VOLUME V

VOLUME V
République du Niger
Union Européenne
MINISTERE DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE
FAO
MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES
PRO JET GC P/NER/041/EC
RECEN SE ME NT G EN ER AL D E L’AGR ICULTURE ET DU CH EPTE L
(RGAC 2005/2 00 7)
VOLUME V
PR ODUCTIVIT E DU CHEPT EL
E NC LAVES PAST ORALE S ET T RANSECT
Juin 2008
TABLE DES MATIERES
PREMIERE PARTIE : Productivité du cheptel et harmonisation des données
statistiques d’élevage et des productions animales …………………..4
Introduction……………………………………………………………………………………………5
1 Méthodologie……………………………………………………………………………………….5
1.1 Méthode d’enquête………………………………………………………………………5
1.2 Protocole d'enquête…………………………………………………………………… .7
1.2.1 Enquête auprès des ménages……………………………………………....7
1.2.2 Stratification……………………………………………………………………7
.
1.2.3 Dates d’enquête et organisation…………………………………………….8
1.2.4 Protocole d’échantillonnage………………………………………………….9
1.2.5 Résultats de l’échantillonnage……………………………………………..10
1.3 résultats………………………………………………………………………………....12
1.3.1 Description des pratiques d’élevage ……………………………………..12
1.3.2 Transhumance ……………………………………………...………………13
1.3.3 Fumure organique……………………………………………...…………..13
1.3.4 Pratique d’embouche……………………………………………...……….13
1.3.5 Complémentation hors embouche………………………………………..14
1.3.6 Sélection des reproducteurs……………………………………………....14
1.3.7 Traction bovine……………………………………………...………………15
1.3.8 Production laitière……………………………………………...…………...15
1.3.9 Vaccination……………………………………………..……………………16
1.3.10 Déparasitage des animaux…………………………………………….....17
1.4 paramètres démographiques……………………………………………...………….17
1.4.1 taille des troupeaux enquêtés……………………………………………....17
1.4.2 structure par sexe……………………………………………...…………….18
1.4.3 structure d’âge……………………………………………...………………...18
1.4.4 paramètres de reproduction……………………………………………...…20
1.4.5 taux de mort naturelle, d’exploitation et d’importation……………………20
1.4.6 taux de croît annuels du cheptel……………………………………………21
conclusions et recommandations……………………………………………...………………….22
Deuxième partie : Dénombrement des enclaves pastorales mise en place de
Transect et suivi de la biomasse …………………………………………………………………23
I Introduction ……………………………………………...……………………………………….24
II rappel sur les caractéristiques des pâturages et le pastoralisme …………………………..24
2
2.1 contexte général ……………………………………………...………………………..24
2.2 caractéristiques de la végétation sahélienne ……………………………………….26
2.3 problématique et situation actuelle du pastoralisme au Niger …………………….27
III Dénombrement des enclaves pastorales, mise en place de transect et suivi de
la biomasse ……………………………………………...……………………………………...29
3.1 objectif ……………………………………………...…………………………………..29
3.2 méthodologie de travail ……………………………………………...……………….29
3.3 formation ……………………………………………...………………………………..29
3.4 les résultats attendus ……………………………………………...………………….30
3.5 dénombrement des enclaves……………………………………………...………….30
3.5.1 objectif : ……………………………………………...……………………….30
3.5.2 résultats du dénombrement des enclaves ………………………………..30
3.6 méthode de stratification et d’échantillonnage des enclaves……………………...31
3.6.1 stratification……………………………………………...……………………31
3.6.2 taille de l’échantillon/mode de tirage……………………………………….32
3.6.3 choix du transect et caractérisation………………………………………...32
3.6.4 direction et longueur du transect……………………………………………32
3.6.5 lecture du transect ……………………………………………...…………...32
3.6.6 suivi du transect et de la biomasse……………………………………….32
3.6.7 résultats ……………………………………………...……………………….33
3.6.8 recommandations ……………………………………………...……………33
Annexes ……………………………………………...……………………………………………..34
Annexe 1 : questionnaires Productivité du cheptel ……………………………………………35
Annexe 2 : Concepts et définitions……………………………………………………………….45
Annexe 3 : Fiches d’enquête enclaves pastorales ……………………………………………..46
Annexe 4 : Tableaux des Résultats ……………………………………………………………..53
4.1 Productivité du cheptel ………………………………………………………………..53
4.2 Enclaves pastorales …………………………………………………………………...57
3
PREMIERE PARTIE
PRODUCTIVITE DU CHEPTEL
4
Introduction
Le Niger avec l’appui des partenaires techniques et financiers (Banque Mondiale, Union
Européenne et Fao) a entrepris depuis 2001 une opération de recensement du recensement général
de l’agriculture et du cheptel, nommée « RGAC » et consistant en des enquêtes d’effectifs
d’ani maux et autres activités agricoles.
Les paramètres démographiques du cheptel (taux de reproduction, de mortalité naturelle,
d’exploitation, etc.) sont des données de base nécessaires pour quantifier la production et la
dynamique du cheptel. L’estimation de ces paramètres était une activité importante à mettre en
œuvre. Cette activité a été programmée dans le cadre de la mise en œuvre des modules du projet
RGAC et a été réalisée en mai 2007 avec la participation active de la Direction des statistiques du
Ministère des Ressources Animales.
L’enquête démographique réalisée dans le cadre du RGAC avait pour objectif de fournir un
diagnostic rapide sur les caractéristiques démographiques actuelles des cheptels de bovins, de
caprins, d'ovins et de camelins au niveau des deux zones agro écologiques du Niger : la zone
pastorale et la zone agropastorale.
Cette enquête, réalisée à grande échelle, avait également pour objectif de familiariser la
direction des statistiques d’élevage à la planification et l’organisation des enquêtes sur la
démographie du cheptel. Ce qui au demeurant participe au renforcement des capacités techniques
et organisationnelles des structures nationales en charge des statistiques d’élevage.
1 Méthodologie
1.1. Méthode d’enquête
La méthodologie proposée a été élaborée par Lesnoff et al. (2007a, b) dans le cadre du
projet "Amélioration des conditions de vie des producteurs sahéliens à travers la mise en oeuvre
d'outils bioéconomiques d'aide à la décision" (PAD), coordonné par ICRISAT-Niamey, financé par la
DGCD-Belgique et localisé au Niger. L'objectif de cette activité de recherche était de définir une
méthodologie robuste, transférable aux structures locales et simple à mettre en œuvre sur le terrain.
Elle devait en outre être applicable aussi bien aux petits qu'aux grands ruminants (y compris les
camelins), et permettre d'estimer avec la même efficacité les paramètres de reproduction, de
mortalité, d'exploitation et d'importation des animaux dans les cheptels.
L’enquête 12mo est une méthode rétrospective basée sur la mémoire des éleveurs
concernant les événements démographiques survenus dans les troupeaux lors des douze derniers
mois précédant l’enquête. Cette méthode proposée fournit des résultats annuels sur les paramètres
démographiques des troupeaux (mises bas, mortalités, exploitations et importations d'animaux). La
méthode est bien adaptée pour caractériser les traits démographiques d'un cheptel à un moment
donné, l'impact d'un projet sur le moyen terme et la variabilité inter-annuelle des paramètres
démographiques, notamment lors d'événements ponctuels et inattendus comme des épidémies ou
des sécheresses.
12mo est centrée sur les cheptels des systèmes d'élevage tropicaux peu intensifiés dans
lesquels la reproduction n'est pas ou peu contrôlée, par exemple lorsque les femelles ne sont pas
ou peu séparées des mâles au cours de l'année.
5
La méthode est décrite en détail dans Lesnoff et al. (2007a, b) (principe, base de données,
calculs des paramètres), documents auxquels nous renvoyons le lecteur intéressé.
Dans toute enquête sur l’élevage, la définition de l'unité troupeau est une étape
fondamentale. Pour 12mo, le troupeau est le « troupeau de ménage", ainsi défini :
● un ménage est constitué par le chef de ménage et l'ensemble des personnes dont il
doit assurer la survie ;
● le troupeau de ménage est composé de l'ensemble des animaux gérés par le chef de
ménage (c'est-à-dire sous sa responsabilité directe) au moment de l'enquête. Il inclue
les animaux qui lui ont été confiés (prêts ou contrats salariés) par des personnes
externes au ménage. Il n'inclue pas les animaux dont le ménage est propriétaire mais
qu’il a confié la gestion à d'autres ménages.
La notion de ménage est par contre essentielle dans 12mo, pour pouvoir quantifier les
taux d'entrée et de sortie d'animaux du troupeau.
Pour chaque ménage, l’enquêteur doit remplir :
● un questionnaire « Ménage » (description des caractéristiques du ménage et des pratiques
d’élevage) ;
● un questionnaire « Démographie » par espèce cible, avec 3 sous questionnaires :
o
o
o
Q1 Structure du troupeau et reproduction des femelles ;
Q2 Entrée des ani maux dans le troupeau ;
Q3 Sorties des animaux du troupeau.
Les paramètres démographiques ciblés par 12mo sont les suivants :
● les variables d'état du cheptel :
o
o
o
la taille des troupeaux ;
la composition par espèce et par race ;
la structure sexe x âge (les pyramides des âges) ;
6
Tableau 1 : Liste des taux démographiques estimés avec la méthode rétrospective 12mo.
(a) Taux naturels
Taux de mise bas
Taux instantané du risque qu'une femelle mette bas durant une
période de temps
Taux de prolificité
Effectif moyen de produits nés par mise bas (nés vivants ou
mort-nés). Le taux de prolificité "net" est l'effectif moyen nés
vivants par mise bas (il peut être calculé directement ou par :
taux de prolificité x (1 – taux de mortinatalité))
Taux de
mortinatalité
Taux de mort
naturelle
Probabilité qu'un produit soit mort-né (dans 12mo, la
mortinatalité n'est pas comptabilisée dans la mortalité
naturelle, qui concerne uniquement les produits nés vivants)
Taux instantané du risque qu'un animal décède de mort
naturelle durant une période de temps
(b) Taux de gestion démographique
Taux d'exploitation
Taux instantané du risque qu'un animal soit exploité
(abattages, ventes, départs en prêts ou en contrats, dons, etc.)
durant une période de temps
Taux d'importation
Taux instantané du risque qu'un animal soit importé (achats,
arrivées en prêts, en contrats, en dons, etc.) durant une
période de temps
1.2. Protocole d'enquête
1.2.1 Enquête auprès des ménages
Une seule espèce « cible » a été enquêtée par ménage, même si le ménage avait
plusieurs espèces. Il faut noter que les protocoles utilisés dans 12mo et ceux utilisés dans
l’enquête d’effectifs RGAC ont des unités d'échantillonnage "troupeau" différentes : dans le
protocole RGAC, la notion de ménage intervient peu. Par exemple, aucune information
"ménage" n'a été collectée lors du dénombrement du cheptel transhumant.
1.2.2 Stratification
Pour pouvoir effectuer des extrapolations au niveau national, les ménages ont été
stratifiés en respectant les strates du RGAC. Dans son protocole d'enquête et ses résultats,
le RGAC différencie le cheptel sédentaire, le cheptel transhumant saisonnier et le cheptel
nomade. Les deux premiers types de cheptel sont rattachés à des ménages situés dans la
zone agro-pastorale (dans le présent rapport, la zone "agro-pastorale" correspond à toute la
zone située au sud de la bande pastorale) : ces deux cheptels proviennent des mêmes
ménages. Le troisième type de cheptel est rattaché aux ménages des populations nomades
situées en permanence dans la zone pastorale.
7
A partir de ces informations, deux zones ont été retenues dans le cadre de l’enquête 12mo :
● la zone agro-pastorale, en ciblant les cheptels classés comme sédentaire et
transhumant saisonnier par le RGAC ;
● la zone pastorale, en ciblant le cheptel classé comme nomade par le RGAC.
Le cheptel classé comme transhumant dans le RGAC est composé en grande partie de
troupeaux qui, lors de la période des cultures, quittent la zone agro-pastorale pour la zone
pastorale du nord. L'autre partie (moins importante d'après les chiffres officiels du RGAC)
correspond à des troupeaux migrants qui quittent le pays, avec des durées de migration qui
peuvent être très variables, allant de quelques mois à plusieurs années.
1.2.3 Dates d’enquête et organisation
Dans le protocole RGAC, le cheptel transhumant saisonnier est dénombré en pleine
période de transhumance, soit au niveau des points de passage lors de la remontée vers le
nord soit au niveau des points de concentration dans la zone pastorale. Dans 12mo, au
contraire, l'objectif est d'enquêter ce cheptel transhumant saisonnier avant la transhumance,
auprès des ménages dans la zone agro-pastorale. Il est donc préférable de caler l'enquête
sur un événement marquant de l'année et bien connu des agro pasteurs, pour les aider à se
repérer dans le temps lors des questions rétrospectives.
L'enquête 12mo a démarré au mois de mai 2007, juste avant la saison des pluies et
période de rassemblement maximal des animaux auprès des résidences des ménages
agro-pastoraux et de relative disponibilité des chefs de ménage.
L'enquête 12mo a été réalisée par un groupe de vingt enquêteurs et huit
superviseurs régionaux, le tout sous la supervision de la Direction des statistiques et du
RGAC.
La formation théorique et pratique des superviseurs nationaux s’est tenue du 08 au
09 mai 2007, suivie de la formation des enquêteurs du 11 au 13 mai 2007.
Au cours de la formation théorique, des travaux dirigés en groupe ont été organisés afin de
traduire en langues nationales les différents questionnaires. Cet exercice a permis d’avoir
une même compréhension des questionnaires. Les questionnaires d'enquête ont été testés
préalablement à l'enquête au cours d’une session de formation pratique. Tous les
participants se sont retrouvés par la suite en séance d’évaluation des travaux réalisés. La
formation a été conjointement assurée par le Directeur des Statistiques d’Elevage et
Produits Animaux du Ministère des Ressources Animales et les cadres du RGAC.
Le lancement de la campagne conformément au planning de l’enquête est intervenu
à partir du 15 mai 2007 après une séance d’information et de sensibilisation menée par les
directeurs régionaux des ressources animales. Les radios de proximité ont également été
mises à contribution.
8
1.2.4 Protocole d’échantillonnage
Deux types de protocoles ont été utilisés selon que l’on s’adresse à la zone pastorale
ou à la zone agropastorale
Zone agropastorale
Douze enquêteurs ont été affectés dans la zone agro-pastorale. L'enquête 12mo ciblait les
bovins, les ovins et les caprins.
Chaque enquêteur a enquêté un total de 36 ménages au cours d'une période de durée
maximale de 45 jours. Cet effectif de troupeau par enquêteur est un compromis entre les
contraintes de terrain et la durée maximale de l'enquête (un enquêteur peut enquêter en
moyenne un troupeau par jour environ ; il faut ajouter les jours d'indisponibilité des éleveurs
et de déplacement des enquêteurs).
La zone agro-pastorale du Niger est composée de plus de 8000 "zones de dénombrement"
(ZD). Les ZD correspondent à des aires géographiques délimitées et regroupant un effectif
à peu près constant de ménages, et sont les unités utilisées dans le protocole RGAC pour
la zone agro-pastorale. Pour son enquête nationale, parmi les 8000 ZD existantes, le RGAC
a échantillonné 700 ZD et détient des informations exhaustives pour celles-ci. Pour
l'enquête 12mo, chaque enquêteur était responsable de trois ZD, issues des 700 ZD de la
base du RGAC en stratifiant par région administrative mais sans tenir compte du
département.
Au sein d'une ZD, il peut exister deux types de ménage :
● les ménages situés dans l'enceinte des villages, correspondant en général à des
agriculteurs ayant développé des activités d'élevage ;
● les ménages situés en périphérie des villages dans les campements/hameaux
environnants, correspondant à des éleveurs qui se sont progressivement
sédentarisés.
Ces deux types de ménage ont été enquêtés. Dans chacune des trois ZD par enquêteurs,
douze ménages ont été enquêtés, avec les quotas spécifiques suivants:
Type de ménage
Village
Campement/ hameau
ZD1
2 troupeaux de bovins
2 troupeaux de caprins
2 troupeaux d'ovins
2 troupeaux de bovins
2 troupeaux de caprins
2 troupeaux d'ovins
ZD2
2 troupeaux de bovins
2 troupeaux de caprins
2 troupeaux d'ovins
2 troupeaux de bovins
2 troupeaux de caprins
2 troupeaux d'ovins
ZD3
2 troupeaux de bovins
2 troupeaux de caprins
2 troupeaux d'ovins
2 troupeaux de bovins
2 troupeaux de caprins
2 troupeaux d'ovins
Il a été demandé à l'enquêteur de choisir ses ménages dans la ZD de la manière la plus
aléatoire possible en faisant du porte à porte.
Pour l'espèce cible considérée, le ménage ne devait effectivement être enquêté que si la
taille du troupeau pour l'espèce cible n'est ni trop petite ni trop grande.
● bovins : entre 10 et 60 animaux ;
● caprins et ovins : entre 15 et 60 animaux
9
Protocole dans la zone pastorale
Huit enquêteurs ont été affectés dans la zone pastorale. L'enquête 12mo ciblait les bovins,
les ovins, les caprins et les camelins. Seuls les ménages des populations nomades ont été
enquêtés. La sélection des ménages est faite par les enquêteurs
Chaque enquêteur a enquêté un total de 32 ménages au cours d'une période de 45 jours.
Les règles de sélection des ménages étaient les suivantes. La zone pastorale du Niger est
composée de "zones restantes " (ZR), au sein desquelles le RGAC a recensé de manière
exhaustive des "points de concentration " (PC). Les PC correspondent à des points d'eaux
(mares, forages, etc.) ou toute autre aire de regroupement des troupeaux, et sont les unités
utilisées dans le protocole RGAC pour la zone pastorale. Pour l'enquête 12mo, chaque
enquêteur était responsable de deux points de concentration (PC). Les 16 PC enquêtés ont
été tirés au hasard parmi la liste des PC pastoraux utilisée dans le protocole RGAC sans
tenir compte de la région administrative ni du département. Dans chaque PC, l'enquêteur a
enquêté 16 ménages avec les quotas spécifiques suivants et choisis de manière aléatoire
en prenant en compte la diversité ethnique des communautés présentes au moment de
l’enquête :
PC 1
4 troupeaux de bovins
4 troupeaux de caprins
4 troupeaux d'ovins
4 troupeaux de camelins
PC 2
4 troupeaux de bovins
4 troupeaux de caprins
4 troupeaux d'ovins
4 troupeaux de camelins
Pour l'espèce cible considérée, le ménage n’est a été enquêté que si la taille du troupeau
pour l'espèce n'est ni trop petite ni trop grande.
● bovins : entre 20 et 60 animaux ;
● caprins et ovins : entre 20 et 60 animaux ;
● camelins : entre 20 et 60 animaux.
1.2.5 Résultats de l’échantillonnage
L’enquête 12mo a concerné les huit régions du pays. Dans la zone agropastorale,
144 troupeaux de ménage par espèce ont été enquêtés. Dans la zone pastorale, 64
troupeaux de ménages par espèce et appartenant à diverses communautés ethniques
(Touareg, Peulh, Haoussa, Arabe, etc.) ont été enquêtés. L’enquête a permis de toucher un
total de 5264 bovins, 2242 camelins, 6069 caprins et 5863 ovins. Les tableaux ci-dessous
donnent la répartition par espèce, région et zone géographique.
10
Z o n e a g r o -p a s to r a le
Latitude (degree)
22
20
18
16
14
12
5
10
15
L o ng itu d e (d e g r e e )
Z o n e p a s to r a le
Latitude (degree)
22
20
18
16
14
12
5
10
15
L o ng itu d e (d e g r e e )
Figure 1 : Cartographie des cantons enquêtés dans l’enquête 12mo au Niger.
11
Tableau 2 : Répartition des enquêteurs et effectifs des troupeaux enquêtés en fonction de la zone
dans l’enquête 12mo au Niger.
Zone agropatorale
Zone patorale
Effectifs troupeaux enquêtés Nbre
Nbre
Localité Enquêteurs Bov
cap
ov
Effectifs troupeaux enquêtés
Enquêteurs Bov
cam
cap
ov
Agadez
0
0
0
0
2
16
16
16
16
Diffa
1
12
12
12
1
8
8
8
8
Dosso
2
24
24
24
0
0
0
0
0
Maradi
2
24
24
24
1
8
8
8
8
Niamey
1
12
12
12
0
0
0
0
0
Tahoua
2
24
24
24
2
16
16
16
16
Tillabery
3
36
36
35
0
0
0
0
0
Zinder
1
12
12
12
2
16
16
16
16
Total
12
144
144
144
8
64
64
64
64
Tableau 3 : Répartition des effectifs d’animaux enquêtés par région et selon la zone dans
l’enquête 12mo au Niger.
Tableau: Repartition des effectifs d'animaux enquêtés
Zone agropastorale
Localité
Agadez
Diffa
Dosso
Maradi
Niamey
Tahoua
Tillabery
Zinder
Total
Bovins
0
270
677
497
238
436
748
224
3090
CamelinsCaprins
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
425
622
713
238
633
979
227
3837
Zone pastorale
Ovins
0
253
665
569
219
593
822
255
3376
Bovins
Camelins Caprins
502
288
0
345
0
537
0
502
2174
588
332
0
389
0
496
0
437
2242
644
362
0
262
0
503
0
461
2232
Ovins
899
269
0
291
0
521
0
507
2487
1.3 Résultats
1.3.1 Description des pratiques d’élevage
L’enquête s’est penchée sur les pratiques d’élevage au niveau des ménages,
notamment les aspects liés à la transhumance, la complémentation, les pratiques
d’embouche, la sélection des reproducteurs et la traite. A cela il faut ajouter tous les aspects
liés à l’utilisation de la fumure organique dans le cadre de l’intégration de l’agriculture et de
l’élevage. Enfin les pratiques de vaccination et de déparasitage ont été également abordées
au cours de cette enquête. Il ressort du traitement des données les faits marquants
suivants.
12
Lors du traitement des données (notamment dans le calcul des pourcentages de
ménages utilisant telle ou telle pratique), pour une espèce cible donnée, seuls les ménages
disposant de cette espèce ont été considérés.
1.3.2 Transhumance
Il faut rappeler que le cheptel classé comme transhumant dans le RGAC est
composé en grande partie de troupeaux qui, lors de la période des cultures, quittent la zone
agro-pastorale pour la zone pastorale du nord.
Tableau 4 : Pratique de transhumance au cours des 12 derniers mois (%).
Transhumance
Bovin
Caprins
Ovins
Camelins
OUI
58
29
40
19
NON
42
71
60
81
1.3.3 Fumure organique
En moyenne 78,64% des ménages pratiquant l’agriculture reconnaissent avoir utilisé
la fumure organique de leurs bovins pour fertiliser leurs Champs et 21, 36% ont répondu
non.
Les résultats varient beaucoup selon la zone. Ainsi en zone agropastorale,
l’utilisation de la fumure organique concerne 88 % des ménages contre 12 % qui n’en font
pas usage. En zone pastorale, 23 % des ménages utilisent la fumure organique contre 77 %
qui n’en font pas usage.
1.3.4 Pratique d’embouche
En zone agropastorale la pratique d’embouche est surtout développée chez les ovins
(59%) et les caprins (25%) en raison d’une demande forte et soutenue à l’occasion des
fêtes de fin d’année et de la Tabaski.
Cette opération qui rentre dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des
populations et singulièrement des femmes est appuyée par les projets, ONG et certains
partenaires financiers.
On constate que l’embouche ovine représente 59% en zone agro-pastorale contre
35% en zone pastorale. Il y a un fort développement de l’embouche bovine en zone agro
pastorale, 26% des ménages contre 12% des ménages en zone pastorale.
D’une manière générale le développement de l’embouche en zone agropastorale est
lié à la disponibilité des résidus et sous produits de l’agriculture.
13
Enfin même si les camelins s’y prêtent à l’intensification, les quelques rares opérations
d’embouche ne concernent que les chamelles âgées ou les animaux regroupés à des fins
d’exportation vers la Libye.
Tableau 5 : Pratique d’embouche selon la zone (%)
Pratique
Oui
Non
Zone agropastorale
Zone pastorale
Bovins Camelins Caprins Ovins Bovins Camelins Caprins Ovins
26
74
3
97
25
75
59
41
12
88
5
95
25
75
35
65
1.3.5 Complémentation hors embouche
La complémentation hors embouche se développe de plus en plus aujourd’hui au
Niger. En effet, après les récoltes, les sous produits de cultures sont ramassés et stockés
par les ménages en prélude à la période de soudure. Le commerce de ces sous produits
est très développé.
Ainsi, seuls les camelins du fait de leur comportement alimentaire qui leur permet de
diversifier leur alimentation (pâturage aérien) reçoivent peu de complémentation. Environ
20% et 16% des ménages distribuent respectivement des sous produits de culture et de
sous produits agroindustriels aux dromadaires. Il s’agit certainement des animaux de bât
ou de selle. Pour les autres espèces la situation varie entre 60% et 79% des ménages pour
les sous produits de culture et entre 56% et 88% pour les sous produits agro industriels.
Tableau 6 : Pratique de la complémentation hors embouche (%)
Sous produits de culture
Pratique Bovins
Sous produits agro industriels
Camelins Caprins Ovins
Bovins
Camelins Caprins Ovins
Oui
79
20
60
68
88
16
56
75
Non
21
80
40
32
12
84
44
25
La situation détaillée de la complémentation hors embouche est donnée en annexe.
D’une manière générale, on constate très peu de différence quelle que soit la zone en ce
qui concerne l’utilisation des sous produits agroindustriels. En revanche pour les sous
produits de culture, il y a de plus en plus de difficulté pour les nomades d’y accéder du fait
de leur mode d’élevage mais aussi des pratiques de ramassage des sous produits.
1.3.6 Sélection des reproducteurs
Chaque organisme ayant une vie individuelle limitée dans le temps, il est nécessaire
qu’un mécanisme intervienne pour assurer la continuité de la vie et maintenir la pérennité
de l’espèce. Ce mécanisme qui s’appelle reproduction est bien perçu par les éleveurs.
(Citation auteur ?)
14
L’enquête réalisée atteste que entre 55% et 65% des ménages enquêtés toute zone
comprise n’a pas de problème de sélection des reproducteurs. Cependant en zone
agropastorale, le problème est plus important qu’en zone pastorale car dans certains
troupeaux, le problème de géniteur se pose avec acuité.
Tableau 7 : Pratique de la sélection en reproduction (%)
Pratique
Bovins
Camelins
Caprins
Ovins
Oui
63
55
65
65
Non
37
45
35
35
1.3.7 Traction bovine
L’utilisation de la traction bovine pour le travail ne représente que 33% des ménages.
Elle est de 40% en zone agropastorale et 19% en zone pastorale particulièrement pour
l’exhaure. Dans les deux cas, il faut noter que d’autres forces de traction (asin, camelin)
sont utilisées par les ménages.
Tableau 8 : Utilisation de la traction bovine pour le travail : labour, semis, transport, exhaure
Pratique
Globale
Zone agropastorale
Zone pastorale
Oui
33
40
19
Non
67
60
81
1.3.8 Production laitière
Le lait intervient dans une large proportion dans l’alimentation des ménages. Dans
certains cas il constitue l’élément essentiel de la ration alimentaire. La traite est développée
pour non seulement subvenir aux besoins des ménages mais aussi pour commercialiser le
surplus soit aux privés, ou transformé en lait caillé, beurre et fromage selon les zones et les
groupes ethniques mais aussi selon le type de lait.
Pour des raisons sociologiques et/ou culinaires,la traite des ovins est peu
développée en zone agropastorale (9%) contre 49% en zone pastorale ; il en est de même
pour la traite des camelins et des caprins plus développée en zone pastorale qu’en zone
agropastorale.
La traite des ovins est réalisée en zone pastorale et rentre dans la fabrication du
fromage à base de lait de brebis.
15
Tableau 9 : pratique de la traite (%).
Zone agropastorale
Pratique
Bovins
Camelins
Zone pastorale
Caprins Ovins Bovins
Camelins
Caprins
Ovins
Oui
86
12
38
9
93
75
71
49
Non
14
88
62
91
7
25
29
51
1.3.9 Vaccination
Les résultats des investigations menées sont défavorables. En effet, s’agissant des
vaccinations obligatoires (PPCB et PPR), force est de constater que chez les ovins et
caprins, 50% à 86% des troupeaux des ménages enquêtés n’ont reçu aucune dose
vaccinale au cours de ces douze derniers mois.
Pour les autres maladies qui ne font pas l’objet de campagne systématique, la situation est
beaucoup plus préoccupante. Pour la pasteurellose et toutes espèces confondues, on
constate que plus de 80% des troupeaux ne sont pas vaccinés.
Tableau 10 : Pratique de vaccination (%)
Bovins
Camelins
Charb
Vaccination
PPCB
Charb
Charb
Past
Charb
bact
PPR
Symp
past
50
80
90,4
93
88
99
Tout le
troupeau
46
19
9,4
7
11,6
1
4
1
0,2
0
0,4
Charb
clav
bact
Aucune
Ovins
Charb
Past
Symp
Une partie du
troupeau
Caprins
PPR
Past
clav
bact
1
bact
83,3
81,7
97,0
95
85,6
80,6
96
98,18
16,4
18
3,0
5
14,2
19,2
4
1,65
0,3
0,3
0,2
0,2
0,17
En zone agropastorale, on constate que 52% des troupeaux enquêtés sont vaccinés
contre 31% en zone pastorale, du fait certainement des actions des mandataires sanitaires.
Pour la pasteurellose la situation révèle 16 % et 24%
respectivement en zone
agropastorale et pastorale.
Cependant, pour les camelins, aucune vaccination en dehors de la pasteurellose n’est
effectuée. Elle est de 14% en zone pastorale.
Pour les petits ruminants, la situation est pratiquement la même quelle que soit la zone.
Les détails des pratiques de vaccination selon la zone sont en annexe.
16
1.3.10 Déparasitage des animaux
La lutte contre le parasitisme interne et externe requiert la mise en œuvre d’un
programme rigoureux de prophylaxie. Il est en général recommandé au Sahel, deux
séances de déparasitage par an : début et fin de la saison des pluies.
L’enquête vient de révéler un faible pourcentage de ménages réalisant un déparasitage
interne systématique (13% chez les bovins, 6% chez les camelins, 9% chez les caprins et
10% chez les bovins.
Cependant, il faut noter que les animaux faisant l’objet de spéculation sont en général
déparasités. Il s’agit des animaux d’embouche, de femelles reproductrices et des camelins
dès les premières pluies.
Tableau 11 : Pratique de déparasitage interne et externe (%).
Déparasitage interne
Pratique
Bovins
Déparasitage externe
Camelins Caprins Ovins
Bovins
Camelins Caprins
Ovins
Aucun
60
66
66
56
89
71
88
87
Tout le troupeau
13
6
9
10
8
3
4
4
Une partie du troupeau
27
29
25
35
2
26
8
9
Le déparasitage externe est plus i mportant chez les camelins (26%) et concernent le traitement
de la gale et des tiques. Chez les bovins on constate que 8% sont déparasités contre les tiques.
1.4 Paramètres démographiques
1.4.1 Taille des troupeaux enquêtés
La taille des troupeaux de bovins enquêtés a varié de 10 à 55 ani maux, avec une moyenne
de 21.45 animaux en zone agropastorale. En revanche en zone pastorale, cette taille a varié de 20 à
86 animaux avec une moyenne de 33.97 animaux.
Les camelins ont été enquêtés uniquement dans la zone pastorale avec une taille variant
entre 16 et 79 animaux avec une moyenne de 35 animaux..
Enfin chez les ovins et caprins de la zone agropastorale, la moyenne des ani maux enquêtés
est respectivement de 23.61 et 26.64 ani maux. Cette taille est plus élevée en zone pastorale avec
respectivement 38.85 et 34.87 chez les ovins et les caprins.
Le maximum d’animaux enquêtés est observé chez les caprins en zone pastorale avec 125
ani maux et les ovins avec 101 ani maux.
17
Tableau 12 : taille des troupeaux enquêtés (effectif des animaux).
Zone
Agropastorale
Espèces
Bovins
Caprins
Ovins
Bovins
Camelins
Caprins
Ovins
Pastorale
Moyenne
21.45
26.64
23.61
33.97
35.03
34.87
38.85
minimum
10
14
15
20
16
20
20
maximum
55
82
72
86
79
125
101
1.4.2 Structure par sexe
La présente enquête a permis de noter que les proportions de femelles dans les
troupeaux de bovins, d'ovins, de caprins et de camelins sont respectivement de 78, 79, 80
et 73%. Ces proportions peuvent être surestimées, notamment pour les bovins, en raison
du plan d’échantillonnage qui a privilégié les grands troupeaux (en éliminant les petits
troupeaux de mâles utilisés pour la traction animale).
En fonction de la zone, on note une variation de ces proportions avec 80% des femelles en
zone agropastorale contre 76% en zone pastorale ou la tendance à garder des mâles
castrés dans les troupeaux est devenue une pratique de certaines communautés
pastorales.
Par contre chez les camelins, les proportions sont de 73% de femelles contre 27% de
mâles. La tendance est pratiquement la même quelle que soit la zone.
Tableau 13 : structure par sexe (%)
Sexe
Proportion d’animaux en %
Bovins
Femelles
Mâles
Ovins
78
22
Caprins
79
21
Camelins
80
20
73
27
1.4.3 Structure d’âge
D’une manière générale, on constate que les femelles et les mâles âgés de moins
d'un an (âge révolu 0) ont représenté respectivement 17 et 10 % du cheptel de bovins, 25%
et 14% du cheptel ovins, 26% et 15% du cheptel caprins et enfin 17% et 10% du cheptel
camelin.
L'âge révolu maximal a été de 20 ans pour les femelles et de 15 ans pour les mâles chez
les bovins, 11 ans et 7 ans respectivement chez les femelles et mâles des ovins, et 13 ans
pour les femelles et 9 ans pour les mâles chez les caprins et enfin chez les camelins il est
de 30 ans pour les femelles et 17 ans pour les mâles.
Classe
Bovins
Camelins
18
Femelles
Mâles
ZP
ZAP
ZP
Total
ZAP
ZP
Total Femelles Mâles
0 -1 an
0,157
0,177
0,334
0,096
0,111
0,207
0,174
0,104
>1 à 4 ans
0,188
0,178
0,366
0,074
0,064
0,138
0,129
0,07
> 4 ans
0,451
0,406
0,857
0,034
0,065
0,099
0,428
0,095
Tableau 14 : Distribution des bovins et camelins selon le sexe et le groupe d’âge
Tableau 15 : Distribution des ovins et caprins selon le sexe et le groupe d’âge et
en fonction des zones.
Classe
d’âge
exact
Caprins
Femelles
Ovins
Mâles
Femelles
Mâles
ZAP
ZP
Total
ZAP
ZP
Total
ZAP
ZP
Total
ZAP
ZP
Total
0 -1 an 0,272
0,25
0,523
0,159
0,138
0,297
0,264
0,241
0,505
0,16
0,1
0,263
>1 an
0,54
1,071
0,034
0,075
0,109
0,516
0,565
1,081
0,06
0,09 0,151
0,535
Tableau 16 : Structure par sexe et âge .
Age
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
Bov ins
F
0,165
0,037
0,070
0,077
0,074
0,073
0,076
0,061
0,055
0,033
0,023
0,008
0,013
0,005
0,006
0,003
0,001
0,001
0,000
0,000
0,001
M
0,102
0,021
0,030
0,020
0,017
0,011
0,009
0,004
0,002
0,002
0,002
0,000
0,000
0,000
0,000
0,000
Caprins
F
0,264
0,108
0,122
0,103
0,084
0,058
0,033
0,016
0,006
0,002
0,002
0,001
0,000
0,000
M
0,151
0,020
0,018
0,007
0,002
0,001
0,000
0,000
0,000
0,000
Ovins
F
M
0,254
0,136
0,103
0,031
0,112
0,023
0,115
0,013
0,09
0,004
0,056
0,001
0,033
0,001
0,017
0,000
0,006
0,002
0,002
0,000
Camelins
F
M
0,174
0,104
0,033
0,016
0,046
0,034
0,051
0,021
0,054
0,017
0,049
0,015
0,064
0,014
0,053
0,017
0,070
0,014
0,034
0,006
0,034
0,006
0,011
0,000
0,024
0,003
0,009
0,002
0,006
0,001
0,008
0,000
0,005
0,000
0,001
0,000
0,002
0,000
0,001
0,000
0,000
19
1.4.4 Paramètres de reproduction
Voir Lesnoff et al. (2007b) pour les méthodes de calcul.
Tableau 17 : Taux de mise bas, de prolificité et de mortinatalité (Bovins et camelins >= à 4ans , Ovin
et caprins >= 1 an).
Paramètres
Taux instantanés de mise bas
-1
(année ) (*)
Bovins
Ovins
Caprins
Camelins
0.644
0.741
0.81
0.682
Taux de prolificité
1.01
1.05
1.15
1.00
Taux de prolificité nette
Taux de mortinatalité et
prolificité nette
Intervalle entre mise bas (en
année)
0.95
0.96
1.02
0.91
0.05
0.09
0.12
0.09
1.55
1.35
1.23
1.47
(*) : C’est le nombre moyen de mises bas qu’a une femelle si elle est présente sur toute l’année.
L’intervalle entre mise bas est calculé par la formule suivante : IMB= 1/ h (h étant le taux de mise
bas).
1.4.5 Taux de mort naturelle, d’exploitation et d’importation
Voir Lesnoff et al. (2007b) pour les méthodes de calcul.
Tableau 18 : Taux instantanés annuels de mort naturelle, d'exploitation, d'importation chez les
bovins (année-1).
Paramètre
Sexe
Taux de mort
naturelle
Taux d'exploitation
Taux d'importation
Taux d’exploitation nette
F
M
F
M
F
M
F
M
Bovins
Camelins
Caprins
Ovins
0 à 1an
exact
> 1 an
exact
0 à 1an
exact
> 1 an
exact
0à
1an
exact
> 1 an
exact
0 à 1an
exact
> 1 an
exact
0.060
0.055
0.096
0.335
0.016
0.044
0.081
0.291
0.334
0.329
0.249
0.707
0.089
0.036
0.160
0.671
0.121
0.188
0.182
0.931
0.054
0.038
0.128
0.893
0.232
0.303
0.242
0.524
0.119
0.119
0.123
0.405
0.124
0.174
0.209
0.934
0.092
0.149
0.117
0.785
0.112
0.102
0.176
0.390
0.08
0.051
0.098
0.340
0.058
0.051
0.125
0.392
0.112
0.116
0.013
0.276
0.128
0.260
0.068
0.229
0.00
0.012
0.068
0.217
Tableau 19 : Taux de probabilités annuelles de mort naturelle et d’exploitation (en %).
Paramètre
Taux de mort
naturelle
Taux d’exploitation
nette
Sexe
F
M
F
M
Bovins
Camelins
Caprins
Ovins
0 à 1an
exact
> 1 an
exact
0 à 1an
exact
> 1 an
exact
0 à 1an
exact
> 1 an
exact
0 à 1an
exact
> 1 an
exact
10.1
8.0
8.8
28.05
5.6
4.3
1.2
23.5
11.6
20.7
6.2
17.2
5.6
4.6
7.6
24.6
26.8
23.3
9.8
12.01
10.7
12.01
10.4
50.2
19.1
19.3
13.3
42.8
10.9
10.6
11.3
54.8
20
1.4.6 Taux de croît annuels du cheptel
Le calcul des taux de croît annuels par espèce ont été réalisées à partir du logiciel
DynMod, développé par Cirad et Ilri sous Microsoft Excel ©. DynMod est un outil simple
permettant de simuler la dynamique et la production sur 20 ans d’un cheptel, sous
différentes hypothèses de paramètres.
Il ne faut pas oublier que les estimations présentées ci-dessous restent approximatives et
dépendent de la validité des paramètres démographiques.
Tableau 20 : Taux de croît annuels du cheptel estimés en 2007.
Taux de
croît (*)
Bovins
Camelins
Caprins
Ovins
Equins
Asins
+6 %
+ 1,3 %
4%
3,5 %
1%
2%
(*) : Il s’agit du taux de croît annuel si les paramètres restaient constants sur plusieurs années.
Au cours de la présente enquête, il a été observé des taux de mort naturelle et
d’exploitation du cheptel relativement élevés, surtout au niveau des petits ruminants. Ceci a
fortement contribué à la dégradation des taux de croît chez les caprins et les ovins.
DynMod permet de quantifier l’impact d’amélioration des paramètres démographiques sur la
dynamique et la production des cheptels. Par exemple, des hypothèses de réduction du
taux de mortalité de 50% chez les ovins et 40% chez les caprins (par exemple par
vaccinations et déparasitages) engendreraient des taux de croît comme suit (si toutes les
autres conditions restaient identiques par ailleurs) :
Conclusions et recommandations
21
L’enquête nationale 12mo au Niger a été riche d’enseignements. D’une part, elle a apporté
des données quantitatives sur la situation de l’élevage au Niger et sur les paramètres
démographiques des cheptels. D’autre part, elle a constitué un essai en « grandeur nature »
d’une méthodologie d’enquête.
Ce dernier point est particulièrement important car, avec différents partenaires
comme le Cirad, il a permis de faire évoluer significativement la réflexion sur les stratégies à
mettre en place au niveau des pays pour l’amélioration des statistiques nationales sur
l’élevage. Ainsi, à notre connaissance, il n’existe actuellement aucun système viable et
performant permettant d’estimer chaque année les productions animales (démographiques
ou autres) au niveau des pays d’Afrique Sub-saharienne. Même en employant des
méthodes d’enquête démographique dites « rapides », comme 12mo, la mise en œuvre de
ces méthodes sur une échelle nationale demande une charge de travail considérable (qui
va de l’enquête de terrain jusqu’à la saisie, la correction et l’analyse des données) et qu’il
est très difficile, voire impossible, de pérenniser en enquêtes routinières annuelles. La mise
en œuvre annuelle de telles méthodes nous paraît actuellement trop ambitieuse par rapport
aux moyens humains, financiers et techniques dont disposent les services techniques du
Ministère des Ressources Animales.
Pour l’amélioration des statistiques nationales au sein des services techniques, il est
préconisé aujourd’hui une démarche plus réaliste et progressive avec trois axes de
développement :
Axe 1. Améliorer les enquêtes nationales d’effectifs d’animaux domestiques
(Communément appelées « recensements ») et augmenter leur fréquence (par exemple,
une enquête tous les cinq ans). Les objectifs sont :
● de disposer d’une méthodologie validée, robuste, documentée et reproductible à
l’identique pour pouvoir comparer les résultats chronologiques ;
● de mieux valoriser les résultats (description des systèmes d’élevage, fiabilité
des estimations, cartographies, disponibilité et transparence des bases de
données, etc.).
Axe 2. Améliorer le système de suivi national mensuel des marchés à bétail (pour le
nombre de marché, les prix).
Axe 3. Internaliser un ensemble de méthodes pour l’étude de la démographie et de la
production des cheptels. Cet ensemble de méthodes consiste en :
● des méthodes d’enquête de terrain pour l’estimation des paramètres de
production (taux de reproduction, de mortalité, d’exploitation, etc.) pouvant être
mises en œuvre de manière ponctuelle au niveau local ou national pour l’étude
d’un système de production donné ou pour estimer l’impact d’un choc
(sécheresse ou épidémie) ou d’un projet de développement
● des outils de prédiction et d’aide à la décision (comme DynMod par exemple)
permettant de réaliser des études ex post ou ex ante sous différents scénari.
22
DEUXIEME PARTIE
DENOMBREMENT DES ENCLAVES PASTORALES
MISE EN PLACE DE TRANSECT
ET SUIVI DE LA BIOMASSE
23
I INTRODUCTION
L’établissement du bilan fourrager annuel a pour objectif d’estimer la quantité et la
qualité de la biomasse fourragère produite au plan national. Ce bilan est calculé à partir
de :
- Détermination des besoins alimentaires du cheptel
- Estimations des résidus de récoltes et de transformations
- Estimation des pâturages naturels (herbacés, arbustives)
L’évaluation de la campagne pastorale est faite sur la base d’un dispositif mis en
place sur le terrain par le ministère des ressources animales, particulièrement au niveau de
la zone pastorale où des données de biomasse sont collectées sur 58 sites seulement au
cours d’une mission.
Il a de ce fait été noté certaines insuffisances particulièrement au niveau du nombre
de sites échantillons et de la non prise en compte des productions de biomasse des
enclaves pastorales/forêts se trouvant en zone agricole.
A cet effet le suivi de la campagne agro-pastorale a mis en place avec l’appui du
RGAC un dispositif de terrain permettant d’améliorer la qualité et la fiabilité des résultats à
travers :

Une meilleure couverture des régions en sites ;

Une intégration de la biomasse herbacée se trouvant au niveau des enclaves et
certains massifs forestiers en zone agricole ;

Une redynamisation du personnel de terrain chargé de la collecte des données au
sol.
L’appui du RGAC a particulièrement consisté en un renforcement des capacités des
agents de l’élevage à travers :
- la détermination des enclaves pastorales (nombre et position géographique)
- la pose, la lecture et le suivi des transects,
- la manipulation des outils de travail en particulier le GPS.
II Rappel sur les caractéristiques des pâturages et le pastoralisme
2.1 Contexte Général
L’étude d’un pâturage est d’abord un inventaire des espèces végétales, une
appréciation de leur production potentielle en fourrage et de leur réaction aux facteurs
broutage, piétinement…
Elle doit déboucher essentiellement sur l’estimation de sa capacité de charge : combien
d’animaux peut-il supporter sans se détériorer ? Quelle production de lait, de force de travail
ou quelle production de viande peut-on espérer à l’hectare et par an.
Le pâturage doit donc être considéré comme une machine à grande longévité, susceptible
24
de fournir de la viande, du lait ou du travail sans se détériorer.
Pour cela il est nécessaire de bien connaître sa nature et son mécanisme, ses possibilités
et ses faiblesses. Son mode d’emploi et les conditions d’entretien devraient alors faire
l’objet d’une notice descriptive, disponible pour tout utilisateur éventuel.
L’une des premières démarches est de caractériser le pâturage, c’est à dire : le décrire,
estimer sa production et prévoir son dynamisme. Une bonne connaissance des plantes et
des types de végétation de la région est alors nécessaire :
 Quelles sont les espèces, Quel est leur nombre relatif (abondance) ?
 Quelles sont les espèces caractéristiques ?
 A quel type physionomique de végétation appartient le pâturage (désert, steppe
subdésertique, steppe herbeuse à fourrés, savane arbustive, savane boisée avec
forêt claire, etc.… ?
L’élevage joue un rôle économique très important dans les pays sahéliens et plus
particulièrement au Niger où cette activité est de plus en plus le poumon de l’économie
nationale avec plus de 16% du PIB. Sa principale caractéristique est qu’elle est encore de
nos jours pratiquée de façon traditionnelle c’est à dire faisant recours à très peu
d’investissement. Il intéresse aujourd’hui plus de 2 millions de personnes.
L’élevage a payé de lourds tributs suite aux sécheresses successives, de la récession
économique et des crises sociales surtout démographique. Il est très vulnérable car
jusqu’aujourd’hui tributaire des aléas climatiques qui ont entraîné d’ailleurs, au cours de ces
décennies, la relocalisation de la majorité des troupeaux dans la zone sud agricole.
Un autre fait saillant de l’élevage au Niger est le changement notoire dans la proportion des
espèces qui composent les troupeaux des éleveurs « purs » et le développement dans la
zone nord des « espèces refuges » tels que les camelins et les petits ruminants comme
adaptation aux calamités naturelles.
L’ensemble de cette population animale, dont le nombre exact n’est guère connu, tire la
substance de l’exploitation de la biomasse foliaire de la végétation qui pousse dans :
 les pâturages naturels ;
 les champs (résidus des cultures et fourrage interstitiel) ;
 et les zones aménagées
L’analyse de l’élevage dans la zone d’intervention d’un projet tel que « le Projet
d’Aménagement des Forêts Naturelles » révèle un ensemble de contraintes à sa
valorisation. Il s’agit en particulier :
de l’amenuisement de certains massifs forestiers au profit de l’agriculture ;
du surpâturage ;
des conflits réguliers ;
du manque d’encadrement et parfois la non prise en compte des aspects pastoraux
dans les plans d’aménagement forestier;
 de l’extrême mobilité des éleveurs et de leurs troupeaux ;
 de la présence des feux de brousse ;
 de la faiblesse des investissements dans le secteur.




Dans ce contexte, l’on ne peut gérer et aménager que ce l’on a pu quantifier, d’où la
nécessité d’élaborer des méthodes d’étude, d’évaluation et de suivi des ressources
végétales.
25
Ce document tente de mettre à la disposition des utilisateurs, des méthodes fiables
d’études et de gestion des ressources fourragères dont certaines ont déjà fait leur preuve
au Niger.
2.2 Caractéristiques de la Végétation Sahélienne
La répartition des diverses formations végétales sahéliennes est étroitement fonction
du bilan hydrique comme l’indique le tableau N°1 ci-dessous.
Le gradient pluviométrique nord-sud, mais également la topographie ainsi que la texture du
sol interviennent dans la distribution des espèces. La coexistence entre espèces herbacées
annuelles, vivaces et espèces ligneuses est favorisée par les diverses formes du système
racinaire qui permettent une pleine exploitation des réserves en eau.
Grâce à la diversité des modes d’enracinement des végétaux, l’humidité du sol est donc
utilisée à tous les niveaux, ce qui réduit d’autant la concurrence entre couvert ligneux et
couvert herbacé.
En période de bonne pluviosité, l’équilibre entre les espèces se maintient et dépend des
conditions édapho-climatiques des stations.
Avec le gradient pluviométrique nord-sud, coïncide une succession latitudinale
caractéristique d’espèces ligneuses. On retrouve Acacia raddiana et Acacia senegal,
espèces épineuses à feuilles caduques fines et Maerua crassifolia, à petites feuilles
épaisses qui font place vers l’isohyète 400 mm à des espèces à feuilles caduques et larges
telles Combretum glutinosum, Sclerocarya birrea.
La limite sahélienne sud se traduit par la présence de nouvelles espèces comme : Bombax
costatum et Butyrospermum paradoxum.
A cette distribution nord-sud va s’ajouter de façon plus marquante l’influence édaphique et,
en particulier la texture des premiers centimètres du sol pour la dispersion des espèces
herbacées : Aristida mutabilis et Cenchrus biflorus sur texture sableuse, contre Panicum
laetum et Schoenefeldia gracilis sur texture fine/limoneuses à argileuse. Dans le sud de la
bande sahélienne, la répartition des graminées à grand développement, annuelles ou
vivaces est également liée à la texture du sol. Andropogon gayanus, Ctenium elegans,
Loudetia togoensis, Pennicetum pedicellatum sur sol sableux à sablo-limoneux.
Cymbopogon schoenantus et encore Schoenefeldia gracilis sur limono- argileux.
La répartition du déficit pluviométrique contribue à la disparition progressive des espèces
herbacées vivaces et de quelques peuplements ligneux. Cette disparition du couvert
végétal a facilité l’effet de l’érosion éolienne et le décapage par les eaux pluviales, laissant
parfois un sol tronqué et imperméable.
Tableau 1 : Différentes formations végétales sahéliennes
26
Dénomination
Zone
Secteur
Pluies
(mm)
Physionomie
(végétation)
Dominance floristique
Ligneux
Herbacées
100
Sahel
Saharien
200
Steppe
contractée
Acacia tortilis
Panicum turgidum
Sahélien
400
Steppe
arbustive
Aristida mutabilis
Acacia senegal
Schoenefeldia gracilis
Acacia tortilis
Balanites aegyptiaca Aristida adscensionis
Acacia ehrenbergiana
Sahélosoudanien
600
Steppe
arbustive
et/ou arborée
Combretum
glutinosum
Sclerocarya birrea
Acacia seyal
Cenchrus biflorus
Eragrostis tremula
Schoenefeldia gracilis
Loudetia togoensis
Echinochloa stagnina
Source: Elevage en pays tropicaux J. PAGOT, 1985
2.3 Problématique et situation actuelle du pastoralisme au Niger
L’élevage a connu une évolution très rapide depuis le choc de la grande sécheresse de
1970, et dès lors on assiste à un transfert progressif de la propriété des animaux au profit
des populations sédentaires et à la recrudescence des demandes de terres par les
nomades appauvris.
Malgré l’importance des espaces forestiers dans la stratégie des pasteurs, les changements
sociaux qui s’opèrent conjugué à la raréfaction des ressources risquent de conduire à
l’exclusion pure et simple des transhumants. Les conditions imposées aux éleveurs à travers
les chefs coutumiers deviennent de plus en plus dures et dissuasives (contrôle du séjour,
interdictions et pressions diverses, etc.,…).
Cependant, l'expérience des projets d’aménagement a permis de mettre en évidence les
risques réels encourus lorsque les aspects pastoraux venaient à être sous-estimés ou bien
lorsque les éleveurs n'étaient pas associés à la démarche de création des marchés ruraux. En
ce sens que, au Niger, il est difficile de dissocier foresterie et pastoralisme qui par définition
est « tout système d’élevage consistant à assurer l’alimentation et l’abreuvement des
animaux par l’exploitation directe des ressources naturelles sur des espaces déterminés et
impliquant la mobilité des animaux ». Les cadres de l’élevage se sont engagés à protéger et
27
sauvegarder les massifs forestiers qui constituent les zones essentielles de parcours pour le
bétail.
C’est pourquoi, un système de communication, d'animation et sensibilisation approprié doit
être envisagé dans un cadre participatif pour l'établissement de règles de gestion consensuelle
entre usagers permanents et temporaires des espaces forestiers. Parallèlement, des
dispositions techniques particulières sont à prendre dans le domaine de l'élevage pour
atténuer certains impacts des aménagements forestiers notamment les mises en défens.
Les réserves de pâturage contenues dans les forêts naturelles ont une valeur considérable
dans la stratégie des pasteurs pour la survie de leurs animaux. La présence de massifs
forestiers dans une région confère à celle-ci une importance capitale dans l’organisation de
l’élevage aussi bien transhumant que sédentaire. Les forêts situées en milieux agricoles
offrent, en effet, aux éleveurs l’opportunité de marquer des pauses d’étapes lors de leurs
déplacements saisonniers, et la possibilité de disposer de refuges temporaires pendant les
périodes de culture et de replis aux moments des crises pastorales.
L’éleveur qui fonde la survie de son cheptel, et de son économie sociale, sur la mobilité des
troupeaux est amené à conduire son activité en tenant compte de trois facteurs déterminants :
● Les ressources disponibles dans sa propre zone d’attache ;
● La possibilité d’accéder à d’autres ressources situées dans d’autres régions
lorsqu’il peut se prévaloir d’une relation de réciprocité et d’échange avec les
communautés qui en assurent le contrôle ;
● L’existence de ressources naturelles dont le statut autorise un accès libre.
C’est en raison de ce dernier facteur que les forêts naturelles, qui jouissent encore d’un statut
communautaire de « Dawan Gomna », ont continué de susciter une compétition effrénée entre
les éleveurs et les agriculteurs, ces derniers considérant les terres des forêts comme des
réserves agricoles.
Malgré cela, ces espaces drainent un important cheptel appartenant généralement à des
éleveurs "étrangers" à la zone, des transhumants en transit ou en séjour plus long pour profiter
des pâturages et des points d'eau villageois et exploiter les résidus agricoles dans les champs
avoisinants, en attendant le retour de l'hivernage.
L'arrivée des éleveurs sur les terroirs agricoles donne l'opportunité aux sédentaires et
transhumants de nouer des relations sociales et économiques très profitables aux uns et aux
autres. Les échanges se font sur les marchés, produits d'élevage contre céréales, en même
temps que se concluent des arrangements pour le gardiennage, pour la fumure des champs
ou le fonçage de puits à la satisfaction de tous.
Cependant, les déséquilibres écologiques de ces dernières années conjugués aux facteurs
anthropiques (occupation agricole, prélèvement anarchique de sous-produits, etc.,…), ont
accentué la fragilité des domaines forestiers et leur vulnérabilité, particulièrement aux usages
pastoraux, compromettant ainsi l’intérêt stratégique que représentent pour l’élevage les forêts
28
notamment par exemple le complexe de Marigouna Béla (antenne de Dosso), située sur les
rives du dallol Bosso et celle de Goulbi N’Kaba ( antenne de Mayahi) qui occupe le lit même
de la rivière éponyme.
Cette forme d’exploitation des ressources n’est plus l’apanage de groupes spécialisés et
dont l’identité est demeurée trop longtemps attachée au pastoralisme et à la mobilité qu’il
induit. Il est aujourd’hui connu de tous les spécialistes que non seulement les troupeaux qui
sont conduits par ces pasteurs sont composés en grande partie d’animaux appartenant aux
sédentaires mais aussi que ces mêmes sédentaires s’adonnent de plus en plus aussi à la
transhumance et au nomadisme.
Dans ce contexte, il est important de prendre en compte les aspects pastoraux dans tout le
processus d’aménagement au niveau des parcours pour une gestion durable et concertée
des ressources.
III Dénombrement des enclaves pastorales, mise en place de transect et suivi de
la biomasse
3.1 Objectif
Il s’agit de mettre en place le dispositif de dénombrement des enclaves pastorales et
d’évaluation (transect, placettes…) de la biomasse herbacée au niveau de ces enclaves
pastorales et massifs forestiers situés en zone agricole en collaboration avec les directions
régionales. Il y a lieu de préciser qu’un transect est une ligne matérialisée par un doubledécamètre, un cordeau ou une chaîne d’arpenteur tendue sur une distance donnée. Elle
permet de définir des échantillons par lecture à intervalles réguliers.
3.2 Méthodologie de travail
Le travail sera axé sur l’inventaire des enclaves et la pose des transects.
Ainsi des transects représentatifs seront mis en place au niveau de chaque enclave retenue
avec matérialisation à la peinture et un géo-référencement du point de départ et du point
d’arrivée. Ces transects seront suivis et reportés sur fond cartographique pour constituer
une base de données au ministère des ressources animales. Ce travail, étalé sur quatre
mois, s’est déroulé en plusieurs étapes.
3.3 Formation
L’objectif global est la formation des cadres du Ministère des Ressources Animales
sur les outils d’installation de transect, de collecte, d’analyse des données de biomasse et
de prévision des crises alimentaires.
Cette formation vise à travers ses objectifs spécifiques à :
● Former les cadres régionaux à la lecture et à l’utilisation du GPS
● Former les cadres régionaux sur les techniques d’évaluations des ressources
fourragères au niveau des enclaves, de saisie des questionnaires et un
prétraitement des données pour calculer les rendements par site d’observation
● Former les cadres régionaux à la lecture des transects ;
29
3.4 Les résultats attendus sont :
- Le dénombrement de toutes les enclaves pastorales
- La formation de tous les acteurs ;
- La maîtrise des outils de collecte des données ;
3.5 Dénombrement des enclaves
3.5.1 Objectif :
L’objectif global est d’évaluer la contribution en biomasse (herbacée et arbustive) des
enclaves pastorales. Il s’agit pour ce faire de dénombrer et centraliser les informations
portant sur les enclaves par région et choisir les échantillons à suivre.
3.5.2 Résultats du dénombrement des enclaves :
Tableau N° 2 : Répartition des enclaves pastorales par région et caractérisation par type
de végétation.
TYPE DE FORMATION VEGETALE
Steppe
Steppe
Steppe
Total
Savane
Régions
arbustive
arborée
herbeuse
Diffa
14
22
36
Dosso
72
30
8
110
Maradi
122
8
37
167
Tahoua
72
6
66
144
Tillabéri
80
38
1
119
Zinder
72
162
77
45
356
Niamey
9
1
10
Total
441
266
190
45
942
Caractéristiques des enclaves
Au total 942 enclaves pastorales ont été dénombrées et géo référencées. On notera
que la région de Zinder totalise à elle seule 356. Ces enclaves ont fait l’objet de plusieurs
classifications sur la base :
 Des types de formations végétales : elles sont comme indiquées ci-dessus de
quatre ordre, d’importance variable. Ainsi il ressort de ce tableau que les steppes
arbustives sont de loin les plus nombreuses (441) contre 45 pour la savane.
 Des superficies, niveau régional puis départemental : c’est ainsi que la superficie
totale des enclaves est estimée à 7 739km2 dont plus de 35 % à Zinder, ces
superficies variant de moins d’un Km2 à plus de 75 km2.
 De la matérialisation : ainsi on remarque que sur les 942 enclaves, 180 seulement
sont bornées, 50 matérialisées avec une haie vive contre 712 qui n’ont fait l’objet
d’aucune action de matérialisation. Ceci explique la fréquence des conflits
champêtres observés çà et là (Boboye, Maradi etc.) par manque de respect de ces
aires de pâturages
30
 De l’existence ou non de parc couloir de vaccination : on relève que 27 seulement
en sont dotés.
 De la présence de points d’eau : on notera que 435 enclaves sont dépourvues de
points d’eau.
Elaboration d’une base de données
Au terme de cette étude le ministère des ressources animales a pu mettre en place
une base de données très fournie portant sur :
- les sites de collecte en zone pastorale : en nombre réduit, une vingtaine, ils sont
à ce jour plus de trente. Ils sont répartis dans l’espace pastoral. Il en résulte
une bonne estimation des productions fourragères de la zone.
- les différentes enclaves pastorales, géo référencées et répertoriées par strates.
La maîtrise du nombre de ces enclaves a eu depuis lors pour corollaire une
réelle estimation des productions fourragères dans un pays de type d’élevage
extensif.
Recommandations :
Au vu de l’importance stratégique de ces enclaves dans la couverture des besoins
alimentaires du cheptel, et dans le soucis d’améliorer et de perpétuer cette contribution, il
conviendrait :
- d’assurer un bon maillage en points d’eau de ces enclaves à travers la création
de points d’eau nouveaux
- de poursuivre la matérialisation de ces enclaves
- de veiller au respect des aires de parcours et piste de passage
- d’instituer un système de gestion concertée de ces parcours
3.6 Méthode de stratification et d’échantillonnage des enclaves
La méthodologie retenue pour l’enquête est celle d’un sondage stratifié à deux
degrés. Pour déterminer la taille de l’échantillon, on a maintenu le découpage administratif
du territoire, à l’exception de la région d’Agadez, où l’agriculture pluviale n’est pas
pratiquée.
Pour l'univers étudié, les estimations sont recherchées pour chacun des 32
départements qui constituent l'univers statistique. Ces entités géographiques sont donc
considérées comme des domaines d'études. Les tirages et les estimations sont faits de façon
indépendante dans chaque strate.
3.6.1 Stratification
Pour disposer des unités de collecte homogènes, les enclaves pastorales en zone
agricole ont été caractérisées et reparties en 3 strates et sont retenues comme unités
31
statistiques de deuxième degré pour constituer la base de sondage. La base de sondage a
été constituée par la liste exhaustive des enclaves pour l’ensemble des sept régions.
3.6.2 Taille de l’échantillon/Mode de tirage
Etant donné que cette activité est en phase test, au total 100 enclaves sont enquêtées. Les
tirages des enclaves échantillons sont proportionnels à la taille de la région par rapport au
total. La collecte a duré environ deux (2) mois et a porté sur un total de cent enclaves. Il
s’en suivi l’Installation du dispositif de suivi (transect) au niveau des ces enclaves retenus
comme échantillon et la collecte de données par les points focaux sur la biomasse et
l’inventaire floristique des herbacées.
3.6.3 Choix du transect et caractérisation
L'emplacement du transect a été choisi dans le but de recouper une toposéquence :
dépression (bas-fond)-glacis-plateau, qui comporte une diversité d'unités élémentaires
intéressantes dans le cas d'un suivi environnemental : jachères d'âges divers, champs avec
des pratiques culturales variées, etc …. C’est autour du village que sont concentrés les
champs fumés avec la fumure organique c'est-à-dire le fumier, les déchets de case. Ils font
l’objet de mise en valeur continue.
3.6.4 Direction et longueur du transect
La direction et la longueur d’un transect dépendent de l’importance de l’enclave
pastorale et de la diversité en faciès et unité élémentaire.
De préférence choisir des repères naturels comme point de départ et d’arrivée ainsi
que les points intermédiaires (cf. Tableaux Points remarquables du transect, Direction
générale du transect exemple SSW- NNE en annexe)
Une fois le transect posé , il s’en suit une série d’actions dont les fiches et méthodologie de
mise en œuvre sont joints en annexe. Il s’agit de :
3.6.5 Lecture du transect :
Le contenu de la fiche ainsi que la note explicative, en annexe, donnent la
méthodologie et les éléments à prendre en compte lors de la lecture d’un transect.
3.6.6 Suivi du transect et de la biomasse
Ce suivi s’effectue à l’aide d’un guide dont copie jointe en annexe. Ce guide est
composé d’une série de fiches, sept au total.
32
3.6.7 Résultats :
Plusieurs cadres de tous les niveaux ont été formés à la mise en place des transects
.La première formation a eu lieu en 2006. En 2007 d’autres cadres ont été formés portant à
plus de 200 le nombre de cadres formés, à même de procéder à l’évaluation des pâturages.
Une centaine de transects a été mis en place au niveau d’un échantillon d’enclaves. Le
suivi et la détermination de la biomasse ont été faits sur cet échantillon d’enclaves. La
productivité de ces enclaves a été calculée et intégrée dans le bilan fourrager 2006-2007. Il
en sera ainsi pour les années à venir.
3.6.8 Recommandations
Au vu des résultats ainsi obtenus, à savoir le rehaussement du niveau des agents, la
détermination exacte du disponible fourrager, il conviendrait de tout faire pour une
généralisation de cette prestation. Quand on sait l’importance du pâturage naturel dans
l’alimentation du cheptel nigérien, les responsables à tous les niveaux doivent s’investir
encore d’avantage pour l’aboutissement d’un tel projet.
33
ANNEXES
34
Annexe 1 : Questionnaires Productivité du Cheptel
35
REPUBLIQUE DU NIGER
Ministère du Développement Agricole
Ministère des Ressources Animales
____________________________________
RECENSEMENT GENERAL DE L'AGRICULTURE ET DU CHEPTEL
ENQUETE SUR LA DEMOGRAPHIE DU CHEPTEL
QUESTIONNAIRE MENAGE
1. Nom de l'enquêteur :
_______________________________________________
2. Date de l'enquête :
|____|____|
(jour)
|____|____|
(mois)
|____|____|____|____|
(année)
3. Nom et visa du contrôleur : ______________________________________________
4. Date du contrôle :
|____|____|
|____|____|
|____|____|____|____|
(jour)
(mois)
(année)
5. Nom/visa du superviseur : ______________________________________________
6. NUM MENAGE : |____|
7. Espèce cible de l'enquête : |____| (Bovins 1, Caprins 2, Ovins 3, Camelins 4)
8. ID MENAGE : |____| (ne pas remplir par l'enquêteur)
36
Section 1 : Identification du ménage
9. Eléments d'identification
Nom
Code
1.
Région
|___|
2.
Département
|___|
3.
Centre urbain / Canton / Zone
restante
4.
Zone de dénombrement
5.
Village administratif de rattachement
6.
Type de localisation
(Village 1, Hameau/Campement 2)
7.
|___|___|
|___|___|___|
|___|___|___|___|
|___|
Nom du chef de ménage
37
Section 2 : Description du ménage
10. Ethnie du chef de ménage : _______________________________________
11. Sexe du chef de ménage : |____| (Femme 1, Homme 2)
12. Autres activités que l'élevage exercées, par le chef de ménage dans les 12 derniers mois : (Oui 1, Non 2)
1. Agriculture
2. Commerce
et service
3. Fonction
publique
4. Artisanat
5. Collecte
du bois
6. Autre activité (préciser)
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
_______________________
13. Si agriculture, type de culture dans les 12 derniers mois : (Oui 1, Non 2)
Mil
|____|
Gombo
|____|
|____|
Culture
maraîchère
|____|
Maïs
|____|
Sésame
|____|
Riz
I____I
Oseille
I____I
Blé
I____I
Tabac
I____I
|____|
Autres à
préciser
|____|
Sorgho
Niébé
Arachide
|____|
__________________
14. Effectif total d'animaux dans le troupeau de ménage
1. Bovins
2. Caprins
3. Ovins
4. Camelins
|___|___|___| |___|___|___| |___|___|___| |___|___|___|
38
Section 3 : Pratiques du ménage dans les 12 derniers mois
15. Transhumance (Oui 1, Non 2) :
1. Bovins
2. Caprins
|____|
3. Ovins
|____|
4. Camelins
|____|
|____|
16. Utilisation de la fumure organique : |____| (Oui 1, Non 2
17. Embouche : (Oui 1, Non 2)
1. Bovins
2. Caprins
|____|
3. Ovins
|____|
4. Camelins
|____|
|____|
18. Complémentation hors embouche : (Oui 1, Non 2)
1. Bovins
2. Caprins
3. Ovins
4. Camelins
Sous-produits de culture
|____|
|____|
|____|
|____|
Sous-produits agro-industriels
|____|
|____|
|____|
|____|
Sel
|____|
|____|
|____|
|____|
Urée
|____|
|____|
|____|
|____|
19. Sélection en reproduction : (Oui 1, Non 2)
1. Bovins
2. Caprins
3. Ovins
4.
Camelins
|____|
|____|
|____|
|____|
20. Traction bovine pour le travail des champs (labour, semis) : |____| (Oui 1, Non 2)
21. Production laitière : (Oui 1, Non 2)
1. Bovins
2. Caprins
3. Ovins
4. Camelins
1. Traite des animaux
|____|
|____|
|____|
|____|
Si oui :
2. Fabrication de beurre
3. Fabrication de fromage
4. Vente de lait,
beurre
fromage
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
39
22. Vaccination :
1. Bovins
1.
Péripneumonie
contagieuse
bovine
2.
Pasteurellose
3.
Charbon
bactéridien
4. Charbon
symptomatique
5. Autre
(préciser)
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
1. Type d'intervention : (Aucune 1,
Tout le troupeau 2, Partie du
troupeau 3)
Si Partie du troupeau :
(Oui 1, Non 2)
2. Animaux faibles/malades
3. Animaux d'embouche
4. Animaux reproducteurs
5. Autres
1. Peste des petits
2. Caprins
2. Pasteurellose
3. Clavelée
4. Autre (préciser)
ruminants
1. Type d'intervention : (A ucune 1, Tout le
troupeau 2, Partie du troupeau 3)
|____|
|____|
|____|
|____|
Si Partie du troupeau : (Oui 1, Non 2)
2. Animaux faibles/malades
|____|
|____|
|____|
|____|
3. Animaux d'embouche
4. Animaux reproducteurs
5. Autres
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
1.Peste des
petits ruminants
2. Pasteurellose
3. Clavelée
4.Autre (préciser)
|____|
|____|
|____|
|____|
2. Animaux faibles/malades
3. Animaux d'embouche
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
4. Animaux reproducteurs
|____|
|____|
|____|
|____|
5. Autres
|____|
|____|
|____|
|____|
3. Ovins
1. Type d'intervention : (Aucune
1, Tout le troupeau 2, Partie du
troupeau 3)
Si Partie du troupeau : (Oui 1,
Non 2)
1. Pasteurellose
2.
Charbon
bactéridien
3.
Charbon
symptomatique
|____|
|____|
|____|
|____|
2. Animaux faibles/malades
3. Animaux d'embouche
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
4. Animaux reproducteurs
|____|
|____|
|____|
|____|
5. Autres
|____|
|____|
|____|
|____|
4. Camelins
1. Type d'intervention : (A ucune 1, Tout le troupeau 2,
Partie du troupeau 3)
4. Autre
(préciser)
Si Partie du troupeau : (Oui 1, Non 2)
40
23. Déparasitage interne (vermifuges) :
1.
Bovins
2. Caprins
3. Ovins
4. Camelins
1. Type d'intervention : (Aucune 1, Tout
le troupeau 2, Partie du troupeau 3)
|____|
|____|
|____|
|____|
Si Partie du troupeau : (Oui 1, Non 2)
2. Animaux faibles/malades
3. Animaux d'embouche
4. Animaux reproducteurs
5. Autres
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
24. Déparasitage externe (tiques, galles, poux) :
1. Bovins
2. Caprins
3. Ovins
4.
Camelins
1. Type d'intervention : (Aucune 1,
Tout le troupeau 2, Partie du
troupeau 3)
|____|
|____|
|____|
|____|
Si Partie du troupeau : (Oui 1, Non 2)
2. Animaux faibles/malades
3. Animaux d'embouche
4. Animaux reproducteurs
5. Autres
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
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|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
41
METHODE 12MO
Q1. STRUCTURE DU TROUPEAU ET REPRODUCTION
ID MENAGE : ________
ESPECE : _________________
NOM ENQUETEUR : ________________________
PAYS : __________________________
DATE ENQUETE : _____ / _____ / _____
SITE : ____________________
NOM CHEF MENAGE : _______________________________
1
NUM MENAGE :
VILLAGE : _________________
|____|____|
NB ANIMAUXTOT : /____
F : ____
M : ____
CARACTERISTIQUES ACTUELLES DES ANIMAUX PRESENTS
12 DERNIERS MOIS DES FEMELLES PRESENTES
ENTREE
MISE BAS N°1 DANS TROUPEAU
MISE BAS N°2 DANS TROUPEAU
SEXE
NE DANS
AGE
RACE
NB. NES
NB. MORTNB. NES
NB. MORT1=M, 2=F STATUT (a) TROUPEAU REVOLU PARITE DANS TROUPEAU
VIVANTS
NES
VIVANTS
NES
3=MC
1=OUI, 2=NON
1=OUI, 2=NON
|____|
|____|
|____|
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|____|____| |____|____|
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2
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3
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4
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5
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6
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|____|____|
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|____|____|
7
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8
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9
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10
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|____|
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|____|____|
|____|____|
11
|____|
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|____|____|
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|____|____|
|____|____|
12
|____|
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|____|
|____|____|
|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
13
|____|
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|____|
|____|____|
|____|
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|____|____|
|____|____|
|____|____|
14
|____|
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|____|____|
|____|____|
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15
|____|
|____|
|____|
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|____|
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|____|____|
|____|____|
|____|____|
16
|____|
|____|
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|____|
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|____|____|
|____|____|
|____|____|
17
|____|
|____|
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|____|____|
|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
18
|____|
|____|
|____|
|____|____|
|____|
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|____|____|
|____|____|
|____|____|
19
|____|
|____|
|____|
|____|____|
|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
20
|____|
|____|
|____|
|____|____|
|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
(a) Codes STATUT : 1=PROPRIETE, 2=CONFIAGE/PRET, 3=CONTRAT SALARIE
42
43
METHOD E 12 MO
Q2. ENTR EES DANS LE TROUPEAU
ESPECE : _________________
ID MENAGE : ________
NOM ENQUETEUR : ______________________
DATE ENQUETE : _____ / _____ / _____
PAYS : ___________________________
SITE : ____________________________
VILLAGE : ___________________________
NOM CHEF DE MENAGE : _______________________________
NUM MENAGE :
____
|____|____|
EFFECTIF TOTAL DES EVENEMENTS SURVENUS LORS DES 12 DERNIERS MOIS
1.TYPE EVENEMEN T
TOTAL
2.ACHAT, TROC
|____|____|
3.ARRIVEE CONFIAGE, CONTRAT SALARIE
|____|____|
4.RETOUR CONFIAGE, CONTRAT SALARIE
|____|____|
5.DON, HERITAGE, etc.
(a)
(BARRER LA FICHE
SI AUCUN
EVENEMENT
(b)
|____|____|
POUR L'ESPECE)
DETAIL D ES EVEN EMENTS
RACE
CATEGORIE AGE
LORS EVENEMENT
SEXE
1=M, 2=F,
3=MC
1 = 0-12 MOIS,
2 = > 12 MOIS
TYPE
EVENEMENT
noter événement et code
1
|____|
|____|
|____|
2
|____|
|____|
|____|
3
|____|
|____|
|____|
4
|____|
|____|
|____|
5
|____|
|____|
|____|
6
|____|
|____|
|____|
7
|____|
|____|
|____|
8
|____|
|____|
|____|
9
|____|
|____|
|____|
10
|____|
|____|
|____|
11
|____|
|____|
|____|
12
|____|
|____|
|____|
13
|____|
|____|
|____|
14
15
16
17
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
18
|____|
|____|
|____|
19
|____|
|____|
|____|
20
|____|
|____|
|____|
(a) Si autre type d'événement, choisir le type le plus proche
43
METHODE 12MO
Q3. SORTIES DU TROUPEAU
ID MENAGE : ________
NOM ENQUETEUR : ______________________
ESPECE : _________________
DATE ENQUETE : _____ / ____ /
PAYS : ___________________________
SITE : ____________________________
NOM CHEF DE MENAGE : _______________________________
NUM
VILLAGE : _______________
:
EFFECTIF TOTAL DES EVENEMENTS SURVENUS LORS DES 12 DERNIERS MOIS
(a)
TYPE EVENEMENT
TOTAL
1.MORT NATURELLE
2.ABATTAGE
|____|____|
|____|____|
3.VENTE, TROC
|____|____|
4.DEPART
CONFIAGE,
CONTRAT SALARIE
5.RETRAIT
CONFIAGE,
CONTRAT SALARIE
6.DON, DOT,
HERITAGE.
|____|____|
(b)
|____|____|
(b)
|____|____|
|____|____|
7.DISPARITION
(BARRER LA FICHE
SI AUCUN
EVENEMENT POUR
L'ESPECE)
(c)
DETAIL DES EVENEMENTS
RACE
1
2
3
4
5
6
7
8
9
CATEGORIE AGE
TYPE
SEXE
LORS EVENEMENT EVENEMENT
1=M, 2=F,
noter événement et
1 = 0-12 MOIS,
3=MC
code
2 = > 12 MOIS
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
10
|____|
|____|
11
|____|
|____|
12
|____|
|____|
13
|____|
|____|
14
|____|
|____|
15
|____|
|____|
16
|____|
|____|
17
|____|
|____|
18
|____|
|____|
19
|____|
|____|
20
|____|
|____|
(a) Si autre type d'événement, choisir le type le plus proche
(b) Ne pas considérer les confiages/contrats courts (ex : contrats de labours)
(c) Vols, pertes, morts accidentelles (chutes, animaux sauvages, etc.), etc.
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
|____|
SI FEMELLE
NOMBRE PRODUITS
NES VIVANTS DANS
12 DERNIERS MOIS
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
|____|____|
44
Annexe 2 : Concepts et définitions
1. Ecosystème : Ensemble des êtres vivants (animaux et végétaux) vivant en interaction
dans un milieu abiotique donné
2. Pastoralisme : Tout système d’élevage concourant à l’alimentation et à l’abreuvement
des animaux à partir des prélèvements directs des ressources naturelles au niveau
des espaces déterminés et impliquant la mobilité des animaux
3. Système d’élevage : Selon Landais, 1986 << un système d’élevage est un ensemble
d’éléments en interaction dynamique organisés par l’homme en vue de valoriser des
ressources par l’intermédiaire d’animaux domestiques
4. Pâturages ; Ensemble des ressources végétales (herbacées et ligneuses) d’un
parcours donné destiné à l’alimentation du bétail
5. Surpâturage : Le surpâturage survient donc partout où les animaux passent trop de
temps au même endroit. Il ne se produit pas simultanément sur un parcours mais
avance plante par plante : les espèces les plus appétées sont d’abord épuisées
6. Parcours : Espace à vocation pastorale, où peuvent pâturer les animaux : les
enclaves, forets, jachères, champs de culture, zone pastorale.
7. Jachères : Champs de culture laissée au repos pour une durée déterminée.
8. Outils : Instrument, support, fiches … utilisés pour collecter des informations
9. Transect : Un transect est une ligne matérialisée par un double décamètre, une corde
ou une chaîne d’arpenteur tendu sur une distance donnée. Elle permet de définir des
échantillons par lecture à intervalles réguliers. En terme plus général c’est la lecture du
paysage.
10. Relevé : Biomasse estimée dans un placeau ; ce qui donne lieu à une pesée et à un
enregistrement de cette pesée.
11. Faciès : Portion de l’enclave pastorale dont le milieu est relativement homogène
(végétation, sol, topographie)
12. Biomasse/Phytomasse : La biomasse végétale ou Phytomasse, est le poids par unité
de surface, exprimé en matière sèche, du total de la matière vivante et morte des
végétaux. On peut y distinguer la biomasse proprement dite, qui se ne comprend que
les parties vivantes et la nécromasse qui correspond aux parties mortes (Duvignaud,
1974)
13. Agrostologie : branche de la botanique axée sur l’étude des graminées, et à toutes les
plantes d’intérêt pastoral
14. ENCLAVE PASTORALE : ESPACE RESERVE AUX PATURAGES EN ZONE AGRICOLE
45
Annexe 3 : Fiches d’enquête enclaves pastorales
3.1 Fiche de lecture du transect « état des lieux «
Enclaves de :
date :
Village : coordonnées du transect :
Unités élémentaires (faciès, sol nu, encroûté ….)
occupation des sols
Unité élémentaire
N° :
position sur la
toposéquence depuis le départ,
en mètres
états de surface
érosion
faible
forte*
espèces et densité
recouvrement (%)
état du peuplement
niveau d'exploitation
Sols
arbustes
-
moyenne
Unité élémentaire
N° :
- faible - moyenne - forte
espèces et densité
arbres
recouvrement (%)
état du peuplement
niveau d'exploitation
hauteur moyenne (m)
2 ou 3 espèces dominantes
herbes
homogénéité
pâture
biomasse résiduelle
espèces envahissantes

homogène
- homogène - hétérogène
hétérogène
très pâturé - moyen - très pâturé - moyen -peu
peu
kg ms/ha
kg ms/ha
barrer la mention inutile
46
3.2 FICHE DES « POINTS QUADRAT ALIGNES » DE DAGET ET
POISSONET ( 1971)
Exemple de fiche de collecte « Points quadrats alignés »
Parcelle:
Ligne :
Dimensions:
Localité:
Auteur :
Fiche N° :
Date de relevé :
Eléments
N°
ESPECES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50
Sol nu
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
47
3.3 FICHE DE CARACTERISATION DE L’ENCLAVE PASTORALE
1. Eléments d’identification




Région
Département
Canton/commune
Coordonnées
2. Ressources végétales
Type de formation végétale (steppe arbustive, arborée, herbeuse,
savane…)
Noms des 5 principales espèces ligneuses rencontrées
Noms des 5 principales espèces herbacées rencontrées
Noms Autres espèces rencontrées
Noms des espèces végétales disparus ou en voie de disparition
● Entretien avec les populations
3. Ressources hydriques Eau (voir Q enclave)
Erosion hydrique ? si oui
Type d’érosion (rigole, ravin, koris etc…)
4. Ressources fauniques
Présence des animaux sauvages ?
(Mammifères, rongeurs, reptiles, oiseaux etc.. )
5. les sols
Type de sol
Argileux
Sablonneux
Limoneux (combinaison possible)
Etat de surface
Poreux
Compacté
Rocailleux
6. Mode de gestion
Voie d’accès à l’enclave
. Piste villageois
. Couloir inter villageois
. Axe de transhumance (couloir de passage)
48
Mode d’accès des animaux autochtones
. Libre
. Payant
Mode d’accès des animaux allochtones (étrangers)
. Libre
. Payant
. Interdit
Existence de comité de gestion (oui ou non)
Nombre de villages / hameaux partageant les ressources de l’enclave
Existence de conflit si oui ?
Type de conflits (agriculteurs – éleveurs ou éleveurs – éleveurs)
7 . Foncier
A qui appartient la terre ? (Etat ; communautaire ; chef de village ; chef de canton ;
privé)
8. Réalisations physiques effectuées ou en cours
. Balisage de l’enclave (Q enclave)
. CES/DRS (demi – lune ; banquettes, cordon pierreux, gabions etc….)
. Plantation d’arbres
. Puits
. Parc de vaccination
etc..
9. Principales contraintes
- Action anthropique (mise en culture ; coupe abusive de bois ; prélèvement
systématique de la paille ; carrière ; mutilation des arbres…)
- Feu de brousse fréquent ;
- Surpâturage (arbuste fourrager rabougris par les dents de bétail)
49
3.4 Fiche évaluation de la biomasse ligneuse
Code de l’enclave
Enclaves de :
/__/__/__/__/__/__/
date :
Village :
Espèces
Poids de l’unité Poids
de mesure en estimé
(g)
plante test
Nombre de
fois arbuste
test
Poids
réel (g)
(PV)
Poids sec
Total
Moyenne
50
3.5 FICHES DE COLLECTE ET DE SYNTHESE
Fréquences spécifiques (%) des espèces inventoriées sur le site de par la méthode des
points quadrats alignés (avec 100 points de lecture par ligne)
Lignes n°
Fs
Cs%
Espèces
Total
51
3.6 Fiches de collecte
Village :
Enclave :
date :
Coordonnées géographiques :
N
E
Hauteur moyenne de la strate herbacée : (m)
Surface du carré de rendement :
N° du
carré
1
Pids vert (g)
N° du carré
Poids vert (g)
11
2
12
3
13
4
14
5
15
6
16
7
17
8
18
9
19
10
20
Echantillons pour le calcul de la matière sèche
Echantillon
1
2
Poids vert (g)
Poids sec (g)
Taux de ms (%)
Résultats
Poids vert moyen (g/m2)
Ecart-type
Taux de matière sèche moyen (%)
Poids sec moyen  IC (g/m2)
Poids sec moyen  IC (kg/ha)
52
Annexe 4 : Tableaux des Résultats :
4.1 Productivité du cheptel
Tableau PE1 : Pratique d’embouche selon la zone (%).
Zone pastorale
Zone agropastorale
Pratique Bovins Camelins Caprins Ovins Bovins Camelins Caprins Ovins
Oui
26
3
25
59
12
5
25
35
Non
74
97
75
41
88
95
75
65
TableauPE 2 : complémentation hors en embouche en zone agropastorale (%).
Sous produits de culture
Sous produits agroindustriels
Pratique Bovins Camelins Caprins Ovins Bovins Camelins Caprins Ovins
Oui
96
49
74
90
87
20
53
71
Non
4
51
26
10
13
80
47
29
Tableau PE 3: complémentation hors en embouche en zone pastorale (%).
Sous produits de culture
Sous produits agroindustriels
Pratique Bovins Camelins Caprins Ovins Bovins Camelins Caprins Ovins
Oui
40
10
27
31
90
15
63
81
Non
60
90
73
69
10
85
37
19
Tableau PE 4 : sélection des reproducteurs selon la zone (%).
Zone pastorale
Zone agropastorale
Pratique Bovins Camelins Caprins Ovins Bovins Camelins Caprins Ovins
Oui
57
8
56
56
75
71
80
78
Non
43
92
44
44
25
29
20
22
53
Tableau PE5 : pratique de la traite selon la zone (%).
Zone agropastorale
Zone pastorale
Pratique Bovins Camelins Caprins Ovins Bovins Camelins Caprins Ovins
Oui
86
12
38
9
93
75
71
49
Non
14
88
62
91
7
25
29
51
Tableau PE6 : vaccination des bovins contre les principales maladies selon les zones (%).
Vaccination des bovins contre les principales maladies selon les zones
Zone agropastorale
Charbon
Zone pastorale
symptomati bactéridien
Pasteurell
Pasteurel symptomati
Vaccination PPCB
symptomatique
bactéridien
que
bactéridien
ose
PPCB
lose
Aucune
42
82
87,5
91
68
75
97,0
96
Tout le
52
16
12,2
9
31
24
3
4
troupeau
Une partie
du troupeau
6
Charbon
2
0,3
1
1
0
Tableau PE7 : vaccination des camelins contre les principales maladies selon les zones (%).
Vaccination des camelins contre les principales maladies selon les zones
Vaccination
Aucune
Tout le troupeau
Une partie du
troupeau
Zone agropastorale
Charbon
Charbon
symptomati
bactéri
que
dien
Zone pastorale
Charbon
Charbon
symptomati
que
bactéridien
Pasteure
97
100
100
3
0
0
0
0
0
85
99
100
14
1
0
1
0
0
Tableau PE8 : vaccination des caprins contre les principales maladies selon les zones (%).
Vaccination des caprins contre les principales maladies selon la zone
Zone agropastorale
Vaccination
Aucune
Tout le troupeau
Une partie du troupeau
PPR
Pasteurellose Clavelée
Zone pastorale
Chrabon
bact
PPR
Pasteurellose Clavelée
Chrabon
bact
81,9
84,7
98,0
94
85,7
76,3
96,0
97
17,99
15,01
2,0
6
13,8
23,21
4,0
3
0,32
0,25
0,45
0,45
54
Tableau PE 9 : vaccination des ovins contre les principales maladies selon les zones (%).
Zone agropastorale
PPR Pasteurellose Clavelée
84,0
81,79
99
Vaccination
Aucune
Tout le troupeau
Une partie du
troupeau
16
18,21
1
PPR
89,0
Zone pastorale
Pasteurellose
Clavelée
78,76
91
11
20,8
9
0,44
Tableau PE10 : Pratiques de déparasitage interne des animaux selon les zones (%).
Zone agropastorale
Pratique
Bovins
Camelins
Caprins
Zone pastorale
Ovins
Bovins
Camelins
Caprins
Ovins
Aucun
55,32
89,83
67,18
50,66
71,86
57,71
65,18
63,72
Tout le troupeau
16,49
1,69
11,70
13,98
4,19
6,86
3,57
2,65
Une partie du troupe
28,19
8,47
21,12
35,36
23,95
35,43
31,25
33,63
Tableau PE11 : Pratique de déparasitage externe des animaux selon les zones (%).
Zone agropastorale
Pratique
Bovins
Aucun
Camelins
Caprins
Zone pastorale
Ovins
Bovins
Camelins
Caprins
Ovins
89,36
93,22
94,15
92,35
86,83
63,43
77,23
77,43
Tout le troupeau
8,24
0,00
4,33
5,80
2,40
4,00
2,68
1,77
Une partie du troupe
2,39
6,78
1,53
1,85
10,78
32,57
20,09
20,80
 Paramètres démographiques
Tableau PD 1 : Probabilités annuelles de mort naturelle et d’exploitation en % (Zone agropastorale).
Paramètre
Taux de mort naturelle
Taux d’exploitation nette
Sexe
F
M
F
M
Bovins
Age
0à1
> 1 an
an
11.2
4.4
8.5
3.7
12.6
3.4
28.3
20.7
Caprins
Age
0à1
>1
an
an
26.03
8.2
19.7 12.07
14.9
12.4
43.5 60.39
Ovins
Age
0à1
>1
an
an
17.9
9.17
17.86 12.58
11.55
8.54
28.5
52.27
55
Tableau PD2 : Probabilités annuelles de mort naturelle et d’exploitation en % (Zone pastorale).
Paramètre
Sexe
Bovins
Age
0
>
à
1 an
1 an
Camelins
Age
0
>
à
1 an
1 an
Caprins
Age
0
>
A
1 an
1 an
Ovins
Age
0
A
1 an
>
1 an
9.17
Taux de mort
naturelle
F
8.23
7.58
11.6
5.6
26.97 14.66 17.97
M
7.84
5.07
26.6
4.6
22.82 10.64 17.86 12.58
Taux d’exploitation
nette
F
M
3.2
26.38
-2.23
6.2
7.6
8.04 9.60 11.55 8.54
26.46 17.52 24.6 40.34 47.20 28.50 52.27
Figure 2 : Exemple de sortie de DynMod (taux de croit des bovins).
Results
t
Per time t
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
J
S
A
17.00
18.00
43.00
13.57
23.67
44.76
12.93
26.19
47.45
13.27
27.86
50.45
13.95
29.41
53.61
14.77
31.06
56.91
15.66
32.84
60.37
16.61
34.76
64.01
17.61
36.81
67.86
18.67
39.00
71.92
19.79
41.33
76.23
20.98
43.80
80.80
22.23
46.42
85.64
Male
J
S
A
10.00
7.00
5.00
10.54
10.50
5.02
11.12
12.90
5.52
11.79
14.70
6.22
12.52
16.19
6.99
13.30
17.54
7.77
14.11
18.83
8.54
14.97
20.11
9.31
15.87
21.41
10.06
16.83
22.75
10.82
17.84
24.15
11.59
18.90
25.61
12.37
20.04
27.16
13.17
Total
F
M
T
78.00
22.00
100.00
82.00
26.07
108.07
86.56
29.54
116.10
91.58
32.70
124.28
96.97
35.70
132.67
102.74
38.61
141.35
108.87
41.49
150.36
115.38
44.39
159.76
122.28
47.34
169.62
129.60
50.40
179.99
137.35
53.57
190.92
145.57
56.89
202.46
154.29
60.37
214.66
J
S
A
0.17
0.18
0.43
0.13
0.22
0.41
0.11
0.23
0.41
0.11
0.22
0.41
0.11
0.22
0.40
0.10
0.22
0.40
0.10
0.22
0.40
0.10
0.22
0.40
0.10
0.22
0.40
0.10
0.22
0.40
0.10
0.22
0.40
0.10
0.22
0.40
0.10
0.22
0.40
Male
J
S
A
0.10
0.07
0.05
0.10
0.10
0.05
0.10
0.11
0.05
0.09
0.12
0.05
0.09
0.12
0.05
0.09
0.12
0.05
0.09
0.13
0.06
0.09
0.13
0.06
0.09
0.13
0.06
0.09
0.13
0.06
0.09
0.13
0.06
0.09
0.13
0.06
0.09
0.13
0.06
Total
F
M
T
0.78
0.22
1.00
0.76
0.24
1.00
0.75
0.25
1.00
0.74
0.26
1.00
0.73
0.27
1.00
0.73
0.27
1.00
0.72
0.28
1.00
0.72
0.28
1.00
0.72
0.28
1.00
0.72
0.28
1.00
0.72
0.28
1.00
0.72
0.28
1.00
0.72
0.28
1.00
Population size
Female
Population structure
Female
Year
Per year i (= [t - 1, t[)
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
1.051
1.056
1.058
1.059
1.059
1.060
1.060
1.060
1.060
1.060
1.060
1.060
1.061
1.060
Growth rate
F
M
1.185
1.133
1.107
1.092
1.081
1.075
1.070
1.067
1.064
1.063
1.062
T
1.081
1.074
1.070
1.068
1.065
1.064
1.063
1.062
1.061
1.061
1.060
56
4.2 Enclaves pastorales
Répartition des enclaves par région, département et par type de végétation
Régions
Diffa
Dosso
Maradi
Tahoua
Tillabéri
Zinder
Niamey
Total
Départements
Diffa
N'Guigmi
Dosso
Boboye
Dogondoutchi
Gaya
Loga
Madarounfa
Aguie
Dakoro
Guidan Roumdji
Mayahi
Tessaoua
Tahoua
Birnin Konni
Bouza
Illela
Keita
Madaoua
Tillaberi
Filingue
Kollo
Ouallam
Say
Tera
Mirriah
Goure
Magaria
Matameye
Tanout
Niamey 1
Niamey 3
TYPE DE FORMATION VEGETALE
Steppe
Steppe arborée Steppe herbeuse
Savane
arbustive
Total
14
12
13
19
21
7
10
7
21
43
33
8
5
12
13
38
3
1
14
19
8
7
9
23
48
7
14
1
2
3
6
441
22
3
13
13
1
3
2
6
1
26
4
2
9
8
5
5
1
8
14
22
17
13
32
40
8
13
7
48
43
39
17
13
12
23
38
22
36
22
19
8
26
20
24
142
52
57
19
86
3
7
942
19
34
19
11
78
44
9
18
13
266
1
16
1
34
60
11
1
190
45
57
Répartition des enclaves par superficie et par région
Classe de superficie
Région
Diffa
0
à
1 Km2
1
à
2 Km2
2
à
3 Km2
3
à
4 Km2
Total
4
6
A
à
6 Km2 10 km2
10
à
25
Km2
25 à 75 75 Km2 Superficie
%
Km2
&+
totale
7
7
14
11
14
,
,
,
,
Dosso
10
15
25
39
98
108
169
302
783
1 549 11,7
Maradi
26
44
57
45
54
127
126
270
746
1 495 17,7
Tahoua
16
44
36
22
45
163
314
429
,
1 069 15,3
Tillabéri
8
19
20
36
60
161
482
533
97
1 415 12,6
Zinder
44
131
130
96
81
249
488
558
255
2 034 37,8
Niamey
1
1
2
4
5
8
40
63
,
111
261
286
253
357
815
1 620
2 155
1 881
Total
53
125
3,8
1,1
7 739 100
58
Répartition des enclaves par superficie et par région et par département
Classe de superficie
Régions
Départements
Diffa
N'Guigmi
Total
Dosso
Boboye
Dogondoutchi
Dosso
Gaya
Loga
Total
Madarounfa
Aguie
Dakoro
Guidan
Maradi
Roumdji
Mayahi
Tessaoua
Total
Tahoua
Birnin Konni
Bouza
Tahoua Illela
Keita
Madaoua
Total
Tillaberi
Filingue
Kollo
Tillabéri Ouallam
Say
Tera
Total
Mirriah
Goure
Magaria
Zinder
Matameye
Tanout
Total
Niamey 1
Niamey Niamey 3
Total
Diffa
Total
0
1
2
3
4
6 à 10
à
à
à
à
à
Km2
1 Km2 2 Km2 3 Km2 4 Km2 6 Km2
10
à
25
Km2
25
A
75
Km2
75
Superfi
Km2
cie
&
totale
+
%
1
6
7
1
2
4
3
,
10
0
0
4
4
3
7
2
1
6
6
,
15
3
2
23
5
9
14
2
5
7
8
2
25
,
,
27
11
,
11
8
3
11
17
,
39
7
,
14
14
,
14
21
,
26
51
,
98
6
,
5
,
,
,
23
25
16
44
,
108
7
10
49
,
,
,
18
13
55
49
34
169
25
,
24
,
,
,
62
27
117
53
44
302
,
138
,
,
,
,
269
,
,
,
514
783
640
,
,
34
18
53
405
77
242
231
594
1 549
688
150
145
1,5
2,3
3,8
1,8
1,4
3,4
4,2
0,8
11,7
1,4
0,7
5,1
11
8
12
14
10
18
30
100
,
204
4,6
7
3
26
3
,
2
8
,
3
16
3
,
0
2
1
2
8
19
1
8
2
15
44
1
,
1
8
1
44
,
13
4
17
,
10
44
4
7
2
2
,
4
19
62
6
29
4
31
131
,
1
1
13
5
57
7
5
9
3
,
13
36
,
8
5
7
,
,
20
52
8
11
5
55
130
,
2
2
10
,
45
4
,
,
4
4
10
22
8
7
4
7
4
7
36
42
11
13
3
27
96
4
,
4
23
10
54
,
,
10
15
5
14
45
11
20
5
9
5
11
60
30
27
,
5
19
81
,
5
5
28
16
127
17
,
34
24
46
42
163
21
13
,
42
45
40
161
87
71
34
35
23
249
8
,
8
,
48
126
,
,
84
34
115
81
314
91
45
,
154
77
115
482
161
273
16
11
28
488
,
40
40
32
,
270
,
,
69
,
360
,
429
37
,
28
,
328
141
533
37
419
,
102
,
558
,
63
63
105
,
746
,
,
,
,
,
,
,
,
,
,
,
97
,
97
,
255
,
,
,
255
,
,
,
226
83
1 495
30
18
212
104
530
174
1 069
175
99
43
222
556
319
1 415
489
1 071
111
166
197
2 034
13
113
125
4,1
1,8
17,7
1,4
1,3
2,4
4,0
2,3
3,8
15,3
2,3
2,0
0,8
2,8
2,1
2,5
12,6
15,1
5,5
6,1
2,0
9,1
37,8
0,3
0,7
1,1
59
Répartition des enclaves par type de matérialisation et par région
MATERIALISATION
T otal
Région
Bornée
Haie Vive
Rien
Nombre
%
Diffa
4
1
31
36
3,8
Dosso
12
16
82
110
11,7
Maradi
99
11
57
167
17,7
Tahoua
16
11
117
144
15,3
Tillabéri
8
2
109
119
12,6
Zinder
41
8
307
356
37,8
1
9
10
1,1
50
712
942
100
Niamey
Total
180
60
Répartition des enclaves par type de matérialisation, par région et par département
Régions
Diffa
Dosso
Maradi
Tahoua
Tillabéri
Zinder
Niamey
Total général
Départements
Diffa
N'Guigmi
Total
Dosso
Boboye
Dogondoutchi
Gaya
Loga
Total
Madarounfa
Aguie
Dakoro
Guidan Roumdji
Mayahi
Tessaoua
Total
Tahoua
Birnin Konni
Bouza
Illela
Keita
Madaoua
Total
Tillaberi
Filingue
Kollo
Ouallam
Say
Tera
Total
Mirriah
Goure
Magaria
Matameye
Tanout
Total
Niamey 1
Niamey 3
Total
Bornée
4
4
1
3
2
4
2
12
6
5
39
32
11
6
99
2
14
16
3
5
8
27
2
5
2
5
41
180
MATERIALISATION
Haie Vive
Rien
1
9
22
1
31
1
15
10
2
28
13
23
6
16
82
1
6
2
3
6
1
10
3
25
3
8
11
57
1
12
2
10
3
18
38
22
5
17
11
117
1
21
16
8
1
25
15
24
2
109
3
112
50
1
51
4
13
81
8
307
3
1
6
1
9
50
712
Total
Nombre
14
22
36
17
13
32
40
8
110
13
7
48
43
39
17
167
13
12
23
38
22
36
144
22
19
8
26
20
24
119
142
52
57
19
86
356
3
7
10
942
%
1,5
2,3
3,8
1,8
1,4
3,4
4,2
0,8
11,7
1,4
0,7
5,1
4,6
4,1
1,8
17,7
1,4
1,3
2,4
4,0
2,3
3,8
15,3
2,3
2,0
0,8
2,8
2,1
2,5
12,6
15,1
5,5
6,1
2,0
9,1
37,8
0,3
0,7
1,1
100
61
Répartition des enclaves par présence de parc de vaccination et par région
PARC DE VACCINATION
Total
Régions
Oui
Non
Nombre
%
Diffa
2
34
36
3,8
Dosso
3
107
110
11,7
Maradi
11
156
167
17,7
Tahoua
1
143
144
15,3
Tillabéri
4
115
119
12,6
Zinder
6
350
356
37,8
10
10
1,1
915
942
100
Niamey
Total
27
62
Répartition des enclaves par présence de parc de vaccination, par région et par département
Régions
Diffa
Dosso
Maradi
Tahoua
Tillabéri
Zinder
Niamey
T otal général
Départements
Diffa
N'Guigmi
Total
Dosso
Boboye
Dogondoutchi
Gaya
Loga
Total
Madarounfa
Aguie
Dakoro
Guidan Roumdji
Mayahi
Tessaoua
Total
Tahoua
Birnin Konni
Bouza
Illela
Keita
Madaoua
Total
Tillaberi
Filingue
Kollo
Ouallam
Say
Tera
Total
Mirriah
Goure
Magaria
Matameye
Tanout
Total
Niamey 1
Niamey 3
Total
PARC DE
VACCINAT ION
Oui
Non
2
12
22
2
34
17
13
1
31
2
38
8
3
107
3
10
1
6
48
43
7
32
17
11
156
13
12
23
38
22
1
35
1
143
22
19
8
26
4
16
24
4
115
2
140
52
2
55
19
2
84
6
350
3
7
10
27
915
Total
Nombre
%
14
1,5
22
2,3
36
3,8
17
1,8
13
1,4
32
3,4
40
4,2
8
0,8
110
11,7
13
1,4
7
0,7
48
5,1
43
4,6
39
4,1
17
1,8
167
17,7
13
1,4
12
1,3
23
2,4
38
4,0
22
2,3
36
3,8
144
15,3
22
2,3
19
2,0
8
0,8
26
2,8
20
2,1
24
2,5
119
12,6
142
15,1
52
5,5
57
6,1
19
2,0
86
9,1
356
37,8
3
0,3
7
0,7
10
1,1
942
100
63
Répartition des enclaves par présence de points d'eau par type et par région
Régions
Types
Diffa
Dosso Maradi Tahoua Tillabéri Zinder Niamey
Aucune source
24
58
Puits
12
24
122
126
105
115
4
2
121
285
3
6
38
Forage
2
1
Source
7
1
4
26
Mare permanente
3
1
12
8
32
2
1
Puits + Mare
permanente
Source + Mare
permanente
7
Total
435
3
59
13
16
12
18
2
10
2
2
6
7
18
59
3
3
1
2
Puits + Forage + Source
1
1
Puits + Forage + Source
+ Mare permanente
1
1
6
Puits + Source
6
2
Forage + Source
Forage +
Mare Permanente
1
Puits + Forage
1
40
Puits + Source + Mare
permanente
Puits + Forage + Mare
Permanente
Total
1
36
110
167
144
119
356
10
942
64
Répartition des enclaves par présence de points d'eau par type, par région et par département
Régions
Diffa
Dosso
Maradi
Tahoua
Tillabéri
Zinder
Niamey
T otal général
Départements
Diffa
N'Guigmi
Total
Dosso
Boboye
Dogondoutchi
Gaya
Loga
Total
Madarounfa
Aguie
Dakoro
Guidan
Roumdji
Mayahi
Tessaoua
Total
Tahoua
Birnin Konni
Bouza
Illela
Keita
Madaoua
Total
Tillaberi
Filingue
Kollo
Ouallam
Say
Tera
Total
Mirriah
Goure
Magaria
Matameye
Tanout
Total
Niamey 1
Niamey 3
Total
Aucune
source
2
22
24
14
5
19
19
1
58
Puits
Forage
Mare
permanente
Source
Puits +
Source +
Mare
Mare
permanente permanente
12
12
2
6
10
2
4
24
11
1
2
1
1
7
1
2
7
6
3
1
1
2
1
6
34
11
12
19
34
14
36
126
16
16
7
25
18
23
105
71
7
14
13
10
115
1
6
7
435
35
28
14
122
1
1
1
1
1
2
3
6
1
3
12
3
2
1
1
1
1
2
4
1
1
1
1
2
9
41
22
3
46
121
285
2
4
2
8
31
1
9
1
3
15
26
6
38
32
2
1
3
59
1
5
1
2
10
2
5
13
12
16
18
65
Suite
Puits + Forage +
Régions Départements
Source Source
Diffa
N'Guigmi
Total
Dosso
Boboye
Dogondoutchi
Dosso
Gaya
Loga
Total
Madarounfa
Aguie
Dakoro
Guidan
Maradi
Roumdji
Mayahi
Tessaoua
Total
Tahoua
Birnin Konni
Bouza
Tahoua Illela
Keita
Madaoua
Total
Tillaberi
Filingue
Kollo
Tillabéri Ouallam
Say
Tera
Total
Mirriah
Goure
Magaria
Zinder
Matameye
Tanout
Total
Niamey 1
Niamey Niamey 3
Total
T otal général
Forage +
Puits +
Mare
Forage
Permanente
Puits +
Puits +
Puits + Puits +
Forage +
Source +
Forage + Forage
Source + Total
Mare
Mare
+
Mare
permanente Permanente Source permanente
14
22
36
17
13
32
40
8
110
13
7
48
Diffa
1
6
6
1
1
1
1
5
14
1
7
11
3
40
2
1
2
5
1
1
2
2
6
1
1
6
3
7
18
10
2
7
59
1
43
39
17
167
13
12
23
38
22
36
144
22
19
8
26
20
24
119
142
52
57
19
1 86
1 356
3
7
10
1 942
1
1
1
1
3
1
1
3
2
1
2
66
Répartition des enclaves selon le statut juridique par région
Région
STATUT JURIDIQUE
Privé/
Privé
Etatique Communautaire Chef
Tiers
du village
Diffa
Total
36
36
Dosso
59
47
3
1
110
Maradi
18
147
1
1
167
Tahoua
68
76
Tillabéri
85
33
1
Zinder
3
349
1
Niamey
5
5
238
693
Total
144
119
3
356
10
6
5
942
67
Répartition des enclaves selon le statut juridique, par région et par département
STATUT JURIDIQUE
Privé/Chef du
Privé
Etatique Communautaire
village
Tiers
Diffa
14
Diffa
N'Guigmi
22
Total
36
Dosso
4
9
3
Boboye
13
Dogondoutchi
14
18
Dosso
Gaya
40
Loga
1
7
Total
59
47
3
Madarounfa
11
2
Aguie
4
3
Dakoro
1
47
Maradi
Guidan Roumdji
43
Mayahi
1
36
1
Tessaoua
1
16
Total
18
147
1
Tahoua
13
Birnin Konni
12
Bouza
23
Tahoua
Illela
35
3
Keita
22
Madaoua
21
15
Total
68
76
Tillaberi
2
20
Filingue
18
1
Kollo
1
7
Tillabéri Ouallam
26
Say
19
1
Tera
19
5
Total
85
33
1
Mirriah
1
140
Goure
1
51
Magaria
1
53
1
Zinder
Matameye
19
Tanout
86
Total
3
349
1
Niamey 1
3
Niamey
Niamey 3
2
5
Total
5
5
T otal général
238
693
6
Régions
Départements
Total
1
1
1
1
1
2
3
5
14
22
36
17
13
32
40
8
110
13
7
48
43
39
17
167
13
12
23
38
22
36
144
22
19
8
26
20
24
119
142
52
57
19
86
356
3
7
10
942
68
Répartition des enclaves selon l'utilisation par région
UTILISATION
ALLOCTONE
UTILISATION AUTOCHTONE
Régions
Libre
Diffa
Payant
Interdit
Libre
Payant
36
36
Dosso
110
110
Maradi
167
166
Tahoua
139
Tillabéri
119
Zinder
351
Niamey
10
Total
932
1
4
139
Interdit
1
2
3
4
2
6
6
119
3
2
350
10
4
6
930
69
Répartition des enclaves selon l'utilisation, par région et par département
UTILISATION
UTILISATION
AUTOCHTONE
ALLOCTONE
Région
Département
Libre Payant Interdit Libre Payant Interdit
Diffa
14
14
Diffa
N'Guigmi
22
22
Total
36
36
Dosso
17
17
Boboye
13
13
Dogondoutchi
32
32
Dosso
Gaya
40
40
Loga
8
8
Total
110
110
Madarounfa
13
13
Aguie
7
7
Dakoro
48
47
1
Maradi
Guidan Roumdji
43
43
Mayahi
39
39
Tessaoua
17
17
Total
167
166
1
Tahoua
12
1
12
1
Birnin Konni
12
12
Bouza
22
1
22
1
Tahoua
Illela
35
1
2
36
2
Keita
22
21
1
Madaoua
36
36
Total
139
1
4 139
2
3
Tillaberi
22
22
Filingue
19
19
Kollo
8
8
Tillabéri
Ouallam
26
26
Say
20
20
Tera
24
24
Total
119
119
Mirriah
141
1
138
4
Goure
50
2
52
Magaria
55
2
55
2
Zinder
Matameye
19
19
Tanout
86
86
Total
351
3
2 350
4
2
Niamey 1
3
3
Niamey
Niamey 3
7
7
Total
10
10
T otal général
932
4
6 930
6
6
70
Répartition des enclaves par la présence de couloir de passage et région
COULOIR DE PASSAGE
Région
Diffa
Balisés
Total
Non balisés
1
35
Dosso
38
72
Maradi
101
66
Tahoua
12
132
Tillabéri
10
109
Zinder
16
340
Niamey
Total
178
36
110
167
144
119
10
356
10
764
942
71
Répartition des enclaves par la présence de couloir de passage, par région et par département
Region
Diffa
Dosso
Maradi
Tahoua
Tillabéri
Zinder
Niamey
Départements
Diffa
N'Guigmi
Total
Dosso
Boboye
Dogondoutchi
Gaya
Loga
Total
Madarounfa
Aguie
Dakoro
Guidan Roumdji
Mayahi
Tessaoua
Total
Tahoua
Birnin Konni
Bouza
Illela
Keita
Madaoua
Total
Tillaberi
Filingue
Kollo
Ouallam
Say
Tera
Total
Mirriah
Goure
Magaria
Matameye
Tanout
Total
Niamey 1
Niamey 3
Total
T otal général
COULOIR DE PASSAGE
Balisés
Non balisés
1
13
22
1
35
4
13
6
7
5
27
22
18
1
7
38
72
8
5
6
1
39
9
37
6
6
33
5
12
101
66
1
12
2
10
3
20
1
37
22
5
31
12
132
22
3
16
1
7
26
6
14
24
10
109
11
131
3
49
57
1
18
1
85
16
340
3
7
10
178
764
Total
14
22
36
17
13
32
40
8
110
13
7
48
43
39
17
167
13
12
23
38
22
36
144
22
19
8
26
20
24
119
142
52
57
19
86
356
3
7
10
942
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