Fiches sécurité machines agricoles et forestières

Fiches sécurité machines agricoles et forestières
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
FICHES
SÉCURITÉ
MACHINES AGRICOLES
ET FORESTIÈRES
Fonctions – conception – utilisation
Coordination :
Emmanuel Hugo et Pierre Clavel, Cemagref
Urbain Arconte et Dominique Dufumier, ministère de l’Agriculture
de l’Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales
Cemagref Éditions
– 2002 –
Collection Études sécurité
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Fiches sécurité machines agricoles et forestières
ONT
PARTICIPÉ À LA RÉDACTION
DES FICHES MACHINES
:
– Urbain Arconte
– Camille Cédra
– Bernard Chèze
– Pierre Clavel
– Christophe Cosme
– Dominique Doppia
– Dominique Dufumier
– Marc Gallien
– Emmanuel Hugo
– Michel Liné
– Guy Robert
Fiches sécurité Machines agricoles et forestières : Fonctions, conception et utilisation. Coordination : Emmanuel Hugo et Pierre Clavel, Cemagref – Urbain Arconte et Dominique Dufumier, ministère de l’Agriculture. Suivi
éditorial : Camille Cédra, Cemagref. Infographie : Françoise Peyriguer et Francoise Cédra Cemagref – et Ingédoc,
Villebon. Dépôt légal : 4e trimestre 2002 – Cemagref Éditions, BP 44, 92163 Antony Cedex. Tél : 01 40 96 62 85.
Imprimé par Jouve Paris. ISBN 2-85362-604-0 – Prix 25,00 A ttc.
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Fiches sécurité machines agricoles et forestières
Préface
Ce premier numéro de la collection « Études sécurité » est la concrétisation des actions d’appui technique traditionnellement menées par le Cemagref pour la Direction des exploitations, de la politique sociale et de l’emploi (DEPSE) du ministère
de l’Agriculture, de l’Alimentation de la Pêche et des Affaires rurales.
L’appui technique est une forme de valorisation et d’orientation des travaux de recherche et de transfert des acquis scientifiques et techniques du Cemagref. Il est
réalisé dans un cadre contractuel décrit par la convention-cadre signée en mars 2001
avec le ministère de l’Agriculture et précisé dans le protocole signé avec la DEPSE.
C’est dans ce contexte que sont réalisées des études, créés des outils et mises au point
des formations dont la finalité est de donner les moyens aux services de l’État de
contribuer à l’amélioration de la sécurité des utilisateurs des agroéquipements.
La volonté forte et partagée entre le ministère et le Cemagref de mieux valoriser le
fruit des travaux menés dans le cadre de cet appui technique a logiquement conduit
à la création de la collection « Études-sécurité ». Ainsi, rendus plus accessibles, les
résultats des travaux sur la sécurité pourront être utilisés plus largement et plus
efficacement. Comptons sur les enseignants, les préventeurs et tous les acteurs de la
sécurité pour tirer profit de cette connaissance mieux partagée.
Il est donc naturel que, pour ce premier numéro, le choix ait porté sur la compilation et l’actualisation de la collection des fiches de sécurité qui représente la capitalisation de quatre années de travaux réalisés conjointement par des agents de l’administration centrale, des services de l’inspection du travail, de l’emploi et de la politique sociale agricole et des ingénieurs du Cemagref.
Gageons que ce numéro, comme ceux qui le suivront, sera une source d’information
précieuse pour tous ceux qui œuvrent dans le domaine de la sécurité des
agroéquipements, leur donnant ainsi les moyens d’être encore plus efficaces dans
leur action.
Jean-Pierre Le Carlier de Veslud
Philippe Marchal
Chef du département génie
des équipements agricoles
et des procédés alimentaires
Cemagref
Chef du bureau réglementation
et sécurité au travail
Ministère de l’Agriculture,
de l’Alimentation,
de la Pêche et des Affaires rurales
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Fiches sécurité machines agricoles et forestières
SOMMAIRE
INTRODUCTION ______________________________________________ 5
PRINCIPE
LE
GÉNÉRAL D’UNE APPRÉCIATION DES RISQUES
CADRE JURIDIQUE
MODE D’EMPOI
MACHINES
__________________ 7
_________________________________________ 9
DES FICHES SÉCURITÉ
______________________________ 13
PORTATIVES POUR ESPACES VERTS
Taille-haie à moteur thermique __________________________________________ 14
Coupe herbes portatif à moteur thermique ________________________________ 18
Débroussailleuse portative à moteur thermique ____________________________ 22
MATÉRIELS
MARAÎCHERS, JARDINS ET ESPACES VERTS
Motoculteur _________________________________________________________ 26
Motobineuse ou motohoue _____________________________________________ 30
Tondeuse à gazon à moteur thermique (poussée ou autotractée) ______________ 34
TRANSMISSION
À CARDANS
_____________________________________ 38
MANUTENTION
ET TRANSPORT
Chargeur frontal de tracteur ____________________________________________ 42
Chargeur automoteur à bras télescopique (à moteur thermique) _______________ 46
Remorque semi-portée à benne basculante _______________________________ 50
FERTILISATION, IRRIGATION
ET TRAITEMENT DES CULTURES
Distributeur centrifuge d’engrais, porté ___________________________________ 54
Épandeur de fumier __________________________________________________ 58
Épandeur de lisier ____________________________________________________ 62
Enrouleur et canon d’irrigation __________________________________________ 66
Pulvérisateur traîné à rampes __________________________________________ 70
Pulvérisateur viticole et arboricole traîné, à jet porté ________________________ 74
MACHINES
POUR L’ENTRETIEN DES CULTURES
Broyeur agricole à axe vertical __________________________________________ 78
Rogneuse-écimeuse de vigne à outils rotatifs ______________________________ 82
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TRAVAIL
DU SOL ET SEMIS
Herse rotative à axes verticaux _________________________________________ 86
Semoir en lignes _____________________________________________________ 90
RÉCOLTE
ET DISTRIBUTION DES FOURRAGES
Faucheuse rotative à axes verticaux en position latérale arrière________________ 94
Ramasseuse-presse à balles cylindriques _________________________________ 98
Ramasseuse-presse à grosses balles parallélépipèdiques ____________________ 102
Récolteuse-hacheuse-chargeuse automotrice (Ensileuse automotrice) __________ 106
Désileuse distributrice portée, à griffes ___________________________________ 110
Désileuse mélangeuse distributrice traînée, à fraise rotative __________________ 114
Désileuse mélangeuse distributrice - pailleuse, traînée ______________________ 118
AUTRES
MACHINES DE RÉCOLTE
Moissonneuse-batteuse _______________________________________________ 122
Arracheuse de pommes de terre tractée __________________________________ 126
Arracheuse-chargeuse automotrice de betteraves __________________________ 130
MACHINES
FORESTIÈRES
Scie à chaîne à moteur thermique _______________________________________ 134
Débusqueur forestier à treuil (skidder) ____________________________________ 138
Broyeur-déchiqueteur de branches (animé par prise de force) _________________ 142
MACHINES
À POSTE FIXE
Fendeuse de bûches à coin ____________________________________________ 146
Scie circulaire à chevalet, animée par prise de force ________________________ 150
ANNEXES
Listes de normes ____________________________________________________ 154
Bibliographie ________________________________________________________ 159
Index des fiches _____________________________________________________ 160
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INTRODUCTION
Ce recueil n’est pas un ouvrage juridique. Il ne se substitue en aucun cas aux textes réglementaires officiels auxquels il renvoie.
Il a été réalisé à la demande du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et
des affaires Rurales. Sa rédaction a été réalisée par un groupe d’experts provenant de ce
même ministère, de services régionaux et départementaux de l’inspection du travail, de
l’emploi et de la politique sociale agricole, ainsi que du Cemagref.
Conçu pour répondre aux demandes exprimées par un large public (organismes de prévention, assureurs, enseignants, constructeurs…), ce premier titre de la collection « Études
sécurité » reprend un document initialement réalisé pour les besoins des services de l’inspection du travail en agriculture, sous forme d’un classeur régulièrement actualisé.
Ce recueil présente les modalités d’application spécifiques de la réglementation issue du
Code du travail à 35 machines agricoles et forestières. Pour chacune des machines présentées, la réglementation est abordée de manière illustrée sous forme de fiches indiquant les
prescriptions techniques, les mesures organisationnelles et les références réglementaires
fondamentales en ce qui concerne la conception et l’utilisation des machines.
Ces fiches sont structurées suivant trois axes afin de pouvoir être consultées indépendamment les unes des autres :
une fiche organes et fonctions présentant le principe de fonctionnement de la machine ainsi que les différents organes la constituant ;
une fiche conception présentant sous la forme de prescriptions techniques l’appréciation des risques existants sur la machine ;
une fiche utilisation indiquant les pratiques d’utilisation sûres ainsi que les obligations
qui s’imposent au chef d’entreprise ou au chef d’établissement scolaire mettant la machine à la disposition de ses salariés ou de ses élèves.
Par souci de clarté, les règles du Code de la route applicables aux machines appelées à
circuler sur la voie publique, ne sont pas abordées dans le présent ouvrage.
Afin d’améliorer la compréhension de ces fiches, un préambule intitulé «Le cadre juridique»
permet au lecteur de découvrir le cadre réglementaire général sur lequel est basée leur
rédaction. Un mode d’emploi des fiches est par ailleurs présenté à la page 13. Sa lecture permettra de tirer le meilleur parti de l’intégralité des informations disponibles dans ce
recueil.
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Fiches sécurité machines agricoles et forestières
LE PRINCIPE
GÉNÉRAL D’UNE APPRÉCIATION DES RISQUES
L’appréciation des risques qu’une machine est susceptible d’engendrer constitue une phase essentielle
dans la logique de sa conception et de sa mise à la disposition de personnel. Il s’agit de garantir une
utilisation en toute sécurité par le respect des exigences réglementaires auxquelles cette machine est
soumise. La démarche d’appréciation du risque est en effet à la base de la réglementation liée à la conception et à l’utilisation des machines. Les textes traduisant l’obligation d’effectuer cette démarche sont les
suivants :
3e remarque préliminaire de l’annexe 1 de l’article R 233-84 du Code du
travail pour ce qui est de la conception de la machine.
Article L 230-2 du Code du travail pour ce qui est de la mise à disposition
et de l’utilisation de la machine.
Réalisées sur la base de la réglementation, les fiches de sécurité présentées dans cet ouvrage ont donc
été rédigées à partir d’une telle démarche. C’est pourquoi il est fondamental, dans un premier temps, de
présenter et d’expliquer le principe et la méthodologie générale d’une appréciation du risque.
La norme NF EN 1050 (Sécurité des machines – Principes pour l’appréciation du risque) constitue un
exemple d’outil méthodologique sur lequel il est possible de s’appuyer pour réaliser une appréciation
du risque. Cette norme en décrit les différentes phases de façon très précise selon un processus
itératif décrit à la figure 1.
LA DÉTERMINATION DES LIMITES DE LA MACHINE
La détermination des limites de la machine consiste
à déterminer les conditions limites dans lesquelles
la machine peut être utilisée. D’une part, il s’agit de
définir l’utilisation normale de la machine à savoir
son usage et son fonctionnement correct ainsi que
les conséquences d’un mauvais usage ou d’un dysfonctionnement raisonnablement prévisible. D’autre
part, on envisage l’évolution de la machine dans le
temps (durée de vie de la machine, de ses composants, des pièces d’usure) ainsi que le niveau de
formation, d’expérience ou d’aptitude de l’utilisateur
prévisible.
cette analyse a été réalisée suivant une méthode
inductive dont l’objectif est d’identifier pour toutes les
tâches qui peuvent être établies sur la machine, les
situations dangereuses et les événements dangereux qui pourraient provoquer un accident.
L’ESTIMATION
DU RISQUE
L’estimation du risque est réalisée pour chaque phénomène dangereux identifié, selon la méthode vue
précédemment. Cette étape consiste à déterminer
différents paramètres :
la gravité du dommage ;
LA
DÉTERMINATION DES PHÉNOMÈNES DANGEREUX
la probabilité d’occurrence d’un dommage ;
Concernant la détermination des phénomènes dangereux, la norme NF EN 1050 dresse dans son annexe A une liste complète de ces phénomènes. Plusieurs méthodes sont disponibles pour effectuer une
analyse systématique des phénomènes dangereux.
Pour les équipements présentés dans ce recueil,
la possibilité d’éviter ou de limiter le dommage.
Cette estimation du risque prend nécessairement en
compte l’utilisateur ainsi que toutes les personnes
potentiellement exposées au phénomène dangereux
considéré.
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Fiches sécurité machines agricoles et forestières
Sur la base de l’étude réalisée au cours de l’étape
d’estimation du risque, une évaluation du risque
doit être menée. Il s’agit alors de répondre aux questions « la machine est-elle sûre ? » et « la machine
est-elle adaptée à son environnement de travail ? »
afin de déterminer si le niveau de sécurité désiré est
atteint.
LA
RÉDUCTION DU RISQUE
La réduction du risque intervient si l’évaluation du
risque a montré que les conditions de sécurité
n’étaient pas atteintes. Si tel est le cas, des mesures
de sécurité doivent être choisies et mises en œuvre
afin de supprimer le risque, de le réduire ou à défaut
d’en informer l’utilisateur. Cette dernière action n’est
envisageable que si toutes les solutions permises
par l’état de la technique ont été épuisées pour la
suppression et la réduction du risque. Après la mise
en œuvre de solutions correctives, la procédure est
alors répétée afin de vérifier si des phénomènes dangereux additionnels n’auraient pas été créés lors de
la mise en œuvre des mesures de sécurité.
Fig. 1 : Processus itératif de l’appréciation du risque
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LE CADRE
à son mandataire ou à défaut à son distributeur.
Ce recueil est consacré à des machines telles qu’elles
sont définies à l’article 1er du chapitre I de la directive
98/37/CE repris au 1° de l’article R 233-83 du Code
du travail. On entend ainsi par machine :
En ce qui concerne les machines telles qu’elles ont
été définies précédemment, les textes français réglementant la mise sur le marché sont les suivants :
« – Un ensemble de pièces ou d’organes liés entre
eux dont au moins un est mobile et, le cas échéant,
d’actionneurs, de circuits de commande et de puissance, etc. réunis de façon solidaire en vue d’une
application définie, notamment pour la transformation, le traitement, le déplacement et le conditionnement d’un matériau ;
Loi n°91-1414 du 31 décembre 1991(J.O. du
7 janvier 1992) modifiée (article L. 233-5 du
code du travail).
Décrets
– n° 92-765, 92-766, 92-767 du 29 juillet
1992 (J.O. du 7 août 1992);
– n° 93-40 du 11 janvier 1993 (J.O. du 13
janvier 1993);
– n° 94-1217 du 29 décembre 1994 (J.O du
31 décembre 1994);
– n° 96-725 du 14 août 1996 (J.O. du 18 août
1996);
– un ensemble de machines qui, afin de concourir
à un même résultat, sont disposées et commandées de manière à être solidaires dans leur fonctionnement ;
– un équipement interchangeable modifiant la fonction d’une machine qui est mise sur le marché dans
le but d’être assemblé à une machine ou à une
série de machines différentes ou à un tracteur par
l’opérateur lui-même, dans la mesure où cet équipement n’est pas une pièce de rechange. »
Code du travail, livre 2, titre III, chapitre III,
partie législative et réglementaire.
Arrêtés d’application
On note que les tracteurs agricoles et forestiers (qui
font l’objet d’une réglementation particulière au travers de la directive 74/150/CEE) sont exclus de ce
champ d’application.
Ces textes transposent dans le cadre législatif français la directive européenne 98/37/CE du 22 juin 1998
appelée plus communément directive « machines »
(qui codifie la directive 89/392/CEE modifiée).
Afin de mieux comprendre l’objet et les références
des fiches présentées dans cet ouvrage, il est important de rappeler les bases réglementaires sur lesquelles elles sont fondées. Les fiches « conception »
ont été établies sur base de la réglementation liée à
la mise sur le marché des machines neuves alors
que les fiches « utilisation » font appel à l’ensemble
des règles du Code du travail liées à l’utilisation des
machines.
LA
JURIDIQUE
La directive « machines » : une directive
nouvelle approche
Contrairement aux directives dites « ancienne approche », «la directive machines» fixe les objectifs que
les produits doivent atteindre en termes d’exigences
essentielles de santé et de sécurité. En revanche,
les moyens pour réaliser ces objectifs ne sont pas
directement établis. Afin d’accélérer leur mise en application, les directives « nouvelle approche » renvoient aux normes européennes harmonisées le soin
de préciser techniquement et de façon détaillée les
conditions auxquelles le produit doit répondre pour
satisfaire aux exigences essentielles.
MISE SUR LE MARCHÉ D’UNE MACHINE NEUVE
La mise sur le marché correspond à la première mise
à disposition de la machine sur le territoire de la Communauté européenne. Cela signifie qu’un matériel
déjà utilisé hors de la Communauté est soumis aux
mêmes obligations qu’un matériel neuf lorsqu’il est
introduit dans un État-membre.
On note que les prescriptions décrites dans les normes harmonisées ne sont pas obligatoires, mais
qu’elles constituent un moyen privilégié d’attester de
la conformité du produit par rapport aux exigences
essentielles de la directive. C’est la publication de la
référence de la norme au Journal officiel des com-
Chaque mise sur le marché nécessite au préalable
que son responsable garantisse que le produit est
conforme à la réglementation qui lui est applicable.
Cette responsabilité incombe au fabricant du produit,
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Fiches sécurité machines agricoles et forestières
munautés européennes (JOCE) qui entraîne son
harmonisation et lui confère présomption de conformité. Une liste non exhaustive des normes européennes et internationales concernant la sécurité des machines est donnée en annexe (page 154).
Les exigences essentielles de la directive « machines »
sont énoncées dans son annexe I. Elles tendent à couvrir l’ensemble des risques liés à l’utilisation des machines en fixant non seulement les règles générales
de conception des machines mais aussi les règles de
réalisation de la notice d’instructions.
La procédure de mise sur le marché
Quelle que soit la machine concernée, la procédure
de certification se traduit toujours par trois éléments :
l’apposition du marquage CE (cf. figure 2) ;
la remise à l’acheteur d’une déclaration CE de
conformité ;
la constitution d’un dossier technique attestant
de la conformité de la machine aux dispositions
de la directive.
La notice d’instructions
Les exigences concernant le contenu et la rédaction
de la notice d’instructions sont d’une importance capitale autant pour la sécurité de l’utilisateur que sous
un angle juridique. On rappelle en effet que tous les
fabricants de produits ou tous les prestataires de
services ont une obligation générale de sécurité et
d’information vis-à-vis de leurs clients, qui découle
du droit des contrats. Le § 1.7.4 de l’annexe I de la
directive « machines » relatif à la notice d’instructions
ne fait que de s’inspirer de ces principes pour en tirer
des applications concrètes appliquées aux machines.
La directive fixe les informations qui doivent être délivrées par le fabricant. Celles-ci sont généralement
de trois ordres :
Les renseignements qui constituent l’information brute qu’apporte le fabricant sur le produit. Il s’agit par exemple de la description de la
machine (poids, puissance, dimensions), des informations sur le niveau de bruit de la machine,
sur son niveau de vibration,…
Les instructions : il s’agit par exemple des
instructions de montage, des pratiques sûres
d’utilisation de la machine (port éventuel d’équipements de protection individuel), de la maintenance, des réglages ou encore du choix des
outils.
La mise en garde avertit l’opérateur d’une limite d’utilisation, d’un risque résiduel et de ses
conséquences.
La directive insiste aussi sur la qualité de présentation des instructions, notamment lorsqu’il s’agit d’une
machine qui n’est pas uniquement réservée à un
usage professionnel. La notice doit bien entendu être
rédigée dans la langue du pays d’utilisation.
10
䊱 Figure 2 : graphisme du marquage CE.
Pour la plupart des machines, la procédure de certification est réalisée à la seule initiative du fabricant
selon un principe d’autocertification. Par cet acte, il
s’engage à ce que la machine mise sur le marché
soit conforme à la réglementation.
Pour un certain nombre de machines (listées en annexe IV de la «directive machines»), la mise sur le
marché nécessite qu’elles soient soumises à examen « CE » de type par un organisme notifié. Par cet
examen et au travers des dires d’un expert, l’organisme notifié constate et atteste que le modèle d’une
machine satisfait aux dispositions de la directive machine. Les machines utilisées dans le secteur agricole et forestier qui doivent être soumises à un examen « CE » de type avant leur mise sur le marché
sont les suivantes :
machines à scier, à outils en position fixe en
cours de travail, à table chevalet ou chariot à mouvement alternatif, à déplacement manuel ;
scies à chaîne portatives pour le travail du bois ;
scies à ruban à table fixe ou mobile et scies à
ruban à chariot mobile, à chargement et/ou déchargement manuel pour le travail du bois et des
matières assimilées ;
dispositifs de protection et arbres de transmission à cardans ;
appareils de levage de personne avec un risque
de chute verticale supérieure à 3 m.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
Pour ces machines, une procédure dite « simplifiée »
reste cependant possible. Dans la mesure où la machine respecte complètement les normes harmonisées permettant de couvrir toutes les exigences essentielles, le fabricant peut déclarer lui-même la conformité de sa machine à la directive. Dans ce cas, il
doit adresser à un organisme notifié un exemplaire
du dossier technique.
LA
Les salariés utilisant des machines mobiles doivent
avoir reçu une formation à la conduite. Malgré tout, la
réglementation ne prévoit pas de délivrance d’autorisation de conduite pour les machines mobiles à usage
typiquement agricole. En revanche, la conduite de
certains matériels de levage qui sont susceptibles
d’être utilisés dans une exploitation agricole nécessite une autorisation délivrée par le chef d’établissement. Le tableau 1 dresse la liste des matériels concernés ainsi que la date à compter de laquelle la
mesure est d’application obligatoire.
RÉGLEMENTATION LIÉE À L’UTILISATION
DES MACHINES
La réglementation ne s’arrête pas aux obligations
techniques de conception que doit respecter le constructeur de la machine. Le chef d’entreprise qui met
cette machine à la disposition de ses salariés est lui
aussi soumis à une réglementation spécifique. Les
textes du Code du travail réglementant l’utilisation des
machines sont les suivants :
Loi du 31 décembre 1991 (J.O. du 7 janvier
1991) ;
Décret n° 93-40 et 93-41 du 11 janvier 1993
(J.O. du 13 janvier 1993) ;
Matériel soumis à délivrance
d’autorisation de conduite
Date
d’application
Chargeurs automoteurs de manutention à conducteur porté
4 décembre
1998
Plates-formes mobiles élévatrice
de personnes
5 décembre
2000
Grue auxiliaire de chargement
de véhicules
5 décembre
2001
䊱 Tableau 1 : Matériel nécessitant une autorisation
de conduite par le chef d’exploitation.
Décret n° 98-1084 du 2 décembre 1998
(J.O. du 3 décembre 1998) ;
3 arrêtés du 2 décembre 1998 (J.O. du 4
décembre 1998).
Les mesures d’organisation
et de mise en œuvre des machines
La présence du marquage CE ainsi que la délivrance
d’une déclaration CE de conformité ne dispense en
aucun cas l’utilisateur de s’assurer de manière effective de la conformité de la machine vis-à-vis de la
réglementation. Pour ce faire, il peut soit se fier à sa
propre appréciation des risques, soit recourir à l’expertise d’un organisme compétent. Parallèlement, les
chefs d’établissements (exploitations, entreprises, organismes) qui mettent des machines à la disposition
du personnel, doivent se soumettre à différentes obligations concernant l’information et la formation des
utilisateurs, le suivi de mesures d’organisation et la
vérification périodique d’un certain nombre de leurs
équipements.
Au-delà de la vérification des règles de conception
de la machine mise à disposition du personnel, le
responsable d’exploitation doit veiller à sa bonne utilisation au travers de différentes mesures d’organisation rappelées dans le Code du travail :
Mise en place de mesures compensatoires portant par exemple sur l’organisation du chantier lorsque la sécurité et la santé des travailleurs ne sont
pas suffisamment assurées bien que la machine
soit appropriée ou convenablement adaptée au travail à effectuer ;
Essai avant remise en service d’une machine
après une opération ayant nécessité le démontage
d’un équipement de protection ;
La formation et l’information des utilisateurs
Les utilisateurs ainsi que le personnel chargé de la
mise en œuvre et de la maintenance des machines
doivent avoir suivi une formation pratique en matière
de sécurité. L’information concernant les risques liés
à l’utilisation est tenue d’être renouvelée et complétée aussi souvent que nécessaire.
Stabilité des machines (dételage, chargement) ;
Accès et maintien en sécurité et sans fatigue
excessive aux différents postes de travail ou de
maintenance ;
Poste de travail permanent en dehors des zo-
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nes de projection d’éléments dangereux ;
Vérifications périodiques
Interdiction d’admettre des travailleurs à procéder à des opérations telles que le débourrage, le
graissage, le réglage ou la maintenance sur des
mécanismes dangereux en fonctionnement ;
Certaines machines utilisées en agriculture doivent
être soumises à des vérifications périodiques. Le tableau 2 dresse la liste des machines concernées ainsi
que la périodicité des vérifications.
Interdiction de porter des vêtements non ajustés ou flottants à proximité des éléments mobiles
qui ne peuvent pas être rendus inaccessibles ;
Ces vérifications sont effectuées sous la responsabilité du responsable d’établissement par toute personne ayant les compétences et les moyens pour
les réaliser. Le constat ou le rapport édité par l’organisme ayant réalisé la vérification doit être consigné
dans le registre de sécurité de l’établissement.
Gabarit et profil des voies de circulation permettant un déplacement sans risque à la vitesse
prévue par la notice d’instruction ;
Mise en œuvre de mesures empêchant la présence de travailleurs à pied dans la zone d’évolution de la machine ou, dans le cas contraire, mesures à prendre pour éviter d’être blessé. En cas
de machines munies d’un moteur à combustion,
prévoir un renouvellement suffisant d’air ;
Aménagement d’un emplacement sûr pour les
opérateurs. Adaptation de la vitesse aux travaux
effectués pendant le déplacement.
Type de matériel
Fréquence
de vérification
Les chargeurs frontaux assemblés sur les tracteurs agricoles
12 mois
Les plates-formes automotrices élévatrices de personne
6 mois
Les grues hydrauliques auxiliaires sur véhicules
6 mois
Les chargeurs automoteurs de manutention à conducteur porté
6 mois
Les arbres de transmission à cardan et leur protecteur
12 mois
Les motohoues et motoculteurs sur lesquels peuvent être montés
des outils de travail du sol rotatifs
12 mois
䊱 Tableau 2 : Matériel soumis à des vérifications périodiques.
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Fiches sécurité machines agricoles et forestières
MODE D’EMPLOI
DES FICHES DE SÉCURITÉ
Pour chacune des machines proposées en exemple dans
ce guide, le lecteur dispose de trois fiches successives
La fiche organes et fonctions
Sur 2 pages, elle rappelle au lecteur les principales
fonctions de la machine considérée. Cette fiche
aborde dans un premier temps le principe de fonctionnement de la machine, l’utilisation générale qui
en est faite ainsi que les caractéristiques techniques
courantes qui lui sont associées. Sur la base d’un
schéma- type, cette fiche donne une description des
différents organes de la machine en rappelant leur
fonction principale.
La fiche conception
Réalisée sur la base d’une démarche d’appréciation
des risques, elle permet de visualiser les prescriptions techniques qui s’imposent au concepteur désireux de mettre une machine neuve sur le marché.
Cette fiche donne dans un premier temps la procédure de certification à appliquer ainsi que les textes
du Code du travail qui y réfèrent. Parallèlement, les
risques susceptibles d’être engendrés par la machine
sont recensés et localisés sur un schéma. Ces risques sont rapprochés des exigences essentielles de
la directive « machines » au moyen de références
réglementaires. Ces références renvoient directement aux paragraphes de l’annexe 1 de l’article
R 233-84 du Code du travail (identique à l’annexe 1
de la directive 98/37/CE). Ces prescriptions ne
s’appliquent que dans le cadre de la vérification
de conformité des machines entrant dans le
champ d’application de la directive « machines »
(mise sur le marché après le 1er janvier 1995).
D’autres réglementations telles que la directive compatibilité électromagnétique (89/336/CEE), la directive des équipements sous pression (97/23/CE) ou
encore la directive bruit des équipements utilisés à
13
l’extérieur (2000/14/CE) peuvent être applicables à
certaines machines. Ces réglementations ainsi que
leurs modalités d’application ne sont pas traitées dans cet ouvrage.
La fiche utilisation
Elle énonce les différentes obligations du chef d’entreprise ou d’exploitation en cas de mise à disposition de la machine. Cette fiche donne, pour commencer, la liste des articles du Code du travail auxquels
se rapportent les règles d’utilisation de la machine
considérée. Les règles d’information et d’organisation générales sont ensuite citées. Viennent enfin les
règles d’utilisation propres à la machine elle-même
qui sont énumérées sur base d’un schéma explicatif. Ces règles sont accompagnées de leur référence
aux articles du Code du travail.
Ces règles sont applicables quelle que soit la
date de mise sur le marché de la machine. Cependant, les exemples présentés dans les fiches sont
des modèles-types conformes aux exigences essentielles de la directive « machines ». Il peut donc arriver que les règles d’utilisation décrites dans ces fiches ne puissent s’appliquer étant donné la spécificité du matériel en question. Dans ce cas, les chefs
d’entreprise ou d’exploitation doivent accorder une
attention particulière aux possibilités de modification
de la machine (cf. mise en conformité aux prescriptions techniques du décret 98-1084) ou à la mise en
œuvre de mesures organisationnelles pour assurer
une meilleure sécurité des utilisateurs.
Pour compléter les informations fournies dans ces
fiches, une liste de documents utiles est proposée
en annexe, page 159.
Taille-haie à moteur thermique
Longueur de coupe supérieure à 20 cm
Les taille-haies à moteur thermique sont des machines portatives de longueurs de coupes variés, destinées à la
taille des arbustes et des haies des espaces verts, parcs et jardins. Ils sont mues par un moteur à essence à 2
temps. Il existe par ailleurs des taille-haies à moteur électrique.
Caractéristiques courantes :
– moteur deux temps à carburateur pouvant fonctionner dans toutes les positions
– puissance : 0,5 à 1,4 kW
– longueur de coupe : 48 à 75 cm
– fréquence de coupe des lames : 20 à 30 cycles/ seconde
– capacité de coupe : tiges et rameaux jusqu’à 20 mm de diamètre selon les modèles
– poids : 4,5 à 6,2 kg environ
Poignée avant antivibrations
Écran protège-main
Fourreau protecteur
Bouchon du réservoir à
carburant
Contact d'allumage :
arrêt du moteur
Lames de coupe
alternatives
Commande
d'accélérateur à
double action :
commande des lames
Carter de protection
Moteur
Poignée du lanceur
Poignée arrière
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
14
Plaque de protection
fixe à dents non
affûtées
Organes et fonctions
Lanceur
Le lanceur est constitué d’une poignée, d’un cordon et d’un enrouleur ; il permet la mise en marche du moteur de
la machine en tirant brièvement sur la poignée.
Commande d’accélérateur à double action
Cette commande est conçue de telle façon que l’accélération du moteur ne puisse être obtenue sans une action
volontaire sur les deux gâchettes, évitant ainsi toute mise en mouvement accidentelle des lames. Au ralenti, le
mécanisme de coupe est automatiquement débrayé.
Lames de coupe alternatives
Elles sont constituées de dents triangulaires ou trapézoïdales affûtées. Leur mouvement alternatif sectionne les
tiges de végétaux entre deux tranchants de lames à course opposée ou entre les tranchants d’une lame et les
parties d’une contre-lame fixe. Pour prévenir les risques en cas de contact corporel, la normalisation prévoit des
dimensions différentes selon la typologie des lames adoptée par le constructeur.
Plaque de protection fixe à dents non affûtées
La fonction de cet élément, prévu par la normalisation, est de limiter les risques de blessures en cas de contact
des doigts de l’opérateur avec le dessus et le côté des lames. Le dispositif, muni de dents fixes non affûtées, se
superpose avec les dents tranchantes du taille-haie et déborde latéralement de celles-ci.
Écran protège-main
Il protège la main contre les risques de contact avec les lames, notamment lorsque la machine est utilisée pour
tailler dans un plan vertical, et contre les débris végétaux piquants. La présence de cet écran ne dispense pas
de porter des gants.
Poignées anti-vibrations
Leur conception et leur fixation doivent limiter la propagation des vibrations au corps de l’opérateur. Elles permettent également de maintenir fermement la machine pour travailler dans différentes positions, selon le travail
à réaliser.
Poignée arrière
Cette poignée porte la commande d’accélération à double action. Selon les cas, cette poignée peut être, pivotante pour faciliter la préhension de la machine lors des travaux de taille verticale.
Fourreau protecteur
Etui destiné à recouvrir les organes de coupe dès lors que la machine n’est pas en fonctionnement (déplacements, rangement...).
Carters de protection
Ces carters de formes variées selon les machines sont destinés à la protection contre les brûlures (échappement) et contre les risques dus aux organes mobiles du moteur et de la transmission.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
15
Taille-haie à moteur thermique
Conception
(Longueur de coupe supérieure à 20 cm)
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2
– Bruit : 1.5.8
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Vibrations : 1.5.9
– Marquage : 1.7.3
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 2.2 (e)
Protecteur contre les risques liés
aux éléments mobiles de travail :
1.3.7, 1.4.2 (I) et 1.3.8 (B)
Fourreau protecteur : 1.1.5
Poignées avant et arrière : 2.2 (a)
Bouchon imperdable :
1.5.6, 1.5.7
Prévention des risques liés
aux éléments
mobiles de travail : 1.3.7
et 1.3.8 (B)
Commande d'arrêt
du moteur : 1.2.4 (I),
2.2 (b)
Protection contre
les risques de
brûlure (moteur,
échappement) :
1.5.5
Protection contre les gaz d'échappement :
1.5.13
Sécurité de la mise en marche de
la lame, commande à double
action : 1.2.3 et 2.2 (c)
Commande à action maintenue :
2.2 (b et c)
Surface d'appui : 2.2 (a)
Organe de mise en marche du
moteur (lanceur) : 1.1.2 et 1.2.3
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
16
Utilisation
Taille-haie à moteur thermique
(Longueur de coupe supérieure à 20 cm)
Textes de référence : code du travail, articles R 233 -1 à R 233 -10
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions et bien comprendre le fonctionnement de la machine,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle
appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44.
Informer l'opérateur de la
nécessité d'utiliser un mélange
carburant-huile récent conforme
à la notice d'instruction et
correctement dosé pour éviter
les difficultés de démarrage et de
carburation : R 233-2
Remplacer sans attendre
l'écran protège-main s'il est
détérioré : R 233-1-1
Remettre le fourreau
protecteur après chaque
utilisation : R 233-2
Au ralenti, s'assurer du
débrayage total des lames
(réglage du ralenti) : R 233-1-1
Couper le contact pour arrêter le
moteur dès que la machine n'est
plus utilisée ou si l'on doit la poser
sans la tenir : R 233-2
En cas de dysfonctionnement, faire
remplacer le verrouillage de la
commande d'accélération ; ne jamais
condamner le verrou : R 233-1-1
Effectuer la mise en marche en posture
stable. Toujours utiliser la machine à deux
mains par les poignées anti-vibrations
(avant et arrière). Vérifier les fixations et
l'état de ces poignées. Porter des gants
appropriés : R 233-1 al. 4, R 233-2
Lors du remplacement des
lames, veiller à utiliser des
pièces de rechange répondant
aux mêmes exigences que les
pièces d'origine : R 233-1-1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
17
Coupe herbes portatif
à moteur thermique
Les coupe herbes à moteur thermique sont des machines portatives destinées à l’entretien des allées, bordures, massifs et pelouses. Le dispositif de coupe est constitué d’un rotor entraînant exclusivement des fils en
matière plastique souple. Avec la vitesse de rotation, ces fils coupent les herbes par fouettage ou lacération.
L’intérêt de ce système provient de sa maniabilité et de la faible agressivité des fils souples qui permet la coupe
des herbes au ras des troncs d’arbres, bordures et clôtures. Les coupe herbes sont animés par un moteur à
essence à deux temps ou quatre temps. Il existe des coupe herbes à moteur électrique.
Caractéristiques courantes :
– moteur à carburateur pouvant fonctionner dans toutes les positions
– puissance : 0,8 à 1 kW
– vitesse de rotation du rotor porte-fils : 4 000 à 7 000 tr/min
– diamètre des fils : 1,5 à 2,4 mm
– diamètre de coupe : 0,35 à 0,45 m
– poids : 4 à 5 kg environ
Moteur
Carter de protection
Poignée
du
lanceur
Contact d'allumage :
arrêt moteur
Bouchon du réservoir
à carburant
Poignée avant
réglable
réglableMoteur
Tube
Poignée arrière
Coupe - fil interne
solidaire du protecteur
Commande d'accélération
à action maintenue
Protecteur du
dispositif de coupe
Fil
Dispositif de coupe
à fils souples
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
18
Organes et fonctions
Lanceur
Le lanceur est constitué d’une poignée, d’un cordon et d’un enrouleur ; il permet la mise en marche du moteur de
la machine en tirant brièvement sur la poignée.
Carters de protection
Ces carters, de formes variées selon les machines, sont destinés à la protection contre les brûlures (moteur et
échappement) et contre les risques dus aux organes mobiles du moteur et de la transmission.
Commande d’accélérateur à action maintenue
Cette commande est conçue de telle manière que, dès que l’on la lâche, l’accélération du moteur cesse et
revient automatiquement en position de ralenti.
Poignée arrière
Sa conception et sa fixation doivent limiter la propagation des vibrations au corps de l’opérateur. Cette poignée
porte la commande d’accélération. En cas d’utilisation d’un harnais, une boucle placée entre les poignées avant
et arrière permet l’accrochage de la machine à ce dernier.
Poignée avant réglable
Sa conception et sa fixation doivent limiter la propagation des vibrations au corps de l’opérateur. Sa position
peut être réglée longitudinalement en fonction de la stature de l’opérateur. Elle permet également de maintenir
fermement la machine pour travailler dans différentes positions, selon le travail à réaliser.
Tube
Ce tube est l’élément de liaison entre le moteur et le système de coupe. Généralement réalisé en alliage d’aluminium, il sert de point d’ancrage des poignées et il contient l’arbre de transmission du dispositif de coupe.
Dispositif de coupe à fils souples (cf. schéma)
Ce dispositif est constitué d’un boîtier cylindrique fixé à la transmission de la machine et possédant deux ou quatre
orifices radiaux. A l’intérieur de ce boîtier, une bobine contient la réserve de fil de coupe dont les extrémités sont
passées au travers des orifices du boîtier sur un longueur d’une quinzaine de centimètres environ. Un dispositif de
maintien de la bobine permet le déroulement progressif manuel ou automatique du fil au fur et à mesure de son
usure. Le fil est réalisé en matière plastique souple (polyamide par exemple). Un coupe-fil, fixé à l’intérieur du
protecteur, permet de régler la longueur des fils et évite leur frottement contre la paroi du protecteur.
Tube
Bobine de fil
Fil
Boîtier
d'entraînement
Ressort
Ecrou de blocage
Couvercle
Protecteur du dispositif de coupe
Le rôle principal de ce protecteur est de protéger l’opérateur contre les projections (débris végétaux, graviers...)
produites par le fonctionnement du dispositif de coupe.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
19
Coupe herbes portatif
à moteur thermique
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2
– Vibrations : 1.5.9
– Bruit : 1.5.8
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Marquage : 1.7.3
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 2.2 (e)
Protection contre les gaz
d'échappement : 1.5.13
Protection contre les risques
de brûlure (moteur,
échappement) : 1.5.5
Harnais : 1.1.2 (d et f), 1.3.1 et 2.2 (a)
Système de sécurité
à décrochage rapide : 1.1.2 (f)
Point d'accrochage du harnais, réglable
pour permettre l'équilibre : 1.3.1
Organe de mise en
marche du moteur
(lanceur) : 1.1.2 et 1.2.3
Bouchon imperdable :
1.5.6 et 1.5.7
Distance minimale
entre les deux poignées :
1.3.1 et 2.2 (a)
Surface d'appui : 2.2 (a et c)
Protecteur contre les risques liés aux
éléments mobiles de transmission :
1.3.7, 1.3.8 (A) et 1.4.2.1
Résistance mécanique du
tube :1.1.3 et 1.2.1
Limitation de la
longueur du fil :1.3.3
Commande à action maintenue :
1.2.3 et 2.2 (b et c)
Commande d'arrêt du moteur :
1.2.4 (I) et 2.2 (b)
Protection du dispositif de coupe
contre les risques de projections et
de coupures : 1.3.3, 1.3.7, 1.3.8 (B),
1.4.1 et 1.4.2.1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
20
Coupe herbes portatif
à moteur thermique
Utilisation
Textes de référence : code du travail, articles R 233-1 à R 233-10
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions et bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle
appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Afin de prévenir les risques de blessures par projection, faire respecter par l'opérateur une distance de
sécurité suffisante autour de la zone de travail : R 233-1- alinéa 3
Effectuer la mise en
marche en posture
stable. Toujours utiliser
la machine à deux
mains. Vérifier les
fixations et l'état de ces
poignées : R 233-1-1
et R 233-2
Couper le contact pour arrêter le
moteur dès que la machine n'est
plus utilisée ou si l'on doit la poser
sans la tenir : R 233-2
Régler la position de la
poignée en fonction de
l'opérateur : R 233-1
Informer l'opérateur
sur le type de carburant
à utiliser (mélange 2 T...)
selon la notice d'instructions
pour éviter les difficultés
de démarrage et de
carburation : R 233-2
En cas de dysfonctionnement, faire
remplacer la commande
d'accélération ; ne jamais condamner
le verrou : R 233-1-1
Maintenir la protection en place
et la remplacer en cas de
détérioration : R 233-1-1
Lors du remplacement du fil,
utiliser un fil de mêmes
caractéristiques (non métallique)
et veiller à respecter le mode
opératoire indiqué dans la notice
d'instructions : R 233-1-1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
21
Débroussailleuse portative
Les débroussailleuses à moteur thermique sont des machines portatives destinées à l’entretien des espaces
verts, des sous-bois, des clôtures, des talus, prairies... Ce type de machine comprend le bloc-moteur, un tubesupport contenant l’arbre de transmission et le renvoi d’angle. Le tube support porte les poignées réglables et le
point d’accrochage du harnais de l’opérateur. Différents outils interchangeables peuvent être utilisés selon les
objectifs de travail.
Caractéristiques courantes :
– moteur à carburateur pouvant fonctionner dans toutes les positions,
– puissance : 0,9 à 1,4 kW,
– vitesse de rotation de l’outil de coupe : 6 000 à 9 000 tr/min,
– diamètre de coupe : 0,20 à 0,40 m selon les outils utilisés,
– poids : 6 à 9 kg environ.
Harnais
Poignée
du
lanceur
Commande d'accélération à
double action et à action
maintenue
Bouchon du
réservoir à
carburant
Moteur
Commande
d'arrêt moteur
Poignées
Carters de
protection
Moteur
Point d'accrochage
du harnais
Protecteur du
dispositif de coupe
Embrayage
Renvoi d'angle
Protecteur pour le
remisage et le
transport
Dispositif
de coupe
Chaîne cinématique
d'une débroussailleuse
portative
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
22
Organes et fonctions
Harnais
Ensemble de sangles réglables conçu pour être placé sur l’opérateur à la manière d’un gilet et servant de
support à la débroussailleuse. Le harnais permet à l’opérateur de travailler dans une posture stable, sans avoir
à supporter le poids de la machine avec ses mains et bras. Les mains sont utilisées pour commander et guider
la machine à partir des poignées prévues. Le dispositif de liaison du harnais avec la machine est conçu de
manière à permettre un accrochage et un décrochage facile et rapide.
Point d’accrochage du harnais
Il s’agit du point d’ancrage du harnais, côté machine. Constitué par exemple d’un anneau, ce point est réglable
longitudinalement pour permettre la recherche du meilleur équilibre possible du poids de la machine au travail
suivant l’outil de coupe utilisé et la hauteur de travail.
Lanceur
Le lanceur est constitué d’une poignée, d’un cordon et d’un enrouleur ; il permet la mise en marche du moteur de
la machine en tirant brièvement sur la poignée.
Carters de protection
Ces carters de formes variées selon les machines sont destinés à la protection contre les brûlures (moteur et
échappement) et contre les risques dus aux organes mobiles du moteur et de la transmission.
Commande d’accélérateur à double action, à action maintenue
Cette commande est réalisée de telle façon que l’accélération du moteur ne puisse être obtenue sans une action
volontaire sur les deux parties de la commande (gâchette et verrou), évitant ainsi toute mise en mouvement
accidentelle du dispositif de coupe. Cette commande est par ailleurs conçue pour permettre automatiquement le
retour au repos (ralenti) lorsque l’action cesse. Au ralenti, le mécanisme de coupe est automatiquement débrayé.
Poignées réglables
Leur conception et leur fixation doivent limiter la propagation des vibrations au corps de l’opérateur. Elles permettent également de maintenir fermement la machine pour travailler dans différentes positions. Selon la stature
de l’opérateur et le travail à réaliser, les poignées sont réglables en variant leur position longitudinale et leur
inclinaison.
Tube
Ce tube est l’élément de liaison entre le moteur et le dispositif de coupe. Constitué généralement d’un tube en
alliage d’aluminium, il sert de point d’ancrage aux poignées, il contient l’arbre de transmission et il porte à son
extrémité inférieure le boîtier de la transmission à renvoi d’angle qui entraîne le dispositif de coupe.
Dispositifs de coupe
L’outil de coupe est fixé sur l’arbre de sortie du boîtier de la transmission finale, à l’aide d’un système vis-écrou.
Pour chaque machine le constructeur propose différents outils de coupe interchangeables selon le travail à
réaliser : lame à 3 ou 4 arêtes, lame à 8 ou 10 dents, lame de scie circulaire, boîtier à fils souples...
Lame à 3 arêtes
Lame à 8 dents
Lame de scie circulaire
Protecteur du dispositif de coupe
Le rôle de ce protecteur est de protéger l’opérateur contre les risques de projections dangereuses au travail
(cailloux, débris végétaux,...). Une même machine doit disposer du protecteur adapté à l’outil de coupe utilisé.
Protecteur pour le remisage et le transport
Son rôle est de recouvrir les parties dangereuses des organes de coupe en dehors du travail.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
23
Débroussailleuse
portative
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2
– Vibrations : 1.5.9
– Bruit : 1.5.8
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Marquage : 1.7.3
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 2.2 (e)
Commande d'arrêt moteur :
1.2.4 (I) et 2.2 (b)
Sécurité de la mise en marche
de l'outil : commande à double
action : 1.2.3 et 2.2 (c)
Commande à action
maintenue : 2.2 (b et c)
Harnais : 1.1.2 (f) et (d), 1.3.1 et 2.2 (a)
Système de sécurité à décrochage
rapide : 1.1.2 (f)
Point d'accrochage du harnais,
réglable pour permettre
l'équilibre : 1.3.1
Organe de mise en
marche du moteur
(lanceur) : 1.1.2 et
1.2.3
Protection contre
les défaillances
du circuit de
commande :
1.2.7 et 1.2.1
Bouchon
imperdable :
1.5.6 et 1.5.7
Distance minimale entre les deux
poignées : 1.3.1 et 2.2 (a)
Protection contre
les risques
de brûlure (moteur,
échappement) :
1.5.5
Dispositif d'éloignement : 1.3.7 (I),
1.3.8 (B)
Résistance
mécanique du
tube : 1.1.3 et
1.2.1
Protecteur pour
le transport
et le stockage :
1.1.5
Distance minimale de
sécurité entre l'outil de
coupe et l'opérateur :
1.3.7 (I) et 1.3.8 (B)
Fiabilité des organes
de coupe et de leur
fixation : 1.3.2
Protection adaptée à l'outil de
coupe, contre les risques de
projections et de coupures : 1.3.3,
1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1 et 1.4.2.1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
24
Protection contre les
gaz d'échappement :
1.5.13
Protection contre les
risques liés aux
éléments mobiles de
transmission : 1.3.7,
1.3.8 (A) et 1.4.2.1
Débroussailleuse
portative
Utilisation
Textes de référence : code du travail, articles R 233-1 à R 233-10
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle
appropriés : R 233 -1 à R 233 -3, R 233-42 à R 233 -44,
– Afin de prévenir les risques de blessures par projection, faire respecter par l'opérateur une distance de
sécurité suffisante autour de la zone de travail : R 233-1- alinéa 3.
Couper le contact pour arrêter
le moteur dès que la machine
n'est plus utilisée ou si l'on doit
la poser sans la tenir : R 233-2
Régler la position des
poignées en fonction de
l'opérateur :
R 233-1
Informer l'opérateur sur le type
de carburant à utiliser (mélange
2 temps) selon la notice
d'instructions pour éviter les
difficultés de démarrage et de
carburation : R 233-2
En cas de dysfonctionnement, faire
remplacer le verrouillage de la commande
d'accélération ; ne jamais condamner le
verrou : R 233-1-1 et R 233-2-b
Lors du changement d'organe de coupe
(disque à couteaux, scie, porte-fil,...), veiller à
respecter le mode opératoire de la notice
d'instructions et utiliser des pièces de
rechange répondant aux mêmes exigences
que les pièces d'origine : R 233-1-1
Adapter le protecteur à l'outil utilisé selon les
recommandations de la notice d'instructions :
R 233-1-1
Au ralenti,
s'assurer du
débrayage total
des lames
(réglage du
ralenti) : R 233-1-1
Remettre le
fourreau protecteur
après chaque
utilisation : R 233-2
Régler correctement
la position du point d'accrochage
du harnais, régler ce dernier en
fonction de l'opérateur et s'assurer
du bon fonctionnement du
dispositif d'accrochage :
R 233-1et R 23-2 b
Effectuer la mise en marche en posture stable.
Toujours utiliser la machine à deux mains
par les poignées anti-vibrations : R 233-2.
Vérifier les fixations et l'état de ces poignées : R 233-2.
Porter des gants appropriés : R 233-1 al. 4
Avant l'utilisation,vérifier l'état des outils de coupe
et les remplacer si nécessaire : R 233-1-1
Maintenir en place le protecteur et le remplacer en
cas de détérioration : R 233-1-1.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
25
Motoculteur
Les motoculteurs sont des engins automoteurs à essieu unique, de faible puissance (en général, moins de
15 kW ou 20 ch), guidés au moyen de mancherons par un conducteur circulant normalement à pied.
Ces appareils permettent plusieurs combinaisons de travail (houe rotative, charrue, barre de coupe, remorque, travaux en conduite inversée,...).
Caractéristiques courantes :
– poids: 150 à 350 kg
– cylindrée: 80 à 500 cm3
– 2 à 4 vitesses avant, 1 arrière
– moteur essence ou diesel
mancherons réglables
en hauteur et en déport
blocage du
différentiel
commande
d'arrêt du
moteur
leviers de vitesses
et d'inversion
commande d'embrayage
à action maintenue
maintenuerayagee
sortie gaz
d'échappement
Lanceur
Blocage des
mancherons
prise de force :
accouplement
intégré à la fixation
de l'outil
protecteur
support avant de masses
d'alourdissement
outil rotatif de
travail du sol
(houes, bêches,
fraises, ...)
carter et capot
de protection
roues avec support
de masses
d'alourdissement
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
26
Organes et fonctions
Masses d’alourdissement
Les masses d’alourdissement sont amovibles ; elles peuvent être placées à l’avant ou dans les roues. Les
masses avant contribuent à la stabilité du travail en faisant contrepoids pour équilibrer le poids de l’outil
arrière. Les masses dans les roues augmentent l’adhérence dans le cas du labour par exemple.
Mancherons réglables en hauteur et en déport
Les mancherons sont les organes qui lient l’opérateur au motoculteur. Leur réglage en hauteur et en
déport permettent leur adaptation à la taille du conducteur et au travail à réaliser.
Commande d’embrayage à action maintenue
Cette commande manuelle permet d’embrayer et de maintenir embrayé le motoculteur lorsque l’opérateur est en position de conduite. Si l’action du conducteur cesse, le déplacement de la machine est
immédiatement débrayé.
Lanceur
Le lanceur est un dispositif de démarrage manuel comprenant une poignée, un cordon et un enrouleur.
Pour la mise en marche du moteur, l’utilisateur tire la poignée du cordon pour animer l’axe du moteur.
Selon les cas, le lancement manuel peut être facilité par un décompresseur à commande manuelle ou
automatique ; par ailleurs le démarrage est facilité par un starter ou un dispositif d’amorçage (poussoir,
poire,...). Afin de réduire l’effort physique d’action sur le lanceur, le démarrage des moteurs est souvent
assuré par un démarreur électrique.
Blocage du différentiel
Le différentiel est un dispositif permettant à deux roues motrices (disposées sur un même essieu) de
tourner à des vitesses différentes tout en gardant des couples égaux. Son blocage permet l’animation
simultanée des deux roues motrices afin d’éviter, en ligne droite, le patinage de la roue la moins
adhérente.
Déclabotage
Le déclabotage est une commande qui facilite les demi-tours. Sur les motoculteurs ne disposant pas de
différentiel, lorsque l’on veut tourner à gauche, on déclabote la roue gauche pour la débrayer et seule la
roue droite reste motrice. Pour tourner à droite, on déclabote la roue droite.
Commande d’arrêt du moteur
L’arrêt du moteur s’effectue depuis les mancherons, en coupant le courant d’allumage du moteur à essence ou en coupant l’injection du moteur diesel.
Prise de force
La prise de force permet d’animer l’outil attelé à l’arrière du motoculteur. Elle ne doit pas pouvoir être
actionnée lorsque la marche arrière est enclenchée.
Protecteur
Les protecteurs évitent les projections sur l’utilisateur et le protègent contre les contacts éventuels avec
les pièces travaillantes.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
27
Conception
Motoculteur
Machine soumise à autocertification CE : code du travail : articles R 233-53 et 233-85
Règles techniques : code du travail : article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 et 3.3.1
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit : 1.5.8
– Vibrations : 1.5.9
– Essais appropriés : 3.7
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
En marche arrière,
débrayage automatique des
fraises : 3.3.4 al. 3 et 4
Commande d'arrêt du
moteur : 1.2.4 (I)
Dispositif de réglage des
mancherons en hauteur et en
déport : 1.1.2 et 1.3.2
Commande à action
maintenue : 3.3.4
Organe de mise en
marche du moteur
(lanceur) : 1.1.2 et 1.2.3
Action volontaire de
mise en marche de
l'outil : 1.2.3
Protection contre les
risques de brûlure
(échappement...) :
1.5.5
Différentiel : 3.3.1 al 5
Protection contre les
éléments mobiles de
transmission : 1.3.7, 1.3.8 (A)
Protection contre
les gaz
d'échappement :
1.5.13
Protection contre les risques liés
aux éléments mobiles concourant
au travail : 1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1
et 1.4.2.3
Stabilité au travail : 1.3.1
Protection contre les éléments mobiles du compartiment
moteur : 1.3.7, 1.3.8 (A), 1.4.2.2, 3.4.8
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
28
Utilisation
Motoculteur
Textes de référence :
Code du travail, articles R 233-1 à R 233-11, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
Machine soumise à vérification périodique : arrêté du 24 juin 1993
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle
appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44.
Mancherons :
Régler leur hauteur et leur déport en
fonction du travail à réaliser et de la
taille de l'utilisateur. Vérifier leur
blocage avant le travail : R 233-2
Avant le démarrage du moteur :
S'assurer que les leviers de vitesses
sont au point mort : R 233-2
Pour le démarrage manuel
des moteurs, s'habituer à prendre une
posture stable du corps et vérifier
l'état du cordon et de la poignée de
lancement : R 233-2 et R 233-11
Leviers de vitesses et d'inversion :
Opérer seulement après débrayage complet.
Redoubler de prudence à proximité des
clôtures, arbres et dénivellations. Formation
et organisation du travail : R 233-2
Commande de sécurité par action
maintenue :
Le débrayage est obtenu en lâchant
la poignée : cette commande doit être
exclusivement actionnée à la main.
Ne jamais la condamner ou la brider.
Formation et maintenance :
R 233-2
Arrêt moteur :
En cas de fonctionnement incorrect,
faire réparer sans attendre ;
maintenance : R 233-9,
R 233-10 et R233-11
Différentiel :
En cas de difficulté de déblocage,
faire réparer sans attendre :
R 233-9, R 233-10 et R 233-11
Masses d'alourdissement :
Les monter si nécessaire pour
améliorer l'équilibre et la
stabilité au travail : R 233-5
Prise de force :
La marche arrière ne peut être engagée si la
prise de force est embrayée ; arrêter la prise de
force avant de reculer. Veiller à maintenir le
protecteur en place et en bon état : R 233-2
Carters et capots de protection :
Ils doivent être maintenus en place et
Le chargement des machines sur les véhicules
en état de conformité à la
de transport et leur déchargement doivent
réglementation en vigueur :
s'effectuer dans des conditions sûres et
R 233-1-1, R 233-2, R 233-11
appropriées : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
29
Motobineuse ou motohoue
Les motobineuses appelées aussi motohoues ou motobêches sont des machines à conducteur à pied destinées à l’ameublissement du sol des jardins et des exploitations horticoles ou maraîchères. Leur déplacement au
travail est assuré par leurs organes de travail du sol (bêches rotatives). Les déplacements en dehors du travail
s’effectuent normalement moteur à l’arrêt en utilisant la ou les roues de transport, à la manière d’une brouette.
Dans certains cas, et lorsque le constructeur l’a prévu, les motobineuses peuvent être transformées en motoculteur en remplaçant les organes de travail par des roues motrices.
Caractéristiques courantes :
– moteur à 2 ou 4 temps
– puissance 1,5 à 4,5 kW (2 à 6 ch)
– diamètre des fraises : 25 à 35 cm
– régime de rotation des fraises : 90 à 180 tr/min
– vitesse périphérique des fraises : 1,5 à 2,5 m/s
– largeur de travail : 40 à 90 cm
– poids : 30 à 70 kg
Commande
d'accélération
Arrêt moteur
Commande de
sécurité à action
maintenue
Levier de vitesse
et/ou d'inversion
selon les cas
Lanceur
Mancherons
Moteur
Réglage de la position
des mancherons
Coutre de retenue
Roue de transport
en position relevée
pour le travail
Capot de protection
Fraises
Transmission
Disque latéral
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
30
Organes et fonctions
Mancherons réglables en hauteur et en déport : les mancherons sont les organes qui lient l’opérateur
à la motobineuse. Leur réglage en hauteur et déport permettent leur adaptation à la taille du conducteur
selon le travail à réaliser.
Le lanceur est un dispositif de démarrage manuel comprenant une poignée, un cordon et un enrouleur.
Selon les cas, le lancement du moteur peut être facilité par un décompresseur automatique intégré au
moteur. Par ailleurs, le démarrage est facilité par un starter (combiné le plus souvent à la commande
d’accélération) et, le cas échéant, par un dispositif d’amorçage du carburant (poussoir, poire...).
Commande de sécurité à action maintenue : cette commande manuelle permet d’embrayer les fraises
de la motobineuse lorsque l’opérateur est en position de conduite. Si l’action de l’opérateur cesse, la
rotation des fraises et le déplacement de la machine sont immédiatement débrayés.
Commande d’accélération : il s’agit d’un levier manuel permettant de régler la vitesse du moteur au
travail. Souvent, cette commande à course linéaire assure également la position de ”starter” et l’arrêt du
moteur.
Arrêt moteur : l’arrêt des moteurs à essence est obtenu par interruption du circuit électrique d’allumage.
Sa commande est réalisée soit par un interrupteur spécifique, soit par la commande d’accélération.
Les fraises sont les organes de travail des motobineuses. Elles sont souvent modulaires. Chaque module est constitué de quatre lames tranchantes, courbées et alternées autour d’un arbre central. Les
modules sont disposées de chaque côté de la machine en fonction de la largeur de travail. On trouvera
par exemple 2 modules de chaque côté pour une largeur de travail de 58 cm ou 3 modules de chaque
côté pour une largeur de travail de 84 cm.
Le capot de protection est un dispositif de protection contre les risques dus aux organes concourant au
travail (fraises). Sa fonction est de limiter les risques de contact des membres inférieurs de l’opérateur en
le maintenant éloigné des fraises.
Levier de vitesse et d’inversion : ce levier est seulement présent sur les machines qui permettent
plusieurs régimes de rotation des fraises. On peut alors disposer d’une vitesse avant rapide pour les
travaux légers, d’une vitesse lente pour les travaux plus lourds et, le cas échéant, d’une marche arrière
lente pour les manœuvres.
Coutre de retenue : comme son nom l’indique, ce coutre retient plus ou moins le déplacement de la
machine engendré par la rotation des fraises. Sa position concourt au réglage de la vitesse de déplacement au travail et de la profondeur de travail de la machine. Plus le coutre est réglé pour pénétrer profondément dans le sol, plus la vitesse d’avancement de la motobineuse est réduite, plus la profondeur de
travail tend à croître et plus l’ameublissement de la terre est important.
Transmission : il s’agit du dispositif qui transmet le mouvement du moteur vers les fraises. Cette transmission sous carter fait appel à des systèmes à pignons, à courroies et/ou à chaînes.
Disque latéral : ce disque est une pièce amovible située de chaque côté des fraises et qui permet de
travailler le long des bordures ou des massifs sans risque de chocs avec les fraises.
La roue de transport : relevée ou déposée pendant le travail, elle permet de faciliter les déplacements de
la machine en dehors du travail.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
31
Motobineuse
ou motohoue
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a), 3.3.1
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Bruit : 1.5.8
– Vibrations : 1.5.9
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Essais appropriés : 3.7
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Commande à action maintenue : 3.3.4
Action volontaire de mise en marche de l'outil : 1.2.3
Dispositif d'arrêt des fraises : 1.2.4 (I)
Commande d'arrêt du
moteur : 1.2.4 (I)
Organe de mise en marche du
moteur (lanceur) : 1.1.2 et 1.2.3
Dispositif de réglage des
mancherons en hauteur et
en déport : 1.1.2 et 1.3.2
Protection (échappement)
contre les risques de brûlure :
1.5.5
Protection contre les gaz
d'échappement : 1.5.13
En marche arrière, vitesse
limitée de déplacement : 3.3.4
al. 3 et 4
Distance minimale de sécurité
pour l'opérateur : 1.3.7
Roue de transport
Stabilité en déplacement :
1.3.1 et 3.1.3
Protection contre les risques
d'instabilité au travail
Réglage du coutre de retenue et
de la profondeur de travail : 1.3.1
Protection contre les risques liés
aux éléments mobiles de
transmission : 1.3.7 (I), 1.3.8 (A),
et 1.4.2.1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
32
Motobineuse
ou motohoue
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-11, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
Machine soumise à vérification périodique : arrêté du 24 juin 1993
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle
appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44.
Mancherons :
Régler leur hauteur et leur
déport en fonction du travail à
réaliser et en fonction de la taille
de l'utilisateur. Vérifier leur
blocage avant le travail : R 233-2
Leviers de vitesses et d'inversion : opérer
seulement après débrayage complet.
Redoubler de prudence à proximité des
clôtures, arbres et dénivellations. Limiter les
inversions de marche (marche arrière) aux
manoeuvres en réduisant le régime moteur.
Formation et organisation du travail : R 233-2
Arrêt moteur :
En cas de fonctionnement incorrect, faire
réparer sans attendre ; maintenance :
R 233-9, R 233-10 et R 233-11
Arrêter le moteur pour
effectuer les déplacements
sans travail
de la terre : R 233-2
Commande de sécurité par action
maintenue : le débrayage est obtenu
en lâchant la poignée, cette
commande doit être exclusivement
actionnée à la main. En cas de
dysfonctionnement, faire réparer
sans attendre. Formation et
maintenance : R 233-2 ,
R 233-9 et R 233-10
Pour le démarrage manuel
du moteur, s'habituer à prendre
une posture stable et vérifier l'état
de la poignée de lancement et de
son cordon : R 233-2 et R 233-11
Roue de transport : R 233-2
Régler correctement la profondeur
du coutre de retenue en fonction du
travail à réaliser : R 233-2
Ne jamais intervenir sur les
pièces travaillantes sans
arrêter le moteur : R 233-8
Le chargement des machines
sur les véhicules de transport
et leur déchargement doivent
s'effectuer dans des conditions
sûres et appropriées : R 233-2
Carters et capots de protection
doivent être maintenus en
place et en état de conformité à
la réglementation en vigueur :
R 233-1-1, R 233-2, R 233-11
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
33
Tondeuse à gazon à moteur thermique
poussée ou autotractée
Les tondeuses à gazon poussées ou autotractées sont des machines à conducteur à pied destinées à la coupe
des herbes de faible hauteur (gazon). Contrairement aux machines poussées dont l’avancement est assuré par
l’effort de l’opérateur, les tondeuses autotractées disposent de roues motrices commandées par un embrayage
à action maintenue. Certaines débroussailleuses à roues utilisent le même principe de coupe que les tondeuses, mais sont conçues pour une végétation plus développée. Pour l’entretien de certains espaces verts (terrains de golf par exemple) il existe des tondeuses à lames hélicoïdales à axes horizontaux.
L’outil de coupe des tondeuses est une lame horizontale aux extrémités tranchantes, tournant autour d’un axe
vertical.
La lame, dont la vitesse de rotation est comprise entre 2 000 et 3 600 tr/min, peut être la cause de projections
dangereuses ou de coupures graves en cas de contact avec les pieds ou les mains.
Caractéristiques courantes :
– moteur à essence à 2 ou 4 temps
– puissance : 2,2 à 4 kW (3 à 5,5 ch)
– largeur de coupe : 30 à 65 cm selon la puissance
– hauteur de coupe par rapport au sol : 2 à 8 cm
– poids : 25 à 60 kg
Commande à action maintenue
pour la mise en mouvement de la
lame
Commande à action
maintenue pour
l'avancement
(tondeuses
autotractées)
Mancheron
Poignée du lanceur
Moteur
Commande d'arrêt
moteur et
d'accélération
Levier de réglage de
hauteur de coupe
Bac ou sac de
ramassage
Dispositif de sécurité
en cas de choc
de la lame
Lame
Carter de tonte
Tranchant affûté
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
34
Organes et fonctions
Lame
La lame est l’organe de coupe des tondeuses. Généralement de forme plus ou moins plate et nervurée, elle
présente à ses extrémités une partie tranchante affûtée. Le cas échéant des parties profilées faisant office de
pales de ventilateur permettent d’activer l’expulsion du produit coupé. En raison du risque de chocs contre des
corps étrangers (pierres, bordures...), l’état de la lame doit être contrôlé fréquemment. Son démontage et son
affûtage doivent être réalisés en respectant les recommandations de la notice d’instructions. Un dispositif de
sécurité protège la lame en cas de choc (par exemple une rondelle). Lors des opérations d’affûtage, veiller à
opérer de manière symétrique sur les deux tranchants afin de prévenir les risques de déséquilibrage.
Commande à action maintenue pour la mise en mouvement de la lame
Cette commande prévient la mise en mouvement intempestive de la lame et assure l’arrêt lorsque le conducteur
ne se trouve pas au poste de conduite. La rotation de la lame n’est possible que lorsqu’une action volontaire
manuelle est appliquée sur cette commande. Le fait de lâcher celle-ci entraîne l’arrêt immédiat de l’entraînement
et le déclenchement du frein de lame. Sur certaines tondeuses, non pourvues d’embrayage de lame, le lâcher
de la commande de lame à action maintenue agit directement sur le moteur en provoquant son arrêt. Se reporter
également à la définition de la mise en marche à double action.
Frein de lame
Dispositif de sécurité destiné à prévenir les risques de contact des membres de l’opérateur avec la lame en
mouvement. Dès que l’action sur la commande à action maintenue cesse, le frein de lame immobilise celle-ci
dans un délai de 3 à 5 secondes, en fonction de la largeur de coupe.
Mise en marche à double action
Le terme double action indique les deux actions de sécurité qui doivent intervenir lors de la mise en mouvement de
la lame :
– pour les tondeuses non pourvues d’un dispositif de mise
en mouvement de lame, la double commande résulte de
deux actions volontaires obtenue par l’action conjointe de
l’opérateur sur le démarrage du moteur et sur la commande
de lame à action maintenue (le lancement manuel ou électrique du moteur ne peut être obtenu que si la commande à
action maintenue est sollicitée) ;
– pour les tondeuses disposant d’une mise en mouvement de la lame par embrayage, la double commande agit
sur cet embrayage à la suite de deux actions volontaires et successives de l’opérateur : décondamnation de la
commande de lame puis sollicitation de cette commande à action maintenue (fig. ci-dessus).
Circonférence de coupe
Trajectoire décrite par le point extrême du tranchant de l’organe de coupe lorsqu’il tourne autour de son arbre
d’entraînement. Cette circonférence est protégée par le carter de coupe.
Commande d’avancement à action maintenue
Cette commande s’applique aux tondeuses autotractées. L’entraînement des roues motrices de la machine ne
peut être obtenu qu’en maintenant une action sur cette commande.
Bac ou sac de ramassage
Cet équipement de collecte du gazon à la sortie du carter de tonte fait partie intégrante de la machine. Sa
conception et son système d’accouplement sont réalisées de manière à éviter les projections dangereuses et
l’accès à la lame lorsque le bac est monté. A la dépose du bac, un dispositif doit automatiquement empêcher les
projections et interdire l’accès aux lames.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
35
Tondeuse à gazon à
moteur thermique
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a) et 3.3.1
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Risques dus au bourrage : 1.3.7 (II)
– Stabilité : 1.3.1
– Vibrations : 1.5.9
– Bruit : 1.5.8
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Commande des lames à action maintenue :
mise en marche à double action : 1.2.3
temps d'arrêt : 1.2.4 et 3.4.1
Commande d'arrêt
du moteur : 1.2.4 (I)
Pour les tondeuses autotractées :
commande d'avancement à action
maintenue (mise en marche et
arrêt des roues motrices)
1.2.3, 1.2.4, 3.3.3 et 3.3.4
Organe de mise en marche
du moteur (lanceur) : 1.2.3
Si démarrage électrique :
clé de contact
1.2.3
Protection contre les risques
de brûlure (échappement) :
1.5.5
Protection contre les gaz
d'échappement : 1.5.13
Système de réglage des
mancherons : 1.1.2 et 1.3.2
Réglage de la
hauteur de coupe :
1.2.1, 1.2.2
Lorsque le bac de ramassage
est enlevé, un dispositif de
fermeture doit automatiquement
empêcher les projections et
l'accès aux lames :
1.3.3, 1.3.7, 1.3.8 (B) et 1.4.1
Fiabilité des
organes de coupe
et de leur fixation :
1.3.2
Carters de protection
contre les risques de projection :
1.3.3 et 1.4.2.1
Machines autotractées :
vitesse d'avancement :
3.3.4 al. 3
Protection contre les contacts
avec les lames : 1.3.7, 1.3.8 (B)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
36
Protection contre les éléments
mobiles de transmission : 1.3.7,
1.3.8 (A) et 1.4.2.1
Tondeuse à gazon à
moteur thermique
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44.
Commande d'avancement à action maintenue (seulement
pour les machines autotractées) : l'avancement de la
machine est obtenu en sollicitant cette commande ; son
arrêt est obtenu par lâcher de la poignée. En cas de
dysfonctionnement, faire réparer ou remplacer sans
attendre : R 233-1-1 et R 233-2
Commande de lame à action
maintenue. Le lâcher de cette
poignée immobilise la lame. Ne
jamais la condamner : R 233-2
Si la machine est
équipée d'un
démarrage
électrique, retirer la
clé de contact après
utilisation : R 233-2
Vérifier l'état du cordon et de la
poignée de lancement : R 233 1-1
Procéder au remplissage du
réservoir de carburant selon
les indications de la notice
d'instructions : R 233-2
Utiliser le bac de ramassage
prévu par le constructeur :
R 233-1-1 et R 233-2
Pour toute intervention
(nettoyage, débourrage...),
procéder moteur à l'arrêt et
débrancher la bougie :
R 233-2
Ne jamais utiliser la
machine sans les dispositifs
anti-projections : R 233-2
Le chargement des machines
sur les véhicules de transport
et leur déchargement doivent
s'effectuer dans des conditions
sûres et appropriées : R 233-2
Vérifier l'état de la lame. Pour la dépose, le
contrôle et l'affûtage, respecter les procédures de
la notice d'instructions et utiliser les outils
adéquats : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
37
Transmission à cardans
Une transmission à cardans comprend un arbre de transmission articulé et coulissant, muni à chaque extrémité
d’un joint de cardan. Cet ensemble permet de transmettre un mouvement de rotation entre deux mécanismes
désaxés l’un par rapport à l’autre.
Ce type de transmission est trés utilisé ; il permet de transmettre la puissance disponible à la sortie de la prise
de force du tracteur vers la machine attelée. Cette fiche prend seulement en compte les arbres de transmission
à cardans reliant les tracteurs aux machines attelées (les arbres de transmission animant des fonctions de
machines ne font pas l’objet des mêmes dispositions réglementaires). Le dimensionnement d’une transmission
à cardans doit être adapté à chaque liaison tracteur-machine.
Caractéristiques courantes :
– couple nominal transmissible
– vitesse nominale de rotation
– longueur maximale en charge (L)
– longueur minimale en charge (l)
– longueur (x) de coulissement en charge : x = L- l
– présence ou non d’un limiteur de couple (cf schéma ci-dessous)
ou d’un joint grand angle (cf schéma au verso)
Joints de cardan
simple ou double
Bols de protection
des joints de cardan
Graisseur
Prise de force
du tracteur
Tube de protection
Limiteur de couple
ou roue libre
Carter de protection
côté machine
Arbre coulissant
Bouclier protecteur
côté tracteur
ou machine automotrice
Chaînette anti-rotation
du protecteur
Timon d'attelage
de la machine
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
38
Support de la
transmission
après dételage
Organes et fonctions
Un Joint de cardan est un élément de transmission comprenant deux mâchoires articulées entre-elles grâce à
un croisillon de liaison. Un tel système permet de transmettre un mouvement rotatif selon une direction variable
de l’axe de sortie.
Le système de verrouillage maintient l’accouplement de l’arbre de transmission à la prise de force du tracteur.
Le protecteur d’arbre à cardans est une enveloppe de protection fixe, comprenant deux tubes coulissants
munis à chacune de leur extrémité de cônes ou de bols de protection. Les éléments du protecteur sont
montés autour de l’arbre par l’intermédiaire de paliers. A chaque extrémité du tube, une chaînette anti-rotation
accrochée à un point fixe du tracteur et de la machine empêche la rotation du protecteur.
Le bouclier de protection côté tracteur protège la zone d’accouplement de l’arbre à la prise de force du
tracteur contre les risques d’enroulement. A l’arrêt, il permet cependant à l’opérateur l’accouplement et le
désaccouplement de l’arbre.
Le carter de protection coté machine protège la zone de liaison entre l’arbre et la machine contre les risques
de contact et d’enroulement.
Le limiteur de couple est un organe de sécurité associé à un arbre à cardans, ou placé à l’entrée de la
transmission d’une machine. Il permet de protéger les transmissions contre les surcharges grâce à un mécanisme à cames ou à friction. Certains limiteurs peuvent être à débrayage automatique.
Le support de l’arbre évite la détérioration du protecteur et le déboitement des tubes coulissants lors du
dételage de la machine.
Les graisseurs permettent le graissage des croisillons, des joints de cardan et des paliers du protecteur. En
plus de ces points de graissage, l’entretien des transmissions à cardans consiste à graisser la partie coulissante
de l’arbre et à maintenir en bon état les éléments du protecteur.
Embout de
verrouillage
Bouclier de
protection
Joint grand angle :
Un joint grand angle est un double joint
de cardan (joint homocinétique), pouvant être monté sur une transmission,
côté tracteur, afin de transmettre le mouvement de rotation dans les virages (par
exemple avec un épandeur de fumier.
Croisillons
Protecteur
Arbre
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
39
Transmission à cardans
Conception
Machine soumise à examen CE de type : code du travail : articles R 233-54 et R 233-86
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Marquage : 1.7.3
– Notice d’instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Carter de protection côté
machine : 1.3.7, 1.3.8 (A)
et 3.4.7 al. 3 et 7
Facilité de graissage :
1.4.1 al. 6
Transmission soumise à examen CE de type
Bouclier de protection côté
tracteur* ou machine
automotrice : 1.4.1,
3.4.7 al. 2 et 7
Bols de protection des joints de cardans :
3.4.7 al. 6 ; 1.3.8 (A), 1.4.1 al. 6
Tube de protection :
3.4.7 al.1 et 6 ;
1.3.8 (A)
Marquage de la
vitesse et du sens de
rotation de la prise
de force : 1.7.3 (II)
Chaînettes de maintien
du protecteur : 3.4.7.al 6
* pour les tracteurs agricoles et forestiers,
il existe une réglementation particulière
voir : Réglementation des tracteurs
agricoles et forestiers à roues
Support de l'arbre au
dételage : 3.4.7.al. 5
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
40
Le cas échéant, limiteur de couple
ou roue libre : 3.4.7 al. 4
Transmission à cardans
Utilisation
Textes de référence : code du travail, articles R 233-1 à R 233-11
Machine soumise à vérification périodique (arrêté du 24 juin 1993)
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S’assurer de la conformité de la machine et de son maintien en conformité,
– Lire la notice d’instructions et bien comprendre le fonctionnement de la machine.
Bouclier de protection côté
tracteur : le remplacer si
détérioré : R 233-1-1 al.2.
N'utiliser comme marchepied que s'il est conçu et
construit à cet effet :
R 233-2.
En cas de remplacement d'un élément de
la transmission, veiller à reconstituer un
couple arbre-protection conforme à la
réglementation et dont les caractéristiques correspondent au couple de fonctionnement de la machine : R 233-1-1
Consulter la notice d'instructions de la
transmission pour adapter
correctement sa longueur et sa plage
de débattement entre le tracteur et la
machine attelée : R 233-2
Respecter le sens de montage indiqué sur
le protecteur : R 233-2
En cas de détérioration,
ne pas réparer mais
changer le protecteur :
R 233-1-1
Carter de protection
côté machine : le
remplacer si
détérioré :
R 233 1-1 al.2.
N'utiliser comme
marchepied que s'il
est conçu et
construit à cet effet :
R 233-2.
Respecter le régime de
prise de force prescrit
(540 ou 1 000 tr/min) :
R 233-2
Veiller au bon fonctionnement
et à la propreté de la bague ou
du poussoir de verrouillage :
R 233-2
Graisser les croisillons,
les paliers du protecteur
et le tube coulissant aux
échéances prescrites par
la notice d'instructions :
R 233-2
Lors du dételage, poser
l'arbre sur son support :
R 233-2
Accrocher les chaînettes antirotation du protecteur en leur
laissant libre une longueur
suffisante : R 233-2.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
41
Chargeur frontal
Le chargeur frontal est un appareil qui s’adapte aux tracteurs pour la manipulation des produits agricoles : grains
en vrac, sacs d’engrais, fumier, balles de fourrage, ensilage... Il est constitué d’un bâti qui supporte deux bras
actionnés par des vérins hydrauliques à simple ou à double effet.
L’énergie hydraulique est fournie par une pompe hydraulique du tracteur.
L’utilisation des chargeurs frontaux nécessite souvent l’emploi d’un contre-poids à l’arrière du tracteur.
La capacité de levage ne dépend pas que du chargeur; elle dépend aussi des caractéristiques du tracteur qui le
supporte (masse totale, voie, empattement).
A titre d’exemple, la capacité de levage d’un chargeur varie de 800 daN (800 kg) à 3 m de hauteur (tracteurs de
50 à 70 ch), à 2 200 daN (2 242 kg) à 3,5 m de hauteur (tracteurs de 90 à 140 ch).
Vérin hydraulique
de cavage
Parallélogramme
déformable
Bras de levage
Commandes et
organes de service
Bâti
Longerons
supports
Liaisons hydrauliques
et électriques
Vérin
hydraulique de
levage
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
42
Outil ou
équipement de
préhension
Organes et fonctions
Le bâti, solidement fixé au tracteur, présente des articulations permettant l’attelage et le dételage rapide du
chargeur proprement dit.
Les bras du chargeur, solidaires entre eux grâce à des traverses soudées, sont munis aux extrémités de
chapes qui permettent l’adaptation de différents équipements suivant la nature du produit à manipuler : godet,
fourche à fumier, fourche à désiler, pince-balle, lève-palette...
Souvent, les bras sont munis d’un parallélogramme qui contrôle l’assiette de l’équipement de manutention. Ce
parallélogramme peut être associé à des vérins hydrauliques à double effet pour permettre l’inclinaison longitudinale de l’équipement (cavage)..
Les outils ou équipements de préhension, adaptés à la nature du produit à manipuler, permettent la prise
des charges, leur stabilisation durant le temps de manutention et leur déchargement.
Les commandes et organes de service sont utilisés par l’opérateur pour la mise en oeuvre des fonctions du
chargeur : distributeurs hydrauliques à leviers multiples ou à commande multifonctions, ou distributeur hydraulique à commande électrique multifonctions.
Les liaisons hydrauliques et électriques sont les éléments de liaison qui permettent de connecter rapidement
les circuits hydrauliques du chargeur au tracteur (raccords coupleurs hydrauliques à verrouillage du type pousser-tirer ou du type à visser) et les circuits électriques des distributeurs hydrauliques (connecteurs ou prises
électriques).
Les vérins hydrauliques sont des actionneurs qui transforment l’énergie hydraulique en énergie mécanique
linéaire. On distingue les vérins à simple effet (action hydraulique dans un sens et retour sous l’effet de la
charge) et les vérins à double effet (la charge est sollicitée à l’aller et au retrour par l’énergie hydraulique). La
force d’un vérin (en décaNewton : daN ) est égale au produit de la pression hydraulique (en bar) par la surface
faisant piston (en cm2) : ainsi, un vérin ayant une section de 64 cm2 (9 cm de diamètre interne environ), soumis
à une pression de 160 bars, a une poussée de 10 240 daN (soit environ 10 tonnes).
Correction
d'assiette
Godet
Cavage
Principaux équipements de préhension des chargeurs
Griffe à désiler
Pince à balles
Porte sacs
Fourche à fumier
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
43
Conception
Chargeur frontal
Machine soumise à autocertification CE : code du travail articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 et 3.3.1
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Stabilité de l'ensemble tracteur/chargeur : 1.3.1 et 4.1.2.1
– Essai d'aptitude à l'emploi : 4.3.2
– Marquage : 1.7.3, 3.6.2, 4.3.3
– Notice d'instructions : 1.7.4, 3.6.3, 4.3.4
Visibilité du poste de
conduite : 4.1.2.7 et 1.2.2
Dispositif de maintien en
position levée : 1.6.4
Résistance mécanique :
4.1.2.3
Commande de manipulation
de la charge à action
maintenue : 1.2 et 4.2.1.3
Signalisation, avertissement :
1.7.2, 3.6.1
Dispositif de maintien de
la charge en cas de
rupture hydraulique :
4.1.2.6
Circuits et vérins
hydrauliques :
1.3.2 (I), 1.5.3
Plaque de charge : 4. 3. 3
Liaisons hydrauliques et
électriques : 1.5.1, 1.5.4
et 1.6.3
Protection des éléments
Stabilité de la
hydrauliques après
machine au dételage :
dételage : 1.1.2
1.3.1 et 4.1.2.1
Organes de préhension
(outils interchangeables) :
4.1.2.3 et 4.1.2.5
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
44
Utilisation
Chargeur frontal
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-13-19 1er alinéa
Machine soumise à vérification périodique : arrêté du 9 juin 1993
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-13-19, R 233-42 à R 233-44,
– Organisation du travail : avant le travail tenir compte de l'environnement : personnes, obstacles, devers, animaux (L 230-2) et établir des règles de circulation (R 233-13-16). Lignes électriques (R 233-13-2) ;
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales : R 233-2 et code de la route.
Ne jamais quitter le
poste de conduite
avant d'avoir reposé
le chargeur au sol
(avec ou sans
charge) : R 233-2.(b)
Surveiller l'état des
flexibles et des
raccords hydrauliques
R 233-2.(a,b), R 233-4
Afin de prévenir contre les
risques de chute d'objets, le
chargeur doit être monté sur un
tracteur équipé d'une structure à
4 montants ou d'une structure de
protection contre les chutes
d'objets : R 233-1
Consulter la notice
d'instructions pour
comprendre la fonction
de chacune des
manettes : R 233-2 et
R 233-3
Avant le travail, localiser les lignes
électriques et s'organiser pour ne
jamais franchir les zones dangereuses
en position levée : R 233-13-2
Ne pas dépasser la charge
nominale de levage : R 233-2
Equilibrer par un contrepoids
arrière si nécessaire :
R 233-1, al. 1 et R 233-5
Stationner le chargeur en position
basse et protéger les parties
agressives : R 233-2.(b)
En cas d'intervention en position
haute, placer les béquilles de
sécurité : R 233-2 (b)
Respecter les instructions
de montage du support du
chargeur sur le tracteur en
utilisant les points
d'ancrage et les pièces
d'adaptation préconisées :
R 233-2.(a,b), R 233-4
Respecter les instructions de
raccordement des circuits
hydrauliques avec ceux du
tracteur : R 233-2.(a,b), R 233-4
Choisir l'équipement interchangeable approprié ou convenablement adapté à la charge. Ne
jamais utiliser le chargeur pour
élever des personnes : R 233-1
et R 233-2.(a,b)
Désaccoupler le
chargeur sur un
support plan et dur,
en utilisant des
béquilles support :
R 233-2.(b)
Surveiller l'état des
équipements et des
systèmes de verrouillage : R 233-2.(a,b),
R 233-4
Effectuer les déplacements
à vitesse réduite en limitant
le plus possible la hauteur
de la charge et en
conservant une visibilité
maximale : R 233-2 et
R 233-13-16.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
45
Chargeur automoteur à bras télescopique
(à moteur thermique)
Les chargeurs automoteurs sont de plus en plus utilisés dans les exploitations agricoles, les coopératives, les
entreprises de travaux agricoles et les CUMA. Ces machines disposent d’équipements de levage ou de préhension interchangeables capables de manipuler des produits aussi variés que le fumier, l’engrais en sac-conteneurs ou sur palettes, l’ensilage, les racines, tubercules, balles de pailles ou de fourrage,... Leur bras télescopique permet une variation continue de la portée de levage. Par rapport aux engins de travaux publics ils disposent d’une hauteur de cabine réduite pour faciliter l’accès dans les bâtiments agricoles. Selon les cas ils peuvent
être soit à 2 ou 4 roues directrices, soit à chassis articulé.
Caractéristiques courantes :
– puissance du moteur : 50 à 90 kW (68 à 122 ch)
– hauteur usuelle de levage : 4 à 8 m
– charge maximale de levage : 2 000 à 4 000 kg selon les modèles et le moment de levage
– poids à vide : 4 000 à 6 500 kg
Bras télescopique
Commandes de
levage
Abaque des charges
Compartiment moteur
conduite
Equipement de
manutention
interchangeable
Système
d'accrochage rapide
Dispositif de contrôle
de la charge en cas de
rupture hydraulique :
Poste de conduite
Transmissions pour
l'avancement
Principaux éléments de préhension
Godet
Lève-palettes
Fourche à fumier
Godet de désilage
Fourche à désiler
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
46
Pince pour balles
cylindriques
Organes et fonctions
Bras télescopique
Le bras de levage de la machine est constitué de plusieurs bras coulissant co-axiaux (2 ou 3) qui s’emboîtent les uns dans les
autres. Cette disposition permet une grande amplitude de déplacement de la charge, et un encombrement réduit lorsque les
bras sont en position repliée. Le coulissement des bras est assuré par un ou plusieurs vérins hydrauliques. Le levage proprement dit est assuré par un ou deux vérins agissant sur le bras primaire articulé au châssis de la machine.
Commandes de levage
Dans le cas le plus simple, il s’agit de leviers actionnés par le conducteur et qui commandent directement des distributeurs
hydrauliques d’alimentation des vérins récepteurs (montée, arrêt, descente...). Selon les machines, ces commandes peuvent
être assistées hydrauliquement ou électriquement et des asservissements peuvent être prévus (vitesse des mouvements en
fonction de la charge par exemple).
Moment de levage
Le moment de levage est une donnée physique qui traduit l’influence d’une charge en fonction de la distance qui la sépare de
son support. Pour une machine donnée, utilisée dans les conditions normales prévues par le constructeur (nature du sol,
pente, vitesse,...), les limites de stabilité correspondent à une limite de charge pour chacune des positions de l’équipement
vers l’avant (portée), ou vers le haut (hauteur de levage).
Abaque de charges
Un abaque de charges est la représentation graphique des combinaisons de moment de levage autorisées par le constructeur d’une machine (charge-portée-hauteur de levage). Il s’agit le plus souvent de plaques fixées sur la machine de manière à être bien visible par le conducteur.
Transmissions pour l’avancement
Le déplacement des chargeurs automoteurs est assuré soit par des transmissions
mécaniques discontinues (embrayage et changement de vitesse actionnés séparément par le conducteur, avec inverseur de marche sous charge), soit par des
transmissions à passage de vitesse en charge sans débrayer, (appelées powershift), soit par des transmissions hydrostatiques à variation continue des rapports
de transmission.
2
1
20˚
10˚
1 000 kg
30˚
3
2 000 kg
40˚
1 500 kg
50˚
4
750 kg
Dispositif de contrôle de la charge en cas de rupture hydraulique
Il s’agit de dispositifs placés sur les vérins hydrauliques qui actionnent les équipements de manutention (bras, flèches, lève-palettes...). En cas de rupture d’une des
conduites reliant un vérin à l’installation, ces dispositifs freinent automatiquement
la chute de la charge.
65˚
60˚
5
Hauteur de levage en mètres
Dépassement de charge ou de moment de charge
Le dépassement de la charge normale prévue par le constructeur peut être à l’origine d’accidents graves occasionnés par des ruptures d’organes, des pertes de
contrôle de la charge, des pertes de stabilité, voire des renversements. Des dispositifs visuels et (ou) sonores, informent le conducteur sur le moment de levage et
l’avertissent en cas de dépassement de charge ou de moment de levage.
Abaque de charges
6
0˚
0
-5˚
3
2
1
Portée en mètres
0
Transmission hydrostatique
Il s’agit d’une transmission hydraulique possédant des récepteurs (moteurs hydrauliques actionnant les roues) alimentés par
une pompe à débit variable et réversible. La variation de vitesse d’avancement est réglée en continu par le conducteur en
agissant sur la commande de débit de la pompe. Les transmissions hydrostatiques permettent une gestion précise de la
vitesse d’avancement.
Système d’accrochage rapide
Les chargeurs automoteurs sont des machines de manutention polyvalentes, utilisant des organes de préhension ou de
levage interchangeables adaptés aux produits à manipuler. Afin de réduire les risques d’accidents et de faciliter les opérations
de pose et de dépose par un seul opérateur, les constructeurs prévoient des systèmes de liaison mécanique à verrouillage
rapide pouvant, selon les cas, être commandés depuis le poste de conduite.
Équipements interchangeables
Les équipements les plus couramment utilisés en agriculture sont : fourche à fumier, fourche ou godet à désiler, désileuse
distributrice, fourche à betteraves, godet chargeur, pince-balles polyvalent ou spécialisé (balles cylindriques ou parallélépipédiques), lève-palettes, godet de terrassement, lame niveleuse ou racleuse, balayeuse,...
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
47
Chargeur automoteur
à bras télescopique (à moteur thermique)
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2, 1.2.4 et 3.3.1
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit : 1.5.8 et vibrations : 1.5.9
– Localisation , accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2, 1.1.3 et 1.6.1
– Maintenance : 1.6.1, 1.6.2 et 1.6.4
– Poste de conduite : 3.2.1, 3.2.2
– Freinage : 3.3.3
– Stabilité (essais dans les différentes configurations) : 1.3.1 et 4.1.2.1
– Risques dus à l'énergie électrique : 1.5.1
– Essai d'aptitude à l'emploi : 4.3.2
– Marquage : 1.7.3, 3.6.2 et 4.3.3
– Notice d'instructions : 1.7.4, 3.6.3 et 4.3.4
Visibilité : 3.2.1 et
4.1.2.7
Résistance mécanique
du bras : 1.1.3, 1.3.2 et
4.1.2.3
Éclairage :
1.1.4 et 3.1.2
Structure de
protection contre
les chutes d'objets :
3.4.4
Échappement,
Structure de
Avertisseur
protection
protection contre le
sonore : 3.6.1 renversement : 3.4.3 contre les risques de
brûlure : 1.5.5 et
protection contre les
gaz : 3.2.1 al.4
Accès pour le
ravitaillement en
carburant : 1.1.3,
1.5.15 et 1.6.2
Circuit hydraulique :
1.3.2 (I) et 1.5.3
Système
d'accrochage rapide
visible depuis le poste
de conduite : 3.2.1
Dispositif de maintien de la
charge en cas de rupture
hydraulique : 4.1.2.6
Plaque (abaque) de
charges : 4.3.3
Avertisseur sonore et
visuel de dépassement
de charge et de moment
de levage : 4.2.1.4
Commande de
manipulation
de la charge à
action maintenue :
1.2 et 4.2.1.3
Accès au poste de
conduite :
3.2.1 al 3 et 3.4.5
Avertisseur
sonore
de recul : 3.2.1
Risque dus
Protection contre
Mise
en
marche
:
1.2.3
à
la batterie
les mises en mouvement
Protection contre les éléments
Déplacement : 3.3.2
intempestives :
mobiles du compartiment moteur : d'accumulateurs :
Direction assistée : 3.3.5
3.5.1
1.2.1 (II) et 3.3.2
1.3.7, 1.3.8 (A), 1.6.1 et 3.4.8
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
48
Chargeur automoteur à bras
télescopique (à moteur thermique)
Utilisation
Textes de référence : code du travail, articles R 233-1 à R 233-13-19
Machine soumise à vérification périodique : arrêté du 9 juin 1993
Machine soumise à autorisation de conduite : arrêté du 2 décembre 1998
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien.
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-13-19, R 233-42 à R 233-44,
– Organisation du travail : avant le travail tenir compte de l'environnement : personnes, obstacles, dévers, animaux
(L 230-2) et établir des règles de circulation (R 233-13-16). Lignes électriques (R 233-13-2),
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales : R 233-2 et code de la route.
Avant le travail, localiser
les lignes électriques et
s'organiser pour ne jamais
franchir les zones
dangereuses en position
levée : R 233-13-2
Choisir l'équipement
interchangeable approprié
ou convenablement adapté
à la charge :
R 233-1 et R 233-2 (a et b)
Stabilité :
Ne pas dépasser la charge et le moment de
levage définis par le constructeur :R 233-1, al.
1, R 233-2 et R 233-5.
Prendre conscience des variations de densité
des produits manipulés : R 232-2.
Ne pas dépasser les limites de stabilité de la
machine, respecter les valeurs de charges et
de pente maximales définies dans la notice
d'instructions : R 233-5
Consulter la notice d'instructions
pour comprendre la fonction de
chacune des commandes :
R 233-2 et R 233-3
A l'arrêt de la
machine,
retirer la clé
de contact :
R 233-2
Redoubler de
prudence lors des
manœuvres, des
changements de
direction et des
marches arrière :
R233-2 b. Maintenir
l'avertisseur sonore
en état de marche :
R 233-1-1
Surveiller l'état des
équipements et le
bon fonctionnement
des systèmes de
verrouillage : R 2332.(a et b), R 233-4
Stationner le chargeur en
position basse et protéger
les parties agressives :
R 233-2.(b)
En cas d'intervention sur
l'équipement respecter les
instructions de la notice :
R 233-2
Surveiller l'état des
flexibles et des
raccords hydrauliques
R 233-2 (a et b)
Effectuer les
déplacements
à vitesse réduite
en limitant le plus
possible la hauteur
de la charge et en conservant
une visibilité maximale :
R 233-2 b et R 233-13-16
Maintenir une bonne
visibilité : propreté des
vitres, réglages des
rétroviseurs : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
49
Remorque semi-portée
à benne basculante
Les bennes semi-portées sont des remorques munies d’un caisson basculant et d’un à trois essieux placés en
position arrière ; la charge est supportée par les roues et par le point d’attelage sur le tracteur. Ce type de benne
constitue le moyen de transport agricole le plus fréquent en France, contrairement à certains pays qui utilisent
majoritairement des remorques traînées à essieu avant directeur (essieu pivotant).
Il existe des bennes spéciales appelées bennes à double élévation qui sont dotées d’un mécanisme de surélévation du caisson pour la vidange.
Caisson
Échelle
Liaisons électriques
Vérin
Étai de sécurité
Liaison hydraulique
de freinage
Hayon
Châssis
Transmission
à cardans
Liaison de sécurité
en cas de rupture
d'attelage
Dispositif d'attelage Béquille
Feux de
signalisation
et plaques
Timon
Essieux
Le châssis constitue la structure - support de la remorque auquel viennent se fixer l’attelage, le caisson, le
mécanisme de bennage et les essieux.
Le caisson appelé aussi caisse ou coque constitue en fait la structure de la benne proprement dite. Il s’agit d’un
ensemble d’éléments et de tôles profilés mécano-soudés. La partie arrière dispose de portes battantes à ouverture latérale ou d’un hayon à ouverture verticale, ou la combinaison des deux. Certaines bennes n’ont pas à
proprement parler de caisson, mais disposent d’un plateau à côtés amovibles appelés ”ridelles”.
Le dispositif de bennage ou de basculement du caisson comprend un ou deux vérins hydrauliques alimentés
soit par l’énergie hydraulique du tracteur, soit par l’énergie hydraulique fournie par une pompe, installée sur la
remorque et animée par la prise de force du tracteur. La commande est assurée dans le premier cas, par un
distributeur situé dans le poste de conduite, et dans le second cas par une commande mécanique ou électrique
actionnant, depuis le poste de conduite du tracteur, un distributeur situé sur la remorque. L’ouverture du hayon
arrière peut être obtenue soit automatiquement grâce à un mécanisme de leviers prenant appui sur le châssis,
soit par une commande hydraulique. Il existe des systèmes de bennage alimentés par une pompe hydraulique
accouplée directement sur la prise de force du tracteur. Dans certains cas le groupe hydraulique de la remorque
peut être entraîné par un moteur hydraulique lui même alimenté par le circuit hydraulique du tracteur.
L’étai de sécurité est utilisé pour empêcher la descente intempestive du caisson, en cas de rupture de conduite, fuite ou interventions de nettoyage, entretien, réparation...
Le timon se présente sous la forme d’une poutre reliant l’anneau d’attelage au châssis de la remorque. Selon
les cas, un dispositif d’amortissement est prévu afin de réduire les contraintes dues aux accoups. Il s’agit soit
d’un amortisseur mécanique à ressort, soit d’un amortisseur à accumulateur oléopneumatique.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
50
Organes et fonctions
Le dispositif d’attelage constitue la liaison de la remorque avec l’attelage du tracteur. Généralement il s’agit
d’un anneau obtenu par forgeage et matriçage et fixé au timon par soudage. D’autres systèmes de liaison
peuvent être utilisés.
La béquille est un équipement important car elle doit permettre la stabilité des remorques lors du dételage et
des stationnements, même si elles sont chargées. Les béquilles, réglables en hauteur, sont commandées soit
manuellement par manivelle, soit hydrauliquement par un vérin. Dans tous les cas leur fixation doit présenter
toute les garanties de fiabilité.
Les essieux : dans le cas le plus simple, les
bennes sont munies d’un seul essieu à freins
à tambours. En fonction du tonnage, on rencontre des bennes à 2 ou 3 essieux. Selon les
cas, les essieux sont disposés en tandem ou
en balancier. Afin de faciliter le suivi des remorques dans les virages et de réduire les
ornières, les constructeurs proposent des essieux autodirecteurs (ou autovireurs), ou des
essieux directeurs commandés. Pour les
débardages en conditions difficiles, les constructeurs proposent des essieux moteurs dont
les roues sont mues par une transmission
mécanique ou hydrostatique.
Essieux montés en balancier
Vérins
Freinage : les remorques agricoles disposent
d’un frein de stationnement et de freins de circulation. Le frein de stationnement est en général un frein à main à cliquet agissant sur les
freins à tambour des roues. Le frein de circulation est généralement du type hydraulique à
commande modérable actionnée depuis le
poste de conduite du tracteur. Un dispositif de
sécurité doit permettre le freinage d’urgence en
cas de rupture d’attelage.
Frein
de stationnement
Came
Freins à
tambour
Raccord hydraulique
normalisé
Liaison en cas
de rupture
d'attelage
Signalisation : comme tous les véhicules, les remorques agricoles doivent disposer de dispositifs de signalisation conformes aux prescriptions du code de la route : feux arrière, feux clignotants... Ces dispositifs de signalisation sont munis de protections mécaniques qui les protègent contre les chocs au travail.
Liaisons hydrauliques et électriques : la liaison hydraulique pour le freinage est assurée par une conduite flexible
et un raccord rapide normalisé dont la partie mâle est située du côté tracteur. Pour les remorques non pourvues d’un
groupe hydraulique animé par la prise de force du tracteur, une liaison par conduite flexible et raccord rapide assure
l’alimentation du circuit de bennage. Il peut exister d’autres liaisons hydrauliques pour les équipements de la remorques (béquille, orientation ou verrouillage d’essieu...).
La liaison électrique assure l’alimentation des dispositifs de signalisation (feux de position, clignotants, feux de stop...).
Équipements adaptables : il s’agit par exemple des vis de vidange pour l’engrais ou les céréales ou des
équipements d’épandage de fumier ou d’amendements pour les caissons munis d’un fond mouvant (remorques
polyvalentes pour le transport et l’épandage).
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
51
Remorque semi-portée
à benne basculante
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Moyens d'accès : 1.6.2
Chandelle ou étai
de sécurité : 1.5.3
Liaisons hydrauliques et
électriques : 1.5.1, 1.5.4
et 1.6.3
Circuits hydrauliques :
1.3.2 (I) et 1.5.3
Ouverture du hayon lors
du basculement :
1.1.2, 1.3.2, 1.6.4 et
1.5.3 en cas de
commande hydraulique
Risques résiduels de
coincement : 1.7.2
Protection des éléments
électriques et
hydrauliques après
dételage : 1.1.2
Commande de
bennage :
1.2.2
Arbre de transmission
à cardans et son
protecteur : 1.3.8 (A),
3.4.7
Ouverture manuelle
des portes arrière :
1.1.2 et 1.6.4
Liaison de sécurité en cas
de rupture d'attelage :
3.3.3 al.1 et 3 et
code de la route
Freinage :
Dispositif de maintien en
3.3.3 al. 1 et 3
cas de rupture hydraulique :
1.3.2 et 1.5.3
Stabilité
Support de l'arbre de
Remorquage :
de la machine
transmission à cardans : 3.4.6
Stabilité de la machine
dételée :
3.4.7 al. 5
attelée lors du bennage :
1.3.1 et 3.4.6
1.3.1
Marquage de la vitesse et du sens de rotation
de la prise de force : 1.7.3 (II)
Carter de protection côté machine :
1.3.7, 1.3.8 (A) et 3.4.7 al. 3
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
52
Remorque semi-portée
à benne basculante
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer et former l'opérateur et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 et 233-46,
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales : R 233-2 et code de la route.
Utiliser les moyens d'accés prévus
(seulement lorsque la benne est
abaissée) : R 233-6 al. 2
Ne pas oublier de
connecter les liaisons de
freinage au tracteur.
Avant le dételage, faire
chuter la pression.
Après dételage, actionner
le frein de stationnement,
mettre en place les
obturateurs des prises
hydrauliques et protéger
les prises électriques :
R 233-2
Veiller au bon
état de la
transmission
à cardans et de
son protecteur :
R 233-1-1 (arrêté
du 24 juin 1993).
Accrocher les
chaînettes
anti-rotation :
R 233-2
Surveiller l'usure de
l'anneau d'attelage et la
fixation du timon :
R 233-1-1. Veiller à la
mise en place de la
broche de verrouillage :
R 233-1-1
Assurer la liaison de
sécurité en cas de rupture
d'attelage : R 233-2
Ne jamais benner à proximité d'une ligne
électrique (décret du 14 novembre 1988,
art.17) et penser aux obstacles possibles
(charpentes des hangars...) : R 233-2
En cas de fuite ou de
dysfonctionnement du
circuit hydraulique, faire
réparer sans attendre :
R 233-1-1 et R 233-2
Pour prévenir des risques de
pincement et d'écrasement lors
de l'ouverture des portes
battantes, maintenir les
systèmes de verrouillage en bon
état et ne pas se placer dans la
trajectoire d'ouverture :
R 233-1-1 et R 233-2
En cas
d'intervention,
benne relevée,
placer la béquille
de sécurité :
R 233-6
N'accepter aucune
personne à proximité
lors du basculement de
la benne : R 233-2
et R 233-13-17
Maintenir les dispositifs
de signalisation propres
et en état de marche :
R 233-1-1 et R 233-2
Utiliser côté tracteur
le dispositif
d'attelage approprié :
R 233-2 (a et b)
Poser la transmission
sur son support après
dételage : R 233-2
Respecter la charge utile,
veiller à la bonne répartition de
la charge R 233-2, et au respect
de la charge maximale sur
l'anneau d'attelage (3 tonnes)
Après dételage, la machine doit
reposer sur sa béquille en
s'assurant de sa stabilité :
R 233-2 (a et b) et R 233-5
Veiller à la bonne stabilité
de la benne avant
d'actionner le
basculement :
R 233-5
Veiller au bon état des
pneumatiques et à la valeur
correcte de leur pression
de gonflage : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
53
Distributeur centrifuge
d’engrais, porté
Très nombreux sur le marché, les distributeurs centrifuges sont destinés à l’épandage des engrais minéraux
granulés et perlés. Ils peuvent être monodisques ou bidisques et sont le plus souvent portés à l’arrière des
tracteurs (attelage trois points), mais il existe aussi des matériels de grande capacité semi - portés ou traînés. Il
existe des distributeurs dont l’organe d’épandage est un tube oscillant.
Caractéristiques courantes :
– capacité de la trémie : 300 à 2 000 litres
– largeur d’épandage : 12 à 20 mètres pour les appareils monodisque et 12 à 36 mètres pour les appareils bidisques
– vitesse de rotation des disques distributeurs : 1 000 à 2 000 tr/min, soit une vitesse périphérique de 25 à 42 m/s
– vitesse d’épandage : 6 à 12 km/h
– hauteur des disques au travail par rapport au sol : 0,70 à 0,80 m
Grille
Trémie
Mécanisme d'agitation
Disques distributeurs
Réglage du débit
Transmission
Mécanisme de dosage
Trémie
La trémie des distributeurs d’engrais minéraux est en forme d’entonnoir plus ou moins conique de section
circulaire (1 disque) ou rectangulaire (1 et 2 disques), de manière à permettre l’écoulement gravitaire de l’engrais vers les organes de distribution. Pour résister à la corrosion elle est réalisée soit en acier traité, protégé par
un revêtement spécial, soit en acier inoxydable, soit en matière synthétique.
Grille
Dans certaines conditions, les engrais minéraux ont tendance à s’agglomérer en mottes (reprise en masse). Le
rôle de la grille est de retenir et briser ces mottes afin d’assurer une alimentation et un épandage réguliers.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
54
Organes et fonctions
Transmission
Dans le cas le plus fréquent, les disques d’épandage d’engrais sont animés par la prise de force du tracteur, via
une transmission à pignons et renvoi d’angle. Selon les cas, les pignons sont interchangeables pour permettre le
changement de rapport de vitesse. Sur certains distributeurs, les disques sont entraînés par des moteurs hydrauliques.
Mécanisme d’agitation
Présents sur tous les matériels d’épandage d’engrais minéraux, le mécanisme d’agitation est placé à la base de
la trémie, à l’entrée du mécanisme de dosage et de distribution dont il assure l’alimentation régulière. Selon les
cas il s’agit de doigts rotatifs ou oscillants, de dents oscillantes, de vis, de rampe animée,...
Mécanisme de dosage
Ce mécanisme constitue l’organe de réglage de débit. Il est généralement constitué d’un système de vanne ou
de trappes qui contrôle l’écoulement de l’engrais vers le ou les disques de distribution. Le mécanisme de dosage
est commandé depuis l’extérieur de l’appareil par des leviers à repères gradués et dans certains cas par une
télécommande répondant soit aux consignes de l’opérateur soit aux actions d’un système d’asservissement
agissant en fonction des variations de vitesse d’avancement (débit proportionnel à l’avancement).
Réglage du débit
Principe de l'épandage centrifuge
Le réglage du débit s’effectue en agissant sur le mécanisme
de dosage. Il est déterminé par l’agriculteur en fonction des
paramètres d’épandage : nature de l’engrais, objectif de fertilisation (kg/ha), vitesse d’avancement et largeur de travail.
Pour chaque type d’appareil et chaque nature d’engrais, les
paramètres d’épandage sont indiqués par la notice d’instructions, des abaques ou, le cas échéant, par un calculateur lié
à l’appareil.
Chute de
l'engrais dosé
Pale
Disque
Disques distributeurs
Les disques de distribution sont des organes rotatifs constitués d’un disque et de pales profilées de formes très variables selon les modèles et les constructeurs. Selon les
cas, un même appareil peut disposer de différents types
de disques. Les pales peuvent être interchangeables ou
réglables en longueur et en orientation selon le type d’engrais à épandre et la largeur de travail souhaitée.
Grains d'engrais
projetés par la
force centrifuge
Réglage de la largeur de travail
La largeur de travail est une donnée essentielle des distributeurs centrifuges car elle dépend de la vitesse de
rotation des disques, de la forme des pales et de la masse volumique de l’engrais. Pour chaque type d’engrais,
les constructeurs indiquent dans les notices d’instructions les réglages et les contrôles à effectuer pour chaque
largeur de travail souhaitée. Rappelons que pour la fertilisation des cultures, la largeur d’épandage d’engrais est
étroitement dépendante de la largeur des matériels de semis et du plan de jalonnage utilisé. Il existe des disques
ou des pales spéciales pour adapter la largeur d’épandage en bordure des parcelles.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
55
Distributeur centrifuge
d’engrais, porté
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Corrosion : 1.1.3
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Liaisons hydrauliques et électriques :
1.5.1, 1.5.4 et 1.6.3
Circuit hydraulique : 1.3.2 (I) et 1.5.3
Protection des éléments hydrauliques et
électriques après dételage : 1.1.2
Protection contre
les phénomènes dangereux
engendrés par les obstructions
et bourrages : 1.3.7 (II)
Arbre de transmission
à cardans
et son protecteur :
1.3.8 (A), 3.4.7
Carter de protection côté
machine : 1.3.7, 1.3.8 (A)
et 3.4.7 al. 3
Hauteur adaptée au
chargement manuel :
1.1.2
Support de l'arbre de
transmission à
cardans : 3.4.7 al. 5
Marquage de la vitesse et
du sens de rotation de la
prise de force : 1.7.3 (II)
Dispositif d'attelage trois
points : 3.4.6
Sécurité des opérations
d'attelage (zone de
dégagement, hauteur des
points d'attelage
inférieurs) : 1.3.1 et 1.6.4
Fiabilité des
éléments
distributeurs
(pales) : 1.3.2
Protection contre les
éléments mobiles
concourant au travail
(organes d'épandage) :
1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1,
1.4.2.1
Commandes de réglage
situées en dehors des
zones dangereuses :
1.2.2 (a), 1.6.1 et 1.3.7 (I)
Protection contre les
Stabilité
éléments mobiles
de la machine
concourant au travail
(mécanisme d'agitation) : au dételage :
1.3.1
1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
56
Protection contre les
éléments mobiles de
transmission : 1.3.7,
1.3.8 (A)
Protection contre
les projections vers
l'opérateur : 1.3.3
Distributeur centrifuge
d’engrais, porté
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19, 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44.
En cas de dépose,
remettre la grille en
place : R 233-1-1 et R
233-2 (a et b)
Au dételage, placer les organes de
liaison et de commande électriques
et hydrauliques dans les dispositifs
prévus à cet effet : R 233-2
Ne jamais intervenir avec les mains ou
les pieds sur le mécanisme d'agitation.
Avant toute intervention (nettoyages,
débourrages,...), arrêter les mécanismes
d'agitation et d'épandage. En cas de
nécessité, utiliser un outil adapté :
R 233-2 (b) et R 233-8
Veiller au bon état de la
transmission à cardan et de
son protecteur R 233-1-1
(arrêté du 24 juin 1993).
Accrocher les chaînettes antirotation : R 233-2.
Poser la transmission sur
son support après dételage :
R 233-2 (a et b)
Ne jamais intervenir sur les
mécanismes d'épandage
sans débrayer la prise de
force et arrêter le moteur
du tracteur : R 233-2 (b) et
R 233-8
Au dételage, veiller à la
stabilité de la machine :
R 233-2 (a et b)
Pour les réglages, respecter les
procédures de la notice
d'instructions et utiliser le cas
échéant les outils de service
recommandés : R 233-2 (a et b)
En cas d'intervention dans la
zone de coïncement entre le
distributeur et le tracteur,
placer le système de relevage
en position basse, avant l'arrêt
du moteur : R 233-2 (a et b)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
57
Epandeur de fumier
Les épandeurs permettent le transport du fumier, du compost ou des amendements du sol, depuis les lieux de
stockage, et leur épandage sur les prairies ou les terres cultivées.
L’épandeur de fumier est une remorque semi-portée à 1 ou 2 essieux (parfois 3), munie d’un fond mouvant et
d’organes rotatifs d’épandage appelés couramment hérissons. Ceux-ci permettent le déchiquetage et l’épandage du fumier et sont entraînés par la prise de force du tracteur.
Lorsque le constructeur le prévoit, l’équipement d’épandage peut être déposé pour permettre l’utilisation de
l’épandeur en remorque.
Les épandeurs de fumier peuvent recevoir un équipement complémentaire d’épandage à l’arrière pour les
fumiers pâteux et les boues de stations d’épuration.
Afin d’éviter le séchage et le dépôt de produits conduisant à des risques de blocage d’éléments mobiles, les
épandeurs nécessitent un nettoyage journalier.
Caractéristiques courantes :
– capacité de la caisse : 2 à 25 tonnes de charge utile (1 à 3 essieux)
– vitesse de déplacement du fond mouvant : 0,3 à 5 mètres/minute
– vitesse de rotation des hérissons : 400 à 600 tours/minute
– largeur d’épandage : 2,5 à 4 mètres
– débit d’épandage : 0,8 à 2,5 tonnes/minute
Rotors d'épandage
Fond mouvant
à chaînes et
traverses
Ridelles
Grille ou écran de
protection
Commande de
vitesse du fond
mouvant
Mécanisme de
transmission des
rotors
Liaisons hydrauliques
et électriques
Renvoi d'angle
Réglage de la
tension des
chaînes
Transmission à
cardans
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
58
Béquille
Organes et fonctions
Le fond mouvant est un tablier mobile, généralement constitué de 2 à 4 chaînes longitudinales reliées entre
elles par des barres métalliques profilées qui se déplacent perpendiculairement au fond de la remorque, de
l’avant vers l’arrière, en entraînant le fumier. La vitesse du fond mouvant est réglable et sa transmission peut
être actionnée mécaniquement (réducteur ou système à cliquet) ou hydrauliquement (moteur hydraulique et
régulateur de débit).
Les rotors d’épandage déchiquettent et épandent le fumier poussé par le fond mouvant. Ils se composent d’un
ou de plusieurs hérissons horizontaux (3 maximum) ou verticaux (jusqu’à 4) de formes très variées : rotors ou
vis hélicoïdales munis de dents, couteaux, lames, bêches, ou disques crénelés montés obliquement sur un
arbre, etc... Par leur fonction, les rotors d’épandage peuvent être à l’origine de projections dangereuses dans
toutes les directions.
La grille ou l’écran de protection est situé à l’avant de la benne et retient les projections dangereuses qui
pourraient atteindre la cabine du tracteur, notamment en fin de vidange de l’épandeur. Le danger principal vient
des pierres qui peuvent être prises sur l’aire de stockage par le chargeur.
L’arbre de transmission à cardans est actionné par la prise de force du tracteur; il entraîne un renvoi d’angle
sous carter étanche, actionnant le fond mouvant et le système d’épandage grâce à une transmission par
pignons ou chaîne. Pour éviter le débrayage de la prise de force dans les virages, l’arbre à cardans doit être
équipé d’un double joint de cardans appelé joint ”grand angle”, placé côté tracteur.
Les liaisons hydrauliques assurent le freinage hydraulique de l’épandeur et le cas échéant, le basculement de
la benne, la commande de la béquille et l’alimentation du moteur hydraulique d’entrainement du fond mouvant.
Les liaisons électriques assurent essentiellement la signalisation.
Porte de dosage
Rotors
d'épandage
Hotte
Table d'épandage
à rotors
Equipement
pour l'épandage
des fientes de volailles,
fumiers pâteux et boues
de stations d'épuration
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
59
Conception
Epandeur de fumier
Machine soumise à autocertification CE : code du travail : articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail : article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Risques dus au bourrage : 1.3.7 (II)
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Protection contre les éléments
mobiles concourant au travail :
1.3.7, 1.3.8 (B)
Conception des hérissons en vue
de leur manutention : 1.1.5
Maintenance et moyens d'accès :
1.6.1, 1.6.2 et 1.6.4
Protection contre les
projections dangereuses :
1.3.3
Protection des éléments
hydrauliques et électriques après
dételage : 1.1.2
Liaisons hydrauliques et
électriques : 1.5.1, 1.5.4 et 1.6.3
Circuits hydrauliques : 1.3.2 (I), 1.5.3
Freinage : 3.3.3 al. 1 et 3
Arbre de transmission
à cardans et son
protecteur : 1.3.8 (A) , 3.4.7
Protection contre les éléments mobiles
de transmission : 1.3.8 (A), 1.4.2.1
Chandelle ou étai de
sécurité (pour les appareils
basculants) : 1.5.3
Support de l'arbre de transmissions à
cardans : 3.4.7 al. 5
Remorquage : 3.4.6,
stabilité de la machine dételée :
1.3.1 et 3.4.6
Carter de protection côté machine :
1.3.7, 1.3.8 (A), 3.4.7 al. 3
Marquage de la vitesse et du sens de
rotation de la prise de force : 1.7.3 (II)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
60
Utilisation
Epandeur de fumier
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales : R 233-2 et code de la route.
N'accepter aucune personne
dans la zone d'épandage :
R 233-2
Après le travail, procéder au
nettoyage avant le dessèchement
du produit, mécanismes débrayés.
Attention aux risques de chute et
de glissade : R 233-2
Respecter la charge utile et ne pas
charger plus haut que la traverse
supérieure de l'éparpilleur : R 233-2
Se protéger des projections : R 233-2
• Veiller au bon état de la
transmission et de son
protecteur. Accrocher les
chaînettes anti-rotation :
R 233-1-1 (arrêté du 24
juin 1993)
Effectuer la pose et la
dépose de l'éparpilleur
avec des moyens de
levage et de calage
adaptés : R 233-1,
R 233-2
• Poser la transmission
sur son support, après
dételage : R 233-2
• Maintenir le limiteur de
couple en bon état :
R 233-1-1, R 233-2
Maintenir en place les carters
et capots de protection :
R 233-1.1 et 233-2
Ne jamais intervenir sur le mécanisme d'entraînement du
fond mouvant sans débrayer son mouvement (prise de
force ou transmission hydraulique) et empêcher tout
redémarrage intempestif: R 233-2 et R 233-8
Débrayer toujours la prise de force du
tracteur et les autres commandes avant de
quitter le poste de conduite : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
61
Epandeur de lisier
Appelé couramment tonne à lisier, ce matériel semi-porté est constitué d’une citerne montée sur un châssis à
1 ou 2 essieux (parfois 3) et d’un organe d’épandage. Un compresseur pneumatique fournit l’énergie nécessaire au chargement (mise en dépression de la citerne) et à l’épandage du produit (mise en pression de la
citerne).
Dans le cas le plus simple, l’épandage est assuré par un diffuseur (buse - palette) qui épand le produit sur une
largeur de 5 à 10 mètres. Pour mieux valoriser les lisiers et réduire les mauvaises odeurs, les épandeurs de
lisier peuvent être équipés d’un enfouisseur de lisier relevable (cf schéma au verso) ou d’une rampe de localisation.
Caractéristiques courantes :
– capacité des tonnes : 3 000 à 24 000 litres (1 à 3 essieux)
– débit d’air du compresseur : 3 à 15 m³ /min
– dépression de chargement : - 0,6 à - 0,8 bar
– pression d’épandage : 0,6 à 1,2 bar
Manomètre
Clapets antidébordement
Canalisations
d'air
Regard (ou trappe)
Echelle
latérale
Inverseur de flux
(pression/dépression)
Porte arrière
Liaisons
hydrauliques et
électriques
Transmission
à cardans
Béquille
Générateur
pneumatique
(compresseur)
Soupape de
sécurité
Equipements de chargement
Bras de
chargement
supérieur
pivotant
Bras de
chargement
latéral
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
62
Support
porte-outil
Citerne
Organes et fonctions
La citerne, réalisée en acier galvanisé pour résister à la corrosion, doit résister à la dépression (0,6 à 0,8 bars)
au moment du chargement et à la pression d’épandage (0,6 à 1,2 bars). La partie arrière est munie d’une porte
qui permet l’accès à l’intérieur pour le nettoyage. Des cloisons internes permettent de limiter les effets d’inertie
de la masse liquide.
Le compresseur ou générateur pneumatique fonctionne selon le principe d’un compresseur rotatif, à lobes
ou à palettes, entraîné par la prise de force du tracteur. Un système d’inversion permet, lors du chargement, de
raccorder l’aspiration du compresseur avec l’intérieur de la tonne. La dépression, ainsi produite, permet d’aspirer le lisier à l’aide d’un tuyau de remplissage de gros diamètre plongé dans la fosse à lisier. En fin de remplissage, des clapets anti-débordement évitent le passage du lisier vers le compresseur. Pour l’épandage, l’opérateur inverse le flux du compresseur qui refoule l’air sous pression dans la tonne, afin d’expulser le lisier par une
vanne d’épandage et un diffuseur.
La soupape de sécurité protège l’installation contre les surpressions et les risques d’éclatement.
L’arbre de transmission permet la mise en mouvement du générateur pneumatique.
Les liaisons hydrauliques assurent le freinage hydraulique, la commande de la vanne d’épandage et les
commandes annexes (béquille, bras de chargement...). Les liaisons électriques assurent la signalisation.
Le support porte-outils est destinée à recevoir, le cas échéant, le dispositif d’attelage d’un enfouisseur ou
d’une rampe d’épandage.
Distributeur
Entrée du lisier
Tête
d'attelage
Vérin de
relevage
Enfouisseur de
lisier attelé à
l'arrière de la tonne
à lisier
Roue de réglage
de la profondeur
Support
porte outils
Disque
Coutre d'injection
du lisier dans le sol
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
63
Conception
Epandeur de lisier
Machine soumise à autocertification CE : code du travail : articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail : article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de services : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Liaisons hydrauliques et
électriques : 1.5.1, 1.5.4 et 1.6.3.
Circuits hydrauliques :
1.3.2 (I) et 1.5.3
Fiabilité des conduites : 1.1.3
Carter de protection côté
machine : 1.3.7, 1.3.8 (A) et
3.4.7 al. 3
Maintenance et moyen
d'accès : 1.6.1 et 1.6.2
Arbre de transmission à
cardans et son protecteur :
1.3.8 (A) et 3.4.7 al. 3
Marquage de la vitesse et du
sens de rotation de la prise de
force : 1.7.3 (II)
Support de l'arbre de
transmission à cardans : 3.4.7
al. 5
Outils additionnels (socs,
disques...) : 1.3.2, 1.7.4
et 3.6.3 (b) dernier alinéa
Protection des éléments
hydrauliques et électriques
après dételage : 1.1.2
Canalisations lisier
et générateur
pneumatique :
Cuve :
1.3.2, 1.5.3 Résistance, corrosion : 1.1.3 et 1.3.2
Bruit (générateur
Dispositif de vidange : fiabilité et sécurité
pneumatique) :
de manœuvre : 1.1.3
1.5.8
Orifice de nettoyage : interdiction d'accès
dans la cuve : 1.7.2
Commande de pompe située en dehors de
la zone dangereuse (arbre de transmission
à cardans) : 1.2.2 (a), 1.3.7 (I) et 1.6.1
Remorquage : 3.4.6
Stabilité de la machine dételée :
1.3.1 et 3.4.6
Freinage : 3.3.3 al. 1 et 3
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
64
Utilisation
Epandeur de lisier
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet.
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales : R 233-2 et code de la route.
Remplacer le manomètre en cas de
détérioration ou de mauvais fonctionnement :
R 233-1-1, R 233-2
Nettoyer et vérifier les clapets
anti-débordement : R 233-2
Veiller au bon état de la
transmission et de son
protecteur : R 233-1-1
(arrêté du 24 juin 1993)
Accrocher les chaînettes
anti-rotation : R 233-2
Vérifier l'état des brides de
fixation de la trappe ou du fond
et respecter leur couple de
serrage : R 233-2
Vérifier l'étanchéité
de fermeture des
vannes d'épandage :
R 233-2
Maintenir les
dispositifs de
signalisation propres
et en bon état de
marche : R 233-1-1
et R 233-2
Poser la transmission sur
son support après dételage :
R 233-2
Maintenir le limiteur
de couple en bon état :
R 233-1-1, R 233-2
Avant utilisation,
s'assurer de
l'absence de
dépôts dans le
fond de la tonne :
R 233-2
Ne pas oublier de connecter les liaisons
de freinage au tracteur : R 233-2
Après dételage, actionner le frein de
stationnement, mettre en place les
obturateurs des prises hydrauliques
et protéger la prise électrique :
R 233-2
Nettoyer et contrôler les
soupapes de sécurité
(vide et pression) selon
la notice d'instructions :
R 233-1-1, R 233-2
Afin d'éviter les risques de
dépôts difficiles à résorber, ne
pas différer l'épandage après
avoir chargé la tonne : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
65
Enrouleur et canon d’irrigation
Les enrouleurs assurent, sans intervention pendant leur travail, l’arrosage des parcelles en bandes successives, en grande cultures, en cultures maraîchères ou sur les terrains de sport. Le déplacement des
enrouleurs s’effectue généralement par attelage à un tracteur agricole ; le tracteur pouvant être dételé
pendant l’arrosage. Pour chaque bande irriguée, l’opération peut être décrite en cinq étapes :
– l’enrouleur est tout d’abord placé et ancré à une extrémité de la parcelle,
– le tuyau est ensuite déroulé avec le canon vers l’autre extrémité de la parcelle par traction avec
un tracteur,
– après ouverture de l’alimentation d’eau, l’irrigation commence et l’enrouleur enroule lentement
la conduite flexible autour de la bobine,
– lorsque la bande est terminée, le canon vient en butée contre un dispositif d’arrêt d’enroulement.
– l’enrouleur peut alors être déplacé latéralement pour réaliser l’irrigation d’une nouvelle bande.
Caractéristiques courantes :
– diamètre de la conduite flexible : 45 à 125 mm
– longueur de la conduite flexible déroulée : 200 à 600 m
– pression d’alimentation du canon : 2 à 12 bars
– vitesse d’enroulement : 8 à 160 m/heure
– effort de traction sur la conduite : 1 à 6 tonnes (selon diamètre, longueur et nature du sol)
– largeur entre deux passage : 50 à 120 mètres selon la pression et les caractéristiques du canon
– hauteur de l’enrouleur : 2,8 à 4,5 mètres
– poids de la machine, tuyau enroulé vide : 3 à 8 tonnes selon les modèles (il convient d’ajouter
800 à plus de 3 000 kg de poids correspondant à la contenance en eau du tuyau)
Dispositif
d'enroulement
Bobine
Dispositif d'arrimage
du canon pour le transport
Dispositif de
programmation
de l'irrigation
Canon
Butée d'arrêt
automatique
Régulateur
de pression
Tourelle
pivotante
Réglage de la
vitesse
d'enroulement
Tuyau
Chariot
Bêches
d'ancrage
Patin
Attelage
Béquille
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
66
Prise de force pour
l'enroulement
mécanique du
tuyau sans
alimentation d'eau
Alimentation
d'eau
Organes et fonctions
Alimentation d’eau
L’alimentation des enrouleurs s’effectue soit par raccordement a un réseau collectif, soit sur la ligne de refoulement d’un
groupe de pompage.
Régulateur de pression
Il s’agit d’un régulateur séparé ou piloté par un dispositif de régulation agissant à la manière d’un détendeur de pression.
Son rôle est d’assurer une pression d’alimentation stable afin de respecter la régularité et la quantité d’eau souhaitée.
Dispositif d’enroulement
Il s’agit d’un moteur hydraulique à turbine entraîné par l’énergie hydraulique de l’eau d’alimentation (pression et débit).
Cette turbine entraîne la bobine de l’enrouleur par l’intermédiaire d’une transmission adaptée (boite de vitesses, chaîne de
transmission,...).
Prise de force pour l’enroulement du tuyau sans alimentation d’eau
Pour les opérations de maintenance et de mise hors gel, l’enroulement du tuyau doit pouvoir être assuré en l’absence
d’une source d’alimentation en eau. Dans ce cas l’entraînement de la bobine de l’enrouleur peut être assurée par la prise
de force d’un tracteur, via un arbre à cardans.
Réglage de la vitesse d’enroulement
Ce réglage agit sur le débit d’eau passant dans la turbine motrice. Selon les cas, la vitesse d’enroulement est déterminée
par la position du sélecteur d’une boîte de vitesses.
Bobine
La bobine est destinée à contenir la conduite flexible d’alimentation du canon d’arrosage. Elle peut être de capacité différente
selon les caractéristiques de l’enrouleur. Elle repose sur des paliers solidaires d’une tourelle, souvent orientable, afin de
pouvoir modifier la position de l’axe de la bobine par rapport au châssis de l’enrouleur. L’orientation de la tourelle peut être
assurée par un moteur hydraulique alimenté par les circuits du tracteur utilisé pour mettre l’enrouleur en place.
Tuyau
Le tuyau de l’enrouleur assure l’alimentation du canon d’arrosage et la traction de son chariot. Réalisé en polyéthylène, il doit
résister à des efforts de traction importants, à l’abrasion et aux rayures résultant de son frottement sur la surface du sol.
Bêches d’ancrage
Pendant l’arrosage, l’enrouleur est soumis, par réaction, à une importante force oblique due à la traction qu’il doit exercer
sur le tuyau. Sa stabilité est assurée par des bêches réglables en longueur qui assurent son ancrage dans le sol. Le
réglage de la longueur des bêches est assuré mécaniquement ou hydrauliquement.
Dispositif d’arrimage du canon en transport
Il s’agit de bras ou d’une potence qui permet d’associer le chariot du canon à l’enrouleur pour assurer les déplacements en
sécurité de l’ensemble.
Butée d’arrêt automatique
Pendant l’arrosage, en fin d’enroulement, lorsque le chariot du canon se rapproche de l’enrouleur, cette butée déclenche
l’arrêt automatique de l’enroulement et de l’alimentaion.
Chariot
Le chariot constitue le support du canon et du dispositif de raccordement d’eau à ce dernier. Selon les cas, le chariot se
déplace sur le sol par l’intermédiaire de roues ou de patins.
Canon
Bras battant
Il s’agit du dispositif d’aspersion de l’eau d’irrigation. Le canon comprend un corps
Buse
pivotant en forme de lance et un mécanisme à bras battant fonctionnant comme les
asperseurs ”sprinklers” des pelouses et jardins. Le bras battant oscille alternativement sous les effets du jet d’eau, d’un ressort et de butées. Les battements du bras
assurent, par réaction, le déplacement angulaire de la lance autour de son pivot. La
section et le profil de la buse de la lance déterminent le débit du jet et sa portée (pour
une pression donnée) ; le réglage des butées détermine l’angle du secteur d’arrosage.
Corps
Dispositif de régulation et de programmation de l’irrigation
pivotant
Les enrouleurs peuvent être équipés de dispositifs électroniques permettant d’adapPivot
ter les paramètres d’irrigation (pression, vitesse d’enroulement,...) selon la dose d’eau
programmée et d’apporter des informations sur les opérations réalisées dans les
Butées
différentes parcelles. L’énergie électrique nécessaire est fournie par une batterie,
Conduite
rechargée le cas échéant par un générateur solaire.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
67
Enrouleur et canon d’irrigation
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Protection contre le risque
d'écrasement / cisaillement au
niveau du dispositif de guidage
de l'enroulement du tuyau : 1.3.7,
1.3.8 (B) et 1.4.2.1
Dispositif permettant
le transport sûr de
tous les éléments de
la machine : 1.3.1 et
3.3.2.
Risque d'entraînement par
contact avec la bobine et
risque d'écrasement entre
celle-ci et les parties fixes
de la machine : 1.3.7, 1.3.8
(B) et 1.4.2.1
Stabilité de la machine
en service, stabilisateurs
(bêches d'ancrage) :
1.3.1
Dispositif de blocage
de la tourelle pour le
transport et le travail :
1.3.1 et 3.3.2
Commandes de réglage
située en dehors
des zones dangereuses :
1.2.1 et 1.2.2
Protection contre les
éléments mobiles de
transmission :
1.3.7, 1.3.8 (A),
1.4.2.1
Fiabilité des circuits,
conduites
et raccordements :
1.1.3, 1.3.2 et 1.5.3
Freinage : 3.3.3
al. 1 et 3
Arrêt de
l'alimentation
en eau : 1.6.3
Emplacement pour
le rangement des
outils spécifiques :
1.1.2 (f)
Risques dus à la batterie
d'accumulateurs : 3.5.1
Risques dus à l'énergie
électrique : 1.5.1
Arbre de
transmission à
cardans et son
protecteur :
1.3.8 et 3.4.7
Carter de protection côté machine :
1.3.7, 1.3.8 (A), 3.4.7 al. 3
Marquage de la vitesse et du sens de
rotation de la prise de force : 1.7.3 (II)
Support de l'arbre de transmission
à cardans : 3.4.7 al. 5
Dispositif de
Liaisons hydrauliques et
protection de
électriques : 1.5.1, 1.5.4 et 1.6.3
l'embout de
Circuit hydraulique : 1.3.2 (I) et
transmission pour
1.5.3
l'enroulement du
Protection des éléments
tuyau : 1.3.7, 1.3.8 A hydrauliques et électriques après
et 1.4.1
dételage : 1.1.2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
68
Stabilité
de la machine
dételée, béquille :
1.3.1 et 3.4.6
Dispositif de
remorquage :
3.4.6
Utilisation
Enrouleur et canon d’irrigation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 et R 233-13-17
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Organisation du travail : avant la mise en service, tenir compte de l'environnement, obstacles, devers, lignes
électriques : L 230-2, proximité de voies de circulation.
Attention au risque de
contact avec les
parties tournantes du
canon si l'angle de
pivotement est
supérieur à 300° :
R 233-2
Avant les
déplacements en
transport, s'assurer du
verrouillage de la
tourelle, et des
équipements : R 233-2
Avant la mise en marche pour
irriguer, s'assurer du
verrouillage de la tourelle, de la
bonne stabilité de la machine
(béquilles, bêches d'ancrage) et
du bon fonctionnement de l'arrêt
de fin de course d'enroulement :
R 233-2 et R 233-5
Respecter la pression
de travail : R 233-2.
S'assurer du bon
fonctionnement du
manomètre : R 233-2
et le remplacer si
nécessaire : R 233-1-1
Avant d'intervenir, en cas
de fuite ou de
dysfonctionnement, fermer
l'alimentation d'eau pour
faire chuter la pression et
stopper l'entraînement de
l'enrouleur. Se reporter à la
notice d'instructions :
R 233-2
Veiller au bon fonctionnement
et à l'état des dispositifs de
raccordement et les remplacer
si nécessaire : R 233-1-1 et R
233 -2
Arbre à cardans pour l'enroulement du tuyau :
- Veiller au bon état de la transmission à cardans et de son
protecteur (arrêté du 24 juin 1993) R 233-1-1
- Accrocher les dispositifs anti-rotation R 233-2 (a)
Au dételage, poser la transmission sur son support : R 233-2 (b)
Utiliser côté tracteur,
le dispositif d'attelage
approprié : R 233-1-1
et R 233-2
Au remisage, immobiliser
la machine (cales ou frein
de stationnement) la
machine doit reposer sur sa
béquille en s'assurant de sa
stabilité : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
69
Pulvérisateur traîné à rampes
Les pulvérisateurs sont des appareils de traitement des cultures qui produisent une pulvérisation, c’est-à-dire la
fragmentation d’un liquide en gouttelettes plus ou moins fines selon l’objectif du traitement. Les pulvérisateurs à
rampes utilisent généralement la technique du jet projeté, sous pression, au travers d’orifices calibrés appelés buses.
Le terme jet projeté signifie, dans ce cas, que l’énergie de pression est la seule à assurer le transport des gouttelettes
entre les buses et la cible à traiter. Utilisés très fréquemment pour les traitements phytosanitaires, les pulvérisateurs
sont également utilisés pour l’application d’engrais liquides.
Dans le cas des applications phytosanitaires, le liquide pulvérisé est généralement appelé bouillie. Cette bouillie est
composée du mélange d’eau et de produit formulé (contenant une ou plusieurs substances actives).
Caractéristiques courantes :
– capacité de la cuve : 800 à 4 000 litres
– largeur des rampes : 12 à 42 mètres
– débit des pompes de pulvérisation : 30 à 200 l/min selon les capacités des appareils
– vitesse de travail : 6 à 12 km/h selon la praticabilité du sol et le volume/ha à appliquer
Les principaux paramètres de traitement sont :
– la pression de pulvérisation (P) en bars
– le volume appliqué par hectare (D) en l/ha
– le débit de pulvérisation (Q) en l/min
– la largeur de travail (L) en mètres
– la vitesse d’avancement (V) en km/h
Ces paramètres sont liés entre eux par la relation D = QLV/600
Pression de
liquide
Buse
Orifice
calibré
Principe d’une
buse de
pulvérisation
Jet
projeté
sur la cible
par la pression
du liquide
Rampes repliées
Cuve de rinçage
Cuve principale
Réglage de la
hauteur de rampe
Console de
commande
Manomètre
Liaisons
électriques et
hydrauliques
Suspension
de la rampe
Arbre de
transmission
à cardans
Signalisation
Support de l'arbre de
transmission
à cardans
Échelle d'accès
Béquille
Pompe principale
Incorporateur
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
70
Indicateur
de niveau
Lave-mains
Organes et fonctions
Bouillie : nom donné au liquide de pulvérisation, obtenu par mélange d’un produit formulé avec de l’eau.
Produit formulé : spécialité phytosanitaire de composition bien définie, autorisée à la vente.
Engrais liquide : solution fertilisante généralement azotée appliquée sur la végétation avec un pulvérisateur
équipé de buses spéciales (buses à filets de liquide).
La cuve principale est réalisée en matériau synthétique. Elle est dotée d’un orifice supérieur de remplissage
avec couvercle et filtre. Sa conception prévoit un point-bas où se trouvent les orifices d’aspiration de la pompe et
de vidange de la cuve.
L’incorporateur est un équipement annexe de préparation des bouillies. Il est constitué d’une trémie et de
vannes qui permettent l’introduction de la préparation dans le circuit de remplissage de la cuve. L’aspiration du
produit et son mélange s’effectuent dans l’incorporateur, grâce au courant d’eau de remplissage de la cuve.
L’agitateur est un dispositif assurant pendant le remplissage et le traitement le brassage de la bouillie dans la
cuve. L’agitation est réalisée hydrauliquement par le retour en cuve ou par le débit d’une pompe spécifique.
Selon les cas, un agitateur mécanique (hélice, palette...) peut-être adjoint.
Lave-mains : réserve
d’eau claire destinée à
permettre le lavage des
mains ou le rinçage en
cas de projections sur
l’opérateur.
Cuve de rinçage : cuve
annexe dont le volume
d’eau permet le rinçage
des circuits du pulvérisateur.
Régulateur
de pression Filtre
Cuve principale
Filtres
Buses
Principe d’un
pulvérisateur
Vidange
Amortisseur
Lave-mains
Tronçons
Pompe de
de rampe
Manomètre
Distributeurs
pulvérisation
Les pompes : les pulvérisateurs sont équipés d’une pompe principale destinée à fournir le débit de pulvérisation
et le retour en cuve nécessaire à l’agitation ; une seconde pompe peut-être prévue pour le remplissage et l’agitation.
Les dispositifs de contrôle du débit et de la pression : la circulation de la bouillie est contrôlée par l’opérateur à l’aide de distributeurs à commande manuelle ou à télécommande électrique. La pression de pulvérisation,
indiquée par un manomètre, est réglée par un régulateur de pression et stabilisée par un amortisseur. Des
dispositifs de régulation permettent de maintenir le volume/ha. Selon qu’ils agissent en fonction des variations
de régime du moteur du tracteur ou des variations de vitesse d’avancement, ces dispositifs sont appelés DPM
(débit proportionnel au régime moteur) ou DPA (débit proportionnel à la vitesse d’avancement).
Les filtres permettent d’éviter l’obstruction des circuits et des buses et sont placés à plusieurs niveaux : aspiration de la pompe, refoulement de la pompe, alimentation de chaque tronçon de rampe.
Les rampes de pulvérisation sont les supports sur lesquels sont réparties les buses alimentées par une ou
plusieurs canalisations (tronçons ou segments de rampe). Elles comportent plusieurs éléments articulés et sont
munies d’un système de suspension et de repliage. Le réglage de la hauteur est obtenu par des vérins
hydrauliques ou par un système de treuil manuel.
Les buses de pulvérisation à pression de liquide sont des pièces dont le rôle est de réaliser la pulvérisation par
pression de liquide. Elles comportent un orifice calibré avec précision qui détermine le débit. Les buses peuvent
être montées sur un porte buses à barillet. Ce porte buses rotatif, commandé manuellement, porte deux ou plusieurs buses de caractéristiques différentes qui peuvent être amenées sélectivement en position de travail.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
71
Conception
Pulvérisateur traîné à rampes
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Localisation, accès, facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Protection contre les risques
électriques : hauteur maximale
au déploiement et au repliage
des rampes (4 mètres) : 1.5.1
Console de commande
et de réglage des
paramètres de
pulvérisation depuis la
cabine de pilotage :
1.2.1, 1.2.2
Cuve
- Résistance : 1.1.3 et 1.3.2
- Orifice de remplissage et de nettoyage :
• bouchon imperdable : 1.1.3
• interdiction d'accès dans la cuve : 1.7.2
- Dispositif de vidange : fiabilité, accessibilité
et sécurité de manœuvre : 1.1.3
Accessibilité et sécurité
d'intervention sur les
buses et les filtres des
circuits : 1.1.2
Risques
d'écrasement ou de
coincement :
1.3.2, 1.3.7
Indicateur de niveau,
manomètre et organes
de service :
sécurité et fiabilité
1.2.1 et 1.2.2
Risques résiduels
de coincement :
1.7.2
Freinage : 3.3.3 al. 1 et 3
Liaisons hydrauliques et
électriques : 1.5.1, 1.5.4 et
1.6.3
Circuits hydrauliques : 1.3.2 (I),
1.5.3
Protection des éléments
électriques et hydrauliques
après dételage : 1.1.2
Circuits hydrauliques :
1.3.2 (I)
Moyens d'accès :
1.5.15 et 1.6.2
Arbre de transmission à
cardans et son protecteur :
1.3.8 (A) et 3.4.7
Marquage de la vitesse et
du sens de rotation de la
prise de force : 1.7.3 (II)
Stabilité au
dételage, béquille :
Dispositif de
1.3.1, 3.4.6
remorquage : 3.4.6
Support de la transmission à
cardans : 3.4.7 al. 5
Carter de protection côté machine :
1.3.7, 1.3.8 (A) et 3.4.7 al. 3
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
72
Identification des
systèmes de
vannes : 1.1.2
Fiabilité des conduites et
raccordements : 1.1.3
Cuve lave-mains
(15 litres au
moins) : 1.1.2
Incorporateur :
1.1.2, 1.1.3
Utilisation
Pulvérisateur traîné à rampes
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions et bien comprendre le fonctionnement de la machine,
– Avant les traitements, informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipe-ments de protection individuelle appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Préparation des bouillies, traitement, nettoyage et entretien : utiliser des équipements de protection individuelle appropriés : R 233-1 (alinéa 4), R 233-1-3 et décret du 27 mai 1987 (art. 6),
– Organisation du travail : avant le traitement tenir compte de l'environnement, conditions climatiques, obstacles, dévers, lignes électriques : L 230-2 (II) b,
– Lors du remplissage, prévenir tout risque de retour du produit vers les points d'eau ou le réseau d'adduction
d'eau (clapet anti-retour).
Avant d'intervenir, pour le décolmatage d'un filtre, le
débouchage d'une buse, le changement d'un tuyau ou
d'un collier, stopper l'alimentation pour faire chuter la
pression : R 233-2
Ne jamais déplier ou replier les
rampes à proximité des lignes
électriques : décret du 14
novembre 1988 (art. 17)
Ne pas oublier de connecter les
liaisons de freinage au tracteur.
Avant le dételage, faire chuter la
pression. Après dételage,
actionner le frein de
stationnement, mettre en place
les obturateurs des prises
hydrauliques et protéger les
prises électriques et la console de
commande : R 233-2
Respecter la pression de travail :
R 233-2. S'assurer du bon
fonctionnement du manomètre :
R 233-2 et le remplacer si
nécessaire : R 233-1-1
Veiller au bon état de la
transmission à cardans et de
son protecteur : R 233-1-1
(arrêté du 24 juin 1993)
Accrocher les chaînettes antirotation : R 233-2
Poser la transmission sur son
support après dételage :
R 233-2
Le rinçage et la vidange doivent Lors du réglage de la
être réalisés en respectant la hauteur des rampes,
notice d'instructions du ne jamais approcher
pulvérisateur et les informations une partie du corps
dans une zone de
d'étiquetage du produit : R 233-2
coincement :
Décret du 27 mai 1987 (art. 2)
R 233-2
Maintenir les
dispositifs de
signalisation
propres et en
bon état :
R 233-1-1
et R 233-2
Après dételage, la
Préparer la bouillie en
machine doit
respectant les notices
reposer sur sa
d'emploi des produits
béquille en
et du pulvérisateur :
s'assurant de sa
R 233-2 et décret du
stabilité : R 233-2
(a et b) et R 233-5 27 mai 1987 (art. 6)
Maintenir la réserve
d'eau claire pleine et
Utiliser l'échelle
l'utiliser pour se laver
d'accès pour
les mains et se rincer
accéder au
en cas de projections : regard supérieur
R 233-2, décret du 27
de la cuve :
mai 1987 (art. 9)
R 233-6 al. 2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
73
Pulvérisateur viticole
ou arboricole, traîné, à jet porté
Les pulvérisateurs à jet porté sont fréquemment utilisés en arboriculture et en viticulture. Dans un premier
temps, la pulvérisation est réalisée par fragmentation sous pression d’un liquide en gouttelettes plus ou moins
fines, au travers d’orifices calibrés appelés buses. Cette pulvérisation est réalisée dans le courant d’air d’un
ventilateur qui la porte vers le feuillage des arbres ou de la vigne. En agitant la végétation, la veine d’air facilite
la bonne pénétration des gouttes dans les feuillages.
Le liquide pulvérisé est généralement appelé bouillie. Cette bouillie est composée du mélange d’eau et de
produit formulé (contenant une ou plusieurs substances actives).
Caractéristiques courantes :
– capacité de la cuve : 600 à 2 000 litres
– largeur de travail : une face de végétation ou les deux faces de végétation de deux rangées parallèles
à chaque passage
– débit des pompes de pulvérisation : 30 à 100 l/min selon les capacités des appareils
– débit d’air du ventilateur : 3 à 20 m3/s
– vitesse périphérique de l’air à la sortie du ventilateur : 30 à 60 m/s (108 à 216 km/h)
– vitesse de travail : 3 à 9 km/h selon la praticabilité du sol, la gêne occasionnée par les branches et le
volume/ha à appliquer
Manomètre
Régulateur
de pression
Cuve principale
Distributeurs
Indicateur
de niveau
Buses
Ventilateur
Protecteur
du ventilateur
Lave-mains
Arbre de
transmission
à cardans
Support de l'arbre de
transmission
à cardans
Pompe principale
Béquille
Commande de vitesse et de
désaccouplement du ventilateur
Différentes configurations de pulvérisateurs à jet porté
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
74
Organes et fonctions
Bouillie : nom donné au liquide de pulvérisation, obtenu par mélange d’un produit formulé contenant une ou
plusieurs substances actives avec de l’eau.
Produit formulé : spécialité phytosanitaire de composition bien définie, autorisée à la vente.
La cuve est réalisée en matériau synthétique. Elle est dotée d’un orifice supérieur de remplissage avec couvercle et
filtre. Sa conception prévoit un point-bas où se trouvent les orifices d’aspiration de la pompe et de vidange de la cuve.
L’agitateur est un dispositif assurant, pendant le remplissage et le traitement, le brassage de la bouillie dans la
cuve. L’agitation est réalisée hydrauliquement par le retour en cuve ou par le débit d’une pompe spécifique. Selon
les cas, un agitateur mécanique (hélice, palette...) peut-être adjoint.
Lave-mains : réserve d’eau claire destinée à permettre le lavage des mains ou le rinçage en cas de projections
sur l’opérateur.
Les pompes : les pulvérisateurs sont équipés d’une pompe principale destinée à fournir le débit de pulvérisation et
le retour en cuve nécessaire à l’agitation ; une seconde pompe peut-être prévue pour le remplissage et l’agitation.
Ventilateur
Cuve principale
Agitation
Embrayage
Régulateur
de pression
Rampes
Filtres
Buses
Vidange
Filtre
Amortisseur
Lave-mains
Pompe de
Manomètre Distributeurs
pulvérisation
Les dispositifs de contrôle du débit et de la pression : la circulation de la bouillie est contrôlée par l’opérateur à l’aide de distributeurs à commande manuelle ou à télécommande électrique. La pression de pulvérisation,
indiquée par un manomètre, est réglée par un régulateur de pression et stabilisée par un amortisseur. Des
dispositifs de régulation permettent de maintenir le volume/ha. Selon qu’ils agissent en fonction des variations
de régime du moteur du tracteur ou des variations de vitesse d’avancement, ces dispositifs sont appelés DPM
(débit proportionnel au régime moteur) ou DPA (débit proportionnel à la vitesse d’avancement).
Buse à turbulence
Les filtres permettent d’éviter l’obstruction des circuits et des buses et sont
Corps de buse
placés à plusieurs niveaux : aspiration de la pompe, refoulement de la pompe,
alimentation de chaque tronçon de rampe.
Les buses de pulvérisation à pression de liquide sont des pièces dont le
rôle est de réaliser la pulvérisation par pression de liquide. Elles comportent
un orifice calibré avec précision et dont le calibre détermine le débit pulvérisé pour une pression donnée. Les pulvérisateurs arboricoles et viticoles
utilisent souvent des buses à turbulence (cf. schéma ci-contre).
La commande de vitesse et de désaccouplement du ventilateur permet
de modifier le rapport d’entraînement du ventilateur et son débrayage pour
les traitements localisés à la lance.
Chambre de
turbulence
Orifice
calibré
Pastille
Jet conique
creux
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
75
Pulvérisateur viticole
ou arboricole, traîné, à jet porté
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit : 1.5.8
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Indicateur de
niveau, manomètre
et organes de service,
sécurité et fiabilité : 1.2.1, 1.2.2
Accessibilité et sécurité
d'intervention sur les Cuve lave-mains
filtres : 1.1.2
(15 l au moins) :
1.1.2
Cuve :
Résistance : 1.1.3 et 1.3.2
Orifice de remplissage et de nettoyage
– bouchon imperdable : 1.1.3
– interdiction d'accès dans la cuve : 1.7.2
Dispositif de vidange : fiabilité, accessibilité et
sécurité de manœuvre : 1.1.3
Dispositif de
désacouplement du
ventilateur :
1.1.2 et 1.6.1
Fiabilité des circuits,
conduites
et raccordements :
1.1.3, 1.3.2 et 1.5.3
Support de l'arbre
de transmission
à cardans : 3.4.7 al. 5
Protection contre
les éléments
mobiles : 1.3.7,
1.3.8, 1.4.2.1
Arbre de transmission
à cardans et son protecteur :
1.3.8 (A), 3.4.7
Carter de protection côté
machine : 1.7.3, 1.3.8 (A)
et 3.4.7 al 3
Marquage de la vitesse et
du sens de rotation de la
prise de force : 1.7.3 (II)
Dispositif de
remorquage : 3.4.6
Moyen
d'accès :
1.5.15 et
1.6.2
Protection contre les
projections dues à
l'intrusion de corps
étrangers : 1.3.3
Protection contre les
éléments mobiles de
transmission de la pompe :
1.3.7, 1.3.8 (A), 1.4.2.1
Stabilité de la
machine
dételée, béquille :
1.3.1, 3.4.6
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
76
Freinage :
frein de stationnement
sinon des cales doivent
être prévues sur la machine :
3.3.3 al. 1 et 3
Pulvérisateur viticole
ou arboricole, traîné, à jet porté
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Avant les traitements, informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de
protection individuelle appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Préparation des bouillies, traitement, nettoyage et entretien : utiliser des équipements de protection
individuelle appropriés : R 233-1 (alinéa 4), R 233-1-3 et décret du 27 mai 1987 (art. 6),
– Organisation du travail : avant le traitement tenir compte de l'environnement, conditions climatiques,
obstacles, devers,
– Lors du remplissage, prévenir tout risque de retour du produit vers les points d'eau ou le réseau.
Respecter la pression de travail :
R 233-2 (a). S'assurer du bon
fonctionnement du manomètre :
R 233-2 (a) et le remplacer si
nécessaire : R 233-1-1
Maintenir la réserve
d'eau claire pleine et
l'utiliser pour se laver
les mains et se rincer
en cas de projections :
décret du 27 mai 1987
(art. 9) et R 233-2
Si l'appareil dispose d'une
console, veiller à son
positionnement correct dans la
cabine et assurer sa protection
lors du remisage : R 233-2
Le rinçage et la vidange
Préparer la bouillie en
doivent être réalisés en
respectant les notices
respectant la notice
d'emploi des produits et
d'instructions du
du pulvérisateur :
pulvérisateur et les
R 233-2 (a et b) et décret
du 27 mai 1987 (art. 6) informations d'étiquetage du
produit : R 233-2 (a et b).
Décret du 27 mai 1987 art. 2
Veiller au bon état de la transmission à
cardans et de son protecteur (arrêté du
24 juin 1993) R 233-1-1
Accrocher les chaînettes anti-rotation :
R 233-2 (a)
Au dételage, poser la transmission sur
son support : R 233-2 (b)
Utiliser côté tracteur,
le dispositif d'attelage approprié :
R233-2 (a et b)
Après dételage, immobiliser
la machine (cales ou frein de
stationnement) la machine doit
reposer sur sa béquille en s'assurant
de sa stabilité :
R 233-2 (a et b) et R 233-5
Utiliser les moyens
d'accès prévus
pour accéder au
regard supérieur
de la cuve :
R 233-6 al. 3
Avant d'intervenir, pour le décolmatage d'un
filtre, le débouchage d'une buse, le
changement d'un tuyau ou d'un collier,
stopper l'alimentation pour faire chuter la
pression. En cas d'obstruction d'une buse, se
reporter à la notice d'instructions et ne jamais
souffler avec la bouche : R 233-2 (a et b)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
77
Broyeur agricole à axe vertical
Les broyeurs agricoles à axe vertical sont fréquemment utilisés pour le fauchage des jachères, l’entretien des
interlignes en viticulture et arboriculture, l’entretien des prairies et des espaces des exploitations. Munis d’organes
de coupe en forme de lames ou de chaîne, leur travail consiste à couper ou à lacérer la végétation et la broyer sur
place. Ces broyeurs peuvent aussi être utilisés pour le broyage des pailles ou des chaumes, bien que l’utilisation
des broyeurs à axe horizontal soit, dans ce cas, mieux adaptée.
Le principe de broyeur à axe vertical est aussi utilisé pour le défrichement et l’entretien des espaces forestiers mais,
dans ce cas, la conception du matériel est beaucoup plus lourde et robuste que pour les applications agricoles.
Caractéristiques courantes :
– puissance nécessaire : 20 à 100 kW
– nombre de rotors : 1 à 4
– largeur de travail : 1 m à 4,20 m
– vitesse des organes de coupe : 1 200 à 1 500 tr/min (50 à 80 m/s)
– poids de la machine : 120 à 1 500 kg
Point supérieur de
l'attelage trois points
Arbre de transmission
à cardans
Limiteur de couple
Potence
articulée
Chaîne
Boîtier
renvoi d'angle
Points inférieurs de
l'attelage trois points
Dispositif de protection
contre les projections
Dispositif de réglage
de la hauteur de
coupe
A couteaux
A chaînes
Rotor et organes
de coupe
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
78
Organes et fonctions
Attelage trois points
Les broyeurs agricoles à axe vertical sont très souvent portés à l’arrière des tracteurs (cas du modèle représenté). Les plus gros peuvent être semi-portés ; dans ce cas, il reposent au sol par l’intermédiaire de roues. Pour
les modèles portés, l’attelage s’effectue au système 3 points du tracteur. En général, la potence d’attelage du
broyeur est articulée autour des 2 points inférieurs de manière à permettre au broyeur de suivre les irrégularités
du sol. Un câble ou une chaîne limite les débattements et permet le relevage de l’outil.
Transmission à cardans
Comme toutes les transmissions à cardans, le dispositif comprend un protecteur et un support pour poser la
transmission après dételage. Une roue libre, intégrée à la transmission ou au broyeur, est souvent montée afin
de libérer l’inertie du rotor lors de l’arrêt de la machine.
LImiteur de couple
Compte tenu des variations importantes de couple qui peuvent résulter du broyage des différents végétaux et
des risque de blocage contre des obstacles, la transmission du broyeur est protégée à l’entrée du renvoi d’angle
par un limiteur de couple à friction ou à déclenchement. Selon les cas, une sécurité complémentaire (clavette ou
boulon de cisaillement) peut être placée au niveau du rotor de coupe pour le protéger en cas de choc.
Boîtier renvoi d’angle
Il s’agit d’un couple d’engrenages coniques qui modifie le mouvement longitudinale venant de la prise de force
du tracteur, en mouvement vertical pour animer le rotor.
Dispositif de protection contre les projections
Les broyeurs sont des matériels dont l’organe de coupe est agressif et peut générer des projections sur toute la
périphérie avec une énergie importante : pierres, débris de branches,..... L’outil est donc protégé par des protections périphériques : chaînes pendantes ou plaques articulées à l’avant, boucliers latéraux, chaînes pendantes
ou plaques articulées à l’arrière.
Dispositif de réglage de la hauteur minimale de coupe
La hauteur de coupe minimale du broyeur est souvent déterminée par le réglage de la position de patins latéraux
qui glissent sur le sol. Selon les cas, ces patins sont intégrés aux boucliers latéraux. Sur les broyeurs munis de
roue de jauge, le réglage peut s’effectuer par la modification de la position de cette roue.
Rotor et organes de coupe
Selon le travail à réaliser, les organe de coupe sont constitués soit de couteaux articulés, soit de chaînes ou de
chaînes munies de fléaux en forme de L ou de S. En raison de la masse des organes en rotation, les dispositifs
de fixation (axes, boulons,...) sont en acier spécial.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
79
Conception
Broyeur agricole à axe vertical
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Bruit : 1.5.8
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Risques dus au bourrage : 1.3.7 (II)
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Dispositif d'attelage
trois points : 3.4.6
Protection contre les éléments
mobiles de transmission :
1.3.7, 1.3.8 (A) et 1.4.2.1
Support de l'arbre
de transmission
à cardans :
3.4.7 al. 5
Protection contre
les projections
d'objets : 1.3.3
Arbre de transmission
à cardans et son
protecteur :
1.3.8 (B), 3.4.7
Marquage de la vitesse et
du sens de rotation de la
prise de force : 1.7.3 (II)
Carter de protection côté
machine : 1.3.7, 1.3.8 (A)
et 3.4.7 al. 3
Protection contre
les projections
d'objets : 1.3.3
Organes de coupe et de broyage :
- fiabilité des organes de coupe et de leurs fixations : 1.3.2 (I)
- maintenance : 1.6.1
- remplacement des couteaux : 1.1.2 (f) et 1.3.2 (I),
(trappe d'accès par dessus ou support adapté pour intervenir
par dessous)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
80
Protection contre les risques de
contact avec les organes de coupe
(distance minimale de sécurité) :
1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1 et 1.4.2.1
Utilisation
Broyeur agricole à axe vertical
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Avant les déplacements sur route des modèles à éléments repliables, s'assurer que les éléments repliés soient
bien verrouillés,
– Ne jamais intervenir sur la machine et autour d'elle sans arrêter le moteur : R 233-2 et R 233-8.
- Ne jamais quitter le chantier sans arrêter le moteur et ôter la clé
de contact ou bien fermer à clé la cabine du tracteur : R 233-2
- Débrayer la prise de force pour stopper la rotation des organes de
coupe en dehors de la végétation à faucher : R 233-2
Veiller au bon état de la
transmission à cardan et de
son protecteur (arrêté du 24
juin 1993), R 233-1-1.
Accrocher les dispositifs
anti-rotation : R 233-2
Poser la transmission sur
son support après
dételage : R 233-2
Maintenir le limiteur de
couple en bon état :
R233-1-1 et R 233-2
Maintenir en place et en
bon état les carters et
capots de protection :
R 233-1-1 et R 233-2
En raison de l'inertie des
organes de coupe,
attendre l'arrêt complet
avant toute intervention :
R 233-2 et R 233-8
Danger de projections :
n'accepter aucune
personne dans la zone
de travail : R 233-2
et R 233-13-17
Maintenir en place et
en bon état le
protecteur contre les
projections (plaques,
chaînes, bavettes...) :
R 233-1-1 et R 233-2
Ne jamais dépasser
le régime nominal de
rotation des organes
de coupe : R 233-2
Vérifier l'état des organes de coupe et respecter les consignes
de maintenance de la notice d'instructions.
Lors du remplacement des outils de coupe, veiller à respecter
les préconisations du constructeur de la machine et utiliser
l'outillage approprié : R 233-1-1 et R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
81
Rogneuse-écimeuse de vigne
à outils rotatifs
Les rogneuses-écimeuses de vigne sont des machines destinées à l’entretien du système végétal des vignobles. Pendant le cycle de végétation elles sont utilisées régulièrement par les viticulteurs pour couper les rameaux qui se développent sur les côtés et le dessus des rangs de vigne (écimage). Le but de ce travail est de
maintenir dégagée la zone de développement des grappes. Les organes de coupe sont constitués de couteaux
libres ou fixes, montés sur des moyeux ou des disques rotatifs. Il existe d’autres types de rogneuses-écimeuses
dont les organes de coupe sont alternatifs.
Principales caractéristiques :
- nombre de rangs : 1 à 2
- nombre d’organes de coupe : 6 à 16
- vitesse de rotation des organes de coupe : 1500 à 2000 t/min (30 à 40 m/s)
- nombre de moteurs hydrauliques : 3 à 6
- vitesse de travail : 3 à 6 km/h
- position par rapport au tracteur : avant, latérale ou arrière
Écran de protection
contre les projections
Moteurs
hydrauliques
Organes de coupe
Dispositif de
protection
des parties
tranchantes
Couteaux
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
82
Liaisons hydrauliques
Organes et fonctions
Les modes de montage des rogneuses-écimeuses de vigne
Les montages sont très variés selon les régions et les modes de conduite des vignobles : selon les cas, les
rogneuses-écimeuses peuvent être disposées soit sur le côté, à l’avant ou à l’arrière des tracteurs, soit intégrées à des tracteurs enjambeurs. Les organes de coupe sont généralement assemblés à des éléments-supports verticaux (coupes verticales pour le rognage) et horizontaux (coupes horizontales pour l’écimage). Outre
les réglages de hauteur des éléments, un mécanisme mécanique ou hydraulique permet le réglage de l’écartement des organes par rapport aux rangs de vigne, le réglage de la vitesse des organes de coupe, le déport par
rapport au tracteur et l’inclinaison des organes de coupe par rapport à la végétation.
1 rang
2 demi-rangs
2 rangs
1 rang + 2 demi-rangs
Quelques exemples de configuration de rogneuse de vigne
Les écrans de protection contre les projections
Ces écrans font partie intégrante de la machine et sont disposés de manière à protéger le conducteur contre les
risques dus aux projections.
Les organes de coupe
Les organes de coupe se présentent soit sous la forme de disques rotatifs portant chacun 2 couteaux montés
libres sur leur axe, soit sous la forme de lames rigides rotatives solidaires d’un moyeu central.
L’entraînement des organes de coupe
Il est le plus souvent réalisé par des moteurs hydrauliques et des liaisons par poulies et courroies trapézoïdales.
Chaque moteur hydraulique peut animer 1 à 4 rotors selon les cas. L’alimentation des moteurs est généralement
assurée par l’énergie hydraulique du tracteur par l’intermédiaire de distributeurs à commande manuelle ou
électrique. Dans certains cas, lorsque la machine est en position arrière, l’entraînement est assuré par la prise
de force du tracteur.
Les carters et capots de protection
Les transmissions des organes de coupe sont protégées par des carters et capots de protection. Un dispositif
rabattable permet de protéger les parties tranchantes lors des déplacements et du remisage.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
83
Rogneuse-écimeuse de vigne
à outils rotatifs
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Localisation, accès, facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.3
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Flexibles hydrauliques :
1.5.3 et 1.3.2 (I)
Protection de l'opérateur contre les projections. Ce dispositif
de protection, solidaire de la machine, doit être positionné et
dimensionné en adéquation entre le poste de conduite et la
position des outils de la machine au travail (machine en
position arrière, latérale) : 1.3.3
Dispositif d'attelage
trois points : 3.4.6
Distance minimale de
sécurité entre
l'opérateur et les outils :
1.3.7, 1.3.8 (B)
Protection des
éléments hydrauliques
après dételage : 1.1.2
Protection contre les
risques dus aux
éléments mobiles de
transmission :
1.3.7, 1.3.8 (A)
et 1.4.2.1
Stabilité de la machine
au dételage : 1.3.1
Stabilité lors des
manutentions :
3.1.3 et 1.1.5
Protection des
éléments de coupe
hors utilisation : 1.1.5
Liaisons hydrauliques :
1.5.4 et 1.6.3
Organes de coupe :
Fiabilité des organes de coupe et de leurs fixations : 1.3.2 (I)
Maintenance : 1.6.1
Protection contre les risques liés aux éléments
concourant au travail : 1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.2.1, 1.3.3 et 1.4.1
Remplacement des lames, couteaux : 1.1.2 (f) et 1.3.2 (l)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
84
Rogneuse-écimeuse de vigne
à outils rotatifs
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer et former l'opérateur et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44.
Surveiller l'état des
flexibles et des
raccords hydrauliques :
R 233-1-1 et R 233-2
Stopper la rotation des
lames lors des
manœuvres en dehors
des rangs de vignes :
R 233-2
Maintenir en place et
en bon état les écrans
de protection :
R 233-1-1
et R 233-2(a et b)
Ne jamais quitter le
poste de conduite
sans arrêter le
moteur et ôter la
clé de contact :
R 233-2
Ne jamais dépasser
le régime nominal de
rotation des organes
de coupe : R 233-2
N'accepter aucune
personne dans la zone
de travail : R 233-2
et R 233-7
Ne jamais intervenir sur la
machine, notamment sur
les organes en mouvement,
sans arrêter le moteur :
R 233-2 et R 233-8
Assurer la stabilité de la
machine lors des
dételages et du remisage :
R 233-2 et R 233-5
En dehors de l'utilisation,
mettre en place les
protections des éléments
de coupe : R 233-2
Vérifier l'état des lames et
respecter les consignes de
maintenance de la notice
d'instruction. Lors du remplacement
des couteaux, veiller à utiliser des
pièces de rechange répondant aux
préconisations du constructeur de
la machine : R 233-1-1 et R 233-2
Veiller au bon
état des liaisons
hydrauliques, à leur
branchement correct
et à éviter tout risque
d'inversion : R 233-1-1
et R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
85
Herse rotative
à axes verticaux
Les herses rotatives sont des outils pour le travail superficiel du sol et la préparation des lits de semences. Les
pièces travaillantes sont des rotors à axe vertical munis de lames ou de pointes verticales qui divisent les
mottes de terre et ameublissent le sol. Chaque rotor tourne en sens inverse de son voisin.
Les herses rotatives sont souvent accompagnées d’outils complémentaires : barre de nivellement à l’avant,
rouleau arrière (à barres, packer dentelé, cage roulante, ...). Elles sont souvent combinées aux semoirs. Comme
pour la plupart des outils animés, l’émiettement du sol est d’autant plus élévé que la vitesse des pièces travaillantes
est grande et que la vitesse d’avancement est faible.
Caractéristiques courantes :
– largeur de travail 2 m (8 rotors en moyenne) à 6 mètres (24 rotors)
– espacement des axes des rotors : 20 à 33 cm
– vitesse de rotation des rotors : 130 à 450 tr/min
– puissance absorbée : 18 à 30 kW (25 à 40 ch) par mètre de largeur de travail
– vitesse de travail : 3 à 8 km/h selon les travaux et la nature du sol
– poids approximatif avec rouleau : 1 200 kg (3 m) à 3 200 kg (6 m)
Transmission à renvoi d'angle
et boîte de vitesses
Prise de force relais
pour outil combiné
Dispositif d'attelage
trois points
Transmission transversale
Limiteur de couple
Rouleau packer dentelé
ou cage roulante
Commande de réglage
de la profondeur
de travail
Arbre de transmission
à cardans
et son protecteur
Dispositif
d'éloignement
Support de l'arbre
de transmission à
cardans
Rotors à lames
ou à pointes
Rouleau
packer dentelé
Cage roulante
à barres
Pofils de rouleaux
souvent combinés
aux herses rotatives
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
86
Protecteur latéral
contre les risques
liés aux éléments
mobiles au travail
Organes et fonctions
Limiteur de couple
Placé à l’entrée de la machine, le limiteur de couple a pour fonction de protéger la machine contre les surcharges et les blocages. Outre les variations importantes de couple subies par les herses rotatives selon la dureté du
sol, les risques de bourrage et de blocage par des pierres sont importants. Ce limiteur est un dispositif à friction
ou à cames. Certains limiteurs peuvent être à débrayage automatique en cas de surcharge.
Transmission à renvoi d’angle et boîte de vitesses
La transmission des herses rotatives comprend un boîtier d’engrenages qui permet de diriger le mouvement
longitudinal de la prise de force, vers les organes de travail. Ce boîtier comprend plusieurs combinaisons de
pignons (changement de vitesse) afin de pouvoir adapter le rapport de vitesse aux conditions de travail : vitesse
rapide pour un ameublissement important, vitesse lente pour un résultat plus grossier.
Prise de force relais pour outil combiné
Les herses rotatives étant souvent combinées à d’autres outils (semoirs, ....), les constructeurs prévoient une prise de
force relais qui permet de transmettre à la seconde machine le mouvement venant de la prise de force du tracteur.
Transmission transversale
Le bâti des herses rotatives est une structure creuse contenant une
transmission par pignons, lubrifiée par un bain d’huile ou de graisse.
Cette cascade de pignons distribue aux rotors le mouvement transmis par la prise de force et la boîte de vitesses.
Rotors à lames ou à pointes
Il s’agit des pièces travaillantes de la machine. Dans le cas le plus
courant, les rotors sont constitués d’un moyeu qui supporte des lames ou des pointes interchangeables de formes variées. Ces lames
sont des pièces d’usure, soumises à l’abrasion de la terre. Dans certains cas, leur usure peut être compensée par un rechargement d’alliage spécial.
Moyeu
Lames
Moyeu
Commande de réglage de la profondeur de travail
Le plus souvent, le réglage de la profondeur de travail est réalisé manuellement par un système de manivelle ou
de broches qui agit sur le bâti du rouleau souvent associé à l’arrière.
Rouleau ”packer” dentelé ou cage roulante
Il s’agit d’une combinaison fréquente avec les herse rotatives. Le bâti du rouleau est supporté par le bâti de la
herse. Le rouleau ou la cage roulante rappuient le sol après son émiettement par les lames ou les dents rotatives
de la herse. La position relative du rouleau par rapport à la herse est réglable de manière à régler la profondeur de
travail.
Protecteur latéral
Il s’agit d’un écran latéral qui retient la terre sur le côté. Son rôle est aussi de protéger les extrémités de la
machine contre les risques liés au contact avec les lames au travail et à l’arrêt. Selon les cas ce protecteur peut
supporter un patin de contact avec le sol pour le réglage de la profondeur de travail ; il peut aussi exister un
réglage automatique de ce protecteur selon la position de la herse (au travail, relevée,...).
Dispositif d’éloignement
Placé localement ou sur le périmètre des machines, le dispositif d’éloignement est un protecteur fixe dont le rôle
est de maintenir une distance suffisante (verticale et horizontale) entre l’opérateur et les lames. Selon les cas, il
s’agit soit d’éléments de carter, soit de barres appelées dans ce cas ”barres d’éloignement”.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
87
Herse rotative
à axes verticaux
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Commande de réglage de la
profondeur de travail située en
dehors des zones dangereuses :
1.2.2, 1.3.7 (I) et 1.6.1
Distance minimale de
sécurité entre le bord de la
machine et la trajectoire
extérieure de l'outil : 1.3.7
Dispositif d'attelage
trois points : 3.4.6
Protection des éléments
mobiles de transmission :
1.3.7, 1.3.8 (A) et 1.4.2.1
Protecteur latéral
contre les risques liés
aux éléments mobiles
concourant au travail :
1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1
et 1.4.2.3
h d
d
h
Arbre de transmission
à cardans et son protecteur :
1.3.8 (A) et 3.4.7
Support de l'arbre
de transmission à
cardans : 3.4.7 al. 5
Marquage de la vitesse et Carter de protection
du sens de rotation de la côté machine : 1.3.7,
1.3.8, 3.4.7 al. 3
prise de force : 1.7.3 (II)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
88
Protection contre les risques
liés aux éléments mobiles
concourant au travail :
1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1 et 1.4.2.1
Herse rotative
à axes verticaux
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19, 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine et assurer son entretien,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Afin d'éviter les risques dus aux bourrages, appliquer les réglages recommandés : vitesse de travail, vitesse
des rotors et profondeur... : R 233-2.
Pour les réglages, arrêter le
moteur, respecter les procédures
de la notice d'instructions et utiliser
le cas échéant les outils de service
fournis avec la machine :
R 233-8 et R 233-2 (a et b)
Ne jamais quitter le
poste de conduite
sans arrêter le
moteur ; ôter la
clé de contact :
R 233-2
Veiller au bon état de la transmission à
cardan et de son protecteur (arrêté du
24 juin 1993), R 233-1-1.
Accrocher les chaînettes anti-rotation :
R 233-2
Poser la transmission sur son support
après dételage : R 233-2
Ne jamais intervenir sur les
organes en mouvement avec les
mains ou les pieds. En cas de
bourrage ou d'enroulements
(végétaux, plastiques), arrêter le
moteur. Utiliser si nécessaire un
outil adapté : R 233-8
Maintenir en place les carters,
capots de protection et
dispositifs d'éloignement :
R 233-1-1 et R 233-2 (a et b)
Maintenir le limiteur de
couple et le carter de
protection côté machine
en bon état :
R 233-1-1,
R 233-2 (a et b)
Ne pas dépasser les limites d'usure
prescrites et respecter les consignes de
maintenance de la notice d'instructions. Lors
du remplacement des rotors ou des lames,
veiller à utiliser des pièces de rechange
répondant aux préconisations du constructeur
de la machine : R 233-1-1 et R 233-2 (a et b)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
89
Semoir en lignes
Les semoirs en lignes sont utilisés pour le semis des céréales, pois, colza et graines fourragères diverses. Dans
les semoirs conventionnels, la circulation des graines s’effectue par gravité jusqu’à 4 mètres de largeur de
semis ; au-delà, les constructeurs adoptent un transport pneumatique des graines. Les constructeurs proposent des semoirs en lignes intégrables, conçus pour être combinés avec des outils de travail du sol. Selon les
cas, les semoirs peuvent être équipés de dispositifs de localisation d’engrais et/ou de produits de traitement.
Caractéristiques courantes :
– largeur de travail : 2,5 à 4 mètres pour les semoirs à alimentation gravitaire et jusqu’à 8 mètres pour les
semoirs à alimentation pneumatique
– nombre de rangs (environ 8 par mètre pour les céréales courantes) : 20 à 64 rangs
– capacité de trémie : 300 litres (230 kg) à 1 800 litres (1 370 kg de grain environ)
– hauteur de chargement de la trémie : 1,40 à 1,70 m
– poids de la machine à vide : 300 à 1 500 kg
– vitesse de travail : 4 à 9 km/h
Traceur
relevé
Tracé laissé
lors du passage
précédent
Trémie
Mécanisme
de distribution
Traceur
en action
Boîte de vitesses
Transmission
Roue menante
Eléments de mise
en terre des graines
Accès à la trémie
Eléments de recouvrement
des graines
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
90
Organes et fonctions
Trémie
La trémie
La trémie constitue la réserve de graines du semoir. Elle
dispose d’un mécanisme d’agitation et, à sa base, d’un dispositif de distribution. L’approvisionnement s’effectue par déversement depuis une benne, une vis de manutention ou
manuellement par des sacs.
Agitateurs
Mécanisme
de distribution
Les agitateurs
Animés par la transmission du semoir, leur rôle est d’éviter
les irrégularités d’alimentation causées par l’effet de ”voute”
de la semence à l’entrée du dispositif de distribution.
Boîte de vitesses
Transmission
Mécanisme de distribution
Il s’agit du mécanisme qui dose les graines à semer et les
distribue dans les conduites des organes d’enterrage. Ce
mécanisme comprend des rotors interchangeables à cannelures ou à ergots, animés à une vitesse proportionnelle à
la vitesse d’avancement grâce à une roue menante qui repose sur le sol pendant le travail. Pour chaque type de graines, une boîte de vitesses ou un variateur permet d’ajuster
la dose de semis en agissant sur le réglage de la vitesse de
rotation des rotors distributeurs.
Roue menante
Organes
de mise en terre
Les organes de mise en terre
Au terme de leur descente dans les conduites, les graines
sont déposées au milieu d’un sillon ouvert dans le sol par
des disques ou un soc creux appelé aussi ”botte de semis”.
Organes de recouvrement
des graines
Principe d'un semoir en ligne
Les organes de recouvrement des graines
Il s’agit de griffes ou de dents qui assurent le recou-vrement
des sillons et la répartition de la terre au-dessus des graines semées.
Trémie
Ventilateur
Les traceurs
Comme leur nom l’indique, les traceurs sont destinés à réaliser des traces au sol pour guider le conducteur lors du
passage suivant. On distingue les traceurs de semis dont
les traces servent à guider le conducteur dans son travail,
des traceurs pour le jalonnage de pré-levée, destinés à marquer les passages du tracteurs pour les opérations ultérieures de traitement ou de fertilisation.
Transport pneumatique
Les semoirs de grande largeur présentent une largeur de
travail plus élevée que la largeur de leur trémie. Dans ce
cas, à la sortie des distributeurs, le transport par gravité est
remplacé par un transport pneumatique assuré par le courant d’air d’un ventilateur qui entraîne les graines vers les
différents éléments de mise en terre.
Mécanisme
de distribution
Vers les éléments
de mise en terre
Vue partielle d'un dispositif
de transport pneumatique
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
91
Conception
Semoir en lignes
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Localisation, accès et facilité de réglage et d'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Liaisons hydrauliques et électriques :
Arbre de transmission à
1.5.1, 1.5.4 et 1.6.3 cardans et son protecteur :
Dispositif de maintien en
Circuits hydrauliques : 1.3.2 (I) et 1.5.3
1.3.8 (A) et 3.4.7
position levée : 1.3.1
Protection des éléments hydrauliques
Support de l'arbre de
et électriques après dételage : 1.1.2
transmission à cardans :
Protection contre
3.4.7 al. 5
Dispositif d'attelage
les phénomènes dangereux
Carter
de
protection
côté
trois
points
:
3.4.6
engendrés par les contacts
machine
:
1.3.7,
1.3.8
(A),
Stabilité au
avec les mécanismes
3.4.7 al. 3
dételage :
d'agitation pendant le travail :
Marquage de la vitesse et
1.3.1
1.3.7, 1.3.8 (B) et 1.4.1
du sens de rotation de la
prise de force : 1.7.3 (II)
Commandes de
réglage situées en
Dispositif de maintien
dehors des zones
du capot en position
dangereuses : 1.2.2,
levée : 1.6.4
1.3.7 (I) et 1.6.1
Sécurité des
opérations
d'attelage :
1.3.1 et 1.6.4
Protection contre les éléments
mobiles de transmission : 1.3.7,
1.3.8 (A), 1.4.1 et 1.4.2.1
Plateforme d'accès pour le
chargement de la trémie :
1.6.2 et 1.5.15
Pendant le semis, si la présence d'un
opérateur de surveillance sur le semoir est
nécessaire, la machine doit être pourvue
d'un poste de travail aménagé contre les
risques de chute et contre les contacts avec
les éléments mobiles : 1.6.2, 3.2.3 et 3.4.5
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
92
Protection contre
les éléments
mobiles de
transmission :
1.3.7, 1.3.8 (A)
et 1.4.1
Utilisation
Semoir en lignes
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44.
Au cours du travail, ne jamais intervenir
sur les organes du semoir (agitateur,
système d'enterrage des semences, ...).
En cas de difficultés d'alimentation ou de
bourrage, opérer à l'arrêt. Utiliser si
nécessaire un outil adapté : R 233-8
Lors des
déplacements,
verrouiller le dispositif
de maintien en position
levée :
R 233-2
Maintenir en place les
carters et capots de
protection et
dispositifs
d'éloignement :
R 233-1-1 et R 233-2
Au dételage,
prendre soin et protéger
les organes de liaison
et de commande électriques En cas d'intervention
dans la zone de
et hydrauliques :
coincement
entre le
R 233-2
distributeur et le tracteur,
placer le système de
relevage en position
basse, avant l'arrêt du
moteur : R 233-2 (a et b)
Si le semoir est utilisé
en combinaison avec
une herse rotative,
prendre connaissance
des informations de la
notice d'instructions et
des conseils de la
fiche 9 - 1
Ne jamais monter et stationner sur la machine en
déplacement : R 233-2 (b), sauf si le constructeur a
prévu un poste de travail sûr, aménagé à cet effet :
R 233-13-18.
Pour les réglages, respecter
les procédures de la notice
d'instructions et utiliser le cas
échéant les outils de service
livrés avec la machine :
R 233-2 (a et b)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
93
Faucheuse rotative portée
à axes verticaux
Les faucheuses rotatives ont remplacé les faucheuses à lames alternatives. Elles sont destinées à la coupe des
fourrages en vue de leur récolte par ”la voie sèche” (foin) ou ”la voie humide” (ensilage). Leurs organes de
coupe sont constitués de disques ou de plateaux rotatifs (appelés aussi assiettes) de formes variées (circulaires, ovales ou triangulaires), munis de 2 à 3 couteaux escamotables. Les disques sont supportés par un carterpoutre profilé, glissant sur le sol. Il existe un autre type de faucheuses rotatives dont les organes de coupe sont
des couteaux portés par des tambours rotatifs. On rencontre souvent des faucheuses portées à l’arrière des
tracteurs, mais aussi des faucheuses traînées et parfois des faucheuses en position frontale.
Selon les cas, les faucheuses rotatives sont associées à un dispositif de conditionnement du fourrage (faucheuses conditionneuses), dont le rôle est d’accélérer la dessication des tissus végétaux en les éclatant ou en les
lacérant avec des rouleaux, des doigts ou des fléaux.
Caractéristiques courantes :
– largeur de coupe 2 à 4 mètres
– nombre de disques : 4 à 8 (0,4 à 0,5 m par disque)
– puissance nécessaire : environ 15 kW par mètre de largeur de coupe (20 ch/m)
– vitesse des organes de coupe : 75 à 80 m/s (2 700 à 3 000 tr/min)
– vitesse de travail : 6 à 12 km/h
– surface fauchée à l’heure : 1 à 2,5 ha/h selon l’équipement et l’état de la végétation
Système de suspension
Dispositif de protection
contre les projections :
jupe souple et/ou
carter plein
Attelage trois points
Vérin de relevage
et de repliage en
position transport
Transmission
à cardans
Transmission
Diviseur rotatif
Couteaux
Béquille
Disques
Barre de coupe
Dispositif de sécurité
en cas d'obstacle
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
94
Organes et fonctions
Barre de coupe
La barre de coupe est constituée d’un carter-poutre qui supporte les disques et contient les pignons de transmission dans
un bain d’huile. Elle glisse sur le sol par l’intermédiaire de
patins et son inclinaison (angle de piquage) est réglable pour
permettre la modification de la hauteur de coupe.
Végétation
Disques
De forme circulaire, ovale ou triangulaire, ils portent les couteaux de la faucheuse et sont animés à une vitesse de rotation d’environ 3 000 tr/min.
Couteaux
Les couteaux constituent les organes de coupe, ils sont en
acier spécial (résistant au choc et à l’usure), de forme plate
ou profilée avec des bords tranchants (souvent réversibles).
Ils sont montés libres sur leur axe de manière à pouvoir s’escamoter en cas d’obstacle (réduction du risque de rupture).
Au travail, ils sont maintenus par la force centrifuge. Leur fixation est généralement assurée par un axe en acier spécial et
un écrou-frein.
Disque
Couteau monté libre
sur son axe
Sens
d'avancement
Transmission
à pignons
Carter-poutre
Diviseurs rotatifs
Afin de faciliter la formation de l’andain de fourrage coupé, les disques des extrémités de la barre de coupe sont
souvent coiffés d’une pièce cylindrique ou tronconique, appelée diviseur rotatif, qui dégage le fourrage et évite
sa projection vers la partie non fauchée.
Dispositif de protection contre les projections
Le principe de coupe des faucheuses rotatives est basé sur la vitesse élevée des organes de coupe. Il en
résulte un risque important de projections lors des contacts avec des pierres ou des taupinières. Pour limiter
l’énergie de ces projections et éviter des trajectoires dangereuses, les faucheuses rotatives sont obligatoirement pourvues d’un dispositif de protection par recouvrement de la zone de coupe par des carters pleins et des
jupes souples.
Dispositif de protection de la machine en cas d’obstacle
Il s’agit d’une articulation mécanique qui permet à la barre de coupe de s’effacer par pivotement en cas de
rencontre avec un obstacle (haie, pieu de clôture, souche,... ). Au travail, la machine est maintenue en position
par un verrou dont le seuil de déclenchement est étudié pour libérer la barre de coupe au-dela d’un certain effort.
Système de suspension
Ce système réglable à ressorts ou à accumulateur oléo-pneumatique, permet de limiter la pression de la barre
de coupe sur le sol au travail et de faciliter le suivi des irrégularités de la surface du sol.
Transmission
Les faucheuses rotatives sont entraînées par la prise de force des tracteurs. La transmission interne de la
machine comprend une première partie située entre l’arbre à cardans et la barre de coupe (transmission à
pignons et/ou à courroies) ; la seconde partie, située dans le carter-poutre de la barre de coupe, comprend une
série de pignons pour l’entraînement des disques.
Dispositif de repliage en position de transport
Il s’agit d’un dispositif hydraulique commandé depuis le poste de conduite du tracteur pour passer de la position
de transport (barre de coupe longitudinale ou verticale), à la position de travail (perpendiculaire à l’avancement)
et vice versa.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
95
Faucheuse rotative portée
à axes verticaux
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit : 1.5.8
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Risques hydrauliques :
– Liaisons hydrauliques : 1.5.4 et 1.6.3
– Circuit et vérins hydrauliques : 1.3.2 (I) et 1.5.3
– Protection des éléments hydrauliques après
dételage : 1.1.2
Dispositif de maintien
en position transport : 1.3.1
Protection contre
les projections d'objets :
1.3.3
Protection des éléments
mobiles de transmission :
1.3.7, 1.3.8 (A)
Commande de réglage
située en dehors des
zones dangereuses :
1.2.2, 1.3.7 et 1.6.1
Dispositif
d'attelage trois
points : 3.4.6
Support de
l'arbre de
transmission
à cardans :
3.4.7 al. 5
Carter de protection
côté machine : 1.3.7,
1.3.8 (A) et 3.4.7 al. 3
Stabilité de la
machine dételée,
béquille : 1.3.1
Protection contre les risques
liés aux éléments mobiles
concourant au travail (distance
minimale de sécurité) : 1.3.7,
1.3.8 (B), 1.4.1
Arbre de transmission à
cardans et son protecteur :
1.3.8 (A), 3.4.7
Marquage de la
vitesse et du sens de
rotation de la prise
de force : 1.7.3 (II)
Organes de coupe :
- fiabilité des organes de coupe et de leurs fixations : 1.3.2 (I)
- maintenance : 1.6.1
- remplacement des couteaux : 1.3.2 (I), outillage spécifique : 1.1.2. (f)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
96
Faucheuse rotative portée
à axes verticaux
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité,
– Ne jamais intervenir sur la machine et autour d'elle sans arrêter le moteur : R 233-2 et R 233-8.
Maintenir en place et en bon état
le protecteur contre les projections
(toile, bavette...) : R 233-1-1
et R 233-2 (a et b)
Danger de projections :
n'accepter aucune
personne dans la zone
de travail : R 233-2
et R 233-13-17
Ne jamais quitter le chantier
sans arrêter le moteur et ôter
la clé de contact ou bien
Maintenir en place
fermer à clé la cabine du
les carters et capots
tracteur : R 233-2
de protection :
R 233-2 (a et b)
Verrouiller le dispositif
de maintien en position
transport : R 233-2
Surveiller l'état des
flexibles et des
raccords hydrauliques :
R 233-1-1 et R 233-2
Ne jamais dépasser
le régime nominal de
rotation des organes
de coupe : R 233-2
Assurer la stabilité de
la machine lors des
dételages et du
remisage :
R 233-2
En raison de l'inertie des
organes de coupe,
attendre l'arrêt complet
avant d'intervenir : R 233-2
et R 233-8
Débrayer la prise de force pour
stopper la rotation des organes
de coupe lors des manœuvres
de relevage et en dehors de la
végétation à faucher : R 233-2
Veiller au bon état de la
transmission à cardan et de
son protecteur (arrêté du 24
juin 1993), R 233-1-1.
Accrocher les chaînettes
anti-rotation : R 233-2
Poser la transmission sur
son support après
dételage : R 233-2
Vérifier l'état des organes de coupe et respecter
les consignes de maintenance de la notice
d'instructions. Lors du remplacement des outils de
coupe, veiller à respecter les préconisations du
constructeur de la machine et utiliser l'outillage
approprié : R 233-1-1 et R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
97
Ramasseuse-presse
à balles cylindriques
Les ramasseuses-presses à balles cylindriques, appelées aussi ”presses à balles rondes” ou ”round-balleurs”,
sont très fréquemment utilisées pour le pressage des fourrages et des pailles. Placées en ligne derrière le
tracteur, les ramasseuses-presses à balles cylindriques ramassent le produit en andain sur le sol et le pressent
par enroulement à l’intérieur d’une chambre cylindrique. Selon les machines, le mode de pressage fonctionne
soit selon le système de ”chambre à volume constant”, soit selon le système de ”chambre à volume variable”.
Pour permettre la réalisation de balles d’ensilage destinées à être conservées par enrubannage, certaines
presses sont pourvues d’un hacheur de fourrage placé à l’entrée de la chambre à balle. Le liage des balles
cylindriques est réalisé par enroulement de ficelle ou d’un filet.
Caractéristiques courantes :
– largeur de ramassage : 1,50 m à 2,20 m
– largeur des balles : 0,90 et 1,20 m
– diamètre des balles : 0,50 à 1,80 m
– poids des balles : 120 à 300 kg (paille), 180 à 400 kg (foin sec), 350 à 800 kg (ensilage)
– liage par enroulement de ficelle ou de filet
– poids moyen d’une pelote de ficelle : 5 kg, d’une bobine de filet : 30 kg
– puissance d’entraînement : 35 à 60 kW
– poids de la machine : 1600 à 2700 kg selon modèles.
Système
de liage
Magasin de ficelle
ou de filet
Chambre
à balle
Porte arrière
basculante
Indicateur de
formation de balle
Console de commande
et de réglage des paramètres
de pressage et de liage
Courroies
011
Arbre de transmission
à cardans et son protecteur
Limiteur de couple
Attelage et timon
Béquille
Hacheur
Ramasseur
Roue de réglage
de la hauteur
du ramasseur
Cycle de
réalisation
d’une balle
cylindrique
Début
du pressage
Formation
de la balle
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
98
Liage, puis ouverture de la
porte et dégagement
de la balle
Organes et fonctions
Ramasseur
Appelé également ”pick-up”, cet élément est présent sur toutes les ramasseuses-presses, les ensileuses et les
remorques auto-chargeuses de fourrage. Le ramasseur fonctionne à la manière d’un râteau rotatif qui soulève le
fourrage ou la paille en andain sur le sol et l’élève vers les organes internes de la presse. Placé en position frontale,
il comporte deux flasques latéraux, entraînés en rotation et qui supportent des barres transversales pourvues de
dents flexibles en fil d’acier. Au travail, la position du ramasseur par rapport au sol, est assurée par des roues
latérales. En transport, le ramasseur est relevé par un dispositif de relevage à commande manuelle ou hydraulique.
Densité de pressage
Dans le langage courant, la densité de pressage caractérise le degré de compression des balles, exprimée en
kilos par m3. Plus la densité est grande, plus les contraintes en fin de pressage sont importantes.
Chambre à balle
Ce terme désigne le volume ou est réalisé la balle. Selon les cas, cette chambre peut être soit du type à volume
variable, soit du type à volume constant.
Chambre à volume
constant
(à rouleaux)
Chambre
à volume variable
Pour les presses à chambre à volume variable, la chambre est délimitée à sa périphérie par des courroies
parallèles repliables, animées et tendues par des rouleaux. Au départ, les courroies sont repliées de manière à
former un volume réduit, puis au fur et à mesure de l’enroulement du produit, le volume de la chambre croît en
repoussant les courroies vers l’extérieur.
Pour les presses à chambre à volume constant, le volume de la chambre correspond au volume des balles
finies. Les parois sont constituées de rouleaux en acier ou de trains de courroies animées. Au départ, le produit
entre librement dans la chambre jusqu’à ce qu’elle se remplisse. Le pressage commence lorsque la masse de
produit est entraînée en rotation et s’enroule jusqu’à la densité souhaitée.
Il existe des presses dont le principe combine les deux techniques : volume variable et volume constant.
Système de liage
En fin de pressage, les balles sont liées par simple enroulement d’une ficelle ou d’un filet. L’accrochage par
contact de la ficelle ou du filet avec le produit suffit à les maintenir sans précautions particulières. L’introduction
de la ficelle ou du filet en début de cycle, puis sa coupure en fin de cycle, sont réalisées par un automatisme
contrôlé depuis le poste de conduite.
Porte arrière
La porte arrière des ramasseuses-presses à balles cylindriques est basculante afin de permettre la sortie des
balles de la chambre après leur pressage. La manoeuvre est réalisée par des vérins hydrauliques. L’opération
d’éjection des balles s’effectue à l’arrêt. Le dégagement de la balle peut être assuré par un plan incliné (éjecteur),
sinon une marche arrière préalable de quelques mètres est nécessaire.
Console de commande, réglage et contrôle des paramètres de pressage et de liage
Il s’agit d’une console placée dans le poste de conduite et qui présente au conducteur différents indicateurs :
guidage, diamètre de balle, limite de densité, fin de pressage, paramètres de liage (nombre de tours de ficelle,...).
Indicateur de formation de balle
Indicateur placé sur le devant de la presse et ou sur la console, qui indique, selon les cas, le diamètre de la balle
et/ou la densité de pressage.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
99
Ramasseuse-presse
à balles cylindriques
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Maintenance : 1.6.1, 1.6.2, 1.6.4
– Protection contre les phénomènes dangereux engendrés par les bourrages : 1.3.7 (II)
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Liaisons hydrauliques et
Protection des éléments
électriques : 1.5.1, 1.5.4
électriques et hydrauliques et 1.6.3
après dételage : 1.1.2
Circuit hydraulique : 1.3.2
(I), 1.5.3
Console de
commande et
de réglage des
paramètres de
pressage et de liage,
depuis le poste de
conduite : 1.3.1, 1.2.2
Accessibilité et mise en
place des bobines de
filet ou de ficelle :
1.6.1 et 1.6.4
Dispositif de
maintien
en position levée
de la partie arrière :
1.6.3, 1.6.4
011
Marquage de la
vitesse et du sens
de rotation de la
prise de force :
1.7.3 (II)
Arbre de transmissions
à cardans et son
protecteur : 1.3.8 (A)
et 3.4.7
Support de
l'arbre de
transmission à
cardans : 3.4.7
al. 5
Dispositif de
remorquage :
3.4.6
Freinage : frein de
stationnement sinon des
cales doivent être
prévues sur la machine :
3.3.3 al. 1 et 3
Carter de protection Stabilité de la
côté machine :
machine dételée,
1.3.7, 1.3.8 (A) et
béquille :
3.4.7 al. 3
1.3.1 et 3.4.6
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
100
Protection contre les
éléments mobiles de
transmission : 1.3.7,
1.3.8 (A) et 1.4.2.1
Protection contre les risques
dus aux organes concourant
au travail (ramasseur...) :
1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1, 1.4.2.1
Ramasseuse-presse
à balles cylindriques
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien.
– Informer l'opérateur et le former : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Afin d'éviter les risques dus aux bourrages, notamment en conditions de récolte difficiles (verse, humidité...),
appliquer les réglages recommandés par le constructeur et la vitesse la plus adaptée au travail : R 233-2 ;
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales : R 233-2 et code de la route.
Veiller au bon état des flexibles et
raccords hydrauliques : R 233-1-1,
R 233-2. Placer les raccords
hydrauliques et les prises
électriques dans les dispositifs
prévus à cet effet : R 233-2 (b)
Au travail, veiller à ne
pas dépasser la densité
de pressage maximale
recommandée par le
constructeur : R 233-2
Respecter le mode
opératoire pour la mise
en place de la ficelle ou
du filet : R 233-2
Maintenir en place
les carters et capots
de protection :
R 233-2 (a et b)
Effectuer les
opérations d'entretien
moteur arrêté. En
cas d'intervention sur
la machine, porte
relevée, arrêter le
moteur et verrouiller
le dispositif de
maintien en position
levée : R 233-2,
R 233-8
Veiller au positionnement
correct de la console dans
la cabine et assurer sa
protection lors du remisage :
R 233-2
011
Lors du travail dans
les pentes, organiser
l'éjection de la balle
en tenant compte
des risques de
roulement : R 233-2
et R 233-13-17
Utiliser, côté tracteur
le dispositif
d'attelage approprié :
R 233-2 (a et b)
Veiller au bon état de la
transmission à cardans et de
son protecteur : R 233-1-1
(arrêté du 24 juin 1993)
En cas de bourrage au niveau
Accrocher les chaînettes antidu ramasseur ou de la
rotation : R 233-2
chambre à balles, arrêter le
Poser la transmission sur son Après dételage, immobiliser la
moteur et suivre les
machine (cales ou frein de
support : R 233-2
consignes de la notice
stationnement). La machine doit
d'instructions :
reposer sur sa béquille en
R 233-2, R 233-8
s'assurant de sa stabilité : R 233-2
Maintenir les
dispositifs de
signalisation
propres et en bon
état : R 233-1-1 et
R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
101
Ramasseuse - presse
à grosses balles parallélépipèdiques
Les ramasseuses-presses à balles pallélépipèdiques sont utilisées pour le pressage de la paille et des fourrages
secs, voire dans certaines régions de l’ensilage d’herbe dont les balles sont ensuite enrubannées. Placées en ligne
derrière le tracteur, ces ramasseuses-presses ramassent le produit en andain sur le sol et le pressent grâce à un
système de piston alternatif. Le liage des balles pallélépipèdiques est réalisé par des liens en ficelle noués mécaniquement.
Caractéristiques courantes :
– largeur de ramassage : 1,90 à 2,30 m
– largeur des balles : 0,80 à 1,20 m
– hauteur des balles : 0,45 à 1,3 m
– longueur des balles : 1,50 à 2,50 m
– nombre de ficelles ou de noueurs : 4 à 6
– poids des balles : 80 à 800 kg selon la dimension des balles et la densité de pressage
– densité depressage : paille 150 à 180 kg/m3, foin sec : 240 à 280 kg/m3 et ensilage 350 kg/m3)
– puissance d’entraînement : 60 à 120 kW
– poids de la machine : 4 500 à 8 500 Kg selon modèles
Vue générale
Volant d'inertie
Indicateurs
de défilement
de ficelle
Noueurs
Chambre ou canal
de compression
Renvoi d'angle
Dispositif de réglage
de la densité
Limiteur de couple
Arbre de transmission
à cardans
et son protecteur
Magasin de ficelle
Roue de réglage
de la hauteur
du ramasseur
Attelage et timon
Béquille
Ramasseur
Ameneurs
Système
bielle-manivelle
Chaîne cinématique
simplifiée
Piston
Chambre de
compression
Volant
Canal de sortie
Arbre à
cardans
Renvoi
d'angle
Ramasseur
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
102
Chambre
d'alimentation
Organes et fonctions
Volant d’inertie
Situé à l’entrée du renvoi d’angle, ce volant très lourd (100 à 300 kg), dispose d’un fort moment d’inertie pour
assurer la régularité de l’entraînement de la machine, notamment pendant la course de compression du piston.
Renvoi d’angle
Il s’agit d’un lourd boîtier qui contient un couple d’engrenages coniques qui transforment le mouvement longitudinal venant du tracteur en mouvement transversal pour animer l’entraînement du piston et les autres fonctions
de la machine. Ce boîtier nécessite un entretien régulier : graissage, contrôle et réglage du limiteur de couple,...
Ramasseur
Appelé également ”pick-up”, cet élément fonctionne à la manière d’un râteau rotatif qui soulève le fourrage ou la
paille en andain sur le sol et l’élève vers les organes internes de la presse. Placé en position frontale, il comporte
deux flasques latéraux, entraînés en rotation et qui supportent des barres transversales pourvues de dents
flexibles en fil d’acier. Après son ramassage, le produit est souvent rassemblé devant les ameneurs par des vis
sans fin latérales.
Au travail, la position du ramasseur par rapport au sol, est assurée par des roues latérales. En transport, le
ramasseur est relevé par un dispositif de relevage à commande manuelle ou hydraulique.
Ameneurs
Les ameneurs ont pour fonction d’alimenter la chambre de compression . Selon les cas, ils sont constitués de
fourches à trajectoire éliptique ou rotative. Leur mécanisme d’entaînement et leurs formes sont souvent complexes
afin d’assurer une alimentation régulière favorable à la bonne formation des balles et à leur tenue après le
pressage.
Chambre de compression
La chambre de compression reçoit le produit pré-compressé par les ameneurs (entrée) et se prolonge par un
canal de sortie ou se trouve le dispositif de réglage de la densité. Elle est constituée d’une robuste structure
mécano-soudée dans laquelle se déplace le piston.
Piston
Le piston est constitué d’une structure mécano-soudée, guidée dans la chambre de compression par des galets
et des glissières. Le piston est animé depuis le renvoi d’angle par un système de bielle-manivelle.
Densité de pressage
Dans le langage courant, la densité de pressage caractérise le degré de compression des balles, exprimée en kg / m3.
Plus la densité est grande, plus les contraintes en fin de pressage sont importantes.
Dispositif de réglage de la densité
La densité est réglée en agissant sur la section du canal
Bec
Principe d'un dispositif
de sortie de la chambre de compression. Plus la section
noueur
de liage
de sortie est réduite, plus la densité est élevée. Ce réglage est assuré en agissant sur les parois mobiles du
canal de sortie, par l’intermédiare de commandes mécaniques (manivelle et vis) ou par des vérins hydrauliques.
Levier de
Pignon
déclenchement
Noueurs
métreur
Selon la section du canal de pressage,quatre à six
Noueur
noueurs assurent le liage des balles. Chaque noueur
Piston
comprend un dispositif de retenue de la ficelle, une
aiguille et un bec noueur qui réalise le noeud. Pendant la
formation de la balle, le déplacement du produit pressé
dans le canal entraîne une roue de mesure appelée pignon métreur. Lorsque la longueur souhaitée de la balle
est atteinte, cette roue déclenche le mouvement de
Pelotte
l’aiguille qui ceinture alors la balle et apporte la seconde
de ficelle
extrémité du lien dans le bec noueur afin que celui -ci
réalise le nœud.
Aiguille
Balle
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
103
Ramasseuse - presse
à grosses balles parallélépipèdiques
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Protection contre les phénomènes dangereux engendrés par les bourrages : 1.3.7 (II)
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit : 1.5.8
– Maintenance : 1.6.1, 1.6.2, 1.6.4
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Dispositif
Console de commande, de contrôle
d'immobilisation
et réglage des paramètres de
du volant en cas
pressage et de liage, depuis le
d'intervention (frein ou
poste de conduite : 1.3.1, 1.2.2
verrou) : 1.6.3
Liaisons hydrauliques et
électriques : 1.5.1, 1.5.4 et 1.6.3
Circuit hydraulique :
1.3.2 (I) et 1.5.3
Protection des éléments
électriques et hydrauliques après
dételage : 1.1.2
Marquage du régime
et du sens de rotation :
1.7.3 (II)
Indicateurs de
défilement
de ficelle : 1.2.2 (b)
Éclairage des mécanismes
de liage : 1.1.4
Protection contre les risques
dus au dispositif de liage :
1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1 et 1.4.2.1
Arbre de
transmission à
cardans et son
protecteur : 1.3.8
(A) et 3.4.7
Dispositif d'arrêt
empêchant le
déclenchement
intempestif des
aiguilles et des
noueurs : 1.2.4(I)
Accessibilité et mise
en place des bobines
de ficelle : 1.6.1 et 1.6.4
Support de
l'arbre de
transmission à
cardans :
3.4.7 al. 5
Dispositif de
remorquage :
3.4.6
Moyens d'accès au
dispositif de liage :
1.5.15 et 1.6.2
Freinage : 3.3.3 al. 1 et 3
Carter de protection Stabilité de la
machine dételée,
côté machine :
béquille :
1.3.7, 1.3.8 (A) et
1.3.1 et 3.4.6
3.4.7 al. 3
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
104
Protection contre les risques
dus aux organes concourant
au travail (ramasseur...) :
1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1, 1.4.2.1
Protection contre les
éléments mobiles de
transmission : 1.3.7,
1.3.8 (A), 1.4.1 et 1.4.2.1
Ramasseuse - presse
à grosses balles parallélépipèdiques
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10 R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Afin d'éviter les risques dus aux bourrages, réaliser des andains réguliers, appliquer les réglages recommandés
par le constructeur et adapter la vitesse aux conditions de travail,
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales (gyrophare,..) : R 233-2 et code de la route.
Ne jamais quitter le chantier sans arrêter le moteur
et ôter la clé de contact ou bien fermer à clé la cabine
du tracteur : R 233-2
Lors des interventions d'entretien ou en
cas de panne, arrêter le moteur,
respecter les indications de la notice
d'instructions et prendre en compte
l'importante inertie de certains organes
(volant,...) : R 233-2, R 233-8
Veiller au positionnement correct
de la console dans la cabine
et assurer sa protection lors du
remisage : R 233-2
Au travail, et selon la
nature du produit, veiller
à ne pas dépasser la
densité de pressage
maximale recommandée
par le constructeur :
R 233-2
Maintenir en place
les carters de
protection :
R 233-2
Pour la mise en place des
ficelles, procéder moteur
à l'arrêt et respecter le
mode opératoire de la
notice d'instructions :
R 233-2
En cas d'anomalie de
liage, mettre en place le
dispositif empêchant le
déclenchement
intempestif des organes
de liage et respecter les
indications de la notice
d'instructions :
R 233-2, R 233-8
Veiller au bon état des
flexibles et raccords
hydrauliques : R 233-1-1 et
R 233-2. Placer les raccords
hydrauliques et les prises
électriques dans les dispositifs
prévus à cet effet : R 233-2
Veiller au bon état de la
transmission à cardans et de
son protecteur (arrêté du 24
Juin 1993) : R 233-1-1.
Accrocher le dispositif antirotation : R 233-2. Au
dételage, poser la
transmission sur son support :
R 233-2
Maintenir les
dispositifs de
signalisation en bon
état : R 233-1-1
Utiliser, côté tracteur
le dispositif
d'attelage approprié :
R 233-2 et R 233-1
alinéa 1
Après dételage,
immobiliser la machine
(cales ou frein de
stationnement). La
machine doit reposer sur
sa béquille en s'assurant
de sa stabilité : R 233-2
En cas de bourrage au
niveau du ramasseur ou de
la chambre à balles, arrêter
le moteur, suivre les
consignes de la notice
d'instructions et utiliser
l'outillage spécifique :
R 233-2, R 233-8
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
105
Récolteuse-hacheuse-chargeuse
Ensileuse automotrice
Appelées couramment ensileuses, les récolteuses-hacheuses-chargeuses automotrices sont utilisées pour la
récolte des fourrages en coupe fine (finesse de hachage: 5 à 30 mm) destinés à la déshydratation ou à être
conservés par la voie humide en silo. Le fourrage est haché et chargé dans les remorques qui approvisionnent
le silo. Les ensileuses peuvent être équipées de quatre types de tête de récolte :
– barre de coupe directe pour la récolte des fourrages sur pied,
– ramasseur d’andains (graminées, légumineuses) après préfanage ou ressuyage,
– tête de récolte à becs (3 à 8 rangs) pour les plantes semées en ligne (maïs,...),
– tête de récolte à tambours pour les plantes diverses, semées en ligne ou non.
Caractéristiques courantes :
– puissance : 160 à plus de 350 kW ( 220 à 475 chevaux environ)
– débit instantané : 50 à 100 tonnes de produit vert par heure et jusqu’à 150 t/h avec un
cueilleur de maïs à 8 rangs
– vitesse de travail : 4 à 12 km/h
Les travaux d’ensilage nécessitent la présence de plusieurs personnes et la mobilisation de plusieurs ensembles tracteur-remorque pour évacuer la récolte. Cela implique une bonne organisation et la vigilance des conducteurs, surtout quand les conditions sont difficiles (sol humide, récolte versée...).
Poste de
conduite
Goulotte
Barres
déflectrices
Tambour
hacheur
Moteur
Signalisation
arrière
Tête de récolte
amovible pour le
maïs
Rouleaux
et inverseur
d'alimentation
Contre-couteau
Ventilateur
d'éjection
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
106
Transmission
hydrostatique
Organes et fonctions
La tête de récolte est l’organe de coupe ou de ramassage du fourrage. Il existe 4 types de tête de récolte :
coupe directe d’herbe (barre de coupe), ramasseur d’herbe en andains ou récolteurs de maïs à becs ou à
tambours. Les récolteurs de maïs à becs disposent de barres déflectrices qui facilitent le cheminement des
tiges.
Le système d’alimentation, situé entre la tête de récolte et le hacheur (cf schéma ci-dessous), est une sorte
de laminoir constitué généralement de quatre rouleaux crénelés qui présentent le produit devant les couteaux
du hacheur. La vitesse du produit dans la chambre d’alimentation varie de 0,8 à 8 m/s selon la finesse de
hachage souhaitée.
L’inverseur d’alimentation est commandé depuis le poste de conduite ; il permet d’inverser le sens de rotation
des rouleaux d’alimentation pour faciliter les débourrages sans intervention manuelle dangereuse.
Le détecteur de métaux (cf schéma ci-dessous) est un dispositif de protection des ensileuses. Placé dans un
rouleau d’alimentation, son rôle est de détecter la présence des corps étrangers ferreux et de déclencher immédiatement le débrayage du mécanisme d’alimentation pour prévenir la destruction partielle ou totale du hacheur.
Le hacheur à tambour est généralement constitué d’un rotor à axe horizontal ayant environ 60 cm de diamètre,
qui porte des couteaux tranchants fixés tangentiellement à sa périphérie.
Le hachage est obtenu par cisaillement du fourrage entre des couteaux mobiles (ceux du tambour) animés
d’une vitesse moyenne de 30 à 35 m/s (soit 900 à 1100 tours/minute) et un contre couteau fixe. L’énergie
cinétique du rotor hacheur est libérée par une roue libre pour éviter les dégâts en cas d’arrêt brusque de la
transmission. Certaines ensileuses sont équipées d’un hacheur à plateau à alimentation axiale.
Le réglage du contre-couteau est une opération qui consiste à régler l’intervalle entre ce dernier et le fil des
couteaux des rotors (0,1 à 0,3 mm). Il est réalisé 1 à 3 fois par jour manuellement ou automatiquement selon
l’équipement de la machine.
L’affûtage des couteaux est assuré plusieurs fois par jour par une affûteuse incorporée à meule effleurant
alternativement le tranchant des couteaux pendant leur rotation au ralenti, en marche avant ou marche arrière.
La transmission hydrostatique est une transmission hydraulique possédant des récepteurs (moteurs hydrauliques actionnant les roues) alimentés par une pompe à débit variable et réversible. La variation de vitesse
d’avancement est réglée en continu par le conducteur en agissant sur la commande de débit de la pompe. Les
transmissions hydrostatiques permettent une gestion précise de la vitesse d’avancement, en fonction des conditions de travail ; elles équipent la plupart des machines automotrices agricoles.
Contre-couteau
Vue de côté
des mécanismes
d'alimentation
et de hachage
d'une ensileuse
Détecteur
de métaux
Système
d'affûtage
Rouleaux
et inverseur
d'alimentation
Rouleaux
éclateurs
Rotor
hacheur
Couteaux
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
107
Récolteuse-hacheuse-chargeuse
Ensileuse automotrice
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail : articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail : article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2, 1.2.4 et 3.3.1
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2, 3.6.1
– Surfaces, arêtes, angles : 1.3.4.
– Bruit : 1.5.8 et vibrations : 1.5.9
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2, 1.1.3 et 1.6.1
– Maintenance : 1.6.1, 1.6.2 et 1.6.4
– Poste de conduite : 3.2.1 et 3.2.2
– Freinage : 3.3.3
– Stabilité : 1.3.1 et 1.7.4
– Risques dus à l'énergie électrique : 1.5.1
– Protection contre les phénomènes dangereux engendrés par les bourrages : 1.3.7 (II)
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Pot d'échappement :
– protection contre
les brûlures : 1.5.5
– protection contre
les gaz : 3.2.1 al. 4
Éclairage : 3.1.2 et 1.1.4
Visibilité : 3.2.1
Dispositif permettant
la manutention : 1.1.5
Protection contre les
éléments mobiles
concourant au travail :
1.3.7 et 1.3.8 (B)
Protection contre les
éléments mobiles du
compartiment moteur :
1.3.7, 1.3.8 (A), 1.6.1,
3.4.8
Présence d'un
extincteur :
1.5.6 et 3.5.2
Maintien en
position levée :
1.3.2, 1.6.4
Dispositif de
montage et de
démontage de la
tête de récolte par
un seul opérateur :
1.6.4
Risques dus
à la batterie
d'accumulateurs :
3.5.1
Circuits
hydrauliques :
1.3.2 (I), 1.5.3
Avertisseur
sonore de
marche arrière :
3.2.1
Accès au poste
Protection
Mise en marche : 1.2.3
de conduite :
contre les
Déplacements : 3.3.2
3.2.1 al. 3
éléments
Direction assistée : 3.3.5
et 3.4.5
mobiles de
Mise en route de la tête de
Accès pour le
transmission :
récolte protégée contre une
1.3.7 et 1.3.8 (A) ravitaillement : 1.1.3,
action involontaire : 1.2.2
1.5.15 et 1.6.2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
108
Utilisation
Récolteuse-hacheuse-chargeuse
Ensileuse automotrice
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former, mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Afin d'éviter les risques dus au bourrage, appliquer les réglages recommandés par le constructeur : vitesse
d'avancement, position des organes de travail (notamment en conditions difficiles : humidité, récolte versée...) :
R 233-2,
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales : R 233-2 et code de la route.
Maintenir une bonne visibilité : propreté des
Informer l'opérateur du danger de coupures : effectuer
vitres, réglage des rétroviseurs : R 233-2
l'affûtage et le réglage du contre-couteau, selon les
instructions du constructeur : R 233-2
A l'arrêt de la machine
retirer la clef de contact :
N'accepter sur la
R 233-2
Prévenir le risque de coincement ou
machine aucune
d'écrasement au moment du montage de
personne autre que le
la tête de récolte : R 233-1 et R 233-2
conducteur : R 233-2
Ne jamais s'approcher des organes
de récolte en mouvement (vis, couteaux, chaînes,...) : R 233-1, al.3
S'assurer de l'arrêt total de la
machine au point neutre du levier
de commande d'avancement
hydrostatique : R 233-2
Maintenir les
dispositifs de
signalisation
propres et en
état de marche :
R 233-1-1,
R 233-2
Maintenir en place, et en état, les carters
de protection : R 233-2.(a et b),
R 233-1-1. Pour débourrer, utiliser
l'inverseur d'alimentation. Procéder aux
réglages, moteur à l'arrêt : R 233-2,
R 233-8
En raison de la forte
inertie du hacheur
(roue libre), attendre
l'arrêt complet avant
d'intervenir : R 233-2
et R 233-8
Veiller à la propreté
des échelles et
plateformes d'accès à
la cabine : R 233-2
Risque de brûlures en
cas d'intervention sur
les organes chauds
(moteur, hydraulique,...) : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
109
Désileuse distributrice
portée à griffes
Le désilage consiste à extraire et décompacter les fourrages, conservés dans les silos horizontaux afin de les
distribuer aux animaux. Pour le réaliser, les éleveurs peuvent utiliser des désileuses-distributrices à griffes portées ou traînées. Ces désileuses comportent un panneau mobile muni de griffes qui charge le produit dans la
benne ; un dispositif de distribution permet ensuite l’alimentation des animaux.
Le désilage se déroule de la manière suivante : le panneau est positionné au dessus du silo avec un certain recul (30
à 40 cm par exemple), puis à l’aide des commandes hydrauliques, l’opérateur procède au tranchage du silo en
commandant l’abaissement du panneau à griffes ; au terme de cette course, le panneau est replié vers la benne, afin
d’y introduire le produit désilé. Le chargement de la benne de la désileuse s’effectue en plusieurs prises successives.
Ce type de machine, selon le nombre de rations à distribuer peut être utilisé plusieurs fois par jour; le plus
souvent, les constructeurs proposent des systèmes d’attelage et de dételage rapides et plus sûres.
Caractéristiques courantes :
– capacité : 1 à 3 m³
– puissance nécessaire : 30 à 60 kW (40 à 80 ch)
– utilisation journalière : 1 à 3 heures selon l’importance des troupeaux à nourrir
– ration indicative : 50 à 100 litres (20 à 40 kg selon la densité) d’ensilage/jour pour une vache laitière
bras
circuit hydraulique
vérins hydrauliques
commandes et
organes de service
panneau
griffes
front de taille
déflecteur réglable
béquille de dételage
de la machine
carter de protection de la
transmission et des éléments
mobiles du démêleur et du
convoyeur
moteur hydraulique
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
110
Organes et fonctions
Le panneau à griffes
De forme profilée, il comporte des griffes dans sa partie inférieure afin de
faciliter la pénétration et le tranchage du silo.
Le convoyeur de distribution
Ce convoyeur assure le déplacement latéral du produit et est entraîné par un moteur hydraulique. Le convoyeur
déverse le produit, en ligne, sur le sol ou dans les auges des animaux.
La distribution s’effectue souvent dans des couloirs de bâtiments où l’espace de manoeuvre est réduit.
Le démêleur rotatif
Animé par un moteur hydraulique, il décompacte et assure la distribution régulière du fourrage. Il peut se bloquer
par bourrage notamment au départ, quand la caisse est pleine.
Le déflecteur réglable
Son rôle est de contrôler la trajectoire de distribution du produit tout en protégeant la zone d’expulsion contre les
risques d’enroulement ou de coincement.
La béquille
Elle permet de stabiliser la machine lors du dételage.
Les commandes et organes de service
Il s’agit des commandes qui permettent d’actionner les vérins et moteurs hydrauliques depuis la cabine du tracteur. Selon les cas, l’opérateur peut utiliser les commandes du distributeur hydraulique du tracteur ou un distributeur spécifique à la machine. Les liaisons hydrauliques sont assurées par des raccords rapides.
Sens d'avancement
Chaîne cinématique
d'une désileuse
distributrice
Convoyeur ou
fond mouvant
transversal
Sens du
chargement
Démêleur
rotatif
Sens de la
distribution
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
111
Désileuse distributrice
portée à griffes
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail : articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail : article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1 et 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 et 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Risques dus au bourrage : 1.3.7 (II)
– Bruit : 1.5.8
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Protection contre les
risques de cisaillement :
1.3.7
Commande du bras à
action maintenue et
visibilité sur la zone de
travail : 1.2
Maintien en position
levée des bras :
1.2.2 et 1.6.4
Circuits hydrauliques et
électriques :1.3.2 (I) et
1.5.3
Liaisons hydrauliques
et électriques : 1.5.1,
1.5.4, 1.6.3
Protecteur et
déflecteur :
1.3.3, 1.3.8 (B),
1.4.2.1 et 1.4.2.3
Protection des
éléments
hydrauliques et
électriques après
dételage : 1.1.2
Cas des machines à
transmission par arbre à
cardans, protection de l'arbre
de transmission : 1.3.8 (A) et
3.4.7
Support de l'arbre de transmission
à cardans : 5.4.7 al. 5
Carter de protection côté machine :
1.3.7, 1.3.8 (A) et 3.4.7 al. 3
Marquage de la vitesse et du sens
de rotation de la prise de force :
1.7.3 (II)
Transmission du convoyeur et
Sécurité du dételage de la
protecteur : 1.3.7 et 1.3.8 (A)
machine : 1.1.2
Stabilité de la machine : 1.3.1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
112
Vitesse de rotation
des éléments
mobiles du
convoyeur : 1.3.6
Convoyeur et son
protecteur : 1.3.7
et 1.3.8, al.16
Désileuse distributrice
portée à griffes
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa.
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3 et R 233-42 à R 233-44.
Après dételage de la machine, mettre
en place les obturateurs des prises
hydrauliques : R 233-2
Veiller au bon état des
flexibles et raccords
hydrauliques : R 233-1-1,
R 233-2
Maintenir l'équilibre du
tracteur en plaçant, si
nécessaire, des masses
d'alourdissement à l'avant :
R 233-5
En cas d'intervention humaine
sur silo, maintenir la machine
éloignée de l'intervenant :
R 233-2 (b et c)
En cas d'intervention sur
la machine, bras relevé,
placer la ou les béquilles
de sécurité : R 233-2
Avant le dételage,
placer le bras en
position basse et
protéger les parties
agressives :
R 233-2 (a et b)
Ne pas accéder aux
commandes hydrauliques
depuis le sol : risque de
coincement de l'opérateur
entre le tracteur et la
machine. L'utilisation d'un
attelage semi-automatique
est recommandée :
R 233-2 (a et b)
Veiller au bon état de la
transmission à cardans et de
son protecteur : R 233-1-1,
(arrêté du 24 juin 1993)
Accrocher les chaînettes
anti-rotation : R 233-2
Poser la transmission sur
son support après dételage :
R 233-2 (a et b)
Effectuer l'attelage et le
dételage sur sol plan et
utiliser, le cas échéant, les
béquilles prévues à cet effet :
R 233-2 (a et b)
En cas de bourrage lors
de la distribution, stopper
le mouvement avant
d'intervenir :
R 233-2, R 233-8
Maintenir en place les
carters et capots de
protection : R 233-2 (a et b)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
113
Désileuse distributrice traînée
à fraise rotative
Le désilage consiste à extraire et décompacter les fourrages conservés dans les silos horizontaux afin de les
distribuer aux animaux. Pour le réaliser, les éleveurs peuvent utiliser des désileuses-distributrices portées ou
traînées à fraise rotative. Les machines traînées ont des capacités de chargement importantes et sont surtout
destinées aux grands élevages.
Ces machines sont le plus souvent munies d’une à plusieurs vis de déchiquetage et de mélange situées dans la
benne. Ces vis permettent d’homogénéiser le mélange de plusieurs produits chargés successivement (ensilage, céréales, pulpe, foin, concentrés...). La distribution aux animaux est assurée par un convoyeur transversal ou une turbine.
Caractéristiques courantes :
– capacité : 3 à 12 m³
– puissance nécessaire : 60 à 81 kW (80 à 110 ch)
– utilisation journalière : 1 à 3 heures selon l’importance des troupeaux à nourrir
– ration indicative : 50 à 100 litres (20 à 40 kg selon la densité) d’ensilage/jour pour une vache laitière
Bras
Vérins
hydrauliques
Fraise rotative
transversale
Poste de travail
Rampe
Commandes et
organes de
service depuis
la plateforme
Caisson
Vis
mélangeuse
Commandes et
organes de
service depuis
le tracteur
Plateforme
Vis déchiqueteuse
Frein de
stationnement
Transmission
à cardans
Convoyeur de
distribution
Carter de
protection des
transmissions
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
114
Béquille
Organes et fonctions
Fraise rotative transversale
La fraise rotative est généralement constituée d’un rotor horizontal muni de griffes ou de lames tranchantes
périphériques. Le rotor, porté entre deux bras latéraux, attaque le silo de haut en bas en expulsant l’ensilage
vers la benne de la désileuse.
Vis déchiqueteuses
Elles sont de grand diamètre (40 à 70 cm) et possédent à leur périphérie des sections tranchantes, des couteaux droits ou des couteaux circulaires qui déchiquettent le produit contre le fond strié de la benne et le mélangent énergiquement. Les vis déchiqueteuses sont souvent associées à des vis mélangeuses qui ont une
action opposée pour assurer le brassage et la circulation des produits dans la benne.
Distribution
Ensemble des mécanismes destinés à extraire le produit de la désileuse et à le déverser sur les lignes d’alimentation des animaux. L’organe terminal de la distribution est par exemple un convoyeur à tapis roulant.
Arbre de transmission à cardans
Il assure la mise en mouvement des vis mélangeuses, du convoyeur latéral et dans certains cas, celle d’un
générateur hydraulique.
Poste de travail
Pour les machines de faible capacité qui présentent une visibilité suffisante de la zone de chargement, le poste
de travail correspond au poste de conduite du tracteur. Pour les machines n’ayant pas une visibilité suffisante de
la zone de chargement, les désileuses disposent d’un poste de travail (plateforme) qui permet à l’opérateur de
commander et de voir les phases de chargement et de mélange de la machine.
Les commandes et organes de service
Actionnés par l’opérateur, ils permettent la mise en oeuvre des différentes fonctions de la machine à partir des
deux postes de travail : la cabine du tracteur pour les opérations de transport et de distribution et la plateforme
de la machine, pour les opérations de chargement.
Benne ou trémie de
la désileuse
Vis de déchiquetage
Exemples d'outils
de coupe fixés sur les vis
déchiqueteuses
Couteaux
circulaires
ou
Lames ou
sections
tranchantes
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
115
Désileuse distributrice traînée
à fraise rotative
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail : articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail : article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 et 1.1.3
– Commandes et organes de service : 1.2.1 et 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0, 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Localisation, accès, facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Risques dus au bourrage : 1.3.7 (II)
– Bruit : 1.5.8 et vibrations : 1.5.9
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Maintien en position
levée : 1.2.2. et 1.6.4.
Protection contre les
Protection des
risques de cisaillement :
éléments
1.3.7 et 3.6.1 al.3
hydrauliques et
Liaisons hydrauliques et
électriques : 1.5.1, 1.5.4 électriques après le
dételage : 1.1.2
et 1.6.3.
Circuits hydrauliques :
Commande du bras à
1.3.2 (I) et 1.5.3.
action maintenue et
visibilité sur la zone
de travail : 1.2.2
Éviter les projections
dangereuses : 1.3.3.
Commandes et
organes de service :
1.2.1, 1.2.2 et 3.3.1
Accès au poste de
travail : 1.6.2, 3.2.3
et 3.4.5
Protection contre les
éléments mobiles
concourant au travail :
1.3.7 et 1.3.8 (B)
Plate-forme de travail :
1.5.15
Freinage : 3.3.3 al. 1 et 3
Carter de protection contre
les éléments mobiles de
transmission : 1.3.7 et
1.3.8 (A)
Marquage de la vitesse
et du sens de rotation
de la prise de force :
1.7.3 (II)
Arbre de transmission à cardans et son protecteur :
1.3.8 (A) et 3.4.7
Carter de protection côté machine : 1.3.7, 1.3.8 (A) et
3.4.7 al. 3
Support de l'arbre de transmission à cardans : 3.4.7 al. 5
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
116
Dispositif de
remorquage : 3.4.6
Stabilité de la machine :
1.3.1. et 3.4.6
Utilisation
Désileuse distributrice traînée
à fraise rotative
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3 et R 233-42 à R 233-44.
En cas d'intervention, placer
les béquilles de sécurité du
bras : R 233-2
Lorsque la machine n'est pas utilisée, placer le
bras en position basse : R 233-1, al. 3
Si une intervention
manuelle est nécessaire en
cas de bourrage, placer les
béquilles de sécurité du
bras et arrêter le moteur.
Les parties agressives des
vis et la forme du caisson
présentent des risques de
blessures et de coincement
des membres : R 233-2,
R 233-5 et R 233-8
En cas de bourrage pendant la
distribution, stopper tout
mouvement avant d'intervenir :
R 233-2 et R 233-8
Respecter
le régime
de la prise
de force :
R 233-2
Maintenir en place les carters de
protection des transmissions :
R 233-2 (a et b)
Après dételage, la machine
doit reposer sur sa béquille.
S'assurer de sa stabilité :
R 233-2.(a et b), R 233-5
Utiliser
côté
tracteur le
dispositif
approprié :
R 233-2 (a
et b)
• Veiller au bon état des protecteurs
de l'arbre à cardans : R 233-1-1
(arrêté du 24 juin 1993)
• Poser la transmission sur son
support, après dételage : R 233-2
• Maintenir le limiteur de couple en
parfait état : R 233-1-1, R 233-2
• Accrocher les chaînettes antirotation : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
117
Désileuse mélangeuse distributrice
pailleuse traînée
Les désileuses mélangeuses distributrices pailleuses traînées sont en général des machines de grande capacité dotées d’un équipement de désilage à griffes ou à fraise, et d’organes d’homogénéisation et de mélange
des différents produits qui composent les rations des animaux. Les distributrices à turbine permettent également le paillage des aires de stabulation des animaux par projection de paille.
La fonction de mélange donne à l’utilisateur la possibilité de mélanger le contenu de la désileuse en circuit
fermé. Dans ce cas, le fourrage expulsé par la turbine est recyclé par la tuyère au dessus de la benne, afin de
subir une nouvelle étape de déchiquetage et de brassage. Il est alors possible de mélanger des produits de
nature différente (céréales, aliments concentrés, pulpe,...).
La fonction de paillage des aires de stabulation des animaux par projection de paille peut être réalisée par des
distributrices à turbine qui déchiquètent des grosses balles de paille (cylindriques ou parallélépipèdiques). La
turbine est entraînée par une transmission à 2 ou 3 rapports permettant de modifier la vitesse de la turbine
(vitesse lente pour l’alimentation, vitesse rapide pour le paillage).
Caractéristiques courantes :
– capacité : 3 à 12 m³
– puissance nécessaire : 60 à 81 kW (80 à 110 ch)
– utilisation journalière : 1 à 3 heures selon l’importance des troupeaux à nourrir
– ration indicative : 50 à 100 litres (20 à 40 kg selon la densité) d’ensilage/jour pour une vache laitière
Goulotte
Tuyère
Bras
Vérins
hydrauliques
Turbine
Commandes
Griffe
Support de roue
pendulaire
Transmission
à cardans
Béquille
Vis de mélange
Poste de
travail
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
118
Convoyeur longitudinal
ou fond mouvant
Organes et fonctions
Le panneau à griffes actionné par des vérins hydrauliques, assure le chargement du produit (fourrage ou
grosse balle de paille).
Les vis de mélange assurent l’agitation et l’homonogénéisation du produit dans le caisson.
La turbine est alimentée par un fond mouvant longitudinal, qui déplace le produit d’arrière en avant. Son rôle est
d’achever le déchiquetage du produit et de l’expulser vers les lignes de distribution, par l’intermédiaire d’une
goulotte orientable.
La tuyère orientable permet de canaliser le produit dans la direction souhaitée, pour chacune des trois fonctions : mélange par recyclage du produit dans le caisson, distribution des fourrages ou paillage.
Le support de roue pendulaire permet, en pivotant, d’abaisser l’arrière de la désileuse pour faciliter son
chargement.
L’arbre de transmission à cardans assure la mise en mouvement du convoyeur, de la vis de mélange , de la
turbine et le cas échéant, d’un groupe hydraulique.
Le poste de travail correspond au poste de conduite du tracteur lorsque la machine présente une bonne
visibilité de la zone de chargement. Pour les machines n’ayant pas une visibilté suffisante de la zone de chargement, les désileuses disposent d’un poste de travail (plate-forme) qui permet à l’opérateur de commander et de
voir les phases de chargement et de mélange de la machine. Selon les cas, un poste de travail peut être prévu
avec des commandes sollicitées depuis le sol.
Les commandes et organes de service sont actionnés par l’opérateur. Ils permettent la mise en oeuvre des
différentes fonctions de la machine à partir des postes de travail : la cabine du tracteur pour les opérations de
transport et de distribution, la plate-forme de travail de la machine pour les opérations de chargement, et le cas
échéant, depuis le sol.
Goulotte
en position
de paillage
Turbine
Goulotte
en position
de distribution
Goulotte
en position
de mélange
Vue transversale
d'une désileuse distributrice
pailleuse à turbine
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
119
Désileuse mélangeuse distributrice
pailleuse traînée
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail : articles R 233-53 et 233-85
Règles techniques : code du travail : article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1 et 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0, 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Risque dus au bourrage : 1.3.7 (II)
– Bruit : 1.5.8 et vibrations : 1.5.9
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Commande du bras à
action maintenue et
visibilité sur la zone de
travail : 1.2
Liaisons hydrauliques
et électriques : 1.5.1,
1.5.4 et 1.6.3
Protection des
éléments hydrauliques
et électriques après
dételage : 1.1.2
Circuits hydrauliques :
1.3.2 (I), 1.5.3
Risque de rupture en service : 1.3.2
et risque de projection : 1.3.3
Protection contre les
risques de cisaillement :
1.3.7 et 3.6.1 al.3
Maintien en position
levée : 1.2.2 et 1.6.4
Arbre de transmission
à cardans et ses
protecteurs :
1.3.8 (A) et 3.4.7
Support de l'arbre de
transmission à cardans :
3.4.7 al. 5
Carter de protection
côté machine : 1.3.7,
1.3.8 (A) et 3.4.7 al. 3
Marquage de la vitesse et
du sens de rotation de la
prise de force : 1.7.3 (II)
Poste de travail : 1.6.2 et 3.4.5 ;
si l'opérateur est différent du conducteur : 3.2.3
Plate-forme de travail : 1.5.15
Dispositif de remorquage : 3.4.6
Stabilité de la machine dételée : 1.3.1
Freinage 3.3.3 al. 1 et 3
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
120
Désileuse mélangeuse distributrice
pailleuse traînée
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés :
R 233-1 à R 233-3 et R 233-42 à R 233-44..
Respecter le régime de rotation de la turbine prescrit par
le constructeur en fonction
du travail et du produit :
R 233-2
• Veiller au bon état
de la transmission et
de son protecteur :
R 233-1-1 (arrêté du
24 juin 1993).
Accrocher les
chaînettes antirotation : R 233-2
• Poser la transmission sur son
support après
dételage : R 233-2
N'accepter aucune personne sur l'aire
de distribution ou de paillage :
R 233-1, 3e al., R 233-2 et 233-13-17
Respecter le régime
de la prise de force :
R 233-2
En cas d'intervention bras
relevé, placer les béquilles
de sécurité : R 233-2
Lorsque la machine n'est
pas utilisée, placer les
griffes en position basse
et protéger les parties
agressives : R 233-2
Attention au risque de
coincement par le
mécanisme
d'abaissement du
caisson : R 233-2
• Maintenir le limiteur
de couple en parfait
état : R 233.1-1, R
233-2 et R 233-11
Utiliser côté
tracteur le dispositif
d'attelage
approprié : R 233-2
(a et b)
Veiller au bon état des
flexibles hydrauliques :
R 233-1-1, R 233-2
N'intervenir sur les
mécanismes qu'après
avoir arrêté le moteur :
R 233-2, R 233-8
Après dételage, la
machine doit reposer sur
sa béquille en s'assurant
de sa stabilité : R 233-2
(a et b) et R 233-5
Maintenir en place et en
état les carters et capots
de protection : R 233-1-1,
R 233-2 (a et b)
Ne jamais quitter le
poste de conduite sans
débrayer tous les
mouvements : R 233-1,
R 233-2, R 233-8
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
121
Moissonneuse-batteuse
Les moissonneuses-batteuses sont des machines de récolte des grains qui effectuent la coupe des tiges, le battage des
épis, la séparation et le nettoyage du grain. Pour les céréales, l’équipement le plus courant comprend une table de coupe
ou plateforme de coupe pour les céréales (blé, orge, avoine, riz, triticale, seigle), utilisée aussi pour d’autres graines (colza,
sorgho, soja,...). Cette table est généralement interchangeable et permet le montage d’autres équipements : cueilleurs à
maïs, table de récolte pour tournesol,...
Les moissonneuses-batteuses classiques sont pourvues d’un batteur transversal et de secoueurs. Il existe des moissonneuses-batteuses à batteur axial et des moissonneuses-batteuses à séparation rotative (sans secoueurs).
Les moissonneuses-batteuses sont des machines sophistiquées pouvant disposer de nombreuses fonctions électroniques, d’automatismes et de systèmes d’information, de guidage et de localisation.
Caractéristiques courantes :
– largeur de la table de coupe : 3,50 m à 7 m
– largeur sans la table de coupe : 3 à 4 mètres
– hauteur de la machine : 3,7 à 4,2 m avec cabine
– longueur : 9 à 11 mètres avec la table de coupe
– puissance du moteur : 60 à 230 kW
– capacité de la trémie : 2 000 à 10 000 litres (1,5 à 8 tonnes environ)
– poids de la machine à vide avec la table de coupe : 7 000 à 11 000 kg
– vitesse au travail : 3 à 9 km/h (0,5 à 3 ha/h), débit : 40 à 300 qx/h, selon l’état de la récolte et la capacité de la machine.
Compartiment
du moteur
Trémie
Vis de vidange
de la trémie
Poste de conduite
Dispositif de séparation :
secoueurs
ou séparateurs rotatifs
Batteur
Convoyeur
Broyeur de paille
Système de nettoyage
du grain
Rabatteurs
Table de coupe
Barre de coupe
Vis d'alimentation
Diviseur
Le poste de conduite
Compte tenu des nombreuses fonctions et réglages, le poste de conduite des moissonneuses est un poste de travail
souvent sophistiqué, disposant de nombreuses commandes mécaniques, hydrauliques et électromagnétiques. Des systèmes de contrôle des opérations font souvent appel à des capteurs, à des systèmes d’aide à la conduite et à des ordinateurs. Selon les cas, pour réaliser la cartographie des rendements, l’équipement peut comprendre des systèmes d’information faisant appel aux techniques de localisation par satellites (GPS).
La table de coupe
La table de coupe ou plateforme de coupe regroupe les différents organes qui permettent de couper la végétation à
récolter en évitant le plus possible les pertes et la dégradation des grains. La table de coupe comprend : des rabatteurs qui
guident la récolte vers la barre de coupe, une barre de coupe à lame alternative, une vis d’alimentation qui regroupe la
récolte à l’entrée du convoyeur. La table de coupe est attelée à l’avant de la machine et sa hauteur est commandée par des
vérins hydrauliques. La position des rabatteurs est réglable horizontalement et verticalement. Des diviseurs latéraux
séparent la récolte à couper de la récolte située en dehors de l’axe de récolte. Des doigts releveurs d’épis peuvent être
montés à espaces réguliers devant la barre de coupe pour faciliter la reprise des récoltes versées ou de certains végétaux
récoltés près du sol.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
122
Organes et fonctions
Le convoyeur
Il s’agit d’un système à chaînes et barres qui transfert la récolte recueillie par la table de coupe vers le batteur. En cas de
récolte dense ou humide, le convoyeur est le siège de bourrages. Un inverseur d’alimentation permet d’inverser le sens de
rotation du convoyeur et de la vis d’alimentation afin de faciliter le débourrage.
Le batteur
Le batteur est un organe rotatif à axe transversal muni de barres nervurées appelées ”battes” qui séparent le grain des
épis en agissant par chocs et friction contre un contre-batteur. La vitesse du batteur et l’écartement batteur-contre-batteur
sont réglables. Il existe des moissonneuses-batteuses à batteur axial. Dans ce cas, la machine dispose d’un ou deux rotors
axiaux qui jouent à la fois le rôle de batteur et de séparateur rotatif.
Les organes de séparation
Le rôle de ces organes est de séparer les grains encore présents dans la paille à la sortie du batteur. Cette séparation
s’effectue le plus couramment par des secoueurs alternatifs qui recueillent les grains et les retournent au système de
nettoyage. Selon les cas, le batteur peut être suivi d’un séparateur rotatif jouant le jeu d’un second batteur à l’entrée des
secoueurs. Il existe des moissonneuses-batteuses sans secoueurs munies de systèmes de séparation rotatifs.
Le système de nettoyage
A leur sortie du contre-batteur, les grains, leurs enveloppes et les débris des épis sont dirigés vers les organes de nettoyage qui
sont constitués de grilles alternatives agissant comme des tamis vibrants. Ces grilles et la récolte sont soumis au courant d’air
d’un ventilateur qui expulse les éléments plus légers que les grains. Les grilles sont de différents calibres ou leur ouverture est
réglable. Le courant d’air du ventilateur est réglable en direction et en intensité.
Trémie
Séparateur rotatif
Secoueurs
Batteur transversal
et contre-batteur
Moissonneuse batteuse
à séparateurs rotatifs
Convoyeur
Rabatteurs
Moissonneuse batteuse
à battage axial
Table de
coupe
Vis
d'alimentation
Ventilateur
Système
de nettoyage
Broyeur de
paille
La trémie
A la sortie du système de nettoyage, le grain propre est transféré par un convoyeur ou une vis dans la trémie. Cette trémie
dispose de vis égalisatrices qui répartissent son remplissage, et d’une vis de vidange qui décharge le produit dans les
remorques.
Le broyeur de paille
Le broyeur de paille est situé en partie arrière de la machine, à la sortie des secoueurs. Son rôle est de pulvériser la paille
derrière la machine en vue de son enfouissement. Les organes de hachage sont des couteaux ou des fléaux. Selon les
cas, un éparpilleur rotatif répartit le produit sur le sol. Un mécanisme d’escamotage permet de mettre le broyeur hors
service lorsque l’on souhaite récupérer la paille ultérieurement.
La transmission pour l’avancement
L’avancement des moissonneuses-batteuses est assuré par l’intermédiaire d’une boîte de vitesses et d’un dispositif à variation continue. Ce dernier est soit du type à variateur à courroies, soit du type à transmission hydrostatique. Une transmission
hydrostatique est une transmission hydraulique possédant des récepteurs (moteurs hydrauliques actionnant les roues) alimentés par une pompe à débit variable et réversible. La variation de vitesse d’avancement est réglée en continu par le
conducteur en agissant sur la commande de débit de la pompe. Les transmissions hydrostatiques permettent une gestion
précise de la vitesse d’avancement, en fonction des conditions de travail.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
123
Conception
Moissonneuse-batteuse
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2, 1.2.4, 3.3.1
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit 1.5.8 et vibrations 1.5.9
– Risques dus à l'énergie électrique : 1.5.1
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien, accès à la trémie : 1.1.2, 1.1.3, 1.6.1 et 1.6.2
– Maintenance : 1.6.1, 1.6.2, 1.6.4
– Poste de conduite : 3.2.1. et 3.2.2
– Freinage : 3.3.3 al. 1 et 3
– Stabilité : 1.3.1 et 1.7.4
– Circuits hydrauliques : 1.3.2 (I) , 1.5.3
Protection contre les éléments
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
mobiles du compartiment moteur :
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
1.3.7, 1.3.8 (A), 1.6.1 et 3.4.8
Mise en route de la tête
de récolte protégée
contre une action
involontaire : 1.2.2
Mise en marche : 1.2.3
Déplacements : 3.3.2
Direction assistée : 3.3.5
Échappement, protection
contre les risques de
brûlure : 1.5.5 et
protection contre les gaz :
3.2.1 al. 4
Risque d'incendie,
présence d'un extincteur :
1.5.6 et 3.5.2
Protection contre les
poussières : 1. 5.13
Protection contre
les éléments
mobiles de
transmission :
1.3.7, 1.3.8 (A),
1.4.1
Protection contre les
risques dus aux organes
concourant au travail :
1.3.7, 1.3.8 (B),
1.4.1 et 1.4.2.1
Visibilité : 3.2.1
Éclairage : 3.1.2
et 1.1.4
Maintien en
position levée :
1.3.2 et 1.6.4.
Dispositif
permettant la
manutention : 1.1.5
Dispositif de
montage et
démontage de la
tête de récolte par
un seul opérateur :
1.6.4
Risques dus au bourrage
(débourrage, dispositif
inverseur) : 1.3.7. (II)
Protection des vis dans la
trémie : 1.3.7, 1.3.8 (B),
1.4.1 et 1.4.2.1
Accès pour le
ravitaillement : 1.1.3,
1.5.15 et 1.6.2
Avertissement
sonore de marche
arrière : 3.2.1
Risques dus à la batterie
d'accumulateurs : 3.5.1
Plate-forme
de travail : 1.5.15
Protection
contre les risques
dus aux organes concourant
au travail (vis d'alimentation, convoyeur,
batteur) : 1.3.7, 1.3.8 (B) et 1.4.2.1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
124
Accès au poste
de conduite :
3.2.1 al. 3 et 3.4.5
Protection contre les éléments
mobiles de transmission de la
tête de récolte : 1.3.7, 1.3.8 (A),
1.4.1 et 1.4.2.1
Utilisation
Moissonneuse-batteuse
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protections individuelles
appropriées : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Afin d'éviter les risques dus aux bourrages, appliquer les réglages recommandés par le constructeur :
vitesse d'avancement, position des organes de travail (notamment en conditions difficiles : humidité, récolte
versée...) : R 233-2,
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales : R 233-2 et code de la route.
A l'arrêt de la machine,
retirer la clé de contact :
R 233-2
Avant toute
intervention au
niveau de la
trémie, arrêter le
moteur : R 233-2
S'assurer de l'arrêt total de la
machine au point neutre du
levier de commande
d'avancement hydrostatique :
R 233-2
Maintenir une bonne
visibilité : propreté des vitres,
réglage des rétroviseurs :
R 233-2
Maintenir les dispositifs
d'éclairage propres et en
état de marche : R 233-2
Risque de brûlures en
cas d'intervention
sur les organes chauds
(moteur, hydraulique...) :
Faire vérifier
R 233-2
l'extincteur :R 233-2
N'accepter sur la
machine, aucune
personne autre que le
conducteur : R 233-2
Maintenir les dispositifs
de signalisation propres
et en état de marche :
R 233-1-1, R 233-2
Effectuer les opérations de
manutention en respectant
les indications de la notice
d'instructions et utiliser des
moyens appropriés : R 233-2
Consulter la notice
d'instructions pour
comprendre la fonction de
chacune des commandes :
R 233-2 et R 233-3
Ne pas quitter le poste de
conduite sans avoir au préalable
débrayé les mouvements et
arrêter le moteur : : R 233-2
Ne jamais s'approcher des organes de récolte
en mouvement (rabatteurs, vis, convoyeurs...) :
R 233-8. En cas de bourrage, utiliser l'inverseur
d'alimentation. En cas d'insuccès, arrêter le
moteur et utiliser, le cas échéant, un outil
approprié : R 233-8
Mettre en place le
dispositif de sécurité
pour toute intervention
sous la tête de récolte
en position levée : R
232-2 et R 233-8
Les grains sont très
Redoubler de
glissants. Veiller à
prudence lors des
la propreté des
manœuvres,
échelles et plateforme d'accès : des changements de
direction et des
R 233-2
marches arrière.
Veiller au bon réglage
Maintenir en place et
et à la propreté des
en état les carters de
rétroviseurs et
protection :
maintenir l'avertisseur
R 233-2(a et b),
sonore en bon état :
R 233-1-1
R 233 1-1 et R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
125
Arracheuse de pommes
de terre tractée
L’arrachage mécanisé des pommes de terre consiste à soulever la butte de terre où se trouvent les tubercules et
à diriger le mélange de terre et de tubercules vers les mécanismes de séparation et de nettoyage de la machine.
Les pommes de terre ainsi arrachées sont ensuite dirigées vers une remorque suiveuse par l’intermédiaire d’un
convoyeur ; selon les cas la machine peut disposer d’une trémie ou d’un dispositif de conteneur. Certaines
machines disposent d’un poste de travail aménagé pour le triage manuel et l’élimination des débris indésirables
et des pommes de terre blessées, trop petites ou pourries.
Caractéristiques courantes :
– nombre de rangs : 2 à 4
– vitesse de travail : 2 à 4 km/h
– vitesse des convoyeurs de séparation : 0,8 à 2 m/s
– débit : 7 à 20 tonnes/h selon rendement (35 à 50 t/ha) et organisation du chantier
– puissance nécessaire : 45 à 75 kW (60 à 100 ch environ)
– poids : 4 à 6 tonnes
Rouleaux
effaneurs
Convoyeur
de chargement
Liaisons
hydrauliques
Commandes
électro - hydrauliques
Liaisons
électriques
Réglage
du déport
Timon
Disque
Convoyeur
de séparation
Rouleau "diabolo"
Béquille
Organes d’arrachage
Pour chaque rang, le dispositif d’arrachage des pommes de terre comprend (cf. figure au verso) : un soc horizontal, deux coutres circulaires latéraux (disques) et un rouleau en forme de ”diabolo”. Sous l’effet de l’avancement de la machine, le coutre et les disques tranchent la butte de terre, la soulève et la conduit sur le premier
convoyeur. Les éléments d’arrachage sont réglables mécaniquement ou hydrauliquement selon l’écartement
des rangs et la nature du sol.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
126
Organes et fonctions
Les convoyeurs de séparation à chaînes ou à barres sont animés par une transmission mécanique ou
hydrostatique entraînée par la prise de force du tracteur. Leur rôle est de séparer les tubercules de la terre et de
réaliser un premier nettoyage. L’espacement des barres des convoyeurs est étudié pour retenir les tubercules et
laisser retomber la terre par gravité sur le sol. Les machines peuvent disposer d’un ou deux convoyeurs en série.
Selon les cas, les convoyeurs peuvent être équipés d’un dispositif de secouage alternatif qui active l’élimination
de la terre. Le convoyeur placé immédiatement après le soc est aussi appelé ”chaîne d’arrachage”.
Rouleaux effaneurs : comme leur nom l’indique, ces rouleaux séparent et évacuent les fanes (tiges et feuilles
résiduelles des plants de pommes de terre). À leur sortie des convoyeurs de séparation, les tubercules sont
déversées sur une série de rouleaux plus ou moins nervurés tournant en sens contraire les uns des autres pour
happer les fanes et les rejeter au sol.
L’écartement des rouleaux doit être réglé avec soin. En raison des risques de bourrage par enroulement des
fanes, les systèmes d’effanage constituent une zone particulièrement dangereuse en cas d’inter-vention humaine. Souvent les dispositifs de séparation et de nettoyage des arracheuses de pommes de terre sont complétés par des rouleaux de formes très variées, ou des tapis à ”tétines” pour la séparation de la terre, des petites
mottes ou des pierres.
Convoyeur de chargement : à barrettes ou à tapis il est destiné à évacuer les pommes de terre nettoyées vers
une remorque suiveuse. Souvent animé par un moteur hydraulique, il est généralement orientable de manière à
localiser le point de déversement et permettre son repliage pour le transport.
Timon : comme pour toutes les machine traînées ou semi-portées, le timon est l’organe de liaison entre l’attelage et la machine proprement dite. Il peut être orientable latéralement, notamment pour régler le déport de la
machine par rapport au tracteur, afin de bien la positionner par rapport aux lignes de plantation. Ce réglage peut
être réalisé à l’arrêt par un système de broches ou depuis le poste de conduite du tracteur par une commande
hydraulique.
Liaisons électriques et hydrauliques : les liaisons électriques avec le tracteur permettent l’alimentation des
circuits électriques de signalisation, d’éclairage et de commande des organes (dans le cas de commandes
électro-hydrauliques). Les commandes hydrauliques permettent le transfert de l’énergie hydraulique du tracteur
vers les vérins et les moteurs hydrauliques de la machine.
Pommes de terre
Rouleaux
Fanes
Convoyeur
de
déchargement
Disques
Soc
Butte
Rouleau
"diabolo"
Convoyeurs
Pommes de terre
Rouleaux
effaneurs
Soc
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
127
Arracheuse de pommes
de terre tractée
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien :1.1.2 et 1.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Protection contre les phénomènes dangereux engendrés par les bourrages : 1.3.7 (II)
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Circuits hydrauliques :
1.3.2 (I) et 1.5.3
Liaisons hydrauliques
et électriques : 1.5.1,
1 5.4 et 1.6.3
Carter de
protection côté
machine : 1.3.7,
1.3.8 (A) et 3.4.7
al.3
Arbre de
transmission à
cardan et son
protecteur : 1.3.8 (A)
et 3.4.7
Protection contre les risques de
contact avec les organes d'effanage :
1.3.7, 1.3.8 (B) et 1.4.2.1
Maintien en position levée :
1.3.7, 1.3.2 et 1.6.4
Protection des convoyeurs :
1.3.7, 1.3.8 (B)
Protection des
éléments électriques
et hydrauliques après
dételage : 1.1.2
Marquage de
la vitesse et du
sens de
rotation de la
prise de force :
1.7.3 (II)
Remorquage :
Freinage : 3.3.3
3.4.6
Support de l'arbre de al. 1 et 3
transmission à cardans :
3.4.7 al. 5
Éclairage : 1.1.4
Fiabilité du
dispositif de
déport : 1.2.2
Stabilité de la
machine dételée :
1.3.1 et 3.4.6
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
128
Outils spécifiques :
1.1.2(f)
Protection contre les
organes d'arrachage
et de nettoyage :
1.3.7, 1.3.8 (B) et
1.4.2.1
Protection contre les
éléments mobiles de
transmission : 1.3.7, 1.3.8 (A)
et 1.4.2.1
Arracheuse de pommes
de terre tractée
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales : R 233-2 et code de la route,
– Afin d'éviter les risques dus aux bourrages, appliquer les réglages recommandés (vitesse de travail,
départ, profondeur...) : R 233-2.
Veiller au bon état des
flexibles hydrauliques :
R 233-1-1 et R 233-2
Au dételage,
prendre soin et
protéger les
organes de liaison
et de commande
électriques et
hydrauliques :
R 233-2
N'accepter aucune
personne sur la
machine au travail si
celle-ci ne dispose pas
d'un poste de travail
conforme : R 233-13-18
Maintenir l'éclairage
propre et en état de
marche : R 233-1-1
Ne jamais intervenir sur les
organes en mouvement avec
les mains ou les pieds. En cas
de bourrage, arrêter le
moteur. Utiliser si nécessaire
un outil adapté : R 233-8
Veiller au bon état de
la transmission à
cardan et de son
protecteur
R 233-1-1
(arrêté du 24 juin
1993). Accrocher
les chaînettes antirotation : R 233-2
Poser la transmission
sur son support après
dételage : R 233-2
Après dételage, la
machine doit reposer
sur sa béquille en
s'assurant de sa
stabilité : R 233-1-1
Verrouiller le
dispositif de
déchargement
lors des
déplacements :
R 233-2
Ne jamais intervenir avec les mains ou les pieds
sur les rouleaux effaneurs en action. Effectuer les
nettoyages et débourrages à l'arrêt. En cas de
nécessité, utiliser un outil adapté : R 233-8
Vérifier l'état et
l'efficacité du
dispositif de
verrouillage du
déport : R 233-1-1
Utiliser côté
tracteur le dispositif
d'attelage
approprié : R 233-2
(a et b)
Maintenir les
dispositifs
de signalisation
propres
et en état de marche :
R 233-1-1 et R 233-2
Maintenir en place
Maintenir le limiteur Pour les réglages, respecter les
de couple en bon
procédures de la notice les carters et capots
de protection :
état : R 233-1-1, R
d'instructions et utiliser le cas
233-2 et arrêté du 24
échéant les outils de service R 233-1-1 et R 233-2
juin 1993
recommandés : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
129
Arracheuse-chargeuse
automotrice de betteraves
Les arracheuses-chargeuses automotrices de betteraves assurent la mécanisation complète de la récolte des
betteraves destinées à l’industrie sucrière. Elles présentent un châssis porte-outils qui supporte les différents
mécanismes de récolte : effeuilleuse, décolleteuse, arracheuse, organes de nettoyage et de chargement dans
les remorques suiveuses. Il existe des arracheuses-débardeuses munies d’une trémie et d’un système de déchargement qui leur permet de transporter et de déposer les racines en bordure de parcelle. La récolte des
betteraves fourragères destinées à la nutrition animale s’effectue selon un processus similaire, sans décolletage. Selon les conditions atmosphériques, les chantiers de récolte et l’accès aux machines peuvent être très
glissants.
Caractéristiques moyennes courantes :
– nombre de rangs : 6 à 8
– vitesse de travail : 3 à 6 km/h
– vitesse du rotor d’effeuillage : 800 à 1000 t/min
– vitesse des turbines de nettoyage : 9 à 12 m/s
– débit : 30 à 60 tonnes/h, pour une récolteuse 6 rangs selon le rendement (40 à 70 t/ha)
– puissance : 180 à 265 kW (254 à 360 ch)
– gabarit : longueur 10 à 12 m, largeur 3 à 3,5 m
– poids : 13 à 18 tonnes
Feuilles
ou "verts"
Racine
Effeuillage
Décolletage
Nettoyage
Arrachage
Poste de
conduite
Compartiment
du moteur
Convoyeur
de
déchargement
Effeuilleuse
Éparpilleur
Système
de décolletage
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
130
Organes
d'arrachage
Organes
de nettoyage
Organes et fonctions
Effeuilleuse : le dispositif d’effeuillage, situé en position frontale, est généralement constitué d’un rotor à axe horizontal muni
de fléaux métalliques qui coupent les feuilles. Le flux de feuilles
coupées est évacué par une vis transversale qui les déverse
latéralement en andains ou de manière dispersée, sous l’action d’un éparpilleur rotatif. Le rotor d’effeuillage peut être accompagné d’un rotor ”de finition” à lanières souples qui dégage les racines et leurs collets pour faciliter l’arrachage. L’entraînement des rotors d’effeuillage est assuré par une transmission à cardans et renvois d’angle à pignons, celui de
l’éparpilleur peut être assuré par un moteur hydraulique.
Convoyeur Rotor
à vis de nettoyage
Fléaux
Rotor d'effeuillage
Décolleteuse : le ”collet” est la calotte supérieure de la racine
des betteraves où se ramifient les feuilles. Sous l’effet du déplacement de la machine, ces collets sont sectionnés par les
couteaux fixes ou rotatifs de la décolleteuse à une hauteur déterminée par un patin palpeur.
Suspension
Patin
palpeur
Arracheuse : les organes d’arrachage sont des socs profilés
de manière à soulever les racines sous l’effet de l’avancement
de la machine. Ils peuvent être fixes ou animés d’un mouvement oscillant pour faciliter l’arrachage des racines.
Couteau fixe
Organes de nettoyage : les organes de nettoyage
sont des rotors appelés ”soleils” ou ”turbines de nettoyage”. Ces rotors, munis de rayons métalliques plus
ou moins hélicoïdaux, reçoivent les racines à la sortie des socs d’arrachages et les entraînent par frottement et rotation pour les séparer de la terre. Leur
entraînement est assuré par des transmissions à cardans et renvois d’angle à pignons. Afin de prévenir
les risques de bourrages, les organes de nettoyage
peuvent être équipés de dispositifs complémentaires (tambours, roues, hérissons ou doigts nettoyeurs).
Convoyeurs : les convoyeurs, généralement à barres métalliques, sont destinés à achever le nettoyage
et à transférer les racines vers la benne de réception. Leur entraînement peut être assuré par des
transmissions mécaniques et/ou des moteurs hydrauliques.
Transmissions
Socs arracheurs
Rotors de nettoyage
Poste de conduite : généralement situé au dessus des organes de nettoyage, il regroupe toutes les commandes
des fonctions de travail et de déplacement de la machine. La conduite des arracheuses automotrices requiert une
expérience affirmée en raison des dimensions importantes de ces machines et d’une visibilité limitée dans la zone
arrière.
Transmission hydrostatique : la transmission hydrostatique est une transmission hydraulique possédant des
récepteurs (moteurs hydrauliques actionnant notamment les roues motrices) alimentés par une pompe à débit
variable et réversible. La variation de vitesse d’avancement de la machine est réglée en continu par le conducteur en agissant sur la commande de débit de la pompe. Les transmissions hydrostatiques remplacent les
transmissions mécaniques et permettent une gestion précise de la vitesse d’avancement, en fonction des conditions de travail ; elles équipent la plupart des machines agricoles automotrices.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
131
Arracheuse-chargeuse
automotrice de betteraves
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2, 1.2.4 et 3.3.1
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit 1.5.8 et vibrations 1.5.9
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 , 1.1.3 et 1.6.1
– Maintenance : 1.6.1, 1.6.2, 1.6.4
– Poste de conduite : 3.2.1. et 3.2.2
– Freinage : 3.3.3
– Risques dus à l'énergie électrique : 1.5.1
– Protection contre les phénomènes dangereux engendrés par les bourrages : 1.3.7 (II)
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Échappement, protection
contre les risques de
brûlure : 1.5.5
Protection contre les gaz :
3.2.1 al. 4
Protection contre les éléments
mobiles du compartiment
moteur : 1.3.7, 1.3.8 (A), 1.6.1
et 3.4.8
Présence d'un
Mise en marche : 1.2.3
extincteur : 1.5.6 et
Déplacements : 3.3.2
3.5.2
Direction assistée : 3.3.5
Mise en route des organes de récolte
protégée contre une action involontaire :
1.2.2
Risques dus
à la batterie
d'accumulateurs :
3.5.1
Visibilité : 3.2.1
Maintien en
position levée :
1.3.2 et 1.6.4.
Circuits hydrauliques :
1.3.2 (I), 1.5.3
Éclairage : 3.1.2 et 1.1.4
Avertissement
sonore de
marche arrière :
3.2.1
Accès au poste
de conduite :
3.2.1 al. 3, 3.4.5
Protection contre les éléments Protection contre
mobiles concourant au travail les projections : Protection contre les
1.3.3
(effeuillage, éjection,
éléments mobiles de
décolletage) : 1.3.7, 1.3.8 (B)
transmission : 1.3.7,
1.3.8 (A) et 1.4.2.1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
132
Accès pour le
ravitaillement en
carburant : 1.1.3,
1.5.15, 1.6.2
Protection contre les risques
dus aux organes concourant
au travail (arrachage,
nettoyage) : 1.3.7, 1.3.8 (B)
et 1.4.2 (I)
Arracheuse-chargeuse
automotrice de betteraves
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Avant les déplacements sur route, veiller à prendre les précautions relatives à la sécurité routière : gabarit,
signalisation et respect des prescriptions locales : R 233-2 et code de la route,
– Afin d'éviter les risques dus aux bourrages, appliquer les réglages recommandés (vitesse d'avancement,
position des organes de travail) : R 233-2.
Maintenir une bonne
visibilité : propreté des
vitres, réglage des
rétroviseurs : R 233-2
Risque de brûlures en
cas d'intervention
sur les organes chauds
(moteur, hydraulique...) :
R 233-2
S'assurer de l'arrêt total de la
machine au point neutre du levier
de commande d'avancement
hydrostatique : R 233-2
N'accepter sur la machine,
aucune personne autre que le
conducteur : R 233-2
Redoubler de prudence
lors des manœuvres,
les changements de
direction et les marches
arrière. Maintenir
l'avertisseur sonore en
bon état : R 233 1-1 et
R 233-2
Maintenir les dispositifs
d'éclairage propres et en
état de marche : R 233-2
Maintenir les dispositifs
de signalisation propres
et en état de marche :
R 233-1-1, R 233-2
Maintenir en place et
en état, les carters de
protection :
R 233-2 (a et b),
R 233-1-1
Ne jamais s'approcher des
organes de récolte en
mouvement (rotors,
convoyeurs...) : R 233-8
En cas de bourrage, arrêter le
moteur et utiliser, le cas
échéant, un outil approprié :
R 233-8
A l'arrêt de la
machine, retirer la clé
de contact :
R 233-2
Les débris de feuilles et
la terre sont très
glissants. Veiller à la
propreté des échelles et
plateformes d'accès à la
cabine : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
133
Scie à chaîne à moteur thermique
Appelées couramment tronçonneuses, les scies à chaîne à moteur thermique sont normalement utilisées pour
l’élagage, l’abattage des arbres et leur débitage.
Caractéristiques courantes :
– puissance : 1,4 à 6 kilowatts (1,9 à 8 chevaux)
– longueur du guide : 30 à 90 cm
– vitesse de coupe de la chaîne : 7 à 12 mètres/seconde
– régime du moteur au travail : 7 000 à 9 500 tours/minute
– poids : 3,5 à 9 kg selon la puissance et la longueur du guide
Gouge
Jauges de
profondeur
Chaîne
La chaîne est l’organe de coupe des tronçonneuses. Ses maillons sont
pourvus de gouges tranchantes qui coupent le bois et d’ergots de guidage qui glissent dans le guide - chaîne.
Guide-chaîne
Le guide-chaîne est un support de forme plate et allongée dont la
fonction est de guider le coulissement de la chaîne et de la maintenir
correctement tendue (réglage de la tension). Le guide-chaîne possède une rainure périphérique dans laquelle coulissent les ergots de
la chaîne ; il est relié au circuit de lubrification de la chaîne.
Chaîne
Ergots
Chaîne anti-rebond
Il s’agit d’une chaîne qui dispose de jauges de profondeur dont la
fonction est de limiter la pénétration des gouges dans le bois, notamment en bout de guide. Pour les chaînes à gouges rapprochées, la
limitation de la pénétration est réalisée par une jauge solidaire de
chaque gouge.
Guide
Fourreau protecteur
Etui destiné à recouvrir la chaîne lors des déplacements et du rangement pour éviter tout contact accidentel.
Frein de chaîne
Le frein de chaîne est un dispositif de sécurité qui permet de bloquer instantanément la transmission de la
chaîne en cas de réaction brutale ou anormale de la machine vers l’opérateur. Au travail, la réaction de basculement
de la machine met en contact la commande du frein de chaîne avec l’avant-bras de l’opérateur et conduit au
déclenchement du blocage de la chaîne. Certaines tronçonneuses sont équipées d’un frein de chaîne commandé par un dispositif à inertie.
Poignées anti-vibrations
Leur conception et leur fixation doivent limiter la propagation des vibrations au corps de l’opérateur. Elles permettent également de tenir fermement la machine (surface des poignées avant non glissante) pour couper dans
différentes positions, selon le travail à réaliser.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
134
Organes et fonctions
revêtement
antidérapant
commande du frein de chaîne et
écran protège-main
poignée avant
anti-vibrations
griffe d'abattage
guide
poignée du lanceur
commande
d'accélérateur
à double action
chaîne anti-rebond
starter
poignée arrière
anti-vibrations
fourreau protecteur
contact
d'allumage
bouclier
protège-main
carter de protection
du pignon, de l'embrayage
et du frein de chaîne
fixation du carter et
blocage de la tension
de chaîne
enrouleur de chaîne
Commande à double action
Cette commande est conçue de telle façon que l’accélération du moteur ne puisse être obtenue sans une action
volontaire sur les deux gâchettes, évitant ainsi toute mise en mouvement accidentelle de la chaîne.
Lanceur
Le lanceur est constitué d’une poignée, d’un cordon et d’un enrouleur ; il permet la mise en marche du moteur de
la machine en tirant brièvement sur la poignée du lanceur.
Enrouleur de chaîne
Il s’agit d’une butée limitant la projection dangereuse de la chaîne vers l’opérateur en cas de rupture de celle-ci.
Bouclier protège-main
Il protège la main des projections (branches, éclats de bois,...) ou du retour de la chaîne en cas de rupture de
celle-ci.
Griffes d’abattage
Ces griffes servent de point d’appui contre le tronc de l’arbre pour faciliter le travail de l’opérateur. Elles permettent aussi de conserver un espace suffisant pour l’évacuation des copeaux.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
135
Scie à chaîne
à moteur thermique
Conception
Machine soumise à examen CE de type : code du travail : articles R 233-54 et R 233-86
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit : 1.5.8
– Vibrations : 1.5.9
– Marquage : 1.7.3
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 2.2 (e)
Frein de chaîne et écran
protège-main : 2.3 (b et c)
Poignées : 2.2 (a)
Chaîne anti-rebond : 2.3 (b)
Organe de mise en
marche du moteur
(lanceur) : 1.1.2. et 1.2.3
Bouchon
imperdable :
1.5.6 et 1.5.7
Enrouleur de
chaîne 1.3.2
Fourreau protecteur :
1.1.5
Sécurité de la mise
en marche, commande
à double action :
1.2.3 et 2.2 (c)
Commande à action
maintenue : 2.2 (b et c)
Surface d'appui : 2.2 (a)
Commande d'arrêt du
moteur : 1.2.4 (I) et 2.2 (b)
Protection contre les risques de brûlure (moteur,
échappement) : 1.5.5
Protection contre les gaz d'échappement : 1.5.13
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
136
Scie à chaîne
à moteur thermique
Utilisation
Textes de référence : code du travail, articles R 233-1 à R 233-10
Obligations imparties au chef d'entreprise :
Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements individuels de protection appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet.
– S'assurer de la conformité de la machine et de son maintien en conformité.
– Lire la notice d'instructions et bien comprendre le fonctionnement de la machine.
Remplacer sans attendre
l'écran protège-main s'il
est détérioré : R 233-1-1
Maintenir la chaîne correctement affûtée et ne pas
dépasser les limites d'usure prescrites : R 233-2, former
l'opérateur à cette opération de maintenance : R 233-3
Informer l'opérateur de la nécessité
d'utiliser un mélange carburant-huile
récent et correctement dosé pour
éviter les dysfonctionnements de
carburation : R 233-2
Au ralenti, s'assurer du débrayage
complet de la chaîne (réglage du
ralenti) : R 233-1-1
L
Vérifier l'état et les fixations des poignées
antivibrations : R 233-1-1
H
En cas de dysfonctionnement,
faire remplacer le verrouillage de
la commande d'accélération ; ne
jamais condamner le verrou :
R 233-1-1
Remettre le fourreau
protecteur après
chaque utilisation
Décrasser fréquemment le
passage de chaîne, les ouïes
de réchauffage des poignées,
les ailettes du moteur et son
filtre à air : R 233-2
Vérifier le bon fonctionnement
du frein de chaîne : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
137
Débusqueur forestier à câble
(skidder)
Les débusqueurs forestiers sont souvent désignés par le terme anglais «skidder». Il s’agit d’engins automoteurs dont la fonction est de débarder les bois longs depuis le lieu d’abattage des arbres jusqu’à l’aire de
regroupement ou de chargement. Il s’agit généralement d’engins à quatre roues motrices capables de se mouvoir sur des terrains difficiles : sol à faible portance, couverts forestiers encombrés, sans voie d’accès ; pente
importante, présence de souches voire de rochers,.... Souvent, les débusqueurs ne peuvent pas s’approcher
des troncs à débarder. La machine est alors postée en position de treuillage, le câble du treuil est déroulé puis
accroché au tronc à haler. Seule la traction du treuil, permet alors d’approcher le tronc contre la butée du
débusqueur afin que ce dernier puisse finalement tracter sa charge vers le lieu de dépôt.
Caractéristiques courantes :
– puissance du moteur : 60 à 130 kW
– quatre roues directrices à articulation centrale
– poids de la machine : 7 à 12 tonnes
– capacité du treuil :
– force de traction : 100 à 220 kN selon diamètre du câble
– diamètre du câble : 15 à 25 mm
– longueur du câble : 30 à 150 m selon diamètre
– vitesse d’enroulement : 0,7 à 1,3 m/s
Poste de
conduite
Structure de protection
de l'opérateur en cas de
renversement et en cas
de chute d'objets
Protection de l'opérateur
en cas de pénétration
d'objets
Arche ou potence
Treuil
Rouleaux de
guidage du câble
Câble
Lame avant
Bouclier mobile
Dispositif de radiocommande
à distance
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
138
Organes et fonctions
Poste de conduite
Outre le poste de travail du conducteur et les commandes et organes de services, le poste de conduite des
débusqueurs forestiers doit être particulièrement conçu pour protéger l’opérateur contre les risques de chutes et
de pénétration d’objets (arbres, troncs, branches,...), contre le renversement et en cas de rupture de câble.
Structure de protection de l’opérateur
Cette structure est conçue de manière à protéger l’opérateur contre le renversement (SPCR : structure de
protection contre le renversement) et les chutes d’objets (structure de protection contre les chutes d’objets :
SPCO). Sa conception et ses points d’ancrage répondent à des normes et à des essais officiels .
En plus de ces deux fonctions de protection de l’opérateur, la structure est protégée extérieurement de la
pénétration des branches et des bris de câble par des barres, des grilles ou des treillis de protection.
Lame avant
Cette lame permet de pousser les grumes, de les ranger ou de les gerber sur l’aire de dépôt. Elles sert aussi de
point de stabilisation et d’ancrage du débusqueur lors des opérations de treuillage, en particulier lorsque l’engin
n’a pas de bouclier mobile arrière.
Bouclier arrière
Cette butée en forme de vé plus ou moins ouvert, protège l’arrière de la machine et constitue le point d’appui des
extrémités des troncs lorsque ceux-ci sont maintenus par l’action du treuil pendant les déplacements. Il sert
aussi d’élément d’ancrage au sol pendant le treuillage.
Treuil
Le treuil et son câble jouent à la fois le rôle d’auxiliaire de débardage et ”d’attelage” des pièces de bois. La
bobine, appelée tambour, contient le câble enroulé et lui sert de point d’ancrage. Sa rotation est assurée par une
transmission mécanique ou par une transmission à moteur hydraulique. Le treuil peut être à simple ou double
tambour (un ou deux câbles). Le déroulage du câble s’effectue soit par débrayage du tambour, soit en inversant
le sens de la transmission. Un frein permet l’immobilisation du tambour pour retenir la charge. La commande du
treuil s’effectue depuis le poste de conduite ; selon les cas une télécommande peut être utilisée.
Arche ou potence
Cet élément surmonte les roues arrière et constitue un point d’appui relativement élevé pour le câble afin de
faciliter le relevage du pied des grumes du sol lors de leur traction. Il porte une ”boîte à rouleaux” appelée aussi
”chaumard”. Les rouleaux permettent le guidage du ou des câbles.
Câble
Le câble est constitué de fils d’acier plus ou moins gros. La longueur et le diamètre du câble varient en fonction
de son utilisation : câble long et de diamètre réduit pour les travaux de débardage en montagne, câble plus court
et plus gros pour débarder les grumes lourdes en forêt de plaine.
Dispositif de radiocommande à distance
Le dispositif de commande à distance permet de contrôler les différentes fonctions du treuil et, dans certains
cas le déplacement de l’engin. L’opérateur porte le boîtier de la radiocommande à la ceinture, cela lui évite des
allers et retours au poste de conduite.
Transmission pour l’avancement
La transmission pour l’avancement comprend généralement une transmission mécanique (2 gammes et 3 ou 4
vitesses), souvent associée à une transmission primaire hydrocinétique (coupleur hydraulique ou convertisseur
de couple).
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
139
Débusqueur forestier
à cable (skidder)
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2, 1.2.4, 3.3.1
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit 1.5.8 et vibrations 1.5.9
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2, 1.1.3 et 1.6.1
– Maintenance : 1.6.1, 1.6.2, 1.6.4
– Poste de conduite : 3.2.1. et 3.2.2
– Freinage : 3.3.3
– Stabilité : 1.3.1
– Risques dus à l'énergie électrique : 1.5.1
– Circuits hydrauliques : 1.3.2 (I), 1.5.3
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Structure de protection
de l'opérateur
en cas de pénétration
d'objets : 1.3.3
Avertisseur sonore : Risque d'incendie, présence
3.2.1
d'un extincteur : 1.5.6
Visibilité : 3.2.1
Risques dus à la batterie
et 3.5.2
d'accumulateurs : 3.5.1 Éclairage : 3.1.2 et 1.1.4
Structure de protection
de l'opérateur
en cas de chute
d'objet : 3.4.4
Mise en marche : 1.2.3
Déplacements : 3.3.2
Direction assistée : 3.3.5
Structure de protection
de l'opérateur
en cas de
renversement : 3.4.3
Échappement,
protection contre
les risques de
brûlure : 1.5.5 et
protection contre
les gaz : 3.2.1 al. 4
Protection des
flexibles hydrauliques
du poste de conduite :
1.3.2 (I) et 1.5.3
Protection de
l'opérateur en cas
de rupture
de câble : 1.3.2
Protection contre les
éléments mobiles du
compartiment moteur :
1.3.7, 1.3.8 (A), 1.6.1 et
3.4.8
Résistance
mécanique du câble
et du dispositif
d'accrochage : 1.3.2
Accès pour le
ravitaillement en
carburant :
1.1.3, 1.5.15 et 1.6.2
Accès au poste
de conduite :
3.2.1 al. 3 et 3.4.5
Risque d'écrasement
(châssis articulé),
avertissements :
1.7.2
Protection contre les
éléments mobiles de
transmission du treuil :
1.3.7, 1.3.8 (A)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
140
Radiocommande du treuil et (ou) des
déplacements :
- protection vis à vis des perturbations
électromagnétiques et des fréquences
protégées : 1.5.11 et 1.2.7
- protection des commandes contre les risques
de manœuvres inintentionnelles : 1.2.2
Débusqueur forestier
à cable (skidder)
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10, R 233-13-16 à R 233-13-19 1er alinéa
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former, notamment sur la conduite à tenir pour maintenir la stabilité en conditions
difficiles, et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés : R 233-1
à R 233-3, R 233-42 à R 233-44.
Organisation du travail : Eviter toute présence de personnes dans la zone d'évolution et de treuillage de la
machine : R 233 -13- 17. Avant le travail tenir compte de l'environnement : obstacles, souches, devers, pente,
ravin,... : L 230-2.
Transport de passagers : Ne jamais transporter de passagers en dehors de l'endroit prévu, le cas échéant, à
cet effet, dans la cabine : R 233-2 et R 233-13-18
Consulter la notice
d'instructions pour
comprendre la fonction de
chacune des commandes :
R 233-2
Maintenir en bon état les
éléments de protection du poste
de conduite. Ne jamais modifier
ou vouloir redresser la structure
de protection (SPCR et SPCO) :
R 233-1-1
Maintenir une bonne
visibilité : propreté des
vitres, réglages des
rétroviseurs : R 233-2
En cas d'intervention
sur le treuil et le
dispositif de guidage
du câble, respecter
les indications de la
notice d'instructions :
R 233-2
Surveiller l'état des
flexibles et des
raccords hydrauliques
R 233-2
A l'arrêt de la machine,
abaisser la lame avant
et le bouclier mobile
arrière, retirer la clé de
contact : R 233-2
Veiller à la propreté
du poste de
conduite, des
pédales et
marchepieds :
R 233-2
Lors des opérations de
treuillage, veiller à maintenir
une distance de sécurité
suffisante en cas de rupture
ou de décrochage du câble,
ou de mouvements
dangereux des grumes :
R 237-7
Surveiller souvent
l'état du câble et
des dispositifs
d'accrochage :
R 233-1-1
Surveiller souvent
l'état des
pneumatiques :
R 233-1-1
Redoubler de prudence lors des
manœuvres, des changements de
direction et des marches arrière : R233-2.
Maintenir l'avertisseur sonore en état de
marche : R 233-1-1
Dispositif de radiocommande
à distance : consulter la notice
d'instructions afin de bien identifier
les commandes et respecter le mode
opératoire et les instructions de
sécurité : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
141
Broyeur-déchiqueteur de branches
(animé par prise de force)
Les broyeurs-déchiqueteurs de branches sont utilisés par les entreprises et les collectivités locales pour le
déchiquetage des végétaux provenant des opérations d’abattage ou d’élagage d’arbres et d’arbustes. Les branches introduites dans la machine sont transformées en petits morceaux pour réduire leur volume et faciliter leur
élimination par combustion ou compostage. Certains broyeurs puissants sont prévus pour le broyage de bois de
section importante, humides ou secs, destinés à l’alimentation de chaudières. Selon les modèles ou les gammes, les constructeurs proposent des broyeurs animés par la prise de force des tracteurs ou par un moteur
auxiliaire.
Principales caractéristiques :
– capacité de broyage : branches de 8 à 18 cm de diamètre selon les modèles (parfois 25 cm)
– débit : 4 à12 m3/heure de bois broyé
– poids du rotor de broyage : 80 à 380 kg
– puissance d’entraînement : 22 à 60 kW selon les modèles
– poids : 800 à 1 500 kg
Déflecteur
Goulotte d'éjection
Goulotte
d'alimentation
Rouleaux d'alimentation
Transmission
à cardans
Chambre
de déchiquetage
Dispositif de commande
des rouleaux d'alimentation
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
142
Organes et fonctions
La goulotte d’alimentation constitue l’entrée de la machine. En forme d’entonnoir elle supporte les branches
apportées par l’opérateur et les canalise vers les rouleaux d’alimentation. Un système de commande périphérique est placée autour de la goulotte pour commander la mise en marche et l’arrêt des rouleaux d’alimentation
(selon les cas, le sens de rotation des rouleaux peut être inversé). Des rideaux souples sont souvent placés à
l’entrée de la goulotte d’alimentation afin de limiter les projections en retour de la chambre de broyage.
Les rouleaux d’alimentation sont des cylindres métalliques revêtus de griffes qui happent les branches et les
introduisent régulièrement dans la chambre de déchiquetage. Le réglage de la vitesse des rouleaux d’alimentation permet de modifier la vitesse de pénétration des branches dans la chambre de déchiquetage. Les rouleaux
s’écartent en fonction de la section des branches. Cet écartement est la cause de projections d’éclats de bois
pouvant aller de la chambre de déchiquetage vers l’extérieur.
Le rotor de déchiquetage ou rotor de broyage est un organe très robuste, lourd et parfaitement équilibré. Il
supporte des couteaux en acier spécial dont la fixation doit être très sûre. Selon les cas, les constructeurs
adoptent soit des rotors à couteaux latéraux (alimentation axiale), soit des rotors à couteaux radiaux (alimentation radiale).
La chambre de déchiquetage est le compartiment qui contient le rotor de broyage. Les rouleaux d’alimentation
sont placés à l’entrée et la goulotte d’éjection à la sortie.
La goulotte d’éjection est un conduit orientable qui collecte les morceaux expulsés à très grande vitesse par le
rotor et qui les déverse en tas sur le sol ou dans une remorque. La sortie de la goulotte comprend un déflecteur
réglable pour orienter les projections.
Déflecteur
Morceaux
déchiquetés
Dispositif de commande
des rouleaux d'alimentation
Goulotte
d'alimentation
Goulotte
d'éjection
Couteaux
Branche
Chambre
de déchiquetage
Rotor
Rouleaux
d'alimentation
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
143
Broyeur-déchiqueteur de
branches (animé par prise de force)
Conception
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit : 1.5.8
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Le démontage de la goulotte
d'éjection ne doit pas
permettre d'accéder aux
organes de travail :
1.3.7, 1.3.8 (B)
Goulotte d'éjection pivotante
et orientable :
risque de projection : 1.3.3
Carter de protection côté
machine : 1.3.7, 1.3.8 (A)
et 3.4.7 al. 3
Arbre de transmission à
cardans et son protecteur :
1.3.8 (A) et 3.4.7
Support de l'arbre de
transmission à cardans :
3.4.7. al. 5
Commande d'arrêt, de
mise en marche de
l'alimentation et
d'inversion de
l'alimentation :
1.2.3, 1.2.4
Risque de contact avec
des outils de travail :
1.4.1, 1.4.2.1
Trappe de visite
boulonnée : 1.3.7, 1.4.1,
1.3.8 (B) et 1.4.2.1
Exemple de
logique de
commande
Arrêt mentation
Ali version
In
Marquage de la vitesse et
du sens de rotation de la
prise de force : 1.7.3 (II)
Dispositif d'attelage Protection contre les éléments
trois points : 3.4.6
mobiles concourant au travail :
1.3.7, 1.3.8 (B), 1.4.1, 1.4.2.1
La goulotte d'alimentation doit être
suffisament profonde pour que la
distance ne puisse pas permettre à
l'opérateur d'accéder aux rouleaux
d'alimentation : 1.3.7, 1.4.3 et 1.3.8 (B)
Stabilité de
l'appareil lors de
son utilisation :
1.3.1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
144
Dispositif de sécurité par
inversion de marche des
rouleaux d'alimentation, en cas
de bourrage : 1.3.7 (II)
Broyeur-déchiqueteur de
branches (animé par prise de force)
Utilisation
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions et bien comprendre le fonctionnement de la machine,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44.
Arrêter le moteur et attendre
l'arrêt complet des organes
avant toute intervention :
R 233-2 et R 233-8
Organisation du chantier
S'assurer de la bonne position de la machine par
rapport au produit à broyer et à la réception des déchets
broyés. Prévoir une zone de dégagement suffisante
autour de la machine et prévenir les risques dus aux
retour des branches et aux projections en provenance
de la chambre de broyage : L 230-2 et R 233-2
Veiller au bon
fonctionnement de la
butée arrêt-inversion. En
cas de dysfonctionnement
la faire réparer ou
remplacer sans attendre :
R 233-1-1 et R 233-2
Ne jamais intervenir
manuellement dans la zone
d'engagement du broyeur :
R 233-2 et R 233-8
Au travail, ne pas se placer
dans l'axe du couloir de
déchiquetage afin de
limiter les risques dus aux
projections :
R 233-2 et R 233-7
Veiller au bon état de la transmission à
cardans et de son protecteur : R 233-1-1
(arrêté du 24 juin 1993) et accrocher les
chaînettes anti-rotation : R 233-2
Respecter scrupuleusement les indications de la
notice d'instructions, relative à l'entretien des organes
internes de broyage (état et entretien des couteaux,
équilibrage) et de leurs protections. Veiller à utiliser
des pièces de rechange répondant aux préconisations
du constructeur : R 233-1-1 et R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
145
Fendeuse de bûches à coin
Les fendeuses de bûches à coin sont utilisées pour le fendage des bois débités le plus souvent en morceaux de
1 à 1,20 m de long. Elles sont souvent conçues pour être attelées aux tracteurs agricoles. Elles sont animées
hydrauliquement soit directement par l'énergie hydraulique du tracteur, soit par l'intermédiaire d'un générateur
(pompe) animé par la prise de force du tracteur. Certaines fendeuses de bûches mobiles (sur roues) ou à poste
fixe sont animées par un groupe hydraulique, lui-même entraîné par un moteur thermique ou par un moteur
électrique. Il existe des fendeuses à course horizontale. Certaines machines sont équipées d'un dispositif de
manutention assisté pour la mise en place de la bûche sur le socle de fendage.
Caractéristiques courantes :
– course de fendage : 1,10 à 1,30 m
– poussée du vérin sur le coin : 10 à 25 tonnes
– vitesse de descente du coin : 5 à 10 cm/s
– pression hydraulique maximale : 170 à 240 bars selon la conception
– puissance hydraulique nécessaire : 7 à 30 kW
– poids : 250 à 1 000 kg
Cylindre
du vérin
Commande
bimanuelle
Tige du vérin
OU
Coin
Butée en cas
de remontée
de la bûche
OU
Butée de limitation
de la course
de retour du coin
Dispositif
de maintien
des bûches
avant leur fendage
Dispositif
de retenue
des bûches
pendant le fendage
Bûche
Socle
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
146
Bâti
Transmission à cardans
(lorsque la machine
est équipée d'un groupe
hydraulique autonome)
Organes et fonctions
Le principe de fendage :
Après avoir positionné la bûche et actionné le dispositif de maintien, l'opérateur agit sur la commande bimanuelle.
Cette commande permet l'alimentation hydraulique du vérin dont la tige force le coin à pénétrer dans la bûche.
Le dispositif de maintien de la bûche avant le fendage :
Après avoir positionné la bûche sur le socle de la machine, celle ci est maintenue par un dispositif de maintien.
Ce dispositif doit être conçu de telle façon que la bûche puisse être fendue sans qu'il y ait besoin de la maintenir
en position avec les mains ou les pieds.
La commande bimanuelle :
La commande bimanuelle est une commande qui nécessite une action maintenue des deux mains de l'opérateur pour déclencher et maintenir la fonction d'une machine ou d'un élément de machine. L'action simultanée
des deux mains sur la commande assure le déplacement du coin de la fendeuse. La commande bimanuelle agit
sur les distributeurs hydrauliques qui alimentent le vérin de fendage. Selon les cas, la mise en action du dispositif de maintien de la bûche peut être combinée avec la commande bimanuelle (un exemple de ce cas est
présenté au recto, en encart sur le dessin).
Le dispositif de retenue :
Son rôle est d'éviter que les morceaux fendus tombent sur l'opérateur.
La butée en cas de remontée de la bûche :
Vérin
Il s'agit d'un élément de sécurité qui permet
de dégager le coin de la bûche en cas de
fendage incomplet. En effet, dans le cas de
bois fibreux ou noueux ou lorsque les bûches
ont un diamètre supérieur à la largeur du coin,
la course du coin ne permet pas toujours de
séparer complètement les deux morceaux de
bois et il y a risque d'écrasement de l'opérateur lors de la remontée du coin.
Alimentation
hydraulique pour
la descente
du coin
Tige
Alimentation
hydraulique pour
la remontée
du coin
Bâti
Coin
La butée de limitation de la course de retour du coin :
Dispositif de retenue
(garants de protection)
Lorsque l'opérateur travaille avec des bûches
plus courtes que la course du coin, cette butée est réglée pour interrompre la remontée
du coin en fonction de la longueur des bûches
Bûche
à fendre. Ce réglage, réalisé avant le travail,
simplifie la tâche de l'opérateur et lui fait gaSocle
gner du temps.
Butée en cas
de remontée
de la bûche
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
147
Conception
Fendeuse de bûches à coin
Machine soumise à autocertification CE : code du travail, articles R 233-53 et R 233-85
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Commande de fendage :
– Commande bimanuelle permettant
d'actionner le déplacement du coin :
1.2.1, 1.3.7, 1.3.8 (B) et 1.4.3
– L'arrêt de l'action de l'opérateur sur
l'une des commandes doit stopper le
mouvement du coin : 1.2.1, 1.2.2
Protection contre les projections
de fluide hydraulique : 1.3.2 (I)
et 1.5.3
OU
Butée d'arrêt du coin en cas
de remontée de la bûche :
1.3.7, 1.3.8 (B)
Limiteur de course,
de fendage :
1.1.2 et 1.3.7
Dispositif d'attelage
trois points : 3.4.6
OU
Dispositif de maintien
des bûches avant leur
fendage : 1.1.2 (c) et
1.3.1
Dispositif de retenue
des morceaux de
bûche fendus : 1.3.3
Zone de protection
périphérique des pieds
de l'opérateur :
1.3.7 et 1.3.8 (B)
Stabilité de l'appareil : 1.3.1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
148
Pour les machines
comportant leur propre
générateur hydraulique :
- arbre de transmission à
cardans et son protecteur :
1.3.8 (A) et 3.4.7,
- support de l'arbre de
transmission à cardans :
3.4.7 alinéa 5,
- marquage de la vitesse
et du sens de rotation de
la prise de force : 1.7.3 (II)
- carter de protection côté
machine : 1.3.7, 1.3.8 (A)
et 3.4.7 al. 3
Protection contre les éléments mobiles
de transmission (entraînement de la
pompe hydraulique) : 1.3.7, 1.3.8 (A)
Utilisation
Fendeuse de bûches à coin
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions et bien comprendre le fonctionnement de la machine,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle :
R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44,
– Machine conçue pour être utilisée par une seul utilisateur.
Veiller au bon état des
flexibles et raccords
hydrauliques : R 233-1-1
et R 233-2
Veiller au bon réglage de
la butée en cas de
retour de la bûche avec
le coin : R 233-2
La commande
bimanuelle est prévue
pour éviter les accidents
à l'opérateur. En cas de
dysfonctionnement, faire
réparer ou remplacer
sans attendre :
R 233-1-1 et R 233-2
Veiller au bon réglage
du limiteur de course
de fendage : R 233-2
Pour maîtriser
correctement les
commandes, l'opérateur
doit adopter une posture
de travail stable : R 233-2
Pour les machines
animées par la prise
de force, veiller au bon
état de la transmission
à cardans et de son
protecteur : R 233-1-1
(arrêté du 24 juin 1993)
Accrocher les chaînettes
anti-rotation : R 233-2
Avant de commander la
descente du coin, veiller à la
bonne stabilité de la bûche sur
son support et s'assurer de
l'absence de toute personne à
proximité : R 233-2
Lors du débitage du bois,
s'efforcer de découper les
bûches à angle droit afin de
faciliter leur stabilité sur la
fendeuse : R 233-2
Travailler sur un sol
plan et dégagé :
R 233-2 et R 233-5
Conserver en place et régler
le cas échéant le dispositif de
retenue des morceaux de
bûche : R 233-1-1 et R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
149
Scie circulaire à bois à chevalet
(animée par prise de force)
Les scies circulaires à chevalet sont principalement destinées au sciage du bois de chauffage. La mise en
oeuvre de ce type de scie est réalisée par attelage au système trois points d’un tracteur et entraînement par la
prise de force. Ce type de scie est aussi souvent proposé avec un entraînement par moteur électrique.
Caractéristiques courantes :
– diamètre de la lame : 500 à 600 mm
– vitesse de rotation de la lame : 1 500 à 2 000 tr/min
– vitesse de coupe de la lame : 40 à 60 mètres par seconde
– capacité de sciage : bûches de 15 à 25 cm de diamètre
– puissance absorbée : 2 à 5 kW
Lame
Protecteur fixe
de la lame
Protecteur réglable
automatiquement
Bûche
Protecteur contre
les projections et le
risque de contact
avec la lame en fin
de sciage
du plan de sciage
Arrêt de lame
Arbre de transmission
à cardans avec son
protecteur et son
support
Levier de maintien de
la bûche
Attelage trois points
Chevalet
basculant
Bâti
Boîtier de
transmission à
renvoi d'angle
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
150
Organes et fonctions
Lame
La lame est fixée sur son axe par un système d’écrou évitant le desserrage en fonctionnement (écrou autoserrant,
frein,...). Le centrage de la lame en rotation est assuré par la précision d’ajustement entre son alésage et l’axe
support. Les éléments de coupe sont constitués de dents pointues et affûtées. L’affûtage est réalisé, lame
déposée, dans un atelier spécialisé. En plus de l’affûtage, la lame est l’objet d’un réglage de ”voie” ou ”d’avoiement”
qui consiste à incliner de quelques degrés les dents alternativement à droite et à gauche afin que la largeur du
trait de sciage soit supérieure à l’épaisseur de la lame, pour éviter son frottement ou son coïncement dans les
bûches.
Protecteur de lame fixe
Ce protecteur est destiné à protéger les cotés et la périphérie de la lame sur toute sa partie non travaillante.
Protecteur de lame réglable automatiquent
Il s’agit d’un protecteur qui recouvre la partie travaillante de la lame. Ce protecteur s’escamote progressivement
pendant le sciage, selon le diamètre de la bûche, par la poussée de celle-ci, puis il se referme automatiquement
en fin de sciage.
Protecteur contre les projections et les risques de contact avec la lame en fin de sciage
Ce protecteur est destiné à protéger le plan de sciage pendant l’ouverture du protecteur auto-matique en cours
de sciage d’une bûche. En protégeant le plan de sciage, ce protecteur fait aussi écran aux projections de la
lame pendant le sciage.
Arrêt de lame
Commande permettant l’arrêt de la lame depuis le poste de travail de la machine. En position arrêt, la transmission de la prise de force à la lame est interrompue.
Chevalet
Support basculant en forme de vé permettant le maintien de la bûche. Pendant le sciage, un dispositif de
maintien par levier permet à l’opérateur d’immobiliser la bûche et d’actionner le chevalet.
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
151
Scie circulaire à bois à chevalet
(animée par prise de force)
Conception
Machine soumise à examen CE de type : code du travail, articles R 233-54 et R 233-86
Règles techniques : code du travail, article R 233-84, annexe 1
– Règles générales : 1.1.2 à 1.1.5
– Commandes et organes de service : 1.2.1, 1.2.2 (a)
– Indications : 1.7.0 à 1.7.2 et 3.6.1
– Localisation, accès et facilité des réglages et de l'entretien : 1.1.2 et 1.6.1
– Surfaces, arêtes et angles : 1.3.4
– Bruit : 1.5.8
– Marquage : 1.7.3 et 3.6.2
– Notice d'instructions : 1.7.4 et 3.6.3
Lame :
- fiabilité de la lame et de sa fixation : 1.3.2 (I)
- maintenance : 1.6.1
- remplacement : 1.1.2 (f) et 1.3.2 (I)
Support de l'arbre
de transmission
à cardans :
3.4.7 al. 5
Protecteur de la scie,
notamment en cas de bris
de la lame : 1.3.2,1.3.3 et 1.4.1
Protection contre les parties
non travaillantes de la lame :
1.3.7, 1.3.8 (A) , 1.4.1 et
1.4.2.1
Protecteur
de lame réglable
automatiquement :
1.3.7, 1.3.8 (B),
1.4.1 et 1.4.2.3
Protection contre
les projections et le risque
de contact avec la lame
en fin de sciage :
1.3.3, 1.3.7, 1.3.8 (B),
1.4.1 et 1.4.2.1
Arbre de transmission à
cardans et son protecteur :
1.3.8 (A) et 3.4.7
Marquage de la vitesse
maximale et du sens de
rotation de la prise de
force : 1.7.3 (II)
Support et dispositif
pour le maintien
et l'immobilisation
de la bûche pendant
le sciage : 2.3 (a)
Carter de protection côté
machine : 1.3.7, 1.3.8 (A)
et 3.4.7 al. 3
Commande d'arrêt de
la lame accessible depuis
le poste de travail : 1.2.4
Frein de lame : 2.3 (c)
Dispositif d'attelage
trois points : 3.4.6
Protection contre les éléments
mobiles de transmission : 1.3.7,
1.3.8 (A), 1.4.1 et 1.4.2.1
Stabilité après dételage
et au remisage : 1.3.1
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
152
Utilisation
Scie circulaire à bois à chevalet
(animée par prise de force)
Textes de référence :
code du travail, articles R 233-1 à R 233-10
– Choisir une machine appropriée au travail à réaliser ou convenablement adaptée à cet effet,
– S'assurer de la conformité et du maintien en conformité de la machine,
– Lire la notice d'instructions, bien comprendre le fonctionnement de la machine et assurer son entretien,
– Informer l'opérateur, le former et mettre à sa disposition des équipements de protection individuelle appropriés : R 233-1 à R 233-3, R 233-42 à R 233-44.
Organisation du chantier : R 233-1 alinéa 3
Travailler sur un espace dégagé et bien éclairé (éviter le contre jour ou l'éblouissement).
Veiller au bon dimensionnement des bûches (diamètre, poids,...). S'assurer de la stabilité de
la machine. Prévoir une zone de dégagement suffisante autour de la machine et dégager
souvent le bois scié et la sciure afin de prévenir les risques de faux mouvements ou de chute.
Ne jamais quitter le poste de travail sans avoir arrêté le moteur du tracteur, débrayé la prise
de force et retiré la clé de contact : R 233-2
Respecter scrupuleusement
les indications de la notice
d'instructions, relatives à l'entretien
de la lame de la scie, à sa dépose,
à son affûtage, à son état et à ses
protecteurs. Veiller à utiliser les lames
et les pièces de rechange répondant
aux préconisations du constructeur
(nature de la denture, diamètre du trou
central, régime de rotation,...) :
R 233-1-1 et R 233-2
Arrêter le moteur du tracteur,
débrayer la prise de force et
immobiliser la lame avant toute
intervention sur la machine :
R 233-2 et R 233-8
Ne pas dépasser la
capacité de sciage de
la machine : R 233-1
alinéa 1 et 2 et R 233-2
Poser la transmission sur
son support après
dételage : R 233-2
Au travail, maintenir les mains
à distance du plan de coupe
et utiliser les leviers ou
poignées prévus par le
constructeur pour immobiliser
la bûche et actionner le
chevalet : R 233-2
Respecter la vitesse et le
sens de rotation de la
prise de force : R 233-2
Au travail, ne pas se placer
devant le plan de coupe afin
de limiter les risques dus à la
lame et aux projections :
R 233-2 et R 233-7
Veiller au bon état de la
transmission à
cardans et de son
protecteur : R 233-1-1
(arrêté du 24 juin 1993) et
accrocher les dispositifs
anti-rotation : R 233-2
Arrêter la lame avant de
dégager l'aire de travail
(bûches, sciure,...) : R 233-2
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
153
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
LISTES NON EXHAUSTIVES DE NORMES GÉNÉRALES ET DE NORMES
RELATIVES À LA SÉCURITÉ DES TRACTEURS ET MACHINES AGRICOLES
ET FORESTIÈRES
I. NORMES
NORMES
ET PROJETS DE NORMES EUROPÉENS
Se reporter page 9 au
paragraphe : «la directive
machines», une directive
nouvelle approche)
GÉNÉRALES
Titre
N° de document
Dernière
publication
NF EN 292-1
Sécurité des machines – Notions fondamentales, principes généraux
1 Déc 1991
de conception – Partie 1 : terminologie de base, méthodologie
NF EN 292-2
Sécurité des machines – notions fondamentales, principes généraux 1 Déc 1991
de conception – Partie 2 : principes et spécifications techniques
NF EN 294
Sécurité des machines – Distances de sécurité pour empêcher l’at- 1 Sept 1992
teinte des zones dangereuses par les membres supérieurs
NF EN 349
Sécurité des machines – Ecartements minimaux pour prévenir les ris1 Sept 1993
ques d’écrasement de parties du corps humain
NF EN 811
Sécurité des machines – Distances de sécurité pour empêcher l’at- 1 Déc. 1996
teinte des zones dangereuses par les membres inférieurs
NF EN 982
Sécurité des machines – Prescriptions de sécurité relatives aux systèmes et leurs composants de transmissions hydrauliques et pneumatiques – Hydraulique
NF EN 983
Sécurité des machines – Prescriptions de sécurité relatives aux
systèmes et leurs composants de transmissions hydrauliques et
pneumatiques – Pneumatique
NF EN 1050
Sécurité des machines – Principes pour l’appréciation du risque
NF EN 60204-1
Sécurité des machines – Equipement électrique des machines
Tracteurs, matériels agricoles et forestiers, matériel à moteur pour
jardins et pelouses – Symboles pour les commandes de l’opérateur
et autres indications
Partie 1 : symboles communs
NF EN ISO 3767
Partie 2 : symboles pour tracteurs et matériels agricoles
Partie 3 : symboles pour le matériel à moteur pour jardins et
pelouses
Partie 4 : symboles pour le matériel forestier
Partie 5 : symboles pour le matériel forestier portatif à main
Engins de terrassement – Zones de confort et d’accessibilité des
NF EN ISO 6682 commandes
154
1 Oct 1996
1 Oct 1996
1 Janv 1997
1 Avr 1998
15 Déc 1998
1 Déc 1995
1 Janv 1995
15 Déc 1993
15 Juil 1992
1 Mai 1995
Norme
harmonisée
(publiée
au JOCE)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
NORMES
NORMES
ET PROJETS DE NORMES EUROPÉENS (SUITE)
DE SÉCURITÉ SPÉCIFIQUES AUX MACHINES AGRICOLES ET FORESTIÈRES
Titre
N° de document
NF EN 608
NF EN 609-1
Matériel agricole et forestier. Scies à chaîne portatives – Sécurité
Matériel agricole et forestier – Sécurité des fendeuses de bûches
Se reporter page 9 au
paragraphe : «la directive
machines», une directive
nouvelle approche)
Dernière
publication
1 Nov 1994
1 mai 1999
– Partie 1 : fendeuses à coin
NF EN 609-2
NF EN 632
NF EN 690
NF EN 703
NF EN 704
Matériel agricole et forestier – Sécurité des fendeuses de bûches
1 Déc 1999
– Partie 2 : fendeuses à vis
Matériel agricole – Moissonneuses-batteuses et récolteuseshacheuses – Sécurité
1 Août 1995
Matériel agricole – Epandeurs de fumier – Sécurité
Matériel agricole – Désileuses – Sécurité
1 Déc 1994
1 Août 1995
1 Sept 1999
Matériel agricole – Ramasseuses-presses – Sécurité
NF EN 706
Matériel agricole – Rogneuses à vignes – Sécurité
1 Déc 1996
NF EN 707
Matériel agricole – Epandeurs de lisier – Sécurité
1 Août 1999
NF EN 708
Matériel agricole – Machines de travail du sol à outils animés
NF EN 708/A1
Matériel agricole – Machines de travail du sol à outils animés –
Sécurité
NF EN 709
Matériel agricole et forestier – Motoculteurs avec fraises portées,
motobineuses et fraises roue(s) motrice(s) – Sécurité
1 Avril 1996
1 Mai 2000
1 Juillet 1997
Amendement 1 la norme NF EN 709 de juillet 1997 (Vibrations)
1 Oct 1999
NF EN 745
Matériel agricole – Faucheuses rotatives et faucheuses-broyeuses – Sécurité
1 Juin 1999
NF EN 774
Matériel de jardinage – Taille-haies portatifs à moteur incorporé –
Sécurité
1 Juin 1996
NF EN 774/A1
Amendement 1 à la norme NF EN 774 de juin 1996
1 Août 1997
NF EN 774/A2
Amendement 2 à la norme NF EN 774 de juin 1996 (Temps
d’arrêt de lame)
1 Oct 1997
NF EN 709/A1
155
Norme
harmonisée
(publiée
au JOCE)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
NORMES
NORMES
ET PROJETS DE NORMES EUROPÉENS (SUITE)
DE SÉCURITÉ SPÉCIFIQUES AUX MACHINES AGRICOLES ET FORESTIÈRES
N° de document
Titre
Se reporter page 9 au
paragraphe : «la directive
machines», une directive
nouvelle approche)
Dernière
publication
NF EN 774/A3
Amendement 3 à la norme NF EN 774 de juin 1996 (Bruit Vibrations)
1 mai 2001
NF EN 786
Matériel de jardinage – Coupe-gazon et coupe-bordures électriques portatifs et à conducteur pied – Sécurité mécanique
1 Août 1996
NF EN 786/A1
Amendement 1 à la norme NF EN 786 d’août 1996 (Bruit Vibrations)
1 Mai 2001
NF EN 836
Matériel de jardinage. Tondeuses à gazon à moteur – Sécurité
1 Mai 1997
Amendement 1 à la norme NF EN 836 de mai 1997 (Temps d’arrêt
de lame)
1 Déc 1997
NF EN 836/A1
Amendement 2 à la norme NF EN 836 de mai 1997 (BruitVibrations)
1 Mai 2001
NF EN 836/A2
NF EN 907
Matériel agricole et forestier – Pulvérisateurs et distributeurs
d’engrais liquides – Sécurité
1 Juillet 1997
NF EN 908
Matériel agricole et forestier – Enrouleurs d’irrigation – Sécurité
1 Mars 1999
NF EN 909
Matériel agricole et forestier – Machines à irriguer types pivot et
rampes frontales – Sécurité
1 Février 1999
NF EN 1152
Tracteurs et matériels agricoles et forestiers – Protecteur d’arbres
de transmission à cardans de prise de force – Essais d’usure et de
résistance
1 Août 1994
NF EN 1374
Matériel agricole – Désileuses stationnaires pour silos cylindriques
– Sécurité
1 Oct 2000
NF EN 1459*
Sécurité des chariots de manutention – Chariots automoteurs à
portée variable
1 Déc 1999
NF EN 1553
Matériel agricole – Machines automotrices, portées, semi-portées
et traînées – Prescriptions communes de sécurité
1 Janv 2000
NF EN 1853
Matériel agricole – Remorques à benne basculante – Sécurité
1 Août 1999
NF EN 12525
Matériel agricole – Chargeurs frontaux – Sécurité
NF EN 12733
Matériel agricole et forestier – Motofaucheuses à conducteur à pied 1 juillet 2001
– Sécurité
NF EN 13118
Matériel agricole – Matériel de récolte de pommes de terre – Sécurité
*
Norme
harmonisée
(publiée
au JOCE)
*
1 juin 2000
1 Mars 2001
L’attention des utilisateurs de la norme NF EN 1459 (1999) est attirée sur le fait qu’elle ne traite pas des risques courus par
l’opérateur lors d’un renversement fortuit du chariot. Pour cet aspect, la norme ne donne pas présomption de conformité.
156
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
NORMES
NORMES
ET PROJETS DE NORMES EUROPÉENS (SUITE)
DE SÉCURITÉ SPÉCIFIQUES AUX MACHINES AGRICOLES ET FORESTIÈRES
N° de document
Titre
Matériel agricole – Matériel de récolte de betteraves à sucre et
fourragères – Sécurité
Matériel forestier – Exigences de sécurité et essais pour les
NF EN ISO 11680-1
perches élagueuses moteur – Partie 1 : machines équipées
d’un moteur à combustion interne intégré
Matériel forestier – Exigences de sécurité et essais pour les
NF EN ISO 11680-2
perches élagueuses moteur – Partie 2 : machines pour utilisation avec une source motrice portée à dos
Matériel forestier – Scies à chaîne portatives – Exigences de sécurité
NF EN ISO 11681-2
et essais – Partie 2 : scies à chaîne pour l’élagage des arbres
NF EN 13140
Matériel agricole et forestier – Débroussailleuses et coupeherbe portatifs à moteur thermique – Sécurité
NF ISO 11806
PROJETS
Se reporter page 9 au
paragraphe : «la directive
machines», une directive
nouvelle approche)
Dernière
publication
Norme
harmonisée
(publiée
au JOCE)
1 Mars 2001
1 Oct 2000
1 Oct 2000
1 Juillet 1998
1 Août 1997
DE NORMES
N° de document
Titre
Dernière version
CEN prEN 12965
Tracteurs et machines agricoles et forestières – Arbres de
transmission à cardans et leur protecteur – Sécurité
CEN prEN 13525
Machine forestières – Déchiqueteuses de branches – Sécurité
1 Avril 1999
Matériel de jardinage – Broyeur de jardin à source de puissance
intégrée – Sécurité
Matériel de jardinage – Aérateurs de gazon et scarificateurs à
conducteur à pied – Sécurité
1 Août 1999
Matériel agricole et forestier – Faucheuses Interlignes – Sécurité
1 Janv 1999
CEN prEN 13683
CEN prEN 13684
CEN prEN 13448
157
1 Juillet 1997
1 Août 1999
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
II. NORMES
INTERNATIONALES (LISTE
N° de document
ISO 3789
FD ISO 11684
NON EXHAUSTIVE)
Titre
Tracteurs, matériels agricoles et forestiers, matériel à moteur
pour jardins et pelouses – Emplacement et mode de fonctionnement des commandes de l'opérateur
Partie 1 : commandes communes
Partie 2 : commandes pour tracteurs et matériels agricoles
Partie 3 : commandes pour matériel à moteur pour jardins
et pelouses
Tracteurs et matériels agricoles et forestiers, matériels à
moteurs pour jardins et pelouses – Signaux de sécurité et
de danger – Principes généraux
ISO 15078
Machines forestières – Chargeuses de grumes – Emplacement et méthode de fonctionnement des doubles commandes.
ISO/TS 15079
(remplace
Matériel à moteur pour jardins, pelouses et pour l'horticulture
– Commandes de l'opérateur – Lignes directrices pour les
forces d'actionnement, déplacement, emplacement et méthodes de fonctionnement
ISO 3789-3)
158
Dernière
publication
1 janv 1982
1 janv 1982
1 janv 1989
Déc 1997
Juillet 1998
Septembre 2001
Norme
harmonisée
(publiée
au JOCE)
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
Bibliographie
Code du travail : accessible, comme tous les documents officiels, sur le site Légifrance :
http://www.legifrance.gouv.fr
Santé et sécurité au travail – Cédérom. Normes françaises AFNOR, ministère du Travail,
ministère de l’Agriculture, Eurogip. Conception CSTB. Édition annuelle – ISSN 1292-8771
Normes. AFNOR, Association française de normalisation. Coordination des travaux normatifs, édition et diffusion des normes. 11, avenue Francis de Pressensé, 93571 Saint
Denis la Plaine Cedex. Tél. 01 41 62 80 00. http://www.afnor.fr
Réglementation des tracteurs agricoles et forestiers à roues. Cemagref Éditions 2002,
29 p., ISBN 2-85362-589-3
Réglementation des machines mobiles agricoles et forestières. Cemagref Éditions 2002,
36 p., ISBN 2-85362-588-5
Mise en conformité des machines mobiles agricoles et forestières. Cemagref Éditions
2000, 249 p., ISBN 2-85362-532-X
Les matériels de fertilisation et traitement des cultures. Cemagref Éditions 1997, 343 p.
Coll. Formagri. ISBN 2-85362-458-7
Les matériels de récolte des fourrages, ensilage et distribution. Cemagref Éditions 1995,
395 p., Coll. Formagri. ISBN 2-85362-404-8
Les matériels de travail du sol, semis et plantations. Cemagref Éditions 1994, 380 p., Coll.
Formagri. ISBN 2-85362-348-3
Les moissonneuses-batteuses et les équipements pour la récolte des graines. Cemagref
Éditions 1993, 269 p., Coll. Formagri. ISBN 2-85362-288-6
Lexique illustré du machinisme et des équipements agricoles. Cemagref Éditions 1991,
350 p., Coll. Formagri. ISBN 2-85362-218-5
159
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
160
Fiches sécurité machines agricoles et forestières
Index des fiches
Arracheuse de pommes de terre tractée
Arracheuse-chargeuse automotrice de betteraves
Benne semi-portée
Broyeur agricole à axe vertical
Broyeur-déchiqueteur de branches (animé par prise de force)
Cardans (Transmission à cardans)
Chargeur automoteur à bras télescopique (à moteur thermique)
Chargeur frontal de tracteur
Coupe herbes portatif à moteur thermique
Débusqueur forestier à treuil (skidder)
Débroussailleuse portative à moteur thermique
Désileuse distributrice portée, à griffes
Désileuse mélangeuse distributrice pailleuse traînée
Désileuse mélangeuse distributrice traînée, à fraise rotative
Distributeur centrifuge d'engrais, porté
Enrouleur et canon d'irrigation
Ensileuse automotrice (récolteuse hacheuse chargeuse automotrice)
Épandeur d'engrais centrifuge porté (distributeur centrifuge d'engrais, porté)
Épandeur de fumier
Épandeur de lisier
Faucheuse rotative à axes verticaux en position latérale arrière
Fendeuse de bûches à coin
Herse rotative à axes verticaux
Moissonneuse-batteuse
Motobineuse ou motohoue
Motoculteur
Motohoue ou motobineuse
Pulvérisateur traîné à rampes
Pulvérisateur viticole et arboricole traîné, à jet porté
Ramasseuse-presse à balles cylindriques
Ramasseuse-presse à grosses balles parallélépipèdiques
Récolteuse hacheuse chargeuse automotrice)
Remorques semi portée à benne basculante
Rogneuse-écimeuse de vigne à outils rotatifs
Scie à chaîne à moteur thermique
Scie circulaire à chevalet, animée par prise de force
Semoir en lignes
Skidder (débusqueur forestier à treuil)
Taille bordures (coupe-herbe portatif)
Taille-haie à moteur thermique
Tondeuse à gazon à moteur thermique (poussée ou autotractée)
Tonne à lisier (épandeur de lisier)
Transmission à cardans
Tronçonneuse (scie à chaîne à moteur thermique)
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108
52
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136
152
92
140
20
16
36
64
40
136
Pages
161
129
133
53
81
145
41
49
45
21
141
25
113
121
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57
69
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57
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65
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33
29
33
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Fiches sécurité machines agricoles et forestières
162
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