Qu`est-ce que le diabète de type 1 - Accu-Chek

Qu`est-ce que le diabète de type 1 - Accu-Chek
Fort de nos 30 ans d’expertise dans le domaine de la
diabétologie, nous vous proposons ce manuel destiné
aux patients diabétiques de type 1 qui, sans pour autant
être exhaustif, reprend la plupart des questions que vous
vous posez sur votre diabète, en y répondant de manière
claire et concise.
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Sommaire
Sommaire
QU’EST-CE QUE LE DIABÈTE ?
04
CAUSES DU DIABÈTE
06
JE ME SOIGNE
08
LA SURVEILLANCE DE MON DIABÈTE
26
HYPOGLYCEMIES
38
HYPERGLYCEMIES
46
ALIMENTATION
52
2
VIE COURANTE
68
SPORT
72
TRAVAIL
78
PERMIS DE CONDUIRE - VOITURE
82
VOYAGES
84
DEMAIN
86
3
Qu’est-ce que le diabète ?
Qu’est-ce que le diabète ?
Qu’est-ce que
le diabète de type 1 ?
Est-ce qu’on peut guérir
du diabète de type 1 ?
Que devient mon pancréas ?
n
4
Le diabète de type 1 est dû à une disparition totale et définitive
de la sécrétion d’insuline par destruction de la partie du pancréas
(les cellules bêta) qui fabrique cette hormone.
Guérir le diabète de type 1 est actuellement impossible.
La guérison voudrait dire que le pancréas pourrait à nouveau
fabriquer de l’insuline. Pour cela il faut trouver les moyens de faire
revivre ou de remplacer les cellules détruites.
Le pancréas a plusieurs fonctions essentielles.
La partie qui fabrique l’insuline ne fonctionne plus.
Mais l’autre partie qui sert à la digestion des aliments
ne s’atrophie pas et reste parfaitement normale.
5
Causes du diabète
Causes du diabète
Pourquoi suis-je devenu
diabétique ?
J’ai subi un gros stress
émotionnel. Est-ce que cela
a pu déclencher mon diabète ?
J’ai toujours mangé des sucreries.
Est-ce pour cela que je suis
devenu diabétique ?
Est-il fréquent que des frères
et soeurs développent
le diabète ?
a
6
Votre diabète, appelé diabète de type 1, est la conséquence
de la disparition de cellules situées dans le pancréas, appelées
cellules bêta, chargées de fournir l'insuline à l'organisme.
Ces cellules, regroupées en amas appelés îlots, ont été détruites
par un phénomène immunologique : c'est votre propre système
immunitaire (vos globules blancs), normalement chargé d'assurer
la défense contre les microbes, qui s'est activé pour une raison
encore inconnue contre vos cellules bêta reconnues comme
étrangères, aboutissant à leur destruction : on parle de maladie
auto-immune, dont un des témoins est la présence dans le sang
d'anticorps anti-pancréas.
Des maladies, des évènements de vie précèdent souvent le diabète.
A l’inverse, tout le monde ne déclenche pas un diabète après de tels
évènements. Un terrain favorisant est nécessaire.
Un stress important est probablement incapable d’initier la maladie.
Mais on ne peut exclure que le stress joue un rôle en accélérant
de quelques mois l’éclosion d’un diabète qui se préparait depuis
longtemps.
Non, aucune étude n’a jamais pu établir que le diabète de type 1
soit la conséquence d’une consommation importante de sucre
dans l’enfance ou plus tard dans la vie.
Non. La survenue de plusieurs cas de diabète de type 1 dans
une même fratrie, même si le patrimoine génétique y est proche,
demeure une éventualité peu fréquente, voire très rare.
7
Je me soigne
Je me soigne
A quoi sert l’insuline ?
Est-ce que je devrai me faire des
injections d’insuline toute la vie ?
Est-ce qu’il existe différents types
d’insuline ?
A quoi sert l’insuline lente ?
8
L’insuline a beaucoup de rôles essentiels. Cette hormone permet
d’utiliser et de mettre en réserve les aliments que nous absorbons :
sucres, graisses et protéines. C’est pourquoi, en son absence,
le sucre non utilisé s’accumule dans le sang ce qui génère une
perte de poids rapide.
Puisque le diabète dont vous êtes atteint est dû à une absence
totale et définitive de fabrication d’insuline, vous devrez vous
injecter de l’insuline quotidiennement toute votre vie.
Cependant les progrès de la médecine font entrevoir de nouvelles
méthodes de traitement, en particulier d’autres voies d’administration
de l’insuline.
Il existe plusieurs sortes d’insuline.
Elles diffèrent par la durée de leur action :
rapide (environ 4 heures), lente (12 à 24 heures). Mais elles ont
aussi une action plus ou moins forte. Les rapides sont ainsi bien
adaptées pour agir vite et fort au moment des repas. Les lentes
agissent sur une durée plus longue mais moins fort pour couvrir
vos besoins entre les repas. Elles sont donc complémentaires et
associées pour couvrir vos besoins la nuit et entre les repas
(lente) et pour les repas (rapide).
Une petite quantité d’insuline est nécessaire à la vie que l’on soit
diabétique ou non. Nous avons tous besoin d’insuline même si
nous ne mangeons pas comme, par exemple, entre les repas ou la
nuit. Il s’agit donc d’un besoin minimum de base et permanent de
l’insuline. Pour remplacer cette fabrication permanente d’insuline,
vous devez vous faire une injection (parfois deux) d’insuline lente
qui assure ces besoins de base.
9
Je me soigne
A quoi sert l’insuline rapide ?
Que se passe-t-il si j’arrête
l’insuline ?
Est-ce que l’insuline fait grossir ?
10
Quand vous n’étiez pas diabétique, pour chaque repas, votre organisme fabriquait immédiatement une quantité d’insuline adaptée à
celui-ci afin de mettre en réserve les sucres provenant des aliments.
Pour remplacer cette fabrication vous devez vous injecter une
insuline qui agit dès le début du repas et pendant le temps de la
digestion des aliments (environ 3 h). C’est l’insuline rapide qui joue
ce rôle, elle évite que votre glycémie (taux de sucre dans le sang)
ne s’élève trop après les repas et permet de la ramener rapidement
à la normale. Une injection de rapide avant chaque repas avec une
injection journalière de lente, représente le traitement le plus précis
du diabète aujourd’hui, car il reproduit fidèlement ce que faisait
votre pancréas avant le diabète (voir aussi pompes à insuline).
Malheureusement dans le diabète de type 1 l’arrêt de l’insuline
est totalement impossible. Il n’existe aucune réserve d’insuline.
L’insuline est une substance vitale. Elle sert à stocker et à utiliser
les aliments. En son absence, l’organisme ne peut plus fonctionner.
Si vous arrêtez l’insuline votre taux de sucre va s’élever énormément, ce qui va se caractériser par une soif quasi-permanente
et une urine abondante. Ensuite, à cause de nausées dues à la
présence d’acétone, vous aurez du mal à boire et ainsi vous
risquez vite de vous déshydrater et de faire un coma.
L’insuline est une hormone qui sert à utiliser et mettre en réserve
l’énergie (les calories) provenant des aliments. La graisse de notre
corps est une de ces réserves. L’insuline permet de maintenir ces
réserves qui sont nécessaires.
Mais bien sûr, si on s’injecte plus d’insuline parce qu’on mange
plus que nécessaire, on prend du poids et de cette façon l’insuline
fait grossir. Parfois aussi, lorsque l’on s’injecte trop d’insuline,
des hypoglycémies se produisent et on doit compenser par du
sucre et des collations. Ceci peut aussi provoquer une prise de
poids par excès d’insuline.
11
Je me soigne
J’ai entendu dire qu’il existait
de l’insuline inhalée en spray.
Est-ce que je n’aurai plus besoin
de me piquer ?
Est-ce que je dois arrêter l’insuline
quand je suis malade ?
Est-ce que je dois arrêter l’insuline
quand je ne mange pas ?
Est-ce que je dois arrêter l’insuline
en cas de vomissements ?
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Il est exact que les insulines inhalées sont en cours de développement. Elles pourraient un jour remplacer l’insuline rapide (mais
pas l’insuline lente). Mais des études complémentaires sont
nécessaires pour s’assurer de leurs innocuités.
Non, surtout pas. C’est une hormone vitale. L’insuline ne doit
jamais être arrêtée même si vous mangez très peu parce que
vous n’avez pas faim. Beaucoup de maladies, celles qui s’accompagnent de fièvre en particulier (rhume, bronchite, grippe)
augmentent vos besoins en insuline. Il est nécessaire alors de
vérifier plus souvent votre taux de sucre dans le sang (glycémie),
de rechercher l’acétone dans les urines et d’augmenter vos doses
en fonction de cela, comme on vous l’a recommandé.
D’autres circonstances entraînent les mêmes effets : accidents,
fracture, opération chirurgicale, prise de cortisone.
L’insuline est normalement fabriquée tout le temps, y compris la
nuit et entre les repas. Lorsqu’une personne non diabétique saute
un ou plusieurs repas, elle fabrique quand même un peu d’insuline
pour ses besoins vitaux. Si vous ne mangez pas, vous gardez donc
un besoin d’insuline de base, celle qui est apportée par l’insuline
lente. En l’absence de repas, l’insuline, au moins la lente, doit donc
être maintenue.
L’insuline ne doit jamais être arrêtée. Même si vous vomissez,
vos besoins en insuline persistent et vous devez au moins maintenir
l’insuline lente. De plus, les vomissements peuvent aussi être dus à
un manque important d’insuline. Vous devez alors vérifier immédiatement votre taux de sucre dans le sang (glycémie) et l’acétone
urinaire. Si votre glycémie est élevée et que vous avez de l’acétone,
ajoutez de l’insuline rapide, selon les recommandations de votre
diabétologue.
13
Je me soigne
Que doit-on faire des seringues
ou aiguilles de stylo usagées ?
Combien de temps avant le repas
dois-je faire mon injection d’insuline
rapide ?
Puis-je la faire après le repas ?
Est-ce que je dois faire l’insuline
lente à heures fixes ?
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Le Code de la Santé Publique exclut les « déchets piquants ou
coupants des activités de soin » des collectes de déchets ménagers.
Les utilisateurs sont responsables de leur élimination.
Les aiguilles à stylo, les seringues et les lancettes des auto-piqueurs
doivent être rassemblées dans des collecteurs adaptés et agréés qui
seront déposés dans les containers spéciaux avant incinération.
Renseignez-vous auprès de votre mairie, à la déchetterie dont
dépend votre commune, à la préfecture. Si aucun circuit spécifique
n’est organisé, contactez un professionnel qui utilise ce type de
matériel : médecin, infirmière libérale, laboratoire d’analyses, cabinet
vétérinaire, centre de soins… En vue d’organiser la destruction
adaptée de votre matériel usagé.
Les nouvelles insulines rapides agissent très vite après l’injection.
Donc l’injection doit être faite juste avant le repas.
Ceci réduit le risque d’hypoglycémie, par exemple si vous devez
attendre au self-service, si le repas est retardé, ou si le premier
plat qu’on vous sert ne contient pas de sucres.
Si vous ne connaissez pas du tout le contenu du repas qu’on va
vous servir et/ou si votre glycémie est basse avant de passer à
table, vous pouvez injecter l’insuline rapide pendant ou après le
repas et ajuster la dose en fonction de la quantité de glucides
(sucres).
Il est préférable de faire son insuline lente à heure relativement
fixe. Toutefois, cela ne veut pas dire à la minute près.
De plus, votre vie ne doit pas être trop perturbée par ces contraintes
d’horaires d’injection. Par exemple, si votre lente est faite le soir
vers 22 h, vous pouvez la faire une heure plus tôt ou une heure plus
tard. Si vous avez passé la soirée chez des amis ou au cinéma,
vous pouvez la faire au coucher. Parlez-en avec votre diabétologue.
15
Je me soigne
22
Pourquoi dois-je faire
une injection le soir alors que
je ne mange pas la nuit ?
Est-ce que mon diabète est plus
grave parce que j’ai des doses
importantes d’insuline ?
Si je fais de l’insuline
très longtemps, est-ce nocif ?
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Il s’agit dans ce cas de l’insuline lente.
Chez une personne non diabétique, l’insuline est fabriquée
en permanence même la nuit pour assurer les besoins de base.
En l’absence d’insuline lente injectée le soir, ces besoins de base
ne seraient pas couverts et la glycémie serait très élevée au réveil.
Chez certains patients, on a pu choisir d’injecter l’insuline lente à
un autre moment de la journée.
Non. Les besoins en insuline ne sont pas les mêmes pour tout le
monde. Ils peuvent varier aussi chez une même personne en
fonction de son état, ou de son mode de vie.
La dose qui convient à une personne dépend de son gabarit,
de son poids, de son activité physique, de son alimentation.
Votre dose d’insuline est donc ajustée selon vos besoins afin
d’obtenir de bons résultats, donc peu importe si cela nécessite
pour vous plus d’insuline que pour d’autres.
L’insuline n’est pas un médicament mais une substance naturelle,
une hormone vitale que les non diabétiques fabriquent toute la vie.
L’insuline que vous vous injectez est tout aussi naturelle et vitale.
Donc vous remplacez ce que votre corps ne fabrique plus et cela
n’a aucun effet nocif que de le faire aussi longtemps.
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Je me soigne
Est-ce qu’il peut y avoir
une accoutumance à l’insuline ?
Est-ce que l’insuline devient moins
efficace avec le temps ?
On m’a dit que j’aurai
probablement à augmenter mes
doses d’insuline après quelques
mois ou un ou deux ans de
traitement. Pourquoi ?
La chaleur ou le bain ont-ils des
effets sur la vitesse d’action des
insulines ?
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L’insuline n’étant pas un médicament mais une hormone,
une substance naturelle et vitale, il n’existe aucune accoutumance
à l’insuline. Elle ne devient pas moins efficace avec le temps.
Mais vos besoins en insuline peuvent varier. Si les doses augmentent,
cela ne signifie pas accoutumance mais besoin de plus d’insuline.
Il se peut aussi que vos besoins baissent, par exemple, si vous
mangez moins ou si vous faites plus d’activité physique.
Au bout d’un ou deux ans après le tout début du diabète, il arrive
souvent que les doses d’insuline deviennent plus importantes
qu’au départ.
Ceci s’explique par le fait que, au tout début du diabète, le corps
fabrique encore un peu d’insuline. Mais cette production s’arrête
progressivement, donc vos doses devront souvent augmenter pour
se stabiliser à un nouveau niveau.
Oui, la chaleur en général, et les bains ou douches trop chauds
(température supérieure à 40° C) dilatent les vaisseaux de la peau,
qui rougit dans ces conditions.
Les insulines rapides et lentes peuvent alors passer plus vite dans
le sang, ce qui risque d’entraîner des hypoglycémies.
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Je me soigne
Sur quelles parties du corps dois-je
faire mes injections d’insuline ?
Est-ce vrai que je dois changer
souvent de site d’injection ?
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L’insuline doit être injectée sous la peau dans la graisse en évitant
le muscle (tissu sous cutané).
Les débuts et durées d’action des insulines sont connus pour
des injections réalisées dans l’abdomen (utiliser toute la surface
du ventre sauf 5 cm tout autour du nombril), la face postérieure
des bras, les fesses, la face antérieure et externe des cuisses.
Par ailleurs, des études démontrent que les insulines rapides sont
plus rapidement efficaces après injection dans l’abdomen et/ou
les bras. Utilisez plutôt les fesses et/ou les cuisses pour injecter
les insulines lentes.
Selon la longueur d’aiguille dont vous disposez, il peut être utile
de faire un pli entre 2 doigts (à maintenir jusqu’au retrait complet
de l’aiguille) et de choisir un angle de pénétration de piqûre
de 45 à 90° pour éviter absolument l’injection intramusculaire.
Il faut changer régulièrement les points d’injection dans des zones
d’efficacité comparable: insulines rapides sur le haut du corps,
insulines lentes sur le bas (voir question 20) et essayer de suivre
le conseil : « même horaire, même zone ». Répéter trop souvent
l’injection au même endroit, dans une même zone peut provoquer
l’apparition de lipodystrophies (anomalies plus ou moins visibles
sous la peau) qui modifient les effets de l’insuline et provoquent
des déséquilibres glycémiques.
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Je me soigne
Est-ce que je dois garder l’insuline
et le glucagon au réfrigérateur ?
L’insuline peut-elle être congelée ?
Qu’est-ce qu’une pompe à insuline ?
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Les notices des laboratoires précisent que les stocks d’insuline
et le glucagon doivent être conservés au frais, dans le bac à légumes
du réfrigérateur. Toutefois, les insulines sont stables entre 8 et 30° C
pendant les 30 à 45 jours qui suivent la date de première utilisation,
à condition de les protéger de la lumière. Quant au glucagon,
il convient d’avoir un kit à la maison conservé au frais.
A l’extérieur, il est judicieux de disposer d’un kit à renouveler tous les
6 ou 8 mois (sur soi ou sur les divers lieux de vie), à condition que
vos proches soient informés de son existence et sachent l’utiliser.
Non : toute insuline qui a gelé doit être considérée comme
inutilisable et doit être jetée.
La pompe à insuline est un dispositif miniaturisé, que l’on porte à
la ceinture ou dans une poche, de la taille d’un téléphone mobile.
Il comporte un réservoir d’insuline rapide, auquel est rattaché un
petit tuyau (tubulure et cathéter) permettant à l’insuline de passer
sous la peau en continu. Réservoir, tubulure et cathéter doivent
être remplacés tous les 2 à 3 jours. L’insuline est poussée par un
piston commandé électroniquement, selon un programme établi
avec votre spécialiste, tenant compte des variations de vos besoins
en insuline aux différentes heures de la journée.
La pompe est un traitement flexible et personnalisé.
Attention, les contrôles réguliers de la glycémie restent indispensables pour « piloter » au mieux la pompe.
23
Je me soigne
Quels sont les avantages
et les inconvénients des pompes à
insuline par rapport aux injections
traditionnelles ?
Les pompes à insuline
sont-elles réservées à certains
types de diabétiques ?
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La pompe est programmée par le diabétologue en tenant compte
des besoins en insuline selon le moment de la journée. L’apport en
insuline peut être modifié transitoirement, par exemple pour faire
face à une activité physique imprévue (on peut réduire alors le débit),
ou à une hyperglycémie transitoire (on peut se faire un supplément
d’insuline sans avoir à se piquer). Mais il s’agit d’un petit appareil
que l’on porte en permanence sur soi, exigeant une surveillance
rigoureuse : la pompe ne s’adapte pas encore toute seule aux
variations de la glycémie et n’est pas à l’abri d’une panne.
La pompe à insuline peut être proposée aux diabétiques désireux
d’un traitement plus souple et personnalisé, prenant plus en
compte les horaires et rythmes de vie, donc les besoins en
insuline, permettant ainsi de mieux s’adapter au quotidien.
Ce traitement peut être choisi lorsque les circonstances exigent
un contrôle glycémique plus rigoureux (grossesse par exemple)
ou lorsqu’un traitement par injections multiples devient moins
efficace ou mal vécu. Il implique la volonté du patient d’être très
autonome et de « piloter finement » son diabète.
25
La surveillance de mon diabète
La surveillance de mon diabète
Qu’est-ce que l’HbA1c
(hémoglobine glyquée) ?
A quoi sert-elle ?
Y a-t-il des objectifs
glycémiques idéaux ?
26
L’hémoglobine glyquée ou HbA1c est un examen essentiel.
Il représente la moyenne de toutes les glycémies, chaque jour
et à tout moment, de jour comme de nuit pendant 3 mois.
Aujourd’hui c’est le seul examen sur lequel on apprécie la qualité
de l’équilibre de votre diabète, de trimestre en trimestre.
On sait que lorsque ce taux est régulièrement favorable au fil des
années, le diabétique est mieux protégé contre les complications.
Cet examen doit donc être réalisé tous les 3 mois, complément
indispensable de la mesure des glycémies que vous pratiquez
quotidiennement. Son taux peut varier de parfait à 6 % à très élevé
à 12 % voire plus. Pour vous, l’objectif est à établir avec votre
diabétologue.
Oui. Il faut s’efforcer d’atteindre de bonnes glycémies aussi
souvent que possible et l’ HbA1c (Hémoglobine glyquée) aussi
près que possible de la normale.
Idéalement les glycémies doivent être proches de 1 g/l à jeun
ou à distance des repas et à moins de 1.6 g/l deux heures après
le début d’un repas. L’ HbA1c (Hémoglobine glyquée) devrait
autant que possible se maintenir entre 6 et 7 %. C’est à ces
niveaux glycémiques que le diabétique est le plus à l’abri des
complications. Mais ces objectifs pourront être adaptés.
Ils peuvent être plus souples par périodes du fait de problèmes
temporaires, d’hypoglycémies très fréquentes, de la lassitude ou
durablement chez certains. Un objectif idéal est donc un équilibre
entre de bonnes glycémies et une bonne qualité de vie.
27
La surveillance de mon diabète
A quoi sert l’auto-surveillance
glycémique ?
Les lecteurs de glycémie sont-ils
fiables ?
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- L’auto-surveillance glycémique est indispensable pour obtenir de
bonnes glycémies (dans les objectifs définis pour vous avec votre
médecin) sans trop de risque d’hypoglycémie.
Elle sert à :
- Adapter votre traitement et vérifier son efficacité.
- Comprendre l’action de vos insulines, les effets de l’alimentation
et de l’activité physique.
- Mieux vous connaître : face à une sensation, pouvoir mettre un
chiffre de glycémie. Il n’est pas prudent de vous fier uniquement à
ce que vous ressentez : des valeurs en dehors de vos objectifs
peuvent passer inaperçues.
Voir : fiche C’est-à-dire « Auto-surveillance de la glycémie - type 1 ».
Disponible sur le site internet « accu-chek.fr ».
Oui s’ils sont bien utilisés :
- La mesure doit être réalisée sur mains propres (lavées à l’eau
et au savon, séchées soigneusement. Les désinfectants peuvent
fausser le résultat).
- La goutte de sang doit être suffisante pour couvrir la zone réactive.
- Le lecteur doit être correctement étalonné (code correspondant
à celui de la boîte de bandelettes) et régulièrement vérifié
(Cf réponse n° 39).
- Les bandelettes ne doivent pas être périmées (date sur le flacon)
ni avoir été exposées à l’air (flacon bien refermé après chaque
utilisation). Pour les conditions particulières de température,
d’humidité, d’altitude, en cas de choc de l’appareil et d’affichage
sur l’écran de symboles inhabituels : relisez la notice du fabricant.
29
La surveillance de mon diabète
Comment vérifier que mon lecteur
est fiable ?
Il m’arrive d’avoir des petits bleus
sur les doigts à l’endroit où je me
fais mes glycémies et des fois ça
peut me faire mal.
Que faire pour l’éviter ?
Dois-je changer ma lancette
à chaque glycémie ?
30
- A l’aide des solutions de contrôle si vous en avez (lire le mode
d’emploi et les conditions de conservation du fabricant).
- Quand vous faites une glycémie au laboratoire d’analyses,
emportez votre lecteur nettoyé et correctement étalonné (même
code sur le lecteur et sur la boîte de bandelettes), et dosez votre
glycémie au doigt, juste avant ou après la prise de sang.
Comparez le chiffre de glycémie du laboratoire - qui est la référence à la valeur de glycémie au doigt mesurée lors du prélèvement au
laboratoire. Un écart de plus ou moins 10 à 15% est acceptable.
Si l’écart est supérieur, appelez le numéro vert du fabricant.
Répétez ces vérifications à l’occasion de vos passages au
laboratoire, si votre lecteur est tombé, ou s’il a été exposé
à des conditions extrêmes de température ou d’humidité.
- Pour les réglages et entretien du lecteur : voir le livret du fabricant.
Pour éviter ou limiter ces désagréments, utilisez un auto-piqueur
dont la profondeur de piqûre se règle. Piquez le plus souvent possible
sur les côtés des doigts (et non en pleine pulpe) avec une lancette
neuve pour chaque mesure.
Après la piqûre, appuyez fortement pendant quelques secondes sur
le doigt pour favoriser l’arrêt du saignement.
Pour garder la peau souple et ne pas avoir à utiliser les plus grandes
profondeurs de piqûre de votre auto-piqueur, appliquez régulièrement une crème pour les mains, par exemple le soir au coucher.
Attention à ne pas vous piquer peu de temps après avoir appliqué la
crème, car cela peut fausser les résultats de glycémie.
C’est plus confortable et plus sûr. La pointe de la lancette
s’émousse dès la première piqûre. Réutiliser une lancette peut
obliger à augmenter la profondeur de piqûre et être plus douloureux.
De plus, une lancette déjà utilisée est souillée et pourrait favoriser
une infection.
D’ailleurs, la prise en charge des coûts de l’auto-surveillance par
la Sécurité Sociale française inclut une lancette neuve pour chaque
glycémie.
31
La surveillance de mon diabète
Est-il possible de se piquer
ailleurs qu’au bout des doigts ?
Avant de faire une glycémie,
dois-je me désinfecter les doigts ?
32
Certains lecteurs de glycémie permettent des mesures avec des
piqûres sur des sites dits « alternatifs », autres que le bout des
doigts. La goutte de sang est réalisée avec l’autopiqueur habituel
muni d’un embout différent. Pour la technique de réalisation de la
goutte de sang et le recueil sur site alternatif, appliquez les
conseils du mode d’emploi du fabricant. La validité des mesures
réalisées sur ces sites dépend du moment du dosage.
Après les repas, après une injection d’insuline, en cas d’hypoglycémies fréquentes et en cas de fièvre et /ou maladie, il faut
mesurer votre glycémie au bout des doigts seulement.
Non, car l’alcool et les autres désinfectants peuvent fausser
la mesure de la glycémie. Il suffit de se laver les mains à l’eau
chaude et au savon, de bien les rincer et les essuyer.
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La surveillance de mon diabète
A quoi sert le carnet
des glycémies ?
Quels sont les avantages
d’un carnet des glycémies sur PC
par rapport au carnet papier ?
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Les lecteurs de glycémies actuels stockent automatiquement vos
glycémies. Attention : pour que les renseignements soient utilisables,
réglez les paramètres de date et heure de votre lecteur (voir le mode
d’emploi, rubrique réglages).
Néanmoins le carnet reste indispensable pour noter toutes sortes
d’informations utiles, comme :
- Bien sûr les glycémies.
- Les hypoglycémies (horaire et le resucrage).
- Les doses d’insuline injectées.
- Les résultats d’analyse d’urine (si vous en faites).
- D’autres facteurs qui influencent votre glycémie : alimentation
augmentée ou diminuée, activité physique plus ou moins importante
que d’habitude, maladie éventuelle, stress, prise de médicaments…
Ces informations vous seront très utiles. Elles sont indispensables
à votre médecin pour comprendre les variations de votre glycémie
et vous aider dans l’adaptation de votre traitement.
Certains laboratoires commercialisent des logiciels qui permettent
d’exploiter les glycémies enregistrées dans la mémoire des lecteurs
(de la même marque bien sûr). Ils permettent de visualiser sur un
ordinateur vos résultats sous forme de graphiques et de les imprimer.
Vous pouvez analyser la répartition des glycémies par rapport à vos
objectifs, en fonction des horaires, la fréquence des hypoglycémies…
Cela ne dispense pas de tenir un carnet papier dans lequel vous
noterez le nombre d’unités d’insuline injectées, l’alimentation,
l’activité physique ou d’autres évènements.
35
La surveillance de mon diabète
Combien de glycémies dois-je
faire par jour ?
Pourquoi faire une analyse d’urine
si je fais déjà des glycémies ?
36
On considère aujourd’hui qu’il est difficile de bien gérer un diabète
de type 1 en faisant moins de 4 glycémies capillaires par jour.
Les plus importantes :
- Au réveil pour vérifier que la dose d’insuline lente est adaptée.
- Avant les repas, pour vous aider à ajuster la dose d’insuline rapide
pour le repas.
- Il est utile aussi de faire quelques glycémies après les repas pour
vérifier l’efficacité de la dose injectée.
- Au coucher.
- En cas de signes évocateurs d’hypoglycémie.
Elles peuvent être utiles dans d’autres circonstances :
- Avant de conduire (voiture, deux roues…).
- Avant, pendant et après les efforts physiques (surtout au coucher
pour prévenir une hypoglycémie nocturne).
- En cas de stress, de maladie, de fièvre.
- En cas de changement(s) dans vos habitudes de vie, de travail,
de loisirs.
- Voir : fiche « C’est-à-dire Autosurveillance de la glycémie - type 1 ».
Leurs informations se complètent.
L’analyse d’urine permet de savoir comment la glycémie a évolué
entre deux mictions :
- Si vous n’avez pas de sucre dans les urines, votre glycémie
a toujours été inférieure au seuil rénal (environ 1,80 g /l) depuis
la dernière fois que vous avez uriné.
- Si vous avez du sucre, votre glycémie a dépassé 1,80 g/l dans
le même intervalle.
De plus, quand votre lecteur affiche un message d’alerte, en raison
d’une glycémie anormalement élevée, il ne précise pas, sur le même
test, si vous avez ou non de l’acétone. L’analyse d’urine réalisée à ce
moment-là vous renseignera très rapidement (lire le mode d’emploi
pour les temps de réaction des bandelettes urinaires) sur la présence
ou l’absence d’acétone et conditionnera la conduite à tenir (ajouts
d’insuline et surveillance).
La surveillance urinaire est particulièrement importante en cas d’oubli
d’une injection d’insuline lente (ou arrêt de pompe), de maladie aiguë
avec fièvre et dans tous les cas de glycémie(s) anormalement
élevée(s) que vous ne comprenez pas.
37
Hypoglycémies
Hypoglycémies
Qu’est-ce que l’hypoglycémie ?
Quels sont les signes
de l’hypoglycémie ?
Quelles sont les causes
de l’hypoglycémie ?
38
Une hypoglycémie est un taux de sucre dans le sang qui est trop
bas. Chez le diabétique, l’hypoglycémie est définie par une glycémie
inférieure à 70 mg/dl (3,9 mmol/l).
Les signes annonciateurs peuvent associer : sueurs, tremblements
des mains, fringale, palpitations, fatigue soudaine puis vision trouble,
nervosité, difficulté à réfléchir.
Un comportement bizarre avec difficultés à parler, imprécision des
gestes, brusque accès de somnolence et une pâleur du visage peuvent
alerter l’entourage. Le risque est de perdre connaissance.
Il faut donc se resucrer dès les premiers signes.
Il faut rechercher la (les) cause(s) de l’hypoglycémie pour éviter
qu’elle ne se reproduise. Il est nécessaire de rechercher :
- Trop d’insuline au repas par rapport à la prise de glucides.
- Un repas trop gras (si hypoglycémie proche du repas).
- Une activité physique non prévue ou sans adaptation de la dose
d’insuline ni apport glucidique supplémentaire.
- Une prise d’alcool en dehors d’un repas.
- Un lien avec votre type d’insuline ou votre technique d’injection.
En cas d’hypoglycémies répétées, parlez-en à votre diabétologue.
39
Hypoglycémies
L’hypoglycémie est-elle
dangereuse ?
Comment faire remonter
ma glycémie ?
Si l’hypoglycémie survient
la nuit, que se passe t-il ?
40
Plus que l’hypoglycémie en elle-même, ce sont les circonstances
dans lesquelles elle survient qui peuvent être dangereuses
(ex : au volant, dans l’eau ou en hauteur …).
Si le resucrage n’est pas rapide, des difficultés à se concentrer, des
troubles de la vue, une sensation d’ébriété, des difficultés à parler
peuvent apparaître et conduire à une perte de connaissance.
Le resucrage par la bouche ne sera alors plus possible et 1 ampoule
de glucagon devra être injectée par une personne de l’entourage en
sous-cutané ou en intramusculaire.
Il faut toujours avoir de quoi se resucrer sur soi.
Le plus simple est de prendre 3 sucres rectangulaires de 5 grammes
ou une briquette de jus de fruit (20 cl). D’autres corrections
conviennent également : une cuillère à soupe de confiture ou de
miel, un mini berlingot de lait concentré sucré, une mini cannette
de coca (15 cl) ou… 8 fraises Tagada ou les doses de glucose vendues
en pharmacie. Attention, les boissons « light » ne contiennent pas
de sucre et ne conviennent pas. L’alcool ne convient en aucun cas.
De même, les aliments gras tels que le chocolat, les gâteaux,
les viennoiseries… ne sont pas conseillés.
Mais, s’il y a un risque d’avaler de travers par troubles de
conscience, une personne de l’entourage injectera en sous-cutané
ou intramusculaire 1 ampoule de Glucagon.
Souvent l’hypoglycémie nocturne réveille. Si ce n’est pas le cas,
un sommeil très agité, des cauchemars inhabituels, des draps
mouillés par les sueurs nocturnes doivent vous alerter (ou votre
conjoint). Elle peut cependant passer inaperçue et ne se traduire que
par des maux de tête au réveil, voire seulement par une hyperglycémie
inexpliquée au réveil et dans la journée suivante.
En cas de glycémie au coucher inférieure à 110 mg/dl (limite variable
selon l’insuline administrée et l’objectif glycémique fixé avec votre
diabétologue), une collation permettra d’éviter l’hypoglycémie.
41
Hypoglycémies
Les hypoglycémies ont-elles
des conséquences sur le cerveau ?
Une hypoglycémie sévère
(avec perte de connaissance et
injection de glucagon) peut-elle
avoir des conséquences sur
l’équilibre glycémique des jours
suivants ?
Après resucrage, au bout
de combien de temps la glycémie
remonte t-elle ?
42
De nombreuses études chez l’enfant et l’adulte ont été faites et
n’ont pas montré de détérioration des fonctions du cerveau, telles
que la mémoire et l’attention, en cas d’hypoglycémies répétées.
En revanche, la répétition d’hypoglycémies même mineures, sans
resucrage, peut conduire à une moindre perception des symptômes.
Il sera alors nécessaire de laisser remonter vos glycémies pendant
quelques semaines au-delà des objectifs afin de faire réapparaître
la perception des hypoglycémies.
L’hypoglycémie sévère entraîne un stress important et un resucrage
souvent copieux après reprise de conscience faisant suite
à l’injection de glucagon : cela peut conduire à une période
de 24 à 48 heures de déséquilibre glycémique.
La recherche de la cause de l’hypoglycémie est indispensable pour
éviter qu’elle ne se reproduise.
Le resucrage oral habituellement recommandé (15 grammes
de sucre) permet généralement une remontée de la glycémie
de 50 mg/dl en 20 à 30 minutes. Si la glycémie reste au-dessous
de 70 mg/dl après ce délai, 15 grammes de sucre pourront être
repris. Arrêtez l’activité en cours.
Dans certains cas (prochain repas éloigné, conduite automobile,
types d’insuline …), une collation glucidique seule peut être
nécessaire : 2 compotes sans sucre ajouté (ou 1 compote sucrée),
ou bien 1 fruit moyen (y compris banane), ou bien 3 biscottes
et un verre de lait (ou yaourt). Parlez-en à votre diabétologue.
Si une injection de glucagon a été nécessaire par perte
de connaissance, la remontée de la glycémie survient au bout
de 10 minutes et un resucrage oral est ensuite recommandé.
43
Hypoglycémies
Faut-il se resucrer systématiquement quand la glycémie est
inférieure à 60 mg/dl, même si on
se sent bien ?
Est-ce vrai que l’alcool
peut favoriser les hypoglycémies ?
Comment éviter les hypoglycémies
au volant ?
44
Oui, il faut toujours se resucrer à 60 mg/dl même si on ne ressent
pas de malaise. La répétition d’hypoglycémies non corrigées,
qu’elles soient ressenties ou non, conduit à une diminution des
signes de l’hypoglycémie : les symptômes peuvent être ressentis
à des valeurs de plus en plus basses 50 puis 40, puis 30 mg/dl…,
ce qui expose à un risque d’hypoglycémie sévère avec perte de
connaissance. La détection et la correction précoces (entre 60 et
70 mg/dl) des hypoglycémies pendant quelques semaines permet
la réapparition des signes classiques d’alarme.
Il faut aussi rechercher la cause de l’hypoglycémie pour prévenir
la survenue d’une nouvelle hypoglycémie.
Oui, si l’alcool est pris en dehors des repas, ou en quantités
excessives lors des repas, et en particulier s’il s’agit d’alcool fort.
La plupart des alcools ne contiennent pas de sucre, en outre
l’alcool bloque l’usage des réserves de sucre stockées dans le foie.
Il ne faut donc pas prendre d’alcool à jeun mais il est possible
d’associer cette ingestion d’alcool à une alimentation glucidique
d’attente (biscuits apéritifs, toasts de pain de mie...) avant un repas.
Dans ce cas, attendre le repas pour faire l’injection d’insuline.
Pour éviter la survenue d’hypoglycémie au cours d’une activité
qui nécessite une grande vigilance, 2 précautions sont essentielles :
- Contrôler sa glycémie avant de partir et lors d’arrêts réguliers.
- Avoir sur soi et dans la boite à gants de quoi se resucrer.
45
Hyperglycémies
Hyperglycémies
Est-ce que le stress
peut faire monter la glycémie ?
J’ai de la lente le soir
et ma glycémie est régulièrement
élevée le matin.
Mon médecin me dit que
je ne suis pas assez dosé.
Est-ce le cas ?
Souvent après une hypo
ma glycémie monte trop haut,
même si je ne me suis pas resucré
exagérément.
Pourquoi ? Peut-on l’éviter ?
46
Le stress (surmenage, tracas, anxiété, douleur), les émotions,
la joie peuvent perturber le bon équilibre du diabète.
La conséquence la plus fréquente est une hyperglycémie, parce que
le stress fait produire dans le corps des hormones hyperglycémiantes,
ou parce qu’il peut modifier le comportement alimentaire.
Plus rarement, certains présenteront des hypoglycémies dans de
telles situations. Mais avant d’incriminer le stress devant un déséquilibre
glycémique, il convient de s’interroger sur d’éventuelles autres causes.
Une glycémie trop élevée au réveil peut relever de plusieurs causes :
- Une riposte de l’organisme à une hypoglycémie qui serait passée
inaperçue pendant la nuit. Votre diabétologue peut vous préciser
comment écarter une telle hypothèse.
- Un apport effectivement insuffisant de l’insuline lente.
- De façon naturelle, les besoins en insuline augmentent en fin de
nuit. Ce phénomène peut être exagéré chez certains. Dans ce cas,
l’augmentation de la dose d’insuline lente le soir peut s’avérer
inefficace.
Dans tous les cas, la glycémie du coucher est indispensable pour
analyser cette situation.
En riposte à une hypo, l’organisme produit des hormones favorisant
la remontée de la glycémie. Cette production hormonale sera
d’autant plus forte que l’hypo a été sévère. En outre, le corps est
moins sensible à l’insuline pendant plusieurs heures. Tout cela
contribue à déséquilibrer les glycémies, parfois longtemps après
l’hypo. Ainsi le resucrage n’est pas toujours en cause.
Anticiper l’hypoglycémie, la déceler tôt et la traiter rapidement
sont les seuls moyens de limiter l’ampleur de cette réaction.
47
Hyperglycémies
A partir de quel taux
l’hyperglycémie devient-elle
dangereuse ?
Quand ma glycémie monte très
haut, qu’est-ce qui est dangereux ?
Certains disent qu’ils se sentent
mieux quand leurs glycémies sont
élevées. Quels sont les risques à
avoir une glycémie régulièrement
haute ?
48
Une glycémie élevée pendant quelques heures de façon occasionnelle
ne constitue pas une urgence.
Toutefois, si ce résultat (glycémie > 250 mg/dl) est pour vous inexplicable (pas d’écart alimentaire, pas d’oubli d’insuline ni de stress
particulier…), vous devez pratiquer une recherche d’acétone.
La présence d’acétone traduit un manque d’insuline et doit être
corrigée immédiatement par une injection d’insuline rapide
(voir question n° 67). Des glycémies élevées de façon durable
sont néfastes puisqu’elles exposent au risque de développer des
complications à long terme.
Une très forte montée de glycémie, si elle s’accompagne
de la présence d’acétone dans le sang et les urines, traduit
une souffrance aiguë de l’organisme due au manque d’insuline.
Le corps se déshydrate, le sang s’acidifie, le fonctionnement
d’organes vitaux peut être perturbé. Si cette situation n’est pas
corrigée en quelques heures, elle peut conduire à des troubles de
conscience par acidocétose.
La crainte de l’hypoglycémie conduit certains à maintenir leurs
glycémies à des niveaux élevés. Cette attitude compréhensible
expose toutefois aux effets à bas bruit de l’hyperglycémie chronique.
A long terme, cela est donc une fausse sécurité.
De plus, quand les glycémies sont longtemps élevées, le simple
retour à des valeurs normales ou la baisse brutale de la glycémie
peuvent déclencher des symptômes d’hypoglycémie conduisant à
des resucrages inutiles.
49
Hyperglycémies
Comment mesurer l’acétone ?
Que faut-il faire si je trouve de
l’acétone ?
50
Lorsque l’organisme manque d’insuline, l’acétone apparaît
d’abord dans le sang, puis dans les urines.
On peut détecter sa présence à l’aide de bandelettes réactives
dont il existe actuellement deux catégories : les plus fréquemment
utilisées détectent l’acétone dans les urines, d’autres bandelettes
sont conçues pour mesurer l’acétone sur une goutte de sang à
l’aide d’un lecteur spécial.
Il est possible d’avoir de l’acétone lorsque l’on est à jeun.
La quantité d’acétone est alors souvent modérée, et surtout
la glycémie n’est pas élevée et il n’y pas de sucre dans les urines.
La situation dangereuse est celle où la présence d’acétone
s’accompagne d’une hyperglycémie élevée (dépassant généralement 250 mg/dl). Il convient alors de s’administrer sans tarder un
supplément d’insuline rapide, de bien boire car la situation expose
à une déshydratation, de manger normalement, et de s’assurer que
la glycémie baisse dans les 2 à 3 heures suivantes.
Si la situation ne se corrige pas ainsi, ou bien s’il existe d’emblée
des symptômes tels que des nausées, des douleurs dans l’abdomen,
des troubles digestifs, de la fièvre, alors un avis médical urgent est
indispensable dans l’heure.
51
Alimentation
Alimentation
Est-ce que je devrais
être au régime à vie ?
Y a-t-il des aliments à éviter
quand on est diabétique ?
Qu’est-ce que les glucides ?
Quelle différence y a-t-il entre
les sucres et les glucides ?
52
Peut on parler de régime si on considère que l’alimentation dans
le cas du diabète est la même que celle recommandée à tous ?
Les recommandations sont à adapter pour chacun en fonction des
besoins énergétiques et des habitudes alimentaires.
Manger équilibré contribue à maintenir un bon état de santé tout
au long de la vie.
L’alimentation la plus adaptée dans le diabète est la même que
celle recommandée pour tous. Une alimentation équilibrée est une
alimentation diversifiée qui apporte tous les types d’aliments.
Certains d’entre eux devraient être consommés modérément,
c’est le cas pour les sucreries et les aliments très gras :
sodas, confiseries, chocolat, pâtisseries, viennoiseries, fritures,
charcuteries, fromages…
Il existe différents types de sucres (saccharose, fructose, amidon…) :
l’ensemble de ces sucres s’appelle GLUCIDES.
Pour ne pas prêter à confusion, on désigne par aliments glucidiques tous les aliments contenant des sucres en proportion notable
qu’ils aient ou non un goût sucré ( ex : sucre, confiture ou pain,
pâtes…)
Parmi les sources de glucides : le sucre ainsi que confiture, miel,
gâteaux, flans, tout ce qui est à base de farine, pain, pommes de
terre, pâtes, riz, lentilles, haricots secs, semoule, tous les fruits.
Les légumes globalement contiennent très peu de glucides :
ils sont surtout intéressants pour leur apport en fibres, vitamines
et minéraux.
53
Alimentation
Dois-je supprimer les sucres ?
Faut-il limiter les aliments
contenant des glucides ?
54
NON, si on désigne par «sucres» tous les aliments qui en contiennent
(= glucides).
Le corps humain (cerveau, muscles) a un besoin important de
glucides ; ils doivent représenter la moitié des apports en énergie.
Dans le diabète, l’important est d’avoir au moment de leur
consommation, la dose d’insuline adaptée permettant leur utilisation
ou leur mise en réserve.
Si on désigne par «sucres» les desserts sucrés (confiture, glaces,
sodas, gâteaux, crèmes desserts), leur consommation est possible
(voir réponse n° 69).
Parmi les aliments contenant des glucides, les plus intéressants
à consommer pour leur qualité nutritionnelle (vitamines, fibres,
minéraux) sont : les féculents, le pain et dérivés, les fruits.
Leur consommation est à adapter aux besoins énergétiques
de chacun (âge et activité). La qualité nutritionnelle des sucreries
(sucre, miel, bonbons, confiture, sodas) est faible et leur concentration en sucre importante : il est préférable d’en réserver
l’utilisation pour les hypoglycémies. La consommation des
desserts sucrés (entremets, glaces, tartes, gâteaux) est néanmoins
possible (voir réponse n°69).
55
Alimentation
Les sucres lents sont-ils
préférables aux sucres rapides ?
Faut-il toujours manger
la même quantité de glucides
à chaque repas ?
56
L’appellation «sucres lents - sucres rapides» ne devrait plus être
utilisée car elle ne correspond pas à la réalité. On parle maintenant de glucides plus ou moins hyperglycémiants (par exemple
40 g de pain blanc apportant 20 g de glucides élèvent davantage
la glycémie que 100 g de lentilles cuites apportant aussi 20 g de
glucides). L’index glycémique est le terme employé pour qualifier
le pouvoir plus ou moins hyperglycémiant d’un aliment glucidique.
Un repas plus hyperglycémiant nécessite plus d’insuline rapide et
inversement. La montée rapide de la glycémie, nécessaire en cas
d’hypo, dépend du type de glucides consommés (sucres seuls
sans graisses associées) et de sa forme (liquide plutôt que solide).
Le sucre dilué dans l’eau, le jus de fruit ou le soda sont les plus
rapidement efficaces.
Pour utiliser les glucides, il faut de l’insuline. Votre traitement
comporte pour cela de l’insuline rapide au moment des repas
(soit injectée seule soit dans un mélange). Pour obtenir de bonnes
glycémies, il est donc important que cette dose soit adaptée à la
quantité de glucides du repas.
Les traitements comprenant des mélanges d’insulines (semi-lente
+ rapide) nécessitent de consommer des quantités de glucides
fixes matin, midi et soir.
Les traitements comportant de l’insuline rapide avant chaque
repas (bolus) donnent la possibilité de varier les apports de glucides
en adaptant la dose au contenu glucidique du repas.
57
Alimentation
Suis-je obligé de manger
des féculents à chaque repas ?
On m’a dit que je peux manger
des légumes à volonté.
Est-ce que c’est vrai ?
Est-ce que je peux manger
un sandwich à la place des
féculents ?
58
On désigne par le terme «féculents» : pommes de terre, pâtes, riz,
semoule, lentilles, pois chiches, haricots secs, blé, maïs, quinoa…
Ces aliments contiennent 20% de glucides (sur le poids de l’aliment
cuit), soit 20 g dans 100 g de pomme de terre ou 100 g de pâtes
cuites ce qui fait l’équivalent de 4 morceaux de sucre.
Cuisinés avec peu de graisses, ces aliments sont intéressants,
en particulier parce qu’ils apportent une bonne satiété.
Ils ne sont cependant pas indispensables et vous pouvez choisir
d’autres sources de glucides comme le pain (souvent plus hyperglycémiant), les fruits ou autres desserts.
On désigne par légumes les aliments suivants :
artichauts, aubergines, betteraves, brocoli, blettes, champignons,
choux, carottes, cardons, céleri, concombre, courge, courgettes,
endives, épinards, fenouil, haricots verts, mange-tout, navets,
oseille, petits pois, poireaux, poivrons, radis, salades, salsifis,
tomates…
Ces aliments sont intéressants pour leur apport en fibres,
vitamines et minéraux. La plupart d’entre eux apportent très peu
de glucides (moins de 5 g pour 100 g) et peuvent être consommés
librement (attention aux matières grasses dans l’assaisonnement).
Cependant, les carottes, artichauts, betteraves, navets, petits pois
et salsifis apportent deux fois plus de glucides (10 g pour 100 g).
Vous pouvez les consommer, mais en plus petite quantité.
Vous pouvez, à l’occasion, remplacer les féculents par un sandwich :
Sachant que 100 g de féculents cuits = 40 g de pain = 20 g
de glucides, si votre repas habituel comporte 200 g de féculents et
60 g de pain, vous pouvez consommer un sandwich avec 140 g
de pain (environ 2/3 baguette ou 1 kebab ou 1 pain bagnat).
Attention ! certains sandwichs apportent aussi beaucoup de gras
(saucisson, pâté, fromage, mayonnaise, hamburger)
59
Alimentation
Dois-je peser les aliments ?
Puis-je manger des desserts ?
Est-il vrai qu’un repas trop gras
(riche en graisses) fait monter
la glycémie ?
60
Evaluer les quantités de glucides du repas contribue à l’obtention
de bonnes glycémies.
Peser les aliments glucidiques est une méthode très fiable pour
apprécier les quantités consommées, mais c’est plutôt contraignant. On peut le faire dans un premier temps afin de se créer des
repères visuels qu’il est conseillé de vérifier de temps en temps :
le « pifomètre » peut se dérégler !
Oui, dans un repas équilibré il y a la place pour un dessert.
Les fruits crus sont très intéressants pour leurs fibres et vitamines
et ne contiennent pas de graisse.
Cependant vous pouvez consommer d’autres desserts, mais tous
n’ont pas la même qualité nutritionnelle (vitamines, calcium) ;
et certains d’entre eux sont très gras (pâtisseries…).
Vous pouvez donc les choisir en tenant compte de la composition
(voir recette ou étiquette). Les desserts apportant moins de 5 g
de graisses par portion comme l’île flottante, les compotes, les
yaourts fruités, les flans et les sorbets peuvent être consommés
régulièrement ; la consommation de pâtisserie devrait être plus
modérée.
Oui, c’est une réalité que vous avez peut-être déjà constatée.
Une hyperglycémie à distance d’un repas, même s’il contenait
peu de glucides, peut s’expliquer par la richesse en graisses
de ce repas. Par exemple, si vous avez « mangé gras » à midi,
votre glycémie peut être élevée en fin d’après-midi. De même, si
vous avez « mangé gras » au dîner, votre glycémie peut être élevée
le lendemain matin. Le niveau de l’hyperglycémie et sa durée sont
souvent proportionnels à l’excès lipidique. Par ailleurs, les graisses
retardant la digestion, l’insuline rapide risque d’agir avant même
l’arrivée des glucides dans le sang. Ceci peut occasionner une
hypoglycémie proche du repas. Pour l’éviter, quand vous mangez
gras, faites l’insuline rapide à la fin du repas.
61
Alimentation
Puis-je sauter un repas ?
Dois-je manger à heure fixe ?
Suis-je obligé de prendre
des collations ?
62
Tout dépend de votre traitement :
- Avec les insulines mélangées (semi-lente + rapide), l’apport
glucidique régulier est nécessaire. On ne peut donc pas sauter
de repas sans courir le risque de faire une hypoglycémie.
- Avec un traitement associant une lente et des rapides ou avec
une pompe, l’apport glucidique peut être plus irrégulier voire
inexistant.
Dans ce dernier cas, on peut donc sauter un repas et bien sûr ne
pas faire l’injection d’insuline rapide ou le bolus à la pompe.
Il n’y a donc pas de risque d’hypoglycémie sous réserve que la
dose d’insuline basale (lente ou débit de base de la pompe) ait été
correctement déterminée et ne soit pas excessive.
A ne pas répéter trop souvent sous peine de déséquilibrer son
alimentation.
- Oui, si vous êtes traité avec une insuline mélangée (semi-lente +
rapide) : en effet la semi-lente (NPH) doit être injectée à horaire fixe
et la rapide présente dans le mélange impose un repas immédiat.
Si malgré tout vous êtes conduit à décaler votre repas, une adaptation
de votre traitement sera nécessaire (voir avec votre diabétologue)
- Non, si vous êtes traité avec une insuline lente et des rapides ou par
pompe à insuline.
Dans ce cas, la rapide est faite au moment du repas quel que soit son
horaire.
Cela dépend de votre traitement :
- Si vous êtes traité avec une insuline mélangée (semi-lente +
rapide) ou par une semi-lente (NPH), les collations peuvent être
nécessaires pour éviter les hypoglycémies, en particulier en cas
d’activité physique.
- Si vous êtes traité avec une insuline lente et des rapides ou par
pompe à insuline, les collations ne sont pas nécessaires, en
l’absence d’activité physique.
Néanmoins, si vous le souhaitez, vous pouvez prendre une collation.
Dans ce cas, selon sa richesse en glucide, un ajout d’insuline
(bolus) peut être nécessaire.
63
Alimentation
Puis-je manger au fast-food
ou au restaurant ou bien
accepter une invitation ?
Est-ce qu’il existe des aliments
spéciaux pour diabétiques ?
64
Oui, en limitant les fritures, les charcuteries et les desserts trop gras.
Au fast-food, les préparations proposées apportent beaucoup de
graisses (50%), mais l’effet sur l’équilibre glycémique (HbA1c) sera
faible si ce type de repas reste occasionnel.
Au restaurant, les choix peuvent être plus faciles.
Pour les invitations, vous n’avez pas le choix du menu.
Dans tous les cas, il faut estimer la quantité de glucides consommée : soit pour ajuster la dose de rapide si vous avez l’habitude de
le faire au moment du repas, soit pour respecter l’apport glucidique
habituel en utilisant les équivalences. Si le repas est gras ou risque
de durer, évitez d’injecter l’insuline en début de repas.
Avec les traitements qui le permettent (lente + rapide ou traitement
par pompe à insuline), faites plutôt l’insuline rapide à la fin du repas
voire en 2 fois (en milieu de repas et à la fin) pour éviter le risque
d’hypoglycémie.
Il faut être très vigilant avec l’appellation «pour diabétiques»
et apprécier ce qui se cache derrière : lisez la composition sur
l’emballage.
Trop souvent dans ces aliments, une partie du sucre est remplacée
par du gras (ex. dans le chocolat) ou par du fructose, moins
hyperglycémiant, mais qui est quand même un glucide :
leur consommation n’apporte aucun avantage.
Mieux vaut consommer les aliments classiques (moins chers)
en adaptant la quantité et la fréquence de consommation.
65
Alimentation
Les produits light (allégés)
ont-ils un intérêt pour les
diabétiques ? Allégés en quoi ?
en sucre ? en graisses ?
et de combien ?
Est-ce que l’Aspartam®
est dangereux ?
Puis-je continuer à consommer
des boissons alcoolisées ?
66
Certains produits allégés en graisses contiennent encore
des quantités importantes de gras (lipides), par exemple :
le beurre ou la margarine allégés.
Mais d’autres aliments allégés peuvent avoir un intérêt quand
on a du mal à en limiter la consommation, par exemple :
1 mini-portion (30 g) de fromage allégé n’apporte que 3 g
de graisse (10 g pour une mini portion d’un fromage non allégé).
Pour les boissons, l’appellation « light » peut désigner des boissons
édulcorées et complètement sans sucre mais pas toujours
(se reporter à l’étiquetage). Les bonbons « sans sucre » contiennent
encore beaucoup de glucides (peu d’inconvénient pour de faibles
consommations).
Les études ont montré qu’une consommation modérée n’a pas
d’effets nocifs.
Les produits qui en contiennent peuvent être une alternative
intéressante pour ceux qui aiment le goût sucré.
Il faut néanmoins savoir que certains contiennent encore
des glucides dont il faudra tenir compte (par exemple :
un yaourt aux fruits et à l’aspartam apporte 7 à 10 g de glucides
contre 20 g pour un yaourt aux fruits classique).
Oui, si votre consommation est modérée, soit 3 doses d’alcool par
jour chez les hommes et 2 doses chez les femmes : en effet, l’abus
d’alcool peut nuire à la santé et faire prendre du poids.
1 dose d’alcool = 10 cl de vin ou 25 cl de bière ou 2.5 cl de whisky
ou pastis.
Cependant des hypoglycémies peuvent être provoquées par la
prise d’alcool selon les circonstances :
- Repas trop chargé en alcool.
- Au cours d’une soirée dansante.
- Prise d’apéritif : Ne jamais faire l’insuline au moment de l’apéritif
et accompagner, si possible, cette prise d’alcool de glucides
(par exemple : une dizaine de petits biscuits).
Attention, les cacahuètes, les olives, le saucisson, le fromage…
n’apportent pas de glucides.
67
Vie courante
Vie courante
Depuis qu’on a découvert mon
diabète mes cycles menstruels
ne sont plus réguliers.
Est-ce lié à mon diabète ?
Les règles ont-elles une influence
sur l’équilibre glycémique ?
Je suis diabétique de type 1 :
quel type de contraception est
la plus adaptée ?
Est-ce que je peux faire
la grasse matinée ?
68
En général un diabète bien équilibré ne perturbe pas les cycles
menstruels.
Certaines femmes diabétiques ont constaté qu’en fin de cycle,
avant les prochaines règles, les glycémies ont tendance à monter
et nécessitent plus d’insuline.
La contraception est nécessaire puisque toute grossesse doit être
planifiée chez une femme diabétique. Votre diabétologue et votre
gynécologue sauront vous conseiller la contraception la mieux
adaptée à votre situation entre préservatif, stérilet, implant et
pilule minidosée.
Cela dépend de votre schéma de traitement. La grasse matinée
n’influence pas l’équilibre glycémique uniquement si vous utilisez
une insuline lente et des rapides aux repas ou bien une pompe à
insuline.
Si l’injection de lente est habituellement réalisée à midi ou le soir,
vous pouvez dormir plus longtemps, éventuellement jusqu’à midi.
L’horaire d’injection de l’insuline rapide dépendra donc de l’heure
de votre premier repas de la journée.
En revanche, si vous faites habituellement l’injection de lente
le matin, faire la grasse matinée et donc retarder cette injection
déséquilibrerait vos glycémies par manque d’insuline.
69
Vie courante
J’aime bien aller en boîte et
danser longtemps. Que faire
pour éviter les hypos ?
Quand je suis malade et que je
prends certains médicaments
ma glycémie monte. A quoi
est-ce dû ?
Mon médecin m’a prescrit une
infiltration de cortisone.
Est-ce que je peux la faire ?
Est-ce que le fait de fumer a
une influence sur le diabète ?
70
Aller en boîte implique souvent une activité physique accrue et la
tentation de consommer de l’alcool. La première chose est de ne pas
changer l’horaire de l’injection de lente si elle est faite le soir.
Pensez à mesurer votre glycémie avant de partir et au retour.
Pour éviter l’hypo, si vous dansez beaucoup et longtemps, prenez
une boisson sucrée (pas de boisson light) plusieurs fois dans la
soirée. En cas de signes d’hypo, asseyez-vous un moment et resucrez-vous. Un whisky-coca ou une vodka-orange, comprenant aussi
bien du sucre que de l’alcool, peut vous exposer à une hypoglycémie
jusque dans la matinée à cause des effets imprévisibles de l’alcool.
Le plus souvent, c’est la maladie et non pas son traitement qui fait
monter la glycémie ; cependant certains médicaments, surtout
ceux à base de cortisone, peuvent aussi avoir cet effet.
La cortisone sous toutes ses formes (y compris les infiltrations)
déséquilibre beaucoup le diabète. Tout dépend de la nécessité de
cette infiltration : si elle est indispensable, il faudra alors augmenter
temporairement (parfois pendant une vingtaine de jours) vos
doses d’insuline en fonction des résultats de glycémies que vous
devrez pratiquer plus souvent.
Le tabac est globalement néfaste pour le diabétique, il augmente
le risque d’atteinte du cœur, des artères et des reins. Fumer peut
parfois aussi modifier la durée et la force d’action de l’insuline et
entraîner une instabilité de vos glycémies.
71
Sport
Sport
Est-ce que je peux faire du sport ?
Est-ce que je dois changer
mon traitement pour l’activité
physique ?
Est-ce que je risque quelque
chose ?
72
Oui, bien géré, le sport pratiqué régulièrement est bénéfique
pour la santé, pour tout le monde. Cela est aussi le cas des autres
activités physiques (jardinage, bricolage, marche, danse, vélo,
ménage…).
Chez le diabétique, sa pratique nécessite un apprentissage
de la gestion du traitement (alimentation, doses d’insulines).
Si vous envisagez une reprise d’activité après une longue
interruption, il est nécessaire d’en parler à votre médecin qui
s’assurera que votre condition physique le permet.
L’activité physique nécessite une adaptation du traitement pour
limiter le risque d’hypo, mais aussi de cétose.
Le risque d’hypo dépend de la glycémie de début, de la durée et
de l’intensité de l’activité, et du moment où elle a lieu par rapport
à l’action des insulines utilisées.
Selon les circonstances, il conviendra de diminuer la dose d’insuline
ou de consommer régulièrement des glucides, parfois les deux.
Une activité physique de plusieurs heures peut exposer à une
hypoglycémie dans les 24 heures suivantes. Une baisse des doses
d’insuline peut donc être nécessaire aussi après le sport.
A l’inverse, une montée de glycémie après un effort bref et intense
est courante et ne doit pas vous inquiéter ni vous conduire à un
supplément d’insuline car ce phénomène est transitoire.
Attention, en cas de glycémie supérieure à 250 mg/dl, l’activité
physique est déconseillée (risque de cétose). Corrigez d’abord
l’hyperglycémie avant d’entreprendre l’activité prévue.
Dans tous les cas, le contrôle de la glycémie avant, pendant et
après l’activité est nécessaire.
Pour une aide plus personnalisée, voyez votre diabétologue traitant.
Dans tous les cas, il vous faudra tester les conseils donnés et les
adapter à vos réactions.
73
Sport
Est-ce qu’il y a des sports
considérés comme trop
dangereux pour les diabétiques ?
J’ai fait une hypo une nuit
après avoir fait du sport dans
l’après-midi. A quoi est-ce dû ?
Est-ce que je dois faire
une glycémie avant de faire une
activité physique ?
74
Il n’y a aujourd’hui plus de sports interdits. Néanmoins la pratique
de certains sports nécessitant une vigilance permanente (sports
aériens, auto, moto, escalade, plongée) justifie des précautions
particulières, ne serait-ce qu’à cause du risque hypoglycémique.
Certains sports (plongée…) font l’objet d’une réglementation
spécifique.
Dans tous les cas vous devrez prendre l’avis de votre spécialiste.
2 phénomènes peuvent expliquer une hypoglycémie après l’effort :
- D’une part, après une activité physique, votre organisme a épuisé
ses réserves de sucres qu’il faut reconstituer au repas suivant
(apport glucidique suffisant).
- D’autre part l’insuline est beaucoup plus efficace dans les heures
qui suivent l’effort. Vous devrez diminuer la dose d’insuline rapide
du repas suivant, et dans certains cas baisser aussi l’insuline
basale. Une glycémie au coucher proche de 100 mg/dl, qui dans
d’autres circonstances serait tout à fait satisfaisante, peut vous
inciter ici à prendre une collation glucidique (20 g = 1 part = 1
fruit, par exemple) avant de dormir.
Oui, pour vous assurer qu’elle n’est ni trop haute, ni trop basse.
Une glycémie inférieure à 1,40 g/l avant une activité physique
(de plus de 15 minutes) vous fait courir le risque d’une hypoglycémie pendant l’activité. Dans cette situation, prenez une petite
collation glucidique (un fruit ou une barre de céréales) avant de
commencer votre activité.
Au contraire, une glycémie supérieure à 250 mg/dl traduit un
manque d’insuline. Faites en plus un contrôle urinaire.
- Si l’analyse d’urine ne révèle pas d’acétone, injectez-vous 1 ou 2
unités d’insuline analogue rapide et attendez 2 ou 3 heures pour
démarrer votre activité.
- Si vous avez du sucre et de l’acétone dans les urines, il vous faut
injecter de l’analogue rapide. De plus, la pratique de l’activité est
alors déconseillée car elle peut aggraver la situation.
Il est indispensable alors de rechercher la cause du déséquilibre
hyperglycémique (oubli d’une injection, infection…)
75
Sport
Est-ce vrai que le sport peut faire
monter la glycémie ?
Que faire pour éviter les hypo
quand je fais du sport ?
76
Oui, tout sport bref et assez intense peut s’accompagner d’une élévation de la glycémie pendant et à la fin de l’effort.
De même, le stress lié à la compétition peut faire monter la glycémie.
Cette hyperglycémie est transitoire et il est déconseillé d’ajouter
de l’insuline au moment où vous la constatez. Même si la glycémie
a monté, le plus important pour vous est d’avoir à l’esprit qu’elle peut
baisser dans les heures qui suivent.
Pour une activité prolongée, qu’elle soit programmée ou non, trois
possibilités s’offrent à vous :
- Sous pompe à insuline ou schéma basal-bolus, il est possible
de réduire la dose d’insuline rapide la plus proche de l’activité.
- Ne pas modifier la dose d’insuline et prendre des compléments
glucidiques (par exemple : boisson sucrée, lait concentré sucré,
pâte de fruits, fruits séchés, barre de céréales…).
- Le plus souvent, il est nécessaire de combiner la réduction de la
dose d’insuline rapide et les compléments glucidiques.
Pour une activité brève (moins de 2 heures), si l’activité n’était pas
prévue, elle nécessitera des compléments glucidiques. Si elle était
prévue, la diminution de la dose d’insuline rapide la plus active au
moment de l’activité reste valable. Dans tous les cas, contrôlez votre
glycémie avant et fréquemment pendant l’effort et consommez des
compléments glucidiques régulièrement d’autant plus fréquemment
que la glycémie diminue rapidement et que l’activité est prolongée.
77
Travail
Travail
Y a-t-il des métiers
qui sont interdits aux diabétiques ?
78
Oui, certains métiers sont légalement interdits :
- Tous les métiers de l’armée.
- Ceux qui correspondent à des postes de sécurité ou nécessitent
un service actif de jour et de nuit (lutte contre les incendies,
aviation civile et commerciale, aiguilleur du ciel, marine marchande, surveillance dans les établissements pénitentiaires).
- Ceux qui nécessitent un permis de conduire du groupe II (poids
lourds, ramassage scolaire, taxi, ambulance, transport en commun).
- Ingénieur et agent technique géographe.
- Ingénieur ou agent technique des ponts et chaussées.
- Emplois d’outre-mer.
- Contrôleur et inspecteur de la sécurité sociale.
- Ingénieur des eaux et forêts, du génie rural, préposé et agent des
douanes, agent de la sécurité nationale, officier des haras.
En cas de découverte du diabète alors que vous travaillez déjà et
que vous occupez un emploi de la liste ci-dessus, seul un emploi
en rapport avec les permis de conduire du groupe II exige une
reconversion professionnelle.
Pour tout renseignement complémentaire, contactez l’Association
Française des Diabétiques (01 40 09 24 25).
79
Travail
Dois-je dire à mon employeur
que je suis diabétique ?
Le diabète donne-t-il droit
au statut de travailleur handicapé ?
Si le médecin du travail sait que
je suis diabétique, a-t-il le droit
d’en informer mon employeur ?
80
Rien ne vous y oblige. A vous de décider si vous informez votre
entourage professionnel (employeur et collègues) de votre état
de santé.
Oui, le diabète ouvre droit à ce statut. La demande doit être faite par
votre médecin. Ce statut permet des aménagements du temps et du
poste de travail, et en cas de licenciement économique, le travailleur
handicapé est licencié « plus tard » que les autres salariés.
Toutefois, le statut n’apporte aucun bénéfice financier vis-à-vis du
fisc et n’ouvre pas droit à une pension. De plus, il risque de créer un
frein à l’évolution de carrière et de salaire.
Non, il doit respecter le secret médical, comme tous les professionnels de santé. Dans l’entreprise, il est seul habilité à juger de
votre aptitude au poste de travail envisagé. En cas de litige, l’avis
de l’inspection du travail (pour les emplois du secteur privé) peut
être demandé.
81
Permis de conduire - Voiture
Permis de conduire - Voiture
Peut-on passer le permis de
conduire quand on est diabétique ?
Dois-je dire que je suis diabétique
au moment de passer le permis
de conduire ?
Dois-je dire à mon assurance que
je suis diabétique ?
Vais-je devoir payer une surtaxe ?
82
Oui, vous pouvez passer le permis pour conduire un véhicule léger
(A, A1, B, B1). Vous serez soumis à intervalles réguliers à une
expertise médicale. En revanche, vous ne pouvez pas obtenir le
permis poids lourds ni le permis transport en commun, taxi, ambulance.
Oui, la question figure sur le questionnaire de la préfecture de
police. Une fausse déclaration peut entraîner l’annulation de votre
permis et engager vos responsabilités, civile et pénale.
Si vous avez déjà votre permis de conduire un véhicule léger, vous
n’êtes pas tenu de déclarer la survenue du diabète.
Il est recommandé d’informer votre compagnie d’assurance,
par lettre recommandée (avec AR), de l’existence de votre diabète.
En cas d’accident au cours duquel votre diabète serait mis en
évidence, si l’assureur n’est pas informé, votre contrat existant
ne vous protègerait pas. La déclaration de l’existence du diabète
n’entraîne en général pas de surprime.
Pour tout renseignement complémentaire et en cas de difficultés
avec votre assureur, contactez l’Association Française des
Diabétiques (01 40 09 24 25) qui dispose d’un service juridique
et pourra vous conseiller.
83
Voyages
Voyages
Je dois prendre l’avion, dois-je
garder mon insuline dans
le bagage à main ou peut-elle
voyager dans la soute ?
Je pars en vacances dans un pays
chaud. Comment dois-je conserver
mon insuline ?
Je pars bientôt en vacances
à l’étranger. Quelles précautions
dois-je prendre ?
84
En avion, les pertes de bagages enregistrés ou les retards de vol importants ne sont pas exceptionnels : pour cette raison, gardez en cabine,
dans un bagage à main facilement accessible, l’ensemble de votre matériel
d’injection et de surveillance ainsi que de quoi faire face à une hypoglycémie. Il vous faudra prévoir suffisamment d’insuline, de matériel
d’injection et d’autosurveillance. Pensez qu’un voyage peut se prolonger
de manière imprévue : prévoir 10 jours de plus que la durée de séjour
programmée, ou bien 1/3 de plus que la quantité nécessaire. Enfin, en
raison des mesures de sécurité dans les aéroports, il vous faudra une
attestation médicale, si possible bilingue, justifiant la nécessité de transporter ce matériel en cabine, ainsi qu’une carte de diabétique, une carte
de porteur de pompe à insuline le cas échéant.
Il est vivement recommandé de contacter la compagnie aérienne
et/ou l’aéroport pour d’éventuelles mesures spécifiques liées à l’actualité.
Si l’insuline est stable environ 4 semaines à une température de 20°C,
elle peut se dégrader, au-delà de 30°. Cela peut se traduire parfois
par une inefficacité partielle du traitement et une montée de vos glycémies. Si c’est possible, il est préférable d’entreposer vos réserves
d’insuline dans un réfrigérateur. Pour les transports, vous aurez
besoin d’une trousse isotherme disponible en pharmacie. Cependant,
votre insuline ne doit jamais être en contact direct avec de la glace ou
des packs de réfrigération. Mieux vaut une insuline rendue partiellement inactive par la chaleur qu’une insuline détruite par la congélation.
Dans des conditions de forte chaleur, si le matériel d’injection est
entamé depuis plus de 15 jours et que les glycémies montent sans
raison particulière, il est raisonnable de le changer.
Il est vivement recommandé de préparer votre voyage avec l’aide
de votre diabétologue, qui vous conseillera sur les points suivants :
adaptation du traitement par insuline, ajustement au décalage
horaire, certificats pour la douane, vaccinations, matériel à emporter
et conditions de transport, ordonnance de secours comportant le
nom international de vos insulines, trousse de pharmacie
d’urgence pour faire face à une fièvre, une tourista, une plaie.
Des documents vous aideront à mieux préparer votre voyage
(disponibles sur www.accu-chek.fr)
85
Demain
Demain
Le diabète peut-il entraîner
des problèmes de fertilité ?
Je souhaite avoir un enfant.
Dois-je prendre des précautions
particulières liées à mon diabète ?
86
Oui, si le diabète n’est pas équilibré, tout au moins chez la femme.
Il est en effet établi que la fertilité est d’autant plus altérée, et le
risque de fausse couche d’autant plus élevé que le diabète est mal
contrôlé.
A l’inverse, la majorité des grossesses mises en route avec une
préparation soigneuse et un diabète bien contrôlé se déroulent
bien. Pour cette raison, il vous est recommandé de préparer votre
projet de grossesse avec l’aide de votre diabétologue, et d’interrompre la contraception au moment le plus opportun.
D’éventuels liens entre des troubles de la fertilité masculine
et le diabète n’ont pas été établis, sauf lorsqu’il existe certaines
complications particulières, peu fréquentes et tardives.
Oui, une préparation soigneuse est indispensable, avec l’aide de
divers spécialistes (obstétricien, diabétologue, ophtalmologue...).
Ceci a pour but de limiter les conséquences éventuelles du diabète
sur la grossesse, ou celles de la grossesse sur votre santé.
Il est déconseillé d’entreprendre une grossesse si le diabète est
mal contrôlé, ou si d’éventuels soins ophtalmologiques n’ont pas été
entrepris ni terminés. Certains médicaments peuvent être interdits
dès le début d’une grossesse, et une solution de remplacement
devra être trouvée avec votre médecin.
Il est recommandé d’être prise en charge dans une maternité
expérimentée dans le domaine des grossesses chez les femmes
diabétiques.
87
Demain
Est-ce que je risque de transmettre
le diabète de type 1 à mes enfants ?
Est-il possible de savoir s’ils développeront un diabète ?
Les complications du diabète
sont-elles évitables ?
88
Bien que le diabète de type 1 soit favorisé par certains gènes,
il est très rare qu’il se transmette à la descendance.
Dans l’immense majorité des cas, les enfants d’un père ou d’une
mère diabétique de type 1 ne deviennent jamais diabétiques de
type 1.
Certains tests sanguins, réalisables à partir de l’âge de 2 ans,
permettent de prédire le risque de diabète de l’enfant avec plus
de précision. Cependant, dans la mesure où il n’existe pas encore
de traitement permettant d’enrayer un diabète annoncé, il vous est
vivement conseillé de débattre avec un diabétologue de l’intérêt
pour vous et votre enfant de réaliser de tels tests.
Oui, si votre diabète est équilibré, le plus tôt possible et le plus
souvent possible.
Le risque de complications est plus élevé lorsque les glycémies sont
restées longtemps (de nombreux mois ou années) mal contrôlées.
Inversement, la majorité des patients qui sont parvenus à maintenir
de bonnes glycémies, une hémoglobine glyquée (HbA1c) satisfaisante
(voir question 36) grâce à un traitement bien conduit et correctement
surveillé, ne développent généralement pas de complications importantes.
De plus, les progrès médicaux font qu’il est désormais possible
de détecter et de traiter plus tôt des complications débutantes.
89
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(sanguin ou solution de contrôle)
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Écran : objectif glycémique
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Roche Diagnostics tient à remercier toute l'équipe de
rédaction : Professeur Serge Halimi, Professeur Pierre
Yves Benhamou, Docteur Nelly Wion Barbot, Madame
Monique Ressel (diététicienne), Madame Christine
Gilbert (infirmière d’éducation), Madame Sophie
Uhlenbusch (diététicienne), et Madame Eglantine
Dantou (infirmière d’éducation), de l’équipe de diabétologie du CHU de Grenoble.
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