Bulletin 56 ( PDF - 335.2 ko)

Bulletin 56 ( PDF - 335.2 ko)
P
A S S O C I AT I O N G E O R G E S
Bulletin n° 56
Juin 2010
Bibliothèque de l’Arsenal __ 1, rue de Sully – 75004 Paris
Tél. : 01 53 01 25 46 __ Fax : 01 53 79 39 46
http://associationgeorgesperec.fr
http://groups.google.com/group/listegeorgesperec
Dessin de couverture : droits réservés
R
E
C
Association Georges Perec
S OMMAIRE
Editorial ................................................................................... 04
Parutions ................................................................................. 05
Publications, articles, études ................................................. 06
Colloques, débats, interventions ............................................ 07
Appel à communications ........................................................ 08
Manifestations ......................................................................... 09
Théâtre .....................................................................................11
A l’université ............................................................................ 11
Audiovisuel ...............................................................................12
Internet .................................................................................... 13
Références et hommages ....................................................... 14
Varia ......................................................................................... 19
Documents .............................................................................. 21
Merci ........................................................................................ 22
Assemblée générale ............................................................... 23
Publications en vente .............................................................. 29
Renouvellement des cotisations ............................................ 30
Les informations contenues dans ce Bulletin ont été rassemblées
par Philippe Didion qui a également assuré le secrétariat de
rédaction. Rachel Easterman-Ulmann a effectué la mise en page.
La plupart des documents cités dans les différentes rubriques de
ce Bulletin peuvent être consultés, sous une forme ou une autre,
au siège de l’Association.
Association Georges Perec
Bibliothèque de l’Arsenal
1, rue de Sully 75004 Paris
Tél. : 01 53 01 25 46 – Fax : 01 53 79 39 46
Email : secretaire@associationperec.org
EDITORIAL
Chers amis,
La confection de ce nouveau numéro coïncide avec une accélération
sensible de l’actualité perecquienne : la parution imminente du
numéro 10 des Cahiers Georges Perec, l’exposition « Perec et
l’art contemporain », l’ouverture d’un nouveau site Internet et la
tenue du séminaire Perec à Lille sont en effet des événements
importants qui viennent marquer ce mois de mai 2010.
Parallèlement, le contenu de notre publication connaît une légère
réorientation. Décision a été prise de ne plus être exhaustif dans
les rubriques Audiovisuel, Internet, Références et hommages
qui, jusqu’alors répétaient scrupuleusement le moindre écho, la
moindre mention ne serait-ce que du simple nom de l’écrivain
lue, entendue ou aperçue sur quelque support que ce soit. La
multiplication de ces références nous a conduit à les hiérarchiser
et à ne conserver que les plus pertinentes – ou les plus insolites.
Il en reste suffisamment, on le constatera dans ces pages, pour
meubler les rubriques en question de façon significative.
Par ailleurs, la section « Documents », inaugurée le semestre
dernier, se poursuit aujourd’hui avec une contribution de David
Bellos sur Perec et D.H. Lawrence. Nous espérons y inclure,
dans le prochain numéro, les résumés des interventions au
séminaire de Lille.
Philippe Didion
Bulletin n°56 Juin 2010 p.04
Association Georges Perec
PARUTIONS
A l’étranger
La traduction japonaise de La Disparition par Shuichiro Shiotsuka est sortie.
D’après Marc Parayre « un travail minutieux a été effectué pour obtenir un
jeu original avec la jaquette ». En fin d’ouvrage, aux pages 365 et 366,
Shuichiro Shiotsuka adresse ses remerciements à Mireille Ribière, Bernard
Magné, Marcel Bénabou, Hermes Salceda, Dimitri Ianni, Wolfgang Schlecht.
Shuichiro Shiotsuka a expliqué sur la liste Perec son procédé pour rendre
le lipogramme dans sa langue : « La langue japonaise est munie de trois
systèmes d’écriture (deux syllabaires plus les caractères
chinois). Et chaque caractère chinois (idéogramme) a plusieurs prononciations :
c’est le contexte qui la détermine. Je m’abstiens de la voyelle I, la plus fréquente
dans cette langue. Plus précisément, de tous les syllabaires contenant la
voyelle I (I, Ki, Si, Ti, Ni, Hi, Mi, Ri, Wi) ainsi que les caractères chinois dont
la prononciation contient cette voyelle. » D’après le traducteur, « la critique
japonaise accueillit ce roman avec enthousiasme. En plus, la plupart des
lecteurs apprécient le sens de l’intrigue chez Perec. »
En Italie, le designer Enzo Mari a publié un livre objet, sorte de puzzle à reconstituer
à partir du roman La Vie mode d’emploi : La vita istruzioni per l’uso, Georges
Perec, ricreato da Enzo Mari, BUR, 2009, 300 €.
Deux parutions récentes en Pologne :
- Georges Perec, Teatr I, traduit par Jacek Olczyk, Wydawnictwo Lokator,
Krakow 2010
- Perec instrukcja obslugi, pod redakcja Conica Szachowego, Ha!art,
Krakow 2010, soit Perec mode d’emploi qui rassemble des textes sur
Georges Perec (sept chapitres, chacun réparti sur 1, 2, 4, 8, 16 ou 32 pages
donc au total 64 pages avec 21 contraintes et un clinamen).
Publication de la traduction allemande, par Peter Ronge, des
81 fiches-cuisine : 81 Küchenzettel für Anfänger in der Kochkunst (Münster,
Helmut Lang, 2010).
PUBLICATIONS, ARTICLES, ÉTUDES
La Mémoire des lieux dans l’œuvre de Georges Perec, actes du colloque de Tunis, de
Rabâa Abdelkéfi (dir.), (préface de Bernard Magné), éditions Sahar (Tunis, 2009).
Le pied de la lettre, actes du colloque de Vigo, d’Hermes Salceda et de Jean-Jacques
Thomas (dir.), Presses Universitaires du Nouveau Monde, La Nouvelles-Orléans, 2010.
Edité dans la série « Le goût de... » au Mercure de France (2010), Le goût de la
lecture regroupe des textes choisis et présentés par Michèle Gazier, dont un
extrait de Penser/Classer de Georges Perec.
Sonia Pérez Bagués a déposé à l’Association un exemplaire de son mémoire de
master 2, intitulé : La Disparition : Pouvoir du signifiant et pouvoir du traducteur
(dir. Mercè Pujol, université Charles de Gaulle-Lille III, 2009).
Yvonne Goga, « La fiction W ou l’Olympiade de l’écriture », dans Essais in French
literature and culture, Number Forty-six, November 2009, The University of
Western Australia, Perth, p. 105-120.
Le Monde, Dossiers et Documents du mois d’avril 2010 consacre sa partie
Littératures au thème : « L’énigme ou le plaisir du vertige » avec un extrait de
La Disparition et la présentation de quelques contraintes oulipiennes. On trouve,
aux pages suivantes, des articles sur Perec (53 jours), Peter Greenaway, Paul
Auster, Borges, Fred Vargas, etc.
Trois articles concernant Perec ont paru dans le volume Lieux de représentation
de la famille. Etudes sur le roman français, anglais et roumain, Cluj-Napoca,
Casa Cartii de Stiinta, 2010 dirigé par Yvonne Goga et Simona Jisa :
- Anca Porumb, « W ou le souvenir d’enfance, destins croisés, familles brisées »
- Simona Suta, « Double investigation de la personnalité à travers fiction et réalité »
- Yvonne Goga, « La photographie, lieu de représentation de la famille dans
W ou le souvenir d’enfance de Georges Perec ».
Lucia Manea, « De l’usage du guide touristique dans la création romanesque
(Yourcenar, Perec, Modiano) », in Bertrand Westphal & Lorenzo Flabbi (dir.), Espaces,
tourismes, esthétiques (Presses Universitaires de Limoges, 2010, p. 249-259).
Le livre Droodles Scrapbook (Ouvroir Humoir éditions, 2010) reprend des droodles
de Roger Price, Miro, Picabia, et huit de Georges Perec (cinq on le titre « Ulysse
qui comme Alice », un n’a pas de légende). On se souvient que Georges Perec a
écrit une préface pour le livre de Roger Price Le Cerveau à Sornettes en 1967.
Roger Price était l’inventeur des droodles, sortes d’énigmes graphiques.
Bulletin n°56 Juin 2010 p.06
Association Georges Perec
COLLOQUES, DÉBATS, INTERVENTIONS
Le 29 janvier 2010, l’Auditorium de la Nef du Grand Palais (Paris) a donné
carte blanche à Hans-Ulrich Obrist sur le thème « L’Oulipo et le monde de
Christian Boltanski ». Tom McCarthy, écrivain, Hans-Ulrich Obrist,
co-directeur des expositions et des programmes et directeur des projets
internationaux à la Serpentine Gallery de Londres, Jacques Roubaud,
oulipien et Jean-Pierre Salgas, critique, professeur d’histoire et de théorie
des arts à l’École nationale supérieure d’arts de Bourges et commissaire de
l’exposition L’art contemporain de Perec ont participé à cette soirée.
Bernard Magné est intervenu face aux étudiants en licence de l’Université
Paris 8 sur « Les manuscrits de Georges Perec » le 12 avril 2010.
Douglas Hofstadter a donné quatre conférences au Collège de France, à
l’invitation du Professeur Serge Haroche, sur le rôle de l’analogie dans la
pensée, dans les sciences, et dans l’art de la traduction. Les deux dernières,
« Le rôle omniprésent des analogies dans la traduction » (2 juin 2010) et
« La place d’honneur de l’analogie dans la poésie » (9 juin) devaient appeler
Georges Perec en exemple.
Programme de la Journée Perec
15 mai 2010
Université Charles de Gaulle-Lille III, Maison de la Recherche :
Translations (littérature comparée, littérature pour la jeunesse)
10h Alison Boulanger (Lille III), « Discours allégorique, discours historique
: la représentation de l’histoire et ses ambiguïtés dans les romans de Perec
(W ou le souvenir d’enfance) et Kertész (Le Refus) »
10h30 Éléonore Hamaide-Jager (Lille I), « Appenzzell et ses successeurs
ou l’aventure de l’intertextualité à l’aune de la littérature de jeunesse ».
Realia (l’objet, le repas)
11h30 Laetitia Desanti (Montréal), « Du ready-made au design : les postures
de Georges Perec par rapport à l’objet romanesque »
12h Ela Valimareanu (Lille III/Cluj-Napoca), « Fiche-cuisine d’une écriture.
Le thème du repas dans la recette de l’œuvre perecquienne ».
Espaces
14h Marie-Pascale Huglo (Montréal), « Tentative de description cinématique
d’un texte perecquien » [sur Tentative d’épuisement d’un lieu parisien]
14h30 Hermes Salceda (Vigo), « Sur Quel petit vélo ».
Écritures
15h15 Pascal Ibrahim Lefèvre, « Essai d’étude intertextuelle des romans de
Queneau dans La Vie mode d’emploi »
15h45 Maryline Heck (Saint-Étienne), « Cartographie de l’influence de
Georges Perec sur les écrivains contemporains ».
La journée s’est terminée par une lecture de textes perecquiens et oulipiens,
organisée par l’association « Zazie Mode d’Emploi », au Quadrige Bar.
APPEL À COMMUNICATIONS
Colloque Georges Perec artisan de la langue (Nancy, 19-20 mai 2011)
Dans l’« épanouissement posthume » (pour parler comme Roussel) que
connaît l’œuvre de Georges Perec depuis la mort de son auteur, il est frappant
que l’approche linguistique de ces textes ait été presque toujours négligée par
la critique – à quelques exceptions près – malgré son orientation d’abord formaliste.
De fait, une telle perspective semble bel et bien interdite par le discours explicite
de l’écrivain : Perec, « homme de lettres » au sens où il a affaire aux lettres de
l’alphabet (« [un homme de lettres] c’est un homme dont le métier c’est les lettres
de l’alphabet », disait-il à Catherine Clément en 1978) – autrement dit à un
matériau infrasémantique, en-deçà de l’ordre du style, notait en 1965 : « […]
écrire me passionne et m’ennuie; je préfère dessiner ou écrire n’importe quoi
n’importe comment – je me suis senti un peu ligoté par Les Choses : on m’a un
peu trop dit que j’avais une facture classique, un style tenu (alors que je pense
que j’écris comme un cochon), je n’ai jamais fait vraiment attention aux formes : je
ne me suis jamais demandé pourquoi j’écrivais comme ça et pas autrement. »
Ce colloque voudrait prendre le contrepied d’un tel discours – parfaitement
synthétisé par la formule de Christian Prigent : Perec « sujet sans langue »
– en se donnant pour objet, tout au contraire, la langue de l’écrivain Perec.
Il sera à ce titre ouvert aux littéraires comme aux linguistes.
Les communications pourront explorer ce champ presque entièrement
neuf dans ses différents aspects linguistiques et stylistiques : lexicologie,
morphosyntaxe, énonciation, pragmatique… Les intervenants qui le souhaiteront
pourront, en particulier, s’appuyer sur la base Frantext (www.frantext.fr),
Bulletin n°56 Juin 2010 p.08
Association Georges Perec
qui permet de mener des recherches sur la totalité du corpus romanesque
perecquien, ainsi que sur une série de textes non fictionnels, comme Les
Entretiens et Conférences.
Les projets de communication (titre et résumé) devront être adressés aux
organisatrices, Véronique Montémont (ATILF-CNRS, IUF) et Christelle
Reggiani (université Charles de Gaulle-Lille III) aux deux adresses suivantes :
veronique.montemont@uhp-nancy.fr & christelle.reggiani@gmail.com
Manifestations
Le 3 novembre 2009 a eu lieu à l’Institut français de Saint-Pétersbourg la
présentation du livre de Georges Perec La Vie mode d’emploi (traduction Valéry
Kislov), paru aux éditions Ivan Limbach, Saint-Pétersbourg. Au programme :
présentation du roman et lecture polyphonique d’extraits choisis. Dans cet exercice,
on a pu entendre Valéry Kislov et Olivier Siou, avec Peter Kazarnovski pour le son
et l’accompagnement musical.
Compte rendu de l’inauguration de l’école Georges Perec de Blévy
(Eure-et-Loir) le 10 octobre 2009 par Bianca Lamblin :
« Au début de l’été 2009, Marianne Saluden et moi-même avons reçu la visite de
Monsieur Vincent Gajas, maire de Maillebois, Dampierre et Blévy. Il venait nous
demander l’autorisation d’appeler du nom de Georges Perec l’école de Blévy.
Après avoir consulté Ela Bienenfeld, nous avons accepté avec joie ce projet
qui a reçu l’agrément de l’Inspectrice d’académie. Plusieurs personnalités de la
commune se sont alors impliquées dans l’accomplissement de ce projet,
comme, par exemple, les institutrices, la Directrice et la bibliothécaire.
L’Association Georges Perec a également contribué à la réussite de cette journée.
D’abord, en confiant des photos qui ont permis de réaliser quatre panneaux
présentant la vie et la postérité de l’écrivain. Ensuite, l’école était entièrement
décorée par les petits élèves qui avaient réalisé des portraits de Georges Perec,
ainsi que divers « Je me souviens » qui ornaient les murs.
Après quelques mots de présentation, Monsieur Gajas a cédé la parole à Bianca
Lamblin, cousine de Georges Perec, qui a raconté la vie de Georges pendant la
guerre et l’occupation; Georges ayant perdu son père au combat en 1940 a vu sa
mère disparaître à Auschwitz. Recueilli par les parents de Bianca et d’Ela devenus
ses tuteurs, il est, plus tard, venu en famille à Blévy, dans la maison de campagne
qu’ils avaient achetée en 1952. Durant l’été 1974, il y composa une partie de W.
Puis Marcel Bénabou, président de l’Association Georges Perec, a retracé le
parcours littéraire, l’originalité et la profondeur de l’œuvre.
Enfin, Bernard Magné et Eric Beaumatin ont lu alternativement des passages de
Je me souviens. L’assistance était nombreuse et comprenait des habitants du
village, des parents d’élèves et des membres de l’association, venus de Paris.
La matinée s’est terminée autour du verre de l’amitié. »
Marie-Jeanne Zenetti, doctorante à l’Université de Paris 8 - Saint-Denis qui
travaille sur Récits d’Ellis Island présente et analyse brièvement le texte et
le fait qu’il évoque. Loïc Risser, comédien diplômé de l’Ecole Nationale
Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT) le lit ensuite dans
son intégralité. L’ensemble de la proposition dure environ une heure. Une
première présentation a eu lieu à la médiathèque de Guebwiller (Haut-Rhin)
le 28 janvier 2010 et une autre à Paris le 6 mars 2010 à la Bibliothèque
Flandre (XIXe). Suivront d’autres interventions.
Vous pouvez vous tenir informé sur le site de Loïc Risser
http://sites.google.com/site/loicrisser
Si vous êtes intéressés par cette lecture et que vous voulez la faire jouer
autour de vous, n’hésitez pas à le contacter : loicrisser@gmail.com
Un article de Daniel Baril sur le site de l’Université de Montréal en date du
15 mars 2010 annonce que Stanley Péan, animateur de l’émission Jazz à
Radio-Canada (Espace musique) et président de l’Union des écrivaines et
des écrivains québécois, devait animer, le 23 mars à la Francofête, un atelier de
création littéraire inspiré de Je me souviens. « Après l’écoute d’une partie
de la mise en voix de Sami Frey, l’animateur, d’origine haïtienne et ayant
grandi à Jonquière, se livrera à l’exercice de remémoration de son passé
avant d’inviter son public à en faire de même par écrit. »
www.nouvelles.umontreal.ca/campus/activites-speciales-et-invites/20100315je-me-souviens-de-georges-perec-a-stanley-pean.html
La Revue des Amis de Valentin Bru d’avril 2010 annonce que les B.I.P.
(Brigades d’Intervention Poétique : Malika Labrume, Rénald Fleury,
Monique Lemoine) et Yo(han Leforestier) du collectif Le Milieu ont proposé
des soirées slam/poésie avec des textes de Prévert, Verheggen, Chaissac,
Morand, Carrière, Péret, Desproges, Perec, Etaix, Norge, Vian, L’Anselme,
Fourest, Queneau le 6 avril 2010 au Molay-Littry (Calvados) et le 29 avril à
Luc-sur-Mer (Calvados).
A l’occasion de la parution des Cahiers Georges Perec n° 10, consacrés à
Perec et l’art contemporain, la Galerie d’art du CROUS de Paris a organisé
une exposition du 7 au 9 mai 2010 présentant des artistes s’inscrivant dans
un certain héritage perecquien. Cette manifestation a pu être réalisée grâce
à la participation de la Galerie d’art du CROUS de Paris, des éditions du
Castor Astral et de l’Association Georges Perec. Le site du Point a annoncé
cet événement le 3 mai.
www.lepoint.fr/culture/2010-05-03/exposition-georges-perec-et-l-artcontemporain/249/0/450488
Bulletin n°56 Juin 2010 p.10
Association Georges Perec
Dans le cadre du Festival Agora présenté par l’Ircam (Centre Pompidou, Paris),
un concert intitulé « Espèces d’espaces » a été donné le 14 juin 2010 par
l’ensemble Cairn dirigé par Guillaume Bourgogne. L’une des œuvres exécutées,
de Pierre Jodlowski, a pour titre « Jour 54 ». D’après la brochure du festival, le
concert mêle « l’espace blanc de la page de Georges Perec, l’espace visuel du
vidéaste Pierre Nouvel, l’espace acoustique et physique investi par des œuvres
musicales : une triple composition d’espèces d’espaces constitue la scène de la
soirée de l’ensemble Cairn. »
THÉÂTRE
L’Augmentation a été présentée au Théâtre Jean-Bart de Saint-Nazaire
(Loire-Atlantique) dans une mise en scène d’Anne-Marie Liégeois les 3, 4 et
5 mars 2010. Compte rendu ici :
http://karveelt-in-wonderland.over-blog.com/categorie-11189490.html
Une mise en scène de La Boutique obscure et de ses 124 rêves a été
présentée à Lille, du 10 au13 mars 2010, au Théâtre de la Découverte à la
Verrière : « Laboratoire autonome d’exploration onirique et sonore, texte
Georges Perec, mené par Olivier Chantraine, avec la complicité de Vincent
Dhélin, production Association pour un Théâtre d’Oklahoma, coproduction
Les Fous à Réaction [Associés]. »
L’Augmentation a été montrée au théâtre Xinguang dans le cadre des
Rencontres du théâtre français de Shanghai du 15 au 20 juin 2010. La pièce
était présentée en chinois, sous-titrée en français, par La Compagnie théâtrale
de l’Homme moderne de Shanghai, dans une mise en scène de Denis
Guénoun et une traduction de l’Atelier de traduction théâtrale du département
de français de Fudan.
A l’université
Une thèse de doctorat découverte sur Internet par Hans Hartje : Wadhera
(Priya), Copy Play: The Discourse on Art in Georges Perec’s Un Cabinet d’amateur
and Its Intertexts, dir. Dominique Jullien, 2005, Columbia University [Pierre
Grassou]. Priya Wadhera avait fait une communication au séminaire Perec le 17
décembre 2005 sur le même thème : « Jeux de copies : le discours sur l’art
dans Un cabinet d’amateur de Georges Perec et ses intertextes »
Audiovisuel
Le 10 janvier 2010 dans Eclectik (France Inter), Hervé le Tellier a énoncé
quelques généralités sur la littérature à contraintes, citant Perec en exemple
pour le cas de La Disparition. D’après lui, Perec, après avoir écrit son
roman, arrivait à tenir de longues conversations sans employer la lettre E.
Le 19 janvier 2010 Arte a diffusé dans le cadre de l’émission Cut-up un
numéro sur le plaisir réalisé par Bernard Laurent où, parmi une douzaine
de courts-métrages, on a pu voir Tentative d’inventaire de tous les aliments
remarquables ingurgités depuis ma naissance, de Pauline Horovitz. Celle-ci
précise à propos de son film que « toute ressemblance avec un ouvrage de
Perec n’est évidemment pas fortuite ».
Voici la fiche technique du CD Die Maschine annoncé dans le précédent Bulletin :
12 oct. 2009, Tübingen. D’après un texte de Georges Perec : Die Maschine,
Hörspiel. Traduction et version allemandes d’Eugen Helmlé. Postface de
Werner Kippert (Stuttgart : Reclam 1972). Direction d’enregistrement : Uta
Kutter, Akademie für gesprochenes Wort et Valérie Lawitschka. HölderlinGesellschaft. Technik : Andreas Renz. Texte: Renate Overbeck, d’après le
poème de Goethe « Wandrers Nachtlied ».
Editeur : Akademie für gesprochene Wort et Hölderlin- Gesellschaft.
ISBN: 3- 936088-65-9.
www.gesprochenes-wort.de / www.hoelderlin-gesellschaft.de
Illustrations: Alexis Krüger d’après Tischbein (portrait de Goethe)/ Pierre
Albuisson d’après photo d’Anne de Brunhoff/ Pierre Getzler (dessin 2002 et
photo d’Eugen Helmlé et Georges Perec 1979).
Participant à l’émission L’Atelier littéraire sur France Culture le 17 janvier
2010, Jean-Pierre Salgas a parlé de Perec à propos du livre de Christian
Boltanski et Jacques Roubaud Les habitants du Louvre (Dilecta, 2009).
Dans l’émission Des papous dans la tête diffusée sur France Culture le 7 février
2010, Jean-Bernard Pouy a imaginé la réponse d’un éditeur à un Georges Perec
venant de lui envoyer Je me souviens, lui suggérant de remplacer « Je me
souviens » par « Je me rappelle ».
Venu présenter son livre Japon : la barrière des rencontres (éditions Cécile
Defaut, Nantes, 2009) dans l’émission d’Alain Veinstein Du jour au lendemain
(France Culture, 16 février 2010) Michaël Ferrier a pu parler des liens de Perec
avec ce pays à travers le jeu de go, les Notes de chevet de Sei Shônagon et la
critique d’Hiroshima mon amour.
Bulletin n°56 Juin 2010 p.12
Association Georges Perec
Plusieurs « Je me souviens » dits par Sami Frey dans un enregistrement
effectué au théâtre Mogador (Paris) en janvier 1989 ont été diffusés par
François Chaslin dans son émission Métropolitains (France Culture, 18
février 2009).
Sur France Culture, lors de l’émission Mauvais genres du 6 mars 2010, Benoit
Peeters, répondant à François Angelier, fait référence à Perec dans une
comparaison avec Hergé : « Chez Georges Perec il y a les acquis du nouveau
roman mais il y a en même temps, par exemple, une dimension d’un retour à un
certain réalisme. Mais un réalisme qui est fait avec les outils de l’Oulipo. Et puis
il y a l’injection du travail de réflexion sur des objets méprisés, ça c’est très
caractéristique de Perec. Tout brusquement devient digne d’attention; un trajet
en métro, le classement de quelques papiers, la manière de ranger sa bibliothèque,
et tout cela peut devenir le point de départ d’un possible récit. »
Patrick Modiano interrogé sur Radio libre (France Culture) le 13 mars 2010
a éclairé (fugitivement) ceux qui s’interrogent sur ses rapports avec Perec :
« Georges Perec, qui était un peu plus âgé que moi, m’a beaucoup frappé. »
Jean-Luc Joly a présenté le numéro 10 des Cahiers Georges Perec le 6 mai
2010 sur France Culture, dans l’émission A plus d’un titre.
Internet
L’Association Georges Perec dispose d’un nouveau site Internet depuis le mois
de mai. Encore en cours de construction et incomplet, il peut déjà être visité :
www.associationgeorgesperec.fr
Le site de La Quinzaine littéraire présente dans sa rubrique « Il y a quarante
ans dans La Quinzaine » les épisodes du feuilleton W par Georges Perec.
http://laquinzaine.wordpress.com/2010/04/22/il-y-a-quarante-ans-dans-laquinzaine-8
Rémi Schulz poursuit son travail d’investigation sur son blog Quaternité dans
l’article suivant : http://quaternite.blogspot.com/2009/10/morceaux-choisis.html
« L’album des écrivains », section du site de Libération a mis en ligne le 17
décembre 2009 l’interview en images de Georges Perec par Pierre
Desgraupes réalisée au moment de la sortie des Choses.
Le 17 janvier 2010, François Bon reprend « Pour une littérature réaliste » de
Georges Perec (article paru dans Partisans n° 8, avril 1962) et s’entretient avec
Jean-Luc Joly sur son site tierslivre :
www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2011
Le même François Bon a mis en ligne le 21 janvier 2010 sur le même site
deux articles de Perec :
- « Le computer pour tous » paru dans Arts-Loisirs n° 68 (11 janvier 1967)
- « Présentation du Hörspiel Die Maschine » (1967) dont le manuscrit a été reproduit dans Portrait(s) de Georges Perec (Bibliothèque Nationale de France, 2001).
www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2016
Rémi Schulz a actualisé sa page sur « Un poème » qui clôt La Clôture et
autres poèmes : http://remi.schulz.perso.neuf.fr/perec/poeme.htm
et celle sur les avatars d’Elizabeth Beaumont, en amont comme en aval,
avec un roman cryptique de Gilles Tostivint, La vie évidente d’Elizabeth Berg
(1995) et un polar de Pierre Lemaitre, Robe de marié (2009), où une nurse
suspectée d’avoir fait mourir le garçon dont elle avait la charge se marie
avec Frantz Berg :
http://remi.schulz.perso.neuf.fr/perec/31.htm
On trouve sur Facebook une page intitulée « 36 choses à faire avant de
mourir » qui fait référence à Perec. C’est une initiative des éditions du Pré
Carré qui se proposent de publier les contributions sur leur blog en se
réservant le droit de les faire paraître sous forme de fascicules.
www.facebook.com/group.php?gid=78704911178
Le 26 mars 2010, le site de Libération a mis en ligne un reportage sur le premier
Salon du livre de 1981, extrait d’un journal télévisé d’Antenne 2. On peut y voir
Georges Perec sur un stand, en séance de signature.
www.liberation.fr/livres/06011806-l-album-des-ecrivains-le-salon-du-livre-en-1981
Références et hommages
Jean-François Chassay cite Cantatrix sopranica L. dans Si la science
m’était contée. Des savants en littérature (Seuil, coll. Science ouverte,
2009, p. 222) : « Einstein apparaît souvent comme le modèle de l’intelligence.
[…]. Tellement intelligent, en réalité, qu’il vaut quatre individus normaux.
C’est ce qu’on déduit de la bibliographie hautement fictive de l’hilarant pastiche
de texte scientifique écrit par Georges Perec, Cantatrix sopranica L. »
Bulletin n°56 Juin 2010 p.14
Association Georges Perec
Dans son Gustave Flaubert, une manière spéciale de vivre (Grasset, 2009)
Pierre-Marc de Biasi considère que Borges et Perec ont « bien lu »
Flaubert (p. 202), que Les Choses ont eu leur importance dans la redécouverte
de L’Education sentimentale (p. 283) et que la deuxième partie de Bouvard
et Pécuchet « pourrait évoquer la mythologie scripturale de Borges repensée
par le génie combinatoire d’une fiction à la Perec » (p. 449).
Dans son n° 4, la revue Teckel (Les Contrebandiers éditeurs, hiver 2009)
présente une lettre monovocalique en E de « G. Perec Edeeter » dans une
série de « refus d’éditeurs » imaginaires due à Jean-Baptiste Cabaud.
Un bel immeuble, roman de Michel Arrivé (Champ Vallon, 2009) est un
roman architectural qui présente beaucoup de points communs avec La Vie
mode d’emploi. On y trouve en effet les récits entrecroisés des différents
occupants de l’immeuble en question qui contiennent nombre de clins d’œil
au roman de Perec, largement salué au passage. Ce cousinage a été souligné
par Philippe Didion dans Vosges Matin (25 février 2010) et par Sylvie Prioul
dans Le Nouvel Observateur, même date).
Le Nouvel Observateur (1er-7 octobre 2009) rapproche le titre du dernier livre de
Serge Joncour (L’homme qui ne savait pas dire non, Flammarion, 2009) d’Un
homme qui dort dont une citation est donnée. Le même hebdomadaire (15-21
octobre) remarque la présence de Tentative d’épuisement d’un lieu parisien
dans Vertige de la liste d’Umberto Eco (Flammarion).
En note à un texte de Serge Lemoine : « On pourra évoquer ici les nombreuses
lectures de François Morellet, de George Perec et Jorge Luis Borges à
Pierre Bourdieu, Clément Rousset et E.M. Cioran, sans oublier Alphonse
Allais, Pierre Dac et Raymond Devos qui ont nourri sa pensée », Serge
Lemoine, « L’esprit de sérieux », in François Morellet, catalogue de l’exposition
« Raison et dérision », Musée Würth France Erstein, 2009 (p. 39, n. 23).
Dans Le Monde des livres daté du vendredi 4 décembre 2009 : « Philippe
Artières, chercheur au CNRS, confie être en train de réaliser un de ses rêves :
écrire, avec son ami Jean-François Laé, la monographie d’un immeuble
parisien, sorte de pendant scientifique de La Vie mode d’emploi de Perec.
Le lieu a été trouvé, près de la République et Philippe Artières parle déjà
avec excitation de ce que disent les archives de la Préfecture de police sur
le débit de boisson situé en bas de l’immeuble. »
La traduction allemande de L’Art et la manière d’aborder son chef de
service... par Tobias Scheffel, (Klett-Cotta, Stuttgart, 2009) signalée dans le
Bulletin précédent, a fait l’objet d’un compte rendu élogieux paru le 5
décembre 2009 dans la Neue Züricher Zeitung, où il est dit que ce texte a été
« récemment redécouvert dans les archives de l’écrivain ».
La couverture de la nouvelle édition des Choses (Pocket, novembre 2009)
figure en illustration d’un article du Figaro littéraire (10 décembre 2009)
consacré aux habillages « collectors » réalisés par les éditeurs à l’approche
de Noël.
Une photo de Georges Perec prise en 1966 figure dans l’ouvrage de
Françoise Denoyelle, Studio Harcourt 1934-2009 (Nicolas Chaudun, 2009).
Un dessin de Glen Baxter représentant un groupe de cow-boys et portant la
légende suivante : « Etranger ! Que faisait cet exemplaire légèrement corné de
“La Disparition” dans votre sacoche de selle ? demanda le bibliothécaire »
paru à l’origine dans Le Monde du 7 juillet 2005 (avec une légende légèrement
différente) figure dans Le monde de Glen Baxter (Hoëbeke, 2009).
Dans une note figurant à la fin de l’ouvrage de Matatias Carp Cartea Neagra,
Le livre noir de la destruction des Juifs de Roumanie 1940-1944 (Denoël,
2009, p. 667), le professeur Adrien Gérard Saimot, neveu de l’auteur, explique les
raisons qui l’ont poussé à faire publier ce livre en français : « Il s’agissait
aussi, pour moi, d’une sorte de recherche sur mes origines juives, car,
comme l’écrit Georges Perec dans ses Récits d’Ellis Island, “je ne sais pas
précisément ce que c’est qu’être juif”. »
« [Un homme qui dort] est un objet cinématographique parfait. Le texte de
Perec, la mise en scène de Queysanne, la voix très maternelle de Ludmila
Mikaël, tout s’emboîte à la perfection. J’ai l’impression qu’il a marqué
beaucoup de chanteurs de ma génération : Erik Arnaud, Philippe Katerine...
C’est un film très musical comme un long morceau de Wagner : une heure
et demie de dépression dans Paris, la dérive urbaine d’un jeune homme...
J’ai essayé de lire le texte de Perec, mais j’ai vite abandonné ». Extrait d’un
entretien sur le cinéma avec Arnaud Fleurent-Didier, chanteur, dans le
numéro du gratuit Trois distribué dans les cinémas MK2 en décembre 2009.
« Quand on écrit, on est constamment sous influence. Je suis sous celle de
Duras, Joyce, Faulkner, Perec », Marie Darrieussecq au Nouvel
Observateur, 7-13 janvier 2010.
Bulletin n°56 Juin 2010 p.16
Association Georges Perec
« A ses étudiants, [Hédi Kaddour] tente de transmettre cette quête du mot
et de la représentation minutieuse en les poussant à regarder dehors et à
plancher sur des “Je me souviens” à la Perec », Libération du 4 février 2010
à propos du journal d’Hédi Kaddour, Les pierres qui montent (Gallimard,
2010).
Le 3 mars 2010, le quotidien Vosges Matin a signalé – avec photo - la mort de
l’écrivain Georges Perec en 1982 dans sa rubrique « Cela s’est passé un 3 mars
». Ses voisins de nécrologie sont Hergé (1983) et Marguerite Duras (1996).
Francis Marmande cite Georges Perec dans Le Monde du 3 mars 2010 après
avoir été rappelé à l’ordre par certains lecteurs au sujet d’un souvenir défaillant :
« Je n’ai jamais dit que ce dont je me souviens est vrai, mais c’est de ça que
je me souviens. »
Une histoire de Jacques Feldbau de Michèle Audin dans la nouvelle collection
« la Série T » de la Société mathématique de France (2010) est selon son
auteur un petit livre consacré aux mathématiques et à la vie de ce mathématicien
strasbourgeois mort en déportation. On y trouve des citations de et allusions
à Georges Perec, notamment de la non-mention « Mort pour la France »
sur l’acte de décès de Cyrla Szulewicz.
Antoine de Baecque signe chez Grasset Godard, biographie (2010) dont l’index
comporte un renvoi à Perec, Georges : p. 307, à propos de Masculin-Féminin
suivant de peu la sortie des Choses. De Baecque ne signale pas la longue
citation du roman faite par Godard dans ce film.
Dans le dernier livre de Paul Auster, Invisibles (Actes Sud, 2010), on peut lire
p. 215 : « Après cette conversation déprimante avec Margot, il remonte dans
sa chambre à l’hôtel et traînaille pendant quelques heures, incapable de
trouver l’énergie de se mettre au travail à sa table, incapable de se concentrer
sur le livre qu’il tente de lire (Les Choses: une histoire des années soixante,
de Georges Perec) et il se retrouve bientôt en train de penser de nouveau à
Cécile, il se rappelle que c’est aujourd’hui son premier jour de classe et que,
non loin de l’endroit où il est assis, dans une salle du lycée Fénelon, elle
écoute l’un de ses professeurs discourir à propos de la prosodie de Molière
tout en tripotant sa collection de crayons taillés de frais. »
Les éditions Klincksieck rééditent Polyandre, histoire comique de Charles
Sorel (2010) et présentent l’ouvrage en ces termes : « Georges Perec
n’avait sans doute pas en tête le Polyandre (1648) de Charles Sorel lorsqu’il
composa sa Vie mode d’emploi (1978). C’est pourtant une tranche assez
semblable de vie (parisienne) que nous conte la déambulation des personnages
de Sorel en quête du “mode d’emploi” de leurs loisirs au milieu du XVIIe siècle. »
Dans Libération du 25 mars 2010, Philippe Adam signe un article sur la
prolifération des « espaces » commerciaux (espace santé, espace coiffure,
espace forme, etc.). Le billet est intitulé « Espèces d’espaces » et le livre de
Perec est cité : « Nous vivons dans l’espace, dans ces espaces, dans ces
villes, dans ces campagnes, dans ces couloirs, dans ces jardins […] ».
A l’occasion du Salon du livre, Le Monde des livres a consacré son numéro
du 26 mars 2010 à un retour sur « 30 ans de littérature française ». Dans
un article sur « écriture de soi et questionnement du monde », Thomas
Clerc écrit que « Georges Perec a conçu des autobiographies formalisées,
mais nullement gratuites, grâce à leur puissance historique (W ou le souvenir
d’enfance ou Je me souviens). »
Rationnel mon Q, 65 exercices de styles de Ludmila Duchêne et Agnès
Leblanc (Hermann, 2010) contient, entre autres, plusieurs pastiches (La
Disparition, Les Revenentes, Je me souviens) et diverses citations de Perec.
Une citation de Georges Perec (« Le métier d’un homme de lettres, ce sont
les lettres de l’alphabet ») figure en quatrième de couverture du livre de
Jacques Barbaut A as anyhting (Nous, 2010).
Plus ancien.
« […] Ainsi, dans Le système des objets, Baudrillard, à mi-chemin entre
Georges Perec et Pierre Dac, apporte une distinction décisive entre l’évolution
du producteur et la participation du spectateur, en distinguant le manuel et
le maniable. […] », Nicolas Surlapierre, « La deuxième génération de l’art
abstrait : une histoire théorique et pratique », in François Morellet, catalogue
de l’exposition « Quelques systèmes en hommage à Herbin », Musée
Matisse, Le Cateau-Cambrésis, 2003 (p. 64).
La vie évidente d’Elizabeth Berg de Gilles Tostivint (Le Passeur, 1995), offre
de multiples références perecquiennes dont une rue Simon-Crubellier sise
derrière le jardin des Plantes.
Bulletin n°56 Juin 2010 p.18
Association Georges Perec
François Rastier cite Perec et son « écrit de jeunesse fort lucide »,
« Robert Antelme ou la vérité de la littérature », dans son livre Ulysse à
Auschwitz, paru en 2005 aux éditions du Cerf. Il le cite à nouveau dans un article de
2007 pour la revue en ligne Texto ! intitulé « Croc de boucher et rose mystique »,
accessible ici : www.revue-texto.net/docannexe/file/75/rastier_crocdeboucher.pdf
D’après Les Cahiers de l’Institut n° 2 (publication de l’Institut International
de Recherches et d’Explorations sur les Fous Littéraires, 2008) qui rendent
compte du livre de Marielle Magliozzi Art brut, architectures marginales. Un
art brut du bricolage (L’Harmattan, 2008), « penser l’espace, la maison, le
fait d’habiter un lieu est délégué à un ensemble de citations empruntées
pour l’essentiel à Perec (sans é) et à Bachelard ».
Eunoia, de Christian Bök (Coach House Books, 2003) a été réédité chez
Cannongate (Edinburgh, 2008). Le livre, qui contient un chapitre dédié à
Perec, a été présenté dans le Bulletin n° 44 (juin 2004).
« Soyez Marcel Duchamp, soyez Boris Vian, soyez Francis Picabia […], soyez
Georges Perec […], soyez canuts, offrez vos cervelles au Collège », invite
signée Guénolé Azerthiope parue dans Le Correspondancier du collège de
‘Pataphysique. Viridis Candela, 8e série, n° 6 (décembre 2008).
Varia
Le saviez-vous ? Boris Cyrulnik a publié un livre intitulé Je me souviens aux
éditions L’Esprit du temps en mars 2009. Dans le même ordre d’idée,
Chantal Chawaf a publié Je suis née aux éditions Des Femmes-Antoinette
Fouque en mars 2010.
Définition proposée par Philippe Dupuis aux cruciverbistes du Monde (29-30
novembre 2009) : « S’est beaucoup accroché aux grilles » pour un mot de
cinq lettres.
« Je me souviens d’Emile Idée et de Guy Lapébie. » (Je me souviens n° 442).
Emile Idée, né le 19 juillet 1920, est semble-t-il toujours vivant. Guy Lapébie est
mort le 8 mars 2010.
Un reportage sur Denis Podalydès diffusé dans le journal télévisé de TF1 le
13 février 2010 a permis de voir, dans un plan appuyé, le beau rayon Perec
qui figure dans la bibliothèque du comédien.
Rémi Schulz a vu une réminiscence du chapitre 38 de La Vie mode d’emploi
en lisant Le château d’Amberville, polar de Thierry Bourcy (Nouveau Monde
éditions, 2007), où (page 26) des poilus envisagent de taper une belote avec
un jeu où il manque le valet de pique : « Y a qu’à dire que le sept de pique,
c’est le valet, je peux même le marquer dessus. - Et le sept, tu vas le remplacer
par quoi, manche à couilles ? - Je vais le découper... Je vais bien trouver un
bout de carton... » Pour les naufragés de l’ascenseur du 11 rue SimonCrubellier, c’est le valet de trèfle qui manque, qu’ils remplacent par le sept
de trèfle. Les quatre reclus de Perec ne parviennent pas plus à jouer que les
poilus de Bourcy.
Le dos du volume Pochothèque de Perec se reconnaît dans la bibliothèque
d’Alain Finkielkraut, photographié chez lui dans Le Nouvel Observateur (27
août-2 septembre 2009).
Un nouveau palindrome concernant Perec dû à Jacques Perry-Salkow paru
sur la liste Oulipo :
« Ce reptile sinua. J’aime dater ces noms et recréer.
Certes, mon secret à demi a jauni, se lit Perec. »
Dans Elle du 29 janvier 2010, interview de Christine Lagarde, ministre de
l’Economie : « Quand je débarque à 23 heures, j’ouvre le frigo et on improvise
un repas. Je m’effondre en lisant Espèces d’espaces de Georges Perec, et en
écoutant Barbara, que je connais par cœur. » Commentaire de Rémi Schulz :
« … ça donne des idées pour les manifs demandant des augmentations. »
Dans Le Canard enchaîné du 24 février 2010, on peut voir un dessin de Pétillon,
intitulé « BHL après l’affaire Botul ». Le héros est assis au pied d’une bibliothèque,
entouré par des livres accumulés en vrac sur le sol. Sa compagne Arielle
Dombasle explique dans son portable : « Il est occupé… Il étudie les humoristes ».
Sur le dos des livres ont peut lire les noms suivants : Jarry, Alphonse Allais, Saki,
Thurber, Jules Renard, Wodehouse, Groucho Marx, Woody Allen, Mark Twain,
Tristan Bernard, Pérec (sic), Guitry.
Le 9 mars 2010 a été lancée « Radio Libr’Est » à La Bellevilloise Paris 20e.
A cette occasion, un diaporama était projeté, illustré par les premières de
couverture d’œuvres tournant autour de la bicyclette, dont, bien sûr Quel
petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?
Extrait du manuel de lecture Cléo CM1 (Antoine Fetet, Retz, 2010) :
« Complète ce texte en ajoutant é, è ou e.
Bulletin n°56 Juin 2010 p.20
Association Georges Perec
M-m-re rêve de b-lles f-ves.
P-p-re bêche, j-tte des p-llet-es de terre, t-ste des semences pr-lev-es chez
ses fr-res Ren- et H-rb-rt. […]
Ce texte [dû à Roland Fuentès] te rend perplexe ?
• Repère et encercle en vert les lettres extrêmement représentées.
• Révèle le secret de ce texte (règle très nettement respectée) ! »
André Stas a publié aux éditions du Crayon qui tue (2010) Ubu roi ou la
Disparition du tyran polonais : « C’était l’insoutenable gageure, le salto
mortale : récrire un texte fameux, Ubu roi, selon une méthode fameuse,
celle de Georges Perec bannissant la voyelle e, la lettre la plus fréquente en
français. »
Documents
Perec lecteur de Lawrence ? Ou l’inverse ?
Un romancier danois, Nikolaj Zeuthen, m’a demandé si dans le monde des
perecquiens on avait remarqué ou même commenté l’étrange ressemblance
entre la « formule » des Choses et celle d’un récit du romancier et poète
anglais D. H. Lawrence (1885-1930). Par suite de quoi j’ai lu le texte anglais,
dans The Complete Short Stories of D. H. Lawrence, vol. 3, pp. 844-853. Il y a en
effet de quoi s’interroger, ou s’étonner :
« Things », un récit de douze pages écrit entièrement à la 3e personne du pluriel
met en scène un jeune couple, Valérie et Erasmus (qui sont à peine nommés), à
l’âge de 25 et 27 ans, et puis dix ans plus tard. Ils sont épris de liberté : ils ont
un petit bien, ce sont des idéalistes, et ils partent en Europe explicitement à la
recherche du bonheur. Ils suivent les modes de leur moment, mais leur passion
fondamentale est l’amour des choses : « They did not buy things for the things’
sake but for the sake of “beauty”. They looked upon their home as a place entirely
furnished by loveliness, not by “things” at all. » Ils acquièrent bon nombre de
bibelots du même genre que ceux convoités par Jérôme et Sylvie trente ans plus
tard - bronzes vénitiens, rideaux de soie, petits meubles...
Mais à la longue ils en ont assez et rentrent en Amérique avec les “choses” qu’ils
ont acquises en Europe, et se rangent dans une vie bourgeoise et de province.
« He was in the cage. And she had got the goods... » Fin laconique de l’histoire
de ce couple.
Au-delà de ces détails et du titre, c’est tout un ton mi-sarcastique et mi-élégiaque
qui construit entre ces deux textes un air de famille tout à fait indéniable.
Lawrence n’est pas un auteur figurant parmi les lectures connues de Perec. En
plus, Ginette Roy, grande spécialiste française de l’œuvre de Lawrence, m’assure
que « Things » n’a paru en traduction française qu’en 1984 dans un recueil intitulé
Le cheval ensorcelé, trad. de Pierre Nordon (Presses Pocket). Perec aurait-il pu
lire ou simplement avoir connaissance de ce texte dans l’original ? Ce n’est pas
impossible. Publié d’abord dans le recueil posthume The Lovely Lady (London,
Secker, 1933), « Things » a été réédité dans de nombreuses collections, dont
les Complete Short Stories (London, Heinemann, 1955) et Selected Poetry and
Prose (London, Heinemann, 1957). Dans l’entourage du jeune Perec des années
soixante figurent des anglicistes érudits, notamment Denise Getzler. Mais ces
conditions nécessaires sont loin d’être suffisantes pour établir une filiation.
Surtout que la forme finale du premier roman de Perec résulte, comme l’on sait,
d’un long travail de réduction d’un projet bien plus vaste et qui s’appelait, presque
jusqu’à la dernière minute, non pas Les Choses, mais La Grande Aventure.
Sommes-nous donc devant un véritable « plagiat par anticipation » - Lawrence
ayant écrit avec trente-cinq ans d’avance un petit texte inspiré par Les Choses
de Georges Perec ?
Quoi qu’il en soit, Nikolaj Zeuthen publie cet automne chez Samleren, à
Copenhague, Verdensmestre - en historie fra 00’erne (« Les Champions du
monde. Une histoire des années 00 »), un roman écrit à la 3e personne du pluriel,
conçu comme un palimpseste des Choses, mais redevable pour sa formule de
base indivisiblement à Georges Perec et à David Herbert Lawrence.
David Bellos
Princeton, le 30 mars 2010
On peut lire le texte de Lawrence sur :
http://gutenberg.net.au/ebooks04/0400311h.html#s14
Merci
Les personnes suivantes nous ont adressé des renseignements pour la constitution
de ce Bulletin ou des documents qui ont rejoint notre fonds : Michèle Audin,
Sonia Pérez Bagués, Catherine Ballestero, Eric Beaumatin, David Bellos, Marcel
Bénabou, Camille Bloomfield, François Bon, Roland Brasseur, Elisabeth
Chamontin, Alain Chevrier, Carl Choukan, Pierre Cohen-Hadria, Danielle
Constantin, Caroline Didion, Michel Didion, Jacques Elmalem, Antoine Fetet,
Jacques Gaudier, Christine Gérard, Pierre Getzler, Yvonne Goga, Françoise
Granger, Hans Hartje, Jean-Luc Joly, Bianca Lamblin, Bernard Magné, Marc-Gabriel
Malfant, Véronique Montémont, Jacek Olczyk, Marc Parayre, Jacques Perry-Salkow,
Christelle Reggiani, Matthieu Remy, Dominique de Ribbentropp, Anne Roche,
Hermes Salceda, Jean-Pierre Salgas, Rémi Schulz, Shuichiro Shiotsuka, Serge
Sion, Martine Sonnet, Laura Vettori, Josette Wisman, Alain Zalmanski.
Bulletin n°56 Juin 2010 p.22
Association Georges Perec
Assemblée générale
Procès-verbal de l’Assemblée générale ordinaire du 16 janvier 2010
Sous la présidence de Marcel Bénabou, et en présence de M. Bruno
Blasselle, directeur de la Bibliothèque de l’Arsenal, l’Assemblée générale
est ouverte à 15 heures dans les locaux de réception de la Bibliothèque.
Le président remercie d’abord, au nom de tous, Bruno Blasselle pour l’accueil
réservé à l’Association par la Bibliothèque de l’Arsenal. Puis il présente à
l’Assemblée les excuses de Cécile De Bary et de Hans Hartje, qui ne peuvent
y assister. Bianca Lamblin transmet, quant à elle, un message d’Ela
Bienenfeld, qui se dit désolée de ne pouvoir être présente.
L’ordre du jour proposé sur la convocation est ensuite adopté sans modification.
1. Christelle Reggiani, secrétaire, présente le rapport administratif et
moral, dans les termes suivants :
« Quelques questions ont marqué la vie de notre Association en 2009 :
Secrétariat
Je confirme ma décision de quitter le secrétariat à la rentrée 2010 (au
moment de l’entrée à l’école de mon fils Olivier). Se pose donc la question
de mon remplacement : j’ai interrogé sur ce point Danièle Huber, qui assure
en alternance avec moi les permanences du jeudi, et m’a donné une
réponse positive. Je lui adresse à cette occasion (même si elle n’a pu être
des nôtres) mes plus vifs remerciements pour sa disponibilité et son efficacité,
et je remercie également Noémie Lahaie, qui a permis, par des remplacements
ponctuels, que la continuité de ces permanences soit maintenue.
À partir du mois de septembre, les permanences seront donc assurées – les
jeudis de 14 h à 17 h – par Danièle Huber, que je remplacerai une fois par mois.
Le numéro coordonné par Jean-Luc Joly (n° 10), sur les filiations perecquiennes de l’art contemporain, est en voie d’achèvement : il doit paraître
en avril prochain. Jean-Luc Joly distribue à l’Assemblée l’avis de parution de
l’éditeur (Le Castor astral), et annonce qu’une manifestation de lancement
aura sans doute lieu à la galerie du CROUS, dirigée par Élisabeth Léthier.
Maryline Heck est chargée du numéro suivant (n° 11), sur la postérité littéraire
de Georges Perec : elle est en train de rassembler les derniers articles, et
le volume devrait donc paraître courant 2011.
Pour les numéros suivants, deux projets sont évoqués : Éric Beaumatin et
Maria Keating dirigeront un numéro sur la traduction, et Danielle Constantin
et moi-même proposerons ensuite un numéro sur l’espace (qui aborderait,
notamment, la réception de l’œuvre de Perec par les architectes).
Le projet dirigé par Hans Hartje (sur le Hörspiel) est par ailleurs toujours en
cours.
Réorganisation du séminaire
Conformément à ce qui avait été prévu, le séminaire Perec aura la forme
d’une journée d’études, consacrée, comme c’était auparavant le cas, à des
présentations de recherches en cours sur l’œuvre de Perec (notamment par de
jeunes chercheurs). Cette journée aura lieu le 15 mai 2010 à l’université de Lille
III (salle 008 de la Maison de la Recherche). Le programme vient d’en être
diffusé, sur la Liste Perec et sur le site Fabula. Il se pourrait que cette journée
se prolongeât par une lecture oulipienne, organisée en collaboration avec
l’association lilloise « Zazie mode d’emploi » : des discussions sont en cours
avec Robert Rapilly, son président.
Bulletin
Le n° 55 du Bulletin vient d’être envoyé aux membres, grâce – une fois de
plus – à l’efficacité de Bernard Magné, qui vient de réparer notre imprimante. La
présentation en est nouvelle, dans un format identique. C’est donc l’occasion
de remercier une nouvelle fois Philippe Didion, son rédacteur en chef, pour
l’importance et la qualité du travail accompli.
Quant à sa composition, il a semblé au Conseil d’administration que la rubrique
« Références et hommages » avait quelque peu perdu de son intérêt au fil des
années, vu le rayonnement actuel de l’œuvre de Georges Perec : on renoncera
donc, à l’avenir, à ces mentions éparses (sauf cas particulier). L’insertion de
comptes rendus a été également suggérée, et je profite de l’Assemblée générale
pour lancer à nouveau, sur ce point, un appel à bonnes volontés.
Questions informatiques
Le site Internet ne fonctionne plus, depuis plusieurs mois maintenant; l’abonnement
souscrit par l’Association ne sera donc pas renouvelé, conformément à ce qui
avait été décidé lors de la dernière Assemblée générale. Le Conseil d’administration
fera désormais appel (par l’intermédiaire de Christian Ramette) à un professionnel
de ces questions.
Bulletin n°56 Juin 2010 p.24
Association Georges Perec
Si l’année 2009 a été, en somme, une année calme pour notre Association,
elle fut aussi féconde, notamment parce qu’y ont vu le jour plusieurs projets,
importants, de publications – que 2010, espérons-le, devrait nous permettre
de mener à bien. »
Ce rapport est adopté à l’unanimité.
2. Danielle Constantin, trésorière, présente le rapport financier (voir
bilan ci-dessous), dans les termes suivants :
Comme vous voyez, nos finances sont globalement encore saines. Les revenus
ont encore cette année dépassé les dépenses. Et pourtant tout n’est pas idéal.
Je veux d’abord insister sur les cotisations reçues de nos membres. En tout, en
2009, seulement 44 sociétaires ont payé leur cotisation pour un total de 1310
euros. En comparaison, avec les années 2007 et 2008, c’est une diminution de
plus de 40 %, et en comparaison avec l’année 2006, de plus de 50 %. Cette
importante diminution n’est pas anodine étant donné que les cotisations constituent
notre principale source de revenus. Bien sûr, on avait prévu une certaine diminution
des cotisations en raison d’une situation économique difficile, mais je pense que
ce serait jouer à l’autruche que de blâmer uniquement « la crise ».
Notons aussi que les revenus des intérêts sur nos placements dans le livret A
ont baissé (un taux moyen de 1,9 % en 2009). Étant donné la conjoncture, on ne
peut pas espérer une augmentation substantielle de ces revenus dans un futur
rapproché.
Ce qui a compensé le manque à gagner est le fait que nos dépenses sont
relativement peu élevées. Ainsi, cette année, même si nous avons envoyé deux
bulletins, les frais de celui de janvier ont été encourus en décembre 2008 et
n’apparaissent pas sur ce bilan financier (l’envoi d’un bulletin coûte environ 500 €).
J’aimerais aussi attirer votre attention sur les frais Internet. Trois cent vingt €,
c’est quand même beaucoup si l’on considère que nous n’avons plus, et ce
depuis plusieurs mois, un site Internet qui pourrait certainement améliorer
notre profil public, la communication avec nos membres et participer au recrutement
de nouveaux sociétaires.
Quelques projets
Afin de contrer l’effilochement du nombre de nos membres, nous ferons avec
l’envoi du bulletin de juin une campagne de financement et de recrutement
en utilisant notre fichier membres. Notre président a accepté d’écrire une lettre
qui rappellera aux membres actuels et anciens l’importance des cotisations et
des dons pour l’Association.
Il importe aussi d’examiner et de réévaluer nos dépenses Internet. L’exécutif et
le CA s’occuperont prioritairement de ce problème au cours de l’année 2010.
Je signale que j’ai accompli avec succès les démarches administratives pour
que l’Association adhère au système de Chèque Emploi Associatif. Ceci nous
permettra, s’il s’avère nécessaire, de payer des personnes pour honorer de
courts contrats à durée déterminée. Ces personnes pourraient rendre
à l’Association des services professionnels et techniques allant au-delà des
compétences et de la disponibilité de nos bénévoles.
Je termine en remerciant personnellement notre secrétaire, Christelle
Reggiani, et les bénévoles qui lui ont donné un coup de main au cours de
l’année tout particulièrement Danièle Huber et Françoise Granger. Je
remercie également Philippe Didion et Bernard Magné, sans qui le bulletin
n’existerait pas.
Ce rapport est adopté à l’unanimité.
Christian Ramette donne ensuite à l’Assemblée quelques explications au sujet
des frais de tenue de compte. Puis, en réponse à une question de Bianca
Lamblin, Marcel Bénabou et Danielle Constantin exposent les fonctions que
devrait remplir le site de l’Association. Le Président ajoute qu’on pourra prendre
modèle sur le site de l’Oulipo, quoique le volume des contenus mis en ligne
diffère sans doute considérablement des projets de l’Association.
Marianne Saluden pose à la secrétaire la question de la fréquentation des
permanences du jeudi; Christelle Reggiani lui répond que les visiteurs (un ou
deux par permanence) sont, en majorité, des étudiants travaillant sur l’œuvre de
Perec, mais aussi des enseignants-chercheurs, français ou étrangers, et des
traducteurs. Elle insiste sur la richesse du fonds documentaire de l’Association,
tout particulièrement en ce qui concerne les traductions et les travaux universitaires
(que notre local est le seul à rassembler).
Marcel Bénabou souligne enfin le caractère inquiétant de la baisse des cotisations
(seules quarante-quatre personnes ont acquitté leur cotisation cette année).
Paulette Perec fait remarquer que la diffusion d’Internet explique sans nul doute
pour une large part le phénomène – ce que le Président ne nie pas, mais il
conclut en redisant la nécessité de lutter contre cet ordre des choses.
3. Projets et programmes
Outre les projets signalés dans le rapport administratif, Christelle Reggiani
annonce qu’elle organisera avec Véronique Montémont un colloque intitulé
« Georges Perec artisan de la langue ». Ce colloque aura lieu à Nancy les
Bulletin n°56 Juin 2010 p.26
Association Georges Perec
19 et 20 mai 2011; l’appel à communications en a été diffusé sur la Liste Perec,
ainsi que sur Fabula et divers sites (ou listes de diffusion) linguistiques.
Par ailleurs, la revue Roman 20-50 (de l’université de Lille III) publiera en juin
2011 une livraison Georges Perec, consacrée aux Choses et à Un homme qui
dort. Ce numéro sera coordonné par Florence de Chalonge et Christelle
Reggiani, et la préparation en commencera dans quelques semaines.
Marcel Bénabou annonce ensuite qu’à l’occasion du cinquantième anniversaire
de l’Oulipo, qui sera notamment célébré par un colloque international organisé
en novembre 2010 à Rennes, une exposition consacrée à l’Oulipo sera présentée
à la Médiathèque de cette ville : Perec y aura bien sûr sa place.
Paulette Perec fait enfin mention d’une conversation téléphonique qu’elle a eue
avec Anne Sorensen (membre de l’Association) : un éditeur parisien aurait le
projet de publier une nouvelle biographie de Georges Perec.
4. Renouvellement statutaire de la moitié sortante du Conseil d’administration
Sont sortants : Éric Beaumatin, Marcel Bénabou, Danielle Constantin,
Cécile De Bary, Hans Hartje, Bianca Lamblin.
Tous sont candidats au renouvellement, et tous sont réélus, à l’unanimité
des 32 bulletins de vote.
5. Constitution du bureau par le Conseil d’administration
Le CA se retire quelques instants pour délibérer et procéder à l’élection du
bureau.
Le bureau est ainsi constitué :
président : Marcel Bénabou
trésorière : Danielle Constantin
secrétaire : Christelle Reggiani.
Marcel Bénabou remet, pour les remercier de leur travail, des bons cadeaux
de la Fnac à Danièle Huber et à Christelle Reggiani.
Le Président souligne enfin la nécessité d’élargir le recrutement du Conseil
au-delà du cercle familial et amical de Georges Perec.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 16 heures 15.
Bilan financier
Bilan 31/12/2009
Reliquat de l’exercice 2008
11 556,10
RECETTES 2009
Cotisations et dons
Cession de publication aux membres AGP
Produits du Livret A
Subvention
1 310,00
157,50
214,34
0,00
Total
1 681,84
Reliquat 2008 + Recettes 2009
1 681,84
13 237,94
DEPENSES 2009
Achats de publications
183,02
Cadeaux de remerciement aux bénévoles
140,00
Reprographie, bulletins, papeterie, aménagements 295,65
Timbrages
213,48
Microfilmage
0,00
Equipement informatique
0,00
Accès internet
320,60
Frais de stage
0,00
Frais de banque
103,74
Reliquat 2008 + Recettes 2009 - Dépenses 2009
1 256,49
11 981,45
Solde au 31 décembre 2009
Compte courant
Livret A
Caisse et timbres
740,91
11 134,24
106,30
Total
11 981,45
11 981,45
Bulletin n°56 Juin 2010 p.28
Association Georges Perec
Publications en vente
L’Association Georges Perec cède à ses membres au prix des libraires certaines
publications :
Cahiers Georges Perec
n° 2 :
n° 3 :
n° 4 :
n° 5 :
n° 6 :
n° 7 :
n° 8 :
n° 9 :
13 €
05 €
épuisé
épuisé
épuisé
15 €
18 €
18 € (22 € pour les non membres)
Georges Perec, Fabrizio Clerici, Un petit peu plus de quatre mille poèmes
en prose pour Fabrizio Clerici / Un petit peu plus de quatre mille dessins
fantastiques, préface de Hector Bianciotti et de Bernard Magné : 20 €
La Biographie de Perec par David Bellos, lecture critique de Bianca Lamblin : 9 €
De Perec etc., derechef : 20 €
Bernard Magné, Perecollages : 5 €
Manet van Montfrans, Georges Perec. La Contrainte du réel : 23 €
Magazine littéraire n° 316 (décembre 1993) : 3 €
Parcours Perec (colloque de Londres) : 13 €
Ecrire l’énigme (actes du colloque de Paris) : 25 €
L’œuvre de Georges Perec. Réception et mythisation (actes du colloque de
Rabat) : 5 €
Le Cabinet d’amateur n° 1 : 10 €
Le Cabinet d’amateur n° 2 : 10 €
Aux autres prix s’ajoutent 2,50 € de frais de port au tarif « Lettre » pour les
envois en France et 3 € pour les envois à l’étranger au tarif économique. À
cause de son poids, nous devons pratiquer une tarification spéciale pour
l’envoi de Georges Perec. La Contrainte du réel de Manet van Montfrans :
3,20 € pour la France et 5,80 € pour l’étranger.
Quelques exemplaires de Portrait(s) de Georges Perec, sous la direction de
Paulette Perec (Bibliothèque nationale de France, 2001), sont disponibles au
siège de l’Association au prix de 23 €.
Renouvellement des cotisations
Les cotisations pour l’année 2010
sont de 20 € pour les étudiants et de 30 € pour les autres.
Nous vous serons très reconnaissants de nous payer par chèque le plus
souvent possible, et d’éviter absolument les mandats et les eurochèques.
Vous pouvez cependant utiliser le virement, en nous envoyant en même
temps un courrier (postal ou électronique). Pour les virements, nous vous
rappelons les coordonnées de notre compte.
Caisse d’Epargne
Guichet du 30, rue Saint-Antoine, 75004 Paris
C/étab
C/guichet
N/compte
C/rice
17515 90000 04514866010 75
Domiciliation CE ILE DE FRANCE PARIS
COTISATION 2010
NOM :............................................................................................
Prénom :.........................................................................................
Profession :.....................................................................................
Adresse (en cas de changement) :
.......................................................................................................
.......................................................................................................
.......................................................................................................
Numéro de téléphone :..............................................................
Courriel : ....................................................….…………
Bulletin n°56 Juin 2010 p.30
L'Association Georges Perec tient une permanence à son siège
le jeudi après-midi de 13 à 16 heures,
sauf les jours fériés et durant le mois d’août.
Publication interne de l'Association Georges Perec
ISSN 0758 3753
Tirage à 220 exemplaires
juin 2010
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising