Portrait - Province de Luxembourg

Portrait - Province de Luxembourg
Edito - Sommaire
Cher lecteur,
Chère lectrice,
Nous voici déjà au dernier Carrefour du social de
l’année 2013.
J’espère de tout cœur que les nouvelles rubriques
ajoutées et le travail fourni par nos équipes vous
permettent de faire d’avantage de découvertes
dans les matières qui nous occupent.
Dans ce numéro, nous mettons à l’honneur
différents responsables du secteur jeunesse
mettant leurs compétences au service de la
population de notre province.
Edito - Sommaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Quoi de neuf ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Logement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Santé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Handicap. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Annoncer la couleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Consom’action. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Journée sans crédit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Mode d'emploi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Le médiateur : une réelle assistance des citoyens face
aux problèmes ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Economie Sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Novembre 2013 : coup de projecteur sur l'Economie
sociale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Un coup de projecteur est donné sur l’organisation
du premier Forum de l’Economie sociale.
Coup de rétro . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Conférence "Solitude et isolement de la personne âgée. . . 14
Jeudi 7 novembre 2013 - Bourse winwin. . . . . . . . . . . . . . . 15
Campagne du ruban blanc 2013. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
Dans la rubrique Socialement vôtre, réalisée par
le Carrefour Emploi Formation Orientation, vous
trouverez la présentation du métier de Formateur
en OISP.
Carte de visite. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Le Service de Promotion de la Santé à l'Ecole
de la Province de Luxembourg . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Vous pouvez également y découvrir la carte de
visite des Services de Promotion de la Santé à
l’Ecole ainsi qu’un coup de rétro sur la campagne
du Ruban blanc et les nombreuses activités
réalisées dans le cadre de cette dernière.
Je vous souhaite une agréable lecture et, d’ores et
déjà, de bonnes fêtes de fin d’année ainsi qu’un
bon début d’année 2014.
Alain DEWORME,
Député en charge du Service Provincial Social
et Santé.
Bien vieillir. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Bourse "Bien vieillir en province de Luxembourg"
Lauréats de l'année 2013. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Projet Interreg IV A - Grande Région
"Maintien à domicile" . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Handicap. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Handicap et paramoteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Handicap et Culture. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Portrait. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
AMO Média-Jeunes - Vincent Leleu. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
AMO Ado Micile - Didier Saussu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
SAAE Starting Block - Patrick Tassou . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Infor Jeunes Luxembourg - Yannick Boelen. . . . . . . . . . . . .
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En direct de lureso.be . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Docs en stock . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Socialement vôtre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
Formateur / Formatrice en OISP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
Art thérapeute (suite et fin). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
Volontariat. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
L'abri de nuit "Le Soleil d'hiver". . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Santé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
Centre local de Promotion de la Santé de la Province
de Luxembourg - Portes ouvertes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Agenda . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
Quoi de neuf ?
Logement
Quoi de neuf ?
Le plan d’ancrage communal du logement 2014-2016 est lancé !
La reprise des compétences logement et énergie des Provinces par la Région : deux façons de
voir les choses…
Le Gouvernement wallon a décidé de débloquer 209
millions d’euros pour la concrétisation du plan d’ancrage
communal, soit 79 millions en 2014 et 65 millions les deux
années suivantes.
Le 4 juillet 2013, le Gouvernement wallon a adopté l’avantprojet de décret transférant les compétences du logement
et de l’énergie à la Wallonie…
Dans l’optique d’encourager les communes à développer
le logement public sur leur territoire, environ 65 % de
l’enveloppe sera destiné aux communes ne disposant pas
encore d’une proportion de 10 % de logements publics.
Environ 25 % du budget sera destiné aux communes ayant
déjà dépassé cette proportion et désireuses de se lancer
dans des rénovations urbaines ou des revitalisations de
quartier. Le reste du financement sera utilisé pour des
projets novateurs ou visant un public particulier (étudiants,
personnes âgées…).
Les communes avaient la possibilité de rentrer des projets
pour la construction ou la rénovation de nouveaux
logements publics destinés à la vente ou à la location,
des logements de transit, des logements d’insertion,
des logements intergénérationnels, des logements pour
étudiants…
Elles peuvent, également, prendre en gestion des
logements de propriétaires privés à travers les Sociétés de
Logements de Service Public ou les Agences Immobilières
Sociales qui ont fait la preuve de leur efficacité ces
dernières années.
L’objectif de la Région est « d’optimaliser l’exercice de
ces matières en assurant une plus grande efficacité et une
meilleure cohérence, ce qui assurera un meilleur service
au citoyen et une égalité entre les habitants des différentes
Provinces »
3°) Le risque de dégrader le service aux citoyens par
l’abandon de politiques spécifiques…
Dans ce domaine, prenons trois exemples propres à notre
Province de Luxembourg.
La prime au propriétaire qui confie un logement à une
AIS et qui est conditionnée à la réalisation de travaux
d’amélioration du logement.
Selon la Région « la démultiplication des interlocuteurs
engendre des coûts inutiles et complique l’accès aux
services proposés aux citoyens ».
Cette prime a pour objectif de convaincre les propriétaires
de confier des logements à une AIS et de favoriser
l’amélioration de ces logements.
Pour accompagner ce transfert de compétences, un
montant de 4 millions d’euros sera déduit du Fonds des
Provinces à partir du 1er janvier 2015 et transféré vers la
Wallonie. Le soutien des AIS en milieu rural ou dans une zone de
forte pression immobilière.
Autre point de vue du côté de l’Associations des Provinces
wallonnes, qui estime que ce dossier n’est pas acceptable
dans son état actuel et qui souhaite un vrai dialogue pour
aboutir à une réforme qui apporte de réelles améliorations
pour les citoyens…
Les prêts FRCE pour les investissements dans le domaine
des économies d’énergie (10.000 € avec 0 % d’intérêts) où
la Province de Luxembourg est la seule Province à avoir
mis en place un système de prêts qui fonctionne bien et
qui est complémentaire de la politique régionale avec des
interlocuteurs locaux, régionaux (garantie) et fédéraux
(fonds).
En effet les Provinces soulignent trois aspects
insuffisamment pris en compte par la Région dans cette
réforme…
Les Provinces peuvent parfaitement mener une politique
cohérente, efficace et de proximité, si la Région les
considère comme des véritables partenaires…
1°) L’absence de concertation sur les modalités financières
de la reprise des compétences où la Région impose ses
règles de calcul …
Mais dans les conditions actuelles, le citoyen
luxembourgeois ne sortira pas gagnant de la réforme
régionale…
2°) La non prise en compte des spécificités locales, la
situation au niveau logement dans le Hainaut n’est pas
celle du Brabant wallon ou du Luxembourg…
L'Observatoire vient de paraître
Ce numéro 77 est consacré au secret professionnel
(partagé). Selon la loi, les professionnels qui sont
dépositaires, par état ou par profession, des secrets qu’on
leur confie n’ont pas le droit de les partager. Au-delà des
exceptions prévues par la loi, le secret partagé existe
pourtant dans la pratique de nombreux professionnels.
Comment ce partage s’opère-t-il ? Quelles interrogations
suscite-t-il ? Quelles règles (in)formelles se donnent les
professionnels ? Quelles informations sont partagées, avec
qui et pour quels motifs ?
www.revueobservatoire.be
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Quoi de neuf ?
Quoi de neuf ?
Santé
Handicap
Formations organisées par le Centre Local de Promotion de la Santé de la Province de Luxembourg
Communit-e : de meilleures prestations de service en faveur des personnes handicapées
Formation "Jeu des 3 figures, prévention de la violence
par le jeu de rôle"
Vendredi 10 janvier 2014 de 9h à 15h et vendredi 25 avril 2014
de 9h à 12h.
Lieu : Palais Abbatial, place de l'Abbaye, 12 à 6870 SaintHubert.
Prix : 30€, sandwich et pauses café compris.
Inscription : pour le 6 janvier 2014 au plus tard.
Formation à l'outil de prévention "Zactionary"
Les mardi 21 et 28 janvier 2014 de 9h30 à 12h30.
D’ici peu, les personnes handicapées pourront également
s’adresser à leur mutualité pour introduire leurs demandes
en vue de l’obtention d’une allocation, d’une carte de
stationnement ou d’autres avantages. Jusqu’à présent, à
cet effet, elles ne pouvaient s’adresser qu’à leur commune,
leur maison sociale ou leur CPAS. Le nombre de « guichets »
ainsi mis à leur disposition est donc appelé à augmenter
sensiblement.
En effet, à partir du 16 octobre, les mutualités auront accès
à Communit-e, l’application en ligne leur permettant
d’enregistrer des demandes auprès de la Direction
Générale (DG) Personnes handicapées du Service Public
Fédéral (SPF) Sécurité sociale.
© www.zactionnary.eu
©yakapa.be
Des parents le remarquent, des pédagogues s'en plaignent.
Beaucoup d'enfants semblent ne plus savoir jouer. Ils
s'ennuient dès qu'on éteint la télévision ou qu'on leur
retire leur console de jeux. La faute à qui ? Ils n'ont pas
appris à jouer parce qu'on ne leur en a pas laissé le temps.
Dès l'âge de deux ans, ils sont en effet partagés entre
les apprentissages scolaires d'un côté et la télévision de
l'autre. Or, la télévision n'est pas un jeu, mais un spectacle.
Et les effets de la consommation télévisuelle du jeune
enfant ont des conséquences problématiques bien audelà de trois ans !
C'est pourquoi, il est urgent de mettre en place des
activités qui permettent aux enfants de réapprendre à
jouer, et leur permettent de se déprendre des effets de la
surconsommation télévisuelle. Le « Jeu des Trois Figures » en
fait partie. La formation permettra aux instituteurs (trices)
et professionnels d’intégrer le jeu de façon hebdomadaire
dans leurs classes. Cette pratique permet aux enfants de
prendre du recul par rapport à l'impact des images sur eux,
réduit les violences scolaires et développe la tendance à
faire appel à l'adulte pour résoudre les conflits.
Ce dispositif proposé par Serge TISSERON a fait l'objet
d'une recherche action, suite à quoi il s'est progressivement
implanté. Ce projet vise à former les enseignantes
maternelles au jeu de rôle des trois figures. Jouer une heure
par semaine à l'agresseur, à la victime et au redresseur de
torts soutient non seulement les objectifs classiques de
l'enseignement maternel, mais a également des effets
bénéfiques en terme de prévention de la violence.
La formation s’adresse, d’une part, aux instituteurs (trices)
en maternelle, 1ère ou 2ème primaire, et d’autre part, aux
professionnels gravitant autour de l’école (agents PMS,
PSE, médiateurs scolaires, professionnels d’une AMO, d’un
planning familial).
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Zactionary® est un jeu de l’oie sur le thème des assuétudes,
à destination des jeunes, des professionnels de l’éducation
et de la formation. Ses objectifs sont de sensibiliser
et d’informer (sur la santé, le bien-être, les risques, les
limites, la loi), d’échanger ses expériences, de corriger
les idées reçues, de renforcer les attitudes positives, de
développer des compétences et de préparer à faire des
choix responsables.
Cet outil pédagogique se présente, depuis peu, sous forme
d’un CD ROM moderne, pratique, attrayant, amusant,
interactif, facilement transportable et diffusable aisément.
Durant ces 2 demi-journées de formation, données par
Marie SAINLEZ (ODAS Coordination), vous pourrez vous
familiariser avec l’outil et acquérir les connaissances
nécessaires à son utilisation dans une dynamique de
Promotion de la Santé.
Lieu : Centre de documentation du CLPS Lux, rue des
Charmes, 3 à 6840 Neufchâteau.
Inscription : pour le mardi 14 janvier 2014 au plus tard.
Renseignements :
« Ce projet ambitieux s’inscrit dans le cadre d’une série de
mesures d’optimisation de la gestion et permet d’assurer aux
personnes handicapées de meilleures prestations de service.
De la sorte, nous améliorons les conditions d’accès à leurs
droits et les décisions peuvent être plus rapidement adaptées
à la situation de ces personnes. Cette mesure concerne
potentiellement quelque 600.000 personnes », a déclaré le
Secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées, Philippe
COURARD.
Pourquoi les mutualités peuvent-elles également
introduire des demandes ?
Par cette mesure, le Secrétaire d’Etat entend établir des
passerelles entre les diverses institutions dans l’optique
d’un « guichet unique », la personne handicapée n’étant
plus obligée de s’adresser à différentes instances pour
demander à bénéficier d’une mesure. Quiconque ira
à sa mutuelle pour se faire aider ou conseiller pourra
également, d’ici peu, introduire une demande destinée à
la DG Personnes handicapées et ne devra plus se rendre,
pour ce faire, à sa commune, à son CPAS ou à sa maison
sociale.
En outre, à l’instar des communes, les mutualités constituent
pour de nombreuses personnes des points de contact
aisément accessibles. Les assistants sociaux des mutualités
disposent, par ailleurs, d’une bonne vue d’ensemble du
secteur social, ce qui en fait des interlocuteurs idéaux dans
le cadre du conseil aux personnes handicapées et de leur
accompagnement. Jusqu’à présent, les mutualités avaient
déjà la possibilité de consulter en ligne les dossiers de la
DG Personnes handicapées et étaient, ainsi, en mesure de
mieux informer leurs affiliés.
Par mail clps.lux@skynet.be ou par téléphone au 084/310 504
5
Quoi de neuf ?
Quoi de neuf ?
Annoncer la couleur
Théâtre
Annoncer la Couleur (ALC), programme fédéral d’éducation à la citoyenneté mondiale (ECM) propose des démarches pédagogiques
originales et participatives pour aborder avec les jeunes des questions de citoyenneté mondiale (migrations, démocratie,
coopération, etc.).
Plusieurs actions sont développées : des formations pour les acteurs de l’éducation, un appui à projets au départ d’une question de
société à dimension mondiale, des ressources pédagogiques, des activités pour les jeunes.
Pierrot fait des bulles, spectacle écrit par Yvon SONDAG
Qui veut de moi ? Un spectacle du Théâtre du Public, écrit
par HAMADI, Luc DUMONT et Guy RÉGIS
Programme de janvier à mars 2014
Jeu pédagogique
Cinéma
Les Indiens contre les géants du pétrole
Wadjda, de Haifaa AL-MANSOUR
QUAND ? Disponible sur réservation, pour l’année scolaire
2013-2014
POUR QUI ? Groupes de jeunes entre 10 et 14 ans (classes
terminales du fondamental, premières années du
secondaire, etc.)
POUR QUI ? Personnes relais (enseignants, animateurs,
éducateurs) travaillant avec des jeunes à partir de 10 ans
QUAND ? mercredi 22 janvier 2014, de 13h30 à 17h00
OÙ ? Province de Luxembourg - Square Albert 1er, 1 -Arlon
Expo-Animation
En quête d’identité(s)
QUAND ? Du lundi 3 mars
au jeudi 3 avril 2014
OÙ ? Centre Culturel de
Bastogne - Rue du Sablon,
195 - Bastogne
POUR QUI ? Tous publics
QUAND ? Mardi 11 février 2014, 10h15 et 13h30
OÙ ? Cinéma Cinépointcom Libramont - Avenue d’Houffalize,
56 - Libramont
POUR QUI ? Les jeunes à partir de 14 ans
En collaboration avec le Centre Culturel de LibramontChevigny, dans le cadre d’Écran large sur tableau noir.
INFOS & INSCRIPTIONS ? Centre Culturel de Bastogne :
Tél : 061/216 530 – Email : virginie@centreculturelbastogne.be
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Mis en scène par Anne Romain
QUAND ? Jeudi 30 janvier 2014, 10h15 & 13h30
OÙ ? Centre Culturel de Libramont - avenue d’Houffalize, 56
D - Libramont
POUR QUI ? Les jeunes à partir de 12 ans
Renseignements :
Le fils de l’Autre, de Lorraine LÉVY
En collaboration avec le
Centre Culturel de Bastogne
et le Centre d’Action Laïque
du Luxembourg.
En quête d’Identité(s) invite à découvrir que l’identité n’est
pas une notion figée mais un ensemble de processus
complexes, évolutifs et multiples qui se construisent et
s’actualisent sans cesse dans les interactions entre les
individus, les groupes et leurs systèmes de valeurs.
Cette expo-animation cadre avec le programme des
cours philosophiques, d’histoire, de sciences sociales
et de géographie. Elle est également proposée à des
groupes d’adultes souhaitant entamer une réflexion sur la
dynamique sociale et la complexité de l’identité.
En partenariat avec la Coalition Luxembourgeoise pour la
Paix (COLUPA) & la Cellule Développement durable de la
Province de Luxembourg.
Mathieu LEONARD
Programme « Annoncer La Couleur »
Province de Luxembourg
Square Albert 1er n°1 6700 Arlon
Tél. : 063 / 212 763
Email : m.leonard@province.luxembourg.be
Internet : www.annoncerlacouleur.be
QUAND ? Jeudi 13 février 2014, 10h15 & 13h30
OÙ ? Cinéma Cinépointcom Bastogne - Rue du Sablon, 195
- Bastogne
POUR QUI ? Les jeunes à partir de 13 ans
Un dossier pédagogique et une bibliographie sélective à
destination des personnes relais seront disponibles avant
la projection.
Annoncer la Couleur est financé par la Coopération belge au Développement,
coordonné depuis l’Agence belge de Développement (CTB) et mis en œuvre
sur le terrain en partenariat avec les Provinces wallonnes, dont la Province de
Luxembourg.
7
Consom’action
Journée sans crédit
Les recommandations de la plateforme
Sur le terrain, les médiateurs de dettes et les associations
d’aide aux personnes surendettées constatent aussi que
les personnes en difficulté font de plus en plus souvent
appel au crédit à la consommation pour faire face à leurs
besoins vitaux ou pour payer des factures en retard, créant
une situation d'endettement permanent.
Avec la précarisation des revenus et du marché de
l’emploi, les sirènes du crédit facile se font de plus en plus
séduisantes pour faire croire que la baisse des revenus
peut être compensée par le crédit. Certains organismes
de crédit peu scrupuleux surfent même sur la vague de la
morosité ambiante pour présenter des formules de crédit
et de regroupement de crédit comme solution miracle
pour boucler les fins de mois difficiles.
La loi… et la réalité
A l’occasion de son dixième anniversaire, la plateforme
« Journée sans crédit » a mis un nouveau coup de
projecteur sur la lutte contre le crédit facile.
Le crédit est un rouage majeur de notre économie ; il favorise
la production de biens de grande consommation et facilite
l’accès à ces biens au plus grand nombre.
Mais le crédit a deux visages : gouverné par les seules lois du
marché, il produit des dégâts collatéraux que les médiateurs
de dettes connaissent hélas trop bien…
Pourquoi lutter contre le crédit facile ?
La banalisation du crédit comme levier de relance de la
croissance économique est réellement problématique
pour les associations membres de la plateforme "Journée
sans crédit"1. Cette banalisation du crédit se traduit
notamment par du démarchage en rue, par mail, sur
internet et sur les réseaux sociaux, avec des cadeaux et
promesses à la clé.
Le moins que l'on puisse dire est que l'octroi d'un crédit
dans de telles conditions est contraire à l'esprit de la
législation, qui impose au prêteur de manière stricte, un
devoir de conseil et d'information…
La législation belge peut se targuer d’être à la pointe en
matière de protection du consommateur. Les mesures
adoptées (telles que la création de la Centrale des crédits
aux particuliers) ont incontestablement eu un effet positif
dans la lutte contre le surendettement.
Néanmoins, on constate une augmentation constante du
nombre de personnes en défaut de paiement (482.000 en
2012). Les ouvertures de crédit (communément appelées
cartes de crédit), les plus dangereuses, présentent la plus
grande augmentation du nombre de contrats défaillants.
Dans les grandes surfaces, on constate encore que de
nombreux crédits sont octroyés sans aucune information
correcte et sans analyse de la solvabilité du consommateur
de la part des professionnels du crédit. L’octroi du crédit se
fait au comptoir, à la caisse, debout avec d’autres clients
qui patientent derrière. Ces conditions n’incitent ni à la
prudence, ni à poser des questions précises au vendeur …
En outre, le vendeur n’est pas un professionnel du crédit,
il est très souvent incapable d’informer correctement le
consommateur (sur le coût, le délai de réflexion, etc) et
n’analyse pas de manière approfondie le budget et les
charges du demandeur.
"
Consom’action
Au vu des pratiques constatées sur le terrain et du contexte
socio-économique, des améliorations de la législation
sur le crédit à la consommation sont très certainement
nécessaires et urgentes : mieux encadrer les pratiques
des sociétés de crédit, interdire le démarchage intrusif,
renforcer les contrôles…
La plate-forme "Journée Sans Crédit" a déjà formulé bon
nombre de recommandations à ce sujet depuis 20072.
Au-delà de la lutte contre le crédit facile, la plateforme
"Journée sans crédit" met aussi, depuis plusieurs années,
l’accent sur d’autres enjeux fondamentaux :
- la lutte contre la pauvreté et en particulier l’augmentation
des revenus minimaux ;
- le respect de la dignité humaine dans les procédures de
surendettement ;
- la protection des consommateurs en général (et pas
seulement dans le cadre du crédit à la consommation) ;
-
l’importance de soutenir la prévention du
surendettement.
Les activités et supports
Des activités publiques ont eu lieu le samedi 30 novembre
à Bruxelles, Liège, Charleroi, Namur, Arlon… avec
animations et distribution de supports pédagogiques (Bic
magique, dépliant, affiche…)
Un nouveau film pédagogique concernant le crédit à la
consommation a été réalisé par Canal C. Son objectif ?
Attirer l’attention sur les pièges du crédit facile, grâce à
des témoignages et d’interviews d’experts. Celui-ci-ci est
téléchargeable sur www.journeesanscredit.be
Renseignements :
Groupe Action Surendettement
Grand-Rue, 4 - BP2
6630 MARTELANGE
Tél. : 063/602 086
Fax : 063/434 925
Internet : www.gaslux.be
Service juridique : tous les jours de 9h00 à 12h00
par téléphone ou tous les jours par fax, par mail
francoise.collin@gaslux.be ou marie-noelle.plumb@
gaslux.be
Service prévention : prevention@gaslux.be
1
Equipes Populaires (coordination) / Centre d’appui médiation de dettes (Région
Bxl capitale) / Groupe Action Surendettement (GAS) / Centre de référence de
Liège (GILS) / Centre de référence de Namur (Médénam) / Centre de référence du
Hainaut (Créno) / Action sociale du Brabant wallon / Réseau Financement Alternatif
/ Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) / Réseau wallon de lutte contre la pauvreté /
Forum bruxellois de lutte contre la pauvreté (BWR) / Réseau belge de lutte contre la
pauvreté / CRIOC-OIVO / CSC-(1) ACV / FGTB- ABVV / Vlaams Centrum Schuldenlast
/ Vlaams Netwerk Tegen Armoede / Verbruikersateljee / Femma /
8
2
Les recommandations, les supports pédagogiques et l’agenda des activités sont
disponibles sur le site internet www.journeesanscredit.be
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Mode d’emploi
Economie Sociale
Le médiateur : une réelle assistance des citoyens face aux problèmes ?
Le médiateur appelé parfois « ombudsman » est une
personne chargée d’examiner les plaintes portant sur des
décisions ou le fonctionnement d’administrations ou de
sociétés. Il analyse le conflit et propose des solutions avec
l’objectif d’essayer de concilier les points de vue.
Quels sont les délais ?
En créant cette fonction, le but était d’aider le citoyen dans
ses démarches en évitant, dans la mesure du possible, la
voie judiciaire. Mais bien entendu, la première démarche
est d’essayer de trouver une solution à l’amiable avec son
administration ou la société qui fait l’objet de la contestation ; le
médiateur n’intervenant qu’en dernier ressort si les deux parties ne
sont pas arrivées à s’entendre…
Le médiateur vous tiendra au courant de l’évolution de votre
dossier.
Qui peut introduire une plainte auprès d’un médiateur ?
Tout le monde, soit à titre personnel, soit pour une personne
qui en a donné l’autorisation.
Comment travaille un médiateur ?
Les règles de base sont les suivantes :
1°) Un médiateur traite la réclamation d’une personne
à l’égard d’un service administratif ou d’une entreprise
lorsque celui-ci n’est pas parvenu à trouver une solution.
2°) Il est indépendant. Le médiateur ne reçoit d’instruction
de personne et organise lui-même son travail.
3°) Il travaille gratuitement.
4°) Il se base sur les textes légaux et réglementaires mais il
tient compte aussi de l’égalité entre les citoyens.
5°) Il est tenu au secret professionnel.
6°) Il dispose de larges pouvoirs pour examiner la plainte et
prend en compte les avis de toutes les parties.
7°) Il examine de manière impartiale si la réclamation est
valable ou pas et formule des recommandations à partir
des réclamations. (si son avis pèse souvent lourd, les
administrations et les services ne sont pas obligés de suivre
ses propositions).
Une étude a démontré que 80% des plaintes fondées
trouvaient une issue positive pour le citoyen.
8°) Il publie un rapport annuel de ses activités à la disposition
de tous.
Ils sont forts variables en fonction de la complexité des
dossiers, de deux semaines pour un dossier simple à
plusieurs mois.
Quel est le médiateur compétent pour mon problème ?
Le site www.ombudsman.be vous permettra de déterminer
quel médiateur est compétent pour traiter votre problème
et de trouver leurs coordonnées.
La liste ci-dessous n’est pas exhaustive…
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Le Médiateur européen.
Le Service de Médiation Banques-Crédit-Placements.
Le Médiateur fédéral.
Le Service de médiation de l’Energie.
Le Service de médiation Pensions.
Le Service de médiation pour le Secteur postal.
Le Service de médiation pour le placement privé.
Le Médiateur auprès du groupe SNCB.
L’Ombudsman des assurances.
Le Service de médiation pour les télécommunications.
Le Service du Médiateur de la Communauté WallonieBruxelles.
- Le Service du Médiateur de la Région wallonne.
Novembre 2013 : coup de projecteur sur l’Economie sociale
Au cours du mois de novembre 2013, le Service
Provincial Social et Santé a mis en lumière le secteur
de l’Economie sociale. Monsieur Alain DEWORME, le
Député responsable du SPSS, a notamment effectué
plusieurs visites de terrain dans les entreprises et
les organismes actifs dans ce secteur. Fin du mois, le
premier Forum de l’Economie sociale s’est déroulé à
Neufchâteau. Par ces actions, la Province soutient et
encourage les acteurs de l’Economie sociale à mettre
en place des projets innovants qui répondent à des
besoins grandissants. Il s’agit également de faciliter
l’insertion socio-professionnelle d’une population
de plus en plus fragilisée (demandeurs d’emploi peu
qualifiés, personnes handicapées,…)
Découvrons les organismes visités par Monsieur
DEWORME
© Province de Luxembourg
L’ASBL La Source à Bouillon : des formations en
développement personnel et en informatique
Installée à Bouillon, cette association a pour objectif
principal de pallier au taux de chômage important dans la
région par l’insertion sociale, culturelle et professionnelle
des personnes les moins favorisées.
En moyenne, plus de 400 stagiaires par an suivent une des
différentes formations proposées par l’ASBL. Depuis sa
création en 1992, cela représente des milliers de personnes
issues des différentes communes de la région.
« La Source » est un OISP (Organisme d’Insertion SocioProfessionnelle) qui propose plusieurs formations : permis
de conduire théorique, informatique et le module « je crée
mon avenir » reconnu dans une filière de développement
personnel. Celle-ci se base sur un travail de groupe mais
aussi sur un accompagnement individuel pour que chacun
puisse trouver le secteur qui lui convient le mieux. Par
ailleurs et pour faire face à une demande croissante, c’est
en 2008 que l’ASBL a mis sur pied un Service d’Insertion
Sociale (SIS) qui a pour objectif d’améliorer le bien-être
et la qualité de vie des participants. Celui-ci permet aux
participants de rompre l’isolement, de participer à une vie
sociale, économique et culturelle.
Outre ces formations, depuis 2004 une activité de lavoir
social avec l’agrément titres-services est venue étoffer le
développement de l’association favorisant l’embauche
d’une quinzaine de personnes.
Les emplois créés à « La Source » sont principalement
féminins puisque qu’ils accueillent vingt-huit femmes et
deux hommes. D’autres structures ont été mises en place
au départ de l’association comme une crèche et une «
Maison d’enfants.
© Province de Luxembourg
Au total, c’est donc près d’une cinquantaine d’emplois que
génère « La Source ».
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Economie Sociale
Economie Sociale
L’EFT La Toupie : de la Maison d’accueil à l’Entreprise de
Formation par le Travail
L’ASBL l’Entrep’eau : du lavoir social à la rénovation de
meubles
Le premier Forum de l’Economie sociale en province de
Luxembourg
Le projet de la structure a été conçu et initié au sein de la
Maison d’accueil « Passage six », appelée aujourd’hui « Le
Tremplin » dans les années 90. Un programme de formation
a été élaboré puis étoffé pour être adapté au fur et à mesure
de l’évolution du projet d’insertion des résidents.
C’est en 1999 que la Toupie est née et en obtenant d’abord
l’agrément comme organisme d’insertion attribué à la
Maison d’accueil.
Petit à petit, l’ASBL a ouvert ses portes à un public extérieur
avec comme première filière, la menuiserie.
En 2001, c’est l’ouverture de la filière horticole : maraîchage,
tailles, arboriculture, aménagement des parcs et jardins et
en 2004, la création de la filière HORECA
L’Entrep’Eau a ouvert ses portes, en 1999 à Bastogne.
Tout d’abord, c’est un endroit qui est, à la fois, un lieu de
vente de meubles et autres articles de seconde main,
mais également un lieu de formation à la restauration du
mobilier, un lavoir social et un lieu de rencontre.
Plusieurs activités ont été développées comme un atelier
de peinture, le tri des déchets,….
Pour favoriser le lien social, une cafeteria a été ouverte et
contribue ainsi à de multiples échanges entre les clients et
les membres du personnel.
L’équipe d’encadrement est composée de six formateurs et
d’une coordinatrice.
La structure développe des partenariats notamment avec
le Service Environnement de la Ville de Bastogne, Idélux, la
Maison de justice de Neufchâteau.
Organisé à l’Espace 29 à Neufchâteau le vendredi 22
novembre, le premier Forum de l’Economie sociale a donné
l’opportunité à un large public de parcourir les différents
stands des exposants pour découvrir les différents métiers
du secteur, explorer de nouvelles pistes professionnelles.
C’est également, au travers de diverses animations et ateliers
proposés notamment par le Trusquin, Les Compagnons de
la Maison, la Locomobile, Créa job… que tout un chacun a
pu être sensibilisé à ce secteur très présent dans la vie de
tous les jours.
L’objectif principal de l’ASBL, reconnue comme Entreprise
de Formation par le Travail, est la réinsertion professionnelle
de toute personne en difficultés. La Toupie a développé
un large partenariat avec les Services de santé mentale,
le Forem, les CPAS…. Il faut aussi souligner une étroite
collaboration avec l’Asinerie de l’O, les ETA Stallbois, La
Gaume et La Lorraine, également entreprises d’économie
sociale.
Un jardin social a vu le jour en partenariat avec le CPAS
d’Arlon et l’aménagement de la nouvelle implantation de
l’ASBL se réalise avec la participation de nombreux acteurs
locaux.
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Renseignements :
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Province de Luxembourg
Cellule de l’économie sociale
Michel KOEUNE
Square Albert 1er, 1
6700 ARLON
Tel : 063/212 238
E-mail : das@province.luxembourg.be
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Coup de rétro
Coup de rétro
Conférence « Solitude et isolement de la personne âgée »
Le vendredi 25 octobre 2013, plus de 60 personnes ont
participé à la conférence organisée par le Service Bien
Vieillir du Service Provincial Social Santé sur le thème «
Solitude et isolement de la personne âgée ».
A cette occasion, Monsieur Patrick MAGGI, chercheur
et assistant au Département des Sciences de la Santé
Publique de l’Université de Liège a présenté l’enquête «
Vieillir mais pas tout seul » de la Fondation Roi Baudouin.
Cette enquête menée auprès de 1.500 personnes de
plus de 65 ans en Belgique va nous permettre de mieux
appréhender le nombre de seniors qui se sentent seuls
ou qui sont socialement isolés, de vérifier les facteurs
en lien avec ces notions et enfin, de savoir si les seniors
d’aujourd’hui sont plus ou moins isolés qu’avant.
Il est nécessaire de préciser les notions d’isolement et de
solitude.
L’isolement, est déterminé sur base de l’ampleur des
fréquentations, sur le nombre de contacts avec d’autres
personnes.
La solitude, c’est une notion plus subjective, c’est le
ressenti lié au manque désagréable ou intolérable de
certaines relations. Etre seul n’est pas nécessairement la
même chose que se sentir seul.
L’enquête nous permet de mettre des chiffres sur le
sentiment de solitude des aînés.
Dans un premier temps, on peut dire que près de la moitié
des seniors (45%) peuvent être considérés comme « bien
armés socialement ». Ils ont un large réseau social et ne
se sentent pas seuls. 9% des seniors sont pauvres en
contacts. Cela veut dire qu’ils sont entourés d’un petit
réseau social mais qu’ils ne se sentent pas seuls. Les seniors
restants (46%) se sentent seuls. Il faut ici distinguer deux
catégories d’aînés. Il y a la première moitié qui se trouve
dans une situation d’isolement social car ils combinent un
petit réseau social avec un sentiment de solitude et l’autre
moitié qui est plus solitaire, ils se sentent seuls en dépit du
large réseau social dont ils disposent.
Ensuite, l’enquête confirme que les personnes âgées
de plus de 85 ans sont plus isolées socialement que les
seniors plus jeunes, ainsi que les femmes, les veufs et les
veuves, les personnes qui ont des problèmes de santé et
celles qui ont des difficultés financières. L’annihilation du
risque d’isolement est utopique ne serait-ce que par la
présence de facteurs qui, à l’instar de l’âge et du sexe, sont
invariables, mais sa réduction est parfaitement réaliste et
doit constituer l’enjeu principal de toute nouvelle initiative
développée pour lutter contre le phénomène d’isolement.
Nous remarquons aussi que l’isolement social est plus
fréquent chez les résidents de Maison de Repos et de Soins
qui souhaiteraient avoir plus de contacts avec leur famille.
Pour terminer, l’isolement, pour ceux qui en présentent les
facteurs de risque, n’est pas une fatalité. Rien de tel, pour
s’en convaincre, que de se rappeler qu’une majorité de
personnes âgées, pauvres ou non, présentant un handicap
ou non, sont parfaitement insérées dans la vie sociale.
Mais, les conséquences et la prévalence de l’isolement se
révélant non négligeables, il est important de développer
des initiatives, quelles qu’elles soient, afin de lutter contre
les facteurs de risque de ce phénomène.
Jeudi 7 novembre 2013 – Bourse winwin au Wex de Marche en Famenne.
Le jeudi 7 novembre, la première bourse winwin
organisée en province de Luxembourg se déroulait de
16h00 à 18h00. Le principe de cette initiative est que
des associations et des entreprises se réunissent durant
deux heures afin d'échanger des biens et des services.
Aucune transaction financière n'est autorisée. C'est le
principe de la manifestation. Elle avait lieu au Wex de
Marche en marge du salon B2Lux.
Plus de 70 structures associatives et entrepreneuriales
avaient répondu présents, soit près d'une centaine
de personnes. La bourse winwin était organisée par
Challenge, la Province de Luxembourg, la Commune de
Marche-en-Famenne, son Plan de Cohésion Sociale et
son Agence de Développement Local. La Chambre de
Commerce et Idélux soutenaient également ce beau
projet. Les contrats d'échange furent nombreux ; plus
de 90 ont ainsi été signés. Par exemple, un PC a été
échangé contre une soirée animée par un accordéoniste
ou encore une formation au management associatif
échangée contre la mise à disposition d'une salle de
réunion. L'animation était assurée par le « F-Acteur
» Vincent PAGE qui tourne en ce moment avec son
spectacle "C'est ma tournée"…
Suite au succès de cette première expérience, il est
plus que probable qu'une seconde édition aura lieu en
province de Luxembourg. Et pourquoi pas dans la zone
sud ?
© Province de Luxembourg
© Province de Luxembourg
Hestia, une initiative de la Croix-Rouge
Madame Hélène DELOGNE, coordinatrice Action Sociale a présenté le service Hestia de la Croix-Rouge.
Hestia, c’est une activité d’accompagnement et de soutien relationnel à domicile qui a pour objectif d’aider à retisser un lien
social et à atténuer le sentiment de solitude et qui s’adresse prioritairement aux personnes âgées.
Concrètement, un volontaire visite une personne 2h par semaine pour partager un loisir, un moment convivial ou pour sortir,
se balader.
Les volontaires sont formés à l’écoute et à l’accompagnement de personnes âgées et sont encadrés par un responsable
d’équipe et lors d’intervisions. En province de Luxembourg, en 2012, treize entités Croix-Rouge développent l’activité. 65
personnes ont été visitées par 50 volontaires.
Tél : 063/221 010 ou comite.luxembourg@redcross-fr.be
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Coup de rétro
Coup de rétro
Campagne du Ruban blanc 2013
La campagne du Ruban blanc est une campagne de
sensibilisation à la violence faite aux femmes qui trouve ses
origines au Québec lors d’une tuerie faisant 14 victimes,
des femmes exclusivement, en décembre 1989. Suite à
ce massacre, des hommes se sont mobilisés et ont créé
cette campagne de sensibilisation pour lutter contre cette
violence.
Le Ruban blanc est le symbole d’un engagement personnel,
il engage celui qui le porte à ne jamais commettre un acte
de violence envers une femme et à ne jamais cautionner
ou passer sous silence de tels actes. Cette campagne se
déroule chaque année, du 25 novembre au 6 décembre,
dans plusieurs pays dont la Belgique.
En province de Luxembourg, cela fait maintenant 10 ans
que le Service Egalité des Chances, intégré au Service
Provincial Social et Santé et placé sous la responsabilité
de Monsieur le Député provincial Alain DEWORME,
l’organise et mène, à cette occasion, différentes actions de
sensibilisation tant envers les professionnels que le grand
public.
En 2008, le Groupe Cré Tonnerre a rejoint l’initiative et a
mis sa notoriété au service de cette cause en devenant les
parrains de la campagne. Six ans plus tard ils sont toujours
là et le Service les remercie très sincèrement.
L’une ou l’autre année, l’accent a plus été mis sur les
professionnels en leur proposant des formations ou
encore des journées d’étude sur l’un ou l’autre aspect de
la problématique mais cette année la campagne est à
nouveau résolument orientée vers le grand public, qu’il
soit adulte, adolescents et ou encore enfants.
Effectivement, il est essentiel que chacun puisse prendre
conscience de cette réalité, que chacun puisse en
reconnaître les signes avant-coureurs et puisse se rendre
compte que l’on peut y être confronté dans son entourage
proche ou encore dans son entourage professionnel.
Cette année le Service a proposé un programme encore
plus riche et varié, qui a abordé le sujet grâce à différents
supports que ce soit le conte, le théâtre, la photographie
ou encore le cinéma.
De nombreuses personnes ont participés aux activités
réparties à différents endroits de la province.
Affichage à Hotton
- Stage d’autodéfense à Bertrix : « Prévention dans le
contexte professionnel », stage pour intervenants
psycho-médico-sociaux
- Une séance des « Vendredis du Social » : « Violences
entre partenaires »
- Exposition photographique à l’Espace Wallonie à Arlon :
« Vous ne pouvez pas rester comme ça, Madame »
- Point rencontre à l’Espace Wallonie d’Arlon, par le
Service d’Aide Sociale aux Justiciables , Vie Féminine,
Service d’Aide à la Jeunesse
- Animation après-midi de Vie Féminine « Les Violences
conjugales. En parler, c’est déjà agir ! »
- Ciné-débat à la Salle « Le Studio » de Marche-enFamenne, « On reviendra au printemps »
- Conférence de Télé Accueil : « Télé-Accueil, un espace de
parole et d’écoute non spécifique »
- Spectacle-débat avec Michelle WARNIER : « Contes
rouges de la femme interdite »
- L’après-midi pour les 5èmes et 6èmes secondaires et
pour tous
- Animation du Service d’Aide Sociale aux Justiciables : «
Quels services pour la victime de violences conjugales ? »
- Théâtre-débat au Centre culturel de Bastogne : « Qui a
crié au loup ? »
- Journée de réflexion organisée par le Service provincial
Social et Santé (et plus particulièrement l’axe violence
de son Service Egalité des Chances) : « La violence
conjugale post-séparation, une réalité bien présente. »
- Conte-débat joué par Michelle WARNIER : « La Fille du
Prince »
- Affichage dans les bus Tec, distribution de milliers de
Pins dans différentes localités de la province…
- 26 communes sur 44 ont collaboré à cette campagne
provinciale, notamment en posant une bâche
d’information et de sensibilisation à un endroit
stratégique
Distribution de pin's
Inauguration de l'exposition
Des sites Internet pour aller plus loin :
www.rubanblanc-wallonie.be : campagne du ruban 2013
www.violenceentrepartenaires.be : informations pour les
victimes, auteurs et témoins de violences entre partenaires.
www.igvm-iefh.belgium.be : l’Institut pour l’Egalité des
Femmes et des Hommes
www.ecouteviolencesconjugales.be : ligne écoute
0800/30 030
www.marieetfred.be : campagne 2012
Renseignements :
Service provincial Social et Santé
Service Egalité des Chances – Axe Violence
Contact : Jean-Marc HERBIET
063/212 229 - das@province.luxembourg.be
Photos © Province de Luxembourg
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Carte de visite
Carte de visite
Le Service de Promotion de la Santé à l’Ecole de la Province de Luxembourg
Missions
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Lors de chaque visite, l’élève bénéficie d’un examen
biométrique (tests de la vue et de l’audition, test d’urines,
examen staturo-pondéral), d’un examen clinique et du
contrôle de l’état vaccinal. Dans certains cas, le bien-être
global de l’enfant ou de l’adolescent est abordé à l’aide d’un
questionnaire. C’est effectivement l’occasion de pouvoir
évoquer, en dehors du cadre familial, une préoccupation
de santé physique ou psychologique.
Le médecin communique ensuite les résultats et
les conclusions des tests aux parents et formule des
observations cliniques. Il ne s’agit donc pas d’un diagnostic.
• Le Service de Promotion de la Santé à l’Ecole (SPSE)
de la Province, pour les écoles subventionnées par la
Fédération Wallonie-Bruxelles (c’est-à-dire les écoles des
réseaux libre et communal).
• Les Centres Psycho-Médico-Sociaux (PMS) de la
Fédération Wallonie-Bruxelles, pour les écoles organisées
par la Fédération (c’est-à-dire les écoles du réseau
officiel).
En province de Luxembourg, ces missions sont remplies
par deux organismes :
Le Service de Promotion de la Santé à l’Ecole de la Province
de Luxembourg fait partie du Service Prévention-Santé, luimême inclus depuis peu dans le Service Provincial Social
et Santé. Il est composé de 8 centres de santé répartis sur
tout le territoire de la province.
• La mise en place de programmes de promotion de la
santé et de promotion d’un environnement scolaire
favorable à la santé ;
• Le suivi médical des élèves (les bilans de santé individuels
et la politique de vaccination) ;
• La prophylaxie et le dépistage des maladies transmissibles
(méningite, pédiculose, …) ;
• L’établissement d’un recueil de données sanitaires
(poids, taille, vaccination, …).
La Promotion de la Santé à l’Ecole est définie par un décret
du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles
datant de 2001. Par « Promotion de la Santé à l’Ecole », on
entend :
Le Service de Promotion de la Santé de la Province de
Luxembourg
Pour l’année scolaire 2012-2013, 220
établissements scolaires dépendaient
du SPSE, ce qui représente 377
implantations. Conformément au
décret relatif à la promotion de la
santé, chaque école doit en effet
passer une convention avec un
service PSE ou un centre PMS. Ce
service gratuit est obligatoire et
concerne l’ensemble des élèves
de l’enseignement fondamental et de l’enseignement
secondaire, ainsi que les étudiants de l’enseignement
supérieur non universitaire.
Bilans de santé
Conformément au décret relatif à la promotion de la
santé et à l’arrêté du Gouvernement de la Communauté
française du 13 juin 2002, la réalisation des bilans de santé
doit représenter au minimum 70 % du temps de travail des
équipes du SPSE. Chaque enfant est vu 7 fois au cours de
sa scolarité : en 1ère et en 3ème maternelle, en 2ème, en 4ème et
en 6ème primaire, en 2ème et en 4ème secondaire.
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Carte de visite
Bien vieillir
Prophylaxie et dépistage des maladies transmissibles
Mise en place de programmes de promotion de la santé
La prophylaxie des maladies transmissibles en milieu
scolaire fait également partie des missions du SPSE. Le
SPSE peut ainsi être amené à gérer diverses situations
(cas de pédiculose, d’oreillons, de gale, de scarlatine, de
varicelle, de méningite, de tuberculose, …) et prendre les
mesures de prévention qui s’imposent conformément à
l’arrêté du Gouvernement de la Communauté française du
14 juillet 2011.
Conformément au décret relatif à la promotion de la santé
et à l’arrêté du Gouvernement de la Communauté française
du 13 juin 2002, la mise en place de programmes de
promotion de la santé et de promotion d’un environnement
scolaire favorable à la santé doit représenter au minimum
20 % du temps de travail des équipes du SPSE.
Parmi les thématiques prioritaires de santé publique
définies par le Gouvernement de la Fédération WallonieBruxelles, qui entrent dans le cadre de cette mission PSE,
on trouve :
• la prévention du SIDA et des IST et l’Education à la Vie
Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS) ;
• la prévention des traumatismes et la promotion de la
sécurité ;
• la promotion de la santé cardio-vasculaire (promotion
d’une activité physique régulière et d’une alimentation
équilibrée) ;
• la prévention des assuétudes ;
• la promotion du bien-être et de la santé mentale.
Bourse « Bien vieillir en province de Luxembourg »
Lauréats de l’année 2013
Depuis 2007, une Bourse de 10.000 euros est accordée
chaque année par la Province de Luxembourg à des
initiatives du secteur social de manière à soutenir et à
faciliter l’émergence de projets originaux et innovants à
destination des personnes du 3ème et du 4ème âge.
Cette année, après l’examen des 21 candidatures rentrées,
les membres de la Commission « Bourse » du Conseil
Consultatif Provincial des Aînés ont sélectionné trois
projets qui ont reçu l’aval du Collège provincial.
Les résultats ont été annoncés officiellement ce 8 octobre
2013 à Arlon.
Les lauréats sont :
-
-
-
Recueil de données sanitaires
La Résidence de la Knippchen à Arlon avec le projet de
pièce de théâtre.
Sur base des examens réalisés dans le cadre du bilan de
santé, le SPSE a également une mission de recueil de
données sanitaires. Sept indicateurs sont ainsi transmis
annuellement à la Fédération Wallonie-Bruxelles, parmi
lesquels le poids, la taille, l’état vaccinal et le suivi médical
des enfants.
La Résidence de la Knippchen à Arlon avec le projet
de pièce de théâtre créée et jouée par les aînés autour
de la tour romaine (coup de cœur).
La Maison communautaire La Roseraie de SainteMarie-sur-Semois avec le projet de jardin adapté et
partagé avec les enfants de la crèche Pirouette.
L’ASBL Groupe Socialiste d'Action et de Réflexion
sur l'Audiovisuel - GSARA de Libramont avec son
projet de transmission de la mémoire grâce à des
podcast.
En 2009, lors des travaux d’extension de la Maison de Repos,
les ouvriers du chantier ont découvert des vestiges d’une
tour romaine datant du 3ème ou 4ème siècle. A l’époque, les
travaux prévus ont été modifiés afin de permettre la mise
en valeur de cette tour. Aujourd’hui, les aînés de la Maison
de Repos de la Knippchen souhaitent créer et jouer une
pièce de théâtre autour de ce magnifique édifice. Une
animatrice de la compagnie de théâtre-action « Le Grand
Asile » les accompagnera dans la création qui sera le reflet
de l’expression des participants. Des représentations
pourront être organisées pour des groupes scolaires mais
aussi pour les touristes.
La Roseraie avec le projet de jardin partagé.
Un jardin adapté aux aînés (bacs de plantation en hauteur
et accessible aux personnes à mobilité réduite) sera
installé afin de leur permettre de cultiver leurs légumes
mais aussi de créer des contacts avec les enfants de la
crèche communale voisine. Les aînés, ravis de rencontrer
les plus jeunes, vont pouvoir partager leurs connaissances
en exerçant une activité d’antan.
L’ASBL GSARA avec le projet de podcast « Anecdotes
d’autrefois »
L’ASBL GSARA a pour vocation, par le biais de l’audiovisuel
et des technologies de communication, de permettre aux
aînés d’entretenir une réflexion sur l’image et les médias,
l’éthique et les représentations qu’ils génèrent. Dans ce
cadre, le groupe a décidé de faire un travail audio sur la
mémoire des aînés. Ils interviewent les seniors sur leur
enfance, leur vie scolaire, etc. Le but n’est pas de relater des
faits ayant marqués l’Histoire mais plutôt des souvenirs de
la vie quotidienne. Les capsules seront ensuite disponibles
sur internet.
Renseignements :
Service Prévention-Santé – Direction des Centres de Santé
Chaussée de Houffalize 1bis
6600 Bastogne
Tél : 061 21 36 71
Email : dir.prevention.sante@province.luxembourg.be
www.province.luxembourg.be
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Bien vieillir
Handicap
Projet Interreg IV A – Grande Région
« Maintien à domicile » : conférence-débat sur le thème de la maltraitance des personnes âgées
au domicile.
Le programme INTERREG IV A Grande Région vise à
renforcer la coopération transfrontalière par la réalisation
de projets locaux et régionaux entre opérateurs issus des
territoires qui composent la Grande Région.
Il est financé par le Fonds Européen de Développement
Régional (FEDER).
Dans le cadre de ce projet, une journée d’échanges sur le
thème de la maltraitance s’est déroulée le 15 novembre
dernier au sein du Lycée Professionnel Régional Darche à
Longwy. Deux établissements scolaires y ont participé. Il
s’agit de l’Athénée Royal d’Athus et du Lycée Professionnel
Régional Darche de Longwy dont les étudiants sont en 6ème
année section d’aide familiale (be) ou d’aide à domicile (fr).
Nous avons souhaité par cette journée améliorer la prise
en charge du bénéficiaire et renforcer l’adéquation entre
le contenu des formations et les besoins des employeurs.
Les élèves de la section « aide familiale » ou « aide à
domicile » dont 23 étudiants français et 25 étudiants belges
ont pu ainsi se retrouver pour échanger sur le thème de la
maltraitance des personnes âgées à domicile.
Nous avons divisé la journée en deux parties. Durant la
matinée, nous avons présenté le fonctionnement et les
missions des structures traitant la maltraitance de chaque
côté de la frontière sous forme d’ateliers. Il s’agit de Respect
Seniors, agence wallonne de lutte contre la maltraitance
des personnes âgées pour la Région wallonne et d’ALMA
et du Conseil général pour le bassin de Longwy. Les
différents exposés ont été illustrés par des cas concrets afin
de montrer toute la complexité de la thématique.
L’après-midi a été animée par la pièce « Vieillesse
Ennemie » jouée par la Compagnie Alvéole Théâtre. Au
sein de familles différentes, quatre saynètes montrent
des situations de maltraitance : la position difficile de
l’aidant, l’administration de biens, le huis clos familial, la
revanche de l’enfant… des relations intergénérationnelles
complexes et douloureuses pour chacun.
Ce théâtre-action a permis aux élèves de participer de
manière dynamique et d’avoir un nouveau regard sur ces
faits de maltraitance.
© Province de Luxembourg
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Handicap et paramoteur
Juju Wings ASBL, ... vous connaissez?
Non ! ? Alors, découvrons cette association pas comme
les autres…
Depuis juin de cette année, trois amis ont créé cette
association pour partager leur passion et offrir une
expérience extraordinaire aux jeunes défavorisés ou
atteints d'un handicap.
L'ASBL Juju Wings
"Wings" pour ailes, "Juju" pour...mais c'est une longue
histoire, d'amitié et de gratitude.
Deux fans de paramoteur, Jean-François JACOB et John
MATHEN, tous deux pilotes brevetés de monoplace depuis
de nombreuses années, ont l'idée de faire partager leur
bonheur de voler. Ils pensent à des jeunes qui vivent des
situations difficiles. François ANDRIANNE les rejoint et
ils créent ensemble une ASBL afin de développer cette
ambition. Tout se déroule progressivement : passer le brevet
biplace, acheter l'aéronef biplace, trouver le matériel, la
remorque de transport, créer le site web... et chercher des
sponsors! L'achat d'un appareil biplace avoisine les 13.000
euros ! Grâce au responsable de l'école de paramoteurs
Flying Fox, ils en obtiennent un à moitié prix. Le garage
LEMASSON, quelques Services club dont le Kiwanis de
Vielsalm apportent également une contribution. Le reste
du financement est encore à dénicher.
La concrétisation du projet est un travail de pro, tant dans
la communication (superbe site web, cartes de visites,
certificats d'initiation remis à chaque participant...) qu'au
niveau sécurité (affiliation et assurances auprès de la Ligue
belge de paramoteur, vols uniquement si les conditions
atmosphériques sont au top, respect des moindres
consignes de vol...). Pour ce qui est de l'aspect humain,
tout est fait pour que les passagers se sentent rassurés,
confortablement installés, et qu'ils puissent vivre une
expérience inoubliable.
Il faut souligner la générosité des initiateurs de Juju Wings.
Ils consacrent leurs compétences et pas mal de leur temps
à offrir une expérience qui marquera positivement des
jeunes qui en ont grandement besoin. Dans leur chef,
refaire sans cesse la même manœuvre avec des passagers
successifs offre assurément moins d'agrément et moins de
souplesse que de voler avec un engin en solo...
pratiquée se situe généralement entre 200 et 400 m. La
vitesse moyenne est de 30 à 40km/h, mais en fonction du
vent, elle peut facilement doubler ou diminuer de moitié...
Un brevet est requis pour piloter un paramoteur. Le
décollage peut se faire d'une simple prairie plane.
Comment contribuer au projet ?
Trois possibilités :
- Si l'on fait partie d'une association où il y a des jeunes
désireux de réaliser ce rêve : prendre contact avec
l'ASBL (une combinaison coupe-froid peut être prêtée).
- Si l'on veut se faire plaisir ou faire un cadeau à quelqu'un
de son entourage : réserver un vol (50 euros)
- Si l'on fait partie d'un service club ou de toute association
qui peut donner un coup de pouce financier - si à
l'occasion de Noël ou "juste comme ça", gratuitement,
on veut apporter sa petite pierre : le numéro de compte
figure sur le site.
• L'ASBL envisage l'achat d'un 2ème appareil qui
permettrait de diminuer les temps d'attente.
Renseignements :
Le vol en paramoteur
Le paramoteur biplace est constitué d'une armature sur
trois roues, de deux sièges suspendus dans la structure, d'un
moteur à essence et d'une hélice encagée à l'arrière ; une
superbe voile de parapente, qui se déploie lors du décollage
face au vent, complète l'ensemble.
Cette activité est un sport sûr ; en cas de défection du
moteur, l'appareil plane et se pose comme un parapente.
Il peut voler très haut... même si l'altitude moyenne
Rue de la Rivelaine, 21
6061 CHARLEROI
Tél : 071/205 711
Bureau régional de Libramont
Tél : 061/230 360
23
Handicap
Handicap
Notre correspondante de l’AWIPH, Marie Rose ROBERT a testé pour vous le vol en paramoteur.
Récit de voyage
s
rler de cette activité san
Pas question de vous pa
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l'avoir expérimentée et
projet!
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comme un planeur! L'atte
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ressenti et l'émerveillem
Le sentiment de liberté
face à la beauté des
paysages vus d'en
haut ne pourront qu'
être une expérience
enrichissante pour
les jeunes.
Handicap et Culture
Depuis maintenant plus de trois ans, les services
provinciaux du DHAMO (Sahmo, Sahmo surdité,
Autilux, l’espace malvoyance) ont tissé des liens
particuliers avec le secteur de la Culture. La Cellule
Article 27 Sud-Luxembourg et le Centre d’Expression
et de Créativité de la Maison de la Culture d’Arlon nous
ont aidés à porter nos projets en attachant un soin
particulier à trouver les bons partenaires.
Les prémisses…
La première rencontre a eu lieu dans nos locaux autour
d’une session de photo langage (outil pédagogique animé
et mis à disposition par la Cellule Art.27 Sud-Luxembourg).
Très vite, un dialogue s’est installé et les idées ont foisonné.
La plupart de nos bénéficiaires n’avaient jamais franchi la
porte d’un théâtre, d’un musée, d’une salle de concert,…
Pour eux, ces lieux apparaissaient comme sombres,
mornes, destinés aux « vieux ». Bref, toute une série de
clichés qu’il fallait tenter de dépasser.
L’opportunité de découvrir ces nouveaux espaces culturels
de manière ludique et vivante, de se les approprier et,
surtout de démystifier le côté figé ressenti par notre
population est apparue comme une première étape du
processus d’ouverture vers la culture entamée avec l’aide
de nos partenaires.
De visites en découverte, d’échanges en témoignages,
d’impression en expression, nos bénéficiaires ont pris part
aux différents projets en amenant leurs idées, leurs visions,
en devenant petit à petit pleinement Acteur.
Le choix des artistes animateurs a toujours été
prépondérant dans la réussite des différents projets. Un
animateur est, avant tout, une personne de confiance avec
qui les bénéficiaires n’ont pas peur de lâcher prise.
L’éclosion de talents…
Nos bénéficiaires ont vite pris goût au spectacle. Brûler les
planches, la sensation grisante de la scène, le sentiment
de fierté, autant de sensations qu’ont partagé nos
bénéficiaires pour créer une émulation positive autour de
ces projets.
« Les Arlonais du bout du monde », notre troupe théâtrale,
a sillonné, durant une année, les salles de Wallonie. Pêlemêle, on citera, le Petit Théâtre à l’occasion des 20 ans
du service, la cérémonie des vœux de nouvel an de la
Province de Luxembourg dans la grande salle de la Maison
de la Culture d’Arlon, le théâtre de Namur pour la fête de
l’Article 27, des représentations dans les écoles et lors du
Solidarlon 2012.
Depuis maintenant presque un an, un nouveau groupe
travaille à l’écriture d’une nouvelle réalisation. JeanMarc BARTHÉLEMY, notre metteur en scène, tel un chef
d’orchestre, continue de canaliser le meilleur de chacun
au sein du groupe pour offrir prochainement une œuvre
collective, à nouveau passionnante et désopilante. La
thématique de la santé mentale sera à l’honneur dans les
différentes saynètes présentées par la troupe. La tournée
débutera en 2014. Toute personne intéressée pour la
diffusion du spectacle peut prendre contact avec le Sahmo.
En 2012, une collaboration avec « Alvéole », groupe de
théâtre action a également vu le jour et une pièce abordant
la thématique de la mobilité « Roule qui peut ! » a permis
d’offrir une lecture décalée des difficultés rencontrées par
les personnes à mobilité réduite.
Peinture d’Annie HANFF, bénéficiaire du Sahmo
Des bénéficiaires acteurs…
24
A la suite du vernissage d’une exposition de peintures
et de différents échanges avec les artistes présents, une
bénéficiaire du Sahmo interpelle un des responsables et
lui dit : « Nous aussi, on a des choses à dire ! ».
C’est le début de notre collaboration avec le Centre
d’Expression et de Créativité de la Maison de la Culture
d’Arlon.
A la demande de nos bénéficiaires, des ateliers créatifs,
théâtre, BD, dessin voient le jour. Certains de nos jeunes
du service Autilux intégrant des ateliers déjà existants à la
Maison de la Culture.
© Province de Luxembourg « Les Arlonais du bout du monde »
25
Handicap
Portrait
Un patchwork de projets…
D’esquisse en tableau, les projets n’ont eu de cesse de se
développer. Pour l’année 2014, outre les traditionnelles
visites de musée, la tournée « les Arlonais du bout du monde »
et les expos peinture, un nouveau groupe va se former. Il
s’agit de la chorale pop-rock « Sahmrock » qui va se réunir
deux fois par mois sous l’égide de Monsieur Jacques BRICQ.
La jeunesse est à l’honneur dans ce numéro. Les hasards du calendrier font que plusieurs services s’adressant aux
jeunes ont fêté leur anniversaire en 2013.
Tout d’abord, les trois Services provinciaux travaillant dans le secteur de l’Aide à la Jeunesse fêtent leurs 10 ans.
Les deux Amo, Média-Jeunes de Bastogne et Ado Micile d’Arlon et le Service d’Accueil et d’Aide Educative – SAAE,
Starting Block de Lahage.
Ensuite, Infor Jeunes Luxembourg ASBL fêtent ses 35 ans.
Nous avons choisis de rencontrer les responsables de ses différents organismes pour regarder ensemble dans le
rétroviseur, découvrir le parcours de chacun et dresser les perspectives d’avenir.
Le Service Droit des Jeunes d’Arlon, qui couvre toute la province, fête également ses 15 ans, mais nous n’avons
pas eu la possibilité de rencontrer sa directrice, Véronique RICHARD avant le bouclage de ce numéro. Nous
retrouverons cet article dans le prochain Carrefour du social.
© Province de Luxembourg « Roule qui peut ! »
Un autre regard…
Le cheminement continue, spectateur puis acteur, nos
bénéficiaires vont maintenant aiguiser leurs plumes pour
chroniquer et tester pour vous l’actualité culturelle qui les
touche. La revue, « l’Entrée des artistes », mettra en exergue
les coups de cœur culturels, des rencontres d’exceptions
et sera diffusée à l’ensemble du réseau socio-culturel
partenaire de l’Article 27.
AMO Média-Jeunes - Vincent Leleu / AMO Ado Micile - Didier Saussu / SAAE Starting Block - Patrick
Tassou / Infor Jeunes Luxembourg - Yannick Boelen
Les membres de l’espace malvoyance souhaitent, de leur
côté, se lancer dans des cours de guitare. Parmi les projets
novateurs, on pointera également une collaboration avec le
Musée archéologique d’Arlon. Des contacts ont également
été pris avec le Service de Diffusion et de l’Animation
Culturelle de la Province de Luxembourg (SDAC) en vue de
la diffusion et de la création de nouveaux projets.
Lors des conseils des bénéficiaires, on parle maintenant
musique, chant, photo, théâtre,... nul doute donc que de
belles choses soient encore à venir…
Toutes ces découvertes, ces rencontres, cette ouverture
vers l’extérieur ont permis à bon nombre de nos
bénéficiaires de retrouver des objectifs et l’envie d’avancer,
l’envie de vivre tout simplement.
Renseignements :
DHAMO
Rue Zénobe Gramme, 30
6700 Arlon
Tél : 063/227 362
Email : sahmo@province.luxembourg.be
Web : www.province.luxembourg.be
Vincent Leleu
AMO Média-Jeunes
Didier Saussu
AMO Ado Micile
Patrick Tassou
SAAE Starting Block
Yannick Boelen
Infor Jeunes Luxembourg
Et les partenaires…
26
27
Portrait
Portrait
AMO Média-Jeunes
et nous venions ouvrir une nouvelle structure en Ardenne.
De plus, une équipe masculine, dans l’univers du travail
social, essentiellement féminin, c’était assez inhabituel.
Tout compte fait, cela nous a permit de créer des liens avec
d’autres services essentiellement féminin et d’aller faire,
par exemple, des animations dans les écoles en équipe
mixte.
C’est grâce à ce type d’activité que nous avons réussi à
nous faire connaitre dans la région.
Notre équipe est maintenant constituée de quatre
personnes, une dame a été engagée afin de créer un
équilibre dans l’équipe.
Quels sont les missions et le quotidien du service ?
© Province de Luxembourg
Vincent Leleu, qui êtes-vous ?
Je suis le responsable du service AMO Média-Jeunes qui
fête ses 10 ans cette année. J’ai une formation d’éducateur
spécialisé que j’ai effectuée à l’Institut des Cadres de
Mirwart. A l’époque, je travaillais comme éducateur A2 au
Centre de Premier Accueil de Lahage.
Je suis marié depuis 1991 et nous avons deux enfants.
Notre fille a 21 ans et notre fils a 17 ans.
J’aime le sport. Je pratique le tennis et je suis délégué de
l’équipe junior de football de Jamoigne. Je fais aussi partie
du Syndicat d’Initiative d’Izel. Je suis donc motivé pour
participer à certaines animations et à la vie de la Commune
et du village. Je suis également Conseiller communal.
Comment s’est passée la mise en place du service ?
J’étais éducateur au Centre de Premier Accueil de Lahage.
Ce service a dû fermer car il a perdu son agrément. La
volonté des Autorités provinciales était de préserver les
emplois. Trois services ont donc été créés : le Starting
Block de Lahage, l’AMO Ado Micile d’Arlon et l’AMO
Média-Jeunes à Bastogne. Ces villes ont été choisies car,
à l’époque, Madame la Ministre MARECHAL avait fait faire
une étude afin d’identifier les endroits qui manquaient
d’Aide en Milieu Ouvert. Arlon et Bastogne avaient ainsi
été identifiées comme ville propice à la création de ce type
de service.
L’ouverture du Service était un peu particulière car notre
équipe se composait de trois hommes et nous n’étions pas
du tout originaire de la région. Nous étions des gaumais
28
Nous sommes un service de l’Aide à la Jeunesse non
mandaté. Tous les autres services de l’Aide à la Jeunesse
sont mandatés par une instance, soit par le Juge de la
jeunesse ou le Service de Protection Judiciaire - SPJ, soit
par le Conseiller du Service de l’Aide à la Jeunesse – SAJ
pour travailler avec le jeune ou la famille. Chez nous,
les personnes qui nous mandatent sont, soit les jeunes
directement, soit un adulte mais toujours dans l’intérêt
d’un mineur d’âge. Nous pouvons continuer à travailler
avec un jeune majeur, si nous l’avons rencontré avant ses
18 ans et ce, jusqu’à ces 20 ans. Toutefois, si un jeune de
plus de 18 ans vient nous voir, nous ne fermons pas la
porte. Nous lui donnons les renseignements demandés
mais nous ne ferons pas de suivi individuel. Si la personne
a besoin d’un suivi individuel, nous l’orientons vers le
CPAS. Il est vrai qu’il manque une structure pour les 1826 ans afin de pouvoir continuer à suivre certains jeunes
qui en auraient bien besoin. Le CPAS peut remplir cette
mission mais pour beaucoup, le CPAS veut dire gestion
financière et pas forcément aide sociale. Cette mission
d’aide individuelle du CPAS est peu connue et il peut être
plus difficile de passer la porte du CPAS que celle de l’AMO.
Nous avons deux grandes missions. L’aide individuelle,
c’est répondre à toutes les questions d’un jeune ou de sa
famille dans l’intérêt du jeune. On peut être amené à faire
de la médiation familiale mais aussi simplement écouter
un jeune pour qui la vie familiale est difficile. Les parents
ne sont pas toujours informés des visites de leur enfant
dans notre service.
Dans certains cas, si le jeune le souhaite, nous pouvons
rencontrer les parents et régler les problèmes en direct.
Pour tout ce qui touche les problématiques thérapeutiques,
nous devons réorienter car nous ne sommes pas
psychologues et les arrêtés précisent bien que nous ne
pouvons pas poser d’actes de thérapie. Il faut nuancer car
on peut se demander si écouter une autre personne n’est
pas déjà un acte de thérapie. Ce que nous ne pouvons pas
faire, c’est un travail psychologique profond.
Le travail communautaire concerne toutes nos
participations aux plates-formes (assuétudes, santé
mentale, etc.), aux Plans de Cohésion Sociale dans les
Communes. Le travail communautaire peut être expliqué
de la manière suivante. Vous prenez une photo de Bastogne
afin d’identifier des lacunes ou des manquements dans le
secteur de la jeunesse. On va mettre des choses en place
pour palier ce manque. Ensuite, on reprend une photo et
la situation est équilibrée, le manque n’existe plus. On a
apporté un plus à la société. Sur Bastogne, j’ai fait partie du
Conseil d’Administration de la Maison de jeunes pendant
les premières années. Maintenant, la structure n’a plus
besoin de nous, on se retire et on se consacre à un autre
projet. On aide pour l’impulsion. La création d’une maison
de jeunes, c’est un travail communautaire visible mais nous
avons aussi une partie de notre travail qui n’est pas visible,
palpable. Je pense ici aux animations dans les écoles. Ces
animations collectives nous permettent de faire du travail
communautaire car nous travaillons en partenariat avec
trois services (planning familial, le Service de Promotion
de la Santé à l’Ecole et le PMS libre) mais aussi parce que
nos interventions Education Vie Relationnelle Affective
et Sexuelle (EVRAS) peuvent faire changer ou construire
certaines mentalités. On agit sur le fonctionnement de la
jeunesse mais nous ne pouvons pas mesurer ou quantifier
les conséquences de notre travail de sensibilisation. Nous
ne savons pas si les messages sont bien passés, s’ils ont été
compris tout de suite ou plus tard.
Cette facette du travail peut être une difficulté, lors du
suivi individuel, nous pouvons aussi être confrontés à la
frustration. Le jeune vient chez nous de manière volontaire.
S’il ne vient plus sans donner d’explication, nous présumons
que tout va bien
(…) mais n’est-ce pas là
pour lui. Nous avons
une frustration propre du
comme politique de
ne pas recontacter
travailleur social, de ne pas
les personnes car la
savoir palper de résultats ?
volonté doit venir
d’eux, pas de nous.
Comment ont évolué les préoccupations des jeunes ?
Les préoccupations des jeunes n’ont pas forcément
évolué. Par contre, nous travaillons avec des jeunes de
plus en plus jeunes. Il y a 10 ans, un ado avait 15 ans.
Aujourd’hui, il a 11 ans. Les parents viennent donc plus
facilement nous rencontrer car les enfants si jeunes
ne font pas cette démarche-là. C’est peut-être normal
étant donné que la puberté débute de plus en plus tôt.
Il y a aussi de plus en plus rapidement des problèmes
de perception entre parents et enfants. Actuellement,
il y a parfois des problèmes rencontrés par les jeunes
en rapport avec les réseaux sociaux. J’ai été interpellé
deux fois, lors d’animations scolaires, par des jeunes qui
se sentaient harcelés. C’est arrivé deux fois sur les trois
dernières années. On peut penser que c’est encore un
phénomène assez isolé ou que les jeunes n’osent pas en
parler. Sur Bastogne, nous travaillons aussi beaucoup avec
des jeunes en autonomie. Ce sont souvent des jeunes qui
ont un parcours institutionnel conséquent ou qui quittent
le noyau familial et décident de vivre seuls. Nous avons
d’ailleurs créé un projet spécifique pour ces jeunes en
autonomie afin de les aider à trouver une location à un
prix correct et pour les aider à se créer un réseau d’aide
et de soutien. Grâce à des activités mensuelles, ils ont pu
rencontrer des jeunes de la commune et cela leur permet
de ne pas se retrouver seuls en ville. Ce soutien mutuel
leur permet de faire face aux tentations et cela peut les
aider à échapper à certaines attirances néfastes. Ce groupe
est aussi constitué de personnes de 23-24 ans, aussi en
autonomie qui peuvent partager leurs expériences avec
les plus jeunes.
La manière de travailler a-t-elle évolué ?
On doit s’adapter à l’âge des jeunes. Si nous travaillons
avec des jeunes de 15-16 ans, souvent, les parents ne
savent pas que nous voyons leur enfant, nous sommes
un endroit où le jeune vient se décharger de la pression
familiale ou scolaire. Un jeune de 10-11 ans ne sait pas faire
cette démarche, dans ce cas, ce sont les parents qui la font.
En AMO, le travail évolue constamment, nous devons faire
avec les réalités de terrain journalières. Il y a quelques
années, des incendies volontaires se sont déclarés dans
différents endroits publics de la ville. Nous ne pouvions
pas anticiper le phénomène, nous n’étions pas préparer à
aborder cette thématique. Nous avons composé et c’est à
ce moment-là que la Maison des jeunes a ouvert.
Quelle est votre plus belle réussite ?
D’être toujours marié depuis 1991. A l’heure actuelle, je
crois que l’on peut dire que c’est une belle réussite. Je suis
aussi fier d’avoir deux enfants qui tiennent la route. Ce n’est
pas parce qu’on travaille dans l’éducatif qu’on a la baguette
magique pour que nos enfants aillent bien.
Professionnellement, je dirais que je suis fier du service. Il
y a 10 ans, on n’est parti de rien et maintenant, on est un
service intégré dans
(…) nous sommes un
la vie sociale de Basendroit où le jeune vient
togne. On est maintenant connu, reconnu
se décharger de la pression
et
pratiquement
familiale ou scolaire.
incontournable pour
tout ce qui touche les
problématiques jeunesse.
Comment vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je ne sais pas. Voyons déjà comment sera demain. Je
souhaite que ma famille continue à tenir la route comme
elle le fait et pour le travail, j’espère continuer de permettre
à mes collègues de s’épanouir et de travailler dans la bonne
humeur et le sérieux. C’est un point très important dans
notre société actuelle de pouvoir permettre au travailleur
de s’épanouir dans son travail. Ce n’est pas le cas dans tous
les métiers, on a de la chance de prendre du plaisir à faire
ce que l’on fait en s’épanouissant. On est peut-être des
privilégiés.
29
Portrait
Si vous étiez un animal ? Un capricorne, c’est mon signe
astrologique. C’est un animal qui a les pieds sur terre, qui
est déterminé et qui peut-être fonceur.
Portrait
Renseignements :
AMO Ado Micile
L’AMO Ado Micile fête ses 10 ans. C’est donc l’occasion
de rencontrer son directeur, Didier Saussu qui est
éducateur spécialisé et qui sème autour de lui des
microtraces.
Si vous étiez un livre ? La trilogie Millenium. Je lis
uniquement en vacances. Pour moi, la lecture, c’est pour
se détendre, je ne lis pas de bouquins « prise de tête ».
Si vous étiez un endroit ? Le Gers. C’est une région
formidable et pas trop touristique. C’est la Gascogne… ça
veut dire canard, cassoulet, vin et surtout Armagnac.
Si vous étiez un meuble ? Un transat sur une plage de sable
chaud pour admirer les jolies filles.
Inscrivez-vous à la lettre
électronique du SEDS !
Depuis mai 2013, le Service d’Etudes et de Documentation
Sociales s’est doté d’une lettre électronique. Abonnezvous gratuitement à cette newsletter mensuelle (sauf en
juillet et en août),
Quelles sont les missions et le quotidien du service ?
Rue Saint-Pierre, 1
6600 Bastogne
Tél : 061/289 980
Fax : 061/289 981
Email : media.jeunes@province.luxembourg.be
Web : http://www.amo-mediajeunes.be/
© Province de Luxembourg
Didier Saussu, qui êtes-vous ?
- pour découvrir les nouvelles acquisitions du Centre de
documentation ;
- pour connaître le programme des prochains Vendredis
du Social ou consulter la synthèse d’une séance passée ;
- pour suivre l’actualité du Pôle Social et Santé et de ses
différents Services : Bien Vieillir, Egalité des chances,
Annoncer la Couleur...
Je suis le directeur de l’AMO Ado Micile. Nous sommes
installés à Arlon depuis 2003 et je suis aussi le président
du Conseil d’Arrondissement de l’Aide à la Jeunesse
d’Arlon (CAAJ). Le CAAJ réunit tous les services de l’Aide à
la Jeunesse et on y définit les politiques de prévention en
matière d’aide à la jeunesse. On y dresse un état des lieux
sur les problématiques récurrentes et on mène des actions
avec des partenaires extérieurs (écoles, PMS, centre de
planning, etc.) sur tout l’arrondissement judiciaire.
Je vais avoir 49 ans et je suis papa de trois enfants. J’ai joué
au football et j’aime beaucoup le sport en général.
Envoyer un mail à seds@province.luxembourg.be
Comment s’est passé la mise en place du service ?
Nous travaillions tous les quatre au Centre de Premier
Accueil de Lahage et pour des raisons de changement
de philosophie de l’Aide à la jeunesse, Madame la
Ministre MARECHAL a décidé de changer le mode de
fonctionnement des Centres de Premier Accueil. Une
cartographie des services de l’Aide à la jeunesse a permis
d’identifier un manquement sur le territoire d’Arlon en
terme d’Aide en Milieu Ouvert. Il y a huit AMO en province
du Luxembourg : Marche, Vielsalm, Saint-Hubert, Virton,
Bastogne, Libramont et Arlon ainsi que le Service Droit des
Jeunes qui couvre toute la province.
Au départ, nous étions trois dans le service et une personne
supplémentaire nous a rejoints en 2007 suite à un décret
30
qui stipulait que les Services AMO devaient être composés
de quatre personnes. Nous sommes donc deux hommes
et deux femmes. Cette mixité est très utile dans la vision
que l’équipe peut avoir d’une situation mais aussi dans la
manière dont on nous perçoit de l’extérieur. On travaille
parfois en binôme avec les familles et cette parité est
intéressante.
Les bureaux sont situés à l’étage d’un restaurant. C’est très
bien, car cela permet aux personnes qui viennent nous voir
de venir dans la discrétion et dans l’anonymat. On pourrait
penser qu’elles vont prendre un café. Nous travaillons avec
des jeunes de 0 à 18 ans et jusqu’à 20 ans si nous avons
ouvert le dossier avant 18 ans.
Notre mission principale se situe au niveau de la prévention.
Nous travaillons sur le principe que le jeune ne doit pas se
déconnecter de son environnement social. Il doit garder
des contacts avec ses amis, avec l’école et s’épanouir.
Pour remplir cette mission, nous travaillons en aide
individuelle. Nous sommes contactés par le jeune ou par
ses parents et nous les rencontrons une première fois. Lors
de cette rencontre, nous leur expliquons notre manière de
fonctionner et nous ne nous intéressons pas à la raison de
leur visite. Cela nous permet de ne pas rentrer dans leur vie
de manière intrusive. Si, suite à cet entretien, ils décident
de ne pas revenir, ils ne nous ont rien raconté de leur
histoire qui ne nous regarde pas.
Nous réalisons aussi des actions communautaires en
collaboration avec d’autres services. Dernièrement,
nous avons effectué une animation dans les écoles pour
les jeunes de 14-16 ans afin de les conscientiser sur les
changements que la majorité civile va entrainer dans
leur vie. Ces actions communautaires sont issues de
problématiques récurrentes. Si nous rencontrons plusieurs
situations individuelles qui ont le même thème, nous
envisageons d’organiser des actions d’information et de
sensibilisation dans les écoles.
Il n’y a pas vraiment de quotidien dans le service car
les personnes viennent si elles le souhaitent avec une
question, une problématique ou juste pour partager leur
ressenti.
Comment ont évolué les préoccupations des jeunes ?
Les préoccupations n’ont pas tellement évolué. Les
problématiques sont toujours d’ordre relationnel, par
rapport à l’autorité parentale, ou scolaire. Il y a dans la
région d’Arlon un phénomène où l’enfant est parfois
« parentifié ». Les parents qui travaillent au Luxembourg
partent tôt et rentrent tard. Leurs enfants doivent donc
apprendre très tôt à se débrouiller seuls. Nous pouvons
dire que nous constatons un changement important
sur les dix années ; les problèmes commencent plus tôt.
Avant, la moyenne d’âge était de 14-18 ans, maintenant,
les jeunes que nous rencontrons ont plus souvent 11 ans.
C’est une grande évolution en dix ans.
On reçoit aussi, de plus en plus régulièrement, des
31
Portrait
demandes d’aide de parents qui sont très vite en difficulté
avec des enfants en très bas âge. Il nous arrive d’aller dans
des familles avec des enfants de trois ans, où les parents
ne savent pas comment faire pour éduquer leur enfant. Il
n’y a pas de services qui existent pour aider ces parents
de 20-25 ans qui sont en difficulté avec leurs enfants. Dans
ce cadre-là, on a trouvé une méthode : ce sont les jeux de
coopération et l’on réapprend aux parents à jouer avec
l’enfant, à créer un contact avec lui. Une de mes collègues
a suivi une formation « FABER ET MAZLICH » qui permet
d’aborder autrement la communication entre les parents et
leurs enfants et inversement. On a organisé des ateliers de
parole et avec cette technique, on a appris aux participants
à communiquer autrement, à ne plus dire « Fais pas ci, fais
pas ça » mais plutôt « Pourquoi as-tu fais ça ? ». C’est le
principe de la communication non-violente.
On ne fait pas des grandes choses, on ne construit pas de
buildings. On offre
Les situations que nous
des petits moments
où les gens peuvent
rencontrons sont tellement
se sentir mieux et on
variées que nous nous
essaie de leur faire
adaptons au quotidien.
réfléchir au pourquoi
ils se sentent mieux.
La manière de travailler a-t-elle évolué ?
Il y a toujours eu des moutons noirs dans les écoles.
Avant, le jeune identifié comme tel l’était dans un groupe
d’une vingtaine de personnes. Aujourd’hui, à cause des
réseaux sociaux, le jeune peut porter cette étiquette où
qu’il aille, au sport, avec les voisins, tout le monde sait qu’il
est exclu. ça peut faire de sacrés dégâts. Le harcèlement
peut prendre, très rapidement, une telle ampleur que la
personne victime n’a plus d’échappatoire.
Il y a dix ans, on voulait absolument sauver le monde. On
s’est rendu compte que l’on peut vouloir faire beaucoup
de choses mais surtout ne pas changer le monde. Ce serait
la pire chose car c’est se mettre une obligation de réussite,
or, nous travaillons avec des personnes qui ont le choix et
nous ne pouvons leur imposer d’évoluer vers ce qui nous
semble être mieux. On peut penser qu’une famille doit
déménager car la maison n’est pas suffisamment salubre
mais on ne peut pas leur demander de le faire. Peut-être
que cette maison représente tellement à leurs yeux que
ce ne serait pas judicieux de déménager… même si ça ne
rentre pas dans notre système de valeurs et de priorités.
Quelle est votre plus belle réussite ?
C’est difficile, car dans notre secteur, on ne sait jamais
vraiment si on a réussi ou si on a échoué. On est mandaté
par les bénéficiaires eux-mêmes, donc, on peut penser
qu’une belle réussite, c’est quand les gens ne viennent
plus nous voir. On peut penser que c’est la preuve qu’ils
ont réussi à trouver eux-mêmes les solutions…ou pas !
Pour moi, la plus belle réussite, c’est quand un jeune me
croise dans la rue et me dit « bonjour ».
Monsieur David PUAUD qui est éducateur et qui a écrit « Le
travail social ou l’art de l’ordinaire », dit que lorsque nous
passons du temps avec un jeune ou une famille, nous
laissons des microtraces qui, un jour, vont peut-être payer.
32
Portrait
On ne peut pas mettre d’étiquettes sur ces traces. Elles se
retrouvent dans notre manière d’ouvrir la porte, de sourire,
de saluer la personne… Dans notre société où il faut de la
productivité et de la réussite, on ne comprend pas toujours
comment reconnaitre le travail des éducateurs, encore
plus quand on travaille sans mandat.
Dans un IPPJ, on pourrait croire que si la majorité des
jeunes n’y reviennent
Pour moi, la plus belle
pas,
c’est
une
réussite, c’est quand un
réussite alors que
jeune me croise dans la rue
pas forcément. Peutêtre se sont-ils mieux
et me dit « bonjour ».
cachés.
SAAE Starting Block
Cette année, le Starting Block fête ses dix ans. L’occasion
de faire un focus sur cette institution peu visible
du grand public par son statut. En effet les enfants
hébergés y sont placés sur ordonnance judiciaire.
Comment vous voyez-vous dans 10 ans ?
Vieux ! Il faut être attentif à continuer à garder le contact
avec les jeunes. Le fossé entre mon âge et le leur va se
creuser de plus en plus.
D’une manière plus globale, je ne sais pas si le pouvoir
politique va laisser les moyens aux AMO de fonctionner.
A chaque nouveau Ministre, il y a des changements dans
l’orientation du mode de fonctionnement des AMO, dans
les arrêtés. Chacun essaie de laisser son empreinte. De
mon côté, j’espère que j’aurai toujours l’utopie de croire
que je peux laisser des microtraces.
Avez-vous vu une évolution dans votre travail ?
Si vous étiez un animal ? Un dauphin. Quand un bateau
passe, ils viennent au contact de l’Homme. Si je suis à
l’AMO, ce n’est peut-être pas par hasard.
Si vous étiez un livre ? Alice au pays des merveilles. Je
pense qu’il faut être fou pour écrire un bouquin pareil, il
faut rêver, croire en l’humanité, avoir un sacré mental.
Si vous étiez un endroit ? J’ai eu la chance de faire un
voyage en Nouvelle Zélande et je pense que c’est « The
place to be ». C’est difficile à décrire, c’est la tolérance 0
pour beaucoup de choses et à côté de ça, les gens sont
cool et très respectueux des autres. Leur vision du travail
est très différente. Le patron vous donne une mission pour
la semaine. Vous pouvez arriver au travail à 10h et repartir
à midi mais fin de semaine, la mission doit être exécutée.
C’est une autre philosophie.
Si vous étiez un meuble ? Une télévision. Je suis fana de télé.
Je regarde beaucoup de sport, de films, de documentaires
sur les pays étrangers.
Renseignements :
Rue Léopold, 2
6700 Arlon
Tél : 063/572 160
Fax : 063/572 306
Email : amo.adomicile@province.luxembourg.be
Web : http://www.amo-adomicile.be/
Les jeunes que nous accueillons sont fragilisés. Ils vivent
des situations familiales compliquées et connaissent des
réalités difficiles. Souvent, les enfants se trouvent dans
des familles monoparentales. Contrairement au type de
service que nous étions avant 2003, (soit, un Centre de
Premier Accueil, qui accueillait, pour un maximum de deux
mois, principalement des jeunes ayant commis un délit ou une
infraction) les enfants
Au niveau de l’éducation,
accueillis aujourd’hui
on est très à cheval sur les
sont,
eux-mêmes,
principes de base. Comme
dans une situation de
dire « Bonjour » et « Merci ».
danger.
Pour certains jeunes, c’est
Tous les jeunes sont
une révolution dans leur
scolarisés, soit dans le
fonctionnement. C’est la base
secteur traditionnel,
de tout.
en CEFA ou en contrat
d’apprentissage.
© Province de Luxembourg
Patrick Tassou, qui êtes-vous ?
J’habite à Lambermont, dans la commune de Florenville.
J’y suis né il y a 54 ans.
Je travaille ici à Lahage depuis mai 1979. C’était alors un
Centre de Premier Accueil.
J’ai commencé comme éducateur, puis je suis devenu chef
éducateur début des années 80.
Je suis marié et j’ai deux enfants. Je m’occupe d’associations
telles que le Comité des fêtes de mon village et le complexe
sportif de Florenville.
Je suis conseiller CPAS depuis 25 ans. Toutes mes activités
sont basées sur le social, l’écoute et la rencontre des gens.
Pouvez-vous nous parler de la structure dont vous êtes
directeur ?
Alors, jusqu’en 2003, nous étions un Centre d’Accueil
d’Urgence. En novembre de cette année-là, nous avons
ouvert le Service d’Accueil et d’Aide Educative.
Les enfants que nous avons ici sont âgés de 6 à 18 ans. En
cas de fratrie, ils peuvent avoir jusqu’à trois ans. Les enfants
sont placés par l’autorité du Service d’Aide à la Jeunesse et
par le Juge de la Jeunesse. C’est mixte, il y a des garçons
et des filles… Les jeunes proviennent de l’arrondissement
judiciaire d’Arlon ou en tout cas de la province de
Luxembourg.
Nous avons bien entendu un agrément de la Fédération
Wallonie-Bruxelles.
Nous avons la volonté d’avoir davantage de contacts
avec les parents. Je remarque avec le temps que, face
aux situations vécues, les parents se sentent aussi
moins coupables et responsables de ce qu’ils vivent. Ils
reconnaissent difficilement leur rôle. Les situations font
qu’ils ont de grosses difficultés pour éduquer leurs enfants.
Ces familles sont dans des situations parfois très précaires.
Souvent, les parents n’ont pas de travail et manquent de
diplôme. Actuellement, pour avoir un travail, il faut une
qualification. Si, à 18 ans, vous n’avez qu’un diplôme de
l’enseignement primaire, vous n’allez pas bien loin… Et
donc beaucoup se retrouvent au chômage ou émargent
du CPAS. Ils sont dépassés par un peu tout et les enfants
s’éduquent parfois tout seuls.
Je remarque un nouveau fléau dans les familles…
c’est Internet ! Je ne suis absolument pas contre cette
technologie, c’est merveilleux. Mais certains en font
un mauvais usage. Je connais des parents qui ne font
plus que ça ! Ils sont 18 heures par jour sur les réseaux
sociaux, font des achats en ligne, etc. C’est une source de
rêve, ils s’évadent et parfois aussi continuent à s’endetter
lourdement. Et en attendant il n’y a plus de beurre dans
le frigo… Par contre, on a une super grande télévision,
une belle chaîne stéréo dans le salon. Très souvent, on
voit des animaux dans de telles familles. Ça fait plaisir aux
enfants, ça leur tient compagnie et c’est un peu comme un
substitut pédagogique.
Un autre fléau, c’est aussi le téléphone portable. Ils ont tous
un Gsm, ici, je pense. Et là aussi, on est obligé de canaliser.
Ils les mettent dans un panier pendant la nuit.
Alors, cet appareil crée différents soucis. Déjà le coût de
l’appareil : il faut se le payer. Et puis les communications ! Ils
n’ont déjà pas beaucoup d’argent de poche, ils investissent
dans des cartes et autres abonnements. Le comble ensuite,
c’est qu’ils s’envoient des sms alors qu’ils sont au même
endroit.
D’un point de vue sociabilité, ça pose pas mal de questions.
Ils ne se parlent presque plus. C’est une forme d’isolement,
ces appareils. Les utilisateurs se coupent du monde
33
Portrait
alors qu’ils ont accès au monde entier. Moi, je suis un
convaincu du contact de personne à personne, j’aime ça !
Rencontrer des gens c’est passionnant ! J’ai des difficultés
à comprendre le contraire, je le reconnais.
Quelles sont vos missions au quotidien ici ?
Ici, nous essayons d’apporter un cadre de vie plus ou moins
normal. Les heures sont fixes et on s’y tient. On se lève à
une telle heure, on mange à des moments fixes. Il y a des
règles de vie bien précises. Nous offrons aussi une écoute,
on essaye de trouver des solutions aux problèmes, on
apporte une aide scolaire. On leur apprend à se construire.
L’objectif est tout de même, qu’ils puissent idéalement
retourner en famille le plus vite possible. On les aide aussi
à être « prêts » à l’âge de 18 ans.
Cela a évolué au fil des années ?
Je remarque que les jeunes sont de moins en moins
matures. Ils sont dépendants de tout ce qui est attrait
matériel. Les parents facilitent beaucoup la vie des jeunes
afin qu’ils ne manquent de rien… L’éducation et les valeurs
sont souvent secondaires. Ce qui fait qu’ils sont perdus. Les
étudiants en kot, reviennent le week-end et les parents
leur font des petites boites de nourriture pour la semaine.
S’ils ont des difficultés, Internet répond à tout. Par exemple,
comment faire un virement. Ils ne font plus d’efforts pour
retenir, ils ont la réponse instantanément. Alors oui, il faut
vivre avec sa période actuelle, mais ils seront toujours
dépendants de quelque chose. Ça devient compliqué
de leur donner l’envie de retenir et de comprendre les
choses…
On leur donne la possibilité ici, dans l’institution, d’être
dans un appartement en semi-autonomie. Le plus gros
souci qu’ils rencontrent, c’est la solitude. C’est la pire chose
pour un jeune. Si on n’a plus la possibilité de communiquer,
de dialoguer, pour moi, c’est le début de la fin. On est dans
un processus de désintérêt et de décrochage scolaire
aussi, très rapidement. A l’extérieur parfois, lorsqu’on
veut
absolument
Les éducateurs ont un rôle
rencontrer
des
fondamental. Ce qu’on leur
gens, c’est là qu’on
demande c’est d’avoir une
peut
faire
aussi
façon de vivre et de savoir
de
mauvaises
où se situer par rapport aux
rencontres. Ce n’est
jeunes. Les réactions qu’ils ont
pas
évident
de
doivent être appropriées.
devenir autonome.
Simplement se lever
le matin, déjeuner… bref, se prendre en charge.
Comment voyez-vous votre métier dans 10 ou 20 ans ?
Je pense que nous aurons de plus en plus de demandes
pour les enfants âgés de 8 à 12 ans. Et au plus tôt on les
recadre, plus on aura de chances de les « sauver ». Nous ne
sommes pas des substituts parentaux, nous sommes des
professionnels. Les éducateurs ont un rôle fondamental.
Ce qu’on leur demande c’est d’avoir une façon de vivre
et de bien se situer par rapport aux jeunes. Les réactions
qu’ils ont doivent être appropriées. Il y a une certaine
manière de se comporter. Et ça… j’ai envie de dire, tu l’as
ou tu ne l’as pas. Les études aident évidemment à affiner
34
Portrait
cela et à professionnaliser l’action menée. Mais la fibre
sociale, c’est presque de l’ordre de l’ADN. Le jeune est en
attente d’une réaction de la part de l’adulte et il attend une
réponse d’adulte. On inspire le respect en respectant soimême l’autre. L’adolescent attend une réponse et souvent,
ce qu’il entend n’est pas ce qu’il aurait voulu et espéré. Le
risque, c’est qu’il n’y ait pas de réponse… On en revient à
ce que je disais, le dialogue. Ce n’est pas simple.
La réponse du professionnel devrait être adéquate à tout
moment et nous sommes des êtres humains. Les parents et
les professionnels ont des manières différentes de voir les
choses. Le professionnel émet des hypothèses. Le parent
a du mal à se remettre en question. Le professionnel se
forme, étudie d’autres pistes. Il a la capacité d’étudier le cas
dans sa globalité. Il doit aussi être suffisamment humble
et ne pas s’imaginer avoir la science infuse. Et puis, dans le
social, chaque cas est unique. Le pire c’est les « Y a qu’à ».
Alors le rôle du chef, là-dedans… Il sert de conseil et il
doit bien connaître la situation de chaque jeune. Il doit
avoir une réflexion mûre. Il rassemble les réflexions et
doit rester le garant du projet pédagogique. Quand il faut
une décision finale, je la prends, mais j’aime bien avant
tout être à l’écoute. Dans certains cas, les éducateurs de
terrain en savent plus que moi. Dans notre équipe il y a
cinq hommes et trois femmes.
Infor Jeunes Luxembourg
Infor Jeunes Luxembourg fête ses 35 ans, comme
Yannick BOELEN, son responsable. Passionné, M. Boelen
veut donner un sens à toutes ces actions. Il veut aussi
interpeller l’autre, lui donner envie de se questionner sur
son propre sens.
province de Luxembourg, les occasions de s’exprimer en tant
que journaliste n’étaient, à l’époque, pas très larges. En dernière
année de journalisme, ma maitre de stage m’a demandé quelle
était, d’après moi, la qualité principale d’un journaliste. J’ai
répondu : « La curiosité ». Cette qualité est exploitable dans
tous les domaines et ma formation me sert ici dans le travail de
recherche et dans la communication.
Comment s’est passé la mise en place du service ?
Comment pourriez-vous décrire votre caractère ?
Au départ, ce sont des citoyens qui ont décidé de s’associer, il y
a plus de 35 ans, pour mettre en place un outil d’information à
destination du grand public et plus particulièrement des jeunes.
S’associer pour mettre en place des moyens et des ressources
pour le bien commun afin de favoriser l’épanouissement de
tous, c’est magnifique, il n’y a pas mieux. Je me situe pleinement
là-dedans. Pour résumer Infor Jeunes en un mot, je dirais
développement. On est passé de 1 équivalent temps plein à 6.
Ce n’est pas là l’essentiel mais c’est important du point de vue
du regard extérieur et de la crédibilité pour une association
comme la nôtre. On aurait pu croire, avec l’arrivée d’Internet,
que notre association allait perdre son sens mais nous avons
bien géré cette mutation qui est toujours à définir. Infor Jeunes
a bien évolué et a bien abordé cette transition. Dans ce cadre,
nous aidons les jeunes à trouver les bonnes informations sur
Internet, à croiser leurs informations, à vérifier leur validité.
Je dirais : à l’écoute, spontané et non rancunier.
Quelles sont les missions et le quotidien du service ?
Si vous étiez un animal ? Un zèbre. Pour ses différents
cotés et aspects. Il passe du noir au blanc. Il est rapide et
courageux. Il démontre aussi les différentes facettes de la
vie.
Si vous étiez une région du monde ? Le Canada ou le Texas.
Pour les étendues, le chaud et le froid. J’aime bien les
grandes étendues.
Si vous étiez un meuble ? Je serais une peinture. Avec
un paysage campagnard. J’aime la ferme et la terre. Mes
parents sont fermiers et je les aide encore ! J’ai besoin
d’un travail physique pour compenser le stress. Ça m’aide
beaucoup.
Si vous étiez une saison ? Le printemps. Tout revit. C’est
là où tout recommence. Ici, l’entrée d’un mineur est un
nouveau commencement. J’ai aussi un côté un peu poète.
Au printemps ça se réchauffe, les plantes et les forêts
renaissent, tout redémarre.
Renseignements :
Rue de Saint-Hubert, 38
6730 Tintigny
Tél : 063/444 464
Fax : 063/445 162
Email : lahage@province.luxembourg.be
© Province de Luxembourg
Yannick Boelen, qui êtes-vous ?
Je suis un citoyen parmi les citoyens. J’ai 35 ans, comme
l’association Infor Jeunes qui fête aussi ses 35 ans. Cela permet
de comprendre comment une association progresse, comment
un être humain se développe comment les besoins sont
exprimés. Les êtres humains ont des besoins en mutation dans
une société en changement.
Je suis aussi un papa et j’ai donc évolué, je me suis construis une
vie la plus épanouissante possible. Concernant Infor Jeunes, je
suis tombé dans la marmite quand j’étais petit car je fais partie
de la vie et de l’équipe d’Infor Jeunes depuis l’âge de 20 ans
car je faisais partie, à l’époque, du comité des usagers. C’était
le directeur de l’époque, Didier RASCH, qui voulait le regard
des jeunes pour analyser si les outils proposés correspondaient
aux besoins des jeunes. Cette participation au comité des
usagers a été, pour moi, un grand déclic car le fil rouge de ma
vie, c’est l’Etre humain. J’ai toujours fait partie de groupements
ou d’associations de jeunes. J’aime collaborer, monter des
projets, discuter avec les gens. Ensuite, j’ai exercé des fonctions
au conseil d’administration d’Infor Jeunes. Maintenant, je suis
engagé dans l’association. J’aurai donc exploré toute la richesse
et les facettes du monde associatif. J’ai découvert assez tôt ce
qui pouvait donner sens à ma vie. Peut-être qu’un jour, je vais
complètement changer de vie mais aujourd’hui, je m’épanouis
dans mon travail, j’y trouve du sens.
J’ai une formation de journalisme sportif. C’est une réalité de la
Actuellement, il y a des points relais à différents endroits
de la province. Un accompagnant informateur y tient une
permanence : les différentes publications et la documentation
essentielle y sont présentes. Nous avons aussi, dans certaines
communes, des points d’information communaux. Ce
sont des kits documentaires que nous déposons, dans les
administrations communales, dans les centres culturels, etc.
Nous souhaitons améliorer, dans les prochaines années, la
décentralisation mobile de l’information.
Nous avons un projet « Les jeunes ont du talent » où on met en
réseau tous les acteurs. La particularité d’un centre d’infos, c’est
d’être dans un environnement socio-culturel éducatif mais cela
n’empêche pas de pouvoir sortir de sa sphère. Il faut pouvoir
jouer la carte de la transversalité dans le cadre de la mise à
l’emploi des jeunes, l’articulation formation-emploi.
On récolte, on traite, on analyse, on produit et on diffuse de
l’information. Au travers de tous ces mots, il y a beaucoup de
travail. Quotidiennement, on doit être attentif aux différents
changements législatifs qui ont une influence ou une incidence
dans un domaine qui peut toucher les jeunes. Aucun autre
opérateur ne fait cette synthèse par rapport à un public
déterminé. Nous publions un guide « Bouger jeunes » qui traite
de la création de projet, de la vie affective, de l’emploi, des études,
de la mobilité internationale, etc. Notre centre d’information
est ouvert du lundi au vendredi, sans rendez-vous, de manière
anonyme et sans constitution de dossier. On n’est pas un centre
social de première ligne. C’est notre travail d’être bien informé
du réseau d’opérateurs, d’associations ou d’organismes existant
et vers qui on va aiguiller le jeune par rapport à ses questions.
Nous suscitons aussi le jeune, dans une démarche d’autoconsultation. On va lui fournir une proposition de ressource
mais on l’invite aussi à prendre conscience des règles et de leur
35
Portrait
contexte qui régissent son quotidien. Cela fera de lui un citoyen
critique, acteur, solidaire et responsable. On souhaite que le
jeune soit moteur et acteur de ses ressources.
Du côté des publications, « La Bougeotte » centralise tout ce
qui concerne les loisirs sur Arlon. Cette publication existe en
plusieurs versions selon les communes concernées. Si une
Commune souhaite publier ce support sur son territoire, une
collaboration avec Infor Jeunes peut s’envisager.
Comment ont évolués les préoccupations des jeunes ?
Ce qui n’est pas évident, c’est de pouvoir mesurer ce qu’est un
jeune épanoui qui s’est émancipé correctement.. Il manque
des outils d’évaluation, des indicateurs. Notre société, se
mesure grâce à notre niveau de Produit Intérieur Brut. D’autres
économistes proposent d’autres méthodes de mesure pour
savoir si le « vivre ensemble » va bien. C’est le « produit du
bonheur intérieur ». Pour les jeunes, il serait intéressant aussi
d’abord de pouvoir les suivre un peu plus longtemps, plutôt
que de les séquencer en tranche d’âge et de pouvoir évaluer
que telle politique impulse telle prise de conscience, tel
développement chez le jeune. Il faut interroger les gens, leur
poser des questions.
Certaines préoccupations rencontrées il y a 30 ans sont
exactement les mêmes. L’articulation étude-emploi a toujours
préoccupé les jeunes. Aujourd’hui, ça scandalise les gens de
savoir qu’il y a 5.000 emplois disponibles dans la construction
et qu’il y a 150.000 jeunes qui cherchent du travail. Il faudrait
surtout se demander si ces 5.000 emplois sont de qualité, s’il
existe les formations ad hoc pour rencontrer ces besoins. Etre
motivé par des études ou par un métier, c’est magique. Les
jeunes font parfois le choix d’un certain type d’études parce
qu’ils pensent que, par exemple, ça ne sert à rien de faire de la
philologie romane, alors qu’ils aimeraient le faire, mais il n’y a pas
de débouchés. Le notion
(…) ma maître de stage m’a
d’employabilité met des
demandé quelle était, d’après
œillères aux gens et ne
moi, la qualité principale d’un
résout rien sur le fond.
journaliste. J’ai répondu : « La
Il faut se demander
curiosité ».
pourquoi les gens ne
s’orientent pas vers des
métiers parfois pénibles ou mal valorisés.
On entend souvent que les jeunes ne sont pas motivés, oisifs.
Il faut surtout savoir que beaucoup d’entre eux finissent leurs
études, ont des compétences et qu’ils doivent parfois attendre
plus de 3 ans pour exercer leur 1ère expérience professionnelle.
Ce n’est pas motivant.
Aujourd’hui, les jeunes bougent beaucoup plus facilement
au niveau international. Ils ont envie d’aller voir comment
ça se passe dans le reste du monde. Les médias ont pour
conséquence d’éveiller cette curiosité.
36
Lureso.be
rapport à des politiques structurelles, par contre, on saupoudre,
au moyen d’appel à projets, des sommes parfois conséquentes.
Au quotidien, on s’adapte aux nouvelles technologies. Sur
notre site Internet, on a une web app qui est un vrai moteur
de recherche en rapport avec le « bouger jeunes ». Il aurait été
suicidaire de ne pas s’adapter aux nouvelles technologies. On
peut tout trouver sur
Il faudrait aussi développer
Internet et si on ne réagit
l’enthousiasme et le rêve chez
pas, on pourrait perdre
les jeunes.
le sens de notre mission.
En direct de lureso.be
www.lureso.be reprend l’ensemble des organismes sociaux
actifs en province de Luxembourg et classés par rubriques
et sous-rubriques. Trois modes de recherche permettent
de trouver facilement l’information demandée.
Vous trouverez ci-jointes quelques mises-à-jour extraites
du répertoire social.
Quelle est votre plus belle réussite ?
Changement d’adresse
Nouveaux services
On était une association en souffrance financière ; on a su
redresser la barre et devenir une association remplie de projets,
à l’écoute des besoins des jeunes. On a gardé cette envie de
favoriser l’émergence de Citoyen Responsables Actifs Critiques
et Solidaires (CRACS). Dernièrement, un jeune que nous avons
aidé est venu nous demander comment il pouvait s’investir
dans notre association. Ça arrive rarement mais quand ça arrive,
on profite du moment.
Service d’Aide Précoce « Premiers Pas »
Avenue de la Gare, 10
6600 BASTOGNE
Tél – Fax : 061/277 719
Email : premierspassap@skynet.be
Web : http://afrahmpremierspas.wordpress.com
Halte-garderie « Chez Nany »
Salmchâteau – Place du Rivage, 23
6690 VIELSALM
GSM : 0486/902 605
Email : cheznany@outlook.com
Comment vous voyez-vous dans 10 ans ?
J’espère que j’aurai toujours les cheveux longs. Ca exprime une
philosophie de vie ! On fait souvent des micros trottoirs et on se
rend compte que notre image n’est plus celle d’un jeune et que
parfois ils nous regardent en se demandant qui on est. Dans 10
ans, on risque d’avoir l’air plus en décalage.
J’espère que je serai toujours aussi attentif à identifier les
besoins des jeunes, à comprendre comment les jeunes vivent
en société et donc comment éveiller en eux la citoyenneté.
Mais je dois aussi me demander si je serai toujours en phase
avec les besoins des jeunes.
Bureau d’Aide Juridique
Avenue de la Gare, 12
6840 NEUFCHÂTEAU
Tél : 061/278 878
Fax : 061/279 091
Email : ac.mignon@avocat.be
MCAE « Les Minibulles »
Rue des Tarins, 16
6900 MARCHE-EN-FAMENNE
Tél : 084/413043
GSM : 0496/365386
Email : lesminibulles@gmail.com
Si vous étiez un animal ? Je serais un chien car j’aime la relation
privilégiée qu’il a avec l’humain. C’est aussi un bon moyen de
se bouger.
Si vous étiez un livre ? J’ai l’habitude de commencer beaucoup
de livres et de ne jamais les finir. Mais je serais un livre d’actualité,
qui traite un sujet de société ou un livre de géo-stratégie.
Si vous étiez un endroit ? J’aime beaucoup la Corse ou
les montagnes suisses. J’aime y rencontrer les gens qui
vivent souvent simplement avec des valeurs extrêmement
intéressantes.
Si vous étiez un meuble ? Je serais une grande table c’est un
objet de convivialité. Quand on voit la table dans une maison,
on parvient à déterminer quelle volonté ont les gens de la
maison à rencontrer l’autre autour d’un repas et de refaire le
monde.
La manière de travailler a-t-elle évolué ?
Renseignements :
La grande difficulté du monde associatif se situe au niveau
structurel de subvention parce que l’on nous fait toujours
travailler à court terme, en terme d’appel à projet. C’est une
volonté du pouvoir politique. Il travaille en fonction de l’actualité
immédiate, suscite des débats de société. Ces problèmes de
société, le politique tente d’y répondre rapidement alors au
travers de nouvelles mesures, de nouveaux moyens et cela se
traduit par des appels à projet. On a un peu l’impression de
courir derrière un train, on ne le rattrape jamais. Ma crainte,
au final, c’est que les opérateurs soient en concurrence. Les
enveloppes budgétaires se réduisent de plus en plus par
Place Didier, 31 – 1er étage
6700 Arlon
Tél : 063/236 898
Fax : 063/236 799
Email : arlon@inforjeunes.be
37
Lureso.be
www.lureso.be, tour d’horizon…que trouver dans la rubrique « Petite enfance » ?
Docs en stock
Brochures
Participer à l’école : mode d’emploi
Une nouvelle brochure, téléchargeable intitulée «Participer
à l’école, mode d’emploi» est publiée conjointement par
la FAPEO et l’UFAPEC. Ce guide pratique doit permettre
à chaque parent et à chaque association de parents de
cerner en détails ce qu’est le Conseil de Participation, sa
composition, son organisation, ses missions...
Contact :
UFAPEC
Tél : 010/420 050
Web : www.ufapec.be
Email : info@ufapec.be
FAPEO
Tél : 02/527 25 75
Web : www.fapeo.be
Email : secretariat@fapeo.be
Répondre à la précarité par la création d’emplois en économie sociale
Face aux difficultés rencontrées par leurs stagiaires pour
entrer dans le monde du travail, plusieurs EFT-OISP ont
décidé de créer leur propre structure d’économie sociale.
La Fédération a rencontré ces porteurs de projets afin de
partager leurs expériences de terrain. Ces témoignages
constituent le cœur de cette brochure qui vise à susciter
l’émergence de nouvelles initiatives pour favoriser la
création d’emploi.
Contact :
Concertation des Ateliers d’Insertion Professionnelle et
Sociale - CAIPS
Tél. : 04/337 89 64 - Courriel : info@caips.be
Les publicitaires savent pourquoi
"Les publicitaires savent pourquoi" est une brochure
d’éducation aux médias, d’information et de sensibilisation
aux pratiques commerciales des alcooliers.
Toutes ces stratégies de marketing « jeunes » permettent
d’établir très tôt une relation à long terme, avec le
consommateur dans un marché publicitaire en pleine
mutation depuis quelques années, et dont la régulation se
fait de plus en plus complexe, voire inefficace.
Contact :
Univers Santé ASBL
Place Galilée, 6
1348 Louvain-la-Neuve
Tél. : 010/472 828
Fax : 010/472 600
Email : univers-sante@uclouvain.be
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A télécharger sur www.univers-sante.be/IMG/pdf/Publicitaires_
savent_pourquoi.pdf
39
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Site Internet
La santé bucco-dentaire chez les jeunes en province de Luxembourg : résultats de l’Enquête
Jeunes 2010-2012
Le premier volet de cette enquête vient de paraître. Il
porte sur la santé bucco-dentaire de plus de 1.600 jeunes
de 6ème primaire, 2ème secondaire et 4ème secondaire
scolarisés en province de Luxembourg. Ce premier
volet reprend les résultats d’un examen dentaire et d’un
questionnaire.
Avant 2010, en province de Luxembourg, il existait très
peu de données spécifiques sur la santé des jeunes.
Pour pallier à cette problématique, l’Observatoire de la
Santé de la Province de Luxembourg a décidé de mettre
sur pied le projet «Enquête Jeunes» en partenariat avec
l’Observatoire de la Santé du Hainaut et la Fondation pour
la Santé Dentaire.
Une version complète de ce rapport destinée aux dentistes
et aux élus est disponible gratuitement :
• sur simple demande à l’Observatoire de la Santé de la
Province de Luxembourg par téléphone : 084/31 05 05
ou par email : obs.sante@province.luxembourg.be) ;
• en ligne : http://www.province.luxembourg.be/fr/lasante-bucco-dentaire.html?IDC=4804&IDD=87712 .
Une version simplifiée pour les professionnels de la santé,
du social et de l’éducation ainsi que le grand public est
également disponible à la même adresse.
Pour 43 % des jeunes Luxembourgeois interrogés, la
qualité de leur sourire est importante et pour un tiers
d’entre eux, elle est même très importante. 84 % sont
d’accord avec l’affirmation que « pour avoir un beau
sourire, il est important d’avoir des dents sans carie ». De
plus, 44 % estiment que les problèmes dentaires ne sont
pas moins importants que les autres problèmes de santé.
Tableau de Bord Santé-Environnement en province de Luxembourg
Aide aux joueurs
Un nouveau site d’aide en ligne pour les personnes
souffrant d’une dépendance aux jeux de hasard et d’argent
vient d’être lancé.
Le site comporte tout d’abord un volet informatif, comprenant de nombreux renseignements au sujet des jeux de
hasard et des problèmes que ceux-ci peuvent engendrer.
Ensuite, www.aide-aux-joueurs.be propose aux internautes une interface de "Self-help", un programme d’aide
anonyme et gratuit permettant à chacun de bénéficier
d’un soutien et d’une aide concrète par rapport aux problèmes de jeu.
A l’avenir, le site sera probablement complété par un
accompagnement professionnel en ligne.
Sourdlang : la langue des signes belge
Un dictionnaire très complet et très convivial de la langue
des signes belge francophone. Ce site propose différents
moyens d'apprendre le vocabulaire. Il propose entre autres,
des listes à thème, des leçons, des outils pour apprendre
l'alphabet et les chiffres. Il signale aussi les signes
apparentés qui peuvent prêter à confusion. Les variantes
régionales ne sont pas oubliées. Bref, un outil complet
pour promouvoir la langue des signes et contribuer à son
apprentissage.
www.sourdlang.be
Détachables et pourvues de renvois, les fiches peuvent
aisément être consultées en parallèle.
Cette publication s’adresse essentiellement aux décideurs
locaux et aux professionnels de différents secteurs. Elle
représente pour eux une source d’informations utiles à la
réflexion, mais aussi à la prise de décision et à l’intervention.
Le document est disponible gratuitement :
• sur simple demande à l’Observatoire de la Santé par
téléphone : 084 / 31 05 05 ou par email : obs.sante@
province.luxembourg.be ;
• en ligne sur http://www.province.luxembourg.be/fr/
publications-et-outils.html?IDC=4335 .
En octobre 2013, l’Observatoire de la Santé de la Province
de Luxembourg a publié le Tableau de Bord SantéEnvironnement en province de Luxembourg.
Il s’agit d’un complément au 1er Tableau de Bord de la
Santé paru en 2010. En effet, la santé est influencée par de
nombreux facteurs, notamment environnementaux.
Ce nouvel ouvrage est structuré en deux entrées : « santé »
et « environnement ». Il comprend des fiches synthétiques
portant, d’une part, sur des pathologies pour lesquelles
l’influence de l’environnement est avérée ou supposée
et, d’autre part, sur des facteurs biologiques, chimiques
et physiques susceptibles d’avoir un impact sur la santé.
40
www.aide-aux-joueurs.be
Le guide du migrant
« Le guide du Migrant en province de Luxembourg »
est une initiative de la COLUXAM, la Coordination
Luxembourgeoise pour l'Asile et les Migrations afin de
faciliter les démarches de tous ceux et celles qui arrivent
en province de Luxembourg.
L’ambition était également de faciliter le travail en réseau
de l’ensemble des travailleurs sociaux qui sont en contact
avec un public migrant.
Après la version papier parue en septembre 2012, un
site Internet a été développé. La Structure Régionale
d’Intégration a choisi d’aller plus loin en développant ce
site internet dont la vocation est de faciliter l’accès à un
ensemble encore plus large d’informations :
• Les coordonnées régulièrement mises à jour de plus
de 200 services actifs dans tous les domaines de la vie
courante : santé, logement, travail, loisirs,….
• Des cartes encore plus détaillées qui permettent de
localiser précisément chaque service cité.
• Des liens vers d’autres sites internet (informations dans
plusieurs langues étrangères, informations pour les
professionnels,…)
www.leguidedumigrant.be
41
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Centre de documentation : nouvelles acquisitions
Le Service d’Etudes et de Documentation Sociales vous
propose désormais une sélection d’ouvrages récemment
acquis et qui sont disponibles en prêt au Centre de
documentation à Arlon (Square Albert 1er, - Tél : 063/212
752 – 063/212 298) ou dans votre bibliothèque locale via
le réseau provincial.
Vous pouvez consulter le catalogue de nos ouvrages sur
www.bibliotheques.province.luxembourg.be
DELIVRE, François
Le Métier de coach : spécificités,
rôles, compétences. – Paris : Editions
d’Organisation, 2002.
François Delivré décrit sous la forme d'une
correspondance professionnelle les sept
compétences fondamentales à déployer dans le coaching. Il
distingue quatre types de coaching portant respectivement
sur les personnes, les relations, les groupes et les organisations,
et fournit une réflexion approfondie sur la personnalité du
coach.
________________________________
PACHET, Pierre
La curiosité : vertiges du savoir. – Paris :
Autrement, 2003.- Collection Moralès.
Etude des multiples aspects de cette pulsion
complexe dont on a longtemps dit qu'elle
"est un vilain défaut" et qui pousse sans cesse
l'homme à découvrir, à comprendre, à interpréter.
________________________________
42
Vingt-trois jeux pouvant être mis en œuvre
dans différentes situations d'accueil de
groupes d'enfants. Autour de l'environnement, la solidarité et
la citoyenneté, ces trois axes ont pour but de leur permettre
d'expérimenter la nature, la différence culturelle ou l'injustice,
de donner du sens à ces expériences et de les inciter à
l'engagement.µ
________________________________
BLUM, Bruno
SHIT ! Tout sur le cannabis. – Paris : First
Editions, 2013.
B. Blum détaille l'histoire et les enjeux de la
consommation du cannabis en France et
dans le reste du monde, en s'appuyant sur
des chiffres, des faits et des anecdotes.
________________________________
BRUYERE, Benoît
Les psychologues et le secret professionnel.
– Paris : Armand Colin, 2011. – Collection
Regards psy.
Guide méthodologique sur le travail de
recherche dans le cadre de la formation au
travail social, du choix du sujet à la soutenance, en passant
par l'enquête de terrain et la rédaction.
________________________________
Ce document présente les conflits possibles
et parfois récurrents entre le code de
déontologie des psychologues et la loi. Il donne les situations
dans lesquelles le psychologue clinicien doit respecter le
secret, celles dans lesquelles il peut le lever et celles dans
lesquelles il doit le lever.
MANOUKIAN, Alexandre
La sexualité des personnes âgées. – RueilMalmaison : Editions Lamarre, 2011. –
Collection Soins et perte d’autonomie /
Soigner et accompagner.
Après des repères historiques pour
comprendre les attitudes modernes en matière de sexualité,
l'auteur décrit les premières épreuves de la vieillesse, puis
aborde les souffrances liées à la dépendance et à la vie en
institution. L'objectif est de clarifier les ressentis autant des
professionnels que des patients, de manière à envisager une
prise en charge plus adaptée.
CUNNINGHAM, Darryl
Fables psychiatriques. – Bussy-SaintGeorges : Editions Cà et Là, 2013.
SALOME, Jacques
Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE :
une méthode pour mieux communiquer. –
Paris : Albin Michel, 2003.
S'appuyant sur son expérience d'aidesoignant dans un service psychiatrique,
l'auteur donne une image raisonnée de
la santé mentale. Il présente les troubles bipolaires, les
dépressions, la schizophrénie, etc, du point de vue du malade
comme de celui de ses proches et des personnels soignants.
Il dénonce la stigmatisation des malades et démystifie leurs
troubles.
________________________________
Jacques Salomé a développé une démarche
nouvelle pour de nouvelles communications
interpersonnelles qu'il présente sous forme d'outils qui
aideront à de meilleures relations humaines, en famille, au
travail ou dans les relations quotidiennes.
________________________________
PERRON, Martine
Oser proposer une autre alimentation
aux personnes âgées fragilisées : avec des
concepts de plats picorés et savourés. –
Lyon : Chronique sociale, 2012. – Collection
Comprendre les personnes.
TOUSSAINT, Eric
Procès d’un homme exemplaire. – Liège :
CADTM, 2013.
A partir de multiples observations faites en établissements de
soins aux personnes âgées (rejet de la nourriture, gaspillage,
anorexie, etc.), l'auteure expérimente, depuis quelques années,
une autre démarche de préparation et de mise à disposition
des repas. Elle présente les limites du fonctionnement actuel
et propose des pistes concrètes, avec des exemples de menus
et de préparations.
Jacques de Groote, ex-directeur exécutif du
FMI et de la Banque mondiale, est poursuivi
par la justice suisse pour blanchiment d'argent
aggravé dans une affaire qui porte sur la privatisation
frauduleuse d'une mine de charbon de République tchèque à
la fin des années 1990. L'analyse de son parcours est l'occasion
de dénoncer les conséquences néfastes des politiques des
institutions financières.
KEVASSAY, Sophie
Mémoire de recherche en travail social. –
Paris : Vuibert, 2013. – Collection Itinéraires
pro.
BRANCON, Elise
Jeux pour habiter autrement la planète.
– Paris : Presses d’Ile de France, 2010. –
Collection Habiter autrement la planète.
Revue
Le centre de documentation met à votre disposition une
quarantaine de revues spécialisées en Sciences sociales et
humaines.
Chaque trimestre, nous vous présentons l’une d’entre elles.
Alter Echos
Bimensuel d’actualités sociales à Bruxelles et en Wallonie
et traitant d’action sociale, de jeunesse, d’éducation,
d’emploi, de formation, de logement, de migration…
43
Socialement vôtre
Socialement vôtre
Formateur/Formatrice en OISP
« Les OISP (Organismes d’Insertion Socio-Professionnelle) sont
des associations de formation situées en Région wallonne et
à Bruxelles.
Ils proposent des méthodologies d’apprentissage spécifiques
aux adultes et s’adressent aux demandeurs d’emploi qui ne
possèdent pas le diplôme de l’enseignement secondaire
supérieur (CESS) ou d’un titre équivalent.1»
En province de Luxembourg, on dénombre 6 OISP.
Nous avons rencontré Elise DUPONT, formatrice à l’ASBL
« Mode d’Emploi-Luxembourg ».
Pouvez-vous, en quelques mots, nous présenter l’ASBL
« Mode d’Emploi – Luxembourg » ?
Notre ASBL est située à Arlon. Il s’agit d’une initiative
d’insertion socioprofessionnelle émanant de « Vie
Féminine »2. Dans ce cadre, nous organisons la formation
d’orientation professionnelle « Visa pour l’Emploi »3.
Cette formation dure en tout huit mois (congés scolaires
compris) et a pour objectif d’accompagner et d’aider les
stagiaires à trouver l’orientation professionnelle qui leur
correspond.
Notre coordinatrice est Stéphanie OTH. Elle-même
est encadrée par Colette MARQUET, la coordinatrice
nationale de toutes les ASBL « Mode d’Emploi » en Région
Wallonne. Nous recevons un subside de la Wallonie. Il
arrive également que nous rentrions des appels à projet
du Forem ou d’un Plan de Cohésion Sociale. Ces projets
apportent de la variété dans notre travail car nous sortons
du cadre de notre formation « Visa pour l’Emploi » pour
proposer autre chose. C’est gai !
Comment est composée cette ASBL ? Comment vous
répartissez-vous le travail ?
Au sein de notre ASBL, il y a notre coordinatrice (assistante
sociale et sociologue), notre secrétaire et trois formatrices
dont je fais partie. Marie a suivi un régendat en français
et c’est donc tout naturellement qu’elle a la charge de
la remédiation en Français-Math. Agrégée, Caroline est
également formée en développement personnel et
s’est donc orientée, entre autres, vers la prise en charge
des modules de communication, gestion de conflits et
confiance en soi. Pour ma part, avec ma formation de
journaliste, je me suis plutôt orientée vers la prise en
charge des stages, de la recherche active d’emploi et des
passerelles vers l’emploi et les formations qualifiantes.
Avec quel type de public travaillez-vous ?
Nous travaillons avec des femmes demandeuses d’emploi.
Il s’agit principalement d’un public souvent précarisé et
peu qualifié puisqu’une des conditions d’admission à
notre formation « Visa pour l’Emploi » est de ne pas avoir
le CESS (Certificat d’Etudes Secondaires Supérieures). Nos
groupes sont également très hétérogènes, que ce soit au
niveau de l’âge ou de l’origine culturelle. Cette diversité est
un réel atout dans notre formation.
Pouvez-vous nous décrire votre métier et vos missions ?
Nous devons mettre à la disposition de nos stagiaires les
outils qui vont leur permettre d’en apprendre plus sur
elles, sur leurs valeurs, sur ce qui est important dans leur
vie personnelle, mais aussi professionnelle. Au terme de la
formation, nos stagiaires doivent parvenir à construire un
projet personnel et professionnel cohérent. Nous devons
aussi, et surtout, partir de leurs propres ressources pour
valoriser leurs savoirs, savoir-être et savoir-faire.
44
D’une part, nous sommes autonomes dans la création
des modules qui nous sont attitrés et quand nous nous
retrouvons face au groupe. Il faut être capable de gérer
seule des conflits qui peuvent survenir dans le groupe,
des moments chargés émotionnellement. Il faut donc être
réactif et faire face à l’imprévu.
D’autre part, une place importante est réservée au travail
d’équipe : nous échangeons tous les jours sur la vie du
groupe, les difficultés qui en découlent. Nous travaillons
également en équipe sur l’organisation de la formation ou
sur d’autres projets que nous menons ensemble.
Je suis passionnée par mon travail ! C’est un métier riche
en relations humaines et très gratifiant ! Nous voyons, au
jour le jour, l’évolution de nos stagiaires qui sont souvent
reconnaissantes envers notre travail. Je me sens utile dans
ce que je fais !
Quelles sont les tâches principales de ce métier ?
• Préparation, conception de modules de formation.
• Animation du module avec le groupe.
• Suivi individuel des stagiaires, accompagnement
psychosocial.
• Gestion de la communication de l’ASBL, recrutement
des stagiaires, représentation de l’ASBL lors de salons de
l’emploi…
• Préparation des formations (recherche de locaux, de
formateurs, d’intervenants).
• Préparation d’appels à projets.
• Travail pédagogique sur l’ensemble de la formation.
• Réunions pédagogiques.
Quelles sont les implications d’un tel métier sur la vie
personnelle ?
Au niveau personnel, je ne ressens pas d’impact particulier.
J’ai trouvé un bel équilibre entre vie privée et vie
professionnelle !
Quelle est selon vous la meilleure formation ou la
meilleure expérience professionnelle antérieure pour
exercer ce métier ?
A mes yeux, pour exercer ce métier, il faut, soit, avoir une
expérience dans le domaine ou dans un métier du social,
soit, avoir une formation de base à orientation sociale,
complétée par d’autres formations en lien avec la gestion
de groupes, la communication, la gestion de conflits,
l’animation... La personnalité, les qualités humaines du
formateur sont aussi importantes que la formation et
l’expérience.
Votre formation de base vous a-t-elle bien préparée à
exercer ce métier ?
Comme je l’ai indiqué précédemment, j’ai une formation
de journaliste. Cette formation de base m’a apporté
des connaissances en psychologie, sociologie et
communication. Cette base de culture générale m’a ouvert
l’esprit sur les réalités sociales qui m’entourent. Quand je
suis arrivée à l’ASBL « Mode d’Emploi », j’ai, petit à petit,
complété ma formation de base par d’autres formations
en lien avec la gestion de conflits, la gestion de groupes,
la gestion des émotions, la construction du projet
professionnel… J’ai choisi ces formations en fonction de
mes besoins sur le terrain.
La plupart de nos stagiaires participent à la formation « Visa
pour l’Emploi » pour retrouver confiance en elles. C’est une de
leurs grandes motivations.
L’Interfédé. Partenaire pour l’insertion (2011). Les OISP. En ligne http://www.interfede.be/index.php?option=com_content&task=view&id=24&Itemid=42, consulté le 12
novembre 2013.
Vie Féminine. Présentation (2013). En ligne. http://www.viefeminine.be/spip.php, consulté le 12 novembre 2013.
3
Vie Féminine. Notre formation « Visa pour l’emploi ». En ligne. http://www.viefeminine.be/spip.php?article2590, consulté le 12 novembre 2013.
2
Quelle est la part d’autonomie et de travail d’équipe
dans ce métier ?
Nos interlocutrices attendent parfois de nous que nous
trouvions «comme par magie» ce qu’elles doivent faire,
quel chemin prendre. Notre travail est donc de les faire
prendre conscience qu’elles doivent apprendre à s’écouter
et à trouver par elles-mêmes ce qui est bon pour elles.
Lorsqu’une ou deux formations « Visa pour l’Emploi »
sont en route, notre travail consiste surtout à donner nos
modules, à encadrer nos stagiaires dans la recherche de
stages ainsi qu’à assurer le suivi individuel des stagiaires.
1
Quand il n’y a pas de «Visa pour l’Emploi», nous profitons
de cette période plus creuse pour prendre le temps
de travailler sur nos pratiques, sur l’organisation de la
formation et sur nos modules.
Faut-il une expérience pour débuter dans ce métier ?
© http://office.microsoft.com
Collaborez-vous avec d’autres services ?
Les partenariats sont importants dans notre travail. Certains
modules entiers sont délégués à des partenaires, comme
par exemple, pour la sensibilisation à l’entreprenariat
féminin (Créa-job) ou encore l’accompagnement
psychosocial (ASBL Cré Envol). Dans d’autres cas,
nous demandons l’intervention d’autres organismes
pour donner une animation ponctuelle sur des sujets
spécifiques : les assuétudes, les aides à l’emploi, les
violences conjugales, l’économie d’énergie, l’art.27… Avec
le groupe, nous quittons également le local de formation
pour découvrir ce qui nous entoure. Les stagiaires
acquièrent ainsi une mobilité de l’esprit, osent pousser
la porte d’un Centre culturel, d’un Carrefour Emploi
Formation Orientation, demander des renseignements à
un organisme de formation…
Je n’avais pas d’expérience dans le domaine de l’insertion
socioprofessionnelle avant de débuter dans ce métier.
J’avais toutefois entrepris un bénévolat dans un centre
d’écoute téléphonique qui m’a permis de développer des
capacités d’écoute active et une ouverture d’esprit sur
les réalités que peuvent vivre les gens. J’avais aussi des
notions en animation. A côté d’une formation ou d’une
expérience dans le domaine, ce qui est important, c’est de
posséder des savoir-être essentiels au métier de formateur
en OISP: tolérance, ouverture d’esprit, empathie, capacité
de remise en question sur ses pratiques, créativité dans la
conception de nos outils pédagogiques.
Y a-t-il besoin de se former continuellement pour
exercer ce métier ?
J’ai toujours le souci de m’améliorer, de découvrir de
nouvelles choses et donc, me former est un plaisir. C’est
même essentiel pour moi car j’aime apprendre. Se former
continuellement permet de trouver des solutions à des
problématiques qui nous apparaissent, de remettre
en question nos pratiques pour avancer et être plus
percutants, performants.
45
Socialement vôtre
Selon vous, quelles compétences constituent des
atouts dans la réussite de votre mission?
•
•
•
•
Animation de groupe.
Gestion de conflits.
Gestion des émotions.
Préparation et animation de modules de formation pour
adultes éloignés de l’emploi.
Les connaissances à maîtriser varient en fonction des modules
dont nous avons la charge.
Qu’aimez-vous le plus dans ce métier ?
Ce que j’aime particulièrement ? Les relations tissées avec
nos stagiaires. Quel plaisir, plusieurs mois après la fin de la
formation, de recevoir de leurs nouvelles, de voir qu’elles
ont retiré plein de choses positives de leur passage chez
nous et qu’elles sont reconnaissantes envers notre travail.
C’est très gratifiant ! J’aime aussi travailler mes modules,
trouver des méthodes originales et créatives pour
transmettre des connaissances. Enfin, j’apprécie le travail
d’équipe, l’échange, le soutien des collègues et l’humour
partagé qui permet de dédramatiser certaines situations
plus difficiles.
Socialement vôtre
Qu’aimez-vous le moins dans ce métier ?
Ce que j’aime le moins dans mon métier, c’est d’être
convaincue du potentiel d’une stagiaire et de ne pas avoir
la sensation qu’elle saisisse cette chance. Il faut apprendre
à lâcher prise et à garder en tête que ce sont elles les
capitaines de leur vie. Je regrette aussi parfois de ne pas
avoir assez de temps pour faire tout ce que j’aurais envie
de faire !
A quelles situations particulièrement difficiles ou
risquées devez-vous faire face ?
Nos stagiaires partagent avec nous leur passé, leur présent,
leurs soucis, leurs peurs, leurs tristesses. C’est parfois
difficile à entendre car cela me touche. Mais, avec le temps,
j’ai appris à me protéger et à ne pas absorber toutes ces
émotions comme une éponge.
Qu’est-ce qui vous a motivée à travailler dans ce
domaine ?
Journaliste de formation, j’ai travaillé durant deux ans dans
ce secteur. J’ai ensuite souhaité me tourner vers un métier
plus social, dans lequel je pourrais m’investir dans des
projets à plus long terme, avec plus de contacts humains.
Je répondais donc aux offres d’emploi qui réunissaient ces
critères et c’est donc par un heureux hasard que je me suis
retrouvée dans l’insertion socioprofessionnelle !
Quels conseils pourriez-vous donner à quelqu’un qui
souhaite exercer ce métier ?
© http://office.microsoft.com
Etre formateur est avant tout une question d’habilités
sociales, de compétences humaines. Si le secteur vous
attire, que vous sentez être quelqu’un d’empathique,
à l’écoute, capable de remise en question, si vous aimez
les relations humaines et même si vous n’avez pas
d’expérience dans le secteur, n’hésitez pas à oser vous
lancer ! Il est toujours possible de se former et d’acquérir
des outils tout en travaillant !
Retrouvez la liste des OISP sur www.lureso.be
Art thérapeute (suite et fin)
La rubrique « Socialement vôtre » du numéro précédent
abordait le métier d’Art-thérapeute. Une malheureuse erreur
de pagination a amputé cet article d’une partie de l’entretien
avec Sylvia DELPERDANGE.
Nous publions la partie manquante à intercaler à la page 51
du précédent numéro.
Rappelons qu’un art-thérapeute invite la personne à
traiter des difficultés d’ordre psychologique, intellectuel ou
relationnel en utilisant le dessin, la peinture, la sculpture,
l’écriture, la danse, le chant, etc.
Sylvia DELPERDANGE est certifiée Animatrice d’atelier
d’expression et de créativité depuis septembre 2010 et
Art-thérapeute depuis octobre 2012, après avoir exercé la
profession de graphiste pendant presque 10 ans.
(…)
Pouvez-vous décrire quelques exemples de créations
proposées lors d’un atelier d’expression et de créativité
à visée thérapeutique ?
• Un travail à partir de la signature personnelle ou
la création d'une carte d’identité (collage, dessin,
peinture) pour amener le jeune à s'interroger sur son
identité.
• Les dialogues colorés (exercice par deux) qui consistent
à représenter une émotion et à la faire deviner à l’autre.
• Un travail de transformation des masques pour
découvrir les différentes facettes de sa personnalité.
• La création d’un personnage et de son parcours
symbolique suivant la trame du conte : d’où part le
personnage ? Pourquoi se met-il en route ? Quelle est
sa quête ? Quels sont les obstacles qu’il rencontre ?
Comment les aborde-t-il ? Quelles sont les difficultés
rencontrées et les solutions apportées ? Cet exercice
peut aider le jeune à se mettre en projet.
Comment s’organise une journée-type ?
Arrivée à 8h00 tous les matins. Ce délai avant l’arrivée des
jeunes est un moment privilégié pour préparer et ranger
mon atelier ainsi qu’un temps pour échanger avec les
autres personnes de l’équipe. Dès qu’un jeune arrive, nous
l’accueillons dans la pièce de vie commune où différents
échanges peuvent déjà s’installer.
A 8h50 a lieu le premier atelier, jusqu’à 10h10. Ensuite,
temps de pause de 20 minutes dans la pièce de vie avec
les jeunes. De 10h30 à 11h50, un deuxième atelier. Le repas
est prévu à 12h00, c’est un temps d’échange et de travail
pour l’équipe qui partage la table avec les jeunes.
De 12h50 à 14h10 se déroule un troisième atelier, suivi
d’une pause, toujours dans la pièce de vie avec les jeunes.
Le dernier atelier de la journée débute à 14h30 pour se
terminer à 15h50, heure de départ des jeunes.
La journée se termine par un feed-back avec l’ensemble de
l’équipe, jusqu’à 16h30.
Il est important de noter que les séances peuvent
également se dérouler sans consigne thématique et
donner lieu à une création libre.
Quelles sont les tâches principales du métier d’artthérapeute, si l’on prend l’exemple de l’exercice de ce
métier dans le cadre d’un SAS ?
• Organiser des activités collectives.
• Préparer son atelier et suggérer les achats pour le
matériel pédagogique nécessaire.
• Veiller au cadre convivial et sûr et, donc à l’application
du règlement.
• Proposer et motiver la prise en charge du jeune dans
son atelier en fonction des difficultés rencontrées et
des besoins du jeune (certains jeunes peuvent avoir un
travail ciblé, il n’est pas indispensable qu’ils passent par
tous les ateliers).
• Etre disponible pour ses collègues et pour les jeunes au
moment des pauses.
46
• Rapporter à l’équipe le travail effectué avec le jeune
durant la journée et la semaine.
• Participer aux échanges collectifs et consigner les
informations importantes dans le dossier du jeune.
• Passer par le référent pour les questions concernant le
travail avec la famille et le référent scolaire (vérification
d’informations, indications à donner à l’école après la
sortie du SAS, ...).
• Participer à l’évaluation finale lors de la réunion de fin
de prise en charge avec le jeune, sa famille et le référent
du jeune.
© Sylvia DELPERDANGE – Tempo di Arte
Quelles sont les implications d’un tel métier sur la vie
personnelle ?
Ce travail nécessite un long temps de préparation, ne fûtce qu’au niveau de la structure même de l’atelier. Dans le
cadre de mon intervention au SAS, le jour même de l’atelier,
je ne savais pas qui y serait présent. C’est pourquoi, tous
47
Socialement vôtre
Lors des congés scolaires (le calendrier du SAS suit le
calendrier académique), beaucoup de mon temps était
investi pour les préparations d’ateliers.
Quel investissement personnel ce métier représente-t-il ?
Lors de ces deux années au SAS, j’ai été supervisée par
Nancy GACHET, art-thérapeute, habitant à Bruxelles. Je
m’y rendais une fois tous les deux mois pendant mon jour
de congé. J’emmenais les photos des œuvres me posant
question. Mon superviseur pouvait ainsi consulter les
photos et me conseiller sur ma pratique. Cette supervision
représentait un gros investissement en temps et en argent,
mais c’est une démarche essentielle et indispensable
lorsqu’on exerce ce métier.
Au cours de cette formation, il existe une belle alternance
entre la théorie et la pratique. Le fait de vivre des
expériences créatives durant le cursus aide ensuite à
pouvoir les faire vivre à d’autres personnes. En outre, il
faut constamment se nourrir de lectures pour étoffer ses
connaissances.
La formation d’Animateur en Atelier d’Expression et de
Créativité (1 week-end par mois durant deux ans) m’a
permis d’acquérir les bases indispensables pour mettre
en place un atelier d’expression et de créativité tant sur le
plan de la connaissance des techniques que sur le plan des
compétences relationnelles.
Pour le niveau d’Art-thérapeute (1 week-end par mois
durant un an), la méthodologie s’apparente à celle des cours
d’Animateur d’Expression et de Créativité. Néanmoins, elle
insiste sur la pratique de terrain et l’approfondissement
des connaissances théoriques en matière de pathologie
mentale.
La certification a lieu en fin du cycle de cours d’ArtThérapeute. Elle tient compte, entre autres, de la
participation aux cours, de la présentation régulière des
travaux pratiques, du rapport de stage et du mémoire de
fin de cycle (présentation orale et écrite devant le jury). La
certification est une garantie de sérieux quant aux valeurs
48
Il y a cette année moins de volontaires. Ce sont souvent
les mêmes qui travaillent. Certains anciens font un break
cette année. Les conditions dans lesquelles l'activité est
menée sont tout de même particulières. Nous essayons
de communiquer au sujet de la structure, via les médias.
Sinon, le bouche à oreille fonctionne bien aussi. Nous
allons remettre à jour un dépliant qui présente l'abri de
nuit. Il faut savoir que nous n'acceptons que les bénévoles
majeurs.
Suite de l’article dans le Carrefour du social précédent
3-2013
(…) Autant vous dire que toutes ces expériences ont été plus
qu’enrichissantes.(…)
Quelles sont les tâches à remplir ?
Renseignements :
© Province de Luxembourg
Francine Thiry, qui êtes-vous ?
CEFo Marche-en-Famenne
Rue Victor Libert 1
6900 Marche-en-Famenne
Tél. : 084/245 861
Fax : 084/245 899
Courriel : carrefouremploiformation.marche@forem.be
Le mardi de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 16h00, le jeudi et le vendredi
de 9h00 à 12h00
Comment se passe l'encadrement des volontaires ?
C'est difficile de recruter des volontaires ?
(….)
CEFo Arlon
Rue Diekirch, 38
Espace Didier
6700 Arlon
Tél. : 063/670 332
Fax : 063/670 295
Courriel : carrefouremploiformation.arlon@forem.be
Les lundi, mardis et mercredis de 13h30 à 16h00, le jeudi de 9h30 à
12h00 et de 13h30 à 15h30, le vendredi, uniquement par téléphone et
sur rendez-vous
volontaires. Nous nous sommes donc mis à la recherche de
bonne volonté.
Tout d'abord, nous leur proposons une formation. Il est
important qu'ils soient bien au fait de ce qui les attend.
On ne se rend pas spécialement compte de la réalité
des personnes que nous accueillons. Durant la nuit
d'hébergement, les bénévoles sont deux. Il y a également
deux éducatrices qui sont engagées à mi-temps, de
novembre à mars, afin d'assurer l'encadrement et la
préparation.
L’expérience ne peut s’acquérir que sur le terrain. Durant
ma deuxième année de formation, j’ai été engagée par
la Commune de Neufchâteau comme intervenante en
arts plastiques avec des enfants de 2,5 à 12 ans. Avant
d’arriver chez Emergence, dans le cadre de ma formation,
il y a eu aussi plusieurs stages obligatoires. J’ai réalisé un
stage à la Séniorerie de l’Enclos à Etalle avec les résidents
autonomes et dépendants, ainsi qu’un stage de trois mois
chez Proximam à Etalle, avec certaines dames hébergées
dans le service.
Rhapsodie. Accueil. En ligne http://www.rhapsodie.info/, consulté le 26 juillet 2013. D’autres formations existent en Belgique, comme la "Spécialisation Art thérapie" proposée
par la Haute Ecole Libre de Bruxelles Ilya Prigogine.
4
L'abri de nuit d'Arlon a ouvert ses portes le 1er novembre et
ce jusqu'au 31 mars 2014. Nous avons rencontré quelques
acteurs de l'institution qui fonctionne, avant tout, avec des
forces vives volontaires.
Selon vous, faut-il une expérience pour débuter dans
ce métier ?
Quelle est selon vous la meilleure formation ou
expérience pour exercer ce métier ?
La meilleure formation : celle que j’ai suivie au Centre
Rhapsodie de Bruxelles4!
L’abri de nuit « Le Soleil d'hiver. »
Je suis éducatrice dans un IMP à Habay. Je coordonne en
partie les bénévoles de l'abri de nuit d'Arlon. Cela demande
beaucoup d'énergie.
Il y a cinq ans, j'étais à la base de la création de l'abri de
nuit, le Soleil d'hiver. Avec un petit groupe à l'époque,
notamment la présidente de la Croix-Rouge, une membre
de la St-Vincent de Paul et une jeune fille qui s'occupait du
lavoir l’Arlonnette, nous avons voulu mener cette initiative.
Avant la mise en place de l’abri, les personnes en difficulté
allaient loger dans le bâtiment du lavoir. C'était une chose
acquise, tout le monde était là pour le dire et faire circuler
l’information.
Afin de mener à bien le projet, nous avons fait appel à la
Fondation Roi Baudouin. Un subside nous a été versé mais
nous n'avions toujours pas de locaux. La Ville d'Arlon nous
en a trouvé un et nous avons eu aussi l'aide des éducateurs
de rue. Nous bénéficions des anciens locaux de Fédasil
avec de grandes pièces inoccupées… Cependant nous
n'avions pas de moyens pour engager du personnel.
Nous sommes allés voir dans des grandes villes comment
sont structurées et fonctionnent des initiatives similaires.
Thermos à Liège, qui accueille des SDF, fonctionne avec des
Ils arrivent à 20h00. D’abord, il y a un travail de coordination
avec l'éducatrice, qui fait le lien avec les différentes équipes
de bénévoles. L'accueil des résidents se fait à partir de
20h30 jusqu'à 21h00. On leur sert une boisson chaude, il y
a des tartines préparées. On leur remet aussi le nécessaire
pour faire leur toilette et pour faire leur lit. Ensuite, la
soirée se passe à discuter, à faire un jeu de société, etc.
L'écoute est très importante. Ils ont tous une histoire. Nous
fonctionnons avec un règlement et les bénévoles doivent
le faire appliquer. Donc, à 23h00, on invite tout le monde
à aller au dortoir, c'est un peu le couvre-feu. A 7h00 du
matin, c'est le moment du réveil et à 8h00 tout le monde
quitte l'endroit. Certains bénévoles travaillent et doivent
aller au boulot juste après.
Donc, ça aussi, c'est quelque chose qui n'est pas simple,
parfois.
En cours de nuit, la Police nous amène parfois une
personne trouvée dans la rue.
La formation consiste en quoi exactement ?
On leur explique les spécificités du public. Il y a toute une
approche afin de ne pas diaboliser les personnes que nous
accueillons. Il faut avoir les bons comportements, il y a des
choses à faire et à ne pas faire. On doit apprendre aussi à
régler des petits conflits. On explique le règlement d'ordre
intérieur aux nouveaux résidents. Il n'y a pas d'alcool ni de
drogue. On ne tolère aucune forme de violence. Afin que
les volontaires soient plus en confiance, les nouveaux sont
toujours accompagnés d'un ancien qui a plus d'expérience.
Parfois, après la formation, certains ne viennent plus car ils
n'avaient pas conscience de la réalité des choses.
Par ailleurs, tout au long des ateliers proposés, l’artthérapeute peut se heurter à des résistances. Ce qui
suppose une capacité de réajustement des consignes,
de réévaluation pour amener de nouvelles choses et de
remise en question. Certaines propositions fonctionnent,
d’autres moins, voire pas du tout. Il n’existe pas de recettes
toutes faites : une consigne peut fonctionner avec un
jeune et être totalement rejetée par un autre. Cela signifie
qu’il faut donc être sans cesse créatif.
éthiques et aux compétences professionnelles en ArtThérapie.
les soirs, je faisais un petit topo du travail effectué par les
jeunes et je cherchais une suite à leur proposer, en fonction
de leurs objectifs ou d’éventuelles demandes formulées.
Je réfléchissais aussi à l’opportunité de proposer un travail
collectif. Jamais un jeune n’a effectué deux fois le même
travail au sein de l’atelier.
Volontariat
49
Volontariat
Volontariat
Oui, nous accueillons des hommes et des femmes. Ils
font chambres à part. Même si un couple se présente, le
règlement prévoit qu'ils ne dorment pas ensemble. Cela
dit, nous avons moins de femmes. Je pense que les femmes
vont avoir une tendance à trouver une solution alternative
avant de venir à l'abri de nuit. Elles vont aller chez une
copine, parfois se trouver un compagnon de fortune…
Les statistiques sont identiques partout, on peut compter
cinq hommes pour une femme. Les hommes viennent
souvent de la rue et on va les voir régulièrement. Tandis
qu'une femme va venir ici vraiment en cas de secours et
ne rester que quelques jours. Les gens ont peut-être plus
tendance à venir en aide à une femme. C'est le sexe faible…
J'aime donner de mon temps pour les autres. J'ai un côté
"grand cœur". On a envie de les sortir de là… Même si à
l'abri de nuit ce n'est pas notre rôle. Il existe d'autres
services sociaux pour ça. Ici, oui, c'est l'hébergement
mais aussi avant tout la chaleur humaine, un sourire, une
poignée de main. Certains hébergés ne viennent que le
week-end, d'autres la semaine.
Vous remarquez un profil type chez les volontaires ?
Il y a des personnes de tout horizon. Il y a des avocats,
comme des techniciennes de surface. Nous avons aussi un
cuisinier, une infirmière, des retraités, des profs, etc. On a
déjà eu des anciens hébergés. On leur demande d'attendre
un an entre le moment où ils commencent leur stabilisation
et le moment où ils deviennent volontaires à l'abri de nuit.
On demande aux personnes d'être discrètes, il y a un
devoir de discrétion. Il est important d'avoir une relation
de confiance entre les bénévoles et les bénéficiaires. Ils
font un travail formidable.
Quelles sont les motivations des volontaires selon
vous ?
de la gestion et de la coordination n'ont pas. Le volontaire
porte un autre regard spécifique sur la structure. Les
personnes "cadres" ont une vision globale et suivent
l'évolution de chaque personne accueillie. Ils ont aussi en
charge la transmission des informations. On doit écouter
tout un chacun. Il faut que chaque règle soit acceptable
et acceptée pour ensuite être appliquée correctement.
On constate que le rôle du bénévole a changé au fil des
années. Certains ont besoin d'un break. L'implication peut
être usante pour celles et ceux qui s'attachent et qui ont
des affinités avec les hébergés.
Pour garder une motivation dans la durée, c'est important
que les bénévoles soient bien recrutés et formés à la base.
Il faut bien les informer des limites de leur action, nous ne
sommes pas des sauveurs. Nous avons des frontières à ne
pas dépasser et nous devons en être bien conscients.
Quelles sont vos motivations pour votre implication ?
L'abri de nuit est mixte ?
Les motivations pour venir travailler ici sont parfois
différentes selon les personnes qui s'engagent. Certains
ont une personne de leur famille qui est SDF, parfois
d'autres sont dans une logique de réparation vis-à-vis de
la société. Aussi, il peut y avoir une prise de conscience :
"Tiens ici aussi ça existe, ça me choque, donc j'agis". Le plus
important c'est qu'ils ne dépassent pas leur rôle et qu'ils
n'aillent pas au-delà de leur responsabilité. Tout est une
question d'intention dans l'action menée.
Ce qui me motive avec ce poste de coordination c'est le
côté défi personnel. Je sais qu'avec mon caractère ça
ne sera pas simple… Et puis l'un des challenges sera de
pouvoir ouvrir tous les soirs. Nous manquons de bénévoles,
ça sera donc difficile.
Pour la petite histoire, nous ne faisons plus de repas
chaud ici, le "Resto du Cœur" fonctionne avec des cuisines
équipées et donc, il s'en charge. Certains le déplorent
parmi les hébergés.
Maintenant, je comprends également l'effet pervers qu'ils
se sentent trop bien ici, avec gîte et couvert. L'objectif
est que les personnes soient et deviennent autonomes.
L'abri de nuit est une aide à un moment donné dans leur
existence…
Renseignements :
Abri de Nuit « Soleil d’hiver »
Rue de la Caserne, 44
6700 Arlon
Tél : 0477/646 739
Email : abridenuitarlon@arlon.be
Alain
© Province de Luxembourg
Quel est votre rôle dans le fonctionnement de l'abri de
nuit ?
Pour le moment je suis en écolage pour coordonner les
bénévoles au quotidien. Je suis moi-même volontaire.
C'est une fonction qui me convient bien et qui correspond
plus à mes disponibilités. Je m'occupe également de
50
Anne
que j'ai un peu plus de temps maintenant (sourire). J'en
profite pour faire ce que j'avais envie de faire déjà depuis
longtemps. En fait, mon épouse est brésilienne. Je suis allé
sur place et j'ai vu à quoi ressemblent les favelas. Cette
expérience m'a marqué. La misère là-bas est énorme.
J'essaye d'aider les enfants de la rue depuis la Belgique.
C'est une cause qui me touche. Un jour, j'ai vu un article
dans le journal concernant l'abri de nuit à Arlon. Je suis
moi-même originaire de cette ville et je ne pensais pas
qu'il y avait des sans-abris… J'ai réalisé qu'il ne fallait pas
aller si loin pour aider les gens. J'ai vécu quelques années à
Toulouse, c'est la troisième ville de France. Là-bas, les SDF
ne se cachent pas, tandis qu'à Arlon, ils sont plus discrets,
j'ai l'impression.
Pour ce qui est de mon investissement ici, je commence,
donc on verra. Mais, je peux vous dire que je suis assez
attaché à l'esprit d'équipe. Je suis un ancien entraîneur
de natation et le contact humain, oui, pour moi, c'est
important. Par rapport au règlement, je trouve que
c'est une bonne chose. Cela peut aider à maintenir une
atmosphère respectueuse de tous. Je suis quelqu'un de
calme, j'ai de l'expérience avec le milieu de la précarité, et
ça ne me fait pas peur du tout.
Rencontre avec des volontaires à l'abri de nuit :
préparer les formations des volontaires et du suivi. Lors
de la formation, on ne leur cache rien sur la cible. On leur
parle de sécurité aussi, afin que tout se passe bien. Il faut
qu'ils sachent à qui ils auront affaire, une fois sur le terrain.
On leur parle d'autres structures vers lesquelles ils peuvent
envoyer les personnes hébergées. Nous faisons un large
point sur le "Règlement d'ordre intérieur", son esprit et sa
raison d'être. On discute ensemble des points à revoir et
on explique le pourquoi de chaque règle. C'est important
que chacun puisse se l'approprier. Il faut nécessairement
un cadre pour fonctionner dans un contexte tel que celuici. Tant pour les bénévoles que pour les bénéficiaires, ces
règles rassurent. Elles doivent être connues, maîtrisées et
respectées. L'esprit veut que nous privilégions le collectif
avant l'individuel. Avoir ces règles, comme les horaires par
exemple, fait que certaines personnes ne viennent pas
dormir ici. Elles ne sont pas toutes dans un processus de
respect de la règle aussi petite soit-elle. Pour d'autres, cela
permet d'entamer un début de réinsertion sociale.
Entre les bénévoles et les professionnels, nous essayons
de créer un esprit d'équipe. En début de saison et lors des
formations, nous mettons le règlement en débat et nous
modifions des choses chaque année. Les volontaires ont
aussi un vécu de terrain que les personnes qui s'occupent
© Province de Luxembourg
Je vais passer ma première nuit ici. Je viens de commencer
comme bénévole au sein de l'abri de nuit. Je ne connaissais
pas, je débarque un peu…
En étant ici, je recherche surtout le coté humain de l'action.
Je suis content d'aider les autres. Pour ce qui est de mon
histoire personnelle, j'étais indépendant et la crise à fait
51
Santé
Santé
Du 7 au 11 octobre 2013, le Centre Local de Promotion de la Santé de la Province de
Luxembourg organisait sa semaine Portes Ouvertes.
et la réalité, et de donner du sens à cette manière de
fonctionner en accompagnement.
Enfin, des professionnels qui ne se connaissaient pas
jusque-là se sont rencontrés, ont échangé des informations
durant les moments un peu plus informels. La toile du
réseau se tisse tous les jours !
Un PowerPoint présentant une animatrice qui réfléchit aux
préoccupations de ses groupes de femmes permit ensuite
de se poser des questions pertinentes sur les problèmes
rencontrés lors de différents projets amenés par les
participants.
© CLPS Lux
Focus sur l'accompagnement méthodologique dans
l’élaboration de projets en promotion de la santé.
Le premier jour de notre semaine « portes ouvertes » était
dédié à un focus sur l’accompagnement méthodologique
que le CLPS Lux propose à tous les acteurs de promotion
de la santé sur base d’une demande de leur part.
© CLPS Lux
Atelier-outils en promotion de la santé, par Cultures &
Santé.
Le petit nombre de participants ne nous a pas empêchés
de rencontrer les objectifs que nous nous étions fixés. En
effet, ce moment a été riche en information, en échange et
en découverte de l’autre.
©CLPS Lux
Deux expériences de potager étaient particulièrement
mises en avant pour enrichir le débat :
« La Toupie » ASBL et « Clair&net » ASBL ont pu apporter
les fruits de leurs réflexions et actions voire éclairer les
participants encore aux prémices de leur projet.
De ces discussions animées, nous retiendrons ; par exemple :
Une kyrielle d’outils conçus par l’ASBL Cultures et Santé
furent ensuite présentés : brochures, affiches, coffrets
pédagogiques, jeux… dont plusieurs furent testés et
expérimentés plus en profondeur par notre public
visiblement conquis.
Durant cette semaine, l'équipe du CLPS Lux a présenté
ses missions et la diversité de son offre documentaire.
Micro-expo, Roue des Projets partagés, PhotoRéseau et
animations diverses étaient au programme. En voici un
aperçu…
Le traditionnel tour de table pour se présenter fut réalisé
dans la bonne humeur, grâce à l’animation de l’outil
ludique « Prénom’anim » qui permet réellement une
approche différente de l’identité.
• L’importance de la participation des bénéficiaires
dès les premiers pas du projet afin d’espérer une
plus grande appropriation de leur part et assurer
une certaine dynamique de projet dans la durée.
• La nécessité de créer des partenariats efficaces tout
au long du projet, que ce soit avec le politique, les
bénéficiaires ou d’autres associations pour favoriser
une cohérence dans les actions mises en place et
pour prendre en compte différents facteurs influant
sur la santé globale.
• L’ouverture de l’initiative « potager communautaire » à de nouvelles activités connexes afin de
répondre plus globalement aux différents besoins
des bénéficiaires.
De nombreux éclats de rire émaillèrent cette journée
placée sous le signe de la découverte et de la convivialité.
Nous profitons de ces quelques lignes pour remercier
encore vivement notre partenaire « Cultures et santé » pour
la qualité de leur travail, ainsi que pour leur générosité : en
effet, chaque participant s’est vu offrir gracieusement un
exemplaire de plusieurs outils.
Nous vous rappelons que tous les outils présentés lors
de cet atelier sont également à votre disposition, en prêt
gratuit, auprès du centre de documentation : 061/23.99.96.
Partages d’expériences et de réflexions sur le thème
des potagers communautaires.
© CLPS Lux
Durant plus de deux heures, à partir des nouveaux visuels
du CLPS Lux et d’animations interactives, les participants
ont pu exprimer leurs représentations par rapport
à la manière dont le CLPS Lux développe sa mission
d’accompagnement méthodologique. De son côté, le
CLPS Lux a eu l’occasion de mieux comprendre la manière
dont sa mission était perçue par son public, d’y ajouter des
nuances afin de faire correspondre ces représentations
52
C’est avec un grand plaisir que nous avons accueilli, au
centre de documentation de Neufchâteau, une quinzaine
de participants venant de divers horizons, lors de la
journée consacrée à la découverte d’outils.
Cet atelier fut animé par Jérôme LEGROS et Damien
HACHEZ de l'ASBL « Cultures et Santé », avec tout le
professionnalisme que nous leur connaissons depuis de
nombreuses années.
Le thème général était les inégalités sociales de santé. Il fut
concrètement décliné de différentes manières.
La demi-journée s’est déroulée en trois temps :
1. Réflexion collective et partage de points de vues et
d’expériences autour de quatre grandes questions
- Quel lien existe-t-il entre santé et potager communautaire ?
- D’où vient l’idée de mettre sur pied un potager ?
- Comment et pourquoi créer un partenariat ?
- Comment pérenniser l’initiative ?
©CLPS Lux
© CLPS Lux
C’est dans un décor de saison que le CLPS a accueilli ce 9
octobre après-midi, huit personnes venues échanger et/
ou questionner les différentes expériences de potager
communautaire.
Tous en provenance de la province de Luxembourg
(acteurs associatifs, représentant politique et/ou citoyen
actif ), les participants ont eu l’occasion de repartir avec des
ressources en poche et de nouvelles idées en tête.
53
Santé
3. Nous avons clôturé cet échange par la visite du potager
communautaire situé à côté du Centre de santé de
Neufchâteau où nous attendait le groupe de citoyens
actifs de ce petit lopin vert…
Formation à l'outil Kottabos 2,
kit d'expérimentation pour une pédagogie active de
groupe.
©CLPS Lux
Au terme de cette journée, chacun a pu imaginer un projet
concret dans lequel pourrait s’intégrer le Kottabos.
Moment de convivialité, de rencontres et d'échanges
autour d'un apéro dînatoire.
©CLPS Lux
Pour terminer la semaine, nous avons accueilli la Halle de
Han et ses petits plats, pour le plaisir de toutes les papilles.
Dans une ambiance conviviale, vous avez été nombreux à
venir parler avec nous, mais aussi à découvrir les nouveaux
outils du centre de documentation, à poser quelques
questions et à rencontrer certains membres de l'équipe
que vous ne connaissiez pas encore. Partager ce moment
avec vous était vraiment super et cela nous a permis de
clôturer cette semaine festive en beauté.
»
»
»
Livres, revues, guides pratiques, vidéos et dvd, dossiers pédagogiques, ...
Catalogue en ligne sur
www.bibliotheques.province.luxembourg.be
Prêts inter-bibliothèques
Ouvert le mardi et le mercredi de 10h00 à 16h00,
le jeudi de 10h00 à 17h00
ou sur rendez-vous
Cette édition Anniversaire 2013 était une belle réussite.
Nous vous remercions toutes et tous d'y avoir contribué !
Cependant, que celles et ceux qui n'ont pas eu l'occasion
de venir n'hésitent pas à nous contacter pour de plus
amples renseignements.
La première partie de cette journée de formation
a permis de découvrir des techniques d’animation
permettant de faire connaissance et de « briser la glace »
entre les professionnels présents. La théorie du triangle
d’Olivenstein a été brièvement expliquée afin de remettre
l’utilisation du Kottabos 2 dans son contexte.
Après cette étape, nous avons recommencé ce maniement
tous ensemble et nous avons échangé et partagé sur la
symbolique cachée derrière chaque manipulation. Le
CLPS faisait à chaque fois le lien avec le message imaginé/
symbolisé par le concepteur.
La première version du Kottabos a toujours beaucoup
de succès et est régulièrement empruntée par nos
partenaires. C'est pourquoi l’année dernière, le CLPS a
décidé d’acquérir l’outil Kottabos 2. Kottabos 2 pourrait
laisser penser qu’il s’agit d’une amélioration de la première
version... Mais en réalité, ces deux outils sont très différents.
Alors que le premier parle d’alcool, le second aborde toutes
les dépendances. Il s’agit d’un focus sur le processus qui
mène de l’utilisation à la dépendance. L’outil est basé sur la
symbolique et n’est donc pas adapté pour un public trop
jeune (il est conseillé à partir de 17 ans).
L'après-midi, les professionnels ont pu manipuler l’outil.
L’objectif était qu’ils trouvent d’eux-mêmes la manière de
faire et surtout de pouvoir interpréter leur manipulation.
Il n’était pas aisé de trouver ce que le concepteur a voulu
faire passer comme message.
2. Un second temps était plus informel avec des
échanges de bons procédés et pratico-pratique autour
d’une tasse de café/thé. Cet instant de convivialité
était également l’occasion de faire découvrir nos
outils pédagogiques et nos ressources documentaires
disponibles sur le sujet ou dans des thématiques plus
larges.
Renseignements :
Siège social : Rue de la Station, 49 - 6900 MARLOIE
Tél : 084/310 504
Fax : 084/311 838
Centre de documentation :
Rue des Charmes, 3 - 6840 NEUFCHATEAU
Tél : 061/239 996
Fax : 061/271 528
Courriel : clps.lux@skynet.be
Web : www.clps-lux.be
Square Albert 1er, 1
6700 Arlon
seds@province.luxembourg.be
Éditeur responsable : Pierre-Henry GOFFINET, Directeur Général - Place Léopold, 1 - 6700 Arlon
54
063 21 27 52 - 063 21 22 98
063 21 22 45
Agenda
Conférences – journée d’études – spectacles
Salons – foires – fêtes
Pauses Santé.
Les Rendez-vous de l’emploi.
VIRTON
Vendredi 28 février 2014 à Marche-en-Famenne - Wex
Vendredi 14 mars 2014 à Bastogne - Centre Sportif Porte
de Trèves
Vendredi 28 mars 2014 à Aubange - Centre Sportif du
Clémarais
Le respect dans le couple
Vendredi 17 janvier 2014
Les soins palliatifs
Vendredi 21 février 2014
Lire les étiquettes nutritionnelles pour faire des choix plus
judicieux
Vendredi 21 mars 2014
A Virton de 12h15’ à 13h15’ à la Mutualité chrétienne, Place
Paul Roger, 1, salle de réunion au 2ème étage.
ARLON
Le respect dans le couple
Lundi 20 janvier 2014
Le cholestérol, ami ou ennemi
Lundi 17 février 2014
Être accompagné à domicile
Lundi 17 mars 2014
A Arlon, de 12h15’ à 13h15’, à la Mutualité chrétienne, salle
Gaume (entrée "salles de réunions" à droite de l'entrée
principale).
Participation gratuite. Inscription obligatoire à la séance
pour le mercredi qui précède.
Contact : Service Infor Santé. Tél. 063/211 880
Email : infor.sante.lux@mc.be
Fenêtre ouverte sur le logement alternatif
Jeudi 13 février 2014, à19h30, au Centre culturel de
Rossignol.
Conférence Atelier avec l’ASBL Habitat et Participation.
Contact : Centre culturel de Rossignol - Tintigny
Tél 063/413 120 - Email : ccrt@skynet.be
Tout le monde ça n'existe pas - Dans la peau de l'autre
Samedi 22 Mars 2014 à 20h00 au Centre culturel de
Bastogne.
Ce seul en scène a le désir de questionner la différence, en
mettant les tabous liés au handicap sur la table.
Contact : Centre culturel de Bastogne - Tél : 061/216 530Web : www.centreculturelbastogne.be
56
Contact : Direction de l'Economie de la Province de
Luxembourg – 063/212 636 – Email : direco@province.
luxembourg.be
Salon des mandataires
Jeudi 13 et vendredi 14 février 2014, au Wex à Marche
–en-Famenne.
Contact : Wallonie Expo (WEX) Tél : 084/340 800 – Email :
info@wex.be
http://www.mandataires.be
Salon du Bébé et de la Petite Enfance
Samedi 8 et dimanche 9 mars 2014, au Hall polyvalent
d’Arlon.
Contact : Web : http://salondubebearlon.be – Email : info@
salondubebearlon.be
Formations
Formation de Conseiller en Prévention Niveau 3
49 heures, soit 7 mardis à partir de la mi-mars 2014, hormis
congés scolaires, dans les locaux de l'ITELA, chemin de
Weyler à ARLON (aile 5, promotion sociale)
Attestation validée par le SPF Emploi,Travail et
Concertation Sociale permettant de s'occuper légalement
de la Prévention.
Titre de Conseiller en Prévention niveau 3.
Contact : CIFOP – Tél : 071/532 902
Email : lemy.julie@cifop.be
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Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

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