"Le petit livre rose" - de la Plate-forme Prévention Sida

"Le petit livre rose" - de la Plate-forme Prévention Sida
Le petit livre rose
pour vivre sa sexualité en se protégeant des MST*
*Les Maladies Sexuellement Transmissibles : Le Sida et les Autres
SommairePage
Les MST, c’est quoi ?. . . . . .
Modes de transmission. . . .
Se protéger . . . . . . . . . . . . .
Le préservatif . . . . . . . . . . .
Le lubrifiant à base d’eau. .
Les symptômes. . . . . . . . . .
Le dépistage . . . . . . . . . . . .
Les traitements. . . . . . . . . .
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
02-03
04-05
06-07
08-09
10-11
12-13
14-17
18-19
Le sida. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les hépatites B et C. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La syphilis. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
L’herpès génital. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La chlamydia et la gonorrhée. . . . . . . . . . . . . . .
Les condylomes – Le cancer du col de l’utérus.
Adresses utiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.
.
.
.
.
.
.
20-29
30-31
32-33
34-35
36-37
. 38-39
40
Ce petit livre rose
vous apporte des informations
pour vivre votre sexualité
en vous protégeant des MST,
qui que vous soyez.
Rabats
Petit dico. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les appareils génitaux féminin et masculin . .
Récapitulatif modes de transmission. . . . . . . .
Adresses utiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . ■ A
. . . . ■ B
■C-■D
. . . . ■ E
Pour voir le petit dico,
dépliez ce rabat et gardez-le ouvert pendant la lecture.
01
Les MST,
c’est quoi ?
Chtouille, vérole, maladie des rois,
chaude pisse, tueuse silencieuse, crêtes
de coq, …
Quand on parle de MST, on pense au
sida. La menace de mort qu’il représente
a fait passer sous silence les autres MST
dont les conséquences peuvent pourtant
être importantes (stérilité, cancer, …).
Parce qu’elles sont souvent discrètes
(sans symptômes apparents), on peut
transmettre ou recevoir une MST sans
même le savoir.
Aussi appelées maladies vénériennes,
les MST (Maladies Sexuel­lement Trans­
missibles) sont plus nom­breuses qu’on
ne l’imagine. Saviez-vous, par exemple,
qu’elles sont en nette aug­men­tation et
qu’elles touchent surtout les jeunes de
20 à 24 ans ?
Parmi les maladies susceptibles de se
transmettre lors de rapports sexuels,
les plus connues sont l’herpès génital, la
chlamydia, les condylomes, la gonorrhée
et la syphilis. Des virus comme ceux des
hépatites et du sida se transmettent
aussi par voie sexuelle.
Le but de cette brochure est de vous
informer sur ces maladies et sur les
moyens de les prévenir et de les soigner.
Parlons-en simplement.
Des maladies avec des noms
à coucher dehors…
02
Bonne lecture !
03
Modes de
transmission
Transmission sexuelle
Pénétration vaginale
Pénétration anale H/H
Fellation H/F
Fellation H/H
Cunnilingus H/F
Anulingus H/F ou H/H
Pénétration anale H/F
(Comment ça s’attrape ?)
Une MST peut se transmettre
au cours d’un rapport sexuel
avec un(e) partenaire contaminé(e), qu’il y ait ou non
pénétration. Un seul rapport
sexuel peut suffire. Certaines
MST se transmettent aussi par
les caresses sexuelles (herpès
ou condylome) ou par le baiser
(hépatite B) ou encore par le
contact avec la peau (syphilis).
Actuellement,
on parle aussi
de IST. (Infections
Sexuellement
Transmissibles) :
le terme “infections”
indique que l’on peut
être infecté
et contagieux
sans être malade.
04
On peut être
contaminé par simple
contact avec
le vagin, l’anus,
la bouche, l’urètre
(= canal qui conduit
l’urine hors de la
vessie) de la personne
porteuse d’une MST.
Une MST ne se transmet
pas par les gestes de la
vie quotidienne : poignée de
main, utilisation d’objets courants, etc., ni en utilisant les
toilettes ou la douche d’une
personne contaminée, ni en
allant à la piscine…
Cunnilingus F/F
Anulingus F/H ou F/F
Autres modes de transmission
Baiser
Mère/Enfant
Echange seringue et
ensemble du matériel
d’injection
05
Se protéger
Vous connaissez le dicton :
mieux vaut prévenir…
A l’heure actuelle, les seuls
moyens efficaces de se protéger des MST sont :
-Le préservatif accompagné
d’un lubrifiant à base d’eau
si nécessaire ;
-Le vaccin, quand il existe
(c’est le cas pour l’hépatite B).
La pilule, le stérilet,
les spermicides,
l’anneau vaginal,
le coït interrompu
(se retirer
avant d’éjaculer)
ne protègent en aucun
cas des MST.
Le préservatif ne protège que
s’il est bien utilisé. La plupart
des “accidents de capote” sont
dus à une mauvaise utilisation : entraînez-vous en solo
ou à deux avant de passer à
la pratique.
06
07
Le préservatif
Mode d’emploi
Le préservatif ressemble à un
doigt en caoutchouc très fin
avec un petit réservoir qui
sert à recueillir le sperme.
Il faut le mettre avant toute
pénétration vaginale ou anale
et fellation.
Ne mettez pas le
préservatif au dernier
moment car du
liquide séminal
(liquide transparent
qui contient des
spermatozoïdes)
peut s’écouler du gland
avant l’éjaculation.
1.Déchirez doucement l’emballage
pour ne pas abîmer le préservatif
(attention au contact avec les dents,
les bijoux et les ongles, c’est fragile).
Parfois utile, parfois sympa :
Pour limiter les risques de rupture,
enduisez l’extérieur du préservatif
de lubrifiant à base d’eau.
4.Immédiatement après l’éjaculation,
le garçon doit se retirer en
retenant le préservatif à la base
du sexe pour ne pas le perdre.
5.Fermez le préservatif
en le nouant jetez le
dans une poubelle.
2.Posez le préservatif sur
l’extrémité du pénis en érection ;
.Pincez le petit réservoir entre
deux doigts pour en chasser l’air.
3.Déroulez-le doucement sur
le pénis en érection (veillez à le
dérouler dans le bon sens).
08
!!! Pour chaque rapport
sexuel, utilisez un
nouveau préservatif.
!!! Il ne sert à rien de mettre
deux préservatifs.
Si le préservatif se
déchire ou reste dans
le vagin (ou l’anus),
il peut y avoir une fuite
de sperme et donc un
risque de grossesse
et/ou de transmission
d’une MST.
09
Le lubrifiant
à base d’eau
Chaudement recommandé !
L e lubrifiant facilite les
rap­p orts sexuels anaux et
vaginaux, diminue le risque
de rupture du pré­s er­vatif et,
de manière générale, réduit les
risques d’irri­tation. Il est donc
particulièrement re­com­mandé
en cas de rapports anaux ou de
sécheresse vaginale. Il permet
également d’augmenter le confort
de la relation. Il convient d’en
mettre en quantité suffisante à
l’extérieur du préservatif, mais
aussi sur le vagin ou sur l’anus.
Seul un lubrifiant
à base d’eau
est sans risque :
tout corps gras
(vaseline, savon, beurre,
huile solaire, …)
est à éviter,
car il fragilise
le préservatif
qui risque alors
de se déchirer.
Où se procurer préservatifs
et lubrifiant à base d’eau ?
Les préservatifs sont disponibles en pharmacies, grandes
surfaces, distributeurs automatiques, EXP : 25/05/2009
centres de planning familial et sex-shops.
Vérifiez que le préservatif ne soit pas
périmé (voir date de péremption sur l’emballage) et que la norme de qualité (sigle CE) y soit apposée.
Ne le laissez pas sur un radiateur, au soleil ou traîner
trop longtemps dans votre portefeuille ou dans une poche
10
car il risquerait de s’abîmer.
Les lubrifiants peuvent s’acheter dans les pharmacies, les
grandes surfaces et les sexshops. Précisez que vous
souhaitez un lubrifiant “à base
d’eau”. On emploie aussi le
terme “gel intime”.
Femidon
Mise en place
Il existe aussi un
préservatif féminin
(Femidon) disponible
en pharmacie.
Il se met à l’intérieur
du vagin et peut être
placé avant le
rapport sexuel.
Certaines femmes
le trouvent moins
pratique, d’autres le
préfèrent car ce sont
elles qui décident
de le mettre.
Que faire si vous
avez couru un risque ?
Prenez contact avec un centre de dépistage, un planning
familial (voir adresses en fin de brochure) ou votre
médecin afin d’évaluer avec un professionnel le risque
encouru en cas de :
-rupture du préservatif ;
-relations sexuelles sans préservatif et caresses
sexuelles avec une personne dont on ne sait pas si elle est
porteuse d’une MST ;
-viol.
Il existe des traitements d’urgence qui visent à empêcher
la contamination.
11
Les symptômes
BIP-BIP :
les signaux d’alarme
L’apparition d’un symptôme
repris ci-contre ne signifie pas
d’office que vous avez contracté
une MST mais doit vous inciter
à consulter un médecin. Un
dépistage permettra de vous
rassurer et de commencer un
traitement si vous êtes porteur
d’une MST.
Il ne faut jamais
essayer de se soigner
seul, ni utiliser de
crème ou d’antibiotique
sans avis médical.
Cela pourrait masquer
les symptômes
et entraîner une erreur
de diagnostic.
Chez la femme
-des sensations de brûlure en faisant
l’amour ou en urinant ;
-des douleurs dans le bas-ventre
ou dans les reins, en dehors
de la période des règles ;
-des pertes vaginales inhabituelles par
leur aspect, leur couleur, leur odeur ;
-des saignements en dehors
des règles ;
-des chatouillements dans
la région génitale, anale ;
-des boutons, des excroissances sur
les organes génitaux ou des aphtes ;
-des boutons sur tout le corps.
Chez l’homme
Attention,
certaines MST peuvent
passer inaperçues
car leurs signes
sont discrets,
voire inexistants.
Donc, si vous avez pris
un risque,
il est important de
consulter un médecin.
12
Si vous avez contracté une
MST, contactez la ou les personnes avec lesquelles vous
avez eu des relations sexuelles
non protégées afin d’éviter que
la maladie ne se propage. Ces
personnes pourront se faire
dépister à leur tour et éviter
d’en contaminer d’autres.
-des sensations de brûlure
en faisant l’amour ou en urinant ;
-des écoulements anormaux
à l’extrémité du gland ;
-des chatouillements dans
la région génitale, anale ;
-des boutons, des excroissances sur
les organes génitaux ou des aphtes ;
-le gonflement d’un ganglion (petite
boule dure) dans la région de l’aine,
c’est-à-dire dans le pli de la cuisse,
près du bas-ventre ;
-des boutons sur tout le corps.
13
Le dépistage
Avant d’envisager un test de dépistage, demandez-vous si
vous avez pris un risque. Pour répondre à cette question,
reportez-vous aux modes de transmission (pages 04-05).
Vous pouvez aussi consulter un médecin qui vous
confirmera ou non une situation de risque et envisagera avec vous l’opportunité d’un test de dépistage
(voir adresses en fin de brochure).
Le fait d’avoir une MST
augmente le risque
d’être contaminé
par une autre MST.
Selon le type de MST, deux
types de dépistage peuvent être
proposés :
-une prise de sang
(permet de rechercher des
anticorps dans le sang) ;
-un frottis vaginal chez la
femme ou un prélèvement
urétral chez l’homme
(permet de rechercher
le germe après mise en
culture des prélèvements).
Si votre test est négatif, vous n’êtes pas porteur de la
MST recherchée.
Un test positif signifie, par contre, que vous êtes porteur
de la MST recherchée.
14
15
Pourquoi faire
un test de dépistage ?
Où faire le test ?
Le test de dépistage peut être
fait si :
Si vous avez eu
-Vous avez eu un rapport à
un comportement
risque et vous voulez savoir
à risque,
demandez
si vous êtes ou non contaminé
à votre médecin
par une MST ;
un dépistage
-Vous présentez des symptômes
pour l’ensemble
(voir les signaux d’alarme) ;
des MST.
-Vous souhaitez démarrer une
nouvelle relation et vous
voulez au préalable vous
assurer que vous n’êtes pas porteur d’une MST ;
-Vous avez une relation stable et régulière avec le même
partenaire et vous ne voulez plus mettre de préservatif ;
-Vous envisagez d’avoir un bébé.
-dans les centres de planning familial ;
Le dépistage permet
de bénéficier
le plus tôt possible
des soins adéquats
et d’adopter
des attitudes
de protection
vis-à-vis de soi
et d’autrui.
16
Il faut 2 à 3 mois pour détecter
certaines MST alors qu’on
peut déjà être contagieux et la
transmettre. Donc, entre la
prise de risque et le dépistage,
il est important de continuer à
utiliser des préservatifs.
Le dépistage n’est pas un
moyen de protection. Continuez
à vous protéger.
Il est possible de faire le test :
-dans les centres de dépistage anonyme et gratuit
(pour le VIH uniquement) ;
-dans les maisons médicales ;
-dans les Centres de Référence Sida ;
-chez un médecin.
Quel que soit le lieu que vous
choisissez, sachez que les personnes (médecin, infirmier(e),
assistant social, psychologue)
que vous y rencontrerez
peuvent répondre en toute
confidentialité aux questions
que vous vous posez.
Quand vous allez
chercher le résultat
d’un test de dépistage,
il peut être intéressant
d’y aller accompagné
d’une personne
de confiance.
Vo u s t r o uv e r e z e n f i n d e
brochure une liste d’adresses
où vous renseig ner pour
réaliser le test de dépistage.
17
Les traitements
Pour la plupart des MST, il existe un traitement, souvent
efficace. N’essayez jamais de vous soigner seul, sans avis
médical.
Il est essentiel de suivre le traitement jusqu’au bout
même si les symptômes ont disparu.
Dans certains cas le médecin vous conseillera une période
d’abstinence sexuelle, pendant laquelle vous n’aurez pas
de relations sexuelles afin de ne pas contaminer votre/vos
partenaire(s). En effet, certaines MST se transmettent
aussi par les caresses sexuelles (herpès et condylomes)
ou par le baiser (hépatite B) ou par le contact avec la
peau (syphilis).
Si vous êtes traité
pour une MST,
invitez votre
ou vos partenaire(s)
sexuel(s) à se faire
dépister aussi.
18
Rappelons aussi que certaines
MST comme le sida se soignent
mais ne se guérissent pas
encore. Le préservatif reste
don c le m ei l leu r moy e n
d’empêcher la contamination.
19
Le sida
C’est quoi ?
Le sida ou Syndrome de l’Immuno-Déficience Acquise est
une maladie qui, comme son nom l’indique, s’attaque au
système immunitaire. Elle est provoquée par le virus
VIH (Virus de l’Immuno-Déficience Humaine).
Notre système immunitaire nous protège contre les
attaques extérieures (virus, bactéries, …). Il agit comme
un bouclier contre les agressions dont notre corps peut
faire l’objet.
Lorsque le VIH rentre dans le corps, il attaque le système
immunitaire et l’affaiblit progressivement. Notre organisme devient alors trop faible pour se défendre contre
les microbes. C’est à ce moment-là que la personne infectée
par le VIH commence à développer une série de maladies
dites “opportunistes” (c’est-à-dire qui profitent de la
chute de l’immunité). C’est alors que la personne est
déclarée “malade du sida”.
Virus & bactéries
VIH
( Système immunitaire )
des autres maladies Virus du sida
20
21
Etre séropositif
Etre séropositif signifie que l’on a été en contact avec le
virus et qu’il est rentré dans l’organisme dans lequel il a
commencé à se multiplier.
Une fois que l’on est séropositif, on le reste à vie mais on ne
présente pas encore de symptômes (signes de la maladie).
Etre séronégatif signifie que le VIH n’est pas présent
dans le corps.
Quels sont les signes de la séropositivité ?
Les premières semaines
Quelques semaines après la contamination par le VIH,
la personne séropositive peut ressentir des symptômes
faisant penser à une grippe : fièvre, douleurs musculaires,
fatigue, ganglions, boutons ou diarrhées. Après une ou
deux semaines, ces symptômes finissent par disparaître.
Cependant, le virus, lui, est toujours présent.
Phase sans symptômes
Passée cette première phase, le virus se multiplie et se
propage dans l’organisme, mais aucun signe extérieur
n’apparaît. Cette phase peut durer de quelques mois à
plusieurs années. Pourtant le virus continue à se propager
et donc à abîmer le système immunitaire.
Avoir le sida
Les traitements (appelés trithérapies) ont pour effet
d’empêcher ou de retarder l’apparition du stade sida,
en bloquant la multiplication du virus. Ces traitements
entraînent donc une augmentation de l’espérance de vie
des personnes séropositives.
A long terme, une infection par le VIH reste pourtant une
maladie mortelle.
Quels sont les signes
du stade sida ?
Phase comportant des symptômes
d’ordre général
Des symptômes peuvent apparaître à n’importe quel
moment et prennent la forme de ganglions (petites
boules dures) à plusieurs endroits (sous les aisselles, à
l’aine), de sueurs nocturnes importantes ou de diarrhées.
Phase d’infections opportunistes
ou stade sida
Quand le système immunitaire est trop affaibli, apparaissent des maladies opportunistes, c’est-à-dire qui
profitent de la faiblesse de l’immunité pour se développer. Elles peuvent prendre la forme d’un cancer, d’une
pneumonie ou d’autres infections.
Au fil des années, le virus se multiplie et affaiblit progressivement le système immunitaire. Lorsque le corps
ne peut plus combattre efficacement les agressions
extérieures, des infections ou des cancers se déclarent.
C’est ce qu’on appelle le stade sida.
22
23
Comment ça se transmet ?
Pour que le virus du sida se transmette, il faut que
du sang, du sperme ou des sécrétions sexuelles d’une
personne infectée pénètre dans l’organisme d’une
autre personne.
Le sida se transmet donc par :
1. Un contact sexuel
-Sont à haut risque :
Les rapports sexuels avec péné-
tration vaginale et/ou anale.
2. Un contact sanguin
-Partage de seringues et/ou autre matériel
(coton, cuillère, garrot, eau, …) pour
l’injection de drogue par voie intra­veineuse ;
-Du sang sur une peau blessée.
3. La grossesse, l’accouchement, l’allaitement
-Il y a risque de contamination entre la
mère contaminée à son enfant durant la
grossesse, l’accouchement et l’allaitement.
Il n’y a PAS de contamination par :
-Est à moindre risque :
La fellation (contact bouchepénis), avec un risque plus
élevé quand il y a éjaculation
dans la bouche du partenaire.
-Est à très faible risque : Le cunnilingus
(contact bouche-vagin).
Risque plus élevé pendant les règles ou en cas de lésions.
24
-la baignade, les planches de WC ;
-les larmes ou la sueur ;
-la salive ;
-la toux ou les éternuements ;
-les poignées de mains, les baisers, les massages,
la masturbation ;
-en dormant dans le même lit, en buvant dans le même
verre ou en mangeant dans le même plat ;
-les piqûres d’insectes.
Dans les pays industrialisés, où les mesures d’hygiène
sont respectées, il n’y a pas de contamination par :
-le don de sang, puisque le matériel utilisé est stérile et
à usage unique ;
-la transfusion sanguine, puisque chaque don de sang
est systématiquement dépisté ;
-les soins dentaires, le piercing et le tatouage si les
ustensiles utilisés sont correctement stérilisés avant
chaque utilisation.
25
Comment se protéger ?
En évitant tout contact avec les sécrétions sexuelles ou
avec du sang d’une personne contaminée :
-Utilisez un préservatif (voir mode d’emploi pages 08-09).
Il est conseillé d’ajouter du lubrifiant à base d’eau en
cas de pénétration anale ou de sécheresse vaginale ;
-Ne partagez aucun matériel d’injection (filtres ou
cotons, cuillères, garrots, eau, etc.), de sniff (pailles,
billets) ;
-Il est prudent de ne pas partager le nécessaire de
toilette qui pourrait être en contact avec du sang
comme par exemple le rasoir ou la brosse à dents.
Traitement d’urgence ?
C’est un traitement administré immédiatement après un
contact avec le virus (exemple : si rupture du préservatif). Ce traitement empêche le VIH de se multiplier dans
l’organisme. Il doit commencer dans un délai très court
après la prise de risque (idéalement dans les 48 heures)
sans quoi il est trop tard pour qu’il agisse sur le virus.
Ce traitement doit être suivi pendant 4 semaines. Il n’est
pas remboursé par la mutuelle (coût variant entre 400
et 750 euros).
La décision de suivre ce traitement se prend après
discussion avec le médecin spécialisé (Centres de
Référence Sida) en fonction du type de prise de risque et
des caractéristiques du patient.
Il est possible d’avoir plus d’informations dans les centres de dépistage spécialisés (voir adresses en fin de
brochure).
Comment se faire dépister ?
Comment savoir si vous êtes contaminé
par le virus du sida ?
Par le test de dépistage qui consiste en une prise de
sang à la recherche des anticorps contre le VIH. C’est le
seul moyen de savoir s’il y a contamination puisque,
dans la plupart des cas, il n’y a pas de signes extérieurs
visibles. En général, il est possible d’avoir les résultats
après une semaine.
Quand faire le test ?
Le test de dépistage se pratique trois mois après la prise
de risque. Endéans ces trois mois, les anticorps ne sont
pas présents en quantité suffisante dans l’organisme
pour être décelés par la prise de sang. Un test effectué
avant ce délai de trois mois donne un résultat indicatif
mais pas fiable à 100%. Pendant cette période d’incertitude, il est important de se protéger et de protéger son
ou sa partenaire.
100%
V a li d it
st
é d u te
0%
Jour de la
prise de risque
Temps
+ 1 mois
+ 2 mois
+ 3 mois
< Période nécessaire au développement des anticorps.>
26
27
Test négatif : tout va pour le mieux ?
Un résultat négatif après 3 mois suite à une situation à
risque signifie que vous n’êtes pas séropositif mais ne
veut pas dire que vous êtes “immunisé” contre le VIH, et
la prochaine fois, la même prise de risque sera peut-être
contaminante. Il est donc important de continuer à
utiliser le préservatif lors des relations sexuelles.
Test de dépistage positif : que faire ?
L’annonce d’un test positif est souvent un moment difficile. Recevoir un soutien et parler avec des personnes de
confiance peuvent aider. Certaines associations de lutte
contre le sida proposent différentes formules de soutien
pour affronter le résultat des tests, telles que des consultations et des réunions conviviales avec d’autres
personnes séropositives. Il est possible de trouver plus
d’informations dans la brochure “Vivre avec le VIH” ou
sur le site internet (www.preventionsida.org).
Pour plus d’information,
adressez-vous aux centres
de dépistage spécialisés
– adresses en fin de brochure.
28
Comment se soigner ?
Au cours des dernières années les progrès médicaux
réalisés dans nos pays ont permis à de nombreuses
personnes séropositives d’avoir une espérance de vie
prolongée tout en continuant à vivre leur vie affective,
sexuelle et professionelle et d’avoir des enfants.
A l’heure actuelle, il n’y a pas de médicament susceptible de guérir du sida. Cependant, la médecine fait des
progrès et toute une série de médicaments qui freinent
la multiplication du VIH (qui le rendent dormant et
l’empêchent donc de détruire le système immunitaire)
ont été mis sur le marché depuis quelques années. Il
s’agit d’un traitement qui doit être pris à vie selon une
discipline rigoureuse (ne pas oublier de les prendre,
horaires de prises bien précis) et comme tout médicament, ils peuvent engendrer chez certains patients
des effets secondaires (nausées, pertes d’appétit,
amaigrissement, vomissements, diarrhées, douleurs
articulaires, …). Ces traitements sont entièrement
pris en charge par la mutuelle.
Il est possible de trouver plus d’informations sur ces
médicaments dans la brochure “Vivre avec le VIH” ou sur
le site internet (www.preventionsida.org).
Il existe des centres spécialisés dans le suivi médical
des personnes séropositives (voir adresses en fin de
brochure).
29
Les hépatites B et C
C’est quoi ?
Les hépatites B et C sont des inflammations aiguës du foie
causées par un virus contagieux, elles peuvent devenir chroniques (le virus persiste dans le corps et continue à agresser
le foie) et évoluer vers une cirrhose voire un cancer du foie.
Pour l’hépatite B, une personne sur dix développe une hépatite chronique et pour l’hépatite C, huit personnes sur dix.
L’hépatite A n’est pas une MST, cependant elle peut se
transmettre par anulingus (contact bouche-anus). Elle se
guérit spontanément dans la plupart des cas et ne devient
jamais chronique.
Quels sont les signes
de la maladie ?
La plupart du temps, une hépatite ne présente aucun symptôme. Vous pouvez donc être malade sans vous en rendre
compte. Les signes extérieurs habituels sont les suivants :
-grosse fatigue ;
- urines foncées et selles claires ;
-perte d’appétit ;
- nausées et/ou vomissements ;
-dans certains cas, jaunisse.
Comment ça se transmet ?
Hépatite B :-les rapports sexuels non protégés ;
-les contacts avec du sang ;
-de la mère à l’enfant pendant la grossesse
et l’accouchement ;
-plus rarement par la salive, les baisers.
30
Hépatite C :-les contacts avec du sang ;
-les rapports sexuels non protégés (très rare) ;
-de la mère à l’enfant pendant la grossesse et
l’accouchement (très rare).
Comment se protéger ?
Le virus de l’hépatite B étant présent dans l’organisme
en grand nombre, il se transmet plus facilement que
d’autres virus comme celui du sida par exemple.
-Il existe un vaccin contre l’hépatite B (gratuit pour les
bébés et les adolescents) mais pas contre l’hépatite C ;
-Utilisez des préservatifs et du lubrifiant à base d’eau si
nécessaire (pénétration anale ou sécheresse vaginale) ;
-En cas d’usage de drogues par intraveineuse, ne
partagez aucun matériel d’injection (filtres ou cotons,
cuillères, garrots, eau, etc.), de sniff (pailles, billets) ;
-Ne partagez pas de nécessaire de toilette (rasoirs,
brosses à dents, etc.) ;
-Méfiez-vous des pratiques “sauvages” de tatouage et
de piercing (c’est-à-dire quand le matériel n’est pas correctement stérilisé).
Comment se faire dépister ?
Par une prise de sang.
Comment se soigner ?
Des progrès majeurs ont été réalisés récemment dans
le traitement des hépatites. Parlez-en à votre médecin.
Ne pas traiter une hépatite peut avoir des conséquences
graves voire mortelles.
31
La syphilis
C’est quoi ?
C’est une maladie sexuellement transmissible très
contagieuse causée par une bactérie (le tréponème).
Cette infection se soigne très bien par des antibiotiques
mais non soignée, elle peut provoquer, à long terme,
des lésions sévères (cœur, cerveau, os).
On constate depuis quelques années une recrudescence
de cette maladie.
Quels sont les signes
de la maladie ?
-Pendant le 1er stade de la maladie, 2 à 12 semaines après
le contact : un chancre (aphte qui ne fait pas mal) apparaît à un des endroits suivants : pénis, gland, testicules,
clitoris, vagin, anus, rectum, tétons et bouche (sur les
lèvres et dans la bouche).
-Le chancre disparaît tout seul, mais cela ne veut pas dire
que l’on est guéri. La bactérie est toujours présente dans
le corps et peut continuer à faire des dégâts. Ce chancre
peut passer inaperçu chez beaucoup de personnes.
-Au cours du 2ème stade (qui dure 2-3 ans après l’apparition
du chancre), différents types de lésions peuvent
apparaître tant au niveau de la peau (boutons), des
muqueuses, que des os ou du système nerveux.
-Au 3 ème stade de la maladie (10 à 15 ans après le
chancre), des lésions sévères touchent le cœur et le
cerveau et sont souvent inguérissables à ce stade.
32
Comment ça se transmet ?
-Par contact sexuel (oral, anal, vaginal, pénis) avec
le chancre car la bactérie traverse les muqueuses
et se répand dans le sang du partenaire non infecté ;
-Par contact avec des lésions de la peau (au 2ème stade) ;
-Par voie intraveineuse (échange de seringues, …) ;
-Par transmission de la mère à l’enfant.
Comment se protéger ?
Employez un préservatif (et du lubrifiant à base d’eau,
si nécessaire). En cas d’usage de drogue par injection,
ne partagez aucun matériel : ni la seringue, ni le tampon,
ni le filtre, ni l’eau. Cela permet d’éviter tout contact avec
le chancre ou les sécrétions et le sang de son partenaire.
En cas de lésions au niveau de la peau, celles-ci sont
contagieuses jusqu’à 24h après la prise d’un traitement :
il faut donc éviter d’entrer en contact avec les lésions
durant cette période.
Comment se faire dépister ?
Par une prise de sang.
Comment se soigner ?
Au 1er et 2ème stade, la syphilis se soigne bien avec des antibiotiques. Il est important de ne pas arriver au 3ème stade qui
peut être très dangereux et se soigne plus difficilement.
33
L’herpès génital
C’est quoi ?
L’herpès est causé par un virus et se manifeste par des
boutons douloureux. Le virus se trouve dans les boutons
herpétiques, la salive et les sécrétions sexuelles. Il s’agit
d’une MST très fréquente.
Comment se protéger ?
Le virus est présent dans tous les tissus des organes
génitaux et de l’anus. Le préservatif offre une protection
réelle, mais pas totale.
Comment se faire dépister ?
Un examen médical suffit à poser le diagnostic.
Quels sont les signes
de la maladie ?
Les signes habituels :
-des petits boutons douloureux sur les organes sexuels
ou sur l’anus ;
-une douleur quand on urine.
Chez la plupart des porteurs, les signes ne sont pas visibles.
Comment ça se transmet ?
Dans la plupart des cas, le virus de l’herpès génital se
transmet lors des rapports sexuels par contact direct avec
les vésicules (boutons contenant du liquide) présentes au
niveau de la vulve, du pénis ou de l’anus chez le ou la partenaire. Dans des cas plus rares, le virus de l’herpès buccal
aussi appelé “bouton de fièvre” se transmet en passant de la
bouche à la vulve, au pénis et/ou à l’anus. Les rapports sexuels (oraux,vaginaux,anaux), les caresses sexuelles et les
baisers peuvent donc transmettre ces virus. Attention, on
peut transmettre ces virus sans avoir de boutons visibles.
34
Comment se soigner ?
L’herpès ne se soigne pas mais les boutons peuvent être
traités par une crème ou un traitement antiviral d’une
semaine (des comprimés). Cependant, le virus reste toujours dans le corps et de nouveaux boutons peuvent
réapparaître en période de stress et de fatigue.
La complication la plus sérieuse est la transmission de
l’herpès de la mère à l’enfant lors de l’accouchement. En
effet, pour l’enfant, le fait d’attraper l’herpès peut être
gravissime.
2 millions de belges
sont porteurs de l’herpès
35
La chlamydia
et la gonorrhée
C’est quoi ?
Ces deux MST présentent les mêmes symptômes, avec
des intensités différentes. Elles proviennent de deux
bactéries différentes qui vivent dans les parties génitales.
C’est l’infection par la chlamydia qui est la plus répandue.
La gonorrhée ou “chaude-pisse” ou blennorragie est une
infection due à la bactérie appelée gonocoque.
Quels sont les signes
de ces maladies ?
Comment se protéger ?
Le préservatif offre une protection efficace.
Comment se faire dépister ?
Par un examen médical et un frottis.
Comment se soigner ?
Les antibiotiques sont très efficaces.
Ces deux MST non soignées donnent une inflammation
de l’utérus, des ovaires, des trompes, de l’abdomen,
des testicules et de la prostate. Elles peuvent causer
la stérilité.
Les signes habituels :
-une sensation de brûlure en urinant ;
-des pertes vaginales anormales (jaunâtres, malodorantes) ;
-l’écoulement d’un liquide jaune du pénis ;
-des pertes de sang vaginales ;
-une douleur dans le bas-ventre.
Comment ça se transmet ?
Par contact sexuel non protégé (uniquement lors
de pénétration vaginale ou anale et lors des caresses
sexuelles).
36
37
Les condylomes –
Le cancer
du col de l’utérus
C’est quoi ?
Les condylomes ou verrues génitales ou crêtes de coq sont
causés par un virus appelé HPV (Human Papilloma Virus)
qui se situe au niveau de la peau et se manifeste par des
verrues sur les organes génitaux.
Un autre virus de la même famille peut donner des
lésions au niveau du col de l’utérus pouvant évoluer vers
un cancer du col de l’utérus.
Ce virus est très fréquent mais l’évolution vers le cancer
est assez rare.
Quels sont les signes
de la maladie ?
Des verrues sont présentes sur les organes génitaux ou
l’anus sous forme de boursouflures ayant un aspect de
chou-fleur. Les verrues sont indolores.
Comment se protéger ?
Eviter tout contact avec les lésions. Le virus étant présent
dans tous les tissus des organes génitaux et de l’anus, le
préservatif ne suffit pas à se protéger entièrement contre
cette infection car il est aussi possible d’attraper cette
MST par contact cutané avec les lésions (contact avec les
doigts ou la bouche).
Comment se faire dépister ?
Par un examen médical et un frottis. On recommande
aux femmes de réaliser un frottis de dépistage chez leur
gynécologue tous les ans à partir des premiers rapports
sexuels.
Comment se soigner ?
Les verrues sont soignées par une crème et si besoin, elles
peuvent être brûlées au laser.
Les lésions du col de l’utérus peuvent être traitées par des
thérapies locales (laser, crème, …) ou par chirurgie.
Comment ça se transmet ?
Par contact sexuel (oral, anal, vaginal, pénis).
Par contact cutané avec les lésions lors des caresses
sexuelles.
38
39
Espace P >
Prévention à l’attention
des prostitués (hommes et
femmes) et de leurs clients
116 rue des Plantes,
1030 Bruxelles / 02.219 98 74
Antennes :
04.221 05 09
071.30 98 10
081.72 16 29
www.espacep.be
Ex Aequo >
Prévention à l’attention
des personnes homosexuelles
41 rue Locquenghien,
1000 Bruxelles / 02.736 28 61
info@exaequo.be
www.exaequo.be
Modus Vivendi >
Prévention à l’attention
des usagers de drogues
67 avenue Emile de Béco,
1050 Bruxelles / 02.644 22 00
modus.vivendi@skynet.be
www.modusvivendi-be.org
Service éducation
pour la santé >
Prévention à l’attention
des détenus
139 chaussée de Waremme,
4500 Huy / 085.21 25 76
ses.asblhuy@scarlet.be
Sireas >
Prévention à l’attention des
publics étrangers et réfugiés
22 rue de la Croix,
1050 Bruxelles / 02.649 99 58
sireas@brutele.be
Où faire le
dépistage du sida
et se renseigner :
Centre Elisa
CHU Saint-Pierre
290 rue Haute,
1000 Bruxelles / 02.535 30 03
Lu : 08:00 à 13:15
Je : 16:30 à 19:15
Gratuit et anonyme
CHPLT Verviers
Hôpital de jour, 29 rue du Parc,
4800 Verviers / 087.21 23 20
Lu > Ve : 08:30 à 16:00
Gratuit et anonyme
CHU Ambroise Paré
2 boulevard Kennedy,
7000 Mons / 065.39 21 11
Lu > Ve : 07:00 à 17:30
Sa : 08:00 à 11:00
Gratuit et anonyme
Coordination
provinciale
Sida Assuétudes
4 rue Docteur Haïbe,
5002 Saint-Servais
081.72 16 21
Ma : 16:00 à 18:00
Je : 14:00 à 16:00
Gratuit et anonyme
Sida-iST Charleroi-mons
Espace Santé (2ème étage)
1 bld Zoé Drion,
6000 Charleroi / 071.92 54 11
Lu > Ve : 08:30 à 16:00
Pour toute question
sur le sida :
Aide Info Sida
0800.20 120
Lu > Ve : 18:00 à 21:00
Offre aussi un soutien aux
personnes séropositives
(02.511 45 29)
Avec la collaboration de:
A.S.B.L.
Planning Familial Laïque
Merci au Centre de Référence Sida de l’Hôpital Saint-Pierre, au CHU de Charleroi et à la Coordination
Sida Assuétudes de Namur pour leur collaboration scientifique.
40
Pour s’informer
sur les lieux de
dépistage les plus
proches (centres
de planning
familial, maisons
médicales) :
Plate-forme
Prévention Sida
67 avenue Emile de Béco,
1050 Bruxelles / 02.733 72 99
preventionsida@skynet.be
www.preventionsida.org
Editeur résponsable : Thierry Martin, Plate-Forme Prévention Sida, 67 avenue Emile de Béco, 1050 Bruxelles
Les organismes
thématiques de
prévention du sida
et des MST :
Design by Donuts
Adresses utiles
sid’action pays
de liège
19 bld de la Constitution,
4020 Liège / 04.349 51 42
jdefourny@hotmail.com
Les Centres locaux de
promotion de la santé
Bruxelles 02.639 66 88
Brabant Wallon 010.62 17 62
Charleroi-Thuin 071.33 02 29
Hainaut-Occidental
069.22 15 71
Huy 085.25 34 74
Waremme 019.54 65 69
Liège 04.349 51 44
Luxembourg 084.31 05 04
Mons-Soignies 064.84 25 25
Verviers 087.35 15 03
Pour avoir l’adresse
d’un centre de
planning familial :
Fédération des Centres
de Planning Familial
des F.P.S
1-2 place Saint Jean,
1000 Bruxelles / 02.515 04 89
cpf@mutsoc.be
Fédération des Centres
de Planning et de
Consultations
6 place Jules Mansart,
7100 La Louvière
064.26 73 50
info@fcpc.be
Fédération Laïque de
Centres de planning
Familial (F.L.C.P.F)
34 rue de la Tulipe,
1050 Bruxelles / 02.502 82 03
flcpf@planningfamilial.net
Fédération des Centres
Pluralistes Familiaux
127 rue du Trône,
1050 Bruxelles / 02.514 61 03
fcppf@liguedesfamilles.be
Pour le dépistage
et/ou le suivi
des personnes
séropositives et
malades du sida :
Centre de référence SIDA
Saint-Pierre / CETIM
322 rue Haute,
1000 Bruxelles / 02.535 31 77
Lu > Ve : 09:00 à 12:00 &
13:30 à 17:00 (urgence en
dehors de ces heures)
Centre de
Référence Sida /
Polyclinique Brull
45 quai Godefroid Kurth,
4020 Liège / 04.270 31 90
Lu > Ve : 09:00 à 17:00
sur RDV
Centre de Référence Sida /
Hôpital Saint-Luc
10 avenue Hippocrate,
1200 Bruxelles / 02.764 21 57
Lu : 15:30 à 17:30
Me : 11:00 à 13:00
CHU-Charleroi /
Centre Arthur Rimbaud
92 bld Emile Janson,
6000 Charleroi / 071.92 23 05
Pour voir le tableau récapitulatif des modes de transmission,
dépliez ce rabat et gardez-le ouvert pendant la lecture.
■E
Petit dico
L’appareil génital féminin
Les mots soulignés et en mauve dans le livret sont repris dans ce petit dictionnaire.
Anticorps : molécules produites par
le corps humain en réaction à un
microbe avec lequel le corps a été en
contact (bactéries, virus ou parasites)
et qui servent à se défendre contre
ce microbe.
Cirrhose : maladie sévère du foie qui
consiste en une destruction et un remplacement des cellules normales du foie
par des fibres de collagènes suite à une
agression du foie par un virus (hépatite
chronique) ou par un toxique (alcoolisme
chronique). Par manque de cellules normales, le foie ne peut plus assurer son rôle qui
est essentiel pour le corps humain.
Clitoris : petit organe érectile situé à
la partie supérieure de la vulve.
Contact avec du sang : contact
avec le sang d’une autre personne lors
de l’échange d’une même seringue et de
l’ensemble du matériel d’injection ou fait
d’avoir du sang sur une peau ou une
muqueuse blessée.
Frottis : le médecin frotte à l’aide
d’un écouvillon (sorte de coton-tige)
la gorge ou les parties génitales en
vue d’un examen microscopique, d’un
liquide ou de cellules de l’organisme.
■A
Hépatite fulminante : hépatite
aiguë, c’est-à-dire se développant en
quelques jours au point de mettre la vie
du patient en danger.
Masturbation : plaisir sexuel donné
par l’excitation manuelle des parties
génitales.
MST : abréviation de maladie sexuelle­ment transmissible (voir pages 02-03 ).
Muqueuses : membranes qui tapis­­
sent les cavités internes du corps
(bouche, anus, vagin, gland, …). Plus
fines, plus fragiles et perméables que
la peau, elles sont en permanence
humectées par un liquide secrété naturellement appelé mucus.
Prélèvement : prise d’une substance (urines, cellules par frottis, sang)
provenant du corps humain afin de
réaliser des analyses.
Rectum : dernière partie du tube digestif, entre le colon et l’anus.
Stérilité : état d’une personne qui ne
peut se reproduire, faire des enfants.
Symptôme : trouble perçu par une
personne et qui révèle une maladie.
Vulve : partie externe de l’appareil génital féminin composée des grandes lèvres,
des petites lèvres et du clitoris.
•Trompe de fallope
•Ovaire
•Utérus
•Col de l’utérus
•Vagin
•Vulve : grandes
lèvres, petites
lèvres, clitoris
L’appareil génital masculin
•Vésicule séminale
•Vessie
•Anus
•Pénis, verge
•Urètre
•Testicules
•Gland
■B
Modes de transmission du SIDA et autres MST
Contact sexuel Fellation
Cunnilingus
Anulingus
par pénétration
CaresseBaiser
sexuelle
Echange
Sniff
seringue
Sida
Hépatite A
Hépatite B
Hépatite C
Syphilis
Herpès génital
Condylomes
Chlamydia
Gonocoque
●
£

●
●
£
●
●
●
£
●
£
●
●
●
●
●
●

£
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
 = Risque faible
£ = Risque moyen
● = Risque élevé
Mère /
Enfant
●
£
●
●
●
●
£
●
●
 = Au stade secondaire
Liquides pouvant transmettre le SIDA et autres MST
Sida
Hépatite A
Hépatite B
Hépatite C
Syphilis
Herpès génital
Condylomes
Chlamydia
Gonocoque
■C
Sperme
Secrétions vaginales
Salive
SangUrine
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
■D
Selles
●
Larmes, sueur
www.preventionsida.org
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising