Livret de pratiques en soins infirmiers

Livret de pratiques en soins infirmiers
INSTITUT DE FORMATION EN SOINS INFIRMIERS DE l’HOPITAL NORD
34 boulevard Pierre Dramard – 13915 MARSEILLE Cedex 20
Tel : 04 91 96 80 85 - 04 91 96 85 09
« LIVRET DE PRATIQUES
EN
SOINS INFIRMIERS »
ANNEE 2009
Ce livret est un outil de travail pour lequel une réactualisation doit être
constante. Il comporte des fiches de techniques de soins infirmiers et les
recommandations du Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales.
Il est votre compagnon de route pour vos années d’études à venir et peut
être davantage…
L’équipe pédagogique
Institut de Formation en Soins Infirmiers de l’hôpital Nord - 34 boulevard Pierre Dramard – 13915 MARSEILLE Cedex 20
VH
SOMMAIRE
Code de la santé publique – Décret du 29 juillet 2004
P
Les règles générales pour effectuer un soin
P 18
1
1
Protocole CLIN : tenue vestimentaire dans les services de soins
P 20
Les précautions « standards »
P 21
Le lavage des mains
P 23
Protocole CLIN : lavage simple des mains
P 24
Protocole CLIN : lavage antiseptique des mains
P 26
Protocole CLIN : désinfection hygiénique des mains par friction
P 28
Protocole CLIN : produits pour la désinfection des mains par friction
P 31
Protocole CLIN : lavage chirurgical des mains
P 33
Installation du patient dans une position en rapport avec sa pathologie et/ou son handicap
P 35
Confection d’un lit non occupé
P 39
Réfection d’un lit non occupé
P 40
Réfection d’un lit occupé
P 41
La toilette corporelle – Règles de base
P 43
1. Toilette au lit
P 45
2. Toilette en chariot douche
P 47
3. Toilette au lavabo
P 48
4. Toilette à la douche
P 48
5. Toilette et bain du nourrisson
P 48
Protocole CLIN : pédiluve
P 51
Protocole CLIN : capiluve à un malade alité
P 53
L’hygiène buccodentaire
P 55
1. Brossage de dents
P 57
2. Soin de bouche
P 58
Protocole CLIN : soin de bouche
P 59
La diurèse
P 61
L’examen cytobactériologique des urines
P 62
Protocole CLIN : uroculture par sondage chez l’homme
P 63
Protocole CLIN : uroculture par sondage chez la femme
P 65
La température
P 67
1
CLIN : Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales.
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VH
La fréquence respiratoire
P 70
Le pouls
P 71
La tension artérielle
P 73
L’aérosol
P 75
Le prélèvement veineux
P 78
Protocole CLIN : prélèvement par voie veineuse périphérique
P 79
La glycémie capillaire
P 81
L’hémoculture
P 84
Protocole CLIN : hémoculture par prélèvement par voie veineuse périphérique
P 86
Les injections par voie parentérale
P 88
1. L’injection intraveineuse
P 93
2. L’injection sous-cutanée
P 95
3. L’injection sous-cutanée d’un anti-coagulant
P 97
4. L’injection intramusculaire
P 98
5. L’injection intradermique
P 99
La perfusion intraveineuse
P 100
Protocole CLIN : préparation d’une perfusion intraveineuse
P 103
Protocole CLIN : mise en place d’un catheter veineux périphérique
P 105
Protocole CLIN : refection d’un pansement d’un catheter veineux périphérique
P 106
Protocole CLIN : ablation d’un catheter veineux périphérique
P 107
Le chariot de soins
P 111
Protocole CLIN : entretien du chariot de soins
P 113
Le pansement simple stérile
P 114
Protocole CLIN : réfection d’un pansement simple médicamenteux
P 115
Protocole CLIN : réfection d’un pansement avec drainage
P 117
Protocole CLIN : réfection du pansement sur plaie infectée
P 119
Circuit du linge dans les services hospitaliers
P 121
Circuit des déchets intra-hospitalier
P 124
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VH
CODE DE LA SANTE PUBLIQUE
Décret du 29 juillet 2004
LIVRE III
AUXILIAIRES MÉDICAUX
TITRE Ier
PROFESSION D'INFIRMIER OU D'INFIRMIÈRE
Chapitre Ier
Exercice de la profession
Section 1
Actes professionnels
Article R. 4311-1
L'exercice de la profession d'infirmier ou d'infirmière comporte l'analyse, l'organisation, la réalisation de
soins infirmiers et leur évaluation, la contribution au recueil de données cliniques et épidémiologiques et
la participation à des actions de prévention, de dépistage, de formation et d'éducation à la santé.
Dans l'ensemble de ces activités, les infirmiers et infirmières sont soumis au respect des règles
professionnelles et notamment du secret professionnel.
Ils exercent leur activité en relation avec les autres professionnels du secteur de la santé, du secteur social
et médico-social et du secteur éducatif.
Article R. 4311-2
Les soins infirmiers, préventifs, curatifs ou palliatifs, intègrent qualité technique et qualité des relations
avec le malade. Ils sont réalisés en tenant compte de l'évolution des sciences et des techniques. Ils ont
pour objet, dans le respect des droits de la personne, dans le souci de son éducation à la santé et en tenant
compte de la personnalité de celle-ci dans ses composantes physiologique, psychologique, économique,
sociale et culturelle :
1° De protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé physique et mentale des personnes ou
l'autonomie de leurs fonctions vitales physiques et psychiques en vue de favoriser leur maintien, leur
insertion ou leur réinsertion dans leur cadre de vie familial ou social ;
2° De concourir à la mise en place de méthodes et au recueil des informations utiles aux autres
professionnels, et notamment aux médecins pour poser leur diagnostic et évaluer l'effet de leurs
prescriptions ;
3° De participer à l'évaluation du degré de dépendance des personnes ;
4° De contribuer à la mise en oeuvre des traitements en participant à la surveillance clinique et à
l'application des prescriptions médicales contenues, le cas échéant, dans des protocoles établis à
l'initiative du ou des médecins prescripteurs ;
5° De participer à la prévention, à l'évaluation et au soulagement de la douleur et de la détresse physique
et psychique des personnes, particulièrement en fin de vie au moyen des soins palliatifs, et
d'accompagner, en tant que de besoin, leur entourage.
Article R. 4311-3
Relèvent du rôle propre de l'infirmier ou de l'infirmière les soins liés aux fonctions d'entretien et de
continuité de la vie et visant à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution
d'autonomie d'une personne ou d'un groupe de personnes.
Dans ce cadre, l'infirmier ou l'infirmière a compétence pour prendre les initiatives et accomplir les soins
qu'il juge nécessaires conformément aux dispositions des articles R. 4311-5 et R. 4311-6. Il identifie les
besoins de la personne, pose un diagnostic infirmier, formule des objectifs de soins, met en oeuvre les
actions appropriées et les évalue. Il peut élaborer, avec la participation des membres de l'équipe
soignante, des protocoles de soins infirmiers relevant de son initiative. Il est chargé de la conception, de
l'utilisation et de la gestion du dossier de soins infirmiers.
1
Article R. 4311-4
Lorsque les actes accomplis et les soins dispensés relevant de son rôle propre sont dispensés dans un
établissement ou un service à domicile à caractère sanitaire, social ou médico-social, l'infirmier ou
l'infirmière peut, sous sa responsabilité, les assurer avec la collaboration d'aides-soignants, d'auxiliaires de
puériculture ou d'aides médico-psychologiques qu'il encadre et dans les limites de la qualification
reconnue à ces derniers du fait de leur formation. Cette collaboration peut s'inscrire dans le cadre des
protocoles de soins infirmiers mentionnés à l'article R. 4311-3.
Article R. 4311-5
Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier ou l'infirmière accomplit les actes ou dispense les soins
suivants visant à identifier les risques et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son
environnement et comprenant son information et celle de son entourage :
1° Soins et procédés visant à assurer l'hygiène de la personne et de son environnement ;
2° Surveillance de l'hygiène et de l'équilibre alimentaire ;
3° Dépistage et évaluation des risques de maltraitance ;
4° Aide à la prise des médicaments présentés sous forme non injectable ;
5° Vérification de leur prise ;
6° Surveillance de leurs effets et éducation du patient ;
7° Administration de l'alimentation par sonde gastrique, sous réserve des dispositions prévues à l'article
R. 4311-7 et changement de sonde d'alimentation gastrique ;
8° Soins et surveillance de patients en assistance nutritive entérale ou parentérale ;
9° Surveillance de l'élimination intestinale et urinaire et changement de sondes vésicales ;
10° Soins et surveillance des patients sous dialyse rénale ou péritonéale ;
11° Soins et surveillance des patients placés en milieu stérile ;
12° Installation du patient dans une position en rapport avec sa pathologie ou son handicap ;
13° Préparation et surveillance du repos et du sommeil ;
14° Lever du patient et aide à la marche ne faisant pas appel aux techniques de rééducation ;
15° Aspirations des sécrétions d'un patient qu'il soit ou non intubé ou trachéotomisé ;
16° Ventilation manuelle instrumentale par masque ;
17° Utilisation d'un défibrillateur semi-automatique, surveillance de la personne placée sous cet appareil ;
18° Administration en aérosols de produits non médicamenteux ;
19° Recueil des observations de toute nature susceptibles de concourir à la connaissance de l'état de santé
de la personne et appréciation des principaux paramètres servant à sa surveillance : température,
pulsations, pression artérielle, rythme respiratoire, volume de la diurèse, poids, mensurations, réflexes
pupillaires, réflexes de défense cutanée, observations des manifestations de l'état de conscience,
évaluation de la douleur
20° Réalisation, surveillance et renouvellement des pansements non médicamenteux ;
21° Réalisation et surveillance des pansements et des bandages autres que ceux mentionnés à l'article R.
4311-7 ;
22° Prévention et soins d'escarres ;
23° Prévention non médicamenteuse des thromboses veineuses ;
24° Soins et surveillance d'ulcères cutanés chroniques ;
25° Toilette périnéale ;
26° Préparation du patient en vue d'une intervention, notamment soins cutanés préopératoires ;
27° Recherche des signes de complications pouvant survenir chez un patient porteur d'un dispositif
d'immobilisation ou de contention
28° Soins de bouche avec application de produits non médicamenteux ;
29° Irrigation de l'oeil et instillation de collyres ;
30° Participation à la réalisation des tests à la sueur et recueil des sécrétions lacrymales ;
31° Surveillance de scarifications, injections et perfusions mentionnées aux articles R. 4311-7 et R. 43119;
32° Surveillance de patients ayant fait l'objet de ponction à visée diagnostique ou thérapeutique ;
33° Pose de timbres tuberculiniques et lecture ;
34° Détection de parasitoses externes et soins aux personnes atteintes de celles-ci ;
2
35° Surveillance des fonctions vitales et maintien de ces fonctions par des moyens non invasifs et
n'impliquant pas le recours à des médicaments ;
36° Surveillance des cathéters, sondes et drains ;
37° Participation à la réalisation d'explorations fonctionnelles, à l'exception de celles mentionnées à
l'article R. 4311-10, et pratique d'examens non vulnérants de dépistage de troubles sensoriels ;
38° Participation à la procédure de désinfection et de stérilisation des dispositifs médicaux réutilisables ;
39° Recueil des données biologiques obtenues par des techniques à lecture instantanée suivantes :
a) Urines : glycosurie acétonurie, protéinurie, recherche de sang, potentiels en ions hydrogène, pH ;
b) Sang : glycémie, acétonémie ;
40° Entretien d'accueil privilégiant l'écoute de la personne avec orientation si nécessaire ;
41° Aide et soutien psychologique ;
42° Observation et surveillance des troubles du comportement.
Article R. 4311-6
Dans le domaine de la santé mentale, outre les actes et soins mentionnés à l'article R. 4311-5, l'infirmier
ou l'infirmière accomplit les actes et soins suivants :
1° Entretien d'accueil du patient et de son entourage ;
2° Activités à visée sociothérapeutique individuelle ou de groupe ;
3° Surveillance des personnes en chambre d'isolement ;
4° Surveillance et évaluation des engagements thérapeutiques qui associent le médecin, l'infirmier ou
l'infirmière et le patient.
Article R. 4311-7
L'infirmier ou l'infirmière est habilité à pratiquer les actes suivants soit en application d'une prescription
médicale qui, sauf urgence, est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en application d'un
protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement établi, daté et signé par un médecin :
1° Scarifications, injections et perfusions autres que celles mentionnées au deuxième alinéa de l'article R.
4311-9, instillations et pulvérisations ;
2° Scarifications et injections destinées aux vaccinations ou aux tests tuberculiniques ;
3° Mise en place et ablation d'un cathéter court ou d'une aiguille pour perfusion dans une veine
superficielle des membres ou dans une veine épicrânienne ;
4° Surveillance de cathéters veineux centraux et de montages d'accès vasculaires implantables mis en
place par un médecin ;
5° Injections et perfusions, à l'exclusion de la première, dans ces cathéters ainsi que dans les cathéters
veineux centraux et ces montages :
a) De produits autres que ceux mentionnés au deuxième alinéa de l'article R. 4311-9 ;
b) De produits ne contribuant pas aux techniques d'anesthésie générale ou locorégionale mentionnées à
l'article R. 4311-12.
Ces injections et perfusions font l'objet d'un compte rendu d'exécution écrit, daté et signé par l'infirmier
ou l'infirmière et transcrit dans le dossier de soins infirmiers ;
6° Administration des médicaments sans préjudice des dispositions prévues à l'article R. 4311-6 ;
7° Pose de dispositifs transcutanés et surveillance de leurs effets ;
8° Renouvellement du matériel de pansements médicamenteux ;
9° Réalisation et surveillance de pansements spécifiques ;
10° Ablation du matériel de réparation cutanée ;
11° Pose de bandages de contention ;
12° Ablation des dispositifs d'immobilisation et de contention ;
13° Renouvellement et ablation des pansements médicamenteux, des systèmes de tamponnement et de
drainage, à l'exception des drains pleuraux et médiastinaux ;
14° Pose de sondes gastriques en vue de tubage, d'aspiration, de lavage ou d'alimentation gastrique ;
15° Pose de sondes vésicales en vue de prélèvement d'urines, de lavage, d'instillation, d'irrigation ou de
drainage de la vessie, sous réserve des dispositions du troisième alinéa de l'article R. 4311-10 ;
16° Instillation intra-urétrale ;
3
17° Injection vaginale ;
18° Pose de sondes rectales, lavements, extractions de fécalomes, pose et surveillance de goutte-à-goutte
rectal ;
19° Appareillage, irrigation et surveillance d'une plaie, d'une fistule ou d'une stomie ;
20° Soins et surveillance d'une plastie ;
21° Participation aux techniques de dilatation de cicatrices ou de stomies ;
22° Soins et surveillance d'un patient intubé ou trachéotomisé, le premier changement de canule de
trachéotomie étant effectué par un médecin ;
23° Participation à l'hyperthermie et à l'hypothermie ;
24° Administration en aérosols et pulvérisations de produits médicamenteux ;
25° Soins de bouche avec application de produits médicamenteux et, en tant que de besoin, aide
instrumentale ;
26° Lavage de sinus par l'intermédiaire de cathéters fixés par le médecin ;
27° Bains d'oreilles et instillations médicamenteuses ;
28° Enregistrements simples d'électrocardiogrammes, d'électro-encéphalogrammes et de potentiels
évoqués sous réserve des dispositions prévues à l'article R. 4311-10 ;
29° Mesure de la pression veineuse centrale ;
30° Vérification du fonctionnement des appareils de ventilation assistée ou du monitorage, contrôle des
différents paramètres et surveillance des patients placés sous ces appareils ;
31° Pose d'une sonde à oxygène ;
32° Installation et surveillance des personnes placées sous oxygénothérapie normobare et à l'intérieur d'un
caisson hyperbare ;
33° Branchement, surveillance et débranchement d'une dialyse rénale, péritonéale ou d'un circuit
d'échanges plasmatique ;
34° Saignées ;
35° Prélèvements de sang par ponction veineuse ou capillaire ou par cathéter veineux ;
36° Prélèvements de sang par ponction artérielle pour gazométrie ;
37° Prélèvements non sanglants effectués au niveau des téguments ou des muqueuses directement
accessibles
38° Prélèvements et collecte de sécrétions et d'excrétions ;
39° Recueil aseptique des urines ;
40° Transmission des indications techniques se rapportant aux prélèvements en vue d'analyses de biologie
médicale ;
41° Soins et surveillance des personnes lors des transports sanitaires programmés entre établissements de
soins ;
42° Entretien individuel et utilisation au sein d'une équipe pluridisciplinaire de techniques de médiation à
visée thérapeutique ou psychothérapique ;
43° Mise en oeuvre des engagements thérapeutiques qui associent le médecin, l'infirmier ou l'infirmière et
le patient, et des protocoles d'isolement.
Article R. 4311-8
L'infirmier ou l'infirmière est habilité à entreprendre et à adapter les traitements antalgiques, dans le cadre
des protocoles préétablis, écrits, datés et signés par un médecin. Le protocole est intégré dans le dossier
de soins infirmiers.
Article R. 4311-9
L'infirmier ou l'infirmière est habilité à accomplir sur prescription médicale écrite, qualitative et
quantitative, datée et signée, les actes et soins suivants, à condition qu'un médecin puisse intervenir à tout
moment :
1° Injections et perfusions de produits d'origine humaine nécessitant, préalablement à leur réalisation,
lorsque le produit l'exige, un contrôle d'identité et de compatibilité obligatoire effectué par l'infirmier ou
l'infirmière ;
2° Injections de médicaments à des fins analgésiques dans des cathéters périduraux et intrathécaux ou
placés à proximité d'un tronc ou d'un plexus nerveux, mis en place par un médecin et après que celui-ci a
effectué la première injection ;
4
3° Préparation, utilisation et surveillance des appareils de circulation extracorporelle ;
4° Ablation de cathéters centraux et intrathécaux ;
5° Application d'un garrot pneumatique d'usage chirurgical ;
6° Pose de dispositifs d'immobilisation ;
7° Utilisation d'un défibrillateur manuel ;
8° Soins et surveillance des personnes, en postopératoire, sous réserve des dispositions prévues à l'article
R. 4311-12 ;
9° Techniques de régulation thermique, y compris en milieu psychiatrique ;
10° Cures de sevrage et de sommeil.
Article R. 4311-10
L'infirmier ou l'infirmière participe à la mise en oeuvre par le médecin des techniques suivantes :
1° Première injection d'une série d'allergènes ;
2° Premier sondage vésical chez l'homme en cas de rétention ;
3° Enregistrement d'électrocardiogrammes et d'électroencéphalogrammes avec épreuves d'effort ou
emploi de médicaments modificateurs ;
4° Prise et recueil de pression hémodynamique faisant appel à des techniques à caractère vulnérant autres
que celles mentionnées à l'article R. 4311-7 ;
5° Actions mises en œuvre en vue de faire face à des situations d'urgence vitale ;
6° Explorations fonctionnelles comportant des épreuves pharmacodynamiques, d'effort, de stimulation ou
des tests de provocation ;
7° Pose de systèmes d'immobilisation après réduction ;
8° Activités, en équipe pluridisciplinaire, de transplantation d'organes et de greffe de tissus ;
9° Transports sanitaires :
a) Transports sanitaires urgents entre établissements de soins effectués dans le cadre d'un service mobile
d'urgence et de réanimation
b) Transports sanitaires médicalisés du lieu de la détresse vers un établissement de santé effectués dans
le cadre d'un service mobile d'urgence et de réanimation ;
10° Sismothérapie et insulinothérapie à visée psychiatrique.
Article R. 4311-11
L'infirmier ou l'infirmière titulaire du diplôme d'Etat de bloc opératoire ou en cours de formation
préparant à ce diplôme, exerce en priorité les activités suivantes :
1° Gestion des risques liés à l'activité et à l'environnement opératoire ;
2° Elaboration et mise en oeuvre d'une démarche de soins individualisée en bloc opératoire et secteurs
associés ;
3° Organisation et coordination des soins infirmiers en salle d'intervention ;
4° Traçabilité des activités au bloc opératoire et en secteurs associés ;
5° Participation à l'élaboration, à l'application et au contrôle des procédures de désinfection et de
stérilisation des dispositifs médicaux réutilisables visant à la prévention des infections nosocomiales au
bloc opératoire et en secteurs associés.
En per-opératoire, l'infirmier ou l'infirmière titulaire du diplôme d'Etat de bloc opératoire ou l'infirmier ou
l'infirmière en cours de formation préparant à ce diplôme exerce les activités de circulant, d'instrumentiste
et d'aide opératoire en présence de l'opérateur.
Il est habilité à exercer dans tous les secteurs où sont pratiqués des actes invasifs à visée diagnostique,
thérapeutique, ou diagnostique et thérapeutique dans les secteurs de stérilisation du matériel médicochirurgical et dans les services d'hygiène hospitalière.
Article R. 4311-12
L'infirmier ou l'infirmière, anesthésiste diplômé d'Etat, est seul habilité, à condition qu'un médecin
anesthésiste-réanimateur puisse intervenir à tout moment, et après qu'un médecin anesthésisteréanimateur a examiné le patient et établi le protocole, à appliquer les techniques suivantes :
1° Anesthésie générale ;
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2° Anesthésie loco-régionale et réinjections dans le cas où un dispositif a été mis en place par un médecin
anesthésiste-réanimateur ;
3° Réanimation peropératoire.
Il accomplit les soins et peut, à l'initiative exclusive du médecin anesthésiste-réanimateur, réaliser les
gestes techniques qui concourent à l'application du protocole.
En salle de surveillance postinterventionnelle, il assure les actes relevant des techniques d'anesthésie
citées aux 1°, 2° et 3° et est habilité à la prise en charge de la douleur postopératoire relevant des mêmes
techniques.
Les transports sanitaires mentionnés à l'article R. 4311-10 sont réalisés en priorité par l'infirmier ou
l'infirmière anesthésiste diplômé d'Etat.
L'infirmier ou l'infirmière, en cours de formation préparant à ce diplôme, peut participer à ces activités en
présence d'un infirmier anesthésiste diplômé d'Etat.
Article R. 4311-13
Les actes concernant les enfants de la naissance à l'adolescence, et en particulier ceux ci-dessous
énumérés, sont dispensés en priorité par une infirmière titulaire du diplôme d'Etat de puéricultrice et
l'infirmier ou l'infirmière en cours de formation préparant à ce diplôme :
1° Suivi de l'enfant dans son développement et son milieu de vie ;
2° Surveillance du régime alimentaire du nourrisson ;
3° Prévention et dépistage précoce des inadaptations et des handicaps ;
4° Soins du nouveau-né en réanimation ;
5° Installation, surveillance et sortie du nouveau-né placé en incubateur ou sous photothérapie.
Article R. 4311-14
En l'absence d'un médecin, l'infirmier ou l'infirmière est habilité, après avoir reconnu une situation
comme relevant de l'urgence ou de la détresse psychologique, à mettre en oeuvre des protocoles de soins
d'urgence, préalablement écrits, datés et signés par le médecin responsable. Dans ce cas, l'infirmier ou
l'infirmière accomplit les actes conservatoires nécessaires jusqu'à l'intervention d'un médecin. Ces actes
doivent obligatoirement faire l'objet de sa part d'un compte rendu écrit, daté, signé, remis au médecin et
annexé au dossier du patient.
En cas d'urgence et en dehors de la mise en oeuvre du protocole, l'infirmier ou l'infirmière décide des
gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir
afin de diriger la personne vers la structure de soins la plus appropriée à son état.
Article R. 4311-15
Selon le secteur d'activité où il exerce, y compris dans le cadre des réseaux de soins, et en fonction des
besoins de santé identifiés, l'infirmier ou l'infirmière propose des actions, les organise ou y participe dans
les domaines suivants :
1° Formation initiale et formation continue du personnel infirmier, des personnels qui l'assistent et
éventuellement d'autres personnels de santé ;
2° Encadrement des stagiaires en formation ;
3° Formation, éducation, prévention et dépistage, notamment dans le domaine des soins de santé
primaires et communautaires ;
4° Dépistage, prévention et éducation en matière d'hygiène, de santé individuelle et collective et de
sécurité ;
5° Dépistage des maladies sexuellement transmissibles, des maladies professionnelles, des maladies
endémiques, des pratiques addictives ;
6° Education à la sexualité ;
7° Participation à des actions de santé publique ;
8° Recherche dans le domaine des soins infirmiers et participation à des actions de recherche
pluridisciplinaire.
Il participe également à des actions de secours, de médecine de catastrophe et d'aide humanitaire, ainsi
qu'à toute action coordonnée des professions de santé et des professions sociales conduisant à une prise en
charge globale des personnes.
6
Section 2
Personnes autorisées à exercer la profession
Sous-section 1
Titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier ou d'infirmière
Article D. 4311-16
Le diplôme d'Etat d'infirmier ou d'infirmière est délivré par le préfet de région aux candidats ayant suivi,
sauf dispense, l'enseignement préparatoire au diplôme d'Etat d'infirmier ou d'infirmière et subi avec
succès les épreuves d'un examen à l'issue de cet enseignement.
Article D. 4311-17
La durée des études préparatoires au diplôme est fixée à trois ans.
Les conditions dans lesquelles peuvent être accordées des dispenses partielles ou totales d'enseignement
sont fixées, après avis de la commission des infirmiers et infirmières du Conseil supérieur des professions
paramédicales, par arrêté du ministre chargé de la santé.
Article D. 4311-18
L'enseignement comprend :
1° Un enseignement théorique ;
2° Un enseignement pratique ;
3° Des stages.
Les conditions d'indemnisation des stages et de remboursement des frais de déplacement liés aux stages
sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
Article D. 4311-19
Les instituts de formation en soins infirmiers autorisés à délivrer l'enseignement préparant au diplôme
d'Etat sont chargés de la mise en oeuvre des modalités d'admission sous le contrôle des préfets de région
et de département ou du préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ils ont la charge de l'organisation des
épreuves et de l'affichage des résultats.
La composition des jurys et la nomination de leurs membres sont arrêtées par le préfet de région.
Article D. 4311-20
Les conditions d'autorisation et de fonctionnement des instituts sont fixées, après avis de la commission
des infirmiers et infirmières du Conseil supérieur des professions paramédicales, par arrêté du ministre
chargé de la santé.
Article D. 4311-21
Le contrôle des instituts est exercé par les fonctionnaires désignés à cet effet par le ministre chargé de la
santé.
Article D. 4311-22
Les directeurs des instituts ne relevant pas du titre IV du statut général des fonctionnaires sont agréés,
après avis de la commission des infirmiers et infirmières du Conseil supérieur des professions
paramédicales, par le ministre chargé de la santé.
Article D. 4311-23
Les conditions d'agrément des établissements, services et institutions où les étudiants effectuent leurs
stages sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
Article D. 4311-24
Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur les demandes d'agrément et d'autorisation mentionnées
aux articles D. 4311-20 et D. 4311-22 vaut décision de rejet.
7
Sous-section 2
Titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier de secteur psychiatrique
Article D. 4311-25
La commission prévue à l'article L. 4311-5, présidée par le directeur régional des affaires sanitaires et
sociales ou son représentant, est composée de :
1° Deux praticiens hospitaliers, dont un exerçant dans un service de psychiatrie ;
2° Deux infirmiers ou infirmières titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier ou d'infirmière et du diplôme de
cadre de santé ;
3° Deux infirmiers ou infirmières titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier de secteur psychiatrique et du
diplôme de cadre de santé.
Les membres de la commission sont désignés par le directeur régional des affaires sanitaires et sociales
parmi les professionnels de la région. Les membres prévus aux 2° et 3° ci-dessus sont désignés sur
proposition des organisations syndicales représentatives des infirmiers.
Article D. 4311-26
Les infirmiers et infirmières, titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier de secteur psychiatrique, candidats à
l'obtention du diplôme d'Etat d'infirmier ou d'infirmière adressent au président de la commission, par
lettre recommandée avec accusé de réception, un dossier comportant les éléments suivants :
1° Copie du diplôme d'infirmier de secteur psychiatrique ;
2° Curriculum vitae comportant en annexe la liste des services dans lesquels le candidat a exercé son
activité, ainsi que la nature des fonctions exercées ; cette liste est certifiée exacte par le ou les chefs des
établissements dans lesquels le candidat a exercé ses fonctions ;
3° Liste des actions de formation continue suivies par le candidat avec, pour chacune d'entre elles, une
attestation du responsable de celle-ci ou du chef de l'établissement dans lequel l'intéressé exerçait ses
fonctions au moment où elle a été suivie ;
4° Eventuellement, copie des diplômes autres que le diplôme d'infirmier de secteur psychiatrique, obtenus
par le candidat.
La commission peut, si elle le juge opportun, solliciter du candidat toutes informations complémentaires
de nature à l'éclairer sur le contenu des formations suivies.
Article D. 4311-27
Les dossiers mentionnés à l'article D. 4311-26 sont adressés chaque année entre le 1er et le 31 janvier au
président de la commission située dans la région où le candidat exerce ses fonctions ou, s'il n'exerce
aucune activité, dans la région où est situé son domicile.
Article D. 4311-28
Au vu des éléments du dossier, la commission fixe, pour chaque candidat, le contenu de la formation
complémentaire préalable à l'obtention du diplôme d'Etat d'infirmier ou d'infirmière, au regard notamment
du contenu du programme des études conduisant au diplôme d'Etat. La durée globale de cette formation
ne peut être inférieure à six mois.
Article D. 4311-29
L'organisation de la formation complémentaire est confiée aux directions des instituts de formation en
soins infirmiers, en collaboration avec le directeur du service de soins infirmiers dans les établissements
publics de santé, la personne remplissant les fonctions équivalentes dans les établissements de santé
privés, et en leur absence avec le responsable infirmier du service d'accueil. La commission désigne, pour
chaque candidat, l'institut de formation auquel il devra s'adresser.
Article D. 4311-30
Les objectifs de la formation complémentaire sont définis contractuellement par la personne responsable
de l'encadrement du candidat sur le ou les lieux de stage, désignée par le directeur de l'institut de
formation en soins infirmiers et le candidat lui-même. Le candidat peut informer la commission régionale
de toute difficulté rencontrée lors du déroulement du ou des stages.
8
Article D. 4311-31
A l'issue de chacun des stages, la personne responsable de l'encadrement du stage procède avec l'équipe
ayant effectivement assuré la formation du candidat et le candidat lui-même au bilan de cette formation
au regard des objectifs déterminés. Ce bilan comportant une appréciation écrite précise et motivée est
transmis à la commission et communiqué au candidat.
Article D. 4311-32
Au vu du bilan précité et du dossier initial, la commission décide de l'attribution au candidat du diplôme
d'Etat d'infirmier ou d'infirmière. Elle peut lui demander d'effectuer à nouveau tout ou partie de la
formation complémentaire. Elle se prononce alors de façon définitive sur l'attribution du diplôme d'Etat
d'infirmier ou d'infirmière.
Article D. 4311-33
Les décisions de la commission sont prises à la majorité des suffrages exprimés. En cas de partage égal
des voix, le président a voix prépondérante.
Sous-section 3
Ressortissants d'un Etat membre de la Communauté européenne ou partie à l'accord sur l'Espace
économique européen
Paragraphe 1
Autorisation spéciale d'exercice
Article R. 4311-34
L'autorisation d'exercer la profession d'infirmier ou d'infirmière prévue à l'article L. 4311-4 est délivrée
par le préfet de région, après avis d'une commission régionale dont il désigne les membres sur proposition
du directeur régional des affaires sanitaires et sociales.
La commission, présidée par le directeur régional des affaires sanitaires et sociales ou son représentant,
comprend :
1° Deux médecins ;
2° Deux cadres infirmiers, dont l'un exerce ses fonctions dans un établissement à caractère sanitaire ou
médico-social, et l'autre dans un institut de formation en soins infirmiers ;
3° Un infirmier ou une infirmière exerçant dans le secteur libéral.
Lorsque le demandeur est titulaire d'un diplôme permettant l'exercice des fonctions soit d'infirmier
anesthésiste, soit d'infirmier de bloc opératoire, soit de puéricultrice, la commission est complétée par
deux infirmiers ou infirmières titulaires du diplôme d'Etat correspondant, dont un au moins participe à la
formation préparatoire à ce diplôme.
Article R. 4311-35
Les personnes qui souhaitent bénéficier de l'autorisation prévue à l'article L. 4311-4 en formulent la
demande auprès du préfet de région, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.
La demande est accompagnée d'un dossier permettant de connaître la nationalité du demandeur, la
formation qu'il a suivie, le diplôme qu'il a obtenu et, le cas échéant, son expérience professionnelle. La
liste des pièces et des informations à produire pour l'instruction de la demande est fixée par arrêté du
ministre chargé de la santé.
Dans le cas où le préfet de région réclame, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, les
pièces et les informations manquantes nécessaires à l'examen de la demande, le délai d'instruction est
suspendu jusqu'à ce que le dossier soit complet.
Article R. 4311-36
Le préfet de région statue sur la demande d'autorisation, après avis de la commission régionale, par une
décision motivée, dans un délai de quatre mois à compter de la date du récépissé mentionné à l'article R.
4311-35. L'absence de réponse dans ce délai vaut rejet de la demande.
L'autorisation précise, le cas échéant, qu'elle est accordée pour l'exercice de la spécialité d'infirmier
anesthésiste, d'infirmier de bloc opératoire ou d'infirmière puéricultrice.
9
Article R. 4311-37
Dans les cas prévus au deuxième alinéa de l'article L. 4311-4, la délivrance de l'autorisation est
subordonnée à la vérification de la capacité du demandeur à l'exercice de la profession en France. Cette
vérification est effectuée au choix du demandeur soit par une épreuve d'aptitude, soit à l'issue d'un stage
d'adaptation.
Article R. 4311-38
L'épreuve d'aptitude consiste en un contrôle des connaissances portant sur les matières pour lesquelles la
formation du candidat a été jugée insuffisante. Elle peut prendre la forme d'une épreuve écrite, orale ou
pratique.
Le stage d'adaptation, d'une durée maximale d'un an, a pour objet de permettre aux intéressés d'acquérir
les connaissances portant sur les matières pour lesquelles leur formation a été jugée insuffisante.
Le préfet de région détermine, en fonction de ces matières, la nature et la durée de l'épreuve d'aptitude et
du stage d'adaptation qui sont proposés au choix du candidat.
Article R. 4311-39
Sont fixées, après avis de la commission des infirmiers et infirmières du Conseil supérieur des professions
paramédicales, par arrêté du ministre chargé de la santé :
1° Les conditions d'organisation, les modalités de notation de l'épreuve d'aptitude, la composition du jury
chargé de l'évaluer ;
2° Les conditions d'organisation et de validation du stage d'adaptation.
Paragraphe 2
Déclaration préalable
Article R. 4311-40
L'infirmier ou l'infirmière, ressortissant d'un des Etats membres de la Communauté européenne ou d'un
Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen, qui, étant établi et exerçant légalement dans un
de ces Etats autres que la France des activités d'infirmier responsable des soins généraux, veut exécuter en
France des actes professionnels prévus à la section 1 du présent chapitre sans avoir procédé à son
inscription sur la liste départementale prévue à l'article L. 4311-15 effectue, sauf cas d'urgence,
préalablement une déclaration auprès de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales du
département dans lequel il va exécuter ces actes professionnels.
Cette déclaration comporte, outre l'attestation et la déclaration sur l'honneur prévues au troisième alinéa
de l'article L. 4311-22, une photocopie de la carte nationale d'identité ou du passeport faisant apparaître la
nationalité du demandeur.
La déclaration fait l'objet d'une inscription sur un registre tenu par chaque direction départementale des
affaires sanitaires et sociales.
Article R. 4311-41
L'infirmier ou l'infirmière mentionné à l'article R. 4311-40 peut, en cas d'urgence, effectuer sans délai les
actes professionnels prévus à la section 1 du présent chapitre. Toutefois, il effectue la déclaration prescrite
par l'article R. 4311-40 dans un délai de quinze jours à compter du début de l'accomplissement des actes
en cause.
Section 3
Diplômes de spécialité
Paragraphe 1
Diplôme d'Etat d'infirmier de bloc opératoire
Article D. 4311-42
Le diplôme d'Etat d'infirmier de bloc opératoire est délivré par le préfet de région aux personnes titulaires
du diplôme d'Etat d'infirmier ou d'infirmière qui ont suivi un enseignement agréé par la même autorité et
subi avec succès les épreuves d'un examen à l'issue de cet enseignement.
Ce diplôme peut être délivré dans les mêmes conditions aux personnes titulaires du diplôme d'Etat de
sage-femme.
10
Article D. 4311-43
La durée totale de l'enseignement est fixée à dix-huit mois.
L'enseignement comporte une partie théorique et des stages.
Sont fixés par arrêté du ministre chargé de la santé :
1° Les conditions d'agrément de l'enseignement ;
2° Les conditions d'admission des étudiants ;
3° Le programme et l'organisation des études ;
4° Les conditions dans lesquelles des dispenses d'enseignement peuvent être attribuées à des infirmiers ou
infirmières diplômés d'Etat justifiant d'une expérience professionnelle en bloc opératoire ;
5° Les modalités des épreuves qui sanctionnent cet enseignement.
Article D. 4311-44
La nomination des directeurs et directeurs scientifiques des instituts de formation dispensant cet
enseignement est subordonnée à leur agrément par le préfet de région.
Celui-ci consulte au préalable la commission des infirmiers et infirmières du Conseil supérieur des
professions paramédicales pour les directeurs.
Paragraphe 2
Diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste
Article D. 4311-45
Le diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste est délivré par le préfet de région aux personnes titulaires du
diplôme d'Etat d'infirmier ou d'infirmière ou d'un autre titre permettant l'exercice de cette profession ou
aux personnes titulaires du diplôme d'Etat de sage-femme ou d'un autre titre permettant l'exercice de cette
profession qui, après réussite à des épreuves d'admission, ont suivi un enseignement agréé par la même
autorité et satisfait avec succès aux épreuves contrôlant cet enseignement.
Article D. 4311-46
Les infirmiers et infirmières, titulaires du certificat d'aptitude aux fonctions d'aide-anesthésiste créé par le
décret du 9 avril 1960 ou titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste peuvent faire usage du titre
d'infirmier anesthésiste diplômé d'Etat, à l'exclusion de toute autre appellation.
Article D. 4311-47
La durée des études préparatoires à la délivrance du diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste est de deux
années.
Sont fixés par arrêté du ministre chargé de la santé :
1° Les conditions d'autorisation et de fonctionnement des instituts de formation ;
2° Les conditions d'admission des étudiants ;
3° Le programme et l'organisation des études ;
4° Les modalités d'attribution des dispenses d'études ;
5° Les conditions de délivrance du diplôme.
Article D. 4311-48
La nomination des directeurs et directeurs scientifiques des instituts de formation dispensant cet
enseignement est subordonné à leur agrément par le préfet de région.
Celui-ci consulte au préalable la commission des infirmiers et infirmières du Conseil supérieur des
professions paramédicales pour les directeurs.
Paragraphe 3
Diplôme d'Etat de puéricultrice
Article D. 4311-49
Le diplôme d'Etat de puéricultrice est délivré par le préfet de région aux titulaires d'un diplôme d'infirmier
ou de sage-femme validés pour l'exercice de la profession en France qui ont réussi aux épreuves du
concours d'admission, suivi une formation agréée par la même autorité et satisfait avec succès aux
épreuves d'évaluation de l'enseignement.
11
Article D. 4311-50
Sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé :
1° Les conditions d'autorisation et de fonctionnement des instituts de formation ;
2° Les conditions d'admission des étudiants ;
3° La durée des études, le programme de la formation, l'organisation de l'enseignement ;
4° Les modalités de délivrance des dispenses de d'enseignement ;
5° Les conditions de délivrance du diplôme.
Article D. 4311-51
Les conditions dans lesquelles est délivrée une attestation d'études à la place du diplôme d'Etat de
puéricultrice aux titulaires d'un diplôme étranger d'infirmier ou de sage-femme n'autorisant pas l'exercice
en France sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
Article D. 4311-52
La nomination des directeurs des instituts est subordonnée à leur agrément par le préfet de région.
Celui-ci consulte au préalable la commission des infirmiers et des infirmières du Conseil supérieur des
professions paramédicales.
Paragraphe 4
Décisions implicites de rejet
Article R. 4311-53
Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur les demandes d'agrément ou d'autorisation mentionnées
aux articles D. 4311-42, D. 4311-44, D. 4311-45, D. 4311-48, D. 4311-49 et D. 4311-52 vaut décision de
rejet.
Chapitre II
Règles professionnelles
Section 1
Dispositions communes à tous les modes d'exercice
Sous-section 1
Devoirs généraux
Article R. 4312-1
Les dispositions du présent chapitre s'imposent à toute personne exerçant la profession d'infirmier ou
d'infirmière telle qu'elle est définie à l'article L. 4311-1, et quel que soit le mode d'exercice de cette
profession.
Article R. 4312-2
L'infirmier ou l'infirmière exerce sa profession dans le respect de la vie et de la personne humaine. Il
respecte la dignité et l'intimité du patient et de la famille.
Article R. 4312-3
L'infirmier ou l'infirmière n'accomplit que les actes professionnels qui relèvent de sa compétence en vertu
des dispositions de la section I du chapitre Ier du présent titre, prises en application des articles L. 4161-1,
L. 4311-1 et L. 6211-8.
Article R. 4312-4
Le secret professionnel s'impose à tout infirmier ou infirmière et à tout étudiant infirmier dans les
conditions établies par la loi.
Le secret couvre non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu'il a vu, lu, entendu, constaté ou
compris.
L'infirmier ou l'infirmière instruit ses collaborateurs de leurs obligations en matière de secret
professionnel et veille à ce qu'ils s'y conforment.
Article R. 4312-5
L'infirmier ou l'infirmière doit, sur le lieu de son exercice, veiller à préserver autant qu'il lui est possible
la confidentialité des soins dispensés.
Article R. 4312-6
L'infirmier ou l'infirmière est tenu de porter assistance aux malades ou blessés en péril.
12
Article R. 4312-7
Lorsqu'un infirmier ou une infirmière discerne dans l'exercice de sa profession qu'un mineur est victime
de sévices ou de privations, il doit mettre en œuvre les moyens les plus adéquats pour le protéger, en
n'hésitant pas, si cela est nécessaire, à alerter les autorités médicales ou administratives compétentes
lorsqu'il s'agit d'un mineur de quinze ans.
Article R. 4312-8
L'infirmier ou l'infirmière doit respecter le droit du patient de s'adresser au professionnel de santé de son
choix.
Article R. 4312-9
L'infirmier ou l'infirmière ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce
soit. Il ne peut notamment accepter une rétribution fondée sur des obligations de rendement qui auraient
pour conséquence une restriction ou un abandon de cette indépendance.
Article R. 4312-10
Pour garantir la qualité des soins qu'il dispense et la sécurité du patient, l'infirmier ou l'infirmière a le
devoir d'actualiser et de perfectionner ses connaissances professionnelles.
Il a également le devoir de ne pas utiliser des techniques nouvelles de soins infirmiers qui feraient courir
au patient un risque injustifié.
Article R. 4312-11
L'infirmier ou l'infirmière respecte et fait respecter les règles d'hygiène dans l'administration des soins,
dans l'utilisation des matériels et dans la tenue des locaux. Il s'assure de la bonne élimination des déchets
solides et liquides qui résultent de ses actes professionnels.
Article R. 4312-12
Les infirmiers ou infirmières doivent entretenir entre eux des rapports de bonne confraternité. Il leur est
interdit de calomnier un autre professionnel de la santé, de médire de lui ou de se faire écho de propos
susceptibles de lui nuire dans l'exercice de sa profession. Un infirmier ou une infirmière en conflit avec
un confrère doit rechercher la conciliation.
Article R. 4312-13
Le mode d'exercice de l'infirmier ou de l'infirmière est salarié ou libéral. Il peut également être mixte.
Article R. 4312-14
L'infirmier ou l'infirmière est personnellement responsable des actes professionnels qu'il est habilité à
effectuer.
Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier ou l'infirmière est également responsable des actes qu'il
assure avec la collaboration des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture qu'il encadre.
Article R. 4312-15
L'infirmier ou l'infirmière doit prendre toutes précautions en son pouvoir pour éviter que des personnes
non autorisées puissent avoir accès aux médicaments et produits qu'il est appelé à utiliser dans le cadre de
son exercice.
Article R. 4312-16
L'infirmier ou l'infirmière a le devoir d'établir correctement les documents qui sont nécessaires aux
patients. Il lui est interdit d'en faire ou d'en favoriser une utilisation frauduleuse, ainsi que d'établir des
documents de complaisance.
Article R. 4312-17
L'infirmier ou l'infirmière ne doit pas user de sa situation professionnelle pour tenter d'obtenir pour luimême ou pour autrui un avantage ou un profit injustifié ou pour commettre un acte contraire à la probité.
Sont interdits tout acte de nature à procurer à un patient un avantage matériel injustifié ou illicite, toute
ristourne en argent ou en nature faite à un patient.
Il est également interdit à un infirmier ou une infirmière d'accepter une commission pour un acte infirmier
quelconque ou pour l'utilisation de matériels ou de technologies nouvelles.
Article R. 4312-18
Il est interdit à un infirmier ou une infirmière de se livrer ou de participer à des fins lucratives à toute
distribution de médicaments et d'appareils ou de produits ayant un rapport avec son activité
professionnelle.
13
Article R. 4312-19
L'infirmier ou l'infirmière ne doit pas proposer au patient ou à son entourage, comme salutaire ou sans
danger, un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé.
Il ne doit pas diffuser dans les milieux professionnels ou médicaux une technique ou un procédé nouveau
de soins infirmiers insuffisamment éprouvés sans accompagner cette diffusion des réserves qui
s'imposent.
Article R. 4312-20
L'infirmier ou l'infirmière ne peut exercer en dehors d'activités de soins, de prévention, d'éducation de la
santé, de formation ou de recherche une autre activité lui permettant de tirer profit des compétences qui
lui sont reconnues par la réglementation.
Il ne peut exercer une autre activité professionnelle que si un tel cumul est compatible avec la dignité et la
qualité qu'exige son exercice professionnel et n'est pas exclu par la réglementation en vigueur.
Article R. 4312-21
Est interdite à l'infirmier ou à l'infirmière toute forme de compérage, notamment avec des personnes
exerçant une profession médicale ou paramédicale, des pharmaciens ou des directeurs de laboratoires
d'analyses de biologie médicale, des établissements de fabrication et de vente de remèdes, d'appareils, de
matériels ou de produits nécessaires à l'exercice de sa profession ainsi qu'avec tout établissement de soins,
médico-social ou social.
Article R. 4312-22
L'infirmier ou l'infirmière auquel une autorité qualifiée fait appel soit pour collaborer à un dispositif de
secours mis en place pour répondre à une situation d'urgence, soit en cas de sinistre ou de calamité, doit
répondre à cet appel et apporter son concours.
Article R. 4312-23
L'infirmier ou l'infirmière peut exercer sa profession dans un local aménagé par une entreprise ou un
établissement pour les soins dispensés à son personnel.
Article R. 4312-24
Dans le cas où il est interrogé à l'occasion d'une procédure disciplinaire, l'infirmier ou l'infirmière est
tenu, dans la mesure compatible avec le respect du secret professionnel, de révéler les faits utiles à
l'instruction parvenus à sa connaissance.
Sous-section 2
Devoirs envers les patients
Article R. 4312-25
L'infirmier ou l'infirmière doit dispenser ses soins à toute personne avec la même conscience quels que
soient les sentiments qu'il peut éprouver à son égard et quels que soient l'origine de cette personne, son
sexe, son âge, son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, à une nation ou à une religion
déterminée, ses mœurs, sa situation de famille, sa maladie ou son handicap et sa réputation.
Article R. 4312-26
L'infirmier ou l'infirmière agit en toute circonstance dans l'intérêt du patient.
Article R. 4312-27
Lorsqu'il participe à des recherches biomédicales, l'infirmier ou l'infirmière doit le faire dans le respect
des dispositions du titre II du livre Ier de la partie I du présent code.
Article R. 4312-28
L'infirmier ou l'infirmière peut établir pour chaque patient un dossier de soins infirmiers contenant tous
les éléments relatifs à son propre rôle et permettant le suivi du patient.
L'infirmier ou l'infirmière, quel que soit son mode d'exercice, doit veiller à la protection contre toute
indiscrétion de ses fiches de soins et des documents qu'il peut détenir concernant les patients qu'il prend
en charge. Lorsqu'il a recours à des procédés informatiques, quel que soit le moyen de stockage des
données, il doit prendre toutes les mesures qui sont de son ressort pour en assurer la protection,
notamment au regard des règles du secret professionnel.
14
Article R. 4312-29
L'infirmier ou l'infirmière applique et respecte la prescription médicale écrite, datée et signée par le
médecin prescripteur, ainsi que les protocoles thérapeutiques et de soins d'urgence que celui-ci a
déterminés.
Il vérifie et respecte la date de péremption et le mode d'emploi des produits ou matériels qu'il utilise.
Il doit demander au médecin prescripteur un complément d'information chaque fois qu'il le juge utile,
notamment s'il estime être insuffisamment éclairé.
L'infirmier ou l'infirmière communique au médecin prescripteur toute information en sa possession
susceptible de concourir à l'établissement du diagnostic ou de permettre une meilleure adaptation du
traitement en fonction de l'état de santé du patient et de son évolution.
Chaque fois qu'il l'estime indispensable, l'infirmier ou l'infirmière demande au médecin prescripteur
d'établir un protocole thérapeutique et de soins d'urgence écrit, daté et signé.
En cas de mise en œuvre d'un protocole écrit de soins d'urgence ou d'actes conservatoires accomplis
jusqu'à l'intervention d'un médecin, l'infirmier ou l'infirmière remet à ce dernier un compte rendu écrit,
daté et signé.
Article R. 4312-30
Dès qu'il a accepté d'effectuer des soins, l'infirmier ou l'infirmière est tenu d'en assurer la continuité, sous
réserve des dispositions de l'article R. 4312-41.
Article R. 4312-31
L'infirmier ou l'infirmière chargé d'un rôle de coordination et d'encadrement veille à la bonne exécution
des actes accomplis par les infirmiers ou infirmières, aides-soignants, auxiliaires de puériculture et par les
étudiants infirmiers placés sous sa responsabilité.
Article R. 4312-32
L'infirmier ou l'infirmière informe le patient ou son représentant légal, à leur demande, et de façon
adaptée, intelligible et loyale, des moyens ou des techniques mis en oeuvre. Il en est de même des soins à
propos desquels il donne tous les conseils utiles à leur bon déroulement.
Section 2
Infirmiers ou infirmières d'exercice libéral
Sous-section 1
Devoirs généraux
Article R. 4312-33
L'infirmier ou l'infirmière doit disposer, au lieu de son exercice professionnel, d'une installation adaptée
et de moyens techniques suffisants pour assurer l'accueil, la bonne exécution des soins et la sécurité des
patients.
Article R. 4312-34
L'infirmier ou l'infirmière ne doit avoir qu'un seul lieu d'exercice professionnel. Toutefois, par dérogation
à cette règle, il peut avoir un lieu d'exercice secondaire dès lors que les besoins de la population, attestés
par le préfet, le justifient. L'autorisation d'exercer dans un lieu secondaire est donnée par le préfet, à titre
personnel et non cessible. Elle est retirée par le préfet lorsque les besoins de la population ne le justifient
plus, notamment en raison de l'installation d'un autre infirmier.
Les dispositions du présent article ne font pas obstacle à l'application par les sociétés civiles
professionnelles d'infirmiers et leurs membres de l'article 51 du décret n° 79-949 du 9 novembre 1979
portant règlement d'administration publique pour l'application à la profession d'infirmier ou d'infirmière
de la loi n° 66-879 du 29 novembre 1966 relative aux sociétés civiles professionnelles.
Article R. 4312-35
Toute association ou société entre des infirmiers ou infirmières doit faire l'objet d'un contrat écrit qui
respecte l'indépendance professionnelle de chacun d'eux.
Article R. 4312-36
L'exercice forain de la profession d'infirmier ou d'infirmière est interdit.
15
Article R. 4312-37
La profession d'infirmier ou d'infirmière ne doit pas être pratiquée comme un commerce. Tous les
procédés directs ou indirects de réclame ou publicité sont interdits aux infirmiers ou infirmières.
L'infirmier ou l'infirmière ne peut faire figurer sur sa plaque professionnelle, sur ses imprimés
professionnels, des annuaires téléphoniques ou professionnels ou sur des annonces que ses nom, prénoms,
titres, diplômes et, le cas échéant, lieu de délivrance, certificats ou attestations reconnus par le ministre
chargé de la santé, adresse et téléphone professionnels et horaires d'activité.
La plaque professionnelle ne doit pas avoir de dimensions supérieures à 25 cm x 30 cm. L'infirmier ou
l'infirmière qui s'installe, qui change d'adresse, qui se fait remplacer ou qui souhaite faire connaître des
horaires de permanence peut procéder à deux insertions consécutives dans la presse.
Article R. 4312-38
Il est interdit à un infirmier ou à une infirmière d'exercer sa profession dans un local commercial et dans
tout local où sont mis en vente des médicaments, ou des appareils ou produits ayant un rapport avec son
activité professionnelle.
Article R. 4312-39
Il est interdit à un infirmier ou à une infirmière qui remplit un mandat électif ou une fonction
administrative d'en user pour accroître sa clientèle.
Sous-section 2
Devoirs envers les patients
Article R. 4312-40
L'infirmier ou l'infirmière informe le patient du tarif des actes d'infirmier effectués au cours du traitement
ainsi que de sa situation au regard de la convention nationale des infirmiers prévue à l'article L. 162-12-2
du code de la sécurité sociale. Il affiche également ces informations dans son lieu d'exercice et de façon
aisément visible.
Il est tenu de fournir les explications qui lui sont demandées par le patient ou par ses proches sur sa note
d'honoraires ou sur le coût des actes infirmiers dispensés au cours du traitement.
Les honoraires de l'infirmier ou de l'infirmière non conventionné doivent être fixés avec tact et mesure.
Sont interdits toute fixation de forfait d'honoraires ainsi que toute fraude, abus de cotation ou indication
inexacte portant sur les actes effectués.
L'infirmier ou l'infirmière est toutefois libre de dispenser ses soins gratuitement.
Article R. 4312-41
Si l'infirmier ou l'infirmière décide, sous réserve de ne pas nuire à un patient, de ne pas effectuer des
soins, ou se trouve dans l'obligation de les interrompre, il doit en expliquer les raisons à ce patient et, à la
demande de ce dernier ou de ses proches, lui remettre la liste départementale des infirmiers et infirmières
mentionnée à l'article L. 4312-1.
Dans ce cas, ou si le patient choisit spontanément de s'adresser à un autre infirmier ou à une autre
infirmière, l'infirmier ou l'infirmière remet au médecin prescripteur les indications nécessaires à la
continuité des soins.
Le cas échéant, il transmet au médecin désigné par le patient ou par ses proches et avec leur accord
explicite la fiche de synthèse du dossier de soins infirmiers.
Sous-section 3
Devoirs envers les confrères
Article R. 4312-42
Tous procédés de concurrence déloyale et notamment tout détournement de clientèle sont interdits à
l'infirmier ou à l'infirmière.
L'infirmier ou l'infirmière ne peut abaisser ses honoraires dans un intérêt de concurrence.
Sous-section 4
Conditions de remplacement
16
Article R. 4312-43
Le remplacement d'un infirmier ou d'une infirmière est possible pour une durée correspondant à
l'indisponibilité de l'infirmier ou de l'infirmière remplacé. Toutefois, un infirmier ou une infirmière
interdit d'exercice par décision disciplinaire ne peut se faire remplacer pendant la durée de la sanction.
Au-delà d'une durée de vingt-quatre heures, ou en cas de remplacement d'une durée inférieure à vingtquatre heures mais répété, un contrat de remplacement doit être établi entre les deux parties.
Article R. 4312-44
Un infirmier ou une infirmière d'exercice libéral peut se faire remplacer soit par un confrère d'exercice
libéral, soit par un infirmier ou une infirmière n'ayant pas de lieu de résidence professionnelle. Dans ce
dernier cas, le remplaçant doit être titulaire d'une autorisation de remplacement délivrée par le préfet du
département de son domicile et dont la durée maximale est d'un an, renouvelable.
L'infirmier ou l'infirmière remplaçant ne peut remplacer plus de deux infirmiers ou infirmières à la fois, y
compris dans une association d'infirmier ou un cabinet de groupe.
Article R. 4312-45
Lorsque l'infirmier ou l'infirmière remplacé exerce dans le cadre d'une société civile professionnelle ou
d'une société d'exercice libéral, il doit en informer celle-ci.
Durant la période de remplacement, l'infirmier ou l'infirmière remplacé doit s'abstenir de toute activité
professionnelle infirmière, sous réserve des dispositions des articles R. 4312-6 et R. 4312-22.
L'infirmier ou l'infirmière remplacé doit informer les organismes d'assurance maladie en leur indiquant le
nom du remplaçant ainsi que la durée et les dates de son remplacement. Dans le cas où le remplaçant n'a
pas de lieu de résidence professionnelle, l'infirmier ou l'infirmière remplacé indique également le numéro
et la date de délivrance de l'autorisation préfectorale mentionnée à l'article R. 4312-44.
Article R. 4312-46
L'infirmier ou l'infirmière remplaçant qui n'a pas de lieu de résidence professionnelle exerce au lieu
d'exercice professionnel de l'infirmier ou de l'infirmière remplacé et sous sa propre responsabilité.
L'infirmier ou l'infirmière d'exercice libéral remplaçant peut, si l'infirmier ou l'infirmière remplacé en est
d'accord, recevoir les patients dans son propre cabinet.
Article R. 4312-47
Lorsqu'il a terminé sa mission et assuré la continuité des soins, l'infirmier ou l'infirmière remplaçant
abandonne l'ensemble de ses activités de remplacement auprès de la clientèle de l'infirmier ou de
l'infirmière remplacé.
Un infirmier ou une infirmière qui a remplacé un autre infirmier ou une autre infirmière pendant une
période totale supérieure à trois mois ne doit pas, pendant une période de deux ans, s'installer dans un
cabinet où il pourrait entrer en concurrence directe avec l'infirmier ou l'infirmière remplacé, et
éventuellement avec les infirmiers ou les infirmières exerçant en association avec celui-ci, à moins que le
contrat de remplacement n'en dispose autrement.
Article R. 4312-48
L'infirmier ou l'infirmière ne peut, dans l'exercice de sa profession, employer comme salarié un autre
infirmier, un aide-soignant, une auxiliaire de puériculture ou un étudiant infirmier.
Section 3
Infirmiers et infirmières salariés
Article R. 4312-49
Le fait pour un infirmier ou une infirmière d'être lié dans son exercice professionnel par un contrat ou un
statut à un employeur privé, une administration, une collectivité ou tout autre organisme public ou privé
n'enlève rien à ses devoirs professionnels.
L'exercice habituel de la profession d'infirmier sous quelque forme que ce soit au sein d'une entreprise,
d'une collectivité ou d'une institution ressortissant du droit privé doit, dans tous les cas, faire l'objet d'un
contrat écrit.
Chapitre IV
Dispositions pénales
Le présent chapitre ne comporte pas de dispositions réglementaires.
17
LES REGLES GENERALES POUR EFFECTUER UN SOIN
Ces notions globales sont à connaître parfaitement pour effectuer un soin de qualité
UN SOIN EST ADAPTE AUX BESOINS DE LA PERSONNE SOIGNEE…
-
Se documenter au sujet de la personne :
• classer les informations par ordre de priorité,
• déterminer les ressources de la personne, son degré de participation,
• établir les corrélations entre les informations recueillies, les connaissances théoriques et le
soin à réaliser.
-
Prévoir le matériel nécessaire spécifique au soin.
-
Prévenir la personne soignée :
• vérifier la présence et son identité,
• la prévenir du soin,
• apprécier l’état de la personne (présence de soin annexe),
• juger en concertation avec elle de la nécessité de faire sortir les visiteurs,
• vérifier l’agencement de l’environnement (conditions optimum de réalisation du soin).
-
Le temps du soin :
• signaler votre présence dans la chambre (voyant lumineux),
• fermer les portes et fenêtres,
• installer la personne soignée / l’opérateur,
• organiser l’environnement de travail.
-
Le soin terminé :
• réinstaller la personne dans la chambre et réaménager son environnement,
• s’assurer du bien-être de la personne et tenir compte d’un éventuel besoin,
• pratiquer une asepsie rapide des mains,
• éteindre le voyant lumineux qui signale votre présence.
LE SOIN REPOND AU CRITERE DE SECURITE, D’EFFICACITE, DE CONFORT ET
D’ECONOMIE !
- La sécurité : (ne pas mettre en danger la personne)
Quelques indicateurs :
• respecter les règles d’hygiène et d’asepsie,
• respecter les prescriptions,
• utiliser du matériel et des produits adéquats,
• accomplir des gestes sûrs et rapides,
• prévenir les chutes et les blessures.
18
- L’efficacité : (atteindre l’objectif fixé au départ)
L’indicateur :
• mesurer le résultat obtenu par rapport à l’objectif.
- Le confort : (prévoir tout élément contribuant au bien-être)
Quelques indicateurs :
• installer confortablement la personne,
• respecter la pudeur,
• s’assurer du bien-être ressenti par la personne,
• veiller à la position de l’opérateur : règles d’ergonomie.
- L’économie : (tenir compte des paramètres temps – gestes - matériel)
Quelques indicateurs :
• réaliser le soin dans un délai raisonnable,
• utiliser un matériel adapté et sans gaspillage,
• éviter les gestes inutiles ou répétitifs.
LE SOIN EST EFFECTUE DANS LE RESPECT DES REGLES D’HYGIENE ET/OU
D’ASEPSIE !
- cf. fiches de recommandations du C.L.I.N. : tenue, lavage des mains, antisepsie, désinfection, …
- appliquer et faire respecter dans la mesure du possible les précautions standarts.
INFORMATION ET EDUCATION DU PATIENT…
- L’information et l’éducation sont nécessaires pour obtenir la participation du patient au soin et
dans certains cas pour l’apprentissage de nouveaux comportements.
LE SOIN EST EVALUE…
- Définir les critères spécifiques à chaque situation avant l’exécution du soin,
- tenir compte des éléments de surveillance au cours de la réalisation du soin et des réactions de la
personne,
- évaluer le résultat du soin et le degré de satisfaction du patient si possible en fin de soin,
- réajuster si nécessaire en fonction de l’évaluation, c’est à dire mesurer le résultat obtenu par
rapport au résultat attendu.
LE SOIN TERMINE, IL FAUT…
- Nettoyer et ranger le matériel,
- se laver les mains.
LE SOIN FAIT L’OBJET D’UNE TRANSMISSION…
- Etape qui permet la continuité du soin :
• transmissions orales (notion de travail d’équipe),
• transmissions écrites (notion de traçabilité) :utilisation du dossier de soins ou autres
documents du service.
19
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 05. 03. 01.
TENUE VESTIMENTAIRE DANS LES SERVICES DE SOINS
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion : septembre 2002
Rédigée par : IDE CLIN
Version : 02
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif : disposer d’une tenue propre à chaque vacation afin de réduire l’apport de germes auprès des patients.
Quand ? A la prise de fonction
Qui ?
Tout le personnel paramédical
Matériel
-
une tunique personnalisée, à manches courtes,
un pantalon personnalisé
chaussures personnelles réservées à l’activité professionnelle, nettoyables, confortables, silencieuses, antidérapantes,
fermées sur le dessus (prévention risque Accident d’Exposition au Sang et liquides biologiques et Accidents d’Exposition
aux risques Viraux)
Technique
-
dans le vestiaire, enlever les vêtements de ville.
Enlever les bijoux et la montre, ongles courts et sans vernis.
Attacher les cheveux.
Réaliser un lavage simple des mains (Cf. P.E. : 04. 05. 01. 01.).
Revêtir la tunique et le pantalon propres
Mettre les chaussures de travail spécifiques.
Réaliser une désinfection par friction des mains (Cf. P.E. : 04. 05. 02.) avant de quitter le vestiaire.
Les survestes ne doivent jamais être portées lors des préparations et réalisations de soins
10 Grille d'évaluation
observa
tion
Items
D
vêtements de ville enlevés
D
bijoux et montre enlevés
D
lavage simple des mains
D
port tunique et pantalon propres
D
port chaussures travail spécifiques
D
désinfection par friction des mains
critères
oui
non
remarques
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
20
LES PRECAUTIONS « STANDARD »
Ces précautions sont à respecter lors de tout soin donné à un patient.
RECOMMANDATIONS
Lavages et / ou désinfections des mains
-
Ports de gants
Les gants doivent être changés
entre deux patients, deux activités.
Port de sur-blouses, lunettes, masques
-
Matériels souillés
-
-
Surfaces souillées
Après le retrait de gants, entre deux patients,
deux activités.
Des fiches techniques doivent décrire la
technique à utiliser dans chaque cas.
Si risque de contact avec du sang ou tout autre
produit d’origine humaine, les muqueuses ou la
peau lésée du patient, notamment à l’occasion
de soins à risque de piqûre (hémoculture, pose
et dépose de voie veineuse, chambres
implantables, prélèvements sanguins…) et lors
de la manipulation de tubes de prélèvements
biologiques, linge et matériel souillés…
Lors de tout soin, lorsque les mains du soignant
comportent des lésions.
Si les soins ou manipulations exposent à un
risque de projection ou d'aérosolisation de sang
ou tout autre produit d’origine humaine
(aspiration, endoscopie, acte opératoire,
autopsie, manipulation de matériel et linge
souillés…).
Matériel piquant / tranchant à usage unique : ne
pas re-capuchonner les aiguilles, ne pas les
désadapter à la main, déposer immédiatement
après usage sans manipulation ce matériel dans
un conteneur adapté, situé au plus près du soin
et dont le niveau maximal de remplissage est
vérifié.
Matériel
réutilisable :
manipuler
avec
précautions le matériel souillé par du sang ou
tout autre produit d’origine humaine.
Vérifier que le matériel a subi un procédé
d’entretien (stérilisation ou désinfection)
approprié avant d’être utilisé1.
Nettoyer et désinfecter avec un désinfectant
approprié les surfaces souillées par des
projections ou aérosolisation de sang ou tout
autre produit d’origine humaine.
1
L’évaluation du risque de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob conduit à mettre en œuvre les mesures indiquées
dans la circulaire n°100 du 11 décembre 1995 relative aux précautions à observer pour la prévention de la transmission de la
maladie de Creutzfeldt-Jakob
21
RECOMMANDATIONS
Transport de prélèvements biologiques,
de linge et de matériels souillés
2
Si contact avec du sang ou liquide biologique
-
Les prélèvements biologiques, le linge et
instruments souillés par du sang ou tout autre
produit d'origine humaine doivent être
transportés dans un emballage étanche, fermé.
Après piqûre, blessure : lavage et antisepsie au
niveau de la plaie.
Après projection sur muqueuse (conjonctive) :
rinçage abondant.
2
Circulaire DGS / DH / DSS n° 98-228 du 9 avril 1998 relative aux recommandations mises en œuvre d’un traitement antirétroviral après exposition au risque de transmission du VIH.
22
LE LAVAGE DES MAINS
DEFINITION
Le lavage des mains assure l’hygiène, la protection, la sécurité en prévenant la transmission des germes
manuportés responsables d’une grande partie des infections nosocomiales.
INDICATIONS
-
Lavage simple :
Arrivée et départ du service de soins, acte en rapport aux soins de confort et à l’hôtellerie.
Soin infirmier non invasif : soins d’hygiène et de confort…
Geste de la vie courante : se moucher, toilettes, …
Après chaque geste contaminant.
Lavage antiseptique :
- Soin auprès d’un patient immunodéprimé et/ou sous traitement immunosuppresseur.
- Soin auprès d’un patient porteur d’infection.
- Mise en place des mesures d’isolement septique ou aseptique.
- Après un soin à risque de contamination chez un patient ou dans tous les cas entre deux patients.
- Soin invasif (injection, ponction sanguine, …).
- Préparation et reconstitution alimentaire (poche d’alimentation, …).
Lavage avec solution hydro-alcoolique :
La SHA est utilisée en substitution du lavage antiseptique sur des mains propres (en
complément du lavage des mains simple).
- La SHA peut remplacer le lavage des mains en cas d’urgence, de rupture de soins ou si
l’équipement est insuffisant pour le lavage des mains.
-
Lavage chirurgical :
- Avant tout geste chirurgical ou nécessitant une haute asepsie.
OBJECTIFS
- Prévention de survenue d’une infection et ce, quel que soit le terrain des patients.
MATERIEL
-
Le lavage simple : cf. fiche technique protocole du CLIN (livre blanc).
Le lavage antiseptique : cf. fiche technique protocole du CLIN (livre blanc).
Le lavage chirurgical : cf. fiche technique protocole du CLIN (livre blanc).
DEROULEMENT DU SOIN
-
Le lavage simple, le lavage antiseptique, le lavage chirurgical : cf. fiche technique protocole du
CLIN (livre blanc).
EVALUATION
-
Le lavage simple, le lavage antiseptique, le lavage chirurgical : cf. fiche technique protocole du
CLIN (livre blanc).
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiches techniques CLIN.
23
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 05. 01. 01.
LAVAGE SIMPLE DES MAINS
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion : janvier 2002
Version : 03
Rédigée par : IDE CLIN
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif : éliminer les souillures macroscopiques et diminuer la flore transitoire cutanée
Le lavage simple est un geste d'hygiène corporelle.
Quand ? En fonction des situations, lorsqu’il y a sensation de mains sales, ... .
Qui ?
Tout le personnel hospitalier.
Matériel :
-
point d’eau du réseau,
-
poubelle avec une ouverture non manuelle,
-
savon liquide Cf. P.E. : 04. 01. 10.,
-
essuie-mains papier à usage unique.
Technique : (durée environ une minute)
-
avoir les ongles courts, propres et sans vernis,
-
enlever les bijoux,
-
porter une tenue adaptée au secteur d'activité à manches courtes (avant-bras dégagés),
-
se mouiller les mains et les poignets (largeur d’une main) avec l'eau du réseau,
-
déposer du savon liquide dans le creux d'une main,
-
bien faire mousser par des mouvements de rotation, de frottement entre les deux mains en insistant sur les espaces
interdigitaux, les extrémités des doigts et les poignets (largeur d’une main) pendant 30 secondes environ,
-
rincer abondamment pour éliminer tous les résidus dus au savonnage pendant une durée égale voir supérieure au temps de
savonnage,
-
sécher par tamponnement avec le papier à usage unique,
-
si besoin, fermer le robinet avec le papier,
-
jeter le papier dans la poubelle.
24
-
10. Grille d'évaluation
Type de lavage adapté au geste qui précède
au geste qui suit
oui non oui non critères
obser
vation
items
oui
non
remarques
Tenue vestimentaire correcte
D
port de manches courtes
D
ongles courts, propres et sans vernis
D
absence de bijoux
Préparation du matériel
D+L
produit adapté au lavage
D+L
date d’ouverture notée sur flacon
D
distributeur papier approvisionné
Réalisation
D
mains mouillées avant application
D
quantité produit adaptée
D
technique respectée
D
rinçage soigneux
D
utilisation essuie-mains correcte
D
absence contamination lors fermeture robinet
D
absence contamination en fin de procédure
D
durée du geste respectée
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
25
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 05. 01. 02.
LAVAGE ANTISEPTIQUE DES MAINS OU DESINFECTION HYGIENIQUE DES MAINS
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion : janvier 2002
Version : 03
Rédigée par : IDE CLIN
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif : éliminer la flore transitoire.
Quand ? Avant tout soin,
avant un geste aseptique ne nécessitant pas un lavage chirurgical,
après un geste septique.
Qui ?
Tout le personnel.
Matériel :
-
point d'eau du réseau,
poubelle à ouverture non manuelle,
solution antiseptique moussante avec pompe doseuse, Cf. P.E. : 04. 01. 05., OU savon liquide Cf. P.E. : 04. 01.,
10. et solution hydroalcoolique Cf. P.E. : 04. 01. 11.,
essuie-mains papier à usage unique.
Technique : (durée environ deux minutes)
- avoir les ongles courts, propres et sans vernis et enlever les bijoux.
- porter une tenue adaptée au secteur d'activité à manches courtes (avant-bras dégagés).
- se mouiller les mains et les poignets (largeur d’une main) avec l'eau du réseau.
ère
1 technique
Déposer du savon liquide antiseptique dans le creux d'une main.
Bien faire mousser par des mouvements de rotation, de frottement entre les deux mains en insistant sur les
espaces interdigitaux, les extrémités des doigts et les poignets (largeur d’une main) pendant une minute environ.
Rincer abondamment pour éliminer tous les résidus dus au savonnage pendant une durée égale voir supérieure au
temps de savonnage.
Sécher par tamponnement avec le papier à usage unique.
Si besoin, fermer le robinet avec le papier, et jeter le papier dans la poubelle.
2ème technique
Déposer du savon liquide dans le creux d'une main.
Bien faire mousser par des mouvements de rotation, de frottement entre les deux mains en insistant sur les
espaces interdigitaux, les extrémités des doigts et les poignets (largeur d’une main) pendant 30 secondes environ.
Rincer abondamment pour éliminer tous les résidus dus au savonnage pendant une durée égale voir supérieure au
temps de savonnage.
Sécher par tamponnement avec le papier à usage unique.
Si besoin, fermer le robinet avec le papier et jeter le papier dans la poubelle.
Prendre une dose de solution hydroalcoolique.
Se frotter vigoureusement les mains, espaces interdigitaux, doigts et poignets pour répartir le produit jusqu’à
évaporation complète du produit, et obtenir une sensation de mains sèches.
26
10. Grille d'évaluation
Type de lavage adapté au geste qui précède oui non oui non au geste qui suit
critères
obser
vation
items
oui
non
remarques
Tenue vestimentaire correcte
D
port de manches courtes
D
ongles courts, propres et sans vernis
D
absence de bijoux
Préparation du matériel
D+L
produit adapté au lavage
D+L
date d’ouverture notée sur flacon
D
distributeur papier approvisionné
Réalisation
D
mains mouillées avant application
D
quantité produit adaptée
D
technique respectée
D
rinçage soigneux
D
utilisation essuie-mains correcte
D
absence contamination lors fermeture robinet
D
absence contamination en fin de procédure
D
durée du geste respectée
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
27
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 05. 02.
DESINFECTION HYGIENIQUE DES MAINS PAR FRICTION
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion : Mai 2009
Rédigée par : Cadre de santé EOHH CLIN
Version : 04
Vérifiée par : EOHH CLIN
Nombre de pages : 1/5
Approuvée par : Pr LASCOLA, Président du CLIN
1. Objet :
Objectif global : éviter la transmission manuportée des micro-organismes.
Objectif spécifique :
Désinfection des mains avant le soin :
- réduire la flore globale
- éliminer la flore transitoire, notamment les bactéries multi résistantes, les virus à transmission manuportée
= protéger le patient
Désinfection des mains après le soin :
- éliminer la flore acquise au contact des patients, notamment les bactéries multi résistantes, les virus à transmission
manuportée
- protéger le soignant
- éviter la transmission manuportée des micro-organismes dans l’environnement du patient (poignée de porte, chariot …)
2. Domaine d'application
Par : tous personnels hospitaliers, visiteurs … .
Quoi : désinfection des mains visuellement propres (non souillées par des liquides ou matières organiques), sèches et en
l'absence de talc et poudre, à l’aide d’un produit hydro-alcoolique3.
Quand :
INDICATIONS
EXEMPLES
Immédiatement avant de toucher le patient, (et avant la
mise en place éventuelle de gants) .
geste de convenance, de réconfort : serrer la main etc
…
soins directs : aider à la mobilisation, à la toilette,
massages etc…
examen clinique, prise de pulsations, de tension
artérielle etc…
Immédiatement avant un geste aseptique (et avant la
mise en place éventuelle de gants)
avant tout acte de soin invasif
contact avec une muqueuse
contact avec une peau lésée (pansement, injection)
3
Lorsque les mains sont visiblement souillées ou contaminées par du matériel organique (liquide biologiques, matière
protéique), lorsqu’une exposition à des germes sporulés est avérée ou suspectée, ainsi qu’après être allé aux toilettes, la
nécessité de laver les mains au savon et à l’eau sera requise.
28
contact avec un dispositif médical
contact indirect (préparation
médicaments, de set de pansement)
Après avoir pratiqué un geste à risque d’exposition à
un liquide biologique (et après le retrait des gants),
sans AES.
d’aliments,
de
contact avec une muqueuse, une peau lésée, un
dispositif médical invasif, prélèvement et manipulation
de sang ou autre liquide biologique
entretien et maintenance : évacuation d’urines, de
selles, de vomissements, nettoyage de lieux et
matériels contaminés et souillés etc ….
Après avoir touché le patient
Gestes de convenance, soins directs, examen clinique
Après avoir touché du matériel dans l’environnement
du patient
Matériel, mobilier (lit, table de nuit), appareils
médicaux, effets du patient.
8. Fiche technique
Mains propres, sèches, sans bijoux ni vernis.
Absence de talc ou poudre
Durée de la procédure : 30 secondes
Remplir le creux d’une main avec le produit hydro-alcoolique,
recouvrir toutes les faces et frictionner :
1 :paume contre
paume par mouvement
de rotation
3 : paume contre
paume avec les doigts
entrelacés
P.E : 04. 01.11
2 : paume de la main droite
sur le dos de la main
gauche et inversement
4 : dos des doigts contre
la paume opposée avec
les doigts emboités
5 : friction en
rotation du pouce
droit enchâssé dans
la paume gauche et
vice versa.
6 : friction en rotation en
mouvement de va et vient
avec les doigts joints de la
main droite dans la paume
gauche et vice versa.
Selon le produit utilisé ,
renouveler la procédure de 1 à 6
Durée du geste respecté = les mains
sont redevenues sèches
29
9. Grille d'évaluation
Observateur
Date
Audit n° :
Heures de début/fin
durée
Hôpital
Période : M
AM
N
Service
Catégorie professionnelle :
UF
Action adaptée
avant le contact avec le patient (avant mise en place éventuelle de gants) oui non avant un geste aseptique (avant la mise en place éventuelle de gants)
oui non après le risque d’exposition à un liquide biologique (après le retrait des gants)
non après contact avec le patient
oui non après contact avec l’environnement du patient
Observation
oui
oui non items
critères
oui
D
Mains propres4
D
produit adapté
D
technique respectée5
D
durée du geste respectée : mains redevenues
sèches
non
remarques
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items
D = source d’observation directe
Items
Critères
oui c’est fait et bien fait,
non : ce n’est pas fait,
remarques : élément qui peut expliciter le « non »
4
5
Mains macroscopiquement propres, sèches, sans bijoux ni vernis, sans talc ou poudre
Technique respectée : étapes 1 à 6.
30
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 01. 11
PRODUITS POUR LA DESINFECTION DES MAINS PAR FRICTION
Niveau de preuve : 4
Date de la diffusion : avril 2009
Version : 02
Rédigée par : Cadre de santé EOHH CLIN
Vérifiée par : Dr FRANCOIS, laboratoire Qualité et EOHH CLIN
Approuvée par :Pr LASCOLA, Président du CLIN
8. Fiche technique - STERILLIUM

Distributeur :
RIVADIS
Présentation :
Solution bleutée en flacon de 100 ml .
Composition :
Propanol, Isopropanol, Ammonium quaternaire.
Propriétés microbiologiques :
-
Normalisées :
o
bactéricidie : EN 1040,
o
levuricidie : EN 1275
-
Non normalisées : actif in vitro sur Adénovirus H5, sur Rotavirus, Herpès virus de type 1, Orthopox virus de la
vaccine.
Indications et mode d’utilisation : Sur une peau saine, propre et sèche :
- Désinfection hygiénique des mains par friction :
o Utiliser au minimum 3 ml (soit un creux de la main) et frictionner la peau pendant 30 secondes (cf P. E :
04.05.02)
o En cas de risque de contamination tuberculeuse : utiliser 2 fois 3 ml et frictionner la peau 30 secondes à
chaque fois.
o En cas de HIV : utiliser 2 fois 5 ml (3 creux de main) et frictionner pendant 1 minute.
o En cas de contamination par les virus suivants : Hépatite B, Adenovirus H5, Orthopox virus de la vaccine et
Herpès virus type 1, utiliser 2 fois 5 ml de solution et frictionner la peau pendant 5 minutes.
Contre-indications :
- Hypersensibilité aux ammoniums quaternaires ou à un autre constituant.
- Prématurés et nourrissons de moins de 30 mois.
- Application sur des muqueuses ou sur peau lésée.
Précautions d’emploi :
- Si utilisation de gants, ceux-ci doivent être sans poudre
- Liquide inflammable.
Conservation :
- A l’abri de la chaleur
- Dans le flacon d’origine bouché : 1 an après la première ouverture du flacon
- Vérifier la date de péremption.
8. Fiche technique - ANIOSRUB
 85
Distributeur :
NPC
ANIOS
Présentation :
Solution incolore en flacon de 500 ml avec pompe doseuse de 1,5 ml. Utilisable avec un distributeur à
coude ( numéro pharmaco : 013268 )
Composition :
Ethanol, agents hydratants et émollients.
Propriétés microbiologiques :
-
-
Normalisées :
o
bactéricidie : EN 1040, pr EN 12054
o
mycobactéricidie : EN 14348
o
levuricidie : EN 1275
Non normalisées : Actif sur Poliovirus, HIV-1, Rotavirus, Herpès virus, BVDV (virus modèle HCV), PRV (virus
modèle HBV)
31
Indications et mode d’utilisation : Sur une peau saine, propre et sèche :
- Désinfection hygiénique : utiliser 3 ml soit 2 pressions de pompe (cf P.E : 04.05.02),
- Désinfection chirurgicale : utiliser 3 ml au minimum, 2 fois (cf P.E : 04. 05. 02.02) .
Contre-indications :
- Prématurés et nourrissons de moins de 30 mois.
- Application sur des muqueuses ou sur peau lésée.
Précautions d’emploi :
- Si utilisation de gants, ceux-ci doivent être sans poudre
- Liquide inflammable.
Conservation :
- A l’abri de la chaleur
- Dans le flacon d’origine
- Vérifier la date de péremption.
8. Fiche technique - SANITYS

Distributeur :
Hygienic system
Présentation :
Solution en cartouche de 250 ml (aérosol sous pression), à adapter sur un support distributeur spécifique.
Composition :
Alcool éthylique modifié à 70° (Tartrazine, Camphre, Alcool éthylique)
Propriétés microbiologiques normalisées:
-
bactéricidie : pr EN 12054
- levuricidie : EN 1275
Indications et mode d’utilisation : Sur une peau saine, propre et sèche
Désinfection hygiénique : utiliser 3 ml de produit (soit un creux de la main) (cf P.E : 04.05.02)
Contre-indications :
- Prématurés et nourrissons de moins de 30 mois.
- Application sur des muqueuses ou sur peau lésée.
- Hypersensibilité à la tartrazine
Précautions d’emploi :
- Si utilisation de gants, ceux-ci doivent être sans poudre
- Liquide inflammable.
Conservation :
- Dans le flacon d’origine bouché, à l’abri de la chaleur.
- Respecter la date limite d’utilisation (sur le flacon)
- Nettoyer et désinfecter le support journellement.
9. Grille d’évaluation : Non renseignée.
32
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 05. 01. 03.
LAVAGE CHIRURGICAL DES MAINS
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion : janvier 2008
Version : 03
Rédigée par : Dr MC BIMAR
Vérifiée par : EOHH - CLIN
Approuvée par : Président du CLIN
9. Fiche technique
Tenue adaptée au secteur d’activité : camisole manches courtes, cagoule, masque. Pas de bijoux, ongles courts
Eau micro-filtrée
P.E : 04.01.05
Avant tout geste chirurgical ou nécessitant une haute
asepsie
Se mouiller les mains, les poignets, les avant-bras et les coudes
Déposer une dose de savon antiseptique dans chaque paume.
se laver les mains, avant-bras et coudes inclus, un bras après l’autre : bien faire mousser par des mouvements de rotation, de
frottement entre les deux mains en insistant sur les espaces interdigitaux, les doigts, puis en utilisant la main opposée «
savonner » par des mouvements circulaires poignets, avant-bras et coudes pendant 1 minute minimum
Se rincer les mains, avant-bras et coudes, tout en maintenant les mains au-dessus descoudes fléchis, pour
éliminer tous les résidus dus au savonnage pendant une durée égalevoire supérieure au temps de savonnage.
Se brosser exclusivement les ongles pendant une minute avec une brosse stérile à usage unique, préimprégnée de savon antiseptique
Rincer abondamment, pour éliminer tous les résidus dus au savonnage pendant unedurée égale voir
supérieure au temps de savonnage.
Reprendre une dose de solution antiseptique moussante. Se relaver mains et avant-bras, en s’arrêtantaux manchettes, avec la
même technique que dans le premier temps, et ce pendant une minuteminimum.
Se rincer soigneusement les mains et avant-bras, en maintenant les mains levées et les coudes fléchis, pour éliminer tous les
résidus dus au savonnage pendant une durée égale voir supérieure au tempsdesavonnage.
S’essuyer par tamponnement avec l’essuie-mains stérile contenu dans le « pack tenue » les mains puis les avants-bras.
33
10. Grille d'évaluation
obser vation
oui
critères
items
non
remarques
Tenue vestimentaire correcte
D
port de manches courtes
D
ongles courts, propres et sans vernis
D
absence de bijoux et montre
Préparation du matériel
D+L
produit adapté au lavage
D+L
date d’ouverture notée sur flacon
Réalisation
D
mains mouillées avant application
D
quantité produit adaptée
D
technique respectée
D
rinçage soigneux
D
utilisation essuie-mains stérile correcte
D
absence contamination en fin de procédure
D
durée du geste respectée
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items
D = source d’observation directe
L = source d’observation écrite, donc lecture
Items
Critères
oui c’est fait et bien fait,
non : ce n’est pas fait
remarques : élément qui peut expliciter le « non »
34
INSTALLATION DU PATIENT DANS UNE POSITION EN RAPPORT
AVEC SA PATHOLOGIE ET/OU SON HANDICAP
DÉFINITION
Installation du patient alité ou au fauteuil dans une position compatible avec sa maladie et/ou son
handicap.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique
- Titre du texte : Profession d’infirmier ou d’infirmière
- Chapitre : 1er - Article : R4311-5
INDICATION
Tout patient nécessitant une aide, notamment :
- patient atteint de lésions médullaires, d’hémiplégie d’origine vasculaire ou neurologique,
- patient amputé de membres inférieurs ou supérieur, patient polyhandicapé,
- patient polytraumatisé présentant une fracture instable, ou un traction ou un plâtre ou un fixateur
externe, …
OBJECTIFS
-
Assurer le confort et la sécurité du patient,
prévenir l’apparition d’escarres, d’attitudes vicieuses, de chutes,
prévenir l’apparition des complications liées à l’alitement prolongé(stase veineuse, atélectasie et
infections pulmonaires…),
rechercher une position antalgique, favoriser l’autonomie du patient.
PRÉREQUIS
-
Connaissance du handicap et de ses conséquences à court, moyen et long terme,
connaissance de l’anatomie et de la physiologie de l’appareil locomoteur et neurologique,
connaissance des critères d’utilisation du matériel nécessaire.
MATÉRIEL
Le matériel est choisi en fonction de la pathologie, du type d’intervention et de l’objectif de l’installation :
- oreillers, traversins, potence, orthèses, matelas spécifiques, cerceaux, corsets, fauteuil, fauteuil
roulant….
CONSIGNES GENERALES D’INSTALLATION
Il faut respecter l’alignement et les courbures normales du corps dans les différentes positions :
- alignement dans un même axe de la tête, du cou et du rachis, soutien la tête, la nuque, les mollets,
- positionnement des membres inférieurs sans torsion du bassin et des hanches,
- flexion légère et soutien au moyen d’un coussin les membres inférieurs pour éviter l’hyper
extension de la rotule,
- maintien des pieds dans l’axe des jambes et en angle droit pour éviter l’équinisme,
- maintien (au moyen de coussins ou draps roulés)des jambes en position neutre en les calant pour
éviter les rotations internes ou externes et installation à portée de main du système d’appel.
35
PRECAUTIONS GENERALES AVANT LA MISE EN ŒUVRE DU SOIN
-
-
Prendre connaissance des indications et des contre-indications médicales à la mobilisation.
Evaluer l’état du patient :
capacités à effectuer les changements de position,
capacités de résistance à l’effort,
douleur.
Evaluer et préparer le matériel et le nombre de personnes nécessaires.
Informer le patient du déroulement et des objectifs du soin.
S’assurer que le patient n’ait pas besoin d’uriner ou de déféquer avant la mobilisation ou
l’installation.
Vérifier que le lit et/ou le fauteuil ont les roues bloquées et positionner le matériel de façon
ergonomique.
Appliquer les règles générales de conformité du soin et de la réfection du lit.
LES DIFFERENTES POSITIONS DU PATIENT ALITE
DECUBITUS DORSAL
♦ STRICT
Contre-indication
Patient insuffisant respiratoire,
cardiaque, comateux ou
avec un réflexe de déglutition aboli.
♦ PROCLIVE 30°
36
♦ DECLIVE OU TRENDELENBURG
♦ POSITION ASSISE OU DEMI-ASSISE
-
Consignes
Inclinaison du dossier à adapter au patient.
Petit coussin cervical & Respect de la lordose
lombaire.
Coussin sous les cuisses :évite le glissement en
avant.
Coussin sous la plante des pieds.
La position assise au lit à 90° ne doit pas excéder
30 minutes; au delà, installer en position demiassise.
Contre-indication
Patient présentant:
une fracture du rachis
un état de conscience altéré.
DECUBITUS LATERAL DROIT ET GAUCHE
-
Consignes
Maintien de la tête dans le plan du corps.
Croisement des jambes séparées par un large
coussin.
Calage de la position par un coussin
postérieur.
DECUBITUS SEMI-LATERAL OU POSITION TROIS-QUART
-
Pas de torsion de la colonne vertébrale :
thorax dans l’axe du bassin.
Soulever le bassin lors de chaque
changement de position.
37
DECUBITUS VENTRAL
-
Consignes
Absence de coussin épais sous la tête.
Protection des appuis iliaques.
Présence de coussin sous la cheville
maintenue en angle droit.
Contre-indication
Patient insuffisant respiratoire ou
cardiaque.
EVALUATION
-
Choix de l’installation du patient compatible avec sa maladie et son handicap.
Disponibilité des aides techniques nécessaires.
Respect de l’alignement corporel.
Respect de la fréquence des changements de position.
Confort du patient.
Soulagement de la douleur.
Sécurité pas de chute pas de position vicieuse.
Maintien de l’intégrité de la peau.
Autonomie du patient.
BIBLIOGRAPHIE
- Fiches de soins infirmiers : Pascal Hallouët/Jérôme Eggers - Edition septembre 2004 Masson.
- Site internet www.escarre.fr
38
CONFECTION D’UN LIT NON OCCUPE
DÉFINITION
Habillage d’un matelas avec du linge propre, par l’équipe soignante le plus souvent, pour assurer confort
et hygiène au patient.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique
- Titre du texte : Profession d’infirmier ou d’infirmière
- Chapitre : 1er - Article : R4311-5
INDICATION
-
Préparation de la chambre pour l’admission d’un patient.
OBJECTIF
-
Assurer l’hygiène, le confort et le bien être du patient admis.
PRÉREQUIS
-
Introduction à l’hygiène et lavage simple des mains.
MATÉRIEL
-
2 draps, couverture(s) si nécessaire, alèse (drap sup.), dessus de lit, oreiller, traversin,
taie d’oreiller (drap supplémentaire), taie de traversin (drap supplémentaire).
DÉROULEMENT DU SOIN
-
-
-
Vérifier la propreté du matelas et du lit. Placer une chaise au pied du lit : déposer l’oreiller, le
traversin, puis le linge dans l’ordre inverse d’utilisation (taie, dessus de lit, couverture, drap de
dessus, alèse, drap de dessous).
Poser le drap de dessous en l’équilibrant, enrouler le traversin puis border en commençant par les
pieds. Faire les coins du bas du lit. Poser l’alèse en glissant les bords supérieurs sous le traversin.
Border le tout.
Poser le drap de dessus, la couverture et le dessus de lit puis border le tout, au bas du lit et faire les
coins. Faire le revers avec le drap de dessus. Mettre l’oreiller dans la taie et le placer sur le lit.
EVALUATION
-
-
Sécurité : le lit comporte le frein et il est au niveau le plus bas. Les draps ne comportent pas de plis.
Efficacité : les draps et les couvertures sont bordés, aux pieds, suffisamment. Le lit a un aspect
soigné. L’infirmière se coordonne avec l’aide.
Economie : 10 à 15 minutes.
Ergonomie : rehausser le lit, utiliser la force des membres inférieurs, rechercher les points d’appuis
contre le lit, soulever le matelas avants bras à plat avec verrouillage lombaire, se mettre le plus près
possible de la charge, éviter les gestes et pas inutiles.
Confort : le nombre de couvertures est adapté aux besoins du patient, le drap de dessus et les
couvertures doivent recouvrir les épaules.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiches de soins infirmiers – MASSON – Paris - Année 2004.
39
REFECTION D’UN LIT NON OCCUPE
DÉFINITION
Nettoyage de la literie et habillage du matelas avec du linge, par l’équipe soignante, pour assurer confort
et hygiène au patient, tous les matins lors de la toilette et dans la journée lors des changes si besoin.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique
- Titre du texte : Profession d’infirmier ou d’infirmière
- Chapitre : 1er - Article : R4311-5
INDICATIONS
-
Entretien quotidien ou literie souillée.
OBJECTIFS
-
Assurer l’hygiène, le confort et le bien être du patient admis.
Maintenir une peau propre et saine, prévenir l’apparition d’escarres.
PRÉREQUIS
-
Introduction à l’hygiène, lavage simple des mains, confection d’un lit non occupé.
MATÉRIEL
-
2 draps, couverture(s) si nécessaire, alèse (drap supplémentaire), dessus de lit, oreiller, traversin,
taie d’oreiller (drap supplémentaire), taie de traversin (drap supplémentaire),
gants non stériles, chiffonnettes, désinfectant de surface, solution hydroalcoolique pour antisepsie
rapide des mains.
DÉROULEMENT DU SOIN
-
Placer une chaise au pied du lit. Déposer les coussins.
Déborder le lit du patient puis replier dessus de lit, couvertures et draps en trois parties : rabattre le
tiers inférieur sur le tiers central puis rabattre le tiers supérieur. Rabattre le coté droit, puis le coté
gauche et déposer le tout sur la chaise. Désinfecter le matelas et procéder à la réfection du lit : cf.
confection d’un lit non occupé. Déposer les draps souillés dans le sac approprié.
EVALUATION
-
-
-
Sécurité : le lit comporte le frein. Les draps ne comportent pas de plis.
Efficacité : les draps et les couvertures sont bordés, aux pieds. Le lit a un aspect soigné.
L’infirmière se coordonne avec l’aide. Les draps sales n’entrent pas en contact avec les draps
propres et ne sont pas agités. Ils ne doivent pas être déposés sur le sol, ni tenu contre le soignant.
Economie : 10 à 15 minutes.
Ergonomie : rehausser le lit, utiliser la force des membres inférieurs, rechercher les points d’appuis
contre le lit, soulever le matelas avants bras à plat avec verrouillage lombaire, se mettre le plus près
possible de la charge, éviter les gestes et pas inutiles.
Confort : le nombre de couvertures est adapté aux besoins du patient, le drap de dessus et les
couvertures doivent recouvrir les épaules. La communication est efficiente avec prise en compte
des besoins du patient.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiches de soins infirmiers – MASSON – Paris - Année 2004.
40
REFECTION D’UN LIT OCCUPE
DÉFINITION
Nettoyage de la literie et habillage du matelas avec du linge, par l’équipe soignante, pour assurer
confort et hygiène au patient alité, tous les matins lors de la toilette et dans la journée lors des changes si
besoin.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique
- Titre du texte : Profession d’infirmier ou d’infirmière
- Article : R4311-5
- Chapitre : 1er
INDICATIONS
-
Interdiction de levé sur prescription médicale.
Etat du patient altéré.
OBJECTIFS
-
Assurer l’hygiène, le confort et le bien être du patient admis.
Maintenir une peau propre et saine, prévenir l’apparition d’escarres.
Relever les détails susceptibles d’étayer le diagnostic d’une maladie et/ou repérer les attitudes
vicieuses.
PRÉREQUIS
-
Introduction à l’hygiène, lavage simple des mains.
Confection d’un lit non occupé.
MATÉRIEL
-
2 draps, couverture(s) si nécessaire, alèse (drap supplémentaire), dessus de lit,
oreiller, traversin,
taie d’oreiller (drap supplémentaire), taie de traversin (drap supplémentaire),
gants non stériles, chiffonnettes, désinfectant de surface, solution hydroalcoolique pour antisepsie
rapide des mains..
DÉROULEMENT DU SOIN
-
Placer une chaise au pied du lit et y déposer un drap propre roulé (de moitié dans le sens de la
longueur) ou plié en accordéon.
Déborder le lit du patient puis replier dessus de lit, couvertures et draps sur le patient.
Retirer l’oreiller en fonction de l’état du patient puis le tourner sur le coté, l’aide assurant sa
sécurité.
Rouler l’alèse et le drap de dessous vers le patient puis nettoyer la housse du matelas.
Dérouler le drap de dessous et l’alèse vers le patient, envelopper le traversin puis border.
Tourner le patient de l’autre coté et procéder de façon identique.
Réinstaller le patient à plat, remettre l’oreiller après avoir changé la taie si besoin.
Poser le drap de dessus, la couverture et le dessus de lit puis border le tout, au bas du lit et faire les
coins. Faire le revers avec le drap de dessus.
41
EVALUATION
-
-
-
Sécurité : le lit comporte le frein et la sécurité du patient est assurée par l’aide. Les draps ne
comportent pas de plis.
Efficacité : les draps et les couvertures sont bordés, aux pieds, suffisamment. Le lit a un aspect
soigné. L’infirmière se coordonne avec l’aide. Les draps sales n’entrent pas en contact avec les
draps propres et ne sont pas agités. Ils ne doivent pas être déposés sur le sol, ni tenu contre le
soignant. Le soin doit être opportum à l’état de santé du patient.
Economie : 10 à 15 minutes.
Ergonomie : rehausser le lit, utiliser la force des membres inférieurs, rechercher les points d’appuis
contre le lit, soulever le matelas avants bras à plat avec verrouillage lombaire, se mettre le plus près
possible de la charge, éviter les gestes et pas inutiles.
Confort : le nombre de couvertures est adapté aux besoins du patient, le drap de dessus et les
couvertures doivent recouvrir les épaules. Le patient est installé confortablement tout au long du
soin. La pudeur du patient est respectée. La communication est efficiente avec prise en compte des
besoins du patient.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiches de soins infirmiers – MASSON – Paris - Année 2004.
42
LA TOILETTE CORPORELLE
REGLES DE BASE
DÉFINITION
La toilette est un soin infirmier de confort, de bien être physique et psychologique, de maintien de
l’autonomie. C’est un soin personnalisé faisant appel à quatre techniques différentes selon la situation du
patient : toilette au lit, au lavabo, à la douche, en chariot douche.
- La toilette peut être réalisée par un infirmier, un aide soignant ou un auxiliaire de puériculture.
- Ce soin permet d’assurer l’hygiène corporelle et de prendre soin du corps dans son ensemble.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique
- Titre du texte : Profession d’infirmier ou d’infirmière
- Chapitre : 1er
- Article : R 43.11-1, R 4311-2, R4311-3, R4311-4.
INDICATIONS
-
Perte d’autonomie physique et / ou psychique partielle ou complète.
OBJECTIFS
-
Maintenir chez le patient une peau propre et saine.
Assurer bien être et confort.
Développer les capacités de communication de la personne.
Prévenir l’apparition de dégradations corporelles.
Dépister les complications liées à une pathologie et / ou à l’alitement.
Restaurer une image de soi positive chez la personne.
Développer l’autonomie physique et psychique des personnes.
Réhabiliter le schéma corporel.
Accompagner et rassurer la personne en fin de vie.
PRÉREQUIS
-
Notions de base en hygiène.
Anatomie de l’appareil génital externe masculin et féminin.
Notion d’autonomie.
Notions de communication verbale et non verbale.
REMARQUES GENERALES
-
Commencer par la toilette génito-anale si la personne est souillée.
Ordre des parties du corps à laver : modulable selon la personne.
Respecter les habitudes et la pudeur de la personne.
Etablir une communication efficace pendant le soin.
Ne pas faire de gestes à la place de la personne.
Veiller à un rinçage et un séchage efficace.
Assurer la sécurité du patient.
Mettre en place les techniques d’ergonomie de la manutention des patients alités.
43
EVALUATION POUR TOUT TYPE DE TOILETTE
-
Acceptation du soin par le patient.
Participation au soin adaptée aux capacités de la personne.
Relation de qualité établie avec la personne et maintenue pendant le soin.
Hygiène corporelle effective ; technique respectée.
Sécurité et confort de la personne assurés.
Bien être et satisfaction de la personne, sentiment de confiance.
Utilisation des techniques d’ergonomie matérielles, physiques.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiches de soins infirmiers : Pascal Hallouët/Jérôme Eggers - Edition septembre 2004 Masson.
Documentation de formation : « La toilette du malade - Quelles évolutions ? » Communication et
Etudes corporelles - Yves Gineste et Rosette Marescotti.
Aide à la toilette au lavabo – Magazine l’Aide Soignante – N° 51-52 – Novembre et décembre
2003 – P41 – 42.
44
1 - TOILETTE AU LIT
DÉFINITION
Technique de toilette séquentielle à l’eau non coulante réalisée au lit d’une personne. Elle permet
d’effectuer ou d’aider à effectuer les soins d’hygiène d’une personne dans l’incapacité de se lever.
MATÉRIEL
•
Pour la réalisation du soin (sur un chariot décontaminé)
- savon doux,
- cuvette remplie d’eau à température adaptée à la personne,
- serviettes et gants de toilette,
- un tablier à usage unique,
- gants à usage unique,
- lingettes à usage unique,
- bouteille en plastique emplie d’eau à température adaptée à la personne,
- bassin sauf contre indication,
- matériel pour la prévention d’escarres,
- nécessaire pour l’hygiène buccale,
- nécessaire pour la coiffure,
- nécessaire de rasage.
•
Pour le patient
- Nécessaire au change,
- eau de toilette,
- vêtements de rechange,
- nécessaire pour la réfection de lit,
- paravent si besoin.
•
Matériel spécifique
- Couche et protection de lit si C.I. au bassin.
•
Pour la gestion des déchets
- Haricot,
- sac poubelle,
- sac à linge sale.
DÉROULEMENT DU SOIN
•
Préparation du patient :
- Planifier le soin en fonction de l’état du patient de l’organisation du service.
- Prévenir la personne du soin, expliquer si besoin.
- Demander à la personne si besoin d’uriner ou d’aller à la selle avant la toilette.
45
Technique :
-
Lavage des mains simple.
Enlever le couvre lit et la couverture.
Enlever oreiller et monter la partie supérieure du lit.
Déshabiller partiellement la personne et maintenir drap sur le torse.
Utiliser le gant de toilette pour le haut du corps.
Laver le visage, les yeux puis rincer, sécher.
Savonner le cou, les oreilles puis rincer, sécher.
Découvrir les membres supérieurs.
Savonner les membres supérieurs l’un après l’autre, rincer, sécher.
Renouveler eau de rinçage si besoin.
Découvrir le torse puis savonner, rincer, sécher.
Recouvrir le haut du corps avec une serviette ou un drap propre et sec.
Renouveler eau de rinçage.
Découvrir les membres inférieurs.
Enlever bas de pyjama et maintenir le drap au niveau des organes génitaux.
Utiliser le gant de toilette pour le bas du corps.
Savonner, rincer et sécher les membres inférieurs.
Renouveler eau de rinçage.
Mettre les gants à usage unique.
Découvrir les organes génitaux.
Déborder le drap et l’alèse ; les replier sous les fesses.
Installer la personne sur le bassin sauf C.I.
Avec des lingettes ou gant de toilette à usage unique, savonner l’intérieur des cuisses et le
pubis.
Rincer le pubis et la face interne des cuisses.
-
Savonner la vulve de haut en bas jusqu’à la zone anale.
Rincer de haut en bas avec la bouteille d’eau.
-
Décalotter le gland et savonner la verge et le scrotum jusqu’à la zone anale.
Rincer avec bouteille d’eau. Re-calotter le gland.
-
Sécher, retirer le bassin.
Installer la personne en décubitus latéral.
Savonner, rincer et sécher les fesses et le pli inter fessier puis retirer les gants à usage
unique.
Renouveler eau de rinçage.
Utiliser le gant de toilette du haut du patient pour savonner, rincer et sécher le dos.
Effectuer la prévention d’escarres au niveau des points d’appui.
Habiller la personne soignée.
Refaire le lit.
Procéder au soin de bouche.
Procéder aux soins esthétiques.
Réinstaller la personne.
Réaménager l’environnement du patient. (sonnette, tablette , barrières).
Nettoyer et ranger le matériel.
Femme :
Homme :
Puis :
-
46
2 - TOILETTE EN CHARIOT DOUCHE
DÉFINITION
Technique de toilette continue à l’eau coulante réalisée sur un chariot équipé d’un système d’évacuation
d’eau. Permet d’effectuer les soins d’hygiène d’une personne dans l’incapacité de se lever
MATÉRIEL
-
Un chariot douche conforme aux normes de sécurité, utilisable en salle de bains adaptée.
Nécessaire pour la toilette et 1 drap supplémentaire.
DÉROULEMENT DU SOIN
•
Préparation du matériel
- Vérifier l’état du chariot douche : freins de sécurité, barrières, nettoyage et
décontamination selon protocole CLIN.
- Vérifier circuit de l’eau et température de l’eau.
- Vérifier température de la pièce.
- Réunir les affaires de toilette dans la salle de bains.
•
Préparation du patient
- Prévenir le patient, lui expliquer le soin, rassurer.
- Transférer le patient de son lit sur le chariot, à l’aide de son drap ou d’un tapis de
transfert.
- Couvrir le patient pour le transport jusqu’en salle de bains.
•
Technique
- Découvrir le patient.
- Déshabiller le patient en maintenant le drap de transfert sous lui.
- Régler la température de l’eau.
- Placer la douchette dans un gant pour éviter les éclaboussures.
- Mouiller entièrement le patient.
- Savonner les différentes parties du corps.
- Laver les cheveux si besoin.
- Rincer avec la douchette chaque partie du corps au fur et à mesure.
- Sécher rigoureusement chaque partie lavée.
- Retirer le drap de transfert.
- Sécher le matelas du chariot.
- Placer un nouveau drap de transfert propre et sec sous le patient afin de le mettre sur un
plan propre et sec.
47
3 - TOILETTE AU LAVABO
DÉFINITION
Technique de toilette séquentielle, permettant à une personne plus ou moins valide d’effectuer
partiellement ou totalement ses soins d’hygiène.
MATÉRIEL
- Nécessaire pour la toilette, tapis de sécurité (drap), une chaise recouverte d’un drap.
- Potence roulante si patient perfusé et bouteille à O2 si besoin.
DÉROULEMENT DU SOIN
•
Préparation du matériel
- Installer la chaise dans la salle de bain ainsi que le tapis de sécurité.
- Réunir le matériel nécessaire à portée de main du patient.
•
Préparation du patient
- Prévenir le patient, puis le conduire à la salle de bain.
•
Technique
- Déshabiller le patient partie par partie.
- Le patient effectue sa toilette suivant ses possibilités.
- Répondre à ses besoins et le guider dans ses gestes.
- Veiller à ce que la porte de la salle de bain soit fermée.
- Evaluer l’état du patient tout au long du soin.
4 - TOILETTE A LA DOUCHE
DEFINITION
Technique de toilette continue à l’eau coulante réalisée dans un local permettant de délivrer un jet d’eau
sur l’ensemble du corps. Permet à une personne valide d’effectuer ses soins d’hygiène rapidement et
efficacement et à une personne semi valide de développer ses capacités de se mouvoir.
MATERIEL
-
Poignées de sécurité murales, avec ou sans chaise de douche.
5 - TOILETTE ET BAIN DU NOURRISSON
DEFINITION
Technique de toilette permettant de maintenir un peau propre, d’observer toute anomalie et de procurer
une détente agréable à l’enfant.
REGLES DE SECURITE
L’infirmier respecte les règles de sécurité et de confort de l’enfant :
- S’assure des dates de péremption des produits utilisés.
- Vérifie et assure la désinfection du matériel avant et après la toilette.
- Contrôle la température avant toute action (de la chambre et de l’eau)
- Ne laisse jamais le nourrisson seul : sur la table à langer, dans le bain.
- Remonte les barrières du lit après le soin.
48
MATERIEL
-
Bassine ou baignoire selon l’âge de l’enfant
Savon de Marseille ou savon à Ph neutre
Serviette de toilette ou drap de bain
Papiers jetables
Pour les soins de yeux : coton ou compresses, sérum physiologique de préférence en
unidose
Une brosse souple pour le cuir chevelu
Une paire de ciseau pour ongle bébé
Les vêtements de l’enfant et couche adaptée à l’âge
Une balance si pesée nécessaire
Le thermomètre pour vérifier la température corporelle
DÉROULEMENT DU SOIN
•
Préparation
L’infirmier choisit un matériel adapté à l’enfant :
- Bassine ou baignoire remplit au ¾ d’eau.
- Vérifie la température de la pièce (20-22°) et de l’eau à 37°.
- Plonge le coude pour s’assurer de la bonne température si absence de thermomètre de
bain.
- Place le matelas à langer à proximité, ainsi que le matériel, préparé au préalable.
•
Technique
- L’infirmier explique à la maman le déroulement du soin
- Enlève les bijoux qui risquent de blesser l’enfant et se lave les mains
- Installe la serviette sur le coussin de change
- Déshabille l’enfant, enlève la couche, essuie le siège si nécessaire et lui prend la
température.
- Réalise le soin à « mains nues » pour savonner l’enfant sur le coussin de change ;
Tous les gestes sont effectués avec douceur, en parlant à l’enfant
- Savonne l’enfant dans l’ordre suivant : tête, cou, membres supérieurs, tronc, abdomen,
dos, membres inférieurs puis en dernier le siège.
- Baigne l’enfant :
Place sa main gauche derrière sa nuque (tête de l’enfant à sa gauche et pieds à sa
droite) et saisit l’épaule droite de l’enfant. Ainsi la tête repose sur l’avant-bras
gauche de l’infirmier.
La main droite saisit les jambes à hauteur des chevilles. Cette main sert ensuite à
rincer les différentes parties du corps de l’enfant dans l’eau.
- Si l’enfant ne doit pas être baigné, l’infirmier le rince en suivant l’ordre du savonnage
- Sort l’enfant du bain en le tenant comme pour y rentrer.
- Le sèche en tapotant soigneusement et en insistant dans les plis (cou, aisselles, plis
inguinaux)
- Vérifie l’état de l’ombilic et réalise un soin selon le protocole en vigueur.
- Rhabille l’enfant.
- Nettoie le visage avec du lait de toilette spécifique au bébé.
- Procède au soin de nez : instille une goutte de sérum physiologique dans chaque narine,
puis roule une petite mèche de coton pour les nettoyer : changer à chaque fois et à
chaque narine.
49
-
-
-
Procède au soin d’oreilles : (l’utilisation de coton tige ordinaire est interdit à l’intérieur
du conduit auditif) cependant, il est nécessaire de nettoyer le pavillon de l’oreille et le
sillon inter auriculaire avec de l’eau et du savon doux puis essuyer avec la serviette de
l’enfant.
Procède aux soins des yeux : il n’y a pas de méthode particulière. Ne pas utiliser de
savon sur le visage qui risque de piquer les yeux et le nez de l’enfant. Les nettoyer avec
du sérum physiologique (changer de compresses à chaque fois et chaque œil)
Si l’œil coule, commencer par l’oeil le plus propre. Déplacer la compresse du coin
le plus propre vers le plus sale
Après avoir mis l’enfant en sécurité dans le lit ou attaché dans un siège, Range et
nettoie le matériel
50
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 06. 05. 03.
PÉDILUVE
Niveau de preuve : 4
Date de la diffusion : septembre 2004
Version : 01
9. Fiche technique
Rédigée par : IDE CLIN
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
Respecter les Précautions Standard
Pédiluve à réaliser pour le confort du patient
ou sur prescription médicale (plaies, escarres …).
Etre en tenue adaptée au secteur
réaliser un lavage simple des mains
Préparer le matériel adapté nécessaire sur un plan de travail nettoyé et désinfecté.
Réaliser une antisepsie rapide des mains
puis mettre les éléments de protection.
Installer le patient
(position ½ assise si possible, protection imperméable sous les pieds).
Remplir la cuvette ou récipient stérile
avec le type d’eau de qualité adaptée aux 2 /3,
la poser sur la protection et faire tremper les pieds du patient.
Mouiller le gant et l’imbiber de savon adapté : savonner
successivement chaque pied dessus - dessous
orteils, espaces inter-digitaux, chevilles et talons.
Renouveler l’eau de la cuvette pour le rinçage puis bien essuyer
(toutes les surfaces doivent être parfaitement sèches).
En l’absence d’ongles incarnés et de mycose et si besoin :
couper les ongles au « carré » en tamponnant
avec une compresse imbibée de Dakin Cooper Stabilisé.
Jeter le matériel à usage unique utilisé puis
puis enlever les gants et les jeter puis réaliser
une antisepsie rapide des mains.
Assurer au patient une position de repos satisfaisante.
Nettoyer le matériel réutilisable.
Réaliser lavage antiseptique des mains.
Noter la réalisation du soin dans le dossier de soins.
51
10. Grille d’évaluation
critères
Obs
items
D
tenue de travail adaptée au secteur d’activité
D
traitements des mains adaptés tout au long du soin
D
éléments de protection revêtus par le soignant
D
installation patient en position ½ assise si possible
D
-
D
-
D
oui
non
remarques
confortable pour lui
ergonomique pour le soignant
protection imperméable mise en place
choix adapté récipient, savon et qualité eau
D+L
(si plaies et/ou escarres, eau stérile embouteillée)
D
immersion pieds puis nettoyage efficace
D
-
dessus dessous
D
-
orteils
D
-
espaces interdigitaux
D
-
chevilles
D
-
talons
D
rinçage effectué avec de l’eau de qualité adaptée
D
séchage attentif réalisé
D
ongles coupés au « carré »
D
patient réinstallé
D
matériel à usage unique éliminé
D
matériel réutilisable correctement nettoyé
L
transmissions écrites sur dossier infirmier
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
52
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 06. 05. 02.
CAPILUVE A UN MALADE ALITE
Niveau de preuve : 4
Date de la diffusion : septembre 2004
Version : 01
9. Fiche technique
Rédigée par : IDE CLIN
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
Respecter les Précautions Standard
Capiluve à réaliser chez un patient alité.
Etre en tenue adaptée au secteur
réaliser un lavage simple des mains.
Préparer le matériel nécessaire sur un plan de travail nettoyé et désinfecté.
Réaliser une antisepsie rapide des mains
puis mettre éléments de protection.
Décaler le lit du mur et baisser la tête dans les glissières ;
installer le patient en décubitus dorsal (épaules au ras du matelas, et
si l’état le permet : drap plié 4 sous les épaules) puis disposer
les protections et cuvette (= déclivité pour recueillir les écoulements).
Couvrir le patient (= respect pudeur) et protéger conduits
auditifs avec un peu de coton hydrophile.
Humidifier cuir chevelu et chevelure avec de l’eau de qualité adaptée
avec un dose de produit moussant adapté, masser cuir chevelu et
chevelure en insistant sur le pourtour des oreilles.
Débuter le démêlage des cheveux de la racine vers les pointes
puis rincer abondamment à l’eau tiède et vider la bassine.
Sécher, peigner et finaliser le séchage avec un séchoir électrique
vérifier la propreté des oreilles et replis auriculaires.
Jeter le matériel à usage unique utilisé puis
enlever les gants et les jeter puis réaliser
une antisepsie rapide des mains.
Nettoyer le matériel réutilisable.
Réaliser un lavage antiseptique des mains.
Noter la réalisation du soin dans le dossier de soins.
53
10. Grille d’évaluation
Observ
ation
D
D+L
critères
items
oui
non
remarques
tenue de travail adaptée au secteur d’activité
matériel nécessaire préparé
D
traitements des mains adaptés tout au long du soin
D
éléments de protection revêtus par le soignant
D
installation patient en décubitus dorsal, tête lit ôtée
D
-
D
-
confortable pour lui
ergonomique pour le soignant
D
patient couvert et protégé (= pudeur)
D
chevelure humidifiée
D
nettoyage successif efficace
D
-
cuir chevelu
D
-
cheveux
D
-
pourtour des oreilles
-
démêlage
D
rinçage abondant à l’eau
D
chevelure séchée et peignée
D
matériel à usage unique éliminé
D
matériel réutilisable correctement nettoyé
L
transmissions écrites sur dossier infirmier
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
54
L’HYGIENE BUCCO DENTAIRE
DEFINITION
L’hygiène de la cavité comporte deux types d’interventions :
- Le brossage des dents qui est réalisé, de préférence après chaque repas, ou 3 fois par jour même si
le malade ne s’alimente pas.
- Le soin de bouche :
• soin d’hygiène et de confort, réservé à des cas bien particuliers : hyperthermie,
déshydratation…
• soin thérapeutique, lors de prescription de produits médicamenteux.
LEGISLATION ET RESPONSABILITE
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique
- Titre du texte : Profession d’infirmier ou d’infirmière
- Chapitre : 1er
- Article : R 4311-1, R 4311-2, R 4311-3, R 4311-4,
article R 4311-5 - 28 : soin de bouche avec application des produits non médicamenteux,
article R 4311-7 - 25 : soin de bouche avec application de produits médicamenteux et en tant que
de besoin, aide instrumentale.
INDICATIONS
-
-
Soins de la cavité buccale avec ou sans prescription de produits médicamenteux (intervention de la
sphère ORL, infection, candidose, hyperthermie, déshydratation, altérations buccodentaires liées
aux pathologies, aux effets secondaires de certaines thérapeutiques…).
Patient dans l’incapacité de réaliser ce soin sans aide.
OBJECTIFS
-
-
Maintenir et/ou restaurer l’hygiène bucco-dentaire et le bien être buccal, lorsque la maladie ou le
handicap perturbent les caractéristiques physiologiques de la cavité buccale et des muqueuses (
lèvres, face interne des joues, palais, langue , gencives, dents ou prothèses dentaires, salive).
Conserver l’intégrité des capacités fonctionnelles ( hydratation de la muqueuse buccale et des
lèvres, communication, alimentation), de l’estime de soi, des échanges relationnels.
Garantir le confort de la personne soignée.
Prévenir le développement microbien.
Prévenir ou traiter les altérations bucco-dentaires liées aux pathologies, aux effets secondaires de
certaines thérapeutiques.
PREREQUIS
-
Connaissance de l’anatomie de la cavité buccale.
Identification de risque de fausse route aux liquides.
Identification du degré de conscience et de coopération d’une personne.
Identification du degré d’autonomie.
MATERIEL
Le matériel est choisi en fonction du niveau
- de coopération,
- de conscience,
- de dépendance de la personne soignée,
- de l’état de la cavité buccale.
55
DEROULEMENT DU SOIN
-
Cf. fiche Règles générales des soins.
Cf. fiches suivantes.
EVALUATION
-
Respect du mode d’emploi du produit utilisé.
Respect du temps de contact du produit sur les muqueuses.
Ne pas faire saigner, ne pas faire mal.
Limitation voire absence d’altération liée aux effets secondaires des thérapeutiques.
Capacité fonctionnelle récupérée ou conservée.
Satisfaction du patient en terme de confort, de confiance en soi.
BIBLIOGRAPHIE
-
Pascal Hallouet, Jérome Heggers : « Fiches de soins infirmiers », Edition Masson, 2004.
Laurence Pitard , Marie Odile Rioufol … : « Symptômes et pratiques infirmières, Fiches de
soins ».
Nouveaux cahiers de l’Infirmière, Edition Masson, 2004.
56
1 – BROSSAGE DE DENTS
MATERIEL
-
Serviette de protection,
brosse à dents,
dentifrice,
verre d’eau,
récipient pour cracher( haricot).
En cas d’appareil dentaire, prévoir en plus :
- Un nettoyant spécifique,
- Une boite à prothèse étiquetée au nom du patient, pour déposer l’appareil.
DEROULEMENT DU SOIN
-
Demander au patient de décrire ses habitudes d’hygiène bucco-dentaire.
L’installer en position demi assise ou selon son état de conscience en décubitus dorsal avec la tête
sur le côté ou en PLS.
Brosser les dents avec la brosse recouverte de dentifrice devant, sur les côtés, pendant 2 à 3
minutes.
Faire rincer la bouche, plusieurs fois à l’eau claire : maintenir le haricot sous le menton, pour que
la personne puisse cracher, essuyer le tour de la bouche.
Si le patient est porteur d’appareil dentaire :
-
-
Demander au patient d’enlever ses prothèses dentaires, s’il n’y parvient pas lui enlever en
commençant par celui du haut, les rincer à l’eau courante, les déposer dans la boite à prothèse
remplie d’une solution nettoyante pour appareil dentaire, les laisser le temps du soin.
Les brosser avec la brosse à dents et le dentifrice, les rincer.
Les redonner au patient après lui avoir fait un soin de bouche.
Veiller à ne pas faire tomber l’appareil dentaire, fragile, il peut se détériorer, et difficile à
remplacer car il est d’un prix élevé.
Veiller à ne pas le perdre, identifier le récipient, pas mettre dans un papier ou un récipient risquant
d’être jeter par mégarde.
Transcrire que le soin est accompli, et noter l’état de la cavité buccale : présence de dépôts
blanchâtres, de saignements, de douleur localisée.
57
2 - SOIN DE BOUCHE
MATERIEL
-
Un plateau,
compresses,
abaisse-langue en bois ou pince de Kocher,
la solution, selon protocole du service, ou prescription,
gants à usage unique,
lubrifiant pour les lèvres,
haricot à usage unique.
DEROULEMENT DU SOIN
-
Informer le patient du soin et le faire participer.
Installer la personne en position demi assise, ou bien relevée avec des coussins.
Le patient inconscient est installé en décubitus dorsal, la tête sur le côté ou PLS.
Après lavage des mains, préparer les tampons c’est à dire déplier la compresse et l’enrouler serrée
autour de l’abaisse-langue.
Imbiber le tampon de solution.
Eliminer le surplus de liquide en pressant le tampon sur le bord du verre.
Nettoyer la cavité buccale :palais, gencives, face interne des joues, langue et lèvres.
Répéter plusieurs fois l’opération, en changeant de tampons.
Pratiquer le soin en maintenant avec le pouce l’extrémité de la compresse, ce qui permettra de
dérouler pour la jeter, sans toucher la partie sale.
Faire rincer la bouche avec la fin de solution, excepté pour le patient qui a perdu ses réflexes de
déglutition.
Essuyer la bouche et réinstaller le patient.
Informer et éduquer le patient sur l’utilité du soin de bouche régulier, sur la technique du soin, sur
l’action du produit que l’on utilise.
Transcrire que le soin est accompli, et noter l’état de la cavité buccale : présence de dépôts
blanchâtre, de saignements, de douleur localisée.
58
P.E. : 04. 06. 05. 01.
AP-HM / CLIN
SOIN DE BOUCHE
Niveau de preuve : 4
Date de la diffusion : septembre 2004
Version : 01
9. Fiche technique
Rédigée par : IDE CLIN
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
Respecter les Précautions Standard
Soin de bouche à réaliser
pour assurer l’hygiène bucco-dentaire
avant une intervention nécessitant une intubation buccale
ou après chaque repas.
Etre en tenue adaptée au secteur
réaliser un lavage simple des mains.
Préparer le matériel nécessaire sur un plan de travail nettoyé et désinfecté.
Réaliser une antisepsie rapide des mains
puis mettre les gants à usage unique non
poudrés (stériles si patient immunodéprimé).
Installer le patient (position ½ assise si possible, protection autour du cou).
Selon la prescription médicale, verser solution antiseptique dans
gobelet à usage unique à diluer avec l’eau de qualité adaptée.
-
Immerger une compresse stérile, essorer puis entourer l’abaisse
langue à usage unique et nettoyer successivement
(en changeant de compresse aussi souvent que nécessaire)
gencives hautes et basses, droites et gauches,
dents faces internes des joues,
palais,
pour terminer par la langue.
Rincer la cavité bucco-dentaire selon les mêmes principes
puis jeter le matériel utilisé.
Enlever les gants et les jeter et
réaliser une antisepsie rapide des mains.
Assurer au patient une position de repos satisfaisante.
Réaliser un lavage antiseptique des mains.
Noter la réalisation du soin dans le dossier de soins.
59
10. Grille d’évaluation
Observ
ation
critères
items
D
tenue de travail adaptée au secteur d’activité
D
installation patient en position ½ assise si possible
D
-
D
-
oui
non
remarques
confortable pour lui
ergonomique pour le soignant
D
traitements des mains adaptés tout au long du soin
D
port des gants adaptés par le soignant
solution buccale diluée avec de l’eau
D+L
-
du réseau
D+L
-
stérile embouteillée si patient immunodéprimé
D
abaisse langue correctement entouré par compresse
nettoyage successif efficace
D
-
gencives hautes et basses, droites et gauches
D
-
dents faces internes des joues
D
-
palais
D
-
langue
D
rinçage à l’eau de qualité adaptée
D
patient réinstallé
D
matériel à usage unique évacué en poubelle
L
transmissions écrites sur dossier infirmier
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
60
LA DIURESE
DÉFINITION
Mesure de la quantité d’urine émise sur 24H ; ce résultat fait partie des pertes liquidiennes et est utilisé
pour calculer le bilan entrée/sortie liquidien.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004
- Titre 1er
- Article R.4611-5 - Alinéa 19
INDICATIONS
-
Surveillance d’un patient en réanimation,
insuffisance rénale ou cardiaque,
post-opératoire,
déshydratation ou rétention d’eau, …
OBJECTIFS
-
Surveiller l’évolution d’une pathologie et/ou les effets d’un traitement.
Evaluer l’état général d’une personne.
Prévenir et/ou dépister une complication.
PRÉREQUIS
-
Connaissance de l’indication de la surveillance de la diurèse.
MATÉRIEL
-
Un bocal à urine.
Des gants non stériles.
DÉROULEMENT DU SOIN
-
Prévenir le patient qu’il doit conserver ses urines sur 24 heures.
Le bocal est vidé et lavé en vue de la diurèse de la journée.
La personne doit uriner dans le bocal, sur le bassin, ou dans le pistolet.
La diurèse s’effectue sur 24H, toujours à la même heure le matin.
Noter les résultats.
EVALUATION
-
Respect des consignes et de la technique.
Exactitude du résultat obtenu.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiche de soins infirmiers – Pascal HALLOUET / Jérôme EGGERS.
Edition MASSON – Année 2004.
61
L’EXAMEN CYTOBACTERIOLOGIQUE DES URINES
DÉFINITION
Examen réalisé sur un prélèvement aseptique des urines en vue d’une analyse cytologique et
bactériologique.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique
- Profession d’infirmier ou d’infirmière
- Chapitre : 1er - Article : R4311-7
INDICATIONS
-
Hyperthermie, diagnostic, brûlures mictionnelles, …
OBJECTIFS
-
Déceler une infection urinaire.
PRÉREQUIS
-
Diurèse.
MATÉRIEL
-
Pot stérile pour le recueil d’urines, dispositif de prélèvement type Vacutainer®,
Dispositif de transport,
nécessaire pour lavage antiseptique des mains, matériel pour toilette périnéale simple.
DÉROULEMENT DU SOIN
Patient non sondé :
- Procéder à une toilette rigoureuse de la région urogénitale,
- procéder à l’antisepsie du méat urinaire,
- faire éliminer le 1ier jet d’urine,
- recueillir l’urine dans le pot stérile,
- remplir le tube de transport grâce au système vacutainer®,
- étiqueter le tube,
- effectuer les transmissions écrites.
Patient sondé (sondage clos) :
- Procéder à un lavage antiseptique des mains,
- clamper la sonde en dessous du site de prélèvement,
- désinfecter le site de prélèvement et ponctionner le site grâce au système Vacutainer®,
- recueillir l’urine de façon aseptique dans tube stérile,
- étiqueter le tube,
- effectuer les transmissions écrites.
EVALUATION
-
Respect des consignes et de la technique.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiche de soins infirmiers – Pascal HALLOUET / Jérôme EGGERS - Edition MASSON – Année
2004.
62
AP-HM / CLIN
P.E. : 04.08.01.04.
UROCULTURE PAR SONDAGE CHEZ L’HOMME
Niveau de preuve : 2
Date de la diffusion : Juin 1999
Version : 02
Rédigée par : IDE CLIN
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif : réaliser un prélèvement d’urines aseptiquement par sondage chez l’homme pour des recherches bactériologiques.
Quand ? Sur prescription médicale (urines dans la vessie au moins 3 heures).
Qui ?
Sages-Femmes, IDE et IDE spécialisées, MERM.
Matériel :
- un tablier et une paire de gants non stériles à usage unique,
- compresses propres, et compresses stériles.
- solution antiseptique moussante et dermique gamme iodée ou savon liquide et Dakin Stabilisé Cooper.
- flacon d’eau stérile versable tièdie, dans son emballage d’origine,
- une sonde urinaire courte stérile, type Nelaton, de calibre adapté,
- une paire de gants stériles.
- un bassin propre (nettoyé-désinfecté).
- protection de lit à usage unique imperméable.
- pot stérile et système de transfert.
Technique :
- Après une antisepsie rapide des mains, préparer le matériel nécessaire sur un chariot ou un plateau de soins propre
(nettoyé-désinfecté).
- Réaliser un lavage antiseptique des mains.
- Installer la protection de lit et le patient sur le bassin le plus confortablement pour lui.
- Après une antisepsie rapide des mains, mettre tablier et gants non stériles à usage unique.
- Réaliser la petite toilette des organes génitaux, toujours de haut en bas.
- Avant de retirer le bassin, disposer une compresse imbibée de solution antiseptique dermique sur le méat urinaire.
- Redisposer le bassin vidé et rincé sous le patient.
- Réaliser une antisepsie rapide des mains après avoir ôté et jeté le tablier et les gants.
- Préparer le matériel aseptiquement - ouverture des emballages sans faute d’asepsie.
- Mettre les gants stériles.
- Réaliser l'antisepsie du méat avec des compresses stériles imbibées de solution antiseptique dermique.
- En maintenant la verge décalottée au zénith avec des compresses imbibées de solution antiseptique, introduire la sonde
lubrifiée sans forcer, puis en inclinant la verge vers les pieds (pour franchir le sphincter strié) pénétrer dans la vessie.
- Recueillir le 2ème jet d’urines dans le pot stérile.
- Enlever le bassin et réinstaller confortablement le patient.
- Transférer les urines dans le tube de transport.
- Enlever les gants, puis étiqueter le prélèvement.
- Procéder au nettoyage-désinfection et rangement, ou évacuation du matériel utilisé.
- Réaliser un lavage antiseptique des mains.
- Envoyer le prélèvement et le bon de demande d’examen au Laboratoire.
- Faire les transmissions écrites concernant ce soin sur le dossier du patient.
63
10. Grille d'évaluation
Obs
items
D
Tenue vestimentaire correcte
D
Antisepsie rapide des mains
D
Support de travail nettoyé et désinfecté
D
Lavage antiseptique des mains
Installation du patient
D
• confortable pour lui
D
• ergonomique pour l'infirmière
D
Eléments de protection mis
Petite toilette des organes génitaux externes
D
• produits recommandés
D
• technique en fonction du sexe
D
Antisepsie rapide des mains
D
Ouverture des emballages sans fautes d'asepsie
D
Lavage antiseptique des mains
D
Mise en place gants stériles
D
Antisepsie du méat réalisée
D
Cathétérisme urétro-vésical atraumatique
D
Recueil des urines aseptique
D
Installation du patient confortable
D
Nettoyage du matériel avec des gants adaptés dès la fin du soin
D + L Identification correcte
D
Lavage antiseptique des mains
D + L Transmissions écrites exploitables
OUI
NON
non adapté
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
Items
- Tenue vestimentaire correcte : port vêtement propre, manches courtes, ongles courts et
sans vernis, absence de bijoux aux mains et poignets, cheveux attachés si besoin.
En secteur protégé : port de la tenue spécifique, d’un masque chirurgical et d’une cagoule ou charlotte.
- Lavage des mains quel qu'il soit.
- Petite toilette des organes génitaux externes :
Oui : technique respectée : support humidifié, savonner, rincer, sécher, verge décalottée,
Oui : procédure respectée : toujours de haut en bas et de l'extérieur vers l'intérieur.
- Antisepsie du méat oui : si sens respecté (verge et méat) et ce sans retour sur une zone préalablement traitée.
- Recueil des urines : oui, si non recueil du 1er jet.
si non contamination du bouchon du flacon,
si transfert correct dans le tube de transport.
- Identification correcte : oui, si tube étiqueté au nom da patient et bon correctement rempli (renseignements cliniques et
administratifs).
Transmissions écrites exploitables : oui, si tous les éléments concernant le déroulement du soins (explications au patient, à la
famille, ..) y figurent.
64
AP-HM / CLIN
P.E. : 04.08.01.03.
UROCULTURE PAR SONDAGE CHEZ LA FEMME
Niveau de preuve : 2
Date de la diffusion : Juin 1999
Version : 02
Rédigée par : IDE CLIN
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif : réaliser un prélèvement d’urines aseptiquement par sondage chez la femme pour des recherches bactériologiques.
Quand ? Sur prescription médicale (urines dans la vessie au moins 3 heures).
Qui ?
Sages-Femmes, IDE et IDE spécialisées, MERM.
Matériel :
- une paire de gants non stériles à usage unique,
- compresses propres, et compresses stériles.
- solution antiseptique moussante et dermique gamme iodée ou savon liquide et Dakin Stabilisé Cooper.
- flacon d’eau stérile versable tiédie, dans son emballage d’origine,
- une sonde urinaire courte stérile, type Nelaton, de calibre adapté,
- une paire de gants stériles.
- un bassin propre (nettoyé-désinfecté).
- protection de lit à usage unique imperméable.
- pot stérile et système de transfert.
Technique :
- Après une antisepsie rapide des mains, préparer le matériel nécessaire sur un chariot ou un plateau de soins propre
(nettoyé-désinfecté).
- Réaliser un lavage antiseptique des mains.
- Installer la protection de lit et la patiente sur le bassin le plus confortablement pour elle.
- Après une antisepsie rapide des mains, mettre tablier et gants à usage unique non stériles.
- Réaliser la petite toilette des organes génitaux, toujours de haut en bas.
- Avant de retirer le bassin, disposer une compresse imbibée de solution antiseptique dermique sur le méat urinaire.
- Redisposer le bassin vidé et rincé sous la patiente.
- Réaliser une antisepsie rapide des mains après avoir ôté et jeté les gants.
- Préparer le matériel aseptiquement - ouverture des emballages sans faute d’asepsie.
- Mettre les gants stériles.
- Réaliser l'antisepsie du méat avec des compresses stériles imbibées de solution antiseptique dermique (aseptiser les
grandes lèvres, puis en les maintenant écartées, aseptiser les petites lèvres puis le méat urinaire) avant d'introduire la sonde
lubrifiée dans la vessie.
- Recueillir le 2ème jet d’urines dans le pot stérile.
- Réinstaller confortablement la patiente.
- Transférer les urines dans le tube de transport.
- Enlever les gants, puis étiqueter le prélèvement.
- Procéder au nettoyage-désinfection et rangement, ou évacuation du matériel utilisé.
- Réaliser un lavage antiseptique des mains.
- Envoyer le prélèvement et le bon de demande d’examen au Laboratoire.
- Faire les transmissions écrites concernant ce soin sur le dossier de la patiente.
65
10. Grille d'évaluation
Obs
items
D
Tenue vestimentaire correcte
D
Antisepsie rapide des mains
D
Support de travail nettoyé et désinfecté
D
Lavage antiseptique des mains
OUI
NON
non adapté
Installation de la patiente
D
• confortable pour elle
D
• ergonomique pour l'infirmière
D
Eléments de protection mis
Petite toilette des organes génitaux externes
D
• produits recommandés
D
• technique en fonction du sexe
D
Antisepsie rapide des mains
D
Ouverture des emballages sans fautes d'asepsie
D
Lavage antiseptique des mains
D
Mise en place gants stériles
D
Antisepsie du méat
D
Cathétérisme urétro-vésical atraumatique
D
Recueil des urines aseptique
D
Installation de la patiente confortable
D
Nettoyage du matériel avec des gants adaptés dès la fin du soin
D+L
D
D+L
Identification correcte
Lavage antiseptique des mains
Transmissions écrites exploitables
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
Items
- Tenue vestimentaire correcte : port vêtement propre, manches courtes, ongles courts et sans vernis, absence de bijoux aux
mains et poignets, cheveux attachés si besoin.
En secteur protégé : port de la tenue spécifique, d’un masque chirurgical et d’une cagoule ou charlotte.
- Lavage des mains quel qu'il soit.
- Petite toilette des organes génitaux externes :
Oui : technique respectée : support humidifié, savonner, rincer, sécher.
Oui : procédure respectée : toujours de haut en bas et de l'extérieur vers l'intérieur.
- Antisepsie du méat :oui, si sens respecté (grandes lèvres, petites lèvres et méat) et ce sans retour sur une zone préalablement
traitée.
- Recueil des urines : oui, si non recueil du 1er jet.
si non contamination du bouchon du flacon,
si transfert correct dans le tube de transport.
- Identification correcte : oui, si tube étiqueté au nom da patient et bon correctement rempli (renseignements cliniques et
administratifs).
Transmissions écrites exploitables : oui, si tous les éléments concernant le déroulement du soins (explications au patient, à la
famille, ..) y figurent.
66
LA TEMPERATURE
DÉFINITION
C’est la mesure de la température corporelle effectuée avec un thermomètre. Elle exprime le degré de
chaleur de l’organisme en degré Celsius dit centigrade.
Valeurs physiologique :
- La température corporelle est comprise entre 36°5 et 37°5
Variations physiologiques :
- Elle augmente légèrement avec l’activité physique, le travail cérébral et la digestion.
- Elle varie en fonction :
• du rythme nycthéméral,
• du cycle menstruel,
• du climat, de la température ambiante,
La température externe du corps est inférieure de 0,5° à la température interne.
Différentes méthodes de mesure de la température corporelle :
Avec un thermomètre tympanique :
• la température auriculaire (utilisée à tous les âges) est contre indiquée après une
chirurgie ORL.
- Avec un thermomètre cutané :
• la température rectale (la plus fiable) peut être utilisée à tous les âges ; elle est contre
indiquée chez les personnes diarrhéiques, chez les personnes porteuses d’hémorroïdes, en
postopératoire d’une chirurgie rectale et chez les prématurés,
• les températures axillaire et inguinale (utilisées lorsque la température rectale est
impossible) sont contre indiquées chez les personnes trop maigres,
• la température buccale est contre indiquée pour les bébés, les enfants, les personnes
respirant par la bouche (car se prend bouche fermée), les patients inconscients, confus ou
agités et en postopératoire d’une chirurgie maxillo-faciale.
- Avec un capteur cutané thermique :
• la température frontale, utilisant un matériel facile d’emploi, incassable et non toxique,
est moins précise ; elle s’utilise surtout chez les bébés et les enfants et est contre indiquée
dans les brûlures de la face au niveau frontal.
-
La prise de température est un soin qui s’inclut dans la prise des constantes vitales d’un patient, au
même titre que la prise de pouls, de pression artérielle, de fréquence respiratoire et d’échelle visuelle
analogique.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004
- Titre 1er
- Article R.4611-5 - Alinéa 19
67
INDICATIONS
-
-
-
Surveillance systématique au cours d’une hospitalisation :
• à tout patient entrant,
• en pré, per et postopératoire,
• lors de prescription de surveillance horaire ou toutes les 2 h, toutes les 4h, matin et soir
(toujours à la même heure).
Surveillance d’un syndrome infectieux :
• hyperthermie > ou = 38°5,
• hypothermie < ou = 36°5,
• lors de frissons, sueurs, malaise, signes de réaction septique pouvant correspondre au
passage de germes dans le sang,
• lors de convulsions.
Surveillance d’un syndrome malin dû aux neuroleptiques.
OBJECTIFS
-
Connaissances de la thermorégulation.
Connaissances des indications particulières à la surveillance de la température.
PRÉREQUIS
-
Analyser les valeurs de constantes vitales pour :
• surveiller l’évolution d’une pathologie et / ou les effets d’un traitement,
• évaluer l’état général d’une personne,
• prévenir et / ou dépister une complication,
• participer à l’élaboration d’un diagnostic.
MATÉRIEL
-
-
Pour l’hygiène :
• compresses propres et produit désinfectant,
• le thermomètre cutané doit être propre et désinfecté entre chaque patient et des embouts à
usage unique sont utilisés pour le thermomètre tympanique.
Pour le soin :
• thermomètre cutané, tympanique, capteur autocollant thermique,
• plateau,
• haricot,
• lubrifiant si besoin type Vaseline.
DÉROULEMENT DU SOIN
Température cutanée
- Le patient est au calme, de préférence en position allongée.
- Vérifier que la colonne de Gallium soit descendue dans l’ampoule de l’embout du thermomètre
(pour la prise de température buccale, l’embout est plus large et plat).
- Donner le thermomètre au patient avec une compresse, le lui placer si besoin.
- Lui demander de le garder en place une minute.
- Après la prise de température, essuyer le thermomètre avec une compresse.
- Lire la température.
- Déposer la compresse et le thermomètre dans un haricot.
- Noter le résultat sur la feuille de température.
68
- Nettoyer le thermomètre après chaque usage dans la salle de soins, « coté septique » :
• ne jamais utiliser d’eau chaude,
• trempage dans la solution antiseptique pendant 10 minutes au moins,
• brossage (brosse réservée à cet effet) avec gants non stériles,
• rinçage,
• séchage avant de l’immerger dans le flacon d’alcool ou de le ranger dans un étui
individuel.
Pour la prise de température rectale où le risque de lésion de la muqueuse anale est présent, le
thermomètre est individuel et reste dans la chambre du patient.
Pour les prises de température axillaire ou inguinale, le thermomètre doit être maintenu 5 minutes au
creux de l’aisselle ou au pli de l’aine.
Pour la prise de température buccale,le thermomètre est placé sous la langue, légèrement de côté.
Pour la prise de température frontale, le test autocollant est appliqué sur le front, au dessus des sourcils et
gardé 15 secondes, temps qui peut différer selon les fabriquants.
A l’exception de la prise de température rectale, toutes les autres méthodes cutanées nécessitent que
l’on ajoute 0,5°à la température affichée.
Température auriculaire
- Le thermomètre auriculaire permet de capter les rayons infrarouges que notre corps émet.
- Introduire le capteur muni d’un capuchon à usage unique, dans l’oreille du patient.
- Faire pivoter l’appareil de 30° en arrière pour être en face du tympan.
- Lire l’affichage de la mesure entre 1 et 3 secondes.
- Noter le résultat sur la feuille de température.
- Jeter l’embout usagé dans le haricot.
EVALUATION
-
Respect de la procédure du soin.
Exactitude du résultat obtenu afin de permettre l’adaptation des traitements ou du suivi.
Analyse du soin en fonction de la personne soignée.
Prise de conscience de l’aspect « Responsabilité » de ce soin.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiches de Soins Infirmiers. Edition Masson. Pascal Hallouët / Jérôme Eggers. Evelyne
Malaquin-Pavan
69
LA FREQUENCE RESPIRATOIRE
DÉFINITION
Ensemble des mouvements respiratoires ; un mouvement respiratoire est constitué par une inspiration et
une expiration. L’appréciation de la respiration porte sur le rythme, la fréquence et l’amplitude
respiratoire.
Valeurs physiologique :
- Nouveau né : 40 mouvements/minute
- Enfant : 30 à 36 mouvements/minute
- Adulte : 16 à 20 mouvements/minute
La fréquence respiratoire s’accélère pendant l’effort musculaire, le stress, les émotions, l’exposition à la
chaleur, … La fréquence respiratoire diminue lors du sommeil ou du repos, …
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004
- Titre 1er
- Article R.4611-5 - Alinéa 19
INDICATIONS
-
Surveillance d’un patient hospitalisé dans le but de détecter une anomalie respiratoire,
Syndrome de détresse respiratoire, décompensation cardiaque ou respiratoire,
Surveillance post-opératoire, …
OBJECTIFS
-
Surveiller l’évolution d’une pathologie et/ou les effets d’un traitement,
Evaluer l’état général d’une personne, prévenir et/ou dépister une complication…
PRÉREQUIS
-
Anatomie et physiologie du système respiratoire.
MATÉRIEL
-
Une montre avec trotteuse.
DÉROULEMENT DU SOIN
-
Prendre la fréquence respiratoire à distance des variations physiologiques.
Mettre la personne soignée au repos pendant ¼ d’heure. Se laver les mains.
Compter à la vue, pendant une minute les mouvements respiratoires.
Chez l’adulte : regarder les mouvements du thorax ou poser la paume de la main sur le thorax.
Chez l’enfant : le dévêtir légèrement et compter en regardant la respiration abdominale.
Noter les résultats.
EVALUATION
-
Respect des consignes et de la technique et exactitude du résultat obtenu.
Evaluation pertinente de la fréquence, du rythme et de l’amplitude par rapport à la personne.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiche de soins infirmiers – Pascal HALLOUET / Jérôme EGGERS.
Edition MASSON – Année 2004.
70
LE POULS
DÉFINITION
Distension des artères sous la poussée sanguine provoquée par la contraction du ventricule gauche. Elle
permet la détermination de la fréquence cardiaque et l’évaluation du rythme et de l’amplitude des
pulsations.
Valeurs physiologique : la fréquence cardiaque diminue avec l’âge.
- Nouveau né : 130 à 140 pulsations/minute.
- Enfant : 80 à 110 pulsations/minute.
- Adulte : 70 à 80 pulsations/minute.
- Personne âgée : 55 à 60 pulsations/minute.
La fréquence cardiaque s’accélère pendant l’effort musculaire, la digestion, le stress, les émotions,
l’exposition à la chaleur, la grossesse, et l’élévation de la température corporelle.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004
- Titre 1er
- Article R.4611-5 - Alinéa 19
INDICATIONS
-
Pathologie cardiaque : insuffisance cardiaque, troubles du rythme, …
Insuffisance respiratoire, crise d’asthme, …
Surveillance systématique de tout patient en pré et post opératoire
Hyperthermie
Dépistage d’une phlébite, …
OBJECTIFS
-
Surveiller l’évolution d’une pathologie et/ou les effets d’un traitement.
Evaluer l’état général d’une personne.
Prévenir et/ou dépister une complication.
PRÉREQUIS
-
Anatomie et physiologie du cœur et des vaisseaux.
MATÉRIEL
-
Une montre avec trotteuse.
DÉROULEMENT DU SOIN
-
Prendre le pouls à distance des variations physiologiques.
Mettre la personne soignée au repos pendant ¼ d’heure.
Se laver les mains.
Choisir le lieu de la prise de pouls (artère carotide, artère humérale, artère radiale : la plus
habituelle, artère fémorale, artère poplitée, artère tibiale, artère pédieuse et artère temporale).
Positionner l’index et le majeur sur l’artère du patient en exerçant une légère pression.
Compter à chaque sensation de soulèvement de l’artère, sur un minute.
Noter les résultats.
71
EVALUATION
-
Respect des consignes et de la technique.
Exactitude du résultat obtenu.
Evaluation pertinente de la fréquence, du rythme et de l’amplitude par rapport à la personne.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiche de soins infirmiers – Pascal HALLOUET / Jérôme EGGERS.
Edition MASSON – Année 2004.
72
LA TENSION ARTERIELLE
DÉFINITION
Pression sous laquelle le sang circule dans les vaisseaux ; elle est due à la force de contraction du cœur, la
force de résistance des vaisseaux et la masse sanguine.
La tenson artérielle s’exprime par :
- la TA maxima ou systolique en rapport avec la contraction ventriculaire,
- la TA minima ou diastolique en rapport avec la résistance des vaisseaux au moment de la diastole
ventriculaire.
L’écart entre la tension maxima et la tension minima se nomme la tension différentielle ; elle peut être
pincée ou élargie.
Valeurs physiologique :
- TA systolique ou maxima < 140 mmHg.
- TA diatolique ou minima < 90 mmHg.
La TA s’élève avec l’âge :
- Enfant : 70mmHg / 40mmHg.
- 20 ans : 110mmHg / 70mmHg.
- 50 ans : 120-150mmHg / 70-80mmHg.
Variations physiologiques :
- La TA s’élève avec l’exercice, la digestion, le stress, les émotions, le froid…
- La TA diminue avec le repos, le sommeil, la chaleur, la grossesse, …
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004
- Titre 1er
- Article R.4611-5
- Alinéa 19
INDICATIONS
-
Surveillance ou dépistage d’une hypo ou d’une hypertension artérielle,
Surveillance hémodynamique d’un patient dans le cadre d’une hospitalisation (si risque de
décompensation cardiaque, en post opératoire, dépistage d’un état de choc…),
Pathologie cardiaque…
OBJECTIFS
-
Surveiller l’évolution d’une pathologie et/ou les effets d’un traitement.
Evaluer l’état général d’une personne.
Prévenir et/ou dépister une complication.
PRÉREQUIS
-
Anatomie et physiologie du cœur et des vaisseaux.
MATÉRIEL
-
Appareil à tension, stéthoscope
Produit antiseptique pour nettoyage et désinfection du brassard et du stéthoscope.
73
DÉROULEMENT DU SOIN
-
Prendre la tension artérielle à distance des variations physiologiques.
Mettre la personne soignée au repos pendant ¼ d’heure.
Se laver les mains puis vérifier que l’appareil de mesure soit à zéro mmHg et fermer l’écrou de
décompression.
Repérer l’artère humérale ; placer le stéthoscope et le maintenir d’une main sans appuyer.
Gonfler le brassard jusqu’à 30 mmHG au dessus de la TA systolique habituelle du patient.
Dégonfler lentement et sans à coup : l’apparition du 1er bruit est la TA maxima et le dernier bruit
entendu est la TA minima.
Noter les résultats puis nettoyer le matériel.
EVALUATION
-
Respect des consignes et de la technique, exactitude du résultat obtenu.
Evaluation pertinente du résultat par rapport à la personne.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiche de soins infirmiers – Pascal HALLOUET / Jérôme EGGERS.
Edition MASSON – Année 2004.
74
L’AEROSOL
DÉFINITION
Il s’agit de faire inhaler à un patient, une solution médicamenteuse ou non à l’aide d’un nébulisateur,
grâce à l’utilisation d’un gaz comprimé (air ou oxygène) qui passe dans la solution à pulvériser, la
transformant en micro brouillard.
Ce soin est prescrit pour le traitement préventif ou curatif de certaines affections respiratoires et en
traitement adjuvant de la kinésithérapie respiratoire
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004
- Titre 1er - Article R.4611-5 et article R.4611-7.
INDICATIONS
-
Broncho pneumopathie respiratoire,
bronchospasme,
infections de la cavité ORL,
encombrements bronchiques,
sécheresse des muqueuses respiratoires,
risque infectieux lié aux traitements médicamenteux, à une intervention chirurgicale, au terrain.
OBJECTIFS
-
Administrer un produit médicamenteux par nébulisation de produits actifs (contact direct avec la
barrière alvéolo capillaire).
Fluidifier les sécrétions bronchiques.
Humidifier l’air inhalé par le patient.
Assurer le confort du patient intubé ou trachéotomisé (VAS court-circuitée).
Prévenir les complications broncho pulmonaires dues au terrain ou à la pathologie.
PRÉREQUIS
-
Connaissances en anatomie et physiologie de l’appareil respiratoire.
Pathologies pulmonaires.
Pharmacologie : corticoïdes, broncho-dilatateurs, fluidifiants.
MATÉRIEL
Pour le soin :
- un plateau,
- une solution (médicamenteuse ou sérum physiologique),
- une seringue pour le cas ou le produit n’est pas présenté sous forme de dosette (pour reconstituer le
produit),
- un masque à aérosol à usage unique,
- un raccord,
- une source de gaz comprimé :
• air : prise murale munie d’un manomètre,
• oxygène : idem,
• a domicile : moto compresseur électrique qui filtre l’air ambiant, le comprime et le distribue
sous pression,
- trotteuse si nécessaire.
75
Pour le patient :
- des compresses ou des mouchoirs en papier,
- un crachoir.
DÉROULEMENT DU SOIN
- Consignes particulière à respecter avant ce soin :
• éffectuer l’aérosol loin des repas,
• installer le patient en position demi-assise,
• libérer les voies aériennes supérieures (faire tousser, moucher, cracher le patient),
• prendre les pulsations du patient avant et après l’aérosol si utilisation de broncho-dilatateurs,
• le nébulisateur personnel : il doit être changé une fois par 24 heures et nettoyé après chaque
utilisation,
• les bronchodilatateurs seront faits avant le clapping et les antibiotiques ensuite.
- Si nécessaire, reconstituer le produit médicamenteux après avoir vérifié la prescription médicale.
- Retirer du nébulisateur le réceptacle et y introduire les produits prescrits.
- Visser le réceptacle à la base du nébulisateur.
- Poser le tout dans un plateau accompagné des compresses et du crachoir.
- Avertir le patient qu’il va être immobilisé au lit pendant ½ heure.
- L’installer confortablement en position demi-assise.
- Lui expliquer le soin si c’est la première séance.
- Lui prendre le pouls si nécessaire.
- Demander au patient de se moucher ou s’il désire cracher avant de commencer.
- Ouvrir la vanne du manomètre d’air ou d’O2 jusqu’à obtenir un brouillard dans le masque.
- Appliquer le masque sur le nez et la bouche du patient.
- Lui demander de respirer normalement et de prendre, de temps à autres, une plus grande
inspiration.
- Lui laisser à disposition des compresses, le crachoir et la sonnette.
- Laisser l’aérosol en place 15 à 20 minutes.
- A la fin du soin retirer le masque et le nettoyer au sérum physiologique pour une future utilisation.
- Reprendre le pouls si nécessaire.
EVALUATION
De l’efficacité
- L’état respiratoire du patient s’est amélioré.
- Les sécrétions sont fluides et peuvent être expectorées.
- Les signes cliniques présentés par le patient sont améliorés.
Des effets secondaires
- Le pouls n’est pas accéléré (si broncho-dilatateur).
De la procédure
- La prescription est respectée.
- Le temps de nébulisation est respecté.
- Le patient tolère le traitement.
- La quantité de produit est diffusée.
76
LE PRELEVEMENT VEINEUX
DÉFINITION
Recueil d’un échantillon de sang d’une veine superficielle dans un ou plusieurs tubes pour examen(s) en
laboratoire.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique.
- Titre 1er : profession d’infirmier ou d’infirmière.
- Chapitre 1er
- Article R.4311-7
INDICATIONS
-
Analyse cytologique : numération formule sanguine, plaquettes, …
Analyse chimique : ionogramme, étude de la coagulation, …
Analyse sérologique : hépatite B ou C, HIV, …
Analyse bactériologique : hémoculture, …
Analyse immunologique…
OBJECTIFS
-
Soin à visée diagnostique ou thérapeutique,
surveillance de l’évolution d’une maladie,
surveillance de l’effet d’un traitement, …
PRÉREQUIS
-
Anatomie vasculaire du bras,
connaissance des examens biologiques sanguins.
MATÉRIEL
-
Plateau décontaminé, haricot à usage unique,
compresses stériles,
alcool à 70°ou Bétadine alcoolique, antiseptique non alcoolisé si taux d’alcoolémie à doser,
gants non stériles, protection de lit,
tubes de prélèvement adaptés à la prescription médicale,
corps de pompe à usage unique,
aiguille fixe ou aiguille à ailettes adaptés au diamètre de la veine,
garrot décontaminé et de taille adaptée, sparadrap,
solution hydro-alcoolique pour antisepsie rapide des mains,
bons de laboratoires conformes à la prescription (cf. cours sur les examens de laboratoire),
container à objets piquants ou tranchants.
DÉROULEMENT DU SOIN
-
Prévenir le patient la veille ou le plus tôt possible et lui expliquer le but de l’examen et le délai de
retour des résultats.
Vérifier, si l’examen le nécessite, que le patient est à jeun et/ou l’horaire de prélèvement.
Réaliser un lavage antiseptique des mains.
Préparer le matériel nécessaire sur le plateau de soins.
77
- Installer le patient confortablement, le bras à plat en appui vers le bas. Retirer ou remonter la
manche et vérifier l'état de propreté cutanée.
- Si le patient est perfusé, a subi un curage ganglionnaire axillaire, est paralysé ou porteur d’une
fistule artério-veineuse de dialyse : effectuer le prélèvement de sang au bras opposé.
- Disposer la protection de lit sous le bras.
- Réaliser une antisepsie rapide des mains.
- Ouvrir le sachet de compresses stériles.
- Adapter le système de prélèvement et le système de ponction puis mettre la paire de gants non
stériles. Choisir une veine par la vue et le toucher.
- Repérer le point de ponction, positionner et serrer le garrot, 10 cm environ au dessus. Faire
pratiquer par le patient quelques contractions de la main, tapoter la veine ou masser le bras dans le
sens de la circulation veineuse (poignet, pli du coude).
- Effectuer la préparation cutanée du patient avec des compresses imbibées d’alcool et toujours en
partant du site de ponction vers l'extérieur (diamètre 5 cm) : faire un premier passage et jeter la
compresse dans le haricot, puis repasser sur la même zone avec une deuxième compresse imbibée
d’alcool.
- Immobiliser la veine et ponctionner à l’aiguille, biseau tourné vers le haut à environ 45°dans le
sens du retour veineux. Ponctionner la veine.
- Adapter les tubes au fur et à mesure. Retourner les tubes plusieurs fois, à l’exception des tubes
secs.
- Desserrer le garrot.
- Désadapter le dernier tube.
- Oter l’aiguille et la jeter dans un container spécifique. Le reste du matériel étant jeté dans le
haricot.
- Comprimer le point de ponction avec une compresse sèche environ une minute, ne pas faire plier le
bras.
- Placer une compresse sur le point de ponction et la fixer avec du sparadrap.
- Retirer la protection de lit.
- Retirer et jeter les gants non stériles.
- Réinstaller confortablement le patient et si besoin, lui servir une collation.
- Identifier les tubes dans la chambre du patient avec ses étiquettes et les acheminer au laboratoire
dans les sachets prévus à cet effet accompagnés des demandes d’examens remplies et étiquetées
(GBEA).
- Respecter la traçabilité de l’examen.
EVALUATION
-
Respect des règles d’hygiène et d’asepsie.
Ponction réalisée sans risque d’Accident d’Exposition au Virus.
Confort du patient assuré et ergonomie pour l’opérateur.
La douleur de la personne a été limitée et sa réaction est proportionnée.
Capital veineux préservé.
Préparation du matériel : support choisi nettoyé et désinfecté, tout le matériel est présent.
Le déroulement du soin est conforme au protocole.
Le patient ne doit pas présenter d’hématome ou d’inflammation.
Les tubes sont correctement remplis, non transvasés, …
Les tubes sont acheminés avec les bons correspondants vers le laboratoire.
Le matériel est rangé et les transmissions sont faites.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiche de soins infirmiers – Pascal HALLOUET / Jérôme EGGERS.
Edition MASSON – Année 2004.
78
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 08. 01. 06.
PRELEVEMENT PAR VOIE VEINEUSE PERIPHERIQUE - HORS ALCOOLEMIE
Niveau de preuve : 4
Date de la diffusion : janvier 2000
Version : 01
Nombre de pages : 4/5
Rédigée par : IDE CLIN
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif : avec une asepsie rigoureuse, réaliser un prélèvement de sang.
Quand ? Sur prescription médicale.
Qui ?
IDE et spécialités, MERM, Sage-Femme.
Matériel :
- tubes de prélèvements adaptés à la prescription médicale.
- dispositif complet de prélèvement : système de ponction et corps de pompe.
- garrot propre (nettoyé et désinfecté).
- compresses stériles.
- 1 paire de gants non stériles.
- solution antiseptique d’alcool à 70°.
- protection de lit.
- solution hydro-alcoolique pour l’antisepsie rapide des mains.
- sparadrap de fixation.
- conteneur à aiguilles et objets tranchants.
Technique :
- Après un lavage antiseptique des mains préparer le matériel nécessaire sur un chariot ou un plateau de soins propre
(nettoyé et désinfecté).
- Installer le patient et disposer la protection de lit.
- Réaliser une antisepsie rapide des mains.
- Ouvrir les emballages stériles pour une préhension facile sans faute d’asepsie.
- Adapter le système de prélèvement et le système de ponction.
- Mettre les gants non stériles.
- Repérer le site de ponction en positionnant et serrant le garrot.
- Réaliser la préparation cutanée du patient avec une compresse imbibée d’alcool, jeter la compresse, puis avec une
deuxième compresse imbibée d’alcool effectuer un deuxième passage sur la même zone.
- Ponctionner la veine pour le prélèvement sanguin.
- Adapter les tubes au fur et à mesure.
- Desserrer le garrot, et évacuer l'aiguille souillée dans le conteneur avec le corps de pompe à usage unique (Vacutainer® réf
36 48 87), ou désadapter si corps de pompe à usages multiples.
- Après compression du point de ponction avec une compresse sèche, mettre en place un pansement.
- Enlever la protection de lit puis jeter les gants.
- Identifier les prélèvements et remplir complètement le bon avant l'envoi au laboratoire, en respectant les Précautions
Standard.
- Procéder au nettoyage-désinfection et rangement ou évacuation du matériel utilisé.
- Réaliser un lavage antiseptique des mains.
- Faire les transmissions écrites sur le dossier de soins infirmiers du patient.
79
10. Grille d’évaluation
Obs
D
items
Tenue vestimentaire correcte
D
Lavage antiseptique des mains
D
D
Préparation du matériel :
• support choisi nettoyé et désinfecté
• tous les éléments sont présents
D
D
Installation confortable du patient
et ergonomique pour l’opérateur
D
Antisepsie rapide des mains
D
Ouverture aseptique des emballages
D
Mise en place gants non stériles
D
Système prélèvement et ponction adaptés
D
D
Préparation cutanée du patient :
• technique respectée
- du centre vers la périphérie
- pas de retour sur zone déjà traitée
D
Ponction réalisée sans risque d’Accident d’Exposition au
Sang (AES)
D+L
Identification complète et envoi au Laboratoire (respect
Précautions Standard)
D
Nettoyage du matériel avec gants adaptés dès la fin du
soin
D
L
Lavage antiseptique des mains
Transmissions faites
OUI
NON
non adapté
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
80
LA GLYCEMIE CAPILLAIRE
DÉFINITION
Recueil d’un échantillon de sang au niveau des capillaires afin de doser le taux de glycémie. Le taux
normal est de 4 à 6,1 mmol/L soit 0,8 g/L à 1,1 g/L.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique.
- Titre 1er : profession d’infirmier ou d’infirmière.
- Chapitre 1er
- Article R.4311-5
INDICATIONS
-
Diabète de type I (insulinodépendant) et de type II (non insulinodépendant),
Alcoolémie importante,
Effets secondaires de certains médicaments,
Malaise inexpliqué, …
OBJECTIFS
-
Soin à visée diagnostique,
surveillance de l’évolution d’une maladie,
surveillance de l’effet d’un traitement, …
PRÉREQUIS
-
Connaissance des examens biologiques sanguins.
MATÉRIEL
-
Plateau décontaminé, haricot à usage unique,
compresses non stériles,
gants non stériles, lecteur de glycémie avec bandelettes adaptées, lancettes ou autopiqueur,
container à objets piquants ou tranchants.
DÉROULEMENT DU SOIN
•
La préparation du matériel :
-
Le port de gants non stériles est recommandé lors de la piqûre.
-
Réaliser un lavage simple des mains.
Préparer et étalonner le lecteur (vérifier la propreté de la tête de lecture, le bon état de marche
de l’appareil, le code du flacon de bandelette à celui du lecteur).
Préparer le flacon de bandelettes : à chaque renouvellement de flacon, prendre la puce qui se
trouve à l’intérieur et la mettre dans le lecteur. Mettre dans un container spécial la puce
usagée.
Vérifier la date de péremption du flacon de bandelettes (utilisation dans les trois mois suivant
la date d’ouverture qui est à noter sur le flacon).
Sortir la bandelette du flacon et le refermer immédiatement après avoir pris la bandelette
(l’air ambiant altère la plage réactive de la bandelette et modifie la glucose oxydase.
-
-
81
-
•
Le lavage des mains du patient :
-
-
•
Préparation de l’autopiqueur avec une lancette neuve.
Il faut proscrire l’aiguille à usage unique (S/C, IV) qui est souvent utilisée pour perforer le
doigt et qui crée un flux capillaire suffisant mais des lésions cutanées importante et
douloureuses à type de croûtes. Celles-ci limitent rapidement les sites de ponctions et
engendrent inéluctablement un dégoût de la glycémie capillaire par le patient de par la
douleur et l’aspect inesthétique. Il existe des lancettes avec réglage de la profondeur de
l’aiguille adaptée.
Préparation d’une compresse propre non stérile.
Il est important de rappeler au patient l’importance de ce geste, car s’il a touché un produit
alimentaire ou autre avec des propriétés sucrées (fruit, parfum, …) le résultat de sa glycémie
peut être faussé.
Lavage des mains au savon doux non parfumé, jamais d’alcool, ni de solution alcoolique car
pouvoir hypoglycémiant.
Le patient se lave les mains selon nos conseils : eau chaude et non brûlante (l’eau chaude
favorise la dilatation des capillaires et l’obtention immédiate d’une goutte de sang bombée
sans presser le doigt. Une manipulation trop longue du doigt avant l’obtention d’une goutte
suffisante fausse le résultat de la glycémie).
Les mains sont mouillées avant le savonnage, lavage des mains sans oublier les espaces
interdigitaux.
Rinçage abondant des mains, doigts vers le haut. Le jet d’eau stimule la pulpe donc la
dilatation des capillaires d’une part et les règles d’asepsie sont respectées d’autre part.
Séchage des mains avec des serviettes en papier ou une serviette en éponge propre : la peau
est sèche et chaude.
Le séchage parfait de la peau évite l’étalement de la goutte et l’hémodilution par l’humidité
de la peau.
Réalisation de la glycémie capillaire :
-
Dans le cadre de l’éducation, expliquer au patient le déroulement de la glycémie.
Choisir le site de ponction :
- 3ème, 4ème, 5ème doigt, bord latéral, entre la pulpe et le bord de l’ongle,
- le pouce et l’index ne sont jamais piqués : il convient de ne jamais léser les
terminaisons nerveuses du pouce et de l’index qui forment la pince et permet la
lecture du braille pour les malvoyants ou non voyants.
- Le lobe de l’oreille peut être choisi dans les cas d’hyperkératose (possibilité de
piquer l’avant bras avec des lecteurs spéciaux).
- L’autopiqueur est appliqué sur le site choisi en pression : la pression sur le site
concentre le flux capillaire et crée une sensation de pesanteur qui diminue la douleur
de la ponction.
- L’autopiqueur est actionné ; la ponction effectuée, le doigt est retourné pour
suspendre la goutte (éviter de répandre la goutte sur la peau).
- Une pression est exercée de la base vers l’extrémité du doigt pour augmenter le
volume de la goutte. La pression seule de l’extrémité fausse le résultat de la
glycémie.
- La goutte obtenue, suffisamment grosse, est déposée sur la bandelette et recouvre la
totalité de la plage réactive. Dans le cas contraire, le résultat est faussé.
- Le doigt ne rentre pas en contact avec la plage réactive car il y a un risque
d’altération de la glucose oxydase.
- Demander au patient d’exercer une pression sur le site de ponction durant une
minute avec la compresse pour éviter un hématome.
82
•
Le mode d’emploi du type de lecteur est suivi scrupuleusement (guide d’utilisation
fourni par le laboratoire avec le lecteur).
Le patient est informé du résultat qui est noté sur une feuille de transmission.
Rangement du matériel :
-
La lancette est jetée dans un container sans jamais la toucher avec les doigts. La bandelette
est enlevée et jetée.
Le lecteur est éteint.
La tête de lecture est nettoyée (au savon neutre ou liquide spécifique).
Le matériel est rangé dans un endroit sec, à l’abri de la lumière, à une température entre +4°
et +30° pour limiter les risques de dérèglement du lecteur et l’altération de la plage réactive.
Lavage antiseptique des mains.
EVALUATION
-
Respect des règles d’hygiène.
Ponction réalisée sans risque d’Accident d’Exposition au Virus.
Confort du patient assuré et ergonomie pour l’opérateur.
La douleur de la personne a été limitée et sa réaction est proportionnée.
Le déroulement du soin est conforme au protocole.
Le matériel est rangé et les transmissions sont faites.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiche de soins infirmiers – Pascal HALLOUET / Jérôme EGGERS.
83
L’HEMOCULTURE
DÉFINITION
Ensemencement sur un ou plusieurs milieux de culture appropriés d’une certaine quantité de sang
prélevée chez un patient.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique.
- Titre 1er : profession d’infirmier ou d’infirmière.
- Chapitre 1er
- Article R.4311-7
INDICATIONS
-
Etats septiques,
hyperthermie ou hypothermie,
altération de l’état général,
complications iatrogènes des sites de ponction (veinites).
OBJECTIFS
-
Isoler et d’identifier la présence de bactéries ou levures viables dans le sang,
adapter une antibiothérapie ou en vérifier l’efficacité.
PRÉREQUIS
-
Ponction veineuse.
RECOMMANDATIONS
-
-
-
L’asepsie doit être rigoureuse sous peine de voir souiller l’examen et d’en fausser le résultat.
Lavage antiseptique des mains, tenue correcte (cheveux attachés, vêtements de travail propre).
Préparation correcte du site de ponction.
Le prélèvement doit être fait de préférence au moment des pics fébriles (frissons) car ils
correspondent aux décharges bactériennes.
Le prélèvement doit être répété car la présence et la concentration des germes dans le sang n’est
pas constante. (3 prélèvements à une heure d’intervalle).
Préciser sur le bon de laboratoire les éléments qui pourront aider au diagnostic: heure et date du
prélèvement, température corporelle au moment du prélèvement, notion de voyages, signes
cliniques éventuels autres que la fièvre.
ATTENTION: La réalisation d’une hémoculture représente un risque potentiel de piqûres
accidentelles pour le personnel, qu’il est possible d’éviter en utilisant un conteneur.
MATÉRIEL
Pour le lavage des mains de l’opérateur :
- savon antiseptique.
Pour la préparation cutanée :
- solution antiseptique moussante type Bétadine scrub* ou si allergie à l’iode Hibiscrub*,
- eau stérile pour le rinçage,
- solution antiseptique dermique type Bétadine dermique* ou si allergie à l’iode Hibitane champ*.
84
Pour la réalisation du prélèvement :
- flacons à hémoculture: 1’aérobie et 1’anaérobie et plus selon prescription (milieu de Sabouraud, de
Castaneda),
- antiseptique type Bétadine dermique* ou alcool iodé* ou bétadine iodée* pour la désinfection des
bouchons des flacons,
- compresses stériles,
- aiguilles à usage unique type Butterfly* ou Vacutainer*,
- une paire de gants stériles,
- un garrot propre,
- une protection,
- sparadrap de fixation et ciseaux,
- solution antiseptique hydro-alcoolique à action rapide type Manuspray*,
- un conteneur d’aiguilles.
DÉROULEMENT DU SOIN
-
-
-
Réaliser un lavage antiseptique des mains.
Préparer le matériel nécessaire et suffisant sur un chariot désinfecté.
Installer le patient confortablement, vérifier l’état de propreté cutanée.
Disposer la protection sous le bras.
Repérer le site de ponction en positionnant le garrot.
Réaliser une antisepsie rapide des mains.
Effectuer la préparation cutanée du patient en 4 temps (détersion, rinçage, essuyage, antisepsie) en
respectant les délais d’action de chaque solution antiseptique, et toujours en partant du site de
ponction vers l’extérieur. (Diamètre de 5 cm).
Procéder à la désinfection des bouchons des flacons: laisser la compresse imbibée en contact.
Ouvrir les emballages stériles, et disposer le matériel pour une préhension facile sans faute
d’asepsie.
Serrer le garrot.
Mettre la paire de gants stériles.
Ponctionner la veine.
Adapter le flacon aérobie, puis le flacon anaérobie (pour chacun de 8 à 10 ml de sang).
Les poser sur le chariot
Desserrer le garrot.
Retirer l’aiguille et la jeter sans recapuchonner dans le conteneur.
Mettre en place un pansement compressif sur le point de ponction.
Oter les gants.
Identifier les prélèvements réalisés, remplir correctement le bon de laboratoire en notant l’heure du
prélèvement, la température du patient à ce moment là et le traitement antibiotique éventuel, et
envoyer le rapidement au laboratoire à température ambiante.
Eliminer les déchets et nettoyer puis ranger ce qui doit l’être.
Réaliser un lavage antiseptique des mains.
Effectuer les transmissions écrites sur le dossier de soin infirmier.
EVALUATION
-
Le prélèvement est efficace si les germes retrouvés ne sont pas des staphylococcus épidermidis ce
qui voudrait dire qu’il a été souillé.
Les hémocultures poussent habituellement en 24 à 48 heures (entérobactérie, staphylocoque). Pour
certains germes, elles poussent plus lentement, en 15 jours à 3 semaines.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiche de soins infirmiers – Pascal HALLOUET / Jérôme EGGERS - Edition MASSON – Année
2004.
85
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 08. 01. 01.
HEMOCULTURE PAR PRELEVEMENT PAR VOIE VEINEUSE PERIPHERIQUE
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion : Juin 1999
Version : 02
Rédigée par : IDE CLIN
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif : avec une asepsie rigoureuse, réaliser un prélèvement de sang pour ensemencer un milieu de culture approprié afin de
rechercher la présence de micro-organismes.
Quand ? Sur prescription médicale.
Qui ?
Sage-Femme, Infirmière Diplômée d’Etat et spécialités.
Matériel :
- flacons BACTEC aérobie et anaérobie,
- dispositif complet de prélèvement,
- garrot propre,
- compresses stériles,
- 1 paire de gants stériles,
- solutions antiseptiques moussante et dermique de même gamme,
- 1 ampoule de 20 ml d'eau stérile,
- protection de lit,
®
- Stérillium ou alcool à 70°,
- pansement stérile et sparadrap de fixation,
- conteneur à aiguilles et objets tranchants.
Technique :
- Après une antisepsie rapide des mains préparer le matériel nécessaire sur un chariot ou un plateau de soins propre (nettoyé
et désinfecté).
- Réaliser un lavage antiseptique des mains.
- Installer le patient et disposer la protection de lit : repérer la zone éventuelle de ponction veineuse (surface cutanée
propre).
- Réaliser une antisepsie rapide des mains.
- Ouvrir les emballages stériles pour une préhension facile sans faute d’asepsie.
- Désinfecter les septums des flacons d'hémocultures avec une solution antiseptique dermique.
- Pratiquer une antisepsie rapide des mains.
- Réaliser la préparation cutanée du patient en 4 temps (détersion, rinçage, séchage, antisepsie) en respectant les délais
d'action de chaque solution antiseptique.
- Serrer le garrot puis réaliser une antisepsie rapide des mains.
- Mettre les gants stériles.
- Ponctionner la veine pour le prélèvement sanguin.
- Adapter le flacon aérobie puis le flacon anaérobie.
- Desserrer le garrot, et évacuer l'aiguille souillée dans le conteneur.
- Après compression du point de ponction mettre en place un pansement.
- Nettoyer les septums avec des compresses alcoolisées.
- Enlever les gants.
- Identifier les prélèvements et remplir complètement le bon avant l'envoi rapide au laboratoire à température ambiante.
- Procéder au nettoyage et rangement ou évacuation du matériel utilisé.
- Réaliser un lavage antiseptique des mains.
- Faire les transmissions écrites sur le dossier de soins infirmiers du patient.
86
10. Grille d’évaluation
Obs
D
items
Tenue vestimentaire correcte
D
Antisepsie rapide des mains
D
D
Préparation du matériel :
• support choisi nettoyé et désinfecté
• tous les éléments sont présents
D
Lavage antiseptique des mains
D
D
Installation confortable du patient
et ergonomique pour l’opérateur
D
Ouverture aseptique des emballages
D
Septums flacons d'hémoculture désinfectés
D
Antisepsie rapide des mains
D
D
Préparation cutanée du patient :
• les 4 temps sont respectés
- même gamme d’antiseptiques
- délais d'action suffisants
• technique respectée
- du centre vers la périphérie
- pas de retour sur zone déjà traitée
D
Mise en place garrot sans toucher zone préparée
D
Antisepsie rapide des mains
D
Mise en place gants stériles
D
Ponction réalisée sans risque d’Accident d’Exposition au
Sang (AES)
D
Septums flacons d'hémoculture nettoyés
D
D
D
D+L
OUI
NON
non adapté
Identification complète et
envoi rapide au Laboratoire
D
Nettoyage du matériel avec gants adaptés dès la fin du
soin
D
Lavage antiseptique des mains
L
Transmissions exploitables
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
- Installation du malade : ergonomique pour IDE oui : si pas de déplacements inopportuns, et pas de risque de blessures.
- Transmissions exploitables : y figurent la température lors du prélèvement, ..
87
LES INJECTIONS PAR VOIE PARENTERALE
DÉFINITION
Traitements médicamenteux administrés par une voie autre que la voie entérale
Les voies d’administration sont :
- Intramusculaire (I.M.)
- Intraveineuse (I.V.)
- Sous-cutanée (S.C.)
- Intradermique (I.D.)
Buts :
- Préventif : vaccinothérapie …
- Thérapeutique : antibiothérapie …
- Diagnostique : dépistage d’allergies …
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique.
- Titre 1er : profession d’infirmier ou d’infirmière.
- Chapitre 1er
- Articles R4311-7, R4311-8, R4311-9, R4311-10, R4311-14.
INDICATIONS
-
Administration d’un traitement non disponible par voie entérale.
Exemple : Insuline, tests allergologiques …
-
Administration d’un traitement à un patient dans l’incapacité de prendre un traitement par voie
orale.
Exemple : Coma, vomissements (chimiothérapie, gastro-entérite), trouble de la déglutition …
-
Administration d’un traitement non assimilable par le tube digestif.
Exemple : résection intestinale importante …
-
Administration d’un traitement exigeant une posologie précise calculée en fonction du poids et de
la taille.
OBJECTIFS
-
-
Obtenir une action plus précise, plus rapide que les autres voies : le médicament passe plus
rapidement dans la circulation sanguine, le dosage est plus précis et modulable, l’absorption est
maximale.
Eviter la voie digestive : cas de médicaments irritants pour la muqueuse digestive, au goût
désagréables, neutralisés par les sucs digestifs ou non assimilables par une autre voie.
PRÉREQUIS
-
Anatomie.
Connaissances pharmacologiques.
Fiche des principes d’administration et de surveillance des traitements médicamenteux.
Règles d’hygiène et d’asepsie.
Connaissances sur les accidents d’exposition aux virus.
Calculs de dose.
88
MATÉRIEL
PRESENTATION DU MATERIEL
Les seringues
• Stériles,
• en plastique (à usage unique) ou en verre selon certains produit,
• de taille et de capacité variables ( 1 ml, 2 ml, 5 ml, 10 ml, 20 ml, 50 ml): le choix s’effectue en
fonction de la quantité de produit à injecter,
• seringues spécifiques :
- insuline,
- tuberculine,
- désensibilisation,
- seringues pré-remplies.
Les aiguilles
• Stériles,
• usage unique,
• de taille et de calibre (Gauge-G) variables : le choix s’effectue en fonction de la voie d’injection,
de la morphologie du patient, du liquide à injecter :
- I.M. : aiguille longue à biseau long (couleur de l’embase verte, 21G),
- I.V. : aiguille courte à biseau court (couleur bleue, 23 G),
- S.C. : aiguille courte à biseau long (couleur orange, 25 G),
- I.D. : aiguille très courte (= 1cm), fine, à biseau court (couleur orange ou jaune, 25 G),
- Trocart : aiguille de gros calibre utilisée pour les préparations (couleur rose, 18 G, marron
clair, 19 G).
MATERIEL REQUIS
-
Seringue et aiguille à adapter à la voie d’injection,
aiguille trocart,
compresses stériles,
antiseptique,
plateau,
haricot,
collecteur à objets tranchants,
gants.
TECHNIQUE DE PREPARATION
-
Sortir tout le matériel nécessaire.
Vérifier le dosage, l’intégrité du produit, la date de péremption …
MONTAGE DE LA SERINGUE
-
Ouvrir l’emballage de la seringue.
Tirer le piston afin de le désolidariser de la paroi.
Déposer la seringue dans son emballage sur le plateau.
Ouvrir l’emballage de l’aiguille (trocart).
Ne découvrir que la partie qui va s ‘adapter à la seringue (embase).
Fixer l’embase de l’aiguille à la seringue.
Reposer l’ensemble dans l’emballage stérile.
89
PREPARATION A PARTIR D’UNE SOLUTION
-
Faire descendre la totalité du liquide dans la partie inférieure de l’ampoule.
Désinfecter le col de l’ampoule avec une compresse imbibée d’antiseptique.
Ouvrir l’ampoule avec cette compresse en exerçant une pression latérale.
Prendre la seringue et ôter le capuchon protecteur de l’aiguille.
Tenir l’ampoule entre le majeur et l’index de l’autre main.
Introduire l’aiguille dans l’ampoule sans en toucher les rebords extérieurs.
Maintenir l’aiguille immergée dans la solution, biseau vers le bas contre la paroi au fond de
l’ampoule.
Aspirer la quantité de solution présente.
Purger l’air contenu dans la seringue en maintenant la seringue verticalement, aiguille vers le haut
(jusqu’à ce que l’air soit dans l’embase).
Si besoin, donner des chiquenaudes sur la seringue pour faire remonter les bulles au dessus de la
solution.
Chasser l’air en poussant lentement le piston jusqu’à la disparition totale de l’air (en maintenant si
possible l’aiguille par l’embase).
Vérifier la quantité de solution prélevée par rapport à la prescription.
Enlever le trocart (seul cas où le retrait s’effectue à la main) et le jeter dans la collecteur.
Adapter à la seringue l’aiguille spécifique à la voie d’injection (chacune dans son emballage
respectif).
Déposer le tout sur le plateau.
PREPARATION A PARTIR D’UNE POUDRE
-
Choisir le solvant adapté à la poudre.
Enlever l’opercule de protection du flacon.
Aseptiser le bouchon caoutchouc avec une compresse imbibée d’antiseptique.
Laisser la compresse sur le bouchon.
Prélever la quantité de solvant nécessaire (cf. préparation à partir d’une solution).
Tenir le flacon de poudre dans la main opposée à celle qui tient la seringue.
Enfoncer le trocart au milieu du bouchon caoutchouc et injecter le solvant dans le flacon.
Dissoudre le médicament, sans enlever l’aiguille et la seringue.
Aspirer la quantité de produit suffisante.
Retirer le trocart du bouchon.
Purger la seringue.
Vérifier la quantité de produit prélevé en se référant à la prescription.
Enlever le trocart (seul cas ou le retrait s’effectue à la main) et le jeter dans le collecteur.
Adapter à la seringue l’aiguille spécifique à la voie d’injection (chacune dans son emballage
respectif).
Déposer le tout sur le plateau.
Le produit ainsi préparé selon le dosage et la voie d’administration prescrits doit être injecté
IMMEDIATEMENT par la personne qui a préparé l’injection.
90
EVALUATION
-
Respect des règles d’hygiène, d’efficacité, de sécurité, de confort avant, pendant et après le soin.
RESPECT DE LA PRESCRIPTION :
- nom du produit,
- date, heure et validité de la prescription,
- dosage, posologie, forme et voie d’administration,
- injection du produit en totalité.
CONFORMITE AU PROTOCOLE :
- matériel adapté à la prescription,
- site d’injection approprié et individualisé,
- technique d’injection respectée.
SURVEILLANCE SPECIFIQUE AU TRAITEMENT :
- surveillance de l’efficacité,
- surveillance des effets secondaires.
OBSERVATION DES SIGNES CLINIQUES :
- douleur, induration ou hématome au pont d’injection,
- douleur sur le trajet du nerf sciatique ou raideur du membre inférieur (I.M.),
- extravasation (I.V.),
- signes d’inflammation : Douleur, Chaleur, Rougeur.
COMPLICATIONS POSSIBLES :
- inflammation du tissu conjonctif,
- hématome,
- adénite,
- abcès, septicémie,
- nécrose (si emploi d’une solution hypertonique).
BIBLIOGRAPHIE
-
« Fiches de soins infirmiers » Pascal Hallouët / Jérôme Eggers / Evelyne Malaquin-Pavan, éditions
Masson, 2004.
« Soins infirmiers, Fiches techniques » Anne-Françoise Pauchet-Traversat, éditions Maloine, 2003.
« Traité de soins infirmiers » Patricia A.Potter / Anne G. Perry, éditions Mosby, 2002.
91
ANGLES D’INSERTION DE L’AIGUILLE
92
1 - L’INJECTION INTRAVEINEUSE
DEFINITION
Passage d’un traitement directement dans le système circulatoire du patient.
PREREQUIS
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
CONSIGNES
-
Suivre les règles d’hygiène et d’asepsie, de sécurité, d’efficacité, de confort,
il est indispensable de commencer le traitement en utilisant les veines des extrémités des
membres pour préserver le réseau veineux,
ne jamais injecter de Chlorure de Potassium (KCl) par voie veineuse directe.
MATERIEL
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
Garrot propre
Sparadrap
Protection
Pommade anesthésiante éventuellement à poser avant le soin (20 minutes avant)
Gants non stériles
DEROULEMENT DU SOIN
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
-
Préparer le matériel et le produit médicamenteux,
installer confortablement le patient, bras en extension sur la protection,
mettre les gants,
choisir une veine, à la vue et au toucher,
serrer le garrot autour du bras au moins 10 cm au dessus de la zone à ponctionner. Ne pas trop
serrer (le pouls doit rester perceptible),
aseptiser en escargot la région à ponctionner,
purger la seringue,
d’une main, maintenir le bras, tendre la peau, immobiliser la veine avec le pouce,
introduire l’aiguille tangentiellement à la peau, biseau vers le haut dans le sens de la circulation.
S’assurer qu’une partie de l’aiguille est dans la veine,
aspirer légèrement pour vérifier la position de l’aiguille dans la veine en constatant un retour
veineux (reflux de sang dans la seringue),
ôter impérativement le garrot,
injecter lentement en ayant soin de vérifier que l’aiguille est toujours dans la veine (aspirer une
goutte de sang dans la seringue),
l’injection terminée, retirer l’ensemble seringue / aiguille (maintenir l’embase),
comprimer le point de ponction, à l’aide d’une compresse,
ne pas faire plier le bras,
placer une compresse stérile sèche avec du sparadrap sur le point de ponction.
-
93
94
2 - L’INJECTION SOUS-CUTANEE
DEFINITION
Injection d’un produit médicamenteux isotonique dans le tissu cellulaire sous-cutané appelé aussi
hypoderme.
PREREQUIS
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
CONSIGNES
-
Suivre les règles d’hygiène et d’asepsie, de sécurité, d’efficacité, de confort,
respect des lieux d’injection.
Il faut choisir des tissus interstitiels lâches, loin des tendons et des saillies osseuses :
- face externe du bras,
- face antérieure de la cuisse,
- région sus et sous épineuse de l’omoplate,
- région deltoïdienne,
- région abdominale.
MATERIEL
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
DEROULEMENT DU SOIN
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
-
Préparer le matériel et le produit médicamenteux (cf. Fiche Injections par voie parentérale),
installer confortablement le malade,
repérer et aseptiser le lieu d’injection,
pincer la peau entre le pouce et l’index,
piquer perpendiculairement ou latéralement (45°, dans le sens de la circulation veineuse, le biseau
tourné vers le haut ) au plan de ponction selon la corpulence de la personne, la taille de l’aiguille...
Introduire rapidement l’aiguille jusqu’à la garde à la base du pli,
relâcher le pli sauf pour l’injection d’insuline ou d’anticoagulant,
injecter le liquide lentement,
lorsque tout le produit est injecté, comprimer la peau près de l’aiguille avec une compresse sauf
pour les injections d’insuline,
retirer l’ensemble seringue / aiguille (maintenir l’embase).
-
Après une injection d’insuline, ne pas désinfecter à l’alcool et ne pas frictionner car la diffusion du
produit médicamenteux serait trop rapide.
NB : pour le stylo à insuline, la taille de l’aiguille est prescrite en fonction de l’IMC.
95
Zones d’injections sous cutanées
Réalisation du pli cutané
Introduction de l’aiguille
96
3 - L’INJECTION SOUS-CUTANEE D’UN ANTI-COAGULANT
DEFINITION
Injection sous-cutanée d’un produit type : CALCIPARINE®, LOVENOX®, FRAXIPARINE®,
FRAGMINE®, INOHEP® dans un but thérapeutique et / ou préventif des maladies thrombo-emboliques.
PREREQUIS
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale
CONSIGNES
-
Suivre les règles d’hygiène et d’asepsie, de sécurité, d’efficacité, de confort,
respecter strictement les horaires,
utiliser la seringue contenue dans le conditionnement,
effectuer l’injection dans le tissu cellulaire sous-cutanée de la ceinture abdominale (région antérolatérale) ou de la cuisse (face antérieure), tantôt à droite, tantôt à gauche,
maintenir le pli cutané pendant l’injection,
ne pas purger les présentations en dose unique (si nécessité de purger pour adapter la prescription :
purger la seringue aiguille vers le bas).
MATERIEL
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
TECHNIQUE
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
-
Installer confortablement le malade en décubitus dorsal, de préférence,
aseptiser la peau de la région antéro-latérale de la ceinture abdominale,
réaliser un pli cutané entre le pouce et l’index,
de l’autre, introduire l’aiguille perpendiculairement et entièrement dans l’épaisseur du pli cutané,
maintenir le pli pendant l’injection pour rester dans le tissus sous cutané,
retirer l’aiguille, lâcher le pli, appliquer une compresse sèche au point d’injection,
réinstaller le malade.
Technique d’injection
Zones d’injection
97
4 - L’INJECTION INTRAMUSCULAIRE
DEFINITION
Injection d’un produit médicamenteux dans le tissu musculaire.
CONSIGNES
-
Respect des sites d’injection :
La région fessière : choisir le ¼ supéro-externe de la fesse afin d’éviter l’atteinte du nerf sciatique
ou des vaisseaux.
1/3 moyen antéro-externe de la cuisse.
La partie supérieure antéro-externe du bras si impossibilité d’atteindre le muscle fessier : choix
d’une aiguille plus courte.
Dans le cas d’une série d’injection, alterner les côtés d’injection (fesse droite puis gauche) et
utiliser toute la surface du ¼ supéro-externe afin de favoriser une meilleure diffusion du produit
Attention le muscle fessier ne peut être utilisé chez le nourrisson et le très jeune enfant car il n’est
pas suffisamment développé par la marche.
La quantité du tissu adipeux chez la personne doit déterminer la longueur de l’aiguille utilisée
pour atteindre le muscle.
DEROULEMENT DU SOIN
-
-
Préparer l’injection (cf. fiche préparation).
Installer confortablement le malade de préférence allongé.
Pour favoriser la détente du muscle fessier lors de l’injection, le fémur doit être en rotation
externe : couché sur le ventre avec les orteils tournés vers l’intérieur ou couché sur le côté avec la
jambe de dessous allongé et celle de dessus fléchie.
Repérer le site d’injection et procéder à désinfection cutanée , solution hydroalcoolique pour
antisepsie rapide des mains.
Tendre la peau de la fesse avec le pouce et l’index de l’autre main.
D’un geste sec et rapide enfoncer l’aiguille jusqu’à l’embase perpendiculairement jusqu’à la peau
Sans lâcher l’embase, adapter la seringue.
DEUXIEME METHODE
-
Adapter l’embase de l’aiguille sur la seringue.
Tendre la peau de la fesse avec le pouce et l’index de l’autre main.
D’un geste sec et rapide enfoncer l’aiguille jusqu’à l’embase perpendiculairement jusqu’à la peau.
DANS LES DEUX CAS
-
Aspirer légèrement : si du sang apparaît l’aiguille est dans une veine ou artériole, retirer le tout, et
recommencer l’injection avec une nouvelle aiguille.
Injecter lentement le liquide pour faciliter l’absorption et diminuer la douleur.
Lorsque tout le produit est injecté, comprimer la peau avec une compresse.
Retirer l’ensemble d’un geste vif : seringue et aiguille tout en maintenant l’embase.
Jeter l’aiguille dans le collecteur.
COMPLICATIONS
-
Retour de sang dans la seringue, lors de la ponction,
Malaise vagual,
Douleur au point de ponction,
Douleur extrêmement vive en cas de ponction du nerf sciatique.
98
5 - L’INJECTION INTRADERMIQUE
DEFINITION
Injection d’un allergène ou d’un produit médicamenteux dans le derme.
PREREQUIS
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
CONSIGNES
-
-
Suivre les règles d’hygiène et d’asepsie, de sécurité, d’efficacité, de confort,
respecter les lieux d’injection :
- essentiellement face interne et externe de l’avant bras,
- face externe du bras,
- face externe de la cuisse,
l’effet « peau d’orange » doit être obtenu : apparition au niveau de la peau d’une petite
surélévation blanche et gaufrée,
s’il s’agit d’un test allergique : encercler le point d’injection d’un trait de stylo afin de pouvoir
ultérieurement lire la réaction.
MATERIEL
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
-
Stylo indélébile pour récupérer le lieu d’injection si test allergique.
DEROULEMENT DU SOIN
-
Cf. Fiche de soins sur les injections par voie parentérale.
-
Préparer le matériel et le produit médicamenteux,
installer confortablement le malade,
repérer et aseptiser le lieu d’injection,
d’une main, tendre la peau,
de l’autre, saisir la seringue et introduire l’aiguille tangentiellement à la peau, le biseau vers le
haut,
dès que le biseau a disparu sous l’épiderme, injecter lentement le produit. Il se forme
immédiatement une petite surélévation blanche, gaufrée (peau d’orange),
exercer près de l’aiguille une légère pression avec une compresse et retirer l’ensemble seringue /
aiguille (maintenir l’embase),
marquer par un dessin l’emplacement de l’injection.
-
99
LA PERFUSION INTRAVEINEUSE
DEFINITION
Injection intraveineuse prolongée (d’une quantité donnée), de solutés iso ou hyper toniques, contenant ou
non des médicaments.
Les voies veineuses utilisées sont :
- la voie périphérique (veines périphériques),
- la voie centrale (veines jugulaire, sous-clavière..) : le médecin pose le cathéter et la première
perfusion. L’infirmier(e) est responsable de la surveillance de la perfusion et des changements
de flacons suivants.
LÉGISLATION ET RESPONSABILITÉ
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique.
- Titre 1er : profession d’infirmier ou d’infirmière.
- Chapitre 1er
- Article R.4311-7/9
INDICATIONS
-
Réhydratation par des solutés,
hypovolémie,
restauration de l’équilibre hydro-électrolytique,
traitement médicamenteux (antibiotiques, catécholamines…),
nutrition parentérale.
OBJECTIF
-
Obtenir une action plus rapide que les autres voies d’administration.
PREREQUIS
-
Anatomie vasculaire (P86)
Pharmacologie et calculs de dose
Règles d’hygiène et d’asepsie
Précautions standard
MATERIEL
Spécifique à la préparation :
- Flacons de perfusion et produits médicamenteux selon prescription
- Tubulure, dispositif de réglage de débit, robinet, rampe, boîtier
- Si besoin, pied à sérum et panier à sérum nettoyés et désinfectés
Spécifique à la ponction :
- Protection de lit à usage unique
- Garrot nettoyé et désinfecté
- Matériel sécurisé : cathéter veineux périphérique , butterfly…..
100
Divers :
-
Compresses stériles
Solutions antiseptiques : moussante, dermique et dermique contenant de l’alcool
Solution antiseptique pour antisepsie rapide des mains
Eau stérile
Tondeuse à lame à usage unique si dépilation nécessaire
Gants stériles
Adhésifs de fixation stériles (stéri-strip)
Pansement adhésif stérile prêt à l’emploi
Sparadrap de fixation
Containeur à aiguilles
Haricot jetable
DEROULEMENT DU SOIN
Préparation d’une perfusion intraveineuse cf fiche technique CLIN
Mise en place d’un cathéter périphérique cf fiche technique CLIN
Réfection d’un pansement de cathéter périphérique cf fiche technique CLIN
Ablation d’un cathéter périphérique cf fiche technique CLIN
EVALUATION
-Respect des critères du soin .
- CONFORMITE AU PROTOCOLE EN VIGUEUR :
- Réaliser la préparation et la pose du flacon de perfusion par la même personne
-Utiliser des matériels opaques, si perfusion de produits se dégradant à la lumière
-Eviter d’écrire au feutre directement sur la poche en plastique (porosité…) .
- Désinfecter tous les bouchons avant leur perforation en vue de l’administration parentérale d’un
médicament (recommandation de L’AFSSAPS agence française de sécurité sanitaire des produits de
santé).
- Choisir le site d’injection : Préserver le capital veineux : commencer par le réseau veineux bas (main),
pour les cycles de perfusion de longue durée ou les cycles de produits veineux corrosifs.
- Eviter le pli du coude pour préserver l’autonomie du patient .
- Utiliser exceptionnellement les veines pédieuses et choisir les veines épicrâniennes pour le nourrisson
et l’enfant en bas âge.
- Réaliser un calcul de débit fiable et la tracabilité de la pose (date..)
- SURVEILLANCE DE LA PERFUSION :
Locale
- Surveiller le bras, le point d’insertion (absence de chaleur, rougeur, induration, douleur,
œdème).
- Surveiller l’absence d’inflammation et/ou d’extravasation.
Générale
- Pouls, tension artérielle, température.
- Diurèse (équilibre entre les entrées et les sorties).
- Contrôles biologiques sur prescription médicale.
- Surveillance des effets indésirables des médicaments.
101
Spécifique
- Respecter les cycles, les horaires.
- Rechercher les causes de dysfonctionnement.
Si le débit s’accélère
- Vérifier la présence d’une fuite (tubulure désadaptée).
- Vérifier étanchéité : raccord, robinet, rampe.
- Vérifier le blocage de la roulette, s’assurer que le patient n’accélère pas le débit.
Si le débit ralentit
- Vérifier l’efficacité de la prise d’air.
- S’assurer que la tubulure n’est pas coudée et que le filtre n’est pas noyé.
- Vérifier le point d’injection : aiguille collabée à la veine, …
Si le débit s’interrompt :
- Vérifier que le cathéter n’est pas bouché.
- S’assurer qu’il n’y a pas de diffusion du produit dans les tissus (extravasation).
NB : Cas de perfusion discontinue où le cathéter est muni d’un obturateur
- avant le branchement de la tubulure retirer l’obturateur,
- brancher la tubulure, vérifier le retour veineux.
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiches de soins infirmiers Pascal Hallouët/Jérome Eggers.
Evelyne Malaquin . Pavan édition Masson 2004.
Protocoles CLIN APHM.
Cahier n°11 L’infirmière magazine mars 2004.
S.F.H.H. Recommandations pour la pratique clinique.
102
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 06. 02. 01.
PREPARATION D’UNE PERFUSION INTRAVEINEUSE
Niveau de preuve : 1
Date de la diffusion : septembre 2002
Version : 03
Rédigée par : IDE CLIN
Vérifiée par : E.O.H.H. CLIN
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif : préparer des solutés de perfusion de façon aseptique, avec un minimum de manipulations.
Quand ? Sur prescription médicale.
Qui ?
Médecins, S-F, IDE et IDE spécialisée, MERM.
Matériel :
- un haricot, et un conteneur à objets piquants tranchants,
- les produits médicamenteux et le soluté en fonction de la prescription médicale,
- un set de transfert OU trocarts stériles à usage unique, et seringues stériles à usage unique de contenance adaptée,
- une tubulure de perfusion stérile à usage unique, et panier pour flacon en verrerie,
- des compresses stériles,
- solution antiseptique dermique (Cf. P.E. 04. 01. 06.), contenant de l’alcool.
Technique :
- Avoir à sa disposition la prescription médicale écrite, datée et signée.
- Etre en tenue de travail propre, adaptée au secteur d’activité, cheveux attachés.
- Réaliser une désinfection par friction des mains (Cf. P.E. : 04. 05. 02.) puis préparer sur le plan de travail le nécessaire à la
préparation de la perfusion.
- Vérifier les dates de péremption des produits et des matériels, la limpidité et l’intégrité des perfusats.
- Réaliser un lavage antiseptique des mains (Cf. P.E. : 04. 05. 01. 02.).
- Enlever les opercules, et désinfecter tous les bouchons en les arrosant de solution antiseptique dermique contenant de
l’alcool, en laissant en contact environ pendant une minute avant d’essuyer l’excédent avec une compresse ; si besoin
d’ampoule(s), saisir l’embout autocassable à l’aide d’une compresse imprégnée de solution antiseptique dermique
contenant de l’alcool pour le casser.
- Ouvrir les emballages des matériels stériles pour permettre leur préhension sans faute d’asepsie.
- Disposer la tubulure munie de sa prise d’air dans le flacon, purger la tubulure, puis clamper.
- Adapter trocart et seringue pour préparer les produits à injecter dans le flacon de perfusat : vérifier l’absence de précipité.
- Jeter au fur et à mesure les déchets dans le haricot et éliminer les matériels piquants tranchants dans le conteneur.
- Inscrire sur le flacon préparé le nom du patient, le numéro de la chambre, le contenu du perfusat et la durée de la
perfusion.
- Jeter ce qui doit l’être, nettoyer et ranger le matériel, puis réaliser un traitement adapté des mains adapté à l’activité à
suivre.
Si utilisation de sets de transfert, respecter les recommandations du fabricant pour les manipulations après avoir correctement
désinfecter les bouchons en les arrosant de solution antiseptique dermique contenant de l’alcool.
103
10. Grille d’évaluation
critères
Observ
ation
Items
oui
D
Tenue vestimentaire adaptée
D
Désinfection par friction des mains
D
Plan de travail nettoyé et désinfecté
non
remarques
Vérification des produits
D+L
- date de péremption
D
- intégrité des flacons
D
- limpidité des solutions
D
Lavage antiseptique des mains
D
Manipulations sans fautes d’asepsie
D
Evacuation des déchets
D+L
Flacon perfusion identifié
D+L
Désinfection bouchons avant utilisation set de transfert
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
104
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 06. 02. 03.
Le cathéter veineux périphérique
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion : Mai
2008
Version : 04
Rédigée par : Cadre de santé, EOHH CLIN
Vérifiée par : EOHH CLIN
Approuvée par : Pr LASCOLA, Président du CLIN
Nombre de pages : 1/8
1. Objet
Objectif global : mise en place, entretien et retrait d’un système d’abord veineux périphérique.
Objectif spécifique : réduire le risque infectieux (local, régional ou général).
2. Domaine d’application
Par : Médecins, Sages-Femmes, Infirmièr(e)s Diplômé(e)s d’Etat et spécialisé(e)s, Manipulateurs en ElectroRadiologie
Médicale.
Quand : sur prescription médicale.
105
106
107
108
109
110
LE CHARIOT DE SOINS
PREPARATION DU CHARIOT
-
Vider et nettoyer le chariot et la poubelle avec le désinfectant prêt à l’emploi : avant et après chaque
pansement ( date de préparation notée sur le flacon ).
Laisser sécher (temps d’action du désinfectant), ne pas rincer.
Evaluer le matériel nécessaire.
Etage supérieur du chariot (plan de travail) :
- antiseptiques : pour les mains et pour la réalisation du pansement avec date d’ouverture notée sur
les flacons (21 jours),
- utiliser les antiseptiques d’une même gamme pour un même pansement ( ex :iode et chloréxidine)
et de l’eau stérile pour le rinçage,
- cupule propre.
Etage moyen ( rangement du matériel propre et stérile) :
- matériel stérile : champs, compresses,PPA(petit pansement adulte),
- thérapeutiques prescrites : tulle gras, antibiotulle,
- matériel propre : protection(absorbex), gants, sparadrap…,
- ciseaux décontaminés sur compresse.
Etage inférieur ( matériel souillé) :
- haricot contenant un produit décontaminant pour les pinces souillées,
- container pour objet dangereux : piquant ou tranchant (aiguille, lame de bistouri),
- haricot jetables pour les compresses souillées.
DEROULEMENT DU SOIN
1er étape :
- prévoir et vérifier la propreté de la chambre (ménage fait),
- prévenir le patient et organiser l’espace de soin,
- réaliser un lavage antiseptique des mains puis se rendre auprès du patient avec le chariot,
- mettre le dispositif de signalisation de présence, vérifier fermetures portes et fenêtres,
- installer confortablement le patient en respectant sa pudeur et placer la protection si besoin (drap ou
absorbex),
- s’installer avec confort : lit à hauteur, poubelle du chariot à l’opposé du patient (mais pas contre le lit
du voisin !), veiller à ne pas tourner le dos au patient.
2ème étape :
- faire une antisepsie rapide des mains,
- disposer le matériel nécessaire pour le pansement :
- les pinces et les compresse stériles,
- ouvrir les flacons nécessaires sur le plan de travail,
- mettre des gants jetables propres pour ôter le pansement sale sans toucher la plaie, l’observer et
mettre le tout dans la poubelle du chariot, observer la plaie,
- faire antisepsie rapide des mains,
- si nécessaire mettre le champs stérile.
111
3ème étape :
- faire un tampon au dessus du champs stérile et l’imbiber au dessus de la cupule propre,
- selon protocole CLIN : effectuer la détersion et l’antisepsie de la plaie puis du pourtour de la plaie
de façon minutieuse en respectant le mode d’utilisation du produit ( effectuer : la détersion, le
rinçage et séchage et appliquer l’antisepsie) ou protocole du service,
- couvrir la plaie avec des compresses stériles et appliquer sparadrap ou bande,
- ôter la protection et ou le champs stérile.
4ème étape :
- réinstaller le patient, veiller à son confort (sonnette, tablette etc…) et à la satisfaction d’un éventuel
besoin ( boire …),
- reboucher les flacons utilisés,
- déposer les pinces souillées dans le haricot et, si besoin, la lame dans le container,
- vider le haricot contenant les compresses souillées dans la poubelle,
- fermer la poubelle avant de sortir de la chambre, près de la porte d’entrée,
- faire une antisepsie rapide des mains,
- enlever le dispositif de présence,
- mettre le champs et la poubelle dans le local approprié,
- réaliser un lavage antiseptique des mains,
- nettoyer et ranger le chariot dans la salle de soins,
- effectuer les transmissions écrites et orales dans le dossier de soins.
EVALUATION
-
Respect des critères du soin : sécurité, efficacité, confort et économie.
Respect du temps de réalisation pour le confort du patient et la sécurité du soin.
Evaluation de la plaie : évolution de la cicatrisation (transmissions écrites et orales).
Evaluation du pansement : occlusif, confortable et esthétique,
Pas de signe d’allergie (peau, périphérie eczémateuse ou fragilisée).
112
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 06. 05. 10.
ENTRETIEN DU CHARIOT DE SOINS
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion :septembre 2003
Version : 01
Rédigée par : IDEs CLIN
Vérifiée par : EOHH CLIN
Approuvée par :
9. Fiche technique
Objectif : éviter que le chariot ne soit une source de contamination.
Quand ? Avant chaque utilisation
Qui ?
Sage-Femme, IDE et/ou IDE spécialisé(e), MERM, AS et/ou AP sous la responsabilité du Cadre de Santé
Matériel :
- chariot de soins,
- solution nettoyante - désinfectante pour surfaces hautes (Cf. P.E. : 04. 01. 15.),
- chiffonnette à usage unique,
- gants à usage unique.
Technique :
-
Etre en tenue de travail adaptée au secteur d’activité.
-
Réaliser un lavage simple des mains (Cf. P.E. : 04. 05. 01. 01.).
-
Mettre des gants à usage unique.
-
Vaporiser le produit détergent - désinfectant prêt à l’emploi sur les plans horizontaux du chariot de haut en bas : quand
l’effet mousse se dissipe, essuyer avec la chiffonnette toujours de haut en bas, sans oublier les montants verticaux entre
chaque plateau.
-
Laisser sécher.
-
Jeter la chiffonnette.
-
Enlever les gants et les jeter.
-
Effectuer un lavage simple des mains.
-
Equiper le chariot en fonction du soin à réaliser.
10. Grille d’évaluation
critères
Observ
ation
items
D
Tenue vestimentaire adaptée
D
Lavage simple des mains
D
Port de gants à usage unique
D
Utilisation bon produit pour nettoyage - désinfection
D
Technique d’entretien respectée, de haut en bas
D
Evacuation des matériels utilisés à usage unique
D
Lavage simple des mains
D+L
oui
non
remarques
Equipement du chariot en fonction du soin à réaliser
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
113
LE PANSEMENT SIMPLE STERILE
DEFINITION
C’est le recouvrement d’une plaie par un dispositif de protection cutanée occlusif.
LEGISLATION ET RESPONSABILITE
Décret en vigueur : 29 juillet 2004 – Code de la santé publique
- Titre du texte : Profession d’infirmier ou d’infirmière
- Chapitre : 1er - Article : R4311-75
INDICATION
-
Plaies chirurgicales.
Plaies traumatiques.
OBJECTIFS
-
Eviter toute contamination microbienne de la plaie.
Surveiller l’évolution de la cicatrisation.
PRE-REQUIS
-
Règles générales pour effectuer un soin.
Connaissances dans le domaine de l’hygiène.
Connaissances des premiers signes d’une infection locale.
MATERIEL
-
Cf : fiche du CLIN et fiche de préparation du chariot
BIBLIOGRAPHIE
-
Fiches de soins infirmiers : P. Hallouet et J. Eggers, Ed. : Masson.
Livre blanc du CLIN AP-HM.
114
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 06. 05. 11.
REFECTION DU PANSEMENT SIMPLE MEDICAMENTEUX
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion :septembre 2003
Version : 01
Rédigée par : IDEs CLIN
Vérifiée par : EOHH CLIN et unités soins (*)
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif :
protéger une plaie d’une possible contamination, absorber des exsudats sanglants, appliquer une thérapeutique,
un antiseptique et éviter toute contamination lors de la réfection d’un pansement.
Quand ?
Sur prescription médicale et si le pansement n’est plus occlusif.
Qui ?
Médecin, Sage-Femme, IDE ou IDE spécialisé(e), MERM.
Matériel :
- chariot de soin ou plateau, nettoyé et désinfecté,
- haricot si besoin, 1 poubelle à ouverture non manuelle, protection de lit à usage unique imperméable si nécessaire,
- 1 contenant pour la décontamination du matériel,
- 1 plateau avec des pinces stériles,
- si besoin 1 paire de ciseaux nettoyée et désinfectée, ou une lame de bistouri montée à usage unique stérile,
- gants stériles non talqués selon la technique choisie, et gants à usage unique, non talqués,
- compresses stériles,
- pansement(s) adhésif(s) stérile(s), et sparadrap si besoin,
- solution antiseptique moussante (Cf. P.E. : 04. 01. 05.),
- solution antiseptique dermique de la même gamme que la solution moussante (Cf. P.E. : 04. 01. 06.),
- eau stérile ou sérum physiologique à patient unique,
- solution hydro-alcoolique (Cf. P.E. : 04. 01. 11.),
-
collecteur à objets piquants, tranchants, si nécessaire,
-
produit nettoyant - décontaminant pour l’instrumentation médico-chirurgicale (Cf. P.E. : 04. 01. 20), si nécessaire.
Technique :
- Etre en tenue propre adaptée au secteur d’activité.
- Respecter les Précautions Standard tout au long du soin.
- Contrôler la prescription médicale sur le dossier de soins infirmiers.
- Informer le patient du geste qui va être réalisé.
- Fermer les fenêtres et les portes de la pièce où le pansement va être réalisé.
- Réaliser un lavage antiseptique des mains (Cf. P.E. : 04. 05. 01. 02.).
- Préparer le matériel sur le chariot de soins ou le plateau préalablement nettoyé, désinfecté.
- Installer le patient confortablement et en position adaptée en fonction du pansement à réaliser - après la toilette et la
réfection du lit, pour respecter sa sécurité et sa pudeur.
- Mettre une protection de lit si nécessaire.
- Réaliser une friction des mains avec une solution hydro-alcoolique (Cf. P.E. : 04. 05. 02.).
- Oter le pansement avec un gant non stérile à usage unique.
- Jeter le pansement et le gant dans le haricot.
- Observer la plaie.
115
Il est impératif d’effectuer la réfection du pansement immédiatement
-
Réaliser un traitement hygiénique des mains par friction.
Ouvrir les emballages des paquets stériles sur le plan de travail du chariot de soins, ou le plateau, sans faute d’asepsie.
Dévisser les bouchons des flacons des solutions et ouvrir les flaconnages.
Enfiler le gant stérile ou se saisir des pinces stériles côté préhension.
Déterger la plaie du centre vers la périphérie à l’aide de compresses imbibées d’antiseptique moussant.
Changer de compresses autant de fois que nécessaire.
Rincer la plaie au sérum physiologique ou à l’eau stérile.
Sécher la plaie.
Appliquer l’antiseptique dermique du centre vers la périphérie.
Laisser sécher.
Recouvrir la plaie suivant la prescription médicale.
Réinstaller le patient.
Evacuer les déchets.
-
Immerger les pinces utilisées immédiatement dans le bac contenant la solution de nettoyant - décontaminant pour
l’instrumentation médico-chirurgicale.
- Nettoyer et désinfecter puis ranger ce qui doit l’être, en particulier le chariot de soins (Cf. P.E. 04. 06. 05. 10.).
- Réaliser un lavage antiseptique des mains.
- Noter le soin sur le document approprié.
10. Grille d’évaluation
Observ
ation
critères
items
oui
D
Port tenue propre adaptée au secteur d’activité
D
Respect des Précautions Standard tout au long du soin
D+L
remarques
Prescription médicale contrôlée
D
Traitement hygiénique des mains réalisé
D
Chariot de soins ou plateau nettoyé et désinfecté
D
les 4 temps respectés
-
détersion
-
rinçage
-
séchage
-
antisepsie
D
Technique respectée du centre vers la périphérie
D
Immersion immédiate du matériel
D
Traitement hygiénique des mains réalisé
D+L
non
Transmissions écrites sur document approprié
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
116
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 06. 05. 12.
REFECTION DU PANSEMENT AVEC DRAINAGE
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion :septembre 2003
Version : 01
Rédigée par : IDEs CLIN
Vérifiée par : EOHH CLIN et unités soins (*)
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif :
protéger une plaie d’une possible contamination, évacuer par un système de drainage des exsudats, des gaz
physiologiques et éviter toute contamination lors de la réfection d’un pansement.
Quand ?
Sur prescription médicale et si le pansement n’est plus occlusif.
Qui ?
Médecin, Sage-Femme, IDE ou IDE spécialisé(e).
Matériel :
- chariot de soin, nettoyé et désinfecté,
- haricot,
- 1 poubelle à ouverture non manuelle,
- 1 contenant pour la décontamination du matériel, si nécessaire,
- 1 plateau avec des pinces stériles,
- si besoin 1 paire de ciseaux nettoyée et désinfectée, ou une lame de bistouri montée à usage unique stérile.
- matériel spécifique selon le type de drainage,
- gants stériles non talqués selon la technique choisie,
- gants à usage unique, non talqués,
- compresses stériles,
- pansement(s) adhésif(s) stérile(s),
- sparadrap si besoin,
- solution antiseptique moussante (Cf. P.E. : 04. 01. 05.),
- solution antiseptique dermique de la même gamme que la solution moussante (Cf. P.E. : 04. 01. 06.),
- solution hydroalcoolique (Cf. P.E. : 04. 01. 11.),
- eau stérile ou sérum physiologique à patient unique,
- matériel de prélèvement bactériologique si prescription médicale,
- tablier ou surblouse à usage unique si besoin,
- pansement « américain » stérile,
- protection de lit à usage unique imperméable,
- collecteur à objets piquants, tranchants, si nécessaire,
- produit nettoyant - décontaminant pour l’instrumentation médico-chirurgicale (Cf. P.E. : 04. 01. 20), si nécessaire.
Technique :
- Etre en tenue propre adaptée au secteur d’activité.
- Respecter les précautions Standard tout au long du soin.
- Contrôler la prescription médicale sur le dossier de soins infirmiers.
- Informer le patient du geste qui va être réalisé, et fermer les fenêtres et les portes de la pièce où le pansement va être
réalisé.
- Réaliser un lavage antiseptique des mains (Cf. P.E. : 04. 05. 01. 02.).
- Préparer le matériel sur le chariot de soins préalablement nettoyé, désinfecté.
- Revêtir la surblouse ou le tablier à usage unique si besoin.
- Installer (après la toilette et la réfection du lit) le patient confortablement et en position adaptée en fonction du pansement
à réaliser, pour respecter sa sécurité et sa pudeur.
117
-
Mettre une protection de lit imperméable puis réaliser un traitement hygiénique des mains par friction (Cf. P.E. : 04. 05.
02.).
- Oter le(s) pansement(s) avec un gant non stérile à usage unique, et jeter le pansement et le gant dans le haricot.
- Observer la plaie, et réaliser un prélèvement bactériologique si prescription médicale.
Il est impératif d’effectuer la réfection du pansement immédiatement.
- Réaliser une friction des mains avec une solution hydro-alcoolique.
- Ouvrir les emballages des paquets stériles sur le plan de travail du chariot de soins, ou le plateau, sans faute d’asepsie.
- Dévisser les bouchons des flacons des solutions et ouvrir les flaconnages.
- Enfiler le gant stérile ou se saisir des pinces stériles côté préhension.
Quelque soit le système de drainage, l’antisepsie cutanée se fera
de la région la moins contaminée vers la région la plus contaminée.
- Déterger la plaie du centre vers la périphérie à l’aide de compresses imbibées d’antiseptique moussant. : changer de
compresses autant de fois que nécessaire.
- Rincer la plaie au sérum physiologique ou à l’eau stérile.
- Sécher la plaie, Appliquer l’antiseptique dermique du centre vers la périphérie, Laisser sécher.
- Isoler au fur et à mesure par des compresses chaque région traitée.
- Couvrir la plaie et prévoir un pansement « américain » stérile si écoulement.
- Immerger immédiatement les pinces dans la solution de nettoyant - décontaminant ou enlever et jeter les gants.
- Réaliser une friction des mains avec une solution hydro-alcoolique et réinstaller le patient.
- Jeter la blouse ou le tablier à usage unique utilisé(e) puis évacuer les déchets.
- Nettoyer et désinfecter puis ranger ce qui doit l’être, en particulier le chariot de soins (Cf. P.E. 04. 06. 05. 10.).
- Noter le soin sur le document approprié.
10. Grille d’évaluation
Observ
ation
critères
items
oui
D
Port tenue propre adaptée au secteur d’activité
D
Respect des Précautions Standard tout au long du soin
D+L
remarques
Prescription médicale contrôlée
D
Traitement hygiénique des mains réalisé
D
Chariot de soins ou plateau nettoyé et désinfecté
D
les 4 temps respectés
-
détersion
-
rinçage
-
séchage
-
antisepsie
D
Technique respectée du centre vers la périphérie
D
Immersion immédiate du matériel
D
Traitement hygiénique des mains réalisé
D+L
non
Transmissions écrites sur document approprié
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
118
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 06. 05. 13.
REFECTION DU PANSEMENT SUR PLAIE INFECTEE (EXCEPTES ESCARRES ET NECROSE)
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion :septembre 2003
Version : 01
Rédigée par : IDEs CLIN
Vérifiée par : EOHH CLIN et unités soins (*)
Approuvée par : C.L.I.N.
9. Fiche technique
Objectif :
absorber des exsudats sanglants ou purulents, appliquer une thérapeutique, et protéger une plaie infectée et éviter
une surinfection par la réfection du pansement.
Quand ?
Sur prescription médicale, et après la réfection des pansements non infectés.
Qui ?
Médecin, Sage-Femme, IDE et/ou IDE spécialisé(e).
Matériel :
- chariot de soin, nettoyé et désinfecté,
- haricot,
- 1 poubelle à ouverture non manuelle,
- collecteur à objets piquants, tranchants, si nécessaire,
- protection de lit à usage unique imperméable,
- 1 contenant pour la décontamination du matériel, si nécessaire,
- 1 plateau avec des pinces stériles,
- si besoin 1 paire de ciseaux nettoyée et désinfectée, ou une lame de bistouri montée à usage unique stérile.
- gants stériles non talqués selon la technique choisie,
- gants à usage unique non talqués,
- compresses stériles,
- pansements adhésifs stériles,
- sparadrap si besoin,
- solution antiseptique moussante (Cf. P.E. : 04. 01. 05.),
- solution antiseptique dermique de la même gamme que la solution moussante (Cf. P.E. : 04. 01. 06.),
- solution hydro-alcoolique (Cf. P.E. : 04. 01. 11.),
- eau stérile ou sérum physiologique à patient unique,
- matériel de prélèvement bactériologique si prescription médicale,
- surblouse ou tablier à usage unique selon le type d’isolement septique prescrit,
- pansement « américain » stérile,
- produit nettoyant - décontaminant pour l’instrumentation médico-chirurgicale (Cf. P.E. : 04. 01. 20), si nécessaire.
Dans le cas d’un isolement septique (Cf. P.E. : 04. 07. 03.), nous vous rappelons que le chariot de soins de rentre pas dans la
chambre et donc que le matériel nécessaire à la réfection du pansement devra être disponible dans la chambre, et renouvelé en
quantité nécessaire et suffisante.
Technique
-
Etre en tenue propre adaptée au secteur d’activité.
Respecter les Précautions Standard tout au long du soin.
Contrôler la prescription médicale sur le dossier de soins infirmiers.
Informer le patient du geste qui va être réalisé.
Fermer les fenêtres et les portes de la pièce où le pansement va être réalisé.
Réaliser une désinfection hygiénique des mains (Cf. P.E. : 04. 05. 01. 02.).
Préparer le matériel sur le chariot de soins ou le plateau préalablement nettoyé, désinfecté.
119
-
Installer le patient confortablement et en position adaptée en fonction du pansement à réaliser - après la toilette et la
réfection du lit, pour respecter sa sécurité et sa pudeur.
- Mettre une protection de lit à usage unique, réaliser un traitement hygiénique des mains par friction (Cf. P.E. : 04. 05. 02.).
- Oter le pansement avec un gant non stérile à usage unique.
- Jeter le pansement et le gant dans le haricot.
- Observer la plaie.
- Réaliser le prélèvement bactériologique si prescription, il est impératif d’effectuer la réfection du pansement
immédiatement.
- Réaliser un traitement hygiénique des mains par friction.
- Ouvrir les emballages des paquets stériles sur le plan de travail du chariot de soins, ou le plateau, sans faute d’asepsie.
- Dévisser les bouchons des flacons des solutions, ouvrir les flaconnages.
- Enfiler le gant stérile ou se saisir des pinces stériles côté préhension.
- Déterger la plaie du centre vers la périphérie à l’aide de compresses imbibées d’antiseptique moussant.
- Changer de compresses autant de fois que nécessaire.
- Rincer la plaie au sérum physiologique ou à l’eau stérile.
- Sécher la plaie.
- Appliquer l’antiseptique dermique du centre vers la périphérie.
- Laisser sécher.
- Recouvrir la plaie suivant la prescription médicale.
- Réinstaller le patient.
- Jeter la surblouse ou le tablier utilisé(e), et évacuer les déchets.
- Immerger les pinces utilisées immédiatement dans le bac contenant la solution de nettoyant - décontaminant pour
l’instrumentation médico-chirurgicale.
- Nettoyer et désinfecter puis ranger ce qui doit l’être, en particulier le chariot de soins (Cf. P.E. 04. 06. 05. 10.).
- Réaliser un lavage antiseptique des mains.
- Noter le soin sur le document approprié.
10. Grille d’évaluation
items
critères
Observ
ation
oui
non
remarques
D
Etre en tenue propre adaptée au secteur d’activité
D
Respect des Précautions Standard tout au long du soin
D+L
Contrôler la prescription médicale
D
Réaliser traitement hygiénique des mains
D
Chariot de soins ou plateau nettoyé et désinfecté
D
Eléments de protection revêtus
D
Respecter les 4 temps
-
détersion
-
rinçage
-
séchage
-
antisepsie
D
Technique respectée du centre vers la périphérie
D
Immersion immédiate du matériel
D
Réaliser traitement hygiénique des mains
L
Transmissions écrites sur document approprié
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
120
AP-HM / CLIN
P.E. : 04. 04. 01.
CIRCUIT DU LINGE DANS LES SERVICES HOSPITALIERS
Niveau de preuve : 3
Date de la diffusion : Novembre 2007
Version : 01
Nombre de pages : 1/5
Rédigée par : IDES - EOHH
Vérifiée par : Médecins EOHH, responsables lingeries des sites
Approuvée par : Président du CLIN
1. Objet
Objectif global : décrire des procédures concernant la filière du linge au sein des services, afin de maîtriser le risque infectieux.
2. Domaine d’application
Par : tout le personnel hospitalier
Quand : à chaque manipulation
3. Glossaire
LINGE PROPRE , LINGE SALE
4. Documents de référence disponibles auprès du CLIN AP-HM
- « recommandation concernant la gestion de la gale dans les établissements de soins et médicaux sociaux » C.CLIN SUDOUEST 2004.
- avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France section des maladies transmissibles relatif à la conduite à tenir
devant un cas de gale (séance du 27 juin 2003).
- "la fonction linge dans les établissements de santé", ministère Emploi et Solidarité, septembre 2001.
- "hygiène appliquée à la fonction linge dans les établissements de santé", COTHEREROS, 2000.
- « circulaire DGS/DH N°98-249 du 20 avril 1998 relative à la prévention de la transmission d’agents infectieux véhiculés
par le sang ou les liquides biologiques lors des soins dans les établissements de santé ».
5. Protocole
5.1 le linge propre
- Réaliser un contrôle visuel sur le respect des règles de protection du linge livré en lingerie relais. Cette protection doit être
hermétique ( housse ou armoire).
- Effectuer une traçabilité de ce contrôle (écrite ou informatique).
- Transporter le linge vers les unités, dans des armoires roulantes fermées, nettoyées et désinfectées.
- Manipuler le linge propre après avoir réalisé un traitement hygiénique des mains par friction ( P.E. : 04.05.02) ou un
lavage antiseptique ( P.E. : 04.05.01.02).
- Au niveau des unités, conserver le linge à l’abri de la contamination, de préférence dans des armoires roulantes fermées.
En cas d’utilisation d’un local de stockage spécifique au linge propre, celui-ci doit être nettoyé/désinfecté régulièrement et
avoir les portes fermées.
- Tout linge sorti de son lieu de stockage et non utilisé, doit être assimilé à du linge sale.
- Changer systématiquement les couvertures et couvre- lits entre chaque patient.
5.2 le linge sale
- Porter des gants et un tablier à usage unique dans le cadre de l’application des précautions standard ( P.E. : 04.07.01.)
- Eviter de créer un aérosol en manipulant le linge : manipuler les différents articles avec des gestes mesurés, c’est à dire,
ne pas les secouer
- Vérifier soigneusement l’absence d’objets étrangers (scalpels, sparadrap, dentiers, télécommandes, lunettes, bassins,
déchets …)
- Utiliser des sacs à linge propres ou à usage unique, disposés sur des supports adaptés nettoyés et
désinfectés après usage.
- Trier au lit du patient le linge sale par catégorie, en respectant les codes couleurs de l’établissement. Ne pas le déposer au
sol (Cf Tableau récapitulatif des codes couleurs par établissement)
121
Tableau récapitulatif des codes couleurs par établissement :
Conception
Bleu
rayé
Hôpital Nord
draps
Bleu
Hôpitaux Sud
Draps
Blanc Catégories
mélangées
Marron
rayé
Couvertures
Couvre lits
Marron
Rouge
rayé
Petit linge : taies,
chemises,
molletons …
Blanc
Timone
Draps
Couvertures
Couvre-lits
Taies
Chemises
patients
Sac
plastique
blanc
Catégories
séparées
Couvre-lits
Couvertures
Draps
Petit linge :
chemises
taies
Couvertures
Couvre lits
Petit linge: chemises,
taies, traversins
molletons
Linge de bloc opératoire
Gris
Jaune
Rayé
blanc
Tenues en coton des brûlés
Pyjama de bloc
(verts et bleues)
Jaune
uni
Vert
rayé
Rose
Tenues personnel réanimations
Tenues du personnel des
urgences
Tous les articles des brûlés sauf les tenues
coton
Champs
compresses
Vert
Vert
Rayé avec bande bleue
Linge de bloc
:Champs blouses
opératoires
Pyjama de bloc
(verts et bleues)
Tenues personnalisées
Tenues personnel stérilisation
Transparent
ou
orange
Tenue de
travail du
personnel
Pyjama patient
Casaque opératoire
Tenues en tergal,
ouvriers
biomédical
Tenues cuisines
Rouleaux d’essuie-mains
Vert rayé avec bande blanche
Orange
rayé
Tenues
personnalisées
Rose
Draps bébés :
berceaux rose et blanc
Orange
Franges
Tenues personnalisées
« sac dégraissage
vestes médecins »
Tenues de cuisine
- Ne pas placer des draps pliés ni noués dans les sacs à linge.
- Respecter la limite de remplissage des sacs aux 2/3, pour permettre une fermeture efficace.
- Ne pas traîner au sol les sacs de linge sale lors de leur transport.
- Mettre les sacs de linge sale dans les containers spécifiques (nettoyés et désinfectés régulièrement) dans le local de
stockage intermédiaire (nettoyé et désinfecté régulièrement).
- Evacuer le linge sale des lieux de stockage intermédiaire, autant de fois que nécessaire, sans excéder 24
heures.
- Effectuer un lavage antiseptique des mains (PE 04.05.01.02) ou une désinfection hygiénique des mains (PE 04.05.02)
après chaque manipulation de linge sale
Cas du linge du patient en isolement septique :
Le linge sale des patients en isolement emprunte le même circuit que celui des autres patients.
Un simple emballage est préconisé et offre une barrière suffisante pour pallier le risque de dissémination des micro
organismes. Il faudra veiller à fermer correctement les sacs et à les évacuer immédiatement après changement de literie.
122
Cas particulier : isolement de contact pour gale :
- La majorité du linge hospitalier est traité en blanchisserie à 60°c, le linge utilisé suivra la filière habituelle .
- Le linge ne supportant pas cette température de 60°c (linge personnel du patient), sera déposé dans un sac plastique fermé
et identifié avec un traitement scabicide . Respecter le délai d’action préconisé par le fabricant avant de rendre le sac à la
famille .
6. Stratégie d’implantation
- information et formation des personnels hospitaliers.
- diffusion informatique du protocole et support papier [classeur protocoles].
7. Critères d’observance
Audits des pratiques
8. Actualisation
- modification des textes de référence.
9. Fiche Technique : Non Renseignée.
10. Grille d'évaluation
Obs
items
oui
non
remarque
Linge propre
D
1
Lavage de mains adapté avant les manipulations
D
Livraison dans le service dans une armoire fermée, nettoyée et désinfectée.
D
Stockage dans le service dans l’armoire fermée ou dans un local spécifique fermé.
Linge sale
L
Local de stockage intermédiaire nettoyé/désinfecté
D
Tenue du personnel appropriée
D
D
D
2
Remplissage des sacs à linge et fermeture corrects
Sacs de linge sale non déposés au sol
3
Lavage des mains adapté après les manipulations
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
1
Lavage antiseptique ou désinfection hygiénique des mains
2
Respect du code couleur de l’établissement, absence de corps étrangers, limite de remplissage aux 2/3 respectée.
3
Idem 1
123
P.E. : 04. 04.02.
AP-HM / CLIN
CIRCUIT DES DECHETS INTRA-HOSPITALIERS
Niveau de preuve : 1
Date de la diffusion : Décembre 2007
Version : 01
Nombre de pages : 1/6
Rédigée par : IDE EOHH -CLIN
Vérifiée par : EOHH -CLIN
Approuvée par : Mr N’KAOUA (DAP), Pr LASCOLA, Président du CLIN
1. Objet
Objectif global : Décrire le circuit des déchets intra-hospitaliers, et veiller au respect des différentes filières d’élimination dès
la production, selon la réglementation en assurant la sécurité du personnel, des patients et de l’environnement.
2. Domaine d’application
Par : tout le personnel hospitalier
Quand : à chaque manipulation
3. Glossaire
DECHET « tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance, matériau, produit ou
plus généralement, tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l'abandon ».
DECHET INDUSTRIEL BANAL « DIB » : « déchets non toxiques dont les détenteurs ne sont pas les ménages ».
DECHETS ASSIMILABLES AUX ORDURES MENAGERES « DAOM ».
DECHET D'ACTIVITE DE SOINS A RISQUES INFECTIEUX et assimilés « DASRI » « déchets issus des activités de
diagnostic, de suivi et de traitement préventif, curatif ou palliatif, dans les domaines de la médecine humaine et vétérinaire :
- soit présentent un risque infectieux
- soit en l’absence de risque infectieux
•
•
•
matériels et matériaux piquants ou coupants, qu’ils aient été ou non en contact avec un produit biologique ; équipés ou non
de tout dispositif de sécurité visant à protéger les utilisateurs
produits sanguins à usage thérapeutique incomplètement utilisés ou arrivés à péremption
déchets anatomiques humains, correspondant à des fragments humains non aisément identifiables ».
Ce classement conduit à lui inclure tous les déchets fortement évocateurs d’une activité de soins et présentant un risque
psycho-émotionnel.
DECHET INDUSTRIEL DANGEREUX « DID » (anciennement DIS) : substances explosives, inflammables, irritants,
toxiques,….
PIECE ANATOMIQUE : « organes ou membres ou fragments d’organes aisément identifiables par un non spécialiste ».
GRAND RECIPIENT POUR VRAC « GRV », ne doivent recevoir que des déchets préalablement conditionnés dans des
emballages.
4. Documents de référence disponibles auprès du CLIN AP-HM
- documents Exchange / dossiers publics / DAP / sécurité sanitaire / déchets juin 2006.
- Code de la Santé Publique et notamment les articles R1335-1 à R1335-14
- circulaire n° 58 du 13 février 2006 relative à l'élimination des déchets générés par les traitements anticancéreux.
- arrêté du 6 janvier 2006 modifiant l'arrêté du 24 novembre 2003 relatif aux emballages des déchets d'activités de soins à
risques infectieux et assimilés et des pièces anatomiques d'origine humaine.
- circulaire n° 34 du 11 janvier 2005 relative au conditionnement des déchets d'activités de soins à risques infectieux et
assimilés.
- décret n° 540 du 18 avril 2002 relatif à la classification des déchets.
- circulaire n° 323 du 9 juillet 2001 relative à la gestion des effluents et des déchets d'activités de soins contaminés par des
radionucléides.
- arrêté du 7 septembre 1999 relatif aux modalités d'entreposage des déchets d'activités de soins à risques infectieux et
assimilés et des pièces anatomiques.
- arrêté du 7 septembre 1999 relatif au contrôle des filières d'élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux
et assimilés et des pièces anatomiques.
124
- arrêté du 30 mars 1998 relatif à l'élimination des déchets d'amalgame issus des cabinets dentaires.
- circulaire n° 98-249 du 20 avril 1998 relative à la prévention de la transmission d’agents infectieux véhiculés par le sang
ou liquides biologiques lors des soins dans les établissements de santé.
- loi n°75 633 du 15 juillet 1975 modifiée le 13 juillet 1992 et le 2 février 1995.
5. Protocole : Respecter les Précautions Standard
5.1. Services producteurs
- porter des gants dans le cadre de l’application des précautions standard lors des manipulations des DASRI (PE : 04
07 01)
- Utiliser un chariot double supports sacs, nettoyé désinfecté et adapté au tri des déchets
- Ne pas mettre directement des objets coupants, piquants, tranchants dans les sacs de couleur jaune.
- Fermer définitivement les collecteurs à aiguilles avant leur évacuation, ils doivent être transporter de manière
visible.
- Trier dès la production, les déchets en fonction de leur catégorie (Cf. tableau ci-dessous et/ou fiche de tri disponible (DAP)
sur chaque site). Choisir l’emballage correspondant au type et à la qualité des déchets.
Classification
DIB
DASRI
OM
DAOM
Déchets
solides
Type de déchets
-déchets hoteliers
-linges à UU non souillés
- emballages de conditionnement de
linges et matériels stériles
- seringues sans aiguille, sondes,
tubulures, compresses,…
- poche de perfusion souple
- linges UU souillés par des liquides
biologiques
- déchets patients en isolement
Flacon de perfusion en verre
Déchets perforants,
piquants, tranchants
Déchets liquides
Emballage usage
unique dès
production
Sacs noirs ou
transparents
Sacs jaunes
conteneurs
Conteneurs plastiques
gris/noir
GRV
Aluminium ou jaune
Emballage combiné « carton et sac plastique »
aiguilles, bistouris, mandrins, lames,
cathéters
Tous les DASRI – circuit divers (CEC,
dialyse,…) prélèvements biologiques et
tubes.
Collecteurs
spécifiques
GRV
Visibles pendant le
transport
Cartons doubles ou
fûts en plastique
GRV
DID
Conditionnements et filière spécifique
Pièces anatomiques identifiables
Se référer aux fiches de tri et procédures déchets de la cellule sécurité sanitaire.
- Respecter la limite de remplissage des différents emballages
- Ne pas déposer les sacs au sol
- Identifier sur l’emballage le nom ou UF du service producteur
- Acheminer les déchets conditionnés dans leur emballage, fermés définitivement, sur un chariot spécifique nettoyé,
désinfecté lors du transport vers le local de regroupement provisoire des déchets
- Mettre les déchets emballés dans les conteneurs spécifiques selon le type de déchets au niveau du local de
regroupement provisoire
- Veiller à la fermeture de ce local
- Nettoyer, désinfecter régulièrement et chaque fois que cela est nécessaire le sol et les parois du local, assurer une
traçabilité de cet entretien
- Effectuer une désinfection hygiénique des mains (PE : 04 05 02) après chaque manipulation
5.2. Local de regroupement (services intérieurs)
- Approvisionner le local en nombre suffisant de conteneurs, nettoyés, désinfectés régulièrement et maintenus en
bon état d’entretien (système de fermeture et d’étanchéité).
- Evacuer les conteneurs (OM, DAOM) et les GRV (DASRI) pleins autant de fois que nécessaire sans excéder 24
heures de stockage.
- Porter une tenue de travail adaptée : bleu de travail, chaussures de sécurité, gants
- Effectuer une désinfection hygiénique des mains (PE : 04 05 02) après chaque manipulation
125
5.3 Aire centralisée (services intérieurs)
- Transporter les conteneurs et les GRV, couvercles fermés
- Nettoyer régulièrement l’aire centralisée, le compacteur et la zone de compactage des OM, assurer une traçabilité
de cet entretien
- Identifier : étiquetage et pose de scellé sur chaque GRV
- Porter une tenue de travail adaptée : bleu de travail, chaussures de sécurité, gants
- Effectuer une désinfection hygiénique des mains (PE : 04 05 02) après chaque manipulation.
5.4. Conditionnements et filières spécifiques
- pièces anatomiques identifiables,
- produits radioactifs, médicaments cytostatiques concentrés « non prêts à l’emploi » périmés ou inutilisés, toluène,
piles, cartouches d’imprimantes, clichés radiographiques …
6. Critères d’observance
- Non Renseignée.
7. Actualisation
- modification des textes réglementaires.
8. Fiche Technique
- Non Renseignée.
9. Grille d'évaluation
Obs
items
oui
non
remarque
Producteurs
D
Respect des précautions standard
D
Tri à la production
D
Emballage correspondant à la qualité du déchet
D
Respect de la limite de remplissage
D
Collecteurs à aiguille fermés définitivement pendant le transport
D
Sacs collecteurs non déposés au sol
D
Désinfection hygiénique des mains après chaque manipulation
Local de regroupement et aire centralisée
D
Locaux nettoyés/désinfectés
L
Traçabilité de l’entretien des locaux
D
D
D
1
Tenue du personnel appropriée (service intérieur)
2
Conteneurs adaptés
Désinfection hygiénique des mains après chaque manipulation
Référentiel grille d’évaluation
Observation des items D = source d’observation directe, L = source écrite, donc lecture.
Critères : oui c’est fait et bien fait, non : ce n’est pas fait, remarques : élément qui peut expliciter le « non ».
1
bleu de travail, chaussures de sécurité, gants
2
Conteneur spécifique à la catégorie de déchets. Couvercles fermés
126
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