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LE MAGAZINE DES GENS D’AFFAIRES DE DRUMMONDVILLE ET RÉGION
Vol. 4 No 1 • juin 2011
L’INDUSTRIE AGRICOLE,
AGROALIMENTAIRE
ET AGROTOURISTIQUE
PILIER DU
DÉVELOPPEMENT
RÉGIONAL
MARIE LAMPRON
DIRECTRICE DES VENTES ET DE LA
COMMERCIALISATION CHEZ ROSE DRUMMOND
PORTRAIT DU SECTEUR ET VISITES DE PRODUCTEURS
SOMMAIRE
8
12
16
20
INNOVATION AGROTOURISTIQUE
Marie Lampron, directrice des ventes
et de la commercialisation
chez Rose Drummond
PRODUCTION DE FRAISE ET D’AIL :
UN PARI RÉUSSI
COMMERCE DE DÉTAIL
Dominique Martel, président du conseil
d’administration et Pierre-André Goulet,
directeur général du Marché public
de Drummondville
LE VIRAGE MARKETING
D’UNE INSTITUTION
EXPORTATION
ValMétal inc.
L’ORANGE VALMÉTAL PRÉSENT
PARTOUT DANS LE MONDE
GRANDES CULTURES
Les Cultures de chez nous
VALEURS HUMAINES
ET DÉVELOPPEMENT D’AFFAIRES
22
TERRITOIRE DRUMMONDVILLOIS
Entre tradition et innovation
CETTE VALEUR AJOUTÉE
QUI FAIT LA DIFFÉRENCE
26
AGROTOURISME EXOTIQUE
Ferme Bon Autruche et Ferme Bel Alpaga
EXOTISME À SAINT-BONAVENTURE
32
AUTOMATISATION
Jean-Pierre Pétrin, président
de JPS Électronique
POUR AMÉLIORER LA VIE
DES PRODUCTEURS
36
DÉCOUVERTE DU TERROIR
Table champêtre Fleur en bouchée
RIGUEUR ET PASSION FONT
BON MÉNAGE
38
MICRO-ENTREPRISE AGROALIMENTAIRE
Fines Herbes Caya
RENTABILISER UN LOISIR
40
TRADITIONS AGRICOLES
Village québécois d’antan
L’AGROTOURISME FAÇON 19e SIÈCLE
42
PRODUCTION BIOLOGIQUE
Moulin La Fine Fleur
SAVOIR UTILISER LES
OUTILS DE SON MILIEU
46
CHRONIQUE FEMME EN AFFAIRES
Les femmes qui font progresser notre région
LES PASSIONS DE NINON
48
RELÈVE AGRICOLE
La Ferme Maupasan et Filles inc.
HISTOIRE D’UNE RELÈVE RÉUSSIE
50
AGROTOURISME
Cécile Boyce, propriétaire de Chez Ti-Père
GARDIENNE D’UNE TRADITION
DEPUIS 30 ANS
52
FORMATION NOVATRICE
Le milieu se concerte
UN PROJET NOVATEUR
EN PRODUCTION AVICOLE
54
MARCHÉ VIRTUEL
Écomarché de L’Avenir
FAIRE SON MARCHÉ... VIRTUEL
8
12
16
DANS CHACUN
DES NUMÉROS
MOT DE L’ÉDITEUR . . . . . . . . . . .4
ÉDITORIAL
Soyez à l’affût des nouvelles d’ordre
économique de Drummondville et région.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6
CÔTÉ CŒUR . . . . . . . . . . . . . . . . .30
Avec François Morneau
Vous avez de l’information à partager,
faites-la-nous parvenir, c’est gratuit !
CARNET D’ADRESSES
. . . . . .58
» Disponible en format électronique sur le site
JOHANNE VARY . . . . . . . . . . . . .22
NOS COLLABORATRICES
JOHANNE LACHAPELLE . . . .52
JUIN 2011
3
» Mot de l’éditeur
L’agriculture : un moteur
économique dans Drummond
Laurent Cournoyer
laurent@pagecournoyer.com
Éditeur
À l’aube de la belle saison, l’équipe drummondvilloise du magazine Contacts Affaires
s’est donné comme mandat de présenter un portrait du secteur agricole, fort acteur du
développement économique de la région.
Il n’y a rien de gagné
La région n’est pas étrangère à la réalité économique difficile des entreprises agricoles.
Au Québec, on démantèle jusqu'à deux fermes par jour. Les maladies, la dévaluation
des fermes, la grande quantité de produits provenant de l’importation versus la
disponibilité des produits régionaux souvent de meilleure qualité, la difficulté de la relève
agricole, et souvent même, la détresse psychologique, toutes ces situations font
augmenter le niveau de stress des producteurs agricoles. D’un autre côté, nous parlons
de développement durable… Il y a un paradoxe auquel nous sommes confrontés !
Mais les efforts sont soutenus
Le portrait peut sembler sombre, mais il a aussi des bons coups, des exemples de
réussites qui encouragent. Vous constaterez dans le présent numéro que bien des
entreprises ont déjà posé des actions pour assurer leur viabilité. Elles travaillent en
fonction des enjeux du secteur : le développement durable, l’économie sociale et la volonté
des petits producteurs de travailler ensemble pour être plus forts. La transition vers la
culture biologique, la création d’activités agrotouristiques favorisant le contact entre les
producteurs et les consommateurs, l’éducation de la population à une consommation
responsable et saine et les productions de niches, contribuent à diversifier le marché. Dans
ce Contacts Affaires, vous trouverez des histoires qui font la différence dans le milieu
agricole, agroalimentaire et agrotouristique drummondvillois et des gens qui se mobilisent
pour en faire un joueur fort de l’économie de la MRC de Drummond.
79, rue Cormier, bureau 201
Drummondville (Québec) J2C 8M5
Téléphone : 819 850-1250
Sans frais : 1 877 746-3914
Télécopieur : 819 850-1715
pub@pagecournoyer.com
pagecournoyer.com
Éditeur :
Laurent Cournoyer
Adjointe administrative :
Julie Barthe
Directrice du développement :
Caroline Dion
Coordonnatrice et rédactrice :
Sonia Collard
Coordonnateur aux publications :
Sébastien Paul
Designers graphiques :
Sophie Binette, Carole Simard
Directrice artistique :
Véronique Meunier
Concepteur Web :
Martin Sylvestre
Collaboratrices :
Johanne Lachapelle, Johanne Vary
Réviseure :
Mireille Charbonneau
Photographe :
François Pinard
Impression :
Page Cournoyer
Les grands producteurs
La région compte plusieurs entreprises de production et de transformation sur son
territoire. Notons la présence de Boire et Frères et de la Ferme des Voltigeurs dans la
production de la volaille, des Aliments Trans-Gras dans la production et l’exportation
des viandes saumurées et congelées et des poissons séchés et salés, de Rose
Drummond en production horticole et maintenant aussi maraîchère et des gens de
Cultures de chez nous, chef de file québécois dans la production de poireaux et
d’asperges. Notons la présence de Kéfiplant, cette entreprise en biotechnologie qui
fabrique et commercialise des ingrédients naturels actifs de plantes médicinales issus
de la fermentation par des grains de kéfir. Cette entreprise de haut niveau a reçu
de la CCID en 2009 le Napoléon «Recherche en innovation technologique et
développement». Bien des entreprises auraient mérité qu’on s’y attarde. Et malgré les
difficultés, les nombreux défis, vous constaterez que le développement agricole,
agroalimentaire et agrotouristique dans Drummond tire favorablement son épingle du
jeu. Gens de passion, produits innovateurs et entreprises en bonne santé, vous y
développerez certainement le goût de chez nous !
4
JUIN 2011
Distribution :
Postes Canada, 4 000 exemplaires distribués
gratuitement dans tous les lieux dʼaffaires
et les entreprises agricoles du territoire
de la MRC de Drummond.
Dépôt légal :
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
ISSN :
1499-5123
Le magazine Contacts Affaires est publié
deux fois par année. Tous droits réservés.
Le contenu du magazine ne peut être
reproduit sans autorisation écrite.
Un milieu urbain dynamique et un milieu rural en pleine effervescence
Carrefour dʼinitiative et de culture
Municipalité régionale de comté de Drummond
436, rue Lindsay, Drummondville | 819 477-2230
courriel@mrcdrummond.qc.ca | www.mrcdrummond.qc.ca
» Éditorial
L’agriculture qui inspire
par Sonia Collard
Éduquer le public
Sonia Collard
sonia@pagecournoyer.com
Rédactrice
Les Québécois ne se sont jamais autant préoccupés de leur
santé et de ce qu’ils mettent dans leur assiette. Pourtant,
et quoiqu’une population grandissante s’y intéresse,
l’agriculture et ses dérivés doivent encore jouer du coude
pour se tailler une place sur leur propre territoire.
La valeur ajoutée
Plusieurs agriculteurs tentent l’expérience d’ajouter à
leur production principale une activité ou une deuxième
production à valeur ajoutée. Un producteur de bovins à
viande cultive des petits fruits, un éleveur d’autruches fait
de l’agrotourisme, un meunier vend ses farines bio à
l’Écomarché du coin. L’idée est de diversifier ses activités.
Le vœu pieux de chacun est de consommer des produits
qui proviennent le plus possible du Québec. Mais devant
un sac de carottes du Mexique à deux dollars de moins que
celui d’ici, c’est bien souvent le souci de l’économie qui
l’emporte. L’éducation via l’agrotourisme et la création de
coopératives de producteurs sont des options intéressantes
pour démontrer toute l’importance de l’achat local
et régional.
Des rencontres inspirantes
La rédaction du présent Contacts Affaires aura permis de faire
la rencontre d’entrepreneurs proactifs mais surtout de gens
préoccupés par l’avenir de notre agriculture. Dans plusieurs
discours, il n’était pas rare d’entendre définir le concept de
souveraineté alimentaire. N’est-ce pas qu’il est encore temps de
se réapproprier notre agriculture et surtout la place qu’elle doit
occuper sur les tablettes de nos marchés ? Une conscience
que portent à bout de bras nos producteurs. Les gens, familles
et regroupements que vous allez découvrir au fil du magazine
proposent des avenues innovantes et des histoires de passion.
Car dans Drummond, l’agriculture est bien vivante.
Le Centre-du-Québec est une extension fertile de la Vallée
du Saint-Laurent qui étire ses champs et ses bois vers la
plus montagneuse Estrie. Notre région incarne à merveille
l’importance de l’agriculture dans l’implantation au Québec
d’une colonie puis d’un peuple uniques. Par ses racines,
par son dynamisme, par son attachement à sa région et
son sol propres, l’agriculture du Centre-du-Québec en est
un trait profond, riche. Elle a grandi avec nous, nous a
nourris, et relève toujours les défis en s’adaptant aux
contextes les plus difficiles. Elle est un pilier de notre
économie, et saura l’être encore plus et mieux en adoptant,
et qui sait, en prenant les devants des nouvelles formes de
relations avec les sols et les besoins alimentaires qui se
dessinent par l’agriculture biologique et de proximité qui,
mieux qu’aucune autre, resserrera les liens qui doivent unir
une population, son agriculture et son écologie.
Yves-François Blanchet
Député de Drummond
Bureau de circonscription
228, rue Heriot, bureau 203
Drummondville
Tél. : 819 474-7770
Téléc. : 819 474-4492
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JUIN 2011
Innovation chez Rose Drummond
Production de fraise et d’ail:
un pari réussi
par Sonia Collard
Relever des défis, ce n’est pas ce qui fait
peur à la famille Lampron. Le plus grand
fleuriste-producteur québécois s’attaquait,
au printemps 2011, à la production d’ail,
de ses fleurs et tentaient à nouveaux
l’expérience de la fraise. Cinq mois
après les premiers tests, l’aventure est
concluante : l’objectif d’atteindre 40 000
tiges de fleurs d’ail pour autant de gousses
est réussi et nous travaillons fort à l’atteinte
de notre objectif pour les fraises.
Un joueur… hors saison
Photo : François Pinard
C’est pour offrir la fraise fraîche hors saison
aux consommateurs québécois que Rose
Drummond a tenté, pour une deuxième
fois, la culture de ce petit fruit. «Il y a
six ans, nous avions fait l’essai de la
production de fraises en serre. Les résultats
ont été insatisfaisants car l’écart était de
huit mois entre le temps de pousse versus
8
JUIN 2011
le temps de récolte. Aujourd’hui, nous
travaillons avec Simon Parent de Novafruit
situé à Saint-Paul-d’Abbotsford. Il nous
fournit des plants matures qui produisent
en huit semaines. Nous produirons à
l’année, sauf l’été, pour respecter les
producteurs locaux », mentionne Diane
LaBranche Lampron, directrice générale
de Rose Drummond. Quoique l’exercice ne
soit pas tout à fait complété, plusieurs kilos
de fraises ont été récoltés, permettant ainsi
aux consommateurs de manger des fraises
de la région hors saison.
Quarante variétés d’ail
Sachant que le Québec ne produit que 5%
de l’ail consommé sur son territoire, le
reste provenant principalement de Chine,
André Deslauriers leur a mis la puce à
l’oreille : la production d’ail en serre n’avait
jamais encore été exploitée, pourquoi ne
Marie Lampron
Directrice des ventes et de la commercialisation
JUIN 2011
9
» Innovation agrotouristique
Quatre mois plus tard, ils récoltent près de 40 000 gousses
et autant de fleurs d’ail. Cette dernière étant utilisée fraîche
en cuisine pour son doux arôme d’ail, sans en avoir les
inconvénients. Comme ce marché est tout nouveau,
l’entreprise est à la recherche d’un sous-traitant pour la
transformation de la fleur d’ail.
Ils amorceront sous peu la culture d’autres légumes de
spécialité qui seront récoltés à maturité complète sur le
plant. Cela donnera évidemment un légume d’une saveur et
d’une qualité difficiles à trouver sur le marché. La cause : le
transport que les légumes du commerce doivent subir fait
qu’ils ne sont pas récoltés mûrs, ce qui donne des légumes
et des fruits moins goûteux.
Amélioration continue
« Comme nous n’avons pas de mode d’emploi puisque ces
types de production sont des premières, l’équipe de ma
sœur Amélie, directrice de production, travaille sous le
principe de l’amélioration continue. Au fil des ans, nous
allons sélectionner les meilleures productions et ainsi
peaufiner nos méthodes », ajoute Mme Lampron.
Un marché de produits fins
Cette mission mentionne qu’une gamme de produits
distinctifs sera proposée aux clients. Outre la production de
fraises, d’ails et de leurs cultures de fleurs, ils veulent tenter
la culture de légumes fins haut de gamme. C’est pourquoi,
ils veulent aussi revoir l’aménagement de la boutique
actuelle pour faire une place de choix aux produits du terroir.
«Nos roses et autres fleurs seront toujours disponibles en
boutique, mais nous désirons pousser l’offre des produits
du terroir et présenter un petit marché qui proposera nos
récoltes et ceux d’autres producteurs, idéalement des
produits bio et équitables. C’est un virage à 180° dont les
changements seront visibles dès juin 2011», précise la
directrice des ventes et de la commercialisation. Pour
compléter les changements et préciser leur vision, l’équipe
de Rose Drummond a aussi revu sa mission qui va
maintenant comme suit : «Faire vivre une expérience de
tous les sens, en toutes saisons, grâce à une gamme de
produits distinctifs dont plusieurs sont cultivés dans nos
serres, en rapprochant le client du producteur, et ce, dans
un environnement familial, unique et chaleureux.»
10
JUIN 2011
Photo : François Pinard
pas tenter l’expérience ? 15 000 pi2 de leurs serres sont
dédiés à la plantation d’environ 40 000 cayeux d’ail répartis
en 40 variétés. La production est en lutte intégrée, une
façon de cultiver qui est en respect avec l’environnement,
tout comme leurs productions de fleurs.
L’entreprise s’est fixée un objectif de 15 000 kilos de fraises pour sa première production de 2011
Relève familiale
« Présentement, six des onze enfants de la famille
travaillent chez Rose Drummond, à temps plein ou partiel.
Notre père, Jean-Denis Lampron est maintenant en semiretraite. Il se consacre entre autres à son rôle de mentor
pour la cellule de mentorat de la Société de développement
économique de Drummondville. Depuis deux ans, c’est
notre mère Diane qui est à la barre de la direction générale.
Ma sœur Amélie est directrice de production et je m’occupe
de la vente et de la commercialisation de nos produits. On
se positionne tranquillement au sein de l’entreprise. C’est
une belle harmonie familiale qui se dessine. Nos parents
sont fiers de voir que nous prenons notre place », de dire la
dynamique Marie Lampron. En constante évolution, l’équipe
de Rose Drummond se donne pour objectif d’être une
entreprise vivante, toujours en mouvement. « Nous sommes
en perpétuelle recherche d’équilibre entre nos cultures et les
besoins de notre clientèle. Notre force se situe dans
l’innovation et la persévérance, toujours dans le respect de
l’environnement », conclut Marie Lampron.
Année de fondation: 1996
Activités: Producteur de
fleurs coupées et de produits
maraîchers sous serres. Vente
au public des produits de la
serre. Service de fleuristerie
et livraison de bouquets.
Nombre d’employés:
une quarantaine
Coordonnées :
210, boulevard Lemire Ouest
Drummondville (Québec) J2B 8A9
Téléphone : 819 474-3488
www.rose.ca
12
JUIN 2011
Photo : François Pinard
Marché public de Drummondville
Le virage marketing
d’une institution
par Sonia Collard
Il est un des témoins privilégiés du passage
des années, du changement des habitudes
de consommation et du visage de
Drummondville. Le Marché public de
Drummondville est une de ces institutions
alimentaires à garder le phare de cette
tradition au Québec.
Fondé il y a 70 ans, la Marché public
était au départ géré par la Ville de Drummondville. En 1990, le bâtiment d’époque
devenu désuet a fait place à un lieu mieux
adapté aux exigences du milieu alimentaire
ainsi qu’à une nouvelle administration.
Le nouveau Marché public a vu le
jour le 1er décembre 1990, géré par une
coopérative de 17 marchands, membres
administrateurs. Depuis maintenant 20 ans,
ils assurent la bonne santé de l’organisme
et la vitalité du lieu.
Relation producteur / consommateur
Au Québec, il existe 89 marchés publics
en opération et cinq autres devraient voir
le jour en 2011. Ils permettent aux consommateurs d’avoir un accès direct aux
producteurs de leur région immédiate ou
périphérique. « Notre plus grand défi est
d’offrir des produits de proximité et ce
n’est pas toujours facile de le réaliser.
Plusieurs producteurs préfèrent vendre
leurs produits à un seul acheteur (les
grandes surfaces) plutôt que de l’écouler à
plus petite échelle. Cette réalité est vécue
par tous les marchés publics du Québec.
Mais pour plusieurs heureusement, le
marché est une avenue privilégiée. Le
contact avec le public, l’éducation et
certainement les bonnes affaires, assurent
leur présence avec nous », explique
Dominique Martel, président du conseil
Dominique Martel
Président du conseil d’administration
Pierre-André Goulet
Directeur général du Marché public de Drummondville
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13
» Commerce de détail
d’administration du Marché. Il mentionne aussi qu’il est
important, lorsqu’il est temps de sélectionner des marchands,
de ne pas diluer l’offre : « Nous devons assurer une belle
diversité de produits et aussi protéger l’offre de nos
marchands déjà en place », ajoute-t-il, précisant qu’au total, le
marché compte 29 kiosques intérieurs et 13 extérieurs.
Un autre défi était d’offrir une plage horaire mieux adaptée aux
besoins des gens, surtout à la clientèle qu’ils veulent maintenant
séduire : les jeunes familles. « Traditionnellement, le marché est
ouvert à l’année, les vendredis entre 7 h et 19 h. Mais depuis le
12 juin 2010, nous avons fait le choix d’ouvrir aussi le samedi de
9 h à 16 h. Nos efforts et les stratégies marketing vont
maintenant dans le sens de séduire les plus jeunes et d’assurer
une relève de clientèle. Au début l’achalandage était timide, mais
plus les mois passent et plus la population y prend goût. Je suis
agréablement surpris des résultats », précise Pierre-André
Goulet, directeur général du Marché.
Une stratégie marketing revue,
des actions concrètes posées
Ils travaillent avec une firme marketing qui les accompagne
dans l’élaboration des actions à poser. « Dans un premier
temps, nous voulions augmenter l’achalandage, mais pas au
détriment du vendredi qui, à lui seul, attire jusqu’à 5000 clients
chaque semaine. Depuis mai 2011, pour développer l’habitude
de venir au marché le samedi, la population de la région reçoit
dans le Publisac, un feuillet appelé « Le journal de mon
marché public ». Nous y présentons nos marchands, donnons
des trucs, des recettes, de l’information et mentionnons les
promotions en vigueur. Cette approche marketing interpelle
directement la clientèle ciblée et rapproche le marché du
client. S’ajoutent à cela des promotions radio. Nous croyons
fortement que notre nouvelle stratégie intéressera la
population et les incitera à venir nous voir », nous assurent
messieurs Martel et Goulet.
Une association forte et active
Le Marché public de Drummondville fait partie de l’Association
des marchés publics du Québec. La directrice générale de
cette association, Solange Fullum, explique qu’une initiative
provinciale a été mise sur pied en 2009, pour inciter la
population à vivre l’expérience des marchés locaux : « La
Semaine québécoise des marchés publics sous le thème
Faites votre marché… public veut susciter l’intérêt du
consommateur et lui faire découvrir les nombreux avantages
de faire son marché public. C’est un événement qui
vise d’abord à promouvoir les produits québécois ainsi
qu’à valoriser le travail des producteurs agricoles et les
14
JUIN 2011
Photo : François Pinard
Être plus accessible
Denise Martel accueille les gens au kiosque de la Ferme des Voltigeurs
transformateurs artisans de l’agroalimentaire. En août 2010,
63 marchés publics à travers le Québec ont participé à la
deuxième édition, une augmentation de plus de 30 %
comparativement à celle de 2009. Cette hausse significative
reflète tout le plaisir et l’engouement des marchands
québécois à l’idée de faire découvrir aux consommateurs leurs
produits, surtout en août, période de grande abondance »,
explique Solange Fullum.
Du 20 au 28 août 2011, l’Association des marchés publics du
Québec en collaboration avec l’Union des producteurs
agricoles, tiendra sa troisième édition de la Semaine
québécoise des marchés publics. Confiants et motivés par
leurs nouvelles approches, les dirigeants du Marché public de
Drummondville veulent démontrer qu’il est agréable de
développer une relation avec les marchands et de profiter
de leurs expertises. « Nous sommes à l’écoute des
consommateurs, nous nous adapterons à la nouvelle clientèle
qui émerge, nous voulons intégrer des dégustations et
d’autres idées novatrices, bref, ça va bouger au marché ! »,
conclut le président, Dominique Martel.
Année de fondation:
1941 (la Coopérative a été
créée le 20 mars 1990)
Activités: Vendre les produits
des marchands régionaux
locataires du marché
Propriétaire : Coopérative
du Marché public de
Drummondville, président
Dominique Martel
Nombre d’employés: 2
Coordonnées :
445, rue St-Jean, C.P. 652
Drummondville (Québec) J2B 6W6
Téléphone : 819 472-7123
marchepublicdrummondville.com
Photo : François Pinard
Un employé s’affaire à la fabrication d’un mélangeur vertical
16
JUIN 2011
» Exportation
ValMétal inc.
L’orange ValMétal présent
partout dans le monde
par Sonia Collard
Produits de niche
En tout, ils proposent une trentaine de produits différents,
arborant tous la couleur orange, marque de commerce de
l’entreprise. Les videurs de silo, convoyeurs, chariots
motorisés, hache-paille, mélangeurs verticaux et autres
produits de ValMétal, ont tout d’abord été distribués au
Québec puis au Canada et aux États-Unis. « En 2002-2003,
ce sont les effets de l'encéphalopathie spongiforme bovine
(maladie de la vache folle) qui nous ont fait réagir. C’est
pourquoi, en 2005, nous avons décidé d’explorer d’autres
marchés et Internet s’est avéré un outil fort utile à ce
développement, tout comme la visite de nombreuses foires
à travers le monde », raconte le vice-président aux ventes
et au marketing de ValMétal, David Vallières.
Photo : François Pinard
En 1979, ValMétal œuvrait dans le domaine de la soustraitance et la fabrication sur mesure. En 1983, après avoir
ciblé certains besoins dans le domaine de l’équipement
agricole, son fondateur Yvon Vallières a décidé de
concentrer ses efforts dans la conception, la fabrication et
la mise en marché de machinerie automatisée ou non,
dédiée aux procédés d'entreposage, de transformation et
de distribution des aliments pour les animaux de ferme,
principalement les fermes de taille moyenne de 250 vaches
et moins. Devenue histoire de famille, Yvon Vallières, sa
conjointe et leurs trois fils ont fait de cette entreprise dont
le chiffre d’affaires joue dans les 25 millions, un joueur
mondial dans le secteur de l’agriculture, bien installée dans
le parc industriel de Saint-Germain-de-Grantham.
Catherine Gervais, directrice du Carrefour Québec International (CQI) et Anne-Marie
Lamothe, coordonnatrice à l’exportation au CQI, ont toutes deux accompagné
le vice-président ventes et marketing de ValMétal, David Vallières, dans ses démarches
à l’exportation, entre autres, lors du développement du marché russe
Leur mission est d’aider les entreprises manufacturières
à accroître leurs ventes à l'international et à se positionner
stratégiquement sur les marchés étrangers, grâce à un
réseau de ressources positionnées à travers le monde. En
2010, ils ont accompagné près de 70 entreprises centricoises.
Travail d’équipe
Carrefour Québec International
David Vallières travailla seul trois ans au développement des
marchés étrangers de ValMétal avant de faire la rencontre
d’un organisme qui allait changer le cours des choses. « En
2008, j’ai assisté à une conférence où j’ai rencontré l’équipe
de Carrefour Québec International (CQI). Je ne savais pas
qu’il existait de l’aide à l’exportation pour les entreprises et
j’ai rapidement vu les opportunités qu’il pouvait nous
offrir », mentionne-t-il. Carrefour Québec International
existe depuis 1995 et est financé par le DEC, le MDEIE et
les Conférences régionales des élus des trois régions
qu’il couvre, soit l’Estrie, le Centre-du-Québec et la Mauricie.
Le premier dossier sur lequel le CQI et ValMétal ont travaillé
a été celui du développement du marché russe. « Dans un
premier temps, il fallait aller voir sur place et étudier la
situation. Nous avons donc accompagné l’entreprise dans
ses recherches, pour l’étude de marché, nous avons facilité
la préparation d’une première exposition agricole et assuré
tout le côté administratif, les visas et la logistique. La
participation à une foire peut coûter jusqu’à 40 000 $. Quand
en plus elle se déroule à l’étranger, il faut être bien préparé »,
expliquent Catherine Gervais, directrice générale du CQI et
Anne-Marie Lamothe, coordonnatrice à l’exportation au
CQI. Elles ajoutent : « Notre plus grande fierté dans
JUIN 2011
17
» Exportation
Quand on pense exportation, on pense d’abord aux marchés
américains et français. « C’est normal, ce sont des marchés
naturels. Mais curieusement, exporter ailleurs peut souvent
être plus facile ! Pour nous, ç’a été le cas quand nous avons
percé les marchés scandinaves et baltes. Oui il y a un
processus à suivre, la communication n’est pas toujours facile,
mais grâce à l’équipe de CQI, des outils sont à notre
disposition, comme son réseautage, ses nombreux contacts
dans les pays ciblés et des subventions au développement. Ils
nous ont d’ailleurs aidés à la refonte de notre site Internet »,
ajoute David Vallières, qui n’hésite pas à parler de
l’organisme lors de ses activités de réseautage.
Aujourd’hui, ValMétal participe à une cinquantaine de foires
par an, compte 250 distributeurs au Canada, aux États-Unis
(du centre à l’est) et dans une vingtaine de pays en Europe
et en Asie. « En 2010, notre chiffre d’affaires à l’exportation
a été affecté par la crise et se situait à 43 %. Mais je suis
confiant qu’il remontera à 55 et même 60% sous peu »,
conclut David Vallières.
18
JUIN 2011
Photo : François Pinard
l’accompagnement de ValMétal est de constater les
résultats. David n’a pas eu peur de développer des marchés
non traditionnels et c’est un exemple à suivre pour plusieurs
entreprises tentées par l’exportation ».
L’usine ValMétal est située le long de l’autoroute 20 dans le parc industriel de Saint-Germain
Année de fondation: 1983
Activités: Conception,
fabrication et distribution
d'équipements destinés
à l'alimentation des vaches
laitières et des parcs
d'engraissement bovins
pour les marchés américain,
européen, asiatique et russe.
Nombre d’employés: 90
Coordonnées :
230, boulevard Industriel
Saint-Germain-de-Grantham
(Québec) J0C 1K0
Téléphone : 819 395-4282
www.valmetal.com
PUBLIREPORTAGE
Club Voyages Agathe Leclerc
Un trentième anniversaire dont on se souviendra…
Il y a déjà plus de six mois se joignait à Agathe Leclerc et à son équipe,
Pierre Couture et Geneviève Tremblay. Ces passionnés du voyage
apportent à l’entreprise toutes leurs connaissances du voyage et du
marketing mais surtout, leur grande volonté à vous faire découvrir le
monde… différemment.
À eux seuls les spécialistes de l’équipe cumulent plus de cent ans
d’expérience dans l’univers du voyage. Et pour leur trentième anniversaire, les onze membres de Club Voyages Agathe Leclerc vous
préparent un événement haut en couleurs pour l’automne prochain. La
population de la région sera invité à venir voir les nouveautés que vous
proposera l’agence.
Club Voyages Agathe Leclerc est votre partenaire de la découverte pour:
• Vos voyages sur mesure (individuel, forfait, groupe…)
• Vos voyages de groupe (plus de 75 voyages de groupe organisés
annuellement)
• Vos voyages d’affaires
Les spécialistes du Club Voyages Agathe Leclerc vous amènent où vous
rêvez d’aller !
Tour du monde :
Les berceaux de la civilisation en 2012
En mars 2012, Club Voyages Agathe Leclerc vous prépare ce qui pourrait
être LE voyage de votre vie : 24 jours de visite accompagnée où vous vous
imprégnerez des lieux qui ont vu naître les grandes cultures du monde! Un
tour du monde présentant : la Chine, la Thaïlande, l’Inde, la Turquie, la
République Tchèque et l’Italie. Seulement quinze places sont disponibles
et ce, à travers tous les Club Voyages du Québec… faites vite!
Le trentième anniversaire du Club Voyages Agathe Leclerc marque un
tournant majeur pour l’entreprise : un tournant qui vous prendra sur ses
ailes, à la découverte du monde !
1575 boul. St-Joseph, Drummond, QC 819 477-8383
www.agatheleclerc.clubvoyages.com
» Grandes cultures
Les Cultures de chez nous
Valeurs humaines
et développement d’affaires
par Sonia Collard
« Nous semons cinq millions de poireaux sur nos quarante
hectares et s’ajoute à cette production, une récolte de
45 000 livres d’asperges annuellement ainsi que 400 000
livres qui proviennent d'une dizaine de producteurs de la
région. La récolte du poireau débute en août et se termine
en novembre, on peut les conserver en chambre froide
jusqu'en février. Toutes nos productions sont vendues au
Québec et nous comptons aussi sur un point de vente aux
États-Unis. Depuis dix ans, nous importons des poireaux de
France ce qui nous permet d’occuper le marché même
l’hiver et de consolider les emplois. Depuis 1999, dans le
but de donner une valeur ajoutée au produit et de maximiser
le rendement de nos cultures, nous offrons le sac de
poireaux tranchés, aujourd’hui disponible dans la plupart des
supermarchés québécois », mentionne Louis-Marie Jutras,
directeur général de l’entreprise.
Investissements majeurs
Pour assurer la préparation du poireau avant sa mise en
marché, un lavage de base doit être réalisé. Ayant déjà une
unité de lavage de huit mètres, les dirigeants de l’entreprise
ont fait le choix d’investir dans une deuxième unité, celle-là
mesurant sept mètres. « À la sortie du champ, les poireaux
sont lavés, on coupe une partie du feuillage et des racines
et ils sont finalement attachés en paquets selon les
exigences du client ou ils passent à l’étape de la distribution
pour le marché des grandes surfaces. Cette deuxième unité
nous permettra de répondre à la demande croissante ainsi
que d’augmenter notre production lors des grosses
promotions d'automne », ajoute M. Jutras. De plus, l’ajout
d’une septième chambre froide leur permettra de prolonger
la période de distribution. Ayant des terres à Sainte-Brigitte
20
JUIN 2011
Photo : François Pinard
Michelle Rajotte et Louis-Marie Jutras ont créé Les Cultures
de Chez Nous en 1981 à Sainte-Brigitte-des-Saults, terre
natale de Mme Rajotte. En 1985, ils se lancèrent dans la
culture du poireau, légume encore méconnu au Québec à
cette époque. Aujourd’hui, appuyés de leurs trois enfants,
Valérie, Alexis et Antoine, et de leurs nombreux employés,
ils se sont positionnés comme chef de file au Québec dans
la production, transformation et mise en marché du poireau
et de l’asperge.
La famille Rajotte-Jutras : Louis-Marie, Alexis, Michelle, Valérie et Antoine
et à Saint-Cyrille, l’entreprise a fait l’acquisition d’une autre terre
à Sainte-Brigitte. Plusieurs centaines de milliers de dollars ont
donc été injectés dans l’entreprise pour soutenir sa croissance.
Entreprise verte
En constante innovation, l’entreprise a fait l’embauche de
techniciens agricoles pour travailler au département de R et D.
« Comme le respect de l’environnement est une valeur non
négociable pour nous, nous avons mis sur pied un système
de récupération des eaux de nos unités de lavage, où 90%
des eaux usées sont réutilisées. Et depuis trois ans, nous
travaillons à la valorisation des résidus de poireaux. Pour ce
faire, nous avons construit une fosse pour résidus végétaux
au coût de 100 000 $ pour y entreposer les quelque
500 tonnes de résidus végétaux produits annuellement. Ils
y seront compostés et plus tard, mis en champ. Pour
améliorer notre productivité en champ, nous nous sommes
dotés d’un système GPS pour la conduite des tracteurs lors
des semis, ce qui nous permet d’avoir une meilleure gestion
de la répartition des plants en champ et d’augmenter la
production. Je n’en reviens pas, nous avons encore réussi
» Grandes cultures
à baisser nos coûts de production en 2010. Jusqu’à
maintenant, c’est une grande réussite et tous les
efforts sont mis pour fournir des aliments sains ! », ajoute
fièrement l’entrepreneur.
Mise en marché et marketing
Par le passé, le marketing passait surtout par l’achat
de plusieurs campagnes publicitaires dans différents
magazines de cuisine connus. Cultures de chez nous se
tourne aujourd’hui vers le web 2.0. « En effet, puisque les
nouvelles technologies sont dans l’air du temps, l’entreprise
s’y investit. Se connecter à nos clients : voilà notre objectif.
Tous les moyens sont donc mis en œuvre pour intégrer le
web 2.0 et les réseaux sociaux à notre plan de communication
marketing afin d’atteindre les consommateurs actuels et
futurs », précise Valérie Jutras, directrice du marketing
de Cultures de chez nous. À cet effet, ils se sont dotés
d’un nouveau site Internet, ils ont leur page Facebook et
achètent de la publicité sur des sites comme ceux de
Ricardo, SOS Cuisine et À la Distasio.
SANDWICHES & PANINIS
TAPAS & 5@7 | MICROBRASSERIE
« Comme le respect de l’environnement
est une valeur non négociable pour nous,
nous avons mis sur pied un système
de récupération des eaux de nos unités
de lavage, où 90 % des eaux usées sont
réutilisées. Et depuis trois ans, nous travaillons
à la valorisation des résidus de poireaux. »
Une affaire de valeurs
Le développement de cette entreprise ne va pas à
l’encontre des valeurs familiales des Rajotte-Jutras : « Nous
faisons en sorte que le milieu de travail soit épanouissant
pour tous les employés. Nous nous sommes dotés d’une
assurance collective, nous prêtons une attention particulière
à la conciliation travail-famille et au respect de l’environnement. Ma plus grande fierté est de soutenir la croissance
d’une entreprise où les valeurs humaines côtoient le
développement commercial », conclut Louis-Marie Jutras.
Année de fondation: 1981
Activités: Producteur,
emballeur et négociant de
poireaux entiers et tranchés
et d’asperges et culture
de petits fruits (fraises,
framboises, bleuets),
de soya, de maïs.
Propriétaires: Louis-Marie
Jutras, Michelle Rajotte
et leurs enfants Valérie,
Alexis et Antoine
Nombre d’employés:
Entre 35 et 50 selon la saison
Coordonnées :
1120, rang 9
Sainte-Brigitte-des-Saults
(Québec) J0C 1E0
Téléphone : 819 336-4846
www.cultures.qc.ca
1.819.478.2109
234, RUE HERIOT, DRUMMONDVILLE
www.loobacafe.com
JUIN 2011
21
» Territoire drummondvillois
Entre tradition et innovation
Cette valeur ajoutée
qui fait la différence
par Sonia Collard en collaboration avec Johanne Vary
MRC DE DRUMMOND EN CHIFFRES
Superficie en terre ferme (2011)
1 600 km2
Densité de population (2011)
61,3 habitants / km2
Population totale (2011)
98 041 habitants
Solde migratoire interrégional (2009-2010)
548 habitants
Perspectives démographiques (variation 2031/2006)
20,5 %
Taux de travailleurs de 25-64 ans (2009)
71,5 %
Revenu d'emploi moyen des travailleurs de 25-64 ans (2009)
37 338 $
Source : Institut de la statistique du Québec (ISQ), Profil de la MRC de Drummond 2010
Plus de 25 % des entreprises de la MRC appartiennent au
secteur dit « agricole et services connexes ». Les 813
entreprises agricoles de la MRC de Drummond génèrent 302,8
millions de dollars de revenus, ce qui représente 30 % des
revenus agricoles totaux de la région. En 2006, une entreprise
agricole de la MRC de Drummond enregistrait en moyenne
des revenus annuels de 372 500 $. Voilà ce que présentait le
MAPAQ dans son portrait sur l’agriculture et l’agroalimentaire
dans la MRC de Drummond en 2008. Les 143 000 hectares
de terres agricoles de la MRC de Drummond sont particulièrement intéressants pour y faire les grandes cultures et le
terreau déjà très fertile du développement industriel permet
aux entreprises de transformation de bien s’y développer.
Plusieurs institutions et organismes travaillent de concert
pour aider les agriculteurs et entrepreneurs des domaines
agroalimentaire et agrotouristique à s’implanter. Voici un portrait
du secteur agricole dans la région.
RÉPARTITION DE LA PRODUCTION AGRICOLE
TYPE DE PRODUCTION
PRODUCTEURS
Grandes cultures (céréales
et protéagineux)
179
Bovins laitiers
177
Bovins de boucherie
113
Porcs
92
Veaux lourds
47
Volailles
46
Fourrages
37
Ovins
17
Acériculture
14
Fruits
14
Horticultures ornementales
14
Cultures abritées
11
Le lait et la volaille
L’agriculture de la région drummondvilloise est diversifiée.
On y cultive les céréales, les grains, les protéagineuses et
la culture fourragère. La production laitière reste encore la
production la plus exploitée dans la MRC. Mais du côté de
la production animale, la MRC de Drummond est la seule du
Centre-du-Québec où la volaille figure comme premier
secteur d’importance. Il génère près du tiers des revenus
des productions agricoles de la MRC et est largement lié à
l’engagement d’entreprises telles que Couvoir Boire et La
Ferme des Voltigeurs.
22
JUIN 2011
Légumes de transformation
Source : Enregistrement 2008 au MAPAQ
Centre de service agricole de Drummondville
9
Photo : François Pinard
» Territoire drummondvillois
Pour sa part, la production de bovins se fait principalement
à temps partiel car les producteurs n’en retirent pas leur
principal revenu. Le MAPAQ constate donc que l’avenir
de l'agriculture passe par le développement des petites
entreprises. Pour ceux qui veulent démarrer en agriculture,
l'achat de quelques hectares de terre est encore possible. Ils
cultivent souvent moins de cinq hectares de légumes ou de
petits fruits et peuvent en vivre. Depuis quelques années,
on voit naître des paniers ASC et autres coopératives de
producteurs, une façon de permettre aux agriculteurs
d’écouler leurs productions et pour plusieurs, en vivre.
Depuis quelques années, on voit naître des circuits courts
de mise en marché (paniers ASC et coopératives de
producteurs), une façon de permettre aux agriculteurs
d’écouler leurs productions directement et de permettre à la
population de manger et de connaître les produits locaux.
calories, des aliments santé et des aliments qui nécessitent
le moins de préparation possible. Ces produits ne font
pas exception dans la MRC de Drummond qui compte 48
entreprises en transformation, ce qui en fait la MRC du Centredu-Québec qui possède la plus grande concentration
d’entreprises de ce secteur et donne quelques 1 455 emplois.
Relève agricole
Agrotourisme : développement du secteur
L'achat des fermes laitières et des fermes avicoles sont très
dispendieuses. Les jeunes ne veulent pas toujours prendre
la relève des parents où souvent les quotas de lait ou
d’œufs rendent l'entreprise difficilement transférable vu les
prix élevés. Il n’est pas rare que les parents fassent encan
pour vendre l'entreprise. C'est une des raisons de la
diminution du nombre de fermes au Québec. Mais encore,
sur le territoire drummondvillois, le travail en ferme
compte pour plus de 5% des emplois. Fait à noter, le
MAPAQ encourage la relève en milieu agricole grâce à des
programmes d'aide financière.
La situation géographique de la ville de Drummondville et
les axes routiers qui l’entourent rendent possible une
multitude d’initiatives liées à l’agrotourisme. D’ailleurs, 60 %
du territoire limitrophe de la ville de Drummondville est en
zone agricole. De bonnes occasions d’affaires sont à saisir
si on considère que la ville possède plusieurs atouts, par
exemple la piste cyclable, le marché public du centre-ville
ainsi que beaucoup d’autres attraits touristiques. Certaines
alliances entre le secteur agricole et l’industrie du tourisme
prouvent qu’il est possible de créer une attirance encore
plus grande auprès des visiteurs et même de la population.
Pour preuve, l’offre agrotouristique a doublé depuis l’an
2000. Ce processus de diversification qui est surtout
pratiqué par les petites entreprises. Selon le comité
provincial de concertation sur l'agrotourisme, ce secteur est
une activité complémentaire à la production agricole,
mettant en relation des producteurs agricoles avec des
touristes, permettant ainsi à ces derniers de découvrir le
monde agricole, l'agriculture et ses produits dérivés à
travers l'accueil et l'information que leur réservent les
producteurs. L'agrotourisme est une forme de mise
en marché des produits agroalimentaires, cette forme
d'offre des produits se fait obligatoirement sur l'entreprise
agricole. Cette activité peut prendre différentes formes :
restauration (cabane à sucre, repas champêtres, dégustations), hébergement (gîte à la ferme), centre d'interprétation
agricole, autocueillette ou visite de ferme. Le terme table
champêtre étant une appellation décernée par l’Association
de l’agrotourisme et du tourisme gourmand du Québec, il
faut donc employer les termes repas champêtre ou table
campagnarde pour parler de façon générale du service de
repas servis à la ferme.Dans une enquête réalisée en 2009
auprès de producteurs qui pratiquent l’agrotourisme au
Diversification des productions
Compte tenu de la hausse des intrants et de la crise
économique, c’est pour pallier certains manques à gagner
que les producteurs ajoutent à leur production principale
une autre production. Exemple : un producteur de bœufs
peut aussi faire quelques hectares de petits fruits.
Un producteur d'ovins remet en opération l'érablière
abandonnée. Un autre producteur de chèvres peut aussi
faire de l'agrotourisme.
Agroalimentaire : une planche de salut
La MRC de Drummond présente un heureux mariage entre
l’agriculture et le développement industriel, contribuant ainsi
à l’essor du secteur agroalimentaire qui passe aujourd’hui
par la différenciation, la démarcation et la valeur ajoutée d’un
produit. Les crises qui sévissent dans le monde alimentaire
poussent les transformateurs à trouver de nouveaux marchés
et nous notons que les tendances vont de plus en plus vers
le mode de production biologique : la production de viande
nature, sans hormone, élevé au pâturage. On développe aussi
des produits fins, des nutraceutiques, des aliments à basses
Johanne Vary, agronome au MAPAQ, direction régionale Centre-du-Québec
JUIN 2011
23
» Territoire drummondvillois
Centre-du-Québec, deux grandes tendances ressortent au
niveau économique : pour une entreprise agrotouristique sur
deux, l'agrotourisme est une activité complémentaire qui
s'ajoute à l'entreprise dans un but de diversification des
revenus et des activités. L'agrotourisme apparaît alors, pour
ces entreprises, comme un complément pouvant représenter
jusqu'à 30% des revenus totaux de la ferme. Deuxièmement,
pour un tiers des entreprises, l'agrotourisme est un revenu à
part entière qui génère des fonds importants. En effet, 32%
des entreprises interrogées répondent que leurs activités
agrotouristiques dégagent plus de 50% de leurs revenus
totaux. Parmi ce dernier résultat, il ressort que 4 entreprises
sur 10 qui dégagent plus de 50% de leurs revenus totaux sont
des entreprises de grande envergure qui accueillent plus
de 3 000 visiteurs par an. Une majorité d'entreprises (35%)
reçoivent moins de 1000 visiteurs par an.
L’OFFRE AGROTOURISTIQUE PAR MRC - 2009
Total Centre-du-Québec
49
Arthabaska
17
Bécancour
6
Drummond
8
L’Érable
8
Nicolet-Yamaska
10
Source : www.plateformeagrotourisme.qc.ca
que l’agriculture traditionnelle y aura toujours sa place mais que
le développement des actions à valeurs ajoutées fera en sorte
que les entreprises tireront plus facilement leur épingle du jeu.
Source : La valorisation des productions agricoles locales, les circuits courts
de distribution et le développement de l'offre agrotouristique dans la région
Centre-du-Québec par Marie-Laure Soulier, 2009
La production agricole, agroalimentaire et agrotouristique
est en bonne santé dans Drummond. La position stratégique de la MRC fait en sorte que la distribution des
produits, ainsi que l’attrait des visiteurs sont favorisés. On
voit que la tendance est à la diversification des productions,
Mission: Influencer et
soutenir l’essor de l’industrie
bioalimentaire centricoise
dans une perspective de
développement durable.
Nombre d’employés: 6
Coordonnées :
750, boulevard René-Lévesque
bureau 101, Drummondville
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Téléphone : 819 475-8403
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Chambre de commerce
et d’industrie de Drummond
Période de mise en candidature du 1er juin au 22 juillet 2011 à 12 h.
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24
JUIN 2011
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» Agrotourisme exotique
Ferme Bon Autruche et Ferme Bel Alpaga
Exotisme à Saint-Bonaventure
Le Québec tend à diversifier ses productions pour répondre
aux goûts de plus en plus raffinés des Québécois. Claude
Petit et Mélanie Boucher de Saint-Bonaventure représentent
bien l’élan de la jeune génération à tenter l’aventure des
nouveaux types d’élevage. Les défis sont grands, les
consommateurs pas toujours au rendez-vous mais ils
persévèrent étant même devenus les spécialistes de
l’autruche au Québec. Le visiteur reste toujours aussi
impressionné devant elle et il y a de quoi. Elle peut mesurer
jusqu’à 9,1 pi de haut et peser près de 330 lb, c’est le plus
grand oiseau du monde qui ne peut pas voler mais qui est
un champion de course avec des pointes allant jusqu’à
70 km/h. On l’imagine dans les savanes africaines ou
dans un zoo, mais un peu moins dans la région de
Drummondville. Mais c’est pourtant le cas : Claude Petit et
Mélanie Boucher se consacrent à l’élevage de l’autruche
depuis 1995 à Saint-Bonaventure. Et pour ajouter à l’exotisme,
ils élèvent maintenant l’alpaga.
Pourquoi pas l’autruche ?
La famille Petit est installée sur la ferme du rang 2 depuis
quatre générations, où l’on y a produit principalement du lait.
Mécanicien agricole, Claude Petit reprit la ferme de son père
en 1995 et se questionna sur la vocation qu’il voulait lui
donner. Il décida que l’autruche allait être sa production de
niche. Mais il n’était pas le seul à rêver à cet oiseau au
Québec au milieu des années 90. En fait, ils étaient 125
éleveurs à se partager ce marché pour la viande, la
reproduction et les produits dérivés. Onze ans plus tard, ils
ne sont plus que trois à en faire l’élevage au Québec (à SaintEustache, Lyster et Saint-Bonaventure). Comment expliquer
cette baisse et pourquoi ceux qui demeurent persévèrent ?
Photo : François Pinard
par Sonia Collard
Claude Petit, Mélanie Boucher et leurs élevages hors du commun
haut de gamme, surtout du côté de Québec et je fournis
des autruches aux zoos qui m’en font la demande. Le plus
grand défi à relever pour ce type d’élevage est de trouver
les conditions idéales en bâtiment pour le bien-être de
l’autruche. Même si c’est un animal peu exigeant, le moins
on le dérange, le mieux c’est pour sa qualité de vie et sa
reproduction qui, elle, se fait entre mai et septembre. Je
crois qu’il y a de l’avenir dans ce type de production, et
j’espère que le cheptel augmente au Québec», raconte
Claude Petit, qui s’est avantageusement positionné
au Québec, comme un des spécialistes de ce type
de production.
Le défi d’un marché de niche
«Quand nous avons fait le choix de ce type d’élevage, j’ai
étudié la situation. Comme j’ai été un des cinq premiers à
tenter l’aventure, peu d’information sur cet élevage était
disponible au Québec. C’est donc par essai et erreur que
j’ai appris et entre producteurs, nous nous entraidions. Mais
les consommateurs n’étaient pas au rendez-vous, ne
connaissant pas cette viande. Ne faisant pas leurs frais,
plusieurs producteurs décidèrent de laisser le marché.
Pourquoi je produis encore l’autruche aujourd’hui ? Parce
que j’ai développé une expertise de cet animal, que j`écoule
la viande dans le marché des hôtels et de la restauration
26
JUIN 2011
Et maintenant l’alpaga
C’est en lisant des articles sur cet animal que Mélanie, la
conjointe de Claude, eut un coup de cœur pour l’alpaga.
« Claude voulait se concentrer sur l’autruche, mais après
avoir visité trois fermes, nous avons fait le choix de nous
lancer dans la production de la fibre d’alpaga. Nos douze
alpagas sont arrivés en septembre 2010 et ils proviennent
de l’ouest canadien. Chaque animal peut coûter entre 8 000
et 10 000 $. Comme Claude l’avait fait pour l’autruche,
il a développé une expertise de l’animal et une moulée
spécifique à ses besoins en collaboration avec un
» Agrotourisme exotique
nutritionniste et une meunerie de la région. Aujourd’hui,
nous sommes distributeurs de moulée et offrons notre
expertise aux autres fermes qui en font l’élevage.
Pour la découverte
Année de fondation: Ferme Bon
Autruche en 1995 et Ferme Bel
Alpaga en 2010
Activités: Élevage de l’autruche
et de l’alpaga
Propriétaires: Claude Petit
et Mélanie Boucher
Nombre d’employés: 2
Coordonnées :
1331, rang 2, Saint-Bonaventure
(Québec) J0C 1C0
Téléphone : 819 396-1498
www.fermebelalpaga.com
Photo : François Pinard
Dès l’été 2011, les gens pourront visiter la Ferme Bon
Autruche. « Nous avons aménagé notre ferme pour pouvoir
y faire de l’agrotourisme. En plus des autruches et des
alpagas, les gens y côtoieront d’autres animaux, allant du
lapin à la chèvre, en passant par les chevaux et les poules.
L’avenue de l’agrotourisme est importante pour notre
entreprise car l’éducation du public reste le meilleur moyen
marketing pour faire connaître la viande d’autruche et la
fibre de l’alpaga. Sans compter que ce sont des animaux si
fascinants ! », conclut l’entrepreneur Claude Petit.
L’entreprise diversifie ses activités en offrant des sous-produits de la ferme,
ici Mélanie Boucher présente un foulard en laine d’alpaga
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DRUMMONDVILLE | SOREL-TRACY | SAINT-HYACINTHE | LÉVIS
François
Morneau
Photo : François Pinard
avec
Agent de développement touristique
à l’Office du Tourisme de Drummondville
30
JUIN 2011
Pourquoi avez-vous
choisi d’œuvrer dans
votre domaine actuel ?
Disons qu’au départ, je n’ai pas choisi
d’œuvrer dans l’industrie touristique, je suis
tombé dedans par hasard. Je suis sorti
de l’université en 1981 au moment de la
crise économique. J’ai débuté sur un projet
Canada au travail et on m’a demandé de
planifier des visites, de vendre des circuits et
de guider des autobus dans la région des
Bois-Francs. C’est depuis ce temps que je
travaille en tourisme. Cela fait maintenant
près de 30 ans que j’active dans ce milieu.
Qu’aimez-vous le plus
dans votre travail ?
Ce que j’apprécie le plus dans mon travail,
c’est de pouvoir travailler sur plusieurs
dossiers, de mettre à profit ma créativité et
de parfois pouvoir jouer d’audace pour
arriver à l’atteinte des objectifs. Mon travail
est rarement routinier. Il me permet de
toucher à la vente, à la rencontre d’intervenants, au contact des journalistes et au
développement de nouveaux projets.
Quel a été votre modèle,
la personne qui vous
a le plus influencé ?
Je dirais que plusieurs personnes ont
contribué à m’influencer. J’aimais bien dans
le domaine des affaires l’audace de Pierre
Péladeau, la fougue de Patrick Roy dans le
sport et la totale conviction à sa cause de
Mère Teresa sur le plan humanitaire. Toutes
ces personnes avaient une force de caractère
incroyable et n’hésitaient pas à affronter
l’adversité. Ce que je retiens de ces personnes, c’est leur authenticité.
Quel livre et conférence
vous ont le plus inspiré
dans votre carrière ?
Deux livres ont grandement marqué mon
enfance, l’histoire du Petit Prince d’Antoine
de St-Exupéry et Jonathan Livingston le
goéland de Richard Back. Dans un autre ordre
d’idées, j’aime bien les conférences de Luc
Dupont, professeur à l’Université d’Ottawa
et chroniqueur invité à certaines émissions de
télévision. Il a un tel charisme dans ses
présentations, on sent une énergie débordante fortement teintée d’humour.
Quelle est votre plus belle
réalisation sur le plan
professionnel, celle qui
vous rend le plus fier ?
Plusieurs réalisations me rendent fiers
comme la sortie l’an dernier d’un nouvel outil
promotionnel portant sur l’observa tion
d’oiseaux à Drummondville. Cet ajout a
rapidement permis d’identifier un nouveau
créneau de développement régional et
susciter la création d’un comité de
développement. La venue également en
2008 du Jamboree Provincial Quad en
collaboration avec le club local nous a permis
d’attirer l’attention de près de 1000
quadistes à Drummondville.
Quelles sont vos plus
grandes passions ?
L’une de mes passions demeure sans
contredit mon intérêt pour l’art et les
tableaux. Je suis moi-même un petit
collectionneur de peintres québécois. Une
toile, c’est d’abord et avant tout un coup de
cœur qui nous fait vibrer sur un thème. C’est
arriver à ressentir la vibration du peintre à
l’égard de son sujet, percevoir la force de la
nature par exemple sur un tableau, sentir la
chaleur des couleurs.
Quel a été votre plus
beau voyage ?
Je garderai toujours un précieux souvenir
dans ma jeunesse, de mon premier voyage
avec ma blonde dans les paysages de
Charlevoix, où je découvrais la beauté du
fleuve et des montagnes. J’ai de plus
grandement apprécié mon voyage l’an
dernier à Cuba, me baigner dans la mer
turquoise, lire au soleil, manger de bons plats
et découvrir la culture locale.
Quelle est votre plus grande
qualité… et votre pire défaut ?
Mes collègues disent de moi que je suis très
généreux, que j’ai un grand cœur et que je
suis toujours d’humeur égale. Mon pire
défaut serait sûrement dû à l’entêtement
que je mets parfois pour arriver à mes fins
dans l’autofinancement des outils que nous
produisons. Je bûche fort pour y arriver, mais
lorsque l’objectif est atteint, la satisfaction
en est que plus grande.
Un de vos petits plaisirs
au quotidien ?
Un de mes petits plaisirs au quotidien, c’est
assurément d’entretenir les relations de
confiance que j’ai avec les divers partenaires
du milieu. Il m’est agréable d’écouter leurs
besoins, de les conseiller et de voir à leur
pleine satisfaction. J’adore travailler avec les
gens en place, de susciter avec eux le
dynamisme, d’allumer la flamme de la
passion et d’en arriver collectivement à une
forme de dépassement. C’est très stimulant
et valorisant.
En affaires, quelles sont selon
vous, les valeurs essentielles
à posséder pour réussir ?
l’adversité, être capable de s’entourer des
bonnes personnes, avoir l’audace de sortir
des sentiers battus, faire preuve d’une
honnêteté sans fautes et d’être capable de
reconnaître l’apport d’autrui. La réussite est
majoritairement une affaire d’équipe.
Quelles sont, selon vous, les
forces touristiques de la région ?
Les forces touristiques d’une région comme
Drummondville sont assurément sa créativité
et son pouvoir d’imaginer autres choses. Les
gens d’ici ne se sont pas laissé abattre
du fait que nous n’avions ni montagnes ni
plan d’eau majeur. Ils ont imaginé et créé
des produits comme le Village Québécois
d’Antan, les Légendes Fantastiques, le
Mondial des Cultures, tous des produits qui
attirent beaucoup de visiteurs à Drummondville.
Quels sont, selon vous,
les points à améliorer pour
assurer la réussite touristique
de la région ?
Pour assurer la réussite touristique, il ne faut pas
hésiter à se remettre en question pour savoir
mieux se repositionner par la suite. Il nous faut
continuer à rêver et chercher à demeurer
constamment créatif. Il nous faut être attentif
aux tendances en devenir. J’aime bien cette
pensée qui dit que pendant que certains disent
que c’est impossible, le philosophe quant à lui
répond : et pourquoi pas ?
Quelle est votre fierté liée
à la région drummondvilloise ?
Ma plus grande fierté d’être drummondvillois, c’est d’appartenir à une collectivité innovatrice, entrepreneuriale et
créatrice. Ce sont des gens dynamiques qui
n’hésitent pas à s’entraider, mettre l’épaule
à la roue et à tout faire pour rendre le tout
réalisable. Un succès comme le Mondial
repose d’abord et avant tout sur ses
bénévoles. C’est la principale force de
son milieu.
Au point de vue personnel, quel
rêve souhaiteriez-vous réaliser ?
J’aimerais bien finaliser la recherche colossale que j’ai entreprise pour l’écriture d’un
livre portant sur la pensée politique de
Jacques Ferron. Cet homme était un de nos
grands écrivains au Québec dans les années
1960. En plus d’être un médecin réputé pour
son humanisme, le docteur des pauvres, il fut
également le fondateur du Parti Rhinocéros.
Je cherche à démontrer l’aspect contestataire du parti à l’égard du système et de
la société.
Pour réussir, il faut selon moi plusieurs choses
comme une conviction totale à l’égard de
ce que l’on fait, une persévérance dans
JUIN 2011
31
» Automatisation
Jean-Pierre Pétrin, président de JPS Électronique
Pour améliorer la vie des producteurs
« Je voulais être agriculteur mais je ne voulais pas me salir
les mains », ricane Jean-Pierre Pétrin, 45 ans, fils d’un
producteur laitier de Wickham. Passionné d’électronique, il
a réussi à allier ces deux milieux que rien ne semble
rapprocher. Diplôme de technicien en électronique du
Cégep de Drummondville, il exploite JPS Électronique
depuis 1998. Il offre ses services et son expertise dans
l’automatisation des équipements agricoles. Son entreprise,
il la dirige avec sa conjointe Johanne Proulx. « Ce qui m’a
mis au monde au départ c’est d’avoir été sous-traitant pour
deux fabricants de machineries agricoles de la région, soit
Agrimétal et GEA Houle (anciennement Houle et Fils). Je
fabriquais pour eux des systèmes automatisés. C’est en
travaillant avec les producteurs de veaux de grain que je
m’aperçus qu’en général, les équipements automatisés
qu’ils utilisaient, provenaient de Hollande. Ç’a été le déclencheur : il n’était pas normal qu’au Québec, nous ne
puissions fournir à nos producteurs agricoles, l’équipement
leur permettant d’améliorer leur milieu de travail et ainsi leur
Photo : François Pinard
par Sonia Collard
Des employés de JPS Électronique travaillent sur le montage d’un panneau de contrôle
32
JUIN 2011
» Automatisation
production », affirme-t-il. Comme 80% de toute la
production agricole québécoise se fait à quelque deux
heures de route autour de la région de Drummondville, son
positionnement dans la région était aussi très stratégique.
Au Québec, les productions principales sont encore la
production laitière, la production du porc et de la volaille.
Donc l’équipement d’aide à la production disponible est
principalement produit pour ces secteurs fortement
industrialisés. D’autre part, les Québécois développent
des goûts de plus en plus raffinés, ils demandent des
produits fins qui sont produits à plus petite échelle. « Les
productions de niche sont en plein développement et les
technologies adaptées à ces productions sont disponibles
seulement en importation. Je me suis dit qu’il était possible
de les fabriquer ici », nous apprend Jean-Pierre Pétrin.
Faire sa marque
Il discuta avec ses donneurs d’ordres et, tout en respectant
les créneaux qu’il a développés pour eux, il lança sa propre
marque de commerce en 2008 : Agrinuvo. Son objectif était
d’adapter la technologie, l’automatisation au service des
agriculteurs pour leur simplifier la vie. « J’ai le goût d’aider
ces producteurs qui ne comptent pas leurs heures pour
permettre à la population d’avoir une nourriture de qualité,
pour qu’ils aient de meilleures conditions de travail. Je
collabore aujourd’hui avec tous les types de productions,
de la volaille à la production maraîchère en serre en passant
par la ventilation et la gestion des fumiers. Dernièrement,
nous avons automatisé une serre de tomates hydroponique.
Nous y avons installé un panneau de contrôle qui gère
l’irrigation, l’humidité et la température. Des étapes nécessaires dont l’automatisation permet maintenant aux entrepreneurs la liberté de travailler sur le développement de
l’entreprise plutôt que sur la petite gestion du quotidien »,
explique M. Pétrin, chef de l’entreprise dont le chiffre
d’affaires frôle les 1,5 million de dollars.
« Les productions de niche sont en plein
développement et les technologies adaptées
à ces productions sont disponibles seulement
en importation. »
Aujourd’hui, la moitié de l’activité de JPS Électronique est
dédiée à la fabrication des produits de sa marque de
commerce Agrinuvo, le reste étant consacré à répondre aux
besoins de ses donneurs d’ordres.
Démocratiser l’automatisation
Jean-Pierre Pétrin ne prêche pas dans le vide. Nous sommes
loin de l’époque du Temps d’une paix où tout se faisait à la
pioche et à la fourche. « Les producteurs d’aujourd’hui qui
JUIN 2011
33
» Automatisation
« Les productions de niche sont en plein
développement et les technologies adaptées
à ces productions sont disponibles seulement
en importation. Je me suis dit qu’il était
possible de les fabriquer ici »
L’équipe de JPS travaille aussi bien sur de nouvelles
installations que sur la mise à niveau d’équipement déjà en
place. « Nous travaillons en étroite collaboration avec les
agronomes et les producteurs pour bien comprendre leurs
Photo : François Pinard
réussissent sont ceux qui se consacrent à la gestion de leur
entreprise et non à passer leur temps à réparer la machinerie !
L’automatisation leur permet donc d’être plus efficaces, plus
concentrés sur la planification, plutôt que de se consacrer à
des tâches trop souvent répétitives. Notre force est de
travailler avec eux comme des consultants. Chacun de nos
produits est le fruit d’une étude des réels besoins du client,
c’est du cas par cas. De la simple gestion de l’éclairage au
contrôle du chauffage et de l’alimentation du troupeau,
l’intégration des technologies assure la stabilisation des
routines et pour le travailleur, la réduction des tâches
ennuyantes », précise l’entrepreneur qui gère aujourd’hui
une entreprise de 14 employés, dont une bonne partie se
consacrent à la recherche et développement.
Jean-Pierre Pétrin, président de JPS Électronique
•Marquises•Pylônes•Structures•Channels•Murales
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Tél. : 819 474•4044 • 1 800 363•4044
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34
JUIN 2011
» Automatisation
Génération NRJ
De 9 h à 15 h
besoins et les spécificités de chacune des actions à
automatiser. Et une fois la machinerie automatisée,
les actions réalisées sont enregistrées, ce qui permet
la collecte de données et éventuellement, l’analyse
statistique. Une façon d’intégrer la PVA au milieu de la
production agricole », ajoute Jean-Pierre Pétrin.
Gab Palardy
Stratégiquement située à Drummondville
JPS Électronique est la seule entreprise en automatisation de
la région drummondvilloise à se dédier entièrement au secteur
agricole. Jean-Pierre Pétrin sait toute la passion et l’effort
que les producteurs agricoles fournissent aux tâches
qu’ils exécutent. C’est pour servir la vocation que ces
gens possèdent que lui et son équipe veulent devenir les
leaders dans le secteur agricole au Québec, en matière
d’automatisation des opérations de la ferme. Un pas à la fois.
Année de fondation: 1998
Activités: Concevoir,
développer et fabriquer
des systèmes de contrôle
permettant l’automatisation
d’équipements agricoles
en sous-traitance et sous
sa marque Agrinuvo.
Propriétaires:
Johanne Proulx
et Jean-Pierre Pétrin
Nombre d’employés: 14
Coordonnées :
2070, rue Joseph-St-Cyr
Drummondville (Québec) J2C 8V6
Téléphone : 819 474-4635
www.jpselectronique.com
JUIN 2011
35
» Découverte du terroir
Table champêtre Fleur en bouchée
Rigueur et passion font bon ménage
par Sonia Collard
C’est l’histoire d’une famille qui a su se serrer les coudes.
C’est aussi l’histoire d’un couple en affaires qui a su
faire face à l’adversité et à la rigueur d’un choix de vie
non traditionnel.
Ils se sont installés il y a vingt ans à Saint-Majorique sur le
boulevard Lemire, d’abord pour exploiter un élevage de
veaux de grain. Mais en 1999, leur ferme ainsi que l’élevage
de 150 veaux ont été ravagés par les flammes. L’année
suivante, ils reconstruisaient une ferme moderne pour
accueillir un élevage de 300 veaux. La ferme d’Édith
Fleurent et de Robert Boucher fait aujourd’hui partie du
groupe Délimax, le plus grand groupe de producteurs de
veaux en Amérique du Nord.
Ferme à valeur ajoutée
C’est en 2001, pour assouvir la passion d’Édith, de faire de
la gastronomie son gagne-pain, que le couple créa la table
champêtre Fleur en bouchée, un complément aux produits
de l’élevage de veaux.
Pour créer la table champêtre, Édith a fait le choix de
retourner sur les bancs d’école. C’est à la polyvalente MarieRivier qu’elle est allée se chercher les diplômes de cuisinière
et de pâtissière, et ce, tout en rénovant la maison familiale
pour en faire une table champêtre et en créant son plan
d’affaires en collaboration avec la SDED. « Nos quatre
enfants étaient alors encore à la maison et parmi les travaux
pour rendre la maison conforme aux besoins d’une table
champêtre, la reconstruction de la ferme, mon retour aux
études et la réalisation du plan d’affaires, cette période de
ma vie fut un véritable défi de conciliation travail-famille ! »,
mentionne Édith Fleurent.
Répondre aux critères
Pour être qualifiée de table champêtre, les exploitants
doivent avoir la certification officielle de l’Association de
l’agrotourisme et de tourisme gourmand du Québec et
répondre aux trois critères exigés par ceux-ci : être
producteur agricole, exploiter la table champêtre dans la
maison familiale et utiliser et servir les produits de la
ferme et des produits régionaux. « Je sers une cuisine
authentique, d’inspiration française, en me souciant des
36
JUIN 2011
Photo : François Pinard
Éleveurs de veaux, membre du groupe Délimax
Édith Fleurent se fait un devoir de cuisiner avec les produits
du terroir et de la ferme familiale
choix santé de mes clients. Je travaille avec des produits
frais et les légumes de saison, je vais moi-même cueillir les
petits fruits et nous servons le veau de notre élevage. Mon
plus grand plaisir est de faire des menus sur mesure,
chaque repas est un nouveau défi. La semaine, ce sont les
groupes corporatifs qui réservent, et le weekend, ce sont
les réunions familiales, toujours sur réservation, parce que
c’est notre maison aussi », précise Mme Fleurent le sourire
en coin.
« Je sers une cuisine authentique, d’inspiration
française, en me souciant des choix santé de
mes clients. Je travaille avec des produits frais
et les légumes de saison, je vais moi-même
cueillir les petits fruits et nous servons
le veau de notre élevage. »
Fleur en bouchée peut accueillir jusqu’à 36 personnes, dans
l’une des deux salles aménagées. S’est greffé à la ferme et
à la table champêtre en 2006, un gîte qui offre à sa clientèle,
deux chambres à coucher. « Étant accrédités par l’Association de l’agrotourisme et du tourisme gourmand du
Photo : François Pinard
» Découverte du terroir
La ferme d’élevage de veaux de grain de la famille Fleurent-Boucher a été
complètement détruite en 1999. Reconstruite en 2000, la ferme fait partie
du Groupe Délimax et compte 300 veaux.
Québec, c’est un gage de qualité pour nos visiteurs. Aussi,
nous sommes bien représentés sur le Web avec notre
propre site Internet et sur celui des bureaux touristiques. Ce
qui fait qu’il n’est pas rare d’accueillir des visiteurs européens
et même d’Australie ! », se réjouit Mme Fleurent.
Près de 11 ans plus tard, la ferme, la table champêtre et le
gîte permettent d’assurer de l’emploi à Édith et à son
conjoint. « Mais sous peu, je devrai faire le choix de faire
grandir l’entreprise et d’embaucher une autre personne à la
cuisine. De mon côté, je veux développer la clientèle
corporative », conclut Mme Fleurent.
Année de fondation:
Ferme reconstruite en 2000,
table champêtre en 2001
et gîte en 2006
Activités: Production de
veaux de grain, cuisine du
terroir et gîte en milieu familial
Propriétaires:
Édith Fleurent et Robert Boucher
Nombre d’employés: 2
Coordonnées :
1915, boulevard Lemire Ouest
Saint-Majorique (Québec) J2B 8A9
Téléphone : 819 477-7760
www.fleur-en-bouchee.ca
JUIN 2011
37
» Micro-entreprise agroalimentaire
Fines Herbes Caya
Rentabiliser un loisir
par Sonia Collard
Suzanne Caya a toujours consommé, depuis l’enfance, les
herbes, fruits et légumes du jardin familial. Aujourd’hui, bien
installée sur une terre de 140 arpents à Saint-Joachim-deCourval, en face de la rivière Saint-François, elle s’est créé
un décor digne des meilleurs architectes paysagistes. Ce
décor est pourtant son entreprise qu’elle développe depuis
maintenant 10 ans.
Pour Suzanne Caya, la culture des produits maraîchers et
des herbes est quelque chose de naturel, quelque chose
qui l’a toujours habitée. L’idée de faire de sa passion un
gagne-pain s’est concrétisée lors de l’achat d’une terre
agricole en 2001. Elle, son conjoint et leurs trois enfants ont
aménagé les lieux, planté 27 000 arbres et construit une
serre. Soixante-dix arpents de la terre agricole sont loués, le
reste est boisé et Suzanne entretient 500 pieds carrés du
terrain. « Sur ce bout de terre, on y trouve des platebandes,
deux énormes potagers de 40 x 70 pieds chacun, les arbres
fruitiers et ma serre où je démarre les plants de fines herbes
en mars. J’ai longtemps vendu des plants de fines herbes
en plateau, mais c’est quelque chose que je n’exploite plus.
Je privilégie maintenant le développement du marché de la
Photo : François Pinard
Terre promise
Les nombreuses platebandes entourant la maison sont toutes dédiées à la production
de fleurs comestibles. Leur entretien requiert des soins quotidiens et Mme Caya
n’utilise aucun engrais ou agent chimique pour ses cultures.
fleur comestible et de la vente des fines herbes coupées,
fraîches ou séchées. J’offre une cinquantaine de variétés
de fleurs, de fleurs de fines herbes et de fines herbes de
la mi-mai à la mi-octobre. En moyenne, une fleur se vend
18 cents. Il faut savoir que ce coût assure l’entretien des
platebandes, un travail exigeant qui se fait de mars à
décembre», précise Mme Caya.
Développement d’atelier éducatif
Photo : François Pinard
Sur réservation, les gens peuvent se rendre au 618 du rang
Saint-Michel pour une visite du terrain des Fines Herbes
Caya, pour l’achat des produits et pour bénéficier du savoir
de sa propriétaire. « Les gens font le tour du terrain, je leur
fais découvrir les espèces, nous complétons avec des
dégustations. C’est une visite guidée qui dure environ une
heure quinze. Dès 2012, dans une grange que je n’ai pas
encore aménagée, je veux donner des ateliers pour
développer les cinq sens, et des cours sur leurs utilisations
médicinales et culinaires, la culture, la cueillette et la
conservation des herbes», raconte Suzanne Caya.
Dès le mois de mars, Suzanne Caya s’affaire à la planification et à l’achat
des semences pour la production des herbes en serre
38
JUIN 2011
» Micro-entreprise agroalimentaire
Cuisiner ses produits
« J’ai une deuxième passion, celle de la cuisine. Comme
l’entreprise n’a pas encore l’ampleur pour assurer un salaire à
temps complet, je suis cuisinière au restaurant À la Bonne
Vôtre à Drummondville. Comme nous travaillons avec les
petits producteurs pour offrir une table aux saveurs régionales,
je profite de cette occasion pour faire découvrir les herbes et
fleurs aux clients », ajoute-t-elle. Après une dizaine d’années
d’études et d’expérience sur le terrain, elle souhaite sous peu
faire de sa micro-entreprise, sa seule source de revenu.
« J’aime le côté artisanal de cette production et j’ai l’intention
que cet endroit devienne un atelier-boutique destiné à
l’éducation et à la vente de mes produits», conclut Suzanne
Caya, en véritable prophète de son art.
Année de fondation: 2001
Activités: Production
sans agent chimique
de fines herbes et de
fleurs comestibles
Nombre d’employé: 1
Coordonnées :
618, rang St-Michel
Saint-Joachim-de-Courval
(Québec) J1Z 2C5
Téléphone : 819 397-5974
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Photo : François Pinard
Fines Herbes Caya
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JUIN 2011
39
» Traditions agricoles
Village québécois d’antan
L’agrotourisme façon 19e siècle
par Sonia Collard
Depuis quelques années, le Village québécois d’antan se
refait une beauté. Rénovations de bâtiments, ajouts du
parc de jeux d’eau La Bassine, l’aménagement d’un grand
belvédère sur les bords de la rivière St-François, animation
accrue dans les rues du Village et remise à l’honneur de
l’agriculture et l’horticulture de l’époque.
Pour démontrer l’importance qu’avait l’agriculture et lui
redonner la place qu’elle mérite au Village, la direction de
l’organisme a décidé de remettre entre les mains d’une
équipe de cinq personnes, diplômées en horticulture et
spécialistes de l’entretien paysager, de remettre en ordre
les principaux potagers du site. « Nous avons toujours laissé
une place à l’agriculture vivante sur le site, mais nous
voulons aller plus loin et offrir aux visiteurs la possibilité
de côtoyer des lieux bien aménagés tout en restant
respectueux des réalités de l’époque du Village. En 1810,
les gens ne faisaient pas de platebande sur leur parterre,
mais les potagers étaient omniprésents. C’est pour recréer
cette réalité que nous allons mettre l’emphase sur onze
jardins, où chacun aura sa spécialité :
Photo : François Pinard
Potagers d’antan
Michel Lapierre, directeur général, veut reverdir le Village des espèces d’antan
Fleurs d’autrefois, herbes médicinales, jardins fruitier et
potager, tous seront entretenus et les gens pourront voir
les cultures d’époque comme la culture de la gadelle par
exemple », mentionne le directeur général du Village
québécois d’antan, Michel Lapierre.
Une ferme vivante
Photo : Village québécois d’antan
La Village a toujours eu sa ferme mais en 2011, les visiteurs
pourront y redécouvrir les animaux qui vivaient sur les
fermes du Québec au 19e siècle. « Percherons, bœufs,
poules Chanteclerc… nous travaillons à reconstituer une
véritable ferme comme à l’époque où les gens pourront revivre
les travaux de l’époque, comme la traite des vaches », ajoute
le directeur général. Les métiers seront aussi mis en valeur.
Le boulanger qui fait des beignes à l’ancienne, le laitier qui
passe de porte en porte et, nouveauté, un livreur de glace
qui aura, dès septembre 2011, une véritable glacière.
Événements du terroir
Chaque printemps, le Village revit le temps des sucres.
« En 2009, nous avons accueilli 7 500 visiteurs et en 2010,
ce nombre est monté à 10 000. Nous avons deux cabanes
à sucre et nous entaillons quelque 200 érables pour montrer
Bœufs, chevaux de traite, mouton... la ferme du Village présente
les animaux familiers qu’on retrouvait entre 1810 et 1910
40
JUIN 2011
» Traditions agricoles
aux gens comment se récolte cette eau. Plus tard, en
octobre, le Village organise Les Récoltes d’antan. C’est
comme un marché public où l’on vend les produits des
potagers et autres productions, comme la gelée de cèdre
ou nos confitures », précise Michel Lapierre.
« ...nous travaillons à reconstituer une véritable
ferme comme à l’époque où les gens pourront
revivre les travaux de l’époque... »
Photo : Vortak
Depuis deux ans, le Village va encore plus loin en organisant
une Foire agricole. « Il a longtemps été un événement couru
qui avait une forte importance dans les régions du Québec.
Nous désirons faire revivre ces belles années sur le site »,
termine M. Lapierre.
Année de fondation: 1977
Activités: Site reconstituant
un village typique du Québec
de 1810 à 1910
Nombre d’employés: entre 20
et 171 selon la saison
Les jardiniers s’affairent à entretenir les onze jardins majeurs
du site ayant chacun une thématique
Coordonnées :
1425, rue Montplaisir
Drummondville (Québec) J2B 7T5
Téléphone : 819 478-1441
www.villagequebecois.com
INTERNET
MULTIMÉDIA
MÉDIAS SOCIAUX
INTERACTIVITÉ
SITE WEB
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Photo : François Pinard
Étienne moud sur meules de pierre pour préserver les valeurs nutritives des grains
42
JUIN 2011
» Production biologique
Moulin La Fine Fleur
Savoir utiliser les outils
de son milieu
par Sonia Collard
Sur la route Boisvert, juchée sur le haut d’une colline, c’était
jadis une ferme porcine. La terre de 115 hectares est
aujourd’hui sous régie biologique et produit des grains de
blé, d’épeautre, de seigle et d’avoine. Exit la production
porcine, bienvenus farines et pains bio : rencontre avec
le couple Julie Tessier et Étienne Poirier, les nouveaux
meuniers de L’Avenir.
Bien installés sur la terre familiale d’Étienne, ils ont vendu
l’exploitation de porcs en décembre 2009. Car ça faisait
quelque temps que l’idée de produire des farines
biologiques faisait son chemin. En effet, en 2008, ils ont
acheté un moulin autrichien, qui moud sur pierre, avec
lequel ils ont fait des essais. Accompagnés d’un ami
boulanger de Durham Sud, ils ont travaillé leurs premières
farines et les tests étaient concluants. C’est au printemps
2009 qu’ils ont vendu leur première production. Depuis, le
moulin va vite !
Aide du milieu
« Dès le départ, on s’est fait dire que ce milieu était difficile.
Notre plan d’affaires n’était même pas élaboré quand nous
avons vendu notre première farine. On a commencé à
l’envers, mais rapidement, nous avons fait affaires avec la
Société de développement économique de Drummondville
(SDED) pour la suite des choses. Nous avons bénéficié d’un
prêt de 6 000 $ du programme Jeune Promoteur de la
Fondation canadienne des Jeunes Entrepreneurs (FCJE) et
d’une subvention du MAPAQ dans le cadre du programme
« Diversification et commercialisation en circuit court en
région ». Le MAPAQ est sensible à la diversité et au fait
que les gens habitent les campagnes. Pour nous, ça correspondait exactement à ce que nous sommes », précise
Julie Tessier. Les efforts ont été récompensés car, en 2010,
sérieusement encouragés par la SDED à se présenter au
Concours québécois en entrepreneuriat, Julie et Étienne ont
été nommés, avec mention spéciale du jury, lauréat régional
de la catégorie Bioalimentaire.
Le mentorat
Le mentorat est arrivé assez tôt dans la vie des
entrepreneurs. « La SDED nous a fortement appuyés. Elle
Photo : François Pinard
Période d’essai
Étienne Poirier et Julie Tessier devant le nouveau Moulin, encore en construction
au moment de notre passage. Il est accessible au public depuis juin 2011
nous a proposé d’avoir un mentor. Aujourd’hui, nous
sommes tous les deux mentorés. Ça nous aide à être plus
attentifs, à nous questionner et à garder le cap sur nos
objectifs. C’est un échange en toute confiance qui nous
permet d’apprendre de l’expérience des autres. Et nous
avons aussi l’occasion de participer aux activités de la cellule
de mentorat. Un très bon réseautage pour nous », explique
Étienne Poirier
Moulin neuf dès juin 2011
Au moment de réaliser cette entrevue, Julie et Étienne
étaient en pleine construction de leur nouveau
moulin. « Présentement, avec nos farines, je développe
des produits faits maison : pain, croissant, biscotti et bientôt
pâtes fraiches. Je suis toujours entrain de tester pour
développer de nouveaux produits. Dans le nouveau moulin,
j’y aurai ma cuisine et nous y aurons aussi une boutique
pour y vendre les produits frais », mentionne Julie,
évidemment très heureuse des développements. Ils se
qualifient eux-mêmes d’entrepreneurs hyperactifs. « En
2012, nous voulons ajouter le volet agrotouristique au
développement de l’entreprise. Nous avons à cœur de
JUIN 2011
43
» Production biologique
faire connaître l’agriculture biologique et montrer
comment nous fabriquons nos farines. Nous aurons des
animaux et des parcelles de culture pour que les gens
voient les différentes céréales avec lesquelles nous
travaillons », conclut Étienne Poirier.
« Dans le nouveau moulin, j’y aurai ma cuisine et
nous y aurons aussi une boutique pour y vendre
les produits frais. »
Année de fondation: 2008
Activités: Production de
farines biologiques à partir
de grains cultivés sur place
(blé, épeautre, seigle, avoine).
Production de porcs nourris
aux criblures et grains
biologiques
Nombre d’employés: 2
Coordonnées :
561, route Boisvert, L’Avenir
(Québec) J0C 1B0
Téléphone : 819 394-2260
www.moulinlafinefleur.com
Photo : François Pinard
Les produits du Moulin La Fine Fleur sont disponibles dans
huit points de distribution dont chez Rose Drummond, à
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CHRONIQUE » Femmes en affaires
Les femmes qui font progresser notre région
Les passions de Ninon
par Sonia Collard
Passion famille et agriculture
« La place de la femme en agriculture n’est jamais gagnée.
Le Syndicat des agricultrices est omniprésent, mais les
hautes sphères sont souvent occupées par des hommes.
Les plus jeunes d’entre eux sont conscients et comprennent l’équité entre les sexes, mais il y a encore à qui il faut
régulièrement rappeler notre présence. Il y a une forte
relève féminine dans le milieu agricole et c’est pourquoi les
femmes doivent s’impliquer dans les différents comités.
L’agriculture au féminin, c’est une lourde tâche à multiples
défis mais à quel point gratifiante ! »
Ninon Delude est originaire de Lefebvre et habite aujourd’hui
Saint-Germain-de-Grantham. Elle est de celles qui bâtissent,
qui labourent, de celles qui font vivre leur région à coup
d’implications sociales et de valeurs familiales. Lauréate 2010
du titre d’Agricultrice de l’année décerné par le Syndicat des
Agricultrices du Centre-du-Québec et de celui d’Agricultrice
de passion 2010 au niveau provincial, Ninon, mère de douze
enfants, sert d’exemple à bien des gens. Pourquoi ? Pour avoir
réussi à réaliser ses rêves, en parfaite union avec ses valeurs.
La nature et les animaux ont toujours été présents dans la
vie de Ninon. D’abord sur la ferme porcine de son père où
elle faisait le train le matin avant d’aller à l’école, et ensuite,
pour la ferme de Doria Boisjoli de Wickham, toujours dans
l’élevage porcin. Mais c’était plus fort qu’elle, le désir d’avoir
un jour son entreprise faisait son chemin. C’est avec son
conjoint Pierre Labonté, avec qui elle partage sa vie et
l’entreprise depuis 28 ans, qu’elle réalisera ses rêves.
Ensemble, ils dirigent la Ferme Pierre Labonté, qui produit
en moyenne 1200 veaux de grain par an et la terre de 750
acres (dont 200 appartiennent à Ninon) où l’on cultive le
maïs, le soya et les céréales mélangées (orge, blé, avoine,
pois) sous régie biologique. Cette portion de l’entreprise a
été mise au nom de Ninon en 1992. S’ajoute à cela le clan
familial composé de douze enfants âgés entre 8 et 27 ans,
sept filles et cinq garçons. « Je suis très fière de ma famille.
J’ai encore neuf enfants à la maison. Parmi les plus
vieux, il y a une vétérinaire, un soudeur, une entraîneure de
chevaux, une policière, deux qui se préparent à prendre la
La Financière agricole contribue
activement au développement
économique des régions.
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JUIN 2011
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» Femmes en affaires CHRONIQUE
relève de la ferme, un autre qui veut devenir médecin,
l’autre qui veut travailler en aéronautique.... », raconte
Ninon Delude.
L’achat chez nous, l’importance de préparer la relève
entrepreneuriale, la place de la femme dans l’industrie
agricole, la culture biologique, ce sont autant de batailles
qu’elle défend. « Quand nous avons transformé nos
cultures traditionnelles en cultures biologiques, nous étions
conscients de la lourdeur de la démarche. Oui, les produits
biologiques sont plus chers à consommer parce que plus
coûteux à produire à cause des sarclages mécaniques et
manuels répétés, mais c’est l’agriculture de demain. Et en
consommant des produits régionaux, c‘est faire le choix de
garder sa région bien vivante, c’est cultiver sa patrie ! Car il n’y
a pas de nourriture sans agriculture…. C’est mon slogan »,
mentionne-t-elle en souriant.
Lors de l’entrevue, Ninon s’affairait dans la cuisine. Car en
plus de la gestion de la famille, de ses dix chevaux et de la
ferme avec son conjoint, elle prépare elle-même son
fromage. « À douze enfants, t’apprends à cuisiner ! », lancet-elle tout en humour.
Photo : François Pinard
« Si tu ne t’impliques pas,
tu n’as pas le contrôle ! »
Ninon Delude possède une dizaine de chevaux,
sa grande passion qu’elle a su transmettre à ses filles
Année de fondation: 1992
Activités: Production de veaux
de grain, grandes cultures
de maïs, soya et céréales
mélangées biologiques, foin
Nombre d’employés: 4
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JUIN 2011
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» Relève agricole
La Ferme Maupasan et Filles inc.
Histoire d’une relève réussie
par Sonia Collard
Nous sommes à Durham-Sud, tout au bout de la MRC de
Drummond. Le paysage change déjà, il se courbe et se
vallonne. Et sur la route Adams, se dresse une ferme laitière :
la Ferme Maupasan. Plusieurs se trompent et disent
Maupassant, comme l’écrivain, mais c’est plutôt en
l’honneur de leurs filles Maude, Pascale et Annie que
Ginette Lavallée et François Riel ont baptisé leur ferme.
Elle a toujours su…
L’agriculture a donc bercé toute l’enfance de Maude Riel et
elle en a même fait son choix de carrière. Après avoir
obtenu son diplôme en 2000 en technologie de production
animale à l’Institut de technologie agroalimentaire, campus
de Saint-Hyacinthe, Maude travailla pour la Coopérative
Comax en production porcine. Mais la reprise de la ferme de
ses parents l’a toujours animée. Faisant part de son
intention à ses parents, Maude et son conjoint Dave
Courchesne décidèrent de débuter les démarches avec un
conseiller financier pour établir un plan de transfert sur six
ans, qui allait se finaliser le 1er janvier 2009. La raison sociale
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Impression numérique
Découpe numérique
Livraison en 72 heures
a été modifiée en décembre 2010 ; Maude et Dave sont
aujourd’hui à la tête de la Ferme Maupasan et Filles inc.
Bien se préparer
Mère de trois fillettes, la jeune entrepreneure est une
femme organisée et elle ne fait rien à moitié. « C’était
important pour moi d’avoir un plan, d’être bien préparée.
J’ai vu d’autres jeunes foncer dans la reprise de l’entreprise
familiale sans connaître tous les tenants et aboutissants. La
préparation du plan de transfert avec le conseiller financier
m’a sécurisée, mais aussi, a permis à mes parents de
commencer à lâcher prise », explique Maude Riel.
Transfert psychologique
Donc, c’est sur six ans que Maude et Dave ont pu bénéficier
du savoir des parents de Maude. « Le transfert s’est
effectué mieux que je pensais grâce à notre force de
communication et notre respect mutuel. Mes parents m’ont
toujours poussée à aller travailler à l’extérieur mais ils
étaient bien contents que je revienne dans l’entreprise.
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48
JUIN 2011
» Relève agricole
Mais mon conjoint et moi sommes heureux sur la ferme.
Un exemple tout simple que me permet ce travail, est
d’élever ma famille comme je l’ai moi-même été. Je ne suis
jamais allée à la garderie, et je veux aussi donner ça à nos
trois filles. Ça fait maintenant six ans que nous vivons dans
la maison de la ferme et mes parents ont déménagé juste
en face. Mon père nous fait toujours ses suggestions
et n’est pas fâché des décisions que nous prenons »,
mentionne Maude le sourire aux lèvres.
Une collaboration avec la Fromagerie Lemaire
Le monde alpin
de la Suisse à la Bavière
Du 3 au 19 septembre 2011
Découvertes de la Croatie
Du 9 au 29 septembre 2011
Photo : François Pinard
Chaque été, la Ferme Maupasan laisse ses vaches paître
sur 36 de leurs 250 acres de leur champ. « Nous avons
développé une relation avec les gens de la Fromagerie
Lemaire où nous et un producteur voisin leur fournissons
deux ou trois livraisons de lait produit pendant la saison de
pâturage. La Fromagerie Lemaire en fait un fromage de
pâturage disponible à l’année. C’est une façon de goûter au
travail de notre troupeau !», ajoute-t-elle. Elle mentionne
que la clé du succès d’une relève réussie est une bonne
préparation et aussi, d’être bien entouré. « Ma mère vient
garder nos filles à la maison pour que je puisse travailler
plus, mon père travaille avec nous et la famille de mon
conjoint est aussi bien présente. Une grosse partie de la
réussite leur revient ! », conclut la jeune entrepreneure.
Maude Riel est lauréate du Trophée Gerbe d’or, Mention d’aide à la formation de la relève,
décerné par le MAPAQ lors du Bal des moissons, édition 2008
Année de fondation: 1975, relève
finalisée le 1er janvier 2009
Activités: production laitière,
troupeau de 35 vaches
Nombre d’employés: 3,
avec l’aide de la famille
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Le Rhin et la Hollande
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Photo : François Pinard
Chez Ti-Père, Cécile Boyce accueille en moyenne 500 personnes par jour entre février et mai
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JUIN 2011
» Agrotourisme
Cécile Boyce, propriétaire de Chez Ti-Père
Gardienne d’une tradition
depuis 30 ans
par Sonia Collard
Au moment de réaliser cette entrevue, nous étions dans le
temps des sucres. Le téléphone ne dérougissait pas, on
s’arrachait les places pour profiter de cette courte période
où tout à coup, nos racines québécoises profondes refont
surface, probablement en manque de sucre !
Dans Drummond, nombreux sont ceux qui ont célébré un
événement chez Ti-Père. Et l’âme de la place, c’est Cécile
Boyce, propriétaire de cette véritable institution qui attire en
moyenne 500 personnes par jour en haute saison. En 1982,
Jacques Boyce et Cécile, sa conjointe originaire de Rivièredu-Loup, ont décidé de construire ce qui allait être la plus
grosse cabane à sucre de la région. « Nous avons installé la
cabane de 178 x 60 pieds sur une terre de 40 hectares et
elle a été construite avec le bois que Jacques et moi avons
nous-mêmes coupé. On a parti ça pour le plaisir et c’est
rendu gros ! », semble s’étonner Mme Boyce. Pourtant, on
vient de loin profiter de sa cuisine, car c’est elle qui la
prépare, aidée de son équipe. « De nos jours, les gens se
sont habitués à manger de la nourriture industrielle. Pour ma
part, je trouve important de servir des plats faits maison. Tout
est fait sur place, nos fèves au lard, notre soupe aux pois, les
grands-pères et les crêpes dont la recette est celle de ma
mère qui vivait à Rivière-du-Loup. En haute saison, nous
sommes six derrière les fourneaux. Comme ce que nous
servons dans le temps des sucres est à volonté, je m’amuse
à dire aux gens de manger à leur faim, on ne les pèse pas en
sortant ! », ricane Mme Boyce. En effet, les effluves de la
cuisine laissent présager une prise de poids assurée. Mais
n’est-ce pas des livres de bonheur ? Lourd travail pour
l’équipe, Mme Boyce a pris la décision de ne plus entailler la
totalité de ses 1800 érables. « Seulement quelques-uns sont
entaillés pour montrer aux visiteurs comment se fait la
récolte de l’eau », précise l’entrepreneure.
Lauréate régionale 2010 aux
Grands Prix du tourisme
Reconnue par le milieu touristique centricois, la Cabane à
sucre Chez Ti-Père est Lauréate régionale 2010 en
développement touristique, secteur restauration. « Je suis
très fière de ce prix, je ne m’attendais pas à ça ! », affirme-
Photo : François Pinard
Trentième anniversaire
Pour ses clients, Cécile Boyce met à profit les recettes de sa famille
t-elle les yeux pétillants. Comme son secteur d’activité est
saisonnier, l’entrepreneure a réussi à diversifier son offre.
« En dehors des sucres, nous offrons nos salles pour divers
événements corporatifs ou familiaux. Nous sommes aussi
un relais pour motoneigistes, nous organisons un gymkhana
au printemps et un festival country en automne. Sinon, nous
ouvrons à la demande. En haute saison, nous donnons de
l‘emploi à 25 personnes, et en d’autres temps, nous sommes
six employés », ajoute-t-elle. Mme Boyce songe tout de
même à la retraite. « Ce qui va me manquer le plus quand je
vais vendre c’est le contact avec les gens, ils m’apportent
beaucoup », nous confie-t-elle. Quel est le secret de cette
industrie ? « Le travail ! C’est pourquoi on s’y sent comme
chez nous ! La nourriture est traditionnelle et l’ambiance
est festive. Moi j’aime le monde, j’aime placoter avec eux.
Ce que nous offrons fascine encore les gens, les touristes
bien sûr, mais aussi les Québécois. Et ça permet aux jeunes
de découvrir un Québec oublié… », conclut Mme Boyce.
Année de fondation: 1982
Activités: Cabane à sucre
et salle de réception
Nombre d’employés: entre 6
et 25 selon la saison
Propriétaire: Cécile C. Boyce
Coordonnées :
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(secteur Saint-Nicéphore)
(Québec) J2A 2Z8
Téléphone : 819 394-2442
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JUIN 2011
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» Formation novatrice
Le milieu se concerte
Un projet novateur
en production avicole
par Johanne Lachapelle
Faisant face à un besoin criant de main-d’œuvre qualifiée,
Chantal St-Martin, de Boire et Frères, et Bernard Martel, de
la Ferme des Voltigeurs, ont sensibilisé le Réseau des
intervenants en formation (RIF), le Centre local d’emploi de
Drummondville et la Commission scolaire de la Riveraine,
pour travailler de concert et mettre en place une formation
qui vise à former une main-d’œuvre d’entrée, de type aide
générale, destinée aux employeurs du secteur avicole.
l’entretien des bâtiments et de l’équipement, l’administration
des soins de base. En février dernier, une rencontre d’élaboration à laquelle participaient, en plus des partenaires de
la première heure, André Labbé, de l’Union des producteurs
agricoles et Guylaine Martin, du Collectif régional en
formation agricole du Centre-du-Québec, a permis de valider
la pertinence de mettre en place cette formation de
360 heures. Un appel de candidature a été fait via les
organismes en employabilité et les médias de la région.
360 heures de formation
En se basant sur les formations de courte durée déjà
disponibles dans le secteur de la formation agricole, telles
les ouvriers en production porcine et l’élevage de bétail
laitier, le RIF a développé une formation portant sur
l’application des règles de santé et de sécurité au travail et
touchant l'environnement, l’anatomie et la physiologie de la
volaille, l’exécution des activités de régie de troupeau,
Vingt candidats se sont montrés intéressés, douze ont
été admis à la formation. En avril dernier, forts de leurs
360 heures de formation, les étudiants ont réalisé des
stages chez quelques producteurs de volailles de la région.
Au terme de ces stages, il est important de mentionner que
plus de quatre-vingt pour cent des étudiants ont intégré
un emploi.
COMPÉTENCES
DÉVELOPPEMENT
DYNAMISME
• Consultante depuis 1997
• Service personnalisé
• Présidente du Réseau d’expertise en
gestion agricole (REGA)
Photo : Marie-Claude Bourque (dta) et
Dominik Desrosiers
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spécificité du secteur agricole
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Le chef de file
dans le domaine avicole
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JUIN 2011
477, boul. St-Joseph Ouest, Drummondville
819 472-5033
membre
membre
partenaire
Photo : François Pinard
» Formation novatrice
De l’entreprise Boire et Frères située à Wickham, Chantal St-Martin, Johanne Lachapelle,
coordonnatrice du RIF ainsi que Bernard Martel de la Ferme des Voltigeurs
Concertation réussie
La mise en place d’un projet de formation comme celui-ci
est impensable sans la collaboration de partenaires. Le
réseau des intervenants en formation remercie sincèrement
madame St-Martin et monsieur Martel de leur précieuse
collaboration : participation à des rencontres d’élaboration
de contenu, visite de fermes, prêt d’équipement, établissement de contacts avec des fournisseurs, accueil de
stagiaires, ils sont l’exemple même de la prise en charge
de leur besoin de main-d’œuvre. Également un grand merci
au Centre local d’emploi de Drummondville. La participation
de Lucie Leroux et leur contribution financière ont garanti le
succès du projet.
Une récente étude d’Emploi-Québec démontre que plus de
six pour cent des emplois de la région Centre-du-Québec
proviennent du secteur agricole, il est donc important de
proposer, à ces employeurs, des informations qui répondent
à leurs besoins. Le Réseau des intervenants en formation,
qui est une alliance entre la Commission scolaire des
Chênes et le Cégep de Drummondville, de même que le
Centre local d’emploi de Drummondville l’ont bien compris
et c’est pour cela qu’ils sont fiers de leur projet de formation
visant les ouvriers de production avicole.
Année de fondation: 2007
Activité: Développement
socioéconomique
Nombre d’employés: 80
CADEAUX CORPORATIFS
DÉCORATIONS : BUREAU, SALLE D’ATTENTE ET
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JUIN 2011
53
» Marché virtuel
Écomarché de L’Avenir
Faire son marché... virtuel
par Sonia Collard
Moyen simple et efficace de consommer local, les marchés
virtuels se positionnent dans ce qui sera probablement un
des moyens privilégiés de faire ses courses. À L’Avenir,
c’est déjà en marche.
Parti de la suggestion d’un citoyen impliqué dans le projet
de la Maison de la culture de L’Avenir, des gens ont fait
l’inventaire de tout ce qui se fait comme production
agroalimentaire dans le secteur. Les études étaient
concluantes : un nombre intéressant de producteurs étaient
prêts à participer à la fondation d’une coop de solidarité.
Dès octobre 2009, nous avons créé la structure de ce
qu’allait devenir, en mars 2010, l’Écomarché de L’Avenir.
« Nous avons réussi à réunir des gens ayant la même
passion pour le développement local, la souveraineté
alimentaire et voulant travailler à forces égales dans une
atmosphère de belle complicité. Pour lancer et faire vivre
un projet comme celui-là, ça prend une bonne base
humaine. Ça fait maintenant un an que ça fonctionne
Président
819 388-0609
54
JUIN 2011
Photo : François Pinard
Une bonne base humaine
De gauche à droite, le conseil d’administration de l’Écomarché de L’Avenir est composé
de Nathalie Noël, Julie Tessier, Céline Leclerc, Madeleine Houle, Martine Bergeron
qui agit à titre de présidente, Claudette Lavallée, Michèle Bédard.
et aujourd’hui, nous comptons plus de 150 membres,
26 producteurs et 525 produits. Nous y trouvons de la
Un oeil sur nous?
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» Marché virtuel
viande, des fruits et légumes, du pain, de l’huile, des
fromages, de la pâtisserie, des œufs… Mais notre souhait
est qu’éventuellement, les gens puissent y faire leur
épicerie au complet », explique la présidente du conseil
d’administration de la Coop, Martine Bergeron.
toujours. Il faut investir dans notre avenir. C’est pourquoi nous
travaillons en fonction de développer et de faire vivre notre
région, de la garder en santé, de faire travailler les gens d’ici
et de favoriser l’agriculture durable », mentionne la présidente.
Reconnaissance régionale
Canal de vente conscientisé
Le principe d’un marché virtuel est simple: « Des producteurs
locaux offrent leurs produits sur le site Internet de
l’Écomarché. Les intéressés paient une part sociale de
30 $ et des frais d’utilisation de 20 $/an dès la 2e année. Ils
commandent sur le site Web jusqu’au mercredi minuit et
producteurs et consommateurs se donnent rendez-vous à la
Maison de la culture, le samedi avant-midi. C’est une belle
occasion de créer des liens avec nos producteurs et surtout,
de savoir ce qu’on mange. Aussi, ça permet d’ajuster les
productions à la demande. Aucun gaspillage, car le
producteur fournit ce qu’il a en commande, avec un léger
surplus pour les demandes de dernière minute », précise
Martine Bergeron, elle-même productrice de chocolats fins.
Elle ajoute que le choix des producteurs participants est fait
de façon à privilégier les petits producteurs qui partagent les
mêmes valeurs que celles de la Coop : « L’Écomarché, c’est
une affirmation. Nous avons encore le choix de faire vivre
notre agriculture, mais à ce rythme, nous ne l’aurons pas
56
JUIN 2011
En avril dernier, la Coop de solidarité a été nommée Lauréate
régionale catégorie Création entreprise d’économie sociale
2011 au Concours québécois en entrepreneuriat. « Ce prix
nous donne des ailes pour la suite des choses. D’ailleurs,
nous sommes à la recherche d’un groupe de bénévoles qui
seraient intéressés à assurer un point de livraison dans
Drummond. Et pour les curieux, tous sont invités à venir nous
rencontrer le samedi à la Maison de la culture. L’Écomarché,
c’est pour nous tous ! », conclut Martine Bergeron.
Année de fondation: 2010
Activité: Marché virtuel regroupant
25 producteurs régionaux
Propriétaire: Coopérative de solidarité,
Martine Bergeron, présidente
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Tél : 819 398-6807 - Téléc : 819 398-7171
www.boire.qc.ca
Imprimerie F.L. Chicoine
340, route 122
Saint-Germain-de-Grantham J0C 1K0
Tél. : 819 395-2525 - Téléc. : 819 395-2526
www.chicoine.ca
Portes de garage Courchesne
Tél : 1 866 568-5792
www.portesdegaragecourchesne.com
Buropro
1050, boulevard René-Lévesque
Drummondville J2C 5W4
Tél. : 819 478-7878
www.buropro.qc.ca
Journal L’Express
1050, rue Cormier
Drummondville J2C 2N6
Tél. : 819 478-8171 - Téléc. : 819 478-4306
www.journalexpress.ca
Raymond Chabot Grant Thornton
97, avenue des Tilleuls
Drummondville J2C 3S1
Tél : 819 477-7977
Téléc : 819 477-7799
www.rcgt.com
CGV
154, rue Heriot
Drummondville J2C 1J8
Tél: 819 477-0794 - Téléc: 819 477-0188
www.cgvpromo.com
JPS Électronique
2070, rue Joseph St-Cyr
Drummondville J2C 8V6
Tél : 819 474-4635 - Téléc : 819 474-5013
www.jpselectronique.com
Chambre de commerce et
d’industrie de Drummondville
234, rue St-Marcel
Drummondville J2B 6V7
Tél. : 819 477-7822
www.ccid.qc.ca
La Financière agricole
450, boulevard René-Lévesque bureau 100
Drummondville J2C 7N7
Tél : 819 475-8461 - Téléc : 819 475-1400
www.fadq.qc.ca
Club Voyages Agathe Leclerc
1575, boul. St-Joseph
Drummondville J2C 2G2
Tél : (819) 477-8383 Téléc : 819 477-8388
www.agatheleclerc.clubvoyages.com
Commissariat au commerce
221, rue Heriot
Drummondville J2C 1J9
Tél. : 819 472-6705 - Téléc. : 819 472-7776
www.commerce-drummond.com
Député Yves-François Blanchet
228, rue Heriot, bureau 203
Drummondville J2C 1K1
Tél. : 819 474-7770 - Téléc. : 819 474-4492
www.yves-francoisblanchet.deputes.pq.org
La Recharge
750, boulevard René-Lévesque
Drummondville J2B 7N7
Tél. : 819 477-2777 - Téléc. : 819 477-2780
www.larecharge.ca
Leclerc Assurances
230, boulevard St-Joseph Ouest
Drummondville J2E 1A2
Tél : 819 477-3156 - Téléc : 819 477-3213
www.leclercassurances.com
Les Industries Drummond Inox (IDI)
1783, rue Sigouin
Drummondville J2C 5R7
Tél : 819 474-8383 Téléc : 819 474-8388
www.drummondinox.com
Dominik Desrosiers, agronome
5200, rue Gaston
Drummmondville J2E 1T3
Tél : 819 472-5033 - Téléc : 819 472-7158
Looba Café
234, rue Heriot
Drummondville J2C 1K1
Tél. : 819 478-2109
www.loobacafe.com
Emploi-Québec
1680, boulevard St-Joseph
Drummondville J2C 2G3
Tél. : 819 475-8701 - Téléc. : 819 475-8781
www.emploiquebec.net
MRC Drummond
436, rue Lindsay
Drummondville J2B 1G6
Tél.: 819 477-2230 - Téléc.: 819 477-8442
www.mrcdrummond.qc.ca
Enseigne Leco
675, rue Farrell
Drummondville J2C 6E2
Tél: 819 474-4044 - Téléc : 819 472-7872
www.enseigneleco.com
Mr Photo, François Pinard
356, rue Brock, Drummondville J2B 1C8
Tél. : 819 474-2284
www.mrphoto.ca
Étiquettes ADN
2250, rue Demers
Drummondville J2B 0L1
Tél : 819 850-4468 - Téléc : 819 850-7940
NP Publicité
2455, rue Power
Drummondville J2C 6Z5
Tél. : 819 475-2455 - Téléc. : 819 478-4415
www.np-pub.com
Galerie d’art Solange Lebel
57, boulevard Gall
Drummondville J2C 1H5
Tél. : 819 477-8848
www.galeriedartsolangelebel.com
NRJ 92,1 Drummondville
2070, rue St-Georges
Drummondville J2C5G6
Tél. : 819 474-1892 - Téléc. : 819 474-6610
www.astral.com
58
JUIN 2011
Page Cournoyer
79, rue Cormier, bureau 201
Drummondville J2C 8M5
Tél. : 819 850-1250
Téléc. : 819 850-1715
www.pagecournoyer.com
Réseau des intervenants en formation (RIF)
457, rue des Écoles
Drummondville J2B 6X1
Tél. : 819 478-6700
Téléc. : 819 474-6558
www.csdeschesnes.qc.ca
Rock détente
2070, rue St-Georges
Drummondville J2C 5G6
Tél. : 819 475-1480 - Téléc. : 819 475-5180
www.astral.com
Rondeau & Associés
330, rue Cormier, bureau 201
Drummondville J2C 8B3
Tél. : 819 477-2999
Téléc. : 819 477-2955
www.rondeauassocies.com
Rose Drummond
210, boulevard Lemire Ouest
Drummondville J2B 8A9
Tél. : 819 474-3488
Téléc. : 819 474-1500
www.rose.ca
TBA Experts-Conseils
79, rue Cormier, bureau 201
Drummondville J2C 8M5
Tél : 819 850-1318
Téléc : 819 850-1715
www.tbaexperts.com
Valérie Pépin, conseillère pédagogique
Tél : 819 359-3522
vpepin@support.formation.ca
Vêtements T.S.
194, rue Brock
Drummondville J2C 1M3
Tél : 819 472-5426
Téléc : 819 472-5427
Voltigeurs
300, rue Cockburn
Drummondville J2C 4L6
Tél. : 819 477-9400
Téléc. : 819 477-0561
www.voltigeurs.ca
Voyage Louise Drouin
139, rue Heriot
Drummondville J2C 1J7
Tél : 819 475-9992
Téléc : 819 478-1072
www.louisedrouin.com
L’univers de l’eau et de la plomberie
652, boul. Mercure
Drummondville
J2B 3K4
819.472.4270
www.bain-hur.ca
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