Jean-Paul Jourdan - spiruline france

Jean-Paul Jourdan - spiruline france
Jean-Paul
Jourdan
Janvier 2003
PETITES NOUVELLES POUR LES AMIS
Il n’y a pas que des mauvaises nouvelles dans le monde…
...mais qu’il y en ait de moins en moins en 2003 !
1. Sandwich à la spiruline de Noël
On a récolté de la spiruline (sauvée des inondations de septembre) à Mialet la
veille de Noël et on l’a dégustée fraîche jusqu’à la fin de l’année ; l’hiver elle se
garde bonne très longtemps au frigo :
Récolte,
tartine
et mange !
2. Effet de serre
Le principal gaz responsable de l’augmentation de l’effet de serre dans
l’atmosphère terrestre est le CO2, à cause de l’augmentation rapide de la
consommation des combustibles fossiles. En 1900 : 280 ppm de CO2 dans l’air ;
en 1960 : 320 ; actuellement 380 ; dans 10 ans : 420 et en 2050 : 600 ppm ! Et si
toutes les réserves de combustibles fossiles étaient brûlées : 1200 ppm (Source :
Quid 2003). Il est facile de calculer l’augmentation correspondante de la
productivité des cultures de spiruline (sans apport de carbone artificiel) en utilisant
le logiciel spiru-f.exe : sans même tenir compte de l’augmentation de la
température, la productivité croit de 1 % par an en moyenne, tandis que la
consommation d’eau décroit corrélativement. Ainsi, d’après ces prévisions, le m²
qui produit actuellement 4 g/j produirait 6,4 g/j en 2050 et 9 g/j si toutes les
réserves étaient brûlées. En fait une très bonne nouvelle !
3. « L’algue géniale qui pourrait sauver Madagascar et le
monde entier », ainsi titrait sur deux pages « Le Quotidien » de la
Réunion du 12/11/2002 et donnait un reportage sur la production
de Daniel Ramantiherika, un collègue universitaire de Mme Vola à
Tuléar :
Daniel exploite la spiruline naturelle des lagons de la région de
Tuléar, encore très artisanalement :
D’après le journaliste, les caractéristiques organoleptiques du produit
sont plutôt mauvaises : « le goût est… étonnant pour ne pas dire
infect » écrit-il. Le séchage en 24 à 48 heures doit y être pour beaucoup.
4. MADAGASCAR
De Tuléar, Jarisoa Tsarahevitra (« Jers ») écrit que ses expériences de culture de
spiruline en eau de mer traitée ont bien commencé à l’IHSM (c’est le sujet de sa
thèse de doctorat). A la mi-janvier première récolte d’un bassin de 2 m² à salinité
de 50 g/l.
De son côté, Mme Vololanavalona entreprend l’extension de ses bassins, avec
aide financière d’Antenna Technologie, et elle met sa fameuse souche locale à la
disposition du projet du Diocèse de Morondavo en cours d’extension. Qu’elle en
soit remerciée.
5. GABON : un nouveau projet
Concrétisation de la nouvelle annoncée en octobre 2002.
[Atlas Mondial Microsoft Encarta 1998]
Le 12 janvier Gérard et Nicole Bruyère sont partis au Gabon sous l’égide de
Codégaz et Technap démarrer un projet spiruline financé par Elf-Gabon à PortGentil, dans la Paroisse Sainte-Thérèse, au bénéfice du dispensaire de cette
paroisse. Début février ils seront relayés par Christian Savart pour un mois de
suivi de plus.
6. BENIN : redémarrage
En novembre 2002 nous vous faisions part de l’arrêt momentané de la récolte de
spiruline familiale chez Odette Todan (Abomey), suite à une épidémie de
typhoïde. Celle-ci n’a pas eu de conséquence et Odette vient de redémarrer ses
récoltes. Mais sa souche est droite.
Etienne Boileau est en ce moment sur place, à Davougon.
7. BURUNDI : redémarrage en vue ?
En 1998 une équipe universitaire avait commencé une petite production de
spiruline, en partie sur extrait de cendres de palmier et d’eucalyptus qui marchait
très bien. Mais les circonstances avaient conduit à son arrêt. Actuellement cette
équipe s’apprête à redémarrer à plus grande échelle, en vue notamment d’aider
les sidéens.
8. MALI : nouveau projet
Quelques jeunes très motivés et expérimentés dans la culture de spiruline, à
tendance « bio », partent plusieurs mois lancer un petit projet dans le village de
Tacharane, un peu au sud de Gao en plein Sahel :
[Atlas Mondial Microsoft Encarta 1998]
9. INDE : nouveau projet dans le Sud
Le sympathique couple Estelle et Philippe Calamand partent le 28 janvier dans le
sud de l’Inde, avec l’aide d’Antenna Technologie, pour lancer une culture de
spiruline dans un camp de réfugiés thibétains à Kollegal près de Bangalore :
[Atlas Mondial Microsoft Encarta 1998]
Ils en profiteront pour visiter les différentes exploitation de spiruline artisanales
dans la région de Maduraï et de Pondichéry (Auroville).
10.
Qualité de la spiruline irradiée
On sait que certaines spirulines industrielles sont stérilisées par irradiation,
procédé dont on a reparlé dans la presse en décembre 2002.
Un article paru récemment dans « La Croix » (voir ci-dessous) attire notre
atttention sur le fait que ce traitement détruit les vitamines, ce qu’une étude
réalisée par Jacques Falquet (« Irradiation des Denrées alimentaires »)
mentionnait déjà en 1989.
Notre spiruline artisanale, et surtout la fraîche, ne souffre pas de ce gros défaut de
perte des vitamines.
11.
MESSAGE sur les PROGRAMMES DE
SIMULATION
« Un certain nombre d’entre vous ont eu l’occasion d’utiliser mes programmes de
simulation de cultures de spiruline diffusés dans http://www.antenna.ch/manuel/
CALCUL.htm#Simulation.
Ces programmes peuvent rendre de réels services, et je ne voudrais pas qu’ils se
perdent ou deviennent inutilisables. Or ils sont écrits en langage Qbasic et
fonctionnent en DOS : ce langage est lumineusement simple, efficace, rapide
mais il est condamné à terme par Microsoft puisque ce dernier aurait décidé de
supprimer le DOS dans les futures versions de Windows. Pour le moment il n’en
est encore rien, même Windows XP a encore le DOS. Je vous supplie donc, à
l’avenir, de ne pas mettre au rebut tous vos vieux ordinateurs équipés du
DOS : ils seront très utiles, même démodés.
Cependant j’ai décidé de faire un effort pour l’avenir en préparant une version plus
moderne de mes programmes en VISUAL BASIC.NET, le dernier cri chez
Microsoft. Malheureusement c’est très complexe et je ne suis pas certain d’y
arriver… même en plusieurs années. »
(Jean-Paul Jourdan)
12.
VISITE de Francisco AYALA en Europe
En cette fin janvier notre ami Francisco, qui exploite 3 hectares de bassins de
spiruline dans le désert d’Atacama (Nord du Chili), fait une tournée en Europe. De
passage à Mialet fin janvier il nous donnera des nouvelles de son exploitation,
dont le prochain bulletin se fera l’écho dans la mesure du possible.
**********
Jean-Paul
Jourdan
Février 2003
PETITES NOUVELLES POUR LES
AMIS
1. VISITE de Francisco AYALA en Europe
Fin janvier notre ami Francisco, qui exploite 3,8 hectares de bassins de
spiruline dans le désert d’Atacama (Nord du Chili), est venu en Europe. Il a
rencontré ses partenaires de Blue Energy, ainsi que ses amis de Genève et
de Mialet. Il a rencontré l’équipe du Groupe Valeco qui prépare le projet de
Lunel (voir photo), et il a participé à une réunion chez les Fox avec Loïc
Charpy de l’IRD, . Son exploitation fonctionne techniquement bien, mais pas
à plein régime pour des raisons commerciales.
2. SOUCHES
De plus en plus souvent des souches de spiruline sans droites sont
demandées pour demarrer de nouvelles installations ou pour améliorer les
installations existantes contaminées par des spirulines droites. Jusqu’ici
nous pratiquions le don de souches provenant de nos bassins en bon état,
mais sans garantie de pureté. Antenna Technology propose maintenant la
fourniture de souches monoclonales 100% spiralée, pour un prix unique fixe
de 120 euros pour un envoi en Europe de 500 ml de culture pure, en
principe de la souche "Paracas P0". D'autres souches sont disponibles sur
demande (pour le même prix), moyennant un délai de 2-3 semaines, en
particulier les souches "Lonar H7", "Titi-F" ou encore "PCC-2". Ce prix est
destiné simplement à couvrir les frais de maintien d’une banque de souches
pures. Remercions AT de ce nouveau service, qui demande beaucoup de
soin et de travail.
3. Madagascar (Mme VOLA)
Mme Vola a envoyé des photos de ses nouveaux bassins en construction
(grâce à un financement AT) :
Elle écrit à AT : « Avec la premiere tranche, on a pu construire la
fondation, les 6 bassins et l'elevation de la cloture.
La tache suivante concernera la toiture, la finiton de la cloture, Achat des
produits chimique, materiels pour la recolte, le fonctionnement des
bassins...
Je vous prie, si possible, d'envoyer la deuxieme tranche afin que je
puisse demarrer les nouvelles cultures en mois de mai prochain.
D'avance merci,
Avec toutes mes amities ».
4. Prochain Colloque
Comme promis lors du mini-colloque de juin 2002 à Mialet, Loïc Charpy
entreprend l’organisation du prochain, qui ne sera plus « mini » comme le
montre ce premier pré-projet qu’il vous soumet. Prière de nous envoyer
vos suggestions, notamment pour des noms de conférenciers :
Colloque international : Les micronutriments des cyanobactéries
International Symposium: Micronutrients from cyanobacteria
04/02/03
Lieu : Ce colloque se tiendra dans l’île des Embiez (Var) à la fin du mois de
mai 2004 avec la participation de la Fondation Océanographique Ricard.
Organisateurs : Loïc Charpy (Directeur de l’UR Cyanobactéries de l’IRD) et
Nardo Vicente (Directeur scientifique de la Fondation Océanographique
Ricard)
Comité d’organisation : Ripley et Denise Fox, Jean-Paul Jourdan, Marie
Jo Langlade (IRD), Claude Villard……..
Comité scientifique : L Charpy, N Vicente, Ripley Fox, JP Jourdan, un
nutritionniste, un industriel, un médecin, un sociologue
Question principale : La culture des cyanobactéries pour la production de
micronutriments est-elle une solution raisonnable pour le développement
des pays du Sud ?
Thèmes :
1. Les cyanobactéries : systématique, génome, métabolisme
2. Les micronutriments des cyanobactéries
3. La malnutrition et les micronutriments
4. Cultures artisanales dans le tiers monde pour lutter contre la
malnutrition : méthodes, production, problèmes, retombées pour le
développement
5. Cultures semi-industrielle et industrielle
6. Diverses utilisations des cyanobactéries :
•
pour l’alimentation : produits frais, poudre, pain, biscuits
•
pour l’élevage : volailles, aquaculture
Participants : 150 personnes, scientifiques, membres des ONG, étudiants.
Types de présentations :
Conférences de 45 minutes pour les 6 thèmes, affiches (poster) portant sur
les 6 thèmes.
Deux sessions posters seront organisées ainsi que des tables rondes.
Durée : 4 jours
Calendrier prévisionnel :
Avril 2003 : ouverture d’un forum sur INTERNET sur ces différents thèmes
pour aider les conférenciers à rédiger leurs communications. (en aviser les
éventuels participants à ce colloque)
Mai 2003 : choix des conférenciers
Juin 2003 : première circulaire
Janvier 2004 : ouverture des inscriptions
Mars 2004 : Fin des inscriptions et date limite de réception des résumés
Financement :
Droits d’inscriptions : 100 euros ? Gratuit pour les étudiants et les
représentants des pays du Sud ?
IRD : demande de 10 000 euros
Fondation Ricard : à voir avec N Vicente en mission à Tuléar
Région PACA
Département du Var
Autres financements…
Objectifs des financements :
Impression des résumés, des communications
Invitations de conférenciers
Aides pour les participants des pays du sud
Aides aux étudiants
Couverture médiatique :
Journal local (Le Provençal), Radio locale et nationale, Télévision régionale
Publications des actes du Colloque :
Dans une revue, une série ou un document imprimé par les organisateurs ?
5. GABON
Gérard Bruyère a eu beaucoup de difficultés à démarrer son projet de PortGentil, où Christian Savart a maintenant pris le relais. Voici quand même
une photo optimiste que nous a rapportée Gérard :
6. RCA
En octobre 2002 nous écrivions : « Le Groupe Kénose a démarré cet été
une production de spiruline dans un dispensaire de Berbérati pour le compte de
Soeur Jeanne-Marie Bec, responsable de ce dispensaire. De passage à Albi le
27/09 celle-ci nous a montré fièrement un échantillon de sa spiruline. Espérons
que les évènements de ces jours-ci ne vont pas trop perturber les 4 installations
existantes en RCA.»
Lors de son retour à Berbérati, en Octobre, Sœur Jeanne Bec a trouvé
ses bassins et sa pharmacie pillés, comme nous l’apprend une lettre qui
vient de parvenir à Albi.
Espérons que de meilleures nouvelles nous parviendrons de Bangui.
**********
Le mois dernier je n’avais pas eu le cœur à échanger des nouvelles, mais nous allons rattraper le
temps perdu.
1. COTE D’IVOIRE et RCA
Enfin des nouvelles après les périodes difficiles vécues dans ces deux pays qui nous sont chers !
Voici d’abord un message reçu de Lionel Raobelina avec une jolie photo d’Adzopé :
« NOUS AVONS LE PLAISIR DE VOUS INFORMER QUE L' UNITÉ DE FABRICATION DE
SPIRULINE DE LA SAP DE LA MÉ A ETE AGRÉÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ
PUBLIQUE SOUS LE N° 39/MDCS/CAB/DPM (7 février 2003) ; NOTRE PRODUIT : LA
SPIRULINE, EST AUTORISÉE DANS LE CIRCUIT HARMACEUTIQUE
SOUS LE N° 969/MDCS/DGPS/DPM/OSU (26 février 2003).
La Côte d'Ivoire dispose désormais d'une ressource supplémentaire pour la santé publique et le bienêtre ».
Lionel Raobelina & Dominique, Lazard et Basile
Ensuite, nous venons de recevoir du Foyer de Charité de Bangui un long texte très rassurant sur la
situation actuelle (après des jours très difficiles à la mi-mars), dont voici un extrait :
« Dès le 16 mars, déclaration du Général BOZIZE qui se proclamait président, abolissait la
constitution et dissolvait la chambre. Il incitait toute la population au calme et à l’arrêt des pillages.
Dès le lendemain, les militaires intervenaient de manière radicale dès qu’un pilleur était pris ou que
quelqu’un en possession d’une arme ne voulait pas la rendre. Moments de grande tension et de peur
face à ces mesures extrêmes mais cela a permis de ramener le calme et un peu plus de sécurité.
Après une semaine, le Général Bozizé a nommé un nouveau premier ministre, Abel Goumba,
principal opposant au régime depuis… l’indépendance. Il vient de constituer son gouvernement
avec principalement des personnes nouvelles appartenant aux différences tendances politiques. Des
militaires se sont attribués les postes clés comme la défense et la communication. Le Premier
Ministre se présente lui-même comme « Mr Propre » et se démarque très nettement de son
prédécesseur. On attend les mesures qui permettront de confirmer cela et surtout de permettre au
pays de reprendre vie. Il convient de restaurer une vie normale avec notamment des paiements de
salaires réguliers, le fonctionnement des écoles et des centres de santé.
Les liaisons avec la province ont pu être rétablies après 4 mois de fermeture vers le nord et l’est. Le
nord est la région qui a le plus souffert avec dans beaucoup de villes, destruction systématique des
bâtiments administratifs, des centres de santé, des missions… par les rebelles (qui avaient incorporé
dans leur rang des éléments tchadiens sans scrupule). De graves exactions ont également eu lieu du
fait des mercenaires congolais dans d’autres zones. Bref, des dégâts énormes partout ! »
Reçu aussi un message de Jean-Denis N’Gobo d’après lequel la spiruline continue, même à
Berbérati et sur un autre site de Bangui :
« Bonjour ! me voici, je reviens sur la scène des « mails » après plusieurs mois de turbulence.
Nous n’avons pas été touché par les évènements qui ont secoué le pays, seulement presque tous nos
clients qui sont des coopérants français sont partis parce que leurs maisons ont été pillées.
Cependant, les activités reprennent doucement et nous espérons leur retour.
J’ai rencontré la Sœur Jeanne-Marie Bec samedi dernier. Elle était venue à Bangui. Sa culture de
spiruline ne va pas bien. Je dois repartir à Berbérati dans 3 semaines avec une nouvelle semence.
La semaine prochaine, je commencerai les travaux de 6 m2 de bassin de spiruline pour la Sœur
Marguerite qui dirige le dispensaire St Paul à Bangui. Elle a déjà une personne qui a commencé un
temps de stage au Foyer hier. Elle pense augmenter la superficie à 50 m2 si la personne maitrise le
travail d’ici 3 mois ».
Par N.S.B. j’ai eu des nouvelles de leur implantation spiruline à Bangui (N’Dress), qui n’a pas été
touchée par les évènements.
2. CAMEROUN
Claude Darcas va faire une mission exploratoire au Cameroun fin Avril suite à la demande de
religieuses apparemment très motivées ; voilà ce qu’il nous en dit :
« Deux Sœurs du dispensaire catholique de Nkongoa (non loin de Yaoundé) au Cameroun, Sœur
Jacqueline et Sœur Thérèse, se sont adressées à Denise Fox en avril 2002 pour lui demander son
aide.
Denise Fox m’a donné cette lettre à l’issue du colloque spiruline organisé par Jean-Paul fin juin, le
dernier jour à Lodève chez les Calamand.
J’y ai répondu le 25 juillet et des courriers que nous nous sommes adressés depuis, je retire
l’impression qu’il s’agit de quelque chose de sérieux qui a quelques chances d’aller plus loin qu’un
simple échange d’informations.
Je n’ai pas ménagé mes mises en garde : la spiruline va vous aider, j’en suis persuadé, mais
n’idéalisez pas sa culture, elle ne pousse pas sans efforts.
Mes avertissements n’ont pas l’air d’avoir refroidi les Sœurs, au contraire, et bien que les allers et
retours de courriers soient lents (ce qui m’inquiète d’ailleurs un peu), la perspective d’un nouveau
projet spiruline est à prendre en considération.. »
3. BURKINA FASO
Pierre Ancel et Sébastien Couasnet rentrent d’un voyage dans ce pays (indépendamment l’un de
l’autre). Le grand projet de Nayalgué près de Koudougou prend de plus en plus forme, et va
représenter une grosse charge de travail pour Codégaz/Technap. Voici un extrait d’un message de
Pierre à son retour :
« Voici le fruit de 3 semaines de dur labeur à Ouagadougou avec les représentants des ministères
(santé, agriculture, économie, recherche) et l'Ocades. Globalement, je pense que l'esprit du projet
initial "Union Européenne" a non seulement été maintenu, mais considérablement enrichi grâce aux
volets Vulgarisation / Santé et Recherche mis en place par le ministère de la santé. »
A Sapouy la spiruline fonctionne bien, mais à Loumbila tout est arrêté et doit être repris à la base
(par qui ?) ; la Sœur qui l’avait lancé a été nommée à un autre poste.
4. BENIN
Odette Todan communique d’Abomey :
« Boileau vient de nous informer que nous bénéficions d'un financement de 700 000 F CFA (1000
) de la part de TECHNAP pour l'agrandissement de notre production de spiruline. Voilà déjà une
nouvelle pour " Petites Nouvelles" édition du mois d'avril. Merci à tous. »
5. MADAGASCAR
Tandis que l’équipe de Madalgue se met en place sur Morondave, Mme Vola poursuit l’extension
de son installation (elle reçoit une douzaine de pompes ces jours-ci) et des démarches avec le
Ministre de l’Enseignement supérieur pour établir une formation à la spiruline.
D’autre part Jers poursuit les travaux en vue de sa thèse sur la spiruline en eau de mer ; il est en
France pour deux mois à ce titre. Il nous a donné un compte-rendu détaillé de sa campagne de
production du début 2003 à l’IHSM avec deux bassins de 10 m² et deux de 2 m², sous serre, dont
voici quelques photos :
Traitement de l’eau de mer au carbonate
6. BRESIL
Reçu des nouvelles du Prof. Jorge Costa, qui avait fait un stage à Mialet en 2001 en même temps
que Jers et le Prof. Kanyinda (lequel a repris aussi contact ces jours-ci pour avoir de la souche et
monter une installation à Kinshasa). Jorge vient de monter 4 bassins de 500 l dans son université de
Rio Grande :
7. INDE
Philippe et Estelle Calamand viennent de rentrer d’un séjour en Inde du Sud au cours duquel ils ont
réussi à démarrer une installation de spiruline dans un camp de réfugiés tibétains près de Bangalore.
Ils ont aussi visité la production de spirine d’Auroville à Pondichéry. Photos et vidéos suivront
bientôt mais pour le moment la priorité des Calamand est de redémarrer leur propre production.
Denis von der Weid était aussi en Inde en Mars, pour un grand congrès de nutrition. Il rapporte :
« Il y a sans aucun doute une ouverture et un intérêt affirmé pour la spiruline. même du côté de la
Cornell University.
Nous préparons aussi un projet spi pour 1000 enfants dans un grand
bidonville de Bombay dans le cadre de cliniques mobiles et avec de la spi de
Madurai. A Madurai, nous allons lancer un programme "micro crédit" qui
inclura de la spi. Nous avons eu quelques difficultés à la suite de la
maladie de Karthik qui reprendra le secteur plantes ornementales. Mano et
Joseph reprennent la direction du projet.
Vermurgan, le technicien responsable est parti chez Hendrick. après
arrangement. »
Tout cela est important.
8. MIALET
Depuis le 21 Mars je récolte régulièrement et consomme avec plaisir de la spiruline fraîche du
bassin MT5, celui qui, lors des inondations de Septembre 2001, avait été rempli d’eau boueuse et
sale du Gardon, mais gardait un peu de spiruline surnageante : je lui avais vite ajouté du
bicarbonate et des engrais, et c’est reparti. C’est une expérience intéressante car cette spiruline ainsi
produite avec une eau on ne peut plus brute est de bonne qualité.
9. SIMULATION
La nouvelle version du « programme de simulation de la marche d’une culture de spiruline » vient
juste d’être terminée. Elle est écrite en Visual Basic.Net, et en français seulement (notez que les
chiffres décimaux doivent être introduits avec une virgule et non pas un point ; c’est ce que
Microsoft appelle la « localization ») . J’aimerais que beaucoup d’entre vous testent cette nouvelle
version et me rendent compte de leurs essais. Il est probable qu’elle fonctionne sur Windows
98 mais c’est à vérifier. Un écran d’au moins 37 cm (15 pouces) est recommandé pour une
meilleure lisibilité.
J.P. Jourdan
Jean-Paul
Jourdan
Mai 2003
PETITES NOUVELLES POUR LES
AMIS
1. R.C.A.
De Jean-Denis N’Gobo à Bangui le 15 mai : « Le groupe Kénose se porte
bien, nous récoltons en moyenne 5 g/ m2 / j. Nous n’avons pas de
problème de marché en ce moment, la production est toujours inférieure à
la demande. Par exemple, ce mois-ci, nous avons reçu une commande
pour 23 Kg uniquement pour l’ASSOMESCA (association qui regroupe
les œuvres médicales des Eglises en RCA). Mais notre capacité de
production n’est que de 13 Kg / mois. Tu vois ! »
2.
Madagascar
De Mme Vola à Tuléar le 12 mai : « Une bonne nouvelle! un collègue de
Mr Man Wai était passé visiter notre installation et il état très interressé.
Nous sommes en train de démarrer la construction de huit bassins de
10m2 de chaque. Cette nouvelle installation se trouve près de la notre,
dans l'enceinte de Mr Man Wai.
Je viens de recevoir un message de Nardo parlant du colloque pour
l'année prochaine. Il va m'envoyer une invitation officielle.
Si j'aurai de la chance, je pourrais visiter Mialet et La Roquette pour la
deuxième fois. »
Dominique Delobel est rentré d’un voyage exploratoire à Madagascar
dont il rend compte par ailleurs. Il a visité l’installation de Codégaz à
Morondave et rapporte que ses 16 m² produisent 4 g/j/m².
Deux élèves de l’IUT de Perpignan effectuent leur stage dans cette
installation de Morondave.
3. Cameroun
Claude Darcas est rentré plutôt optimiste de sa mission exploratoire chez
les religieuses de Nkongoa près Yaoundé. Le site est à une altitude de 700
m. et il est bien équipé. Une des sœurs va effectuer un stage de formation
au Bénin (Pahou) puis au Burkina Faso (Koudougou).
4. Burkina Faso
Emeline Bevilacqua, élève de l’IUT de Perpignan, effectue un stage de 2
mois à Koudougou. Elle était venue à Mialet le mois dernier pour préparer
ce stage dont le sujet est en partie l’étude de l’utilisation du natron.
La productivité à Koudougou est maintenant stable à 6 g/j/m² avec
consommation de 1 kg bicarbonate et de 0,3 kg sucre/kg.
5. Mali
Adrien Galaret est rentré du Mali le 1er mai, très satisfait du démarrage du
projet Tacharane (cf Petites Nouvelles de janvier 2003, §8).
L’ensemencement provient de Puits de Bermo, Niger, ainsi que la formule
(natron, NPK, sucre, cendre, fer). Sur 45 jours la productivité mesurée a
été de 7.
6. Côte d’Ivoire
Lionel Raobelina (Adzopé) a reçu cette lettre encourageante et nous en
fait part :
« Bonjour Lionel, c'est Sr. Attilia de ferké, je viens de terminer mon lot de
spiruline, les gens sont contents et nous venons de sauver quelques
enfants malnourris. Merci beaucoup . Jaurai besoin donc d'en avoir
encore.
Probablement je descendrai sur Abidjan à la mi-mai et je passerai sans
doute à l'institut chez Si je pouvais en avoir encore un peu mais cette
fois-ci tu me mettras aussi les prix, j'aime bien le gros sachets que tu m'as
donné la dernière fois,jutilise les petites boites vides des
medicaments pour faire les doses pour les mamans de bebés, mais pour
les adultes qui peuvent payer je crois c'est mieux les comprimés, donc si
tu peux m'envoyer une dizaine de boite. Merci, tu peux laisser tout à Sr.
Regina e, je la rembourserai à mon passage. Merci beaucoup, bon travail
et bon courage dans l'espoir que le pays retrouve sa forme. Sr. Attilia ».
7. Chili
Francisco Ayala, accompagné de Pamela, prend en Europe ses premières
vacances depuis 27 ans et nous a visités à cette occasion à Saint Bauzille
de Putois (Fox) et à Mialet. Il a tout de même été un peu question de
spiruline.
Il a la chance d’acheter du film de serre (150 µ, anti-UV, incolore et
réputé alimentaire) au prix incroyable de 0,3 Euro le m². Voici une vue
des serres qu’il construit sur ses bassins pour environ 16 Euros/m²
8. France
Robert Nogier, accompagné de sa fille Claire (médecin à Kabinda, RDC),
est venu prélever de la souche Paracas à Mialet pour redémarrer ses 500
m² de bassins de Pont Saint Esprit qui avaient été envahis par des droites.
Rei Zorba, de la « Compagnie Tourne-Sol » (www.tourne-sol.org), est
aussi venue se réapprovisionner en Paracas à Mialet pour leur nouvelle
campagne itinérante.
Algosud (Montpellier) a obtenu le financement pour démarrer son
installation de spiruline de Lunel dès cet été.
A Mialet il y a trois bassins seulement en activité, sous ombrage. La
production sert uniquement à la distribution de souches et à la
consommation de spiruline fraiche.
9. Programme de simulation
La première page de la notice du nouveau programme « SPIRPACF »
écrit en Visual Basic.Net est reproduite à la page suivante. A noter que ce
nouveau programme n’apporte rien de plus que les anciens sur le plan
calculs, mais il est plus « convivial ».
Il s’avère que je n’arrive pas à transmettre ce programme par le Web,
mais par e-mail oui. J’envisage de le distribuer en CD-Rom comprenant le
fichier Microsoft dotnetfx.exe qui est nécessaire pour son fonctionnement.
Mais avant j’attends confirmation que ça marche bien sur d’autres
ordinateurs que les miens. Windows XP est nécessaire.
Notice d’utilisation du logiciel SPIRPACF
(Révision du 24/04/2003)
Ce logiciel ne fonctionne que sous Windows XP, et à condition d’avoir téléchargé d’abord Microsoft .
NET Framework Version 1.1 Redistributable , disponible gratuitement sur le site :
http://www.microsoft.com/downloads/details.aspx?FamilyId=262D25E3-F589-4842-8157034D1E7CF3A3&displaylang=en ; le nom du fichier à télécharger est dotnetfx.exe (24 Mo). Il
n’existe pas encore en version française, de sorte que lors de l’utilisation du logiciel SPIRPACF les
virgules décimales sont transformées en points.
A) Mode d’emploi
La résolution d’écran nécessaire est de 1024 x768 pixels. Pratiquement il faut au moins un
15 pouces.
1. Choisir un cas dans la liste présentée
2. Choisir un paramètre
3.
4.
5.
Lire sa valeur
Modifier éventuellement sa valeur (N.B. Décimales seulement avec points !)
Enregistrer cette dernière
6. Effectuer le calcul quand on a modifié tous les paramètres voulus
7. Lire les résultats qui s’impriment en même temps dans C:\SPIRPACF.txt
8. Sauvegarder le cas si on veut le garder, sous le nom de C:\PERSO 1.txt
9. Effacer les résultats avant nouveau calcul avec de nouveaux paramètres ou sur un
nouveau cas.
Jean-Paul
Jourdan
Juin 2003
PETITES NOUVELLES POUR LES
AMIS
1. R.C.A
De Jean-Denis N’Gobo (Groupe Kénose) à Bangui le 20 mai : « nous
étions sur le point de voir comment augmenter notre production à 7-8 g/j/
m2 parce qu'il y a plusieurs demandes de spiruline en ce moment.
Voilà que la pluie d'hier a enlevé la toiture de la maison du voisin. Elle
est tombée sur nos bassins situés à 15 m. Nous avons perdu les baches et
la culture de ces 2 bassins. » Ce n’est certes pas une bonne nouvelle, mais
en même temps l’Ambassade de France à Bangui propose à Kénose une
aide pour importer 500 kg de produits chimiques (surtout du bicarbonate).
Pour réaliser cette importation et le transport par avion nous sommes en
train de chercher un fournisseur.
2. Madagascar
De Mme Vololanavalona (Vola) à Tuléar le 28 mai : « Nous avons
actuellement deux projets différents:
* mes 10 bassins : 4 bassins déjà fonctionnels depuis l'année dernière et
les 6 autres sont en phase de finition. L'installation est financée par
l'Antenna Technologie
* Les 8 autres bassins appartiennent à Mr Man Wai avec son collègue
mais c'est moi qui est la responsable de leur fonctionnement. Il y aura un
étudiant qui s'en occupe pour le suivi de la culture.
Ces deux projets se trouvent dans notre cité: le mien près de notre maison
et l'autre près de la maison de Man Wai. »
Puis le 2 juin : « Oui, je vais diriger 180 m2 de surface totale de culture
de spiruline. Bientôt, je vous enverrai les photos. »
Et le 16 juin : « Jers [de retour de France]est arrivé hier après avoir passé
15 jours de vacances à Morondava. J'ai bien reçu l'extrudeuse que vous
m'avez envoyé et je vous en remercie beaucoup. La finition des travaux
d'extension est presque faite. Cette semaine, nous effectuons le nettoyage
et la stérilisation des bassins . Le démarrage des nouvelles cultures aura
lieu donc la semaine prochaine.
Avec mes amitiés et je vous dis encore merci. »
Marc Boritch (Codégaz), qui doit être en ce moment à Madagascar, avait
l’intention de passer à Tuléar prendre de la souche locale pour les bassins
de Morondave. Nous aurons de ses nouvelles vers le 14 juillet.
3. Cameroun
Une des religieuses intéressées par la spiruline effectue un stage de
formation au Bénin (Pahou) puis elle ira au Burkina Faso (Koudougou).
Par contre Claude Darcas, qui l’a rencontrée ce mois-ci à Pahou, a
quelques inquiétudes sur leur projet.
4. Burkina Faso
Emeline Bevilacqua, élève de l’IUT de Perpignan, qui effectue un stage
de 2 mois à Koudougou, écrit le 3 juin que ses essais de milieux de culture
à base de produits naturels locaux ont été arrêtés : « pour une ferme
comme Koudougou, où le but premier est la productivité et non pas la
production de spiruline « bio », la potasse est trop risquée pour les petits
avantages qu’elle présente.» Ce qu’on appelle « potasse »ici c’est le sel
soluble extrait de la cendre.
5. Mali
Adrien Galaret, rentré du Mali le 1er mai, nous a envoyé le 29 mai un
rapport sur le démarrage du projet Tacharane, que j’ai envie de citer quasi
in extenso (illustré de photos dues à Adrien Galaret) :
« TACHARANE est un village de 8000 habitants situé près du fleuve Niger à 20 km de Gao
sur la route du Niger vers Niamey. Cette route n’est ni goudronnée, ni balisée. Le village,
divisé en 8 quartiers très espacés les uns des autres, est traversé par le fleuve : une partie se
trouve dans le Haoussa (Est du fleuve) où se trouve le centre du village et l’autre dans le
Gourma (Ouest du fleuve). Nous sommes en pays sahélien : le Sahara est à environ 200 km
en partant vers le Nord. La population est essentiellement de culture Songhaï et Touareg, on
y parle très peu le français. On y vit de l’élevage, du riz flottant cultivé en période de crue et
des herbes ramassées en brousse. La majeure partie de la population est paysanne et
analphabète, nous sommes dans un des villages les plus pauvres de l’Afrique de l’Ouest.
L’idée d’enseigner la culture de la spiruline aux habitants de Tacharane, afin de combattre la
malnutrition et la maladie, est née grâce à l’enthousiasme d’un ami, Lionel PERICHON, qui
depuis quatre années a entrepris un travail de collaboration pour un développement agroécologique et culturel dans le village. Lors de notre première rencontre au Togo, nous avons
pensé qu’en apportant le soutien nécessaire au démarrage de la culture, la spiruline pourrait
rapidement apporter aux habitants une aide économique et médicale.
Après une formation sur la mise en place « d’une culture artisanale de spiruline dans
le tiers-monde » réalisée auprès de l’Association « Les Idées Bleues », j’ai rejoint Tacharane
en janvier 2002.
2002 fut une année de préparation : construction des bassins, stages de formation et
continuité de l’action de sensibilisation entreprise par Lionel auprès des habitants : distribution
de spiruline. Ces derniers ont pu constater des résultats tangibles notamment chez les
femmes qui pouvaient de nouveau allaiter leur bébé après avoir consommé la spiruline. A ce
moment-là, l’algue est devenue un véritable » médicaliment » et le projet pouvait débuter.
A mon arrivée au village, Mustapha Ibrahim Maïga s’était déjà désigné pour être
algoculteur. Aujourd’hui, c’est une personne « phare » de la culture. Il a pu se familiariser à la
culture grâce à une souche ramenée de France. Nous avons entrepris alors la construction de
trois bassins ronds de 3 m2 chacun, en pierre et en terre, crépis au ciment et d’un mur
d’enceinte de 2 mètres de haut en terre construit de façon traditionnelle qui englobe
également la pépinière.
Pour compléter nos connaissances, nous avons effectué deux stages distincts. Le
premier s’est déroulé au Burkina-Faso, à Koudougou, dans une ferme de 700 m2 de
culture. Une dizaine d’employés y travaillent, la spiruline est vendue dans tout le pays et
même exportée. L’observation de cette culture nous a beaucoup intéressés mais elle ne
correspond pas à notre projet malien. Le second stage s’est passé au Niger, à 200 km au
nord de Maradi, au Puits de Bermo., en plein Sahel. Une petite culture de spiruline y
prospère adjacente au centre de santé qui la distribue à ses patients. Cette expérience de
culture correspond tout à fait à nos attentes. La spiruline est cultivée de façon artisanale avec
des moyens locaux et des cultivateurs permanents. Ce dernier stage nous a beaucoup
apportés et nous a permis d’établir les bases du lancement de la culture à Tacharane.
Dès notre retour au village tout début 2003, nous avons organisé des réunions pour
une nouvelle sensibilisation. Pendant ce temps, la souche vivante ramenée du Puy de Bermo
se développait. Nous avons trouvé un autre algoculteur indispensable pour le bon
déroulement du projet : Mohammed Bancana Touré dit « Maurice ».
Le 30 janvier de cette année, nous avons ensemencé le premier bassin. Les autres
ont reçu leur semence très peu de temps après : à partir de la souche initiale de 2 litres, nous
avons obtenu en deux mois 1 800 litres de culture soit 600 litres par bassin, Dès le mois de
mars, nous avons pu récolter.
Aujourd’hui, la spiruline est récoltée quotidiennement par Maurice et Mustapha à
raison de 7 g/m2/jour, en moyenne, (poids sec, chiffre d’avril).
L’agitation des bassins se fait manuellement et la nourriture que nous apportons est à
75 % naturelle. Elle se compose de natron (composé de carbonate et bicarbonate que l’on
trouve à l’état naturel), de sel gemme, de sucre, de chaux blanche naturelle, de sirop de fer
(macération de ferraille dans du vinaigre), d’eau de cendre, d’engrais chimiques (N.P.K. 15 15
15) et d’urée blanche (46% d’azote).
La spiruline fraîche est étalée sur des cadres bâchés en plastique. Ces derniers sont glissés
dans un séchoir solaire en bois confectionné par notre ami François. En fin de journée, on
obtient de la spiruline sèche sous forme de paillettes très agréables à la consommation.
La spiruline est vendue 1 000 F CFA les 100 gr soit 10 FF. Les habitants de Tacharane et des
alentours viennent visiter la culture. Nous avons fait une intervention sur une radio locale ce
qui nous a valu une grande popularité et nous a permis par ce biais de sensibiliser un plus
grand nombre de personnes.
Actuellement, Maurice et Mustapha sont responsables d’une véritable petite
révolution : la production d’un complément alimentaire adapté aux besoins locaux. Ils
s’approprient une culture qui représente localement un enjeu économique, social et sanitaire
important pour leur survie et leur autonomie.
Actuellement, la ferme de spiruline de Tacharane n’est pas rentable. Sa petite
production sur 9 m2 de culture n’assure pas les revenus des deux cultivateurs. Le bénéfice de
la vente permet l’entretien et les frais d’essence du véhicule de fonction : une mobylette 49
cm3, dit la « kamiko » qui assure les trajets quotidiens des cultivateurs (l’un habite à 3 km et
l’autre à 1,5 km du lieu de culture) et les voyages à Gao.
Cependant, la production ne satisfait pas la demande croissante du nouveau
« médicaliment ». Je me suis engagé pour l’association LIBER’TERRE [NDLR cette
association n’a rien à voir avec son homonyme bretonne qui a un site Internet] à verser un
salaire mensuel de 35 000 F CFA (350 FF ou 53,4 Euros) à chacun des cultivateurs jusqu’à
l’autofinancement.
Le projet est à ses débuts : nous envisageons l’agrandissement de la culture pour
assurer les revenus des cultivateurs. Ainsi l’objectif sera atteint, la ferme en autogestion ne
sera plus dépendante de notre aide. »
Adrien lance un appel pour qu’on l’aide à poursuivre cette action :
Adrien Galaret, 1 Bd du Tour de Ville, 46160 CAJARC, Tél 05 65 40 72 01.
6. Gabon
Gérard Bruyère nous donne des nouvelles de la culture de Port-Gentil, où
il a fallu changer la souche :
« Voici des indications sur la croissance de la spiruline:
Le 1/2 litre de culture Lonar acquise auprès d'Antenna a été mis en
culture le 24/05 (dilution dans 2 litres) et la première récolte (1Kg
égoutté) a eu lieu aujourd'hui 16/06 dans le bassin de 10 m2 (hauteur
d'eau 18 cm). »
Ceci correspond à un taux de croissance moyen de 34 % par jour, tout-àfait normal.
7. Sénégal
Sébastien Couasnet est actuellement au Sénégal, où il espère ouvrir un
deuxième site de production sous l’égide d’Antenna Technologie, en
attendant de s’installer plus définitivement en Afrique (Vincent Guigon
prenant sa suite auprès d’Antenna Technologie).
8. Europe
Rei Zorba, de la « Compagnie Tourne-Sol » (www.tourne-sol.org), qui
était venue chercher de la souche à Mialet pour leur nouvelle campagne
itinérante, nous a écrit le 21 mai :
« Nous sommes actuellement en tournée et nous nous
dirigeons vers Avignon après être passés en Belgique et
à Montpellier. Je tenais à vous dire que votre souche se porte très
bien et que deux cultures familiales vont être
lancées. Autre chose : j'ai trouvé un tissu synthétique
(utilisé pour les doublures de vêtements) qui marche
très bien et je n'utilise plus que ça [NDLR : pour les filtrations]. »
La caravanne Tourne-Sol était à Genève le 16 juin.
9. Programme de simulation en Visual Basic
Le logiciel commence à être utilisé. François Haldeman a été le premier à
l’essayer et il m’a fait grand plaisir en m’annonçant le 20 mai :
« J'ai rentré les données relatives au site de production de Quito dans ton
programme. Cela marche bien et les résultats sont extrêmement proches
de ceux que l'on rencontre à Quito. Bravo Jean-Paul. »
E-mail reçu le 15 juin :
« Nous sommes trois etudiants de l'Ecole centrale de Paris et on realise
un projet sur la culture de spirulina et la consommation de CO2 . Est-ce
qu'on pourrait avoir acces a la nouvelle version du logiciel de
l'optimisation de la culture de Spirulina ? »
Je rappelle ce qui est nécessaire pour utiliser ce programme :
- Windows XP (l’édition « familiale » suffit)
- Avoir installé le module Microsoft .NET Framework Version
1.1 Redistributable (téléchargeable gratuitement, 20 Mo)
- Lire la dernière version de la notice d’utilisation (692 Ko),
et installer la dernière version du logiciel (188 Ko), les deux
pouvant être obtenues par e-mail de jourdan.j.paul@wanadoo.
fr.
Il est aussi possible de demander l’envoi par la Poste d’un CDRom contenant les 3 éléments (module Microsoft, notice et
logiciel).
P.S. Je reste intéressé à recevoir à l’adresse ci-dessus des feedbacks sur l’utilisation et l’évaluation des résultats de simulations
par rapport à la réalité expérimentale.
*************************
1. R.C.A
De Jean-Denis N’Gobo (Groupe Kénose) à Bangui le 14 juillet :
« L’ambassade de France accepte de financer un projet pour la construction et la mise
en culture de 8 nouveaux bassins. Mais les modalités de sortie des fonds sont très
complexes et nous attendons encore la résolution de ce problème.
… Notre production est toujours inférieure à la demande. Nous ne fournissons pas la
quantité voulue à nos grands consommateurs qui sont Amis d’Afrique et l’Assomesca.
…Nos bassins ne sont pas couverts ce qui nous pénalise beaucoup pendant la saison
des pluies comme c’est le cas maintenant.
… Nous avons construit un bassin de 4 m2 au dispensaire de St Paul à Bangui à la
demande de la sœur responsable pour expérimentation de leur cultivateur. Ce bassin
est fonctionnel depuis 2 semaines.»
2. Madagascar
Marc Boritch (Codégaz), en ce moment à Madagascar, avait l’intention de
passer à Tuléar prendre de la souche locale pour les bassins de Morondave.
Il semble très content de son travail et annonce son retour pour fin juillet.
De Mme Vololanavalona (Vola) à Tuléar le 14 juillet :
« l'extension des bassins de culture de spiruline s’est effectuée le 16
juin dernier. Le démarrage des nouvelles cultures a eu lieu le 27 juin et la
première récolte le 8 juillet. Veuillez trouver quelques photos de
l'installation: le portail avec le panneau, l'extension, les nouvelles cultures,
les séchoirs, ....
Le contenu du panneau : Production artisanale de spiruline
Mana maitso
Don d'ANTENNA TCHNOLOGIE
Cite des Professeurs a Maninday, TOLIARA -601
Nous donnons un nom malgache a la spiruline; elle s'appelle "Mana
maitso" ce qui veut dire, "Manne verte" ou plutot, nourriture verte donnée
par le bon Dieu. »
Le portail
Les deux sechoirs
La ferme cote Est
La nouvelle culture cote Est
Cote Ouest
La nouvelle culture cote Ouest
Biomasse de Spiruline
Extrusion de la Spiruline
3. Sénégal
Sébastien Couasnet est à nouveau à Dakar depuis le 20 juillet.
4. Mialet
Plusieurs visiteurs intéressés à faire une culture de spiruline sont venus se
renseigner sur place :
Olivier Verbruggen, de Lille, le 7 juillet.
Etienne et Valérie Van Houtte, de la Grand Combe (Gard) le 11 juillet.
Jean Albesa, de Montfrin (Gard), le 12 juillet, pour Codégaz en Mauritanie.
Peter Schilling, qui cultive la spiruline aux Canaries, les 12 et 13 juillet, à
gauche sur la photo (apéritif à la spiruline fraîche) :
5. Montpellier
Etienne Boileau s'est absenté de Montpellier mais son bassin continue à
fonctionner en automatique (photo Jourdan lors d'une visite de routine le 23
juillet) :
6. Saint-Jean-du-Gard
Le 5 juillet Denise et Ripley Fox ont donné une conférence sur la spiruline
dans le cadre des 6èmes Rencontres Abraham Mazel dont le thème était "
Les Utopies Réalisées". Gilles Planchon et Charito sont venus les aider en
présentant une exposition, dont un bassin de spiruline vivante, des
dégustations de spiruline fraiche, et leur livre intitulé "La spiruline pour
tous : culture familiale" (prix 20 euros, port inclus), abondamment illustré et
intéressant :
7. Simulation
Comme j’ai l’impression que les programmes de simulation ont tendance à
effaroucher la plupart des utilisateurs potentiels, j’ai décidé de me substituer
à eux en faisant des simulations dans diverses conditions, pouvant servir
d’exemples « éducatifs ».
Ce mois-ci étudions l’exemple du site LAS PALMAS (Canaries), sous serre
avec aération variable et injection de CO2 variable pour déterminer
l’optimum économique. Les autres données sont celles de l’exemple fourni
avec le programme :
Sans CO2
Aération, m3/ Productivité, Prix de
revient, /kg
m²/hr
g/j/m²
0,5
2,58
18,69
1
3,18
15,20
5
3,98
12,25
10
4,10
11,92
15
4,15
11,81
20
4,17
11,78
50
4,20
11,68
Avec CO2 l’aération l’aération doit être minime, et alors le pH optimum est
de 9,8 :
Avec CO2
(@ 0,7 /kg)
Aération 0,2
pH régulé à
9,7
9,8
9,9
10,0
10,1
10,2
Productivité,
g/j/m²
11,18
10,95
10,70
10,44
10,01
9,55
CO2, kg/kg
2,06
1,91
1,78
1,67
1,58
1,51
Prix de revient,
/kg
5,86
5,85
5,86
5,89
6,03
6,20
Pour comparaison, avec aération 20 on aurait à pH 9,9 (l’optimum) une
consommation de CO2 de 1,90, une productivité de 9,19 et un prix de 6,75.
On voit que l'aération n'est pas un facteur critique et peut varier dans d'assez
larges limites.
Rappelons que le prix est calculé avec frais fixes supposés indépendants de
la production. Il est donc peu précis, mais indique tout de même une
tendance valable.
Rappelons aussi que le nouveau programme SPIRPACF en Visual Basic et
les programmes en QBASIC donnent les mêmes résultats. Si l’on dispose de
Windows XP on peut utiliser le nouveau si on le préfère, mais c'est une
question de goût personnel. Avec QBASIC, dont j’ai bien l’habitude, je
calcule plutôt plus rapidement qu'avec Visual Basic.
J.P. Jourdan
PETITES NOUVELLES AOÛT 2003
Attention : pour obtenir une image agrandie, double-cliquez sur elle ou sur
son emplacement (sans connexion rapide il faut environ une minute de
chargement par image, quelque soit le format)
1. R.C.A
De Jean-Denis N’Gobo (Groupe Kénose) à Bangui le 12 Août :
« J'ai gagné un marché au P.N.U.D. en relation avec la Coopération Française
et l'Institut Pasteur de Bangui pour livrer 117 kg de spiruline sur octobre,
novembre et décembre à un groupe de médecins centrafricains qui désirent
chercher les bienfaits de la spiruline pour les personnes VIH +".
Cela est certes une très bonne nouvelle mais Jean-Denis appelle à l'aide pour
augmenter d'urgence sa production de manière à honorer cette commande en
temps utile ! Antenna Technologie essaie de résoudre ce problème malgré la
période des congés et la difficulté des transports de matériels sur Bangui.
2. Madagascar
Marc Boritch (Codégaz), de retour de Morondave est passé à Mialet
et chez Fox. Il n'avait pas pu passer à Tuléar prendre de la souche
locale, mais la Paracas marche bien dans son pilote de Morondave. La
petite production se vend bien, à 25 euros/kg en sachets de 30 g.
Environ 250 m² de bassins sous serre ont été construits pour l'Evêché
et devraient être démarrés fin août :
Bassins de 50 m² en cours de construction (photo Boritch)
Des négociations sont en cours pour ajouter encore 250 m². Les
Bruyère iront en Octobre à Morondave pour assurer le suivi.
Un film vidéo sur la production de spiruline à Tuléar nous a été
aimablement envoyé par son auteur, Mr Louis-Gonzagues Hubert,
professeur d'économie à La Réunion. Ce fut un plaisir de revoir ainsi
Mme Vola, mais nous connaissions déjà l'extension de ses bassins par
les photos qu'elle avait envoyées en juillet.
3. Canaries
Peter Schilling nous annonce le 17 août avoir commencé à niveler son
terrain pour installer des bassins de spiruline "classiques" (en film
plastique) :
Le bulldozer de Peter (Photo Schilling)
4. Inde
Les Calamand sont allés en Inde l'hiver dernier démarrer un centre de
formation à la culture de spiruline dans un camp de réfugiés tibétains
dans l'état de Karnakata près de Bangalore. Ils nous ont montré des
photos de ce Centre qui fonctionne bien et a commencé à essaimer :
Récolte au camp tibétain (Photo Calamand)
Bassins tibétains (Photo Calamand)
5. Gard
Lors d'une visite chez Mr et Mme Nogier, près de Pont St Esprit,
nous avons pu constater que leurs bassins et leur système de récolte
automatique étaient bien opérationnels :
Roue à aubes inox façon Nogier (Photo Jourdan)
Récolteuse automatique Nogier (Photo Jourdan)
Leur souche Paracas (origine Mialet) a une forte tendance à se spiraler
comme le montre la photo :
Souche Nogier, ex Paracas de Mialet (Photo
Jourdan)
Ceci est un inconvénient car les
spiralées flottent trop et ont plus
tendance à se transformer en droites.
Pour y remédier on peut récolter en
surface plutôt qu'au fond du bassin,
ou au moins améliorer
l'homogénéisation de la culture au point de pompage.
Comme l'eau utilisée par Robert Nogier est extrêmement dure (500
ppm de Ca), le phosphate a tendance à précipiter ; récemment la
productivité a frôlé zéro : l'ajout de phosphate l'a ramené à un niveau
correct.
A Mialet la canicule a été très bien supportée par les spirulines, grâce
à l'ombrage et à la faible humidité de l'air. Cette année la Paracas a une
nette tendance à se transformer en spiralées, comme chez Nogier.
Sœur Godelieve Kalenga, du diocèse de Kamina (Sud de la R.D.
Congo), a effectué un stage d'apprentissage à la spiruline, en vue de
lancer cette production en 2004. Elle sera la dernière stagiaire spiruline
d'une longue lignée à Mialet, la décision ayant été prise d'arrêter cette
activité sur ce site, pour des raisons familiales…
6. Hérault
En passant par Lunel le 11 août, nous avons constaté l'avancement des
travaux de la ferme de spiruline d'Algosud. Le chantier était arrêté
pour cause de congés (et de canicule ?), mais les serres Richel ont déjà
fière allure :
Serres Richel en construction à Lunel (Photo Jourdan)
7. Gers
A Laas, dans le Sud du Gers, Michel Mévret poursuit l'exploitation de
sa Spiruline du Périssou. Des difficultés dans l'approvisionnement en
eau l'ont amené à n'exploiter actuellement qu'un bassin de 50 m². Les
bassins sont sous serre de polyéthylène ordinaire, agités par une roue à
aubes. La souche Paracas est devenue très riche en droites, mais cela
n'empêche pas la récolte, qui se fait en sacs suspendus :
Récolte en tubes suspendus (Photo Jourdan)
On récolte dans la joie à Laas (Photo Jourdan)
Un pré-essorage en "machine à laver" précède le pressage classique.
Le séchoir de Michel est astucieux : il est logé dans une serre noire qui
chauffe l'air ; un puissant ventilateur fait circuler l'air chaud dans le
séchoir à plateaux :
Bassin et serre séchoir, au second plan (Photo Jourdan)
8. Larzac
Lors du rassemblement organisé par la Confédération Paysanne les 910 août la spiruline était bien présente avec Gilles Planchon et les
Calamand. Ces derniers ont distribué 15 kg de leur spiruline fraiche au
Roquefort qui a eu un franc succès. Mais l'histoire ne dit pas si les
moustaches de José Bové en ont verdi.
9. Simulation
Ce mois-ci étudions un exemple sur site MONTPELLIER en période
de canicule avec températures de l'air maxi de 40°C, mini de 25°C, et
sans nuages (conditions hypothétiques et extrêmes). Avec serre,
aération 20, ombrage fixe 60 %, niveau 15 cm, concentration 0,4 et
sans carbone ajouté on trouve :
Température maxi du bassin 32, mini 24°C
pH maxi 10,9 (en juin), mini 10,35 (août)
Productivité moyenne 4,35
Ceci recoupe bien nos constatations : températures et pH se
maintiennent facilement modérés dans ces conditions "africaines",
même sous serre.
J.P. Jourdan
PETITES NOUVELLES DE LA
SPIRULINE
OCTOBRE 2003
Rappel : on peut agrandir les photos en cliquant dessus.
CANARIES (Espagne)
De: "Peter Schilling" <ps@mschilling.com>
Date: lundi 13 octobre 2003 23:13
"Hace 23 dias hago cosechas del nuevo estanque. Estoy muy contento, todo funciona perfecto".
Peter a donc démarré son bassin N°2 et il le récolte depuis 23 jours. Tout fonctionne parfaitement.
(Bassin 2, photos Peter Schilling)
LUNEL (France)
La serre tunnel, installée le long de la voie du TGV (qui doit être dépalcée), a été munie de ventilateurs d'aération et de portes d'accès :
(8 octobre 2003, Photo Jourdan)
Le premier bassin ensemencé est situé dans cette serre ; sévèrement dilué par une grande pluie en septembre, il a survécu de justesse, mais son devenir est incertain.
BURKINA-FASO
A son dernier retour de Koudougou, à la mi-Septembre, Pierre Ancel nous a gratifiés d'un beau rapport sur l'historique de la ferme de spiruline dont il nous autorise à publier ici l'essentiel :
FERME DE SPIRULINE DE KOUDOUGOU
COMPTE-RENDU DES REUNIONS DU COMITE DE GESTION
DU 15/08/03 ET 05/09/03
Résumé : Ce Compte-rendu présente un bilan sur 4 années de l’exploitation de la ferme, puis fait état des actions correctives décidées par le Comité de Gestion 2003.
1 – BILAN DES ANNEES 1999, 2000, 2001, 2002 et 2003 (en cours)
1.1 - Historique de la ferme de Koudougou
La ferme a été financée en 1999 par la Fondation d’Entreprise Gaz de France, pour un montant global sur 3 années de 43 Millions de francs CFA (430 000 FF). La réalisation a été effectuée sous la maîtrise d’œuvre de CODEGAZ de 1999 à
2002. Sa mise en exploitation de 1999 à début 2000 a été confiée provisoirement à CODEGAZ, en l’absence d’une véritable coordination OCADES (Organisation Catholique pour le Développement et la Solidarité). C’est l’abbé Raphaël
Gansonré, du Diocèse de Koudougou, qui a assuré l’intérim durant cette période. Début 2001, l’exploitation de la ferme était confiée à l’OCADES, sous la direction de l’abbé Toussaint Tiendrebeogo et sous la supervision directe de monsieur
Louis Ouedraogo. En Septembre 2003, l’exploitation de la ferme est placée sous la direction de l’abbé Raphaël Gansonré, nouveau responsable de l’OCADES, toujours sous la supervision directe de monsieur Louis Ouedraogo
En résumé :
Financement de l’investissement : Fondation d’Entreprise Gaz de France
Maître d’Ouvrage : Diocèse de Koudougou
Maître d’œuvre Réalisation : CODEGAZ
Responsable d’Exploitation : CODEGAZ + DIOCESE (1999 à fin 2000) puis OCADES (2001 et 2002)
Orientations de la ferme : les décisions essentielles quant à l’avenir de la ferme sont confiées à un Comité de Gestion, conformément aux termes de la Convention DIOCESE/OCADES signée en juin 2002. Ce Comité est composé de
l’OCADES (50%) et de CODEGAZ (50%). Le Comité de Gestion est effectif jusqu’en juin 2005. L’exploitation de la ferme sera alors confiée totalement à l’OCADES.
1.2 - Objectifs initiaux de la ferme
Tels que définis dans le cahier des charges initial (convenu en 1999 entre CODEGAZ et à l’abbé Edouard Sawadogo, alors responsable OCADES et initiateur du projet), les objectifs de la ferme étaient :
• fournir en spiruline à très bas prix l’ensemble des centres de renutrition du diocèse (11 en 1999, 15 en 2003), ainsi que d’éventuels autres organismes de santé, jusqu’à concurrence de 25% de la production
• obtenir l’autofinancement de la ferme en moins de 2 années grâce à des ventes commerciales aux privés, pharmacies, sur les marchés, etc.
• Maintenir un résultat net d’exploitation de l’ordre de 25%, afin de :
o faire face à d’éventuelles difficultés d’exploitation (problèmes de culture, inondations, etc.)
o rassembler les fonds d’amortissements nécessaires aux remplacements des équipements importants (bâches, maisonnette, etc.)
o permettre l’extension future de la ferme
1.3 - Evolution de la surface de l’exploitation :
- En février 2000, la ferme démarrait avec 4 bassins de 50m2, 1 bassin de 25 m2 (225 m2).
- En avril 2001, elle totalisait 8 bassins de 50 m2 et 1 bassin de 25 m2, soit 425 m2 en fonctionnement.
- En mai 2001 démarrait l’essai d’un grand bassin de 350 m2 supplémentaire, dont l’arrêt eu lieu en janvier 2002, pour raison technique.
- En juin 2002, grâce à un investissement supplémentaire de 5 millions de FCFA (50 000 FF) financé par CODEGAZ grâce à certaines unités du Gaz de France, ce bassin fut transformé en 2 bassins de 135 m2 (n° 10 et 11), tandis qu’un
grand bassin supplémentaire de 200 m2 (n°12) était construit.
- Le 20 août 2002, le bassin 10 fut mis en service, portant la surface d’exploitation effective à 560 m2.
- Le 10 septembre 2002, ce fut le tour du bassin 11, avec un total de 695 m2.
- La mise en service du bassin 12 de 200 m2 a eu lieu en novembre 2002, portant la surface totale d’exploitation à 895 m2, surface inchangée en 2003.
1.4 - Evolution de la production :
Année
2000
2001
2002
2003
Production annuelle
spiruline sèche (kg)
330 kg
675 kg
910 kg
1 200 kg au 31
août
2003
2 130 kg prévu fin 2003
Total 3 115 kg au 31 août 2003
4 045 kg prévu fin 2003
Productivité
Surface de
moyenne annuelle production
(g/j/m2)
(m2)
2,5 g/j/m2
20 à 225
3,5 g/j/m2
225à 775
4 g/j/m2
425 à 895
6,5 g/j/m2
895
6,5 g/j/m2
895
Comme le montre le tableau ci-dessus, la production annuelle a rapidement augmenté tant grâce à l’accroissement de surface des bassins qu’à l’amélioration progressive de la productivité. La valeur moyenne de productivité de 6,5 g/j/m2
obtenue à partir de la fin 2002 est légèrement inférieure aux productivités des grands sites industriels. En revanche, la spiruline semble de l’avis général bien meilleure au goût que les spirulines « industrielles » soumises au séchage «flash ».
1.5 – Historique des problèmes de production et solutions apportées :
De 1999 à 2003, sont apparus divers problèmes de production qui ont été tour à tour résolus, et notamment :
1 – un séchage insuffisant en période de pluie, entre juin et octobre 2001. Ceci a occasionné la perte de près de 200 kg de production, ainsi que la désaffection d’une bonne part de la clientèle, par suite de l’odeur de pourriture dégagée à
l’ouverture des sachets.
Solution trouvée en novembre 2001 : réduire la taille des filaments extrudés de 3mm à 2mm, ce qui diminue le temps de séchage. Augmenter le courant circulant à travers le séchoir à gaz. Depuis lors, le séchage est correct.
2 – la persistance d’une productivité assez faible (de 2 à 4,5 g/j/m2) par rapport à celle escomptée (5g/j/m2), ce jusqu’en juin 2002.
Plusieurs origines :
– origine 1 : une nourriture proportionnelle à la production, mais globalement insuffisante, entraînant une diminution progressive la production. Ceci jusqu’en novembre 2000.
Solution sur conseil de JP Jourdan : passage à une nourriture constante, en fonction de la production escomptée (5g/j/m2) : ceci permet d’augmenter la productivité de 2,5 à 3,5g/j/m2 en début 2001, mais conduit à des
problèmes de filtration fréquents.
– origine 2 : problèmes de filtration en 2001, apparus sur le bassin 10 (350 m2), dus au colmatage des filtres par des amas bactériens.
Solution trouvée en juin 2002 : meilleure agitation par séparation du bassin 10 de 350 m2 en deux bassins 10 et 11 de 135 m2. Retour à une nourriture proportionnelle à la récolte, mais avec contrôle par pH (voir « origine 3 »).
– origine 3 : destruction de la spiruline par photolyse (février à mai 2002), du fait de l’enlèvement des panneaux moustiquaire décidé en novembre 2001. L’effet de la suppression de cet ombrage partiel ne s’est fait sentir
qu’à partir de février 2002, commencement de la saison chaude.
Solution à partir de juin 2002 : contrôle journalier précis de l’alimentation grâce à la mesure du pH ; retour à une nourriture normale proportionnelle à la production. Ajout de bicarbonate de soude en « nourriture
exceptionnelle » en fonction du pH. Le passage en nourriture proportionnelle permet de limiter du même coup les difficultés de filtration rencontrées en nourriture constante.
3 – l’apparition de larves d’éphédra, petite mouche, à partir de janvier 2002. Ces larves ont été à tort estimées responsables de la chute de production à partir de janvier. En fait, elles ne consomment qu’une faible partie de la spiruline,
mais sont peu appréciées, notamment par les visiteurs.
Solution trouvée en août 2002 : réalisation et mise en place de filtres à grillage permettant d’éliminer une grande partie des larves. Au début septembre, leur présence a considérablement diminué à l’intérieur des bassins, et ne constitue
plus une gêne notable. Cette technique a été maintenue courant 2003, bien qu’elle n’ait jamais permis l’éradication complète des larves.
4 – Une consommation excessive de bicarbonate de soude en juillet/août 2002, due à la technique de contrôle de pH et aux vidanges successives durant les pluies d’hivernage. Cette consommation a amené une augmentation des dépenses
de 200 000 FCFA/mois, ce qui a rompu l’équilibre financier de la ferme.
Solution trouvée fin août 2002 : remplacement d’une partie du bicarbonate par du sucre en nourriture normale. Maintien du bicarbonate pour la nourriture exceptionnelle. Depuis lors, le pH se maintient à des valeurs inférieures à 10,5,
pour une dépense en intrant (sucre + bicarbonate) globalement réduite d’environ 30%. Par contre, on ne peut dépasser une quantité de sucre de 0,6kg/kg de spiruline, si l’on veut éviter les problèmes de filtration et d’odeur. A partir de mai
2003, la teneur en sucre est réduite à 0,4 kg/kg, éliminant du même coup les problèmes de filtration.
Nouvelle amélioration trouvée courant juin 2003 : vidange de la couche superficielle du bassin après une pluie importante (>20 mm), en profitant du fait que l’eau de pluie, de densité plus faible, ne se mélange pas avec l’eau salée des
bassins. Cette technique, mise au point par Victor Nana, permet d’économiser des sommes importantes en sels, dont le bicarbonate. Elle implique l’arrêt des moteurs d’agitation des bassins dès le début d’une forte pluie, jusqu’à leur
vidange.
5 – Un séchage trop brutal sur les séchoirs à gaz à partir de juin 2003. Ce problème a eu trois conséquences graves :
des récoltes brûlées sur certaines claies entraînant un goût caractéristique et certainement une dégradation partielle de la spiruline
la destruction de la plupart des treillis plastique support, par suite de l’augmentation de température dans les séchoirs (>70 °C)
la consommation excessive de gaz durant ces périodes (juillet : 0,7 bouteille/jour, 115000 F au total)
L’examen des séchoirs incriminés a montré simplement :
• au niveau du séchoir 1, un débit gaz trop important depuis l’achat du nouveau brûleur en mai 2003. Solution trouvée fin juillet 2003 : diminution du débit gaz par simple réglage du robinet du détendeur.
• Au niveau du séchoir 3, l’absence quasi totale d’entrée d’air au niveau des 2 brûleurs, les molettes d’entrée d’air étant en position fermée . Solution trouvée fin juillet 2003 : simple réglage des molettes d’entrée d’air de façon à
obtenir une belle flamme bleue. Coupure du deuxième brûleur à l’arrivée du gardien de nuit, pour éviter, en cas d’oubli d’arrêt du séchoir, de brûler une partie des claies.
1.6 – Personnel de la ferme
Depuis la fin 1999 à septembre 2003, le personnel de la ferme a considérablement évolué : de une personne (Véronique Nanéma) en décembre 1999 à 13 personnes en août 2002, et actuellement 19 personnes en septembre 2003. En novembre
2001, Denise Ouedraogo a remplacé Véronique Nana. Les dernières embauches ont été réalisées en fin 2002 : elles ont concerné Corinne Chiarry, responsable commerciale, Jo, agent d’entretien des installations venu en aide à Victor, ainsi
que plusieurs nouvelles récoltantes. (Les grossistes et les techniciens d’entretien, agissant pour leur propre compte, ne sont pas compris dans le personnel).
L’organigramme de la ferme est présenté ci-après:
L’exploitation de la ferme est placée sous la responsabilité de l’OCADES. Elle fonctionne techniquement comme financièrement comme une entreprise autonome, avec à sa tête le responsable d’exploitation, Denise Ouedraogo. Cette
dernière est supervisée régulièrement par le chargé de projet OCADES, M. Louis Ouedraogo.
En septembre ¨2003, le personnel permanent est constitué de :
• 7 permanents : Denise Ouedraogo, Corinne Chiarry, Victor Nana, Jo, Olivia Zongo, les gardiens de nuit et week-end, Moussa et Ramodé. Ce personnel dispose d’un salaire mensuel de base fixe.
• 12 récoltantes, payées à la journée de travail. Une « ancienneté » est intégrée dans le salaire.
Des primes substantielles de salaire ou en spiruline sont allouées au personnel permanent comme aux récoltantes, pouvant aller jusqu’à 33% du salaire de base.
L'équipe 2003 (photo Pierre Ancel)
Par ailleurs P. Ancel signale que le projet Nayalgué (près de Koudougou) a été voté en conseil des ministres du 17 septembre
dernier par le gouvernement burkinabé. Début du projet prévu en mars 2004. Superficie de bassins = 3600 m2.
Vincent Guigon a du interrompre sa mission à Loumbila à cause du décès de son père, mais il y retourne :
Je "reprends du service" au Burkina à partir du 27/10 et je prolongerai sans doute ma mission jusqu'à fin Novembre car je n'aurai sinon pas le temps de faire tout ce que je voulais faire initialement (notamment
15 jours au Niger).
INDE
Nouvelles du Groupe Murugappa, producteur de 100 T/an de spiruline dans le sud de l'Inde (à Oonaiyur, Pudukottai District) :
Leur usine a obtenu le 6 mai 2003 la certification du Bureau Veritas International pour la qualité alimentaire de leur spiruline, ce qu'ils annoncent comme une première mondiale dans http://www.murugappa.com/Awards.html :
First Time in the World - Algae Facility receives HACCP - Food Safety Award
The Algae Division of Parry Agro Industries Ltd. and New Ambadi Estates Pvt. Ltd. is the first in the Group to receive the HACCP ( Hazard Analysis Critical Control Point) Certification and the first Algal company in the World to receive
this certificate. This certification from BVQI, Netherlands was received for both Spirulina and Dunaliella betacarotene. HACCP certification ensures that food safety is totally taken care during the entire process of cultivation, processing,
packing and even during transportation of the products. HACCP will become a requirement for export of all food items to Europe and other developed countries beginning 2005.
MCRC, le centre de recherché du Groupe Murugappa, offre son procédé de spiruline ; la publicité ci-dessous est intéressante parce qu'elle donne pas mal de détails technico-économiques sur le procédé de l'usine de spiruline de New Ambadi
(http://www.nrdcindia.com/pages/sprulina.htm) :
Technology offer
SPIRULINA ALGAE
PLANT PARAMETERS
Capacity, TPA 30
No.of Shifts /
3
day
Working days /
300
Yr
Land Area, m2 25,000
Pond area, m2 22,000
Covered Area,
180
m2
MANPOWER
Managerial
2
Skilled
10
Unskilled
30
RAW MATERIAL
(Tonne per Tonne of
Product)
Sod. carbonate 3.5
Sod. nitrate
1.8
Pot. sulphate
0.4
UTILITIES(Per Tonne of
Product)
Power, KwH
13,000
Water, KL
2,700
Fuel (LDO), KL 4.0
PLANT & MACHINERY
Spray Drier
Filter press
Vibro Energy
Agitator
Separator
ECONOMICS
Spirulina Plankton is a blue-green vegetable
micro-algae found in the highly alkaline lakes
of Africa and Maxico.
The natives of these
places have been using
Spirulina as part of their
diet for centuries. Today,
Spirulina cultivation is
becoming a world-wide phenomena owing to
its extraordinary nutritional qualities. The
various considerations that highlight the
importance of Spirulina under present day
context are:
●
●
The only single, natural source providing
the highest amount of protein ever known
to man is spirulina which contains 71%
protein. The protein content in spirulina is
three times that of soybean, five times
that of meat, and the protein quality is
among the best with a good degree of
aminogram. The protein yield per unit
area per year is the highest compared to
other protein yielding crops.
Like all other microbial cells, Spirulina
contains all natural vitamins including the
'B' complex range, minerals and growth
factors including gram-linolenic acid
(highest after milk and ‘evening prime
rose oil‘ ). It contains the highest amount
of b -carotene a precursor of Vitamin 'A'.
It is the only vegetable source of vitamin
Plant &
US $ 140,000
Machinery
License fee
US $ 60,000
Royalty
5 % on sales
Licence Period 7 Years
Nature of
Non-exclusive
Licence
Consultancy
US $ 20,000
Charges
Operating
Proven
experience
The above figures are for
budgetory purposes only and
subject to change in
subsequent offers
'B12' containing two and half times that
of liver.
● The concentration of nucleic acids is
among the lowest recorded for microbial
cells considered as food or feed.
● The other micro organisms including
those pathogenic to humans and other
animals are eliminated in the production
process of spirulina due to its requirement
of a very high alkaline growth medium.
● Spirulina's preference for tropic and sub
tropic climatic conditions offers a best
land use in arid areas.
APPLICATION
FOOD SUPPLEMENT -The World Health
Organisation has found Spirulina to be an
excellent food for human consumption and
Spirulina has the approval of the Food & Drugs
Authority of the United States for being sold as
a natural food. In Japan and in the United
States, business executives take spirulina
tablets to combat stress. Athletes and joggers
take spirulina for quick energy synthesis.
HEALTH AND MEDICINE- Non insulin
dependent diabetes,Cholesterol control,
Vitamin A, deficiency & malnutrition, Adjunct
to cancer patients undergoing chemotherapy,
Formulations with other natural products as a
general health supplement., Liver corrective for
liver disorder, Burns therapy, skin grafting,
Control obesity, Lactating agent for mothers.
EXTRACTION- Beta-carotene for medicinal
& laboratory use, C-phycocyanin colouring
agent in food, microbiological areas cosmetics,
C-phycocyanin - colouring agent in food,
cosmetics, etc. Chlorophyll - colouring agent,
Essential aminoacids - for microbiological &
chemical essays.
IN PISICULTURE- Speciality feed for
aquarium fish, Colour enhancement feed for
Gold fish, Formulation with existing feeds for
augmentation of vitamins, High protein feed
for table variety fishes (fresh water), Special
feed for shrimp farming.
IN ENTOMOLOGY AND SERICULTUREFeed to increase yield in mulberry consuming
silk worm, Speciality feed for breeding and
culturing various insects used for research.
COSMETICS- Spirulina in pimple lotions,
Facial asks, Hair oil, Shampoo, Mineral bath,
Skin cleaner, Tooth paste.
PROCESS
Spirulina Cultivation essentially consists of four major steps which are
●
Development of inoculam
●
●
●
Culturing the spirulina in the production ponds
Separation and washing of the bio-mass from the growth- medium
Drying or dehydration of bio-mass
SPIRULINE DANS L'ESPACE
Le Projet européen Melissa, qui étudie depuis des années l'utilisation de la spiruline pour recycler les déchets des astronautes, va enfin tester la croissance de la spiruline dans l'espace, comme l'annonce l'extrait
suivant de http://www.estec.esa.nl/ecls/melissa/relatedprojects.html (2 Octobre) :
"MASK (Microgravity Analysis of Spirulina Kinetics) : The quantification of the space environmental conditions on the kinetics of the micro-organisms in one of the major points to
size the MELISSA process. In the past, numerous investigations have been performed to assess the effects of reduced gravity and radiation on micro-organisms. However only a few of
these studies tried to quantify these effects, and even then, often a doubt remains between the direct effect of microgravity and indirect effects (e.g. gas availability). The aim of the
proposed experiment is to compare the growth rate of photosynthetic bacterium, Spirulina platensis, on Earth and microgravity conditions. The basic idea is to grow S.Platensis in
non-limiting conditions at fixed pH and temperature, and to follow the oxygen production which is directly related to the growth rate. To obtain accurate data, the oxygen evolution is
followed by the continuous measurement of the increase pressure inside the bioreactor".
MADAGASCAR
1. Message de Vola du 30/09 :
"La mission effectuée par les membres de la Fondation pour l'alphabétisation du Sud de Madagascar dirigée par Mr Brentini s'est bien passée.
Après avoir réalisé la séance d'évaluation de notre projet sur spiruline, ils étaient très contents et satisfaits des résultats obtenus.
Actuellement, nous sommes en train de préparer un dossier d'extension de la culture. Les autorités malagasy sont partants pour ce projet et ils pourront faire partie des principaux investisseurs si nous
trouverons des partenaires.
Mr Brentini et sa femme sont prêts à nous aider et déjà ils nous ont promis de nous équiper en matériels.
Ils vont vous contacter pour demander l'endroit où on peut trouver le filet à plancton (50µm de maillage) et ils en acheteront.
A propos des produits chimiques (ceux qui sont difficiles à trouver), nous irons à Tanà pour demander une autorisation d'importation auprès du Président de la Republique et Mr Brentini s'occupera de l'achat et
de l'expedition car il a pu se rendre compte de la difficulté d'en trouver sur place."
2. Une nouvelle production de spiruline, d'une superficie de 1000 m², aurait démarré à Tuléar, dirigée par Mr Jacob qui avait visité les bassins de Mialet il y a quelques années. Nous attendons des détails.
3. Marc Boritch et Gérard Bruyère effectuent une mission à Morondave, dont nous espérons bientôt des nouvelles.
UN ARTICLE ASSEZ CATASTROPHIQUE
On savait qu'une étude négative sur l'utilisation de la spiruline avait été faite au Burkina-Faso, mais on n'y accordait pas trop d'importance ; mais la voilà livrée au public sur Internet depuis juillet 2003; une mise
au point s'impose ! L'adresse du site où elle apparaît est le suivant :
http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6VKK-4937S6S-5&_coverDate=05%2F31%
2F2003&_alid=119362622&_rdoc=1&_fmt=&_orig=search&_qd=1&_cdi=6125&_sort=d&view=c&_acct=C000050221&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=d3a91db9dbb742300c2c09b03397c8bc
et en voici le texte :
"Archives de Pédiatrie
Volume 10, Issue 5 , May 2003, Pages 424-431
Copyright © 2003 Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS. All rights reserved.
Mémoire original
La spiruline comme complément alimentaire dans la malnutrition du nourrisson au Burkina-Faso
B. Branger
,
, a,
J. L. Cadudalb, M. Delobelc, H. Ouobad, P. Yameogoa, D. Ouedraogoe, D. Guerinf, A. Valeag, les personnels des CRENh, C. Zombrei and P. Ancelj
a
Pédiatre épidémiologiste, C.CLIN-Ouest, centre hospitalier universitaire (CHU) Pontchaillou, 35033, Rennes cedex 9, France
Médecin coordinateur, maison de la Naissance, 44230 Saint-Sébastien, France
c Médecin coordinateur, 46 bis, boulevard des Américains, 44000, Nantes, France
d Directeur régional de la santé, Koudougou, Burkina-Faso
e Pédiatres, hôpital de l'amitié, Koudougou, Burkina-Faso
f Directrice des CREN (Centre de renutrition et d'éducation nutritionnelle), Koudougou, Burkina-Faso
g Coordinatrice des Cren, Ocades, Koudougou, Burkina-Faso
h Cren de, Koudougou, Nanoro, Reo, Tenado, Burkina-Faso
i Laboratoire d'analyses médicales, Koudougou, Burkina-Faso
j Codegaz, Centre Unitas, Koudougou, Burkina-Faso
b
Reçu le: 27 Mai 2002; accepté le: 17 Janvier 2003. ; Available online 17 July 2003.
Résumé
État actuel du problème. – La spiruline, algue microscopique aux propriétés nutritives, a été proposée comme complément alimentaire dans la malnutrition du jeune enfant.
Population et méthodes. – Une enquête a été menée au Burkina-Faso dans la province de Koudougou pour évaluer son efficacité auprès d'enfants malnutris dont le Z-score pour l'âge était inférieur à 2 ou avec des dèmes. Trois groupes ont
été constitués par tirage au sort dans cinq centres : renutrition habituelle (groupe 1), idem + spiruline à la dose quotidienne de 5 g j–1 (groupe 2), idem + spiruline + poissons (groupe 3). Cent quatre-vingt-deux enfants âgés de 3 mois à 3 ans
ont été inclus ; six sont décédés (3,3 %) et 11 hospitalisés ont été exclus. Au total, l'étude a été menée sur 165 enfants pendant 3 mois. Les critères de jugement étaient l'évolution des indices taille/âge, poids pour la taille et les mesures
correspondant en Z-score, à 60 j et 90 j.
Résultats. – À l'inclusion, les enfants étaient âgés de 14,6 mois en moyenne avec un poids de 6,7 kg (soit –3,2 de Z-score poids/âge), une taille de 71,4 cm (–2,0 de Z-score taille/âge) et un poids pour la taille de –2,5 de Z-score. 9,4 % avaient
des dèmes. Au terme de l'étude, il n'y avait pas de différence observée entre les groupes pour la prise de poids, la prise de taille et la prise de poids pour la taille.
Conclusion. – La spiruline à la dose de 5 g j–1 n'apporte aucun bénéfice par rapport à la renutrition traditionnelle sur 90 j. De plus, elle est actuellement coûteuse et la lutte contre la malnutrition du jeune enfant ne repose pas sur un seul
élément, mais sur une politique nationale ou locale fondée sur la formation, l'éducation, l'aide économique et les soins avec des centres de renutrition et des traitements des infections."
CONTENU NUTRITIONNEL DES DIFFERENTES SOUCHES
Grâce à une demande formulée par Jean-Denis N'GOBO, de Bangui, nous bénéficions d'un éclaircissement intéressant sur la valeur nutritionnelle comparée des différentes souches de spiruline, que nous
reproduisons ci-dessous :
Genève, le 16 oct. 2003
A l’attention de Jean-Denis
Concerne : différences de contenu nutritionnel entre différentes souches de spirulines
Bien que certaines études aient donnés des analyses différentes entre échantillons de spiruline de provenance diverses, nous sommes convaincus que ces variations provenaient de conditions de croissance
distinctes, et non pas de différences entre souches de spiruline. En fait, avec des années d’expérience et l’accumulation d’analyses d’échantillons de spiruline de nombreuses souches et de nombreuses conditions
de production, nous pouvons affirmer que les souches « Lonar », « Paracas », « Titi », ainsi que d’autres souches commercialisées en Europe en tant que Spirulina platensis ou Spirulina maxima possèdent les
mêmes propriétés nutritionnelles.
Cette conclusion se trouve d’ailleurs renforcée par les résultats d’une étude très récente portant sur la classification génétique d’une vingtaine de souches de spirulines (provenant de pays aussi divers que le
Tchad, le Mexique, le Pérou, l’Inde ou encore la Birmanie) : ce travail1 démontre l’extrême ressemblance génétique de toutes ces souches. Il n’est donc pas étonnant que leurs compositions soient si proche les
unes des autres.
Il reste que les conditions de culture (composition du milieu, ensoleillement, densité de culture) peuvent influencer notablement ces composition, encore une fois indépendamment de la souche considérée.
Avec mes meilleures salutations,
Dr Jacques FALQUET
Responsable Scientifique
Antenna Technology (Genève)
1
Manen J.-F, Falquet J. (2002) The cpcB-cpcA locus as a tool for the genetic characterization of the genus Arthrospira (Cyanobateria): evidence for horizontal transfer.
Int. J. Syst. Evol. Microbiol. 52: 861-867.
EXEMPLES DE SIMULATIONS
Ce mois-ci nous étudierons la consommation d'eau d'une culture, sujet qui devrait être d'une brûlante importance à l'avenir dans de nombreuses régions. Il est impossible de traiter ce sujet d'une manière générale car la consommation d'eau
est extrêmement variable selon les climats et les conditions de culture. Mais il est possible de montrer sur un exemple comment on peut l'influencer.
Prenons le cas Tamanrasset où le climat désertique rend l'eau précieuse.
1. Sans serre la saison est limitée à 200 jours commençant en Avril (à cause de l'altitude et du froid matinal intense) :
• Sans carbone, la productivité n'est que de 3,75 g/j/m² et la consommation d'eau atteint le chiffre énorme de 2800 litres/kg.
• Avec ajout de 100 g de bicarbonate/jour/m², la productivité passe à 8,1 mais l'eau reste élevée à cause des purges : 1980 l/kg
• Avec ajout de 100 de CO2/j/m², la productivité est de 8 mais l'eau tombe à 1344 l/kg (pas de purge), ce qui est encore beaucoup trop.
2. Avec serre, sur la même base saisonnière, avec aération 0,1, coefficient de modulation de l'aération 0, coefficient de modulation de l'ombrage 0,2 et ombrage fixe 50 % :
• Avec ajout de 100 g de bicarbonate, la productivité est de 10,3 et la consommation d'eau de 567 litres/kg
• Avec ajout de 100 g CO2, la productivité est de 10,77 et la consommation d'eau de 54 litres/kg (et même 44 compte tenu de la pluie récupérable sur la surface de la serre).
Conclusion : la consommation d'eau (douce) peut être ramenée à presque rien, même en plein Sahara, à la double condition de travailler sous serre et d'apporter du carbone sous une forme qui n'oblige pas à
purger.
N.B. Cette conclusion a son importance mais il convient de la modérer par la considération que le film de serre et le carbone apporté nécessitent du pétrole, dont les régions désertiques sont certes souvent bien
dotées mais qui provient d'une époque où ces régions étaient humides…
*****************
NOVEMBRE 2003
Petites nouvelles ? Pas toujours petites, comme celle-ci :
SAINT BAUZILLE DE PUTOIS (France)
Voici un message très émouvant que nous adresse Ripley FOX :
"Like finishing the pot of honey, one day, the end must come within sight.
Spirulina and I have spent morning, noon, and night together for the past 36
years and now Spirulina has grown up and I have grown down. It no longer
needs me and as I am about to be 84 years old, I've decided to take the
word "retirement" seriously, let the rest of you fine fellows see that Spirulina
gets to more and more of the world's malnourished children; while I enjoy
the sunshine and good times that remain.
I don't want to be left "out of the loop", but, please, don't expect much work
from me. I might be visiting my grandson in Norway, my son in Poland, or
my cousins in Amercia or Australia. Or I might be at the cinema or listening
to flamenco in the Camargue.
Don't misunderstand. I'll always be vitally interested in Spirulina and other
facets of microbiology, but I'll be mostly watching from the sidelines.
During these 36 years I've acquired more than a ton of books, journals and
papers concerned with Spirulina, and enough laboratory glassware and
instruments to keep a lab technician-dishwasher more than busy.
I am very, very happy to say that all this accumulation will not be scattered
but will have a new home with the "Projet de Formation à la Production de
Spiruline" at the "Centre de Formation d'Adultes (CFPPA)" du Lycée
Horticole de Hyères. For more than a year now Claude Villard has been
setting up algae basins and processing equipment within greenhouses at
the lycée, while teaching the first classes of future Spirulina farmers who will
depart for destinations where they are needed with a diploma sanctioned by
the Ministère de l'Agriculture et de la Pêche. This is a real milestone for
Spirulina, a fine reward to me, and an enormous good fortune for the
children in the developing countries.
Also for me, this is a continuation of the work I've been doing as Director
General of the Intergovernmental Spirulina Program. Claude Villard will take
the title, and the job, as the ISP, with its Secretary General, Alessandro
Manini, has been offered a home for operations at the lycée.
Denise and I are surrounded by cartons of glassware, books, photocopies,
etc.. waiting to be picked up by Gilles Grillet and Philippe Stefanini of the
lycée and Claude Villard. All this will be availabe to students and to all my
Spirulina friends (upon request) at the Lycée Horticole de Hyères.
This is not yet a good bye but only a pretty painful page turning. I miss the
background buzzing of the air pumps that stirred my cultures!
Ripley"
Le déménagement de son labo et de sa bibliothèque a commencé le 26
novembre :
(Ph. Stefanini, Ripley, G. Grillet)
(Ripley et Claude Villard)
(Chargement de la camionnette du Lycée)
(Photos J.P. Jourdan)
… et voici une autre nouvelle de taille :
CHILI
Francisco Ayala nous communique : à partir du 15 décembre 2003 il laisse les
rênes de l'entreprise Solarium (3 hectares de bassins) à son fils Anibal pour
travailler à son compte comme ingénieur-conseil en spiruline. Il sera à la disposition
de tous ceux qui auront besoin d'un grand spécialiste (25 ans d'expérience),
n'importe où dans le monde : "A partir del 15 de diciembre, entraré en un nuevo
período de actividad personal como consultor en el tema producción de Spirulina
desde la pequeña escala a la escala industrial".
Francisco, mai 2003 à Mialet (photo J.P. Jourdan)
Ayala)
(Solarium, photo F.
Il ne se met pas seulement à la disposition de ceux qui veulent lancer de grands
projets, mais aussi des petits. Mais évidemment ce ne pourra pas être du travail
bénévole.
LILLE
Au Nord de la France aussi on s'intéresse à la culture de la spiruline, comme en
témoignent les travaux d'Olivier Verbruggen (à qui nous devons le titre de ce
numéro, merci Olivier), qui commence à cultiver en appartement, d'abord en
bonbonnes, puis très bientôt dans des bassins sous serre isolée éclairée
électriquement :
(photos O. Verbruggen)
MIALET
L'essai de culture en tube silicone de 10 mm de diamètre décrit dans le bulletin
de septembre 2003 a été poursuivi jusqu'à la mi novembre puis arrêté. Le
constat : la casse des filaments est restée supportable, la croissance est bonne
(Secchi final = 0,5 cm), mais beaucoup de filaments comportent une section
dépigmentée. Cette dépigmentation, partielle et n'évoluant pas, paraît tout de
même suffisamment anormale pour justifier l'abandon ; elle n'a pas trouvé
d'explication : elle n'apparaît pas du tout dans les bassins du même site. De plus
le tube a subi une certaine salissure interne (fouling) difficile à nettoyer.
Un autre essai a été abandonné aussi : culture en aquarium plastique éclairé de
tous côtés y compris par dessous pour augmenter la surface active. En fait le
fond, même en plastique PET très lisse, se salit assez vite et il est illusoire, voire
néfaste, de vouloir l'éclairer.
Les récoltes des bassins se sont poursuivies malgré le temps inclément avec,
bien sûr, une très faible productivité ; comme les années précédentes on constate
que la spiruline fraîche récoltée par temps froid se conserve bien plus longtemps
au frigo qu'en été : une dizaine de jours sans problème.
Cette spiruline a pu être
consommée pendant 15 jours.
(Spiruline fraîche ; photo J.P. Jourdan)
Cette année, la souche Paracas continue à dominer mais le type "Lonar" a
tendance à être abondant, tandis que les droites restent quasi inexistantes. Les 3
bassins en service (3, 7 et 10 m², tous sous serre ombrée en permanence) sont
restés sans apport de carbone, ni de bicarbonate, sans purges, et sous-récoltés (les
Secchi se sont maintenus autour de 1,2 cm). Dans ces conditions douces la
culture produit certes peu mais demande très peu de soins, la récoltabilité reste
bonne et la qualité de la spiruline belle, et sans droites.
Le 5 novembre, accompagnée de Ripley Fox et Claude Villard, le Dr Béatrice
Bocor (égyptienne) est venue visiter les bassins, dont la température à 11 heures
était de 9°C. Elle a pu assister à une récolte qui a été immédiatement consommée
fraîche à l'apéritif. Le Dr Bocor s'intéresse à la diffusion de petites installations
de spiruline villageoises au Moyen Orient et a commencé à distribuer de la
spiruline en Irak (voir son beau site http://www.desertconcerns.org/index.html).
(Dr Bocor, R. Fox et Cl. Villard ; photos J.P. Jourdan)
Il y avait beaucoup de soleil ce jour-là.
TULEAR (MADAGASCAR)
Mme Vola nous fait part le 19 Novembre de bien bonnes nouvelles de Tuléar :
"Récemment, des rencontres avec les hautes autorités de l'Etat malgache ont eu lieu
à Tananarive: le chief of staff du Président de la République et la femme du
Président Marc RAVALOMANANA. Ils sont très intéressés par la spiruline. Ils ont
dit que les jours qui viennent, le Président lui même viendra visiter notre unité de
production à Toliara. La première dame de l'Etat malgache a même passé des
commandes pour les femmes nécessiteuses de Tananarive mais comme je n'ai pas
assez de produit, j'ai été obligée de tempérer son enthousiasme.
Un projet d'extension de 1500m2 de culture va être étudié. Elle a demandé si j'ai
déjà des partenaires et j'ai mentionné l'éventualité ou la possibilité de pouvoir
compter sur vous. La spiruline est sur le point d'avoir un bel avenir à Madagascar."
Voilà un cas où l'expertise de Francisco Ayala pourrait s'appliquer avec profit.
Marc Boritch et les Bruyère sont rentrés de Morondave, mais les 200 m² de
nouveaux bassins construits sous la bannière de Codégaz ne seront pas en
production avant décembre ou janvier. Ils ont du faire face à beaucoup de
difficultés, pas tellement d'ordre technique mais surtout liées à un manque de
financement désagréable. Marc écrit dans son rapport du 11 novembre : "Ces 200 m²
seront opérationnels avec une souche locale de Spiruline que nous sommes
spécialement allés chercher à Tolaria à 2 jours de taxi brousse - raison
économique, puis le retour à 2 heures d'avion – raison de sauvegarde de la vie de
l'algue. Je remercie encore Madame Vola … professeur chercheur à l'Université de
Tolaria qui nous a très bien reçus et qui, pour la 1ère fois a bien voulu confier une
souche locale de Madagascar".
Jean-Baptiste, l'ingénieur qu s'occupe de l'installation de Morondave dit son
enthousiasme pour la souche locale dans son mèl du 24 novembre :
"J'ai déjà ensemencé le premier bassin et le Secchi est maintenant de 2,5. C'est
incroyable que ça pousse bien cette souche , elle est vraiment adaptée pour ce
climat. Bravo et merci de l'avoir ramené de Tuléar."
NANORO (BURKINA FASO)
Reçu un mèl sympathique de Mlle Eva Kondombo, nièce du chef de village de
Nanoro, étudiante en France, qui depuis un an ne ménage pas ses efforts en faveur
du développement de la spiruline dans ce village : "Je suis ravie que le projet de
Nanoro se développe à grande vitesse. Nous avons obtenu au total: 10000 Euros,
dont 3000 du Ministère de l'Education Nationale avec la bourse Défi Jeune instituée
par Mr.FERRY. Nous avons été au ministère pour chercher notre prix, ce fut un
moment inoubliable".
Grâce à cet argent Mr et Mme Cousin, qui vont repartir s'installer à Nanoro, vont
pouvoir lancer deux nouveaux bassins.
BANGUI (CENTRAFRIQUE)
Jean-Denis N'gobo accuse réception le 7 novembre du matériel qu'il avait demandé
en août 2003 pour pouvoir honorer son contrat avec le PNUD:
"Nous venons de recevoir les colis que vous avez envoyés pour le fret dans le nord
de la France. Il s'agit de :
- 2 rouleaux de film de serre
- 2 séchoirs avec 5 plateaux chacun
- le tissu de filtration.
Le groupe Kénose se joint à moi pour remercier vivement Antenna pour ce don qui
nous permettra de faire un grand pas dans notre activité de la spiruline à Bangui."
Signalons que les frais de port par fret avion s'élèvent à 809 Euros soit 160 Kg x
4,70 euros/kg (prix fret humanitaire) + 57 euros de frais de dossier, et que le
transport a été rendu possible grâce à l'amical concours du Foyer de Charité de
Bangui et de la Pharmacie Cauche, 62119-Dourges.
NOUVELLE ZELANDE
Un producteur de spiruline existerait-il en Nouvelle Zélande ? Le site http://www.
spirulina.org.uk/index.htm ne le dit pas explicitement, mais le laisse entendre. Il
vend de la spiruline au détail à 44 US $/kg.
PEROU
Sœur Maria de la communauté Pan de Vida nous a envoyé fin Octobre un message
depuis les Andes péruviennes :
" Excusez mon long silence, j'etais par monts et par vaux ; pour l'instant , je suis a
Juliaca et m'apprete a descendre demain a Masiapo.
J'ai aussi attendu, car je voulais pouvoir vous parler de la spirulinette de Masiapo
qui, ma foi, repart allegrement ...j'ai deux bassins de 2 m carre et le grand de 6 m
devrait entrer en service des que j'aurai reussi a boucher avec le demi centimetre
cube de pate goudron qui me reste le trou que j'ai enfin repere... oh la qualite
peruvienne du plastique de serre . il se fend !
Je serai en bas [NDLR : à Masiapo] durant tout le mois de novembre et vais en
profiter pour former un groupe d'enfants . Ca sera plus efficace que les adultes pour
s'en occuper."
Masiapo est un village des Andes où, à la demande de Sœur Maria, Dany et J.P.
Jourdan ont passé deux mois en 1994 pour y démarrer la spiruline. C'est très
encourageant de savoir que presque 10 ans plus tard la flamme allumée continue
malgré des circonstances bien difficiles.
(Démarrage à Masiapo en 1994, photo J.P. Jourdan)
SPIRULINE ET VITAMINE B12
La spiruline est-elle bénéfique ou non pour les personnes ayant besoin de vitamine
B12 ? A la demande du Professeur Dillon, Jacques Falquet vient de faire sur cette
question très controversée une intéressante mise au point qu'il nous autorise à
reproduire :
"1. Au vu des teneurs considérables en corrinoïdes dans les spirulines, des effets de
compétition pour la B12 "vraie" devraient être assez rapidement discernables. Or,
après plus de 30 ans de consommation dans les pays développés, aucun cas, à ma
connaissance, n'a été rapporté dans la littérature bio-médicale. Ce fait est d'autant
plus fort que de nombreuses personnes ont pris de la spiruline spécifiquement pour
son contenu (supposé) en B12. On peux imaginer qu'une partie de ces personnes
étaient soit en déficit de B12, soit à risque (végétaliens, etc.) Chez de telles
personnes, un compétiteur nocif aurait eu un effet aggravant certainement
remarquable. A ma connaissance, là encore aucun cas n'a été rapporté.
2. Les consommateurs traditionnels de dihé (au Tchad) ne disposent, semble-t-il, pas
d'une alimentation riche en B12 : là aussi, des effets délétères de la spiruline en
matière de B12 devraient apparaître. Ce ne semble pas être le cas, mais une étude
épidémiologique spécifique de ces population serait probablement la meilleure
stratégie en vue d'une réponse définitive.
3. Il semble que l'étude des analogues de B12 soit encore bien peu avancée. En
particulier, nous manquons de données sur les analogues de B12 dans les sources
généralement citées comme fiables (produits carnés, essentiellement). Il se peux que
ces sources soient, elles aussi, plus complexes que prévu ! Après tout, la controverse
sur l'utilité ou la nocivité de la cyanocobalamine (par rapport à
l'hydroxocobalamine) a mis bien des années à être réglée..."
Et il ajoute :
"Je dirais que la spiruline n'a vraisemblablement aucun effet négatif en ce qui
concerne la B12, mais que les preuves cliniques manquent pour affirmer qu'elle
peut réellement pallier l'anémie pernicieuse. Il convient aussi de souligner que cette
anémie est rarissime et, lorsqu'on l'observe, elle est souvent due à un défaut
(souvent génétique) d'absorption de la B12 plutôt qu'à une carence alimentaire :
dans ce cas, un supplément par voie orale ne sert à rien."
GENEVE
Le 16 Octobre Antenna Technologie est passé à la Télévision Suisse Romande à
l'occasion de la Journée Mondiale de l'Alimentation. Un petit film de cette
intervention peut être visionné (avec Real Player One) ; pour cela charger le lien
http://www.tsr.ch/TSR/TSRempty.html?
siteSect=7200&TSsearch=go&TStext=algue
+microscopique&TSday=16&TSmonth=10&TSyear=2003&TSperiod=5&TSwhat=a
puis cliquer sur "Journée Mondiale de l'Alimentation".
ANTENNA-France
La branche française d'A.T. a bien démarré comme cet extrait de sa brochure –
édition du 1er nov 2003 - vous le montrera (avec nos excuses pour la perte de beauté
de la présentation en passant de pdf en html) :
La spiruline apporte une solution simple et
rapide aux problèmes de la malnutrition
La spiruline est une micro algue (cyanobactérie) découverte
par 2 ethnologues chez les populations du lac Tchad qui la
consomment depuis des millénaires. Elle contient 60 à 70%
de protéines (presque 2 fois plus que le soja), beaucoup de
fer assimilable , de vitamine A et d'autres éléments
indispensables à la croissance et à la santé
_ Un enfant souffrant de malnutrition peut être rétabli avec
1 à 2 grammes quotidiens de spiruline pendant 6 semaines
_ La spiruline est simple à cultiver, Antenna ayant mis au point
des systèmes de production en bassins étudiés pour les
régions tropicales
Antenna France
Pour quoi faire ?.Des interventions pratiques
_ Antenna a pour vocation de mettre en place des sites de
production de spiruline autonomes dans des pays où la
malnutrition est un problème important
_ Antenna fournit les souches de spiruline, ainsi que les méthodes
de culture.
_ Antenna intervient dans le repérage des sites support de l'aide,
la supervision de la construction des bassins de culture, assure
la formation sur place, une assistance régulière pour assurer la
production dans la durée, ainsi que la mise en place d'un
équilibre financier pérenne
Antenna France
Pour quoi faire ?.La spiruline a un effet rapide pour un
coût modique
_ 1 m² de bassin coûte 250 euros , produit 6 g par jour de matière
sèche, soigne 4 à 5 enfants sur 6 semaines.
_ Un bassin de 20 m² permet de rétablir la malnutrition d’environ
400 enfants pour un investissement de 5000 euros et un coût
annuel de production de l'ordre de 1000 euros_
_ Une partie de la production peut être vendue pour assurer
l'équilibre financier du site et donc sa pérennité.
Antenna France
Pour quoi faire ?.Les premiers succès témoignent de l'intérêt
de la formule mise en place
_ Les principaux sites d ’Antenna sont : Maduraï (Tamil- Nadu, Inde),
Dakar, Bangui et Madagascar.
_ Ils produisent 130 kg de spiruline permettant d'assurer le
traitement de 2. 300 enfants par an
Antenna France
Pour quoi faire ?
Site de Maduraï (Inde).Antenna- Genève
_ Une Association, à but non lucratif, reconnue d‘utilité publique,
créée en Suisse en 1990, et qui au terme de 10 années de
recherches dont 5 ans de développement de sites pilotes en
Inde et en Afrique, a développé un programme de technologie
appropriée pour la culture de spiruline à l’échelle locale dans
les pays défavorisés.
_ Un réseau d’une trentaine de scientifiques de haut niveau,
pluridisciplinaires et complémentaires chargés d’effectuer les
recherches et développements. Ces scientifiques ont validé par
une démarche scientifique les propriétes de la spiruline sur un
plan nutritionnel.
_ L’ Association travaille aussi sur d'autres technologies (appareil
pour potabiliser l'eau notamment) .
Antenna France
Pour quoi faire ?.Antenna France
_ Antenna France, émanation d’Antenna Genève, a été créée
en 2002 et compte une cinquantaine de membres dont une
dizaine de membres actifs.
_ Les membres actifs : qui sont- ils ?
– Nicolas BEAUDOUIN (HEC) Directeur du pôle Bassin Parisien de KPMG
Entreprises, après
avoir travaillé chez KPMG dans le département Fusions Acquisitions dédié
aux PME/ PMI puis
consultant en stratégie et gestion du changement.
– Thierry BOUILLETTE (44 ans, Bac Scientifique) Directeur Technique/
Associé dans une
société de création et développement de produits agro- alimentaires. Au
préalable, en charge de
la diversification dans une filiale de Pernod- Ricard ,leader mondial des
préparations de fruits pour
l'industrie .
– Jean François DOYON (CPA), Conseiller en recrutement par approche
directe chez AREA
Partners et TMP/ Hudson, après avoir travaillé chez l’Oréal en tant que DRH
et précédemment
chez Lesieur et dans la recherche minière en Afrique Sub-saharienne
– Christian DUVERDIER (63 ans, HEC, expert comptable et commissaire
aux comptes). Après
5 ans passés chez Andersen, il a créé un cabinet d'expertise comptable et
de commissariat aux
comptes, Conseils Associés SA.
– Pierre HESLOUIN (58 ans, HEC, Droit), Gérant de la société Phico
(conseil expert en unités
touristiques) depuis 1992, après avoir occupé des postes de Direction
Générale dans le secteur
de la restauration publique et de l’immobilier de loisirs. Parallèlement,
nombreuses interventions
de conseils dans ces secteurs et spécialiste de l’Afrique sub-saharienne.
– Yves JACQUOT (37 ans, Ingénieur, MBA) Spécialiste des nouvelles
applications issues des
bio- et nano- technologies pour la santé. A conduit des projets innovants
dans l'optique
ophtalmique (LISSAC, ESSILOR), puis dans l'instrumentation en
biotechnologie (co-fondateur
DG de GENOPTICS S. A).
– Diane de JOUVENCEL (43 ans, Maîtrise Sciences Eco) Directrice du
Développement d’Axel
Springer France depuis 2 ans, après avoir travaillé pendant 15 ans chez
Prisma Presse (France
et Italie) dans le secteur du Contrôle de Gestion.
– Charlotte LESAGE (23 ans, Maîtrise de Sciences de Gestion et Master en
Management
International et Logistique) stages chez KPMG Entreprises-Stratégies
Management au sein des
pôles Logistique/ Org. Industrielle et Evaluation financière des PME
– Jean Claude NAPIAS : (Ingénieur Supelec), Conseiller du Commerce Ext.
de la France,
Chargé de mission au Conseil Français des Investisseurs en Afrique et
Chargé de mission à
l’International auprès du Comité d’Expansion Eco. du Conseil Gal du Val
d’Oise. Auparavant, il a
travaillé pendant 35 ans pour Spie-Batignolles (réalisation de contrats
d’infrastructures au Moyen
Orient et en Afrique et création de filiales en Côte d’Ivoire, Cameroun et
Gabon)
– Daniel PORTE (64 ans, HEC) Fondateur et Président pendant 31 ans d’un
groupe de
recrutement par approche directe (cédé au groupe TMP/ Hudson) et
auparavant différentes
responsabilités, dont la Direction des filiales allemandes dans un groupe de
distribution de
produits pour l’industrie et le bâtiment. Egalement membre de Frères des
Hommes.
– Philippe ROBERT (52 ans DEA psycho ) Manager Industrie depuis 11 ans
chez
TMP/ Hudson (un des leaders mondiaux du conseil en recrutement et en
ressources humaines) et
précédemment en charge du recrutement de cadres et dirigeants chez
Hautes Technologies
Conseil et Performance Plus
Antenna France
Pour quoi faire ?.La philosophie de notre action en
quelques mots
_ Une structure souple pour assurer une utilisation optimale des
fonds sur les projets (formation et fonctionnement)
_ Une coopération avec d'autres associations pour éviter les
doublons et assurer une diffusion rapide de la spiruline
Uniquement des bénévoles en France pour assurer la
recherche, la mise en oeuvre, le financement et le support
logistique des projets.
Antenna France
Pour quoi faire ?.La structure cible d'Antenna
Structure nécessitant un budget
– Un directeur technique sur le terrain aux 2/ 3 de son temps (évaluation des
sites, formation sur place et contrôle des projets) et en appui pour la
prospection et la liaison avec d'autres ONG [CV en annexe]
Coût annuel : 30 kEuros
Structure bénévole
– Un
Président
– Un Trésorier
– Un Secrétaire Général
– Une équipe de communication interne et externe
– Un responsable du développement des partenariats
– Des chefs de projet en France, relais logistiques du technicien sur le
terrain et rendant compte aux donateurs
Frais de fonctionnements annuels: 5 kEuros
Antenna France
Pour quoi faire ?.Les projets en cours : pour aider 40 000 enfants/an, trouver 80
000 euros
_ Burkina Faso _ Extension du site de Loumbila : 660 m² de bassins en
partenariat avec
une ONG italienne pour un coût de 70 000 euros dont 14 000 sont à la
charge d'Antenna (démarrage et formation du personnel sur deux
phases) (dont 5 à 10 000 _euros pour le technicien)
_ Site de Sapouy : en partenariat avec une ferme- école locale, extension
de 20 m² à 180 m² de bassin pour distribution à travers la cantine scolaire :
budget de 45 000 euros dont 4 500 à la charge d'Antenna
_ Niger
Construction à Niamey de 190 m² de bassins en deux tranches en
partenariat avec l'association Winds of Hope pour un budget de 44 000 euros
_ Mali
Introduction de la culture de la spiruline par la création d'une unité pilote à
Bamako ( 5 000 euros ) et d'une première unité de production de 50 m² pour
(12 500 euros )
_ Cambodge
& Philippines
Projets à l’état de repérage
CV de Vincent Guigon : Ingénieur responsable de
programmes de développement
FORMATION
_2001–2002:DESS«IngénieriedesProgrammesdeCoopér
ation»àLille1_1974–1977:EcoleCentraledeParis_1972–
1974:BacCàBourgespuisClassesPréparatoiresàTours
EXPERIENCEPROFESSIONNELLE
DepuisJanvier2003:AntennaTechnologies
_CoordinateurtechniquedesprojetsdeSpirulined’Antenn
aTechnologiesenAfriquedel’Ouest
DeMai2002àDécembre2002:Codégaz(FondationGazdeF
rance)etTechnap
_ResponsabledeprojetsdedéveloppementauBurkinaFaso
etauBénin(UnitésdeproductiondeSpiruline)_Chargédela
rédactiond’undossierderéférencesurlaréalisationd’uneu
nitédeproductiondespiruline
De1983à2001:CGEEAlsthomdevenuCégélecpuisintégr
édansAlstomTransport
_1995–2001:ResponsabledeszonesAsieetBassinMéditer
ranéenpourleséquipementsfixesde
systèmesdetransport._1991–1994:ChefdeprojetMétrod’
Athènespourtousleséquipementsfixes_1987–1990:Chefd
eprojetMétroduCairepourl’alimentationélectriqueetlesa
teliers_1983–1986:Adjointauchefdeprojetpouruncomple
xephosphoriqueauMaroc
De1979à1982:CEM(CieElectro-Mécanique):Ingénieurd
emiseenserviced’installationsélectriqueset
decontrôle-commande:France,Belgique,Venezuela,Polo
gne
De1977à1978:GroupeCreusot-Loire(Framatome):Ingén
ieurd’études
AUTRES
_Forteexpériencedel’internationaletdesséjoursàl’étran
gersoitàtitreprofessionnel(voirci-dessus),soità
titrepersonnel._Nombreuxstagesdemanagement,detrava
ilenéquipeetd’analysestransactionnelles._Languesétra
ngères:Anglais=lu,écrit,parlé.Espagnol=bonnemaîtrise.
Allemand=niveauscolaire_Membreactifd’AmnestyIntern
ationaldepuis1987:_Implicationauniveaulocal(membre,
puissecrétaire,puistrésorierdegroupe)_Implicationauni
veaunational(congrès,commissionsetévènementsnation
aux)._ResponsablelocaldecampagnesurlaBirmanie,l’Ind
onésie,l’ArabieSaoudite,laChine,….
et AT- France fait appel aux souscripteurs en présentant un :
PROGRAMME DE SIMULATION
Puisqu'il est question d'une installation de 1500 m² de spiruline à Tuléar (Sud-Est de
Madagascar), il est peut être intéressant de se poser la question de sa forme de
réalisation et de comparer les résultats dans ce climat. : avec serre, sans serre, avec
ombrage seulement (comme actuellement chez Mme Vola), avec ou sans source de
carbone. Mais cette étude sera reportée au mois prochain par manque de temps.
Avec nos bons VOEUX
DECEMBRE 2003
[Cette fois encore, patience pour le téléchargement des images ! Mais en janvier un nouveau système
sera essayé]
DJERBA (TUNISIE)
Dominique Delobel
(photo J.P.
Jourdan)
est installé à Djerba pour y exploiter une petite installation de spiruline (en
cours de démarrage). Il est passé à Mialet le 5 décembre apportant des
nouvelles, des questions, des photos et…des dattes. Sur la première photo
ci-dessous on voit son enclos avec labo et premier bassin sous serre
construite en forme de tente bédouine. Ensuite sa maison, le bassin, puis
l'intérieur du labo :
(photos D. Delobel)
Dominique a la possibilité de construire plus de 1000 m² dans son enclos. Il
y dispose d'eau (à 1,5 et 9 g/l de sel), et d'électricité. La souche qu'il a
ensemencée est de la Paracas sans droites. Les premiers résultats d'analyses
sont bons tant du point de vue microbiologie que protéines (62 %).
Nous lui souhaitons une belle réussite.
MASIAPO (PEROU)
Sœur Marie-André Fournier (Communauté du Pain de Vie) est repartie
dans son village de Masiapo, dans les Andes péruviennes, le 17 décembre,
après son congé en France, emmenant une provision d'engrais de Mialet
pour nourrir son bassin de spiruline de 10 m².
Souvenirs et fidélité : c'est cette même religieuse qu'avait formée à la
culture de la spiruline J.P. Jourdan dans ce même village en 1994.
MIALET (Gard, France)
(photo J.P. Jourdan)
(photo B. Legrain)
Le mini-bassin ci-dessus, à l'intérieur de la maison, de 0,25 m², a été récolté
le 18 décembre, livrant …10 g d'une spiruline fraîche qui a paru délicieuse
après un mois de sèche !
Puis la traditionnelle "récolte de Noël" a été faite le 20 décembre, cette
année en compagnie de Benoit Legrain et Géraldine (voir photo ci-dessus et
article ci-dessous) sur un bassin de 10 m², donnant une livre de biomasse
pressée – soit environ la même proportion que le mini-bassin.
SAINT-ANDRE D'OLERARGUES (Gard, France)
Benoit Legrain et Géraldine Laval préparent assidûment leur installation
comme exploitants agricoles en spiruline. Pour ce faire ils se sont adressés à
la Chambre d'Agriculture du Gard, qui leur a indiqué les conditions
(valables pour ce département) pour bénéficier de la subvention : au moins
500 m² de bassins par exploitant. Ceci est une nouvelle importante : une
reconnaissance "officielle" du métier de spirulinier.
Benoit est belge, agronome ; Géraldine a fait une maîtrise de biologie à la
Fac des Sciences de Montpellier. Ils envisagent des bassins à roues à aubes.
LILLE (Nord, France)
Les bassins sous serre "en appartement" d'Olivier Verbruggen ont été
démarrés le 17 décembre. Rendez-vous dans un mois pour la récolte !
UNE NOUVELLE PUBLICATION
Le N°1 de la Codégazette est paru en Octobre. En voici quelques extraits
(avec autorisation), en attendant le prochain :
Niger : "Avec l'arrivée du nouvel Evêque, Monseigneur Michel Cartatéguy,
des conditions favorables à la mise en place d'un projet de culture de
spiruline près de Niamey ont été réunies. Une première mission
exploratoire pour la faisabilité technique et humaine aura lieu en novembre
2003. Christian Savart et Jean-Claude Wallon tenteront d'obtenir un
partenariat avec le Bureau d'Animation et de Liaison pour le
Développement (BALD)."
Sénégal : "Un projet de culture de spiruline est en recherche de
financement (CCAS et Ministère des Affaires Etrangères) pour la
Communauté rurale de OUONCK en Casamance près de ZIGUINCHOR."
Cambodge : "P. ANG travaille actuellement sur un projet à Takeo 80 km au
sud de Pnom Penh pour la construction de 26 puits en 2004, un projet de
Spiruline à l'hôpital de Takmao, et à la création de banques de bétails."
UN NOUVEL ACTEUR HUMANITAIRE : FRANCE SPIRULINE
(Image du site France-Spiruline)
La Société France-Spiruline présente sur son site http://www.francespiruline.com/ ses produits (dont le "Sérum Bleu") mais aussi son
programme humanitaire au sujet duquel son gérant, Cyrille Souche, nous
écrit :
"France-Spiruline n'est immatriculée que depuis le début du mois
d'Octobre et notre programme humanitaire est prévu dès
2004. Aucune action n'a donc encore été réalisée à ce jour même si
plusieurs contacts avec des pays d'Afrique ou des ONG sont déjà en cours."
Souhaitons la bienvenue à ce nouveau partenaire, pour le plus grand bien de
nos amis africains.
N.B. Ne pas confondre www.france-spiruline.com avec www.
spirulinefrance.com qui est un site en construction chez Olivier Verbruggen.
UN NOUVEAU LABORATOIRE DE CONTROLE ANALYTIQUE
C'est avec plaisir que nous vous signalons l'existence depuis peu d'un
important laboratoire disponible pour vos analyses de spiruline :
Adresse :zone
artisanale
des
Roubines
04700
Oraison
France
ALBHADES
PROVENCE
Effectif :40
Forme juridique :SAS.
Capital :810000
Chiffre d'affaire :2 000 000
Actionnaire principal :privé
tel : +33 (0)492794141
fax : +33 (0)
492794142
email :
web :
albhades.provence@wanadoo.fr
ACTIVITES :
Developpement Pharmaceutique
Reglementaire
Analyses et controles à façon
Présentation
Albhades Provence
, Laboratoire d’analyses industrielles certifié selon la norme internationale ISO 9001 version 2000 et le
référentiel Certipharm
Conduite par l'AFAQ, cette double certification permet de garantir à nos clients du secteur
pharmaceutique et cosmétique le strict respect des exigences des Bonnes Pratiques de Fabrication. Elle
vient compléter l’obtention de l’accréditation COFRAC de notre laboratoire de microbiologie pour
l’analyse des denrées alimentaires et des eaux.
Le Laboratoire ALBHADES Provence propose une prestation analytique globale, regroupant plusieurs
secteurs d’activités (industries chimiques, industries pharmaceutiques, et cosmétiques,
environnement, agro-alimentaire).
Les prestations proposées aux industries pharmaceutiques et cosmétiques s’articulent autour de nos
trois plateaux techniques :
-Analyses minérales : minéralisation de tous types d’échantillons, recherche ou dosage des éléments
par absorption atomique ou émission atomique, dosage des anions par chromatographie ionique, azote
Kjeldhal…
-Analyses organiques : chromatographies liquide et gazeuse, pharmacotechnie, potentiométrie, chimie
de paillasse selon les Pharmacopées, identifications par spectrométrie infra-rouge ou de masse…
-Analyses microbiologiques : contamination microbienne, contrôles de stérilité, dosage d’antibiotiques,
challenge tests, analyses d'environnement ...
La réunion sur un même site de ces différentes activités nous permet d’accroître la rapidité de réponse
et de fournir une prestation complète. Au delà des analyses de matières premières et de produits finis,
nous sommes en mesure de réaliser des développements analytiques, de valider des méthodes, de
mener des études de stabilité ICH dans un environnement métrologiquement raccordé et de réaliser
des contrôles environnementaux (eaux de process, legionnelles, …).
Ce laboratoire fait partie du groupe Albhades qui comprend 4 laboratoires
en France et qui est présidé par Djouzour Boudhabhay.
(Pour la petite histoire : Oraison, où est implanté ce laboratoire, est le village natal du père de J.P.
Jourdan ; il y existe une rue Louis Jourdan, son grand-père)
UN LIVRE ORIGINAL
Gilles Planchon et Charito Fuentes (Association Les Idées Bleues) ont
élaboré un manuel de culture familiale de spiruline qui a plusieurs
originalités : entièrement écrit à la main et illustré de très nombreux dessins
souvent fort humoristiques, presqu'une B.D., préfacé par R. Fox. De
nombreux exemplaires ont déjà été vendus et les auteurs nous
communiquent qu'une nouvelle édition enrichie va sortir.
Le prix est de 20 euros + port 2 euros. Pour commander, s'adresser à
l'Association Les Idées Bleues, 3 Cité de la Tour, 34120 – Tourbes, tél
06.11.65.83.70, mèl libgilcharito@yahoo.com.
DE LA PRESSE AFRICAINE
•
Article dans le journal Le Pays, 19 Septembre 2003
(Ouagadougou)
"Il aura donc fallu attendre quelque 7 ans pour que les pouvoirs publics du
Burkina reconnaissent officiellement les vertus de la spiruline dans le combat
contre la malnutrition et dans la prise en charge des personnes vivant avec le
VIH/Sida. On aurait pu parler de prudence calculée si ces deux maux n’étaient
pas le lot quotidien d’une bonne partie de notre population. Mieux vaut tard que
jamais. A l'issue du Conseil des ministres du mercredi 17 septembre, le
gouvernement s'est engagé à vulgariser la culture et la consommation de cette
algue riche en protéines et en acides aminés que certains chercheurs ont
surnommé "l'aliment le plus riche actuellement connu". C'est tout à l'honneur du
Gouvernement. Mais c'est aussi et surtout à l'honneur des Organisations non
gouvernementales (ONG) qui ont initié en 1996 à Nanoro (à 90 Km de
Ouagadougou), sa culture au Burkina Faso. Depuis 1998, un important projet
d'extension de l'expérience est en cours à Koudougou et des bassins de
production ont été également mis sur pied à Loumbila".
•
Article dans le journal Sidwaya (Ouagadougou)
Publié sur le web le 12 Novembre 2003
Charles Ouedraogo
La spiruline : Une algue aux multiples vertus
Situé à l'entrée de Loumbila sur l'axe Ouaga-Kaya, le centre Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus s'occupe
des enfants déshérités. Il a introduit dans ses activités la culture de la spiruline, une algue
microscopique pluricellulaire, pour pallier le manque en protéines dont souffrent généralement les
pensionnaires du centre. Au-delà, il la commercialise également.
"Tout le monde consomme la spiruline ici au centre Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus". Ces propos de
la soeur Marie Claire Tio, responsable du Centre, traduit l'importance accordée à la spiruline dans le
repas quotidien des habitants de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. En effet, poursuit soeur Marie
Claire, "tous les matins, nous utilisons la spiruline dans la bouillie des enfants. Sa consommation
nous a permis de pallier la malnutrition de beaucoup de nos enfants".
Cultivée dans 4 bassins, la spiruline dont la production journalière est de 1 kg de pâte sèche, est en
partie auto-consommée et en partie commercialisée. A 17 000 FCFA le kg, cette algue est vendue au
centre et à l'Eau Vive. Elle est aussi exportée en France chez un acheteur agréé du centre.
Un prix que soeur Marie Claire trouve abordable car dit-elle, le prix du kg de spiruline en Côte
d'Ivoire vaut 50 000 FCFA.
Par ailleurs, à l'Eau Vive, la spiruline est assaisonnée à de petits mets comme les gâteaux pour sa
commercialisation.
Lamine Ouédraogo est l'un des 130 pensionnaires du centre.
Agé de 2 ans, il présente aujourd'hui une physionomie acceptable. "C'est grâce à la spiruline que
Lamine a repris un peu sa forme. Il en raffole et la consomme sans l'aide d'un autre aliment. Sinon, à
son arrivée, il était vraiment très affaibli", note soeur Marie Claire Tio. La spiruline peut être
consommée directement. Mais compte-tenu de son odeur, beaucoup de personnes préfèrent
l'assaisonner à un aliment. Pour cela, elle doit être utilisée quand le repas est prêt. Dans la sauce par
exemple s'agissant du tô, dans le yaourt, etc. Ce qu'il faut éviter, c'est de l'utiliser au moment de la
cuisson de la nourriture. Selon la soeur Tio, la culture de la spiruline dans le centre répond au souci
de pallier la malnutrition dont souffrent la plupart des enfants à leur arrivée. En effet, les 130 enfants
du centre âgés de moins d'un mois (Marguerite, l'une des pensionnaires le 22 octobre 2003, n'avait
que 8 jours, sa maman ayant succombé à l'accouchement) à 20 ans sont généralement des enfants
abandonnés ou orphelins.
La spiruline est une algue microscopique pluricellulaire. Elle fait partie
de la classe des cymophycceae et de la famille des oscillatoriaceae et
du genre spirulina, dont le nom scientifique est arthrospira plantensis. Elle se développe par
photosynthèse comme les plantes et prospère naturellement dans les lacs salés et alcalins des régions
les plus chaudes du globe. Nourriture traditionnelle des Aztèques du Mexique et des Kanembous du
Tchad, plus riche en protérines que la viande, la spiruline est maintenant cultivée dans de grandes
fermes en Amérique, en Inde, en Thaïlande, etc., car on lui découvre chaque jour plus de qualités
intéressantes pour l'alimentation et la santé tant pour les hommes que pour les animaux. Par exemple,
un enfant souffrant de kwashiorkor peut être rétabli rapidement si on lui donne une cuillerée à café de
spiruline par jour. Selon des études, de par ses propriétés, la spiruline est un excellent complément
alimentaire pour tous surtout très efficace dans les cas de malnutrition et d'anémie grâce à sa teneur
en acides aminés, minéraux et acides gras essentiels. C'est un aliment idéal des végétariens du fait de
sa teneur élevée en protéines (60 %). La spiruline attire de plus en plus l'attention des scientifiques.
De nombreuses études ont montré des effets positifs de sa consommation sur la réduction du
cholestérol et le renforcement du système immunitaire.
De façon empirique, note Soeur Noëlie Ouédraogo du Centre Sainte Thérèse,"la consommation de la
spiruline par les enfants infectés par le VIH leur permet de reprendre des forces. On peut alors
espérer qu'elle empêche le virus de progresser". Le constat de cette soeur pourrait engendrer des
études plus approfondies car, il est déjà reconnu que la consommation de la spiruline renforce le
système immunitaire. Comment ? C'est la question à élucider. La spiruline apparaît comme une algue
de l'espoir qui aura un rôle de premier plan à jouer pour relever le défi alimentaire et pour servir de
remède à certaines maladies qui touchent en particulier les pays en voie de développement.
ANECDOTES
- Le 27 novembre un homme de 40 ans téléphone de Toulouse pour savoir
comment fabriquer sa propre spiruline et donne le témoignage suivant :
"L'an passé je pesais 106 kg pour 1m70, alors je me suis mis au régime et
je fais du sport à forte dose (marathon). Mais, ayant eu peur de manquer de
certains nutriments, j'ai étudié par Internet, pendant 4 mois, ce que je
devrais prendre comme complément alimentaire non calorique. J'ai
finalement opté pour la spiruline en comprimés, dont je consomme 3,2 g
par jour depuis 2 mois. Je pèse 66 kg et me porte à merveille !"
Réponse fournie : continuez à acheter vos comprimés, cela vous reviendra
moins cher !
- Le 21 novembre un belge téléphone parce qu'il veut produire de la
spiruline pour nourrir des huîtres perlières dans son appartement !
- Il existe à Dijon une association dénommée SPIRULINE qui n'a
rien à voir avec la spiruline !
PROMOUVOIR L'ART ACTUEL ET LE PROCHAIN...
Questionnée sur la raison de ce nom, voici la réponse fournie :
"Pourquoi notre association se nomme spiruline ? et bien c'est simple :
c'est parce que nous sommes verts et petits... voilà ;
non c'est une mauvaise blague. En fait, comme vous le savez, la spiruline
est un complément alimentaire, et nous, notre aliment, c'est la culture
donc l'Association Spiruline est un complément culturel ... jolie
métaphore n'est ce pas !"
Intéressant en effet et sympa.
MISE AU POINT
Lettre à la rédaction de la revue " Archives de pédiatrie":
❍
Directeur de la rédaction
M. Dehan, hôpital Antoine-Béclère, 157, rue de la Porte-de-Trivaux, BP 405,
92141 Clamart cedex. Tél. : 01 45 37 48 37 ; fax : 01 45 37 49 86 ;
e-mail : michel.dehan@abc.ap-hop-paris.fr
Mises au point / Chirurgie / Thérapeutique: J.Sarles; e-mail : jsarles@mail.ap-hm.fr
Genève, le 1er Décembre 2003
Mesdames, Messieurs,
L’association Antenna Technologies a pris connaissance avec surprise de la publication dans les «Archives de
[1]
Pédiatrie» d’une étude portant sur l’utilisation de la spiruline dans la lutte contre la malnutrition. Les
conclusions de ce travail sont extrêmement tranchées et fort négatives; elles vont à l’encontre d’une série
d’études antérieures, non-citées
[2]
(>>alors il faudrait les citer là<<), dont les conclusions sont diamétralement opposées . Afin de déterminer si
nous avions lieu de modifier (voire de cesser) nos actions de promotion de la production locale de spiruline
dans le contexte de la lutte contre la malnutrition, nous avons analysé et fait analyser cette étude de plus près.
Voici les conclusions de ces travaux :
Cette étude présente un important écart entre le travail effectué et les conclusions annoncées. En effet, on
trouve cette phrase en conclusion : « La spiruline à la dose de 5g j-1 n’apporte aucun bénéfice par rapport à la
renutrition traditionnelle sur 90 j. » Or on s’aperçoit que, dans cette étude, tous les groupes ont bénéficié d'une
renutrition « traditionnelle » ainsi que d’un supplément vitaminique, certains recevant, en plus, de la spiruline,
voire de la spiruline et du poisson. Ainsi, le protocole lui-même exclu la possibilité de détecter un éventuel
bénéfice de la spiruline par rapport à une renutrition « traditionnelle ». Au mieux, la conclusion pouvait être :
« la spiruline, ajoutée à une renutrition classique et à un supplément vitaminique ne produit pas d’effet
discernable. Bien sûr, une telle conclusion est dénuée d’intérêt, puisque la spiruline est généralement proposée
pour son apport en micronutriments, alors que ceux-ci sont présent en abondance dans le régime de base de
tous les groupes de l'étude. Soulignons qu’il ne s’agit pas là d’une querelle d’interprétation puisqu’on trouve
encore, dans le dernier paragraphe de l’introduction, cette déclaration : « L’objectif de cette étude était de
[3]
mettre en évidence une action de la spiruline avec ou sans
autres apports nutritionnels dans la malnutrition
de l’enfant de moins de 3 ans. » Objectif qui, comme mentionné plus haut, ne peut être atteint en suivant le
protocole de l’étude.
Mentionnons encore que les travaux intitulés PRESCHOOL NUTRITION SUPPLEMENTATION AND
FAMILY INCOME BOOSTER BY SPIRULINA des Docteur Venkatsubramanian et Docteur Professeur Edwin
qui a reçu le premier prix de l'Académie de pédiatrie de l'Inde n'est pas cité.
Considérant l’importance du sujet et les malentendus que génèrent cette publication, l’association Antenna
Technologies estime qu’il est de la responsabilité de l’éditeur de publier une mise-au-point sur le sujet. Nous
lançons également un appel aux auteurs afin qu’ils veuillent bien répondre à nos objections et qu’ils
reformulent les conclusions de cette publication.
Par ailleurs, la référence citée sous (2) attribue au président de notre association, D. von der Weid, une
publication sensasionaliste dont il n’est pas l’auteur. En l’absence de rectification dûment publiée, nous nous
réservons le droit d'entreprendre une action juridique à l’encontre des auteurs, ainsi que de l’éditeur
responsable.
Pour l’association Antenna Technologies :
Dr Denis von der Weid
Président
Dr Jacques Falquet
Responsable scientifique
D'autres lettres de mise au point suivront.
NPK : EXERCICE
On commence à trouver un peu partout de l'engrais NPK pouvant servir
pour la spiruline. Attention il faut que ce soit de l'engrais soluble !
Un NPK est caractérisé par 3 nombres qui signifient, dans l'ordre, le %
d'azote (N), le % de P2O5 (P) et le % de K2O (K).
Par exemple on trouve à Madagascar un NPK 11-22-16.
A titre d'exercice, calculons les doses requises de cet engrais pour faire un
milieu de culture et pour la nourriture de la spiruline, sachant que le P2O5
contient 44 % de phosphore et que le K2O contient 83 % de potassium.
Un gramme de cet engrais contient donc 0,11 g d'azote (par sécurité on
suppose que tout l'azote est ammoniacal), 0,22 x 0,44 = 0,097 g de
phosphore et 0,16 x 0,83 = 0,133 g de potassium.
a) Milieu neuf :
Le milieu doit contenir 27 mg de phosphore par litre. Donc il faut
0,027/0,097 = 0,28 g d'engrais par litre.
Cette dose apporte 0,28 x 0,11 = 0,031 g d'azote, soit très proche de la
limite autorisée de 30 ppm d'ammonium.
Elle apporte aussi 0,28 x 0,16 x 0,83 = 0,037 g de potassium soit plus
que la limite minimum.
Donc OK (s'il y avait eu trop d'ammonium, il aurait fallu désammonier la
solution de NPK en la faisant bouillir avec un peu de soude ou de lessive
de cendres fraiche).
b) Nourriture :
Il faut apporter 13,5 g de phosphore par kg de spiruline produite, soit :
13,5/0,097 = 139 g d'engrais.
Cette dose apporte 139 x 0,11 = 15,3 g d'azote, soit l'équivalent de
15,3/0,46 = 33 g d'urée, soit environ le dixième de la dose normale d'urée
qui ne change donc pratiquement pas.
Elle apporte aussi 139 x 0,16 x 0,83 = 18,5 g de potassium, soit juste ce
qu'il faut, donc inutile de rajouter du sulfate dipotassique.
c) Conclusion : ce NPK est particulièrement bien adapté.
EXEMPLE DE SIMULATION
Question : sur le site de Tuléar (Madagascar), est-il intéressant de
cultiver sous serre ou non, sous ombrage ou non, avec ajout de
bicarbonate ou non ?
Travailler sous toiture sans serre et sans ajout de bicarbonate
permet une production facile mais limitée à 4 g/jour/m² en
moyenne sur l'année (1,5 kg/an/m²).
Pour une exploitation à assez grande échelle, il est probable que
l'on choisirait de travailler à l'air libre sans ombrage mais en
apportant du bicarbonate, comme le montrent les résultats de
simulation suivants :
- Résultats de simulation à l'air libre sans ombrage, pour une
marche d'un an (vidange des bassins au bout d'un an) ; premier
chiffre = consommation de bicarbonate ajouté, kg/kg ;
deuxième chiffre = productivité, g/j/m² : 1/5 ; 2/6 ; 3/6,7 ;
4/7,4 ; 5/7,8 ; 6/8,2 ; 8/8,5 ; 9/8,6
- La serre (avec aération de 5) n'apporterait presque pas de
production supplémentaire comme le montrent les chiffres
suivants (même signification) : 3/6,8 ; 4/7,8 ; 5/8,5 ; 6/9,2 ;
8/9,8 ; 9/10
********************
ET BONNE ANNEE
2004 !
[1]
B. Branger et al. « La spiruline comme complément alimentaire dans la malnutrition du nourrisson au Burkina-Faso »
Archives de Pédiatrie 10 (2003) 424-431
[2]
Pour une revue récente, voir : A. Belay , The Journal of the American Nutraceutical Association, Vol. 5, No. 2, 2002
« The Potential Application of Spirulina (Arthrospira) as a Nutritional and Therapeutic Supplement in Health
Management »
[3]
C’est nous qui soulignons.
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