Questions d`ados (Amour - sexualité)- Brochure

Questions d`ados (Amour - sexualité)- Brochure
C’est quoi la contraception ?
C’est quoi l’amour ?
C’est comment le sexe d’une fille ?
C’est comment le sexe d’un garçon ?
C’est quoi l’homosexualité ?
Pourquoi utiliser les préservatifs ?
C’est quoi la sexualité ?
C’est quoi le sexe ?
La brochure d’information du site
.fr
L’adolescence
Le temps des questions
C’est toujours troublant de se voir changer.
Cela soulève toutes sortes de questions simples,
compliquées, parfois angoissantes, toujours importantes.
Des questions qui touchent à l’identité, au corps, à la relation
à l’autre, aux émotions, aux pensées nouvelles, à la sexualité
et à l’amour. L’adolescence est une période de recherche,
de découvertes, d’essais, d’erreurs et de remises en question.
Cette brochure propose des pistes de réponses et des éléments
de réflexion pour combattre les idées reçues et les préjugés,
qui sont souvent source de souffrance pour soi-même et les autres.
Le temps des relations affectives et sexuelles
Quand le corps se transforme, c’est aussi dans la tête
que des changements s’opèrent. Indifférence ou agressivité,
ennui généralisé ou passions soudaines, révolte ou passivité…
Les humeurs et les envies changent au rythme où l’on se cherche.
Se sentir grandir donne envie de tout connaître,
de se dépasser et parfois de prendre des risques.
En amitié et en amour, engager son corps et/ou son cœur
dans une relation, c’est peut-être s’exposer affectivement
et physiquement, et aussi éprouver du bonheur et/ou
de la souffrance. Mieux comprendre ses désirs peut aider
à s’accepter tel que l’on est, à savoir dire oui ou à savoir
dire non à l’autre. L’attention, l’écoute et le respect mutuel
aident à découvrir l’autre et à se connaître soi-même.
Sommaire
L’amour
2
Le corps
4
La sexualité
16
La contraception
30
L’interruption volontaire de grossesse (IVG)
36
Les infections sexuellement transmissibles (IST)
38
Le VIH/sida
44
Les préservatifs
52
Numéros et adresses
60
Sites utiles
62
Lexique
65
L’amour
C’est quoi l’amour ?
L’amour n’a pas de définition universelle.
C’est souvent un sentiment profond et incontrôlable
qui remplit de bonheur. Il se manifeste par une très forte
envie d’être avec l’autre, et parfois par de la tristesse lorsque
l’être aimé est absent. L’amour, cela peut être l’envie
de donner, de recevoir, de faire découvrir, de partager.
C’est parfois aussi un désir trop possessif de l’autre, qui peut
alors s’accompagner de jalousie.
L’amour est parfois bien caché… Beaucoup ont du mal
à le dire ou à le montrer. Il suffit parfois de peu de chose
pour qu’il s’exprime. Mais en attendant d’être amoureux
de quelqu’un, ce qui est déjà important,
c’est de s’accepter et de s’aimer soi-même !
sur
:
De l’info en plus (rubrique Sexe
et sentiments) et la websérie Puceaux !
3
Le corps
4
C’est quoi la puberté ?
La puberté, c’est le passage de l’enfance à l’adolescence.
Elle correspond à d’importantes transformations physiques,
psychologiques et physiologiques que chacun vit à son
propre rythme et qui provoquent de nombreuses émotions.
Le corps devient peu à peu celui d’un adulte.
Les organes sexuels, par exemple, se développent
pour permettre la reproduction. Garçons et filles cherchent
une plus grande autonomie. Ils veulent explorer l’éventail
des sentiments et des émotions, loin de leur milieu familial,
et prendre leur propre place dans la société.
Toutes les transformations associées à la puberté
donnent au corps des filles et des garçons une
nouvelle énergie. Énergie souvent difficile à contrôler,
d’autant plus que l’humeur aussi se fait changeante.
Dans sa tête, on se sent différent, plus mûr, et on
devient plus impatient, on a envie d’indépendance.
C’est souvent dur pour les adolescents,
mais aussi pour leurs proches.
5
La puberté,
comment ça se passe chez les garçons ?
Chez le garçon, la puberté débute en général
entre 11 et 15 ans : le cerveau va sécréter de nouvelles
hormones qui vont circuler dans le sang et éveiller
le fonctionnement des organes sexuels.
Tout le corps subit de multiples transformations.
La peau devient moins lisse et des boutons d’acné peuvent
apparaître ; les poils se développent sur les jambes et les bras,
aux aisselles et sur le pubis, et parfois sur le torse et le dos ;
un duvet de poils recouvre la lèvre supérieure puis pousse sur
le menton, jusqu’à se développer sur les joues ; la musculature
augmente progressivement ; avec la croissance du larynx et des
cordes vocales, la voix devient de plus en plus grave ; le pénis
commence à se développer ; les bourses (scrotum) qui contiennent
les testicules deviennent plus foncées ; les testicules deviennent
plus gros et commencent à fabriquer des spermatozoïdes ;
les premières éjaculations apparaissent.
6
La puberté,
comment ça se passe chez les filles ?
Chez la fille, la puberté débute en général
entre 10 et 15 ans. Comme chez le garçon, le cerveau
va sécréter de nouvelles hormones qui vont circuler dans le sang
et éveiller le fonctionnement des organes sexuels.
Tout le corps subit de multiples transformations.
La peau devient moins lisse, des boutons d’acné peuvent
apparaître ; les poils se développent sur les jambes et les bras,
aux aisselles et sur le pubis, parfois autour des tétons et dans
le bas du dos ; il arrive que le duvet de poils qui recouvre la lèvre
supérieure fonce et s’épaississe ; les seins commencent à gonfler ;
les hanches s’arrondissent et la taille se marque ; la vulve
commence à se développer, petites et grandes lèvres changent
d’aspect et de couleur ; dans les ovaires, les ovules commencent
à mûrir et l’appareil génital se transforme pour se préparer
à une éventuelle maternité ; les premières règles apparaissent
et les pertes blanches vaginales deviennent plus fréquentes.
7
Qu’est-ce que les règles ?
L’arrivée des premières règles est un événement important
de la puberté des filles. À partir des premières règles,
tous les 28 jours en moyenne (on appelle cela un cycle),
les femmes perdent du sang pendant quelques jours.
Pourquoi les filles ont-elles des règles ?
L’utérus se prépare tous les mois à accueillir un œuf,
c’est-à-dire un ovule. Pour cela, la paroi interne de l’utérus
s’épaissit. Si l’ovule est fécondé suite à un rapport sexuel,
il reste dans l’utérus et cette paroi continue de se développer.
Si la fécondation de l’ovule n’a pas lieu, la partie superficielle de
la paroi est évacuée : ce sont les règles. Au début, une irrégularité
des cycles, et donc des règles, est fréquente chez les adolescentes.
Comment faire quand j’ai mes règles ?
Pour absorber les pertes de sang,
il existe différentes sortes de protections dites
« hygiéniques » ou « féminines » (serviettes, tampons, coupes
menstruelles…). Elles peuvent être choisies en fonction
de ses préférences, du confort d’utilisation ou de leur côté
pratique. On les trouve dans les supermarchés ou en pharmacie.
8
Quand est-ce que les règles s’arrêtent ?
Les règles sont un phénomène naturel qui se reproduit
tous les mois à partir de l’âge de 12 ou 13 ans et continue
en moyenne jusqu’à l’âge de 50 ans environ,
(quand démarre la ménopause). Elles peuvent aussi arriver plus
tard, ou s’arrêter plus tôt, cela dépend de chacune.
En revanche, leur disparition avant 50 ans veut toujours
dire quelque chose : cela peut être le signe d’une grossesse,
d’une infection ou d’un autre problème de santé.
Il faut donc aller voir un médecin pour se rassurer et savoir
si cette absence de règles est normale.
C’est comment le sexe d’une fille ?
Le sexe féminin est constitué de la vulve et du vagin.
La vulve, c’est l’ensemble des organes génitaux externes.
Elle est composée des grandes lèvres et des petites lèvres qui,
en avant, forment le capuchon du clitoris qui est le principal
organe du plaisir féminin. Dessous, se trouve l’entrée du vagin.
Les lèvres, le clitoris et le vagin peuvent avoir des formes
et des tailles différentes selon les filles. Pour découvrir son sexe,
il est possible de le regarder à l’aide d’un miroir.
clitoris
méat urinaire
petites lèvres
entrée vagin
grandes lèvres
muscle du périnée
anus
9
C’est quoi l’hymen ?
L’hymen est une membrane de peau qui ferme partiellement
l’entrée du vagin (entre 1 et 3 cm de l’entrée du vagin).
Il faut savoir que certaines filles n’ont pas d’hymen. L’hymen,
lorsqu’il existe, peut être très différent d’une fille à l’autre
dans sa forme (rond, ovale, troué…) et plus ou moins souple.
Saigne-t-on toujours lors
du premier rapport sexuel ?
Lors du premier rapport vaginal, le plus souvent,
l’hymen se rompt, ce qui peut occasionner un petit
écoulement de sang. Une douleur peut être ressentie
à ce moment-là, mais elle peut être atténuée si l’on
est détendue et en confiance, si l’on prend son temps.
Avoir parlé de cette première fois avec son partenaire permet
également d’aborder ce moment de manière plus sereine,
de mieux gérer à deux si la douleur est trop importante,
de recourir au lubrifiant, si besoin.
Parfois, la jeune fille ne saigne pas lors de son premier
rapport sexuel, soit parce qu’elle n’a pas d’hymen,
soit parce que son hymen était assez souple pour permettre
la pénétration. La virginité n’est donc liée ni à la présence
d’un hymen ni au fait de saigner.
10
C’est normal les “pertes blanches” chez les filles ?
Les pertes blanches sont des sécrétions vaginales.
C’est une production naturelle du corps pour humidifier le vagin
et préserver la flore vaginale (bactéries présentes naturellement
dans le vagin et qui protègent la muqueuse).
Ces pertes sont donc normales et ne sont pas un signe d’infection.
Elles existent d’ailleurs même avant les premières règles
et témoignent du début de la puberté.
Ces pertes sont plus ou moins importantes,
selon les personnes et les périodes de la vie. Elles peuvent varier
d’aspect et de consistance selon les moments du cycle.
En revanche, si les sécrétions deviennent plus abondantes
que d’habitude, colorées ou malodorantes, ou qu’elles
s’accompagnent de brûlures ou de démangeaisons,
elles peuvent alors être signes d’infection. Il faut dans ce cas
consulter un médecin, car des traitements existent.
11
C’est comment le sexe d’un garçon ?
La partie visible du sexe masculin est formée
du pénis et des testicules.
Le pénis est constitué :
• du gland, qui est recouvert d’une peau mobile
(le prépuce – absent si le garçon est circoncis) ; la bande
de peau qui rattache le prépuce au gland se nomme le frein ;
la fente présente au bout du gland (méat urétral)
sert à uriner et à éjaculer ;
• de la verge dont le corps est traversé par un canal,
l’urètre, par lequel passe, d’une part, l’urine,
et d’autre part le sperme au moment de l’éjaculation ;
mais la nature est bien faite : il existe un système qui empêche
d’uriner quand on éjacule et d’éjaculer quand on urine ;
le pénis est aussi constitué de tissus, de muscles « lisses »,
d’artères, de veines, de nerfs ; dès qu’il y a excitation,
par des caresses ou même par une simple pensée,
le sang afflue dans la verge et le gland : le pénis grossit,
durcit et se redresse. C’est ce qu’on appelle l’érection.
Les testicules se trouvent à l’intérieur d’une membrane,
le scrotum. C’est dans les testicules que se fabrique l’hormone
masculine, la testostérone. Elle est responsable, à la puberté,
de l’apparition des poils, de la mue de la voix (qui devient grave),
du développement des muscles, et aussi de la fabrication
des spermatozoïdes. Les testicules sont sensibles aux caresses
comme toutes les zones érogènes. Pendant le rapport sexuel,
le scrotum durcit et soulève les testicules qui grossissent.
12
verge
testicules
prépuce
gland
Quelle est la taille d’un sexe de garçon ?
La question de la taille de leur sexe, mais aussi de leurs testicules,
préoccupe de nombreux garçons. En effet, ils ont tendance
à l’associer au fait d’être viril. Pourtant, plusieurs choses
viennent contredire cette certitude bien installée.
D’une part, la taille du sexe varie avec l’âge :
c’est seulement à la fin de la puberté, vers 17-18 ans,
que sa taille devient définitive. La taille du sexe varie
également selon que le pénis est au repos ou en érection.
Et puis la définition de la virilité varie, elle aussi, selon
les personnes et les sociétés. Dans tous les cas, la taille du sexe
ne changera rien au plaisir que l’on peut ressentir et donner.
13
C’est quoi un phimosis ?
Lorsque la peau du prépuce est trop serrée,
le garçon a du mal à dégager le gland du pénis (décalotter).
Cela peut être douloureux lors des rapports sexuels
ou au cours de la toilette. Le traitement peut consister
en une petite intervention chirurgicale, ou la circoncision.
C’est quoi la circoncision ?
La circoncision consiste à retirer la totalité ou
une partie du prépuce (peau recouvrant le gland du pénis).
Elle se pratique pour des raisons culturelles,
religieuses, ou parfois pour des raisons médicales
(notamment en cas de phimosis).
C’est quoi l’excision ?
L’excision consiste à couper de manière plus ou moins
importante le clitoris et les petites ou grandes lèvres d’une fille.
Elle se pratique uniquement pour des raisons culturelles
et religieuses. L’excision a des conséquences graves sur la santé
et la sexualité des femmes. C’est une mutilation sexuelle interdite
et punie par la loi en France. Aujourd’hui, les femmes excisées
peuvent avoir recours à la chirurgie réparatrice.
14
Comment se lave-t-on le sexe ?
Pour les garçons, quand on prend sa douche,
il est important de se laver le sexe à l’eau et au savon.
Après avoir savonné le pénis et, si on n’est pas circoncis,
dégagé le gland du prépuce (ramener en arrière la peau
qui recouvre le gland), il faut le savonner à sa base, là où
s’accumulent des sécrétions blanchâtres dans lesquelles
peuvent être présents de nombreux microbes.
Il faut ensuite se rincer et se sécher soigneusement car les
microbes se développent facilement sur la peau humide.
Pour les filles, le lavage du sexe doit être fait
à l’eau et au savon neutre. Savonner la vulve (le sexe),
puis se rincer et se sécher soigneusement car les microbes
se développent facilement sur la peau humide. Tous ces gestes
doivent s’effectuer de l’avant vers l’arrière pour éviter
de ramener des microbes de l’anus vers la vulve. Il ne faut pas
se laver l’intérieur du vagin (sauf indication médicale), car il reste
naturellement propre grâce à ses sécrétions et s’auto-nettoie.
sur
:
Retrouve des vidéos, de l’info (rubrique
Sexe anatomy) et le module interactif
« le sexe dans tous ses états »
15
La sexualité
16
C’est quoi la sexualité ?
C’est le fait d’utiliser son corps pour prendre du plaisir,
seul(e) ou avec d’autres personnes. La sexualité nous concerne
tous dès notre naissance et évolue jusqu’à la fin de notre vie.
En matière de sexualité, il existe des limites fixées par la loi,
mais il n’y a pas de norme. Ce qui compte, c’est son désir personnel
et le respect de l’autre, par l’écoute de son désir ou non-désir.
17
C’est quoi l’homosexualité ?
L’homosexualité est l’attirance que peut éprouver une personne
vis-à-vis d’une autre du même sexe que le sien. Elle peut prendre
la forme d’une relation amoureuse et/ou sexuelle.
L’homosexualité, comme l’hétérosexualité, est une orientation
sexuelle qui concerne chaque personne individuellement.
À l’adolescence, on peut éprouver une attirance physique ou
sexuelle, un sentiment amoureux, pour quelqu’un de son sexe.
Cela peut être une simple étape de la vie affective ou le début
d’une véritable expression homosexuelle.
L’homosexualité ne doit pas empêcher celui ou celle
qui la vit d’être heureux-se. Souvent, pour cela, on a besoin
de l’acceptation de sa famille, de son entourage et de la
société. L’homosexualité peut encore être difficile à exprimer
auprès de son entourage, et la discrimination crée beaucoup
de souffrance et pousse parfois à se mettre en danger.
Pour être aidé-e, il est possible d’appeler le 0810 20 30 40
(Ligne Azur), une ligne d’écoute anonyme et confidentielle.
C’est quoi la bisexualité ?
La bisexualité, c’est le fait d’être attiré indifféremment
par des personnes du même sexe et du sexe opposé.
18
C’est quoi la masturbation ?
La masturbation, ce sont des caresses
(souvent par va-et-vient, frottement, pression…)
au niveau des parties génitales (pénis du garçon, vagin, vulve
et/ou clitoris de la fille) qui procurent du plaisir ou un orgasme.
La masturbation peut s’accompagner d’éjaculation chez le garçon
à partir de la puberté, et de sécrétions chez la fille.
Les caresses sont souvent accompagnées d’images
ou de scènes érotiques qui défilent dans la tête.
Cette pratique sexuelle, solitaire ou non,
est assez fréquente et contribue à l’apprentissage
du plaisir et de la maîtrise de son excitation.
À l’âge de 18 ans, beaucoup de garçons et de filles
déclarent s’être déjà masturbés.
19
Pourquoi les filles mouillent-elles ?
Chez la fille, lors d’une excitation sexuelle, la vulve
se modifie et s’humidifie. Certains appellent cela « mouiller ».
Le liquide produit (sécrétions vaginales) fonctionne
alors comme un lubrifiant naturel. Il rend la pénétration plus
agréable et protège le vagin des irritations.
En cas d’insuffisance ou d’absence de ce lubrifiant naturel
(sécheresse vaginale), des douleurs, des irritations,
des saignements peuvent survenir. Il y a aussi plus de risques
que le préservatif craque lors d’un rapport sexuel.
Le fait de ne pas « mouiller » peut être la conséquence
d’un rapport un peu trop précipité. Cela peut être aussi dû à des
soucis, à l’angoisse, au stress, à la fatigue, ou à la prise de certains
médicaments. Dans ce cas, il faut savoir attendre ou oser dire non.
En l’absence de ce lubrifiant naturel,
il est possible d’utiliser un gel lubrifiant que l’on trouve
en pharmacie. Attention, celui-ci doit être à base d’eau
ou de silicone si l’on utilise un préservatif.
Il ne faut jamais utiliser de corps gras, comme l’huile,
la vaseline ou le beurre avec les préservatifs !
20
Pourquoi les garçons bandent-ils le matin ?
Bander (ou avoir une érection), c’est lorsque le pénis du garçon
devient dur, raide, car il se remplit de sang comme une éponge.
Cela peut arriver à n’importe quel âge (même chez les bébés !).
Les érections involontaires ou automatiques sont naturelles
et peuvent se produire toute la vie chez un homme.
Lorsque l’on dort, le système nerveux est stimulé,
on passe par différentes phases de sommeil pendant
lesquelles l’activité mentale peut être très intense...
Cela peut alors occasionner des érections nocturnes.
Les rêves érotiques peuvent aussi provoquer une érection.
C’est quoi les éjaculations nocturnes ?
Le garçon peut trouver, au réveil, des taches humides sur ses
draps, sur son pyjama ou son caleçon. Lors de l’excitation
provoquée par un rêve, érotique ou non, un peu de lubrifiant
naturel (le liquide pré-séminal) peut avoir humidifié l’extrémité
de son sexe. Parfois, c’est une éjaculation (émission de sperme)
nocturne occasionnée par des rêves érotiques.
21
C’est quoi les zones érogènes ?
Lorsqu’elles sont caressées, touchées, titillées, toutes les parties du
corps peuvent être érogènes, c’est-à-dire sources de plaisir.
Parmi les plus sensibles, il y a, bien sûr, les parties génitales,
mais il y a également beaucoup d’autres endroits à découvrir
sur son propre corps et sur celui de son ou de sa partenaire.
Il ne faut pas hésiter à guider l’autre dans cette recherche
de sensibilité, différente pour chacun de nous.
Comment savoir si une fille ou
un garçon a du désir sexuel ?
L’expression du visage, le regard, l’attitude, sont les premiers
signes évocateurs du désir. Si une fille ou un garçon
a un désir sexuel intense, le plus souvent sa respiration
et le rythme de son cœur s’accélèrent. Elle ou il peut rougir,
être en sueur, la pointe de ses seins peut durcir.
• Chez la fille, au niveau de la vulve, le clitoris se raidit
(érection), les lèvres gonflent et le vagin se dilate, un lubrifiant
naturel va progressivement tapisser l’intérieur du sexe
(les sécrétions vaginales), ce qui facilitera la pénétration.
Certains appellent cela « mouiller ».
• Chez le garçon, au niveau génital, le pénis se raidit et s’allonge,
le gland se décalotte et rougit, cela s’appelle bander.
Du liquide pré-séminal peut apparaître au bout du sexe.
Attention, même si ces signes sont présents,
cela ne veut pas forcément dire que l’autre
veut avoir un rapport sexuel : tant que l’autre n’a pas
explicitement dit oui, il faut respecter son choix.
22
C’est quoi un orgasme ?
Un orgasme, c’est une sensation de plaisir très intense pouvant
se produire au cours d’un rapport sexuel ou d’une masturbation,
chez la fille comme chez le garçon. En général, au moment
de l’orgasme, la respiration et le cœur s’accélèrent,
les muscles de la zone génitale se contractent.
• Chez la fille, l’orgasme se manifeste par une dilatation des organes
génitaux, des contractions musculaires involontaires autour du vagin.
• Chez le garçon, l’orgasme est souvent lié à l’éjaculation.
Mais un garçon peut aussi avoir un orgasme sans éjaculation
ou une éjaculation sans orgasme.
L’orgasme n’arrive pas lors de toutes
les relations sexuelles, ce qui n’empêche pas
pour autant les partenaires de partager du plaisir.
Comment fait-on l’amour ?
Qu’est-ce qu’un rapport sexuel ?
Il y a de nombreuses façons de faire l’amour.
Chacun peut découvrir les manières qui lui conviennent
le mieux : effectuer de nombreuses caresses sur tout le corps,
des frottements, des stimulations (du pénis, de la vulve)
et des pénétrations (vaginale, anale ou buccale). L’important,
c’est d’en avoir envie et de se sentir prêt. Les limites étant
le désir, le respect de l’autre et l’imagination des deux partenaires !
Généralement, on utilise le terme « faire l’amour » pour avoir
un rapport sexuel, pour dire que ce rapport est l’expression
physique d’un sentiment. Mais il est possible d’avoir envie d’un
rapport sexuel sans être amoureux. C’est mieux quand les deux
partenaires abordent ce rapport sexuel avec la même intention…
23
Comment faire l’amour sans pénétration ?
Il est possible de partager beaucoup de plaisir
sans pénétration, par exemple par des caresses
sur tout le corps ou au niveau des principales zones érogènes.
Des baisers, des frottements contre le pubis, entre les cuisses
ou les seins ou toute autre zone érogène du partenaire peuvent
apporter du plaisir.
Pour les filles, des caresses avec un doigt humide,
la bouche ou la langue, au niveau de leur clitoris et sur
l’ensemble de la vulve peuvent leur procurer un orgasme.
On peut caresser le pénis et/ou les testicules du garçon
avec la main, la langue ou la bouche (fellation).
On peut ne pas être toujours prêt pour des pratiques
sexuelles avec pénétration, pour des raisons personnelles,
morales ou religieuses, momentanées ou plus durables.
Dans ce cas, les caresses ou la masturbation peuvent aussi
être une façon de donner et de recevoir du plaisir sexuel.
C’est quoi le plaisir sexuel ?
C’est se donner, avoir et donner du plaisir avec son corps,
ses zones érogènes, ses organes génitaux, par des caresses,
des baisers, des frottements, des pénétrations, etc.
Comme la sexualité est différente d’une personne à l’autre,
les besoins, les envies, les zones érogènes et la définition
du plaisir ne sont pas les mêmes pour tous.
24
C’est quoi la frigidité ?
La frigidité, c’est ne jamais ressentir de plaisir
lors d’un acte sexuel, et ce sur le long terme. Ce terme s’applique
essentiellement à la sexualité féminine, mais l’absence de plaisir
peut aussi se retrouver chez les garçons.
De nombreuses raisons peuvent expliquer cette situation,
comme des soucis ou une absence de sentiments ou de désir.
Mais, le plus souvent, l’absence de plaisir n’est pas définitive
et les choses s’arrangent avec le temps, en en parlant
(avec son ou sa partenaire, par exemple, ou d’autres personnes
de confiance) ou en explorant son corps.
Lors des premières expériences sexuelles, il peut arriver
que les filles, comme les garçons, éprouvent peu
ou pas de plaisir, mais ce n’est pas pour cela
qu’elles n’auront jamais de plaisir au cours de leur vie.
C’est quoi une panne sexuelle ?
La panne sexuelle c’est l’impossibilité pour le garçon
d’avoir une érection qui lui permette une pénétration.
Ces pannes peuvent n’être que passagères, liées au stress,
à un manque de désir, mais aussi à un désir trop important.
Pour dédramatiser la situation, on peut essayer d’en parler avec
sa/son partenaire et/ou d’autres personnes de confiance.
25
C’est quoi l’éjaculation précoce ?
C’est éjaculer avant d’avoir pénétré sa (ou son) partenaire
ou tout au début de la pénétration. Cela arrive souvent lors
des premières relations ou lorsqu’on n’est pas très sûr de soi,
ou bien si on a du mal à se contrôler. Cela s’arrange avec le temps
et avec l’aide de sa (ou son) partenaire. Il est possible d’apprendre
à maîtriser petit à petit son excitation.
L’éjaculation précoce peut également être liée à des problèmes
de stress, d’angoisse, dont on peut aussi parler avec quelqu’un
de confiance ou avec un médecin.
Quel est l’âge
Q
g moyen
y des ppremiers rapports sexuels ?
Il n’y a pas d’âge idéal pour avoir ses premiers
rapports sexuels. Chacun doit pouvoir ressentir
quand il est prêt et, surtout, quand le désir est partagé.
26
Pourquoi et comment dire qu’on
q
n’ a pas
p envie ?
Pas prêt, pas le bon moment, pas à cet endroit,
pas de préservatif sur soi… Les raisons de ne pas avoir
envie d’un rapport sexuel ou d’être caressé de manière intime
sont multiples. Il peut être difficile de les exprimer,
soit parce qu’on est gêné, soit parce qu’on a peur
de la réaction de l’autre. Mais savoir dire « non », savoir dire
« stop » quand les choses vont trop loin, qu’elles ne correspondent
plus à ce qu’on désire, savoir écouter son ressenti, c’est important,
notamment pour bien vivre ses prochains rapports.
On peut parler de ses freins avec son ou sa partenaire.
Pas forcément pour le/la convaincre mais pour être compris.
Ce qui est recherché avant tout, c’est un plaisir partagé.
Il ne faut pas s’oublier soi-même, car on existe à deux dans
une relation, et les deux désirs doivent pouvoir s’exprimer.
Que dit la loi sur la sexualité ?
Notre corps nous appartient et notre sexualité aussi. Mais cette
liberté est confrontée à des limites (Code civil, Code pénal, Code
de santé publique) qui visent la protection des personnes.
La loi ne fixe pas l’âge à partir duquel une personne
a le droit d’avoir des relations sexuelles. Par conséquent, elle
n’interdit pas à deux adolescents d’avoir des relations sexuelles
si tous les deux sont d’accord. En revanche, une personne majeure
(qui a atteint l’âge de 18 ans) n’a pas le droit d’avoir des contacts
sexuels (caresses, pénétration) avec une personne mineure de
moins de 15 ans, même si cette dernière est consentante.
27
Quels sont les comportements interdits ?
• Les agressions sexuelles, ce sont tous les gestes à caractère
sexuel (autres que le viol), avec ou sans contact physique,
commis par un individu, quel que soit son âge, sans le
consentement de la personne visée ou, dans certains cas, par une
manipulation affective ou par du chantage. Elles visent à soumettre
l’autre à ses propres désirs, en abusant de son pouvoir, en utilisant
la force ou la contrainte, ou en la menaçant (de manière implicite
ou explicite). L’agression sexuelle porte atteinte aux droits
fondamentaux, notamment à l’intégrité physique et psychologique,
et à la sécurité de la personne agressée.
• Le viol est un crime, jugé en cour d’assise et puni
de 15 ans de prison. Il s’agit de tout acte sexuel de pénétration
(avec le sexe, la bouche, les doigts…), commis sur la personne
d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise.
C’est quoi un pédophile ?
Un pédophile, c’est un adulte (homme ou femme)
qui est attiré sexuellement par des enfants.
La loi interdit et condamne à une peine de prison toute personne
majeure ayant des contacts sexuels (caresses, pénétrations)
avec un jeune de moins de 15 ans.
Les conséquences psychologiques pour ce jeune
peuvent être très graves. Ce sont donc des faits
dont il est important de parler s’ils se produisent : avec ses
parents, ses amis, un médecin, une personne de confiance,
ou en appelant le 119 (Allô Enfance en danger),
une ligne d’écoute gratuite et confidentielle.
28
C’est quoi la pornographie ?
La pornographie, c’est la mise en scène par des films,
des photos, des textes ou des dessins (BD), de rapports
sexuels dans le but d’exciter sexuellement le spectateur ou le lecteur.
Les films et les revues pornographiques mettent souvent
en scène des stéréotypes (clichés) de domination sexuelle :
des pénis surdimensionnés, des femmes ou des hommes
soumis à d’autres, humiliés, méprisés, parfois violentés…
Ces images ne correspondent pas à la réalité.
La pornographie ne reflète pas la vie sexuelle de la plupart
des gens. Elle joue avec l’imagination, les fantasmes,
c’est pour cela qu’il s’agit de fiction.
Les films et les revues pornographiques sont interdits
aux moins de 18 ans. Il est également interdit
(et puni par la loi) de montrer des images pornographiques
à un mineur de moins de 18 ans et de mettre en scène
des mineurs dans des films ou des photos pornographiques.
sur
:
De l’info en plus, la websérie Puceaux,
et des vidéos où des experts
répondent à tes questions !
29
La contraception
30
C’est quoi la contraception ?
La contraception, c’est l’ensemble des moyens qui
permettent à une fille et un garçon d’éviter une grossesse
à l’occasion d’une relation sexuelle.
En France, la contraception est libre et délivrée
de manière anonyme et gratuite pour les mineures
dans les CPEF* et par le Planning Familial.
Avec qui parler de contraception ?
Le choix d’un moyen de contraception est une affaire individuelle
(et/ou de couple) qui nécessite un dialogue avec un médecin
(généraliste ou gynécologue) ou une sage-femme. Les infirmières
scolaires, les pharmaciens et le Planning Familial sont également là
pour vous informer. Dans tous les cas, ce dialogue est confidentiel.
31
Quels sont les moyens de contraception existants ?
Il existe aujourd’hui beaucoup de moyens de contraception
différents, ce qui permet de choisir le plus adapté à sa situation
médicale, affective, à ses envies et à ses besoins.
En voici quelques-uns :
• La pilule est un comprimé à prendre chaque jour.
Elle est très efficace si la prise quotidienne et à heure fixe
est bien respectée et si elle est adaptée
à la situation médicale personnelle.
• Le dispositif intra-utérin (stérilet) est un petit objet que l’on
place dans l’utérus. Il peut soit diffuser des hormones, soit être
recouvert de cuivre. Placé pour une durée pouvant aller jusqu’à
10 ans, il constitue une méthode fiable, sans risque d’oubli,
et qui peut être posé même sans avoir déjà eu un enfant.
• Le patch contraceptif est un patch à coller soi-même
sur la peau une fois par semaine pendant 3 semaines.
Utilisé tous les mois, c’est un moyen de contraception
hormonale facile à utiliser et efficace.
• L’implant contraceptif est une méthode hormonale
qui consiste en un petit bâtonnet que l’on insère sous la peau
du bras. L’insertion se fait sous anesthésie locale. Discret
et sans risque d’oubli, il est efficace trois années d’affilée.
• L’anneau vaginal est un anneau souple à placer soi-même
dans le vagin, comme un tampon. On le laisse en place
pendant 3 semaines. C’est un moyen de contraception
hormonale efficace qui permet d’éviter les oublis.
Une information complète sur ces contraceptifs
mais également sur les préservatifs, le diaphragme,
les spermicides, la cape cervicale… est disponible
sur le site www.choisirsacontraception.fr
32
Attention, aucun de ces moyens de contraception ne
protège du VIH/sida* et des IST*.
Quel que soit le contraceptif utilisé, il est donc important
d’utiliser aussi un préservatif tant que les deux partenaires
n’ont pas les résultats de leurs tests de dépistage
du VIH/sida et des autres IST*.
Comment obtenir une contraception ?
Si certains contraceptifs sont disponibles sans prescription
(préservatifs, spermicides), la plupart nécessitent
une ordonnance qui peut être délivrée par un médecin
généraliste, un gynécologue, une sage-femme, ou dans le cadre
d’une consultation dans un CPEF*.
Lors de la consultation, le passage par un examen gynécologique
n’est pas obligatoire. Mais, par la suite, un suivi gynécologique
régulier est important. Il permettra d’évaluer si la méthode choisie
convient, même sans relations sexuelles régulières. C’est aussi une
occasion pour parler de prévention et de dépistage des IST*.
L’infirmière scolaire et le pharmacien peuvent également renouveler
la prescription de contraceptifs dans certaines conditions.
33
C’est quoi la contraception d’urgence ?
Il s’agit d’une contraception de rattrapage, que l’on doit
prendre le plus rapidement possible après un rapport sexuel
non ou mal protégé. Par exemple, si la fille ne prend pas de
contraception, si elle l’a oubliée, si la relation sexuelle a eu lieu
sans protection (préservatif) ou encore si le préservatif a craqué.
Plus elle est prise rapidement après le rapport,
plus elle est efficace. La contraception d’urgence
est moins efficace qu’une contraception
classique pour protéger des grossesses.
La contraception d’urgence consiste en un comprimé
à avaler qui va permettre à la fille, en retardant l’ovulation,
de ne pas être enceinte.
La contraception d’urgence est délivrée sans ordonnance,
dans les pharmacies, à l’infirmerie du collège et du lycée ou dans
les CPEF*. Elle est gratuite pour les mineures. Le délai maximum
pour la prendre est de 72 h après le rapport.
Il existe une autre contraception d’urgence, que l’on peut
prendre jusqu’à 120 h (5 jours) après le rapport, mais il faut
une ordonnance pour l’avoir ; celle-ci est délivrée en pharmacie
sur prescription et remboursée à 65 % par la sécurité sociale.
Pour des raisons d’efficacité, cette contraception d’urgence est
conseillée aux personnes pesant plus de 75 kilos.
34
C’est quoi un centre de planification
et d’éducation familiale (CPEF)?
C’est un endroit où l’on peut parler avec
des personnes compétentes des questions
liées à la sexualité et à la contraception.
Dans un CPEF*, garçons et filles peuvent bénéficier
gratuitement et anonymement d’une consultation relative à
la contraception, même s’ils sont mineurs. Tous les moyens
de contraception y sont prescrits ou délivrés aux mineur(e)s,
y compris les préservatifs et la contraception d’urgence.
Les consultations sont assurées par des spécialistes
(médecin, gynécologue, sage-femme, conseillère conjugale).
Dans certains centres, un dépistage des IST* et du VIH/sida
peut être réalisé de manière anonyme.
sur
:
De l’info en plus et des vidéos
pour mieux comprendre comment
fonctionne la contraception !
35
L’interrution
volontaire
de grossesse
(avortement)
36
C’est quoi l’interruption volontaire de grossesse ?
L’interruption volontaire de grossesse (ou IVG)
est un recours pour une femme enceinte ne désirant
pas poursuivre sa grossesse. En France, la loi l’autorise pendant
les quatorze premières semaines suivant le début des dernières
règles (par conséquent, il n’est pas possible de procéder à
une IVG au-delà de 12 semaines de grossesse)
Une mineure peut y avoir accès à condition d’être accompagnée
par la personne majeure de son choix :
rien ne l’oblige à en parler à ses parents.
Pour plus d’infos concernant l’IVG (délais,
contacts utiles, démarches à entreprendre, démarches
spécifiques aux mineures…), rendez-vous sur www.ivg.gouv.fr.
On peut aussi y télécharger le « Guide d’information
sur l’IVG » du ministère de la Santé.
Il faut faire la différence entre interruption volontaire de grossesse
(IVG) et interruption médicale de grossesse (IMG). L’interruption
médicale peut avoir lieu à tout moment de la grossesse et jusqu’à
son terme lorsque la santé de la femme est mise en péril ou lorsqu’il
existe une forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une
affection d’une particulière gravité, reconnue comme incurable
au moment du diagnostic.
37
Les infections
sexuellement
transmissibles
(IST)
38
Quelles sont les principales infections
sexuellement transmissibles ?
Les infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes
chez les 15-24 ans sont la chlamydiose, la papillomatose
(appelée également « condylomes » ou « crêtes de coq »)
et l’hépatite virale B. Les infections les plus connues sont
l’infection à VIH/sida, la syphilis, la gonococcie (ou chaudepisse). Mais il y en a d’autres, comme la trichomonase, l’herpès,
ou l’infection à papillomavirus (HPV).
La plupart de ces infections sont faciles à dépister et beaucoup se
soignent facilement. Certaines sont plus graves et ne se guérissent
pas, comme le VIH. Mais des traitements, qui permettent
de maîtriser l’infection dans l’organisme, existent.
Pour l’hépatite B et le HPV*, il existe des vaccins. Ils peuvent
être prescrits par un médecin et administrés avant le premier
rapport sexuel. Parlez-en à un professionnel de santé.
39
Comment se transmettent les IST ?
Le point commun des IST est qu’elles se transmettent toutes lors
des relations sexuelles, principalement par pénétration (vaginale
ou anale) et par rapports bucco-génitaux (fellation et cunnilingus).
Pour la syphilis ou l’hépatite B, les rapports bucco-génitaux
(bouche / sexe) comme la fellation (stimulation du sexe masculin
par la langue) ou le cunnilingus (stimulation du sexe féminin
par la langue) non protégés entraînent des risques de transmission
importants pour les deux partenaires, qu’il y ait éjaculation
ou non. Il existe également des risques pour les chlamydiae
ou la gonococcie. Pour le VIH*, ces risques existent mais
ils sont plus faibles.
Les pénétrations vaginale et anale (sodomie) sans préservatif
comportent des risques pour les deux partenaires,
pour le VIH et pour toutes les IST* ; les risques sont encore
plus élevés en cas de saignements, comme pendant la période
des règles, lors de la première pénétration sexuelle ou lors
d’une pénétration mal lubrifiée.
En cas d’infection, ou dans le doute, éviter les rapports
sexuels ou utiliser systématiquement les préservatifs
(masculin ou féminin) pour toute pénétration
et avec tout partenaire.
40
Comment sait-on si on a une infection
sexuellement transmissible ?
Certaines IST*, comme l’infection à chlamydia n’ont que
très rarement des symptômes. Il faut donc faire un dépistage.
Parfois, des signes anormaux (les symptômes) peuvent
apparaître sur le corps, notamment sur les organes génitaux,
comme des rougeurs, irritations, douleurs au bas-ventre,
écoulement vaginal ou urétral, brûlures en urinant, ganglions
à l’aine, petites plaies, boutons, petites verrues...
Si parfois les symptômes disparaissent, il est important
de savoir qu’une infection se soigne rarement toute seule :
elle est donc toujours là et on risque des complications !
On ne le voit pas, mais l’infection continue de détruire les tissus, et
lorsque l’on s’aperçoit des dégâts, ils ne peuvent plus être soignés.
Quels que soient les signes d’alerte ou les doutes que l’on a,
il faut donc consulter un médecin, qui fera le diagnostic
et prescrira le traitement nécessaire. Le médecin est soumis
au secret professionnel et ne révélera pas ce qui lui sera dit.
Des centres spécialisés, CIDDIST* et CPEF*,
existent dans chaque département.
Les examens et les traitements y sont gratuits
et anonymes (aucun papier d’identité n’est demandé).
41
Les IST, est-ce que c’est grave ?
En plus des sensations désagréables possibles, les IST
peuvent entraîner des complications telles que la stérilité
ou le cancer du col de l’utérus. Elles peuvent aussi favoriser
la transmission du VIH en cas de rapport sexuel non protégé
avec une personne porteuse du virus du sida. Si une IST est
diagnostiquée, suivre un traitement est donc indispensable.
Le traitement des IST est le plus souvent simple et efficace
à condition d’être adapté au malade. Il faudra également traiter
la (le ou les) partenaire(s), sinon il y a risque de nouvelles
contaminations. Dans le cas du VIH et des hépatites, le traitement
est plus important et nécessite un suivi médical particulier.
42
Comment se protéger des IST ?
• Pour se protéger et protéger l’autre, utiliser un préservatif
pour chaque rapport sexuel et avec chaque partenaire
dont on ne connaît pas le statut en termes
de contamination par le VIH ou les autres IST.
• Se faire dépister des IST, comme pour le VIH, de manière
régulière lorsque l’on a plusieurs partenaires et à chaque
fois que l’on souhaite arrêter le préservatif.
Pour en savoir plus sur les IST,
leurs modes de transmission, leur dépistage
et les traitements disponibles,
rendez-vous sur le site www.info-IST.fr
sur
:
De l’info en plus (rubrique Sexe et santé)
et les interviews en vidéo des IST !
43
Le VIH/sida
44
C’est quoi le sida ?
Le sida (syndrome d’immunodéficience acquise)
est une maladie transmissible, provoquée par un virus
appelé VIH (virus de l’immunodéficience humaine).
Ce virus s’attaque au système qui défend l’organisme contre
les maladies (le système immunitaire). Progressivement,
il détruit certains éléments essentiels du système immunitaire,
en particulier des globules blancs appelés « lymphocytes CD4 ».
Quand le taux de CD4 est trop bas, le corps ne peut plus
se défendre, et des infections graves peuvent alors survenir
(que l’on appelle « infections opportunistes »).
C’est à ce stade que l’on parle de maladie du sida,
car, avant ce stade, on parle d’ « infection à VIH ».
45
Comment se transmet le virus du sida ?
Le virus du sida peut être présent dans certains liquides du corps :
• le sang,
• le sperme et le liquide qui survient avant l’éjaculation
(liquide pré-séminal),
• les sécrétions vaginales (cyprine),
• le lait maternel.
Il existe trois voies de transmission de ces liquides,
et ce sont les seules :
• la transmission sexuelle, lors de pénétrations (vaginales
ou anales) non protégées par un préservatif (masculin ou féminin)
avec une personne séropositive (c’est-à-dire porteuse
du virus du sida) ;
• la transmission sanguine, par exemple lors de l’échange de
seringues ou de pailles pour sniffer, chez les usagers de drogues ;
• la transmission de la mère à l’enfant : lorsqu’une femme
séropositive (sans traitement) est enceinte, le virus peut passer
de la mère à l’enfant, surtout lors de l’accouchement. Après la
naissance, pour éviter la contamination par le lait maternel,
on conseille aux mères séropositives de ne pas allaiter.
46
C’est quoi être séropositif ?
Être séropositif pour le VIH (virus de l’immunodéficience humaine,
responsable du sida), c’est être porteur du virus VIH.
Celui-ci se développe dans le corps pendant plusieurs années avant
que le sida apparaisse et que l’on ait des signes de la maladie.
En revanche, une personne séropositive sans symptômes peut
quand même transmettre le virus à une autre personne.
Cela peut arriver soit lors d’une relation sexuelle non protégée
par un préservatif masculin ou féminin, soit par le sang ou encore
de la mère à l’enfant lors de l’allaitement ou de la grossesse.
Au moindre doute, il est important de faire
un test de dépistage pour connaître son statut
sérologique. Si l’on est séropositif, le savoir
le plus rapidement possible permet d’être mieux pris
en charge médicalement. De nos jours, grâce aux
traitements, on peut avoir quasiment la même espérance
de vie qu’une personne séronégative, travailler,
avoir des projets et fonder une famille. Savoir que l’on
est séropositif permet aussi de faire attention pour
ne pas transmettre le virus. Cela rend possible une vie
sexuelle à la fois épanouie et responsable.
47
Comment dépiste-t-on le virus du sida ?
On dépiste le sida en faisant une simple prise de sang. Le test
de dépistage permet de rechercher dans le sang soit
la présence de traces du virus, soit celle des anticorps.
Désormais, on peut détecter la présence du virus dès le 15e jour
après une prise de risque. Mais pour être sûr qu’on est séronégatif
et que le virus n’est pas dans l’organisme, il faut attendre six semaines
après la situation à risque. En attendant, il faudra se protéger ainsi
que son ou sa partenaire en utilisant des préservatifs.
Si le test de dépistage est simple à réaliser,
on peut parfois avoir peur de le faire de crainte du résultat.
En appelant le 0 800 840 800 (Sida Info Service)
il est possible d’exprimer son angoisse et de comprendre
pourquoi faire le test, c’est important.
48
Où effectuer un test de dépistage du virus
du sida et des autres IST ?
Pour effectuer un test de dépistage sans prescription, il existe
au moins un CDAG (Centre de dépistage anonyme et gratuit),
et un CIDDIST (Centre d’information, de dépistage
et de diagnostic des IST) dans chaque département. Certains
CPEF (Centres de planification ou d’éducation familiale) peuvent
également réaliser ces tests. On peut aussi effectuer le test
de dépistage du VIH et des autres IST dans un laboratoire de ville
sur prescription médicale (suite à un rendez-vous
avec un médecin généraliste ou spécialiste).
Plus d’infos et les coordonnées des centres
de dépistage sur www.info-ist.fr
49
Comment soigne-t-on l’infection à VIH ?
Pour le moment, il n’existe pas de traitement qui guérisse et
élimine totalement le virus dans le corps. Mais il est possible de
bloquer le développement du virus. Commencés tôt et bien suivis,
les traitements existants bloquent l’évolution de l’infection.
Ils permettent aux séropositifs d’être moins contaminants et de
rester en vie aussi longtemps que les personnes séronégatives.
Les médicaments utilisés dans le traitement du VIH/sida doivent
être pris à vie. Ils peuvent avoir des effets secondaires importants,
qui peuvent être très gênants dans la vie quotidienne. Mais s’ils
sont bien pris chaque jour, et si le suivi médical est régulier, vivre
bien et longtemps avec le VIH est désormais possible.
En France, toute personne atteinte
par le VIH peut bénéficier d’une prise en charge
sociale et médicale (les soins sont entièrement
remboursés par l’Assurance Maladie).
50
Comment aider une personne séropositive ?
Les discriminations et le rejet des personnes séropositives
restent aujourd’hui trop fréquents. Lorsqu’on veut aider
une personne séropositive, un proche ou un ami, le plus
important est d’être à l’écoute, de ne pas la laisser tomber,
d’être ou de rester un(e) vrai(e) ami(e) sur qui elle peut
compter. On peut lui venir en aide dans la vie de tous
les jours, l’accompagner dans ses loisirs, mais le principal
est de savoir être là, lorsqu’elle en ressent le besoin.
Sida Info Service (0800 840 800) et diverses associations
sont là pour répondre à toutes questions et aider.
On peut conseiller à son ami(e) de les appeler afin qu’il ou elle
puisse rencontrer une personne spécialisée dans l’écoute des
personnes séropositives ou de leurs proches.
sur
:
De l’info en plus (rubrique Sexe et santé)
et des paroles d’experts.
51
Les préservatifs
52
Pourquoi utiliser les préservatifs ?
Les préservatifs, masculin et féminin, sont les seuls
moyens de se protéger des IST* et du VIH* transmissibles
lors d’un acte sexuel avec pénétration. Ils sont aussi
un moyen de contraception.Il faut les utiliser lors de tout rapport
sexuel avec pénétration vaginale ou anale (sodomie). Les risques
de transmission du VIH* sont plus faibles lors d’une pénétration
buccale, mais il est préférable d’utiliser, pour cela aussi, un préservatif.
Si vous avez rarement utilisé un préservatif dans l’année écoulée,
il est recommandé de vous faire dépister pour les IST* et le VIH*
(dans les CPEF*, les CIDDIST* ou les CDAG*).
Avant d’arrêter d’utiliser le préservatif avec son/sa
partenaire sexuel(le) régulier(ère), le mieux est de faire
des tests de dépistage afin de vérifier qu’aucun
des deux n’est atteint par le VIH ou des IST.
Mais dans ce cas, la fidélité doit être réciproque,
et il faut utiliser un autre type de contraceptif
si l’on ne veut pas risquer une grossesse.
53
Pourquoi plusieurs modèles de préservatif masculin ?
Il existe plusieurs modèles parce que, selon l’anatomie
(la largeur du sexe du garçon, par exemple) ou la pratique
sexuelle (fellation, pénétration vaginale ou sodomie), un modèle
peut être plus adapté qu’un autre.
• Il existe des préservatifs de différentes largeurs. La largeur,
indiquée sur la boîte, peut varier entre 52 mm et 55 mm
• Certains préservatifs sont plus épais que d’autres, l’épaisseur
est mentionnée sur l’emballage : de 0,02 jusqu’à 0,11 mm.
• Les préservatifs peuvent être déjà lubrifiés, ou non. Pour la
fellation, il vaut mieux utiliser des préservatifs non lubrifiés.
• Ils existent dans différentes matières : latex ou polyuréthane
(pour les allergiques au latex) dans le cas du préservatif masculin,
nitrile ou polyuréthane pour le préservatif féminin.
• Il existe des préservatifs parfumés (fraise, banane,
chocolat, menthe, vanille, etc.).
Il faut toujours penser à vérifier que les préservatifs
achetés sont aux normes : le logo CE ou EN 600
(norme européenne) doit apparaître sur l’emballage.
Il faut également vérifier que la date
de péremption n’est pas dépassée.
54
C’est quoi le préservatif féminin ?
Le préservatif féminin est un moyen de se protéger
des IST* et du VIH*. C’est aussi un moyen de contraception.
Plus large que le préservatif masculin, il se place à l’intérieur
du vagin grâce à un anneau souple. Il a l’avantage de pouvoir
être mis en place quelques heures avant un rapport sexuel.
Il peut aussi remplacer le préservatif masculin en cas
d’allergie au latex puisqu’il est constitué d’une autre matière.
On trouve le préservatif féminin dans certaines
pharmacies et sur Internet. On peut également
en obtenir gratuitement dans les CPEF*, dans
les centres de dépistage, au Planning Familial
et dans les associations de lutte contre le VIH*.
55
Pourquoi ajouter du gel ?
Ajouter du gel lubrifiant permet de réduire le risque
de rupture du préservatif, et donc le risque d’IST
(dont la contamination par le VIH).
Le stress, la peur, certains médicaments (contre l’acné,
par exemple), le manque de préliminaires
et de désir peuvent entraîner une absence
ou une insuffisance de lubrification naturelle.
La plupart des préservatifs sont déjà lubrifiés, mais parfois
pas suffisamment ; dans ce cas, l’ajout avant et pendant
le rapport d’un gel lubrifiant peut être nécessaire
ou plus confortable.
En cas de pénétration anale (sodomie),
le gel est toujours nécessaire car il n’y a aucune
lubrification naturelle, or la muqueuse anale est très fragile.
Quand on utilise un préservatif,
il est nécessaire d’utiliser des gels à base d’eau
ou de silicone. Il ne faut jamais utiliser du beurre,
de la vaseline, des pommades ou des crèmes...
car, au lieu de lubrifier le préservatif, ils le fragilisent,
ce qui augmente le risque de le faire craquer.
56
Comment teste-t-on les préservatifs ?
Afin de respecter la norme européenne (CE), les préservatifs
en latex ou en polyuréthane subissent une série de tests de qualité
réalisés par les fabricants ou par des organismes désignés par les
autorités sanitaires compétentes (ANSM en France). On y teste…
• la porosité : on fait passer un courant électrique
dans un préservatif pour s’assurer qu’il n’est pas troué ;
• l’éclatement : on gonfle le préservatif pour vérifier
sa résistance à une très forte pression ;
• l’étirement : on doit pouvoir l’étirer au moins sept fois
sa longueur d’origine avant qu’il craque ;
• le vieillissement : on simule le vieillissement accéléré
du préservatif puis on vérifie sa résistance dans des
conditions extrêmes.
Une fois ces tests de qualité et de conformité réalisés,
les préservatifs peuvent être certifiés conformes à la norme CE.
C’est pourquoi il est important de toujours vérifier la présence
de cette norme sur l’emballage du préservatif.
Le préservatif a une date de péremption.
Les qualités du préservatif seront conservées si :
la date de péremption n’est pas dépassée ;
l’emballage n’est pas déchiré ;
le préservatif est conservé à l’abri de l’humidité
et de la chaleur.
Avoir toujours un préservatif sur soi, c’est un bon réflexe.
Il faut le vérifier régulièrement, et ne pas hésiter à le changer
si l’on a un doute sur l’un de ces trois éléments.
57
Mode d’emploi du préservatif masculin
1
2
Ouvrir
4
3
Pincer
5
Enlever
Dérouler
6
Nouer
Jeter
Mode d’emploi du préservatif féminin
1
2
Ouvrir
4
3
Dérouler
5
Insérer
7
Enfoncer
8
Retirer
Presser
6
Diriger
9
Nouer
Jeter
Ne pas ouvrir l’emballage avec les dents ou des ciseaux.
Faire attention aux ongles. Avant et pendant le rapport, utiliser
du gel lubrifiant pour diminuer le risque de rupture du préservatif.
58
Que faire si la capote craque ?
Dans le cadre d’un rapport hétérosexuel, si la fille n’a pas
de contraception (comme la pilule), elle peut prendre une
contraception d’urgence le plus rapidement possible.
Pour tout le monde, homo, hétéro, bi, si le partenaire
ne connaît pas son statut sérologique ou s’il/ si elle est
séropositif(ve), il faut se rendre le plus vite possible, de préférence
dans les 4 heures suivant l’accident et au plus tard dans
les 48 heures, au service des urgences de l’hôpital le plus proche
(appeler Sida Info Service au 0 800 840 800 pour connaître tous
les lieux). C’est mieux d’y aller avec son/sa partenaire.
Un médecin évaluera le risque pris et l’intérêt de prescrire
le traitement appelé traitement post-exposition (TPE). Celui-ci
réduit considérablement le risque de contamination VIH
et dure 4 semaines. À la fin, un test de dépistage sera fait
et il faudra attendre 6 semaines pour savoir définitivement
si l’on est ou non contaminé.
sur
:
De l’info en plus (rubrique Sexe
et santé) et un mode d’emploi
interactif du préservatif !
59
Numéros et adresses utiles :
Fil Santé Jeunes
0 800 235 236 depuis un poste fixe (appel gratuit) ou
01 44 93 30 74 depuis un portable (appel non surtaxé) Appel anonyme, 7 j/7, de 8 h à minuit
www.filsantejeunes.com
Service d’aide à distance anonyme et gratuit où des
professionnels répondent aux questions des jeunes
au sujet de leur santé physique, sexuelle et psychologique
et peuvent les orienter.
Ligne Azur
0 810 20 30 40, tous les jours, de 8 h à 23 h
(coût d’une communication locale)
www.ligneazur.org
Service anonyme et confidentiel d’aide à distance pour
toute personne s’interrogeant sur son orientation sexuelle
(attirance, identité, pratiques…).
Allô Enfance en Danger
119, numéro d’urgence, tous les jours, 24h/24,
appel gratuit et confidentiel.
www.allo119.gouv.fr/
Service accueillant les appels d’enfants
en danger ou en risque de l’être et de toute personne
confrontée à ce type de situation.
Jeunes Violences Écoute
0 808 807 700, tous les jours, de 8 h à 23 h,
appel anonyme et gratuit depuis téléphones portables et fixes.
www.jeunesviolencesecoute.fr
Dispositif d’aide pour les jeunes, les parents et les
professionnels confrontés à des situations de violences.
60
Sida Info Service
0 800 840 800. Tous les jours, 24h/24, appel confidentiel,
anonyme et gratuit depuis un poste fixe.
www.sida-info-service.org
Dispositif permettant de répondre à des interrogations liées
au VIH/sida et à d’autres pathologies qui, par leur prévention
et leur mode de transmission, s’apparentent au VIH.
CRIPS
Réseau national de compétences pour le traitement de
l’information et de la documentation sur le VIH/sida, les hépatites,
les usages de drogues et les conduites à risque des jeunes.
www.lecrips.net
Le Planning Familial (MFPF)
Association militante, le Planning Familial compte aujourd’hui
une centaine de lieux d’accueil : centres d’écoute et d’information
ou centres de planification. Dans ces derniers, le dépistage
des IST/VIH, les consultations gynécologiques, l’avortement
médicamenteux, la prescription et délivrance de contraceptifs
sont gratuits pour les mineures.
www.planning-familial.org
Centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) : coordonnées
disponibles en téléphonant à Sida Info Service
ou sur www.sida-info-service.org
Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) :
coordonnées disponibles sur www.choisirsacontraception.fr
ou en téléphonant à Fil Santé Jeunes.
61
Sites u tiles :
www.onsexprime.fr
Site d’information sur la sexualité, le corps, les relations
amoureuses, le plaisir, la contraception, les IST, le VIH/sida
et la contraception.
www.choisirsacontraception.fr
Site d’information sur les différentes méthodes contraceptives,
la contraception d’urgence…
www.info-ist.fr
Site d’information sur les IST (prévention, dépistage et traitement)
www.ivg.gouv.fr
Site d’information sur l’interruption volontaire de grossesse (délais,
démarches à entreprendre, contacts utiles…).
62
Si cette brochure tente de donner des réponses simples
à des questions courantes que se posent souvent les jeunes
au sujet de l’amour et de la sexualité, la vie réserve
heureusement encore beaucoup d’imprévus et de mystères.
Il n’y a donc pas de réponse toute prête à ce que vous vivrez
personnellement. En cas de question, il ne faut pas hésiter
à faire appel aux dispositifs et lignes téléphoniques détaillés
dans la rubrique « numéros et adresses utiles ».
Des professionnels sauront vous écouter, répondre à vos
questions et vous donner des conseils sans jugement.
Pour plus d’infos, de vidéos, rendez-vous sur
Également accessible via facebook en rejoignant
la communauté et sur youtube.
63
:
Ce document a été initialement élaboré en juin 2007
avec la participation du Crips Île-de-France, de la Direction
générale de la Santé, de l’Inpes, de l’IREPS Île-de-France,
de l’Institut de Sexologie et de l’École des Parents
et des Éducateurs des Bouches-du-Rhône.
Document édité et diffusé par l’Institut national
de prévention et d’éducation pour la santé.
42, boulevard de la Libération 93203 Saint-Denis Cedex
Fax : 01 49 33 23 90 www.inpes.sante.fr
Actualisation : Décembre 2013
64
Lexique
• CDAG : Centre de dépistage anonyme et gratuit
• CIDDIST : Centre d’information, de dépistage et
de diagnostic des IST
• CPEF : Centre de planification et d’éducation familiale
• HPV : Human papillomavirus, ou virus du papillome humain
• IST : Infections sexuellement transmissibles
• IVG : Interruption volontaire de grossesse
• SIDA : Syndrome d’immunodéficience acquise
• TPE : Traitement post-exposition
• VIH : Virus de l’immunodéficience humaine
65
Cette brochure vise à répondre aux questions
les plus souvent posées par les jeunes de 15 à 18 ans
sur les thèmes de l’amour, du corps, des pratiques
sexuelles et des risques sexuels
VIH/sida, grossesse non planifiée).
.fr
413-102614-B
(infections sexuellement transmissibles,
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising