longévité
la
iuui-
niunutuiknnUf
tlbnuianbuii
ïl"P
.
ntuinuiJnnlij
/"ihliçu,
ki.
nn luptua luu/iniuL nuinUutÙbq,
ni-a
hlii-iiibhh,
t/iuCÇl/iui
uiiiinnu
'*""( ""Lp^n/itf"'!" l/'C ""/'"£
n/inJ(ui)nnnCT, cl lArmiîr ^^/'/''/f
nnLli, tntruiup
:
(nn)
l/nLunn/iîi
"uiui[ujj/iïr IlLuni-ipu,
l^,
/.-^rfioîi/iî/
IjL'Liiui'bni.pbiuU i/iiu/J^ui^J/iu
itii/iiiiii
(•îriii
nnnjih
.
sieur
le fils ilu
ju.i;e,
Oussoup de Zat[a), Gorg de Nouât, et le mercier Baulé, et le
gdrik du four, nous avons donné cet écrit aux contrôleurs (?)
il'Ani, nous étant aperçus que ceux-ci étaient encouragés par des
iniques douaniers, et nous (les) avons supprimés. Ils percevaient
sur chaque bète de somme la moitié de sa charge ('?); nous, douaniers susdits, avons aboli (cela) pour la longévité du padichah. »
L'inscription est restée inachevée.
Ligne 4
pour
que
«
(S
«
sieur
monsieur
:
//«u^m^ '/^ouli
:
=
tjuiSquipjt
»
;
V. le n" 56.
u/uj^/ifliîannÂ
TlPl'k' i^
non plus dans
trnleur
uifLuiÂ
pour
=
«
//iu<J/iiu
— ô-G
était
—G
'hUnuL
.
—
u^iujmïi
ici
:
fjiumiui^np
:
le
=
a
mot dans aucun
— 9-10
—
contexte.
encouragé
».
—
pour
nuinSiuift
:
."i
ne signilie
1
1
[<M]
».
—
dictionnaire.
US
Is
ni_c/^i{i
:
et lo
:
mpiuS pour
rjnn^iîma^
.
—
8-9
—
!»
:
:
ti'ouve pas
signifie peut-être
il
10
ijuiuiuiLnp
iiiercicr
JnL^tc^fc(>. je
:
les dictionnaires;
d'après
»,
».
luujn/i^iîiiiannÂ
trouve ce
pour mnLiug.
mt[iug
pour
douanier
aujourd'hui les Arméniens emploient n^iu^nL pour
».
"^^
«
pour
«
con-.
n^c/
tf
ijinJ/jm^/i.
INSCRIPTIONS ARMI'NIKNNKS
I.Ks
—
Il-I:i
somme
"/,
qui, A
La
di,'
niiiiiutn
:
».
—
1-2
mnn
sûrement
est
:
avis, signifie
de
(lato 7-2r>
iffimuui,
je ne trouve pas
l'ore
«
le
ciiargc
'M'^
Ii'.WI.
signilianl
«
licte
de
vrai sens do l'abréviation
».
arménienne lurrespond à l'année 1276
nnire ère.
73
AM. —Sur
Apûtres
mur extérieur du
le
rinscription précédente
l<f.!IH;
2.
hiV-'l'I'i'
r,-i.lll'U-h'hl\ii
1.
[.S ('.'/.//]/'
la niclio,
au-dessuus de
:
1.
:5.
pniclie do l'iyiise des Saints-
dans
n" 2 do nutro l'ian),
(le
'l'hU'hr'hV.
hrushin\-h
'/W'i//
.>
Transcription
l<f'nL^jh
:
liL\_UntuunLMiLtuu
Traduction
Par
«
la
!'on£ré|vité|
La date
iibl;
:
En
—
725. (Au
.
72.J
de
niuLnùui\lipu, Jiullh
nom) de
l'ère
i/<Jm/iiiiii
l'il-klian.
nous,
avons vu
.
:
:
grâce de Dieu,
.
/.-jii^iiiL^i/i
tnuutup
J/inii
«
-.
Lu, tiLp
(.l/U7nLOn(
hlinn-^IlLli
li's
dou(aniers, pour
la
»
arménienne correspond à l'année 1276
de notre ère.
74
-VNI.
Apôtres
1
.
— Sur
(le n"
le
mur
oriental
du porche de
iiv.irv.i'rhVMhhU'v.mvhV.hmi
1.
i'!rhr/if-iii''i.i''i,hiiiri-i>i'i-r.i'ii
:{.
r'hl''H'h'HII'h'lll'!U'llh'i,
-'i.
.-,.
l'église
des Saints-
2 de notre Flan), à l'intérieur, sous l'arcade
iirr:hinisi'.'ijn\,^'N;i-iji"u\i'iih
i'.!n,v.rhi'r,i'.siii'i'i-h',,i't-in.hi'y.
(i.
v.'ii'ji'hiKiiir.ii'h'i.iim'hr.u'i.
7.
iyi.hh!^:hi\:hii'i.ii"n\rirh!J>
:
REVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
;jii
8.
IMih'i.aimiliU.-l'N.IIN' irh\r
9.
rMhr.u'h'NH'iihmuiinM'iiiVhU
l"l\>l>lVhhUT.n-'hh'h (sir!) 'uUthlMlb
10.
1
1
'/./•/;/>
.
iîiht\
:
:
iiMwiui'iihsnn
[2.
'h
UT.II'hhhlH\fhl''hâiillh'hlV3l-
1 ;{
'h
hhil '/ VJih'b h'h IMIUl- /;/• ///'
.
14.; v.iisi\s"i j'.:
/.-
i\h /•;», /'(,
(iWt
15.
Transcription
U liihptun,
l.nfînLiiliL,
feu'
ihuàli
i/iuiiL
L^jt,
iiiJiiLni
ni'ifh
Liini/tiiii
iiOnLniul/iu
il<iiuiiiLrtiii
tL nntu'^bli
iiiri-nç
i/iuulr
cl nn
.
ii^iumunhniu
uiiiinnu ^iiuapb ^niin(u
:
niuiiniuliç, uuinnli
uincviuliii
iiiiiiu
tuiunnli
••""l uiiuii-
/iii
/o/in/i
'Çiuiniuiiufeiniunî/
î«/'/.
feii/in/i
n'Iiuilihph
/iL
^niuSm'LiUL
/jl
/"nLii/iii/iîi,
''l'["t"P
ilkàuia Liiiù p ilinpnL.
/i
ti (sic!)
t'uinni_Ani,
uiuinn'UuinL lunLi-niuinnuPLuilili
imu/iînt")
(^'i')
(7«/ç iip
'luiâiuLph
:
.
<Çiuuiniiiui
iJiuuL
piiid/iL
fci.
uiiii^t^
iuLfi<jo/iîi
:
de Dieu et par l'ordre tlu baron
de Grigor Klmutsis, qui étais
douanier à Ani, pour la longévité de (mes) maîtres j'ai cédé tout
l'octroi sur les moulins, et pour l'âme du baron Zaz, (j'ai cédé)
Traduction
:
«
l'ar la volonté
Ag'hboutz'ha, moi, Mkhithar,
celui
sur
fils
gouvernantes. Si
les
grand ou
quelqu'un,
s'oppose au contenu de cette inscription, que cet
maudit des
31<S Fères, (et) qu'il recueille la part
Gain; celui
ipii
Lignes 1-2
ici
«
ce
mot
baron
»
:
ilingnL.
—
u^mpnîi
:
signifierait
7
pour
signaler.
et 7
=
«
baron
sûrement
«
—
de
Oiunmg-î'/i, êSt
ijms't'j
•.
pour
i^inpnJiij
1
1
:
|()
:
t;!)
vii^jimiuifemp
Sans date; mais
elle
»; V. n"
ijiuJi^iuOt
^
suivre.)
56.
«
:
.
pour
—
1
luiîLLn^
gouvernante
:
:
soit
et
de
u^iuptii,
et
»,
— 5-G
dialcctal pour lu^
la
non
forme
pour tuâh».
—
littéral
.
est à
^luinuiiubuip
a dû être tracée en
K.
(.1
6
à UOtOr.
ijiiij/iiii/j
*
de .ludas
maître, seigneur
V. n" 76. uiiu/jiïma^ pour
Oiuriiiinliii^ii,
îiiiijîi.
l'observe soit béni de Dieu.
petit,
homme
.1.
1276 de
notre ère.
Basmadjian.
càtaloCtUE des manuscrits géorgiens
DK LA BIHLIOTFIKQUK PATRIARCALE GRECQUE
A JÉRUSALEM
AVANT-PROPOS
Du
décembre
19
au
Ul'23
janviiT 10-Jl l'autour a séjipurnô
:î
rendu pour profiler de la larullé qui
lui avait été donnée de dresser de nouveau le catalogue des
manuscrits géorgiens du patriarcat grec de Jérusalem.
Ce travail avait d'autant plus d'importance que les descriptions insuffisantes de Tsagareli (1) fournissaient jusqu'ici les
seuls renseignements que nous possédions sur cette collection.
Les Collertanea de M. le professeur N. Marr dont le rapport
préliminaire (2) fut publié il y a une vingtaine d'années et qu'il
à .li-rusalem où
(1)
^<n
I.o
il
s'était
catalogue de Tsaoauei.i a été publié deux lois; la pn^miéro
livre
rpy:tiini.i
intitulé
l'.opiiMKi.,
HMM.
4, CnCi,
1888
m. Cbhtoii 3eM.ib n
r).
iia
Cniiat>
fois
dans
(IlpaR.
!Ia.i.
Cette édition a été répétée dans ses CBbjjtriiH
Bun. 2, Cno. 1880 r. Nous en
vons une traduction anglaise très soignée faite par J. 0. Warduhr, avec les
citations géorgiennes en transcription, dans le Jom-nal of Hihlical iileratur>\
vol. XII (Boston, 1893). pt. 2. pp. l(ïS-l7'.). Le catalogue renferme aussi des renseignements sur quelques autres manuscrits, jadis à Jérusalem, mais aujourd'hui à l'étrognid, comme le n° Cil. .Menaion sur papyrus (dans la liibliotliéqiic
publique à Pétrograd;, et les n" 110-117 dont .\vai.iikf avait fait présent au
Musée .\sialique de l'Académie Husse.
na>iHTiiHKaxi.
[i)
Ceci
se
rpyjiiiicKoii
trouve
T. 14 (Cn6. lOO:?),
-1.
na Cunaii n
inicML-iiiKicTii,
dans CDoruneuiii
2, CTp.
1-.")1
:
II.
Ihin.
IhueciuiicKaro
OfimecTBa,
Mappi,. IIpejuapiiTC.ibHbiii OT'ietn.
in. Iepyca.i»>n..
ci
A. Haknack a renvoyé à cette cornmuniilion (Silzungshi'richte der Bcrtiner Académie, 1!I03, [jp. 8.'iI-840)
il reproduit
ulement les données qui concernent la patrologie et l'histoire de la littérnlure chrétienne, et néglige tout ce qui semble trop étroitement lié à la
philologie caucasienne. En dehors de ces travaux, il faut noter que N. Mahi:
a décrit plus ou moins sommairement quatre manuscrits de la collection
'I.3JK1;
:
:)
REVUE DE l'oriext chrétien.
Ki
renferment nombre de renseis;nements généraux d'une grande valeur, qui cependant peuvent
être complétés. Grâce à la liienveillante recommandation du
il' W.
F. Albrig'ht, directeur de l'école américaine archéologique de Jérusalem, M. Larson a pu photographier une page
est difficile de se procurer,
de chacun des manuscrits, ce qui a singulièrement
travail de l'auteur. En effet, les photographies qui
facilité le
lui
furent
envoyées ensuite, avant son départ d'Oxford pour la Palestine,
l'avaient renseigné sur les caractèi'es généraux de ces manuscrits et lui
permirent de se documenter plus particulièrement
même qu'il ne lui fui
sur leur caractère paléographique avant
examiner par lui-même.
A son arrivée, l'auteur trouva non seulement une hospitalité
très agréable à l'École Biblique, mais eut aussi à se féliciter
de l'accueil très amical de Sa Béatitude le Patriarche grec, et
de l'obligeance sans bornes du curateur de la bibliothèque
patriarcale, l'archimandrite Hippolytos et du sous-bibliothccaire, le Révérend Père Théophilos. L'un et l'autre firent tout ce
qui était en leur pouvoir pour faciliter ses recherches; ils lui
ouvrirent la bibliothèque du matin au soir et ne se lassèrent
point de l'éclairer sur les points douteux qu'il rencontra fréijuemment pour tout ce qui touche à la liturgie. Et si l'auteur
parvint à dresser un catalogue assez détaillé des 161 manuscrits, il le doit en grande partie à leur obligeance à laquelle
il se piait à donner ici le témoignage de sa vive gratitude.
donné de
les
dans certains
de
XaH43TiiicKaro,
n"
ni)
(H.
eu TP
II"
ses
etc.
travaux,
ii:)ji.
H.
à
savoir
Mappi ÏP
MappT>. AiiTioxt CTpaTiin^,
0.
:
n"
le
7.
2
ii°
Ciiû.
Il.i-biieuie
Tii'Kiiici.-CnC. 1907-9. BBefleuie, pp.
(/Kurie
1911,
p.
ce.
rpiiropia
xxxviii-xi.i);
Icpyca.'iuMa nepcaMii
62-64; le synaxaire
n"
le
cb
24
dans son Agapni Diiaris Monastrisani lerusalinasasina, Petropoli, 191 1,
pp. vii-xv; là aussi se trouve une description succincte du ms. n° 37, pp. xvxix. On doit y ajouter la description revisée dn n" 2 et aussi du n" 3 données
par M. le professeur V. N. Benesevic, où les lacunes de la description de N. JIahr
sont complétées (0 jpeBiieMT> iepyca.inMCKOMî. cniicKl; rpysHHCKOii miihciiet
2.")
MCTLCii, -XpucriaHCKiii BocToitt
1
(1912), pp. 65-08. Voir P. Peeters, AnaBollandiana, XXVIII (1920), p. 139 en note; Mélanges Universitaires,
Beyrouth, ix, 1 (1923, p. 1)
Hisloires ?)wna s tiques (/éorijiennes, Bruxelles, 1923,
lecta
:
p. 208.
L-2]
317
CATALOtiUE DKS MANUSCRITS liÉOKfilENS.
Les manuscrits gcorgions de Jérusalem proviennent pour la
pns de la N'ille Sainte.
Ce sanituaire que les Falimides détruisirent presque entièrement dans le premier quart du xi" siècle, fut rétabli vers 1U35
plupart du couvrnt de Saint«'-Croix
par
moines
des
llp;-/:p:;
sous
géortriens
1
1
)
l'hégémonie de l'rokhoré
disciple d'Kuthyme l'athonite (3), le grand saint
La reconstruction du monastère dura quelques années
(-2)
géorgien.
ne s'acheva pas, il semble, avant 105G (I). Depuis cette
époque jusqu'au di.\-neuvième siècle il y eut toujours des
moines géorgiens à .lérusalem, quoiqu'il arrivât parfois qu'ils
fussent réduits à ne former qu'une minorité (ô) parmi les religieux d'autres nationalités qui peuplaient le monastère. Penet
dant
le
xiii° et
le
xiv' siècles, les
Géorgiens et
les
Arméniens
eurent à Jérusalem un rôle prépondérant parmi les chrétiens.
Il
en résulta entre eux une rivalité qui atteignit parfois un haut
degré d'acuité
Mais l'intluence géorgienne ne cessa point de
((i).
rayonner du cou\entde Sainte-Croix bien qu'il veut des moines
géorgiens dans d'autres monastères de la Ville Sainte (7). Les
anciens foyers de iMar Saba et de la .Montagne Noire prés
d'.\ntioche tinireni par s'éteindre et par disparaître.
Tous ces
'•vénements se rellètent dans les manuscrits; et quoiqu'il semble
l;
ce sanctuaire
.Sur
Bibliographie,
f'ilnitiiia
Voir
voir
s.
le
de
livre
Tsacakei.i,
o//.
'il.,
et
P.
Tiiomsen,
v.
personnage ce que dit P. Pf.eters, Analecla lioUandiann
et lo livre de TsAi.AREr.i cité ci-dessus, note I, qui est la seul'tude d'ensemble que nous ayons sur les Géorgions dans la Terre .Sainte. Une
MO synaxarienne de Proklioré a été retrouvée par Th. Zohdama dans un nis. de
li)
WXl
I
sur ce
l'.il2),
p.
:îiJtJ,
•
l'jnic et
i:i)
publié dans son J"cif)o,j,')ôo,
Sur ce saint voir
I'.
11,
pp. 5i5-51.
Peeters, Uislnires monasli'jues géorgiennes, Bruxelles,
pp. 8 et suiv.
Voir P. Peeters, Analecla liullandiaiia, .\.X.\1 ^191î), p. oOl.
5i Nous trouvons quelques renseignements dans les niémoriau.x et
l'hons des mss. dans la présente collection.
l''.I3,
il)
les colo-
Nous puisons quelques renseignements sur ce sujet dans les mémoriaux
manuscrits arméniens à Jérusalem; beaucoup de ceux-ci ont été copiés
6)
<ii-s
par N. -Makr, op. cit., pp. 4:5 et +4, qui les a employés comme matériaux pour
- 'U seminar en
I'.il.j-I916.
') Beaucoup des manuscrits portent des notices indiquant qu'ils appartieniiiMit an monastère du Saint-Sépulchre ou à d'autres monastères.
l:5]
RKVUK DE
:J18
qu'un en
ait copii'
I.'ORIENT CHRÉTIEN.
quelques-uns,
ne s'en trouve que des traces
il
rares; d'autre part, on trouve quelques feuillets palimpsestes qui
remontent à une époque plus reculée que le commencement
XI'' siècle. Les manuscrits en caractères asomt' avruli (capitales) l'ont complètement défaut. La collection ne peut rivaliser
ni dans le présent ni dans le passé, il semble, avec les vieux
fonds géorgiens du Sinai (1), ni avec le grand nombre d'autographes et de manuscrits du x" siècle à Iviron {2).
du
Néanmoins,
est riche
la liibliothèque
et
importante
en
et
dehors des manuscrits en question, elle en possède deux ou trois
autres de première. valeur parmi lesquels le grand codex des
prophètes
(3) et le
mravalt'avi
(4).
Il
renferme l'unique copie
delà Vie de saintGrégoire de Khandztha, cette perle del'hagiograpliie géorgienne.
On verra
jilus
loin qu'il s'y trouve encore
d'autres travaux qui sont loin d'être négligeables.
La
ville
de Jérusalem est beaucoup plus accessible aux visi-
teurs que les sanctuaires reculés d'Athoset du Sinaï
;
les
manus-
accumulaient se trouvaient par là même exposés à
une dispersion plus grande qu'ailleurs. Ce fut le cas, précisémrnt, des manuscrits géorgiens. En premier lieu, on sait que
crits qui s'y
le hc'àu
manuscrit de
de Prokhoré
(.j)
la
Bodieian Library est de
et qu'il a été écrit
la
main
même
à Sainte-Croix. Le manuscrit
1 du Musée Britannique qui renferme une collection
étendue des Vies de saints palestiniens provient sans
géorgien n°
très
doute de la même source (G). Au Musée Asiatique à Pétrograd, en outre de ces manuscrits on en trouve encore une
vingtaine
(1)
environ qui firent l'objet d'une donation du prince
Co calalogiipse trouve dans
<létaillé
(2)
(7)
Ts.\r,AiiEu, CEtjtiiia, H, pp. 51-98. Le catalogue
de M.M. Marii et Djavakiiov est encore inédit.
Le catalogue se trouve chez Tsagareu, C'Biabiiiji. Bun.
Une traduction
anglaise en a été faite pai-
cal sludie», Xll (1910-11), pp.
(3)
(4)
Voirn"' 7 et 11.
Voir n"' 5, 3, 2
oIhV'î"»^,
:
Tillis, 1923,
J.
I.
Cnû,
1886, p.
1
ss.
0. \\'AiiDROP, Journal of Theologi-
,".93-(Jfj7.
supra, note
2, et
sur ce mot. K. Kékki.idze,
-j.ifooi. sr^of).
pp. 549-50.
Voir P. l'EETERs, Analccta BoUandiana, XXX! (1912), p. 303.
Voir .1. 0. Wardroi' dans Catalogue of t/ir Armenian and Georr/ian .Uss.
of titc Urilish Muséum, pp. 397 ss.
Ci Comme le dit Tsacarei.!, ChI;a. 1, p. xxuj; et comme l'auteur du présent
«atalogue a pu le constater par ses propres reclierclies dans cette collection.
(.'))
(0)
[1]
349
CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS.
Avalulïau commencement du siècle dernier. Il convient
de se méfier dos relations plutôt fantaisistes de vnyatreurs d'autrofiiis comme Sriiolz (1) et (Iregory ^2) sur le nombre des
l'iorgi
manuscrits géorgiens à Sainte-Crnix; mais il n'est pas permis
de douter de la richesse de cette Itibliothèque dans le passé.
Les premiers ronsoignoments un peu détaillés que Ton ait
sur les manuscrits géorgiens à Ji-rusalem, si Ton ne tient
pas compte des relations assez courtes de l'évèque Timothée
(17.V2) (3) et d'AvaloCf (18-20) ( 1), se trouv.-nt dans le catidogue
du professeur A. A. Tsagareli
{'>).
Les défauts de ce travail
sont davantage encore dans
partie concernant les manuscrits géorgiens de Jérusalem.
lutre une vingtaine do manuscrits décrits d'une manière assez
sont
la
<
nombreux
ilétaillée,
ot
évidents ft
ils le
quoi(iuo pas toujours e.xempte d'erreurs, les rensei-
-uements fournis sont d'une insignifiance
telle qu'il est
presque
impossible de les identifier de nouveau. Si enenre les descriptions étaient
correctes on pourrait passer
outre,
mais
il
se
tiouve que souvent elles ne sont qu'un tissu d'erreurs grossières,
comme
le dit le
R. P. Peeters (G).
Il
convient cependant
d'ajouter qu'en dépit do ses lacunes et de ses incorrections, le
travail de Tsagareli a rendu de grands services à la philologie
géorgienne comme ayant prouvé indiscutablement l'antiquité et
la richesse de la littérature géorgienne (7). Grâce à son travail,
on peut se faire une idée de la composition et du nomlire des
manuscrits qui se trouvaient dans les oolloclions à l'époque où
il
les décrivit.
Il
y a des cas
oii
des feuillets avec colophons ou
inscriptions des pèlerins ont disparu depuis lors, ce qui
dnnne
à ses remarques une valeur qui subsiste encore.
(1
.J.
M.
A.
SrHOLZ,
JûhlisrhKiilmche
Ih'hr,
l.ri|izi{;
imd
Sorau, ISi?,
pp. Il8-M;i.
(2i
pp.
C.
R.
GiiEiiOHY,
des .\eucn TeslameMs,
Ti-Tikrilik
Leipzife',
11*!-',
t-
H,
."iT-l-ôTS.
(3)
(4i
(ôi
(5)
7)
Publié par l'iaton Iosèliam à
Tiflis, INO'i.
Des extraits dans Tsai.arei.i, Cidu. II, p. xxi
Voir supra, note I.
Uitloires monastiques géorr/iennes, p. "J08.
I, xxiv et suiv. Aux premiers temps des études
du soutenir deslultcs vigoureuses sur ce sujet; voir les remarde Brosset dans son Dif.ours sur C histoire et la lilléralure géorgiennes
Voir notainnient CBtj.
-•éorgiennes on a
iues
el suiv.
liiblio^raphie analytii|ue. n" G7
.
•
REVUE PE l'orient CHRÉTIEN.
350
maintenant de l'endroit où sont réunis les
manuscrits et de l'état dans lequel ils se trouvent actuellement.
Depuis les travaux de Tsagareli, ils furent transportés du monastère de Sainte-Croix au Patriarcat yrec de Jérusalem (1).
Il n'a pas été possible de retrouver la moindre trace de numérotation des manuscrits, telle que nous l'avons dans le cata\o<j;ue de Tsagareli, numérotation qui ne semble pas avoir fait
partie intégrante des manuscrits (2). En revanche, on trouve
trois autres espèces de cotes dans la plupart des manuscrits
1" un numéro écrit au crayon sur le recto de la première feuille
du manuscrit -2" une étiquette portant les mots -/Eipivpasiv yswc-.-i'.av collée soit sur le recto du premier feuillet, soit à l'intérieur
même de la reliure; 3° une autre étiquette de même type, mais
collée le plus souvent au dos de la reliure. C'est d'après cette
dernière cote que les manuscrits sont rangés aujourd'hui, et
ceux-là seulement figurent sur notre catalogue. Le format a
décidé de leur classification, le numérotage, en effet, commençant par les formats les plus grands pour finir par les plus
11
faut parler
:
;
petits.
Tsagareli (3) n'en a compté que 138 à son époque. Le présent
catalogue porte 161 numéros. Parmi eux, deux livres impri-
més
un manuscrit arménien {'>) et cinq porte feuilles
renfermant tles feuillets tombés ou détachés d'autres manuscrits (6)
quelques-uns ne sont, en fait, que des cahiers
(4),
:
disjoints de certains manuscrits et reliés à part (7). D'autres
enfin,
parmi
les
plus épais, ont été divisés en deux parties pour
les besoins de la reliure (8). Tsagareli affirme avoir décrit tous
manuscrits qu'il a trouvés ou qu'on lui a montrés, mais
ne va pas jusqu'à prétendre qu'il a vu tout ce qui pouvait
exister (9). Les recherches faites pour la rédaction de ce catales
il
(1)
En tout
(2)
C'est ce qui résulte
(3)
Cn-ba,
II,
15.-).
(4)
N"
(ô)
X» M7.
(<l)
N-
0) N"
88,
également des travaux de N. Mauu.
p. 40.
58, 59,
1.57,
158 et 159.
144, etc.
(8)N- 7,
fnhn,
(9)
cas avant la visite de N. Maiu!.
11,5,
1.
p.
3, 2, etc.
XXI, I.
[6]
3r)l
CATALOGLIi DKS MANLSI.IUTS GÉORGIENS.
de penser que rien d"import;inl n'a échappé
que Tsapareli a vues.
loL-ue permettt'nt
<les chiises
Ij's
nianusorits sur papiir ont
lieaucoup snulTorl des vers;
ciu\ sur parcliemin sont parvenus dans un ilal Inen meilleur,
«liioique les uns iM les autres aienl subi assez souvent l'action
Les détérioratiuns semblent remonter à une
"poque assez reculée. Beaueoup de manuscrits ont été réparés
et les inscriptions des pèlerins sur le papier ajouti'' prouvent
de riiumidité.
que ces réparations datent parfois du xvi' siècle. Presque tous
ont leurs folios numérotés suit au crayon, soit à l'encre. La
plupart ont de fortes reliures modernes en demi-cuir de couleur orange avec les plats en toile bleu marine. Quelques-uns,
parnn les meilleurs, sont entièrement reliés en cuir jaune avee
leurs litres en ^rec sur le dos. Les autres ont gardé leur reliure
ancienne. Du dépouillement général de la collection se dégage
l'impression que le travail de Tsagareli correspond assez bien
à la réalité, mais qu'il faut y ajouter beaucoup de détails et en
retrancher pas mal d'erreurs. D abord la collection ne renfernuaucun manuscrit antérieur au xi" siècle. La plupart de ceu.x du
xr siècle semblent avuir été écrits pour Prokhoré (1). Les traductions de saint Euthyme (2) sont assez nombreuses, mais la
bibliothèque est loin de les posséder toutes et il s'y trouve peu
des travaux de Georges l'Athonite. Il y a parmi les manuscrits
remontant à la \ ieilie période des traductions géorgiennes (3), mais aucun recueil ne renferme exclusivement des ouvrages de ce genre, et il semble bien que
ceux qui s'y trouvent sont là par un heureux hasard plutùt
que grâce a un choix judicieux, surtout si on les compare
avec le contenu des manuscrits d'Oxford et de Londres.
une
série de travaux
Parmi
les scolastiques,
représenté
1
1
1
(I).
Notamment
On
Ep'rem Mtsin-
(«
le petit
»)
est bien
n'a pas moins de quatre manuscrits de sa
les n<" 7, 11,
'),
3, 2,
18,
fie. .Vous
avons une série semblnble
di'
manuscrits des traductions do saint Eutliyuio, qui ont été écrits pour l'évèqui'
Zacliaiiedp Valaskert à Consl;mtino|ili\ ainsi quo les manuscrits du Tserki'vn\i
.Muzéïà Tillis, n°' I,tt6, W8. etc. (v. H. Vliopaania, Oniicanie pvKoniiceii, etc..
1.
I,
e.')
pp.
l
ss.
:
114-11.^.; t. II.
X"'^ 14, 73, etc.;
voir
pp. 132-13:fi.
la liste di' ses
travaux chez P. Peeteks,
Jlixl.
mun. geor..
pp. 31-36.
i3i
I
11
Surtout les manuscrit.s do la Bodieian Library et du Britisli Muséum.
V trouve sa traduction dos «'livres de saint lirégoiro de .Nazian/.oln"'
On
^.
KEVUE DE
3'rZ
E'dHIE.Nï CHRÉTIEN.
tFaductiun de saint Grégoire de Nazianzo (les seuls qui reti-
commentaires complets dus à Ephreni). Un
lïianuscrit de son commentaire sur les psaumes donne la fin
de l'introduction qui manque dans le manuscrit deMartvili (1
Nous trouvons là aussi un exemplaire complet de son commentaire sur les œuvres apostoliques; tous les manuscrits de ce
travail conservés au Caucase n'ont ni commencement ni fin.
C'est bien cet exeniplaire que Tsagareli décrit (-2) comme contenant seulement le texte des Èpitres catholiques, maison réalité
il renferme aussi les Actes des Apôtres et les épitres de saint
Paul. Mais le manuscrit ne renferme pas l'édition du texte sans
commentaire fait par Eplirem et dont nous avons plusieurs
manuscrits au Caucase. Aucun manuscrit de cet oiivrage ne
l'crment
les
\.
se trouve à Jérusalem.
Les autres manuscrits des Evangiles et
des oîuvres apostoliques qui sont à Jérusalem ne paraissent
pas présenter une grande valeur.
Parmi
trouve
manuscrits liturgiques
les
le
les
synaxaire de (ieorges l'Athonite
plus importants se
Ce magnifique
(3).
exemplaire appartient sans aucun doute au xi° siècle et a dû
être copié par conséquent peu d'années après sa traduction.
La plupart des manuscrits liturgiques portent des notes
grecques tracées au crayon en lettres capitales QPOAOFION
:
MIIN.MON
etc.
description
de Tsagareli,
Ces identifications semblent concorder avec
mais
ne sont
elles
la
pas toujours
certaines.
La moisson hagiographique a été moins abondante qu'on
pouvait l'espérer; la quantité de â'za; r,bpri\).é^x s'est trouvée
assez restreinte, mais
il
y a cependant des Vies intéressantes
(en dehors decelles deGrégoire de
Khandztha
(1) et
de Timothée
Thaumaturge (.j) dont on connaissait l'existence), comme
par exemple celle d'Abdul-Mesaia (Abd-el-Masih) qui semble
le
1:î.
(II-
15, 1));
son comiiienlaire sur
les
psaumes
(1)
Ed. P. A. Im;ohi>i)va,
1)
et sui- les
œuvres apostoliques
iI^;)?'-'!)
î).\-|.>fôip>5;jg:'^c:!, III,
pi.
I,
pp.
-J-lo-tl'J.
N" 138; le texte des œuvi-es apostoH(|ues, par exeuiple, se rencouti'e dans!
manuscrits 137, 18.") et 077 du .Musée Eccliïsiasiique de Tillis.
(i)
les
lu"
16).
(3) N°'
21 et 2&.
(1)
N"2; voir supra, note
(h]
N"
2.
3.
[S!
353
CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS.
avoir été traduite du syriaque (1). D'autres manuscrits anciens
renferment
phoro
saint
les l)iographies
Schio de Mgliwim
(2) ainsi
{'3).
de Jùsapliat
et
des saints géorgiens Jean de Zedaz-
que la vie de saint XénoDeux manuscrits modernes contiennent la vie de
Jean Damascène (4) et trois anciens l'histoire de Barlaam
neli et
(5).
Les œuvres de
saint
Macaire
(G)
dans
version
la
de
saint Eutliyme l'Athonite et les homélies de saint Cyrille d'Ali
xandrie forment
Vacesdze
a
no^au d'un recueil polémique qu'Arsène
le
rédigé dans sa forme défmilive
(7).
l'n
autre
manuscrit dépasse de beaucoup par son contenu patristique
I- bornes ordinaires du point dé vue littéraire. Le manuscrit
14, un manuscrit sur papier du xui" siècle, contient les
ui^vrages suivants
a) Basile sur l'IIexameron; b) Grégoire
de Nysse sur la création de l'homme c) une partie sans titre
Il
:
;
du
r.ip:
;jL;Tp(iJv
xaî
tiTaO;j.G)v
anonyme chronologique
nignoie pas parmi
les
d'Épiphane de Chypre avec un texte
suivi de d) sept traités d'IIippolyte.
On
théologiens que les sept ouvrages d'Hip-
polyte se retrouvent dans le recueil célèbre de Shatberd à Tiflis
;
N. Marc (S) et G. Bonwetsch (9) en ont publié cinq, soit dans
l'original, soit
1)
N"
-20;
voir
en traduction. Dans
/?.
le
texte
du commentaire sur
H. 0., 4 et A natecla Bollandiana, XL,
p. 259.
i-'iN-36.
N" 140; ce texte se rencontre autre part seulement dans le syna.xaire éthloet va être publié dans le prochain volume des ActaSancloriim, pp. 142-144.
h N»* 20, 36; cf. K. Kékélidze, XpucTiancuiii Boctokî,, III, Pétrograd, 1914 et
!i
II,
II,
.1
pp. 116 ss.
N"' 140, 51, 120.
lii.V 73.
7)
X" 151; sur celte collection
"l.f^fjiôo.i,
ÔQoe^obo,
v.
3. ôgôas^od,-]. j.KoOTgstCf
SC<'ÔO"^Ôa""'>
1023, pp. 293 ss. et 515 ss.
ntcnu ntcHcii, in-8», .Saint-Pétersbourg. llXil.
par G. N. Boswxtscb, Hippolyls Commenlar zum Ilohenlied, wif grund
.V. .\farr Ausgabedes griisinschen Tf.rts, dans TeMe und i'ntersuchungcn (1er
hrisllichen Literalur, t. XXllI, Leipziir, 1!K»2.
') lirei
Georgisck erhiUene Svhriflen von lltjppolyttu, dans Ttile und L'nlerliungen, t. XXVI, Leipzig, 19<J4. Die unier llgii/iolyl's \amen iiherlieferle
'irifl i'iber den lHonhen, dans Texte und Untersuchungeii,
t. XXXI, Leipzig,
S)
Ilnno.iuTT,, To.iKOBanie
iduit
I
ORIENT CIIKÉTIEN.
'
23
REVLE DE l'orient CHRÉTIEN.
354
manuscrit de Sliatberd (1) offre une
perdue (2). Le manuscrit de Jérusalem contient la partie manquante; on peut en déduire qu'il
représente un rameau indépendant de la tradition manuscrite.
Ce témoin nouveau jette aussi quelque lumière sur l'histoire
du recueil de Shatberd lui-même. Je soupçonnais depuis longtemps que ce manuscrit avait dû être composé de deux parties
d'orii^ine différente
d'un côté, Grégoire de Nysse et Hippolyte;
Epiphane
sur les douze pierres et le Ph3siologus
l'autre
coté,
de
avec la conversion de la Géorgie, évidemment de provenance
étrangère. On peut suivre l'histoire du nouveau manuscrit)' usqu'à
un certain point. Il y a, en effet, à Jérusalem un autre exemplaire de ce recueil, beaucoup plus fragmentaire que le précédent; on y peut voir une note constatant que l'original se trouvait à Kalipos près d'Antioche.
Il reste maintenant à dire quelques mots du manuscrit dvs
prophètes (3). La description que Tsagareli en fait est assez
détaillée et suffisamment correcte. N. Marr a vu le manuscrit
après lui et en a copié les livres d'Esdras; mais le manuscrit
avait disparu depuis (4). Grâce aux photographies dont j'ai parlé
plus haut, je suis parvenu à l'identifier de nouveau avant même
mon arrivée à Jérusalem. On l'avait divisé pour le relier en deux
parties d'étendue à peu près égale; il va sans dire que je n'ai
pu me rendre un compte exact de ce qui s'était passé qu'après
un examen approfondi de l'original. <Jn avait relié par erreur
les douze premiers folios à la tête du deuxième volume et par
coniséquent le n° 7 commençait avec le 4" cahier (Obédie, v. 9).
La faute la plus grave commise par Tsagareli, c'est d'avoir
compté dans le manuscrit 363 folios, alors qu'il en contient 333. Il lui a échappé aussi que dans Joël il y a une lacune
de deux fouilles il y manque Joël, ii, 4 à m, IG. Le commencede Moïse,
les bénédifiions
lacune, une feuille
le
s "étant
:
:
il)
iiia
v. e. TaKainuiîu.'in, Oniicaiiic pyiioniiceii
rpaMOTiiocTii cpeaii rpyiîinii.
(2)
Voir BoNWETscn,
défaut, et j'espère
(3) T.S.40AIIE1.I,
(41
copie
liruno
(le
la
n"
1
toc. cil.,
p.
=
n"
te.'ite
qui
lait
7 et 11.
N. MAriii est faite sur le
te.xte
OôiuecTBa PacnpocTpaue-
publier bientôt.
Violet, Die Esra Apocalypse,
clairement du
«
T. H, pp. 6o2 ss.
56-57. J'ai copié la partie du
»,
t.
I,
lierlin,
1910, pp. xli-xliii.
manuscrit de .lérusalem,
russe de l'OTMeTi) (p.
comme
il
La
résulte
14).
[10]
i
CATALOOIE DES MANUSCHITS GÉORGIENS.
ment
S.'iô
morne qu'au temps de Tsagaroli (Hosée, xii, 2). Si
s'est perdu ;ï la fin, il est difficile de le constater
pane que pour Tsagareli, comme, je l'ai remarqué dans d'autres
cas, la fin d'un manuscrit n'est pas toujours au mot final, mais
bien là où les derniers mots sont encore d'une lecture facile.
Le oataioçruc une fuis dressé, deux heures de loisir periuirenl
il Taiiteur
du présent travail de copier le texte du livre du
prophète Sophonie, texte dont il possède une transcription faite
sur la version du mont Athos
et une autre copiée sur le
manuscrit U (ms. Univ. Georg. Till. n" 1). Dans une étude
rjuil a publiée il y a (|uelques années (1) sur ces derniers
Mes. il a prouvé que le texte de a subi une rédaction gri';'iphile où tous les mots arméniens ont été remplacés par dos
équivalents géorgiens. l'ar contre en U on reconnaît l'œuvre
des Scolastiques qui ont retenu les arménismes. Il était visible
d'après Tsagareli que le manuscrit de Jérusalem
n'était
identique ni avec l'un ni avec l'autre et qu'il était difficile de le
classer dune manière définitivo. Mais de la comparaison des
trois versions il ressort que I s'apparente de beaucoup plus
près à
qu'à U, tout en ayant moins subi rinfiuence grécophile
que 0. Une étude approfondie seule établira si les variantes
s 'Ht d'une époque antérieure à cette version ou simplement le
est le
quoique chose
I
(
I
l
'suliat d'une revision parallèle.
Parmi les termes employés dans ce catalogue, quelques-uns
demandent une explication (
def.) veut dire à/.îs^/,:;
qui
manque au commencement; (def.
) signifie /.sXsJs;
dont la
fin s'i'St perdui'. On emploie aussi le mot nuskhuri pour désigner l'écriture minuscule ecclésiastique, tandis que mkhetlruli
:
—
:
—
:
désigne l'écriture civile et asomt'avruli l'alphabet capital.
G. désigne
liihliotheca Ilagiographira
ediderunt Socii Bollandiani, editio altéra emendatior,
Deleiiave,
///•flea/,
li. //.
in-8", Bruxelles,
:
19U0.
Robert P. Blake.
ili
IlaBkcTlH KaBKaacKaro
CKiixi. uepciaxT,
Moci;oBCKaro Apxeo.iorH'iecKaro
OTjt.ieiiiji
OCiuecTBa. Bbinycin. VI, Tii*.tiict.1921
BeTxaro 3aBtTa, pp.
r.
:
1-10.
LU
P.
II.
E.i3iiKi>,
O
apeBiie-i-pysuH-
REVUE DE
356
l'oIîIEXT CHRÉTIEN.
N° 1
Portefeuille
siècle.
XIII''
de
verte
toile
avec
en cuir jaune.
dos
Papier oriental déteinte rougeàtre ou crème. 279 folios qui ont souffert des
les feuilles sont séparées pour
vers, particulièrement au dos. Cahiers
:
la
un grand désordre;
plupart et se présentent dans
les signatures ont
388 >< 292™"; de l'écriture
328 >:
SOS™™; sur deux colonnes avec un espace de "JG "" entre elles 38 lignes
nuskhuri arrondi et régulier. Titres et initiales en
à la page. Ecriture
minium, parfois encadrés en couleur verte. Encre brune foncée. Ponctuadisparu. Dimensions de la page
:
:
:
:
:.,:,:•'
tions
Mémoriaux
Fol. Gr», dans
mémorial du fils royal Démenti
du XVlll'' siècle.
')J5 3^6
yejQog^l.
ÇfâotQ^b
:
:
(1^)86 ('/)
:
<;qc'î9gr)5o
:
j^K5;>;:ll>
flcjobbgB;]
:
9g6ogoîô.i
(monogramme.)
:
(pdorq^oî
2330-)
:
ô6d55K!OT
Fol. 87
:
à
r°,
:
0003 ygoGo
:
^fg^sj^cq
:
:
poCobp.irâOoôygyoTif:!
:
393
()g
:
marge
:
ligSo doôjo-
:
ro^-)~6Q6
;
QCQrogoeja.i
:
ôoÛ'btomgjmo
[o~96
la
en mkhedruli grossier en partie rogné par
Contient
commencement
dix lignes en mkhedruli
ciy i;)l> Uc^gaflio
yi,v';().ir>;)b
306Q;
:
:
,-1
de l'introduction,
l'espace libre à la fin
:
:
SggoGfQOîl-.
inférieure, griffonnage
le relieur.
Lecorainentaire d'Éphrem Mtsiré sur les Psaumes.
:
«"ob.'i j..r)..(T)
Le commencement du fol. Ir" est défectif
3b ^"ot."). (q^ b^gG^gcDi 8..J0.5 çj)~(T)b.'>
[...] .>0ob
:
9Ôtoc1
i,
b.S.ygigOgnKjcîabo).')
Ce
fol.
6v"; partie
fol.
E. Takaïchvili,
Au
fol.
Tv"
Çaofr).^)^
ogo 3~ço
5çogccî8...
.b^bb...
n'appartient pas à Tintroduction; celle-ci va du
folio lr°
2r" au
^""co
<33açï'o
le
Gg(||)6woD.~)
texte (titre en rouge)
6c5o56
(o.yogaiBgÔiiQ
a.ba)m,~>Q
ib 0îôS8gCT.Q
ôgw(16gçr>ob.S5.sr)
gojPSgJlob SogPS
Pères,
les
ço.^
.'looGo
^^êSmgçn-'.'^rp
:
géorgien par
om.'ifogO.sG.'^
Commentaire de nos
le
psaumes de David
le
bbg5co.~»
ajbignSgGo çobgoOTobBo.
:
Bgô^foob.s
990(^cora.Sgçj'
bp^c"""^
;l.>i"lob5
saints et bienheureux
Athanase et Cyrille et
livre des Psaumes, c'est-àil
fut traduit du grec en
patriarches d'Alexandrie,
ir)0
:
çgb^çj^agGooi \îog5ob6Q.
des autres, venus après eux, sur
dire, les
de
BggBcoi ic:^gjb55çofoogçT> 8005-
0.')05œ5
3.sfo-g5ob3CîoTO.bœ.VQ icoiBibg çq^ 35TOoçmgbo ro^
^cîOcoà
l'édition
1913.
l^^ij^roOTsgç^oî, III, Tiflis,
commence
(t)5
non conservée dans
bienheureux Père Éplirern.
3Ô7
CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS.
Le manuscrit a des lacunes à la
l'sordre
et
im[iossilile
est
il
s'arrête le texte. Les folios
I'
:
les feuilles
d'établir
sont en grand
précis où
point
le
Ht-l(J(tnnt soulTert de l'huiiiidité
1
sont d'un autre papier et d'une
s folios 1!>0-11I7
ancienne
lin
main
:
niuins
(xvii'" siècle"?).
N' 2
Fin du
Reliure moderne. Parchemin un peu jauni, 268 folios.
.\I" siècle.
Cahiers de 8 feuilles signés de î??~3
à
^
(lisez 69).
Qir>
(lisez 36)
Dimensions de
la
page
à
cî (?) (lisez 70)
:
39S
X
:
en tout
270""°: de l'écri-
X
185°"", sur une colonne; 'M lignes à la page. Écriture
semblable au tj-pe athonite, mais moins incliné, angulaire,
«t assez grand
on peut distinguer au moins trois mains différentes. Encre
:•
noire. Titres en rouge. Ponctuations
re
298
;
:
iiuskliuri
;
:
Mémoriaux
:
.",iU.)(Ôooîr> .)i)o5.
"icî
1
ol.
47 V". 3 lignes à
'V.'-l'^Ci'yf'J
~G
la
i].>
Fol. 27 r".
(5~o «ôgoio tq^
n~,)
ilg
marge inférieure, mkhedruli. ckIjiiwx'î 3~g
à la marge inférieure, nuskhuri ^.çV~i<i jn.:»
yac?d''JîR~ô sî^ aobBo 33oc!^6o aef'îG'^ejaS-
Fol. 17 r", à la
:
marge
la
<7;)6ob <tp,«^.>îrX'jô<)b
nuskhuri grossier
inférieure,
<)~yisjjl>o <,o.>iloô^afi
OcîG^ôgfÔo gciçogoejo Og fl6'b6o gbioi
marge
:
:
sf'i
b.jj^gFiejb.V b""j^g^ob.>
6~6 :
Fol. 68y<>,
2 lignes
inférieure en mkhedruli élégant. 306 o.j.bnrKÔgo) .'>nnbo .^pSci-
l>;^j}?^i)b.> û.xÔyioiJViyi.M'ô
'',I'^''S','-H5?'<')c^
(pgbogwb.^ Omcjq^jjc^ MC'îoioîjio ofiG.b
Vi.)êj(0
Vi^ OgCytfjôi oGgôgo) Ggoob.) gôc5 ooJGobi.
marge extérieure deux notes de
la
même main
81 v°, à
Fol.
la
(nusklmri XVIII' siècle),
mentionnant 1) le .scribe .Nicliolas (c'llpg<'ô.)s^o Go^c^EpciT)) et ses parents;
le moine Daniel et ses compagnons. Fol. 136r°, à la marge inférieure,
it-morial de Besarion; de même, fol. 21 Ir". Fol. 2t);»r», à la marge
extérieure, inscription en 13 lignes en mkhedruli négligé, très difKcile à
déchiffrer; de plus, les extrémités de toutes les lignes ont été rognées.
:
Contient
:
Vies des saints.
l.(Fol. lr''-lUv".)'nJ3^)3cj;'o Bgô.^ôSob.^ 00^3.^6;) «^.>ajbjjic"ob5n
jj.Kofo.iQ^çj'gôob^
(D^h
de S. Jean Damascène
Marie. Im'. è^a^Ô.^a
ôto(3gf)0.-)G...
jnOrocnob^GSoîôyçnobi
'{îOoyiob.)
:
sur
la
mort de
a.icocr)çjiob;)n
la
:
:
Sermon
Bieniieureuse Vierge
3000^6(36
oo^g^
boîç^c-îOcciG
La commémoration du Juste, comme disait io sage
le fol. 7 un folio a été enlevé; deux autres
Salomon... Après
manquent au deu.xième
ac^OQQOgîQ^o Qbcjfojjôob.ia
'ôoiaatr>aiG
050
3;p
cahier.
:
Au
fol.
Sr", inc.
;)Gj -^oinAm 600^0.^
aj^bC^çj^o
[la]
,'>0ob.">
bo^jt^oçT-ob^o...
acéphale.
gOoSifo.
Des. (def.—
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
358
10v°.
a^gac^o
3;^
tooîGob Jo^oiQ roi^LDttjob...
Toute intrigue
était écartée...
llr"-18v".) Homélie
(Fol.
2.
3o65
j»]53l)5
acéphalon. Inc.
ii
t)Cîçc:'c>î
65b
Ô^rogiQ oi^gOàb^) dob>> ^m^ cng P55Qcn5c)g5
;)c?o(3ôS5
9^cîÔ a^9G,^ acîygàbo aoîygibb.^... Mais, en ce temps...
occt355g tçbaàbjgç^ob.^a
œJg6gc;>o g
18v°-22v°.)
(Fol.
3.
giôSço^QS^CCgÔolib cn^b ÇOoçQobi çoScocnob
lie
de Jean Damascènesur
III
mort de
w^agm^ l^aaSS^Oo^Q
Marie. Inc.
foiaoDi
la
8ifo5çoob
Homé-
Bienheureuse \ierge
Çco^ggç^coùQ Ihm gbg
ogo
biygicogçi^io
Ço6b3g... Parce que c'est la
93ociÔaç5^ob.")b.~>.
la
.M-ôb.
o^bgBgÔc^çpgb
a^cno
coutume des
:
a;5o:>
enthousiastes...
4.(Fol. 22v°-30r°.)OTœggb5 bg^^gaôgfobi g
:
(note
du correc-
ÔbÔoç;-'5b:>
5g
teur au-dessus de la ligne ^aoÔO^oa"^^
î9
bbgàb^ 3oD5
5gô-~>P5ob5 .sGcooacîb
locntcî)
:
\î.'>3gÔ5Q ipaorDob:> ço5
:
Passion du saint et bienInc. joaa'^"^^ 0001560Nicomédie.
heureux Anthimos, évèque de
Bojcctagçogçm gôobjoîSpjbàa. 3 sept.
^05^0
ob.-)b5
âO^''^'^'^
ôotùB^oobà
JiÇ5;'.'>jo
5(ob bibgçmooi (jo^o^ag-
du pays de Bithynie au delà de Byzance
tt)()^Q... Il y a une
appelée Nicomédie... Peut-être y a-t-il une lacune d'une feuille
ville
entre les folios 23 et
30r°-33r°.)OTcnggb5bg3Ôg3Ôgeobi'b
5. (Fol.
çni>
2-1.
:
^^agÔ^Q^aoçoobi
çogiÇçjioOT-agac'jbocnobi api\î.^aob5 boî'boîGobo. 7 sept. Pas-
sion
du saint
et
athlophore martyr Sozon
:
Inc.
a;)jboao,s6gb
aOT536cîÔ5b5 3oçr>ojo5b. PS58gcr)g ebcîgBçogÔoîçoi ^^gcoom-ab^bgfogôàbi 3oG5...
Quand Maximien
était
gouverneur de
la Cilicie,
parce qu'il vivait dans l'idolâtrie...
(Fol.
6.
Ç8oçoobi>
33r°-37r".
<io5
)
ycî3îs;^5ço
wOTggbi bgjôg8Ôg6b5
Inc. Çaoro.-)OT5
çr.gÔ5Q...
Il
aco.Ç5agcD5
ac^Ç^aobi
^gÔgc?ob5
15 sept. Passion du saint et très
ôgff'oç;-'
est bon d'accomplir la
louable
o7)
:
^(i^agôiQ
Bo^oj^iûbo.
martyr
Nicétas.
i,nb b.~>^bgr)gÔgç^iob5 ifobcog-
commémoration des
SS.
mar-
tyrs...
7.
(Fol.
ycîSîmàfi.)
de
37rM5r°.)
bg^ôgaôgfob;» 03
^gôgç^ob.'i 3('}.Ç,^aob5
la sainte et très louable
:
^^3gÔ5a Çaorçob.^
ggtggaoiabo.
martyre Eupiiémie. Inc.
[14]
fo5
16 sept. Passion
3gi3]('îôjb5
359
CATALOGUK DES MAXISCRITS GÉOUGIf:XS.
;-)C?0(')or){'îab.^
'ornob.'»
îp.">
!:!.^G;^bo
sans
ilobob.Mj.
le
loi...
o^
l)j,^6a*^";i"^'^
(p.^iJgô.^a
:
(ijCî.yMlbi)
Jlcî'jî.'x'lob.^
yC^.'iÇ^-^y>-J;)ô;'^Cr'f>b.N
0('3(p.i<_gob.->
Sous
a\)<'\)CroÔ'^'^^M^^'^---
et
œcnj^;)yb.^
45r°-r)7v°.)
(Fol.
S.
;"]35^;')Cj'Oîub5
yi.'»
de Dioclétien, sans Dieu
\<"j:ne
22 Sept, l'assion
ilu
rti.N
saint et tout
louable martyr Pbocas et de Jean son élève. Inc. ^oâSsgç^b.N
3<^b5.^r)5oDg
Ç;ic;>b.^
année de Constantin
^Fol. .j7v°-01v°.)
9.
Boniface.
Inc.
hommes,
et l'a déj;\
(Fol.
10.
\^log)ob;> y)5
oi^bocn.'»...
Il est
doux
comQOb.^
.64v"-69r\)
iQîob;>
ôô'^'^C;'
•'>wbf!J.') b.')Ç.->f();)çr
6g(|).^6ob;>
Ç()oy).sGo
T);]Qob.>Qcn5 ÎQ536
.^oi.^G.ibjjb
I
roi»
.'joD^G.^b;")
:
(lOT53.^c>S-g3ob-
œuvres de notre
note du scribe
5foço5fo5
ilocn
bb^.Na Sicocniç^o
et étaient
:
^j> çog^Çcï^Go
g.'^GoggfooflGgb b^foyocnocni
C*-*
le texte finit
up de saints brûlaient
le
patriarche d'.\lexandrie. Inc.
le
3o^?3'^il^
d'en haut... Le scribe ajoute
cette vie
Ç.^OaÔào
:
martyr Théodore
:
SiOobi BggGob.s
3boî«gô:)Q
i<^.>Q (lôS;^rpo oçiP}
(
()T>
de louer les martyrs...
85obb6 Ô~ gtc^fogôàn
Athanase
saint et béni père
•h.'i
XD^
0o}5b;]Ggô;»a8cî^.)(J3CD5Q...
jciocîbob.^ .-»ç:;^9^^b.>G<ofoogcnob5a. 2 mai. Vie et
»3-'>Cr'Go
'^'^
Q)o©gôgçj>ob5 8cîÇi8ob5 cogoïçpcîfog (5oP5c3nob.>Q.
et désirable
ft).^
~'^'^-
Notre Dieu aime les
fgjôgôSa.^çj^b.i
11. (Fol. 69r°.) cDcnggbà
'
du saint martyr
montré par sa grande compassion...
17 février. Passion <lu saint et glorieux
Jeune... Inc.
\i;.>âgù.iQ \-)i)hy3ob5
o-'»6'"-*^'^ba-^"c)
^yjçpcîôoiDi
OpS^^ac^ocT».-)
:
16 juillet. Passion
B^yGo
cjOgnSOTo
première
la
roi...
mœ^jlb-b o3çjiobb.^ 03
a«Goy.%G(5;)bo.
iirî^^ilob,^
oftoGyôb
grand
Dans
âgojob^bà...
çpoç^ob;>
le
:
a^'O ?'^"-
ôScîagçr)
S>à3'pafogo)
5(o.~> ô^'^j-jc^Grji.-)
comme
Beau-
:
transpercés du désir
Je n'ai pas pu copier plus de
de saint Athanase, parce que Torigina!
était
fautif et
je n'en avais point d'autre qui fut correct. (Voir plus bas n" 16.)
12. (Fol. 69v''-76r".) 0D^g8gîc;^o
Ç8oQoob5 çpi 53(5ifîSob5 856obà
R^-)g6obi
0013^63
ÇOorpob.^
p8coor)ob.> i)3c»îÔj)ç;f>ob5 O.ifo.irpob
8t)bb.K
sur
la
cîjfocî^ofoob.")
:
gbtnfogôob.')
co5b
yoî3ç;;'.>V!0
^•'^cr'Çj'jÇT'ob.s
O.ifoo.^-
Homélie de notre saint et béni père Jean Chrysostome
vie de la Bienheureuse Marie toujours Vierge. Inc.
:
[151
360
REVL'E DE l/ORIENT CHRÉTIEN.
3^900^».
Encore l'évangile de
••
encore l'évangile de
joie,
la
délivrance...
Tôr^-DOV.)
13. (Fol.
gfDO^oçmo 6e3bgç:^ol>5Q
().^jwor).>Qbb5.
sur la
.-><l()b
:
cr>j;;39gc;io
^iloooob.'^
O.-iaob.'i
fi,-;3;]6ol)5
Qbojrogôobà cn^h çoobi 9obob5 ÇOomobi.
Homélie de notre saint père Grégoire de Nazianze
sa sœur sainte Macrine.
vie de
\îgboOT,s
.~5g)^;]wob.^fior>.'>...
Inc. tbbg
La forme de
:
Çog6ob.'>
ce livre est
comme
une description...
11.
(
Fol. 99 v°-109v".)(déf.— ) œ^g8gç;^-io \iilorpob.^
6pîbgçiniob5Q
95(lob.> lîggBob.'i gfoogcqçj^io
fl)Ofpob5 Ô.^boçTiobo
(38ob5 cD^bob.'>a.
béni père Grégoire de Nysse
grand Basile son
{mil.sG
frère. Inc.
:
^gœoçno ^gbogo5gÔ5Q
imposé une bonne ordonnance à nos
15.
OTjg9gç^o
6j^o.->b
I10r"-II5r°.)
(Fol.
6gô56ob.N
Homélie de notre saint
Commémoration du
\ï9o«)ob;)
fp.i
et
saint et
^055035 gçg^-
Le Seigneur a
<pçogb b^bÇigçmoDà "bgçoi...
riggBcrti iO.sco
fo,->
3gbb85a ÇSoçoobà
:
fêtes...
005
Gg^bêSobi goocj-^Bab
j^Sfoogçnt) aoo.'igàro-goob^cîSco.bobiQ. focciSgç;!^ 3criC)b55-
ÇQgf^i^àçmùjbi
0Ç595.
^^Ç^Çgç^ob.'i
95co.'>niol')
^oîfoQogçm OJ965
b.^ro'p9g6oîgÔob5
9.-)foo."59obcn5b.
gçg.^p^o
BggGo ogb;g
oa^b
co.^9gœg
;)"<^^Ô9-
Ç9oçoob.>
.^9ob556
Homélie du
saint et béni Épiphane, l'archevêque de Chypre, qui a souffert
dans la Métropole de Constante sur la foi et sur la Bienheureuse
Vierge Marie de laquelle naquit Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Inc. ÇQ9g(ocr)o i>(oi> bigji jjob gboçT>53b àro59g^ focri9gçj^o ogo .iôSb
:
^o>>^cn>> 969ob5OT.v..
16.
(Fol.
9.^9ob5
Ggjl^.^ôSob.')
ç9TOogç:^^()b.VQ...
Athanase,
C^giÇGgb
Personne n'a vu Dieu...
II5v°-I29v''.)
le
foi
ebcîfogÔ5Q ço5 çogb'pçmbo Ç9oçpobi ÎQ5
BggGob.^ ico^Gibo
Passion
et
patriarciie
g55ogg86Ggb
gSobjoioci^bob^
œuvres de notre saint
d'Alexandrie.
."iÇj'g^lb.^G-
père
et béni
Inc. âro^abç^iGo 3go-
bgfi53oç:poco5'8ocD'bgQob5QOT5...
coup de saints souffraient et étaient transpercés du
haut. (Voir plus haut n° II.)
Beau-
désii-
d'en
Ç.^9go5Q Ç9oçQob5 c).-> ycQ3ci;'5ÇD17.
(Fol. 129v"-I31v".)
^gÔgs^obb 9cîÇ;)9ob5 çofoc^bobo. PScî9gç^ oyoî àbgçmo (^foioiGgb
âgc^oba.'i.
Passion de
la sainte et très
[16]
louable martyre Drosis.
361
CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS.
Trajan,
;;)œoç^n)...
18.
impie, avait une
le roi
(Fol. ISIV-ll-iV.)
e^'^v"';)^'-^"
g^DSt'îwgôgc^obio
(•iGcnjoiôSQ
u>^
oboçmBi 5.>(Tj6g5o. Vie
<">cQi\]ç:^^r)o
bbg;>tn6
8^'<'îf''aô,NQ
liQjGob.s
0.)()(.b.-.
^y).^ôr)C};]m;)i.i.
c1;>co
notre saint père et ana-
tie
chorète Onufré et des autres moines
a vus. Inc.
fille...
ÇOoaJob;!
désert, lesquels Pafnut
du
bijoOâimoîQ yj5b56i(^(03Çjio... La vie divine
et iiéuie...
142v°-156r"'.)
(Fol.
19.
moîBgç^
{)g;j5o(5QÇj;>ob.sQ.
iK^coOtjcl
Qbc'îêîgÔ;>a
Çaou)nb.^
oyoî^c^ftii
u).i
r)3f)M'oob.'>
^y)5Ô6cQoo5
Omt)
Vie de la sainte et bénie Marie TÉgyptienni',
(.o^(o^oGob.^(r>.^.
qui demeurait dans les déserts du Jourdain. Inc. b.5on)^-]i)v'-'CîQcnà (sic) cljtjob.'iOTi «)59;56b3,iQ jjœoçr. .-ifôb... C'est bien
d'observer les saints mystères...
20.
(Fol.
lÔôr'-SiOv".) agcocnclàn
(^bo3M;^ôob.sn ((lOorpob;»
G^^^iâSob
çp,')
rn.-»
COOcob.>(0
i.lfrîîo,'-).^^;^-'*'^
(3.^c1ob.s
fi^;)r)()b.> ;-,f5ogoîc^()b()
.^coJoO.'.Gyicoo^ob^ia b.>GdiTi.)bo) çnà 3.)(5ôgô)fiiob.^ .içQil.iSjjGgôgc^ob.^n
ilob
yi.^
rocn.^
mibi ^bgG^Ôia (au-dessous de
i).)3.ico5
6g(55â)OT5Q
bàjocDb^so
la ligne
.>.
en noir) 8653.^-
Travail et labeur de
notre saint et béni père de digne vie Grégoire rarcliimandritc
de khandztlia,
le
renovateur de Staberd, et avec
mémoration de beaucoup de saints pères. Leçon.
i^Q^ .)cob boÔmdGg... La saii'esse est donnée...
21.
(Fol. 221v''-237r".)
iLnlobi fi3j)Gob5 ;5fpwo5
(s^'c)
()i5b^.^30îÔfoo3cn5b533goDiQ
;)bg
o)jgiV-]çj;'()
:
f£)5 'bàj^ojOD.'i
fîCPgbQ^ bgç^obi
com-
Inc.
8033-
^5
:
3gbj])QGôgçncoi cn5b
3.iG.^955co5
:
:
:
:
àOcîQoob;)
5""3bG cîcî
9305Ï'" (sic)
SgfltPôC^âifo bgç;;nor)6b6
^bGgô.'ib:) âtjc^f^fcjg
G;i5.^wobà
n).->
jcoo^gçm .^oob^Pîocîbob.ia
bi^ocnbùso o3O0Db3gôob
bgC'-'ODdbi
^Oouiob.s
lui la
1.
;
rçi OTg
goGçogb
Gg^-icocb;} O.Mlob.^ gcgmoilgb
.))àW50Goîmo 5cob. Homélie de notre saint et béni père
«ur
:
gwobà
André
vanité des choses humaines et sur les
évêque de Crète,
défunts, etc. Traduction de saint Euthyme. Inc. Jg^û^^coo^im
.>ô)j
la
w.>n àîôh b.>^0gco.>5.>Go j.>Qeîô(oci3o>;>o...
En
vérité rien des
choses humaines...
22. (Fol. 23Sr°-211r°.) b535PS3gç::;^gÔ5D îp5 b^bÇ^geiio ÇOorpobi
[17]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
362
5ofo3gîm Ç5(3gÔol)5. Miracles et prodiges
quand
encore de ce monde, avant sa
était
il
obyoGyo)
du saint martyr George,
(ly.'iGoî
b^^jwygçrio çyof^o...
lîgilGcî
passion. Inc.
mes
Entendez, ù
une grande merveille...
frères,
23.
œœ^gbi
244r°-268v°.)
(Fol.
5g5l)ôrcil)l)5
^^
\^à8--]6ba
:
\îi)o^)ol)5 fo5
yoîsc^^î^ ^aogc^olii fog<^5j5eol)5 (à moitié gratté)
o5l>o5ol)0 fD5
Çilog).'>co.">
.S(o.b5ol)o
Ç05
21
toute louable Basiayet, des
(sic),
Agapius
et
dgcD."»
cIcciÇiOga).")
5cîr)(5c'îQl)o.
martyrs ses
SS.
Pontos. Inc.
Sobmia
cngrQgcciBo^abo.
Passion de
août.
fils,
.
95^bo9oi5g
sainte et
la
Theogonia
i'ji^gibG
ô.^6bQi>
Maximien publia un édit funeste...
r"
Au fol. 255 en marge inférieure de la même main que le texte
958560 OT^-^ Qom9oçm OL|CQb 6^ 95Ôfo5gnCîÔor) 56(^OC3^b^gfO0î0D5 135
Ôc'îfocc!ôoÔTOf).'^r)gô.su...Leroi
:
(sic) oycj b~b()o)
Bg9oa) fooî9gçTi rpçog
PSgogçji(?) y85\r'^çnH) çp5
(?)
J5çji'j)j-^çmo rp5
Ôg3foo 9crî30g)C>îÇQ5 Ç559g-
Q6cîÔ5a figSo
<-jç;'^o)5
0)565
gfoÇygçn oyoî g.. 5 A la fin, il y a une
note du scribe Jonas disant que la vie de saint Basia et
d'autres nouvellement traduites, ont été rapportées de Kallippos,
ou reçues de Kliakhul, puis une liste des vies contenues dans
le manuscrit. Cette liste est très difficile à lire, ayant été
fortement grattée. Ce manuscrit est décrit par N. Marr,
/KiiTie Tpnropifl Xan^aTlilcKaro, pp. xxxviii-xl); quelques
erreurs et omissions sont rectifiées par B. H. BeHcmeBim'b,
oypî
<S>^ ;;5côlirp5 ^^ooog
ro5
BocTOKt I (1912), pp. 6.5-68. V. P. Peeters,
Histoires monastiques géot^icnnes, p. 208 note 3.
XpiicTiancKiii
N° 3
du X!° siècle. Reliure moderne. Parchemin blanc de bonne
un peu jauni. 220 folios. Cahiers de 8 feuilles le premier n'apparpas à ce manuscrit, mais au commencement du manuscrit n° 2. Les
Milieu
qualité,
tient
feuilles
:
ne
.sont
(d;) (lisez 35).
28) (déf
—
pas en ordre
Avec
le fol.
:
il
faut les classer ainsi
7 r» inc. cahier
g» (lisez 4) et
1
x_x 4 6 3
ensuite à
3(3 (lisez
(fol.
X
25
X
Dimensions de la page 398
294
aVS"»"; de l'écriture
ISO""»; sur une colonne, 34 lignes à la page. Écriture
nuskhuri semblable à l'athonite, comme aux n<" 2 et 7. Encre d'un noir grisâtre titre
à l'encre rouge, soit en asoiut'avruli. soit en nuslduirl. Ponctuations
:
).
:
:
:
:
•
:
[18]
363
CATALOGUE DES MANUSCRITS OKORGIEXS.
Mèmoriatix
Xili" siècle
marge
Kol. ISr", à la
:
(?)
:
inférieure en
ci fitoni.y'j ocîg.-iBg c'},-)cÔci3o<ôc'i
il('jô.>yMcr)(>l)6 (?) :1').>;j,>i5o.')b6
jif'jtl^.c'j
{ft.i
,-)~y
:
Kol.
•'>'/'<",";l
mkhcdruli à
7'2v",
j-iobcjbtocn
ô,|l)6(ooc}6
=
l'.'iom
1814.
i!>5
de
ôoaoîœ;^
Nuskhuri encre noire.
.(..jm-^ib,:)
çoi jç^i^OùBibi
inixnoi
\^"
0~fi
:
:
Mémorial assez peu
du texte en asomt'avruli
.'>r).
fin
Prière pour
vi~
inférieure.
(sic) etc.
df)
a
père (leorgc.
le
n^hci
(t rt à la fin
:
<)~a
Jf^D-oîBb
;\~i\
mémorial de Besarion Kaikhosro. A la fin du
mains différentes: a) .Mkhedruli pas élégant:
trois
•icre grisâtre, f^flocjjicj
,••,"<)
marge
la
Fol. 93v°,
teste inscriptions
i)~da
l>~cr'i>a)i
:
Jc"i)l>.>
;)P"<>
(Ig y;.^....
inpréhensible de Zacharie. Fol. 20v°, à la
noir
deux lignes inklicdruli
n;)()li<,<-|.){r';i
yc^oo
îl;]opj;)2^jj
bgsr^b;)
p~6
ôoosi^aflob.i
(::')
(sic)
Mémoire
{pi
d'Klie
(?).
«lobm.i di);>OT5
3o6g5 JûcôdùBpîb O^bQà 0~6 !?~5.
o Nuskhuri
cjà
.Mémoire de Rartholomée et de ses frères Falvan et Djavsan.
oncre très noire. \î~fT (^oOcjcna 3~V>
Invocation
à
X\'I"' siècle
:
p
nRf'îif3aSïr3^"
b,)p^.>Sî7o
Bpjûb;»
Timothée.
saint
204 v",
f~ci
iQ~i'i i3~0('î iQi b^cpc'î
55"*
ii~'^'>
âojBitiPîBo
flc'lB^TpcuBcnà
îôgmo
bbj^a!5;ob;>366
çni
Oobœi
{ni
Oobo
p~"y j~.'> boy~oc^b.')
')yM-)3
Fol.
16
,-]abb.')
Oyo^.'^.^jîï^a H~'^>-'^
^Birjfig^^jbo .^^^cjb
:
du
nuskhuri
lignes
ec'iif,'3"P?"'^
dob
^b^-^jtjo
OOcjôac^oDà bggjo o^bgB b^gjg-
âaSTijoTiagiag
OobBo gcjcrn^osrjBo
çgi
3ÙQ Oa GW3~$?;i>''> ^o of'-^'^ac;" a?-'» a6:)Çiojr>30în ;i(î3a5r!'
Ç~cn6 igpgosTï^a) 9aO(r)bg636a flaspotôbi b~'bo ^ot^sî^o i>(ôi>
iftc'jRbsr^aB
'/"pjB
•,'i.)
îoiBpî Oa'^C'f^''"''' «IcjtlOf-jbaCaofQocD.
(t)i>
<n^~5Q6
aB^Bo n>.itn^3Ba6 ni.> b.>j(iaBo ^^i>u?ùy,>a^23c)'j
Long mémorial de la moniale Ruth Kaposdze.
(>M'ab
Coudent: Vies de
,1
aoob^cîCj^G
.
MibjCîSoîbobàQ
:
:
C3"~B
saints.
Vie d'Épiphane de Ciiypre
1
ilc'j^jo^baBc'îb
•
biÔoGgbo
^6ç;i;'5^5tQ
:
(v.
:
plus haut). Inc. (sur
joob^^cîocQbob.^a
foo5cîjPîfo5co5ro
:
:
fol.
2)
:
Scîç^oôogbi
:
Lettre de l'évèque
Sabinus à Polybius révoque de Rhinokouroura. Inc. a^^-Koc^c^ô
Î^Sgcocnb^ SyDooi:»
Xiptv
lyu)
Des.
T(T)
fol. 3.
ôOR?^ OoîfOj^oBgôocoi
c)î3f5(T)ob.">cct.
C?f^63^ a-^3 f>a9 ("5^ îoofobca Oîorc.gçT>OT-6c^(3c);35fooî
:
Trpoceû^o'j [aoi açie r/i;
!£fii)ff'jvT,ç
Dki.f.iiavf.,
n.
II.
Scu
Tarep...
G., .j9S-.j99.
Vie de saint Sylvestre (continuation du texte dans
ycctsgçnoD.^ 860D
Inc.
.
OîôJ 7.x\ Trj ùii-t-ipz ~pz()\t\j.ix...
Ç3oço5c^ 9i85cci
2.
OcqG^sc:!
lgfoo6(P5
(3çj;'33àa
3P)œÔ50.)rQ...
le
n" 5).
Vaincre
tous les juifs ensemble...
3.
o'J^"]8^C^o ^30î'bO.>G
û^b^o^QfiJobo.tÔoîOjjç^
[19]
5f3b
Sgggoi^
liEvuE DE l'oriext chrétien.
364
0023563
C2^ro,cî5o6ol>5or>.~>
jcîO^Doot jcîGbôifjôoBaço
(^sic). IIoiiK'lie
du Cosmas Vestitor, un des skeuophylaxes impériaux, sur la
translation des reliques de saint Jean Chi-ysostoiue à Constantinople. Inc. S jwaô^gjGoî jwotôgl) 0o3yg5foa6cî çoi lio^Soççob.^
congrégations qui aimez
3cîl)gf<56a6c'î...
le
Christ et voulez
être pures.
Delehaye, B. h. g., 878.
4. orxTiggbi (érasure
Ç3otool)5
c1c'î^5çti5^c'îo5q
(Q>t
fijT)y[Jol>5
notre
la ligne), glscî^aô^a
ço8gf>SoD-3g8cQl)oç^ol)5
Q56
9^9oli5
b5^5co3gçmcD-8cî(^0g<TDol)5Q. Vie et o;'uvres de
d^oOccicQg
saint
de presque toute
Timothée
père
le
Thaumaturge, semblable au
gàGoD^gOgc^obi
l)535fo3gçmaÔ5a)5
3o65 ^^oOcQoigb OiOgçmo oycî... La patrie du
grand Timothée
Christ.
<Qorpol)5
Inc.
ço5
célèbre par ses miracles était (1)...
tbOobi BggBob^
gbcîrogô.'ia ^iloroobi
T).
Uœ^sàfo-gobjcQoCQbobiQ
52og^b55çofogçji
Go3KiSoîçjogçri955 goobjoîSccibSbb.
oo:!35Gg
8CT.^iy5çT)ob.~>Q
.^çoÇg«5
:
P)cc!8gçT;>o
5rob
çi^gcriB^ooîb
355coobiQ.
Vie
de notre saint père Jean le Compassioniré (?), le patriarche
d'Alexandrie, écrit par Léontios, l'évoque de Néapolis. Inc.
3o6gÔg
çoi oBgÔgb' 868501.") 8501 ww,8gçji ^oPSagçm
çQ5î^3gb Ç8oroob5 580b
SQ5
BggBobi oysBgb
858ob5 Bggbob^Q... Je voudrais,
et
pères qui nous précédaient auraient voulu...
les
6.
'p.')8go,">n
^'3()(oob5
^""•^Off?
^5ç:o;-,jb5
Tjgai.^
g3c:?abo5b5 tgc^b...
Sous
in-4°, Tiflis, 1918,
QbcTtrogÔ.'iQ
t.
I,
<;05
l'tre édit(5
8Çyg8bon-8cn53TO(?îû5b.'>
règne de Namérien sur
l'Église...
pp. 5-10.
b5^^50)3goT)go.^Go
bo^^oçT>oob5û
8oi55'bCT.585G ^i'8oçoob5
Va
.
\i6og)ob5
B^^gGob5 gPSogcctç^o goob3CQoc'îbob5
^-j()b5û. (oc>î8g2T. .^iob
(1)
Inc.
.NG^oPîJoibi
le
martyr
SgojKiÔibà 6g8gwo5Gc3-
saint et victorieux
Monumenta Ilagiographica Georgica
Edité par Kékélidze,
8580b.')
du
d'Émèse (Hamel.).
Basile, l'évêque
bobib.'i
8.
ôgmoc^i^o) 8dç;;iob5 8caÇ.s8ob5 o5boç-io
(!_>5
gSobjPîSccibobàQ. Passion
:
<(j5
Gg(|)5?5ob5 f
.-)3(o.')35G5gçT>OT5
5ço\igpS5 ç^goîG
j.->Ç5;>5-
bg3gb85G
çq5
853ob5 BggGobà b5Ô5Qb gn53(oob5 8585-
par K. Kékklidze dans Bibliolheca Hagiographica Georgica.\
[20]
365
CATALOGUE DKS MANUSCRITS CKORGIEXS.
li.<bc;>ob(l.'>6.
'.>(0(ji)r).'>
fopjOgc^o
.'tioh
ft;-];^Gb^
,ir)i)b.>
J-'>ç:;''.v]b.>
miracles de notie saint
et
et
moyjbà
floG.^
b.-)r>i(^fo;)C;Hl.'>&
IfocrjOb. br^c^cî
^p.'j^oœ
Vie
(|)Oj)çj'9.')r>.
béni père Gréuoire, révèque de
par Léon (sic) le prêtre ot
l'hisoumène de la laure de notre saint père Saba.
Tiailuit en notre langue par le béni Davit Tbeli. Inc. b.^HoGgçno
Girgent, qui est en Sicile, écrits
moini',
"'
b.^^^iÔggc^aû.m (pj bùfôggôycj'o bgc;;>ob;)Q,..
ili)Q\ï<^C'îOjc''o
:,Ï£pîv v.xi xvjx-ï'.f,--.yi Oaj;j.«...
-
Delf.have,
mmggb.»
9.
O;)obb;>
martyre Irène. Inc.
^DSO
rp6
^Ooijiob.'i
^ofÇj'jiV-jt^Mib.^
306-
Socosgc:^ Ç^wbfogç^-'m.N dbcn j.^aoi;> oyoî
^^^ac;'" ^"3'^'^'^ (S*c)...
j-r;c-/£v
Les
Ç.^clyÔ.^n
:
ocoo6gbo. 5 mai. Passion de la sainte et glorieuse
.i(î^.>()()bo>
'.1
g
H. G., 707.
fi.
Kx-'x t:j;
zîOÀagsv-a;
-/.aîpsa;
3^T'.Xîj;...
21.1-220 sont fortement détériorés par rhuiuidité.
fol.
li. H. G., 9.Ï3.ObibgfoGo ç^à gçjôicciQ-
Deleiiave,
Des. (def.— )foI. 220v°
l-t")."»
.~>ro.>
lco[
1.^
'^DSO^"*
©•> 3a>56OT^5.^
8obcr)56.'>(T).>
tP'"" -"^f^G'^
Oicn
àfo.^Ojy/i '^g^^.
H. BcHeiiieBni'b, XpiicT. Boctok'l I
Voir la description dos manuscrits 2 et 5.
Décrit par B.
pp. 6j-(>S.
(1912),
(Tsag.vreli, n" 101.)
Jjo
91 v°). Reliure moderne. Papier oriental de teinte
dur et à côtes, piqué dans les marges par le.s vers.
le manuscrit
numérotés au crayon. Cahiers de 8 feuilles
Kcrit par Saba
^iis
4
(fol.
brun, assez
IU7 folios,
:
roinmence par les deux dernières feuilles du cahier o.> (lisez 11). Dimen212""™; sur deux
Mons de la page 393 X 301 "m; de l'écriture 326
lonnes, avec un espace de 22™™ entre elles. 30 lignes à la page. Ecriture
iskhuri. Encre noirâtre. Kephalaïa en cinnabar. Ponctuations
Mémoriaux : Fol. 72 v, à la marge e.xtérieure en asomt'avruli rouge
:
:
X
:
:
iichevétré (b r 3010)
.1-0
:•
l"ol.
I
(!>-G
:
'i)Pî6o
Uj
:
çii;iO!f^SS??''-^
••
que Dieu pardonne à la reine Uousoudan.
coloplion de scribe. ,.)~;j (o"^}- yo}c:;;ciô~jc^c'j
QC'jroQ.iOo çnofï)obo
ôPî(pcciô(5acrb.i.
l'iilbb.)
OoR.)
OcîOobf^tob
yGb(^(Ôobi ôgôbj 9dci
:
"O^D!."-»'"'''
90r^-91r°,
iGnrjgO y~6o
•|.3
de haut en bas
.
••
>-)a)ioj
fOOT Odgi
ôbo
gbg (fo^Bo 9^foôiicno(5o biÇtqjmob OÇoûOcqôtopj-
ro.^gfgrOoO.)
ô.>œo3rn.>
ÇlJ)
îibÇ}>>Ç^O
^jT^ocoi
[211
bjô6
rp.)
.iîpUjÔgÔ^SÎ^O
O'pgtÔos^obiûoi.'»
:
iôSSJÎï;.')
•
;
b.>rnà6'>
RKVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
366
ogcîlFol. 91 V)
1,
55^cî6()
ilgofoo (sic) biôi
yi.s
i);)Q.'>
^logRo
;)b;;i
e^PJG3-^l^^
Ôgeoo
âf^ùl^'aGcIu)
Christ Dieu,
:
toi
âcqdjiig.M'oi)
qui as pouvoir
sur tous, pardonne les péchés du maitre des maîtres Antoine Godobréli
du grand monastère qui a fait copier ce livre, « la perle » dans son
scriptorium, il y a beaucoup de lacunes au commencement et à la fin.
;
fut
Il
livre?
achevé par le scribe Saba, dans ce monastère. Que deviendra ce
Souvenez-vous dans vos prières du vieillard .\ntoni et de moi
aussi, le petit Saba.
Contient
:
1. (Fol. lr°-v°.)
Acéphalon. Inc. wmoî
cbor>
oôa«tQ-'> 3oœ5ilgro Oggi jôSobôgiBy sbn
«>•>
2. (Fol. lv°-7r°.) OT^gOçi^Go
Bgg6ob5 ôiboç^o jgb5coo5 ^^Ôiçpgjogçjiobiû
0îP)8gcîQ0D5Q.
Saint
de
Basile
Césarée
î55{5.^çpgôrj>.)
:
^5
^Oofpoli.i
0)565
6-]55ô5ob5
quarante
sur les
:
O^Sob.')
Sgbbflia \i9oçp5(o.^
:
martyrs. Inc. y.sw55cî'0)5 ^bg5Ôoco5 cîçogbgi 0^865 g56(3ço(Tj85Q
3cîyg5coob.s 8obob5a... MapTÙptov
[avi^[j,-^v
-tç
(Fol. 7r"-Sr".)
3.
co3ob5
(?).
Du
même
flobo^g
:
bgçmob.")
:
b^JOgHo
€6pîoocoob.s.o,
point
Inc.
:
G., 1205.
ro5Ô5fogôob5Q Scogb
corrigé).
(titre
,^gcr>oc;i5o...
Us sont sem-
...
4. (Fol. 8r°-8v".) bÇ.')3çv>5a
b^gb
i?. i/.
sur la création de l'âme
Inc. 8^8.\3^ .->wo56 coc'îâgfmOTj
blables à ceu.\ qui
m^b
ysvsito vispoç...
ctv
Delehaye,
Co^acnb
."ifoi
Poroobi Û68ob5 BggBobia
Scvjsgàbçmgôcîgooa)
g{5<o>^
cjj-
b5ço ^roo-
Saint Jean Chrysostome; qu'il
b5orr);^8çiipîcf)5.
c7g
ne faut
approcher des mystères de Christ d'une façon indigne.
sgcpob
^8.^ cj,^3
3530?....
Comprends, ô homme...
(Fol. S v°-16 v°.) Vient ensuite
une
série d'extraits, de
commen-
taires sur les P.saunies se rapportant
5. (Fol.
aux œuvres apostoliques.
nr^-iUr".) Saint Grégoire de Néocésarée
sermon
:
sur Tannonciation de la Sainte Vierge. Inc.
f<;>£ogb
g56 ÇycîÔoç;igà56o g5çnc'îÔoo)5 g55ûco\ît|o6çoo56...
^CisgçnQ'bai^
2(-i;.£psv àv-j'eXf/.^
7:xpoi-i:^ii JiJ.vwîîa'. <p:tiop:;vsv"X'....
MifiNE, P. a., \, col. 1115-1156.
Saint Jean Chrysostom.e sur l'annonciaInc. ^gàç^iàg) bob^fogçnio bàbiPSgÔia... Encore l'évangile
6. (Fol. 20r''-23r°.)
tion.
de
:
joie...
MiuNE, P. a., X,
col.
1172-II77,subnomine Gregorii Thaum.
[22]
CATALOOLE DES MANUSCRITS GÉOHGIEXS.
^-k^-l^OV.) Saint AndiV-, archevêque
7. (Fol.
367
Cn-te
<le
sur
:
l'annonciatiou. Inc. \Ï5côOiny)^.^ y>i?jb yciaje'ui.^ bolk^cojçno
il^^r.;)f^^y' oo(î)3;icnol>5 Oolv
^9;);5ob.x
'E-£ttt, r^iAîîiv
. .
y;
yi.^
rivTwv
•/api...
Mic.NE, p. (;., \CVII, col. SSl-iM:5.
JOv-l^v".) Saint .André, archevêque de Crète
sermon sur Lazare, mort depuis quatre jours, que le Seigneur
8. (Fui.
;i
:
ressuscité. Inc.
Xilizz-
3gapy(ooû.):)ÇoFiy);)cnoDj)b6jfoyÔ3çno...
c;>;>'bi<^)a
TapivTa
-VI
::j-{y.zv.z:-r,Y.i
7J"/."/.:-;;v...
p. G., XCVII,
.Mi.iXE.
Jérusalem (,bo(^yQôo
C;>it)5TOa
foj o6ç^<3.-)fp 3Qbç;"3ob.">
:
ogbg
3.5C;^ob.> ft^gGobi
:
Rameaux et
f)'lJoîôob.i m^b
des
la fête
5g3o6 OoSO^"^
3toobôyb.i). Inc.
8ob(5g9coG.^ f^aO^--- XOî;
r,ii.3:
MiGNE, P.
(t.,
iJ.t-.'x
-.z'j
XCVII,
K'.vïî
;j.£
r.zzz -z
col.
985-1017.
agB^^ob.i
or>5b
icobo {sic) bo(5yg5a c>8c>Sa>ob5
.^{Q(3<]co.)3b
il.>3ob.io...
'i.i';v:i...
MiG.N'E, P. f;.,XCVI, col. 576-588.
Hésychius
sur la résurrection des morts
(Fol. 57v"-65r°.)
de la loi et du recours des hommes selon leurs œuvres, etc.
11
et
'"•^f"'^
Inr.z-iu...
:
crOC?5b5 ô^Ç^'ô^gCTob^ ÎÇ5 ogà3ob5 8ob
"O bo(J)Cjg5îQ gcooDo
or):^b
Damascène sermon sur le
parabole du vignoble. Inc. bo5yg.>a
10. (Fol. 52v°-57v".^ Saint .lean
figuier desséché et sur la
960-985.
André, archevêque île Crète
l'entrée du Seigneur dans
l-2v°-55v°.) Saint
Fol.
9.
sermon sur
col.
:
050
5fo6 yG;)ôcîb
yobilj)
Inc.
b.>Qfr)g8çn(no...
fQ,'>
b^wc^mob
Qui ne voudrait
et
8j^fp.~»cocn.> .^toyjj^cjilob^
ne désirerait
le
mystère
de la résurrection...
1-2.
(Fol. 65rM;t)V".)
lantinople
IKvangile
le
:
[qu']
ils
feraient mourir.
Vous tous
13.
Jean (Chrysostome), patriarche de Conset prirent conseil
sortirent
cet
blables
ils
êtes les di.sciples d'Élie...
(Fol. 60v°-68r°.)
yto8.->iP.')
dit
Inc. w^afpjnGo b.icoa) ^çnoàab aoîÇ.^gyGo...
8obo
:y^.
juifs se rassemblaient et disaient
de
comme
comment
sur l'envie des pharisiens contre Jésus,
homme
(l-jjgnb
»,
etc.
Du même sur
:
:
»
ce,
comme
les
Qu'est-ce que nous ferons
Inc. (•^clb^.^jbGab 33oç^Go g,3çngboob;)Go
8\îccia5(oai.)...
Les
fils
de l'Église sont sem-
aux enfants nourris par leurs mères...
[2-3]
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
368
Saint Jean Chrysostome
11. (Fol. eSr'-TSv".)
le
Vendredi Saint sur
la
:
sermon pour
trahison de Judas, sur la
communion
ne faut pas se souvenir du mal.
Inc. OQoôSgço biJoTOCQ 5«b fp[ogl) co^ggBob^ 3o35fooD boyg^wj^-
des saints mjstères,
H
cn^gBàf^...
ÇT>ol)5
et qu'il
faut vous parler
un peu aujourd'hui de votre
amour...
Jean Chrysostome
15. (Foi. 75v"-77r°.) Saint
Judas
(le
et
Avec regret
la
sur la trahison
je vois aujourd'hui à l'église...
IG. (Fol. 7Tr°-90r".)
dia
:
passion de Notre-Seigneur. Inc. OJôgBsiPSau)
Saint Séorge, archevêque de Nicomé-
sur la crucifixion et la sépulture de Notre-Seigneur. Inc.
:
3.->c55ÇT.l)5
tacle
Au
ro5 ic)3553ûgçv>b.:i b^bog^isgçpbi
grand
si
91
fol.
;>çoo\îo.'>...
Sur ce spec-
et si élevé...
r"
colophon du scribe. Le
fol.
91 v° est sans écri-
du colophon.
92r"-100v°.) Saint Épiphane de Chypre
ture, sauf quelques lignes
17. (Fol.
:
sur la
sépulture de Jésus-Christ, sur Joseph et Nicodème, etc. Inc.
(0.>a
iinh gbg «ÇîÇgb... Te TOÙTo c/;'ppov.
.
MiGNE, p. G., XLIII, col. 140-164.
18. (Fol. 100v°-101v".) Saint Grégoire de Nazianze
sur la
fête de Pâques, etc. Inc. ^iorogcriaob^ çog^ab^... 'AvacTa^îw;
:
y)[i.Épa...
XXXV,
MiGNE, P. G.,
19.
(Fol.
col.
396- 101.
101 V"- 107 v".) Saint Grégoire de Nazianze
la fête
de Pâques, deuxième sermon. Inc. b.^^^gSogî^àsbù
fîgâb.^
rr).'>3C^ô3
«095^- ••
'Eul
(déf.-).
tt,?
«pu'Xay.-îiç
MiGNE, P. G., XXXVl,
N
Fin du
?<>
XI'' siècle.
'
:
sur
%q<x^>>
pu...
col.,
624-664.
5
Reliure moderne. Parchemin blanc de bonne qualité,
—
Cahiers de 8 feuilles
^ (lisez
g (lisez 3) avec deux autres
feuilles, qui n'appartiennent pas à ce manuscrit. C'est le commencement
folios.
:
l,''
du codex formé par
les n"^ 2 et 3, dont Benesevic avait reconnu l'exi-sno parvenait pas à retrouver.
Mémoriaux : au fol. 2r°, à la marge inférieure, deux mémoriaux en
mkhcdruli
le premier difficile à déchiffrer; le second en mémoire de
Sérapion. Fol. 8v", mémorial de Besarion (ci;)b.i(ooc>î6).
tence, mais qu'il
:
[24]
3G0
CATALOGUE DES MAXLSCRITS GÉOROIEXS.
Contient
''
Vie de saint Sylvestre.
:
bocnoÔob(^to(r{bi)br)o
l.lHob.N
Ço^GGo
b.iyjjÇj'gbooîGo
A
la suite
du cahier ô
provenant du cahier
iVailies
(Fol. 17.) Inc. ;)G(lob,ï
^.«obj
l.,";i)t;-';)G(li)b.')
ilcn.ig.icoo
ii(ili>.v)gb5.
ô.sôftx^b
j)b;)
g)5
(lisez
^.moGo.
on a
relié dt^ux
cn!0)jb
çj)à
î);)l;!.^Mfp;)
OjGom.')...
OogÇrnço.')
ÇûoQ3.'>b.'>
ogo ^ajf^'gô^çj^o...
Signature au verso c" (Usez 30). Inc.
OS-^CÎ'o
ogo
âôSJ^.')
^,'>foo
fopîiJ;)îmr)()
a.'>flo^oçv)f)jcni3.->5
gwdGjùooi,^
^.içj^.'i^bi
^.'iÇj'oGc'îb
-2),
w.'^Ojlcn;-)
Ô'~'^'^ô"6'*^'^
o^jb^ ;)r)obô;)
)G(]ob;>
gybgôocjb
(lisez 30).
c;*
Ç05 0o-ôS.^Q-oy3.>6gb
(Fui. IS.)
"''^•^i'ij
:
flc5.^;{.>c"Go.
.sjoljîfoG,')
iGv")
(fol.
^.'i^ob.^Go.
iPipiDcn^)
;);{b;]àot'îb 5.-)On]()Çn'>ojÇ[nO,'>r>
.•>\v)(of).'>
Oô^osa 3ôaa
^Ooro.^b.'».
[<s^)
P)Oîi]j)ç^io
oyaoGoco...
ûro<l.>Ggoob.'>
b5o-
SgGob^ co^b
.,.>.-.3Çao5b5oç^'.
Avec
19r° inc. Vie de Sylvestre, cahier 5 (lisez 3) et
le fol.
manuscrit n"3, fol. 1
et le manuscrit tout entier. Ce manuscrit forme en effet le
commencement de la grande collection qui comprend les
mss.
3. 2.
au
fol. -20 v".
des. Voir la continuation au
.").
(T.sAiiAKEi.i, op. cit., n° loi.)
N" 6
XII' siècle. Reliure
rotés.
Cahiers de
>^
moderne. Parchemin assez
feuilles,
épais. 9G folios
commençant avec
(lisez
non numé-
40) jusqu'à
6.>
X
Dimensions de la page 384 X 278°>"; de récriture 288
190 ™m; sur deux colonnes, avec un espace de 16™™ entre eu.x. 3-1 liirnesà
nuskhuri carré de moyenne grandeur; kephalaïa au
la page. Kcriture
" Pat de mémoriaux, mais au folio âGr°. dans
minium. Ponctuations
la marge inférieure, deux alphabets complets dan> un nuskhuri i:rossier.
(lisez
51).
:
:
:
•
:
Contient
Une
:
:
partie
du commentaire d'Éphrem
.Mtsiré
sur les œuvres
apostoliques.
Le texte commence au
aux Hébreux: puis suivent
de 2-2.
fol.
les
1
r"
a\ec
la
préface de Ti-pitre
kephalaïa de l'épitre au nombre
[25:
ORIKNT cnnÉTtEN.
24
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
370
Le commentaire commence au
A
(Fol. 92r".)
m\io
marge
la
Ôj'jfodBgçTiiçn
(Fol. 94r°.)
Héb.,
chapitre
Inc.
25
Xli,
lîgaoî-m^gilgcno
Oo^giG
des.
était
—
(def.
Ç^gôl) 9cc!go^gîmo
:
ici
)
fp5 .^8ol)
;)l'>o
grec.
96
g^gg
v°)
Sof^^O
ogosg
Ogôyggçj'o
i>(oh
gogôScial.
'à^^ ïi^Bil).') sgi^c'^fl^-
âgÔy^OC?"^^
IkQg^cc! j^OG.^u
:
:
en
(Fol.
gbg
cnifogO^Bo:.
gO^oîôgb.^y)
h.^tgçr,,,
b5l)gçT>ol):>.
.">ôgç[;i()li
Ce chapitre
xix;
âojQo^gçr'obba:. g^PSt^cngBooD 5g
:
<\)ôyggçj'ol>5
ojç^flBgm
ocjoî.
.v].^
2v°.
fol.
extérieure en capitales noires
gbg 5fob
fo^jj^Oli
ogo b^bggg-
manuscrit ressemble beaucoup à celle du
mais l'identité des signatures des cahiers
ne proviennent pas du même codex.
L'écriture de ce
manuscrit
n"
9,
prouve qu'elles
du XI»
Milieu
siècle.
Ecrit probablement à Sainte-Croix par
Siméon
du manuscrit n" 49. Reliure moderne
en cuir jaune; parchemin de bonne «jualité, très blanc et plutôt mince.
128 folios, marqués par deux séries de chiffres, dont le premier recoml'Agiorite (iJinjpi^longgc^o), le scribe
mence après
le fol.
79 avec
le
n°60. Cahiers de 8 feuilles. Inc. çp
(lisez 4)'
Dimensions de la page 378 X
192"'"'; sur 2 colonnes avec un espace de 18'»'» entre elles; de 27
270
- Très belle
à 28 lignes à la page, mais parfois moins. Ponctuations
^
écriture, nuskhuri khutsuri, très semblable à la main de Prokhoré, mai^
un peu plus fine. Sans aucun doute de la même main que celle du n" 49.
jusqu'au 001 (lisez 19).
295™": de l'écriture
:
:
X
;
:
Beaucoup de contractions et. parmi elles, quelques-unes peu usitées.
au minium, parfois en lettres capitales, parfois en onciales. Encre
Titres
noire tirant sur
Mémoriaux
15v»,
fol.
:
le gris.
Dessins à
marg.
nuskhuri grossier
fc;)l)C'i3('3
de
ext.
:
;
go^b6o6
90r", marg. ext.
:
fi5.
;
ycjgbbi gôG
ôob. Fol. 25v°, de la
g).')
fol.
ISv, marg.
23v-24r% marg.
(sic)
Jocoib.^ «ïxiçpgôc^nb^
plume en marge
la
fol.
Fol.
:
même main
:
ô"ô^'^a
O-
inf.
;
inf.,
Fo'- 297°,
même
main, un alphabet. Fol. OSv, 65r, 70r'', 74r°, 87r° quelques mémoriaux presque incompréhensibles. On rencontre les noms de
la
Dacione.svili
JJcîQoçmo
(yiifiooîGjjtlgos,"^,)) et
d'Asar
(?),
au nom de Anton
.')n(»)C'î6).
Contient
1.
:
:
(Fol. h-'-v".) Inc. Abdias, v. 9
2. (Foi.
lv"-lr":) Jonas.
[261
:
s^^à^h^ aobm^b.
(.idtoOi
I.
lr°-l(tvMMicli.e.
(Fol.
:i.
(Fol. l(Jr''-i:iv°.)Naliuiii.
Haliakuk
(Fol. i:îv''-l(;r".)
:..
:
los Col.
l:i tl
I
suut devenus
I
jaunâtres.
Sophonie.
6. (Fol. 13r°-19r°.)
\ggée.
7. (Fol. 19r"--21r".)
.s.
t
I
371
CATALOGUE DES MAXfSClUTS «iÉORGIEXS.
(Fol., --'ir-aiv".) Zacharie.
9. (Fol. 31v°-31v°.) .Malaclue.
1(1.
(Fol. 31v"-98r°.) Isaïe.
38r-l-29v°.) Jéi-émie (en partie), jusqu'à
II. (Fol.
la
lin
du
wviii.
(iiapitri-
Ce manuscrit comprend
la
première
nioitii'
du codex des
le n' 11. Lrs
deux premiers cahiers sont reliés par erreur au commencement du manuscrit n" 1. Voir plus loin, p. 3T1.
Prophètes, lautro moitié est devenue maintenant
1
(TsAGAItKLI,
o/i. cit.,
n"
1.)
N^ 8
XlII-XIVe siècle. Sans mention d'origine ou de scribe. Reliure
du
tj-pe usuel.
l'ans les
s
Papier oriental de teinte brunâtre
marges par
les vers, et ont été séparées.
les
:
Il
moderne
pages sont abimées
y a 102 folios numéroIls vont de T (lisez I)
à l'encre rouge. Les cahiers ont chacun 8 feuilles.
jusqu'à
(lisez 24).
-jM)
Les signatures ne sont pas écrites au milieu de
la
mais un peu en coté comme dans deux manuscrits de Zelati.
Dimensions de la page
365 X 250™™: de l'écriture 252 X 145™™ sur
une colonne: 28 lignes à la page. Kcriture nuskhuri arrondi. Encre d'un
noir brun. Ponctuation
accents sur les monosyllabes ':•:, ^
1
Mémorial de Basile
Mémoriaux : Sur la feuille de garde en avant
marire,
:
:
:
:
:
.(..ilnisrio)
,
nuskhuri.
•,'K'3i');|f>(^i))
2)
Mémorial du
en mkhedruli.
de nouveau par
le
3i
fils
royal
1
Domenti
(ù.>(y-îri<iî)3(ic"()
Notice faisant remarquer (|ue le livre fut relié
pécheur Saba (iDÔlxxn.'», sic). 4i Autre mémorial de
en nuskliuri grossier. Fol. lOv", mémorial de Damien
Basile. Fol. Or", note
(tQiao.>63b).
Contient
:
Homélies de saint Grégoire
de Nazianze
tra-
duites par Kplirem Mtsiré.
l.(Fol.
1
r^-lOv".
)
^<1fifl>.'>(ri.)g.ir)nb.'>
[27J
JL^ilob.-)
fi;-];]r)()l).i
gcÔO^C^Çï^o
REVUE DE l'ORIEXT CHRÉTIEN.
372
l)^oîTOgÔ;)rnioL.^
()).^r),^
réÇwÛTï;;. Inc.
"•'"
(Fol.
1 1
cnjB
^'^Ôy3'''-^
''oÔHnilSÎ^"^''
O^Oobb
95ôS.')fp<)b (iio^.-j.^C'' (Joljg'bco^ bo(|J)cj^.')cr).')b5...
yo^w
goo(J)i(^().>U,)
O5oçjicciboîç5cc!bob.->r)()
6030(^5
dans
la
rédaction de Nicétas
8pîyg5fo;]Oî... Voici,
5. (Fol.
:
aô3C?oo'^f^'^
ioacoonob
IlâXiv
(IfQwob
Sur
:
(Fui.
65or)gçm0);> çpjog
A la fin,
:
Sur
1'.
XXXVI,
le
Og,^ç;-'o
:
lî~
:
5
:
-f,
gojçj^o çnafooDob (laôyciaR?"^"^"
.~ipS.->n
fooonobi
:
A
.^ô)b
Ô5boç;^-'ob.'>
:
00^
G^mç^^ob
•
XXXVI,
ôwogoîÇTiob
(Fol.
G^Qj,)ç«ob-b5g3:>cngÔgcr)... 'tfAiu
138r"-I50v".)
IV^gGob,^ gP5o-
aoa.'ifoOT
aggc'îôcoob.^i
^8oc),V7i.>
r.i7-:'j
XXXV,
doimoh
:-
360-425.
col.
Go^b^ç^^ob^
<l3arogo:iairiO ^gçjico-m.^bbaob.^
Grégoire de Nysse. Inc.
cia"'''^^
bmhh amhbh gtco^ag^o
:
MiGNE, P. G.,
8.
aoBiraoi
'/.x[j.-px...
c.'-'>a'^wgçT.5
MiGNE, P. G.,
ô'dohi)
b^o-
336-360.
col.
7. (Fol. 133v"-138r''.) Ç3oû).yT»5 ac^fiSob a^aob.s
ç^iob.s
Ô3^Ç1"'^ÇQ
ço;]Ôob,^
65OTg;;'ob
SoçQçogbàbÇigîmgor)... X6à;
:
rp.'>
ô"'^~
bo^y^^àa
baptême. Inc. ôO^oB ôfoÇyo535c''a
delà main du copiste
0030b boôy;-).so
Pi;^3r)ob;>
8.M3ob.->
les lumières,
G.,
^oboag.
l()Uv''-I33r°.)
f^^^hlOflsacTf^oocn
:
o.^(o.>o3W.^bco.Go
'Ir,c7c5; c èij.bç...
MiGNE,
6.
a;](«)>-|n;iç:'^ob.->
:
Christ...
\^i)()y).'5œ.s
BcoçT'ODi (sic) ai^h. Inc. j^-'^C;''^© o;)bco.^ I^O^f),
çogçTicria...
193-605.
coi.
Paphlagonien. Inc. qs^ ^mob^gb
55a(5œ()b-i3g5yg6cnob,->
gcigno
^•'>ft>9a
"E'j.i'akv) iipx...
Vers héroïques sur saint Basile
le
amants du
87r"-I00r".)
;>,o)ogcQC''o
«poroob^ ô-iboçiiol»
b^ol'x'îbr») ocooîo^oîbGo
("3.'>boç^-'()bb.^
la
312-333.
col.
MiGNE, y. a., XXXVI,
4. (Fol. S4v°-87r".)ôrao,'^oîe;iob
Sur
:
^foofo^oçoocn...
fi;j;ir)ob.'^
;)<5o(|J).>(j^o;)fo
Epitaphios sur saint Basile. Inc.
:
1014-10G4.
OiglScaswobi
XXXVI,
MiGNE, F. a..
Sur Julien
Tupavvîi;...
col.
oD3;3ool>.
^•jwol'>(«);]
3. (Fol. 22r°-84r°.) ÇOorii.sio.^g.^Gol».^
r;
XXXV,
i'"-2-2r°.) Oolx);;;] 3oîôol),^cr)^l)
naissance du Sauveur. Inc.
Ç58ô5cr)ol).">
Tî;
c)(3c;;'53fogÔ5a...
MiGNE, P. G.,
2.
yo^c^otn^L^.
ll()l>b.->
'^<'îl'''(''-''3c:^^a
•~^wl>
8('îb6g-
b.x'oÇagGpîab^
z'r/.
îttiv...
col.
a.->aob.s
832-841.
Rj^gGob.'»
i
373
CATALOGUK DES MAXUSCUITS OÉOULIEXS.
Cîè)(0(T)()l')-(l;)(^tJ;"J;)Oiii)l>.')n.
ô^"ô^'îCi^"
.",b
Sur Atlianaso
:
AOïvijiîv i-xuC.y/
fu'igô.-iu ;i-'>Ji'î...
9. (Fol. I.">!<v"-I77r°.i
r>ri
^^iJHob.^o
W.W, col.
;)ùr>o (sic)
il.^Jlob.i
<l b.>>.j;-).->(Ô;]Çpr)C'î «•'fî<-|;)i1brnî...
:
—
ô-'>6'""'^
llw;
ri
j;j.iv
ô^""
tr)jg;)r)<p.^
r,;j.£T£pa.
.
'(•(•o<ii^oi.>;'.'.f)ob.'> cJ.>il()b.> tîj-^jjfiob.^
)
t5i)coOT»)b-(l;)(^i.j;^;)Çpob;>a
("ijôob.^ (ri-yh. Inc.
b.xn-
l(isl-ll-.ib.
fi;2)j'"'"^*-">
150 évi-ques... Inc. .jom.^M
10. (Fol. 177r°-I92 v") (def.
Ôogcîçpt)
Scifoob
'{ît1oyi.-)«n.i
Aux
:
il\-|;)";)cril.ir)
—
AlKiNE, l'.a.,
ln>(^i|;-).>u
<(M)y)ob.'> .^(D.'iri.^bjjb
b()(5j-)Q.1U
le granii. Inc. .'>in5r);)bob
«ly.incî
bo(^yQ.^a (^^^5^53005 Oc^yg;>-
:
y>.'>
œ^G.^^pSfrKQâoçjiGc:!.
Sur la charité envers les pauvres... ".Vvîp:;
au fol. l'J-2 V.
Le texte se termine def.
icf/.;;'...
—
(Ts.VjAkeli, op. cit., n° 1-2S
|?|.)
N
9
La première partie est du .\i'^ siècle, la seconde, du Xh'oudu .\il'. Le
i'Uxième scribe s'appelle Dositliée (gipjboa);) (FoI.Gdv»). Reliure moderne
iii cuir jaune. Parchemin blanc et de bonne qualité. VJô folios; cahiers
de
îS
fi'uilles
commençant avec
n" 03 (lisez IG) et se terminant avec
le
Dimensions de la page 382 X 284™™; de l'écriture
s")
X 180'"™; surdeu\ colonnes avec \\n espace de 20™'" entre elles.
on distingue deux mains
lignes à la page. Écriture
la première va
'lu fol. Ir" au fol. 4r"; la deuxième, du fol. Àr" à la fin. La première
est celle des manuscrits n"' 2, 3 et '). La deuxième ai)partipnt à la même
époijue et ressemble beaucoup à celle du manuscrit n"
Mihnoriaux : Fol. 4r" à la marge inférieure, on minuscules microscopiques de la première main (voir la descrijjtion du manuscrit n" 2
le
'.
n"
<lj
(lisez 41).
:
:
l
:
:
t"i.
;
''"ù''05
'"'a
(>,.|.'iri;|nr,l>
en
"~ 36^10
fl^'
Ï7 6.)Jil.>(ôr«
Fol. 34VO, à la
(ilojr"->b).
l>.>Fi.ir)<T
Le
Fol. 35r", à la
(ôjr^
Fol. 34v°-35, à la
i'cj.'jî'auîo
marge
glîoficj
inférieure,
marge
inférieure en nuskhuri,
du XIX"
sic).
Silas
siècle,
(ô;)b5wocir)).
sur
les
Le commencement
r5.)oin.^ .^co.!
fijjilroi
:
commentaire
Mtsiré.
.sôSl).
300
basse époque,
mémorial de Besarion
Conliciil
0;sb
mémorial de Macaire (iJoj.nÔ;^,
marge inférieure, par une autre main, mémorial de
de
nuskhuri
(sic)
jjgtio.iwjjôo^moco
apostoliques
épitres
est
perdu. (Fol.
;)(lil.>3(r>.>
:î9;
:
yi.>
d'Kplirem
6r°.)
(h^am^
^(^.t
00530
3.
39fooy)g-
374
KKVUK
^Cob Q^gCQO.^W
bgfÔaoçfo
bfo^Çji
()()5.')
Çr'C':îQ;!.^l).^
Texte des.
(clef.
(p>>
o^^iiDj^f)
—
au
)
l/oaiKNT CHRÉTIEN.
liK
195 v"
fol.
Uobo
boV)5ô$gçj'o
ii.->wb;j.%l).>
;'|Ori.^
:
iL^cn
(I
Oc'îQo^j^ç;"ob.~)a bco.ç^^cc!
:
Tlies.,
co^b
:
(^Hi')'^
rfj>>
il.>(i.-)i)).-).<!
17)
ii,
:
o).i,j()
ô
:
(obaai.^
Iîtoj;^ 63,^11.
ilJl.^rxo.
.if);^
:
cQÔco.çf ço.^ cn^j
;i,,b.
^-jiljiôjib.yj)
Le type caractéristique de l'écriture est le même que dans le
manuscrit n° (5, mais ces deux manuscrits ne peuvent provenir
du même codex, car les signatures des caliiers sont identiques.
N" 10
XIII«-XIV«
.siècle.
teinte brunâtre.
en
bas.
fol.
ture
moderne en
Reliure
2r)2
cuir jaune. Papier oriental d'une
numérotés au crayon en haut
folios,
Cahiers de 8 feuilles
les
:
et à l'encre
signatures ont été découpées, sauf au
X
284™'"; de l'écri14 v» ô (lisez 2j (tin). Dimensions de la page 385
219™"' sur deux colonnes, avec un espace de 15"'™ entre elles.
323
:
X
:
32 lignes à
;
page. Ecriture
la
au minium. Ponctuations
l'oiUient
•
:
,
nuskhuri arrondi et régulier. Kephalaia
Il y a un certain nombre de mémoriaux.
:
-
:
La deu.xième moitié du commentaire de saint Jean Clirysostome sur l'évangile de saint Matthieu dans la version de
saint Kuthyme l'Agiorite. Inc. (— def.) au fol.
r", avec le
1
chapitre xlv (Matth., \ni.
(Fol. ;ir".) Chapitre XLVi
nco).")
:
yj.')
ï^i'gôil^
;
le
de ce chapitre (def.
('e
:
-^"l^
b.-.bi{).>-
:
(oo)) boLj;"].>pSgç;"()b.^
ternune au
loi.
257
v"
(n^b
avec
m.-^
la fin
).
manuscrit semble avoir IVirmé un deuxième volume.
N
.\1"-
n-'^t5«;)l>
g.^Goco^îtj-jofifoj^b Çiloai.^rxi.
lxxxix
texte se
—
-apx^^Xr,/...
'.V/,a-/;v
;iU' b.->(nr)co.;)ô.^a
.'><)ob^j.'ir)
(Fol. -i.jTr".) Cliapitre
<)()^fjjw.ùi)b.^o)-b
•21)...
siècle. Ecrit
r.\giorite.
feuilles
dl
probablement au monastère de Sainte-Croix par Siméon
Reliure moderne. Parchemin de bonne qualité. Beaucoup de
sont très minces; elles sont numérotées au crayon
;i
l'aide
de
1301
I
375
CATALOGLE DES MANUSCRITS GÉOUGIENS.
doux séries de chiflVes la première commeni;ant au fol. 1, de 1 jusqu'à
'-'14; la deuxième commençant au fol. 5. de 1 jusqua 20â. Il y a 214 folio.s.
:
cahiers sont de S
I.e.s
(—
(=
(=
avec ô
Inc.
feuille.s.
20), fol. 13 jusqu'à Oy)
2l.fol. 1-4; pui.s ;i(=:3),
44), dont le dernier est
page 378 >: ^.tD™'" de l'écriture 270
192™'"; sur deux colonnes avec entre elles un espace de 18"'™. 27 lignes
à la page, mais parfois moins. Kcriture
la même qu'au n"* 7 et 40.
5-12; puis
fol.
ô
incomplet. Dimensions de
la
:
X
:
:
:
l'onctuations
•
:
Mémiiriiiujil.\j.>ô').il>
inf.
,
-,'
de
marg.
rj~f)l)
:
main du .WI"
siècle
:
R('it03O!r^obA
Kol. 3sr", marg.ext.,
la
même main
ôiôd.iricioi
"^^fij
(,ii.^
i:î5v»
Fol.
•>~r'.
'^".'i;)r'f'>'>
Contient
que
le
nuskhuri
fol.
et
fol.
i)>,.);)r>R.)
î);V)'>r>ri)C'jb
l.'jjr",
irriffonnages
(•l~r)
illi-
38r'.
:
(Fol. lr"-2v".) ost'e,
1.
inf.,
t:i~ri .liiofi.
ji'obci b^CMoioin.) (pfjô.m <l''^Kl6t)''- Fo'- '>9r', marg.
;V>"
grossier (.XV'III» siècle, tin). j~y J3~ej 3~a bi^yis^o 5,)b.)-
i)ncjo;)C^r)(>
(ii.i
wv»'^"
sibles
<'loi).>b.>
f>;i''
:
nuskhuri
,
"HK'jf)
Vo\. 20r«',
:
:;^~()l>
tremblant
-
2 jusqu'à la
.\ii,
sont conservées qu'en partie
elles
;
Les
fin.
feuilles
ne
sont déchirées et ont soullVrt
lieaucoup de l'iiuniidité.
i. {Vo\. 2v°-5r°.) Joël.
boc-^ni)
3.1.
^.) Lj.')3m
lMb.i>;-)cr.yô;)çmo,
ij
Entre
le fol.
et le fol.
."ir":
lv°:
«p-^
c^Bo. Pi"
y a unc lacunc de deu.x
lôgcogoo Ggbù-;)!).^
<1«.^;);ir>;'3c;'
folios (Joël,
ii,
•'>wb
15-
i:i).
III.
:{.
I.
n" 7,
.">.
(Fol. 5r''-l-2v".) Anios.
(Fol.
fui.
1
(Fol.
I2v°.)
Ahdias,
te.vle
voir
et suiv.).
i:ir"-4 Iv".)
voir n° 7 jusqu'à la
1
Çj^io.-)
du
1-9 (pour la suite
v,
Jérémie, xxix, I_(pour
fin. o;]fo;)iloô ÇipyçjiOG
^•>fo^y;^')6jç^(i).).
fp.^ c)ioy<C^nr).> Qp),-^
le
texte antérieur,
oÊclom
Ç'pyGoD.i
:•
«'('îb^G;)"."]-
jo.i yob.~> il~i5i))
•)M()b.'>...
0. (Fol.
nv°-49r°.) Baruch.
7. (Fol.
19r°-54r°.)
Lamentations de Jérémie. disposées en
strophes. Fol. 51r", en rouge
.S.
(Fol. 51r°-51v".) Prière
9. (Fol.
:
jG
3;) 3(ob?S(l,
(c;^f'î(53'>o).
54 v''-56r°.) Lettre (a<^"Mf'^c?a)IV.) Ézéchiel. Lr fol.
10. (Fol. 5Gr'-ll
blanc.
II. (Fol. lllv'-138r-.(
Danid.
M]
SOVaété
laissé
en
REVUE DE
376
1-2.
(Fol. 138a°-171r°.)
Esdras,
Au l'ol. 179v°, nous n'avons
page l'écriture est très agrandie, mais elle
main; cet agrandissement se retrouve dans les
171r°-191r°) Néhémie.
13. (Fol.
que 13 lignes à
même
est de la
1
l"0RIE.\T CHRÉTIEN.
la
:
dix folios suivants.
14. (Fol. 194v"'-214v°.)lV''
lacune après
(lisez 11).
le fol.
—
fait
y a peut-être une
du quaternion (1(J7
). Il
:
défaut sur
quatre folios suivants ont subi
et les
l'action
de l'humidité et
fragile.
(def.
le ilernier
La signature du cahier
celui-ci
et très
Esdras
209 v", qui est
Des.
fol.
le
parchemin
214
v°
:
<£>^
le fol.
ilOr":
profondément
est fortement déchiré
solâoc;'^ l>çi^[..]o
figOo.
Le codex où a été pris ce manuscrit a été divisé en deux parties la première moitié se compose du manuscrit ii"7, mais les
douze premières feuilles de cette partie du manuscrit sont reliées
au commencement du n° 11 (folios 1 à 12). En général, le
manuscrit n'est pas en mauvais état, sauf les deux premières
et les cinq dernières feuilles, qui ont' souffert de l'action de
l'humidité et de plus sont déchirées. Dans quelques endroits,
l'encre est devenue très pâle. Les titres des livres s'écrivent
soit en onciales, comme dans le manuscrit d'Athos, soit en
capitales et au minium. 11 y a quelques passages où des mots
sont écrits dans les marges par la main d'un correcteur,
semble-t-il, et peut-être par le copiste lui-même; en tout cas,
les mots en marge sont de la même époque que le texte. Un a
coupé les marges de quelques pages, toutefois sans déchirer le
texte. Au milieu, se trouvent quelques pages qui ont subi
l'action de l'humidité, mais l'encre a laissé des traces sur la
page, de sorte que l'on peut rétablir la leçon sans difficulté.
:
(TSAGARELI, op.
Cit., ïï" 1.)
N" 12
Commencement du
Jérusalem
(fol.
(T).\.|.yo().>o,
Xh' siècle. Écrit au monastère de Sainte-Croix à
472 v") par Stephaney CbôG, fol.471
ibid.).
qualité et de teinte crème,
mariiués au
crayon.
contient (jue
7,
r") et
son aideZacharie
épais de bonne
de Constantinople. 472 folios,
Cahiers de S feuilles, sauf le premier, qui n'en
Reliure moderne. Parchemin
signées
assez
comme ceux
comme
d'habitude
par des lettres capitales
:
•>
CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS.
jusqu'à Go)
lisez 1)
l'écriture
:
272
X
Dimensions de la paf;e 370 X 255""° de
une colonne: 'M à 32 lifrnesà la pa^'c. F-'criture
mais avec un peu plus d'inclinaison. Titres
(lisez 59).
173"'™; sur
:
minuscule du type athonite,
lU n)inium. Encre brunâtre. Ponctuations
Coudent
(Fol.
1
:
:
;
-
:
1-"-
17
1
v°.
)
Le
cniniiientaire de saint .lean ("lirvsostomc
l'évangile de saint Matthieu, complet dans la version de saint
<iir
Euthynif d'.Vthos. Le
après nous avons
y Sl
377
'>Ô.'1"^^'^i)^"t
Ts.
le
.•iiil,',;)ôcpobùQ.
Unit au folio 171
mémoire des
•^'''^^
3j bçjiQ
;-)f'î)
te.xte
li>og6ob.>
Tj.^^-J.îfoo.^abo
même,
Ici
scribes
:
v et
J.)
H;)
immédiatement
bçj^o b(5;)6bo (sic
(Ts. ÇgGb.^) UJ.^clÇgfogC^ioba
(Ts.
T).v].')(o<).'>bo)
semble-t-il,
commence
i<i(i
Ço^riob.»
^'ônh
texte
le
du
Testament
La listedes travau.xdesaint Eutliyme
donnée par Tsagareli se trouve au 1'"!. ITir"; il en existe
d'autres que ceux qu'il cite, mais la page est abîmée pairiiumi»
•
(•>'JfC);]cotlo).
dite.
(Ts.ViARKLI, ijp.cit., n"
II.").)
N" 13
\ll[=-XVl'- siècle. Écrit par le scribeGiorgi Kutiréli (ôocjoijo Jaô""asî?'*
271 r"). Reliure moderne. Papier oriental de mauvaise (lualité. un peu
fôl.
mince
de teinte jaunâtre.
et
^ touilles; le
5
liilios.
A
'.iS'2
folios
numérotés au
manuscrit commence avec
partir
du
fol.
6r°
(3
(lisez 81 les
Cahiers de
i-rayon.
dont
(lisez 7),
'ÏÏ
il
ne
reste
que
autres signatures des cahiers
suivent sansinterruptionjusqu'au cahier (lodisez 40). Les signatures de ces
<îe côté et non pas au milieu de la page, comme à l'ordinaire.
Dimensions des pages 364 X 251™"'; de l'écriture
270 X 165™"; sur
deux colonnes avec un espace de 18™™ entre elles 29 lignes à la page
! mde écriture forte en nuskhuri un peu incliné du type arrondi. Encre
un noir luisant. Titres au minium. Ponctuations
Mi-moriatix : Fol. lOv», à la marge inférieure, griffonnage grossier en
nuskhuri. Fol. 10 v», à la marge inférieure, mémorial presque effacé en
mkJiedruli d'un type très élégant. Fol. 162 \°, à la marge inférieure,
cahiers sont
:
:
;
;
::•,'
mémorial en
u'jofôo
rieure,
En
six lignes
Jean Avalichvili
en
petit
liaut
du
fol.
177 r' de la
(pi
j^olld-
marge
(<i6y o3.>!53oi")3ocj'o). Fol. 130v", à la
mémorial en mkhedruli,
H!<i2.'(jôi)in.j rjji
nuskhuri angulaire du docteur
infé-
très diflicile à lire.
main du
scribe cqcj ipej
i^UotôyG fGo gbg Ço^GGo
•3:r
:
iff!"iï!a
'"">
tf)Ci,']ô"''ac)5ï?aôil)o
r'Iojirloo)^
Oo fo 'h]0~
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
378
<ijaL^
de
:
vm.)
^MCîCflioçrjoc;^!).^
:
Cqûiididf'li
;
et plus bas
(^T)()
ri1.-)(i\vj(ôri;jl.
uy;y;f>
:
Vœu
:
pour l'évoque Davit
_
:
\i();ir)r)()
du
_
;;o
Bi'Vi'3i)eT;ob.i
'^'^
,V)fc^'""-''
^gf)oco')S"oÏÏo(j).^... Inscription
(•)\V;)(ÔO''(il>.^
scribe Giorgi Kutireli.
homélies de saint Grégoire de Nazianze dans
Contit'iif :Leii
la
.G
.VI.
:
version et avec les scholia d'Éphrein Mtsiré.
1. (P'ol. lr"-:30r".) Acéphale. Grégoire de Nazianze
phios sur Basile
le
:
Epita-
Grand.
2. (Fol. 30r''-3-iv°.)
Muse, P. G., XXW 1, col. 493-605.
Du même versets héroïques sur Basile
:
le Grand dans la parapiirase du philosophe Nicétas. Inc. ;)â'''
^woLôjjb i)(ay^-).K'o;)oî... Voici, amants du Christ...
3. (Fol. S-^vMGr".) Du même: bo^y^-^a GifDgçmm.s («^b. Sur
les lumières.
Inc.
4. (Fol.46v''-83v°.)
'îg^^O'-.
^Klhj
,^3.'>ç:!'.^ft>
Du même:
B.^oDçmob
IliXiv
'Iricoi;; 6
spj;...
ipjjoob.-) (IoD.'^coot
ih^^j-
êçnç<xàomo. Exhortation au baptême. Inc. ôg3oG()ôw'(ic|oG3.'iÇjf>;)...
X6è;
T-?,
Aa|;.Trpz...
83v"-89r".
ô. (Fol.
son ordination.
Inc.
)
MioNE, P. G., XXXVI, col. 300-42:..
à saint Grégoire de Nysse sur
Du même
:
b.-)ô5Ç0;-;)6c':!ab.'>... <Pilo\i
i);),',(o.ôt5()b.->
F. G.,
iMiiiNE,
6. (Fol. 89r"-114r".)
drie. Inc. ."jûDàG.^bob
Du même
7.
fait
sur
AOavzGtov
il.vjj^ôjoinil.^ri...
Du
(Fol. II lr"-133v".)
G'.,
même
son départ.
iziazoù
.
.
832-841.
sur saint Athanase d'Alexan-
:
MiGNE, p.
sermon
XXXV,
col.
XXXV,
S-«IV(I>V...
col.
lOSl-1128.
aux cent cinquante évêques
:
Inc.
30Qri.->co
ligGG;)ô.)Go...
Ildi;
jfAÎv rà, y)[^.éT6pa..
.MiiiN'E, /'.
8. (Fol.
I33v"-163r".)
pauvres. Inc. j.nqGo.
Du même
ilO.^Gco....
6'.,
(Fol.
gcÔo^jC'îçmo
b-)5y^b,^
lG3r"-I78v".)
:
Du même
:
:
XXXV,
OiTjfoob
^l'yocy.sm.-)
tO(lô)(_r)()b-();)(')i-|;"]6çj''ob.-)
(1;')co.coob.s
157-192.
col.
les
"Aviîps? i^ik'^oi...
MiiiXE, P. q.,
9.
XXXVI,
sur la charité envers
:
bo(|^y;"].-)n
sur
le
col.
857-909.
0.-)()ob.->
f^^j^Golw
\\qC:\'^C!^0°"^'*'^^"^^
dommage
causé par
grêle. Inc. «.x^ Uî^at^bG^m 'pgbbà b5^gû^)C^b.>... Tî "aj-ts
tï;v
ï~y.vKJ\i.vrr,'>...
MifiNE,
/'. (V.,
XXXV,
la
Tà;iv
col. 933-9134.
ITSv'-lSOv".)
(Fol.
10.
,',o)<)^i'}5ni,)
homélie
-izuo:
\îi).)y).Mj>.^
liHlrtiDdb-iliK^çil-jl'txDb.^
l»u iiiêiiie
r);)ôi»b.^ (i):;b.
Inc.
I.
sur
:
~>u'>y>;v'î''-''"
Jl.Mlob.^
Drî«^)()l>
m-^b
3jbb.>ub.>
:
y>.>
li^.jCiob.^
y).'>,i)<'î.!-
la fête
de Pâques
el
y>i!';).
ui.^ib.io.^ilo
i).M'ô5{;']0...
sur
la solitude,
'Avaj-
r,\J.ipx ^p'/r, iîZ'.i...
.Ml.
1
MO
MANUSCHITS CÉOUGIKXS.
CATAtOiiUr: DKS
(Fui. l8UV"--JUlr.)
1.
.m:. /'. (;..
X.WV.
cul. :3;tti-101.
\ïiluyi.)(().> <)(.}(Ôob il.nlob.^ Iv-jjjbob.^ .i'^'o-
,,.îç<>o c>i)co(j>ob-();)(^tj,-)lîc?'r>l>->"' o.^b;)_.].>nb (j>^;b bi)(5>-j;-).Nu il;)('îfÔ;)
même
iMi
.sur
:
PAques,
Inc.
ii.
"KriTi;; suXay.ïjç
y)i;jory;^;)...
Ii;)i)b.'>
iioiiiélie
;v.îj
Mir.NE. p. G.,
•2lllr'-223v°.)
(Fol.
\2.
.-(TMib.i y).> ;)b^jr)().>()).>
I
sur
le
printemps
K';y.xi'i'.x -•.j.xz'Ix'. r.x'/.x:'zz
''j(;')C...
:
sur
IKncénie. Inc.
F!. (Fol. -'iiiv'-iSOv".) ilobo
sur les .Macchabées. Inc.
ôS.hi
;j;]
;i;|
col. G21-()(;i.
^^^ôio.^jjjb.-)
le
cP^^b
yià
nouveau Dinianclie
<"5->ô".'5*'
o'^dM^'""'^
<^;")^5"
v:y.;ç...
W.W
P. a.,
Ml.. NE,
:
'lj;)U).^
CTT,î:;j.a'....
WXVI,
.-^Vl^C
Du même
u.-b.
et
«lobo,-!;)-
b.\^'-3<1oç[;i.\{b.^
1.
col. (idS-ti-Jl.
;).^_^.^»-)j]eHn.> i))^b.
Du même:
Ti
;= :. Ma/./.i-
«L^^^-^ôj^çino...
;jX\:i...
MiN.NE. P. a.,
1
I.
"i^
(Fui. SS.'jV"-^ l.Sv".) ilobo.î;)
.jv^M')->f>;|b.
.r.on
y).-»
Du
^^i^Scoo.iHjjb
même
:
xxw
,
cul.
'ji-2-'.>;j:j.
b()(^y;:].^ft clciyjjjçiifn-Oca'p.^Oobùu
sur rhiéromartyr Cyprien. Inc.
iJ->r)i);).{ç;^i(».^
'^3;)^'... M'./.c:i Kjt.z'.xiï: l<.içj';vi
r/J.x:.
Mi...\i:.
Au
l.">.
XXXV.
col.
ll(ia-ll'.i:j.
ilQr" se trouve l'épilogue à la traduction
fol.
(Fol.
i'fî()j(0(?r)
\^il(iy>ob.)
/'. ^•..
"2
19 v'-'i/Tr".
<)~(5c^-'n
)Ç<l<>y'<>b.-)
[sic)
y).'>
o.i5(o«).^(o^^()b.>.
(n^h y)i y)oy)ob.") gôîo^c^c;^o
dFphrem.
r);)5.^W()b.> il.^ilob.i
^"ôyn*^"
lv-);)r)()l).>
njjbbitub.in
yi(]f5o)ob-i);)(|)}j;-)Gt:i'><)b.">
:
De notre saint et béni père Sophronius, le patriarche de .Jérusalem homi'lie en mémoire du i;rand saint (iré-goire le Théolu:
fïien.
Inc.
b-^".)^."^)"
yioy») yi.i'r.jjQob.M!... L'nc trompette puis.santi'
't céleste...
•
Le
fol. 2til
tient bien
un autre manuscrit le fol. 271 apparmais à la partie où se trouvent les
277v"-27Sr", versiambiques. Inc. S .•>y).MJi)b 'bjjnn).-)
appartient
à
au manuscrit,
schùlia. Fol.
:
UKVUE DE l'ouhcxt chrétien.
380
^85gîmoîfi)5
Les premières
V)^(^ob...
ag;5;;)çp
et
dernières
les
forment des acrostiches il faut
dans l'ordre que voici col. 1,3,2,1; elles donnent les
lettres sont écrites en rouge, et
les lire
:
vers suivants
dî]ô^l]
:
(loo)
btOj^çj^ooi^
ojOgG
li;]Oft).')
f^s^gl).^ g.^BSj^ob^b,-)
gBroc^ c)Qo(5g ggcoyS
laire
fol.
:
v° est resté en liianc.
278
fui.
Au
bcogç;" ^96oç^Of)5
l).Vbo:!8ooi.~)
6c'î3çmol)5cr)5l) gb.^foo
Le
:
une nouvelle main commence
279r''
du xvn"
papier de la
siècle, et
même
:
nuskhuri angu-
époque. Les scholia
d'Éplirem commencent avec le sermon sur Julien (voir n°* 8 et
1), et s'étendent jusqu'au n° 22 sur Voration aux IT)!) évêques
La fm du manuscrit manque.
382v°).
(fol.
(Peut-être Ts.vG.vRELi, op. cit., n° 131.)
N' 14
Daté de Tan 1050 au
fi)3.iC?o).
toi. 492r<'.
Écrit par le scribe lované Dvali
Reliure ancienne en cuir brun
reliure se maintient encore solidement.
qualité. 4G'2 folios,
;
(iif'î3->ri;)
ce cuir est déclare au dos, mais la
Parchemin blanc de
numérotés au crayon. Cahiers de 8
feuilles,
la
de
•)
meilleure
(lisez 1) à
(lise/. ()4), mais
274""'
Dimensions de la page 360
190"""; sur une colonne, du fol. Ir" au fol. 7v°;
de l'écriture
270
puis, sur deux 'colonnes, avec un espace de 17"™ entre elles; 28 lignes à
la page. Ecriture
nuskhuri grand, très lisible, incliné, du type atlioniste et
d'une calligraphie e\traordinairement belle. Kephalaïa en lettres asomt'avruli au minium. Encre noire. En-tètes à la manière bzyantine dans les
tons roses et bleus, admirablement faits (fol. 1 r°, GSr", 380r»). Ponctua-
QÔ
ilisez62i: à
aujourd'hui
l'origine,
en
il
se poursuivaient jusqu'à aoj
ils
manque à
la fin.
X
:
;
X
:
:
tions
:
Mémoriaux
Au
:
fol. r)2v»,
grand nuskhuri carré
gl);]
tQfOÔsî^o
fOi
yen
à la
laisse
(je
o^tiCo
marge extérieure, en
toutes
fooffio
les
erreurs
ôbjj^o
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crjfpflb
jji.SOT^gyb
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d('4\ic:"f)oob5
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(p^Dob^
,5.')é5o
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(îi(lca^|b(if)b
lignes
en
:
n).i b\îyr]f;-'i;ir)
6iO3C:^0r)
garaUiGg ()cjR,^T>eîB(b6 a'ba!^33S?;od;^()6 d^)^o^6%'dQ b^sj^ob.:»
9b
14
sans correction)
l)icc!baÔ;içri.in>
oo.'^fooDiocn.')
yi.')
Tifogoi;)
9abaô.ib6 nioêîb 3oy53 O^fléJ^ 5.:)ôoe5-
Ce magnifique et très vénépécheur et misérable moine Germané
Ezdavélidze, je reliais afin d'intercéder pour mon àme, quand les Tartares ouvrirent la porte de compassion (?) et déblayèrent le mur; je n'étais
pas digne de toucher ce saint livre, mais la croix vénérable l'a fait relier...
5(^0)06
rable Basile le
ooocÔD^îf).^
Grand
i?),
5t)obo
moi,
Î]a3.')'b()^...
le
[Su]
CATALOfiUE DKS MANUSCRITS GKORGIE.VS.
l'oiitk'nt
381
35 hoanMies rt la vir de suint Basile
de saint Eutliymo lAgiorite.
:
Grand
le
ilans la vci-sinn
l.(Kûl.
r^-Û'ir".) gIh'î(o;)Ù.->«
1
l'-j-jGob.') y)ofj)obi>
î3;)bV)i).'vu
y).)
-aint père Basile le
n}(')i).->f!)
pliore Basile
Grand par
i).M)(1;-)t;\)ùu).^
me
U.'iilob.")
ô:iboç;^obo oiJ3i\"}Ç!;'o (pfloyiob.s il.'iOobà Bg^Bob."»
..ioo^cîç^o Ç58tocoob-a;)5ij3;]e>()b.vî
Inr.
^iiiloy^job.)
\ie et mr-moire Je notre
:
saint Grégoire do Nazianze.
;>;)
uKxno... Le i;rand
et
théo-
pressait fort.
i. (Fol. T.'îr'-TûV.) D;)bV)U.^u l()0()ft>ob:i O.^Oob.^ B^j^Gob.^ <poçgiob.">
ô.iboçjlob,")
\îOoy)()b.')
œJ;']i1;-)çi->o
:
Mémoire sur notre
n.îbyçT, ;^.'5ob5oî.j(abob.-)n.
('ifoogoîçjio
(Vn;)r)ob.'>
il.-iilob.'»
saint père Basile le
i-rand par saint Grégoire de Nysse. Inc. .^no'^îî?" Çal>o;i6So^-^°---
tMK.NE,
Ra),/)-;
£'!T='Oy;x.ev
ô
0cà:
tyiv
3. (Fol. TSv'-SSv".)
tz^-v...
<"1.K'oV);job.'i
I\ G-, XLVl,
co^b.
6;]b5gb:> 5bçT)ob:> coisbà.
«).'>*làgco3a)
r.id
coi.
T88-S17.
vr.iTeîa;
(a').
Inc.
Sa)>irîcaTe ovîciv s* veo(A7;via.
. .
.
Mi(;ne, p. g., XXXi', col. lG3-lSl'.
1.
(Fui. 8Sv''-97v°.) 9^TOb;{ob,') co5b
Uio'i vrcTsia?
,î;).
(fi').
Inc. fJg^yOonob b3;]8g)oœ... riaïay.aXeÎTe...
Mi.;ne, )'.(;.,
5. (Fol.
O^V-ll
On
<ÔcQ5or):>a
.x'oo.^fi
Ir".) 3oœ.)toi);)rp
Ml.
6. (Fol. I14v"-l-2(;r°.)
«
RaSelù
[AO'j
Tx;
/i.iGb.^QçpaçTiODùa...
.
.
.
AiTT^.oOv
»
îoU-^ôSoto Oo'bgti Ôeî-
Inc
Oco;...
XXXI,
œ^b
to-j
tÔ eiboç twv
/^.
oî tîotco'..
.
col. 329-3.53.
b.^b.Moj)ôob
c;;'3o-''Qb
xxrx Aouxâv
Inc. «ô'y;)co()cc!u
/.ta.
t3co.);i.^C|i
TTSipa'îfxcôv.
i\iixf(i\ivj
.n'ob
bil')6
.
G., -XXXI, col. 201-277.
(Fol. 126v"-141 r".) tJjfoçsi^c'îôob.^m^bioilwmob^... napl ei/a-
Inc.
i'.i-'.TL;...
OnaZTOjV.
àl,^ gligcoà
3ab8;iG;)b
S. (Fol.
1
11
r'-151v°.)
;{ooD5f9Q5 bÇi3ç;;>56o
'./Ti'.y.ôiv
bo5tj;-].^Go... 'H/.o'kix.-i
tùv
..
MifiNE,
Inc.
ilob
ô
185-197.
coi.
t-?;; ^•.^a'7)(.x>.îaî
^..
/'.
Eî; t6 pviTov
à-oOr,xx;
Mi.iNE,
7.
/.xy.ii)^
FIoT.VjI
m:,
bogcj^b^
(lob o^b...
Oo»oy)(oob.^
.">"•> •'>cob
ojx sariv aÎTio; tùv
bàbi'iGo 0^,0 b^5;jç;nob.'>Ro
XXXI,
TTapavve'Xit.aTuv.
/'.
G.,
XXXI, col. 217-237.
.. Kxtz ôiyi^ojxî'vojv...
0coobl)Gji)r>;)cr)5b.
ogo SjgôiGàçnoDiGo.
..
'ftcirsa
8t:1
tcôv
.
Mir.NE,
[oT;
/'.
G.,
XXXI,
col.
353-372.
382
DK l/ORIENT CHRÉTIEN.
REVIM-:
(Fol.
9.
b.-)V)o;]co
àvaOwv
I.jI
y»
joilgfoœo
.'x'Ôb
Uecï
3;']fool'),soo5b...
v°-l(>lv".)
(pÔovou...
Inc.
'AyaQoç o ©eô;,
l').')T'iogôSyoob.>...
xal
.
.
MiGNE, P. G., XXXI,
col.
372-386.
lu. (Fol. l(34v''-182v°.) f)îQoçç)56OT5 (n^h... ripôç toù; -Xoutoùv-
Inc.
Taç...
()Oj']c5...
OT^gOgc;;'
5col)
oocosac^Q-"»
(Fol.
I82v"-I97r°.) boyagnob^
(D^b... 'Ou.t>.îx ^rfiv.na iv "ki^io
j^of) .)«.:> O;)(lor)yi;)b..
ç).'!
/.al
o)3b
Cr'.,
277-304.
glp-afongônb.-)
çjj^tQclO.^G
Ascov ÈpeûçeTxi xal Tt; où
.
col.
<n.->
InC.
aù}([AW.
•MiONE, P.
otj^foB^
«poê'/iQ/i^eTat
XXXI,
col.
napoi[y.itôv.
Inc.
ôi'J'noC;;'
•'>"b
050...
G.-iycQri^o
.
.
301-328.
12. (Fol. 197r°-22Ir°.) bi^çcccaOnBob og^goDùo... Eiç tôv
Tùv
fi3;]G
E'ior.Ta!. /.al Trpwviv r,[jiîv...
MiGNE, P. G., XXXI,
11.
^-j.^ilb.^
W>r)C)b.'î.
àppv
'AyaÔoi; ô t^ç
EÙTTEiGeiaç Lttçôdç...
Mid.NE, P. G.,
b.sw^pagBcîgÔob:)
13.(FoI.221r''-229r".)
Ôob^...
0eoij
.
riepl TTWTSto:. Inc. ii.iio.^nirtb
[y.eu.vyî'îQat
tj.hi
S'.v,v£/.wç.
XXXI,
m^b
^b^Gaô^a
col.
385-121.
Çao<yob.^
b-^Hj-i-
Qclcocnob.^!} jjiœoçm.
.
.
MiGNE,
/'.
G.,
XXXI,
col.
461-172.
14. (Fol. 229r°-246v''.) g\ia3Ôob.-> <n-b ooî3.)6ab b;>V).-)waôob.^...
Ec; -h-
Èv àp;(^Y)
(•.•xn...
nàcy.
-flvôAoyoç... Inc. ycîaae'rio
v,£v
iq
Twv EùayvEluov
15. (Fol. 236v''-2 1.5r".)
'O
Tpià^a
bo(||)yg5y.)... K.tv£Î
ilc'îi-lo)?)^^^;"^;^^
K.*Tà
<^j.é'i
3oG6
j.')s;^.^jb.->...
'Oty.ilîa
f5.buor>.^...
(Fol.
Mtai);)^^"
">J3^
.^çoiklwyjjG
Inc.
XXXI,
boQÇ|g6.« rooiOgc^o
col.
444-161.
rn^g.')
çr..Vr)()j;)b
Il^C. obÇfj.-x^ob
pnOelcx èv AaniV?---
'Avrocyoïvii^sTai ô Èy_8poç...
iMiGNE, P.
18.
Tjyy).'»...
ae ttoo; tov )^dyov...
257r''-266v".)
359<oo iîggGo
m^b
jieOuôvTtdv...
MiG.NE, P. G.,
(Foi.
172-481.
col.
paTTTÎ'CsTai eiç.-.
•'>i53^^0""^-''---
^O'^'-^'ô'^'î'^^S?.
17.
XXXI,
tr.,
Inc. ^0^935^)60 G^cngçi^^b oçogÔçogb bibgç^b.s
paT:Ti!^d[Ji.svoç eiç
c.:!(nbo).^
^gçï^o^^ Ç8oçQob.s cn^b... Oepl tou âyîou
16. (Fol. 245r°-257r''.)
9;:)
bo5yj;35r)()
oco-jti...
MiG.xE, p.
irveu[/.3CT0ç...
030
266v''-276v''.)
6'.,
X.\XI, col. 1437-1457.
.'iOo.^pj^^a.iGgôob^
m^h
yj5
bo8çg.^-
CATALOOUE DES MANUSCRtTS OÉORC.IENS.
MI..NK. r. G., .\.\.\1, col. Tylo-oM.
e;)QV)Ç"()b.> «lob
19. (Fol. -'TGv'-jîti r".)
,;,)b5Pioj)ÇT)OT6
y.xl
T£cl
'F.ytij
toO
ritpi
J.^c:;i.^^b.>...
TO'j YS''Ou.£vou
oâg<^r\')ôy ><)...
ly.èv
20. (Fol.
ar, Trpoiîr
:
fon;)j)c"<) n^ia^p.-jà
AÛcôxi toï;
Kxx'Xr.si?;.
[ittoTiAOÏ;
Iili'-
..
''1;i
(oy.Tiv...
310-0(11.
(i-, .\.\.\I, Cul.
Encore une
aobo3;).
{sic)
bip.\}c»o
•JlJlr°-293r''.)
e.vliortation
in:;b
l^wOîv Tr;
è(jnîoy,ii[/.o'j
MiGNK, y.
F
celle-ci n'appartient point à Basile,
comme
noté dans l'index. Inc. Jj9«3iâSo(^o o,yi bo0.^(5o1c^(3
on
l'a
La vraie
.
justice...
11.
•,'93r°-301r°.) 1>^$5P533C['0Ô5OT5
{Vo\.
ojOGd Ipyofjmbi ôùboçj;>ob îq5 GgPibgb
Sur
(y>-^.
tn5b
9.^cn
cocriiljjçmo
les mira<le.s qui
se produisaient à cause de Basile et de Nersès. Inc.
goob^^oiioi'îbil.ir).
12.
•23.
Inc.
soit
Doctrines.
j.Mib.>
aime
Inc.
,v^g<"-
hommes...
les
309v''-312r".) bofwHgcnob^ cn5b. Sur la pénitence.
(Fol.
<lil->ric<î
T);-)
;^^^;-);i
px'î<t;)ÇT,o
fp.\i83^-
Mcs
•
frères,
que rc qui
ne tombe...
24. (Fol.
;>12r°-323r''.)
W-^as^'^ûag.
Encore de
Inc. fooîOgçmb.i JjDy.^wo^^rp boîcocîçpob...
2.'3.
323r"-337v°.) bÇ.i3cc.^u3g
(Fol.
Inc. b.^bjôSgô.>b.>
-Après le
2G.
(-'
(l.->b
.
3ulv°-309v°.) bÇ.^^îmiBo.
(Fol.
iirîyg^foG i^agcooDo figaBo... Notre Dieu qui
É
i
383
fol.
(Fol.
(3()f).i
337 une
feuille
(Fol.
28. (Fol.
ù.iboç^obo
310v"-312v".)
a;)r)b.N...
342^-3
la doctrine.
dans
l'évangile...
non numérotée.
I>Ç->3C;"->n.
Doctrine.
bien-aimés,
ignpKQ 3,)3;)œ;-) ilQofogb.^...
27.
vérité...
Encore de
'{'gôioc^ .)cob... Il est écrit
337v°-340v°.)
Sj^ççÊ bgBù^b.^
.
la doctrine.
Qui veut en
b^.^ic^.u!.
Quand
si
Doctrine. Inc.
tu es assis
dans
l9r°.)33ob6(<îÇ^6 Ç8ofoobi
çn<'"<"<''>-'\"lôH^"];jC"'^^'^
b.^^gà-
Inc.
dans un
(jfoogoîç^ob
ta
petit...
ô)ù-j.ii)b
chambre...
i\àdo\,i>
Bg.jFmb.^
(i()<l,>f5o).
de notre saint père Basile à Grégoire de Xazianze. Inc.
g5ob(^oîcn6 3gGo... 'ETreyvwv cou
Lettre
.•io8>'J
tï;v â7:'.(îToXviv...
.MiG.NE,
[391
p. a., X.WII,
col.
224-233.
REVIK DE l'orient CHRÉTIEN.
384
29.
(P'ol.
3 19 r" -.'579 V".) bÇ.xjçj^^Go
cn^h
b.'ïcnGcago.^oi.^
œococ'îb.'i'bgOTi
cn^b
çç^oîeaob.'s
blig-'^coi
(jQh
bàg'bp:!3cogôyC!,i5g)
b^çmob.^.
Homélies sur la prière et sur les autres vertus pour revivifier
çnicîQg.") j]]oGco,Ô5q .^fob
rame. Inc. co^^-'' \Klofp.'>c).')6 ô;5l)oçmo
:
bgç^'obà
çoclcoo^ob.^
Saint Basile dit
.
:
la prière est
de Tfime avec Dieu...
la conversation
30. (Fol.
(loO^îtocn..
380r"- 107r°.)
îç^obi 8og36çT'gàob,'5 (n^b.
c)acoOTob-a3co.Ô3-
aojsçî'^tp 'ç'aoroobà
Sur
la
mort de
la
bienheureuse Vierge
Marie (.André de Crète). Inc. bàoçogâîmcua
ifob... MuTT-Aptov
-jî
•rcapoùca...
MiGN-E, P. G.,
31. (Fol.
107 r°- 1-20 r°.)
XCVII,
paTCTiojxa... Inc. ÔcoJiifx) bcofjicjOcîB co^^.^Ob
O
col. 107-2-1089.
Giooçmobb ç^aûobi) co5b... Eî; tô àyiov
ogo b^ç^ob.N
."«Oob...
cocpo; So).'j[/.à)v..
[aèv
MiGNE, P. G., XXXI,
32. (Fol. 4-20
r° -
1-27 v".)
^^g.^ôSobi
Sur
5io85îoçraaô.^a.
vation de la Croix (André de Crète). Inc.
STaupoî) Trav/fyuptv aytop-ev.
•~>CJ3^bfo^ÇT)go(D...
1-21-111.
col.
jç^g.-iPSob
\\''\v-
^cogo,-.
^>,
.
MiGNE, P. G., XCVII, col. 1017-1036.
33. (Fol. 427v"-447r°.) OabbO^a ^3oçoob5 acnîÇ^aobi gooîfo.
gobo (André de Crète). Mémoire sur le saint martyr Georges.
Inc.
y.i(o.')fpob ilôfo^ïyoB^.^çmB..
.
'Ael
ij.i-^
"ky.'j.-r.Qx. ..
MiGNE, P. G., XCVII,
34.
(Fol.
.
ûttoOeiiç ty)? iy./Jcriaixç.
(Fol.
Ei;
MapTupwv
.
XXXI,
462v°- 171v".) 9gbb85a Ç8oçp5ot5
Toù;
[jiv/i[A7);.
j7
i^.âpTupa;...
Inc.
du
fooîOgçT>b5
texte de Moïse, qui dit
csajTM...
Dans
col. -237-201.
cîfo8g(Tîgor)5 8oî^-).v
95TO(^5ç:nco.'>
^baBgÔ^o
.
.
.
.
b^.ico t);)5y^'3yfi;''ob5.
le
.
.
MiGNE, P. G.,XX\\,
36. (Fol. 475r»-485v°.) bo(«)y5b5 80b co^b
Sur
109-119-2.
.
.
MiG.NE, P. G.,
37).
1
447r°- 162v°.) 3abb85Q 0355^055 aoî'(î.^8ob5.Q... Ei;
'TI [J-VI
Inc. JWQÛ5Q OgO gjÇmgtoob.'iQ.
TYIV (^.àpxupot 'l0U>.lTTaV
890)60.
col.
le texte
:
o^^y^b
col. .507-5-2.5.
8oîb6
3of^'"^^Çï'8'"
\M>i>Q-
m.S3b5 (IgTjbà.
garde-toi toi-même, inc. llpicsys
géorgien, l'incipit a été omis par erreur
copiste.
MiGXE, P. G., XXXI,
1.40].
col.
198-217.
CATALOGUE DES MANUSCItlTo
(Fol. lS6r°-v°.)
Indox du manuscrit.
Ç"
(,n.>i)(j;;)(o.> y^).N s.'>r)bo)j;]Vi'y,'-^
^OovQobi
ri.HnçT>j]ôj-)ç^o
du scribe, en
Colopliun
I86v°.)
(Fui.
3R.J
fiÉOItlilKNS.
ft)6
rou^-'e
rouge
g^sM.), cil nuskiuu'i
\^<'ô'^'^
;)1>J
asuiiit'avruli
{ou)-DgOoîbç[pobj O.iilobi
ôç^iobo
fiGob.')
.iii65b(|^foobi i))^b 5^P)ob.'). (oo .^loBgG.^ yîn (106 5toV)fo6 ôPid.^Trjôod).')
oil'""^^'^
«'•^U'C^J""
y>;5,>c;->ob.Mio).>
livre à
qui
riiomme
que
A
d'eux
pitié
ait
—
Dvali et de son
par
la
lils
,5.^Qo
Ce
.
.
salllt
au Christ,
main de
b.\^5c53aç;;if)...
Ce saint
—
l'indigne
béni Mikel...
homme
sur saint
^?)
Inc. 3l>a ^ilo^Jàn
Basile, dont le litre est détruit.
DjOiQbocj^o
(•*"')
à ses efforts
4S7v") nous avons une homélie
(fol.
«lojig-jG
<K'î;iG;^
monastère de Sainte-Croi.x, monassaint jière Prokhoré par ordre lie
le
le
père F^utliyme et grâce
le
Iou(.i)ne
tin
la
par
bâti
Christ
le
ÔQfoob.")
notre saint pore Basile, eenililable
achevé pour
béni,
vieillard
yojm^îljlboœà JG
H^ioçfob.') (i;)ilob.^ ^^bçnob.') il^-l^oboo).^.
(i>.^
fut
i)c)f>bi
j-^çpocoob.^
oOÎÎ^'^'"'^
lalouange de
futé crit et
t'To
^-j^Qob.^
|5bc;;«ob^
<l5j)\(î;|ô()0).%
(ii.i
îna^focn-
çp.>
semblable au
Christ (/f'.îTîsip:;), merveilleux... Les trois dei'nières feuilles
iisuite
déchirées en deux moitiés horizontales,
ensemble dans l'ordre inverse. En bas du
;'.r>^/)o
oycî
Mlef.— )
fol.
ont
•
éli'
Les
an
IO.j.j)
0/*.
cil., \\"
10.").
les
bords sont troués par les vers. 28?
cinq premières feuilles du caliier
les
les signatures se suivent
feuille
de h%
de l'écriture
15
Ucliure moderne. Papier oriental, dur et brillant, de teinte
.\II1" siècle.
8 feuilles;
Des.
sont très longs pour la plupart; nous les avons
N
:
en asomt'avruli noir.
et là.
(TSAGARELI,
brunAtre
492r°
foi.
19-2 v°.
titres
abrégés çà
bcîj (Usez
:
cillées
et
depuis ô
(lisez 2; (fol. 4r")
282
Dimensions de
(lisez 37) (fol.
242
:
X
•>
r").
152"""; sur
folios.
(lisez 1)
la
Cahiers de
sont perdues;
jusqu'à la première
page
:
350
X
206"""
deux colonnes, avec un espace de
;
24"'"'
entre elles. 27 lignes à la page. Écriture
nuskhuri régulier et arrondi.
Très beaux en-tétes. enluminés en teintes claires et lettres initiales très
ouvragées. Ponctuations
Scholia dans les marges.
:
•
:
fol.
Kir",
'
:
:
Mémoriaux
le
diacre Palaqtion (36c^;)35ociG);
fol.
102 V-
[11]
OniENT CHRÉTIEN.
25
iiEVUK DE l'ohient chrétien.
386
lOSr", ISôv-iaOr", IS3r°, Besarion.
119v<>-120
79r'',
Contient
r«,
183
125r",
r",
Mémoriaux en inkhedruli.
Homélies de saint Grégoire de
:
:uix folios
2757°, 282 v°.
Nazianze avec
Scholia dans la rédaction d'Éplirem Mtsiré.
(Fol. lr°-10r°.)
1.
Le commencement manque. Inc. 333301^
oçj;iGf)r)...
2.
lor".)
(Fol.
i).mJÔ()jco.m
la nais.sance
de Christ. Inc.
9OT0QÔob.^...
Formé dans
le
^roobôgb apîùob.^Q. lambiques sur
^Mb;]ô()(i),
b.>3oî£'.o>
sein
comme
'd%-^
ooôSsgç^'
du matin par
l'étoile
le soleil...
llr"-21v°.) Grégoire de Nazianze
3. (Fol.
du- Christ. Inc.
Au
fol.
21
v°,
:
sur
la
naissance
JwobQjj o33gÔob... Le Christ est né...
MiG.xE, P. G., X.WVL col. 312-333.
cinq vers ïambiques sur Basile. Inc. oàboç^ioQ.vn.^
.sfi.^...
1.
Grégoire de Nazianze : oraison funèbre
Grand. Inc. gggçcogôcQço^ b;5fi)9;}... "Ep.el7.ev apa...
•22r"-77r".)
(Fol.
sur Basile
le
MiGNE, P. G., X.WVI, col. 193-60.":).
77r"-79v".) Vers héroïques sur Basile dans la version
ô. (Fol.
de Nicétas Paphlagonensis. Note en marge
cnicoga^Go
Voici,
Occiyj^^icog...
vers
o)-.ib
le
A
ôcl-^c;"'^'.^ "3^<"] IVj"'^---
i1.-.^r-)6rnu9.ôoa)o
(Fol.
1
Ny.sse. Inc.
9.
(Fol.
Grand.
clcni^aocogçjiob.-)
du
la fin
fol.
79v°cinq
^^GO'^^^'---
La
G.-xngrccm.'sOT^b.
Sur
f'5c'îOgçT>05G
:
Encore
g^Oob
:
mon
Jésus...
MiGNE, P. G., X.WVI, col. 336-36U.
de Nazianze Gùwçnniob-cigoob.-)
e.\hortation à recevoir le liaptême dans
(Fol. 9Iv"-I21r".) Grégoii'e
l'Ksprit. Inc.
8.
Jicï^'pgç::;'^.-)^
80r"-91 v".)(;régoire de Nazianze
lumières. lue.
7.
go
comme un homme...
vierge qui
les
amants du Christ.
ïambiques. Inc.
6. (Fol.
:
Traduction de Georges F Athonite. Inc. gs^ j6obô;)b-
:
:
XOè; t-^ Xajxirpz...
.
MiGNE, P. G., XX.XVI, col'. 360-425.
Grégoire de Nazianze à Grégoire de
Oôw\î<-jor)3.->çjig...
22 r"-! 26 v°.)
i););>(o.ôc5i)b.s
b.^TOÇa^Bw.Qb.'i... ctt'Xou -kictw où/. I'ctiv...
MiGNE, P. G., .\X.\V, col. 832-811.
127 v"-I46v°.) Grégoire de Nazianze
sur Athanase
:
Inc. ^MH.-iG.^bob
(l.\.];)Ô;)ç;'x)5r)...
Mk.'ne, p. g.,
'AOavzdiov è-xivwv...
XXW,
col.
1U81-1128.
'U
D»
CATALOGUE DES MANUSCRITS OÉOUOIENS.
A
la
lin
du
NliV
fol.
387
cinq vers ïanibiques. Inc. \] dcn'-
iirKÔ^îoG^iç^ob.^ b.>il;)ôub-i1t;v)(ji 'ijjjOoi'-d 'Gcjo.-m.
lu. (Fol.
Grégoire de Nazianze
17 r"-H)lr''.)
1
quante évèques. Inc. 30OT.MO
(Fol.
11.
a., .\\XVI,'col. 157-19:2.
/'.
161r"-181 V.) Gicgoire de Nazianze
o^yh
iitîy^3ùw-)ôob5
,.>3r)(>î
sur
:
qui êtes frères...
F. ti., .\.\\V,
Grégoire di- Nazianze
Mi<;.\E,
Inc.
to.^y»
yMl^bHoin
^^ç^.^b.^jo^-
:
charité envers les pauvres. Inc.
la
hommes
(1;).^^>(Q...
(Fol. ItN-Jr'-igiv"'.)
1-2.
aux cenl cin-
riiu; JaîvTXT.fAÉTSpa...
lî--)(3r);iô.^r»()...
Mi.iXE,
:
SÔ7-909.
col.
sur la urôle...
:
Pourquoi rompez-vous
\v)bb.>...
l'ordre...
p. a., X.WV, col. 933-961.
197v'\) Grégoire de Nazianze
oùb;iJ.bab.'>
Mi-iXE,
(Fol.
13.
o-)^b
yj.^
19.jr"-
:
oD^b
u).>^joî36QÔobc)
sur l'àques
Le jour de
•'JîpflJ^cîflob.i flic?.)...
Inc.
:
Mio.NE,
sermon sur Pâques.
la
la
.solitude.
résurrection...
\X\\,
G.,
col. 39(J-1UI.
Grégoire de Nazianze
197v"-217r".)
(Fol.
14.
/'.
sur
e1
deu.xième
:
T-\
Inc. b.'i^Ooçji.xjb.^ 'bj«).>...
-Sr,z
ou/an-?,;
'îT'/i'Toaat..
lO'j
Mio.NE, p. a.. \.\XVI, col. G2-4-6G1.
(Fol. 217
\'i.
.n^b
>ur
y).>
le
.^ôSob.')
v"--2-2.jr''.)
jb^jboob.i
o).>
printemps
Grégoire de Nazianze
et
ir>:^b
:
sur
le
^b^c"
:
35foo;>3;jb.->
Douveau dimanche,
sur l'encéniec?). Inc. gGjyboob.^
'5.)5o;{o...
L'iionneur de l'encénie...
Mi.-.NK, l'.C, X.X.WI. roi. 608-G2I.
225 r"-231v".) Grégoire de Nazianze sur la Pentecôte
(0;);)63jbob.>a)5b) et sur l'Esprit-Saint. Inc. çpc?;)b.)b\f).>gç^()bj
l(j.
oi^b...
(Fol.
Sur
:
la fête...
Mk.xe, p. a., X.XXVI,
17.
(Fol.
235r"-214r".)
Macchabées. Inc.
Grégoire
fo;)u 0;) O^i^^iôjjcnGo...
de Nazianze: sur
Tî Bï
(Fol.
Cyprien. Inc.
Miii.NE, /'.
-Vu fol. 255r°.
goire se termine
MixpoO
G.,
:
sur
saint
K-j^rpiavoç...
XXXWcol.
une note avertissant que
ici.
912-933.
col.
244v"-255r°.) Grégoire de Nazianze
^^BoGço.) ^55ocoo.^Gj)...
les
v. Mx/./.x.ixîoi...
Mp.ne, p. g., X.XXV,
15.
12s- 152.
cul.
la
1169-1193.
traduction de Gré-
REVUK DE l'orient CIIRÉTIEX.
38S
(Fol
19
Ç6ou.o\).i
'>5r)V°--2S2v".)etcricoaÔ5afo^ atri3,->e:5^criÔXQ
Grégoire le
et bienheureux père
Vie et œuvres de notre saint
Inc. c7,.>G.to ^R^oce ôac^gb.
Théologien (par Gregoriuspresbyter).
"
Deleiiaye,
Des.
—
(clef.
B.U.G.,
/^S.
Pas de Scholia.
).
cit.,
(TsAGARELi, op.
n° 99.)
N" 16
assez
Papier oriental de bonne qualité et
Xlle siècle. Reliure moderne.
par les vers
perforées
sont
marges
Les
chrome.
de teinte
feuilles; ils commencent
numén.tés au crayon. Cahiers de 8
(fol. ^O'^' -)
fin
(Usez 27)
;vecl(lis'ez 1) et vont Jusqu'au
la page 331 X22o
de
Dimensions
commence une nouvelle pagination.
un espace de 13-avec
colonnes,
deux
sur
de l'écriture 243 X ItiO'-';
nuskhuri assez petit, arrondi,
page. Écriture
entre elles 29 liunes à la
et 'es lettres initiale^au
en-tètes
S^ement incliné. Encre brune, avec les
Apres le fol. .0.»
asomt'avruli.
en
écrits
parfois
minium. Les en-tétes sont
colonne.
écrit sur une
vo l'écriture change, et le texte est
presque tous sur les teuil es de garde
Beaucoup de mémoriaux, mais
premières feuilles du manuscrit
et deux à la fin. Les
résistant,
S
folios,
^
'
--^^l^
.
•
:
du commencement
l'humidité.
sont très détériorées par
Contient
:
Le commentaire sur
Jean Chrysoslome
les
œuvres apostoliques de
Ephrem
par
(et des autres écrivains), traduit
Karicisdze (Mtsiré);
cf.
fol.
279r
:
^o^'^^'i
oœ^foôSG. Ôgcod-
çooSbobb aS^^O^ o^f^^ojob .lob..
F,^:3ç^ob555G J5ôS(pgç^Mo ^0360 gba
géorgien par le chgne
Ce livre à été traduit du grec en
aoa(o
:
Éphrcm
Karicisdze.
*
*
des Actes
,
avec
les en-têtes
Le livre commence (fol. lr"-v")
\îao«.ob5 acaGo^acc"^^ ^^^^"des Apôtres :ô56\i3baÔ.^Q œo-^n^a
jaç^oBm. a.v7,. c^foaacQgœ..
5 iî5«>ô«'i"^^ 3aas>ô"îî^-^«'
b5Q
•
«.çogOT.^
aoG5
•Hoa^çoç-aô.-'l^.-'
(fol.
IV^GGaÔob.^
œjb
a«\Î.V5am.VQb5.
3Sc:ob5b5... Après vient la
«...
ooçoaSocn
préface d'Ephrem
2r"-3v°).
(Fol. 4r°.) En-téte
du commentaire en asomt avruli rouge.
inc.'çao(^ob6
r.aô^wob.. a.^a.ib^ li^af'"^^ "~^'a ^'iè^^'^^'^-
(oob.\
u...
[^^tctVlô^GôoGaScQÇï'aee
aœ535PS-a3ob^o7.5oîbob,.
]4I]
:
05B3C0-
I
CATALOOIE DES MANLSCHITS r.ÉOnOlEXS.
(^gçfyôocncnà (sic)
bjJOob.-)
OgOoj^^çngôj-^çno
0D.'>c53i3;iCtn.>g.~>6
OoîQoj^çmcn^Qb.").
ôSoiO;]çj>bi
f)r).'>fogO;>r);)ô.')u
od^at foigfomsob
Sofj.'»
ÇOoyjàooi oDàco-^O^Ggôji^çnob.^ gi6
bb;-)itr).s
389
tJt'^iC;';! (],>çt>o
boi^ytjb.in
:
ùjcnob.^
£)e notre saint et boni père Jean Chrysostome, patriarche de Constantinople commentaire des Actes des Apôtres,
abrégé des commentaires détaillés oii s'ajoutent parfois
:
:
quelques passages du commentaire d'autres saints. Les Actes
dfS Apùtres écrits par Luc l'évangéliste
u)-^to,^3.>o^^ ^"'J'';)
:
qu'on appelle ce
bien
ik'îQojji^çncD.^ ^^Çoîtpo.^G \îog06b.> .^0.'>b...
livre les Actes des Apùtres...
Actes se
.\])rfs les
trouve
commentaire sur
le
épltres
les
de saint Paul, puis celui sur les épîtres catholiques. Des. le
te.xte avec la fin des dernières épltres, au fol. '279 v°.
Ce manuscrit est sans doute le n° 138 de Tsagareli; il contient non seulement tnutes les épitres catholiques, mais aussi
œuvres apostoliques.
toutes les
N
Xli'-XVI'"
36:5 folios
siècle.
17
Reliure moderne.
Papier oriental, épais et côtelé.
(174-200 non numérotés i; les bords sont troués par les vers.
Cahiers de 8 feuilles; deux
(lisez 46) (fol. 343)
;
Une autre
b)
18 pafres renouvelées par
page
séries de
:
signatures
X
228">'°: de l'écriture
:586
avec un espace de 17™™ entre
Kcriture
nuskliuri régulier et arrondi
la
:
:
Ponctuations
•
:
j^Plo; 63v<>-(V4r^-82v"
:
(lisez 4).
(lisez
1)
à
l'iô
Les premières
:
:
.\VII« siècle. Dimensions
163">ra- s„r deu.x
240
X
elles.
encre noire
en-tétcs
:
à
lignes
31
la
page.
au minium.
:-
Nombreux m^monajwr
Contient
«J»
~
une main du XVI" ou
colonnes,
de
a
B^î (lisez 37)
a)
:
:
.•
Fol. 22r'>
:
riDjcjc^cîT)
gî^oli,-) PloiPif)oQl)()a
Vie des saints et
;
y.>ri|ij£:-'(
i
;
ôôv":
84v'', 148r',
(5ojjà(ô;)dob
202r".
homélies pour
les
grandes
fêtes.
1.
(Fol.
lr°-llr°.
)
Saint Grégoire de .Nazianze
sance de Jésus-Christ (version d'Éphrem
o<);?;yiob...
Le Christ
de
-22
Jésus-Christ.
r°.)
sur
la
nais-
Jwobùa
est né...
Mi.;ne,
2. (Fol. 11 r
:
.Mtsiré). Inc.
r.a.. .W.WI.col. 312-333.
Saint Jean Damascène
Inc. co.^j.iOb 'b.'>o]b,-)5ç-'o...
:
sur la naissance
(juand
l'été...
390
DE l'orient CHRÉTIEN.
lîF.VUE
3. (Fol. -22 r"-31v''.)
Saint Sophronius de Jérusalem
5.
le
sur la
:
un autre...
MiGNE, P. G., LXXXVII, col. 3288-3302.
(Fol. 46v"-55v°.)27 (?) novembre. Passion de sainte CatheInc. ^ç5"ol).s m.Q(fi>' (IgligOTgbi... Dans le trente-cinquième...
Présentation. Inc. UVj^ bfob
rine.
Sophronius de Jérusalem
31v"-46v".') Saint
4. (Fol.
sur
:
Inc. ooco3gç;^o FiggB Ôgonç^gOfl.sr)...
baptême de Jésus-Christ.
gl^g... C'est
Deleiiave,
IJ. //. (!.,
55v°-63v°.) 4 décembre. Passion de saint Barbara,
6. (Fol.
Inc. oLjfî j.>0a)5
a,->cD...
C'était
au temps...
Deleiiave, /?.//.
7.
30.
63v"-84v*.)
(Fol.
Vie de
6".,
213.
de Alyre. Inc.
saint Nicolas
Q^c^eogÔ^Bo roi 3cî^5çm5^gô56o... Vies et œuvres...
8.
84v"-95r".)
(Fol.
(3gl)lîai>6o)
André
Saint
sur saint Nicolas. Inc.
^^.sqoî
de
Crète
mémoire
:
homme
cnapimob^c?...
de Dieu...
Delehaye, B. h. g., 1362.
Jean Chrysostome sur l'ascension
de Jésus-Christ, traduit par Éphrem Mtsiré (note en marge).
9. (Fol. 9.")r"-98v".) Saint
Inc.- ôôiÇyo635çT)g
bmh
yo... Tout est brillant...
98v°-I00v°.)
10. (Fol.
Du même,
grands
g.'>6b5^5ro3ggogÔ55o... Trois
11.
scène
8
lOOV-Pjgr".)
(Fol.
:
:
sur
le
même.
Inc. b-^a^o
miracles...
septembre.
.Saint
Jean Dama-
sur la naissance de la Bienheureuse Vierge
Marie.
Inc. acî3gçoocr) ycî3gcpr)o Ç5foa.s6cn6o... Ici tous les païens...
Mione, p. g., XCVI,
12.
saints
(Fol.
I09r"-115v°.)
Côme
et
Damien
par Théophile. Inc.
Seigneur
Mémoire
fp.~>
a.'iglâcafoob.^
lî^gGobi...
(Fol.
Pentecôte
14. (Fol.
II.
De notre
G., 372.
lir)v"-119r".) Saint Cyrille d'Alexandrie
et
la
''3y3-'""a°DÇÏ'^"^---
saint
des
et Sauveur...
Deleiiave, B.
13.
661-680.
de leur mère Théodora, traduit
et
gçgç^ob,'^
col.
(ao:îb5ô^gGgÔgç:;u))
descente
de TEsprit-Saint.
Oh! ceux qui aiment
II9r°-122v".) 24 juin.
Jean-Baptiste.
Inc.
ro.-)
o33.->
naquit à Bctliléhem...
[16]
Inc.
sur la
jôSob^gb
:
le Christ...
Leçon sur la naissance de
ogbg ogcoç^gab... Et Jésus
CATALOGUE DES MANLSCHITS OKORfilENS.
I
I
(Fol.
ITi.
iMémoiro
1-2J\ -I IJv".)
391
sur saint
('^«^^'>ô^y''0<">;)c;'o)
l'ierre et saint Paul. Inc. u>'>ô0cc<'î.if';)'''^'""'6-^^"^"*''- Et
dans
les
;irts...
Df.lkiiam:.
/;. //.
G.,
I
l'.DJ.
13 août. Mort de la Mienheureuse
Vierge Marie. Leçon de saint Jean l'évangélisle. Inc. ,40î,îc:i.>>y)
16. (Fol.
\î(l()rp.->u
IJv'-l lSv°.)
n>oa>;]Ôgcj'o
mire de
rieuse
17.
sur
i
décollation de
iiij^.i.nbow
tnj;-);)r)...
-2!)
Entendez
...
laies. lue. aom^fog.^ 91Sy...
Thaumaturge. Inc.
i^ô.
et
on vous dira...
Pa.ssion de saint
Comme
(Fol. 17 lv"--20Gv°.) -iGseptendire.
gbg
Théodore Strati-
le soleil...
^nc^'^."''';)"-";)^'^---'^^"^ '^''^^'^'^"^^"""^''•••
lapôtre par Prokhoré (version de
Inc.
ô-^Qo...
Les actes de saint Jean
.-^ainl
Euthyme
DliLEHAVi:, li.ll.
Le
-2.
(Fol.
saint...
•23.
;;]?'^'\'1'''*M^
:
^iioci-^bà Oc^3oJ^-)în>-
des apôtres... témoigne...
ilOr^-ilI
archanges. Inc.
(/., îtlG.
novembre. Saint Jean Chrysostome
sur les archanges. Inc.
"'>b.^...
l'Athonite).
Cet homme...
-M. (Fol. iOGv'-ilOr".) S
leçon
:
om
obfloGacn
163r"-171v".) 19novcmbre. l'assion de saint Grégoire
19. (Fol.
!'
août. Saint .lean Clirysostome
saint Jean-Baptiste. Inc.
Iô2v"-10:jr".)
18. (Fol.
très Sainte et glo-
Dieu...
148v°-I52v".)
(F(j1.
la
La
çnu^ob ODcjiVnj.'o...
v".)
Saint
Jean Damascene
Qui fondait...
:
sur
les
coc<î8gçp0;>r) ^5lÔùU)f>.>...
(Fol. 212r''-2I7v".)
1
1
septembre. Saint André de Crète sur
:
l'éli'vationdelaCroix. Inc. 5^3iP)ob.^,^ê)j)ù()b.-....ï;TauooO-avr;YUfiv...
MiGNE, l\ G., \CVII, col. I(il7-103G.
21. iFoI. 217v''-283r°.) Vie de saint Bagrat (Pancratius) de
Taniuméniuiii. Inc. Occt^j^ab^çj" .scob... Il est arrivé...
il II. G., 1 IGU.
novembre. Passion de saint Clément
Df.leiiave,
2.">.
(Fol. 283r''-289v°.) 25
Rome
de
par Phoibaios ((goôgoib). Inc.
;)b;]
Ipogbo
;>f5b...
Ce
livre est...
2G. (Fol. 290r''-3IGr°.)
{'.Il
Vie de saint Siméonibjajjcîbob) Lalos
Leontius de Neapolis. Inc.
•">;jôj;]ÇT.
S^lg-^ijb d^cn TOc:ifl;)çj^Go rci^tP^o-
5(ooj6... Ceu.x qui sont appointés doivent...
Dei.eiiavi:, //. //. G.. 1G77.
liEVUK DE l'orient CHliÉTlEX.
392
31Gv''-329v°.) Vie de saint Jean
27. (Fol.
Edité par
Damascène.
Inc.
Ceux qui aiment la doctrine...
b^.'^açmob 8fo.t),^']5mga)5...
Kenciii^ac, XpiicTiancKii1 BocToirt,
I».
lU,
pp. 119-171.
330r"-3(53v°.) Vie de suint iMacaire par Sérapion.
28. (Fol.
Inc.
3CT535cn
gôagœg
^souvent... Des. (def.
g'ISol)
—
ô^a6gÔgçm
mou
de
et
folios.
Cahiers de 8 feuilles
;
le
manuscrit
commence avec le fol. 3 du cahier ô (lisez 3) jusqu'à c,-)
signatures du commencement se trouvent au coin inté-
l'état actuel
239?"). Les
(fol.
18
troué par les vers et rongé au coin extérieur et
supérieur par les souris. 243
dans
on commémore
moderne. Papier oriental, assez
XIII'^-XIV'- siècle. Reliure
un peu
Si
).
N
teinte rougentre.
hfr,h...
X
248"": de l'écriture
339
rieur et .supérieur. Dimensions de la page
162"'''>: sur deux colonnes, avec un espace de 10"'™ entre elles;
244
:
:
X
nuskhuri arrondi et un peu
25 lignes, parfois plus, à la page. Écriture
Encre noire brunâtre; kephalaïa au minium, enluminés çà et
:
irrégulier.
là.
réparées en
feuilles sont
Les
Ponctuations
XN'III'' siècle.
Mémoriaux
quelques endroits par une main du
:
86 r", Ruth ((ogroo);
Vo\.
:
.
:
du
fol.
228v°,
fpcjilgG^o
o^i^f'^'''""
Domenti,
roi;
229r'', invocation en grec à saint
Demien avec une signature on géorgien, apparemment de Domenti, car
agofîjo
le
:
l'encre est la
Contient
1.
fils
fol.
même.
:
Homélies
et vies
des saints.
(Fol. lr"-7r°.) Acéphale.
mars. Passion des quarante martyrs,
qui souffrirent dans la ville de Sébaste. Liste de leurs noms.
2.
(Fol. 7r°-13r°.) 7
Te.xte inc.
j-)59od.-)
çyo^joBocVI') ilgi^ob^o").^...
Dans
le
temps du
roi
Lifinius...
3.
(Fol.
ISf-SOv".)
Lazare, etc. Inc.
Tov -acovTa
Delehave, B.II. G., 1201.
leçon sur
de Crête
Sgilf'^^fogûi .>^o5m;)ç^io ;)bg... Aa^xpo;
André
Saint
ç:^-'5T).'io)g
'7'jy/,£-/,:6TViy.e
cj'X'Aoyov
.
:
.
MiG.xE, 1>.(L, .\CV11, col. 960-985.
•1.
(Fol. .30v°-48r°.)
Saint André de Crête
Dimanche des Rameaux
Jésus-Ciirist à .lérusaleni. Inc.
[XSTZTO'J
:
sermon sur
le
et sur l'entrée de Notre-Seigneur
ôgSoB
il^i^ob;) olsH.^... X6è;r,|jià;
Ù^ilT.r'i-rj'j.
Mio.NE, P. G., XCVII, col. 985-1017.
[48]
<ATALOf;UE DKS MANUSCRITS OEORGIEXS.
393
Saint Grégoire de Nazianze
sur le
Kimanclie nouveau et sur l'encénie. Inc. j^GjjjGoob 3.>f)o,j<)...
.').
(Fol.
ISr°-r)3r".)
EYi'îtivia T'.u.à'îÔx'..
:
.
iMir.NK, /'. ^'.. .\.\\\
lie
Xotre-Seigneur Jésus-Christ (long
>(,-).MO()li.^
I
7.
de
la (ète
sur l'ascension
:
ogo
Inc. w.>j.iOb
titre).
Quand nous
.>io-pbMgçnQÔoïfl)oon...
u>ci;ibb.>b\î.v-)ç:-^b.^
<Mébrions
col. (JUSG-21.
1,
Saint .(ean Chrysoslome
G. (Fol..'»3r"-61r".)
la Croix...
(Fol. r>li'°-73v"'.) Saint Grégoire de Nazianze
:
sur
la
Pento-
côte et sur rEsprit-.Saiiit. Inc. a'iQO^^-^W-^OCT"'^^ ^"5^ '^6"^'auJ
FIspl
3i^>]OC^iab('ii»}b('îùyj;)<t)...
-rr,;
iopTr,; %'.rt/i% oO.oiîoor.'îwy.cV..
.MiL.NE, l'.r,.,
Après
ce
premiers forniont l'acrostiche
initiales des six
8. (Fol.
martyr
âgbi... Ma'ax;
ojI.
(Manias). Inc.
ô [J^-Y^î O'Jto;
<ï)o«)bj
il.^il.'ib
6;30gcoo;)Goîb ôjcodgfiœ.^
les
(iionji.
jwob^jb
Oc^^.^-
roO XpiçTOÙ (Azotu;...
C,
II.
1018.
4 septembre. .Martyre de saint Babylas,
chevêque d'.Vntiocho, qui
souffrit
l'ar-
au temps de Numérien. Inc
tJgigcîû.^b.^
.
.
.
NouiAspixvoiï
-rà
"Ftojiaitov
..
Deleiiave,
10. (Fol. 92r"-96r*'.) 15
martyr Nicétas.
dj.snboi.^ .
:
saint et glorieux
:)i).ib
Kklkiiaye, n.
9. (Fol. 83v''-91v".)
c/.y.TTTpx.
|-2S-4rr2.
ôocîco^jO
Combatdu
73v"-S3v".) i septembre.
Mamay
X.XXVl,
suivent quinze vers ïambiques, dont
texte
.
.
Inc.
\i/.y;T'.x'j'j;
B.H.
0., iOC).
septembre. (Passion) du grand saint
OdçngoïôocDi
àywvx;
to-j
c?3^Ççï;'Ofr).')
OciÇ.Nflob.^
azpT'jpoî Niy.r'Ta.
Go^jo-
..
Deleiiaye, li.lI.C, 1340.
11. (Fol. 96r''-119v''.)
rieux martyr dans
leurs deux enfants
bjo5(|)coob
ois'îrovTOî.
le
20 septembre. Passion du saint et gloChrist Evstati et de Teopistiay et de
Aghapi
et Ti'opisti. Inc. 5co.so;>G(^b IwoîO<».^
iloyôSc'îôjÇllic'îô.^b.^ ..
TpxtavoO twv
'Pw;i.x{o)v
Deleiiave, li.ll.
12. (Fol. l-20r'-l."33v°.) itî
écrits par
homme
t/.t.tzxox
.
Prokhoré.
Inc.
C,
tilJ.
septembre. Actes de l'apôtre Jean
jbg ,^^30 çoOjyooi Oj^Oc^boîmo... Cet
de Dieu...
Deleiiave.
[491
//. //.
C.
910.
REVUE ME l'orient CHRÉTIEN.
394
Passion du yrand saint
l.">3v°-167i".) 2^1 octobre.
(Fol.
13.
Aret'ay et des saints martyrs qui soulïrirent avec lui et histoire
des événements du pays en ce temps. Inc.
[^;]]c"o^.m^() bùfoGg
Deleiiave,
M.
B.H.
167.
il.,
(Fol. 167r°-180r".) \" novembre. Les faits et miracles des
Côme
saints
Daraien, les
et
Bgg5ob5 o;]b^
de Teodaté.
fils
llgajc'îôob^.
^^"^^Ô3^
.
Deleiiave, /A
15.
ôae?o)
r.y.Civ
'I/;co'j
G., 372.
//.
lSUr°-185v".) 14 novembre. Mémoire
(Fol.
gçgc^ob.-)
Inc.
ToO Rupto'j
.
(()(r!b.>ôbar);^-
du saint apôtre Philippe, digne de toutes louanges.
iOf)c5iT)ol).'>
çoOgw(r)o bo^yg.'iû...
^.'iG
Inc.
toù WeoO Ao'yo;...
ô
Deleiiave, B. H. G., 1527.
16. (Fol.
Passion du saint et
186r°-2I5r".) 20 novembre.
glorieux martyr Artémi. Inc. OgOgc^fl^rt) gç5C"ob.^
SôSob^ Bgg6ol)5
'jtoT-ôpo; '/^adiv £tç
Tiggàfo 5{oOiçoçTigôol>.^...
oùpavoOç
Merà
T'/iv
17. (Fol. 215i"-227r".) 16
janvier
(titre
saint père |Paul] le Théb[éen]. Inc.
.
Kaî
ï^toyozooiç
fp5
Q3t5a<T>.'5
3oG5
homme
vrai...
19.
£Jcqô.'>q)
le
pauvre
^.^Qo 5a3(l5foo(|^o...
Il
Nouvelle
et
Fol. 215
'^'Q'D'S:
..
/>'.//.(,'.,
1468.
(i)(':!J,Hm.->^pjÔ5Q)
'^•'"»
«a".
y avait dans ces jours
—
).
Vie et
un
faits (Oc^j.x^^>-
bienheureuse sainte Xenia [Kseniay)j^gbc'î-y Jg08.>coo(«)5op ^bgGoob QboîPSgô.VQ.
de notre digne
fi),^
y.al
G., 172.
(gcj'ilSà^ôbiQ'). inc.
(Fol. 235v°-215v°.) Des. (def.
Inc. .^b.^çpo gbg
II.
âbùôsaç^^c^fogi
xGv àpy£T'j-cov.
227r"-235v".) 16 janvier. Vie et faits
de notre saint père Jean
toû Kuptou
abîmé). Vie de notre
Deleiiave,
18. (Fol.
8.^(:5l')fQ-
àvâ7vy)diiv..
Deleiiave, B.
^^Ô^Ç^omin.Sj-î.^GGo..
rp.^
et
.
étrange en vérité est cette vie de Xenia...
endommagé
:
après
autres feuilles.
(Tsa(;aheli,
()/).
cit.,
n" 109.)
[ÔOI
lui
des fragments de deux
CATALOfiUE DES AtANUSCUITS liKORGIEXS.
N
\ll'-.\lll'" siècle,
19
inodenie. Papier oriental
lù'liui'e
170 folios. Caiiiei's de « feuilles,
:î95
commençant avec
le
teinte briin;Ure;
île
deuxième
folio
de
ô~
en lettres capitales, tantôt coté des marges
-ujiérieures, tantôt coté des marges inférieures; les cahiers vont de
lisez 2) tin du fol. 7 v" jusqu'à ,50 (lisez 22) (inc. fol. lG8v»). Dimenavec
>ez 2),
les .signatures
,".
page
sions de la
CMlonnes, avec
claire,
i;crifure
Ponctuations
Contient
dans
laia
la
(Fol.
1.
•
:
:
X
2:57"'"'
382
de l'écriture 2:50 >; loi»""": sur deux
un espace de 17™™ entre elles: 'H> lignes à la page.
nuskliuri arrondi, de grandeur moyenne; encre brune.
-r Pas de mémoriaux.
:
:
Les œuvres apostoliques avec proemia
di" Goortres rAtimnite.
ot keplia-
version
1
des apôtres et de
r"-17r".) Acépliale traitant
toire biblique. Inc.
1} rp.'iyj^Ggô^n
,'.
:
(def.
9ob
—
l>^f)o
)
:
co^âgoDg
l'iiis-
336 3gb.vlîmgôgc^
clo;-)cS.
(Fol. lTr"--2.jr°.)
Sur
de
la décollation
•^u',)b('^';-3cr'0'^Q'-' •""îa-^'';! ^^"'''''^•'"^^^^'•''•-
.Jean. Inc. ;iou).Kog.'>
Quand Jean acheva sa
course...
3. (Fol. -25 r'-tiv".)
4. (Fol. -ISr'-.'tÔv".)
Actes des apôtres.
Relation
(.-j^yaô.sa)
sur les épitres catho-
liques.
•1.
(Fol.
ôôV-GSr".) Chapitres (00536) des épitres catholiques.
0. (Fol. G3v''-8-2r°.) Te.xte
7.
Au
des épitres de saint .lacques.
Texte des épitres de saint Paulau.K Romains e) à l'hilémon.
I60r°, vingt-sept vers ïanibiques, dont les premières
fol.
lettres
du premier groupe
forment un acrostiche
go(}w-',()
:
:
Paul est terminé
(Fol. I60v°-166r°.)
et les dernières lettres
u'-~>abcogçr''>
:
^^^çra
Christ, aie pitié
Liste îles leçons
du deuxième
î'no^y-v;;'^-] G«.çi);iOî5r.o
du pécheur Géorgi.
de l'apôtre pour toute
'année.
8. (Fol.
IGCr^-lTOr".)
b.>b.>(ô;)ù,->r)o
b-s^oby^tono
ibcngbu
:
Les
(leçons) de l'évangile de suint .Matthieu pour matines et quelques autres; au total, douze leçons.
(Fol. ITOv".) Table des écrits apostoliques contenus dans li^
manuscrit.
[51]
RKvrE DE l'orieivt chrétien.
SOG
N
Ecrit par
Xlli-Xll"^ siècle.
;»
(lisez 1),
à g
X
340
:
bois,
—
jusqu'à 8Ô (lisez 42) (des.
(lisez 3) et
sions de|la page
(fol. 283v°). Reliure ancienne
ornée de dessins en relief. Papier
folios (def.
). Cahiers de 8 feuille.s,
()c5b;]o
loselj
en cuir brun foncé avec plats en
oriental de teinte jaunâtre. 331
de
20
535"'™; de l'écriture
:
235
fol. 331v<>).
X
colonnes avec un espace de 17™™ entre elles 26 lignes à
un peu
et
arrondi. Encre brune.
enluminée
initiale
page. Écriture
la
;
nuskhuri fortement incliné
en rouge vermillon. Lettre
minés. Ponctuations -
(fol.
Dimen-
151"™, sur deux
;
En-têtes
6v") et en-têtes enlu-
:
Un certain nombre de mémoriaux
mencement. Fol.
Uesarion (a.
r",
:
pécheur Antoine
^650360)
(8C'^tP3"ît':!o
sur les feuilles de garde au comen mkhedruli. Fol. Iv". le
1814)
1
1764) en mkhedruli; plus bas,
(a.
par une autre main, l'indigne Antoine (npotobo ^6(y'j5o)
mkhedruli. Fol. 2r°, du Métropolite de Jona
to.iâo
oc'iR^ Q9CQ(j(3ob
en caractères
au
;
fol.
(a.
1768) en
O05-
(•Irar^goe?''
mémorial de Besarion. Fol. 2v''.
mémorial de Beéna Colagasvili, qui a fait
plus bas,
différents 4 fois,
en 1518 (4? J3I) h;)
224VO et au fol. 260vo,
livre
relier le
lui
dg)
Gedonidze
(0?).
Il
ainsi
y a d'autres mémoriaux de
que du prince royal Leonti
se^fjo^Gôo) et de Georges. Fol. 283V", mémorial de Besarion.
293^, note de Saba (b.bÔ.b) qui a relié le livre. A la fin, sur les
feuilles de garde fol. 1 r", mémorial de ,Iean. prêtre et moine, de Besarion
continuant sur le fol. 1 v"; au fol. 2^, mémorial de Barnabas, archevêque
(ô.ifjcsGo
Fol.
:
de
Tiflis
(ô6p555Ô6 j^S^Riaff? âœSlm), d'Antoine et de quelques autres.
Contient, : Le yJà;j.a; de Jean le Sinaïte dans la version
de saint Euthyme l'Atlionite et quelques vies.
1. K"Aî!j.a; de Jean le Sinaïte.
Inc. (fol. li°--224v°) avec la
du moine Daniel.
lettre
fol.
22
225v°,
Inc.
livre
Iv").
Au
coçi5oi.'>
I6gô,'>3l)...
225r", dessin
foi.
du
Qui veulent... (des.
(ô"og).
y."/aij.a^
Au
fol.
de Jean le
de Raitha.
^gyyàBob^ ^Ool) '(logBo'bi 9g 3g5 ç5cJgcoco-9g8oîl)oçT^o3... Le
de cette terre, ô -/pia-ccpipoç, je vous... (des. fol. 246v°).
(Fol. 216v°.)
sages
Sinaïte à l'Iiigoumène
lettre
Commentaire
difficiles
dans
(de saint Eutiiyme) sur des
le texte.
Qu'est ce que la négation?... (des.
2.
(Fol.
Çiloffjol).^)
6gÔol)
sia, ce
26Ir°-283v''.)
fol. 260r'').
çggÔôSsiîmb.-» (sic)
Oc'îÇiOob.s 5ôço;>çm9gl>ol)o (sic),
i)(r(R.').Q
Jgbo.
2.")
février.
qui se traduit par
«
pas-
Inc. viba 5cool> gy-^ôSob y«.oi.x<>...
:
mc^d^çoo
sa
'i^'^'^a'''^^^
^.sOcnom.STO.yl.^-
Passion du saint martyr .\bdalme-
serviteur du Ciirist
[r,2]
».
Inc.
.s\î
^oÇo^
(ATALOOLE DES MANUSCRITS OÉOKGIEXS.
')
l'
c^.">l>it>-'>Oo
'.-«alxi.
;3^yj)ô.^y>
cocîilj^çnu
ii;|l>c>il;)y>
(sic)
\î.^(l3Ô.'>Q
Ç~()b;)
(ôdqI'):^!).^ ;)ôo)
du
Ciirist
>,
dans l'année 70o
J~;)bn.
oi'jriiDùub.-).
du
tenant je commi-ncerai à raconter la passion
.
-).>ilu).'>
Main-
.
saint martyr
traduit par
Vbiialniesia l'Abdalniasili), ce qui se
iôy)5ç^<)Q-
flcQ^.iilol).'»
OoîG.iu
,'^.>(1c'îi)ii).i(o,-^;K'>r>;)(>ob
i)^yv)-')çj>(i).')l).i
'A07
serviteur
«
et la tioisirnie (annre) selon les
Ioniens...
r. I'eeters, liihliotlieca
(Fol.
:!.
fi;)().')(oi)b.^
284r''-293v°.)
o^i)ç^;)o);)(r!b()bo
bienheureux Philothéoz.
/lagioyraphira orieiUalis,
o"ô
o;)f)35fob.^
12
:
Inc.
:
rp.^
i1;io3C':!Ô.>b.>
Au commencement du règne de
i^o-^Gc^bo...
mort de
la sainte
v'.v;3bjô.>Ooî9.>f)...
Ti.
ri;iùi)b
ilcirpgçT.oi-(lc>:{^.>3ob.'>
note au-dessus écrite par une
:
p. 210.
:
b.iilîjà.ML^f) Çaotti.)8;>6
commencement...
Çflotpob.'»
ôiÇj>.)ôS.^(1lncnb.
ôpjÇyoria.^çn^'j
bob.->ô;-)c''
Inc.
sainte Trinité sans
(Fol. 298r''-331 V°.) \î.^i3gûôa
-obj
V
La
Mère de Dieu.
,
de Césarée
Saint Basile
là août.
(Fol. 29-lr"-31Tv".)
1.
r,o;i(Ti,5-
Dioclétien...
P. Peetehs-, op. cit
s;ir la
to.'>
Passion du saint et
jan\ier.
in.'>\î^);)ù.'.b5
3.
Ç~ob.^
\ï.Ml;)ô.-)n
çDi
yc^3er'^«>
focCjOjjOpo
17 septembre (mais
J^ôg-
ocD.^ôSgOàil
y a une
main plus récente indiquant
le
du saint et digne de toutes louanges
liiéromartyr Khalarampios (Charalampius), ce qui se traduit par
10 février). Passion
«
joie brillante
jioob^abb......
».
Sous
Inc.
fig^Bob.)
3^>jc^ob.^
i';)^')fgoîô.>>b.)
ogb;^
n-gne de Notre-Seigneur Jésus-Christ...
le
IiKLEii.wi:.
B.II. G., 298.
(TsAiiARELi, op., cit., n°
13()
ou 137.)
N° 21
-
XIV'-XV' siècle. Reliure ancienne en cuir brun, fixé sur planches de
Papier oriental, assez mou et d'une teinte blanchâtre. 33"J folios.
J1.S.
Cahiers de S feuilles, commençant avec
.>
(lisez
1)
jusqu'à
x
<)ô
(lisez 42).
X
182""»;
202""": de l'écriture
.'Î4t)
Dimensions de la page
254
sur deux colonnes, avec un espace de IC""" entre elles. 30 lignes à la
page. Ecriture grande et peu soignée, nuskhuri arrondi et incliné, avec
en-tétes en rouge vermillon. Encre brune. Ponctuationc
Mémoriaux : Beaucoup de mémoriaux sur les feuilles de garde au commencement et à la fin 1. Kouille de garde (Iv»), long mémorial en
:
:
:
•
:
nuskhuri négligé qui remplit toute
la
page, de
i->3i)->3->Ja asî^'*^riy (sic)
REVUE DE l'orient chrétien.
398
{Eliané Cavcavatze).
du
eejfp^ogr'o
corrigé
texte
deux mémoriaux
oj3o'5.)(0().iB
g('îCQ3icn.i
()),')fo3i3^r)o
Co)itieJit
b)
tQ^a^ocoi
b)
;
^9 9f)l>9^6
Béena
gl)£)gab9;)G
biV)f!r'obi>
;i;]ii;ol).-)
|",oej(05()b.Q
Euthyme
2.
mois
(Fol.
tantinople
la
sofowg ogo ;^ôyoîfp5
œg
xm,
i>'do\>
fogÔoOT5
chapitre
ss.).
Inc. de l'hogog5çT>85G..
le
père d'Euthyme.
Leçon
sur
le
miracle de Bérytos.
j.'iÇ^.VJo...
b5l)Ç5j"]çiicr)5 l)5,^l)gGgÔgçi-'o...
Le Patriarche Germanos de Cons-
327v''.) 31 août.
sermon sur
:
332 r".) (De
la
la
consécration de l'église
o5(»)oro.bBob.'5
gbg ÇogGo
o).^ôSgU.'>r)o
l^o5fol)cn5g5G
b.vj^iboîaœi
ilg
<p5
'^i')'''
"^^^^
tl'^Ç^'^^'d'-'-*
(litt.
temple)
m^h ^idcoob^)
c^tlôScoob.'ic^...
main d'Hilarion d'Opiza) b.sbgç!''ooi.^ [oOfomo-
()gco.V);)ô()ii);')
fo.")
le
2:).-);](ob.^().ib.
;)(,']0i^(1gl) 9.'>()oI).s.q.
Inc. ujoy'gf'nsï''^ '^'"dn"'
(Fol.
version de
oi^^gG.')
10
œ^l>
Sainte Vierge à Khalkopraté (bà^cnj^côgôob^
b^Goo.'i
la
315v°-327r°.) Leçon sur le miracle de Khalkopraté.
Inc. Ij^OggigoîOT.^
de
fc).>
(Matth.,
.ipji
;)b;)
(Fol. 30Sr°-315v''.)
4. (Fol.
('ini;)li
yb;) \Vi);/hi
fic'îjmiyùcjgofp-'il.)
Ô,');)(>-i9
(Fol. 305 V- 308 r".) Testament de Jean,
Inc. ôgwo^^tt iimh
.").
:
(lobo...
«)a«5'~>«
.^Bfpgfodo ocQ.sfigbo
3.
:
b.:)rio[r'aô'^"l')ff''f'îy'-
Le texte commence avec
l'Agiorite.
l')o(^cj;^.'>f)o
:
,"],>9l)ù
La deuxième moitié du commentaire de Jean
9fp (lisez 44) par ces
mélie
njibotôdc»!')
floîdj^g^ô);).)!'!
Colagisvili
Clirysostome sur l'évangile de saint Matthieu dans
5l5 gbgS.^
mémorial
n)
:
l.(FoI. Ir".)
saint
:
mémorial du
par Tsagareli, p. 38, dont voici
;]li;]
pogGo j^3.')cÔ<)l)o Llaoîd'""
8a^'>'5S)'^09SÏ'"'S5
li^.'îtobooi
i);)0><dj.>
(');)
ù.jfie^riob
0a3-\y')1'>9a
:
,53i)gQ>cîê)3;)t''
de garde (2v°)
og^iêSoc^G ço^go^LRa liâ.iêSlxjigB 95l)
àf)P59.^6
OojGMiôa""
•^':j5éSob
cités
«) llilarion d"Opizal
:
yi.y^oaiob
O^giol).')
3. Feuille
pécheur German);
(le
5f)ôji3.->R;]
(Besarion). 4. Les
le
mémorial de
Feuille de garde (2'°),
2.
bawù5ocqCl) (Sérapion KumudoroeliJ.
(piloccxib."»
yi.">
çoOcocnob-clOoîôgcT'ob.^
Qljcci;3gç^-8tj<TjOTgçj^ol>à
bib.^ôSgÔob.'iQ
.~>r)(«)C'î6o
çgpSoiçp
3g33ob^~fog
mémoire en nuskhuri du
^Çl^'og-
j^g.'>Pîob.")am.')
^5o5ocngfoo (çî.^w^ygCîGooiTo
gcîQJSoçmOùG, 3o^bg6
clgGag
vieillard
n,).S
^àSiSm.^b...
Nahum'
lîgihnn.^
Plus bas,
(ÔgPSb^ Gàc^Ob).
Sur le fol. 332 trois ou quatre mémoriaux; sur la feuille de
garde suivante, huit mémoriaux de différentes époques.
(TsAii.vitELi, op. cit., n" 135.)
[51]
AT \ LOI ILE DES MANTSCHITS nÉOROIENS.
I
N
Heliure
\II"^-.\II1'' siècle.
bl.mc
.
bonne
d'assez
dont
^ feuilles
les
22
moderne en cuir jaune. Parchemin mince
un peu jauni. 2i>v' folios. Cahiers de
qualité,
premières sont perdues;
t>
1'.'~
aujourd'hui avec
399
le
manuscrit commence
Ir" et se termine à la tin
de !r"~;|
Dimensions de la pape
:fô4 X 24ô"">'; de
158"""; sur deux colonnes, avec un espace de 19"""
l'écriture
21;
luiskliuri arrondi, de grandeur
entre elles. '£1 lignes à la page. Ecriture
moyenne et un peu incliné. Ponctuations
Fol. 2r<'.
la marge inférieure, mémorial de Besarion (ùyliitoociC).
(lisez
au
:Xi
(lise/.
7)
fol.
a\i
202V».
fol.
:
X
:
:
•
:
•
'
,
;i
Contiriit
et
avec Marc
Un commentaire
:
Luc
saint
(le
sur les évangiles de saint Marc
un auteur inconnu.
pai'
t).)G
Iwjg-^
0;)6b.^
:
IwJq^
ogbj^
lipjçrxrj
nullJOîycn (LçrigOQ.S 3ybgilày) l)."»bQi1;^Ç;no
'
'.i
••>
à^m
().')f55^;'^;]r)oo) 3;)r>b.) yj.> ;)coo")o iJ.'irtQbj^Goa)
.•ofogô^b.")
r).')cncj'ob îoj^ô.in ôSr^Ojicpb.^
O.^oD
iT>J;^;)b
i.>b.^â);)ô;)ç:>vi
().><n
<>5d5^
Marc
Og
<1->CJ'50Q
àôS^
yjottjgôio
;>tob cQ(5ob.)
(Fol. 33 V".)
Inc.
l'iiluniinures.
G.~)orȍ^ob
:•
(o.'ih.^
iojô^y>
Inc
bbj-j.in
d^cno iU'îg^Çp.^ jcoo-
^3 ^8G.>a... Le
commen-
se
ct'Oô-"»
Luc des.
^jjK
Le commen-
b.^ioOwmoîco^Q .sG5ocqJo;)ç^->o
Me? t3oîj.)çm.jjfnôoœ. b~i]3gfoG.>çno ^^çpoîsGgôocn...
taire sur saint
:
'^•^.'ililiU);)'"
oQom
termine au fol. 32 v°.
Conimentaii-e sur saint Luc avec de grossières
taire sur saint
.j(i
ôS-m» gGgô^i.-jb
foCîO;]C»b.^ 9;] 3;);{b£).^i),
(n.'>c5g().')6gô.')n
:•
:
3j)5b;>
Oàcn.
^oçogô
GioDjjçr)
aoœ.^coil;)^)
b^gb.^. boîçj>cQ 3;)b.^ilb3;>3b
wii,
conimencr
te.xte
:
(Foi. Ir".) (x. 36-30)... bcîçjioî
|fÔo)o
Le
(def.
—
.)
iOJv" avec saint Luc,
fol.
Tlx'i-t^.
(Ts.\fi.\REi.i,
op. cit., n" IIS.)
N
23
Xll-Xlll siècle.
Reliure ancienne, forte, en cuir brun, sans ornementation; vestiges de fermetures. La planche du verso est perdue. Papier
oriental, mou, de teinte gris-jaune. 411 folios. Il manque des feuilles
au commencement et ;t la fin; les premières feuilles sont tachées d'huile.
Cahiers de S feuilles: les signatures ne sont pas conservées. Dimensiims
3i)0
248°'"'; de l'écriture
de la page
3(J0 X 185">"'; sur deux
colonnes avec un espace de 24"'"' entre elles. 32 lignes
la page.
:
X
:
;'i
l"0I!IENT CHRÉTIEN.
ULVUE DE
400
Écriture
:
nusklmri incliné. Encre d'un
rouge vermillon Jusqu'au
Quelques mémoi'iau.x.
Contient
fol.
179, ensuite
Homélies sur
:
(Fol.
2.
(Foi. 6r°-F2v''.) Saint
de la bienheureuse
.
3. (Fol. l-2v"-I7r".)
Marie. Inc.
sur
:
de
çg8foor>ol)
^•^^^•^(s...
'A^-/rh
;-«.èv
:
•/îjy.îv...
la
;icc!J5çTi.->^;] Ijiiwori...
Saint
de la sainte Croix. Inc.
805-820.
:
Combien de vous aiment Dieu...
André de Crète
sur l'élévation
:
;j^;'}.'>foob5
^fogô^^b^... Sxaupoij Tïav/iyupiv...
MuiNE, P. G., XCVII,
6.
col.
Jean Damascène
sur la conbienheureuse Vierge Marie. Inc. coàcQççgBGo
Saint
(Fol.32r''-3Gv°.)
5.
naissance
la
Mkine, p. g., XCVI, col. 661-680.
sur le même sujet.
MioNE, P. G., XCVIl,
sécration
B^yccsoio
.^wl)
ilcîagtpoo) yccî3gç;oGo
Saint André de Crète
(Fol. 17r°':52r''.)
1.
(Fol. 36v°-39v°.) Saint
K'.v/f'7co[ji.£v
Saint Jean Damascène
sur saint Jean Chrysostome. Inc.
:
sur
âyxif/;Toi
MiGNE, P. G., XCVII,
7. (Fol.39v°--I8r".)
1017-1036.
col.
André de Crète
sujet. Inc. igiacoflBgcr) ff)[o;)b...
nà^^ft'-""
:
col.
(Fol. •lSr'-55r''.)
présentation de la
1036-1015.
mémoire
^•^tf»''.']...
(SgbbObfl)
"E^si
Georges, évêque de Nicomédie
bienlieureuse Marie dans
même
le
r;vi|jt.epov..
Delehaye, n.n. G.,
8.
:
fêtes.
Jean Damascène
Viei-ge
.
:
Ae'jT£ TTzvra ï6vvi...
.
Inc. fo^K^ô.^iJo
grandes
les
en
kepiiahiïa
;
Acéphale. Inc. ô3"onbggçm
lr"-Gr''.)
1.
^.icoOiwooOn.
noir brunâtre
en carmin. Ponctuations
:
pi.èv...
S7't.
sur
temple.
le
la
Inc.
ôô)\îy()G35çi''g .')fob... <t>at^p6v tô tt,; T^apouuy,; éopT-^ç...
58 r^-ÔSr".) Vie
Siméou d'Adana, traduite
9.
(Fol.
Delehaye, B.H.G., 1152.
Jean Damascène par
de saint
|)ar
Éphrem
Mtsiré.
Inc.
bi^-xif/'iob
Oc'îyj'^.^fogcn.^...
Edité par K.
KeKe.iiiinae,
XpiicTiaHCKiii Boctok'l,
III,
pp. 119-174.
10.
(Fol. 65r°-73v".)
(a^bViOio)
de
gi69'b5<^)gÔgç;o
l'évêque
yoy^a
Saint
Jean
Chrysostome
:
mémoire
Pelagonios d'Antioche. Inc. Og gjgê
6Ç35ÇT>gôg2;;'cn5
[56]
Ç5g5Çc;'OT5
OoOifoto ^ycQ-
^
il
\TALiHH K
I
MAXL'.SCniTS
lii:s
Jetais déjà pivparc
Ô.">tt>...
faire la
;ï
lOl
(îÉORfilE.N'f?.
guerre au\ af,'issements
des lirrôtiquos...
Mi.iNK, !•.(!., \L\III, col. 7l7-7r)(i.
11.
(l-'ol.
7
5;i()~(ofr)(»l>
.~>to\ï;)(~)()b.'>(r>:^l')
'"'t>MO"^"
l'Iiunneur de
la
d'Ale.xandrie
il(JoîujçT.()b.>b.>
Bienheureuse Vierge Marie.
"^ô" focîil^çj^no
''n'''\>'"'"
Atiianase
Saint
Ir'-TSv» des.)
Inc.
.îihd.moçj..
C^nuim' les
('lu\î.ib.i...
.')ioO(nB^5;^Oii)(,(«i).>r(
:
sercûon on
:
travailleurs qui creusent la terre...
(Fol. 7!)r°-S2v°.) Acépliale. Inc. eOcrtôù^i) iJi)j.)bçn;'yùgeob.)
IJ.
A
i'-^tj...
savoir l'inapprochable...
bionlieureusr
la
ijuaiid
1
I
Marie.
N'ierge
.sur la uii.sùi'iJean Dauiascène
naissance de Jésus-Christ. Inc. <p>b,^-
oyrd
et
sur
la
bo(|)ijj')5n...
Au
:
coniaiencernent
il
y avait
(Fol.9î)r"-I07r".) Saint Grégoire de Nysse
I.j.
'b.^o^bj^C^-'o...
été...
corde de Dieu
ô.Kl.^rp
sance de Jésus-Christ
fi>.^
— a>,-i(;aT£
lôgrtgm
et
sur
les saints
(P5b
.sbçT>()b
çt.c.v âv viO'xr.vîa
co^j^ti.^
le \erlje...
sur
:
saints Innocents. Inc. ^cl-^^-'W^
a.,
/-•.
WXl,
^^<1
:
sur
massacre des
ôjjôjjcoo... rix/.iv ôys'=<»>"' îyw...
SaintBasile
O
ô(Ô<l-)r>o bcîçnc'încQn...
<j\'i
Mi.Îne,
l.S.
le
Grand
Inc. oocoayçr.
I'i^qG
:
sur
6'.,S-21.
le
baptême.
-jo'^oçSo/.oy.c-jv...
C, \\\1,
/'.
(Fol. I-'2v"-IoI V".) Saint Supin'onc
sujet.
Basile)...
IGiMfSl.
coi.
le
I>Ki.i:itAvi;, /y. //.
môme
nais-
.
Mii.Ni-:.
17. (Fui. 1I5V-12-2V''.)
la
Innocents de Bethléem.
njjbfj^m.s (de
IG. (Fol. lu? r"-Il.jv".) Basile l'Isaurien
Inc.
sur
leron
:
(ovj.>iib
Inc.
(Fol. 91 r''-9!»r".) S.iiiil
1.
Inc.
Damascène
Saint .Iran
(Fol. <s;}r"-91r''.)
i:^.
col.
IJl-lll.
de Jérusalem
ôyo)^^^^^.)^...
sur
:
le
Avant nous, à
liethléem...
10. (Fnj. l;]2r°-M0r".)
Christ. Inc.
Du même
oO-iÇî'.iîQ r).ior>j)ç^o
:
sur
le
55fi6u>aôb...
baptême de JésusEncore la lumière
nous apparaît...
20. (Fol.
1
l'incarnation
10r''-i:)2r".)
Saint Méthode de Constantinople
de Jésus-Christ. Inc.
3?ô05f>;-)ô... V[y.\%:
•i.ï'i
(b; Èyco
djGç:;^
l>->Co9y
sur
ogo
gocDMo
:
vcai^w...
,57]
OKIEKT CIIRKrlEN.
V>
liKVUE DE L'OHIEXT CHRÉTIEN.
402
Amphilochius d'Iconium
152r''-157r°,)
21. (Fol.
de
carnation
Jésus-Clirist.
Inc.
sur Tin-
:
gjorocTi,^
i1fo535ç;i^6o
y,-iu>...
Beaucoup de grands...
(Fol. 157 r"- 160 r".)
22.
la
de saint Jean-Baptiste. Inc.
ilécollation
ô.>.'-!.
.
.
TpiTov
Théodose de
Saint
irovut^.x.
Studion
:
.
Delehave, B. h. g., s
Saint Basile de Césarée
23. (Fol. IGOV-ieOr".)
moration
60OT6
.
.
((lijWul.^n)
IMaprOp cov
.
des quarante martyrs.
[avyÎ[A71v
.
lnc.i3.sro55ç^co.>^b;^r);i-
Deleh.we, n. H. G.,
même
sujet.
Inc.
12.
commé-
:
.
Saint Grégoire de Nysse
169v°-176r°.)
21. (Fol.
sur
Ogb.'jOg ^m\> ^o^yj;)-
ô;"]3oG
LO,~>;iol>5
i1c':!Ç.N();-)r)()
:
120.").
sur
le
OocI^cood... X()£; oi
p.âpTupsç Tïpo; ÉajTO'j;...
25. (Fol.
Delehave, B.H.G., 1207.
Syrus
commémoration des
176r"-181r".) Éphrem
:
quarante martyrs. Inc.
^ûîô.->a...
2G.
.sur
Vu que
;i()r).->QOT35ri
ofo^yoGyùç^-'jb.s
iil.sb ac^J.^t'"'""-
cette politie("?) brillante...
Delehave, B.H.G., 1201 (•)•
Grégoire le Thaumaturge
(Fol. lS4r°-I87r°.) Saint
l'Annonciation... Inc. foç^yb
g.'5Çj'>r'îàom.~> ;',."iGofo\îoGQ:io,sG.
.
Migne, p. g., X.,
Inc.
l)olJ,H'5g5;'ob5
33-'>çî;'^q?
col.
1
Jean Chrysostome
27. (Fol. lS7r"-190r°.) Saint
nonciation.
:
.'iG^gç^^oîTScob g.^6\^yoîôoç;i3ô.-.Go
15-11.50.
sur l'An-
:
Encore
b.>l)ùcogô5Q...
l'évangile de joie...
28. (Fol. 190v"-199v°.) Saint
ciation. Inc.
^i.^foilcQy)^.^
André de Crète
<(Koyb...
Migne,
29.
(Fol. 199v°-203r°.)
parabole
du publicain
0.0360 j-^eGo...
Saint
et
du
:
sur l'Annon-
'ETTscrn c-zfafpov...
G., XCVII, col. 881-913.
/'.
Jean
Chrysostome
pharisien. Inc.
:
sur
la
b^cjg^fojrjçn-'Gc'j
bien-aimés, les deux hommes...
30. (Fol. 203r"-208r°.) Saint Jean
prodigue. Inc. il.MoiH^ob 10.^6585030
sur le fds
Chrysostome
Toujours nous dési:
3.^6)00...
l'ons...
31. (Fol. 208r"-212v°.) Saint Anaslase le Sinaïte
qui mouraient dans
le
Christ. Inc. co5q àfob ybg...
:
sur ceu.\
CATALOfiUE DES MANUSCRITS OÉORCIENS.
(Fol.
32.
•21-2
Jean Damascène
sur le
Dos plats appétis-
Saint
v°--223 v°.)
mt'nie sujet. Inc.
40
:
b.Vbfoujjjçjio).^ gyOcj;^.^r)(r).N...
sants...
33. (Fol. •223v°-2-28v°.) Saint
Fphrein Syrus
sur la
leuxième apparition du Christ (traduit par Kphrem Mtsiré).
:
Inc.
(Fol.
3-1.
228 V"
Du niênie
Mon cœur me
-230 v».)
,„5cnoftaao Oj^çmAob...
Du même
35. (Fol. 23(»v°-231v".)
y>{o;)b.> SoG.s...
En ce
miracle de
le
sur les pères décodés. Inc.
:
peine...
:
sur les mêmes. Inc.
.^il.^b
jour...
Saint Nectaire de Constantinople
30. (Fol. 23lv"-2-10i*.)
sur
bien-ainiés, que rien...
b.>y^-)5ioyç;>f)(':j Oj-jw-^b...
Théodore. Inc.
.saint
Ôto^yo63.'iç;:;>;]
:
.icob...
Brillant est...
Delem.vvk,
37. (Fol. 2IOr°-218v°.) "ESoiax;
(ogpî(3ocr)gb...
Ed.
<•)
G., 17GS(?).
/;. 11.
Inc.
-?.; ôpfloSoÇeîaç.
^'ciK'iiKiit.
agtgob.^
npaBoc.iaBiîi.
IleA'Iî.iH
Ojeccna, 1803.
3S.
Relation
(Fol. 218v°-252v".)
fi.>u .->f6b ybaSj^oi 0;)b.^«^)ô;)çn...
n
sur
le
miracle... Inc.
n'y a rien de
m'o.-»
réjouissant...
si
39. (Fol. 2J2v°-26Ir''.) Relation sur les miracles à Chalkopraté.
Inc. b50;);;3o]c-}œ.^
Des miracles royau.x...
Saint Soplironius de .Jérusalem
(Fol. 261r"'-272v°.)
lu.
vie
b.>b\r-.g(;^OT.>...
:
de sainte Marie l'Égyptienne. Inc. b.'iOfpgOîmoicnà âggo-
b;>co.-).
. .
Mu'TTrlptov ^îta'.Asw;.
.
DELEn.vYE,
11.
nople.
(Fol. 272v°-273v''.) Miracle arrivé
Inc.
'{'(IÇ^Oii
ofoà^çnob
u.c., 1012.
//.
au siège de Constanti-
ôypjdgGoi.i...
'Ev
toî;
yoovo:;
'Hsxx,/.£Îo'j..
Deleiiave,
12.
(Fol. 276r°-28Gv°.) Saint
/y. //.
André de Crète
:
C,
Iu60.
sur Lazare.
Inc. çjii'bicog Sgypî^tooô.i... Az^xço; tqv TrxpôvTx...
Mio.NE,'
43.
(Fol. 28(3 v"-29Ir°.)
Dimanche des Rameau.v.
11. (Fol.
Saint
l'.
G., XCVII, lol. 960-!>85.
Jean Chrysostome
sur le
Des miracles...
:
Inc. b.^j5pS3gçj'0)ig55...
20 lr°-.302v°.) Saint .^ndré de Crète
:
sur
le
même
sujet. Inc. ggîlof) (JggiTjob^ u)ù6.>... X9è; •/;aâ; (AôTa toj Aurrôzo-j
MiGNE, F. G., XCVII,
[59]
col. 98.J-1UI7.
REVUE DE
401
(Fol. :!O2v°-306v°.) Saint
i").
Jean Damascène
sur
:
(Ko!.
.')[o86m:)31>
l^ogyg^rp...
îl;]
:
dredi saint, sur la trahison de Judas, etc. Inc.
3b;)co.i;3...
Avec regret
SJcIgBsàfoQçp
je vois...
Chrysostome
Jean
(Fol. o(i8r''-315v") Saint
17.
mêmes
figuier
le
RusT jxe -rpôçTO le'ystv...
MiGXE, P. G., XCVI, col. 576-588.
sur le ven307v°-30Sr°.) Saint Jean Chrysostome
desséché. Inc.
16.
CHRÉTIEN.
I,'ORIE.\T
sujets. Inc. Sgorogro bijofocî 56b...
Il
faillit
sur
:
les
être néces-
saire...
315v"-321v°.) Georges, évoque de Nicomédie
(Fol.
18.
sur la croix et sur la sépulture de Jésus-Christ. Inc.
Sur
le
le
.
haut...
MiGNE, P. G.,
49.
9.'>c)6ç!^l>.~>.
:
t.
C, col. 1457-1489.
324v°-333r".) Saint Épiphane
(Fol.
de Chypre
:
sur
corps et la sépulture de Jésus-Christ. Inc. co^q bPSb gbg...
Tî TOÛTO
'7-/îa£pOV. ..
MiGNE, P. G., XLIII, col. 140-464.
;i33r°-333v\) Saint Jean Chrysostome sui' Pâques.
(Fol.
.50.
:
TOojOgfmGo
Inc.
amants du
bifoo)
51. (Fol. 33Ir°-336v°.) Saint Jean
sion.
Vous qui
3c<îcjg56g5o...
^ôSob^gl)
êtes
Christ...
Inc. Ôw\ïyoG3.sç:^ig brob
sur l'Ascen-
:
ao^sg^mo... Brillant est tout...
Du même
52. (Fol. 336v°-3.37v°.)
Chrysostome
par Éphrem Mtsiré). Inc. b^clDo
:
sur
le
même
sujet (traduit
3.s5l)535eo3gçmgÔi>fJo.
.
Trois
.
grands miracles...
53.
(Fol. 33Sr"-314r".)
Saint Cyrille d'Ale.xandrie
bienheureuse Vierge Marie. Inc. ora^o535c«g
fîggrio... <t>aiSpo;
.55.
I;i
Delehave, B.H. 6^., 1154.
Cyrrhus con-
foi.
Inc.
3O5
ration (3gM')05fj) des
ocjcj
658^5çji3g...
En
saints
sujet. Inc.
(Fol.
En
:
vérité,
Jean Chrysostome
martyrs.
Inc.
:
il
fallait...
commémo-
aogrooϙ^G
305,^,0-
ce temps, parce que...
56. (Fol. 354r°-357v".) Saint
.57.
sur
ô ^.ôyoi;...
(Fol. 318v°-3,54r".) Saint
015.^5...
:
boj^yg.sn
344r"-348v''.) Saint Tiiéodoret de
51. (Fol.
fession de
-ôfAÎv
5fol> çoçogli
K\-)râcc!3.sr)
Ephrem Syrus
y)^ l).'>Ç5çpgçT>...
357v''-363v°.)
Saint
[60]
Il
Jean
est
:
beau
sur
le
même
et désirable...
Chrysostome
:
sur la
CATALOnUE DES MANUSCRITS UÉORGIEX.S.
naissance de saint .lean-Baptiste. Inc.
3--)6r)<i;^ôS...
Oklehavi:,
.'is.
saints
^Tol.
3G3v°-in Iv.)
Cierre
v\
TWV T£yvà)V
.
.
Paul.
Mémoire
Inc.
llELEII.WE,
moration
(OybVxl.'xa)
(Fol.
moration
des saints Pierre et
B.I/.G.,
des douze
(ôgbV)0;>a)
a|i6tres.
IJ. II.
Inc.
Ocîagmoa)
Inc.
Ac'j7£ Tavr,Y'jp{i7io|j,£v
G-2.
rrr,<J.î:'^J•^
.
li. II.
comméy>.>
a., 159.
sur la trans-
:
u^çr';)'^'---
:
bienheureuse ^'ierge
Du champ, la récolte...
Damascène
sur la mort
.Marie.
:
Chapitre
Mi...\K, /'.
(P'ol.
Chapitre
:
.
G3. (Fol. 397r°- 105r°) Saint Jean
01.
a., 1197.
.Mm.nk, /-. G., XCVI, 515-570.
393 V"- 397 r".) Saint Fplirera Syrus sur le mêm>'
(Fui.
la
11915.
commés"'^-^ V''
a'^i?jb.>b.>b\>.v-)0T);jàp7.(!)i')cr)
sujet. Inc. .)g5co.>j()bi ^bb ô^^iu...
de
K.ai
j^^jcomaGoui.^
Jean Damascène
(Foi. 3Slr°-393v".) Saint
liguration.
des
..
Deleii vvK,
(il.
:
Paul. Inc.
37Sv''-380v°.) Saint Jean Clirysostome
•3gGG()gfoo(Dù g^G... E'-xÔto);.
I
18.
OoG.)...
Jean Chrysoslonie
375i-"-378r".) Saint
Deleiiave,
OU.
S
(iWîb.N^bjjfijùjjçno)
ôOC^icpf^iyô.^cr);)
u).n
Ejy-xiio;...
//. ^'..
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.
(Fol.
.j'.i.
lU.')
II.
lU5r°-llI v".) des.)
Inc. .^cob
gyg^]...
I.
Inc.
^bgGgoon
G., .XCVI. 70U-7-2I.
Du même
:
sur
le
même
sujet.
"Egt-. u.h...
Mir.M:'
/'. /;..
\(\I. TJ
1-7.53.
N' 24
Reliure moderne.
XI'' siècle.
2'22
folios.
de7
feuilles,
(lisez 1),
jusqu'à
rée dans le manuscrit suivant.
sions de
la
Parchemin blanc d'assez bonne
qualiti'.
Cahiers de 8 feuilles coininen«;ant avec les trois dernières
page
:
:!34
X
^ (lisez 30), dont la dernière feuille est inséIl
manque quelques
238™"'
;
de
l'écriture
:
feuilles ra et là.
STw
x
Dimen-
IM""', sur une
nuskhuri du type athonite assez
en capitales écrites en rouge
J,
In grand nombre de
vermillon. Encre gris-brun. Ponctuations
mémoriaux des XIII'^XVIF siècles écrits par des mains différentes.
colonne.
grand;
:{1
les
lignes à la page. Kcriture
:
kephalaia et lettres initiales
•
:
;61.
•
REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
106
Contient
:
Le synaxaire géorgien de Georges rAthonite, du
6 septembre jusqu'au 23 mai. II y manque les jours suivants
septembre: 1-5,6 (inc); février 13 (des.), 14, 15, 16 (inc),
17.(des.), 18-22, 23 (inc); mars: 7 (des.), 8-10 (inc), 12 (inc),
:
:
13,
11 (inc), 16 (des.), 17-23;
Inc.
w.'iâgcD^-^
mai
:
9 (des.), 10, 11 (inc).
1)Ç53coood5
'bgço5ûb1jggo5
ço5
6o(^y5çjiol>,'>...
6 septembre.
soigneusement et tous ligrand soin yav
II. le professeur N. Marr dans Bibliotlieca Arnieno-Georgiea^
III, Petropoli, 1014
Les notices commémoratives du monastère de Sainte-Croix à Jérusalem : (en géorgien) avec quatre
Ce manuscrit a été décrit très
mémoriaux
déchiffrables ont été publiés avec
:
planches paléographiques. La
ment, se trouve dans
le
fin de ce codex, reliée séparémanuscrit 25.
N° 25
XI° siècle. Ce manuscrit forme la deuxième moitié dn n» 24. Reliure
moderne. 185
folios (fol.
223-408)
riorées par l'humidité. Cahiers
(six feuilles
:
les trois dernières
;
de cm
(lisez 30, la
seulement). Beaucoup de mémoriaux,
Contient
feuilles sont dété-
dernière
feuille) jusqu"à,-)0
comme dans
le
n" 24.
:
La partie du synaxaire^ pour tous les
du 23 mai jusqu'au 31 août sans lacune.
(Fol. ol2v".) Colophon du traducteur Georges l'Agiorite (publié
par N. Marr, /. c, p. viii).
1.
(Fol. 223r"-312r".)
jours de l'année,
2. (Fol.
3I3r°-40Sv°.)
^gî^oÇcyob.^
:
6oîcr)i. Ç8oçr)5cr)56o
«
En
bigçgçTiooîooà
:
çp.")
capitales rouges
:
g58c<î3ffr)g556o
^sii(5l)-l),^bÇ5gçjicr)55o
Ç8og)5cr)5 SbtobgicoiBo
:
çn5
:
b^lio-
:
Exposition des grandes fêtes de l'année et de celles des
saints
importants...
De
cette
partie
du manuscrit on troul.
c, pp. viu-xii.
vera une analyse détaillée chez N. Marr,
Sur ce
travail
rpy.'^iiHcivie
au point de vue liturgique, voir K.
KeKejiiiii:3e,
JiiiTyprn^ecKie naMHTHiiKii B'b OTSMecTBeHHbix'h
KHiiroxi)ann.iiiimax'b, Tii-t-imcL, 1908 ss., pp. 228-316; 483506.
[62]
CATALOGUE DES XIAXUSCIUTS CÉORGIEXS.
l(>7
N" 26
Keliuro moderiu'. l'épier oriental de teinte gris-jauni'
.\l\-.\\'' siècle.
abimé
fortement
l'aliicrs
(lisez 1)
.»
;}30
folios
dont
les
X 200'""'; de
l'écriture
200
:
feuiih's seule-
Dimensions de
-11).
151""", sur
arrondi et un
nuskhuri
:
X
environ (non numérotés),
deux dernières
p;irvenues, jusqu'à do (lisez
page. Écriture
la
vers.
les
de 8 feuilles, de
ment nous sont
.505
par
page
la
une colonne. 30
:
lignes à
peu incliné, pas très
ré-
gulier.
Mémoriaux
Fol.
:
'2
r°,
à
marge inférieure,
la
notice de
Confient : Ménaion pour les grandes
Le manuscrit a des lacunes à la lin.
(TSAOARELI, op.
cit., U"
fêtes
Beena Colaga-svili
de toute l'année.
51.)
N' 27
W'I'-.WIl' siècle. Reliure de cuir sans planches avec simples dessins
dans laquelle
linéaires,
marges
'^
le
orientale, assez
commençant avec
feuilles,
lusqu'à
manuscrit
le
est inséré sans être cousu. Papier
et sans aucun filigrane; sur les
papier est décomposé et fortement gratté. 348 folios. Caliiers de
laid d'origine
;in> (lisez
44) (déf.
—
fragile
(lisez 1)
.>
dont
la
première
feuille est
perdue,
Signatures au coin intérieur de la marge
).
au commencement du cahier et au coin intérieur
la feuille à la fin. Dimensions de la page
160""