Guide de l`action audiovisuelle extérieure

Guide de l`action audiovisuelle extérieure
GUIDE DE L’ACTION AUDIOVISUELLE
EXTÉRIEURE
DIRECTION GÉNÉRALE DE LA MONDIALISATION, DU DÉVELOPPEMENT ET
DES PARTENARIATS
DIRECTION DE LA POLITIQUE CULTURELLE ET DU FRANÇAIS
SOUS-DIRECTION DE L’AUDIOVISUEL EXTÉRIEUR ET DES TECHNOLOGIES
DE COMMUNICATION (AEC)
- 2012 -
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 2
Comment aider à la réalisation d’un film, d’une production audiovisuelle ou
d’un festival du pays de sa résidence ? Quels programmes radiophoniques
ou télévisuels proposer à une radio ou à une télévision qui sollicite la
collaboration de l’ambassade ? A qui s’adresser pour monter un accord de
coopération entre Canal France international (CFI) et une télévision
étrangère, un accord de reprise de Radio France internationale (RFI) ou de
distribution (TV5Monde, France 24) ? Elaborer un programme de formation
adapté aux besoins des professionnels locaux ? Faire venir une mission de
spécialistes de l’audiovisuel dans un pays ou envoyer en France des
invités ?
Autant de questions que se pose un attaché audiovisuel arrivant en poste
ou tout autre responsable soucieux de développer dans le pays de sa
résidence l’action audiovisuelle. Ce guide propose de fournir des réponses
à ces questions en :
− présentant les grandes orientations de la politique que mène la France
en matière d’action audiovisuelle extérieure, ainsi que les organismes
publics français et multilatéraux intervenant dans ce secteur ;
− détaillant les activités de la sous-direction de l’audiovisuel extérieur et
des TICs (CFR/AEC), principal interlocuteur des attachés audiovisuels ;
− définissant les missions et les moyens mis à la disposition de l’attaché
audiovisuel, « poste avancé » de notre dispositif ;
− offrant un aperçu des principaux acteurs et opérateurs de l’action
audiovisuelle extérieure, publics ou privés.
En annexe, le lecteur trouvera des renseignements utiles : listes d’adresses
de partenaires dans le secteur audiovisuel, de festivals du cinéma et
documentaires, sigles et abréviations.
Bien entendu, ce guide n’a pas la prétention d’être exhaustif et sa lecture
va de pair avec des rendez-vous personnalisés avant le départ en poste,
ainsi que des contacts réguliers avec les différents responsables de
CFR/AEC.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 3
SOMMAIRE
PRÉFACE………………………………………………………………………... .............5
1. INTRODUCTION : QUELLE STRATÉGIE POUR L’AUDIOVISUEL EXTÉRIEUR
DE LA FRANCE ?
1.1 Contexte et enjeux de la politique audiovisuelle extérieure..………...……………7
1.2 Objectifs stratégiques transversaux ………………....…………….……….……….8
1.3 Objectifs stratégiques par média …….……...…………………………........... ....10
1.4 Quatre stratégies géographiques différenciées ….…………………..………… .13
2. CFR-AEC : MODE D’EMPLOI
2.1 Organigramme au 20/02/2012…………….…………………….…………………..16
2.2 Les secteurs de l’action audiovisuelle extérieure ………………..………………..17
2.3 L’action dans le domaine des technologies de l’information
et de la communication…………………………………………………...……………....27
3. LES ATTACHÉS AUDIOVISUELS
3.1 Mission de veille………………………...…………………………………………….31
3.2 La promotion des productions et entreprises audiovisuelles françaises.……….33
3.3 Une mission de coordination ………………...……………………………………..34
3.4 Un relais de la politique de coopération …….………………...…………………..34
3.5 Une mission de promotion de nos politiques et systèmes de régulation dans le
domaine culturel et audiovisuel …………………………………………………………35
4. LES MOYENS DE L’ACTION AUDIOVISUELLE
4.1 Le service des programmes et du réseau …….…..…….…..…………………...35
4.2 Les moyens d’intervention de la programmation….……...……...………………35
4.3 LE FSP, instrument de coopération des pays relevant de la zone de solidarité
prioritaire (ZSP) ………….……………………………….……………………………...36
4.4 Le FSD, instrument de l’aide-projet de la zone ZSP .…..………....……............37
4.5 Les droits de diffusion culturelle ……………………….....……………….............37
5. LES PARTENAIRES INSTITUTIONNELS
5.1 Les autres ministères concernés par l’action audiovisuelle extérieure .….…...40
5.2 Les organismes français ………………….…………………………….....……….41
5.3 Les organismes multilatéraux ………………….………………………….............42
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 4
6. LES ACTEURS DE L’ACTION AUDIOVISUELLE EXTÉRIEURE
6.1 Dans le secteur de la télévision……………………………………………………..45
6.2 Dans le secteur de la radio………………………………………………………….52
6.3 Dans le secteur des industries musicales…………………………………...…….54
6.4 Dans le secteur du cinéma……………………………….…………………………56
ANNEXES
1. Le réseau des attachés audiovisuels ……………………………….…........……….59
2. Convention IF/ Unifrance/MAEE ………….…………….………………………........62
3. Extrait du Contrat d’Objectifs de CFI – Annexe pays ………………………………65
4. Organigramme DGM …………………………………………………………….…….68
5. Organigramme CFR/AEC ……….………………………………... ………………....69
6. Modèle de note ………..………………………………….…………………………... 71
7. Adresses utiles…………………………………………………..……….…….……....73
8. Liste des sigles et abréviations………………….…………………………………....87
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 5
PRÉFACE
Le rôle d’un pays dans le monde ne se mesure pas seulement à la richesse de son
économie et à ses capacités militaires mais aussi à la puissance d’attraction de ses idées,
au pouvoir de séduction de ses savoirs et de sa culture. Dans ce domaine, l’audiovisuel a
pris une importance inédite car nous assistons à un double changement d’échelle :
- le premier est qualitatif : nos sociétés accordent un intérêt grandissant à l’information,
au divertissement, à la culture, à la connaissance ;
- le second est quantitatif : avec la révolution numérique, toutes les populations sont en
voie de partager un même espace de culture, de communication, de savoir dans lequel
circulent, à une vitesse accélérée, les images et les musiques.
Partout dans le monde, regarder la télévision est la troisième activité humaine après le
sommeil et le travail. En 2015, il y aura plus de 30 000 chaînes, 3 milliards d’internautes et
6 milliards de mobiles. Tandis qu’en 1995, il n’y avait que 4 supports pour visionner une
vidéo, il y en a 14 aujourd’hui.
Dans cet espace mondial, se déroulent une lutte d’influence, de plus en plus forte, entre
pays
ou
blocs
régionaux
avec
l’affirmation
de
puissances
culturelles
émergentes. L’audiovisuel représente à la fois un des outils à notre disposition dans cette
compétition mondiale pour l’influence avec des retombées politiques et économiques.
La concurrence entre pays, médias et supports, tant sur les contenus que sur la
technologie, est intense et les enjeux économiques sont considérables :
- le passage à la TNT, qui doit se terminer dans le monde d’ici 2015, a par exemple
permis à notre pays de dégager 2,6 milliards d’euros de recettes grâce au « dividende
numérique » généré par la libération des fréquences. Il en sera de même pour d’autres.
Lors de la dernière conférence mondiale des radiocommunications de l’Union internationale
des télécommunications (Genève, 2012), les pays arabes et africains ont obtenu une
avancée importante en assouplissant les conditions de libération des fréquences, car leur
paysage en matière de communication est beaucoup plus basé sur le mobile qu’en Europe.
- Les médias internationaux tels que le groupe qatari Al-Jazeera et ceux de la Chine
proposent des solutions « clefs en main » (décodeurs, projet de législation, contenus, etc.),
y compris avec des chaînes en français forgées de toute pièce. Les « telenovelas »
désormais asiatiques, syriennes ou turques – parfois d’une grande violence et fournies
gratuitement pour créer un effet de dépendance – inondent les marchés et forgent les
esprits. Le sport est également un puissant produit d’appel, d’où la stratégie d’achat des
droits sportifs par Al Jazeera.
Dans cette lutte d’influence, nous avons un impératif : assurer la présence de la France
dans le champ immense de la communication. L’aide aux pays en développement doit
contribuer à l’audience de notre présence et de notre message. C’est le rôle du ministère
des Affaires étrangères, et en matière audiovisuelle, celui de la direction générale de la
Mondialisation, du développement et des partenariats (DGM) ainsi que de son réseau.
***
Depuis la création de la DGM, nos principaux opérateurs audiovisuels sont Canal
France international, chargé de la coopération avec les médias du Sud, et l’Institut français,
responsable de la diffusion non commerciale du cinéma et du documentaire français ainsi
que de la Cinémathèque Afrique. La société nationale de programme « Audiovisuel
Extérieur de la France » qui regroupe France 24, RFI et TV5Monde en tant que partenaire,
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a connu de profonds changements de gestion budgétaire et juridiques, mais notre ministère
est étroitement associé à sa gouvernance. D’autres entreprises participent également à
notre présence dans les domaines de l’information, du cinéma, des jeux vidéo, de la
musique. Le rôle du Département est de coordonner cet ensemble d’acteurs.
Dans ce contexte, le réseau des attachés audiovisuels demeure le « bras armé » du
Département, dont le rôle est désormais de définir les orientations générales de notre
politique audiovisuelle. Unique au monde, ce réseau est unanimement apprécié par tous les
opérateurs, publics ou privés, qui ne cessent de nous dire à quel point il est de qualité et
toujours aussi indispensable, car il donne une expertise que personne d’autre ne peut
apporter. Sa mission fondamentale est d’aider à l’exportation et à la présence des images et
des contenus français.
À Paris, au sein de la direction de la politique culturelle et du français, la sous-direction
de l’audiovisuel extérieur et des technologies de communication dispose d’une vision à 360°
de l’action culturelle au sens large et de l’audiovisuel puisque qu’elle couvre tous les
secteurs, tous les supports (télévision, radio, musique, Internet, cinéma), tous les types de
pays (en développement, émergents et prescripteurs) et toutes les approches
(commerciale, patrimoniale et développement). Cette vision nous permet de proposer des
arbitrages, parfois délicats mais indispensables à effectuer, et de dresser les grandes
orientations stratégiques retracées dans l’introduction de ce guide. Nous vous invitons à en
prendre connaissance car elles doivent devenir la ligne directrice de votre action sur le
terrain. Par ailleurs, le développement des nouvelles technologies est intégré à cette
réflexion d’ensemble. Ceci implique que les attachés audiovisuels doivent s’intéresser à des
questions telles que le respect des droits d’auteur sur Internet ou la diffusion de notre
cinéma sur les diverses plateformes. Loin de s’exercer dans une approche verticale isolée
des autres domaines de l’action diplomatique, l’action des attachés audiovisuels doit au
contraire chercher la transversalité avec les autres domaines de l’action culturelle : diffusion
culturelle, débat d’idées, promotion du français et de nos exportations d’industries
culturelles, action vers le domaine de la jeunesse et des sports, aide au développement,
promotion de l’état de droit, etc.
***
Conçu pour les attachés audiovisuels, les volontaires internationaux, les recrutés locaux
et tous ceux qui au sein des SCAC ont en charge ce secteur, à commencer par les
conseillers d’action et de coopération culturelle, ce guide vise à donner quelques lignes
directrices pour celles et ceux qui ne pourront pas ou n’ont pas encore pu participer aux
formations organisées par l’Institut français.
La sous-direction de l’audiovisuel extérieur et des technologies de communication est à
votre disposition pour répondre aux questions que ce guide pourrait soulever et est
disposée à apporter à celui-ci toutes les améliorations que vous voudrez bien lui proposer.
La conjonction de notre réseau et la vision holistique de Paris est à la fois d’un grand intérêt
mais représente aussi une grande responsabilité que le réseau partage avec
l’administration centrale. Nous croyons aux grandes qualités de ce réseau, déjà maintes fois
démontrées.
Jean-Christophe FLEURY
Jean-Baptiste MATTEI
Delphine BORIONE
Sous-directeur de l’audiovisuel
extérieur et des technologies
de communication
Directeur général de la
mondialisation, du développement
et des partenariats
Directrice de la politique
culturelle et du français
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 7
1. INTRODUCTION : QUELLE STRATEGIE POUR
L’AUDIOVISUEL EXTERIEUR DE LA FRANCE ?
1.1 CONTEXTE ET ENJEUX DE LA POLITIQUE AUDIOVISUELLE EXTERIEURE
Pour affronter la bataille de l’influence en matière audiovisuelle, nous disposons d’atouts
indéniables, dont peu de pays peuvent se prévaloir :
- le cinéma français est le plus diffusé après celui des États-Unis. Nous bénéficions
d’une image de marque positive. Avec les attachés audiovisuels, nous disposons d’un
remarquable instrument de diplomatie publique ;
- la France s’est aussi dotée de grands médias internationaux, reçus dans le monde
entier. Avec TV5Monde, chaîne francophone sous-titrée en 13 langues, elle touche plus de
220 millions de foyers 24h/24. France 24 lui permet de s’adresser, en français, en anglais et
en arabe à plus de 245 millions de foyers à travers le monde (dont plus de 50 millions à
temps partiel). RFI, dont l’influence est considérable en Afrique, est écoutée par près de
40 millions d’auditeurs chaque semaine et Monte Carlo Doualiya par 8 millions d’auditeurs
hebdomadaires. Ainsi, les médias de l’audiovisuel extérieur de la France devraient bientôt
compter près de 100 millions d’auditeurs et de téléspectateurs hebdomadaires ;
- cet appareil de diplomatie publique, qui bénéficie du concours d’organismes
spécialisés comme Canal France international, Unifrance film, le Bureau export de la
musique ou TV France international, constitue un outil extrêmement précieux, dont peu
d’autres pays disposent.
Mais il serait imprudent de se satisfaire de ce constat. Il existe aussi des éléments de
fragilité dans notre position. Si la France est le 2e exportateur de films, sa part sur les
marchés étrangers dans le cinéma (1,5 à 2,5 % contre 25 à 85 % pour les États-Unis)
comme dans la production télévisuelle et la musique se situe très loin derrière celle de son
partenaire nord-américain.
Des Etats émergents se dotent ou s’appuient sur des outils qui ont un pouvoir
d‘influence considérable. Par exemple :
Le Qatar : si Al Jazeera a acheté pour 6 milliards de dollars, à perte, les droits de
diffusion des compétitions de football jusqu’en 2022, dont la coupe du monde en
Afrique et au Moyen-Orient, c’est parce que le groupe qatari parvient par ce biais à
attirer les téléspectateurs sur ses chaînes de divertissement et d’information ;
Le Brésil : depuis 1995, TV Globo dispose d’un site de production de telenovelas
de 1,65 millions de m2 abritant 10 studios d’enregistrement où sont réalisées 2 500
heures de programmes par an. Le pays exporte ses telenovelas dans plus d’une
centaine de pays. Le marché principal est l’Europe : outre le Portugal, la Russie, la
Roumanie, la Pologne achètent ces produits. En Afrique, outre les pays
lusophones, le Cameroun et le Sénégal également. Et au Maghreb, la Tunisie…
La Chine : China Radio International diffuse en 43 langues et dispose de 31
bureaux à l’étranger. La CCTV dispose de 5 chaînes à l’étranger en anglais, en
français (depuis 2007), en espagnol, en arabe et en russe. Chaine d’information en
continu lancée en 2010, CNC World est disponible en anglais et en chinois et
bientôt en français, espagnol et en arabe. Groupe basé à Hong-Kong, Phoenix
Television diffuse deux chaines en Amérique du Nord et en Europe.
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Les médias sont essentiels au rayonnement de nos valeurs et de notre culture dans le
monde. Ils sont toujours plus présents et, comme pour les autres biens culturels, il apparaît
de plus en plus que c’est la conjugaison des efforts des pouvoirs publics et des filières
professionnelles qui peut renforcer la présence des images françaises sur les écrans
étrangers, dont la variété ne cesse de croître du fait des évolutions technologiques. C’est
pourquoi il est essentiel que notre action dans le domaine audiovisuel s’exerce en pleine
synergie avec les autres domaines d’action : diplomatique, culturelle et de coopération.
C’est la raison pour laquelle notre dispositif de l’audiovisuel extérieur a déjà fait l’objet
d’une réforme en profondeur : changement du mandat de Canal France international ;
fusion entre France 24, RFI, et MCD, et synergies mises en place avec TV5Monde ;
dévolution de fonctions de mise en œuvre à l’Institut français.
Ressources publiques dédiées à l’audiovisuel extérieur (M€, 2012, hors ARTE et CNC)
1.2 OBJECTIFS STRATEGIQUES TRANSVERSAUX
Notre dispositif doit continuer de s’adapter en fonction des lignes directrices ci-dessous.
1.2.1 Prendre le tournant de la révolution numérique
Internet est devenu le premier espace culturel et de débats du monde. C’est désormais
dans le monde numérique que se gagnent les nouvelles batailles d’influence. Notre réseau
culturel à l’étranger et nos opérateurs, en premier lieu l’Institut français, doivent donc
pleinement intégrer Internet pour promouvoir les œuvres françaises. Internet doit aussi être
au cœur de notre coopération intergouvernementale, en particulier pour défendre le droit
d’auteur et la liberté d’expression.
Nous devons aussi travailler avec nos partenaires sur la question de la propriété
intellectuelle à l’heure du numérique. Il est fondamental que les auteurs reçoivent une juste
rémunération de la part de ceux qui consomment leurs œuvres sur Internet et que nous
luttions ensemble contre le piratage. La défense du droit de propriété intellectuelle dans le
cyberespace, le développement d’une offre légale de contenus, l’ouverture d’une réflexion
sur le partage de la valeur sur Internet, constituent ainsi une priorité de notre coopération.
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 Besoins du Département : le Département remercie les postes de lui rendre compte
régulièrement des évolutions réglementaires sur la protection du droit d’auteur sur Internet,
et la mise en place de plateformes légales.
1.2.2 Concentrer notre action
Notre pays ne peut avoir l’ambition de toucher tous les publics à l’étranger et de jouer,
partout, de tous les instruments. Il doit donc faire des choix et savoir se concentrer. La carte
de notre réseau audiovisuel continuera ainsi d’être adaptée à nos priorités géographiques.
Dans chaque zone, des domaines d’actions privilégiés doivent être définis. Notre dispositif
doit par ailleurs toujours mieux se concentrer sur les publics à fort potentiel en s’adressant
prioritairement aux jeunes et à tous ceux qui exercent une influence sur la vie de leur société.
1.2.3 Accroître la part de marché des productions françaises
Dans un contexte où les médias continuent d’exercer un rôle clef dans la formation de
l’opinion publique, où de nouvelles chaînes comme Al Jazeera concurrencent les médias
occidentaux et où le numérique comme la téléphonie mobile révolutionnent la transmission
de l’information, notre présence dans l’espace mondial de la communication est une priorité.
Pour mesurer les enjeux, il suffit d’avoir à l’esprit que le public potentiel des médias s’élève
à 560 millions de personnes par la diffusion satellitaire, 5 milliards d’individus par le
téléphone portable et près de 2 milliards par Internet.
Notre diplomatie audiovisuelle doit agir de concert avec les organisations
professionnelles comme TV France international, Unifrance film. Son travail consiste à aider
les opérateurs français à identifier et à pénétrer les marchés. Elle peut s’associer aux
événements organisés localement pour accompagner le lancement de certaines
productions françaises, par exemple les sorties de films sur les écrans. Dans les pays
stratégiques, elle appuie l’organisation de festivals de cinéma ou de musique destinés à
présenter au public l’actualité d’un secteur de la production audiovisuelle en France.
1.2.4 Adopter systématiquement, au-delà de la logique import/export, une démarche
d’échanges et de coproductions
Les milieux audiovisuels français ont besoin, pour nourrir leur créativité, du contact et de
l’échange avec la création internationale, avec les influences étrangères. Cette ouverture
sur le monde leur est également indispensable pour comprendre les attentes des publics
étrangers, pour être en mesure de leur faire des propositions qui les intéressent et les
séduisent. Notre politique audiovisuelle extérieure doit donc encourager cette ouverture en
pensant les projets, dès leur conception, dans une perspective internationale, en particulier
sur la base de coproductions.
1.2.5 Poursuivre notre politique de coopération
Autant que leur secteur culturel, nous devons aider nos partenaires du Sud à développer
leurs médias. Canal France international est notre opérateur privilégié en la matière. Ses
missions consistent principalement à accompagner les chaînes de télévision et les
nouveaux médias dans leur professionnalisation, vers une logique économique, et pour
l’autonomisation de leur fonctionnement (dans les secteurs de la gestion, du management,
etc.). Ces actions sont intimement liées à des objectifs globaux que sont l’appui aux
processus de démocratisation et de bonne gouvernance des États et l’atteinte des Objectifs
du millénaire pour le développement. Le mode opératoire de CFI tend à impliquer ses
partenaires de manière concrète dans une logique de réponse à la demande via un partage
des coûts et une participation active à l’élaboration du programme d’intervention. CFI
intervient indifféremment auprès des médias publics et des opérateurs privés dès lors que
les uns ou les autres démontrent une volonté de modernisation et de professionnalisation
de leurs équipes. De même, il s’adresse aux jeunes diplômés en journalisme dans les
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écoles de formation ou sur le marché du travail, aux professionnels émergents du web,
voire aux acteurs des réseaux sociaux. Ses interventions peuvent prendre diverses formes
telles que la fourniture d’expertise, la formation, le transfert de compétences, le soutien à la
production, ou encore la fourniture de programmes selon des modalités spécifiques aux
pays d’Afrique subsaharienne.
En Afrique subsaharienne, CFI soutient la production locale d’images grâce à une
politique d’acquisition et de circulation des contenus auprès de ses partenaires. Les autres
zones d’intervention de CFI sont prioritairement la région d’Afrique du Nord et le MoyenOrient ainsi que les Balkans, le Caucase et certains pays émergents d’Asie.
 Attentes du Département : depuis la signature d’un contrat d’objectifs (CO) en
octobre 2011, CFI est doté d’un mandat clair de coordination en matière de coopération
média. Les postes doivent prendre connaissance du tableau de répartition géographique de
ce CO (cf. annexe) et veiller à informer CFI de toute initiative isolée et non-concertée d’un
opérateur.
1.2.6 Promouvoir un espace mondial culturellement diversifié et un environnement
juridique favorable à la création et à la liberté d’expression
Notre dialogue international doit mettre l’accent sur la liberté des créateurs, sur le
développement d’un espace de débat, sur le pluralisme des médias.
Dans les pays développés comme dans les États émergents où les libertés de base
constituent des acquis, notre coopération cherche en priorité à promouvoir le modèle
français en matière d’économie et de politique de la culture. Une expertise très demandée
par les pays émergents, notamment en ce qui concerne le système de soutien au cinéma.
1.3 OBJECTIFS STRATEGIQUES PAR MEDIA
1.3.1 Télévision et audiovisuel extérieur de la France
Le média TV est la troisième activité dans le monde après le sommeil et le travail : en
Europe et en Afrique, on la regarde près de 4h par jour, en Amérique presque 5h. La fiction
est le genre le plus prisé (41%) et au sein de ce genre, les séries, soap operas et
telenovelas représentent plus des trois-quarts d’antenne.
La stratégie des opérateurs que soutient le Département est de leur donner la possibilité
d’être présents sur tous les modes de diffusion selon la logique « ATAWAD » : any time,
any where, any device. C’est également le cas pour les autres médias (cinéma, musique).
 Attentes du Département : la société nationale de programme « Audiovisuel extérieur
de la France » - France 24, RFI, RMC Doualiya - et son partenaire francophone TV5Monde
sont les principaux leviers de notre politique audiovisuelle et doivent être votre principale
priorité, notamment en aidant à sa diffusion dans le pays de résidence.
Deux raisons plaident à cela :
- les chaînes de télévision et de radio touchent le public le plus nombreux et le plus
varié, alors que le cinéma est dépendant de l’existence de salles ;
- les enjeux budgétaires sont bien supérieurs à tous les autres puisque le budget de
l’AEF s’établit à environ 330 M€. Toute décision prise peut donc avoir des conséquences
importantes sur le budget de l’État.
France 24, RFI et MCD ont fusionné début 2012 en une seule et même société afin de
disposer d’une véritable force de frappe multimédia, télé-radio-web, capable de faire face à
la concurrence. La vocation multilingue de ce média a été clairement affirmée.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 11
France 24, qui propose un regard français sur l’actualité internationale, s’est fixée
l’objectif de continuer son développement de chaîne mondiale, multilingue et multimédia.
L’acquisition d’une dimension mondiale implique un déploiement plus important en Asie.
Elle suppose également, dans certaines régions comme le Moyen-Orient et l’Afrique,
d’élargir la cible des leaders d’opinion pour s’adresser aux citoyens ordinaires : le passage à
24 heures d’arabe en octobre 2011 rencontre un succès auprès de cette cible.
Pour asseoir son identité de chaîne multilingue, condition pour affronter la concurrence
de ses grandes rivales, France 24 consolide ses rédactions anglaise et arabe avant
d’envisager, à plus long terme, de développer une autre langue.
Pour affirmer sa dimension multimédia, elle développe sa diffusion non seulement sur
les écrans de télévision, mais aussi sur ceux de l’ordinateur et du téléphone mobile. Le site
Internet de France 24, qui lui permet de toucher un public élargi et de contourner plus
facilement la censure, a vocation à être enrichi et tourné prioritairement vers les sociétés où
se fait sentir un besoin de libre information. Afin de renforcer sa distribution sur les mobiles,
la chaîne multiplie les accords avec les opérateurs de téléphonie.
RFI se concentre sur l’Afrique, son principal bassin d’audience, en continuant la remise
à plat de sa politique des langues et le développement de ses partenariats avec les radios
locales. Elle renforce sa présence sur la téléphonie mobile et développe son site Internet
multilingue. La reconquête des marchés du Maghreb et du Proche-Orient est devenue
prioritaire : sa filiale arabophone, Radio Monte Carlo Doualiya, redresse ses audiences avec
succès par un enrichissement de ses contenus et par une politique commerciale plus
offensive.
Conformément au plan stratégique que nous avons adopté avec les autres partenaires
de la chaîne francophone multilatérale (France, Fédération Wallonie-Bruxelles, Suisse,
Canada, Québec), TV5Monde est appelée à développer les sous-titrages, consolider sa
distribution mondiale, renforcer son développement multimédia et améliorer son offre
éditoriale. Son statut d’opérateur officiel de la Francophonie, mais surtout l’engagement, à
l’occasion des Sommets des Chefs d’État et Gouvernement, à assurer la diffusion de la
chaîne sur leurs territoires respectifs et à exploiter sa dimension éducative au service de
l’apprentissage et du rayonnement du français, doivent être mis à profit pour amplifier la
capacité d’influence de la chaîne et souligner sa pertinence en termes de diversité
culturelle.
 Attentes du Département : une attention particulière doit être accordée à la chaîne
francophone compte tenu des implications diplomatiques inhérentes à TV5Monde et qui
concernent plus directement le Département. Aussi, les postes doivent-ils rendre compte
régulièrement des évolutions concernant TV5Monde ainsi que de la législation touchant à la
TNT et au « must carry » dans leurs pays. Ils peuvent aussi, en lien avec l’attaché de
coopération linguistique et/ou éducative, faciliter la promotion du dispositif multimédia
« apprendre et enseigner avec TV5Monde » en tant que mise en œuvre des TIC et outil
soutenu par le Département auprès des autorités de leurs pays d’attache, des réseaux
d’enseignement, des universités et des organismes en charge de la formation linguistique
des diplomates et fonctionnaires ainsi que notre réseau culturel extérieur.
Nous devons veiller à ce que non seulement les opérateurs de notre audiovisuel
extérieur, mais aussi nos chaînes généralistes nationales, puissent être diffusées dans un
cadre contractuel hors de nos frontières via les bouquets satellitaires, en particulier dans les
pays francophones du monde arabe et de l’Afrique. Une attention particulière doit être
accordée aux pays du Maghreb.
Dans tous les pays du monde, la consommation culturelle passe par des médias
accessibles en langue locale. Dans ces conditions, l'exposition régulière de films et de
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 12
programmes télévisés français doublés ou sous-titrés sur les télévisions nationales
bénéficient au rayonnement culturel et à l'image de modernité de la France.
L'appui aux efforts des exportateurs de programmes de télévision demeure un objectif
stratégique de premier rang pour le MAE, qui se traduit par un soutien budgétaire continu et
par une mobilisation systématique des postes diplomatiques aux côtés des professionnels
exportateurs.
 Besoins du Département : les attachés audiovisuels doivent faire leur possible pour
favoriser l’exportation des programmes français en apportant résolument leur appui à TV
France International.
1.3.2 Cinéma
Le cinéma constitue l’un des éléments forts de l’image de notre pays dans le monde.
Nous avons à consolider notre place de 2e exportateur de films, notamment en nous ouvrant
à de nouveaux marchés. Dans ce secteur, l’Institut français renforce et complète l’action
d’Unifrance. Il s’emploie à diffuser et à valoriser les films de patrimoine français et africains
de la Cinémathèque Afrique, mais aussi à promouvoir la création française récente hors
marché. De même, TV5Monde qui, au travers de sa forte programmation
cinématographique (près de 250 films diffusés par an sur ses antennes) et de son offre
Internet VAD développée avec UNIVERSCINÉ (TV5Monde+ Cinéma) est l’un des plus
grands outils de promotion du cinéma français dans le monde. TV5Monde propose enfin,
grâce à sa WebTV consacrée à l’Afrique, des contenus cinématographiques africains.
 Attentes du Département : les postes doivent prendre connaissance de la
convention signée entre UNIFRANCE et l’Institut français (cf. annexe 2) qui règle les
modalités d’intervention de l’un et l’autre dans le cadre de diffusion de films français à
l’étranger et de déplacement d’artistes vivants. Ils doivent veiller ce qu’elle s’applique
scrupuleusement sur place et ne pas prendre d’initiatives qui iraient à l’encontre de la lettre
ou de l’esprit de cette convention.
Une nouvelle génération de cinéastes et producteurs, autonomes grâce aux nouveaux
équipements numériques plus légers et moins couteux, émerge. Cette génération a besoin,
pour s’affirmer et se professionnaliser, d’une vraie formation à tous les corps de métiers de
la filière audiovisuelle. De plus, les postes apportent localement leur concours à ce secteur
qui présente un fort potentiel pour l’existence du continent sur la scène culturelle
internationale, et où la présence de la France est ancienne et appréciée. Ils veillent
notamment à faciliter les accords de coproduction avec la France et portent une attention
particulière aux évolutions du secteur.
1.3.3 Musique
Le dynamisme à l’exportation de la filière musicale française depuis deux décennies,
en particulier de la musique électronique et des musiques du monde produites en France,
doit être activement soutenu. De même, l’action en direction de radios partenaires pour la
diffusion de la musique française et produite en France doit également être encouragée.
1.3.4 Internet et jeux vidéo
En raison du rôle toujours plus grand d’Internet comme outil d’information sur la
culture et comme moyen de consommation des biens culturels – en Chine, 74 % des
revenus du marché de la musique proviennent d’Internet, aux États-Unis 40 % – le
rayonnement de notre pays à l’étranger dépendra de plus en plus, à l’avenir, de la présence
de ses contenus culturels dans l’espace numérique. La réussite des politiques nationales
impulsées par le ministère de la Culture pour numériser les contenus, créer un grand portail
d’accès à la culture française, développer une offre légale plus attractive, dynamiser les
entreprises du numérique, sera de ce point de vue décisive. Le rôle de notre diplomatie est
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 13
de veiller à ce que ces efforts nationaux soient relayés par la Commission européenne, qui
devrait notamment permettre l’application d’un taux réduit de TVA sur les services culturels
en ligne et accorder des aides à la numérisation. Il est aussi d’inciter les organisations
professionnelles et les opérateurs chargés de vendre nos produits culturels, comme nos
artistes, d’utiliser pleinement les ressources d’Internet dans leur dialogue avec les
programmateurs étrangers. Il est de veiller à ce que les contenus culturels français dans
l’espace numérique soient accessibles aux publics étrangers ne parlant pas notre langue,
notamment grâce à des interfaces linguistiques. Il est enfin de présenter et valoriser les
activités de notre réseau culturel sur Internet (captations, podcasts…). À cet égard, l’Institut
français est chargé de proposer sur Internet, en particulier à l’intention des programmateurs
étrangers, l’offre culturelle « exportable ».
Enfin, il nous faut renforcer l’accompagnement à l’international de l’industrie du jeu
vidéo, premier bien culturel vendu dans le monde dont le chiffre d’affaires à l’exportation
pour la France dépasse celui du cinéma. Un accord a été signé début 2012 entre le
Syndicat national du jeu vidéo et diverses institutions publiques, dont la DGM.
1.4 QUATRE STRATEGIES GEOGRAPHIQUES DIFFERENCIEES
Notre action culturelle extérieure doit s’adapter à la diversité des régions du monde et
prendre en compte les enjeux que chacune d’elles représente pour notre pays. Aussi ses
missions générales se déclinent-elles à travers des stratégies géographiques différenciées.
Le Proche et Moyen-Orient, où s’expriment de fortes aspirations au changement,
constitue la zone privilégiée de développement pour nos médias.
1.4.1 Méditerranée : accompagner la transition
La coopération avec les pays de la rive méridionale et orientale de la Méditerranée est
une priorité. D’abord, parce que ces pays constituent notre voisinage immédiat et
entretiennent avec nous de forts liens historiques et culturels. Ensuite, parce que cette
région du monde est celle où l’attente vis-à-vis de notre pays est très grande. Enfin, parce
que cette zone joue un rôle décisif dans les équilibres internationaux.
Dans ce contexte, la mission principale de notre diplomatie culturelle est d’accompagner
l’ouverture des sociétés, la diffusion en leur sein des idées de liberté, la mise en place, là où
le mouvement est engagé, d’une vie publique démocratique. C’est pourquoi une
composante d’un nouveau FSP « Printemps arabe » sera consacrée aux médias.
Nous devons, en premier lieu, accompagner l’affirmation de télévisions, de médias en
ligne, de radios et de journaux de presse écrite qui soient indépendants, professionnels et
ouverts sur le monde. Nous pouvons leur apporter notre expertise, participer à la formation
de leurs équipes et proposer nos programmes via CFI et TV France International,
encourager les coopérations avec les médias français et les écoles de journalisme.
L’Académie de l’AEF contribue, en concertation avec CFI, aux formations de journalistes et
des médias internationaux, surtout grâce à son pôle arabophone.
Il nous faut aussi améliorer la pénétration de nos propres médias en soutenant la
relance de RFI et sa filiale arabophone Monte Carlo Doualiya. France 24 en arabe, qui
constitue un outil extrêmement précieux, se donne les moyens de devenir une chaîne
d’information de référence dans la région au même titre qu’Al Jazeera ou Al Arabiya.
Euronews en arabe, en turc et en farsi doit être aussi activement encouragé. Quant à
TV5Monde, dont le signal Maghreb Orient est pour une bonne part sous-titré en arabe, elle
appelle que nous veillions à sa diffusion la plus étendue, tout particulièrement dans les pays
de la zone membres de l’OIF.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 14
1.4.2 Afrique : appuyer le développement culturel
Les pays d’Afrique connaissent un fort développement démographique qui devrait leur
permettre de compter, en 2050, environ 1,8 milliard d’habitants, soit plus que la Chine ou
l’Inde. Si la radio est un média particulièrement écouté sur le continent noir, il n’en demeure
pas moins que c’est également le cas pour la télévision, à égalité avec l’Europe pour ce qui
concerne l’écoute quotidienne moyenne (environ 3h45/jour).
Notre diplomatie culturelle doit, dans le cadre de la politique d’aide au développement
de la France, accompagner cet éveil de l’Afrique. Elle doit l’aider à affirmer ses expressions
audiovisuelles, à se connecter à l’espace numérique mondial, à approfondir les valeurs de
la démocratie et des droits de l’homme.
Afin de favoriser le développement du secteur culturel de nos partenaires, nous devons,
en premier lieu, apporter une aide aux créateurs et soutenir l’accès de leurs œuvres aux
circuits de distribution nationaux et internationaux. Nous devons aussi favoriser la présence
des artistes du continent dans les grands rendez-vous culturels internationaux et continuer à
appuyer l’organisation, en Afrique même, d’événements comme le festival de cinéma du
Fespaco. Il nous faut, en second lieu, aider nos partenaires à développer leurs propres
politiques audiovisuelles. C’est dans cet esprit que le projet mobilisateur d’appui aux
structures régionales de formation cinématographiques et audiovisuelles en Afrique pour la
période 2012-2014 a été développé (0,6 M€). Dans la poursuite de ces objectifs, nous
devons articuler nos efforts avec ceux de l’OIF, de l’Union européenne, de l’Unesco, qui
doivent continuer à disposer d’instruments de soutien aux cultures du Sud.
Pour contribuer au développement des médias, corollaire indispensable de la
démocratie, CFI continuera à aider la production télévisuelle africaine, à accompagner la
modernisation des télévisions et à soutenir l’émergence de médias numériques ou de
nouvelles formes d’information en ligne. Les opérateurs de l’audiovisuel extérieur de la
France contribuent à ce pluralisme et à cette ouverture de l’espace médiatique. France 24
et TV5Monde doivent consolider leurs bons résultats en Afrique francophone et partir à la
conquête de la partie anglophone du continent.
 Attentes du Département : les postes doivent aider l’AEF et TV5Monde à multiplier les
partenariats avec les opérateurs locaux, à poursuivre leur déploiement sur la téléphonie
mobile et à dépasser dans certaines zones le cap des leaders d’opinions.
Notre diplomatie doit également aider nos partenaires africains à accéder à Internet.
Actuellement, moins de 5 % des personnes ont accès à l’espace numérique en Afrique
subsaharienne (hors téléphone portable). Or Internet est un moteur de croissance
économique, un vecteur de démocratisation et de défense des droits de l’homme ainsi qu’un
moyen de faciliter l’accès au savoir et de mieux assurer le suivi sanitaire des populations.
1.4.3 Asie
L’émergence sur la scène internationale de l’Asie-Pacifique est désormais une réalité.
Avec le renforcement du poids de l’Asie dans la gouvernance mondiale (la Chine, l’Inde, le
Japon, l’Indonésie, la Corée du Sud et l’Australie sont membres du G20), nombre de ces
pays affirment de plus en plus leur soft power en diffusant plus largement leurs industries
culturelles. À côté des pays développés apparaissent de nouveaux acteurs dont le poids
régional va croissant (Thaïlande, Malaisie mais également Vietnam). Notre diplomatie
culturelle revêt donc une importance en termes d’influence dans les échanges
internationaux de la région.
Les priorités audiovisuelles dans la zone doivent contribuer à :
- répondre aux attentes du jeune public éduqué et aux décideurs en matière
d’information en facilitant l’implantation de France 24 et de TV5Monde sur le marché ;
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 15
- donner une image innovante de la France en valorisant les spécificités de notre savoirfaire en matière de nouvelles technologies ;
- accompagner les pays émergents en matière de professionnalisation (appui à la
libéralisation audiovisuelle ; formation des jeunes journalistes, etc.) ;
- nous inscrire dans la réciprocité et privilégier la mise en place d’accords de
coproductions et de partenariats dans le domaine du cinéma ;
- soutenir nos industries culturelles et la diffusion de nos créations contemporaines
audiovisuelles.
Nos moyens et nos outils d’intervention doivent être repensés afin de s’intégrer à la
logique de développement régional et d’accompagner la volonté de certains pays asiatiques
de peser sur les affaires internationales. Notre réflexion doit se poursuivre dans cette
direction à l’avenir de manière à :
- faire évoluer nos dispositifs en privilégiant la régionalisation de certaines missions et la
mutualisation de nos actions entre les postes mais également avec les organisations
professionnelles de la zone ;
- rechercher la synergie et la réciprocité avec nos partenaires asiatiques.
1.4.4 Pays « prescripteurs » : exporter nos contenus
Le périmètre des pays « prescripteurs » recouvre, grosso modo, celui des nations
développées et des grands émergents rassemblés au sein du G20, auxquels s’ajoutent des
pays qui, sans avoir de poids politique et économique mondial, font preuve d’un fort
rayonnement. Notre objectif doit être de consolider notre place de cinématographie la plus
diffusée après celle des États-Unis et d’amplifier les succès à l’exportation, enregistrés
depuis deux décennies, des musiques françaises.
Nous avons ensuite à favoriser la pénétration de nos médias. France 24 est pour
l’instant peu présente en Asie. L’urgence est qu’elle étende sa distribution à ces espaces.
TV5Monde est largement présente sur ces zones dans lesquelles il faut soutenir le maintien
de ces positions dans un environnement concurrentiel accru.
Pour consolider la place de notre pays dans l’espace européen, nous devons d’abord
promouvoir activement notre langue et nos médias. Nous devons aussi pleinement utiliser
les leviers de la coopération européenne à Bruxelles. L’Europe a ainsi appuyé les efforts de
la France pour préserver, dans le contexte de la libéralisation des échanges, un système
d’aides publiques aux industries culturelles et à l’audiovisuel, qui a notamment favorisé le
développement de nos télévisions et le rayonnement de notre cinéma. Il est important, en
particulier, que nous obtenions l’appui de Bruxelles et de nos partenaires européens pour
assurer le développement de nos expressions culturelles sur Internet, notamment par la
protection du droit d’auteur, la numérisation des contenus culturels, l’application d’un taux
réduit de TVA sur les services culturels en ligne ou l’équipement numérique des salles de
cinéma. Notre réseau culturel doit aussi mieux utiliser les financements européens pour la
culture en répondant aux appels à projets de la Commission européenne, de ses
représentations ou délégations.
1.4.5 Amérique du Sud
Notamment parce que France24 n’est pas diffusée en espagnol et que Canal France
International n’intervient pas dans cette zone, l’Amérique du Sud n’est pas une priorité de
notre action audiovisuelle. Il n’en demeure pas moins qu’elle représente un continent où
notre action doit rester déterminée et où elle est du reste particulièrement efficace, surtout
dans le domaine du cinéma. L’Aide au Cinémas du Monde continuera sans doute à
privilégier les projets de ce sous-continent, en raison de la qualité de sa cinématographie.
Les nouvelles technologies s’y développent et les postes doivent exercer un rôle de veille
dans de domaine.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 16
2. CFR-AEC : MODE D’EMPLOI
Le développement mondial des médias audiovisuels depuis les années soixante a
conduit le Département à intégrer ces nouveaux moyens dans sa politique de coopération
et à les utiliser comme outils de diffusion de la langue et de la culture françaises.
En vingt-cinq ans, la mission des services chargés de l’audiovisuel extérieur a
profondément évolué en même temps qu’ont été créées des entreprises publiques chargées
de diffuser les programmes radiophoniques et télévisuels français à l’étranger (RFI en 1975,
TV5 en 1984, CFI en 1989 et France 24 en 2006) ainsi qu’un nouvel opérateur pour l’action
culturelle extérieure de l’État, l’Institut français, en 2011.
Au sein de la direction de la politique culturelle et du français (CFR), la sous-direction de
l’audiovisuel extérieur et des technologies de communication (AEC) a étendu la
problématique de ses interventions au-delà de l’appui aux opérateurs publics à vocation
internationale et de la coopération audiovisuelle stricto sensu. Consciente de l’importance
des enjeux économiques du secteur audiovisuel, elle cherche désormais à appuyer
systématiquement les professionnels français dans leurs démarches pour conquérir des
parts de marché au profit des produits culturels français. L'effort a surtout porté dans un
premier temps sur l'exportation des programmes audiovisuels, avec la réduction de la liste
de diffusion culturelle (liste de pays pouvant bénéficier de la fourniture de programmes
français à des conditions préférentielles), et le recentrage des missions de CFI vers des
actions d’aide au développement (transfert d’expertise, formation, appui/conseil au bénéfice
des médias du Sud) et d’échanges Sud-Sud.
Considérant l'importance de la musique et des technologies de l’information et de la
communication (TIC) dans les échanges culturels internationaux, le ministère des Affaires
étrangères a estimé souhaitable de traiter la promotion des industries musicales et des TIC
en s'inspirant de l'action menée de nombreuses années en faveur des programmes
cinématographiques et télévisuels français.
2.1 ORGANIGRAMME AU 20/02/2012
Directrice : Delphine BORIONE
Adjoint : Yves CARMONA
Ambassadeur pour l’audiovisuel extérieur
M. Louis de BROISSIA
Sous-directeur :
Jean-Christophe FLEURY
Représentant spécial
pour la société de l’information
M. Richard BOIDIN
Pole audiovisuel extérieur
Marguerite HITIER
Pôle technologies de l’information
et de la communication
Nathalie BRAT
Correspondante des attachés audiovisuels
Isabelle MELANI
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 17
2.2 LES SECTEURS DE L’ACTION AUDIOVISUELLE EXTERIEURE
2.2.1 L’action télévisuelle
Le pôle audiovisuel a pour principale mission en la matière d’assurer :
- le suivi des activités de l’AEF et de son partenaire TV5Monde, chaîne de télévision
généraliste francophone multilatérale, diffusant par satellite des programmes
majoritairement français mais aussi belges, suisses, québécois et canadiens, ainsi
qu’africains, à destination des téléspectateurs qui la reçoivent principalement par les
réseaux câblés, la réception satellitaire par bouquets payants ou en réception directe
individuelle gratuite, et de plus en plus, les nouveaux supports tels que l’IPTV, la TNT et la
télévision mobile. Plus particulièrement, le pôle participe au dispositif institutionnel propre à
TV5Monde, conférences ministérielles et réunions des hauts fonctionnaires qui,
rassemblant les représentants des pays bailleurs de fonds de la chaîne, décident des
grandes orientations de son développement et arrêtent son budget. En liaison avec les
attachés audiovisuels, le pôle recueille des informations sur l’impact local des chaînes de
l’AEF, leurs difficultés éventuelles de distribution ou encore les attentes ou critiques des
publics locaux à leurs égards.
• Le suivi des activités et initiatives à l’international des diffuseurs ou entreprises
nationaux, publics ou privés, qu’il s’agisse de la diffusion des chaînes du groupe France
Télévisions ou d’Arte à l’étranger, notamment en Europe et en Afrique, des opérations
menées par Canal Overseas ou le groupe Lagardère, qui s’est fortement impliqué au Qatar.
Enfin, la chaîne d’information européenne Euronews, dont France Télévisions est
l’actionnaire principal et qui peut être considérée à ce titre comme un acteur de l’action
audiovisuelle extérieure, bénéficie d’une attention du pôle d’autant plus soutenue qu’elle est
devenue une chaîne de référence en Europe.
• Le suivi des activités de l’association interprofessionnelle TV France International
(TVFI), créée en 1994 pour fédérer l’action des producteurs et distributeurs français sur les
marchés internationaux et favoriser la vente des programmes de télévision français à
l’étranger. TVFI reçoit des aides publiques, principalement du CNC et du MAE, tant pour
l’organisation de ses opérations à l’étranger que pour l’alimentation de sa banque de
données internationales sur les paysages audiovisuels dans le monde. L’association
bénéficie de l’aide précieuse du réseau des attachés audiovisuels.
2.2.2 La coopération télévisuelle
Le pôle audiovisuel a en charge la conception et le suivi des actions de coopération
menées en matière de télévision. Son outil principal d’intervention est l’opérateur Canal
France international (CFI), filiale de France Télévisions et d’Arte France, subventionnée par
le MAE à près de 90 %. Une convention annuelle de subvention fixe les priorités
d’intervention de CFI.
Avec la signature d’un Contrat d’objectifs en octobre 2011, le MAE mandate CFI pour
l’aider à mettre en œuvre les orientations stratégiques de la France en matière de
coopération dans le secteur des médias. Cela se traduit par la conception d’objectifs
opérationnels, des moyens alloués, ainsi que l’élaboration d’un calendrier d’exécution prévu
pour 2011-2013. Les missions de CFI visent à accompagner le développement des médias
du Sud dans un environnement médiatique évolutif afin de permettre à ces derniers de
mieux appréhender la concurrence, l’émergence des nouveaux médias et le passage au
numérique. Ses interventions peuvent prendre diverses formes : le conseil, la formation,
l’assistance technique ponctuelle, la réalisation d’études, le soutien à la production, la
fourniture de programmes accompagnée de conseils en programmation…
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 18
De façon générale, la dimension Sud-Sud occupe une place importante dans l’action de
CFI, qui met de la sorte en pratique les principes défendus par la France au sein de toutes
les enceintes internationales. Ainsi, CFI soutient la production locale d’images au travers
d’une politique d’acquisition et de circulation des contenus auprès de ses partenaires
d’Afrique subsaharienne.
Les formations sont conçues pour les professionnels des télévisions partenaires,
publiques ou privées. Avec l’évolution de l’information sur le web, CFI offre également son
savoir-faire dans le secteur des nouveaux médias. Les experts recrutés par CFI sont des
professionnels reconnus dans leur discipline : journalistes reporters d’images (JRI),
monteurs, journalistes sportifs, directeurs de rédaction, réalisateurs, spécialistes des études
ou du marketing, directeurs de programmes… Ils sont souvent issus du groupe France
Télévisions mais aussi de l’audiovisuel français : Arte France, Institut national de
l’audiovisuel (INA), TV5Monde, RFI, Centre national de documentation pédagogique
(CNDP), AEF.
Enfin, du fait de la multiplication des acteurs intervenant dans le domaine du
développement et de la coopération des médias à l’échelle internationale, comme cela a été
le cas en Tunisie en 2011, le MAE a demandé à CFI de l’assister dans sa mission de
coordination des différents acteurs publics de la coopération française dans ce domaine
(télévision, radio, Internet) avec l’objectif que les interventions soient concertées ou traitées
par l’opérateur le plus adapté. Dans ce cadre, CFI est mandaté pour assurer une circulation
des informations entre les médias du Sud, les ambassades, les bailleurs de fonds et les
opérateurs publics français du secteur dans le but d’optimiser les interventions de ces
derniers, en concertation avec le MAE. CFI a ainsi signé des conventions avec de
nombreux opérateurs et institutions français, telles que l’Audiovisuel extérieur de la France,
Arte, TV5Monde, etc.
Le pôle audiovisuel suit l’exécution des projets identifiés par le réseau des attachés
audiovisuels aussi bien sur le plan administratif (suivi des programmations audiovisuelles
des postes) que sur ceux des relations et négociations avec les télévisions partenaires et de
l’évaluation des résultats.
Enfin, le pôle audiovisuel est en relation avec des organismes ou associations
professionnels tels que le Conseil international des radios-télévisions d'expression française
(CIRTEF), l’Institut national de l’audiovisuel (INA), l’AIBD (Asia-Pacific Institute for
Broadcasting Development), la COPEAM (Conférence permanente pour l’audiovisuel en
Méditerranée), etc.
2.2.3 L’action radiophonique extérieure et la promotion des industries musicales
L’appui aux opérateurs radiophoniques
Le pôle audiovisuel est en charge du suivi des activités internationales de RFI sur le
plan politique. Il participe à la réflexion sur la politique des langues. Ce travail d'analyse
concerne aussi MCD (Monte Carlo Doualiya), entité arabophone de RFI. Le pôle facilite
l'expansion de RFI (c’est-à-dire son développement et son renforcement dans les zones
prioritaires où RFI doit jouer son rôle de radio internationale française) et le renforcement de
ses liens avec les radios étrangères. Pour ce faire, les contacts sont constants avec l'équipe
de la direction des affaires internationales de RFI.
Par ailleurs, le pôle suit les activités de la radio franco-marocaine MEDI 1, à qui une
subvention pour le salaire du personnel français est versée.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 19
De même, le pôle est en contact avec Radio France pour ses actions à l’étranger,
notamment dans le cadre de l’URTI (Union radiophonique et télévisuelle internationale).
La promotion des musiques et du disque français à l'étranger
Le pôle audiovisuel verse une subvention aux deux opérateurs essentiels que sont le
Bureau export de la musique et Francophonie diffusion, et participe à leurs conseils
d’administration.
Ces deux opérateurs sont en relation constante avec les organisations professionnelles
de la filière musicale qui les financent également. Ces deux associations œuvrent pour la
promotion à l’étranger de la production musicale française et de ses artistes. Le Bureau
export de la musique, qui dispose d’un réseau de quelques bureaux implantés sur des
territoires étrangers stratégiques, développe un dispositif de soutien financier, de veille et de
conseil auprès des producteurs de disques ou de spectacles, des éditeurs, distributeurs,
agents artistiques actifs à l’export.
Pour sa part, Francophonie diffusion développe une plateforme de téléchargement à
destination de radios partenaires étrangères et de médias en ligne, ainsi que des
professionnels de la synchronisation.
Les sites Internet développés par ces deux opérateurs, www.french-music.org et
www.francodiff.org, représentent des mines d’information destinées aux professionnels
étrangers sur les musiques françaises et leurs artistes, et des services sans équivalent pour
tous les professionnels français (informations sur les marchés et les producteurs étrangers,
les festivals, etc.).
Ces bureaux pourraient, à terme, être intégrés au sein d’une nouvelle structure inspirée
du CNC et en cours de préfiguration à l’heure où sont écrites ces lignes : le Centre national
de la musique (CNM). La création de ce CNM aurait naturellement des conséquences
importantes et nécessiterait de définir une articulation avec l’Institut français et le MAE pour
coordonner les actions du CNM à l’étranger, qui devraient, en tout état de cause, être
placées sous l’autorité de l’ambassadeur.
Le groupe Phoenix
Enfin, on rappellera les autres modes d'intervention du MAE en faveur des industries
musicales : à son initiative et avec son appui financier, RFI a créé un site Internet
(www.rfimusique.com), destiné à la fois au grand public et aux professionnels étrangers,
entièrement dédié aux artistes de variété français et francophones ; le MAE s'efforce de
développer des synergies, déjà existantes, entre les opérateurs internationaux de radio et
de télévision tels que TV5Monde, CFI, RFI pour coordonner la promotion des artistes
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 20
français à l'étranger, en utilisant tous les vecteurs de diffusion. En outre, les synergies avec
les actions menées en direction des artistes et celles menées au sein de la DGM pour
l'apprentissage du français par la chanson, se développent.
2.2.4 La coopération en matière de radio
Les médias ont connu des développements parfois spectaculaires, notamment en
Afrique subsaharienne francophone où l’on est passé en quelques années d’une situation
de monopole à une profusion de journaux, de chaînes de télévision, de radio privées,
associatives et communautaires et aujourd’hui de nouveaux moyens de communication via
Internet. Parmi ces médias et dans certains pays, la radio demeure l’unique source
d’information extérieure présente dans les zones rurales difficiles d’accès, dépourvues
d’infrastructures (notamment énergétiques), et dans des régions en crise. La radio peut
dans certains cas être un outil qui favorise la prévention de conflits et de catastrophes
(naturelles par exemple), ou encore contribue à la gestion de ces dernières (comme ce fut
le cas en Haïti en 2010 : alors que la majorité des télévisions locales étaient sous les
décombres, seule la radio restait accessible à la population ainsi qu’à la communauté
internationale).
Dans ce cadre, le pôle audiovisuel inscrit la radio (publique, privée, associative et
communautaire) dans sa politique de coopération. Cette dernière vise in fine à préserver et
à valoriser la diversité des expressions communautaires et ethniques, des folklores et des
patrimoines culturels régionaux.
Le partenaire privilégié pour ces actions est Radio France internationale.
2.2.5 La coopération en matière de journalisme
Le pôle a pour objectif de :
- favoriser la présence de la presse écrite dans le secteur des médias et soutenir son
évolution dans le nouvel environnement numérique ;
- affirmer l’importance de la formation au journalisme, qu’il s’agisse de presse écrite ou
de médias audiovisuels ;
- accompagner le processus démocratique et la construction de l’État de droit, dont l’un
des indicateurs les plus importants demeure l’indépendance et le pluralisme des médias.
Journaux et entreprises de presse
L’action des postes peut viser à aider les entreprises de presse à se structurer et à
renforcer leurs compétences propres afin de renforcer leur rôle de 4e pouvoir, notamment
lors des périodes électorales. Diverses modalités d’action sont envisageables : missions
d’expertise assurées par des professionnels issus du secteur afin de mieux cerner les
besoins, actions de formation à la demande qui peuvent porter sur un renforcement des
compétences de base des journalistes ou sur une thématique particulière – la couverture
médiatique d’élections, de la problématique européenne ou encore les questions de santé,
etc. – ou bien encore cibler la mise en place d’une nouvelle formule d’une publication ou la
gestion d’une entreprise de presse.
En collaboration avec la Direction de la communication et de la presse (DCP), des
invitations de journalistes étrangers sont également organisées afin de permettre à ces
derniers d’entrer en contact avec leurs homologues français et d’approfondir tel ou tel sujet
de leur intérêt.
Enfin, le pôle s’efforce de travailler de plus en plus avec le service de la gouvernance
démocratique du Département afin de mutualiser ses moyens et de couvrir un maillage
géographique plus vaste, dans une logique d’intervention complémentaire.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 21
Organismes de formation initiale ou continue
Les organismes bénéficiaires sont principalement des jeunes professionnels, et/ou des
cadres souhaitant se perfectionner, issus des médias traditionnels et des nouveaux médias
mais aussi d’agences de presse, de maisons de la presse et d’autres organisations
professionnelles. Les universités et facultés de journalisme, les centres de formation ou de
perfectionnement, ou encore les associations professionnelles peuvent bénéficier de notre
appui via la révision des cursus, l’invitation de formateurs français, l’appui à des journaux
écoles, etc. Nos actions de coopération privilégient de plus en plus le développement de la
formation en ligne, qui procure une qualité d’enseignement à moindre coût, mais qui doit
néanmoins être assortie de bourses de courtes durées et/ou d’invitations de formateurs
pour animer des modules d’enseignement pratique. La maîtrise d’ouvrage est généralement
confiée à un opérateur français. La logique d’implantation des projets de coopération vise,
de plus, à intégrer la formation de formateurs locaux comme partie intégrante des
programmes, afin de valoriser et d’autonomiser les structures et l’expertise locales.
Les partenaires français de ce type de projet de formation initiale ou continue sont
choisis parmi les douze écoles agréées par la convention collective des journalistes
(notamment l’ESJ de Lille et le CFPJ, parfois associés à l’Institut français de presse de
l’Université de Paris II dans le cadre de coopérations universitaires).
Organisations professionnelles
La France peut apporter son concours à des associations françaises dont les objectifs
sont de favoriser la liberté d’expression et le pluralisme de l’information ou de soutenir la
professionnalisation des médias des pays en développement : contribution au fonds d’aide
aux journalistes emprisonnés de Reporters sans frontières, soutien à des projets de
solidarité initiés par l’association Ouest-Fraternité, émanation du groupe Ouest-France, ou
par la Fondation Varenne, etc. Les collectivités territoriales peuvent constituer des relais
pour appuyer ces organisations, comme par exemple la région Rhône-Alpes, qui a
subventionné l’association française Reporters solidaires pour mener un projet de formation
en journalisme au Burkina Faso en 2010.
2.2.6 L’action cinématographique et documentaire
Le Département mène une politique de promotion et de diffusion du cinéma français à
l’étranger et de coopération avec les cinématographies étrangères articulée autour de trois
axes :
- la diffusion culturelle, effectuée à la demande de notre réseau à l'étranger,
Instituts français, Alliances francaises et de leurs établissements partenaires ;
- la promotion et le soutien à l'exportation et à la distribution des productions
cinématographiques, fictions et documentaires ;
- la coopération avec l’appui à la formation de professionnels et à la production
de films de pays du Sud.
La diffusion non commerciale du cinéma et du documentaire français
De façon complémentaire à Unifrance films, l'Institut français a pour mission de
contribuer à la promotion des œuvres du patrimoine cinématographique français, à la
diffusion non commerciale des œuvres de création récente et à la mise en valeur de ses
figures marquantes. Il œuvre également, à travers la diffusion de films documentaires, à la
connaissance de la culture française, des idées et des savoirs.
Principal interlocuteur du réseau diplomatique pour la diffusion non commerciale du
cinéma, l’Institut français apporte aux postes un appui sous plusieurs formes.
• Prêt de copies avec droits de diffusion non commerciale et accès gratuit à la
plateforme de téléchargement IFcinéma
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 22
Riche d'un catalogue de 3500 titres représentatifs de la diversité de la production
française, l'Institut français met à la disposition du réseau culturel français et de ses
partenaires (cinémathèques, universités, festivals...) des films libres de droits dans le cadre
de manifestations culturelles. Ces dernières années, l’Institut français a profondément
renouvelé et diversifié son offre de films, tout en développant de nouveaux outils
numériques (IFcinéma et catalogue en ligne). Les films du catalogue sont disponibles, selon
les titres, sur support 35 mm, DVD ou sur la plateforme de téléchargement, avec plusieurs
versions de sous-titres.
IFcinéma : le cinéma à la demande en diffusion non commerciale : exclusivement
destiné au réseau culturel français, aux Alliances françaises et à leurs partenaires dans le
monde, ce service permet aux utilisateurs à l’étranger de télécharger les films programmés
et d’organiser des projections publiques non commerciales pour leur public local, dans le
cadre de rendez-vous de type « ciné club ». Développé par Universciné, ce service est mis
en œuvre en étroite concertation avec les partenaires de l’Institut français : Unifrance Films,
TV5Monde, la fondation Alliance française, Arte, l’INA et également en lien avec les
exportateurs français.
Page d’accueil d’IF cinéma
• Appui pour l’accompagnement des grandes rétrospectives de l’Institut français
De nombreuses rétrospectives et programmations thématiques sont organisées chaque
année à l’initiative de l’Institut français partout dans le monde, en partenariat avec le réseau
culturel français à l’étranger. L’Institut français peut, dans certains cas, apporter un appui financier
aux postes pour permettre l’accompagnement de ces rétrospectives par leurs réalisateurs.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 23
• Renforcement de festivals du film français organisés par les postes
La signature d’une convention avec Unifrance films permet une collaboration plus étroite
entre les deux organismes, afin de mieux promouvoir le cinéma français dans les territoires
de marché et sur les marchés émergents. Elle prévoit notamment le renforcement de
festivals du film français sur certains territoires stratégiques.
Les postes sont invités à se rapprocher de l’Institut français pour prendre connaissance
des critères et modalités d’appui mentionnés plus haut.
Le soutien à l’exportation du cinéma et du documentaire français
Rapprocher action culturelle et ouverture ou consolidation de marchés en liaison avec
les professionnels et Unifrance est un objectif prioritaire dans les régions où la présence
cinématographique française est encore irrégulière (Asie, Amérique latine, Afrique). Dans
tous les pays où le marché est peu ou pas développé, si Unifrance n’intervient pas, les
services culturels interviennent, en concertation étroite avec Unifrance qui décide ou non de
s’impliquer en fonction de l’intérêt de ses membres.
Les postes sont alors les chefs de file d'opérations d'accompagnement de la sortie
commerciale de films français, en partenariat actif avec les exploitants locaux ; cette aide se
traduit, selon les cas, par des prises en charge de sous-titrages, de tirages de copies, de
campagnes de promotion ou d'avant-premières avec invitation de représentants des
équipes de films.
Depuis 2001, la signature d’une convention annuelle entre le Département et Unifrance
film permet de renforcer cette concertation en fonction d’objectifs définis en commun ; pour
l’essentiel, elle prévoit l’organisation de manifestations dans des pays où le marché doit être
encouragé et soutenu (Chine, Vietnam, Inde, Russie, République tchèque, Cuba, etc.).
En raison de la baisse des crédits centraux, le Département ne soutient plus Europa
Cinémas ni les festivals de films en France et à l’étranger mais invite les postes à le faire en
fonction de leurs moyens.
Page du site Internet du premier festival de film en ligne, lancé par UNIFRANCE
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 24
2.2.7 La coopération cinématographique
Le Département mène une politique de coopération cinématographique qui a pour but,
entre autres, de structurer la filière cinématographique des pays de la zone de solidarité
prioritaire (ZSP), particulièrement en Afrique subsaharienne.
Le contexte général : la mondialisation
L’impact de la mondialisation a été particulièrement brutal sur le paysage audiovisuel
des pays relevant de la ZSP. Le déferlement de télévisions par satellite a imposé des
images venues d’ailleurs et détourné le public des grandes salles populaires : les cinémas
ont en grande partie disparu, de même que le secteur de la distribution, faute de moyens
financiers, de débouchés et d’approvisionnement régulier en films. Le piratage a, de son
côté, ruiné toute velléité d’émergence d’un secteur audiovisuel officiel et d’un cycle normal
d’exploitation des films de cinéma.
Parallèlement, confrontés depuis plusieurs décennies à des difficultés politiques et
économiques majeures, les pays de la ZSP ont été contraints de renoncer à toute politique
de soutien au secteur de la production et de la distribution cinématographique. Les apports
financiers extérieurs (MAE, Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Union
européenne (UE), etc.) se sont donc substitués aux financements des États : ils ont
contribué à favoriser l’émergence d’un cinéma d’auteur apprécié par des grands festivals en
France et à l’étranger mais peu vu par les publics locaux, donc incapable de générer des
financements en retour.
Toutefois, avec l’émergence de la démocratie, quelques États (Afrique du Sud, Bénin,
Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Sénégal, Nigéria…) ont d’ores et déjà engagé des
réflexions sur la problématique du développement culturel. Cette préoccupation est relayée,
au niveau régional, par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), laquelle
a constitué une commission de réflexion pour la mise en place de directives pour une
politique sectorielle commune de l’image au sein de ses 8 États membres.
Les orientations de la coopération française
C’est à la fois pour profiter de ce contexte favorable et pour encourager cette évolution
de fond que le Département a mis en place un projet du fonds de solidarité prioritaire
(FSP) de 0,6 M€ pour la période 2012-2014, centré sur la formation.
Conformément aux recommandations de l’évaluation finale de précédents projets dans
le domaine du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique, il s’agit de poursuivre un appui à ce
secteur qui présente un fort potentiel pour l’existence du continent sur la scène culturelle
internationale, et où la présence de la France est ancienne et appréciée. En
complémentarité avec les modalités d’intervention des principaux bailleurs, dont les actions
sont centrées sur les aides à la production ou au développement de projets de films, le
MAE souhaite concentrer son appui sur la formation, au moment où émerge une
nouvelle génération de cinéastes et producteurs, autonomes grâce aux nouveaux
équipements numériques plus légers et moins coûteux, mais qui ont besoin, pour
s’affirmer et se professionnaliser, d’une vraie formation au scénario, à la technique
(son, cadrage, montage) ou à la production.
Ce nouveau FSP permettra de poursuivre des programmes de formation sur place,
organisés en liaison avec les postes, s’appuyant sur des structures locales à vocation
régionale : ISIS et Imagine au Burkina Faso, NAFTI au Ghana, IFTIC au Niger, AFDA en
Afrique du Sud ou associations africaines comme Zuka Production en RDC, ISCAC au
Cameroun et Blue Nile en Ethiopie. Des professionnels français sont souvent sollicités pour
dispenser ces formations adaptées aux formes de productions locales. Au sein de ce vivier
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 25
de nouveaux professionnels du cinéma et de l’audiovisuel ainsi formés dans les différentes
disciplines (scénario, réalisation, cadrage, son, montage, production), émergent des talents
à qui pourraient être ensuite proposées des formations plus élaborées, comme l’Université
d’été de la FEMIS.
Le projet a également pour objectif de former des formateurs africains au fait des
derniers développements technologiques et capables de dispenser, au sein des structures
locales, un enseignement de qualité.
• L’aide aux Cinémas du monde (ex-Fonds Sud)
Dans un souci de développer la collaboration avec les réalisateurs des pays du Sud et
de favoriser la production de films à forte identité culturelle, le Département et le ministère
de la Culture (Centre national de la cinématographie - CNC) ont mis en place dès 1984 un
mécanisme interministériel d’aide sélective à la production de longs métrages (Fonds Sud).
Une commission professionnelle examine les demandes et transmet des avis aux deux
ministres qui prennent les décisions. Depuis sa création, le Fonds Sud a aidé plus de
350 projets, qui ont souvent été sélectionnés dans les festivals internationaux.
En 2012, un nouveau mécanisme est mis en place : le montant annuel de l’aide aux
Cinémas du monde est de 6 M€. Le Fonds est abondé par l’Institut français à hauteur de
1,1 M€ et géré conjointement par le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée)
et l’Institut français, par délégation du Département.
• Pavillon des Cinémas du monde (festival de Cannes)
L’Institut français organise chaque année pendant le festival de Cannes une opération
de promotion des cinémas du Sud, en partenariat avec l’Organisation internationale de la
Francophonie, RFI, France 24, TV5Monde et CFI.
Lieu de rencontre et de travail au sein du Village international, le Pavillon « les cinémas
du monde » accueille notamment une dizaine de jeunes réalisateurs et producteurs dans le
cadre de la « fabrique des cinémas du monde », programme d’accompagnement
professionnel et de développement de projets monté en étroite relation avec les attachés
audiovisuels des pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, du Proche et du Moyen Orient,
d’Europe centrale et orientale, auxquels il est destiné en priorité.
• La cinémathèque Afrique
Créée en 1961 par le ministère de la Coopération, la Cinémathèque Afrique est
aujourd’hui intégrée au département cinéma de l’Institut français, où elle poursuit son rôle
de promotion des cinémas du continent noir. Elle assure la conservation et la diffusion du
patrimoine cinématographique africain et conserve l’une des collections les plus complètes
de films africains des années 1960 à nos jours. Elle met en œuvre des programmes ou
rétrospectives destinés au réseau culturel français à l'étranger et à ses partenaires. À Paris,
les films de la Cinémathèque Afrique sont consultables par les chercheurs à la BNF, dans le
cadre d’une convention entre les deux établissements publics.
La Cinémathèque dispose d’un fonds de plus de 1500 titres, courts et longs métrages de
fiction, animation et documentaires, dont plus de 600 titres libres de droits pour une diffusion
non commerciale. Les copies sont disponibles en 16 mm, 35 mm, Beta SP et DVD.
2.2.8 Les aspects juridiques et multilatéraux
Le pôle audiovisuel contribue à la défense, dans les différentes organisations
internationales compétentes, du développement de règles favorables à la liberté
d’expression, à l’indépendance et au pluralisme des médias et à la promotion de notre
modèle de régulation audiovisuelle.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 26
Au niveau bilatéral, la mission du pôle audiovisuel consiste aussi à accompagner
l'évolution des médias publics et privés (communautaires et commerciaux), et à appuyer les
efforts entrepris dans le domaine de la régulation et de la structuration de l'environnement
institutionnel des médias. Le pôle apporte ainsi son expertise aux postes qui souhaitent
élaborer des programmes visant par exemple à :
- consolider l’État de droit et la bonne gouvernance ;
- aider au développement de la législation nationale dans les pays où des
réformes de ce secteur sont entreprises ;
- accompagner la pérennisation de politiques de régulation audiovisuelle en
favorisant la structuration des instances locales de régulation, en
concertation avec le conseil supérieur de l’audiovisuel français (CSA) ;
- professionnaliser ce secteur de la communication ;
- valoriser l'expression des identités culturelles.
La mise en œuvre de la Convention internationale sur la protection et la promotion
de la diversité des expressions culturelles entrée en vigueur en 2007 est une priorité.
Cet instrument juridique reprend, en effet, les positions défendues par la France et l’Union
européenne (UE) – reconnaissance de la spécificité des biens et services culturels, droit
des États de mener des politiques culturelles, solidarité culturelle internationale, relations de
complémentarité et de soutien mutuel, sans subordination, avec les autres accords
internationaux.
Ainsi, dans le cadre des négociations commerciales menées entre l’Union européenne
et les pays tiers, CFR/AEC s’emploie à promouvoir et à appliquer la stratégie française
qu’elle a contribué à élaborer fin 2009, en coopération avec d’autres directions du
Département, les autres ministères concernés et en consultation avec les professionnels du
secteur culturel. Celle-ci vise à ce que la double nature économique et culturelle des biens
et services culturels, y compris audiovisuels, soit prise en compte afin d’exclure ces derniers
du champ de la libéralisation commerciale et de conserver la marge de manœuvre
permettant aux États de mettre en œuvre des politiques culturelles et d’adopter des
mesures destinées à protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles, en
vertu du droit souverain, réaffirmé par la Convention.
Afin d’encourager la diversité culturelle, il importe également de veiller au respect du
droit légitime des auteurs et autres ayants droit sans le travail desquels il n’y aurait pas de
création. Cette question revêt un intérêt essentiel sur le plan économique pour l’ensemble
du secteur audiovisuel et cinématographique. Le développement des TIC et de leurs usages
a profondément bouleversé l’équilibre établi jusque là entre la protection de la propriété
littéraire et artistique et l’accès du public aux œuvres faisant du respect du droit d’auteur et
des droits voisins en ligne un défi majeur au niveau international. Avec la création de
l’HADOPI, la France fait figure de pionnier en termes d’expérimentation de solutions pour
faire face à ces nouveaux défis du numérique, et il est nécessaire d’expliquer à nos
interlocuteurs la démarche entreprise et d’en promouvoir le modèle.
Outre le dossier diversité culturelle, la Direction générale de la mondialisation, du
développement et des partenariats (DGM) du MAE est, en étroite liaison avec les autres
départements ministériels concernés, responsable du suivi des négociations européennes
et multilatérales relatives au secteur audiovisuel, et de toute question juridique afférente à
l’audiovisuel.
CFR-AEC suit les négociations européennes et multilatérales relatives à l’audiovisuel.
Sont principalement concernés :
- l’Union européenne (travaux sur la directive services de médias audiovisuels, la
propriété littéraire et artistique au sein des groupes du Conseil – groupe audiovisuel, groupe
droit d’auteur, comité des affaires culturelles –, des comités de contact des directives, des
réunions de la Commission européenne…) ;
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 27
- le Conseil de l’Europe (Observatoire européen de l’audiovisuel, Comité directeur sur
les médias et la société de l’information, Comité permanent sur la télévision
transfrontière…) ;
- l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle – OMPI – (négociations sur les
radiodiffuseurs, les artistes-interprètes de l’audiovisuel…).
CFR-AEC peut intervenir à tous les stades de la négociation. En amont, elle participe à
la définition de la position du Département et de la France en s’appuyant, le cas échéant,
sur des enquêtes menées auprès des attachés audiovisuels. La position des autorités
françaises est généralement arrêtée dans un format interministériel, dans le cadre du
Secrétariat général aux affaires européennes (SGAE) pour ce qui concerne l’Union
européenne. Lors de la négociation, CFR-AEC peut faire partie de la délégation française
ou la conduire. En aval, elle prend part aux travaux de transposition et de ratification.
CFR-AEC apporte enfin son expertise juridique dans le cadre de l’action audiovisuelle
du ministère des Affaires étrangères ou du développement international des opérateurs
audiovisuels.
2.3 L’ACTION DANS LE DOMAINE DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION
ET DE LA COMMUNICATION
Le pôle TIC s’engage au quotidien dans un dialogue au niveau européen et international
pour promouvoir un espace numérique sûr, respectueux des droits fondamentaux, au service
du développement et gouverné avec l’ensemble des acteurs de l’Internet sur la base de
principes démocratiques et transparents.
Le pôle TIC travaille selon deux grands axes :
- l’élaboration des positions françaises en matière de gouvernance de l’Internet au sens
large (noms de domaines, régulation, droits d’auteurs, liberté d’expression) ;
- la lutte contre la « fracture numérique ».
2.3.1 Un espace numérique sûr et respectueux de tous les droits fondamentaux
Pour la France, tous les droits fondamentaux doivent bénéficier des mêmes protections
et garanties dans l’espace Internet que dans le monde réel.
Promouvoir la liberté d’expression sur Internet
Véritable espace public du XXIe siècle, Internet s’est imposé comme un formidable outil
d’expression humaine qui transcende les frontières. La liberté d’expression sur Internet reste
néanmoins bafouée dans de nombreux pays. La France condamne toute censure et
restriction d’accès arbitraire ou générale et s’attache à promouvoir dans les différentes
enceintes internationales la liberté d'opinion, d'expression, d'information, de réunion et
d'association sur Internet, dans la limite du respect des autres droits fondamentaux.
Promouvoir le respect de la propriété intellectuelle dans l’espace numérique
Les droits de propriété intellectuelle (DPI) constituent un environnement essentiel à la
création et à l’innovation. Or, la révolution numérique est en train de transformer en
profondeur les modes de consommation des biens culturels et par là-même, les modèles
économiques qui assurent les revenus aux créateurs. Une économie numérique créative,
prospère et dynamique ne peut exister et s’épanouir sans un engagement fort en faveur de
la protection des DPI. Aux côtés du de la Culture et de la Communication, le MAE contribue
à promouvoir auprès de ses partenaires une approche respectueuse des DPI car le piratage,
en affaiblissant la rémunération des créateurs, le financement de la production et l’efficacité
économique de la distribution, compromet sensiblement la diversité des œuvres et la vitalité
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 28
de la création.
Promouvoir le respect de la vie privée dans l’espace numérique
La protection effective des données à caractère personnel et de la vie privée sur
l'Internet est primordiale pour assurer la confiance et la sécurité des utilisateurs. Il est dès
lors nécessaire de prévenir les actes constituant des violations du droit au respect de la vie
privée (stockage illicite de données personnelles, utilisation abusive ou divulgation non
autorisée…) afin que les individus ne perdent pas le contrôle de leurs données personnelles
et que tous les intermédiaires respectent ce droit fondamental.
Le MAE sensibilise et encourage ses partenaires à définir des approches communes
fondées sur les droits de l'Homme, qui protègent les données personnelles et respectent la
vie privée des internautes.
Promouvoir un espace numérique sûr
La sécurité dans le cyberespace se traite à deux niveaux : la lutte contre les usages
criminels du cyberespace d’une part, et la protection contre les atteintes au bon
fonctionnement des systèmes d’information et de communication d’autre part. La France est
également favorable à la définition de normes de comportement dans le cyberespace, en
particulier pour les États, et à toute mesure améliorant la protection des infrastructures
critiques de l’information au niveau national et international.
2.3.2 Les TICs au service du développement
Le MAE intègre pleinement les TICS dans ses différentes actions de coopération avec
les pays en développement (PED) dans des domaines aussi divers que la santé, l’éducation,
le commerce, la vie citoyenne, etc.
Dans ses projets de coopération qui visent au développement du secteur des TICs en
général et de l’Internet en particulier, le MAE travaille avec les PED selon les axes suivants :
- le développement de l’accès à Internet ;
- l’aide à la mise en place de cadres réglementaires ;
- le renforcement des compétences ;
- le développement de contenus et de services.
D’un point de vue opérationnel, les modalités d’interventions du MAE prennent des
formes variées : il agit de manière directe (FSP Aden, projets numériques de la DAECT,
etc.), avec ses opérateurs (AFD, etc.) ou via ses contributions aux organisations
internationales (UIT, Unesco, OIF, etc.).
Fort de ses expériences passées, le pôle TIC joue également un rôle d’expertise des
projets présentés dans le cadre de la Francophonie (Fonds francophone des inforoutes) et
d’institutions multilatérales (UNESCO, Banque mondiale, Conférence des Nations unies sur
le commerce et le développement (CNUCED), Union internationale des télécommunications
(UIT), groupe d’experts des Nations unies pour les technologies de l’Information
notamment). Cette expertise permet à ce pôle de participer activement à l’élaboration des
positions françaises pour les grandes conférences et sommets visant à mettre les TIC au
service du développement.
2.3.3 Une gouvernance de l’Internet démocratique et transparente
Depuis le milieu des années 1990, la gouvernance de l’Internet fait l’objet de discussions
sur le plan international, la France s’étant placée – avec ses partenaires européens – à
l’avant-garde pour ce qui est de déterminer les principaux enjeux de politique d’intérêt
général. Selon les principes adoptés lors du Sommet mondial sur la société de l’information
en 2003, la gouvernance de l’Internet se définit comme « l’élaboration et l’application par les
États, le secteur privé et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 29
principes, normes, règles, procédures de prise de décisions et programmes communs
propres à modeler l’évolution et l’utilisation de l’Internet ». Les questions liées à la
gouvernance et à l’évolution de l’Internet initialement perçues comme des querelles
d’experts sont devenues des enjeux de politique publique globale (institutions, droits de
l’homme, sécurité, propriété intellectuelle…).
Soutien au modèle de gouvernance
La gouvernance de l’Internet repose sur un modèle dit multi-acteurs (multi-stakeholders)
qui intègre les gouvernements, le secteur privé et la société civile. Bâtie sur un processus
empirique, la gouvernance de l’Internet s’est organisée de manière décentralisée entre
différentes institutions.
Un des principaux acquis des Sommets mondiaux sur la société de l’information (SMSI,
Genève en 2003, Tunis en 2005), le Forum sur la gouvernance Internet (FGI) est plus que
jamais un laboratoire d’une nouvelle gouvernance globale pour débattre des enjeux liés à
l’infrastructure de l’Internet et aux usages du réseau. La France est également active dans
diverses institutions (UNESCO, UIT, OCDE, Commission Européenne, ICANN, IETF, etc.).
Elle agit pour renforcer le caractère multilatéral de la gouvernance de l’Internet, promouvoir
l’action légitime des gouvernements dans le modèle multi-acteurs et favoriser le dialogue
entre ces différentes institutions.
Mobilisation des partenaires autour des grands enjeux de l’Internet
Pour la première fois dans l’histoire du G8, la Présidence française a inscrit l’Internet à
l’agenda du Sommet de Deauville des 26 et 27 mai 2011. La déclaration finale du Sommet
plaide pour le développement d’un Internet ouvert, respectant les mêmes droits et valeurs
que ceux du monde réel, au service de la croissance, de l’innovation et de la démocratie.
Elle appelle aussi à renforcer la confiance dans le réseau en agissant pour une meilleure
sécurité de l’espace Internet et à poursuivre la réduction de la fracture numérique.
Jusqu'à présent, le rôle des gouvernements est resté relativement faible dans le système
de la gouvernance de l’Internet, bien qu’ils aient un rôle à jouer. Ce sont en effet les
utilisateurs de l'Internet qui peuvent légitimement exiger que leur gouvernement veille à ce
que toute disposition actuelle ou future en matière de gouvernance tienne compte de l'intérêt
public et qu'elle ne puisse pas être la simple expression d'intérêts commerciaux ou
régionaux.
Tout en reconnaissant le rôle central du secteur privé qui assure le fonctionnement
quotidien du réseau, notre pays défend une approche équilibrée dans laquelle un cadre de
politique d'intérêt général clair et solide doit contribuer à créer un environnement prévisible et
favorable à la confiance et aux investissements. Il faut pour cela que les gouvernements
puissent contrôler l'application d’un tel cadre et donc que les organismes privés qui
s'occupent de l’administration de l'Internet puissent rendre des comptes de cette gestion.
2.3.4 Promouvoir la filière française des médias numériques
Avec la sous-direction de la diversité culturelle, le pôle TIC s’attache à promouvoir le
savoir-faire français dans les métiers de la création de contenus numériques, à développer
les coopérations et les échanges entre créateurs et filières français et étrangers, ainsi qu’à
participer à la promotion de la diversité culturelle.
Le jeu vidéo est le secteur le plus dynamique des industries culturelles numériques. Son
chiffre d’affaires mondial, supérieur aux entrées de cinéma, à celui de la musique et du livre,
connaît une croissance annuelle à deux chiffres. Ce nouveau média est aussi un vecteur
considérable d’influence puisque l’interactivité, naturelle pour un jeu, favorise l’immersion
dans un univers culturellement très marqué. Au-delà de l’aspect industriel, le jeu vidéo
véhicule aujourd’hui non seulement une culture (personnages, scènes, musiques,
phénomène de « star system » autour des créateurs de jeux), mais aussi un potentiel
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 30
grandissant de socialisation à travers les salles de jeux où les joueurs vont en groupe, par
l’intermédiaire des jeux en ligne massivement multi-joueurs.
Le savoir-faire français est également bien connu, la France est même un des pays
pionniers du jeu vidéo. S’il ne convient plus de parler de French touch , concept trop marqué
« culture » pour le monde du jeu vidéo et perçu comme contradictoire avec sa fonction
avant tout ludique, la production française se distingue par sa grande diversité d’une part et
par le fait, d’autre part, qu’elle développe de nouveaux concepts d’interactivité, à la
différence d’une partie de l’industrie qui fait des jeux pour rentabiliser une licence (cinéma,
livre, musique, jeux antérieurs déclinables en nouvelles versions).
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3. LES ATTACHES AUDIOVISUELS, « AVANTPOSTES » DU DISPOSITIF AUDIOVISUEL
EXTERIEUR FRANÇAIS
La mise en place, dès 1984, d’un réseau d’attachés audiovisuels, a contribué à
marquer l’importance accordée à l’action audiovisuelle extérieure par le ministère des
Affaires étrangères. Son efficacité consolide la légitimité du MAE vis-à-vis des
professionnels de l’audiovisuel français, qui reconnaissent sa nécessité. A ce jour, on
compte près de 60 postes d’attachés audiovisuels et volontaires internationaux dans le
monde. Dans les postes où il n’existe pas d’attaché audiovisuel, ce portefeuille incombe
à un agent du service de coopération et d’action culturelle (SCAC) désigné par le
conseiller de coopération et d’action culturelle (COCAC), voire le COCAC lui-même.
La mission de l’attaché audiovisuel est ambitieuse : il est « l’avant-poste » du dispositif
audiovisuel extérieur français, sur lequel repose en grande partie le succès ou l’échec des
projets de coopération et la présence ou l’absence de programmes français.
Sa mission peut se résumer en six grandes fonctions, d’importance variable selon le
pays ou la zone concernée :
veille : évolution du marché et des possibilités de pénétration pour les productions
et les médias français ; évolution de la législation en matière de diffusion de chaînes non
nationales, d’accès à la TNT, etc. ;
promotion commerciale des entreprises et programmes français (télévision,
radio, cinéma, disque, multimédia) auprès des instances et sociétés locales :
accompagnement de la démarche de prospection des exportateurs (« facilitation » des
contacts, aide logistique…), suivi de l’implantation des chaînes françaises (télévision, radio)
et mise en place d’actions visant à renforcer leur visibilité ;
organisation d’opérations spécifiques (avant-premières, show case…) en
étroite liaison avec les professionnels concernés (exportateurs, distributeurs et
exploitants locaux, organisations professionnelles telles qu’Unifrance, TV France
international, le Bureau export de la musique…) ;
coordination de la diffusion non commerciale : en étroite liaison avec l’Institut
français, à travers des actions menées avec le réseau culturel français (Instituts français,
Alliances françaises) et les partenaires culturels du pays : cinémathèques nationales,
universités, festivals, associations ;
mise en place de projets de coopération afin de contribuer à la structuration du
secteur audiovisuel et au développement des capacités locales de production et de diffusion
en collaboration avec, notamment, l’INA, CFI, RFI ;
illustration concrète de la priorité politique donnée à la diversité culturelle,
en soutenant les coproductions, en informant les professionnels des modalités d’accès au
fonds Cinémas du monde, ou encore en assurant la promotion de nos politiques et
systèmes de régulation dans les domaines culturel et audiovisuel par exemple.
Une enquête sur la répartition des tâches pays par pays a été réalisée par AEC en
2010 :
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 32
Au nombre d’une douzaine, les attachés audiovisuels régionaux (AAR) sont
chargés de coordonner, dans leur zone, la politique de promotion des programmes et de
mettre en œuvre des actions de coopération dont la thématique dépasse le cadre bilatéral ;
ils assurent le suivi, au niveau régional, de l’évolution politique et technique, notamment
satellitaire, susceptible d’avoir une implication sur la présence française. Ils entretiennent
des contacts réguliers avec les organismes régionaux concernés par l’audiovisuel et veillent
à articuler le cas échéant ses projets avec ceux de ces organismes. L’attaché audiovisuel
régional consacre environ 50 % de son temps à l’action bilatérale du poste.
Afin de mener à bien cette mission, l’AAR dispose d’une enveloppe dans la
programmation de son pays de résidence, sur la base des propositions d’action faites au
moment de la programmation. Par ailleurs, son action ne saurait se substituer à celle des
SCAC des autres pays de sa compétence, qui doivent également prévoir de dégager
des moyens dans leur programmation annuelle. Pour mener à bien ses actions au
niveau régional, l’attaché audiovisuel régional doit disposer d’une enveloppe négociée avec
le conseiller de coopération régional qui couvre les mêmes pays (si celui-ci existe), ou
déléguée par AEC (environ 5 000 €). Pour ses déplacements, le poste qui souhaite
accueillir l’AAR a la possibilité de prendre en charge ce déplacement.
3.1 UNE MISSION DE VEILLE
Observateur de l’évolution du paysage audiovisuel de son pays de résidence, l’attaché
audiovisuel doit être en mesure de fournir en permanence aux administrations, organismes
et entreprises français concernés, une information et une analyse sur les réalités locales,
juridiques, politiques, économiques et techniques, ainsi que sur l’état de la création des
industries cinématographiques, des industries musicales et des technologies de
l’information et de la communication (TIC). La nature des informations recherchées est
multiple : identifier les entreprises locales intéressées par les artistes et programmes
français, s’informer sur les tendances du marché local, etc.
À tout moment, l’attaché audiovisuel doit être susceptible de produire des informations
synthétiques actualisées sur les principaux groupes audiovisuels de son pays de résidence,
comportant des informations précises sur leurs structures, leurs budgets et leur stratégie.
Concernant ses activités de veille sectorielle, il publie les informations les plus
pertinentes sur les pages du site Latitude France. Il s’efforce « d’alimenter », le cas échéant,
le bulletin d’information édité à un niveau régional (exemple : www.mediamerica.org).
Interface entre professionnels locaux et français dont il est le relais naturel, il assure
également la diffusion dans son pays d’accueil des informations sur le système audiovisuel
français. À cette fin, il est recommandé de prendre contact avec le CSA, la Direction
générale des médias et des industries culturelles (DG-MIC) et l’Autorité de régulation des
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 33
communications électroniques et des postes (ARCEP) avant le départ en poste pour se
procurer toute la documentation utile.
 Besoins du Département : le Département remercie les attachés audiovisuels de
tenir à jour une note synthétique de deux pages sur le paysage audiovisuel de leur pays de
résidence et l’action du poste avec les messages clef à faire passer. Un modèle est annexé
à la présente note (annexe 6).
3.2 LA PROMOTION DES PRODUCTIONS ET ENTREPRISES AUDIOVISUELLES
FRANÇAISES
L’attaché audiovisuel est en relation, non seulement avec les principaux opérateurs de
l’action audiovisuelle extérieure – RFI, CFI, TV5Monde – mais aussi l’ensemble des
entreprises du secteur public (les chaînes du groupe France télévisions, Arte, Radio France,
l’INA) et privé ou multilatéral (Canal+, Euronews...).
Il assure en liaison et en coordination préalable avec le responsable de sa zone
géographique chez l’opérateur la promotion de leurs programmes auprès des instances et
sociétés locales lorsqu’ils sont déjà implantés dans le pays ou que s’ouvrent de nouvelles
perspectives à l’occasion de la fin d’un monopole, de la privatisation d’un système
audiovisuel ou encore de la mise en place d’une nouvelle réglementation.
Il est l’observateur attentif de l’évolution du paysage local pour identifier les créations
des réseaux et leur évolution, les libérations de fréquence, les ouvertures d’appels à
candidature susceptibles d’offrir aux programmes français de nouvelles possibilités de
diffusion. Il doit pouvoir identifier les partenaires locaux potentiels pour être en mesure de
répondre aux demandes des professionnels français et étrangers : il s’agit ici de déboucher
sur des accords de coproduction, des échanges commerciaux, des prises de participation,
des attributions de fréquences, etc.
Il porte une attention particulière aux activités de TV France international, lui apporte son
appui pour l’organisation de missions et de manifestations commerciales de type
screenings, et veille à alimenter régulièrement sa banque de données internationales (BDI).
La promotion des productions et entreprises audiovisuelles françaises s’étend
également aux secteurs des TIC et aux industries musicales. À ce titre, il assure la
promotion des médias numériques français, notamment en organisant avec les studios et
les éditeurs des show cases et des compétitions de jeux, ainsi qu’en appuyant des
échanges entre les écoles françaises et locales du secteur.
Il suit et analyse les taux de reprise, les conditions d’utilisation et les modalités de
diffusion des programmes de TV5Monde et RFI et contribue, par sa réflexion, à l’ajustement
éventuel de l’offre aux besoins réels du pays.
Il a également en charge la promotion et la diffusion des productions mises à sa
disposition par l’IF (ensembles documentaires thématiques, films, rétrospectives, disques,
programmes radiophoniques) en vue d’une diffusion sur place, à charge pour lui de
déterminer et d’adapter au contexte la meilleure formule de pénétration et de diffusion de
l’image culturelle, scientifique et technique de notre pays : radios, télévisions, présentation
dans les réseaux locaux institutionnels, culturels ou commerciaux.
3.3 UNE MISSION DE COORDINATION
Ce poste d’observation lui permet de jouer un rôle de sensibilisation aux questions
audiovisuelles pour l’ensemble des autres services de l’ambassade susceptibles d’intervenir
dans le domaine : service de presse, service ou mission de coopération en charge du suivi
des questions de gouvernance, mission économique (ME), UBIFRANCE, service
scientifique, sans oublier la chancellerie ou les autres membres des Instituts français, et de
monter avec eux des opérations conjointes.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 34
Il lui revient également de participer, le cas échéant avec UBIFRANCE ou les services
scientifiques, à la promotion des techniques audiovisuelles françaises et européennes :
appui à des manifestations spécifiques (colloques, séminaires), à des foires, des marchés,
des missions techniques, etc. Ses différentes missions en matière de promotion des
programmes et entreprises audiovisuels français lui permettent de jouer un rôle de
coordonnateur des interventions françaises dans le domaine audiovisuel, en étroite liaison
avec les professionnels concernés, et de veiller sur place à la cohérence des actions.
En matière de coopération, il met en place une stratégie pour accompagner localement
l’émergence d’un secteur professionnel audiovisuel et la valorisation de l’expertise
française. À ce titre, il veille à ce que CFI soit informé de sa programmation et vice-versa
afin de permettre à ce dernier d’assurer son rôle de coordinateur et de travailler en
complémentarité.
3.4 UN RELAIS DE LA POLITIQUE DE COOPERATION
C’est à l’attaché audiovisuel de rechercher, de proposer, de mettre en place et de suivre
toutes les formes que peut prendre la coopération professionnelle dans le domaine de la
radio-télévision, du journalisme, du cinéma et des TIC : formation, perfectionnement,
assistance technique, missions et invitations.
Le suivi des boursiers ayant bénéficié de stages en France ou ayant participé à des
sessions de formation organisées sur place doit lui permettre de constituer un réseau de
correspondants dans les radios, télévisions, organes de presse, institutions culturelles et
cinématographiques.
Ces actions sont à organiser dans le cadre de la programmation élaborée chaque année
suivant la procédure définie en liaison avec les services concernés de CFR-AEC.
Il appartient à l’attaché audiovisuel d’apprécier sur place l’intérêt des demandes
présentées par ses interlocuteurs en les plaçant dans la perspective d’une coopération
professionnelle de long terme. Dans le domaine de la coopération avec les médias, il assure
le suivi des actions de CFI dans sa zone.
Dans le domaine spécifique de la presse, du journalisme, des nouveaux médias et
éventuellement de la communication, il doit avoir des contacts réguliers avec les
délégations de la Commission européenne, les Commissions nationales pour l’UNESCO et
les représentations régionales de l’UNESCO pour la communication, afin d’informer CFRAEC en amont, au moment de l’élaboration des projets susceptibles d’être présentés par les
États ou les régions à l’examen du Conseil intergouvernemental du PIDC.
Dans les autres secteurs, radio, TV et cinéma, l’attaché audiovisuel doit rendre compte à
CFR-AEC du devenir professionnel des boursiers (par exemple ceux de la FEMIS) ayant
suivi une formation de courte durée en France et/ou sur place.
3.5 UNE MISSION DE PROMOTION DE NOS POLITIQUES ET SYSTEMES DE
REGULATION DANS LE DOMAINE CULTUREL ET AUDIOVISUEL
L’attaché audiovisuel peut contribuer avec ses collègues en charge de la culture à la
promotion de la diversité culturelle en sensibilisant ses interlocuteurs à ses enjeux et à
l’importance des politiques publiques culturelles pour le soutien et le développement des
industries audiovisuelles. Il peut encourager le développement de fonds d’aide à la création,
d’accords de coproduction, par exemple, ou encore à la non libéralisation de ce secteur
dans le cadre des accords économiques et commerciaux, bilatéraux et multilatéraux,
passés par son pays de résidence. Il peut également expliquer notre système juridique en
matière de régulation audiovisuelle et de propriété littéraire et artistique afin de promouvoir
notre modèle et notre vision de la régulation internationale dans ces domaines.
Inversement, il peut tenir informée CFR des évolutions de l’environnement juridique dans le
domaine des médias et du droit d’auteur dans son pays de résidence ou sa zone.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 35
4. LES MOYENS DE L’ACTION AUDIOVISUELLE
4.1 LE SERVICE DES PROGRAMMES ET DU RESEAU (SPR)
En liaison permanente avec CFR-AEC, SPR est chargé de la constitution et du
suivi des dossiers financiers et budgétaires ainsi que des questions de personnel
(attachés audiovisuels, assistants techniques et volontaires internationaux). Il joue le
rôle d’interface entre les postes, CFR et les services financiers du MAE ainsi que la
DRH. SPR assure le contrôle de gestion et veille à la bonne application de la Loi
organique relative aux lois de finances (LOLF) et la mise en place de la RGPP
(Révision générale des politiques publiques).
Ses principales missions sont :
–
la préparation, avec les autres services de la DGM, du Projet de loi de finances
(PLF) : programmes 185 (rayonnement) et 209 (solidarité) ;
–
le suivi permanent de la programmation (la consommation des crédits mis en
œuvre par l’administration centrale) y compris les crédits du FSP : commandes,
subventions, délégations de crédits aux postes, conventions passées avec les
grands opérateurs (CFI, Institut français, etc.) ;
–
l’examen des projets de programmation des postes en liaison avec CFR ;
–
le suivi des opérations programmées par les postes ;
–
le suivi des questions de personnel (vacances de postes au sein de la direction,
vacances des postes d’attachés audiovisuels, assistants techniques et VI) ;
–
le contrôle de gestion et la mise en œuvre de la LOLF et la RGPP.
4.2 LES MOYENS D’INTERVENTION DE LA PROGRAMMATION
La programmation est un acte prévisionnel permettant de définir les moyens des
postes en termes qualitatifs et quantitatifs. Chaque poste dispose d’une enveloppe de
crédits dans le cadre de laquelle il programme diverses interventions, dont celles
relevant du secteur audiovisuel.
Les différents moyens d’intervention sont les suivants :
- bourses accordées à des étudiants ou stagiaires. Ces bourses sont gérées par
l’opérateur : Campus France ;
- missions d’experts depuis la France ou d’un pays tiers vers le pays de résidence ;
- invitations de ressortissants du pays de résidence vers la France ou vers un pays
tiers ;
- achats de biens et services et subventions à des organismes. Les crédits
correspondants sont délégués aux postes et mis en œuvre directement par ceux-ci.
On trouvera dans les instructions de programmation sur intranet une présentation
détaillée des modalités de programmation et de mise en œuvre de ces différents moyens.
Comme les postes, la sous-direction de l’audiovisuel extérieur (AEC) procède
annuellement à la programmation d’interventions stratégiques et thématiques. Dans le
cadre de cette programmation, CFR réserve des crédits destinés à appuyer les actions des
attachés audiovisuels régionaux (AAR).
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 36
Par ailleurs, CFR verse des subventions aux quatre organismes professionnels dédiés à
l’exportation dans le secteur audiovisuel (Unifrance, TVFI, Bureau export de la musique et
Francophonie diffusion), ainsi qu’à Canal France international.
Moyens dévolus par CFR aux associations professionnelles (en M€)
NB : La hausse de 2009 s’explique par les effets d’une « rallonge exceptionnelle »
obtenue afin de développer des applications numériques.
4.3 LE FSP, INSTRUMENT DE COOPERATION DES PAYS RELEVANT DE LA
ZONE DE SOLIDARITE PRIORITAIRE (ZSP)1
Le décret n°2000-88 du 4 septembre 2000 définit le fonds de solidarité prioritaire (FSP)
du ministère des Affaires étrangères.
On distingue trois types de FSP :
- les FSP États, projets bilatéraux contribuant au développement d’un pays partenaire ;
- les FSP inter-États, qui bénéficient à un groupe d’États réunis le plus souvent dans un
organisme inter-États ;
- les FSP mobilisateurs, qui soutiennent des thèmes sectoriels transversaux de
développement.
Il convient de noter que le FSP inter-États peut être un outil intéressant à utiliser dans
le cadre d’actions s’appuyant sur des institutions d’intégration économique régionale
(UEMOA, CEDEAO, CEMAC, etc.).
Les attachés audiovisuels sont appelés à suivre, coordonner et promouvoir la mise en
œuvre des FSP mobilisateurs portés par le Département.
Attention ! Les crédits de paiement (CP) – y compris les CP des FSP mobilisateurs
correspondant à une mise en œuvre poste – doivent être demandés par le poste dans le
cadre de sa programmation.
1
Liste des pays relevant de la ZSP sur Diplonet.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 37
4.4 LE FSD, INSTRUMENT DE L’AIDE-PROJET DE LA ZONE ZSP
Le fonds de solidarité de développement a pour vocation de financer, par dons
uniquement, l’appui apporté par le Département aux pays en ZSP en matière de
développement institutionnel, social, culturel et de recherche et vient en appui aux actions
des organisations non gouvernementales.
Il vise principalement à appuyer la société civile des pays du Sud afin de satisfaire aux
exigences de l’exercice de la citoyenneté dans des institutions démocratiques. Les projets
audiovisuels ne sont pas reconnus comme éligibles, sauf dans quelques cas à la marge, tel
que le projet de création d’un fonds permanent d’appui à l’image qui a été mis en œuvre par
le poste au Niger en 2011, par exemple.
4.5 LES DROITS DE DIFFUSION CULTURELLE
Ce qu’on peut faire ou ne pas faire concernant la diffusion locale des programmes sonores et
audiovisuels.
Pour chaque catégorie d’œuvres (films, fictions, documentaires...), l‘Institut français (IF)
acquiert des droits d’exploitation ou de diffusion définis par contrat avec le producteur ou le
diffuseur.
4.5.1 Droits de diffusion publique non commerciale
Films dont l’IF acquiert les droits
L’IF acquiert chaque année les droits de diffusion publique non commerciale, pour les
films de fiction ou de documentaires, sur support film et/ou numérique. Ces films peuvent
être présentés à l’intérieur des emprises françaises (SCAC, Instituts français, Alliances
françaises), dans les établissements culturels, cinémathèques, universités, musées,
festivals, etc.
La notion de diffusion « non commerciale » (dite culturelle ou institutionnelle) implique
une diffusion gratuite, ce qui n’exclut pas une participation aux frais pour couvrir les
dépenses d’organisation. Il va de soi que cette participation doit être inférieure au prix
d’entrée pratiqué habituellement par les salles commerciales.
Un nombre maximum de projections n’est juridiquement pas prévu. Cependant il est
d’usage de les limiter, faute de quoi cela s’apparenterait à une distribution commerciale. De
plus, le MAE rappelle que la présentation d’extraits de films n’est pas autorisée, sauf
négociation expresse avec l’ayant droit.
Par ailleurs, toute publicité sur support papier est autorisée, ainsi que la reproduction
des dossiers préparés par l’IF, sans omettre le crédit photo et le logo de l’Institut français
quand celui-ci a prêté des copies.
Il est recommandé de vérifier auprès de l’Institut français la validité des droits pour les
films empruntés (territoires et durée). Sauf exception (documentaires aidés en production
par le MAE), les films de l’IF ne disposent pas de droits de diffusion télévisuelle.
Le catalogue des films de l’IF est consultable sur www.institutfrançais.com
Films mis à disposition des attachés audiovisuels par les ayants droit français ou
étrangers (sans droits Institut français)
Les conditions d’utilisation dépendent du résultat des négociations menées avec les
ayants droit. Les postes doivent s’acquitter des droits de diffusion auprès des ayants droit et
des frais relatifs à l’acheminement des copies chez le prestataire de l’IF pour dépôt à la
valise diplomatique (courses et conditionnement des colis).
NB : Dans ces deux cas de figure, lorsqu’un attaché audiovisuel ou un institut organise
une projection dans ses murs, il convient de faire une déclaration et de payer la SACEM
locale pour les droits de la musique du film.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 38
Cinémathèque Afrique
Sauf exception, le MAE dispose des droits non commerciaux de tous les films aidés
dans le cadre du Fonds images Afrique (mécanisme d’aide directe à la production
cinématographique et télévisuelle d’Afrique subsaharienne)
Les films sont accessibles via la Cinémathèque Afrique de l’Institut français, ainsi qu’un
important fonds de films aidés par la coopération française depuis les Indépendances. Ils
peuvent être demandés par tout pays.
Il appartient aux attachés audiovisuels d’interroger l’IF avant chaque utilisation.
Le catalogue des films de la Cinémathèque Afrique de l’IF est consultable sur
www.institutfrançais.com
4.5.2 Les droits médiathèques : droits « cercle de famille » et « prêts gratuits aux
particuliers »
Documentaires
Pour une partie de son fonds de films documentaires sur support vidéo et DVD, l’IF
dispose des droits « cercle de famille » à l’intention des centres de ressources et les droits
de prêt gratuit pour la mise à disposition de leurs adhérents. Les personnes physiques
peuvent ainsi en bénéficier pour un usage privé dans le cadre du « cercle de famille »
(personnes parentes ou amies réunies sous le toit familial).
Il appartient aux attachés audiovisuels d’interroger l’IF avant chaque utilisation.
Fictions
Sauf indications contraires, l’IF ne dispose jamais de droits de prêts aux particuliers. Les
DVD édités par l’IF peuvent cependant être mis à disposition du public des
« médiathèques » du réseau (Instituts français et Alliances françaises uniquement) pour une
consultation sur place.
- Acquisition des DVD de films de fiction pour les médiathèques
Les fonds des vidéothèques ne peuvent être alimentés ni par des DVD acquis dans le
commerce en France (grands magasins, vidéo-clubs) réservés à un usage privé, ni par des
films enregistrés sur les chaînes de télévision. Seuls les DVD avec droits institutionnels
peuvent être utilisés dans le cadre culturel.
Le Département, en collaboration avec le CNC (Centre national de la cinématographie
et de l’image animée) et l’ALPA (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle), a
sélectionné plusieurs distributeurs présentant des garanties en matière de droits.
Dans l’hypothèse où les attachés audiovisuels recevraient des propositions
intéressantes d’autres fournisseurs français, l’IF serait prêt à soumettre leurs catalogues à
l’approbation de l’ALPA.
Il peut être plus intéressant d’acheter les DVD auprès de distributeurs du pays de
résidence si des films français figurent dans leur catalogue, dans la mesure où la législation
locale peut être plus souple que la législation française. Il convient en revanche de s’assurer
que les distributeurs disposent effectivement des droits de représentation et/ou de prêt pour
chacune des œuvres qu’ils commercialisent.
- Utilisation des DVD
Le fonds doit être stocké et géré par une entreprise française pour éviter les risques de
piratage.
L’utilisation des DVD varie selon les distributeurs. Certains ne peuvent pratiquer que le
prêt aux particuliers, comme l’ADAV (Ateliers diffusion audiovisuelle), une centrale d’achat
qui propose un service de vente de DVD à des organismes à vocation culturelle et non
commerciale; d’autres ont un droit dit « institutionnel » (visionnage au sein de
l’établissement et prêt aux particuliers, comme l’ASC (Audiovisuel et service cinéma). Il
convient donc d’indiquer clairement la destination de chaque DVD.
- Financement des vidéothèques
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 39
Il est impératif que le prêt et l’accès aux DVD soient gratuits. Cependant la vidéothèque
doit pouvoir s’autofinancer pour renouveler régulièrement son fonds de DVD. Il s’agit donc
de dissocier l’acte de paiement de l’acte physique d’emprunt du DVD. Pour cela, la pratique
de l’abonnement (mensuel, trimestriel...) ou l’adhésion à une association (amicale du centre
culturel) est tolérée. Cette formule doit :
- ne pas impliquer un paiement à l’acte de prêt (cela s’apparenterait alors à une location
telle que la pratiquent les vidéoclubs et donc à une remontée de recettes, interdite dans le
secteur non commercial et institutionnel) ;
- éviter de faire référence au nombre de DVD empruntés.
Par ailleurs, il est impossible de dupliquer, faire dupliquer, transcoder dans un autre
standard les cassettes originales, utiliser ou permettre l’utilisation d’extraits de films, modifier
les films ou insérer des séquences publicitaires.
Culturethèque : des contenus numériques pour les médiathèques du réseau
L’Institut français (département livre et promotion des savoirs) développe une offre de
programmes numériques à destination des médiathèques du réseau et de leurs abonnés.
La plateforme culturethèque propose une sélection d’e-books mais aussi de contenus
audiovisuels, principalement du documentaire.
4.5.3
Les droits de diffusion télévisuelle
Fiction
L’IF ne détient aucun droit de présentation des films de fiction à la télévision. Toute
diffusion télévisée constituerait une infraction grave dont les attachés audiovisuels seraient
tenus pour responsables, puisqu’ils auraient mis à la disposition de l’utilisateur un support
dont l’exploitation sur les antennes de la télévision n’était pas prévue au contrat.
Documentaire
Dans certains cas, notamment lorsque les films ont été aidés en production par le
Département, l’IF dispose pour les films documentaires de droits de diffusion limités sur
les télévisions publiques de certains pays, essentiellement en Afrique. La télédiffusion
d’un programme nécessite un accord préalable et formel du Département cinéma de l’IF en
fonction des droits limités acquis pour ces programmes.
Films retransmis sur CFI et TV5
Les droits de diffusion acquis par les deux opérateurs sont strictement limités : les films
qu’ils présentent ne peuvent faire l’objet d’une duplication en vue d’une rediffusion
ultérieure.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 40
5. LES PARTENAIRES INSTITUTIONNELS
5.1 LES AUTRES MINISTERES CONCERNES PAR L’ACTION AUDIOVISUELLE
EXTERIEURE
La compétence du Département en matière de politique audiovisuelle extérieure et de
technologies de l’information et de la communication est définie par un décret qui prévoit
que la Direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats (DGM)
« participe à l’élaboration et à la mise en place de la coopération internationale et s’attache
à contribuer à l’élaboration d’une mondialisation mieux régulée et plus solidaire, à renforcer
le rôle de la France en Europe et dans le monde, à défendre et promouvoir les intérêts
politiques et économiques spécifiques de la France, à adapter les priorités de la politique de
coopération de la France pour le développement au nouveau contexte international et à
préserver la diversité culturelle et linguistique ».
Le ministère de la Culture et de la Communication (MCC) est lui aussi associé à la
définition de cette politique, notamment à l’égard des opérateurs audiovisuels nationaux. En
outre, suite à la réforme de l’audiovisuel extérieur de 2007 destinée à améliorer la
cohérence de la politique française en la matière, la lisibilité de ses orientations stratégiques
et l’efficacité de chacun de ses opérateurs, le MCC s’est vu confier la tutelle de la société
nationale de programme audiovisuel extérieur de la France (AEF) regroupant France 24,
RFI et RMC Doualiya.
Ces dispositions sont susceptibles de changer après les prochaines échéances
électorales.
Dans la pratique toutefois, la concertation interministérielle restera active en matière de
politique audiovisuelle extérieure, tant au niveau des services que des cabinets. Elle
associe :
- le MCC : Direction générale des médias et des industries culturelles (DG-MIC), le
Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC), placé sous tutelle du
MCC ; la DG-MIC est directement chargée de la tutelle des grands opérateurs nationaux
comme l’INA. Ces différents ministères sont représentés aux conseils d’administration de
ces sociétés, à l’exception de TV5Monde du fait de son statut multilatéral.
- CFR exerce quant à elle la tutelle sur l’opérateur de la coopération française dans le
domaine des médias, Canal France international (CFI), et participe entre autres aux
conseils d’administration d’Unifrance, chargé de la promotion du cinéma français dans le
monde, et du Bureau export de la musique.
- Le ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie : DG-CIS pour les TICs et
l’Agence des participations pour l’AEF.
En ce qui concerne l'appui à l'exportation des programmes audiovisuels, le Département
participe à un groupe de réflexion interministériel qui associe également la Direction
générale du trésor (DGT) et Ubifrance.
Enfin, on soulignera que les ministères des Affaires étrangères et de la Culture,
auxquels s’ajoutent depuis peu des représentants du ministère de l’Économie, siègent
ensemble dans des groupes de travail sur l'audiovisuel notamment. La position
internationale que la France défend en matière audiovisuelle dans le cadre des négociations
commerciales multilatérales est, pour sa part, préparée par un groupe tripartite comprenant
Affaires étrangères et européennes, Culture, Economie et Finances.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 41
5.2 LES ORGANISMES FRANÇAIS
5.2.1 Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA)
Le CSA est une autorité administrative indépendante créée par la loi du 17 janvier 1989.
Il garantit en France l’exercice de la liberté de communication audiovisuelle dans les
conditions définies par la loi du 30 septembre 1986 modifiée.
•
Le CSA donne son avis conforme pour la nomination des présidents des
télévisions et des radios publiques. Il rend un avis sur le cahier des charges de ces
sociétés.
•
Le CSA gère et attribue les fréquences destinées à la radio et à la télévision. Il
délivre ainsi des autorisations aux stations de radio, aux télévisions locales, aux
chaînes de télévisions diffusées par câble, par satellite, par Internet, par ADSL,
etc. Il est aussi compétent pour les problèmes de réception que peuvent
rencontrer les auditeurs et les téléspectateurs. La compétence de l'autorité de
régulation s'étend par ailleurs aux activités des opérateurs internationaux sur le
territoire national : ainsi il attribue des fréquences à RFI sur la bande FM, et il a
passé une convention avec TV5Monde en vue de sa distribution sur les réseaux
câblés.
•
Le CSA rend des avis au gouvernement sur les projets de lois et de décrets qui
concernent l’audiovisuel.
•
Le CSA s’assure du respect par tous les diffuseurs des lois et de la réglementation
en vigueur. Il peut ainsi sanctionner une station de radio ou une chaîne de
télévision qui ne respecte pas la réglementation.
•
Le CSA veille au respect du pluralisme politique et syndical sur les antennes et
organise les campagnes officielles radiotélévisées des différentes élections
(présidentielles, législatives, etc.).
•
Enfin, le CSA est consulté sur la définition de la position de la France dans les
négociations internationales relatives à la radiodiffusion sonore et à la télévision. Il
peut également négocier, dans le cadre des conventions qu'il signe avec les
opérateurs privés de télévision, des engagements en faveur de l'action
internationale.
Site internet : www.csa.fr
5.2.2 Le Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC)
Créé par la loi du 25 octobre 1946, le CNC est un établissement public à caractère
administratif, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Il est placé sous
l’autorité du ministre de la Culture et de la Communication.
Les quatre principales missions du CNC sont :
- la réglementation ;
- le soutien à l’économie du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia ;
- la promotion du cinéma et de l’audiovisuel et leur diffusion auprès de tous les publics ;
- la protection et la diffusion du patrimoine cinématographique en France.
Le CNC gère le compte de soutien financier de l’État à l’industrie cinématographique et
à l’industrie des programmes audiovisuels.
- Pour le cinéma : aides à la production et à la distribution de films, à la création et à la
modernisation des salles, aux industries techniques…
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 42
- Pour l’audiovisuel : aides à la production de programmes destinés à l’ensemble des
réseaux télévisuels (télévisions hertziennes, chaînes diffusées par satellite et par câble).
Des mécanismes d’aide à la production sont également mis en œuvre par incitation
fiscale (SOFICA) et via des organismes tels que l’Institut pour le financement du cinéma et
des industries culturelles (IFCIC). Le CNC apporte son soutien au secteur des nouvelles
technologies de l’image : images de synthèse, disque optique numérique, DVD, réseau
Internet, etc. Enfin, il gère les actions cinématographiques et audiovisuelles du MCC et des
administrations civiles de l’État.
Enfin, le CNC mène des actions de coopération en faveur des cinématographies du
Sud. Le CNC gère notamment avec l’Institut français le fonds d’aide aux Cinémas du
monde. Il est également chargé de mettre au point les accords de coproduction bilatéraux
dont les principaux objectifs sont de renforcer les coproductions avec l’étranger et
d’améliorer la distribution du cinéma français dans les pays concernés et inversement (une
soixantaine d’accords à ce jour).
Site internet : www.cnc.fr
5.3 LES ORGANISMES MULTILATERAUX
5.3.1 Les organisations européennes
.
L’Union européenne. CFR participe à l’élaboration des instructions et suit les travaux
des instances suivantes :
- groupes de travail du Conseil de l’UE (groupe audiovisuel, comité des affaires
culturelles, groupe droit d’auteur) ;
- comité de contact de la directive services de médias audiovisuels (SMA).
.
Le Conseil de l’Europe. CFR-AEC participe aux travaux des instances suivantes dont
le siège est officiellement occupé par la DG-MIC du MCC :
- comité directeur sur les médias et la société de l’information (CDMSI) ;
- Observatoire européen de l’audiovisuel (OEA), où depuis la fin de l’année 2011, la DGMIC représente officiellement la France et finance la contribution obligatoire de notre pays.
5.3.2 Les organisations internationales
.
L’UNESCO
CFR assure le suivi des deux programmes intergouvernementaux du secteur
communication et information de l’UNESCO :
- le Programme international pour le développement et la communication (PIDC). Le
programme finance des projets nationaux, régionaux et interrégionaux dans le domaine des
agences de presse, des écoles de journalisme, des échanges de programmes, des radios
locales et des télévisions, etc. Les bénéficiaires sont traditionnellement les pays en
développement, mais également les pays d'Europe centrale et orientale (PECO) et ceux
d'Asie centrale ;
- le Programme information pour tous (PIPT). Il vise à aborder les nouveaux défis de la
société de l’information et à contribuer à la réduction de la fracture numérique.
CFR participe aux travaux du Comité intergouvernemental et de l’Assemblée des parties
à la convention de l’UNESCO sur la promotion et la protection de la diversité des
expressions culturelles.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 43
Elle veille également à la mise en œuvre de la convention, notamment par sa prise en
compte dans le cadre des négociations commerciales entre l’Union européenne et les pays
tiers, en coopération étroite avec le MCC et la DGT.
.
L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI)
CFR/AEC assure, avec le ministère de la Culture et de la Communication, la
représentation de la France auprès du Comité du droit d’auteur et des droits connexes dont
relèvent les questions touchant à la protection des droits des organismes de radiodiffusion
ou à la protection des interprétations et exécutions audiovisuelles par exemple.
Par ailleurs, CFR/AEC s’intéresse à la problématique du respect de la propriété littéraire
et artistique sur Internet et sensibilise les professionnels de l’audiovisuel et du cinéma des
pays du Sud à ces questions afin de soutenir et de promouvoir la création dans ces pays,
en particulier en Afrique, avec la publication d’un guide bilingue des contrats audiovisuels,
également
accessible
en
ligne.
(Lien : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/leministere/publications/enjeux-planetaires-cooperation/etudes-20720/article/sous-l-arbre-apalabres-iii-les)
L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

CFR/AEC participe à la commission de sélection des projets soutenus par le Fonds
francophone de production audiovisuelle, qui depuis près de trente ans est la principale
source de financement des créations africaines cinématographiques et télévisuelles,
couvrant l’aide à la production, au développement (réécriture, repérages, faisabilité), à la
finition (postproduction, doublage, sous-titrage) pour les œuvres de fiction et les
documentaires.
CFR/AEC contribue également financièrement et participe à la sélection des projets
soutenus dans le cadre du Fonds francophone des Inforoutes qui, depuis 1998, vise à
favoriser l'appropriation et l'usage des technologies de l'information et de la communication
par la création de contenus numériques francophones.
.
L’Union Internationale des Télécommunications (UIT)
CFR/AEC (pôle TIC) assure, avec la Direction des Nations unies et des organisations
internationales et aux côtés du ministère de l’Industrie, le suivi des négociations et des
activités menées au sein de l’Union internationale des télécommunications. Concernant
CFR/AEC, l’essentiel du suivi se concentre sur les activités du Bureau du développement
des télécommunications (UIT-D) et consiste pour l’essentiel à élaborer conjointement des
projets de coopération juridique et réglementaire au bénéfice des pays d’Afrique
subsaharienne.
.
L’Asia-Pacific Institute for Broadcasting Development (AIBD)
Créé dans les années 1970, cet institut a pour vocation le développement de la
formation aux métiers de l’audiovisuel des professionnels de la zone Asie-Pacifique qui
couvre les pays allant de l’Iran à la Papouasie-Nouvelle Guinée et de la Corée à l’Indonésie.
La France est membre à part entière de cet institut dont elle est également un des
donateurs (contributions obligatoires et volontaires). En outre, elle a été élue membre du
bureau exécutif en 2011, et ce pour une durée de deux ans.
L’AIBD est un outil de coopération régional unique auquel l’attaché audiovisuel régional
basé à Singapour ainsi que CFI contribuent annuellement pour la mise en œuvre de leurs
actions de coopération. CFI ainsi que d’autres opérateurs de l’audiovisuel public français
sont membres de l’AIBD.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 44
6. LES ACTEURS DE L’ACTION AUDIOVISUELLE
EXTERIEURE
CANAL FRANCE INTERNATIONAL (CFI)
Le principal opérateur du MAE, ne serait-ce qu’au regard de son budget (un peu plus de
14 M€), est Canal France international. Après l’arrêt de la mise à disposition gratuite de la
banque d’images de Canal France international, les pouvoirs publics ont souhaité recentrer
CFI autour d’un métier : la coopération (expertise, ingénierie, formation) avec les médias du
Sud (télévisions, Internet, journalisme, radio dans la perspective de la convergence vers le
tri-média). Une subvention annuelle et un contrat d’objectifs (2011-2013) encadrent les
priorités de cette mission, tout comme ses modes d’intervention et les moyens pour en
assurer le suivi.
Ses missions consistent principalement à accompagner les chaînes de télévision et les
nouveaux médias dans leur professionnalisation, vers une logique économique, et pour
l’autonomisation de leur fonctionnement (dans les secteurs de la gestion, du management,
etc.). Le mode opératoire de CFI tend à impliquer ses partenaires de manière concrète dans
une logique de réponse à la demande via un partage des coûts et une participation active à
l’élaboration du programme d’intervention. Ses interventions peuvent prendre diverses
formes, telles que la fourniture d’expertise, la formation, le transfert de compétences, le
soutien à la production, ou encore la fourniture de programmes selon des modalités
spécifiques aux pays d’Afrique subsaharienne.
En Afrique subsaharienne, CFI soutient la production locale d’images grâce à une
politique d’acquisition et de circulation des contenus auprès de ses partenaires. Les autres
zones d’intervention de CFI sont prioritairement la région d’Afrique du Nord et le MoyenOrient ainsi que les Balkans, le Caucase et certains pays émergents d’Asie.
Depuis la signature du contrat d’objectifs (CO) en octobre 2011, CFI est doté d’un
mandat clair de coordination des intervenants publics français en matière de coopération
média.
Les partenaires de CFI sont des télédiffuseurs publics comme privés, francophones ou
non. Ils peuvent s’appuyer sur l’expertise de CFI afin de se développer et relever les défis
de la concurrence. De même, il s’adresse aux jeunes diplômés en journalisme dans les
écoles de formation ou sur le marché du travail, aux professionnels émergents du web,
voire aux acteurs des réseaux sociaux.
Sites Internet
www.cfi.fr : c’est la partie institutionnelle qui raconte CFI et expose toute son offre.
www.cfipro.net : c’est l’intranet général entre les télévisions partenaires de CFI dans le
monde. Il est régionalisé. L’entrée est conditionnée par un mot de passe personnalisé.
INSTITUT NATIONAL DE L’AUDIOVISUEL (INA)
Fort de ses savoir-faire, l’Institut national de l’audiovisuel (INA) intervient sur tous les
continents dans le cadre de missions d’expertise pour conseiller et accompagner les
entreprises et les institutions du monde de l’audiovisuel.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 45
De la création d’une bibliothèque numérique au Vietnam Film Institute, en passant par
des missions d’expertise ou de formation au sein des télévisions algérienne, saoudienne,
suisse, belge, colombienne ou cubaine, parmi tant d’autres, l’INA intervient au sein de
multiples entreprises ou institutions désireuses de s’engager dans la sauvegarde de leur
patrimoine audiovisuel ou de mettre en place un dépôt légal de la radio-télévision.
L’INA est actif au sein de plusieurs organismes professionnels à vocation internationale
afin de partager les préoccupations, les savoirs et les conclusions entre partenaires : la
Fédération internationale des archives et télévision (FIAT) et la Conférence permanente de
l’audiovisuel méditerranéen (COPEAM).
Site Internet : www.ina.fr
6.1 DANS LE SECTEUR DE LA TELEVISION
6.1.1 TV5Monde
Créée en 1984, la chaîne francophone multilatérale TV5Monde est aujourd’hui le
deuxième réseau mondial de télévision 24/24h 7 jours sur 7 après la chaîne musicale
MTV. Présente dans plus de 200 pays, reçue par plus de 220 millions de foyers dans
le monde, TV5Monde est un acteur majeur de l’action télévisuelle extérieure de la
France.
Afin d’adapter au mieux sa programmation à ses différents bassins d’audience, en
termes d’habitude d’écoute et de contenus, la chaîne diffuse 9 signaux différents dans
le monde, partiellement sous-titrés en français et dans une douzaine de langues
étrangères.
La vocation de TV5Monde est de diffuser des grilles de programmes généralistes
dont elle se procure plus de 45 % du volume horaire auprès de ses chaînes
partenaires, près de 34 % en acquisition directe sur le marché, en particulier dans le
domaine de la fiction, des films, du sport et environ 20 % en production propre,
notamment avec ses magazines culturels et ses programmes d’information.
La chaîne est présente dans le monde entier grâce à sa large diffusion satellite. Elle est
de plus distribuée par plus de 6 000 réseaux câblés dans le cadre de bouquets satellitaires
français et étrangers ou, en Afrique essentiellement, par voie hertzienne.
•
ORGANISATION
TV5Monde est une société anonyme dont le siège est à Paris et dont sont actionnaires,
pour la France, l’AEF (49 %) le groupe France télévisions et l’INA, pour la Fédération
Wallonie-Bruxelles, la RTBF, pour la Suisse, la SSR, pour le Canada, Radio-Canada et pour
le Québec, Télé-Québec. Diffusée 24 heures sur 24, TV5Monde gère des signaux qui
permettent d’adapter la programmation de la chaîne à chacune des grandes zones de
diffusion. Un signal pour le Canada est sous la responsabilité de la société TV5 QuébecCanada située à Montréal.
TV5Monde est financée par les gouvernements des pays précités, la France étant le
plus important bailleur de fonds. Leurs représentants se réunissent régulièrement pour
décider des grandes orientations de développement de la chaîne et arrêter chaque année
son budget de fonctionnement.
•
PROGRAMMATION
TV5Monde est une chaîne généraliste proposant toute la gamme des programmes pour
un large public. La fiction, les documentaires, les magazines, émissions de divertissements
et spectacles vivants y ont notamment une large place. L’information en constitue une part
importante avec des journaux internationaux, un journal dédié à l’Afrique, un journal de
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 46
l’économie, les journaux des pays partenaires, des clubs de la presse étrangère, de grands
entretiens et un magazine hebdomadaire d’actualité dédié à l’apprentissage du français.
Afin de mieux fidéliser les téléspectateurs d’une part et de conquérir de nouveaux
publics au-delà du seul public francophone, plusieurs grilles de programmes régionalisées,
partiellement sous-titrées en de nombreuses langues étrangères, constituent l’antenne de
TV5Monde.
Enfin, dans le cadre de sa mission pour le rayonnement de la langue française, la
chaîne sous-titre également les fictions en français et développe un dispositif pédagogique
multimédia : « Apprendre et enseigner le français avec TV5 Monde » à partir de ses
programmes, destiné aux enseignants de français langue étrangère et aux apprenants euxmêmes.
TV5 Monde est par ailleurs un formidable véhicule culturel : chaîne des cinémas
francophones à travers la diffusion de films, d’un magazine sur le cinéma et de sa
plateforme TV5 Monde+ Cinéma. Elle soutient les grands festivals, accompagne les
grandes manifestations culturelles internationales, les saisons culturelles étrangères en
France et dans le monde.
•
ENCOURAGER L’UTILISATION DU MEDIA POUR APPRENDRE LE FRANÇAIS
À la fois pour jouer pleinement son rôle de service public, mais aussi pour conquérir de
nouveaux publics attirés par la langue française, TV5Monde a mis en place un dispositif
« Apprendre et enseigner avec TV5Monde » qui propose, via les professeurs de français,
de s’appuyer sur des programmes de la chaîne pour faire entrer de manière vivante la
langue dans la classe. La chaîne met à la disposition des enseignants des fiches
d’exploitation didactique pour plusieurs niveaux d’apprentissage. Elle a développé aussi des
exercices interactifs pour faciliter l’auto-apprentissage ou l’étude en centre de ressources.
Ce dispositif bénéfice de l’expertise d’équipes pédagogiques de haut niveau. Plusieurs
milliers d’enseignants y ont recours dans leurs établissements scolaires, leurs universités,
leurs cours de formation continue, leurs organisations internationales, ainsi que dans les
Instituts français et Alliances françaises. Ils bénéficient de formations ad hoc grâce aux
initiatives des postes. Un kit pédagogique à l’utilisation des médias, dont TV5Monde et RFI,
a été conçu à leur intention avec l’appui du MAE, qui a accompagné le développement de
plusieurs « outils » d’apprentissage de TV5Monde, dont le magazine hebdomadaire
d’actualité « 7 jours sur la Planète » (Label européen des langues 2006 et Label des Labels
européens 2012). Au module en ligne a été récemment ajoutée une application
iPhone/iPad. La webTV jeunesse a également été didactisée.
Site internet : www.tv5monde.com
Avec chaque mois plus de 8 millions de visites, l’offre mobile m.tv5monde.com peut être
considérée comme l’un des principaux sites média francophones dans le monde.
Portail généraliste de service public, il offre une gamme importante de contenus,
notamment dans le domaine de l’information, du cinéma, du documentaire, ainsi que des
rubriques culturelles variées, des services et outils (dictionnaire, météo, voyageurs, jeux) et
une télévision de rattrapage.
Des sites complémentaires ont été développés dans plusieurs langues, à l’usage des
téléspectateurs de zones précises (Allemagne, États-Unis, etc.) et deux web TV
thématiques (jeunesse, Afrique) ont été développées.
•
PROMOUVOIR LES TALENTS
TV5Monde encourage la création et est partenaire de nombreuses manifestations
organisées ou soutenues par nos postes :
- prix dans plusieurs festivals cinématographiques internationaux (FESPACO à
Ouagadougou, Angoulême, Namur, …) ;
- opération annuelle « Jeunes Talents Acoustic » ;
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 47
− conventions partenariales avec l’Institut français et plusieurs Instituts français locaux,
avec l’AEFE, la Fondation Alliance française, etc.
− contribution à la Journée mondiale de la Francophonie.
6.1.2 France 24
Lancée fin 2006, la chaîne française internationale France 24 a pour mission de rendre
compte de l’actualité internationale avec un regard français.
C’est une marque de la société nationale de programme Audiovisuel extérieur de la
France (AEF). Le secrétaire général du MAE siège à son conseil d’administration.
France 24 diffuse à l’antenne et sur les nouveaux médias de l’information en continu sur
3 canaux linguistiques: français, anglais et arabe.
Les axes rédactionnels de la chaîne sont l’actualité, l’économie, la météo, le sport, la
culture et l’art de vivre. Des journaux faisant un point complet sur l’actualité sont diffusés
toutes les trente minutes. Les magazines et talk-shows se veulent dans la tradition du
« débat d’idées à la française ».
Son site Internet, trilingue français, anglais, et arabe depuis son lancement, est le
prolongement de l’antenne et propose des contenus complémentaires.
Site Internet : www.france24.com
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 48
Salle de rédaction de France24
6.1.3 TV France International
Créée en 1994, TV France international (TVFI) est la première organisation
interprofessionnelle de la télévision française regroupant producteurs indépendants,
distributeurs et filiales de distribution des chaînes pour fédérer leurs actions sur les marchés
internationaux et favoriser l’exportation des programmes de télévision français. Ses
150 membres assurent environ 90 % des exportations françaises de programmes, tous
genres confondus. Elle est aidée dans une très large mesure par le MAE et le CNC.
L’association soutient la démarche commerciale de ses membres en facilitant leur
présence sur le marché international et en mettant à leur disposition des outils
opérationnels.
TV France international permet à ses adhérents un accès privilégié au marché
international à travers des stands ombrelles sur les grands marchés, des opérations ciblées
de présentation des programmes français dans certains pays, des rencontres autour de la
coproduction et un événement annuel phare, « Le rendez-vous de Biarritz », qui permet de
présenter aux acheteurs de programmes étrangers la production française et les
nouveautés des catalogues.
TV France international publie avec le CNC chaque année des statistiques sur les
exportations de programmes (ventes, préventes et coproductions).
Site Internet : www.tvfrance-intl.com
Ce site en deux langues (français et anglais) permet la promotion de l’offre française,
fournit l’information sur les entreprises et les catalogues français. Il présente en détail plus
de 22 000 références de programmes, accompagnés de 5 000 programmes visionnables en
intégralité. Son accès est libre et permanent.
Il fournit également de l’information sur l’état du marché audiovisuel mondial à ses
adhérents qui ont accès en intranet à la BDI (base de données internationales que les
attachés audiovisuels peuvent contribuer à alimenter), laquelle présente plus de
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 49
4 000 diffuseurs et sociétés susceptibles d’acquérir des contenus à travers le monde, leur
grille de programmation, leur politique et prix d’achats, leur organigramme.
6.1.4 Canal+ Overseas
Filiale du Groupe Canal+, Canal+ Overseas est l’opérateur de la chaîne Canal+ et
des bouquets CanalSat en Outre-mer et à l’international.
Canal+ Overseas développe ses activités en Afrique subsaharienne où elle édite et
diffuse la chaîne Canal+ Horizons et opère le bouquet Canal Sat Horizons en Afrique
subsaharienne, dans les Caraïbes, dans l’océan Indien et dans le Pacifique Sud. Elle est
également en charge des actifs du Groupe Canal+ en Pologne.
Canal+ Overseas cherche à mettre à disposition son savoir-faire dans le domaine de la
constitution et la commercialisation de bouquets satellitaires dans le cadre de partenariats
avec des sociétés locales existantes ou à créer dans des pays à fort marché potentiel. Un
bouquet de télévision payante par satellite a ainsi été lancé au Vietnam début 2010.
Site Internet : www.canalplus-overseas.com
6.1.5 Euronews
Lancée le 1er janvier 1993, la chaîne d’information EuroNews couvre l’ensemble de
l’actualité mondiale avec une perspective européenne. Elle est devenue la chaîne
internationale d’information la plus regardée en Europe.
.
RESEAU
Euronews diffuse actuellement 24 h/24 simultanément en 11 langues : allemand,
anglais, espagnol, français, italien, portugais, russe, turc, arabe, persan et ukrainien.
Elle est reçue mondialement dans plus de 290 millions de foyers dans 150 pays par le
câble, le satellite, via des fenêtres hertziennes, sur des réseaux ADSL, Internet ou
téléphonie mobile.
.
ACTIONNARIAT
Consortium composé de 21 chaînes de télévision publiques européennes et du bassin
méditerranéen, le noyau dur de ses actionnaires est représenté par France télévisions,
partenaire de référence, ainsi que les télévisions publiques de l’Italie, la Russie, la Suisse et
la Turquie.
Site internet : fr.euronews.net
6.1.6 France télévisions
L’action internationale du groupe France télévisions a pour but de contribuer à son
rayonnement à l’étranger à travers des relations bilatérales et multilatérales et à développer
la visibilité internationale de ses programmes. La coopération et l’assistance technique de
France télévisions à l’étranger sont menées en collaboration étroite entre la direction des
affaires internationales du Groupe et la filiale de France télévisions, CFI, plus spécialement
chargée de la formation et de l'expertise.
Rayonnement international du groupe
France télévisions poursuit et amplifie la qualité et le volume de ses interventions auprès
des institutions européennes – pour ce qui concerne le cadre politique et réglementaire – et
des instances multilatérales. Tout en affirmant un fort niveau d’implication dans l’ensemble
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 50
de ces organismes internationaux, le groupe a souhaité orienter plus spécifiquement son
action en direction de l’Europe et des marchés émergents, particulièrement ceux du Sud de
la Méditerranée.
•
L’Union européenne de radiodiffusion (UER)
En assurant une présence et une contribution actives – assumées par son président,
membre du conseil exécutif – et en étant systématiquement représentée dans les instances
opérationnelles de l'UER, France télévisions joue un rôle essentiel dans la défense et la
promotion de la diversité culturelle et des valeurs propres aux médias audiovisuels publics.
•
La COPEAM (Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen)
Récemment, le Groupe France télévisions - chef de file d’un consortium regroupant
notamment la COPEAM, l’UER et l’ASBU, associé à six radiodiffuseurs publics (Liban,
Syrie, Jordanie, Algérie, Maroc, Égypte) a finalisé l’appel d’offre Euro Med News de la
Commission européenne, mis en place en 2009 et participe au projet Terramed+, vitrine
satellitaire et plateforme web de la Méditerranée, à la suite d’un appel d’offres de l’Union
européenne, dont le chef de file est la RAI, associée à la RTVE (Espagne), la SNRT
(Maroc), l’EPTV (Algérie), Arte-France et Télé-Liban.
•
Le Conseil international des radios-télévisions d’expression française
(CIRTEF)
Il regroupe les télévisions et radios d’expression française dans le monde. À travers le
CIRTEF, qu'elle préside depuis le 27 avril 2011, France télévisions assure une partie de la
politique de l’audiovisuel extérieur, notamment dans un cadre multilatéral (coproductions,
achats, diffusion, distribution).
•
La CTF (Communauté des télévisions francophones)
France télévisions occupe la présidence de son conseil d’administration depuis le
1er décembre 2010.
•
Le CMCA (Centre méditerranéen de la communication audiovisuelle) et la
CIRCOM (Conférence internationale de la communication régionale)
Ce sont également des organismes d’influence et de coopération dans lesquels France
télévisions joue un rôle déterminant.
•
L’Union
radiophonique
et
télévisuelle
internationale
(URTI)
Elle rassemble les radios et des télévisions ayant pour vocation la promotion des
programmes culturels à travers le monde. En collaboration avec Radio-France, France
télévisions contribue au catalogue de programmes de l’URTI (mise à disposition de
documentaires notamment). France TV est membre du Bureau et de la commission TV.
Enfin, rappelons qu’Outre-Mer, le positionnement des neuf stations de France Ô –
Outre-Mer 1res situées dans les trois bassins océaniques (Atlantique, Indien, Pacifique)
apporte à France télévisions des opportunités originales en matière de partenariats
audiovisuels.
Visibilité internationale des programmes du groupe
•
Le développement de la diffusion des chaînes de France Télévisions à
l'international
Profitant du développement numérique des réseaux, la société s’attache à mettre en
œuvre les conditions nécessaires au développement international de ses chaînes sur les
plans juridique, marketing et technique. Ainsi, France télévisions négocie des accords avec
les sociétés de gestion collective et multiplie les contrats de reprise sur les réseaux câblés,
les plateformes satellitaires étrangères et les plateformes des opérateurs télécom.
Fin 2010, les chaînes France 2, France 3 et France 5 étaient reprises en simultané et en
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 51
intégral dans de nombreux pays en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (plus de
25 millions d'abonnés en Europe, 800 000 abonnés en Afrique). France 4 et France Ô sont
aussi reprises par des opérateurs, pour l'essentiel francophones, qui offrent ainsi l'intégralité
du bouquet de France télévisons.
Le journal de 20 heures de France 2 peut, en outre, être vu par plusieurs millions de
foyers dans le monde grâce à sa reprise par des chaînes aux États-Unis (19 stations
hertziennes), en Australie (SBS), au Canada (RDI), au Japon (BS1) et en Corée du Sud
(KBS).
•
La mise à disposition de programmes de France télévisions à TV5Monde
France télévisions est actionnaire de TV5Monde à hauteur de 12,58 %, aux côtés de
l’AEF, d’Arte France, la SSR (Suisse), la RTBF (Belgique), Radio-Canada, Télé Québec et
l’INA. France télévisions reste le premier partenaire en volume de fourniture annuelle à
TV5Monde de programmes libres de droits provenant de ses cinq chaînes (F2, F3, F4, F5,
France Ô) : 22 000 heures, essentiellement des magazines, des programmes de flux et des
journaux d’information, ce qui représente 29 % de l’ensemble des grilles de cet opérateur.
•
Distribution commerciale de ses programmes
Enfin, en matière de visibilité internationale des programmes du groupe, il faut souligner
l’action commerciale de distribution des programmes exercée par France télévisions
distribution qui prolonge de manière efficace, dans le monde entier et pour le compte du
Groupe et des producteurs indépendants, l’action de la direction internationale.
Mission de coopération internationale
Canal France international (CFI), filiale de France télévisions (75 %) et d’Arte (25 %),
concentre ses activités autour des missions de coopération internationale. Elle développe
auprès des télévisions issues des pays émergents des actions de formation, de conseil,
d’étude, d’assistance technique et de soutien à la production. France télévisions exerce son
rôle d’actionnaire par le biais de sa présence au conseil d’administration – qu’elle préside –,
au comité d’audit et par l’intégration de CFI dans les procédures financières du Groupe.
Site internet : www.francetelevisions.fr
6.1.7 ARTE
Chaîne culturelle européenne créée le 30 avril 1991, constituée en GEIE dont les
membres sont, à parité, ARTE France et ARTE Deutschland pour l’Allemagne, ARTE a
renforcé sa politique de partenariat et de diffusion internationale sous des formes
diverses et parfois entièrement originales. .
.
ARTE GEIE
Les contrats et accords conclus par ARTE GEIE ces dernières années témoignent de la
volonté de la chaîne d’intégrer dans ses structures de nouveaux pays partenaires et de
diffuser des programmes qui soient le reflet de la créativité et de la diversité européennes.
Ainsi, des contrats d’association ont été signés avec les télévisions publiques de Belgique,
de Pologne et d’Autriche, et des accords de coopération et de coproductions avec les
télévisions de Suisse, de Finlande, de Suède, du Royaume-Uni et de Grèce.
Par ailleurs, la diffusion satellitaire d’ARTE lui permet d’être reprise, en version française
et allemande, dans plusieurs pays d’Europe par certains réseaux câblés ou des bouquets
satellitaires nationaux.
ARTE est également présente en Afrique dans le cadre du bouquet CanalSat Horizons.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 52
.
ARTE FRANCE
Actionnaire de TV5Monde et CFI auxquels elle fournit des programmes, ARTE France
contribue par ce biais à l’action audiovisuelle extérieure de la France.
Elle s’efforce par ailleurs d’imaginer et de mettre en œuvre de nouveaux
développements à l’étranger qui répondent aux situations audiovisuelles locales et qui ont
pour objet d’étendre la notoriété de la chaîne et de son savoir-faire ainsi que la diffusion de
ses programmes. Ainsi, la création d’une chaîne culturelle à l’étranger avec des partenaires
locaux est devenue une réalité au Canada avec ARTV.
Site internet : www.arte.tv
6.2 DANS LE SECTEUR DE LA RADIO
6.2.1 RFI
Soucieuse de conforter son audience, Radio France internationale (RFI) doit
s’adapter aux nouveaux modes de diffusion. De diffuseur quasi exclusivement en
ondes courtes qu’elle était encore jusqu’à la chute du mur de Berlin, elle est passée à
la diffusion en FM avec plus de 170 relais dans le monde et aujourd’hui elle se
positionne en tant que diffuseur multimédia misant sur la distribution numérique de ses
programmes, notamment via Internet, la téléphonie mobile, le câble et le satellite.
Informer le monde
Radio d’actualité en continu, RFI propose des rendez-vous d’information qui
développent et analysent les thèmes de l’actualité internationale et nationale (journaux à
heure ronde, magazines santé, sport, culture, musique).
La diffusion en langues étrangères est une dimension majeure du développement
et de la modernisation de l’entreprise.
En Afrique, RFI est plus que partout ailleurs le média international de référence. Le
Proche et Moyen Orient et le Maghreb constituent son deuxième bassin d’audience.
Plus de 420 radios partenaires étrangères diffusent certains programmes de RFI dans le
monde.
Le site Internet www.rfi.fr participe au développement de l'audience. Le portail du
groupe permet en 13 langues de prolonger les multiples savoir-faire de RFI, que ce soit
dans le domaine de l’information, de la musique, de l'enseignement du français ou de la
formation internationale. Le site mobile de RFI est une déclinaison de son site web.
Promouvoir les talents
Ouverte au monde de la création, RFI s'attache à découvrir les nouveaux talents. Les
Prix RFI récompensent ainsi chaque année plusieurs lauréats dans les domaines du
journalisme, de la littérature, de la danse, de la musique, de l'Internet, du cinéma et de la
langue française.
En collaboration avec les institutions culturelles, RFI parraine des manifestations
fédératrices : grands événements internationaux liés à la francophonie, rencontres
sportives, concerts, expositions, spectacles, tels le FESPACO ou le Salon international de
l'artisanat.
Régulièrement, RFI installe ses studios au cœur de l'événement pour des séries
d'émissions publiques permettant aux auditeurs de rencontrer ceux qu'ils écoutent.
À l'écoute du public (auditeurs et internautes), le médiateur de RFI est son porte-parole
auprès des journalistes et de la Direction.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 53
Studio de RFI
Le groupe RFI
RFI compte plus de 750 collaborateurs basés à Paris, dispose de 9 bureaux d’envoyés
spéciaux et fait appel à un réseau de 600 correspondants dans le monde. Sa marque
Monte-Carlo Doualiya émet en langue arabe en onde moyenne à partir de Chypre et via
22 relais FM dans 11 pays du Proche et Moyen Orient ; sa filiale RFI Romania émet en
roumain et en français sur 5 FM roumaines et moldaves.
6.2.2 RADIO FRANCE
Réseau
Les programmes de RADIO FRANCE peuvent être écoutés en direct :
-­‐ sur Internet : France Inter, France Info, France Culture, France Musique, FIP, Le
Mouv’ et les 43 stations du réseau France Bleu (aussi en podcast) ;
-­‐ en clair sur le satellite Astra, vers l’Europe et le nord de l’Afrique : France Inter,
France Info, France Culture, France Musique, FIP, Le Mouv’ et France Bleu 107.1 ;
-­‐ en clair sur le satellite AB3, vers l’Europe et le nord de l’Afrique : France Inter,
France Info, France Culture, France Musique, FIP, Le Mouv’ ;
-­‐ en clair sur le satellite Eutelsat W3C, vers l’océan Indien et l’Afrique subsaharienne :
France Inter, France Info, France Culture, Le Mouv’ ;
-­‐ en clair sur le satellite Intelsat 903 vers les Caraïbes : France Inter, France Info,
France Culture, Le Mouv’ ;
-­‐ en clair sur le satellite Intelsat 18 vers la zone Pacifique/Océanie : France Inter,
France Info, France Culture, Le Mouv’ ;
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 54
-­‐ en FM dans les DOM/TOM : France Inter. À la Réunion : France Inter, France
Culture.
Partenariats
Radio France entretient des relations suivies avec plusieurs organisations audiovisuelles
internationales et participe activement à leurs instances de gouvernance : Présidence du
Comité Radio de l’UER (Union européenne de radio-télévision), Présidence et direction
générale de l’URTI (Union radiophonique et télévisuelle internationale) et participation aux
Bureaux de direction du CIRTEF (Conseil international des radios télévisions d’expression
française), des RFP (Radios francophones publiques) et de la CoPeam (Conférence
permanente de l’audiovisuel méditerranéen).
L’entreprise entretient également une coopération avec les principales organisations
régionales telles que l’ASBU (Arab States Broadcasting Union), l’UAR (Union africaine de
radiodiffusion) ou encore l’ABU (Asian Broadcasting Union) et l’AIBD (Asia-Pacific Institute
for Broadcasting Development).
Radio France maintient des relations privilégiées avec les organismes de radiodiffusion
de la République fédérale d’Allemagne dans le cadre de la Commission mixte francoallemande radiophonique qui se tient annuellement et du Prix franco-allemand du
journalisme.
Radio France a signé une convention de coopération avec la radio algérienne visant à
accompagner la mise en œuvre du plan stratégique de ce partenaire en organisant
notamment des formations et une coopération éditoriale.
Avec RFI a été créé un fonds de coopération de matériels déclassés qui s'inscrit dans le
cadre d'une convention signée par les deux entreprises, le 3 juillet 2006.
Radio France a accompagné huit radios nationales publiques africaines dans
l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’entreprise dans le cadre du Plan Radio Afrique
financé par le MAE.
Enfin, l’entreprise accueille chaque année quinze journalistes et animateurs étrangers
pour des sessions d’immersion dans les stations du réseau France Bleu.
Site Internet : www.radiofrance.fr
6.3 DANS LE SECTEUR DES INDUSTRIES MUSICALES
Le dispositif de promotion de la filière musicale pourrait connaître en 2013 une
importante évolution avec la création envisagée d’un centre national de la musique.
Pour l’heure, les principales organisations soutenues par le MAE sont :
6.3.1 Le Bureau export de la musique française
Cette association à but non lucratif a été créée en 1993, à l'initiative des producteurs de
disques français, avec le soutien des pouvoirs publics et des organismes professionnels de
l’industrie du disque et du spectacle vivant. Son but est d’aider collectivement les
professionnels français de la musique à développer la présence de leurs artistes et leurs
productions à l’étranger, et favoriser ainsi la vente de la musique et de la chanson produite
en France. Le Bureau export regroupe plus de 300 sociétés membres, producteurs de
disques, éditeurs, distributeurs, producteurs de spectacles, managers, agents artistiques.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 55
Mission
Le Bureau export de la musique française a pour mission d’accompagner les
professionnels de la musique dans leurs démarches à l’export, de mettre à leur disposition
des outils et des contacts facilitant leur travail de prospection, et de diminuer leur prise de
risques, grâce notamment à des aides financières.
Dans un souci d’intérêt général, le Bureau export assure une mission de veille,
d’information, de conseil et d’aide à la prospection et au développement.
Il coordonne également la présence française sur les salons internationaux de la
musique et organise des rencontres professionnelles en France et à l’étranger.
Le Bureau export assure une mission de communication et de promotion en proposant
une information détaillée sur les productions françaises à travers de nombreux outils de
communication, sur les réseaux sociaux notamment.
Le Bureau export offre différents programmes de soutien financier aux professionnels
français, à travers, notamment, ses commissions « promotion » et « tournées ».
Le Bureau travaille pour les musiques actuelles et aussi, depuis 2005, pour les
musiques classiques (avec des moyens et objectifs spécifiques).
Réseau
Avec le soutien du Département, le Bureau export de la musique française a tissé un
réseau de quelques bureaux et correspondants dans les principaux pays de marché, avec
des compétences géographiques parfois étendues au-delà du territoire sur lequel ils sont
implantés. Selon le territoire où il est installé et les partenaires qui l’entourent, chaque
bureau ou correspondant peut proposer ses propres outils et aides. Les bureaux sont
Berlin, Londres, New York, Tokyo et Sao Paolo.
Ce réseau participe activement à la mise en place des tournées d’artistes organisées
par l’Institut français.
Moyens
Le budget annuel du Bureau est assuré pour moitié par les pouvoirs publics (MAE,
ministère de la Culture, Institut français, Ubifrance) et pour l’autre moitié par les organismes
professionnels de la filière musicale : FCM (Fonds pour la création musicale), SACEM,
SCPP (Société civile des producteurs phonographiques), SPPF (Société des producteurs
phonographiques français), CNV (Centre national pour la chanson, le jazz et la variété).
Site internet : www.french-music.org
6.3.2 Francophonie diffusion
Association créée en 1993, Francophonie diffusion assure la promotion auprès des
radios étrangères de la musique française et de ses artistes. Son action s’inscrit dans le
dispositif d’aides à l’export mis en place par les professionnels et les pouvoirs publics.
Réseau
Francophonie diffusion entretient des partenariats avec 620 radios (dont des webradios)
sur les cinq continents (ce qui représente 4 880 fréquences), mettant à leur disposition les
nouveautés de la production musicale francophone. Au-delà de cette action, Francophonie
diffusion se fait l'interface entre producteurs et diffuseurs. Ces derniers lui communiquent
leurs commentaires et leurs intentions de programmation sur les titres reçus, ainsi que
l'actualité audiovisuelle et musicale de leur pays. Ces informations sont traitées et
transmises aux utilisateurs de Francophonie diffusion : managers, producteurs de spectacle
et de disques, majors ou indépendants.
Depuis 2006, une plate-forme d’écoute et de téléchargement, développée en collaboration
avec les producteurs, est accessible sur le site www.francodiff.org. Un espace sécurisé, le
Club, offre à chaque utilisateur une information et un service personnalisés.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 56
Au travers de son site, Francophonie diffusion propose de nombreux outils dont un
Palmarès international, publié chaque mois et établi à partir des titres francophones les plus
diffusés sur les radios partenaires, un bulletin d'informations mensuel, la Lettre, écho de
l’actualité musicale internationale vue par les radios, et des émissions et interviews
d’artistes destinées aux radios. Le site permet également d’écouter les radios partenaires,
de découvrir leurs intentions de programmation et de retrouver les dates de tournées des
artistes à l'international.
Tout en consolidant son réseau de radios partenaires, Francophonie diffusion, qui étend
son action vers les professionnels de la synchronisation et les festivals, vise également les
médias en ligne (audioblogs, webzines, fils musicaux, guides culturels en ligne, etc.).
Ces actions sont menées avec le soutien du ministère des Affaires étrangères, du
ministère de la Culture et de la Communication, du Québec, de la Communauté française
de Belgique, de l’ADAMI, du CNV, du FCM, de la SACEM, de la SCPP, de la SPPF et de
l’OIF.
Site internet : www.francodiff.org
6.4 DANS LE SECTEUR DU CINEMA
6.4.1 Unifrance films
Créée en 1949 sous la forme d’une association loi 1901, Unifrance films permet de
promouvoir le cinéma français dans le monde.
Organisation
Unifrance films compte plus de 800 adhérents, producteurs de longs et de courts
métrages, exportateurs, metteurs en scène et comédiens.
C'est au sein de ses instances (Comité directeur, bureau et commissions) qu’est
décidée la politique d'Unifrance films. Unifrance films est placée sous la tutelle directe du
Centre national de la cinématographie (CNC), lequel est en charge de la politique de
soutien au cinéma français sous l'autorité du ministère de la Culture et de la
Communication. L'association fonctionne sur la base d'un budget annuel présenté par son
comité directeur au CNC qui réserve une subvention au fonctionnement et au programme
d'actions d'Unifrance films. Le budget d'Unifrance films est complété par le soutien du
ministère des Affaires étrangères, ainsi que par des ressources propres (cotisations,
partenariats...).
Actions
Unifrance films accompagne les films français de leur vente à leur distribution sur
les marchés internationaux.
Unifrance films est présente à toutes les étapes de la vie d'un film français à
l'étranger : de sa sélection dans un festival reconnu ou son exposition dans un marché
international à sa sortie commerciale sur un ou plusieurs territoires étrangers. Unifrance
films valorise ainsi tous les films français du moment, y compris les tournages, sur son site
Internet et dans sa lettre d'information (envoyée à 5 000 destinataires dans le monde).
Unifrance films participe aussi à tous les grands festivals et marchés (Cannes, Berlin,
Toronto, Venise, Rotterdam, San Sebastian, Pusan, AFM, Filmart, etc.) ; lors de ces rendezvous, l'association facilite la présence des équipes artistiques et met à la disposition des
professionnels français des espaces de promotion et de commercialisation.
Unifrance films organise des manifestations dédiées au cinéma français (Rendezvous européens du cinéma français à Paris, Panorama du cinéma français à Pékin, Festival
de Budapest en Hongrie, Festival du film français au Japon, Rendez-vous with French
Cinema à New York, Festival en Russie, etc.) où se conjuguent, en un même espace et un
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 57
temps limité, les trois objectifs fondamentaux de la promotion : action auprès des acheteurs,
auprès des médias et auprès du public.
Unifrance films suit les sorties commerciales des films à l'étranger : avec le CNC,
Unifrance films met en œuvre des actions diversifiées au service d'un élargissement de la
diffusion des films français sur les principaux marchés mondiaux. Elle accompagne ainsi les
producteurs et les exportateurs français dans la préparation du matériel de prospection des
marchés étrangers, aide et soutient les distributeurs étrangers dans la préparation des
sorties de films français (organisation des déplacements des équipes de films, suivi des
relations avec la presse, aide au tirage de copies, au sous-titrage et doublage, conditions
d'élargissement des plans de sortie...).
Unifrance films dispose d'une expertise unique sur les marchés internationaux et
leurs évolutions : plus de 50 pays sont ainsi sur les tableaux de bord de l'association, qui
suit la carrière des films français en salles et à la télévision, tout au long de l'année. Ce suivi
(gestion des informations et analyse des marchés, production de statistiques,
accompagnement et suivi de la vente et de la distribution des films, connaissance des
entreprises et de leurs dirigeants...) fait l'objet d'études économiques, diffusées auprès des
membres de l'association et de l'ensemble des partenaires du cinéma français. Toutes ces
informations sont disponibles sur la « base de données internationales ».
Unifrance films dispose en effet d'une base de données extrêmement complète relatives
aux films français (longs ou courts) et aux professionnels travaillant dans l'industrie du
cinéma à l'international. Son annuaire représente une référence pour les professionnels du
secteur qui l'utilisent quotidiennement dans leur travail pour trouver une information sur un
film en particulier, une société ou une personne en particulier en fonction de leur métier ou
de leur activité. De multiples formulaires en ligne permettent aux internautes d'effectuer des
recherches précises.
Unifrance films s’appuie sur les nouveaux médias : face à la prédominance du
cinéma américain, en général, et devant la difficulté croissante pour les films français d’avoir
accès aux salles de cinéma dans le monde, en particulier, Unifrance films, dont le site
Internet attire 200 000 visiteurs par mois, s’appuie sur les nouveaux médias pour donner à
voir et faire connaître le cinéma français sous toutes ses formes.
Chaque année, Unifrance films organise MyFrenchFilmFestival.com, un festival de
cinéma français en ligne accessible dans le monde entier et sous-titré en plus d’une
douzaine de langues. La sélection met en lumière la jeune création française avec dix longs
métrages et dix courts métrages français.
Parallèlement, Unifrance films lance la Short Film Gallery, filmothèque dédiée aux courts
métrages, qui sera un nouveau service (BtoB) sur le site d’Unifrance films à l’attention des
professionnels étrangers pour visionner (en streaming) les productions des œuvres courtes
françaises. L’objectif est de vendre plus facilement ces courts métrages aux télévisions
étrangères et de mieux les mettre en lumière au sein des différents festivals internationaux.
Enfin, Unifrance films, en partenariat avec Le film français, lance la 1re application
iPhone gratuite et trilingue, Le cinéma français, entièrement dédiée à notre
cinématographie, à l’attention aussi bien du grand public cinéphile que des professionnels,
en France et à l’étranger.
Ces trois actions numériques, complémentaires du travail d’Unifrance films au quotidien
sur les marchés, les salles et les festivals, devraient permettre d’accroître la présence du
cinéma français sur les nouveaux supports tout en rajeunissant et en renouvelant le public.
Convention avec le MAE
Le MAE soutient l’action d’Unifrance films dans le cadre d’une convention annuelle qui
prévoit l’organisation d’opérations spécifiques de promotion commerciale du cinéma
français, avec l’appui des attachés audiovisuels sur place.
Site Internet : www.unifrance.org
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 58
6.4.2 L’Institut Français
L’Institut français est l’opérateur du ministère des Affaires étrangères pour l’action
culturelle extérieure de la France. Créé par la loi du 27 juillet 2010, l’Institut
français se substitue à l’association CulturesFrance sous la forme d’un EPIC
avec un périmètre d’action élargi et des moyens renforcés.
L'Institut français travaille en étroite relation avec le réseau culturel français à l’étranger,
constitué de 140 Instituts français et près de 900 Alliances françaises dans le monde. Le
processus de rattachement à l’Institut français des structures culturelles de 12 missions
diplomatiques est mené, depuis janvier 2012, à titre expérimental.
En créant l’Institut français, le gouvernement a en effet souhaité confier à une même
agence la promotion de l’action culturelle extérieure de la France en matière d’échanges
artistiques – spectacle vivant, arts visuels, architecture –, de diffusion dans le monde du
livre, du cinéma, de la langue française, des savoirs et des idées. À ce titre, il développe
un nouveau programme de diffusion de la culture scientifique.
L’Institut français poursuit les missions d’accueil en France des cultures étrangères à
travers l’organisation de « saisons » ou festivals et de coopération avec les pays du Sud, en
assurant notamment la gestion du Fonds d’aide aux cinémas du monde, dispositif de soutien au
cinéma du Sud, en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image animée. Il
développe un programme de résidences internationales en France comme à l’étranger.
Il assure également de nouvelles missions de formation et professionnalisation des
agents du réseau culturel français à l’étranger.
Dans le domaine du cinéma, l’Institut français contribue, de façon complémentaire à
Unifrance films, à la promotion des œuvres du patrimoine cinématographique français, à la
diffusion non commerciale des œuvres de création récente et à la mise en valeur de ses
figures marquantes.
L’Institut français contribue également à la promotion des cinémas du monde à travers
le Pavillon les Cinémas du monde à Cannes, la Cinémathèque Afrique et le Fonds d’aide
aux cinémas du monde (ex-Fonds Sud) dont il assure le secrétariat avec le Centre national
du cinéma et de l’image animée.
Site internet : www.institutfrancais.com
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 59
ANNEXES
1. LE RÉSEAU DES ATTACHÉS AUDIOVISUELS
Dispositif au 30 mars 2012
 EUROPE
1 attaché régional
7 attachés bilatéraux
Basé à Belgrade et ayant compétence pour la région
d’Europe du Sud-Est : Albanie, Bosnie, Bulgarie, Croatie,
Kosovo, Macédoine, Monténégro et Serbie
- Allemagne
- Espagne (attaché culturel et audiovisuel)
- Grande-Bretagne
- Grèce
- Italie
- Portugal
- Russie
4 volontaires
internationaux
- Bulgarie
- Hongrie
- Roumanie
- Ukraine
1 recruté local
- République tchèque
 AFRIQUE DU NORD MOYEN-ORIENT
3 attachés régionaux
- Basé à Dubaï et ayant compétence pour la région Golfe
Moyen-Orient : Arabie Saoudite, Bahrein, Émirats arabes
unis, Koweït, Qatar, Sultanat d’Oman, Yémen.
- Basé au Liban et ayant compétence pour l’Irak,
la Jordanie et la Syrie.
- Basé en Tunisie et ayant compétence pour le Maroc et
l’Algérie
2 attachés bilatéraux
4 volontaires
internationaux
- Israël
- Algérie (attaché culturel et audiovisuel)
- Egypte (à confirmer)
- Liban
- Maroc
- Qatar
- Territoires palestiniens
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 60
 AFRIQUE
5 attachés régionaux
- Basé en Afrique du Sud et ayant compétence pour
l’Afrique australe : Afrique du Sud, Angola, Botswana,
Lesotho, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zambie et
Zimbabwe.
- Basé au Nigeria et ayant compétence pour : Bénin,
Cameroun, Ghana, Nigeria et Togo.
- Basé à Dakar et ayant compétence pour l’Afrique de
l’Ouest francophone :
Cap Vert, Gambie, Guinée Conakry, Libéria, Mauritanie et
Sénégal.
Création en septembre 2012
- Basé à Nairobi et ayant compétence pour l’Afrique de
l’Est : Burundi, Djibouti, Ethiopie, Kenya, Ouganda,
Rwanda et Tanzanie.
- Basé à Kinshasa et ayant compétence pour l’Afrique
Centrale : Tchad, Centrafrique, Gabon, République du
Congo, RDC, Sao Tomé et Principe.
- Basé à Ouagadougou et compétent pour : Burkina Faso,
Côte d’Ivoire, Mali et Niger.
 AMÉRIQUE DU NORD
4 attachés bilatéraux
1 volontaire international
- 1 Basé au Canada
- 3 aux Etats-Unis : 2 à New York et 1 à Los Angeles.
- Canada : Toronto
 AMERIQUE DU SUD
2 attachés régionaux
2 attachés bilatéraux
- Basé en Colombie et ayant compétence pour les pays
andins : Bolivie, Colombie, Pérou, Équateur, Venezuela,
Surinam et Guyana.
- Basé en Argentine et ayant compétence pour les pays du
Cône Sud : Argentine, Chili, Uruguay et Paraguay.
- Brésil
- Mexique
 ASIE
2 attachés régionaux
7 attachés bilatéraux
- Basé à Singapour et ayant compétence pour l’Asie du
Sud-Est : Brunei, Malaisie, Philippines, Singapour, Timoreste.
- Basé au Vietnam et ayant compétence pour : Thaïlande
Cambodge, Laos et Birmanie.
- Chine
- Corée du Sud
- Inde
- Japon
- Singapour (attaché culturel et audiovisuel)
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 61
5 volontaires
internationaux
1 attaché régional
- Taïwan
- Indonésie
- Chine (Pékin et Shanghai)
- Hong-Kong
- Thaïlande
Basé en Turquie et ayant compétence pour : Arménie,
Azerbaïdjan,
Géorgie,
Kazakhstan,
Kirghizistan,
Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan.
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2. CONVENTION INSTITUT FRANÇAIS / UNIFRANCE / MAEE
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3. EXTRAIT DU CONTRAT D’OBJECTIFS DE CFI
CONTRAT D’OBJECTIFS DE CANAL FRANCE INTERNATIONAL – Octobre 2011
Annexe A
Liste des pays bénéficiaires répartis en objectifs de contribution moyenne aux
services qui leur sont proposés
Le premier tableau représente la situation des contributions moyennes demandées aux
chaînes partenaires en 2009
Financement
attendu supérieur
ou égal à 50 %
Afrique du Sud
Algérie*
Azerbaïdjan
Biélorussie
Chine
Congo
Gabon
Guinée Equatoriale
Lybie*
Maroc*
Nigéria
Thaïlande
Turquie*
Financement
moyen compris
entre 20 et 50 %
Albanie
Angola
Arménie
Bhoutan
Cameroun
Côte d’Ivoire
Croatie
Egypte*
Géorgie
Ghana
Ile Maurice
Indonésie
Iran*
Kazakhstan
Liban*
Mali
Mauritanie*
Moldavie
Mozambique
Oman*
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
Serbie
Tunisie*
Ukraine
Vietnam
Financement moyen inférieur à 20 %
Afghanistan*
Bangladesh
Bénin
Birmanie
Bosnie
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cap Vert
Centrafrique
Comores
Cook (Iles)
Cuba
Djibouti
Ethiopie
Fidji
Guinée Bissau
Guinée Conakry
Haïti*
Irak* / Kurdistan*
Jordanie*
Kenya
Kosovo
Laos
Macédoine
Madagascar
Maldives
Monténégro
Népal
Niger
Papouasie Nouvelle Guinée
RD Congo
Rwanda*
Sao Tome
Sénégal
Seychelles
Somalie
Soudan / Sud Soudan
Sri Lanka
Syrie*
Tanzanie
Tchad
Territoires Palestiniens*
Timor Oriental
Togo
Vanuatu
Yemen*
Zambie
Zimbabwe
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 66
Le second tableau représente la situation des contributions moyennes espérées des
chaînes partenaires d’ici à 2013.
Financement
attendu supérieur
ou égal à 50 %
Afrique du Sud
Algérie*
Azerbaïdjan
Biélorussie
Chine
Congo
Egypte*
Gabon
Guinée Equatoriale
Indonésie
Liban*
Lybie*
Maroc*
Nigéria
Philippines
Thaïlande
Tunisie*
Turquie*
Inde
Singapour
Financement
moyen compris
entre 20 et 50 %
Albanie
Angola
Arménie
Bhoutan
Cameroun
Côte d’Ivoire
Croatie
Fidji
Géorgie
Ghana
Ile Maurice
Iran*
Kazakhstan
Mali
Mauritanie*
Moldavie
Mozambique
Oman*
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Sénégal
Serbie
Ukraine
Vietnam
Financement moyen inférieur à 20 %
Afghanistan*
Bangladesh
Bénin
Birmanie
Bosnie
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cap Vert
Centrafrique
Comores
Cook (Iles)
Cuba
Djibouti
Ethiopie
Guinée Bissau
Guinée Conakry
Haïti*
Irak* / Kurdistan*
Jordanie*
Kenya
Kosovo
Laos
Macédoine
Madagascar
Maldives
Mongolie
Monténégro
Népal
Niger
Papouasie Nouvelle Guinée
RD Congo
Rwanda*
Sao Tome
Seychelles
Somalie
Soudan / Sud Soudan
Sri Lanka
Syrie*
Tanzanie
Tchad
Territoires Palestiniens*
Timor Oriental
Togo
Vanuatu
Yémen*
Zambie
Zimbabwe
* Sigle incitatif indiquant les pays vers lesquels CFI doit développer des partenariats
ou renforcer son niveau d’intervention.
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 67
Annexe B
Liste des pays bénéficiaires dans le monde arabo-musulman
Algérie
Egypte
Irak / Kurdistan
Iran
Jordanie
Liban
Libye
Maroc
Mauritanie
Oman
Syrie
Territoires Palestiniens
Tunisie
Turquie
Yémen
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4. Organigramme de la DGM
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5. SOUS-DIRECTION DE L’AUDIOVISUEL EXTÉRIEUR ET DES
TECHNOLOGIES DE COMMUNICATION
DGM/CFR/AEC
Téléphone : 01 43 17 90 00
Télécopie : 01 43 17 88 83
La sous-direction de l’audiovisuel extérieur et des technologies de communication élabore
des stratégies et assure la coordination des interventions françaises en matière d'action
audiovisuelle extérieure et de nouveaux médias. Elle suit les négociations internationales
relatives au contenu et à l'évolution des réseaux de diffusion audiovisuelle et de
communication ainsi qu'à la gouvernance de l’Internet. Elle contribue à la promotion de la
diversité culturelle et apporte, à cet effet, son soutien à la création et l'exportation dans le
domaine audiovisuel.
Sous-directeur
M. Jean Christophe FLEURY
78895 (GUT349)
Secrétariat
Mlle Astrid RISSELIN
78652 (GUT 348)
Secrétariat
Mme Isabelle MELANI
Correspondante du réseau des attachés et V.I. audiovisuels.
78447 (GUT 348)
Pôle de l’audiovisuel extérieur de la France
Le pôle de l’audiovisuel extérieur assure le pilotage des opérateurs de l’audiovisuel
extérieur et coordonne les actions de coopération et de diffusion dans le secteur des médias
et du cinéma. Il contribue à l’élaboration et à la défense de la position de la France dans les
négociations sur l’évolution du cadre multilatéral et international régissant les médias et le
cinéma.
Le pôle de l’audiovisuel extérieur anime le réseau des attachés audiovisuels, qu’il conseille
et oriente selon les besoins.
Responsable de pôle Mme Marguerite HITIER
Adjointe au sous-directeur
78626 (GUT 349)
Rédactrice
Mme Françoise PETITJEAN
78646 (GUT 347)
Pilotage des opérateurs et partenaires de l’audiovisuel extérieure
(AEF, TV5Monde, TVFI, bureau export de la musique française.)
Rédactrice
Mlle Julie GODIGNON
78359 (GUT 352)
Tutelle de Canal France international. Coopération audiovisuelle et journalisme.
Rédactrice
Mme Catherine SOUYRI-DESROSIER
78335 (GUT 352)
Politique de régulation audiovisuelle. Questions juridiques et multilatérales relatives au
secteur de l’audiovisuel et du cinéma (UE, Conseil de l’Europe, OEA, UNESCO, OMPI).
Rédactrice
Mme Marie BONNEL
79948 (GUT 352)
Coopération et partenariats cinématographiques. Veille stratégique sur les mécanismes
d’aide au cinéma et les modalités d’intervention des bailleurs de fonds, nationaux et
multilatéraux. Pilotage du département cinéma de l’Institut français et d’Unifrance.
Pôle des technologies de l’information et de la communication
Le pôle des technologies de l’information et de la communication contribue à l’élaboration et
à la défense de la position de la France dans les négociations sur l’évolution du cadre
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 70
multilatéral et international régissant ces technologies. Il suit l’évolution du secteur des TIC
dans ses interactions avec le développement et les autres sujets de la mondialisation. Il
coordonne la préparation des réunions consacrées à la liberté d’expression sur Internet.
Responsable de pôle : Mme Nathalie BRAT
Rédacteur
Mlle Camille ANGUE
Gouvernance de l’Internet
76469 (GUT 349)
74531 (GUT 347)
Rédactrice
75117 (GUT 347)
Politique de solidarité numérique- Infrastructures et réseaux
ECOSOC/CSTD - UNESCO - Union internationale des télécommunications (UIT)
Rédacteur
M. Alexandre PALKA
Régulations du numérique
76049 (GUT 347)
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2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 71
6. EXEMPLE DE MODÈLE DE NOTE
Direction générale de la mondialisation,
du développement et des partenariats
Paris, le
Direction de la politique culturelle et du français
Sous-direction de l’audiovisuel extérieur et des
technologies de communication
N° DGM/CFR/AEC
NOTE
A/s : Entretien avec l’ambassadeur de France au Chili (5 septembre 2011) :
Audiovisuel
ÉLÉMENTS CLEFS :
- Renforcer la coopération cinématographique franco-chilienne ;
- Favoriser le renforcement de la présence de TV5Monde sur le câble et le satellite.
DISPOSITIF
Un attaché audiovisuel régional basé à Buenos Aires couvrant l’Argentine, le Chili, le
Paraguay et l’Uruguay + un correspondant audiovisuel, COCAC à Santiago.
CINEMA
1. Formation et accords de coopération
Le poste participe à l’organisation de séminaires, ateliers et rencontres dans les écoles
de cinéma et dans le cadre des festivals chiliens avec présence d’intervenants
français comme Claire Denis en 2010. Il a sélectionné et attribué une bourse d’un étudiant
chilien, en 2e ou 3e année d’une école de cinéma au Chili, pour l’Université d’été de la
FEMIS.
Le poste renforce les liens avec les institutions publiques et aide à la mise en place de
projets de coopération avec la France, à l’occasion du Festival de Cannes. Il met en place
des initiatives visant à soutenir l’industrie cinématographique chilienne et à promouvoir le
cinéma chilien en France en faisant participer des cinéastes à des festivals français.
En tant que pays éligible à l’aide au cinéma du monde (ex-Fonds Sud), le Chili a
bénéficié de l’appui du poste pour des projets récents ayant été soutenus par le Fonds Sud.
Des films chiliens ont également obtenu l’aide sélective à la distribution et sont sortis en salle
en France en 2009 et 2010.
2. Promotion et diffusion du cinéma français
Parallèlement, le poste s’attache à promouvoir et à diffuser le cinéma français au Chili
par l’organisation de cycles de réalisateurs ou thématiques avec les Alliances françaises.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 72
Ces cycles sont réalisés grâce au fonds de DVD disponibles constitué par des attributions de
l’Institut français, des cycles itinérants proposés par la cinémathèque régionale de Buenos
Aires, ou des achats effectués sur le marché local. Des projections sont également
programmées à l’Institut français de Santiago tous les jeudis.
Le poste favorise par ailleurs la participation de réalisateurs ou de spécialistes français
aux grands rendez-vous et festivals chiliens, comme le Festival SANFIC
(90 000 spectateurs).
Il apporte son soutien au Festival international de documentaires de Santiago (FIDOCS),
organisé par Patricio Guzman, avec la prise en charge par le poste de la venue d’un
réalisateur et la remise du Prix Ambassade de France (une invitation d’une semaine en
France permettant au réalisateur chilien lauréat de présenter son travail lors d’un important
festival de cinéma documentaire français).
En 2011, le poste a participé au XIIIe Festival de cinéma Européen avec 15 autres pays
de l’Union européenne.
Dans le cadre de sa politique d’aide aux divers festivals de cinéma chilien, le poste a
fortement appuyé, en 2010, le Festival international de cinéma de Valdivia qui a réuni plus
d’une vingtaine de professionnels du cinéma français, producteurs, distributeurs,
réalisateurs, ainsi que le conseiller culturel et l’attaché audiovisuel régional qui ont animé des
rencontres et conférences sur les aides françaises au développement de la cinématographie.
TÉLÉVISION, RADIO, DIFFUSION CULTURELLE
1. Télévision
TV5Monde est actuellement la seule chaîne francophone disponible au Chili, réseaux
satellitaires et câblés confondus. À ce jour, ce sont environ 750 000 foyers qui reçoivent
TV5Monde, ce qui correspond à un taux de pénétration d'environ 40 % (même si l’on doit
regretter son retrait du bouquet hispanophone de la plateforme satellitaire DirecTV dans
plusieurs pays de la zone suite à une politique commerciale brutale de cet opérateur). La
chaîne est essentiellement distribuée via l'opérateur câble VTR qui, depuis début 2009,
propose la chaîne à ses abonnés numériques à travers l'ensemble du pays. Un autre
opérateur, GTD, propose TV5Monde à environ 10 000 foyers, autour de Santiago.
2. Radio
Radio France internationale (RFI) est la seule radio française diffusée au Chili. Comme
presque partout en Amérique du Sud, RFI est diffusée 24h/24 (programme proposant des
informations en espagnol et en portugais du Brésil + RFI Musique).
Par ailleurs, ses radios partenaires peuvent recevoir ses programmes par satellite et
aussi télécharger sur Internet les programmes enregistrés grâce à un système mis en place
depuis 2006. Actuellement, RFI compte 9 radios partenaires. Enfin, un petit relais FM
fonctionne 24 h/24 dans la ville d'Osorno, créé en partenariat avec l'Alliance française et le
lycée français de cette ville.
La gestion du bureau de prêt de matériel audiovisuel s’est vue perturbée par une
suppression d’emploi fin 2010. Au cours de l’année 2010, le poste avait effectué 1 039 prêts.
Ce fonds, qui était composé de 821 sets de diapositives, 216 expositions documentaires,
571 CD, 1592 vidéos et DVD ne fonctionne plus. Il ne prête actuellement que 849 DVD
disponibles. Il s’agit de prêts effectués essentiellement au réseau d’Alliances françaises,
quelques universités, centres culturels ou encore municipalités./. (JCF)
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 73
7. ADRESSES UTILES
A- OPERATEURS
CFI
131, avenue de Wagram
75017 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 40 62 32 32
Télécopie : +33 (0) 1 40 62 32 62
 site :
www.cfi.fr
@ mél :
(cf. intranet pour mise à jour)
1/ TELEVISION
ARTE
4, quai du Chanoine Winterer
67080 Strasbourg cedex
Téléphone : +33 (0) 3 88 14 20 02
Télécopie : +33 (0) 3 88 14 20 00
 site :
www.arte-tv.com
@ mél :
communication@arte-tv.com
__________________________________________________________________________
_
ARTE FRANCE
8, rue Marceau
92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9
Téléphone : +33 (0) 1 55 00 77 77
Télécopie : +33 (0) 1 55 00 77 00
 site :
www.artefrance.fr
@ mél :
communication@artefrance.fr
__________________________________________________________________________
_
CANAL+
1, place du Spectacle
92863 Issy-les-Moulineaux cedex 9
Téléphone : +33 (0) 1 71 35 35 35
Télécopie : +33 (0) 1 71 35 14 87 (relations publiques)
 site :
www.canalplus.fr
__________________________________________________________________________
_
CANAL+ OVERSEAS
Espace Lumière – Bâtiment E – 48, quai du Point du jour
92659 Boulogne-Billancourt
Téléphone : +33 (0) 1 41 86 15 15
Télécopie : +33 (0) 1 41 86 15 00
 site :
www.canalplus-overseas.com/
@ mél :
(cf. intranet pour mise à jour)
__________________________________________________________________________
_
CANALSATELLITE
1, place du Spectacle
92863 Issy-les-Moulineaux cedex 9
Téléphone : +33 (0) 1 71 35 35 35
Télécopie : +33 (0) 1
 site :
www.canalsatellite.fr
__________________________________________________________________________
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 74
_
EURONEWS
60, Chemin des Mouilles BP 161
69131 Lyon Ecully cedex
Téléphone : +33 (0) 4 72 18 80 00
Télécopie : +33 (0) 4 72 18 93 71
 site :
www.euronews.net
@ mél :
info@euronews.net
__________________________________________________________________________
_
FRANCE 24
5, rue des Nations unies
92445 Issy-les-Moulineaux
Téléphone : +33 (0) 1 73 01 24 00
Télécopie : +33 (0) 1 73 01 24 57
@ mél :
com@corp.tps.fr
__________________________________________________________________________
_
FRANCE TELEVISIONS
7, esplanade Henri-de-France
75907 Paris cedex 15
Téléphone : +33 (0) 1 56 22 60 00
Télécopie : +33 (0) 1 56 22 60 15
 site :
www.francetelevisions.fr
@ mél :
(cf. ci-dessous)
__________________________________________________________________________
_
FRANCE 2
Maison de France Télévision
7, esplanade Henri-de-France
75907 Paris cedex 15
Téléphone : +33 (0) 1 56 22 42 42
 site :
www.france2.fr
@ mél :
com@france2.fr
__________________________________________________________________________
_
FRANCE 3
Maison de France télévisions
7, esplanade Henri-de-France
75907 Paris cedex 15
Téléphone. : +33 (0) 1 56 22 30 30
 site :
www.france3.fr
@ mél :
com@france3.fr
__________________________________________________________________________
_
FRANCE 5
10, rue Horace Vernet
92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9
Téléphone : +33 (0) 1 56 22 91 91
Télécopie : +33 (0) 1 56 22 95 95
 site :
www.france5.fr
@ mél :
(cf. intranet pour mise à jour)
__________________________________________________________________________
_
M6
89, avenue Charles-de-Gaulle
92575 Neuilly-sur-Seine cedex
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 75
Téléphone : +33 (0) 1 41 92 66 66
Télécopie : +33 (0) 1 41 92 66 10
 site :
www.m6.fr
@ mél :
(cf. intranet pour mise à jour)
__________________________________________________________________________
_
RFO
35/37, rue Danton
92240 Malakoff
Téléphone : +33 (0) 1 55 22 71 00
Télécopie : +33 (0) 1 55 22 74 46
 site :
www.rfo.fr
@ mél :
(cf. intranet pour mise à jour)
__________________________________________________________________________
_
TV5MONDE
131, avenue de Wagram
75017 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44 18 55 55
Télécopie : +33 (0) 1 44 18 55 10
 site :
www.tv5monde.com
TV5MONDE en Asie
Unit 706 – 7/F – Cyberport 1
100 Cyberport Road – HONG KONG
Téléphone : (852) 2989 60 90
Télécopie : (852) 2989 60 91
@ mél :
asie@tv5monde.org
TV5MONDE aux États-Unis
8733 Sunset Blvd – suite 202
West Hollywood, CA 90069 – USA
Téléphone :(1) 310 967 01 06
Télécopie : (1) 310 967 01 96
@ mél :
toutsavoir@eu.tv5monde.org
TV5MONDE en Amérique latine
Apartado Postal 0816-03991
Edificio 231 Clayton, Ancon
Ciudad de Panama – REPUBLICA DE PANAMA
__________________________________________________________________________
_
TF1
1, quai du Point du Jour
92656 Boulogne Billancourt cedex
Téléphone : +33 (0) 1 41 41 12 34
Télécopie : +33 (0) 1 41 41 28 40
 site :
www.tf1.fr
@ mél :
telespec@tf1.fr
__________________________________________________________________________
_
2/ RADIO
RADIO FRANCE
116, avenue du Président-Kennedy
75220 Paris cedex 16
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 76
Téléphone : +33 (0) 1 56 40 22 22
Télécopie : +33 (0) 1 56 40 14 88
 site :
www.radio-france.fr
@ mél :
webmaster@radio-france.fr
__________________________________________________________________________
_
RFI
116, avenue du Président Kennedy
BP 9616
75762 Paris cedex 16
Téléphone : +33 (0) 1 56 40 12 12
Télécopie : +33 (0) 1 56 40 30 71 (service presse)
 site :
www.rfi.fr
 site :
www.rfimusique.fr
@ mél :
(cf. intranet pour mise à jour)
__________________________________________________________________________
_
3/ CINEMA
CENTRE NATIONAL DE LA CINEMATOGRAPHIE
12, rue de Lübeck
75016 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44 34 34 40
Télécopie : +33 (0) 1 44 34 36 97
 site :
www.cnc.fr
@ mél :
webmaster@cnc.fr
__________________________________________________________________________
_
CINEMATHEQUE FRANCAISE
51, rue de Bercy
75012 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 71 19 33 33
Télécopie : +33 (0) 1 71 19 34 00
 site :
www.cinematheque.tm.fr
@ mél :
contact@cinematheque.fr
__________________________________________________________________________
_
FORUM DES IMAGES
Laurence Herszberg, Directrice générale
Sylvie Porte, chargé de projets action éducative
2 rue du cinéma - Forum des Halles
75001 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44766215
Télécopie : +33 (0) 1 40264096
 site :
www.forumdesimages.fr
@ mél :
contact@forumdesimages.fr
@ mél :
sylvie.porte@forumdesimages.fr
__________________________________________________________________________
_
INSTITUT FRANÇAIS
8-14, rue du Capitaine Scott
75015 Paris
Téléphone. : +33 (0) 1 53 69 83 00
Télécopie : +33 (0) 1 53 69 33 00
 site :
www.institutfrancais.com
@ mél :
info@institutfrancais.com
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 77
__________________________________________________________________________
_
B- ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES
1/ TELEVISION
TV France International
5, rue Cernuschi
75017 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 40 53 23 00
Télécopie : +33 (0) 1 40 53 23 01
 site :
www.tvfrance-intl.com
@ mél :
info@tvfrance-intl.com
__________________________________________________________________________
_
USPA (Union syndicale de la production audiovisuelle)
5, rue Cernuschi
75017 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 40 53 23 00
Télécopie : +33 (0) 1 40 53 23 23
 site :
www.uspa.fr
@ mél :
(cf. intranet pour mise à jour)
2/ PRESSE
Fondation AFP - AGENCE FRANCE PRESSE
11/13/15, place de la Bourse
75061 Paris cedex 02
Téléphone : +33 (0) 1 40 41 46 46
Télécopie : +33 (0) 1 40 41 46 51
 site :
www.afp.com
@ mél :
(cf. intranet pour mise à jour)
__________________________________________________________________________
_
REPORTERS SANS FRONTIERES
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44 83 84 84
Télécopie : +33 (0) 1 45 23 11 51
 site :
www.rsf.fr
@ mél :
rsf@rsf.fr
__________________________________________________________________________
_
RESEAU THEOPHRASTE
Association internationale regroupant 20 écoles francophones ou partiellement francophones
de journalisme
 site :
www.theophraste.org
@ mél :
theophraste@ theophraste.org
__________________________________________________________________________
_
UNION INTERNATIONALE DE LA PRESSE FRANCOPHONE (UPF)
3, cité Bergère
75009 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 47 70 02 80
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 78
Télécopie : +33 (0) 1 48 24 26 32
 site :
www.presse-francophone.org
@ mél :
union@presse-francophone.org
__________________________________________________________________________
_
3/ CINEMA
ADEF
Association des Exportateurs de Films
Agnès Durvin
9 Cité Paradis
75010 Paris
Téléphone : +33 1 53 34 90 24
 site :
www.adef.fr
@ mél :
agnes@adef.fr
__________________________________________________________________________
_
ARP (Société civile des auteurs réalisateurs producteurs)
7, avenue de Clichy
75017 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 53 42 40 00
Télécopie : +33 (0) 1 42 93 57 58
 site :
(cf. intranet pour mise à jour)
@ mél :
larp@larp.fr
__________________________________________________________________________
_
SRF (Société des réalisateurs de films)
14, rue Alexandre-Parodi
75010 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44 89 99 99
Télécopie : +33 (0) 1 44 89 99 60
 site :
www.realisateursdefilms.com
@ mél :
s.r.f@wanadoo.fr
__________________________________________________________________________
_
ADDOC (Association des cinéastes documentaristes)
14, rue Alexandre Parodi
75010 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44 89 99 88
Télécopie : +33 (0) 1 44 89 89 11
 site :
www.addoc.net
@ mél :
courrier@addoc.net
__________________________________________________________________________
_SPI
Syndicat des producteurs indépendants
40, rue Louis Blanc
75010 Paris
Téléphone : 01 44 70 70 44
Télécopie : 01 44 70 70 40
@ mél :
info@lespi.org
__________________________________________________________________________
UNIFRANCE FILM INTERNATIONAL
13, rue Henner
75009 Paris
France
Téléphone : +33 1.47.53.95.80
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 79
Télécopie : +33 1.47.05.96.55
@ mél :
contact@unifrance.org
@ mél :
info@unifrance.org
__________________________________________________________________________
_
4/ INDUSTRIES MUSICALES
BUREAU EXPORT
2, rue de la Roquette - Passage du cheval blanc- escalier avril
75011 Paris
Téléphone. : +33 (0) 1 49 29 52 10
Télécopie : +33 (0) 1 49 29 52 24
 site :
www.french-music.or)
@ mél :
burex@club-internet.fr
__________________________________________________________________________
_
FRANCOPHONIE DIFFUSION
1, rue Keller
75011 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 53 36 77 77
Télécopie : +33 (0) 1 53 36 77 78
 site :
www.francodiff.org
@ mél :
francodiff@francodiff.org
__________________________________________________________________________
_
C– PARNETAIRES INSTITUTIONNELS
AFA (Association des fournisseurs d’accès et services Internet)
Chez T-Online France
11, rue de Cambrai
75019 Paris
Téléphone :+33 (0) 1 55 45 19 51
Télécopie : +33 (0) 1 55 45 19 55
 site :
www.afa-france.com
@ mél :
presse@afa-france.com
__________________________________________________________________________
_
AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération)
Immeuble International
78181 Saint Quentin en Yvelines cedex
Téléphone : +33 1 39 30 83 00
Télécopie: + 33 1 39 30 83 01
 site :
www. afnic.fr
@ mél :
nic@nic.fr
__________________________________________________________________________
_
APOM (Association des producteurs d’œuvres multimédia)
Guillaume de Fondaumière, Président.
56, boulevard Davout
75020 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44 64 00 90
 site :
www.apom.org
@ mél :
contact@apom.org
__________________________________________________________________________
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 80
_
ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes)
7, Square Max Hymans
75730 Paris cedex 15
Téléphone : +33 1 40 47 70 00
Télécopie: +33 1 40 47 71 98
 site :
www.arcep.fr
@ mél :
philippe.aisler@arcep.fr
__________________________________________________________________________
_
CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés)
21, rue St-Guillaume
75340 Paris cedex 07
Téléphone : + 33 1 53 73 22 22
Télécopie : +33 1 53 73 22 00
 site :
www.cnil.fr
@ mél :
gmertis@cnil.fr
__________________________________________________________________________
_
CSA (Centre supérieur de l’audiovisuel)
Tour Mirabeau, 39-43, quai André-Critroën
75739 Paris cedex 15
Téléphone : +33 1 40 58 36 72
Télécopie: +33 1 40 47 71 98
 site :
www.csa.fr
__________________________________________________________________________
_
CSTI (Conseil stratégique des technologies de l’information)
Premier Ministre
68, rue de Bellechasse
75353 Paris 07 SP
Téléphone : + 33 1 43 19 76 76
Télécopie : +33 1 43 19 76 62
 site :
www.csti.pm.gouv.fr
@ mél :
contact@csti.pm.gouv.fr
__________________________________________________________________________
_
D- LES FESTIVALS
CINEMA DU RÉEL
25, rue du Renard
75197 Paris cedex 04
Téléphone : +33 (0) 1 44 78 44 30
Télécopie : +33 (0) 1 44 78 12 15
 site :
www.cinereel.org
@ mél :
cinereel@bpi.fr
__________________________________________________________________________
_
ÉTATS GÉNÉRAUX DU DOCUMENTAIRE DE LUSSAS
Ardèche Images Le Village
07170 Lussas
Téléphone : +33 (0) 4 75 94 28 06
Télécopie : +33 (0) 4 75 94 29 06
 site :
www.lussasdoc.com
@ mél :
lussas.documentaires@wanadoo.fr
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 81
__________________________________________________________________________
_
FESTIVAL D’ANGERS – FESTIVAL PREMIERS PLANS
54, rue Beaubourg
75003 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 42 71 53 70
Télécopie : +33 (0) 1 42 71 47 55
 site :
www.premiersplans.org
@ mél :
angers@premiersplans.org
__________________________________________________________________________
_
FESTIVAL DE BIARRITZ - CINÉMAS ET CULTURES D’AMÉRIQUE LATINE
8, rue du Laos
75015 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 55 80 71 20
Télécopie : +33 (0) 1 42 73 17 30
 site :
www. festivaldebiarritz.com
@ mél :
stephanie.dufour@festivaldebiarritz.com
__________________________________________________________________________
_
FESTIVAL DE CLERMONT-FERRAND – SAUVE QUI PEUT LE COURT MÉTRAGE/RISQ
26, rue des Jacobins
63000 Clermont-Ferrand
Téléphone : +33 (0) 4 73 91 65 73
Télécopie : +33 (0) 4 73 92 11 93
 site :
www.clermont-filmfest.com
@ mél :
info@clermont-filmfest.com
__________________________________________________________________________
_
FESTIVAL DE NANTES – FESTIVAL DES TROIS CONTINENTS
19 Passage Pommeray
BP 3306
44033 Nantes
Téléphone : +33 (0) 2 40 69 74 14
Télécopie : +33 (0) 2 40 73 55 22
 site
www.3continents.com
@ mél :
festival@3continents.com
__________________________________________________________________________
_
FESTIVAL INTERNATIONAL DES PROGRAMMES AUDIOVISUELS (FIPA)
14, rue Alexandre Parodi
75010 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44 89 99 99
Télécopie : +33 (0) 1 44 89 99 60
 site :
www.fipa.tm.fr
@ mél :
info@fipa.tm.fr
__________________________________________________________________________
_
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D’ANIMATION D’ANNECY
Centre international du cinéma d’animation
BP 399
74000 Annecy
Téléphone : +33 (0) 4 50 10 09 00
Télécopie : +33 (0) 4 50 10 09 70
 site :
www.annecy.org
@ mél :
info@annecy.org
__________________________________________________________________________
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 82
_
FESTIVAL INTERNATIONAL DE CANNES
3, rue Amélie
75007 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 53 59 61 00
Télécopie : +33 (0) 1 53 59 61 10
 site :
www.festival-cannes.fr
@ mél :
festival@ festival-cannes.fr
__________________________________________________________________________
_
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D’AMIENS
36, rue de Noyon
80000 Amiens
Téléphone : +33 (0) 3 22 71 35 70
Télécopie : +33 (0) 3 22 92 53 04
 site :
www.filmfestamiens.org
@ mél :
contact@filmfestamiens.org
__________________________________________________________________________
_
FID Marseille
14, allée Léon Gambetta
13001 Marseille
Téléphone : +33 (0) 4 95 04 44 90
Télécopie : +33 (0) 4 95 04 44 91
 site :
www.fidmarseille.org
@ mél :
noemiebehr@fidmarseille.org
__________________________________________________________________________
_
RENCONTRES CINÉMATOGRAPHIQUES DE BEAUNE (ARP)
7, avenue de Clichy
75017 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 53 42 40 00
Télécopie : +33 (0) 1 42 93 57 58
@ mél :
larp@larp.fr
__________________________________________________________________________
_
RENCONTRES CINÉMA D’AMERIQUE LATINE
49, rue du Taur
31000 Toulouse
Téléphone. : +33 (0) 5 62 30 25 35
Télécopie : +33 (0) 5 62 30 25 34
 site :
www.cinelatino.free.fr
@ mél :
arcalt@easynet.fr
__________________________________________________________________________
_
RENCONTRES INTERNATIONALES DE CINÉMA À PARIS
(Forum des Images)
Porte Saint Eustache
75001 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44 76 62 00
Télécopie : +33 (0) 1 40 26 40 96
 site :
www.forumdesimages.net
@ mél :
bledsoe@vdt.fr
__________________________________________________________________________
_
RENCONTRES HENRI LANGLOIS
Festival international des écoles de cinéma
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 83
TAP – scène nationale / 1 boulevard de Verdun
86000 Poitiers
Téléphone : +33 (0)5 49 03 18 90
Télécopie : +33 (0)5 49 03 18 99
 site :
www.rihl.org
@ mél :
luc.engelibert@tap-poitiers.com
__________________________________________________________________________
_
E- FORMATION
1/ JOURNALISME
CELSA - Maîtrise option journalisme
Université de Paris IV
77, rue de Villiers
92523 Neuilly-sur-Seine cedex
Téléphone : +33 (0) 1 46 43 76 76/02
Télécopie : +33 (0) 1 47 45 66 04
 site :
www.celsa.fr
@ mél :
webmestre.celsa@paris4.sorbonne.fr
__________________________________________________________________________
_
CENTRE DE FORMATION ET DE PERFECTIONNEMENT DES JOURNALISTES (CFPJ)
35, rue du Louvre
75002 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44 82 20 00
Télécopie : +33 (0) 1 44 82 20 04
 site :
www.cfpj.com
@ mél :
cfpj@integra.fr
__________________________________________________________________________
_
CENTRE UNIVERSITAIRE D’ENSEIGNEMENT DU JOURNALISME DE STRASBOURG
(CUEJ)
Université de Strasbourg III
11, rue du Maréchal-Juin
BP 13
67043 Strasbourg cedex
Téléphone : +33 (0) 3 88 14 45 34
Télécopie : +33 (0) 3 88 14 45 35
 site :
http://.cuej.u-strasbg.fr
@ mél :
admin@cuej.u-strasbg.fr
__________________________________________________________________________
_
ÉCOLE DE JOURNALISME ET DE COMMUNICATION DE LA MÉDITERRANÉE
Université de la Méditerranée (U-II)
21, rue Virgile-Marron
13005 Marseille
Téléphone : +33 (0) 4 91 24 32 00
Télécopie : +33 (0) 4 91 48 73 59
 site :
http://www.ejcm.univ-mrs.fr
@ mél :
ejcm@ejcom.univ-mrs.fr
__________________________________________________________________________
_
ÉCOLE SUPÉRIEURE DE JOURNALISME DE LILLE (ESJ)
50, rue Gauthier-de-Châtillon
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 84
59046 Lille Cedex
Téléphone : +33 (0) 3 20 30 44 00
Télécopie : +33 (0) 3 20 30 44 94/95
 site :
www.esj.lille.fr
@ mél :
esj@esj-lille.fr
__________________________________________________________________________
_
INSTITUT FRANÇAIS DE PRESSE
Université Paris II Panthéon-Assas,
92, rue d’Assas
75006 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 44 41 57 93
Télécopie : +33 (0) 1 44 41 59 49
 site :
www.u-paris2.fr/ifp
@ mél :
ifp@ens.u-paris2.fr
__________________________________________________________________________
_
INSTITUT PRATIQUE DE JOURNALISME (IPJ)
24, rue Saint-Georges
75320 Paris cedex 09
Téléphone : +33 (0) 1 42 81 21 71
Télécopie : +33 (0) 1 42 81 46 70
 site :
http://www.ipjparis.org
@ mél :
info@ipj-paris.com
__________________________________________________________________________
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IUT DE JOURNALISME DE BORDEAUX
BORDEAUX III rue Naudet
BP 204
33405 Talence cedex
Téléphone : +33 (0) 5 56 84 44 04/57 12 20 20
Télécopie : +33 (0) 5 56 37 06 36/57 12 20 81
 site :
http://www.iut.u-bordeaux3.fr/journalisme/
@ mél :
valverde@iutb.u-bordeaux.fr
__________________________________________________________________________
_
IUT DE TOURS
Département information-communication
29, rue du Pont-Volant
37082 Tours cedex 2
Téléphone : +33 (0) 2 47 36 75 63
Télécopie : +33 (0) 2 47 36 76 18
 site :
http://www.iut.univ-tours.fr
@ mél :
webmaster.iut@univ-tours.fr
__________________________________________________________________________
_
ÉCOLE DE JOURNALISME DE TOULOUSE
31, rue de la Fonderie
31000 Toulouse
Téléphone : +33 (0) 5 62 26 54 19
Télécopie : +33 (0) 5 61 53 50 97
 site :
http://www.ejt.fr
@ mél :
infos@ejt.fr
__________________________________________________________________________
_
IUT DE LANNION
Département information et communication option journalisme
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 85
BP 30219 – Rue Édouard Branly
22302 Lannion cedex
Téléphone : +33 (0) 2 96 48 57 81
Télécopie : +33 (0) 2 96 48 57 80
 site :
http://www.iut-lannion.fr/formations/journalisme/index.php
@ mél :
scol.iutlan@univ-rennes1.fr
__________________________________________________________________________
_
INSTITUT DE LA COMMUNICATION DES MÉDIAS (ICM)
Université Stendhal de Grenoble
11, avenue du 8 mai 1945
38130 Echirolles
 site :
www.u-grenoble3.fr/stendhal/ufr_com/ufrcom_me.html
@ mél :
relinter@u-grenoble3.fr
@ mél :
accueil@u-grenoble3.fr
__________________________________________________________________________
_
2/ FORMATION AUDIOVISUELLE
CIFAP (Centre international de formation audiovisuelle et de production)
27 bis, rue du Progrès
93100 Montreuil
Téléphone : +33 (0) 1 48 18 28 38
Télécopie : +33 (0) 1 48 18 78 83
 site :
www.cifap.com
@ mél :
cifap@wanadoo.fr
__________________________________________________________________________
_
IIFA (Institut international de formation à l’audiovisuel)
61, rue Arsène d’Arsonval
30900 Nîmes
Téléphone : +33 (0) 4 66 62 00 29
Télécopie : +33 (0) 4 66 62 00 74
 site :
www.iifa.fr
@ mél :
iifa@iifa.fr
__________________________________________________________________________
_
INA
4, avenue de l’Europe
94366 Bry-sur-Marne cedex
Téléphone : +33 (0) 1 49 83 20 00
Télécopie : +33 (0) 1 49 83 25 85
 site :
www.ina.fr
@ mél :
(cf. intranet pour mise à jour)
__________________________________________________________________________
_
3/ CINEMA ET DOCUMENTAIRE
AFRICADOC et l’ECOLE DU DOC
Ardèche Images Le Village
07170 Lussas
Téléphone : +33 (0) 4 75 94 05 31
Télécopie : +33 (0) 4 7594 26 18
 site :
www.lussasdoc.com
@ mél :
lussas.maison@wanadoo.fr
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 86
__________________________________________________________________________
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ATELIERS VARAN
6, impasse Mont-Louis
75011 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 43 56 64 04
Télécopie : +33 (0) 1 43 56 29 02
 site :
www.ateliersvaran.com
@ mél :
varan@easynet.fr
__________________________________________________________________________
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FEMIS
Institut de formation et d’enseignement pour les métiers de l’image et du son
6, rue Francœur
75018 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 53 41 21 00
Télécopie : +33 (0) 1 53 41 02 80
 site :
www.femis.fr
@ mél :
femis@femis.fr
__________________________________________________________________________
_
ÉCOLE Louis Lumière
École nationale
7, allée du Promontoire
BP 22
93161 Noisy-le-Grand cedex
Téléphone : + 33 (0) 1 48 15 02 09 / 6 78 76 15 52
 site :
www.ens-louis- lumiere.fr
@ mél :
m.aitkacimi@ens-lumiere.fr
__________________________________________________________________________
_
IMAGES EN BIBLIOTHÈQUES
42, rue Daviel
75013 Paris
Téléphone : +33 (0) 1 43 38 19 92
 site :
www.imagenbib.com
@ mél :
ib@imagenbib.com
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 87
8- LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS
AAR
ACP
ADEN
AECL
AFD
AFNIC
AFNOG
AfriNIC
AIBD
AIF
AMSN
ANFR
ARCEP
ASBU
BDI
CAEF
CFI
CICID
CIRTEF
CNC
CNIL
CNUCED
COCAC
CSA
CTF
DG-MIC
(ex-DDM)
DGM
Attaché audiovisuel régional
Afrique Caraïbes Pacifique
Projet d’appui au désenclavement numérique
Action extérieure des collectivités locales
Agence française de développement
Association française de nommage Internet en coopération
Groupe d’opérateurs réseau africain
Registre Internet régional africain
Asia-Pacific Institute for Broadcasting Development
Agence intergouvernementale de la Francophonie
Agence mondiale de solidarité numérique
Agence nationale des fréquences
Autorité de régulation des communications électroniques et des postes
Arab States Broadcasting Union (Union des radiodiffusions des États arabes)
Banque de données internationales
Conseil de l’audiovisuel extérieur de la France
Canal France international
Comité interministériel de la coopération internationale et du développement
Conseil international des radios-télévisions d'expression française
Centre national de la cinématographie et de l’image animée
Commission nationale informatique et libertés
Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement
Conseiller de coopération et d’action culturelle
Conseil supérieur de l’audiovisuel
Communauté des télévisions francophones
Direction Générale des médias et industries culturelles au ministère de la
Culture et de la Communication
Direction générale de la mondialisation, du développement et des
partenariats
DCP
Direction de la communication et de la presse
DGE
Direction générale des entreprises (MINEFI)
DGTPE
Direction générale du Trésor et de la politique économique (MINEFI)
DPDEV
Direction des politiques de développement (DGCID)
EPolNet
Réseau mondial de ressources en cyberpolitiques
FED
Fonds européen de développement
FIAF
Fonds images Afrique
FIPA
Festival international de programmes audiovisuels
FSP
Fonds de solidarité prioritaire
INA
Institut national de l’audiovisuel
INTIF
Institut francophone des nouvelles technologies de l’information
et de la formation
IRIS
Institut régional de l’image et du son
IXP
Points d’échange Internet (Internet Exchange Point)
LF
Loi de finances
LOLF
Loi organique relative aux lois de finances
MAE
Ministère des Affaires étrangères
MCC
Ministère de la Culture et de la Communication
ME
Mission économique
MEDIA PLUS Programme de soutien à l’industrie audiovisuelle européenne (UE)
MINEFI
Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie
MOMA
Museum Of Modern Art (New York)
NTIC
Nouvelles technologies de l’information et de la communication
OIF
Organisation internationale de la Francophonie
OMC
Organisation mondiale du commerce
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
2012 - Guide de l’action audiovisuelle extérieure - page 88
OMPI
ONG
PAGSI
PECO
PIDC
PIPT
PLF
PRIMN
RCA
RDC
RFI
RIARC
RPL
SCAC
SG
SGAE
SMSI
SOMERA
TIC
TVFI
UE
UEMOA
UER
UNESCO
UIT
URTNA
VI
ZSP
Organisation mondiale de la propriété intellectuelle
Organisations non gouvernementales
Programme d’action gouvernementale pour la société de l’information
Pays d’Europe centrale et orientale
Programme international pour le développement et la communication
(UNESCO)
Programme information pour tous (UNESCO)
Projet de loi de finances
Premières rencontres internationales des médias numériques
République centrafricaine
République démocratique du Congo
Radio France international
Réseau des instances africaines de régulation de la communication
Radio Paris Lisbonne
Service de coopération et d’action culturelle
Secrétariat général (MAEE)
Secrétariat général aux affaires européennes (ex SGCI : secrétariat général
du comité interministériel pour les questions de coopération économique
européenne)
Sommet mondial sur la société de l’information
Radio Monte Carlo Moyen-Orient
Technologies de l’information et de la communication
TV France international
Union européenne
Union économique et monétaire ouest-africaine
Union européenne de radiodiffusion
Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture
(United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization)
Union internationale des télécommunications
Union des radios et télévisions nationales africaines
Volontaire international
Zone de solidarité prioritaire
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
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